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SOCIKTE MALACOLOOIOUE DE FRANCE 




BULLETINS 



DE LA 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE 

DE FRANGE 



sous LA DIRECTION DE MM. 

C. F. ANCEY, J. R. BOURGUIGNAT, G. COUTAGNE 

P. FAGOT, D"" UAGEiNMÎJLLER, A. LETOURNEUX, A. LOCARD 

J. MARILLE, J. POIRIER, A. DE SAINT-SIMON. G. SERVAIN 

ET A. T. DE ROCHEBRUNE 

MEMBRES FONDATEURS 



TOME SIXIÈME 





PARIS 
IMPRIMERIE D. DUMOULIN ET G- 

5, RUE DES GRANDS-AOGUSTINS, O 

1889 



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BULLETINS 



D K L A 



SOCIÉTÉ MÂLACOLOGKjUE 

DE FRANCE 



1 

^Çd^ société malacologique de frange 



BULLETINS. 



DE LA 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE 

ni 

DE FRANCE 

sous LA DIRECTION DE IVIM. 

C. F. ANCEY, .1. R. BOURGDIGNAT, G. COUTAGNK 

P. FAGUT, I)'' UAGENilLJLLEU , A. LETOURNEUX, A. LOCAliD 

J. MABILLE, J. POIRIEK, A. DE SAINT-SIMON. G. SERVAIN 

ET A. T. DE ROCHElilUJ.NE 

MEMBRES FONDATEURS 



TOMIi SIXIÈME 



PARIS 
IMPRIMERIE D. DUMOULIN ET G* 

O, RL'E DES GRANDS-ALGCSTINS, a 
1889 



MÉLANIDÉES 



DU LAC NYASSA 



SUIVIES D UN APERÇU COMPARATIF 



LA FAUNE MALACOLOGIQUE DE CE LAC 

AVEC CELLE DU GRAND LAC TANGANIKA 



M. J. R. BOURGUIGNAT 



SECRETAIRE GENERAL 



Les Mélanidées du lac Nyassa, que je vais faire 
connaître, m'ont été remises par le célèbre voya- 
geur Victor Giraud en mai 1885, en môme temps 
que les nombreuses Espèces fluviales du lac Tan- 
ganika, décrites par moi en août de la môme an- 
née *. 

J'avais laissé de côté ces Mélanidées dans l'in- 
tention de ne les examiner qu'après mes travaux 
projetés sur le lac Tanganika. Actuellement que le 
travail d'ensemble sur la faune de ce lac est ter- 
miné ^, je passe aux Espèces du lac Nyassa. Ces 
Espèces, bien que peu nombreuses, sont fort in- 
téressantes pour la connaissance de la l'aune mala- 

1. Paris, 1885. 1 vol. in-8. 

2. 2 vol. in-8, avec 35 pi. 

liull. Soc. iiinlac. Franrf, VI. Jii 




cologi({uc d'un lac encore aussi peu exploré que 
celui du Nyassa. 

Voici en quelles circonstances M. Victor Giraud 
a recueilli ces Espèces. 

J'ai raconté, en 1885, en ma Notice prodromique 
sur les Mollusques terrestres et fîuviatiles recueil- 
lis dans la région méridionale du lac Tanganika, 
comment cet intrépide voyageur, parti de Dar-ès- 
Salam, au nord antarctique de Bagamoyo, après 
avoir traversé TOussaghara, l'Uhébé, l'Ubéma, 
parvint, au milieu de mille difficultés, au sud du 
Nyassa et de là, à travers le Chambézi, au grand 
lac Bangouélo, que pas un Européen n'avait vu 
depuis Livingstone. J'ai encore raconté que, fait 
prisonnier par les indigènes, M. Victor Giraud 
réussit, après plusieurs mois de captivité, à s'é- 
chapper et à gagner le Tanganika. 

On connait, par mon récit et par celui plus dé- 
taillé que cet intrépide voyageur a fait dans la belle 
publication du Tour du monde (1886), comment il 
fut contraint, par suite de la révolte de son escorte, 
de quitter brusquement le Tanganika , de tra- 
verser les contrées inconnues qui séparent ce lac 
de celui dil Njassa, où il déboucha à Karonga et 
arriva à Quilimanne, sur l'Océan, après avoir tra- 
versé le Nyassa, le Shiré et un des bras du Zam- 
bèse. 

Or, ce fut pendant le court séjour que notre 
cher compatriote fit à Karonga qu'il recueillit, sur 
la plage sablonneuse de ce pays, les Espèces que 
je vais décrire. 



Un mot mainlenant sur le lac Nyassa. 

Ce lac, situé au nord antarctique et un peu à 
l'est du Tanganika, est formé, ainsi que celui-ci, 
par une longue dépression s'étendant du Sud au 
Nord sur une longueur de plus de 600 kilomètres. 
Il oflVe l'aspect d'une large vallée dont les sinuo- 
sités se correspondent d'un versant à l'autre; sa 
plus grande largeur est de 90 à 100 kilomètres, sa 
plus petite de 24 kilomètres. Son étendue, de 
30 000 kilomètres carrés, est un peu moindre que 
celle du Tanganika, qui atteint 39 000 kilomètres, 
et bien inférieure à celle du Nyanza Oukéréwé, qui 
est plus du double ( 66 500 kilom. carrés ). Les 
cotes de ce lac sont abruptes; les falaises plongent 
à pic, et des sondes de 200 mètres n'ont pu en 
quelques endroits atteindre le fond. Sur la côte 
orientale règne la belle chaîne Livingstone, dont 
les sommets atteignent jusqu'à 2 000 mètres, chaîne 
qui va en s'abaissant graduellement du Sud au 
Nord. Du côté occidental se développent de hautes 
collines formant saillie sur une série continue de 
plateaux et quelques hauts massifs isolés, parfois 
fort élevés, comme celui du Tchombé, qui s'élance 
à 1 700 mètres. 

Le Nyassa, dont l'altitude est de 480 mètres, 
n'est alimenté que par de petites rivières. Les 
plus importantes sont sur la rive occidentale. Ses 
eaux, d'une limpidité parfaite, puisqu'elles ne lais- 
sent aucune trace de sédiments dans les chaudières 
à vapeur et sur le doublage en cuivre des bateaux, 
se déversent, à l'extrémité Nord, dans une large 



rivière, le Shiré, qui, à 100 kilomètres de là, se 
jette dans un bras du Zanibèse. 

On rencontre à ce qu'il paraît fort peu d'atter- 
rissements et de plages sablonneuses dans ce lac, 
à l'exception des plages basses des environs de 
Livingstonia, petite ville à l'extrémité septentrio- 
nale, d'où partent les bateaux, et celles de Makura 
à l'extrémité méridionale, de Karonga, de Kota- 
Kota, etc. Sur la rive occidentale, presque tout le 
reste des côtes est abrupt. 

Ce lac est encore inconnu au point de vue mala- 
cologique. Je ne connais guère que MM. J. Kirk et 
F. -A. Simons, pasteurs anglicans, qui se soient 
donné la peine de recueillir quelques Espèces. Le 
champ de leur exploration n'a guère dépassé les 
rives septentrionales, à partirdu Shiré jusqu'à celles 
qui avoisinent la petite ville de Livingstonia. Les 
Espèces recueillies par le voyageur Victor Giraud 
proviennent de l'antre extrémité du lac, aux envi- 
rons de Karonga. On verra, par la bizarrerie et la 
sinçrularité des formes, combien ce lac doit renfer- 
mer de richesses malacologiques et à quel point il 
serait précieux pour la science que ce lac soit ex- 
ploré par une personne zélée, au courant des re- 
cherches zoologiques. 



§ 2. 



Les Mélanidées du lac Nyassa appartiennent aux 
genres Melania^ Nyassia^ Nt/assella, Micro nyassia 
et Ni/CLSsomelania. 



MELANIA 

MELAMA TIBERCULATA 

Melaiiia tuberculata, Boiirguigiiat, Moll. orient., 
p. 65, 1853, et Malac. Alg., II, p. 251, pi. xv, 
fig. 1-11, 1864. (Nerita tuberculata, de Mïiller, 
1774. Melania fasciolata, de Lamarck, 1822, etc.) 

Espèce des plus cosmopolites. Les échantillons 
du Nyassa sont bien semblables à ceux du Tanga- 
nika, du Zambôse, du Kyngani, près de Bayamoyo, 
et des autres rivières de l'Oussaghara et du Mozam- 
bique. 

NYASSIA'. 

Les Espèces comprises sous ce nom afTectent les 
formes les plus étranges. Le plus grand nombre 
ressemblent à des Potamides ou des Gérithes, 
quelques-unes à des Turritelles, d'autres, enfin, 
réunissent un assemblage de signes distinctifs qui 
ne se rapporte à rien de connu. En somme, ces 
Mélanidées forment un ensemble de formes spé- 
ciales à ce lac. C'est pour ce motif que je crois 

1. J'ai adopté le nom de Nyassia, bien qu'il existât déjà un 
genre Nyassa (Hall, 1869) établi pour un fossile d'Amérique, 
parce que j'ai pensé qu'entre ces deux noms il y avait une dil- 
lérencc assez notable pour qu'il ne puisse pas avoir confusion. 
Les auteurs ont bien admis le nom d'Hyalinia (Agassiz, 1837) 
pour distinguer les petits Zonites vitracés, lorsqu'il existait 
déjà le nom d'Hyalina (Studer, 1820) créé pour des Vitrines. 
On ne peut avoir deux poids et deux mesures. Ce qui est adop- 
table pour l'un doit l'èlre pour l'autre. 



— 6 — 

convenable de les inscrire sous le nouveau nom 
que je propose. Les formes nyassiennes sont si 
bizarres qu'il est difficile d'assigner à chacune 
d'elles une classification bien méthodique. Néan- 
moins, l'on peut les répartir en cinq groupes : 



1» 

Nyassia nodocincta, 
Simonsi, 
— ■ polymorpha, 

— hermosa, 

— rivularis, 

— lacunosa, 

— nodulosa, 

— acutalis, 

— lacustris, 

— thaumasta , sp. 

nov. 

2" 



Nyassia callista, sp. nov. 

3° 
Nyassia nyassana, 

— Edgari. 

— paradoxa, sp. 

nov. 
40 

Nyassia elegans,sp.nov. 

— Giraudi, sp. 

nov. 

— idia, sp. nov. 

5° 

Nyassia magnifica , sp. 

nov. 



Nyassia pupteformis, 

NYASSIA NODOCINCTA 

Melania nodicincta, Dohrn^ Shells Zambesi and 
lake Nyassa, in : Proceed. zool. Soc. Lond., 
1865, p. 234 ; Smith, Shells Nyassa, in : Pro- 
ceed. zool. Soc. Lond., 1877, p. 715, pi. lxxv, 
fig. 11-12. 

Coquille allongée-turriculée, à test solide, olivâ- 
tre, orné de fortes costulations transverses légère- 
ment arquées et vigoureusement nodiilcuses, no- 



laninient le long de la suture, et disparaissant sur 
la partie moyenne du dernier tour pour faire place 
à huit ou dix sillons spiraux*. Spire très allongée, 
cylindrique-acuminée, à sommet lisse. Huit à dix 
tours à peine convexes, à croissance très lente, sé- 
parés par une suture ressemblant à une rainure 
profonde. Dernier tour égalant le tiers de la hauteur, 
plus convexe-arrondi à l'ouverture ; celle-ci pyri- 
forme , épanouie à la base, est entourée par un 
bord péristomal peu épais. — Haut., 17-20; diam., 
8-9; — haut, ouv., 5 1/2-6 3/4 millim. 

Espèce abondante sur les roseaux à l'extrémité 
nord du lac, à l'endroit où commence le Shiré. 

NYASSIA SIMOiNSI 

Melania Simonsi, S/uù/i^ Shells Nyassa, in : Pro- 
ceed. zool. Soc. Lond., 1877, p. 713, pi. lxxv, 
fig. 3. 

Coquille de grande taille (haut. 18; diam. 6 1/2; 
haut. ouv. 6 millim.), pyramidale-allongée, assez 
ventrue au dernier tour, à test mince , trans- 
parent, blanchâtre, maculé de taches d'un rouge 
marron foncé, en séries interrompues, et orné de 
costulations assez semblables à celles de la nodo- 
cincta^ sauf celles circumsuturales qui paraissent 
plus fortes et plus saillantes. Spire régulièrement 
acuminée, mais d'une façon plus courte que celle 

1. D'après les figures données par Smith, les nodosités sem- 
blent s'étendre jusqu à la base du dernier tour. Ce caractère 
ne concorde pas avec la description de Dolirn. Ces figures 
doivent être lautives. 



— 8 — 

de la nodociiicta. Neuf tours méplans-tectiformes. 
Ouverture ovale très anguleuse au sommet. 

NYASSIA POLYMORPHA 

Melania polymorpha, Smith, Shells Nyassa, in : 
Proceed. zool. Soc. Lond., 1877, p. 714, 
pi. Lxxv, fig. 4 ( seulement). 

Sous le nom àe polyniorplia., le D'" Edgar Smith 
a confondu, à mon sens, six formes difterentes et 
très distinctes les unes des autres. 

Le type polî/morpluf, tel qu'il est figuré, est une 
coquille de belle taille (haut. 17 millim.), réguliè- 
rement acuminée, à costulations s'accusant par 
des sillons spiraux très émoussés , non noduleux, 
sauf le long de la suture, et caractérisée par une 
ouverture ovalaire , très anguleuse au sommet, 
arrondie et bien dilatée inférieurement. 

NYASSIA HERMOSA 

Melania polymorpha, Snu'th^ Shells Nyassa, in : 
Proceed. zool. Soc. Lond., 1877, pi. lxxv, 
fig. 5 ( seulement). 

Cette forme, d'une taille moindre (haut. 12- 
13 millim.), se distingue de la polymorpha type 
par sa forme moins régulièrement acuminée, par 
son dernier tour allant en s'atténuant à la base, 
par suite du maxinuim de convexité plus supé- 
rieur chez lui que chez la polymorpha^ par son 
ouverture plus étroite, plus anguleuse au sommet, 
moins dilatée à la base, par ses costulations nodu- 
leuscs. 



9 — 



NYASSIA HIVLLARIS 



Melania polymorpha, SinitJi^ Shells Nyassa, in : 
Proceed. zool. Soc. Lond., 1877, pi. lxxv, 
fig. 6 (seulement). 

Celte Nyassie diffère des deux qui précèdent 
par son test plus gros, plus trapu, moins bien 
acuminé, conservant, en effet, une certaine ven- 
trosité presque jusqu'au sommet pour s'atténuer 
assez brièvement ; par son dernier tour plus ven- 
tru, par cela môme que le maximum de la con- 
vexité se trouve plus inférieur ; par son ouverture 
plus arrondie, plus dilatée inférieurement, enfin, 
par son mode différent de costulations. 

NYASSIA LACUiNOSA 

Melania polymorpha, Smith^ Shells Nyassa, in : 
Proceed. zool. Soc. Lond., 1877, pi. lxxv, 
fig. 7 ( seulement). 

Chez cette Espèce (haut. 10 millim.), le test, 
entièrement recouvert de costulations noduleuses, 
est régulièrement acuminé ; le dernier tour paraît 
bien développé ; l'ouverture, irrégulièrement ova- 
laire, offre supérieurement une angulosité pro- 
longée, une partie médiane ample et une infé- 
rieure sensiblement atténuée , par suite de la 
grande courbure du bord columellaire, qui, de 
plus, à son extrémité, semble un tant soit peu 
tronqué. 



— 10 — 

NYASSIA NODULOSA 

Melania polymorpha, Smitli^ Shells Nj'assa, in : 
Proceed. zool. Soc. Lond., 1877, pi. lxxv, 
fig. 8 (seulement). 

Cette autre Nyassie (haut. 11 millim) est plus 
fortement noduleuse que la précédente; bien que 
de môme forme, quoiqu'un peu moins ventrue, au 
point de vue de l'acumination, elle s'en distingue 
nettement par son ouverture d'un ovale subarrondi, 
à peine anguleux au sommet. Chez celle-ci , le 
bord columellaire, au lieu d'être courbe, descend 
obliquement d'une façon rectiligne, ce qui donne 
à l'ouverture une forme toute différente de la 
Lacunosa et des autres Nyassies précédentes. 

NYASSIA ACUTALIS 

Melania polymorpha, Smilli^ Shells Nyassa, in : 
Proceed. zool. Soc. Lond., 1877, pi. lxxv, 
fig. 10 ( seulement). 

Coquille (haut. 13 millim.) très allongée- acu- 
minée pour sa grosseur. Test chargé de côtes 
noduleuses. Dernier tour, relativement petit, éga- 
lant juste le tiers de la hauteur (chez toutes les 
autres formes, confondues sous le nom de poly- 
morpha^ le dernier tour dépasse sensiblement le 
tiers). Tours à croissance plus serrée. Ouverture 
presque ronde. 



— 11 — 

IVVASSIA LACUSTHJS 

Melania polymorpha, SinitJi, Shells Nyassa, in : 
Proceed. zool. Soc. Lond., 1877, pi. lxxv, 
fig. 9 ( seulemeiil). 

Cette petite Espèce (haut. 7 1/2 millimètres), 
fortement noduleuse, relativement assez ventrue 
pour sa taille et moins régulièrement acuminée 
que Vaciitcdis^ est remarquable par son ouverture 
très portée du côté droit ; celle-ci, fortement angu- 
leuse au sommet, offre une rotondité assez réffu- 
Hère dans le reste de son contour. 

NYASSIA THAUMASTA, sp. nov. 

Coquille allongée -conoïde , brillante, d'une 
nuance cornée-olivâtre. Test assez épais, élégam- 
ment orné, autour de la suture, d'une ceinture de 
fortes nodosités, d'un ton plus pâle ressemblant à 
des perles, et, sur la surface des tours, de costu- 
lations très émoussées , peu perceptibles sur le 
dernier. Spire acuminée, tout en restant obtuse 
au sommet. Sept à huit tours plans, à croissance 
régulière, séparés par une rainure suturale. Der- 
nier tour relativement ventru , arrondi, égalant 
le tiers de la hauteur. Ouverture arrondie, peu 
anguleuse au sommet. Péristome simple. — Hau- 
teur 13 ; diam. 5 ; haut. ouv. 4 1/3 millim. 

Plage de Karonga. 



— 12 



NYASSIA PLP.4ÎF0RIMIS 



Melania pupiformis, Sniit/i^ Shells Nyassa, in : 
Proceed. zool. Soc. Lond., 1877, p. 713, 
pi. LXXV, fig. 13. 

Coquille de forme pupoïde, cylindrique-allon- 
gée, fort peu acuminée, sauf vers les tours supé- 
rieurs. Test jaunacé, couvert de côtes nodu- 
leuses. Neuf tours peu convexes , à croissance 
lente. Dernier tour égalant le tiers de la hauteur. 
Ouverture ovalaire, anguleuse au sommet. — 
Haut. 11 ; diam. 3 1/2; haut. ouv. 3 1/2 miUim. 

NYASSIA CALLISTA, sp. nov. (pi n, fig. 1-2.) 

Coquille de forme également pupoïde, mais à 
un degré moindre, plus longuement acuminée, 
assez épaisse, peu transparente, d'une teinte cor- 
née avec deux bandes brunes, l'une supérieure 
au-dessous du renflement carénai, l'autre à la base 
du dernier tour. Test sillonné de costulations no- 
duleuses très émoussées, présentant le long de la 
suture un renflement saillant, couronné de nodo- 
sités proéminentes. Spire allongée, acuminée, 
tout en conservant une certaine ventrosité relative 
jusqu'aux deux tiers de la hauteur, puis terminée 
par un sonunet aigu. Neuf tours, les supérieurs 
plans-tecliformes, les autres renflés à la suture, 
puis à peine convexes. Croissance spirale régu- 
lière. Suture ressemblant à une rainure. Dernier 
tour éoalaul le tioi's de la hauteur, légèremen 



— 13 — 

concave en dessous du renflement supérieur, puis 
moyennement convexe. Ouverture assez oblique, 
ovale, peu anguleuse au sommet. Pcristome sim- 
ple. — Haut. 13; diam. 5; haut. ouv. 4-4 1/4 mill. 
Cette Nyassie se distingue de \'a piipœformis par 
son test inférieurement plus ventru, allant en s'acu- 
minant d'une façon |)lus régulière, ce qui lui donne 
une apparence un peu moins pupoïde, par son 
sommet plus conique, par ses costulations plus 
émoussées, et par son renflement suturo-carénal 
plus saillant, ainsi que par son ouverture plus régu- 
lièrement ovale et moins anguleuse au sommet. 

NY.4SSIA NYASSANA (pi. ii, fig. 13-14). 

Melania Nyassana, Smith, Shells Nyassa, in : Proc. 
zool. Soc. Lond., 1877, p. 715, pi. lxxv, fig. 1 
(seulement; la figure 2 se rapporte à l'espèce 
suivante). 

Je donne la représentation d'un échantillon re- 
marquable par son test orné de costulations très 
émoussées et par son renflement suturo-carénal 
couronné de nodosités. Chez le type, figuré par 
le docteur Smith, on ne remarque ni ces costula- 
tions, ni ces nodosités. Cette Espèce paraît abon- 
dante dans le lac. 

NYASSIA EDGARI 

Melania Nyassana, Var. Smith, Shells Nyassa, in : 
Proc. zool. Soc. Lond., 1877, pi. lxxv, fig. 2 
(seulement). 



— Ui — 

Cette l'orme, qui ressemble tout à fait à une Tur- 
ritelle, se distingue de la Nyassana par sa taille 
plus allongée, par sa spire plus cylindrique et plus 
lentement acuminée, par son test inférieurement 
non ventru, par sa croissance spirale plus lente, 
par son dernier tour bien moins grand, par son ou- 
verture moins anguleuse au sommet et caracté- 
risée, sur le coté columellaire, par un sillon assez 
prononcé. 

NYASSIA PARADOXA, spec. nov. (pi. ii, fig. 3-4.) 

Coquille allongée, des plus singulières au point de 
vue de la forme. Le sommet ressemble à un dôme 
supporté par un tour (le cinquième), dont les cos- 
tulations simulent une rangée de colonnes, puis, à 
partir de ce tour, la suture devient descendante, 
les tours se gonflent en une carène circumsutu- 
rale très proéminente, s'étranglent au milieu, pour 
redevenir convexes à la base. 

Test transparent, très brillant, d'un blanc lac- 
tescent, orné d'une carène circumsuturale conti- 
nue, sans nodosités, puis de costulations trans- 
verses très émoussées, enfin, à la base du dernier 
tour, de sillons spiraux. Spire allongée, scalari- 
forme, en forme de dôme assez pointu au sommet. 
Huit tours : les quatre supérieurs exigus, lisses, 
tectiformes, à croissance lente; le cinquième cos- 
tulé, relativement très développé, de plus, ventru; 
les autres, descendants, tous costulés, à croissance 
accélérée. Suture superficielle et horizontale jus- 
qu'au sixième tour, ])uis, devenant profonde et très 



— 15 — 

descenclaiile. Dcinier tour, grand, rlranglé au mi- 
lieu, convexe et relativement ventru infôrieure- 
men'i, enfin entouré supérieurement d'une très 
forte carène circumsuturale. Ouverture verticale, 
oblongue, très anguleuse au sommet. Péristome 
simple. — Haut., 11; diam., 3; haut, ouv., 4 mil- 
lim. 

Cette Nyassie est si singulière de forme et offre 
des caractères si bizarres, qu'elle ne peut être 
rapprochée d'aucune de ce lac. 

INVASSIA ELEGANS, spec. nov. (pi. ii, fig. 7-8.) 

Coquille oblongue-pupoïde, à test assez épais, 
brillant, d'une teinte pâle cornée, lisse, sans cos- 
tulations ni nodosités, sauf quelques vestiges no- 
duleux le long de la suture sur les deux derniers 
tours. Spire oblongue, obtusément atténuée. Huit 
tours peu convexes, à croissance lente, séparés 
par une suture superficielle, devenant plus pro- 
fonde en approchant de l'ouverture. Dernier tour 
dépassant un peu le tiers de la hauteur, médiocre- 
ment convexe. Ouverture verticale, ovale, angu- 
leuse au sommet. Péristome simple. — Haut., 13; 
diam., 4; haut, ouv., 4 millim. 

NYASSIA GIRAUDI, spec. nov. (pi. ii, fig. 9-10.) 

Cette Espèce, dédiée au voyageur Victor Giraud, 
se distingue de la Nyassia elegans par sa taille plus 
faible, par sa forme plus fluette, moins ventrue, 
moins régulièrement oblongue-allongée, par ses 
derniers tours marqués de costulations trans- 



— 16 — 

verses très émoussées, par son ouverture oblon- 
gue plus étroite, plus anguleuse au sommet. 

NYASSIA IDIA, spec. nov. (pi. ii, fig. 11-12.) 

Espèce caractérisée par une coquille allongée- 
subconoïde, à sommet obtus, à test blanc-cris- 
tallin brillant, transparent, costulé, seulement sur 
les tours médians, et lisse sur les deux derniers 
et sur les tours embryonnaires. Huit tours à crois- 
sance régulière, méplans ou à peine convexes, 
sans carène circumsuturale. Dernier tour égalant 
presque le tiers de la hauteur, d'abord méplan, 
puis devenant de plus en plus convexe en appro- 
chant de l'ouverture ; celle-ci pyriforme, très an- 
guleuse au sommet, est entourée par un bord pé- 
ristomal simple. — Haut., 14; diam., 4; haut, 
ouv., 4 1/2 millim. 

NYASSIA MAGNIFICA, spec. nov. (pi. ii, fig. 5-6.) 

Coquille cylindrique, allongée, brièvement atté- 
nuée au sommet en forme de dôme, et arrondie 
inférieurement. Test assez épais, brillant, trans- 
parent, d'iui corné pâle, orné sur les tours mé- 
dians de fortes costulations émoussées et, le long 
de la suture, d'un gros renflement couronné de 
nodosités. Spire cylindriforme, à sommet obtus et 
brièvement atténué. Huit tours à croissance lente 
et régulière ; les supérieurs lisses, méplans-tecti- 
formes; les médians, renflés le long de la suture, 
un tant soit peu concaves puis convexes; enfin, le 
dernier, semblable aux médians, seulement bien 



— 17 — 
convexe à roiivcrliire; celle-ci subarrondie, fai- 
blement anguleuse au sommet, est entourée par 
un péristome simple. — Haut., 12; diam., 4 ; haut, 
ouv., 3 3/4 milliin. 

NYASSELLA 

Ainsi que le nom l'indique, les Nyasselles sont 
des miniatures de Nyassies; ce sont de très petites 
coquilles oblongues-conoides, à test brillant, trans- 
parent, lisse, ou costulé, ou noduleux, ou bien 
encore suturo-caréné, orné de flammules d'un 
rouge-marron très foncé, tantôt fulgurantes, tantôt 
en séries plus ou moins interrompues. Chez les 
Nyasselles, la spire, toujours acuminée, est régu- 
lière, et l'ouverture, de forme plus ou moins 
oblongue, offre toujours, à la base, un épanouis- 
sement-patulescent. 

Les Nyasselles ont tout à fait l'apparence de 
Rissoa. L'une d'elles, la Nyassella formosa, a son 
extrémité apicale inclinée comme celle des Sty- 
lifer ovoideus ou suhulatus. 

Les formes de ce genre peuvent se répartir : 

1" En Espèces costulées, 

Nyassella Smithi, sp. nov. 

— pulchra, id. 

— arenaria, id. 

— formosa, id. 
2° Vax Espèces lisses, 

Nyassella episema, sp. nov. 

— acuminata, id. 

— Tayloriana, id. 

Hnll. Sor. iiialnr, Firmcf. \l. Juin f.SSO. — 2 



18 



NYASSKLI.A SMITUI, sp, iiuv. (pi. i, tig. 15-16.) 

Coquille allongée- fusiforine , acuminée à la 
partie supérieure, atténuée à la base, brillante, 
transparente, d'une teinte blanche-hyaline avec 
des taches rouge-marron foncées en séries très 
interrompues sur le dernier tour. Test élégamment 
costulé par de fortes côtes émoussées, noduleuses, 
notamment sur la ligne suturale, s'interrompant 
sur le milieu du dernier tour, où elles sont rem- 
placées par deux sillons spiraux très obsolètes. 
Spire régulièrement acuminée-allongée, à som- 
met légèrement obtus. Six à sept tours méplans- 
tectiformes, à croissance régulière, séparés par une 
suture ressemblant à une rainure profonde par 
suite du renflement noduleux suturo-carénal. 
Dernier tour n'atteignant pas la moitié de la hau- 
teur, méplan-tectiforme jusqu'à la partie moyenne, 
puis allant en s'atténuant tout en conservant une 
certaine convexité. Ouverture presque verticale, 
oblongue, rétrécie à ses extrémités supérieure et 
inférieure, et largement épanouie à la base. Bord 
columellaire recto-descendant dans une direction 
inclinée de gauche à droite. Bord externe légère- 
mont sinueux. Péristome presque aigu , faible- 
ment crénelé-ondulé. Bords marginaux réunis par 
une faible callosité transparente. — Haut, 8 ; 
diam. 3 ; haut, ouv., 3 millim. 

Cette belle espèce est dédiée au D' Edgar 
Smilli. du Bi'ilish Muséum. 



10 



NYASSELLA PULCllUA, spec. iiov. (j.l. i, iig. 17- 8.) 

Coquille oblongue-acuminée, assez ventrue dans 
sa région inférieure, brillante, transparente, d'un 
blanc lactescent avec de petites taches rouge-mar- 
ron très foncées en séries interrompues. Test 
costulc par des côtes très émoussées, peu nodu- 
leuses, disparaissant sur la partie moyenne du 
dernier tour, et pourvu le long de la suture d'un 
gros renflement noduleux formant saillie. Spire 
acuminée, tout en conservant un sentiment de 
convexité. Sept tours méplans, à croissance régu- 
lière, séparés par une rainure suturale profonde 
dominée par la saillie du renflement suturo-caré- 
nal. Dernier tour n'atteignant pas la moitié de la 
hauteur, convexe, non atténué à la base. Ouver- 
ture oblongue, anguleuse seulement au sommet, 
arrondie et développée à la base, enfin nettement 
épanouie-patulescente. Bord columellaire faible- 
ment arqué. Péristome aigu, légèrement épaissi 
inférieurement. Callosité médiocre. — Haut. 8-9 ; 
diam. 3-3 1/2 ; haut. ouv. 4 millimètres. 

Cette Espèce se distingue de la précédente par 
sa forme oblongue, non atténuée à la base, par sa 
spire non régulièrement acuminée, mais subcon- 
vexe-acuminée, par ses tours seulement méplans, 
non tectiformes, par son dernier tour plus ventru, 
plus convexe, non atténué à la base, par son ouver- 
ture développée et bien ronde inférieurement et 
non contractée comme celle de la S/iiit/u\ par s.jn 
bord (M)lumellaire non recliliuiie mais faiblement 



— 20 — 

courbe; enfin, par ses costulations didérentes et 
sans renflement sutiiro-carénal plus saillant. 

NYASSELLA ARENÂRIA, spec. uov. (pi. ii, fig. 17-18.) 

Coquille de petite taille, de forme oblongue, 
obtusémentacuminée, brillante, transparente, avec 
quelques petites maculatures rouge-marron dis- 
séminées çà et là. Test orné de côtes très émous- 
sées, noduleuses seulement le long de la suture 
et à la partie moyenne du dernier tour, où les 
costulations disparaissent. Spire obtusément acu- 
minée, à sommet gros, émoussé. Sept tours 
méplans, un tant soit peu subconvexes, à crois- 
sance régulière, séparés par une rainure suturale. 
Dernier tour égalant presque la moitié de la hau- 
teur, avec un sentiment d'angulosité à la partie 
moyenne et atténué à la base. Ouverture verticale 
oblongue, un peu en forme de losange, présen- 
tant quatre angulosités : une supérieure aiguë, une 
inférieure obtuse et deux médianes, également 
obtuses, au sommet du bord coluinellaire et sur 
le côté externe. Bord columellaire recliligne. Péris- 
tome simple, patulescent à la base. — Haut. 5 2/3-6 ; 
diam. 2 ; haut. ouv. 2 1/2 millim. 

Cette Nyassie se distingue de la piilchra par sa 
taille moindre, par son mode diff'érent de costula- 
tions, par la rareté de ses maculatures, par sa spire 
plus obtusément acuminée, par son sommet plus 
gros, par son dernier tour légèrement anguleux 
et notamment par son ouverture losangique à 
quatre angulosités. 



— 21 — 
NYASSELLA FORMOSA, spec. iiov. (pi. ., (ig. 23-24.) 

Coquille ventrue, de forme oblongue-acuniinée, 
à sommet incliné à gauche, brillante, transparente, 
d'une nuance hyaline jaunâtre ou lactescente avec 
des taches rouge-marron très fon(;ées en séries 
interrompues. Test costulé de cotes émoussées, 
noduleuses, seulement sur le renflement suturo- 
carénal, et disparaissante la partie moyenne. Spire 
acuminée, surmontée par deux ou trois tours 
embryonnaires, relativement grêles, styliformes et 
inclinés du côté gauche. Sept à huit tours ; les 
supérieurs très exigus, lisses, à croissance régu- 
lière, méplans tout en étant un tant soit peu con- 
vexes. Suture enfoncée, par suite du renflement 
carénai. Dernier tour n'atteignant pas la moitié de 
la hauteur, assez ventru et convexe, tout en con- 
servant à la partie supérieure une aj)parence 
méplane. Ouverture oblongue, anguleuse supé- 
rieurement, arrondie et bien épanouie-patules- 
cente inférieurement. Péristome aigu, épaissi à la 
base. Callosité médiocre et transparente. — Haut. 
11 ; diam. 4; haut. ouv. 4-5 millim. 

La forme plus ventrue de cette Espèce, son mode 
diff'érent de costulations, non moins que son som- 
met styliforme incliné à gauche, composé de tours 
exigus à croissance serrée, la diff'érencieront tou- 
jours des précédentes. 



90 



NVASSKLLA EI'ISE.MA, spec. nov. (pi. i, fig. 19-20.) 

(]o({iiille allongée-aciuninée, de plus, scalari- 
fornie, brillante, peu transparente, assez épaisse, 
d'une teinte léofèrement cornée avec des fulo:ura- 
lions louge-marron très foncées. Test bien lisse, 
sans trace de costulations, pourvu, seulement le 
long de la suture, d'une carène lisse formant sail- 
lie et sans vestige de nodosités. Spire scalariforme, 
régulièrement acuminée, à sommet petit. Sept à 
huit toui's méplans renflés supérieurement, à crois- 
sance régulière, séparés par une suture enfoncée. 
Derniei- tour n'atteignant pas la moitié de la hau- 
teur, méplan, néanmoins un tant soit peu concave 
en dessous du renflement carénai. Ouverture pres- 
c|ue veiticale, oblongue, épanouie à la base. Péris- 
tome aigu. Callosité faible. — Haut. 9 ; diam. 3 ; 
haut. ; ouv. 3 millim. 

Cette Nyasselle, qui n'a aucun rapport avec les 
Espèces qui précèdent, rappelle par sa coloration 
et sa spire scalariforme certaines J/Z^/'e^ de l'Océan 
indien, 

NYASSELI.A ACIMINATA, spec. nov. (pi. i, flg. 21-22.) 

Coquille conique, régulièrement acuminée, 
assez ventrue inférieurement, brillante, substi'aiis- 
par-ente, relativement épaisse, lactescente avec 
quelques maculatures rouge-marron foncées en 
séries très interrompues. Test lisse, paraissant, 
souslefover d'une forte loup(\ comme chagriné. 
Spiie allt)ng<'('-i<iui(|iie. a sonimel petit. Scpl tours 



plans-lcctii'ormes, à croissance régulière, séj)arés 
par une suture superficielle. Dernier tour n'at- 
teignant pas la moitié de la hauteur, convexe à la 
base. Ouverture verticale, pyriforme, patules- 
cente inférieurement. Bord externe arqué en avant. 
Péristome aigu, relativement épaissi en dedans. 
— Haut. 8 ; diam. 3; haut. ouv. 3 millim. 

Cette Espèce, par sa forme acuminéo, bien coni- 
que, par son test lisse, par sa coloration, par sa 
suture superficielle, par son manque de renflement 
suturo-carénal, par son ouverture pyriforme, etc.. 
ne peut être non plus confondue avec les Nyas- 
selles précédentes. 

NYASSEL[>.\ TAYLORIANA, spec. nov. (pi. i, fig. 2:i-2G.) 

Coquille fusiforme, acuminée supérieurement, 
atténuée inférieurement, brillante, transparente, 
bien qu'assez épaisse, d'un blanc lactescent tirant 
un peu sur une nuance jaunacée, avec quelques 
maculatures rouge-marron foncées en séries inter- 
rompues. Test lisse, avec un sentiment de renfle- 
ment carénai le long de la suture. Spire allongée, 
régulièrement acuminée, à sommet un peu obtus. 
Sept tours plans, à croissance régulière, séparés 
par une sulure assez prononcée. Dernier tour éga- 
lant la moitié de la hauteur, faiblement convexe, 
atténué à la base. Ouverture verticale oblongue- 
allongée, contractée en haut et en bas, bien épa- 
nouie à la base. Bord externe arqué en avant. Péris- 
tome aigu, épaissi à rendroit de r('[KiM()uiss(Mii(>nl. 



— 24 — 

Callosité transparente. — Haut. 9-10; diam. 4; 
haut. ouv. 4 1/2-5 millim. 

Cette Espèce, à laquelle j'attribue le nom de 
M. John W. Taylor, directeur du Journal of Coii- 
chology d'Angleterre, et membre delà Société mala- 
cologique de France, est encore une Nyasselle si 
différente de toutes les autres, qu'il est impossible 
de la confondre avec aucune d'elles. 

MICRONYASSIA 

Les formes, comprises dans cette coupe géné- 
rique, sont de petits Mélaniens à coquille écour- 
tée, trapue, à spire brièvement conique, surmon- 
tée d'un sommet mamelonné, caractérisé, en outre, 
par un test brillant, assez transparent, d'une 
teinte uniforme cornée ou olivâtre, et orné, le 
long de la suture, notamment sur le dernier tour, 
d'un renflement carénai, toujours très accusé, 
tantôt simple, tantôt noduleux, et sur la surface de 
ce tour, de nodosités plus ou moins accentuées, 
nodosités toujours supérieures et ne dépassant 
pas la partie médiane. 

Les Espèces de cette coupe sont de fort petite 
taille ; la plus grande ne dépasse pas 8 millimètres. 
Elles peuvent être réparties : 

1° En Espèces à spire normale, c'est-à-dire en 
Espèces chez lesquelles les tours supérieurs s'ac- 
croissent régulièrement, sans être par trop dis- 
proportionnés en taille et en volume avec le der- 
nier tour. 



— 25 — 

Micronyassia tiirritospira. 

— Smithi ( nov. spec. ). 

2" En Espèces à spire anormale^ c'est-à-dire 
en Espèces chez lesquelles les tours supérieurs 
sont en notable disproportion avec le dernier. 

A. Spire conique, relativement allongée. 

Micronyassia egregia. 

— eximia, nov. spec. 

— Ciiraudi. id. 

B. Spire très courte, tectiforme. 

Micronyassia singularis, nov. spec. 

MICROiNYASSIA TURRITOSPIHA 

INIelania turritispira (pars), Sniitli, Shells ÎVyassa, 
in : Proc. zool. Soc. Lond., 1877, p. 713, 
pi. Lxxxv, fig. 14 ^ seulement (la figure 15 re- 
présente V egregia). 

Petite Espèce de forme ovale-conoïde, d'une 
teinte pâle, ornée d'une carène saillante circumsu- 
turale pourvue de grosses nodosités, et, de plus, 
de larges côtes obsolètes, très émoussées, plus 
ou moins iiotiuleuses, s'cvanouissant, sur le 
dernier tour, un peu au-dessous de la région 
moyenne, pour faire ])Iace à des sillons spi- 
raux. Spire relativement allongée, bien coni- 
que, à sommet lisse et gros. 7 à 8 tours mé- 
plans-lcctirormes, renflés le long de la suture. 

1 . Très i^rossic. 



— 2(3 — 

Ouverture subovalaire, très anguleuse au sommet, 
assez projetée du côté droit et entourée par un 
bord péristomal assez épais. — Haut., 8; diam., 
3 1/2. — Haut, ouv., 3 millim. 

MICRONYASSIA SMITHI fpl. i, fig. 3-4) 

Coquille oblongue-ovoïde, de forme obèse, 

brillante, transparente, d'une nuance pâle hya- 

lino-cornée. Test orné de grosses côtes émous- 

o 

sées, peu nombreuses, disparaissant à la région 
médiane du dernier tour, vaguement noduleuses, 
sauf sur le renflement carénai circumsutural, où 
les nodosités forment de fortes saillies obsolètes. 
Spire en dôme allongé, obtusément subaigu. 
Sommet lisse, moyennement mamelonné. 7 tours 
convexes, à croissance peu accélérée, séparés par 
une suture ondulée et relativement enfoncée par 
suite du renflement noduleux circiimsutural. Der- 
nier tour assez ventru, lisse inférieurement, éga- 
lant la moitié de la hauteur. Ouverture verticale, 
subarrondie. Columelle courte, bien arquée; pé- 
ristome j)eu épais, presque aigu du côté externe, 
et légèrement patulescenl à la base. Bords margi- 
naux réunis par une forte callosité. Haut., 8; 
(liain. 4; haut, ouv., 4 millim. 

Celte Micronyassie, à laquelle j'attribue le nom 
du D"" Edgar Smith, se distingue très nettement de 
la tiirritospira^ par sa forme obèse, plus ventrue, par 
sa spire non conique-j)yrami(lale, mais conoïde en 
forme de dôme allongé, par ses costulations dilfé- 
rentes. par son omcrtuie j)res(|ue ronde, non an- 



— 27 — 
triilouse au soinincl, par son dernier tour égalant 
la moitié de la hauteur, plus ventru, lisse à sa 
base et non sillonné de stries spirales. 

Comme forme, cette Espèce ressemble beaucoup 
à VAlvcmia rufïLabruni de la Méditerranée. 

xMICRONYASSIA EGREGIA 

Melania turritispira(alt. pars), ^V/;?////, Shells Xyassa, 
in : Proceed. zoolog. Soc. London, 1877, 
pl.Lxxxv, fig. 15', seulement (la figure 14 re- 
présente le type turritospira). 

Coquille de très petite taille (6 mill.), offrant à 
peu près le même mode de costulations que celui 
de la turritospirn^ avec laquelle le D"" Smith Ta con- 
fondue, mais en différant essentiellement par sa 
spire écourtée, brièvement conique, complètement 
en disproportion avec le dernier tour qui est rela- 
tivement énorme et dépassant la moitié de la hau- 
teur; par son ouverture plus anguleuse au sommet 
et de forme différente ; par son renflemenl circum- 
sutural plus fortement noduleux et plus saillant; 
par sa taille moindre, sa forme plus trapue et plus 
ventrue. 

.MI«;|{nNYASSIA EXI.MIA (pi. i, (iy. \-i] 

Coquille oblongue-conoïde, brillante, ttansjja- 
rente, d'une teinte hyalino-cornée, un tant soit peu 
marron. Test élégamment orné de grosses côtes 
émoussées, faiblement obliques, disparaissant sur 

1. Fi'.^tii'c ir-('s [rrossic. 



— 28 — 

la région médiane clii dernier tour, non nodii- 
leuses, sauf sur le renflement carénai circum- 
sutural, qui est saillant et relativement volu- 
mineux. Spire brièvement conique, délicate, sur- 
montée d'un sommet mamelonné. 6 tours, les 3 
supérieurs lisses et convexes, le quatrième tecti- 
forme, les deux derniers fortement renflés le long 
de la suture qui paraît, par cela même, enfoncée. 
Dernier tour égalant la moitié de la hauteur, forte- 
ment caréné le long de la suture, puis méplan 
jusqu'au niveau de la zone de disparition des côtes, 
enfin, lisse et s'atténuant, tout en conservant une 
certaine convexité. Ouverture peu oblique, oblon- 
gfue, anoriileusc au sommet. Péristome aio^u. fai- 
blement patulescent à la base. Bords marginaux 
réunis par une callosité d'une épaisseur médiocre. 
— Haut. 5-6 ; diam. 3; haut. ouv. 2 1/2 à 3 mill. 

Le mode des costulations, la délicatesse de la 
spire, le mamelon apical, la forme de l'ouverture, 
non moins que la taille du dernier tour qui ne 
dépasse pas la moitié de la hauteur (c'est l'inverse 
chez l'Espèce précédente), feront toujours distin- 
ofuer facilement Vexiiuia de l'e^rre^ia. 

MICUONVASSIA GIHAIDI (pi. i, fi^'. :i-6 ) 

(^o(jiiille de forme oblongue-conoïde, tout en 
étant scalariforme à partir de l'avant-dernicr tour, 
par suite de l'exagération du renflement caréno- 
sutural. Test ])rillant, hyalin, presque lisse, sauf 
des apparences de ([n(d(|U('s gi])])()silrs sur la ré- 
gion moy<'nne du dcMiiier loui' cl sauf (|iicl(|U(>s 



— 2'.) — 
soupçons (lo nodosités sur la carène. Sj)ire (tourte, 
conique, tout à tait en disproportion de volume 
avec le reste de la coquille; sommet mamelonné ; 
G tours irréguliers : l'embryonnaire gros, en forme 
de mamelon, le deuxième étroit, le troisième 
convexe, très développé, le quatrième étroit, enfin 
les deux derniers très grands, avec une forte 
carène supérieure donnant lieu à une étroite zone» 
circumsuturale méplane. Dernier tour dépassant 
un peu la moitié de la hauteur, légèrement concave 
au-dessous de la carène, puis faiblement convexe. 
Ouverture peu oblique, oblongue, contractée su- 
|)érieurement et très anguleuse. Péristome aigu, 
subpatulescent à la base. Callosité très mince. — 
Haut. 5; diam. 2 1/2 ; haut, ouv, 3 millim. 

Cette Espèce, remarquable par l'exiguïté de sa 
spire, par l'exagération du renflement caréno- 
sutural qui donne à cette Micronyassie un aspect 
scalariforme, par l'irrégularité de son mode de 
croissance, etc., ne peut être confondue avec au- 
cune autre. Elle est dédiée au célèbre voyageur 
\'ictor Giraud, qui l'a découverte. 

MICHO.WASSIA SIXGULARIS (pi. i, fig. 7-8) 

Coquille relativement très grosse pour sa taille, 
de forme irrégulièrement ovalaire, surmontée 
d'une spire écrasée, ressemjjlant à un couvre-chef 
conique-tectiforme. Test assez épais, tout en res- 
tant transparent, d'une teinte pâle cornée-olivàtre, 
orné d'une belle carène lisse circumsuturale, et, sur 
le dernier tour, de vestiu'es de nodosités très 



— 30 — 

éinoussées. Spire très courte, écrasée, coiiique- 
tectiforme. Sommet gros. Six tours, dont les supé- 
rieurs très exigus, méplans-tectiformes, le dernier 
très grand, faiblement concave au-dessous de la 
carène, puis convexe, dépassant un peu la moitié 
de la hauteur. Ouverture presque verticale, subar- 
rondie, à peine anguleuse supérieurement. Pé- 
ristome aigu, faiblement encrassé à la base. Cal- 
losité médiocre. — Haut. 6; diam. 4; haut. ouv. 
3 1/2 millim. 

Cette singulière Espèce, si différenle de toutes 
les Micronyassies par sa spire en forme de cou- 
vercle ou de toit écrasé, par sa carène lisse et 
continue, par son diamètre énorme comparative- 
ment à sa hauteur, est une des formes les plus re- 
marquables du lac Nyassa. 

NYASSOMELANIA 

Les Espèces de cette dernière coupe générique 
sont des formes allongées, à sommet souvent 
tronqué, pourvues d'un test blanc, transparent, 
presque vitrinoïde, sans coloration et sans stria- 
tions bien apparentes. 

Les trois Nyassomélanies, qui me sont connues, 
me paraissent des formes aberrantes très difficiles 
à classer, qui, quoique ne possédant aucun carac- 
tère bien saillant , ne peuvent néanmoins être 
comprises que dans la grande famille des Méla- 
n idées. 



— 31 — 

NVASSOMELAMA LEIA (pi. i, fig. 9-10) 

Coquille limnéii'orme, oblongue-allongée, à test 
assez épais, blanc, lisse et transparent. Spire al- 
longée allant en s'atténuant et offrant, entre le 
quatrième et le cinquième tour, un étranglement 
assez notable qui donne à la coquille un cachet 
tout particulier. Six tours convexes, à croissance 
rapide, un peu irrégulière, séparés par une suture 
profonde. Dernier tour convexe n'atteignant pas 
la moitié de la hauteur. Ouverture faiblement obli- 
que, oblongue, anguleuse supérieurement. Pé- 
ristome sensiblement épaissi, patulescent à la 
base. Callosité assez forte. Haut., 12; diam. 4; 
haut, ouv., 5 millim. 

NYASSOMELAMA TRUNCATELLIFOR.MIS (pi. i, fig. 11-12) 

Coquille troncatelliforme, cylindrique, à test sen- 
siblement épais, blanc, lisse et subtransparent. 
Spire allongée, de forme cylindrique, allant faible- 
ment en s'atténuant, et toujours tronquée supérieu- 
rement. Tours, au nombre de cinq seulement (les 
supérieurs manquent constamment), légèrement 
convexes, à croissance régulière, séparés par une 
suture étroite, profonde, ressemblant à une rai- 
nure. Dernier tour relativement petit, convexe. 
Ouverture faiblement oblique, oblongue, épanouie 
à la base. Péristome simple, un peu épaissi in- 
férieurement. Bords marginaux réunis par une 
assez forte callosité. — Haut., Il; diam., 3; haut, 
ouv., 3 12 luillim. 



— 32 — 

Celte Espèce, grâce à sa forme cylindrique et à 
son apparence troncatelliforme, est si distincte de 
la précédente et de la suivante, qu'elle ne peut 
être confondue ni avec l'une ni avec l'autre. 

NYASSOMELANIA L^VIGATA (pi. i Cv^. fig. 13-14) 

Coquille allongée, de forme turriculée, tout en 
étant acuminée. Test assez épais, blanchâtre, sub- 
transparent, lisse, bien qu'offrant sur le milieu 
des tours des vestiges à peine perceptibles de 
renflements nodosiformes. Spire allongée, lente- 
ment acuminée, à sommet tronqué. Tours, au nom 
bre de huit (les supérieurs manquent), à peine 
convexes, à croissance lente, serrée et régulière, 
séparés par une suture bien marquée. Dernier tour 
peu développé en hauteur, mais relativement plus 
convexe que les autres et même assez ventru vers 
l'ouverture; celle-ci faiblement oblique, ovalaire, 
sensiblement épanouie à la base, est entourée par 
un bord péristomal simple, dont les extrémités 
sont réunies par une assez forte callosité. — 
Haut., 16; diam., 5; haut.; ouv., 5 millim. 

Par sa forme conoïdéo-turriculée, cette Espèce ne 
peut être rapprochée ni de la /r/V/, ni de la /ru?/- 
cntellifoniiis. 



s 3 

MM. Dohrn', Frauenfeld-, Lea-, Marleiis' ot 
Smith ^ sont les seuls auteurs, à ma connaissance, 
qui ont fait connaître les Espèces du lac Nyassa. 
Ces Espèces, y compris celles que je viens de 
décrire, atteignent le chiffre de 64, chiffre bien 
minime pour la faune d'un aussi grand lac, of- 
frant un développement de côtes de plus de 
1 500 kilomètres. 

Voici les espèces. 

GASTEROPODA INOPERCULATA 
PULMOBRANCHIATA 

LIMN^ID/E 

1. Lininœa natalensis ^ Krauss ^ Moll. Sudafr., 

p. 85, pi. V, fig. 15. 1848. 

2. Physa Nyassana. Sinith^ Shells Nyassa, in : 

1. List of tlie Laiid and freshwater shells of tlie Zambesi 
and Iake Nyassa. coUected by John Kirk. In : Procccd. zool. 
Soc. London, 1885, p. 231 à 234. 

2. Description of seven ncvv species of the genus Vivipara, 
in : Proceed. zool. Soc. London, 1865, p. 658-659. 

3. In : Proceedings of the academy of nat. se. of Philadel- 
phia, avril 1864 — et, in : Journal acad. nat. se. of Philadel- 
pliia, Yl, 1866. 

4. Verzeichniss der von Prof. Peters in Mozambique gesam- 
melten Land und susswasser-Molluskcn, in : Malakozoolo- 
gischcn Blàtter, 1859, p. 211-221. 

5. On the shells of Iake Nyassa, in : Proceed. zool. Soc. 
London, 1877, p. 712-722. 2 planches. 

lidll. Soc. malac yrniirc. VI. .luiii ISSd. — :} 



Proceed. Zool. Soc. Lond., 1877, p. 717, pi. 
LXXV, fig. 16-17. 

3. Physci siiccinoides , Smith ( Loc. su p. cit. ) , 

p. 718, pi. LXXV, fig. 19-20. 

4. Physopsis africana ^ Kraiiss ^ Moll. Sudafr., 

p. 85, pi. V, fig. 4. 1848. 

GASTEROPODA OPERCULATA 
BRANClllATA 

PALUDLMD.E 

5. Vlvipara polita^ Fraueufeld, nam. Paliid, in : 

Verhandl. Zool. gesellsch. Wien, 1865. p. 669. 
(Paludina polita, Fraueufeld^ in : Verh. Zool. 
ges. Wien, 1862, p. 1162.) 

6. Vlvipara Jeffvcysi\ Fraueufeld^ Zool. Mis- 

cell. IV, in : Verhandl. Zool. ges. Wien, 
1865, p. 532, pi. xxii. 

7. Vlvipara caplllata^ Fraueufeld^ Zool. Miscell., 

IV, in : Verh. zool. Ges. Wien., 1865, p. 533, 
pi. XXII. — Graudldler, in : Bull. Soc. malac. 
Fr., IV, 1887, p. 190. — (Pars), Smith, in : 
Proc. zool. Soc. Lond., 1877, p. 717, pl. lxxv, 
fig. 3 (seulement), la figure 4 doit être rap- 
portée à la Vlvlp. S/ulthl. 

8. Vlvipara Rohertsoul, Fraueufeld (loc. sup. cit.), 

p. 533, pl. XXII. — Sniltlt, in Proceed. zool. 
Soc. Lond., 1877, p. 717, pl. pl. lxxv, fig. 5-6. 

1. Non Paludina Jeffrevsi de Sniitli, 1877. 



— (jvandidicr^ in : liull. Soc;, malac. Fr., IV, 
1887, p. l'JO. 

9. Vwipara Siinonsi^ Bourguignat^ 1888 (Paliid. 

JefTreysi [non Frauenfeld^ 1865] de Smith^ in : 
Proc. zool. Soc. Lond., 1877, pi. lxxiv, fig. 2 
(seulement). — La vraie Vivipara Jeffreysi àe 
Frauenfeld (in : Verh. zool. ges. Wien, 1865, 
pi. xxii) est une Espèce à spire courte, à tours 
supérieurs non étages, à l'avant-dernier tour 
excessivement gros et ventru, à ombilic jjIus 
ouvert. Espèce qui ne ressemble pointa la soi- 
disant Vi\>. Jeffrei/sl que Smith a fait représen- 
ter pi. LXXIV, fig. 2 (Proceed. zool. Soc. Lond,, 
1877). Quant à la figure 1, présentée également 
sous le nom de Jeffreysi^ ce n'est ni la Jef- 
freysi de Frauenfeld, ni la Slmonsi^ Bourgui- 
gnat [Jeffreysi de Smith J, c'est la Vivipare sui- 
vante : 

10. Vivipara Smithi^ Bour guignât^ 1888. Cette 
Espèce que Smith a fait représenter sur la 
pi. LXXIV (Proc. zool. Soc. Lond., 1877) sous 
le nom erroné de Pal. Jeffreysi., fig. 1, et de 
Paliidina capillala [non Frauenfeld], fig. 4, est 
une Espèce de petite taille, trapue, écourtée, à 
très large ouverture sensiblement développée 
du côté externe. Cette forme n'a pas de rap- 
port, soit avec les Vivip. Jeffreysi et capillata 
de Frauenfeld, soit avec la Vivip. Sinio/isi, ci- 
tée ci-dessus, comme l'on peut s'en convaincre 
par l'examen attentif des figures. 

U. Amiiicola Stanleyi., Bourgiiignaf, 1888 (Bylhi- 



— 3(5 — 

nia Stanleyi, Snu't//), iii:Proc. zool. Soc. Lond., 
1877, pi. Lxxv, fig. 21 (seulement). La figure 22 
représente une forme toute différente, qui est 
la suivante : 

12. Aninicola nyassana^ Bourguignat^ 1888. (By- 
thinia Stanleyi [altéra pars], Smith ^ in : Proceed. 
zool. Soc. Lond., 1877, pi. lxxv, fig. 22.) 

AMPILLARID.E 

13. Aiupiillaria gradata^ SmitJi^ in : Froc. zool. 
Soc. Lond., 1881, p. 289, pi. xxxiii, fig. 22. 

14. Meladomus af finis ^ Bourguignat^ 1888 (Lanis- 
tes aCfinis, Smitli^ Sli. Nyassa in : Proceed. 
zool. Soc. Lond., 1877, p. 716, pi. lxxiv, fig. 7, 
et in : Proceed. zool. Soc. Lond., 1881, p. 290, 
pi. xxxiv, fig. 23). Cette figure donne la repré- 
sentation d'un échantillon beaucoup plus fort 
que le type. Smith, du reste, fait observer qu'il 
n'avait à sa disposition qu'un échantillon de 
petite taille lorsqu'il a établi cette espèce. 

15. Meladomus oviim^ Boiirguignat^ Moll. Egypte, 
Abyss., p. 36, 1879. (Ampullaria ovum, Peters^ 
in : Arch. f. naturg., I, 1835, p. 315. — Lanis- 
tes ovum de Dohni , 1865 ; Pfeiffer, 1866 ; Smith, 
1877.) 

16. Meladomus purpureus. Bourg. ^ Moll. Egypte, 
Abyss., p. 35, 1879. (Ampullaria purpurea, /o- 
nas., in : Arch. f. naturg., p. 242, pi. x, fig. 1, 
1839. — Bulimus tristis de Jay, 1839, Melado- 
mus olivaceus [non Sowerby], H. q\A. Adams, 



1854, et Lanisles purpureus de Doit ru, P/cif- 
fei\ Sniitli^ etc.) 

17. Meladomus solidus. Bourg., 1884, et Grandi- 
dier, Moll. Ousagli, in : Bull. Soc. mal. Fr., IV, 
1887, p. 191. (Lanisles solidiis, SmiUi, Sh. 
Nyassa, in : Proc. zool. Soc. Lontl., 1877, 
p. 716, pi. Lxxiv, fig. 10-11.) 

18. Meladomus nyassanus, Bourg., Moll. Egypte, 
Abyss., p. 39, 1879. (Lanisles nyassanus, 
Dohrn, Moll. Zamb.,in : Proc. zool. Soc. Lond., 
1865, j). 233.) 

MELANID.E 

Dans cette famille se trouvent comprises les 
36 espèces, dont je viens de parler, appartenant 
nux genres Melama{i), Nijassia{i'è), Nyassella[l), 
Micronyassia (6) et Nyassomelanla (3). — Je ne 
rappelle ici ces Espèces en bloc que pour mémoire. 
(Espèces de 19 à 54.) 

ACEPHALA 
LAMELLIBRANGHIATA. 

SPH.ERID.E 

55. Corbicula uyassana , Bourg., 1888. (Cyrena 
radiata [non Parreyss] Smith, Sh. Nyassa, in : 
Proceed. zool. Soc. Lond., 1877, p. 718.) 

56. Corbicula astartina Prime, cat. Corbic, in : 
American Journal Conch. (Cyrena astartina, 
Martens, in : Malak. , Blàtter, 1859, p. 219, 
pi. III, fig. 6-7.) 



— 38 — 

57. Corbicula aslartindla ^ Bourg. , 1888. Spec. nov. 
de Karonga. 

58. Corhicnla Giraudi., Bourg. ^ 1888. Spec. nov. 



de Karonga. 



UNIONID.^ 



59. Unio nyassanus., Bourg. {{Jnio nyassaensis,Le<7, 
in : Proceed. acad. nat. se. Philadelphia, 1864, 
p. 108, et in : Journ. acad. nat. se. Phil., VI, 
1866, p. 33, pi. XII, fig. 32.) 

60. Unio Kirki., Lea., in : Proc. acad. nat. se. Phil., 
1864, p. 108, et in : Journ. acad. nat. se. Phil., 
VJ, 1866, p. 32, pi. XII, fig. 30. 

61. Unio aferulus., Lea, in : Proceed. acad. nat. se. 
Phil., 1864, p. 109, et in : Journ. acad. nat. 
se. Phil., YI, 1866, p. 34, pi. xiii, fig. 34. 

Smith (Sh. Nyassa, in : Proc. zool. Soc. 
Lond., 1877, p. 719), par suite d'une erreur 
évidente d'apprécialion, a réuni en une Espèce, 
sous le nom impropre de nyassaensis., ces 
trois Unies si caractérisés et si distincts les 
uns des autres, et ce qu'il y a de plus extra- 
ordinaire, cet auteur a fait figurer, parmi la 
série des Grandidieries (Shells Tangan., in : 
Proc. zool. Soc, Lond., 1881, pl.xxxiv, fig. 34^), 
seulement, sous le nom à'Unio nyassaensis., 
un véritable Unio du Nyassa, diflérent des 
trois publiés par Lea. Cet Unio est le suivant : 

62. Unio Herniosus, Bourg.,., 1888. Sp. nov. 



— :vj 



IRIDINID.K 



63. Spcithella nijassana^ Bourg. ^ 1888. (Spallia 
IVyassaensis, Le<'?, in : Proc. acad. nat. se. 
Phil., 1864, p. 109, et in : Journ. acad. nat. se. 
Phil., p. 36, pi. xiii, fig. 33, 1866.) 

64. Burtoina alata.^ Bourg.., 1888. (Spatha alata, 
Lea [loc. sup. cit.], p. 109, 1864, et VI, 1866, 
p. 35, pi. XII, fig. 31.) 

Ce qui frappe à première vue c'est, à l'exception 
de deux formes, VAinpullaria gradata et le Mela- 
domus nyassanus., de taille médiocre, c'est, dis-je, 
l'exiguïté de toutes les espèces. Toutes sont de 
petite taille; les acéphales mêmes sont singulière- 
ment exigus. Ainsi, le plus grand des Unios ne 
dépasse pas 30 millimètres. La Spathella et la 
Burtonia sont également, à ma connaissance, les 
plus petites formes de ces genres. Il y a une opi- 
nion accréditée dans bien des ouvrages, c'est que 
les Espèces prennent un plus grand développe- 
ment dans une vaste étendue d'eau que dans une 
petite. Celte opinion, à mon sens, est fausse. On 
en voit la preuve par cet immense lac de 30 000 ki- 
lomètres de superficie. Il y a une autre cause, celte 
cause réside dans la grande crudité des eaux de ce 
lac, eaux sans parties calcaires, puisqu'elles ne 
laissent à l'ébullition aucune trace de sédiment sur 
la paroi des chaudières. J'ai toujours reconnu que 
les eaux les plus saturées de calcaire, je dirai même 
les plus impures, c'est-à-dire les plus chargées de 



— 40 — 

détritus, étaient celles qui recelaient les plus belles 
et les plus fortes Espèces. 

Les Pulmobranches nyassiens, représentés par 
une Limnée , deux Physes et une Physopside, 
sont des formes fluviales dont les analogues se 
rencontrent dans toutes les régions orientales du 
continent du Cap au bassin nilotique. Ces Espèces 
n'ont rien de particulier. 

Les Vivipares n'ont pas de rapport avec la nom- 
breuse série des Uiiicolor, si répandue en Afrique, 
ni avec les Paludinidées du Tanganika, mais elles 
offrent une certaine tendance de similitude, aux 
points de vue de la forme et du galbe, avec diverses 
Vivipares du nord de la Chine; en tout cas, ces 
Espèces possèdent un cachet plus septentrional et 
moins africain que celui (pi'on remarque sur les 
cono^énères du Tano-anika. 

Les Ampullaridées, à l'exception du Meladonnis 
nyassdiius^ spécial au lac, se composent de formes 
nettement africaines, formes répandues dans toutes 
les régions orientales, depuis le pays des Çomalis 
jusqu'au Transwaal. 

Les Mélanidées, bien que présentant pour la 
plupart des formes affines à celles des Pota- 
mides, des Cérithes et des Rissoas, sont toutes 
petites et possèdent à un degré moindre l'aspect 
thalassoïde si remarquable des Mélaniens du Tan- 
ganika. 

Parmi les Acéphales, les Corbiculcs, la Spalhelle 
et la lUirtonie, toutes de taille exiguë, portent 
le cachet de la iaune de ce continent, tandis 



— 41 — 
que les Unios, caraclérisés par de petites lormes 
subarrondies, à test épais, à charnière très volu- 
mineuse, munie d'une grosse cardinale attenante 
à une latérale très courte, n'ont rien d'africain. 
C'est en Amérique et en Asie que Ton rencontre 
de nombreuses Espèces offrant à peu près le môme 
aspect que celui des Unios nyassiens. 

En somme, l'ensemble de la faune dénote une 
faune distincte et tout à fait différente, au point de 
vue des formes, de celle du Tanganika. Malgré 
l'assimilation erronée, faite par le D"" Smith, d'une 
Grandidierie avec un Unio du Nyassa, et à l'excep- 
tion de l'inévitable MeUiida tubcrciilata, que l'on 
retrouve partout, pas une espèce n'est commune 
à ces deux lacs. 

Voici, du reste, comme terme de comparaison, 
la liste exacte des nombreuses Espèces tangani- 
kiennes, connues à présent, grâce aux recherches 
de MM. Victor Giraud, Léopold Joubert, et des 
RR. PP. missionnaires : 

GASTEROPODA INOPERCULATA 
PULMOBRANGHIATA 

1. Lintitœa Joiibertl^ Bourg. ^ Malac. Tang., pi. i, 

lig. 23, 1888. 

2. Limnœa Laurenti, Bourg. ^ Mal. Tang., j)I. i, 

fig. 21-22. 

3. Limiiœa Alcrdiidriiui, Bouig.., Mal. A])yss., 

p. 1)2 et 0;5, fig. !)5el ÎK). 1883. 



A 2 — 



4. Lininœa Lavigeriana ^ Bourg. ^ Mal. Tang., 

pi. I, fig. 18-10. 

5. LiDiuœa a f ricana., Rappelle in : Bourg.., Malac. 

Abyss., p. 95 et 126, fig. 99, 1883. 

6. Liiuuœa Debaizei., Bourg.., Mal. Tang., pi. i, 

fig. 20. 

7. PJiysa Raudahell, Bourg.., Mal. Tang., pi, i, 

fig. 26-27. 

8. Pliysa Coulboisi., Bourg., Mal. Tang., pi. i, 



fig. 24-25. 



PLAAORBID.E 



9. Plauorbis sudaiiicus., Martcns., in : Malak. Bl., 

p. 35, 1870. — Bourg., Mal. Tang., pi. i, 
fig. 13-15. 

10. Plauorbis tauganilianus., Bourg.., Mal. Tang., 
pi. I, fig. 16-17. 

il. Plauorbis adoirensis., Bourg.., Moll. Egypte, 
Abyss., p. 11, 1879, et Mal. Tang., pi. i, 
fig. 1-4. 

12. Plauorbis Mouceti, Bourg., Mal. Tang., 1888. 

13. Plauorbis Lavigerianus, Bourg., Mal. Tang., 

pi. I, fig. 5-8. 

14. Plauorbis Bridou.rianus, Bourg., Mal. Tang., 
pi. I, fig. 9-12. 

15. Planorbula taugauihaua, Bourg., M..1. Tang. 
(Segmentina [Planorbula] alexandrina, var. 
tanganyicensis, Smith., 1881). 



— 43 — 

GASTEROPODA OPERCULATA 
BRANCHIATA 

PALUDINID^ 

16. Neotliaiinia taugaiiikaïuim^ Gran(Iidiei\ in : 
Bull. Soc. Mal. Fr. 11, 1885, p. 163, et Bourg., 
Mal. Tang., 1888, pi. ii, fig. 1. 

17. Neotliauina Dridouxiaiiani, Grandidicr, in : 
Bull. Soc. Mal. Fr. 11, 1885, p. 163, et Bourg., 
Mal. Tang., pi, ii, fig. 2-4. 

18. NeotJiauma Giraudi, Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 27, 1885, et Mal. Tang., pi. ii, 
fig. 5-6. 

19. NeoUiauma Servainianum, Grandldier, in : 
Bull. Soc. Mal. Fr. 11, 1885, p. 163, el Bourg., 
Mal. Tang., pi. m, fig. 2-3. 

20. Neothauma bicarinatum, Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 28, 1885, et Mal. Tang., pi. m, 
fig. 1 

21. Neothauma Jouberli, Bourg., Mal. Tang., pi. m, 

fig. 4-5. 

22. Neotliaunia euryoïuphalus, Bourg., Mal. Tang., 
pi. II, fig. 7-8. 

23. NeotJiaunia Vysseri, Bourg., Mal. Tang., pi. m, 
fig. 6. 

24. Vivipara Briiicatiaiia, Bourg., Mal. Tang., 
pi. IV. fig. 1. 

25. Vivipara Bridou.riaua, Bourg., Mal. Tang., 
pi. IV, fig. 2. 

26. C[fO])((lra GuillciJicli. Bourg., lï!sp. nouv. et 



g. nouv. Oiikcr. etTang., p. G, 1885, el Mal. 
Tang., pi. IV, fig. 4. 

27. Cleopatra Jouberti\ Bourg. ^ .Mal. Tang., pi. iv, 
fig. 3. 

28. Bythiiiia luullisiilcata, Bourg. ^ Mal. Tang., 
pi. III, fig. 7-8. 

29. Bridouxia GiraucU., Bourg. ^ MoU. Giraiul. 
Tang., p. 30, 1885, et Mal. Tang., pi. iv, 
fig. 5-7. 

30. Bridouxia ViUeserriana, Bourg., Loc. siip. 
cit., p. 30, 1885, et Mal. Tang., pi. iv, fig. 8-10. 

31. Bridou.via costala, Bourg., Loc. sup. cit., 
p. 31, 1885, et Mal. Tang., pi. iv, fig. 11-13. 

32. Bridouxia Reymondi, Giraud, in : Bourg., 
Loc. sup. cit., p. 32, 1885, et Mal. Tang., 
pi. IV, fig. 14-18. 

33. Baizea Giraudi, Bourg., Loc. sup. cit., p. 34, 
1885, et Mal. Tang., pi. iv, fig. 17-19. 

34. Spekia zonaia, Bourg., Moll. Egypte, Abyss., 
p. 28, 1879, et Moll. Giraud, Tang., p. 37, 
1885, et Mal. Tang., pi. iv, fig. 20-24. (Litho- 
glyphus zonatus, de Woodward, 1859.) 

35. Spekia Duveyrieriaiia, Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 37, 1885, et Mal. Tang., pi. v, 
fig. 4-6. 

36. Spekia Grandidieriana, Bourg., Loc. sup. cit., 
p. 40, 1885, et Mal. Tang., pi. v, fig. 7-9. 

37. Spekia Cameroiii, Bourg., Mal. Tang., pi. v, 
fig. 13-15. 

38. Spekia Giraudi, Bourg., Moll. Giraud Tang., 
p. 36, 1885, et Mal. Tang., pi. [V, fig. 25-27. 



39. Spcl.ia llamijana, Bourg., Loc. siip. cil., p. 38, 

1885, et Mal. Tang., pi. v, fig. 1-3. 

40. Spekia Reymondi, Giraud, in : Bour^., Loc. 
sup. cit., p. 39, 1885, et Mal. Tang., pi. y, 



fig. 10-12. 



AMPULLARID/E 



41. Ampullaria Bridoaxi, Bourg., Mal. Tang., 
pi. V, fig. 22. 

42. Ampullaria ovata, Olivier, Voy. emp. ottom.. 
Il, p. 39 et atlas, pi. xxxi, fig. 1, 1804, et Bourg., 
Mal. Tang., pi. vi, fig. 1. 

43. Meladomus Jouherti, Bourg. , INIal. Tang. , pi. vi, 
fig. 6. 

44. Meladomus sinistrorsus. Bourg., Moll. Egypte, 
Abyss., p. 39, 1879. (Paludina sinistrorsa, 
Lea, in : Trans. amer. phil. Soc. vi, et Observ. 
q. Unio, II, p. 90, pi. xxiii, fig. 78.) 

45. Leroy a Bourguignati, Grandidier, in : Bull. 
Soc. mal., Fr., iv, 1887, p. 192, et Bourg., 
Mal. Tang., pi. vi, fig. 2-5. 

HAUTTECOEURID^ 

46. Tanganikia Fagotiana, Bourg., Moll. Giraiid 
Tang., p. 43, 1885, et Mal. Tang., pi. v, fig. 
20-21. 

47. Tanganikia opalina. Bourg., Mal. Tang., pi. v, 
18-19. 

48. Tanganikia Giraudi, Bourg., Mal. Tang., pi. v, 
fig. 16-17. 

49. Camhicria rufofilosa, Bourg. , Mal. Tang. , pi. vi , 



— 40 — 

fig. 8-10. (Lithoglyphiis rufofilosus, SuiilJi.^ 
1880. Tanganikia rufofilosa [ non Crosse ], 
Bourg., 1885. ) 

50. Cambieria Maïuioiviana., Bourg. ^ Mal. Tang., 
pi. VI, fig. 11-12. (Tanganikia Maiinoiriana, 
Bourg., 1885.) 

51. Cambieria ovoidea., Bourg.., Mal. Tang., pi. vi, 
fig. 13-14. (Tanganikia ovoidea, Bourg.., 
1885.) 

52. Cambieria Jouberti, Bourg.., Mal Tang., pi. vi, 
fig. 15-16. 

53. Hauttecœuria Hamyana., Bourg. , Moll. Giraiid 
Tang., p. 48, 1885, et Mal. Tang., pi. vu, fig. 
6-7. 

54. Hauttecœuria Burtoni., Bourg.., Mal. Tang., pi. 
VII, fig. 1-3. 

55. Hauttecœuria Moineti., Bourg.., ^lal. Tang.., pi. 
VI, fig. 4-5. 

56. Hauttecœuria macrostoma., Bourg. .,Mix\. Tang., 
pi. VI, fig. 10-11. 

57. Hauttecœuria Giraudi., Bourg.., Moll. Giraud 
Tang., p. 49, 1885, et Mal. Tang., pi. vu, fig. 
8-9. 

58. Hauttecœuria Milne-Eda'ardsia/ia ., Bourg.., 

Moll. Giraud Tang., p. 50, 1885, et Mal. Tang., 
pi. VII, fig. 12-14. 

59. Hauttecœuria Charmettanti., Bourg. , Mal. , 
Tang., pi. VII, fig. 15-17. 

60. Hauttecœuria soluta.. Bourg.., Moll. Giraud 
Tang., p. 51, 1885, et Mal. Tang., p,. vu, fig. 
18-19. 



— 47 — 

61. Hautlecœuria Brincdiiaiia, Bourg. ^ Mal. Tang., 
pi. vit, fig. 20-21. 

62. Haiittecœuria singularis., Bourg. .^ Moll. Giraucl 
Tang., p. 52, 1885, et Mal. Tang., pi. vu, fig. 
22-23. 

63. Hauttecœuvia Jouhevii.^ Bourg.., Mal. Tang., pi. 
vu, fîg. 24-25. 

64. Hautlecœuria Duveyrlcriana ^ Bourg. ^ INIoll. 
Giraiid Tang., p. 53, 1885, et Mal. Tang., pi. 
viii, fig. 4-6. 

65. Hautlecœuria Eeymondi., Giraucl., in : Bourg.., 
Moll. Giraud Tang., p. 54, 1885, et Mal. Tang., 
pi. YIII, fig. 1-3. 

QQ. Hautlecœuria Mauuoiriana., Bourg.., Moll. Gi- 
raud Tang., p. 55, 1885, et Mal. Tang., pi. viii, 
fig. 7-8. 

67. Hautlecœuria Levesquiaua., Bourg. , Mal. Tang. , 
pi. viii, fig. 9-11. 

68. Hautlecœuria Locardicuia, Bourg. .,Mnl. Tang., 
pi. VIII, fig. 12-14. 

69. Hautlecœuria Lai'igieriana, Bourg., Mal. Tang., 

pi. Yii, fig. 26-27. 

70. Hautlecœuria Servainiaiia, Z?6»«/"^., Mal. Tang. , 

pi. VIII, fig. 18-19. 

71. Hautlecœuria Cameroni, Bourg., Mal. Tang., 
pi. VIII, fig. 15-17. 

72. Hautlecœuria pusilla, Bourg., Mal. Tang., pi. 
VIII, fig. 32-34. 

73. Hautlecœuria eximia, Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 55, 1885, et jNIal. Tang., pi. viii, fig. 
20-22. 



— 48 — 

74. Hautlecœiiria Camhieri ^ Girand ., in : Boiii-g.. 
Moll.GiraudTang., p. 56, 1885, etMal.Tang., 
pi. VIII, fig. 23-25. 

75. Hauttecœuria Bridouxiana ^ Bourg.^ Mal. 
Tang., pi. VIII, fig. 26-28. 

76. Hauttecœuria minuta, Bouj'g., Moll. Giraud 
Tang., p. 57, 1885, et Mal. Tang., pi. viii, fig. 
29-31. 

HYLACANTHID/E 

77. HylacantJia Horei^ Aiicey, in ; Natur., 1886. 
(Tiphobia Horei, Smith, in: Proceed. zool. Soc. 
Lond., p. 348, pi. xxxi ; fig. Q-Q\ et p. 293, pi. 
Lxxiv, fig. 28, 1883, et Bourg, in : Bull. Soc. 
mal. Fr., III, 1886, p. 143, pi. vi, fig. 1-4, et 
Mal. Tang., pi. ix, fig. 1-4.) 

78. Hylacantha longirostris^ Bourg., in : Bull. Soc. 
mal. Fr., III, p. 144, pi. vi, fig. 8-10, 1886, et 
Mal. Tang., pi. ix, fig. 8-10. 

79. Hylacantha Joubertl, Bourg., in : Bull. Soc. 
mal. Fr., III, p. 146, pi. vi, fig. 11-13, 1886, et 
Mal. Tang., pi. ix, fig. 11-13. 

80. HylacanthaBourgalgnatl,Jouhert, in : Bourg.., 

in : Bull. Soc. malac. Fr., III, p. 148, pi. vi, 
fig. 5-7, 1886, et Mal. Tang., pi. ix, fig. 5-7. 

LITTORINID^ 

81. Limiiolrochus Kirki, Smith., in : Ann. and mag. 
nat. liist., N. s. vi, 1880, p. 426 et in : Proc. 
zool. Soc. Lond., 1881, p. 286, pi. xxxiii, fig. 
18-18\ et Bourg., INIal. Tang., pi. x. fig. 1-3. 



— 4!) — 



82. 



Limiwt radius Thomsom\ Smith.^ Loc. sup. cit., 
1880, p. 425, et 1881, p. 285, pi. xxx.n, fie.! 



17-17^ et Bourg., Mal. Tang., pi. x, fig. 4-7. 

83. Limnotrochus Giraudi, Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 59, 1885, et Mal. Tang., pi. x fnr 
8-10. ^ V ^ r.- 

84. L/mnofroc/iu.s^ cijclostoma. Bourg., .AIoll. Gi- 
raud Tang., p. 60, 1885, et MaL Tano- „] x 
fig. 11-13. r, 1 • - , 

SYRXGLOPSID.J- 

85. Syruolopsis lacustris (non Crosse), Smith, in : 
Ann. and mag. nat. Hist., 1880, p. 426, et in : 
Proc. zool. Soc. Lond., 1881, p. 283, pi. xxxui, 
fig. 2l-21^ et Bourg., Mal. Tang., pi. x, fig. 
14-17. 

86. Syruolopsis Haimjana, Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 17, 1885, et Mal. Tang., pi. x, fio- 
18-21. 

87. Syruolopsis Grandidieriana, Bourg., Moll. Gi- 
raud Tang., p. 18, 1885, et Mal. Tang., pi. x, 
fig. 22-24. (Syruolopsis lacustris de Crosse, 
non Smith.) 

^^. Syruolopsis Anceyana, Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 20, 1885, et Mal. Tang., pi. x, fio- 
25-27. ^ 

89. Syruolopsis Giraudi, Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 20, 1885, et Mal. Tang., pi. x fi.v 
31-33. 

90. Syruolopsis miuuta,Bourg.,Mo\\.(yxv^xu\'X,xnor. 
p. 21, 1885, et Mal. Tang., pi. x, fig. 28-30."" 

linH. Snr. „uilnc. Fnmrr, M. .)ui„ i.syj. _ 4 



— 50 



GIRAUDID.E 



91. Giraudia prœclara ^ Bourg. ^ Moll. Giraiid 
Tang., p. 62, 1885, et Mal. Tang., pi. xi, 
16-18. 

92. Giraudia Grandidieria.^ Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 63, 1885, et Mal. Tang., pi. xi, fig. 
19-21. 

93. (jiraudia Lavigeriana., Bourg.., Mal. Tang., 
pi. XI, fig. 22-24. 

94. Reymondia Horei, Bourg.., Moll. Giraud Tang., 
p. 65, 1885, et Mal. Tang., pi. xi, fig. 1-2 (me- 
lania? Horei de Smith, 1880). 

95. Reymondia Giraudi, Bourg.., loc. siip. cit., 
p. 65, 1885, et Mal. Tang., pi. xi, fig. 3-4. 

96. Reymondia Jouberti , Bourg.., Mal. Tang., 
pi. XI, fig. 5-6. 

97. Reymondia Monceti., Bourg.., JNIal. Tang., pi. xi, 
fig. 7-8. 

98. Reymondia Bridou.riana., Bourg.., Mal. Tang., 
pi. XI, fig. 14-15. 

^9. Reymondia pyramidalis., Bourg.., Mal. Tang., 
pi. XI, fig. 9-13. 

MELAMD.E 

100. Melania tuberculata , Bourg. .,lslo\\. orient., 
p. 65, 1853, et Mal. Alg., II, 1864, p. 25, 
pi. XV, fig. 1-11, et Mal. Tang., pi. xi, fig. 26- 
27 (nerita tuberculata. Millier, 1774). 

101. Melania admirabi/is\ liourg.. Mal. Tang., 



— 51 — 

j)l. XI, fig. 25. (Molania [Sermylu] adinirabilis, 
Smith^ in : Ann. and. mag. nat hist., 1880, 
p. 427.) 

102. Horea tanganiliana ^ Bourg. ^ INIal. Tang., 
pi. XI, fig. 28-29. 

103. Boiii-guignatia BridoiLxi., Bourg.., Mal. Tang., 
pi. XII, fig. 1-4. 

104. Bourguignatia Jouherli., Bourg.., INIal. Tang., 
pi. XII, fig. .5-7. 

105. Bourguiguatia iniperialls., Giraucl^ in : Bull. 
Soc. mal. Fi-., 1885, p. 193, pi. viii, fig. 5-7, 
et Bourg.., Moll. Giraud Tang., p. 67, 1885, et 
Mal. Tang., pi. xii, fig. 8-10. 

106. Baiidabelia caio.via ., Bourg., Mal. Tang., 
pi. XIII, fig. 1-2. 

107. Randabelia Hamyana, Bourg. ^ Mal. Tang., 
pi. XIII, fig. 3-4. (Paramelania Hamyana, 
Bourg., Moll. Giraud Tang., p. 71, 1885.) 

108. Joubertia Baizeana , Bourg.., Mal. Tang., 
pi. XIII, fig. 5-7. (Paramelania Baizeana, Bourg. 
Moll. Giraud Tang., p. 74, 1885.) 

109. Joubertia spinulosa ., Bourg., Mal. Tang., 
pi. XIII, fig. 8-10. (Paramelania spinulosa. 
Bourg., Moll. Giraud Tang., p. 75, 1885.) 

110. Joubertia Stanleyana, Bourg., Mal. Tang., 
pi. XIII, fig. 11-12. (Paramelania Stanleyana, 
Bourg., Moll. Giraud Tang., p. 75, 1885.) 

111. Lavigeria diademata, Bourg., Mal. Tang., 
pi. XIII, fig. 15-17. 

112. Lavigeria coronata, Bourg., Mal. Tang., 
pi. xfii. fig. 13-14. 



113. Lavigeria grandis, Bourg., Malac. Tang., 
pi. XIV, fig. 1. (Melania [ParamelaniaJ nassa, 
var. B. grandis, Crosse., 1881, et Paramelania 
grandis, Bourg.., Moll. Giraud Tang., p. 69, 
1885.) 

114. Lavigeria callista, Bourg., INlal. Tang. pi. xiv, 
fig. 2. 

115. Lavigeria Joubcrti, Bourg., Malac. Tang., 
j)l. XIV, fig 4. 

IIG. Lavigeria perexeniia , Bourg., Malac. Tang., 
pi. XIV, fig. 3. 

117. Lavigeria combsti ., Bourg., INIalac. Tang., 
pi. XIV, fig. 7. 

118. Lavigeria Ruellaniaiia , Bourg., Mal. Tang., 
pi. XIV, fig. 5. 

119. Edgaria paucicostata , Bourg., Mal. Tang., 
pi. XIV, fig. 8-9. (Melania [Paramelania] nassa, 
var. g. paiicicostata, Crosse., 1881; Paramelania 
paiicicostata , Bourg.., Moll. Giraud Tang., 
p. 69, 1885.) 

120. Edgaria callopleuros , Bourg., Mal. Tang., 
pi. XIV, fig. 10-11. (Paramelania callopleuros. 
Bourg., Moll. Giraud Tang., p. 69, 1885.) 

121. Edgaria Moiiceti, Bourg.., Mal. Tang., pi. xiv, 
fig. 12-13. 

122. Edgaria lit/oralis , Bourg., Malac. Tang., 
pi. XIV, fig. 14-16. 

123. Paramelania Damoui, Smith, in : Proceed. 
zool. Soc. Lond., p. 559, fig. 1, 1881, et Bourg. 
Mal. Tang., pi. xiv, lig. 17. 

12'). Paramelania crassigranulata , Smi/Ii , in : 



Proceed. zool. Soc. Loiid., 1881, p. 500, fig. 2, 
et Bourg., Mal. Taiig. , pi. xiv, fig. 18. 

125. Paramelania infralirata., Bourg., Mal. Tang., 
pi. xv, fig. 4-5. 

126. Pdramclania egregia., Giraud., in : Bourg., 
Moll. Giraud Tang., p. 81, 1885, et Mal. Tang., 
pi. XV, fig. 1-3. 

127. Paramelania obiasa , Bourg., Mal. Tang., 
pi. XV, fig. 6-8. 

128. Paramelania Duveyrieriana ., Giraud, in: 
Bourg., Moll. Giraud Tang., p. 79, 1885, et 
Mal. Tang., pi. xv, fig. 12-13. 

129. Paramelania Ledoulxiana ., Giraud, m : 
Bourg., Moll. Giraud Tang., p. 80, 1885, et 
Mal. Tang., pi. xv, fig. 14-15. 

130. Paramelania formosa, Bourg.., Mal. Tang., 
pi. XV, fig. 9-11. 

131. Paramelania Cameroniana , Bourg., Moll. 
Giraud Tang., p. 80, 1885, et Malac. Tang., 
pi. XV, fig. 22-23. 

132. Paramelania singularis, Bourg., Mal. Tang., 
pi. XV, fig. 16-17. 

133. Paramelania Bourguignati , Giraud, in : 
Bourg., Moll. Giraud Tang., p. 73, 1883, et 
Mal. Tang., pi. xv, fig. 18-19. 

134. Paramelania Reijmondi , Giraud, loc. sup. 
cit., p. 72, 1885, et Bourg., Mal. Tang., pi. xv, 
fig. 20-21. 

135. Paramelania timida , Bourg., Mal. Tang., 
pi. XV, fig. 24-25. 

130. Paramelania Milne-Edward.siaiut , Bourg., 



— Fi/. _ 



Moll. Giraud Tang., p. 77, 1885, et Mal. Tang., 
pi. XV, fig. 30. 

137. Paraïuelania Lessepsiann , Giraud^ in : 
Bourg.. Moll. Giraud Tang., p. 78, 1885, et 
Mal. Tang., pi. xv, fig. 28-29. 

138. Paramelania paliistris, Bourg. ^ Mal. Tang., 
pi. XV. iig. 31-32. 

139. Paramelania Grandidieriana., Bourg. ^ Moll. 
Giraud Tang., p. 70, 1885, et Mal. Tang., 
pi. XVI, fig. 1-2. 

140. Paramelania nassatella., Bourg.., Mal. Tang., 
pi. XVI, fig. 3-4. 

141. Paramelania lacunosa, Bourg.., Mal. Tang., 
pi. XVI, fig. 5-6. 

142. Paramelania Randabeli, Bourg., Mal. Tang., 
pi. XVI, fig. 21-22. 

143. Paramelania nassa , Bourg.., Moll. Giraud 
Tang., p. 67, 1885, et Mal. Tang., pi. xvi, 
fig. 7-8. (Melania [Melanella] nassa, de Wood- 
ward, 1859.) 

144. Paramelania Smitlii, Bourg., Mal. Tang., 
pi. XVI, fig. 11-12. 

145. Paramelania venusta , Bourg., INIal. Tang., 
pi. XVI, fig. 13-14. (Melania nassa [non Wood- 
ward] deBrot, 1874.) 

146. Paramelania Mabilliana, Bourg., Mal. Tang., 
pi. XVI, fig. 17-18. 

147. Paramelania Livingsfoniana , Giraud, in: 
Bourg., ^Nloll. Giraud Tang., p. 85, 1885, et 
INIal. Tang., pi. xvii, fig. 1-2. 

148. Paramelania nassatiformis , Bourg., Mal. 



— 55 — 
Tang. pi. xvii, fig. 5-6. (Melania [Melanella] 
nassa [non Woodward] de Smith, 1881.) 

149. Paramelania Limnœa, Bourg., Mal. Tang., 
pi. XVII, fig. 7-8. 

150. Paramelania pulchella, Bourg. ,Mo\\. Giraiid 
Tang., p. 86, 1885, et Mal. Tang., pi. xvii, 
fig. 9-10. 

151. Paramelania elongata, Bour<r., Mal. Tano- 
pi. XVI, fig. 9-10. 

152. Paramelania Giraudi, Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 82, 1885, et Mal. Tang., pi. xvi, 
fig. 19-20. 

153. Paramelania Locardiana, Bourg., loc. sup. 
cit., p. 82, 1885, et Mal. Tang., pi. xvi, fig. 23- 
24. 

154. Paramelania crassilabris, Bourg., loc. sup. 
cit., p. 84, 1885, et Mal. Tang., pi. xvi, fig. 15- 
16. 

155. Paramelania hythiniformis , Bourg.., Mal. 
Tang., pi. XV, fig. 26-27. 

156. Paramelania Servainiana, Bourg., Moll. Gi- 
raud Tang., p. 83, 1885, et Mal. Tang., 
pi. xvn, fig. 11-12. 

157. Paramelania arenarum. Bourg., Mal. Tano-., 
pi. XVII, fig. 3-4. 

NEHITID/E 

158. Stanleya neritoides , Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 87, 1885, et Mal. Tang., pi. xvn, 
fig. 13-15. (Lithoglyphus neritoides, de Smith, 



— 50 — 
1880 ; Tanganyicia ? neritoides , de Crosse^ 
1881.) 

159. Coulboisia Giraudi ^ Bourg. ^ Mal. Tang., 
pi. XVII, fig. 16-17. (Stanleya Giraudi, Bourg., 
Moll. Giraud Tang., p. 88, 1885.) 

160. Coulboisia Smithiana., Bourg., Mal. Tang., 
pi. XVII, fig. 18-19. (Stanleya Sinithiana,i?o«/'^., 
Moll. Giraud Tang., p. 88, 1885.) 

NATICID.E 

161. Runiella glohosa, Bourg. ,}\\d\. Tang., pi. xvii, 
fig. 20-22. 

162. Rumella caUifera , Bourg., Mal. Tang., 
pi. XVII, fig. 23-25. 

163. Bumella Milne-Echvardsiana, Bourg., Moll. 
Giraud Tang., p. 91, 1885, et Mal. Tang., 
pi. XVII, fig. 26-28. 

164. Rumella Giraudi, Bourg. ,\oc. sup. cit., p. 90, 
1885, et Mal. Tang., pi. xvii, fig. 35-37. 

165. Rumella Joubcrti, Bourg., Mal. Tang., pl.xvii, 
fig. 29-31. 

166. Rumella Lavigeriana, Bourg., Mal. Tang., 
pi. XVII, fig. 32-34. 

ACEPHALA 

LAMELLIBRANCIIIATA 

SPILERID.E 

167. Grandidicria elongala. Bourg., Moll. Giraud 
Tang.. p. 94. 1885. 



— o/ 

1G8. Graiidldleria (jiraiuli^ Bourg. ^ INIolI. (liraud 
Tang., p. 95, 1885. 

169. Grnndidieria niirn ^ Bourg.., Moll. Giraiid 
Tang., p. 96, 1885. 

170. Grandidieria Servalniana., Bourg.., in : Bull. 
Soc. mal. Fr., II, 1885, p. 6. (Unio Burtoni 
[non Woodward], Smith., in : Proceed. zool. 
Soc. Lond., 1881, pi. xxxiv, fig. 33 seuleiuenl .) 

171. Grandidieria Horei., Bourg.., in : Bull. Soc. 
mal Fr., p. 6, 1885. (Unio llorei, Siuiih., in : 
Proceed. zool. Soc. Lond., 1881, pi. xxxiv, 
fig. 37.) 

172. Grandidieria insignis., An ce y, in : Bourg. 
Esp. nouv. et g. nouv., Ouk. et Tang., p. 16, 
1885. 

173. Grandidieria rotundata ., Bourg. ., Moll. Gi- 
raud Tang., p. 98, 1885. 

174. Grandidieria Burtoni., Bourg.., in : Bull. Soc. 
mal. Fr., II, 1885, p. 6. (Unio Burtoni [non 
Smith, non Crosse], Woodivard, in : Proceed. 
Soc. Lond., 1859, p. 349, pi. xlyh, fig. 1.) 

175. Grandidiei-ia Sniit/u\ Bourg.., in : Bull. Soc. 
mal. Fr. ii, 1885, p. (Unio Burtoni [non 
^Voodward], cS"/»//// , in : Proced. zool. Soc. 
Lond., 1881, pi. xxxiv, fig. 33^^ seulement. ) 

176. Grandidieria Anceyi Bourg. , Esp. nouv. et 
g. nouv. Ouk. et Tang., p. 15, 1885. 

177. Grandidieria callista., Bourg.., Mal. Tang., 
pi. XVIII, 1888. 

.178. Grandidieria cjt/re/iop.s-is , Bourg. ^ in : Bull. 
Soc. mal. Fr., p. 9., pi. i, fig. 7-9, 1885. 



— 58 — 

179. Graiididieria Hauttecœiiri Bourg. ^ Esp. nouv. 
et g. nouv. Ouk. et Tang., p. 17, 1885. 

180. Grandidievia singalaris., Bourg.., Mal. Tang., 
pi. XIX, 1888. 

181. Grandidievia Thomsoni., Bourg., in : Bull. 
Soc. mal. Fr. ii, 1885, p. 7. (Unio Thomsoni, 
Sfiiil//., in : Proceed. zool. Soc. Lond., p. 399, 
pi. XXXIV, fig. 36, 1881.) 

182. Graiididieria Ujijensis., Bourg.., in : Bull. Soc. 
mal. Fr. II, 1885, p. 7. (Unio Nyassaensis [non 
Lea], var Tanganyicensis, Smith, in : Proc. 
zool. Soc. Lond. 1881, pi. xxxiv, fig. 3^" seu- 
lemeiit, et [idem], var. Ujijensis de Crosse. 
1881.) 

183. Grandidieria corbicula , Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 100, 1885, et Mal. Tang., pi. xix. 

184. Grandidieria incarnata, Bourg., Moll. Gi- 
raud Tang., p. 101, 1885. 

185. Grandidieria granulosa, Bourg, Moll. Giraud 
Tang., p. 102, 1885, et Mal. Tang., pi. xix. 

186. Grandidieria tanganihana, Bourg., in : Bull. 
Soc. mal. Fr. ii, 1885, p. 7. ( Unio tanganyi- 
censis, Smith, in : Proc. zool. Soc. Lond., 
1880, p. 351, pi. XXXI, fig. 9 et 9% et 1881, 
pi. xxxiv, fig. 35.) 

187. Grandidieria Locardiana, Bourg., Esp. nouv. 
et g. nouv. Ouk. et Tang., p. 19, 1885. 

188. Grandidieria gravida, Bourg., in : Bull. Soc. 
mal. Fr. II, 1885, p. 7, pi. i, fig. 1-6. 

189. G/-andidieria rost/'ata. Bourg., in : Bull. Soc. 
mal. Fr. 11, 1885, p. 10, pi. i, fig. 10-12. 



— 59 — 

190. Corbicala tangaiiilidiui. Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 104, 1885. (Cyrena [Gorbicula] ra- 
diata, var. Smith, in : Proc. zool. Soc. Lond., 
1881, p. 295, et var. Tanganyicensis de 
Crosse. ) 

191. Pisidiiuu Giraiidi , Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 105, 1885. 

192. Pisidiuiu Heruiosuiu , Bourg., ]Mal. Tang., 
pi. xvin, 1888. 

UMOMD.E 

193. Uiiio calalJius, Bourg., Esp. nouv. et g. nouv. 
Oiikéréwé et Tang., p. 23, 1885. 

194. Unio Jouherti, Bourg., Univ. et Irid. Tang., 
p. 8, 1886. 

195. Unio CJiarbonnieri , Bourg., Univ. et Irid. 
Tang., p. 9, 1886, et Mal. Tang., pi. xx, 
fig. 1-2. 

196. Unio Moineti, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 11, 1880. 

197. Unio Coulboisi, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 12, 1886, et Mal. Tang., pi. xx, fig. 3-4. 

198. Unio Bridouxi, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 13, 1886. 

199. Unio Lavigerianus , Bourg., Un. et Irid., 
Tang., p. 14, 1886. 

200. Unio Guillcnieti, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 15, 1886. 

201. Unio Dromauxi, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 17, 1886, et Mal. Tang., pi. xxi, fig. 1-2. 



— 60 — 

202. Unio Vynchei^ Bourg. ^ Un. et Irid., Tang., 
p. 18, 1886. 

203. Unio Josseti., Bourg.., Un. et Irid. Tang., 
p. 19, 1886. 

204. Unio Memirdi., Bourg.., Un. et Irid. Tang., 
p. 20, 1886. 

205. Unio Vysseri., Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 21, 1886. 

206. U/iio Randabeli, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 22, 1886. 

IRIDIMD.E 

207. Mutela Bridou.ri, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 25, 1886, et Mal. Tang., pi. xii, fig. 1. 

208. Mutela Luvigeridiia , Bourg., Un. et Irid, 
Tang., p. 26, 1886. 

209. Mutela soleniforniis , Bourg., Esp. noiiv. et 
g. noLiv., Ouk. et Tang., p. 25, 1885, et Mal. 
Tang., pi. XII, fig. 2-3. (Mutela exotica ? de 
Smith; in : Proc. zool. Soc. Lond., 1880, 
p. 350, et 1881, p. 296.) 

210. Mutela Moineti, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 27, 1886. 

211. Mutela Jouberti, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 28, 1886, et Mal. Tang., pi. xxiii, fig. 1. 

212. Mutela Mon cet i. Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 29, 1886. 

213. Mutela Vysseri, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 31, 1886, et Mal. Tang., pi. xxiii, fig. 2-3. 

214. Burtonia tanganikana. Bourg., Moll. Ouk. 
p. 20, 1883, el Esp. nouv. et g. nouv. Ouk. et 



— Gl — 

Taiig., p. 38, 1885. (Spalha tanganyironsis 

S/iiit/i, in : Proc. zool. soc. Loiid., 1880, pi. 

xxxr, fig. 8 seulement). 
2i5. Biirlo/iia Livingstoniaiia^ Bourg., Moll. Oiik. 

p. 23, 1883, et Esp.noLiv. et g.nouv. Ouk. et 

Tang., p. 38, 1885. ( Spatha tanganyicensis, 

S/iiith, in : Proc. zool. Soc. Lond., 1880, pl.xxxi, 

fig. 8* [non adulte], et 1881, pi. xxxiv, fig. 32 

[ adulte j^i. 
2\.Ç>. Biirionin Moiiieli, Bourg., Un. et Irid. Tang., 

p. 33, 1886, et Mal. Tang., pi. xxv, fig. 3. 
217. Burlonia eJongata, Bourg., Un. et Irid. Tang., 

p. 34, 1886, et Mal. Tang., pi. xxv, fig. 3. 
2\.S.Burtonia subtriaitgularis, Bourg. Un. et irid. 

Tang., p. 35, 1886, et Mal. Tang., pi. xxv, 

fig. 2. 
2i9. Burlonia Lnvigerlana, Bourg., Un. et Irid. 

Tang., p. 36, 1886, et Mal. Tang., pi. xxiv, 

fig. 1-4. 

220. Burtouia Bridouxi, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 37, 1886. 

221 . Burlonia Bourguignati, Anceij, in Bourg. , Vn. 
et Irid Tang., p. 38, 1886, et Mal Tang., xxvr, 
fig. 4-5. 

222. Burtonia contorta, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 39, 1886, et Mal. Tang., xxvi, fig. 3-5. 

22'i. Burtonia Jouberti, Bourg., Un. et Irid. Tang. 
p. 40, 1886. 

224. Burtouia magnifica. Bourg. , Un. et Irid . Tang. , 
p. 41, 1886, et Mal. Tang., pi. xxvi, fig. 1-2. 

225. Burtonia Grandidicriana . Bourg., Un. et irid. 



— 02 — 

Tang. p. 42, 1886, et Mal. Tang., pi. xxvii, 

fig. 1-3. 
22Q>. Brazzoia ventrosa^ Bourg. ^ Un. et Irid. Tang., 

p. 45, 1886, et Mal. Tang., pi xxix, fig. 4. 
227. Brazzœa Ancei/i., Bourg. .,Esp. nouv. et g. nouv. 

Onk. et Tang., p. 33, 1885, et Mal. Tang. 

pi. XXVIII, fig 1-4. 
22S. Brûzzœa Randaheli., Bourg. ^\Jn. etirid. Tang., 

p. 46, 1886. 

229. Brazzœa Moineti., Bourg.., Un. etirid. Tang., 
p. 47. 1886. 

230. Brazzœa Jouherti., Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 48, 1886. 

231. Brazzsea Coulboisl, Bourg., Un. etirid. Tang., 
p. 50, 1886, et Mal. Tang., pi. xxix, fig. 1. 

232. Brazzœa elongata., Bourg.., Un. et Irid. 
Tang. p. 51, 1886, et Mal. Tang. pi. xxix, 

fig-2. 

233. Brazziva Charbonnieri, Bourg.., Un. et Irid. 
Tang., p. 52, 1886. 

23^. Brazzœa Lavigeriana, Bourg.., Un. et Irid. 

Tang., p. 53, 1886. 
235. Brazzœa Bridouxi., Bourg.., Un. et Irid. Tang., 

p. 54, 1886. 
236. Brazzœa Navcoiiibiaua., Ancey., in : Bourg.., 

Un. et Irid. Tang., p. 55, 1886. 
231. Brazzœa eximia.. Bourg.., Un. et Irid. Tang., 

p. 57, 1886, et Mal. Tang., pi. xxix, fig, 5. 
238. Brazzœa Bourguiguati\ Joubert., in: Bourg.., 

Un. et Irid. Tang., p. 58, 1886, et Mal. Tang., 

j)l. XX M II. fig. 5-6. 



— G.î — 
2'S'ù.Moiicclia Aiicciji, ]>ourg., Ksj). iiouv. <>t <>•. 

noiiv. Oiik. etTang.,p. 35, 1885, etMal.Tang., 

pi. XXX, fig. 1-3. 
2^0. Moncetia Lavigeriano, Bourg., Un. et Irid. 

Tang., p. 60, 1886, et Mal. Tang., pi. xxx, fig. 6. 
2^i. Moncetia Moineti, Bourg. ,\jn. et Irid Tang., 

p. 61, 1886, et Mal. Tang., pi. xxx, fig. 7. 
2^2. Moncetia Rochebrunia, Bourg., Un. et Irid. 

Tang., p. 62, 1886, et Mal. Tang., pi. xxx, 

fig. 8. 
2^'i.Monceti(( Joubcrti, Bourg., Un. et Irid. Tang., 

p. 63, 1886, et Mal. Tang., pi. xxx. fig. 4. 
2^^.Moncetia Bridouxi, Bourg., Un. et Irid. Tang., 

p. 65, 1886, et Mal. Tang. pi. xxx. fig. 5. 
2^'ô.Cftmerouia gigautea, Bourg., Un. et Irid. 

Tang., p. 68, 1886, et Mal. Tang., pi. xxxv, 

fig. 1. 

246. Cameronia admirahilis. Bourg. Un. et Irid. 
Tang., p. 69, 1886, et Mal. Tang., pi. xxxiv, 
fig. 1. 

247. CdmerouiaBridouxi, Bourg., Un. etirid. Tano- 
p. 71, 1886. 

2^^. Cameronia Guillemeti, Bourg., Un. et Irid. 

Tang., p. 72,1886. 
2^9. Cameronia pulchella, Bourg., Un. et Irid. 

Tang., p. 73, 1886. 
2o0. Cameronia Landeaui, Bourg., Un. et Irid. 

Tang., p. 74, 1886, et Mal. Tang., pi. xxxi, 

fig. 3. 
251. Cameronia obtusa, Bourg., Un. et Irid. Tang., 

p. 75, 1886. 



— (54 — • 

l'^l.Camerojua coniplanata, Bourg., Un. et Ii-id. 

Tang., p. 76, 1886. 
2b2>. Cameronia Boiirguigiiati., Ancey, in: Bourg., 

Esp. noLiv. et g. noiiv. Tang., p. 28, 1885, et 

Mol. Tang. pi. xxxiii. fig. 1. 
l'ô^.Cameronia Coulboisl, Bourg., Un. et Irid. 

Tang., p. 77, 1886, et Mal. Tang., pi. xxxi, 

fig. 1-2. 
2^b.C(nucrouia Locardiaua, Bourg., Un. et Irid. 

Tang. p. 78, 1886. 

256. Cu/iiero?i/a Revoiliaun, Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 107, 1885, et Un. et Irid. Tang., p. 79, 
1886. 

257. Cameronia Vyucliei, Bourg., Un. et Irid. Tang., 
p. 81, 1886. 

258. Cameronia Josscti, Bourg., Vn. et Irid. Tang., 
p. 82, 1886, et Mal. Tang., pi. xxxii, fig. 3. 

259. Cameronia CJiarbonnieri, Bourg., Un. et Irid. 
Tang., p. 83, 1886. 

260. Cameronia Spekei, Bourg., Mol. Egypte, Abyss. 
etc., p. 43, 1879, et Moll. Giraud Tang., p. 106, 
1885. (Iridina Spekei, Wooihvard, in: Proc. 
zool. Soc. Lond. 1859, p. 348, pi. xlyii, fig. 2.) 

261. Cameronia Giraudi, Bourg., Moll. Giraud 
Tang., p. 107, 1885. 

2Q2. Cameronia D/-omau.ri, Bourg., Un. et Irid. 

Tang., p. 84, 1886. 
26'3. Cameronia Lavigeriana, Bourg., Un. et Irid. 

Tang. p. 85, 1886. 
264. Cameronia MabilLiana, Bourg., Un. et Irid. 

Tang., p. 86, 1886. 



— 65 — 

2G5. CamerouiaJouberti^ Bourg. ^\}\\. etirid. Tang., 
p. 88, 1886. 

266. Camcronia Marioniana, Ancey, in : Bourg., 
Esp. noiiv. et g. nouv. Ouk. et Tang., p. 28, 
1885. 

267. Camcronia Moiueti., Bourg., Un. et Irid.Tang., 
p. 89, 1886. 

2G8. Camerotiia Anceyi, Bourg., Esp. nouv. et g. 

nouv. Ouk. et Tang., p. 30, 1885. 
2(j9.Ca/iieronia Randabeli., Bourg.., Un. et Irid. 

Tang. p. 90, 1886. 
270. Canieronia paradoxa., Bourg.., Un. et Trid. 

Tang., p. 91, 1886, et Mal. Tang., pi. xxxii, 

fig. 1-2. 

.CTHERID.E 

Tï\./Ethcria tanganikaua ., Bourg.., Mal. Tang., 
1888. (^Etheria elliptica [non Lamarck] de 
Smith in : Proc. zool. Soc.Lond., 1880, p. 352.) 



EXPLICATION DES PLANCHES 

Planche i. 

1-2 Micronyassiaeximia, Bourguignat. 

3-4 — Smilhi, — 

5-6 — Giraudi, — 

7-8 — singularis, — 

9-10 Nyassomelania leia, — 
11-12 — truncatelliforniis, — 

13-14 — laevigata, — 

Bull. Soc. Malac. France VI. Juin 1889. — 5 



— 66 — 

15-16 Nyassella Smithi, Boarguignat. 
17-18 — pulchra, — 

19-20 — episema, — 

21-22 — acuminata, — 

23-24 — formosa, — 

25-26 — Tayloriana. — 

Planche ii 

1-2 Nyassia callista, Boiirguiguat. 

3-4 — paradoxa, — 

5-6 — magnifica, — 

7-8 — elegans, — 

9-10 — Giraiidi, — 

11-12 — idia, — 

13-14 — Nyassana, — 

15-16 — thaumasta, — 

17-18 Nyassella arenaria, — 

DhU. Soc. rnalac. Fra>,ce. VI. Juin 1889. 



Bull. Soc. malac. France. VI. 1 



PL. 






15 



22 



^ 



•^ 




12 13 

A 




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19 



'y^ 



25 





26 




A. de Vaux-Bidon, del. 



Imp, Edouard Bry, Pc 



Mélanidées 
Du lac Nyassa. 



Bull. Soc, malacl'rance.VI. 



PLU. 




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10 




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12 



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17 



A 



18 
13 




16 

A 




A de Vaiix. -Bidon, dei. 



Imp. Edouard Bpy, Pans 



Mélanidé e s 
du lac Nyas s a. 



CATALOGUE 

DES 

MOLLUSQUES TERRESTRES 

ET FLUVIATILES 

DU 

DÉPARTEMENT DE LA DROME 

PAR 

M. GUSTAVE SAYN 

MEMBRE ASSOCIÉ 
(Avec le concours de M. Paul Fagot, membre fondateur.) 

2^ PARTIE 1 



Genus 23, ANGYLUS 
1. AXCYLUS SIMPLEX 

Lepas siiuple.v, Buc'hoz, Aldrov. Loth., p. 236, 

1771. 
An.cylus simplex, Bourguignat, g. Ane, in : Journ. 

conch., IV, p. 187, 1853. 

Petite source à Montvendre. Canaux du Valentin 
à Valence. 



1. Voir : Bull. Soc. malac. France, V, 1888, p. 120 à 184. 



— G8 — 

2. ANCYLUS LAGUSTRIS 

Patelin lacustris^ Linneiis, Syst. nat. (éd. X), p. 783, 

1758. 
Anci/lus lacustris, Millier, Verm. Hist., II, p. 199, 

1774. 

Etang de Saint-Louis, près de Saint-Paul-Trois- 
ChàteauxfFr. Florence). 

Genus 24, LIMN^A 
\. LIMN.EA STAGMALIS 

Hclix stagiialis, Linneus, Syst. nat. (éd. X), p. 774, 

1758. 
Limiiœa stagiialis^ Lamarck, Syst. s. vert., p. 91 

(emend.), 1820. 

Etang de Saint-Louis à Saint-Paul-Trois-Chà- 
teaux; étang de Chavanne; Valence; Grignan. 

2. LIMN.EA MONNARDI 

Giiluaria Moiinai'di, Hartmann, Gaster, p. 71. 

pi. XVIII, fig. 1-3, 1844. 
Lininœa Mouiiardi^ Lallemant et Servain, jNIoll. 
Jaulg., p. 37, 1869. 

Valence (Locard). 

3. LIMiYEA AURICILARIA 

Hélix auricularia, Linneus, Sysl. nat. (éd. X^, 

p. 774, 1758. 
LiiniieJis aiiricnldn'iis, Draparnaiid, Tabl. Moll., 



— 09 _ 
p. 48, 1801, et Mist. MolL, pi. n, fig. 28, 1805. 
Limiuvanuricularia, Diipuy, Hist. Moll. Fr. (ô'^fasc 
1851), p. 480, pi. xxn, fig. 8. 

Valence (Locard). 

4. LIMN.4<]A CANALIS 

Limnœa caualis, Villa, in : Ditpuij, Hist. Moll. Fr. 
(5« fasc, 1851), p. 482, pi. xxii, fig. 12. 
Etang de Chavanne. 

5. LIMN.4:A LIMOSA 

Hélix limosa, Linneus, Syst. nat. (éd. X), p 774 
1758. 

Limnœa limosa, Moqiiin-Tandon, Hist. Moll. Fr., 
II, p. 465, pi. xxiii, fig. 11-12, 1855. 

Valence; Chàtillon en Diois; Saint- Vallier, Saint- 
Paul-Trois-Chàteaux ; Charpey. 

6. LIMNyEA VULGARIS 

Limnœa viUgaris, G. Pfeiffer, Deutsch. Moll., I, 

p. 89, pi. IV, lîg. 22, 1821. 
Limnœa vulgaris, Dupuy, Hist. MolL (5" fasc 1851) 

p. 477. 

Die; Moras; Saint-Paul-Trois-Chàteaux. 
T. LIMNŒA PEREGRA 

Baccinmn peregriim, Millier, Verm. Hist. II, p 130 
1774. 

Limneus pereger, Draparnaud, Tabl. Moll., p. 48, 
1801, et Hist. Moll., pi. n, Çig, 34-37, 1805. 



— 70 — 

Limnea peregrn, Lamarck, Anim. s. vert., YI 
(2« partie), p. 161, 1822. 

Vers 800 à 900 mètres, dans tout le départe- 
ment, notamment aux environs de Vesc et de 
Gombovin. La taille des individus est très varia- 
ble; assez forte dans les régions basses, elle di- 
minue de plus en plus à mesure que l'on pénètre 
dans la réoion montaorneuse. 

8. LIMN.4ÎA PALUSTRIS 

Biiccinum palustre, Millier, Verm. Hist.,11, p. 131, 

1774. 
Limueus palitstris, Draparnaud, Tabl. Moll., p. 50, 

1801, et Hist. Moll., pi. ii, fig. 40-41, 1805. 
Limnea palustris, Fleming, Brit. anim., p. 274, 

1828. 

Canaux d'arrosage à Valence, à Chavanne, à 
Saint-Paul-Trois-Ghàteaux. 

9. LIMN.41A CORVIFORMIS 

Limnœa corviis^, Dupuy, llist. Moll. (5^ fasc, 

1851), p. 466, pi. XXII, fig. 6. 
Linina'a corvifonuis, Bourguignat, in : Servain, 

Hist. malac. Balalon, p. 61, 1881. 

Etang de Saint-Louis à Saint-Paul-Trois-Chà- 
teaux. 

1. Non Limniea coi\us ( Gmelin, 1788), Espèce difTéreiile 
servant de type à un groupe à part. 



10. LIMN^A TRUNCATULA 

Buccimim truncatulum, Mûller, Verm. Hist., II, 

p. 130, 1774. 
Limneiis truncatulus , Jeffreijs, Syn. test., in : Trans. 

Linn. Soc, Lond., 1830, p. 377. 
Lininœa triiiicatula, Beck, Ind. MolL, p. 113, 1837. 

Très abondante partout. 

Geniis 25, PHYSA. 

1. PHYSA FONTINALIS 

Bullafoiitinalis, Linneiis, Syst. nat. (éd.X), p. 717, 

1758. 
Physa fontinaUs, Draparnaiid, Tabl. MoII., p. 52, 

1801, et Hist. MoIL, p. 54, pi. m, fig. 8-9, 

1805. 

Valence ; Saint-Paul-Trois-Chàteaux. 
2. PHYSA ACUTA 

Phijsa acata^ Draparnaud, Hist. MolL, p. 55, pi. 
iTi, fig. 10-11, 1805. 

Valence ; Saint-Vallier. 

Genus 26, PLANORBIS 
1. PLANORBIS CONTORTUS 

Hélix contorta, Linneus, Syst. nat. (éd. X), p. 770, 
1758. 



— 72 — 

Planorbis coutortus^ Millier, Yerm. Ilist., II, p. 162, 
1774. 

Valence. 

2. PLANORBIS CORNEUS 

Hélix coniea ^, Linneus, Syst. nat. (éd. X), p. 770, 

1758. 
Planorbis conieus^ Poiret, Coq. Aisne, p. 87, 1801. 

Étang de Saint-Louis, à Saint-Paul-Trois-Châ- 
teaux. 

3. PLANORBIS ALBUS 

Planorbis albus, Millier, Verni. Hist. II, p. 164, 
1774. 

Fossé à Montvendre. 

4. PLANORBIS LEVIS 

Planorbis lœvis, Aider, Supp. Moll. Newc, in : 
Trans. Soc. ^e^YC., II, p. 337, 1837. 

Bassin des Granges, dans la commune d'An- 
neyron. 

5. PLANORBIS UMBILICATUS 

Planorbis innbilicatiis, Millier, Verni. Hist., II, 
p. 160, 1774. 

Montvendre; Saint-Restitut ; Valence, où les 
échantillons sont bien développés. 

1. Non llclix coniea de DiM|)ai'ii;uul 



0. PLANORBIS CARINATUS 

Plaiiorbis carinalus^ Millier, Verm. Hist., 11, p. 157, 
1774. 

Die; Montvendre ; Saint-Paul-Trois-Chàteaiix. 

7. PLANORBIS DUBIUS 

Plaiiorbis dubiiis^ Hartmann, Gaster, pi. xxxn, 
1844. 

Bassin aux environs de Die. 

8. PLANORBIS COMPLANATUS 

Hélix coiuplaiiata , Linneus, Syst. nat. (éd. X), 

p. 769, 1758. 
Plaiiorbis complaiiatus, Westerliind, in : Malak. 

Bl., 1877, p. 116, pi. IV, fig. 31-33. 

Montvendre. 

9. PLANORBIS VORTEX 

Hélix vortex^ Linneus, Syst. nat. (éd. X), p. 770, 

1758. 
Plaiiorbis vortex., Midler, Verm. Hist. 11, p. 158, 

1774. 

Valence ; Saint-Paul-Trois-Châteaux. 
10. PLANORBIS ROTUNDATUS 

Plaiiorbis rolundatus^ Poiret, Coq. Aisne, p. 93, 
1801. 

Montvendre. 



— 74 — 

Genus 27, CYGLOSTOMA 
1. CYGLOSTOMA ELEGANS 

Nerita elegans ^ Millier, Verm. Hist., II, p. 177, 

1774. 
Cyclostoma elegans ^ Draparnaïul, Tabl. Moll., 

p. 38, 1801, et Ilist. Moll., p. 32, pi. i. fig. 5- 

8, 1805. 

Espèce abondante partout jusqu'à 900 à 1 000 m. 
d'altitude. Très variable de taille et de coloration. 

Genus 28, POMATIAS 
1. POMATIAS PATULUS 

Cyclostoma patulum ^ Draparnaud, Tabl. Moll., 
p. 39, 1801, et Ilist. molL, p. 38, pi. i, fig. 9-10, 
1805. 

Pomatias patiihis^ Pfeiffer, in : Zeitschs,f. malak., 
1847, p. 110. 

Montagne du Barry, près Vérone, à l'altitude de 
900 mètres ; vallée des Nymphes, à la Garde-Adhé- 
mar (fr. Florence). 

2. POMATIAS SEPTEMSPIRALIS 

Ilclix septeiuspiralis ^ Razoumowski , Ilist. nat. 

Jorat, IV, p. 278, 1789. 
Pomalias scptemspiralis , Grasse, in : Journ. 

conch., 1864, p. 28. 

Ce Poniatias, bien que commun partout, est par- 



— 7,-) — 

ticulièrement abondant dans la zone des forets, 
entre 800 et 1 200 mètres. 

Un échantillon sénestre a été trouvé dans la forêt 
de Lente. 

Geniis 29, ACME 
1. ACME FUSCA 

Turbo fusca, Walker et Boys, Test, min., p. 12, 

pi. II, fig. 42, 1784. 
Acme fusca, Beck, Ind. MolL, p. 101, 1839. 

Sous une pierre (900 mètres), dans un petit bois 
de la montagne de Barry, près Vérone. Alluvions 
de la Drôme, entre Pontaix et Vercheny, ainsi que 
dans celles de la Vèvre, entre Gombovin et le pont 
de Ghailla, où elle est vraisemblablement amenée 
par les ruisseaux de Trompette et de Ghàteau- 
Double. Gette Espèce ne se trouve point dans la 
vallée principale, au-dessus de Gombovin, mais 
elle abonde à l'embouchure de ces ruisseaux. 

2. ACME DUPUYl 

Acme fusca, Dupuy, Gat. extr. Gallice test., n"* 2, 
1849, et Moll. Fr., p. 527, pL xxvii, fig. 1, 
1851. 

Acme Dupuy i, Paladilhe, Nouv. mise, malac, 
p. 81, pi. IV, fig. 10-12, 1869. 

Alluvions de la Vèvre, au-dessus des Durons, 
dans la haute vallée de Gombovin, où cette Espèce 
paraît localisée. 



— 76 — 

Genus 30, VÏVIPARA 

1. YIVIPARA COMMUNIS 

Nerita vivipara, Millier, Verm. Hist., II, p. 182, 

1774. 
Vivipara coiumunis , JMoquin-Tandon, in : Bour- 

guignat, Recons. viv., p. 15, 1880. 

Saint-Restitut ; Grigiian; Saint-Paul-Trois-Chà- 
teaiix. 

Genus 31, BYTHIiNIA 
1. BYTHINIA TENTACULATA 

Hélix tenta ciilata, Linneus, Syst. nat. (éd. X), p. 774, 

1758. 
Bytliinia tentaculata, Gray, in : Turton, Sh. Brit., 

p. 93, fig. 20, 1840. 

Valence; Saint-Restitut; Saint-Paul-Trois-Chà- 
teaux. 

2. BYTHINIA SEBETHINA 

Bythinia Sebetliiiia, Blanc, in : Coutagne, F. malac, 
bassin Rhône, I, 1881, p. 24. 

Fossés du quartier du Bouloussac, à Saint- 
Paul-Trois-Glîâteaux (fr. Florence). 

Genus 32, LARTETIA 

1. LARTETIA GARMERl, spec. nov. 
Testa rimato-perf'orata, cylindrico-conica, crassa, 



solida, lanigata, albo-lutea,diaphana; — spira elon- 
gata, obtiisa; — apice mamillato; — anfractibus 
6 1/2 convexis, rapide nihilomiiuis regalariler 
crescentibiis, sutura impressa quasi canaliculata 
separatis; — ultimo leviter majore, turgidulo, ad 
insertionem subsoluto; — apertura verticali, py- 
riformi-ovata; — peristomate subcontinuo, parum 
soluto, recto, crasso, intus incrassato, inferne 
impressiusculo; — labroexternodilatato, antrorsum 
provecto acarcuato; — ait. 1 3/4; diam., 1 millim. 

Coquille cylindro-conique, faiblement atténuée 
au sommet, à test solide, presque lisse, trans- 
parent, d'une teinte jaune-corné, et munie d'une 
perforation ombilicale en forme de fente. Spire 
allongée, obtuse supérieurement, terminée par un 
sommet mamelonné. Six tours et demi convexes, 
à croissance rapide, bien que régulière, et séparés 
par une suture profonde paraissant comme cana- 
liculée. Dernier tour un peu plus grand, un peu 
renflé dans le sens transversal, légèrement détaché 
à l'insertion. Ouverture verticale, ovale-pyriforme. 
Péristome presque continu, subadhérent, droit, 
et épaissi à l'intérieur, bord externe projeté en 
avant et régulièrement arqué. 

Cette Espèce, dédiée au regretté ]M. Garnier, 
est caractérisée notamment par une spire cylindro- 
conique, par un dernier tour convexe, par une suture 
pi'ofonde, par une ouverture ovale-pyriforme, etc. 

Cette Lartétie, du groupe de la L. diaphana^ a 
été recueillie dans les alluvions de la Vèvre, au- 
dessus du hameau des Durons, près Combovin. 



— 78 — 



2. LARTETIA BURGUNDICA 



Lartetia Burgundica, Locard, Monogr. Lart., 
p. 23, pi. I, fig. 13-14, 1882. 

Avec la précédente. 

3. LARTETIA FAGOTI spec. nov. 

Testa vix perforata, conica, crassa, solida, stria- 
tula, alba ; — spira conico-obtusa ; — apice sub- 
mamillato ; — anfractibus 61eviter convexis, circa 
suturam profundam angulatis ac canaliciilatis, re- 
gulariter rapideqiie crescentibus; — ultimo ma- 
jore, rotundato, subventroso, ad insertionem per- 
soluto; — apertura verticali, oblongo-rotundata, 
superne angulata; — peristomate continuo, fere 
soliito, recto, intus ac extus incrassato, inferne 
expansiusculo; — labro externo dilatalo, antror- 
siim arcLiato et provecto; — ait., 2 1/2, diam., 
1 1/4 millim. 

Coquille conique, épaisse, finement striolée, 
blanche, presque sans perforation. Spire conique, 
obtuse, à sommet peu mamelonné. Six tours, à 
croissance régulière bien que rapide, peu convexes, 
légèrement aplatis, carénés le long de la suture, à 
l'instar de la canalisation que l'on observe chez 
certaines Bythinelles. Dernier tour arrondi, assez 
ventru et fortement détaché à l'insertion. Ouver- 
ture verticale, oblongue-arrondie, anguleuse au 
sommet. Péristome continu, rectiligne, encrassé 
en dedans et en dehors, enfin faiblement dilaté à 



— vo- 
la base. Bord externe dilaté, arqué et projeté en 
avant. 

Cette Espèce se distingue des précédentes, avec 
lesquelles elle a été trouvée, par sa forme conique 
écourtée, qui lui donne une apparence trapue, par 
ses tours méplans, peu convexes, anguleux le long 
de la suture, par son dernier tour relativement 
volumineux, très détaché à l'insertion, par son 
péristome bien bordé en dedans et en dehors, etc. 

4. LARTETIA SUBGYLINDRICA, spec. nov. 

Testa perforata, fere cylindrica, superne parum 
attenuata, crassa, solida, alba, sublaevigata ; — 
spira subcylindrica; — apice obtuso, mamillato; 
— anfractibus 6 subventrosis, celeriter crescen- 
tibus, sutura profunda separatis ; — penultimo 
majore; — ultimo relative maximo, subturgido, ad 
insertionem soluto; — apertura subobliqua, ovata, 
superne vix angulata; — peristomate continue, 
soluto, undique extus perincrassato, inferne ex- 
panso; — labro externo parum dilatato, antrorsum 
provecto ac subcrenulato; — ait. 2; diam., 1 millim. 

Espèce voisine de la Lartelia l\ayi\ mais en 
différant par sa spire plus cylindrique, par sa 
suture moins profonde, par ses tours moins con- 
vexes, par son ouverture un peu plus rétrécie, etc. 

Toutes ces Lartéties [Garnieri, BurgiLtidica^ 
Fagoti et siihci/liiidrica)^ recueillies ensemble dans 

1. Boiuguigiiat, in : Locard, Mon. Larl. p. 22, lig. il-12, 
1882. 



— so- 
les alluvions de la Vèvre, au-dessus de Gourbovin, 
appartiennent à la série de la diaphana. 

5. LARTETIA SAYNI, spec. nov. 
Lartetia Sayni^ Fagot, in lilt. 

Testa subperforata, conico-elongata, crassa, alba, 
striatula ; — spira conica, lanceolata; — apice 
minute, non mamillato ; — anfractibus 7 subcon- 
vexis, regulariter lenteque crescentibus, sutura 
profunda separatis; — ultimo paululum majore, 
turgidulo, ad insertionem subsoluto ; — apertura 
obliqua, ovali, superne vix angulata; — peristo- 
mata subcontinuo, intus incrassato, undique regu- 
lariter expanso; — ait., 2 1/2; diam., 1 1/4 millim. 

Coquille conique-allongée, épaisse, blanchâtre, 
faiblement striolce, munie d'une petite perfo- 
ration. Spire conique, allongée-lancéolée. Sommet 
exigu, assez aigu. Sept tours peu convexes, à crois- 
sance lente et régulière, séparés par une suture 
profonde. Dernier tour assez développé en 
convexité transversale, relativement plus grand, 
faiblement détaché à son insertion. Ouverture 
oblique, ovalaire, peu anguleuse au sommet. 
Péristome presque continu, intérieurement en- 
crassé, régulièrement réfléchi sur tout son con- 
tour, mais notamment sur le bord columellaire. 

Cette Espèce, également recueillie avec les pré- 
cédentes, n'appartient pas à la série de la diaphana, 
mais à celle de la Lartetia Micliaiidi. 

On observe sur plusieurs échantillons de ces 



— 81 — 
diverses Espèces des bourrelets analogues à ceux 
qui caractérisent les Belgrandies, mais ces bour- 
relets, qui ne se dessinent pas en creux, ne sont 
dus qu'à des moments d'arrêt dans l'accrois- 
sement. 

Ces cinq Lartéties se rencontrent non seulement 
dans les alluvions, mais encore dans le chevelu 
des racines qui tapissent les galeries souterraines 
du château de Yilleply, près de Montvendre. 

Genus 33. VALVATA 
1. VALVATA PISCINALIS 

Nerita pisciiialls, Millier, Verm. Hist., II, p 172 
1774. 

Valmta piscinalis, Ferussac, Essai méth. conch., 
p. 35, 1807. 

Valence. 

Genus 34. THEODOXIA 
1. THEODOXIA FLUVIATILIS 

Nerita fluviatilis, Linneus, Syst. nat. (X), I, p 777 
1758. 

TheodoxiafïuviaUUs,\sse\,^lo{\.Y)rox.Visii p 33 
1866. 

Le Rhône, à Valence. 

( La fin au [ji-ocliain ^'olume. ) 

Bull. Soc. malac. France. VI. Juin ISSi). 



Bull. Suc. Maine. France. VI. .Juin 1889. — 



REVISION 

DES ESPÈCES FRANÇAISES APPARTENANT AU GENRE 

MYTILUS 

PAR 

ARNOULD LOCARD 

VICE-PRÉSIDENT 



De toute antiquité, le nom de Mus ou MytiLus 
paraît avoir été donné aux formes comestibles que 
nous désignons aujourd'hui sous le nom de 
Moules ou de Mytiles. Aristote, chez les Grecs ^, 
les décrit sous le nom de jjluç , et Pline, chez les 
Latins, nous donne de curieux détails sur les 
Mytulus ou Mitulus. Au moyen âge et encore plus 
tard, il est question de ces coquilles dans les 
écrits de Rondelet, Aldrovande, Tournefort, Gual- 
tieri, Retz, Martini, etc.; mais les renseignemenls 
que nous donnent ces auteurs sur les Espèces 
qui font partie de ce genre sont complètement 
insuffisants, et n'ont qu'un intérêt purement his- 
torique. 

Linné, dans la X^ édition du Systema uaturœ'^, 
admet un genre Mytilus^ le classe entre les Aiio- 

1. Vide : A. Locard, 1884, Histoire des Mollusques dans l'au- 
tiquilc, p. 103 et seq. 

2. Liiinc, 1758, Systema iialune ( iklit. X), I, p. 70'!. 



— 84 — 

mût et les Piiiua^ et le subdivise en trois groupes. 
C'est dans le troisième groupe, celui des fragilis, 
qu'il désigne dans sa XII" édition sous le nom de 
ventrisiusculi^^ que nous trouvons réunies les 
Espèces aujourd'hui comprises dans les genres 
Lithodomiis ^ Mytilus, Modiola^ Aiiodonta, etc. 
Comme pour les Mya^ Linné réunissait sous le 
même titre générique des formes marines avec 
des formes d'eau douce. Le genre Mytilus chez 
Linné a donc une extension beaucoup plus grande 
que celle qu'on lui accorde aujourd'hui. 

Cette manière de voir a été pourtant en partie 
maintenue par quelques auteurs modernes, qui 
persistent à réunir avec les véritables Mytilus^ 
ayant pour prototype le Mytilus ediilis de Linné, 
des formes attribuées par d'autres naturalistes 
aux genres Modiola"^ etLithodomus^. Les Espèces, 
comprises dans ces différents genres, nous parais- 
sent très suffisamment distinctes entre elles pour 
motiver l'usage de genres différents. Aussi, dans 
notre Prodrome de Malacologie fret iiçaise'^^ avons- 
nous cru devoir admettre dans la famille des ]My- 
tilidae les genres Crenella^ Ducrydium^ Modiola, 
Modiolaria , Mytilus et Lithodomus. Déjà, dans 
une précédente étude ^, nous nous sommes oc- 

1. Linné, 1767, Syst. nat. (édit. XII), III, p. 1155. 

2. Modiola, Lamarck, 1799. Prodr. — 1801, Syst. anim., 
p. 113. 

3. Lithodomus, Cuvier, 1817, Règne animal, II, p. 461. 

4. Locard, 1886, Catalogue général des Mollusques vivants de 
Fiance, Mollusques marins, p. 490 à 500. 

5. Locard, 1888, Révision des Espèces françaises appartenant 



— 85 — 
ciipé de la revision des Rspèces fiancaisos appar- 
tenant au genre Modiola ; aujourd'hui nous exami- 
nerons les Espèces faisant partie du genre Myliius 
proprement dit et qui vivent sur nos côtes. 

Les auteurs français ou étrangers sont bien 
loin d'être d'accord sur le nombre des Espèces 
qu'il convient d'admettre dans ce genre. Linné ' 
se borne à citer le Mytiliis edulis et M. uugulalus. 
De Lamarck ^ relègue le Mf/tilus ungulatus dans les 
mers de l'Amérique méridionale, et cite dans le 
système européen les Mytilas violaceus, M. afei\ 
M. galloprovincialis , M. edulis, M. abbreviatits, 
M. retusus, M. hesperiaciis, M. incurvulus, et M. li- 
neatus, cette dernière Espèce déjà créée par Gme- 
lin^ A ces formes, plus ou moins contestées, il 
faut joindre les M. incurvatus, Pennant^; M. deu- 
ticalatus , Renieri^; M. crispas, Cantrainc«; 
M. Baldi, Brusina^; M. minutas , Poli^; M. cylin- 



au genre Modiola, in : Bull. Soc. malac. France, V, p. 77 à 119, 
avec pi. 

1. Linnc,1758, Syst.nat. (édit. X),I, p. 705. — ( Édit. XII), 

m, p. 1157. 

2. Lnmai-ck, 1819, Animaux sans vertèbres, VI, I, p. 12o à 
128. — 18o6, édit. Deshayes, VII, p. 42 à 49. 

3. Gmelin, 1789, Syst. nat. (édit XIII ), p. .^5359, n" 32. 

4. Pennant, 1767, Brit. zooL, IV, p. m. pi. lxiv, fi<r. 74. 

5. Renieri, 1804, Tavola alf'al)etica dcllc Conchiglie Adri.i- 
tiche. 

6. Cantraine, 1875, Diagnoses, in : Bull. Acad. Bruxelles, 183G, 
p. 386. 

7. Brusina, 18G4, Conchiglie daUnate inédite, p. 39. 

8. Poli, 1793, Tcstacea utriusqtie Sicilix, II, p. 209, pi. xxxii, 
f.ff. 1. 



— SG — 

(Irdceus^ Reqi(ien ^ ; M. solidus^ Martin"^, etc., pour 
avoir une idée à peu près complète des principales 
Espèces, dont les noms ont été signalés dans la 
faune française, ou tout au moins avoisinante, et 
dont nous aurons à examiner la valeur spécifique. 

Dans une étude publiée il y a quelques années, 
M. le marquis de Monterosato 3 a subdivisé le 
genre Mytilus en deux autres genres : 1° les My~ 
tilus proprenients dits, réservés aux formes de 
grande taille, et subdivisés en deux groupes com- 
prenant chacun une Espèce caractérisée non pas 
par le galbe de la coquille, mais par le nombre des 
dents de la charnière ; 2° les Mytilastci\ ne com- 
prenant que les petites coquilles, et subdivisés 
également en deux groupes d'une et de deux 
Espèces, caractérisées par l'allure du test. Ce 
mode de démembrement générique ne nous 
semble nullement nécessaire, et a pour inconvé- 
nient de multiplier inutilement des coupes géné- 
riques et de leur faire perdre toute leur impor- 
tance au profit de l'Espèce. 

Nous nous bornerons donc dans ce travail, 
comme nous l'avons déjà établi dans notre Pro- 
drome *, à réunir, dans le genre Mylilas^ toutes les 
formes de la famille des Myiilidœ^ caractérisées 

1. Requieii, 1848, Catalogue des coquilles de l'Ile de Corse, 
p. 20. 

2. H. Martin, luss., in ; Montcrosalo, 1872, Catal. concli. 
mcd , , p. 18. 

3. 1884, in : Monterosalo, Nomeuclaturu di alcuric co/ic/iiglie 
Mrdilerra/iee, p. 10. 

4. Locard, liSG, /or. cil., p. 496 à 500, et 600 à 602, 



— 87 — 

par lin galbe plus ou moins subtriangulaire, 
cunéiforme, avec des sommets très aigus, termi- 
naux , et absolument saillants par rapport aux 
bords des valves ; ce dernier caractère différencie 
d'une manière positive les Mylilus des Modiola et 
des Lithûdomus. Pour plus de facilité, dans l'étude 
des différentes formes qui rentrent dans le genre 
ainsi défini, nous les diviserons en trois groupes 
basés sur le galbe de la coquille : 

A. — Groupe du M. galloprovincialis , renfer- 
mant des coquilles de grande taille, d'un galbe 
plus ou moins déprimé dans son ensemble, avec 
un profil largement subtriangulaire. Ce groupe 
renferme sept Espèces. 

B. — Groupe du M. edulis ^ contenant des co- 
quilles également de grande taille, mais d'un galbe 
plus renflé dans son ensemble et plus étroitement 
allongé ; ce groupe compte cinq Espèces. 

C. — Groupe du M. lineatus ^ réservé pour les 
Espèces de petite taille, et correspondant au genre 
jNIytilaster de M. de Monterosato. Ce groupe con- 
tient cinq Espèces. 

Avant d'entrer en matière, il importe essentiel- 
lement d'inviter les naturalistes à se bien tenir en 
garde contre les formes qu'un élevage artificiel 
ou une sorte de domestication, connue sous le 
nom de Mytiliculture^ a singidièrement modifiées. 
Il en est de ces coquilles, ainsi récoltées, comme 
de la plupart de nos animaux domestiques qu'une 
sélection permanente et intelligemment pratiquée 
est parvenue à modifier de telle sorte, qu'il est 



— 88 — 

parfois bien difficile de rapprocher spécifiquement 
ces races nouvelles des formes ancestrales, dont 
elles dérivent. Nous ne parlerons donc pas, dans 
ce travail, des races zootechniques, produits de la 
Mytiliculture^ mais bien uniquement des formes 
naturelles vivant dans les milieux qu'elles se sont 
choisis elles-mêmes, en dehors de toute inter- 
vention humaine, et où elles ont pu se développer 
et se procréer dans des conditions normales, 

A. — Groupe du M. GALLOPROVLNCIALIS 

MYTILUS HERCULEUS, Monterosato. 

Mytilus galloproviiicialis ^ var. herculea^ Montero- 
sato, 1884. Nom. Conch. Médit., p. 9. 
Mytilus herculeus, Locard, 1888. Mss. 

Historique. — Sous le nom de Mytilus gallo- 
provincialis ., var. herculea., M. le marquis de Mon- 
terosato nous a cédé, il y a quelques mois, une 
grande et belle coquille de Mytile, provenant des 
côtes de Sicile, et déjà signalée par lui, sous ce 
nom, dès 1884, dans sa Nomenclatura dialcune coii- 
chiglie Méditerranée. Déjà nous possédions, depuis 
plusieurs années, cette môme forme des environs 
d'Alger, et nous avions reconnu qu'on la re- 
trouvait, quoique de taille plus petite , sur quel- 
ques points du littoral des côtes de Provence. 

Dans le principe, nous avons pensé que cette 
forme pouvait être rapportée au Mytilus violuccus, 



— 89 — 
deLamarck'. En effet, Lamarck donne, comme 
références iconographiques de son Espèce, les 
planches de l'Encyclopédie méthodiques et l'atlas 
de Knorr3. Or, si ces deux figurations sont, en 
réalité, un peu différentes, notre coquille présente 
une réelle analogie au moins avec la figuration 
donnée par Knorr. Nous pensions donc, enfin, 
avoir retrouvé ce Mylilas violaceus, sur lequel on 
a déjà tant discuté. Mais voulant élucider définiti- 
vement la question avec la plus grande certitude 
possible, nous nous sommes reporté au type ori- 
ginal de Lamarck, conservé avec sa collection 
dans les galeries du musée de Genève, et là nous 
avons pu constater que l'unique échantillon qui a 
servi de type à l'auteur, échantillon trop élégam- 
ment poli sur sa face externe, était absolument 
différent des figures de l'Encyclopédie et de celles 
de Knorr. 

Comparé à la figuration de Knorr, le Mytilus 
violaceus original est de taille plus grande (il 
mesure 119 millim. au lieu de 96); son galbe, à 
peine un peu plus large (56 millim. au lieu de 52), 
paraît beaucoup plus étroitement allongé, surtout 
dans la partie supérieure; son angle postéro- 
dorsal est plus arrondi et beaucoup plus infé- 
rieur ; le rostre est plus étroit, et la région 

1. Mytilus violaceus, Lamarck, 1818, Aniin. s. vert., VI, I, 
p. 123. — 1836, édit. Deshayes, VII, p. 42. 

2. Lamarck, 1816, Tahl. cncjclopé clique et viéthodique, 
pL ccxvi, fig. 1 . 

3. Knorr, 1771, Vergnùgcit. Saininl. Musch., V, pL xxv, 
fiu^. 1. 



— 90 — 

antérieure plus régulièrement arquée dans son 
ensemble. Rapproché de la figuration de l'Ency- 
clopédie méthodique , on voit que le M. vio- 
laceus est encore de taille un peu plus grande et 
bien plus effilée, avec le bord antérieur moins 
profondément sinueux ; Fangle postéro-dorsal 
moins accusé et plus ouvert, etc. Enfin, Lamarck 
lui assigne pour habitat l'océan Atlantique, sans 
plus de précision ; et nous ne connaissons encore 
notre forme que dans la Méditerranée. 

Dans ces conditions, le Mijtilus violacens nous 
parait donc constituer une forme différente, n'ap- 
partenant môme pas au même groupe que notre 
Espèce '. Cette dernière , tout en appartenant au 
groupe du Mijtihis galloprovincialis^ s'en distingue 
absolument, et nous paraît constituer une Espèce 
bien définie. Nous lui donnerons donc le nom de 
Mytilus herculeus^ proposé à litre de variété par 
M. de Monterosato. Cet auteur, en effet, n'admet, 
dans le INlémoire que nous venons de citer, que 
deux Espèces de !Mytile de grande taille, dans la 
Méditerranée : les Mytilus galloprovincialis et 
M. pictus. Pour lui, toutes les autres formes médi- 
terranéennes ne sont que de simples synonymes 
ou des variétés de ces deux types. 11 fait observer 
que sa var. hercidca est l'analogue du Mytilus 

1. Sous le nom de Mytilus violacens, les continuateurs de 
Martini et Clienmitz ont figure (Syst. coiicli. cab., pi. xviii, 
fig. 1, 2) une coquille qui n'a pas le moindre rapport avec le 
type de Lamarck, provenant de Valdivia, au Chili. C'est indu- 
bilablcnient une Espèce diirércnte. 



— 01 — 

giganteiLs de Ilolmberg ', forme gigantesque des 
mers du Nord, qui atteint, d'après la figuration 
donnée par von Nordmann, jusqu'à 235 millim. de 
longueur. INIais nous ferons observer que ce My- 
tilus giganteus^ par son galbe étroitement allongé, 
appartient non pas au groupe du Mijtilus gallo- 
provincialis ^ mais bien au groupe du M. edulis. 

Description. — Coquille de très grande taille, 
d'un galbe subrectangulaire, arqué dans la région 
antéro-postérieure, un peu court, bien renflé dans 
son ensemble. Région antérieure arquée en avant 
sur la moitié de sa hauteur, élevée mais étroite. 
Région postérieure largement développée en hau- 
teur et surtout en largeur, terminée par un rostre 
basai bien arrondi, avec son axe très sensiblement 
médian et parallèle au bord antérieur. Bord anté- 
rieur concave dans le haut, puis convexe dans le 
bas, pour se raccorder avec la courbure du rostre ; 
bord supérieur presque rectiligne, lentement des- 
cendant depuis les sommets jusqu'à l'angle pos- 
téro-dorsal ; bord dorsal allongé , sensiblement 
parallèle au bord antérieur depuis l'angle jusqu'à 
la courbure du rostre ; angle postéro-dorsal situé 
environ à l'extrémité du premier tiers de la hau- 
teur totale, arrondi à son sommet et ouvert d'en- 
viron 115 à 120 degrés. 

Sommets antérieurs acuminés, saillants et cour- 

1. Hoimberg, in : A von Nordmann, 1862, Noliz. inhcr ei/ie 
riesenfonn der Muschel ans den Russisch-ADterihainschen bezit- 
ziingen, Mytilus edulis forma gignnlea, in : Bull. Soc. nat. 
Moscou, t. XV, p. '122, pi. xii, fig. 1 et 2. 



— 02 — 

bés à leur origine, s'infléchissant ensuite rapide- 
ment sur la région postérieure ; arête apico-ros- 
trale bien marquée et fortement arquée depuis les 
sommets jusqu'au premier tiers de la hauteur 
totale, puis ensuite, avec une direction verticale 
et de plus en plus vague, jusqu'au rostre. Crète 
postéro-dorsale à section transversale, légèrement 
concave depuis le voisinage des sommets jusqu'à 
l'angle postéro-dorsal, ensuite droite un peu au- 
delà de cet angle , et enfin, légèrement convexe 
dans le voisinage du rostre. Valves fortement 
bâillantes dans la région antérieure sur près de 
deux centimètres de longueur. 

Test solide, assez épais, un peu renforcé dans 
le voisinage des sommets, orné de stries concen- 
triques d'accroissement peu saillantes, irréguliè- 
rement espacées, un peu feuilletées sur le bord 
postérieur. Épidémie d'un violet noir très foncé, 
plus clair et passant au roux fauve dans la région 
des sommets, surtout dans la partie antérieure. 
Intérieur nacré, d'un violet bleuté , un peu foncé 
à la périphérie, et d'un blanc argenté vers les 
sommets. Dents cardinales au nombre de cinq, 
dont une ou deux plus ou moins obsolètes ; les 
autres étroites, allongées et peu hautes. Ligament 
brun, allongé, solide et résistant. 

Dimensions, — Hauteur totale, 100 à 120; — lar- 
geur maximum, GO à 65 ; — épaisseur maximum, 
40 à 45 millimètres. 

Observations. — Cette grande et belle coquille 
représente la plus grande forme de nos Mijliliis du 



— î);5 — 

sud de l'Europe. En Sicile, d'après M. de Monte- 
rosato, elle atteint jusqu'à 17 centimètres de hau- 
teur totale; pareille coquille constitue une var. 
major par rapport au type tel que nous venons de 
le décrire. En France on trouve, aux environs de 
Marseille, des sujets qui atteignent seulement 75 à 
80 millimètres et qui pourtant conservent le même 
galbe caractéristique; ils représentent donc une 
var. miiior. Ce sont, jusqu'à présent, les deux seules 
variations que nous ayons constatées chez cette 
Espèce. 

Habitat. — Les côtes de Provence. Rare. 

MYTILUS GALLOPROVINCIALIS, Lamarck. 

Mytilns galloproviiicialis, Lamarck, 1818. Aniiii. 

s. vert.,\\, 1, p. 126. 1836. Éclit. Deshayes, VII, 

p. 46. — Reeve, 1857. Couch. icoii.., pi. ix, fig. 

39. — Sowerby, 1859. III. index., pi. vu, fig. 

20. — Jeffreys, 1859. In : Ann. iiat. liist.., 3" sér., 

III, p. 39, pi. II, fig. 4.— Locard, 1886. Prodr., 

p. 496. 
MytiliLS dilatatas, Gray, 1825. In : Ann. phil. (teste 

Forbes et Hanley). 
Mytilns nngulatas , Risso, 1826, Hist. nat. Eur. 

mérid., IV, p. 392. 
Myliliis ediilis (pars auct.). Hidalgo, 1870. Moll. 

marin., pi. xxv, fig. 4. 

Historique. — Jusqu'à Lamarck, le Mytilns gal- 
loprovincialis., pourtant si distinct du Mytilns edu- 
lis, parait avoir été confondu avec cette dernière 



— 94 — 
Espèce. A la suite de sa diagnose, railleur ne 
donne aucune référence iconographique ; mais 
Deshayes, dans la seconde édition de VHistoire 
des animaux sans vertèbres^ croit devoir rapporter 
à cette Espèce les figures 1 à 13 de la planche xxxi 
de l'atlas de Poli'. Pourtant, ces dessins que 
Lamarck a bien certainement eus sous les yeux, 
ont incontestablement plus d'analogie avec le My- 
tiliis ediiUs qu'avec le véritable M. galloprovin- 
cialis. 

C'est d'après le type original de la collection de 
Lamarck, type récolté aux Martigues, dans les 
Bouches-du-Rhône , que nous rétablissons cette 
Espèce si souvent mal comprise. Cet échantillon 
se trouve, non pas avec la collection de Lamarck, 
acquise par le baron Delessert et précieusement 
conservée au musée de Genève, mais bien dans les 
galeries du Muséum de Paris. Ce fait nous ex- 
plique pourquoi nous ne voyons pas cette Espèce 
figurée à côté du Mytilus ahhvevialas^- dans le 
bel atlas de Delessert^, destiné à représenter 
les Espèces nouvelles de Lamarck qui n'avaient pas 
encore été figurées avant la publication de son 
grand ouvrage. 

11 existe peu de bonnes figurations de cette 



1. Poli, 1795, Ttstacea utriusqiie Sicilise, II. 

2. Mytilus abbreviala, Lamarck, 1818, Aitiin. s. yett., \I, I, 
p. 175. — Édit. Desh.iyes, 1836, VII, p. 47. 

3. Delessert, 18'il , /Vecf/e/7 des coquilles décrites par Lamarck 
dans son liisloire des Animaux sans vertèbres et non encore 
figurées. 



coquille. La meilleure est celle de l'atlas de Reeve. 
Presque toujours on l'a confondue, non seulement 
avec le Mytilus edulis type ou variété, mais avec 
l'Espèce suivante dont le galbe est absolument 
différent. 

Description. — Coquille de taille moyenne, d'un 
galbe subrectangulaire, à peine arqué dans la ré- 
gion antéro-supérieure, assez allongée, médiocre- 
ment renflée. Région antérieure presque droite ou 
à peine arquée sur une faible longueur dans la par- 
tie supérieure. Région postérieure bien dévelop- 
pée, surtout en longueur; terminée par un rostre 
basai bien arrondi, avec un axe un peu antérieur, 
mais parallèle au bord antérieur. Bord antérieur 
légèrement sinueux dans le haut, d'abord un peu 
rentrant, puis à peine renflé au premier quart de 
la hauteur totale, ensuite presque exactement rec- 
tiligne jusqu'au rostre Bord supérieur droit ou 
faiblement arqué, assez allongé, se raccordant avec 
le bord dorsal sous un angle de 130 à 140 dea-rés; 
arrondi à son sommet. Angle postéro-dorsal situé 
au premier tiers de la hauteur totale. Bord dorsal 
allongé, sensiblement parallèle au bord anté- 
rieur. 

Sommets antérieurs acuminés, saillants, un 
peu courbés en avant à leur origine, puis ensuite 
s'infléchissant lentement sur la région postérieure. 
Crète apico-rostrale bien accusée et assez haute 
sur près de la moitié de la hauteur totale, arquée 
seulement dans le voisinage des sommets et sur le 
premier tiers de sa longueur, ensuite s'allénuant 



— go- 
de plus en plus jusqu'au rostre. Crcte postéro-dor- 
sale à section transversale concave près des som- 
mets, puis de moins en moins creuse jusqu'au-delà 
de l'angle postéro-dorsal, devenant ensuite légè- 
rement convexe jusqu'au rostre. Valves faiblement 
bâillantes dans la région antérieure, mais sur une 
assez grande longueur. 

Test solide, assez épais, renflé dans le voisinage 
des sommets, orné de stries d'accroissement fines, 
un peu irrégulières, assez rapprochées. Epiderme 
d'un brun violacé très foncé, passant parfois au 
brun roux plus ou moins foncé, quelquefois 
comme mordoré par places, le plus souvent avec 
une tache noire étroitement allongée s'étendant 
au-dessous des sommets, dans le haut de la région 
antérieure. Intérieur nacré, d'une teinte bleutée 
plus ou moins foncée, devenant plus claire au voi- 
sinage des sommets, et plus sombre à la périphé- 
rie rostrale. Dents cardinales le plus ordinaire- 
ment nulles. Ligament brun clair, allongé, mince 
et peu solide. 

DiME]ssio>s. — Longueur totale, 73; largeur 
maximum, 40; épaisseur, 29 millimètres. (Ces di- 
mensions sont celles du type de Lamarck. ) 

Observations. — Le Mytilus Galloproviiicialis 
présente, suivant les colonies où on l'observe, cer- 
taines variations importantes à noter. Dans les ob- 
servations qui suivent sa diagnose, Lamarck dé- 
clare que, chez cette Espèce, les dents sont nulles. 
Le fait est vrai dans beaucoup de colonies, même 
chez des individus de grande taille dépassant les 



— 97 — 

dimensions du type, telles que nous les avons 
données ; mais parfois aussi chez des individus de 
même galbe et de toutes tailles on observe jusqu'à 
trois dents cardinales, dont une au moins est ob- 
solète; ces dents sont souvent un peu arrondies et 
généralement peu hautes, toujours irrégulière- 
ment espacées. 

La taille du Mytilus galloproviacialis est assez 
variable. Nous avons observé une var. major attei- 
gnant 100 millimètres de longueur totale, et une 
var. minor qui ne dépasse pas 45 millimètres, 
quoique la coquille soit bien adulte. L'élevage 
dans les bouchots ne semble pas modifier beau- 
coup le galbe de la coquille; ordinairement, chez 
les Mytilus galloprovincialis ainsi domestiqués, 
l'arête apico-rostrale semble plus émoussée et le 
bord antérieur plus droit que chez les individus 
vivant à l'état sauvage ; le test est également plus 
lisse et plus brillant. 

La coloration varie beaucoup suivant les milieux 
et aussi suivant l'âge. Les individus flammulés 
sont généralement rares ou même pas adultes ; les 
coquilles à test bronzé ou mordoré semblent plus 
fréquentes dans les bouchots qu'à l'état naturel; 
dans les eaux saumàtres et surtout un peu douces, 
les sujets de coloration plus pâle, plus rousse, ne 
sont point rares. 

Nous citerons également à titre de variété, une 
coquille qui vit dans les étangs des bords de la 
Méditerranée et dont le galbe est plus étroitement 
allongé que le type ; dans cette variété, le bord 

Hul}. Sor. )iiiiliir. Fraiir,'. VI. Juin (SS9. — 7 



— 98 — 

antôrieur et le bord postérieur sont absolument 
droits; le test est d'une couleur rousse. 

Variétés. — D'après ce que nous venons de 
voir, on peut instituer pour le Mytiliis gallopro- 
vincialis les variétés ex-fonna suivantes, qui se 
définissent suffisamment d'elles-mêmes : major^ 
miiioi\ inflata^ depressa ^ elongala et dentata. 
Quant aux var. ex-colore^ nous avons observé les 
variétés suivantes : nigra^ violacea^ flavida^ aurata 
et radiât a. 

Rapports et différences. — Comparé au Mytilus 
violaceus^ le M. galloprovincicdis s'en distinguera : 
à sa taille normalement plus petite, à son galbe 
plus étroitement allongé et beaucoup moins arqué 
dans le haut ; à son bord antérieur plus droit et 
jamais aussi courbé; à son angle postéro-dorsal 
notablement plus ouvert; à son rostre avec un axe 
moins exactement médian, reporté davantage vers 
la région antérieure ; au profil de sa crête postéro- 
dorsale plus concave dans le haut ; à ses dents 
cardinales nulles, ou si elles existent, toujours 
moins nombreuses et moins fortes, etc. 

Habitat. — Commun sur toutes les côtes de Pro- 
vence; moins fréquent dans l'Océan et dans la 
Manche. 

MYTILUS PELECINUS, Locafd. 

Mytilus uiigalatus ( /^o/i Linné), Donovan, 1805, 
Brit. Shells^ IV, pi. cxxviii, fig. 2; — Sowerby, 
1859. m. ind., pi. vu, fig. 19;— Locard, 1886. 
Prodr., p. 498 [pars). 



— 99 — 

Mylilus edulis ^ Hidalgo, 1870, Mali, marins^ pi. 

XXV, fig. 1. 
Mytilus pelecinus^ Locard, 1887, nov sp. 

Historique. — L'Espèce, dont nous allons don- 
ner la description, a été déjà figurée par trois au- 
teurs et sous deux noms différents. Donovan, qui 
l'a connue, la confond souvent avec le Mylilus iin- 
gulatiis de Linné, quoique pourtant par son galbe 
absolument droit elle ne réponde pas au caractère 
prévu dans la diagnose : margine auteriore Inflexo; 
en outre, il donne à sa coquille une teinte d'un 
blond rosé que nous ne lui connaissons pas. So- 
werby figure aussi cette môme coquille sous la 
même dénomination. M. Hidalgo, dans son atlas, 
en donne également une assez bonne figuration, 
mais il la confond, malgré ses caractères si nets et 
si précis, avec le Mytilus edulis qui n'appartient 
pas à ce groupe. 

Desciuption. — Coquille de taille assez grande, 
d'un galbe subtriangulaire -allongé, non arqué 
dans la région antéro-supérieure, un peu dépri- 
mée dans son ensemble. Région antérieure très 
peu haute, complètement droite, à peine arquée 
dans le haut et sur une faible longueur. Région 
postérieure bien développée en longueur et en lar- 
geur, terminée par un rostre basai arrondi, dont 
l'axe est oblique par rapport à la direction du bord 
antérieur et tend à s'infléchir du côté postérieur. 
Bord antérieur un tant soit peu arqué et sur une 
très faible lonofueur, immédiatement au-dessous 



— 100 — 

des sommets, s'étendant suivant une direction rec- 
tiligne jusqu'aux deux tiers de la hauteur totale 
de la coquille, pour s'infléchir en arrière vers le 
rostre. Bord supérieur droit ou faiblement arqué, 
assez allongé, se raccordant avec le bord dorsal 
sous un angle de 130 degrés environ; angle pos- 
téro-dorsal arrondi à son sommet et situé un peu 
plus bas que le premier tiers de la hauteur totale. 
Bord dorsal un peu allongé, droit, légèrement 
oblique par rapport au bord antérieur, et tendant 
à s'écarter, par sa base, de la verticale abaissée 
des sommets sur le rostre. 

Sommets très antérieurs, acuminés , faisant un 
peu saillie au-dessus du bord supérieur, courbés 
en avant à leur origine et s'infléchissant aussitôt 
sur la région postérieure. Arête apico-rostrale peu 
accusée, saillante seulement sur le premier tiers 
de la hauteur totale, arquée au voisinage des som- 
mets, se rapprochant ensuite rapidement du bord 
antérieur pour s'élargir et se perdre dans l'en- 
semble du renflement des valves. Crête postéro- 
dorsale, à section transversale bien concave au 
voisinage des sommets, puis ensuite légèrement 
creusée vers l'angle postéro-dorsal, pour devenir 
presque droite ou à peine convexe dans la dernière 
moitié de la hauteur totale. Valves assez fortement 
bâillantes et sur une grande longueur dans le haut 
de la région antérieure 

Test solide, un peu épais, renforcé dans le voi- 
sinage des sommets, orné de stries d'accroisse- 
ment fines et rapprochées, un peu irrégulièrement 



— loi — 

espacées, formant parfois dans leur mode de grou- 
pement comme des zones concentriques. Epiderme 
d'un beau brun noirâtre, passant du roux fauve 
au violacé, devenant d'un roux clair et jaunâtre 
dans le voisinage des sommets et plus particuliè- 
rement sur le haut de la face antérieure, avec une 
tache noire allongée, étroite, s'étendant depuis les 
sommets tout le long de la fente byssale. Inté- 
rieur nacré, et parfois légèrement irisé, d'un violet 
foncé sur les bords, passant au blanc bleuté sous 
les sommets. Dents cardinales au nombre de quatre 
ou cinq, dont deux plus ou moins obsolètes, les 
autres assez hautes et un peu allongées. Liga- 
ment allongé, d'un brun roux foncé, fort et ro- 
buste. 

Dimensions. — Hauteur totale, 9 à 10; largeur 
maximum, 50 à 55; épaisseur maximum, 28 à 31 
millimètres. 

Observations. — Nous avons donné à celte Es- 
pèce le nom de pelecinus^ car son galbe ra{)pelle 
tout à fait celui de certaines haches de l'école pré- 
historique de la pierre polie. Ce galbe si particu- 
lier paraît constant; pourtant la taille varie de ma- 
nière à constituer des var. minor et depressa par 
rapport au type, tel que nous venons de le décrire. 
Nous ne connaissons pas cette Espèce dans les 
différents élevages que nous avons étudiés. Signa- 
lons encore une var. flavida d'un beau roux pâle, 
plus teinté sur l'arête apico-rostrale. 

Rapports et Différences. — Comparé au Myti- 
Jus galioprovincialis , notre M. pelecinus s'en dis- 



— 102 — 

tinguera : par sa taille plus grande; par son galbe 
plus déprimé; par son bord antérieur plus court 
et toujours beaucoup plus droit; par son rostre 
avec une direction oblique par rapport à la direc- 
tion du bord antérieur; par ses bords antérieur et 
postérieur non parallèles; par son arête apico- 
rostrale moins haute et beaucoup moins allongée; 
par ses sommets plus étroits à leur origine et plus 
saillants; par ses dents cardinales plus nombreu- 
ses ; par ses valves plus baillantes, etc. Les mêmes 
caractères suffisent également pour le distinguer 
du Mytiliis ungulatus. 

Habitat. — Peu commun ; çà et là dans la Mé- 
diterranée et sur les côtes océaniques; remonte 
jusque dans la Manche. 

MYTILUS TRIGONUS, Locard. 

Mytilus galloprovincialis ^ Philippi, 1836, Euum. 
Moll. Sicil.^ I, pi. V, fig. 13 [lion Lamarck). 

Mytilus edulis, Forbes et Hanley, 1853, Brit. Moll., 
pi. xLviii, fig. 1 [non Linné). — Reeve, 1858, 
Icon. co/ich., pi. VIII, fig. 33 a [mala). — Hi- 
dalgo, 1870, Moll. marins., pi. xxv, fig. 5. 

Mytilus trigonus, Locard, 1888. Mss. 

Historique. — Sous le nom de Mytilus gallo- 
proviiicialis., la plupart des auteurs, qui ont con- 
senti à séparer cette Espèce du Mytilus eclulis., 
ont rangé les formes dont le galbe avait une ten- 
dance à s'élargir dans le sens latéral, sans tenir 
compte le moins du monde du profil de la coquille. 



— 103 — 

C'est ainsi que Philippi notamment a donné, sous 
le nom de Mytiliis galloprovincialis, une bonne 
figuration de la forme que nous allons décrire, 
forme absolument distincte du véritable type de 
Lamarck, puisque cet auteur a bien soin de quali- 
fier sa coquille de testa oblongo-ovali. 11 est bien 
évident qu'un tel caractère, pourtant bien impor- 
tant, ne peut pas s'appliquer à la figuration donnée 
par Philippi. Nous avons donc été condamné à 
distraire des prétendus Mytiliis galloprovincialis 
au galbe oblong-ovalaire, ou mieux subquadran- 
gulaire, des formes voisines mais absolument dis- 
tinctes que nous avons désignées sous le nom de 
Mytilus trigonus pour rappeler leur galbe. 

Description. — Coquille de taille moyenne, d'un 
galbe subtriangulaire, court, non arqué dans la ré- 
gion antéro-supérieure, bien renflé dans son ensem- 
ble. Région antérieure allongée, haute, assez large, 
complètement droite ou légèrement subsinueuse 
un peu au-dessous des sommets. Région posté- 
rieure relativement peu haute mais très large, ter- 
minée par un rostre basai arrondi et dont l'axe est 
parallèle au bord antérieur. Bord antérieur très 
légèrement subsinueux tout à fait dans le haut, 
droit et allongé dans le bas jusqu'à la courbure du 
rostre. Bord supérieur arqué, allongé, formant 
avec le bord dorsal un angle de 125 degrés en- 
viron; angle postéro-dorsal situé aux deux cin- 
quièmes de la hauteur totale, assez arrondi. Bord 
dorsal s'infléchissant jus([u'au rostre suivant une 
ligne légèrement oblique tendant à se rapprocher 



— 104 — 

par sa base de la verticale abaissée des sommets 
sur le rostre. 

Sommets très antérieurs, acuminés et un peu 
saillants à leur origine, s'inclinant rapidement et 
fortement sur la région postérieure. Arête apico- 
rostrale bien saillante, bien accusée, fortement 
arquée à son origine jusqu'au point maximum de 
convexité situé au premier tiers de la longueur 
totale, visible mais émoussée presque jusque vers 
la naissance du rostre, c'est-à-dire environ aux 
quatre cinquièmes de la hauteur totale. Crête pos- 
téro-dorsale à section faiblement concave au voi- 
sinage des sommets, puis droite un peu avant 
l'angle postéro-dorsal, ensuite nettement convexe 
jusqu'au rostre. Valves assez bâillantes, mais sur 
une faible longueur dans la région antérieure. 

Test solide, un peu épais, à peine un peu plus 
renflé dans le voisinage des sommets, orné de 
stries d'accroissement fines et rapprochées, un peu 
irrégulièrement espacées. Epidémie d'un brun vio- 
lacé presque noirâtre, avec une longue zone d'un 
brun roux plus ou moins clair, s'étendant depuis 
les sommets sur presque toute la région anté- 
rieure, recoupée au milieu par une autre tache 
noire très étroite qui borde chaque valve dans 
la région antérieure. Intérieur nacré, d'un violet 
bleuté plus ou moins foncé à la périphérie, pas- 
sant au blanc d'aro^ent dans la réofion des sommets. 
Deux ou trois dents cardinales petites, arrondies, 
peu saillantes, dont une souvent obsolète. Liga- 
ment dun brun clair, allongé, fort et résistant. 



— 105 — 

Dimensions. — Hauteur totale, GO à 65; laro-eur 
maximum, 35 à 40; épaisseur maximum, 26 à 28 
millimètres. 

Observations. — Cette Espèce, comme on le 
voit, représente le galbe le plus triangulaire et le 
plus renflé de toutes les formes appartenant au 
groupe du Mytilus galloprovincialis. Quelle que 
soit la taille de la coquille, son galbe est constant. 
Le maximum de largeur correspond toujours à 
l'angle postéro-dorsal ; mais suivant les individus 
la position de cet angle est toujours plus infé- 
rieure que le premier tiers de la hauteur totale; il 
varie de position entre les deux cinquièmes et la 
moitié de cette hauteur. 

La taille chez cette coquille ne varie pas dans 
des limites considérables, les plus grands échan- 
tillons ne dépassant pas 80 millimètres de hauteur 
totale ; les plus petits n'ont parfois que 40 à 50 mil- 
limètres ; ces deux formes extrêmes constituent 
des var. major et iniiior. Nous signalerons égale- 
ment des var. depressa de tailles diverses. Cette 
forme vit aussi bien à l'état libre que dans les bou- 
chots; les var. depressa nous semblent provenir 
de colonies domestiques. 

Quant à la coloration, elle varie peu; parfois ce- 
pendant l'épiderme prend cette belle teinte mor- 
dorée que nous avons signalée déjà chez le Myti- 
lus galloprovincialis. 11 existe également des indi- 
vidus d'un roux clair; mais ce sont en quelque 
sorte des cas individuels d'albinisme, car nous 
n'avons pas observé de colonies ayant cette co- 



— 106 — 

loration , si ce n'est chez les jeunes sujets. 

Rapports et Différences. — Cette espèce se dis- 
tingue très facilement de celles que nous venons 
d'étudier précédemment; comparée au Mytilus vio- 
laceus, elle s'en sépare par sa taille plus petite ; 
par sa région antérieure droite et non arquée; par 
son arêle apico-rostrale beaucoup plus haute et 
beaucoup plus saillante; par son bord supérieur 
plus tombant et plus allongé ; par son bord dorsal 
oblique et non pas parallèle au bord antérieur ; par 
ses dents cardinales moins nombreuses et plus 
petites, etc. 

Rapproché du Mytilus galloprovincialis avec le- 
quel on le confond souvent, on le distinguera : à 
son galbe subtriangulaire et non pas subrectangu- 
laire ; à son arête apico-rostrale plus haute et plus 
saillante; à sa région antérieure plus développée 
dans tous les sens; à son angle postéro-dorsal no- 
tablement plus bas par rapport aux sommets; à son 
bord inférieur plus incliné et plus allongé ; à son 
bord dorsal oblique et non pas parallèle au bord 
antérieur; à ses dents cardinales plus accusées, etc. 

Enfin son galbe paraît tellement différent de 
celui du Mytilus pelecinus qu'il nous parait inutile 
de nous appesantir sur les caractères distinctifs 
de ces deux Espèces. 

Habitat. — Commun surtout dans la Manche et 
dans l'Océan; un peu plus rare dans la Méditer- 
ranée. 



— 107 — 
MVTIF.US C.LOCIM:?, Locard 

Mytilas violacens [non Lamarck), Kiister, in : Mar- 
tini et Chemnitz, S y st. ConcJi. Cab.., Ylll, 
p. 60, pi. xYiii, fig. 1, 2(?). 

Mytilas glocinns, Locard, 1888. Mss. 

Historique. — Les continuateurs de l'œuvre de 
Martini et Chemnitz ont bien mal compris le My- 
tilas violaceas de Lamarck. Lamarck, en effet, dit 
dans sa diagnose que son Espèce est caractérisée 
notamment par antico latere carvato, expressions 
que les auteurs du Systeniatisches Conchylien Ca- 
binet reproduisent textuellement; mais à côté de 
cela, ils donnent une figuration ne répondant nul- 
lement à ce caractère et absolument différente des 
formes de Knorr et de l'Encyclopédie méthodique 
auxquelles Lamarck renvoie comme représentant 
son Mytilas violaceas. En outre, dans la diagnose 
de Lamarck, la coquille doit porter trois dents, et 
dans la figuration des Systématise/tes il n'y a pas 
la moindre trace de ce mode d'ornementation. 

Nous croyons reconnaître dans cette figuration 
le dessin d'une forme toute particulière de Mytile 
que nous avons observé à plusieurs reprises sur 
les côtes de Provence et que nous avons désigné, à 
cause de son galbe, sous le nom de Mytilas gloci- 
nus *. 

1. Toutefois, comme le type de ces auteurs provient du 
Chili, c'est avec un point de doute que nous rétablissons ce 
rapprochement. On remarquera que quelques Espèces de Myti- 
Ics, comme le Myliliis piclus, oui une extension géographique 
cunsidéraljle. 



— 108 — 

Description. — Coquille de taille moyenne, d'un 
galbe subtriangulaire un peu étroitement allongé, 
non arqué dans la région antéro-supérieure et bien 
déprimé dans son ensemble. Région antérieure 
peu haute et peu large, à profil externe rectiligne 
ou un peu convexe dans son ensemble. Région pos- 
térieure bien développée en longueur et en lar- 
geur, terminée par un rostre basai un peu étroite- 
ment arrondi, et dont Taxe semblant parallèle au 
bord antérieur tend à se rapprocher de cette ré- 
gion. Bord antérieur très faiblement concave sur 
une très petite longueur tout à fait en dessous des 
sommets, ensuite rectiligne ou un peu convexe 
jusque vers le bas de la coquille, s'infléchissant 
ensuite vers le rostre. Bord supérieur nettement 
convexe depuis les sommetsjusqu'à l'angle postéro- 
dorsal, allongé, avec une direction tombante. An- 
gle postéro-dorsal situé à peu près vers le milieu 
de la hauteur totale, arrondi à son sommet et me- 
surant environ 130 degrés. Bord dorsal légèrement 
convexe, tendant à se rapprocher par le bas de la 
verticale abaissée des sommets sur le rostre. Bord 
postérieur du rostre plus largement courbé que le 
bord antérieur. 

Sommets très antérieurs, étroits, acuminés à 
leur origine et un peu allongés, s'infléchissant 
lentement sur la région postérieure. Arête apico- 
rostrale légèrement arquée dans le haut, peu sail- 
lante et pourtant visible presque jusqu'au rostre. 
Ciéte postéro-dorsale très développée, à section 
transversale légèrement concave sur le premier 



— KM) — 
tiers (le !a liauleiir totale, j)iiis droite avant l'ano-le 
postéro-dorsal, ensuite très légèrement convexe 
jusqu'au rostre. Valves fortement bâillantes sur 
un peu plus de la moitié de la hauteur de la réo-ion 
antérieure. 

Test solide, assez épais, renforcé au voisinao-e 
des sommets, orné de stries d'accroissement très 
irrégulièrement rapprochées, un peu fortes, for- 
mant par leur mode de groupement des sortes de 
zones concentriques peu accusées. Épidémie d'un 
violet bleuté très foncé, plus clair ou même d'un 
roux clair un peu jaunâtre sur les sommets. Inté- 
rieur nacré, d'un bleu violacé très sombre à la 
périphérie, passant au blanc d'argent bleuté dans 
le voisinage des sommets. Une seule dent cardi- 
nale forte, étroite et allongée. Ligament allongé, 
fort, solide, d'un brun foncé. 

Dimensions. — Hauteur totale, 80; largeur 
maximum, 42; épaisseur maximum, 23 milli- 
mètres. 

Observations. — En dehors du galbe si nette- 
ment caractérisé chez celte Espèce, nous avons 
deux particularités intéressantes à relever; la pre- 
mière c'est la forme et la disposition de la dent 
cardinale. Cette dent est, en effet, plus forte, plus 
longue, plus saillante quoique très étroite, que 
dans les espèces précédentes ; elle a une direction 
oblique, suivant rinclinaison des sommets, elle 
vient s'emboîter dans un sillon nettement creusé 
dans le sommet de l'autre valve. La seconde con- 
siste dans les dimensions de la fente qui sépare 



— 110 — 
les deux valves clans la région antérieure. De 
tous nos Mytiles, c'est l'Espèce qui présente le 
bâillement le plus prononcé. 

Rapports et Différences. Nous distinguerons 
cette nouvelle Espèce du Mylilus uugiilatus : 
par sa taille plus petite; par son galbe beaucoup 
plus déprimé ; par le profil non concave de son 
bord antéro-supérieur ; par son rostre plus étroit 
et plus antérieur ; par son bord supérieur plus 
tombant ; par son bord dorsal oblique et non 
parallèle au bord antérieur, etc. 

Comparé au Mytilus galloprovincialis ^ on le dis- 
tinguera : à son galbe encore plus déprimé; à sa 
région antérieure moins haute et moins large ; à 
son rostre plus étroit; à ses bords antérieur et 
dorsal non parallèles ; à son angle postéro-dorsal 
beaucoup plus inférieur ; à son arête apico-rostrale 
plus écrasée, à sa dent cardinale, etc. 

On le séparera du Mytilus pelecinus : à sa taille 
plus petite; à son galbe plus déprimé; à son profil 
absolument différent, avec la région antérieure 
plus allongée, le bord dorsal également oblique 
par rapport à l'axe de la coquille, mais incliné en 
sens inverse ; à son rostre beaucoup plus étroit ; 
à son angle postéro-dorsal plus inférieur ; à son 
arête apico-rostrale bien moins accusée dans le 
haut, plus écrasée ; à sa dent cardinale, etc. 

Enfin, rapproché du Mytilus trigonus^ on l'en 
séparera : par son galbe bien plus allongé et plus 
déprimé ; par son rostre plus étroit ; par son arête 
apico-rostrale bien moins saillante et bien moins 



— 111 — 

arquée clans le haut; par son bord antérieur plus 
allongé, etc. 

Habitat. — Peu commun ; les côtes de Provence. 

MYTILUS ABBREVIATUS, LamnrcL 

MyLilus (ihhrevialus, Lamarck, 1818. Anim. s. vert., 
VI, I, p. 127; 1836. Edil. Deshayes, VII, p. 47 ; 

— Delessert, 1841. Rcc. coq., pi. xiv, fig. 1; 

— Potiez et Michaud, 1844, Mail. Douai, II, 
p. 123, pi. Liv, fig. 1; — Locard, 1886. Prodr., 
p. 197 et 601. 

Mytilus edulis, pars auct. 

Historique. Le Mytilus abbreviatus de Lamarck, 
quoique peu répandu, a été cependant observé 
par plusieurs auteurs, mais qui en ont donné de 
bien courtes descriptions. Dans la collection du 
musée de Genève, où Ton peut étudier les types 
mêmes de l'auteur, on en trouve plusieurs bons 
échantillons. Le Muséum de Paris en possède 
également plusieurs déterminés par Lamarck. 
Le baron Delessert, dans son bel atlas, en a donné 
une très bonne figuration. Potiez et Michaud ont 
également figuré cette Espèce, mais le dessin 
qu'ils en donnent représente une forme peu typi- 
que, avec la région antérieure à profil trop droit, 
ne concordant pas avec l'observation faite par 
Lamarck, qui dit que cette coquille est un peu 
sinuée. 

Description. — Coquille de taille assez petite, 
d'un galbe subtriangulaire, légèrement arqué dans 



— 112 — 

la région antérieure, un peu court, assez renflé 
clans son ensemble. Région antérieure un peu 
élargie dans le haut, rétrécie dans le bas, assez 
développée en largeur dans sa partie moyenne. 
Région postérieure bien élargie dans sa partie 
moyenne, terminée par un rostre basai un peu 
étroitement arrondi, et dont Taxe oblique tend à se 
rapprocher par la base de la verticale abaissée des 
sommets sur le rostre. Bord antérieur allongé, un 
peu concave dans sa partie médiane, se raccor- 
dant dans le bas avec le rostre par une courbe 
d'un faible rayon. Bord supérieur allongé, très 
tombant, droit ou très légèrement convexe. Angle 
postéro dorsal situé sensiblement au milieu de la 
hauteur totale ou un peu en dessous, assez angu- 
leux à son sommet, mesurant environ de 120 à 
130 degrés. Bord dorsal à peu près parallèle à l'axe 
du rostre, se raccordant avec lui par une courbe 
d'un rayon beaucoup plus grand que celui de la 
région antérieure. 

Sommets très antérieurs, peu étroits, accusés à 
leur origine, s'infléchissantfortement surla région 
postérieure. Arête apico-rostrale bien saillante, 
fortement arquée dès l'origine, s'infléchissani 
ensuite jusqu'à la base du rostre, avec le maxi- 
mum de courbure situé aux deux cinquièmes envi- 
ron de la hauteur totale. Crête postéro-dorsale un 
peu étroite dans le haut, à section transversale 
concave depuis les sommets jusqu'un peu au-delà 
de l'arête apico-rostrale, ensuite légèrement con- 
vexe jusqu'au rostre. Valves assez fortement bail- 



— 113 — 

laiitos sur une bonne partie de la région anté- 
rieure. 

Test solide, assez épais, renforcé dans toute la 
région des sommets, orné de stries d'accroisse- 
ment assez irrégulières, parfois groupées sous 
forme de zones concentriques légèrement sail- 
lantes. Epidémie d'un violet foncé, un peu bleuté, 
tantôt presque noirâtre, tantôt plus clair surtout 
dans le haut de la région postérieure, passant 
au roux fauve plus ou moins foncé dans le haut 
de la région antérieure, avec une tache noire 
allongée au voisinage de la fente byssale. Inté- 
rieur nacré d'un bleuté foncé à la périphérie, deve- 
nant plus clair sur les sommets ; dents cardinales 
au nombre de quatre à cinq, dont une ou deux 
plus ou moins obsolètes, courtes, peu hautes, 
arrondies. Ligament solide, allongé, d'un brun 
foncé. 

Dimensions. — Hauteur totale, 34 à 40; largeur 
maximum, 19 à22; épaisseur, 18 à 20 millimètres. 

Observations. — Cette forme, quoique bien 
définie, parait cependant assez polymorphe ; ce 
qui la caractérise plus particulièrement, outre sa 
petite taille, c'est d'une part l'obliquité de son 
rostre qui s'infléchit en avant, et le renflement des 
valves par suite de la hauteur de l'arête apico- 
rostrale. Suivant les échantillons et suivant aussi 
les colonies, la région antérieure est plus ou 
moins arquée ; mais l'axe de courbure est toujours 
plus inférieur que celui des Mytilus violaceus et 
M. galloprovincialis ; en même temps que cette 

liulL Soc. malnc. Frnnci\ VI. Juin 1889. — 8 



— li'l — 

courbure varie, nous voyons se modifier parallè- 
lement la courbure de l'arôte apico-rostrale ; elle 
est, en effet, droite ou à peine arquée chez les sujets 
dont le bord antérieur est droit, et arquée chez 
ceux dont le bord est arqué; mais dans les deux 
cas, elle est toujours haute, avec le maximum de 
saillie presque médian, et visible à peu près jus- 
qu'au bas du rostre. Nous observerons également 
quelques variations dans la forme de ce rostre qui 
est plus ou moins étroit et plus ou moins antérieur 
suivant les individus. Quant à la coloration, elle 
semble passer du violet noirâtre au violet bleuté; 
parfois on trouve des individus teintés en gris 
mordoré par places, d'autres chez lesquels la 
tache rousse des sommets est plus grande ; enfin, 
chez les jeunes sujets, il en est qui portent des 
traces de rayons lilas foncé. 

Nous distinguerons donc, d'après ce qui pré- 
cède, les variétés suivantes chez le Mytilus abbre- 
viatus; var-ex forma : recta ^ arcuata^ minor^ sub- 
depressa e\ elata ; var. ex-colore : nigra, violacea^ 
falva et radiata. 

Rapports et Différences. — Cette petite Espèce 
se distinguera toujours facilement des formes pré- 
cédentes ; sa petite taille ne permet pas de la rap- 
procher même des var. minor des Mytilus hercu- 
leus et M. glocinus ; dans tous les cas, elle se dis- 
tinguerait, en outre, de la première de ces deux 
formes par son arête apico-rostrale toujours beau- 
coup plus saillante et plus accusée ; parl'étroitesse, 
rol)liquité et l'irrégularité de courbure de son 



— Uv _ 

rostre; par la position toujours beaucoup plus 
inférieure de l'angle postéro-dorsal ; etc. 

Rapproché du Mytilus trigonus, avec lequel il a 
plus d'affinités, on le reconnaîtra : à sa taille plus 
petite ; à son galbe moins triangulaire et par con- 
séquent à son profil moins élargi dans son milieu; 
à sa région antérieure moins développée; à sa crête 
apico-dorsale moins large ; à son bord supérieur 
plus allongé et plus tombant; à son rostre beau- 
coup plus oblique et notablement plus étroit ; etc. 
Habitat. — Le type de Lamarck a été recueilli 
dans la Manche, à l'embouchure de la Somme, à 
une profondeur telle qu'on ne le trouve que dans 
les grandes marées des équinoxes. Nous avons 
reconnu cette môme forme sur plusieurs autres 
points de la côte et jusque dans l'Océan ; mais 
elle est toujours assez rare. 

MVTILUS PETASUNCULLNUS, Locard. 

Mytilus ediilis (pars), Hidalgo, 1870. Moll. marins, 
pi. XXVI, fig. 3. 

Mytilus petasunculiiius, Locard, 1886.P/-of//-., p. 497 
et 601. 

Historique. — Cette élégante petite coquille a 
été figurée, sans description, sous le nom de 
Mytilus edulis, par M. Hidalgo. Dans notre Pro 
drome, publié en 1886, nous en avons donné une 
description sommaire que nous compléterons 
aujourd'hui. 

Description. Coquille de petite taille, d'un galbe 
de petit jambonneau, déprimé et très arqué en 



— IIG — 

avant. Région antérieure fortement courbée, peu 
haute, étroite, avec le maximum de courbure un 
peu supérieur. Région postérieure très développée, 
bien élargie, en quelque sorte parallèle dans son 
ensemble à la région antérieuie. Bord antérieur 
complètement arqué, peu allongé, se raccordant 
rapidement dans le bas avec la courbure du rostre ; 
rostre basai oblique, large et bien arrondi, avec 
un axe se rapprochant fortement dans le bas de la 
verticale, ayant sensiblement la même courbure 
à ses deux extrémités. Bord supérieur très arqué, 
descendant lentement et formant avec le boid 
dorsal un angle de 110 à 120 degrés environ, très 
arrondi à son sommet. Angle postéio-dorsal situé 
à peu près au milieu de la hauteur totale. Bord 
dorsal court, fortement incliné dans le sens du 
rostre, se raccordant avec le rostie par une courbe 
d'un large rayon. 

Sommets un peu acuminés à leur naissance, 
puis fortement arqués, mais en somme peu in- 
fléchis sur la région postérieure. Arête apico- 
rostrale peu haute, mais très voisine du bord an- 
térieur, dont elle épouse la courbure, visible 
pourtant malgré son peu de saillie presque jus- 
qu'au rostre. Crête postéro-dorsale très déve- 
loppée, à section transversale un peu concave 
depuis les sommets jusqu'un peu avant l'angle 
postéro-dorsal, puis ensuite faiblement convexe 
jusqu'au rostre. Valves assez fortement bâillantes 
dans la région antéro-supérieure, mais sur une 
faible longueur. 



— 11' 



Test solide, épais, renforcé clans la région des 
sommets, orné de stries déciirrentes fines, irré- 
gulièrement espacées, marquant par des sillons un 
peu plus saillants de légers temps d'arrêt dans le 
développement. Épiderme d'un blanc roux violacé, 
plus foncé à la périphérie qu'au sommet, parfois 
passant au roux plus clair, grisâtre ou mordoré, le 
plus souvent avec une tache jaunâtre ou roussâtre 
plus claire dans la partie antéro-supérieure jusque 
sur l'arête apico-rostrale, et avec une tache noire 
et étroite le long de la fente byssale. Intérieur 
nacré d'un violet bleuté foncé sur les bords, pas- 
santau blanc d'argent dans la région des sommets. 
Deux à trois dents cardinales peu saillantes, assez 
allongées, dont une plus ou moins obsolète. Liga- 
ment allongé, fort robuste, d'un brun-roux. 

Dimensions. — Hauteur totale, 30 à 38; largeur 
maximum, 21 à 24; épaisseur maximum, 12 à 14 
millimètres. 

Observations. — Cette intéressante petite forme 
varie peu dans son ensemble; la seule modification 
que nous ayons observée portait sur le mouvement 
plus ou moins arqué de tout le bord antérieur, et 
sur le plus ou moins de saillie de l'arête apico- 
rostrale. Il n'est aucune autre forme parmi nos 
Mytiles des côtes de France qui soit aussi courbée 
et dont le rostre ait une direction aussi oblique. 
Nous distinguerons donc les vnr. subarcuata et 
depressa. 

Rapports et différences. — Par sa taille, par 
son galbe si particulier, cette forme ne pourra être 



— 118 — 
confondue avec aucune de ses congfénères. Même 
les jeunes individus des Mytilus herculeus et 
M. gallopr ovin ci ails les plus arqués ne présentent 
pas un galbe approchant. 

Habitat. — Peu commun; çà et là sur les côtes 
de la Manche, de l'Océan dans la région armo- 
ricaine ; plus rare dans la Méditerranée. 

B. — Groupe du M. EDULIS. 

MYTILUS PICTUS, Born. 

Mytilus pictus, Born, 1780, Test. Mus. Cœs. Viiid.., 
p. 127, pi. vil, fig. 6, 7;— Hidalgo, 1870. 
Moll. marins., pi. xxvi, A, fig. 1 ; — Kuster, 
in : Martini et Chemnitz, Conch. Cab.., p. 49, 
pi. III, fig. 2-4; — Locard, 1886, Prodr.., 
p. 198. 

Mytilus ofricanus., Chemnitz, 1785, ConcJi. Cab.., 
YIII, p. 160, pi. Lxxxiii, fig. 739 à 741; — 
Reeve, 1858. Icon. Conch.., pi. ii, fig. 3; 
pi. vil, fig. 2. 

Mytilus afer., Gmelin, 1789. Syst. nat.., édit. XIII, 
p. 3358; — Eiicycl. met h. I, pi. ccx, [\g. 1. 

Historique. — C'est au baron Ignace de Born 
que l'on doit la première dénomination bino- 
minale donnée à cette Espèce ; déjà avant lui, elle 
avait été figurée, notamment par Favanne' et 
par Knorr^, qui en donnent des figurations bien 

1. Favanne, 1780. la Co/icIiylioloi;ie {'A^ odit. I, pi. l, ûa;. 2. 

2. Knorr, 1769, Vcro/i. Saniiiil. Muscli., IV, pi. w, (îg 4. 



— 110 — 

nieilloures ot bien plus exactes. Ciiuj aimées plus 
tard, Cliemnitz* désigne cette même Espèce sous 
le nom de Mytilus africanas^ dénomination que 
quelques auteurs comme WeinkauP, Reeve^ etc., 
ont cru devoir conserver, tandis que d'autres à 
l'exemple de Gmelin rectifient cette môme déno- 
mination sous la forme de Mytilus afer. 

L'extension géographique de cette Espèce parait 
considérable. On l'a signalée, en effet, non seu- 
lement dans le bassin méditerranéen, mais encore 
dans l'Océan, aux Canaries, au Sénégal, en 
Guinée et au Cap. Nous avons reçu de la Nouvelle- 
Zélande des échantillons qui ne semblent différer 
de nos types africains, absolument que par une 
plus grande richesse de tons dans la coloration ; 
mais le galbe, la taille même et la disposition du 
sommet restent exactement pareils. 

Quoique cette Espèce ait été déjà décrite et 
figurée dans de bonnes conditions, nous croyons 
qu'il est bon d'en donner à nouveau une descrip- 
tion complète à titre de comparaison avec nos 
autres formes françaises. 

Descriptions. — Coquille de taille assez grande, 
d'un galbe étroitement allongé, assez renflé, non 
arqué, à sommet submédian. Région antérieure 
assez large, un peu haute, à direction sensiblement 

1. Cliemnitz, 1785, Coiich. euh., YIII, p. 160, pi. i.xxxiii, 
fig. 739-741. 

2. Weinkauf, 1867, Die Concli. mllt'-linecies, I, p. 227. 

■3. Recve, 18.58, Icon. coiic/t. Mylihis, pi. ir, ilg. o; pi. vu, 
fl-. 2. 



— 120 — 

rectiligne dans son ensemble. Région postérieure 
relativement un peu étroite, quoique en somme 
au moins deux fois plus large que la région anté- 
rieure et bien allongée. Rostre inférieur un peu 
antérieur avec un axe sensiblement parallèle au 
bord antérieur. Bord antérieur très légèrement 
concave et, sur une très petite longueur immé- 
diatement au-dessous des sommets, puis un peu 
convexe sur le premier tiers de la hauteur totale, 
ensuite droit ou légèrement concave jusqu'à l'ori- 
gine du rostre. Bord supérieur très allongé, légè- 
rement arqué, se raccordant avec le bord dorsal 
sous un angle assez marqué d'environ 135 à 140 
degrés. Angle postéro-dorsal situé sensiblement 
au milieu de la hauleur toîale ou môme un peu en 
dessous. Bord dorsal droit, légèrement arqué, 
s'infléchissant lentement jusqu'au rostre, de telle 
façon que sa base tend à se rapprocher du bord 
antérieur, se raccordant avec le rostre par une 
courbe d'un rayon un peu plus grand que celui de 
la région antérieure. 

Sommets légèrement antérieurs, un peu acu- 
minés à leur origine, s'infléchissant rapidement et 
assez fortement sur la région postérieure. Crùle 
apico-rostrale fortement arquée à son origine, de 
telle façon que le maximum de courbure corres- 
pond sensiblement, mais avec une direction inverse, 
avec la courbe de la partie la plus saillante du 
bord antérieur, s'infléchissant ensuite jusqu'au 
rostre. Arête postéro-dorsale à section transversale 
à peine concave depuis les sommets jus(|u'à l'angle 



— 121 — 

postéro-dorsal, ensuite légèrement convexe jus- 
qu'au rostre. Valves faiblement bâillantes, mais 
sur une assez grande longueur, dans la région 
antérieure. 

Test un peu mince, légèrement renflé dans la 
région des sommets, orné de stries concentriques 
fines, irrégulièrement espacées, avec des temps 
d'arrêt plus ou moins accusés dans le dévelop- 
pement de la coquille. Epidémie d'un jaune roux 
plus ou moins foncé, passant parfois au brun fer- 
rugineux ou même violacé, et devenant d'un jaune 
clair ou d'un vert plus ou moins vif dans la région 
postéro-supérieure, puis grisâtre ou rosé tout à 
fait vers les sommets, tantôt uni, tantôt rayé de 
roux ou de vert; on distingue souvent dans la ré- 
gion antéro-supérieure une tache brune à bords 
parfois bien limités. Intérieur nacré et irisé d'un 
violet rosé clair, passant au rose chair ou grisâtre 
dans le voisinage des sommets. Une o^i deux dents 
cardinales étroites, allongées et assez hautes. Li- 
gament très allongé, d'un brun foncé, solide et 
résistant. 

Dimensions. — Hauteur totale, 70 à 80; largeur 
maximum, 35 à 40; épaisseur maximum, 23 à 28 
millimètres. 

Observations. — Chez le Mytilus pictus^ les 
variations portent plutôt sur la coloration que sur 
le galbe. Cependant, suivant les milieux, on peut 
observer des var. major^ ïniiioi\ inflata^ depressa^ 
elongata , etc. , qui se définissent suffisamment 
d'elles-mêmes. Une des variations les plus inté- 



122 

ressantes à noter consiste dans le plus ou moins 
d'angiilosité que peut présenter dans la partie su- 
périeure l'arête apico-rostrale. Dans quelques co- 
lonies, cette arcte présente sur un tiers de la lon- 
gueur une saillie assez anguleuse, tandis qu'au 
contraire dans d'autres colonies, elle est plus ou 
moins arrondie. Nous désignerons cette première 
variété sous le nom de var. aiigulosa. 

Les variétés ex-colore sont très nombreuses. 
Tantôt la coquille est d'un brun roux plus ou 
moins foncé à la région rostrale, et toujours plus 
clair vers les sommets; la coquille alors rappelle 
le galbe et la coloration du ModioUi Dujliloides^ . 
Le plus souvent, au fond jaune roux plus ou moins 
vif de l'épiderme se môle un beau vert émeraude 
s'étalant par plaques vaguement définies ou par 
zones concentriques. Tantôt on ne voit cette teinte 
verte qu'au voisinage des sommets, dans la région 
postéro-supérieure, tantôt au contraire, la coquille 
presque tout entière revêt cette chaude coloration. 
11 existe des sujets simplement teintés et d'autres 
flammidés ou mieux rayonnes. Parfois, ces rayons 
étroits et plus ou moins rapprochés sillonnent, en 
ligne droite, les valves des sommets à la base, sur- 
tout dans la région postérieure ; parfois aussi ces 
rayons sont étalés en zigzags plus ou moins ré- 
guliers. Nous pouvons donc instituer les variétés 
ex-colore suivantes : brumiea, liLtea, viridula, hi- 
color, radiata, Ju-ligiiiogramina, etc. 

1. MocUdia mytiloulcs, I.ocard, 1888, in : Bail. Soc. malac. 
Frn:tce, V, p. 92, pi. i, lig. 2. 



— 123 — 

Rappohts et différences. — Cette Espèce, par 
son galbe étroitement allongé, se distinguera tou- 
jours de toutes les Espèces appartenant au groupe 
précédent. Il ne nous paraît pas nécessaire d'in- 
sister davantage sur les autres caractères diffé- 
rentiels. 

Habitat. — Rare en France ; le cap Breton dans 
les Landes sur la côte océanique; les côtes de 
Provence dans la Méditerranée. 

MYTILUS EDULIS, Linné, 

Mytilusediilis, Linné, 1758. Syst. natur. (édit. X), 
p. 705; — 1767 (édit. XII), p. 1157; — Brown, 
1845, ///. conch. (2'' édit.), pl. xxvii,fig. 14-15; 
— ForbesetHanley, 1853, i?/7V. /»o//.,pl.xLviii, 
fig. 3, 4; — Sowerby, 1859, III. ind., pl. vu, 
fig. 18; — Jeffreys, 1863-69, Brlt. conch., II, 
p. 104, V, p. 171, pl. xxvii, fig. 1; — Hi- 
dalgo, MoU. marins, pl. xxv, fig. 3; — Locard, 
1886, Prodr., pl. xxv, fig. 3. 

Mytiliis vidgnris, Da Costa, 1778, Brit. conch., 
p. 216, pl. XV, fig. 5. 

Historique. — Il est à peu près certain que pour 
cette Espèce comme pour le Mylilus imgulatus, 
Linné, dès sa X" édition, a confondu plusieurs 
Espèces bien distinctes. Nous en avons la preuve 
non seulement par l'examen des références icono- 
graphiques qu'il donne, mais encore par l'habitat 
qu'il assigne à son Espèce. 11 la fait vivre depuis 
la Baltique jusque dans l'Inde, à travers l'Europe, 



— 124 — 

puis pour justifier de telles variations, il ajoute : 
inter tropicos ma.rimus, iiitra arcticuin ininiinus. 
Les figurations qu'il signale dans ses références 
iconographiques sont toutes plus ou moins dé- 
fectueuses ; celle de Bonanni' est peut-être celle 
qui représente le moins mal le type véritable; en 
général , ces anciens auteurs ^ ont exagéré la 
largeur de la coquille; est-ce de leur part une 
faute d'ombre ou même de dessin, ou bien ont-ils 
sciemment confondu avec le véritable Mytilus 
edulis d'autres formes que nous étudierons plus 
loin ? Ces deux hypothèses sont possibles. Quoi 
qu'il en soit, nous maintiendrons le Mytilus edulis^ 
créé par Linné, pour l'Espèce européenne comes- 
tible la plus répandue. C'est bien, en effet, l'Espèce 
éminemment comestible, puisque Linné lui-môme 
nous dit à ce propos : Plebejis sapit\ freqaentius 
devoratiis uocct ! Nous ne saurions donc con- 
server le moindre doute à cet égard; mais il nous 
restera à inlerpréter convenablement le galbe de 
cette coquille. 

Dans sa XIF édition, Linné est déjà plus expli- 
cite : ValvuUs antice suhcarinatis^ postice retusis, 
untibus acuiuinatis. Or, on comprend que de tels 
caractères ne peuvent évidemment pas s'appliquer 
au Mytilus galloprovincialis ni à aucune des formes 
que nous avons classées dans ce premier groupe. 

1. Bonanni, 1681, llccrratio mciilis et ocidi, part, ii, 9, 30. 

2. Lisler, 1678, Hist. Anim. Angliœ, pi. iv, fig. 28. — Lister, 
1770, Conch., pi. ccclxii, lig. 200.— Gualtieri, 1742, Ind. test, 
coric/i , pi. .\Li, fîg. E, etc. 



— 125 — 
Il est donc absolument évident qu'il l'aut lo<>-i- 
quement séparer les deux types edalis et gallo- 
proviiicialis ^ le premier répondant seul à la dia- 
gnose linnéenne. Mais autour de ce prototype, 
tel que nous allons le décrire, viennent se ranger 
plusieurs formes afïines, mais différentes éga- 
lement, caractérisées par l'étroitesse de leur galbe. 
C'est pour cette raison que nous avons déjà placé 
dans ce même groupe le Mijtilus pictus, qui a 
incontestablement plus d'affinités avec le Mijtilus 
edulis qu'avec n'importe quelle autre forme du 
groupe précédent. 

Le Mytilus edulis est, comme on le sait, très 
souvent domestiqué. Les races ainsi obtenues 
arrivent parfois, grâce à une intelligente sélection, 
à revêtir des caractères assez différents de ceux 
du véritable type. C'est donc dans des bancs natu- 
rels, qui n'ont subi aucune modification apparente 
par l'effet de la culture, que nous irons chercher 
notre type. 

Description. — Coquille d'un galbe subcylin- 
droïde, bien allongé, renflé dans son ensemble, 
légèrement arqué. Région antérieure étroite, assez 
élevée, allongée ; région postérieure un peu plus 
développée, reliée à la région antérieure par un 
rostre basai bien arrondi et dont l'axe s'infléchit 
vers la région antérieure. Bord antérieur très légè- 
rement concave, puis un peu convexe sur une 
faible longueur en dessous des sommets, ensuite 
nettement concave en son milieu jusqu'au rostre. 
Bord supérieur très tombant, un peu arqué, se 



— 126 — 

raccordant avec le bord dorsal sous un angle de 
130 à 135 degrés environ ; angle postéro-dorsal un 
peu arrondi à son sommet, situé environ au tiers 
de la hauteur totale. Bord dorsal alk^ngé, lar- 
gement arqué jusqvi'au rostre. Bord antérieur du 
rostre un peu plus étroitement arrondi que le bord 
postérieur. 

Sommets antérieurs acuminés à leur origine, 
puis fortement infléchis sur la région antérieure. 
Arête apico-rostrale obtuse, fortement arquée sur 
le premier cinquième de sa longueur, s'infléchis- 
sant ensuite lentement jusqu'au rostre. Crête 
postéro-dorsale à section transversale fortement 
concave, mais étroite depuis les sommets jusqu'aux 
trois cinquièmes de la hauteur totale, ensuite con- 
vexe jusqu'au rostre. Valves faiblement baillantes 
et sur une petite longueur dans la région anté- 
rieure. 

Test solide, un peu renflé au voisinage des som- 
mets, orné de stries concentriques d'accroissement 
fines, rapprochées, plus ou moins régulières, 
marquant parfois par leur saillie de légers temps 
d'arrêt dans l'accroissement du test. Epiderme 
d'un brun noirâtre un peu violacé, tantôt mono- 
chrome, tantôt vaguement et largement zone de 
teintes plus claires, surtout dans la région rostrale, 
passant alors au roux brun, jaunâtre ou verdâtre, 
avec la région antéro-supérieure toujours plus 
foncée, le plus souvent à fond uni, mais parfois 
aussi avec des rayons plus ou moins étroits, un peu 
irréguliers, d'un vert très foncé se détachant sur 



— J27 — 

lin Ibiicl plus claii'. Intéiieur nacré d'un violet 
bleuté à la périphérie, |)assant au blanc d'argent 
sous les sommets. Deux à trois dents cardinales, 
dont une plus ou moins obsolète, petites, un peu 
courtes, peu saillantes, subarrondies. Ligament 
fort, allongé, d'un brun roux. 

Dimensions. — Hauteur totale, 60 à 70; largeur 
maximum, 28 à 30; épaisseur maximum, 22 à 
24 millimètres. 

Observations. — Les variations que Ton peut 
étudier chez les Mytilas ediilis sont assez nom- 
breuses. Dans son ensemble, la coquille peut être 
plus ou moins arquée dans la région antérieure; 
mais cette courbure porte toujours sur l'ensemble 
de la coquille, de telle sorte que l'on ne voit jamais 
des courbures brusques ou aussi fortes que chez 
les Mylilas /lerciileiis , ou M. petasiuiculinus, 
par exemple. Chez le Mytilus edtilis, c'est l'en- 
semble de la coquille qui participe au mou- 
vement; de là le plus ou moins d'obliquité que 
peut présenter la région rostrale. 

L'élevage modifie parfois notablement le faciès 
de la coquille. En général, il a pour eflet de rendre 
le test plus lisse, plus brillant; puis, par une heu- 
reuse sélection, on arrive à avoir des valves plus 
renflées, et surtout plus régulièrement bombées; 
dans ce cas, l'arête apico-rostrale s'éinousse en 
même temps que la région antérieure s'élève en 
épaisseur; en outre, bien entendu, la taille géné- 
rale de la coquille augmente notablement. 

Quant à la coloration, elle varie suivant les mi- 



— 128 — 

lieux. Le fond peut passer du roux pâle au brun, 
au violacé et au noir brillant; parfois il semble à 
peu près monochrome, avec une teinte simplement 
plus claire dans le voisinage des sommets; parfois 
aussi on distingue plusieurs nuances vaguement 
zonées ou même fondues, plus pâles dans la région 
rostrale et plus foncées soit sur le haut de l'arête 
apico-rostrale, soit dans le haut de la région anté- 
rieure, soit même au sommet de la crête postéro- 
dorsale ; enfin, comme nous l'avons expliqué dans 
notre description, il arrive souvent que le test 
paraît, en outre, orné de rayons colorés, tantôt 
larges, tantôt étroits, se détachant en sombre sur 
un fond plus clair. 

D'après ce que nous venons de dire, nous distin- 
guerons donc les variétés suivantes, qui se défi- 
nissent d'elles-mêmes : var. ex-forma : major, 
iniuor, iiiflaia, subcylindracea, depressa, eloii- 
gata, curta, etc.; var. ex- colore : flavida^^ 
viridula, violacea, rufula, nigra, bicolor, ra- 
diât a, etc. 

Rapports et différences. — Comparé au Mytiliis 
pictus, le M. edulis s'en distinguera : à son galbe 
plus étroitement allongé, plus subcylindroïde, plus 
renflé; à son bord antérieur plus légèrement arqué 
dans tout son ensemble; à ses sommets beaucoup 
plus antérieurs ; à son rostre notablement plus 
infléchi dans le bas vers la région antérieure; à 
son arête apico-rostrale plus obtuse; à sa crête 

1. Cette variété est surtout fréquente chez les coquilles do- 
mestiquées. 



— 129 — 

postéro-dorsale plus étroite; à son angle postéro- 
dorsal toujours plus près des sommets, etc. 

Habitat. — Très commun; répandu, en colonies 
populeuses, sur toutes nos côtes; plus abondant 
dans l'Océan que dans la Méditerranée. 

MYTILUS RETUSUS, Lamarck. 

Mytilus retusus, Lamarck, 1818, Anim. s. Vert., 
VI, I, p. 127; — 1836, édit Deshayes, VU, 
p. 48; — Locard, 1886, Prodr., p. 499. 

Mytilus edulis, pars., auct. 

Historique. — Cette espèce, certainement voisine 
du Mytilus edulis, tel que nous venons de le réta- 
blir, mérite d'être maintenue au rang d'Espèce, 
malgré le dire de Deshayes, qui la considère 
comme « une variété rabougrie » du Mytilus edulis. 
Elle s'en distingue par un ensemble de caractères 
faciles à reconnaître et que l'élevage dans les bou- 
chots semble encore mieux faire ressortir en les 
exagérant. 

Nous n'avons pas retrouvé le type de Lamarck 
dans sa collection au musée de Genève '; mais 
il est représenté dans les galeries du Muséum de 
Paris par deux échantillons étiquetés de la main 
même de leur auteur, avec l'indication de localité 
originale de Wistrehan, dans la Manche, cités par 
Lamarck. Il n'en a point été donné de figuration 
ni de description complète. 

1. Le type du Mytilus retusus faisait en effet partie de la 
collection de France et non pas de celle de Lamarck. 

Bull. Soc. malac. France. VI, Juin 1889. — 9 



— 130 — 

Descrh'Tion. — Coquille de taille moyenne, d'un 
galbe subtriangulaire très allongé, légèrement 
arqué, notablement renflé dans le haut. Région 
antérieure haute, mais très étroite, légèrement 
arquée, bien allongée. Région postérieure relati- 
vement assez large, se raccordant avec la région 
antérieure par un rostre assez large, fortement 
infléchi vers le bord intérieur, avec un axe un peu 
oblique par rapport à ce même bord. Bord anté- 
rieur presque droit ou très légèrement arqué sur 
les deux tiers de sa hauteur, à peine subsinueux 
sur une très petite longueur tout à fait sous les 
sommets, puis arqué en avant vers le rostre. Bord 
supérieur légèrement arqué, bien tombant, se rac- 
cordant avec le bord dorsal par un angle d'environ 
120 à 125 degrés ; angle postéro-dorsal bien arrondi 
à son sommet et situé environ à la moitié de la 
hauteur totale, ou même parfois un peu au-des- 
sous. Bord dorsal légèrement arqué, s'infléchis- 
sant jusqu'au rostre du côté de la région anté- 
rieure. 

Sommets antérieurs étroitement arqués à leur 
origine, s'infléchissant rapidement sur la région 
postérieure. Arête apico-rostrale haute, étroite 
dans le haut et bien arquée, puis se rapprochant 
rapidement du bord antérieur, et s'élargissant 
pour devenir un peu confuse à partir du milieu de 
la hauteur totale. Crête postéro-dorsale assez 
large, à section transversale, à profil nettement 
concave sur les trois quarts de sa hauteur totale, 
ensuite légèrement convexe jusqu'au rostre. Val- 



— 131 — 

ves faiblement bâillantes sur une courte longueur 
dans la région antérieure. 

Test solide, un peu épais, surtout dans la région 
des sommets, orné de stries d'accroissement fines, 
irrégulièrement espacées, avec des temps d'arrêt 
assez accusés dans le développement de la coquille, 
donnant au test un peu d'irrégularité. Epiderme 
d'un brun roux très sombre, passant au violet 
bleuté très foncé, généralement plus clair dans la 
partie supéro-antérieure, avec une tache noire 
étroite dans le haut du bord antérieur, parfois 
avec des rayons plus sombres se détachant sur un 
fond brun roux ou violacé. Intérieur nacré d'un 
bleu violacé, passant au blanc d'argent dans la 
région des sommets. Trois à quatre dents cardi- 
nales, petites, peu hautes et un peu allongées, 
dont une ou deux plus ou moins obsolètes. Li- 
gament un peu allongé, robuste, d'un brun clair. 

DiME>'sioNs. — Hauteur totale, 54; largeur 
maximum, 25; épaisseur maximum, 23 millimètres. 

OesERVATroNs — Les dimensions que nous 
venons d'indiquer sont celles de l'un des types de 
la collection de Lamarck. Cette taille varie un peu, 
car nous avons observé des individus qui ne dépas- 
saient pas de 45 à 50 millimètres, tandis que 
d'autres atteignaient jusqu'à 60 millimètres; de là 
des variétés major et niiiior. 

Le galbe paraît assez constant, pourtant on 
observe quelques variations, soit dans le plus ou 
moins de courbure dans la région antérieure, soit 
dans la position de l'angle postéro-dorsal qui, tout 



— 132 — 

en étant toujours notablement plus inférieur que 
chez le Mytilusedulis, remonte parfois un peu au- 
dessus de la moitié de la hauteur totale. Mais ce 
ne sont là que des variations en quelque sorte 
individuelles qui peuvent à peine constituer des 
variétés; Il n'en est pas de même du renflement 
des valves; parfois avec l'âge, et surtout suivant 
les milieux, la coquille, tout en conservant son 
galbe, se renfle notablement suivant l'arête apico- 
rostrale. Ce fait s'observe surtout dans les races 
domestiquées. Ainsi, nous avons reçu des côtes 
de la Loire-Inférieure, par les soins de M. NicoUon, 
des échantillons provenant d'élevage et appar- 
tenant incontestablement à l'Espèce qui nous 
occupe ; ils mesurent jusqu'à 35 millimètres 
d'épaisseur pour une hauteur de 70 millimètres, et 
une largeur de 34 ; dans ce cas, l'arête est fortement 
arquée dans le sens de l'épaisseur et très saillante, 
le reste de la coquille conservant en quelque sorte 
son galbe normal. Nous désignerons cette belle 
variété, qui pourrait être prise pour une Espèce 
si elle vivait à l'état sauvage, sous le nom de 
var. acrocyrta. 

La coloration, chez cette Espèce, est au moins 
aussi variée que chez le Mytilus edulis. Nous avons 
observé chez cette var. acrocyrta des échantillons 
d'un beau brun presque noirâtre, avec les sommets 
d'un beau jaune roux brillant. Parfois dans les co- 
lonies libres, ou même domestiques, on retrouve 
des sujets à teinte mordorée. Il existe également 
d'élégantes variétés rayonnées, les unes avec des 



rayons d'un vert foncé, se détachant sur un fond 
roux; d'autres avec des rayons d'un jaune pâle, 
grisâtre, courant sur un fond lilas ou violacé. Nous 
distinguerons donc les var. ex-colore suivantes : 
nigra, fusca^ brunnea^ violacea^ liliacea^ bicolor^ 
rddiata, etc. 

Rapports et différences. — Nous ne pouvons 
comparer cette Espèce qu'avec \e Mytilus edulis ; 
on l'en distinguera : à son galbe toujours moins 
étroit, moins allongé, moins cylindroïde; à sa ré- 
gion antérieure plus courte et moins régulièrement 
arquée ; à son angle postéro-dorsal toujours nota- 
blement plus inférieur; à son bord supérieur plus 
allongé et par conséquent à son bord dorsal plus 
court; à son rostre plus élargi et plus infléchi 
vers la région antérieure ; à son arête notablement 
plus saillante, plus étroite dans le haut, plus ar- 
quée; à sa crête postéro-dorsale plus large, etc. '. 

Habitat. — Les côtes de la Manche et de l'Océan. 

1. C'est ceUe même forme que Macé ( Calai, moll. Cherbourg, 
p. 277 ) a confondue avec le véritable M.incurvatus, dont nous 
parlerons plus loin. Les pêcheurs des environs de Cherbourg 
la désignent sous le nom de C«je«, et savent parfaitement la 
distinguer des autres Espèces de la région. « Le Cayeu, dit 
Macé, est beaucoup plus recherché des consommateurs que la 
Moule commune ; sa chair est plus délicate et d'une digestion 
plus facile. Une autre circonstance d'ailleurs est remarquable, 
c'est que jamais la coquille du Cayeu n'est habitée par le 
Pinnothère qu'on rencontre si souvent dans les valves de la 
Moule. » 



— 134 — 

MYTILUS SPATHULINUS, Locurd. 
Mytilus spathulinus^ Locard, 1888, nov. sp. 

Historique. — Cette Espèce, de taille très va- 
riable, mais d'un galbe bien constant, nous paraît 
absolument nouvelle; nous n'en trouvons chez les 
auteurs ni figuration ni description. Nous l'avons 
reçue tantôt sous le nom de Mytilus ediills^ tantôt 
sous celui de M. incurvatus et même de M. ungu- 
latus ', quoique en réalité elle soit absolument dis- 
tincte de ces différentes Espèces ^. 

Description. — Coquille d'assez grande taille, 
d'un galbe spatuliforme, étroitement allongé, à 
peine arquée, assez renflée dans son ensemble. 
Région antérieure droite, très allongée, très étroite, 
mais assez haute. Région postérieure relativement 
bien développée, également très allongée, se rac- 
cordant avec la région antérieure par un rostre 
assez large, à courbure latérale sensiblement égale 
et avec un axe exactement médian. Bord antérieur 
à peine concave immédiatement sous les sommets 
et sur une très faible longueur, ensuite droit ou à 

1. Mjtilus ungulalus, Linné, 11^^%, Syst. nat . (édit. X), p. 705. 
Sous ce nom Linné et, après lui, Lamarck, ont confondu plu- 
sieurs formes exotiques qui n'ont aucun rapport avec nos formes 
françaises. 

2. C'est cette même forme que Macé {loc. cit., p. 267 ) dé- 
signe sous le nom de Mytilus ac/iatiiiiis, et qu'il ne faut pas 
confondre avec le 31. acliatinus de Lamarck (1819, Aniin. 
s vert., VU, p. 125). Son test en effet est parfois, dans la 
région des sommets, d'un beau faciès d'agatlie bleu veiné de 
blanc. 



— 135 — 

peine convexe jusqu'à la naissance du rostre. Bord 
supérieur très largement arqué, allongé, fortement 
descendant, se reliant avec le ])ord dorsal par un 
angle d'environ 140 à 145 degrés ; angle postéro- 
dorsal très arrondi à son sommet, situé sensible- 
ment au milieu de la hauteur totale. Bord dorsal 
allongé, droit jusqu'au rostre avec une direction 
très sensiblement parallèle au bord antérieur. 

Sommets exactement antérieurs ou faisant une 
très légère saillie sur l'alignement du bord anté- 
rieur, saillants, mais faiblement arqués et rejetés 
sur la région postérieure. Arête apico-rostrale à 
peine arquée dans le haut, visible seulement jus- 
qu'au milieu de la hauteur totale, se perdant en- 
suite dans le renflement des valves. Crête apico- 
rostrale à section transversale légèrement concave 
sur un peu plus de la moitié de la hauteur totale, 
ensuite nettement convexe jusqu'au rostre. Valves 
très faiblement bâillantes dans le haut de la région 
antérieure. 

Test solide, assez épais, renforcé au voisinage 
des sommets, orné de stries d'accroissement fines, 
assez rapprochées, parfois groupées de manière à 
former des temps d'arrêt peu marqués dans le dé- 
veloppement de la coquille. Epidémie d'un violet 
foncé, parfois presque noirâtre, passant au lilas 
dans le voisinage des sommets, ou d'un brun roux 
plus ou moins noirâtre avec des taches jaune 
sombre dans la région antéro-supérieure, rarement 
rayé longitudinalement par des rayons étroits et 
plus foncés. Intérieur nacré d'un bleuté légèrement 



-- 136 — 

rosé, passant au blanc d'argent vers les sommets. 
Deux à trois dents cardinales, dont une le plus 
souvent obsolète, les autres un peu allongées et 
assez fortes. Ligament allongé, très fort, d'un brun 
foncé. 

Dimensions. — Hauteur totale, 75 à 80; largeur 
maximum, 35 à 38; épaisseur maximum, 30 à 32 
millimètres. 

Observations. — Gomme nous l'avons dit plus 
haut, cette Espèce paraît être de taille très va- 
riable; nous avons vu, en effet, des individus bien 
adultes dont la hauteur totale ne dépassait pas 35 
à 40 millimètres, tout en conservant ce même 
galbe allongé, spatuliforme, si caractéristique. 
D'autres, au contraire, pris dans des élevages, dé- 
passaient 85 millimètres. 

La domestication de cette coquille n'en modilie 
que très légèrement les caractères essentiels; 
comme toujours dans ce cas, le test devient plus 
lisse et plus brillant; parfois le galbe s'élargit un 
peu, mais contrairement à ce qui se passe dans le 
Mytiliis retusus, ses valves ne paraissent pas se 
renfler aussi vigoureusement dans la partie antéro- 
supérieure; ici les sujets vivant à l'état sauvage et 
de taille même assez petite ont au contraire cette 
arête apico-roslrale proportionnellement plus mar- 
quée que celle des individus domestiqués. H y a 
donc là un point intéressant à signaler aux éleveurs 
qui préfèrent obtenir des coquilles renflées ou 
non. 

Nous distinguerons donc pour cette espèce les 



— 137 — 

variétés suivantes : var. ex-forma : mr/Jor, mi/ior, 
minima^ Inflala^ depressa^ strangulala^ subarcua- 
ta^ etc., et les var. ex-colore : iiigra, violacea^ li- 
liacea^ brunnea^ bicolor, radiata^ achatiiia, etc. 

Rapports et différences. — Dans le groupe du 
MytiLus edulis^ le M. spathulinus ]o\\e^ par rapport 
aux autres formes, le même rôle que le M. pele- 
ciiius dans le groupe du M. galloproviiicialis. 
Comparé au Mytiliis peleciiius, on le distinguera 
donc à sa taille plus petite, à son galbe beaucoup 
plus étroitement allongé, à son bord antérieur 
plus droit et plus long dans le bas, à son bord su- 
périeur plus arqué, plus long et plus tombant; à 
son rostre bien plus étroit et toujours bien mé- 
dian, avec son axe parallèle au bord antérieur et 
non pas oblique; à sa crête plus haute, etc. 

Comparé au Mytilus edulis^ on le reconnaîtra : 
à son galbe moins étroit, moins cylindroïde, non 
arqué; à sa région antérieure bien moins déve- 
veloppôe, à sa région postérieure plus large, à 
son angle postéro-dorsal plus inférieur, à son 
rostre plus élargi et non infléchi vers la région 
antérieure, à sa crête plus étroite et plus accusée 
dans le haut, etc. 

Enfin, rapproché du Mytilus retusus^ on le dis- 
tinguera : à sa taille plus grande, à son galbe plus 
allongé, beaucoup plus droit, non arqué ; à son 
bord antérieur rectiligne ; à son rostre non infléchi 
vers la région antérieure et par conséquent à bords 
également arrondis; à sa crête postéro-dorsale 
moins haute, à son arête apico-rostrale bien 



— 138 — 

moins arquée, à ses dents cardinales moins nom- 
breuses, etc. 

Habitat. — Assez commun sur les cotes de la 
Manche et de l'Océan. 

MVTILUS INCURVATUS, Pennant. 

Mytilus incurvatus, Pennant, 1767. Brit. zooL, IV, 
p. 95, pi. Lxiv, fig. 74; — Maton et Racket, 
1804. In; Trans. Lin. 5'oc.,VII, p. 105, pi. m, 
fig. 7 ; _ Locard, 1886. Prodr., p. 498 et 602. 

Mytilus ediilis, var. incurvatus, Brown, 1845, III. 
coiich.., T édit., p. 77, pi. xxvii, fig. 12. 

Mytilus edulis^ var. pars auct. 

Historique. — Cette Espèce a été signalée pour 
la première fois par Thomas Pennant qui en donne 
une assez médiocre figuration. Plus tard, la plupart 
des auteurs anglais suppriment cette Espèce et la 
considèrent comme un simple synonyme du Myti- 
lus edulis, ou tout au plus comme une variété. 
C'est à la vérité une forme assez rare, mais pour- 
tant bien définie et qui très certainement mérite 
d'être maintenue au rang d'Espèce, comme l'a fait 
Lamarck '. 

Description". — Coquille de taille assez petite, 
d'un galbe subtriangulaire un peu allongé, bien 

1. Mytilus incurvatus, Lamarck, 1819, Anim. s. vert., VII, 
p. 127. — 1836, édit. Deshayes, VII, p. 48. — En tète de son 
chapitre de Mylulis, Rondelet (1755, Universse aquatdium 
liistorix, p. 48) a donné une figure qui se lapporle assez 
exactement à ce même Mytilus incurvatus représenté en vraie 
grandeur. 



— 1.39 — 
arqué, médiocrement renflé. Région antérieure 
assez haute, peu large, bien concave. Région pos- 
térieure relativement bien développée, reliée à la 
région antérieure par un rostre arrondi s'in- 
fléchissant fortement vers le bord antérieur. Bord 
antérieur allongé, largement concave depuis les 
sommets juqu'au rostre. Bord supérieur arqué, 
tombant, formant avec le bord dorsal un angle 
d'environ 130 degrés; angle postéro-dorsal bien 
arrondi à son sommet et situé presque au milieu 
de la hauteur totale ou à peine un peu au-dessous. 
Bord dorsal très arqué, un peu court, se raccor- 
dant avec le rostre par une courbure d'un ravon 
notablement plus grand que le bord antérieur. 

Sommets très antérieurs, acuminés à leur ori- 
gine, puis fortement infléchis sur le bord posté- 
rieur. Arête apico-rostrale saillante, un peu étroite, 
fortement arquée et bien accusée sur presque toute 
sa longueur, ne devenant confuse que vers le 
rostre. Crête apico-dorsale peu haute, à section 
transversale assez fortement concave jusqu'au-delà 
de l'angle postéro-dorsal, puis ensuite un peu 
convexe jusqu'au rostre. Valves assez fortement 
bâillantes, mais sur une faible longueur dans le 
haut de la région antérieure. 

Test solide, un peu épaissi dans le voisinage des 
sommets, orné de stries d'accroissement fines, 
assez rapprochées, un peu irrégulières, marquant 
par des saillies quelques temps d'arrêt dans l'ac- 
croissement. Epidémie d'un violet noirâtre plus ou 
moins foncé, parfois mordoré par place, toujours 



— l'iO — 

plus clair clans la région des sommets, devenant 
d'un brun marron dans la région antérieure 
avec une tache brune étroite, au voisinage de la 
fente byssale, quelquefois orné de rayons longitu- 
dinaux de teinte foncée se détachant sur un fond 
plus clair. Intérieur nacré, d'un lilas bleuté, 
passant au blanc d'argent, quelquefois un peu rosé 
au voisinaofe des sommets. Deux dents cardinales 
assez accusées, un peu hautes, assez courtes, et 
une troisième dent presque obsolète. Ligament al- 
longé, solide, d'un brun roux. 

DiMEîNSioNS. — Hauteur totale, 30 à 40; largeur 
maximum, 18 à 22; épaisseur maximum, 17 à 19 
millim. 

Observations. — Le Mytilus incurvatiis^ tel que 
nous venons d'en donner la description, repré- 
sente, selon nous, la forme la plus typique, celle 
qui se rapproche la plus de la figuration donnée 
par Pennant, et que nous avons observée dans 
plusieurs stations de la Manche, notamment à 
Saint-Malo, Granville et Cherbourg '. Dans la col- 
lection du Muséum de Paris, on observe une forme 
un peu moins typique rapportée par Audouin et 
Milne-Edwards des îles Chausey, et que nous avons 
également reçue d'Isigny dans le Calvados. Chez 
cette forme, le bord antérieur est plutôt ondulé que 
réellement arqué, la concavité n'est bien manifeste 
qu'en dessous des sommets; en outre, le haut de 
la région antérieure est un peu plus large que dans 

1. Nous l'avons reiui des enviions de Cherbourg, sous le 
nom de petit Cnyeu. 



— 141 — 

le type. Nous désignerons celte variété sous le 
nom de siiharcuata. Nous signalerons également 
des vnr. ex-fonna suivantes : minor, inflata, elon- 
gata, etc., qui se définissent elles-mêmes. 

Lamarck fait observer en dehors de sa diao-nose 
que chez cette Espèce les « stries transverses et 
concentriques sont finement coupées par d'autres 
stries longitudinales interrompues très courtes ». 
On observe, en effet, chez les sujets dont le test 
est très frais une sorte de chagrinage de l'épi- 
derme peu profondément impressionné, et qui 
rappelle un peu celui du Mijtilas lineatiis que nous 
étudierons plus loin. Mais ce mode d'ornementa- 
tion est parfois très obsolète et ne s'observe pas 
toujours facilement. 

Quant aux var. ex-colore nous indiquerons les 
var. violacea, liliacea.nigrescens, hrunnea, bicolor, 
radiata, etc. 

Rapports et Différences. — Cette Espèce est 
la plus petite du groupe du Mytilus ediilis. Com- 
parée au type du groupe, on la distinguera à sa 
taille beaucoup plus petite ; à son galbe propor- 
tionnellement plus large et surtout beaucoup plus 
étroitement arqué ; à ses valves moins bombées ; 
à son arête plus large ; à sa crête plus arquée, 
plus étroite et plus saillante ; à son rostre plus 
inégalement arrondi antérieurement et postérieu- 
rement ; etc.. 

Rapproché du Mytilus retiisus, on le reconnaîtra: 
à sa taille plus petite ; à son galbe toujours plus 
arqué; à ses sommets acuminés et encore plus 



— 142 — 

antérieurs; à son rostre plus infléchi vers la région 
antérieure; à son arête apico-rostrale plus arquée, 
mais moins haute et moins comprimée latérale- 
ment ; à sa crête postéro-dorsale à profil moins 
concave dans le haut; etc. 

Enfin, on peut encore le comparer au Mytiliis 
ahhreviatus dont la taille est à peu près la même ; 
mais on l'en séparera : à son galbe plus étroitement 
allongé ; à son bord antérieur plus arqué ; à sa 
région antérieure moins haute ; à sa crête postéro- 
dorsale beaucoup moins large; à son rostre beau- 
coup plus étroit et plus infléchi vers la région 
antérieure ; etc. A fortiori on le distinguera du 
Mytiliis petasunculinus qui est toujours plus large 
et beaucoup plus comprimé. 

Habitat. — Peu commun. Çà et là sur les côtes 
de la Manche. 

C. — Groupe du M. LINEATUS. 

MYTILUS LINEATUS, Gmelin. 

Mytilus confiisus^ etc.^ Chemnitz, 1785. Conch. 

c«^., VIII, pi. Lxxxiv, fig. 753; — Encyclop. 

méth.^ Vers^ pi, ccxviii, fig. 40. 
Mytilus lineatus, Gmelin, 1789, Syst. iiat. (édit. 

XIII) p. 3359. — Locard, 1886. Prodr., p. 499. 
Mytilus denticulatus ^ Renieri, 1804, Tav. alfah. 

Adriat. 
Mytilus crispus^ Cantraine, 1835, Diagn.^ p. 26. 

— Locard, 1886, Prodr., p. 499. 



— 143 — 

Mytilus Bahli, Brusina, 1864, Concli. Daim, iiiéd.., 

p. 39. 
Mytilaster liiieatiis., Monterosato, 1884, Nom.conch. 

Médit., p. 10. 

Historique. — Si Chemnitz avait fait usage de 
la méthode binominale, c'est le nom de Mytiliis 
confasus qu'il conviendrait d'adopter pour l'Es- 
pèce qui nous occupe, d'après les lois de la prio- 
rité. Malheureusement ce nom de confasus n'est 
point employé ici dans le sens spécifique, car 
Chemnitz définit sa coquille en ces termes : Mytiliis 
confasus testa triangulari striis confluentibus et 
colliquescentibus notatas., intus margaritaceus. La 
figuration qui accompagne cette description est 
assez médiocre, mais néanmoins fait à peu près 
ressortir la manière d'être du test. 

C'est cette même forme que Gmelin, quelques 
années après, a désignée sous le nom de Mytilus 
lineatus, en donnant en synonymie l'indication et 
la figuration de Chemnitz. C'est ce nom de lineatus 
qui a été définitivement adopté, quoique Gmelin 
n'ait pas su indiquer l'habitat. 

Lamarck, dans son Histoire des a /lim aux \ con- 
serve cette Espèce ; il en complète et rectifie la 
diagnose et la qualifie de Moule vénitienne, tout en 
lui laissant son nom latin de Mytilus lineatus ; il 
ajoute, en outre, comme référence iconographique 
VEncyclopédie méthodique qui, sous ce même nom, 
représente la coquille vue de trois quarts. 

1. Lamarck, 1819, Anim. s. vert., YII, p. 228. —1836, édit. 
Deshayes, YII, p. 49. 



— IVi — 

C'est sans doute aux incorrections des dessins 
et aux termes des trop courtes diagnoses qu'il faut 
attribuer la diversité des dénominations données 
depuis Gmelin à cette morne Espèce. En 1801, 
Renieri la désigne sous le nom de Mytilus denti- 
culatus. En 1835, Cantraine la décrit sous celui de 
Mytilus crispiis^ nom sous lequel elle est souvent 
inscrite dans les catalogues. En 1854, M. Brusina 
en fait le Mytilus Baldi. Mais toutes ces dénomi- 
nations doivent passer en synonymie. 

L'identification du Mytilus lineatus et du M. cris- 
pus ne peut laisser subsister le moindre doute. 
Cette Espèce, dit Cantraine en parlant de son 
nouveau type, se distingue des autres Moules 
européennes par les réticulations ou granulations 
qu'on voit à la surface des valves, particulière- 
ment dans le voisinage du bord postérieur, etc. 
Or, ce sont précisément ces mêmes caractères que 
Gmelin et surtout Chemnitz ont prévus dans leurs 
diagnoses, et nous ne connaissons pas d'autre 
forme en Europe dont le test soit ainsi ornementé. 
Le polymorphisme du galbe de cette coquille, 
et la tendance que ses linéoles ont à disparaître 
avec l'âge et parfois aussi avec l'habitat, nous 
avaient fait admettre dans notre Prodrome'^ les 
deux formes Mytilus lineatus ei M. crispus comme 
distinctes au point de vue spécifique. L'étude d'un 
plus grand nombre d'échantillons que nous n'en 
possédions alors nous conduit aujourd'hui à réu- 

1. Locard, 1886, Piodi. mahic. franr., p. 499. 



— 145 — 
nir définitivement en une seule ces deux Espèces, 
et comme le nom de Gmelin est le plus ancien, 
celui-là seul doit être maintenu. 

Quant au Mytilus Bnldi, c'est bien également à 
la même Espèce qu'il se rapporte puisque M. Bru- 
sina l'avait établi sur la variété D du Mytilus mini- 
mus que Philippi définit : testa rugis abbreviatis, 
longitudinalibus ornata '. C'est également cette 
même variété que Danilo et Sandri ^ désignent 
sous le nom de Mytilus minimus. var. squalidermis. 
Nous démontrerons plus loin en quoi le Mytilus 
liiieatus diffère du Mytilus minimus. 

Description. — Coquille de petite taille, d'un 
galbe subtriangulaire, assez élargi, arqué et bien 
renflé dans son ensemble. Région antérieure assez 
haute, un peu élargie dans le haut, bien étroite 
dans le bas, fortement arquée. Région postérieure 
proportionnellement bien développée, se raccor- 
dant avec la région antérieure par un rostre 
arrondi, fortement rejeté vers la région anté- 
rieure. Bord antérieur largement concave, avec 
un léger sentiment de convexité dans le haut. 
Bord supérieur un peu arqué, descendant, allongé, 
se raccordant avec le bord dorsal par un angle 
d'environ 120 à 130 degrés ; angle postéro-dorsal 
légèrement arrondi à son sommet et situé un peu 
au-dessous delà moitié de la hauteur totale. Bord 
dorsal assez court, un peu arqué, se raccordant 

1. Philippi, 1844. Enum. moll. Sicil., II, p. 53. 

2. Danillo et Sandri, 1853. Elongo nomiu. Moll. Zara I 
p. 10. 

Bull. Soc. iiKilac. France. VI. Juin 1889. — 10 



— 146 — 
avec le rostre par une courbe d'un rayon notable- 
ment plus grand que le bord antérieur. 

Sommets antérieurs, relativement peu acuminés, 
s'élargissant rapidement en s'infléchissant sur la 
région postérieure. Arête apico-rostrale haute, 
étroite, bien accusée depuis les sommets jusqu'au 
rostre qu'elle délimite nettement dans la région 
antérieure, un peu arquée vers les sommets, puis 
s'infléchissant ensuite presque en ligne droite 
vers le bord basai antérieur, Crète postéro-dor- 
sale, à section transversale légèrement concave 
dans le voisinage des sommets jusque vers l'angle 
postéro-dorsal, ensuite bien convexe jusqu'au 
rostre. Valves faiblement bâillantes vers la région 
antérieure. 

Test solide, assez épais, orné d'un double ré- 
gime de striations transversales et longitudinales; 
stries transversales assez fines, irrégulièrement 
espacées, répondant aux accroissements succes- 
sifs de la coquille, accusant parfois de légers temps 
d'arrêt dans le développement; stries longitudi- 
nales rayonnantes, très courtes, très irrégulières, 
découpant les stries transversales de façon à don- 
ner au test un aspect chagriné. Epiderme d'un 
brun roux plus ou moins foncé passant au violacé 
et devenant d'un jaune pâle ou roux dans le voi- 
sinage des sommets et plus particulièrement dans 
le haut de la région antérieure. Intérieur nacré 
d'un violacé un peu sombre, plus clair dans la 
région des sommets. De quatre à six petites dents 
cardinales plus ou moins obsolètes, arrondies. 



— 147 — 

peu saillantes, irrégulièrement réparties. Bord 
supérieur finement denticulé à l'intérieur depuis 
le sommet jusqu'à l'angle postéro-dorsal. Liga- 
ment peu épais, assez solide, d'un roux très clair. 

Dimensions. — Hauteur totale, 12 à 15; largeur 
maximum, 7 à 8 1/2; épaisseur maximum, 5 à 
6 millimètres. 

Observations. — Les dimensions que nous 
venons de donner sont prises sur des échantillons 
français. Mais la Moule vénitienne de l'Adriatique 
est de taille beaucoup plus grande. Un échantil- 
lon qui nous a été communiqué par M. le marquis 
de Monterosato mesure 22 millimètres de long-ueur 
pour 14 millimètres de largeur. Lamarck lui assi- 
gne de 20 à 25 millimètres. Cantraine lui donne 10 
lignes et compte de sept à huit dents sous les 
sommets. Il est très probable que la petite coquille 
des côtes de France n'est qu'une forme dégénérée 
du type de l'Adriatique. Il serait fort intéressant 
d'en étudier les modifications dans son aréa géo- 
graphique. 

Cette Espèce dans nos pays est très polymor- 
phe comme taille et comme galbe, non seulement 
suivant son habitat mais encore dans une même 
colonie ; c'est là le fait des Espèces mal fixées et 
en voie de transformation ou d'extinction. Nous 
avons vu des échantillons bien adultes ne mesu- 
rant pas plus de 10 millimètres de longueur. Le 
profil de la coquille est particulièrement variable ; 
ainsi le bord antérieur est plus ou moins ondulé 
suivant le dévelo[)pement de la partie qui avoi- 



— 148 — 

sine les sommets ; le bord supérieur est tantôt 
droit, tantôt convexe ; la région antérieure varie 
aussi notablement d'allure. 

Quant au mode d'ornementation il n'est pas tou- 
jours très distinct ; il semble qu'avec l'âge, il tend 
à s'oblitérer pour devenir parfois presque obso- 
lète ; les stries d'accroissement les plus saillantes 
seules subsistent et conservent un faciès finement 
ondulé qui rappelle l'ancienne ornementation 
normale. 

D'après ce qui précède, nous distinguerons les 
variétés suivantes: var. ex-forma: majoi\ miiioi\ 
ventricosa, arcuata^ elongata, sublœvigata^ etc. — 
var. ex-colore: fiisca, briinea., violacea., nigrescens^ 
bicolor. etc. 

Rapports et Différences. — Par sa taille et par 
son mode d'ornementation, cette petite Espèce 
sera toujours facile à distinguer des autres Mytiles 
des mers d'Europe. 

Haritât. — Assez commun ; dans les étangs 
saumàtres, et sur les côtes ou sur le long du 
littoral méditerranéen. 

MYTILUS MliMMUS, Poli. 

Mytilus niinimus, Poli, 1795. Test. utr. Siciliœ.^ II, 
p. 209, pi. XXXII, fig. 1 ; Potiez et Michaud, 
1844, Gai. moll. Douai, II, p. 127, pi. liy, 
fig. 6, 7; — Reeve, 1858, Conch. icon.., pi. xi, 
fig. 56; _ Hidalgo, 1870, Moll. marins. 
pi. xxvi, fig 4-5; — Locard, 1886, Prodr.., 
p. 499. 



— 149 — 

Mylilaster miiiimus^ Monterosato , 1884. Nom. 
conch. médit. ^ p. 10. 

Historique. — Sous le nom de Mytilas mini- 
miis., la plupart des auteurs ont réuni indistinc- 
tement toutes les petites formes de Mytiles dont 
quelques-unes pourtant ont un galbe bien défini 
et bien caractérisé. Il est vrai de dire que peu 
d'auteurs paraissent avoir bien compris celte forme 
typique. 

Poli, le premier, la décrit et la figure dans son 
bel atlas ; mais le dessin qu'il en donne laisse à 
désirer sous le rapport de l'exactitude. Il repré- 
sente une coquille d'un galbe un peu trop étroi- 
tement allongé, et qui dès lors peut être confondue 
avec le Mytilus cylindraceiis. Nous avons eu sous 
les yeux de bons échantillons qui nous ont été 
communiqués par M. le marquis de Monterosato, 
et nous devons reconnaître qu'ils ne représentent 
pas exactement la forme dessinée dans l'atlas de 
Poli. 

Un demi-siècle plus tard, Potiez et Michaud ont 
donné une très bonne et très exacte figuration de 
cette jolie petite coquille. C'est la meilleure que 
nous connaissions ; elle concorde bien avec nos 
types du midi de la France, de l'Italie et de la 
Sicile. Reeve et Hidalgo ont également repré- 
senté le Mytilus miiiimiis ; mais chez- l'auteur 
anglais la coquille est deux fois trop grande et le 
sommet trop acuminé; tandis que chez l'auteur 
espagnol le dessin représente une forme trop 



— 150 — 

large et trop renflée qui peut être confondue avec 
le Mytilus solidus de nos côtes océaniques. 

Description. — Coquille de petite taille, d'un 
galbe subtriangulaire allongé, un peu arqué, mé- 
diocrement renflé dans son ensemble. Région 
antérieure allongée, un peu élargie et assez haute. 
Région postérieure relativement un peu étroite, 
bien allongée, se reliant à la région antérieure 
par un rostre basai arrondi, et dont l'axe est for- 
tement infléchi sur la région antérieure. Bord anté- 
rieur légèrement arqué dans le haut sous les 
sommets, ensuite presque droit ou légèrement 
concave, puis arqué en avant vers le rostre. Bord 
supérieur allongé, largement arqué, relié au bord 
dorsal par un angle de 135 à 140 degrés environ. 
Angle postéro-dorsal arrondi à son sommet et 
situé au milieu de la hauteur totale ou même un 
peu en dessous. Bord dorsal court, arqué, relié 
au rostre par une courbure à plus grand rayon que 
le bord antérieur. 

Sommets acuminés à leur origine, bien anté- 
rieurs, fortement infléchis sur la région posté- 
rieure. Crète apico-rostrale bien arquée, surtout 
dans le haut, un peu étroite, visible jusqu'au 
rostre qu'elle délimite dans sa région antérieure ; 
crête postéro-dorsale un peu étroite, à section 
transversale faiblement concave dans le hautjusque 
vers l'angle postéro-dorsal, puis nettement con- 
vexe jusqu'au rostre. Valves assez bâillantes, mais 
sur une faible longueur dans le haut de la région 
antérieure. 



— 151 — 
Test solide, à peine épaissi dans la région des 
sommets, orné de stries concentriques d'accrois- 
sement fines, mais assez irrégulières, marquant 
par la suite dans le développement de la coquille 
quelques temps d'arrêt. Épidémie d'un brun roux 
foncé, passant au violet plus ou moins foncé, mais 
toujours plus clair dans la région des sommets, 
parfois avec des zones concentriques alternantes, 
de teintes claires et foncées. Intérieur nacré d'un 
blanc lilas foncé à la périphérie passant au blanc 
sale ou grisâtre sous les sommets. Deux à trois 
dents cardinales petites, arrondies, peu saillantes, 
parfois obsolètes; ligament latéral un peu allongé, 
fort, solide, d'un brun clair. 

Dimensions. — Hauteur totale, 12 à 15 millimè- 
tres ; largeur maximum, 6 1/2 à 7 1/2 ; épaisseur 
maximum, 6 à 7 millimètres. 

Observations. — Les dimensions que nous ve- 
nons de donner sont prises sur des échantillons 
français, mais elles comportent, suivant les milieux, 
des augmentations et des diminutions ; de là des 
var. major et miiior. Comme toutes les Espèces 
non domestiquées, le Mytilus miaimiis présente 
d'assez nombreuses variations dans son galbe. 
Dans une même colonie, on rencontre fréquem- 
ment des sujets disparates qui, s'ils étaient pris 
isolément, sembleraient, à première vue, autant 
d'Espèces distinctes. Nous établirons donc les 
var. ex-fovma suivantes : major, winor, elongata, 
dilatata, iuflata, straiigulata, arciiata, recta, etc., 
qui toutes se définissent d'elles-mêmes. 



— 152 — 

Quant à la coloration, elle varie moins ; elle 
passe pourtant des teintes brunes plus ou moins 
foncées avec les sommets roux clair, au violet noi- 
râtre avec les sommets violacés. Nous distingue- 
rons ainsi les var. ex-colore : fusca, hriinea, vio- 
la cea, iiigrescens, hicolor et zoiiata. 

Rapports et différences. — Nous ne pouvons 
rapprocher le J/?////?/^ miniiuus que du M. lineatus. 
Mais on le distingue toujours : à son galbe plus 
étroitement allongé ; à son profil antérieur moins 
profondément arqué ; à ses sommets plus effilés ; 
à son test lisse et non chagriné ; à l'absence de 
denticulations sur son bord supérieur, etc. 

Habitat. — Assez commun sur toutes nos côtes, 
mais particulièrement sur les côtes de Provence; 
beaucoup plus rare dans la Manche. 

MYTILUS CYLINDRACEUS, Requicn. 

Mytilus cylindraceus^ Requien, 1848, Cat. coq. 

Corse, p. 30 ; — Locard, 1886. Prodr., p. 500. 
Mytilus Bloudeli, H. Martin. Mss. 
Mytilaster luiiiiDiiis {pars), Monterosato, 1884. 

Mon. conch. Médit., p. 10. 

Historique. — Très peu d'auteurs ont fait men- 
tion de cette jolie petite Espèce dans leurs cata- 
logues ; la plupart ne l'ont même pas connue ; 
d'autres comme M. de Monterosato l'ont confondue 
avec le Mytilus niiiiiiuus. Signalée pour la pre- 
mière fois par Esprit Recjuien, qui l'avait décou- 



— 153 — 

verte en Corse, elle a été retrouvée à plusieurs 
reprises sur les côtes de Provence. 

On remarque dans quelques collections un My- 
tilus Dlondeli, inédit, de H. Martin, que M. de 
Monterosato classe comme synonyme du Mytilus 
miiiiniiis. M. de Monterosato a bien voulu nous 
communiquer ses types, nous les rangerons dans 
la var. miiior du M. minimus 

Description. — Coquille de petite taille, d'un 
galbe cylindroïde étroitement allongé, non arqué 
dans la région supérieure, bien renflé. Région anté- 
rieure à contours sinueux, assez haute, mais peu 
large. Région postérieure relativement étroite et 
allongée, se raccordant avec la région antérieure 
par un rostre arrondi, et dont l'axe s'infléchit légè- 
rement vers la région antérieure. Bord antérieur 
d'abord convexe au voisinage des sommets, puis 
concave un peu au-dessous de la moitié de sa hau- 
teur totale, enfin convexe à l'extrémité du rostre. 
Bord supérieur presque droit ou très légèrement 
arqué, allongé et très tombant, se reliant au bord 
dorsal sous un angle d'environ 145 degrés ; angle 
postéro-dorsal peu arrondi à son sommet, situé 
vers le milieu de la hauteur totale. Bord dorsal 
droit, assez allongé, se raccordant avec le rostre 
par une courbe d'un plus grand rayon que le bord 
antérieur. 

Sommets presque médians, faiblement acumi- 
nés, infléchis au-delà de leur naissance sur la 
région postérieure. Arête apico-rostrale très accu- 
sée, un peu étroite, visible depuis les sommets 



— 15'i — 

jusqu'au rostre, bien arquée dans le haut et s'in- 
fléchissant en forme d'S dans son ensemble. Crête 
postéro-dorsale peu haute, à section transversale 
fortement concave depuis les sommets presque 
jusqu'au rostre. Valves faiblement bâillantes dans 
la région antérieure. 

Test solide, un peu épais, orné de stries d'ac- 
croissement fines, rapprochées, mais irréguliè- 
rement espacées, marquant de nombreux temps 
d'arrêt dans le développement de la coquille. Epi- 
derme d'un roux vineux foncé, passant au brun ou 
au violet, avec des teintes plus claires dans le voi- 
sio-nag-e des sommets. Intérieur nacré, d'un violet 
rosé, devenant plus clair au voisinage des som- 
mets. Deux à trois dents cardinales assez fortes, 
un peu allongées, assez saillantes. Ligament latéral 
un peu mince, allongé, d'un roux pâle. 

Dimensions. — Hauteur totale, 12 à 14; largeur 
maximum, 4 1/2 à 5 1/4; épaisseur maximum, 5 à 
5 1/2 millimètres. 

Observations. — Nous avons pu comparer nos 
échantillons des côtes de Provence à des types de 
Corse, et nous avons reconnu que les deux formes 
étaient absolument semblables ; c'est tout au plus 
si l'on peut observer une légère tendance à l'étroi- 
tesse dans nos échantillons de la Provence. 

Les variations que nous avons pu observer por- 
tent uniquement sur la taille, le renflement de la 
coquille et le plus ou moins de saillie de l'arête 
apico-rostrale. Cette arêle toujours arquée et bien 
accusée peut être, suivant les individus, plus ou 



— 155 — 
moins étroite et plus ou moins haute, surtout dans 
le voisinage des sommets. Nous distinguerons 
donc les variétés suivantes : inajoi\ nii/ior, stratt- 
gulata, subnrcuata^ inflata, violacea, hrunea, bl- 
color, etc. 

Rapports et différences. — Nous ne pouvons 
rapprocher le Mytilus cylindraceus que des deux 
Espèces précédentes. On le séparera toujours : 
par la position de ses sommets qui sont submé- 
dians et non pas antérieurs, ce qui modifie com- 
plètement le galbe et l'allure de la coquille ; par 
son galbe beaucoup plus étroitement allongé, 
cylindroïde et non pas subtriangulaire ; par le 
profil doublement sinueux du bord antérieur ; par 
la saillie de l'arête apico-rostrale ; par l'angle pos- 
téro-dorsal toujours plus ouvert ; par le profil 
transversal de la crête postéro-dorsale plus con- 
cave ; par les dents cardinales plus accusées, etc. 

Habitat. — Peu commun; les côtes de Pro- 
vence. 

MYTILUS SOLIDUS, H. Martin. 

Modiola solida, H. Martin, Mss., teste Montero- 

sato. 
Mytilus solidiis., Monterosato, 1872, Catal. coiich. 

méd.^ p. 18. 
Mytilus lithophagus, Stossich, 1877. In : Bull. Soc. 

Adr., V, 111, p. 192. 
Mytilaster ^oZ/r///^, Monterosato, 1884, Ao/;?. coucJl. 

Médit., p. 10. 
Mytilus solidus, Locard, 1886. Prodi\, p. 500. 



— 156 — 
Mytilus minutiis, pars. auct. 

Historique. — H. Martin, zélé malacologiste de 
la Provence, à qui l'on doit la découverte de bon 
nombre de formes intéressantes de cette région, 
est le premier qui ait récolté cette coquille aux 
Martig-ues. Il en adressa des échantillons à M. le 
marquis de Monterosato, qui, dès 1872, signala 
cette forme. Un peu plus tard, en 1877, Stossich 
en fît son Mytilus lithophagus. M. de Montero- 
sato nous a communiqué le type de H. INIartin, 
ainsi que des échantillons identiques qu'il avait 
recueillis en Sicile, et nous avons pu constater 
qu'ils représentaient la particularité albine d'une 
même forme, de teinte normalement brune et qui 
vit jusque sur les côtes océaniques. Malgré cela, 
nous n'hésitons pas à conserver la dénomination 
de Modiola solida déjà proposée par H. Martin, 
tout en rectifiant son attribution générique. 

Description. — Coquille de petite taille, d'un 
galbe subtrigone un peu court, à peine arqué, 
assez renflé dans son ensemble. Région antérieure 
allongée, un peu étroite, mais assez haute. Région 
postérieure bien développée en largeur, se reliant 
avec le bord antérieur par un rostre arrondi, large, 
et dont l'axe est léo^èrement incliné vers la réo-ion 
antérieure. Bord antérieur à peine arqué un peu 
en dessous des sommets et sur une faible lon- 
gueur, ensuite, presque droit ou très légèrement 
concave jusqu'au rostre. Bord supérieur allongé, 
arqué, se raccordant avec le bord ])ostérieur sous 



— 157 — 

un angle crenviron 135 degrés. Angle posléro- 
(lorsal légèrement arrondi à son sommet, situé au- 
dessous du milieu de la hauteur totale. Bord dorsal 
court, arrondi, se raccordant avec le rostre par 
une courbure d'un plus grand rayon que le bord 
antérieur. 

Sommets acuminés, antérieurs, s'inclinant len- 
tement sur la région postérieure. Arcte apico- 
rostrale assez saillante, un peu élargie surtout 
dans le bas, arquée vers les sommets, puis ensuite 
presque droite jusqu'au rostre. Crête postéro- 
dorsale bien dilatée en largeur, à section trans- 
versale concave jusqu'au peu au-delà de l'angle 
postéro-dorsal, ensuite assez convexe jusqu'au 
rostre. Valves un peu baillantes sur une faible 
longueur dans la partie antérieure. 

Test un peu mince, subtransparent, orné de 
stries d'accroissement concentriques assez fines, 
irrégulièrement espacées, marquant des temps 
d'arrêt parfois assez accusés dans l'accroissement 
de la coquille. Épidémie d'un roux clair, grisâtre, 
passant au brun violacé très foncé, avec des par- 
ties plus claires dans le voisinage des sommets. 
Intérieur nacré, d'un blanc rosé ou bleuté, plus 
pâle vers les sommets. Deux à trois dents cardi- 
nales petites, arrondies, peu saillantes, plus ou 
moins obsolètes. Ligament latéral, allongé, assez 
fort, d'un corné grisâtre. 

Dimensions. — Hauteur totale, 10 à 12 ; largeur 
maximum, 6 1/2 à 7 ; épaisseur maximum, 5 à 5 3/4 
millimètres. 



— 158 — 

Orseryations. — x\ous avons peu do chose à 
dire sur les observations que le Mytilus solidus 
peut présenter. Il donne naissance à quelques va- 
riétés ex-forma et ex-colore qui se définissent 
d'elles-mêmes. Nous signalerons les var. majoi\ 
minoj\ depressa^ inflata^ recta, arciiata, Uiteola, 
violacea, bruriea^ iiigrescens, bicolor, etc., que l'on 
observe plus encore dans l'Océan que dans la 
Méditerranée. 

Rapports et différences. — Il est toujours facile 
de distinguer le Mytilus solidus de nos autres 
petits Mytiles. Rapproché du Mytilus lineatus^ on 
le reconnaîtra à sa taille plus petite ; à son galbe 
plus triangulaire, plus large ; à sa région anté- 
rieure plus simple et moins arquée ; à son arôte 
apico-rostrale moins saillante, moins accusée ; à 
sa crête postéro-dorsale plus large et à section 
transversale moins concave dans le haut; à son test 
non chagriné, etc. 

Comparé au Mytilus minutus avec lequel il a 
plus de rapports, on le distinguera : à son galbe 
toujours beaucoup plus élargi, plus nettement 
triangulaire ; à son angle postéro-dorsal plus ac- 
cusé ; à sa crête postéro-dorsale toujours plus 
large ; à son bord antérieur moins arqué, moins 
haut ; à ses valves moins renflées ; à son arête 
apico-rostrale bien moins accusée, plus élargie, 
surtout à partir du milieu de la hauteur totale ; à 
son rostre plus large et un peu moins arqué, etc. 
Ces mêmes caraclères le sépareront a fortiori du 
Mytilus cylindraceus. 



— 159 — 
HvBiTAT. — Peu commun, mais en colonies assez 
populeuses, çà et là sur toutes nos côtes, mais plus 
répandu dans l'Océan que dans la Manche et dans 
la Méditerranée. 

MYTILUS MARIOM, Locard. 

Mytilus cylindraceus [non Requien), Marion, 1887, 
in : Comptes rendus Acad. sciences, 2^ sem., 
p. 72. 

Mytilus Marioni, Locard, 1889, in : V Echange, t. V, 
p. 36. 

Historique. — Nous avons reçu depuis plusieurs 
années cette jolie petite Espèce sous des dénomi- 
nations différentes. Le plus souvent on la confond 
avec le Mytilus cylindraceus de Requien. Mais 
l'examen de types de Corse nous a conduit à re- 
connaître qu'elle s'en distinguait complètement 
vu qu'elle n'avait dans son galbe absolument rien 
qui puisse rappeler le qualificatif de cylindraceus. 
Nous sommes heureux de pouvoir lui donner le 
nom du savant professeur de la Faculté des sciences 
de Marseille, M. Marion'. 

Description. — Coquille de petite taille, d'un 
galbe subrectangulaire, déprimé, étroitement al- 
longé, non arqué. Région antérieure très allon- 
gée, un peu large, peu haute, très légèrement 
subsinueuse. Région postérieure très lono-ue 

1. D'après M. Marion ( loc. cil. ), cette petite Espèce est dé- 
signée par les pêcheurs sous la dénomination assez singulière 
do musclé fer. 



— 1(30 — 

reliée à la région antérieure par un rostre médian 
largement arrondi; axe vertical ou à peine infléchi 
vers la région antérieure. Bord antérieur convexe 
dans le haut, un peu concave en dessous du milieu. 
Bord supérieur un peu court, faiblement incliné, 
presque droit, se raccordant au bord dorsal par un 
angle d'environ 135 degrés. Angle postéro-dorsal 
faiblement arrondi à son sommet, situé au tiers 
ou aux deux cinquièmes de la hauteur totale. Bord 
dorsal bien allongé, sensiblement parallèle au 
bord antérieur, se raccordant avec le rostre par 
une courbe d'un rayon légèrement plus grand que 
le bord antérieur. 

Sommets submédians, légèrement reportés vers 
la région antérieure, bien acuminés à leur ori- 
gine, à peine réfléchis sur la région postérieure. 
Arête apico-rostrale très étroite et très acuminée 
sur au moins le premier tiers de sa longueur to- 
tale, à direction presque droite ou légèrement en 
forme d'S, ensuite s'inclinant vers la région anté- 
rieure et s'atténuant sensiblement. Crète postéro- 
dorsale très allongée, assez haute, à section trans- 
versale nettement concave jusqu'au-delà de l'angle 
postéro-dorsal, puis légèrement convexe jusqu'au 
rostre. Valves à peine bâillantes dans la région 
antérieure. 

Test un peu mince, solide, subopaque, orné de 
stries concentriques très fines, assez rapprochées, 
marquant rarement par leurs saillies un ou deux 
temps d'arrél dans le développement du test. Epi- 
démie d'un roux vineux foncé, passant au violacé 



— IGl — 

noirâtre, avec des taches plus pâles dans la région 
des sommets ou au bas de la région antérieure. 
Intérieur nacré d'un blanc rosé plus ou moins 
teinté, passant au blanc grisâtre dans la région des 
sommets. Deux à trois dents cardinales dont une 
obsolète, les autres assez espacées, arrondies, un 
peu saillantes. Ligament latéral allongé, mince, 
d'un roux clair. 

Dimensions. — Hauteur totale, 16 à 18; largeur 
maximum, 7 à 8 ; épaisseur maximum, 5 à 6 milli- 
mètres. 

Observations. — Cette Espèce que nous avons 
observée dans plusieurs stations est d'un galbe 
constant, quoique de taille très variable. Nous 
avons reçu de l'étang de Berre des échantillons 
qui dépassent 21 millimètres de hauteur pour une 
largeur de 9 millimètres seulement, et qui cons- 
tituent une élégante var. major. D'autre part, 
nous avons observé des individus provenant des 
environs de Cette, qui ne dépassent pas de 10 à 11 
millimètres de hauteur, quoique bien adultes ; nous 
en ferons une vav. iniiior. Il existe également une 
var. recta., dont le bord antérieur est absolument 
droit, infléchi seulement dans le haut et dans le 
bas du côté postérieur, et une var. arcuata dans 
laquelle ce même bord est notablement plus arqué. 
Enfin, nous signalerons également une var. de- 
pressa dans laquelle l'arôte apico-rostrale n'est 
saillante qu'au voisinage des sommets. 

La coloration est assez variable. Il existe des 
individus d'un beau noir violacé et d'autres d'un 
Bull. Soc. malac. t'i'ance. \\. Juin 1889. — H 



— 1G2 — 

jaune vif; entre ces deux extrêmes, la gamme est 
très étendue. Nous indiquerons donc les var. ex- 
colore : nigresceiis, violacea^ branea, fusca, lutea^ 
bicoloi\ etc. 

Rapports et différe>'ces. — Notre Mytilus Ma- 
rioni^ par la forme non arquée du bord antérieur 
et par la position submédiane des sommets, ne 
peut être rapproché que du Mytilus cylindraceas. 
On le distinguera toujours : à sa taille plus grande ; 
à son galbe beaucoup plus déprimé, non cylin- 
drique; à ses bords antérieur et dorsal parallèles ; 
à son angle postéro-dorsal toujours plus haut; à 
son arête apico-rostrale plus étroitement angu- 
leuse vers les sommets et bien moins accusée et 
arquée vers le rostre ; à son rostre notablement plus 
large et plus largement arrondi ; à son bord anté- 
rieur plus droit; à son test plus lisse, etc. 

Habitat. — Assez commun ; les côtes de Pro- 
vence. 



— 103 — 
EXPLICATION DES PLANCHES 

PL.VNCIIE III 

1. Mytilus Herculeus, Monterosato^ de Sciacca 

(Sicile). 

2. — edulis, Li/uié^de Lorient ( Morbihan). 

3. — spathuliniis, Locard^ de Brest ( Finis- 

tère). 

4. — abbreviatus,Lrtw<'//rA', du Havre (Seine- 

Inférieure). 

PLANCHE IV 

1. Mytilus pelecinus, Locard^ d'Arcachon (Gi- 

ronde). 

2. — retusus , Lamarck , de Saint-Nazaire 

( Loire-Inférieure ). 

3. — retusus, Lamarck, de l'île d'Yeu 

(Vendée), d'après l'échantillon ori- 
ginal de la collection de Lamarck au 
^Muséum de Paris. 

4. — edulis, L?««e, du Croisic (Loire-Infé- 

rieure ). 

5. — incurvatus, Lamarck^ de Cherbourg 

(Manche). 

PLANCHE V 

1. Mytilus glocinus, Loc<7/y/, de Cette ( Hérault). 

2. — galloprovincialis, Lamarck , de Marti- 

gues ( Bouches-du-Rhône) , d'après 
l'échantillon original de la collec- 
tion (le Lamarck. 



— 1()4 — 

3. Mytiliis trigonus,L(9r<7/Y/, de Dunkerque(Nord). 

4. — petasunculinus, Locard^ de Saint-Malo 

(llle-et-Vilaine). 

5. — Marioni, Loccird^ de l'étang de Berre 

( Bouches-du-Rhône ). 

6. — lineatus, Gmelin^ de Cette (Hérault), 

7. — cylindraceus, Requien^ de Cette ( Hé- 

rault ). 

8. — minimus, Poli^ de Hendaye (Basses- 

Pyrénées). 

9. — solidus, Martin., de Brest (Finistère). 

Bull. Soc. malac. France. VI. Juin 1889. 



Bull. Soc. malac, France VI. 



PL, III. 





A . de Vaux-Bidon, del. 



Imp. Edouard Bry, Paris. 



Mytile s 
des côtes de France 



Bull, Soc malac, yrancc VI 1889 . 



PL, IV. 







A.de Va-ux-Bidon,del. 




^f \ 







Imp. Edouard Bry, Pans 



Mytil e s ' 
des côtes de France, 



Bull, Soc.malac, France VL 1889, 



PL,V, 





'ij-}f 









A. de Vaux-Bipon, del. 



Imp. Edouard Bpy, Paris, 



Mjtll e S 

des côtes de France 



NOTK 

SUR QUELQUES 

GYGLOSTOMES SICILIENS 



PAR 

M. PAUL FAGOT 

MEMBRE FONDATEUR 



Il existe, en Sicile, plusieurs Espèces intéres- 
santes de Gyclostomes, signalées, depuis long- 
temps, par quelques auteurs. Ces Espèces, comme 
cela arrive souvent, soit par faute d'étude, soit 
par manque de coup d'œil, sont restées mécon- 
nues. Nous croyons devoir appeler l'attention des 
malacologistes sur ces Espèces. 

i. CYCLOSTOMA MULTISULCATUM 

Cyclostoma multisulcatum ^ Potiez et Michaud, 
Gai. Moll. Douai, I, p. 238, pi. xxiv, fig. 13-14 
(non 11 et 12), 1838. 

Cyclostoma testa ovato-conoidea, albida, trans- 
versim sulcata, striis longitudinalibus minimis ; 
rima umbilicali subnulla ; anfractibus senis , 
convexis ; apertura ovoidea, intégra ; peristomate 
subreflexo ; apice mamillato ; operculo calcarc^ 
albido, paucispirato, ovoideo, striato, a principio 
nigricante. 



— 166 — 
Long., 20-22; diam. du dernier tour, 10-12 millim. 
Coquille ovale-allongée, blanchâtre et couverte 
de forts sillons tranverses coupés par des stries 
longitudinales très fines ; fente ombilicale peu 
profonde qui ne peut être regardée comme un 
véritable ombilic ; six tours de spire très con- 
vexes ; ouverture ovoïde, un peu détachée de l'a- 
vant-dernier tour; péristome peu réfléchi; som- 
met mamelonné. Opercule calcaire, blanchâtre, 
ovoïde, strié et tournant un peu en spirale, noi- 
râtre au commencement. 

Cette Espèce est sans doute voisine des Cyclo- 
stoma elegans et sulcaium (Drap.); mais elle en est 
fort distincte. Elle est plus allongée et plus 
grande que la première, moins ventrue et plus pe- 
tite que la seconde, et plus fortement sillonnée que 
ses deux congénères. — Hab., la Sicile. 

Dans le texte, les auteurs indiquent pour leur 
Espèce les figures 11 et 12 de la planche xxiv ; 
mais si l'on se reporte à ces figures, il est facile de 
s'assurer que la diagnose ci-dessus reproduite 
textuellement ne s'y adapte en aucune manière, 
tandis qu'en examinant les figures 13 et 14 de la 
même planche, l'on voit clairement que les carac- 
tères signalés par Potiez et Michaud sont en con- 
cordance parfaite. Ces figures représentent une 
coquille plus allongée et plus grande que le Cy- 
clostoma elegans^ moins ventrue et plus petite 
que le Cyclostoma siilcatum et plus fortement sil- 
lonnée que ses deux congénères ; l'ombilic est 
réduit à une simple fente ; l'ouverture est un peu 



— 1G7 — 

rétrôcie transversalement, ce qui rend l'opercule 
ovoïde au lieu d'être arrondi. 

En somme, le Cyclostoma nmltisulcatum est 
une excellente Espèce, au dernier tour bien moins 
ventru que celui du Cyclostoma sulcatum, et se 
rapprochant par le galbe général de sa spire des 
Cyclostoma Melitense ei ferrugineum . 

Cette Espèce n'a été comprise par aucun auteur, 
puisque tous, sans exception, lui ont appliqué 
les figures 11 et 12 se rapportant à l'Espèce sui- 
vante. 

2. CYCLOSTOMA ISCHURAULAXUM 

Cyclostoma polysulcatum, Potiez et Michaud, 
Gai. Moll. Douai, I, p. 239, pi. xxiv, fig. 11-12 
(et non 13-14), 1838. 

Coquille perforée, unicolore, d'un blanc sale, 
un peu plus grande, quoiqu'à peu près de même 
forme que le Cyclostoma sulcatum ; toute la sur- 
face est fortement sillonnée ; les sillons sont obtus 
et réguliers, et, dans les interstices, on voit des 
stries longitudinales fines qui croisent les sillons; 
spire composée de six tours ; les deux premiers 
lisses et obtus, et le dernier comparativement plus 
grand que les autres ; ouverture presque ronde, 
bien qu'un peu resserrée dans sa partie supérieure ; 
péristome bordé et comme séparé du second tour 
auquel il adhère par une petite lame justement 
placée au-dessus de l'angle formé par l'ouverture ; 
sutures profondes, mais arrondies. 

Opercule composé de stries subcentriques; le 



— 1()8 — 
dernier tour se développanl fortement et entrant 
peu dans roiiverture ; un petit point noir, plus 
rapproché du bord columellaire, orne le centre de 
cette pièce, qui est blanchâtre, un peu convexe en 
dehors et concave en dedans. 

Hab., la Sicile, Tltalie. 

Nous rapportons au Cyclostoma isciiuraula.rum 
les figures suivantes qui représentent le type et 
des variétés : 

Rossmassler , Mon. der land und susswass 
Moll. v-vi, pi. XXVIII, fîg. 394. — Sud de l'Italie. 

Kobelt, Icon., etc. Band vi, pi. clxvi, fig. 1665- 
1666. Bourguignat, Malac. Algérie, II, pi. xiii, 
fig. 16, 17, 18 et 19. — Des environs de Bône. 

Cette Espèce, variant beaucoup sous le rapport 
de la taille, de la coloration et de la grosseur, ainsi 
que sous celui de récarteinent des stries et des sil- 
lons, se distingue néanmoins aisément du Cyclos- 
toma sulcatinn par ses sillons spiraux toujours plus 
accusés, par ses tours beaucoup plus convexes (le 
dernier étant moins renflé proportionnellement), 
par son ouverture moins arrondie, toujours pourvue 
de la petite lame placée à l'angle apertural, par son 
ombilic réduit à une fente et non perforé comme 
celui du Cyclostoma sulcatum, par son opercule, 
dont les particularités ont été si bien observées. 

Cette coquille est très répandue dans le midi 
de l'Italie, en Sicile et en Algérie, où elle rem- 
placer le Cyclostoma sulcatum^ abondant sur les 
côtes méditerranéennes des déparlements français. 



— 1()9 — 

3. GVCLOSTOIMA SICULUM 

Cy closloma siciiliun ^SowGvhy ^ Thésaurus conchyl., 
pars I, 11" 40, p. 104, pi. xxiv, fig. 51-52, 
1847. 

Testa aeuminato-pyramidali; spira aperturam su- 
perante; apice obtuso ; anfractibus 5 ventricosis, 
liievigatis, spiraliter obsoletiuscule striatis ; apcr- 
tura fere circulari, superne angulata, disjuncta ; 
peritreniate paululum patente ; umbilico parvo ; 
opercule spirali, anfractibus rapide majoribus, 
oblique striatis. — In Sicilia. 

L. Pfeiffer et, après lui, les serviles copistes ont 
rapporté le Cyclostoina sicultiiu au Cijclosloma 
ischuvaalaxLiin (olim polysulcatam)^ ce qui est 
inexact, attendu que le premier a une coquille 
lisse avec des stries spirales non obsolètes, sans 
compter que sa spire n'est point accumince-pyra- 
midale. 

4. CVCLOSTOMA TENELLUM 

Cyclostoina tenelUim, Sowerby, Thésaurus con- 
chyl., N" 38, p. 104, pi. XXIV, fig. 50, 1847. 

Testa subacuniinato-pyramidali ; spira aperturam 
superante ; apice obtuso; anfractibus 4-5 ventrico- 
sis, spiraliter striatis, interstitiis striarum tenuis- 
sime decussatis; sutura distincta , rotundalo-im- 
pressa; apertura fere circulari, superne subangu- 
lata, disjuncta; peritreniate j)aululum patente; 
umbilico parvo. 



— 170 — 

L. Pfeiffer et ses successeurs ont identifié cette 
Espèce avec le Cyclostoma midtisulcatam de 
Potiez et Michaud, malgré que ce rapprochement 
soit inadmissible. Sowerby, en effet, nous apprend 
que sa coquille est simplement striée et non sil- 
lonnée^ et par stries cet auteur exprime bien sa 
pensée, puisqu'il donne des sillons à son Cyclo- 
stoma Melitense, qui est pourtant muni de costula- 
tions moins fortes que celles du Cyclostoma mul- 
tisulcatum. 

On voit combien il est dangereux de vouloir 
grossir la synonymie, sans une étude approfondie, 
sous peine de travestir la pensée des auteurs, 
et combien il est prudent de rejeter tout synonyme 
non contrôlé. 

Bull. Soc. malac. France. VI. Juin 1889. 



ETUDE 

SUR LA FAUNE MALAGOLOGIQUE 

DES 

ILES SAND^VIGH 

PAR 

M. C. F. ANGEY 

MEMURE FONDATEUR 



Des genres Patula, Chauopa, Pitys, Endodonta, 
SiTALA et Tropidoptera. 

A. 

Le groupe des Patula est représenté aux îles 
Sandwich par les Espèces suivantes : 

1. PATULA DIGONOPIIORA 

Testa depressa, sublenticularis, haud nitens, 
tenuiuscula, opaca, latissime umbilicata (umbilicus 
conicus, anfractus omnes praebens, angulo exserlo 
cinctus, 4 mill. latus), irregulariter et oblique 
lineis incrementi sat rudibus sculpta, castaneo- 
lusca. Spira plana; anfractus 4, sat velociter ac- 
crescentes, planiusculi, sutura impressa simplicique 
divisi ; ultimus su[)rà et circa uuibilicuni exserte 



— 172 — 

angiilatus, superne planiis, infrà carinam superam 
conico-attenuatus, antice non vel interdum pau- 
latim et longiuscule descendens, spirœ planuni 
derelinqiiens. Apertura subobliqua, subsecurifbr- 
mis, extus biangulala ; peristoma acutum, margi- 
nibus callo pertenui junctis. 

Diam. maj., 6 1/2; min., 5 1/2; ait., 2 1/4 mill. 

Ile d'Oahu (Archipel Hawaiien). Baldwin. 

Cette Patula est fort remarquable et n'a pas 
d'analogue* dans l'Archipel. Sa surface supérieure 
est entièrement plane ; seulement dans quelques 
sujets, le dernier tour, au commencement de son 
tiers ou de son quart antérieur, s'infléchit très 
lentement en abandonnant le plan de la spire ; le 
dernier tour est pourvu de deux carènes sail- 
lantes ; l'une supérieure, l'autre inférieure, qui 
entoure l'ombilic; le test est dépourvu de brillant 
et grossièrement strié ; l'ouverture est presque 
sécuriforme, et les bords sont réunis par un cal 
mince et brillant. 

En Nouvelle-Calédonie se trouve une Espèce 
qui n'est pas sans quelque ressemblance avec 
celle que je viens de décrire; c'est la coquille 
nommée par M, Crosse Hélix trichocoma^ mais 
elle en est trop dissemblable pour qu'il soit op- 
portun de les comparer l'une à l'autre. 

Les carènes de cette intéressante espèce res- 
semblent à celles de V Hélix turcica typique. 

1. Car l'Espèce l.T plus voisine, hx P. dcpressiformis (Pease), 
Il en provient peut-être pas. 



— 173 — 

2. PATULA DEPRESSIFORMIS 

Hélix depressiformis. Pease, in : Proc. Zool. Soc. 
1864, p. 670; — Trochomorpha (Yidena) de- 
pressiformis, Pease, in : Pl'eiffer et Clessin, 
Nomencl. Helic. viv., 1881, p. 85. 

Cette coquille est décrite sans indication précise 
de localité, mais comme par ses caractères elle 
parait voisine de la digoiwphora (voir ci-dessus), 
je crois cpi'elle provient des îles Sandwich, 
bien qu'elle soit signalée plus tard comme de 
Taïti, où elle n'a jamais été retrouvée (Cf. Garrett, 
in : Proc. Ac. Phil., 1879). Elle n'appartient du 
reste à aucun groupe Tahiticien. 

Coquille planorbiforme, plane en dessus, con- 
vexe en dessous, mince, subpellucide, peu lui- 
sante, d'un brun corné, largement ombiliquée 
(ombilic muni à son pourtour d'un angle mousse 
et arrondi), pourvue de stries obliques, rugueuses 
et serrées. Spire plane, parfois légèrement con- 
vexe, composée de trois tours et demi, légère- 
ment marginés, comprimé sur ses bords, muni 
d'une carène aiguë. Diam., 7; haut., 2 mill. 

3. PATULA PROSTRATA 

Hélix prostrata, Pease, in : Proc. Zool. Soc, 1864, 
p. 670; — Trochomorpha (Videna) prostrata, 
Pfeiffer et Clessin, in : Nom. Helic. viv., 1881, 
p. 85. 

Coquille mince, déprimée, profondément ombi- 



— 174 — 
liqiiée, d'un corné verdàtrc, très finement décus- 
sée. 4 tours plans, à croissance rapide; le dernier 
déprimé, pourvu d'un angle aigu et d'un sillon 
marginal à sa partie supérieure, dilaté en avant, 
convexe en dessous. Sommet déprimé. Ouverture 
largement arrondie-échancrée. Péristome tran- 
chant. 

Diam., 6; haut., 2 l/4mill. 

Cette Espèce est attribuée, avec doute, à l'île 
de Lanai. 



B. 



La série des Charopa comprend un grand nom- 
bre de formes Mélanésiennes et Polynésiennes se 
rattachant d'une manière plus ou moins éloignée 
à la Ch. coma de la Nouvelle-Zélande; je crois 
que la série des Steplianoda (type : Hélix dissi- 
milis^ d'Orb.) n'en peut être génériquement dis- 
tinguée. 

1. CHAROPA (?) KAUAIENSIS 

Hélix Kawaiensis, Pfeiffer in : Proc. Zool. Soc, 
1854, p. 52; Reeve : Conch. Icon., n» 1256; — 
H. (Hyalina) Kawaiensis, Pfeiffer in : Verz. 
p. 124. 

Petite Espèce (diam., 3 1/4; haut., 1 1/2 mill.) 
ombiliquée, convexe, déprimée, assez mince, 
presque lisse, couleur de cire. Spire convexe, 
de quatre tours et demi, lentement croissant, le 
dernier cylindrique. Ombilic assez large, de plus 



— 175 — 
(lu quart du diamètre total, conique. Ouverture 
petite, oblique, cchancrée, arrondie. Pôristome 
simple, à bords convergents, le columellaire à 
peine évasé. 
Ile Kauai. 

2, CHAROPA CAPILLATA 

Ilelix capillata, Pease, in : Am. Journ. Conch., Il, 
p. 272 (1866); — Pitys capillata, Pease, in : 
Proc. Zool. Soc, 1871, p. 474. 

Cette remarquable Espèce est aisée à recon- 
naître à son ouverture édentule, à son laro-e et 
profond ombilic, à ses coslulations rayonnantes 
et à ses stries spirales fines et distantes, à sa spire 
concave composée de cinq tours séparés par une 
profonde suture, enfin h son épiderme membraneux 
et hispide tout spécial. 

Diam., 5; haut., 2 mill. 

Ile de Kauai. 

3. CHAROPA TIARA 

Hélix tiara, Mighels in : Proc. Bost. Soc, 1845.— 
Hélix tiara, Pfeiffer, in: Mon. Helic viv., I, 
p. 85, III, p. 98;— Patula (Stephanoda) tiara, 
Pfeiffer et Clessin, in : Nom. Helic, 1881. 

Cette Espèce est aisément reconnaissable à sa 
forte taille, à sa coloration, et spécialement à son 
ouverture pourvue à sa portion pariétale de nom- 
breuses lames aiguës, costiformes et spirales. Ce 
caractère, cependant si saillant, a été omis par les 



— 170 — 
auteurs. D'autres Espèces des îles Sandwich 
[C. Baldwini) oflVent aussi celte remarquable par- 
ticularité. 

Diam. 12 mill. 

Ile de Kauai. 

4. CHAROPA BALDWIM, Ancey, nov. spec. 

Testa depressa, discoidea, aperte, late, pers- 
pectiveque umbilicata (umbilicus magis terliodia- 
metri iiequans), parum nitens, quasi sericata, sub- 
tenuis, luteola, strigisque brunneis parum latis in 
ultimo anfractu priiesertim conspicuis exornata, 
confertim et elegantissime lamellosa (lamellae ad 
summum evanida?, lineis decurrentibus parum 
perpicuis propius aperturam plus minusve decus- 
satulliio, subundulattr). Spira omnino plana, apice 
haud emerso ; anfractus 4 3/4 regulariter satque 
lente convoluti; ultimus tertiam anticam partem 
versus lente descendens, bene rotundatus, rela- 
tive altus, infrà circa umbilicum subtumide con- 
vexus. — Sutura anfr. convexorum profunda. — 
Apertura circularis-emarginata, vix obliqua, in pa- 
riete concentrice tenuiter lirato, albido-margari- 
tacea , marginibus remotis. Peristoma simplex , 
acutum, nullomodo expansum vel reflexum. 
Diam. maj., 4; min., 3 3/4; ait., 2 mill. 

Var. Alhiiia. 

Testa albida, epidermate pallide stramineo 
induta. 

Iles Sandwich fD"- A. Gould). 



— 177 — 

J'ai vu plusieurs spécimens de celle jolie Espèce 
qui m'a élé obligeamment communiquée par M. le 
Prof. John H. Thomson; je ne puis l'assimiler à 
aucune autre coquille des mêmes parages, bien 
qu'elle participe aux caractères des Hélix distans 
et paiicicostata. 

o. CHAROPA FORMGATA 

Hélix fornicala, Gould in : Proc. Bost. Soc, 1846, 
p. 172, et in : Exp. Shells, p. 21 ; Pfeiffer in : 
Monog. Hel., I, p. 426. 

Testa parva, planorboidea, lenuis, dilute rufa, 
suprà convexiuscula, infrà concava, oblique ordi- 
natim et confertim costulato-striata ; anfractus 
4 convexi ; ultimus ad peripheriam rotundatus ; su- 
tura profunda ; apertura transversa, rotundato- 
elliptica. 

Lat., 1/4; ait., 1/10 poil. (Gould). 

Ile de Kauai. 

D'après la diagnose, celle Espèce rappellerait, 
par ses divers caractères, la Patiila striatella^ An- 
thony, des Etats-Unis, et la Charopa tenuicostata^ 
Garrett, de l'Archipel de Cook. 



La série des Pitys (Beck), délimitée par M. An- 
drew J. Garrett et restreinte par lui aux Espèces 
possédant les caractères de VHeli.v contorta^ de 
Ferussac, est spéciale aux Archipels de l'Océanie 

Bull. S'K. Maine. France. VI. Juin 1889. — 12 



— 17S — 

orientale et centrale; cependant on en a signalé à 
File de Sainte-Hélène. Les espèces qu'il com- 
prend ont en général l'ouverture plus verticale, 
plus étroite, et les tours plus serrés que les 
Charopa. 

1. PITYS JUGOSA 

Hélix jugosa, Mighels, in : Proc. Bost. Soc, 1835, 
p. 19; — Pitys jugosa, Pease, in : Proc. Zool. 
Soc, 1871, p. 474; — Patula (Pitys) jugosa. 
Pfeiffer-Clessin, in : Nomencl. Helic viv., 
1881, p. 94. 

Cette Espèce, de la taille de la Patula striatella 
des Etats-Unis, ressemble à cette dernière, et a 
l'aspect extérieur de certaines Patula ou Charopa., 
notamment de la tenuicostata., Garrett, de l'île 
Rarotonga. Elle s'en distingue par sa mince la- 
melle pariétale, et c'est l'une des formes qui con- 
stituent un passage de la série des Pitys à celle 
des Charopa^ participant aux caractères de l'un et 
l'autre de ces groupes. 

La seule variation consiste dans la convexité 
plus ou moins accusée de la spire. 

Waioli, dans l'ile de Kauai. 

L.PfeifFer (Mon. Helic. viv., IV, p. 156) complète 
la diagnose assez écourtée de Mighels, d'après 
des sujets de la collection Cuming. 11 attribue à la 
jugosa six tours de spire, une spire plane et môme 
légèrement concave [subininiersa]^ un ombilic 
très larofe, de la moitié du diamètre total. 

Diam., 8; haut., 2 1/2 millim. 



— 179 — 

Les caraclères énumércs plus liaul ne cadrent 
pas tout à fait avec tous ceux que possèdent les 
sujets de ma collection, qui n'ont pas la spire con- 
cave, mais plus ou moins convexe et seulement 
cinq tours de spire. Ces sujets se rapporteraient 
assez bien du reste à la description de Mighels 
et m'ont été adressés par le D"" Newcomb comme 
provenant de l'Ile de Kauai. Peut-être l'Espèce de 
Pfeiffer est-elle distincte ? 

2. PITYS RUBIGINOSA 

Hélix rubiginosa, Gould, in : Exped. Shells, 1846, 
p. 21; Pfeiffer in : Mon. Helic, I, p. 187, et 
VII, p. 260 ( — ? j'ugosa) ; Hélix (Pitys) jugosa, 
Migh. var. rubiginosa, Gould, in : Pfeiffer et 
Clessin, Nom. Helic. viv., 1881, p. 96. 

Cette Espèce de Pile de Kauai a été réunie à 
titre de variété à la Jugosa^ dont elle diffère essen- 
tiellement par sa coloration, la forme de sa spire 
plane au sommet (au-dessus de Pavant-dernier 
tour) et du nombre de ses tours (6) à croissance 
plus lente. 

Coquille orbiculaire, d'un corné ferrugineux, 
varié de brun, pourvue de petites costulations 
aiguës et obliques. Ouverture échancrée, en crois- 
sant, avec une lame pariétale. 

J'ai reçu de Pile d'Oahu des sujets que je rap- 
porte à cette espèce. 



— ISO — 
3. PITYS ELIS.£, Anoey, n. sp. 

Testa orbiciilato-depressa, solidula, parum ni- 
tens, opacula, lutea strigisque latioribus brinineis 
pictiirata et radiata subtequalibus, infrà ad peri- 
pheriam siibfiilgiiiatis, basi uniformiter brunnea, 
late iinibilicata (umbilicus perspectivus, tertium 
diametri adanjuans), undique, apice excepto laevi 
concolore, valide confertimque costulata, costulis 
subflexuosis, circa iimbilicum inagis approximatis 
et teniiioribus. Spira supra anfractiim ultimum 
lente l'ère ab initio descendenteni distincte elevata, 
cseterùm omnino plana, imo ad summum subim- 
mersa ; anfractus 5 convexi, sutura bene impressa, 
lente crescentes; ultimus penultimo vix latior, 
latere rotundatus, infrà circa umbilicum convexus. 
Apertura parva, peristomate simplici, acuto, sub- 
sinuata, subobliquatula, circularis-emarginata , 
marginibus remotis, callo nullo junctis, lainella 
unica volventi in ventre penultimi anfractus, se- 
cunda palatali parum distincta in interiore mar- 
ginis dextri, denteque interiore basali lamelliformi 
validoque armata. 

Diam. maj., 3; min., 2 2/3; ait., 1 1/4 millim. 

Provient selon toute vraisemblance des îles 
Sandwich. 

Une proche parente, à moi connue, de cette in- 
téressante petite coquille est VHelix liystrix 
(Mighels), des îles Sandwich ; les rapports sont de 
telle nature qu'ils permettent d'affirmer que les 
deux Espèces proviennent des mêmes îles, mais 



— 181 — 

non de les confondre en une seule; car la P. FAisœ 
est complètement dépourvue de soies, plus petite 
et moins haute, et ses lamelles internes ne sont 
pas semblables. Plus voisine encore de YElisse est 
la rabiginosa de Gould; mais celle-ci est plus 
grande et ne possède qu'une seule lame, et encore 
si faiblement indiquée que la description origi- 
naire n'en fait pas mention, sur la portion parié- 
tale de l'ouverture. La sculpture est semblable, 
les tours en nombre à peu près égal, et la colora- 
tion est identique La taille est sensiblement plus 
faible chez VFAisœ. 

La riibiginosa est une coquille de l'île d'Oahu; 
elle appartient au groupe de la coiitorta de Férus 
sac, et de VHystrix^ Mighels. 

On a voulu n'en faire qu'une variété de la jiigosa 
(PfeifFer in : « Mon. Helic. »), mais cette assertion 
me paraît être erronée. 

4. PITYS COMORTA 

Hélix (Helicodonta) contorta, P'érussac, in : Hist., 
pi. LIA, fig. 2, et in : Voy. de Freycin. Zool., 
p. 469; Desh. in : Fér. hist., p. 10; Chemnitz, 
(éd. Il), Hélix, pi. c, fig. 1-5; — Pitys contorta, 
Pease, in : Proc. Zool. Soc, 1871, p. 474; — 
Hélix intercarinata, Mighels, in : Proc. Bost. 
Soc, 1845, p. 18. 

Cette coquille qui provient d'Oahu est le type du 
groupe des Pitys. 

Test ombiliqué. déprime, mince, sirié, velu, 



— 182 — 

d'un jaune clair avec des flammules longitudinales 
rougeàtres. Spire peu convexe, composée de 
quatre tours et demi. Ombilic large et profond. 
Ouverture subarrondie, reserrée par la présence 
de sept dents, savoir : de deux lamelles, parallèles 
à sa portion pariétale, et de cinq denticules aigus 
dans l'intérieur du bord droit. 
Diam., 4; haut., 1 l/2millim. 

5. PITYS STELLULA 

Hélix stellula, Gould, in : Proc. Bost. Soc.,1, 1884, 
p. 174, et in : Exped. Shells, 1851 , p. 56, fig. 52*; 

— Pitys stellula, Gould, in : Pease, Proc. 
Zool. Soc. London, 1871, p. 474. 

Intéressante petite Espèce, rappelant par son as- 
pect général, sa forme, sa sculpture et ses costula- 
tions V Hélix acaiithinuln^ de la Nouvelle-Calédonie. 
Sa coloration est d'un brun rougeàtre, varié parfois 
de jaune. Spire plane; quatre tours, dont le dernier 
anguleux, les costulations faisant saillie sur l'angle 
médian. Ouverture rhomboïdale, avec une lame 
pariétale. 

Ile de Maui. 

6. PITYS HYSTRIX 

Hélix hystrix, Mighels, in : PfeifTer, Symb., 111, 
p. 67 ; Chemn., Ed. II, Hélix, N. 560, pi. lxxxix, 
fig. 8-11; — Hélix setigcra, Gould, in : Sched.; 

— Pitys hystrix, Pease, in : Proc. Zool. Soc, 
1871, p. 474. 



— 183 — 

Coquille siibdiscoïde, oinbiliquôe, dépriinôe, ré- 
gulièrement costulée, d'un jaune corné, ornée de 
poils droits, roides et caducs, variée de brun rouo-e 
en dessus. Spire plane, légèrement concave au 
centre; 5 tours convexes, le dernier défléchi, muni 
à sa base de lignes élevées, parfois peu marquées. 
Ombilic large, perspectif. Ouverture échancrée, 
subcirculaire, pourvue de deux lamelles parié- 
tales. 

Diam., 5 3/4 ; haut., 2 1/2 millim. 

Ile d'Oahu. J'en possède des sujets envoyés par 
le D"" Gould à INI. John H. Thomson. 

7. PITYS HYSTRICELLA 

Hélix hystricella, PfeifFer, in : Proc. Zool. Soc, 
1859, p. 25; Malak. Bl., 18.59, p. 11; — Pitys 
hystricella, Pease, in : Proc. Zool. Soc, 1871, 
p. 474. 

Ce Pitys est très voisin de Xhystrix^ dont il dif- 
fère notamment par ses costulations plus distantes 
et les lamelles aperturales au nombre de 6, dont 2 
sont situées sur la paroi de l'avant-dernier tour, 
et 4 dans l'intérieur de la portion palatale. Spire 
plane ou légèrement concave; 6 tours renflés au- 
dessous de la suture, le dernier arrondi. Ombilic 
égalant en largeur le tiers du diamètre total. 
Coquille blanchâtre, irrégulièrement radiée de 
brun rougeâtre. 

Diam., 6 ; haut., 2 1/3 millim. 

Iles Sandwich. 



— 18'. — 

8. PITYS PAUCICOSTATA 

Pitys paucicostala , Pease , in : Joiirn. Gonch., 
XVIII, 1870, p. 395; — Pitys filocostata, 
Pease, in : Proc. Zool. Soc, 1871, p. 454. 

Espèce voisine de VJiystrix ; elle en diffère prin- 
cipalement par ses costulations filiformes, dis- 
tantes, d'un blanc brillant, sa taille plus faible et 
ses tours bien convexes. Ombilic large, d'un tiers 
du diamètre total. Spire plane, à 4 tours, le der- 
nier arrondi. Ouverture subcirculaire pourvue de 
deux lames pariétales. Coquille assez mince, re- 
couverte d'un mince épidémie, varié de jaune et 
de rouge brun. 

Diam., 4 ; haut., 2 millim. 

Ile de Kauai. 

9. PITYS DECUSSATLILA 

Hélix decussatula, Pease, in: Amer. Journ. Conch., 
II, p. 291, 1886; — Pitys decussatula, Pease, 
in : Proc. Zool. Soc, 1871, p. 474. 

Coquille discoïde, ombiliquée, rayée et tachetée 
de brun châtain sur un fond fauve, munie de côtes 
serrées et arquées, obliques, parcourues par d'au- 
tres costulations spirales ; 5 à 6 tours convexes 
arrondis, hispides, séparés par une suture bien 
marquée, le dernier pourvu en son milieu d'un 
angle mousse peu apparent; spire peu élevée. Ou- 
verture presque droite, elliptique, pourvue d'une 
seule lamelle pariétale. 



— 185 — 
Dia.n., 41/2; haut., 2 1/2 miUim. 
Iles Sandwich. 

10. PITYS DISTANS 

Helix distans, Pease, in : Am. Journ, Gonch., II, 
p. 290 ( 1866 ) ; — Patula ( Pitys ) distans, 
PeifFer-Clessin, in : Nom. Helic. viv., 1881, 
p. 96. 

Ce Pihjs appartient au groupe de Vhystrix, dont 
il constitue une forme extrême. II est mince, pla- 
norbiforme, d'un châtain paie, sculpté de stries 
costulées. La spire en est peu élevée, plane au 
sommet, composée de 4 à 5 tours convexes, le 
dernier grand, arrondi, subanguleux à sa base; 
suture profonde. Ouverture grande, peu oblique, 
subcirculaire, pourvue de côtes spirales sur sa 
portion pariétale. Ombilic d'environ un tiers du 
diamètre total. 

Diam., 7; haut., 2 1/2 milim. 

Iles Sandwich. 

D. 

Les Eiidodonta, dont le type est V Helix lamel- 
losa (Fér.), comprennent des espèces lenticulaires, 
carénées, à tours serrés, à ombilic plus ou moins 
anguleux, parfois arrondi sur son pourtour, à ou- 
verture garnie de lamelles. Les coquilles à grand 
ombilic cratériforme n'en font peut-être point par- 
tie ; je veux parler ici des espèces de l'Archipel 



— ISG — 

de la Société, telles que les fahrefacta^ obolus^ 
Hualiinensis^ etc. 

\. ENDODONTA. LAMELLOSA 

Helixlamellosa(Helicodonta), Fér.in : Prod.,p. 110, 
et Hist., pi. Li A, fig. 3 ; et in : Voy. Freycinet, 
p. 469 ; Pfeiffer, in : Mon. Helic, I, p. 185, et 
in : Zeitsch., f. Mal., 1845, p. 85 ; Chemn., 
Ed. Il, Hélix, pi. c, fig. 6-9; — Endodonta la- 
mellosa, Morch, in : Pease, Proc. Zool. Soc, 
1871, p. 474. 

Cette espèce, la plus ancienne connue des 
Endodonta^ est le type de la série; elle habite l'île 
d'Oahu. 

On la distingue à sa forme lenticulaire, à sa 
coquille fortement carénée, jaunâtre, maculée de 
roux, à son ombilic bien ouvert, cylindrique, an- 
guleux à son pourtour. Spire subconvexe à 7 tours 
plans, le dernier convexe à la base. Ouverture 
trapézoïde, pourvue de deux grandes lames parié- 
tales, d'une lamelle columellaire et de cinq pala- 
tales, dont une au-dessus de la carène. 

Diam., 7 1/2 ; haut., 3 3/4 millim. 

2. ENDODONTA FRICKI 

Hélix Fricki, Pfeiffer, in : Proc. Zool. Soc, 1858, 
p. 21, pi. XL, fig. 3; Malak. Blatt., 1859, p. 11 : 
— Endodonta Fricki, Pease, in : Journ. de 
Conch., 1871, p. 96. = lamellosa. 

Celte espèce est celle qui ressemble le plus à 



— i87 — 

la lamellosa^ avec laquelle Pease la réunit, et dont 
elle diffère pourtant par son test plus comprimé, 
la largeur de son ombilic, dont la largeur dépasse 
le quart du diamètre total, ses stries bien mar- 
quées et l'absence de denticule à la columelle. 
De plus, la suture est marginée et légèrement 
saillante. 

Diam.,8; haut., 3 millim. 

Probablement de l'île d'Oahu. 

3. ENDODONTA RUGATA 

Hélix rugata, Pease, in : Amer. Journ. Conch., Il, 
1866, p. 291 ; — Endodonta rugata, Pease, in : 
Proc. Zool. Soc.,1871,p.474. 

Coquille lenticulaire, pourvue d'un large ombi- 
lic (d'environ un tiers du diamètre) entouré d'un 
angle mousse, et de stries rugueuses, obliques et 
irrégulières, parcourues par d'autres stries décur- 
renles ; 5 tours renflés, le dernier muni d'une ca- 
rène aiguë, sensiblement convexe en dessous ; 
spire peu élevée, obtuse. Ouverture subrhom- 
boïde, pourvue de deux fortes lamelles pariétales 
et de quatre palatales, dont l'une, la supérieure, 
est mince. Coquille teintée de brun et de fauve 
pâle. 

Diam., 5; haut., 2 millim. 

Iles Sandwich. 



— ISS — 

4. ENDODONTA LAMLNATA 

Hélix laminata, Pease, in : Amer. Journ. Conch., 
1866, II, p. 292 ; — Endodonta laminata, Pease, 
in : Proc. Zool. Soc, 1871, p. 474. 

Coquille déprimée, lenticulaire, largement et 
profondément ombiliquée, sculptée de costulations 
obliques, rugueuses et de fines stries spirales ob- 
solètes. Sommet obtus; 6 à 7 tours, légèrement 
convexes, le dernier entouré d'une carène aiguë, 
subconvexe en dessous, pourvue de petites costu- 
lations spirales et de stries rayonnantes. Ouver- 
ture trapézoïde, muni de deux lamelles pariétales, 
une lamelle columellaire , cinq lamelles pala- 
tales , dont l'une, supérieure, est au-dessus de 
la carène. Coquille cornée, ornée de dessins et de 
taches brunes. 

Diam., 7 ; haut , 2 1/2 millim. 

Iles Sandwich. 

o. ENDODOiNTA APICULATA, Aticey, n. sp. 

Testa lenticularis, late perspectiveque umbili- 
cata (umbilicus anfractus omnes praebens, paulo 
magis terlio diametri adaequans), subnitidula, te- 
nuiuscula, pallide straminea cum llammis strigis- 
({ue rufis, inièrne quam suprà rarioribus vel eva- 
nidis. Spira convexo-depressa, medio-concava ; 
anfractus 6 1/2, lente et regulariter accrescentes, 
arctispirati, convexiusculi ; primi l9Pvigati,sequen- 
les costulis distantibus suturam carinatam supe- 
ranlibus elegantissiine prérditi ; inferi prope sutu- 



— 189 — 

rain ob costiilas crenulutam j)arinn(|iie profiindain 
spiraliter imprcsso-canaliculati ; ultimus acule ca- 
rinatus (carina distanter crenulata, et siiprà spira- 
liter obsoleteque impressa), superne infràque 
prœsertim convexus, inferno liris 3 distantibus, 
validisque (iina circa umbilicum angulatiun et sub- 
coniciim) eximie sculptus. Apcrtiira subobliqua, 
liinata, extus angulata, liasi rotuudala, suprà leviter 
sinualo-producta , lamellis volventibus instructa, 
scilicet : 2 parietalibus validis , 1 columellari, 
3basalibus validis sed abbreviatis, quasi truncatis, 
unaque supra anguluin elongata sed debili. Pe- 
ristoma acutum, simplex, marginibus remotis. 
Diam., 6; min., 5 1/3 ; ait., 21/5 millim. 

Ile de Kauai (Archipel Hawaiien), D"" W- New- 
comb. 

6. ENDODONTA BINARIA 

Ilelix binaria, PfeifFer, in : Proc. Zool. Soc, 1856, 
p. 33; — Endodonta binaria, Pease, in : Proc. 
Zool. Soc, 1871, p. 474. 

Coquille lenticulaire, ombiliquée ( ombilic pro- 
fond d'un quart du diamètre total), cornée, variée 
de brun, ornée de côtes obtuses arquées et de 
stries spirales peu marquées. Spire convexe, ob- 
tuse ; 5 tours et demi, assez convexes, à croissance 
lente, le dernier pourvu d'une carène subaiguë. 
Ouverture rhomboïde, avec deux lames pariétales 
blanches, et un denticule columellaire. 

Diam., 4 1/2; haut., 2 millim. 

Iles Sandwich. 



100 — 



E. 



Les Sitala constituent un groupe à' Helicidœ ré- 
pandu surtout dans l'Inde et Textrôme Orient. 
On en a constaté aux îles Philippines et même en 
Océanie. En effet, VHelix calculosa^ de Gould, 
placée par divers auteurs parmi les Trochonanina^ 
me paraît devoir à plus juste titre être classée dans 
les Sitala^ dont elle possède tous les caractères. 
Aux îles Sandwich, on a constaté seulement l'exis- 
tence de l'espèce suivante : 

SITALA EXSERTA 

Hélix exserta, Pfeiffer, in : Proc. Zool. Soc, 1856, 
p. 32; — Nanina (Thalassia) exserta, Pfeiffer et 
Clessin, in : Nom. Helic. viv., 1881, p. 41. 

Coquille à peine perforée, en cône déprimé, 
sublenticulaire, mince, pourvue de rugosités obli- 
quement disposées, d'un corné pâle. Spire conoïde, 
un peu aiguë; quatre tours et demi, à croissance 
régulière, renflés en dessus et pourvus près de la 
suture d'une carène saillante et arrondie qui forme 
rebord; dernier tour convexe en dessous. Ouver- 
ture oblique, anguleuse, en croissant. Péristome 
simple, à bords non convergents, le columellaire 
court, presque vertical. 

Diam., 6; haut., 3 millim. 

Iles Sandwich. 

Je mentionne pour mémoire, ici, VHelix Ne^'- 
conibi^ Pfciffei', d'Oahu (Proc. Zool. Soc, 1854, 



— 101 — 

p. 51), qui n'est point une Hélice, mais un Ilclica- 
rion. Cette espèce, d'un diamètre de llmillim. sur 
6 de hauteur, est très mince, pellucide, très fine- 
ment et rugueusement striée, d'une teinte cornée; 
sa spire est très brièvement conoïde, à sommet sub- 
aigu, composée de trois tours et demi, légèrement 
convexes, à croissance rapide; le dernier ceint 
d'un angle mousse est convexe en dessous. L'ou- 
verture diagonale est échancrée-subcirculaire. Le 
péristome simple, droit, a ses bords rapprochés; le 
columellaire, très arqué, est à peine réfléchi supé- 
rieurement, et le test est très étroitement perforé. 



Je dois également indiquer une coquille des 
îles Sandwich, décrite par PfeifFer sous le nom 
d'Hélix alata, et qui ne me semble pouvoir rentrer, 
à cause de la singularité de ses caractères, dans 
aucun des genres connus. Cette espèce est remar- 
quable par le petit nombre de ses tours à crois- 
sance rapide et par l'étroitesse de sa perforation, 
mais spécialement par sa carène aiguë, caduque et 
en forme d'aileron. Je crois devoir établir en sa 
faveur le nom générique de Tropidoptera. 

TROPIDOPTERA ALATA 

Hélix alata, Pfeiffer, in : Proc. Zool. Soc, 1856, 
p. 33; — Trochomorpha (Videna) alata, Pfeiffer 
et Clessin, in : Nom. Ilelic. viv., 1881, p. 85. 

Test étroitement ombiliqué, déprimé, mince et 



— 192 — 

membraneux, strié obliquement et irrégulière- 
ment, d'un éclat huileux, pellucide, d'un brun 
corné. Spire presque plane, composée de trois 
tours et demi, à croissance rapide, dont le dernier, 
anguleux, pourvu d'une carène mince, en forme 
d'aile, et caduque, est dilaté en avant et convexe 
à sa base. Ouverture fort oblique, sécuriforme. 
Péristome simple, droit; bord basai très arqué. 

Diam., 8 1/2; haut., 3 millim. 

Iles Sandwich. 

§ 2 
Des genres Hyalima et Microgystis 

A 

1. HYALIMA BALDWINI 

Testa depressa, albido-hyalina, pertenuis, aperte 
umbilicata (umbilicus mediocris, aniractus tamen 
omnes prœbens usque ad apicem, circa 2/3 mill. 
latus), supra sub lente regulariter eleganterque 
striis radiantibus confertisque exarata, infrà bnevior, 
nitida, glabra. Spira convexiuscula, valde obtusa, 
ad summum hrvigata ; anfractus 4 regulariter 
et satis celeriter accrescentes, convexi, sutura 
impressa separati; ultimus major, subdepressus, 
rotundatus, infra et circa umbilicum convexus. 
Apertura subobliqua, lunata, relative ampla. Peris- 
toma simplex, tenue, acutum, vix sinuatum, mar- 
gine columellari vix magis dilatato. 

Diam. maj., 5; min., 4 1/6; ait., 2 1/8 mill. 



— 193 — 

Sur le jioint culminant de la portion occidentale 
de l'île de Maui (Archipel Hawaiien). Cette espèce 
est dédiée à M. Baldwin, qui l'a découverte; elle 
a quelques traits de ressemblance avec la Pelro- 
nellœ de Charpentier. Son caractère le plus saillant 
réside dans la régularité parfaite des nombreuses 
et fines stries qui ornent sa face supérieure et qui 
s'efl'acent plus ou moins en dessous du dernier 
tour. 

2. HYALINIA SANDWIGENSIS 

Hélix Sandwicensis, Pfeiffer, in : Proc. Zool. Soc, 
1849, p. 128. 

Testa umbilicata, discoidea, striata, nitidula, 
luteo-cornea; spira plana, sutura impressa; an- 
fractus 5-6 lente accrescentes, planiusculi; ultimus 
antice non descendens, depressus, basi vix con- 
vexior; umbilicus latus, dimidium diametri fere 
occupans. Apertura parum obliqua, lunari-rotun- 
data. Peristoma simplex, rectum, tenue, margini- 
bus conniventibus (Pfeiffer). 

Diam. maj., 18; min., 15; ait., 5 mill. 

Comme on le voit, cette grande espèce, dont la 
localité exacte n'est pas connue, est complètement 
différente de la précédente. 

3. HYALINIA PAUXILLUS 

Hélix pauxillus, Gould, in Exped. Shells, 1851, 
p. 40, pi. m, fig. 46 (nec Lowe); Pfeiffer, in 
Mon. Helic, I, p. 97; 111, p. 90 et in : Malak. 

Bull. Soc. Maluc. France VI. Juin 1889. — 13 



— 194 — 

bl., 1857, p. 33; — Nanina pusilla, Gray, in : 
Cat.PuIm.,p. 128; — -IberusPaLixillus (Campy- 
laea), H. et A., Adams, Gen. II, p. 211. 

Testa umbilicata, depressa, tennis, snperne cos- 
tnlato-striata, pellncida , virescenti-hyalina; spira 
brevissime conoidea; anfr. 4 vix convexi, sensim 
accrescentes; nltimus latior, non descendens, sub- 
depressus, basi convexior, la?vior ; umbilicns 
angustus, perviiis ; apertura diagonalis, rotundato- 
liinaris; peristoma simplex, rectum, marginibus 
subconvergentibus, columellari non dilatato. 

Diam. maj., 4 1/2; min. vix., 4; ait., 2 mill. 

Ile de Maui. 

Cette espèce est, avec les Balchvini et les Sand- 
wicensis, les seules HyaUnies connues des îles 
Sandwich. Elle parait bien distincte, d'après la 
diagnose de Pfeiffer, établie sur un exemplaire 
de la collection Cuming et reproduite plus haut. 

B 

1. MICROCYSTIS SUBTILISSIMA 

Hélix subtilissima, Gould, in : Exped. Shells, 
1846, p. 24; Pfeiffer, in : Mon. Helic. viv., I, 
p. 431. 

Testa minuta, fragillima, nitidissima, lenticu- 
laris, plano-convexa, imperforata; spira planulata; 
anfr. 5 plani, arcte voluti; ultimus acutissime cari- 
natus; apertura... (fracta). 



— 195 — 
Lat., 1/8; ait., 1/16 poil. (Gould.) 
Ile de Maiii (Gould). 

Cette espèce qui, d'après la courte diagnose de 
Gould, doit appartenir au genre Microcystis, a été 
cependant placée par Pfeiffer et Clessin dans le 
genre HelLr^ section Cysticopsis (Nom. Helic. viv., 
1881), de même que V Hélix cryploporlica du même 
auteur. Elle a 3 mill. de diamètre sur 1 1/2 de hau- 
teur. 

Cette petite coquille, qui m'est inconnue, doit 
être voisine du Microcystis lenta., Garrett, espèce 
des îles Marquises; du subtilis^ Anton, des îles de 
Bass (Oheatora ou Rurutu); et, peut-être, de la 
discordise^ Garrett, si répandue dans les archipels 
de la Polynésie orientale et méridionale. 

2. MICROCYSTIS CRYPTOPORTICA 

Hélix cryptoportica, Gould, in : Exp. Shells, 1846, 
p. 20; Pfeiffer, in : Mon. Helic. viv., I, p. 39, 
et III, p. 17. 

Testa parva, orbiculari- depressa, ad apicem 
acuta, tenuis, pellucida, nitida, luteo-virescens, 
leviter striata, infra rotundata, imperforata, fovea 
parva centrali; spiras anfr. 5 1/2 convexiusculi ; 
ultimus carinatus; sutura impressa, marginata; 
àpertura lunata ; labrum simplex ; columella superne 
valde intorta, sinum angustum, centralem formans. 
(Gould.) (Dimensiones : Diam. maj., 5 3/4; min., 
5 1/2 mill.) 

Iles Sandwich. 



— 196 — 

Ce Microcystis se distingue nettement des au- 
tres espèces hawaiiennes par le caractère de sa 
columelle fortement tordue et ses tours à crois- 
sance assez lente. 

3. MICROCYSTIS PLATYLA, Ancey, n. spec. 

Testa depressa, tenuis, pellucida, imperforata, 
nitida, lucide cornea. Spira plana; anfractus 4, 
supra pr^psertim et ad suturas sub valida lente 
striatuli, regulariter crescentes, vix convexiusculi, 
sutura lineari separati; ultimus superne angulatus, 
infra convexus, medio albo-maculatus, fovea parva 
centrali. Apertura lunata, superne extus angulata, 
fere recta; peristoma acutum, inferne sinuatum ; 
columella obliqua, post insertionem intus calloso- 
incrassata, haud dentata, sed leviter lateque tuber- 
culosa. 

Diam, maj., 6; min., 5 1/5; ait., 2 1/4 milL, 

lie d'Oalui (Baldwin). 

Cette intéressante Espèce est l'une des plus fa- 
ciles à reconnaître et ne peut se confondre avec au- 
cune autre ; les sujets que j'ai eus, bien adultes 
du reste, ont quatre tours despire; le dernier, 
fortement anguleux sur tout son pourtour à sa par- 
tie supérieure, est presque plan ou peu convexe en 
dessus de l'angle carénant et convexe en dessous. 
La spire est plane, et les premiers tours sont de 
niveau avec les suivants. La couleur en est d'un 
corné brillant, plus ou moins légèrement rou- 
geàtre. La columelle épaissie est oblique et très 



— 1<)7 — 

légèrement tuberculeuse, ou plutôt calleuse après 
son insertion. 

Le Microcystis subtilissima dont la spire est 
aplatie possède cinq tours serrés, dont le dernier 
est pourvu d'une carène fort tranchante. Il est de 
beaucoup plus petite taille et doit même appar- 
tenir à un groupe de Microcystis différent de celui 
qui comprend le plalyla. 

4. MICROCYSTIS MISELLA 

Hélix misella {Helicostyla), Fer. in: Prod.. 
p. 306, et in : Voy. Freycinet, Zool, p. 473 ; 
Quoy et Gaymard, in : Voy. Astrolabe, II, 
p. 122, pi. X, fig. 5-9; — Lam., éd. Desh, 
p. 121 ; — Chemnitz, éd. II ( Hélix ), n. 210, 
pi. XXIX, fig. 14-19. — Naniiia (Microcystis) 
misella, Adams, in : Gen., p. 224; — Naniiia 
misella, Gray in : Cat. Pulm., p. 113. 

« Testa imperforata, orbiculato-convexiuscula, 
tenuis, obsoletissime striatula, nitida, pellucida, 
pallide cornea ; anfr. 5 1/2 planiusculi ; ultimus ca- 
rinatus, basi convexiusculus, medio impressus ; 
apertura subverticalis, angulato-lunaris; peristoma 
simplex, tenue, margine columellari oblique ar- 
cuato, subincrassato. 

« Diam. maj., 8; min., 7; ait., 4 millim. » (Pfeif- 
fer.) 

«Habitat in insulis Moluccis, Guam(Quoy), in 
insulis Sandwich. » ( Griffitch. ) 

Rien n'est moins certain que l'existence, aux 



— 198 — 

îles Sandwich, de cette espèce, signalée par les 
premiers auteurs comme provenant des Moluques, 
de Guam, puis en dernier lieu, de l'Archipel 
Hawaiien. J'en possède un sujet qui m'a été adressé 
par G. B. Sowerby, comme provenant de ce der- 
nier archipel et qui correspond assez bien à la 
description de Pfeiffer, plus haute produite. L'es- 
pèce se distingue aisément de ses congénères des 
îles Sandwich par sa coloration d'un corné pâle, 
l'acuité de sa carène, sa forme lenticulaire, le 
nombre de ses tours. Par l'ensemble de ses carac- 
tères, elle se rapproche des Microcystis Abeillei et 
Hartmaiini^ décrits ci-dessous. 

5. MICROCYSTIS HARTMANNI, Ancey, n. sp. 

Testa depressa, imperforata, tenuissima, lucide 
virescenti-cornea, nitidissima, lœvigata. Spira de- 
presso-conoidea, apice obtuso. Anfractus 4 1/2, 
reo-ulariter sed satis velociter crescentes, con- 
vexiusculi, sutura lineari separati; ultimus paulo 
suprà médium angulatus, suprà angulum convexo- 
declivis, inferne convexus, non deflexus , fovea 
centrali vix impressa. Apertura ampliuscula, fere 
verticalis,extus angulata,lunata, marginibus remo- 
tis: supero subdeclivi, basali-convexo, columellari 
vix incrassato. Peristoma simplex, acutum, haud 
sinuatum. 

Diam. maj., 7; min., 6 1/5 ; ait., 3 1/2; ait. ap., 
2 1/4 millim. 

Ile d'Oahu (Baldwin). 



— 199 — 
Cette Espèce se distingue par l'éclat de son test, 
qui est très mince et pellucide, la croissance assez 
rapide de ses tours, au nombre de 4 1/2, sa forme 
déprimée, sublenticulaire et l'angle carénant bien 
accusé et submédian du dernier tour, qui est plus 
convexe en dessous qu'en dessus. Son test est très 
brillant, d'un corné assez clair, et son ouverture 
assez ample. Je la dédie à M. le D"" William Dell 
Hartmann, à qui la science est redevable d'études 
critiques et de catalogues bibliographiques très 
instructifs sur les genres polynésiens Achatinella, 
Auriculella, et surtout Partula. 

6. MICROGYSTIS ABEILLEI, Amey. n. sp. 

Testa imperforata, tenuis, intense cornea, suprà 
suboleoso-micans, infrà nitida, striis incrementi 
obsoletissime perexarata, depressa. Spira convexo- 
conoidea, depressa, obtusa. Anfractus 5 regulariter 
modiceque crescentes (primis planis, Ccncteris con- 
vexiusculis), sutura lineari appressaque separati ; 
ultimus depressus,paulo suprà médium angulatus, 
infrà angulum convexior, medio subimpressus. 
Apertura distincte obliqua, mediocris, lunata ex- 
tus subangulata. Peristoma simplex, acutum, haud 
sinuatum, margine columellari haud calloso, vix 
crassiore. 

Diam. maj., 7 2/3; min., 7 1/3; ait., 4 1/2 ; ait. 
ap., 2 2/3 millim. 

Ile de Molokai ( Archipel Sandwich). 

On reconnaîtra cette espèce, dédiée à M. E. 



— 200 — 

Abeille de Perrin, directeur du ]Musée de la ville 
d'Hyères, et Entomologiste distingué, à son test 
convexe-déprimé, à sa spire convexe, conoïde, 
assez élevée, à ses cinq tours de spire à croissance 
régulière, à l'angle du dernier tour situé un peu 
au-dessus de sa partie médiane, à son dernier tour 
médiocrement développé en hauteur, plus convexe 
en dessous qu'en dessus, à l'éclat un peu huileux 
de son test sur sa partie supérieure, enfin à sa 
teinte cornée intense. Cette coquille est voisine 
de VHartmanni^ mais elle est moins brillante ; sa 
teinte et son éclat ne sont pas identiques; ses tours 
s'accroissent avec plus de lenteur, etc. 

7. MICROCYSTIS PLICOSA, Amey, n. sp. 

Testa depressa , imperforata, corneo-virescens, 
subnitens olcoso-micans, inferne nitidior, superne 
pliculis aperturam versus evanidis eleganter exa- 
rata. Spira valde depressa, ojjtusa. Anfractus 4 1/2 
regulariter et sal velociter accrescentes, applanati, 
sutura lineari discreti (sutura appressa); ultimus 
suprà depresso-declivis, angulo supero circumda- 
tus, infrà convexus, in foveam centralem parùm 
devexus. Apertura i'ere verticalis, lunata, extus 
angulata. Peristoma simplex, tenue, rectum. Colu- 
mella brevis, subincrassata, vix callosa ; margo 
basalis late arcuatus. 

Diam. maj., 8 3/4-, min., 7 2/3; ait., 4 i/2 ; ait. 
ap., 3 millim. 

Ile d'Oahu ( Baldwin). 



— 201 — 
Ce Microcystls, rencontré également à Oahu, se 
distinguera du Chamissoi: par sa coloration, par 
sa forme beaucoup plus déprimée, sa spire très peu 
élevée, à tours presque plans, à croissance rapide, 
dont le dernier est entouré à sa portion supé- 
rieure d'un angle plus marqué, aux plis réguliers 
qui ornent sa surface supérieure, sauf vers le 
sommet et sur la portion antérieure du dernier 
tour, où ils s'effacent graduellement. Le test en 
est assez mince, mais peu diaphane, et sa surface 
supérieure est assez peu brillante, d'un éclat un 
tant soit peu huileux. 

8. MICROCYSTIS CHAMISSOI 

Hélix Chamissoi, Pfeiffer, in : Proc. Zool. Soc, 
1855, p. 91; — Hélix (Microcystis) Chamissoi, 
Pfeiffer, in : Vers., p. 123; — Nanina (Micro- 
cystis) Chamissoi, Pfeiffer-Clessin, in : No- 
mencl. Helic. viv., 1881. 

Testa imperforata, sublenticularis, tenuis, su- 
perne irregulariter plicata striisque concentricis 
sub lente decussata, parum nitida, pallide strami- 
nea; spira brevissime conoidea; anfr. 4 1/2 vix 
convexiusculi, sensim accrescentes ; ultimus non 
descendens, medio carinatus, basi subltevio-atus, 
lutescens; apertura vix obliqua, angulato-lunaris; 
peristoma simplex, rectum, acutum. 

Diam. maj., 9; min., 7 2/3, ait., 4 1/2 mill. 
(Pfeiffer.) 

Iles Sandwich (Pfeiffer); Oahu (Baldwin). 



— 2;»2 — 

Ce Microcystis^ \\\n des plus grands du groupe 
hawaiien, se distingue aisément par son test plus 
solide, opaque, d'un jaune un peu ambré en des- 
sous, d'une coloration claire en dessus avec de 
fines lignes blanchâtres qui ne sont pas des stries 
spirales, ainsi que le dit L. PfeifFer dans sa diag- 
nose. La spire en est relativement assez élevée, 
convexe-conoïde, obtuse, composée de 4 1/2 à 5 
tours légèrement convexes, pourvus de plis obso- 
lètes qui sont plus ou moins distincts, parfois à 
peine visibles; le dernier est obtusément anguleux 
un peu au-dessus de sa partie médiane, plus con- 
vexe en dessous. 

Le M. Oahuensis est l'espèce qui présente le 
plus de ressemblance avec le Cliamissoi^ mais son 
test est beaucoup plus délicat, sa couleur diffé- 
rente; le nombre de ses tours n'est pas le même, 
etc., etc.. Le plicosa est beaucoup plus déprimé; 
l'anoxie carénant est bien moins obtus, le dernier 
tour beaucoup plus convexe en dessous, enfin sa 
couleur n'est pas la même. 

9. MIGROCYSTIS OAHUENSIS, Ancexj, n. sp. 

Testa imperforata, tenuis, pellucida, depresso- 
globosa, oleoso-micans, inferne tantisper nitidior, 
dilute cornea. Spira convexo-elevata, obtusissima; 
anfractus 5 1/4 regulariter et satis lente crescentes, 
planiusculi (infernis paulo convexioribus), sutura 
lineari discreti; ultimus angulo obtuso subme- 
diano (paulo tamen supra médium sito) initio prae- 
sertim perspicuo circuincinclus, supra convexo- 



— 203 — 

declivis, subtiis convexiis, fovea cenlrali parum 
impressa. Apertura mediocris, imo relative parva, 
lunata, extus convexa, fere vertiealis. Columella 
regulariter arcuata, vix crassiuscula. Peristoma 
simplex, tenue, rectum. 

Diam. maj., 8 1/2; min., 8; ait. ap., 3 mill. 

Ile d'Oahu (Baldwin). 

Vaf. dcpressala. 

Testa magis depressa; spira minus elevata; an- 
fractus ultimus subtus convexior (angulo magis 
supero), supra minus declivis; apertura amplior 
minusque lunata. Anfractus 5. 

Diam. maj., 9 1/2; min., 8 1/4; ait., 5 1/2; ait. ap., 
3 1/2. 

Cette belle espèce est celle qui tendrait le plus, 
par sa forme générale, à se rapprocher du Cha- 
missoi., mais le test en est mince et pellucide, uni- 
colore, sans linéoles dans le sens de la spire, d'un 
éclat peu brillant, légèrement soyeux ou comme 
huileux, d'une teinte cornée claire tournant un 
tant soit peu au grisâtre;; ses tours sont un peu 
plus serrés. Le dernier est bien développé en hau- 
teur et convexe inlerieurement. 

10. MICROGYSTIS INDEFINITA, kmey, n. sp. 

Testa globoso-depressa, imperforata, tenuis, 
cornea, nitida, glabra, lineis incrément! indis- 
tinctis. .Spira convexo-elevata, valde obtusa. An- 
fractus 5 regulariter satque lente accrescentes, vix 



— 204 — 

convexiusculi, sutura lineaii appressaque separati; 
ultimus paulo supra médium angulo obtuso (initio 
distinctiore) cinctus, subtus convexus, fovea cen- 
trali parum impressa. Apertura relative parva, 
lunata, extus vix perspicue angulata, leviter obli- 
qua. Peristoma simplex, acutum, rectum, ad colu- 
mellam arcuatam vix magis incrassatum. 

Diam. maj., 6; min., 5 2/3; ait., 3 3/4; ait. ap., 
2 mill. 

Partie orientale de Maui (Baldwin). 

Ce Microcystis ressemble au précédent {Micro- 
cystis oaliuensis), dont il reproduit les principaux- 
caractères avec des proportions plus faibles. Sa 
couleur n'est pas cependant identique, et ses tours, 
tout juste au nombre de cinq, s'accroissent ré- 
gulièrement; le dernier est bien développé en 
hauteur et pourvu d'un angle obtus à sa partie su- 
périeure. 

11. MICROCYSTIS BALDWINI, Amey, n. sp. 

Testa globoso-depressa. imperforata, tennis, 
pellucida, nitidissima, cornea. Spira convexa, late 
conico-elevata, ad summum obtusa; anfractus 5, 
supra obsoletissime radiatimque striolati, vix con- 
vexi, sutura simplici linearique divisi, regulariter 
modiceque crescentes; ultimus haud deflexus, 
angulo supero ad aperturam evanescente cinctus, 
supra angulum declivis, ini'erne convexus et tur- 
gidus, kcvissimus, medio subimpressus. Apertura 
satis ampla, fere verticalis, lunata, extus parum 



— 205 — 
angiilata, basi convexa. Peristoma simplox, rec- 
tum; tenue, haud sinuatum. Goluinella leviter ad 
insertionem callosa, haud dentata nec tu])ercu- 
losa. 

Diain. maj., 8 1/2; min. 7 3/4; ait., 5 1/4; ait. ap., 
3 1/3 mill. 

Ile d'Oaliu (Baldwin) et partie occidentale de 
celle de Maui. 

On ne saurait confondre cette coquille avec les 
M. CJiamissoi., Oahuensis^ iiidefiiiita et cicercula^ 
dont il est fait mention au cours du présent travail. 
Elle est remarquable par l'éclat et la fragilité de 
son test qui est transparent et d'une belle teinte 
cornée jaunâtre, la hauteur du dernier tour, dont 
l'angle obtus situé en dessus de la périphérie 
s'émousse peu à peu vers sa terminaison, et qui 
est bien renflé inférieurement. La spire en est lar- 
gement conique et composée de cinq tours. L'ouver- 
ture, presque verticale, est ample par le fait de la 
turgescence que présente la partie inférieure de 
la coquille. 

12. MICROCYSTIS CICERGULA 

Hélix cicercula, Gould, in : Exped. Shells, 1846, 
p. 20; PfeifTer, in : Mon. Helic. viv., I, p. 39; 
III, p. 20; — Nauina ( Microcystis ) cicercula^ 
Pfeiffer-Clessin, in : Nomencl. Helic, 1881, 

« Testa depresso-globosa, tenuis, subopaca, im- 
perforata, albido-virescens, striis incrementi cons- 



— 20G — 

picuis et striis volventibiis sparsis insculpta, infra 
rotundata, fovea centrali modica; spirœ anfr. 5 
convexi, ultimiis angulatiis ; apertura lunata; la- 
brum simplex; columella superne vix reflexa.» 
Lat., 1/4; ait., 3/20 poil. (Goiild). 

Montagnes de l'île d'Havaii (Goiild). 

Le M. cicercula aurait, d'après Gould, un dia- 
mètre de 8 millimètres et une hauteur de 3 1/2; 
ces mensurations s'écartent un peu de celles que 
donne L. PfeifFer. 

Je ne connais pas le type de Gould, mais j'ai 
reçu du district de Kona (partie sud et ouest de 
l'île Havaii) un Microcystis que je crois difterent 
de celui qui vient d'être mentionné, mais que je 
ne signale ici qu'à titre de variété, dans l'ignorance 
où je suis de ce que peut être le vrai cicercula. On 
observera que la description de Gould est trop 
courte pour permettre une identification avec quel- 
que apparence de certitude, les caractères qu'il 
donne pouvant aussi bien s'appliquer à d'autres 
Microcystis de l'archipel havs^aiien; néanmoins, je 
crois son espèce distincte de ses congénères. 

Var. Boettgeriana. 

Testa convexo-depressa, tenuissima, nitidula, 
pellucida, imperforata, corneo-subvirescens, striis 
incrementi minutis obsoletisque tantum notata, 
supra convexo-depressa, subtus convexior. Spira 
obtusa; anfractus 4 1/2 convexiusculi, regulariter 
crescentes, sutura simplici discreti; ullimus initio 



— 207 — 

superne obsoleto angulo cinctus, fovea centrali 
pariim impressa. Apertura lunala, ferc recla. Colu- 
mella leviter incrassata. 

Diam. maj., 7; min., 6; ait., 4 mill. 

District de Kona (Hawaii). 

d3. MICROCYSTIS PERLUCENS, Ancey, n. sp. 

Testa imperforata, nilidissima, tennis, virescen- 
li-cornea, depressa. Spira convexa, parnm elevata, 
obtnsa, latissime conoidea. Anfractus 4 1/4 sat 
regulariter accrescentes, fere plani, sutnra lineari 
vix distincta separati; uitimns depressus, initio 
snpra médium obtuse angulatus, superne declivis 
parumque convexus, inferne convexior, medio 
subimpressus, subtus tamen haud turgido-inflatus. 
Apertura vix obliqua, satis ampla, lunata. Peris- 
toma simplex, acutum, rectum, margine columel- 
lari arcuato, vix crassiore, haud dentato. 

Diam. maj., 6 1/2; min., 5 3/4; ait., 3 1/2; ait. 
ap. 2 1/4 mill. 

Partie orientale de l'île Maui (Baldwin). 

Cette espèce a été rencontrée en compagnie de 
ïindefinita, dont elle diffère beaucoup. On la 
reconnaîtra à son test déprimé, très luisant, d'un 
corné verdâtre, au petit nombre de ses tours, dont 
le dernier est légèrement anguleux seulement à 
son origine, à sa spire peu élevée, à sa suture li- 
néaire, peu visible à cause de l'aplatissement des 
tours, à l'ampleur de son ouverture, située presque 
dans un plan vertical. 



— 208 — 

14. MICROCYSTIS SUBRUTILÂ 

Hélix subriitila, Mighels, in : Bost. Proc, 1845, 
p. 19; Pfeiffer, in: Monog. Helic. viv., I, 
p. 39; — Helicella subrutila, Adams, in : Gen., 
p. 119; — Nanina subrutila, Cray, in : Cat. 
Pulm.,p. 75; — Nanina CMicroci/stis) subrulila, 
Pfeiffer-Clessin, in : Mon. Helic. viv., 1881. 

« Testa impei'forata, orbicularis, depressa, pel- 
lucida, glabra, nitida, lutescens, subcarinata; anfr. 
5 convexiusculi ; apertura semilunaris, leviter gib- 
bosa; labrum simplex, tenue. » 

Diam., 0,3-0,4. (Mighels). 

Ile d'Oahu. 

Il est impossible, à cause de l'insuffisance de la 
description de Mighels, de rapporter avec sécurité 
l'une ou l'autre des espèces de Microcystis des îles 
Sandwich à la subrutila. Toutes ces espèces sont 
d'une étude tellement difficile que la diagnose ori- 
ginale peut s'appliquer indistinctement à toutes. 
Un examen attentif et comparatif avec des mensu- 
rations exactes ou, à défaut, une bonne figure, sont 
nécessaires pour permettre l'identification de ces 
formes, et il faut convenir que la phrase de Mi- 
ghels est insuffisante, sinon fort vague. Son espèce 
aurait 7 1/2 à 10 mill. de diamètre. 

J'ai reçu sous le nom de subrulila une coquille 
que je ne puis rapporter qu'à Vexœquata. 



— 209 — 
15. MICROCYSTIS EX.-EQUATA 

Hélix exœquata^ Gould, in : Exp. Shells, p. 19; 
Pfeiffer, in : Mon. Helic, I, p. 193; Reeve, 
n°627, t. CXI; Ch. éd. nov. III, p. 309; — 
H. (Microcystis) exsequata, Pfeiffer, in : Verz., 
p. 122; — H. disculus, Pfeiffer; — H. obtusan- 
gula, Pfeiffer; — Sagda exaequata (Gastrodon), 
Adams, Gen., p. 113; — Nanina exaequata, 
Gray, Cat. Pulm., p. 131; — Nanina (Micro- 
cystis) exœquata, Pfeiffer-Clessin, in : Nom. 
Helic. viv., 1881. 

« Testa parva, discoidea, tennis, pellucida, gla- 
brata, succineo-cornea, ad peripheriam rotundata, 
infra snbplana, in foveam centralem devexa; spirae 
anfractus 7 arcte voluti, supra planulati, sutura 
marginata bene impressa discreti, spiram planam 
efformantes; apertura angusta, transversa; labrum 
simplex, portione sinistra fere horizontali, rece- 
dente, subreflexa. — Lat., 7/20; ait., 3/20 poil. » 
(Gould.) 

Ile de Kauai (Gould). 

L. Pfeiffer, dans sa Monographie des Hélicéens 
(III, p. 35), donne à nouveau une diagnose de 
cette Espèce, diagnose un peu différente de celle 
de Gould. La voici : 

« Testa imperforata, discoidea, tennis, laevigata, 
nitida, pellucida, rufo-cornea. Spira plana; sutura 
vix impressa, marginata. Anfractus 6 plani, lente 
accrescentes ; ultimus superne obtuse angulatus, 
basi planiusculus, medio impressus. Apertura ver- 

Bull. Soc. innlac. France. VI. Juin 1889. — 14 



— 210 — 

ticalis, auguste lunaris; peristoma simplex, acu- 
tum, rectum, margine basali strictiusculo. — Diam. 
maj., 7; min., 6; ait., 3 mill. » 

Il est utile d'observer que Gould, dans sa diag- 
nose, ne fait pas mention de l'angulosité suprcà- 
médiane du dernier tour et qu'il indique sept tours 
despire au lieu de six. Y aurait-il deux Espèces, ou 
l'une des descriptions serait-elle inexacte? Les 
sujets que j'ai eus sous les yeux se rapportent assez 
bien à la description de PfeifFer; leur spire est 
parfois très légèrement convexe. 

§3 

Des genres Aurigulella, Frickella 
et tornatellina. 

A 

Le genre Auriculella^ établi primitivement 
comme sous-genre des Achatiiiella et maintenant 
adopté par la majorité des Malacologistes, com- 
prend actuellement un certain nombre d'Espèces 
spéciales, à l'exception peut-être d'une seule, à 
l'archipel hawaiien. Bien que génériquement dis- 
tinctes des Achatinella^ elles se relient à ce genre, 
également particulier, comme on sait, au môme 
groupe d'iles, par l'ensemble de leurs caractères 
qui tiennent, d'une part, de ceux du genre Torna- 
telliiia dans lequel certaines de ces Espèces ont été 
primitivement classées, et, d'autre part, de ceux 
des Partiila. Le genre Frickella^ que je crois dis- 
tinct des Aiiriculella^ forme le trait d'union entre 
celles-ci et les vraies Achatinella. 



— 211 — 

Six îles principales, Kawai, Maui, Molokai, 
Lanai, Oahu et Hawaii, constituent l'archipel 
Hawaiien ou Sandwich; dans toutes, sauf dans la 
première qui est la plus ancienne au point de vue 
géologique et la plus occidentale du groupe, on a 
rencontré les Auriculella. Les îles d'Oahu et de 
Maui sont celles qui, dans l'état actuel de nos con- 
naissances, en renferment le plus grand nombre. 

Le nombre des Espèces de ce joli genre a été 
bien accru depuis la découverte de la première 
Espèce connue, et il est très problable qu'il est 
destiné à augmenter encore quand l'archipel 
Hawaiien aura été exploré dans toutes ses parties. 

\. AURICULELLA AURICULA 

Partula auricula, Fér., in : Prod, p. 66, n° 6, et in : 
Voy. de Freycinet, Zool., p. 486; — Partula 
Dumartroyi,Soul.,in : Rev. Zool., 1842, p. 102; 

— Auricula Owaihiensis, Chamisso, in : Nov. 
Act. Leop. XIV, P. 2 (1829), p. 639, pi. xxxvi, 
fig. 1, et Kùster, in : Auric, p. 26, pi. m, fig. 
14-16; — Tornatellina ? Owaihiensis, Pfeiffer, 
in : Symb., II, p. 130; — Bulimus Owaihiensis, 
Pfr., in : Symb., III, p. 56; — Achatinella auri- 
cula, Pfeiffer, in : Mon. Helic, IV, p. 569; — 
Hulimus auricula, Pfeiffer, in : Mon., II, p. 75; 

— Auriculella auricula, Pfeiffer, in : Mon., 
VIII, 1877, p. 209, et PfeifFer-CIessin, in : 
Nom. Helic. viv., p. 303, 1881, et Hartman, 
in : Proc. Ac. Phil., 1888, p. 14. 



— 212 — 

« Testa ovato-acLita, imperforata, crassiuscula , 
striatula, flavescens; spira conica, apice obtusa; 
anfr. 5 contigiiis, iiltimo ventricoso, subcarinato; 
apertura subquadrangiilari, in fundo lamella ele- 
vata valde notata munita; peristomate acuto, intus 
incrassato, latere exteriore flexo; columella uni- 
dentata. — Long., 3; lat., 13/4 lin. (Férussac). » 

Pfeiffer (Mon., II, p. 75) redécrit l'AuricuIa en 
les termes suivants : 

« Testa subperforata, ovato-conica, albido-oliva- 
cea, superne fiisca, nitida; spira conica, obtusius- 
cula ; sutura albo-marginata ; anfr. 6 planiusculi ; 
ultimus spiram subaequans, fusco-unifasciatus; 
apertura subauricula, lamina erecta intrante an- 
fractus penultimi coarctata ; columella subtorta, 
superne unidentata; peristoma intus incrassatum, 
fuscum vel album, margine dextro sinuato, basali 
expanso, columellari dilatato, reflexo. — Long., 8; 
diam., 4 3/4 mill. ; ap., 4 1/2 mill. longa , 2 1/2 
lata. » 

Iles Sandwich : Oahu. La localité donnée par 
Hartman (Hawaii) est très certainement erronée. 

p Sinistrorsa, anfractu ultimo subangulato : 

Auricula sinistrorsa, Chamisso, 1. c, p. 640, pi. 
XXXVI, fig. 2 (?); Kùst., in : Auric, p. 48, pi. 
VII, fig. 14-16 (?) (Pfeiffer). 

Je donne ci-après la diagnose originale de VAu- 
riculclla armaia, Migh. (in : Bost. Proc, 1845, 
p. 19) d'Hawaii. 



— 213 — 

Cette coquille, placée par PfeifTcr et tous les 
auteurs dans la synonymie de Vaiiricula, pourrait 
bien, au contraire, être une forme différente spé- 
ciale à Hawaii. Le péristome en est mince et légè- 
rement réfléchi. 

2. AURICULELLA ARM ATA 

« Shell sinistral, rarely dextral, conical, brown or 
yellowish, sometimes with a ligth, revolving band 
below the suture, perforate; whorls five, convex; 
aperture oblong-ovate, with a thin, flexuous, lamel- 
lated tooth on the transverse lip, and a small tooth 
de fold on the columellar lip; outer lip thin, 
slightly reflected. — Length, 1/3; diam., 1/5 inch. » 

Hawaii (Mighels). 

Telle est la description de la coquille sénestre 
décrite par Chamisso sous le nom à' Auricula si- 
nistrorsa (vide suprà); si l'exemplaire sur lequel a 
été faite la diagnose est adulte, cette coquille est 
certainement différente des autres Espèces d'^M/'i- 
culella; elle est considérée comme une forme 
valable par Smith et d'autres auteurs, et provient 
de l'intérieur de Tîle d'Oahu. 

3. AURICULELLA SINISTRORSA 
« Testa minuta, sinistrorsa, conica, imperforata, 
glabra, nitida, brunnescens; anfractusultimus sub- 
carinatus; labium exterius simplex, acutissimum; 
columella biplicata; plica labri interioris promi- 
nente, acuta, altéra inmedio columella? compressa, 
alla, acutissima. — Long., 1 1/2; lat., 1 lin. (Cha- 
misso). » 



— 214 — 

Chamisso ajoute que le dernier tour est manifes- 
tement caréné dans la coquille arrivée à l'état 
adulte, et que la carène est à peine visible chez les 
jeunes sujets. 

4. AURICULELLA PULCHRA 

A. pulchra, Pease, in : Journ. Conch., XVI, 1868, 
p. 346, pi. XIV, fig. 6; Proc. Zool. Soc, 1869, 
p. 649; Paëtel, Gat., p. 106; Hartman, in : 
Proc. Ac. Phil., 1888, p. 15. 

(c Testa solida, ovata, dextrorsa, perforata, longi- 
tudinaliter striala; anfr. 6 plano-convexis, ultimo 
subinflato; sutura impressa; apertura subauri- 
formi; labro incrassato, reflexo, everso; margini- 
bus callo crasso junctis ; lamella parietali promi- 
nente; columeila supra umbilicum reflexa, plica 
crassa, alba, fascia unica subviridi cincta; labro 
fuscescente. — Long., 10; diam., 6 mill. 

« p Pallide straminea, labro albo. (Pease.) » 

Iles Sandwich. 

Le D"" W.-D. Hartman remarque à juste titre 
(loc. supràcit.) que celte Espèce est bien voisine 
des grands individus de VA. anriculû, et qu'il 
existe peu de différence entre les deux Espèces. 

5. AURICULELLA AMBUSTA 

A. ambusta, Pease, in : Journ. Conch., 1868, XVI, 
p. 345, et in : Proc. Zool. Soc, 1869, p. 649; 
Paëtel, Cat., p. 106; Pfeiffer, in : Mon. Ilelic 
viv., 1877, VIII, p. 211; Hartman, in : Proc 
Ac Phil., 1888, p. 15. 



— 215 — 

« Testa solida, imperforata, conico-ovata, sinis- 
trorsa, distincte longitudinaliter striata; anfr. 6, 
plano-convexis; sutura impressa; apice obtuso. 
Apertura subauriformis, verticalis; labro incras- 
sato, duplicato; lamella parietalis tenuiuscula; 
plica columellaris crassa, torta, supera; pallide 
purpurescente-alba, epidermide fusca, decidua 
induta.— Long., 8 1/2; diam., 5 mill. (Pease.) » 

Iles Sandwich (Pease). 

Cette Auriciilella est des plus caractérisées à 
cause de l'épiderme fugace et caduc de coloration 
brune qui recouvre son test. Sous les autres rap- 
ports elle se rapproche de VAuricula, dont elle 
possède divers caractères. On ne la connaît encore 
que sénestre. 

6. AURICULELLA PATULA 

A. patula, Smith, in : Proc. Zool. Soc, 1873, p. 88, 
pi. X, fig. 24; Pfeiffer, in : Mon. Helic. viv., 
1877, VIII, p. 212; Hartman, in : Proc. Ac. 
Phil., 1888, p. 15. 

« Testa sinistrorsa, ovato-conica, tenuis, perfo- 
rata; anfr. 6 convexiusculi, primi 5 castanei ; ulti- 
mus pallidior; sutura simplex, angustissime albo- 
cincta; apertura patula, intus subrosacea; labrum 
dilatatum, brunneum; columella plicata, paululum 
reflexa, callo pertenui labro juncta; lamina parie- 
talis alba, mediocris. — Long., 7 1/2; diam., 4 1/2 
mill. (Smith.)» 



— 216 — 

Iles Sandwich (Smith). 

Cette Espèce est caractérisée par une forme 
écoLirtée, une ouverture patulescente et une colo- 
ration toute spéciale. De plus, la columelle est 
pourvue d'un pli légèrement réflexe et réunie à 
l'autre bord par une très mince couche de callosité 
luisante. 

7 AURICULELLA CHAMISSOI 

Achatinella Ghamissoi, Pfeifi*er, in : Proc. Zool. 
Soc, 1885, p. 98; Mon. Helic. viv., IV, p. 570; 
— Auriculella Chamissoi, Pfeiff'er-Clessin, in : 
Nom. Helic. viv., 1881; Hartman, in : Proc. Ac. 
Phil., 1888, p. 14. 

« Testa subperforata, oblongo-pyramidata, soli- 
diuscula; striis spiralibus sub lente sculpta, epi- 
dermide fusca, obsolète strigata, induta ; spira 
elongato-conica, obtusiuscula; anfractus 7 1/2 pla- 
niusculi; ultimus 2/5 longitudinis subaequans, basi 
subcompressus; apertura vix obliqua, auriformis; 
lamella parietalis valida, extus deorsum ramosa ; 
plica columellaris lœvis, subtorta, alba; peristoma 
albidum, expansiusculum. — Long., 8; diam., 
3 1/2 mill.; ap. fere, 3 mill.; longa, infrà médium, 
21ata. (Pfeiff'er.))) 

Iles Sandwich (Chamisso), Oahu, d'après des 
sujets envoyés au Muséum indien par Newcomb. 
(Nevill, in : Hand List of MoUusca, 1878, p. 159.) 

11 est aisé de reconnaître la Chamissoi h ses fines 
stries spirales, ([ui font défaut chez les autres .4//- 
riculella^ au caractère tout spécial de sa lamelle 



— 217 — 

pariétale et à son pli columellaire peu saillant, 
légèrement contourné. 

8. AURICULELLA CEREA 

Achatinella cerea, Pfeiffer, in : Proc. Zool. Soc, 
1855, p. 2, pi. XXX, fig. 21 ; Malak Blatt, 1855, 
p. 3; Mon. Helic. viv., vol. IV, p. 569; — Auri- 
culella cerea, Pfeiffer-Glessin, in: Nom. Helic. 
viv., 1881; Hartman, in : Proc. Ac. Phil., 1888, 
p. 14. 

« Testa subperforata,dextrorsa, elongato-conica, 
tenuis, striatula, diaphana, cerea; spira turrita, 
apice obtusa ; anfractus 8 vix convexiusculi; ulti- 
mus 1/3 longitiidinis subaeqiians, basi subcom- 
pressus; apertura parum obliqua, truncato-ovalis; 
lamella parietalis tenuis; plica columellaris obso- 
leta; peristoma album, margine dextro breviter 
expanso, collumellari dilatato, patente. — Long., 
8 2/3 ; diam., 3 2/3 mill. Apert., 3 mill. ; longa, 2 la- 
ta. (Pfeiffer.)» 

Iles Sandwich (Newcomb). Ile de Molakai, 
d'après des sujets envoyés par Newcomb au Mu- 
séum indien (Nevill, in : Hand List of Mollusca, 
1878, p. 159). 

La ténuité du test de cette coquille, le nombre 
de ses tours (huit), sa spire turriculée, sa colora- 
tion et son pli columellaire obsolète, sont les carac- 
tères les plus saillants de la cerea. Quelques-unes 
de ces particularités feront aisément distinguer 
cette Espèce de la Westerliindiaua d'Hawaii. De 



— 218 — 

plus, cette dernière est toujours sénestre, tandis 
que la cerea est constamment dextre. 

9. AURICULELLA WESTERLUNIHANA, n. sp. 

Testa sinistrorsa perforata, griseo-cornea, fra- 
gilis, pellucida, ovato-conica, nitida, sub lente 
tenuissimis lineis incrément! striatula. Spira 
conica, apice valde obtusa. Anfractus 6 regulariter 
accrescentes, convexi, sutura impressa separati ; 
ultimus abbreviatus, ventroso-rotundatus, haud 
ascendens. Apertura externe basique convexo- 
rotundata, subobliqua, emarginata; paries apertu- 
ralis lamella volvente compressa, producta, tenui- 
que instructus; columella edentula, intus oblique 
intuenti vix perspicue contorto-plicatula. Peris- 
toma tenue, simplex, leviter breviterque patulum 
et expansiusculum, ad columellam reflexum, dila- 
tatione perforationem obtectans; marginibus callo 
nullo junctis. — Long;, 6 1/2; lat.,3 1/2; ait. apert., 
2 2/3 mill. 

District de Kona, dans la partie méridionale et 
occidentale de l'île d'Hawaii (Baldwin). 

Cette jolie Espèce ne peut être confondue avec 
aucune autre de celles qui habitent l'archipel. Elle 
est unicolore, très mince, d'un corné grisâtre; sa 
spire conoïde, obtuse au sommet, a six tours con- 
vexes, dont le dernier renflé-arrondi, n'est pas 
sensiblement remontant. L'ouverture oblique est 
armée d'une lame pariétale mince, saillante et 
comprimée. La columelle édentule est légèrement 
contournée et pliciforme intérieurement. Le péris- 



— 219 — 

tome est patulescent, non réfléchi, saul' au bord 
coliimellaire où il est dilaté et recouvre la perfo- 
ration; ses bords ne sont réunis par aucune callo- 
sité appréciable, 

10. AURICULELLA DIAPHANA 

A. diaphana, Smith, in : Proc. Zool. Soc, 1873, 
p. 87, pi. X, fig. 25; Pfeiffer, in : Mon. Helic. 
viv., VIII, p. 209; Hartman, in: Proc. Ac. 
Nat. Se. Philad., p. 14, 1888. 

« Testa sinistrorsa, ovato-conica, pertenuis, cor- 
nea, fusco-strigata, zona fusca anfr. ultimi medio 
obscure cincta; anfr. 5 1/2 convexiusculi; sutura 
simplex; peristoma tenue, leviter dilatatum; colu- 
mella vix plicata, aliquanto reflexa, riniam umbili- 
calemparvam formans, callo pertenui labrojuncta; 
lamina parietalis tenuis. — Long., 7; diam., 4 mill. 

« p Testa concolor, cornea. (Smith.)» 

Ile d'Oahu (Olomona, Kailua, Palolo, Makiki et 

Kalihi), sur la plante nommée Ki (Cordyline termi- 

nalis). 

Cette Espèce, qui m'est inconnue et qui me 
parait des mieux caractérisées, est semblable, 
d'après Smith, à 1'^. tenuis, Sm., comme nature de 
test, et à VA. aiiricula (Partida), Fér., comme 
forme générale; elle différerait aussi de cette der- 
nière en ce qu'elle serait toujours sénestre, tandis 
que VauricLila serait plus habituellement dextre. 
L'ouverture, notamment le péristome et la colu- 



— 220 — 

melle, me semble en outre complètement différente 
dans les deux formes. 

11. AURICULELLA PERPUSILLA 

A. perpusilla, Smith, in : Proc. Zool. Soc, 1873, 
p. 87, pi. X, fig. 26; Pfeiffer, in : Mon. Helic, 
VIII, p. 213; Hartman, in : Proc. Ac. Nat. Se, 
1888, p. 15. 

« Testa minuta, sinistrorsa, breviter ovato-conica, 
perforata, fragilis, cornea; anfr. 5, convexiusculi; 
sutura simplex ; apertura subcircularis ; lamina 
parietalis, tenuis; peristoma tenue, paululum dila- 
tatum; columella hand plicata, aliquanto reflexa. 
« Long, fere 4 ; diam., 2 2/3 mill. (Smith.) » 
Kahalu, dans l'île d'Oahu, sur les feuilles des 
plantes, dans les bois. 

Cette Auriculella est, avec la pusilla^ la plus 
petite du genre; comme le fait remarquer l'auteur, 
elle est voisine de la diaphana^ dont la taille est 
beaucoup plus forte. De plus, elle a un demi-tour 
de spire en moins; le test est beaucoup plus court, 
et le pli columellaire est absent. 

12. AURICULELLA FUSILLA 

Partula pusilla, Gould, in : Proc. Boston Soc, 
1848, p. 197, et Exped. Shells, p. 33, éd. 1851, 
p. 83, fig. 100; Pfeiffer, in : Mon. Helic viv., 
III, p. 454; — Achatinella pusilla, Pfeiffer, in : 
loc cit., IV, p. 570 (dimensiones : long., 4; 
diam., 1 2/3 mill. ); — Auriculella pusilla, Pfeif- 



221 

fer, loc. cit., VIII; Preifler-Glessin, in : Nom. 
Helic. viv., 1881; Hartman, in : Proc. Ac. Phil., 
1888, p. 15. 

« Testa parva, elongata, conica, polita, albido- 
cornea, perforata; spiraacuta; anfractus 6convexi, 
superne tabulati ; apertura subquadrata, postice 
lamellanitrovolvenleinstructa; peristomareflexum, 
deorsum sinuatum. — Long., 3/20; lat., 3/40 poil. 
(Gould.) » 

Ile de Matea. Cette île est située à l'est et au 
large de Taïti; si lapusllla en provient d'une façon 
authentique, ce dont il est permis de douter, c'est 
la seule Auriculella^ et môme le seul membre de 
la famille des Achatiiiellidœ ^ qui soit étranger aux 
îles Sandwich. 

D'après la description, cette Espèce me semble 
bien appartenir au genre Auriculella et ne paraît 
pouvoir se confondre avec la perpusilla à laquelle 
elle ressemble par la taille, à cause du nombre de 
ses tours, de sa spire plus élancée, dont les tours 
sont étages près de la suture. C'est la seule Espèce 
du genre qui offre cette particularité digne de 
remarque. 

Les mots de peristoma reflexum empêchent de 
placer cette Espèce dans le genre Tornatellina^ où 
je la mettrais si elle ne possédait ce caractère 
étranger à toutes les Espèces connues de cette 
série. 



222 

13. AURICULELLA UMPLIGATA 

A. uniplicata,Pease, in : Journ. Conch., XIV, 1868, 
p. 344, pi. XIV, fig. 7-7 «; Proc. Zool. Soc, 
1869, p. 649; Smith, in : Proc. Soc. London, 
1874, p. 88, pi. X, fig. 21; Pfeiffer, in: Mon. 
Helic. viv., 1877, VIII, p. 211 ; Haitman,in: 
Proc. Ac.Phil.,1888,p.l5. 

« Testa solida, perforata, dextrorsa aut sinis- 
trorsa, elongato-ovata, ; spira conica, vix obtusa ; 
sutura impressa ; anfr. 6 plano-convexi, longitudi- 
naliter tenuiter striati ; apertura parùm obliqua, 
truncato-Qvalis; labro incrassato, marginibus callo 
junctis ; lamella parietalis tennis ; columella sim- 
plex, non plicata ; flavescens aut fuscescens, fusco- 
fasciata. — Long., 7; diam., 4 millim. «(Pease.) 

Ile de Maui ( Pease , Baldwin , Smith , Hart- 
man, etc. ) 

Comme la description ci-après, de M. E.A. Smith, 
est sensiblement différente de la précédente, je la 
reproduis intégralement: 

« Testa sinistrorsa, plus minusve perforata, ni- 
tida, lutea, fascia fusca augusta anfractus ultimi 
medio cincta ; anfractus 7 vix convexiusculi (inter- 
dùm primi 3-4 fusculi); apex subobtusus ; sutura 
simplex, angustissime pallide marginata ; apertura 
albida, intusque zona fusca externe visibili ; lamina 
parietalis tennis; peristoma dilatatum, cohimelkie 
callo crassiusculo junctum ; columella aliquanto 
reflexa, haud plicata. — Long., 8 1/2; diam., 4mill. 



223 

« Var. a. Testa concolor, lusco-hilea; peiistoina 
aut albidum aiit fuscum. 

« Var. p. Testa fuscescens, zona pallida anfrac- 
tus ultimi medio cincta. » ( Smith. ) 

Lahaina, île de Maui, dans sa partie occiden- 
tale ; sur les feuilles de kl ( Cordiline termi- 
nalis). 

U. AURICULELLA BRUNNEA 

A. brunnea, Smith, in : Proc. Zool. Soc, 1873, 
p. 88, pi. X, fig. 23. Pfeiffer, in : Mon. Helic. 
viv., 1877, VIII, p. 212. Hartman, in : Proc. 
Ac. Phil..l888, p. 15. 

« Testa conico-ovata, sinistrorsa, subperforata, 
nitida, castanea ; sutura simplex, auguste albo- 
cincta ; anfr. 7, paululum convexi ; primi 2 politi ; 
apex obtusiusculus ; apertura fusca ; lamina parie- 
talis alba, tennis ; peristoma leviter dilatatum, 
callo albido tenui ad columellam junctum; colu- 
mella paululum reflcxa, vix plicata. — Long., 8; 
diam., 4 millim. (Smith.) » 

Iles de Molokai et de Lanai (Smith). — Molokai 
(Baldwin); — Iles de Molokai et de Kauai 
(Hartman, loc. cit.). Cette dernière localité doit 
être erronée. Cette Espèce se tient sur les ar- 
bustes. 

M. D. D. Baldwin m'a récemment envoyé di- 
verses Aiiriciilella de Maui, dont quelques sujets 
se rapporteraient assez bien à cette Espèce. Ces 
sujets ne difterent guère de ceux de Molokai que 



— 224 — 
par un dernier tour un peu plus volumineux. Leur 
coloration est brune, et leur pourtour est parfois 
ceint d'une fine zone foncée. 

Dans cette môme île se trouvent aussi des co- 
quilles dont le classement est assez embarrassant, 
et qui sembleraient former des passages de la 
briinnea à Vaniplicata. Elles possèdent le nombre 
de tours de la seconde, dont elles ont la taille 
(7 millimètres), et leur dernier tour est légèrement, 
mais sensiblement, remontant à son extrémité. 
Leur test est plus solide que ne l'est en général 
celui de Xuniplicata^ et leur péristome est tantôt 
blanc, tantôt d'un brun noir. Leur coloration est 
variable : jaunâtre, brune avec ou sans bande à la 
périphérie, parfois jaune ou blanche avec deux 
larges fascies foncées. 

Ib. AURICULELLA CRASSULA 

A. crassula, Smith, in : Proc. Zool. Soc, 1873, 
p. 88, pi. x, fig. 22; Paëtel, Cat., p. 106; 
PfeifTer, in : Mon. Helic. viv., 1877, p. 210 ; 
Hartman, in : Proc. Ac. Phil., 1888, p. 14. 

« Testa sinistrorsa (interdùm dextrorsa), ovato- 
conica, solida, distincte perforata, haud nitida, di- 
lute fusca ; anfr. 6 1/2, subplani ; apertura intùs 
sordide albida; peristoma incrassatum, basi levis- 
sime dilalatum, ad anfractus ultimi juncturam tu- 
berculo parvo prominente munitum ; columella 
crassa, aliquanto reflexa, haud plicata, callo tenui 
labrojuncta; lamina parietalis tenuis. — Long., 
7 1/2 ; diam., 4 millim. » ( Smith.) 



— 225 — 
Mokawao, ile de Maui ( Smith). 
Il convient, en étudiant les termes de celte des- 
cription, de remarquer que les caractères essen- 
tiels de la crassiila, Smith, sont les suivants : un 
test dépourvu de brillant, une spire composée de 
6 tours 1/2 , une mince callosité réunissant les 
bords de l'ouverture, qui est munie à l'insertion 
supérieure d'un petit tubercule. De plus, d'après 
la figure qui accompagne le travail de M. Smith, 
on remarque que chez la véritable crassula la spire 
est aussi allongée que chez \ uniplicata et que le 
dernier tour n'est guère plus volumineux. Je crois 
devoir présenter ces observations, parce que dans 
cette même île de Maui se rencontre une autre 
Espèce, que M. Baldwin m'a adressée sous ce nom 
et qui ne présente pas ces caractères. Ainsi la 
spire est moins allongée, le test paraît encore plus 
épais et plus solide, de plus il est glabre et lui- 
sant, le dernier tour en paraît plus volumineux, 
les bords de l'ouverture sont épais et réunis par 
une très forte callosité s'empàtant encore davan- 
tage près de l'insertion supéro-aperturale, où elle 
forme saillie et devient tuberculiforme. Cette co- 
quille, que je nommerai Auriculella pondevosa, 
est peut-être l'une des deux Espèces de Maui que 
M. E. A. Smith a mentionnées, sans les décrire, 
dans les Annales du Lycée de New-York (1873). 
Elle est tantôt dextre, tantôt sénestre ; son péri- 
stome est blanc, et le test est soit unicolore, soit 
jaune avec une bande brune et étroite entourant le 
dernier tour. 

Bull. Soc. iiKiInr. Finncf. VI. .Iiiin 1889. — 15 



iO. AURICULELLA EXPANSA. 

A. expaiisa, Pease, in: Journ. Concli., 1868, XVI, 
p. 343, pi. XIV, fig. 8; et in : Proc. Zool. Soc, 
1869, p. 649; Pfeiffer, in : Mon. Helic. viv., 
VIII, 1877, p. 210 ; Hartman, in : Proc. Ac. 
Phil., 1888, p. 15. 

« Testa solicla, umbilicata, siibpyramidali-ovata, 
sinistrorsa ( rariiis dextrorsa ) , longitudinaliter 
tenuiter stria; basi plano-compressa, apice obtuso ; 
spira gracilis, pyramidalis ; sutura impressa ; anfr. 6 
phino-convexis ; ultinio magno, subinflato, valde 
producto; labro reflexiusculo, expanso ; lamella 
parietalis valida, alba ; columella superne vix dila- 
tata, edentula ; albida aut pallide straminea, in- 
terdùm castanea, albo-unifasciata , apice fusces- 
cente. — Long., 6; diam., 4 millim. » ( Pease.) 

Iles Sandwich ( Pease ). La localité précise de 
cette Aiiriciilella n'est pas connue, mais d'après 
ses caractères, je suis porté à croire qu'elle habite 
l'île de Maui. 

Elle est assez voisine de XunipUcata, Pease, 
( vide suprà ), mais sa forme est plus courte et son 
dernier tour, ventru et porté en avant, est très 
sensiblement remontant à son extrémité. 

J'ai reçu, de la partie orientale de l'île de Maui, 
une jolie forme à' AuriciUella que je rapporte à 
Vexpansa^ à titre de variété ( var. porcellana)^ et 
qui dift'ère du type décrit plus haut par son der- 
nier tour ne présentant aucune compression à sa 



— 227 — 

base, par son test lisse, d'un blanc jaunâtre, gris 
vers le sommet, par sa lame pariétale mince, proé- 
minente comprimée, par son ouverture relative- 
ment petite, par son péristome épaissi, mais légère- 
ment patulescent seulement à sa base et vers la 
columelle, et par ses bords réunis par une forte 
callosité s'épaississant vers l'angle supérieur. 
Coquille dextre ou sénestre. — Long., 6; diam., 
3 1/2 , haut, de l'ouverture, 2 1/2 millim. 

17. AURICULELLA PETITIANA 

Tornatellina Petitiana, PfeifFer, in : Zeitsch. f. 
Malak., 1847, p. 149 ; — Achatinella Petitiana, 
PfeifFer, in : Mon. Helic. viv., IV, p. 570; — 
Auriculella Petitiana, PfeifFer, in : Mon. YIII, 
1877, et PfeifFer-Clessin, in : Nom. Helic. viv., 
1881; et Hartman, in : Proc. Ac. Phil., 1888, 
p. 15. 

« Testa sinistrorsa, conico-turrita, laevigata, ni- 
tida, pellucida, cornea ; spira elongata, apice acu- 
tiuscula ; sutura auguste marginata ; anfr. 8 vix 
convexiusculi ; ultimus 1/3 longitudinis subaequans, 
basi rotundatus ; paries aperturalis lamella acuta, 
elevata, alba, spiraliter intrante minutus ; colu- 
mella superne subtorto-dentata ; apertura obliqua, 
semiovalis, intus tenuiter albo-callosa ; peristoma 
acutum. — Long., 6 1/3 ; diam. anfr. ait., 3 millim. 
Ap., 2 1/2 millim. longa. » (PfeifiTer. ) 

Iles Sandwich. 

Les mots àe pcristoiua acutum semblent indicjuer 



que la coquille prise par Pfeiffer comme type n'é- 
tait pas arrivée à son entier développement. Toutes 
les Aiu'iciilella ont le péristome évasé, épaissi ou 
même réfléchi en même temps qu'encrassé, par- 
fois, mais plus rarement, simplement évasé ou 
patulescent. 

18. AURICULELLA LURIDA 

Achatinella lurida, PfeifTer, in : Vers., p. 166, et 
in : Mon. Helic. viv., IV, p. 570; — Tornatellina 
castanea, Pfeiffer, in : Mon. Helic, 111, n° 9; 
— Leptinaria, Adams, Gen., p. 140; — Balea 
castanea, Adams, ibid.^ p. 174; — Auriculella 
lurida, Pfeiffer, loc. cit.^ vol. VIII, et Pfeiffer- 
Clessin, in : Nom. Helic. viv., 1881 ; — Auri- 
culella lurida, Hartman, in : Proc. Ac. Phil., 
1888, p. 15. 

« Testa sinistrorsa, ovato-turrita, solidula, stria- 
tula, nitida, corneo-castanea ; spira turrita, obtu- 
siuscula ; sutura impressa, marginata ; anfractus 8 
planiusculi ; ultimus 1/3 longitudinis paulo supe- 
rans, carinatus ; lamella parietalis valida, alba, 
spiraliter intrans ; columella superne torta et cal- 
loso-incrassata ; apertura obliqua, obverse auri- 
formis; peristoma rectum, margine externo acuto, 
columellari subincrassato. — Long., 8; diam., 
4 millim. Ap., 3 millim. longa. » (Pfeifter. ) 

Iles Sandwich. 

Cette Espèce diffère, selon Pfeiffer, de la Peti- 
tiaua, par la couleur, la sculpture, la carène et l'ab- 



— 229 — 

sencc de dent columellaire. Cet auteur l'a dit plus 
voisine de la sinistrorsa de Chamisso, dont elle se 
distinguerait suffisamment par son aspect turri- 
culé. J'ajouterai qu'elle possède un nombre plus 
considérable de tours que la sinistrorsa, et que le 
dernier tour est anguleux. Les mots àe peristoma 
rectum., margine externo aciito ., sembleraient indi- 
quer que le type décrit n'était pas complètement 
adulte. 

19. AURICULELLA OBELISCUS 

Achatinella obeliscus, PfeifFer. in : Vers., p. 166, 
et in : Mon. Helic. viv., IV, p. 570 ; — Balea 
Newcombi, PfeifFer, in : Proc. Zool. Soc, 
1852, p. 67, et in : Mon., III, n"^ 6 ; — Auricu- 
lella obeliscus, Pfeiffer, in : Mon., VIII, 1877, 
et Pfeiffer-Clessin, in : Nom. Helic. viv., 1881, 
p. 304, et Hartman, in : Proc. Ac. Phil., 1888, 
p. 15. 

« Testa sinistrorsa, brevissime rimata, turrita, 
tenuis, striatula, nitida, pellucida, pallide cornea, 
fascia 1 rufa ornata. Spira elongata, apice acuta; 
anfr. 7 planiusculi ; ultimus 1/3 longitudinis sub- 
aequans, ad parietem aperturalem lamella obliqua 
munitus, basi rotundatus ; columella subtorto- 
plicata ; apertura obliqua, semiovalis ; peristoma 
tenue, expansiusculum, margine columellari su- 
perne dilatato reflexo. — Long., 7 ; diam., 3 mil- 
lim. Ap,. 2 1/2 millim, longa. » ( Pfeiffer.) 

Iles Sandwich (Newcomb). 



— 230 — 

Cette Espèce est la proche parente de la tennis^ 
mais sa taille est plus faible, son test moins élancé, 
le nombre de ses tours moindre, sa coloration dif- 
férente, et sa columelle, légèrement tordue, n'est 
pourvue que d'un pli, tandis que sa congénère en 
a deux bien apparents. 

20. AURICULELLA TENUIS 

A. tenuis, Smith, in : Proc. Zool. Soc, 1873, p. 87, 
pi. X, fig. 27. Pfeitfer, in : Mon. Helic. viv., 
1877, VllI, p. 213. Hartman, in : Proc. Ac. 
Phil.,1888, p. 15. 

Testa sinistrorsa, perelongato-conica, subperfo- 
rata, tenuis, subdiaphana, incrementi lineis leviter 
striata, fusco-cornea, zona pallida anfractus ultimi 
medio cincta ; anfr. 8 1/2, vix convexiusculi ; apex 
obtusiusculus ; apertura parva ; peristoma levis- 
sime dilatatum ; lamina parietalis ad aperturam 
aliquanto callosa ; plica columellaris duplex, leviter 
reflexa, callo pertenui labro juncta. — Long., 9 ; 
diam., 4 millim. 

Var. a. Solida^ Ancey. 

Testa typico specimini a Cl. E. A. Smith des- 
cripti haud dissimilis cùm dimensionibiis, tiim 
etiam haJ)itu numeroque anfractuum, sed testa 
haud fragili, minime pellucida, uniformiter sor- 
dide intenseque luteola A. triplicatam commemo- 
rans. Lamina parietalis, compressa, valde promi- 
nens, ut in supra allata specie. An polius ejus 
varietas ? 



— 231 — 
Tantalus, Oahu ( Baldwin). 

p Testa fusco-cornea, concolor (Smith). 

Ile d'Oahu (Kalaikoa, dans le district de Wa- 
hiawa, Helemano et Kawailoa). 

Cette élégante coquille est voisine de Vobeliscus^ 
Pfeiffer, mais elle est plus turriculée ; elle se ren- 
contre dans les forets, surles feuilles du gingembre 
et d'autres plantes herbacées. 

Elle est, le plus souvent, sénestre ; cependant 
l'on trouve quelquefois des sujets dextres. 

J'ai récemment reçu de M. D. D. Baldwin une 
Auriculella d'Oahu, voisine de cette dernière, en 
deux sujets incomplètement adultes, l'un dextre, 
l'autre sénestre. Le test en est plus solide, d'un 
brun corné radié obcurément de brun, lisse ou 
très faiblement et obsolètement strié, luisant. La 
spire allongée-conique est obtuse à son sommet et 
composée de 8 tours presque plans. Le dernier 
tour est anguleux chez ces exemplaires, mais cette 
angulosité disparaît avec l'âge. La lamelle pariétale 
est simple, et la columelle épaissie est pourvue de 
deux plis, dont l'inférieur, dentiforme, aiguetproé 
minent, est plus saillant. Ces coquilles ont 6 1/2 
millimètres de long sur 3 1/2 de diamètre et une 
ouverture de 2 1/2 millimètres de longueur. Je 
m'abstiens, pour le moment, de donner un nom à 
cette Espèce qui est probablement nouvelle. 



— 232 — 

21. AURICULELLA UMBILICATA, spec. nov. 

Testa nitida ( in junioribus), aperte profunde- 
que umbilicata (umbilicus minutas, punctiformis), 
rufo-cornea, dextrorsa, laevigata, pellucida, tennis, 
ovato-conica. Spiraconoidea, vertice obtusiusculo, 
elongata. Anfractus (in immaturis) 7 1/2, regulari- 
ter lenteque accrescentes , supremi convexiores, 
inferi vix convexiusculi exiliter pelliicido-margi- 
nati; ultimus abbreviatus , ventrosus. Apertura 
obliquatula, emarginata, superne angulata, lamina 
validissima, compressa, valde prominente parie- 
tali volvente coactata. Goiumella acute biplicata, 
plica supera validiore. — Dimens, spec. junioris 
supra descripti : long., 3 3/4 ;diam., 2 1/2; ait. ap., 
1 1/3 millim. 

Lahaina, Maui (Baldwin). 

Les exemplaires qui ont servi à la description 
sont certainement jeunes, mais l'Espèce est si dis- 
tincte de ses congénères et ressemble si peu aux 
autres Auriculella de Maui, qu'elle peut être dé- 
crite comme nouvelle sans hésitation. Lorsqu'elle 
est adulte, elle doit avoir quelques rapports avec la 
tennis. 

22. AURICULELLA TEXELLA, spec nov. 

Testa sinistrorsa, ovato-conica, pellucida, tener- 
rima, rulb-cornea, vel straminea rufo-corneo in- 
distincte strigata, perforata, nitida, oblique, sub 
lente striatula ( summo obtusato excepto ). Sjnra 
regulariter conica; anfractus 7 regulariter cres- 



— 233 — 

centes, sutura exiliter marginata; primi convexio- 
res, sequentes vix convexiusculi ; ultimus major, 
rotundatus, ad finem leviter et longiuscule ascen- 
dens. Apertura subobliqua, haud labiata, subcir- 
cularis, superne emarginata, in ventre penultimi 
minute lameliata ( lamella tenuis), ad insertio- 
nem columellarem emarginata. Columella intus 
oblique contorto-plicata, plica interdùm leviter 
bipartita. Peristoma supra strictiusculum, dehinc 
paulatim expansiusculum ad marginem columel- 
larem latiuscule dilatatum, tenue. — Long., 6; 
diam., 3 ; ait. ap., 2 2/3 millim. 

Waianae , dans la partie occidentale de l'île 
d'Oahu (Baldwin). 

Cette belle Espèce est voisine de la diaphana^ 
Smith, et de la Westerliuidiana^ Ane. Elle diffère de 
la première, qui provient d'une autre région de 
l'île d'Oahu, par sa taille plus faible, le nombre 
plus considérable de ses tours, sa coloration, etc. 
Elle se distingue également de la seconde par sa 
coloration différente et le nombre plus grand de 
ses tours de spire, son test beaucoup plus élancé, 
plus luisant, et par d'autres caractères que la com- 
paraison des diagnoses suffira pour mettre en lu- 
mière. Vobeliscus de Pfeiffer, bien que voisine de 
la teiiella^ sous le rapport du nombre des tours, de 
la columelle, des proportions, en diffère par sa 
coloration , son sommet aigu , sa suture sim- 
ple, etc. 



— 23'i — 

23. AURICULELLA TRIPLICATA 

Auriculella triplicata, Pease, in : Joiirn. Conch., 
XVr, 1868, p. 346; Proc. Zool. Soc, 1869, 
p. 649. PfeifFer, in : Mon. Helic. viv., 1877, 
VIII, p. 212; Hartman, in : Proc. Ac. Phil., 

p. 15(1888). 

« Testa oblongo-conica, sinistrorsa, anguste per- 
forata , longitudinaliter striata , ad suturam vix 
crenulata ; anfr. 6 convexis ; sutura bene impressa. 
Apertura subauriculata ; labro teniusculo , vix 
everso ; lamella parietalis prominens ; columella 
superne biplicata. Longitudinaliter castaneo fus- 
coque strigata. — Long., 8; diam., 5 millim. » 
( Pease. ) 

Iles Sandwich (Pease ) ; île de Maui ( selon Hart- 
man). J'ignore sur quelle indication, le D"" W. D. 
Hartman donne cette dernière localité comme patrie 
à la triplicata. 

Cette Auriculella., si distincte de ses congénères, 
est aisée à reconnaître au caractère de sa colu- 
melle, joint à une forme plutôt semblable à celle 
des Espèces de Vauriculata qu'à celle des autres 
Espèces munies de deux plis à la columelle, comme 
la tennis., Vobeliscus, etc. 

24. AURICULELLA (?) PUMICATA 

Bulimus pumicatus, Mighels, in : Boston Proc, 
1845, p. 19, et Pfeiffer, in : Mon.,I, p. 170. — 
Auriculella j^uinicata , Pfeilfer-Clessin , in : 
Nom. Helic. viv.,188i, |). 304. 



— 235 — 

« Testa imperforata, obloiiga. kicte cornea ; an- 
fractus 7 convexiusciili ; apertura parva, ovalis, 
plica tenui marginis columellaris munita ; peris- 
toma simplex, acutum. — Long., 1/5 ; diam., 3/20 
poil.» ( Mighels.) 

Iled'Oahii. 

Cette coquille, qui n'a pas été identifiée depuis 
la description de Mighels, reproduite plus haut, 
n'aurait pas de lame palatale, comme toutes les 
autres espèces à'Aiiriculella. Elle ne me paraît pas 
appartenir à ce genre, non plus que la coquille 
suivante, qui est pour moi le type d'un genre par- 
ticulier àWchatiiiellidœ voisin des Auriculella, 
dont il difï'ère par le caractère de sa columelle et 
son bord droit, simple et tranchant. 



B. 



FRICKELLA AM^ENA 

Achatinella amœna, Pfciffer, in : Proc. Zool. Soc, 
1855, p, 2, pi. XXX, fig. 3 ; — Pfeiffer, in : Ma- 
lak. Blatter, 1855, p. 3 (Frickella, subg. Acha- 
tinellae); — Auriculella amœna, Hartman, in : 
Proc. Ac. Phil., 1888, p. 14. 

Testa subpcrforata, ovato-oblonga, tenuis, stria- 
tula, nitida , lutea, fusco obsolète unifasciata ; 
spira convexo-conica, apice obtusula, sutura im- 
pressa ; anfr. 6 1/2 convexiusculi ; ultimus 3/7 lon- 
gitudinis subœquans, basi attenuatus ; apertura 
obliqua, semiovalis ; lamina j)arietalis subtrans- 



— 23G — 

versa ; plica coluinellaris subduplicata , callosa, 
superposita lamina spirali; peristoma simplex, rec- 
tum. — Long., 11 1/2; diam., 5 millim. Ap., 5 mil- 
lim. ; longa, 2 2/3 lata. 

Oahu (Newcomb, teste Nevill, loc. cit.). 

Iles Sandwich (Pfeiffer, loc. cit.). 



G. 



Outre les Auriciilella mentionnées dans ce tra- 
vail, trois autres Espèces se trouvent signalées, 
sans avoir jamais été caractérisées dans les ou- 
vrages de divers auteurs. Ce sont les : 

AuRicuLELLA jucuNDA, Smith (Nomen in : Ann. 
Lyc. N. Y., X, 1873, p. 331-332 : — Pfeiffer et des- 
sin, in : Nomencl. Helic. viv., 1881, p. 304; — 
Hartman, in : Proc. Ac. Phil., 1888, p. 15), de 
Wailuku , dans la partie occidentale de Tîle 
Maui ; 

AuRicuLELLA soLiDissiMA, Smith ( Nomcn in loc. 
supra cit.; — Pfeiffer et Clessin, in : Nom. Helic, 
viv., 1881, p. 304 ; — Hartman, in : Proc. Ac. Phil., 
1888, p. 15), de Makawao, dans la partie orien- 
tale de la môme île de Maui ; 

AURICULELLA soLiDA, Gulick ( Nomcn in : Ann. 
Lyc. N. Y., 1873, X, p. 331-332 ; —Pfeiffer et Cles- 
sin, in : Nomencl. Helic. viv., 1881, p. 304 ; — 
Hartman, in : Proc. Ac. Phil., 1888, p. 15), de 
Kanailola,dans File d'Oahu. 

Ces Espèces n'ayant pas été publiées, je ne puis 



— 237 — 

me prononcer à leur sujet, car je n'ai jamais reçu 
à' AaricLilella sous ces noms manuscrits. 



D. 



{. TORNATELLINA DENTATA 

T. dentata, Pease, in : Proc. Zool. Soc, 1871, 
p. 460. 

« Testa-oblongo-ovata, tenais, fragilis, nitida, 
lœvigata, fulvo-cornea ; anfractus 4 1/2 convexi ; 
sutura impressa ; apertura parva, acute oblongo- 
ovata ; lamina parietalis, valida, compressa, pro- 
minens ; columella forte (sic!) callosa, tortuosa, 
vix compressa medio dente prominente munita. 

c( Alt., 2 1/2 ; diam., 4 1/2 millim. » (Pease.) 

Ile d'Hawaii. 

Cette Espèce m'est inconnue en nature, mais on 
ne peut l'assimiler à ses congénères de l'Archipel 
Sandwich. Elle s'en distingue par le petit nombre 
de ses tours, sa lamelle pariétale puissante et sur- 
tout par sa columelle calleuse, tordue et armée 
en son milieu d'une dent proéminente. C'est la 
plus petite Espèce de celles qui sont énumé- 
rées ici. 

2. TORNATELLINA GRACILIS 

Tornatellina gracilis, Pease, in : Proc. Zool. Soc, 
1871, p. 460. 

« Testa elongata, gracilis. tenuis, nitida, lœvi- 



— 2,38 — 

gâta, striis incrementi teniiissimis notata, fiisco- 
cornea ; anfractus 5 convexi ; ultimus planiilatus, 
interdùm medio concentrice siilcatus ; apei tara 
parva, acute ovata ; lamina parietalis valida, pro- 
minens; columella îovtei sic !) callosa, tortuosa. — 

«Alt., 3 3/4; diam., 1 1/2 millim. » (Pease.) 

Ile de Kauai. 

Je ne connais pas cette Toruatellitia^ qui me pa- 
raît être une Espèce très valable, remarquable par 
le nombre de ses tours, dont le dernier est pourvu 
parfois en son milieu d'une impression sulciforme 
et par sa columelle calleuse et contournée. 

3. TORNATELLINA BALDWINI, spec. nov. 

Testa oblongo-ovata, imperforata, tenuis, pellu- 
cida, cornea, nitida, sub lente vix striatula. Spira 
conoidea, aperturam paulo superans, summo sub- 
acuto ; anfractus 4 convexi, rapide crescentes; 
ultimus oblongus. Apertura acute oblongo-ovata; 
externe haud compressa, lamellam sat minutam 
volventem in pariete gerens. Columella incrassata, 
albidula, edentula, oblique tortuosa, antice in mar- 
ginem continuans. — Long., 2 1/2; diam., 1 1/2; 
long, ap., 1 1/5 mill. 

Tantalus, dans l'île d'Oahu (Baldwin). 

Je n'insiste pas davantage sur les caractères de 
cette Espèce, qui ne peut être confondue avec les 
autres Espèces de l'Archipel Hawaiien. Par sa colu- 
melle, elle rappelle les T. conica, Noumeensis et 



— 239 — 

d'autres coquilles du même genre habitant difTc- 
rents Archipels Polynésiens et la Mélanésie. 

4. TORNATELLINA EURYOMPHALA, spec. nov. 

Testa turrita, tenuis, cornea, nitidula, fulvo- 
cornea, umbilico (pro génère) lato, aperto, profun- 
doque proidita. Spira conica, rectilinearis; anfrac- 
tus G convexi, strialuli, regulariter crescentes, 
sutura impressa; ultimus rotundatus, amplior, 
latior. Apertura subobliqua, emarginata, lamina 
unica volvente valida in ventre penultimi anfractus, 
ac duobus denticulis obsoletis columellaribus 
praedita, infimo minore. Peristoma simplex, acu- 
tum, margine supero arcuato, columellari dilatato 
expanso. — Long., 3; lat., 1/2; long, apert., 1; diam. 
ejusd., vix 1 mill. 

Point culminant de la partie occidentale de 
Maui. 

Diffère de la Newcomhi par sa taille plus faible, 
le nombre de ses tours, la largeur de son ombilic, 
sa lame pariétale puissante et ses denticulations 
columellaires peu saillantes, obsolètes. 

o. TORNATELLINA NEWCOMBI 

Pupa peponum, var., Gould, in : Exp. Shells, 
pi. vil, fig. 194?; — Tornatellina Newcombi, 
Pfeiffer, in : Proc. Zool. Soc, 1856, p. 335; 
Mon. Helic. viv., IV, p. 653. 

Testa perforata, ovato-lurrita, tenuis, sublaevi- 
gata, parum nitida, diaphana, pallide cornea; spira 



— 240 — 

subrectilinearis, conica, obtusula; anfractus 7 siib- 
plani ; ultimus 1/3 longitiidinis vix formans, basi 
convexus; apertura obliqua, rotundato-hinaris, 
lamella mediocri parietali et plicis 2 parallelis co- 
lumellse coarctata; peristoma simplex, rectum. — 
Long., 4; diam., 2 1/3; apert., 1 2/3 mill. longa. 
Iles Sandwich (Newcomb). 

On a assimilé autrefois (Schmeltz, in : Cat. Mus. 
God., VI) à la Newcombi une Espèce des Archipels 
méridionaux, différente de celle-ci, et qui a été 
postérieurement distinguée par M. Garrett sous 
l'appellation de T. simplex. 

6. TORNATELLINA PEPONUM 

Pupa penonum, Gould, in : Proc. Bost. Soc, 1848, 
p. 197; Exped. Shells, p. 34; Ed., 1851, p. 93, 
f. 104; — Tornatellina peponum, Pfeiffer, in : 
Mon. Helic, III, p. 527. 

« Testa minuta, variabilis, ovata, plus minusve 
elongata, tennis, lucida, nitida, fulvo-cornea, per- 
forata; anfractus 6 leviter striati; apertura ovato- 
rotundata, postice lamellam volventem gerens; 
labrum simplex, ad columellam plerumque late 
revolutum; columella vel nuda, vel lamellis trans- 
versis 1-3 instructa. — Long., 3/20; lat., 3/40 poil. » 
(Gould.) 

Gould ajoute : « Cette petite coquille offre quel- 
que incertitude au point de vue du genre où elle 
doit être placée. Ses caractères, très sujets avarier, 
rendent la question difficile à trancher. Mais ella 



— 241 — 

appartient au vieux genre Pupa^ où je la classe 
maintenant. » 

Très communes aux îles Sandwich. 

Je rapporte à cette Espèce des exemplaires que 
j'ai reçu du district de Kona (île d'Hawaii). Ces 
sujets sont profondément ombiliqués, ont une 
columelle dépourvue de pli, un bord columellaire 
évasé et une lamelle pariétale mince. Tous présen 
tent ces caractères, et je crois que Gould, en attri- 
buant une grande variabilité à sa pepofium, a con- 
fondu toutes les Toniafellùm des îles Sandwich. 

La y raie peponu m ^ telle que je la comprends ici, 
est une petite coquille très voisine de la T. simplex^ 
Garrett, des archipels méridionaux de la Poly- 
nésie. 

§ 4 

Du GENRE SUCCINEÂ. 

1. SUCCINEA ELONGATA 

S. elongata, Pease, in : Journ. Conch., XVIII, 1870, 
p. 96; — Truella elongata, Pease, in : Proc. 
Zool. Soc, 1871, p. 459,472. 

« Testa elongata, postice gracilis, solidiuscula, 
oblique rugoso-striata; anfr. 3 planulatis; sutura 
subimpressa; apertura fere verticalis, ovato- 
oblonga ; columella simplex, tenuis ; fulvo-cornea. 
— Long., 16; diam., 8 mill. » 

Ile de Kauai. 

Cette Espèce, de forme particulière, est le type 
de la section des Tt'uella, que M. W.-H. Pease a 

Bull. Soc. vialnc. France. VI. Juin 1889. — lU 



— 242 — 

érigée en genre distinct, mais qui ne me paraît 
pas différer essentiellement des Espèces normales 
de Succinea de manière à permettre de la séparer 
génériquement. Pease caractérise ainsi cette sec- 
tion : 

« Testa elongata, gracilis; spira elongata; anfrac- 
tus celeriter accrescentes; apertura posterior con- 
tracta, acuta, antice dilatata; anfractus ultimiis 
postice convolutus. » 

Ce dernier caractère se rencontre dans les Suc- 
cinea procera^ Infandibaliformis et d'autres Es- 
pèces du groupe de la Société. 

On a parfois cité une Succinea elongata., de 
Beck, mais comme cette dernière appellation est 
simplement un nom de catalogue et que Beck n'a 
jamais, du moins à ma connaissance, publié de 
Succinée de ce nom, la désignation à'elongata 
doit être conservée à l'Espèce de Pease. 

2. SUCCINEA AURULEiNTA, spec. nov. 

Testa tennis, nitida, subsericea, aureo-rufa, sur- 
sum pallidior, rugis minus regularibus incrementi 
notata. Spira lœvior, producta, apice satis acutius- 
culo, minute papillari. Anfractus 3 1/2 convexi, 
sutura impressa, oblique separati, rapide cres- 
centes ; penultimus amplus ; ultimus magnus, obli- 
quus, subovalis. Apertura acute oblongo-ovata, 
obliqua. Peristoma simplex, tenue, margine colu- 
mellari arcuato haud plicato, tenui, vix incrassato; 
callo margines jungenti inconspicuo. — Long., 15; 



— 243 — 

diam. maj., 8 1/2; min., 6; ait. ap., 9; lat. ejusd., 
6 mill. 

Ile d'Hawai. 

Cette superbe Espèce, découverte par M. Bald- 
win, est aisée à reconnaître à la combinaison des 
divers caractères qu'elle possède, Sa spire est 
relativement fort allongée, puisqu'elle dépasse 
légèrement en hauteur le tiers de la longueur de 
la coquille entière. Ses tours, au nombre de 3 i/2 
au moins, sont bien convexes et l'avant-dernier 
est bien développé en hauteur, le dernier grand 
est très sensiblement oblique. La coloration ma- 
gnifique de cette Espèce paraît être un caractère 
constant. 

J'ai vu des individus d'une taille encore supé- 
rieure à celle du type décrit. 

3. SUCGINEA DELICATA, spec. nov. 

Testa tenuissima, pellucida, pallide albido- 
cornea, leviter virescens, subnitida, striatula. 
Spira producta, subacuta, summo minutulo. An- 
fractus 3 1/2 convexi, sutura impressa separati, 
celeriter accrescentes ; ultimus magnus, oblon- 
gus, 2/3 testas formans. Apertura angulato-ovalis, 
postice subampliata, subobliqua. Golumella vix in- 
crassata et plicatula, fere simplex. Peristoma sim- 
plex, acutum. — Long., 10 1/2; diam. maj., 6 1/2; 
min., 4; ait. apert., 5 1/2; diam. ejusd., 4 mill. 

Partie orientale de l'île Maui. 

Cette Espèce se reconnaîtra 'aisément à sa spire 



— 244 — 

assez aiguë, à sommet petit, et composée de trois 
tours et demi, ainsi qu'à sa coloration très pâle. Sa 
spire est bien développée, comme on l'observe chez 
VhortiLlana^ Mor., et d'autres formes rappelant un 
peu la S. avenaria^ etc. 

4. SUCCINEA RUBELLA 

S. rubella, Pease, in : Proc. Zool. Soc, 1871. 
p. 460 (non S. rubella, Heude r= S. erythro- 
phana, Ancey). 

« Testa tenuis, suboblique striata, striis incre- 
menti tenuiter rugulosa, succineo-rubescens ; 
anfractus 2 1/2; ultimus convexus, obliquus; an- 
fractus spirae rotundato-convexi, apice papillari; 
sutura bene impressa; apertura fere recta, acute 
ovata, labro tenui, columella arcuata, margine in- 
crassato; peristoma simplex, marginibus callo 
tenui junctis. — • Alt., 12; diam., 7 mill. » (Pease.) 

Ile de Lanai. 

Je ne connais pas cette Espèce autrement que 
par la description ci-dessus reproduite. 

5. SUCCINEA LUTULENTA, spec. nov. 

Testa tenuis, luteola, parum nitida, opacula, 
striata, ovata. Spira exserta, apice minuto, subco- 
noidea. Anfractus vix 3 celerrime crescentes, con- 
vexi, sutura impressa; ultimus subobliquus, mag- 
nus, ovatus. Apertura ampla, ovata, superne 
angulata, subobliquatula. Peristoma simplex, tenue 
margine columellari haud plicato, arcuato, vix in- 



crassatulo. — Long. ,12 1/2; diam. maj., 9; min., 5; 
ait. ap., 9 1/2 ; diam. ejiisd., 6 mill. 
Ile de Maui. 

Cette Espèce se reconnaîtra à son test mince et 
pourtant opaque, jaunâtre, peu luisant, à sa spire 
subconoïde, à sommet petit, composée de trois 
tours, dont le dernier, très ample, est assez obli- 
que. 

6. SUCCINEA CANELLA 

S. canella, Gould, in : Exped. Shells, 1846, p. 29; 
PfeifFer, in : Monog. Helic. viv., II, p. 519, et 
IV, p. 813 (dimensiones : long., 9 1/3; ait., 
4 1/2 mill.); Gould, in : Exped. Shells, pi. ii, 
fig. 20, p. 27; Proc. Bost. Soc, 1846, p. 184. 

« Testa parva, subsolida, opaca, ovata, impolita, 
cinnamomea, leviter striata; spira conspicua; an- 
fractus 3 ventricosi, sutura valde constricta dis- 
creti; apertura parva, ovato-rotunda; peristoma 
incrassatum, postice subcontinuum; columella ar- 
cuata, haud plicata. — Long., 1/3; lat., 2/9 poil. « 
(Gould.) 

Ile de Maui. 

Gould compare cette Espèce à la S. avara^ Say, 
et à la S. caduca^ Mighels, dont il la dit très voi- 
sine; elle serait moins allongée, plus solide et 
dépourvue de pli à la columelle. 

J'assimile à cette Succinea^ à titre de variétés, 
des sujets que j'ai reçus des îles de Molakai et de 
Maui (partie orientale). 



— 246 — 
Var. crassa. 

Testa plus minusve solida, major, vix nitens. 
Spira papillaris ; anfractus vix 3 rotundati, rapide 
crescentes ; ultimus ovalis. Sutura constricta. 
Apertura ovalis, superne subangulata. Peristoma 
simplex, in adultis continuum. Columella arcuata, 
absque plica. — Long., 10 1/2; diam., 7; ait. ap., 7; 
lat. ap., 4 1/2mill. 

Partie orientale de l'île Maui. 

Var. obesula. 

Testa subtenuis, obesior. Spira minus papillaris, 
brevior. Anfractus 2 1/2, sutura constricta; ultimus 
inflato-ovatus. Peristoma haud continuum. 

Long., 9 3/4 ; diam., 6 1/2; ait. ap., 7 ; lat. ap., 
4 1/2 mill. 

Ile de Molokai. 

Var. : mamillaris. 

Testa satis elongato-oblonga, opacula, haud ni- 
tens, irregulariter striis incrementi exarata. Spira 
satis exserta, papillaris. Anfractus 3 rapidissime 
crescentes, sutura valde obliqua, profunda cons- 
trictaqueseparati, rotundato-convexi ; ultimus obli- 
quus, ovalis, magnus, parum turgidus. Apertura 
oblonga , superne angulata , inferne ampliata. 
Peristoma simplex, callo margines jungenti conti- 
nuum, columellare haud plicatum. — Long., 10; 
diam., 5 3/4; ait. ap., 6 3/4; lat. ap., 4 1/2 mill. 

Ile de Molokai. 



Var. liicida. 

Testa forma staturaque var. crassœ similis, sed 
tenuissima, pellucida, corneo-albida, subvirens. 
Partie orientale de Maui. 

7. SUCCINEA CINMMOMEA, spec. nov. 

Testa sat tenuis, fere haud nitida, lineis incre- 
menti rugulose striatula, cinnamomeo-rubella. 
Spira prominula, apice acutiusculo. Anfractus 3 
convexi, sutura profunda separati ; ultimus maxi- 
mus, ovatus, latus, subobliquus. Apertura subo- 
bliqua, ovata, intus nitida, ampla, supra angulata. 
Columella late arcuata, subincrassata; margines 
callo pertenui nitidoque juncti. — Alt., 14 1/2; 
diam. max., 10; min., 6; long, apert., 10; diam.' 
ejusd., 7 mill. 

Ile d'Oahu. 

Cette belle Espèce rappelle beaucoup par sa 
forme la Succinea Girnarica, Theobald, des monts 
Girnar (péninsule de Guzerate, dans l'Hindoustan 
occidental), ainsi que la Succinea Martensiana, 
Nevill, de Yarkand, surtout la forme signalée 
comme une variété mcijor de cette dernière par le 
docteur Ed. von Martens et indiquée comme exis- 
tant aux environs de Kasch. Les S. obliqua, Say, et 
Totteniana, Lea, des États-Unis orientaux, ont éga- 
lement avec elle des rapports de forme. 



— 248 — 

8. SUCCINEA VENUSTA 

S. venusta, Gould, in : Exped. Shells, 1846, p. 30; 
Pfeiffer, in : Mon. Helic. viv., II, p. 523, et IV, 
p. 814 (dimensiones : long., 11; diam., 6 1/2 
milL); Gould, in : Exped. Shells, pi, ii, fig. 25, 
p. 22 (1851); Proc. Bost. Soc, 1846, p. 146. 

« Testa mediocris, ovata, tenuis, pelliicida, nitida, 
ordinatim striata, epidermide succinea, interdum 
virescente induta, subtus gibbosa; spira conspicua, 
obtusiuscula; anfractus 2 1/2 rotundati; apertura 
ovata, longitudinis testae trientes 2 adaequans, pos- 
tice angulata; columella obliqua, absque plica. — 
Long., 9/10; lat., 1/4; ait., 1/5 poil. » (Gould.) 

Ile Hawaii. 

Selon Gould, cette Succinée est très voisine de 
S. ovata^ Say, mais elle est plus renflée. Son test 
est moins allongé, moins terne que celui de la 
S. pudorina., dont la coloration est différente. 

9. SUCCINEA MAUIENSIS, spec. nov. 

Testa ovata, sursum attenuata, tenuissima, pel- 
lucida, corneo-virens, nitidula. Spira subconoidea, 
apice subpapillari. Anfractus 3, convexi sed haud 
valdetumidi, sutura impressa, celeriter crescentes ; 
ultimus magnus, obliquus, ovalis. Apertura obli- 
qua, superne attenuata et angulata, postice ampliata. 
Columella vix incrassata, regulariter arcuata. 
Peristoma simplex, acutum. Collum pariétale nul- 



— 249 — 

lum. — Long., Il; diam. maj., G 1/2; min., 4 1/2; 
ait. apert., 7 1/2; diam. ejusd., 4 2/3 mill. 
Partie orientale de Maui. 

J'avais d'abord cru reconnaître dans cette Espèce 
la venusta de Gould, mais la spire de ma coquille, 
voisine du reste de Xa pallida de Raiatea, est plus 
saillante et composée de trois tours, dont le dernier 
doit être moins fortement ovalaire. 

dO. SUCCINEA CADUCA 

S. caduca, Mighels, in : Proc. Bost. Soc, 1845, 
p. 21; PfeifFer, in : Mon. Helic viv., II, p. 519; 
Gould, in : Exped. Shells, 1851, p. 26, f. 30. 

« Testa subovata, pertenuis et fragilis, cornea; 
anfractus circa 2 1/2; ultimus permagnus; spira 
subprominula; apertura elongato-ovalis; labrum 
tenue. — Long., 7/20; lat., 1/5 poil. » (Mighels.) 

Ile d'Oahu. 

Cette Espèce, insuffisamment décrite par iNIighels, 
a été mieux caractérisée par Pfeiffer, qui en a 
donné une meilleure diagnose, d'après les sujets 
de la collection Cuming (Monog. Helic. viv., IV, 
p. 812). Voici cette diagnose: 

« Testa ovato-conica, tenuis, subtilissime striata, 
pellucida, oleoso-micans, fulvo-cornea; spira co- 
nica, apice subpapillari; anfractus fere 3 convexi ; 
ultimus 2/3 longitudinis formans, basi angustior; 
apertura obliqua, incumbens, angulato-ovalis; 



— 250 — 

peristoma simplex, marginibiis lere symmetricis, 
columellari levissime calloso. 

« Long., 8; diam., 5; ait., 4 mill. Apert,, 5mill.; 
longa, medio 3 1/2 lata. » (PfeifFer.) 

11. SUCCINEA LUMBALIS 

S. lumbalis, Goiild, in : Exped. Shells, 1848, p. 28; 
Pfeiffer, in : Mon. Hel. viv., II, p. 520, et IV, 
p. 813 (dimensiones : long., 16; diam., 10; 
ait., 6 mili.) ; Gould, in : Exped. Shells, pi. ii, 
fig. 18, p. 17; Proc. Bost. Soc, 1846, p. 183. 

« Testa mediocris, ovato-conica, tenuissima, sub- 
liicida, pallide virens, leviter striata, subtiis gib- 
bosa; spira acuteconica; anfractiis3convexiLisculi ; 
ultimiis ventricosus, versus suturam declivis; 
apertura rotundato-ovata; columella valde arcuata, 
callo indiita, plica mediocri. — Long., 9/20, lat., 
5/20; ait., 4/20 poil. »(Gould.) 

Ile de Kauai. 

Cette Espèce, qui ne m'est point connue en na- 
ture, me paraît fort bien caractérisée par sa colora- 
tion, sa taille assez forte, ses trois tours de spire, 
dont le dernier est pourvu d'une déclivité sensible 
vers la suture, enfin par sa columelle très arquée, 
calleuse, munie d'un pli médiocrement accentué. 

12. SUCCINEA BALDWIiM, spec. nov. 

Testa sat breviter ovata, fragillima, pellucida, 
aureo-cornea, supernepallidior, suboleoso-micans, 
obsolète strialula, ventricosa. S])ira brevis, con- 



— 251 — 
vexa, valde obtusa. Anfractus2 1/2, celerrime cres- 
centes, sutura impressa ; primus minutus ; penul- 
timus convexus ; ultimus subobliquus, turgidus, 
maximus. Apertura ampla, intus nitida, ovata, su- 
perne subangulata, parum obliqua. Peristoma 
simplex, tenue, marginibus callo nullo junctis, 
columellari arcuato, simplici, haud incrassato. — 

Long., 12; diam. maj., 8; min., 5 1/2 ; ait. ap. 8 
1/2; lat. ejusdem, 6 mill. 

Partie occidentale de l'île Maui. 

Cette belle Succinée, dédiée à M. Baldwin, qui 
l'a découverte, est probablement voisine par quel- 
ques-uns de ses caractères de la rubella de Pease. 
Elle en diffère par la forme de la spire papilleuse 
à son sommet chez cette dernière Espèce, par ses 
tours moins fortement arrondis, par le diamètre 
plus grand du dernier tour, etc. 

Le test chez certains sujets est comme martelé 
et pourvu de malléations transversales et irrégu- 
lières, qui le font paraître quelque peu gaufré. 

13. SUCCINEA PUNCTATA 

S. punctata, Pfeiffer in : Proc. Zool. Soc. 1854, 
p. 297. 

« Testa depresse ovata, longitudinaliter regula- 
riter striata, rugis nonnullis elevatioribus, nitida, 
pellucida, virenti vel rufo-fusca, seriebus arcuatis 
punctorum luteorum ornata; spira brevis, conica; 
anfractus 2 1/2; penultimus convexus; ultimus 
magnus, dilatatus ; columella subcallosa, leviler 



arciiata, anguliim obtusuin formans; apertura obli- 
qua, incumbens, ovalis, superne subangiilata, 
intus concolor, punctis perlucentibus. Peristoma 
simplex, levissime expansiusculum. — Long., 17; 
diam., 11 1/2; ait., 7 mill. Apert., 13 1/2 milL, 
longa, 9 lata » (Pfeiffer). 
Ile d'Hawaii (Newcomb). 

Cette Espèce, si distincte de ses congénères par 
sa coloration, ressemblerait beaucoup par sa forme 
à la crocata^ Gould, de l'ile d'Upolu (Samoa). 

14. SUCCINEA VESICALIS 

S. vesicalis, Gould, in : Exped. Shells, 1846, 
p. 28; Pfeiffer in : Mon. Helic. viv. II, p. 523, 
et IV, p. 807 (dimensiones : Long., 17 1/2; 
diam., 10 1/2 mill.) ; Gould in : Exped. Shells, 
pi. II, fig. 17. 

« Testa tenuissima, fragilis,lucida, late ovata,de- 
pressa, gradibus œtatis undulata, epidermide stra- 
minea induta; spirte anfractus 3; ultimus magnus, 
patulus ; cœteri spiram parvam formantes; aper- 
tura subovalis, ad basim late rotundata, longitu- 
dinis 4/5 œquans; plica columellaris conspicua. — 
Long., 4/10; lat., 3/8; ait., 2/8 poil. » (Gould). 

Ile d'Hawaii, sur le volcan de Mauna-Kea. 

Gould fait remarquer que la vesicalis ressemble 
par sa taille et sa forme à la Succinea riibescens, 
Desh., de la Guadeloupe, qui est le type de la série 
des l\JiO(loni/.i\ A la môme section se rapportent, 



— 253 — 

dit l'auteur, les S. Georgiana, Bcck (de l'Aus- 
tralie), et lœvis, Beck (de Tasmanie). 

L. PfeifFer (Mon. Helic. viv. III, p. 14) donne 
à nouveau une description de cette Succinée, 
d'après des sujets de la collection Cuming : 

« Testa depresso-ovata, tenuissima, irregulariter 
undulato-striata, pellucida, parum nitida, corneo- 
straminea; spira minuta, convexa ; anfractus vix 3; 
ultimus inflatus, 5/6 longitudinis subaequans ; co- 
lumella leviter arcuata, recedens; apertura late 
ovalis, basi rotundata, superne subangulosa; pe- 
ristomasimplex, tenue. — Long., 14-15; diam., 10- 
11; alt.,61/3mill. Ap. 13 mill. longa, medio Olata.» 

Cette Espèce habite aussi le district de Kona 
(Hawaii). Les individus de cette provenance of- 
frent de faibles lignes spirales sur la surface du 
dernier tour, vers l'ouverture. 

13. SUCCINE.4 PATULA 

S. patula, Mighels, in : Proc. Bost. Soc. 1845, 
p. 21; PfeifFer in : Mon. Helic. viv. II, p. 521. 

« Testa ovata, pellucida, fragilis, lutescens; spira 
nodiformis ; anfractus 1 1/2; ultimus permagnus ; 
apertura ovalis, amplissima, aperta ; labrum tenuis- 
simum. Long., 1/2; lat., 2/5 poil. » (Mighels). 

Ile d'Oahu. 

Cette Succinée, insuffisamment caractérisée, 
doit ressembler beaucoup à la rotundata^ si elle 
n'est pas identique avec elle. 



2Ô4 — 



\J Ainphibulima patula [Succinea patula de Bru- 
guière) n'a aucun rapport avec elle. 

16. SUCCINEA ROTUNDATA 

S. rotundata, Gould, in : Exped. Shells, 1846, 
p. 27; Pfeiffer in : Mon. Helic, viv. II, p. 522; 
Gould in: Exped. Shells, pi. ii, fig. 14; 
Pfeiffer in: Mon. p. 14; — Succinea Newcombi, 
Pfeiffer, in : Proc. Zool. Soc. 1854, p. 297, etc. 
= ? Succinea aperta^ Lea. 

« Testa parva, tenera, subopaca, hemispherica 
flavovirens, concinne striata ; spira fere nulla, 
intus aperta; anfractus 2 1/2, ultimo amplissimo ; 
apertura circularis, postice angulata, testam fere 
adasquans; margo collumellaris obliquus, subrec- 
tus, conspicue plicatus et callo lato indutus. — 
Long., 4/10 ; lat., 7/20 ; ait. (apertura ?), 3/20 poil. » 
(Gould). 

Ile d'Oahu, dans les montagnes. 

L'auteur fait observer que l'Espèce décrite par 
lui rentre dans la section des Helicolimax de Fe- 
russac et qu'elle ressemble à la S. aperta de Lea. 
Cette dernière signalée, par erreur des bords du 
fleuve Colunibia, lui est peut-être identique. 

Voici la description qu'en a donnée subséquem- 
ment le D"" L. Pfeiffer (Monog. Helic. viv. IV, 
p. 806) et qui diffère un tant soit peu de celle qui 
précède : 

« Testa subsemiovalis, tenuis, striis incrément! 
confertis et rugis nonnullis forlioribus, lineisque 



— ■ 235 — 

spiralibus irregularibiis, minuLis sculpta, pariun 
nitida, corneo-rubella vel pallido-cornea; spira 
minuta, papillata ; anfractus 2 ; ultimus magnus, 
subinflatus, fere totam testam formans; columella 
subcallosa, regulariter arcuata; apertura parum 
obliqua, rotundato-ovalis, non omnino incumbens, 
intus submargaritacea; peristoma simplex, mar- 
ginibusfere symmetricis. — Long., 12; diam., 10; 
ait., 6 mill. Apert., 11 mill. longa, medio 8 lata. 

La Succiiiea Neiocombi^ découverte dans l'île de 
Molokai par le D"" Newcomb, a été réunie plus 
tard par son auteur à la rotundata. C'est d'après 
des sujets de cette provenance que la dernière de 
ces diagnoses a été établie. 

17. SUCCINEA SOULEYETI 

Succinea fragilis, Souleyet in : Voy. de la Bonite, 
Zool. II, p. 501, pi. XXVIII, fig. 18-20 (nec 
King!!); Pfeiffer, in ]Mon. Helic. viv. IV, 
p. 806 ( = ? rotundata, Gould); — Helisiga 
fragilis, M. E. Gray, pi. ceci, fig. 2, et H. 
et A. Adams, in : Gênera, vol. II, p. 130, 
pi. Lxxiii, fig. 4 a. 

« Testa ovata, depressa, fragillima, subpellucida, 
lutescente; spira brevissima; anfractibus binis; 
apertura ovata; labio inflexo.labro acuto. — Long., 
11, lat., 4 mill.» (Souleyet). 

Iles Sandwich. 

J'ai été obligé de changer le nom de fragilis^ 



— 256 — 

appliqué par Souleyet à cette Espèce, parce que 
King a antérieurement donné ce nom à une Suc- 
cinée de File de Juan-Fernandez. 

On a réuni avec doute cette coquille à la rotiiii- 
data^ mais d'après la trop courte diagnose de 
Souleyet et les mensurations qu'il lui attribue, je 
ne puis parvenir à partager cette manière de voir. 

18. SUCCINEÂ CEPULLA 

S. cepulla, Gould in : Exped. Shells, 1846, p. 27; 
Pfeiffer in : Mon. Helic. viv. II, p. 159, et IV, 
p. 806 (dimensions : Long., 13; ait., 6mill.); 
Gould, in : Exped. Shells. pi. ii, fig. 15. — 
Helisiga cepulla, Adams in : Gênera, p. 130. 

«Testa parva, tenuissima, pellucida, nitida, suc- 
cineo-virens, rotundato-elliptica, depressa, sinis- 
trorsum rotundata, dextrorsum declivis, longi- 
tudinaliter striata et liris inœqualibus volventibus 
arata ; spira fere nulla ; anfractus 2 1/2; apertura 
amplissima, ovalis, ad basin late rotundata, ad 
columellam arcuata, leviter plicata, intus metal- 
lica.— Long., 1/2; lat., 1/20; ait. 1/5 poil. » ( Gould). 

Ile Hawaii. 

Cette belle Espèce appartient au groupe de 
celles dont la spire est à peine saillante. Elle est 
reconnaissable à ce caractère, à sa forme générale, 
à sa sculpture spirale et à l'ampleur de son ouver- 
ture. 



257 



19. SUCCINEA EXPLANATA 



S. explanata, Gould, in : Exped. Shells, 1851, 
pi. XIII, fig. 31; — Omalonyx explanata, H. et 
A. Adams, in : Gênera, II, p. 131; — Catinelia 
explanata, Pease, in : Proc. Zool. Soc. p. 472; 
— Suce, explanata, PfeifFer in : Mon. Hel. viv. 
III, p. 13, et V, p. 24; Tryon, in : Struct. and 
Syst. Gonch., 1881, pi. c. > 

«Testa parva, tennis, sciitellœformis, rotundato- 
elliptica, pacne evoluta, concentrice striata, luteo- 
cornea ; spira marginalis, fere niilla, omnino aperta ; 
columella arcuata. — Diain., maj. 1/4; min., 1/5 
poil. » (Gould). 

Ile de Kauai fCouthouy). 

Je ne connais pas cette Espèce, qui est, avec la 
rubida, un des types du genre Catinelia. Ces 
deux Espèces constituent une série fort remar- 
quable. 

20. SUCCINEA RUBIDA 

Catinelia rubida, Pease in : Journ. Gonch., XVIII, 
1870, p. 97; Proc. Zool. Soc. 1871, p. 459, 
472; — Succinea rubida, Pfeiller in : Mon. 
Helic. viv. VII, p. 31. 

« Testa tenuiuscula, scutellopformis, ovalis, pla- 
nulata, fulvescens ; apex rul'escens; spira im- 
mersa, non exserta, intus ad peripheriam sulcata, 
concentrice striata, postice remote radiatim im- 
presso striata. — Long., 11; diam., 9 mill. « (Pease). 

liull. Sos. muluc. France. VI. Juin 1889. — 17 



— 238 — 

Ile de Kauai, 

Cette Espèce difîère de Xexplanaia Goidd, par 
sa taille, la coloration de sa coquille et celle de 
son animal. Pease a créé pour cette Espèce et 
Vexplanala de Gould un genre spécial qui me 
paraît seulement avoir une valeur de section 
dans le genre Siiccinea, au même titre que les 
Homalonyx et les Pellicula. Cette série est spé- 
ciale aux îles Sandwich^; voici sa caractéristique: 

« Testa tenuis, fragilis, planulata, depressa, scu- 
telliTeformis, ovalis ; spira minuta, rudimentalis, 
immersa, subtus concentrice sulcata ; apeitura 
perampla, magnitudinem testa? fere aequans. » 

Cette section, que Pease a nommée Catiiiella^ 
est remarquable par l'ampleur de son ouverture 
et sa spire concave, ainsi que par les sillons 
concentriques de la surface du test. 

Je n'énumère pas ici l'espèce unique d'Erinna 
[E. Newcombi)^ parce que cette coupe me paraît 
génériquement distincte des Siiccinea. 

1. On n'en a rencontré jusqu'ici que dans l'île de Kauai. 
Bull. Soc. malac. France. VI. Juin 1S89. 



DESCRIPTION 

DE QUELQUES 

ESPÈCES NOUVELLES 

DE LA 

FAUNE MARINE EXOTIQUE 

PAR 

M. LE FRÈRE EUTHYME 

MEMBRE ASSOCIÉ 

MUREX GONIOPHORUS, nov sp. 

Description. — Coquille de taille moyenne, d'un 
galbe subovoïde, ventrue, à peu près aussi déve- 
loppée en dessus qu'en dessous, armée de sept 
rangées longitudinales de varices épineuses. — 
Test solide, épais, presque entièrement subopaque, 
extérieurement d'un roux foncé, un peu grisâtre, 
terne, passant au noirâtre sur la saillie des épines; 
intérieur nacré d'un blanc très légèrement violacé. 

Spire conique, formant au sommet un angle 
d'environ 55 degrés, composée de huit tours 
étages, à croissance régulière et progressive; les 
premiers un peu méplans et inclinés dans le haut, 
ensuite convexes jusqu'à la suture ; le dernier tour 
beaucoup plus développé, bien convexe à sa nais- 
sance, s'arrondissantà son extrémité, sensiblement 
égal, dans cette partie (c'est-à-dire sous le canal) 



— 2(50 — 

à la hauteur totale de la spire comptée depuis le 
sommet jusqu'au-dessus de l'ouverture. — Suture 
peu profonde mais bien marquée. — Sommet acu- 
miné, aigu. — Canal court, légèrement oblique et 
un peu relevé en arrière, orné en avant d'une fente 
assez large et paraissant, lorsqu'il est vu de dos, 
formé par une épine un peu plus forte que les 
autres. ^- Ouverture arrondie, légèrement pyri- 
forme, un peu rétrécie du bas; bord externe pres- 
que droit, divisé à l'intérieur par huit plis plus ou 
moins réguliers et presque tous bifides, s'éten- 
dant peu profondément, mais assez creusés; bord 
columellaire pourvu dans le haut d'un pli décur- 
rent allongé et profond formant une étroite gout- 
tière et, dans le bas, une saillie qui vient encore 
rétrécir à l'intérieur l'entrée du canal. — Callum 
épais, très court et peu développé en dehors de 
l'ouverture. 

— Test orné d'un triple régime ornemental de 
cordons décurrents, de stries et de varices lonoi- 
tudinales. — Cordons décurrents fins, mais sail- 
lants, assez réguliers, à profil étroitement arrondi, 
groupés en faisceaux de sept à neuf, de manière à 
constituer sur le dernier tour sept côtes transver- 
sales peu saillantes, laissant entre elles des es- 
paces intercostaux sensiblement égaux à la lar- 
geur des côtes; sur les tours supérieurs, ces côtes 
sont de moins en moins nombreuses et distinctes; 
le point culminant de chaque côte, comme le fond 
de l'espace intercostal, est marqué par un cordon 
décurrent un peu plus saillant que les autres; trois 



— 2(51 — 

autres cordons figurent également sur le canal, 
mais alors avec une direction extrêmement oblique, 
-^ Stries longitudinales très fines, à peine appa- 
rentes, assez espacées, un peu flexueuses, déter- 
minant à leur rencontre avec les cordons décur- 
rents de la spire et du canal de légères saillies, ce 
qui donne à ces cordons un faciès un peu rugueux. 
■ — Varices longitudinales équidistantes, assez sail- 
lantes, au nombre de sept sur le dernier tour, se 
prolongeant sur la spire suivant une courbe héli- 
coïdale peu prononcée; la dernière, ou varice 
aperturale, borde l'ouverture et se prolonge sur 
le canal jusqu'à sa base où elle se confond avec lui; 
la varice précédente s'applique sur le bord externe 
du canal, un peu au milieu de sa hauteur, et elle 
est surmontée dans le bas par quatre des varices 
suivantes, qui viennent s'échelonner progressive- 
ment les unes au-dessus des autres le long du 
canal jusqu'au callum; à l'intersection des varices 
avec les faisceaux de cordons décurrents, il se pro- 
duit des épanouissements spineux étroits et peu 
saillants; ces épanouissements sont nuls ou pres- 
que nuls sur les premiers tours, à peine saillants 
sur les deux premières varices du dernier tour, et 
de plus en plus allongés sur les varices suivantes; 
ils sont étroitement ouverts sur toute leur lon- 
gueur, non rameux, mais finement frangés sur 
leurs bords; on en compte sept sur la varice du 
dernier tour, plus trois sur la partie de la varice 
aperturale confondue avec le canal. 

Dimensions. — Hauteur totale, 42 inillim.; liau- 



— 262 — 

leur du dernier tour, depuis le haut de l'ouver- 
ture jusqu'à la naissance du canal, 26 millim. ; dia- 
mètre du dernier tour, non compris les varices, 
20 millim. ; diamètre maximum, 28 millimètres. 

Observations. — Notre Murex goniophonis ap- 
partient, par son galbe et par son mode d'orne- 
mentation, au groupe des PJiyllonotiisàe Swainson', 
démembré de l'ancien groupe des Cliicoi'cus de 
Montfort^, pour des coquilles ornées d'un grand 
nombre de varices épineuses. 

Parmi les Espèces déjà connues, nous ne pou- 
vons le rapprocher que des Murex augularis de 
Lamarck^, M. melanoiuatJios^ Gmelin^, cXM. hir- 
sufas. Poirier^. 

Comparé au Murex augularis, très bien décrit 
et figuré dans nombre d'iconographies, il s'en 
distinguera : par son galbe plus allongé; par sa 
spire plus haute, plus acu minée, avec des tours 
plus nombreux; par ses tours à profil plus convexe 
dans leur ensemble, également méplans dans le 
haut mais plus inclinés; à son dernier tour plus 

1. P/iyllonotus , Swainson, 1840. ïreatise on malacology, 
p. 296. " 

2. Cliicoreus, Denys de Montfort, 1810. Conchyliologie systé- 
matique, II, p. 610. 

3. Murex angularis, Lamarck, 1822. Animaux sans vertèbres, 
VU, p. 174. — J. Poirier, 1882. Revision des Murex, in : 
NoiH'clles arcliivcs du Musnini ( 2* série), p. 80. 

4. Murex mclanoinalltos , Gmelin , 1789. Systenia naturae 
( edil. XIII), p. 3527, n° 9.— J. Poirier, 1822. Loc. cit., 
p. 82. 

5. Murex hirsutus, J. Poirier, 1882. Loc. cit., p. 83, pi. vi, 
ti'X. 2, 



— 2G3 — 

renflé; à ses varices un peu plus fortes portant des 
saillies épineuses plus régulières et plus étroites 
au nombre de sept seulement; à son ouverture un 
peu plus large et plus régulièrement frangée sur 
le bord externe, etc. 

Son galbe présente également quelque analogie 
avec celui du Murex melanomathos ^ mais il en 
diffère : par sa spire plus haute avec ses tours 
supérieurs plus distincts et mieux étages, par sa 
suture plus accusée; par son dernier tour moins 
globuleux, plus étroitement allongé dans le bas; 
par ses varices au nombre de sept seulement; par 
ses épines moins nombreuses, plus régulières, 
frangées à leur extrémité; par son ouverture un 
peu plus grande ; par son canal moins ouvert, etc. 

Enfin, rapproché du Murex hirsutus on le recon- 
naîtra : à son galbe plus élancé; à sa spire plus 
élégamment acuminée; à son dernier tour moins 
globuleux; à ses varices plus étroites et moins 
nombreuses, puisque on en compte dix chez le 
M. hirsutus; à ses épines moins nombreuses et en 
même temps moins hautes et moins grêles, plus 
dentelées à leur extrémité; à son test plus pro- 
fondément buriné par les stries et les cordons or- 
nementaux, etc. 

Habitat. — Le Sénégal. 

MUREX CNISSODUS, nov. sp. 

Description. — Coquille de taille assez grande, 
d'un galbe subfusiforme, un peu allongée, un peu 
plus développée en dessous qu'en dessus, armée 



— 264 — 

sur les deux derniers tours de trois grosses va- 
rices longitudinales chargées d'épines rameuses. 
— Test solide, épais, presque complètement opa- 
que, extérieurement d'un roux plus ou moins 
foncé, passant au jaune pâle, d'un aspect un peu 
terne, recoupé de cordons décurrents d'un brun 
noirâtre s'étendant à l'intérieur des ramules; inté- 
rieur nacré, d'un blanc légèrement carnéolé, plus 
teinté sur le bord columellaire que sur le bord 
extérieur. 

Spire haute, conique, formant au sommet un 
angle d'environ 55 degrés, composée de huit à 
neuf tours étages, les premiers à croissance 
régulière et progressive, à profil régulièrement 
convexe; dernier tour plus développé, arrondi à 
sa naissance et à son extrémité, rétréci dans le 
bas, notablement plus petit en hauteur à son ex- 
trémité (sous le canal) que le reste de la coquille 
mesuré depuis le sommet jusqu'au-dessus de l'ou- 
verture. — Suture bien accusée par le profil des 
tours, quoique peu profonde. — Sommet acuminé, 
aigu, souvent tronqué chez les sujets déjà âgés. — 
Canal court, large, muni d'une fente bien ouverte, 
un ])eu aplati en dessus, d'abord infléchi légère- 
ment vers la région antérieure, puis recourbé à 
sa base en sens inverse et légèrement retroussé 
en arrière, paraissant formé, lorsqu'il est vu de 
dos, par une dernière épine plus grosse et moins 
frangée à son extrémité que les autres. — Ouver- 
ture assez petite, subarrondie, un peu plus haute 
([ue large, à peine rélrécie (Unis le bas; bord ex- 



— 265 — 

teine mince, un peu ramené en avant par le déve- 
loppement de la dernière varice ; divisée à l'inté- 
rieur en six plis presque égaux, bifides et profonds 
en longueur, mais dépassant à peine en dedans la 
hauteur de la varice; bord columellaire pourvu à 
l'intérieur et dans le haut d'une forte saillie cal- 
leuse, qui détermine à sa rencontre avec le bord 
externe un sinus très peu profond. — Callum peu 
développé ne dépassant pas le niveau de l'ou- 
verture, épais et bordé d'une ligne de petits plis 
irrégulièrement répartis et très peu saillants. 

Test orné d'un quadruple régime de cordons 
décurrents, de stries, de côtes et de varices lon- 
gitudinales. — Cordons décurrents minces, déliés, 
assez saillants, réguliers, à profil étroitement 
arrondi, groupés en faisceaux de neuf à quinze, 
de manière à constituer sur le dernier tour cinq 
côtes transversales et trois sur le canal, laissant 
entre elles des espaces intercostaux peu profonds, 
à peu près aussi larges que les côtes; le point 
culminant de chaque côte, comme le fond de 
chaque espace intercostal, est marqué par un cor- 
don décurrent plus saillant et plus fort que les 
autres, et teinté en brun très foncé; sur les tours 
supérieurs, ces côtes transversales ne finissent 
plus par être accusées que par le cordon médian 
toujours plus foncé. — Stries longitudinales très 
iines, ondulées, assez irrégulières recoupant les 
cordons décurrents de manière à former des séries 
de nodosités fines et rapprochées. — Varices 
longitudinales, fortes, saillantes, au nombre de 



— 203 — 

trois, se développant sur les derniers tours de 
la spire suivant une courbe hélicoïdale non con- 
tinue par suite des intersections de la suture ; la 
dernière varice est exactement aperturale, la se- 
conde est à peu près située au milieu du dos et 
se termine sur le canal au point où il s'infléchit 
vers la région postérieure; la première corres- 
pond au bord antérieur de la coquille et vient 
s'échelonner à sa base sur la varice dorsale un 
peu en dessous de la moitié de la longueur du 
canal; à l'intersection des varices avec les faisceaux 
de cordons décurrents, il se produit sur les deux 
derniers tours des épanouissements spino-rameux 
assez saillants et tous rangés dans le môme plan; 
il existe donc cinq épines sur chaque rangée du 
dernier tour, plus trois sur le canal ; mais en 
outre, au prolongement du cordon médian de 
chaque espace intercostal se trouve une épine 
beaucoup plus petite et plus courte, s'avançant en 
avant dans un plan oblique par rapport au plan des 
autres épines; les épines ouvertes en avant, avec 
l'ouverture plus large dans le haut que dans le 
bas, bien arrondies en arrière, à profil dentelé et 
découpé. — Côtes longitudinales fortes, bien ar- 
rondies, devenant noueuses sur les derniers tours 
et ainsi réparties dans cette région : entre la va- 
rice aperturale et la varice dorsale, deux côtes 
équidistantes bien noueuses au dernier tour; entre 
la varice dorsale et la varice antérieure, une seule 
grosse côte noueuse, parfois accompagnée d'une 
autre côte obsolète non noueuse; enfin, entre la 



— 2G7 — 

varice antérieure et la varice apertiirale, deux côtes 
équidistantes et noueuses. 

Dimensions. — Hauteur totale, 75 millim. ; hau- 
teur du dernier tour, depuis le haut de l'ouverture 
jusqu'à la naissance du canal, 22 millim. ; diamètre 
du dernier tour, non compris les varices, 27 milL; 
diamètre maximum, 42 millimètres. 

Observations. — Nous avons pu étudier cette 
forme sur des sujets d'âge très différent, et nous 
nous sommes assuré que non seulement le galbe 
et l'allure de la coquille étaient absolument con- 
stants, mais môme que cette particularité de la 
présence d'une seule côte tuberculeuse ou noueuse, 
située entre la varice dorsale et la varice antérieure, 
se reproduisait d'une manière constante quels que 
soient l'âge et la taille des individus. 

A côté du type tel que nous venons de le décrire, 
nous signalerons une variété minor, en tout point 
semblable au type, mais dont la hauteur totale 
ne dépasse pas 45 millim. 

Notre nouvelle Espèce, comme on le voit, ap- 
partient au groupe des Chicoreus de Denys de 
Montfort, et peut être plus particulièrement rap- 
prochée des Murex adustiis de Lamarck^, M. qua- 
drifrons de Lamarck'^ et il/. Poirien\ Jousseaume^, 

1. Murex adustus, Lamarck, 1822. Animaux sans vertèbres, 
VII, p. 162. —J. Poirier, 1882. Loc.cit., p. 59. 

2. Nous comprenons ici le Murex quadrifrons, tel que l'a 
représenté Kiéner ( 1842, Spécics général des Coquilles vivantes, 
genre Murex, p. 41, pi. xxxiv, fig. 1 ). 

3. Murex Poirieri, Jousseaume, 1881. lu : Le Naturaliste, 
n" 44, p. o'i'J. — J. Poirier, 1882, Loc. cil., p. 55^, j)!. iv, 
lig. 2. 



^ 2G8 ^ 

dont elle participe par quelques-uns de ses carac- 
tères. 

Comparé au Murex adustits dont le galbe et 
l'ornementation générale ont quelques rapports 
avec lui, on le distinguera : à sa taille ordinai- 
rement plus petite; à son galbe plus allongé; à sa 
spire plus haute, plus acuminée, avec des tours 
plus hauts et plus étages; à sou canal plus long et 
plus étroit, sensiblement plus ouvert; à ses va- 
rices armées de pointes rameuses moins déve- 
loppées, d'un port beaucoup plus simple et plus 
régulier; à ses côtes longitudinales réparties par 
paires dans deux des espaces compris entre les 
varices ; à sa coloration enfumée et non pas noi- 
râtre; à la nacre de son péristome simplement car- 
néolée et non pas d'un beau rose ; etc. 

L'allure de sa spire a plus d'analogie avec celle 
du Murex quadrifrons; mais le reste de la co- 
quille difTère de cette Espèce par son dernier 
tour moins anguleux dans le haut ; par son canal 
plus étroit et plus allongé; par son ouverture plus 
grande et plus arrondie ; par ses varices armées 
d'épines plus hautes, plus régulières, plus ra- 
meuses, au nombre de trois seulement; à la pré- 
sence de ses côtes si particulièrement répar- 
ties; etc. 

Enfin comparé au Mure.v Poirieri, dont la taille 
et le port de la spire sont presque similaires, on 
le distinguera : à son dernier tour un |)eu plus gros 
et un peu plus renflé; à son ouverture plus grande; 
à ses trois varices armées de pointes bien plus 



— 2m) — 

développées dans tous les sens; enfin à ses cotes 
longitudinales non symétriques etdisposées toutes 
par paires, etc. 

IIaiutat. — La Nouvelle-Calédonie, 

MUr^EX OLIGACANTHUS, nov. sp. 

Descriptio?^. — Coquille moyenne, d'un galbe 
subTusiforme-allongé, presque aussi développé en 
dessus qu'en dessous, armée sur tous ses tours 
de trois grosses varices longitudinales portant des 
épines courtes el rameuses sur les derniers tours 
seulement. — • Test solide, épais, presque complè- 
tement opaque, extérieurement d'un brun très 
foncé, presque complètement noirâtre, terne, avec 
quelques linéoles un peu plus claires; intérieur 
nacré, un peu bleuté dans le fond, d'un roux car- 
néolé h la périphérie aperturale, entremêlé de li- 
néoles brunes dans le fond des plis du bord externe 
de l'ouverture. 

Spire haute, conique, formant au sommet un 
angle d'environ 50 degrés, composée de huit à 
neuf tours, les premiers à croissance régulière et 
progressive, à profil bien convexe; dernier tour 
beaucoup plus développé, surtout en hauteur, ar- 
rondi dans son ensemble, un peu rétréci dans le 
bas, d'une hauteur sensiblement égale à son extré- 
mité (sous le canal) aux deux tiers de la hauteur 
de la coquille comptée depuis le sommet jusqu'à 
la partie supérieure de l'ouverture. — Suture net- 
tement accusée par le profil des tours, quoique 
peu profond. — Sommet acuminé, aigu, souvent 



— 270 — 

tronqué chez les sujets déjà Agés. — Canal un 
peu court, large, aplati en dessus, muni d'une 
fente très étroite, légèrement infléchi vers la ré- 
gion antérieure, à peine retroussé en arrière à 
son extrémité, paraissant formé, lorsqu'il est vu 
de dos, par le développement de la varice aper- 
turale. — • Ouverture petite, un peu étroitement 
ovalaire, allongée dans le sens de la hauteur, un 
peu plus rétrécie en bas qu'en haut; bord externe 
droit, faiblement épaissi intérieurement, un peu 
évasé et noirâtre tout à fait dans le haut, orné à l'in- 
térieur de costulations fines, droites, rapprochées, 
assez régulières, s'étendant en profondeur dans 
l'ouverture, faisant une légère saillie denticulée 
en dehors, et laissant entre elles des espaces in- 
tercostaux d'égale largeur ; bord columellaire 
pourvu à l'intérieur et dans le haut d'une forte 
saillie calleuse, de forme un peu triangulaire, qui 
détermine à sa rencontre avec le bord externe un 
sinus large et profond. — Callum fortement épaissi, 
à bord très tranché, replié sur lui-même et exté- 
rieurement à la naissance du canal. 

Test orné d'un quadruple régime de cordons 
décurrents, de stries, de varices et de côtes lon- 
gitudinales. — Cordons décurrents minces, déliés, 
peu saillants, un peu irréguliers, à profil étroite- 
ment arrondi, groupé en faisceaux de huit à douze, 
de manière à constituer sur le dernier tour cinq 
cotes transversales parfois un peu confuses, deux 
ou trois côtes obliques sur le canal, et sur le tour 
supérieur des costulations de moins en moins sail- 



— 271 — 

lantes; le point culminant de chaque côlé comme 
le fond des espaces inlercoslaux est marqué par 
un coi'don décui renl plus saillant et plus fort que 
les autres, plus accusé encore sur les tours supé- 
rieurs que sur le dernier. — Stries longitudinales 
très fines, ondulées, assez irrégulières, recou- 
pant les cordons décurrents de manière à former 
des séries de nodosités fines et rapprochées. — 
Varices longitudinales, fortes, saillantes, au nom- 
bre de trois, se développant sur les tours de la 
spire suivant une courbe hélicoïdale non conti- 
nue par suite des intersections de la suture ; la 
dernière varice est exactement aperturale; la se- 
conde est située à peu près au milieu du dos et 
se termine vers le milieu du canal; la première 
correspond au bord antérieur de la coquille et 
vient s'échelonner à sa base sur la varice dor- 
sale; sur le dernier tour à l'intersection des va- 
rices avec les faisceaux de cordons décurrents, il 
se produit des épanouissements spino-rameux 
courts, comme atrophiés sur la varice antérieure, 
très peu développés sur la varice dorsale, un peu 
plus longs et plus distincts sur la varice aper- 
turale; on compte sur cette dernière varice cinq 
de ces épanouissements et deux ou trois sur le 
canal ; ils sont subégaux, réguliers, très ouverts, 
surtout dans le haut, finement frangés sur les bords, 
aplatis en avant et arrondis en arrière; entre cha- 
cun d'eux, il règne une seconde série beaucoup 
plus petite que la première, souvent atrophiée et 
dirigée dans un plan oblique par rnp[)ort au plan 



de roiivertiiro. — Côtes longitudinales fortes, 
bien amoindries, un peu noduleuses dans leur mi- 
lieu et réparties symétriquement par paires entre 
chaque ligne de varices. 

Dimensions. — Hauteur totale, 45 millim.; hau- 
teur du dernier tour depuis le haut de l'ouverture 
jusqu'à la naissance du canal, 8 millim.; diamètre 
du dernier tour, non compris les varices, 18 mill. ; 
diamètre maximum, 25 millimètres. 

Observations. — he Murex oligacanthus appar- 
tient encore au groupe des Chicoreus ; mais par 
suite du peu de développement des épines ra- 
meuses, il sert de transition entre les Espèces de 
ce groupe et celles du groupe voisin. Son galbe, 
sa taille, son allure, sont très réguliers et présen- 
tent un réel degré de constance : on ne peut le 
rapprocher que du Murex Poirieri avec lequel il 
a une réelle analogie. Mais on le distinguera de 
cette Espèce : à sa taille plus petite; à son galbe 
plus grêle, plus élancé; à sa spire plus haute, 
avec des tours un peu moins bien étages; à son 
ouverture plus petite, plus arrondie dans le haut, 
avec le bord externe plus découpé, muni d'un si- 
nus supérieur encore plus accusé; à son callum 
lisse; à ses varices encore moins rameuses, n'ap- 
paraissant que sur le dernier tour, et toujours bien 
moins développéôs ; à sa coloration d'un brun 
beaucoup plus foncé extérieurement, avec le pé- 
ristome plus carnéolé, etc. 

Haiîitat. — La Nouvelle-Calédonie. 



— 273 — 
TRITONIUM PUSTULATUM, nov. sp. 

Description. — Coquille de grande taille, d'un 
galbe ovoïde assez allongé, à peine un peu plus 
développé en hauteur en dessus qu'en dessous. 
Test solide, épais, subopaque, extérieurement 
d'un fond roux clair, un peu jaunâtre, brillant, 
varié de taches brunes, roussàtres ou même vio- 
lacées, réparties en lignes décurrentes, étroites, 
plus ou moins irrégulièrement maculées ; intérieur 
nacré, d'un blanc légèrement carnéolé; callum 
d'un roux café au lait avec une tache plus foncée 
dans le bas; bord externe à fond blanc avec des 
taches brunes correspondant dans le prolongement 
péristoméal de la saillie des plis apertuiaux. 

Spire conique, élevée, composée de 9 à 10 tours 
à croissance lente et régulière, non étages quoi- 
que assez distincts, les premiers à profil simple- 
ment convexe, un peu plus arrondis en bas qu'en 
haut, les deux avant-derniers plus anguleux et 
portant une double ligne carénale peu saillante ; 
la première sensiblement médiane, la seconde 
presque basale, avec l'espace compris entre ces 
lignes et la suture presque méplan et dans des 
plans différents; dernier tour très gros, très ren- 
flé, à profil bien arrondi depuis le bord antérieur 
jusqu'à l'extrémité, un peu étranglé dans le bas 
en arrière. — Suture linéaire, très peu accusée. 
— Sommet acuminé, pointu, souvent brisé chez 
les sujets adultes. — Canal très court, très élargi 
surtout vers la columelle, aplati en avant et en ar- 

Ihdl. Suc. Maine. France. VF. Juin 1889. — 18 



— 274 — 

rière, largement ouvert, s'infléchissant lentement 
vers la région antérieure, très légèrement retroussé 
en arrière à son extrémité. — Ouverture subova- 
laire, non oblique, un peu atténuée dans le haut, 
évasée dans le bas. — Bord externe épaissi et sou- 
tenu extérieurement par un fort bourrelet longitu- 
dinal, bien réfléchi dans le bas, un peu sinueux- 
festonné à l'extérieur, orné de douze à quatorze 
plis saillants, étroits, peu allongés, rayonnants, 
subégaux, ainsi répartis : dans le haut trois plis 
rapprochés, puis un ou deux groupes de deux plis, 
les suivants isolés, les deux derniers accouplés. 
— Bord columellaire bien arqué dans le haut, 
aplati et comme déprimé dans le bas, où il s'élargit 
le long du canal; dans le haut, il existe un long 
pli saillant situé au voisinage de l'insertion supé- 
rieure du bord externe, accompagné d'un second 
pli beaucoup plus petit et juxtaposé; depuis le mi- 
lieu jusqu'à la base on compte au moins treize 
plis rayonnants, très allongés, irréguliers, assez 
rapprochés, plus saillants en bas qu'en haut. — 
Callum assez large, mince, bien appliqué et à 
bords confus sur le milieu du dernier tour, faisant 
un peu saillie et ayant un bord bien plus net tout 
le long du canal. 

Test orné : 1° d'une varice forte, bien accusée, 
située uniquement sur le dernier tour, et déli- 
mitant du côté antérieur la face aplatie de la co- 
quille dans laquelle est située l'ouverture; 2" sur 
les premiers tours, de cordons décurrents très 
minces, irréguliers, très rapprochés, avec un cor- 



— 275 — 

don un peu plus saillant correspondant à une 
fausse carène subbasale; le tout recoupé par des 
stries longitudinales flexueuses, très fines, assez 
irrégulières qui s'étendent du sommet à la base de 
la coquille; 3° sur les deux avant-derniers tours, 
de cordons un peu plus larges, aplatis, dont deux 
plus accusés foimant les deux lignes carénales, 
et munis de tubercules subarrondis, peu sail- 
lants, assez espacés; 4** sur le dernier tour, dans 
le haut, de cordons semblables à ceux des tours 
précédents, suivis jusqu'à la base de cordons 
plus larges alternant avec des groupes de deux 
ou trois cordons beaucoup plus étroits; le pre- 
mier cordon larg-e est orné d'une dizaine de grosses 
nodosités un peu allongées transversalement, 
bien saillantes, réparties uniformément sur tout 
le pourtour du tour de la spire; le second porte 
également des nodosités de même forme bien 
accusées, un peu alternantes par rapport aux pré- 
cédentes, ne commençant qu'à partir de la varice 
aperturale et devenant de moins en moins fortes 
à mesure qu'elles se rapprochent de l'ouverture ; 
les quatre ou cinq gros cordons suivants portent 
également des nodosités situées dans une même 
ligne hélicoïdale que celles du second rang, ne 
commençant également qu'à partir de la varice, 
et s'atténuant progressivement de plus en plus 
à mesure que le rang est plus inférieur et qu'elles 
se rapprochent de l'ouverture, de telle sorte que 
les nodosités du bas du dernier tour dans la ré- 
gion antérieure sont de plus en plus obsolètes. 



— 276 — 

Dimensions. — Hauteur totale, 150 millim.; 
hauteur du dernier tour depuis le haut de l'ouver- 
ture jusqu'à la naissance du canal, 72 millim.; dia- 
mètre du dernier tour, non compris les tubercules, 
61 millim.; diamètre maximum, 75 millimètres. 

Observations. — Chez cette Espèce, la taille est 
assez variable; les dimensions que nous venons 
de donner s'appliquent aux plus gros échantillons 
que nous connaissions ; mais il en est d'autres ne 
mesurant que 100 à 110 millimètres qui nous pa- 
raissent néanmoins bien adultes, d'après les ca- 
ractères aperturaux, le développement et la saillie 
de la varice, des plis et des tubercules qui ornent 
son test. De telles formes constituent une variété 
minor bien définie. 

Outre la varice aperturale que nous avons dé- 
crite, et qui, comme chez tous les Tritonium ne 
dépasse pas le haut du dernier tour, on observe 
parfois d'autres varices inégalement réparties sur 
les tours précédents, mais presque toujours situées 
de façon que deux varices soient dans le pro- 
longement l'une de l'autre, tout en étant séparées 
par un tour complet de spire; on observe parfois 
ainsi deux ou trois rangées interrompues de va- 
rices peu saillantes; nous désignerons ces formes 
sous le nom de var. varicosa. 

Le Tritoniiun pustiilatiun ne peut être comparé 
qu'au Tritonium nodiferiun^ ; il appartient au même 

1. Triton nodiferum, Lamarck, 1822. Animaux sans ver- 
tèbres, VII, p. 179. — Tritonium nodiferum, Blainville, 1826 
Faune française, p. 113, pi. iv B, fig. 2. Le Tritonium nodife- 



— 277 — 

groupe et vit également avec lui. On le distin- 
guera facilement : à sa spire plus haute, plus 
acuminée; à son dernier tour moins ventru, 
moins renflé; à ses cordons décurrents plus fins, 
plus rapprochés, moins saillants; à ses tubercules 
moins nombreux, moins rapprochés, plus amincis, 
moins bien arrondis; à son ouverture plus petite 
et moins allongée; à son canal plus court et plus 
large; à son bord columellaire notablement plus 
élargi, non pas arrondi, mais bien comme écrasé, 
orné dans le haut de deux plis toujours beaucoup 
plus rapprochés, comme juxtaposés; à ses autres 
plis plus nombreux et plus rapprochés; à sa colo- 
ration ne présentant pas ces taches arrondies 
alternativement brunes et blanches, etc. 

Habitat. — Port-Elisabeth, au cap de Bonne- 
Espérance. 

TRITONIUM GEMMIFERUM, nov. sp. 

Description. — Coquille d'assez grande taille, 
d'un galbe ovoïde assez allongé, un peu plus dé- 
veloppé en hauteur en dessus qu'en dessous. — 
Test solide, épais, subopaque, extérieurement 
d'un fond brun roux un peu clair, brillant, avec les 
saillies noduleuses plus pâles et les varices d'un 
brun très foncé dans leurs parties non noduleuses. 
Intérieur nacré, d'un blanc carnéolé; callum d'un 
roux plus ou moins foncé, tacheté en haut et en 

runi paraît avoir une extension géographique considérable. 
Nous l'avons reçu de la Nouvelle-Calédonie absolument con- 
forme au type de la Méditerranée. 



— 278 — 
bas; bord externe blanchâtre avec des taches 
très brunes dans le prolongement péristoméal de 
la saillie des plis aperturaux. 

Spire conique, élevée, composée de 9 à 10 tours 
à croissance lente et régulière, à peine étages, les 
premiers à profil légèrement concave ou presque 
méplan, suivant une direction plus ou moins obli- 
que, ensuite presque méplan en suivant une di- 
rection à peu près verticale, les deux plans se rac- 
cordant suivant une ligne carénale obtuse, cou- 
verte de saillies noduleuses; dernier tour très 
gros, très développé, à profil nettement concave 
dans le haut sur une faible étendue, ensuite ar- 
rondi-convexe jusqu'à la base où il est un peu 
étranglé. — Suture linéaire, mais bien accusée 
par le profil des tours. — Sommet acuminé, 
pointu, souvent brisé chez les sujets adultes. — 
Canal très court, très élargi surtout vers la colu- 
melle, aplati en avant et en arrière, largement ou- 
vert, s'infléchissant lentement vers la région anté- 
rieure, très légèrement retroussé en arrière à son 
extrémité. — Ouverture arrondie, un peu petite, 
légèrement atténuée dans le haut et dans le bas, 
non oblique. — Bord extérieur très développé, 
droit dans le haut et largement réfléchi dans le 
bas, épaissi et renforcé extérieurement par un fort 
bourrelet longitudinal, faisant en dehors et sur 
toute sa hauteur une épaisse saillie, sinueux-fes- 
tonné à l'extérieur, orné de 10 à 12 plis saillants, 
allongés, d'un roux clair, accompagnés dans le 
prolongement externe d'une tache noire, les plus 



— 279 — 
supérieurs ordinairement simples, les plus infé- 
rieurs groupés par paires. — Bord columellaire 
très arqué dans le haut, aplati ou comme déprimé 
dans le bas où il s'élargit le long du canal, orné 
dans le haut tout près de l'insertion du bord su- 
périeur de l'ouverture d'un gros pli unique très 
saillant et peu allongé en profondeur, formant 
avec le bord externe une sorte de gouttière pro- 
fonde et peu large ; dans le bas, et surtout au bord 
du canal, on distingue quelques plis obliques 
allongés, peu saillants, assez rapprochés. — Cal- 
lum assez large, mince, bien appliqué et à bords 
confus sur le milieu du dernier tour, faisant un 
peu saillie et ayant un bord bien net tout le long 
du canal. 

Test orné : 1" d'une varice forte, très épaisse 
située sur le dernier tour et délimitant du côté 
antérieur la face aperturale en opposition à la 
varice aperturale ou bourrelet qui accompagne le 
bord extérieur de l'ouverture; sur chacun des au- 
tres tours, on retrouve l'équivalent de ces deux 
varices jusqu'au sommet, mais non dans le pro- 
longement les unes des autres; 2*» sur tous les 
tours des cordons décurrents très fins, très rap- 
prochés, assez irréguliers, recoupés par des stries 
longitudinales un peu flexueuses et ondulées; à 
la base du dernier tour, ces cordons se réunis- 
sent en faisceaux plus ou moins larges, peu pro- 
fonds, qui font une légère saillie et viennent sous 
forme de renflement s'épanouir sur la varice aper- 
turale jusqu'au bord du péristome ; conlre la va- 



— 280 — 

rice, les espaces compris entre ces faisceaux se 
traduisent par de profondes dépressions; 3° à 
la partie moyenne de tous les tours supérieurs 
une rangée de tubercules arrondis, saillants, régu- 
lièrement espacés, accompagnés surl'avant-dernier 
tour d'une seconde ligne plus inférieure et beau- 
coup moins accusée; sur le dernier tour, à la 
partie supérieure un premier rang comportant 
une douzaine de gros tubercules très saillants, 
bien équidistants, accompagné en dessous d'une 
seconde ligne de tubercules plus petits et un peu 
plus nombreux; puis encore au dessous, sur les 
deux ou trois faisceaux de cordons saillants, on 
constate des tubercules de plus en plus obsolètes. 

Dimensions. — Hauteur totale, 115 millim. ; hau- 
teur du dernier tour, depuis le haut de l'ouver- 
ture jusqu'à la naissance du canal, 38 millim. ; 
diamètre du dernier tour, non compris les tuber- 
cules, 50 millim,; diamètre maximum, 59 milli- 
mètres. 

Observations. — Pour cette Espèce, comme 
pour la précédente, nous avons observé une va- 
riété mino]\ bien définie ; les dimensions que nous 
avons indiquées se rapportent à nos plus gros 
échantillons. 

Le Tritoniuin gemmifevum appartient encore au 
même groupe que le Tritonium pustulatum et le 7\ 
nodiferum. On le distinguera du Tritonium pus- 
tulatum : à sa taille plus petite; à son dernier 
tour plus gros et plus ventru; à son ouverture plus 
petite et bien plus arrondie; à son bord externe 



— 281 — 

beaucoup plus épaissi; à ses deux lignes de va- 
rices se retrouvant en interruption sur tous les 
tours, et non alternativement sur les tours pairs 
ou impairs; à ses tubercules saillants bien plus 
marqués sur tous les tours supérieurs, et bien 
plus arrondis sur le dernier tour; à son gros pli 
unique peu allongé situé dans le haut du bord 
columellaire; à son bord columellaire bien moins 
plissé; à son bord externe portant également des 
plis moins nombreux; à sa coloration plus uni- 
forme ; etc. 

Rapproché du Tritoniiim nodiferum^ on le dis- 
guera : à son galbe plus trapu ; à son dernier tour 
plus gros et plus ventru ; à son canal plus court 
et beaucoup plus élargi; à son ouverture beau- 
coup plus petite et plus arrondie; à ses varices 
plus fortes et réparties sur chaque tour; à ses 
tubercules plus saillants, plus gros, plus accusés 
sur les premiers tours; à son bord externe de 
l'ouverture plus robuste, plus épais, plus réfléchi; 
à son bord columellaire beaucoup plus large, avec 
un seul pli supérieur beaucoup plus gros, moins 
profond et situé plus près de l'insertion du bord 
externe; à sa columelle bien moins plissée; à ses 
cordons décurrents plus fins et plus rapprochés; 
à sa coloration plus uniforme; etc. 

Habitat. — Port-Elisabeth, au cap de Bonne- 
Espérance. 



— 282 — 
EXPLICATION DES PLANCHES 

PLANCHE VI. 

1-2. Murex cnissodns^ sp. nov. De la Nouvelle- 
Calédonie. 

3-4. Tritoniiiiu pustulatuni^ sp. nov. Du cap de 
Bonne-Espérance. 

PLANCHE VII. 

1. Ti'itouium gemuiferuiu, sp. nov. Du cap de 

Bonne-Espérance. 
2-3. Murex oligacanthus ^ sp. nov. De la Nouvelle- 
Calédonie. 
4-5. Murex goniophorus ^ sp. nov. Du Sénégal. 

Bull. Soc. nialac. France. VI. Juin 1889. 



Bull. Soc. malac. France, VIJ889. 



PL.VI. 




A de Vau/T -Bidon dei. 



Imp. Edouard Bry, Pans. 



1-2. Murex cnissodus; 3-4^. Tritonium 
pustulatum. 



Bull. Soc. malac. France, Vl,1889. 



PL. VIL 





i '^ 



S 




.*/ V 




A. de Vaux-BidoTi del 



Imp. Edouard Bry Pans, 



1. Lntonmm g emnif er\i m , 2-3. Murex 
oligacanthus , 4-5. Murex goniopliorus. 



MATERIAUX 

POUR SERVIR A l'HISTOIRE 

DE LA 

MALACOLOGIE FRANÇAISE' 

PAR 

M. ARNOULD LOCARD 

VICE- PRÉSIDENT 



VIII 

Note sur les Espèces françaises appartenant 
au genre CIRGULUS. 

Introduction. — Parmi les nombreuses Espèces 
qui font partie de la faune vivante des côtes de 
France, il en est peu dont Fattribution générique 
ait plus varié que celle de cette élégante mais bien 
petite coquille, le plus généralement désignée 
aujourd'hui sous le nom de Circulas striatus. 
Découverte d'abord à l'état fossile et confondue 
avec des Gastropodes d'eau douce, les naturalistes 
sont encore loin d'être fixés sur la place qu'elle 
doit occuper définitivement dans la classification 

1. Suite. — Voir le commencement I à III, p. 197 du tome I" 
(1884); IV à V, p. 51 du tome II (1885); VI, p. 131 du tome III 
(1886) et VII, p. 165 du tome IV (1887), des Bulletins de la 
Société. 



— 284 — 

méthodique des Mollusques. En outre, sous une 
même dénomination scientifique, ils enrégimen- 
tent plusieurs formes qu'il importe de séparer. 
Nous nous proposons, dans cette étude, d'exami- 
ner la place qu'il convient de lui assigner, puis 
d'étudier et de décrire les Espèces que nous con- 
sidérons comme nouvelles. 

C'est en 1836 que Philippi' décrivit et figura 
pour la première fois le type du genre, sous le 
nom de Valvata striata, d'après un échantillon 
récolté dans les argiles quaternaires de la Sicile, 
en compagnie de véritables coquilles d'eau douce 
appartenant au genre Corhicula. En 1844, le même 
auteur-, revenant sur sa détermination générique, 
crut néanmoins devoir la maintenir, tout en la fai- 
sant suivre d'un point de doute et en ajoutant que 
ce fossile se rapprochait, comme galbe, de la co- 
quille des Delphinula. 

En 1842, Scarles V. Wood, dans son premier 
catalogue des Mollusques du Grag d'Angleterre 3, 
crée le genre Adeorbis pour des petites coquilles 
ainsi caractérisées : Whorls siibdiscoidal, volutions 
few^ peritveme sliavp^ inner lip sinuous, inubiliciis 
large and deep. Il prend pour prototype de son 
nouveau genre un Adeorbis striatus qu'il déclare 
être une Espèce nouvelle, et dont il donne la des- 

1. Pliilippi, 1836. Enumeratio Molliiscorun Sicilix, I, p. Ii7, 
pi. IX, fig. 3. 

2. Philippi. 1844 (Loc. cit.), II, p. 122. 

3. Scarles V. Wood, 1842. A Catalogue of Shclls from thc 
Crag, in ; Annals and Magazine of natuial Ilislory, lY, p. 630, 
pi. V, fig. 4 et 6. 



— '285 — 
cription et la figuration. On remarquera à ce 
propos qu'il ne lait ici aucune allusion au Valvata 
stria ta de Philippi, tandis qu'à l'occasion de son 
Adeorbis subcarinatas, cité quelques lignes plus 
bas, il fait entrer dans sa synonymie les Hclix sub- 
carinata, de Montagu, et Trochus subcarinatus, 
de Brown. Ce n'est que six années plus tard, dans 
son grand ouvrage sur le Crag d'Angleterre^, que, 
revenant avec plus de détails sur ces mômes Es- 
pèces du genre Adeorbis, il donne dans la syno- 
nymie de V Adeorbis striatus l'indication du Val- 
vata striata de Philippi. Mais dans son texte, il a 
soin de faire de prudentes réserves au sujet de 
cette identification : This is probably the same 
species as M. Philippi s shell, which the considered 
us a Valvata, in conséquence of its association 
with Cyrena Gemmellarii. 

Nous ne connaissons pas ces rarissimes échan- 
tillons de V Adeorbis striatus du Crag, mais si 
nous en comparons les deux figurations avec des 
échantillons vivants qui nous ont été envoyés 
d'Italie par M. le marquis de Monterosato, nous 
reconnaîtrons sans peine qu'ils en diflerent par 
plus d'un caractère; leur taille est plus petite, le 
dernier tour moins descendant à son extrémité et 
plus arrondi ; l'ouverture est plus exactement cir- 
culaire et ne présente pas cette irrégularité dans 
le péristome que l'on observe surtout dans la figu- 

1 Scarles V. Wood, 1848. A moriograph of t/ie Crag Mol- 
lusca. part. I, p. 137, pi. xv. iïg.l.-Vide cliam : \b:2. Supplé- 
ment to the Crag Mollusca, p. 84. 



— 28G — 

ration de 1842; l'ombilic paraît moins élargi, etc. 
Il y a donc tout lieu de croire que la coquille de 
Philippi et celle de Scarles Wood appartiennent à 
deux Espèces différentes, fait qui n'a rien de bien 
anormal puisque ces deux types vivaient à des 
époques aussi différentes que le Pliocène moyen 
d'Angleterre et le Quaternaire ancien de Sicile, et 
dans des bassins géographiques aussi éloignés l'un 
de l'autre. 

Malgré ces observations, nous voyons plusieurs 
auteurs * ranger cette coquille dans le genre 
Adeorbis et en faire un Adeorbis striatus^ accom- 
modant ainsi le genre de Scarles Wood avec l'Es- 
pèce de Philippi. Et pourtant, comme l'a fait ob- 
server M. Fischer^, cette manière de procéder 
serait logique et conforme aux bonnes règles de la 
nomenclature, tandis que l'on a coutume de pren- 
dre aujourd'hui, pour type du genre Adeorbis^ 
V Hélix subcarinata de Montagu 3, alors que le 
créateur du genre avait assigné comme type de 
son genre, non pas cette coquille déjà connue, 
mais V Adeorbis striatus. Le genre Adeorbis, tel 
qu'on l'envisage actuellement est, du reste, bien 
différent du genre Circulas; chez ces deux genres, 
l'opercule notamment est absolument distinct; 
chez les Circulus il s'enroule normalement, tandis 

1. Chenu, 1859. Manuel de Conchyliologie, l, p. 352, fig. 2589 
el 2590. — Taslé ( père), 1887. Histoire naturelle du Morbihan, 
Catalogue des Mollusques, p. 36. 

2. Fischer, 1885. Manuel de Conchyliologie, p. 824. 

3. Hrlix subcarinata, Montagu, 1803. Testacea Britannica, II, 
p. 4;i8, pi. VII, lig. 9. 



— 287 — 

que chez les Adeorbis il est à nucleus excentrique. 
En 1848, Esprit Requien décrivit d'une manière 
très sommaire, dans son Catalogue des coquilles de 
la Corse^^ une Espèce qu'il crut nouvelle et à 
laquelle il donna le nom de son ami Duminy, pro- 
fesseur au lycée d'Ajaccio. Il rangea cette forme 
dans le genre Delphinula et l'inscrivit sous le vo- 
cable de Delphinula Duniinyi. Il compara sa co- 
quille au Delphinula lœvis de Philippi^ dont on a 
fait plus tard la Skeneia lœi'is^^ avec laquelle elle 
présente en eft'et une certaine analogie, et comme 
taille et comme allure. Nous n'avons pu parvenir 
à retrouver ce type de Requien, mais il est fort 
probable qu'il s'agissait là d'une forme sinon ab- 
solument identique, du moins extrêmement voisine 
du Valvata striata de Philippi. Aussi la plupart 
des auteurs semblent-ils d'accord pour réunir 
dans une même synonymie ces deux formes. Mais 
il va sans dire que la même dénomination géné- 
rique de Delpliinula employée, soit par Requien 
pour son Delphinula Duniinyi^ soit par Danilo et 
Sandri * pour le Delpliinula striata^ ne saurait être 
maintenue, ce nom devant être réservé pour des 

1. E. Requien, 1848. Catalogue des coquilles de Vile de Corse, 
p. 64. 

2. Delphinula lœvis, Philippi, 1844. Enuin. Mail. Sicilix, II, 
p. 146, pi XXV, flg. 2. 

3. Skenea Ixvis, Sowerby, 1859. Illuslrated index of Brilish 
Stiells, pi. XXII, flg. 22. — Skeneia Uevis, Locard, 1886. Prodr., 
p. 2<)8. 

4. Diinilo uiid Sandri, 1886. Elenco nominale dei Molluschi 
di /.ara. |j. 12;{. 



— 288 — 
coquilles des mers chaudes ayant pour type le 
Delphiiiula laciniata de Lamarck'. 

J. Gwyn JefFreys^, croyant pouvoir assimiler les 
formes vivantes du Nord avec celles de la Médi- 
terranée, reprit la dénomination spécifique pro- 
posée par Requien et créa pour cette forme le sous- 
genre Circalus. Mais la position qu'il lui assigna 
dans sa classification est alors toute nouvelle. Il en 
fait un Trodius et l'intercale entre les Trochus 
umbilicatus'^ et Trochus lineatus'^. C'est cette 
même manière de voir que nous retrouvons dans 
WeinkaufF^ et dans le manuel de M. Fischer" qui 
maintient le nom de Circalus comme sous-genre 
des Gihhula"^ dans la famille des Trochidse. Nous 
examinerons plus loin le bien-fondé de cette nou- 
velle manière de voir. 

D'autres auteurs, comme MM. H. et A, Adams®, 

1. Bel/j/iinula laciniata, Lamarck, 1822. Anim. sans vert., 
VI, II, p. 230. — 18i3. Edit,, Deshayes, IX, p. 86. 

2. J. Gwyn Jeffreys, 1865. British Conchology, III, p. 315. 
o. Trochus lunbilicatiis, Montagu, 1803. Test. Bril., p. 286. 

— Gibbula obliquata, Locard, 1886. Prodr., p. 220. 

4. Turbo lincatus, da Costa, 1778. Brit. Conch., p. 100, 
pi. Yi, fig. 7. — Caragolus lineatus, Locard, 1886. Prodr., 
p. 323. 

5. Veinkauff, 1863. Die conchylien des Mittelmeeres, II, 
p. 374. 

6. Fischer, 1885. Man. Conch., p. 824. 

7. Gibbula, Risso, 1826. Histoire naturelle de l'Europe méri- 
dionale, IV, p. 134. 

8. H. et A. Adams. The Gênera of Récent Mollusca, I, 
p. 434. — Dans le second volume du même ouvrage (p. 629), 
ces mêmes auteurs placent ce genre dans les Vitrinella et 
Ethalia. 



— 280 — 

Petit de la Saussayc', Fischer^, G. Dollfus^, Oran- 
ger*, etc., ont fait de cette même coquille océani- 
que ou méditerranéenne un Cyclostrema^^ se Wa- 
sant sans doute sur sa petite taille et sur son gallje. 
jNIais, comme Tout fait observer MM. Bucquoy, 
Dautzeiiberg et Dollfus^, le type du genre Cyclo- 
strcma^ le Cycloslrenia cancellala de Marryatt, est 
une coquille de la mer des Indes beaucoup trop dif- 
férente pour juslilîer ce rapprochement, quoique 
dans le principe on ait confondu sous cette même 
appellation générique certaines formes absolu- 
ment distinctes les unes des autres. 

C'est en 1872, que M. le marquis de Monte- 
rosato ', tout en conservant la dénomination spé- 
cifique de Philippi et en lui donnant comme syno- 
nyme celle de llequien, éleva au rang de genre le 
Circulas de Jefi'reys et établit ainsi le Circulas 
striatas. Dans différentes publications plus ré- 



1. Petit de la Saussaye, 1869. Catalogue, des Mollusques tes- 
tacés des mers de l'Europe, p. 111 et 211. 

2. Fisclier, 1869 Faune conchyliologique marine du départe- 
ment de la Gironde, p. 139. 

3. G. Dollfus, 1883. Liste des coquilles marines recueillies 
à Palavas ( Hérault ), in : Feuille des jeunes naturalistes, 
p. 93. 

4. Granger, 1885. Histoire naturelle de la France { Mollus- 
ques), I, p. 142. 

5. Cjclostrema, Marryat, 1817. In: Transact. Linn. Soc, XI, 
p. 194. 

6. Bucquoy, Dautzenberg et G. Dollfus, 1886. Les Mollusques 
marins du Roussillon, I, p. 419. 

7. Monterosato, 1872. Notizie intcrno aile conchiglie Méditer- 
ranée, p. 31. 

Hull. Soc. Midiir. Franre. VI. .Juin 18S9. — If) 



— 290 — 

centes', cet auteur a maintenu sa manière de voir 
qui semble aujourd'hui adoptée. C'est celle que 
nous avons suivie dans notre Prodrome^. ^lais 
reste à examiner quelle place il convient d'assi- 
gner au genre Circuliis dans la classification, 

Jeffreys, comme on le sait, n'a admis dans les 
Trochidse que deux genres, les Cyclostrema et les 
Trochus. Il subdivise ce dernier genre en cinq 
groupes, et assigne la troisième place à son sous- 
genre Circulas. A la rigueur, on peut bien trouver 
quelque vague rapprochement dans le galbe du 
Circulus striatus ou Circaliis Duiuinyi et le Tro- 
chus ardens^., malgré leur grande différence de 
de taille, la forme de leur ombilic, l'allure du 
dernier tour, etc. Mais admettre dans le môme 
s^enre des formes aussi distinctes et aussi tran- 
chées que le Trochus conulas'* et tous les autres 
Zizyphinus^ ou le Trochus articulatus^ et les 
autres Caragolus'^, nous semble assez peu logique. 

1. Moiiterosato, 1875. Nuova raûsta délie concliigUe Médi- 
terranée, p. 23. — 1878. Eiiuinerazione e Sinoniinia, 1'" part., 
p. 20. 

2. A. Locard, 1886. Prodrome, p. 299. 

3. Trochus ardens, Salis Marclilins, 1793. Reisen in \'ers- 
chiedne Prosinzen des Kônigreichs Neapel, p. 376, pi. viii, fi^. 9. 

4. Trochus conulus, Linné, \1^1 . Systema natune(cà\i. XII), 
p. 1270. 

5. Zizyphinns, Gray, 1840. Syn. Brit. Mus. — Vide A. Locard, 
1886. Prodrome, p. 306 à 313. 

6. Monodonla arliculata, Lamarck, 1822. Animaux sans ver- 
tèbres,yil, p. 56. — Trochus articulatus, Blainville, \%2Ù. Faune 
française, p. 269, pi. xi, fig. 3 et 6. 

7. Caragolus, Monterosato, 1884. Nom. Conch. Mcdil., p. 43. 
— Vide A. Locard, 1886. Prodrome, p. 323 à 325. 



— 291 — 
Nous ne voyons rien, ni clans la taille, ni clans la 
galbe, ni dans l'allure de l'ombilic, ni dans la 
manière d'être du test, qui puisse justifier pareille 
manière de voir. Aussi dirons-nous, avec M. Fis- 
cher : « Il est impossible d'accepter ce classement, 
notre Espèce n'étant jamais nacrée à l'intérieur i. » 
Dans notre Prodrome ^ nous avons bien admis 
le genre Circulus, mais nous n'avons pas cru 
devoir le maintenir dans la famille des Trochidœ. 
Réunissant tous les genres renfermant des coc|uilles 
de petite taille, au test plus ou moins blanc, ayant 
toutes une ouverture plus ou moins circulaire, tels 
que les Cyclostrewa, Tharsis, Skeneia, Circuhis, 
Homalogijra, Adeorhis et Moelleria\ nous en 
avons fait la famille des Cyclostremidœ que nous 
avons placée entre les Phasianellidœ et les Tur- 
binidœ. Pareil mode de groupement de formes 
génériques affines nous semble des plus logiques, 
et nous ne pensons pas que l'anatomie des Espèces 
appartenant au genre Circulus, anatomie qui est 

1. Fischer, 1869. Faune conchyliologique marine du départe- 
ment de la Gironde, p. 129. 

2. Locard, 1886. Prodrome, p. 299. 

3. Cyclostrema, Marryat, teste Montagu, 1817. In : Trans. 
Linn. Soc, XI. p. 195. 

Tharsis, Jeffreys, 1883. In : Proceed. Zool. Soc, p. 93. 

Skeneia, Fleming, 1818. Hist. Brit. Anim., p. 297 et 313 
( Skenea ). 

Circulas, JefTreys, 1865. Brit. Conch., III, p. 315. 

Homologyra, Jeffreys, 1867. Brit. Conch., IV, p. 67. ( 1860. 
Omologyra.) 

Adeorhis, S. Wood, 1842. In : Ann. nat. hist., IX, p. 530. 

Moellcria, JefTreys, 1865. Brit. Conch., III, p 292. 



— 292 — 

encore à faire, vienne sérieusement modifier cette 
manière d'agir. JNIais à cette époque, nous ne con- 
naissions encore sur les côtes de France qu'une 
seule Espèce que nous avions rapportée au Cir- 
culas striatas. Aujourd'hui, nous sommes en me- 
sure d'élargir notre cadre et d'instituer plusieurs 
Espèces distinctes que nous allons discuter. 

CIRCULUS STRIATUS, Philippi. 

Valvata striata^ Philippi, 1836. Enum. Moll. Sicil., 

I,p. 147, pi. IX, fig. 31; — 1844 [loc. cit.), 11, 

p. 122. 
Delphinula DiiniiuT/i^ Requien, 1848, Cat. coq. 

Corse, p. 64. 
Adeorbis striatus^ Chenu, 1859, Man. Conch., I, 

p. 352, fig. 2589-2590. 
Skeneci striata, WeinkaufF, 1862, in : Journ. 

Conch., X, p. 343. 
Trochus Duminyi, WeinkaufF, 1868, Conch. Mit- 

telm., II, p. 374. 
Circulus striatus^i Monterosato, 1872, Not. Conch. 

Médit., p. 31. — Bucquoy, Dautzenberg et 

Dollius, 1886, Moll. Rouss., p. 420, pi. li, 

fig. 1 à 3. — Locard, 1886, Prodr., p. 299 

(pars). 
CyclostremcL stvicita., G. Dollfus, 1883, Catal. Pa- 

lavas, p. 2. 
Cyclostremci striatum , Granger, 1885, Moll. France, 

I, p. 147. 

1. C'est par erreur que Philippi, dans son texte, indique la 
planche viii, au lieu de la planche ix. 



— 293 — 

Historique. — Nous conservons la dénomina- 
tion spécifique de striata pour la forme type, telle 
qu'elle est décrite et figurée dans l'ouvrage de 
Philippi, c'est-à-dire pour les coquilles au test 
simplement strié et non caréné qui vivent plus 
particulièrement dans la Méditerranée. Quoique 
nous n'ayons pu retrouver le type du Delphi- 
nula Daminyi de Requien, nous croyons que, 
d'après la description qu'il en donne, il con- 
vient, jusqu'à nouvelles preuves du contraire, de 
le rapprocher à titre de synonyme du Circulus 
striatus de Philippi, plutôt que de le confondre 
avec les formes anglaises comme l'a fait Jeffreys, 
lesquelles sont ornées de costulations plus fortes 
et moins nombreuses. Nous tenons de M. le mar- 
quis de Monterosato des échantillons d'Italie 
d'après lesquels nous allons rétablir la descrip- 
tion de cette Espèce. 

Description. — Coquille de très petite taille, 
enroulée, d'un galbe subplanorbique, déprimée, 
à spire très peu haute, légèrement saillante 
et à ombilic très profond et très largement ou- 
vert. Test un peu mince, d'un blanc grisâtre 
après la mort de l'animaP, un peu brillant, subo- 
paque, lisse en dedans, orné en dehors et dans le 
dessus seulement de cordons décurrcnts minces, 
visibles à l'intérieur par transparence, continus, 
peu saillants, légèrement arrondis, assez réguliè- 
rement espacés, laissant entre eux des espaces 

1. Nous n'avons jamais observé d'animaux vivants apparte- 
nant à ce genre. 



— 2*J4 — 

intercostaux un peu plus larges que leur épaisseur 
et montrant dans le fond des stries d'accroisse- 
ment très fines et très obliques. Spire peu haute, 
composée de quatre à cinq tours à croissance de 
plus en plus rapide, à profil bien arrondi, séparés 
par une suture bien accusée; sommet lisse et blan- 
châtre; dernier tour exactement rond à sa nais- 
sance, un peu plus développé et à peine déprimé 
en dessus et en dessous à son extrémité, très fai- 
blement descendant, orné de six à neuf cordons 
situés seulement en dessus, le dernier s'arrêtant 
généralement un peu au-dessus de la ligne caré- 
nale, le dessous paraissant lisse ou très obtusé- 
ment strié. Ombilic très large, arrondi, profond, 
laissant voir tous les tours de la spire, découvrant 
l'avant-dernier sur la moitié environ de sa largeur. 
Ouverture très oblique, arrondie, très légèrement 
ovalaire, à peine un peu plus large que haute, avec 
le bord supérieur s'insérant à son extrémité un 
peu au-dessous de la ligne carénale; péristome non 
continu, à bords faiblement convergents, reliés 
par un callum mince; bord columellaire légère- 
ment arqué et rélléchi sur l'ombilic, bien en ar- 
rière par rapport au bord supérieur; bord supé- 
rieur presque droit à son insertion; bord externe 
simple, tranchant, s'épaississant à l'intérieur, bien 
arrondi dans son profil. Opercule corné, assez 
mince, à spire normale. 

Dimensions. — Hauteur totale, 1 à 2 millim.; 
diamètre maximum, 2 à 4 millimètres. 

Observations. — Les échantillons que nous 



— 295 ^ 

avons pu étudier nous paraissent tous d'un galbe 
constant; les seules variations que nous ayons à 
signaler portent sur le nombre et le plus ou moins 
de saillie des cordons décurrents. En général, ils 
ne dépassent pas, en dessous, la ligne carénale 
imaginaire du dernier tour; ils se tiennent même 
un peu en dessus. Le dessous, vu à la loupe, 
semble lisse; ce n'est qu'avec un fort grossisse- 
ment que l'on distingue parfois des stries décur- 
rents obsolètes, moins accusées que les stries 
d'accroissement déjà peu visibles. Le mode d'or- 
nementation est en général mal figuré, la plupart 
des auteurs indiquent dans leurs figurations gros- 
sies des cordons logés sur la partie inférieure du 
dernier tour qui en réalité n'existent pas, ou s'ils 
existent ils sont relativement infiniment moins 
accusés qu'à la partie supérieure du môme tour. 

Nous avons signalé dans notre description la 
présence d'un callum reliant les deux bords du 
péristome; ce callum, lorsque la coquille appar- 
tient à des sujets très adultes, est assez épais et se 
détache nettement sur le dernier tour. 

M. le marquis de Monterosato admet comme 
variété de cette espèce * les Adeorbis supra-niti- 
diis'^ et ^1. tricarinatus de Wood^. Telle est éga- 
lement la manière de voir de MM. Bucquoy, 

1. Monterosato, 1875. Naova revista, p. 23. 

2. Adeorbis supra-nitidus, S. Wood, 1842. In : Ann. mag. 
nat. Hisl , IX, p. 530. — 1848. Monogr. Crag Moll,, I, p. 137, 

pi. XV, flg. .T. 

3. Adeorbis tricarinatus, S. Wood, 1842. [Loc. cit.), p. 530. 
— 1848. {Loc. cit.), p. 138, pi. xv, lîg. 6. 



— 296 — 
Dautzenberg et Dollfus'. VAdeorbis tricarinatus^ 
ou mieux le Circidiis tricarinatus^ nous parait 
tellement différent et par son galbe plus déprimé, 
et par son mode d'ornementation, qu'il nous sem- 
ble constituer une belle et bonne Espèce abso- 
lument distincte. Quant au Circulus supra-nitidus^ 
il existe d'après Scarles Wood deux types: l'un A, 
qui a bien certainement plus de rapports par son 
mode d'ornementation avec le Circulus tricarinatus 
qu'avec le C. striatus; l'autre B, qui nous semble, 
en effet, assez voisin de cette dernière Espèce. 
Mais ne connaissant ces différentes formes que 
parles dessins qu'en a donnés leur auteur, et en 
présence de la nouvelle affirmation de Scarles 
Wood, qui, dans son Supplément, persiste à con- 
sidérer ces deux formes comme spécifiquement 
distinctes du Circulus striatus^ nous croyons qu'il 
convient de séparer ces différents types. 

Nous signalerons, à litre de variétés ex-forma 
du Circulus striatus, les formes suivantes : var. 
jiii/ior dont le diamètre maximum ne dépasse pas 
2 millimètres; var. depressa, à spire très dé- 
primée, à peine un peu plus saillante que le dessus 
du dernier tour; var. sublœvigata, à test presque 
lisse, avec les cordons décurrents très peu accusés 
en dessus. 

Hahitat. — Rare; la Méditerranée surtout le 
littoral; çà et là sur les côtes de l'Océan. 

1. r.ucquoy, Dautzenberg et Dollfus, ]886. MolL Roussillon, 
p. i21. 



— 2U7 — 

CinCl'LrS COSTULÂTUS, Locard. 

TrocJuis (Circiiltis) Diu)n/i}/i., Jciîvcys:^ 1865. Brit. 

conch. m, p. 315; V, p. 202, pi. lxiii; fig 5. 

(/lofi Delphiniila Diiunnyi, Requicn.) 
Circultis strialiis (pars), Locard, 1886, Prodrome, 

p. 299. 
Clrculus costiilatus, Locard, 1888, Nov, spec. 

IhsTOiUQUE. — Comme nous l'avons exposé pré- 
cédemment, nous n'avons eu entre les mains ni 
le type de Requien, ni celui de Jell'reys, mais nous 
avons vu des échantillons provenant soit de Corse, 
soit d'Italie, soit d'Angleterre, et nous avons pu 
constater qiie les premiers se rapportaient tous 
au Cii-culiis sl/'iatus, tandis que les derniers con- 
stituaient une forme absolument distincte. Nous 
en avons conclu à l'identification du type de Re- 
quien avec celui de Philippi, et nous estimons 
qu'il convient de donner une dénomination nou- 
velle à l'Espèce que Jeffreys a prise pour le 
Delpliiimla Dumiityi de Requien. 

C'est cette même forme anglaise, dont Jeffreys 
a donné une assez bonne figuration, que nous re- 
trouvons en France. Quoi(|ue la description établie 
par cet auteur soit très complète, nous croyons 
utile d'en donner une nouvelle, qui sera absolu- 
ment comparative avec celle que nous avons don- 
née pour les Espèces précédentes. De là les petites 
différences que l'on constatera entre notre des- 
cription et celle du savant anglais. 

Descuh'TION. — Coquille de très petite taille, 



— 298 — 

enroulée, d'un galbe subplanorbique, 1res déprimé 
en dessus, à spire à peine saillante, à ombilic très 
profond et largement ouvert. Test assez solide, 
d'un blanc corné grisâtre après la mort de l'ani-, 
mal, subopaque, lisse h l'intérieur, orné en dehors 
sur toute sa surface, en dessus comme en dessous 
et môme en dedans de l'ombilic, de cordons dé- 
currents assez minces, visibles à l'intérieur par 
transparence, continus, saillants, amincis mais 
non tranchants dans le haut, assez régulièrement 
espacés, laissant entre eux des espaces intercos- 
taux un peu plus larges que leur épaisseur, à 
fond arrondi et orné de stries d'accroissement très 
fines et très obliques. Spire déprimée, composée 
de quatre à cinq tours à croissance de plus en plus 
rapide, à profil arrondi, séparés par une suture 
assez large et assez profonde, bien accusée; som- 
met lisse, corné; dernier tour paraissant comme 
obtusément caréné à sa naissance avec la ligne 
carénale un peu infra-médiane, à section transver- 
sale légèrement ovalaire à son extrémité, un peu 
plus aplatie en dessous qu'en dessus, orné sur 
toute sa surface de vingt à vingt-cinq cordons, à 
peine moins saillants en dessous qu'en dessus, 
recoupés en dessous, au voisinage de l'ouverture, 
par des stries d'accroissement assez fortement ac- 
cusées, comme plissées. Ombilic large, arrondi, 
très profond, laissant voir tous les tours de la 
spire avec leurs cordons ornementaux, décou- 
vrant l'avant-dernier tour sur le tiers environ de 
sa largeur. Ouverture très oblique, un peu ova- 



— 299 — 

luire, moins haute que large, avec le bord supé- 
rieur à peine infléchi en avant, s'insérant à son 
extrémité un peu au-dessus de la ligne carénale ; 
péristome non continu, à bords faiblement con- 
vergents, reliés par un callum très mince; bord 
columellaire légèrement arqué et réfléchi sur 
l'ombilic; très en arrière par rapport au bord su- 
périeur; bord supérieur légèrement arrondi vers 
la suture à son point d'insertion; bord extérieur 
simple, tranchant, un peu anguleux dans la partie 
correspondant à la ligne carénale. Opercule in- 
connu. 

DiME>sioNS, — Hauteur totale 1 1/4 à 1 1/2 
millim. ; diamètre maximum, 3 à 3 1/2 millimètres. 

Observations. — La note caractéristique de 
cette élégante petite coquille réside non seule- 
ment dans son galbe, mais encore et surtout dans 
son mode d'ornementation. Chez l'Espèce pré- 
cédente les cordons décurrents n'étaient visibles 
qu'en dessus de la coquille ; ici, ils la recouvrent 
entièrement, aussi bien en dessus qu'en dessous, 
et même à l'intérieur de l'ombilic; c'est ainsi que 
non seulement sur le dernier tour, mais môme 
sur les tours précédents, on distingue très net- 
tement dans l'intérieur de l'ombilic ces cordons 
caractéristiques. 

On remarquera que, chez cette Espèce, il existe 
une ligne carénale apparente qui faisait défaut 
dans l'Espèce précédente ; cette ligne est accusée 
non seulement par le profd du dernier tour, mais 
encore par un cordon saillant. Tantôt ce cordon 



— 300 — 

est absolument semblable à ceux qui le précèdent 
ou raccompagnent, tantôt il est très légèrement 
plus fort et donne alors naissance à une variété 
que nous désignerons sous le nom de var. cari- 
nu la ta. 

Rapports et Différences. — Rapproché du Cir~ 
CAiliis s//'iatas^ on distinguera le Circiilus costu- 
latiis : à son galbe plus déprimé, avec une spire 
moins saillante; à son ombilic notablement plus 
étroit; à son test entièrement orné de cordons 
décurrents visibles sur toute sa surface; au profil 
de son dernier tour moins arrondi à sa naissance 
et plus elliptique à son extrémité; à son ouver- 
ture moins circulaire; à sa suture notablement 
plus profonde; à ses cordons plus saillants et plus 
étroits dans le haut, etc. 

Habitat. — Rare; sur les cotes océaniques, dans 
la région armoricaine. Nous le connaissons dans 
les stations suivantes : les environs de Brest (Fi- 
nistère); les sables des plages de Quiberon' (Mor- 
bihan); les Sables-d'Olonne (Vendée), etc. 

CIRCULUS CARINULATUS, Locard. 

Circulas carinulatus., Locard, 1887, nov. sp. 

Historique. — Nous ne connaissons dans la 
faune vivante ou fossile aucune forme qui puisse 
être rapprochée de celle que nous allons décrire. 
C'est évidemment une forme intermédiaire entre 

1. C'est peut-être VAJeorhis striatus de Taslé (père), recueilli 
par lui dans le sable à Quiberon {/lisl. nat. du Morbihan, Catal. 
des Mvllus(fucs, p 36). 



— 301 — 

les Circulas avec le dernier tour arrondi comme 
celui des Circuliis striatus^ C. cosLulalus ou C. su- 
pra-nitidus ( var. B ) , et les formes anguleuses 
ou carénées du Circiilus tricarluatiLS du Coral- 
crag d'Angleterre, que M. le marquis de Monte- 
rosato aurait retrouvé vivant dans la Méditer- 
ranée. 

Description. — Coquille de très petite taille, 
enroulée, d'un galbe subplanorbique très déprimé 
en dessus, à spire très légèrement saillante, à om- 
bilic très profond et largement ouvert. Test un peu 
mince, d'un blanc corné grisâtre après la mort de 
l'animal, subopaque , lisse à l'intérieur, orné en 
dehors de cordons décurrents, minces, visibles à 
l'intérieur par transparence, plus parfaitement ac- 
cusés vers l'ouverture, continus, peu saillants, à 
profil légèrement arrondi, bien régulièrement es- 
pacés, visibles surtout en dessus de la coquille, 
très atténués en dessous, nuls à la naissance de 
l'ombilic, laissant entre eux des espaces intercos- 
taux un peu plus larges que leur épaisseur et 
montrant dans le fond des stries d'accroissement 
très fines et très obliques. Spire peu haute, compo- 
sée de quatre à cinq tours à accroissement de plus 
en plus rapide, à profil arrondi, séparés par une 
suture profonde, bien accusée ; sommet peu sail- 
lant, lisse et blanchâtre ; dernier tour nettement 
caréné depuis sa naissance jusqu'à son extrémité; 
aussi arrondi en dessus qu'en dessous ; carène 
très sensiblement médiane, accusée par un cordon 
décurrent plus large et plus saillant que les autres; 



— 302 — 

entre la carène et la suture, on compte sur le der- 
nier tour huit à dix cordons tous bien accusés, 
mais proportionnellement plus saillants au voisi- 
nage de l'ouverture ; au-dessus de la carène, on 
distingue trois ou quatre cordons beaucoup moins 
accusés que les cordons supérieurs et de plus en 
plus obsolètes à mesure qu'ils se rapprochent de 
l'ombilic. Ombilic large, arrondi, profond, laissant 
voir tous les tours de la spire , et découvrant 
l'avant-dernier tour sur la moitié environ de sa 
largeur. Ouverture très oblique, subarrondie par 
suite de la forme carénée du dernier tour, à peine 
un peu plus large que haute, avec le bord supé- 
rieur s'insérant à son extrémité un peu au-dessus 
de la carène ; péristome non continu, à bords 
assez convergents , reliés par un callum très 
mince; bord columellaire faiblement arqué et ré- 
fléchi sur l'ombilic, bien en arrière par rapport au 
bord supérieur; bord supérieur arrondi; bord 
externe simple, tranchant, un peu ondulé en de- 
hors et dans le haut, régulier dans le bas. Oper- 
cule corné, mince, à spire normale. 

Dimensions. — Hauteur totale, 1 à 1 1/4 millim.; 
diamètre maximum, 2 à5 millim. 

Observations. — Chez cette Espèce, le dernier 
tour, dès sa naissance, a un profil non plus à sec- 
tion circulaire comme chez les coquilles précé- 
dentes, mais bien à section ogivale ; en outre, le 
sommet de cette ogive qui correspond très sensi- 
blement à la partie médiane est accusé par un 
cordon décurrent plus large, plus saillant, plus 



— 303 — 

méplan que tous les autres cordons qui recou- 
vrent la coquille. C'est donc une forme nettement 
carénée. 

Rapports et différences. — Cette Espèce se dis- 
tinguera, d'après ce que nous venons d'établir, 
très nettement des deux Espèces précédentes, puis- 
que celles-ci ont le dernier tour arrondi. Son galbe 
général présente quelque analogie avec le Circulus 
striatiis^ mais il en diffère en outre : par son om- 
bilic plus étroit ; par ses cordons plus saillants et 
plus nombreux au-dessus de la carène ; par la pré- 
sence d'autres cordons situés en dessous et faisant 
dès lors paraître cette partie de la coquille moins 
lisse et moins brillante ; par son ouverture moins 
régulière; par son callum moins épais; par sa su- 
ture plus profondément accusée, etc. Son profil, 
sa taille, son mode d'ornementation, permettront 
de le différencier facilement du Circulus cos- 
tulatus. 

Enfin rapproché du Circulus tricarinatus^ on 
le reconnaîtra : à sa taille plus petite ; à sa spire 
un peu plus haute, à tours plus étages et plus ré- 
gulièrement enroulés ; au profil de son dernier 
tour qui est à section ogivale et non subrectangu- 
laire, avec une seule carène médiane sans carène 
supérieure ni inférieure ; à son ouverture moins 
irrégulière, etc. 

Habitat. — Rare ; cà et là sur les côtes océa- 
niques de la région armoricaine et aquitanique; 
plus rare encore sur les côtes de Provence. 



— 304 — 

CIRCULUS STRIGTUS, Locaid. 
Circiilus strictiis^ Locard, 1888. Nov. spec. 

Historique. — Il n'existe, croyons-nous, ni des- 
cription ni figuration de celte élégante Espèce. 
Nous ne pensons môme pas qu'elle ait pu un seul 
instant être confondue avec l'ancien Circulus 
stfiatus pris dans sa plus large acception spé- 
cifique. 

Description^. — Coquille de très petite taille, 
enroulée, d'un galbe subplanorbique, un peu plus 
renflé en dessous qu'en dessus, à spire légère- 
ment saillante, à ombilic très profond, médiocre- 
ment ouvert. Test un peu mince, d'un blanc corné 
grisâtre vaguement irrisé après la mort de l'ani- 
mal, subopaque, lisse à l'intérieur et d'un nacré 
brillant dans le haut de l'ouverture sur une faible 
étendue, orné en dehors de cordons décurrents, 
minces, visibles à l'intérieur par transparence, 
continus, assez saillants, à profil légèrement ar- 
rondi, un peu irrégulièrement espacés, visibles en 
dessus et en dessous de la coquille jusqu'à la 
naissance de l'ombilic, laissant entre eux des es- 
paces intercostaux sensiblement égaux à leur 
épaisseur et montrant dans le fond des stries d'ac- 
croissement très fines et très obliques. Spire un 
peu élevée, composée de quatre à cinq tours à 
croissance de plus en plus rapide, à profil bien 
arrondi, séparés par une suture bien accusée ; 
sommet peu saillant, lisse et blanchâtre; dernier 
tour nettement caréné depuis sa naissance jusqu'à 



— 305 — 

son extréinité, à profil arrondi et aussi renflé en 
dessus qu'en dessous à son origine, devenant en- 
suite beaucoup plus renflé en dessous qu'en 
dessus à son extrémité ; carène très sensiblement 
médiane accusée par un cordon décurrent un peu 
plus large et un peu plus saillant que les autres ; 
entre la carène et la suture, on compte cinq à six 
cordons, dont un ou deux, parfois un peu plus ac- 
cusés que les autres et correspondant ordinaire- 
ment au point le plus saillant de la courbure ; en 
dessous de la carène et jusqu'à l'ombilic, on dis- 
tingue huit à dix cordons fins et réguliers visibles 
jusqu'à l'ombilic. Ombilic peu large, très profond, 
arrondi, laissant voir difficilement les tours précé- 
dents. Ouverture très oblique, subarrondie par 
suite de la forme carénée du dernier tour, presque 
aussi haute que large, avec le bord supérieur s'in- 
sérant à son extrémité immédiatement au-dessous 
de la carène ; péristome non continu à bords con- 
vergents reliés par un callum un peu épais; bord 
columellaire arqué et faiblement réfléchi sur l'om- 
bilic ; bord supérieur arrondi ; bord externe sim- 
ple, tranchant, un peu ondulé en dehors. Oper- 
cule corné, mince, à spire normale. 

Dimensions. — Hauteur totale, 1 à 1 1/4 millim.; 
diamètre maximum, 2 à 2 1/2 millim. 

Observations. — Cette Espèce, par son galbe 
plus particulièrement renflé, avec un ombilic étroit, 
constitue, comme on le voit, un groupe à part 
dans le genre Circiiliis. Chez les formes précé- 
dentes le galbe était toujours déprimé ; ici le 

Bull. Soc. itidldi: Fiiiurp, \'\. Juin ISSO. — il) 



— 30G — 

galbe est plus renflé non seulement par suite de 
l'élévation de la spire, mais surtout par suite du 
renflement de la partie inférieure du dernier tour. 
L'ombilic était toujours large chez les coquilles du 
groupe précédent ; sa largeur était sensiblement 
égale ou même plus grande que la largeur du der- 
nier tour à son extrémité. Ici, l'ombilic dépasse à 
peine comme largeur la moitié du diamètre du 
dernier tour à son extrémité ; de là le nom de 
strictus que nous avons cru devoir donner à cette 
Espèce. 

Dans notre description, nous avons dit que le 
test avait en dehors un faciès vaguement irisé. En 
efl'et, chez les sujets plus fraîchement conservés, 
on distingue assez nettement une légère irisation 
soit en dessus, soit en dessous de la coquille, dans 
le fond des espaces compris entre les cordons dé- 
currents. En outre, nous retrouvons dans l'inté- 
rieur de l'ouverture une tache irisée située en 
dessous du bord supérieur. Cette tache irisée in- 
terne correspond à une petite tache brune externe 
qui est suivie de deux autres taches plus petites 
moins foncées, situées dans le haut du dernier 
tour, tout contre la suture. Nous désignerons cette 
jolie variété sous le nom de var. maciilata. Cette 
manière d'être du test, que nous croyons nouvelle, 
montre bien que le genre Circiilus doit prendre 
rang dans les classifications au voisinage des Tro- 
chiclœ^ tandis que par son ombilic il se rapproche 
évidemment des véritables Adeorbis. 

Rapports et difféheisces. — Après ce que nous 



— 307 — 

venons de dire, il nous semble peu nécessaire de 
revenir sur les caractères distinclifs de celle Es- 
pèce. Son galbe et l'allure de son ombilic la dis- 
tinguent toujours des autres Circulus. Son mode 
d'ornementation rappelle celui du Circulus costu- 
lalus^ en ce sens que le dessus comme le dessous 
de la coquille sont ornés de cordons décurrenls ; 
mais ces costulalions sont toujours moins nom- 
breuses, plus fortes et moins régulières. Sa carène 
a quelque analogie avec celle du Circulus cariiiu- 
latus^ mais elle est presque toujours plus haute 
et plus saillante. 

Habitat. — Rare ; cà et là sur les côtes océa- 
niques, principalement dans la région armori- 
caine. 

Bull. Soc. malac. Fnmcf. VI. Juin 188!). 



DESCRIPTION 

DU NOUVEAU GENRE 

GHLOROSTRAGIA 

PAR 

M. JULES MABILLE 

SECRÉTAIRE ET MEMBRE FONDATEUR 



Testa naticœformi, solicla, plus minusve crassa, 
perforata vel rimata ; stiepiiis depresso-globosa, 
quandoque subturrita; striata, lineisque impressis, 
spiralibus, pariini conspicuis, ornata. Spira me- 
diocri, intégra quandoque detrita. Apertura ovato- 
rotundata; peristomate continue, acuto, subex- 
panso; margine columellari calloso. — Operculo 
corneo, ovato, extus concaviusculo, striis concen- 
tricis confertis, ornato, ad marginem externum 
lamelloso, ac versus columellam pauluhim incras- 
satulo; intus valde rugoso. Nucleo ad dimidiam 
partem allitudinis sito, marginem collumellarem 
haud attingente. 

Coquille épaisse, peu brillante, solide, perforée 
(perforation souvent allongée et étroite), revêtue 
d'un mince épidémie de couleur verte ou olivâtre 
et ornée de stries transverses et de lignes décur- 
rentes peu apparentes. Cette coquille est de forme 
globuleuse déprimée; son ouverture ovale, sou- 



— 310 — 
vent grande et bien développée, est anguleuse au 
sommet; elle porte en cette région un calus 
épais, étendu, d'un beau blanc brillant, réunissant 
le bord columellaire à l'externe. L'opercule corné, 
mince, d'un brun rouge, a une forme ovale arron- 
die; sa face externe est striée concentriquement, 
l'interne granuleuse. Il est, en outre, lamelleux 
vers le bord externe tandis que le columellaire est 
légèrement épaissi. Le nucléus assez grand ne 
présente aucune trace de spire; il est situé vers la 
partie moyenne de la hauteur et assez éloigné du 
jjord columellaire. 

Le nouveau genre, que nous inscrivons ici sous 
la dénomination de Clilorostracia^^ comprend 
quelques coquilles rapportées par M. Bocourt, en 
1862, et recueillies par ce savant dans les eaux 
douces des environs de Phetschabury, localité 
située dans le royaume et sur les bords du golfe 
de Siam. 

Les Mollusques de ce groupe vivent en compa- 
gnie d'Espèces des genres Melania^ Canidia^ etc.; 
ils appartiennent à la grande famille des Mélani- 
dées et prendront place entre les Tanalia et les 
Paludoinus. Ils sont, en effet, voisins des Tanalia 
par la forme générale de leur coquille, par leur 
contexture; mais ils s'en éloignent par la présence 
d'une perforation ombilicale nettement accusée, 
par leur apparence naticiforme, par leur opercule 
sénestre et non dextre. Leur affinité avec les 

1. De /)vO)foç et de oatpaxov. 



— 311 — 

Paliidoinus réside tout particulièrement dans la 
position du nucléus de l'opercule : chez les Es- 
pèces de ce dernier genre, comme chez le CJilo- 
vostvacia l'opercule est sénestre. Mais il importe 
de remarquer que chez les Paliidomus le nucléus 
est spirescent, ce qui n'a nullement lieu chez nos 
Espèces. 

CHLOROSTRACIA BOCOURTI, pi. viii, fig. 1-3. 

Testa rimata, depresse subglobosa, solida, 
crassa, vix nitente, Itete viridescente, spiraliter 
lineis, solum ad suturam bene conspicuis, undu- 
latis, striisque transversis, ornata. Spira intégra 
quandoque erosa, parum exserta. Anfractibus ter- 
nariis, inflato-convexis, sutura bene distincta 
separatis; ultimo maximo, turgidulo, ad aperturam 
modice dilatato. Apertura ampla, oblique ovato- 
rotundata, intus nitide brunneo; columella cras- 
siuscula, arcuata, rotundato-appressa, alba. Rima 
elongata, callo columellari albo subotecta. Peris- 
tomate integro, patulescente-acuto; margine ex- 
terno valde arcuato. — Alt., 15-19; diam. maj., 
24-29; min., 12-19; apertura ait., 20-22; lat., 15-17 
millim. 

Ad. Phetschaburi legit dom. Bocourt. 

Coquille pourvue d'une perforation allongée et 
étroite, subglobuleuse déprimée, épaisse, bien 
solide, à peine brillante, ornée, sous un épidémie 
d'un vert clair tirant un peu sur le jaune, de 
stries transverses médiocrement apparentes et de 
lignes décurrentes peu marquées, mais assez 



— 312 — 

visibles au voisinage de la suture. La spire est 
mamelonnée, peu saillante, souvent érodée; dans 
certains exemplaires le sommet est complètement 
détruit. Les tours, au nombre de trois, sont enflés, 
convexes, à croissance très rapide et fort irrégu- 
lière; le dernier énorme forme la presque totalité 
de la coquille : il est convexe, un peu enflé et 
modérément dilaté à sa terminaison. L'ouverture 
est ovale-arrondie, un peu anguleuse au sommet, 
teintée en violet à l'intérieur. Columelle arquée, 
épaisse; bord columellaire descendant en ligne 
presque droite, épais, blanc comme la columelle, 
limitant nettement la perforation ombilicale; bord 
externe bien courbé, un peu épaissi et cependant 
tranchant. ' 

Vit dans les eaux plus ou moins saumàtres des 
environs de Phetschabury. 

CHLOROSTIUGIA JOUSSEAUMI, pi. vui, fig. 10-12. 

Testa auguste rimata, subgloboso-depressa, so- 
lida, crassa, nitidiuscula, olivacea ; lineis spiralibus 
tenerrimis, striisque transversis, obsolète decus- 
sata. Spira intégra, paululumexserta; apice minuto 
obtusiusculo. Anfractibus ternariis vel quaternis, 
irregulariter et rapide crescentibus, convexius- 
culis, sutura angusta separatis; ultimo maximo, 
convexo, paululum turgidulo, ad aperturain dila- 
tato, versus suturam planulato. Apertura ampla 
ovato-rotundata, intus violacea; peristomate conti- 
nuo, incrassato, patulescente; columella modice 
arcuata; mai'o-ine columellari recto, incrassato. 



— 313 — 

appresso; inargine externo valdc et late excavato 
bene arcuato. — Alt., 18; diaiu. maj., 27; min., 21; 
aperturœ ait., 21; lat., 17 millim. 

Coquille pourvue d'une très étroite perforation, 
subglobuleuse-déprimée, épaisse, solide, peu bril- 
lante, de couleur olivâtre; d'un blanc grisâtre 
lorsqu'elle est privée de son épidémie; ornée de 
très fines lignes spirales et de stries transverses 
presque effacées. Spire entière, peu élevée, à som- 
met un peu obtus. Trois et demi à quatre tours, à 
croissance rapide et irrégulière, bien convexes, 
séparés par une suture étroite; le dernier très 
développé forme les trois quarts de la coquille; il 
est gonflé bien qu'un peu déprimé vers la suture et 
très dilaté à sa terminaison. L'ouverture très ample, 
arrondie bien qu'un peu ovale, teintée en violet à 
l'intérieur, anguleuse au sommet, est arrondie à la 
base. Golumelle peu arquée, très épaisse, arrondie. 
Le bord columellaire épais, calleux, appliqué, 
recouvre presque entièrement la perforation; le 
bord externe excavé en biais est largement arqué; 
une callosité épaisse, étendue, placée dans l'angle 
apertural, réunit le bord columellaire au bord 
externe. 

Cette Espèce vit avec la précédente. 

GHLOROSTRACIA FJOURGUICXATI, pi. viii, fig. 4-9. 

Testa distincte perforata, depresse subgloboso- 
tiirrita, olivacea, solida, crassiuscula, parum 
nitente; lineis spiralibus, slriisque transversis, 



— 314 — 

solum oculo armato conspicuis, eleganler decus- 
sata. Spira elata, intégra; apice brunneo, obtuso. 
Anfractibiis quaternis, convexis, rapidissime et 
irregulariter crescentibus, sutura impressa sepa- 
ratis; ultiinomaxinio convexo-rotundato, paululum 
inflato, ad aperturam modice dilatato. Apertura 
mediocri, ovato-rotundata, intus rubescente; colu- 
mella paruni arcuata, alba; margine columellari 
rectiuscido, parum crasso, appresso, albo ac nitido ; 
margine externe bene incurvato, patulescente, 
acuto. — Alt., 10-13; diam. maj., 19; min., 12; 
aperturoc ait., 14; lat., 10 millim. 

Coquille nettement perforée, subglobuleuse- 
déprimée, un peu turriculée, de couleur olivâtre 
et peu brillante, ornée de lignes spirales et de 
stries transverses visibles seulement sous le foyer 
d'une loupe. Spire élevée, entière, à sommet de 
couleur brune et un peu obtus. Quatre tours con- 
vexes-arrondis, à croissance rapide et irrégulière, 
séparés par une suture distincte; le dernier très 
grand est convexe-arrondi, un peu gonflé, à peine 
dilaté vers l'ouverture. Cette dernière est peu 
développée, ovale, légèrement arrondie, à angle 
supérieur peu aigu, rougeàtre et brillante à l'inté- 
rieur. Columelle peu arquée; bord columellaire 
presque droit, court, blanc et brillant, peu épais; 
bord externe un peu dilaté, bien arqué; péristome 
étalé, tranchant. 

Habite avec les précédentes. 

Bull. Soc. Malac. France. VI. Juin ISS'J. 



Bulî. Soc. malac, France, VI, 1889. 

1 2 




PL. VIII. 



V 









9 ' 




10 



11 



12 




A. de Vaux-Bidou del. 




Imp, Edouard Bry, Pan,' 



1-3 Chlorostracia Bocourti, ^-?). Chloros. 
Bourguignati, 10-12. Chloros. Jousseaumei. 



^ 



COiNTRIBUTIONS 

A LA 

FAUNE MALAGOLOGIQUE 

DE L'ARAGON 

PAR 

M. MAURICE GOURDON 

MEMBRE ASSOCIÉ 



§ 1- 
VALLÉE DE l' I S A B É N A 



Le versant méridional des Pyrénées est encore 
peu connu au point de vue malacologique. Bien 
rares en effet sont, à notre connaissance du moins, 
les naturalistes qui dans ce but ont exploré les 
montagnes des Pyrénées centrales espagnoles. 
Et lorsque j'aurai cité le nom de M. Bourguignat et 
ceux de mes amis et savants collègues. MM. P. 
Eagot et Arturo Bofill, j'aurai, je crois, indiqué 
les seuls qui, jusqu'à ce jour, aient publié des 
travaux sur ces contrées, qui pour la plupart at- 
tendent encore leurs explorateurs^ 

Parmi ces vallées, il en est une surtout où le 

1. MM. Coronado et nous-mème avons bien donné un cata- 
logue raisonné des Mollusques du val d'Aran; mais cotte ré- 
gion, quoiqu'appartcnant à l'Espagne, se trouve sur le revers 
septeiiliional des Pyrénées. 



— 31G — 

simple touriste ne pénètre pas, que les géographes 
eux-mêmes semblent avoir trop négligée, et en 
tous cas insuffisamment parcourue, au moins clans 
sa partie supérieure. Sans cela les cartes parues 
jusqu'à ce jour nous indiqueraient plus exactement 
la position des pueblos, des aldéas et les sentiers 
muletiers ou de piétons, dont l'absence, ainsi que 
nous l'avons pu constater de visii^ est des plus 
regrettable à tous points de vue. Cette vallée est 
celle du llio Isdbena. 

Au cours de mes excursions géologiques, l'an 
dernier, j'atteignais les rives de ce torrent. J'eus 
la pensée, tout en poursuivant mes études favo- 
rites, défaire quelques recherches malacologiques. 
Si ces récoltes n'ont pas été aussi fructueuses 
qu'on aurait pu l'espérer, je le dois en grande 
partie au temps affreux qui vint m'assaillir dans ce 
pays, et m'obligea bien malgré moi à le quitter 
laissant mon travail inachevé. 

Avant de faire connaître le résultat de mes re- 
cherches, il n'est pas sans intérêt, croyons-nous, 
de donner un aperçu de la contrée qui nous 
occupe. 

Née sur les pentes méridionales de la Sierra 
del Amprin^ entre les pics Galliiiero (2719 mètres) 
et de Bacibé (2751 mètres), la vallée de l'Isabena 
présente un développement assez considérable, 
près de 40 kilomètres. Sa partie supérieure, 
dirigée à peu près Nord-Sud, s'étend de son point 
d'origine jusques à Biescas de Obarra. De là un 
brusque et large détour vers l'Est avec retour à 



— 317 — 
l'Ouest nous porte à la hauteur de la Pohld de 
Roda (725 mètres), d'où la vallée s'incline léo-è- 
rement au Sud-Ouest pour atteindre Lagiiarres 
(630 mètres), c'est la partie moyenne. De ce point, 
prenant franchement la direction du couchant la 
vallée va déboucher dans celle de VEsera tout 
près de la petite ville de Graiis (490 mètres). 

Au cours capricieux et irrégulier comme celui 
de certains rios de l'Aragon, le torrent qui l'arrose 
descend de crêtes élevées (2700 mètres environ), 
couvertes de neige une grande partie de l'année. 
Nous le voyons tout d'abord couler au travers 
d'une région assez largement ouverte, aux pentes 
généralement gazonnées et à peu près sans ar- 
bres : Las Pailles, Sierra de Santa-Lucia. Aux 
approches du grand massif calcaire du Tiirboii 
2492 mètres), dont il ceinture la base orientale, 
risabena se trouve brusquement resserré entre 
des rives étroites, aux parois fortement redressées. 
Il franchit à peu près invisible le profond défilé de 
Fontanedo, les Gargantas de Gaharret et de 
Oharra, dominés par les Sierras de las Aras et de 
Ballabriga auxquelles font pendant sur la berge 
opposée celles de Calvera, àe Siz (1789 mètres) et 
de Serradiiy. Cette belle et longue cluse est mal- 
heureusement impraticable aux touristes, et le 
sentier est tracé à plus de 150 mètres au- 
dessus de l'eau jusqu'à la hauteur de ÏErnii- 
tage de Obarra (1045 mètres). A partir de là les 
montagnes s'écartent, le torrent s'ouvre un large 
lit, surtout aux environs de Pardinillactdc Diescas 



— 318 — 

non loin de son confluent avec le Barranco de 
Villacarli. 

Jusqiies à Puente Serraday (810 mètres), nouvel 
étranglement de la gorge, et dès lors l'Isabena 
roule ses eaux parfois limoneuses, souvent dévas- 
tatrices, entre des rives en partie dénudées, aux 
teintes multicolores, pittoresquement découpées 
par la nature, et qui pendant les chaleurs torrides 
et les sécheresses de l'été semblent beaucoup 
trop vastes pour lui livrer passage. Les Mallos, la 
Sierra de San Esteban^ s'abaissent d'un côté jus- 
ques au thalweg de la vallée, tandis qu'à l'Ouest 
les Morroues de Giiel [1523 mètres) et leurs con- 
treforts la commandent de loin. Dans la dernière 
partie de son cours le bassin de notre torrent est 
limité au Sud par la Sierra de Lagiiarres (1170 
mètres). 

Tributaire de l'Esera (rive gauche) et le plus 
important de tous, l'Isabena est lui-môme grossi 
par une foule de torrents et d'arroyos descendus 
des montagnes dont nous venons d'esquisser ra- 
pidement les grandes lignes. Sur la droite : le 
Rio Blanco^ celui de las Aras, les barrancos de 
Ballabriga^ de Sasponal, de las Loiuas^ de la 
Llera^ de VillacarU., presque tous issus du grand 
massif du Turbon. En aval de la Pobla de Roda, 
c'est Varroyo Congustro^ les barrancos de laMoUa^ 
de Vall Fogiieras et autres encore sans grande 
importance. Sur la rive gauche, voici les bar- 
rancos ^V^/r/rfo, de Castrocit^ de la Roman, de Las- 
cua/-re, de Efel, etc. 



— 310 — 

Dans la haute région, peu ou point d'arbres, 
des alpages. Dans certains quartiers du massif 
du Turbon au contraire se montrent des bois 
d'essences résineuses, et surtout le Buis, le Hêtre, 
et des Chênes magnifiques. Presque partout, dans 
la partie inférieure, la végétation présente un 
cachet absolument méridional. Bien souvent on 
se croirait non loin de la Méditerranée, dans la 
région des Albères par exemple, plutôt qu'au 
centre des Pyrénées; mais nous sommes en Es- 
pagne, ne l'oublions pas, sur le versant du soleil. 
Aussi ne doit-on pas s'étonner de trouver dans 
notre vallée le Chêne Vert, l'Olivier, le Figuier, 
le Micocoulier, l'Amandier, les Roseaux, les La- 
vandes, en un mot la flore des pays chauds. 

Quant aux formations géologiques, elles pré- 
sentent du Nord au Sud, c'est-à-dire depuis la 
Sierra ciel Amprin jusqu'à Gratis, la succession 
suivante : tout d'abord le silurien avec les schistes 
de la haute vallée, puis le grès rouge du trias, 
des pointements ophidiques avec gypses multi- 
colores, leurs compagnons en Aragon. Au delà 
apparaissent largement représentés (calcaire, grès, 
marnes) les terrains secondaires et tertiaires avec 
le crétacé et l'éocène et leurs principaux étages, 
souvent très fossilifères, formant à eux seuls 
plus de la moitié des montagnes traversées par 
l'Isabena. 

Ainsi que je l'ai déjà dit, le mauvais temps (pluie 
et neige) m'ayant obligé à quitter ce pays, la liste 
ci-après est loin d'être complète; je suis même 



— 320 — 

convaincu qu'il y a encore beaucoup à faire dans 
la vallée de l'Isabena. Aussi les malacologistes 
devront-ils considérer ce premier travail comme 
la simple ébauche d'un catalogue plus important 
que de nouvelles recherches nous permettront, il 
faut Tespérer, de mener à bonne fin. 

Liste des Espèces : 
1. HELIX CAL^CA 

Hélix caLvca^ Bourguignat, in sched : Spec. nov. 
1885; ap. Fagot, Gâtai, razon. Moll. vall. 
Esera., in : Cron. cientif., ano X, n° 242, 
p. 483, 1887, et tir. à part, p. 6, 1888. 

Entre las Paules et le pueblo de Escaner, dans 
la haute vallée de l'Isabena. 

2. HELIX HYLONOMIA 

Hélix Jiylouomia^ Bourguignat, in : Locard, Pro- 
drome malac. Franc, p. 60 et 315, 1882. 

Coquille commune dans la région de las Paules 
et sur les pentes occidentales de la Sierra de Santa- 
Lucia. Haute région de l'Isabena. 

3. HELIX LAPICIDA 

Hélix lapicida, Linnanis, Syst. nat., édit. X, p. 768, 
n" 572, 1758. 

Région calcaire d'Espès, sur la rive gauche du 
barranco de las Aras. 



— 321 — 
4. HELIX RUPESTRIS 

HelLv rupestris, Draparnaud, Tabl. Moll., p. 71, 
n 4, 1801, et Hist. Moll. Franc, p. 82, n" 8, 
tab. VII, fig. 7-9, 1805. 

Petite Espèce assez abondante sur les roches 
calcaires de la rive droite de l'Isabena, entre Puenta 
Scrradiiy et la Farga (ou Herrerias) de Calvera par 
1 000 mètres environ. 

5. HELIX MONTIVAGA 

Hélix montivaga, P. Fagot, Catal. razon. de los 
Moll. del vall. del Esera, in : Cron. cientif, 
Barcelona, ano XI, n" 245, p. 34, et tir. à part, 
p. 10, 1885. 

Cette Hélix se rencontre sur les calcaires cré- 
tacés du quartier de la Croqueta, versant oriental 
du massif du Turbon par 1200 mètres d'altitude 
environ. 

6. HELIX CAMPOENSIS 

Hélix campoensis, P. Fagot, Catal. raz. de los 
Moll. del vall. del Esera, in : Cron. cientif., 
ano XI, n° 245, 37, et tir. à part, p. 15, 1888. 

Environs du Pueblo d'Espès, rive gauche du rio 
de las Aras. Sur les calcaires, par 1 300 à 1 400 
mètres. 

7. BULIMUS ARNOULDI 

Dulimus Locardi^^ Bourguignat, in : Locard, Mo- 

1. Non Bulimus Locardi, Mathéron, 1878. 

Bull. Soc. Maine. France. VI. Juin 1889. — 21 



— 322 — 

nogr. gen. BulimusetChondrus, p. 9, pi. iiniq., 
fig. 5-7, 1881. 
Bulimus Arnouldi., Fagot, Mol, vall. Esera, p. 14, 
1888. 

Espèce assez abondante dans la région d'Espès. 
8. PUPA LEPTOCHILUS 

Piipa leptocheilos^ P. Fagot, Histoire malac. Pyr. 
Franc, in : Bull. Soc. hist. nat. Toulouse, 
p. 239, 1879, et tir. à part, p. 10, 1879. — 
Piipa leptochilus^ Westerlund, Faun. palaearct. 
reg. lebend. Binnenconchyl. Heft, III, p. 97, 
1887. 

Cette coquille se rencontre sur les montagnes 
de calcaire crétacé du revers oriental du Turbon, 
aux quartiers de Ballabriga et de la Croqueta, entre 
1 200 et 1 500 mètres d'altitude. 

9. PUPA ANGULATA 

Pupa angulata^ P. Fagot, Cat. raz. de los ^loll. 
del valle del Esera, in : Cronic. cientif. Bar- 
celona, ano XI, n" 248, p. 105, et tir. à part, 
p. 16, 1888. 

Région calcaire de la Pobla de Roda ; aux envi- 
rons du Pueblo de Ballabriga (1 250 mètres) ; quar- 
tier de la Croqueta ; revers oriental du massif du 
Turbon. Vit avec le Pomatias Eseranus. 

10. PUPA PENCHINATIANA et MASSOTIANA 
Piipa Penrhinafiaua et Massotiaua^ Bourguignat, 



— 323 — 

Moll. San Julia de Loria, p. 18 et 20, pi. n, 
fig. 13-16, 1863. 

Cette Espèce se trouve clans la région calcaire 
entre les Pueblos d'Espès et de San-Felice. 

il. PUPA PARTIOTI 

Pupa Pariioti, Moqiiin-Tandon, in : Saint-Simon, 
Miscellan. malac, p. 28, n« 7, 1848, et ap. 
Kiister, in : Chemnitz et Martini, Gatt. Pupa, 
p. 114, pi. XV, fig. 21-25, 1852. 

Environs du Pueblo de Ballabriga et quartier de 
la Groqueta sur les calcaires cocènes. 

12. PUPA BRAUNI 

Pupa Brauni, Rossmàssler, Icon. Heft., II, p. 10, 
tabl. LUI, fig. 726, 1842. 

Cette Espèce assez commune vit avec le P. Par- 
tioti. 

13. PUPA SECALE 

Pupa secale, Draparnaud, Tabl. Moll., p. 59, n» 12, 
1801, et Hist. Moll. Franc, p. 64, pi. m^ 
fig. 49-50, 1805. 

Espèce habitant sur les calcaires crétacés du 
revers oriental du massif du Turbon avec les P. Par- 
tioti et Brauni. 

Nous n'avons point trouvé le type, mais une 
variété fusiforme que nous SiYi\ie\ons fusifonnis . 



— 324 — 
14. POMATIAS ESERANUS 

Pomatias Eseranus, P. Fagot, Cat. raz. do los 
Moll. del valle del Esera, in : Cronic. cientif. 
Barcelona, ano XI, n° 252, p. 197, et tir. à part, 
p. 28, 1888. 

Environs du Pueblo de Ballabriga. Forada ou 
Pilars de la Croqueta sur le calcaire gris crétacé, 
par 1300 mètres environ d'altitude. 

(T.a siiilf an prochain volnnte.) 

Bull. Soc. Malac. France. VI. Juin 1889. 



MOLLUSQUES 

DE LA 



Montagne de Notre-Dame-des-Ânges 

CHAINE DES MAURF^S (VAR) 



M. LE FRÈRE FLORENCE 

MEMBRE ASSOCIÉ 



Le massif montagneux, dont la chapelle de 
Notre-Dame des Anges occupe le sommet, à une 
altitude de 779 mètres, appartient à la chaîne 
des Maures et en constitue la partie centrale. 

Les pentes de la montagne sont uniformément 
couvertes de forêts de Pins, de Chênes-lièges et 
de Châtaigniers, à peine coupées çà et là de quel- 
ques rares clairières de petite étendue. 

La roche dominante est un micaschiste assez 
pauvre en feldspath, et dans lequel le mica est 
parfois si abondant qu'il semble former à lui seul 
la substance de la masse. 

Dans les ravins les plus profonds, de faibles 
ruisseaux roulent sur un lit très accidenté une 
eau limpide et très fraîche. 

Un tel ensemble constitue un milieu peu favo- 
rable au développement des Mollusques pour la 
plupart desquels l'élément calcaire est presque 



— 326 — 
indispensable. Aussi ces animaux y sont-ils peu 
nombreux en Espèces comme en individus. Voici 
la liste des formes qu'il m'a été donné de cons- 
tater. 

1. ARION EUTHYMEANUS 

Arion Euthymeanus. Florence^ 1886. Espèces nou- 
velles du Luc, in : Bull. Soc. malac. Fr. Il, 
p. 225. 

Belle Espèce répandue dans toute la montagne ; 
peu commune cependant. 

2. ARION HORTENSIS 

Arion \\ov\.en^\s^ Férussac^ 1819. Hist. Moll., p. 65, 
pi. VIII, A. fig. 3-4. 

Vallon de Fontfreye, et les abords de la fontaine 
dite de « la Glacière ». 

3. ARIONCULUS MORTILLETI 

Arionculus Mortilleti, Lessoua^ 1881. Arion del 
Piemonte, p. 12, fig. 9. 

Un seul exemplaire, recueilli par frère Pacôme 
dans le vallon de Fontfreye, et reconnu par 
M. Bourguignat. Le genre Arionculus n'avait pas 
encore été signalé en France. 

4. MILAX PACOMEI 
Milax Pacômei, Florence^ mss., 1887. 

Animal : corpore mediocri, elongato, subcylin- 
draceo, suprà antice paululum attenuato, dorso 



— 327 — 
acute carinato (carina ex-fulvo-rufescente e clypeo 
ad caLidam),posticeaciito, fulvescentevelbiunneo, 
sublsDvigato; rugis dorsalibus elongatis, reti- 
culatis; — pede sordide fulvescente ; margine 
pedis subangiisto e parte dorsali zonula grisea 
angustissima soluto; — clypeo majiisculo ovali- 
elongato, antice rotundato, postice truncato, ob- 
scure bipartito, ac zonula brunnea angustissima 
postice circumcincto; — capite, tentaculis colloque 
griseo-rufesccntibus ac maculis minimis nigris 
aspersis. — Long, max., 60-70 millim.; lat. max., 
10-12 millim. 

Animal de taille moyenne, allongé, subcylin- 
drique, peu atténué en avant, caréné sur le dos, 
bien atténué et aigu en arrière. Coloration géné- 
rale jaune-roussàtre, assez vive à la carène qui est 
parfois orangée, s'aftaiblissant en approchant des 
bords où elle se fond souvent en une teinte gri- 
sâtre ardoisée. Carène aiguë du bouclier à la queue, 
bien accusée près du bouclier, môme pendant la 
marche. Rides dorsales fines, allongées, à inters- 
tices formés de linéoles très fines, anastomosées, 
plus foncées que le reste du corps. Pied jaune- 
roussàtre pâle se fondant au milieu en une zone 
gris-ardoisée; bords latéraux du pied de même 
coloration, séparés des flancs par une linéole gri- 
sâtre très fine, et frangés par d'autres linéoles 
plus fines, peu apparentes. Bouclier grand, ovale- 
allongé, arrondi en avant, tronqué en arrière et 
obscurément bilobé par la saillie de la carène 
dorsale; sillon indicateur de la limacelle orné de 



— 328 — 

petits points noirâtres, et circonscrivant un espace 
ovalaire, bien plus long que large, occupant pres- 
que les 2/3 de la longueur totale du bouclier dans 
l'animal en marche; coloration générale du bou- 
clier semblable à celle de la carène, mais un peu 
plus sombre, semée de noinbreux tubercules et 
de petits points noirâtres ; bords toujours un peu 
plus clairs que le reste de la surface. Orifice respi- 
ratoire médiocre, ovalaire, légèrement teinté de 
jaune-roussâtre pâle (même sur les individus de 
coloration générale grise), échancrant bien la cui- 
rasse. Cou long de 6-7 millimètres, semé de très pe- 
tits tubercules noirâtres. Tentacules gris-ardoisés, 
plus clairs en dessous, légèrement renflés à l'ex- 
trémité, les supérieurs longs de 6-7 millimètres, 
les inférieurs longfs de 2-3 millimètres. Lono^ueur 
de l'animal : 60-70 millimètres; largeur : 9-10 
millimètres. 

Mâchoire cornée, de 2-2 1/2 millim. de longueur, 
à rostre assez saillant, à extrémités libres lisses. 
(Chez un individu de forte taille, provenant des 
environs de La Seyne, la mâchoire porte un pli 
longitudinal saillant, bien accusé.) 

Limacelle ovalaire, allongée, calcaire, convexe en 
dessus, légèrement concave en dessous, à nucléus 
supérieur et central, à stries d'accroissement 
grossières et irrégulières (le plus souvent la Li- 
macelle est teintée superficiellement d'une nuance 
roussâtre). Long. 4-5 millim., larg. 3-3 1/2 mill... 
(Chez l'individu cité plus haut, de La Seyne, 7 
millim. sur 4 millim.). ^Nlucus peu abondant. 



— :v2\) — 

assez consistant, légèrement coloré en jaiine- 
roussàtre après dessiccation. 

Cet ensemble de caractères suffit à distinguer 
le Mila.r Pacôniei des M. pyi-riclms (J. Mabille), 
M. carinatns (Risso) et M. marginatus (Bour- 
guignat), avec lesquels il présente le plus de rap- 
ports. Ajoutons qu'en l'examinant à la loupe, les 
flancs paraissent ornés de nombreux petits points 
blanc-jaunàtre semés irrégulièrement, tandis que 
sur le bouclier et la carène les points sont gris- 
noiràtres. 

Les variations de ce Limacien portent sur la 
taille et la coloration. Quelques individus attei- 
gnent 8 centim., l'animal étant en marche. Chez 
d'autres, la teinte vive de la carène s'atténue en 
un ton roussàtre pâle qui, sur les flancs, le pied et 
le cou, devient gris ardoisé; chez quelques-uns 
la ligne indicatrice de la limacelle est peu dis- 
tincte, par suite de la disparition presque com- 
plète des points noirâtres qui la dessinent sur 
le type. 

J'ai recueilli quelques individus du M. Pacômei 
sur les pentes inférieures de la montagne de 
Notre-Dame des Anges. 11 habite d'ailleurs toute 
la plaine du Luc, en compagnie des M. carinatns 
(Risso), et M. gagates (Drap.); on le retrouve 
dans les bois de la Colle-Noire, à l'est de Toulon, 
et dans toute la presqu'île de La Seyne. Le type 
provient de la propriété des Frères Maristes au 
Luc; les individus de La Seyne sont généralement 
un peu moins vivement colorés. 



— 330 — 

5. MILAX GAGATES 

L'mmx gagutes, Dr f/p a ma II d, 1801, Tabl. Moll. et 
1805. Hist. Moll. p. 122, pi. ix, fig. 1-3. 

Milax gagates, Gray^ 1855, Gat. pulin. or air 
Lreath. Moll., p. 174, 

Avec le précédent, mais moins rare. 

6. KRYNICKILLUS BRUNNEUS 

Limax briinneus, Draparnaud, 1801. Tabl. Moll., 

et 1805, Hist. Moll., p. 128. 
Krynickillus briinneus, 1801, /. Mahille, 1868. 

Arch. malac. I, p. 47. 

Vallons de la Glacière et de Fontfreye. 

7. KRYNICKILLUS HANRYANUS 

Krynickillus ïlanryanus, f. Florence^ mss. 1887. 

Animal : corpore mediocri, elongato, antice, at- 
tenuato, postice acuto, ad lateribus compressius- 
culo; — dorso antice subtereti, cum carina vere 
obsoleta, postice subacute carinato; — cinereo-ob- 
scuro fere uniformiter tincto; — ruo-is dorsalibus 
tenuibu^^.ongatis, reticulatis, ab interstitiis an- 
gustissimis nigris separatis; — pede sordide albido, 
ac zonula griseo-cœrulea circumcincto, antice sub- 
rotundato, postice acuto ; margine pedis angusto, 
lineolis nigris conspicuis subornato; — clypeo sat 
magno, valde elongato, antice rotundato, postice 
subrotundato, breviter mucronato, in totum gra- 



— 331 — 

nulato, supra limacellam inflato; — collo, capite et 
tcnlaculis vere obsolète graniilosis. Long., GO luil- 
liin. Lat., 7-8 millim. 

Animal de taille médiocre, allongé, étroit, un 
peu comprimé sur les côtés, atténué en avant, 
et à partir du bouclier jusqu'à la queue qui est 
aio-uë. Dos subarrondi au voisinag-e du bouclier 
où commence la carène, d'abord très obtuse et 
presque effacée, devenant bien sensible à partir 
de la moitié postérieure du corps. Rides dorsales 
très fines, nombreuses, allongées et réticulées, 
séparées par des linéoles noires très étroites. 
Coloration générale gris-cendrée obscure, un peu 
plus pâle sur les flancs, aux abords de la région 
marginale, et surtout à la partie antérieure du 
corps qui est gris-jaunàtre pâle. — Pied d'un blanc 
sale, subarrondi en avant, aigu en arrière et pourvu 
d'une bordure gris-bleuàtre étroite mais bien pro- 
noncée. Bords du pied séparés des flancs par une 
linéole noire très fine et ornés de petites linéoles 
transverses, également noires, très peu apparentes. 
Bouclier assez grand, à région antérieure libre 
bien développée et arrondie, à région postérieure 
mucronée et comme taillée en écusson, à surface 
granuleuse dans toute son étendue et gibbeuse en 
arrière au-dessus de la limacelle. Cou, mufle et 
tentacules très finement granuleux. Orifice respi- 
ratoire ovale-allongé dans le sens du bord clypéal. 

Limacelle ovale, subquadrangulaire, à bords 
latéraux presque parallèles, à nucléus subcentral, 
stries d'accroissement fortes et bien apparentes. 



Le Krynickillus Hanryanus a été recueilli par 
le Frère Pacôme dans le vallon de Fontfreye, 
où il paraît rare. Je suis heureux de le dédier à 
notre ami commun, M. Hanry, ancien juge de paix 
au Luc, et à qui l'histoire naturelle du Var doit 
d'intéressantes découvertes en botanique, en bryo- 
logie et en entomologie. 

8. UMAX AGRESTIS 

Limax agrestis Liniié^ 1758. Syst. nat., éd. X, 
p. 652. 

Assez commune dans les endroits humides. 

9. LIMAX SYLVATICUS 

Limax sylvaticiis, Drapnmaiid^ 1805. Hist. Moll., 
p. 126; pi. IX, f. 10. 

Sous les pierres et dans les anfractuosités de 
l'écorce des arbres, aux endroits un peu humides, 
sur toutes les pentes et jusqu'au sommet. 

10. LIMAX CINEREO-NIGER 

Limax cinereo-niger, Wolf^ 1803, in : Deutsch., 
faun. Wurmer, I, e\ Mabille. Hist. mal., bass, 
Paris, p. 65, 1870. 

Dans les vallons de Fontfreye et de la Glacière. 
Frère Pacôme a recueilli plusieurs individus de 
grande taille, mesurant jusqu'à 22 centimètres, 
d'une belle couleur cendrée uniforme ou palis- 
sandre. La Limacelle, môme chez les plus grands 
individus, est toujours relativement mince et peu 



— 333 — 
encroûtée, ce qui tient évidemment à la pauvreté 
du sol en sels calcaires. 

11 LIMAX MODESTUS 
Limax modestus, F. Florence, mss. 1888. 

Animal : corpore griseo-fulvescente, parvulo, 
elongato, subcylindraceo , antice parum postice 
paulo magis attenuato,. — Dorso vix tereti, com- 
pressulo, zonulis tribus fulvescentibus ornato (zo- 
nula una in média pagina, alterœ latérales); — rugis 
dorsalibus conspicuis, elongatis, sat confertis ; — 
pede griseolo, ad marginem caeruleo pallide tincto ; 
— clypeo oblongo, valde elongato, obscure sepa- 
rato, zonula laterali fulva, angusta, antice posti- 
cequeinterrupta, semicircumcincto. — Long, max., 
40-45 millim. ; — Lat. max., 6-7 millim. 

Animal de petite taille, allongé, subcylindrique, 
peu atténué en avant, un peu plus atténué en 
arrière. Coloration générale gris-jaunàtre, pâlis- 
sant vers les bords; dos orné de trois bandes ou 
zonules plus pâles, l'une médiane, les deux autres 
latérales; rides dorsales fines, allongées (5 fois 
plus longues que larges vers la naissance de la 
carène), assez serrées, séparées par des interstices 
linéaires, délicats, en réseau. Carène caudale assez 
courte (environ 7-10 millim.), peu saillante, plus 
pâle que le reste du corps et se confondant avec 
la zonule médiane du dos. Pied blanc-sale, avec 
une bordure gris-bleuàtre (large en avant d'un 
peu moins du quart, en arrière à peu près du 



— 334 — 

tiers de la largeur totale); bords latéraux du pied 
blanchâtres, sans linéoles frangées apparentes. 
Bouclier peu distinct, ovale, allongé, arrondi en 
avant, assez aigu en arrière, orné de deux zonules 
marginales semi-arrondies, interrompues en avant 
et en arrière, plus pâles que le reste de la sur- 
face. Orifice respiratoire petit, légèrement bordé 
de noirâtre, échancrant bien la cuirasse. jMufle et 
tentacules noirâtres. Longueur de l'animal; 40-45 
millimètres; largeur, 6-7 millimètres. 

Mâchoire cornée, de 1 1/2 à 2 millim. de lon- 
gueur, à bord libre bien arrondi, presque lisse 
(on y remarque de légères striations quand on 
l'examine sous un fort grossissement). 

Radulaà dents nombreuses. Dent médiane trian- 
gulaire, tricuspide, à uncini latéraux presque nids; 
dans les latérales^ la cuspide interne disparaît, et 
la cuspide externe se réduit elle-même dans les 
dernières rangées à une simple sinuosité. Dans 
les marginales^ la cuspide interne est d'abord 
bien accusée dans les sept premières rangées; 
elle disparaît à la neuvième ou à la dixième; la 
cuspide externe, qui commence à se montrer dans 
la troisième marginale, se développe de plus en 
plus jusqu'aux dernières rangées où elle égale à 
peu près la cuspide médiane. Toutes les margi- 
nales sont étroites et bien aiguës. Formule den- 
taire (22 + 16 4- 1 -h 16 -+- 22). 

Limacelle ovale-subquadrangulaire , presque 
lisse et à stries d'accroissement peu apparentes 
en dessus, légèrement encroûtée de calcaire en 



— 335 — 

dessous. Longueur, 5-6 millim.; largeur, 3 1/2-4 
millim. Mucus incolore, peu épais. 

Par sa taille, sa coloration et son motU; d'orne- 
mentation, le Limax modestus se distingue nette- 
ment des autres Limax qui vivent en France. Il 
me parait devoir prendre place parmi les Corsi- 
cana. 

Le Limax modestus vit dans les endroits hu- 
mides de la montagne de Notre-Dame des Anges, 
à la Glacière, à Fontfreye; il y est rare. 

12. VITRINA MAJOR 

Helicolimax major, Ferussac père, 1807. Essai 

métli., Conch., p. 43. 
Vitrina major, C. Pfeiffer, 1821. Deutsch. Moll., I, 

p. 47 (en note). 

Sous les pierres et la mousse humide, aux abords 
de la Glacière. 

13. HYALIMA ST.ECHADICA 

Zonites stœchadicus, Bourguignat, in : Fagot^ 
1877. Cat. Moll. pet. Pyr. Haute-Garonne, 
p. 35. 

Hyalinia stacchadica, Locard^ 1882. Prodr. Moll. 
Fr., p. 36. 

Un peu partout, dans les vallons et les endroits 
frais. 

14. HYALIMA NITIDULA 

Hélix nitidula, Drapaniaud, 1805. Hist. Moll., 
p. 117. 



— 336 — 

Hyalinia nitidiila, Morch, 18C4. Syn. jNIoH. Dani?P, 
p. 13. 

Vallon de Fontfreye ; — Vallon de la Glacière 
(Frère Pacôme). 

15. HYALIMA PSEUDOHYDATINA 

Zonitespseudohydatinus, Bourguiguat^ 1856. Amé- 
nités malacol. I., p. 189. 

Hyalinia pseudohydatina, Westerliind^ 1876. Fauna 
europ. Prodr., p. 27. 

Assez commune aux abords de la Glacière. 

16. HYALINIA CRYSTALLINA 

Hélix crystallina, Mullei\ 1774. Verm. hist. II, 

p. 23. 
Hyalinia crystallina, Môrch^ 1864. Syst. Moll. Da- 

nia?, p. 14. 

Vallon de Fontfreye (Frère Pacôme). 

17. HYALINIA DIAPHANA 

Hélix diaphana, Stiider^ 1820. Kurz. Verz., p. 86. 
Hyalinia diaphana, Reinhardt^ 1870. Moll. Faune 
der Sudet., p. 14. 

Dans tous les endroits humides, sous les pierres 
ou la mousse. 

18. CONULUS CALLOPISTICUS 

Zonites callopisticus, Dourguignat^ in : Servaiu^ 
1880. Et. Moll. Esp. et Port., p. 30. 



— 337 — 

Conuliis callopisticus, Locard^ 1882. Prodr. MolL, 
lem. Fi-., |). 50. 

^'allon des Fayes. — Frère Paconie (in lilt, 
janvier 1888) eite le Coniilas falviis comme re- 
cueilli par lui près de la source de la Glacière; il 
est probable que ses échantillons appartiennent 
au C. callopisticus ^ ou au C. Mort oui (Jeffrey s) 
(|ui habitent 1(!S environs du Luc. 

19. HELIX APERTA 

Hélix aperta, Boc//, 1778. Index mus. Ca\sar. 
Vindob., p. 399. 

Espèce commune sur les premières pentes. 

20. HELIX ASPERSA 

Hélix aspersa, Miïllei\ 1774. Verm. hist., 11, p. 59. 

Un peu partout, quoique peu abondante. Le 
sommetde la montagne m'adonne quelques échan- 
tillons à test monochrome ou à peine tacheté, 
mince et fragile ; j'ai retrouvé le même faciès dans 
des individus recueillis sur la montagne de Bous- 
sicaut, au sud de Notre-Dame des Anges (640 m. 
d'alt.). 

21. HELIX AŒRMICULATA 

Helix vermiculata, Millier^ 1774. Verm. hist., Il, 
p. 20. 

Sur les pentes inférieures de la montagne où 
elle est rare. On trouve aussi cette Espèce autour 
de la chapelle où elle a dû être apportée acciden- 
tellement par les caravanes de pèlerins. 

liull. Soc. MnUr.. France \\. .Iiiiii 18S9. — 22 



— 3.S8 — 

22. HELIX NEMORALIS 

Hélix nemoralis, Linné^ 1758. Svst. nat., éd. X, 
p. 773. 

Près de la chapelle, et un peu partout dans les 
vallons, mais toujours rare. Les individus sont 
toujours de petite taille et possèdent un ensemble 
de caractères signalé déjà par M. P. Bérenguier, 
comme propre aux H. nemoralis de la région des 
Maures. J'ai cependant recueilli, en montant à la 
Glacière, un individu normal, à épidémie jaune 
bien coloré et orné d'une seule bande étroite, bien 
continue et supra-médiane ; c'est la variété que 
l'on trouve le plus fréquemment dans les terrains 
calcaires des environs du Luc; très rare, je crois, 
dans les Maures. 

23. HELIX RUBELLA 

Theba rubella, Risso^ 1826. Hist. nat. Eur. mérid., 

IV, p. 75, n" 169. 
Hélix rubella, Bonrguiguat^ 1861. Et. Syn. Moll. 

Alp.-Marit, p. 38. 

Dans les endroits frais, jusqu'au sommet de la 
montas-ne. 

24. HELIX SUBERINA 

Hélix suberina, P. Bérenguier^ 1882. Faune ma- 
lacol. du Yar, p. 88. 

Espèce rare. J'ai inutilement fouillé bien des tas 
de pierres sous les Chénes-lièges; j'en ai recueilli 
quelques individus vivants presque au sommet de 
la montagne, dans le bois de Pins qui est au-dessus 



— 339 — 

de la Glacière. Frère Pacôme a trouvé aussi celle 
jolie coquille dans le vallon de Fontfreye. 

25. HELIX ROTUNDATA 

Hélix rotundala, Millier^ ïll^. (^Verm. hist., II, 
p. 29. 

Commune aux abords de la source de la Glacière. 

•26. FIELIX PYGM.EA 

llelix pygmœa, Draparnaud, 1801. Tabl. Moll., 
p. 93. — 1805, Hist. Moll., p. 114, pi. viii, 
f. 8-10. 

Près de la Chapelle (f. Pacôme). 

27. HELIX ACULEATA 
Hélix aculeata. Millier, 1774. Yerm. hist. II, p. 31. 

Avec la précédente Espèce (f. Pacôme). Vallon 
des Payes. 

28. HELIX ADOLFI 

Hélix Adolfi, Pfeiffer, 1854. Malak. Blàtt., p. 264. 

Dans les champs cultivés autour de la Chapelle. 
Cette Espèce et les deux suivantes ont pu être 
apportées accidentellement, car on ne les retrouve 
pas dans les autres parties de la montagne. 

20. HELIX STIPARUM 

Hélix stiparum, Rossmûssler, 1854. Iconogr. XII, 
p. 20, pi. Lxvi, f. 820-821. 

Avec la précédenle. 



_ 340 — 

30. HELIX PANESCORSl 

Hélix Panescorsi, P. Béreuguier, 1883, Malac. du 
Var, Addenda in : Bull. Soc. d'Et., Dragui- 
gnan, p. 4. 

Avec les deux Espèces précédentes. 
31. HELIX CONSPURCVTA 

Hélix conspurcata, Drapaniaiid^ 1801. Tabl. MoU., 
p. 93, et 1805, Hist. Moll., p. 105, pi. vu, 
fig. 23-25. 

Sous les pierres autour de la Chapelle. 

32. HELIX ILLUVIOSA 

Hélix illuviosa, Nevill, 1880. Land-Shells of Men- 
ton, in : Proc. Zool Soc. London, p. 123. 

Espèce moins commune que la précédente et vi- 
vant avec elle. 

33. BULLMUS OBSCUHUS 

Hélix obscura, Millier, 1774. Verm. hist., II, p. 103, 

n° 302. 
Buliinus obscurus, Draparnand, 1801. Tabl. Moll., 

p. 65, et 1805. Hist. Moll., p. 74, pi. iv, 1. 23. 

Rare, près de la source de la Glacière. 

34. FERUSSACIA SUBCYLINDRICA 

Hélix subcylindrica,L////^f', 1767. Syst. nat.(éd.XlI), 

p. 1248. 
Ferussacia subcylindrica , Boiirguignat , 1853. 

Amén. malac, I, ji. 209. 



— 341 — 

Sous les pierres au bord de l'eau, à la Glacière 
et dans le vallon des Payes. 

3o. CECILIANELLA ACICULA 
Buccinuni acicula, Millier^ 1774. Verm. hist., II, 

p. 150. 
Gœcilianella acicula, Bourgaigiiat^ 1854. Amén. 

malac, I, p. 217, pi. xviii, f. 13. 

Autour de la source de la Glacière. 

36. PUPA GRANUM 
Pupa granum, Draparnaud^ 1801. Tabl. Moll., 
p. 50, et 1805, Hist. Moll., p. 63, pi. m, 
f. 45-46. 

Sous les pierres, près de la Chapelle, avec le 
Pupilla umhiUcata (Drap.), mais rare. 

.37. PUPILLA UMBILICATA ' 
Pupa umbilicata, Draparnaud^ 1801. Tabl. Moll., 

p. 58, et 1805, Hist. Moll., p. 62, pi. ni, 

f. 39-40. 
Pupilla umbilicata, 7?ec/.', 1837, IndexMollusc.,p.84. 

Espèce abondante autour de la Chapelle, et aux 
abords de la Glacière, sous les pierres; rare par- 
tout ailleurs. La plupart des individus ont le bour- 
relet péristomal large et bien aplati; le test est 
le plus souvent comme décortiqué, par suite de 
la destruction partielle de l'épiderme. 

38. PUPILLA MUSCORUM 
Turbo muscorum, Liiiné^ 1758. Syst. nat. (éd. X), 
p. 767. 



— 342 — 

Pupilla muscoriim, Beck^ 1837. Index Molliisc, 

p. 84. 

Rare, près de la Chapelle (Frère Pacôme). 

39. ISTHMIA MUSCORUM 

Pupa muscoruiii, Draparnaud^ 1801. Tabl. MolL, 

p. 56. 
Isthmia miiscorum, Bourguignat, 1877. Classifîc. 

Moll. Syst. Europ., p. 31. 

Très rare, près de la Chapelle (F. Pacôme). 

40. CARYCHIUM TRIDENTATUM 

Saraphia tridenlata, Risso^ 1826. llist. nat. Eur. 

mérid., iv, p. 84. 
Carychiuin tridentatiim, Bourguignat^ 1857. Amén. 

malac, II, p. 45, pi. xv, f. 12-13. 

Sous les pierres, autour de la Glacière, et au- 
dessous dans le vallon, aux endroits très humides. 
Frère Pacôme a aussi recueilli cette Espèce dans 
le vallon de Fontfreye. 

41. LIMN.EA PEREGRA 

Buccinum peregrum, Mullet\ 1774. Verm, hist., 

II, p. 130. 
Limneus pereger, Draparuaud^ 1801. Tabl. Moll., 

p. 48, et 1805, Hist. Moll., p. 50, pi. ii, f. 34, 35. 
Limnaea peregra, Dupuy^ 1850. Hist. Moll., p. 472, 

pi. XXIII, f. 6. 

\'alIoii de la Glacière. 



— 343 — 
42. LIMN.4ÎA TRUNCATULA 

Biiccinum Iruncatuhim^ Miiller, 1774. Verm. Hist., 

II, p. 130. 
Limnsea triincatula, Moquiii-Taiidon^ 1855. Hist. 

MoII., II, p. 473, pi. xxxiv, f. 21-23. 

Avec la précédente, — vallon de Fontfreye ( Frère 
Pacôme). 

43. BELGRANDIA MARGINATA 

Paludina marginata, Michaud^ 1831. Gompl. hist. 

Moll., p. 98, pi. XV, f. 58-59. 
Belgrandia marginata, Paladilhe^ 1870. Et. monogr. 

Paliid-, p. QQ. 

Je n'ai pu recueillir que deux échantillons de 
cette Espèce dans des débris alluviaux, sur le bord 
du ruisseau de Fontfreye. Frère Pacôme l'a ré- 
collée dans les eaux du vallon de Marquésy, près 
des Mayons-du-Luc ; on la trouve vivant dans plu- 
sieurs sources de la plaine des Maures. 

44. PISIDIUM NITIDUM 

Pisidium nitidum, Jenyiis, 1833. Monogr. Cycl., 
in : Trans. Gambr., IV, p. 304, pi. xx, f. 7-8. 

Rare. — Ruisseau de Fontfreye. (Frère Pacôme.) 
La môme Espèce se retrouve dans les Maures, à 
la Garde-Freinet, dans une petite source, près de 
la route de la Garde à Saint-Tropez. 

En résumé, sur quarante-quatre formes récoltées 
dans la montagne de Notre-Dame des Anges, vingt- 
neuf appartiennent à des Mollusques testacés ter- 
restres, à test généralement mince et plus ou 



— 344 — 
moins corné. Les HelLv aspersa^ vermiciilata, 
Adolfî, Paiiescorsi, stipanun^ qui, dans des con- 
ditions normales d'habitat, sont pourvus d'une 
coquille assez nettement calcaire, ont perdu de leur 
solidité en s'établissant sur le sol siliceux; mais, 
par contre, l'épiderme s'est fortifié, notamment 
chez Vaspersa, au point de constituer chez quel- 
ques individus près de la moitié de l'épaisseur 
totale du test. 

Les Mollusques terrestres nus, ou Limaciens, 
qui ont moins besoin de calcaire dans leur alimen- 
tation, et qui aiment les lieux couverts et humides, 
sont relativement plus riches en formes et en in- 
dividus que lestestacés. J'en ai cité onze Espèces : 
c'est le qiuutdu nombre total, proportion énorme, 
si on la rapproche surtout de la suivante. Sur 
185 formes que je connais actuellement du bassin 
de la rivière d'Aillé, — au pied de Notre-Dame 
des Anges, — il y a seulement quinze Limaciens 
(ceux de Notre-Dame compris), soit un peu moins 
d'un douzième. 

Les eaux, trop fraîches et généralement trop 
rapides, ne m'ont donné que quatre Espèces. 

En terminant cette énumération des Mollusques 
de Notre-Dame des Anges, j'offre mes remer- 
ciements à M. Bourguignat, (jui a bien voulu re- 
voir tous mes Limaciens, et au cher Frère Pacôme, 
zélé et infatigable naturaliste, dont les recherches 
m'ont fait connaître plusieurs Espèces que je 
n'avais pas récoltées. 

Bull. Soc. nialdc. France. VI. Juin IbSlt. 



ESPÈCES xNOUVKLLES 

DES ENVIRONS 

D'ADEN 

SUIVIES D'UN APERÇU SUR LA FAUNE MALAGOLOGIQUE 

DE LA PËNIlNSULE ARABIQUE 

PAU 

M. LE D-- F. JOUSSEAUME 

MEMBRE ASSOCIÉ 



BULLMUS ADAMCUS 

Biilimus adauiciis, Joiisseamiie, spec. nov. 1888. 

Testa rimata (rima elongato-ciirvata, in axem 
columellarem pariim penetrans), mediocri, obe- 
sula ac relative ventrosa, candido-lactescente, ad 
apicem luteola, nitida, subpellucida , et argutis- 
sime striatula; — spira tumida, ad summum atte- 
nuata; — anfractibus 8 convexiusculis, regula- 
riter crescentibus, sutura impressa separatis ; 
— ultimo rotundato , prope aperturam quasi 
substrangulato; — apertura sat obliqua, semi- 
ovala, relative parum ampla ac ad dextram sat 
excentrica; peristomate continuo , undique late 
labiato, expanso, reflexo ac recurvato; columella 
recta, intus conlorto-plicata fplica profunda, in 



— 346 — 

conspectu parum conspicua); — ait. ,23; diam., 13; 
ait. ap., 11 1/2 millim. 

Ce Biilime, caractérisé par sa forme relative- 
ment très ventrue pour sa taille, par son dernier 
tour scnsijjlement étranglé, par son ouverture 
notoirement rejetée sur le côté droit et par la 
large réflexion de son bord péristomal, vit dans 
les anfractuosités des rochers, à demi-hauteur des 
sommités qui entourent Aden. C'est une Espèce 
peu commune. Elle ne peut être rapprochée que 
du Buliimis Uitireflexus ^ dont elle se distingue 
notamment par sa forme plus ventrue, par son 
dernier tour moins ample vers l'ouverture, par 
son excentricité aperturale et par la très grande 
expansion de son bord péristomal, expansion qui 
rappelle celle du Bulimus labiosus de Socotora. 

BULIMUS HELIOCAUS 

Bulimus Heliocaus, Bourgiiignat,^ in coll. 1886. 

Testa rimata (rima recta, non penetrans), rela- 
tive parvula, obesa, ventrosa, subovoidea, lactes- 
cente, nitidula, striatula (stria? obliquoe, regulares, 
costulas simulantes); — spira sat curta, ad sum- 
mum attenuata; — anfr. 7 convexiusculis, lente 
crescentibus, sutura impressula separatis; — ul- 
time rotundato ; — apertura obliqua, semiovata; 
peristomate undique plane expanso ( expansio 
mediocris); columella recta, intus sat profunde 
plicatula (plica in conspectu inconspicua ) ; mar- 
ginibus callo mediocri junctis; — ait., 16 1/2; 
diam., 9; ail. ap., 8 millim. 



— 347 — 

Cette Espèce, recueillie par l'intrépide voya- 
geur, le regretté Paul Soleillet, dans la même 
chaîne de montagnes des environs d'Aden, est 
remarquable par sa forme obèse -ventrue sub- 
ovoïde, par l'obliquilc de son ouverture, par ses 
striations bien prononcées ressemblant à des cos- 
tulations, par le pli de son axe columellaire peu 
accentué et invisible de face. 

BULIMUS RAGIUS 

Bulimus ragius, Jousseaiuue ^ spec. nov. 1888. 

Testa rimata (rima profunda, recto-elongata), 
minuta, oblonga, subtranslucida, nitidula, pallide 
cornea, subtiliter striatula; — spira oblonga, sat 
regulariter attenuata, ad apicem obtusa ; — anfr. 6 
convexis, quasi tumidis, sutura profunda sepa- 
ratis; — ultimo rotundato, relative valide ascen- 
dente ac quasi acanonico ; — apertura fere verti- 
cali , semi-ovata , ad dextram notabiliter versa; 
peristomate undique albo-labioso ac reflexo ; mar- 
ginibus tenui callo, ad insertionem valde tuber- 
culifero, junctis; — ait., 4; diam., 2; ait. ap., 1 1/4 
millim. 

Cette singulière Espèce, découverte dans les 
alluvions d'un petit torrent, aux environs d'Aden, 
vit également aux alentours de Massaouah, sur 
la côte abyssinienne. 

Ce Bulime, de la série du Bal. cœnopictus, ne 
peut être assimilé avec aucune des formes cœno- 
])ictiennes arabiques, dont il se distingue nette- 



ment par son dernier tour dévié et Ibrlenient re- 
montant, par son ouverture excentrique très portée 
à droite, et par sa fente ombilicale dont la profon- 
deur et l'étendue insolites sont dues à la déviation 
du dernier tour. 

DIGOMAXIS BOURGUIGXATI 

Digoniaxis Bourguignati , Jousseaume ^ spec . 
nov. 1888. 

Testa imperforata, elongato-acuminata, tenuis- 
sima, translucida, vitrinoidea, nitidissima, polita 
aut sub validissimo lente subtiliter substriatula; 
— spira elongata, ad apicem acuta ; — anfr. 10 
convexis, lente crescentibus, sutura profunda se- 
paratis ; — penultimo et ultimo biangulatis ( an- 
gulus unus superus, aller inferior) etcirca suturam 
plane tectiformibus ; — ultimo 1/3 altitudinis le- 
viter superante, biangulato ( angulus superus 
zonam tectiformem circumsuturalem limitans , 
alter inferior ad peripheriam) ac inter angulos ad 
initium subplanulato; — apertura subobliqua, 
irregulariter semiovata; margine externo antror- 
sum arcuato; columella bilamellata (lamelbe acuta?, 
tenuissimip, quarum supera validior et circa axim 
in helicem contorta); - peristomate fragili, recto 
ac acuto; — ait., 9; diam., 2 1/2; ait. ap., 3 millim. 

Cette belle Espèce, que nous nous faisons un 
plaisir de dédier au secrétaire général de la So- 
ciété, a été recueillie sur la plage de Mahala, entre 
Aden et Steamer-Point. 



— 349 — 

Nous établissons pour cette Espèce le nouveau 
genre Digoniaxis^ parce qu'il nous a été inij)os- 
sible de comprendre cette Espèce dans aucun des 
genres connus *. 

Ce genre est remarquable par son axe columel- 
laire autour duquel se déroulent deux lamelles très 
saillantes, dont la plus forte s'aperçoit sur tout le 
prolongement de l'axe, grâce à l'extrême ténuité 
du test; par son dernier tour méplan à la partie 
médiane et sur une étroite zone circumsuturale, 
et caractérisé par deux angulosités, dont l'une 
supérieure sépare la zone méplane-tectiforine du 
pourtour de la suture de la surface plane médiane, 
et dont l'autre limite cette surface à la partie infé- 
rieure. 

Nous croyons qu'il convient, vu les caractères 
de l'axe , la ténuité et la délicatesse du test , 
de comprendre cette nouvelle coupe générique 
dans la famille des Ferussacidœ. ^ pour prendre 



1. Cette nouvelle coupe générique ne peut être assimilée à 
celle publiée par M. de Morgan (in : Bull. Soc. zoo!. Fr., 188.5, 
p, 390) sous le nom de li/iodina, pour une petite coquille, la 
Rhodina Perakensis , du mont Tcliôra, près Ipoh ( presqu'île 
malaise). — Chez cette Rhodina, dune taille plus grande 
(25 mill. ), d une forme rappelant celle des Rhodea d'Amérique 
( de là son nom), les tours sont plans avec une suture superfi- 
cielle; le dernier tour est anguleu.\ seulement à la partie infé- 
rieure; l'ouverture subtrianguîaire, peu haute, fortement dila- 
tée à la base, possède un axe columcllaire unilamellé, réflé- 
chi, très rétrocèdent; enfin, les bords marginaux sont réunis 
par une callosité accentuée, ce qui donne au péristome un 
aspect continu. 

2. Bourguigiiat, Malac. Abyss., p. 120, 188:5. 



— TM) — 
place entre les Calaxis^ et les HoJieiHvartJda'^. 

OVELLA SEBASMIA 

Ovella Sebasmia, Jousseaume, spec. nov., 1888. 

Testa perforata (perforatio aperta ac profunda), 
oblonga, suprà iiifraque obtuse atleniiata, in medio 
tiimidula, cretacea, opaca, subnitida, valide stria- 
tula (stri.ne strictne, regulares), in mcdianis albida 
cum flammulis castaneis irregulariter dispositis et 
in penultimo ultimoqiie albescente et obscure 
cubflammulato-punctata ; — spira regulariter atte- 
nuata, ad summum obtusata ac krvigata (apex ni- 
tidissimus ac translucidus) ; — anlV. 8 planulato- 
tectiformibus, sutura superficiali separatis ; — 
ultimo convexo, dimidiam altitudinis a?quante, ad 
basin circa perforationem angulato, supra ad 
insertionem ])reviter deflexo ; — apertura obliqiui, 
coarctato-elongala, supra angulata cum sinulo 
parvulo ad insertionem, infra subangulato, intus 
castanea; perislomate albido, recto, obtusato, ad 
marginem columellarem leviter dilatato ; colu- 
mella breviter recta ; marginibus callo junctis ; — 
ait., 18; diam., 9; ait. ap., 9 millim. 

Cette belle Espèce, recueillie à demi-côte des 
hauteurs aux environs d'Aden, où elle paraît rare, 
a un aspect particulier. Son test, crétacé, peu bril- 

1. Bourgiiignal, in Sched, 1882, et in : Prodr. Malac. Tunis, 
p. 114, 1887. 

2. Bourguignat, in : Moll. nouv. (4'^ décade, 1864), p. 119 
et in : Prodr. nialac. Tunis, p. 115 et 126. 1887. 



— ,551 — 

lant, de forme oblong-allongé, alténiié à ses extré- 
mités, est fortement et profondément perforé; sa 
surface, finement costulée, est ornée sur les tours 
médians de marbrures marrons analogues à celles 
que l'on remarque sur VOvella Socotrensis ( Bu- 
limus [Achatinelloides] Socotrensis, var. elongata^ 
de Godwin-Austen, in : Socotran land-shells, in : 
Proc. Zool. Soc, Lond., 1881, p. 803, pi. lxviii, 
f. 2); ses tours méplans, à suture presque super- 
ficielle, paraissent comme d'une seule venue; son 
dernier tour est anguleux autour de la perforation ; 
son ouverture très étroite, fort allonafée, ano^u- 
leuse supérieurement et inférieurement, est en- 
tourée par un bord péristomal droit, émoussé, 
sensiblement obtus, un peu réfléchi seulement du 
côté columellaire. 

Nous ne voyons parmi les formes connues que 
le Bulimus [acliatinelloides] Balfouri de l'île So- 
cotora, qui puisse lui être comparé. On distin- 
guera notre Espèce du Balfouri^ à sa taille moindre, 
à sa forme plus régulièrement ovoïde-allongée, 
surtout moins ventrue, notamment à l'avant-der- 
nier tour, à sa perforation ombilicale bien plus 
ouverte, à ses tours plus plans, à son ouverture 
plus régulièrement ovale -allongée , à son axe 
columellaire offrant une direction non verticale, 
mais légèrement oblique de gauche à droite. 

La sehasmia appartient au genre Ovella (No- 
mencl. Hel. viv., p. 284; 1878), établi par Pfeiffer 
pour le Bill. Socotrensis. Presque en même temps, 
le savant G. Nevill (Hand list, Moll., ind. Mus., 



— 352 — 

Calcutta, 1, p. 131 ; 1878) avait créé pour ce môme 
Socotrensis l'appellation générique à^Adiatinel- 
loides^ qui n'est pas acceptable, à cause de sa 
désinence oides^ contraire aux règles de la no- 
menclature. 

Les Ovella^ toutes de File de Socotora, sont 
les Socotrensis^ Hadibiiensis, Balfoiiri, Golloii- 
sivensis^ tigris^ zebrinus, longifoiiius et seiuicas- 
t a liens ^ 

h'Ovella sehasmia est la première Espèce de 
ce gfenre découverte en dehors de File de Soco- 
tora. 



Les Mollusques actuellement connus de l'Arabie 
sont très peu nombreux. C'est à peine, avec ceux 
que nous venons de signaler, si l'on en connaît 
une cinquantaine, ils appartiennent à 10 familles 
distinctes, réparties en 21 genres. 

Nous n'avons pas l'intention de donner une 
synonymie détaillée ni les caractères des Espèces 
que nous allons énumérer; nous renvoyons pour 
cela aux travaux de notre secrétaire général, 
M. Bourguignat, où l'on trouvera : 1" dans ses 
Mollusques du pays Çomalis (1 vol. in-8, avec 
6 pi., 1882), les renseignements complets sur les 
Hélices ainsi que sur les Bulimes du groupe des 

1. Quant aux autres formes comprises dans cette coupe gé- 
nérique par quelques auteurs, telles que les Iieliciformis, fra- 
gilis, adonciisis, il convient de les regarder comme des Pacli- 
iiodiis. 



— 353 — 

Petrœiis et sur les Cyclostomidœ ; 2" dans sa Des- 
cription du genre Cœlestele (in-8, 1880), la des- 
cription des Cœlesteles arabiques; 3" dans sa 
Malacologie de l'Abyssinie (1 vol. in-8 avec cartes 
et 4 pi., 1883), les renseignements suffisants sur 
les Bulimes de la série du BuL cœnopictiis ^ non 
moins que sur les Achatinidœ, lesStenogyridac, les 
AuriculidcD, etc., etc. 

Nous n'avons pas compris, dans la liste que nous 
donnons, plusieurs Espèces faussement attribuées 
à l'Arabie, comme le Balinius labiosus de l'île de 
Socotora, ou le Bulimas [Hélix] arabicus de Forskal 
(Desc. anim... in itinere orientali, p. 127, 1775), 
signalé à Lohëiyah, petit port entre Djeddah et 
Moka, la première, parce qu'elle n'a jamais été 
trouvée en Arabie, la seconde, parce qu'on ne sait 
pas ce qu'elle est ( voir à ce sujet les Mollusques 
Çomalis de la mission Revoil, p. 22). 

HELICIDyE. 

1. Hélix tohenica, Boiirgaignat^ Moll., Çomalis, 

p. 11, f. 74-76, 1882. 

Cette forme, du groupe de la Pisana, primiti- 
vement découverte sur les rochers du cap Gar- 
dafui, a été retrouvée non loin d'Aden et de Ma- 
kalla. 

2. Hélix desertella , Jickeli^ Moll., n. o. Afr., 

p. 77, pi. IV, f. 26, 1876. 

Cette Espèce, du groupe de la Forskali^ a été 

Bull. Soc. rnalfic. France. W. Juin 1889. — 23 



— 354 -^ 

constatée aux alentours de Djeddah et près du 
port de Lohoiyah, sur la jNIer Rouge. 

3. BuLiMus FRAGosus, L. Pfeiffei\ symb. Hist., 

Hel. II, p. 45, 1842. (Hélix fragosa, Ferussac, 
1821; Buliminus fragosus, Bech, 1837, etc.) 

L'Yemen. 

4. BuLiMUs FORSKALi, L. Pfeiffei\ Symb. Hist. Hel. 

Il, p. 45 (pars), 1842, et Monogr. Hel. viv., 
H, p. 63(excl. pler. syn.), 1848; (Buliminus 
Forskali, 5ecA-, 1837.) 

Espèce d'Arabie, dont on ne connaît pas exac- 
tement l'habitat. 

5. BuLiMus c.vîN'DiDUS, Deskciyes^ in : Ferussac^ Hist. 

MolL, II (2'' partie), p. 77 (excl. pler. syn.), 
pi. CL, f. 15-16 (très bonne) et Boiir guignât^ 
Moll. Çomalis, p. 16, f. 6-8, 1882; (Pupa can- 
dida, Lamarck^ 1822; — Pupa arata, Recluz, 
1843). 

Environs d'Aden et çà et là dans toute la région 
Sud jusqu'à Mascate. 

6. BuLiMus MicRAULAXus, Bourguignat^ Moll. Çom., 

p. 17, f. 20, 1882 (Buliminus eryx, Wester- 

luud, 1881). 
Cette Espèce, considérée à tort par Kuster, 
L. PfeilVer, tantôt comme un aratus^ tantôt comme 
un Fo/'shali, ou bien comme un caiididiis^ se ren- 
contre sur les rochers arides au sud de l'Arabie. 

7. BuLiMUS LATiiîKFLKxus, L. jRceve, Iconogr. III, 



— 355 — 

n" 568, pi. Lxxviii, et Boargaigiiat, Moll. 
Çoin., p. 19, f. 22, 1882. 

Environs de Mascate, d'Aden, etc. Espèce très 
répandue dans toute la région méridionale. 

8. BuLiMUS ADANicus, Jousseciume (voir ci-dessus, 

page 345). 

Environs d'Aden. 

9. BuLiMus YEMENicus, Boiirgiiigiial^ Moll. Çom., 

p. 19, f. 13, 1882 (Bulimus yemenensis, Pala- 
clilhe, 1872). 

Environs d'Aden. 

10. Bulimus heliocaus, Bourguignat (voir ci- 
dessus page 346). 

Environs d'Aden. 

11. Bulimus sab.î:anus, Bourguignat^ Spec. nov. 
Europ. 11° 26, 1876 et Moll. Çom., p. 23, 
f. 14, 1882. 

Environs de Mareb. 

12. Bulimus iied3X7acv^^ Bou/'guignat^ Moll. Çom., 
p. 24, f. 12, 1882. 

Montagnes entre Djeddali et la Mecque 

13. Bulimus bruguieri, Bourguignat^ Moll. Çom., 
p. 25, 1882; (Bulimus labiosus de Bruguière, 
in : Encycl. meth. II [2« partie], p. 347, 1792. 
— non Bulimus labiosus des auteurs, Espèce 
de Socotora qui n'a pas été jusqu'ici rencon- 
trée dans la péninsule arabique). 



— 356 — 
De rYemen. 

14. BuLiMus UKRis^Rksicvs^ Bourguignat, spec.noY. 
Europ. n" 29, 1876. 

Environs d'Aden. 

15. BuLiMus MAREBiENsis, Bourguigncit^ spec. nov. 
Europ. n° 31, 1876. 

Environs de Mareb. 

16. BuLiMus SAM.WAENSis, Moussoii^ in : Paladilhe^ 
in : Ann. mus. civ. Genova, III, p. 14, pi. i, 
f. 20-21, 1872. 

AUuvions du torrent de Kursi, près Aden. 

17. BuLiMus KURSiENSis, Bourguigiiat^ Spec. nov. 
Europ. n" 32, 1876. 

AUuvions près Kursi. 

18. BuLiMus RAGius, Jousseaume (voir ci-dessus, 
page 347). 

Environs d'Aden. 

19. BuLiMus SENNAARicus, Bourgiilgucit ^ Malac. 
Abyss., p. 59 et 114, 1883 (Pupa sennaariensis, 
Pfeiffer, 1855, 1856 et 1859, Martens, 1865 ; 
Bulimus cerealis, Paladilhe 1872; Buliminus 
fallax[pars], Jickeli, 1874). 

AUuvions des torrents près d'Aden. — Cette 
Espèce est très répandue sur toute la côte ara- 
bique; elle est commune en Abyssinie, la Nubie 
et la haute Egypte. 

20. Bulimus vermiformis, Paladilhe ^ in : Ann. 



— 357 — 
mus. civ. Genova, III, p. 15, pi. i, p. 24-25, 
1872. 
Torrent de Kursi, près d'Aden. 

21. PuPA GRki:i\]M^ Draparnaud, Tabl. MolL, p. 50, 
1801, et Hist. Moll., p. 63, pi. m, f. 45-46, 1805. 

Environs de Djeddah. 

22. PuPÂ ARABICA, Dolu'ii, in : Malak Bl. p. 203, 
1859; (Buliminiis arabicus [non Forskal], 
Westerliind^ Binnenconch. Bulim., p. 55, 
1887). 

De l'Arabie ( Habitat inconnu). — Espèce très 
voisine de la précédente. 

23. PuPA ÂNTiNORii, Paladilhe^ Moll. Aden, in: 
Ann. mus. civ. Genova, III, p. 21, pi. i, f. 11- 

12, 1872. 

Alluvions du torrent de Kursi, près Aden. 

ENNEID.E» 

24. Ennea isseli, Paladillie^ in : Ann. mus. civ. 
Genova, III, p. 19, pi. i, f. 5-6, 1872. 

Alluvions du torrent de Kursi. 
FERUSSAC1D^2 

25. DiGONiAxis BouRGuiGNATi , JousseaLuiie (voir 
ci-dessus, page 348). 

1. Enneidœ, Bourguignat, Malac. Abyss., p. 74 et 118, 1883. 

2. Ferussacidœ, Bourguignat, Malac. Abyss., p. 120, 1883. 



— 358 — 
Alluvions de la plage de Mahala entre Aden et 
Steamer-Point. 

26. Cœlestele Paladilhianâ, Nevill^ Hand list 
MoU. ind. Mus. p. 162, 1878. (Francesia sca- 
laris, Paladilhe.^ 1872; Cœlestele arabica, 
Boiirgiiigiiat, 1880.) 

Alluvions du torrent de Kursi, près d'Aden. 

27. Cœlestele Isseli, Bourgiiigiiai^ Desc. Cœl., 
p. 15, 1880. 

Alluvions du torrent de Kursi. 

ACHATIiNIDvE 

28. LiMicoLÂRL\ ALBATA , Doiirgiiiguat ^ in Sclied, 
1883. (Hélix albata, Ferussac, 1820; Bulimus 
bicinctus, Recliiz^ 1843; — Bulimus albatus, 
L. Pfeiffer, 1842, 1849, etc.). 

Cette Espèce, qui est une véritable Limicolaire, 
vit aux environs de Mascate et de Moka. 

29. Ovella sebasmia, Jousseaume (voir ci-dessus 
page 350). 

Environs d'Aden. 

30. Opeas gracilis, Albers^ Ileliceen (2" édit.), 
p. 265, 1860; (Bulimus gracilis, Hiitton, 1834; 
Bulimus indiens, L. Pfciffer, 1846; Achatina 
gracilis, Beiison , 1846; Stenogyra gracilis, 
Marteus, 1S70; Spiraxis gracilis, Blaiulford, 
1870; Limicolaria Bourguignati, Paladilhe^ 
1872; Subulina gracilis, Jickeli, 1874, etc.). 



— 359 — 

Alluvions du torrent de Kiirsi, près d'Aden ; 
plage de Mahala entre Aden et Steamer-Point. 
Environs de Djeddah. Cette Espèce vit également 
aux alentours de Suez (Egypte). 

STENOGYRID.E 

31. Rumina insularis , Bourgiiignat , in Sched, 
1884, et Moll. Choa, p. 22, 1885. (Pupa insu- 
laris, Ehrenberg, 1831; Bulimus insularis, 
Albers ^ 1850; Bulimus Adenensis, Pfeiffei\ 
1853; Bulimus Ducoureti et Soleilleti, Bour- 
guignât^ 1876, etc.). 

Espèce très répandue en Arabie. Environs de 
Mascate ; alluvions du torrent de Kursi près Aden; 
Dyobla entre Aden et Sana; plage de Mahala entre 
Aden et Steamer-Point, etc. 

32. Obeliscella lucid[ssiaia , Bourguignat , in 
Sched, 1883. (Bulimus \u.c\A'\s,s'\n\\xii^Paladilhe^ 
in : Ann. Mus. civ. Genova, III, p. 17, pi. i, 
f. 18-19, 1872, Obeliscus lucidissimus, Pfeiffer 
(édit. dessin), Nomenclat. Ilel., p. 319, 1878. 

Alluvions du torrent de Kursi, près d'Aden. 
M. Bourguignat a eu raison de modifier le nom 
générique à' Obeliscas en celui Obeliscella^ puis- 
qu'il existe un genre Obeliscus (Humphrey, 1797) 
établi bien antérieurement à celui de Beck, 1837 
(Obeliscus, Beck, 1837, teste Shuttleworth, diagn., 
p. 138, 1854). 



— 300 — 

C^CILIANELLID^. 

33. C.ECILIANELLA IssELi PalacUlhc^ in : Ann. Mus. 
civ. Genova, III, p. 22, pi. i, f. 9-10, 1872 ; 
(Aciciila Isseli, Jickeli, 1874). 

Alluvions du torrent de Kursi, près d'Aden. 

AURICULID.E. 

34. AuRicuLA suBULÂ, Quoy et Gaimard, voy. 
Astrol. zool. II, 1832, p. 171, pi. xiii, f. 39-40. 

Port de Djeddalî. 

35. Melampus mâssauensis, Ehrenberg, in : Mus, 
Berol. et in : Pfeiff'er, in : Malak. Bl., 1858, 
p. 240 (Melampus erythrocus, Morelet, 1872). 

Bords de la mer à Lohciyah, Moka, Steamer- 
Point près Aden. 

36. Melampus EHRE^'BERGIANUS, Morelet^ in : Ann. 
mus. civ., Genova, III, 1872, p. 187 et 203, 
pi. IX, f. 13 (Melampus fasciatus [non Des- 
hayes], Morelet; 1872). 

Lohëiyah. 

37. L.î:modonta granum, Jickeli, INIoll. n. o. Afr., 
p. 178, 1874(Melampusgranum,il/o/-e/e/; 1872). 

Djeddah, Moka, Aden. 

38. L.EMODONTA OBLONGA, Jickeli, MoU. n. o. Afr., 
p. 174, pi. VII, f. 4, 1874. 

Dans les mêmes localités que la précédente. 



— 361 — 

39. L.EMODONTA AMPLicATA, JiclieU, Moll. n. o. Afr., 
p. 180, pi. VII, f. 5, 1874. 

Port de Djeddah. 

40. L.EMODONTA AFFiNis, Jlcheli, Moll. n. o. Afr., 
p. 181, pi. VII, f. 6, 1874. 

Côte de l'Arabie, vis-à-vis File de Perim. 

41. Plecotrema rapax, Dohni, in : Malak. Bl., 
p. 204, 1859 ; (plecotrema mordax [non Dohrn], 
Morelet, 1872). 

Environs du petit port de Lohëiyah. 

42. Cassidula nucleus, Morck, Gat. Yoldi, p. 38, 
1852. (Limax nucleus, Martyn, 1784; Hélix 
nucleus, Gmelin, 1790; Aiiricula nucleus, 
Fenissac, 1821, etc.) 

Djeddah, Lohëiyah et île de Perim. 

43. Cassidula labrella, Pfeiffer, Syn. Auric, 
n" 114, in : Malak. Bl., p. 145, 1854. (Auri- 
cula labrella Deshayes^ 1830). 

Lohëiyah. 

CYCLOSTOMID^. 

44. Otopoma clathratulum, Pfeiffer ^ Monogr. 
Pneumonop. viv., p. 164 (excl. Syn. Cycl. 
clathratul de Recluz), 1852; (Cyclostoma cla- 
thratulum, So^verby^ 1842). 

De l'Yémen. 

45. Georgia clausa, Bourguig)iat, Moll. Gom., 
p. 70, 1882. (Cyclostoma clausum, Soiverby; 
Otopoma clausum, Gray^ 1850.) 

Ycmen. 



— 3G2 — 

46. Georgia yemenica, Bourgiiignat^ Moll Çom., 
p. 70, 1882. (Gyclostoma claiisum, var. B., 
Pfeiffer, 1852.) 

De l'Yémen. 

LIMN.EID.E. 

47. Physa Beccarii, PaladilJie^ in : Ami. Mus. civ. 
Genova, III, p. 23, pi. i, f. 7-8, 1872. 

Alluvions du torrent de Kursi, près d'Aden. 
MELANID.E. 

48. Melania tuberculata, Boui'guiguat^ ]MoIl. 
Orient, p. 65, 1853. (Nerita tuberculata Millier^ 
1774; Melanoides lasciolata, Olivier, 1804; 
Melania lasciolata, des auteurs.) 

Alluvions d'un torrent à Kursi, près Aden. 

A ces Espèces, dans le but de rendre aussi com- 
plet que possible cet aperçu sur Tensemble de la 
faune malacologique de l'Arabie, nous croyons 
utile de signaler la présence : 

1° Dans les alluvions de Kursi, près d'Aden, 
dun petit Planorbe du groupe du Plan. Adoweusis 
d'Abyssinie; 2" dans un vallon près de Djeddah, 
de quelques fragments indéterminables d'une 
belle Clausilie costulée ; enfin, 3° dans un torrent, 
près de Mareb, de divers débris de petites Hélices 
inconnues. 

Bull. Soc. nialac. France. VI. Juin 1880. 



DES 

DIFFÉRENTES FORMES SPÉCIFIQUES 

DU GROUPE 

DE L'HELIX ARBUSTORUM 

PAR 

M. LE D-^ GEORGES SERVAIN 

PRÉSIDENT 



Nous avons été amené à étudier d'une façon 
toute spéciale les formes spécifiques comprises 
dans le groupe arhustoriun par suite de plusieurs 
envois d'Hélices de provenance diverse, parmi 
lesquels nous avons remarqué un si grand nombre 
à' arbustonun différents que le désir nous a pris 
d'élucider les Espèces de ce groupe. 

En commençant cette étude, nous ne la pensions 
pas aussi ardue. C'est en compulsant les auteurs, 
lorsque nous nous sommes trouvé en présence 
d'une multitude de noms, que nous nous sommes 
rendu compte des nombreuses difficultés d'un 
semblable travail, travail que nous espérons avoir 
mené à bonne fin, grâce aux judicieux conseils de 
notre ami Bourguignat et aux types de sa magni- 
fique collection, types qu'il a bien voulu nous con- 
fier. 

Ce travail est fait sans parti pris. Nous avons 



— 364 — 

été rigoureux dans racceptation des formes spé- 
cifiques. Toutes sont basées non sur des caractères 
de peu d'importance, comme ceux de la coloration 
ou du j)lus ou moins d'épaisseur du test, etc., 
mais sur des caractères tirés de la spire, des tours 
et de l'ouverture. Toutes ont autant de raison 
d'être que celles qui sont admises et adoptées ac- 
tuellement dans les ouvrages les plus autorisés. 

h'Helix arhustorum a été établie par Linné en 
ces termes ' : 

« Testa iLinhilicata ., convexa acuminata^ aper- 
tura snhoYhicxû'àYÏbimarginata; antice elongata. » 

Cette description, si peu claire et si défectueuse, 
a suscité de nombreux doutes dans l'esprit des 
malacologistes; mais, grâce aux savantes obser- 
vations du docteur Westerlund ^ au sujet des ex- 
pressions que nous venons de souligner, expres- 
sions qui semblaient impropres, il a été reconnu 
actuellement que ces termes pouvaient s'appliquer 
à ce qu'on appelle maintenant Hélix arbastorum. 

La première bonne figure de cette Espèce est 
celle de V Histoire des Mollusques de France^ de 
Draparnaud (pi. v, fig. 18); la seconde est celle 
qu'a donnée Rossmâssler dans le premier fascicule 
de son Iconographie (pi. i, fig. 4). 

Ces deux figures (Drap., pi. v, fig. 18, et Rossm., 

1. Syst. nat. (éd. X, 1758), p. 771. 

2. Exposé critique des Moll. de terre cL d'eau douce de la 
Suède el de la Norvège, 1868, p. 42-43. 



— 365 — 

pi. I, fig. 4), bien semblables entre elles, sont con- 
sidérées par nous comme les figures types de !'«/•- 
bustorani, celles enfin sur lesquelles nous nous 
basons pour différencier toutes les Hélices que 
nous allons faire connaître. Mais auparavant nous 
croyons utile de passer en revue les différentes 
figurations à' arbustorum que l'on rencontre dans 
les principaux ouvrages. 

FÉRUSSAC, Hist. Moll.^ pi. XXVII (nov. 1819) ^ 

Fig. 5-6, Hélix cirsiiphila (Mabille). 
Fig. 1 ^ Hélix alpicola {GhsiV^QrûÂev)^. 
Fig. 8, coq. vue de dos, indéterminable. 

PI. XXVII ^ (1822). 

Fig. 8-9, sous le nom à'arbustoriun^ var. de- 
pressa^^ c'est VHelix Camprodunica (Kobelt). 

Fig. 10, sous le nom àUd'bastorum^ var. conica 
nigra^ c'est \ Hélix picea ( Ziégler). 

PL XXIX (1820)4. 

Fig. 1-2, sous l'appellation de grande variété tur- 
biniforme, il convient de reconnaître VHelix 
trochoidalis ( Roffiaen ). 

Fig. 3, coq. sénestre indéterminable. Charpentier 

1. Date exacte de l'apparition de chacune des planches. 

2. C'est pai- erreur que Charpentier (MoU. Suisse, p. 6, 
1837) indique la fig. 4 de la pi. xxxix l! de Férussac comme re- 
présentant cette Espèce. 

3. Il ne faut pas confondre cette var. depressa, avec les var. 
depressa de Pfeiffer, de dessin, etc., qui sont autre chose. 

4. Cette planche a paru avant la planche xxvii ^. 



— 366 — 

lui donne le nom de contraria en affirmant que 
l'échantillon figuré par Férussac est unique 
et qu'il a été recueilli par lui au-dessus de 
Gryon (Suisse). 

PL XXXIX '^ (1822). 

Fig. 3, coq. vue en dessus, avec son animal, voi- 
sine de la cirsiiphila (Mabille). 

Fig. 4, coq. vue de dos, indéterminable. 

Brârd, Hist. coq. Paris, 1815. 

PI. I, fig. 12, Hélix arbiLStorum (Linné). 

Gras, Moll. Isère, 1840. 

PL III, fig. 11 (mauvaise figure représentée moi- 
tié de face et moitié en dessous). Sous le nom 
de planospira (non Lamarck), cet auteur a 
donné la figuration d'une forme de Bourof- 
d'Oisans (Isère) à laquelle on a appliqué le 
nom à' Hélix Bepellini (Charpentier). 

DupuY, Hist. Moll. Fr. (2« fasc. 1848). 

PL VI, fig. 3, A, B, G, sous le nom d'arbi/stonini, 

il faut reconnaître V Hélix Feroeli (Bourgui- 

gnat). 
Fig. 3 D, sous le même nom, c'est V Hélix Bepel- 

lini, des environs d'Embrun (Hautes-Alpes), 

vue en dessous. 
Fig. 3 E, sous le nom à' Hélix Xatarti du Ganigou, 

c'est V Hélix Camprodnuica , Kobelt. 
Fig. 3 F, sous le nom cVarbtistorum, variété du 

Jura, c e^iV Heli.v alpicola (Gharpentier). 



— 3()7 — 

MoQum-T.v>DON, Hist. Moll. Fr., II, 1855. 

Pao-e 123, l'auteur sio-nale douze variétés, sur 
lesquelles les var. Drapaniaiidia, Poiretia, Bois- 
sieria, rufesceiis\ Thomasia, flavesceiis, albinos, 
fusca, basées sur des nuances de coloration, sont 
sans importance, et leur attribue, à faux, différentes 
synonymies inexactes; à ces variétés, ce même au- 
teur ajoute encore les suivantes : i° a Ipico la, i^owv 
YHelix alpicola de Charpentier; 2° Canigonensis, 
dans laquelle il confond la Camprodunica de Ko- 
belt, et vraisemblablement la Fagoti de Bourgui- 
gnat; 3" Ilepell/ni, \wurV Heli.r Repellini de Char- 
pentier ; enfin 4" Baylei de Lecoq pour Valpinula 
de Hartmann, forme qui doit rentrer dans Valpi- 

cola. 

Quant aux figures 2, 3 et 4 de la planche xi, on 
remarque, sous le nom à' arbustorum , de mauvaises 
représentations de V Hélix cirsiiphila de Mabille. 

RossMASSLER, Icoiiographie Moll. Earop., I, 1835 ^ 



Fig. 4, Heli.r arbiistoriim (type). 
Fig. 78, Hélix Stentzi (Rossm., 1835), coq. vue 
en dessus, avec l'animal. 



1. De Picard, Moll. Somme, in : Bull. Soc. Lion. Nord., I, 
p. 221, 1840. 

2. Dans le texte, p. 57, on trouve signalés, en outre : 1° sous 
le nom à'arbustoram, var. fusca, YHelix picea de Ziegler, de 
Galicie et d'Auvergne; 2^ Y alpicola de Charp. (Hélix alpes- 
tris de Ziegler) des hautes sommités des Alpes suisses; 
3° YHelix Stentzi (Rossm.) des sommités du Tyrol- 



— 368 — 

V et VI, 1837. 

Fig. 297 A et C, sous le nom à'arbiistorum, deux 
formes de V Hélix cirsiiphila^ de Mabille. 

Fig. 297 B, sous le nom à'alpestris^ VHelix alpi- 
cola de Charpentier. 

Fig. 297 D, sous le nom de picea^ une forme très 
voisine de la ynàie picea^ figurée (pi. xxvii'^, 
fig. 10) dans Férussac, à laquelle est rappor- 
tée, à tort, en synonymie, VHelix Wittmanni 
de Zawadsky. 

Fig. 297 E, sous le nom de nidis^ V Hélix Stentzi^ 
mal représentée (fig. 78) dans V Iconographie. 

KoBELT (Suite à Y Iconographie). 

IV, 1875. 

Fig. 988, sous le nom à'arbustoriim, var. styriaca, 
une mauvaise et inexacte figuration de Y Hélix 
styriaca de Frauenfeld, Espèce qui est plus 
exactement représentée (fig. 82) dans Clessin 
(Moll. Oest.-Ung. \1' fasc. 1887], p. 172). 

KoBELT, Nouvelle suite (Neue Folge) à V Icono- 
graphie. 2° fasc. 1883. 

Fig. 107, Hélix œthiops (Bielz) de Transylvanie. 

Fig. 106 ^ sous le nom à' arbustorum, var. Jetschi- 
ni., une forme de VHelix Feroeli {BourgvùgnaX.) . 
La vraie Jetschini d'Ulicny (Beit. Moll. fauna 
Mahren, p. 7, 1887) de Moravie, très bien fi- 

1. Par suite d'une erreur, cette Espèce se trouve décrite 
dans le texte (p. 36) sous le nom d'.Ethiops, et l'^Ethiops 
(p. 37) sous celui de Jelschini. Il y a évidemment eu interver- 
sion dans les chiffres des figures. 



— 369 — 

giirée dans Clessin (Moll. Oest.-Ung., fig. 85) 
est une Hélice distincte. 

Fig. 108, sous le nom de Xatarti^ var., et dans le 
texte (p. 37), sous le nom à' Hélix Campro- 
diinica^ VHelix Xatarti typique de Farines. 
L'échantillon ( Camprodunica) figuré ne dif- 
fère, en effet, du type que par sa perforation 
non recouverte par la réflexion columellaire. 

Fig. 109, sous le wovcv à' arbustorum^ var. alpestris^ 
VHelix alpicola de Charpentier. 

Cârl Pfeiffer. Naturg. Deutsche moll. I, 1821. 

PI. II, fig. 7, sous le nom &'arbaslori(m, une forme 
picéenne de la série de V Hélix cirsiiphila de 
Mabille. 

Fig. 8, sous le même nom, une forme voisine de 
VHelix hypuicola de Mabille. 

Ludovic Pfeiffer, G. Hélix [l"" édit. de Chemnitz). 
I, 1846. 

Cet auteur (p. 324) admet sept formes, et, sous 
le nom à'arbiistorum, donne la figuration pi. lvii. 
Fig. 4-5, de VHelix Jetscliini d'Ulicny. 
Fig. 6-7, d'une forme picéenne de VHelix cirsii- 
phila. 
Fig. 8-9, de VHelix hypuicola., Mabille. 

Clessin, Deutsche Exe Moll. [2' fasc. 1876), donne 
(fig. 86) sous le nom à'arbustorum., et (fig. 88), 
sous celui de trochoidalis [non Roffiaen], la 
représentation d'une forme conoïde apparte- 
nant à r//eZi>Fe/-oe/i(Bourguignat); puis (fig. 

Bull. Soc. matac. Fnmce. VI. .luiii 1889. — 2i 



— 370 — 

87), sous l'appellation de depressa ^ VHelix 
Repelliiii de Charpentier; enfin (fig. 89), V Hélix 
radis de Mulhferldt. 

Dans la seconde édition des Deutsche excursions 
Mollusken [2^ fasc. 1884), le même auteur (p. 183), 
sous le nom àVirbustoriim (fig. 105), et sous celui 
de trochoidalis (fig. 107), reproduit V Hélix Fe- 
roeU., et, sous Tappellation de depressa (fig. 106), 
Y Hélix Repelliui ; enfin donne (fig. 108), sous celle 
de Steudtueri^ la môme rudis^ représentée (fig. 89) 
dans la première édition. 

Dans son nouvel ouvrage des Mollusken Oester- 
reich-Ungarns (2" fasc. 1887), Clessin (p. 171), 
sous le nom à'Ariontci arbus/oruni, fait représenter 
à titre de variétés : 

Fig. 82, V Hélix styriaca^ de Frauenfeld ; 
Fig. 83, V Hélix Stentzi, sous le nom de rudis; 
Fig. 84, V Hélix alpicola de Charpentier; 
Fig. 85, V Hélix Jetschini cWVicny. 

Enfin, il décrit (p. 175), comme Espèce spéciale 
(fig. 86) VHelix œthiops (Bielz) de Transylvanie. 

Quant aux auteurs anglais tels que Gray -, Lov. 
Reeve ^, Thomas Brown'*, Forbes et Hanley^, 

1. Clessin rapporte à tort à celle depressa les fig. 4-5 (pi. 
i.vii des Hélix de la 2^ édit. de Cliemnilz), parce que ces figures 
représentent \ Hélix Jetschini d'Ulicny. 

2. Manual Shells ( 2" édit. Turton), 1840, p. 137, pi. m, 
fig. 25. 

3. MoU. Brilish isles, 1863, p 63. 

4. Conch. Great-Bril., 1845, pi. v, fig. 25-28. 

5. Brilish Moll., IV, 1853, p. 48, pi. cxv, fig. 5-6. 



— 371 — 

JcfTreys', etc., ils ont l'ait figurer, sous le nom 
à'arbiistorum^ des formes qui toutes doivent ren- 
trer dans la série de V Helixcirsiipliila de Mabille, 
ce qui dénote la fréquence de cette Hélice en An- 
gleterre. 

Avant de passer aux descriptions des différentes 
formes spécifiques du groupe des arbiistorunt, 
nous croyons de toute utilité d'exposer la question 
des Xatarfi\ Caïugoiieiisis et Cdiupi-odnnica. 

Boubée, dans la première édition de son Bulle- 
tin cV histoire naturelle de la France (MolL), p. 36, 
n° 57 ^, et, dans sa seconde édition, exacte repro- 
duction de la première (p. 25, n" 57, décembre 
1834), a signalé, sous le nom de Canigonensis^ de 
la base du pic du Canigou, une Hélice caractérisée 
par une « coquille globuleuse^ presque fragile^ 
striée, couverte d'un épidémie verdàtre, dépourvu 
de tout système de coloration, mais seulement orné 
d'une raie brune, peu marquée sur la carène ^ du 
dernier tour, qui est à peu près arrondi ». 

Ainsi la Canigonensis a une forme globuleuse^ à 
test fragile. Nous avons vu dans la collection de 
notre Secrétaire général des types de cette Es- 
pèce venant de Boubée. Ces types, de Saint-Martin 
du Canigou, sont conformes en tous points aux 
signes distinctifs accusés dans la description. 

1. British Conchology, 1862, p. 188. 

2. En date du l<"- juillet 1833. 

3. En employant le mot « carène » à la place du mot « pêri- 
nliéiie », Boubée s'est servi d'une expression impropre, puis- 
que cet autour reconnaît que le « tour est à peu près rond «. 



— 372 — 

Jusqu'à présent, pas criiésitalion, pas de confu- 
sion, mais où commence la confusion, c'est à partir 
du travail du pharmacien Farines. 

Cet auteur, sous le nom de Xatarli (Bull. Soc. 
philom. Perpignan, I, 1835, p. 65), a publié une 
diagnose qui ne concorde ux avec sa description, 
ni avec les deux figurations qu'il a données sur 
deux planches différentes. 

Sur la première planche, éditée j^our le volume 
des Bulletins, on remarque une Hélix Xatarti 
(fig. 7-9 dans le vrai sens) globuleuse, à sj)ire très 
roiwe.re, à ouverture Jiéniispliérique eL sans perfo- 
ration. Cette Hélice est la Canigonensis de Boubée. 

Sur la seconde planche, exécutée pour le tirage 
à part, l'Espèce (figurée 7-9 en sens inverse) est 
autre chose. C'est une forme globiileuse-conoïde ^ 
à toui's bien convexes, à perforation ouverte à 
ouverture seiui-ovalaire inclinée dans un sens 
de gauche à droite. Cette forme est incontestable- 
ment dissemblable de celle de la planche primi- 
tive. 

Si l'on se met à étudier la diagnose et la des- 
cription de la Xatarti, dans le désir de sortir de 
l'embarras, on tombe dans un autre bien plus 
grand. La diagnose ne concorde ni avec la des- 
cription, ni avec les figurations des deux planches. 

En effet, dans la diagnose, les mots « orbiculato- 
conoidea » et « umbilicata » (cette expression est 
soulignée) conviennent aux figures de la planche 
du tirage, mais ceux de « su.bdepressa » et « aper- 
titra siibrotuuda » ne peuvent plus convenir. 



— 373 — 

Dans la description, Touverture devient « semi- 
ovale » et la spire qualifiée « quoique un peu con- 
vexe » n'est plus conoïde. 

Le pharmacien Farines, en écrivant, devait avoir 
sous les yeux plusieurs formes distinctes, et il a 
pris à l'une et à l'autre des caractères, qui, en se 
contredisant, ont amené un salmigondis difficile à 
comprendre ^ 

D'après cela, à quelle forme doit-on conserver 
le nom de Xatarti? 

Nous croyons que c'est à l'Hélice conoïde et per- 
forée, reproduite (en sens inverse) sur la planche 
du tirage à part, puisque l'Hélice de la planche 
primitive est la Canigonensis. 

Les bévues du pharmacien Farines ont eu une 
certaine influence sur le travail, fort conscien- 
cieux du reste, que notre collègue, M. P. Fagot, 
a publié sur les Hélices pyrénéennes du groupe 
de V Hélix arbustoruni (1879). 

D'après ce travail, il semble résulter que, sous 
le nom de Xatarti, les Canigonensis et Xatarti 
sont restées confondues, et que, sous celui de Ca- 
nigonica, se trouve décrite l'Hélice que Kobelt a 
depuis fait connaître sous le nom de Caniprodu- 
nica. 

En résumé, il y a trois formes distinctes : 

1° Une globuleuse, à test mince. H. Canigonen- 
sis de Boubée ; 

i. Companyo ( Hist. nat. Pyr. Orient., III, p. 442, 18 33) et 
Massot ( Enum. MoU. Pyr. -Orient., p. 46, 1872) ont fait les 
mêmes confusions. 



— 374 — 

2** Une conoïde, perforée^ à lest solide. H. Ka- 
tar fi de Farines; 

3° Enfin une déprimée, à spire peu convexe. //. 
Camprodunica de Kobelt. 

Il résulte de là que puisque le mot Canigonica 
s'applique à la Camprodunica^ il ne peut pas être 
employé pour la Canigonensis^ dont, néanmoins, 
nous conservons le nom, tout défectueux et tout 
antiréglementaire qu'il est, pour ne pas compli- 
quer encore une situation déjà trop compliquée. 

Le groupe « arbustorum » comprend les formes 
suivantes, réparties en huit séries : 



A 

Arbustorum. 
Trochoidalis. 
Alpicola ^ 
Picea^. 

B 
Thamnophila. 
Dravica. 

G 

Hypnicola. 
Ganigonensis 

D 

Albulana. 



Feroeli. 

Yibrayana. 

Xatarti*. 

E 

Musdorfensis. 
Nazarina. 
Illusana. 
Themita. 

F 

Styriaca. 
Jetschini. 
Knitteli. 
Repellini ^. 



1. Et alpeslris, alpinula, subalpina, Baylei et elaplira. 

2. Et cirsiiphila. 

3. Et Xatarti [pars] de Farines. 

4. Xatarti [altéra pars] de Farines. 

5. Planospira de Gras. 



Camprodiinica ' 
Corneoliformis. 

G 

Stentzi^. 



— 375 — 

Trachia^. 

H 
Jîthiops. 
Wittmanni. 

Fagoti. 



Nous n'avons pas compris dans cette liste le^ 
variétés de coloration que l'on trouve signalées, 
à chaque pas, dans les auteurs, telles que les va- 
riétés : îuaniwrata, isterica, morhosa, calcarea, 
Doriœ, lactuosa^ etc., et les nombreuses moqui- 
neries , telles que les Drapaniaudia , Poiretici , 
Boissieria ^ TJiomasia , nifescens^ albinos^ fusca^ 
flavescens^ etc., parce qu'elles n'ont aucune im- 
portance. Nous avons laissé également de côté les 
variétés tuigidula de Wood, depressa de Scholtz, 
et Hélix gothica de Linné, parce que nous n'avons 
pu parvenir à leur connaissance. 

Dans nos descriptions, nous avons omis à des- 
sein de signaler, chez chacune des formes spéci- 
fiques, les striations pour ne pas faire de trop fré- 
quentes répétitions, parce qu'à peu de chose près 
le mode de striations est à peu près le même. 
Nous n'avons appelé l'attention sur les striations 
que lorsqu'il nous a paru que cela était néces- 
saire. 

Le groupe des formes « arbustorum » est répan- 
du dans toute l'Europe de l'Est à l'Ouest, du Nord 

1. Canigonica de Fagot. 

2. Rudis de Muhlferldt, Sendlneri de Clessin. 
H. Aberrata de Ziégler. 



— 37G — 

au Midi, sauf clans les presqu'îles Hellénique, Ita- 
lique et Hispanique, où les formes n'existent seu- 
lement que dans ces chaînes de Montagnes qui 
limitent ces pays vers le Nord. 

A. LES ARBUSTOHÉENNES 

Cette série comprend les formes voisines du 
type, à spire globuleuse, plus ou moins élancée. 

HELIX ARBUSTORUM 

Hélix arbustorum, Linné, Syst. nat. (éd. X, 1758). 
p. 771, et Draparnaud^ Hist. MoU. Fr., p. 88, 
pi. V, fig. 18, et Rossmdsslei\ Iconogr., I, 
1835, fig. 4. 

Coquille à perforation recouverte, glo])uleuse, à 
spire élevée ohtasénient acuminée, sous une appa- 
rence subconico-ventrue. Test solide, subopaque, 
brillant, luisant, orné de fines striations que vien- 
nent couper des linéoles spirales encore plus dé- 
licates. Coloration marron, avec une bande plus 
foncée supéro-périphériale et tachetée (sauf sur 
les tours supérieurs) de nombreuses fascies ou 
marbrures jaunâtres irrégulières. Cinq à six 
tours convexes, à croissance régulière, bien qu'un 
tant soit |)eu accélérée, séparés par une suture 
assez profonde. Dernier tour rond, fortement des- 
cendant à l'insertion. Ouverture oblique, échan- 
crée, hémisphérique dans un sens légèrement in- 
cliné, et entourée par un péristome blanc, bordé, 
épais, dilaté et bien réfléchi sur tout le contour. 



— 377 — 

Bord columellaire épanoui au sommet en une di- 
latation recouvrant Fendroit ombilical. — Haut., 
18-19; diam., 20; haut, et larg. ouv., 10 millim. 

\JHelix arbiistorum existe typique dans un 
grand nombre de localités en Europe. Nous la 
connaissons principalement de Suède, de Dane- 
mark (sans habitat précis), de Buxton, près Man- 
chester (x\ngleterre ) , des bords du Danube, à 
Musdorf, près Vienne (Autriche), des environs de 
Lucerne, de Stanstadt, sur le lac des Quatre-Can- 
tons, et de Martigny (Suisse), de la Grande-Char- 
treuse , dans l'Isère (France), et môme du val 
d'Oglio, à une altitude de 2 000 à 2 500 mètres, sur 
le Monte Tonato, dans les Alpes lombardes. 

Cette Espèce varie peu. Nous avons, néanmoins, 
constaté quelques A'ariations de peu d'importance 
dans sa coloration et dans sa taille, qui est parfois 
un peu supérieure à celle que nous venons d'in- 
diquer. 

Ce cjui distingue notamment ïarbus/orani de 
toutes les autres formes de son groupe, c'est sa 
spire élevée, obtusément acuminée ; c'est son ou- 
verture relativement peu ample, exactement hé- 
misphérique, aussi haute que large; c'est sa forme 
globuleuse, élancée, dont la hauteur est à peu de 
chose près égale au diamètre, 

Cette Espèce est très exactement représentée 
dans Draparnaud (pi. v, fig. 18) et dans Rossmàss- 
1er (fig. 4 de l'Iconographie) 



— 378 — 



HELIX TROCHOIDALIS 



Hélix trochoidalis, Servain. (Hélix arbiistorum, 
var. trochoidalis, Roffîaen^ in : Ann. Soc. ma- 
lac. Belgique, III, 1868, p. 69, pi. i, fig. 2. — 
Non Hélix arbustorum, var. trochoidalis de 
dessin, Deutsche exe. Moll., fig. 88, 1876 et 
[2« édit.], fig. 107, 1884, qui, sous cette ap- 
pellation, a représenté Tllelix Feroeli.) 

Férussac (Hist. Moll.. pi. xxix, 1820, fig. 1-2) a 
donné la figure d'une trochoidalis anormale. 

Coquille imperforée (perforation recouverte), de 
forme trocho'idale, à spire plus élevée que chez la 
précédente et à tours moins gros. Test plus so- 
lide, plus opaque. Coloration jauni\tre, avec une 
bande marron très foncée et des marbrures peu 
apparentes. Striations un peu plus accentuées. Six 
à sept tours convexes, à croissance régulière. Su- 
ture peu profonde, sauf au dernier tour. Sur cer- 
tains exemplaires où les tours sont scalariformes^ 
la suture est naturellement enfoncée. Dernier tour 
bien rond, descendant à l'insertion. Ouverture 
oblique, de petite taille, hémisphérique, bien 
blanche à l'intérieur, avec la bande se détachant 
en marron, et entourée par un péristome blanc, 
plus robuste et réfléchi dans un sens moins plan. 
Bord columellaire plus épais, dilaté sur la perfora- 
tion et dont la dilatation, au lieu de s'appliquer 
sur la perforation sous l'apparence d'une mince 
callosité, se prolonge en descendant le long du 



— 379 — 
bord, en le rendant plus volumineux. IlauL, 20; 
diam., 19; haut, et long, ouv., 8 millim. 

Le type a été rencontré à Andeer (Suisse). Nous 
connaissons cette Espèce de Saint-Jean-de-Mau- 
rienne, en Savoie. 

Cette Hélice est remarquable par sa forme tur- 
binée, plus haute que large, par le peu d'ampleur 
de son ouverture et par son péristome dilaté et 
dont la réflexion, moins plane, est plus en forme 
d'entonnoir. 

HELIX ALPICOLA 

Hélix alpicola, Charpentier, ^loU. Suisse, p. 6, 
1837. Hélix alpestris, Ziegler, mss, teste Ross- 
luàssler, Iconogr. I, 1835, p. 57, et V-Vl, 1837, 
fig. 297"*. — Hélix subalpina Hartmann, mss, 
et Hélix alpinula, Hartmann, Gaster. Schweiz, 
p. 57, 1844. — Hélix arbustorum, var. Baylei, 
Moquin-Tandon, Hist. MoU. II, 1855, p. 123. 
— Hélix elaphra, Mabille, Diagn. test. nov. p. 5, 
1883 (ext. Bull. Soc. philom. Paris, 1883). 

Valpicola type est une Espèce de petite taille, 
globuleuse, à spire relativement élevée, obtuse- 
ment subacuminée, arrondie, ou parfois un peu 
subconoïde [alpinula, elaphra). Test solide, 
opaque, ou un peu transparent [subalpina), ou 
bien encore très mince, presque pellucide [alpi- 
nula, elaphra). Striations bien accusées. Colora- 
tion jaunâtre avec une bande marron, sans mar- 
brures ou avec marbrures [alpinula, elaphra). Six 
tours convexes, à croissance régulière jus([u'au 



— 380 — 

dernier où elle est un peu plus accélérée. Suture 
prononcée. Dernier tour globuleux-arrondi, assez 
descendant à l'insertion. Ouverture oblique, échan- 
crée, hémisphérique, entourée par un péristome 
blanc, épais, bordé et bien réfléchi [alpicoki), ou 
parfois assez mince et peu dilaté [alpiiuila^ ela- 
plira). Bord coluniellaire dilaté, recouvrant ordi- 
nairement la perforation. Haut., 14; diam., 17; 
haut, et long, ouv., 8 millim. Chez la forme alpi- 
niila {elapJira)^ le diamètre est un peu moindre, 
ce qui donne à la coquille une apparence un peu 
plus tu rbi forme. 

Cette Hélice est une Espèce essentiellement 
alpestre; elle vit dans les hauts pâturages des 
chaînes de montagnes deFEurope, où on l'a cons- 
tatée en Suède, en Angleterre, en Autriche, en 
Suisse, en France (Dauphiné, Jura, Auvergne) et 
dans les Alpes lombardes et tyroliennes. 

h'alpicola^ constante dans sa petite taille, offre, 
suivant qu'on la rencontre sur des montagnes cal- 
caires ou granitiques, une grande variation dans la 
solidité de son test, variation sans importance 
inhérente au mode d'habitat. 

HELIX PICEA 

Hélix picea, Zieglei\ mss. teste Rossmâssler^ 1835. 
— Hélix arbustorum, var. fusca, Rossmàsslei\ 
Iconogr.,I,1835,p.57,etV-VI,1837,rig.297°i. 

1- C'est à tort, à notre sens, qne Rossmàssler rapporte à 
cette Espèce Yllclix IViltinanni, de Za^Yalsky. Cette forme est 
une Hélice dilférente, de la série des Vitiinoidcs. 



— 381 — 

Le type de cette Espèce est exacUniiciil repré- 
senté dans Férussac (Hist. Moll.,pl. xxvii'^ [1822], 
iig. 10). La figure (297^) donnée par Rossmassler 
est moins typique. La spire n'est pas assez élancée. 

Cette Espèce, remarquable par sa surface, d'une 
couleur de poix (de là son nom), possède, suivant 
le sol plus ou moins calcaire ou siliceux où elle 
vit, un test opaque ou transparent, sans pour cela 
varier dans ses caractères spécifiques essentiels. 

C'est une Hélice rappelant par l'ensemble de sa 
forme et de ses contours Yarhiistonini, mais s'en 
distinguant notamment par une spire moins haute, 
moins obtusément arrondie-acuminée, et par ses 
tours plus ventrus. 

Il convient de rapporter à la piccci., à titre de va- 
riété B (var. bene colorata), I'Helix cirsiiphila de 
Mabille (Diagn. test. nov. p. 12, mai 1883') qui ne 
dirtere aucunement de cette Hélice, si ce n'est par 
sa coloration, qui est celle de Varbustoriim. 

Cette cirsupliila est la forme la plus commune 
et la plus répandue en Europe, c'est celle qui se 
trouve figurée dans presque tous les ouvrages, 
sous le nom A'arbustorum. 

La fréquence de cette variété soulève une ques- 
tion. 

Le type plcea^ caractérisé par un test mince de 
couleur de poix, est fort rare. On ne le rencontre 
que ça et là dans les montagnes granitiques de 
Carynthie, de Suisse et de France; il est comme 

1. ExU-ait des Bull. Soc. philoni. de Paris, 1883. 



— 382 — 

une exception ; tandis que la cirsiipliila est la forme 
la plus répandue et la plus abondante. En un mot, la 
cirsiiphila se trouve partout, \apicea presque nulle 
part; dans ce cas, ne serait-il pas préférable, mal- 
gré son manque d'antériorité, d'accorder à cette 
variété la priorité spécifique? 

B. LES SPHÉUIQUES 

Les deux Hélices de cette série, les seules que 
nous connaissions pour le moment , sont des 
formes si exactement globuleuses , qu'elles ont 
l'apparence de petites boules. 

HELIX THAMNIVAGA 

Hélix thamnivaga, Mabille^ Not. malac, p. 4, oct. 
1883 (ext. Bull. Soc. philom. Paris, 1883). 

Coquille imperforée, ventrue dans toutes ses 
parties, en un mot globuleuse-sphérique, offrant 
une spire obtuse-arrondie, relativement élevée. 
Test subtransparent, d'un fauve marron plus ou 
moins Ibncé avec une bande plus sombre et des 
marbrures d'un ton jaunacé. Six tours peu con- 
vexes, tout en paraissant ventrus dans leur en- 
semble, à croissance régulière, sensiblement ac- 
célérée à partir de l'avant-dernier tour, enfin sé- 
parés, entre les tours supérieurs, par une suture 
presque superficielle. Dernier tour gros, volumi- 
neux, bien ventru inférieurement , en somme 
exactement cylindrique et offrant, à l'insertion, 
une direction descendante tantôt lente, tantôt 



— ;}s;] — 

assez brusque et prononcée. Ouverture oblique, 
fortement échancrée , hémisphérique et, malgré 
tout, un tant soit peu plus haute que large. Péris- 
tome blanc, fortement bordé à l'intérieur et mé- 
diocrement réfléchi. Bord columellaire dilaté au 
sommet et recouvrant la perforation. — Haut., 18; 
diam., 20; haut, ouv., 12; larg., 11 1/2 millim. 

Le type vit dans les Vosges, aux environs de 
Plombières. Xous connaissons encore cette Hé- 
lice des détritus de l'IU, près Mulhouse (Haut- 
Rhin) et du Danemark, d'où elle nous a été adres- 
sée par le D*" Morch, sans indication précise de 
localité. 

C'est d'après des échantillons types provenant 
de l'auteur, échantillons dont nous avons vérifié 
l'exactitude spécifique sur les types qui ont servi 
à la diagnose, que nous avons basé notre descrip- 
tion. Nous signalons le fait, parce que si l'on 
vient à comparer la diagnose originale avec celle 
que nous donnons en ce moment, l'on pourrait 
être étonné des différences notables qui existent 
entre elles. 

HELIX DRAVICA 
Hélix dravica, Servaiii^ spec. nov. 

Coquille imperforée, globuleuse-subsphérique, 
par suite d'une notable extension du dernier tour 
sur le côté droit, ce qui rend le contour un peu 
moins exactement sphéroïde. Spire arrondie, en 
forme de dôme, composée de tours convexes-tec- 
tiformes ne formant aucune convexité saillante. 



— 384 — 
Test subtransparent . d'une coloration violacée 
claire, avec une bande violacée et des marbrures 
blanchâtres. Six tours peu convexes, cà croissance 
régulière, accélérée notamment à partir du dernier 
tour, séparés par une suture superficielle, sauf 
vers l'ouverture où elle paraît assez profonde. 
Dernier tour bien rond, ventru, fortement des- 
cendant à l'insertion. Ouverture oblique , peu 
échancrée, de forme cylindrique un tant soit peu 
subovalaire, avec des bords marginaux conver- 
gents et relativement peu écartés. Péristome 
blanc, épaissi à l'intérieur et médiocrement réflé- 
chi. Bord columellaire peu dilaté au sommet et, 
malgré tout, recouvrant l'endroit de la perforation, 
qui est sensiblement concave — Haut., 17; diam., 
21: haut, ouv., 10 1/2; larg.. 11 millim. 

Détritus des fossés du fort d'Esseg, sur la Drave 
( Slavonie ■. 

Cette Hélice se distingue de la précédente par 
sa coloration violacée, par sa forme un peu moins 
exactement sphérique par suite d'une plus grande 
extension, sur le coté dextre, du dernier tour; par 
sa spire plus ronde, encore plus en forme de 
dôme; par son dernier tour un peu moins déve- 
loppé en hauteur, plus descendant cà l'insertion ; 
par son ouverture moins échancrée, d'une forme 
sphérique subovalaire et un tant soit peu plus 
large que haute (c'est l'inverse chez la tJiamui- 
vaga) \ par ses bords marginaux convergents et 
moins écartés. 



— 385 — 

G. LES GLOBULEUSES 

Les globuleuses^ bien qu'elles n'ofl'rent aucun 
caractère particulier bien saillant, méritent néan- 
moins d'être placées dans une série spéciale, parce 
qu'elles ne peuvent prendre place ni parmi les 
sphériques^ ni parmi les conoïdes^ les anguleu- 
ses^ ou les déprimées, etc. ; elles ont un cachet à 
part. Nous ne connaissons que les deux formes 
suivantes. 

HELIX HYPMCOLA 

Hélix hypnicola, Mahille^ Diagn. test, nov., p. 7, 
1882 lext. Bull. Soc. Philom. Paris, 1882). 

Coquille perforée ou iinperforée (suivant les 
échantillons), de forme globuleuse, malgré tout 
paraissant dans son ensemble un tant soit peu sub- 
déprimée. Test solide, moyennement épais, mé- 
diocrement brillant, d'une coloration jaune ou 
roussàtre, sans marbrures, orné seulement d'une 
bande marron ordinairement étroite et qui, par- 
fois, fait défaut. Spire bien convexe-arrondie , 
assez saillante au sommet, ce qui la rend d'une 
obtusité moins prononcée. Cinq à six tours peu 
convexes, à croissance lente et régulière jusqu'au 
dernier tour où elle est un tant soit peu plus ac- 
célérée, quoique d'une façon peu sensible. Suture 
superficielle entre les supérieurs, bien accusée 
vers l'ouverture. Dernier tour arrondi, descendant 
à l'insertion. Ouverture médiocrement oblique, 
subhéinisphérique. Péristome blanc, épaissi inté- 

tiult. Soc. Mnlac. France. VI. Juin 1889. — 25 



— 386 — 

rieurement, peu réfléchi et rectiligne à son con- 
tour supérieur. Bord columellaire assez robuste, 
bien dilaté au sommet, et dont la dilatation sou- 
vent ne recouvre pas la perforation. — Haut., 13-14; 
diam., 17-18; haut, ouv., 8 1/2; larg., 9 millim. 

Le type de cette Espèce a été rencontré assez 
abondamment dans la partie septentrionale de 
l'Islande, où il vit sous les mousses, le long des 
cours d'eau. Nous connaissons également cette 
Hélice bien typique des sommets du mont Cenis, 
en Savoie, et, en Suisse, de la vallée du glacier 
de Rosenlaui, dans l'Oberland. Les échantillons 
de Suisse et de Savoie sont bien semblables, sous 
tous les rapports, à ceux de l'Islande. 

Nous ferons pour cette Espèce la même obser- 
vation que celle que nous avons faite au sujet de 
la thamnivaga. Les caractères que nous venons 
d'énoncer ne cadrent pas, en tous points, avec 
ceux de la diagnose originale, bien que nous puis- 
sions affirmer que notre description a été basée 
sur des échantillons types. 

HELIX CANIGONENSIS 

Hélix canigonensis, Boiibée^ in. Bull. Hist. Nat. 
Fr.-Moll. p. 36, n" 57, 1883, et (2« édit.) p. 25, 
n°57, 1834. (Hélix Xatarti, fig. 7-9 de la planche 
des Bull. Soc. philom. Perpignan, 1835. — 
Non, Hélix Xatarti, fig. 7-9' de la planche du 
tirage à part, qui est la vraie Xatarti; — Nec 

1. Figurée en sens inverse. 



— ;{87 — 

flelixCanigonica, Fagol [Esp. pyr. gr. arbust. 
p. 4, 1879], qui est l'Hélix Camprodunica, de 
Kohelt, Iconogr. [n. folge], fig. 108, 1883.) 

Coquille imperforée, globuleuse, à spire con- 
vexe-arrondie, notablement proéminente. Test 
mince, transparent, très brillant, fortement striolé, 
d'une teinte uniforme d'un marron verdàtre ou 
roussàtre, avec une bande peu apparente, qui sou- 
vent fait défaut, et offrant, à la place de mar- 
brures, quelques fascies plus claires sur les 
striations les plus saillantes. Cinq à six tours 
convexes, à croissance régulière, bien qu'un peu 
accélérée, séparés par une suture relativement 
assez profonde. Dernier tour volumineux, bien 
rond, assez brusquement défléchi à l'insertion. Ou- 
verture oblique, échancrée, presque exactement 
hémisphérique, entourée par un péristome blanc, 
bien bordé et réfléchi. Bord columellaire dilaté au 
sommet, et recouvrant l'endroit de la perforation 
qui est légèrement convexe. Haut., 14; diam., 19; 
haut, et long, ouv., 10 millim. 

Abondante à Saint-Martin du Canigou, dans les 
Pyrénées-Orientales. 

Cette Hélice se distingue de la précédente non 
seulement par son test plus mince, plus transpa- 
rent, plus brillant, plus strié, par sa coloration 
différente, mais encore par sa croissance spirale 
régulière et accélérée dès le sommet, par son der- 
nier tour un peu plus volumineux, plus brusque- 
ment descendant à l'insertion, et notamment par 



— 38§ — 

son bord péristomal plus dilaté et bien réfléchi 
sur tout son contour. 

D. LES CONIQUES 

Les formes de cette série sont représentées par 
des coquilles de belle taille, à spire tout à fait py- 
ramidale [albulana]^ ou conique [Feroeli^Xatarti)^ 
ou déprimée-conoïde et obtuse-arrondie vers le 
sommet ( Vibrayana)^ caractérisées, en outre, par 
une croissance spirale lente et bien régulière [al- 
bulana)^ ou normalement accélérée [Vibrayana^ 
Xatarti)^ ou bien d'abord lente, puis rapide au 
dernier tour [Feroeli)\ par une ouverture hémi- 
sphérique aussi haute que large [Feroeli] ou semi- 
oblongue-arrondie [albulana]^ ou bien encore 
nettement semi-oblongue ( Vibj'ciyana, Xatai'ti) ; 
par un dernier tour subanguleux à l'origine, puis 
cylindrique à l'ouverture [albulana)^ ou déprimée 
avec un renflement circumombilical ( Vibrayaiia>)^ 
ou enfin bien rond [Feroeli). 

Les formes de cette série vivent habituellement 
dans les endroits frais le long des cours d'eau. 

HELIX ALBULANA 

Hélix albulana, Bourguignal., in sched. 1883. 

Coquille de forme tout à fait trochoïde, à spire 
élancée, nettement pyramidale, offrant, en dessous, 
une convexité relativement peu prononcée, com- 
parée au développement trocho-pyramidal de la 
région supérieure. Test très brillant, peu transpa- 



— 380 — 

rent, assez résistant, à coloration arbiistoréenne. 
Six tours siiboonvcxes, parfois presque méplans- 
tectiformes, à croissance régulière et même sensi- 
blement serrée. Suture peu profonde, presque su- 
perficielle entre les tours supérieurs. Dernier tour, 
fortement descendant à l'insertion, subdéprimé à 
l'origine et comme obscurément subanguleux, 
puis devenant tout à fait rond vers l'ouverture; 
celle-ci, très oblique, semi-oblongue-arrondie 
dans un sens incliné de gauche à droite, est en- 
tourée par un péristome blanc, assez fortement 
réfléchi. Bord columellaire légèrement dilaté au 
sommet et réfléchi sur l'endroit de la perforation, 
qui est faiblement concave. Haut., 20; diam., 24; 
haut, ouver., 11; larg., 12 millim. 

Le type à Arcis-sur-Aube, sur les bords de 
l'Aube, et sur les bords du Danube, à Musdorf, 
près Vienne (Autriche). 

Cette Espèce, malgré sa forme trochoïde, ne 
peut être assimilée ni avec V Hélix trochoidalis de 
Roffiaen, ni avec les variétés trochoidalis et co- 
iwidea^ signalées dans les travaux de MM. dessin, 
Westerlund et autres auteurs. 

HELIX FEROEIJ 

Hélix Feroeli, Bourguignat, in sched, 1883 (Hélix 
arbustorum, var. conoidea, Westerlund^ Exp. 
crit. Moll. Suède, 1871, p. 42, et Hélix arbus- 
torum, var. conoidea et trochoidalis [non Rof- 
fiaen], Clessiii, exe. moll. [2^fasc., 1876], fig.86 



— 390 — 

et 88, et [2« édit. — 2« fiisc, 1884] fig. 105 et 

107). 

Comme il existe plusieurs Hélices publiées sous 
le nom de conoidea, cette appellation, quoique 
antérieure à celle de Feroeli^ ne peut être adoptée. 

Cette Espèce, assez exactement représentée dans 
les deux éditions de l'ouvrage de Clessin, que 
nons venons de citer dans la synonymie, est une 
coquille conoïde qui se distingue de V albulaiia : 
par sa spire non trocho-pyramidale, mais simple- 
ment coniforme; par ses tours assez convexes, à 
croissance moins régulière (croissance assez lente 
jusqu'au dernier tour, puis prenant au dernier un 
développement plus considérable, ce qui donne à 
ce dernier tour un aspect plus volumineux) ; par son 
dernier tour cylindrique, relativement plus gros ; 
par son ouverture plus ronde (aussi haule que large) 
et un peu moins oblique par suite de son bord su- 
périeur moins avancé en avant et de son bord co- 
lumellaire moins reculé en arrière ; par son bord 
columellaire, moins dilaté à son sommet, ne recou- 
vrant pas entièrement l'endroit de la perforation. 

En somme, chez cette Hélice, l'on remarque une 
disproportion assez sensible entre le développe- 
ment du dernier tour et celui des tours supérieurs. 
Chez Valbulana^ la croissance et le développement 
s'offrent très réguliers du sommet à l'ouverture. 

'VHelix Feroeli (haut., 18; diam., 22; haut, et 
larg. ouv., 11 millim.) possède six tours et un test 
des plus variable au point de vue de la coloration. 



— 391 — 

Tantôt orné d'une bande brune ou marron, avec 
de nombreuses marbrures d'un ton plus clair, 
tantôt sans bande, ce test, de la teinte jaunacée, 
passe à une nuance cuivrée, ou à une coloration 
d'un jaune pâle ou verdâtre, sans bande ni mar- 
brures. 

Le type se trouve en Danemark et en Suède. 
Nous ignorons l'habitat exact des échantillons de 
ces pays, qui proviennent du docteur Morch. Nous 
le connaissons encore des environs du Konig-see, 
en Bavière, des bois du Roth-see et des alentours 
de Kussnacht, près de Lucerne, en Suisse; de 
Buxton, près Manchester, en Angleterre; enfin, 
en France, de la Grande-Chartreuse (Isère) et 
d'Arcis-sur-Aube (Aube). 

HELIX VIBRAYANA 
Hélix Yibrayana, Servaiii, spec. nov. 

Cette Espèce, moins conoïde que la précédente, 
est une forme plus déprimée, dont la région su- 
périeure, tout en ayant une apparence subconique, 
est plus obtuse-arrondie vers le sommet. Ses tours, 
au nombre de 5-6, légèrement convexes, à crois- 
sance bien régulière, offrent une accélération plus 
rapide, avec une suture assez profonde. Le dernier 
tour, légèrement comprimé, possède, en dessous, 
autour de l'endroit de la perforation, un renfle- 
ment sensible qui, par suite d'un étranglement 
vers le bord columellaire, se termine sous la 
forme d'une gibbosité très émoussée. L'ouver- 



— 392 — 

tiire très oblique, semi-oblongue, est la plus al- 
longée des Hélices de ce groupe. Le bord péristo- 
mal fort, épais, blanc, est largement réfléchi. Le 
bord columellaire est faiblement dilaté au som- 
met quoiqu'il recouvre presque entièrement l'en- 
droit de la perforation, qui est assez concave. 
Haut., 17; diam., 24; haut, ouv., 10; larg., 13 mill. 
Cette Hélice, chez laquelle la coloration est éga- 
lement variable, se rencontre sur les bords de 
l'Aube, à Dienville, ainsi qu'à Arcis-sur-Aube, et 
sur ceux de l'Ill, près Mulhouse (Haut-Rhin). 
Nous la connaissons encore des alentours du 
Konig-see, en Bavière. 

HELIX XATARTI 

Hélix Xatarti, Farines, Desc. coq. Pyr. Orient, 
p. 6 (pars) et pi. unique, fig. 7 à 9 (en sens 
inverse), 1834. (Non Hélix ^ixXavû Farines^ re- 
présentée fig. 7 à y [en vrai sens] surla planche 
des Bull. Soc. philom. Perpig., 1834, parce 
que c'est l'Hélix Canigonensis de Boubée'.) 

La vraie Xatarti est une Hélice perforée, de 
forme globuleuse, à spire conoïde. Son test so- 
lide offre une coloration d'un jaune verdâtre mou- 
chetée de quelques marbrures et ceinte d'une bande 
foncée. Ses six tours convexes, à croissance régu- 
lière bien qu'accélérée, sont séparés par une su- 
ture profonde. Son ouverture o])lique, d'une forme 

1. Non Hélix Canigonica de Fagot, 1879, qui est la Canipro- 
duiiica de Kobelt, 1883. 



— 393 — 

senii-ovalaire dans un sens incliné de gauche à 
droite est entourée par un péristome blanc médio- 
crement évasé, dont les bords marginaux sont con- 
vergents. Haut., 18; diam., 19; haut, ouv., 8, larg., 
12 millim. 

Environs de Prats-de-Mollo, dans les Pyrénées- 
Orientales. 

Cette Espèce, pour sa taille, est la plus haute 
des formes de cette série. 

E. LES AIS'GULEUSES 

Les quatre formes, comprises dans cette série, 
sont caractérisées par un dernier tour offrant une 
angulositc assez accentuée qui finit ordinairement 
par s'amoindrir aux abords de l'ouverture ; par une 
forme peu haute, à spire convexe ou subconoïde; 
par une ouverture hémisphérique, sauf chez la 
themita^ remarquable par sa bouche allongée- 
oblongue à bords presque parallèles; par un pé- 
ristome très dilaté et réfléchi [Masdorfensis) ou 
obtus peu évasé [Nazarina^ tJtemita)^ ou bien aigu 
et bordé seulement à l'intérieur [illusana). 

HELIX MUSDORFENSIS 

Hélix Musdorfensis, Servaiii^ spec. nov. 

Espèce subdéprimée-globuleuse, convexe, un 
tant soit peu subconoïde en dessus, bien convexe 
en dessous, anguleuse à son dernier tour (angu- 
losité s'effaçant presque vers l'ouverture). Colora- 
tion jaune-brunàtre sans bande, avec quelques 



— 394 — 

marbrures seulement. Cinq à six tours à peine 
convexes en dessous, à croissance régulière, puis 
plus rapide à partir du dernier, qui devient de 
plus en plus ample, globuleux et développé vers 
l'ouverture, et qui offre supérieurement, vers l'in- 
sertion, une direction descendante, puis légère- 
ment ascendante. Suture peu profonde. Ouverture 
oblique, très ample, hémisphérique, aussi haute 
que large, entourée par un péristome blanc, for- 
tement et largement réfléchi. Bord columellaire 
très dilaté au sommet (dilatation recouvrant en- 
tièrement l'endroit ombilical), puis sensiblement 
contracté, non réfléchi et ne devenant réfléchi 
seulement que vers la base. Haut., 16 1/2; diam., 
21; haut, et long, ouv., 11 millim. 

Bords du Danube, à Musdorf, près de Vienne 
(Autriche). 

HELIX NAZARINA 

Hélix Nazarina, Bourguignat^ in sched., 1883. 

Belle Espèce nettement anguleuse au dernier 
tour (angulosité se faisant sentir jusqu'à l'ouver- 
ture, bien qu'à un degré moindre), convexe-arron- 
die et très obtuse en dessus, également convexe 
en dessous. Test, sans marbrures, d'une coloration 
d'un beau jaune paille avec une bande marron 
foncé. Six tours médiocrement convexes, à crois- 
sance régulière bien qu'assez accélérée, séparés 
par une suture étroite, tout en étant assez pro- 
fonde. Dernier tour anguleux, convexe en dessus 
et en dessous, descendant à l'insertion. Ouver- 



— 395 — 

ture oblique, semi-ronde, entourée d'un péristome 
blanc, obtus, peu évasé et rectiligne supérieure- 
ment. Bord columcllaire robuste, bien dilaté, re- 
couvrant aux trois quarts l'endroit ombilical. 
Haut., 16; diam.,20; haut, et long, ouv., 10-11 
millim. 

Le type dans les alluvions de la Loire, au-dessus 
de Saint-Nazaire (Loire-Inférieure). Bords de l'Ill, 
près Mulhouse (Haut-Rhin). 

Chez cette Espèce, la croissance est régulière- 
ment et normalement accélérée des sommets à l'ou- 
verture, tandis que chez la Musdorfensis^ régu- 
lière d'abord, elle ne devient sensiblement rapide 
qu'à partir du dernier tour; de plus, ce dernier 
tour, chez la Musdorfeiisis^ est moins anguleux, 
plus ventru et plus développé que celui de la Na- 
zarina; l'ouverture, chez cette dernière, entourée 
d'un péristome obtus, peu évasé, est moins ample 
que celle de la Miisdorfensis^ qui possède un pé- 
ristome largement évasé et réfléchi. Le bord colu- 
mcllaire est également dissemblable chez les deux 
Espèces. 

HELIX ILLUSANA 

Hélix niusana, Servain, spec. nov. 

Coquille obscurément subanguleuse, convexe- 
subconoïde en dessus, convexe en dessous, avec 
un dernier tour subdéprimé, obscurément sub- 
anguleux (angulosité disparaissante l'ouverture). 
Test élégamment cerclé par une bande marron 
foncé se détachant sur un fond d'une nuance pâle 



— 396 — 

jaunacée, moucheté de marbrures plus claires. Six 
tours peu convexes, à croissance régulière, séparés 
par une suture peu profonde. Dernier tour subdé- 
primé, arrondi vers l'ouverture, très faiblement 
descendant à l'insertion. Ouverture oblique, semi- 
ronde. Péristome aigu, non évasé ni réfléchi, mais 
fortement bordé à l'intérieur. Bord columellaire 
robuste, triangulairement dilaté au sommet et ne 
recouvrant pas la perforation qui reste ouverte. 
Haut., 15; diam., 20; haut, et larg. ouv., 10 mill. 

Allumions de FUI, près Mulhouse (Haut-Rhin). 

Cette Espèce, subanguleuse, est très remar- 
quable par son péristome rectiligne non réfléchi, 
bordé seulement à l'intérieur, et par son bord co- 
lumellaire, à réflexion trianguliforme, ne recou- 
vrant pas la perforation ombilicale. 

HELIX THEMITA 

Hélix themita, Mabille^ Not. Malac, p. 5, oct. 1883 
(ext. Bull. Soc. philom. Paris 1883). 

Coquille imperforée (perforation recouverte), 
de forme déprimée, conoide en dessus, peu con- 
vexe en dessous. Test d'une teinte de suie. Cinq à 
six tours convexes, à croissance rapide, séparés 
par une suture prononcée. Dernier tour développé, 
non ou à peine descendant à l'insertion, peu con- 
vexe en dessous. Ouverture oblique, de forme 
semi oblongue, à bords (supérieur et inférieur) 
assez parallèles. Péristome épais, obtus, non ré- 
fléchi, seulement un peu patulescent et intérieu- 
rement blanc. Haut., 12-15; diam., 22 millim. 



— 397 — 

Environs d'Utrecht (Hollande); alenlouis de 
Bourg, dans le département de TAin. 

La forme très oblongiie de l'ouverture, non 
moins que ses bords (sup. et inf. ) apertur-aux 
presque parallèles, distingueront toujours suffi- 
samment cette Espèce des autres de ce groupe, 
Espèces qui toutes possèdent des ouvertures hé- 
misphériques. 

F. LES DÉPRIMÉES 

Les Espèces de cette série, à l'exception des 
Camprodunica et corneolifonnis^ sont de forte 
taille ; toutes sont remarquables par leur spire dé- 
primée, à convexité obtuse-arrondie plus ou moins 
accentuée, sauf chez la liepellini^ où la convexité 
spirale a une légère tendance à la forme subco- 
noïde. Chez les « déprimées » l'ouverture est plus 
ou moins hémisphérique ou semi-ovale {Styriaca^ 
Jetscliiiii, Kuitteli)^ ou semi-oblongue [Repellini^ 
Cainprodiiuica)^ ou oblongue-allongée avec bords 
(sup. et inf. ) subparallèles [corneoliforniis). 

HELIX STYRIACA 

Campylpca Styriaca, Fraiieufeld^ in sched., et Hélix 
arbustorum, var. styriaca, Frauenfcld^ in : 
Kobelt^ iconogr. fig. 988 (mauvaise), 1875 et 
dessin, Moll. Oest-Ung. p. 171, fig. 82 (bonne), 
1887. 

Coquille orbiculaire, à spire déprimée néan- 
moins convexe, remarquable par son dernier tour 



— 398 — 
suivant presque dès son origine une direction 
très lentement descendante, ce qui donne au con- 
tour de l'avant-dernier sur le dernier une cer- 
taine apparence de prédominance. Test brillant, 
assez transparent, d'une belle teinte d'ocre mou- 
cheté de marbrures plus claires et ceint ou non 
ceint d'une bande plus foncée. Spire très dépri- 
mée. Cinq tours et demi convexes, à croissance 
accélérée, surtout à partir du dernier. Suture pro- 
fonde. Dernier tour déprimé, subarrondi à l'ou- 
verture, assez fortement défléchi vers l'insertion. 
Ouverture médiocrement oblique (bien que le 
bord cohimellaire soit fortement rétrocèdent), 
semi-ovalaire, à péristome blanc, bien réfléchi, 
sauf à la partie supérieure où il l'est un peu 
moins. Bord columellaire de taille médiocre, re- 
couvrant plus ou moins la perforation, qui parfois 
reste bien ouverte. Haut., 14-16; diam., 22-24; 
haut, ouv., 11-12; larg., 12-13 millim. 

Cette Espèce, qui vit en Styrie (Steiermark), se 
rencontre également bien typique aux environs de 
Salzburg (Autriche), d'où nous la possédons. 

HELIX JETSCHIM 

Hélix Jetschini, Servaiii. (Hélix arbustorum, var. 
Jetschini, Ulicny^ Beitr. Moll. fauna Mahren, 
p. 7, 1887, et Clessin, Moll. Oest.-Ung., fig. 85, 
1887 [non Kobelt^ Iconogr., fig. 107, qui est 
l'Hélix sethiops, nec fig. 106 qui est l'Hélix 
Feroeli], voir ci-dessus p. 389). 



— 390 — 

Coquille ventrue-déprimée, presque aussi con- 
vexe en dessus qu'en dessous, à spire arrrondie 
très obtuse. Coloration d'un ton d'ocre brunâtre 
peu brillant, avec bande et marbrures. Cinq tours 
et demi, médiocrement convexes, à croissance ré- 
gulière, quoique assez rapide. Suture relative- 
ment profonde. Dernier tour gros, arrondi, peu 
descendant à l'insertion. Ouverture moyennement 
oblique, subhémisphérique. Péristome blanc, 
bordé et médiocrement dilaté-réfléchi. Bord colu- 
mellaire réfléchi au sommet sur l'endroit de la per- 
foration. Haut., 17; diam., 23; haut, ouv., 11; 
larg., 12 millim. 

Cette Hélice, signalée en Moravie aux environs 
de Tœplitz, a été rencontrée également en Au- 
triche, aux alentours de Salzburg, et dans les dé- 
tritus du Danube, à Musdorf, près de Vienne. Les 
échantillons de ces localités sont d'une taille un 
tant soit peu supérieure à celle des individus de 
Moravie. 

Cette Espèce, très reconnaissable à sa forme 
ventrue-déprimée, presque aussi convexe en 
dessus qu'en dessous, et à spire bien arrondie, en 
dôme, se distingue notamment de la précédente 
par sa croissance régulière, par son dernier tour 
non lentement descendant dès son origine, par 
son avant-dernier tour ne présentant pas, sur le 
dernier, ce contour prédominant qui caractérise la 
Styriaca., par son dernier tour plus gros, mieux 
arrondi, non déprimé; par son ouverture de 
forme différente. 



— 400 — 

HELIX KNITTELl 
Hélix Knitteli, Bourguignàt, in scliecL, 1883. 

Coquille ventrue, globuleuse tout en oflVant une 
apparence de dépression, aussi convexe en dessus 
qu'en dessous, à spire très obtuse en forme de 
dôme, caractérisée, en outre, par un dernier tour 
présentant une direction descendante lente à partir 
de presque la moitié de sa circonvolution, sans 
pour cela donner à l'avant-dernier une apparence 
de prédominance. Test assez mince, transparent, 
d'une belle coloration d'ocre passant au ton rouge 
cuivré avec bande et marbrures. Six tours, les su- 
périeurs à peine convexes, à croissance accélérée. 
Suture peu prononcée entre les supérieurs. Der- 
nier tour gros, volumineux, rond, lentement des- 
cendant supérieurement (descente s'accentuant à 
l'insertion). Ouverture suboblique, hémisphé- 
rique. Péristome blanc, assez délicat, médiocre- 
ment réfléchi. Bord columellaire fluet, dilaté au 
sommet et recouvrant la fente ombilicale. Haut., 19; 
diam., 25; haut, et larg. ouv., 13 millim. 

Environs de Salzburg (Autriche). 

Si d'un côté, par sa forme obtuse-globuleuse, à 
spire arrondie en dôme, cette Hélice se rapproche 
de la Jetschini^ d'un autre côté, par la direction 
lentement descendante de son dernier tour, elle 
s'en éloigne pour se rapprocher de la Styriaca; 
néanmoins, la /v/i//^e/?' ne peut être confondue avec 
la Styriaca^ dont la spire, très surbaissée, est peu 
convexe, parce que, chez cette dernière, la des- 



— 401 — 

cente du dernier tour commence dès l'oriirine, 
tandis que la descente, chez la Knitteli, ne se fait 
sentir à peine qu'a moitié de la circonvolution. 

HELIX REPELUNI 

Hélix Repellini, Charpeiitier in sched, et Locard, 
Prodr. malac. Fr. p. 59, 1882. (Hélix plano- 
spira [non Lamarck]), ^l/Z>/« Gras^ Moll. Isère, 
pi. III, fig. 11, 1840; Hélix arbustorum, var. 
depressa, Held^ in : Pfeiffei\ g. Hélix (2" édit. 
Chemnitz), p. 325. (Exclud. fig. 4 et 5 de la 
pi. Lvii), 1846, et dessin, Deutsche exe. moll. 
p. 155, fig. 87, 1876, et (2« édit. 2« fasc, 1884) 
p. 185, fig. 106. 

Coquille déprimée, à spire surbaissée, tout en 
ayant une apparence un tant soit peu subconoïde. 
Test épais, quoique un peu transparent, brillant, 
d'un brun olivâtre ou d'un ton ocracé foncé, avec 
des marbrures plus claires et une bande marron. 
Six tours peu convexes, à croissance régulière, 
quoique un peu accélérée. Suture prononcée. Der- 
nier tour légèrement comprimé, subarrondi, étran- 
glé vers le bord péristomal. Ouverture semi- 
oblongue faiblement méplane à la base. Péristome 
blanc, robuste, bien dilalé-réfléchi. Bord columel- 
laire dilaté au sommet (dilatation ne recouvrant 
qu'un tiers de la perforation qui reste ouverte). 
Haut., 17; diam., 26; haut, ouv., 12; larg. 14 mill. 

Cette forme, très distincte des précédentes pa- 
raît spéciale aux Alpes dauphinoises. Environs de 
Bourg-d'Oisans; col du Lautaret entre la Grave et 

Bull. Soc. ïnalac. France. VI. Juin 1889. — 26 



— 402 — 

Briançon; Kml)run; vallée de Gueyras, notamment 
à Abriès; col de la Traversette au mont Viso, etc.; 
néanmoins celte Hélice a encore été retrouvée en 
Piémont, dans la haute vallée du Pô, et, en Suisse, 
aux alentours de Stanstadt, sur le lac des Quatre- 
Cantons. 

HELIX CAMPRODUNICA < 

Hélix canipi'odunica, Kobell^ Iconogr. (n. Iblge), 
I, p. 37, fig. 108, 1883. 

Cette Espèce, qu'un grand nombre d'auteurs 
ont considérée comme une arbusiorum^ est une 
Hélice subdéprimée, tout en gardant une allure un 
peu ventrue, plus convexe en dessous qu'en 
dessus, où se montre une spire surbaissée, néan- 
moins un tant soit peu subconoïde à sommet ob- 
tus. Test solide, brillant, d'une teinte marron, le 
plus souvent sans marbrures, et ceint d'une bande 
marron. Cinq tours médiocrement convexes à crois- 
sance régulière un tant soit peu accélérée à partir 
du dernier tour. Suture assez profonde. Dernier 
tour subcomprimé, arrondi vers l'ouverture où 
il offre un étranglement, enfin, assez fortement 
défléchi à l'insertion. Ouverture oblique, semi- 
oblongue. Péristome blanc, relativement épais et 
bien dilaté. Bord columellaire réfléchi au sommet 
et recouvrant plus ou moins la perforation, qui 

1. Il convient de rapporter à cette Hélice la description don- 
née par M. P. Fagot (Esp. Pyr. gr., H. arbust., p. 4, 1879) 
sous le nom de CaniBonica . 



— 't03 — 

parfois reste ouverte. Haut., 12; diam., 19; haut. 
CUV., 9; larg., 11 millim. 

Le type se trouve communément sur le versant 
espagnol aux environs de Camprodon. Nous le 
connaissons des montagnes de Mont-Louis, dans 
les Pyrénées-Orientales. 

Cette espèce, d'une taille constante, plus petite 
que celle des précédentes, ne peut être assimilée 
à aucune d'elles ; elle est très fidèlement repré- 
sentée (fig. 108) dans les suites à l'Iconographie 
de Rossmassler. 

HELIX CORNEOLIFORMIS 

Hélix corneoliformis, Servaiii. (Hélix arbustorum, 
var. corneoliformis, Lessona. Moll. viv. Pie- 
monte, p. 49, pi. IV, fig. 11, 1880). 

Cette Espèce, dont nous ne connaissons que la 
figuration donnée par le docteur Lessona, est une 
forme déprimée, surbaissée en dessus, plus con- 
vexe en dessous. Son test jaunacé, avec des mar- 
brures d'un ton plus pâle, est ceint d'une bande 
marron. Son dernier tour, dont le maximum de la 
convexité paraît supérieur, est convexe en dessous 
avec un certain aplatissement à la base, et offre, 
en outre, à l'insertion, une brève déflexion assez 
brusque. L'ouverture, échancrée, est très oblon- 
gue, et ses bords (sup. et inf. ), légèrement recti- 
lignes, présentent une certaine apparence de pa- 
rallélisme. C'est, avec la themita, la seule Espèce 
qui montre ce caractère. Le péristome blanc, 
épaissi, est moyennement dilaté; enfin, la perfo- 



— 404 — 
ration ombilicale est largement ouverte. Haut., 12; 
diam., 24; haut, ouv., 8; larg., 12 millim. 

D'après Lessona, cette Hélice resssemble à cer- 
taines variétés de V Hélix zonata. 

La conieoliformis vit, en Piémont, au pied du 
mont Viso, dans la haute vallée du Pô, à une alti- 
tude de 2 270 mètres. 

G. LES ABERRAÎS'TES 

Les Espèces de cette série, très remarquables 
par leur coloration, par la ténuité de leur test et 
le mode de leurs côtes lamelleuses, sont surtout 
caractérisées par le grand développement de leur 
dernier tour, développement qui leur donne un 
cachet si particulier, qu'elles paraissent comme des 
formes aberrantes du groupe de Varbastorum. Les 
deux formes connues de cette série sont tout à fait 
alpestres. 

HELIX STENTZI » 

Hélix Stentzi, Servain (Hélix arbustorum, var. 
Stentzi, Rossmasslei\ Iconogr., 1, 1835, p. 572, 
fîg. 78 [coquille mal représentée, vue en 
dessus avec l'animal] ; Hélix rudis, Muhlferldt^ 
teste Rossmasslei\ 1837, et Hélix arbustorum, 
var. rudis, Rossmassler, Iconogr., V et VI, 
1837, fig. 297^, seulement [figuré bien ty- 
pique], et dessin, Deutsche Exe. Moll. [2* fasc. 
1876] fig. 89 [var. à bouche plus arrondie], 
et [2« édit., 2" fasc, 1884], fig. 108 [ repro- 

1. Hélice des Alpes tyroliennes, dédiée à Slentz. 



— 405 — 
diiction (le la l""" cdit.], et Hélix arbiistorum, 
var. Sendtneri, Clessiu, Moll. Oest.-Ung. 
[2'' lasc, 1887] p. 172 [non figurée].) 
Cette Hélice, très exactement représentée dans 
l'Iconographie (fig. 297^) de Rossmassler, est une 
Espèce de moyenne taille, déprimée, à perforation 
assez ouverte et à spire peu élevée dans un sens 
un tant soit peu subconoïde. Test mince, transpa- 
rent, brillant, rude au toucher, grâce à de forts 
sillons lamelleux se détachant en jaune assez clair 
sur un fond roussàtre ordinairement sans bande, 
passant, vers les tours supérieurs, en une teinte 
blanchâtre, interrompue de flammules foncées. 
Cinq à six tours, médiocrement convexes, à crois- 
sance accélérée, notamment au dernier et séparés 
par une suture accentuée. Dernier tour relative- 
ment grand et développé, subcomprimé, bien 
qu'assez arrondi, descendant à l'insertion et assez 
défléchi. Ouverture oblique, médiocrement échan- 
crée, de forme subarrondie-oblongue, allongée 
dans un sens incliné-descendant. Péristome blan- 
châtre, délicat, bordé intérieurement, rectiligne 
supérieurement et patulescent dans le reste de 
son contour. Bord columellaire dilaté-réfléchi à 
son sommet relativement robuste et dont la dila- 
tation ne recouvre pas la perforation. Bords mar- 
ginaux convergents, moyennement distants. Haut., 
13; diam., 17; haut, ouv., 8;larg., 10 millim. 

Espèce répandue dans la région des Alpes tyro- 
liennes et lombardes, où elle vit vers les som- 
mités des montagnes. 



— 406 — 



HELIX TRACHIA 



Hélix trachia, Bourgnignat, in sched, 1875 (Hélix 
aberrata *, Zieglei\ teste dessin^ 1887; Hélix 
arbustoruni, var. rudis^, Clessin^ Moll. Oest.- 
Ung. [2" fasc, 1887], p. 172, fig. 83; Hélix 
stentzi ^, de quelques auteurs.) 

Cette Hélice, parfaitement reproduite (fig. 83) 
dans l'ouvrage de Clessin, mentionné ci-dessus, 
est une Espèce d'une taille plus grande (haut., 17; 
diam., 24; haut, ouv., 11; larg., 15millim.) que la 
précédente, d'une forme relativement plus dépri- 
mée, à spire moins élevée, et caractérisée notam- 
ment par un énorme développement de son dernier 
tour, par conséquent par une ouverture bien plus 
grande et plus oblongue. 

Cette Espèce diffère encore de la Stentzi par ses 
costulations moins fortes, moins saillantes, par sa 
spire simplement convexe-arrondie et non subco- 
noide, par son dernier tour offrant, à l'insertion, 
une direction descendante peu prolongée, par son 
ouverture moins oblique, par son péristome plus 
robuste et plus patulescent. 

Cette forme se rencontre également sur les som- 

1. Non Hélix aberrata, Soiileyet, in : Rev. zool., p. 101, 
1841, qui est un Streptaxis. 

2. Non Hélix rudis de Muhlfcrldt, in : Rossraassler, 1837, 
qui est l'Hélix Stentzi de Rossm., 1835 ; Nec Hélix arbustoruni, 
var. rudis, Clessin, Exe. Moll., fig. 89, 1876, et (2<= édil. ) fig. 
108, 1884. 

3. Non Hélix Stentzi, Servain, qui est l'Espèce précédente. 



— 407 — 

mités des Alpes tyroliennes et lombardes. Nous la 
connaissons notamment d'Agordo, dans la vallée 
de la Piave (Alpes de la province de Brescia), 

H. LES VITRINOÏDES 

Les trois Espèces, comprises dans la série des 
vitrinoïdes, sont des Hélices à test tout à fait 
mince, transparent, d'une extrême délicatesse, et 
caractérisées par une coloration uniforme olivâtre. 
Ces Espèces, avec les deux précédentes, sont les 
formes qui s'éloignent le plus du type arbus- 
toriiin. 

HELIX yËTHIOPS 

Hélix œthiops, Bielz^ Malac. Siebenburg. In : Verh. 
Mittheil. Siebenb., IV, p. 70 (nomen) 1853 et 
Pfeiffer, Monogr. Hel. viv., IV, 1859, p. 269. 
(Arionta œthiops, dessin, Moll. Oest.-Ung. 

[2«fasc., 1887], p. 175, fig. 86.) 

Coquille de forme subglobuleuse-déprimée, à 
spire peu élevée, très obtusément convexe, offrant 
en dessous une perforation à moitié recouverte 
par la dilatation du bord columellaire. Test mince, 
délicat, vitrinoide, transparent, d'une teinte uni- 
forme olivâtre, parfois très foncée, et sillonné par 
de petites côtes pliciformes peu régulières, émous- 
sées et plus ou moins accentuées. Six tours fai- 
blement convexes, à croissance régulière jusqu'au 
dernier, où elle paraît un peu plus accélérée, 
enfin, séparés par une suture prononcée, le long 



— 408 — 

de laquelle on remarque des stries fines ressem- 
blant à des radiations. Dernier tour arrondi, tout 
en étant subdéprimé, très faiblement descendant 
à l'insertion ^ Ouverture médiocrement oblique, 
échancrée, subhémisphérique ^, entourée par un 
bord péristomal mince, délicat, rectiligne, néan- 
moins parfois légèrement patulescent. Bord colu- 
mellaire ténu, dilaté au sommet sous la forme 
d'une petite languette triangulaire. Bords margi- 
naux assez distants. Haut., 13; diam., 20; haut, 
ouv., 8, larg., 10 millim. 

Hauts pacages (2 000 met.) des montagnes de 
Transylvanie. 

HELIX WITTMANiM 
Hélix Wittmanni, Zawadshy^ mss. 

Rossmassler (Iconogr., V-Yl, 1837, p. 5) a men- 
tionné, en synonymie de lapicea^ une Espèce dont 
les caractères n'ont pas l'air de convenir à la vraie 
picea de Ziégler (voir ci-dessus, p. 380). 

Cette Hélix Wittmanni^ eneflet, d'après Pfeiffer', 
qui a suivi le même errement, est : « tenuissima, 
papyracea, olivacea, unicolor vel unifasciata, ru- 
goso-plicata ; » c'est-à-dire offre un test d'une 
grande ténuité, mince comme une pelure d'oignon, 

1. Sur quelques exemplaires, la direcliou descendante est 
nulle. 

2. D'après la figure 86 de Clessin, l'ouverture parait un peu 
trop oblongue. 

3. Monogr. Hel viv., I, 1848, p. 340. 



— 409 -> 
d'une teinte uniforme olivâtre, parfois ceint d'une 
bande et sillonné, en outre, par des stries plici- 
formes assez saillantes pour rendre la surface 
comme rugueuse. 

Ces caractères ne conviennent nullement aux 
Espèces de la première série, à laquelle appartient 
la picea^ mais s'accordent bien, au contraire, avec 
ceux qui caractérisent les formes de la série des 
vitrinoïdes. 

Cette Wittmaniii[\vAVi\.., 13; diam., 20 millim.), 
que nous ne connaisssons malheureusement pas, 
doit être une Espèce spéciale, voisine soit de 
V/Elhiops, soit de la Fagoti. On la connaît de 
Russie, où elle a été trouvée dans le gouverne- 
ment de Wolhynie. 

HELIX FAGOTI 

Ilelix Fagoti, Bourguignat, in : Locard, Prod. 
malac. Fr., p. 60 et 306, 1882. 

Coquille de taille médiocre, d'une forme globu- 
leuse-déprimée, ta spire arrondie peu élevée, et à 
perforation recouverte. Test mince, fragile, trans- 
parent, ressemblant à une pelure d'oignon, même 
si mince qu'il est pour ainsi dire élastique, enfin 
sillonné par des cotes pliciformes.émoussées, gros- 
sières, malgré tout pas aussi saillantes que celles 
de l'Espèce précédente. Coloration d'une tein- 
ture uniforme olivâtre, sans bande ni marbrures. 
Cinq tours assez convexes, à croissance régulière 
jusqu'au dernier où elle devient un tant soit peu 



— 410 — 

plus rapide, séparés par une suture assez pro- 
fonde. Dernier tour arrondi, offrant, à l'insertion, 
une direction descendante peu prononcée. Ou- 
verture oblique, échancrée, hémisphérique. Péris- 
tome rectiiigne, très fragile, à peine subpatules- 
cent à la base. Bord columellaire relativement 
assezfort et bien rélléchi sur la perforation. Haut., 
10; diam., 15; haut, ouv., 7; larg., 7 miliim. 1/2. 

Gosta-Bona, près la source du Tech, dans les 
hauts pâturages des Pyrénées-Orientales. 

Cette Hélice se distingue de WEtJiiops par sa 
taille moindre, par sa forme un peu plus globu- 
leuse, par son dernier tour phis rond, par son ou- 
verture plus exactement hémisphérique, par sa 
perforation recouverte, etc. 

En somme, vingt-sept formes spécifiques com- 
posent, à notre connaissance le groupe « arbus- 
torum ». Toutes ces formes, bien qu'ayant un air 
de parenté, grâce au mode de leurs striations 
et à leur apparence de coloration, n'en sont pas 
moins très distinctes les unes des autres, et offrent 
entre elles autant de dissemblance qu'il en existe 
entre les Hélices des groupes planospira^ lactea^ 
strigella, liispidn, heripeiisis, etc., etc. Ces vingt- 
sept formes ont, en réalité, une valeur spécifique 
égale à celle de chacune des Espèces de ces 
groupes. 

L'Espèce, en définitive, telle que la comprennent 
les anciens malacologistes, est un mythe. 11 n'y a 
que des (ormes sélectées sous l'influence des mi- 



4M — 



lieux et sous celle du mode vital, formes qui, néan- 
moins, doivent être élevées au rang spécifique 
pour le besoin des classifications zoologiques et 
la connaissance de la répartition des êtres. 



Bull. Soc. Malac. France. VI. Juiu 188'J. 



TABLE DES MATIERES 



Pages. 

Ancey ( C.-F. ). Étude sur la faune malacologiquo des îles 
Sandwich 171 

BocRGUiGNAT. Mélanidées du lac Nyassa , suivies d'un 
aperçu comparatif de la faune nnalacologique de ce 
lac avec celle du grand lac Tanganika 1 

EuTHYME (le frère). Description de quelques Espèces nou- 
velles de la faune marine exotique 259 

Fagot (Paul). Note sur quelques Cyclostomes siciliens . 165 

Florence (le frère). Mollusques de la montagne de Notre- 
Dame des Anges, chaîne des Maures (Var) ^2o 

GouRDON (Maurice ). Contributions à la faune malacolo- 

gique de l'Aragon 313 

JoussEAUME ( le D' F. ) Espèces nouvelles des environs 
d'Aden, suivies d'un aperçu sur la faune malacolo- 
gique de la Péninsule arabique 345 

LocARD (Arnould ). Revision des espèces françaises appar- 
tenant au genre Mytilus 83 

— Matériaux pour servir à Phistoire de la malacologie 
française ( S'' suite ) 28 J 

Mabille (Jules). Description du nouveau genre Chloros- 

tracia 309 

Sayn ( Gustave). Catalogue des Mollusques terrestres et 

fluviatiles du département de la Drôme ( 2" partie). . 67 

Servain (le D'' Georges). Des différent<îs formes spéci- 
fiques du groupe de PHelix arbustorum 3ti3 



TABLE DES NOMS D'ESPÈCES 



ET 



DES APPELLATIONS SYNONYMIQUES « 



Pages. 

Achatina gracilis, Benson 358 

Achatinella amœna, Pfeiffer 23o 

— auriculata, id 2H 

— cerea, id 217 

— Chamissoi, id 216 

— lurida, id 228 

— obeliscus, id 229 

— Pelitiana, id 227 

— pusilla, id 220 

Acicula Isseli, Jickeli 360 

Acme Dupuyi, Paladilhe 75 

— fusca, Dupuy 75 

Adeorbis striatiis, Chenu 292 

AmnicolaNyassana, Bourguignat 36 

— Stanleyi, id. 35 

Ampullarid gradata, Smilh 36 

— ovum, Peters 36 

— purpurea, Jonas . 36 

Ancylus lacustris, Muller 68 

— simplex, Bourguignat (17 

Arion Eulhymeanus, Florence 326 

— hortensia, Férussac 326 

Arionculus Mortilleli, Lessona 3-^6 

Arionla cethiops, Clessin 407 

1. Sauf les quatre cents appellations tanganikieniies, spéci- 
fiques ou synonymiques, insérées dans ce volume, de la page 
41 à la page 65. 



— 41G — 

Pages. 

Auricula owaihiensis, Chamisso 24 

— nuclens, Férussac 361 

— siiiijtrorsa, Chamisso 212 

— subula, Qiioy et Gaymard 360 

Auriculellaamœna, Hartmann 235 

— ambusta, Pease 214 

— armata, Mighells 213 

— auricula, Pfeitfer 211 

— brunnea, Smith 223 

— cerea, Pfeiffer 217 

— Chamissoi, id 216 

— crassula, Smith 224 

— diapbana, il 219 

— expansa, Pease 226 

— jucunda, Smith 23ii 

— lurida, Pleiffer 228 

— obeliscus, id 229 

— patula , Smith 215 

— perpusilla, id 220 

— Petitiana, Pft-iffer 227 

— pulchra, Pease 214 

— pumicata, Pfeiffer 234 

— pusilla, vi i20 

— sinistrorsa, Ancey 213 

— solida, Gulick 236 

— solidissiraa, Smith . 236 

— tenella, Ancey 232 

— tenuis, Smith 230 

— triplicata, Pease 234 

— umbilicala, Ancey 232 

— uniplicata, Pease 222 

— VVesterlundiana, Ancey 218 

Balea castanea, Adams 228 

— Newcombi, Pfeiffer 229 

Belgrandiamarginata, Paladilhe 343 

Buccinum acicula, Muller 341 



— '.17 — 

Pages . 

Buccinum palustre, Muller 70 

— peregTum, id. G9, 3fi9 

— truncatLilum,îd 71, 343 

Bulimiuus arabicus, Westerlund 247 

— eryx, id. 354 

— fallax ( pars", Jickeli 3j6 

— Forskali, Beck 351 

— fragûsus, il, 354 

Buliaius adanicus, Jousseaume 344, 355 

— Adenensis, Pfeiffer 359 

— albatus, id , . 358 

— Arnoiildi, Fagot 322 

— auricula, Pfeitîer 211 

— Bruguieri, Bourguignat 355 

— candidus, Deshayes 354 

— cerealis, Paladilhe 356 

— Hucoureti, Bourguignat. . 359 

— Forskdli, Pfeiffer. . , :^54 

— fragosus, id 354 

— gracilis, Hutlon 358 

— Hedjazicus, Bourguignat 353 

— heliocaus, id. 340, 355 

— indicus, Pfeiffer 338 

— insuiaris, Albers 359 

— Yem-nensis, Paladilhe. . 353 

— Yemenicus, Bourguignat 355 

— Kursiensis, id. 356 

— labiosus, Brugnière 353 

— latireflexus, Reeve 354 

— Locardi, Bourguignat 321 

— lucidissimus, Paladilhe 3 i9 

— Maharasicus, Bourgu'gnat 346 

— Marebiensis, id. 356 

— micraulaxus, id. 334 

— obscurus, Draparnaud 340 

— Owaihiensis, Pfeiffer 211 

Un//. Soc. malac. France. VI. Juin 1889. — 27 



418 — 



Bulimus pumicaius, Mighels 234 

— ragius, Jousseaurae 347, 356 

— Sabaeanus, Bourgiiignat 355 

— Sarnavaonsis, Mousson 356 

— Sennaaricus, Bourguignal 356 

— Soleilleti, id. . 359 

— tristis, Jay 36 

— vermiformis, Paladilhe 3oG 

Bulla fonlinalis, Linneeus . 71 

Burtonia alata, Bourguignat 39 

Bythinia Sebelliina, H. Blanc 76 

— Stanleyi, Smith 36 

— tentaculata, Gray 76 

Csecilianella acicula, Bourguignat, 341 

— Isseli, Paladilhe 360 

Ceelestele arabica, Bourguignat 358 

— Isseli, id. 358 

— Paladilhiana, Nevill 358 

Campylaea styi'iaca, Frauenfeld 397 

Carychium tridentatum, Bourguignat 342 

Cassidula labrella, Pfeiffer 361 

— nucleus, Morch 361 

Catinella explanata, Pea^e 257 

— rubida, id 257 

Charopa Baldwini, Ancey 176 

— capillata, id 175 

— fornicala, id 177 

— Kawaiensis, id 174 

— liara, id 175 

Chloroslracia Bocourti, Mabille 311 

— Bourguignati, id 313 

— Jousseauniei, id. ... 312 

Circulus carinulatus, Locard 300 

— costulatus, id 297 

— strialus, Monterosato 292 

— striatus ( pars), Locard 297 



— 419 — 

Pages. 

Circiilus stricliis, I.ocard 304 

Conulus callopislicus, id 337 

Corbicula astartina, Prime 37 

— astarlinella, Bourguignat 38 

— Giraudi, id. 38 

— Nyassana, id. 37 

Cyr.lostoma clathraHilum, Sowerby 361 

— clausum, id. 361 

— clausum, var. B. PfeilTer. 362 

— elegans, — Draparnaud 74 

— ischuraulaxura, Fagot 167 

— mullisulcatum, Poliez et Michaud 163 

— patulum, Draparnaud 74 

— polysulcatum, Potiez et Michaud 167 

— siculum, Sowerby 161) 

— tenellum, id 169 

Cyclostrema striata, Dollfus 292 

— striatum, Granger 292 

Cyrena astartina, Martens 37 

— radiata, Smith 37 

Delphinula Duminyi, Requien 292 

Digoniaxis Bourguignati, Jousseaume 348, 357 

Endodonta apiculata, Ancey 188 

— binaria, Pease 189 

— Fricki, id 186 

— lamellosa, Morch 186 

— laminata, Pease 188 

— rugata, id 187 

Ennea Isseli, Paladilhe 357 

Ferussacia subcylindrica, Bourguignat 340 

Francesia scalaris, Paladilhe 358 

Frickelia amœna, Ancey 235 

Georgia clausa, Bourguignat 361 

— yemenica, id. 362 

Gulnaria Monnardi, Hartmann 68 

Helicella sjbrutila, H. et A. Adams 208 



— 420 — 

Pages . 

Helicolimax major, Férussac (père) 335 

Helisiga fragilis, Gray 255 

Helix aberrala, Ziegler 406 

— aculeata, MiiHer 339 

— Adolphi, PfciiFer 339 

— œthiops, Bielz 407 

— alala, Pfeiffer 191 

— albata, Férussac 358 

— Albulana, Bourguignat 388 

— alpestris, Ziegler 379 

— alpicola, Charpentier 379 

— alpinula, Hartmann 379 

— aperla, Born 337 

— arbustorum, Linneus 376 

— — var. baylei, Moquin -Tandon 379 

— — var. conoidea, Westerlund 389 

— — var. corneoliformis, Lessona 403 

•— — var. depressa, Held 401 

— — var. fusca, Rossmassler 380 

— — var. Jelschini, Ulicny 398 

— — var. rudis, Rossmassler 404 

-- — var. id. Clessin 406 

— — var. Sendtneri, Clessin 407 

— — var. Stentzi, Rossmassler 404 

— — var. Styriaca, Frauen''eld 397 

— — var. trochoidalis, Roffiaen 378 

— — var. id. Clessin 389 

— aspersa, Millier 337 

— auricularia, Linneus 68 

— binaria, Pfeiffer 189 

— calœca, Bourguignat . 320 

— Campoensis, Fagot 321 

— Camprodunica, Kobelt 402 

— Canigonensis, Boubée 386 

— capillata, Pease 175 

— Chamissoi, Pleiffer 201 



— 421 — 

f Pages . 

Hélix cicercula, Pfeiffer 205 

— cirsiiphila, Mabille 381 

— complanala, Linneus 73 

— conspurcala, Draparnaud 340 

— cpntorta, Linneus 71 

— id. Férussac 181 

— cornea, Linneus 72 

— corneoliformis, Servain 403 

— cryptoporlica, Gould 195 

— crystallina, MùUer 386 

— decussatula, Pease 184 

— depressiformis, îd 173 

— desertella, Jickeli 353 

— diaphana, Studer 330 

— distans, Pease 185 

— Dravica, Servain 383 

— elaphra, Mabille 379 

— exaequata, Gould 209 

— (mici'ocystis) exequata, Pfeiffer 209 

— exserla, Pfeiffer 90 

— Fagoti, Hourguignat 409 

— Feroeli, Bourguignat 389 

— fornicata, Gould 177 

— fragosa, Férussac 354 

— Fricki, Pfeiffer 186 

— hylonomia, Bourguignat 320 

— hypnicola, Mabille. 385 

— hystricella, Pfeiffer 183 

— hystrix, Mighels 182; 

— illusana, Servain 395 

— illuviosa, Nevill 340 

— inlercarinata, Mighels 181 

— Jetschini, Servain 398 

— jugosa, Pfeiffer 178 

— id. var. rubiginosa, Mighels 179 

— Kawaiensis, Pfeiffer. 174 



— 422 — 

Pages. 

Hélix Knitteli, Bourguignat 400 

— lamellosa, Férussac 186 

— laminata, Pease 188 

— lapicida, Linneus 320 

— limosa, id. 69 

— misella, Férussac 197 

— raontivaga, Fagot 321 

— Musdorfensis, Servain 393 

— Nazarina, Bourguignat. 394 

— nemoralis, Linneus 338 

— Newcombi, Pfeiffer 190 

— nitidula, Draparnaud 335 

— • nucleus, Gmelin 361 

— obscura, Miiller 340 

— Panescorsi, Bérenguier 340 

— ■ pauxillus, Gould 193 

— picea, Ziegler 380 

— planospira, Albin Gras 401 

— prostata, Anccy. 173 

— pygmtPa, Draparnaud . . 339 

— Repellini, Charpentier 401 

— rotundala, Miiller 339 

— rubella, Bourguignat 338 

— rubiginosa, Gould 179 

— rudis, Muhlferldt 404 

— rugata, Pease 187 

— rupestris, Draparnaud 321 

— Sandwicensis, PleifTer 193 

— septemspiralis, Razoumowsky 74 

— setigera, Gould l'^2 

— stagnalis, Linneus 6S 

— stellula, Pfeiffer ^^2 

— Stenlzi, Servain 40i 

— stiparum, Rossmilssler 339 

— Styriaca, Frauenfeld 397 

— subalpina, Hartmann 379 



— 423 — 

Pages. 

Hélix subcylindrica, Linneus 340 

— siibei'ina, Bérenguier 338 

— subrutila, Migbels 208 

— subtilissima, Gould 104 

— teiitaculala, Linneus 76 

— tbamnivaga, Mabille 382 

— IbemUa, ici 396 

— tiata, Mighels 175 

— Tobenica, Bourguignat 353 

— trachia, id. 406 

— trochoidalis, Servain 378 

— verraiculata, Miiller 337 

— Vibrayana, Servain 391 

— vo'tex, Linneus 73 

— Wittmanni, Zawadsky 408 

— Xatarli, Farines 392 

Hyalinid Baldwini, Ancey 192 

— crystallina, Morch 336 

— diapbana, Reinhardt 336 

— nitidula, Morcb 336 

— pauxillus, Ancey 193 

— pseudo-bydatina, Westerlund 336 

— Stœcbadica, Locard .... 335 

— Sandwicensis, Ancey 193 

Iberus pauxillus, H. et A. Adams . , 194 

Istbmia muscorum, Bourguignat 342 

Krynickillus brunneus, Mabille 330 

— Hanryanus, P'iorence 330 

Lœmodonta affinis, Jickeli 361 

— amplicata, id 361 

— granum, id 360 

— oblonga, id 360 

Lanistes affinis, Smith 36 

— ^'yassanus, Dobrn 37 

— ovum, id 36 

— purpureus, id 37 



— 424 — 

Pages. 

Lanisles solidus, Smith 37 

Lartetia Burgundica, Locard 78 

— Fagoti, Sayn 78 

— Garniei'i, id 76 

— subcylindrica, td 79 

— Sayni, Fagot 80 

Lepas simplex, Buc'hoz 67 

Limax agreslis, Linneus 3;{2 

— brunneus, Draparnaud 330 

— cinereo-niger, Wolf 332 

— gagates, Draparnaud 330 

— nucleus, Martyu > 361 

— modestus, Florence 333 

— sylvaticus, Draparnaud 332 

Limicolaria albata, Bourguignat 358 

— Bourguignati, Paladilhe 3o8 

Limnœa auricularia, Dupuy 69 

— canalis, Villa 69 

— corviformis, Bourguignat 70 

— corvus, Dupuy 70 

— lijnosa, Moquin-Tandon 69 

— Monnardi, Lallemant et Servain 68 

— Natalensis, Krauss 33 

— palustris, Fleming 70 

— peregra, Dupuy 70, 342 

— stagnalis, Lamarck 68 

— truncatula, Moquin-Tandon 71, 343 

— vulgaris, C. Pfeiiïer 69 

Limneusauricularius, Draparnaud 68 

— palustris, id. 70 

— pereger, id. 09, 342 

— truncalulus, JefTreys 71 

Meladomus affinis, Bourguignat 36 

— Nyassanus, id, 37 

— olivaceus, H. et A. Adains 30 

— . ovum, Bourguignat 36 



— 425 — 

Pages. 

Meladomus purpureus, Bourguignal 36 

— solidus, ici 37 

Melampiis Elirenbergianus, Morelet 3d0 

— erythreus, id 360 

— fascialus, id 360 

— . granuin, id 360 

— Massauensis, Ehrenberg • 360 

Melania fasciolata, Lamarck ^ 

— nodicincta, Dolirn 6 

— Nyassana, Smith 1-^ 

— polymorpha, id S, 9, 10, Il 

— pupiformis, ii ^2 

— Simonsi, id 7 

— tuberculata, Bourguignat 5, 3- 2 

— lurrilispira, Smith 25, 27 

Melanoides fasciolata, Olivier 362 

Microcystis Abeillei , Ancey ■199 

— Baldwini, id 204 

— Charaissoi, id 201 

— cicercula, id 205 

— id. var. Boettgeriana, Ancey 206 

— cryptoportica, Ancey 19S 

— exequata, id 200 

— Hartmanni, id "19!^ 

— indefmita, id 203 

— niisella, id 197 

— oahuensis, id 202 

— perlucens, id 207 

— platyla, id 196 

— plicosa, id 200 

— subrutila, id 208 

— subtilissiraa, id 208 

Micronyassiaegregid, Bourguignat 27 

— Giraudi, id. • 28 

— singularis, id. 29 

— Smilhi, id 26 



— 426 — 

Pages. 

Micronyassia tiirritospira, Bourguignat 25 

Milax gagates, Gray 330 

— Pacomei, id 326 

Modiola solida, Martin lo5 

Murex enis^odus, Euthyme 263 

— goniophorus, id 2o0 

— cligacantlius, id 269 

Mytilaster miiiimus, Monterosato 149 

— id. (par?) id. ■152 

— solidus, a. 155 

Mytiliis abbreviatus, Lamarck 111 

— afer, Gmelin 118 

— Africanus, Cheninilz IIS 

— Baldi, Brusina 143 

— Blondeli, Martin 152 

— confusus, Chemnitz 142 

— crispus, Cantraine 142 

— cylindraceus, Requien 152 

— id. Marion 138 

— denticulatus, Renier! 142 

— dilatatus, Gray 93 

— edulis, Linna^us 123 

— id. Hidalgo. 93, 99, 115 

— id. Forbes et Hanley. 102 

— id. var. incurvata, Brown 138 

— Galloprovincialis, l.armarck 93 

— id. Philippi 102 

— id. var. herculea, Monterosato. . . 88 

— glocinus, Locard 107 

— herculeus, id 88 

— incurvalus, Pennant 138 

— lineatus, Gmelin 142 

— id. Monterosato 143 

— lithophagus, Stossich 135 

— Marioni, Locard 139 

— niinimu'^, Poli 148 



— 427 — 

Pages . 

Mytilus pelecinus, Locard 98 

— pelasiuiculinus, id Mli 

— pictus, Boi'n il8 

— retusus, Lamarck 129 

— solidus, Monlerosato 155 

— spatlmliiius, Locai'd 134 

— trigonus, id . 102 

— ungulatus. Risso . . 93 

— id. Donovan ^^ 

— violaceus, Kuster 107 

— vulgaris, Da Costa 123 

Nanina Chamissoi, Pfeiffer 201 

— cicercula, id 20o 

— exaeqiiata, Gray 209 

— exserta, Pfeiffer 190 

— misella, H. et A. Adams . .... 197 

— pusilla, Gray 194 

— subrutila, id 208 

Nerita elegans, MuUer 74 

— fluviatilis, Linnœus 81 

— piscirialis, Millier 81 

— tuberculala, id 5, 362 

— vivipaia, id 76 

Nyassella acuminata, Bourguignat 22 

— arenaria, id. 20 

— episema, id. 22 

— forniosa, id. 21 

— pulchra, id. 19 

— Smithi, il. 18 

— Tayloriana, id. 23 

Nyassia aculalis, id. 10 

— callista, id. 12 

— Edgari, id. 13 

— elegans, id. 15 

— Giraudi, il. 15 

— hcrmosa, id. 8 



— 428 — 

Nyassia idia, Bourguigiiat. 16 

— lacunosa, id. 9 

— lacustris, id. 11 

— magnifica, id. 16 

— nodocincta, id. 6 

— nodiilosa, id. 10 

— Nyassana, id. 13 

— paradoxa, id. 14 

— polymorpha, id. 8 

— pupeeformis, id. 12 

— rivularis, id. 9 

— Simonsi, id. 7 

— thaumasta, id. H 

Nyassomelaiiia leia, id. 31 

— Isevigatata, id. 32 

— truncatelliformis, id 31 

Obeliscella lucidissima, id. 359 

Obeliscus lucidissimus, PfeifFer 3o9 

Omalonyx explanata, H. et A. Adams 257 

Opeas gracilis, Albers 358 

Olopoma clathratulum, Pfeiffer 361 

— clausum, Sowerby 361 

Ovella sebasmia, Jousseaume 350, 358 

Paludina Jeffreysi, Frauenfeld 35 

— id., Smitb 35 

— marginata, Michaud .... 343 

— polila, Frauenfeld 34 

Partula aiiricula, Férussac 2 H 

— Dumartroyi, Souleyet 211 

— pusilla, Gould 220 

Patella lacustris, Linnaeus 68 

Patula depres-iformis, Ancey 173 

— digonopbora, id 171 

— distans, Pfeifîer 185 

— jugosa, id 178 

— prostata, Ancey 173 



— 429 — 

Pag'es. 

Palula (stepsanoda) tiara, Pfeiffer 175 

Physa acuta, Draparnaud 71 

— Beccarii, Paladilhe 3G2 

— • foiitinalis, Draparnaud 71 

— Nyassana, Smith 33 

— succinoidea, id 34 

Pliysopsis africana, Krauss 3i 

Pisidium nitidum, Jenyns 343 

Pilys contorta, Pease 181 

— decussatula, id 184 

— distans, Ancey 18o 

— Elisœ, id 180 

— filocostata, Pease 184 

— hystricelia, id 183 

— hystrix, id 182 

— jugosa, Ancey 178 

— paucicoslata, Pease i8'f 

— rubigiuosa, Ancey 179 

— stellula, Gould 182 

Planorbis albus, Millier 72 

— carinatus, id 73 

— complanatus, Westerlund 73 

— contortus. Millier 72 

— corneus, Poiret 72 

— dubius, Hartmann 73 

— lœvis Aider 72 

— rotundatus, Poiret 73 

— umbilicatus, Miiller 72 

— vortex, id 73 

Plecotrema mordax, Morelet 361 

— rapax, Dohrn 361 

Pomalias Eseranus, Fagot 324 

— patulus, Pfeiffer 74 

— septemspiralis, Crasse 74 

Pupa angulosa, Fagot 322 

— Antinorii, Paladilhe 357 



— 430 — 

Pages. 

Pupa arabica, Dohrn 337 

— arata, Recluz 334 

— Brauni, Rossmassler 323 

— candida, Lamarck 334 

— graniim, Draparnaud 3il, 337 

— insularis, Ehrenberg 339 

— leptoclieilus, Fagot 322 

— leptocbilus, Westerlund 322 

— Massotiana, Boiirguignat 322 

— muscorum, Draparnaud 342 

— ParLioti, Moquin-Tandon 323 

— Pencbinatiana, Bourguignat 322 

— peponum, var. Goiild 239 

— secale, Draparnaud 323 

— Sennaariensis, PfeifTer , 3r;6 

— umbilicata, Draparnaud 341 

Pupilla muscorum, Beck 342 

— umbilicata, id 341 

Rumina insularis, Bourguignat 339 

Sadga exœquata, Adaras 209 

Sarapbia tridentata, Risso 342 

Sitala exserta, Ancey 190 

Skenea triata, Weinkaufî 292 

Spatha alata, Lea 39 

— Njassaensis, id 39 

Fpalhella Njassana, Bourguignat 39 

Sfiiraxis gracilis, Blandfort 338 

Slenogyra id., Martens 3h8 

Subulina id., Jickeli 33iS 

Succinea aperta, Lea 234 

— aurulenta, Ancey 242 

— Baldwini, id 230 

— caduca, Migbels 249 

— canella, Gould 243 

— cepuUa, id 236 

— ciunamomea, Ancey 247 



^ 431 — 

Pages. 

Succinea delicala, Ancey 243 

— eloiigata, Pease 241 

— erylhrophaiia, Ancey . 244 

— explanala, Goiild 2o7 

— fragilis, Souleyet 2oo 

— lumbalis, GouM 230 

— lutulenta, Ancey 244 

— Mauiensis, id 248 

— Newcombi, P.'eifîer 254 

— palula, Mighels 2b8 

— punctata, PfeifTer 251 

— rotundata, Gould 254 

— 7-ubella, Pease 244 

— rubida, PfeifTer 257 

— Souleyeti, Ancey 2 3 

— venusta, Gould 248 

— • vesicalis, id 252 

Theba rubella, Risso 338 

Theodoxia fkniatilis, Issel 81 

Tornatollina Baldwini, Ancey 238 

— caslanea, PfeifTer 228 

— dentata, Pease 237 

— euryompliala, Ancey 239 

— gracilis, Pease 237 

— Newcombi, PfeifTer 239 

— Owailiiensis, id 211 

— peponum, Gould 240 

— Petitiana, PfeifTer 227 

Trilonium gemniferum, Eulhyme 277 

— pustulatum, id. 273 

Trocbomorpha alata, Pfeiffer 191 

Trochus Duminyi, WeinkaufT 292 

— (Circulus) Dumin}i, JefTreys 297 

Tropidoplera alata, Ancey 191 

Truella elongata, Pease 241 

Turbo fusca, Rovs et Walker 75 



f 



— 432 — 



Pages. 

Turbo muscorum, Linneus 3H 

Unio aferulus, Lea. 38 

— hermosus, Bourguignat 38 

— Kirki, Lea 38 

— Nyassaensis id ;-i8 

— Nyassanus, Bourguignat 38 

Valvata slriata, Pbilippi 292 

— pisciiialis, Férussac 81 

Vitrina major, C. Pfeiffer 335 

Vivipara capitala, Frauenfeld 3i' 

— comnmnis, Moquin-Tandon 76 

— JelTreysi, Frauenfeld 34 

— polita, id. 34 

— Robertsoni, ni 34 

— Simonsi, Bourguignat 35 

— Sniitbi, id 35 

Zonites callopisticus, id. 336 

— pseudobydatinus,ni 336 

— Stsechadicus, id 335 



FIN 



4 





MEMBRES DU BUREAU 



SOCIÉTÉ MALACOLOGIQUE DE FRANCE 



M. le D-- GEORGES SERVAIN, Président; 
M. ARNOULD LOCARD, Vice-Président; 

MM. J. MABILLE et T. DE ROGHEBRUNE, 

Secrétaires ; 

M. J. R. BOURGUIGNAT, Secrétaire général. 



Pour les envois de manuscrits et pour les ren- 
seignements, s'adresser à M. J. R. Bourguignat, 
Secrétaire général, rue des Ursulines, 6, à Saint- 
Germain en Laye ( Seinc-et-Oise ). 




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