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BULLETIN
DE LA
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SOCIETE D'HORTICULTURE
DE
OMEFIBOURG-
33^ ANNÉE
ANNÉE 1901
^
CHERBOURG
IMPRlMEniE l'uOTELLIER, PLACE DU CHATEAU ET RUE DU BASSIX, 1G.
1902
BULLETIN
DE LA
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SOCIETE D'HORTICULTURE
DE
CHERBOURO
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33= ANNEE
ANNÉE 1901
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CHERBOURG
IMPRIMERIE l'hOTELLIER, PLACE DU GFIATEAU ET UUE DU BASSIN, 1G.
1902
n w3
Les opinions exprimées dans les rapports et mémoires
insérés au Bulletin sont personnelles aux auteurs.
Le Comité de Rédaclion peut autoriser l'insertion au Bulletin
de tout article, que son auteur soit membre de' la Société ou
qu'il y soit étranger.
CONDITIONS DADiMISSION
Pour être admis à la Société, il faut être présenté par
un membre de la Société et agréé par le Conseil d'adminis-
tration. La cotisation annuelle est de 5 fr.
Chaque membre reçoit gratuitement le Bulletin.
RÉUNIONS
Les séances ont lieu le premier dimanche de chaque mois, à
1 h. 112 après-midi, au siège de la Société, rue Montebello, il.
Les ordres du jour sont portés à la connaissance des socié-
taires par la voie des journaux. Q^iani il y a lieu, des convocations
sont adressées à domicile. La séance de janvier, consacrée aux élec-
tions annuelles, a lieu, par anticipation, le dernier dimanche de
décembre.
Les leçons d'arboriculture, de tloriculture et de botanique,
annoncées par la voie des journaux, sont données au jardin
spécial de la Société, 10, passage des Jardins (entre les rues de
la Duché et delà Polie,*, ou bien au jardin delà rue Montebello
et dans la salle des séances.
Membres d'Honneur de la Société.
Présidents d'iionueur 1 \[ ]^ ?,°"'-Pr^A' '^'. l'Arrondissement.
i M. le Maire de Cherbourg-.
Président lionoraire : M. le Do;?teiir Renault, -^||, Maire de Cherbourg.
Trésorier honoraire: M. Ouanije, agent comptable de la Marine retraité.
Membres du Bureau pour 1902.
Président : M. Corbière, Q ]., professeur de sciences naturelles au
70.
I Levesque, ^, négociant, pi. de la Fontaine, 8.
\ DuTOT, fS I., Adjoint au Maire, rue Montebello,
( oG.
[ Le Carpentier, avocat, rue de l'Aima, 41.
\ iMacé, Adrien, négociant, rue de la Duché, 37.
Hervieux, propriétaire, rue de rz\lma, 26.
PiARO, uiarchanti de nouveautés, rue du Châ-
teau, 7.
M. Le Brettevillois, secrétaire en chef de la Mairie, rue
Jeanne-d'Arc. 28.
Secrétaire : M. Lelièvre, Paulin, ^||, rue de la Polie, 18.
Secrétaires- | Thommin, commis de la Marine, rue Cacliin.
adjoints, MAL 1 Leterrier, marcliand de graines, rue Gamiielta, 13.
lîiljliulhécaire : M. Noyox, impasse Dorival, place de la Fontaine.
Bibliotiiécaire-adjoint : M. Cavron, Léon, horticulteur, rue Gambetta.
Commissions permanentes.
Lycée, rue Asselin
Vice-Présidents, MM.
Conseillers d'adminis
tration, M.M.
Trésorier
CULTURES d'utilité.
(M. Levesque @, Président).
MM. Bernard, propriétaire.
DÉi'iNÉE, propriétaire.
Salle, :^, ingénieur des Ponts
et Chaussées en retraite.
Robin ^. agent compt. princ.
de la Marine en ictiaite.
Lalisel, bijoutier. (I)
cultures d agrément.
(M. Dutot, Il L, Président^
MM. Leparinientier, propriétaire.
NicoLLLET, Il L, professeur
en retraite.
Legrin, #, avocat.
RossEL, agent du Commissa-
riat de ià Marine en retraite.
Point, propriétaire, à Tour-
laville.
Comité de Rédaction.
M. Corbière. Il L, Président; Le Carpentier, Vice-Pi'ésident; MM. les
Membres du Bureau; M. Nicollet, I.
Directeur du jardin : M. Hervieux.
Professeur d'arboriculture : AL Levesque ^.
Jardinier de la Société et Professeur de (loriculture : M. Letullier.
Délégué pour convoquer aux inhumations des sociétaires: M. Le
par.mentier, proi)riétaire, rue Asselin, 73.
(l) Ed remplacement dfi M. Licfauconmeu, commissaire de 1" classe do la
Marine, appelé à servir à Trouville^ et deveou membre correspondiot de la
Société.
BULLEITIN DE 1901
TABLE DES MATIERES
Pages.
P. Lelikvre. ComposHion du Bureau et des Commis-
sioDS permanentes pour l'année 1902. 3
id. Extraits desprocès-verbaux des séances
d3 l'année 1901 o
id. Rapport sur la siluaiion et les travaux
de la Société pendant l'année 1901. . . 23
Altemer. Visite au parc Emmanuel Liais 27
H. Leterrieu. Exposition de Carentan 32
PiARD. Exposition de chrysanthèmes de Caen. 40
H. Leterrier. Exposition de Valognes 4G
P. LELiiiVRE. 28' Exposition des produits de l'horli-
culture à Cherbourg (G-9 juillet 1901) S4
id. Rapport sur l'Exfosilion d'horticulture. 10
Desplanques. Conférence sur trois insectes nuisibles
anx pommiers 79
LePauconmer. Extraits de lettres 97
P. LELiiiVRE. Nécrologie ICO
id. Liste des nouveaux membres admis... 101
EXTRAITS DES PROCÈS-VERBAUX
De l'Année 1901.
SÉANCE DU 4 FÉVRIER.
Emploi du formol contre la maladie des œillets. — Poires
^/me Hutin et il7'ne Donnefond. — Moijen de détruire les
insectes et le blanc du rosier. — Poire Beurré d'Apremont.—
Transformation des vrilles en grappes de raisin. — Questions
et communications diverses.
47 membres présents.
M. Corbière anuouce que, conformément à la décision
prise dans la dernière séance, un objet d'art a été remis par
le Bureau le 30 décembre 1900, à M. le docteur Renault,
Maire de Cherbourg, comme témoignage de la reconnais-
sance de la Société pour les grands services qu'il lui a
rendus pendant les longues années qu'il l'a présidée avec
tant de dévouement.
M. Renault a été très touché de cette manifestation, et il a
chargé M. le Président de transmettre ses remerciements à
la Société.
M. le Président dit que le Bureau s'est préoccupé de
diverses questions :
Il a décidé que, pour la présentation des membres titu-
laires, on en reviendra à l'application de l'article 2 des
__ statuts, c'est-à-dire que toute proposition de nouveau socié-
cr> taire devra être soumise d'abord au Bureau avant d'être
' — présentée à la Société.
*^^ Il s'est aussi occupé de la question d'une exposition en
^-^ 1901. La dernière ayant été une exhibition de chrysanthèmes,
^ il a pensé qu'il pourrait en être tenu une générale cette
— ) année.
— 6 —
La Sociélé acloplc le priucipe LKiinc exposition générale,
dont le programme lui sera soumis dans la séance de mars.
En réponse à une question posée à une précédente séance
pariM. Allomer, qui demandait si la Société ne pourrait tenir
ses séances dans la propriété de M. Emm. Liais, iM. le
Président fait connaître que les appartements de M. Emm.
Liais ne sulliront même pas pour la destination qu'ils doi-
vent re:evoir, d'après le testament.
M. Miette lit, dans le Journal des Débals du o décembre
1901, un extrait du compte-rendu de la séance du 3 décembre
de l'Académie des sciences, séance dans laquelle M. Dela-
croix a conseillé comme remède contre la maladie des œillets
produite par un champignon parasite {Fiisurium Dianlhi),
une solution de formol du commerce à 1/300, à la dose de
10 à 12 litres par mètre carré de terrain, appliquée en deux
ou trois lois.
M. Levesque présente 2 poires de son jardin :
1» J/me Huiin, excellente variété produisant beaucoup,
bonne à manger dans la saison actuelle; semble provenir de
l'hybridation du général Tolleben et d'une autre poire; la
chaire est saumonnée;
2o ii/ir.e ^o?î?2e/o?u/ qui se conserve jusqu'à ce moment; ce
poirier porte beaucoup.
Dans un article de la lievue horticole (Toilette des arbres
fruitiers), on conseille, pour détruire les insectes, d'em-
ployer 1 k. de savon noir dans 10 litres d'eau et un litre de
pétrole au plus pour 10 litres d'eau. Faire dissoudre le savon
noir dans l'eau. Le lysol est aussi recommandé.
Dans le Bullelin de la Socidlé dliorticullure d'Epernaij
(décembre 1900), sont indiqués divers procédés pour la slrati-
lication des graines; l'emploi de la mousse paraît le i:^eilleur.
Dans la même publication, la poire Beurre dWpremnnl est
signake comme un liuil exquis. M. Levesque dit que la
Société possédait ce poirier, (jui a di-paru par suite du blanc
des racines. On pourrait peut être en faire venir de nouveau.
^L Lefauconnier ajoute que le même accident s'est produit
chez lui sur une Bonne d'Ezée.
- 7 -
A propos d'un article du Bulletin de la Société (Thorticul-
ture d'Epernai/ (décembre 1900), M. Corbière dit que les
procédés indiqués pour reconnaître les clianipignons comes-
tibles ne valent pas grand chose. Ce n'est que parla pratique
et l'étude qu'on peut les reconnaître d'une façon certaine.
M. Lefauconnier a trouvé dans le Bulletin de la Société
centrale d'horticulture du Calvados, 1899, des indications sur
les moyens à employer pour la destruction du blanc du
rosier et du puceron lanigère :
1° Faire bouillir dans un pot de fer, pendant une dizaine
de minutes, 6 litres d'eau; ajouter 250 gr. de soufre en Heur
et la même quantité de chaux fraîchement éteinte. Filtrer le
mélange. Pour l'employer, il sufllt d'étendre un litre de cette
composition dans 100 litres d'eau et de seringuer les rosiers
malades. Ce procédé serait le plus efïicace qui soit connu
jusqu'ici.
2o 10 grammes d'alcali dans un litre d'eau; ajouter 25
grammes de pétrole; bien remuer le liquide et badigeonner
les parties atteintes.
M. Rossel demande si l'on ne pourrait placer, dans la salle
des séances, un tableau des fruits cultivés dans le jardin de
la Société, avec quelques indications. M. Levesque s'en occu-
pera. De même, sur la demande de M. Altemer, on recons-
tituera la liste des plantes d'agrément du jardin de la rue
IMontebello.
M. Dépinée dit que la question de la transformation des
vrilles en grappes de raisin serait sérieuse, d'après les com-
munications faites à l'Académie des sciences, et qu'on aurait
obtenu des résultats concluants.
M. Corbière répond que, scientifiquement, cela ne paraît
pas in) possible.
M. Levesque dit qu'il a fait des essais, qui n'ont pas réussi,
et il doute qu'on obtienne des résultats bien sérieux.
M. Fatosme indique que cette question a été signalée dans
le journal V Agriculture Moderne.
M. Dépinée ajoute que si l'on réussissait, la taille de la
vigne pourrait être modifiée.
— 8 ^
M. Levesque pense que l'on ne pourrail obtenir de résultat
plus d'une fois sur mille,
. SÉANCE DU 3 Mars.
Ficus religiosa très vieux. — Graines de Chamœrops. — Poires
Beurré Sierkman's: lion Chrétien Turc ou Bon Chrétien Du-
vernois. — Traus/orniation des vrilla en grappes de raisin.
— Questions et communications diverses.
48 membres présents.
M. le Président anonnce que plusieurs membres de la Société
viennent d'être l'objet de distinctions bonorifiqucs :
M. Lelicvre, secrétaire de la Sociélé,aélé nommé chevalier
de la Légion d'Honneur, ainsi que M. Simon, Albert, de la
maison Simon frères.
M. Lalisel a été nommé chevalier du Mérite agricole.
M. Corbière adresse aux nouveaux promus les félicitations
de la Société.
Le secrétaire donne lecture du programme et du règlement
de l'Exposition, qui ont été arrêtés par le Bureau et les
Commissions permanentes. Celte exposition aura lieu du
6 au y juillet l'JOI. Tous les] articles sont adoptés par la
Société.
M. Levesque dit qu'il serait à désirer que la Municipalité,
quand elle renouvellera l'adjudication des droits de terragCi
réservât, dans le cahier des charges, la disposition gratuite
des halles pour les expositions d'horticulture ou autres. Le
terrager perçoit quand même ses droits de place pour les
marchés lorsqu'ils sont déplacés des halles. La Société
d'Agriculture ne paie rien pour ses expositions; mais elle
n'occupe pas toutes les halles comme la Société d'Horticulture.
M. Levesque donne connaissance des articles qu'il a remar-
qués dans les publications reçues :
Le Bulletin de la Société d' II or li cul turc, de Genève signale
l'existence à Ceylan d'un Ficus religiosa qui aurait 22 siècles.
Des racines pendent des branches et reproduisent de nou-
—
velles branches. L'arbre a 300 gros Ironcs et 3,000 plus petits.
De gros piliers le soutiennent.
Dans la Bévue Horticole se trouvent des articles sur l'/lnona
hirmaija et sur des pèches nouvelles (pèche Opoix, d'origine
russe, mûrissant tardivement, pèche Arthur Chevreau, pêche
précoce de Bagnolet).
M. Hervieux a apporté un régime ûeChauiœrops couvert de
fruits qu'il olïre aux membres présents. Ce Chamœrops se
trouve dans son jardin.
Le même sociétaire présente une poire Beurré Sterkman' s,
qui vient très bien en plein vent, dit M. Levesque.
M. Lefauconnier présente une poire Bon Chrétien turc ou
Bon Chrétien Duvernois. M. Dépinée dit qu'il a lu dans un
journal qu'un Bon Chrétien existait en 1GI3 et qu'une poire
avait clé vendue alors 30 francs (une pistole d'or).
Le Bon ( hréticn est l'une des meilleures poires connues,
ajoute M. Levesque.
M. Dépinée lit dans le Journal et Agriculture moderne un
article d'après lequel la transformation des vrilles en grappes
de raisin aurait été pratiquée dès 1817.
Le même sociéiaire donne des extraits de la brochure de
M. Marcelin Moliriie : « Grande découverte, transformation
» des vrilles eu raisin en mai, juin, juillet » Il serait à dési-
rer qu'on fît des essais dans le jardin du passage des Jardins.
Des remerciements sont adressés aux sociétaires qui ont
fait des apports ou des communications.
SÉANCh nu 14 AvniL.
Les conifères du parc de Ma^tinoast. — FiCus reli(fosa. — Beaux
ceps de vi/jne.
4a membres présents.
M. le Présidentdonne lecture d'un très intéressant mémoire
de M. Robin, lils du régisseur du château de Martinvast,
ancien élève de l'Ecole de Grignon, sur les conifères du parc
de cette propriété.
— 10 —
Plusieurs sociétaires font observer que la publication de ce
travail dans le Bulletin de la Société sera des plus utiles,
parce qu'il permettra de se rendre compte des conifères
pouvant être plantés utilement dans notre arrondissement.
M. Le Carpenticr dit qu'il a eu des déceptions dans ses
plantations de conifères.
Le travail de M. Robin, fait observer le secrétaire, servira
pour ainsi dire de complément à un autre qui a été publié
autrefois par M.Cavrondans le Bulletin de la Socié'.é (n"-! de
1869, p. -A), n'^ 2 p. Go. n» 4 p. 29, n» 1 de 1870, p. 4L)
M. Cavron père, qui avait été jardinier au Château de
Martinvasf, avait contribué à la plantation du parc.
La Société décide que de vifs remerciements seront adres-
sés à ]\L Robin fils, qui est proclamé membre correspondant.
Le Secrétaire présente la photographie d'un Ficus religiosa
existant dans la salle des séances et qui avait été envoyée de
Tahiti par M. Picquenot. 11 avait été question du ficus religiosa
à la dernière séance.
Est signalé, dans le journal Le Cidre el le Poiré, un article
sur la production du cidre en 1900. La Manche viendrait en
2e ligne avec une diminution par rapport à 1899, tandis que
partout il y aurait eu augmentation.
M. Piard présente trois magnifiques ceps de Frankentlml,
de Black-Alicunte, et de Ladg Douons, Il les a coupés sur
des vignes plantées en 1898 et qui ont produit 1i)0 livres de
raisin sur 10 vignes. Ces vignes étaient grosses comme des
crayons quand elles ont été plantées par IM. Piard dans une
serre de M. Laurent à Urville. Elles ont été traitées avec
l'engrais des grapperies de M. Cordonnier. La première année,
il a été obtenu des pousses de 4 à o mètres. Le bois est très
beau el lourd pour des vignes de deux ans de plantation. On
avait planté une vigne par mètre.
De vifs remerciements sont adressés à M. Piard pour son
intéressante communication.
— 11 —
Séance du 4 M.vi.
Exposition. — Floraison à Cherbourg du bambou Simonii. —
Ebourgconnemenl des vignes. — Quest ans et communications
diverses.
53 menibros présents.
Il est traité diverses questions ayant rapport à l'exposition
qui aura lieu en juillet dans les halles. Sont nommés mem-
bres de la Commission d'organisation de l'Exposition : MM.
Leparmentier, Bernard, Dépinée, Lemonnier, Petiteville, et
membre adjoint M. Diestcli. M. Salle, actuellement indisposé,
a promis de prêter son concours autant que cela lui sera
possible.
M. Lefauconnierlit un bien intéressant travail sur l'ouvrage
Traité du vin et du cidre [De vino et pomaceo) par Julien Le
Paulinier, traduit en français par Jacques de Cahaignes,
réimprimé avec une intro luction d'Emile Travers.
M. Corbière présente un champignon très bon, mais très
rare aux environs de Cherbourg, la Morille, qui est tantôt
brune ou blonde.
Est signalée la lîoraison à Cherbourg, dans tous les jardins,
du bambou Simonii. Cette floraison générale s'est produite il y
a quelques années pour Varundinaria falcata qui alors a
péri. Il est probable que les tiges du Simonii périront; mais
peut être les souches pourront-elles survivre.
Il est déposé sur le bureau deux nouvelles brochures de
M. Félix Sahut,de Montpellier (La défenseduvin et La dccoii
verte du phylloxéra) qui ont été ofïertes à la Société.
M. Levesque indique les articles remarqués dans les publi-
cations reçues :
Dans la Semaine Horticole, n° 49 du \o décembre 1900, se
trouve un article sur le Mesembrlanthemum edule du Cap de
Bonne-Espérance qui, existant dans le nord-ouest de la
France, pourrait peut-être réussira Cherbourg.
La Revue Horticole de l'Algérie publie une note sur la fabri-
cation de l'huile d'olive du temps des Romains.
['2
Dans le catalogue Bruant est mentionné le Pohifjonum
Baldschnanicwn. M. Macé a fait venir cette plante; mais elle a
été mangée la prenr.ère année par les limaces.
Vn article sur la taille de la vigne conseille d'ébourgeonner
à 4 ou o feuilles au-dessus de la grappe, au printemps.
M. Piard dit que certaines personnes préconisent l'ébour-
geoonementà une feuille au-dessus de la grappe, quand les
feuilles sont vigoureuses. M. Piard ébourgeonne à 2 feuilles
et taille à 2 ou 3 feuilles, suivant la vigueur.
M. le Président dit que M. Picquenot a envoyé de Tahiti
des graines qui seront essayées dans les serres du parc
Emmanuel Liais.
SÉANCE DU 2 Juin.
Fraises Belle de Cour, Saint- Antoine, Louis Gautier; — lioses;
— Communications diverses.
33 mcmires présents.
Il est traité diverses questions se rapportant à l'exposition
de juillet, et il est donné connaissance des récompenses
mises à la disposition de la Société.
Lecture est donnée d'un intéressant rapport de
M. Alterner sur une visite de la Société au parc Emmanuel
Liais.
M. Bernard a apporté de belles fraises Belle de Cour, dont
l'une est très originale comme forme. C'est un fruit très
productif.
M. Levesquc présente aussi des fraises Saint Antoine,
belles et productives, et Louis Gautier. Ces dernières sont
très belles au jardin de la Société.
M. Hervieux soumet à l'assistance de fort jolies roses, dont
il oITre des écussons. Ce sont : Madame Chauvry, Juiiella.
Antoine Bivoire, Magna Cliarta, Eugénie Frc'mij (cette dernière
hybride) et aussi une belle Heur de clématite Sophia.
M. Levesque montre des insectes coléoptères dont il
donnera le nom à la prochaine séance. Ils se reproduisent
13 -
dans les pois placés dans les serres et font beaucoup de mal
aux plantes.
De ciialeureux remerciemcnls sont adressés aux sociétaires
qui ont fait des apports ou des couiuiunications.
SÉANCE DU 23 JULV.
Exporilion de Juillet. — Le Thuya occklcnlalis.
34 membres présents.
Celte séance a surtout pour oljjel l'examen de diverses
questions se rapportant à l'exposition de Juillet.
Parmi les publications reçues est signalé seulement, dans
le Bulle.lin de la Société de la Haute-Garonne, un article sur
le Thuija occldentalis de Linné, son origine et son introduc-
tion en France. 11 serait originaire du Canada.
M. Bénard demande s'il existe des mûriers à Cherbourg.
M. Lemonnier dit en posséder un.
SÉANCE DU 28 Juillet,
Les poires calcbassi'.cs. — Incision annulaire du rosier pour
préparation de boutures. — Communications diverses.
50 membres présents.
A propos du procès-verbal de la précédente séance, M. Le-
vesque dit qu'il existait un mûrier au jardin de la Société.
M. Letullier ajoute qu'il est mort récemment. Il s'en trouvait
aussi impasse Vin Iras et dans l'ancienne propriété de M. du
Chevreuil, à Equeurdreville.
M. Levesque donne connaissance de quelques articles des
publications reçues.
A propos d'une note de M. L. Coudry dans le Journal de la
Société Nationale d'Horticulture sur les fruits calebasses, I\L
Levesque dit que, chez lui, des poires de CatlUac ont été
II.
14 —
Ciilobassées et que celte déformation est due à un insecte. 11
laut enlever les fruits atteints et les faire disparaître.
La //eywe //or//co/e signale la préparation, pour boutures,
des rameaux de rosiers au moyen d'incision annulaire.
L'incision se lait. en août et on détache les boutures en
septembre.
L'emploi du soufre tous les di.x jours est conseillé pour les
pois attaqués par le blanc.
Un article de la Maison de Campagne est consacré à la pro-
duction des fraises d« Plougastel.
M. Dépinée dit que le passage suivant d'un extrait du
procès-verbal de la séance du o mai 1900, reproduit à la page
M un Bullelin,n'-à pas de signification. Ce passage est ainsi
conçu :
« La îécondation artificielle, dit un autre sociétaire, indi-
» quée comme moyen d'empêcher le coulage, donne moins
» de mal que le ciselage ».
La fécondation artificielle et le ciselage sont des opérations
dilTérentes donnant aussi des résultats différents.
Le secrétaire lit le rapport sur l'exposition d'horticulture
du 6 juillet. Celte exposition a été des plus brillantes et elle
a donné les meilleurs résultats.
Divers délégués des sociétés correspondantes qui étaient
venus faire partie du jury ont remercié de l'accueil qu'ils ont
reçu de la part de la Société et ont exprimé leur satisfaction
d'avoir vu notre exposition qu'ils ont trouvée très belle,
grâce à la richesse et à la beauté des produits présentés.
SÉANCE DU 1er SEPTEMBRE.
M. L. Cavron, Chevalier du Mérite Agricole.— Communlcalions
diverses. — Conjérence de M. Desplanques sur les ennemis
des pommiers, poiriers, etc., et les moyens de les détruire.
41 membres présents.
M. le Président rappelle que M. Léon Cavron a été nommé
Chevalier du Mérite Agricole dans le courant du mois précé-
— 1o —
dent. C'est une juste récompense des services rendus à l'hor-
ticullure par M. Léon CavroD, de tous les progrès qu'il a
réalisés et dont l'exposition de juillet a été une manifestation
éclatante,
M. le Président annonce également que MM. Le Brettevil-
lois, le dévoué trésorier de la Société, et Néhou, qui a donné
tant de témoignages de dévouement à l'occasion de l'exposi-
tion, ont été l'objet d'avancements dans les emplois- qu'ils
occupent à la Mairie.
L'assistanceaccueille cescommunicalions parde chaleureux
applaudissements.
M. Corbière fait part à la Société du décès de M. Roux, com-
mandant d'infanterie en retraite, qui habitait tout près du jar-
din de la rue Monlebello et s'intéressait beaucoup à la Société.
Le secrétaire donne connaissance de lettres qu'il a reçues
de MM. Lefauconnier et Picquenot. Le premier, quoique
résidant maintenant ii Trouville, n'en continue pas moins de
s'intéresser à la Société et il donne des renseignements prou-
vant qu'il s'occupe toujours d'arboriculture.
M. Picquenot a envoyé un programme détaillé des fêtes
organisées à Tahiti pour le U Juillet et au nombre des-
quelles figure une fête des fleurs. Les remerciements de la
Société seront transmis à MM. Lefauconnier et Picquenot.
M. le Président annonce que M. Desplanques, instituteur à
Beuvillers près Lisieux (Calvados), se trouvant de passage à
Cherbourg, a bien voulu retarder son départ pour assister à
la séance et donner à la Société des renseignements sur les
insectes nuisibles aux poiriers et aux pommiers et sur les
moyens de les détruire.
M. Desplanques est l'auteur d'une brochure ayant pour
titre : « Insectes nuisibles aux pommiers, poiriers, etc. —
» Caractères, mœurs, dégâts et moyens pratiques de des-
» Iruclion. » Cette brochure est en vente au prix de fr, 50 à
la librairie Yon, rue Pont-Mortain, Lisieux, et un exemplaire
est offert par sou auteur pour la bibliothèque de la Société.
M. Desplanques commence par signaler l'importance de la
production du cidre dans la Vallée d'Auge et l'intérêt qu'il y
^ 16 -
a à préserver les pommiers des dommnges que peuvent leur
causer les insectes.
Parmi les ennemis des arbres fruitiers se trouvent en pre-
mière ligne l'Anthonome et la Cheimatobie. Plusieurs fois, à
la Société d'Horticulture, il a été fait des communications au
sujet de l'anthonome.
M. Desplanques conseille de gratter les pommiers avec un
ràcloir avant la fin de l'hiver. Une toile est étendue sous les
arbres et on brûle le produit du grattage. Le secouement est
aussi employé, le malin à la rosée. L'insecte a moins d'adhé-
rence quand on secoue l'arbre.
La cochenille verte (Phalène ou Clieimalobie hiémale), est
rare sux environs de Cherbourg. Ailleurs, elle cause de
grands ravages, attaquant les feuilles et les fleurs.
Il est conseillé d'entourer les arbres de feuilles de papier
garni d'un enduit où les insectes viennent se coller et mourir.
M. Desplanques rappelle que, non seulement le cidre est
une source de richesse pou:- la Normandie, mais aussi que
c'est une boisson saine et qui mérite d'être aimée.
Les vifs applaudissements de la Société témoignent de
l'intérêt que les auditeurs ont pris à la conférence de M. Des-
planqucs. M. le Président le remercie chaleureusement au
nom de la Société et le prie de bien vouloir résumer, diins
une note destinée à être insérée dans notre /Jullclin, l'inté-
ressante communication qu'il a bien voulu faire. M.Desplau-
ques est nommé, par acclamation, membre correspondant.
Des remerciements sont adressés à M. Le Clère qui a bien
voulu mettre M. Desplanques en rapports avec la Socié'é.
M. NicoUet dit avoir trouvé des papillons delà Cheimatol)ie
en 1890 et en 1S9o sur des pommiers, mais non depuis, lien
a rencontré, toutefois, sur l'épine noire.
M. le Président rappelle qu'il y a bien longtemps déjà que
les propriétés du cidre ont été constatées, puisque, en 1588,
\i mélecin Julien Lepaulmier les a mentionnées dans son
ouvrage ayant pour titre : « Traité du vin et du sidre «. Il
avait été guéri lui-même d'une maladie par l'usage du cidre.
Uq chapitre de cet ouvrage a pour litre : « Les vertus et
17 -
» propriétés singulières du sidre »; uu autre : « Que l'usa^i^e
» du sidre rend hi vie de l'Iiomuis plus longue que celui du
» vin ». M. LefauL'onnier a rendu compte de ce traité dans le
Bulletin de la Société de 1900, page 72.
M. Lalisel est remercié d'un apport de magiiifii]ues (leurs
do dahlias de semis.
Skaxck du '■'} Octobre.
La ennemis des arbres [niiticra. — fliisin Golden C/iampion.
Poires du jardin de laSociélé. — Communications diverses.
oO membres présents.
M. le Président dit qu'il a reçu de iM. Desplanques un
résumé de la conférence faite à la dernière séance et des spé-
cimens des insectes nuisibles aux pommiers et autres arbres
fruitiers (anthonomo, hypomeneute), à leurs divers états.
M. le Président est chargé de transmettre à M. Desplan-
ques les remerciements de la Société et de lui demander une
douzaine d'exemplaires de la Ijrochure qu'il a publiée,
plusieurs sociétaires en désirant. Le manuscrit qu'il a adressé
sera inséré au Bulletin.
M. Levesque dit que, cette année, l'anthonome a fait quel-
ques ravages, mais que la récolte de pommes sera belle quand
même, par suite de l'abondante lloraison. il estime que les
moyens emi)loyés (grattage, secouement, etc.), sont insulHsanls
pour détruire l'anthonome. Cet insecte se trouve dans des
chênes et autres arbres et revient s'abattre sur les arbres
fruitiers qu'on croyait on avoir purgés. D'un autre cùlé,
l'anthonome quitte le clou de girolle formé par la Heur où
il s'est logé avant f|u'i)n puisse secouer les arbres.
M. le Président repond (|ue le fléau étant très grave, il est
d'autant plus urgent d'essayer de le combattre. Quand on ne
réussirait qu'à détruire une partie des insectes, le mal
serait diminué d autant, et on empkdierait, eu tout cas, les
insectes détruits de se reproduire.
- 18 -
M. Corbière dit qu'il a eu l'occasion de faire visiter à
M. Bois, professeur au Muséum, le parc Emmanuel Liais et le
jardin de la Société et que ce professeur a été agréablement
surpris de tout ce qu'il a vu. Il a promis de faire des envois
du Muséum pour le parc Emmanuel Liais.
M. Levesquc signale les articles qui lui ont paru les plus
intéressants dans les publications reçues :
La Pomologie française a consacré une note à la Cécidomye
no/re ;Tipule des poires). Le seul moyen à employer contre
cet insecte, c'est de détruire les poires calebassées.
Le même journal conseille la culture du Beurre Bachelier.
M. Levesque dit qu'un autre insecte a ravagé les poires en
juillet et en août et qu'il est assezdifticile de le combattre. On
ne s'aperçoit du mal qu'il a causé que lorsqu'il est sorti du
fruit. Il vit comme celui du printemps. Beaucoup de poires
sont tombées percées ou pourries. L'insecte qui cause ces
dégâts est aussi une cécidomye.
M. Piard dépose sur le bureau une grappe de magnifique
raisin bbinc (Go/rfen C/mm/j/on), mûrissant en septembre, très
productif et très beau. Les grains sont ovoïdes elgros comme
des œufs de pigeon. Ce raisin est bon.
M. Levesque donne des renseignements au sujet de fruits
du passage des Jardins qui sont déposés sur le bureau,
notamment poires Nouveaït Poiteau, William, Duchesse, Fon-
danle Tiriau, Délices Cuveliier, etc.
De vifs remerciements sont adressés aux sociétaires qui
ont fait des apports ou des communications.
SÉANCE DU 3 Novembre.
Départ de M. /.onénicier, Sous-Prc'fet de Cherbourg, nommé
Préfel; — Fruits du jardin du passage des Jardins; -- Belle
grappe de raisin; — Fruits du Physianthus albens: — lioses
obtenues de couleur nuire que celles qui avaient été gre/Ji'es;
— Communications diverses.
j| membrt'S présents.
Le secrétaire lit une lettre très intéressante de M. Lefau-
19 —
connier donnant des renseignements sur des fruits qu'il a
eu l'occasion de remarquer. De vifs remerciements seront
adressés à M. Lefauconnier au. nom de la Société.
M le Président rapporte que M. Leménicier, Sous-Préfet,
quittant Cherbourg pour la Haute-Marne, dont il vient d'être
nommé Préfet, le bureau de la Société avait décidé de lui
faire remettre à l'occasion d'un déjeuner qu'il offrait, une
corbeille de fleurs et de raisins Celte corbeille avait été dis-
posée par M. Cavron et les raisins provenaient de la serre de
la Société et de celle de M. Piard. La corbeille a été trouvée
très belle et les raisins magnifiques et excellents. M. et M^^
Leménicier, qui avaient donné, dans maintes circonstances,
des témoignages de bienveillante sympathie à notre Société,
ont été très touchés de cet envoi et ils ont chargé M. Corbière
de transmettre leurs remerciements à la Société.
M. Levesque donne des renseignements au sujet de divers
fruits provenant du jardin du passage des Jardins: Raisin
Black Alicanle, excellent, ce coule pas, demande à être ciselé,
a parfois des grappes atteignant un kilog;
Poire Marie-Louise Delcourt, recommandée, fruit excellent;
Jules Deijrolles, fruit très beau mais ne répondant pas à
l'apparence;
Charles-Ernest, portant beaucoup;
Maréchal de Cour ou Conseiller de Cour, poire dont la sup-
pression de la liste des bons fruits avait été demandée par
le Congrès pomologique, mais que plusieurs sociétaires,
contrairement à l'avis du Congrès, estiment être bonne;
Nouveau Poiteau, excellent, se trouvanten certaine quantité
sur deux petits arbres du jardin de la Société, quoique
l'année n'ait pas été bonne;
Passe-Crassane, joli fruit.
M. Dépinée dit que la qualité des fruits lient peut-être aux
porte greffes. M. Levesque répond qu'il faut bien choisir les
arbres sur lesquels on prend les greffes. Certaines Bergamotle
Espéren donnent de mauvais écussons.
M. Levesque ajoute que la serre du jardin delà Société n'a
p?sde cochenilles, quoiqu'il yen ait dans les jardins voisins. La
20
cochenille doit êlreintroduile clansles serres avec des plantes
ou des boulures. Il en avait chez lui; il a coupé les vignes par
le pied et il n'en a pas revu.
M. Lebailly a apporté une superbe grappe de raisin noir
provenant d'une bouture qui lui a été vendue, il y a 4 à o
ans, par M. Leterrier, sous le nom de vigne kabyle. L'échan-
tillon présenté pèse 850 grammes.
M. Ch. Bénard présente un fruit de PhysUinlhus albens.
Cette plante appelée vulgairement mais à tort cotonnier,
lleurit bien dehors, mais le fruit ne mûrit pas en plein air.
M. Dépinée dit qu'ayant grefïé une rose rose sur un autre
pied, il a obtenu une rose blanche M. Corbière répond qu'il
est assez fréquent de voir dans la nature les fleurs roses
passer au blanc.
M. Dépinée ajoute qu'il avait planté un rosier Gloire Lyon-
nuise vigoureux. Les boutons n'alioutissaient pas: le rosier
n'avait que le soleil du malin. 11 a supprimé la lige et, au-
dessus de la greffe, il a écussonné deux rosiers {Princesse
Radziwdl et William lîichardson). 11 a obtenu dos boutons
blancs qui n'ont pas épanoui. Cet accident paraît provenir du
sujet Gloire Lyonnaise sur lequel la greffe avait été faite. Le
même accident se produit sur des camélias.
La question est complexe, dit M. Corbière. L'hybridation
plus ou moins complète est cause de différentes colorations
sur une même plante.
M. Dépinée lit, dans le Petit Journal, un article sur l'hybri-
dation par la greffe. M. Corbière ajoute qu'un professeur,
M. Daniel, s'est spécialement occupé de ces questions.
M. le Président adresse des remerciements aux sociétairesi
qui ont fait des communications ou des présentations, notam-
ment à M. Lebailly qui offre, pour être mis en loterie entre
les membres présents, le raisin qu'il a apporté.
n -
SÉANCE DU I"' DÉCEMBRE.
Travaux et situation de la Société. — Comptes du Trésorier. —
Raisin Gros Colman. — Apports divers. — liappoiis et
communications.
45 membres présents.
M. le Président signale le décès de M. Soin, membre de la
Société depuis un certciin nombre d'années, et celui de
M'^'Menut, mère de M. iMenut, président de la Société Artis-
tique et Industrielle, ei grand'mère de M"'' Adrien Macé. La
Suciélé adresse ses vives condoléances à la famille, et parti'
culièremenl à MM. Menut et Macé.
M.Corbière dit c|ueM. le docteur Renault, son prédécesseur,
avait l'habitude, à la dernière séance de l'année, de faire un
résumé des travaux de la Société. Se conformant à cet usage,
il retrace, en quelques mots, ce qui a été fait en 1901. On a
organisé une exposition qui a été très bril'ante etaobtenule
plus grand succès. Le principal exposant, M Léon Cavron, a
reçu, peu de temps après, la décoration de Chevalier du
Mérite Agricole pou ries services rend us parlui à l'horticulture.
Nous avons publié un intéressant bulletin. Comme d'usage,
on a fait plusieurs visites de jardins elle dévoué M. Levesque
a continué ses cours d'arboriculture.
M. le Président se réjouit de la bonne entente et de la cor-
dialité qui régnent parmi tous les membres de la Société :
sa tâche s'en est trouvée, par suite, rendue 1res facile ; il ne
doute pas que cette bonne harmonie ne continue d'exister.
Il est ensuite donné lecture du rapport préparé par
M. iMénard, au nom de la Commission chargée d'examiner les
comptes du trésorier et composée de MM. Salle, Ménard,
Robine. Il résulte de ce rapport que les recettes se sont
élevées, du l^^r novembre 191)0 au l^r novembre 1901,
à 6 435 fr. 81
et les dépenses payées à 5.99! 76
Il restait en caisse au 10 novembre 1901 ..... . 444 fr. 03
_ 99 _
Sur la proposition de la Commission, la Société adresse de
vives félicitations au trésorier, M. Le Brettevillois, pour le
zèle et le dévouement qu'il apporte dans l'accomplissement
de ses fonctions. Il est, en outre, décidé que, conformément
à l'article 13 des statuts, un extrait du procès- verbal lui sera
remis pour lui servir à titre de décharge.
Le secrétaire, conformément aux dispositions de l'article
1i des statuts, donne quelques renseignements complémen-
taires sur les recettes et les dépenses, ainsi que sur la situa-
lion de la Société.
Des remerciements sont adressés à M. Ménard, rapporteur
de la Commission des Comptes, ainsi qu'à M. Piard, qui lit
un rapport très intéressant sur l'exposition de chrysanthèmes
de Caen,où il était allé représenter, comme délégué, la Société
d'horticulture de Cherbourg.
M. Léon Tavron a obtenu un très grand succès à Caen : il
avait fait un envoi très important et de toute beauté.
La Société est heureuse des succès de M. Cavron.
M. Piard présente une très belle grappe de Gros Colnvw ou
Dodrolabi. Il est d'avis de cultiver ce raisin, mais à condition
d'enlever beaucoup de grains et de donner beaucoup d'air.
M. Levesque présente aussi du Dodrolabi ou Gros Colman,
des poires Olivier de Serres, etc., provenant du jardin du
passage des Jardins.
M. le Président fait part du décès de U. de la Bastie,
président de la Société d'horticulture de l'Ain et membre
de la Société Pomologique de France.
P. Lelièvre.
— 23 —
Û
I^AF> PROFIT
SUR LA
Situation et les Travaux de la Société
PENDANT L'ANNÉE 1901
[Lu à la Séance du /er Décembre 1901)
^-c>«n<»3~^^ — *-
Messieurs,
D'après l'arlicle U des statuts le secrétaire doit faire le
rapport annuel des travaux de la Société. La présente séance
étant la dernière de l'année, je viens, en conséquence, vous
fournir quel({ues renseignements, complétant le rapport de
la Commission chargée d'examiner les comptes du Trésorier.
Je vous demanderai, d'abord, la permision de vous donner
un extrait du compte de gestion, préparé par notre dévoué
trésorier, iNL Le Brettevillois.
1° Les recettes ont été :
En caisse au 19 novembre 1900 1703 fr. 74
Subvention de la Ville 500
— du Département ^00
— de l'Etat 300
Intérêts de 1900 des fonds déposés à la Caisse
d'épargne 47 27
Produit de 290 cotisations (dont 13 recouvrées par
la poste). ''348 05
Total des recettes ordinaires. . . 4396 00
2° Recettes à l'occasion de l'exposition :
Cotisations pour le banquet, produit de la loterie
et valeur d'une médaille oiïerte par M. le Maire 2 30 75
Total des recettes. . . . . 7 • 6435 81
- 24 -
Les dépenses se soûl .linsi décomposées :
1° Dépenses ordinaires : locnlion du chalet et du jardin de
la rue MonteboUo, concession d'eau, assurances, conlrijjulions,
Irailement du concierge et gralificalions, achat de fumier,
tuteurs, terre de bruyère, graines, location du jardin du
passage des Jardins, journées de jardiniers, abonnements
aux publications, achats de livres et reliures, achats de
plantes pour les loteries mensuelles, dépenses du trésorier et
recouvrements des cotisations, dépenses du secrétaire,
chaufïage et éclairage; dépenses diverses (couronnes,
bouquels, souvenirs, im pressions, frais de voyage de délégués,
fournitures et travaux divers) 1528 fr. 81
Impressions de programmes, de convocations et
de circulaires, droits de ferrage, frais d'orgaiii j
sation et banquet 1CG0 (r. 50 4462 95
Achats pour la loterie et récompenses _ \
aux exposants 2802 4o
Tjfal des dépenses 5991 76
Les recettes s'étant élevées à G43o 81
et les dépenses à S99I 70
l'avoir au 10. novembre 1901 était de .... 444fr.05
dont en numéraire 144 fr. 05 et à la Caisse
d'épargne 30.J fi;.
Il est à remarque-r que, si l'avoir au 10 novembre ne se mon-
tait qu'à 444 fr. 05, toutes les dépenses de l'exposition avaient
été réglées et que l'avoir aurait pu, à peu près, solder les
dépenses du service courant do la Société qui restent à payer
(bullelin, journées de jardiniers, plantes i)()ur loteries
mensuelles, dépenses diverses).
En 1897, après l'exposition, l'avoir en caisse au 31 décembre
était bien de 17.^8 fr. 90
Mais il était encore dû :
pour le service courant de la société . 744 fr.
pour l'exposition 1032 55
Total. . . l"^*- ^^
- îr, -
Pour donuer satisfaction à des desiderata exprimés précé-
demment, nous avons tenu à faire régler, cette année, le plus
possible de dépenses avant l'examen des comptes, quille à
avoir une caisse moins consitlérable.
Si l'avoir est faible, il reste peu de dettes et elles seront
réglées au commencement de janvier I902,dès le recouvrement
des cotisations.
Le chifïre des cotisations, malgré de nombreux décès et
départs, sera plus élevé en 1902 qu'en 1901, jjar suile de 4G
adhésions nouvelles qui nous élé procurées par des sociétaires
dévoués.
les cotisations perçues en 1901 ont élé de 290, même
nombre qu'en 1900.
La situation financière est donc bunne.
Cependant la Société a eu à supporter, comme l'a indiqué
l'exposé ci-dessus, des dépenses très importantes pour la
brillante exposition qui a eu lieu en juillet.
Celte exposition — tout en donnant l'occasion de faire
connnaître le mérite de nos horticulteurs et maraîchers et
les magnifiques produits qu'ils obticnnenl, — a valu à
noire Société de nouveaux témoignages de bienveillanle
sympathie de la part des diverses autorités locales, de la
population et aussi des sociétés correspondanles qui nous ont
envoyé de nombreux délégués.
L'horticulture clicrl)ourgeoise est tiès appréciée, non
S3ule:nent dans notre ville, mais tians un certain noml):e
d'autres, et les brillants succès que nos horticulteurs, MM.
Cavron et Girard, viennent de remportera Caen et à Valognes
en sont la preuve.
Si les associations correspondanles ont envo^jé à notre
exposition des représentants, des membres de notre société
sjntallés aussi nous représenter à diverses expositions,
notamment M. Piard à Caen, et M. Leterrier à Valognes.
Les sympathiques relations que nous enlrelenons avec
diverses sociétés de Franco contribuent au 1 on renom de
l'horticulture cherbourgeoise.
Nous avons été heureux d'apprenfiro que l'un de nos
disliDgués horliculleurs, M. Léon Cavron, dont les procluils
avaient élé si remarqués à notre exposition, avait reçu la
décoration du Mérite agricole.
Si la société a organisé une exposition qui a obtenu un
succès complet, grâce aux exposants ft à un grand nombre
de sociétaires qui ont bien voulu prêter leur concours en la
circonstance, la Société n'en a pas moins continué le cours
ordinaire de ses travaux.
Les séances mensuelles ont élé l'objet de nombreuses
communications très appréciées des assistants et ont élé très
suivies.
Les jardins de la rue Montello et du passage des Jardins
ont présenté d'intéressants sujets d'étude.
Notre dévoué professeur d'arboriculture, M. Levesque, a
continué ses utiles conférences.
Il a été publié un bulletin très recherché, nous pouvons I3
dire, par nos correspondants.
La Société a continué à recevoir de nombreuses publica-
tions dont il a élé donné connaissance aux séances mensuelles.
Un certain nombre d'ouvrages de la bibliothèque ont élé
reliés; d'autres le seront l'an prochain.
11 a été fait plusieurs visilesde jardins, qui ont amené la
distribution de primes à l'occasion de l'exposition.
En résumé, la situation de la société est prospère et elle
continue à poursuivre par tous les moyens en son pouvoir le
but qui est indiqué par ses statuts, c'esl-à-dive le développe-
ment de rhorticullurc dans l'arrondissement de Cherbourg
et le perfectionnement de ses pratiques.
P. Lelièvre.
Visite au Parc Emmanuel LIAIS.
Le lundi ?8 mai dernier, plusieurs membres du Bureau et
des Commissions permanentes, ainsi que quelques socié-
taires, se sont réunis à 9 h. du matin, rue de la Bucaille,
pour visiter le parc Emmanuel-Liais et ses dépendances.
Cette visite, effectuée sous la conduite de M. Corbière,
directeur scientifique de l'établissement, et avec l'assistance
de M. Désiré Le Cappon, jardinier en chef, a été aussi agréa-
ble qu'intéressante.
Les membres de la Société d'Horticulture connaissent,
pour l'avoir parcouru à maintes reprises, ce splendide parc
dont la Ville de Clierbourg est devenue propriétaire
depuis l'année dernière, en vertu de dispositions testa-
mentaires.
Les habitants de la cité y circulent tous les jours librement,
et la foule qui, le dimanche, se presse dans les serres, ne se
lasse pas d'admirer les nombreuses plantes exotiques que
M. Liais, ancien directeur de l'Observatoire de Rio Janeiro
(Brésil), y a apportées de ses voyages à travers les pays
intertropicaux.
Ces végétaux rares et précieux, au point de vue scientifique
dans nos contrées, ont été plusieurs fois visités et étudiés
par des délégués de notre Société, et des rapports insérés
dans notre bulletin exposent, avec beaucoup de netteté et de
talent, l'importance et la valeur des richesses horticoles que
Cherbourg possède.
Il nous semble, par suite, superflu de formuler à nouveau
un rapport qui ne ferait que répéterles milliers d'indications
que, notamment, MM. de la Chapelle et Lelièvre, nous ont
donné sur l'origine, la culture, la forme, le feuillage et la
floraison de ces plantes; et comme, dans ces conditions, il
ne convient pas à notre caractère de déflorer les œuvres de
nos distingués collègues, nous avons pensé qu'il suffirait,
- 28 -
aujourd'hui, de présenior les notes suivantes relatant
siuiplement les impressions ressenties par nous, lundi
dernier, au cours de notre visite.
L'étendue du parc dont il s'agit est d'environ un hectare,
et les treize serres qu'il renferme ont une surface de 900
mètres carrés, — construites distinctement, comme forme et
comme iiauleur, suivant la nature et l'espèce des plantes
exoliques qu'elles ahritenl; ces serres sont couvertes à triple,
double ou simple vitrage de manière à maintenir plus ou
moins la chaleur intérieure qui convient à la conservation de
la vie de ces plantes.
Or, en présence de ces dernières dispositions, on se
demande comment, dans les serres basses où doit régner
conslammont une température très élevée et où le manque
d'air extérieur est presque complet en saison d'hiver,
comment, disons-nous, les plantes y renfermées peuvent
sullisammeut respirer, alors que celles-ci n'ont pas la faculté
d'échanger l'oxygène qu'elles exhalent avez le gaz acide
carbonique qu'elles enlèvent à l'air atmosphérique dans leur
pays d'origine ? — Car, le sol dans lequel les racines se
forment pour donner naissance aux tiges, et la chaleur
naturelle ou arlilicielle ne sont pas les simls éléments de leur
nutrition; les feuilles sont, pour elles, des espèces de
poumons qui, au contact de l'air ambiant, servent à
l'élaboration des lluidcs que ces végétaux contiennent,
élaboration également indispensable à celte nutrition.
Vraisemblablement ce manque d'air ne permet pas à ces
plantes de se développer dans toute leur beauté. Néanmoins
le visiteur peut se rendre un comi)le aussi exact que
possible de l'originalité et de la diversité de leur culture.
C'est ainsi que nous revoyons les bananiers avec leurs
régimes, les avocatiers, vaiiilliers, sapotilliers, manguiers,
goyaviers, poivriers, etc. avec leurs fruits; les cacaoyers,
l'arbre à pain, les raisiniers, les cycas, les fromagers, les
fougères, les palmiers d'espèces les plus variées et autres
sujets dont — on le comprendra facilement — nous ne
gaurioDS citer tous les noms,
Quoi qu'il en soit, en faisant la part des moyens de culture
praticables sous notre climat, nous sommes heureux de
signaler que. comparativement ù ce qui est produit dans les
établissements de môme genre en Europe, les plantes livrées
aux soins de M. Désiré Le Cappon sont très remarquables et
excitent la plus grande attention des savants et des
horticulteurs étrangers qui visitent le parc Liais dans toutes
ses parties.
Certes, en voyageant en Belgique et en Hollande, on peut
rencontrer de semblables richesses cultivées avec autant de
méthode et d'intelligence; mais on n'y trouvera pas, réunie
dans un môme établissement, une collection de plantes
exotiques aussi importante et aussi complète que celle"
renfermée dans les serres dudit parc.
Suivant l'affirmation de personnes compétentes, le Muséum"
de Paris est le seul en Europe qui puisse, à cet égard, rivaliser
victorieusement avec Cherbourg.
Aussi est-ce avec la plus vive satisfaction que nous avons
vu nos édiles confier la direction et la conservation de ces
richesses horticoles au professeur de botanique, M. Corbière,
notre président, qui, à juste titre, a acquis une grande'
notoriété dans le monde savant.
Poursuivant notre visite, nous constatons :
l'j Que la transformation de l'ancien jardin fruitier en
corbeilles à plantes ornementales a été une heureuse
idée;
2" Que les échappées de vue si gracieuses et si pittoresques,
grâce à la disposition des pelouses encadrées par des '
conifères, des dracœna, des bambous, des yucca et des
chamaerops aux superbes palmes, sont soigneusement
ménagées et entretenues;
30 Que les rhododendroms et les azalées, en ce moment
couverts de fleurs aux multiples couleurs, offrent des massifs
d'un bel aspect;
4° Que les nénuphars du petit lac promettent une prochaine
et luxuriante floraison, étant donnés le nombre et la variété
de leurs espèces; - ' !
IV, ■
— 30 —
5° Qu'une grande prnprclé règne parlout, elc.
Aussi (levons-nous féliciter M. Désiré Le Cappon de ses
inlelligenls travaux.
A celle relation, qu'il nous soit permis d'ajouter quelques
vœux et même un regret.
D'abord, à propos de l'exposition d'horticulture qui doit
avoir lieu au mois de juillet prochain, il eût été peut-être
possible de l'installer dans maints endroits du parc Liais, en
utilisant, d'une part, le terrain situé en avant de la serre de
bouturage et en appropriant, d'autre part, la cour assez
vaste en bordure de la rue Bonhomme, et, çà et là, quelques
corbeilles prises dans des parties de gazon bornant les allées.
La grande salle vitrée, dite serre aux camélias, pourrait
également servir à l'exhibition de plantes et Heurs trop
sensibles aux courants d'air.
Mais certaines objections ont été faites contre cette idée
nouvelle. On a prétendu que la circulation de la foule serait
difficile dans les allées sinueuses et étroites du parc.
Cependant, lorsque M. Liais a permis aux habitants de la
cité de parcourirlibrement sa magnifique propriété, le public
a-t-il commis des dégâts sérieux, et le mouvement circulaire
de celui-ci a-t-il donné lieu au moindre incident fâcheux ?
Nullement. 11 a suffi de prendre d'intelligentes mesures
d'ordre pour assurer le bon fonctionnement de cette
circulation. C'est, du reste, ce qui se produit dans les halles
aux allées encore plus étroites, lors des expositions dont il
s'agil. Il ne saurait en être autrement dans le cas qui nous
occupe.
En outre, on craint de voir les jardiniers se refuser à
participer à une exposition dans ledit parc. Pourquoi
montreraient-ils plus de mauvais vouloir que dans les
halles, alors que leurs intérêts commerciaux sont en jeu aux
môuies titres ? Nos habiles horticulteurs trouvent trop
d'avantages à faire connaître les résultats du progrès de leur
talent professionnel pour négliger d'obtenir un hommage
public llattant leur amour-propre.
Les membresorjjanisaleursdeces fêles horticoles n'auraient
- 31 -
donc pas à vaincre de plus grandes difilcuUés que celles
qui se sont produites précédemment pour le succès de
l'œuvre.
Dans tous les cas, il paraît que nous ne devons pas songer
à adresser à la municipalité une demande tendant à oljtenir
l'autorisation nécessaire à l'installation, dans ledit parc, de
r.otre exposition de juillet prochain, parce que toutes les
dispositions légales de prises de possession de la propriété
n'ont pu encore être remplies; mais nous espérons que plus
tard, grâce à la bienveillante sollicitude de nos édiles,
toutes facilités pourront être données à ce sujet à notre
société.
Nous avons constaté que plusieurs serres sont dans un
tel état de vétusté et de détprioration qu'il faudra procéder
à court délai à des réparations, peut-être à des réfections
complètes, pour empèclier quelques désastreux elïondre-
mcnls. Malheureusement ces travaux nécessiteront des
dépenses élevées, et les ressources financières laissées par
M. Liais, aux fins d'entretien des diverses propriétés, sont
insuffisantes pour solder ces dépenses. Le recours au budget
municipal étant, par suite, indispensable, nos édiles auraient
à examiner celle affaire avec tout l'intérêt qu'elle comporte.
Nous pensons, enfin, qu'il est regrettable que M. Liais
ait oublié d'inscrire dans son t.'stament, au prolit de notre
Société, présidée par lui pendant de nombreuses années, un
témoignage de sympathie équivalent à celui qu'il a accordé
à la Société des sciences naturelles de notre ville, non pas
que nous soyons jaloux de notre voisine, mais parce qu'il
nous eût été agréable, après chaque séance mensuelle tenue
dans un des immeubles annexés au parc, de rendre hommage
à l'œuvre scientifique du donateur.
ALTEMER.
Cherbourg, 2 juin 1001.
- 32 -
EXPOSITION DE CARENTAN
29 Juin ^' Juillet 1901.
Messieurs,
La jeune société d'horlicullure tle Carenlnn ayant ori2;anisé
pour les 21), 30 juin et 1"'' juillet une exposition générale des
produits de l'horticulture et de la maraitlierie, vous m'avez
lait l'honneur de m'y déléguer pour faire partie du Jury. J'ai
le plaisir aujourd'hui, de vous rendre compte de l'agréable
mission qui m'était confiée. Le Jury, composé de :
MM. Crosville, secrétaire de la Société de Valognes;
Leparquier, vice-président de la Société de Coulances;
Lempérière, horticulteur à Clief-du-Pout;
Frileux, juge de paix de Carentan;
Duval, propriétaire;
Leméoager, armateur,
et de de votre délégué, commença ses travaux à deux heures
et désigna d'un accord unanime le sympathique M. Crosville
comme son président. A six heures seulement, il terminait
ses travaux et proclamait les récompenses.
Les voici, en suivant l'ordre du programme et en signalant
les présentations les plus remarquables.
1'" SÉRIE. — LÉGUMRS & FRUITS.
/. — Ail plus beau loi de létjumes de saison.
lo- prix. — Médaille de vermeil, M. Alf. Lebas.
Dans ce lot très complet, il y av.iit surtout un (ippoi t qui
jiisliliait bien le qualilicatif de monslrueux donné au poireau
espalier cultivé et originaire de Carentan. Plusieurs que nous
~ 33 —
avons mesurés à la l)ase accusaient 2!2 et 53 centimèlres de
circonférence.
'i" prix — Médaille d'argent, M. Deduu, jardinier à Grand-
camp.
Cet exposant présentait une nombreuse collection de
salades eu laitues romaines, chicorées et scaroles, qui était
de toute beauté. De plus, son étiquetage était parfait.
7/. — A la plus belle collection de pommes de terre.
Prix. — Médaille de bronze, M. Magnen, professeur à
Monlfarvills.
///. — Au plus beau lot de fruits de toute espèce.
1«f prix. — Médaille d'argent G. M., M. Guillotte, de Ca-
rentan, pour son lot de fraises, qui était splendide à tous
égards et se composait des variétés suivantes, qui réussissent
admirablement dans ce coin du Gotentin, alors que le Docteur
Morère, qui donne ici satisfaction générale, n'y présente
aucun mérite et y fructifie mal: 1° Kœnig Albert Von Schassen,
variété très précoce, prolifique, mais ne supportant pas ou
peu la manutention et le transport;
2. Louis Gautier, fruit superbe, excellent, blanc rosé;
3. Royal Sovereing, belle et bonne fraise également;
4. Docteur Hogg;
5. Garden Inspeclor Chablazy, une des plus foncées, rouge
noirâtre;
6. Victor Age.
^' prix. — Médaille d'argent P. M., M. Stanislas Lebas, de
Carentan. Cs qui rehaussait l'apport de cet exposant, était
un lot important de fraises de la variété « Le Czar >', réussi
comme il ne nous avait pas été donné d'en voir. D'une belle
couleur, énormes, parfumées, un peu acides cependant, ces
fraises faisaient sensation et ont été très admirées.
3" prix. — Médaille de bronze, M. Dedun;
Mention honorable, M. Alf. Lebas.
- 34 -
2' SÉRIE. — PLANTES ET FLEURS.
/° — A la plus belle collecfion de plantes diverses
et conifères.
1" prix. — Mé'JaiUe d'argent, M. Léon Cavron. de
Cherbourg.
Notre sympathique biljliolliécaire-adjoint prend part,
chaque année, à l'Exposition de Carentan, et comme toujours
remporte les premiers prix, là où il expose. Qu'il s'agisse de
plantes vertes, de Fougères, de Fuchsias aux chDciietles
multicolores, de Cannas, de Bégonias, d'Iris aux larges
calices Uammés et maculés de tons étranges, d'Orchidées,
fleurs de fantaisie et de rêve, comme on les appelle, le succès
est toujours le même, ainsi qu'en témoignent les nombreux
prix qu'il a remportés.
2' prix. — Médaille d'argent P. M., M. Thomas, de Valo-
gnes.
3" prix. — Médaille de bronze G. M., M. Besnard, de
Carentan.
4' prix. — Médaille de bronze P. M , M. Lemière, de Saint'
Ililaire-I^etiteville.
5" prix. — Mention honorable, M. Mb. Lebas, déjà nommé.
2° — A la plus belle collection d'Orchidées.
Prix unique. — Médaille de vermeil, M. Léon Cavroa.
5° — A la plus belle cullcclion de phottcs ornementales et
fougères.
1" prix. — Médaille d'or avec félicitations du Jury, M. Léon
Cavron.
2o prix. — Médaille d'argent P. M., M. Tiiomas.
3" prix. — Médaille de bronze 11. M., M. Besnard.
4' prix. — Médaille de bronze, P. M., M. Lemière.
4" — A la plus belle collection de Géranium peltatum.
1" prix. — Médaille d'argent G. M., M. Letellier, de Valo-
gncs.
— '31
2' prix. — Médaille d'argenl P. M., M. Lemière.
3" priv. — Médaille de bronze, M. Besnard.
0° — A la plus belle co'lection de Gcraniam zonal à
jleurs simple^:, doubles et pcutachées.
i" prix. — Médaille de bronze, M. Lemière.
2" prix. — Médaille de bronze P. M., M. Besnard.
C° — Ala plus belle collection de Fuchsias.
1"prix. — Médaille de vermeil P. M., M. Cavron.
2" prix. — Médaille de bronze G M., M. Lemière.
^7° — A la plus belle collection de Rosiers en pot.
1" prix. — Médaille de vermeil, M. Léon Cavron.
2' prix. — Médaille d'argent G. M., M. Besnard.
3^ prix. — Médaille d'argent P. M., M. Lemière.
S° — A la plus belle colkciion de Roses coupées.
Dans cette catégorie, cinq concurrents se disputaient la
palme et tous les apports étaient des plus méritants. La
gamme des coloris y était largement représentée et il ne nous
est pas, malheureusement, donné de voir dans nos exposi-
tions à Cherbourg d'aussi belles et aussi noaibreuses collec-
tions de la Reine des Fleurs, M. Crosville, notre excellent
président du Jury, qui s'était récusé dansce concours comme
y ayant exposé, remporta la plus haute récompense, et c'était
justice. Les cent trente variétés présentées étaient idéales de
coloris, de fraîcheur et d'ampleur. Disposées avec art, comme
elles éclairaient de leurs splendeurs et embaumaient de leurs
parfums les arcades où elles se trouvaient ! Citons parmi les
plus belles d'entre les belles :
Thé. — Duchesse Marie Saiviati, jaune de chrome orangé,
ombré, rouge pèche,
- 30 -
T. — Baronne d'Iirlanrjer, rose chair nuancécuivré, éclairé
saumon.
H. R. — Cllo, rose tendre, nuancé plus foncé;
Charles Darwin, cramoisi brunâtre.
M. Crosville obtenait donc la médaille de vermeil G. M.
olïerle par M. le Ministre de l'Agricullure, avec les félicita-
tions du Jury.
2« prix. — Médaille de vermeil P. M , M. Boisroux, jardi-
nier en chef du château de Cavigny.
Ce lot de roses était également très méritant et l'étiquetage
parfait, avec beaucoup de nouveautés dans des coloris peu
communs, tels que :
Princesse de Saçjan, rouge cramoisi éclairé feu; Souvenir
(TElisa Wardov, jaune chamois cuivré, intérieur nuancé car-
min; Madame Nobécourt, beau rose claircorymbifère; Souvenir
d'Aug. Legros, rouge aniline, fond cramoisi; Erncsline Ver-
dier, cuivrée rose, ileurtrès variable dansses coloris; Madame
Chevrier, genre Madame Pierre Ogé, mais llaur plus pleine,
rose lilacée; Margaret Dickson, blanc nuancé de chair pâle;
Vicomtesse d'IJarcourt, rose aurore, nuancée jaune nankin.
3" prix. — Médaile d'argent G. M , M. Thomas, horticul-
teur à Valognes.
Beau et nombreux lot également, bien varié, depuis les
Provins et Bengales, les liosa lutea, les Viridi/lora, jusqu'aux
plus belles variétés en Thés, Hghridzs, Noisettes, qAc
4e prix. — Médaille de bronze G. M , M. Letellier.
5" prix. — Médaille de bronze P. M., M. Dedun.
9° — A la plus belle collection d'Héliotropes.
Prlxex-aequo. - Médaille de bronze, MM. Cavron et Lemière.
iO° — A la plus belle collection de Pensées.
1er prix. — Médaille d'argent, M. Deslandes, de Chef du-
Pont.
2° prix. — Mention honorable, M. Lemière.
— 37 —
.//o — A la plus belle collection d'Œillets.
Prix unique. — Médaille de brouze G. M., M. Alf. Lebas.
l^° — A la plus belle collection de Pélargojiiums.
1" prix. — Médaille de vermeil, M. Léon Cavron, dont la
corbeille était ravissante. Une nouvelle variété dédiée à cet
liabile horticulteur attirait surfout l'attention. Très naine,
d'un coloris vif et chaloyant, ce gain remarquable est, parait-
il, d'une floribondité exiraordiuaire. La plante présentée
était couverte littéralement de larges panicules sous lesquel-
les disparaissaient le feuillage et le pot.
2« prix ex-œquo — Médaille d'argent, MM. Lelellier, de
Valognes, et Lemière. de Carenlau,
i3° — A lapilli belle collection de Bégonias bulbeux.
Dans cette catégorie, ainsi que dans la suivante, les lots
présentés étaient hors de pair ; les fleurs, d'une grandeur
démesurée sur des plantes naines, trapues, avec un beau
feuillage. Nous avons revu, du reste, à notre exposition, un
autre lot de ces Bégonias présentés par M. Cavron, et qui,
comme ceux-ci, ont remporté la plus haute récompense.
!'■'■ prix. — Médaille de vermeil G. M., M. Léon Cavron.
2e prix. — Médaille de vermeil P. M., M. Boisroux.
3° prix. — Médaille d'argent P. M., M. Letourneur, de
Saint-Côme-du-Mont.
H° — A la plus belle collection de Bégonias à feuillage
Rex et autres.
1er prix ex-£Bquo. ._ Médailles de vermeil, MM. Cavron et
Boisroux.
2" prix, — Médaille d'argent G. M., M. Thomas.
3° prix. — Médaille d'argent P. M., M. Lemière.
V.
— 38 —
^0° — A lapins belle coUection de Coleus.
1er pi-ix. — Médaille d'argent G. M., M. Léon Cavron.
2' prix. — iMédaille de broDze P. M., M. Lemière.
yo'° — Au plus bcGU Surtout de table.
1er prix. — Médaille de vermeil, M^eLéon Cavron, pour sa
délicieuse corbeille de roses garnie uniquement de la belle
variété Caroline Teslout {hybride de Thé), issue de la France.
2° prix. — Médaille d'argent, M^'^ Tbomas.
yy" — A la plus belle Corbeille.
Prix. — Médaille de bronze, M"" Lemière,
^S° — Au plus beau Bouquet monté.
(Jardiniers de Carentan).
1er prix. — Médaille de bronze G, M., M™= Hervieu.
2e prix, — Médaille de bronze P. M , M^^ Besnard.
^10° — Concours imprévus.
Pour des apports non prévus au programme, M. Léon
Cavron obtenait encore :
Médaille de vermeil P. M. pour ses Cannas\
Médaille d'argent G. M. pour ses Hortensias et IJydrangea
paniculala;
Médaille de vermeil P. M. pour ses Iris;
Médaille de bronze G. M. pour ses Spirées du Japon;
Et médaille d'argent P. M. pour ses Dahlias Caclus.
De plus, une médaille de vermeil grand module, avec féli-
citations du Jury, a été accordée à MM. Dufour, Menand,
Lemière et Besnard pour le tracé de l'exposition. Ces prati-
ciens avaient, en elïet, tiré le meilleur parti possible du local
de l'exposition. Le dessin du jardin improvisé qu'ils avaient
fait surgir dans les balles était des plus beureux. Les massifs
- 39
bordés de gazoQS, qui en faisaient ressorlir les contours gra-
cieux, les allées faciles, Je décor sobre et bien compris,
formaient un ensemble charmant, qui explique le succès de
cette exposition.
Suivant l'usage, un dîner cordial réunissait le soir, à
l'Hôtel d'Angleterre, les membres du Bureau de la Société et
du Jury, et cette soirée charmante a été trop tôt interrompue
par l'heure du train qui devait nous remporter. Elle n'en
laissera pas moins un bon souvenir à tous les délégués et
invités qui y prirent part.
Cherbourg, le 6 août 1901.
H. Leterrier.
— 40 —
EXPOSITION de CHRYSANTHÈMES de CAEN
DU 16 AU 18 NOVEMBRE 1901.
Messieurs,
Notre Société m'ayant désigné comme son délégué pour le
Jury de l'Exposilion de Chrysanthèmes organisée par la
Société d'Horticulture de Caen et du Calvados, du 16 au 18
novembre dernier, je me suis rendu à Caen à cet effet.
Rendez-vous était assigné aux membres du Jury à l'Hùlel
de Ville, salle des fêtes, où avait lieu l'exposition.
A neuf heures et demie, le Jury étant au complet procéda
à la nomination de son Président et de son Sccrétt'ire, cl se
trouva ainsi composé :
MiM. Noniu, délégué de la Société d'Horticulture de Pari?,
Président; Cabouret, d'Elbeuf, Secrétaire; Couespel, de
Bayeux; Caudron, du Havre; Ripert, de Renues; Descours-
Desacre, deLisieux; Leboucher, d'Alençon; Hamon, de Ponl-
l'Evèque; Legraverend, de Coutances, et votre délégué.
Eu outre, MM. Couillard, Vice-Président de la Société
française des Chrysanthèmes; Conseil, de Bayeux, et Rosette,
de Caen, formaient le comité lloral chargéde jugerlesapports
des semeurs. (Nouveautés non encore au commerce).
Sous la conduite de M. de la Crouée, Secrétaire général de
la Société, nous parcourûmes rapidement les diverses parties
de l'exposition et commençâmes aussitôt nos opérations.
Les exposants étaient divisés en deux catégories : les pro-
fessionnels et les amateurs.
M. Rosette, horticulteur, exposait un massif de plantes v\\
pots, entouré de deux rangées de fleurs coupées, île pninière
il
grandeur el des variétés les plus nouvelles; quoique exposant
liors concours, le Jury lui a décerné le diplôme d'honneur de
la Sociélé Nationale d'IIorlicullure de France, avec félicita-
tions du Jury, pour son bel apport.
A M. Leclerc, de Menneval (Eure), prix d'iionneur, diplôme
de médaille d'or et vase ollert par le Président de la Sociélé,
pour ses plantes liasses portant de 3 à 5 fleurs; les plantes de
cet exposant étaient vraiment remarquables pour leur bonne
culture et la grandeur des fleurs, sur des tiges variant de 50
à 7o centimètres au plus.
A M. Allin, horticulteur à Caen, prix d'honneur, diplôme
de médaille d'or et olijet d'art oiïert par la Sociélé, pour le
plus beau lot de 75 variétés.
A MM. Laine cl Gauthier, de Caen,elM. Tabart, de Vimou-
liers, chacun une médaille d'argent grand module pour
plantes en pots.
A M. Pilrais, de Baveux, une médaille de vermeil pour ses
fleurs coupées.
Les exposants amateurs présentaient également des plantes
bien cultivées et en quantité suflisanle pour former de jolis
massifs; entre autres, celui de M. Pel[)el, Vice-président de la
Société, qui obtient un prix d'honneur, diplôme de médaille
d'or el objet d'ait, vase terie cuite, otïert et exécuté par le
Secrétaire général, M. de la Grouée, qui a le talent d'un
artiste, aussi bien en sculpture qu'en peinture: une casserole
et des oignons exposés par lui en font foi.
M. Lécluzc, jardinier au château d'Ambdic, obtient une
médaille de vermeil grand module, otïerte par ^L de Saint-
Quenlin, dépulé.
1\L Auger, de Caen, une médaille de vermeil petit module.
M. Faucon, Vice-Président de la Sociélé, une médaille
d'argent grand morlule.
M. Lelourneur d'Yson, Conseiller Général, également une
médaille d'argent grand module.
Ces quatre dernières récompenses i)our des plantes en
pots.
Mais, voici où le Jury s'est trouvé un moment perplexe;
deux lois de fleuri coupé'.'S, exposés, l'un par M. Conseil, de
- 42 -
s
Bayeux, l'autre par M. Masselin, de Bernay, présentaient tous
deux un si bel aspect comme fraîclieur et belle culture,
qu'au premier abord il était dilTicile d'établir une difTérence;
cependant, après diverses comparaisons, on fut unanime pour
accorder le prix d'bonneur, une médaille d'orgrand inoduic,
à M. Conseil, et à M. Masselin, un diplôme de médaille d'or
et un objet d'art olïert par M. Couillard.
M, Primavesie, de Sainte Adresse, obtient dans ce concours
une grande médaille de vermeil offerte par M. le Maive de
Caen.
J'ai remarqué, dans ces apports de fleurs coupées, les quel-
ques variétés suivantes, qui font toujours sensation dans les
expositions : Madame Eugène Tfstou, Marie Calcat, Monsieur
Henri Capitatit, Maifa, Madame Jossier, Mademoiselle Lucie Faiire,
Mirobolont, Phœbus, Madame Louisllemy, Monsieur Léon Bourgetti,
Monsieur Chénon de Léché; Mistress John Lévis etquantiléd'autres
qu'il serait trop long d'énumérer.
A signaler un petit massif de Heurs de pleine terre, très
ornemental; le pourtour était composé de la variété pluie
d'or et le centre de gerbe d'or, toutes deux, ainsi que l'indi-
que leur nom, de coloris jaune, mais de Heur dilïérente. Ces
deux chrysanthèmes sont très décoratifs et supportent bien
les intempéries, ce que ne peuvent faire nos grandes variétés.
Ce massif obtient à son auteur, M. de la Crouéc, les chaudes
félicitations du Jury.
Vous vous demandez peut-être. Messieurs, ce qu'est deve-
nue, dans ce compte rendu, l'exposition de notre si distingué
collègue M. Cavron; je ne l'ai pas oubliée; il me serait
impossible de le faire.
La salle dite des Concerts fait suite à la salle des Fêtes
qu'elle domine de quelque hauteur; c'est ce local qui avait
été attribué à M- Cavron pour son exposition. Vous connais-
sez le goût de cet habile horticulteur; aussi, sous sa direction,
ce local très nu qu'on lui concédait fut-il bientôt garni d'un
cadre de belles plantes vertes qu'il avait fait transporter de
Cherbourg en même temps (jue ses chrysanthèmes.
Le coup d'œil était sup:;rb3 quan I, quittant la salle des
Fêtes, on arrivait dans celle-là.
— 43 —
Tout d'abord, à l'eiUrée, de chaque colé, une belle piaule
en loulïe, précédant à droite deux rangées de plantes en pots
portant de 3 à 7 grandes fleurs, intercalées de Standarts; à
gauche, des plantes spécimen en loulïe de 20 à 50 fleurs; le
fond do la salle garni d'un massif de plantes variées; devant,
un parterre de fleurs coupées.
Au milieu, deux massifs, l'un de beaux Standarls et l'autre
de piaules en touiïes; sur un côté de celui-ci, des plantes à
fleur unique; le tout, bien disposé et d'un aspect séduisant,
faisait l'admiration de tous les visiteurs.
Un beau Slandart de 18 variétés greflées sur anthémis et
dont la floraison était à point, formait un superbe bouquet,
le:{uel a été très apprécié par le Jury, qui l'a récompensé
d'une médaille d'or.
Le soir, à la lumière électrique, l'eflet fut merveilleux; les
nuances des fleurs avaient des tons plus vifs; j'ai remarqué
plusieurs coloris qui,ternesde jour, comme Madame Edmond
liofjer dont la couleur verte est assez pâle, devenaient d'un
éclat éblouissant.
M. Cavron a obtenu :
Le grand prix d'honneur, vase de Sèvres offert par M. le
Ministre du Commerce, pour les Standarts;
Le grand prix d'honneur, oiïert par la Société, pour
l'ensemble de son exposition;
Une médaille d'or, pour le plus beau spécimen formant
touffe;
Une médaille d'or, pour le plus beau lot de plantes basses
portant de 3 à o grosses fleurs;
Une médaille d'or, pour ses chrysanthèmes greffés;
Une médaille de vermeil grand module, pour la plus belle
plante, sur une tige, formant tète;
Une médaille de vermeil grand module, pour le plus beau
spécimen furmant loufTe et présentant le plus grand déve-
loppement;
Une médaille d'argent grand module, pour le plus beau
lot de plantes basses cultivées sur tige unique;
Une médaille de vermeil grand module, pour fleurs coupées;
44
l'iiG niéilaille de vermeil grand module, à M^^ Cavron,
pour son exposilion de couronnes, corbeilles et gerbes,
re:compense accordée par les dames palronesses.
MM. Nouin, de Paris, et lléraud, de Pont d'Avignon,
avaient envoyé quelques nouveautés à l'appréciation du Jury
du Comité lloral; plusieurs variétés de l'un et de l'autre
furent certifiées, spécialement celles dans les tons les plus
vifs. Voilà encore un stimulant pour ies amateurs !
En fait d'amateurs, j'ai été très agréablement surpris de
rencontrera l'Exposition trois de nos collègues de Cherbourg,
chrysantbémistes convaincus, qui n'avaient pas craint de
faire le voyage par un froid de six degrés, uniquement pour
l'Exposition.
Dans la section des fruits, M. Gauthier, le fraisiériste bien
connu, exposait une collection de fraises récentes et nouvel-
les; cet apport lui a valu une médaille d'argent grand module,
oiïerle par M. le Préfet du Calvados.
Un banquet réunissait le soir, au restaurant de Madrid, les
membres de la Société et leurs invités, M. le Sénateur Tillaye,
M. le Maire de Caen, M. le Colonel du 3G" Régiment d'infan-
terie, les Membres de la Presse caennaise ainsi que ceux du
Jury. Dîner très cordial où l'alTabilité de ces Messieurs du
Bureau pour leurs hôtes s'est montrée une fois de plus.
Plusieurs discours y ont été prononcés, d'abord par M. le
Colonel Labouchère, Président de la Société; M. le Maire de
Caen; M. Tillaye, Sénateur; M. Nonin, Président du Jury;
M. de la Crouée, Secrétaire général, et M. Couillard, qui a
posé un jalon pour la prochaine réunion du Congrès chrysan-
Ihémiste dans cette ville.
En somme, belles journées pour l'horticulture caennaise;
les visiteurs ont été très nombreux et heureux de pouvoir
contempler des fleurs si belles et des plantes si artistement
travaillées. Aussi chacun s'empressait-il de prendre son
billet de loterie dans l'espoir d'èlre l'heureux gagnant des
plus belles plantes achetées par le Comité.
PlARD.
——>+-? —
— 43
Il aélé publié dans le BLilletin de la Sociélé d'horticiillure
d'Aleaçon (â" semestre 1901), un compte-rendu de M. Lebou-
cher surl'exposilion declirysanlhèmesde Cacn du 16 novem-
bre 1901. Nous y lisons : « Pour arriver à la troisième salle,
» il fallait gravir quelques marches. C'est là le vrai clou de
» l'Exposition qui, cependant, n'était l'apport que d'unseul
» exposant, iM. Cavron, de Cherbourg. Aussi, était-il repré-
» seutédans toutes les séries : Heurs coupées, plantes en pot
» avec tige unillore et liges multillores, plantes en toulïes de
» 40 à 60 fleurs de grandes dimensions; standards de 1 mèlre
» à I mèlre 50 de lige supportant de 50 l^ 80 fleurs; puis un
» standard 'j^tq^^mv Ant'iémis composé de 18 variétés repré-
» senlées par 80 fleurs environ toutes épanouies; c'était un
» vrai bouquet. Cet exposant avait certainement tout ce
» qu'un chrysanlhèmiste peut produire, tout ce qu'un
» amateur peut rêver »,
-i.4-
Y.
— 46 -
EXPOSITiON DE UÈLÛGNES
23 NOVEMBRE 1901
Messieurs,
Le Chrysanlhème, autrefois simple fleur exclusivement
funéraire, est devenu vous le savez, depuis quelques années,
fleur savante, fleur admirable. Il semblerait maintenant que
l'Automne dans son agonie, voulût par acte de coquetterie,
se faire regretter en nous donnant la Rose d'IIiuer, comme on
l'a surnommée. N'est il pas, en effet, le dernier sourire de la
saison des fleurs, le précurseur des derniers jours de l'année
et de ses frimas. On le voit trôner en ce moment, et au
premier rang, chez nos fleuristes où il remplace les
brillantes corolles estivales, dans les joies et les tristesses
du monde. Il pare les salons les plus somptueux, il orne les
tables, décore les banquets et garnit aussi hélas ! la dernière
demeure de ceux que nous pleurons.
Cette vogue toujours croissante a suscité partout ces belles
exhibitions automnales que nous avons aJmirées ici-mème
à Cherbourg. Cette année, après l'exposition de Caen, dont
notre ami iM. Piard vous a donné le compte-rendu, celle de
Valognes, où j'avais l'honneur d'èlre votre délégué et dont je
viens vous entretenir.
Je vous dirai, tout d'abord, qu'elle a eu un succès inespéré,
succès auquel ses organisateurs étaient loin de s'attendre,
tant au point de vue de la quantité des produits présentés,
que de leur qualité, car les expositions de Paris et Caen lui
faisaient une redoutable concurrence.
Le jury, constitué à dix heures, choisit comme président
M. Rosscltc, horticulteur à Caen, membre du comité floral
de la Société française des Chrysanthémistes. Il se composait
en outre de MM. Martin, horticulteur à Bayeux, Le Grave-
read, jardinier en chef de Jardin des Plantes de Coutances;
Besnard, horticulteur à Careutan; Planlegenest, amateur ii
Colomhy; Tatard, jardinier en chef de la maison du Bon-
Sauveur à Pont l'Abbé, et de votre délégué, qui fut élu
secrétaire.
Dès notre entrée dans le local où se tenait l'exposition, le
regard était attiré par un grand massif central de plantes en
pot (dites spécimens) duquel émergeaient une vingtaine de
S/fl«f/a/"/5 superbes qui déjà avaient émerveillé les visiteurs
à Gaen. G'était une partie de l'exposition remarquable de
notre concitoyen M. Léon Gavron qui, comme on le verra,
remporta, suivant son habitude, les plus hautes récompenses.
Il y avait là toutes les variétés de nuances, toutes les formes
de dentelures des pétales qui s'enchevêtrent ou s'étalent de
façons si diverses. — Les autres lots s'étageaient harmonieu-
sement à droite et à gauche de ce massif, et, dans le fond de
la salle, l'apport de M. Girard qui, lui aussi, avait tenu à
représenter à Valognes l'horticulture cherbourgeoise.
Les Heurs coupées occupaient une salle adjacente, et
partout et toujours c'était la note gaie des coloris qui se
mélangeaient et se heurtaient. Ici, cette houpelte fine et
blanche qui semble faite pour la poudre d'une marquise ; là,
c'est une tète chevelue, hirsute, plutôt bizarre que jolie ;
plus loin nous voyons dans la variété Rayonnant un feu
d'artifice qui éclate en rayons droits de couleur rosée avec
les pointes or. Et ces belles var\étés aux pétales recourbés
vers le centre comme des écailles imbriquées, avec des
nuances pâmées ou éclatantes, ce sont les Incurvées. Gepen-
dant tous les ans, nous voyons quelque chose de nouvecu
qui s'ajoute à la collection déjà si variée des Ghrysanthèmes.
Dans les Gains inédits que l'exposition nous présente,
voici de chez Héraud, l'habile semeur de Pont-d'Aviiinon
une grosse touffe de liçjiiles à éperon qui s'étalent, tuyautées
au centre de la Heur, laissant retomber en dessous l'aulre
moitié des pétales longs et ondulés, comme un manteau
royal sous un diadème. C'est la variété Jules de Gavolij.
- 48 -
Chez Delaiix, de Toulouse, il y a un semis de la variété
Thibel qui a donné naissance à une toute mignonne fleurette
à peine grosse comme une anémone et qui sera, je crois,
d'une grande ressource pour nos fleuristes. Elle est d'un
blanc pur, frisée, papillotée, d'une délicatesse extrême.
Après avoir fait des fleurs géantes, ferait-on maintenant des
chrysanthèmes minuscules. Ce serait vraiment la grande
nouveauté et rien ne serait plus japonais !
M. de Reydellet, de Valence, nous montre Marius Carlier,
immense aigrette blanche bien érigée, pourprée à la base,
que l'on croirait échappée du casque d'un houzard de
l'Empire.
Dans les fleurs coupées, une mention spéciale pour celles
de iM. Charvel, Procureur de la République à Avranches,
dont tout le lot était Hors de pair. Il y avait là une centaine
de Heurs, toutes plus idéales les unes que les autres, comme
fraicheur, ampleur et coloris; certainement elles ont été le
clou de l'Exposition. Cet amateur très habile avait du reste
obtenu à Paris le grand prix d'honneur pour le lot qu'il y
avait présenté.
En somme, belle et brillante exposition où, malheureuse-
ment, l'horticulture locale était bien peu représentée. Cepen-
dant, un curé de campagne des environs a oijtenu un très
joli résultat pour sesdébuts, étanldonnésurtout sou manque
complet de ce qui semble indispensable à tout chrysanthé-
niiste pour mènera bien sa culture : des châssis au début
pour abriter ses boutures, une serre au moment de la llorai-
son. Comme l'abbé Tliivolkl pour les fraises, M. l'abbé
Anfray, curé de Saint Cyr, a connu le succès dès son premier
essai. Ses plantes en pot, une cinquantaine environ, étaient
bien traitées, avec un beau feuillage; sesfleurs, de dimensions
moyennes, étaient cependant bien étolTùes et le Jury a été
lieureux d'apprécier le mérite de cet exposant et de l'encou-
rager en lui accordant une médaille de vermeil. C'est une
leçon pour certains jardiniers beaucoup |)lus favorisés qui ne
veulent rien tenter, aussi bien ici que dans l'arrondissemciil
voisin : le succès en horlicuUun> est réservé prescpic toujours
aux audacieux.
- 49 -
Une exposition de fruits et de pommes à cidre avait lieu en
même temps dans une annexe, mais l'intérêt en était bien
diminué, d'abord par le peu d'importance des lots présentés
et ensuite par leur faible mérite. Mentionnons néanmoins un
lot très complet de fraisiers remontants en pot, présentés par
M. Gauthier, fraisiérisle à Caen, et obtenteur de la variété
bien connue Louis Gaulhier. Certaines espèces avaient leurs
hampes bien garnies de fruits presque à maturité; à cette
époque de Tancée, cet apport sortait de l'ordinaire et la ten-
tative était intéressante.
Voici la nomenclature des récompenses accordées avec les
variétés qui nous ont paru les plus remarquables ou les plus
méritantes dans chacun des lots :
EXPOSANTS DE L'ARRONDISSEMENT.
Plantes CM Ilot {Horticiiltcius).
Prix. — Médaille de vermeil, M. Letellier, de Valognes.
Plantes en pot (Amateurs).
Prix. — Médaille de vermeil, M l'abbé Anfray, curé de
Saint-Cyr.
EXPOSANTS ÉTRANGERS A L'ARRONDISSEMENT.
Dans celte catégorie, M. C ivron, comme je l'ai déjà dit, a
remporté un brillant succès et c'était justice. Ses Princesse
Bassaraba ds Brancovan en Standarls étaient splendides,
ainsi que ses spécimens des variétés suivantes : Maddine
Edmond lioger, /'résident Xon/n, Madame Gustave IJennj,
Colosse Gi-eno/j.ois, Madame Louis lîémij^ Mademoiselle Jeanne
Hotlinger.
Citons encore, parmi ses coloiis les plus chauds et ses
nuances les plus tendres (en toutes formes) : Maiie-Lowise
Iléraud, Jules Chrétien, Mu Per/écUon, Madame Francis Du-
brenil, Président Lemaire, Préfet Muitrot de Varennes. Jullian
HilUperl. Ami llorrellij, sins omcllre de belles présentations
d'une vingtaine de belles variétés gndïées sur le même pied.
- 50 -
Devant les magnifiques résultais obtenus par cet horticul-
teur, le Jury décida de lui décerner un prix d'honneur,
médaille d'or, qui n'était pas prévu au programme, pour
l'ensemble de son exposition.
Voici, d'autre part, la nomenclature de l'ample moisson de
récompenses qu'il a remportée :
Une médaille d'or pour la plus belle collection de 100
variétés;
Une médaille de vermeil G. M., pour la plus belle collec-
tion de oO variétés;
Une médaille de vermeil M. M., pour la plus belle collection
de 23 variétés;
Une médaille d'or G. M., au plus beau lot de Standaris;
Une médaille de vermeil M. M., au plus beau Slandarl:
Une médaille de vermeil G. M., au plus beau lot de s|)éci-
meus;
Une médaille d'argent G. M., au plus beau spécimen;
Une médaille de vermeil M. M., à la plus belle plante
gretïée;
Une médaille de vermeil G. M , pour ses belles Heurs cou-
pées;
Une médaille d'argent 2° M., pour la plus belle dcses fleurs
coupées.
M«" Léon Cavron obtenait, en outre, 3 grandes médailles
d'argent pour ses bouquets, couronnes, et son ravissant
surtout de table.
Notre autre compatriote, M Louis Girard, avait fait aussi
un bel apport qui garnissait tout le fond de la salle. Malheu-
reusement, certaines de ces plantes, décimées par la maladie
la Houille, avaient eu leur floraison compromise par la chute
d'une partie de leur feuillage. Cependant, il y avait quelques
belles fleurs parmi les variétés suivantes : Marie- Louise llé-
raud, Marie Calvat, Préfet Mailrot de Varennes, Eda Prass,
AmiBorreUij.Ada Spauldiny, Madame Charmet, Good Gracions
cl Madame Lccoq.
Les médailles ci-après lui furcnl décernées :
51 —
Médaille de vermeil M. M., pour son lot de 2o variétés;
Médaille d'argent G. M., pour son lot de Slandarts;
Médaille d'argent 2^ M., pour l'un de ses SUindarls;
Médaille d'argent G. M., pour son lot de spécimens;
Médaille d'argent 2c M., pour l'un de ses spécimens.
Fleurs coupées {Horticulteurs).
La médaille d'or 2= module fut [illribuée à M, Pitrais, de
Bayeux, qui présentait une belle collection (100 variétés) de
jolies ileurs, parmi lesquelles Céleste Falconnet, Madame Fer-
lât, Jiibdee, Tzarina, Madame H. de Vilmorin et Madame
Desblanc éVcùenl les plus remarquables.
Pour sa plus belle ileur coupée, il remportait encore une
médaille d'argent G. M.
Peu de chose à dire des deux lots suivants qui n'avaient
comme mérite que de présenter un grand nombre de variétés.
L'un apparleoait à M. Pages, de Lézignan (Aude), qui rece-
vait une médaille d'argent 3'^ module. L'autre concurrent ne
reçut qu'une médaille de bronze; c'était M. Paul Pages, de
Lézignan.
(Amateurs) .
Un seul exposant, mais un apport de toute beauté. M, Char-
vet avait là une centaine de ileurs en 100 variétés au moins,
d'une ampleur extraordinaire qui n'ôtait rien à leur élégance.
Les coloris étaient bien variés, l'étiquetage parfait, et tout
dénotait dans ce lot le cultivateur habile et l'amateur fervent
arrivé au snmnium de la perfection. Citer ses belles fleurs
serait énumérer tout son envoi. Néanmoins, celles qui m'ont
le plus frappé sont: Madame Louis Hémy, Laurence Zédé,
Jeannette Lens, un sport du Colosse Grenoblois mais d'un colo-
ris bien supérieur, Madame Henri de Vilmorin, Paul Oudot,
Rayonnant, Madame Tiburce, d'un blanc pur, énorme mais
non massive; Docteur Enyuehard, Madame Gabrielle Halphen,
Roi Soleil et Paolo Hadaelli
M Charvet obtenait donc la médaille d'or G. M. avec les
félicitations du Jury pour ce bel apport, et une médaille de
- 52 -
vermeil G. M. pour la plus belle fleur coupée, qui était
Madame T/bnrce.
Variélés inêchtca.
Trois semeurs se présentaient dans cette section. Le premier
prix, médaille de vermeil offerte par M. le Ministre de l'Agri-
culture, fut attribué à M. Jean Héraud, de Pont d'Avignon
(Gard), dont le lot, avec ses coloris vifs et nouveaux, était
bien supérieur à celui de ses deux concurrents. 11 est regret-
table que ces gains n'aient pas été présentés avec un peu
plus de culture et, par suite, d'ampleur; ils auraient obtenu
certainement une médaille d'or. /)/. Jules de Gavoty, Liciile-
nant-colonel yHhol, M Crosville, Emile Carrière, Madame. L.
Girard, Secrétaire Ch. Cochet, Madame Rose Longchamboii,
MademoiselleJeanneIIéraudsou[,']ecro\s, des variélés (i'avGu'w.
Le 2e prix, médaille de vermeil M. M., fut attribué à M. de
Reydellet, de Valence. Je ne vois guère que le Général Botha
et le Colonel Labouchère à citer.
M. Delaux, chrysanthémistc à Colomniers (Haute-Garonne),
eut le 3e prix, médaille d'argent du Ministre de l'Agriculture.
C'était dans son lot que se trouvait le semis du Thibet dont
j'ai déjà parlé.
Fruits. — Poires el Pommes.
pi-ix. — Médaille d'argent, M. Quesuel, jardinier en clief
de l'hospice de Valognes.
Pommes à Cidre.
Prix. — Médaille d'argent offerte par la Société d'Agricul-
ture, M. Camelot, cultivateur à Négreville.
Fraises.
Prix. — Médaille d'argent, M. Louis Gauthier, de Caen.
Presque toutes nouveautés étaient présentées par ce fraisié-
ristc, mais leur mérite est dilïicile à apprécier sur le vu de
quelques potées. Notons pour mémoire ; L'Aiglon, rouge vif;
53
LéonXlll, rouge brillant plus foncé; la Chûlelaine de Gren-
iheville, blanche, très sucrée, et ici Normandie, blanche rosée,
juteuse et parfumée.
Suivant rusago, un banque! réunissait le soir, à l'Hôtel du
Louvre, le Bureau de la Société, le Jury, quelques lauréats
et les notabilités de la Ville. Présidé par M. Delangle, entouré
de M. ^[arielle-Boisville, Maire de Valognes, et de M. Rosette,
Président du Jury, il fut empreint de la plus franche cordia-
lité. Après les toasts de M. le Président et de iM. Rosette
commença la série des chansons, el certains chanteurs ne
manquèrent pas de piquer la note gaie et Jiumoristique au
milieu de cette réunion si amicale. Il serait injuste de ne pas
citer parmi ces derniers un négociant de Valognes, M. L'Equil-
bey, qui obtint un succès mérité. L'heure du départ vint
malheureusement écourter cette soirée qui laissera chez tous
les convives le meilleur souvenir.
Je tiens, en terminant, à reu.ercier à nouveau M. le Prési-
dent Delangle et son dévoué Secrétaire, M. Crosville, pour
l'accueil bienveillant, l'amabilité et la complaisance dont ils
ont fait preuve envers votre délégué. Le Jury, sous la con-
duite de ces Messieurs, avait visité, après ses opérations la
magnifique propriété de MM. Brelel.
Cherbourg, ce 2 décembre 1901.
Henri Leterrier.
VU.
t:4 -
28' EXPOSITION
Di:s
Produits de i'HorticuIttire à Cherbourg
DU 6 AU JUILLET 1901.
Vision fleurie. - L'Exposition d'Horticulture.
L'fixposilion de la Sociélé d'Iloiliciillurc, qui s'est ouverte
samedi (j juillet sous les halles, a été un succès. Tout Cher-
bourg a visité celte oasis de lletirs et de verdure où le regard
charmé se promène et s'arrête sur les collections les plus
précieuses et les plus belles.
C'était un émerveillement que ces gerbes, ces louiïes, ces
bouquets d'où, suivant l'expression d'un chroniqueur pari-
sien, jaillissent à l'envi les gammes des couleurs, des tons et
des nuances, qui semblent chanter la vie, l'amour, la mélan-
colie, la souiTrance et la mort, tous les étals d'àme, cependant
que des calices et des corolles s'exhalent et se répandent dans
l'air la suavité, la fraîcheur et l'enivrement des parfums !..,
La Flore cherbourgeoise recèle des richesses, des variétés
que l'on ne soupçonnait pas. Voici la rose « souveraine entre
ses sœurs », toujours la plus belle, revêtant avec ses méta-
morphoses tous les tons et les parures.' A celte reine des
jardins, toutes ses sujettes fout sous les balles centrales un
cortège digne d'elle.
Ce sont des Pelargonhims multicolores, d.'S Fuchsias avec
leurs clochettes, des Cannas dont les hautes liges souples et
- 50 -
fuselées s'épanouissent en un bouquet d'un jaune d'or, des
Bégonias, des Dahlias, elc, etc.
Mais si nous faisons une promenade à travers les halles, le
pavillon Est, faisant face à la rue des Halles, est occupé tout
entier par l'exposition de M. Cavron. Cet horticulteur, dont
le nom est si connu, a rassemblé ici de véritables trésors. Ce
sont des bruyères arborescentes, des fougères grimpantes,
espèces très rares, une collection choisie de Criinsoii Rambler.
Très belle est la collection de Bégonias obtenus par des
semences.
De l'avis des connaisseurs, ces produits surpassent en
beauté et en richesse, ceux de la même espèce qui ont figuré
à la dernière exposition des fleurs à Paris,
La collection des roses comprend plus de 190 variétés,
chitïre de beaucoup dépassé par celui des Pélargonlums.
Riches sont les Fuchsias et les Orchidées, etc., etc. Le public
n'a pas marchandé les éloges à M. Cavron, etc était justice.
La partie centrale des halles faisant face à la place Divette
est occupée par les plantes tropicales des jardins et des
serres Emm. Liais, dont les noms techniques sont plus ou
moins barbares. Tous ceux qui ont visité cette magnifique
propriété — et c'est tout Cherbourg— connaissent ces plantes
et ces fieurs.
Le pavillon Ouest est occupé par divers horticulteurs.
M. Girard, hoiticulteur rue de la i^olle, a exposé une
magnifique collection de Poses et de Fuchsias et diverses
plantes. Son bosquet de Pélargoniums a fait l'admiration de
tous par la variété et la beaulé des espèces et le goût avec
lequ(d il a été fait. Cette exposition a été très appréciée de
tous,
M. Thomas, de Valognes, a exposé des plantes vertes d'une
rare fraîcheur et aussi de très belles plantes d'appartement
et de superbes roses coupées.
La culture des fruits et maraîchère occupait une grande
place à l'Exposition. C'est chose naturelle, puisque la culture
maraîchère est une source de richesse pour notre région.
M. Lcvesque, dont les cours d'arboriculture aussi sont
- 56 -
suivis qu'appréciés, a exposé des grosoillcrs à grappes, à
fruits blancs et rouges, délicieux à la vue. Ou devine, à leur
seule apparence, ce qu'ils doivent être au goût. Si notre
mère Eve revenait sur la terre, elle délaisserait Tarhre dont
les fruits la tentèrent et goûterait à la jertile espèce de gro-
seillers qui est productive et excellente entre toutes.
Les primeurs de M. Gossclin et de M. A. Leblond, maraî-
chers à Tourlavillc, ont été très remarquées, ainsi que les
légumes des jardiniers de la brigade d'infanterie de marine.
Ce nous est un plaisir de féliciter ces Messieurs des résultats
obtenus.
On avait exposé aussi diverses collections d'objets, d'ins-
truments se rapportant à l'art horticole. La collection des
vases à fleurs de M. Divetain était des plus variées.
On ne peut que féliciter les organisateurs de cette Exposi-
tion d'Horticulture qui a été très réussie.
[Phare de la Manche du 1 1 juillet 1901.)
Les journaux la Croix de la Manche, la Vigie de Cherbourg,
le liéveil Cherboiirgeois, ont aussi consacré à l'Exposition des
articles très élogieux que nous regrettons, faute de place
dans le présent Bnlktin, de ne pouvoir reproduire.
Opérations du Jury. Récompenses décernées.
MM. les délégués des Sociétés correspondantes de la Société
d'Horticulture de Cherbourg, qui étaient venus pour faire
partie du Jury de l'Exposition, ont été reçus dans le foyer du
Grand Théâtre samedi 6 juillet, à 11 heures du matin, par
MM. Leménicier, Sous-Préfet, président d'honneur; ledocteur
Renault, Maire de Cherbourg, président honoraire et prési-
dent d'honneur; Corbière, président; par les Membres du
Bureau et des Commissions de la Société d'Horticulture.
MM. les Délégués ont choisi pour leur présiilent M. Colli-
quiez, jardinier en chef de l'établissement Galliéra et profes-
seur d'horticulture, délégué de la Société Nationale d'Horti-
culture de France. Le Jurv s'est trouvé composé, eu plus de
— 0/ —
M. Cûffiquiez, de MM. Augis clief de cultures au jardin des
plantes de Caen, délégué de la Société de Caen;
Crosviile, secrétaire de la Société de Valognes;
Duponf, lioilicullcur, délégué de la Société de Vire;
Félix, président de la Société d'Horticulture de Coutances;
Gautier, jardinier, délégué de la Société d'Horticulture de
Lisieux:
Lemée, horticulteur, délégué de la Société d'Horticulture
d'Alençon;
Tanqucrel, horticulteur, secrélairede la Société deBayeux;
Menut, président de la Société Artistique et Industrielle de
Cherbourg;
Dumcz, ancien président de l'Union Commercia'lc et Indus-
trielle de Cherbourg;
M. de la Crouée, secrétaire général de la Société de Caen,
qui avait présidé le jury d'une exposition précédente, se
trouvant de passage à Cherbourg, avait été prié de se joindre
à MM. les Délégués pour faire partie du Jury.
Le Jury, une fois constitué, a procédé à ses opérations
avec l'assistance de M. le Président et des Secrétaires de la
Société, et il a attribué les récompenses suivantes :
FIo)licullciirs-mar(']t(inds de rarrondisscmcnt :
1<^'" prix d'honneur. — Médaille d'or (ilTerte par M. le mi-
Distre de l'Agriculture, à M. Léon Cavroii, pour l'ensemble de
son exposition.
2= prix d'honneur. — Objet d'art oITcrt par M. Le Moigne,
député, pour l'ensemble de son exposition.
Au plus beau lot de 20 plantes d'espèces différentes de
serre, rares ou nouvelles : médaille d'ur petit module, à
M. Léon Cavron.
A la plus belle collection de 10 espèces de plantes de serre
à feuillage ornemental : médaille d'argent grand module, à
M. Léon Cavron.
A la plus belle collection de rosiers en pot les mieux lleu-
ris ; méd;iill(; de vermeil petit module, à M. Léon Cavron, et
médaille d'argent moyeu module à i\L Girard.
— 58 -
A la plus bc'llu cuilecliou de 20 varioles de rosiers en pot
les mieux fleuris (rosiers llié; : médaille de vermeil moyen
module, à x\I. Léon Cavron.
A la plus belle collecliond'au moins 15 Pclargoy\i\im zonale
et înquinans doubles : médaille d'argent moyen module à M.
Girard, et médaille, d'argent petit module à M. Léon Cavron.
A la plus belle collection d'au moins 20 Pdarcjonium à
grandes Heurs : médaille d'argent grand module, à M Léon
Cavron.
A la plus belle collection de Pclargonium pellaliiiii ou à
feuilles de lierre : médaille d'argent moyen module à M. Léon
Cavron, et médaille de bronze grand module à M. Girard.
A la plus belle collection de 20 Bégonias bulbeux : médaille
d'or petit module, à M. Léon Cavron.
A la plus belle collection de 20 variétés de Fuchsias en pot :
médaille de vermeil petit module à M. Léon Cavron, et mé-
daille d'argent moyen module à M. Girard.
A la plus belle collection de Fougères arborescentes : mé-
daille de vermeil grand module, à M. Léon Cavron.
Concours impréms.
Bégonia crisluta ùe semis: médailled'argent grand module
à M. Léon Cavron.
liosiers Crimson's Rambler : médaille d'argent grand mo-
dule, à M. Léon Cavron.
Palmiers et cgcadées: médaille d'or polit module, à INl. Léon
Cavron.
Begoni/i re.r : médaille d'or avec félicitations du Jury, à
M. Léon Cavron.
Orchidées, Crolons, Anlhnriiini^ Calwlium, Dracœnas : mé-
daille d'or, à iM. Léon Cavron.
Iris : médaille de vermeil moyen module, à M Léon Ca-
vron.
Plantes de marché a feuillage : médaille tie vermeil, à \].
Léon Cavron.
Pclargonium zonale et iiu/uinans sinipîi's : Médaille de
VLiiijeil moyen module, à M. Girard.
^ o9 —
Cannas : médaille d'or pelit module, à M. Léon Cavroa.
Dahlias cactus : médaille d'argent grand module à M. Léon
Cavron, et médaille de bronze grand module à M. Girard.
//or/cyi5/a5 : médaille de vermeil pelit module à M.Léon
Cavron, et médaille de bronze grand module à M. Girard.
Coleus: médaillede vermeil petit module à M.Léon Cavron,
et médaille d'argent à M. Girard.
Araucarias: médaille d'argent petit module à M. Léon
Cavron, et médaille de bronze à M. Girard.
Lot de Pé/argo?iiums ùe semence : M. Girard, médaille de
bronze.
HorticuUeurs-marchajuk étrangers à l'arrondissement :
Bcgonia rex -. Médaille d'argent grand module, à M. Tbo-
mas, de Valognes.
Plantes d'appartement : Médaille d'argent grand module,
à M. Tbomas, de Valognes.
Plantes diverses : Médaille d'argent pelit module, M. Tho-
mas, de Valognes.
Fleurs coupées (Roses et Pétunias) : médaille de vermeil
pelit module, à M. Tbomas, de Valognes.
OEillets rouges : médaille de vermeil petit module, à MM.
Cayeux et Le Clerc, de Paris,
Jardiniers de propriétaires :
Prix d'bonneur : Diplôme d'honneur de la Société Natio-
nale d'Horticulture de France, à M. Le Cappon, Désiré, jardi-
nier du parc Emm Liais, pour l'ensemble de son exposition.
20 espèces de plantes rares ou nouvelles et 10 espèces de
plantes de serre à feuillage ornemental : médaille d'or, à M,
Le Cappon, Désiré.
Collection ùq Gloxinias : médaille d'argent moyen module,
à M. Le Cappon, Désire.
Collection de Caladium du Brésil : médaille de vermeil
moyen module, à M. Le Cappon, Désiré.
Arotdees : Médaille de vermeil grand module, à M. Le
Cappon, Désiré.
- 60 —
Bégonia rex et metalUca : médciille de vermeil grand mo-
dule, à M. Le Cappon, Désiré.
Coleiis : médaille d'argent grand module, à M. Le Cappon,
Désiré.
Amateurs.
Roses coupées : M. Lelerrier, médaille de vermeil ofïerle
par M. le Ministre de l'Agriculure.
Lérjumcii cl fruii^. — Maralcliers marchands.
Lot de légumes et nouveautés : médaille de vermeil moyen
module à M Gosselin, Pierre, iils, et médaille de vermeil
petit module à M Alexandre Le Blond, de Tourlaville.
Fruits de table et cantaloups : M. Gosselin père, médaille
d'argent olïerte par le Ministre de l'Agriculture.
Arbres en pots (pêchers et vignes), fruits, tomates et can-
taloups : médaille d'or offerte par M. le Maire de Cherbourg,
avec félicitations du Jury, à M. Gosselin, Pierre, fils.
Cultures militaires.
Lot de légumes: médaille d'argent grand module, au jardin
de l'infanterie coloniale: M. Richard, caporal-jardinier.
Amateurs.
Pommes de terre greffées : médaille de bronze à M. Lalisel.
Figuiers en pots et groseillcrs : mention très honorable à
M. Levesque.
Arts et industries horticoles.
Modèle deserre : médaille de vermeil de la Société Arlis*
tique et Industrielle à iM. Schellcs.
Tonnellerie horticole : médaille de vermeil de M. le Ministre
de l'Industrie et du Commerce à M. Lerouge.
Vases à (leurs et objets divers : médaille il'argent de la
Société Artistique et Industrielle à M. Divetain.
Le Jury n'étant pas à môme d'apprécier si les produits
industriels ou instruments présentés par des exposants
01 —
étrangers à l'arrondissement, en dehors des prévisions du
programme, devaient être récompensés, s'en est remis au
Bureau de la Société qui décidera prochainement s'il y a lieu
de leur attribuer des récompenses.
Services horticoles :
D'après le témoignage des personnes qui les emploient, et à
la suite des visites faites, le Bureau et les Commissions ont
attribué :
A MM. Le Cappon, Désiré, jardinier du parc Emm. Liais,
une médaille d'or petit module ou prime de 40 fr ;
Lecaufre, Alfred, jardinier chez M. Pontus, prime de 3ofr.;
Le Cappon, aine, jardinier en chef du jardin public, prime
deSOfr.;
Le Rouley, jardinier chez M, Jeanne, prime de 20 fr.;
Motin, Gustave, ouvrier jardinier chez M. Girard, prime
de20fr.;
Duprey, Louis, ouvrier jardinier chez M. Levée), prime de
25 fr.;
Le Barbenchon, Désiré, ouvrier jardinier chez M. Levéel,
prime de 20 fr.
Richard, caporal-jardinier de la brigade d'infanterie colo-
niale, prime de 35 fr.
Le Bureau et les Commissions ont regretté de ne pouvoir
décerner de récompense au jardinier de M. Buhot, à Hainne-
ville, dont ils ont eu l'occasion d'apprécier la valeur profes-
sionnelle, mais qui a désiré nç pas concourir.
Prix décernés par les Dames Patronesses
Les Dames Patronesses de la Société se sont réunies à 3
heures de l'après-midi et ont attribué les récompenses
suivantes :
Exposants de l* arrondissement.
Au plus beau bouquet monté :
lor prix. — M""^ Cavron, médaille de Vermeil petit module.
2^ pri.x.—'MiieLeCoutour. médaille d'argent grand module,
VIII,
- G2 —
A la plus belle garniture de jardinière :
Mm« Le Contour, médaille d'argent moyen module.
Au plus beau surtout de table :
M^^LéonCavron, médaille de vermeil offerte par l'ancienne
société l'Union Commerciale et Industrielle.
A la plus belle gerbe de lleurs :
M"''^ Léon Cavron, médaille de vermeil.
Bûches rustiques :
M"" Léon Cavron, médaille d'argent moyen module.
A la plus belle couronne :
M"" Léon Cavron, prix d'honneur avec félicitations, objet
d'art olïert par M. le Sous-Préfet.
Algues marines :
]\jiie Maria Doublet, médaille de bronze.
Suspensions d'appartement :
U"" Moliu, médaille de bronze.
Exposants étrangers à l' arrondissement :
Au plus beau bouquet monté :
M^" Thomas, de Valognes, médaille d'argent grand module
oflerte par l'ancienne société l'Union Commerciale et Indus-
trielle.
A la plus belle garniture de jardinière :
M-no Thomas, de Valognes, médaille d'argent moyen module.
Cherbourg, le 6 Juillet 1901.
Le Secrétaire de la Société, Rapporteur du Jury,
P. Lelièvre.
— 03 —
Le Banquet.
Le banquet de la Société a eu lieu le Samedi 6 Juillet, à
7 heures 1/2, à l'Hôtel de France.
M. Corbière présidait, ayant à sa droite M. Le Moigne,
Député; M. le D"" Renault, Maire do Cherbourg, Président
honoraire de la Société; à sa gauche, M. Leménicier,
Sous-Préfet; M. Gosse, Conseiller d'Arrondissement, etc.
MM. les délégués des Sociétés correspondantes et les mem-
bres du Bureau de la Société se trouvaient également à la
table d'honneur.
Le rnenu était excellent et chacun y a fait honneur.
Au Champagne, divers toasts ont été portés et ont soulevé
les applaudissements de l'assistance.
Tout d'abord, M. Corbière se lève et s'exprime ainsi :
« Messieurs,
» Il est de tradition à la Société d'Horticulture que le Pré-
sident, dans un banquet comme celui qui nous réunit ce soir,
porte, avant tout, un toast au Chef de l'Etat, à celui qui, aux
yeux des Français comme de l'Etranger, personnifie notre
chère patrie. Je n'aurai garde de manquer à ce vieil et excel-
lent usage. Aussi, Messieurs, je lève mon verre, et je vous
prie de lever le vôtre, en l'honneur de M. le Président de la
République ! »
M. Levesque, Vice Président, boit ensuite à la santé de
M. Leménicier, Sous-Préfet, qui a toujours montré beaucoup
de sympathie à la Société d'Horticulture.
M. Leménicier, visiblement touché, remercie M. Corbière
de son toast à M. le Président de la République, puis M. Le-
vesque des aimables paroles qu'il a prononcées à son endroit.
Il lève son verre à la santé de M. le Président de la Société
d'Horticulture, à la prospérité de la Société et aux horticul-
teurs cherbourgeois.
M. Lcmoigne, Député, exprime ses remerciements à la
Société d'Horticulture pour l'invitation qui lui a été adressée.
-Ba-
il aurait désiré que tant d'efïorts fussent récompensés par
une distinction accordée à l'un des exposants, M. LéonCavron;
mais il a la promesse de M. le Minisire de l'Agriculture. Il
fait allusion à l'amendement relatif au dégrèvement de la
contribution personnelle et mobilière qui vient d'être voté à
la Chambre, et qui intéresse tout le monde, même les horti-
culteurs qui sont aussi des contribuables.
M. Corbière se lève à nouveau et remercie en ces termes les
Autorités locales, les Membres du Jury et les Membres du
Comité d'organisation de l'exposition :
« Messieurs,
)^ J'ai l'honneur et le très agréable devoir d'adresser, au
nom de la Société d'Horticulture, nos plus vifs remerciements
aux diverses Autorités qui ont bien voulu, en venant fêter
avec nous ce soir notre 28e exposition, nous apporter un
nouveau et précieux témoignage de leurs sympathies; à nos
deux Présidents d'honneur, M. le Sous-Préfet et M. le Maire
de Cherbourg, dont la haute bienveillance habituelle vient
encore de se manifester par de généreuses libéralités envers
nos exposants.
» M. le Sous-Préfet m'en voudrail de rien ajouter au toast
que lui a porté tout à l'heure notre dévoué vice-président.
» Quant à M. le Maire, il me permettra de dire qu'ici nous
voyous en lui non seulement le premier magistrat de notre
cité, si justement et si unanimement apprécié, mais encore
— j'allais dire surtout — le président qui, pendant plus d'un
quart de siècle, dirigea d'une main si sûre et avec un si
grand dévouement les destinées de notre Société. Tous nous
lui sommes restés profondément reconnaissants, très cordia-
lement attachés, et tous nous manifesterons ces sentiments
en levant nos verres en l'honneur de M. le docteur Renault,
maire de Cherbourg et président honoraire de la Société
d'Horticulture.
» Portons aussi, Messieurs, un toast chaleureux :
» A M. le Sénateur Cabart-Danncville, qui, retenu au
Luxembourg, ne peut à notre grand regret, se trouver ce
- firi -
soir au milieu de nous. J'eusse été heureux de saluer aussi
en lui le Président d'une Société sœur, la Société d'Agriculture
de l'arrondissement de Cherbourg.
» A M. le député Le Moigne, si dévoué aux intérêts
généraux de l'arrondissement (hier même il le prouvait d'une
façon éclatante), et chez qui, en tant de circonstances déjà,
njtre Société a rencontré l'accueil le plus empressé et le plus
sympathique. Nous lui sommes particulièrement reconnais-
sants d'avoir pu quitter ses travaux parlementaires pour
honorer notre banquet de sa présence.
» Je lève également mon verre, Messieurs,
» Au Conseil municipal de Cherbourg, qui compte ici
plusieurs de ses membres;
» Au Conseil général de la Manche, à qui M. le Député
voudra bien transmettre l'expression de notre reconnaissance;
» Au Conseil d'arrondissement, représenté parmi nous par
son digue président, M. Gosse.
» Tous ces corps élus nous soutiennent de leurs précieux
encouragements, et nous sommes heureux de l'occasion qui
nous permet de leur en exprimer notre gratitude.
» C'est avec une vive satisfaction que j'aperçois à mes
côtés les présidents de deux sociétés locales qui nous sont
particulièrement chères :
» Le très honorable M. Le Jolis, directeur delà Société des
Sciences naturelles, l'un des quatre membres qui, en 18ii,
fondèrent la Société d'horticulture, le seul survivant, hélas !
Je salue respectueusement en lui notre fondateur, notre
vénéré doyen à tous.
" M. Menut, le sympathique président de la Société
artistique et industrielle, Société qui est fille de la nôtre.
» Avec l'une et l'autre nous entretenons, est-il besoin de le
dire, la plus grande cordialité, et je bois à leur prospérité.
» Je laisse à M. Lelièvre le plaisir de remercier les membres
distingués des sociétés correspondantes qui sont venus,
beaucoup de fort loin, constituer le Jury de notre exposition.
)) Et je termine, Messieurs, en portant la santé de tous
mes collaborateurs. Ils se sont dépensés sans mesure, et le
— 66 —
succès de celle exposition leur est dû en très grande partie.
Donc, à MM.
» Lelièvre, secrétaire général, constamment sur la brèche;
» Thommin et Leterrier, secrétaires-adjoints;
» Le Garpenlier, Macé et Piard, conseillers d'administra-
tion;
» Le Brettevillois, trésorier;
» Salle, président d'iionneur du Comité d'organisation, et
Leparmeutier, président elïeclif, qui se sont tout particuliè-
rement dévoués;
» Mallieu, caissier de la loterie, à qui j'adresse un merci
tout spécial;
» Puis enfin MM. Lemounier, Néhou, Dietsch, Dépinée,
Houchet, qui nous ont aussi apporté un concours très
apprécié! »
M. le D'' Renault, Maire de Cherbourg, exprime à M. Cor-
bière tous ses remerciements et assure la Société de son
entier dévouement.
M. Lelièvre, Secrétaire, boit aux Délégués des Sociétés
correspondantes.
M. CofTigniez, Président du Jury, délégué de la Société
Centrale de Paris, remercie au nom de ses collègues et expri-
me le plaisir qu'il a éprouvé à voir l'exposition de Cherbourg.
M. Le Brettevillois porte le toast suivant :
« Messieurs,
» La Presse locale, par sa grande publicité et ses articles
bienveillants, a encouragé — je pourrais dire forcé -- les
exposants et les visiteurs à répondre à l'appel de la Société
d'Horticulture; eHc aussi a donc largement contribué au
succès de l'exposition et mérite un tribut d'éloges.
« En toute circonstance où son appui nousaété nécessaire,
la Presse locale n'a pas attendu que nous le lui demandions:
c'est sponlanémentiqu'elle a toujours soutenu notre cause, et
avec quelle énergie !
» Aussi suis-je particulièrement heureux de lui olïrir
07
aujourd'hui riioraniage des remerciements et des sentiments
de reconnaissance de la Société d'Horticulluro.
» Messieurs, je lève mon verre en l'honneur de la Presse
locale ! »
M. Yger, rédacteur en chef du Phare de la Manche, remercie
au nom de tous ses confrères.
M. Lecarpentier, avocat, membre du Bureau de la Société,
porte ensuite en ces termes un toast aux dames patronnesses :
« Messieurs,
» Je vous propose de lever nos verres en l'honneur de nos
dames patronnesses; leur absence de ce banquet ne doit pas
nous faire oublier le gracieux concours qu'elles veulent bien
prêter à nos solennités horticoles et qu'elles ont encore
aujourd'hui donné à l'exposition de 1901. Elles ont une
compétence spéciale pour décerner les récompenses qui, au
lieu de connaissances botaniques, demandent le goût, la
délicatesse, le sens de l'élégance. Aucun jury ne saurait les
suppléer dans cette fonction.
» Permettez-moi de comprendre dans ce toast toutes les
femmes des Sociétaires; leur influence n'est pas étrangère aux
progrès de l'horticulture. Comme ménagères, elles encoura-
gent et apprécient nos cultures d'utilité, et nous sommes
heureux d'obtenir les plus belles fleurs pour les offrir aux
reines du foyer.
» Je bois aux dames patronnesses, à toutes les femmes des
sociétaires ».
Après la lecture, par le Secrétaire, de la liste des récom-
penses décernées, est venu ie tour des chansons. Plusieurs
membres de la Société ont excité la gaîté générale; mais on
peut dire que les chansons de notre poète normand, M. Alfred
Rossel, chantées par l'auteur et son inimitable interprète,
M. Gohel, ont obtenu, comme toujours, le plus grand, le plus
légitime succès et ont été suivies de chaleureux applaudisse-
ments. Le Jardlntj était bien de circonstance et on a entendu
M. Gohel avec un très vif plaisir dans son interprétation.
— 68 —
M. Alfred Rossel, de sa belle voix sonore, a chanté une de
ses jolies chansons, Pois, choux et salades, dédiée aux maraî-
chers de Tourlaville, dont le refrain :
Si les fleurs ont leur prix,
Nos légumes sont exquis;
Buvons donc, mes amis,
Aux maraîchers du pays !
a été répété avec entrain par tous les assistants. Cette chan-
son, composée à l'occasion du banquet de l'exposition de 1869,
figure à la page 10 du Bullelin, no3,de 1869.
Une autre jolie chanson de M. Alfred Rossel, Au Mais
d'Avrl, a obtenu également un légitime succès. Nous croyons
devoir la reproduire :
Qui fait boun au mais d'Avri
Le long d'nos cachettes !
Où près du bouais jan llieuri
No trouve violettes;
Dans les prés du Sud ou Nord
Tout est grézi d'boutons d'or,
D'prugnoir et de pàqueltes.
Refrain : No n'est pas mus à Pari
Que dans cachettes,
No n'est pas mus à Pari
Qu'daus nos cach' au mais d'Avri.
Paris, je l'counais un mio,
J'y étais l'aôt' semaine;
Auprès du Trocadério,
Aulou d'ia Mad'leine,
J'm'enyiait, paroi' d'houneu !
Pu qu'dans nos cach' de Bar/lieu
L'dinmanchc quand no s'promène.
La Seine est un biau cours d'iau,
Je n'dis pas le contraire,
uu —
Miiis j'iy préfère au r'nouviau
\j\ source si cliaire
Qui, par un p'iit rigolin,
Tumb' dans l'étang de not' moulin
Où les aumiaux vont baire.
Quand j'entends chanter l'coucou,
Perdu dans la pliaine,
Savons où j'me pliais biaucoup
Condir' Marotalne ?
Cli'est dans les qu'minets déserts
De fuliage à d'iniu couverts
Et qu'cmbaum' l'aubépaine.
Entre Réville et Quett'hou,
Pas loin d'ia Pernelle,
Nos jeun' lîH', pour faire un tou,
Se pass' bi d'ombrelle;
Les arbres et les verts bissons
Les couvrent d'iù frais bourgeons,
Pu légirs qu'un' dentelle.
Chacun a conservé de celte charmante soirée le meilleur
souvenir.
^H^
li.
70 —
Rapport sur r£xposition d'Horticulture
lu à la Séance du 4 août 1902.
Messieurs,
J'ai élé cliargé du rapport de TExposilion. Je crains de ne
pas être à la hauteur de la lâche qui m'u élé assignée,
donl, précédemment, se chargeait à ma demande, pour m'èlre
agréable, notre excellent et regretté ami M. de la Chapelle, et
dont il s'acquittait si bien.
L'Exposition d'horticulture qui a eu lieu du 6 au 9 juillet
1901 a été l'une des plus brillantes que l'on ait vues à
Cherbourg. Les halles, qui, le jeudi encore, servaient aux
marchés et qui, quelques jours auparavant, avaient un aspect
peu gracieux, avaient élé rapidement transformées. On aurait
dit) qu'une fée, de sa baguelle, les avait changées en un
véritable séjour enchanteur, un superbe jardin d'hiver décoré
avec le plus grand goût. Cette fée, c'était la Commission
d'organisation, sous la présidence de JNIM. Salle etLeparmen-
tier, aidée de M. Lelullicr, dont le talent comme dessinateur
est bien connu, et de M. Mahaut, qui avait fait disposer de
la façon la plus agréable à l'œil les nombreux pavillons et
drapeaux mis avec tant d'empressement, par l'Administra-
tion municipale, à la disposition de la Société. La Commission
a élé secondée aussi par les Exposants qui, avec la meilleure
grâce, ont prêté leur concours pour la bonne disposition de
leurs produits.
Le matin du samedi, nous désespérions d'élre prêts pour
le fonctionnement du Jury; mais, à onze heures loutétaillini
et le Jury pouvait commencer ses opérations II se composait
de délégués de sociétés correspondantes, d'hommes les plus
compétents pour juger les produits présentés. Ils ont élé
surpris des richesses végétales qu'ils ont rencontrées et dont
il nous serait iuipossible de faire l'énumération.
71
Nous espérons que les exposants voudront bien nous
donner, pour être insérées dans le bulletin, les listes des
produits les plus remarquables qu'ils avaient exposés. Ces
listes ont le plus grand intérêt et permettent de se rendre
compte des progrès accomplis, car elles contribuent à
l'historique de l'horticulture.
L'Exposition de i\I. Cavron occupait toute la partie Est des
Halles. Ou y voyait de magnifiques Palmiers, Cycadées,
Fougères arborescentes au grand et superbe feuillage dentelé;
des BégonUis.Caladhims, Crotons, Colei(S,a[iK si riches coloris;
de belles Heurs iVOrchidées, ces plantes si bizarres et recher-
chées qui avaient été disposées, avec un grand goût et un art
véritable, sur des bûches rustiques; des fleurs aux formes
remarquables et aux agréables senteurs : Roses de diverses
couleurs, jolis Bégonias bulbeux, Iris, Cannas, Dahlias cactus
ne ressemblant guère aux Dahlias connus autrefois, Pélargo-
niums variés, Fuchsias, Hortensias blancs et roses, etc. etc.
Dans la partie sud se trouvaient les superbes plantes des
serres de M. Emm. Liais, présentées par le jardinier en chef,
M. Le Cappon. On retrouvait là quelques uns des végétaux
qui figuraient dans le lot de M. Léon Cavron, mais plusieurs
échantillons plus forts ou plus rares et, en outre, de jolis
Gloximas aux riches coloris; des Nepenthes, ces plantes
curieuses portant des espèces d'urnes qu'on prendrait pour
des pipes, dont le couvercle en se refermant forme un pii'^ge
pour les insectes; des Anthuriums aux curieuses nervures;
des Marardas aux feuilles veloutées et zébrées, etc., etc.
« L'exposition de M. Girard qui se trouvait dans le pavillon
sud-ouest, attirait aussi les regards par les jolis coloris et les
belles formes des fleurs qu'il présentait [Pélargoiiiums \-i\v\és,
lîosiers, Dahlias, Cactus, Fuchsias, Hortensias, etc.), sans
oublier de jolies plantes à feuillage.
Au milieu de la partie Ouest avait été disposé un apport de
plantes de M. Thomas, horticulteur à Valognes, qui avait
également son intérêt.
Dans le reste de la partie Ouest se trouvaient : un cliar-
niant jardin d'hiver en miniature, véritable travail de
paliencp, présenté par M. Scliellcs; dos pommes de terre
intéressantes de M. Lalisel; des figuiers en pot et de beaux
groseillcrs à grappe de iM. Levesque; de beaux légumes de
l'Infanterie Coloniale (entre autres de superbes laitues nan-
taises); les produits maraîcbers (légumes variés dont quel-
ques-uns nouveaux), les tomates, les pêclies, les cantaloups,
les pêchers et les vignes en pots de M. Gosselin Pierre, fils,
qui ont été si remarqués des membres du Jury et du public;
les produits maraîchers de M. Alex. Le Blond, deTourlaville,
au milieu desquels on voyait d'énormes choux: le? raisins et
cantaloups de M. Gosselin père;
La tonnellerie horticole de JNL Le Rouge, qui fabrique de
véritables chefs-d'œuvre en vases à fleurs; les divers vases à
fleurs et objets d'ornement disposés avec goût par M. Dive-
tain; des produits variés exposés par des industriels étran-
gers;
Les jolies roses coupées de M. Leterrier et de AL Thomas, •
et les fleurs de Pétunia de ce dernier; les œillets aux coloris
variés de MM. Caycux et Le Clerc, de Paris.
11 ne faut pas oublier, non plus, dans la même aile des
halles, les corbeilles, les bouquets, les surtouts de table, les
jardinières, les bûches rustiques, les couronnes si gracieuses
et si élégantes de M'"^'^ Cavron, Le Coulour, Thomas; les
jolies algues marines disposées avec tant de goût et iTunc
façon véritablement artistique par M'i" Maria Doublet, et les
suspensions d'appartement de M. Molin.
Les dames patronnesses. qui ont été appelées à juger
celte partie de l'exposition, n'ont pas ménagé leur admiration.^
Si j'ai fait quelques omissions, bien involontaires, qu'on
me les pardonne, car il est difficile de mentionner toutes les
richesses qui contribuaient à faire de l'exposition un ensem-
ble si séduisant.
Aussi, du 6 au 9 Juillet, un public très nombreux n'a t-il
cessé de circuler dans les halles et d'à Imirer les produits
exposés.
Les 7,000 billets de loterie, qui avaient été préparés, ont
été rapidement enlevés, grâce au dévouement des s^ociétaires
qui s'étaient chargés de les placer.
- 73 -
L'exposition de 1901 a oblenu un véritable succès, qui a
dépassé toutes nos espérances.
Ce résultat est dû aux précieux concours que la Société a
rencontrés de toutes parts, au dévouement d'un grand nombre
de sociétaires, à la bonne volonté de tous (personnel de la
Mairie, exposants et public), et aussi aux nombreuses récom-
penses oiïertes par MM. les Ministres de l'Agriculture, du
Commerce et de l'Industrie; Le Moigne, Député; Leménicier,
Sous-Prcfc'l; le D»' Renault, Maire de Cberbourg; la Société
Nationale d'Horticulture, la Société Artistique et Industrielle,
l'ancienne société l'Union Commerciale et Industrielle de
Cberbourg.
Le Jury, entraîné par la beauté des produits, a attribué des
récompenses plus nombreuses et plus élevées que celles qui
avaient été prévues au programme. Ce qui fait qu'il aura été
décerné 3 objets d'art, 10 médailles d'or, 21 de vermeil, 24
d'argent, o ûe bronze, 2 mentions très lionorables, 8 primes,
en tout 72 récompenses.
On est bien loin du nombre des récompenses attribuées aux
expositions de 1847 et 1848, qui étaient :
Eu 1847 : médailles d'argent o
id. de bronze 4
Mentions 10
Total 18 récompenses;
y En 18-58 : médailles d'argent 7
id. de bronze 4
Mentions 8
Total U) récompenses.
Il est vrai qu'il y avait alors 3 et 4 ans seulement que la
Société existait, puisqu'elle avait été fondée le o Juillet 1844,
L'borticulture était loin d'avoir le développement qu'elle a
pris depuis.
Le cadre de ses expositions était alors bien modeste.
J'en ai vu tenir dans un dortoir du collège, dans la salle de
spectacle de la rue de la Paix, dans un des côtés des halles
sur des gradins.
- 74 -
Jo me souviens de la curiosité dont était l'objel, à l'une de
ces expositions, le premier rhododendron qu'on ait vu à
Clierhourg, l'arbre à roses comme on l'appelait alors, et aussi
de l'intérêt qu'excitaient les premièrjs grandes plantes
à feuillage et Beijonias bulbeux qu'on ait vus ici, à l'exposi-
'^ion de I8C8, et qui pr^ovenaient de chez M. VerschalTelt de
Gand.
C'est sous la présidence de M. Gervaise et celle de M.
Dalidan que l'on a commencé à dessiner des jardins et à
donner plus d'éclat aux Expositions.
Celte année, en plus des récompenses olïertes, il aura été
distribué par la Société, entre les exposants, environ 2 800 fr.
en récompenses, achats de plantes et objets exposés.
Les dépenses d'organisation auront été moins élevées que
celles de la dernière exposition générale en 1894, et, une fois
toutes les dépenses de l'exposition et du service courant de îa
Société payées, nous espérons qu'il restera encore une
certaine somme en avoir net au !«'' janvier.
La Société d'horticulture a dignement fêté le oT^ anniver-
saire de sa fondation et elle est heureuse des résultats obtenus
qui, je le répète, sont dus à la bonne volonté de tous et à de
nombreux concours qui sont pour le bureau de précieux
encouragements.
Permettez moi, Messieurs, de remercier personnellement
MM. ïiiommin et Leterrier, secrétaires-adjoints qui ont tant
facilité la tache que je suis heureux, d'ailleurs, de remplir
sous la direction de présidents tels que MM. le I)'" Houault et
Corbière.
Le Secrétaire,
P. Lelikviie.
-\'\-
io —
LISTE DES PLANTES
les plus inlcrcssantes ou nouccllcs exposées le G Juillet
4001, par :
1 M. Désiré LE GAPPON, jardinier du parc Emmanuel Liais.
Verschafïellia splendida,
Phœnicophoriuiii Seychella-
rum,
Elaeis guineensis (semis),
Lalania riibra,
Licuala peltata (semis),
Caryola sobolifera (semis),
Caryola Cummingii (semis),
Caryula urens (semis),
Cocos nue i fera,
Ceroxvlou niveum,
Livistonia Hoogendorpii,
Carludovica palmata,
Carludovica purpurea,
Ravenala madagascariensis,
Colocasia zebrina,
Zamia Altenstenii,
Zamia cafra,
Zamia villosa,
Zamia horrida,
Zamia Lehmanii,
Macrozamia spiralis.
Les plantes de semis suivantes ont été obtenues dans les
serres du parc Emmanuel Liais :
A n Ui u ri u m And rea nu m ,
— Reine des Belges,
— Archiduc Joseph,
— l'^errierense,
— Veilchii,
— Scherzerianum,
Diefîeubachia Parlatori,
Caladiuni violaceum,
Maranta Veitchii,
— Warceviczii,
— Binoti,
— argyrea,
— albo-lineata,
— regalis,
— Porleana, etc.
2o M. Léon CAVRON.
Palmiers [spécimens remav
quables) :
Euterpo edulis,
Cocos lle.xuosa,
Cocos Rosmanzoffiann,
Cocos Ma.ximiliiana,
Cocos australis,
Cocos Weddeliana,
Ken lia l^almoreana;
iventia Lindeui (en fort spé-
cimen),
Cero.xylon niveum,
— /I) —
Coroxylon .'iniiicola.
l'ritcirardlia liliferii,
Siihal Adansoiii,
Plycosporma Aloxandrae,
Rliapis flabolliformis,
ChaiiKL'ropshuinilisargenlea,
Caryota Ru m phi i,
Caryota nrens,
Wasliingloiiia robusla.
Fough-es (très forls exem-
plaires) :
Balanliuin anlarcliciim,
Cyalliea medullaris,
Cyathea dealbata,
Marattia,
Lygodium scandeos,
Dicksonia squarrosa,
Platycerium grande,
Plalvcerium alcicorne (très
fortf.
Cycas :
Revoluta (très fort),
du Siaui (variété inédite),
Tonkinensis (niàle',
Tonkinensis (fenielie),
Neo-Caledonica.
Dahlias cactus anglais, 90
variétés, parmi lesquelles :
Starfisii,
Brema,
Countess of Lonsdale,
Miss Green,
The Queen,
Mary Service.
Alfred Vasey,
Keyness White,
Primerose Dame,
Arachne,
Gloriosa,
Tante Aline,
Tlio O.ar,
Zéi)liir.
Cannas, 80 variétés dont •
Néréide,
Séduisant,
Floribunda,
Cliviaellora,
Fin de siècle,
(îloriosa.
Alliance,
Mii« Marie Molin,
Ménélick,
Citoyen de Cronstadt.
Bégonias liez, 09 variétés
dont:
Inimitable,
Rubis,
Ville de Namur,
Actée,
Louise Queneau,
Docteur Samareuil
Etoile d'Argent,
Muique,
Paroline Se m art,
Ville de Tours,
Michel-Ange,
Madame Lebouly,
Bourgmesler Pepel
Jeanne Laforge, .
Danemark,
Diadènie miniature,
Grande duchesse Olga.
Orchidées :
Calleya,
Ld'lia,
Odontoglossutn.
Cypripedium.
/ / —
Unhelexomplniro d'AnlI.nrinm crislallinum cl plusieurs
vaneles d'Aiilhuriuin Scherzeriaiuim.
3^ M. Louis GIRARD.
Fuchsias {;noiiceaulcs)
La France,
M'"« J. Chrétien,
IMiénoménal,
Louis Faucon,
Murcie-Paris,
M-" E. Vaucher,
Auguste Hardy,
Frère Hildegriu,
M™« Carnot,
Germaine Sillia,
Alphaud.
Pdargonlum zonale :
Vulcain,
Victor Hugo,
Marie Hoste,
Blanche Janiel,
Dr Crozat,
Fleur Poitevine,
ALM Wihlmilh,
M-"' Landrv,
Petit Robert.
Cerbère,
Abbé Pallier,
Rosa Bonheur,
Poète National.
Pela rgo n lu m s do u blés :
M" Canovas,
Saumon,
Pierre Crosv,
M"- Bruant!^
Fémina,
Saint-Saëns,
Ctesse Miramar,
Mme Carnot,
Grand ville,
M""^ Labry,
Gaston Mer y,
D' Després,
Mon Favori,
La Candeur.
Pclargonium pellatum, (ou
Oeranlum lierre) :
Horace de Choiseul,
BurgmeisterFeldmann,
Murillo,
Beauty of the Castle,
Mrs Banlis,
Centenaire,
Lakmé,
Jeanne d'Arc,
Richard Wall ace.
RoHcrs Thésjfij brides, etc.
Caroline Testout,
Mistress John Laing.
Grâce d'Arling,
M m" Hoste,
Souvenir of Wottoon,
Catherine Mermet,
Luciole,
Vicomtesse Folkestone,
Will. Allen Richardson,
Reine Marie-Henriette,
Crimson's Rembler, M""" Be-
ra rd ,
Arciiiduchesse Maria-Im ma-
cula ta,
Marie Van Ho ut le,
xMiss Marstoo. xii.
— 78 —
Nous avions riissemble Ions les dociitiionls conccrnanl l'cx
posilion de 1i)OI lorsque nous sont pjirveiuis divers iiullelins
de Sociétés corrcspoudiinles reproduisant des rapports de
délégués qui étaient venus faire partie du Jury, savoir :
Le Journal de la Société Nationale dHorticullure de France,
4" série, tome If, 1901, dans lequel se trouve, page GoO, le
rapport de M. Colïigniez, délégué de la Société Nationale et
Président du Jury;
Le Bulletin de la Coi-poralton de Saint-Fiacre, de /Jaijeux,
no 3, publiant, page 3, le rapport de M. Désiré ïauquerel,
délégué de ladite Société;
Le Bulletin de la Société d'ilorlicullure de l'Orne, 1901, don-
nant, page, 14, le rapport de M. E. Lemée, délégué de la
Société de 1 Orne.
Nous regrettons de ne pouvoir reproduire ces intéressants
travaux, tous des plus élogieux pour l'iiorliculture clierbour-
geoise. Citons seulement un passage du rapport de M. Lemée :
« L'exposition était installée dans la halle faisant suite ou,
pour mieux dire, corps avec le grand théâtre; elle occupait
trois galeries; la lumière faisait un peu défaut. Mais les
plantes présentées étaient fort bien cultivées et en beaux
exemplaires. Cherbourg possède, d'ailleurs, des établisse-
ments de premier ordre comme iiorticulleurs, fleuristes,
maraîchers et forceries. Mais, pour une cause de nous incon-
nue, peu avaient pris part au concours. Si le nombre des
exposants était restreint, la variété et la valeur des lots n'en
étaient pas moins de premier ordre ».
M. Lemée, à la suite de son rapport sur l'exposition, rend
compte de visites faites au château de Tourlaville, au parc
Emmanuel Liais, au jardin de la Société, à l'établissement
de M. CavroD, au parc de Martinvast.
Les éloges donnés par des horticulteurs comme MM, CofTi-
gûiez, Lemée et Tanquerel sont des plus précieux pour notre
Société.
» iOt«-
71) -
coisr fefie: rsr OE
SLR
Trois Insectes nuisibles aux Pommiers.
l'Anthonomc, la Chématobic et rHi/pimomcutc,
-?=-cx^
Messieurs,
Elanl en villégiature à Cherbourg, j'ai eu la bonne fortune
de faire la connaissance de l'honorable et. très distingué Pré-
sident de la Société d'Horticulture, M. Corbière, qui m'a
demandé de vous dire quelques mots sur un sujet qui m'a
donné l'occasion de faire de nouibreuses recherches et expé-
riences. Je les ai résumées dans une brochure dont je me
permets d'offrir un exemplaire à votre bibliothèque.
' Pour répondre au désir de M. le Président j'ai dilîéré mon
départ d'un jour, et je serai heureux si je puis vous intéresser
en vous entretenant quelques instants des insectes parasites
du pommier qui ont dévasté, pendant plusieurs années, la
région essentiellement cidricole qu'on nomme le Pays-crAugc,
pays que certainement vous cunnaissez tous, sinon de visu,
au moins de réputation, pour son immense production, pour
la supériorité de ses cidres et pour ses alcools connus partout
sous le nom de Calvados.
Je ne viens pas, Messieurs, vous faire une longue confé-
rence, ne voulant pas abuser de vos moments, mais tout
simplement essayer, dans une causerie familière, de vous
exposer les moyens que nous avons employés pour prévenir
etarrèler des lléaiix qui ont causé et qui causent encore la
ruine c'e bon nombre de cultivateurs dans les régions pomo-
logiques.
— 80 —
Celle question des parasites du pommier est encore toule
d'actualité et intéresse au plus haut degré tous ceux qui
désirent ne pas perdre le goût de cette saine et délicieuse
boisson qu'on appelle le cidre; elle intéresse autant les jardi-
niers que les cidriers, car les insectes dont je vais vous parler
sont essentiellement migrateurs et n'épargnent pas plus les
jardins que les vergers.
La question, disons-nous, est toute d'actualité, parce que,
si nous sommes parvenus à enrayer l'épidémie dans le Pays-
d'Augc, elle existe toujours dans d'autres régions, ainsi que
le constate la revue (très bien renseignée d'ailleurs), Le Cidre
elle Poiré, dans son numéro de juillet. Voici, brièvement
résumé, ce qu'elle dit :
Calvados, — Le Pays-d'Auge n'est pas favorisé. Très peu
de fruits : la floraison a été presque nulle.
» Orjie. — Très peu de pommes. Les pommiers qui (mU
lleuri par-ci par-là ont été plus ou moins attaqués par
VÀ7itfiono77ie et la Chémalohie.
» Eure. — Suivant les uns l/i de récolte, 1/3 suivant les
autres. A la lloraison on espérait mieux.
» Oise. — Plusieurs localités ont eu à souiïrir des c^eniUes^
la récolte sera très mauvaise.
» Sarthe. — Vffi/ponomeule (cbenille) a causé de grands
ravages.
» Mayenne. — f.a majorilé ties pommiers ont fleuri, mais
pour une raison ou pour une autre, Anlhonome ou tempéra-
ture défavorable, ils sont 1res irrégulièrement garnis. La
récolte générale sera donc très médiocre.
« lllc-et-Vtlaine. — La récolte a été compromise par les
dernières gelées et les insectes qui ont dévoré la fleur; la
récolle sera médiocre.
» Morbihan. — Les gelées, V Anlhonome et les chenilles ont
l)ien réduit les premières espérances. Ce sont les cheniUes qui
semblent avoir fait, celte année, le plus grand tort; certains
pommiers n'ont plus une seule feuille el sembleul niorls.
» Finistère. — Les chenilles ont causé des dégâts considéra-
bles.
RI -
y> Morbihan. - Les pommiers, ravagés par VAnthonome ç^i
les chenilles, donueront nue mauvaise récolle.
» Il est boQ de remarquer que, presque partout, on signale
de véritables désastres causés par VAnUionome et par les
chenilles, surtout par Vlli/ponomeiile, ce qui est d'autant plus
regrettable que les pommiers ainsi dévastés sont encore
frappés de stérilité pour l'an prochain ».
Vous voyez, Messieurs, que la situation n'est pas brillante
et que le moment de se croiser les bras n'est pas arrivé.
Je vous ai parlé de la production du Pays-d'Auge; je vous
en donnerai une idée par la conclusion d'un travail que j'ai
été appelé à faire sur la Grande et la Petite Cnllure, en
1899, pour l'Exposition Universelle.
C'est le tableau statistique des exportations de pommes en
1898. D'après ce tableau qui doit être considéré comme
otTlciel, nous ayant été fourni par le Chef du Contrôle et de la
Statistique de la Compagnie des Cliemins de fer de l'Ouest,
il a été expédié, par ;J9 gares du Pays-d'Auge, 22, 780 wagons
de pommes, du poids de 123 592 tonnes. Ce trafic a rapporté
à la Compagnie la jolie somme de 1,187,609 fr. 90.
Les i 2:3, o92 tonnes expédiées représentent 2,288,740 hecto-
litres de fruits qui sont les 3/4 de la récolte, 1/4 étant resté
sur place pour les besoins de la consommation, tant en
boisson qu'en eau-de-vie.
Les pommes ayant été ven lues en moyenne 5 francs l'hec-
tolitre, la récolte peut être évaluée, pjur 18)8, à -'3,001,6^33
hectolitres ayant produit o fr. X 3,001,6 33 = 15,283,260 fr.
La récolte de 1898 élnit considérée comme approchant
d'une demi-année, nous pouvons en conclure que la produc-
tion, en pleine année, de cette région dont la renommée est
sans égale, peut être évaluée en chiltres ronls à 6,200,000
hectolitres pouvant pro luire 2,0)),0J9 d'h î;:t)litres de cidre.
Admettons toujours que 1/4 de ce [jro luit, soit 500,000 hecto-
litres, reste sur place pour la consoui uilioa et f(U(i la moitié
de ce quai-t, soit 25i),o;)() hcclolilres, soit liMiisformée en
alcool, il s'en suit que la [)roduction annmdle du Pays-d'Auge
(nos cidres donnant environ 10 O'O d'eau-de-vie à 50 degrés)
- 82 -
s'élève à 250,000 : 10 = 25,000 heclolilres d'eau de-viu dite
Calvados.
Ajoutons à ce chiffre l'eau-de-vie de poiré dont l'apport est
à peu près le môme et qui vient, je ne dirai pas doubler la
production, car il est rare que les poiriers et les pommiers
donnent ensemble, mais au moins combler largement le
déficit causé par les mauvaises années de pommes.
El quand on pense que la plus grande partie de cette eau-
de vie, qu'il serait plus juste d'appeler eau-de-mort, cbt
consommée dans notre région, doit-on s'étonner que l'alcoo-
lisme y fasse tant de ravages. Voilà une chose, si vraie qu'elle
soit, dont les statistiques ne font pas mention et dont le
Gouvernement, qui cherche les moyens d'enrayer les progrès
de la terrible maladie, ne se doute même pas. — Mais rêve-
n(»ns, si vous le voulez bien, au point de départ de la maladie
des pommiers.
En 1888 et 1880, nos arbres fruitiers furent attaqués sérieu-
sement par deux insectes : VAnthonoinc et la chenille verte de
la Chéniutob/e, qui, pendant cinq années de suite, nous firent
boire de l'eau et causèrent la mort d'un nombre considérable
de pommiers.
En 1890, l'Inspection académique demanda à tous les
instituteurs du Calvados de faire des recherches sur les causes,
encore inconnues, de la maladie des pommiers et de faire
p;irlde leuri découvertes à la station agronomique de Caen,
desservant le Calvados et la Manche.
Mais les instituteurs, soit que le temps leur manquât, s;)il
que, comme la plupart des cultivateurs d'alors, ils considé-
rassent le fléau tout naturel, attribuant les dégàls de la
chenille à nncoup de soleil et la présence du ver de l'aulhonome
dans !a lleur à un brouillard, se désintéressèrent (h- la (jucs-
tion. Bref, je fus le seul dans le Pays-d'Auge à m'en occuper,
convaincu que les causes du mal étaient tout autres que
celles qu'on leur atlribuait. .l'envoyai des insectes à la station
agronomique; jr» (js part do mes rcrherrlips ;iii DirodiMir (pii
m'adressi (hîs remorcicmiut.s cl des félicilaiions.
Encouragé parce premier succès, j'employai mes moments
- 83
de loisir à l'élude des deux parasites. Je lis de nombreuses
expériences chez un voisin et ami, propriélaire-agricLlleur
iulellii;ent qui ne recula devant aucun sacrifice pour com-
ballre le lléau : nous fûmes assez heureux pour en être
maître dès 1892 et il vendit en 1893 pour 6,0000 francs de
pommes quand ses voisins, qui s'étaient d'abord moqués de
nous et qui avaient regardé la maladie de leurs pommiers
les bras croisés, achetaient ses fruits pour faire leur boisson.
C'est vous dire que nous avions réussi.
En 1891, j'adressai le rapport de mes recherches et expé-
riences sur la destruction des parasites du pommier à la
Société d'Agriculture de Lisieux qui le jugea digne de sa
plus haute récompense, une mé laille de vermeil, et m'enga-
gea, en raison des services qu'elle le croyait appelé à rendre
aux agriculteurs, à le faire imprimer. Ce fut cette brochure
dans laquelle tous ceux qui avaient à cœur l'idée de maintenir
leurs pommiers en bon état, trouvèrent les moyens de com-
battre le fléau et de conserver à noire belle province de
Normandie une partie de sa richesse et de sa prospérité.
Oui, Messieurs, c'est par les soins que nous donnerons à
nos pommiers que nous conserverons à notre région cidricole
la renommée dont elle jouit, non seulement en France, mais
dans le monde entier, car tous les pays civilisés connaissent
et savourent celte délicieuse boisson qu'on appelle le Cham-
pagne normand. Mais notre boisson normande n'est pas
seulement délicieuse, elle est aussi une boisson saine et ses
qualités hygiéniques la distinguent de toutes les autres bois-
sons. Voilà pourquoi les poètes l'ont chantée et pourquoi
nous ne cesserons de chanter avec eux :
Vive le cidre de Normandie,
Rien ne fait sauter comme ça
Et cette tisane-là
Guérit toute maladie.
'(Tiré des Cloches de Corneville).
— Mauvaise boisson, disent le Bourguignon et le Provençal :
elle gonfle l'estomac, donne des coliques et fait tomber les
dents,
Si -
Non, Mossicur>. le jus fl(i l;i pominf, p)ur qui n'en fuil pns
abus, n'csl pns conlrau'e à l;i snnlé; il siilïll, pour s'en con-
vaincre, (le parcourir nus belles régions cidricolos et de
remarquer les membres robustes et vigoureux do nos çar^
nofinanils.
— A ce sujet, M le Président fait remarquer que les quali-
tés hygiéniques du cidre sont connues depuis longtemps et,
comme preuve, il cite un passage où il est dit que le sieur
Julien Le Paumier, mé<lecin du roi Henri III, se retira, pour
cause de sauté, en Normandie, dans sa terre de Vendeuvre,
près Cacn. Il était atteint d'une maladie de cœur dont il ne se
rétablit que lorsqu'il eut commué l'usage du vin eu cidre.
Mais pour que celte liqueur conserve bunorablement son
rang, nous devons, je le répèle, nous appliquer à bien culti-
ver les pommiers et à les préserver de toute maladie; car un
arbre malade ue peut donner de bons fruits et de mauvais
fruits ne peuvent donner de bon cidre.
Pour atteindre ce but, il faut du travail, il faut passer du
temps; il faut aussi faire quelques sacrifices d'argent, j'en
conviens, mais soyez certains que tout cela est bien peu de
chose en comparaison des pertes que nous causent ces vilains
insectes.
L'ANTHONOME
Je voudrais, Messieurs, entrer dans tous les détails de
description, de vie, de mœurs et de dégâts de ces parasites,
mais ce serait un peu long, et comme je liens à vous rendre
votre liberté, j'abrégerai le plus possible; d'ailleurs, vous
pourrez lire ces détails dans ma brochure.
— Ici, M. le Président dit : « L'anthonome n'est pas inconnu
des membres de notre Société. M. Nicollet en a trouvé à
Cherbourg et nous en a apporté dans une réunion, ce qui
nous a permis d'examiner cet insecte ».
— Raison de plus pour que je ne ni'y arrête pas. Souvenez-
vous seulement que Vanllionome est un petit coléoplère de
couleur brun-noirâtre, semblable au charançon qu'on trouve
dans les grosses fèves. Il est muni d'un rostre, sorte de bec ou
— 83 —
prolongement de la lùle en forme de trompe portant deux
antennes coudées.
Mœurs et dégâts.
C'est à l'état d'insecte parfait qu'hiverne Vanlhonome. Il se
réfugie au pied des arbres ou sous les écorces et les mousses
du tronc et des branches, ou encore sous les fagots et les
feuilles sèches du voisinage des pommiers. (A ce sujet, nous
ne saurions trop recommander aux cultivateurs de renoncer
à la mauvaise habitude qu'ils ont d'entourer le tronc de leurs
pommiers avec des ajoncs ou autres bois). Au printemps, il
grimpe ou s'envole sur l'arbre, et la femelle, après avoir
percé de son rostre le bouton lloral du pommier, dépose,
dans le petit trou, un de ses œufs, puis passe à une autre
fleur. Chaque femelle peut pondre de 10 à 15 œufs. Au bout
de quelques jours, les œufs donnent naissance à de petites
larves blanches à tète noire. Cela a lieu au moment où la
fleur est prête à ouvrir. Alors que le pommier a une belle
apparence, que le bouton est rouge et annonce une belle
floraison, (lloraisonque l'on trouve un peu lente à se produire
parce que, croit on, le temps n'est pas favorable : le froid, la
pluie, etc., causes tout-à-fait étrangères au retard), si l'on
fouille avec attention jusqu'au pied des étamines, on est tout
surpris d'y trouver un petit ver que l'on ne découvre encore
guère qu'à la loupe et qui, cependant, remue : c'est la larve
de Vanlhonome, qui commence à ronger la fleur et continue si
bien son œuvre de destruction que les beaux boutons, qui
donnaient tant d'espoir au cultivateur, prennent bientôt une
teinte rousse ferrugineuse qui a fait dire longtemps à nos
bous paysans : « Nos pommiers sont brûlés, il a passé un
coup de soleil »; pu encore : « le brouillard a apporté des
vers dans les fleurs, la récolte est perdue ».
Après avoir rongé étamines et pistil, ce qui demande
environ un mois, la larve a atteint son développement et se
transforme en n?/mpAe dans l'intérieur même du bouton où
elle a vécu, bouton dont les pétales non épanouis forment
XIII,
8G —
une sorte de capuchon, appelé clou de girofle, qui lui sert d'abri.
Au l)Out de dix jours, l'insecte est à l'état parfait; il perce sa
prison à l'aide de son rostre et s'envole.
Il reste engourdi pendant l'hiver, mais au printemps il se
ranime et remonte sur les pommiers pour donner lieu à une
nouvelle génération.
Moyens de destruction.
Pour détruire radicalement cetinsecte, il faudrait recueillir
et brûler toutes les fleurs rousses où il est enfermé; mais ce
procédé, praticable dans un jardin, devient d'une application
impossible dans la grande culture. Il est, d'ailleurs, inutile
de chercher à détruire Vanthonome à l'état de larve par tout
autre moyen, le capuchon sous lequel il est placé lui four-
nissant un abri sûr.
Pour restreindre ses dégâts, il faut lui enlever le plus
possible de refuges où il puisse hiverner. Un des meilleurs
moyens est lo grattage. Gratter avec un ràcloir (I) les bran-
ches et le tronc des pommiers afin d'enlever toutes les parties
écailleuses de l'écorce, ainsi que les mousses et les lichens
qui servent de refuge aux parasites du règne animal, antlio-
nomes, chenilles, etc, se logeant dans ces mousses, dans les
fentes et sous les fragments d'écorce, où ils sont protégés
contre les intempéries et les oiseaux destructeurs. Il faut
gratter depuis le haut des branches jusqu'au bas du tronc, en
ayant soin d'étendre au-dessous de grandes toiles pouvant
euibrasser le périmètre du pommier, et sur lesquelles tom-
bent toutes les raclures que l'on recueille pour les brûler
aussitôt.
Pour que l'opération réussisse, elle doit se faire avant la
fin de l'hiver (2), alors que les insectes sont encore engourdis
et n'ont pas encore quitté leur retraite; à ce moment, on est
certain de les entraîner avec les raclures. Plus tard, les
(1) iDsIrumenl formé d'une lame triangulaire de O^lli de cùlé,
Iranclianle sur les trois cùlcs et ayant le manche perpendiculaire
sur le centre de la lame.
C2) Ed février.
— 87 —
chaleurs du printemps réveillent Vant/io7iome qui s'envole sur
les extrémités de l'arbre où le ràcloir ne l'atteint plus.
Après le raclage, qui renouvelle l'écorce en la débarrassant
des végétaux parasites, vn badigeo image au lait de chaux
complète la première opération et contribue au bien être de
l'arbre.
Le grattage d'un pommier demandant une heure de travail,
voici un autre moyen plus économique; il ne demande qu'un
quart d'heure. Il consiste tout simplement à secouer forte-
ment les arbres dans le courant du mois de mai. L'opération
S3 fait de la manière suivante : On prend une bâche de dix
mètres de côté, décousue jusqu'au centre qui est percé d'un
trou circulaire et relevé sur le tronc, auquel on le fait adhérer
au moyen d'une corde. Un homme monte dans l'arbre et le
secoue fortement, tandis que deux aides secouent l'extrémité
des branches avec une gaule armée d'un crochet. On nettoie
ensuite la toile avec une brosse en chiendent, puis avec une
pelle on ramasse insectes et débris qu'on met dans un sac
pour être brûlés. Le travail se fait le matin à la rosée, alors
que l'insecte est encore engourdi par la fraîcheur de la nuit;
et comme il est très sensible au froissement, aussitôt qu'il se
sent touché, il recroqueville ses pattes, se pelotonne et
devient complètement inerte. Les secousses imprimées aux
branches l'amènent à cet état et il roule comme une petite
boule sur la toile.
Le 10 avril 1892, j'ai fait secouer un pommier; il est tombé
sur les toiles 1,000 anthonomes, dont la moitié, 500 femelles
environ, auraient pondu au moins 5,000 œufs dont les larves
auraient détruit 5,000 Heurs.
LA CHENILLE VERTE
La chenille verte du pommier est la lai^ve de la Phalène ou
Chéinatohie hiémale.
Ce lépidoptère a cola de particulier que le mâle et la femelle
ne se ressemblent pas. Le mâle a de 10 à 12 "/'" de longueur,
il est de couleur gris cendre avec des lignes transversales
plus foncées sur les ailes supérieures. La femelle, qui a
88 -
l'aLdomen beaucoup plus large, n'aquedes rudiments d'ailes
ou en manque complètement. De couleur cendrée tachée de
noir, elle a les pattes longues, annelées de noir et de blanc.
Sa chenille, d'un vert pâle à tête noirâtre, présente trois
raies longitudinales blanchâtres de chaque côté de la ligne
dorsale qui est verte. Elle se montre avec les premières feuil
les. Quand on les voit tordues en forme de cornets et liées en
paquets par des fils de soie, si on ouvre les cornets on y
trouve une petite chenille; c'est la larve de la phalène hiémale.
Cette chenille attaque les feuilles et les fleurs, et ses rava-
ges sont tels que nous avons vu souvent des vergers complè-
tement dévastés, les arbres n'ayant plus que les nervures ou
squelettes de feuilles, ce qui a fait dire à beaucoup de
cultivateurs qui ne se rendaient pas compte des causes du
mal, qu'un coup de vent avait brûlé leurs pommiers.
Ces chenilles ont achevé leur croissance et leurs dégâts
vers le milieu du mois de juin; elles descendent alors des
arbres par un fil de soie qu'elles sécrètent à la façon des arai-
gnées, et s'enfoncent à quelques centimètres sous terre où
elles ne tardent pas à se transformer en chrysalides : elles en
sortent papillons au mois de novembre.
C'est alors que, par une chaude journée, on voit, entre le
coucher du soleil ella nuit, les femelles de c/2éma/o6/egrimper
par centaines sur le tronc des pommiers, tandis que les mâles
voltigent aux alentours. Les femelles se portent vers les
extrémités, où a lieu l'accouplement. Souvent même, il se
produit dès le pied de l'arbre et l'on voit les femelles grimper
au tronc en remorquant les mâles.
Les femelles pondent chacune de 100 à 200 œufs à proxi-
mité des bourgeons, et les fixent à l'aide d'un enduit qu'elles
sécrètent et qui l"s fait adhérer fortement à la branche. Ces
œufs passent ainsi l'hiver, garantis contre les intempéries
par les parasites végétaux (mousses et lichens) du pommier.
L'éclosion a lieu sous l'influence des premières chaleurs du
printemps.
89-^
Mesures à prendre pour arrêter les dégâts.
Il y en a de deux sortes, qu'on ptuit appeler : Moyens pré-
servateiD'S et moyens destructeurs.
Les moyens préservateurs préviennent l'éclosion des
chenilles et, par suite, les ravages qu'elles causent.
Le meilleur moyen préventif consiste à disposer antour de
chaque tronc, à une hauteur de 1"aO, une bande de papier de
la largeur de la main, que Ion recouvre d'un enduit gluant,
de telle sorte que les femelles ne puissent la franchir sans y
rester collées. Celte ceinture, dont on a préalablement gratté
la place pour qu'elle adhère bien, reste fixée c\ l'arbre pen-
dant toute la durée du vol (mois de novembre), en collant un
bout de la bande sur l'autre qui a reçu un peu de goudron.
Après de nombreux essais, voici l'enduit à cAcmaio6/e auquel
je me suis arrêté comme étant le plus avantageux; il reste
poisseux pendant io jours et si la montée des papillons n'est
pas arrêtée par les gelées, il suffit tl'une seule couciie pour la
saison; en outre, il ne revient guère qu'à fr. 05 par arbre :
Pour un kilogr. d'enduit, mélanger sur feu doux : goudron
de Norwège, 8 hectogrammes; vaseliue rouge, I hectogramme;
liuile de ricin, I hectogramme.
Il est bon d'enduire préalablement les bandes de papier,
faites de vieux journaux, de goudron qu'on laisse sécher
pour empêcher la perméabilité. Onapplique ensuite l'enduit.
J'ai remarqué, comme il est dit plus haut, que les papillons
nielles ne s'envolent pas tous sur les branches, mais qu'un
certain nombre grimpent aussi sur le tronc où ils recherchent
les femelles pour l'accouplement. D'ailleurs, les uns et les
autres se prennent sur la matière gluante et il n'est pas rare
de trouver le matin 150 insectes de chaque sexe pris au piège
pendant une seule nuit, sur un même arbre.
Des femelles que j'ai mises en observation après la fécon-
dation ont pondu de 150 à 200 œufs. N'est-il pas elïrayant de
savoir que 50 seulement de ces insectes peuvent mettre
10,000 chenilles sur un arbre ?
- 90 —
Moyens destructeurs.
Lorsque les mesures ci-dessus n'ont pas été prises, les
chenilles apparaissent au mois de mai. Alors il faut agir
promptement et les détruire sur l'arbre, si l'on veut éviter les
ravages.
On y réussit assez facilement par les arrosages, l'emploi
des liquides insecticides étant devenu facile à l'aide du pul-
vérisateur. Nous avons essayé divers ingrédients des plus en
vogue; celui qui nous a donné le meilleur résultat est l'eau
pétrolisée à 2 à 3 0/0. Cet insecticide est d'une edicacité
incomparal)le.
On détruit encore les chenilles et même l'anthonome par
des fumigations de soufre ou de goudron. Pour cela, on fait
fondre du soufre en canon et on trempe de vieux chilïons
dedans; puis on les attache avec du fil de fer au bout d'une
gaule, on y met le feu et on les promène, par temps calme,
entre les branches des pommiers. On agit de même avec un
vieux seau garni de goudron allumé. Dans ces deux cas, il
faut étendre sous l'arbre une toile d'une grandeur suffisante;
les insectes asphyxiés ou engourdis tombent dessus, on les
ramasse et on les jette, morts ou malades, dans un baquet
d'eau.
Un autre moyen très eflkace est celui qui consiste à secouer
les arbres, comme nous l'avons dit plus haut pour l'antho-
nome. Ce procédé que nous avons essayé, nous a permis de
constater sur un arbre de moyenne force, la présence de 7,000
chenilles. Dans de nouveaux essais, nous avons reconnu
qu'au lieu de tendre des toiles, il suHit de secouer les pom-
miers le matin et de faire suivre les opérateurs par les
volailles, qui sont très friandes de chenilles; au sortir du
juchoir, elles n'en perdent pas une seule. Cette chose, qui est
très facile dans le Pays-d'Auge où toutes les cours (nom que
l'on donne aux vergers), sont coutiguës et raltaciiées à
l'habitation du cultivateur, pourrait paraître impraticable
dans la Manche, où les champs sont souvent dispersés. Rien
n'est cependant plus commode si l'on veut bien se servir,
comme nous l'avons vu dans plusieurs endroits, du poulailler
91 —
roulant que l'on coniluitaux cliamps le matin, soit pour le
glanage, soit pour la destruction du ver blanc et autres insec-
tes mis par la charrue à découvert, et que l'on ramène le soir
à la ferme. Ce poulailler est plus ou mofns artistique; le plus
souvent il est fait d'une vieille voiture. aménagée pour rece-
voir la basse-cour. Ses habitants le reconnaissent où qu'il
soit et y rentrent le soir, aux champs comme à la ferme.
Dans la période de la chématobie et de l'anlhonome, de
1889 à 1894, j'ai tenu continuellement les cultivateurs en
éveil, en faisant passer dans 80 journaux de la région pomo-
logique des notes indiquant le moment des travaux et les
soins à donner aux arbres fruitiers, chaque fois qu'il y avait
lieu de s'en occuper, et je sais que les journaux de Cherbourg
ont inséré ces notes.
Enfin, grâce à un travail persévérant, la chématobie avait
disparu de notre région en 1894; il en était à peu près d9
même de l'anlhonome; nous disons à peu près,carcet insecte
étant plus difficile à détruire, il en existe toujours; mais
depuis quelques années, ses dégâts n'ont pas été sensibles
dans le Pays-d'Auge. Il n'en a pas été de même de la chenille
de Vhiiponomeule.
En 1896, j'engageais les cultivateurs à se mettre en garde
contre une chenille encore inconnue qui attaquait nos pom-
miers. Au commencement de juin 1897, je faisais passer dans
les journaux une note qui, après avoir rappelé les dégâts
causés par les précédents parasites, disait : « A peine étions-
nous vainqueurs de ce fléau qu'un autre venait apporter de
nouveau la ruine dans nos vergers ».
En 1898, j'appelais de nouveau l'attention, disant : « Ceux
qui ont suivi nos conseils l'an dernier s'en sont bien trouvés;
malheureusement le nombre des hommes d'action a été trop
restreint et si l'on n'apporte, cette année, un prompt remède
au fléau qui nous menace, les dégâts causés par la terrible
chenille seront désastreux.
Vous conviendrez avec moi, Messieurs, quand je vous
aurai donné connaissance de l'étude que j'en ai faite et des
expériences auquelles je me suis livré, que la guerre que je
92 -
demandais de faire à cet insecte, qui ruinait notre contrée,
n'avait rien d'efïrayant; que la chose était facile en somme et
ne demandait qu'un peu de travail et de bonne volonté, ce
qui vaut inliniment mieux que de rester indilïérent et les
bras croisés devant le mal, sous prétexte que ce fléau ne
revient que tous les 50 ans et disparaît tout seul; ou encore
que le gouvernement que nous avons trop l'habitude de
considérer comme une Providence, nous accordera, lorsque
notre agriculture sera trop en souffrance, quelque maigre
secours ou quelque dégrèvement d'impôts qui ne seront
qu'un coup d'épée dans l'eau auprès des pertes que nous
aurons subies.
L'HYPONOMEUTE DU POMMIER
C'est vers le mois de mai 180G que j'ai reconnu, en visitant
les vergers des environs de Lisieux, la présence sur les pom-
miers d'une chenille n'ayant aucune ressemblance avec celle
de la chémalobie.
La vue de ce nouvel insecte m'ayant fait prévoir de nou-
veaux désastres, je résolus d'étudier ses mœurs et de suivre
ses pérégrinations, comme je l'avais fait pour les pr-écédents
parasites. Dès lors, j'en fis provision et j'en déposai quelques
centaines sur des branches vertes de pommier maintenues
dans un baquet d eau, et que je renouvelais à mesure qu'elles
étaient dévorées.
La surveillance continuelle que j'ai exercée sur ces insec-
tes pendant deux mois me permet d'en donner la description
suivante : Les chenilles, fileuses de premier ordre et longues
de 13 à 14m/m^ assez petites, ont la tète noire, le ventre
verdàtre, les parties supérieures brunes avec des taches
rondes d'un noir velouté sur le dos. Pendant environ un
mois, elles rongent les feuilles avec avidité. Cependant, au
début, elles ne recherchent que les parties tendres du paren-
chyme, laissant toutes les parties fibreuses; mais bientôt leur
appétit augmente avec leur développement et, rassemblées
par groupes de 30 à iO sur chaque feuille, elles les dévorent
une à une, n'y laissant que quelques grosses nervures. Lors-
93
que leur croissance est achevée, vers la mi juin, elles se
rassemblent en pelotes grosses comme des œufs, quelquefois
comme le poing, et, suspendues la tête en bas dans les bran-
ches, ou descendues jusqu'au pied du tronc, elles s'enferment
dans un cocon blanc et se transforment en chrysalides.
Quinze jours après, les papillons sortent. C'est donc dans la
première quinzaine de juillet que ceux-ci apparaissent, et il
est assez curieux de les voir, au lever du soleil, voler par
milliers autour des pommiers.
L'IIyponomeute est un petit papillon blanc, mince et allon-
gé. La femelle, un peu plus volumineuse et plus courte que
le mâle, a une longueur de IS"/" de la tête à l'extrémité des
ailes qui recouvrent complètement l'abdomen. Les deux
insectes qui, d'ailleurs, se ressemblent, ont les ailes supé-
rieures ponctuées de trois lignes parallèles de points noirs,
tandis que les ailes inférieures sont noirâtres.
Ici M. Nicollet fait observer que cet insecte n'est pus inconnu
dans la région de Cherbourg, qu'il a vu sur les haies d'épines
des chenilles et des papillons répondant absolument à la descrip-
tion qui vient d'en être faite.
En effet, le papillon et la chenille de l'aubépine ressem-
blent tout à fait à l'hyponomeute du pommier, et il n'y
aurait rien de surprenant à ce que l'insecte émigré de l'un
sur l'autre; c'est pour cela que les cultivateurs ont tout inté-
rêt à détruire les chenilles des haies d'épines où elles sont
plus faciles à atteindre que sur les pommiers.
L'accouplement a lieu environ 8 jours après la sortie des
papillons; une dizaine de jours après sa fécondation, la
femelle dépose, en forme de masse allongée, une centaine
d'œufs sur l'écorce des branches, puis elle meurt. Au prin-
temps de l'année suivante, les œufs éclosent. A ce moment,
lorsqu'on voit apparaître sur les branches du pommier à
peine feuillues, des toiles de soie blanche, on est certain que
la jeune chenille commence ses ravages. Ces toiles s'étendent
avec une grande rapidité et l'arbre ne tarde pas à être
entouré d'une sorte de voile qui, aux rayons du soleil, le
>xiv.
94 —
fait ressembler à une boule de neige. Les cbenilles, en mon-
tant et tlescenckint sur le tronc du pommier, finissent par
l'envelopper d'un magnifique bas de soie.
La chenille de l'hyponomeute a causé dans le Pays-d'Auge
et dans diverses régions [nous ravims rencontrée dans le
centre de la Manche et les journaux la signalent dans plusieurs
départements cidrlcoles), des dégâts assez sérieux pour attirer
l'attention des cultivateurs. Tout fait prévoir que les ravages
de cet insecte, si l'on n'y met ordre, deviendront considé-
rables. Ces faits et ces prévisions m'ont conduit, tout en
étudiant ce nouveau parasite, à faire un certain nombre
d'expériences qui me permettent aujourd'hui de donner
quelques moyens sûrs et pratiques de destruction.
D'abord, il faut enlever, à mesure qu'elles apparaissent,
les toiles avec un balai de houx. Ensuite, on saupoudre les
arbres, le malin, à la rosée, avec de la chaux vive tamisée.
Pour cela, on pourrait se servir d'un soufïlet, à la façon des
vignerons; mais il est plus simple de passer autour des pom-
miers avec un banneau rempli de poussière de chaux que
l'on projette sur les branches à pelletées.
— Ici M. le Président demande si cette chaux n'endom-
mage point les feuilles.
— Non, elle ne fait que les vivifier, et de plus la petite
quantité qui tombe par terre n'est pas perdue puisqu'elle
continue à améliorer le sol.
Cette chaux, sous l'action de la rosée ou d'une fine pluie,
s'éteint sur les chenilles et détruit instantanément toutes
celles qu'elle touche. Eviter d'opérer par temps de grande
pluie qui enlèverait la chaux trop vite.
2° On réussit également par arrosages à l'eau pétroles,
comme pour la chenille de la chématobie, que l'on détruit
aussi avec la chaux.
Ou encore les chenilles de l'hyponomeute étant toujours
rassemblées en bandes, en versant, à l'aide d'une burette,
une goutte ou deux de pétrole dans chaque nid.
3° Voici maintenant pour les négligents, c'est-à-dire pour
ceux qui ont laissé, avant de les détruire, les chenilles dévo-
rer leurs pommiers. Ce dernier moyen est, du reste, le plus
9o -
pratique. Ces insecles, s'amassant, au moment de leurs
métamorphoses, en pelottes ressemblant à des œuf'^, sur les
branches, voire môme au pied des arbres, rien n'est plus
facile, aussitôt qu'on voit apparaître les boules blanches, que
de les enlever et de les brûler. Comme la transformation
dure au moins 13 jours, on a tout le temps d'agir. Si le mal
est fait pour l'année, on a la certitude d'être préservé des
chenilles pour l'année suivante.
Je vous ai dit avoir trouvé 7.000 chenilles de chématobie
sur un pommier, ce qui est un nombre respectable; j'ajoute
que j'en ai compté 15.000 d'hyponomeute sur un arbre de
moindre importance.
Compter 15.000 chenilles n'est pas facile, direz-vous.
Cependant, c'est bien simple. Voici comment j'ai procédé ;
J'ai fait cueillir par un enfant, ce qui n'a pas demandé un
quart d'heure, les chrysalides d'un pommier de 7 à 8 ans de
grelïe, alin de me rendre compte du nombre des chenilles
qui l'avaient dévoré : il n'avait plus une feuille.
Après la cueillette, j'ai rais dans la balance une boule de
cocons, grosse comme un tout petit œuf; elle pesait 4 gram-
mes et contenait 200 nymphes, soit oO chenilles par gramme
et comme il y avait 300 grammes de chrysalides, cela faisait
bien 13.000 dans un tout jeune arbre. Il n'en fallait pas tant
pour l'anéantir. Et dire que de ces 13,000 nymphes, il serait
sorti 7,300 femelles de papillons pouvant, au bout de quelques
jours, pondre chacune une centaine d'œufs qui, à leur tour,
auraient donné 730,000 chenilles. Tel est le produit d'un
pommier ! N'est-ce pas effrayant et ne serait-il pas extraor-
dinaire de voir nos cultivateurs et nos jardiniers rester les
bras croisés devant un pareil fléau ?
Que tous donc se mettent à l'ouvrage et agissent de con-
cert, là où le besoin s'en fait sentir; que les plus vigilants
prennent l'initiative et entraînent les indifférents, et bientôt
nous verrons tous nos vergers débarrassés de ces ennemis
qui nous ruinent, et nous serons sûrs de boire encore long-
temps, comme on le dit en Normandie, un bon coup de gros
hère qui, comme à nos aïeux, nous fera chanter la chanson
de François Bazin :
~ 9G —
Ah ! qu'il est bon
Le cidre de Normandie,
Mais aussi Vaime-t-on !
Que sa couleur est jolie^
Ah ! pour nous,
Qu'il est doux.
Tout Normand en boira
Oui tant qu'il vivra.
De cette délicieuse boisson dont un poète normand, Olivier
Basselin, disait il y a 4 siècles :
O plaisir des gosiers
très doux j lis de la pomme !
Prions pour le bonhomme
Qui planta les pommiers.
Et maintenant, Messieurs, qu'il me soit permis en termi-
nant, de faire appel à nos Sociétés normandes d'IIorlicuUure
et d'Agriculture, dont l'un des buts doit être de protéger
l'industrie cidricole, l'une des richesses de notre région, et
de leur demander d'encourager la destruction des parasites
du pommier, en accordant des primes aux agriculteurs et
aux jardiniers qui apporteront le plus de soin à ce travail.
D. Desplanques,
Instituteur à Beuvillers, près Lisieux [Calvados).
Cette causerie a été accueillie par de chaleureux applau-
dissements.
Proclamé à la lin de la séance et à l'unanimité sur la pro-
position de M. le Président Corbière, membre correspondant
de la Société d'Horticulture de Cherbourg, M. Desplanques a
ajouté :
Messieurs,
Je vous remercie de l'honneur que vous me faites.
Cet honneur me crée un devoir, celui de tenir votre
Société au courant des choses de notre région lexovienne
qui pourraient l'intéresser. C'est ce dont je me ferai un
plaisir quand l'occasion s'en présentera.
— 97 ~
Extraits de Lettres de M, Lefauconnier.
26 juin 1901.
Une daine de Trouville m'a donné, l'autre jour, 2 pommes
de Heinelle (le Caux et 2 pommes de Reinette grise américaine
parfaitement conservées; j'ai encore 3 de ces pommes, à
l'abri de la lumière, dans un placard, afin de voir, par moi-
même, jusqu'à quelle date je pourrai les conserver.
J'ai fait la connaissaiice à Trouville d'un pomologiste
distingué, M. Truelle, pharmacien de l^o classe, officier
de l'Instruction publique. Il a décrit 400 variétés de pommes
à cidre et connaît les variétés Médadle d'or et Pommes
Cherbourg II connaît M. Latour de Surville qui avait présenté
une collection des pommes à cidre à njtre Exposition de 1897.
* «
31 août 1901.
Aujourd'hui, j'ai encore deux pommes de table bien
conservées, un peu flétries seulement : une Reinette de Caux
et une Reinette d'Anu'rique (mais je ne suis pas sur du nom
de cette dernière). Ces deux pommes m'ont été données, il y
a deux mois environ, par une dame de Trouville qui réussit
à conserver des fruits très longtemps, en les plaçant dans
des placards, à Vabrl de la lumière. J'^ii suivi son conseil et
j'ai obtenu, comme vous le voyez, le même résultat; j'espère
pouvoir les conserver jusqu'au 1°'' octobre, car aucune de ces
deux pommes n'est encore tachée.
J'ai vu et goûté chez un amateur, il y a un mois environ,
de jolies poires de /iewrre G2//a?r/. La variété est à cultiver.
Je le reconnais de plus en plus.
- 98 -
Quoique éloigué de vous, je m'ioleresse à la prospérité de
notre société, à laquelle je deuieure attaché par le cœur;
aussi, je me ferai un plaisir de vous tenir au couraut de tout
ce que je croirai devoir vous intéresser. Les jardins de
Deauville et de ïrouville sont vraiment ravissants depuis
deux mois. Ce n'est que parterres de fleurs {Pelargoniums et
Bégonias en particulier, sans parler des Rosiers). On voit que
la richesse et le goût résident dans ce joli pays,
*
* *
2 novembre 1901.
Aujourd'hui j'ai encore en bon état de conservation deux
pommes de table de l'année dernière : Beinelle de Caux dont
la peau est ridée et une Reinette verte dont la peau est lisse
et bien conservée. On dirait presque, pour cette dernière,
une pomme de l'année. La dame qui me les a offertes au
commencement d'octobre en conserve longtemps, comme je
vous l'ai déjà dit.
Ma récolte de fruits n'est pas merveilleuse cette annnée;
j'ai eu, cependant, dans mes jardins à Réville quelques belles
poires des variétés suivantes : Souvenir du Congrès, Bonne
d'Ezée, Mme Trejjve, Séndtcnr Vaisse, Grosse figue, America,
Doyenné du Comice et Doyenné du Comice panaché, Louise
bonne d'Avranches et Beurré flardg sans oublier le Beurré
d'Aremberg et la Crassane. A propos de cette dernière variété,
j'en ai vu des fruits magnifiques chez M. Croix-Doré, l'un des
adjoints de Trou ville, l'un do mes amis, car nous avons les
mômes goùls, ainsi que M. Truelle. J'ai fait analyser à ce
dernier le jus d'une pomme douce à cidre, Greffe de .Monsieur
ou de Monsieur (de notre propriété), dont fait mention dans
son ouvrage Julien Le Paulmier. Nous croyons tous les deux
qae c'es,y\n vraie Pomme de Monsieur dont parle cet auteur.
Mais revenons à nos poires de Crassane. AL Croix-Doré m'a
olîert quatre superbes poires de Crassane; j'ai fait peser la
plus belle, C(! matin; elle pèse 310 grammes Je n'ai jamais
vu d'aussi belles poires de Crassane.
99 —
J'ai visité dimanche dernier le jardin fruitier du Château
de Trouville, la propriété de Mme Dicota-Monvirol; j'y ai vu
des espaliers et conlre-espaliers magnifiques; j'ai admiré
surtout 2 espaliers, un Beurré d'Aremberg d'une longueur de
U mètres environ et un Passe-Crassane lIq 10 à iSmèlres. Les
fruits de ces deux variétés étaient très beaux cette année et
j'ai pu m'en rendre compte au fruitier. J'ai rapporté de mon
excursion 2 poires, une poire de Passe-Colmar, très joli fruit
du poids de 410 grammes et une poire d'une variété que je
ne connaiseais pas, le Trésor du Printemps, variété qui se
conserve facilement jusqu'à la fin d'avril, m'a dit le jardi-
nier. Il est bien entendu que ce n'est pas une poire à cuire,
mais une poire fondante dans le genre de VOllvkr de Serres,
comme goût. Comme forme, elle se rapprocheraitdu Doyenné
d'hiver, mais ce n'est pas certainement un Doyenné d'hiver,
la peau en étant moins rude et le pédoncule plus long.
J'ui aussi au cours de cette visite, fait la connaissance d'une
belle poire que je ne connaissais pas, le Lectier. MM. Baltet
frères, dans leur catalogue de cette année, la décrivent ainsi ;
Variété Le Lectier, fruit gros ou presque gros, très bon, dé-
cembre-février.
„ * ..
M février 1902.
J'ai oublié de vous dire que j'ai eu cette année plusieurs
poires de Bon chrétien turc ou Duvernois, dont le poids attei-
gnait près de 600 grammes.
Hier dimanche, le thermomètre est descendu cà 15° au
dessous de zéro à Deauville, sur la rive gauche delà Touques,
en face ïrouville; il est vrai qu'il n'y avait pas de vent, ce
qui rendait le froid assez supportable.
— 100 —
NÉCROLOGIE
Nous avons la douleur designaler le décès, depuisla publi-
cation du dernier Bulletin, de :
M™o Cabart-Danneville, dame palronnesse;
Et de :
MM. Berger, Retraité de la Marine;
Eguay, Marchand -bi m belotier,
Herclat, Receveur de la Caisse d'Epargne;
Le BouTEiLLER, Notaire;
Le Briseur, Agent d'assurances;
Roux, Chef de Bataillon en retraite;
Soin, Propriétaire;
Membres titulaires.
Tous ces Sociétaires s'intéressaient vivement à la Société;
plusieurs en faisaient partie depuis de longues années, entre
autres MM. Herclaf, Le Briseur, Roux et Soin, et plusieurs
prenaient part fréquemment aux travaux et îiux séances
mensuelles. Aussi avons-nous été vivement peines en appre-
nant leur mort.
M. Roux était voisin du jardin de la rue Montebdlo, où on
le rencontrait parfois; beaucoup d'entre nous avaient été
particulièrement à môme d'apprécier son caractère aimable
et bienveillant, dont il avait d'ailleurs donné des preuves
lorsqu'il était Commandant de hi Garde nationale de Cher-
bourg en 1870 et 1S71.
>♦ i>» » ■
— lui —
Membres admis depuis le \ ' Mai 1901
Dame Patronnesse :
Madame Le Rendu, rue Montebello. n'^ 09.
Membres Titulaires :
xMM, Baudry, Lieutenant de Vaisseau, rue Montebello, 70.
Besselièvre, Maire d'Octeville, rue Sadi-Carnot.
Bertaux, Négociant, rue du Bassin, 32.
Bernon, Hôtel de France, rue du Bassin.
BiGANT, Capitaine de Vaisseau en retraite, rue Jeanne-
d'Arc, M.
Bizardel, Dr Médecin à Octeville, rue Sadi-Carnot.
Blondel, Professeur de Gymnastique, rue de la Pou-
drière, 96.
Bonnet, Professeur de Musique, rue de la Marine, 22.
CHRÉriEN, Professeur au Lycée, rue Loysel, 25.
Chrétien, Gardien du Cimetière, rue de la Duché, 11o,
Cléret, Représentant de Commerce, rue St^-Honurine,
33.
Delacour, Edmond, Commis de la Marine, rue Contant,
10 bis.
Dieulouard, Vice-Amiral, Commandant en Chef, Préfet
Maritime.
Drouin, Capitaine de Vaisseau en retraite, à Octeville.
DcBOST, Libraire, rue de la Paix, 45.
DuMoncel, Cultivateur au Caplain, Tourlaville.
Dupont, Hyacinthe, imprimeur rue de la Fontaine, 49.
XV.
- i02 -
DuREL, Agent de Ire classe du Commissariat de la Ma-
rine, rue de la Bucaille, 109.
DuREL, Pierre, Négociant, rue du Rivage, 2.
FÉRON, Jacques, Négociant, rue du Val-de-Saire, 25.
Frigoult, Restaurateur, rue du Val-de Saire, 11 .
Fla.mary, Négociant, rue François-Lavieille, 9.
FouRNiER, Receveur des Postes, rue Gambclta.
Foret, Conlrc-Amiral, rue Bonhomme, uG.
Hochet, Louis, Propriétaire, rue de Russie, 4.
Jacques-Le Seigneur, Commissaire principal de la Ma
rine, rue Hélain, 93.
Le Blond, Alexandre, Propriétairc-Maraîclier à Tour-
laville.
Le Bourgeois, Commis banquier, rue Sainte Honorine,
CI.
Le Chevalier, Adjudant d'Infanterie de Marine, rue
d'Inkermann, 25.
Le Flamand, Négociant, place de Tourlaville.
Le Ménager, Officier d'Administration en retraite,
Conseiller Municipal à la Glacerie.
Le Mière, Henri-Albert, Marchand de cidre en gros,
rue des Carrières, 9.
Le Monnier, Louis, Marchand de Nouveautés, rue
Grande-Rue, n" 33.
Lenavettier, Inspecteur de la Compagnie d'assurances
La Foncière, rue du Val-de-Saire, 36.
Le Pont, Lucien, Négociant, rue Cachin, 40.
Lepetit, Loueur de voitures, rue de la Bucaille.
Lesage, Chef machiniste au Théâtre, rue Louis-
Philippe, 7.
Letellier, Entrepositaire à Tourlavil!t\
Le ïouzé. Commissaire de Marine, rue Montebello,
41.
103 -
Levkque, Négociant en faïences, rue au Blé, \3.
LiOT, Frédéric, restaurateur, rue de Tourville.
LoHEN, Conseiller municipal, rue des Ormes, 38 bis.
Madelain, Greffier des Tribunaux Maritimes, rue Asse-
lin, 83.
iMoNiNOYE, Propriétaire, rue Dujardin, 9.
Or.ange, Propriétaire, rue Sainte-Honorine, 82.
Pezet, Commis du Commissariat de la Marine, rue
Montebello, 9.
PoNTus, Henri, Négociant, rue Louis XVI, 9.
Prével, Alphonse, Restaurateur, place du Château, 9.
Rebuffet, Huissier à Octeville, rue Sadi-Carnot.
Rey, Capitaine de Frégate, rue Montebello, 60.
Sanson, Marchand de meubles, rue de l'Aima, 4?.
Tardif, Agent d'aiïaires, rue Emmanuel-Liais, 76.
Tesson, Alfred, Impasse Gouberville, 3.
Thomas, Horticulteur à Valognes.
TouTAiN, Désiré, Limonadier, quai de Caligny, 54.
Vranken, Capitaine de vaisseau en retraite, rue
Montebello, 40.
Membres correspondants ;
Bois, Professeur au Muséum d'histoire naturelle à Paris.
Desplanques, Instituteur à Beuvillers, près Lisieux
(Calvados).
-*<-
Horticulteurs, Jardiniers & Marchands de Graines
DE CHERBOURG
MEMBRES
DE LA SUCfÉTK D'ITORTICULTUUE
-r-«<^ar<îï*îi^iss>'»—
MM. BALMONT, horticulteur-fleanste, rue de l.i Duché, 48.
BUHOT, piimeui-iste, rue Vintras, 30.
CAVRON (Léon), horticulteur-fleuriste, ru3 Asseliu et rue Gam-
bettii, 12.
• CHRÉTIEN, horticulteur-fleuriste, rue de h Duché, 115.
FONTAINE, horticukeur-maraîcher et marchand de graines, rue de
Sennecey, 74.
GOSSELIN, horticulteur-maraîcher prlmeuriste, rue du Val-de-
Saire, 124.
GIRARD, jardinier, rue de la Polie, 121.
HALOPÉ-CAVRON, horticulteur-fleuriste, rue de la Fontaine, 14.
LE PELLETIER, horticulteur-fleuriste, rue de la Duché, 70.
LE TERRIER, marchand de graines, rue Gambetta, i bis.
LE TULLTER, jardinier, entrepreneur de jardins neufs et de cons-
truction . de rochers artificic'ls, rue Amiral-Courbet, 32.
LEVÉEL aîné, horticulteur-fleuriste, rue delà Duché, 109.
POIGN.\NT, marchand de graines^ place de la Fontaine, i bis.
BULLETIN
DE LA
r r
SOCIETE D'HORTICULTURE
DE
34^ ANNEE
ANNÉE 1902
^i^
CHERBOURG
IMPRIMERIE l'hOTELLIER, PLAGE DU CHATEAU ET RUE DU BASSIN, iG.
1903
BULLETIN
DE LA
SOCIETE D'HORTICULTURE
DE
CHEFlSOUr^G-
34^ ANNEE
ANNÉE 1902
" (iAKDBN
CHERBOURG
IMPRIMERIE l'hOTELLIER, PLACE DU CHATEAU ET RUE DU BASSIN, 16,
1003
A.\^I S
Les opinions exprimées dans les rapports et mémoires
insérés au Bulletin sont personnelles aux auteurs.
Le Comité de Rédaction peut autoriser l'insertion au Bulletin
de tout article, que son auteur soit membre de la Société ou
qu'il y soit étranger.
CONDITIONS D" ADMISSION
Pour être admis à la Société, il faut être présenté par
un membre de la Société et agréé par le Bureau. La cotisa-
tion annuelle est de 5 fr.
Chaque membre reçoit gratuitement le Bulletin.
RÉUNIONS
Les séances ont lieu le premier dimanche de chaque mois, à
/ h. 112 après-midi, au siège de la Société, rue Montcbello, il.
Les ordres du jour sont portés à la connaissance des socié-
taires par la voie des journaux. Q;u7ni /'/ // a lieu, des convocations
sont adressées à domicile. La séance de janvier, consacrée aux élec-
tions annuelles, a lieu, par anticipation, le dernier dimanche de
décembre.
Les leçons d'arboriculture, de floriculture et de botanique,
annoncées par la voie des journaux, sont données au jardin
spécial de la Société, 10, passage des Jardins (entre les rues de
la Duché et delà Polie), ou bien au jardin delà rue Montcbello
et dans la salle des séances.
Membres d'Honneur de la Société.
M. lu Sous-Préfet de l'Arrondissement.
M. le Maire de Cherbourg.
Présidents d'honneur { M. Le Jolis, Directeur de la Société des Sciences
natu relies. C^^I., Membre fondateur de la Socié-
té d'Iiorticulture en IS44.
Président honoraire : M. le Docteur Rrnault, ^1|, Maire de Clierbour<>.
Trésorier honoraire: M. Orange, agent comptable de la Marine retraité.
Membres du Bureau pour 1903.
Président: M. Courière, 111., professeur de sciences naturelles au
Lycée, rue Asselin, 70.
I Levesque, )i^, négociant, pi. de la Fontaine, 8.
\ DuTOT, Vè L, Adjoint au Maire, rue Montebello,
! o6. ' '- ' ^
Hehvieux, propriétaire, rue de l'Aima, 26,
Macé, Adrien, négociant, rue de la Duché, 37.
1 Le Cahpentier, avocat, rue de l'Aima, il.
PiARD, marchand de nouveautés, rue du Châ-
teau, 7.
M. Le BrettevilloiS, secrétaire en chef de la Mairie, rue
Jeanne-d'Arc. 28.
Secrétaire : M. Lelièvre, Paulin, ^i^, rue de la Polie, 18.
Secrétaires- ^ Thommi.v, commis de" la Marine, rue Cachin.
adjoints, MM. I Leterrier, marchand de graines, rue Gambetla, 13.
liihliolhécaire : M. Noyox, impasse Dorival, place de la Fontaine.
Bibliothécaire-adjoint : M. GAVRON,Léon, >§, horticulteur, rue Gambelta.
Commissions permanentes.
Vice-Présidents, MM.
Conseille rs d 'a d m i n i s
tration, MM.
Trésorier
CLLTL'RES D UTILITÉ.
(M. Levesque .^, Président).
M.M. DÉPiNÉE, propriétaire.
Hernaiu), |)r()i)riélaire.
Salley, ^, ingén'' des Ponts
et Chaussées en retraite.
Robin ^, agent compt. princ.
(le la Marine en retraite.
Lalisel, ^, bijoulirr ( I ).
CULTURES d'agrément.
(M. DuTOT, p I., Président).
MM. Leparmentier, propriétaire.
Legrin, CJ, avocat.
RossEL,l|,agenl du Commis-
sariat de la Marine en reti'^'.
Nicollet, Q L, professiHir
en retraite.
Drouin, ^ 0., capitaine de
vaisseau en retraite.
Comité de Rédaction.
M. Corbière Çà I., Président; L e Carpentier, Vice-Président; MM. les
Membres du Bureau; M. Nicollet, 1| I.
Directeur du jardin : M. IIkrvieux.
Professeur d'arboriculture : M. Levesque f^.
Jardinier de la Société et Professeur de lloriculturc : M. Letullier.
Délégué pour ccmvoquer aux inhumations des sociétaires: M. Le
Parmentier, propriétaire, rue Asselin, 73.
(I) En remplacement de M. LiirAcr.oN.\n'.ii, administrateur de 1" classe de
riascription Maritime, appelé à servir à Trouville, et devenu membre corres-
pondant de la Société.
BULLEïIiN DE 1902
TABLE DES MATIÈRES
Pacjes.
Composition du B'jrcaii el des Commis -
sioas permaoeoles pour l'anuée 1903. 3
P. Lelièvre. Extraits desprocès-verbaux des séances
de l'année 1902 o
id. Rapport du secrétaire sur la situation
et les travaux de la société 25
Revue des publications reçues :
Robin I. Cultures d'.utilité 29
A. RossEL II. Cultures d'agrément 39
Levesque Exposition d'Alençon (S juin 1902). .. . 4'i
Desplanques — de Lisieux (26 juillet 1902).. 49
H. Leterrieu — de Coulances (lî) nov. 1902), o6
id. Listes des chrysanthèmes remarqués à
l'exposition de Coutances 65
Visites de cultures de narcisses :
Ed. LeCarpentier I. Chez M. Buhot, à la Micioterie. . "0
id. II. Chez M^'Tanguy, à Marlinvasi. 76
Legrin Excursion à Valogoes et à Tamerville 79
Le Parmentier Visite chpz M. le commandant Drouin 85
A. RossEL — des jardins de MM. Bénard et
Néhou 88
Legrin Les chrysanthèmes de M.Léon Cavron 89
id. — de M. Girard 91
Barbey Le pommier à cidre non greCfé 92
Levesqle Notre jardin d'arboriculture 96
LEFAUC9NNIER Extraits d'une lettre sur l'exposition
de Lisieux 99
Journal Le Lcxovien L'expositiondechrysanlhèmeset fruits
de Lisieux 100
P. Lelièvre Nécrologie 104
id. Listii générale des membres de la so-
ciété 105
EXTRAITS DES PROCÈS-VERBAUX
De l'Année 1902.
fV
SÉANCE DU 2 FÉVRIER.
Communicalions diverses; reproduction du figuier ; articles
des publications reçues.
38 membres présents.
M. le Président met à la disposition des sociétaires des
exemplaires d'une brochure qu'il avait été prié de demander
à l'auteur, M, Desplanques, instituteur à Beuvillers, près
Lisieux, brochure ayant pour litre: Insectes nuisibles aux
pommiers, poiriers, etc.
M. Leterrier n'ayant pu assister à la séanc3 a envoyé son
rapport sur l'exposition de chrysanthèmes qui a eu lieu à
V^alognes en novembre 1901. Il est donné lecture de cet inté-
ressant rapport qui est l'objet des applaudissements de
l'assistance. De vifs remerciements seront transmis à M.
Leterrier.
M Macé lit dans le Petit Journal un article sur le greffage
des plantes d'espèces diiïérentes. Ainsi un melon aurait
poussé sur un soleil; le haricot aurait été greffé sur le ricin.
M. Corbière est peu crédule au sujet de ces opérations; il
faut en attendre les résultats pour être fixé sur leur efTi-
cacité.
M, Lecarpeniier a relevé dans le Journal officiel un article
au sujet d'insectes (blastophages) qui se chargent de pollen
et fécondent les figuiers sauvages.
M. Corbière dit que la fieur du figuier est spéciale; le ré"
ceptacle est très dilaté ; les fleurs sont petites et nombreusea
à l'intérieur du réceptacle. Il est nécessaire qu'un insecte^
pénètre par l'œil de la figue pour amener la dissémination
— 6 -■
du pollen. Les fruits sont les ovaires fécondés, petits, très
nombreux, croustillants, qui existent dans le réceptacle
charnu constituant la partie comestible de la figue. Les va-
riétés cultivées doivent être peu propres à la reproduction.
M. Ilervieux ajoute qu'il a eu un figuier de semis qu'il a
trouvé par hasard chez lui. La découpure des feuilles n'était
pas la même que celle des figuiers existant dans la région;
mais ce figuier n'a pas produit.
M. Levesque dit que le figuier de Malte, à feuilles très dé-
coupées, produit rarement. 11 ajoute que les arbres de Sv^mis
sont un certain temps sans produire de fruits. Les figuiers
se trouvant à Cherbourg se multiplient par drageons avec
facilité.
Certains botanistes, dit M Corbière, ont pensé que le figuier
était indigène dans l'arrondissement de Cherbourg comme
en Bretagne.
M. Levesque a vu des figuiers à fruits noirs qui ont résisté
aux grands hivers, tandis que les figuiers à fruits blancs sont
morts.
A propos d'un article sur la conservation des raisins au
fruitier, emprunte par le Journal horticole et viticole de la
Gironde au Bulletin de la Société d'Agriculture du Var, M.
Piard dit avoir conservé du raisin jusqu'en mars.
Sont signalés par M. Levesque divers autres articles des
publications reçues :
Dans les Annales delà Société d'Horticulture et d'flistoii e
naturelle de l'Hérault, ^ur le greffage du rosier;
Dans la Revue horticole de L'Algérie, sur la collection des
vignes du Luxenibourg, qui compte 2,050 espèces se rédui-
sant à 1,200, en tenant compte des synonymes et des répé-
titions;
Dans le Bulletin de la Société d'Horticulture de Seine et-
Oise, une note sur l'ancienneté du forçage des lleurs qui était
connu, en 1680, sous Louis XIV;
J^ans la Revue horticole du 1G novembre, la description de
la poire Professeur Aupois, dont M. Levesque a reçu un
échantillon l'an dernier.
SÉANCE DU 2 Mars.
Coniînnnications diverses; moyens de combattre le tigre des
arbres ; la fraise Le Tzar ; poirier Directeur Hardij.
08 membres présents.
A propos du procès- verbal de la dernière séance, M. Her-
vieux dit que, pour la reproduction des figuiers, les boutures
donnent de meilleurs résultats que les drageons.
M. Levesque, en faisant le dépouillement des publications
reçues pendant le mois, signale dans le Bulletin de la Société
d'IIorticullure d'Orléans un article au sujet des services qui
seraient rendus par le liibou, le liérisson et le crapaud.
M Levesque fait observer, au sujet d'un article duBulletin
de la Société pomologique, que ce sont les espèces anciennes
de fruits qui sont surtout présentées dans les expositions et
qu'on y rencontre peu de nouveautés.
Dans le Bulletin de la Société d'Horticulture de la Haute-
Vienne se trouve une noie sur la gomme des arbres à noyau;
un autre sur le rosier Zépbirine Drouhin, grimpant remon-
tant.
D'après un article des Annales de la Société nantaise l'em-
ploi du lysol contre le tigre des arbres laisserait à désirer; le
jus de tabac serait préférable.
M. Rossel pense que de l'huile (n'importe laquelle) répan-
due sur les branches des arbres enlève le tigre des poiriers.
Ce moyen lui a réussi.
Dans le Journal de la Société nationale d'Horticulture de
France se trouve une note sur l'incision annulaire delà vigne.
M Levesque ne considère pas comme bonne la fraise Le
Tzar. M. Leterrier en a vu de très belles à l'exposition de
Carentan où elles oiit obtenu les plus hautes récompenses; il
a essayé cette fraise à Cherbourg, mais elle n'a pas réussi.
D'après M. Levesque, elle se couvrirait de blanc. M. Piard
répond qu'en soufrant on évite le blanc.
Dans la lîevue horticole du 16 février 1902 est signalée la
poire Le Leclier. M Levesque dit que chez lui, elle ne pousse
pas beaucoup. Est signalée également, par la même publica-
- 5-
tion, la poire Directeur Hardy portée dans la liste des bons
fruits. Au jardin de la Société, les bourgerons de ce poirier
sont brûlés tous les ans et l'arbre naanque de vigueur.
SÉANCE DU 6 Avril.
Vigne Côts précoces ; communications diverses.
41 membres présents.
Lecture est donnée dans \e Journal delà Société nationale
d'Horticulture de France ùq l'intéressant compte-rendu de
l'exposition d'borticulture qui a eu lieu à Cherbourg en juil-
let 1901, compte rendu fait par M. Codiquiez qui était venu
à Cherbourg comme délégué de ia Société nationale d'Horti-
culture ei avait été nommé Président du Jury.
M. Macé a apporté, pour être distribués par la voie du
sort, des pieds de vigneCôts précoces, mûrissant bien dehors.
Elle aurait été grelïée sur Monlicola et aurait été trouvée
dans les vignobles de la ïouraine. Ces pieds de vigne ont été
envoyés par M. Delahaye, horticulteur à Tours. M. Piard a
planté l'an dernier cette vigne qui pousse bien chez lui. M.
Macé a obtenu le 23 août, dehors, des raisins mûrs.
M. le Président donne connaissance de quelques-uns des
articles des bulletins reçus.
Dans l'une de ces publications, il est question de VEdel-
weiss qui était autrefois commune dans les Alpes et dans les
Pyrénées; très recherchée des touristes, elle tend k dispa-
raître. Cette plante se cultiverait bien.
Dans le Bulletin de la Société de Seine et-Oise, un article
traite de la conservation du raisin à l'Etat frais, à Thomcry.
SÉANCE DU 4 Mai.
Rose Persian Yellow. —Glijcine blanche. - Lilas blanc presque
nain. — Communications diverses.
43 membres présents.
M. le Président, pour répondre à une question faite à la
précédente séance, annonce que, par suite de nombreuses
9 -
admissions, le cliilïre des sociétaires est mainlenant de 312.
M. Levesque accepte d'aller, en Juin, représenter la Société
de Cherbourg, comme délégué, à l'exposition d'horticulture
qui aura lieu àAlençon.
M. le Président signale, dans le Bulletin de la Société
d'Iiorliculture de l'Orne, un rapport de M. Lemée sur l'expo-
sition de Cherbourg en 1901. Il est donné lecture de quel-
ques passages de cet intéressant rapport qui constate les
résultats obtenus par l'horticulture cherbourgeoise.M.Lemée
était venu faire partie du Jury de notre Exposition, en qua-
lité dedélégué de la Société d'horticulture de l'Orne.
M. Levesque présente une rose jaune que l'on rencontre
rarement dans les expositions, Persian Yelloiv, du groupedes
roses capucines, insultisamment cultivée. M. Pernet-Duchet,
de Lyon, dit uq sociétaire, a obtenu un hybride de cette rose
avec une remontante; il a été nommé Antoine- Dnchet.
M. Levesque conseille d'enlever les poires véreuses, c'est-
à dire attaquées par la larve de la cécydomie noire. D'autres
insectes attaquent aussi les poires.
M. Leparnientier a apporté de belles Heurs de glycine
blanche.
M. Dépinée présente des lleurs presque blanches d'un lilas
nain de Perse.
La Société a reçu des spécim;Mis d'étiquettes en verre de
M. Launay, habitant Le Perreux (Seine), étiquettes envoyées
par M. Simon, rue Hélaiu.
M. le Président fait connaître que M. Féron, négociant, rue
du Val-de Saire, olïredes graines de palmiers qu'il a reçues
des colonies,
M. Le Carpenlier lit deux très intéressants rapports : I'>sur
les cultures de M. Buhot, à la Micloterie, quartier du Roule,
à Cherbourg, et i!° sur celles de M^o Tanguy, à Martinvast.
Ces cultures, nouvelles pour notre arrondissement, compren-
nent notamment des narcisses et des anémones; elles sont
très dignes d'attirer l'attention.
En réponse à une demande de M. Ménard, M. Levesque dit
qu'il faut laisser pousser les jeunes vignes sans les tailler,
pour fortifier les racines.
- 10 —
SÉANCE DU 8 Juin.
Proposilions de M. Desplanques à la Société d'IlortkuHure de
Lisieiix. —Groseiller s greffes.— Prcsentalions et communica-
tions diverses. — Pelargonlum Emmanuel- Liais.
50 membres présents.
M. Corbière annonce que M. Féron lui a fait remettre six
grandes caisses de grainesde palmiers. Ces graines seront
essayées dans les serres du parc Emmanuel Liais Des remer-
ciements sont votés à M. Féron.
M. le Président fait connaître que la Société d'horticulture
du Centre de la Normandie orj>anisant une exposition en
Juillet, le Bureau de la Société a décidé de demander à
M. Desplanques, membre correspon lant à Bauvillers, près
Lisieux, de représenter la Société de Cherbourg comme
délégué dans le Juiy de l'exposition de Lisieux.
Quatre beaux 6(,''r/on7a.? du jardin du passage des Jardins
serontdistribués par la voie du sort à la fin de la séance.
M. Leclèrecommunique,de la part de M. Desplanques, la
copie d'un rapport d'une commission qui avait été nommée
parla Société de Lisieux pour examiner diverses proposi-
tions faites par M. Desplanquos. Ce dévoué membre corres-
pondant, après avoir relaté l'histoire et l'organisation de la
Société d'iiorticulture de Cherbourg, proposait de faire
adopter quelques mesures qu'il avait vu appliquer à Cher-
bourg; par exemple : délivrance de diplômes, adjonction au
local des séances de la Société d'un jardin d'application et
d'un jardin d'agrément. La Commission et la Société de
Lisieux ont adressé leurs félicitations à M. Desplanques et
ont adopté ou pris en considération la plus grande partie de
sesproposilions. Desremerciemenls seront adressés à .\LDes-
planques pour l'intérêt qu'il porte à la Société d'horticulture
de Cherbourg.
Le Secrétaire donne lecture d'une intéressante lettre de
M. Lefauconnier, membre correspondant, dans huiuflU' il
est question de grelïes de groseillers. Les sujet*; grelïés sont
deux groseillers à maquereau et deux groseillers à grappes
Il —
qui ont des fruits pour la première fois et ressemblent
comme forme à des rosiers; les fruits sont beaux et assez
n.jmbreux. D'après les renseignements fournis par M. Flé-
chelle, horticulteur-fleuriste à Deauville, qui a vendu ces
arbustes, les greffes ont été faites sur Uibes sanguineum.CQiio.
culture se fait en grand en Hollande. On pourrait choisir
tiussi comme sujette Blbes axweum.
M. Hervieux présente un rameau de vigne sur lequel il
s'est développé des racines adventives à 3^50 de hauteur,
contre un mur.
Le même sociétaire a apporté de belles fleurs d'une cléma-
tite qui lui a été donnée par M. Valette sous le nom de Sopfiia.
M. le Président lit le résumé, fait par MM. Robinet Rossel,
des articles les plus intéressants des publications reçues
pendant le mois.
M Miette dit avoir lu dans un bulletin de l'Académie des
Sciences (Avril ou Mai), une communication au sujet du
chancre des arbres, qui serait produit par un microbe. M. Le-
vesque partage celte manière de voir; mais il ajoute qu*en
horticulture on confond parfois le chancre avec une maladie
causée par le puceron lanigère.
M. Bernard présente des graines de P/iysianlhus albens.
M. Dépinée lit un article du Petit Journal : « A travers la
Mandchourie », où il est question du Guiseng (de la famille
des araliacécs), plante dont la racine charnue serait
tonique, stimulante et très appréciée des Chinois, des Japo-
nais et des Tartares, qui la préconisent comme un remède
universel.
Parmi les plantes achetées chez M. Balmont pour être dis-
tribuées par la voie du sort, se trouve une nouveauté de
pélargonium nommée Emmanuel- Liais.
— lii —
SÉANCE DU o Juillet.
Questions diverses. — Excursion ù Valognes et à Tamerville.
Le jardin public du Mans. — Fraises Louis Gautier.
35 membres présenls.
En réponse à la demande d'un sociétaire, M. Corbière ex-
plique les diiïéronces qui existent entre les Pclargonium et
les Géranium. Il montre, à ce sujet, des fleurs d'un tjéranium
cueillies dans le parcEmmanuel-Liais et des fleurs de diver-
ses espèces de pélarcjonium. On cultive peu de Çjéraniums
véritables, m lis en revanche beaucoup de pélargoniums dont
la plupart sont appelés à tort géraniums par les jardiniers et
par le public.
M Dépiuée a envoyéde belles roses aux couleurs blanches
et rosées qui ressemblent à deso'illcts: c'est une variation
venue spontanément sur un pied de Pierre Ogé.
M. Legrin donne lecture d'un très intéressant rapport de
l'excursion qui a eu lieu, le lu Juin, à Valognes et à Tamer-
ville. M. Miette fait hommage à la Société de jolies photogra-
phies qu'il a [)rises dans cette excursion, notamment du
jardin d'hiver de M. Bretel à Valognes et de diverses parties
du parc de Tamerville.
M. Levesque lit son rapport sur l'exposition d'horlicullure
d'Alençon, où il représentait la Société de Cherbourg comme
délégué.
Il est allé jusqu'au Mans où il a vu un magnifique jardin
public dans lequel se trouvent 1000 variétés de rosiers. Il en
rapporte une fraise nouvelle, Gloire du Mans, et un sarment
de vignede Forster S/dling qu'il n'a pas osé greffer parce que
des maladies de la vigne existeutau Mans. M. l^evesque a vu
là, à l'air libre, tous les raisins cultivés à Cherbourg en serre.
M. Levesque présente dos fraises Louis Gautier provenant
du jardin du passage des Jardins. Il dit que celte fraise est
molle et se transporterait dillicilement.
II est donné connaissance des comptes-rendus des publi-
cations, faits par MM. Robin et Rossel et qui donnent des
indications sur les articles qui ont paru les plus intéressants
à ces deux dévoués sociétaires,
- 13 -'
A propos d'uQ de ces articles, M. Levesque dit que le
Beurré d'Arenberg ne fleurit pas. M. Ménard répond qu'il en
avait un qui produisait beaucoup.
SÉANCE DU 3 Août.
Gazania splendens. — liéducl ions pour le transport des choux-
fleurs. — Tigridia. — Fraises St-Antoine de Padoue, St-
Joseph, le Tzar.Koning Albert, Royal Sovereign. — Poudre
antilarvique. — Arctolis — Communications diverses.
4i membres présents.
M. Levesque dit avoir rapporté du Mans une plante, Gasan/a
splendens.{\\\\\ avait fait venir autrefois et qu'il avait perdue.
Celle plante fleurit au soleil.
M. Point avait demandé le concours de M. Le Moigne pour
l'obtention de réductions du prix des tarifs du cbemin de fer
pour le transport des légumes, notamment des choux-fleurs.
Notre député a obtenu que la compagnie de l'Ouest (comme
l'indique une lettre du Directeur, dont il est donné lecture)
proposait à l'homologation du Ministre une réduction du ton-
nage permettant de profiter du tarif réduit pour le transport
des choux-fleurs expédiés de Cherbourg et de Carteret pour
Paris.
Plusieurs fois, la Société d'horticulture avait signalé dans
les rapports adressés à M. le Sous-Préfet, l'intérêt qu'il y
aurait à ce que les frais de transport fussent diminués pour
les produits horticoles (légumes, plantes, fleurs et fruits)
expédiés de Cherbourg. On doit se féliciter du résultat déjà
obtenu.
Les remerciements de la Société sont volés à M. Point et à
M. Le Moigne, député.
Dans quelque temps, comme le propose M. Point, il y aura
lieu de demander que l'avantage accordé pour Paris s'é-
tende aux envois faits aux autres villes.
M. Dépinée présente une belle rose de 2^ floraison qu'il
pense être Pierrz Ogé, il.
- 14 -
M. Corbière dit avoir visité le jardin de M. Bernard et y
avoir vu de nombreuses courtilières. M. Bernard en soumet
un spéeimen à la Société et il lit dans le journal le Petit
Jardin un arlicle sur la courtilière ou taupe grillon.
M. Bernard assure que le varech éloigne cet insecte.
M. Dielscli a apporté une ileur de Tigridia (de la famille
des Iridées), qui lleuril une journée à peu près.
M. Levesque ajoute que l'oignon gèle, quelquefois, l'hiver.
M Dietsch répond qu'il ne doit pas geler dans les hivers nor-
maux.
M. Levesque présente des fraises très bonnes StAnloine de
Padoue.
M. Drouin dit qu'il y a chez M. Ilalopé beaucoup de fraises
St Antoine de Padoue elSt Joseph et que ces cultures son inté-
ressantes.
M. Levesque dit que, pour lui, la fraise le Tzar ne vaut
pas graud'chose. Quelques fraises sont belles, mais il y en a
peu de bonnes La reproduction ne se fait pas abondamment
par drageons; le blanc atteint facilement ce fraisier.
M. Leterrier répond que la fraise le Tzar donne de bons
résultats à Carentan et qu'il n'en est pas de même ûu Docteur
Morère. Le même sociétaire dit que la fraise de Plougastel
n'a pas réussi chez M, Piard. D'un autre côté, les fruits à
noyau ne prospèrent pas à Cherbourg, mais réussissent très
bien dans les environs.
M. Corbière ajoute qu'il résulte de ces renseignements qu'il
faut cultiver les plantes selon le terrain qui leur convient.
M. Bernard dit que la fraise Koninn A:bert, qui fleurit en
avril, est bonne, mais qu'elle ne se transporte pas facile-
ment. Le même sociétaire a obtenu 16 fraises de lioyal Sove-
reiiiu qui pesaient oiJO grammes.
Il est donné connaissance des comptes-rendus des publica-
tions reçues, faits par MM. Robin et Rossel.
A propos d'un article sur les limaces, il est signalé que la
poudre anlilarvique essayée au jardin de la Société et au
jardin public a donné de bons résultats.
Les dahlias du jardin de la rue Monlebello, contrairement
à ce qui se passai! précédemment, ont pu être préservés celle
- lo -
année. iM. Levesque avait mis de celte poudre sur des plate-
bandes de haricots qui n'ont pas soutïert des limaces.
M. Dietscli dit que pour la préservation contre les fourmis
on a obtenu de bons résultats de cetle poudre.
Le prix, dit M. Levesque, est de \2 h\ les 100 kilog., plus
les frais de transport.
M. Lemonnier a préservé des dablias en les entourant de
sulfate de cuivre pulvérisé. M. Dépinée avait déjà signalé
l'emploi du sulfate de cuivre contre les limaces, mais ce pro-
duit coule plus cher que la poudre antilarvique.
M. Bernard a obtenu de bons résultats du badigeonuage
des rosiers avec du sulfate de cuivre et de la chaux.
AL Corbière dit avoir reconnu que c'était le tigre qui s'at-
taquait aux sorbiers des promenades.
M. Corbière remet, pour la bibliothèque de la Société, un
exemplaire d'une notice biographique sur M. Einm. Liais,
publiée dans les Mémoires delà Société des Sciences naturelles
et mathéinaliqnes de Cherbourg.
M. Dielsch donne les renseignements suivants sur une
plante que possède M. Bernard :
« Arctotis — originaire de l'Afrique du Sud. — Cette belle
plante composée est d'une culture facile et d'une croissance
rapide; elle forme des buissons ramifiés de 0.60 à 0,7-) de
haut, couverts d'une multitude de fleurs ayant une certaine
ressemblance avec une grande marguerite. Les capitules
portés sur de longs pédoncules dressés et sortant bien du
feuillage vert blanchâtre ont de 7 à 8 centimètres de diamè-
tre. Les lleurons radiés d'un blanc très pur en dessus, lilas
clair au revers, sont ornés d'un cercle jaune-clair à la base,
tandis que le disque est bleu-clair, à élamines blanches proé-
minentes, le tout formant un admirable contraste. Floraison
continue de juin jusqu'aux gelées. »
- 16 -
SÉANCE DU 7 Septembre.
Rapport de M. Desplanques sur VexposHion de Lisleux. —
Greffes d'aulomne pour le pommier. — Envois et communi-
cations.
36 membres présents.
Il est donné lecture d'un très intéressant rapport de M. Des-
planques, instituteur à Beuvillers, près Lisieux, membre
correspondant de la Société de Cberbourg, qui avait biea
voulu nous représenter comme délégué pour faire partie du
jury de l'exposition d'borticulture qui a eu lieu à Lisieux le
26 juillet. D'après ce rapport, l'exposition était fort belle et
M. Desplanques qui avait pris part à plusieurs concours a
obtenu d'importantes récompenses.
La Société décide que de vifs remerciements et des compli-
ments pour sa participation à l'exposition et pour ses succès
seront transmis à M. Desplanques.
11 est déposé sur le bureau une intéressante brochure de
M. Picqucnot, membre correspondant à Tahiti, ayant pour
litre : Guide de Vinimigrant dans les Elablissemenls français
de l'Océanie. Dans cette brochure se trouvent, particulière-
ment, d'utiles renseignements sur les cultures et les végétaux
de Tahiti et dépendances. Des remerciements seront adressés
à M Picquenol.
11 est ensuite donné lecture du compte rendu fait par iMM.
Robin et Rossel, des publications reçues pendant le mois.
Un article du Bulletin de la société d'horticulture de Mont-
morency, qui signale comme très avantageuse la greffe d'au-
tomne pour le pommier, est le sujet de diverses observations.
M. Levcpque pense que la greffe de printemps est préfé-
rable. M. Piard ajoute qu'on pourrait, avec avantage, greffer
en août et septembre, s'il y avait assez de sève; mais la sève
du printemps est très bonne pour la grelTe.
M. Levesque'dit qu'il faut grelîer les arbres suivant la sai-
son qui leur convient; le pommier se grelfe en mai et pousse
l'année même.
~ 17
M. Barbey se propose d'essayer les greffes d'automne sur
les pommiers; mais il demande s'il faut que l'arbre soit
jeune.
Il lui est répondu : non; il faut que la greffe reprenne de
suite.
A une deuxième question de M. Barbey: Gomment se fait
l'appel de sève ? M. Piard répond que la sève continue à
circuler dans l'arbre élèté.
M. Hervieux dit qu'il trr)uve préférable la grelîii en cou-
ronne Dubreuil à la greffe eu fente.
Parmi les fruits du jinlin du passage des Jardins apportés
pour être distribués se trouve une poire nouvelle ; Emile
Dietz.
SÉANCE DU o Octobre.
PîanluU)n des arbres à fruit en clé — liaisins iahr usent, Duc
d'Anjou. Parc de Versailles. — Lobella carduialii. — Des-
truction des limaces. - Communications diverses.
55 membres présents.
M. Tli. Fenard a adressé la note ci-après sur la plantation
en été des arjjres à fruits, note dont il est donné lecture à la
Société :
(« La plantation en espalier di! 14 jpunes poiriers dans un
jardin de la rue du Val de Saire, après avmr supprimé toutes
les feuilles, a eu lieu à la fin de inillcl dernier.
» Os poiriers, de divci'sc.s variétés, fournis par M. Halopé
et par M. Gosselin, étaient frais et vigoureux. Ils avaient
trois étages de branches, sauf un qui était en candélabre et
deux n'ayant que deux étages.
» Cette plantation a eu un succès complet; on avait mis
ces jeunes arbres dans de bunne terre neuve recouverte d'une
petite couche de fumier de cheval. Puur empêcher le dessè-
chement de la peau par le soleil (les uns sont exposés à l'est
- 18 -
1/4 Dortl-est, les «lulros à l'ouest 1/4 sud ouest), on a abrité
cliacuQ d'eux, pendant trois semaines, avec des feuillai;es.
» On avait réuni h^s branches avec un lien pour ne les
palisser qu'au bout d'un mois. Tuus les deux jours, on les a
arrosés pour entretenir l'humidité des racines.
» Tous ces poiriers ont par/mtemenl repris^ et sauf un ayant
peu de racines, ils ont recommencé à pousser des feuilles au
bout de trois semaines.
» Il est toul-à fait probable qu'ils donneront des fruits dès
l'année prochaine. Pareille opération a été faite, il y a nom-
bre d'années, sur deux poiriers en espalier déjà anciens;
l'année suivante, ils étaient couverts de fruits. »
De chaleureux remerciements sont volés à M. Fenard pour
son intéressante communication.
M. Levesque dit qu'il a transplanté pendant l'été des
chênes veris et que l'opération a parfaitement réussi. Il
ajoute que M. Letullier père a transplanté, en été, après les
avoir effeuillés, des chênes verts du cimetière qui n'ont pas
souffert.
M. Drouin a fait effectuer chez lui la môme opération pour
un tulipier.
M. Hervieux présente du raisin Labruscal ayant une odeur
forte et un goût tout [Mirliculier.
M. Levesque a a j) porté du raisin Duc d'Avion qu'il consi-
dère comme bon. A l'une de ses dernières leçons il a fait des
greffes de celte vigne II présente également une grappe du
raisin Parc de Versailles non fécondée, ayant peu de beaux
grains, et une autre fécondée garnie de nombreux et beaux
grains. M. Levesque estime que ce raisin demande beaucoup
de soins et doit être fécondé.
Il donne aussi quelques renseignements sur des fruits du
jardin de la Société, par exemple le raisin C/iasselas de Fon-
tainebleau et Vieux C/ierbnurfj, ce dernier ayant donné de
meilleurs résultats au jardin tic la Société qu'aiHeurs.
M Piard est heureux de voir que M. Levesque reconnaît
qu'avec des soins on peut obtenir de bons résultats du raisin
l'arc de \'crsaitles.
— 19 -
Le même sociélaire demande si le raisin présenté sous le
nom de Duc (V Anjou est bien celte variété.
M. Levesque répond qu'il l'a reçu sous ce nom.
M. Piard ajoute que d'après un article du Bulletin delà
Société nationale de iOOl sur la fécondation aitificielle des rai-
sins, le Duc d'Anjou se féconderait avec d'autres. M. Levesque
répond que celui qu'il possède se féconde lui-même.
Plusieurs sociétaires disent qu'il se produit parfois des
erreurs dans l'étiquetage des arbres que l'on fait venir.
M. Levesque présente des fleurs de Lobelia cardinalls, jolies
fleurs d'automne.
Il est donné lecture des très intéressants résumés, faits par
iMM. Robin et Rossel, des publications reçues pendant le
mois dernier,
A propos d'un article signalé, et ayant trait au Beurré Six,
M. Levesque dit que cette poire ne vaut rien.
Le même sociétaire fait remarquer, sur la queue d'une
poire Doyenné Bouisoch, une bague formée par les œufs d'un
insecte.
M. Dépinée donne connaissance à la Société d'articles de
y Agriculture moderne sur les limaces et les vers de terre.
Pour la destruction des limaces, on recommande l'emploi,
à la main, au pied des plantes ou sur les feuilles, au moyen
d'un souitlet à vigne, de la composition suivante : '2^0 0/0 de
suie, 40 0/0 de cendre, 40 0/0 de sel en état de friabilité par-
faite. Emploi après une averse ou pendant la rosée.
M. Dépinée dit que, d'après certaines personnes, le crapaud
préserve les plantes des attaques des insectes. D'après le
Parfait Jardinier fleuriste, il serait plutôt nuisible et il fau-
drait le détruire.
SÉANCE DU 2 Novembre.
Jîaisin Duc d'Anjou. — Brochures de M. Bois. -^ Fruits pré-
sentés. — Communications diverses.
bo membres présents.
A propos du procès-verbal de la précédente séance, M. Piard
donne lecture d'un passage du catalogue de M. Etienne Salo-
20 —
mon, viticulleur à Thomery (Soine ot Miirne), d'après lequel
le raisin Duc d'Anjou serait sujet à la coulure.
11 résulte des indications de ce catalogue que le raisin que
possède M. Levesque, et dont il a été question dans la der-
nière séance, ne serait pas le Duc d'Anjou.
M. Corbière dépose sur le bureau des brochures offertes à
la Société par M. Hois, professeur au Muséum, membre cor-
respondant. Les brocliures ont pour titres: HrcoUe des graines
et des plantes des p'iys chauds; Coluneast'v Fiancheti; Tableau
synoptigue des principales orchidées cultivées.
M. Levesque donne des explications au sujet de fruits du
jardin du passage des Jardins déposés sur le bureau. 11 dit
que le raisin Vieux Cherbourg peut être amélioré par la cul-
ture.
M. Levesque a fait unegreïïe à l'état herbacé d'une vigne
dont il ne connaît pas le nom et qui pourrait être du Syrian.
M. Piard pense que ce |)()urrail être plutôt du Muscat dAle-
ûcandrie. D'après le cata'ogue de M. Salomon, le Syrian ne
semble pas être musqué. Quoi qu'il en soit, M. Levesque con-
seille de grcfler ce bon Muscat.
M. Levesiiue ajoute qu'au jardin de la Société on a des
poires qui sont mures depuis juillet jusqu'à mars. Il se pro-
pose de faire une note à ce sujet.
Il présente : une superbe poire de 700 gr. William Du-
chesse, nouveauté, du Bein-re Cleryeau, poire Délice de Ma'ia
Le Sueur^ Alexandre Douillard produisant beaucoup, i)7a?'?e-
Louise Delcour.
M Bernard a ;ipporlé un lichen trouvé à La Glacerie dans
un endroit rocheux; M. (Corbière dit que cette plante est le
lichen des rennes, dont se nourrissent ces animaux.
MM Robin et Rossel ont fait, suivant l'usage, un très inté-
ressant résumé des publications reçues; il eu est donné lec-
ture.
M. Levesque annonce qu'il distribuera, à sa prochaine leçon
d'arboriculture, des coulants et des pieds de fraisiers du jar-
din du passage des Jardins. Il ajoute qu'il a vu à Alençon une
sauge très belle, à feuilles panachées de blanc.
- 21 -
SÉANCE DU G DÉCEMBRE.
Comptes du Trésorier . — Remerciements. — Succès de M. Léon
Cavronà Paris. — Primes obtenues. — Poire précoce de
Trévoux. — Communications diverses
48 Menil)rcs présents.
Il est donné leclure du rapport présenté par M. Ménard
au nom de la Commission qui a été chargée, conformément ;i
l'article 13 des statuts, d'examiner les comptes du Trésorier,
Commission composée de MM. Méuard, Robine, Salle. Le
rapport indique d'abord les recettes et les dépenses qui ont
été les suivantes, de novembre 1901 à novembre 1902 :
Receltes 3.233 fr OG
Dépenses 2.57i- 81
Reste comme a voir 660 fr. 2")
Après avoir exposé le soin et le dévouement que le Tréso-
rier, M. Le Breltevillois, apporte dans l'accomplissement de
ses fondions, la Commission propose à la Société de lui voler
de vifs remerciements. Les conclusions Je ce rapport sont
adoptées à l'unanimité.
Le Secrétaire, conformément aux prescriptions de l'article
14 des statuts, lit un rapport sur les travaux et la situationde
la Société pendant l'année 1902. Il fait remarquer que le
chiffre des cotisations perçues en 1902 a été de 313, alors
qu'il n'aurait été que de 298 en 1901 et 290 en 1900. L'aug-
mentation du nombre des sociétaires est due surtout au
dévouement qu'un certain nombre de sociétaires ont montré
pour trouver de nouveaux adhérents.
La présente séance étant la dernière de l'année, M. le Pré-
sident remercie, aux api)lau(lissemcnts del'assistance, toutes
les personnes qui ont bien voulu faire preuve de dévouement
envers la Société : d'abord tous les Membres du Bureau, qui
lui ont prêté le concours le plus actif, et, en particulier
M. Levesque, professeur d'arboriculture, M. Le Breltevillois,
Ml.
— 22 —
trésorier; M. Lelicvre, secrétaire; M. Noyon, bibliolliécaire;
tous les membres qui ont fuit des envois, des apports, des
communications ou des présentations aux séances; tous ceux
qui ont procuré à la Société de nouveaux adhérents; ceux qui
ont rédigé des rapports de visites des cultures ou d'expositions.
M. le Président adresse un merci tout spécial à MM. Robin
et Rossel :;ui, en se chargeant chaque mois du dépouillement
des publications reçues, et en faisant un résumé très précis
des principaux articles publiés, ont fortement contribué à
l'intérêt des séances.
Il est lu dans la Revue /ior//co/e des renseignements sur les
brillants succès que M. Léon Cavron a remportés à l'exposi-
tion de chrysanthèmes de Paris, où ses produits ontété très
remarqués. M. Cavron a obtenu : une médaille d'or, une
grande médaille de vermeil, une grande médaille d'argent et
trois autres médailles d'argent, dont plusieurs premiers prix.
Ses chrysanthèmes greiïés ont été particulièrement fort
remarqués. Celte communicalioneslsaluée par leschaleurcux
applaudissements des membres présents.
Le Secrétaire fait connaître les récompenses qui ont été
attribuées, à la suite des visites faites par le Bureau et les
commissions permanentes en vue de décorner des primes sur
la subvention accordée par M. le Ministre de l'Agriculture au
nom du Gouvernement de la République, savoir :
A Mme Tanguy, à Martinvast, prime de 30 francs pour eou-
velles cultures;
A M. llamel, jardinier chez I\I. Buhot, prime de 2o francs
pour nouvelles cultures;
A M. Léon Cavron, prime de 50 francs pour culture de
chrysanthèmes;
A M. Girard, prime de 35 francs pour culture de chrysan-
thèmes;
A M. Edmond Cavron, jardinier à la journée, prime de 40
francs pour tenue de jardins;
A M. Lerouge, jardinier à la journée, prime de 20 francs
pour tenue de jardins;
A M. Jules Durel, jardinier chez M. Léon Cavron, prime
de 30 francs pour tenue de jardins;
A M. Léon Lemerre, jardinier chez M. Léon Cavron,
prime de 25 francs pour tenue de jardins et participation à
la culture de chrysanthèmes;
A M. Désiré Lamoureux, jardinier chez M. Léon Cavron,
prime de 25 francs pour tenue de jardins.
Le Secrétaire donne connaissance à la Société d'extraits
d'une lettre de M. Lefauconnier, en date du 5 décembre 1902,
dans laquelle il est question, entre autres, de la poire Précoce
de Trévoux (maturité août) quia été oljtenueàTrévoux(Ain),
et qui est remarquable par sa fertilité et sa grosseur. M. Le-
fauconnier est enchanté d'avoir cette poire dans sa collection,
le fruit en étant excellent pour une poire d'élé. Cette variété
porte souvent trois ou quatre poires très jolies comme colo-
ris à l'extrémité de chaque brindille.
M. Levesque partage la manière de voir de M. Lefaucon-
nier. Il engage à avoir la poire Précoce de Trévoux, très belle,
très fertile. 11 recommande aussi la ])o'\ï'e Favorite de Clapjfs,
qui donne de bons fruits. 11 y a intérêt, dit-il, à propager les
nouvelles espèces recommandables. 1! pourra distribuer un
certain nombre de gretïes au printemps.
M. le Président donne connaissanceà la Sociétéd'une lettre
de M. Barbey faisant envoi d'une note ayant pour titre : le
pommier à cidre non greffé et Réflexionssur iatige dupommier
à transplanter.
La première partie est presque entièrement la reproduction
d'une circulaire de M. Oudin, pépiniériste à Lisieux, où se
trouve le passage suivant:
« Maintenant que nous possédons un grand nombre de
» bonnes variétés de pommes à cidre, maintenant qu'il est
» bienreconnuque ces varie tés reproduisent parleurs graines
» des sujets de qualité analogue à ceux dont ils proviennent,
» nous devons mettre à profit les leçons de l'expérience en
» conservant une partie des pommiers de semis sans les
» mutiler, sans les greffer ».
M. Levesque conteste que les bons fruits se reproduisent
par de bons fruits et il dit qu'on a bien de la peine à trouver
dans les semis des arbres valant ceux d'où proviennent ces
semis.
M. Corbière fait remarquer qu'à son avis l'auteur de la
note nedit pas que tous les arbres de semis sont bons à con-
- 24 —
server, mais que, dans le nombre, cerlains peuvent donner
de bons fruits sans être ^rrellés, et qu'il y aurait intérêt à les
conserver. Il ne faut pas trop généraliser.
M. Levesque dit que la Société pomologique de la Seine-
Inférieure se montre dilïicile dans l'admission des espèces
nouvelles comme bons fruits. Elle en reconnaît, au plus, une
dizaine.
M. Altemcr communiqueun article du PelU Parisien ayant
pour titre : Uélhérisasion des fleurs et ajant trait au forçage
des plantes à fleurs parles vapeurs d'étlier ou decliloroforme.
D'un autre côté, on trouve dans la li'vue horl/cole du \'^^
Décembre (p. 544) une note sur la conservation par le froid
ou le forçage par l'éther.
M. Leterrier souffrant et ne pouvant assister à la séance, r
fait remettre un très intéressant rapport sur l'exposition do
chrysantbèmes qui a eu lieu à Coutances, où il représentait
la Sociétéde Cherbourg comme délégué. MM. Léon Cavron et
Girard ont obtenu à Coutances de brillants succès. De vifs
remerciements sont votés à M. Leterrier.
11 est donné connaissance de très intéressants comptes
rendus, faits par MM. Robin et Rossel, des publications
reçues pendant le mois de novembre.
M. Hervieux fait don, pour être distribuées par les voies du
sort, de boutures de vigne; il ne connaît pas le nom d'une
variété, le FrankenlhaL
Le Secrétaire,
P. LKLIÈVRE.
— ?;
zo
RAPPORT DU SECRÉTAIRE
SUR LA
Situation et les Travaux de la Société
PENDANT L'ANNÉE 1902.
-i-Q+C>^
Messieurs,
La préseiUe séance clanl la dernière de l'année, pour me
-conformer aux prescriptions de l'arlicle 14 des slaUils, je me
propose défaire unexposésomraairedes travaux de la Société
pendant l'année; mais, je vous piie de vouloir bien me per-
mettre de donner sur la situation financière quelques rensei-
gnements complémentaires qui ne pouvaient figurer dans le
si consciencieux rapport delà Commission chargée d'exami-
ner les comptes du Trésorier.
•Non-seulement k-s écritures de notre excellent Tk's )rier
sont fort Ijien tenue.'^, comme le signale la Commission; mais
en outre, il a bien voulu remettre un compte de gestion
groupantd'une façon très claire les receltes et les dépenses,
et dans lequel on puise d'intéressantes indications.
Parmi les dépenses payées de novembre 1901 à novembre
1902 s'en trouvent quelques-unes qui n'avaientpu être réglées
l'an dernier; par exemple: des bouquets pour les dames
patrounesses, commandés lors de l'exposition de 1901, le
Bulletin de 1900.
De plus, cette année, la Société a eu à supporter quelques
dépenses extraordinaires : remplacement du compteur à
gaz, réparation du kioscjuc du jardin de la rue Monlebello,
souscription pour les sinistrés de la Martinique.
-- 26
Les receltes îiyant été de 3.2io fr. 06
El les dépenses de 2. 574 85
Il reste comme avoir GOO fr 25
Certaines dépenses n'ont pas encore été ré-
glées, par exemple quelques achats pour lote-
ries mensuelles, le Bulletin de 1901. Ces dépen-
ses et celles qui se présenteront d'ici la lin de
l'année, entre autres : traitement et gratifica-
tions annuelles du concierge, du facteur,
reliures, etc. peuvent être évaluées à 360 fr. 00
Il resterait encore de disponible au l»^' Jan-, .
vier prochain, approximativement 300 fr. 25
une fois toutes les dettes réglées.
Ce chiffre n'est pas très élevé, mais il faut considérer que,
l'an dernier, l'exposition avait épuisé toutes les ressources
de la Société et même forcé à ajourner le règlement de cer-
taines dépenses.
Il y a lieu de remarquer que le chiffre des cotisations
perçues en 1902 a été de 313, alors qu'il n'avait élé que de
298 en 1901, 290 en 1900,305 en 1899. Celle augmentation est
due surtout au dévouement qu'un certain nombre de socié-
taires ont montré pour procurer de nouveaux adhérents.
D'ailleurs, le nombre des membres présents aux séances
mensuelles, ((ui est toujours assez élevé, témoigne de rintérêt
que présentent ces séances. Il y est fait de bien intéressants
rapports et communications Les dépouillements des publi-
cations reçues, faites par.MM. Robin et Rossel, ont fortement
contribué à l'attrait de ces séances. D'un autre côté, il y a
été distribué des fruits, surtout de variétés nouvelles, prove-
nant du jardin d'expérience et d'arboriculture du passage
des Jardins, qui ont fait robji.'t d'utiles et instructifs rensei
gnements.
Dans ce jartlin, lors désintéressantes leçons données par
notre dévoué professcurd'arboricuUurc, M. Levesque, il aété
distribué des greffes d'espèces nouvelles d'arbres fruitiers,
des pieds el des coulants de fiaisiers nouveaux, dont quel-
ques uns permettent d'avoir des fraisesplusieurs fois paran.
27 -
Le jardin d'agiémenl delà rue Montebello, grâceaux soins
de M. LeluUier, notre jardinier, sous la direcUon de M.Her-
vieux, a présenté, encore celte année, un aspect des plus
gracieux. On a ilù y faire réparer le kiosque du centre qui
menaçait de tomber et remplacer les bambous qui étaient
morts après floraison.
Il a été publié un intéressant bulletin qui contenait les
divers documents concernant l'Exposition de 1901 . Les publi-
cations reçues ont non seulement servi à d'attrayantes
communications, mais elles outaussi enrichi la bibliothèque.
Un certain nombre de ces publications n'avaient pas été
reliées depuis quelques années. Eu 1901 et 19U3, la majorité
des reliures a été exécutée sur les indications du biblio-
thécaire, M. Noyon.
La Société a organisé, celte année, une excursion qui a
permis de visiter les belles serres de M. Brelel, à Valognes,
el la magnifique propriété de Chifl'revast, à Tamerville.
Le Bureau et les Commissions ont visité les cultures nou-
velles de plantes de printemps de M, Buhot, au Maupas, et
de M™" Tanguy à Marlinvast. Elles ont été frappées de ces
nouvelles ressources créées pour l'exportationen Angleterre.
L'an prochain, la Société aura l'occasion d'apprécier d'im-
poi tantes cultures de M. Halopé, de création récente.
En outre, le Bureau et les Commissions ont visité, en vue
de l'attribution de primes sur la subvention de 300 francs
accordée par le Ministre de l'Agriculture, divers jardins de
propriétaires et d'horticulteurs. Il a été fait, à la suite de ces
visites, d'intéressants rapports qui seront publiés dans le
Bulletin.
Qu'il me soit permis de mentionner particulièrement les
visites faites à la propriété de M. Drouin, où ont été réunies
tant de plantes de valeur, elles cultures de chrysanthèmes de
MM. Léon Cavron et Girard. On a vu chez ces deux horticul-
teurs, des fleurs et des plantes magnifiques qui dénotent de
grands soins et beaucoup de savoir-faire de la part de leurs
obtenteurs. Aussi, avons-nous appris avec le plus grand plai-
sir les beaux résultats obtenus par M. Léon Cavron
et par M™" Léon Cavron, à l'Exposition de Paris, où
28
il leur a été décerné les plus hautes récompenses. .Mallieu-
reusenient, les gelées qui se sont fait sentir pendant cette
exposition ont tué ces belles ileurs qui sont revenues dans
un bien triste état.
A l'exposition de Coutances, M. Léon Cavron et M. Girard
ontoblenu aussiles premiers prix pour leurschrysanlhèmcs.
Ces brillants succès font le plus grand honneur à ceux qui en
ont été l'objet et aussi à l'horticulture cherbourgeoise qui a
montré, une fois de plus, que ses produits peuvent lutter
avec ceux des producteurs les plus renommés.
La culture etle commerce des plantes et des fleurs, comme
celui des légumes, pourraient ])reDdre ici de grands déve-
loppements; malheureusement, Cherbourg étant à l'une des
extrémités de la France, les frais de transport sont très
élevés et en rendent diOicile l'envoi dans diverses villes.
Plusieursfois,la Société d'horticulturea faitdes démarches
pour tâcher de contribuer à obtenir une diminution de ces
frais de transport. Elle a été heureuse de voir que, grâce aux
démarches de MM. Le Moigne et Cabart-Danneville, des
réductions devaient être accordées pour les choux-fleurs.
Espérons que là ne s'arrêteront pas les concessions des Com-
pagnies de chemins de fer.
Si les expositions permettent de faire voiries beaux résul-
tais obtenus à Cherbourg, elles permettent aussi à notre
Société d'entretenir de cordiales relations avec les Sociétés
correspondantes, par l'envoi de délégués qui font partie du
Jury et qui nous rendent compte de cequ'ilsont remarqué.
En résumé, la Société d'horticulture n'a pas été inactive
en 1002, et grAce à la bonne volonté de tous, aux rapports
sympathiquesqui existent entre les Membres de la Société et
ceux du Bureau, grûce à l'excellente direction de notre dévoué
et savant président, elle n'a pas perdu de vue le but qu'elle
poursuit depuis cinquante-huit ans, c'est-à-dire le développe-
ment de l'horticulture dans Tarrondissemeut de Ciierbourg
et le perfectionnement de ses pratiques.
P. Lelièvre.
29 —
REVUE DES PUBLICATIONS
reçues par la Société d'Horticulture.
I. CULTURES D'UTILITE
iMai 1902.
-- Journal de la Sociélé nationale d'IJorUciilture de France.
4° série, tome III, avril 1902 :
Page 265. Parmi les mémoires admis à l'impression, on
peut lire avec intérêt une étude comparative des diiïérents
verres de couleur appliqués au vitrage des serres. Il résulte
des essais qui ont été faits que, pour la culture des plantes
à feuillage vert, le verre orangé doit être conseillé, tandis
que pour la culture des plantes à fruit, ce sera le verre blanc
ordinaire.
— Revue horticole. 1er maj 1902, n° 9 :
Page 212. Un procédé de guérison du chancre des arbres
fruitiers. M. Huet, jardinier à Etain (Meuse), recommande le
badigeonnage des chancres à l'aide de l'acide chlorhydrique
pur, aussi désigné sous le nom d'esprit de sel. Cet acide
détruit infailliblement le champignon du chancre sans nuire
à la branche.
Page 209. Culture du figuier dans le nord de la France.
— Bulletin de la Société d'Horticulture de la Sarthe. 2' tri-
mestre 1902 :
Page198.Un article sur le soufrage recommandant de faire
celte opération à la vigne aussi bien qu'aux autres végétaux
par un chaud soleil. A ce moment, d'ailleurs, les spores du
ly.
-- 30
champignon ont pins d'aclivilé et sont, par conséquent, plus
susceptibles d'ùlre détruites.
— Annales de la Société d'Horlicullure de la Gironde Jan-
vier-février-mars 1002.
Page 53. Le sulfure de carbone et son emploi en horticul-
ture. - L'auteur de l'article signale le sulfure de carbone
comme le plus puissant insecticide et anticryptogamique
souterrain connu jusqu'à ce jour. — L'article indique les
moyens à employer et les doses à introduire dans le sol qui
doivent être de 2o à 30 grammes par mètre carré.
— Société dUorticiilture et d'Arboi'iculture de la Haute-
Vienne. 1er trimestre; 'l^r avril 1902,
Page 14. Article sur le tigre du poirier. Badigeonnage avec
la solution suivante :
Faire un mélange de 1 kilog. de chaux vive et 1 litre d'eau
de pluie; laisser foisonner ce mélange et l'ajouter, en passant
au tamis, à un autre mélange de 1 kilog. de fleur de soufre et
9 litres d'eau. Mettre au feu dans une marmite de fonte et
écumer constamment jusqu'à l'ébullition, qui doit être pro-
longée pendant 15 minutes. Ajouter, avant refroidissement,
1 litre de pétrole et agiter énergi(iuemeut pour déterminer
l'émulsion.
Juin 1902.
— tlevue horticole, le"" juin, n° II.
Page 252. Article intéressant sur le mode de culture des
haricots à rame signalant les variétés recommandables <|u'il
y a intérêt à cultiver.
Page 270. Culture forcée des fraisiers. Les variétés qui se
prêtent le mieux à la culture forcée aux environs de Paris
sont les fraises Docteur Alorôre, Marguerite Lehreton] et Géné-
ral chanzii. On signale une autre variété sélectionnée par un
cultivateur distingué, la fraise Jarles, ainsi nommée du nom
— 31 -
de son obtenteur, M. Jarles, horticulteur fraisiérisle à Méry
(Seine-el Oise). Cette fraise est très estimée dans le commerce
parisien
— Hevue horticole. IG juin, u" 12.
Page 289. Le Beurre d'Hardeupont et sa culture.
Page 3G3. Article fort intéressant, recommandé à nos col-
lègues qui voudront consulter ce numéro de la Hevue horti-
cole, sur le renouvellement ou rajeunissement de la vigne en
espalier par M. François Cliarmeux, viticulteur à Thomery.
— Revue horticole. IG mai, n" 10.
Page 240. Du cassement des bourgeons à l'état semi-ligneux,
méthode de M. Vilaire, professeur d'arboriculture à Sotte-
ville-lès-Rouen. Ce cassement se pratique à partir du com-
mencement de mai, dès que les pousses sont sudlsammeut
allongées, et se poursuit au fur et à mesure de leur dévelop-
pement.
— La Pomologie française. N^ G. Juin 1902.
Page 187. L'éclaircie des poires. Article extrait delà publi-
cation Le Jardin par M. Claude Trébignaud.
Juillet 1902.
— Journal horticole et vinicole de la Gironde. l'->' juin 1902.
Page 4. Chancres et arbres fruitiers (Extrait du Réveil agri-
cole). Le procédé recommandé, qui détermine la guérison
du chancre après une seule application, consiste, d'après
M. Huet. jardinier bien connu à Etain iMeuse), dans le badi-
geonnage des chancres à l'acide chlorhydrique, après avoir
enlevé les nodosités et nettoyé jusqu'au vif. Cet acide détruit
infailliblement le champignon du chancre sans nuire à la
branche.
•— Bulletin de la Société dllorltculure de ^arrondissement de
Coutances. Année 1901.
- 32 -
Chronique horticole, page 41. Itilité du crapaud en horti-
culture.
Un savant entomologiste, M, Kirklaud, a fait d'intéressan-
tes découvertes sur la nourriture du crapaud. 11 a constaté
que cet inolïensif batracien consomme principalement des
vers de terre, des limaces, des myriapodes, des araignées,
des criquets, des sauterelles, des fourmis, des bruches, des
larves et des chenilles de divers insectes nuisibles. Et
M. Kirklaud arrive à cette conclusion que chaque crapaud
détruit annuellement un nombre d'insectes tel que, sans cet
auxiliaire précieux, ils auraient commis des dégâts équiva-
lant à une centaine de francs.
— lievue horticole. 1er juillet, n^ 13.
Page 308. De l'emploi de la nicotine en horticulture par
M. Francis Lehodey. Moyens les plus pratiques et les plus
edlcaces d'employer ce précieux insecticide. — Article fort
intéressant dont la longueur ne permet pas l'analyse.
Page 321. Semis et éducation des plants de fraisiers des
quatre-saisons, par M. V. Enfer.
— Bullelin de la Société d'Horticulture et de Botanique du
Havre, n° 37.
Page 18. Un bon moyen pour se défendre des loches et
limaces dans les jardins. Extrait du Bulletin mensuel de la
Société d'Horticulture de Limoges (septembre-octobre l'JOO).
Ce moyen consiste à placer, le soir, un peu de son ou
mieux encore d'en entourer les plates-bandes à préserver.
On sera bien surpris, le lendemain matin, de voir les lima-
ces et autres mollusques réunis par masses en train de
dévorer ce son.
— Société Horticole^ Viticole et Forestière dt Sens [Yoime).
r»ulletin n° 82. Janvier-mars 1902.
Page 7. La poire Le Lectier. Cette poire est recommandée
aux amateurs de fruits lins et savoureux.
Page 8. Article intéressant sur la poire Beurré dWrcnbcrfj.
- 33 -
Août 1902,
. — Revue horticole. I^r août, 11° 15.
Page 358. Fraise Madame Meslé. Variété oijtenue par M. L.
Meslé, jardinier au château de Mignaux, à Poissy, qui l'a
dédiée à M^e Meslé. D'après M. Meslé, cette variété est issue
d'un croisement entre Docteur Movère et Général Chanzy. Elle
est plus liàtive que ses parents; elle rappelle un peu Général
Chanzij par sa floraison, par le collet lisse du fruit, ainsi que
par le moment où elle doit être consommée. Le parfum rap-
pelle un peu celui du Docteur Morère et le fruit est sujet,
comme dans cette variété, à se creuser un peu au centre,
lorsque son volume atteint des dimensions trop grandes.
Type de fraisier très intéressant, non seulement pour la
grosseur du fruit, mais surtout pour la vigueur du plant.
Page 363. Plantation des fraisiers à gros fruit. Article inté-
ressant à consulter.
— Société d'Horticulture de Varrondlsf^cment de Lorient.
JuilleH902.
Page 100, Culture de la tomate. Article trop long pour être
analysé. Contient d'utiles indication? sur la culture forcée
de la tomate et sur les variétés qu'il convient de cultiver. Cet
article présente un certain intérêt pour ceux denos collègues
qui s'occupent de la culture en question.
— Société d'Horticulture, d'Agriculture et de Botanique du
canton de Montmorency. Année 1902, i' trimestre.
Page 479. Notice horticole. Une révolution dans l'art de la
greffe en fente des poiriers, des pommiers, des pruniers et
des cerisiers.
L'auteur de lartiele, un instituteur eu retraite, signale les
avantages qu'il a obtenus en greffant en septembre ou octo-
bre au lieu de greffer en mars, époque qui selon lui n'est pas
la meilleure.
En septembre ou octobre, si septembre est trop chaud, il
y a encore beaucoup de sève, la soudure, grâce à ce reste de
végétation et au mouvement latent qui a lieu tout l'hiver, se
fait avant la pousse et alors, hî printemps arrivé, la végéta-
- 34 —
tion a lieu comme pour un rameau naturel. Selon les remar-
ques qu'il a faites, les deux yeux qu'on laisse au grcfïon ne
sont pas suffîsanls pour donner un débouclié à la sève. Il
recommande par suite l'emploi de greffons de 10, 15, 20, 2o
et 30 centimètres, pourvus de boutons à Heurs L'article con
tient en outre d'utiles indications sur les procédés à employer
qui lui ont donné des résultats remarquables.
Septembre 1902.
— lîevue horticole. \" septembre, n° 17.
Page 408. Pécbe Opoix. Pèche tardive mûrissant ses fruits
depuis le 1" jusqu'au 20 octobre. Le fruit fut présenté pour
la première fois à la Société nationale d'Horticulture de
France le 12 octobre 1899 et y obtint, en 1900, un certiHcat
de mérite de première classe avec félicitations. La pèche
Opoix est une variété très ornementale que l'on peut ajouter
à celles dont le regrettéAlexisLcpère a enriclii la production
nationale.
Cette nouveauté très méritante sera mise au commerce à
l'automne prochain par M. Boucher (Georges), horticulteur,
164, avenue d'Italie, à Paris.
Ce même numéro renferme trois articles dont l'importance
ne permet pas l'analyse, qu'il peut être intéressant de signa-
ler à l'attention de nos collègues et dont voici les titres :
Page 4o8. Les premières Laitues et Romaines en culture
forcée.
Page 410, Simples remarques sur le Fraisier desQualre-
Saisons.
Page 414. Les variations spécifiques dans la GrcfTe.
— la Mdison de Civvpa'jne. N» 1, 15 août 1902.
Page 12. Pomologie. — Poire BeurréSlx.
Cette poire, originaire de Belgique, a été obtenue vers 1845
par un jiiniinicr (hî Courtrai, nommé Six, lequel lui donna
Sun num. Signalée comme un des m(!ill('urs fruits de novein-
— 35 -
bre et des plus beaux. On en a récollé ayant 36 cenli mètres
de circonférence sur lo centimètres de hauteur et pesant îoO
grammes.
Cette poire, dont la maturité se prolonge jusqu'en décem-
bre, est placée dans la classilicalion des fruits adoptés par la
Société pomologique de France, avec l'annotation : fruit assez
gros, bon ou très bon.
Octobre 1902.
—-Journal de la ■^ocield d'Horticulture deFrance. Septembre
1902.
Chronique. Page 620. Notes de Belgique. Un nouveau
moyen de destruction de l'Oïdium de la vigne. Le véritable
Oïdium, rO. Tuckeri, a été combattu depuis longtemps par
la Heur de soufre et diverses combinaisons de soufre. Seelig
nous apprend à présent que le sel de soude ordinaire (car-
bonate de sodium) est également un bon produit pour le
combattre avec succès. En 188i, il obtint d'excellents résul-
tats par l'emploi du bicarbonate de soude. Lorsque, en 1889,
rOïdum reparut avec violence, il profila de l'occasion pour
faire de nouveaux essais; mais, celle fois, il employa une
solution à 2 0/0 ds soude ordinaire. Le résultat fut absolu-
meul favorable. Ce traitement est assurément très simple et
très bon marché; il pourra en outre être appliqué dans tous
les cas de maladie occasionnées par lesOïdiumssurlc Rosier et
le Pêcher, sur les Groseillers à maquereau, sur les Concom-
bres, les Pois, les Pommes, les Fraises et beaucoup d'autres
plantes.
— Bulletin de la Foclété d'Agriculture et de Commerce de
Caen. Juin 1902.
Page 2 13. Encore un traitement contre le puceron lanigère.
M. Paul Schreiber de Tongrcs recommande le procédé sui-
vant :
Je me sers d'ammoniaque liquide ; j'en remplis à moitié
un flacon à large goulot; j'y trempe un pinceau en soies de
— ;{(i -
porc dont la touiïe a l'épaisseur d'un doigt, pt je passe légè-
rement ce pinceau sur les brindilles, les branches ou le
tronc infestés. L'alcali volatil pénétre jusqu'à l'écorce, à
travers les masses serrées des pucerons, et les détruit tous
instantanément. Les plus faibles brindilles, les feuilles les
plus tendres restent absolument indemnes.
— Bulletin de la Société d'Horticulture d'Orléans {Loiret).
2^ trimestre 1902.
Page 972. Le Chancre du Pommier. Sa guérison. L'auteur
de l'article, M. Alphonse Dachy, recommande l'emploi de
l'acide chlorhydrique associé à l'onguent St-Fiacre, trans-
formant ce dernier en une sorte de peinture très épaisse. Cet
article, trop long pour être reproduit, pourrait être consulté
avec intérêt par nos collègues qui peuvent avoir des arbres
à traiter. Ils y trouveront la recelte pour la préparation de
cet enduit qui, d'après l'auteur, donne toujours satisfaction
complète.
— Le Cidre elle Poiré. Revue mensuelle du 1'-'' octobre, n^G.
Page 182, A l'article Informations, on trouve une autre
recette contre le puceron lanigère, consistant à badigeonner
le tronc de l'arbre et les grosses branches avec un liquide
composé de :
12 grammes 1/2 de permanganate de potasse dans 10 litres
d'eau.
Cette opération doit se faire au printemps d'abord, quand
les bourgeons sont à peine formés et plus tard lorsque la
fleur est poussée.
Novembre 1902.
— îtevue horticole du 16 octobre 1902. N» 20.
Page 480, Poire Madame Ballet. Beau fruit obtenu sur
un arbre de semis datant de 1880. Présenté par M. Ballet,
horticulteur à Parcnty, près Neuville-sur-Saône (Rhône), à
l'Association horticole Lyonnaise le 21 Février 1892. A la
— 37 -
suite d'appréciations successives, celte poire a été classée
comme de toute première qualité. (Cette poire vient d'être
adoptée par le récent congrès pomologique). L'arbre est vi-
goureux, robuste et très fertile. La maturité arrive eu janvier
et le fruit se conserve souvent jusqu'en mars.
Page 483. Mise à fruit des poiriers infertiles par l'ébor-
gnage en vert de leurs branches fruitières. Article fort inté-
ressant. Le procédé recommandé consiste surtout à suppri-
mer par l'éborgnage les yeux les plus élevés du rameau
pincé ou taillé en vert.
La lecture de cet article est recommandée.
— Bulletin de la Société cVHovlicullure de Seine-et-Oise,
septembre 1902.
Page 207. Le jus de tabac. Mise en vente par la régie d'un
extrait nicotineux préparé par les manufactures avec le jus
simple et connu sous le nom de jus riche en nicotine et titré.
Avantages que présente ce liquide. Mode de livraison. Mode
d'emploi. Article à consulter.
— Société d'Horticulture, d'Agriculture et de Botanique du
canton de Montmorency. Année I90i!, SMrimestre.
Page oOo. Notice historique. Mastic économique pour le
vitrage des serres. L'auteur de l'article, M. Albert Delivet,
indique ainsi la composition de ce mastic :
Goudron de gaz 2/5.
Chaux hydraulique — '. . . . 2/5.
Cendre de charbon de terre. I/o.
La cendre de charbon de terre doit être tamisée très fin. Il
est bon d'ajouter un verre à liqueur ou à vin de pétrole ordi-
naire.
Ce mastic est très mou et s'emploie aussi facilement que le
mastic ordinaire qu'il remplace avantageusement sous le
rapport du prix; il revient environ de 8 à 9 centimes par
kilogramme. L'emploi en est d'autant plus préconisé que leâ
Y.
-- 38 —
fortes gelées ne détériorent nullement le mastic, qui n'est
pas non plus avarié par les grandes chaleurs.
DÉCEMBRE 1902.
~ Revue horticole. N" 22. 16 novembre.
Page o2o. La prune des Séjonnirres. Signalée déjà en 1890
par M. Ballet dans la Revue horticole, qui en a donné une
fidèle planche coloriée, cette prune est précoce (mi août) tou-
jours extrêmement fertile, jamais véreuse, de qualité supé-
rieure incontestable, recommandée aux jardiniers et aux
amateurs.
— Revue horticole. N" 24. 16 décembre.
Page 577. La culture des champignons. Article trop long
pour être analysé, mais susceptible d'intéresser ceux de nos
collègues qui désireraient entreprendre celte culture qui
permet d'obtenir des champignons toute l'année
— La Maison de Campagne. N° 1. 15 novembre 1902.
Page 109. Pomologie. De la meilleure installation d'un
fruitier.
Conseils sur la récolte des fruits et sur l'époque où ils doi-
vent être cueillis avant maturité.
— Bulletin de la Société d'Horticulture d'Orléans et du Loiret.
3' trimestre 1902.
Page 1008. Mise à fruit des poiriers infertiles par l'ébor-
gnage en vert de leurs branches fruitières. Mode nouveau et
tout particulier d'éborgnage en cours d'expérimentation qui
a déjà donné sur cerlaincs variétés de poiriers des résultats
avantageux.
Article à consulter.
^Annales de la Société d'Horticulture de la Haute-Garonne.
Septembre-octobre 1902.
- 39
Page 144. Comment on peut avancer la maturité des raisins.
Le moyen préconisé, et qui est mis en pratique dans beau-
coup de localités, consiste dans l'incision annulaire pratiquée
sur le bois de l'année précédente, par conséquent de la bran-
che à fruit dans la taille de Guyot.
Un autre procédé signalé par M. Pousset, membre de la
Société des Agriculteurs d'Algérie, consiste à perforer à sa
base le sarment porteur de raisin en laissant la pointe dans
la plaie.
Les pointes dont il se sert sont connues sous le nom de
semences.
Le Rapporteur de la Commission des Cultures d'utilité,
Robin.
H. CULTURES D'AGRÉMENT
Mai 1903.
— Revue horticole. 1er mai 1902, n" 9.
Page '220. Moyen de conserver le feuillage uer^aux chrysan-
thèmes. Employer le sulfate de fer ou le nitrate de soude, 2
grammes par litre d'eau et arroser les plantes une fois par
semaine, etc.
Pour avoir de belles Heurs, employer l'engrais humain (un
litre d'engrais pour 20 litres d'eau) et arroser une fois par
semaine.
— Bulletin de la Société d'Horticulture de Lorienl. Mars
1902.
Page 33. Taille des lilas. Conseils pratiques. Tailler immé-
diatement après la floraison.
Page 30. Taille du rosier.
Page 110 Empotage, rempotage et surfaçage. Epoque de
rempotage. Composts, taille des racines, etc.
- 40 -
— lievue horticole de l'Algérie, Avril 1902.
Page Ml. Maladie des œillets, procédés de cullure, etc.
Juin 1902.
— Arbres, arbrisseaux et arbustes à fleurs de plein air. Moue
de lloraisoû. Taille d'hiver, taille d'été ou absence de taille.
(Librairie horticole, rue de Grenelle, 84 bis, Paris).
Petit ouvrage otïert à la bibliothèque de la Société par
l'auteur, M. Charles Baltet.
Très intéressant, à consulter.
Juillet 1902.
— lievue horticole. Juillet 1902. N" 13.
Page 320. Eboutonnage des œillets. Moyen pratique d'aug-
menter le diamètre de cette fleur.
Page 3i8. Tjilelte des plantes à feuillage ornemental. Net-
toyage à l'aide d'un morceau de flanelle ou de drap fin et
toujours à sec.
Ou ne doit laver les plantes à feuillage ornemental qu'ex-
ceptionnellement lorsqu'elles auront été négligées. L'eau,
souvent calcaire, laisse un dépôt grisâtre désagréable à l'œ'il.
Laisser sécher et frotter légèrement à sec.
— Bulletin de la Société d'Horticulture de Coutances.
Page 53. Jardin d'expériences de la Société. Article à lire.
— Bulletin de la Société d'Horticulture des Deux-Sèvres. Jan-
vier 1902.
Page2o. Cultures à l'ombre et à mi-ombre. Désignalluu dus
plantes préférant ces orientations.
Septembre 1902.
— Bulletin de la Société d'Horticulture de Soissons. Juillel-
aoùt 1902.
41 -
Page 353 Savez vous arroser votre jardin ?
Cet article emprunté à la Belgique horlicole nie parait inté-
ressant. Ne pas se contenter d'arrosages superficiels qui
profitent seulement aux feuillages. Mouiller à fond en main
tenant la terre meuble afin que l'eau pénètre jusqu'à l'extré-
mité des racines.
-- Bulletin de lu Société de Seine et Oise. 19C2.
Page IGo. Cannas llorifères. Variétés recomman ées.
— Bulletin de la SoC'étc d'Argenteuil. N» 79, août 1902.
Page 771. Manière de prolonger les fieurs coupées. Chan-
ger tous les jours l'eau des vases; couper de temps à autre
la base des tiges; verser dans le liquide une ou deux gouttes
d'ammoniaque ou y jeter quelques grains de gros sel pour
empêcher la putréfaction, etc.
— Bulletin de la Société de Meaux. No 4, septembre 1902.
Page M. Une plante gazonnanto réussissant mieux, dit on,
que le Ray grass dans certaines situations: la Spergule pili-
fère [Sper/jula siibulata).
— Bulletin de la Société de Genève. 1902, 9'- livraison, sep-
tembre.
Page 161 Emballage des fleurs. Eviter de couper les fieurs
à expédier pendant les heures les plus chaudes. Mettre les
liges à tremper quelques heures avant l'expédition. Séparer
les couches de fieurs par du papier de soie.
Page 162. Jacinthes et tulipes. Culture ordinaire et culture
forcée. Conseils pratiques.
— Bulletin de la Société de Lo)ient Août 1902
Page 123. Serres réfrigérantes. Moyen de retarder la fiorai-
son des plantes et même d'obtenir des fieurs à n'importe quel
moment de l'année.
- 42
— Hevue horticole. Août 1902, n» 16.
Page 395. Les lleurs dans los écoles et dans les hôpitaux. Il
existe en Amérique et en Ilolhinde, notamment, désœuvrés
destinées à fournir des ileurs aux malades des hospices et
des hôpitaux.
Octobre 1902.
— Revue horticole. I'"" octobre 1902, n" 19.
Page 456. Bouturage du Ficus en greffant à la base de la
dernière feuille un morceau de racine de 4 à 5 c/m je lon-
gueur.
Page 401. Soins à donner aux plantes qui soulïrent. Utiles
conseils pratiques.
Page 466, Plantation des dahlias. Différer la plantation
jusqu'à la mi juin.
— Bulletin delà Société crAr/ricu'.ture de Caen. Juin 190?.
Page 212. Destruction des limaces. Emploi du sel marin
pulvérisé, de la suie et do la cendre dans les proportions sui-
vanles : 20 0/0 de suie, 40 0/0 de cendre, 40 o/O de sel Cette
poudre, dit l'auteur, répandue à la main au pied des plantes
ou sur les feuilles à l'aide d'unsouftlet n'altère nullement les
tissus et est un souverain préservatif contre les limaces.
— Bul'ctin de la Société d'Horticulture de /.orient. Septem-
bre 1902.
Page 134. Culture d'automne des plantes bulbeuses.
— Bultetin de la Société d'Horticulture de Limoges, hùii 1902.
Page 71. Culture économique des chrysantiièmes. Planter
en pleine terre en avril. Mettre en pots de iO à 25 7"' en
juillet.
Novembre 1902.
— Maison de Campagne. N° du 30 septembre 1902.
— 43 —
Page 53. Des rempotages. Végétalion languissante des
petites plantes cultivées en grands pois. Règle générale:
n'augmenter que de tics peu le calibre des pots servant au
rempotage.
N-^du \'ô octobre 1902. Page G9. Incision annulaire des
chrysanthèmes. Moyen préconisé pour l'obtention de fleurs
plus précoces et de plus grande dimension.
N° du 15 octobre 1992. Page 72. Primevère de Chine à fleur
jaime « Rêve d'Or » nouveauté signalée.
— Revue horticole du 16 octobre 1902. N" 20.
Page 472. Rôle décoratif et pittoresque des rosiers.
N" "il. Page 508. Bouturage du ficus à l'aide du greffage ôes
racines. Nouveau procédé recommandé. (Voir Revue horticole
de 1902, page 456).
— Bulletin trimestriel de la Société d'Horticulture de la
Haute-Vienne. 1" octobre 1902.
Page 18. Cyclamens. Pour bien faire fleurir ces jolies plan-
tes, ne les arroser qu'avec modération et seulement quand
on les voit commencer à faner.
DÉCEMBRE 1902.
— Journal des Roses. Novembre 1902.
Page 169. Rosenouvelle recommandée : J^ladame Jules Grave-
reaux, issue de Rêve d'Or, est d'un mérite exceptionnel,
paraît il. Fleurs jaune chamois excessivement grandes. Va-
riété très vigoureuse.
— Revue horticole. 9 novembre 1902, n" ^i.
Page 523. Procédés de culture des phlox vivaces.
Page 524. id. des roses trémières.
10 décembre 1902, no2i. Page 570. Hortensias. Moyens con
seillés pour obtenir la coloration en bleu.
Le Rapporteur de la Commission des Cultures d'agrément,
Alf. ROSSEL,
44 —
EXPOSITION D'ALENÇON
8 Juin 1902.
Messieurs,
Pour répondre à une domantle de M. le Présidenl de la
Société d'Horlicullure de l'Orne, vous m'avez fait l'honneur,
dans noire séance du 2 Mai, de me désigner pour représenter
notre Société et faire partie du Jury de l'Exposition qui devait
s'ouvrir à Alençon le 18 Juin. Au jour et à l'heure désignés
par les lettres de convocation, les délégués des Sociétés cor-
respondantes devant composer le Jury se sont trouvés réunis
au siège de l'Exposilion, où nous avons été reçus par M.
Leboucher, vice-président, le secrétaire et quelques membres
de la Société. M. le Président s'était excusé de ne pouvoir
prendre part à cette lèle des fleurs, étant retenu par une
indisposition.
Disons à la louange des organisateurs et des exposants
qu'à dix heures juste, les derniers coups de râteau, qui est
le balai du jardinier, nous laissaient la place libre, exac-
titude assez rare dans les expositions, môme dans les nôtres.
Le Jury était composé de MM. Augis, de la Société de
Caen; Bazin, de Lisieux; Cayeux, de la Société nationale
d'horliculture de France; Renon-Barillet, de la Société
d'Eure-el Loire; Ragot, du Mans; Grellebin, de Vimoutiers;
comte d'Yan ville, de Pont l'Evèque, et votre délégué. M.
Cayeux a été nommé président, et M. Augis, secrétaire du
Jury.
L'Exposition avait transformé en un véritable jardin, boudé
de Heurs, la grande rotonde de la Halle aux grains, dont la
partie centrale est couverte en verre sous lequel est tendu
un immense parasol en toile qui préserve des coups de
soleil.
Suivant l'ordre du programme, le Jury, après un examen
succinct des produits exposés, a commencé ses opérations par
— 45 —
\e classement des divers lots de légumes, disposés dans un
des bas-côtés de la halle, et appartenant les uns aux horti-
culteurs de profession, les autres aux jardiniers de proprié-
taires.
Le no I du concours é\ait surtout très complet, il compre-
nait à peu près tout ce que la cuisinière la plus exigeante
peut réclamer; le tout représenté par de très beaux échan-
tillons. Le Jury lui a accordé 10 points (le maximum). Les
autres lots comportaient aussi de très beaux spécimens, qui
prouvaient que, dans l'Orne, la maraicherie n'est pas en
retard, et que le sol est propice.
Nous avons regretté l'absence à peu près complète de fruits;
quelques fraises seulement étaient mêlées aux légumes, pour
dire qu'on ne les oublie pas tout à fait. D'ailleurs, on n'est pas
encore d'accord sur la question de savoir si ce dernier pro-
duit doit être classé comme fruit ou comme légume.
Floj^culUire.
Cette partie du programme était parfaitement remplie,
non-seulement au point de vue du nombre, mais aussi au
point de vue de la beauté et du bon choix des produits
exposés. Deux massifs degloxinias étaient surtout superbes:
plantes vigoureuses, toutes couvertes de belles fleurs arrivées
à point; récompense, 10 points avec félicitations.
Les pélargoniums à grandes fleurs, faisant à droite de la
halle le pendant des fleurs ci dessus, étaient aussi remar-
quables que les premières par leur bonne culture, le grand
nombre des variétés et leur belle floraison : 9 points.
Le Jury a ensuite attribué 7 points à un lot (n» 7) de
pélargoniums zonales bien complet;
3 points seulement aux pélargoniums lierre n" 22 (pas
assez fleuris);
Et 4 points pour les fuchsias, 19« concours, dans le même
casque le n^ précédent;
Les nos 26 à 30 du concours rosiers on pot et roses coupéeâ
étaient très bien remplis; la collection de 25 variétés de rosiera
— 46 -
haute tige avait un peu souffert des mauvais temps, les
basses liges étaient en meilleur état, 3 points. Les collec-
tions de roses coupées, en assez grand nombre et ne se trou-
vant pas toutes présentées dans l,es mêmes conditions, ont
imposé au Jury un travail assez long et difîicile. En face
d'une dizaine déboîtes, ayant toutes une réelle valeur, le
classement est parfois délicat; il faut cependant en sortir et
faire pour le mieux: 6 médailles or, argent et vermeil ont
récompensé les exposants, presque tous amateurs.
La collection de plantes diverses de commerce, formant le
42' concours, a obtenu, le n» t, 7 points, et le n" 7, 8 points.
Les conifères et arbustes divers garnissant les murs pres-
que sur tout le pourtour de la halle composaient les 43,44 et
4oo concours; ils ont été récompensés par une médaille d'or (10
points). Ces plantes, arbres et arbustes étaient, en eflet, très
variés, bien étiquetés et de très bonne venue. Les quelques
spécimens d'arbres fruitiers n'offraient rien de remarquable;
d'ailleurs la saison s'y prêtait mal.
M. Lemée, horticulteur-paysagiste, avait aussi exposé des
plans de jardins exécutés dans diverses propriétés, des
herbiers et des insectes nuisibles aux végétaux : diplôme
d'honneur de la Société nationale.
Même diplôme à M. Leboucher pour entomologie : collec-
tion complète de charançons.
Comme enseignement horticole, l'école normale d'institu-
teurs avait exposé une série de photographies établissant la
comparaison entre les plantes cultivées avec diverses sortes
d'engrais, éludes intéressantes très appréciées du Jury et
récompensées par une médaille d'argent.
L'heure étant déjà avancée, ne nous permettait pas de
terminer notre mission par l'altribulion des médailles. Ces
Messieurs nous avaient fait préparer un déjeuner à l'hôtel
de France, à la suite duquel, d'accord avec M. Leboucher,
vice-président, et MM. Fontaine, trésorier, et Croisé, secré-
tairea(ljuint,le Jurj a décerné les récompenses suivantes :
Prix d'honneur. M. Bisson, pépiniériste à Alençon; médaille
d'or de M. le Miuislre de l'Agriculture, pour l'ensemble de
- 47 —
son exposition composée de Conifères, arbres et arbustes à
feuilles persistantes et à feuilles caduques, Rosiers en
pots, etc
Médaille d'or, oi'^erte par ^f. le comte Curial, président de
la Société: MM. Surmont père et fils, horliculleurs à Alen-
çon, pour plantes de commerce et bégonias à feuiilags.
Médaille d'or, oiïerle par M. LeguerLîay, vice-président :
M. Epinette Théodule, horticulteur à Alençon,pour gloxinias.
Médaille d'or de la Société : M. Tellier-Croisé, horlicuUeur
à Alençon, pour plantes de commerce et pélargouiums
zonales.
Diplôme d'honneur de la société nationale: M. Lemée,
Ernest, horticulteur-paysagiste à Alençon, pour ses herbiers
et ses plans de jardin.
Médaille de vermeil, grand module, offerte pariM. Labbé,
sénateur : MM. Surmont père et fils, pour légumes.
Médaille de vermeil, grand module, offerte par M. le comte
de Levis-MirepoiA, député : M. Lemée Rocheron, horticul-
teur à Alençon, pour pélargoniums à grandes fleurs et bégo-
nias bulbeux.
Médaille de vermeil, grand module, avec félicitations, pour
le bon choix des variétés : M. Poirier, amateur à Alençon,
pour roses coupées.
Médaille de vermeil, grand module : M. Tellier Croisé,
pour le plan et la confection du jardin.
Médaille de vermeil : M. Aubry, jardinier aux promenades
à Alençon, pour roses coupées.
Plaquette artistique en argent, offerte par M. Paul Romet,
conseiller général : M"^a Roussel, propriétaire à Alençon,
pour roses coupées.
Médaille d'argent, grand module : M. Lemasson, jardinier
à la Préfecture, pour l'ensemble de sou exposition (légumes,
Pelargonium peltalum cl fuchsias).
Médaille d'argent, grand module : M. Fournage, jardinier
au château de Semallé, pour pélargoniums zonales et roses
coupées.
Médaille d'argent, grand module : M. Epinette, Félix, jar-
jJinicr, route de Courteille, à Alençon, pour légumes.
- 48 -
Méchiille d'argent : M. Lasscur, jurdinior à Courloillo, pour
légumes.
Médaille d'argent : iMM. Philippe père cl [ils, horlicullCLirs
à Alençon, pour fuchsias.
Médaille d'argent: Ecole normale d'Instituteurs, à Alençon,
pour expériences d'engrais.
Médaille de bronze: M. Brouard, coutellier à Alençon,
pour coutellerie horticole et cueille-fruits.
Médaille de bronze : M. Fessart, à Alençon, pour bacs à
fleurs.
Diplôme d'honneur de la Société : M. Leboucher, pour
entomologie.
Remerciements à M Reynier, à Paris, pour un pulvéri-
sateur de son invention.
Remerciements à M. Cayeux, à Paris, pour Salvia splen-
diens nouveaux, à feuillage panaché, dénommés « surprise o
et qu'il expose hors concours. .^
Médaille de vermeil des Dames Patrpnuesses : M. Epinctle
Théodule, pour ses gloxinias.
Médaille d'argent : M. Piard, fleuriste à vUençon, pour
couronnes et bouquets.
Médaille de bronze: MM. Philippe père et fils, pour garni-
tures de table.
Médaille de bronze : M. Benoît, horticulteur au Mesle-sî^r-
Sarthe, pour un tableau en fleurs
Le soir, à 7 heures, un banquet, présidé par M. Leboucher.
réunissait MM. les membres du bureau, les délégués deS
sociétés correspondantes, les exposants et un certain nombre
de membres de la Société. CeUe réunion a été des plus cor-
diales; au Champagne, M. le président a prononcé le discours
de circonstance remerciements : aux autorités, aux membres
du Jury et à leurs sociétés respectives, aux exposants et à
toutes les personnes qui ont contribué au succès de l'expo-
sition. M. Cayeux, président du Jury, au nom de ses collè-
gues, a exprimé nos remerciements pour le bon accueil que
nous avions rencontré à Alençon, et chacun s'est séparé en
emportant du chef-lieu du département de l'Orne les meil-
leurs souvenirs.
LEVESQUE, délégué.
- 49 -
EXPOSITION DE LISIEUX
26 Juillet 1902.
-»-;•!>«-
Monsieur le Président,
Messieurs,
Très bien accueilli, comme délégué de la Sociélé d'Horti-
culture de Clierbours", par la Sociélé du Centre de la
Normandie, j'ai eu pour collègues MM. Opoix, jardinier chef
du Luxembourg à Paris, délégué de la Sociélé nationale
d'Horticulture de France; Lemée, paysagiste à Alençon,
délégué de la Sociélé de l'Orne; Lapeltey, horticulteur à
Evreux, délégué de la Société d'Horticulture de l'Eure;
Langrenée, jardiiiier au Croisset. délégué de la Société
centrale d'Horticulture de la Seine-Inférieure; Degrenne,
Secrétaire général, faisant fonctions de rapporteur, tous
très aimables et très compétents. Le Jury a fonctionné sous
la présidence de M. Opoix.
Les opérations commencées à 9 heures du matin n'ont été
été complètement terminées qu'à 6 heures du soir.
Nous avions une admirable exposition, telle qu'on n'en
avait jamais vu à Lisieux, surtout sous le rapport des fleurs.
Installée exceptionnellement celte année dans les serres
el les dépendances d'un château que la ville de Lisieux vient
d'acheter pour agrandir son hospice, qu'elle avait gracieuse-
ment mises à la disposition de la Société d'Horticullure, et
où l'on se rendait par des^ allées remplies d'ombrage et de
fraîcheur, l'exposition présentait une importance remarquable
tant par ses produits multiples que par leur variété. En
continuant sa course à travers le parc où l'on rencontre çà et
là quelques étalages de produits, on pénètre dans l'exposition
où les nombreux exposants qui étaient venus étaler aux
yeux des promeneurs et des amateurs du beau la science
- 50 -
liorticole et l'art de la floriculture avaient en outre donné au
concours, par l'ingénieuse disposition de leurs groupes, un
coup d'(eil des plus charmants qui faisait l'admiration des
innombrables visiteurs qui se pressaient dans les gai cries du
concours, dont voici une très succincte appréciation.
Nous avons particulièrement remarqué :
1" L'exposition de M. Cliambrin, Léon, Iiorliculleur à
Lisieux : garnitures de salons et de salles à manger en (leurs
montées; c'étaient d'admirables corbeilles devant lesquelles
le public serait resté des heures en extase si on ne l'avait
obligé à circuler; et ses non moins admirables plantes de
serre : 2 médailles d'or, grand prix d'honneur avec félicita-
lions du Jury: au concours d'ensemble : vases de Sèvres
offerts par M. le Ministre de l'Instruction publique.
2" Les supcrbcîs massifs de M. Gervais, horticulteur à Orbec :
pétunias, fuchsias et pélargoniums à grandes fleurs: médaille
de vermeil; concours d'ensemble, prix d'honneur : objet d'art
offert par M. Laniel, député, avec diplôme de médaille d'or.
3o La collection de M. Deliot, horticulteur à Lisieux :
glaïeuls et dahlias en Heurs coupées, splendides variétés :
médaille de vermeil du Ministre; concours d'ensemble : prix
d'lionn(!ur, objet d'art avec diplôme de médaille d'or.
4" Une superbe exposition de plantes de serre de M.
Pochon : médaille de vermeil petit module.
50 M. Vittecoq, horticulteur à Lisieux, obtenaituoe médaille
d'argent pour une jolie collection de pélargoniums zonales et
une médaille de bronze pour ses pêchers en pot.
60 M. Pelletier, liorliculteur à Stanis, une médaille d'argent
moyen module pour sa belle variété d'o'illets.
7° Enfin, pour terminer la liste des horticulteurs marchands,
disons que M. Laine, horticulteur à lirionne (Kure), avait
apporté la [dus belle collection de légumes qu'il soit possible
de voir dans un concours de province. Son étalage, qui avait
20 mètres de longueur, comprenait tous les légumes qu'il soit
possible de cultiver, depuis le radis jusqu'au cantaloup, et
quels légumes ? des légumes monstres comme on n'en avait
jamais vu et devant lesquels chaque visiteur ne pouvait
b'empéchcr de s'extasier. Nalurellement, M. Laine a obtenu
— ol
le premier prix d'horlicuUure : ohjet d'iirl offert par M.
Ducliesne Fournet, sénateur, avec diplôme et médaille d'or.
i'^n outre, le Jury a admiré la magiiilique collection de
roses coupées exj)osée par M. Bassière, et le massif déplantes
variées de M. Jean, horticulteur à I.isieux; il arlresse à ces
Messieurs, hors concours, ses plus vives félicitations.
Amateurs.
\" M. l'ahLé Le Vernu, curé de Cernay, ohlient une
médaille de vermeil pour ses fruits à cidre et à couteau,
collections bien étudiées et artistement étiquetées, et une
médaille d'argent f^rand module pour son miel et ses ruches
à cadres. Au concours d'ensemljh; : prix d'honneur, gravure
de M. le Ministre de l'Instruction publique.
2» M. Léonce Duval, de Deauville, reçoit une médaille
d'argent pour sa superbe collection d'œillels de semis.
Jardiniers d'amateurs.
1° M. Lelimousin, jardinierau château d'Ouilly-le-Vicomle,
obtient une méflaille de vermeil grand module poursonbeau
massif de géraniums variés et pétunias; une médaille de
vermeil moyen module pour son superbe groupe de
caladiums, bégonias rex et coléus; une médaille de vermeil
petit module pour décoration de l'exposition en fleurs variées
et plantes vertes; une médaille d'argent grand module pour
ses légumes. Au concours d'ensemble, prix d'honneur : objet
d'art oflerl par M. le Président de lu Société d'Horticulture
avec diplôme de médaille d'or.
2' Il est décerné à M. Cauvin, jardinier au château du
Boulay, une médaille de vermeil petit module pour son
groupe de coléus; id. pour ses plantes de serre; id. pour ses
bégonias; id. pour ses tableaux démonstratifs de la taille
(bonne et mauvaise) et de diverses maladies des arbres
fruitiers; id. pour î^es légumes; médaille d'argent pour ses
fleurs coupées; id. pour ses fruits de la saison. Au concours
d'ensemble, prix d'honneur de la Société d'Horticulture :
objet d'art avec diplôme de médaille d'or.
— 52 -
3° M. Gautier, jardinier chez M. Brière, fromager à Mesnil-
Guillaume, obtient une médaille d'argent pour son beau
massif de coléus et une médaille de vermeil grand module
pour sa superbe exposition de légumes. Au concours
d'ensemble, prix d'honneur : gravure offerte par M. le
Ministre de l'Iaslruclion publ-que.
4° M. Desjardins, jardinier à Thiberville (Eure), a une
médaille de vermeil petit module pour sa belle exposition de
légumes et une médaille d'argent grand module pour un
beau groupe de coleus. Concours d'ensemble, médaille de
vermeil grand module de la Société d'Horticulture.
5° Il est attribué à M. Desmonts, jardinier àLieurey (Eure),
une médaille de vermeil pour sa corbeille de bégonias,
anthuriums, etc ; et une médaille d'argent grand module
pour ses géraniums variés. Concours d'ensemble, médaille
de vermeil grand module offerte parla Société d'Horticulture.
60. M, Vindix, jardinier chef au jardin public de Trouville,
reçoit pour ses beaux massifs de géraniums variés une
médaille de vermeil; de bégonias et coléus, une médaille
d'argent. Concours d'ensemble, médaille de vermeil grand
module offerte par la Société d'Horticulture.
Instituteurs
M. Desplanques, instituteur à Beuvillers (H serait plus
modeste de laisser ce nom dans l'ombre ; mais connaissant
tout l'intérêt que la Société de Cherbourg porte à son délégué,
j'ai pensé qu'il ne lui serait pas indifférent de connaître la
part qu'il a prise au concours de Lisieux).
1" Visites de cultures : cultures expérimentales et jardina
d'élèves ; hors concours, grand diplôme d'honneur.
2o Elèves de l'Ecole de Beuvillers, pour culture du jardin et
du champ d'expériences : diplôme d'honneur.
3" Exposition de produits de cultures expérimentales avec
graines, de la société d'horticulture et du champ d'expérien-
ces de l'Ecole normale de Cacn (céréales et légumes) : palme
de vermeil.
33
4-° Ses mémoires : études sur les hannelons, le ver blanc
et la taupe, sont renvoyés à l'élude d'une commission.
0° Cours d'horticulture (cahiers d'élèves, renvoyés, id).
G" Concours d'ensemble : palme de vermeil, otïerteparM le
maire de Lisieux. ,
Au Concours agricole.
7» Produits du champ d'expériences : diverses variétés, de
blé, sur blé de l'an dernier, avec fumier et engrais chimiques
variés ; avoine, luzerne, sainfoin, Irèile commun, 2"^ prix,
méd. arg.
8" Cidre en bouteille : méd. br.
9° Etude sur la petite et la grande culture depuis 1789:
méd. arg.
Le Jury de la Société d'Horticulture à l'unanimité décerûe
le diplôme d'honneur mis à sa disposition par la Société
Nationale d'Horticulture de France à M. Léon Chambrin
1'^'^ lauréat du concours.
Suivent les noms d'un grand nombre de lauréats n'ayant
exposé qu'un produit et n'ayant pas pris part au concours
d'ensemble.
Des prix sont attribués à divers jardiniers pour leurs cul-
tures visitées par un Jury spécial.
Des diplômes d'honneur sont décernés aux exposants de
la section des sciences.
Des primes de moralité sont accordées à deux jardiniera
pour années de services, et des récompenses aux collabora-
teurs de la Société dont les noms suivent : M. l'abbé Bellière,
professeur d'Horticulture, méd. verm. du Ministre.
M, Bellet, méd. verm. pour sa bonne organisation de l'ex-
position ; MM. Moisy et Aubrée, objet d'art olïert par M. le
Ministre des Beaux-Arts pour leur dévouement dans l'orga-
nisation de la bibliothèque de la société. r
Le Président de la Société ayant appelé l'attention de M. le
Ministre de l'Agriculture sur les appareils d'éclairage à
l'alcool, installés par M. Toutain de Lisieux pour éclairer
- 54 -
l'exposilion, M. le Ministre lui accorde une médaille de
vermeil.
Nous vous ferons remarquer que, lorsqu'un exposant
obtient plusieurs récompenses, la Société lui délivre
seulement un diplôme pour cliacune ; mais dans ce cas, il
prend part au concours d'ensemble et il reçoit en nature le
prix qui lui est décerné dans ce concours : ces prix sont tou-
jours les plus importants.
Les exposants qui ne sont pas membres de la Société ne
reçoivent que le diplôme du prix qui leur est attribué.
A l'exposition d'borticulture, la Société avait une exposi-
tion des beaux arts et des arts antiques qui, par ses nom-
breuses attractions (tableaux, peintures, dessins, meubles et
objets de toutes sortes) augmentait singulièrement l'impor-
tance du concours borlicole qui a duré trois jours, les 2G, 27
et 28 juillet. En outre l'exposition des arts a été ouverte gra-
tuitement au public le dimancbe 3 août. Ce qui en faisait le
cliarme, c'est qu'elle été faite dans les salles et cbambres
du château cité plus haut.
Le brillant exceptionnel de notre concours était dit sur-
tout à sa concordance avec le concours agricole qui avait
donné lieu à un concours de gymnastique et à un grand fes-
tival musical auquel prenaient part 4 musiques militaires,
5 sociétés civiles et 3 sociétés chorales.
Ajoutons que l'éclat de nos fêles a élé particulièrement re-
haussé par la présence du Ministre de l'Agriculture qui était
venu les présider et poser la première pierre du nouvel
hospice.
En parcourant les expositions delà Société d'Ht)rticulture,
^ M. le Ministre, accouipagné de M. le Président de la Société
et des Membres du Jury, s'est souvent extasié devant les
massifs de fleurs et les tables chargées de volumineux
légumes.
M. Mougcol est très aimable, il s'exprime avec une grande
facilité et a pris plusieurs fuis la paroledansla journée du 27.
Enfin disons pour terminer que les fêles de Lisieuxont élé
bien ccjmplélées le lundi i8 juillet ; celte journée, en elfel,
élail réservée aux Assises de la " Pomme » qui étaient juin-
— DO —
tes cette année à nos concours, à l'occasion du 2oo concours
poétique et littéraire de cette société.
Ces « Assises », où ont été prononcés les éloges de plu-
sieurs Lexovien? célibres, ont donné lieu à la visite du
«Vieux Lisieux » et des principaux monuments de la ville et
à un"Tand concert avec le concours de nombreux artistes des
o
principaux théâtres de Paris.
Toutes ces fêles se sont terminées par un brillant feu d'ar-
tifice dont la pièce principale était la façade du Palais de-
l'électricité à l'exposition de 1930.
Les entrées à tous les concours, concerts, bals, etc., se
payaient avec des tickets de tombola.
Quant à l'accueil qui a été fait aux Membres du Jury, il a
été des plus gracieux. M. Descours-Desacres, Président de la
Société, nous a d'abjrJ olïerl le 26 un délicieux déjeuner
sous une tente dressée exprès dans l'intérieur de l'Exposi-
tion ; puis nous avons été invités au grand banquet donné
au .Ministre le 2/ après la distribution des récompenses,
auquel prenaient part 300 souscripteurs avec Préfet, Sous-
Préfets, Députés et Sénateurs, banquet officiel, banquet des
grands discours, auquel seul M. Descoursa pris la parole au
nom de la Société d'Horticulture.
1" septembre 1902.
Le Délégué,
Desplanques.
- m -
EXPOSITION DE COUTANCES
15 Novembre 1902.
-+-X-+-
Messieurs,
Comme le mois de mai, qui, avec ses premiers et gais
rayons appelle les splendeurs estivales et leur brillant cla-
vier de coloris, novembre, le mois des frimas et des brumes,
nous offre la splendeur du Chrysanthème.
Sa première quinzaine marque son essor, et, dès ce mo-
ment, ce n'est pour lui que « Premières » et fêtes inoublia-
bles, où il est cboyé et admiré. Celte année, c'est la Société
de Coutances qui nous conviait à l'une de ses exhibitions.
Vous m'avez fait l'honneur, Messieurs, de m'y déléguer, aussi
je m'empresse de vous rendre compte de la mission qui
m'était confiée.
Cette exposition, ouverte du 13 au 18 novembre, se tenait
dans une halle aux grains, peu appropriée pour cet usage.
De dimensions exiguës, manquant de lumière, elle n'offrait
pas un cadre bien brillant aux apports superbes qui la
remplissaient ; Cherbourg, peu gàlé sous ce rapport, est
cependant mieux partage.
Le samedi 15 au matin, à l'heure dite, tous les délégués
répondaient à l'appel de leur nom et sous la conduite de
M. le président l'élix, dont je ne saurais trop remercier
la bienveillance ni louer la parfaite aménité doutil litprcuve
à l'égard de votre délégué, nous fîmes rapidement un examen
superficiel de l'exposition. Certains horticulteurs n'étaient
pas encore prêts, et pour leur laisser le temps de donner le
dernier vernis à leurs présentations, nous fûmes, sur l'aima-
- 57 -
ble invitalion du bureau do la Société, déjeuner à l'IIùlel des
« Trois-Rois >>.
A midi, le jury commençait ses opérations et nommait à
l'unanimité M. de la Crouée,de Gaen,son président ; il secom-
posait en outre de :
MM. Baudeu, de Valogncs ;
Tanquerel, de Bayeux ;
Cléret, d'Avranclies ;
Besnard, de Garentan,
et de votre serviteur.
M. Le Mazurier, de Coutances, remplissait les fonctions de
secrétaire du jury, sans voix délibérative.
La salle d'entrée, de forme rectangulaire, était partagée
dans son milieu, par une longue plate-bande, à l'extrémité
de laquelle, les spécimens et stantards de notre concitoyen
M. Léon Cavron, étageaient barmonieusement leurs frondai-
sons roses, leurs toisons de neige ou leurs pluies d'or. A
droite et à gaucbe, adossées au mur, d'autres plates-bandes,
coupées par quelques Phœnix ou Lalanias, et dans le fond
les apports de notre autre concitoyen, M. Louis Girard, voi-
sinant avec ceux de M. Legraverend, jardinier en cbef du
jardin des plantes de Coutances.
Dans une salle adjacente, l'on avait placé les fleurs cou-
pées, les bouquets, corbeilles et motifs composés exclusive-
ment en Chrysanlhèines ainsi que tous les lots de fruits.
L'ensemble de cette exposition était excellent, et nous
étions loin de nous attendre à y trouver ce que nous consta-
tions, quantité et qualité.
Nos sociétaires, MM. Rossel, Piard et Gosselin, que j'eus le
plaisir de rencontrer à Coutances, partageaient eux aussi
cette impression. Une remarque tout d'abord s'impose : l'Iior-
ticullure locale, dont j'ai eu l'occasion de déplorer maintes
fois l'abstenlion presque totale dans les expositions, aussi
- 58 -
bien ici que dans les villes voisines, était au contraire digne-
ment représentée à celte fùle automnale.
Tout ce que la ville peut compter d'horticulteurs et de jar-
diniers, avaient tenu à faire acte de présence et leurs apports
pouvaient rivaliser avec les envois étrangers. Aussi doit-on
les féliciter sincèrement de cette initiative et de leur bonne
confraternité ; espérons que leur exemple sera suivi.
Ils méritent également d'être complimentés pour toutes
leurs cultures, qui marquent un progrès immense sur ce
qu'ils nous présentaient à leur dernière exposition de 1897.
Que nous sommes loin du pauvre pompon violeté et de l'hum-
ble rosette marron d'autrefois, (lue l'on rencontre encore,
dans les parcimonieux jardinets de nos villages environnants.
Il y a quelques années, à propos de l'exposition d'Avran-
clies, je m'étais demandé si l'engouement qui se manifestait
déjà pour noire « Rose d'hiver, » serait de longue durée.
Sans pouvoir l'afiïrmer j'osais l'espérer ; les brillantes expo-
sitions annuelles qui se succèdent, l'empressement grandis-
sant du public à s'y rendre, m'ont donné raison, et je constate
avec satisfaction que le Chrysanllième continue d'évoluer
activement vers son idéal incertain.
Les semeurs ont obtenu les formes les plus diverses, les
enchevêtrements de pétales les plus bizarres et il me semble
très dilïicile d'obtenir maintenant dans ces genres quelque
chose de bien nouveau.
Reste les coloris que déjà les Calvat, les Monin,les lléraud,
etc., nous donnent plus chauds et plus séduisants que
j imais ; horn)is la teinte bleue, qui. comme dans les roses,
l;s (/a^//a5, n'existe pas pour notre (leur japonaise, elle
épuisera, j'en suis convaincu, par des hybridations savam-
ment combinées à peu peu près tout ce que peut composer
la palette d'un peintre.
Les opérations du jury no furent terminées qu'à cinq
heures du soir. A noter une innovation qui peut avoir son
- b9 -
boncôlé mais qui a aussi ses inconvénienls. Nous n'avions du
reste qu'à la respecter et non à la discuter. Le bureau de la
Société avait décidé, en ellet, de ne faire aucune catégorie
d'exposants. Tous concourraient ensemble, aussi bien horti-
culteurs de l'arrondissement que ceux qui y étaient étran-
gers, amateurs ou praticiens ; la cote que chacun d'eux ob-
tenait du jury pour son apport, lui donnait droit à telle ou
telle médaille.
Ce mode d'opérer, fait ressortir mieux que je ne saurais le
dire, le mérite de nos deux concitoyens : M. Léon Cavron
qui obtient 2 médailles d'or, 2 médailles de vermeil grand
module, 2 médailles d'argent grand module, et M. Louis
Girard, qui remporte 2 médailles de vermeil grand module^
parmi lesquelles celle du Ministre de l'Agriculture et 2 méd-
d'argent. Ces distinctions les plaçaient au haut de l'échelle
des récompenses, et comaie vous le voyez, le vieux renom de
l'horticulture Cherbourgoise est toujours vivace; aussi applau-
dissons à ses succès!
Palmarès
Ainsi que je viens de le dire, c'est M. Léon Cavron qui
arrive bon premier. Ses stantards ont émerveillé la foule
qui ne se lassait pas de les admirer. D'une régularité par-
faite, très bien conduits, jamais encore il n'avait obtenu
cette perfection dans ces plantes, toujours difficiles à réussir.
L'on peut en dire autant de ses plantes grefïées et de ses
spécimens ; au reste les brillants résultats qu'il vient d'ob-
tenir à l'exposition de Paris r.e carrobjrentils pas ces
dires ?
Il obtenait donc : grande médaille d'or pour ses standards
médaille d'or pour ses spécimens; uce grande médaille de
vermeil pour ses Chrysanthèmes greffés sur Anlhém'is qui
formaient ainsi un bouquet tout fait, bien varié de coloris;
une grande médaille vermeil pour sa collection de 100 varié-
~ 60
tés et deux médailles d'argent pour ses fleurs coupées et sa
culture unlflore.
Nous donnons dans une liste ci jointe les variétés dans
chaque lot qui nous ont paru les plus méritantes ou qui,
quoique belles, sont peu répandues.
M. Louis Girard, qui se retrouve en pays de con-
naissance, puisqu'il est natif des environs de Coutances, avait
un lot aussi des plus intéressants.
Ses plantes, bien étofléesavec de bellesfleurs,montrentchez
ce praticien un progrès constant; c'est un travailleur dont
les succès ne font que récompenser faiblement les efiorls.
Pour ses slantards, grande médaille de vermeil. Pour sa
collection de 50 variétés, grande médaille de vermeil. A ses
deux chrysanthèmes ^reHés l'on décerne une grande médaille
d'argent. Il est regrettable que l'allongement de certaines
espèces eussent détruit en partie la symétrie de ces super-
bes plantes.
Dans sa collection de plantes basses pour le marché, c'est
encore une méd. argent grand module qui lui est dévolue.
Très bon apport en somme, qui fait honneur à celui qui
le présentait.
M. Laurent, horticulteur à Coutances, remporte d'emblée
une méJaille d'or pour sa collection de 100 variétés cultivées
à la demi-grande fleur, qui auraient pu rentrer aussi
dans la catégorie des plantes basses, cultivées pour le
marché.
Son lot ravissant était remarquable par l'ampleur de ses
jleurs, au nombre de six, sept et huit sur chaque plante, qui
ne mesurait pas plus de 40 à 70 centimètres de hauteur sui-
vant les espèces.
Avec cela, une bonne végétation, peu de maladies; bien
présenté, ce lot était des meilleurs de l'exposition et l'un de
ceux qui se rencontrent le plus rarement.
M. Laurent avait aussi un certain nombre de stan-
- 61 -
tarJs, mais bien inférieurs comme culture aux plantes pré-
cédentes et pour lesquels on lui décernait une petite mé-
daille d'argent.
M. Ilédouin, horticulteur à Coutances, présentait un
joli lot de 100 variétés; malheureusement la » rouille » y
avait fait pas mal de ravages. Une médaille d'arg. récompen-
sait cet envoi. Son lot de spécimens était meilleur ; il y avait
de bonnes fleurs, et n'eût été quelques plantes disparates, il
eût obtenu une récompense supérieure à la grande médaille
d'argent qui lui fut décernée.
M. Savary, horticulteur à Coutances, avait un bon
lot ; c'était celui qu'il présentait comme collection. Ses
plantes un peu grêles s'étaient trop allongées faute de nour-
riture; l'ampleur de la fleur laissait à désirer, mais l'ensemble
produisait néanmoins bon effet. Par son habile disposition,
cet horticulteur en a tiré tout le parti qu'il pouvait en es-
pérer et une médaille de vermeil lui fut accordée.
Son apport de standards était loin de valoir sa collection ;
ils ne possédaient pas cette forme gracieuse, cet ensemble im-
peccable qui plait à l'œil et ils ne reçurent qu'une médaille
d'argent petit module.
M. Tardif est un amateur de Périers, où il est employé de
commerce. Il ne présente que 25 potées ; mais elles sont
supérieures aux lots qui les environnent. La plante est bien
faite, pas trop haute avec de belles Heurs, et ce qui ne gâte
rien, elle a un beau feuillage. Malgré son petitnombre cette
collection remporte une grande médaille d'argent qui est bien
placée.
M. Quesnel, jardinier chez M. de Mons, à Savigny,
présente un lot plus nombreux que le précédent, mais qui
n'en n'a pas tout à fait la qualité. A part quelques potées il
y a insuflisance comme fleurs et plantes. Il lui est décerné
une méd. argent petit module.
VIII,
02 -
AyiiDl voulu aussi leuler le gTefïnge, il s'est conlenlé de
grefïer par approche deux clirysaDllièmes. Nous ne voyons
pas bien le but qu'il voulait atteindre, car si l'on a choisi
comme porte greffe Va7ilhcmis, plante vivace, c'est pour con-
server pendant quelques années la vitalité à ces plantes,
sans avoir besoin de les rcgrelïer annuellement. Une méd. de
bronze récompense cet essai.
M. Legraverend, jardinier en chef du jardin public
de Coutances, exposait « hors concours »; nous n'avions
donc pas à juger son lot. Néanmoins la Société lui étant re-
connaissante lie la part qu'il prenait à cette exhibition, de la
décoration de la salle dont il avait bien voulu se charger, lui
décerne un objet d'art, don de M. le Sous-Préfet.
M. Lelong, horticulteur à Coutances, dont j'ignore
et veux ignorer les opinions politiques, est cependant un
conservateur intransigeant, mais, je me hâte de le dire, au
point de vue chrysanlhémisle. Il a gardé précieusement les
us et coutumes d'antan et probablement abhorre la grosse
fleur que nous admirons.
Sa culture multillore sans ébourgeonnage nous ramène
bien en arrière; mais ne faut-il pas que tous les goûts soient
dans la nature ? Une médaille de bronze lui est donnée
comme encouragement.
Fleurs coupées
M. Blouct, jardinier à Avranches, doit être le culti-
vateur des superbes Heurs que nous montre annuellement
M. Charvet, procureur de la République, et qui lui ont valu
chaque fois des prix d'honneur. Celles qu'il présentait en
elTet sous sou nom étaient identiques à ces dernières, comme
forme, ampleur et coloris vifs et chatoyants.
Tout le lot était « idéal », pas une Heur inférieure.
- 03 -
Une des plus extraordinaires était W. B. Church, énorme
tleur globuleuse, cramoisie avec le revers des pétales argent;
il y avait encore Otna, étoile jaillissante aux tons cuivrés et
flammés de grenat; Vln'mitab!e, d'une finesse incroyable ;
Secrclaire Daiitàenaij, incurvée chevelue; François Cléric,
sphère cuivrée et lavée de mauve sur les bords. Tout serait
du reste à citer dans cet envoi merveilleux, qui a arraché
aux nombreux visiteurs plus d'un cri d'admiration. Aussi
a-t-il été récompensé à l'unanimité d'une médaille d'or.
M. Rosette, horticulteur à Caen, présentait également un
joli lot de 50 variétés. Ce sont encore de belles Heurs, mais
elles n'ont pas atteint la duplicature du lot précédent. Une
grande médaille de vermeil est obtenue par M. Rosette
M. Lainey, jardinier à Caen, ne présentait que vingt-cinq
fleurs, mais elles étaient toutes de belle culture. Elégantes,
bien colorées, elles méritaient certes la grande médaille
de vermeil qui leur fut octroyée.
MM, Vilmorin, An Irieux et C'', de Paris, malgré leur
présentation importante s'étaient placés « hors concours ».
Leur collection est bien sélectionnée et les «nouveautés »
que j'y ai relevées feront sensation, sans peut-être dépasser
les vieilles variétés toujours ravissantes que j'ai inscrites éga-
lement dans ma liste.
Couronnes et Bouquets
Trois belles corbeilles, présentées par M""' Duran I, ont
mérité une médaille de vermeil grand module, l/n surtout
de table de }>l'^^ Legraverend, une mé.laille d'argent, et
deux jardinières de M^^ Laurent, une médaille de bronze.
Fruits
Deux concurrents seulement, mais deux lots d'une soixan-
taine de variétés en poires, pommes et raisins.
- 64 -
Les produits exposés étaient de bonne grosseur, bien con-
servés, car beaucoup étaient hors saison et méritaient d'être
signalés. Les amateurs d'arboriculture ont peu souvent l'oc-
casion dans notre contrée de contempler d'aussi beaux et
aussi nombreux échantillons. Le premier prix fut remporté
par M. Laurent et consistait en une grande méd. de vermeil.
M. Quesnel, propriétaire du deuxième lot recevait une
grande médaille d'argent.
L'inauguration de l'exposition fut faite le samedi, à cinq
heures, par M. le Sous-Préfet, entouré des notabilités que
compte Coutances ; après avoir constaté les progrès de l'hor-
ticulture dans le Département, il adressa ses plus vives fé-
licitations aux lauréats. Pour me résumer : notre société voi-
sine vient d'obtenir un beau succès et les organisateurs de
cette exposition ont droit à tous les éloges. Le résultat
annoncé dépasse toutes les espérances et serait jalousé par
bien des grandes villes.
Le dimanche soir, l'exposition fut brillamment illuminée,
un concert y fut donné par la musique municipale ; inutile
de dire qu'il fut très goûté par l'aftluence des visiteurs qui
se pressaient dans son enceinte. Le banquet, qui se donnait
à sept heures à l'Hôtel d'Angleterre, fut une véritable fête de
famille où la gaieté le disputait à l'entrain.
Après les toasts de M. Félix, président de la société, de
M.Daireaux, maire de Coutances, de M. de la Crouée, prési-
dent du jury, vint le tour des chansons et M. Félix donna
lui-même l'exemple, en nous chantant quelques vieilles mais
toujours bonnes chansons du vieux temps.
M. le Maireet M. Laurent, premier adjoint, l'imitèrent, ainsi
que d'autres amateurs qui obtinrent dans leurs romances et
chansonnettes comiques un succès très personnel. L'heure
tardive à laquelle il se termina et qui nous surprit tous
n'était elle pas le meilleur indice de sa franche cordialité.
J'adresse à nouveau, en terminant, mes remerciements
- 6o -
«
sincères à MM. le Président elle Vice-Président de la Société,
pour leur yllabililé envers votre délégué, laquelle n'a d'égale
que leur bienveillance qui me fera toujours conserver d'eux
un excellent souvenir.
Cherbourg, le 2o novembre 1902.
Henri Leteruier.
LISTE DES VARIÉTÉS DE CHRYSANTHEMES
remarquées à l'Exposition de Goutances au point de vue du
coloris, de la végétation et de l'ampleur des fleurs.
Chez M. CAVRON
En Standards
Child, — riche cramoisi velouté.
M*^" Ed. Roger, — vert d'eau.
Président Félix Saluit, — blanc incurvé.
Souvenir de M"" Rosette, - pourpre, reflets rougeàlres.
Banquise, — vrai japonais blanc pur.
hvanley-giant, — lilas rosé.
Spécimens
Vice Président Louis Petit, — mauve clair.
Calval's Auslralian Gokl, — jaune d'or.
Mi^e A. Roux. — Incurvée rouge, revers argent.
\\'. Wells, — jaune lavé bronze.
Souvenir du docteur Pierre Gouell.
Sur une seule plante greiïée, il y avait les variétés suivantes :
Marie Calvat, — blanc rosé.
Président Lemaire, — grenat, revers jaune.
- 66 ~
Souvenir de Pelite-Amie, - blauc pur.
M. Martinet, — cramoisi, reverser.
Tatiana, — beau jaune d'or.
Jubilée, — mauve pâle nacré.
]\Iiress c. Hermann-P.iyne, — mauve rosé, revers argent.
Massange de Louvrex, —jaune paille.
Child, — cramoisi.
Duc d'York, — jaune bronze.
Marie Louise Héraud, — blanc rosé.
M. Louis Remy, — jaune vif.
Lot de 100 variétés
Chrysanthémiste Bruant, — incurvée chaudron.
Mme Charles Diederichs, — jaune crème.
Secrétaire Daulhenay, — duveteux rose chamois.
Préfet Maitrot de Varenne, — rouge éclatant.
Luzerta, — rouge brique s'atténuant eo jaune d'or.
Calval 1899, — mauve teinte jaune,
Beauté de Lyon, — duveteuse mauve vif.
Chez M. Louis GIRARD
En Standards
Marie Calvat, — rose tendre.
William Tricker, — rose vif, pointes et bords blancs.
Silver-Queen, — mauve œillet.
Sur une plante greffée
Président Saliut, — blanc, centre jaunâtre.
Princesse de Monaco, — blanc crème.
Souvenir du docteur P. Goucll, — rose tendre.
Elwin Molyneux, — rouge vif el or.
W. Tricker, — rose vif.
Stralïord, — vieux rose.
Princesse Bassaraba de Brancovan, — blauc.
Souvenir d'un ancien Ami, — rouge, pointes jiuncs.
Mme Louis Rémy, — blanc.
Lady llanliam, — lilas.
- G7 -
Souvenir de Pelite-Amie, — blanc.
j\Ime Gustave Henry, — blanc, centre crème
Loi de 50 variétés
Jullian Ilillepert, — jaune primevère.
Mrae R. Collin, — sport de Jull. Ilillepert jaune.
B"<3 de Viuolles — rose magenta.
Chrysanlhémiste Laforge, — blanc.
Rouge Poitevine, — rouge écarlate ponctué jaune.
Plumage, — rose liseré très tendre.
En Nouveautés
Merde Glace, — blanc bordé violet.
M'i" Marie Léger, — rose lilas.
Marius Héraud, — jaune d'ocre.
Byrsa, — jaune cbamoisé.
M'i-^ Bertlie Blondeau.
Georgetle Girardin, — lilas vif marbré blanc.
Député Sallis — rose revers blanc.
Chez M. LAURENT, de Coutances.
M. A. Bowmann, — pourpre foncé.
Paul Valade, — sport jaune soufre du Colosse grenoblois.
Fée du Champsaur, — blanc pur.
Chrysanthémiste Bruant, — cramoisi et or.
François Pilon, — beau jaune.
Amiral Avellan, — réflexe jaune luisant.
Rouge Poitevine, — cramoisi, revers pâles.
Docteur Hardi, — rose clair saumoné.
M^ss G. Béer, — japonaise rose pourpre.
Souvenir de sa:'ur Jeanne, — lilas et amarante.
Chez M. HEDOUIN, de Coutances.
Préfet Mailrot de Varenne, — cramoisi velouté.
Laurence Zédé, — lilas mat éclairé blanc.
Ami Borelly, — cramoisi, revers chamois.
Edwin Molyneux, — rouge vif, revers or.
- 08 —
Clio/ M. SAVARV, de Coulances.
Anna Borner, — rose et mauve délicat.
Mme Deis, — blanc pur.
Mohauck. — rose saumoné, revers bronze.
Isabelle Rivoire, — mi-lubulé vieux rose.
Mme Masquerier, — blanc crème, liseré lilas.
Comtesse Victoire-Marie Cezza, — blanc pur délicat.
Cluz M. TARDIF
Colosse grenoblois. — blanc strié lilas.
Mme Liger-Mgneau, — rose pâle éclairé blanc.
Mine Félix Sahut, — blanc rosé.
Mauve Poitevine, - mauve genre Jubilée.
Chez M. QUP:SNEL
Souvenir de Pont-d'Avignon, — chamois et ocre.
Thérèse Mazier. — blanc perle marbré rose pèche.
Princesse Alice de xMonaco, — blanc pur.
Mme Ch Deloncle, — blanc pur strié rose.
Chez M. LEGRAYEREND, de Coutances.
Duchess o[ Warwick, — incurvée jaune et rouge.
Viviand Morel, — rose lilacé.
Président Félix Sahut, — blanc pur.
Lady Hanhani. — rose et saumon.
Banquise, — bien ondulée, pétales légers, blanc pur.
Fleurs coupées
Chez M. BLOFET, d'Avranches.
Mistress Baretti, — blanc rosé nacré.
M. J. Jones, — blanc crème nacré.
Mme de Saint-Paul, — duveteux blanc rosé, teinté mauve.
Monsieur Charvet, — rouge rubis revers or pâle.
Braise, — centre jaune, bords carminés.
- 69
Clirysaalhémiste Fiérens. — lilas revers argeat.
Jean de Reské, — violet clair de giroflée, revers argent.
Cliez M. LAINEY, de Caen
M. Léonard Dauel, — sport de Laurence Dédé, vieux rose
teinté doré.
-M. F. S. Vallis, — jaune primevère teinté citron.
Van den Heed, — Heur merisier, revers laqué.
M. Geo West, — amarante violacé.
Chez AL ROSETTE, de Caen
Princesse Alice de Monaco.
Abbé Brossetle, — rose glacé, revers argent.
M. Ghambry, — jaune vif.
Cremesi perfectione, — genre M'^'Carnot, cramoisi intense.
La France, — blanc pur.
Chez VILMORIN-ANDRIEUX & C'^% Paris
Mme Sarah-Bernhardt, — ligules échevelées, rose pâle
nacré.
Electra, — rouge sang, revers or.
Rouet d'Or, — jaune paie, pointes or.
M's Barkley, — rose, revers lavande.
Jeannette Lens, — sport du Colosse grenoblois,jaune sablé
rose au pourtour.
M- Hugh Crawford, — jaune, centre cuivré.
Soleil de minuit, — blanc, centre jaune pâle.
Cherbourg, le 20 novembre 1902.
H. Leterrier.
ix.
- 70 -
VISITES DE CULTURES
CULTURES DE NARCISSES
->o+o-(-
I. M. BUHOT, à la Micloterie, Cherbourg.
A l'oiiesl de la rue du Unis, entre la ligne ferrée des
Flamands et le cours sinueux du TroUebec, s'étend un vasle
espace de terrains bumides et morcelés en petites parcelles,
ignoré de la plupart des Cberbourseois.
C'est que les voies de communication manquent à peu près
complètement dans ce quartier suburbain ; 'pour le gagner
par les rues Vintras ou tle Sennecey, les voilures doivent
traverser à gué la rivière que les piétons francbissentsur un
pont étroit consistant en deux longues dalles de schiste for-
mant deux arches primitives.
Le dimanche 16 mars 1902, la Société d'horticulture, repré-
sentée par une vingtaine de sociétaires, a suivi .M. Corbière,
son président, parce dédale de ruelles et de sentiers qui mè-
nent à la iMicloterie; cette propriété, d'une superficie de près
de deux hectares, nous ménageait une réelle surprise au mi-
lieu du marais coupé de clôtures boisées et dans lequel vien-
nent s'éteindre les derniers escarpements du pied delà mon-
tagne du Houle.
M. ljuhot,sur l'initiative et avec l'aiile de M. Levavasseur,
son ancien associé, y a créé en 18'J8 une culture absolu-
ment nouvelle dans la ré.^ion, celle des 7iarcisses, avec
un accessoire de qucbiues planches d'anémones, qui
— 71 —
ccnslituent une exploilalioQ llorale originale chez nous,
imitée de la pratique des îles anglaises. Notre climat parti-
culièrement doux permet d'obtenir en plein air des résultats
remarquables : les serres ne servent à forcer qu'une quantité
peu importante de bulbes.
Le premier aspect des jardins impressionne favorable-
ment; le terrain est merveilleusement utilisé, bien que des
allées nombreuses le sillonnent et permettent de circuler
partout sans endommager aucune plante. Le tracé des allées
et des planches ne laisse rien à désirer, pas plus que leur
tenue, qui est d'une irréprochable propreté. L'eau provenant
delà montagne est distribuée en un réseau de fossés pro-
fonds qui se coupent à angle droit et remplissent le double
but de drainer l'excès d'humidité des carrés et d'apporter à
proximité l'eau nécessaire à leur arrosage. Ces canaux véhi-
culent les eaux des fonds supérieurs et recueillent aussi les
sources nombreuses qui jaillissent dans le terrain ; ils con-
tituent de plus d'importantes cressonnières au milieu des-
quelles circule une eau limpide et pure, réconciliant avec
le cresson ceux qu'en aurait dégoûtés le spectacle fréquent
des eaux saturées de résidus savonneux dans lesquelles nous
le voyons croître.
Des rangées d'artichauts garnissent l'arèle du fossé des
principales artères, La constitution géologique du sol leur
est favorable, bien que d'une manière alisolue elle soit
plutôt médiocre ; elle révèle, en effet, un mélange de sable
et de glaise parmi lesquels les détritus de toute sorte se
sont décomposés, ce qui a permis, avec l'emploi d'amen-
dements appropriés, une affectation maraîchère rémuné-
ratrice.
A l'entrée de la propriété, en face du logement du jardinier
et du magasin des caisses que nous retrouverons en sortant,
s'élève une immense serre en deux nefs, formée à propre-
ment parler de deux serres hollandaises juxtaposéas. Cette
— 72 —
consiruclion n'a pas moins de 100 mètres de longueur sur
15 mètres de largeur, ce qui donne une surface vitrée de 15
ares. Au centre et sur les côtés, trois rangs de vignes vigou-
reuses commencent à entrer en végétation; leur taille est
critiquée par quelques-uns de nos collègues, qui y trouvent
trop de bois ; le produit n'en est pas moins abondant et
apprécié, car en 1901 la vente, toute réalisée à Cherbourg, a
atteint i. 000 kil. Dans une tranchée pratiquée au pied de
chaque vigne, M. Buliot a mélangé à la terre iOO gr. de sul-
fate de fer.
Les principales variétés sont celles cultivées dans notre
pays: Frankcnthal, Chasselas doré de Fontainebleau, Alicante,
etc. Une variété signalée comme étant d'un grand rapport
et supérieure au Chasselas doré, et que M. Buhot a obtenue
d'un viticulteur de Dijon, est désignée sous le nom de
Chasselas Périer, nom qui ns ligure piis dans les catalogues.
Desfilsde fer tendus transversalement supportentd'innom-
brables cordes actuellement roulé?s en peloton et qui, dérou-
lées verticalement lors de la culture des tomates, serviront
d'appui aux tiges fragiles de ces plantes, remplissant par
cette ingénieuse disposition le rôle de tuteurs ou de treilles.
Actuellement diverses cultures se partagent le sol de la
propriété: des pois mangetout •ÀnwnGs.deiO jours, que l'on peu
commencer à cueillir; des carottes, des pommes de terre
jaunes de l'espèce liojjal ash-leaved K/tlney, qui pourront
être incessamment livrées à la consommation ; et enfin
plusieurs plates bandes de narcisses ;;e/7e blanche, variété
très odorante actuellement délleurie, de narcisses ornalus,
qui sont en pleiue fleur et dont quelques sujets pré-
sentent des Heurs jumelées, et de narcisses 5//- Walklnq; cette
dernière variété est jaune, les deux autres sont blanches.
Le sir Watking est, d'après Vilmorin (Les Heurs de pleine
terre), le plus grand et le plus beau des narcisses inco^npara-
bles : périanthc à divisions très larges, jaune citron, formant
73 -
une étoile à six branches, atteignant jusqu'à dix centimètres
de largeur ; la coupe est jaune foncé, orangé sur les bords.
La fleur, détail essentiel pour la vente, se conserve très bien
coupée.
Dans le carré sud- ouest de la serre, et un peu partout le
long des parois vitrées, un grand nombre d'anciennes caisses
à cartouches sont utilisées comme bacs à fraisiers concur-
remment avec les pots en terre d'un usage courant. Ces
fraisiers sont du /?o//a/ Souere/!"(/n à gros fruit rouge brillant
et à chair rose vif, donnant leurs premières productions en
mai. Beaucoup ont souffert d'un ver, semblable à celui des
noisettes, qui ravage leurs racines et que M. Buhot n'a pas
pu jusqu'ici combattre avec succès.
Avant de quitter lu grande serre, notons encore des arums
que la gelée a compromis, et de jolis pêchers chargés de
Heurs.
Au milieu de la serre jaillit une source d'un débit de oOO
litres à 1 heure ; il faut en puiser l'eau pour l'utiliser. Aussi
M Buhot a-t il ditninué ce travail en obtenant l'alimentation
des conduites d'eau qui circulent dans la serre, par un ré-
servoir extérieur que remplit automatiquement un petit
bélier hydraulique installé sur le cours d'eau le plus voisin,
à quelques pas d'une des portes de la serre. En 36 heures ce
bélier élève ainsi 4.000 litres de liquide.
M. Buhot a édifié dans une autre partie de sa propriété, à
l'ouest de la précédente, une autre serre hollandaise beau-
coup plus petite et occupée par des vignes de Chasselas
blanc doré dont la végétation est en retard sur celles de la
grande serre, et des pcmmes de terre Kidney chaussées et
bien avancées : elle renferme aussi de nombreuses caisses de
fraisiers. La partie supérieure du toit vitré formant faîtage
se lève d'un bout à l'autre, ce qui constitue le meilleur sys-
tème d'aération des serres hollandaises ; les châssis d'aéra-
tiou isolés laissent toujours se former au sommet de la toi-
/ l —
ture d'abondantes condensations qui engendrent une liuuii-
dité nuisible aux plantes et à la construction elle-même.
En dehors des serres, la presque totalité de la surface, dis-
tribuée comme il a été remarqué en entrant dans la pro-
priété, est consacrée à la culture des narcisses. Les oignons
sont placés en terre, à une profondeur d'environ dix centi-
mètres, et relevés tous les deux ans. La surface reste dispo-
nible pour les petites cultures peu profondes, telles que
persil, salades, radis. Voici les différentes variétés de nar-
cisses cultivées en plein air : perle blanche; éperon d'ur, à
lléur jaune ; princeps, jaune pâle ; gros porion, jaune ; im-
pératrice, blanc et jaune, trapu, plus gros que l'éperon d'or,
et qui ne fleurira que vers le \o avril ; obvallaris, désigné
dans le commerce sous le nom de tenbi/, jaune, donnant les
premières Heurs ; Wansion, jaune vif, à Heurs lourdes, sou-
vent couchées par l'eau et le vent ; incomparable, jaune.
A l'ouest du jardin principal, et séparé de celui-ci par un
pré qui renferme la ruine curieuse d'une ancienne maison
organisée pour la défense au moyen des armes à feu, un
vaste champ est consacré à la culture du cresson, des nar-
cisses, des iris et des anémones. Citons seulement les nar-
cisses gros porion, princeps, incomparable et Wansion.
L'iris hispanica, ou iris Mphion, veut la pleine terre où on
doit le rapporter dès qu'il a passé un an en serre. Ses tiges
grêles et allongées donnent des fleurs à odeur suave, très
appréciées pour la confection des bouquets et la garniture
des vases d'appartement.
Plusieurs planches d'a'îemo72e.s produisent depuis le com-
mencement de janvierdes Heurs recherchées parli-s .Anglais,
surtout les Heurs rouges, L'étymologie du mol est certaine ;
elle se trouve dans 3c grec aneinos, vent : mais pour les uns
cette plante doit son nom à ce qu'elle croît dans la saison
des vents cl dans les lieux exposés aux vents, tandis qun
pour les autres ce n'est qu'une allusion à la graine plumeuse
-— /;> —
et légère de quelques espèces, qui devient facilement le jouet
des vents. Quelque sentiment que l'on adopte sur l'étymo-
logie, il faut reconnaître avec M. Ruhot que la grille d'ané-
mone est capricieuse et s'atrophie par la culture. Ajoutons que
cette plante ne peut se forcer en serre.
Après avoir parcouru une dernière parcelle de terrain au
nord de la précédente, occupée par la môme culture et par
quelques plantes de jonquilles campenielle, qui font bon
ménage avec de nombreuses touffes de persil, nous reve-
nons à notre point de départ, à la maison des jardiniers qui
garde l'entrée de l'exploitation. La façade de cette maison
est tapissée d'un remarquable fusain, Evonymus europœus,en
graines.
M. Ilamel, le jardinier, nous fait assister à l'emballage
d'une caisse de narcisses destinée au marché de Covent Gar-
den à Londres. La caisse, en bois renforcé aux angles par des
équerres en tôle légère, renferme environ trois douzaines de
bouquets composés chacun de douze narcisses, soit 4o0 jleurs
en moyenne par caisse, le tout formant un poids brut de 6
kilogr. et vendu à des prix variant de 2 shellings IjS à 5
shellings la douzaine de bottes, exactement les 144 fleurs, les
Anglais ne pratiquant pas les 13 à la douzaine. Les expédi-
tions dirigées sur Londres par le paquebot de SouthamptoUa
trois fois la semaine, atteignent pendant la saison un total
de 400 caisses.
Chaque caisse est garnie intérieurement de papier blanc :
sur le fond est étendue une première couche de bouquets de
12 fleurs; on la recouvre d'une feuille de papier. Puis elle
est assujettie, sans serrer, par trois baguettes de saule qui, en
f jrçant sur les parois, forment une étagère qui va supporter
la deuxième couche. Cette disposition, en isolant les deux
couches de bouquets renfermées dans la même boite, empê-
che, en cas de renversement de la caisse, que le poids d'une
7G -
couche puisse porter sur l'autre. Elle supprime toute cause
de détérioralioQ en cours de voyage.
Nous prenons congé de M. Buliot eu lui exprimant ainsi
qu'à M. Ilamel l'agréable impression que nous emportons
de la visite de ces cultures et en le félicitant d'avoir tiré si
bon parti des terrains médiocres qu'il leur a consacrés.
II. - M'"^ TANGUY, veuve LEVAVASSEUR, à Tabarin,
Martinvast.
Le dimanche 13 avril 1902, un temps splendide a favorisé
la visite des cultures de narcisses créées à Martinvast, il y a
quatre ans, par M. Levavasseur et dirigées par sa veuve,
aujourd'hui M™^ Tanguy. M. Levavasseur, après avoir été
contremaître dans le grand établissement horticole Hubert
et Manger, de Gueruesey, a organisé sur le môme modèle la
culture de la Micloterie, visitée par la Société le mois der-
nier, et celle de Tabarin, qui a été son œuvre exclusive.
Beaucoup moins étendue que la propriété de M. Buhot,
puisqu'elle ne contient que soixante ares de superficie, la
culture de M-^^ Tanguy est tout aussi intéressante, peut-être
même plus complète comme collection de narcisses variés et
de nouveautés. Le contraste est saisissant entre les deu.K
terrains : à la Micloterie, le marais, l'humidité; à Tabarin,
c'est, au contraire, sur un haut plateau complètement privé
d'eau, que se développent les bulbes.
Un point commun aux deux cultures. c'est qu'elles se déro-
bent modestement à la curiosité du public, car de la route
de Bricquebec, qui passe à proximité, on ne soupçonne pas
plus le chinnpde .M^-Tjinguy, que du quartierS.iintdémpnt
on ne découvre la Micloterie. Cela n'empéchp pas les produits
d'aller jusqu'au marché de Londres soutenir la concurrence
avec ceux des « bulb growers » des lies anglo-normandes.
Quelques châssis abritent de beaux fraisiers Royal Sove-
- 77 -
reign chargés de fleurs, dont quelques unes tournent à fruit;
plusieurs planches de fraisiers « Nohle » et « Docteur » en
plein air présentent des plants vigoureux. Les diflicultés de
l'arrosage dans ce terrain éloigné de l'eau, qu'il faut aller
puiser assez loin et plus bas, compliquent la culture des
fraisiers. Signalons une quarantaine de pommiers de belle
venue, greffés du pied, en pommes de table, bous à trans-
planter, et un carré de jolis cerisiers bien conduits, destinés
aussi à la vente.
M""' Tanguy a fait une place aux anémones, doui elle s'atta-
che à obtenir trois espèces particulièrement recherchées :
l'anémone /u/yens, d'un coloris i'ouge magnifique; le siitton,
variété du fulgens, à calice rouge et intérieur nuance d'or;
l'anémone hortensis de Caen, rose avec une coupe très lon-
gue.
Mais ce ne sont là que des accessoires : l'effort porte sur
la culture des narcisses, exportés dans les caisses que nous
avons déjà décrites ou dans des paniers, ce qui est préféra-
ble pour laisser un peu d'air aux fleurs transportées. M™^
Tanguy se livre elle-même à toutes les opérations de culture,
sarclage, récolte et emballage de ses produits; rarement ell-e
recourt à des mains étrangères, par économie et aussi par
difTicuilé de trouver de la main d'œuvre dans le pays. Son
travail lui permet de réaliser plus de 2.000 francs de ventes
sur les trois vergées qu'elle loue 150 francs. Ces cliiffres font
l'éloge de cette femme courageuse et intelligente que les
circonstances ont amenée à assurer la continuation d'une
entreprise toujours hérissée d'aléa. L'orage qui, dans la nuit
du 23 mars dernier, a éclaté inopinément à Martinvast et a
incendié le presbytère situé à quelques centaines de mètres
de là, a causé des dégâts appréciables à Tabarin; la grêle a
ravagé les narcisses déjà en fleurs et rendu inutilisables plu-
sieurs milliers de ces ffeurs.
Les bulbes primitivement apportés d'Angleterre pullulent
X.
78 -
aiijourd'liui et il n'esl fait d'achats d'oignons que s'il s'agit
de nouveautés intéressantes à obtenir. Lorsqu'un bulbe a
produit deux ans, ou le relève; il fournit des éclats qui se
développent la deuxième année en oignons ronds et il donne
alors des Heurs, plus tardives la première année, plus hâtives
la deuxième année de production. On juge du travail que
nécessitent ces manipulations. Par contre, jamais d'engrais,
jamais d'arrosage, le bulbe étant au repos pendant l'été; en
septembre, on coupe à la faucille la partie aérienne des plan-
tes, et, dès que l'humidité revient, on commence le sarclage
des herbes qui ont envahi le sol pendant la saison chaude.
Ed. Le Carpentier.
— 79 -
Excursion à Valognes & à Tamerville.
Le tliinanche 15 juin, vingt-sept membres de la Société
montaient en voiture sur la place du Château et prenaient la
route de Valognes; le programme de la journée comportait la
visite des jardins de MM. Crosville et Eugène Bretel, dans
cette ville, et celle du parc du château de Ghiiïrevast, à
Tamerville, appartenant aussi à ce dernier. Le lecteur se
demandera peut-être pourquoi nous prenions ainsi la grande
route et des voitures au lieu de prendre le chemin de fer qui
nous eût transportés plus vite. Les raisons, s'il est besoin
d'en donner, ne manquent pas: avec des voitures nous étions
libres de partir et de revenir à l'heure qui nous plairait, sans
êlre obligés de nous presser ou bien de stationner trop
longtemps dans une gare, c'est là une supériorité que les
voitures conservent sur le chemin de fer; de plus, nous
aurions été obligés d'aller à pied de Valognes à Tamerville et
retour, soit en tout douze bons kilomètres, et il faut tenir
compte du temps passé à aller et venir dans les jardins.
Certes, nous avons tous bon pied et bon œil, mais c'est
aujourd'hui dimanche, le jour du repos.
Un botaniste de Paris, M. Boscq, s'était joint à nous; cette
excursion n'était pas comprise dans sou programme de
voya-^e, mais il en a paru enchanté et a fait une ample
moisson dans les champs.
Je ne décrirai point la route nationale. On monte et on
descend, on monte surtout, à travers un pays fertile, bien
cultivé et boisé; auprès de Valognes, sur Négreville, apparais-
sent, le long des rares maisons qui bordent la route, des
cerisiers en fleurs; nous approchons d'un pays qui fournit en
- 80 -
abondance à notre niarclié des cerises noires, appelées
merises, qui ne coûtent pas cher, sont très bonnes, ont
l'inconvénient, il est vrai, de noircir liorribleinent les lèvres;
mais les enfants et même les grandes personnes n'y regard..'nt
pas de si près.
Valognes se repose doucement dans un vallon sur les bords
du Merderet. Nos voitures s'arrêtent rue de Poterie et le
président sonne à la porte d'une majson bourgeoise d'appa-
rence confortable. M. Crosville, l'aiinalde secrétaire de la
société d'iiorticulture, paraît sur le seuil et nous fait les
honneurs de son logis. Derrière la maison s'étend une petite
cour, puis le jardin, d'une bonne grandeur, parfaitement
tenu, comme il convient à un véritable amateur. Un mngiiii-
que palmier C/iamœrops excelsa attire tout d'abord la vue, il
ileurit chaque année; puis une très jolie corbeille de
Renoncules semi-doubles. M. Crosville est grand amateur de
roses, son jardin n'en renferme pas moins de 350 variétés;
malheureusement le mauvais temps, la pluie et le froid qui
persistent encore ont relardé la floraison et quelques roses
seulement sont épananouies, entre autres: la France de 89; la
France, un très beau pied; la Marquise Litta, d'un beau
rouge, fait l'admiration de tous. La Persiau Yellow se
montre aussi; pourquoi, au milieu de toutes ses sieurs qui
embaumeni, cette rose jaune exhale-t-elle une odeur désagré-
able ? Elle doit avoir mauvais caractère et ses épines doivent
être bien acérées; je ne suis pas allé m'en assurer, j'aurais
peut-être été mal reçu. De jolies Clématites, l'une blanche,
l'autre violette, serpentent le long d'un mur. Dans la serre,
un beau Cycas ri'voluta en pot et de petits Bégonias gracilis,
(pii formeront plus lard de gracieuses corbeilles où se
marieront le rouge, le rose et le blanc.
Les cultures d'utilité sont représentées dans le jardin par
de vigoureux poiriers en espalier, des fraisiers docteur
Maurerqui ont produit des fruits atteiguant rannoe dernière
- 81 -
jusqu'à 50 grammes; (hins la serre le raisin est très abondant,
c'est le Frankenlhal, le chasselas de Fontainebleau, le
chasselas précoce de Malingre.
M. Crosville soigne lui même son jardin en se faisant ai-
der tl'un jardinier à la journée; la tenue en est parfaite, c'est
roccupation d'un sage.
Il veut Jjien nous accompagner à l'hôtel de M. Eugène
Bretel, où nous attendaient dans la cour M. Rumeau, gérant
du château de Chilïrevast et M. Réau, jardinier. Nous traver-
sons la maison et arrivons dans un splendide jardin d'hiver,
d'une superficie de 1.200 mètres carrés; le vitrage est à
13 mètres de hauteur et à 8 mètres dans les autres parties.
Quand la ville de Cherbourg songera à réédifier les serres du
parc Emmanuel Liais elle pourra venir s'inspirer ici. Dans
ce jardin d'hiver, dont les plates-bandes sont tapissées de
sélaginelle verdoyante, sont rassemblés d'admirables pal-
miers dont plusieurs atteignent la voûte; il en est un qu'il
est question de transporter à Chilïrevast : il faudra abattre
un mur pour lui livrer passage et le voyage ne sera pas pe-
tite besogne pour les jardiniers.
Parmi les plantes dont la beauté nous a frappés, je citerai :
Phœnix canarieûsis, Cocos campestris et australis, Areca sa-
pida, Oreopana.x ; Rhapis flabelliformis, Jubea spectabilis,
Latania borbonica, Cegonia corallina, Swainsonia Verrandi
alba, a\ec ses hampes blanches si légères;très belles agaves;
Yucca variegala ; de beau.x exemplaires d'adianlhes ; Datura
arborea, camphrier, Aralia pipyrifera ; Areca sapida, très cu-
rieux avec son fri;it au pied, au dessous de la dernière
feuille, llabrolhamnus élégant aux fruits rouges, K(;ntia bal-
moreana, Slrelilzia reginae, Caryota excelsa, calcéolaires
aux jolies nuances variées ; dans un angle de la serre, quel-
ques meubles font un coin de salon d'une élégance discrète.
Derrière le jardin d'hiver se trouve; un autre jardin où
nous remarquons un rosier Gloire de Dijon énorme et en
- 82 -
pleine floraison: puis vietuient les serres à forçage et à mul-
liplicalion, puis celles à raisin Frankenllial, chasselas de
Fontainebleau noir et gris. Les Coléus et les Bégonias bul-
beux s'élèvent clans des châssis; de nombreux chrysanlhè.
mes très vigoureux promettent une belle floraison àl'au-
toiîine. Dans une serre le jardinier essaie la culture de l'œil-
let à grande fleur, dans une autre nous voyons de belles va-
riétés d'anthuriums, la vanille et de nombreux cyclamens
s'annonçant bien.
Du jardin nous passons par l'usine de MM. BfjIcI frères,
qui préparent le beurre pour être envoyé jusque dans l'Ex-
trême Orient. Les ateliers qui occupent en moyenne quatre
cents ouvriers sont au repos;nous les traversons el nous nous
intéressons aux renseignements que nous donne M. Crouin,
surveillant général ; nous voyons les machines à vapeur
transmissives du mouvement; les ateliers de malaxage, de
salaison, de mise en boite, d'emballage; la glacière, où il fait
un froid à geler tous les horticulteurs de France et de
Navarre avec leurs plantes ; nous nous sommes arrêtés
prudemment à l'entrée.
Nous voici dans la rue; midi a sonné à l'église Saint-Malo
et ses douze coups ont retenli dans nos estomacs, nous tra-
versons la ville, heureusement qu'elle n'est pas étendue et
nous nous asseyons dans la grande salle de l'Hôtel des Voya-
geurs. Excellent déjeùner,cuit à point; bon cidre, sans lequel
il n'est pas de bon repas pour des Normands. D'abord on
n'entend que le bruit des couteaux et des fourchettes, i)uis
la grosse faim apaisée, les conversations s'animent, la bonne
gaielé d'une réunion d'amis s'asseoit il la table; au dessert
un verre de Champagne et notre président porte la santé de
M. Crosville qui a bien voulu être des nôtres.
Le temps passe el paraît court; à trois heures, il nous faut
partir. Rendez vous sur la place du Château; les fumeurs
- 83 -
vont faire provision de cigares, les amateurs de souvenirs
achètent des cartes postales, puis en route pour Tamerville.
Eq cette commune, à six kilomètres de Valognes,se trouve
le château de Chilïrevast. appartenant, comme nous l'avons
dit, à M. Eugène Brelel. Le parc est superbe, très bien planté,
traversé par une rivière, la Gloire, et garni d'étangs. Une
île plantée de rhododendrons loulïus porte le nom d'île des
cygnes; on les voit voguer autour.Le château, vaste construc
tion du XV!!-^ siècle, a conservé d'un côté ses fossés, mais il
ne sont plus remplis d'eau; au commencement du siècle, il
appartenait au consul Lebrun, puis a passé par héritage au
comte Daru, et a été acquis à sa mort par M. Bretel.
Dans la cour d'honneur qu'orne un groupe en marbre, et
que défendent deux petits canons qui lèvent la tète pour se
donner des airs belliqueux, M. Bretel vient à nous, et s'excuse
de ne pouvoir nous faire lui-même les honneurs de son parc,
où le gérant et le jardinier vont nous guider : de la cour
vers la gauche, la vue s'étend au loin sur un océan de ver-
dure: on dirait une forêt immense à perte de vue; seul, du
milieu des arbres, émerge leclocler de l'église de Saint- Joseph.
On éprouve au milieu de ces bois l'impression du calme et
du repos.
Les principales allées du parc portent peints sur des écri-
teaux le nom des arbres qui se trouvent plus particulièrement
dans ces parages. Nous nous engageons successivement dans
les allées des mélèzes, des sapins, des tulipiers et dans bien
d'autres. Les arbres séculaires s'élancent droits et hardis ;
ceux trop vieux sont remplacés d'ailleurs avec grand soin;
à certains endroits, nous passons sous de véritables voûtes
de verdure ; au fond du parc, une carrière abandonnée s'est
remplie d'eau, on l'appelle le trou d'enfer; elle mérite bien
son nom, tant le paysage est sombre, avec son rocher abrupt
où se sont accrochées mille plantes sauvages.
Auprès du château S3 trouve un potager, enclos de hauts
- 84 -
murs/lans lequel nous remarquons des contre-espaliers sou-
tenant des groseillers à grappe très vigoureux. Tout près de
là l'un des murs du pnrc, d'une longueur de 430 mètres, est
couvert d'espaliers. Il a fallu pour les conduire ii.SOO mètres
de lils de fer attachés à trois pitons par mètre, et ils renfer-
mentenviron dix-sept variétésde poires. A (lliilTrevasf, comme
à Valognes. l'excellente tenue du parc et des jardins
montre un goût parfait chez le propriétaire et une science
peu commune chez le gérant et chez le jardinier.
Nous sortons du parc par une avenue bordée de pins et
traversant la Gloire. Nous nous dirigeons vers Cherbourg, non
plus par la grande route, mais à travers un pays très pitto-
resque et très boisé : Sauxmesnil, qui nous rappelle une
charmante excursion faite il y a quelques années aux pro-
priétés de MM. de Mondésir; Ruiïosse, le Mesnil, Saint-
Gabriel; le chûteau da Tourlaville, entrevu en passant, puis
la place de Tourlaville, le tramway, le faubourg et puis la
ville, oii nous arrivons à huit heures, très contents de notre
journée.
Le temps, très douteux le matin, s'était maintenu sombre;
à midi, une ondée nous avait fait craindre une mauvaise
après midi. Nous en avions été quittes pour la peur ; mais
en revenant, le vent s'était élevé et la température singu-
lièrement rafraîchie, et nous avions di\ faire rabattre les ri-
deaux des voitures pour le plus grand bien de ceux qui
ayant cru que le mois de juin était un mois d'été avaient
oublié leurs pardessus.
LegriîJ.
- 85 —
Visite chez M. le Commandant Drouin
Pour attribuer Ifis récompenses qae la Société d'Iiorticul-
lure décerne cliaquc année auxjariliniers les plus méritants
pour le zèle ap[)orté dans leur travail et la bonne tenue des
jardins dont ils ont l'entretien, la société fut convoquée sur
la demande de M. Drouin, officier supérieur de la marine en
retraite, à se rendre dans sa propriété, à Bellevue (Octeville),
pour en faire une minutieuse visite.
La délégationfut reçue avecunegrandecordialitéparle pro-
priétaire qui se mit aussitôt à la disposition des visiteurs
alin de leur fournir tous les renseignements qui pouvaient
les intéresser.
Le jardin contient environ 1.800"" de superficie dont 1.200
sont transformés en jardin d'agrément. On accède à la mai-
son par une large allée de 35™ de long ; les deux côtés en
soui formés par des plates-bandes avec arceaux supportan
différentes espèces de rosiers et déplantes grimpantes telles
que : Manettia, Akebia, Solanum jasminoïdes, Eccremo-
carpus, Pbysiantbus albens, etc. Cette belle allée conduit
à une serre hollandaise orientée de l'est à l'ouest et faisant
face à la maison. Le centre en est occupé par un joli bassin
avec jet d'eau garni de rocailles entourées de fougères de
différentes espèces.
A droiteetà gaui'-lie on retrouve de nouvelles rocailles
garnies de plantes grasses telles que : Cereus, Melocactus,
Ecbinocactus, Stapelias, Mesem .rianthemum, etc;.
Autour du bassin plusieurs espèces de jolies fougères
parmi lesquelles on remarque un Woodwardia radicans, es«
pèce devenue très rare,
XI.
- 8G —
Les bâches sont occupées par plusieurs camélias, dont un
remarquable, le Drouard-Guillou, des Daturas, des Yuccas-
Li^^ulariu Ka-mpteri, Phalengium, Billbergia, Clivia, Pour-
relia, Abulilon, r.ougainvillea, etc., etc.
Plusieurs vigoureux pieds de vigne, chasselas pore, Fran-
Uenlhal et muscat, sont ou pleiu rapport ; plusieurs beaux
rosiers décorent également le plafond de la serre.
A côté de la serre un joli bassin dont les contours permet-
tent de loger différentes variétés de Sedum, les Dyckia rari-
llora, Litlea gracilis,Tritonui uvaria,Phormium Veitchii,etc.
Dans le bassin, plantes aquatiques, telles que : Sagittaria
sinensis et lancifolia, Butomus umbellatus, Typha minima
Pontederia montevidensis et cordata et plusieurs espèces de
NymphîBa, le tout d'un agencement parfait.
Nous remarquons encore un joli massif de fond avec rideau
formant brise-vent pour abriter une belle collection de ca-
mélias en pleine terre, île riiododendrons, d'azalées, d'An-
dromeda japonica et une grande variété de fougères, tant
indigènes qu'exotiques.
Notre attention est encore attirée par une corbeille de
plantes rares renfermant Asclepias tuberosa, Penstemon,
Coba3, Erythrinc crisla-galli, alstroi-mère du Chili, mus-
cari, etc.
Devant la maison un beau massif garni d'hydrangéas, pi-
voines, fuchsias, rosiers divers, et sous la marquise plusieurs
plantes grimpantes, telles que clématites, Bignonia coccinea,
passiflores, Mandevillea suaveolenset Ampélopsis muralis.
A côté de la maison une corbeille renfermant plusieurs
niyrlacéesde la Nouvelle Zélande,Callislemum leptospermum,
Fabiana imbricala, etc.
De belles loulTes de bambous ajoutent au décor de ce beau
jardin, parmi lesquelles nous remarquons : Aruudinaria fal-
cata, métaké du Japon, Phylloslachis nidularia et Bambusa
Ouilioi.
Plusieurs belles variétés de lilas blanc et violet.
Le jardin potager est tenu avec le même soin; les espaliers
sont forts beaux et la culture des légumes ne laisse rien à
désirer.
~ 87 -
A la suite de l'iutéressante visite que nous venions do
faire, les délégués ont à l'unanimité reconnu que le jardinier,
M.Edmond Cavron, méritait la plus forte récompensedécernée
par la Société et l'ont signalé d'une manière toute particulière.
Une prime de 40 fr. lui a été accordée.
Nous quittons ce beau séjour avec regret, après avoir re-
mercié le commandant Drouin de l'aimable façon dont il
nous a reçus et pour les trop courts moments qu'il nous a
fait passer avec toutes ses intéressantes communications.
Cherbourg, Il avril 1003.
L. Par.mentier.
-0-
- 88 -
Visites des Jardins de MIVI. Bénard & Néhou
I x - t-
Au noml)re des personnps récompensées par la Société
d'horticulture pour le bon entretien des propriétés qui leur
sont confiées figure, en 1902, pour une prime de 20 fr ,M. Le-
rouge, jardinier à la journée, demeurant à Clierbourg, rue
Grande Vallée.
C'est à la suite de visites faites, le 7 novembre dernier,
par les commissions permanentes, au jarriin de M. Bénard,
intendant militaire en retraite, et par deux délégués de ces
commissions, MM. Bernard et Rossel, au jardin de M. Nehou,
secrétaire-adjoint de la mairie, que cette prime aéléaccor léo.
MM. Bernard et Rossel ont fait la déclaration suivante :
« Les jardins de MM. Bénard et Néhou, l'un situé rue
» Monlebello, l'autre rue Dom-Pedro, dan? des terrains de
» nature très difl'érente, sont, il est vrai, d'une faible conte-
» nance. Mais, en raison môme de leur superficie restreinte,
» ils oiTrent aux visiteurs un plus intéressant objet d'études
» que beaucoup d'autres.
» Leur peu de largeur surtout constituait, pour l'agence-
» ment et la disposition des massifs, une réelle dillicullé qui,
» chez M. Néhou, notamment, a été habilement vaincue.
» L'aspect général de ces petits jardins est agréable, ils
» renferment une assez grande variété de végétaux et arbustes
» d'agrément qui tous reçoivent bien les soins voulus, soit
» en terre ordinaire, soit en terre de bruyère.
» Les arbres fruitiers disposés en cordon, quelques uns
y déjà vieux et qui demanderont à être reniplacés ; d'au-
» très en espalier, tenus et bien dirigés, dissimulent les clô-
» tures et donnent l'illusion de jardins plus spacieux.
» Enfin, par l'état général des cultures examinées, soit
» sous vitrage soit en plein air, les délégués ont reconnu l'ap-
» titude professionnelle de M. Lerougeet l'ont proposé pour
» une récompense que le bureau a fixée, ainsi qu'il est ilit
» ci-dessus, à 20 fr. » Uossi:;l.
- 89 —
L3S Chrysanthèmes de M. Léon Cavron
-i'i —
Le ijureau el les coiiiniissioQS se sont rendus an commen-
cement du mois de novembre aux jardins de M. Cavron et
encore une f(Ms admiré ses splendides chrysanthèmes, dont
voici les espèces les plus remarquables, cultivées par lui avec
la collaboration de M. Léon Le Merre.
Standards
Président Félix Sahut, Marie Calvat, Banquise, Swanley
giant, Mme Edmond Roger, G. V. Child, M. A. Charmet,
Jules Chrétien, Princesse Bassaraba de Brancovau, Vice-
Président docteur Gouel, Henri Truchot, M""" Castex, Laure-
Spécimens
Swanley giant, Jules Chrétien, Banquise, Président Nonin,
Président Félix Sahut, G, V. Child, M'''"' Gustavii Henry,
Calvat, A. Gold, M. H. Martinet, Président Lemaire, Princesse
Bassaraba de Brancovan, M. Lé(m Cavron, Marie Calvat.
Greffés sur Anthémis
Marie Calvat, Rayonnant, Président Lemaire, Banquise,
Mme Gustave Henrj , Souvenir du président Pierre Gouel,
Jubilée, M. H. Martinet, Swanley giant, M.André Sibour, M°"
LouisRémy, M. C. Harmann Payne, Souvenir de Petite-Amie,
M'"" René Salmon, M"« Marie Darblay, M.J. Lewis.
Uniflores
Swanley giant, Mm° Carnot, Ch Bruant, Jeanne Mathian,
Ami Borrelly, Miss Méase, Président Félix Saiiut, M-"" Des-
blanc, Président Lemaire, M^'^- Charles Diederichs, Nouveau
— 90 -
siècle, Luzerla, Duc d'York, Princesse Bassaraba de Bran-
covan, Marie Calvat, (Cyrano.
M. Cavron a pris part à i'exposilion organisée à Paris dans
les serres du Cours la Reine par la Société nationale d'horti-
culture et a obtenu les récompenses suivantes :
Culture à la grande fleur, plantes en pot, 20° concours, au
plus beau lot de vingt-cinq variétés cultivées sur une seule
tige formant tète : une médaille d'or.
'i2« concours, au plus beau spécimen cultivé sur une seule
lige formant tùte : une grande médaille d'argent.
Belle culture, 29*5 concours, au plus beau lot de quinze
variétés, cultivées à lige unique, maintenues en toulles bas-
ses : une grande médaille d'argent.
31e concours, au plus bel exemplaire cultivé à tige unique,
maintenu en touffe basse : une médaille d'argent.
39e concours, au plus beau lot de douze variétés de chry-
santhèmes greffés: une grande médaille de vermeil.
40" concours, au plus beau spécimen grelîé; une médaille
d'argent.
Mme Cavron a de son côté obtenu une médaille d'argent
pour une couronne.
Ces brillants succès, qui continuent la série de ceux rempor-
tés par notre collègue, montrent, une fois de plus, combien
l'horticultnro intelligemment pratiquée peut être fructueuse
à Cherbourg. M. Léon Cavron a aujourd'hui un nom et une
réputation bien assis parmi les chrysanlhémistes français, et
la Société d'horticulture, qui a toujours suivi avec intérêt ses
travaux, a aussi le droit de se montrer lière des récompenses
obtenues par un de ses membres les plus fidèles.
Le Rapporteur,
Legrin.
'■ -'^NrffTN.'»
— 01 -
Les Chrysanthèmes de M. Girard
Les cullures de M. Girîird, moins importantes comme
nombre que celles de M. Cavron, renferment, elles aussi, de
superbes productions que le Bureau et les Commissions
permanentes de la Société se sont plu à admirer à l'automne
dernier dans son établissement de la rue de la Polie. Nous
donnons ci-dessous la nomenclature de ses plus belles espèces-
Standards,
M'''' Marie Culvat, William Tricker,S\vanleygiant, Milcent
Richardson. Souvenir de ma sœur, Bride ofMadfort,Ramscs,
Edwin Molyneux, Good gracions, M"'^ Lecocq, M™' Philippe
Rivoire, Stratïord.
Spécimens.
Clirysanlhémiste Laforge, Baronne de Vinols, Baronne
Berge, Mii° Marie Liger, Président Félix Sahut, SilverQueen,
Président Nonin, M Le Flem, Soleil d'octobre, Souvenir du
docteur P. Gouelle, Lady Pagest, Chenon de Léché, Banquise,
Rouge Poitevine, Anna Dormer, M'û' Victor Delavier, M'"^ A.
Cordonnier, Luzerta.
M. Girard, ayant exposé à Coutances, a obtenu les récom-
penses suivantes qui démontrent l'importance et la perfection
de ses cullures : Une médaille de vermeil offerte par le
Miuisire de l'agriculture, une autre médaille de vermeil et
deux médailles d'argent grand module.
Le Rapporteur,
Legrin.
92 —
LE POMKIIER fi CIDRE NON GREFFÉ
II y a déjà combre d'années, M. Oudin, propriétaire et
directeur des pépinières de la Pommeraie, près Lisieux, a,
dans une circulaire imprimée à Valognes chez M^^ veuve
Carette-Bondessin, exprimé ainsi ses idées, toujours pleines
d'actualité, sur le pommier à cidre non greflé.
w Les arbres provenant de graine sont toujours plus vigou-
reux cl deviennent plus forts que ceux qui sont formés par
marcottes, par grefïes ou par boutures Cette règle s'applique
aussi bien au pommier de nos vergers qu'à tousles autres ar-
bres, et cette vérité mérite bien d'être connue des agriculteurs.
» L'usage de greffer les pommiers à cidre remonte à l'épo-
que à laquelle on forma les premiers vergers, c'est à-dire à
celle à laquelle on tiansplanta dans le voisinage des habita-
tions les pommiers sauvages qui se trouvaient dans les bois
et dans les forêts. On greffa alors, sur les sujets qui ne don-
naient que de petits fruits acerbes, les variétés dont les fruits
étaient meilleurs ou plus volumineux. Celles-là se perfec-
tionnèrent successivement par la voie des semis, et les bonnes
variétés remplacèrent eulin le pommier primitif. Pour les
propager, on en vint à grelîer indistinctement tous les pom-
miers de semis, détruisant ainsi, fort souvent, des sujets
d'une qualité supérieure à celle de la variété quon voulait
reproduire par la greffe.
» M.iintenonsque nous possédons un grand noiubre de
bonnes variétés de pommes à cidre, maintenant qu'il est
bien reconnu que ces variétés reproduisent par leurs grai-
nes des sujets de qualité analogue à ceux dont ils provien-
nent, nous devons mettre à profil les leçons de l'expérience
en conservant une partie des pommiers de semis sans les
mutiler, sans les grelTer. En effet, ceux-là sont plus vigou-
reux et atteignent de plus grandes dimensions que ceux qui
93 -
sont greffes ; ils vivent plus longtemps et ne sont pas comme
eux sujets aux maladies qui, depuis quelques années, ont
ravagé les vergers de la Normandie ; leur fleuraisan et leurs
jeunes fruits sont plus robustes et moins sensibles aux in-
tempéries. On remarque qu'ils produisent plus fréquemment
de bonnes récoltes. Donc il est de l'intérêt des cultivateurs
d'en propager la culture. Voici quelques faits à l'appui des
assertions qui précèdent.
» Au con'imencementde ce siècle, M. le comte Dubois-
Dubai, à Gambremer, Calvados, fit une plantation considé-
rable de pommiers, francs de pied, élevés de graines ; elle a
donné les résultats les plus satisfaisants, et elle est encore au-
d'hui une des plus belles et des plus productives de la
contrée.
» A une époque beaucoup plus rapprochée, divers culti-
vateurs ont fait de semblables essais, et l'Association nor-
mande a constaté chez M. Labarre, à Gouy, Seine-Inférieure,
qu'une plantation de pommiers non greffes produit des ré-
coltes tous les deux ans, et une demi-récolte les années inter-
médiaires ; que ces arbres n'ont jamais éprouvé aucune maladie
et qu'ils sont de la plus belle venue.
» Ces expériences, qui confirment en tous points celles que
j'ai faites moi-même, prouvent surabondamment toutle parti
qu'on peut tirer des pommiers non greffés, quand on les choi-
sit convenablement.
» Les sujets à choisir sont ceux dont les rameaux sontgroa
et forts, dont le feuillage est étoffé et les bourgeons gros et
arrondis ; quant à ceux qui sontdépourvusdeces caractères,
c'est à-dire ceux qui ont le bois grêle et souvent épineux,
qui ont de petites feuilles "l des bourgeons minces et
allongés, ils devront servir de sujets pour greffer les bonnes
variétés qu'on voudra propager.
» Les arbres de choix, dont je viens d'indiquer les princi-
paux caractères, sont faciles à reconnaître au premier coup
d'œil. Le procédé que nous indiquons, et que nous engageons
les cultivateurs à mettre en pratique, est donc aussi facile
que fécond dans ses résultats. »
Xli.
- 94 -
Le moyen pr;»tique qui se dégage de celle circulaire est de
De pas allcDdre la chute des feuilles jiour faire eu pépinière
i;n choix judicieux de pommiers non greffes.
Réflexions sur la tige du pommier à transplanter
La lige du pommier n'étant qu'un organe de transmission
de la sève, doit-elle être moyenne ou grosse ?
Le pommier à tige moyenne, muni de ses organes sécré-
teurs, racines et chevelu, et de son organe d'appel, une tète
bien formée, constitue évidemment l'arbre par excellence
pour une bonne reprise. Dans de telles conditions, l'arbre,
étant bien planté, ne s'aperçoit pas de son déplacement ; un
développement et un grossissement continus lui sont assu-
rés. Plus le pommier, arraché avec toutes ses racines, est
jeune et tendre, meilleur il est pour la transplantation, du
moment qu'il a la raideur voulue pour résister au vent.
Transplanté avec tous ses organes, il vaut mieux qu'il con-
tinue à faire ses racines là où il doit rester, que de grossir
en pépinière pour y laisser, lors de l'arrachage, une grande
partie de ses racines.
Le pommier à grosse tige, avec tète réduite à quelques
fortes et courtes branches, avec racines bien écourtécs et
souvent sans chevelu, n'est plus dans les conditions nor-
males pour recevoir la même quantité de sève qu'il avait en
pépinière. Il a forcément soif ; delà son rétrécissement, sou
durcissement et parfois sa mort. Prétendre, après cela, don-
ner raison à ce préjugé,» ce qui est venu n'est pas à venir »,
est purement et simplement une erreur profonde en faveur de
la grosse tige.
De plus, le pommier moyen, élevé de graine et donnant de
bonnes pommes, a l'immense avantage de n'avoir subi au-
cune mutilation et d'avoir été transplanté dans d'excellentes
conditions de racines et de tôle. Sa longévité est plus grande
et sa production plus abondante et plus fréquente.
Le gros pommier grelïé d'abord en pied, plus tard en
tête, et laissant en pé[)inièrc une grande partie de ses raci-
nes, est loin d'avoir la valeur dudit pommier moyen comme
- 95 -
durée et comme endurance ; conséquences forcées des mu-
tilations de deux greffages et de la suppression de racines,
traitements dont il se ressent pendant de longues années,
sinon toute sa vie. En tout cas, mieux traité jeune, il donne-
rait plus tard certainement davantage et vivrait plus long-
temps.
Qu'est aussi la tige d'un vieux et fort pommier comparée
à la grande étendue de sa tète ? Elle est bien peu de chose et
cependant elle transmet assez de sève, non seulement pour
le développement de l'arbre, mais encore pour l'alimenta-
tion des fruits nombreuxqu'il donne. Ce qui prouve claire-
ment que, pour la transplantation, ou attache une impor-
tance non méritée au pommier à grosse tige. La valeur du
pommier est ailleurs, comme on l'a constaté.
Ces réllexions sont à méditer.
Pour terminer, voici un fait acquis, facile à vérifier ; bon
nombre de propriétaires, ayant planté des pommiers à lige
moyenne, sont tellement satisfaits du résultat obtenu qu'ils
continuent chaque année à porter leur choix sur des arbres
de celte grosseur.
Tollevasl, 3 novembre 1902.
Barbey.
- 96
NOTRE JARDIN D'ARBORICULTURE
J'ai pensé qu'il ne sorail peut être pas sans intérêt
d'oiïrir aux lecteurs de notre bulletin annuel un résumé
succinct (les travaux faits dans noire jardin d'études et des
résultats obtenus par notre arboriculture fruitière, malheu-
reusement trop restreinte à cause de l'exiguilé de notre
terrain. qui comprend cependant les cultures suivantes:
\Q Vigne en serre et en plein air;
2° Poirier et pommier en plein vent et en espalier;
3° Pommier en petites formes et en cordons horizontaux;
4° Pécher.
Cette année nous allons nous occuper de la culture delà
vigne; nous traiterons les autres points dans le prochain
bulletin.
En prenant possession de notre petit jardin, il y a cinq ans
au mois de mars, nous trouvâmes une serre dans le plus
triste état; des vignes à l'état de broussaille, couvertes
d'insectes, portaient encore des grappes de l'année pré-
cédente noircies par l'oïdium. Nous procédâmes d'abord à un
élagage sévère, ne conservant que le bois rigoureusement
nécessaire pour assurer la production de l'année courante.
Un nettoyage complet du vieux bois et un badigeonnage à
l'eau de savon noir nous débarrassèrent à peu près totahMiient
des insectes qui sont dans la plupart des serres un véritable
lléau. Quelques punaises reparurent cependant dans le
courant de l'été, et nous nous serions trouvés envahis de
nouveau sans le secours d'une couvée de jeunes Pt'7/-05 (rossi-
gnols des murailles), que je (is nourrir dans la serre par leur
père et mère. Depuis, nous n'avons pas revu de punaises. Nous
eilmes encore à procéder à la réorganisation des lils de fer de
- 97 -
la serre, qui avaient été installés, comme partout ailleurs, du
reste, de la façon la plus défectueuse, et contraire à tous les
priniMpps de l'ar!)oricullure. Il ne faut pas être très fort en
conduite de la vigne en serre pour s'apercevoir immédia-
tement que la pose d'un fil de fer sous cîiaque chevron,
comme cela se pratique habituellement par l'artiste menui-
sier ou serrurier qui fabrique la serre, est une absurdité,
aussi bien que la direction d'une vigne sur chacun de ces
supports.
Afin de pouvoir pratiquer simultanément la taille verticale
et la taille horizontale. nos fils de fer compoi tent d'abord une
série de supports distants les uns des autres de O'^âo environ
et écartés des vitrages de O^âo dans le bas et de O'"4o dans le
haut; cet éloignement des vitrages est indispensable si on
veut éviter la p:^rle au printemps, par les gelées tardives,
d'un certain nombre de sarments qui se trouvent brûlés avec
leurs grappes lorsqu'ils touchent aux carreaux, et la
pourriture qui attaque souvent les raisins, même avant d'être
mûrs, lorsqu'ils sont trop près de la buée qui se condense
sur les verres, surtout dans la partie haute des serres. Quatre
fils sont également fixés à 0°'2o les uns des autres dans le
sens de la longueur de la serre, lesquels supportent deux
cordons horizontaux distants l'un de l'autre de 0'"-J0. Les
cordons verticaux sont à 0"^1'6 les uns des autres, c'est-à-dire
de deux en deux travées, et ont chacun pour leur direction
trois fils de fer, l'un pour supporter la branche principale,
alors que les deux autres servent à palisser les sarments
munis de leurs grappes.
Au moment de notre prise de possession, notre serre
contenait seulement les variétés traditionnelles : Chasselas
de Fontainebleau, Frankenthal et Vieux Clierbourg, espèce
beaucoup trop répandue pour ce qu'cdio vaut, plus une vigne
de Chasselas rose. Depuis, nous y avons introduit Forslers
Sedlin, Dodrolabi, et, par la greffe, Sirian, duc d'Anjou, Black
Alicanle. Ce dernier raisin mériterait d'être plus répan.iu
qu'il ne l'est; il est en effet très vigoureux, très fertile, de
très bonne qualité et de longue conservation. Nous cultivons
- 98 -
en plein air la Madeleine Angevine, joli raisin blanc, ayant
certaine ressemblance avec le Chasselas de Fontainebleau,
mais beaucoup plus vigoureux et plus précoce; chaque année,
ses raisinsniùrissent dès la première quinzaine de septembre,
et donnent ainsi le déiiieali le plus formel à l'opinion
généralement accréditée que le raisin ne mûrit plus dehors
sous notre climat.
La production s'est toujours maintenue constante sur nos
vignes; nous avons même été souvent obligés au printemps
de réduire le nombre des grappes qui se présentaient trop
nombreuses. Chaque année nous avons pu pendant les qua-
tre mois d'août, septembre, octobre et novMubre, apparier
aux séances mensuelles une certaine quantité de raisin pour
la loterie, et distribuer à nos dames patronnesseset à certai-
nes autorités locales qui s'intéressent à nos travaux, des
corbeilles de Chasselas et de Frankenthal de la qualité des-
quels nous avons souvent reçu des compliuients. Les petits
cadeaux favorisent les bonnes relations et entretiennent
l'amitié.
Levesque.
■ JtC— «Il
99 -
Extraits d'une Lettre de M. Lefauconnier
« Je ne sais si je vous ai signalé dans ma dernière lettre un
fait particulier que j'ai remarqué, lors de ma visite à l'Expo-
sition lexovienue de Chrysanthèmes et Fruits, au commence-
ment de novembre dernier. Au cours de ma visite, j'ai pu
remarquer trois magnifiques poires de Beurré Clairgeau
du poids respectif de 870 gr., 755 et 750 gr. (poids contrôlé),
avec la référence suivante : Fruits obtenus sur poirier de
Crassdiie par écusson de boutons à fruits posés en août 1900.
Ces fruits avaient été exposés par M. Langlois, de Lisieux.
Je puis Llire que je n'avais jamais vu d'aussi belles poires de
Beurré Clairgeau. Peut-être ce renseignement pourra-t il
intéresser les Sociétaires amateurs.
» Vous savez que l'année n'a pas été bonne, du moins en
général, pour la récolte des fraits, ni pour la grosseur, ni
pour la qualité. A Trouville, j'ai vu dans le jardin de la
princesse de Sagan, qui vient passer ici une partie de la belle
saison, de très beaux fruits de Doyenné d'Hiver en pyramide
ou quenouille, et VOlivler de Serres. Le jardinier en chef
m'en ayant olîerl 2 ou 3 de chaque variété, ou mieux de cha-
cune de ces deux variétés, j'ai fait peser une poire de chaque
variété. Le poids du Doyenné d'Hiver était de 480 grammes et
celui de VOUvier de Serres en espalier était de 200 grammes.
J'ai encore une poire d'Olivier de Serres que M. Levesque
nous a vantée à juste raison (je partage entièrement son avis
sur ce point) et je l'ai fait peser hier.
«J'ajouterai que j'ai pu récolter à la maison de Réville une
très belle pomme de Reinette Dubois qui pesait près de 400
grammes (380 gr.),si mes souvenirs sont exacts. Vous voyez
que c'est un joli poids pour une pomme.
» Nous avons eu <à Trouville de la gelée pendant quelques
jours à la mi-janvier: le thermomètre a accusé ou marqué
de 10 à Ho au-dessous de zéro. A la mi-décembre, nous
avions eu 12*> à Trouville et U^à Deauville.
» Puissent ces quelques renseignements vous intéresser, n
— 100 —
L'Exposition de Chrysanthèmes & Fruits de Lisieux
Novembre 1902.
-Ki>-^-
Nous avons reçu de deux excellents membres correspon-
dants de notre Société, MM. Lefauconnier (de Trouville) et
Desplanques (de Beuvillers),des numéros du journal le Lcjjo-
vien, en date du 12 novembre, donnant des comptes-rendus
de la belle exposition de chrysanlhémes et de fruits qui a eu
lieu à Lisieux le 9 novembre 1902.
Nous reproduisons ci-après des extraits du compte-rendu
du l.exovlen:
a Les formes decbrysanlbèmesdeviennentcliaquejour plus
diverses : la flaur est globuleuse ou cbevelue; les pétales
sont plats et s'entremêlent, recroquevillés comme des co-
peaux, ou hérissés comme autant de longues, épingles roses
ou blanches plantées sur une pelote.
» Comme si ce n'était pas assez de transformer la lleur^
les cbrysanthémistesont voulu également modifier la |)lante.
Ils ont employé pour cela deux systèmes différents : celui dit
à la japonaise, qui consiste à faire d'une simple plante un
énorme massif, et celui dit du Standard, grâce auquel on fait
d'un pied un véritable arbuste.
» Mais, quittons ces considérations pour en venir aux
salons de l'Hôtel de Ville. Dans l'antichambre, la foule s'ar-
rête devant une triple collection de fruits, poires, pommes,
prunes et raisins, présentée par MM. Cauvin, jartiinier au
château de BouUay; Bassière, marchand grainetier à Lisieux,
et Langlois, horticulteur. 11 y a là des poires splendides et
d'un poids qui va de 750 à 8o0 grammes, le reste à l'avenant.
- 101
La petite bibliothèque de la Société d'Horticulture, qui se
grossit chaque jour, a les honneurs d'une étagère.
» Rien n'est aussi joli ni aussi luxueux que la salle à man-
ger dressée dans le petit salon de M. Charron et fleurie par
M. Victor Cailly, horticulteur à Lisieux, qui a obtenu le
Grand Prix du Concours. C'est une véritable serre d'arbustes
et de plantes vertes avec un magnifique Cocos flexuosa qui
séduit l'œil et jette comme une note de fraîcheur dans le
cadre.
» Dans une pièce voisine, à droite, l'exposition de chrysan-
thèmes de M, Pitrais, horticulteur à Bayeux, que le jury a
récompensée d'une médaille d'or.
» Dans le grand salon, vu au milieu un splendide parterre
de chrysanthèmes coupés, dressé par M. Couillard, chrysan-
thémisle amateur à Bayeux, vice-président de laSociétéFran-
çaise des Chrysanthémistes.Inipossible de s'imaginer quelque
chose de plus joli et de plus frais; les appréciations des visi-
teurs et de la foule ont été unanimes sur ce point avec la
décision du jury, qui a décerné à M. Couillard un superbe
vase chinois de Satzouma offert par M. Descours Desacres.
» Ailleurs, ce sont les chrysanthèmes Standards, hauts en
pot, de M. Gautier, chez M. Brière, à Mesnil-Guillaume; les
chrysanthèmes en pot de MM. Gillette, jardinier à Marolles;
Marie, jardi[iier à Lisieux, et Ledanois, jardinier au château
d'Ouézy. On s'arrête volontiers devant chacune de ces expo-
sitions.
» Là, l'éclairage à l'alcool est assuré par M. J. Laine, 49,
rue Pont-Mortain, par le bec Landi, de la force de oo bou-
gies, avec allumage automatique et une consommation d'un
litre d'alcool en dix heures, et par la lampe A. Decamps et
C'«, à manchon, qui a obtenu les premières récompenses au
Concours général de 1901 à Paris, au concours international
de 1902 à Paris, et à plusieurs Expositions,
XIII,
— Iu2 -
» Si l'on pénètre dans le grand jardin d'honneur recouvert
sur l(/ulc son étendue d'une toile blanche qui, en certains
endroits, ne résiste peut-être pas sufllsamment à l'edort de
Teau amassée, ou est frappé par le bon goût qui a prCsidé à
son ordonnancement. Au milieu d'un grand parterre central,
où les chrysanthèmes de M. Victor Cailly voisinent avec ceux
de M. Vittecoq, horticulteur à Lisieux, un joli jet d'eau s'élève
à quelques mètres et retombe dans un double bassin eu
ciment armé, construit tout spécialement par iMM. Ré et
Vidal, rue Fournet, à Lisieux.
» Le long du salon et du théâtre, d'autres parterres, non
moins jolis, de MM. Victor Cailly, llupin, jardinier au château
de Villers
» L'éclairage du jardin est assuré par M. Laine, précédem-
ment nommé, la maison Toutain, 53, rue Pont Mortain, à
Lisieux, et M. J. Seret, à Glos-sur-Lisieux. Deux puissants
réflecteurs l'ont inondé de lumière.
)) De ci, de là, des chaises et bancs de jardins, avec tout un
lot de pompes d'arrosage, présentés par M, Chassaing, 30,
Grande-Rue.
» Egalement remarqué un pommier recepé au printemps
189G pour obtenir la forme en vase. et qui a valu un iliplOme
d'honneur à M. l'abbé Bellière, exposant amateur,
» Il nous reste à faire un tour au théâtre où le chrysanthè-
me s'étale triomphalement, en un superbe massif dressé
derrière l'orchestre par 1\L Lcgros, jardinier au château de
Bienfaile, sur la scène et autour des piliers qu'enjolivent de
belles guirlandes, où la lleur éclatante alterne avecla verdure.
A l'entrée du théâtre, une longue exposition de plantes
botaniques sèches par M. Arthur Jeanne, jardinier à Lisieux,
a retenu plus d'un connaisseur.
» Ajoutons qu'à chaque porte, le public était sollicité par
des vendeurs de billets d'une loterie de bienfaisance au prolit
du Fourneau-Réfectoire public, avec cinq lots en espèces de
- i03 -
200, 100, 100, 50 et oO fr., plus divers objets oHerls par des
personnes charitables, et dont le tirage est fixé au 24
décembre 1902,
» Par celte rapide revue, on peut constater que cette
exposition est digue des précédentes, qu'elle dépasse en
splendeur et en importance Le mérite en revient tout entier
aux organisateurs, au premier rang desquels il est de toute
justice de placer M. Descours Desacres, président, et ses
dévoués collaborateurs auxquels nous adressons nos plus
vives félicitations.
» Les visiteurs, plutôt rares samedi l'après-midi, ont été
très nombreux dans la journée de dimanche et chaque averse
coïncidait malheureusement avec une disparition du public
qui faisait la queue à l'entrée de l'Exposition.
— 101 —
NÉCROLÙGIE
Depuis la publication du dernier bulletin, la Société
d'horticulture a eu la douleur de perdre cinq de ses membres
titulaires :
MM. Bermiard, propriétaire.
MoîSNOYE, médecin du lycée, de l'hospice civil, de la
douane, etc.
Provin, officier mécanicien de la marine en retraite.
Serouge, propriétaire.
Tous jouissaient de l'estime générale et, grâce à l'alTabililé
de leur caractère, ne comptaient parmi nous que des amis.
M. Provin était, parmi les membres décédés, celui qui,
dans ces dernières années, suivait le plus assidûment nos
séances; il y manquait bien rarement et y prenait beaucoup
d'intérêt. Tous les membres de la Société qui l'ont connu, se
sont toujours félicités des excellentes relations qu'ils ont
eues avec lui.
P. Lelikvre.
«I» *» <v a& i * *»
- 105 —
LISTE GENERALE
DES
Membres de la Société d'Horticulture de Cherbourg
AU ^^ AVRIL 1903
— h;.;-^-
DAMES PATRONNESSES
Mmes Biaise, rue de l'Ancien Hôlel-Dieii, 1 1.
Canuet, rue Segondat. 12,
de la Chapelle, rue de la Comédie, 4L
du Hommet, rue du Val de Saire, 42.
Gosselin, rue Tliiers, 12.
Groignard, rue Magenta, 7.
Guilbart, rue Montebello, 45.
Lalisel, rue Tour- Carrée, 10.
Leblanc, Gustave?, rue Bondor, 19.
Leroy Gilbert, rue François-la-Vieille, 37.
Nissen, rue de la Bucaille, 76.
Peynaud, rue Asselin, 1.
Picot, rue Montebello, 57.
Renault, Charles, rue de la Poudrière, 4.
Rendu, rue Montebello, 09.
Vadet, Place d'Armes, 7.
MEMBRES CORRESPONDANTS
^LM. d'Aboville, René, propriétaire, au Ruigné Sainte-
Colombe, par la Flèche.
Adam, contrôleur général de la marine. à Rochefort.
André, Edouard, rédacteur en chef do la Revue horticole,
Paris.
- m -
MM. Ballet, Charles, horticulteur à Troyes.
Bois, professeur au Muséum d'histoire naturelle, Paris.
Colmiche, ancien secrétaire de la société d'horticulture
de Caen.
Crosville, secrétaire de la société d'horticulture de
Valogues.
Desplanques, instituteur à Beuvilîers, par Lisieux
(Calvados).
Falaize, propriétaire à Valogncs.
Godefroy Lebœuf, horticulteur, 5, rue d'Edimbourg,
Paris.
Hamelin, coutrôleuren chef de la marine, à Toulon.
Krelage, horticulteur, à Harlem.
Latour Iils, propriétaire à S irville (Cîalvid-)?)
Lefauconnior, adfninistratcMir de 1'" classe de l'inscrip-
tion maritime, ti Trouviile (Calvados).
Lecœur, pharmacien, à Vimoutiers (Orne).
Le Mée, horticulteur, à Aleuçon.
de Longuemarre, propriétaire, à Caen.
Marchand, Henri, chef de bureau au ministère de
l'agriculture.
Mautin, Georges, 54, quai de Billy, Paris.
Marie, chef des services administratifs des chemins de
fer du Nord, 4, rue d'Anjou, Paris.
Molin, horticulteur, 9, place Bellecour, Lyon.
Picquenot, administrateur aux Hes Marquises (établis-
sements français de l'Océanie).
Robin lils, ancien élève de l'école d'agrjculture de
Grignou, château de Martinvast.
Saliul, Félix, président de la société d'histoire naturelle
de Montpellier.
Saint-Germain (comte de), propriétaire à Trenon, Loire-
Inférieure.
MEMBRES TITULAIRES
MM. Adam, capitaine d'inf''^ retraité, rue des Carrières, 33.
Alterner, agent principal du Commissariat de la Ma-
rine, rue de la Duché, passage Dumesnil, ."j.
.\miot. bibliothécaire de la ville, rue S'' Honorine, 2.
— 10-
MM. AndréiiDi, capilaiue de fré2;ale en retraite, trésorier des
Invalides, rue Victor Hugo, 10.
Aunelot, juge d'inslruclion. rue du Val-de-Saire, 157.
Archinibaud, négociant, rue de la Fontaine, 24,
Arnaiilt, lieutenant de vaisseau en retraite, rue du
V;.l de-Saire, 120.
Aubol, commis principal de comptabilité de la Marine,
impasse Gouberville.
Balbaud, médecin en chef de la Marine, rue de Tocque-
ville, 54.
Balmont, horticuteur, rue de la Duché, 48.
Barbe, chef de bureau à la Mairie, rue Loysel, 27.
Barbey, propriétaire à Tollevast.
Bardon, bandagiste, rue de la Fontaine, 47.
Baudry, lieutenant de vaisseau, rue Montebello, 70.
Bayard, propriétaire, rue Asselin.
Beaugrand, propriétaire, rue du Bois, 35, Tourlavile.
Belliard, commis des postes et télégraphes, rue Monte-
bello, 37.
Benard, sous intendant militaire en retraite, rue
Montebello, 28.
Bernard, propriétaire, rue de Sennecey, 76.
Bernom, maître d'hôtel, rue du Bassin.
Berlaux, négociant, rue du Bassin, 32.
Besselièvre, maire d'Octeville.
Biard, imp^ directeur du néveil, rue Gambelta, 14.
Bigant, capitaine de vaisseau en retraite, rue Jeanne-
d'Arc, II.
Bigot, principal clerc de notaire, rue Amiral d'Abo-
vilie, 29.
Bizardel, docteur-médecin, rue Sadi-Carnot, Ocfeville.
Blondel, profes' de gymnastique, rue de laPoudrière, 96.
Buhn, propriétaire, rue Sainte-Honorine, 89.
Bonnet, professeur de musique, rue de la Marine, 22.
Bouin,agentadministralif de la Marine, ruede l'Aima, 5.
Brancheris, agent du commissariat de la Marine, rue
de la Poudrière, 3'J.
\0i^ —
MM. lîrixard, négociant, rue Gambelta, 8,
Brun, ingéoieur à l'usine du Temple, rue du Val-de-
Saire.
Buh^t, propriétaire, rue Vintras, 30,
Buhot, Eugène, négociant, rue du Val-de-Saire, Ho.
Cabart-Danncvilie, sénateur, boulevard Saint Micliel,
Ii3, Paris.
Canleau vétérinaire municipal aux Abattoirs.
Canu, agent du commissariat de la Marine en retraite,
rue du \al-de-Saire, 92.
Carraud, propriétaire, rue Sainte-Honorine, 20.
Caubrière (père), propriétaire, rue de la Marine, 40.
Cavron, Léon, horticulteur, rue Gambetta, 12.
Clialette, commissaire de la Marine, eu retraite, rue
Sainte Honorine, 43.
Chrétien, horticulteur, rue de la Duché, I l-J.
Chrétien, professeur au Lycée, rue Loysel.
Cléret, représentant de commerce, rue Ste-IIonoriae, 33.
Coulant, propriétaire à Tourlaville.
Corbière, professeur au Lycée, conseiller municipid,rue
Asselin, 70.
Cottel, négociant, conseiller municipal, rue Vintras, 10.
Courtois, agent comptalde principal de la Marine, rue
Jeanne-d'Arc, 47.
Crestev, adjoint technique de la Marine, rue du Val-de-
Saire, 106.
Dalidan, notaire à Pierreville, par les Pieux.
Delisle, docteur-médecin, rue Bonhomme, U.
de Meeus, directeur de l'usine à gaz, rue Hélain, 78.
Dcpinée, proprielairej rue Segondat, 12.
Desq:iesn('s,ag' ! '•^^inistratif de la Marine en retraite,
rue SaiuU ivn in'-ine '' 1.
Desr*'z, photogr:n)iie, rue du Bassin, 55.
de Ti) queville (vicomte), château de Tourlaville.
Devillère, maître entretenu en retraite, rue de la
Pulle, 109.
Diel?h, lieutenant-colonel du 77- territorial, rue
d'inkermann, 2,
— 109 —
MM. Digard, Léon, propriétaire, au Maupas, Tourlavillo.
Divelain, négociant, rue de la Fontaine, io.
Drouct, ancien avoué, rue François-la-Vieillc.
Drouin, capitaine de vaisseau en retraite, rue Folliot,
à Octeville sur-Cherbourg.
Dubois, Charles, négociant, rue Asselin.
Dubosf, Jules, négociant, rue de la Vase, 4.
Dubost, libraire, rue de la Paix, 45.
Dumez, négociant, conseiller municipal, place de la
Révolution, \2.
Dumoucel, propriétaire au Capelain, Tourlaville.
Dupont, Emile, imprimeur, rue Tour Carrée, 8.
Dupont (Hyacinthe), imp''-graveur, rue de la Fontaine, 49.
Dure], commis de la Marine, rue Gambetta, 40.
Durel, Léon, commis des directions de Travaux de la
Marine, rue Bonhomme, 52.
Durel, agent de 1" classe du commissariat delà Marine,
rue de la Bucaille prolongée, 12.
Durel, Jules, jardinier, rue Bonhomme.
Durel, Pierre, négocianf, rue du Rivage.
Dulot, l""" adjoint au maire, rue Monlebello, 56.
Fnault, notaire, rue de l'Ancien-Quai, 22.
Evensen, marchand-tailleur, rue du Val-de-Saire, 15.
Faisant, loueur de voitures, rue de l'Ancien-Quai, 8.
Fatosme, capitaine au long-cours, rue de la Polie, 75 bis.
Faudemer, négociant, rue Notre-Dame.
Favier, avocat, rue des Moulins, G,
Fayolle, jardinier en chef, château de Tourlaville.
Fenard, Léon, négociant, rue Caciiin.
Féron, négociant, rue du Val-de-Saire, 25.
Flamary. négociant, rue François-la-Vieille, 9.
Flouest, capitaine au cabotage, rue Amiral-Courbet, 37.
Folliot, ancien huissier, rue de l'Aima, 10,
Fontaine, jardinier, rue de Sennecey, 74.
Foret, contre amiral en retraite, rue Bouhomme, 5G,
XIV,
— 110 -
MM. Foiirnier, capitaine île frégale, rue Joanne-d'Arc, 12.
rouriiier. receveur des Postes et Téléraplies, rue
(îanibclla.
Françoise dilTircl, maître serrurier, rue Montebello, 22.
Frigoult, restaurateur, rue du Valde-Saire, 1 1 -
Gallis, propriétaire à Tourlavillc.
Gardin, propriétaire, rue de l'Ermitage, G.
Garot, lijjraire, rue de la Fontaine, 40.
Gauvin, capitaine au 2oe, rue de la MaiMne, 2.
Gellé, sous-agent du commissariat de la marine en
retraite, rue Christine, 2o.
Géraud, chef de musique en i-etraite, rue Asselin, 72.
Girard, jardinier, rue de la Polie, 121 ,
Godey, propriétaire, rue Dujardin.
Gosse, ancien notaire, président du Conseil d'Arrondis-
sement, rue Louis XVI, 15.
Gosselin, jardinier, rue du Val-de-Saire.
Goupil des Palliùi'es, chirurgien dentiste, rue des Tri-
bunaux, 5.
Goupil-Vardon, bijoutier, rue de la Fontaine, 22.
Grouard, Auguste, négociant. Conseiller municipal, rue
du Val-de-Sairc, 14.
Grouard, Léon, négociant, rne du Rivage, 4.
llalopé, horticulteur, rue de la Fontaine, 1i.
Hamel, jardinier cliez M.Buhot, au Maupas.
llamelin, agent d'alïaircs, rue François-Lavieille, 46.
Hauvet, grefller du tribunal civil, rue de l'Abbaye, 17.
Henry, libraire, rue de la Vase, 40.
Hervieux, propriétaire, rue de l'Aima, 26.
H(jchet, négociant, rue de la Poudrière, 34.
Hochet, Louis, propriétaire, rue de Russie, 4.
Houchet, Léon, commis banquier, rue Général Jouan, 12.
Hubert, docteur médecin, rue François-Lavieille, 24.
Ingoult, ancien notaire, au hameau La Fouèdrc, Octe-
villc.
— 111 -
MM. Jacqiies-Leseigneiir, commissaire principal de la marine
rue Héiain, 93.
Julliet. commandant d'infanterie de marine en retraite,
rue Eminauuel-Liais, 02.
Lalisel, jjijoutier, rue Tour Cirrée, 10.
Laloë, négociant, rue Thiers, 32.
Lamiral, jardinier en clief du château de Nacqueville.
Lamson, capitaine de vaisseau, rue de la Duché, 46.
Langlois, courtier maritime, rue Victor-Hugo, 27.
Laplace, pépiniériste à Acqueville (Manche).
Laronche, négociant, rue du Val de-Saire, 33.
Launay, entrepreneur, rue du Roule, 71.
Laurent, Louis, négociant, rue de la Fontaine, 23.
Le Bacheley, propriétaire, rue Bailly, 27.
Lebailly, retraité, rue de la Paix, 27, Equeuidreville.
Lebaron, jardinier, rue des Portes, 5.
Le Barrier, commissaire de la marine, rue Bondor.
Leblanc, Gustave, négociant, rue Bondor, 19.
Leblond, cultivateur à Tourlaville.
Le Boullenger, lieutenant des douanes en retraite, rue
Sadi-Carnot, 77, àOcteville.
Le Bourgeois, commis banquier, rue Ste-Honorine, 01.
Le Brettevillois, secrétaire en chef de la mairie, rue
Jeanne-d'Arc, 28.
Lebrun, Pierre, banquier, rue de Bailly, 23.
Lecappon, jardinier du parc Emmanuel-Liais, rue de
la Bucaille, 22.
Le Carpentier, avocat, rue de l'Aima, il.
Le Carpentier, bijoutier, rue du Château, 24 bis.
Lecavelier, maître serrurier, rue Emmanuel-Liais, 24.
Lechevalier. adjudant d'infanterie, en retraite, préposé
du service des enfants assistés, rue d'Inkermann,2;3.
Leclère, retraité de la Marine, rue Félix Faure, 2, à
Equeurdreville.
Leconle, Henri, négociant, rue du Cliàleau, 19.
Lecoutour, vérificateur des douanes, rue Montebello. 70.
- 112 -
MM. Le Dérubey, vérificateur des douanes, rue des Ormes, 38.
Lellamand, conlre-maîlre au Port, rue du Bois, 7, à
Tourlaville.
Leflamand, négociant, place de Tourlaville.
Lellamand, Félix, propriétaire, place Napoléon, 44.
Le Godec, capitaine de gendarmerie en retraite, rue
des Ormes, 70.
Le Goupil, notaire honoraire, rue de Bailly, 19.
Le Grandie, président du tribunal de commerce, rue
de l'Aima, 9.
Le Grandie (père), horloger, rue du Val de-Saire, 67.
Legrand, adjoint principal technique de la Marine, rue
de la Saline, 1 .
Legrin, avocat, adjoint au maire, rue Auvray, 12.
Leharengé, fumiste, rue au Fourdray, 18.
Lejeune, commis du commissariat de la Marine, rue
des Bastions, 8.
Le Jolis, propriétaire, directeur de la société des sciences
naturelles et mathématiques, rue delà Duché, 29.
Lelièvre, agent principal du commissariatde la Marine,
en retraite, rue de la Polie, 18.
Lelièvre, receceveur des contributions indirectes, en
retraite, rue Dujardin, 38.
Lclong, adjoint todmique de la Marine, rue de Senne"
cey, 81.
Lemagnen, jardinier, rue des Carrières, 1 o.
Le Maout, imprimeur, rue Tour-Carrée, 25.
Lemarié, négociant, rue du Val-de-Saire, 37.
Leménager, oflicier d'administration en retraite, con-
seiller municipal de la Glacerie, route de Mar-
linvast.
Le Merre, jardinier, rue Sadi-Carnot, à Odeville.
Lemière, marchand de cidre, rue des Carrières, 9.
Lemoigne, député de Cherbourg, rue du Val-deSaire,I .
Lemoigue, propriétaire à la Moignerie, Tourlaville.
Lemonnier, parfumeur, place du Château, 11.
Lemonnier, propriétaire, rue Bonhomme, 57.
113
MM. Lemonnier, Louis, marchand de nouvcauli's, rue
Grande-Rue.
Lenavetlier, directeur d'assurances, rue du Val-de-
Saire, 36.
Leparnientier, propriétaire, rue Asselin, 73,
Lepellelier, jardinier, rue de la Duché, 70.
Lepelley, agent comptable de la Marine, rue Sainte'
Honorine, 2î).
Lepetit, ancien tonnelier, rue des Tanneries, 11.
Lepetit, loueur de voilures, rue de la Bucaille.
Lepont (père), propriétaire. Quai Alexandre III, 30.
Lepont, Lucien, négociant, rue Cachin, 40.
Lequerrurier, propriétaire, rue Saint-Sauveur, 5.
Lequertier, inspecteur divisionnaire des Douanes, rue
de la Duché.
Le Riverend, propriétaire, rue du Bois, Tourlaville.
Le Rouley, jardinier, chez M. Jeanne, agent d'affaires'
rue de la Poudrière
Le Roux, proviseur honoraire du Lycée, rue de la Bu-
caille, 46.
Le Roux, Emile, propriétaire, rue de la Duché, 2?.
Lcsage, Charles, chef machiniste du théâtre, lue Louis-
Philippe, 7.
Letellier, propriétaire, rue Emmanuel-Liais, 97.
Letellier, enlrepositaire, rue Thiers, à Tourlaville.
Lelerrier, marchand de graines, rue Gambetta, 13.
Letouzé, commissaire de 1'" classe de la Marine, rue
Moutebello, 41.
Letullier, jardinier, rue Amiral-Courbet, 3?,
Levaillant, commis de marine, rue de Bailly, 47.
Levéel, Albert, propriétaire, route des Pieux.
Levéel, Gustave, horticulteur, rue de la Fontaine, 33.
Levesque (père), négociant, place de la Fontaine, 3.
Levesque, négociant, rue au Blé, 13.
Levitre, commis de Marine, rue de la Poudrière, 19.
Lhomme, propriétaire, rue de la Comédie, 4.
— 114 -
MM. L'Iiôlellior, imprimeur, dlrecleur lIu Phareclela Manche,
rue du Bassin, IG.
Liot, Frédéric, propriétaire, rue de Tourville (près
la mer).
Lilais, maître d'iiôtel, rue Gambetta, 7.
Lohen, entrepreneur, conseiller municipal, rue des Or-
mes, 38 bis.
Loscul, imprimeur, directeur de La Vigie, rue des
Portes, 40.
Macé, Adrien, négociant, rue delà Duché, 17.
Madelin, grellier du Tribunal Maritime, rue Assselin,83.
Mahaut, marchand bimbelotier, rue du Cliàteau, 13.
Mahaut, propriétaire à Saint Pierre Eglise.
Mahieu, agent administratif Je la marine en retraite,
rue du Val de-Saire, 107
IMailrc, maître peintre, rue de la Polie, 66.
Mallet, entrepreneur, rue Malakotl, 141.
JNlanoury, maître principal en retraite, rue de l'Aima, 36.
Marguerie, libraire, rue Françoisla- Vieille, 42.
Marie, propriétaire, rue Sainte Honorine, 41
Marion, notaire, rue Gambetta, '62.
Marmion, professeur au Lycée, rue de Russie, 32.
Martin, maître principal entretenu en retraite, rue de
la Polie 105.
ISIassoni, commissaire de la Marine, rue Asselin, 61.
Ménard, adjudant principal comptable en retraite, rue
Sle-Ilouorino, 81.
Menut, Henri, banquier, rue Ciirisline, 5,
Métivier, architecte de la ville, rue Dom-Pedro.
Meunier, officier de marine place Napoléon, 26.
Miette, ancien pharmacien, rue des Moulins, 17.
Monnoye, propriétaire, rue Dujarvlin.
Morel, professeurau lycée, rue Thomas Henry, II.
Mori/ot, ancien brasseur, rue du Valde-Saire, 60.
Néhou, ciief de burtMU à la mairie, rue Dom Pedro, 22.
Nicollet, professeur en retraite, rue du Val-de-Saire, 59.
- ll.J
Noyon, Auguste, commis de mariue. imp. Dorival, 10.
Noyon, Jacques, retraité de la mariue, rue Sainte-
Honorine, 21.
Noyon, Joseph, fabricant de meubles, conseiller muni-
cipal, rue de la l'aix, 22,
Orange, agent comptable de la mariue en retraite, rue
Bonhomme, 38.
Orange, propriétaire, rue Sainte-Honorine, 82.
Paysant. propriétaire, rue Fleury, 13.
Périaux, Eugène, propriétaire, rue Thiers, 28.
Petiteville, capitaine au long cours, rue Asselin, 65.
Pezet, commis du commissariat de la marine, rue
Moulebello, 9.
Piard, marchand de nouveautés, rue du Château, 7.
Picard, maître peintre, rue Hélain, 38,
Pichard, propriétaire, rue Hélain, 89.
Pigeon, négociant, place de la Fontaine, 10.
Poignant, marchand de graines, place de la Fontaine,
I bis.
Point, propriétaire, Bourbourg, Tourlaville.
Pontus, Bon, propriétaire, rue Louis XVI, 9.
Ponlus, Henri, négociant, rue Louis XVI, 9.
Pool, lieutenant colonel de gendarmerie en retraite, rue
François-la- Vieille, 15.
Poullain, Louis, agent principal du commissariat de la
marine, rue de la Paix, 10.
Poullain, marchand de nouveautés, rue Grande Rue, 2.
Poullain, maître menuisier, rue de la Duché, passage
des Jardins.
Puupeviile, conducteur des ponts-et-chaussées, agent-
voyerde la ville, rue Dujardin, 28.
Poupeville, Alcide, négociant, rue du Val de-Saire, 113.
Poupcville, Gustave, propriétaire, hameau Pinel,
Equeurdreville.
Pouliias, marchand de nouveautés, conseiller municipal,
place de la i'^outaiue, 1.
Prével, Alphonse, restaurateur, place du Château, 9.
Querquelin, propriétaire, rue Saint-Sauveur, 2, à
Ocleville,
— Jir, -
MM. Quiédobarge, propriétaire, rue Jeanne d'Arc, 2G.
Quoniain, aident aJiniuistratif de la marine en retraite,
rue de l'Aima, 20.
Rihouey, receveur buraliste, rue du Val-de-Saire, il
Rémy, commis des postes et télégraphes, rue Thiers, à
tourla ville.
Receveur, Henri, capitaine de frégate, rue Sainte-
Honorine, 52.
Rebuiïet, huissier, à Octeville.
Rauch, chef de bataillon en retraite, rueEmm. Liais, 88.
Rabec, entrepreneur, rue de Tocqueville, 70.
Ringard, négociant, avenue Carnot, 3.
Renault, Charles, docteur médecin, maire de la ville de
Cherbourg.
Robin, agent comptable de la marine en retraite, rue
Victor Hugo, 21 ,
Robine, ancien avoué, rue Christine, 24.
Rossel, agent du commissariat de la marine en retraite,
rue du Val-de-Saire, 103.
Rouxel, entrepreneur de menuiserie, rue Sadi-Carnot,
9, à Octeville.
Ruel, maître entretenu de la marine, rue Gibert
(Impasse Gouberville, o).
Ruel, iMichel, propriétaire rue Montebello, 21.
Salley, ingénieur des ponts et chaussées en retraite,
rue du Vieux Pont 19.
Sanson, propriétaire, rue Hélain, 60.
Schelles, maître preintre, rue de la Fontaine.
Séquiès, commissaire de police, rue Dujardin.
Sève, agent du commissariat de la marine en retraite,
rue de la Cayenne, 40.
Simon, Albert, constructeur mécanicien, rue Hélain, 70.
Simon, directeur do la succursale de la banque de
France, rue des Tribunaux.
Souhait, propriétaire, rue Emmanuel Liais, o.
Tardif, agent d'affaires, rue Emmaunel Liais, 70.
Tesson, Alfred, marchand de meubles, rue de l'Aima, 40.
— 117 —
.MM. Thoault, j;ir(linicrchezM.Th.Fenarcl,rucduMaiipas,i;i.
Tliéry, président du tribunal civil, rue Hélain, 85.
Thibault, maître peintre, rue Thomas Henry, 27.
Thomas, horticulteur à Valognes.
Thommin, commis de marine, rue Cachin.
Toulain, limonadier, quai de Caligny, 54.
Travert, maître entretenu de la marine, rue Gambetta,
Equeurdreville.
Treboul, ingénieur de la marine, rue de la Duché, 48.
Trocherie, commis du commissariat de la marine, rue
François la-Vieille, 27.
Turbert, docteur médecin; conseiller municipal, rue
Emmanuel Liais.
Vaslot, boulanger, avenue Carnot, 121 ter.
Vincent, propr., conseiller municipal, rue Bondor, 29.
Vranken, capitaine de vaisseau en retraite, rue Mon-
tebello, 40.
Wilzig, ingénieur, Beau Séjour, rue du Roule.
Yvon, maîlr( relieur, rue de la Paix.
-.04-
Horticulteurs, Jardiniers k Marchands de Graines
DE CHERBOURG
MEMP.RES
DE J.A SOCIÉTÉ D'IIOUTICULTURE
■^<smxn
MM. BALMONT, horticulteur-fleunste, rue de la Duché, 48.
BUHOT, primeuristQ, rue Vintras, 30.
CAVRON (LÊox), ;§, horticulteur-fleuriste, rue Asseliii et rue
Gambetta, 12.
CHRÉTIEN, horticulteur-fleuriste, rue de la Duché, 115.
FONTAINE, horticulteur-maraîcher et marchand de graines, rue de
Sennecey, 74.
GOSSELIN, horticulteur-maraîcher primeuriste, rue du Val-de-
Saire, 124.
GIRARD, jardinier, rue de la Polie, 121.
HALOPÉ-CAVRON, horticulteur-fleuriste, rue de la Fontaine,' 14.
LE PELLETIER, horticulteur-fleuriste, rue delà Duché, 70. .
LE TERRIER, marchand de graines, rue Gambetta, i bis.
LE TULLIER, jardinier, entrepreneur de jardins neufs et de cons-
truction de rochers artificiels, rue Amiral-Courbet, 32.
LEVÉEL, Gustave, horticulteur-fleuriste, rue de la Fontaine et
rue de la Duché, 109.
POIGNANT, marchand de graines^place delà Fontaine, i bis.
BULLETIN
DE LA
r r
SOCIETE D'HORTICULTURE
DE
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35^ ANNEE
ANNÉE 1903
CHERBOURG
IMPRIMERIE l'hOTELLIER, PLACE DU CHATEAU ET RUE DU BASSIN, 1G.
1904
BULLETIN
DE LA
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SOCIETE D'HORTICULTURE
DE
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35^ ANNEE
ANNÉE 1903
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\^è ttOT.A.MCAL
CHERBOURG
IMPRIMERIE L*HOTELLIER, PLACE DU CHATEAU ET RUE DU BASSIN, 16,
1904
AVI S
Les opinions exprimées dans les rapports et mémoires
insérés au Bulletin sont personnelles aux auteurs.
Le Comité de Rédaction peut autoriser l'insertion au Bulletin
de tout article, que son auteur soit membre de la Société ou
qu'il y soit étranger.
CONDITIONS DA OMISSION
Pour être admis à la Société, il faut être présenté par
un membre de la Société et agréé par le Bureau. La cotisa-
tion annuelle est de 5 fr.
Chaque membre reçoit gratuitement le Bulletin.
RÉUNIONS
Les séances ont lieu le premier dimanche de chaque mois, à
i h. 1(2 aprè's-midi, au siège de la Société, rue Montcbcllo, il.
Les ordres du jour sont portés à la connaissance des socié-
taires par la voie des journaux. Q;mni il // a lieu, des convocations
sont adressées à domicile. La séance de janvier, consacrée aux élec-
tions annuelles, a lieu, par anticipation, le dernier dimanche de
décembre.
Les leçons d'arboriculture, de floriculture et de botanique,
annoncées par la voie des journaux, sont données au jardin
spécial de la Société, 10, passage des Jardins (entre les rms de
la Duché et delà Polie), ou bien au jardin delà rue Montcbcllo
et dans la salle des séances.
Membres d'Honneur de la Société.
/ .M. le Sous-Préfet de l'arrondissement.
i AI. le Maire de Cherbourg.
Présidents d'honneur < M. Le Jolis, Directeur de la Société des Sciences
/ naturelles,pl., Membre fondateurde la Socié-
V lé d'horticulture en 1844.
Président}honoraire : M. le Docteur Renault, ^Q.
Trésorier honoraire: M. Orange, agent comptable de la Marine retraité.
Membres du Bureau pour 1903.
Président: M. Corbière, Q\., professeur de sciences naturelles au
Lycée, rue Asselin, 70.
j Levesque, m, négociant, pi. de la Fontaine, 8.
Vice-Présidents, MM. \ Dutot, Q L, propriétaire, rue Montebello,
/ 56.
/' Le Cari'entfer, avocat, rue de l'Aima. 41.
Conseillers d'adminis- "ervieux, propriétaire rue de l'Aima, 26,
tration MM < Mage, Adrien, négociant, rue de la Duché, 3/.
' ' * ' I PiARi», marchand de nouveautés, rue du Chà-
l teau, 7.
Trésorier : M. Le Brettevillos, secrétaire en chef de la Mairie, rue
Jeanne-d'Arc. 28.
Secrétaire : M. Lelièvre, Paulin, ^CJ, rue de la Polie, 18.
Secrétaires- j Thommin, commis de la Marine, rue Cachin.
adjoints, MM, ( Lete;^rier, marchand de graines, rue Gambetta, 13.
Bibliothécaire : M. Noyon, impasse Dorival, place de la Fontaine.
Bibliothécaire-adjoint : M, CAVRON,Léon, §, horticulteur, rue Gambetta.
Commissions permanentes.
cultures d'utilité.
(M. Levesque ï§, Président).
MM. DÉPiNÉE, propriétaire.
Robin ^, agent couipt. princ.
delà Marine en retraite.
Bernabd, propriétaire.
Sallev, ^^, ingén'" des Ponts
et Chaussées en retraite.
MÉNARD ^, adj. princ. compt.
de la Marine en retraite.
cultures dagremext.
(M. DuTOT, Ç.I L, Président).
MM. r^EGRiN, CJ, avocat.
Leparmentïer, propriétaire.
Drouin, ^ Ô., capitaine de
vaisseau en retraite.
NicoLLET, ^ L, professeur
en retraite.
Rossel, O, agent du Commis-
sariat ciè la Marine en retr^e.
Comité de Rédaction.
M. Corbière Q [., Président; Le Carpentier, Vice-Président; MM. les
Membres du Bureau; M. Nicollet. i} I.
Directeur du jardin : M. Hërvieux.
Professeur d'arboriculture : M. Levesque i^.
Jardinier de la Société et Professeur fie lloriculture : M. Letullier.
Délégué pour convoquer aux inhumations des sociétaires: M, Le
Parmentier, propriétaire, rue Asselin, 73.
BULLETIN DE 1903
TABLE DES MATIÈRES
Pages.
Composition duBureau el des Commis-
sionspermanenlespour l'année 1904. 3
P. Lelièvre Extrait des procès-verbaux des séances
de l'année 1903 o
id. Rapport sur la situation elles travaux
de la Société 24
Revue des publications reçues :
Robin I. Cultures d'utilité 29
A. RossEL II. Cultures d'agrément 47
Altëmer Singularités végétales o3
id. Sensibilité des végétaux 60
Ed. LeCarpentier Visite des cultures de M. Halopé 66
Le Grin Visite au château de Sotleville 73
Desplanques Rapport sur le concours horticole de
Mézidon 77
Levesque Exposition de Caen 80
id. Plantation et greCfape du pommier à
cidre ^8
P. Lelièvre Exposition d'Horticulture à Cherbourg
en 1904 91
« id. Nécrologie 93
Id. Membres nouveaux 94
EXTRAITS DES PROCÈS-VERBAUX
De l'Année d903
SÉANCE DU 1" FÉVRIER
GAkOEN
Pois Michaux et pois Sainte-Catherine; Hortensias bleus;
Communications diverses.
53 membres présents.
La Société a reçu de MiM, Desphmques et Lel'auconnier
les numéros du journal le Lexovien donnant un compte-
rendu de l'Exposition qui a eu lieu à Lisieux en Novembre
1902.
Il est donné connaissance d'intéressants extraits d'une
lettre de M. Lefauconnierqui, bien qu'babilant maintenant
Trouville, n'oublie pas la Société d'Horticulture de Cher-
bourg dont il est un fidèle membre correspondant.
AI. Dépinée dit que (d'après le journal V Agriculture
Moderne) il n'y aurait pas de pois Sainte-Catherine, mais
que l'on désignerait sous ce nom le pois Michaux qui se
sème à la Sainte-Catherine.
M. Leterrier répond que le pois Michaux et le pois
Sainte-Catherine existent tous les deux et qu'ils sont bien
distincts. Le Michaud se sème bien à la Sainte-Catherine.
D'ailleurs, dans le commerce, tous les pois ridés verts
sont désignés sous le nom de Sainte-Catherine.
M. le Président donne lecture des intéressants comptes-
rendus des publications reçues, faits par MM. Robin et
Rossel.
A propos d'un article signalé par l'un de ces comptes-
rendus et ayant pour litre : Moyen pour colorer les
G —
hortensias en bleu, M. Miellé demande si In lumière n'a pas
d'influence sur la coloration de ces fleurs.
M. Lelullier pense que c'est suitout un eiïel du sol.
M. Levesqueajouteque, peut être, il y a lieu d'attribuer
la coloration à ces dqux causes.
M Drouin présente de belles fleurs du camellia Drouart
Guijou. M. Ilervieux a apporté, pour être distribués, de
petits pieds de palmiers provenant de semis et le Phijsian-
Ihus albens.
M. Levesque présente une poire de Bergamote Espdrcn.
SÉANCE DU Jo' Mars
Pois Michaux et pois de Sainte-Catherine; Hortensias bleus;
t Communications diverses.
52 membres présents.
A propos du procès- verbal de la précédente séance, M.
Dépinée donne connaissance d'un article du journal l'Agri-
culture Moderne, 13 Novembre 1902, où se trouvent les pas-
sages suivants :
« Le pois de Sainte-Caiherine n'est ni une espèce, ni
» une variété particulière; c'est plutôt un synonyme donné à
» une variété résistante qui, semée vers le 25 Novembre,
» à la Sainte Catherine, passe généralement l'iiiver sans
» trop en soufïrir; ce qui lui permet, lors des premiers
» beaux jours, de se développer louten conservant l'avance
» acquise par rapport à d'autres, faits plus tardivement.
» La variété la plus communément employée à cetteépoque
>^ est le pois Michaux ordinaire qui, semé sur un terrain
» sain, en pente, au pied d'un contrefort, d'un abri (juel-
» conque ou d''un mur f;iisantface au Sud ou au Sud-Est,
» se développera rapidement dès les premiers beaux
» jours. »
M. Leterrier répond que dans les catalojrues des niar-
cht.nds de graines de Normandie, on trouve le pois Michaux
et le pois Sle Catherine qui ne sont pas du tout les mêmes.
Le premier est rond, lisse et rose; le deuxième ridé, vert.
Les noms paraissent d'ailleurs dilïérer d'après les régions;
le même fait se produit pour les haricots.
M. Dépinée donne communication d'un article deVAgH-
culture Moderne, -1 5 juin 1902, dont le titre est : Le meilleur
engrais pour les arbres à fruits à pépins, Qi qui recommande
de garnir le pied des arbres (poiriers ou pommiers) de
marc de pommes, sur un rayon de 80 centimètres.
Il est donné lecture des comptes-rendus des publications
reçues, rédigés par MM. Robin et Rossel.
A propos d'un article de ces publications, qui avait été
déjà signalé à la précédente séance, M. Chrétien dit qu'il
pense que ce n'est pas le sulfate de fer qui agit sur les
hortensias pour la coloration des fleurs en bleu, mais plu-
tôt l'acidité ou la basicité du sol. Il se propose d'étudier
la cause de cette coloration.
M. Dépinée ajoute que M. Gellé possédait un hortensia
qui avait eu des fleurs roses une année et des fleurs bleues
une autre année; il avait été planté cà la place d'un camellia
dans la terre de bruyère.
Le plus souvent les hortensias ont des fleurs bleues
quand ils sont dans de la terre de bruyère.
M. Leroux dit qu'il avait des hortensias roses qui sont
devenus bleus.
M. Miette pense que le changement de couleur tiendrait
à des conditions de lumière.
8 -
SÉANCE DU 1" Avril
• Pois Michaux et pois ^ainle-Catherine; Uoxydine; Fraise
Louis Gautier ; Maladie du fixjuier; Communications diverses,
61 membres préseuls.
M. Lelerrier. à propos des communicalions faites aux
deux précédentes séances, présente des pois Sainte-Cathe-
rine ridés verts et des pois Micliaux roses, qui ne se res-
semblent nullement.
M. Halopé a envoyé un spécimen d'oxydine à base de
coaltar dont il obtient un très bon résultat contre les lima-
ces. 11 pourrait en céder au besoin.
Le secrétaire donne lecture du passage suivant d'une
lettre de M. Lefauconnier en date du 4 avril :
« Les jardiniers de Trouville, en général, et certains
» amateurs cultivent la fraise Louis Gautier, parce que
» cette variété produit, ici, des fruits très gros, pour ne
» pas dire relativement énormes (on m'a parlé de fruits du
» poids de 75 à 80 grammes); mais ils aiment à reconnaître
» qu'elle ne vaut pas la France ni le Docteur Morère »
A la lettre de M. Lefauconnier étaient joints deux articles,
découpés dans des journaux, et ayant pour litres : 1° Les
pow.miers; '2,° Le moyen d'avoir des pommes tons les ans.
L'auteur de cet article, M. Arthur Enaud, Président du
comité agricole deLoudéac, recommande, contre les che-
nilles des pommiers, des pulvérisations au sulfate de fer,
à la dose de 8 à 10 0(0, à la fin de l'hiver; il recommande,
en outre, au moment où le bouton va s'ouvrir, de rempla-
cer le sulfate de fer par la bouillie bordelaise.
M. Dépinée dit que les Américains emploient des cein-
tures de ouate contre les chenilles et la chématobie.
M. Levesque répond, que jusqu'ici, ces moyens sont inu-
tiles dans notre région, les chenilles endommageant peu
les pommiers.
— 9 -
M. Levesque a pensé intéresser la société en apportant
une jolie petite capucine disposée dans un pot, de telle
sorte qu'elle simule le Linaria Cymbaluria. Cette capucine
très distincte des autres a été produite par des bulbes
gros comme des noix, donnés à Coutances à M. Leves-
que il y a trois ans. Il ne s'était pas produit de fleurs
les années précédentes.
Le même sociétaire présente une branche de poirier
autour de laquelle se trouvent des bagues d'œufsde Bombyx
Neustriœ Les uioineaux en détruisent beaucoup. La femelle
de cet insecte dépose presque toujours ses œufs sur les
rameaux de l'année.
M. Lalisel dit avoir employé l'oxydine, dont il a obtenu
de bons résultats, même pour la destruction du ver blanc;
il l'a employée en arrosages pour les pêchers, et il s'en est
bien trouvé.
M. Miette lit, dans la Revue Scientifique du 21 février
1903. un article à propos delà maladie des rameaux du
figuier. On conseille l'enlèvement des figues. M. Levesque
répond que jusqu'ici les figuiers ont été indemnes à Cher-
bourg.
M. Dépinée ajoute que les figuiers pourraient bien ici être
attaqués un jour, comme l'ont été les araucarias qui n'a-
vaient rien autrefois, et qui sont atteints de rouille due à
une cryptogame. Cette maladie s'attaque surtout aux
vieux araucarias.
M. Miette donne encore connaissance d'articles de la
Revue Scientifique, avril 1903; l'un ayant pour titre :
Rayons solaires et germination. Action de la lumière pour
la production de la chlorophylle, et l'autre mentionnant la
présence du gui sur le chêne à Lsigny le Buat (Manche)
M. Corbière dit qu'il connaît le fait signalé. Il s'agit
évidemment des expériences de M. Guérin qui s'est spécia-
lementoccupédu gui et de la multiplication de ce parasite.
M. Levesque fait remarquer qu'il n'y a pas de gui dans
l'urrondissement de Cherbourg, tandis qu'il s'en trouve
- 10 -
iDeaucoup, nûlaimnent sur les pommiers, dans celui de
Valognes.
M. Alterner communique un article d'un journal ayant
pour titre : Les plaiiies penseraient-elles ?
11 est donné connaissance des intéressants comptes-
rendus des publications reçues, faits par MM. Robin et
Rossel.
M. Lemée, horticulteur à Alençon, qui était venu faire
partie du Jury de notre dernière exposition,a commencé la
publication d'un catalogue des maladies attaquant
les plantes. 11 a envoyé à M. Corbière un exemplaire de ce
très utile et important travail.
SÉANCE DU % Mai
Fraise Kœnig AlbevL von Sckassen; Rhododendron llalopea-
nnm; Andromeda Rollissoni; Communications diverses.
47 membres présents.
Il est donné lecture d'un intéressant travail de M. Alterner
ayant pour titre : Singularités végétales.
M. Chrétien a trouvé dans Vlllustration une note sur les
hortcnsiaset leur culture à fleurbleue,notedontlesconcIu-
sions, d'après M. Drouin, sont identiques à celles d'un ar
ticle publié sur le môme sujet par la lievue Horticole.
M. Chrétien indique, d'après la Chronique scientifique
de M. de Parville, Journal des Débats du IGavril 1903, >• le
moyen employé par un amateur pour empêcher les
moineaux de piller les graines qui ensemencent 1rs
herbiers. » M. Bernard fait remarquer, à ce sujet, qu'un
moyen souvent employé pour arriver au même résullal
est de rouler dans de la poudre de minium les graines
avant de les mettre en terre.
Le môme sociétaire présente quelques belles fraises
h'œnig Albert vou Scliasscn^ variété très précoce de bonne
— 11 -
qualilé, mais d'une chair peu ferme, el par suite diiricile
de transport. M. Lemonnier dit avoir reru, aujourd'liui
même, un petit panier de ces fraises; elles sont en parfaite
maturité et ont cependant été cultivées en pleine terre par
un amateur de Tourlaville, M. Gallis.
Deux énormes roses de Maréchal A'ie/sont présentées par
M. Dépinée.
M. Le Carpentier donne lecture de son rapport sur la
visite, par la Société, des cultures deM. Halopé à Octeville.
M. Halopé a offert gracieusement, pour être attribué par
la voie du sort à la présente séance, un jeune, mais très
bel exemplaire du Rhododendron Ilaloueamim en pleine
floraison, remarquable non seulement par sa beauté mais
aussi par sa lloribondité. iM. Drouin dit que, selon M. Ha-
lopé, le reproche que l'on fait à ces arbustes de ne pas
produire beaucoup de fleurs est dû, — d'après les nom-
breuses observations qu'il a faites, — à ce que les pieds
mis au commerce proviennent presque toujours de semis.
Au contraire, ceux qui ont été greffés sont plus rustiques
et plus florifères.
M. Dépinée a apporté un numéro de VAgrtcuUure
Moderne contenant une note sur les Bambous qui ont
fleuri; il est donné lecture de cet article.
Lecture est également donnée d'un autre article relatif
aux capucines miniatures; il semble en résulter que l'es-
pèce qui avait été présentée à la séance d'Avril par
M. Levesque serait le TropœoUim tuberosiim.
M . le Président donne connaissance des articles signalés
par MM. Robin et Rossel, comme leur ayant paru les plus
intéressants parmi ceux des publications reçues.
Viae brducïiQ fleurie d'Andromeda liollissoni, charmante
nouveauté dont les fleurs ressemblent à celles du muguet,
est présentée par M. Halopé.
- 12 ~
SÉANCE DU 7 Juin.
Potulres insecticides ; Emploi du sulfate de jer et du
sulfate de cuivre contre les insectes; Poires atteintes par
les insectes; Communications diverses .
38 membres présents.
A propos du procès-verbal de la précédente séance,
M. Levesquc dit que la recelle indiquée par M. Bernard
pour éloigner la vermine des semences mises en terre a
été préconisée par lui il y a plusieurs années. M. Leves-
que ajoute que le pétrole donne aussi de très bons
résultats.
M. Drouin a essayé, ainsi qu'un autre sociétaire,
M. Diestch, les différentes poudres insecticides connues
sous les noms d'oxidine et d'anti-larvite. Le résultat a été
à peu près nul. Ces poudres ne réussissent que si on
les projette directement sur les limaces. Lorsqu'elles sont
déposées sur la terre, l'humidité et la rosée ne tardent pas
à les rendre inelïicaces.
M. Lemonnier, qui en a également employé, est du
môme avis.
M. Levesque répond qu'au contraire il en a obtenu des
etïets très concluants, et M. iMacé ajoute qu'il est arrivé à
préserver des limaces des adiantes mis en serre, et ce
en faisant de ces poudres un emploi journalier.
MM. Dépinée, Piard et Lelerrier ont employé de ces
poudres; mais ils ont trouvé qu'elles sont loin de donner
les résultats qu'on obtient avec le sulfate de frr d
surtout avec le sulfate de cuivre. Avec ce dernier produit
grossièrement concassé, dont (in entoure les plantes atta-
quées, l'on arrive n i:n résultat certain. Il n'y a pas une
limace, pas un pou de bois ou un limaron qui échappe à
son action.
13
M. Drouin présente une intloresceuce iVIncarvillea
Delavayi, très jolie bignoniacée, et M. Levesque a apporté
les dernières Heurs des calcéolaires qu'il vient de présen-
ter à l'exposition de Valognes et qui lui ont valu une
récompense.
Le même sociétaire présente également des poires à
peine nouées et tléjà atteintes par la larve de la
Ct''c/y(/o??i/e «o/re. qui vit à l'intérieur des fruits et fait de
sérieux ravages dans tous les jardins.
M. Levesque conseille d'arracher les fruits atteints et
de les brûler dès que la présence de cette larve est cons-
tatée, et il ajoute que la destruction qui se fait, sur une
grande échelle, des dilïérentes espèces d'oiseaux est
peut-être la cause de l'envahissement annuel de tous ces
insectes ennemis de nos arbres fruitiers.
Il est ensuite donné lecture des intéressants compte-
rendus des publications reçues, faits par ALM. riobin et
Rossel.
SÉANCE DC o Juillet.
Fraises Louis Gautier , Gloire du Mans, Fricard de Thunj,
Le Tzar; Commnniculions diverses.
3G membres présents.
M. Piard demande le nom d'une bonne fraise qu'il a
apportée. Un sociétaire pense que ce pourrait «'■Irc la
Jucunda. M. Levesque ne le croit pas.
M Levesque présente des fraises nouvelle?, Gloire du
Mans, qui nr sont pas encore dans le commerce. 11 croit
que c'est une excellenlo obtention. Les fraisiers sont très
vigoureux et productifs.
Le même sociétaire montre une fraise, assez petite,
qui n'est pas mangeable; c'est simplement une fraise
— 14 -
d'ornement : la Fraise des Indes [Fragaria Indien), le seul
fraisier à fleurs jaunes.
M. Levesque a, de plus, apporté : 1° Un joli Géranium
acclimaté, à grandes fleurs violettes (pratense); 2° un Géra-
nium striatum, espèce parfois cultivée et naturalisée çà et
là aux environs de Cherbourg; 3° une jolie composée,
Gazania speciosissima, connue sous le nom de Gazania
splendens.
Sont soumises à la Société des fraises Louis Gautier
provenant du jardin du passage des Jardins.
Cette fraise, dit M. Levesque, ne peut être considérée
comme remontante; elle n'est pas très bonne et ne paraît
pas devoir détrôner les autres.
M. Marmion communique un article d'un journal qui
lui a été envoyé par un de ses amis. Cet article, dont il
est donné lecture, a pour titre : Une Découverte Intéres-
sante,e\ a trait à la germination et à la reproduction de la
truffe.
M. Miette signale que la lîevuc Scienli/if/ueûu 1^' Juillet
a publié un article de M. Costanlin sur la culture des
orchidées.
M. Levesque recommande aux assistants de goûter des
fraises Vicomtesse Ericardde Thuri/ qui ont été apportées.
Cette fraise avait été baptisée par un jardinier en chef du
roi (Charles X ou Louis Philippe); elle est connue à Paris
sous le nom de Bonne Ericard.
M. Levesque dit que la fraise le Tzar, qui coûtait clier
le pied dans les premiers temps, ne vaut rien et est at-
teinte d'une maladie héréditaire, sorte de Idanc, qui dé-
truit plus des 2/3 des fruits. M. Leterrier répond (]u'il a
vu de très beaux résultats obtenus à Carcntan, avec celle
fraise, par divers jardiniers.
M. Levesque ajoute qu'on a pu exposer des douzaines de
fraises très belles, mais qu'on n'avait pas dit que les
plantes étaient malades. Selon lui, la culture de ce fraisier
est àbiulounée dans bien des endroits.
15 -
M. Piard ajoute qu'on peut combaKre le blanc dn
fraisier le Tsar comme on le fait pour l'oïdium de la
vigne.
Il est donné connaissance des articles signalés par
MM. Robin et Rossel dans les publications reçues.
SÉANCE DU 2 Août
Présenlations de fleurs, de fruits el de raisins;
Communications diverses.
48 membres présents.
M. Drouin présente une belle collection de fleurs de :
Sagillaria Ch.lnensis à fleurs doubles,
Ponlederia Montevldeensis;
Echinops nitro à fleurs bleues;
Chtlone barbota, variées;
Sedum Calabricum;
Francoa rupestris;
Francoa soncfv folla;
/labrothamnus Zephlrinœ;
Sureau à feuilles panachées;
el, en outre, d'une plante dans le nom est inconnu et
supposé être Plilox Lindenil.
M. Hervicux présente des roses France et Augustlne
Grlnolseau provenant du jardin de la Société.
M. Bernard soumet à l'assistance des ileurs jaunes
d'Anllieniis et des Heurs vertes de la même espèce.
Le même sociétaire a apporté une belle collection d'œil-
lets obtenus de semis, dont un, au beau coloris, a été
appelé par lui Madame Bernard.
M. Bernard a eu plus de 10,000 Ileurs d'œillels celte an-
née; ses graines provenaient d'Avranches.
16
,M. Lcvesque dit que le moyen d'empêcher l'œillet de se
déformer est de l'entourer d'un fil de plomb.
M. Bernard présente également une très large feuille
de vigne de Chasselas de Fontainebleau.
M. Piard dit qu'il arrive souvent que, sur une vigne
vigoureuse, on obtienne de grandes feuilles.
M. Levesque présente : les premières poires du jardin
de la Société (Précoce de Trévoux); dos poires André
Desportes provenant de son jardin; des raisins Madeleine
Angevine, non encore mi\rs mais qui n'auraient pu se
conserver jusqu'à la prochaine séance.
Ces raisins ont été obtenus en serre, mais la Madeleine
Angevine vient bien à l'air libre à Cherbourg.
Le môme sociétaire a apporté une rose Belle Lyonnaise^
jolie, llorifère et vigoureuse.
M. Chrétien soumet à l'assistance une plante sortant du
vinaigre, appelée vulgairement Crisle-mnrine et se trou-
vant sur quelques points du littoral. Pour la récolter il
faut attendre la fin d'octobre.
M. Corbière dit que cette plante peut être cueillie dans
les fossés du Port Militaire et aux Flamands
M. Bernard présente des Heurs de Sulpiglossis superbis-
sima au très beau coloris.
Il est donné connaissance des très intéressants comptes-
rendus des publications reçues, faits [)ar MM Robin et
Rossel. •
SÉANCE DU 6 SiCPTK.MnUE
Dcslrucllon des Couriillières; Maladies cniptogamiqncs des
Piaules; Communications diverses.
35 membres présents.
Le Secrétaire doanj connaissance d'une lettre de
M Picqiicnot, annonçant la nomination de ce dévoué mem-
— 17 —
bre correspondant comme Officier de l'Instruction Publi-
que. Les félicitations de la Société seront transmises à
M. PicQuenot.
M. Lemée, membre correspondant à Alençon,a adressé à
la Société, avec une aimable lettre, des échantillons de
maladies cryptogamiques des plantes.
M. le Président est chargé de remercier M. Lemée.
M. Bernard présente de grandes et belles fleurs de
dahlias simples obtenus de semis, et de beaux bégonias
rouges obtenus aussi par lui de semis et ayant 0^18 de
diamètre.
M. Depinée dit avoir visité les chrysanthèmes de
M. Léon Cavron et avoir vu de superbes plantes, plus
belles que celles remarquées l'an dernier.
M. Bernard annonce qu'il n'a pas réussi à détruire les
CoufiHllères avec le carbure de calcium. Il préfère l'emploi
d'une huile quelconque.
Il est donné connaissance des comptes-rendus de publi-
cations reçues, faits par MM. Robin et Rossel.
M Dépinée demande si l'on voit souvent dans les jardins
l'épervier ou tiercelet. Il en a pris un, récemment, dans
sa serre.
M. Corbière répond que lorsqu'il demeurait rue Sainte-
Honorine, il en avait également pris un dans sa serre.
SÉANCE DU 11 Octobre
Pommes apportées par M. Barbet] et provenant de semis; Le
Crambe maritlma\ Présenlaltons et Communications
diverses.
00 membres présents.
A propos du procès-verbal de la précédente séance,
M. Corbière dit que M. Dépinée lui a donné pour le Musée
— 18 -
de la Ville l'épervier qu'il a pris el que cet oiseau a été
envoyé pour être empaillé.
M. Barbey, avec une letlre adressée à M. le Président,
a envoyé 9 pommes provenant d'arbres non grelïés de sa-
pépinière. Dans une précédente séance, M. Levesque
avait contesté l'afiirmation de M. Barbey, disant, après
M. Oudin, que les pommiers de semis donnaient de bons
fruits.
Un sociétaire ayant demandé à M. Barbey, qui est pré-
sent, si ces pommes proviennent de semis d'espèce choisie,
notre collègue répond qu'il a pris les pépins dans du marcde
pommes provenant d'arbres de sa propriété. En soumettant
à la société les pommes qu'il a envoyées, son but a été de
démontrer qu'il n'y a pas toujours intérêt à grelïer les
pommiers. Les pommes en question sont soumises à la
dégustation des membres présents.
iM. Desplanques a envoyé un intéressant rapport (dont il
est donné connaissance) au sujet du concours horticole de
Mézidou, le '2G juillet 1903. M. Desplanques, instituteur à
Beuvillers et membre correspondant de notre Société, a
obtenu à ce concours un l^r prix pour son étude sur
l'hyponomeute du pommier et la chenille des baies
d'épines.
M. Desplanques a également envoyé un numéro du
journal Le Lexovlen, du 16 Septembre, donnant un
compte-rendu de la célébration de la fête Saint Pierre à
Lisieux.
De vifs remerciements et les compliments de la Société
seront adressés à M. Desplanques.
M. Le G)in lit un intéressant rapport au sujet de
la visite des jardins de M de Beaudrap à Solteville, visile
qui a eu lieu le 9 Août.
M. Le Grin signale la culture, dans cette propriété, du
Crambe 7naritima, dont il pourrait y avoir intérêt à pro-
pager la culture.
— 19 —
M. Corbière fait remarquRr que le crambe n'est pas un
chou, bien qu'il porto vulgairement le nom do. chou
marin, et appartienne aussi à la famille des crucifères.
Il n'existe plus, en Normandie à l'état sauvage, qu'aux
environs de Gatleville, où même il devient rare par suite
de l'enlèvement des sables.
M. Durel, jardinier chez M. Léon Cavron, dit qu'étant
chez M. Fenard, il a cultivé le crambe qui, d'après lui, ne
peut lutter avantageusement avec les légumes de Tour-
laville.
Il est répondu à M. Durel que le crambe ne ferait pas
concurrence aux choux, mais suppléerait aux asperges.
M. Aitemer lit au milieu de l'attention générale, une
ioléressante note sur la sensibilité des plantes vivantes,
faisant suite à une autre note : singularités végétales, qu'il
avait lue à une précédente séance.
M. Depinéedemandesi l'épine-vinette, que tout le monde
connaît, est nuisible.
M. Corbière répond que oui, parce que sur ses feuilles
se développe un champignon qui occasionne la rouille du
blé. L'épine-vinette est assez rare en Normandie et n'exis-
te pas dans la Manche, du moins à l'état spontané.
M. Dulot présenleune fougère rare, Notochlœna Marantœ
provenant de l'Ardèche, et poussant dans un terrain
volcanique, M. Dulot en a essayé diverses cultures. Cette
fougère ressemble au Ceteraoh, plante commune qui vient
facilement sur le schiste, et se trouve sur quelques murs
de Cherbourg et des environs. M. Depinée dit en avoir
autrefois placé sur le mur du couvent de la Bucaille, rue
Segondat.
M. Drouin a apporté diverses jolies fleurs de Phygelius
cnpensis; de Polygonum balchalnicum (même famille que le
sarrasin ; û' Aster ptarmicoUles.
Sont également présentées des fleurs bleues de Browal-
lia elata, provenant du jardin de la Société.
— 20 -
M. Levesque qui s'est rendu à Caen comme délégué
de la Société, pour faire partie du Jury de l'exposition qui
a eu lieu dans celte ville, dit qu'il a été surprisde voir une
exposition aussi complète eu égard à la saison, et pré-
sentant de très beaux spécimens.
La Société d'Avranches annonce une exposition d'iiorli-
culture pour juillet )90i.
M. le Président demande aux membres présents leur
avis au sujet des pommes apportées par M. Barbey, et
qu'ils ont goûtées. Ces pommes ont été trouvées bonnes.
M. Levesque dit qu'il faut un certain temps avant qu'on
soit fixé sur la qualité des fruits, et que la pomme Mé-
daille d'or n'a été classée dans la liste des bons fruits que
20 ans après son obtention.
M. Jules Durel, jardinier cbez M. Cavron, ajoute qu'on
ne peut réellement juger les pommes que d'après le sucre
et l'alcool qu'elles contiennent, et que, pour s'en rendre
compte, il sullit d'une presse à viande.
}>[. Levesque répond qu'il existe dans les cantons de
Bricquebec et de La Ilaye-du Puits, une pomme Pratré
qui donne de mauvais cidre, et qui a été trouvée de bonne
qualité à l'analyse. L'alambic n'est pas sufllsant pour
connaître la qualité des pommes; il faut une longue élude
pour être fixé sur une bonne pomme.
M.Jules Durel ajoute qu'il a contribué à propager dans la
Hague le Petit Amer et la Rabattue, dont les cultivateurs
sont généralement satisfaits. La mauvaise qualité du cidre
provient souvent de ce que l'on brasse les pomnies
lorsqu'elles sont trop mûres ou pas assez.
M. Barbey affirme à nouveau que les pommiers prove-
nant de semis de pépins donnent de bon cidre.
M. Léon Durel fait passer la note suivante à M. le
Président ;
— 21 —
« Il y a 6 ans, j'ai acheté 20 pommiers à M. Barbey. J"ai
" fait mettre de côté, deux années de suite, leur première
^) petite production; le cidre qu'ils ont rendu était
» délicieux. Je ne connais pas les noms des espèces. »
SÉANCE DU ler NOVEMBRE
Exposition de Caen. — Haisins du jardin de la Société.
o2 membres présents.
M. le Président donne connaissance des très intéressants
comptes rendus des publications reçues en Septembre et
Octobre, faits par M. Robin.
M. Levesque donne quelques nouveaux renseignements
au sujet de l'exposition qui a eu lieu à Caen, et il se
propose de lire prochainement son rapport.
La majeure partie des prix était offerte par diverses
personnes et consistait en médailles et objets d'art. Les
exposants étaient nombreux.
M. Levesque fournit quelques explications au sujet des
raisins provenant du jardin du passage des Jardins :
chasselas rose 'de ^^ floraison, actuellement mûr; raisin
Dodrolabi, dont M. Levesque ne conseille pas la culture,
parce qu'il n'est pas bon, quoique gros; Frankental et
Chasselas de Fontainebleau.
Séance du 6 Décembre
Comptes du Trésorier; — La Société d horticulture en 1903;
Communications diverses,
M. Ménard donne lecture du rapport présenté par lui,
au nom de la commission composée de MM. Bénard,
Ménard et Salley, et qui, conformément à l'article 13 des
II.
staluls, a été chargée d'examiner les comptes de M. Le
Bretlevillois, trésorier de la Société.
Ce travail fait ressortir que les recettes, de Novembre
i 902 à 1 903, s'étant élevées à 3 . 402 fr. 6o
et les dépenses à 2.317 68
l'avoir est de. 1 .084fr. 97
Les conclusions de la commission sont les suivantes :
» La comptabilité est très bien tenue.
)) Nous vous proposons, par suite, de vouloir bien voler
» des remerciements et félicitations à notre trésorier pour
» le zèle qu'il apporte dans l'accomplissement de ses
» fonctions. »
Ces conclusions sont accueillies par les chaleureux ap-
plaudissements des assistants et adoptées à l'unanimité.
Il est décidé, en outre, conformément à l'article 13 des
statuts qu'un extrait du présent procès verbal sera remis
à M. Le Brettevillois pour lui valoir de décharge.
Conformément à l'article 14 des statuts, le secrétaire
donne un exposé de la situation de la Société pendant
l'année 1903.
M. le Président ajoute qu'il espère que la Société conti-
nuera à prospérer, et il remercie les sociétaires des
dévoués concours qu'ils ont bien voulu lui prêter, particu-
lièrement en rédigeant des rapports, en faisant des com-
munications et des présentations de fruits, de Heurs et
de plantes aux séances mensuelles.
il remercie spécialement MM. Robin et Rossel pour
les comptes rendus des publications reçues qu'ils ont fait
pour les séances mensuelles et qui ont contribué à donner
de l'intérêt à ces séances, et aussi M. Leparmentier, qui a
bien voulu se charger, chaque mois, des achats de plantes
destinées à être distribuées par la voie du sort.
Des graines d'Araucaria imbricala provenant de chez
MM. de Mondésir, à Hrix, sont remises aux sociétaires qui
en désirent.
-[23 -
11 est lu, clans la /îei;i<e horticole du 16 Novembre, uû
article sur les chrysanthèmes que M. Léon Cavron avait
présentés à l'exposition de Paris, où ils ont été très
remarqués et ont obtenu de trèsnombreuses et importan-
tes récompenses.
Une gravure reproduit l'exhibition deM. Léon Cavron (1).
Le Secrétaire,
P. Lelièvrë.
(1) La publication spéciale « Le Chrysanthème » (ouméro de
janvier 1904), a également donné une reproduction de l'exposi-
tion de M. Cavron, en raccompagnant de la note suivante :
« Le triomphateur de l'année, M. Cavron, horticulteur à Cher-
» bourg (Manche), avait fourni un eflort très méritant pour
» apporter d'aussi loin»el en aussi bon étal un lot de cette im-
» portance. Son succès n'est donc que justice; nous sommes
» heureux de l'en féliciter Ses standarts très élevésélaientd'une
» forme irréprochable; ses spécimens très buissonnants et bien
)) fleuris; enlin ses chrysanthèmes greilés, n)ontrant plusieurs
» variétés sur la même piaule, ont intéressé très vivement Je
» public. »
Les récompenses obtenues par M. Cavron à l'exposition de
Paris, en Novembre 1900, ont été les suivantes .'
Prix d'honneur, objet d'art, oOert p^r M. le Ministre de
l'Instruction publique et des Beaux-Arts, pour ses chrysan-
thèmes à ligss et grfcllés;
Grande médaille de vermeil, premier prix, pour le plus beau
lot de trente variétés cultivées à tige unique, maintenues eu
touffes basses;
Médaille de vermeil, premier prix, pour le plus bel exemplaire
cultivé à tige unique, maintenu en touffe basse;
Médaille d'or, prix unique, pour !e plus beau lot de 12 variétés
de chrysanthèmes greffés;
Médaille de vermeil, prix unique pour le plus beau spécimen
greffé.
Concours imprévus :
Grande médaille d'or, prix unique, pour chrysanthèmes
Standarts;
Médaille d'or, prix unique, pour chrysanthèmes sur tiges;
Grande médaille de vermeil, prix unique, pour chrysanthèmes
gfeffés;
Grande médaille d'argent, prix unique, pour chrysanthèmes
sur tige formant tète;
Médaille de vermeil, prix unique, pour les plus beaux bouquets
OU ornemeotalious diverses faits avec des chrysanlh^mes.
— 24 —
. RAPPORT DU SECRÉTAIRE
SUR LA
Situation et les Travaux de la Société
PENDANT L'ANNEE 1903
{Lu à la Séance du G Décembre.)
-»•»-
Messieurs,
Conformément à l'article 14 des statuts, j'ai l'honneur
de vous donner ci-après un exposé sommaire de la situa-
lion et des travaux de la Société pendant l'année 1903.
Il ressort du rapport de la commission chargée d'exa-
miner les comptes du trésorier que, de novembre 1902 à
novembre 1903, les recettes se sont élevées à. . 3.402 f. 63
Et les dépenses à 2 317 68
L'avoir est donc actuellement de 1 .084 f. 97
Nous avons fait tous nos eflorts pour faire
régler les dépenses elïectuées; ainsi il est à re-
raarquerque l'impression des deux bulletins de
1901 et 1902 a été payée cette année. Il ne
nous reste à régler que des dépenses peu im-
portantes, pour lesquelles nous n'avons pu
obtenir encore les factures et qui peuvent être
estimées à environ 100 f.
Si l'on y ajoute les achats à faire pour
A reporter.... 100 f. 1.084 f.97
- 25 -
Report... 100 f. 1.084 f. 97
les séances mensuelles d'ici la lin de
l'année, environ 30 f.
Le traitement du concierge (!*' tri-
mestre 1903), diverses gratifications
au concierge et au facteur, et autres dé-
penses diverses, environ 120 f.
Les dépenses à payer d'ici le l^r jan-
vier étant évaluées à 250 f. 230 »
11 resterait encore comme avoir net au 1^'
janvier 1903 830 f. 97
une fois toutes les dettes acquittées.
La situation financière est donc bonne et si, au com-
mencement de l'année, on reconnaît que les ressources
doivent être les mêmes en 1904 qu'en 1903,1a Société pour-
rait peut-être examiner la question d'organisation d'une
exposition.
Le nombre des cotisations recouvrées ne varie pas sen-
siblement. Les admissions nouvelles compensent les pertes.
Il a été perçu le montant de :
312 cotisations en 1903
313 — 1902
298 — 1901
290 — 1900
Cette année, le chiffre des quittances non recouvrées a
été de 17 (13 par suite de démissions ou refus depaiement
et 4 par suite de départs).
Les renseignements qui précèdent ont été empruntés au
compte de gestion présenté d'une façon très claire par
notre excellent trésorier qui ne se contente pas de tenir
ses comptes d'une manière remarquable, mais qui, avec
ses pièces, remet un résumé groupant d'après leur nature
les diverses dépenses. Ce travail est pour nous de la plus
- 26 —
grande ulilit-é et nous permet de nous rendre compte des
dépenses eflecluées, de les comparer à celles des années
précédentes et de baser nos prévisions pour l'année sui-
vante.
La Société a poursuivi le cours de ses travaux. Les
séances mensuelles ont été très suivies. Il n'est pas rare
d'y voir assister une soixantaine de sociétaires qui se
trouvent à l'étroit dans la salle des réunions.
C'est que les communications qui y sont faites, les rap-
ports qui y sont lus, les comptes rendus des publications,
laits par M\L Robin et Rossel, donnent à ces séances un
grand intérêt.
Avec son dévouement ordinaire, M. Levesque a continué
le cours de ses intéressantes leçons d'arboriculture. Les
fruits recueillis dans le jardin du Passage des Jardins ont
été le sujetd'inléressantes communications dans les séances
mensuelles. Il a été distribué des grelles d'espèces recom-
mandables d'arbres à fruits essayés dans ce jardin; il a été
remis également aux membres de la Société des pieds et
coulants de fraisiers remontants, qui ont contribué à la
propagation à Cberbourg des bonnes variétés.
Le jardin delà rue Monlebello a présenté encore, en
1903, un aspect des plus coquets. Il y a été fait quelques
travaux, par exemple la réfection du petit pont. La collec-
tion de fougères qui disparaissait a commencé à être
reconstituée.
Le bulletin distribué cette année a été très intéressant,
et celui qui sera bientôt livré à l'impression, par suite de
la publication des intéressants rapports et mémoires qui
ont été lus aux séances de la Société ne présentera pas
moins d'intérêt.
Les commissions ont visité au printemps les cultures de
M. Ilalopé à Octeville; cet établissement a pris un déve-
loppement considérable dans ces derniers temps.
- 27 -
Les diverses sortes de cultures créées par cet intelligent
horticulteur, notamment celles des Heurs de printemps
pour l'exportation, ont vivement attiré l'attention des
visiteurs.
Les membres de la Société qui se sont rendus chez M«
de Beaudrap,à Sotteville,ont été aussi très vivement inté-
ressés par la visite de cette belle propriété.
De remarquables rapports,rédigésparMM. LeCarpentier
et Le Grin àja suite de ces visites, ont été lus en séance et
seront publiés dans le bulletin.
L'an dernier, nous signalions les beaux succès obtenus
par M. Léon Cavron à l'exposition de chrysanthèmes de
Paris. Celte année ses succès ont été plus brillantsencore.
Les plantes qu'il avait formées ont attiré l'attention des
visiteurs.
Nous avions eu l'occasion de les voir avant leur départ;
nous avions été frappés de la beauté des pieds de chrysan-
thèmes, de la forme et de l'éclat des fleurs.
Aussi, M. Cavron a-t-il obtenu un certain nombre de
récompenses, et des premières, dont un prix d'honneur.
Peu de temps après, il obtenait de nouveaux succès à
l'exposition de chrysanthèmes de Falaise.
Nous ne pouvons que nous réjouir de l'éclat que notre
intelligent horticulteur, M. Cavron, donne à l'horticulture
cherbourgeoise, et nous sommes certainement l'interprète
de notre Société en lui adressant de vives félicitations.
L'envoi de délégués pour faire partie du Jury d'exposi-
tions organisées dans diverses villes a contribué à resser-
rer les liens qui unisssent notre société et les associations
correspondantes, tout en permettant de se rendre compte,
par les rapports de nos délégués, des ^progrès accomplis
ailleurs et des résultats obtenus.
La Société d'horticulture de Cherbourg n'est pas restée
inactive en 1903; les témoignages de sympathie qu'elle
rencontre de toutes parts, les cordiales relations qui exis-
~ 28 -
tept entre tous les membres du Bureau et de la Société,
le dévouement de nombreux membres, les précieux con-
cours qui lui sont acquis, la bonne direction donnée par
notre excellent et savant président, permettent d'augurer
favorablement de l'avenir.
La société d'borticulture de Cherbourg est l'une des
doyennes de notre ville, ayant 59 ans d'existence. Il est
incontestable qu'elle a largement contribué au dévelop-
pement que l'horticulture dans ses diverses branches
(produits maraîchers, arboriculture, lloriculture, etc.) a
pris dans notre arrondissement, développement que nous
voyons constamment s'accentuer et qui croîtra davantage
encore.
P. LELIÈVRE.
REVUE DES PUBLICATIONS
reçues par la Société d'Horticulture.
I. CULTURES D'UTILITE
FÉVRIER 1903.
-- Bévue horticole. 1er Février, n» 3.
Vds^e Qo. «Poire FoiHunée Boisselot.y> Celle poire appartient
aux variétés des bons fruits d'hiver. Déjà relativement
ancienne, elle a été obtenue par M. Boisselot, amateur à
Nantes, d'un semis de pépins de la variété Fortunée de
printemps.
Sa première fructification a eu lieu en 1861, et, à cette
époque, les pomologues en firent l'éloge. L'arbre est de
bonne vigueur et fertile, et l'auteur de l'article, M. Georges
Boucher, estime que la variété Fortunée Boisselot possède
de très hautes qualités. Aussi la signale-t il de nouveau à
l'attention des pépiniéristes et des amateurs de fruits.
Page 63. v< Les plantations fruitières tardives et les soins
qu'elles comportent. »
Article intéressant, utile à consulter et qui fait ressortir
les avantages des plantations fruitières d'automne, qui
sont sans contredit les meilleures. Précautions à prendre,
particulièrement pour les plantations tardives qu'il y a
lieu de faire fin d'hiver, emploi d'engrais, constitution
d'un sol très meubleaulourdes racioes, protection de ces
mêmes racines et de la tige de l'arbre par un revêtement
spécial. Mode d'opérer, etc. Article recommandé.
30 -
— Ridletin de la Société crhorticuUure de la Dordofjne. —
Septembre, Octobre, Novembre, Décembre 1902.
Paû:e429. « Taille des racines des arbres fruitiers. »
Avantages qu'elle peut présenter sur un arbre exces-
sivement fertile et généralement plus ou moins stérile.
Epoques de l'opération, conseils à suivre. Arliclo à
consulter.
Page 439. « Mise à fruits des arbres récalcitrants. Greffe
de boutons à fruits. Thème de l'opération. » — Transporter
les éléments fructifères d'un arbre trop chargé sur un pied
moins favorisé, quand même celui-ci serait d'une autre
nature fruitière. Procédés à employer et époque de
l'opération.
Cet article fort intéressant a pour auteur M. Charles
Baltet, écrivain horticole très connu par ses livres, ses
brochures et ses articles de journaux.
Page 442. Article intitulé «Taillons nospoiriers», du même
auteur que Tarlicle précédent, fixant les préceptes géné-
raux de la taille d'hiver sur les poiriers dits de bass3 tige :
pyramide, fuseau, palmette, candélabre, vase ou cordon.
Article non susceptible d'an;ilys3, contenant d'utiles
conseils.
Page 448. « Badigeonnage des arbres fruitiers en hiver au
repos de la sève.» Pour cette opération l'auteur de l'article,
M. l'abbé E. Ouvré, préconise l'emploi de la chaux ou du
sulfate de fer, seuls, sans association, dans la proportiitn
de 8 à 10 kilog. pour 10) litres d'eau. L'acide suHurique
est également recomman lé, associé si l'on veut au sulfate
de fer selon la formule suivante : acide sulfurique 2 lilres;
sulfate de fer 8 kilog. et 190 litres d'eau, 1) tout bien
brassé et bien dissous; le mélange constitue un parasi-
licide de U'" ordre.
- 31 -
Mars 1903
— Revue horticole. IG Février, n» i.
Page 80. v< Modification dans la forme des fruits du poi-
rier et du pommier par dimorpliisme. »
Cet article, dû à M. Pierre Passy.est trop long pour être
analysé. Nous avons pensé qu'il pourrait être consulté
avec intérêt par ceux de nos collègues, et ils sont nom-
breux, qui s'occupent de la culture des arbres à fruits dont
il est question.
Page 91. « Application de la greffe en approche à la
restauration des formes fruitières.» M.Raymond Roger fait
ressortir dans cet article les avantages que présente ce
système de greffe en approche pour sauver un arbre
mutilé, qui recevra par un arbre voisin les éléments
nutritifs nécessaires à sa subsistance.
— Revue horticole. — l^'^ ]yiars.
Page 105. « Modifications dans la forma des fruits.
Influence du sujet intermédiaire dans le surgrefî;ige. »
Article de M. Pierre Passy, intéressanl à consulter.
— Bulletin de la Société d horticulture de 'Genève. — 2»
livraison, Février.
Page 19. «Arboriculture fruitière. Une poire nouvelle »
L» poire Professeur Opoix, nouveauté miseau commerce
par l'établissement Baltet frères, à Troyes (Aube), est un
fruit assez gros, arrondi, jaune pointillé et tacheté de roux,
dont la chair, nuance beurre frais, est fine, fondante, bien
juteuse, sucrée, agréablement relevée; elle est considérée
comme très bonne. L'arbre est d'un beau port, de bonne
vigueur et bien productif sur franc et sur cognassier.
Sa maturité, qui a lieu de Janvier à Mars, en fait une
excellente acquisition comme fruit de garde.
- 32 -
— Bulletin de la Société cVhorticidture et d'acclimatation
de la Dordogne. — N° 117, Janvier-Février 1903.
Page 478. «Les plantations fruitières tardives et les soins
qu'elles comportent. » — Cet article, qui a pour auteur M.
Georges Bellair, fait ressortirlesavantages etla supériorité
des plantations automnales sur les plantations de la fin
de l'hiver. On ne doit planter tardivement que lorsque des
gelées précoces et de longue durée ont fait ajourner
lesdites plantations. L'auteur recommande dans ce cas
certaines précautions, telles que l'emploi d'engrais qui
s'impose, que l'on plante tôt ou tard; la constitution d'un
sol très meuble autour des racines; la protection de ces
mêmes racines et de la tige de l'arbre par un revêtement
spécial, etc.
Cet article est intéressant et mérite d'être consulté.
Avril 1903
— Journal horticole et vinicole de la Gironde. — Février-
Mars 1903.
Page 3. — On remarque dans le numéro de ce journal
un article intitulé : «Une révolution dans l'art de la grefie
en fente des poiriers, pommiers, pruniers et cerisiers »,
extrait du Bulletin de la Société d'horticulture deMelun et de
Fontainebleau. L'auteur, M. J.Bord, instiluleurenretraite,
signale les résultats qu'il a obtenus en procédant à la
greffe en fente en Septembre ou en Octobre, alors qu'il y
a encore beaucoup de sève; la soudure, grâce à ce res-le de
végétation et au mouvement lent qui a lieu tout l'hiver,
se fait avant la pousse, et alors, le printemps arrivé, la
végétation a lieu comme pour un rameau naturel.
De plus l'auteur de ces expériences a pensé qu'il y avait
avantage à employer des grelTons longs de 10, l-'j, 20, 2o et
30 ccntim. pourvus de boutons à Heurs. lia obtenu, tiepuis
4 ou o ans qu'il opère ainsi, des pousses qui vont jusqu'à
— 33 —
1^60, grosses comme le pouce et chargées de beaux fruits.
11 recommande, d'ailleurs, de ramer les pousses assez lût
paur éviter les ravagesdu vent dans les pousses luxurian-
tes et chargées de fruits.
L'article est fort intéressant au point de vue desconseils
qu'il donne pour assurer la réussite de ce mode de greffage.
On ne saurait trop en recommander la lecture.
— fievue horticole du 16 Mars, no 6.
Page 122. « Chronique horticole. Les Poires déformées. »
— Cet article contient d'intéressantes observations. Je
citerai particulièrement les remarques communiquées par
M. Gérardin, de la Jonchère (Haute-Vienne), au sujet du
porte-greffe sur la forme des fruits :
» Il y a quarante ans environ, j'avais en espalier des
Doyenné d'iiiver greffés sur cognassier et des Beurré Diel
greffés sur cognassier. Les fruitsde mes Doyenné d'hiver
étaient petits, nerveux et presque toujours tachés; les-
fruits de mes Beurré Diel étaient splendides. J'eus l'idée
de greffer sur mes Beurré Diel très vigoureux des Doyenné
d'hiver; cela me réussit très bien, et depuis lors j'ai
récolté tous les ans sur Beurré Diel des Doyenné d'hiver
très gros, très sains et très bien venus. Le porte-greffe n'a
pas changé l'espèce ou la variété, mais a singulièrement
amélioré le fruit. La conclusion à tirer, c'est qu'un poirier
greffé sur un porte-greffe de végétation vigoureuse a de
grandes chances de s'améliorer, au moins dans la grosseur
de ses fruits.
— Bévue horticole du r^ Avril, n°1.
Page 1o7. « L'horticulture angevine, d'après une confé-
rence faite par M. André à l'Association Française pour
l'avancement des sciences. »
Article d'un grand intérêt résumant l'histoire du déve-
loppement de l'horticulture angevine et des causes qui
- 34 -
l'ont favoriséo, et donnant tles détails inléressanls sur
limporlance dos pépinières et sur l'exportation des divers
produits dont les cinq parties du monde sont tributaires.
La lecture de cet article est recommandée.
Mai 1903.
— lievue Jiorticole du IG Avril, n" 8.
Page 177. « La taille des vignes gelées. Indications
relatives à la taille des vignes atteintes », par M. Rabaté,
ingénieur agronome, professeur spécial d'agriculture à
Excideuil (Dordogne). Article non susceptible d'analyse.
— Bulletin mensuel de la société d'Horticulture et de petite
culture de Soissons^ Janvier- Février 1903.
Page 515. « Un bon paillis pour les fraisiers. »
D'après MM. Vérilliac frères, d'Annonay, le meilleur
paillis pour les fraisiers serait la sciure de bois.
On choisit de la sciure bien propre, on en répand tout
autour des fraisiers une épaisseur de quelques centimètres,
puis l'on donne un bon arrosage.
L'eau produit une légère croûte sur la sciure, et les
fraises peuvent impunément reposer sur ce paillis sans
être salies, ni sans prendre aucun mauvais goût {Ilorticul-
lure nouvelle),-
■
Juin 1903
— tlevue horticole. — l^r Mai, n» 0.
Chronique horticole, page 195. « Destruction des cochenil-
les. » — Une nouvelle formule indiquée par ls\. le docteur
Trabut, chef du service botanique du gouvernement
général de l'Algérie, c'est la bouillie au savon de
colophane, Sa composition est la suivante :
- 35 -
Colophane 2 kilog.
Soude caustique pour savonnerie 500 gr.
Huile de baleine ou huile de poisson. 300 gr.
Huile lourde 200 gr.
Eau 100 litres.
La préparation est simple, dit la Bévue horticole de
l'Algérie, dans laquelle nous trouvons cette formule: dans
un vase allant au feu, on fait fondre la colophane, puis la
soude caustique; lorsque lesdeux substances sont liquides,
on ajoute en mélangeant huile de baieine et huile lourde.
H est préférable de préparer à l'avance une certaine
quantité de ce liquide, que l'on garde en bouteille pour
l'utiliser au fur et à mesure des besoins. Cinq ou six
traitements, faits à 15 jours d'intervalle, suffisent pour
détruire les cochenilles et débarrasser les arbres pour
plusieurs années.
Il est indispensable d'avoir de l'eau tiède sous la main
pour rincer le pulvérisateur après avoir employé la
bouillie au savon de colophane.
— I{ev lie horticole. — 16 Mai, n^ 10,
Page 235. « Le cardon et sa culture », par M. Eugène
Lamljert, chef de culture potagère à l'hospice de Bicôtre.
Article intéressant à consulter. Description du cardon.
Mode de culture. Procédés à employer pour les semis.
Variétés à cultiver sous notre climat. Soins à donner, etc.
— Société d'horticulture et d'arboriculture de la Haute-'
Vienne. — 1<^»' Avril 1903, n^ 29.
Page 30. 'S Un nouveau fraisier remontant «. — Issue,
dans le jardin de M, Theulier, d'un semis de la variété
^aint Antoine de Pudoue, la fraise Odette lui est supérieure
sous tous les rapports. Cette nouveauté, d'une production
ininterrompue depuis le printemps jusqu'aux gelées,
dilïère des variétés existantes, non seulement par la
^.
36 -
forme, mais aussi par la coloration vive de son fruit. La
chair est ferme, Manche rosée, sucrée, très parfumée, de
très bonne qualité.
Page 22. «Une leçon de chimie à propos du chaulage des
arbres. » — Article non susceptible d'analyse, intéressant à
consulter.
— Annales delà Société d'horUcuUure de la Ilnnle-Garonnâ.
Mars-AvriH903.
Page 55. « Arboriculture fruitière » par M. le D""
Audiguier, Vice-Président.
Ce sujet très étendu, devait faire l'objet de plusieurs
chapitres, l'auteur s'occupe, dans ce l^r article.de la poire;
il en (ait sommairement Thislorique, et r-ur les 54 varié-
tés cultivées le plus communément dans le départe-
ment, en soumet 25 des plus recommandables, devant
fournir à la consommation une série ininterrompue de
fruits mûrs qu'il intitule collection de consommation
familiale de la fin du mois de Juin au mois d'Avril de
l'année suivante.
Cette étude est fort intéressante et la lecture en est
recommandée.
Juillet 1903
— Jieviie horticole du 1G Juin. — N» 12.
Chronique horticole, page 275, «Destruction du puceron
lanigère. »
M. Mangin signale, dansle journal A' Agriculture pratique^
un procédé qui lui a donné des résultats très satisfaisants.
Ce procédé consiste dans l'emploi d'un mélange qui n'est
autre chose qu'un vernis à la ç/omme laque blonde mélangé
de lysol à 5 ou 10 o/o. La préparation de ce produit est très
siniple. On achète du vernis blond, très emj)loyé parles
ébénistes et les fabricants de meubles, et on le mélange à
une ou deux fois son volume d'alcool dénaturé additionné
— 37 —
d'une quantité de lysol de o à 10 0/0. Au bout d'un ou
deux bocligeonnages, les pucerons sont entièrement
détruits, non seulement sur les rameaux, mais aussi sur
les organes verts, à la condition de ne pas couvrir ceux-ci,
sur une grande surface, du vernis au lysol.
— Revue horticole du ■\°^' Juin, n" 11.
Page 26o. « Expériences sur quelques insecticides. » —
Diverses formules sont indiquées dans cet article contre
les kermès, comme ayant donné d'excellents résultats sur
les poiriers, pêcliers, pruniers et pommiers. L'insecticide le
plus généralement employé aux Etats-Unis est une bouillie
ainsi composée :
Cliaux vive 8 kilogrammes.
Soufre en poudre... 4 —
Sel 3 —
Eau 100 litres.
On peut aussi combiner cette formule avec celle de la
bouillie bordelaise, mélange qui donne, parait-il, les
meilleurs résultais.
L'article, au point de vue des diverses formules indiquées
et des procédés à employer pour les obtenir, est très
intéressant à consulter.
— Bullelin de la Société cV Horticulture de r Arrondissement
de Coutances, n"^ 20, année 1902.
Clironique horticole. — Page 37. « Artichauts blancs. »
Extrait du Bulletinde la Société d' Horticulture d'Argenteull.
Le moyen consiste, dès que l'articliaut émerge du fond de
la plante, à le coiiïer d'une bourse en gros linge, assez
large pour permettre son développement; recouvrir cette
bourse de paille, en fixant le tout avec un lien léger, jonc
ou raphia, et attendre que l'artichaut soit assez gros,
lih
- 38 -
Au lieu de verdir, rarlicliaul restera jjlanc comme la
barbe de capucin; obtenu à l'abri de la lumière, il sera
tendre dans presque toutes les parties et olïrira un mets
exquis dont on ne soupçonne pas la délicatesse.
Même chronique. — « Valeur fertilisante du marc de
café. » — M. Albert Larbalélrier, professeurà l'école d'Agri-
culture de Grand-Jouan, donne, sur le marc de café, des
indications précises sur sa valeur fertilisante, notamment
pour les plantes en pots; l'application s'en fait déjà depuis
un certain temps en Suisse, aux environs de Genève.
Il ne faut pas s'en étonner, dit-il, car M. Isidore Pierre
a trouvé dans le marc de café séché à l'air, 1 ,85 0/0 d'acide
phosphorique [Bulletin de la Société d'Horticulture d'Eure-
et-Loir).
— Journaldc la Société Nationale d'Horticulture de France.
Avril 1903.
Page 198. Congrès d'horticulture de 1903. Mémoires
admis à l'impression. 2^ question « Du rôle des appareils
frigorifiques dans la conservation des fruits. Installation
pratiqueet résultats économiques », par M. Loiseau, arbori-
culteur à Monlreuil-sous-Bois. Mémoire fort intéressant,
traitant une question qui, d'après l'auteur, doit être mise
à l'ordre du jour dans toutes les sociétés d'horticulture.
La lecture en est particulièrement recommandée.
Août 1903
' — Revue horticole^ \^^ Juillet, uo.13.
Page 305. «Culture pratiqueet simplifiée des artichauts.
Conseils utiles ». — Article à consulter pour ceux de nos
collègues qui s'occupent de celte culture.
Page 310. « Destruction des limaces ». — L'auteur de cet
arlicle, M. Motter. indique un nioyon simple et très
pralique qui permet de faire rassembler les loches et de
-- 39
les détruire très rapidement. Il suffît de déposer, entre les
semis à proléger, des feuilles de salades, ou à défaut,
pendant l'hiver, des feuilles de choux ou de chicorées, qui
remplissent le même ofllce. On visite ces feuilles, le matin
de préférence, et au lieu de passer son temps à écraser les
limaces une à une, il est beaucoup plus expédilif de
plonger les feuilles dans un vase d'eau. Les loches s'en
détachent très facilement et tombent au fond. On remet
les feuilles en place et elles peuvent servir pendant
plusieurs jours, jusqu'à ce qu'elles soient complètement
fanées.
Page 313. « Effets physiologiques du pincement des
arbres fruitiers ».
Cet article, dû à M. Raymond Roger, non susceptible
d'analyse en raison de son développement, est particuliè-
rement recommandé au point de vue des avantages et des
inconvénients qui résultent de l'application du pincement.
— La Pomologie française, n^T, Juillet 1903.
Page 225. « iMise à fruit des arbres vigoureux par
l'éborgnage d'hiver ».
L'auteur de Tarlicle fort intéressant qui traite cette
question, pratique avec succès l'éborgnage d'hiver, pour
éviter la production des gourmands et pour favoriser la
formation des coursonnes dans le voisinage de l'œil de
prolongement. Celte opération consiste, à la taille d'hiver,
àéborgncr les deux ou trois yeux placés immédiatement
au-dessous de l'œil de prolongement. Cet éborgnage peut
être fait à l'aide d'un greffoir, en coupant l'œil transversa-
lement à 2 ou 3 millimètres au dessus du plateau, ou mieux
en cassant l'œil avec le doigt. Après cet éborgnage les yeux
stipulaires se développent faiblement et, à l'automne
suivant, ils seront à l'état de dards ou de brindilles ayant
de o à 1o centimètres de longueur, quelquefois môme,
mais rarement, il y aura des boutons à Heurs,
— 40 -
— BuUelin de la Société (.rhorticulture d'Orléans cl du
Loiret. !«>■ trimestre 1903,
Chronique Horticole. — Page 58. « Un nouveau moyen
de destruction de l'oïdium de la vigne ».
L'oïJium a été depuis longtemps combattu par la Heur
de soufre, 11 paraît que les cristaux de soude donnent
d'excellents résultats, et c'est certainement là un
traitement très bon marché. Une solution à 2 0/0 de
cristaux de soude, non seulement détruit l'oïdium de la
vigne, mais aussi, paraît il, les champignons de môme
nature s'attaquant au rosier, au pécher, aux groseilliers
à maquereau, et se développant sur les concombres, les
pois, les pommes, les fraises, etc. (Extrait de ryl/;/cu//(.'wr).
Septembre 1903
— îieviie Horticole, no 14, 1C Juillet 1903.
Page 330, « Les haricots verts », par M. Georges Bellair.
Article intéressant, signalant les qualités nutritives des
haricots, surtout à l'état sec, ce qui constitue un aliment
supérieurement nutritif, plus riche que le bœuf rôti en
azote et en matière hydro carbonée, à un tel point qu'on
appelle communément le haricot la viande du pauvre. Cet
article contient des renseignements très utiles sur les
sols favorables à la culture des haricots et sur les variétés
particulièreuieut spéciales pour la production des haricots
verts ainsi que sur le mode de culture.
— lîevue Horticole, n^ 15, 1"f Août.
Page 352, « Expériences sur la destruction du ver blanc
au moyendu sulfure de carbone », par M. Duval, ingénieur
agronome ù. Lieusaint (Seine-et-Marne). L'auteur, dans cet
article non su
Mai 1903.
— Bulletin de la Société d'horticulture de la Haute-
Garonne, tome L.
Page 67. « Le dahlia rampant », pour bordure. C'est une
race nouvelle, à fleurs simples rosées, plaquées de grenat,
ne dépassant pas 20 ccnlitnèlres de hauteur. En très peu
de temps, il tapisse le sol et lleurit abondamment jusqu'aux
gelées Obtention de la maison Rivoire, de Lyon.
Page 71. « Destruction des mauvaises herbes, y compris
le liseron ».
" I
— 01 —
11 paraît qu'on fait disparaître les herbes en répandant
tout siuiplemeut du sel ordinaire, à deux reprises, si la
première ne réussit pas,
— Annales de la Société Nantaise d horticulture, l^r
Septembre 1903.
Page 68. Deux bonnes plantes nouvelles recommandées:
Le Solanvm Wendlandi et le Nicotlana sylvestrls.
Page 61. Une brochure très intéressante, et qui peut-être
pourrait être achetée par la Société : L'art de bouturer, de
M. Adolphe Van den Heede.
L'auteur parle du choix des boutures, du sol où elles
doivent être plantées, de la température propice à la
reprise, etc.
Juin 1903
— Bulletin de la Société d'horticulture de Montmorency.
1" trimestre 1903.
Page 12. « Hortensia. Sa culture ». — Bouturer commen-
cement de Juin. Les boutures ne doivent pasdépassertrois
yeux. Repiquer à froid dans du sable fin, soit sous cloche,
soit sous châssis; ombrer et bassiner. Fin Juillet, pratiquer
le l'^'' empotage dans des godets de 9 à 10 centimètres en
terre de bruyère. Pincer les jeunes plantes et les maintenir
à l'ombre. L'hiver, les rentrer en serre froide ou les
abriter sous châssis.
— Bulletin de laSociété d'horticulture de Melun, Mai 1903.
Page71. « Culturedes Bouvardias ». — Procédécurieux de
multiplication en hiver, par tronçons de racines; tronçons
de 0mu2 à 0^03 piqués en terrine, l'extrémité supérieure
au niveau du sol et à l'air.
Cette partie découverlo ne tarde pas à émettre des
bourgeons,
52 -
— Bulletin de lu Société d'horticulture de r Hérault,
Janvier et Février 1903.
Page 33. « Violettes ». — DésignatioQ des variétés les
plus remarquables.
La violette aime un sol compact et exige un repos
raisonné pour donner une belle (loraison.
— Bulletin delà Sociéléd'horticulture d'EpernaijJma 1 903.
Page 117. cMoyend'obtenirde beaux bégonias tubéreux».
Semis, repiquages, soins à donner aux jeunes plants.
Récolte des tubercules.
— Bévue horticole de l'Algérie, Mai 1903, n" 3.
Page 124. « Aspidistra ». — Engrais liquide conseillé
pour achever la végé!alion de cette plante d'appartement,
d'une culture si facile d'ailleurs :
Eau 1 litre
Salpêtre I gramme
Phosphate d'ammoniaque.. 1 gramme
Arroser pendant la période dedéveloppement des feuilles.
— Bévue horticole. Juin 1903, n» 11.
Pages 255 et 258. « Cypripediuin et Népenthcs ».
Juillet 1903
— Bévue horticole, 1er Juillet 1903, n' 13.
Page 305. a Dahlias à collerette «. — Obtenus parla mai-
son Vilmorin ; Joseph Goujon, pétales extérieurs rouge
orange, collerette jaune pâle; Président Viger: pétales exté-
rieurs cramoisi-marron, collerette blanche (Voir la gra-
vure).
— Bulletin de la Société d'horticulture d'Argenteuil, Mai
1903.
Page 876. « Destruction dos fourmis ».— Méthode
empruntée au Petit Jardin : Arroser la fourmilière avec
une solution d'aloès, 1 gramme par litre, ou disposer des
feuilles fraîches de cerfeuil, de tomates, sur le parcours
des fourmis.
- 53 —
m . »
SINGULARITES VEGETALES
(.Yo/e lue à la séance du 2 mai 1903).
En communiquant, clans la dernière séance, un article
humoristique recueilli dans un journal-revue, il y a
quelques mois, j'avais songé, non seulement à faire
entendre une note gaie, mais encore à rappeler,sous une
forme allégorique, les bizarreries naturelles de plantes
auxquelles ledit article fait allusion vraisemblablement.
Ma communication n'ayant pas été bien comprise, qu'il
me soit permis de la faire de nouveau avec quelques
détails qui, je l'espère, en feront ressortir plus clairement
le double but.
Dans la pratique de l'horticulture, l'agréable trouvant
une place auprès de l'utile, il semblerait rationel d'agir
de la sorte dans la poursuite de nos connaissances
théoriques.
D'ailleurs, amateurs et admirateurs des richesses
végétales, nous considérons nos études comme une
distraction, un soulagement à nos occupations quotidiennes
et non comme un labeur susceptible d'occasionner de la
fatigue.
A ce titre, nous aimons donc à connaître, dans la variété
des plantes, leur organisme, leur vie, leur caractère, leur
forme parfois bizarre, et le plaisir que nous en ressentons
peut encore s'accentuer lorsque les sujets soumis à notre
curieuse attention fournissent matière à quelque hyper-
bole, à quelque antithèse agréablement formulée.
Or.dans l'article précité, il est question du mouvement, de
la sensibilité et du sommeil des plantes, faits parfaitement
IV.
54 -
normaux, que l'auteur démontre au moyen de figures de
pensées d'une originalité plaisante.
La tératologie végétale pourrait, du reste, procurer aux
fantaisistes de nombreux sujets d'exercice.
Il en serait de môme à l'égard « des êtres organiques
» dans lesquels, d'après Carus, la nature végétale et la
» nature animale sont encore si peu distinctes l'une de
» l'autre, qu'il convient d'en faire un règne intermédiaire
» sous le nom de corps vivants primaires ou proto-
» organismes ».
* *
Avant de reproduire les termes dudit article, il semble
utile d'exposer les observations suivantes :
On définit généralement les plantes comme des « êtres
» organisés, vivants, privés de sensibilité et de tout
» mouvement ».
Maintes fois, cependant, en les cultivant et les suivant
dans toutes les pbases de leur développement, on a pu
constater que les végétaux, dans l'enseuible de leurs
parties-, possèdent, à un degré plus ou moins accentué et
approprié à leur espèce, des mouvements particuliers et
une sensibilité relative.
Certes, il ne faut ni exagérer ni confondr»? les choses
de ce genre, car, si l'on établit, comme l'a fait Linné, une
comparaison entre la vie animale et la vie végétale, il y a,
évidemment, des différences d'une incontestable valeur.
Seulement, de ce que, se mouvant et faisant effort pour
rechercher et absorber sa nourriture, voire même la
digérer, l'animal peut éprouver des souffrances que ne
ressent pas la plante il ne s'ensuit pas que celle-ci, par sa
fixalion au sol et son mode de nutrition, n'en éprouve
aucune.
La vérité est que sa sensibilité et ses mouvements sont
d'une autre nature,
- 55 —
En efïet, si le végétal, retenu en terre par ses racines,
est privé de translation volontaire et doit, pour exister
dans le li-îu qu'il occupe, y puiser incessamment des
matériaux absorbables, d'autre part, ayant besoin de
lumière ou d'ombre, il recherche et prend, soit par la
direction de ses racines et de ses tiges, soit par ses
feuilles, soit par l'orientation de ses fleurs, des positions
successivement favorables à son compet développement.
Généralement, lorsqu'une transplantation est opérée ou
que les éléments de vitalité nécessaires à la croissance de
la plante sont insufllsants, celle-ci ne sait-elle pas, par son
étiolement, par son dépérissement constituant un état
maladif, témoigner d'une sensibilité effective ?
D'un autre côté, il existe des végétaux qui, sous
l'intluence de la lumière, de l'air chaud, du froid, de
l'humidité et au contact de corps élrangers,se comportent
comme pourraient le faire des êtres d'une sensibilité
délicate.
D'autres exécutent des mouvements qui sont — en
apparence du moins — hors de tout rapport avec les
actions extérieures.
Certains, à caractère douteux, flottent librement sur les
eaux, et divers reposent sur le sol ou se développent sur
des corps, sans y être fixés, etc.
Enfin, de tous les phénomènes que présentent les
feuilles, il n'en est pas de plus remarquables que
l'irritabilité et le sommeil de quelques unes.
Cette irritabilité n'est-elle pas une preuve de sensibilité,
il est vrai dilîérente de celle de l'animal, mais existant
réellement d'après des principes d'un ordre que les
physiologistes ont, jusqu'ici, vainement essayé d'expliquer?
*
* *
Citons quelques faits dont il sera facile de vérifier
l'exactitude, en visitant le parc Emmanuel Liais, et
notamment les serres aux nombreuses plantes exotiques,
- 56 —
La sensilive (niiraeuse pudique) possède des feuilles qui
se coDlracleot au moindre altouchement; le soir venu,
ses folioles se rapprochent, puis ses pétioles généraux se
replient. Vers minuit, une légère agitation se produit, et
à l'apparition du jour, feuilles et pétioles se relèvent dans
un ordre inverse. Non seulement un choc léger, mais un
simple bruit, une odeur forte, suscitent en elles un
ébranlement.
Une sensibilité analogue se remarque chez l'apocyn.
vulgairement appelé « attrape-mouche », dont les feuilles
divisées au sommet en deux lobes réunis par une charnière
le long delà nervure médiane, se rapprochent pour retenir
prisonnier Tinsecte imprudent qui est venu s'y placer.
Quant aux népenthès, plantes extrêmement curieuses,
les limbes de leurs feuilles se prolongent en vrilles, et
celles-ci se dilatent à leur extrémité, pour former une
urne munie d'un couvercle s'ouvrant et se refermant à
différentes heures du jour. Cette urne contient de l'eau qui
se renouvelle et peut servir de breuvage aux oiseaux.
Les nénuphars se fécondent à la surface de l'eau, et la
fleur, une fois fécondée, retombe au fond.
Les folioles terminales du sainfoin oscillant du Bengale
sont agitées d'un mouvement perpétuel de flexion et de
torsion sur elles-mêmes, mouvement qui n'est pas toujours
égal dans chacune d'elles.
En outre, la position et l'aspect que certains végétaux
prennent, après le coucher du soleil, leur donnent une
physionomie si différente de celle du jour, qu'il est
parfois difficile de les reconnaître d'après leur port.
Tels sont entre autres : l'arrocbe des jardins (atriplex
hortensis, dont les feuilles s'appliquent face à face; celles
de l'amarante tricolore, qui se ferment en cornet, et celles
de la balsamine, en voûte au-dessus des fleurs inférieures;
celles de l'onagre qui enveloppent la tige pour couvrir les
boulons, etc.
— ÎJ7 —
Ces dilTérents phénomènes, précédant l'opération que
Linné appelle le sommeildesplanles,sontparticulièrement
remarquahlos dans les feuilles ciun posées et articulées des
légumineuses.
#
* *
Dans un autre ordre d'idées, il n'est pas rare, en par-
courant les bois, de voir des branches d'arbres qui se tou-
chent et, par le frottement, se trouvent privéesd'une partie
de leur écorce. Alors, les libers et les aubiers se rappro-
chant, leurs vaisseaux s'abouchent et la sève devient
commune aux deux pieds pour ne former qu'un seul
arbre ? D'où, formation de la grelTe naturelle que l'homme
a employée à son profit, en l'appliquant, d'autres manières,
sur dillérentes plantes. Ces dernières greffes, dites alors
artidcielles, produisent, parfois, des résultats si bizarres
qu'on peut les qualifier de paradoxaux.
Ainsi, d'après une expérience faite l'an dernier par M.
Daniel, maître de conférence à la faculté de Rennes, ce
savant botaniste ayant greffe un choux sur un navet a
obtenu une pomme sur le chou et un navet dans le sol,
avec saveur mixte. (Année scientifique de Emile Gautier,
1903, p. 188.)
Je signalerai un dernier fait : un naturaliste norvégien,
M. Iladangaard, a constaté que, au moment où elles com-
mencent d'aspirer après les vivifiants rayons du soleil
printanier, les plantes couvertes de neige percent celle-ci
et se frayent un chemin à la chaleur de leur « haleine »
(sic), c'est-à-dire au rayonnement de la chaleur dégagée
parles réactions chimiques qui constituent les phénomè-
nes respiratoires.
(Année scientifique de 1002, p. l-'iO.)
Finalement, tous les végétaux sont sujets, de même que
les animaux, à des maladies internes et externes qui
témoignent d'uno notoire sensibilité.
Certes, tous ces faits, et beaucoup d'autres qu'il serait
trop long d'énumérer, sont de nature à surprendre, à
étonner, et cependant chacun de nous peut s'en rendre
compte et, qui ? sait en découvrir de nouveaux dans la
pratique de l'horticulture.
C'est pourquoi notre société doit s'intéressera ces choses
et encourager leur exposition, comme un moyen propre à
nous éclairer de plus en plus sur la mysiérieuse végétation
des plantes.
***
Voici en quels termes l'article précité est conçu :
« Un savant anglais, le docteur Thomas Gentry, dans
» une communication où il relate toutes les observations
» auxquelles il s'est livré, a déclaré que, ayant pris des
» r.iouches vivantes et leurayant percé le corps d'une épin-
» gle, il les a placées à 25 centimètres de l'extrémité d'une
» feuille de plante. En moins de 40 minutes, il a vu la
» feuille s'incliner lentement vers les mouches, et, en
» moins d'une heure, il l'a vue saisir sa proie. »
« Le même savant alTirme que certaines plantes, — de
» petites dimensions il est vrai, —sont douées de la faculté
» de locomotion; elles se transportent avec une facilité
» étonnante d'un point à un autre, pour se fixer de préfé-
» rence dans les lieux humides. »
o II va sans dire que cette locomotionn'est pas très rapide;
» toutefois, iM. Gentry alTirme avoir vu une petite plante
» parcourir un espace de 2o mètres en 4 semaines. C'est
• presque un record. »
« D'autres plantes changent la position de leurs branches
» ou de leurs feuilles pour éviter le soleil ou, au contraire,
» pour le rencontrer. »
u Presque toutes dorment la nuit, replient leurs feuilles,
» pour les déplier de nouveau avec le jour.
- oO —
a Allons ! cela ne fait pas de doute : les plantes, si elles
» ne sont pas douées de réflexion, s'entendent joliment,
» en tout cas, à mener leurs petites affaires. »
*
En somme, l'imaginative d'un écrivain, doublée des
flegmatiques observations d'un docteur anglais, peut atti-
rer un sourire sceptique sur nos lèvres; mais, laissant de
coté la forme de cet article, les singuliers faits qui lui
servent de base présentent une telle analogie avec ceux de
certaines plantes signalées plus haut, que le sujet mérite,
malgré tout, notre attention.
Du reste, en nous rappelant que la nature procède à des
actes mystérieux que notre intelligence cherche à connaître
et à coujprendre, l'examen des actions les plus extraordi-
naires peut, également, susciter des idées nouvelles et
nous faciliter les moyens d'entrer dans la voie des
découvertes.
Cherbourg, le 2 mai 1903.
ALTEMER.
- 60 -
» m
SENSIBILITE DES VEGETAUX
[Note lue à la séance du ii octobre 1903).
Dans une précédente note (voir page 53) j'ai émis
l'opinion que les plantes, êtres organisés et vivants, nie
paraissaient posséder, pour la plupart, une sensibilité
analogue à celle des animaux.
A l'appui de cette thèse, je signalais certains faits,
quelques singularités et surtout les malaises d'étiolemont,
les souffrances que les végétaux ressentent dans plusieurs
circonstances de leur vie.
Une étude encore plus approndie de la question me
permet d'apporter, à titre complémentaire, et de consigner
ci-après, de nouveaux arguments pouvant confirmer ma
première appréciation.
*
* *
Les physiologistes se sont longuement étendus sur
l'existence des phénomènes et le sens à donner aux mots
contractllUé, irritabilité et €'vCCi7a6///^(/ appliqués diverse-
ment aux végétaux. Mais l'imprécision des raisons
émises à l'appui de définitions embarrassées est telle
que, en rapprochant et comparant ces dernières entre elles,
on s'aperçoit que leurs auteurs ont apporté trop de soin
à s'approprier des expressions qui, en réalité, renferment
la même affinité, c'est-à-dire la reconnaissance implicite
de la sensibilité des plantes.
En effet, d'après eux :
» La contractilité, principe vital, ne se manifeste que
» dans les tissus vivants ùe la vie de nutrition. »
61 -
» L'irritabilité (mot employé par lîeller pour rem-
» placer celui de contractililé introduit par Bichal) a
» la propriété spéciale qu'ont tous les éléments anato-
» miques vivants et, par suite, tous les tissus et les
V organes, de réagir d'une manière particulière à chacun
» d'eux, lorsqu'ils sont excités par certains agents
» extérieurs. »
» L'excitabilité est ,une faculté par laquelle les corps
» r/i'a«/5 entrent en action, selon l'influence d'une cause
» stimulante ».
» Enfin, d'après le D^' Clianippe, la sensibilité est un
B rapport et non quelque chose en soi. Ce rapport est
» déterminé par la rencontre ou la convenance d'un
» sensibilisabîe donné avec un excitant possible. Si ce
» rapport existe, la sensibilité se montre et elle se confond
» exactement avec la vie dont elle est un autre nom ».
Ces diverses observationssemblent donc se résumer à
ceci : c'est que, partout où est la vie, la sensibilité existe.
Contractilitéet sensibilité sont les témoignages ou les
preuves de l'état de vie, a dit Broussais.
Or, a-t-on jamais pu comprendre et expliquer ce qu'est
la vie. c'est à-dire ce je ne sais quoi se produisant dans
l'organisme des êtres vivants ?
Des savants ont essayé de le faire, mais leurs raison-
nements se contredisent d'autant plus qu'ils reposent sur
des bases diiïérentes de compréhension. Ainsi, les uns
attribuent les for -es particulières animant les êtres
vivants « à des effets purement physiques et chimiques,
M suivant les compositions ou combinaisons de la
» matière », tandis que les autres n'admettent pas ces
propriétés, " en dehors de l'hypothèse d'un principe
vital d'instinct de la matière et de ses forces », etc.
Quoi qu'il en soit, nous sommes en présence de
conjectures; car, en admettant même que cette der-
nière opinion puisse se rapprocher de la vérité des choses,
62 —
il est un point capital qui reste et qui restera toujours à
éclaircir : c'est l'existence de cet admirable mécanisme
de la vie qui, à chaque instant, se répare, se reforme et
se refait, pourainsi dire lui-même, aussi bien chez les plan-
tes que chez les animaux.
Certes, nous pouvons apercevoir et apprécier la valeur
des phénomènes qui en résultent; et si le zèle des savants
se trouve excité par des découvertes apportant une
clairevoyance mieux raisonnée des choses, il est malheu-
reusement constaté que ces hommes studieux s'illusion-
nent à la pensée de pouvoir pénétrer les secrets de la vie,
alors que cet inconnu recule et se dérobe sans cesse dans
l'horizon infini qu'offre la mystérieuse nature.
D'ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, puis-
que cette essence de la vie ne permet aucune analyse et
échappe, comme l'électricité, à toute pénétration des
causes.
*
* *
Certains physiologistes prétendent que le système
nerveux est l'organe exclusif de la sensibilité, ce système
« étant un mode de l'innervation, c'est à-dire une
» propriété vitale élémentaire de certaines de ses parties
» périphériques ou centrales ». Cependant il existe des
animaux inférieurs qui, dépourvus de cet organe, ne
paraissent pas tout à fait insensibles.
Du reste, la physiologie comparée apprend que la fonc-
tion n'est pas toujours et partout dépendante de l'organe,
de sorte que la sensibilité peut se manifester par des
mouvements résultant de la contraclilité.
Or, si l'on admet que cette contractilité ne s'observe
que dans les tissus ayant pris naissance au sein d'un
organisme vivant, et jamais dans un corps brut susceptible
scuh^ment d'élasticité ou de de rélraclilité, il semble que
o
6
les plantes, pourvues elles-mêmes de tissus en activité,
doivent rationnellement éprouver les effets de la sensibilité.
Il importe, toutefois, de remarquer que la contractilité
ou son absence se constate, tandis que la sensibilité n'est
que présumabie; et il ne peut en être autrement, attendu
que, à rencontre de beaucoup d'animaux qui accusent leur
sensibilité par des plaintes plus ou moins bruyantes, les
plantes ne possédant pas l'organe nécessaire à cet effet,
ne permettent de juger de cette faculté de sentir qu'à
l'aspect de leur étiolement, des maladies auxquelles elles
sont sujettes, en un mot aux divers états de souffrance
apparente qu'elles peuvent subir jusqu'à la mort.
Quoi qu'il en soit, les difficultés d'étude étant plus
grandes pour les plantes que pour les animaux, on
comprend facilement qu'un accord parfait sur l'insensi-
bilifédes plantes ne se soit pas pro luit entre savants.
Néanmoins, les faits nouveaux constatés depuis Linné
et Bonnet, — physiologistes différant déjà d'opinion à cet
égard, — ont permis de reconnaître que, en réalité, la vie
végétale a beaucoup de rapport avec la vie animale.
Examinons, en effet, les divers cas de rapprochement
sur lesquels cette dernière appréciation peut être établie.
D'abord, si, pour la vie animale, il importe que les divers
organes des sens ne reçoivent ni trop ni trop peu de sang,
pour les végétaux la sève doit être également en propor-
tion convenable, sans altération aucune dans l'un ou
l'autre (le ces liquides, 1 intégrité de ces éléments étant
indispensable à l'exercice physiologique de la sensibilité.
En outre, les phénomènes nutritifs sont semblables
chez les plantes et les animaux, observant en cela le
même but et les mêmes lois, c'est-à-dire la résistance à la
mort.
Tous les êtres des deux règnes respirent, s'alimentent,
sommeillent la nuit et s'éveillent lu jour.
— 64 —
Le mouvement de la sève à l'intérieur des plantes se
fait par un système de canaux, tels que vaisseaux absor-
bants, vaisseaux exhalants, trachées, canalicules, etc., qui
indiquent une fonction circulatoire analogue à celle du
sang.
L'exhalation s'effectue par les stomates des feuilles, à
l'exemple de celle qui s'opère par les pores de la peau des
animaux.
De même pour le mode de reproduction et de multipli-
cation. Chez la plante, le pollen féconde l'ovule contenu
dans l'ovaire, comme la semence du mâle féconde l'ovule
renfermé dans l'œuf de l'animal, et les fruits de la
fécondation se développent également avec la chaleur et
le temps; chez les polypes et divers autres zoophytes, la
multiplication peut avoir lieu par rejetons ou sections,
etc.
Les phosphates, régénérateurs du sang, sont un excel-
1 ent fortifiant pour les végétaux.
De plus, excitée par des stimulants, l'irritabilité végétale
présente les mûmes effets que l'irritabilité animale dans
les commotions électriques, et plantes comme animaux
deviennent insensibles au courant d'induction par l'action
anesthésique de l'élher ou du chloroforme.
Des êtres tératologiques se remarquent dans les deux
règnes, ainsi que des maladies internes et externes.
Enlin, la vieillesse et la mort surviennent, après affai-
blissement et cessation de toute force vitale.
Tels sont les principaux points de rapprochement et de
concordance, qui peuvent être invoqués pour établir que,
vraisemblablement, une sensibilité reialive existe chez les
plantes.
***
En résumé, la niture a pourvu lis êtres organiques
vivants des moyens propres à leur développement, à la
- 65 -
perpétuité de leur espèce et à leur existence; mais les
causes déterminantes des fonctions vitales de ces êtres
sont si impénétrables, que toutes les investigations en-
treprises par les savants se résolvent à la constatation de
(•es phénomènes, aucune donnée certaine pour les ex-
pliquer n'ayant pu être découverte.
J'estime donc que relativement aux végétaux — objet
de la précédente note, — la plupart des physiologistes
commettent au moins une imprudence en affirmant que
les plantes sont absolument privées de sensibilité.
o septembre 1903.
ALTEMER.
- 6G -
Visite des Cultures de M. HALOPÉ
A OGTEVILLE
Le dimanche 8 mars 1903, par une magnifique journée
de printemps, d'autant plus appréciée qu'elle succédait à
une série de bourrasques et de jours pluvieux, la Société
a gravi le coteau d'Octeville pour visiter les cultures de
M. Halopé. Une vingtaine de membres ont pris part, sous
la conduite de M. Corbière, à cette très intéressante
excursion.
Il nous souvient d'avoir été reçus il y a dix ans par M.
Ilalopé dans ce même établissement horticole qui était
alors de fondation récente. Ses débuts ù Octeville avaient
témoigné d'un esprit hardi d'initiative et d'une patiente
énergie; il fallait lutter contre la nature du sol, la déclivité
excessive du coteau, les courants d'air funestes et la froide
humidité du fond de la vallée. Rien n'avait rebuté ce
pionnier de la culture des fleurs et des arbustes qui en dix
ans, — ainsi que l'exposait notre regretté collègue, M. de
la Chapelle, l'irremplaçable r<ipporteur de 1893, — s'était
successivement transporté et agrandi de l'impasse Dorival
à la Bucaille, puis de la Bucaille à Octeville.
En 1893, l'établissement de M. Halopé occupait une
surface de 90 ares; aujourd'hui il a quadruplé d'étendue,
et en obtenant la location à long terme d'un vaste
immeuble contigu, il a englobé ainsi un terrain d'un seul
tenant, bien clos, traversé par le ruisseau de S' Martin,
cours d'eau qui du haut d'Octeville coule vers le Val et le
Cauchin. Le terrain annexé possède en outre une source
de belle eau limpide, utilisable pour la constitution d'une
— 67
cressonnière analogue à celle qu'il nous a été donné
d'apprécier l'an dernier chez M. Buhot.lors de notre visite
à la Micloterie.
En pénétrant dans la propriété, nous trouvons une
cour assez spacieuse, à droite de laquelle est l'habitation
personnelle de M. Halopé; à gauche, une vaste serre de
180 mètres carrés de surface sur 6 mètres de hauteur
abrite un stock important de beaux arbres verts de la
famille des palmiers, dracœnas, caraellias, fougères
arborescentes. La particularité de cette serre, que l'on
pourraitqualifierde demi-hollandaise, est qu'il n'entre pas
dans ses faces latérales de parois verticales; ces parois
ont la forme d'un toit brisé. Les eaux pluviales recueillies
par des gouttières vont alimenter une pièce d'eau voisine
formant réservoir, pour l'arrosage des serres qui couvrent
la partie haute du terrain; le réservoir est entouré de
bambous, d'une forte touffe de Berberis stenophi/lla, d'un
Coloneasler horizonlalis, et nourrit des nénuphars et
autres plantes aquatiques.
Un peu au-dessous de cette grande serre et de l'autre
côté de l'allée, s'étagent une série de serres, au nombre de
huit, présentant l'aspect d'une cascade de toits vitrés.
La première abrite des rhododendrons, des ficus, des
bédéracées, parmi lesquelles VOreopanax, des camellias,
entreautresr27.s?:5no, blanc, variété italienne d'une floraison
difficile; des rosiers, particulièrement le nyphetos à
grandes Heurs blanches, qui commencent à donner une
bonne quantité de boutons.
La deuxième serre réunit une remarquable collection
de fougères herbacées qui tapissent capricieusement les
tannées garnies de terreau de feuilles, les murs et jusqu'aux
chevrons; nous signalerons seulement VAsplenlum fenicu-
laceum, à pousse très lente, le Pteris Ouvrardi, variété
cristala, une collection d'Adiantiim et d'Asplenium et dans
les Adiantum la variété Fernandezianum.
- 68 -
Les orcliidéos trouvent dans la troisième serre la
température et l'agencement qui leur conviennent; à
gauche, dans le tambour qui protège l'entrée, nous
apercevons un héliotrope arborescent vigoureux; pénétrant
à l'intérieur, nous citerons parmi ces plantes à formes
extraordinaires dont quelques-unes produisent des fleurs
si remarquables : un Catleia trianœ en pleine fleur;
d'autres Catleias en boutons, plusieurs autres variétés,
entre autres les Catleia Mosaiœ, Harrisoniœ, aulumnalls;
une superbe plante grimpante, le Slephanotls floribunda,
VAncolyrium roseum, en fleurs, variété à feuilles panachées,
obtenue par M Halopé. Le milieu de la serre est occupé
par une riche collection de Bégonias rex; à remarquer
enfin un semis de clivias ajant produit des fleurs à pétales
doubles.
La première partie de la quatrième serre est tempérée;
on y voit des rbsiers Maréchal Niel, qui ont déjà fourni
beaucoup de fleurs, l'abutylon à fleurs rouges, des boutures
de pelargoniumet de salvia splendens,un Schinusou faux
poivrier.
Le fond de la même serre, chauflé à 22o, renferme des
broméliacées, des orchidées et desanthuriums;15 variétés
du sabot de Vénus se recommandent à l'attention toute
spéciale des amateurs; signalons un Oncidium Papilio, qui
n'est pas encore fleuri, et une intéressante multiplication
de sélaginelles, présentant de grandes aflinités avec les
lycopodes. Les anthuriums ont été obtenus de deux semis;
nous remarquons quelques belles variétés parmi ces
plantes.
La 5e serre est exclusivement consacrée au bouturage.
Nous entrons dans la 6e (serre froide), pour remarquer des
narcisses en pots : oniulus, swansion, incomparable
simple, double Da//', pvinceps à sépales blanc crème, avec
coupe jaune; des azalées, un Cytisus racemosus, et un
Spireaastilboïdes.rappelantsensiblemcntriloteiajaponica.
— C9
Les 7« et 8^^ serres renferment des fleurs courantes chez
les horticulteurs; clans la dernière, un lot de réséda et
d'arum (Calla ethiopica).
Avant de quitter les serres, signalons l'excellent résultat
obtenu pour le vitrage en substituant au mastic ordinaire
appliqué en forme de biseau une simple couche de peinture
à la céruse, assez épaisse et renouvelée tous les ans.
Après les serres, l'escarpement du coteau s'accentue;
entre des haies protectrices de thuyas et de lauriers,
croissent à l'abri du vent les rhododendrons, les bruyères,
les jeunes poiriers, les andromèdes, les magnolias, les
araucarias et diverses conifères. Signalons comme digne
d'attention : une jolie bruyère, Erica californica, un
Erica mediterranea, les Andromeda japonica à grappes
retombantes, salicifolia, floribunda, 2 pieds û'Andromeda
RoUissoni de Java, dont les fleurs ressemblent à des
grappes de muguet, trois forts magnolias Yulan, dont
l'épanouissement est imminent, un herbier d'araucarias
de trois ans, un herbier d'ilex panachés, un sciadopitys,
conifère très rare et à végétation fort lente.
Continuant à descendre vers le ruisseau, nous passons
à côté de planches de violettes à grandes fleurs : la luxon,
très grosse et moins odorante, la princesse de Galles, plus
étoffée.
Avant de franchir le pont rustique jeté sur le cours
d'eau, nous donnons un coup d'oeil à l'installation qui a
pour but d'élever en deux échelons l'eau destinée à
l'arrosage de la partie moyenne du coteau; elle est ingé-
nieuse, mais sa protection contre les dégâts des gelées
exige de grandes précautions qui ne sufll.sent pas toujours
à conjurer la détérioration des parties joiulives de la
canalisation en fonte. La nature du sol pierreux, qui
prendrait facilement le sec dans les années arides ou
chaudes, rendait indispensable une installation de ce
genre. Yi
- 70
Le versant qui fait face à celui que nous venons de
décrire, est consacré aux cultures en plein air. Voici
d'abord les pépinières d'arbustes : fusains, lroënes,spirées,
lauriers-tins et d'Apollon, résineux, puis des planches de
fraisiers Docteur Mo) ère, en ados, pour profiter du soleil
du midi.
Le terrain naguère en herbage, récemment affecté à
Tborticulturc, produit des anémones vigoureuses, en
pleine lloraison; seule l'anémone fulgens, toujours
diilicileà obtenir, etsurtout plante de montagne, se montre
réfractaire à ce sol profond. En montant le coteau, nous
entrons dans un vaste cliamp où commencent à s'épanouir
20 variétés de narcisses, destinées à l'exportation en
Angleterre; nous ne reprendrons pas la momenclature des
diverses variélés énumérées à la suite du rapport sur les
visites en 1902 des cultures de la Micloterie et de Tabarin.
Chez M. Halopé nous trouvons aujourd'hui fleuries les
variétés suivantes : tenbij, double daff, trompette d'argent,
golden spur, narcisse à bouquets, quelquefois appelé soleil
d'or, et ornatus, qui ne pousse bien que dans le nord de la
France, et que l'on cultive vainement à Biarritz et même à
Angers, où il fait trop chaud. Les variélés empereur,
empress, sulphur pkœnix ne sont pas encore en (leurs.
Les procédés d'emballage et d'expédition sont identiques
à ceux qu'emploient depuis plusieurs années M""« Tanguy
et M. Buliot, et que nous avons décrits dans le précédent
hulletin.
A côté des narcisses, M. Halopé a consacré, dans ce
môme champ, un espace considérable à la culture des
anémones; en février, il a pu en expédier 2O.000 Heurs à
Londres.
Nous remarquons, avant de redescendre vers le fond de
la vallée, des planches de renoncules et une pépinière de
pommiers à cidre; la charpente aérienne de ces derniers
les destine aux champs abrités de l'intérieur des terres
71 -
plutôt qu'aux vergers voisins du littoral, où des branches
plus basses peuvent seules profiter de l'abri des clôtures.
Revenant vers notre point de départ, nous traversons
le ruisseau; M. Halopé nous explique sur place ses projets
pour la captation d'une source qui jaillit au liane du
coteau et dont il est regrettable de laisser l'onde pure se
confondre avec le flot contaminé qui descend des lavoirs
supérieurs. L'exécution du plan judicieux combiné par
notre guide assurera le meilleur emploi de chacune de ces
eaux, si diverses d'aspect et de qualité.
Dans un coin à l'abri du vent et des gelées, nous trouvons
en pleine terre 6 pieds de mimosa dealbata, un peu plus
loin, des glaïeuls de fantaisie à petites fleurs, et le
narcissus poeticus à fleurs doubles, très odorant, à la
floraison tardive.
Signalons enfin, en remontant le coteau nord, de nom-
breuses touffes de rhododendrons, dont certaines variétés
donnent des fleurs magnifiques, et entre autres le pied-mère
du rhododendron Halopeanum, provenant de semis, et
qui a valu à son possesseur un l^r prix à l'Exposition
universelle de 1900. Ces cultures exigent de la terre de
bruyère ou un compost équivalent; la rareté de ce produit
et la diUlcullé de se procurer de la terre de bruyère de
bonne qualité ont amené M. Halopé à produire artificiel-
lement du terreau de feuilles au moyen d'une machine
qu'il a fait breveter et qui lui rond les plus grands
services.
Nous prenons congé de M. Halopé, qui nous a fait avec
la meilleure grâce les honneurs de son vaste établisse-
ment; l'effort entrepris, le développement et la grande
variété des cultures, leur excellente tenue, méritent les
plus grands éloges, et les résultats sont là qui s'afFirment
par la prospérité croissante de l'exploitation.
Il rentre dans la fonction naturelle de notre Société d'y
— 72 —
applaudir el de ratifier les encouragements et les félicita-
tions que notre Président a décernés à M. Halopé comme
conclusion de notre visite.
Ed. le CARPENTIER.
A la suite de cette visite, une prime de quarante francs
a été décernée à M. Halopé, pour cultures nouvelles.
- 73
Visite au château de Sotteville
Le 7 août, à une heure, un breack quittait la place du
Château, emportant sous la direction de M. Dutot, second
vice-président, neuf membres de la société qui se rendaient
au château de Sotteville, dans le canton des Pieux, à
quinze kilomètres de Cherbourg. La route est connue :
c'est d'abord la vallée de Quincampoix, puis Martinvast,
avec sur la gauche les frondaisons du parc, Sideville sur
le bord de la rivière, Virandeville avec le parc du château
qui a forcé la grande route à faire un détour, puis Sotteville.
Le château est bâti le long de la Divette; une avenue de
chênes séculaires y conduit. Le propriétaire, M. de
Beaudrap vient à nous et fort aimablement nous guide à
travers son domaine. Dès la cour, soigneusement encaissée
de petits cailloux roulés apportés de la mer, nos yeux
sont attirés parde jolies corbeillesde pélargoniums rouges.
Je ne connais rien de gai comme ces fleurs en massif, les
géraniums comme on les appelle; certes je prise fort les
fleurs nouvelles, mais je crois que je leur préfère au fond
nos vieilles plantes acclimatées depuis si longtemps. Je
suis un peu comme « le jardigni » de notre spirituel col-
lègue, x\L Rossel. Traversant le château, nous entrons
dans le jardin, très vaste et qui s'étend jusqu'à la Divette;
au delà un troupeau de bœufs anime le pajsage. En
avant et à gauche du château ce sont des ""pelouses et des
corbeilles; à droite, masqué par des arbres verts, le
potager. Un bel araucaria se montre tout d'abord, puis
des massifs de bégonias semperilorens et bulbeux, de
phlox, d'anthémis jaunes;de très jolies bordures de stachys
(oreille de lapin); puis encore une fort belle mosaïque
- 74 —
composée desedum, jouhaThe [sempervlviim), périlla de
Nankin, guaphalium lanatuni, irésine ou achyransehl,
echevcria, formant par bandes de couleurs alternées une
grande étoile. Puis se sont des corbeilles de zinnias, de
verveines rouges et roses, un joli cytise formant buisson;
sur le bord de l'étang dans les pierres, une jolie pelile
lleurelte blanche indigène (saxifraga granulata).
Le potagerest fort bien tenu. Nous y avons parliculiè-
rement remarqué la culture des fraisiers par rangs : docteur
Morère, St-Joseph, Marguerite, espèces très productives.
Ce mode de culture a l'avantage de laisser pénétrer la
lumièreet de ne pas obliger à marchersur les plantes au
moment de la récolte.
Une culture nous a vivement intéressés, c'est celle du
chou marin [Crambe marilima) trop peu pratiquée dans
noire région, où cependant il croît à l'état sauvage; on le
trouve à Gouberville sur le bord de la mer près de lélang
de Gattemare. J'ai trouvé sur ce légume d'intéressants
renseignementsdans quelques ouvrages de la bibliothèque
de la Société, notamment dans le nouveau jardinier,
édition de 1894, et dans le manuel d'horticulture par un
curé de campagne. Ecoutons ce dernier:
« Le chou marin, très répandu en Angleterre, est très
peu connu en France, quoiqu'il soit un des meilleurs
légumes que nous puissions avoir, tant pour la qualité
que pour la précocité et qu'il nous fournisse uu mets très
appétissant; il participe par son goût, de l'asperge et du
chou-lleur,enmènie temps qu'il a une saveur particulière...
« Le chou marin veut une terre profonde, bien fumée et
légère. Son origine l'indique, il croît spontanément sur
les bords de l4 mer, dans les sables... Les semis se fout en
mars, avril, mai, en rayons espacés de 0m30 à Om^o... Tous
les soins que nous avons à leur donner la première année
consistent dans les sarclages et les binages qu'on ne doit
pas oublier; à enlever au mois de novembre toutes les
— ID
feuilles mortes ou qui 'iépérissent et à couvrir en môme
temps de terreau de 0^05 d'épaisseur, en ayant soin de
laisser autour de chaque pied les feuilles enlevées... Au
mois de février ou de mars de l'annéequi suit, après avoir
choisi une planche de terre profonde bien travaillée et
engraissée, on plante à demeure les crambesenles espaçant
en tous sens de 0"oO à 0^60; on favorise la reprise par des
arrosements qu'on renouvelle par la suite toutes les fois
que le besoin s'en fait sentir; on sarcle et on bine... A
l'automne on enlève encore les feuilles comme l'année
précédente, on recouvre encore de terreau, et c'est au
printemps de la deuxième année après celle des semis'que
lesfeuilles sont bonnes à manger.. .11 s'agit maintenant de
préparer les feuilles pour qu'elles puissent être récoltées
et qu'elles soient bonnes à manger; à cette fin on les
étiole en lévrier ou au mois de mars, en plaçant sur
chaque plante un pot de terre dont on a bouché le trou...
On peut encore faire blanchir les feuilles, comme en
Angleterre, avec des boites pyramidales en bois, de 0^40 à
0^50 de diamètre à la base, de 0™20 à 0^25 au sommet, de
la hauteur de 0^30. ..A défaut de pots ou de boites, on peut
butter tout simplement la plante avec de la terre du carré,
du terreau ou du gravier, en sorte que tout le chou soit
recouvert. Il faut commencerle buttage lorsque les pousses
ont atteint la longueur de 0™02 en ne les recouvrant que
de quelques millimètres de terre; les feuilles poussent, et
tous les deu.x ou trois jours on augmente la butte, on les
recouvre comme la première fois; ainsi de suite jusqu'à
ce que la butte soit de O'"o0 à 0^60 de hauteur.
« Quelques jours après le dernier buttage on peut procé-
der à la récolte des feuilles; on démolit la butte par en bas
sans secousse, par ce moyen la terre d'en haut coule
entre les feuilles, les laisse à jour sans qu'elles aient été
endommagées, car elles sont très fragiles, ce qui arriverait
si on commençait la cueille en détruisant la butle par le
^ 76 -
sommet. On coupe les feuilles, mais il faut avoir bien soin
de laisser intact le collet de la tige; sans celte précaution,
on n'obtiendrait pas de nouvelles pousses. Une plantation
dure de sept à huit ans avec trois coupes par an,etquinze
ans avec deux coupes. »
Il serait à désirer que la culture de ce légume se répan-
dît; il est précieux pendant l'hiver, nous a-t-on dit à
Sottteville, remplaçant l'aspergeet le salsifis. Les maraîchers
pourraient y trouver une nouvelle source de revenus.
Les jardins que nous venons de visiter sont sous
l'intelligente direction du propriétaire, confiés aux soins
éclairés du jardinier, M. Pierre Fauvel, qui sulUt à tout
avec un seul aide. Les membres présents l'ont vivement
complimenté.
M. de Beaudrap nous a fait ensuite les honneurs de son
château; un lunch était servi dans la salle à manger
devant la grande cheminée seigneuriale; partout des
fleurs, dans les escaliers et dans le grand salon de celte
antique demeure qui vient d'être restaurée et agrandie.
A cinq heures, nous reprenions la route de Cherbourg,
heureux d'avoir passé quelques heures à parcourir en si
aimable compagnie des jardins bien faits pour retenir
l'attention des amateurs.
LE GRIN.
A la suite de cette visite, une prime de vingt-cinq francs
a été décernée à M. Pierre Fauvel, pour bonne tenue de
ce jardin.
77 —
Rapport sur le Concours Horticole
de la Sooiété d'Horticulture du Centre de la Normandie,
à Mézidon.
{26 Septembre 1903).
De concert avec la Société d'Agriculture de l'arrondisse-
nieutde Lisieux, la Société d'Horticulture du centre de la
Normandie avait organisé le dimanche 26 juillet dernier,
à Mézidon, chef -lieu de canton, sa o3« exposition
d'Horticulture.
C'est dans la Mairie et dans ses annexes, se prolongeant
dans un champ voisin qui otTrait le plus gracieux
panorama, que se tenait le concours.
L'exposition horticole était installée au rez de-chaussée
de la Mairie, dans le jardin qui en dépend, recouvert d'un
vélum et relié au champ par un pont rustique jeté sur la
rivière qui longe un petit parc.
Sans entrer dans tous les détails de cette i)rillante
exposition où nos horticulteurs, tant amateurs que
marchands, avaient apporté leurs meilleurs produits,
disons que les nombreux visiteurs qui, après une matinée
pluvieuse, ont profité d'une belle après mi'Ii pour se
rendre à Mézidon, ont admiré là dans un cadre éclatant de
fraîcheur et de verdure où tout était plaisir pour l'œil et
l'odorat, les plus splendides variétés de plantes et de
ileurs.
— 78 —
Au premier étage de la Mairie, M. Descours-Desacrcs avait
organisé, avec le concours d'un painlre distingué, M.
Rame, et de M. Jules Doesnard, professeur de dessin au
collège de Lisieux, une exposition de Beaux-Arts, devant
laquelle un nombreux public a défilé toute l'après-midi.
Pour donner un compte-rendu documenté de cette partie
du concours, il nous aurait fallu plus de temps que nous
n'en avions à y passer; aussi nous nous contentons
d'indiquer succinctement les principales compositions :
deux paysages, eaux fortes; deux paysages du midi; huit
tableaux de genre; neuf tableaux et portraits; quatre
portraits pastel et plusieurs études; plusieurs aquarelles;
nombreuses gravures;'une marine à l'iiuilc; une vitrine de
reliures en cuirs repoussés et appliqués; un colïret sculpté;
quatre sculptures et une pyrogravure; une intéressante
collection de photographies; deux rues du vieux Lisieux;
moulages, plâtres, etc., etc.
Les nombreux visiteurs qui ofit visité cette salle ont pu
constater que nos artistes locaux, bien connus du public,
avaient contribué à donner par leurs œuvres un cachet
d'art à notre exposition d'Horticulture.
Les expositions d'apiculture et d'éclairage à l'acétylène
ont aussi attiré l'attention des visiteurs.
Enfin, toutes ces expositions ont été parfaitement
réussies, et ce n'est pas sans avoir été bien mérités que de
justes éloges ont été adressés à ^L le président Descours-
Desacres qui, comme toujours, s'est surmené pour mener
l'u'uvre à bon fin, à M. iJegrenne, secrétaire général et à
leurs collaborateurs, organisateurs du concours.
Composition du Juuy
M. Alud Chàtenay, secrétaire général de la Sociélé
nationale d'Horticulture de France, présiilenl; M. (îauncl
fils, délégué de la Société de Pont-l'Evéquc; M. Gustave
L'ecomte, délégué de la Société de Vimoutiers; M.
- 79
Marf^ué, délégué de la corporation de S'-Fiacre de Bayeux;
M. Philippe, de la Sociélé de l'Orne.
Quant au palmarès, comme il ne peut guère intéresser
la Société d'Horticulture de Cherbourg, nous dirons
seulement qu'on y lit à la section des Instituteurs :
M. Desplanques, instituteur à Beuvillers, médaille
d'argent pour sa culture expérimentale.
En raison de la distance qui nous sépare de Mézidon,
nous n'avions pu fournir qu'un faible apport au concours.
Au palmarès du concours agricole on lit aussi :
129 Jury. — Ouvrages agricoles. — l'^'' prix, médaille
argent, gr. m., M. Desplanques, instituteur à Beuvillers,
pour son étude sur l'hyponomeute du pommier et la
chenille des haies d'épines.
La chenille de l'Iiyponomeute ayant sévi cette année avec
une grande intensité sur le pays d'Auge, nous avons dû
étudier encore cet insecte, et chercher de nouveaux moyens
de destruction, cela a été le sujet du rapport que nous
avons adressé à la Société d'Agriculture pour le concours
de Mézidon.
Enfin nous terminerons ce succinct rapport en disant
qu'à l'occasion des concours agricole ei horticole, la ville
de Mézidon, voulant recevoir solennellement le délégué du
Ministre de l'Agriculture et les autorités départementales,
Préfet, Sous-Préfet, Député, Conseillers généraux, etc.,
avait organisé de grandes et belles fêtes avec plusieurs
sociétés musicales, parmi lesquelles l'excellente musique
militaire du 36- de ligne, en garnison à Cacn.
Beuvillers, le 28 septembre 1903.
DESPLANQUES,
membre correspondant.
80 -
EXPOSITION DE CAEN
Du 3 au 5 octobre 1903.
-»•»-
Le Jury qui avait pour mission rallriJjulioQ des récom-
penses aux divers concours de l'exposiliou, fidèle à son
poste, s'est trouvé réuni à l'iieure indiquée, à l'iiùlel do
ville de Gaen,et a été reçu par M. le Président et quelques
uns des membres du bureau de la société centrale d'hor-
ticulture de Caen et du Calvados.
Le Jury était composé de MM. Maumenet, délégué de
Paris;Hiucerm,deHonlleur;Caucliepin,deBernay;B:
Les chrysantiièmes en pot (culture à la grande fleur,
plantes de marché, standarts, spécimens, plantes cultivées
en uniflore, plantes greffées);
les chrysanthèmes Heurs coupées et nouveautés inédites;
les bouquets, couronnes, garnitures de table, etc., faits
avec des fleurs de chrysanthèmes associées ou non à d'au-
tres tleurs;
les plantes fleuries autres que les chrysanthèmes, telles
que : cyclamens, œillets, dahlias, cinéraires, etc.;
les fruits de table (poires, pommes et raisins);
les objets d'arts et d'industries horticoles fabriqués par
des exposants appartenant à l'arrondissement.
Des diplômes d'honneur, des médailles d'or, de vermeil,
d'argent, de bronze, et des mentions honorables seront attri-
bués par le Jury.
Les demandes d'admission à l'exposition devront être
faites au président de la Société d'horticulture avant le 10
Novembre.
Le samedi 19 Novembre, les sociétaires et leurs familles
seront seuls admis à visiter l'exposition, sur la présenta-
92 -
lion de leurs cartes, de 3 heures à 5 lieures du soir, les
autres heures étant réservées pour les opérations desdivers
jurys.
Pendant les journées du dimanche et du lundi, l'expo-
sition sera ouverte au public, de 10 heures du matin à 5
heures du soir, et le mardi de 9 heures à midi, les autres
heures étant réservées aux sociétaires et aux exposants.
Des exemplaires du programme peuvent être demandés
chez leconciergedu jardin de la Société, rue Montebello, 44.
Tout fait espérer que cette exposition sera brillante,
d'autant plus que nos horticulteurs cherbourgeois
obtiennent, chaque année, d'importants succès dans les
expositions de chrysanthèmes qui ont lieu au dehors, et
même à Paris.
— .0»-
— 93
NÉCROLOGIE
La Sociélé d'Horlicultiire, depuis la publicalioa du
dernier bulleliu, a eu la douleur de voir la mort lui
enlever :
Une dame patronnesse : M"'** Gosselin.
Et quatre membres titulaires :
MM. le Dr Balbaud, Médecin en chef de la Marine;
Françoise dit Tirel, Maître serrurier;
FouRNiER, Receveur des Postes;
Pool, Lieutenant- Colonel de Gendarmerie, en
retraite.
Tous s'intéressaient vivement à la Société d'Horticulture,
et les nombreuses personnes qui assistaient aux obsèques
de ces sociétaires témoignaient de l'estime et de la
considération dont ils jouissaient.
— 04
Membres admis depuis le l^r Avril 1903
DAMES PATRONNESSES
M^iQ Gosselia.
MEMBRES TITULAIRES
MM. Anquetil, Adjoint tecliQiqae de la Mariue.
Bidault, ancien Négociant.
Clialufour, Pharmacien en chef de la Marine.
Dumesnil, Lieutenant de vaisseau.
Gallier, Propriétaire.
Giot, Professeur au Lycée.
Guichard, Pharmacien de la Marine.
Ilalley, Négociant.
Ilusson, Lieutenant d'Artillerie.
Le Chevalier, Marchand de graines.
Le Vast, Agent d'Assurances.
Peck, Commis de la Marine.
Df Pervcs, Médecin de U^ classe de la Marine.
Quoniam, Armateur.
Roger, Agent-Voyer eu retraite.
Talon, Mécanicien principal de la Marine.
Horticulteurs, Jardiniers & Marchands de Graines
DE CHERBOURG
MEMBRES
DE LA SOCIÉTÉ D'HORTICULTURE
MM. BALMONT, horticulteur-fleuriste, rue de la Duché, 48.
BUHOT, primeuriste, rue Vintras, 30.
CAVRON (Léon), ^, horticulteur-fleuriste, rue Asselin et rue
Gambetta, 12.
CHRETIEN, horticulteur-fleuriste, rue de la Duché, 115.
FONTAINE, horticulteur-maraîcher et marchand de graines, rue de
Sennecey, 74.
GOSSELIN, horticulteur-maraîcher primeuriste, rue du Val-de-
Saire, 124.
GIRARD, jardinier, rue de la Polie, 121.
HALOPÉ-CAVRON, horticulteur-fleuriste, rue de la Fontaine, 14.
LE PELLETIER, horticulteur-fleuriste, rue de la Duché, 70.
LE TERRIER, marchand de graines, rue Gambetta, i bis.
LE TULLIER, jardinier, entrepreneur de jardins neufs et de cons-
truction de rochers artificiels, rue Amiral-Courbet, 32.
LEVÉEL, Gustave, horticulteur-fleuriste, rue de la Fontaine et
rue de la Duché, 109.
LE CHEVALIER, marchand de graines, place de la Fontaine, i bis.
BULLETIN
DE LA
r r
SOCIETE D'HORTICULTURE
DE
CtdEFlBOUFlGi-
36^ ANNÉE
ANNÉE 1904
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CHERBOURG
IMPRIMERIE L'hOTELLIER, PLACE DU CHATEAU ET RUE DU BASSIN.
190:j
BULLETIN
DE LA
SOCIÉTÉ D'HORTICULTURE
DE
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36^ ANNEE
ANNÉE 1904
CHERBOURG
IMPRIMERIE L'HOTELLIER, PLACE DU CHATEAU ET RUE DU BASSIN.
190lj
A"VI s
Les opinions exprimées dans les rapports et mémoires
insérés au Bulletin sont personnelles aux auteurs.
lie Comité de Rédaclion peut autoriser l'insertion au Bulletin
de tout article, que son auteur soit membre de la Société ou
qu'il y soit étranger.
CONDITIONS D'ADMISSION
Pour être admis à la Société, il faut être présenté par
un membre de la Société et agréé par le Bureau. La cotisa-
tion annuelle est de 5 fr.
Chaque membre reçoit gratuitement le Bulletin.
RÉUNIONS
Les séances ont lieu le premier dimanche de chaque mois, à
1 h. 112 après-midi, au siège de la Société, rue Montcbello, il.
Les ordres du jour sont portés à la connaissance des socié-
taires par la voie des journaux. Qaani il // a lieu, des convocations
sont adressées à domicile. La séance de janvier, consacrée aux élec-
tions annuelles, a lieu, par anticipation, le dernier dimanche de
décembre.
Les leçons d'arboriculture, de floriculture et de botanique,
annoncées par la voie des journaux, sont données au jardin
spécial de la Société, 10, passage des Jardins (entre les rues de
la Duché et delà Polie), ou bien au jardin delà rue Montebello
et dans la salle des séances.
Membres d'Honneur de la Société.
n -^ ..». riM..vnno,.p I -M- 1^- Sous-Préfet (lo l'arrondissement.
Présidents d honueui J ^^ j^, ^j.^j^.^ ^,^ CluTboiu-.
Président honoraire : M. le Docteur Renault, ^1|.
Membres du Bureau pour 1903.
Président: M. Corbière, 1|I., professeur de sciences naturelles au
Lycée, rue Asselin,70.
( Levesque, §, négociant, pi. do la Fontaine, ^t.
s DuTOT, 1| I., propriétaire, rue Montebello,
1 56. '
[ PiARi), marchand de nouveautés, rue du Gh?-
\ teau, 7.
( Le CarpeiNTIer, avocat, rue de l'Aima, 4L
ÏIervieux, propriétaire, rue de l'Aima, 26.
Macé, Adrien, négociant, rue de la Duché, 37.
M. Le Brettevillois, secrétaire général de la Mairie, rue
Jeanne-d'Arc, 28.
Secrétaire : M. Lelièvre, Paulin, ^1|, rue de la Polie, 18.
Secrétaires- ( Leterrier, marchand de graines, rue Gambetta, 13.
aljoinls, MM. j Thommin, commis de la Marine, rue Gachin.
Bibliothécaire : M. Novon , impasse Dorival, place de la Fontaine.
Bibliothécaire-adjoint : M. Gallier, propriétaire, rue Montebello, 6i.
Vice-Présidents, MM.
Conseillers d'adminis-
tration, MM.
Trésorier
Commissions permanentes.
CULTURES d'utilité.
(M. Levesque ^, Président).
MM. DÉPiNÉE, propriétaire.
Robin ij^, agent compt. princ.
de la Marine en retraite.
Bernard, propriétaire.
Salley, ^, ingénr des Ponts
et Chaussées en retraite.
MÉNARD ^, adj. princ. con)pt.
de la Marine en retraite.
cultures d'agrément.
(M. DuTOT, CI L, Président).
MM. Legrin, O, avocat.
Leparment(i;r, propriétaire.
Nicollet, iji L, profess(Hir
en retraite.
RossEL, 1|, agent du Commis-
sariat clè la Marine en ri'ti^".
Le Brettevillois, agent du G'
de la Marine en retraite.
Comité de Rédaction.
M. Corbière Q L, Président; Le Carpentier, Vice-Président; MM. Ii-s
Membres du Bureau; M. Nicollet, Va I.
Directeur du jardin : M. IIervieux.
Professeur d'arboriculture : M. Levesque ^.
Jardinier de la Société et Professeur de floriculture
M. Letullier.
Délégué pour convoquer aux inhumations des sociétaires: M.
Parmentier, propriétaire, rue Asselin, 73.
Le
BULLETIN DE 1904
TABLE DES MATIERES
P. Leliëvre
Id.
Robin
Le Grin
Id.
H, Leterrier
Levesque
A. Macé
Albert Simon
Barbey
E. GiOT
P. Leliëvre
Id.
L. Corbière
P. Leliëvre
Id.
Pages
CompositioD du Bureau et des Commis-
sions permaoentes pour l'aDuée 1903. 3
Extrait des procès-verbaux des séances o
Rapport sur la situalioD et les travaux
de la Société 32
Revue des publications reçues :
I. Cultures d'utilité 37
II. Cultures d'agrément 58
Excursion dans le Val-de Saire 78
Rapport sur l'exposition d'Avrancbes. 81
Rapport sur l'exposition de lîayeux... 88
Rapport sur l'exposition de Valognes. 93
Rapport sur le congrès pomologique de
Vitré 97
Les pommiers de semis à conserver
sans greffage 100
Excursion à Marlinvast 103
Exposition de chrysanlhèmes de Cher-
bourg lOii
Bibliographie 134
Bibliographie 137
Nécrologie 139
Liste des membres de la Société 143
EXTRAITS DES PROCÉS-VERBAUX
Des séances de l'Année 1904.
SÉANCE DU 31 Janvier
Subvention de la Ville. — Exposition. — Cours gratuits
de Floriculture et d'Arboriculture. — Communications et
questions diverses. — Les graines surannées.
60 membres présents.
M. le Présideot dit qu'il a reçu de M. !e Maire de la ville
de Cherbourg une lettre l'informant que le Conseil
Municipal a maintenu à la Société, pour 19il4,la subvention
ordinaire de 500 fr., en exprimant le vœu que la Société
organise. 1° une exposition chaque année, et 2° des cours
gratuits et publics de jardinage,
La Société décide : loque les expositions seront orga-
nisées aussi souvent que les ressources financières le
permettront, comme le prévoient d'ailleurs ses statuts,
sans qu'il soit possible de prendre l'engagement d'en tenir
tous les ans, et 2o que les ouvriers et apprentis jardiniers
seront admis, comme les membres de la Société, à suivre
gratuitement les leçons pratiques d'Arboriculture et de
Floriculture qui sont données chaque année, à la seule
condition de se faire inscrire préalablement ciiez le
concierge du jardin de la rue Montebello.
M. Levesque lit une note sur le greffage et la plantation
des pommiers à cidre.
Le Secrétaire lit le passage suivant d'une lettre de
M. Lefauconnier, membre correspondant à Trouville :
co a Nul besoin de vous dire que je n'avais pas de fruits
'"' » cette année (1903), à l'exception de quelques spécimens
7 » de poires ; Doyenné du Comice en espalier, Duchesse
» d'Angoulôme et Louise-Bonne d'Avranches. J'ai remplacé.
» l'an dernier, mes poiriers défunts etij'avais planté une
» variété, plus ou moins nouvelle, le Doyenné, St-Michel,
— G —
» qui produit, comme l'indique son nom, à la fin de
» septembre. Celte variété d'une moyenne fïrosseur (je
» dirai même assez grosse pour la saison) est très juteuse,
)) à chair très Une, rappelant le goût du Beurré Picquerey
» ou des Urbanistes. Je la recommande aux amateurs,
» ainsi que le Beurré Lebrun, mûrissant un peu plus
» tard, et le Lectier, qui est une très belle variété et qui
» vient bien à Trouville ».
M. Dépinée lit un article de VAgriciiIlurc Moderne (nu-
méro du 24 janvier 1904), d'après lequel de bons résultats
ont été obtenus pour la vigne, sans engrais, mais en faisant
disparaître les mauvaises herbes qui « enlèvent à la vigne
» la plus grande partie des principes nutritifs que le sol
» lui céderait ».
M. Dépinée communique un autre numéro du même
journal. 10 janvier 1904, où se trouve un article ayant
pour titre: Culture originale des oignons à Heurs. Cette
culture se faitdans des carottes ou des betteraves creusées.
Les seuls soins ci donner consistent à remplir d'eau, de
temps en temps, la cavité.
M. Hervieux a apporté, pour être distribués, des fruits
de palmier {^hamœrops excelsa] récoltés chez lui.
Lecture est donnée du compte-rendu fait par M. Robin
des publications reçues.
A propos d'un article de ces publications, M. Leterrier
dit que les graines huileuses sont meilleures la 2' année
que la première, mais que d'autres graines ne valent rien
quan I elles sont surannées.
M. Dépinée annonce avoir semé des graines de mimosa,
germées dans leur enveloppe, qu'il avait trouvées sur la
plante.
A propos du pouvoir germinatif que certaines graines
conservent pendant d'assez nombreuses années, à l'abri de
l'air, M. Corbière rappelle que des auteursont allirmé que
des graines trouvées avec des momies, dans des tombeaux
égyptiens ont donné de bons résultats. Mais le fait est
absolument erroné.
.M. le Président dit encore qu'un habitant de Fécamp lui
envoya un jour des plantes américainesvenuessur un sol
profon Jéraent remué. Son correspondant était porté à
croire que ces plantes exotiques provenaient de graines
enfouies depuis des siècles et remises au jour par hasard.
Mais une enquête faite sur place fit bientôt connaître que
la terre en question était surtout composée de lest apporté
par des navires américains, ce qui expliquait naturelle-
ment la présence de ces plantes.
M. Chalufour est d'avis que certains faits de végétation
provenant de graines anciennes peuvent être discutables,
par exemple ce que l'on a rapporté de la Flore nouvelle
résultant des fouilles du Laurium,
M. Corbière croit que, dans la plupart des cas, l'appa-
rition de plantes étrangères est due à des introductions
involontaires de la part de l'homme ou des animaux.
Il a trouvé sur les talus du chemin de fer, surtout
aux tournants, et jusque dans la Divette, une certaine
quantité de plantes non originaires du pays.
M. Corbière rappelle que M. de La Chapelle avait reçu
de VAzoUa, qu'il en avait placé une pincée dans la mare
des Fourches, que cette plante avait poussé avec une
vigueur telle qu'au mois d'octobre suivant la mare
en était pleine.
M. Dépinée dit, à propos d'un article des publications
reçues, qu'il a remarqué que des grappes de raisin abritées
mûrissent bien, mais à condition que la serre soit exposée
à la chaleur.
M. le Président annonce que le bureau s'est occupé
de l'organisation d'une Exposition en 1904 Après un
échange d'observations entre les membres présents,
il pose les questions suivantes : Faut-il tenir cette année,
en novembre 1904, une exposition de chrysanthèmes,
— 8 —
d'autres fleurs d'automne et de fruits, — ou bien doit-on
remettre à l'an prochain l'organisation d'une exposition
générale ?
La Société se prononce par vote à mains levées, à une
grande majorité, pour une exposition en novembre 1904.
SÉANCE DU 6 Mars 1004
Moyen d'écrire sur les étiquettes en zinc. — Emploi du
cyanure de potassium contre les insectes. — Distribution
de greffes et de plantes. — Culture des fraisiers en
barriques. — Questions et communications diverses.
65 membres présents.
Il est donné lecture de la minute d'une note que M. Bar-
bey a remise à la Sous-Préfecture en se faisant inscrire
pour les concours cantonaux (pépinières) ouverts par
M. le Ministre de l'Agriculture. M Barbey, dans cette
note, donne des renseignements sur le mode de culture et
de plantation de ses pommiers.
M. lePrésident fait connaître que le bureau ayant décidé
rallllialion, moyennant une cotisation annuelle de10f.,de
la Société (rilorticullure de Cherbourg à la Sociétéfrançaise
des Chrysanthèmistes, dont le siège est à Lyon, a reçu la
collection des bulletins de cette association et une lettre
du secrétaire général, M. Rivoire, annonçant qu'une
médaille de vermeil encadrée sera mise à la disposition de
la Société de Cherbourg pour l'exposition qu'elle orga-
nisera en novembre.
Dans le numéro de janvier du Journal de la Société
Française des Chrysanthèmistes se trouve, avec une
gravure, une noie très élogieuse au sujet des cbrysan-
llièmes présentés par M. Léon Cavron à l'exposition de
Paris en novembre 1903.
Le programme de l'exposition de chrysanthèmes fixée
— 9 -
au 19 novembre 1904 est lu et adopté. Ce programme a été
préparé par le bureau et les commissions permanentes.
M. Le Boulanger fait connaître que, pour permettre
d'écrire plus facilement sur les étiquettes en zinc, il a
passé sur ces étiquettes, avec une plume de volaille, de
l'acide chlorydrique coupé d'eau, et que l'encre spéciale
qu'il s'était procur-^e chez M. Leterrier a très bien marqué.
M. Piard dit que l'écriture prend mieux quand on
frolted'abord avecun bouchondeliègeles étiquetlesen zinc.
L'encre employée par M. Le Boulanger résiste à la pluie
et aux arrosages.
M. Dépinée présente une cochenille qui attaque les
rosiers. Les œufs sont invisibles à l'œil nu. M. Corbière
dit que le même insecte se trouve aussi à Cherbourg sur
les sorbiers.
M. Levesque indique que, pour le détruire, il faut
brosser les rameaux avec une brosse dure. M. Leterrier
ajoute que, contre cet insecte, on peut se servir de l'insec-
ticide Truffant.
M. Miette, au sujet de la destruction des insectes, com-
munique un numéro du 3 mars 1904 du Journal des
Débals où l'on trouve, dans la Revue scientifique, des
renseignements sur l'emploi, dans les serres du Miiséum,
du cyanure de potassium, essayé déjà par les Américains.
» Les résultats sont tellement encourageants, dit M.
» Henri deParville, auteur de l'article, qu'il y a utilité à
» montrer aux horticulteurs qu'il n'existe pas de procédé
» plus efficace, plus économique et plus rapide. Le seul
» inconvénient réside dans l'emploi d'un poison extrême-
» ment redoutable, qui exige de la prudence.
» Au Muséum, on a opéré les fumigations ainsi : On
» choisit la soirée, parce que, après le jour, les feuilles
» présentent leur surface bien sèche. On se sert d'une
» terrine par 100 mètres cubes à désinfecter, terrine que
— 10 -
» l'on dispose dans les sentiers de la serre de façon à
» disperser les vapeurs dans loules les parties.
» 11 est prudent d'éloigner les plantes autour dccliaque
» terrine dans un rayon de l^oO et de détourner les plantes
» grimpantes. Ceci fait, il s'agit de produire l'acide
cyanhydrique, sans danger pour le personnel.
» On a bouché toutes les issues. Ou développe soigneu-
» sèment les cristaux de cyanure dans un papier fort et
» l'on attache le paquet à l'extrémité d'une ficelle.
» Un opérateur,placé sur le toit de la serre, tient l'iiutre
» extrémité de la ficelle, soulève le paquet et le maintient
» immobile au-dessus du sentier à un mètre de hauteur.
» Un second opérateur, resté dans la serre, écarte la
» terrine encore vide, pour ne pas la laisser au-ilessous
» du paquet de cyanure suspendu et verse, d'abord une
» partie d'eau bouillante dans le fond, puis deux parties
» d'acide sulfurique; il glisse, ensuite, avec précaution, le
» vase sous le paquet et sort de la serre eu fermant la
» porte. H donne l'ordre de lâcher le cyanure qui tombe
» directement dans le liquide de la terrine.
» Le liquide doit être en quantité sufilsanle pour iiu-
y> merger complètement les cristaux et les décomposer
» totalement.
» Si le cyanure est placé dans un fort papier, celui ci
exige quelques secondes pour êlre attaqué par lacide;
» mais, bieniôt se produit un fort bouillonnement dépas-
» sant même les bords de la terrine, en même temps
» qu'un dégagement de vapeurs dont la durée n'excède
» pas 10 minutes.
» La dose de cyanure de potassium à employer peut
» varier de 2 gr. 1/2 pour les serres de petites dimensions
» à plantes délicates, jusqu'à 3 gr. 1/2 par mètre cube
» pour les serres de oUO à 2000 mètres cubes renfermant
M des végétaux coriaces et moins sensibles.
•
1.1 -
» La durée de l'action des vapeurs doit être limitée à
» 1 heure, et pour ug grand nombre de végétaux, il sullit
» même de 30 à 45 minutes. On ne doit jamais entrer dans
» la serre, l^ien entendu, pendant ce temps et il f;iul mê.îie
» attendre au moins une 1/2 lieure que Ton ait aéré
» convenablement, en établissant un léger courant d'air
» avant de pénétrer impunément à l'intérieur. Il est bon
» aussi, très souvent de recommencer l'opération au bout
» d'une dizaine de jours,
» Après une seule opération les plantes n'ont montré
» aucun dégât, ni sur les feuilles, ni sur les Heurs, à
» l'exception des mélastomacées et des jeunes pousses
)) tendres et charnues de quelques autres dicotylédones.
» Les différentes espèces de pucerons ont été complètement
» détruites et pour une longue durée. La cochenille ordi-
» naireest détruite àl'àgeadultepar une seule fumigation.
» Toutefois, il faut répéter l'opération à 10 jours d'in-
» tervalle pour cette espèce afin de tuer les insectes
» nouvellement éclos. D'autres espèces de cochenilles sont,
» aussi, attaquées.
» Détruit les thrips, de même les orthezia insignis. Les
)/ verres de terre et les limaces ne survivent pas à la
» fumigation; les blattes d'Orient elles mêmes sont tuées,
» au moins en partie. Le procédé est donc elTicace et à
» recommander, bien plus efïicace que le procédé à la
» nicotine qui ne détruit que les pucerons et les thryps,
» même souvent incomplètement; bien plus rapide et
économique, puisqu'il supprime en grande partie les
» lavages des plantes, les bassinages à la mixture, etc.
» L'économie est près de moitié sur l'emploi de la
» nicotine. Mais le procédé au cyanure ne peut-être confié
» aux premiers ouvriers venus et doit être surveillé de
* près. »
Il est donné lecture du très intéressant compte rendu,
fait par M. Robin, des publications reçues.
9
— 12 —
M. Levcsque distribue des greffes de vigne Madeleine
Angevine et des fraisiers Saint Antoine de Padoue prove-
nant du jardin du Passage des Jardins.
M. Macé demande si quelque sociétaire a cultivé les
fraisiers en barriques.
M. Marmion répond qu'il en a fait l'essai; que, pour luit
il n'a pas besoin de faire tourner ses barriques, ayant le
soleil toute la journée, mais qu'il existe dans le commerce
des appareils spéciaux tournants.
SÉANCE DU 27 Mars
Floraison des Arundinarla falcala.
Communications diverses .
50 membres présents.
M. Bernard signale un nouvel insecticide de la maison
Rivoire, de Lyon, qu'il a essayé, mais cloul il ne peut
ccmnaître encore les résultats.
Est déposée sur le bureau une WgQ (V Arundinaria falcata
qui est en floraison et qui provientdu jardin de la"Sociélé.
Il y a lieu de penser que, comme cela s'est produit il y a
quelques annét^s, les Ariindinaria falcala périront après
avoir fleuri. Celui qui existe dans le jardin de la Société
avait été obtenu de semis faits par M. LetuUier, lorsque
ces bambous avaient disparu après lloraison. 11 y avait
déjà longtemps qu'ils avaient été plantés à Clierl)ourg
lorsque tous les Ariindinaria falcala sont iiiorls après
avoir (leuri. On a utilisé les tiges à divers usages.
M. Dépinée dit que le Muséum les a esssayés comme
tuteurs, mais qu'elles n'ont pas donné de 'bons résultats.
Il est donné lecture des toujours très intéres-^ants
compte-rendus de M. Robin, au sujet des publications
reçues.
13 -
SÉANCE DU 24 Avril
Germination des orchidées. — Forçage des plantes élhérisées.
— Inscriptions indélébiles sur étiquettes en zinc. — Durée
de germination des graines. — Çommunicaiions et pré-
sentations diverses.
52 membres présents.
Lecture est donnée de deux notes de M. Alterner ayant
trait: 1° à la germination des orchidées; 2" au forçage des
plantes éthérisées.
Dans la première de ces notes, M. Altemer dit que,
d'après une communication faite par M. Gaston Bonnier en
mars dernier à l'Académie des Sciences, la germination des
graines d'orchidées qui, d'ordinaire, est assez aléatoire,
peut être assurée par l'association aux graines d'un
champignon filamenteux spécial. Des expériences très
concluantes ontélé faites dans ce sens par M. Noël Bernard,
maître de conférences à l'Université de Gaen, et M.
Bonnier a fait voir à l'Académie, dans des tubes de verre,
de petites plantes de Cypripedium ayant déjà développé
leurs preuïières feuilles, grâce au procédé d'association
indiqué ci-dessus. Mais le nom de ce champignon et la
façon de se le procurer ne sont pas indiqués. JM. Altemel*
deinanle s'il ne serait pas possible d'obtenir de M. Noël
Bernard des renseignements à ce sujet
M. Corbière fait remarquer que M. Léon Cavroii a fait
à diverses reprises des semis d'orchidées, surtout de
variétés de CatUeija et qu'il a parfaitement réussi. Ces
semis se faisaient, en serre chaude, sur une légère couche
de sphagnum déposée à la surface d'un tnorceau de i)ois
spongieux.
Au sujet des plantes éthérisées, M. Allem(;r, diins sa
deuxième note, dit que le professeur allemand Johannsen
a trouvé, par ce procédé, le moyen d'avancer considérable-
- 14 —
ment la lloraisoa des hortensias, muguets, azalées, etc.
Peut-être, dit-il, les vapeurs d'éther ou de chloroforme
pourraient-elles être très eiïicaces également sur les
fraisiers, pêchers, raisins, etc. C'est un essai à tenter, et
s'il était concluant, nos horticulteurs et prinieuristes
se créeraient ainsi une source de profit.
M. le Président dit, au sujet de la première note, que le
même savant, M. Bernard, a le premier, émis l'idée que
la formation des tuhercules des pommes déterre était due
à unchampignon microscopique.il est donc très naturel
que la germination des orchidées soit favorisée par un
autre champignon.
M. Hervieux a déposé sur le bureau un régime de
Chamœrops excelsa chargé de fruits à maturité, destinés
à être distribués au.\ sociétaires, et une belle rose de la
variété Mphelos. C'est une des meilleures roses de serre.
M. Chrétien présente des étiquettes en zinc dont les
inscriptions indélébiles, dit-il, ont été faites, les unes avec
une solution d'azotale de cuivre, et d'autres avec une
solution de sulfate de cuivre. Les unes et les autres ont
donné de bons résultats.
M. Miette ajoute que l'on prolongerait et rendrait plus
nette l'inscription en ajoutant un peu de sépia à la
solution.
M. Levesque donne quelques renseignements sur un
porte-fraises envoyé à la Société.
M. Dépinée, comme suite à la question de la durée
germinalive des graines dont on s'est entretenu dans une
des séances précédentes, lit un article de VAgriculture
Moderne (\\ï H avril qui traite de cette question. D'après
l'auteur, M. Ouvray, et certains témoignages émanant des
sommités horticoles, telles que MM. Crosdemange, Bazin
et 0[)()ix, h; distingué jardinier en chef du Luxembourg :
« les graines, quand elles sont bien féc(mdées et ont bien
• mi'iri sont, dans beaucoup d'espèces, meilleures la
» deuxième ou la troisième années que la première ».
- 15 -
C'est ainsi que la graine de carotte semée la deuxième
année donne de plus belles racines et moins de fanes. Pour
les chicorées, scaroles, les graines d'un an donnent des
plantes ayant une tendance à monter, taudis que celles
de trois ans n'ont pas cet inconvénient. Pour les chou.x, il
en est de même, et ce fait, dit M. Leterrier,est bien connu .
d€S maraîchers de Tourlaville qui ne sèment, ordinaire-
ment, que de la graine de choux prompts de 2 ans.
Mais, où l'on constate que la graine s'améliore en
vieillissant, c'est pour les mâches, les radis et Ips melons.
Les graines de mâches qui n'ont qu'un an ne lèvent pas
ordinairement, les meilleures sont celles de 3 ans.
La floriculture ne fait pas exception à la règle. M.Opoix
afTirme qu'après de nombreuses expériences, il obtenait,
dans les giroflées par exemple, 80 à 85 0/0 de doubles avec
de vieilles graines; avec de nouvelles le pour cent ne
dépassait pas cinquante; de môme pour les œillets, les
balsamines, mais avec des écarts moins grands.
M. Levesque conteste ces résultats et doute que la
multiplicature d'une fleur dépende de la jeunesse ou de la
vieillesse de la graine. Il ne connaît que quelques graines,
telles que celles du néflier, des aubépines, qui ne lèvent
pas la première année, et il continuera à accorder sa
confiance aux semences de la dernière récolte.
M. Dépinée répond que les faits énoncés dans l'arlicle
sont dignes de foi et reposent sur des expériences, et qu'à
moins de faire la preuve du contraire, l'on devrait, il
semble, accepter comme établis des faits (pii ont été
présentés au dernier congrès de la Société Nationale.
Le même sociétaire lit ensuite une note sur le goiU de
bouchon transmis au vin [);tr un champignon VAsperyilhis
niger. qui se trouve dans le liège.
.M. le Président donne lecture du compte-rendu fait
par M. Robin des publications reçues pendant le n)ois.
M. Bénard présente un géranium dont les feuilles
veloutées ont une odeur forte et pénétrante, mais non
désagréable; il en ignore le nom.
- 16 —
SÉANCE DU 5 Juin
Fraisiers de semis. — Présentations et communications
diverses.
44 membres présents.
M. le Président rappelle le décès de M, le D»" Balbaud,
médecin en chef de la marine, membre de la Société
depuis de lonj;ues années, et il exprime les vifs regrets
éprouvés partoussescoUèguesdela Société d'Horticulture.
M. le Président ajoute qu'il a reçu une leltre de faire
part du décès de M. Félix Saluit, membre correspondant,
président de la Société d'Horticulture de Montpellier, qui
avait publié un grand nombre de brochures sur des
questions horticoles, et qui était venu à Cherbourg se
rendre compte des résultats obtenus pour la culture des
plantes, grâce à la température exceptionnelle de la
région.
M. Altemer a remis une liste des exposants de l'expo-
sition de Paris en mai, et il signale des serres en fer avec
rainures, dispensant de l'emploi du mastic; les verres se
glissent dans les rainures et peuvent être remplacés
facilement.
M. Drouin présente un spécimen d'une nouveauté venue
du Muséum, liuddleia Colvillei, à Heurs violettes, ne
ressemblant nullement au globosa.
M. Drouin a apporté également des fleurs de Clianthus
(plante qui existait autrefois dans le jardin de la Société)
et des llcurs de rosier simple {polyanllia] provenant d'une
bouture faite il y a trois ans.
M. Bernard communique un article du journal Le Petit
Jardin ayant pour titre « La Médecine des plantes >>.
A celte occasion, il fi'il connaître que M. Gosselin a ex-
péiimnnlé l'cniploi du cjanure de potassium contre les
insectes dans les conditions où cette substance avait été
essavée au Muséum.
— 17 —
M. Legrin signale la floraison parfaite à celte époque de
l'année, à Avranclies, d'un chrysanthème Lady-Ilanhain,
couleur saumon sur fond jaune, fleurs obtenues sans
culture ni engrais spéciaux.
M. Piard présente de belles fraises provenant de croi-
sements faits par lui entre les fraisiers Royal Sovereign et
Docteur Morère. Il a donné à l'une de ses obtentions le
nom de St-Vincent de Paul et à l'autre celui de Président
Corbière.
Précédemment M. Piard avait obtenu d'un croisemeot
entre les fraisiers KœniÇj Albert von Sachseiiel Docteur âJor ère
deux autres fraises qu'il a envoyées à MM. Yilmorin-
Andrieux pour être étudiées dans leur cultures.
Ces deux dernières fraises ont été dénommées, l'une S/e-
Marie et l'autre 5/ François- Xavier.
Lecture est donnée du très-intéressant compte-rendu,
fait par M Robin, des publications reçues.
A propos d'un article signalé, M. Bernard dit que la
fraise Edouard-Lefort a une très belle chair couleur sau-
mon.
Séance du 26 Juillet
Fraises: Le Tzar, Saint- Antoine-de-Padoue, Ericard-de-
Thury, Louis-Gautier, el(i. — Apport de roses, présenta-
tions et communications diverses.
ol membres présents.
M. le Président fait connailre que M.Leterriera accepté
d'aller faire partie, comme délégué de la Société de Cher-
bourg, du .lury de l'Exposition qui doit avoir lieu à
Avranclies le 14 Juillet.
A propos du procès-verbal de la dernière séance, M. Le-
tullier dit avoir vu, sur le marché, des chrysanthèmes
fleuris.
— 18 -
M. Alterner a vu, chez M..IIcilopé, une nouveauté, un
Arum jaune.
M. Dutol a envoyé de la Bourboule, des fougères d'Au-
vergne destinées à la Société.
M. Dépinée remet, pour être distribuées, des graines
d'araucaria envovées de Brix par M. de Mondésir.
M. Hervieux a apporté de belles roses: Léon Renault,
rouge, Docteur-Ohlier, M"" Ernest Calvat, Gomuiaudant-
de-Beau repaire.
• M Levesque dit que la fraise le Tzar, qui a été payée
h fr. 50 le pied, ne produit rien au jardin de la Société.
M. Leterrier a vu de très belles fraises de cette variété à
Carenlau. M. Piard en a obtenu de très belles à Tourla-
ville ; il estime qu'il faut que le terrain s'y rapporte.
M. Levesque répond que ce fraisier est attaqué par un
cbampignon qui lui est spécial. M. Leterrier en avait fiiit
venir qui ont été attaqués du blanc, mais il en a vu à
Carentan de nombreuses plancbes en parfait état, là où le
Docteur-Morère ne réussissait pas.
AL le Président lit le compte-rendu fail par Al. Robin
des publications reçues.
M. Levesque donne des renseignements sur les fraises
ci-après provenant du jardin de la Société et apportées
par lui pour être distribuées: Packston, bonne; Saint-
Antoine-de Padoue, surtout fraise d'automne; Ericard de-
Tliury, la meilleure des fraises ; Louis-Gautier, médiocre.
Des plants pourront être distribués aux Sociétaires qui en
désireront.
— 19 —
SÉANCE DL" 7 Août
Prix culturaux ; lettre de M. Le fauconnier ; présentation!^
communications et questions diverses.
47 membres présents.
A propos du procès verbal de la dernière séance, M. Le-
vesque dit que la fraise Ericardde Thury est peulôlre la
meilleure des fraises au point de vue du goût, mais qu'elle
n'est pas très productive, tandis que la fraise Louis-
Gautier est médiocre au point de vue du goût, mais de
très grande production.
M. Le Grin lit un très intéressant rapport sur l'excursion
qui a eu lieu, le 17 Juillet, dans le Valde-Saire.
M. Miette met à la disposition de la Société de belles
photographies des diverses localités parcourues lors de
celte excursion; elles sont communiquées aux membres
présents.
M. le Préfet de la Manche avait demandé à M. le Prési-
dent de la Société de lui donner six noms de Sociétaires
pouvant faire partie du Jury du concours pour prix cul-
turaux créés cette année par le Gouvernement, dans le
département de la Manche. Le Bureau avait indiqué six
noms parmi lesquels figurait celui de M. Drouin,qui a été
désigné par M. le Préfet pour faire partie de ce Jury.
M. Drouin donne quelques renseignements intéressants
sur lesdiverses visites faites, notamment sur les pépiniè-
res de Saint Hilaire-du Harcouèt et celles de M. Barbey, à
Tollevast.
M. Drouin promet, sur la demande qui lui en est faite,
de remettre, pour le Bulletin, un travail sur les visites
faite* dans le département, lorsque le Jury aura terminé
ses opérations.
Le Secrétaire lit les passages suivants d'une lettre, en
date du 20 juillet, de M, Lefauconnier, membre correspon-
dant à Trouville,
20
a Maintenant les jardins sont de véritables parterres,
» tant à Truuville qu'à Deauviile. Les massifs de pélargo-
» niunis et bégonias dominent dans ces jardins. Nous
» avons, de plus, une cbaleur sénégalaise, depuis tantôt
» un mois. 11 faudrait de la pluie dans ces terrains de
» sable.
» Le fraisier vient bien à Trou ville, comme à Deauviile,
» surtout la variété Louis-Gautier dont les fruits sont
» très gros Ou m'a alïirmé que des amateurs en avaient
» récolté du poids de 80 grammes. On cultive aussi les
» fraisiers remontants Saint Antoine-de Padoue et Saint-
» Joseph. J'en ai un certain nombre de pieds qui commen-
» cent à lleurir pour la deuxième fois. »
M. Bernard dit qu'il avait demandé, l'an dernier, qu'il
fût fait des visites de jardins. Cette année, la saison
s'avance et il n'en a pas encore été fait.
M. Levesque répond que des visites sont faites quand
des membres d'i la Société en expriment le désir.
M. Chalufour, de son côté, demande que le Bureau étu-
die le moyen de faire le plus possible pour l'instruction
pratique des Sociétaires.
Ces deux questions seront soumises à l'examen du
bureau.
U. Levesque ajoute qu'il a fait des conférences pratiques
d'arboriculture quand les circonstances le lui ont permis.
M. Barbey dit qu'il a beaucoup appris aux cours de M.
Levesque; il les a notés et communiqués à diverses per-
sonnes.
Par suite des demandes qui ont été adressées à la So-
ciété, M. Levesque est désigné comme délégué, pour faire
partie du Jury de l'Exposition d'Horticulture do Bayeux,
et M. Macé sera prié d'accepter les fonctions.de membre
du Jury de l'Exposition qui aura lieu à Valognes le
20 Août, môme jour que celle de Bayeux.
A la demande de M. Lelerrier, MM. Vilmorin-Andrieux
ont adressé une belle médaille d'argent pour être attribuée
— ^1 —
à l'un des concours de l'exposilion de chrysanthèmes de
novembre prochain. Une dame veuve Gangnoron avait
demandé si elle pourrait exposer des dessins de Heurs faits
à la plume. Il a été répondu que le programme n'avait
pas prévu de concours de l'espèce et ([ue ses dessins
étaient plutôt du ressort de la Société des Amis des Arts
de la Manche.
]\j[me veuve Gangneron a envoyé ^au Secrétaire une col-
lection de ses dessins qui est soumise à la Société.
M. Dépinée présente une sorte de végétation qui s'est
produite sur l'une de ses vignes. Il la soumettra à M. Cor-
bière qui n'assiste pas à la présente séance.
Il est donné connaissance des comptes rendus des publi-
cations reçues, faits par M. Robin et M. Le Grin, ce der-
nier en remplacement de M. Rossel.
M. Robin ayant signalé un article de M. Levesque paru
dans le journal Le Cidre et le Poiré, et ayant pour titre :
« Un ennemi de nos poires », il en est donné lecture.
M. Drouin dit avoir vu chez M. Boullaud, horticulteur
à Valognes, un laurier-rose à fleurs jaune d'or.
M. Bernard a déposé sur le bureau de jolies fleurs de
diverses plantes {Salpirjlossis superbissima, Commelina.Pla-
tycodon grimdiflora azurea, bel œillet de semis, elc.j
SÉANCE DU 4 Septembre
Visites de Jardins. — Cours pratiques. — Fruits du Jurdin
du passage des Jardins. — Décès de M. Le Jolis. — Coni'
munications diverses.
44 Membres présents.
M. le Président dit que, par suite des demandes de
MM. Bernard et Chalulour à la dernière séance, le Bureau
a examiné la question de visites des jardins et de cours
plus fréquents de floriculture. n-
_ 5)9
Le Bureau a décidé que les Sociétaires seraient priés de
faire connaître soit en séance, soit par demande adressée au
Président ou au Secrétaire, s'ils désirent que leurs jardins
soient visités. Dans ce cas, MM. Levesque et Letullier
serjnt priés de faire la critique de ce qui aura été vu.
La Société approuve cette décision, après échange d'ob-
servations entre divers membres présents ; mais elle
arrête que les demandes de visites devront être faites dans
les séances mensuelles.
M. Letullier promet de continuer à se mettre à la dis-
position de la Société quand il le pourra pour donner des
leçons lie lloriculture, mais ses occupations ne lui permet-
teut pas de le faire aussi souvent qu'il le voudrait.
M. Alterner a adressé au sujet des demandes de MM.
Bernard et Cbalufour une lettre dont il est donné lecture
et dont les conclusions concordent avec les décisions pri-
ses par le Bureau.
M. Bernard demande qu'il soit fait une visite de son
jardin et il consent à ce que MM. Levesque et Letullier
fassent les critiques qu'ils jugeront convenables. Elles
pourront faire l'objet de discussions et faire apprendre
des choses que l'on ignore. Cette visite est fixée au diman-
che 11 septembre.
Il a été reçu de M. Ch. Baltet une brochure : « Histoire
d'un pépin de pomme», conseillant de semer des pépins.
M. Leterrier lit un très intéressant rapport sur l'Expo-
sition qui a eu lieu à Avranches en juillet et oi'i il faisait
partie du Jury comme délégué de la Société d'horticulture
de Cherbourg.
M. Fontaine a déposé sur le bureau une très belle poire
nommée Zoé. Cette poire est très bonne ; l'arbre est vigou-
reux.
M. Levesque donne des renseignements sur des fruits
qu'il a ajjportés du jardin du passage des Jardins:
— 23 -
Poires : Favorite des Clapps, boa fruit; Docteur .lules-
Guiilot, admise dans la liste des bons fruits, mais de qua-
lité médiocre; Pie IX, de qualité médiocre; Madamc-
Treyve, recommandée;
Raisin dont le nom est inconnu, plus précoce que le
Chasselas de Fontainebleau,
Il est donné lecture des comptes-rendus faits par MxM.
Robin et Le Grin au sujet des publications reçues.
A propos d'un article de ces publications, M. Piard dit
qu'il a vu, en 1878, chez M. Rose-Ciiarmeuse, des raisins
fécondés à la main. Dans certaines variétés, par exemple
le Parc-de-Versailles, les fleurs peuvent être fécondées par
le pollen d'autres fleurs placées au-dessus d'elles. Pour la
fécondation artificielle, il faut choisir le moment et la
température favorables,
M Noyon dit avoir employé avec succès contre les puce-
rons, des feuilles de noyer bouillies. M. Miette croit que le
brou de noix pourrait aussi être employé.
M. le Président rappelle que M. Le Jolis, dont les nom-
breux travaux scientifiques ont une réputation justement
méritée, est décédé dans le courant du mois d'août. C'était
le dernier survivant des membres fondateurs de notre
Société dont il avait été le premier secrétaire adjoint,
après avoir pris, en 1844, une part active à sa fondation.
Il s'était toujours vivement intéressé à la Société d'Horti-
culture, qui l'avait nommé Président d'honneur. D'un
autre côté, M Le Jolis avait aussi fortement contribué à
la création de la Société des Sciences naturelles. Au
nom de ces deux Sociétés, M. le Président a pris la parole
sur la tombe du regretté M. Le Jolis,
- 24 -
SÉANCE DU 3 Octobre
Congrès pomolocjique à Cherbourg en 1905. — Pommes pré-
senties par M. Barbey et provenant d'arbres obtenus de
semis. — Coîninuniculwns diverses.
41 iMembres présents.
M. le Président fait connaître que M. le Ministre du
Commerce et de l'Industrie accorde une médaille de ver-
meil pour l'Exposition de novembre prochain.
L'Association française pomologique demande que la
Société d'Horticulture désigne un délégué pour le Congrès
qu'elle organise à Vitré en octobre. La Société décide que
M.Albert Simon, qui a été pressenti et est disposé à accep-
ter, sera son délégué au Congrès -pomologique de Vitré.
M. Levesque explique que l'Association française pomo-
logique s'occupe uniquement des fruits de pressoir,
tandis que lés Congrès pomologiques de France ont pour
but le classementdes bons fruits; ce sont deux institutions
dillérentes.
Le Congrès qui se tiendra à Vitré en 1904 doit avoir lieu
à Cherbourg en 1903.
Plusieurs Sociétaires disent que les fruits de pressoir
jsout plutôt de la compétence de la Société d'Agricul-
ture que de celle d'Horticulture.
M. Barbey présente des pommes ayant un très bel
aspect et provenant d'arbres obtenus de semis. Il lit, à
l'appui de cetteprésentation, une note réfutant un article
de M. Levesque inséré dans le dernier Bulletin.
M. Levesque répond que les avis exprimés dans cet
article sont le résultat des observations de vieux prati-
ciens faisant partie des Congrès pomologiques de France.
Pour juger, selon lui, des fruits, leur aspect et celui des
arbres ne sullit pas. Il y a d'autres caractères à considérer,
2:î
notamment le rendement en jus. Celte question comporte
des observations longues et diniciles.
M- Corbière, résumant le débat, dit qu'évidemment il
y a lieu de conserver certains arbres provenant de semis,
mais non tous; c'est afiaire d'appréciation et d'étude.
M. Hervieux présente une belle grappe de raisin noir
dont il demande le nom ; elle lui a été vendue sous le nom
de Muscat Saint Laurent, mais c'est par erreur, puisque
le Muscat Saint-Laurent est blanc.
M. Levesque donne quelques renseignements sur des
fruits du jardin d^ passage des Jardins : un raisin blanc
dont le nom lui est inconnu (provenant de greffe) et que
M. Piard pense être du Muscat d'Alexandrie; du raisin de
plein air (Madeleine angevine); du raisin qu'on pensait
être Vieux-Cherbourg et qui doit être une autre variété;
de belles poires Williams-Duchesse, etc.
M. Piard dit que M. Levesque a présenté précédemment,
sous le nom de Duc-d'4njou, un raisin qui, d'après la des-
cription du catalogue de la Maison Salomon et d'après
tous les viticulteurs, ne doit pas être du Duc d'Anjou, car
celui ci est coulant, tandis que celui de M. Levesque ne
coule pas.
M Levesque répond qu'il l'a reçu sous ce nom.
M. Dépinée donne connaissance d'un article de V Agri-
culture moderne sur le bouturage du rosier.
Il est ensuite donné lecture des comptes-rendus faits
par MM. Robin et Le Grin sur les publications reçues.
SÉANCE DU u Novembre
Visite de la propriété de M.Bernard. — Gre/Jage du poirier
sur franc obtenu de semis. — Communications diverses.
52 Membres présents.
Sur la proposition de M. le Président, il est décidé que
la Commission chargée, d'après les statuts, d'examiner
— 26 —
les complps du Trésorier, sera nommée dans la prochaine
séance, parce qu'il est préférable avant d'arrêter les
comptes que les dépenses de l'expo-^ition soient réglées.
Il est donné connaissance d'un journal, Le Progrès lexo
vieil, envoyé par M.Desplanqucs. membre correspondant,
et rendant compte d'une exposition qui a eu lieu à Liva-
rot, en août 1904, et à l'occasion de laquelle plusieurs
récompenses ont été décernées à M- Desplanques.
M. le Président dit qu'une excursion a été faite à Mar-
tinvast, pour visiter la pépinière de M. Legoupil.
A la précédente séance on avait oublié de rendre
compte de la visite faite à la propriété de M Bernard, sur
sa demande.
M. Levesque dit que celte propriété est très bien tenue,
que M. Bernard a fait de très grands progrès et a obtenu de
1res bons résultats. 11 ne peut pas dire qu'il n'ait rien
appris à la Société d'Horticulture.
La propriété est grande; les arbres à fruits sont bien Irai-
tés ; la serre contient de beau raisin. M Bernard a récollé de
belles pèches. 11 a une jolie collection de poiriers. Sur la
proposition de M. Levesque de chaleureuses félicitations
sont votées à M. Bernard pour l'excellente tenue de sa
propriété, ainsi que de vifs remerciements pour le bon
accueil qu'il a fait aux sociétaires qui assistaient à cette
visite.
M. Hervieux a apporté de belles graines de pivoines
rouges pour être distribuées aux Sociétaires qui en dési-
rent.
Un catalogue signale un hybride de la framboise et de
la ronce Logan-Bcrry. M. Drouin dit avoir vu ce fruit
chez M. Tboury, horticulteur à Saint-llilaire du-llarcoucl,
et que le prix en était de I f.îiO le pied. M. Levesque ajoute
que ce fruit ne vaut pas la peine d'être cultivé.
.M. Altemer communique un article de V .\cjricuUure
- 27 —
moderne au sujet (l'un poirier grelïé sur poirier franc
obtenu de semis.
M. Levesque dit que les espèces peu vigoureuses grcfTées
sur franc dounent de moins bons résuilals que lorsqu'elles
sont greffées sur cognassier. Avec surgrelïage, on obtient
de meilleurs résultats qu"en greffant sur franc.
M. Thonimin présente une belle et bonne pomme de
terre nommée Pique-debout.
M. Dépiuée dit que, d'après un article qu'il a lu, la
pomme de terre pour donner un plus grand rendement,
doit être plantée le germe en bas.
M. Levesque répond que beaucoup de cultivateurs la
plantent en travers.
Le même Sociétaire ajoute que celte année il a récolté
beaucoup de raisin, mais que plusieurs grappes ont pourri.
D'après M. Piard le raisin dont il a été question à une
précédente séance, et qui avait été désigné sous le nom de
Vieux-Clicrbourg, doit être le Portugais bleu.
M. Bailly dit que celte année, le raisin se conserve bien
dans une de ses serres et non dans une autre.
M. Levesque présente des raisins provenant du jardin
du passage des Jardins [Dodrolabl, Frankental, etc.).
Il est donné connaissance des très intéressants comptes-
rendus des publications reçues, faits par MM Robin et
Le Griu.
M. Levesque propose de faire venir, à titre d'expérience,
la pomme de terre Solanum Comrmrsoril, signalée dans
les publications reçues. MM. Piard elTliommin pourraient
l'essayer. Celle proposition est acceptée.
— 28 —
SÉANCE DU 4 DÉCEMURE
Décf's de MM. Drouin, Gellé, Manourij, Bcaugrand. —
Brillant résultat de l Exposition de chryscnithèmes. —
Communications et présentations diverses.
67 Mombres présents.
M. le Président rappelle que M. Drouln est mort subite-
ment en rentrant cbez lui, peu d'instants après avoir
assisté à une réunion du Bureau et de la Commission de
l'Exposition, aux travaux de laquelle il avait pris une
large part. M. Drouin était très attaché à la Société; il
s'occupait beaucoup d'horticulture. M. Corbière exprime
les vifs regrets que sa mort a causés.
M. le Président ajoute que, par suite des préoccupations
de l'Exposition, il avait omis (et il s'en excuse), de signaler
le décès de deux Membres qui, eux aussi, étaient très atta-
chés à la Société : MM. Gellé et Manoury. On a eu encore à
déplorer depuis la mort d'un autre Sociétaire, M. Beau-
grand qui, malgré sou grand âge, assistait souvent aux
séances.
M. le Président se fait l'interprète de tous en disant com-
bien la mort de ces excellents Membres a causé de regrets.
M. le Président constate que l'Exposition de chrysanthè-
mes et de fruits qui a eu lieu le 19 novem.bre,aélé un véri-
table succès. Il adresse les remerciements de la Société à
tous ceux qui y ont contribué.
Dans les toasts qu'il avait portés lors du banquet, il
regrette d'avoir oublié M. Sanson qui, très gracieusement,
a contribué, pour une bonne part, à l'excellent résultat
de la Loterie.
Par suite de la décision prise de reporter à la présente
.séance la nominationde la Commission chargée d'examiner
les comptes du Trésorier, sont désignés pour faire partie
de cette Commission: MM. Bcsnard, Ménard et Salley.
M. le Président remet les diplômes des récompenses
décernées par le Jury de l'Exposilioa.
— 29 -
M. Corbière rappelle que M. Lemée a généreusement
offert quelques exemplaires de son ouvrage o Les ennemis
des plantes » ; l'un a été déposé à la bibliothèque de la
Société, les aulres seront mis en loterie.
M. le Président ajoute que M. Noyon.qui va prendre sa
retraite, a promis de remanier le classement de la biblio-
thèque et de se trouver dans la salle des séances, chaque
mardi de 8 à 9 heures du soir, pour remettre des livres
aux Sociétaires qui en désireront.
M Piard donne quelques renseignements sur la culture
des chrysanthèmes. Il dit qu'il faut bouturer, à nouveau,
les plantes de cette année.
M. Le Brettevillois ajoute qu'il avu qu'on conservait
deux ans des Standarts après les avoir rabattus.
M. Bernard dit avoir vu à l'exposition de Paris une Heur
de chrysanthème jaune ayant de 35 à 38 centimètres de
diamètre.
M. Dépinée ajoute qu'on lui a dit avoir vu la photogra-
phie de Standarts ayant de 300 à 500 fleurs.
M. Ilouchet communique un journal de Fougères où se
trouve un article (dont il est donné lecture) qui a
trait à la fabrication du cidre et au moyen de désinfecter
les barriques.
M Levesquequi ne peut assister à la séance, a envoyé un
rameau d'Eucalyptus avec ses fruits et ses feuilles
11 est donné lecture des comptes rendus des publications
reçues, faits par MM. Robin et Le Grin.
SÉANCE DU 18 DÉCEMBRE
D^cès de MM. Orange, Le Cnvelier, Marlln — /{apport de
la Co77i77iissio7i des co7nptes du Trésorier. — Médailles
à MM. Le Parmenlier et Leterrier.
G8 Membres présents.
M le Président rappelle les décès survenus, depuis la der-
- 30 -
nière séance, do MM. Orange, trésorier lionoraire, LeCave-
lier, ancien niaîlre serrurier, et Martin, mailre principal de
la marine en retraite. Tous trois s'intéressaient vivement à
la Société, et M. Orange n'avait cessé d'être trésorier que
lorsque son âge avancé ne lui avait plus permis de rem-
plir les fonctions qu'il occupait depuis de longues années.
M. Ménard lit le rapport qu'il a rédigé au nom de la
Commission chargée d'examiner les comptes du Trésorier.
Il résulte de ce rapport que les recettes, de novembre
1903 à décembre 1904 se sont élevées à 6.048 f. 07
et les dépenses à 5.097 70
et que l'excédent des recettes est de 950 f . 97
Mais, il reste encore quelques dépenses à régler, qui peu-
vent être estimées à 700 fr.; l'avoir net au 1" janvier 1905
serait de 250 fr. environ.
La Commission conclut ainsi :
« La comptabilité est tenue d'una façon régulière et
» irréprochable. Nous nous proposons, par suite, de vou-
» loir bien voter des félicitations à notre Trésorier pour le
» zèle qu'il a apporté dans l'exercice de ses délicates
» fonctions. >>
Ces conclusions sont votées à l'unanimité, aux applau-
dissements de l'assistance, et il est décidé qu'un extrait
du procès-verbal de la présente séance sera remis au
Trésorier pour lui servir de décharge conformément à
l'article 13 des statuts.
L-î Secrétaire lit un rapport sur la situation et les tra-
vaux de la Société pendant l'année I90i, rapport qui sera
inséré- au Bulletin.
M. le Président fait connaître que le Bureau a décidé
que des médailles de bronze — grand module — seraient
remises à titre de remerciement :
1'^ à M. LeParmentier, pour le dévouement qu'il a iiiou-
iM" lors de l'organisation de l'Exposition et pour celui
— 31 —
dont il fait preuve constamment en convoquant auxinliu-
nialions de Sociétaires et en achetant, chaque mois, des
plantes en vue des loteries.
2" à M. Leterrier, secrétaire adjoint, pour son précieux
concours dans la préparation du programme de l'Exposi-
tion de chrysanthèmes, ainsi que dans l'assistance aux
Memhres du Jury, dont il a facilité considérablement la
tâche.
Il est ensuite procédé au renouvellement du Bureau et
des Commissions permanentes.
Le Secrétaire,
P. LELIÈVRE.
- 32
RAPPORT DU SECRÉTAIRE
SUR LA
Situation et les Travaux de !a Société
PENDANT L'ANNÉE 1904
(Lu à la Séance du 19 Décembre 1901).
Messieurs,
L'arlicle 14 des statuts m'en faisant l'obligation, je me
propose de vous donner un exposé sommaire de la situa-
lion de la Société et de ses travaux pendant
l'année l!)04. Je vous demanderai la permission de vous
fournir, d'abord, quelques renseigneuients complémen-
taires au sujet des comptes de M. Le Brettevillois, rensei-
gnements puisés dans le résumé présenté d'une façon si
claire par notre excellent Trésorier.
Le rapport de la Commission qui a été chargée d'exami-
ner ces comptes nous indique que, de novembre 1903 à
décembre 1904, les recettes totales ont été de 6.0481.67.
Elles se sont décomposées ainsi :
Recettes ordinaires de la Sociét<^, 3.860 fr, 17 :
Recettes à l'occasion de l'exposition du lli novembre
(dons, banquet, loterie) 2.188 fr. oO.
Dans ces receltes de l'exposition ont ligure : une alloca-
cation spéciale de 100 francs de la Ville de Cherbourg, et
un (Ion de 50 francs de M. le Maire pour récompenses;
puis lr produit de la loterie, 1744 fr. oO. Il est à
— 33 —
remarquer que la loterie n'avait produit en 1897 que
li.'Jo f. 25, lors de la première exposition de chrysanthèmes,
et en 1901, lors de l'exposition générale, que 1.727 f. 7o.
Le résultat obtenu a donc été très satisfaisant, ela dépassé
toutes les prévisions, grâce au dévouement des membres
de la Commission d'organisation de la loterie.
Les dépenses se sont décomposées ainsi :
Service ordinaire de la Société 1 .3G0 f. 7o
Dépenses à l'occasion de l'exposition 3.736 9o
Soit au total 5 . 097 f. 70
Dans ces dépenses de l'exposition :
L'organisation figure pour 1 .041 f. 30
Les achats en vue de la loterie et
les récompenses pour 2.236 f. 35
Les recettes ayant été de 6.048 f. 67
Et les dépenses de. ... . 5.097 70
Il reste en caisse 950 f. 97
Mais, il est à remarquer que la Société a
encore à régler diverses dépenses (fournitures
de médailles, achat d'objets d'art, gravure de
médailles, bacs à fleurs achetés à M. Mallet,
loyer de Saint-Michel du jardin du passage des
Jardins, Bulletin de 1903, traitement du 4« tri-
mestre au concierge de la Société et dépenses
diverses). Ces dépenses peuvent être évaluées
à environ 700 f. »
Ce qui, une fois tout réglé, constituerait un
avoir net pour la Société de 250 f. 97
environ.
Nous avions remis à payer certaines dépenses après
l'exposition, attendant à en connaître les résultats. Nous
avons fait solder tout ce que nous avons pu après l'Expo-
sition. Ce qui est encore dû sera payéaucojumencementde
1905.
— Vl —
Une fois que tout sera payé, le total des dépenses pour
la loterie et les récompenses sera d'environ 2.3i30 fr.
Pour le règlement des dépenses de l'exposition, nous
avons été fortement secondés par le concierge de la
Société, Delabrousse, et M. Le Brellevillois a signalé par
lettre à M. le Président le précieux concours qu'il a ren-
contré de sa part, pour le recouvrement des cotisations et
le paiement à domicile de nombreux mandats.
La Commission des comptes a pensé qu'il m'appartenait
plutôt qu'à elle de signaler les services rendus par le con-
cierge Delabrousse et de demander pour lui des félicita-
tions à la Société. Chacun de nous connaît sa fidélité, son
honnêteté et son dévouement.
Il avait été établi, pour 1904, 322 quittances de cotisa-
tions; il en a été recouvré 312 (le môme nombre qu'en
1903). En 1902, il en avait été perçu-313; en 1901, 298 ; en
1900, 290.
Les quittances non recouvrées se décomposent ainsi :
1 départ, 9 refus de paiement.
Mais les admissions faites dans la fin Je l'année ont
compensé largement les pertes éprouvées.
La situation financière de la Société est bonne, malgré
le grand ellort qu'elle a fait pour l'exposition du 19
novembre : elle aura encore un avoir et il ne lui
restera pas de dettes, ce qui est rare après une exposition.
Chacun de nous se souvient de cette brillante exposition
dont le succès a été très grand.
D'après les déclarations des membres du Jury, tous tiès
compétents, il serait dillicile de rencontrer dans une autre
ville de province un aussi bel ensemble de produits hor-
ticoles.
Le nombre des médailles et objets d'art décernés a été
de 49, alors que lors de l'exposition de 1817, il avait été
attribué li médailles d'argent et 4 de bronze.
— r^-j —
L'horticulture a fait des progrès considérables depuis la
fondation de la Société.
Malgré les charges qu'elle a eues à supporter pour son
exposition, la Société n'en a pas moins continué le cours
de ses travaux ordinaires.
Ses séances mensuelles sont toujours très suivies; la
salle est trop petite pour contenir les membres présents,
qui souvent, au uomLre de plus de GO, se pressent dans
cette étroite enceinte.
D'intéressantes communications et présentations sont
faites constamment à ces réunions, ainsi que des comptes-
rendus des publications reçues.
M. Levesque a continué de faire, avec son dévouement
habituel, ses cours d'arboriculture, et M. Letullier a donné
plusieurs leçons pratiques de floriculture.
Les deux jardins de la Société ont toujours été bien
entretenus et le sujet d'utiles enseignements.
Des visites de parcs, de jardins et de pépinières ont été
faites dans le courant de l'année.
Il a encore été publié un intéressant Bulletin.
M. Noyon, Ijibliothécaire, qui, maintenant, a plus de
liberté, s'occupe de remanier l'organisation de la biblio-
thèque
La Société a continué à entretenir d'excellentes rela-
tions avec les associations, correspondantes, notamment
en envoyant plusieurs de ses membres faire partie du
Jury des expositions organisées par ces sociétés, les.
quelles, à leur tour, ont envoyé des délégués pour
composer le Jury de notre exposition de novembre der-
nier.
Nous avons eu la douleur de perdre dans le courant de
l'année plusieurs de nos meilleurs collègues dont la mort
a été vivement ressentie.
Si la Société a pu organiser une brillante exposition, si
sa situation est très prospère, c'est grâce à la précieuse
— ;jG -
tlireclioQ de son dévoué Président, M. Corbière (digne
successeur de l'excellent docteurRenaull), qui nes'épargne
ni peine ni déuiarclies; grâce aux travaux intelligents des
exposants; grâce enfin à l'excelient esprit de bonne con-
fraternité qui existe entre tous les Sociétaires.
Les résultats obtenus sont dus aussi au concours
empressé avec lequel la plupart des Membres contribuent
à l'activité et à la prospérité de la Société (chacun dans
sa sphère), soit en prenant part aux travaux du Bureau,
soit en donnant des leçons pratiques, soit en faisant des
comniunications et apports aux séances, en présentant
des rapports ou en donnant des comptes-rendus des publi-
cations reçues, soit en faisant partie de commissions
diverses, soit en achetant des plantes pour les séances
mensuelles, etc. Ces membres dévoués ont droit aux vifs
remerciements et à la reconnaissance de la Société.
Nous ne devons pas oublier, non plus, les témoignages
de bienveillant intérêt que notre Société a reçus, notam-
ment à l'occasion de son exposition, de M. le Président de
la République, de MM, les Ministres de l'Agriculture, de
l'Industrie et du Commerce, de l'Instruction Publique et
des Beaux-Arts, de M. le Maire et du Conseil municipal de
la Ville de Cherbourg, de la Société Nationale d'Horticul-
ture de France, de la Société française des Chrysanthé-
mistes, de la Société Artistique et Industrielle, ainsi que
de la Fédération du Commerce et de l'Industrie de Cher-
bourg, de MM. Vilmorin-Andrieux, etc.
Notre Société se souviendra que succès oblige; elle
continuera à marcher dans la voie du progrès et à se
rendre digne des précieuses sympathies dont elle est
l'objet et dont elle est profondément touchée et reconnais-
saule.
Le Secrétaire,
P. LELIKVRE.
— 37 -
REVUE DES PUBLICATIONS
reçues par la Société d'Horticulture.
1. CULTURES D'UTILITÉ
SÉANCE DU 31 Janvier 1904.
— Bulletin de la Société d'horticulture et de viticulture du
Puy-de-Dôme, 2e trimestre 1903.
Page 65. — Remarquable article de M. Grosde-
mange intitulé : « Y a-t-il avantage à semer les graines
l'année de leur récolte ou après plusieurs années
de conservation? » — Cet article, qui comporte 18 pages,
est beaucoup trop long pour être analysé. On ne peut
qu'en recommander la lecture. L'auteur, s'appuyant sur
les nombreuses et souvent curieuses observations qui ont
été faites sur ce sujet par des auteurs anciens et modernes
et sur les connaissances personnelles qu'il possède, croit
pouvoir dire qu'en principe il y a toujours avantage à
semer les graines l'année même de leur récolte, se basant
sur ce fait bien connu, que les graines germent avec
d'autant plus de facilité qu'elles sont plus nouvelles.
Les exceptions naturelles ou culturales intéressantes
sont successivement examinées par l'auteur dans son
travail, en vue de répondre d'une façon directe à la question
posée.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Seine- et Oise.
Novembre 1903.
Page 277. — a Chronique. Emploi du céleri contre lea
rhumatismes». ni.
— 38 -
Un nicdocin anglais vient de faire savoir qu'il obtient
la giiérison complète des rhumatismes au moyeu du céleri
pris en aboniiauce.
L'habitude de manger ce légume cru a empêché d'en
expérimenté les vertus thérapeutiques. Il faut le couper
en morceaux, le faire jjouiliir jusqu'à ce qu'il soit devenu
mou, et buire l'eau dans lequel il a bouilli. Puis, prendre
du lait, un peu de farine, mettre le tout dans unecasserole
avec le céleri bouilli et des tranches de pain, et le manger,
si l'on veut, avec des pommes de terre.
Toute aiïeclion rhumatismale, d'après le praticien
anglais, disparaîtra après l'usage de ce mets,
— Bévue horlicole, n» 23, l^i- Décembre.
Page 537. — « Chronique. L'ensachage des raisins ».
M. Opoix, jardinier en chef au jardin du Luxembourg, a
présenté à la Société nalionain d'horticulture des raisins
de diverses variétés cultivés en contre espalier et soumis
à l'ensachage. Il a fait, à ce sujet, une communication
dont voici le résumé : M. Opoix a mis ces raisins en sacs
aussitôt après le cisellement. les grains ayant à peine la
grosseur d'un petit pois. Les sacs étaient en papier
parchemin, avec de petites ouvertures aux angles et au
fond, pour assurer l'aération. L'introduction dans les sacs
se fait comme pour les pommes et les poires.
A la maturité, les fruits ainsi ensachés ont présenté les
caractères suivants .|o maturité plus hâtive d'au moins
15 jours, comparativement avec des grappes laissées en
plein air, sur le môme cep et sur le môme courson ; 2» fruits
plus gros, plus transparents, plus fleuris.
L'ensachage présente encore, l'avantase de mettre les
fruits à l'abri de la pluie et des brouillards. Dans ces
C(jn(lilions ils ixhivimiI se conserver intacts sur le cep
jus(|u'à la fin d'octobre, et môme plus lard s'il ne survient
pas de trop grands abaissements de température.
- 39 -
M. Opoix estime, après deux années d'expériences, que
l'ensacluige des raisins est surtout à recommander dans
la région parisienne, l'Ouest, l'Est et le Nord de la France.
Il a remarqué que l'ensachage est plus utile pour les
raisins à fruits blancs que pour ceux à fruits noirs.
SÉANCE DU 6 Mars.
— Revue horticole du 16 janvier, n» 2.
Page 42.— « Traitement et mise à fruit des poiriers par
l'éborgnage en vert ». — L'auteur, M. Georges Bellair,
indique dans cet article les procédés qu'il préconise dans
le but de mettre à fruit des poiriers infertiles en pratiquant
l'éborgnage en vert sur les branches fruitières et sur les
prolongements de la charpente.
11 signale, comme résultat de ce traitement appliqué sur
une pyramide de 4 à 5 ans de la variété Passe Crassane, le
développement d'un œil qui s'est métamorphosé en bouton
à fruit dans l'espace de 5 mois. Il conclut par la certitude
d'une mise à fruil abondante par la pratique de l'ébor-
gnage en vert appliqué simultanément aux branches
fruitières et aux prolongements des branches charpen-
tières du poirier.
— Revue horticole du io"" Février, no 3,
Page 61.— « La culture forcée de l'asperge blanche» par
M. J. Curé, secrétaire du syndicat des maraîchers de la
région parisienne.
Article très intéressant, non susceptible d'analyse, dont
la lecture est recommandée à ceux de nos collègues qui
s'occupent de plantations d'asperges et qui désirent
s'olïrir le plaisir de consommer des asperges tout l'hiver
par une culture bien dirigée.
- 40 —
la Pomolooie Française. Bulletin mensuel, n*^ 1,
Janvier.
PaseST. — " Lp puceron lanifère ». — L'auteur 'lerarlicle,
M. Gabriel Luizel, passe en revue et signale les divers
inojens tentés pour détruire ce redoutable ennemi. Au
nombre des procédés signalés, il en est un recommandé
tout spécialement par M. de laHayrie, un des membres
les plus distingués de la Société Pomologique de France,
et qui consiste dans la solution suivante:
Savon noir 3S gr.
Alcool amylique 60 gr.
Teinture d'aloës 5 gr.
Eau I litre
Elle donne, dit-il, les meilleurs résultats, non seulement
contre le puceron lanigère, mais aussi contre toute sorte
d'insectes, même ceux protégés par unecarapace: Kermès,
Coclienille, Perce-Oreille, etc. Cependant, ajoute M de la
Hayrie, il sera bon de laver, quelques beures après, les
sujets à grande eau, afin d'empèciier l'intoxication des
feuilles et des écorces.
SÉANCE DU 27 Mars.
— lievue horticole, 1G Février, n° 4.
Page 83. — « Nouveaux procédés de destruction de
l'oïdium et du puceron lanigère « par M. Ed. André.
L'auteur de l'article fait connaître les deux procédés
qui lui ont été signalés par M. Jules Chunlrier, borticul-
teur à Mortefnntaine (Oise^ pour la destruction des deux
terril)les fléaux d>nl il s'agit, procédés dont il ol)tienl les
succès les plus soutenus et qui sont les suivants :
i» Oïdium.
M. J. Cliantrier se débarrasse absolument de l'oïdium
depuis plusieurs années, par un moyen très simple. Il
— 41 —
asperge les feuilles d'eau bouillante ou presque bouillante,
à 10°, 75° et 80° môme. Projetée avec force sur les feuilles
et les pousses, même herbacées, elle détruit instantané-
ment l'oïdium sans faire aucun mal aux plantes. 11 sufiit
d'opérer dès qu'on s'aperçoit de la présence du terrible
cryptogame, et par n'importe quel temps.
2'^ Puceron lanigère.
M. Çhantrier ayant remarqué que des pommiers voisins
de noyers étaient indemnes du redoutable puceron, alors
que d'autres pommiers du même carré, plus éloignés,
étaient infestés, en conclut que les plants de noyers et le
puceron ne sympathisaient guère. On pouvait barbouiller
les arbres d'une infusion concentrée de feuilles de noyer.
M. Cliantrier agit plus simplement : il frotta vigoureuse-
ment, avec un fort tampon de feuilles de noyer vertes, les
parties de l'arbre contaminées et le puceron disparut pour
ne plus revenir.
M. André recommande vivement les essais à faire, cette
année, sur ces deux procédés curatifs de l'oïJium et du
puceron lanigère.
Dans ce même numéro de la Hevue horticole nous
signalons àl'attention denos collègues lesarliclessuivants,
susceptibles d'intéresser ceux qui s'occupent de la culture
potagère.
Page 8o.— « Culture forcée de la chicorée frisée », par M.
Curé, secrétaire du syndicat des maraîchers de la région
parisienne.
Page 87. — * Le cerfeuil tubéreux », par M. Foussat.
Page 90.— «Histoire du chou», par M. Georges Thibault.
Article fort curieux sur l'origine et la culture du chou,
remontant, d'après l'auteur, à l'époque préhistorique.
Dans le n^ 5 de la Revue horticole on signale également,
page 113, un article de M. Louis Clayeux sur la
culture du melon, d'après une méthode excellente, parait-il,
qui a été appli((uée avec succès à l'école d'horticulture de
Clermont-Ferrand, sous la direction du regretté M.Mouly.
— 42 -
Cet article présente un réel intérêt pour les personnes
qui s'occupenlde la culture dont il s'agit.
Et page 121 du môme numéro, un article sur le céleri-
rave par M. Enfer.
— Journal de la Société nationale d'horticulture de
France, 4* série, tome V. Janvier 1904.
Bien que je ne m'occupe que des articles concernant les
cultures d'utilité, je crois devoir signaler à l'atlention de
la Société d'horticulture le compte-rendu de l'exposition
tenue aux serres du Cours-la-Reinedu 4 au II novembre
1903, relatif aux chrysanthèmes, par M. G. Clément.
Je reproduis volontiers le passage suivant de ce compte-
rendu concernant M. Cavron, horticulteur, notre collègue.
Plantes en pots (Horticulteurs).
« Le triomphateur des horticulteurs français pour le chry-
santhème a été, cette année, M. Cavron, horticulteur à
Cherbourg, qui a fourni unelTortconsidérableenaoportant
à Paris un lot de plantes, toutes d'une végétation superbe
et d'une culture absolument irréprochable.
« Ses Standards très élevés, sans être embarrassés de
tuteurs, avaient une tige impeccable ; très peu de visiteurs,
tout en les admirant, se doutaient du travail qu'avaient dû
demander des plantes aussi parfaites.
« A côté, des volumineux Spécimens, hautsd'un mètre à
peine, avec une soixantaine de fleurs chacun, en boules
très bien formées, complétaient dignement les précédents.
Une très importante collection de chrysanthèmes greffes
sur anthémis agrémentait cet important apport. M.
Cavron déploie une patience peu ordinaire pour grouper
par la greffe jusqu'à 15 ou 20 variétés sur une même
plante, et mieux encore il a le secret de les faire fleurir à
la fois. Bien que ces plantes ne soient qu'une agréa!)le
fantaisie horticole, elles n'en remportent pas moins un
grand succès auprès du public.
— 43 -
« Nous devons féliciter M. Cavron d'avoir pris une si belle
part à lexposilion S m mérite est encore multiplié pnr
la distance qui sépare Clierbouri^de Paris. De grand cœur
nous applaudissons à son succès. Parmi ses plantps, les
variétés qui se prêtaient le mieux à cette culture exigeant
unegrande vigueur, il faut citer: jMadameG. Henri, baronne
de Viuols, Pride of iMadford, Tatiana, Geo W. CbiKIs,
Monsieur A. Cliarmet, Swanley Gianl, etc. »
SÉANCE DU 24 Avril
— Revue horticole du 16 Mars, n» 6.
Ce numéro renferme plusieurs articles d'utilité, intéres-
sant à consulter. A citer notamment un article de M. J.
Curé, secrétaire du Syndicat des maraîchers de la région
parisienne.
Page 132. — a Sur la culture forcée des haricots ».
Page 133. — .. La greffe des fruits», par M. Pierre Passy.
Page 134. — a Le vieillissement artificiel des graines »,
par M. Georges Bellair.
— Revue horticole du 1«'" Avril, n" 7.
Page 161, — Un article de M. J. Foussat « LaîNIarjolaine
ou Origan ». Plante appartenant à la catégorie des condi-
nents, dont l'emploi en cuisine est agréable, en raison du
parfum aromatique qu'elle communique aux mets, et dont
la culture est à conseiller dans les jardins d'amateurs
Cette culture est d'ailleurs facile. La Marjolaine est une
plante vivace, à tige et à rr-imifications ligneuses; sa durée
peut être très longue au même endroit. Le semis n'offre
aucune difficulté; dans le Nord, il se fait en place en mars
ou dans le courant d'avril. Deux ou trois pieds dans un
jardin sont largement suffisants pour les besoins d'une
maison.
— 44 —
— Nouvelles Annales de la Société d'horticulture de la
Gironde, n» 105. Janvier, Février, Mars 1904.
Page 46. — Chronique horticole. Extrait du Journal
horticole de l'arrondissement de Melun,'à proposde l'incision
annulaire.
L'incision annulaire consiste à enlever, un peu au-
dessous de la grappe inférieure, un anneau d'environ
un centimètre de largeur; mais elle doit porter exclusi-
vement sur le sarment fructifère qui sera supprimé à la
taille, et non sur le sarment de remplacement, non plus
que sur les prolongements, parce que si elle produit de
bons effets sur le fruit elle nuit à la base du rameau sur
lequel on opère.
L'incision annulaire se pratique au début delà floraison
si l'on craint la coulure, et deux ou trois jours après la
défloraison si l'on veut simplement faire grossir la grappe.
Ce même numéro contient un article fort remarquable
de M Charles Ballet, horticulteur à Troyes, inséré à la
page 39, intitulé « Les ennemis du pommier ».
Beaucoup trop long pour être analysé, nous ne pouvons
en le signalant qu'en recommander la lecture à ceux de
nos collègues qui s'intéressent à la culture du pommier.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Seine etOise,
Février 1904.
Page 31.— « La mouche de l'asperge. Ses caractères, s(!s
mœurs, moyen de la combattre avec succès. »
Article de M. Gustave Rivière, professeurdépartemental,
directeur delà station agronomique de Seine et Oise.
SÉANCE DU 5 Juin
— Hernie horticole un 10 Avril, n° 8.
Ce numéro contient plusieurs articles intéressants au
point de vue des cultures d'utilité. Nous signalerons no-
- 45
tamment, page 177, un article de M. Grignan inlitiilé :
« Un nouveau légume d'hiver, l'Ovidius. » C'est à M. Ovide
Bicliot, ex président de l'académie de cuisine de Paris,
qu'il était réservé d'introduire danslesculturescenouveau
légume et d'en faire connaître les utilisations. Il cultiva
la plante avec succès pendant plusieurs années, et c'est
grâce à lui qu'elle peut aujourd'hui être miseau commerce
par la maison Thiébaul-Legendre, 8, avenue Victoria, à
Paris, qui lui a donné le nom d'Ovidius. Un des grands
mérites de ce légume est d'arriver avant l'asperge, à une
saison où les légumes frais fout presque défaut; en le
fjrçant à la manière du Crambé maritime ou de la Chicorée
Witloof;on peut en consommer depuis novembre jusqu'au
printemps.
Page 18o. — a Culture de l'aubergine sous le climat de
Paris », article de M Curé, secrétaire du Syndicat des
maraîchers de la région parisienne.
L'auteur, après quelques indications sur Torigine de
cette plante, qui est cultivée dan-; l'Inde, paraît il, depuis
un temps immémorial, donne d utiles indications sur le
mode de culture, l'époque des semis, les soins à apporter
pour que cette plante donne d'abondantes récolles.
Page 191, - « Désinfection des serres du Muséum par
l'acide cyanhydrique ».
Méthode appliquée par les Américains avec succès,
notamment dans la destruction des parasites animaux du
citronnier. Précautions à prendre pour la fumigation.
Action sur divers animaux parasites. Résultats obtenus et
économie réalisée. Article fort intéressant à consulter.
— Revice horticole du l^r Mai, n^ 9.
Page 205. — «Les fraisiers à gros fruits remontants et le
fraisier la Productive », article de M. S. Mottet.
L'auteur signale les diverses variétés de fraisiers à gros
fruits remontants lancées depuis 10 ans, époque à laquelle
— 46 —
le fraisier Saint-Joseph fit son apparition sur la scène
horticole.
La Productive, que met cette année au commerce la
maison Vilmorin, a été obtenue par cette maison, d'un
croisement cdectué dès 1898 entre le fraisier Saint Joseph
et la variété Edouard Lefort ; c'est donc pendant plusieurs
années consécutives que ce fraisier a été jugé comparati-
vement avec ses aînés. Il résulte de la description qui en
est faite, des qualités mises en évidence, qu'à tous les
points de vue le fraisier la Productive peut être considéré
comme une des variétés les plusprécieusesetaussi comme
une amélioration notable sur ses devanciers.
SÉANCE DU 3 Juillet
— Revue horticole un 16 Mai, n» 10.
Page i36.— « La chlorose des arbres fruitierset le traite-
ment Rasséguier •>, par M. J. Lochot,
Le traitement Rasséguier, employé avec succès pour
combattre la clilorose de la vigne, consiste à pratiquer une
taille Jonguelà la fin de l'automne, sur le déclin delà sève,
et à badigeonnerlescoupesavecunesolution très concentrée
de sulfate de fer. Sur les arbres fruitiers l'auteur de
l'article a opéré avec un plein succès pendant le cours de
la végétation; Ses premiers essais remontent à sept ou huit
ans et ont été faits sur des arbres plantés en sol calcaire.
Le traitement consiste en ceci: Préparer une solution très
concentrée (10 à 15 p. 100), de sulfate de fer, puis, sur les
parties horizontales des branches de charpente, avec le
grelhjjr, rafraîchir ([iielques vieilles tailles, environ trois
ou quatre par mètre courantde branche ; tremper un doigt
dans la solulionet déposer une forte gouttelette sur la coupe
horizontale En oj)érant dans la !'■<' quinzaine de juin, en
très peu de temps la solution pénètre dans la tige, et, comme
— 47 —
à cette saison la circulation de la sève est active, l'effet
obtenu est rapide.
Cet article est très intéressant ; nous en recommandons
la lecture au point de vue des indications qu'il contient
sur les résultats obtenus par l'application du traitement
Rasséguier.
Dans ce même numéro, page 2?9, un article surl'éclair-
cissage des plantes potagères par M. V. Eufer, pouvant
intéresser ceux de nos collègues qui s'occupent do celte
culture.
— lievue horllcole du l^^r j^iu^ qo \\^
Page 247. — « Chronique horticole. L'anthonomage ».—
M. Truelle, dans un intéressant article publié par le
Journal tragricuUure pratique, ipdique les moyens d'orga-
niser d'une façon méthodique l'anliionomage; ils compor-
tent deux phases : la phase préventive, qui va de la lin de
novembre à mars, et la phase active, ou anlhonomage de
printemps.
L'article étant trop long pour être reproduit, nous ne
pouvons que le signaler à l'attention de ceux de nos
collègues qui ont pu apprécier l'importance des dégâts
causés aux arbres fruitiers par les anlhonomes, et les
avantages qu'on peut retirer en appliquant les traite-
ments préconisés.
Page 259.— (( Légumes nouveaux». — Article de M. Max
Garnier, signalant quelques légumes nouveaux uiis au
commerce cette année par MM. Cayeux et Leclerc, 8, quai
de la Mégisserie à Paris :
Pois ridé demi-nain Serpette « Robur ».
Pois ridé à rames Alderman.
Radis loug écarlate cylindrique à forcer.
Radis long gris d'été de Colmar.
- 48 —
— Annales de la Société d'horticulture de la Haute-
Garonne, Mars-Avril 1904.
Nous signalons à l'attention de MM. les arboriculteurs,
page 00, une communication faite à la Société d'Horticul-
ture par M. Pée-Laby, secrétaire général, sur un nouveau
procédé de mise à fruit des arbres rebelles. Cet article
étant trop long pour être analysé, on ne peut qu'en
recommander la lecture.
Il a été reçu dans le mois de Juin parmi les publications
périodiques, 3 numéros de la Revue agricole illustrée, 1er
et 15 Mai et l^rjuiQ 1904, que nous croyons devoir signa-
ler à l'attention de nos collègues qui fréquentent la biblio-
thèque de la Société. Cette Revue est fort intéressante par
le choix et la variété des articles publiés.
SÉANCE DU 7 Août
— lievue horticole du 16 Juin, n» 12.
Page 279 — « Entretien des thermosiphons pendant
l'été » par M. A. Guiou.
Article recommandé aux jardiniers et aux horticulteurs
pour augmenter la durée de leurs appareils, qu'on laisse
généralement sans aucun soin pendant Télé, ce qui est très
nuisible à leur conservation.
— Revue horticole du l^'' Juillet, n» 13.
Page 304. — « Pourobtenir de bonsarbres fruitiers par la
voie du semis, » par M. Georges Bellair. — Article intéres-
sant à consullcr.
— Bulletin mensuel de la Société d'horticulture et de
viticulture d'Epernaij. mois de Juin 1904.
Page 127. — « Badigeonnage des serres pour protéger les
plantes contre les coups de soleil » par M. Remigius.
L'auteur recommande l'application sur le verre d'un
— 49 —
mélange de blanc d'Espagne et desilicate de potasse, dans
la proporlion d'un quarl, d'un sixième ou d'un iiuitième
de silicate. Les mélanges n" I et 2 res'ent parfaitement
intact jusqu'en Octobre, uialgré la pluie, tandis que le
no 3 perd 1/4 environ de son opacité.
Page 1 28.— (' L'eau de chaux en arboriculture » par M. G.
Bellair. (Extrait du Bulletin de la Société d'horticulture
de Seineet Oise).
Celte eau se prépare en jetant dans un baquet ou une
barrique défoncée remplie deau, des morceaux de chaux
vive; au bout de un ou deux jours, l'eau devient jaunâtre
huileuse, et il suffît de décanter avec précaution pour
éviter que la chaux, qui s'est déposée au fond du baquet,
ne soit entraînée. A l'aide d'un gros [)inceau trempé dans
cette eau, on badigeonne les branches des arbres fruitiers,
et cette opération a pour résultat de faire tomber les
mousses, les licliens, de détruire les insectes et de donner
aux arbres une écorce nette et un aspect de vigueur et de
santé tout à fait remarquable. On évite ainsi l'aspect
désagréable que présentent les arbres uniformément
peints en blanc pendant toute la duréede l'hiver, lorsqu'il
sont badigeonnés avec un lait de chaux.
— Le Cidre et le Poire, revue mensuelle, 1«'' Juillet 1904.
Page 60. — « tin ennemi de nos poires »par M.J. Leves-
que.
Cet article daté de Cherbourg, 27 Juin 1904, émane sans
aucun doute de notre honorable vice président, qui nous
a enlrelenus, dans une de nos précédentes séances, des
ravages occasionné? dans nos jardins par la Cécidoujye
noire, de l'ordre des Diptères.
L'auleur fait remarquer qu'il est facile de distinguer,
après la floraison, les fruits atteints, lesquels, au lieudecon-
server la forme pirifor me, de viennent ronds ou sou vent cale-
basses.
Le moyen d'empécher la multiplication de l'insecte
consiste à arracher au printemps tous lesfruilscalebassés
— 50 —
ou vérés et à les détruire immédiatement. Cet article est
fort inléressanl et doit être signalé à ceux de nos collègues
qui n'ont pas eu l'occasion d'entendre les comniunicaiions
faites à ce sujet par notre dévoué et sympathique vice-
président.
SÉANCE DU 4 Septembre
— lievtie horticole du 16 Juillet, n° 14.
Page 326. « Chronique horticole. La fécondation artifi-
cielle de la vigne ».
Communication d'un très grand intérêt, faite à la
Société nationale d'agriculture par M. Viala, en son nom
et au nom de M. Pacottet, afin d'obvier à la coulure et à
l'avorlement des fruits de certains cépages dans les forceries
de vignes, en ce qui concerne notamment le muscat
d'Alexandrie et le Bicane.
MM Viala et Pacottet ont enrayé la coulure des lleurs
de ces deux cépages par la fécondation artificielle au
moyen d'un autre pollen très fécondant. Ce pollen leur
est fourni par le l-'rankenlhal ou par les lleurs mâles
d'Aramoux rupestris Ganzin n^ 1 .
Nous ne pouvons que renvoyer ceux de nos collègues
qui peuvent s'intéresser à celte opération à la lecture de
l'article indiquant les procédés employés qui ont amené
une production normale et régulière depuis 2 ans.
— lievue horticole du !«' Août, n« 15.
Page 352. « Chronique horticole. Note sur l'emploi du
sel dans la culture potagère. »
Un agronome allemand très connu, le docteur Oiersberg,
de Berlin, vient de publier une note intéressante qui
ramène l'attention sur la question du rôle du sel m;irin
dans la fumure des terres. I^'attention du docteur Giers-
berg a été appelée sur l'emploi du sel par un certain
nombre de jardiniers qui disent en avoir obtenu d'excel-
— ul -
lents résultats (ieins hi culture des légumes, choux, salatlcs,
asperges, etc. Le sel améliore très notablement, d'après
eux, la qualité des produits récoltés. Le sel donné au sol
agit favorablement sur les arbres fruitiers en augmentant
la saveur et l'arôme des fruits.
Page 3.j8. — « Notes sur l'emploi de l'acide cyanliy-
drique comme insecticide », par M. Richon, directeur des
serres de Bretagne, à Paramé.
Nous ne pouvons, à défaut d'une analyse dont ces notes
ne sont pas susceptibles, que recommander la lecture de
l'article résumant les résultats obtenus par l'auteur, qui a
employé fréquemment depuis deux ans l'acide cyanliydri-
que pour la désinfection de serres de dimensions assez
importantes (6C0 mètres cubes environ).
— Bulletin de la Société d'horticulture et de viticulture du
Puy-de-Jôme, 2Mrimestre 1904.
P. 67. — Nous recommandons tout particulièrement à
ceux de nos collègues qui fréquentent la bibliothèque de
la Société, la lecture d'une conférence faite le 5 juin à la
Société d'horticulture et de viticulture du Puy-de-Dôme par
M. J. ReynarJ, conservateur des eaux et forêts en retraité.
Cette conférence a pour sujet «l'Arbre et la dette sociale. »
Parmi les publications reçues dans le mois parla Société
nous devons signaler une petite brochure adressée comme
hommage de l'auteur, M. Cliarles Ballet, à la Société,
d'horticulture Cette brochure a pour titre : « Histoire d'un
Pépin de Pomme racontée par lui-môme. » Lecture en a été
faiteenséance publiquedela Société académiquedel'Aube,
le 22 janvier 1904, par l'auteur. Cette histoire a pour
épigraphe: «Le pépin, c'est la graine; la graine fait
r.irbre, cl la grelïe le transforme ».
Nous ne pouvons que recommander la lecture de ce
travail fort intéressant.
SÉANCE DU 2 Octobre
— fiullptin de In Société d'Horticulture, d' Agriculture el
de Botanique du canton de Montmorency, 9« volume, 2«
trimestre. Contient plusieurs articles intéressants à
consulter.
Nous signalerons notamment à l'attention de nos lec-
teurs, dans la notice horticole, page 89 ;
1o « Préparation de fraisiers par la culture forcée » par
M. Louis Térasse.
2° « De l'inlluence du sel marin sur la végétation », du
docteur Giersberg, extrait du journal Le Jardin. — Il résulte
des expériences dont il est rendu compte par l'auteur de
l'article que le sel marin améliorerait de façon très
notable la qualité des produits récoltés et agirait même
favorablement sur les arbres fruitiers, en augmentant la
saveuret l'arôme des fruits. L'emploi du sel marin doit se
faire avec la plus grande précaution, à la dose maxima de
ioOO à 2000 grammes par are et de 150 à 200 grammes par
arbre, suivant les dimensions. On doit le répandre dans le
sol à l'automne ou dans les premiers jours du printemps
alin de lui permettre de se disséminer dans la terre avant
le départ de la végétation.
— Revue horticole, i®» Septembre, n» 17.
Page 405. — ( Le puceron lanigère sur le poirier » par
M. Ed. André.
Le puceron lanigère, qui paraissait spécial au pommier,
s'atta(|uerait également à certaines variétés de poiriers,
notamment au Doyeruié d'hiver, ainsi qu'il résulte de
communications faites à l'auteur de l'article par divers
horticulteurs, tels que M.M. Cîérardin père et fils, à la
Jonchère (Haute Vienne) ; Ferdinand Jamin, de Bourg la-
Reine, qui a constaté le fait sur le Doyenné d'hiver au
potager de Versailles, où le puceron lanigère est resté
endémique sur les arbres de ce jardin.
- (33 -
M. Henri Lemoine, de Tours, l'a observé d'abord sur un
poirier d'Ainaulis, puis sur une Louise-Bonne d'Avranches
el enfin sur un poirier Sauget.
Article fort intéressant dont la lecture est recommandée.
Page 414. — « Pomme Isidore Dupont », par M. J.-M.
Buisson.
La pomme Isidore-Dupont a été obtenue par M. Arnoux
Pellerin, de Bagnolet, dans des semis de fortune. Elle fut
présentée au Comité d'arboriculture fruitière de la Société
nationale d'horticulture de France dans la séance du
8 octobre 1903 et fut trouvée bonne à la dégustation. A
l'exposition de novembre de la même année au Cours-la-
Reine, le jury lui décernait la plus haute récompense (mé-
daille d'argent pour fruits nouveaux présentés par l'obten-
teur).
-- Bulletin de la Société d'horticulture des Deux-Sèvres,
t trimestre 1904
Ce bulletin contient plusieurs articles intéressants. Nous
citerons :
Page 53. — « Ce qu'on peut planter contre les murs e){-
posés au Nord», par M. Paul Lécolier. (Extrait de la Rex)ue
horticole du 16 février 1904).
Page 60. — « Quelques mots sur la culture des asperges » ,
par M. Roux, jardinier à Grézau.
Page 66. — u La Destruction des fourmis» (Extrait de
y Horticulture Nouvelle).
Nous signalons dans la réception des publications reçues
par la Société d'horticulture le règlement et le programme
de l'Exposition générale de la Société Nationale d'Horti-
culture de France ouverte du 5 au 43 novembre 1904, dans
les serres du Cours-la-Reine, à Paris.
JiV.
— 54 —
SÉANCE DU 6 Novembre
— Revue horticole, n° 18. 16 septembre 1904.
Nous signalerons dans ce numéro les articles suivants,
susceptibles iriutércsser au point de vue des cultures
d'utilité:
Page 439.— ê. Etiolage du cardon ». par M. Enfer,
Page 441. — «La culture des cboux-flcurs en primeur sous
le climat de Paris », par M. Curé, secrétaire du Syndicat
des niaraicliers de la région parisienne.
Page 443. — « Préparation des figuiers pour la culture
forcée», par M. Numa Sclineider.
Par>e 44o. -• « Culture biveruale de la cbicorée Witloof
ou Endive en trancbée », par M. Dieuleveut.
— Revue horticole, n» 19. 1" octobre 1904.
Page 457. « Les insectes et la poudre de pyrètbre », par
M. André.
Cet article signale une note très intéressante de M. De-
môle, ancien Président de la Société d'borticulture de
Cannes, sur des expériences entreprises par lui dans ses
cultures de Cannes et à Saint-Marlin-Vésubie (Alpes-
Maritimes).
Nous nous bornons à citer quelques extraits de sa lettre:
« Pour l'usage de ce produit on se sert du soufflet qui se
» vend cbez tous les épiciers. La poudre de pyrètbre doit
» être très sècbe. On obstrue en partie l'orifice desortie
» pour que la dépense de poudre ne soit pas trop consi-
» dérablc.
» J'ai essayé l'effet du pyrètbre sur les cbenilles, Quel-
» ques plantes de giroflées étaient couvertes de piérides du
» cbou (Pieris Brassicae); une simple injection de poudre
» les tua toutes instantanément.
» Il en fut de môme d'un essaim de fourmii, qui depuis
» un mois n'ont pas reparu au trou qu'elles avaient prati-
n que pour s'introduire dans l'appartement.
— 00
» Les pucerons du rosier sont détruits en quelques
» instants. Une colonie de pucerons lanigères a été réduite
» en bouillie en quelques secondes. »
L'auteur de l'article, M. André, a fait lui-même sur
divers insectes d'autres expériences, desquelles il con-
clut à l'enicacité de cette poudre en faveur de la
destruction rapide des aphidiens ou pucerons, de la
grise ou araignée rouge et des jeunes cochenilles. On
recommande aux lecteurs qui voudraient reprendre et
étendre ces expériences, de s'assurer que la poudre de
pyrèthre qu'ils achèteront est de bonne qualité, qu'elle
provient bien de la dessication et pulvérisation du Chry-
santhemum cinerariifolium et qu'elle n'a pas été addition-
née de Pyrethrum roseum ou d'autres matières plus ou
moins inertes qui en atténuent ou annihilent le pouvoir
insecticide.
Page 466. — o Muscat Salomon » de MM. Etienne et
René Salomon.
Issue d'une hybridation du Chasselas doré fécondé par le
muscat de Saumur, cette variété a toutes les qualités qui
distinguent le Chasselas doré, avec, en plus, la saveur
finement musquée du précoce musqué de Saumur. Aussi
considérons nous ce cépage comme une excellente acqui-
sition pour les régions du Centre et du Nord, étant donnés
sa maturité facile et son goût exquis. Contrairement à la
généralité des muscats, ses grappes sontraremement trop
compactes, ce qui les rend beaucoup plus résistantes à la
pourriture et les prédispose à une bonne conservation, soit
sur le cep, soit au fruitier.
— Bulletin de la Société d'horticulture et d'acclimatation
delà Dordogne, no 123, Mars-Avril, Mai-Juin, Juillet-Août
1904.
Page 74. — « Une nouvelle pomme de terre. Le Solanum
Comraersonii,
- 56 -
Ils'agitd'une plante réceminenl introduite de l'Amérique
du Sud cl qui possédertiil toutes les qualilrs de la pomme
de terre, plus l'immunité contre les maladies et un ren-
dement net bien supérieur. Cet article est fort intéressant
et nous en recommandons tout particulièrement la
lecture.
SÉANCE DU 4 DÉCEMBRE
— lîevue horticole, 16 Octobre, n° 20.
Page 481. — « Chronique horticole. La treille de Fontai-
nebleau ».
Le 24 septembre dernier a eu lieu la vente aux enchères
des raisins de la célèbre treille du roi, à Fontainebleau.
La récolte comprenait 16,360 grappes, d'un poids total de
2,045 kilos.
Le raisin était d'excellente qualité. La vente, qui se
faisait par lots de 2o kilos, a produit 2,563 francs, soit un
prix moyen de 1 fr. 25 le kilog.
Page 501. — « Etiolage de la chicorée sauvage ».
Procédés à employer pour l'étiolat connu sous le nom
de « Barbe de capucin », produit d'une plante indigène
vivacede la famille des Composées [Cichorinm hit ybits),
que l'on rencontre communément au bord des chemins
et môme dans les terres cultivées.
— Revue horticole, l^r Novembre, n» 21,
Page 506. — « Chronique horticole. Fraisier Reine
d'Août ».
Nouvelle variélé présentée à 2 séances de la Société
nationale d'horliculture, parait appelée à un iirand surcès.
Le fraisier Heine d'AoïU se distingue très nettement de
tous les fraisiers remontants obtenus jusqu'à ce jour, par
son aptitude à remonter poussée aux limites extrêmes. La
production est bien plus abondante que dans les variétés
Si .Antoine et Si Joseph présentées pour comparaison;
— 0/ —
d'après les présentateurs elle est aussi très prolongée. La
variété Reine d'Août est mise au commerce par ses oblen-
teurs, iMM. Yilmorin-Andrieux et C»'^.
Page ol3, — « Valeur thérapeutique des végétaux dans
l'alimentation ».
Article fort intéressant, signalant les avantages que
présente l'alimentation de certains fruits et légumes par
suite de l'étonnante proportion de fer et de phosphore
contenue dans les tissus végétaux.
A citer notamment: Epinards, Pois, Lentilles, Choux,
Laitues. La pomme est citée comme ayant une grande
valeur hygiénique.
Page 518, — «Poire Jeanne d'Arc » (article de M.
Saunier), obtenue d'un semis de Beurré-Diel fécondé par
le Doyenné du Comice. Beau fruit, gros ou très gros,
ayant à peu près l'aspect de la variété Duchesse d'Angou-
lème. Ce fruit a la chair fine et fondante, une eau abon-
dante et sucrée, délicatement parfumée. Sa maturité se
produit en décembre et janvier.
La variété Jeanne d'Arc a été adoptée par la Société
pomologique de France dans sa session de 1903 avec la
mention suivante : Arbre de bonne vigueur, fruits très
bons ou bons. Adopté à l'unanimité.
— Bidlelln trimestriel de la Société d'horticulture de lu
Haute-Vienne, Juillet- Aoàl-Septembre 1904.
Page 12, — « Le cresson de fontaine en culture à sec ».
Procédé à employer pour obtenir cette excellente et
précieuse plante en automne et en hiver. Article intéres-
sant à consulter, extrait du Bulletin de la Société d'horti-
culture de Soissons.
— Revue horticole de V Algérie, a» 10, Octobre 1904.
Page 250. -- « Contre la chlorose des arbres fruitiers ».
Le sulfate de fer en arrosages ou en aspersions sur les
feuilles ne donnant que des résultats imparfaits, .M,
- 88 -
Mokozpcki, enlomologisle du Muséum dhistoire naturelle
de Siniféropol (Russie), a imagioé le procédé suivant dont
il a constaté les bons effets dans le Gardener's ('hronicle :
Il a percé dans le tronc des pommiers un à quatre trous
mesurant 10 à 15 ^/'^ de diamètre et assez profonds pour
pouvoir contenir de 4 à 13 grammes de sulfate de fer; les
trous ont été ensuite rebouchés avec du ciment. La
cicatrisation s'est effectuée rapidement vers l'automne.
Le sulfate de fer est évidemment dissous par la sève et
entraîné dans la circulation ; les feuilles reprennent une
belle coloration verte et les arbres recouvrent leur parfaite
santé. Le mois de mai paraîtêtre l'époque la plus favorable
pour le traitement. Plusieurs centaines d'arbres divers, y
compris des conifères et des arbres à feuilles persistantes,
ont été rétablis parfaitement par ce procédé.
Le Rapporteur' de la Commission des cultures d'utiltté,
ROBIN.
IL CULTURES DAGRÉMENT.
SÉANCE DU 3 Juillet
— lievue agricole illustrée, n» 6, 1o Juin.
« La plainte des arbres » par William Gas. — Ce sont des
vers qui peuvent se résumer en celui-ci : « Nous sommes
les amis de l'homme ; il nous abat ! ».
« Les frugivores ». — Un Américain se guérit île la
dyspepsie en se mettant au régime exclusif des fruits; le
traitement dura deux mois et ne coûta que fr. 75 par
jour. Il lit pari de sa guérison à une jeune femme qui
soullrail de la môme maladie, elle en essaya, se guérit,
et il s'épousèrent, nn'ils soient heureux !
- o9
No 7, 1er Juillet.
" Notice biographique sur M. Cahuzac, » do Béziers, le
premier oblenleur d'orcliidées par semis.
Compte-rendu de la première réunion de la Fédération
des Sociétés d'horticulture et de viticulture du Sud-Ouest.
C'est une question délicate que celle des fédérations de
sociétés, car si elles y gagnent en force elles risquent
d'aliéner leur indépendance et de diminuer leur indivi-
dualité. A mon avis, ces fédérations ne doivent en tout
cas s'occuper que des intérêts tout à fait généraux.
<' Les anciens préjugés en horticulture ». — Curieux
article de M. Catros-Gérand. Ecoutez la maison rustique
de 1565. « Le â^ jour du mois de mai, jour où Eve fut
créée, il fera bon faire jardins, vergers et parcs; mais le
jour où naquit Cain, on ne doit entreprendre aucune
besogne, ni jardiner, ni planter. »
— AfDiales de la Société Nantaise d'IiorlicuUure. — Note
sur le Phijllanthus mimosifoiius, euphorbiacée de serre
tempérée, qui atteint facilement dans l'année un mètre de
hauteur sur une largeur de i^iiO. Son port est d'une
élégance absolue ; sa tige droite, vert tendre, parsemée
d'un duvet plus foncé, supporte de nombreuses et belles
feuilles alternes. Celles-ci, bipennées, se recourbent
gracieusement, et sur la page inférieure du limbe des
folioles apparaissent des quantités innombrables de
petites Heurs blanchâtres.
« Des plantations florales sur pelouses en plantes
isolées ». — Le vallonnement des pelouses doit être assez
accentué, tout en étant allongé le plus possible; le gazon
sera toujours luxuriant de verdeur, la distance moyenne
entre les plantes doit être de o à 6 mètres, ou de 4 à 5
mètres selon la force des sujets; n'employer quedes plantes
élevées sur liges. Tour l'harmonie des couleurs placer les
fleurs jaunes en opposition avec les rouges et les blanches
en regard des rouges.
- 60 -
• Elude historique et descriptive sur le rosier ». —
L'auteur, M. Foliard, indique qu'il existe plus de cent
espèces et plus de cinq mille variétés, il explique les
divers termes employés dans la culture de celte Heur.
Très intéressante note sur « quelques plantes nouvelles
ou recommandables par leur mérite »,avec dessins repré-
sentant le Bégonia tubéreux à grande fleur simple érigée
« Papillon », l'Iris géant; le Rudbeckia pourpre hybride
varié.
Notice sur les plantes de culture facile pour les petits Jar-
dins, article de vulgarisation. Divisées en planles annuelles,
plantes vivaces de plein air et plantes de serre froide, une
trentaine d'espèces en tout, suffisantes pour les personnes
qui veulent rendre leur maison agréable, sans faire de
l'horticulture proprement dite.
— Bulletin de la Société d'horliculture du département
de Seineet-Oise, <904. — « Note sur un narcisse d'une race
nouvelle, le « Poetaz », présenté à la Société milionale
d'horticulture par MM. Vilmorin Andrieux et C''\ Son
principal mérite est sa rusticité ; cultivé depuis deux ans
à Verrières, en pleine terre, sans aucune espèce d'abri, il
a parfaitement résisté, alors que les narcisses à bouquets,
cultivés côte à côte, ont complètement gelé. — « Corljoilles
variées de cannas ». Il est intéressant dit l'auteur, M.
Georges Bellair, de regarder tout un massif de canuas
plantés dru, poussant fort et lleurissant bien, mais quand
on a répété ce mode de plantation deux ou trois fois, on
éprouve le besoin de le varier un peu. Comment y arriver?
Parles deux moyens suivants : 1" en adoptant hi planta-
tion des cannas en ordre dispersé et à d'assez grandes
distances sur la surface des corbeilles de piaules rares;
2" en prenant soin, dans la plantation en rangs serrés, de
mêler aux canuas d'autre végétaux de même taille, mais
de couleurs distinctes, qui contrastent entre eux, et
- 61 -
l'auteur indique la composition de deux corbeilles faites
dans ces conditions.
— Journal de la Société nationale (l'Iiorlicnllure de France,
mois de Mai.
Note sur < la vente du muguet dos liois, » à i'aris, où
elle a pris depuis quatre ans une exiension considérable;
pour la population ouvrière, le muguet est une plante
porte-bonheur, et le ter m^j^ aucune midinette parisienne
ne se passerait de la branche piquée à son corsage. —
Rapport élogieux de M. Pierre Cachot sur un ouvrage de
M. Paul Hariot intitulé « le livre d'or des roses ».— Rapport
sur la 5e édition de l'ouvrage de M. Albert Maumené inti-
tulé « la mosaïculture pratique », renfermant notamment
un chapitre sur les plantes classées selon leur emploi par
grandeurs et couleurs. — Compte rendu d'une exposition
de fleurs coupées françaises, à Dusseldorf, au mois de mai
dernier. — Mémoire sur la culture des Gazania, fleurs aimant
pardessus tout le soleil et la chaleur. — Etude sur la culture
des orchidées dans le terreau de fouilles, culture la plus
rationnelle. Le terreau doit provenir de bois renfermant
de la silice (sable maigre) dans le sol, et comme arbres, des
chênes, des bouleaux et des châtaigniers; s'il existe des
bruyères, le terreau sera excellent; la meilleure saison
pour le ramasser est février et mars, et on doit le loger
dans un appentis ouvert à tous les vents, autrement il
s'échaulîerail et ne serait plus bon à rien. L-i culture des
orchidées dans le terreau de feuilles peut se résumer en
quelques mots : savoir très bien arroser et distribuer aux
plantes, non seulement l'eau, avec prudence et intelligence,
mais aussi l'air et la lumière. — Etude scientifique sur
l'élliérisation des plantes pour leur forçage. — Extrait du
Gardener's Chronicle sur les colchiques, plantes des champs
dont certaines espèces ne seraient pas à dédaigner ^dans
les jardins.— Article sur la culture des Gazania, extrait du
— 62 -
Lullelin de la Sociela toscana d'orlicultura), et sur deux
nouvelles espèces de bananier le Musa Wilsoniel Vimperla-
lis. Plantes nouvelles ou peu connues : Iris faiiri, Paeonla
liUea (Pivoine à Jleurs jaunes), Strobilanlbes gossypinus,
arbrisseau, Musa oleracea (bananier potager).
— Fievue horticole, 16 Juin. — Annonce d'un concours
d'emballages à Perpignan.— Note sur le «Thalictrum aqui-
legifolium ». fort remarqué à la dernière exposition de
Paris et qui olïre l'avantage de croître et de ileurir sous
bois. En Saxe, on le trouve en masse sous les grands
arbres des parcs. — Note dans laquelle, contrairement au
journal delà Société nationale, on discute le mérite du
terreau de feuilles pour les orcbidées. — Article sur le
Dendrubium Leechianum, avec gravure coloriée. — Les
plantes de serre autres que les orcbidées à l'exposition du
Cours la Reine ; les décorations florales à la même exposi-
tion. — Destruction de la toile, un des plus redoutables
destructeurs des semis sous abris. On préconise la bouillie
suivante: eau 10 litres, sulfate de cuivre oOà 100 grammes,
carbonate de soude 100 à 200 grammes.
— Chronique horticole.— Note sur la glycine cultivée en
buisson, alors qu'elle l'est ordinairement comme plante
grimpante. — Création d'un jardin japonais à Leicester
(Angleterre). —Note sur l'.Vgave Simoni, cultivé à Lyon
au parc de la Télé d'or.— Culture de la Gentiane acaule.—
Les conifères, les rosiers et autres arbustes d'agrément à
l'exposition du Cours la Reine. — Nouvelles Clématites
bybrides, avec plancbe coloriée. — Nolede M. Correvon,de
Genève, sur les Cactées pouvant être cultivées en pleine
terre; les plus précieuses sont Opuntia rhûdaiUli;i et
0. xantbostemma, toutes deux du Colorado. — Note sur
l'exposition d'Iiorlicullure de Londres. — Arti-jle sur la
Villadinia triloba, petite plante de la Floride, de 20 à 30
G3
centimètres de hauteur, à Heurs blanches, puis rosées, le
disque jaunâtre, donnant des lleurs de mai aux gelées;
culture très facile; elle se plait dans tous les terrains et à
toutes les expositions.
Bulletin de la Société d'horticulture et de viticulture
d'Epernay, Juin. — Une révolution dans la plantation des
parcs et des jardius(suite) — Les magnoliacées : il leur faut
un so! riche en humus, perméable et profond ; les limons
sablonneux chargés d'humus ou la terre de bruyère leur
conviennent.— Les moyens d'obtenir des chrysanthèmes à
tiges rigides en recourant au pincement des racines et à
rébourgeonnement.
— Bulctin de la Société d'horticulturede Coutances, 1903.
— Un jardinier d'Anvers s'est trouvé fort bien de l'arro-
sage, au début de la saison, de ses chrysanthèmes les plus
faibles, avec une solution de nitrate de soude au millième.
— Rigidité des tiges des rosiers: arroser avec une solution
de sulfate de fer, au moment où le bouton est déjà avancé.
— Moyen d'obtenir des roses solillores : palisser quelques
branches longues sur un fil de fer horizontal et tailler les
autres en coursons courts à deux ou trois yeux; les
branches longues partiront les premières et donneront
des rameaux unitlores, les autres auront la lloraison nor-
male. — Le raphia soumis aux vapeurs de soufre devient
plus'résistant à l'humidité et peut durer sept fois plus
qu'à l'ordinaire.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Mctu/i et de
Fontainebleau , Juin. — Note sur le greiïage et la culture
des rosiers en pots en Angleterre. — Le bouturage des
araucarias: il faut des boutures de tôte, cellesdes branches
ne donnant jamais de verticilles. — Culture des nymphéas:
on sème dans des plats contenant quelques centimètres
de terre recouverts d'un peu d'eau; on multiplie par la
division des souches. — Engrais pour lesaspidistras : eau
— G4 -
1 litre, salpêtre 1 gramme, phosphate d'ammoniaque
1 gramme. - Culture de la violette « la France ».
— Bullelin mensuel delà Société d' horUculture deSoissons,
Mars Avril. — Remarqué que celte société possède des
sections cantonales.
— La Province agricole. Mai. — La toilette des arbres
à l'aide de badigeonnages ayant pour bases le sulfate de
cuivre et le sulfate de fer.
— Revue horticole, Mai. — Acclimatation en Provence
des Eremurus : ce sont des Liliacées qui viennent d'être
découvertes et que l'on peut coujparer à de phénoménales
jacinthes.
— Nouvelles Annales de la Socidlé dliorlicuUure de la
Gironde, Avril Mai-Juin 1904. —Anuonced'une exposition
de cyclamens au mois de décembre. — Les balcons et les
fenêtres fleuries à Bordeaux. —La Société distribue des
récompenses ; elle recommande les cobéas, les fuchsias,
les héliotropes, les bégonias semperllorens.lepelargonium
à feuille de lierre, les capucines, V/:ulalia à feuillage
panaché.
— linllelinde la Société d'horticulture de Genèi^e^ Juillet.
— LesEremurus(avec cliché). — L'IIyJrangea paniculata,
grand arbuste à Heurs blanches, résistant aux hivers.
Plante nouvelle : Amaryllis vittata alba, à (leurs ab-
solument blanches, obtenue dans les serres duchciteau de
Sclidiilirunn.
Bullelin de la Société d'horticulture des Deux Shres, i^''"
trimestre. — Indication d'un i)()n insecticide, à base
d'écorcc de Panama. — Destruction du puceron lanigrre
Var l'ammoniaque liquide.
/.'/ Ilecue Iiarticole de l'Algérie, Juin. — Découvertcd'un
nouvel Kucalyplus, Valgeriensis.
~ 65
— Journal des Roses, Mai.— Nouveau coupe-fleurs pour
les piaules hors delà poiléedela main. — Etude surla rose
Baronne de Rolliscliihl.— A l'exposilion de Dusseldorf,il n'y
a pas eu moins de 48 concours pour les roses.— Une rose nou-
velle: RosiérislePliiliberlBouligny(hybride de llié), planche
coloriée.— A l'exposition de Turin, qui vient d'avoir lieu,
les plus belles roses provenaient des îles Borroniées et des
environs des lacs Italiens. Encore une rose nouvelle:
Etoile de France, rouge à lleuraison perpétuelle.— Arbus-
tes d'ornement : Le Loropetalum chinense, arbuste très or-
nemental et llorifère. fleurs blanches réunies en bouquets
terminaux, au nombre six à huit; mérite d'être connu.
SÉANCE DU 4 Septembre
— Hevue horiicole, n" 14. — « Ethérisation des plantes
pour leur forçage ». De bons résultats ont été obtenus sur
des lilas traités par un mélange de chloroforme et d'éther.
Note sur la culture de quelques orchidées indigènes.
Nouveaux appareils de chauffage des serres, les chaudières
lubulaires Durand Vaillant. — Culture des arums pour les
floraisons hivernale etestivale.— Culture de la mélitte des
bois.
N" lo.— « Culturedu rosier Crimsonrambler )),que nous
avonsvu au château de Tocqueville — Le Junipcrusdrupa-
cea, conifère nouvelle. — Notes sur l'emploi de l'acide
cyanhydrique cotnme insecticide. Il faut s'en défier,car s'il
lue certains insectes, il tue aussi les plantes. — Quatre
serres nouvelles: suppression des petits bois ou fers à
vitrage pour deux, et pour les autres leur remplacement
par (lu verre coulé.- Note sur l'autuféiu^ndalion ou fécon-
dation «l'une fleur hermaphrodite par son propre pollen;
mais la fécondation croiséejdonne une génération bien
plus robuste.
— Journal des roses, n'^ \Q). — Il est signale plusieurs
variétés nouvelles, dont l'Etoile de France, rouge grenat
- m —
velouté, avec le centre cerise vif.— Note sur la culture du
charme.
Bulletin de la Société d'horticulture de la Sarthe. — C\\o\K
de plantes vivaces pour bordures. — Travaux des jardins
dans le 3nrimcslre.— Nouveaux procédés de destruction de
l'oïdium et du puceron lanigère, tout simplement par des
aspersions d'eau presque bouillante.
Bulletin de la Société d'horticulture d'Orléans, no 6. —
Un bon insecticide à base d'écorce de Panama, d'alcool,
eau et essence. — Insecticide contre le puceron du chry-
santhème.
Bulletin de la Société d horticulture de la Haute-Vienne,
30 trimestre. — Obtention et vulgarisation pnr le grelïagc
d'arbres dits en boule et pleureurs. —Note sur l'emploi des
insecticides.
Bulletin delà Sociétéd'horticulture de Melun.— Nomencla-
ture des plantes à cultiver sur le bord des eaux. — Recelte
pour la destruction des limaces : déposer de place en place
des petits tas de carottes, elles s'y attachent et on peut les
détruire facilement.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Coulommiers
— Conférence sur les engrais chimiques.
~ Bulletin delà Société d'Arrienteuil. — On préconise
l'eau de sureau contre les chenilles.
-— Société horticole de Sens. — La culture du clirysan-
Ihème à grande Heur. — La culture du myosotis d'hiver, en
serre. — Engrais chimique pour les hortensias.
SÉANCE DU 2 0CT0B»E
— Bulletin de la Société d'horticulture de Genèce, AoiU.
— Note, avec gravure, sur un nouveau Lobelia, le Lobelia
tenuior; alteiol 0m30, développe de juin à octobre de jolies
et grandes Heurs bleues bien étalées, ayant une macule
blanclie au centre.
« L'architecture paysagiste des fleurs dans les jardins ».
— Excellents conseils sur Tharmonie des couleurs. Pour
composer un parterre, il faut, dit l'auteur, beaucoup de
goût, une entente sérieuse du dessin géométrique et une
connaissance sérieuse de la culture des plantes ; c'est
peut-être beaucoup demander.
« L'endroit et l'envers des plantes aux fenêtres ».— Il est
bon d'imprimer chaque jour un petit mouvement de
rotation aux pots de fleurs placés sur les fenêtres, afin
d'empêcher un développement excessif de la face exposée
à la lumière et aussi de permettre de jouir des Heurs du
côté de l'appartement.
« Remède simple contre la piqûre des abeilles ». —
Frotter avec le jus du chèvrefeuille.
(' Graines qu'il faut laisser vieillir ». — Les graines de
giroflée de cinq ans donnent plus de fleurs doubles que
les graines nouvelles. Les graines de Reines-Marguerites de
deux ans donnent des Heurs plus pleines que celles d'un
an.
— UuUifUn de la Société d'horticulture de Montmorency. —
1904, 2° semestre.
« Destruction des vers dans les pots à fleurs ». —
Arroser avec une eau teintée de farine de moutarde. Une
cuillerée à café par litre, délayer dans l'eau tiède.
« Note sur l'emploi du sang sec pour redonner de la
vigueur à certaines plantes », telles que le gardénia et le
chrysanthème.
— Bidklin de la Société d'horticulture de Seine-et-Oise. —
« Noie sur le champignon endophyte desorchidées »; d'où
il résulte que ce champignon est nécessaire à leur germi-
nation.
68
« Formule d'eugrais chimique pour les hortensias », à
base de nitrate de potasse.
Note sur la « culture du rosier Crimson rambler ». —
Avec la forme en colonne, on obtient de très jolies
colonnes fleuries, tous les bourgeons floraux se dévelop-
pant.
— lievue horticole (16 août). — Pendant les gran les
chaleurs, les fleurs se font plus rares et plus petites, il
faut employer des toiles à ombrer mobiles, si l'on veut
prolonger la durée des fleurs; il est bon aussi de pailler la
surface du sol sur une hauteur de 0"» 02 à 0" 04, puis
d'arroser le soir les boulons en pluie fine.
1er Septembre. -- « Forçage des plantes par l'éthérisa-
lion et la chloroformisation », avec gravures comparatives
de Deutzia gracilis.
— Annales de la Société d'horticulture de la Haute-Garonne
(juillet aoiU). — Très intéressante note intitulée : « les
horticulteurs et les chemins de fer.» Droits du destinataire
en cas de relards ou d'avaries.
— Bulletin de la Société d'horticulture des Deujc-Sèvres. —
Culture des plantes d'appartement »: chaleur, lumière,
humidité, aération, sol, fumure. Tous renseignemcnls
très pratiques.
Journal des roses (juillet). — Un concours spécial ouvert
au mois de mai à Paris a démontré l'excellence des
engrais Trulîaut pour la culture des roses.
— Société d'horticulture de Fontainebleau {aoàl). — On
recommande la Iransplanlalion des arbres la nuit, au
moment où la sève est moins active; on pourra alors faire
sans danger les transplantations pendant l'été.
- G9
SÉANCE DU 5 Novembre
— Bulletin de la Société d'horticulture de la Dordogne. —
23e année, n° 123 :
« Rapport sur le forçage des plantes ». — On peut forcer
les arbres, les arbustes à feuilles caduques, les arbustes
à feuilles persistantes, les plantes vivaces de pleine terre
et les plantes rustiques Pour les arbres, prendre des
plants de 0™ 75, mettre en pot eu novembre, enterrer les
pots jusqu'à la fin de l'biver, contrarier la végétation par
des pincements de façon à refouler la sève; à l'entrée du
second hiver, arrêter les pincements deux mois avant
l'époque où l'on veut obtenir la floraison, mettre en serre
tempérée et très éclairée. Les autres plantes se traitent
de façon analogue.
Intéressante note sur « la manière d'établir une cresson-
nière à peu de frais », sans eau, en permanence, avec de
simples arrosages.
« Engrais pour l'Aspidistra », au moment où il pousse
des feuilles nouvelles, seul moment où il demande des
soins. Pour un litre : salpêtre un gramme, phosphate
d'amoniaque un gramme.
— Bulletin de la Société d'horticulture du Havre, n" 49.
Cultures recommandées : la violette amiral Avellan; le
lilas double Mn^^ Lemoine.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Melun, 120*.
On préconise la culture des chrysanthèmes simples, très
utiles pour la décoration des jardins l'hiver et surtoutpour
la fleur coupée dans les décorations de table. Suit une
liste de variétés.
Note sur l'arrosage des orchidées. Mouiller régulière-
ment à jours fixes, jamais en excès, laisser aux plantes le
temps d'absorber l'eau.
— 70 —
Le Chri/sanlhcme, septembre.
Elude de la série des couleurs chez les clirysanllièmes.
Moyens d'obtenir des changements de couleur. Note très
savante et scientifique.
— Dullelin de la Société horticole de Tarare, 1904.— «Con-
servation des tubercules de dahlias». Les suspendre à des
clous sous le plafond des caves, à l'endroit le plus élevé,
de manière à les placer dans un endroit sec et chaud.
— Le Jardinier, n» septembre. — « Les engrais chimi-
ques ». — A ce propos, l'auteur dit que ce qu'il faut
fournir surtout à la terre, c'est l'acide phospliorique;
toute terre qui n'en contient pas 30 gr. par 100 Idlog. est
stérile, celle de première qualité en renferme oOO à
GOO grammes.
— Journal des Roses, n» 8. — Compte rendu du Congrès
des rosiérisles à Nancy. Noie sur la culture du rosier en
plein air sur le littoral du Midi.
L'azalée rosiflora, arbuste nain, très ramifié, diflérant
de ses congénères par son port et le coloris rouge brique
ou saumoné de ses fleurs, se multiplie facilement de
boutures ou de marcottes.
— lieviie horticole, n° 18.
On recommande d'employer, au lieu de les jeter, les
liges et les feuilles de canna pour faire des fumigations
dans les serres.
Conseils sur la plantation et l'ornementation d'une
maison de campagne.
N^^ 11). — Destruction des insectes par la poudre de
pyrèlhre. Expériences réussies sur le puceron noir, la
cochenille, l'araignée rouge, la courtilière, le cloporte,
les fourmis.
Les palmiers les plus faciles à semer et à cultiver pour
un amateur débutant sont: Areca, Chamœrops, Cocos,
— 71 —
Jubea spectabilis, Kenliii, Livistonia, Pliœnix, Seafor-
lliia elegans. On peut cultiver en pot: terreau de
feuilles, terre de bruyère et terre franche, arrosages à
l'engrais dilué, purin, etc.; rempotage tous les ans ou tous
les deux ans.
« Les Œillets ». — Par l'éboulonnage au printemps on
arrive à leur faire produire des fleurs d'un tiers plus
grosses.
— Bulletin de la Société d horticulture de Pontoise,
n^s 173 et 174.
Placer de petites poignées de son sur des ardoises ou
des morceaux de verre : les loches et limaces sont attirées,
on les trouve roulées dans le son et on peut facilement les
détruire.
Pour détruire les chenilles dans les arbres: faire brûler
, des chiffons soufrés et les promener dans les branches au
bout d'une fourche.
SÉANCE DU 4 DÉCEMBRE
— Revue horticole, 16 octobre.
« La classification des dahlias ». — Une classification
précise et rigoureuse n'en a jamais été tentée; la Société
d'Horticulture de Newport propose la suivante : Dahlias
doubles : 1° Cactus, 2" Décoratifs ; Dahlias simples
1° Simples ordinaires, 2" Simples cactus, 3» à collerette,
4° à fleurs d'anémones.
« La culture des bulbes en Hollande ». — 1200 hectares
sont couverts de jacinthes, de tulipes et de narcisses; la
base est le sable des dunes, on y ajoute du fumier ou de
la terre noire riche en humus (2/3 de sable, 1/3 d'humus)-
Article très inléressant. N'y aurait-il pas là une indication
pour nos contrées du bord de la mer ?
N° du 1'' novembre. - <■ A propos de dahlias ». — Une
race à créer, le dahlia simple à fleurs laciniées dont les
72 —
élémcnls existent clans le Dahlia serratipelala Duke of
York.
Intéressante nomenclature des plantes grimpantes de
pleine terre, divisées en sarmenteuses, accrochantes,
accolantes, plantes s'accomodant de l'ombre, plantes à
feuillage persistant, plantes à (leurs décoratives.
Note sur le rajeunissement des arbres qui dépérissent.
« Les adaptations des plantes au milieu ».— On vient, au
.lardin botanique de Bruxelles, de grouper géograpbique-
mcnt les plantes : l'étude en est rendue très intéressante
et permet de se rendre compte de la structure des plantes
d'après leur milieu.
Note sur la culture du cotonnier en serre.
— Journal des Hoses, n^ 9.' — Pour guérir la piqûre d'une
guêpe ou d'une abeille dans la bouche ou la gorge, en
mangeant un fruit: avaler une cuillerée à bouche de sel
de cuisine légèrement humecté, qu'on avale par petites
parties.
— Bullelin de la Société dliorliculture de Seine-ct-Oise,
septembre. — Une nouvelle race de dahlias: le dahlia
géant Hollandais, à Heurs gigantesques, tantôt simples,
tantôt à plusieurs rangs de ligules plates, plus ou moins
ondulées.
« Multiplication des pivoines herbacées». — On recom-
mande, de préférence à la division des pieds, le marcottage
qui ne trouble pas la végétation.
— IhilleUn de la Société d'horticulture de la Haute-Vienne,
3" trimestre 1'j04. — «Chronique des roses». Conseils
pratiques sur leur culture.
— JiulU'lin delà Société d'horticulture de Montmorencij.—
• De l'utilité du lierre pour la conservation des murs ». —
C'est un préjugé de croire qu'il engendre de l'humidité.
— 73
— Bulleiin de la Société d'horticulture d'Epernay, octobre.
— « GéraDiums pour massif ». — Sans négliger ceux à
fleurs écarlales, dont on tend à abuser, on peut recom-
mander les plantes à nuances plus douces: les Turenne,
Heurs énormes de nuance pourpre ou violette ; lesWalter
Patridge, fleurs larges comme une pièce de cinq francs,
nuance carnée; les Madame de la Roque, fleur orangé
saumoné vif.
— Bulletin de ta Société d'horticulture de Melun,\2\\ —
Note très pratique sur la culture des Gloxinias.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Limoges. — Pour
détruire les escargots et les limaces, répandre, après la
pluie ou le matin, du sulfate de fer dans les allées ou sur
les arbres.
Note sur la culture du rosier Crimson rambler.
— 122' Bulletin de la Société d'horticulture de Melun. —
Note sur la culture des Lantanas et des Verveines.
Le ïiapporleur delà rom7nissiou des cultures d'agrément,
LE GRIN.
- 74 -
Excursion dans le Val-de-Saire
->OK><-
Le 19 juillet, un certain nombre de Membres de la
Société, conduits par M. le Président, ont fait une char-
mante promenade dans le Val de-Saire. La première étape
a été le château de Gouberville, à sept lieues de Cher-
bourg; le château, de construction moderne, est situé dans
un vaste parc aux arbres séculaires, que lr;i verse une
petite rivière qui coule rapide et joyeuse. A l'entrée sont
de superbes massifs de rhododendrons, et le long de la
maison de très beaux escalonias; nous remarquons une
corbeille de pelargouinms rouges simples, lardée d'œillels
d'Inde : cette opposition de couleurs, rouge et jaune, est
d'un très heureux efïet; puis ce sont des yuccas avec des
hampes admirablement lleuries,on dirait de grandes que-
nouilles blanches. Nous sommes entrés dans le château
où des rafraîchissements nous ont été servis; notre prési-
dent a fait remercier M"" la vicomtesse de Janville.
Traversant une prairie, nous sommes entrés dans le
jardin de M. Doré, propriétaire, un jardin de curé avec
ses allées se coupant à angle droit. Dans la serre dirigée
suivant les conseils de notre collègue M. Piard,qui vient
de temps en temps donner un coup de main à son ami,
nous voyons les promesses d'une belle récolte en Fran-
kcutal, chasselas de Fontainebleau, chasselas rose royal,
Irentham black,child hall, revier du Maroc. Dans la cour
les murs sont égayés par un abricotier et un cerisier de la
Jamaïque couverts de fruits.
L'heure s'avance, nos voitures prennent la route de
Barlleur, vers le déjeuner; mais notre président nous
engage à nous arrêter à Galleville, sur les bords de l'étang
CQ
o
o
Q
H
<;
- 77
de Gattemare, vaste marais formé parles eauxd'une petite
rivière qu'une dune de sable assez élevée empêche de se
jeter dans la mer. Nous allons, dit il, voir à l'état natu-
rel le chou marin (Cambe inaritima) dont il est question
dans le dernier Bulletin à propos de la visite au château
de Sotleville, où nous l'avions trouvé en état de culture.
Il est midi, la chaleur est grande, des chevaux et des
bœufs sont plongés jusqu'au ventre dans l'eau pour avoir
un peu de fraîcheur, nous piétinons dans le sable, mais
sur la grève du côté de la mer, nous trouvons le chou
marin étalant sur le sable ses feuilles bleuâtres; il est
encore abondant, mais les enlèvements de sablo qui se
font depuis quelques années pour les travaux du Havre
en ont fait disparaître beaucoup; nous coupons des feuilles
non pour la soupe mais pour le souvenir. Gattemare est
pour le botaniste une station des plus intéressantes; on y
trouve des plantes qui dans notre région ne vivent que
sur ses bords, telles que le Linaria arenaria et le Corri-
giola littoralis. La dune par endroits est tapissée du pavot
cornu (Glaucium llavum) qui élève à près d'un mètre ses
tleurs jaunes et égayé l'aridité des sables; de l'autre côté
de la dune, c'est le phare de Gatleville, les rochers, puis
la mer bleue avec des voiles blanches à l'horizon.
Bartleur : déjeuner à l'Hôtel du Phare; au dessert un
verre de vin mousseux à la santé de la Société d'horti-
culture, puis une promenade sur le quai.
A quatre heures, nos chevaux reposés nous mènent vers
Tocqueville dont le curé, M. l'abbé Anfray, un chrysan-
thémiste distingué, nous promet son concours pour l'expo-
sition du mois de novembre et nous accompagne au
château. « Hospes ingredere, boni vultns aderunt »
(Visiteurs, entrez, vous trouverez bons visages). C'est
l'inscription que nous lisons sur la porte d'entrée et
jamais elle ne fut mieux justifiée. M. le comte de Tocque-
ville vient au devant do nous et nous souhaite la
- 78 -
bienvenue. M^^ de Tocqueville et M^ie de Puységur, sa
mère, nous reçoivent dans le salon orné de portraits de
famille, parmi lesquels celui d'Alexis de Tocqueville,
Un lunch est servi dans la salle à manger, lambrissée
de chêne sculpté, œuvre d'ouvriers cherbourgeois.
M. de Tocqueville nous fait les honneurs de son domaine.
Le château subit en ce moment d'importantes restaura-
tions; la façade est tapissée de plantes grimpantes notam-
ment un beau rosier Crimson rambler, dont les lleurs sans
odeur se groupent par petits bouquets d'un rouge tendre;
sur la pelouse devant le château s'étale un superbe Gun-
nerascabra aux larges feuilles, puis çà et là des hortensias
bleus et des rosiers polyanlha blancs. A travers le parc, sous
les grands arbres, surtout de très beaux ciièncs, nous
gagnons une clairière d'où la vue s'éleud au loin sur le
pays environnant, le phare de Galteville, Barfleur, puis à
notre droite les hauteurs de la Pernelle qui do:iiiuenl
Saint-Vaast-la-Hougue. Notre dernière visite est pour
l'antique pigeonnier aujourd'hui inutilisé et décapité,
mais qui de son temps pouvait contenir, les cases y sont
encore, plus de deux mille pigeons.
11 était plus de six heures quand nous avons quille le
chàleau, craignant d'avoir abusé de la si aimalle hospi-
talité des châtelains, mais rassurés par un accueil qui
répondait si bien à l'invitation de l'entrée.
A sept heures nous dînions à Saint-Pierre Eglise, à
l'Hôtel du Commerce; à neuf heures départ, et à onze
heures nous rentrons à Cherbourg nous félicitant d'une si
agréable excursion.
LE GRIN.
^
o
o
— 81 —
EXPOSITION D'AVRANCHES
14 Juillet 1904
Messieurs,
L'exposition générale d'iiorticulture d'Avranches em-
pruntait, cette année, un éclat tout particulier à la coïnci-
dence des fêles du Concours hippique et du Corso lleuri.
M. le Ministre de l'Agriculture empêché y avait délégué
M. Barreau, son chef de Cabinet, et noire société voisine
avait fait grandement les choses.
Dans le magnifique Jardin des Plantes, d'oiî la vue
embrasse un horizon si merveilleux, elle avait fait édifier
à grands frais, le long de l'allée transversale et sous les
grands arbres qui l'ombragent, une vaste construction
en bois, rectangulaire, très gracieuse, fort bien décorée à
l'intérieur, et qui permettait de l'entrée d'embrasser d'un
coup d'œil la perspective générale.
Vous m'avez fait l'honneur d'être votre délégué à celte
exposition et je m'empresse de vous en rendre compte.
La réunion du Jury était fixée le 14 Juillet à dix heures;
il fut ainsi composé :
MM.
FÉLIX, Président de la Société d'Horticulture de Cou-
tances ;
RiPERT, Vice Président de la Société d'Horticulture de
Rennes ;
Secourable, Délégué de la Société d'Horticulture de
Caen ;
Tanquerel, Délégué de la Société Saint-Fiacre de Bayeux;
Parigny, Délégué de la Société d'Horticulture de Virej
82
Descoqs el (îaiinot, Délégués de la Sociélé des Agricul-
teurs de France ;
El voire Délégué.
Par suite de la non acceptation de M. Félix, M. Riperl
fut élu Président du Jury. Les opérations furent labo-
rieuses et se prolongèrent jusqu'à 1 heure 1/2 de l'aprcs-
midi, au grand désespoir des estomacs qui criaient
famine, mais en revanche à la satisfaction des concurrents
qui aspirent toujours à être fixés sur les récompenses qui
leur sont attribuées. Celle façon d'opérer leur permit
aussi d'allicher sur leurs lots, et avant l'inauguration oHi-
cielle qui se fil à 2 heures 1/2, les prix remportés.
Il y a bien peu de villeS; môme d'une bien plus grande
importance qu'Avranches, qui puissent, avec leurs seules
ressources locales, faire une exhibition florale aussi belle
et aussi complète que celle qu'il nous a été donné de voir.
C'est la remarque que se faisaient tous les Délégués, car
deux petits lots seulement avaient été apportés par des
horticulteurs étrangers. Comme à l'ordinaire, nous citerons
les expusanls au hasard de nos notes, en tenant toutefois
un peu compte de leur classement et en vous faisant
remarquer. Messieurs, que suivant une méthode qui tend
à se généraliser dans les expositions, l'on n'avait point fait
de classes, pour telles ou telles plantes. C'était l'apport
tout entier qui était récompensé; il pouvait se composer
de plantes vertes, fruits, conifères, bouquets, etc. Mais la
récompense était basée, comme je l'ai dit," sur son
ensemble, et malgré certaines critiques, celle innovation a
son bon côté.
Le triomphateur a été M. Léon Hamel qui remporte le
vase de Sèvres, offerl par M. le I^résidcnt île la Hépu-
blifjue. Son loi était de toute beauté et digne toujours du
cultivateur habile et de riiorticulteur émérile. Son massif
de géraniums on pleine lloraison, aux coloris vifs, brillanls
et bien variés, occupait la corbeille d'entrée, avec au
— 83 -
centre trois superbes Cycas revoluta. Dans la plate-bande
en face, découpée en bémicycle, s'élageaient gracieusement
deux pyramides faites avec les plus beaux hortensias bleus
et roses qu'il soit possible de rêver. Dans le fond, des mas-
sifs de palmiers, de fougères, de phormiums et, dominant
le tout, un énorme Kentia Forstericma. Sur le devant, de
splend ides gerbes ôe s^\iûeu\s gandavensis , cVlris Kœmpferi,
garnissaient les non moins splendides vases de Sèvres,
souvenirs des succès de M. Hamelaux expositions passées.
Au centre de cette plate bande, une corbeille d'œillels
dont la culture est une spécialité de l'établissement. Cet
envoi était le « clou » 'de l'exposition et formait la plus
riche collection que j'aie encore pu admirer. Une nouvelle
variété, gain de cet horticulteur, a obtenu à Paris un prix
d'honneur, médaille d'or. C'est «Yille-d'Avranches » qui
est, d'après les connaisseurs, ce qui a été produit de mieux
jusqu'ici. Plus volumineux que la «Malmaison», mais
mais aussi plus élégant, à liges plus rigides, il est d'un
coloris rose chair, légèrement saumoné au centre, et fera
certainement sensation chez les collectionneurs. Deux
colonnades s'élevant jusqu'au plafond étaient garnies de
Bougainvillea couverts de fleurs; elles encadraient gra-
cieusement le lot de M. Hamel qui contenait en outre des
groupes de fuhsias aux clochettes multicolores, d'Hydran-
géas aux blanches panicules.
L'apport voisin appartenait à M. Romain Blouet, jardi-
nier en chef de la Ville. Une grande médaille d'or lui fut
attribuée pour sa présentation de Géraniums pellalum,
bien palissés sur une légère ciiarpente, pour ses Coléus de
semis et une fort belle collection d'amarantes « Crétes-de-
Coq », le tout présenté d'une façon très originale, avec des
Asparagus Sprengeli pour dissimuler les pots et une
jolie bordure de Lubelia erhius. Dans l'attribution de cette
haute récompense, nous a\ions tenu compte à M, Blouet
de la décoration de son jardin qui était comme le splendide
- 84 —
vestibule de l'exposition. Ses ravissantes mosaïcultures,
ses corbeilles arrangées avec un goût parfait, arrachaient
des cris d'admiration à tous les visiteurs et témoignaient
que leur agencement était l'œuvre d'un artiste.
M. Victor Bazire garnissait toute l'extrémité droite du
local. Son lot, très important, renfermait de très beaux
hortensias, une corbeille bien fleurie de Bégonia crislala,
un massif de vigoureux cannas à fleurs d'orchidées, de
beaux spécimens de fuchsias, etc., et, comme garnitures, de
forts échantillons de palmiers, tels que Latanias, Phœnix
reclinata, etc. Mentionnons aussi deux corbeilles pour
mariés; d'une blancheur immaculée et formées de roses,
hydrangéas glaïeuls, ces deux motifs de décoration étaient
très remarqués. Une médaille d'or moyen module récom-
pensa cet horticulteur.
Les collections de roses et géraniums coupés de
MM. Prime frères, horticuteurs à Mortain, étaient belles,
et ces fleurs avaient été placées dans des conditions telles,
qu'elles étaient restées d'une fraîcheur remarquable. La
médaille d'argent du Ministre de l'Agriculturefutallribuée
à ces Messieurs.
A côté, M. Ilallais, jardinier de M^^ la comtesse de Cha-
bannes, avait exposé une autre collection de roses coupées,
contenant beaucoup de belles nouveautés et une collection
d'œillets de semis superbes de coloris. Une grande médaille
d'argent récompensa ces collections.
M. Henri Guillot, fleuriste, avait une corbeille de bégo-
nias tubéreux,mais son principal apport était des compo-
sitions florales: bouquets, corbeilles, couronnes, gerbes,
garnitures de tables, croix, palmes, garnitures de surtouts,
etc. Il obtint la médaille de vermeil oITerle par M. Des-
douilils, conseiller d'arrondissement.
Avec M. Letellier, pépiniériste à La Maladrcrie, près
Caen, nous avions une importante collection de conifères.
On y remarquait certaines espèces encore peu répandues,
8o -
notamment un bel Abies Pan^jana glauca, un Abies
inversa. Au centre de son massif, un if dont les courtes
ramifications avaient été taillées habilement; elles
formaient autour de la lige une spirale très régulière
terminée par un faisan. Ce pépiniériste remporta une
médaille d'argent du Ministre de l'Agriculture.
A l'autre bout de l'enceinte nous trouvons M. Lottin,
horticulteur à Avranches. Il y a de tout dans son exposi-
tion: géraniums, coléus, fuchsias, bégonias, bouvardias,
héliotropes, hortensias, etc., ainsi qu'une jolie collection
de palmiers et de conifères. Deux énormes bûches rusti-
ques très bien garnies avec des orchidées, Anthuriums,
fougères, justifiaient à elles seules la grande médaille de
vermeil offerte par M. Morel, gouverneur du Crédit Fon-
cier, Président du Conseil Général, qu'il obtenait.
La plus belle collection de bégonias Rex fut présentée
par un jardinier de maison bourgeoise, M. Touquette. Sa
plante, jeune, bien établie, d'une végétation luxuriante,
très saine, était sans rivale et obtint d'emblée l'objet d'art
offert par le Syndicat des Agriculteurs de la Manche.
La Culture maraîchère était dignement représentée par
M. Hubert, d'Avranches,qui présentait une collection bien
sélectionnée de pommes de terre, d'énormes cantaloups
Noir des Carmes et Prescott fond blanc, des laitues, sca-
roles, chicorées, produits par une culture intensive.
Une médaille de vermeil offerte par M. le Ministre de
l'Agriculture fut décernée à M. Hubert.
M. Galopin, des Mares, avait présenté aussi un lot con-
sidérable de légumes variés et autres choses très appré-
ciées pour la cuisine. Ses tomates, ses concombres et son
beau raisin, présentés hors saison, lui valurent la médaille
d'argent de la Société des Agriculteurs de France.
Le lot de maralcherie de M. Rivière était moins impor-
tant, mais ses choux de Milan et choux de Tourlaville
VI.
- se -
élaicDl superbes, ainsi que ses laitues d'été. La niéchiille
d'argent olTerle par MiM. Vilmorin-Andrieux récompensa
ce loi.
Les industries se rattachant à l'IIorticullure tenaient
une place importante dans l'exposition et n'étaient pas les
moins visitées par le public.
Nous y avons noté :
Outils de jardinage.— M. Rioult-Taillandier, deBrécey,
médaille d'argent du Ministre.
Pulvérisateurs et instruments d'arrosages. — M. Cham-
pion, médaille d'argent olïertc par le Président de la
Société.
Souffreuses, tondeuses, sécateurs. — M. Debon, mé-
daille d'argent ollerte par la Chambre de Commerce de
Granville.
Meubles de jardin, tentes, etc. — M. Bonnet, médaille
d'argent oiïerle i)ar M. le Maire d'Avranches.
Poteries, bacs et vases à Heurs terre cuite. — M. Boi-
syvon, fabricant à Saint-Nicolas, médaille d'argent oflerle
par le Président de la Société.
Objets d'art, vases en cuivre, cache-pots.— M.Leroussel,
fabricant à Villedieu-les-Poëles, plaquette vermeil ofîerte
par M. Riotteau, Député.
A l'intérieur de l'exposition, M. Lux, apiculteur aux
Loges Marchis, avait placé des essaims d'abeilles, renfer-
mées sous verre, des ruches à cadre et tout le matériel
d'un apiculteur moderne. Il donnait aux personnes qui
se groupaient autour de lui d'intéressantes explications
sur l'éducation des abeilles et sur l'usage des appareils
exposés. Tous ceux qui possèdentun jardin à la campagne
ou aux abords des villes devraient y placer des ruches en
plus ou moins grand nombre, car outre le profit assez
notable que le miel pourra leur donner, cette culture leur
])rocurera un passe-temps des plus intéressants et des plus
agréables. Leurs arbres fruitiers ont tout à gagner de ce
— 87 —
voisinage; il est en eiïet bien prouvé que les abeilles en
butinant sur les fleurs assurent la fécondation de celles-ci.
Sans l'intervention de ces insectes, les Heurs resteraient
souvent stériles, le pollen ne pouvant pas toujours arriver
sur le pistil.
Les ruches perfectionnées de M. Lux obtiennent une
grande médaille de bronze.
Enfin, pour ne rien omettre, un habitant de la localité
présentait une nombreuse collection de papillons dont
l'agencement avait demandé bien du travail. Une mention
honorable récompensa la patience de cette personne.
En somme cette exposition était très réussie ; les orga-
nisateurs avaient su se garder de la banalité qui est la
plaie de beaucoup de ces exhibitions et tous les visiteurs
sortaient enchantés de leur visite.
Le soir un banquet réunissait à l'Hôtel d'Angleterre les
notabilités de la Ville, les Membres de la Société et les
Membres du Jury. 11 fut présidé par M. Barreau, délégué
du Ministre de l'Agriculture, entouré de M. Mauduit,
Président de la Société, de iM. le Sous-Préfet, de M. le
Maire, etc. Cette réunion fut des plus cordiales. Quand les
estomacs furent repus, l'heure des toasts arriva avec le
Champagne, et tour à tour le Président de la Société, le
Sous-Préfet, le Maire, le Délégué du Ministre, etc., célé-
brèrent à l'envi les bienfaits et les gloires de l'Horticul-
ture. Les premières fusées du feu d'artifice, en face de
l'Hôtel, nous arrachèrent à ces joules oratoires et cette
fête horticole se termina par un bouquet multicolore qui
venait de chez Ruggieri — que l'on peut appeler le Fleu-
riste lumineux et féerique.
Je liens en terminant à remercier M. le Président Mau-
duit qui a fait le meilleur accueil à votre Délégué.
H. LETERRIER.
Cherbourg, 2oJuilleH 904,
- 88 -
EXPOSITION DE BAYEUX
(20-23 Août 1904)
Délégué par la Société d'horticulture de l'arrondisse-
nieat de Cherbourg pour la représenter et faire partie du
Jury de l'exposition horticoh qui devait s'ouvrir le 20 août
dernier, et était organisée parla corporation Saint-Fiacre
deBayeux, je me suis trouvé au rendez vous, salle Saint-
Laurent, à Iheure fixée. Nous avons été reçus, mes
collègues devant composer le Jury et moi, par M. le
Président et Messieurs les membres du bureau de l'Asso-
ciation.
Le Jury éfait composé de MM. Fourev, de Pont-l'Evôque;
FÉLIX, Président de la Société d'horticulture de Coutances ;
IIamel, d'Avranches, Jean, de Lisieux, et votre délégué
qui s'est vu forcé, un peu malgré lui, d'accepter la
présidence, fonction délicate, que confère de temps en
temps le privilège de l'âge.
La Société n'avait pas organisé de concours, ce qui
rendait plus difficiles les opérations du Jury; la compa-
raison s'établit dillicilement entre les plus beaux lots des
produits maraîchers, les plus beaux groupes de plantes
ornementales et les plus belles collections que peut oITrir
la lloriculture.
M. Terrée, jardinier chez M. le baron Gérard, nous
présente un lot de 160 espèces de pommes de terre, 15
variétés de carottes, et GO sortes de haricots et autres.
Un jeune débutant, M. Bossard, jardinier chez M"o
Laine à Vaucelles, a aussi une exposition bien complète;
mais elle a dil, faute de place, être divisée en deux
parties.
- 80 -^
L'exposition de M. Lacour, maraîcher rue de Bretagne,
est aussi fort bien composée, ses produits bien variés
dénotent une bonne culture.
L'exposition de M. Laffaiteur, maraicher rue Saint-
Laurent, était vraiment remarquable tant par la beauté
que par la multiplicité de ses produits un peu trop entas-
sés dans un espace trop restreint : une quarantaine de
cucurbitacées, des melons à faire envie, une vingtaine
d'espèces de navets, céleris et autres légumes variés
ont valu à cet exposant les félicitations du Jury.
Le détail des expositions de fleurs et de plantes orne-
mentales de MM. Laliayes, horticulteur rue Saint-Laurent;
Martin, même quartier; Tanquerel, rue Saint-Quentin, et
Couespel, rue Saint-Malu, serait trop long; je dois
cependant une mention spéciale aux fleurs coupées, roses
et autres, et surtout aux magnifiques collections de
glaïeuls de toutes nuances de MM. Martin, Couespel et
autres, ces belles fleurs qui décorent si bien nos jardins
à la fin de l'été et à l'automne, malheureusement trop
délaissées chez nous.
M. Quettot, jardinier chez M. le marquis de Pierres à
Louvières, présentait aussi unecollection de fleurs diverses
coupées: quelques Z^i/n/m, de diverses nuances, Nymphœas,
Dahlias-cactus etc.
Mentionnons encore les fleurs coupées, Roses, Dahlias,
Reines-Marguerites, Glaïeuls, Zinnias et Bégonias, et en
plus une collection de fruits, raisins, pèches, prunes,
abricots, etc., de M. Ltpec, jardinier chez M. Asselin,
propriétaire à Ver-sur-Mer.
Il serait regrettable d'oublier la collection de fruits de
M. Bossard, jardinier chez M-"" Laine à Vaucelles, qui,
faute de place, avaient été exposés à l'entrée do l'exposi-
tion, dans un vestibule trop peu à la vue des visiteurs.
Détail des récompenses décernées par le Jury ;
-00 —
Horticulteurs ou maraîchers marchands
Prix d'honneur. — Objet d'Art, oITert par l'Union Com-
merciale, M. Lalïaileur, maraîcher à Bayeux, pour sa
collection de légumes.
Médaille d'or, ofïerte par la Ville de Bayeux, MM.
MartiD et fils, horticulteurs, rue Saint Laurent à Bayeux,
pour leur collection de plantes à feuillage.
MÉDAILLE d'or, ollcrte par M. le baron Gérard, député,
M. Constant Labaye, horticulteur, rue Saint-Laurent à
Bayeux pour sa collection de plantes à feuillage.
Médaille de vermeil, ofïerte par M. le comte de
Germiny, président de la Société et un billet circulaire en
li-e classe, offert par la C'o des Chemins de fer de l'Ouest,
M. Désiré Tanquerel, horticulteur, rue Saint-Quentin à
Bayeux, pour sa collection de plantes à feuillage et
fleuries.
MÉDAILLE DE VERMEIL, offerte par M. ^Mabire, vice-
président de la Société, M. Octave Lacour, maraîcher,
rue de la Bretagne à Bayeux, pour son lot de légumes.
MÉDAILLE DE VERMEIL, offerte par là Ville de Bayeux,
M. Couespcl, marchand-grainier, rue Saint-Malo à Bayeux,
pour sa collection de fleurs coupées et vannerie artistique.
MÉDAILLE DE VERMEIL, ollcrte par la Société, MM. Martin
et fils, pour leur collection de fleurs coupées.
Amateurs ou Jardiniers d'Amateurs
MÉDAILLE d'or, offerte pur M. le conite Foy, Conseiller
Général, M. Terrée, jardinier chef, che/ M. le baron
Gérard, député, au ciiàteau de Maisons, pour sa collection
de légumes et Coléus de semis.
MÉDAILLE DE VERMEIL, Offerte par la Sociélé, accoiu paguée
d'un panier de vin offert par M. Le llartel, négociant à
Hajeux, avec les vives félicitations du Jury, M. Léon
Bossard, jardinier chez M"» Laine, propriétaire à Vaucelles,
près Bayeux, pour sa collection de légumes et fruits.
— 01 -
MÉDAILLE DE VERMEIL (petit iiioclule) oITerte par la
Société, M. Lepec, jardinier chez M. Asselin, propriétaire
à Ver-sur Mer, pour l'ensemble de soq exposition florale.
MÉDAILLE d'argent, (petit module) oiïertepar la Société,
M. Quoltot, jardinier chez M le marquis do Pierres, à
Louvières, pour son exposition de fleurs rares et aqua-
tiques.
MÉDAILLE d'argent oiïertc par la Société, M, Léon
Bùssard, jardiuierchez M"i« Laine, à Vaucelles, pour sa
collection de fleurs coupées variées.
MÉDAILLE DE BRONZE (HoTs Concours) oflcrte par la
Société, M. Le Saulnier, fabricant à Noron-la-Poterie,pour
son exposition de Poterie artistique.
Une MÉDAILLE d'argent est otïerte parla Société et une
bourriche de Champagne oflerte par M. Arion, débitant,
au secrétaire M. Tanquerel, pour la bonne organisation
de l'Exposition.
Le soir, un banquet très bien servi, réunissait chez M.
Lepetit, restaurateur, MM. les membres du bureau, un
grand nombre de membres de la Corporation Saint-
Fiacre, les membres du Jury et un certain nombre des
notabilités de la Ville.
Au dessert, U. de Gerniiny, président, a prononcé le
discours de circonstance, adressant des remerciements à
tous ceux qui avaient bien voulu prêter leur concours à
la réussite de l'exposition, aux membres du Jury et à
leurs Sociétés respectives et enfln à tous les membres do
la Corporation.
Les voyages de nos délégués aux expositions de nos
Sociétés correspondantes ne sont pas de simples
promenades d'amateurs. Sans doute nous rendons à nos
Sociétés voisines les services qu'elles nous rendent à nous-
mêmes lors de nos expositions pour la formation des
Jurys, mais aussi nous en rapportons des renseignements
très précieux pour notre société. Ma visite à l'exposi-
lion de Bayeux m'a permis de constater d'abord la bonne
entente qui existe entre tous les membresde la corporation
des jardiniers de l'arrondissement de Bayeux (jui, à peu
près tous, ont pris part, chacun dans leur spécialité,
à l'exposition, où chaque branche de l'horlicullure,
culture maraîchère, culture florale, culture d'ornement
et arboriculture fruitière, se trouvait largement repré-
sentée; chose qui est loin de se rencontrer pariout. Il ne
manque pas en eflet d'expositions où deux ou trois horti-
culteurs font tous les frais des concours, nous en savons
quelque chose par nous-mêmes. En visitant ces beaux
apports de légumes de toutes sortes, si beaux et si variés,
qui font l'admiration des visiteurs, on pense au parti qu'on
pourrait peut-être tirer des magnifiques terrains qui
avoisinent notre ville et qui, depuis de longues années, sont
presque exclusivement consacrés à la production, pas tou-
jours très rémunératrice, des produits d'exportation,
pommes de terre et choux, puis choux et pommes de terre,
et cela d'année en année.
LEVESQUE.
- 93
EXPOSITION DE VALOGNES
(20-23 Août 1904).
Messieurs,
Ayanl eu l'houneur d'être désigné pour représenter
notre Société à l'exposition d'horticulture organisée par
la Société de Valognes, j'ai l'agréable plaisir de vous
rendre compte de mon mandat.
Cette année, la Société avait choisi le vieux collège
de Valognes pour y faire son exposition annuelle, qui
remplissait toute la grande courdu fond, eu arrière des
bâtiments, ainsi que les salles qui l'avoisinaient.
Dès l'entrée, l'œil était agréablement charmé par les
superbes corbeilles multicolores disséminées çà et là,
encadrées d'une façon fort gracieuse par les jardins de
l'établissement formant arrière-plan.
M. Delangle, Président de la Société, avait tenu à
recevoir lui-même les représentants des Sociétés d'horti-
culture qui ont formé le Jury, lequel était ainsi composé :
Président : M. Gauthier, horticulteur délégué de Caen ;
Secrétaire : M. Luttin, horticulteur délégué d'Avraa-
ches ;
Membres : MM. Laurent, horticulteur (Coutances) ;
Lampérière, horticulteur (Carentan) ; Macé, industriel
(Cherbourg) ; Lerov, horticulteur (Granville).
94 -
Après un excellent déjeuner à l'hôtel Saint-Michel, offert
aux membres du Jury, et où nous avons eu le plaisir de
voir M. Crosville, le dévoué secrétaire de la Société de
Valognes, nous avons commencé nfltre visite de l'exposi-
tion et l'examen des divers lots présentés.
Aussi bien dans son ensemble que daus ses détails,
l'exposition de Valognes présentait certainement un
intérêt tout spécial, et nous devons reconnaître que, tout
au moins pour certaines catégories de plantes, il était
presque impossible de faire m.icux que ce qui nous a été
présenté. Certains lots attestaient un réel effort et un
grand mérite de la part des exposants.
Dans plusieurs cas, le jury s'est trouvé fort emJjarrassé
pour reconnaître une supériorité dans un apport relati-
vement à ses concurrents, les uns et les autres étant
arrivés presque à la perfection.
Parmi les plantes qui ont plus particulièrement retenu
l'attention du jury, nous devons signaler :
Les collections de glaïeuls de MM. AUix Dufautaux de
ïamerville (félicitations du jury), Cavron de Cherbourg,
François Lecrest de SainlPicrre-Eglise.
Les lots de roses de MM. Joseph Duclos, horticulteur à
Valognes et Cavron de Cherbourg.
Les bégonias bulbeux de MM. Thomas Letellier de
Valognes. et Cavron de Cherbourg.
Les-plantes ornementales de MM. Cavron (cet exposant
avait un apport vraiment remarquable); Thomas et
Letellier (lots également très intéressants, composés de
plantes bien saines et robustes'. Nous devons mentionner
également les palmiers, cycadées, orchidées et anthuriums
de M. Léon Cavron; une collection de plantes à feuillages
de ^L Thomas de Valognes ; les hortensias de MM.
Letellier, Thomas et Cavron; les gloxinias de M. Letellier;
les couronnes et bouquets de M.\I Tliomas, Letellier et
Civron. cl Irs bi'iches rustiques de M.M. Tliomas et
C.ivron.
- % -
Enfin une magnifique corbeille de fuclisias obtenus de
semis par M. Léon Cuvron, qui a dédié une de ses obten-
tions au sympathique secrétaire de la Société deValognes,
M. Crosville.
Nous devons une mention spéciale à la très complète
collection de légumes que présentait M. Quesnel, jardinier
de l'hospice de Valognes, auquel il a été attribué une
médaille d'or avec félicitations du jury.
En terminant ce rapport, permettez moi, Messieurs, de
vous adresser mes remerciements pour l'agréable mission
que vous m'avez confiée. L'accueil si aimable fait à votre
délégué par la Société de Valognes, représentée par MM.
Delangle et Crosville, est certainement dû aux bennes
relations qui existent entre les deux sociétés voisines et
que des manifestations pacifiques, comme celle des 20-23
août 1904. ne font que resserrer davantage.
Liste des récompenses
i'> Exnosunls ih VAv) ondissement de Valognes
M. Thamas, horticulteur à Valognes, 1 médaille d'or,
10 médailles d'argent, 2 médailles de bronze, 2 mentions
honorables.
M. Letellier, horticulteur à Valognes, 1 médaille de
vermeil, 9 médailles d'argent, 1 médaille de bronze.
M. Joseph Duclos, horticulteur à Valognes, 2 médailles
d'argent, I médaille de bronze.
M. Quesnel, jardinier de l'hospice de Valognes, \
médaille d'or avec félicitations du Jury.
M. Allix Desfautaux, propriétaire à Tamerville, I mé-
daille de vermeil.
M. Bouchard, négociant à Valognes, ! médaille d'argent.
M. Langevin, jardinier à Tamerville, 1 médaille
d'argent.
- 9G -
po Concours de terres de jardins
M. Bouland, horliculteur à Valognes, 1 médaille de
vermeil.
M. Lecouflet, jardinier à Anncville, 1 médaille de
vermeil.
M. Letellier, précité, 1 médaille d'argent.
M. Bouneau, jardinier à Valognes, I médaille d'argent.
M. Tataut, jardinier à Pont l'Abbé Picauville, 1 mé-
daille d'argent,
3° Exposants étrangers à l'Arrondissement
M. Cavron Léon, horliculteur à Cherbourg, 2 médailles
d'or, 4 médailles de vermeil, 13 médailles d'argent. 2
médailles de bronze.
M. Lecrest François, horticulteur à Saint Pierre-Eglise,
1 médaille de vermeil, \ médaille d'argent.
M. Louis Gangneron, à Charenton (Seine), diplôme
d'honneur.
M. Couveau, à Colombes (Seine), diplôme d'honneur.
Adrien MACÉ.
97 -
Congrès Pomologique de Vitré
14 Octobre 1904
Monsieur le Président,
La Société d'Horticulture de Cherbourg a bien voulu me
faire l'honneur de me déléguer pour la représenter au
Concours Pomologique de Vitré. Je viens, Monsieur le
Président, vous donner un aperçu sommaire de ce Con-
cours.
L'ouverture du Concours Pomologique de Vitré a eu lieu
le 14 Octobre 1904, à 2 heures. Pendant la durée de l'Expo-
sition, de nombreux visiteurs se sont rendus à la Hrtlle
aux grains où étaient installés les produits et une partie
des instruments. Les tables, garnies de fruits, avaient été
décorées avec le plus grand goût perr le Jardinier-chef de
la ville de Vitré. Plusieurs corbeilles, artistement dressées
aux abords de la Halle, donnaient au Concours l'aspect
d'une Exposition horticole.
Les fruits ainsi encadrés et quelques appareils agricoles
privilégiés formaient un très bel ensemble ; par contre, les
plants de pommiers et tout un groupe d'instruments agri-
coles étaient disposés sur la promenade des remparts, et il
est véritablement 'regrettable que les organisateurs des
Concours acceptent des Villes des emplacements pareils
pour y reléguerdes exposanlsqui, à grands frais, amènent
souvent des wagons entiers de matériel, exposants qui, à
Vitré, pendant toute la durée du Concours, n'ont peut-être
pas vu cinquante visiteurs. J';ijouterai, du reste, que,
depuis 19 ans que je suis régulièrement les Concours de
l'Association, je n'ai jamais vu un emplacement aussi
défectueux pour les instruments agricoles.
— os
Celle critique fuite, je dois dire que l'exposition des
fruits était fort belle. Sur de nombreuses tables, très bien
aménagées dans la Halle, se trouvaient rangées près de
4.000 assiettes de fruits de pressoir et, ainsi que le dit fort
agréablement le sympathique Secrétaire général, M.Jour-
dain, dans son compte-rendu : «Cette année, grâce à un
» été très ensoleillé, les modestes petites pommes à cidre
» auraient pu rivaliser avec les variétés de table, sinon
» par leur grosseur, du moins par la diversité et l'éclat de
» leur coloris. Certaines collections importantes ne com-
» prenant que des fruits bien choisis, assez volumineux,
» très colorés, présentent un aspect fort réjouissant. »
Je n'entrerai point dans le détail des nombreuses
variétés présentées ; la liste des récompenses, que je joins
à la présente, vous édifiera sur les mérites des exposants.
La Section d'étude des fruits à cidre n'a remis qu'un
petit nombre de lots et la Commission n'a pu classer que
trois variétés : Crollon^ Arrière de Berlhecourt, Doux amer
gris.
L'Exposition des cidres et poirés était moins brillante
que celle des fruits, les deux campagnes cidricoles précé-
dentes ayant été des plus médiocres, et, comme cela se
produit en pareil cas, celle partie de l'Exposition s'en est
ressentie.
Les différentes réunions du Congrès ont été très suivies ;
voici les différentes questions qui ont été traitées :
M. Perrikr, de la Faculté de Renqes :
Sur la fabrication d'un moût stérile à l'aide du forniol
(suite des expériences de 1903).
M. Warcollier, Directeur de la Station Pomologiqnc
de Caen :
Sur la fabrication d'un cidre doux ;
Le cuvage des marcs à l'abri de l'air.
M, le Docteur IIantraye, d'Avranches :
— !)'.) —
Sur l'emploi de l'acide carbonique en cidrerie pour la
conservation des cidres en vidange.
M. WagiNEr, Professeur honoraire de l'Ecole d'Agri-
culture de Luxembourg :
Sur la fumure des arbres fruitiers (nécessité des fumures
à haute dose).
M. DucoMET, Professeur à l'Ecole nationale de Rennes:
L'hygiène du pommier.
M. Paul NoEL, Directeur du Laboratoire d'Entomo-
logie de Rouen ;
Destruction du puceron lanigère et de la chématobie.
M. Geslin, Secrétaire de la Chambre syndicale du
Commerce des Cidres ;
iM. DuREL, Professeur au Collège d'Avranches:
Emploi des cidres, extraits de cidre, etc. ; — préjudice
causé, interdire l'emploi de ces dénominations et la vente
de ces boissons artificielles.
L'Association Pomologique m'a chargé de vous trans-
mettre ses remerciements pour l'intérêt que vous avez bien
voulu lui témoigner en me déléguant pour représenter la
Société d'Horticulture de Cherbourg; elle m'a prié d'ajouter
qu'elle ose espérer que votre bon concours lui est acquis
pour son Congrès à Cherbourg en 1965.
Je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, avec mes
civilités, l'assurance de mes sentiments dévoués.
Albert SIMON.
— 100
LES POMMIERS DE SEMIS
à conserver sans greffage.
Quand j'ai eu l'honneur, le 27 février 1904, de remellre
à M. le Président de la Société d'Horticulture de Cher-
bourg mes observations générales pour prendre part au
Concours régional de 1904 (section de l'Arboriculture), je
ne connaissais pas la réponse de M. Levesque à la circu-
laire Oudin sur les pommiers naturels non grelïés.
M. Levesque, qui semble ne pas admettre que des pom-
miers non grelïés donnent de bons fruits à cidre, termine
sa réponse par ces paroles : «lime semble que la question
est suffisamment éclaircie. » Si elle est éclaircie pour
M. Levesque, elle l'est aussi pour beaucoup d'autres, mais
dans les conditions données par M Oudin, constatées à
Cambremer (Calvados) et à Gouy (Seine-Inférieure) (voir
Bulletin 1903, p. 93), et, dans ce sens, partagées aussi par
M. Levesque, comme on le verra avec surprise cl plaisir.
M. Levesque, refusant de parlagerles idées de M. Oudin,
idées qui étaient aussi miennes avant de connaître la
circulaire de ce dernier, fait dire à M. Oudin ce que
M. Oudin ne dit pas. .< D'après M. Oudin, dit-il, il suffirait
pour obtenir de bon cidre en abondance, de planter, sans
les greffer, les jeunes pommiers de semis, présentant des
indices de bon augure, bois gros et fort, feuillage ample et
boutons gros et arrondis, sauf à Qfe/[er plus tard avec d(S
rameaux pris sur ce jeune plant (M. Oudin ne dit pas cela)
les quelques sujets qui viendraient à donner des fruits
trop petits ou acerbes, ->
- 101
M. Oudin plus large, avec un langage sensé, attribuant
à la culture du bon ponimiernaturel une prompte et large
part dans le bien-être sinon dans la richesse du cultiva-
teur, s'exprime ainsi : « Les sujets à choisir sont ceux
dont les rameaux sont gros et forts, dont le feuillage est
étoffé et les bourgeons gros et arrondis; quant à ceux qui
ont le bois grêle et souvent épineux, qui ont de petites
feuilles et des bourgeons minces et allongés, ils devront
servir de sujets pour greîïer les bonnes variétés qu'on
veut propager». Voilà qui est clair et précis. Le greffage
de ces bonnes variétés qu'on veut propager ne comprend
pas seulement, n'en déplaise à M. Levesque, les nouvelles
variétés obtenues par les semis, mais toutes les variétés
sans exception, nouvelles et vieilles. Les bonnes variétés
venant de semis, mêlées aux anciennes, ne peuvent com-
promettre notre boisson normande ; elles ne peuvent que
la maintenir sinon l'améliorer. C'est rendre service à
l'agriculteur que de l'engager à suivre cette voie de pro-
ductions bonnes et abondantes; l'abondance des récoltes
de pommiers naturels non greffés étant concédée volon-
tiers par M. Levesque. (Bulletin 1903, p. 89).
M. Levesque ne nous a-t il pas dit aussi dans la séance
du il octobre 1903 que la bonne qualité de la pomme dite
Médaille-d'Cr, n'a été reconnue qu'au bout de 20 ans ?
Que de Médailles-d'Or, M. Levesque et autres détruisent
en greffant les pommiers de semis donnant de bonnes
pommes à cidre I J'en prends à témoin les belles et bonnes
pommes que je présente aujourd'hui à la Société, et don-
nées par des pommiers provenant de semis et non greffés.
A la vue de ces pommes dans mes pépinières, les cultiva-
teurs ont une idée tout autre du pommier de semis.
L'évidence leur fait forcément admettre que les pommiers
donnant de si belles pommes doivent être conservés sans
greffage. Selon nous, on doit donc tout faire pour mettre
ces pommiers à la place d'honneur qu'ils doivent occuper.
vu.
-* 1(12 —
M. Lcvcsque nous dit relalivenienl aux pommiers non
grelîés : <■ Fuites une expérience directe, étudiez toute une
série de fruits à cidre obtenus de semis et vous trouverez,
comme je l'ai reconnu moi-même, que les fruits médiocres
ou mauvais y sont en grande majorité, que les bons y sont
rares et les très bons plus rares encore ». D'abord, celle
expérience, donlilfautremerciersincèremenlM. Levesque,
prouve, l'arbre se reproduisant par sa graine, que la série
de semis sur laquelle M. Levesque a fait son étude, pro-
venait sans aucun doute en grande partie de pommes de
mauvaise qualité. Ensuite l'aveu convaincant de M. Le-
vesque pour les bons arbres venant de semis donne plei-
nement raison à la circulaire Oudin. On doit donc, cela
étant reconnu de part et d'autre, planter et conserver sans
greffage les pommiers de semis donnant de bons fruits à
cidre, n'y eùt-il que «les rares et les plus rares encore» de
M. Levesque.
Maintenant la question du pommier naturel est vrai-
ment bien éclaircie pour tous. Elle se résume en ces mots:
Garder les pommiers de semis donnant de bons fruits,
grelïer tous les autres.
Si c'est possible, je ferai du cidre avec des pommes
prises sur les pommiers de mes pépinières et remplissant
les conditions de la circulaire Oudin. Je me propose d'en
faire goûter, en temps opportun aux Membres de la
Société. Après dégustation, les idées seront fixées sur le
cidre provenant de ces pommes et sur les arbres qui l'au-
ront fourni.
RARBEY.
Tollevast, l-^r Octobre 4 904,
— 103 —
EXCURSION A MARTINVAST
Le dimanclie 5 novembre 1904, vingt-cinq membres
environ de la Société d'Horticulture ont visité à Martinvast
(hameau Léger) une pépinière d'arbres d'ornement appar-
tenant à M. Legoupil.
Cette pépinière occupe un champ de deux vergées,
enclos d'un fossé planté de hauts arbres élagués, tels que
sapins de Normandie, ormes, hêtres, qui servent à briser
le vent.
La place la plus importante y est réservée à l'élevage
des conifères. M Legoupil ne fait pas de semis, il ne pra-
tique pas la greffe; il pique soit des pieds provenant de
semis, soit des pieds greffes, achetés les uns et les autres
aux grandes pépinières d'Orléans, soit encore des pieds
provenant de boutures faites par lui. Il dispose ces pieds
en rangs espacés de 0",20 environ; tous les deux ans au
plus il les relève et les replante immédiatement, en
augmentant l'écartement des rangs s'il juge que le déve-
loppement pris par eux l'exige; traités de cette manière
les pieds acquièrent des racines courtes, très ramifiées,
garnies de nombreuses radicules ou chevelu qui, mainte-
nant la terre au moment de l'arrachement, assurent la
reprise quand, après la vente, la transplantation défini-
tive est faite.
La famille des Abiétinées est représentée par de nom-
breux pieds de variétés souvent demandées par les aclie-
teurs. tellesque les Abies peclinata, Nordmaniana^ moi'inda^
inversa, cephalonica, nobilis glauca, Douf/tasii, Rcmonti;
le Cniptomeria elecjans, le Cnjplomeria du Japon; les
Pinus austriaca ni/jra, riyida, sijlveslris; le Cedrus Deo*
— 104 —
dara; le Séquoia gif/atilea ; le Taxodium sempervirens ;
V Araucaria imbricala.
La famille des Cupressinées a aussi beaucoup de repré-
senlanls: les Cupressus funebris, Lawsoniana, sempervi-
rens, manrocarpa (ou Lamberliana), aurea ; le Juniperiis
fili/ormis; les lielijwspora ericoides, oblusa, plumosa aurea,
aurea gracilis: les Thuya orienialis, W'angeriana, gigantea,
Lobbii. Wangeriana globosa nain, Fiiota aurea nain, les
Thuya lulea ou Thuya doré, borealis compacta, borealis
horizonlalis ; les Thuyopsis dolabrata variegala, etc.
La famille des Taxinées n'est représentée que par des
pieds de Taxas pyramidalis et de Taxas baccata ou If
commun.
Une place plus'modeste est consacrée à la culture d'ar-
bustes et arbres d'ornement divers parmi lesquels : Aucuba
japonica, Coloneasler microphylla, Deutzia candidissima
plena, Syringa, Lauriers de Portugal, Laurier cerise à
feuilles de camélia, Troëne du Japon, Troëne à feuilles
dorées ou Ligustrum marginalum aureum, Hortensias,
JJydrangea pamculata grandiflora^Epinçs à Heurs doubles,
Viburnums, Lilas de Perse, Sorbus aucuparia ; Tulipier
de Virginie, Cliône pyramidal, Cbêne d'Amérique à Heurs
rouges ou Quercus rubra, Frêne pleureur, Bouleau pleu-
reur, Acer Negundo, californica elegans, Peuplier du lac
Ontario, Hêtre à feuilles pourpres, etc.
E. GIOT.
— 105
EXPOSITION DE CHRYSANTHÉIVIES
de Plantes fleuries de Saison,
de Fruits, etc.
Du 19 au 22 Novembre fOOL
t«t-
L'ENSEMBLE DE L'EXPOSITION
L'Exposition qui a été ouverte samedi 19 novembredans
les halles était des plus brillantes, le public en foule serrée
n'a pas cessé de la visiter pendant l'après-midi du samedi,
les journées de dimanche et de lundi.
Chacun admirait les richesses végétales qui étaient
exposées. Il se trouvait là des plantes et des fleurs variées
de chrysanthèmes de grande beauté. On est arrivé par les
soins et la culture à des résultats véritablement surpre-
nants comme coloris riches et variés, conîmc formes
élégantes et développement des fleurs, comme formes et
dimensions des plantes. Si de grandes plantes élancées
dites standarts présentaient des tètes superbes couronnées
de nombreuses et splendides fleurs, les toufles basses bien
fournies de feuilles et de fleurs, les fleurs sur une seule tige
(ou uniflores) n'étaient pas sans mérite. Il y en avait pour
tous les goûts.
Parmi les plantes qui attiraient un peu plus l'attention
étaient les plantes greiïées de MM. Cavron et Girard,
présentant, sur un même pied des fleurs de formes et
couleurs variées et ayant l'aspect d'un énorme et magni-
fique bouquet.
Les plantes de M. Cavron cultivées à la méthode
Japonaise, présentant plusieurs étages rectangulaires de
t3
- 10() —
la même fleur, ont dû deaiander, comme les plantes
greffées, des soins nombreux et intelligents. Les Heurs
coupées, elles aussi, étaient de toute beauté. 11 s'en
trouvait de dimensions énormes tout en étant de formes
et de coloris des plus gracieux.
Qu'ils soient dus à tels ou tels soins, à tels ou tels
engrais, par exemple le Papillon ou le Polysu, les résul-
tats n'en sont pas' moins merveilleux.
Les membres du Jury qui, tous, étaient des chrysan-
tliémistes de renom, ont reconnu que nos liorticullcurs
ont atteint de brillants résultats.
11 y a peu d'années d'ailleurs que le chrysantîième à la
grande Heur est cultivé à Cberbourg, et nos borliculteurs
ont montré cette fois, comme d'ailleurs l'avait déjà fait à
Paris M. Léon Cavron, que nos liorticulteurs clierbour-
geois peuvent rivaliser avec les plus renommés.
Aussi, ont-ils été fortement engagés par les membres du
jury à prendre part aux expositions qui auront lieu à
Paris en 1905 et à Caen.
La saison avait empêcbé quelques apports de l'extérieur
de notre arrondissement, mais si toutes les personnes qui
avaient l'intention de faire des envois à Cberbourg avaient
pu mettre à exécution leurs projets, la place aurait fait
défaut. Les balles, le seul local dont on puisse disposer à
Cberbourg, laissent un peu à désirer pour les expositions.
Pourtant, tout le parti possible en avait été tiré.
La municipalité avait fait blancbir les murailles; les
décors de pavillons disposés par M. Lesage, cbef maclii-
niste du tbéàtre, produisaient le meilleur elTct, et la
commission d'organisation, avec le précieux concours de
M. Letullicr, jardinier, avait trouvé le moyeu, dans la
journée du vendredi et la matinée du samedi, de transfor-
mer les balles en un splendidc jardin, le marcbé s'y étant
encore tenu jeudi.
Si les cbrysantbémcs étaient l'objet principal de l'expo-
— lit?
silion, il s'y trouvait encore des produits bien dignes
d'être signalés.
De magnifiques couronnes, boucjuets, croix, gerbes de
fleurs disposés avec tantde goût, montraient le résultat
que l'art d'un fleuriste peut obtenir de la disposition des
fleurs.
Il ne faut pas oublier lesbizarresorcliidées, les bruyères,
les bégonias, amaryllis, cyclamens, primevères de Chine,
qui pour être plus modestes et moins à la mode que les
chrysanthèmes n'en ont pas moins leur charme,
De superbes raisins, tels qu'on n'en trouverait pas dans
le midi, des poires, des pommes du plus bel aspect,
tentaient plus d'un visiteur.
N'oublions pas de mentionner les rocailles, vases à
fleurs et autres objets en ciment exposés par M. Mallet,
qui attiraient aussi les regards.
En résumé l'ensemble de l'exposition était parfait.
L'un des membres du Jury qui revenait d'une exposition
à Montpellier nous a déclaré que notre exposition était
supérieure à ce qu'il avait vu dans cette ville.
Les cultures cberbourgeoises peuvent d'ailleurs rivaliser
victorieusement avec celles du midi; cela est reconnu
depuis longtemps.
Nous avons, ici, des cultivateurs intelligents qui savent
profiter des avantages du sol et de notre température
exceptionnelle, ni trop chaude, ni trop froide, et qui,
certainement, ne s'arrêteront pas dans la voie du progrès.
LE BANQUET
Samedi soir, un grand banquet de 60 couverts avait
lieu à l'Hôtel de France où seuls étaient admis les socié-
taires et les exposants- Nous croyons inutile de dire que
M. Bernon, le sympathique propriétaire de l'hôtel, avait
apporté tous ses soins à la composition du repas qui était
remarquable. ■
— 108 —
Voici d'ailleurs la composition du menu.
Potage : Prinlanier au tapioca. — Hors d'œuvre : Huilres
de St-Vaast. — Relevé : Barbue Dieppoise. — Kntrée :
Civet de lièvre Bourguignonne. — Rôt : Chapons du
Mans trulTés. — Salade. — Légumes : Panachés maître
d'hôtel. — Entremets : Glace pralinée. — Dessert : Fruits,
gâteaux. — Café: Cognac, kirsch, rhum. — Vins: Graves,
Bordeaux, Moulin à-Vent, Champagne.
Après les présentations d'usage, chacun prend la place
qui lui est assignée et le repas commence au milieu de la
plus franche cordialité.
Nous remarquons à la table d'honneur: M. Corbièro, le
sympathique président, ayant à sa droite M. Louis Tillier,
professeur d'arboriculture de la ville de Paris, président
du Jury, et à sa gauche M. de la Crouée de Caen, secrétaire
du Jury. Venaient ensuite MM. Menut, président de la
Société Artistique et Industrielle, membre du Jury:
Levesque, vice-président de la Société; Lelièvie, secrétaire
général de la Société d'horticulture; Dehayes, secrétaire
général de la Fédération du Commerce et de l'Industrie;
Thommin et Leterrier, secrétaires adjoints, etc., etc. La
presse locale s'était fait un devoir et un phiisirdc répondre
à la gracieuse invitation de M. le président Corbière.
LES RÉCOMPENSES
Mais nous voici au Champagne et la parole est donnée à
M. Lelièvre, secrétaire général, qui donne lecture du
palmarès, dont ci-après le détail :
Le Jury s'est réuni le samedi 19 novembre 1904 à midi,
dans le grand foyer du Théâtre municipal, mis à sa dispo-
sition par M. le maire.
Il était composé de MM.
Tillier, délégué delà Société nationale d'horticulture de
France;
- 100 —
De la Crouée, délégué de la Société d'horticulture de
Caen et du Calvados;
Cailly, délégué de la Société du cenire de la Normandie
à Lisieux;
Epinetle, délégué de la Société d'iiorlicullure de l'Orne
à Alençon;
Blouet, délégué delà Sociéléd'liorlicullured'Avranclies;
Le Graverend, délégué de la Société d'horticulture de
Coutances;
Crosville, délégué de la Société d'horticulture de
Valognes;
Bellenger, délégué de la corporation de Saint Fiacre,
de Bayeux;
Menuf, président de la Société Artistique et Industrielle
de Cherbourg.
M. Charvet, qui devait représenter la Société française
des chrysantliémistes s'est trouvé empêché.
Le jury, après avoir choisi M. Tillier comme président
et M. de la Crouée comme secrétaire, a procédé, dans les
halles où se tenait l'exposition, à ses opérations, avec
l'assistance de M. Corbière, président de la Société d'hor-
ticulture de Cherbourg, et de M. Leterrier, secrétaire
adjoint.
Les opérations ne se sont terminées qu'cà 4 heures 1/2
du soir.
Après un examen scrupuleux des produits exposés, qui
ont vivement attiré son attention, le jury a attribué les
récompenses suivantes :
1er PRIX d'honneur, vase de Sèvres de M. le Président
de la République, à M. Léon Cavron, pour l'ensemble de
son exposition.
2o PRIX d'honneur, prix de la Ville de Cherbourg, objet
d'art, ou prime de 7o fr. à M. Girard, pour l'ensemble rie
son exposition.
— nu -
3« PRIX d'honneur, prix de M. le Maire de la Ville de
Cherbourg (objet d'art ou prime de 50 fr.), à M. Chrétien
pour l'ensemble de son exposition.
Chri/saiillihiies en pots
1er concours. — Pour la collection la plus belle et la
plus nombreuse en variétés :
M. Cavron, médaille d'or, moyen module.
2' concours: pour la collection la plus belle en 70
variétés.
M Girard, médaille de vermeil moyen module; M.
Chrétien, médaille de vermeil petit module.
3e concours: pour la collection la plus belle en quarante
variétés :
ISI. Girard, médaille d'argent grand module.
40 concours : pour les 40 plus belles variétés cultivées à
1res grande Heur:
M. Chrétien, médaille d'argent grand module.
5« concours: pour les viugtcinq plus belles variétés
cultivées à très grande Heur:
Horticulteurs-marchands: M. Chrétien, médaille de
vermeil, petit module.
Amateurs: M. Le Bretlevillois, médaille de vermeil
moyen module; M. Rozier, médaille de vermeil petit
module.
6° concours : pour le plus beau lot ne dépassant pas 60
plantes eu \'ô variétés cultivées spécialement pour le
marché:
M. Cavron, médaille de vermeil grand modiile, olïerle
p ir la ville de Cherbourg.
M. Chrétien, médaille d'argent, olïerte parMM. Vilmoiin-
Andrieux.
7" concours: pour le plus beau lot ne dépassant pas 40
plantes en 10 variétés cultivées spécialement pour le
iiiiirrhé :
- m
M. Girard, médaille de vermeil encadrée de la société
française des chrysanliiémisles.
8« concours. — Pour la plus belle collection de stan-
darls :
M. Gavron, médaille d'or de 100 francs avec félicitations
du Jury ; M. Girard, médaille d'or de 60 francs avec féli-
citations du Jury.
O--' concours. — Pour le plus beau lut de 30 variétés,
cultivées à lige unique et à grande Heur, maintenues eu
touiles basses dites spécimens:
M. Cavron, médaille de vermeil grand module ; M. Gi-
rard, médaille de vermeil petit module.
iOe concours. — Au plus bel apport de plantes cultivées
en unillores:
M. Cavron, médaille de vermeil moyen module ; M. Gi-
rard, médaille d'argent grand module; M. Clirélien,
médaille d'argent de la I-'édération du Commerce et de
l'Industrie.
1 1"^ concours. — A la collection la plus comptèle et la
mieux réussie en plantes gredées :
M. Cavron, médaille de vermeil grand module ; M. Gi-
rard, médaille d'argent grand module.
Le Jury, eu égard à la belle présentation de deux plantes
cultivées à la métbode japonaise, a sollicité, à titre excep-
tionnel, de décerner à M. Cavron une médaille d'or polit
module.
Fleurs coupées
12o concours. — Pour le plus beau lot de 73 variétés
cultivées à la plus grande Heur :
M. Cavron, médaille de vermeil grand module.
13' concours. — Pour le plus beau lot de 40 variétés
cultivées à la très grande fleur:
M. Cavron, médaille d'or petit module.
14e concours. _ Réservé aux amateurs de l'arrondisse-
ment de Cberbourg :
m
— 112 -
M. Le Caplain, de Saint-Pierre-Eglise, médaille de ver-
eil moyen module; M J.-B. Mahaut, de Sainl-Pierre-
Ef^lise, médaille de vermeil yjelit module; M. Le Brelle-
villois, de Cherbourg, objet d'art (gravure de M. le Minis-
tre de rinslruclion publique et des Beaux-Arts).
15' concours. — A la plus belle fleur de l'Exposition :
M. Cavron, pour la variété Jeannette Lens, médaille
d'argent grand module.
16e concours. — Gains inédits :
M. Héraud, horticulteur semeur à Pont- d'Avignon,
médaille de vermeil moyen module ; M. Cavron, médaille
d'argent grand module (pour sport de Mistress Campton).
IQe concours. — Imprévus (plantes Ucuries de saison) :
Cyclamens; M. Cavron, médaille d'argent grand module;
M. Chrétien, médaille d'argent moyen module.
Orchidées: M. Cavron, médaille de vermeil grand
module.
Amaryllis, bégonias, bruyères: M. Cavron, médaille de
vermeil moyen module.
Primevères de Chine : M. Chrétien, médaille d'argent
petit module.
Primevères obconica : M. Chrétien, médaille de bronze
grand module.
20e concours. — A la collection soigneusement étiquetée
des fruits de table (poires et pommes) la plus complète et
la plus remarquable par la beauté et la qualité des échan-
tillons :
M. Levesque, médaille d'argent de M. le Ministre de
l'Agriculture; M. Piard, médaille d'argent petit module
de M. le Ministre de l'Agriculture.
2i« concours. — Au plus bel apport en variétés soigneu-
sement étiquetées en raisins de table:
Horticulteur marchand : M. Gosselin, Pierre, rue du
Val de Saire, médaille de vermeil grand module de M. le
Ministre dn CDiumcrcc et de l'Industrie.
- 113 —
Amateurs: M. Piard, iiiéclailie de vermeil de la Fédéra-
lion du Commerce et de l'Industrie; M. Dépinée, objet
d'art (gravure de M. le Ministre de l'Instruction publique
et des Beaux-Arts).
22- concours. — Au plus bel apport d'objets d'art ou
d'industries borticoles fabriqués par des exposants appar-
tenant à l'arrondissement de Cberbourg:
M. Mallet, pour travaux en ciment (rocailles, bacs à
fleurs), médaille de vermeil de la Société Artistique et
Industrielle de Cherbourg.
Légumes conservés: iM. Louvet, rue du Château, à Cher-
bourg, médaille de bronze.
Le Jury a attribué le diplôme d'honneur de la Société
Nationale d'Horticulture de France, sur la propositioA du
délégué de cette Société, à M. Girard, en plus des autres
récompenses qu'il a obtenues.
Le Jury a aussi décerné la médaille de vermeil de M. le
Ministre de l'Agriculture à M. Le Mée, horticulteur à
Alençon, pour son important et très utile travail ayant
pour titre : Les Ennemis des Plantes.
M. Blouet, d'Avranches, avait fait un bel apport de
magnifiques fleurs coupées de chrysanthèmes; mais étant
membre du Jury, il n'a pu prendre part aux concours;
ses fleurs ont été placées hors concours et les autres Mem-
bres du Jury ont regretté de ne pouvoir que lui adresser
leurs plus vives félicitations.
M. Piard avait fait aussi un apport de quelques belles
fleurs coupées ; mais comme, à cause de la saison, il n'en
avait pas un assez grand nombre, il n'a pu prendre part
non plus aux concours pour ses fleurs.
Une médaille d'argent de la Société Artistique et Indus-
trielle est attribuée à M. Lesage, chef machiniste du
Théâtre, pour sa belle décoration des locaux de l'Expo-
sition.
- 114
De vives félicilnlions soûl adressées à M. Letullier,
jardinier en chef de la Société, pour le précieux concours
de son bon goùl et de sa pratique qu'il a prêtés à la Com-
mission d'organisation pour la disposition de l'Expo-
sition (1).
Le Jury n'avait pas à se prononcer sur le mérite des
objets divers apportés par des exposants étrangers à
l'arrondissement, pour lesquels des concours n'avaient pas
été prévus au programme.
Les dames patronnesses se sont réunies à une heure et
demie, au local de l'Exposition, pour juger les 17° et 18"
concours et elles ont attribué:
1° Pour la plus belle et la plus complète présentation
montrant tout le parti que le lleurisle peut tirer du chry-
santhème (gerbes, bouquets, surlouts, garnitures de
tables, de vases, couronnes. etc.); chrysanthèmes seuls ou
associés à des feuillages divers, mais sans autres Heurs
que celles du chrysanthème :
M*"» Chrétien, médaille de vermeil grand module;
M"" Cavron, médaille de vermeil moyen module.
2o A la plus belle et plus complète présentation de chry-
santhèmes associés à d'autres genres de fleurs :
M""" Chrétien, médaille de vermeil moyen module.
LES TOASTS
Ensuite M. Corbière prenant la parole a prononcé le
discours ci-après :
« Messieurs,
» Je lève mon verre en l'honneur de M, le Président de la
République. Il a un double titre à nos respectueux hom-
(1) Cour donnpr salisfaclion à un vœu exprini(^ parle .lury, le
Bureau de la Société a décidé qu'il serait attribué à M. Lelullier
uoe médaille d argeot graod module.
- ii:;
niiiges : comme Chef de l'Elat d'abord, et ensuite comme
bienfaileur de notre Société. C'est à sa bienveillante libé-
ralité en effet que nous devons le beau vase de Sèvres qui
va récompenser le premier de nos lauréats. Donc,
Messieurs, à M. Loubet, Président de la République !
» Je vous propose, en outre, d'associer dans le même
sentiment de gratitude MM. les Ministres de TAgriculture ,
du Commerce et de l'Instruction publique, à qui nous
devons plusieurs des prix gracieusement mis à notre
disposition.
» Dans ce banquet où la Société d'Horticulture fête sa id^
Exposition, je ne crois pas être téméraire, je ne crois pas
préjuger trop tôt du sentiment général en nous félicitant
d'un succès qui dépasse encore ceux de nos expositions
précédentes, si incontestables qu'ils aientété. Aussi est-ce
pour moi un devoir, fort agréable à remplir, que d'adresser
ici, au nom de notre Société, mes plus vifs remerciements
aux autorités, à tous ceux qui ont contribué à ce brillant
résultat.
» Diverses circonstances malencontreuses, que nous
déplorons, nous privent ce soir de la présence de M. le
Sous-Préfet, de M. le Maire, de M. le Sénateur et de M. le
Député de Cherbourg qui, en toute circonstance, nous ont
témoigné le plus bienveillant intérêt. Avec tous nos
regrets, j'exprime notre bien sincère reconnaissance à
toutes ces autorités, particulièrement à M. le Maire qui,
avec une bonne grâce parfaite, non seulement nous a
accordé tout ce que nous lui demandions, mais encore
nous a ofTert un prix important pour nos lauréats.
» Levons aussi nos verres, Messieurs :
» Au Conseil Municipal de Cherbourg, au Conseil d'Arron-
dissement et au Conseil Général, qui veulent bien conti-
nuer (le nous soutenir de lours sympathiques et précieux
encouragements ;
» A la Fédération du Commerce, de l'Industrie eldel'Agri,
— 110 —
culture de Clierbourg et de l'Arrondissement, à laquelle
nous devons plusieurs médailles offertes à nos exposants
et la présence à ce banquet de son très dévoué Secrétaire
général ;
» A mon honorable prédécesseur, M le D'" Renault, qui
dirigea notre chère Société pendant plus d'un quart de
siècle, vous vous rappelez avec quel dévouement et
quelle distinction, et qu'un deuil tout récent empoche de
joindre à nous aujourd'iiui ;
» A Messieurs les Membres du Jury, que des Sociétés
avec lesquelles nous sommes heureux d'entretenir les
meilleures, les plus cordiales relations, ont bien voulu
déléguer pour apprécier les mérites de nos exposants.
Rarement Jury fut composé d'hommes plus distingués,
plus compétents. Aussi sommes-nous très flattés, et aussi
très reconnaissants, du concours si apprécié que nous ont
apporté, quelques-uns de fort loin, tous ces Messieurs. Je
bois à MM. les Membres du Jury, tout spécialement :
à leur distingué Président, M. le professeur Tillier; au lia
connaisseur qu'est leur Secrétaire, M. de la Crouée; à
M. Menut, le sympathique Président de la Société Artis-
tique et Industrielle, société à laquelle nous devons aussi
deux des médailles qui nous ont été gracieusement
offertes. Je bois aussi à la prospérité toujotirs croissante
des Sociétés que vous représentez. Messieurs les Membres
du Jury, et en particulier à la Société Nationale d'Horti-
culture de France, qui a bien voulu nous olïrir un diplôme
d'honneur pour l'un de nos lauréats.
» Si nous avons pu réussir, au delà même de nos espé-
rances, le succès de notre exposition est dû, en outre du
mérite de nos horticulteurs, pour une très grande part,
au dévouement de mes vaillants collaborateurs. Il est
donc de toute justice qu'après avoir été tous ces jours à
la peine, ils soient ce soir à l'honneur. C'est pourquoi je
porte avec vous la santé de M. M.
- 117 -
» Leiièvre, secrétaire général, dont l'éloge n'est plus à
faire;
» Lelerrier et Thommin, secrétaires-adjoints, que vous
avez vus à l'œuvre;
» Salley, notre vénéré doyen et président honoraire de la
commission d'organisation;
» Le Parmentier, président actif, très actif, de cette même
commission;
» Drouin, Lemonnier, Mahieu.Ménard, Dépinée,Gallier,
Houcliet,Sanson, membres des Commissions d'organisation
ou de la loterie;
> Dutot, Gallier et Macé, à qui nous devons la belle
ordonnance de ce banquet;
» Métivier, architecte de la Ville, qui a mis très aimable-
ment à notre service tout son talent et son bon goût;
* Enfin notre aimable hôtelier etcollègue M. Bernon, qui,
trop modeste, se dérobe à nos félicitations.
» Je lève mon verre à la presse locale.
» En toute occasion, et sans distinction d'opinion, elle
nous a prêté son concours le plus empressé et bien
souvent tout spontané. Je me plais, en lui témoignant
notre gratitude, à reconnaître la part importante qui lui
revient dans le succès de notre exposition, et je suis
heureux de voir assis parmi nous les représentants des
divers organes delà Presse cherbourgeoise.
» Je ne puis mieux terminer cette série de toasts qu'en
vous priant de porter avec moi la santé de nos dames
patronnesses. Elles nous ont apporté, il y a quelques
heures, leur très aimable, leur très gracieux concours,
dans l'appréciation de sujets particulièrement délicats.
Comme le disait excellemment, lors de notre dernière
exposition, M. Le Carpenlier, l'un de nos conseillers
d'administration dont nous regrettons le plus l'absence à
ce banquet, elles ont une compétence spéciale pour
décerner les récompenses qui demandent le goût, la
VIII,
-lis -
délicalesse, le sens de l'élégaDCc; aucun Jury ne saurait
les suppléer dans celle fonction. Donc, Messieurs, à nos
dames palronnesses! et, permettez moi d'ajouter, aux
femmes de tous les sociétaires! »
Le discours de M. Corbière est souligné par une triple
salve d'applaudissements.
M. Louis Tillier,le distingué président du Jury.prend la
parole en ces termes :
a Mes collègues du Jury m'ayant fait le grand honneur
de me choisir comme président, le dernier acte de celte
éphémène présidence doit être, suivant la tradition, un
discours. J'aurais mauvaise grâce à me plaindre de la
tradition, puisqu'a défaut d'un bon discours qui serait,
d'ailleurs, superflu (vous venezd'en entendre un excellent),
j'aurai tout au moins le plaisir de vous adresser quelques
sincères paroles de remerciements et de félicitations.
» C'est que mes collègues m'en voudraient et je ne me
le pardonnerais pas à moi même si je ne remerciais ainsi
qu'il convient la Société d'Horticulture de Cherbourg de
la gracieuse réception qui nous a été faite et dont nous
emporterons l'agréable souvenir.
» Votre excellent Président nous adressait tout à l'heure
des remerciements, peut-être un peu excessifs^ pour le
dévouement, disait il, dont nous faisons preuve en venant
de loin remplir des fonctions quelquefois dilTiciles et
toujours délicates.
» Permettez-moi de vous dire en toute franchise que ce
dévouement n'est peut-être que de l'égoïsme de notre part.
C'est qu'en elTel, il est toujours agréable pour les horti-
culteurs que nous sommes, de quitter de temps en temps
le lieu de nos occupations ordinaires pour venir dans une
contrée nouvelle faire connaissance avec de nouvelles
cultures, faire connaissance aussi avec de nouveaux
collègues. J'ajouterai que cet agrément devient un plaisir
— 110 —
véritable lorsque, comme c'est le cas ici, les cultures sont
particulièrement belles et les collègues particulièrement
aimables et hospitaliers.
» Mais, ce n'est pas seulement de votre excellent accueil
que nous vous devons remercier; nous vous remercions
encore du merveilleux spectacle que vous nous avez donné
d'admirer dans cette Exposition, aussi charmante dans son
ensemble qu'intéressante dans ses détails, et qui fait
honneur tout à la fois à la société organisatrice et aux
exposants dont le travail et le talent méritent tous nos
éloges.
» iMessieurs, il est des esprits inquiets qui prétendent
qu'il y a trop d'Expositions; ils reviendraient de leur
erreur s'ils voyaient la vôtre; ils parleraient différemment
encore, s'ils songeaient aux progrès dont les Expositions
ont été la cause. Le rôle des Sociétés dans la vulgarisation
de l'horticulture a été en effet considérable.
» Autrefois l'horticulture était un métier semblant
consister en quelques procédés que le simple bon sens
pouvait expliquer. Aujourd'hui l'horticulture est une
science véritable dont les multiples applications donnent
lieu à des transactions très importantes. Qui a le plus
contribué à faire connaître les fleurs, à les faire aimer;
qui a le plus recueilli, centralisé les renseignements des
prrliciens pour en dégager les bonnes méthodes de
culture et les propager libéralement de tous côtés?. . . Ce
sont des Sociétés d'Horticulture.
» Les Expositions qu'elles ont organisées ont été autant
de succès remportés par la science sur la routine. C'est
dans ces Expositions que les horticulteurs ont pu produire
le résultat de leurs travaux et de leurs recherches; c'est là
que les amateurs ont pu former leur goût et réunir les
éléments de leurs collections; c'est là enfin que le simple
visiteur, à la vue de tant de richesses végétales, a pu se
faire une idée de l'importance de l'horliculture au point
de vue du commerce national,
120 —
» r/est pourquoi, Messieurs, contrairement à un mauvais
augure, je vous dirai : exposez encore, exposez toujours;
afîronlez les luttes pacifiques de nos champs de bataille
horticoles, allrontez-les en dehors de votre région môme,
suivez l'exemple qui vous est donné par l'un de vos
collègues et non des moindres, que nous voyons venir
moissonner dans nos expositions parisiennes des lauriers
qui sont la juste récompense de sa valeur et de son talent.
» L'an prochain verra s'ouvrir à Paris une exposition
internationale organisée par la Société nationale d'hor-
ticulture de France ; laissez-moi espérer, au nom de ma
Société, que vous répondrez à notre appel et que vous
viendrez avec nous montrer aux nombreux étrangers
venus nous visiter, que grâce à nos climats divers,
grâce à notre travail et grâce à notre goût national,
l'horticulture française n'a rien perdu desa vieille renom-
mée et que la France est encore le jardin de l'Europe.
» Messieurs, il ne me reste plus qu'à lever mon verre
en l'honneur des lauréats de votre exposition, à voire
commission d'organisation, à votre Société tout entière et
aussi à votre éminent Président, ce savant que vous avez
placé à votre tète, réalisant ainsi l'union féconde de la
science et du travail. »
Comme celui de M. Corbière, le discours de M. Tillier
est vivement applaudi.
Puis M. Dehayes, secrétaire général de la Fédération,
remercie au nom de sa Société comme il suit :
» Messieurs,
» Je dois à un concours do circonstances imprévues
l'honneur de représenter à cette charmante fête la Fédé-
ration du Commerce, de l'Industrie et de l'Agriculture de
Cherbourg et de l'Arrondissement.
)' Je m'en réjouirais si l'absence de notre dévoué pré-
- 121
sident n'était due à des préoccupations de famille devant
lesquelles il n'y a qu'à s'incliner.
» Mais je suis si\r d'être son interprète et aussi celui
de la Fédération en vous remerciant, Messieurs, d'avoir
convié notre nouvelle société à cette réunion.
» Plusieurs membres de la Société d'horticulture de
Cherbourg, en prenant part au banquet que la Fédération
donnait il y a quelques mois à l'occasion de sa création,
alarmaient leursympathie pour l'd'uvreque le commerce
cherbourgeois entreprenait.
» La Fédération s'en est montrée profondément touchée.
» Elle a voulu témoigner à son tour à la Société d'hor-
ticulture, tout à la fois sa gratitude et l'intérêt qu'elle
prend à ses concours, en mettant à sa disposition deux
médailles à décerner.
» C'est peu, Messieurs, c'est beaucoup moins que ne
méritent et les efforts de vos exposants et les merveilleux
résultats de ces efforts; mais, comme la plus belle tille du
monde, la Fédération ne peut donner que ce qu'elle a.
» Elle le donne cette année, avec le désir et la volonté
de faire mieux plus tard, mais mais en tout cas, elle le
donne avec tout son cœur.
» Je ne crains pas d'être désavoué en allirmanf,
Messieurs, que vous trouverez dans la Fédération une
alliée et une amie.
» Dans des voies différentes, nos sociétés poursuivent le
même but :
» Le développementdans notre bonne ville de Cherbourg
de tout ce qui peut contribuer à son essor matériel et
artistique.
» Sur ce terrain les bonnes volontés ne peuvent (jue se
rencontrer.
» Et c'est pourquoi notre musi(iue VUnion Cherhonr-
geoise sera heureuse de se faire entendre demain, en votre
honneur, aux personnes qui se presseront en foule à voire
remarquable exposition,
- m
» Au nom de la Fédération je lève mon verre :
» A la Société d'horticulture,
» A son distingué Président,
» Eten mêmelempsà ses exposants, qui savent produire,
sous notre ciel trop souvent maussade, sous nos yeux
éblouis, les merveilles de la flore du pays du soleil ».
Les discours étant terminés, M. le président rappelle
qu'il est de tradition à la Société d'horticulture que les
banquets se terminent par des chansons. •
La parole est donnée à notre sympathique poète cli;in-
sonnier M. Rossel, qui nous fait l'honneur d'une primeur.
Le Chrysanthème, chanson reproduite ci-après. Puis vient
le tour de M. Gohel,qui nims a chanté ses plus jolies chan-
sons normandes. Plusieurs amateurs se sont faitenlendre,
notamment M. Charles Le Crest, qui nous a chanté avec
beaucoup de talent plusieurs couplets des revues qu'il a
composées, ainsi que M. Ruel, ancien négociant.
En résumé, charmante soirée qui s'est terminée à 11
heures et demie.
En terminant nous exprimerons le regret qu'il n'existe
pas à Cherbourg de salle de fêtes assez spacieuse pour
pouvoir faire une exposition d'un seul tenant. Nos expo-
sants auraient tout à y gagner.
- 123 -
LE CHRYSANTHÈME
AIR DU PENDU
Dédié à M. Paulin Lelièvre,
Secrétaire général de la Société
d'Horticulture de Cherbourg.
1
S'il est une plaul' (lue l'on aiiue
Quand arrive l'arriùr' saison,
Mes amis, c'est le Clirysanthèine.
Plus d'un l'admire avec raison.
Il en est, sur de frêle tige,
Qui surprennent par leur ampleur;
On ne veut plus de Heur chélive, / , .
L'énorme plaît à l'amateur. )
II
Depuis trois ans je le cultive,
Mais, dans mes eflorls journaliers,
Jamais, non jamais je n'arrive. . .
Comment font donc nos jardiniers?
Je crois, pour ces plantes voraces
Qu'il faut souvent se mettre en f."ais
De Polysu ou de m . . .élasse /
Car ell's sont 1res friand's d'engrais ^
bis.
III
Messieurs, au cours de nos séances,
Quelqu'un nous a dit bien des fois
Que la rose a ses préférences.
Mais la rose craint les grands froids;
Dès le premier souille des bises
De novembre au front ténébreux.
Elle perd ses formes exquises: ) ^.^
Le Clirvsanllnjme est moins frileux. J
- 124
IV
On m'a vanlé le Chrysanthème
Traité par le peuple Nippon,
Nuance rouge, or, ou jaune ou crème.
Mais, sans aller jusqu'au Japon,
Prenant le tram, — pas le rapide, —
Nous nous trouvons, sans trop de r'tard.
Devant la collection splendide ) , .
OIS
Ou de Cavron ou de Girard. '»
J'ajoute un mot, c'est nécessaire.
Messieurs, en terminant je dois
Porter un toast à M. Lemerre;
A Léon Lemerre je bois.
C'est en artiste qu'il travaille;
Il me semblait bien qu'on devait
Lui décerner une médaille? > ,
Qu il accepte au moins ce couplet. •>
Alfred ROSSEL.
Cherbourg, le 19 novembre 1904.
JOURNÉE DU DIMANCHE
C'est par milliers qu'il faut compter le nombre des visi-
teurs de dimanche. A certains moments, il y avait aux
entrées de l'Exposition une telle foule, que beaucoup
durent remettre leur visite au lendemain.
C'est, comme on le voit, un succès complet, sans pareil,
que nous sommes heureux d'avoir à enregistrer.
Dans l'après-midi, la musique de la Fédération, VCn/oti,
prêta son concours et ne fut pas l'un des moindre attraits
de la fôte.
Au moment du concert, on clïet, la Commission d'orga-
- 12.J -
nisaliou fut obligée de fermer les portes d'entrée, tant
était compacte la foule qui se pressait dans l'enceinte.
Les Membres du Jury de l'Exposition, sous la conduite
de M. le Président Corbière, sont allés dimanche faire une
promenade en mer et visiter le garde-côtes AtJiiral-Aube ;
à leur retour au Béton, M. Corbière leur fit faire une
visite du parcEmmanuel-Liais. L'après-midi, accompagnés
de M. Leterrier, secrétaire-adjoint, ces Messieurs se rendi-
rent au château deTourlaville qu'ils parcoururent en tous
sens, et enfin dans l'établissement des Forceries de la
Manche où M. Pierre Gosselin leur lit le plus aimable
accueil. Ces ditîérenles visites les intéressèrent vivement,
et certains Membres, que nous avons pu joindre avant leur
départ, ne tarissaient point d'éloges envers le Comité
organisateur de notre exposition de Chrysanthèmes.
C'était, d'ailleurs, un juste hommage rendu à notre
Société d'Horticulture.
[Extraits des journaux le Phare de la Manche, nos du 23
et du 26 novembre 190i, et la Vigie de Cherbourg, n" du
24 novembre i90L)
Diverses publications horticoles ont reproduit des rap-
ports très élogieux sur l'exposition de Chrysanthèmes de
Cherbourg, notamment celui de M. Tillier, président du
Jury, inséré dans le Journal de la Société Nationale
d'Horticulture et celui de M. Epinette, délégué d'Alençon,
dans le Bulletin de la Société d'Horticulture de l'Orne.
- l:i() —
Principales Variétés de Chrysanthèmes
Présentées à V Exposition de Cherbourg
du i9 novembre 190 i.
Lot de M. Léon GAVRON, horticulteur- marchand
à Cherbourg.
Standakts (O^SO sous l'o bifurcalion).
Madame Paolo Radaelli.
M'ie Marie Louise Hérauil.
Madame Ed. Roger.
Président Nonin.
François Pilou.
Etc.
IJaronne de Diédriclis.
M"<^ Thérèze Ma/.ier.
Swanley Giant.
William Clinrcli.
Madame de la Crouée.
Souvenir du docteur Pierre
Gouell.
Plantes pour le Marché.
Jeannette Lens.
Souvenir de Petite Auiie.
Madame Louis Kemy.
Baronne de \'in()ls.
M. C. Harmann Payne.
Président Félix Saliut.
Souvenir de l'exposition
d'Arras.
Princesse Bassaraba de
Brancovan.
Valérie lléraud.
Mademoiselle Lucie Robin.
Plantes de collection.
L^ colonel Ducroiset.
Clirysanlhémiste (louillard.
Le colosse Grenoblois
Jubilée.
Souvenir de Pont d'Avignon
Gomte Luraiii.
Madame IMi. Rivoirc.
Madame V. Delavier.
Madame Gliambry.
.Nl"« Marie Vuillermet.
Mistress Henry Robinson.
Miss Hunt.
Venise.
Pierre Leblond.
Masler Barkley.
Rêverie.
Henry Barnes.
O'Tahiti.
Paris 1900.
Président de la Roclieterie.
.lulliau llilleperl.
Gloire i*oilevine.
Banquise
Baronne de Neullize, etc.
— \il —
Lot de M. GIRARD, horticulteur-marchand à Cherbourg.
Plantes en pots.
Standarts.
Baronne de Viools.
M'i^ ïliérèze Mazier.
Banquise.
Sw aniey Giant.
Rêverie
>railame Jorge (>hilds.
William Cluirch.
Madame Edmond Roger.
Louis Cbauvet.
Rouge Poitevine.
William Tricker.
Good Gracious.
Madame Lecoq.
Madame Carnot.
Mistress Stralïord.
l^aolo Radaelli.
Princesse Bassaraba
Brancovan.
de
Spécimens.
Swanley Giant.
Good Gracious
M^^*^ Thérèze Mazier.
Baronne de Viuols.
Chrysanlhémiste Laforge.
Banquise.
Mrs Gosselin.
Massange de Louvrex.
Louis Chauvel.
Jules Chrélieu.
Jeannette Lens.
G'ella.
William Tricker.
Edwyn Molyneux.
Mademoiselle Marie Liger.
Baronne Berge.
Juliette Desmadryl.
Millecent Bichardson.
William Church.
Madame Jorge Cliilds.
Bouge Poitevine.
Président Lemaire.
Jubilée.
Madame Philippe Rivoire.
Mer de Glace.
Princesse Alice de Monaco.
Ma perfection rose.
EdJa Prass.
M. A. Cbarmet.
Souvenir de ma su'ur.
Plantes de Marché.
Mrs Gosselin.
Cbrysanthémiste Laforge.
Président Nonin
M"' Thérèze Mazier.
Jeanne Legret.
Cbrysanthémiste Couillard .
Mademoiselle iMarie Liger.
Jules Chrétien.
Madame Calvat.
Baronne de Vinols.
Soleil d'octobre.
M^ne Maitrot de Vareoues.
Mademoiselle Marie Calvat.
Souvenir de petite amie.
Roger.
Boule d'or.
Madame Edmond
François Pilon.
Madame Gustave Henry.
Souvenir Je ma s(i;ur.
Princesse Alice de Monaco.
Ma perfection.
Inépuisable.
M. Louis Rémy.
Luzerta.
Docteur François Allard.
Secrétaire Dauthenay.
Electra.
Km m a Bon ne fond.
- 128 -
Lot de M. CHRÉTIEN.
Plantes en pois.
Grandes Flcurs.
Luzerla.
Princesse Bassaraba de
Brancovan.
Edmond Boj2;er.
Mademoiselle Bertrand.
Uouj^e Poitevine.
Mademoiselle Marthe Morel.
Président Félix Saliul.
Louis Lévéque.
Madame Carnot.
Venise.
Chrysanthémiste Couillard.
Mademoiselle Marie Liger.
Louis Boeiimer.
Frisure d'oelohre.
Enfant des deux mondes.
G.-W. Childs.
M. Edouard André.
Mademoiselle Marie Calvat.
Princesse Alice de Monaco.
Mademoiselle Louise Bauer.
C.assiopée.
Commandant Blusses.
Viviand Morel.
Rayonnant.
Uniflores.
Charles Davis.
Marie Calvat.
Edouard André.
Viviand Morel.
Président Nonin.
Marinette.
Rayonnant.
Plantes de Marché
Souvenir de petite amie.
Phd'bus.
Yvory.
Président Nonin.
Louis Boehmer.
Viviand Morel.
B'jronne de Vinols.
Lot de M. LE BRETTEVILL0I3, Amateur à Cherbourg.
Chrysanthèmes en pots.
Madame Carnot.
Souvenir de petite amie.
Swanley Ciant.
Madame Leco(i.
Mademoiselle Lucie Faurc.
Miidiimc Pliili|tp(' !\ivf)iro.
Préfet Maitrol de Varenue.
C')losse Grenoblois.
Ma-liiiif Edm<md Ro(,'or.
Jules Cdirélien.
Marie Jai^er.
Fée du Cliampsaur.
Beauté Grenobloise.
M René Grenier.
Miss Henry Kobinson.
Madame Louis Rémy.
FJorence Davis.
Victor Dclavier.
— 120 —
André Simour.
M;irie-Louise Héraiul.
Président Nonin.
Madiime Gustave Henrv.
Thihet.
Jeanne Hollinger.
Edwiu Molyneux.
Princesse Bassaraba de
Brancovan.
Eda Prass.
Gahriclle Sence.
Tatiana.
Marie Galvat.
Président Félix Saliut.
Madame Paul Valade.
Albert Réveillé.
Chrvsantliémisle Bruand.
Verte Poitevine.
Madame Delaforgc.
Jeannette Lens.
Comte Horace de Choiseul
Secrétaire Dauthenay.
William Cburcli.
Marie Liger.
0' Tahiti.
Thérèze Mazier.
Luzerta.
Strafïord.
M. Louis Lévesque.
Tzarina.
Ramsée.
M. René Salomon.
Souvenir de ma sœur.
Le lot de fleurs coupées élailcomposédes mêmes variétés.
Lot de M. ËOZIER, Amateur à Cherbourg.
IHunles en ()ots.
y,V^'^ Thérèze Mazier.
Good Gracious.
Chrysanlhémisle Laforge.
Baronne de Vinols.
Princesse Bassaraba de
Brancovan.
Jubilée.
Jules Chrétien.
Swanlev Gianl
Madame Edmond Roger.
Mrs Strafïord.
Rouge Poitevine.
François Pilon.
Baronne Berge.
Banquise.
M. Gustave Henry.
M. Gosselin.
Lot de M. Michel LECAPLAIN, Amateur à Saint-Pierre-
Eglise.
Fleurs coupées.
Ami Borelli.
Massa nge de Louvrex.
Madame L Druze.
Gaod Gracious.
François Pilon.
Rêverie.
Banquise.
Luzerta.
Madame André Charmet.
Jubilée.
Madame Hippolyte Juge.
Duchesse d'Orléans.
Silver Queen.
M. G. Béer.
_ i:iO -
Madame Danghost.
Princesse liassaraba de
Drancovau.
Madame Edmond Roger.
Slauley Giant.
Miland.
Madame A. Houx.
Mademoiselle Marie Léger.
Duke of York.
Jaune Poitevine.
M. l'abbé Anfray.
M"" Thérèze Mazier.
Président Félix Saliul.
H. Verlot.
Strallord.
Chrysanlliémisle Bruand.
Mademoiselle Marie Galvat.
Souvenir de petite amie.
Matlame Cal va t.
M. Charles Molin.
Madame Pliilippe Rivoire.
Edwin Molvneux.
Lot de M. J.-B. MAHAUT. Amateur à Saint-Pierre-Eglise.
Marfa.
Chrysanlhémiste Lemaire.
Jaune Poitevine.
M. Henri Trucliet.
So'ur Louise.
Swanley Giant.
Czarina.
G. Herman Payne.
Gonslellation.
Deuil de Jules Ferry.
M. Edmond Roger.
Good Gracious.
Jubilée.
Jeannette Lens.
Le colosse Grenoblois.
Mademoiselle Lucie Faure.
Marie Galvat.
Princesse Bassaraba de
Brancovau.
^L Paolo Radaelli.
Villeneuve Bulel.
M. l'abbé Anfray.
Madame Carnot.
René (Grenier.
Thérèze Mazier.
Madame Lecoq.
Verte Poitevine.
Comte Horace de Choiseul.
W. Churcb.
Baronne de Vilbois.
Capitaine Alberto d'Albertis
M Paul Vallade.
O'Tabiti.
Waban Waban.
Louis Dallé.
Lot de M, BLOUET, d'Avranches.
Fleurs coupées.
M. P.-S. Vallls.
Laurent Carie
Ricordo Carlotta Pizzala.
Etoile du Nord.
Marie-Louise Héraud.
M. Louis Réiny.
Henry Barnes.
M. Halphen.
Rêverie.
Madame Paolo Radaelli.
M''" Angelina PépiM.
Semis de Nonin.
W. Churcb.
Duke of York.
Sir Redivers Buller.
J.-C. Snabe,
- i:U
M. Marc Saunier (rilérissoii
Clirvsanlliémiste Fiereus.
Bessie Gotlefroy.
Lot de M. HÉRAUD, Semeur à Pont-d'Avignon (Gard).
Gains inédits (Fleurs coupées).
M. de la Crouée, jaune clia-
Miois superbe.
Chrysanlhéniisle Coulant ,
jaune revers clair.
Alb. Féminier, vieux rose,
rellet doré.
Madame Silhol-Verdet, rose
chair, revers blanc glacé.
Robert Lesueur, rose clair,
revers mauve pâle.
Secrétaire E. Brisse, Good
Gracious, jaune clair.
M"« Castang Sénard, rose
pâle, revers très clair,
Chrysanthémiste Cavron,
jaune clair, très grande.
Sénateur Viger, rose viola-
cé, belle Heur.
M^'o Suzanne Demoutes,très
beau japonais blanc pur.
Un certain nombre de variétés exposées, non encore au
commerce, ne portaient que des numéros.
Lot de M. Léon CAVRON.
Orchidées.
Catleya labiata.
Lœlia Perrini.
Lycaste Shineri.
Cypripedium Charlevorti.
Gypripedium Harrisianum .
Cypripedium Stonei.
Cypripedium insigne.
Cypripedium insigne Chan-
tini.
Anthurium Scherzerianum.
— ia2 -
Fruits présentés à l'Exposition
Du 19 Novembre 1905.
Lot de M. Pierre GOSSELIN. Horticulteur-primeuriste
à Cherbourg.
Raisins.
Black Alicanle el Chasselas de Fontainebleau.
Lot de M. LEVESQUE, Amateur à Cherbourg.
Poires.
Bergamolle Espéren. jan-
vier février.
Beurré de Chaumonlel, jan-
vier.
Beurré Bachelier, novemb.
Beurré Ballet père, octobre-
novembre.
Beurré Capiaumonl(rnoyen)
octobre.
Beurré Clairgeau, novembre
Beurré d'Aremberg, décem-
bre.
Beurré Diel, novembre-dé-
cembre.
Beurré Dilly, octobre.
Beurré Luiset, novembre-
décembre.
Beurré Six, novembre.
Beurré llerckmans, janvier.
Charles-Ernest, octobre no-
vembre.
Conseiller de la Cour, octo-
bre.
Crassane, novembre.
Dl' Curé, novombre-décem
bre.
l)élices d'Ilardempont, oc-
tobre.
Doyenné d'Alençon,janvier.
Doyenné d'hiver, janvier-
février.
Doyenné du Comice, octo-
bre-novembre.
Duchesse d'Angoulème, no-
vembre.
Figue d'Alençon, octobre.
Général Tottlebeu, octobre.
Jules d'Airoles, novembre-
décembre.
La France, décembre.
Marie Louise Delcourl. oc-
tobre.
Nouveau Poiteau, octobre-
novembre.
Olivier de Serre, janvier-
février.
Passe - Colmar , janvier-fé-
vrier.
Passe-Crassane, janvier fé-
vrier.
Pierre Tourasse, octobre.
Prémices de Maria Lcsueur,
octobre.
Soldat Labouronr octobre.
Sucrée de Monlluroii, octo-
bre-novembre.
Triomphe de Jodoigne, no-
vembre-décembre.
— 133
Van Maruni, octobre. | William-Duchesse, octobre.
Poires a cuire de choix.
Catillac.
Lieutenant Poitevin.
Bon Chrétien Turc.
Beaucoup de poires mûrissant de juillet à octobre étaient
épuisées au moment de l'exposition.
Pommes.
Calville neige, décembre.
Guellon, hiver.
Pearmain d'hiver.
Pigeon rouge.
Calville blanc, hiver.
Reinette grise, décembre-
janvier.
Reinette luisante, novembre
Grand Alexandre.
Royale d'Angleterre.
Suzanne, hiver.
Gippin de Sturner, janvier-
février.
Reinette de Caux, janvier-
février.
La plupart des fruits composant la collection de M. Le-
vesque ont été choisis parmi la liste des espèces classées
comme bonnes par le Congrès pomologique de France et
parmi les nouveautés admises depuis une vingtaine
d'années dans la liste des bons fruits par le même Congrès.
Lot de M. PIARD.
Poires
Triomphe de Jodoigne.
Beurré magnifique.
Beurré de Chaumontel.
Doyenné du Comice d'An-
gers.
Passe Crassane.
Beurré d'Aremberg.
Calville blanc.
Parc de Versailles,
Gradiska.
Black Alicante.
Théophile Lacroix.
Doyenné Martin Clames.
Figue d'Alençon.
Doyenné d'Alençon.
Beurré de Sterckmans.
Bergamotte Espéren.
Pommes,
I Grand Alexandre.
Raisins.
Gros Colman.
Buckland Sweet Water.
Lot de M. DÉPINÉE.
Raisins.
Chasselas blanc.
1\,
:ri —
BinLlOGRAPIlIE
Cil. Baltet. — \o Si j'avais un seul poirier à planter. —
2» Les arbres, arbrisseaux et arbustes à fleurs de plein air.
L'éminenl arboricullRur M. Charles Ballet, dont les
ouvrages sont si justement appréciés, vient d'adresser
à la Société d'Horticulture de Cherbourg deux de ses nou-
velles brochures.
La première: Si f avais un seul poirier à planter, énu-
mère d'abord les variétés appréciées à divers litres : /io/i
chrétien d' hiver, Williams, Docteur Jules-Guijnt, Doyenné
du Comice, Beurré super fin, Louise-Bonne d'Avranches,
Doyenne d'hiver , Passe Crassane. Enfin, M. Ballet conclut
ainsi: «La populaire Duchesse d'Angouleme ne possède-
» telle pas toutes les qualités requises. 11 en est certes,
» de plus fines, de plus savoureuses, mais la palme
» d'excellence n'est-elle pas accordée à l'ensemble, au
» total des bonnes notes. »
La deuxième brochure est une 5e édition qui compte
35 pages. La ir" édition (18 pages) avait obtenu au Congrès
de 1898 la grande médaille d'argent de la Société Natio.
nale d'Horticulture de France. M. Ch. Ballet a complété
son premier travail.
Cet ouvrage, composé par un horticulteur de la plus
grande compétence, sera très utile à tous les amateurs
d'horticulture auxquels il ne peut trop être recommandé,
d'autant plus que son prix (0 fr. 50) est peu élevé. U se
Nous rappelons qu'il est, aulaol que possiblr, rendu compte
dans |p Mulietin des ouvrages horticoles doDt il est adressé
KratuilemcQt un exemplaire à la Société.
trouve chez lauleur à Troyes, à la Librairie agricole, rue
Jacob, 26, Paris, et dans diverses autres librairies.
Les divisions du travail de M. Ballet sont les suivantes:
« La taille des arbustes en hiver et pendant l'été ; taille
» longue, taille courte, taille combinée; élude des princi-
» paux genres de l'arbuslerie llorale: L petits arbres,
» arbrisseaux et arbustes à Heurs, classés par ordre alpha-
» bétique; IL grands arbres à fleurs; — résumé général :
» L arbrisseaux et arbustes à fleurs à tailler à sec, à
> tailler en été, ne réclamant pas la taille; IL grands
» arbres à fleurs ne réclamant pas de taille. »
Nous ne pouvons trop remercier M. Ch. Baltet du gra-
cieux envoi de ses deux précieuses brochures.
La Librairie Horticole, 84 bis, rue de Grenelle, à Paris,
a adressé à la Société plusieurs ouvrages nouveaux,
savoir :
Les OEillels ; culture des OEillets à la grande fleur, 2"
édition, par S. iMottet.
Cet ouvrage de 132 pages, avec 46 gravures dans le texte
(prix 2 fr. 25), peut être considéré comme très utile pour
les amateurs de ces jolies plantes dont le mérite est tou-
jours si apprécié. Dans sa préface, l'auteur dit: «La
» nature du climat ayant une influence des plus évidentes
» sur la rusticité et le traitement général des œillets, nous
>) ferons remarquer que nous avons envisagé, ici, le
» climat parisien. Il y aura donc lieu de tenir compte des
» différences que peut présenter la région où se trouve le
» lecteur et cela surtout pour l'œillet du fleuriste. » L'au-
teurtraitedesœillets des fleuristes, œillets non remontants,
œillets remontants, œillets Mignardise, œillets de Chine,
œillets de poète, aàllel Flon, œ-illet de Gardener, œillet à
pétale dentés, œillet superbe, œ'illets hybrides, œillets
botaniques. 11 donne la description de ^ces plantes et
des renseignementssur leur mullipîicalioûel leur culture,
- Ï?A] —
M. Mollet finil ainsi : « Pour terminer notre élude hor-
» licole des œillets proprement dils, ajoutons que leur
» po})ul;irilé est si grande qu'on se sert familièrement de
» leur nom pour désigner diverses plantes qui leur ros-
» semblent plus ou moins, mais qui n'ont certainement
» aucun rapport botanique avec eux.
LOrnemenlalion florale des jardins, par Albert Mau-
MENÉ, ouvrage de 150 pages avec 65 figures dans le texte
et hors texte.
Cet ouvrage, qui coule 2 fr. (franco 2 fr. 20), pourra
fournir d'utiles indications aux jardiniers et aux proprié-
taires sur les combinaisons de plantes destinées à orner
les massifs et corbeilles dans les parcs et jardins, et sur la
mosaïcullure. Le travail de M. Maumené a été l'objet
d'élogieuses appréciations d'hommes très compétents dans
la matière, nolammenl de MM. Forestier, conservateur
des promenades de Paris; Opoix. jardinier en chef des
jardins du Luxembourg à Paris, elc.
Pour faciliter les recherches des lecteurs, les difTérents
genres sont classés de façon pratique et chaque groupe-
uient est étudié suivant son caractère et le rôle qu'il doit
jouer.
Les Peupliers, par J. Beaijmont. Brochure de 56 pages
(prix 1 fr., franco 1 fr. 10) indiquant: les espèces, la
multiplication, la culture, l'exploitation, les maladies,
les insectes nuisibles et leurs remèdes, la vente, les
usages, £tc. Elle est intéressante pour les personnes qui
ont à faire des plantations et qui pourront se rendre
compte du profil que l'on peut tirer du peuplier qui s'em-
ploie même à la fabrication du papier.
Les Plantes alimentaires Indigènes, par Georges Gibault.
Celte brochure intéressante de 27 pages (prix Ofr. 60,
— 137 -
franco fr. 70), indique un certain nombre de plantes
indigènes de nos pays qui pourraient ôtre employées pour
l'alimentation de l'homme.
« Nos ancêtres ont eu souvent recours, dit l'auteur, aux
» plantes alimentaires indigènes lorsque, dans les temps
» de famine ou de disette, si fréquentes autrefois, le
» peuple des campagnes se trouvait réduit à vivre de
» racines et d'herbes sauvages. » — Les trois divisions de
ce travail sont: I. Tubercules rhizames féculents, bulbes,
racines comestibles; II. Plantes herbacées que l'on peut
consommer, après cuisson, à la façon des épinards, des
choux et des asperges ; III. Plantes herbacées indigènes
utilisées pour salades.
P. LELIÈVRE.
E. Lemée. — Les Ennemis des Plantes, 3" série, n" 1 :
Arbres fruitiers.
Sous ce titre, le ditingué et laborieux bibliothécaire-
archiviste de la Société d'horticulture de l'Orne continue
ses études sur les insectes et champignons microscopiques
qui attaquent, déforment et parfois même font périr les
plantes cultivées par l'homme.
Le Jury de notre dernière exposition avait hautement
apprécié les premiers travaux de M. Lemée, et en lui
accordant une médaille de vermeil avait exprimé le regret
que la récompense dont il disposait ne fût pas en rapport
avec les mérites de l'exposant.
La 3« série que nous venons de recevoir nous paraît
plus intéressante encore que les deux précédentes, sans
doute parce qu'elle nous touche de plus près. Elle est
relative en effet à nos arbres fruitiers: poiriers, pommiers,
cognassiers, pruniers, abricotiers, pêchers, amandiers,
cerisiers, noyers, néfliers, vignes, voire même noisetiers,
groseilliers et framboisiers. Non seulement le mal est
décrit dans chacun des cas, mais M. Lemée fait connaître
- 138
avec soin les remèdes préventifs ou curatifs qu'il convient
d'appliquer. 11 nous est dillicile en quelques lignes de
faire l'analyse d'un pareil travail. Contenions nous dédire
qu'il est appelé à rendre les plus grands services aux jar-
diniers et à tous les amateurs d'horticulture, et que la
Société de l'Orne a bien mérité elle même de tous les amis
des plantes en publiant dans son Bulletin un ouvrage aussi
utile.
Maurice L. de Vilmorin et D. Bois. — Frulicelum Vil-
mormianum ou Catalogue des arbustes existant en 11)04
dans la collection de M. Maurice Lévéque de Vilmorin,
avec la description d'espèces nouvelles et d'introduc'ion
récente. Paris, 1904; xvi-284 pages.
Ce travail qui, dans la pensée de M. de Vilmorin, est un
instrument d'échanges et doit contribuera l'augmentation
de ses collections, constitue également un travail de très
haute valeur scientilique, très intéressant à consulter pour
tous les botanistes et spécialement pour ceux qui aiment
à cultiver les plantes.
La plupart des descriptions d'espèces nouvelles sont
dues à l'éminent connaisseur qu'est M. D. Bois, noire
compatriote et membre correspondant. Un assez, grand
nombre de ligures, dessinées soigneusement d'à pi es
nature par M™« D. Bois, illustrent très heureusement
l'ouvrage et lui enlèvent l'aspect un peu sévère que com-
porte nécessairement le sujet.
L. COBBIKUK.
— 130 -
NÉCROLOGIE
Depuis la publication du dernier Bulletin, la Société a
eu à déplorer la mort de nombreux sociétaires :
jVjmes DuHOMMET et Le Rexdu, dames patronnesses.
MM. Alte.mer, a^^ent principal de la marine en retraite;
Beaugrand, propriétaire ;
Drglin, capitaine de vaisseau en retraite ;
Faudemer, négociant;
Gardin, propriétaire;
Gellé, agent du commissariat de la marine en
retraite;
Jolliet, chef de bataillon d'infanterie de marine
en retraite;
Lega\ ELiER, propriétaire ;
Le Jolis, Directeur de la Société des Sciences
naturelles;
Manoury, maître principal de la marine en retraite;
Martin, » » »
Orange, agent comptable de la marine en retraite.
* *
Mrae DuHOMMET Comptait, dcpuis de nombreuses années,
parmi les dames patronnesses. Elle s'intéressait beaucoup
à la Société et elle assistait toujours aux réunions de
dames lors des expositions.
M'^e Lii Rendu, qui habitait près la rue Montebello, avait
tenu à être admise comme dame patrouncsse aprrs la
mort de son mari, qui était membre titulaire.
— 140 —
M. Altkmer, qui s'iutéressail à luul ce qui concernait
sa ville natale, aimait particulièrement notre Société.
Propriétaire d'une serre etd'un jardin, dont il s'occupait
beaucoup, il suivait assiduemenl nos séances, y faisait
souvent des communications très appréciées et prenait
une part active aux discussions horticoles qui se produi-
saient.
***
M. Heaucranl), lui aussi, était fort allaclié à la Société
d'horlicullure et on le voyait souvent, malgré sou grand
âge, venir de ïourlavillc assister à nos réunions men-
suelles.
« *
M. Drouin, depuis qu'il était en retraite, s'était adonné
d'une façon toute particulière à l'horlicullure. Il avait
créé un très intéressant jardin à sa propriété d'Ocleville.
Il suivait très régulièrement les travaux de la Société et
il faisait partie de la Commission des travaux d'utilité.
Récemment M. Drouin avait été désigné par M. le Préfet
de la Manche comme membre de la Commission <léparte-
mentale chargée de faire des propositions en vue des prix
à décerner en I90o, pour les cultures horticole.s de la
Manche.
11 faisait partie de la Commission chargée d'orgiiiiiser
notre dernière exposition (novembre 1904), et il avait
montré dans ces fonctions le plus grand dévouement.
C'est une heure à peine après la dernière réunion de celte
Commission que, en rentrant chez lui, il a été subitement
frappé de mort.
•**
M. Faudemer, très notable commerçant, n'était que
depuis peu de tem[)s membre de notre Société.
M. Gardi.n, grand amateur d'horticulture, était lun des
sjciélaires les plus assidus à nos séances.
- jil -
*■ *
M. Gellé, lui aussi, assistait fréquemment aux séances
et prenait part aux discussions horticoles qui s'y produi-
saient, en faisant de très judicieuses observations.
***
M JoLLiET avait fait partie pendant plusieurs années
du Bureau, comme Conseiller d'adminislralion, mais son
son état de santé l'avait forcé de prendre une part moins
active à nos travaux. Il n'en était pas moins resté très
attaché à la Société.
M. Lecavelier avait dirigé autrefois un important
atelier de serrurerie près du jardin de la rue Montebello.
1! avait construit un certain nombre de serres en fer dont
la Société avait été à même d'apprécier le mérite. Depuis
qu'il s'était retiré des affaires, il avait pris un goût de
plus en plus marqué pour riiorliculture.
*
* *
M. Le Jolis était le seul survivant des membres qui fon-
dèrent la Société d'horticulture en 18i4. Il avait été le
premier Secrétaire adjoint. Puis il avait pris une large
part au fonctionnement de la Société et avait publié d'in-
téressants et savants mémoires dans les Bulletins de 1847
et 1848.
Lorsque la Société d'horticulture fêta son cinquante
naire en 1904, M Le Jolis fut l'un des membres fonda-
teurs auxquels une médaille commémoralive fui remise.
Les deux autres étaient MM. Cavron père et Letellier.
Le 28 décembre 1902,1a Société, en souvenirdcs services
qui lui avaient été rendus par M. Le Jolis, l'avait nommé,
par acclamation, Président d'honneur.
M Le Jolis était un savant d'un grand mérite et ses
nombreux travaux scientifiques jouissent d'une réputation
universelle.
- 142 -
M. Manoiiry, comme M. Le Jolis, avait atteint un àqe
avancé; c'était également l'un des plus anciens membres
de la Société. Autrefois, il avait pris une part très active
à l'organisation de nos expositions.
*■''*
M. Martin était l'un de nos membres les plus sympa-
thiques et les plus assidus aux séances.
*
* *
M. Orange avait, pendant trente ans environ, rempli
avec le plus grand dévouement les fondions de trésorier.
Ce n'est qu'en juin 1899, lorsque son grand âge et son état
de santé lui en firent une obligation, qu'il se vit contraint
de résigner ces fonctions.
La Société nomma alors M. Orange Trésorier honoraire
et le Bureau alla lui remettre un objet d'art comme témoi-
gnage de la reconnaissance de la Société pour les signalés
services qu'il lui avait rendus, Lors de son décès elle a
tenu à lui donner une preuve de ses regrets en faisant
déposer des Heurs sur son cercueil.
»
* *
Les nombreux membres de la Société qui assitiiienl aux
obsèques de tous les collègues dont nous venons de rap-
peler les noms, témoignaient à la fois de l'estime en
laquelle ils les tenaient et de la sympathie qui unit les
membres de notre Société.
Personnellement nous avons été très douloureusement
adecté par la perte de plusieurs d'entre eux avec lesquels
nous avions d'anciennes et intimes relations, surtout avec
MM. Altemer, Gellé et Orange, dont nous avions pu
apprécier le bon cœur, le grand dévoucir.cnl et les excel-
lentes qualités.
P. LELlKVRi:.
- Ii3 -
Liste des Membres de la Société d'Horticulture
-XHC-f-
DAMES PATRONNESSES.
Mmes Bonnefoy, rue Montebello, 43.
Caouet, rue Segondat, 12.
Clouartl, rue Amiral d'Abosville, 23.
de la Chapelle, rue de la Comédie, 41.
Mii«=s Goursault, rue de Bailly, 30.
Gosselin, rue Tliiers, 12.
^jmcs Groignard, rue iMagenla, 7.
Guilbart, rue Montebello, 45.
Leroy Gibert, rue François Lavieille, 37.
Nissen, rue de la Bucaille, 76.
Peynaud, rue Asseliu, 1.
Picot, rue Montebello, 57.
Renault, Charles, rue de la Poudrière, \.
Vadet, place d'Armes, 7.
MEMBRES CORRESPONDANTS.
MM. d'Aboville, propriétaire au Ruigné-Sainte (lolombe
(Sarthe).
André, Edouard, rédacteur en chef de la Revue Hor-
ticole, à Paris.
Anfray, curé de Tocqueville.
Baltet, Charles, horticulteur, àTroyes.
Bois, assistant au Muséum, Paris.
Crosville, propriétaire à Valognes.
de Mondésir, château de Frémont, Hrix (.Manciie).
de Mondésii, château de Rochemont, Sauxme'snii.
Desplanques, instituteur à Beuvillers (Calvados).
de Tocqueville (Comte), château de Tocqueville.
- 144 -
MM. de VilinoriD (Maurice), horliculleur à Paris.
Falaize, propriétaire à Valogiies.
Godefroy-Lebœuf, horliculleur à Paris.
Hamelin, contrôleur de la Marine à Toulon.
Krelage, horticulteur à Harlem.
Latourfils, propriétaire à Surville (Calvados).
Lefauconnier, administrateur de l'Inscription niari-
time à Trouville.
Lecœur, pharmacien à Vimoutiers.
Leniée, horticulteur paysagiste à Alençon.
Mantin, Georges, propriétaire à Paris.
Marie, chef des Services administratifs de la C'« du
Nord à Paris.
Molin, horticulteur à Lyon.
Picquenot, commis principal de l'Adminislralion
coloniale à Papeete ^Tahiti).
Robin fils, agronome, Martinvast.
Rousseau, Henri, directeur de l'Ecole du Parangon à
Joinville le Pont.
MEMBRES TITULAIRES.
MM. Adam, capitaine d'infanterie en retraite, rue des
Carrières, 31.
Adam, commis banquier, rueSt-Sauveur. àOcteville.
Agnès, receveur de l'Enregistrement, rue de Bailly,
26.
Amiol, propriétaire, rue Sainte-Honorine, 2 bis.
Andréani, trésorier des Invalides de la Marine, rue
Victor-Hugo, 19.
Annelot, juge d'instruction, rue du Val-de-Saire, \'61
Anquetil, adjoint technique de la Marine, r. Lojuez,2.
Archimbaud, propriétaire rue Jeannc-d'Arc, 31.
Arnault, lieutenant de vaisseau en retraite, rue du
- Val-de-Saire, 120.
Auhel, commis principal de comptabilité de la Ma-
rine, impasse Gouberville, 13.
Balfiiout, horticulteur, rue de la Duché, 48.
— liï
MM. Bameullo, aJjudanl principal comptable de la Marine
en retraite, roule des Pieux. 9 bis.
Barbey, propriétaire, rue François- Lavieille, 33.
Bardon, bandagiste, rue de la Fontaine, 47.
Bayard, propriétaire, rue Asselin, 22.
Bazire, propriétaire, rue de l'Aima, o2.
Beillard, commis des Postes et Télégraphes, rue de
la Polie, 54.
Bénard. sous intendant militaire en retraite, rue
M on te bel lo, 28.
Bernard, propriétaire, rue de Sennecey, 76.
Bernon. hôtel de France, rue du Bassin.
Bertaut, négociant, rue du Bassin, 32.
Besnier, propriétaire, rue Montebello, 74.
Bidault, propriétaire, quai Alexandre lil, 64.
Biard, imprimeur, rue Gambetta, 14.
Biganl, capitaine de vaisseau en retraite, rue Jeanne
d'Arc, H.
Bigot, principal clerc de notaire, rue Loysel, 24.
Bizardel, docteur-médecin, rue Sadi-Carnot, Ocle-
ville.
Blondel, professeur de gymnastique, rue de la Pou-
drière, 96,
Bohn, propriétaire, rue Sainte-Honorine. 89.
Bonnefoy, médecin de la Marine, rue Montebello, 43.
Bouin, agent administratif de la Marine en retraite,
rue de l'Aima, 5.
Bourget, adjoint principal technique de la Marine,
rue de la Poudrière, 115.
Brancheris, agent du Commissariat de la Marine, rue
de la Poudrière, 30,
Brixard, propriétaire, rue de la Poudrière, 123.
Brun, ingénieur à l'Usine du Temple, rue du Val-de-
Saire, 63.
Buhof, propriétaire, rue Vintras, 30.
Buhot, Eugène, père, propriétaire, rue du Val-de-
Saire, llo.
Busson, dessinateur de la Marine, rue de la Paix, 31.
- lui —
MM. Cabarl-Danneville, sénateur, boulevard Sl-Michcl,
143, Paris.
Canleau, métiecin-vélérinaire, rue Hamon.
Canu, aj^ciUdu Commissariat de la Marine en retraite,
rue du Val-de Saire, 92.
Carraud, propriétaire, rue Sainte Honorine, 20.
Caubrière père, propriétaire, rue de la Marine, 40.
Cavron, Léon, horticulteur, rue Gambetta, \2.
Chalette, commissaire de la ^Marine en retraite, rue
Sainte-Honorine, 41 bis.
Chalufour, pharmacien principal de la Marine, rue
Montebello, iiO.
Chariot, propriétaire, rue Cachin, 21.
Chrétien, horticulteur, rue de la Duché, 115.
Cléret, représentant de commerce, rue Sle-Honorine,
33.
Contant, propriétaire à Tourlaville.
Corbière, professeur au Lycée, rue Asselin, 70.
Cosseron, propriétaire, rue de Sennecey.
Cottel, négociant, rue Vintras. 12.
Courtois, agent comptable principal de la Marine en
retraite, rue Jeanne-d'Arc, 47.
Cresley, adjoint technique de la Marine, rue du Val-
de-Saire, 106.
Dalidau, propriétaire à Pierreville.
Deane, capitaine d'infanterie coloniale, rue Monte
bello, 4.J.
Delisle, docteur-médecin, rue Bonhomme, 14.
de Méeus, directeur de l'Usine à Gaz, rue Hélain, 78.
Depinée, propriétaire, rue Segondat, 10.
Desquesnes, agent administratif de la Marine en
retraite, rue Sainte Honorine, M.
Desrcz, commis des Postes cl Télégrapiies, rue
Thiers, 30.
de Lajarte, capitaine de vaisseau, rue Montebelh,()l).
de Tocqueville (Vicomte), 'au château de Tourlaville.
Devillère, propriétaire, rue de la Polie, 109.
— \M
MM. Dielscl). lieutenant colonel du 77« territoriiil, rue
d'Inkermann, 2.
Divelain, négociant, rue de la Fontaine, 2y.
Drouet, propriétaire, rue François-Lavieille, 48.
Dubois, négociant, rue Asseliu,2i.
Dubois, notaire lionoraire, rue du Val-de-Saire, o2.
Dubost, Jules, négociant, rue du Commerce, 4.
Dumez, négociant, place de la Révolution, 12.
Dumoncel, Henri, propriétaire au Caplain, à Tourla-
ville.
Duliscouët, mécanicien principal de la Marine, rue
Montebello, 45.
Dupont, Hyacintlie, graveur et imprimeur, rue de la
Fontaine, 49.
Durel, commis du Commissariat de la Marine, rue
Gambetta, 40.
Durel, commis de Marine, rue Bonbomme, o2.
Durel, Jules, jardinier, rue de l'Ermitage.
Dutot, propriétaire, rue Montebello, 56.
Enault, notaire, rue de l'Ancien-Quai, 22.
Evensen, marchand tailleur, rue du Val-de Saire, 15.
Fatosme, capitaine au long-cours, rue de la Polie,
75 bis.
Favier, avocat, rue des Moulins, 0.
Fayolle, jardinier en cbef au château de Tourlaville.
Fenard, Léon, négociant, rue Cachin.
Flamary, négociant, rue François-Lavieille, 9.
Flouest, propriétaire, rue Amiral-Courbet, 37.
FoUiot, propriétaire, rue de l'Aima, 10.
Fontaine, jardinier, rue de Sennecey, 74.
Fournier, capitaine de frégate en retraite, rue Jeanne
d'Arc, 12.
Callis, propriétaire à Tourlaville.
Gallier, propriétaire, rue Montebello, Ci.
Gaiol, libraire, rue de la Fontaine, 40.
Gauvin, capitaine au 25« de ligne, rue de la Marine, 2.
- l'.s -
MM. Géraud, clief de musique en retraite, rue AsseliD,72.
Gilles, Arli)ur, négociant à Tourlaville, rue Tliiers,
193.
Giot, professeur au Lycée, rue Grande-Vallée, 30.
Girard, jardinier, rue de la Polie, 121.
Godey, propriétaire, rue Divetle, 11.
Gosse, ancien notaire, rue Louis XVI, l.'j.
Gosselin, Pierre, maralcher-primeuriste, rueduVal-
de-Saire, 189.
Gosselin, Léon, pépiniériste à Tourlaville, rue du
Bois, 45.
Goupil des Pallières, chirurgien-dentiste, rue des
Tribunaux, o.
Goupil-Vardon, bijoutier, rue de la Fontaine, 22.
Grouard, Auguste, négociant, rue du Val-de-Saire, 14.
Grouard, Léon, négociant, rue du Rivage, 4.
Guichard, pharmacien de la Marine, rue des Car-
rières, 29.
Guillon, ingénieur civil, rue de la Marine, 11.
Haize, pharmacien, rue du Château, 24 bis.
Halley, négociant, rue Tour-Carrée, 31.
Halopé, horticulteur, rue de la Fontaine, 14.
Hamel, jardinier chez M. Buhot, rue Vintras, 30
Hamelin, agent d'affaires, rue François Lavieilie, 40.
Ilauvet, grelHer du Tribunal civil, rue de l'Abbaye, 17.
lleim, tailleur, avenue Carnot, 'ôl.
Henry, libraire, rue du Commerce, 40.
Ilervieux, propriétaire, rue de l'Aima, 26.
Hochet, négociant, rue de la Poudrière, 3\.
Hochet, Louis, propriétaire, rue de Russie, 8.
llouchet, Léon, commis banquier, rue Général-Jouan,
14.
Huault, Emile, adjoint technique de la Marine re-
traité, rue de Russie, 17.
Hubert, docleiir-médecin. rue François-Lavieille, 2'i.
Husson, lieutenant d'artillerie coloniale, rue Asse-
lin, 28.
— \\9 -
MM. Jacques-Leseigneur, commissaire principal de la
Marine, rue Hélain, 93.
Jeanne, propriétaire, rue Loysel, 20 bis.
Jouaux, Georges, jardinier en chef au château de
Flamanville.
Laloë, négociant, rue Thiers, 32.
Lamiral, jardinier au château de Nacqueville.
Lamson, capitaine de vaisseau, rue de la Duché, 4G.
Langlois, président du Tribunal de Commerce, rue
Victor-Hugo, 27.
Laronche, négociant, rue du Val-de-Saire, 33.
Laplace, pépiniériste à Acqueville.
Launay, négociant, rue du Roule, 71.
Laurent, Louis, propriétaire, rue François-Lavieille,
39.
Lebacheley, propriétaire, rue de Bailly, 27.
Lebailly, propriétaire, rue de la Paix, 27, à Equeur-
dreville.
Le Baron, jardinier, rue des Portes, 5.
Le Barrier. commissaire de la Marine, rue Bondor,24.
Leblanc, Gustave, négociant, rue Bondor, 19.
Le Boullenger, lieutenant des Douanes en retraite, à
Ocleville, rue Sadi-Garnot, 77.
Le Breltevillois, secrétaire général de la Mairie, rue
Jeanne-d'Arc, 28.
Le Breltevillois père, agent du Commissariat de la
Marine en retraite, rue du Val-de Saire, 110.
Le Brettevillois fils, propriétaire, rue du Val-de-
Saire, 110,
Le Brun, Pierre, banquier, rue de Bailly, 23.
Lecappon, Désiré, jardinier, rue de la Bucaille, 22 c
Le Carpenlier, bijoutier, rue du Château, 24 bis.
Le Carpentier, avocat, rue de l'Aima, 41.
Lechevalier, marchand de graines, place de la Fon-
taine, 1 bis.
Lechevalier, adjudant d'infanterie en retraite, rue
d'Inkermann, 2"i.
X.
— loO —
MM. Leclerc, capilaioe "d'arlillerie coloniale, rue de la
Duché, 04.
Leclcre, retraité de la Marine, rue Félix-Faure, 2, à
Equeurd reville.
Leconte. Henri, négociant, rue du Château, 19.
Lecûutour, contrôleur des Douanes, rue Moulebello,
7G.
Le Dérubey, contrôleur des Douanes, rue des Ormes,
38.
Leflamand, adjoint technique de la Marine, àTour-
laville, rue du Bois, 7.
Leflamand, négociant, place de Tourlaville.
Leilambe, Félix, propriétaire, place Napoléon, 4i.
Legagneur, photographe, rue de la Paix, 18.
Le Godec, capitaine de gendarmerie en retraite, rue
des Ormes, 74.
Le Goupil, notaire honoraire, rue de Bailly, 19.
Le Grandie, propriétaire, rue de l'Aima, 9.
Legrand, adjoint principal technique de la Marine,
rue de la Saline, 1.
Legrin, avocat, rue Auvray, 12.
Leharengé, fumiste, rue au Fourdray, 18.
Lejeune, commis du Commissariat de la Marine, rue
des Bastions, 8.
Le Léon, capitaine de vaisseau, rue de la Polie, 49.
Lelièvre, agent principal du Commissariat de la
Marine en retraite, rue de la Polie, 18.
Lelièvre, receveur des Contributions indirectes en
retraite, rue Dujardin, 38.
Lelong, adjoint technique de la Marine, rue de Sen-
necey, 81 .
Le Maout, imprimeur, rue Tour-Carrée, 25.
Lemarié, propriétaire, rue du Val-de-Saire, 37.
Le Merre, jardinier à Octeville, rue Sadi-Carnot.
Lemière, négociant, quai de Caligny, 14.
Le Moigne, Jean, propriétaire à la Moignerie, à
Tourlaville.
Le Moigne, député, à Eculleville.
- loi -
MM. Le Monuier, parfumeur, place du Château, 11.
Lemonnier, propriétaire, rue BoDlioiiinie, 57.
Lenavellier, représentant de la G'^ La Foncière, rue
du Val-de-Saire, 36.
Leparmentier, propriétaire, rue Asselin, 73.
Lepelletier, Paul, propriétaire, rue de la Duché, 70.
Lepelley, agent comptable de la Marine, rue Sainle-
Honorine, 29.
Lepetit, négociant, rue Christine, 37.
Lepelit, loueur de voitures, rue de la Bucaille, 8.
Lepont, Emile, père, propriétaire, quai Alexandre
m, 30.
Leponf, Lucien, négociant, rue Cachin, 40.
Lequerrurier, propriétaire, rue Saint-Sauveur, y.
Lequertier, inspecteur principal des Douanes, rue du
Val-de-Saire, 1.
Le Roux, proviseur honoraire du Lycée, rue de la
Bucaille, 46.
Le Roux, Emile, propriétaire, rue de la Duché, 22.
Leriverend, propriétaire à Tourlaville, rue du Bois.
Lesage, Charles, rue Louis-Philippe, 7.
Letellier, propriétaire, rue Emmanuel-Liais, 1)7.
Leterrier, marchand de graines, rue Gambetta, 13.
Le Touzé, commissaire de !»■« classe de la Marine, rue
Monlebeilo, 41.
LeluUier, jardinier, rue Amiral-Courbet, 32.
Le Vast, agent général des_ Assurances mutuelles,
rue François-Lavieille, 45.
Levaillant, commis de Marine, rue de Bailly, 47.
Levallois, propriétaire, rue Asselin, 61).
Levallois, jardinier, rue de l'Union, 1.
Levéel, Albert, propriétaire, route des Pieux, 20.
Levéel, Gustave, horticulteur, rue de la Fontaine,33.
Levesque père, négociant, place de la Fontaine, 3.
Levitre, commis de Marine en retraite, rue de la
Poudrière, lU.
L'homme, propriétaire, rue de la Comédie, 4.
- lo2 -
MM. L'holellicr, directeur du Phare de la Manche, ruu du
Bassin, 16.
Limousin, négociant, rue au Blé, 20.
Liol, Frédéric, restaurateur, route des Miellés.
Lilais père, propriétaire, rue des Tanneries.
Litais fils, hôtel de l'Etoile, rue Gambetta, 7.
Lohen, entrepreneur, rue des Ornics, .'i8 bis.
Loscul, imprimeur, rue des Portes, W.
Macé, Adrien, négociant, rue de la Duché, .'il.
Madelain, grellier du Tribunal maritime, rue Asse-
lin, 83.
Mahaut, négociant, rue du Château, \'6.
Mahaut, propriétaire, à Saiul-Pierre-Eglise.
Mahieu, retraité de la Marine, rue Malakolï 108.
Maître, peintre, rue Asselin, 54.
Marguerie, libraire, rue François-Lavieille, 42.
Marie, propriétaire, rue Sainte-Honorine, 41.
Marion, notaire, rue Gambetta, 52.
Marion, bibliothécaire de la Société des Sciences
naturelles, rue du Commerce, 25.
Martineau, chef d'escadron d'artillerie coloniale, rue
Montebello, 24.
Ménard, propriétaire, rue Sainte-Honorine, 81.
Menut, Henri, banquier, rue Christine, 5.
Mélivier, architecte de la Ville, rue Don Peilro, 24.
Meunier, officier de Marine, place Napoléon, 20.
Meury, propriétaire, rue Asselin, 81.
Miette, propriétaire, rue des Moulins, 17.
Monnoye père, propriétaire, rue Dujardiii, !).
Morel, professeur au Lycée, rue Grande-Vallée,
40 bis.
Nicollet, professeur en retraite, rue du Val de-Saire,
59.
Noyon, Auguste, commis principal de la Marine en
retraite, impasse Dorival, 10.
Noyon, Jacques, retraité de la Marine, ruf^ Saintc-
Monorine, 21.
m -
MM. Novon, Joseph, fabricantde meubles, rue de la Paix,
22.
Orange, propriétaire, rue Saiule Honorine, 82.
Orlal. médecin en chef de la Marine, rue de la
Duché, 86.
Paysant, propriétaire, rue Fleury, 13.
Peck, commis de la Marine, rue de la Poudrière, 20.
Périaux, propriétaire, rue Thiers, 28.
Pervès, médecin de la Marine, rue Monlebello,o3ler.
Pelileville, capitaine au long-cours, rue Asselin, 05.
Pezet, commis du Commissaiiat delà Marine, rue
Montebello, 9.
Piard, marchand de nouveautés, rue du Château, 7.
Picard, peintre, rue Hélain, 38.
Pichard, propriétaire, rue Hélain, 89.
Pigeon, négociant, place de la Fontaine, 10.
Pipet, dessinateur à la Marine, rue Tour-Carrée, o8.
Poignant, négociant aux Pieux.
Point, propriétaire au Caplain, à Tourlaville.
Pontus. Bon. propriétaire, rue Notre Dame-du Vœu,
27.
Pontus, Henri, négociant, rue Louis XVI, 9.
Poullain, marchand de nouveautés, rue Grande-
Rue, 2.
Poulain, maitre menuisier, passage des Jardins, rue
de la Duché.
Poupeville, agent-voyer de la Ville, rue Du]ardin,28.
Poupeville, Alcide, négociant, rue du Val de-Saire,
113.
Poupeville, Gustave propriétaire, rue Amiral-Courbet
à Equeurdreville
Pouthas, marchand de nouveautés, place de la Fon-
taine, 1.
Querquelin, propriétaire, rue Saint Sauveur, 2.
Quiédebarge, propriétaire, rue Jeanne-d'Arc, 2(>.
Quoniam, retraité de la Marine, rue de l'Aima, 20.
Quoniam, armateur, rue Asselin, 30.
- loi -
MM. Raucli, chef de bataillon eu reiraile, rue Emmanuel-
Liais, 88.
RehufTet, huissier, à Ocleville, rue Sadi-Carnot.
Receveur, Henri, oITicier de Marine, rue Sainte-
Honorine, 52.
Rémy, commis des Postes et Télégrap'.ies, à Tourla-
ville, rue Thiers, 27.
Renault, Charles, docteur-médecin, rue de la Pou-
drière, 4.
Ringard, négociant, avenue Carnot, 3.
Robin, propriétaire, rue Victor-Hugo, 21.
Robine, ancien avoué, rue Christine, 24.
Roger, agenl-voyer en retraite, rue Ancien-Hôtel-
Dieu, -1^.
Rossel, propriétaire, rue du Val de-Saire, 103.
Rue!, propriétaire, impasse Gouberville, 5.
Ruel, Michel, propriétaire, rue Montebello, 21.
Salley, ingénieur des Ponts et Chauss<^es en retraite,
me du Vieux Pont, 19.
Sanson, propriétaire, rue Hélain,HO.
Schelles. peintre, rue de la Fontaine, 24.
Sequiès, commissaire de police, place Divelle.
Simon, Albert, constructeur mécanicien, rue Ilélain,
70.
Simon, Auguste, constructeur mécanicien, rue Ilé-
lain, 08 bis.
Simon, Directeur de la Succursale de la Banque de
Krance, rue des Tribunaux.
Souhait, propriétaire, rue Emmanuel-Liais, 5.
Tesson, Alfred, marchand de meubles, rue de l'Aima,
40.
Théault, jardinier chez M. Fenard, rue du Maupas,
\'ô.
Thérv, président du Tribunal civil en retraite, rue
deBailly, 29.
Thibaut, peintre, rue Thomas-Henry, 27.
Thommin, commis de la Marine, rue Cachin.
Tmilain. Désiré, limonadier, quai de Caligny, 54.
MM. Traverl, iiuulre enlrelenu de la Marine, rue Henry,
à Equeurdreville.
Tréboul, ingénieur de la Marine, (cité Balmont, 4),
rue de la Duclié, 48.
Trocherie, commis du Commissariat de la Marine,
rue François-Lavieille, 27.
Trolley, pharmacien, rue de la Fontaine, 58.
Turbert, docteur-médecin, rue Emmanuel-Liais,10i.
Vaslot, boulanger, avenue Carnot, 121 ter.
Vincent, propriétaire, rue Bondor, 29,
Yranken, capitaine de vaisseau en retraite, rue Mon-
tebello, 40.
Yvon, relieur, rue de la Paix, 18.
Yvon, tanneur, place du Cauchin, 18.
Horticulteurs. Jardiniers & Marchands de Graines
DE CHERBOURG
MEMBRES
DE LA SOCIÉTÉ D'HOUTFCULTURE
MM. BALMONT, horticulteur-fleuriste, rue de la Duché, 48.
BUHOT, primeuriste, rue Vintras, 30.
CAVRON (Léon), é, horticulteur-fleuriste, rue Asseliu et rue
Gambetta, 12.
CHRÉTIEN, horticulteur-fleuriste, rue de la Duché, 115.
FONTAINE, horticulteur-maraîcher et marchand de graines, rue de
Sennecey, 74.
GOSSELIN, horticulteur-maraîcher primeuriste, rue du Val-de-
Sairc, 124.
GOSSELIN (Léon), horticulteur-pépiniériste et maraîchei", rue du
Bois, 45, à Tourlaville.
GIRARD, jardinier, rue de la Polie, 121.
HALOPÉ-CAVRON, horticulteur-fleuriste, rue de la Fontaine, 14.
LE CHEVALIER, marchand de graines^ place de la Fontaine, i bis.
LE TERRIER, marchand de graines, rue Gambetta, i bis.
LE TULLIER, jardinier, entreprcneur.de jardins neufs et de cons-
truction de rochers artificiels, rue Amiral-Courbet, 32.
LEVALLOIS, jardinier, rue de l'Union, i.
LEVÉEL, Gustave, horticulteur-fleuriste, rue de la Fontaine et
rue de la Duché, 109.
BULLETIN
DE LA
SOCIÉTÉ D'HORTICULTURE
DE
CHERBOXJRGr
XXXVII
ANNEE 1905
CHERBOURG
IMPRIMERIE l'HOTELLIER, RUE DE l'ALMA, 18
190G
BULLETIN
DE LA
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SOCIETE D'HORTICULTURE
DE
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XXXVII
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AN NÉ F, 1005
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CHERBOURG
MPRIMERIE l'HOTELLIER, RUE DE L'aLMA,
18
1906
AVIS
Les opinions exprimées dans les rapports et mémoires
insérés au Bulletin sont personnelles aux auteurs.
Le Comité de Rédaction peut autoriser l'insertion au Bulletin
de tout article, que son auteur soit membre de la Société ou
qu'il y soit étranger.
CONDITIONS D'ADMISSION
Pour être admis à la Société, il faut être présenté par
un membre de la Société et agréé par le Bureau. La cotisa-
tion annuelle est de 5 fr.
Chaque membre reçoit gratuitement le Bulletin.
RÉUNIONS
Les séances ont lieu le prejnier dimanche de chaque mois, à
i h. 1(2 après-midi, au siège de la Société, rue Monlcbello, il.
Les ordres du jour sont portés à la connaissance des socié-
taires par la voie des journaux. QiU7ni (7 // a lieu, des convocations
sont adressées à domicile. La séance de janvier, consacrée aux élec-
tions annuelles, a lieu, par anticipation, le dernier dimanche de
décembre.
Les leçons d'arboriculture, de floriculture et de botanique,
annoncées par la voie des journaux, sont données au jardin
spécial de la Société, 10, passage des Jardins (entre les rues de
la Duché et delà Pollej, ou bien au jardin delà rue Montebello
et dans la salle des séances.
Membres d'Honneur de la Société.
Présidents d'honuour I H ,^^' f/^l'^-P'^^'Sr,^ '•"r l'arrondissement.
) M, le Maire de Clierbouri,'.
Président honoraire ; M, le Dgcteur Rknaui.t, ^Q.
Membres du Bureau pour 1906.
Président: M. Gorbikiie. 1| I-, professeur de sciences uaturelles au
Lycée, rue Asselin, 70.
( DuTOT, O I., propriétaire, rue Montebello,
06. '^
( Levesqle, §, néi^'ociant. i)l. de la Fontaine, S.
I Le Cari'Entier, avocat, rue de l'.Vlnia.il.
\ PiARi), iiian.'liaud de nouveautés, rue du Châ-
teau, 7.
Macé, Adrien, nés;oeiant, rue de la Duché, 37.
IIervieux, propriétaire, rue de l'Aima, 26.
M. Le Brettevillois, secrétaire général de la Mairie, rue
Jeanne-d'Arc, 28.
Secrétaire : M. Lelièvre, Paulin, ^O, nie de la Polie, \H.
Secrétaires- i Leterrier, marchand de foraines, rue Gamhetta, 13.
adjoints, MM. \ Thommin, commis de la Marine, rue Cachin.
Bibliothécaire : M. Noyox , impasse Dorival, place de la Fontaine.
Bibliothécaire-adjoint : M. Gallier, propriétaire, rue Montebello, bi.
Commissions permanentes.
Vice-Présidents. .MM.
Conseillers d'adminis
tration, M.\L
Trésorier
CULTURES D UTILITÉ.
(.M. Levesque ^, Président).
MM. Robin ^,aj;ent compt. princ.
(le la Marine en retraite.
Bernard, propriétaire.
Salley, ^, iugénr des Ponts
et Chaussées en retraite.
DÉPiNÉE, propriétaire.
.Ménard 4^, adj. princ. coinpl.
de la Marine en retraite.
cultures u'agrémem.
(M. DuTOT, O L, Président).
MM. LiPAiîMENTiKH, propriétaire.
RossEL, li, agent duCommis-
.sahaldè la Marine en retr'«.
Legri.n, Q, avocat.
NicoLLET, i} !.. professeur
en retraite.
Le liRETTEViLLois, agent duC<
de la Marini^ en retraite.
Comité de Rédaction.
M. Corbière 41 L, Président; Le Carpe.ntieh, Vice-Président; M.M. les
Membres du Bureau; M. Nicoli.et. O L
Directeur du jardin : M. IIervieux.
Professeur d'arboriculture : M. Leves«jue ^.
Jardinier de la Société et Professeur de floricuRure : .M. Lltlllier.
pour convoquer aux inhumations des sociétaires: .M
Parmentier, propriétaire,
Délégué
rue Asselin. 73.
Le
BULLETIN DE <90o
TABLE DES MATIERES
P. Lelièvre
Id.
Id.
H. Letkrrier
P. Lelièvre
Robin
Le Grin
FORBIN
Barbey
a.j. guichard
L. Thommin
H. Leterrier
Barbey
P. Lelièvre
Id.
Levesque
P. Lelièvre
Id.
Id.
Pages
Composition du Bureau et des Commis-
^ioDS permaneDtes pour l'aDoée 1906. 3
Historique de la Société S
Extraits des procès-verbaux des séances 14
Séance du 24 décembre 1905 33
Rapport sur la situation et les travaux
de b Société 36
Revue des publications reçues :
I. Cultures d'utilité 39
II. Cultures d'agrément 60
La pomme de terre de l'avenir 80
Le puceron lanigère et le chancre :
Moyens de s'en débarrasser ^'*
Excursion à Brix 86
Rapport sur le jardin de M. Ânquetil.. 96
Une visite aux forceries de la Manche. 98
Mémoire sur le pommier naturel 106
Le « Livre » de l'Association française. 120
Décoration horticole du Concours pomo-
logique 126
Exposition de Valognes 132
Bibliographie 136
Nécrologie 139
Nouveaux membres admis 141
>v
HISTORIQUE
UE LA
SOCIÉTÉ D'HORTICULTURE
La première idée de la fondation d'une Société d'Horti-
culture à Cherbourg revient à M. Ch. Chevrel. En compa-
gnie de M. Aug. Le Jolis, il se rendit au château de Mar-
tinvast, trouver M. Cavron, alors jardinieç du comte Du
Moncel. Tous les trois, lors de cette entrevue, convinrent
d'organiser, avec le concours de leurs amis, la nouvelle
Société.
A cet efïet, quelques jours après, le 1"' Juillet 184i, —
comme nous l'apprennent les registres des procès-ver-
baux, — MM. J. Balmont, Cavron, Ch. Chevrel, F. Clouard,
De la Chapelle père, F. Desmares, Duchemin, C. A. Gibcrt,
E. Jardin, Lemarois et Mauger adressèrent à M. le Maire
de Cherbourg, qui était alors M. Noël-Agnès, la lettre
suivante :
« Monsieur le Maire,
» Une institution du plus haut intérêt manque à l'ar-
» rondissement de Cherbourg, nous voulons parler d'une
» société d'horticulture. La fertilité de notre ariondisse-
» ment et les améliorations que la culture réclame, nous
» font désirer l'établissement d'une société de ce genre,
» en môme temps que le zèle des amateurs de notre ville
cr> » nous en assure le succès. Comptant sur votre protection,
C2 » nous vous prions. Monsieur le Maire, d'autoriser notre
o^ » réunion dans une des salles de la Mairie et de nous fixer
CV3 » le jour qu'il vous plaira souâ votre présidence,
» Nous avons l'hoûneur d'être, etc. »
— 6 —
M. le Maire autorisa la réunion dans une des salles de
la Mairie. Celle première réunion eut lieu le 5 Juillet 1844,
sous la présidence de M. Noël-Agnès, Maire de Cherbourg.
Etaient présents : MM. Bal mont, Cavron, Cbevrel,
Clouard, Desniares, Ducliemin, Gaillard, Gibert, Lebaut,
Lelellier et Tardif. M. Cbevrel fut prié de prendre la plu-
me comme secrétaire provisoire. Une commission, compo-
sée de MM. Balmont, Cavron, Cbevrel, De la Cbapelle père
et Gibert, fut cbargée de rédiger un projet de statuts.
Ces statuts furent adoptés dans la séance du 29 Juillet
1844 et les réunions fixées au premier dimancbe de
chaque mois. Dans la séance du 29 Juillet fut élu le
premier bureau composé de :
MM. Noel-Agnès, Maire, Président,
De la Chapelle père, vice-président,
GiBEUT, archiviste,
Levieux, trésorier,
Chevrel, secrétaire.
Le Jolis fils, secrétaire-adjoint.
Dans la même séance, il fut décidé que le vice-président
écrirait au maire pour solliciter du Conseil municipal une
somme nécessaire pour les premiers frais d'installation, et
afin d'obtenir l'établissement d'un marché aux fleurs sur
une des places publiques de la ville.
*
* *
Dans la séance du 13 Octobre 1844, la liste des membres
fondateurs fut arrêtée comme il suit :
Membres titulaires : MM. Balmont, Boisselier fils,
Cavron, Cb. Chevrel, Clouard, De la Chapelle père.
Desmares, Desprez, Duche.min, le comte Du Moxcel, Gail-
LAUIJ, GlHERT, HUAUT, JeAN, Le JoLIS fils, LeROUX, LeTEL-
LiER, Levieux, Mauger, Revel, Tardif.
Membres correspondants : MM. Bataille, Baudry,
Lemoigne et Pasquier,
«*•
Dans la séance du 3 Novembre i844, il fut décidé qu'une
première exposition aurait lieu en Juin 1845. Une somme
de loO fr. fut volée pour être distribuée en primes, de la
manière suivante : 80 francs pour les produits de serre et
70 francs pour les produits de pleine terre.
**•
Dans la séance du 15 Décembre 1844, la Société
renouvela au Maire sa demande relative à la création,
le dimanche, d'un marché aux Heurs sur la place du
Château.
*
* *
Dans la séance du 9 Mars 1845, le programme de la
première exposition fut arrêté, et cette exposition fixée aux
13, 14 et 15 Juin 1845, dans le côté sud des Halles.
Dans la séance du 5 Octobre 1845, le trésorier fit
connaître que, du l^r Octobre 1844 au 1" Octobre 1845, les
recettes s'étaient élevées à 320 f. »
et les dépenses à 290 75
Le restant en caisse était de 29f. '?5
Depuis 1845, les expositions ont eu lieu d'abord chaque
année, puis ensuite un peu plus espacées quand l'exten-
sion de l'horticulture, le nombre et la beauté des produits
ont exigé plus de dépenses d'organisation et de récom-
penses.
La Société et l'horticulture à Cherbourg n'ont pas cessé
de prospérer depuis 1844, et de prendre de larges déve-
loppements.
Pour répondre à des demandes faites à diverses séances
de la Société, nous indiquons ci-après la composition du
bureau depuis 1844.
— 8
Présidents.
MM. Noel-Agnès, Maire de Cherbourg, du 29 juillet 18i4
au li octobre 1845 ;
Dui'REY, Professeur au Collège, du 5 octobre 1845 au
8 février 1803, déinissiouuairc ;
Geiuaise, Professeur au Collège, du 8 féviier 1863
au iO novembre 1868, décédé;
Dalidan, Contrôleur principal des Douanes, du '21
décembre 1868 au 29 novembre 1871, décédé;
Emmanuel Liais, ancien Directeur de l'Observatoire
du Brésil, du 31 décembre 1871 au 28 décem-
bre 1873, démissionnaire;
Renault, Docteur-Médecin, du 28 décembre 1873 au
23 décembre 1900, démissionnaire;
CoiiBiÈuE, Professeur au Lycée, du i?3 décembre 1900.
Vice-Présidents.
MM. Delà Chapelle, Pharmacien, du 29 juillet 1844 au
5 octobre 18io —Avait dirigé la Société lorsque le
Maire en était le Président.
De TocQi'iiViLLE, Propriétaire, du o octobre 1845 au
7 octobre 1849 ;
Hennequin, Propriétaire, du 5 octobre 1845 au 4 octo-
bre 1846, et du 6 janvier 1856 au 28 décembre 1856;
Laloe, Négociant, du 4 octobre 1846 au 1"' octo-
bre 184«;
FoRFERT, Propriétaire, du l" octobre 1848 au 6 octo-
bre 1850;
De Torsay, Propriétaire, du 7 octobre 1849 au 6 octo-
bre 1850;
Henry Duchevreuil, Propriétaire, du 6 octobre 1850
au 6 juin 1852, du 2 janvier 1853 au 28 décembre
1856 et du 30 décembre 1860 à mars 1870, décédé;
Gervaise, Professeur au Collège, du 6 octobre 1850
au 6 janvier 1856 et du 28 décembre 1856 au
8 février 1863 ;
Periaux, Propriétaire, du 6 juiu 1852 au 2 jan-
vier 1853 ;
- 9 —
MM. Denis, Professeur au Collège, du 28 décembre I85G
au 30 décembre 1860 et du 28 décembre 1879 au
25 avril 1883, décédé;
DoRANGK, Propriétaire, du 8 février 1863 au 27
décembre 1868 ;
Orry, Avoué, du 27 décembre 1868 au 27 décem-
bre 1886;
Renault, Docteur-MédeciD, du 3 avril 1870 au 28
décembre 1873 ;
Henry, Commissaire de la Marine, du 28 décembre
1873 au 10 août 1870, décédé;
Cauvin, Propriétaire, du 3 juin 1883 à novembre
1896, décédé;
Levesque, Négociant, du 27 décembre 1886 ;
Corbière, Professeur au Lycée, du 27 décembre 1896
au 23 décembre 1900 ;
Dltot, ancien GrelTier du Tribunal de Commerce, du
23 décembre lôOO.
Scrutateurs ou Conseillers d'Administration.
MM. FoRFERT, Propriétaire, du o octobre ISiu au T' octo-
bre 1848;
Pain, Propriétaire, du 5 octobre 184o au l-^' octo-
bre 1848;
(jervaise, Professeur au Collège, du 1"' octobre 1848
au 6 octobre 18o0 et du 6 janvier 18o6 au 28
décembre 18o6 ;
Delamotte, Propriétaire, du 1"'' octobre 1858 au
6 juin l8o2;
TouLORGE, Propriétaire, du 6 octobre 18)30 au 28
décembre 1862 ;
DucHEVREL'iL, Propriétaire, du 6 juin 1852 au 2 jan-
vier 1853 ;
Lemoigne, Propriétaire, du 2 janvier 1853 au 28
décembre 1856 et du 28 décembre 1858 au 30
décembre 1860;
Clerronhe, Propriétaire, du 28 décembre 1856 au
26 décemljre 1858 ;
Dorangr, Propriétaire, du 30 décembre 1860 au
12 janvier 1862;
- 10 -
MM. Baud, Lieutenant de vaisseau retraité, du 12 janvier
1862 au 26 décembre 1879;
RouLLAND, Courtier Maritime, du 28 décembre 1862
au 27 décembre 1868 ;
GuiFFART, Docteur Médecin, du 27 décembre 1868 au
30 décembre 1877 ;
Cauvin, Propriétaire, ancien Commissaire-Priseur, du
28 décembre 1873 au 24 décembre 1882;
JouRDAN, Agent Comptable principal de la Marine,
du l'*" février 1874 au 30 décembre 1883 et du
24 décembre 1884 au 27 décembre 188o ;
Delà Chapelle, Contrôleur principal des Douanes, du
30 décembre 1877 au 26 septembre 1895, décédé ;
Chanceaulme, Commissaire de Marine en retraitj,
du 28 décembre 1879 au 26 décembre 18^0 ;
Levesque, Négociant, du 26 décembre 1880 au 27
décembre 1886 ;
Rossel, Alfred, Agent du Commissariat de la Marine,
du 24 décembre 1882 au 25 décembre 1887;
Henry, Ernest, Inspecteur de la Marine, du
30 décembre 1883 au 28 décembre 1884 ;
Joliette, Commandant d'infanterie de Marine en
retraite, du 27 décembre I88j au 23 décem-
bre 1900;
Hervieux, Propriétaire, du 27 décembre 1886;
DuTOT, Grenier du Tribunal de Commerce, du 2o
décembre 1887 au 23 décembre 1900 ;
CoRHiÈRE, Professeur au Lycée, du 27 décembre 1895
au 27 décembre 1896 ;
Lecarpentier, Avocat, du 27 décembre 1896 ;
Macé, Adrien, Négociant, du 23 décembre 1900;
PiARD, Négociant, du 23 décembre 1900;
Trésoriers.
MM. Levieux, Agent d'Affaires, du 29 juillet 1844 au
3 octobre 1847;
Lesdos, Propriétaire, du 3 octobre 1847 au l^^" octo-
bre 1848;
Tol'Lorge, Propriétaire, du 1'' octobre 1848 au 7
octobre 1849;
- 11
MM. Cai'PE, Propriétaire, du 7 octobre I8i9au9mai ISiJI ;
Bernard, Chef de bureau à la Mairie, du 9 mai \i<'')\
au 26 décembre 18o8 ;
Cauvin, Commissaire-Priseur, du 26 décembre l8o8
au 28 décembre 1862 ;
GiOT, Agent Comptable de la Marine, du 28 décem-
bre 1862 au 4 juin 1865;
Orange, Agent-Comptable de la Marine, du 4 juin
1865 au 24 décembre 1899 ;
Le Brettevillois, Secrétaire Général de la Mairie,
du 24 décembre 1899.
Secrétaires.
MM. Chevrel, Avoué, du 29 juillet 1844 au 4 mars 1849 ;
Le Jolis Auguste, Négociant, du 4 mars 1849 au
octobre 1851 ;
Emmanuel Liais, attaché à l'Observatoire de Paris,
du 5 octobre 1851 au 6 juin 1852 ;
DE BÉRENGER, Propriétaire, du 6 juin 1852 au 8 jan-
vier 1854 ;
Leconte, Propriétaire, du 8 janvier 1854 au 26 décem-
bre 1858 ;
Beal'SSIeu, greffier, du 26 décembre 1858 au 30 dé-
cembre 1866 ;
BoHiN, Commis de Comptabilité de la Marine, du 30
décembre 1866 au 2 février 1868 ;
Amiot, Gustave, Commis de Marine retraité, du 2
février 1868 au 6 septembre 1868 ;
BossEL, Alfred. Commis de Marine, du G septembre
1868 au 28 décembre 1873 ;
Lelièvre. Paulin, Commis et agent du Commissariat
de la Marine, du 28 décembre 1873.
Secrétaire de correspondance.
M. DuPREY, Professeur au Collège, du l"'juin 1Hi5 au
5 octobre 1845.
Archiviste,
M. GiiJERT. Propriétaire, du 29 juillet i8i4 au 5 octo-
bre 1845.
- 42 —
Secrétaires-Adjoints.
MM. Le Jolis, Négociant, du 29 juillet 1844 au 4 mars 1849;
Emmanuel Liais, du 4 mars 1849 au o octobre ISol ;
De Bérenger, Propriétaire, du o octobre 18ol au
C juin 18j2 ;
Henry, père, Commis et Aide-Commissaire de la
Marine, du G juin 1852 au 2 janvier 1853 cl du
30 décembre 18G0 au 31 décembre 18G5;
Leconte, Propriétaire, du 2 juin 1853 au 8 j;in-
vicr 1854 ;
Gallard, Propriétaire, du 8 janvier 1854 au 28 dé-
cembre 1854 et du 6 janvier 18oG au 26 décem-
bre 1858;
GuERRAXD, Propriétaire, du 28 décembre 1854 au
G janvier 185G ;
RouLLAND, Courtier Maritime, du 26 décembre 1858
au 30 décembre 1860 ;
Robin, Commis de comptabilité de la Marine, du 31
décembre 1865 au 20 décembre 1866 ;
Marie, Contrôleur des Contributions, du 31 décem-
bre 18G5 au 20 décembre 18G6;
Delanoë, Commis de Marine, du 30 décembre 1866
au 31 décembre 1871 et du 29 cjécembre 1872 au
27 décembre 1874 ;
Amiot, Gustave, Commis de Marine, du 30 décembre
1866 au 2 février 1868;
RossEL, Alfred, Commis de Marine, du 2 février 1868
au G septembre 1868 ;
Lelièvre, Paulin, Commis de Marine, du 27 décem-
bre 1868 au 28 décembre 1873;
Devingk, Commis de Marine, du 31 décembre 1871
au 29 décembre 1872 ;
ViBET, Propriétaire, du 29 décembre 1872 au 27
décembre 1874 ;
Henry fils. Aide et Sous-Commissaire de la Marine,
du 27 décembre 1874 au 26 décembre 1875 ;
Levesque, Négociant, du 27 décembre 1874 au 28
décembre 1879 ;
Leconte, Jules, Négociant, du 26 décembre 1875 au
28 décembre 1879;
- 13
MM. DuTOT, Grefllcr du Tribunal de Cuniinerce, du 28
décembre 1879 au 25 déceu)bro 1887 ;
Bailly, Goniinis banquier, du 28 décembre 1879
à janvier 1883, décédé ;
Mack, Adrien, Négociant, du 4 mars 1883 au 23
décembre 1900;
FÉHEY, Marchand de graines, du 25 décembre 1887
à 1889, décédé;
Thommix, Commis de Marine, du 27 décembre 1889;
Leterrier, Marchand de graines, du 23 décem-
bre 1900.
Bibliothécaires.
MM. Ternisiex, Commis do Marine, du 27 décembre 18G8
au 29 décembre 1878 ;
NoYON, Commis de comptabilité de la Marine, du 29
décembre 1878.
Bibliothécaires-adjoints.
MM. Balmoxt, Amédée, Horticulteur, du 27 décembre 1868
au 29 décembre 1878 ;
Cavrox, Léon. Horticulteur, du 29 octobre 1878 au 18
décembre 1904 ;
Gallier, Propriétaire, du 18 décembre 1904.
Professeurs d'Arboriculture.
M, Levesque, du 1" février 1874.
M. Michel avait donné, avant M. LEVESouE.des Icrons
d'arboriculture pendcint |)lusieurs ;innées,et il les
a continuées concurremment avec M. Levesque
jusqu'en 1875.
Directeurs du Jardin de la rue Montebello.
MM. Cavron père, liorliculteur, de 1872 à 1874 ;
Levastois, Propriétaire, de 1874 à 1877 ;
Denis, Professeur au Collège, de 1877 à 1883 ;
Calvin, Propriétaire, de 1883 à 1889 ;
Hervieux, Propriétaire, depuis 1889.
- 14 —
EXTRAITS DES PROCÉS-VERBAUX
Des Séances de l'Année 1905
-«— ''c^-o-'fiîaiïîivsiw^-^j-
SÉANCE DU 4 FÉVRIER 1905.
Communications diverses. — Le puceron lanigère,
moyens de le délruu e . — Ouvrage de MM. Maurice de
Vilmorin et Bois.
52 membres présents.
M. le Président signale le décès de M"" du Ilommet,
dame patronnesse depuis de longues année^;, et celui de
M. Juliette qui s'intéressait vivement à la Société et qui
avait fait partie du bureau pendant plusieurs années.
M. Lelièvre lit une note au sujet de quelques beaux
arbres qu'il a vus dans l'arrondissement de Morlain.
Il est donné lecture de passages très inléressanls d'une
lettre de M. Lefauconnier, membre correspondant à Trou-
ville, sur les Heurs et les fraisiers cultivés dans cette loca-
lité, ainsi que sur divers poiriers de table et pommiers à
cidre existants dans la propriété de M. Lefauconnier à
Réville.
M. Levesque présente un bout de branche de pommier
détérioré par le puceron lanigère. Il a employé en vain
plusieurs moyens pour essayer de détruire col insecte. Le
bois du poirier Transparente de Croncelles résiste h ce
puceron.
M. l^arbey dit qu'il brosse l'endroit attaqué par l'insec-
\<\ v met de l'oseille ou du supcrspbospliatc de chaux et
f|u'il s'en débarrasse. Il eu)ploie le même procédé pour le
chancre.
- 18 -
M. Alterner dit qu'il s'est débarrassé du chancre sur
un pomuiier Reinette du Canada, en grattant le boiseten
le recouvrant de terre.
M. le Président fait connaître que les journaux liurli-
coles commencent à donner des comptes rendus de l'expo-
sition des chrysantliènies qui a eu lieu à Cherbourg en
novembre 1904.
Dans la lieviie horticole du I" décembre 1904 se trouve
un article signalant les beaux apports de M. Léon
Gavron à l'exposition de chrysanthèmes de Paris.
-M. le Président remet à MM. Leparmenlier et Leteirier
le diplôme de la médaille de bronze grand module qui a
été décernée, le 18 Décembre 1904, à ces deux sociétaires, ii
titre de remerciement pour leur dévouement. M.Corbière
dit que la Société aurait désiré pouvoir leur manifester
sa reconnaissance par l'attribution d'un objet de plus
grande valeur; mais que malheureusement nos ressources
sont fort modestes.
La remise de ces deux médailles est saluée par les cha-
leureux applaudissements de l'assistance.
Il est donné lecture des comptes rendus de MM. Robin
elLegrin, relatifs aux publications reçues.
On signale, tians ces publications, des légumes nou-
vellement introduits.
M. Corbière dit qu'on pourrait s'adresser, pour avoir
des indications sur ces légumes nouvi.'aux, à M. IJois, pro-
fesseur au Muséum, qui vient d'envoyer à la Société un
ouvrage (Fruticetum Vilmorinianum) do MM. M;iurice de
Vilmorin et Bois: catalogue des arbustes existants en 1904
dans la collection de M. de VihDorin, avec la dcscripti(jn
d 'espaces nouvelles et d'espèces d'introduction récente.
M. Hervieux offre, pour être distribués, des fruits de
Chamœrops excelsa et de Dracœna indivisa.
- 16 —
SÉANCE DU 5 Mars
Capucine grimpante . — Solanum Conini3rsonii. — Le
puceron lanigère et le chancre. — La cochenille. —
Communicalions diverses.
62 membres présents.
M. Levesque soumet à la Société une jolie fleur de capu-
cine grimpante (rro/}ceo/«/n luberosum) doailû feuillage est
très gracieux.
M. Dépinée donne connaissance d'un article du Petit
Journal au sujet de la préparation d'une peinture de bon-
ne qualité et bon marché fabriquée avec des pommes tie
terre et du blanc d'Espagne.
Dans une précédente séance, il avait été décidé que M.
Levesque ferait venir la pomme de terre Solanum Corn-
mersonii pour être essayée par MM. Piard et ïhommin.
M. Lecoutour, secrétaire de la Société d'Agriculture, pré-
sent à la séance, communique une lettre de M.Lavergerie,
de Verrières, disant qu'il ne pourra mettre cette pomme
de terre au commerce qu'après la récolte de l9()o.
M. Dépinée présente, dans le catalogue de M. Cordon-
nier, 181)6, une reproduction d'un chrysanthème grellé
sur Anthémis et ayant produit 800 Jleurs.
M. Barbey soumet à la Société des branches de pom-
mier attaquées, les unes par le puceron lanigère, les au-
tres par le chancre, d'autres par le puceron s'étanl réfugié
dans la blessure produite par le chancre; d'autres enfin
traitées et guéries des attaques du puceron et du chancre
par le superphosphate de chaux.
Il est donné ensuite lecture, à l'appui de celte présenta-
lion, d'une très intéressante note de .M. Harbey, ayant pour
titre : Le Puceron lanigère, moyen de s'en débarrasser; le
chancre, mogen de le guérir.
.M. (lorbièrc confirme le dire de M. Barbey et ajoute que
le chancre ordinaire est |)roduil par un petit cham|)ignou
17 -
et que les blessures du puceroa occasionifenl une sorte
de maladie qui uc doit pas être confondue avec le
chaucre.
M. Levesque rappelle que, précédemment, il avait rap-
porté une branche crevassée par le puceron lanigère; il
ajoute que cet insecte ne se trouve sur les racines que
dans la mauvaise saisonet que le puceron lanigère pro-
duit huit générations sans l'intervention du màle.
M. Le Mée, horticulteur à Alençon, a olTert, pour la
bibliothèque de la Société, le deuxième volume de son
ouvrage ayant pour titre : Les ennemis des plantes. Le
volume est consacré aux maladies des arbres fniilicrs
causées par les insectes, par des végétaux (généralement
des cryptopames), et par d'autres causes diverses que les
parasites.
M. Barliey présente une branche de pommier chancrée,
qu'il avait taillée et mise en terre pour faire un tuteur et
sur laquelle il s'est produit des racines adventives
M. Lecoutour ajoute que le pommier se reproduit faci-
lement de bouture.
M. Levesque montre des échantillons de vignes rava-
gées par la cochenille.
M. Jeanne dit s'être débarrassé de la cochenille en grat-
tant ses vignes et en les badigeonnant avec du lysol.
M Bernard ajoute que M. Pierre Gosselin a une certai-
ne quantité de cochenilles dans ses serres. Il a essayé
l'acide cyanhydrique pour s'en débarrasser. Il n'a pas
complètement réussi La cociienille se loge non seulement
dans les vignes, mais aussi dans les murs. — M. Jeanne
a badigeonné avec du lysol, même les murailles.
M Bernard fait remarquer que la salle des séances est
trop exiguë pour les nombreux sociétaires qui assistent
aux réunions et il demande s'il ne serait pas possible
d'obtenir de l'Administration municipale, soit l'agrau-
— 18 —
dissenienl de la salle, soit la tenue des séances à l'Hôtel
de Ville.
M. le Président répond qu'il s'entretiendra de cette
question avec l'Administration municipale.
Il est donné lecture des intéressants compte rendus des
publications reçues, faits par MM. Robin et Le Grin.
Est signalé, dans le Bulletin de la Société nationale
d'horticulture de France, le rapport très élo^ieux de M.
Tillier, délégué de la Société nationale, sur l'exposition
qui a eu lieu à Cherbourg en Novembre 1904.
A la fin de la séance sont dégustés des cidres en bou-
teilles apportés par M Barbey. Celui provenant de pom-
miers non greffés a plus de force que celui de pommiers
grelïés, puisque la plupart des bouteilles qui contenaient
la quantité réservée par M. Barbey ont été brisées, tan-
dis que celles contenant le cidre de pommiers greffes sont
restées intactes.
Le cidre de pommiers non greffes est reconnu agréable
au goût, mais il est un peu plus pâle que l'autre.
SÉANCE on 2 Avril
Décès de MM. Alterner et Gard/n. — Mastic à grever à froid
de M. Chambellan-Dubocage, de Bernay. — Communica-
tions diverses.
5i membres présents.
M. le Président dit qu'il a fait auprès de M. le Maire
des démarches en vue d? l'agrandissement de la salle et
qu'il a reçu le iieilleur accueil. M. l'Architecte doit s'oc-
cuper de cîtte question.
M. le Président signale le décès, pendant le mois précé-
dent, de deux excellents sociétaires : MM Alterner et
Gardin, qui assistaient assidûment aux séances. M. Alte-
rner faisait souvent d'intéressantes communications ;
10 —
il avait rédigé des notes qui ont été insérées au Bulletin.
Il comptait au nombre des membres titulaires depuis de
longues années.
M. Pian! annonce qu'il a fait trois grefïes avec le mastic
à greiïer à froid envoyé par M. Cliambellan-Dubocagc de
Barnay et que les résultats paraissent devoir être bons.
M. Leterrier a envoyé, pour être distribuées, de petites
boîtes d'engrais de la Société Polysu.
M Bernard considère que beaucoup de sociétaires ont
de la cochenille dans leurs serres et il demande s'il ne
s?rait pas possible d'essayer pour la détruire les vapeurs
de l'acide cyanhydrique, les liquides que l'on a essayés
déjà ne pénètrent pas partout comme les vapeurs.
M. Bernard ajoute que M Gosselin a réussi, en partie,
en employant ce moyen et ne demanderait sans doute pas
mieux que de prêter son concours pour de nouveaux es-
sais dans une serre, autre que les siennes. M. le Président
prie M Bernard de s'assurer si l'on pourrait être certain
du concours de M. Gosselin pourdenouvelles expériences.
M. Levesque dit qu'il existe de la cochenille dans
tontes les serres entourant celle de la Société; qu'il a pu
préserver celle-ci, en coupant les vignes où il avait vu des
traces de cet insecte et en rajeunissant de vieux pieds.
Le même sociétaire présente une très jolie plante en
fleurs, la capucine tubéreuse, dont il avait déjà parlé à
la séance de Mars et qu'il recommande aux amateurs de
jolies plantes Elle peut pousser dans les serres au prin-
temps et être mise en pleine terre l'été : c'est le Tropœo-
liim luberosum, se reproduisant au moyen de tubercules
et produisant peu de graines.
Il est donné connaissance des intéressants comptes
rendus, faits par MM. Robin et Le Grin, des publications
reçues pendant le mois.
— 20 —
SÉANCE DU G Mai.
Insecticide de M. Girard. — Poires allaquées par la cécydomie
noire. — Mastic à greffer à froid de M. Chamhellan-Dubo-
cage. — Questions diverses.
67 membres présents.
A propos du procès-verbal de la séance de Mai, M.
Miette dit que l'acide cyanhydrique pourrait nuire aux
pousses de la vigne. M. Dépinée répond que l'on pourrait
faire des expériences en deux fois : l'une à l'aulomne et
l'antre en hiver.
M. le Président annonce que M. Girard essaiera, après
la séance, dans le jardin de la Société, une poudre insec-
ticide de son invention qui détruit les limaces et les
limaçons.
Ouelques sociétaires ont déjà pu, avant la séance, se
rendre compte de son efïicacilc.
Une excursion est décidée à Brix et Rufïosses pour le
moment où les rhododendrons seront en fleurs. — MM.
Jeanne et Gallier consentent, d'autre part, à ce que l'on
visite leurs jardins.
M. Girard présente un chrysanthème jaune. Président
Noniu, fleuri depuis 15 jours.
MM. Robin et Le Grin ont fait les comptes rendus des
publications reçues pendant le mois; il en est donné
lecture par le secrétaire.
Un membre de la société communique une note du
journal Le Petit Jardin, du8 Avril 1905, ayant pour litre
« Les progrès Je l'horticulture allemande «>. Le chilire
des fournitures de semeLces et de fleurs faites par les seu-
les places d'Exfurt et iie Quedlinbouri,', dit celte noie,
montre le prodigieux essor de l'horticulture allemande.
« Chaque année, à Dresde, on cultive un million et demi
» d'azalées; à Exfurt, de 7 à 9 millions de giroflées et
» quelques 100.000 œillets en pot; à Quedlinbourg, une
- 21 —
» seule ferme livre au commerce 300.000 pots de girollées
» d'été, de 60 à 80.000 pots de Primula sinensis fim-
» briata et cultive 30 hectares d'Asters, de <'2 à 18 de Résé-
» da et de 5 à 7 de Viola tricolor ».
M. Levesque présente des poires attaquées par la larve
de la cécydomie noire. Les fruits piqués deviennent plus
gros que les fruits sains et prennent une couleur dilTé-
rente. Cet insecte pond dans l'ovaire.
M. Piard qui n'a pu assister à la séance a fait connaître
qu'il a obtenu de bons résultats du mastic à greffera
froid envoyé par M. Chambellan Dubocage, de Bernay,
pour être expérimenté. Ce mastic est d'un emploi plus
facile que ceux essayés jusqu'ici par M. Piard. Il ne
coule pas et sa couleur blanchâtre absorbe moins la
chaleur que les mastics noirs que l'on emploie ordinai-
rement. En somme c'est un produit recommandable.
Il est présenté des Heurs de véronique vivace provenant
du jardin de la Société. Cette plante se multiplie de
drageons.
SÉANCE DU 4 Juin
Limnanthès pour bordure. — Le Solamim Commersonii. -^
Communicalions diverses.
o6 membres présents.
M. Levesque soumet à l'assistance des fleurs de calcéo-
laires et fournit des renseignements sur leur culture. Il
présente aussi une petite plante, le fJmnantliès, de la
famille des géraniacées qui sert à faire de charmantes bor-
dures. C'est une plante annuelle, mais qui se ressème d'elle-
même et dont la floraison est très prolongée. Au cours
d'un voyage qu'il a fait à Périers, il a pu juger de l'utilité
II.
— 99 _
el de la beauté des corbeilles bordées de Limnanthès.
Il a vu aussi des pêchers cultivés en plein air, chargés
de fruits el qui ne sont jamais atteints de la cloque ou
d'autres maladies, comme ceux de notre contrée.
M. Robin lit sur le Solanum Commorsonii une note très
intéressante, parue dans le Monde Illustré. Celte note
sera insérée au bulletin.
M. le Président présente les piiololypies des châteaux
de Tocqueville et de Tourlaville qui doivent figurer au
bulletin en cours d'impression et adresse les remercie-
ments de la Société à M. Miette qui a bien voulu oiïrir les
clichés photographiques. Il est donné lecture des notes
prises par MM. Robin el Legrin dans les bulletins
reçus pendant le mois.
SÉANCE DU 2 Juillet.
Participation au Concours pomologique. — Présentation de
fraises. — Communications diverses.
44 membres présents.
M. Maurice de Vilmorin, en remerciant la Société de l'a-
voir admis comme membre correspondant, lui offre de
faire des envois de plantes d'introduction dOrient.
M. le Président dit que M. le Maire avait convoqué, à
l'hôtel de ville, pour le 8 Juin, les bureaux des Sociétés
d'horticulture el d'agriculture, avec M. Simon, Commis-
saire général du Congrès pomologique, à l'effet de s'enten-
dre pour le concours à prêter en vue de l'organisation
du dit Congrès.
Le bureau do la Société d'horticulture a de nouveau
entendu M. Simon à ce sujet, et il a été convenu que notre
Société ferait décorer par les horticulteurs, au moyen de
plantes, les locaux de l'exposition pomologique et mettrait
- 23 —
des méciailles à la disposition du Couvres. — M. Levesque
avait émis l'idée d'organiser ea la circonstance des con-
cours pour fruits de table ; mais, sur l'observation de
M. Simon que la place pourrait manquer, cette idée a été
abandonnée.
M. le Président a reçu de M. Guicliard un compte-rendu
de l't^xcursion qui a eu lieu à Brix.
Il en sera donné lecture à la prochaine séance.
M. Miette a remis pour la Société, une belle photogra-
phie, qui est communiquée à l'assistance, de l'araucaria de
M. Levastois à Brix.
M. Levesque indique les différences qui existent entre
les cônes des araucaria mâles et des araucaria femelles.
M. Depinée fait observer que la liste des raisins qu'il avait
présentés à l'exposition de 1904 et qui figure dans le
bulletin venant d'être distribué n'est pas complète.
M. Barbey dit qu'il a vu, à Arromanches, de petits vers
imperceptibles dans des fraises St-Joseph et non dans les
autres variétés. Il signale le fait pour qu'on examine s'il
se produit à Cherbourg.
M. Piard présente plusieurs variétés de fraises :
Sulpice Barbe, peu connue, très bonne et jolie ;
Monarque, devenant très grosse, très bonne, produc-
dive ;
Le Tzar, que M. Levesque a conseillé de ne pas cultiver
et dont les échantillons présentés sont très beaux.
M. Piard reconnaît que les résultats que l'on obtient
avec cette fraise dépendent du terrain, mais il est d'avis
qu'il ne faut pas la bannir.
M. Levesque répond que c'est une fraise d'amateur
et non de produit et que le Docteur Moràre est à Cher-
bourg la meilleure fraise de marché.
M. Bernard ajoute que les personnes compétentes
conseillent de cultiver les variétés de fraises selon le
terrain qui leur convient,
— 24 —
M. PicircI dit que les fraises oblenucs par lui, et qu'il
a nommées Président Corbière, Ste-Marie et St-Vincent-
de-Paul, réussissent bien.
M. Lcvesque présente des fraises provenant du jardin
du passaj^e des jardins : Pakslon, St-Antoine-de Padoue,
Ericard de Tiiury, Louis (îautier. peu Iransportables,
mais produisant beaucoup.
Il est donné lecture des comptes-rendus des publications
reçues, faits par MM. Robin et Legrin.
M. le Président fait connaître que M. Le Brettevillois a
bien voulu se cbarger du rapport sur les visites des jar-
dins de MM. Jeanne et Gallier.
M. Bernard présente deux grains de raisin que M.
Lcvesque considère comme attaqués par l'oïdium.
Des bégonias provenant du jardin de la Société seront
distribués par la voie du sort, avec les plantes achetées.
SÉANCt; DU 30 Juillet.
Apports de fleurs par MM. Anquelil et Bernard.
Commun Icatioîis diverses.
41 membres présents.
Il est donné connaissance d'une circulaire de M. Magnin,
président de la 14° section (agronomie) du Congrès de
l'Association pour l'avancement des sciences, qui doit se
tenir à Cherbourg dans les premiers jours du mois d'Août.
M. Magnin invite la Société à prendre part aux travaux
de cette section.
M. Guitel, professeur de zoologie à la Faculté des Sciences
de Rennes, Directeur de la station entomologique, fait
connailre que cette section, annexée au Laboratoire de
zoologie de la Faculté des Sciences de Rennes, a pour but
de faire connaître gratuitement aux agriculteurs les
moyens à employer pour détruire les insectes nuisibles.
- 2o
M. Jeanne dit qu'il demandera à .M. (îuitel le moyen de
détruire les cloportes. M. Levesque répond qu'il sullil de
mettre des crapauds dans les jardins.
-M. Guicliard lit l'intéressant rapport ([u'il a rédigé
sur l'excursion faite à Brix et à Sauxmesnil.
M. Levesque présente des feuilles de vigne attaquées
par un champignon que l'on trouve sur les chasselas de
Fontainebleau et non sur d'autres variétés. M. Levesque
pense qu'on pourrait détruire ce champignon au moyen
de la bouillie bordelaise. — Cette maladie ne parait pas
commune à Cherbourg.
M. Anquetil présente un lot de belles Heurs coupées
provenant de son jardin. Ce eont ; Bignonia grandillora,
Gaillarde vivace,Helenium multillorum lleuri depuis trois
mois, Coreopsis vivace, Althœa, Epilobe en épi. plante
indigène dit M. Corbière, que l'on trouve du côté de
Beaumont), etc. Une visite du jardin de M. .\nquelil
aura lieu le -15 août.
M. Bernard a déposé sur le bureau de jolies lleurs
d'œillets multicolores, de Tigridia de semis, de Platycodon
à fleurs bleues, de Ceanothus, d'un superbe glaïeul prove-
nant de graines données par M. Falaize, de Valognes, de
Commelina, etc.
Il est donné lecture des intéressants renseignements
recueillis par M.VL Robin et Le Crin dans les publications
reçues.
A propos d'un article de ces publications, signalant une
encre pour étiquettes de jardins, M. Chalufour dit qu'on
peut se servir de chlorure d'antimoine en écrivant avec
une plume de verre.
- 26 -
SÉANCE DU 2 Septembre.
L'Association pour Vavanccmcnl des Sciences à Cherbourg.
Présentation de fleurs et de fruits. Communications diverses,
45 membres présents.
M. Corbière dit qu'ilasoumisàun membre du Congrès de
l'Association pourravancemeal des Sciences, qui s'occupe
spécialement de l'étude des champignons, les feuilles de
vigne présentées à la dernière séance et que l'on pensait
attaquées paruncbampignon. Le spécialiste, M. Dangearrl,
de Poitiers, ne croit pas à la nature cryptogainique
de la maladie. Il pense que l'altération du tissu de
la feuille est causée par des piqûres d'insectes.
M. le Président dit qu'il a reçu un numéro du journal
le Lexovien annonçant la nomination comme chevalier du
mérite agricole, de M, Desplanques, membre correspon-
dant, instituteurà Beuvillers (Calvados). Les vives félicita-
tions de la Société ont été adressées à M. Uesplanques.
La Société nantaise d'horticulture demande à la Société
d'horticulture de Cherbourg de désigner un délégué pour
faire partie du .Jury de l'exposition qui doit avoir lieu à
Nantes le 5 octobre. M Léon Cavron a, de son côté, été
invité à faire partie du Jury de cette exposition et il
se propose de s'y rendre. Il sera prié de représenter,
comme délégué, la Société de Cherbourg.
M. le Président rappelle le décès, depuis la dernière
séance, de M. Le Roux, ancien proviseur du Lycée, qui
était l'un des membres les plus sympathiques de la Société
d'horticulture et dont la mort a causé les regrets de tous.
M. Lefauconnier, membre correspondant, a adressé un
numéro du journal Trouvllle Gazette du août 1905 don-
nant un compte-rendu de l'exposition d'horticulture qui
a eu lieu à Trouville les 29, 30 et 31 Juillet.
Le secrétaire lit uq rapport au sujet «lu Livre coiupuM'
à l'occasion du Congrès pour l'avancement des sciences,
livre dont un exemplaire a été ollerl à la Société et qui
contient divers mémoires intéressant particulièrement
l'horticulture.
Le secrétaire ajoute que plusieurs membres de la Société
ont pris part aux intéressants travaux de la section d'agro-
nomie du Congrès, et qu'une excursion a été organisée au
jardin public, aux cultures de Tourlaville, à l'établissement
de M. Gosselin et au Château de Tourlaville. Les membres
du Congrès qui ont pris part à cette excursion ont été
frappés des résultats obtenus dans les divers genres de
cultures, et en particulier chez M. Gosselin qui leur a fait
goûter du vin fabriqué avec du raisin de ses serres.
M. Leterrier fera sur cette visite un rapport qui lui a
a été demandé par M. le Président de la section d'agro-
nomie du Congrès.
M. Thommin lit son rapport relatif à la visite du jarrlin
de M. Anquetil.
M. Bernard présente: des Heurs de salpiglossis de di-
verses couleurs et ayant de beaux coloris; une rose (jui
lui a été donnée sous le nom de Christine Dénoué, et de
jolis glaïeuls de semis.
M. Levesque soumet à la Société des cerises non
complètement mûres ne venant que sur les pousses du
printemps. Ce sont des cerises de la Toussaint, d'après
les catalogues.
Le môme sociétaire donne des renseignements sur di-
vers fruits qu'il a apportés. Ce sont, provenant de son
jardin: poire Jules Guyot, beau et bon fruit; poires prove-
nant du jardin de la Société : Précoce de Trévoux, très
méritante; Favorite de Clapp's, beau fruit, arbre très vigou-
reux (l'un des meilleurs fruits introduits dans le jardin
du passage des Jardins); Madame Treyve, poire supposée
28 —
être Mansaillar et dont l'éliquelte a été perdue; Beurré
d'Amanlys.
En outre, ont été déposés sur le bureau des fruits
de màcre, plante d'eau rapportée de la Mayenne où
on l'appelle Châtaigne d'eau ; elle se trouve dans les
étangs vaseux. C'est le fruil du Trapa natans, qui, dit M,
Letullier, n'a pas réussi dans le petit bassin du jardin de
la rue Montebello. M. Corbière répond que cette pièce
d'eau n'était pas assez grande,
M. Levesque, en réponse à une demande qui lui est
faite, dit que si les raisins se crevassent, c'est souvent
faute de soufrage.
Il est donné lecture du compte-rendu des publications
reçues, fait par M. Legrin. Est signalé un rapport de
M. de la Crouée, dans le bulletin de la Société de Caen, où ce
membre du Jury dit qu'il a rarement vu une exposition
de chrysanthèmes aussi belle que celle qui a eu lieu à
Cherbourg en 1904.
SÉANCE DU 1er OCTOBRE
Floraison de chrysanthèmes. — Rafsins blancs pour ama-
teurs. — Rapport sur l'établissement de M. Pierre Gosselin.
— Communications diverses^
54 membres présents.
Il est donné lecture d'un très intéressant el très CDiiiplct
rapport de M. Leterrier sur la visite faite à Tourlaville et
notamment chez M. Pierre Gosselin, à Hourbourg. par la
section d'agronomie de l'Association pour l'avancement
des Sciences, lors du Congrès du mois d'août. Ce rapport,
dans lequel il est rendu compte des remarquables et très
intelligentes installations des forceriesdeM. dosselin, sera
inséré au bulletin,
- 29 -
Le secrétaire (ait connaître que par suite dos déci-
sions de la Société, le bureau s'est entendu avec
les horticulteurs pour la décoration des concours poniolo-
logiques.
Sont déposées sur le bureau des graines d'Arundinaria
falcata provenant du janlin de la Société. Comme cela
s'est produit pour ce bambou, il y a quelques années, et
pour le Simonii, l'an dernier, les plantes ayant lleuri péri-
ront.
M. Levesque dit qu'il pourra être distribué, au jardin
du Passage des Jardins, des plants de fraisiers St-Anloine
de Padoue.
Il est donné lecture de très intéressants comptes-rendus
des publications reçues, faits par MM. Robin et Lcgrin.
M. Houchet dit avoir vu, le 12 septembre, un clirysan-
thème blanc fleuri chez M. Le Brettevillois.
M. Barbey ajoute qu'un jardinier de Cairon (Calvados)
avait obtenu, en Juin et Juillet, des fleurs de chrysanthè-
mes greffés sur Anthémis.
M. Dcsplanques, membre correspondant, a envoyé, par
l'intermédiaire M, Le Clerc, un jourrial, Le LexovL'n,
donnant le comple-rendu d'une exposition qui a eu lieu à
Orbec.
M. Piard présente trois variétés de raisins blancs pour
amateurs :
1° Frankenlhal blanc [Duckland sweel waler], bonne va-
riété se fécondant bien;
2" Parc de Versailles, spécimens de grappes fécondées
à la main, présentant de très beaux raisins, et de grappes
non fécondées ayant des grains avortés.
3o Gold(;n champion, raisin deserre rhaude, réussissant
à moitié en serre froide. Deviendrait très beau sans la
maladie de la rafle qui atteint un nombre important de
variétés,
30 -
SÉANCE DU O NoVEMnHE.
Tableaux de champignons. — Chrysanlhènies à grandes
fleurs. — Communications diverses.
02 membres présents.
M. Corbière soumet à l'assistaûcc deux tableaux dessinés
par M. le docteur Gillot, MM. Maziinaau et PlassartI, et
reproduisant, l'un les champignons comestibles les plus
usuels, et l'autre les champignons vénéneux. Ces tableaux
fort bien faits et édités avec une brochure explicative
sont très utiles.
M. le Président dépose également sur le bureau une
brochure de M. Bigeard « Petite ilore mycologique des
champignons les plus répandus ».
M. Lemoigne signale que, dans l'Almanach Naudot, on
trouve des indications sur les champignons.
M. Dépinée lit un article du Petit Journal agricole
(o novembre 1905) ayant pour titre : « L'amélioration
des hybrides producteurs par la grelle mixte ».
M. Barbey donne lecture d'un mémoire sur la culture
des pommiers naturels, pour lequel il a obtenu, lors du
concours pomologique d'octobre, la médaille de veimeil
mise par la Société d'horticulture de Cherbourg à la
disposition de l'Association française pomologique.
M. Léon Le Merre, jardinier, a cultivé cette année
chez M. Halopé, des chrysanthèmes à grandes Heurs, et il
présente de magnifiques échantillons des 12 variétés
ci -a près :
Miss Alice Bijron, superbe blanc incurvé, mesurant
O'r2o de diamètre;
J/'no Louis Hémy, énorme lleur blanche, larges pétales;
di;itnèlre de la lleur 01^27, épaisseur O^IS,
Calvut A. Gold, beau jaune serin, diamètre 0"^ii, non
encore entièrement épanouie.
- 31 -
,î/me Gustave Henry, belle fleur blanche, diaiiù-lre 0"i2i.
i/me c. Ilannann Pai/ne, très forte Heur, rose violacé,
revers argent, diamètre 0'"26, épaisseur Omis.
Tour du monde, énorme boule chocolat, teintée vieil or,
diamètre 0^16, épaisseur O'nlo,
.V'iô Thérèze Mazicr, belle fleur incurvée, blanc rosé;
diamètre O^âG, épaisseur O""!!).
j/me Edouard André, superbe Heur vieux rose, revers
doré; les pétales se développent en rubans, diamètre O'^il
(la Heur était aux 2/3 ouverte).
Banquise, superbe tleur blanche, les pétales retombants;
diamètre de la Heur 0m29.
\V. lî. C/i?/rc/î, magnifique japonais incurvé rouge foncé,
extrémité des pétales dorée, diamètre O^iO, épaisseur
Edwin Mohjneux, beau japonais rouge cramoisi, revers
or, diamètre O^âO, épaisseur O^ii, Heur très pleine.
Chrysanthème nouveau, non dénommé, obtenu par acci-
dent fixé ou sport, énorme Heur rouge foncé, revers dorés,
incurvée, diamètre 0^28 épaisseur 0'n20. Toutes ces Heurs
étaient accompagnées d'un très beau feuillage.
M. Lecoutour présente des pommes à cidre sans pépin,
qu'il s'est procurées au marché.
M. Levesque soumet à la Société des raisins mi^rs,
obtenus à Cherbourg en plein air. Il oHrc des graines
de phormiuin panaché, devant se semer en Avril ou
Mars.
M. Lecoutour dit qu'il a cherché vainement à so procu-
rer le Solanum Commersonii ; on lui a répondu (ju'il n'en
sera remis de semences au commerce qu'eu 1906.
M. Besnard a remarqué à Evreux des vignes au feuil-
lage très ornemental, que iM. Piard suppose être du Kin-
teudo. M. Levesque dit que le Drodolabi a, lui aussi, de;
très belles feuilles.
M Dépinée signale que M. Carraud a eu de très beau
raisin Vieux Cherboury, dont il avait entendu dire beau-
— 32 —
coup de mal. M. Piard ajoute qu'il a été récolté, à St-
Vaast, des grappes de ce raisin pesant 7 à 8 livres.
SÉANCE DU 3 DÉCEMBRE.
liapporl sur les comptes du Trésorier. — Larges [euiiles de
vigneau beau coloris. — Présenlalions diverses.
îiO membres présents.
M. Ménard lit, au nom de la commission, composée de
M.M. Bénard, Ménard, Salley, le rapport concernant les
comptes du Trésorier, et proposant d'approuver ces
comptes et de voter de vifs remerciements et félicitations
à M. Le Bretlevillois pour le dévouement qu'il a apporté
dans l'accomplissement de ses délicates fonctions.
Les conclusions de la commission sont adoptées par
la Société et accueillies par de chaleureux applaudis-
sements.
Le secrétaire lit son rapport annuel sur la situation et
les travaux de la Société en I90j.
M. le Président rappelle le décès de M. Lcpont, père,
négociant, qui jouissait à Cherbourg de la plus grande
considération et qui faisait partie de la Société depuis un
certain nombre d'années.
Il est donné lecture des comptes-rendus des publications
reçues (mois d'octobre et de novembre), faits par MM.
Robin et Legrin.
M. Dépinée présente de très larges feuilles de vigne
panaciiées, au beau coloris rouge, et il demande si l'on
connaît le nom de cette variété.
M. Levesque dit que le Drodolabi prend la teinte de ces
fiHiilles. M. Dépinée répond que le Drodolabi est moins
régulier.
.M. Levesquo présente : 1° de petits fruits d'un néllier
oruemcutal Mespilus scissa; 2° des cônes lemolles, Agés
— 33
d'un an, d'Araucaria imbricata provenant de chez
M.Levaslois et fort dillérents des chatons màlos; ;]' une
branche de pommier attaquée par le puceron ianigt're.
Le même sociétaire donne des renseignements au sujet
des fruits déposés sur le bureaif et provenant du jardin
du Passsage des Jardins, par exemple : Alexandre Chômer ;
Madame Bonnefond, excellente poire mûrissant en décem-
bre ; pomme Belle d'Angers, partant pour la première
fois au jardin de la Société.
M. Levesque dit que l'exposition de chrysanthèmes de
Valognes, où il est allé comme délégué de la Société, était
très intéressante.
11 ajoute qu'il tient à la disposition des sociétaires des
fraisiers du jardin du Passage des Jardins. M. Bernard
dit que lui aussi peut en donner.
M. Dulot a envoyé, pour être distribués, un certain
nombre d'exemplaires de son mémoire sur « la Société
d'horticulture et l'horticulture h Cherbourg, » qui a été
publié dans le Livre édité à l'occasion du Congrès de
l'Association française pour l'avancement des Sciences.
Le Secrétaire,
P. LELIÈVRE
SÉANCE DU 24 DÉCEMBRE <906.
Renouvellement du Bureau et des Commissions . — hemise
d'un Objet d'art au Secrétaire Général.
68 membres présents.
Cette séance a pour but principal le renouvellement
du Bureau et des Commissions percnanentes, dont la
composition est indiquée, pour 1900, en tôte du présent
bulletin.
Après que, suivant l'usage, M. Lelièvre fut proclamé
Secrétaire Général, Monsieur le Président prit la parole
- 34 -
en ces termes : « Il y a un instant, je constatais avec une
» vive satisfaction l'état prospère cb ualre Société.
» M. Lelièvre, Secrétaire général, dans son rapport de
» (in d'année, lu à la dernière séance, vous en donnait
» les raisons. Il a rendu justice à chacun, il a même été
» trop libéral à mon endroit; il n'a oublié qu'une personne,
» celle qui, précisément, s'est dépensée le plus généreu-
» sèment et depuis le plus longtemps au service de la
» Société, et cette personne, vous l'avez tous nommée,
■ c'est lui-même. Je tiens aujourd'hui à réparer publi-
» quemeut cet oubli.
» Savez-vous messieurs, qu'il y a plus de trente ans
» en ce moment que M. Lelièvre remplit les fonctions
» de Secrétaire général; c'est vous dire qu'il est conslam-
» ment sur la brèche. Entré à la Société en 1867, il était,
» l'année suivante, nommé Secrétaire-Adjoint, et depuis
» lors, il s'est dévoué pour elle d'une façon si complète,
p il s'est tellement identifié pour ainsi dire avec elle,
» qu'il ne me paraît guère possible d'imaginer la Société
» d'Horticulture de Cherbourg sans M. Lelièvre, ni du
» reste M, Lelièvre sans la Société d'Horticulture. Aussi,
» Messieurs, votre bureau, considérant cette longue suite
» d'années consacrées aux intérêts de la Société par
» notre cher et sympathique Secrétaire Général, a-til été
» unanime à penser qu'il convenait en cette assemblée
» annuelle, non seulement de lui exprimer notre profonde
)) reconnaissance, mais de lui en laisser un souvenir plus
» tangible, plus durable que des paroles, et en conséquence,
» certain de répondre aux sentiments de tous les mem-
» bres de la Société, il a chargé, une commission composée
» de MM. Dutot, Gallier et de votre président, de choisir
» un Objet d'Art que voici et que je suis heureux de vous
» remettre, mon cher Monsieur Lelièvre, au nom de lu
» Société d'Horticulture reconnaissante ».
— 3ÎÎ —
De vifs et chaleiiroux applaudissements accueillent ces
paroles, et M. le Président serre la main de M. Lelirvrc.
Ce dernier, très ému, dit que la surprise et l'émotion
qu'il éprouve l'empjclient de remercier, comme il le
voudrait, M. le Président et la Société. Il est très recon-
naissant de la manifestation dont il est l'ohjet et qui
lui va droit au cn'ur. « Mais, ajoute-t-il, la làclie de secré-
taire est bien agréable à remplir dans une Société
comme celle-ci, où règne la plus grande cordialité
entre tous les membres et où j'ai toujours rencontré de
si vives sympathies ».
M. le Président profite de l'occasion, pour signaler
ceux des membres actuels qui faisaient déjà partie, comme
M. Lelièvre, de la Société en 1874. Ce sont MM. Rossel,
admis en 1863; Amiot, Barbey, Desquesnes, Gosse, Le
Brellevillois, Leilambe, Docteur Renault, Robin.
Le Secrétaire Général fait remarquer que c'est précisé-
ment M Rossel qui en 1874 le désigna pour le remplacer
comme Secrétaire-Adjoint. M. le Président adresse les
félicitations de la Société à ces doyens si fidèles et en
particulier à notre chansonnier normand, pour le choix si
judicieux qu'il avait fait de son successeur.
Sont admis comme membres titulaires : MM, l'esnel,
négociant, rue François-La-Vieille ; Lasserre, rédacteur
en chef de la DépecMe; Drouet, Louis, sous-agent admi-
nistratif.
• La séance est levée après le tirage de la loterie habi-
tuelle.
Le Secrétaire- Adjoint,
Henui LETERRIER.
- 3G —
RAPPORT DU SECRETAIRE
SUR LA
Situation et les Travaux de la Société
PENDANT L'ANNÉE 1905
[Lit à la Séance du 3 décembre 1905) .
-^»-<HCX-
Messieurs,
Pour me conformer aux prescriptions de l'article 14 des
statuts, je vais vous donner un rapide exposé de la situa
lion et des travaux de la Société pendant l'année qui vient
de se terminer.
Il résulte du rapport de la Commission des comptes du
trésorier, dont il vient de vous être donné lecture, que les
recettes, du 6 décembre 1904 au \^^ novembre 1905, se sont
élevées à 3 . 723 f 97
Et les dépenses à 2878 92
L'avoir était au 1" novembre 1905 de 845f.05
Dont a la caisse d'épargne 500 f. 63
Entre les mains du Trésorier 344 42
Il est à remarquer que, vu ladate tardive de l'exposition
de chrysanthèmes de novembre 1904, nous n'avions pu
régler en 1904, toutes les dépenses elTectuées; quelques-
unes ont été, par suite, soldées au commencement de
1905, de môme qu'un terme du jardin du Passage des
Jardins, l'impression du bulletin de 1903, des plantes
achetées pour les loteries mensuelles et quelques dépenses
de l'exposition de chrysanthèmes.
- 37 -
Cette année, nous avons fait payer, autant que possible,
les dépenses; il reste clù environ 200 fr. (jui n'ont pas été
soldés, de façon à ne pas faire de retrait de la Caisse
d'épargne et à permettre au trésorier de satisfaire, avec
ce qu'il a en caisse, au règlement des sommes devant être
payées d'ici le moment du recouvrement des cotisations.
La situation financière de la Société est donc bonne,
après une exposition en 1904 et lescbarges qu'il lui a fallu
supporter en 1005.
Le nombre des cotisations recueillies a été, en 1905, de
318 (sur 333 quittances |)réparées), alors qu'il était, en
1904, de 312; en 1903 de 312; en1902de3l3. Les causes de
la non perception de quittances ont été : refus de paiement
et démissions 13, décès 2.
Depuis le recouvrement des cotisations, la Société a eu
la douleur de voir la mort Ifti enlever un certain nombre
de ses membres et des meilleurs.
En 1905, la Société d'horticulture n'a pas été indifférente
à la tenue à Cherbourg du Congrès de l'Association pour
l'avancement des sciences et du Congrès de l'Association
française pomologique.
Elle a profité de la circonstance pour appeler, de
nouveau, l'attention, — par des visites de jardins et
d'établissements horticoles, par une brillante exhibition
pour laquelle MM. les horticulteurs ont prêté avec
empressement leur concours, — sur les cultures si
remarquables de notre arrondissement et sur les magni-
fiques résultats qu'on y obtient, grAce, en particulier, à
notre sol et à notre climat exceptionnel.
Ce qui n'a pas empoché la Société d'horticulture de
poursuivre le cours de ses travaux habituels.
Le bulletin publié cette année a été plus volumineux
que les précédents, par suite des comptes-rendus de
111.
- 38
l'exposition de i904, et il y a été fait une heureuse inno-
vation, grâce à l'obligeance de M. Miette, en reproduisant,
à l'appui de rapports de visites, des pliotographies des
propriétés visitées.
Les séances ont été tellement suivies que la salle s'est
trouvée souvent trop petitepour contenir tous les membres
présents, dont le nombre a été, plusieurs fois, de plus de
soixante ! Il a été fait, à ces séances, de bien intéressants
apports, lectures et communications, tant par des membres
titulaires que par des membres correspondants. Les
comptes rendus de MM. Robin et Le Grin sur les publica-
tions reçues n'ont pas peu contribué à leur intérêt. Aussi,
à chaque séance, de vifs remerciements leur ontils été
adressés, ainsi qu'aux autres sociétaires ayant fait des
apports et des communications.
M. Levesque a continué, avec son dévouement et sa
compétence habituels, ses cours d'arboriculture, et il a
présenté souvent des fruits variés et nouveaux du
jardin du Passage des Jardins dont les arbres sont
toujours très bien soignés. Le jardin de la rue Montebello,
lui aussi, a été fort bien tenu et présentait, dans le cours
de l'été, un aspect des plus attrayants.
Il a été fait diverses visites de jardins et de propriétés.
Un certain nombre de volumes de la bibliothèque ont
été reliés.
J'oublie, sans doute, de rappeler une partie de ce qui
a été fait en 1905; mais, ce qu'il y a de certain, c'est que la
Société d'horticulture est très prospère et que, — sous la
savante estdévouée directiondeson président, M.Corbière,
et grâce à l'excellente entente et au bon esprit qui règne
parmi tous les membres du bureau et ceux de la Société,
— elle continue à faire tous ses edorts pour contribuer au
développement de l'horticulture dans l'arrondissement de
C'ierbourg.
r>'
P. LELIEVRE.
- 39 -
REVUE DES PUBLICATIONS
reçues par la Société dllorlioulLure
I. CULTURES D'UTILITÉ
SÉANCE DU FÉVRIER 1905
— Revue horticole du 16 Novembre, n" 22.
CliroDique horticole. Page 535. — La chlorose des ar-
bres fruitiers.
M. Viviaad-Morel publie daus le Lyon horticole le résul-
tat d'uQ essai qu'il a fait du traitement recommandé par
M. Mokrzecki pour combattre la chlorose des arbres, trai-
tement consistant à introduire du sulfate de fer en mor-
ceaux dans des trous de 10 à 15 "/^ de diamètre, percés
dans le tronc ou les branches des arbres. L'essai a été
effectué sur un poirier Duchesse d'Angoulôme déjà vieux
et atteint d'une chlorose intense. L'expérience a porté sur
une seule branche et l'eiïet a été des plus concluants. Au
bout de 15 jours toutes les feuilles jaunes de la branche
opérée étaient redevenues d'un beau vert sombre. Celles
de la branche lémuin étaient restées jaunes.
Au point de vue des cultures d'utilité nous signalons
dans ce même numéro du 10 Novembre les 2 articles sui-
vants :
Page 549, — Traitement de la hernie au gros pied des
crucifères, par AI. Curé, secrétaire, du syndicat des ma-
raîchers de la région parisienne.
Page 552. — Engrais pour arbres fruitiers, par M. Pierre
Passy.
— 40 —
— lievue horticole du 1" Décembre, 0° 23.
Glironique horticole, Solarium Commersonii. Nouveaux
renseignemenls 1res intéressantssurcelte nouvelle pomme
de terre signalée récemment dans le Bulletin de la Société
d'Horticulture et d'acclimation de la Dordogne et qui pa-
rait devoir constituer une acquisition de grande valeur.
Une variété à peau violette présente un intérêt particulier.
L'aspect de cette variété est analogue à celui des pom-
mes de terre européennes avec une exubérance de végé-
tation extraordinaire. Les rendements ont été fantasti-
ques ; en terrain très fertile, plantés avec des tubercules
entiers ou coupés en morceaux, 32 pieds ont donné l'équi-
valent Je 103,000 kilogrammes à l'hectare.
Page 563, — Culture et étiolage du Crambé maritime.
Renseignements très détaillés sur l'établissement de la
plantation et mode d'étiolement par M. Enfer. Article fort
intéressant.
Page 569. — Culture forcée de la Piomaine par M. Curé.
— /{évite horticole du 16 Décembre, n" 24.
Page 594. — Pèche Sneed (synonyme, Earliest of ail),
variété nouvelle devançant de 10 à 12 jours les plus pré-
coces des anciennes, joignant au mérite de devancer la
précoce et populaire Amsden celui de la surpasser en
qualité. Importé; d'Amérique où elle a été obtenue dans
l'Etat de Tennessee.
Article à lire au point de vue de la description de
l'arbre, du fruitet des caractères qu'il présente. Auteur
M. F. Morcl.
Page 583.— Chronique horticole.— La bande Stéphane,
qui a valu à .\L Bouteille une grande médaille d'argent
parmi les inventions de l'industrie horticole qui viennent
d'être récompensés par la Société Nationale d'Horticulture,
sert à assurer l'élanchéilé des vitrages. Elle olïre, dit le
rapporteur, des garanties d'élauchéité que l'on n'a pas avec
- 41 -
le mastic. La bande Sléphane se pose sur les anciens mas-
tics. Exprimenlée devant les membres de la Commission,
on a constaté son adhérence sur les doux lisières, alors
que le corps de la bande présentait une surface souple
permettant la dilatation du fer.
— Revue horticole du l^"" Janvier, n^ I .
Page 12.— Restauration des arbres fatigués par le fruit,
par M. Charles Baltel, liorticulteur à Troyes.
Cet article a été inspiré à l'auteur par la grande pro-
duction fruitière exceptionnelle de I90i qui, ilil il, a causé
aux arbres et arbrisseaux chargés à outrance une fatigue
incontestable qui pourrait nuire à leur développement et
aux récoltes futures. Il indique, par suite, les précautions
à prendre pour sauvegarder l'avenir de nos plantations.
Traitement du sol. Traitement du branchage.
Cet article fort intéressant, dont la lecture est recom-
mandée, n'est pas susceptible d'analyse.
— Annodes de la Société d' llorticultare di la Haute-Garonne.
Septembre-Octobre 1904
Ce numéro est fort intéressant et doit être particulière-
ment signalé à ceux de nos collègues qui s'intéressent à
l'Arboriculture.
C'est une suite de conférences théoriques et pratitiues
faites par les membres de la Société d'Horticulture de la
Haute Garonne :
1^ Sur la culture du raisin de table en plein -lir et sans
abri, par M. Cablat.
2° Traitement du poirier et du prunier à haule tige par
M Espérac.
30 Des serres. — Leur installation. —Leur chaulTago,
par M. Barat.
4° De la vigne. — Sjin, cullura'ix prn l;inl la végéta-
tion, par M. Héron.
— 42 -
5° Culture du fraisier el du framboisier, par M. Henri
Pic.
Ce sommaire fait ressortir tout riDlérct que présente
cette publication.
SÉANCE DU 5 Mars 190o
— Nouvelles annales de la Société dllorlicallure de la
Gironde, Octobre-Novembre-Décembre 1904.
Paj^e 188. — Chronique horticole. — On donne dans celle
chronique la recette pour la conservation des instruments
aratoires afin de les prémunir contre la rouille qui les
ronge. Cette recette consiste à frotter tous les instruments
avec un pinceau ou mieux un chilTon de laine imbibé
d'huile siccative chaude. Cette huile, en séchant, forme un
vernis qui pénètre le bois, l'empôchede se fendre, le pré-
serve de la pluie et du soleil. On doit se servir des huiles
de noix, délia ou de chènevis, qui sont siccatives; mais
éviter de se servir des huiles d'olive, de colza, de navette,
qui ne sont pas siccatives.
— Société d'Horticulttireet de Viticulture d'Epernay, Jan-
vier 490o,
Page 11. —L'art d'arroser par M. Henri Artiguessalle
(Dauphiné horticole).
Article très recommandé en raison des utiles indications
qu'il renferme au sujet de l'arrosage, qui constitue parmi
les opérations essentielles que comporte le jardinage, une
des plus importantes et des plus délicates.
— lîevue horticole, n» 2, 16 Janvier.
Page 38. — La lutte contre les kermès des arbres frui-
tiers, par M. Gustave Rivière, professeur départemental
de Seine-et-Oise.
Le remède le plus ellicace pour combattre et débarrasser
nos arbres fruitiers de ces eunnemis, consiste à cmi)loyer
— 43
la soluliuQ insecticide suivaQle : Eau, I iilre; bicliiorure
de mercure, i grammes.
L'auteur adirme que ce traitement est appliquéavec suc-
cès, une fois chaque année, à l'automne ou au printemps.
Pour faire usage de celle solution, on peut, à volonté, se
servir d'un pinceau, d'une seringue à main ou d'un pulvé-
risateur.
Page 41. — Eraise des quatre saisons Millet, par M. Mil-
let. — L'auteur, par des fécondations et semis successi fs a
obtenu un fraisierdes quatre saisons, remontant, généreux,
fort de feuillage, trapu, à foli(des assez larges, fortement
déniées, à rameaux longs, rigides, sortant bien du feuil-
lage, à fruit gros et long, rouge foncé brillant, à graines
eaillantes, à cliair blanc laiteuse, sucrée, parfumée, et très
transporlable.
— Revue horlicole, n" 3, l*-'- Février.
Nous trouvons dans ce numéro trois articles susceptibles
d'intéresser ceux des membres de la Société d'IIorliculture
qui s'occupent de cultures potagères. Ces articles sont :
1° Page G6. — Installation d'une cave à légumes, par
M. Oger, chef de prati(iue horticole à l'Ecole pratique
d'Agriculture de l'Allier à Gennetine.
2° Page 7i?. — Culture du chou-rave sur couches et en
pleine terre, par M. Numa Schneider.
3° La fève cultivée, par M. Enfer.
— lievue horlicole, no4, 16 Février.
Page 92. — Poire Virginie Ballet. — Article de M.
Charles Ballet, horliculteur à Troyes.
La poire Virginie Ballet mise au commerce à l'automne
1904, par l'établissement Ballet frères, présente les carac-
tères suivants : L'arbre est de belle vigueur et d un iM)rt
superbe; sa ferlililé est grande et .sans arrêt par le grelTago
sur franc ou sur cognassier. Le fruit, de première gros-
- 4i -
seur, piriforme, ventru, tient bien à l'arbre par son
pédoncule légèrement arqué. La cliair est très fine, très
fondante, juteuse, sucrée, généralement saumonée, ce
qui ajoute une saveur rafraicbissante à son parfum délicat.
De la Toussaint à Noël la maturité s'éclielonne et se
concentre vers la mi-Décembre.
Page 88. — Arbres fruitiers eu pots, par M. V. Knfer.
Article fort curieux, non susceptible d'analyse, indiquant
le mode de culture des arbres fruitiers en pots et faisant
ressortir les très grands avantages que l'ont peut en
retirer.
SÉANCE DU 2 Avril
— Revue horticole du I" Mars, noo.
Chronique horticole, — Page 1 08. — Les feuilles de noyer
contre le puceron lanigère. — L'emploi fait avec succès
des feuilles de noyer contre le puceron lanigère a été
signalé l'année dernière dans la Ilivub horticole par le
rédacteur en chef. Il s'agissait d'expériences faites par
M. Chantrier qui se servait des feuilles pour frictionner
le tronc des pommiers attaqués. Il résulte d'une com-
munication faite par la Pomologie française qu'une dame
patronnesse de cette société a appliqué ce procé lé eu le
perfectionnant et en a obtenu un plein succès.
Le procédé consiste dès le début du printemps à décou-
vrir à peu près les racines des jeunes arbres et à les
recouvrir d'environ 3 ou 4 kilog. de feuilles de noyer con-
cassées et mêlées de débris de brou de noix, le tout forte-
ment mouillé avant d'être recouvert cb^ terre.
L'opération recommencée fin Juillet, avec de nouvelles
feuilles on n'a plus aperçu trace du terrible puceron,
alors que l'année précédente, à pareille époque, les arbres
étaient recouverts d'un réseau de mous^i^ blanciio et
visqueuse.
- 4d —
— BuUi'lin mensuel de la Société dHorlicuUured'Kpernnij^
Février 190-3.
Page 38. — Création d'un viTger. — Article fort inté-
ressant, par M . Georges Gillierl, indiquant le ciidix (h s
terrains, l'anieublissemcnt du sol, les amcndeinents, etc.
Cet article sera suivi.
Page 43. — Comment on plante et cultive les Asperges,
par M. Motlé, régisseurdes propriétés de M'^^ Gouhault. à
Tau.xières (Marne). Choi.x et préparation du sol. Plantation.
Soins à donner aux Asperges. Variétés à cultiver.
— Biill"tlii de la Société d'Horticulture de la Dordogne, u°
124. Septembre-Octobre Novembre-Décembre 1004.
Page III. — Soins à donner aux arbres fruitiers. Kxlrait
du Moniteur d'Horticulture. — L'auteur de l'article con-
seille le traitement d'Iii ver au lysol pour la destruction des
parasites, traitement qui constitue un procédé préventif
d'une grande elficacité.
Voici en quoi consiste ce traitement :
Au moyen d'un pinceau, de préférence un peu dur. on
applique sur les troncs et les grosses brandies, en quan-
tilé suHieante pour produire une imprégnation coniplète,
une solution lysolée, composée de 40 à 50 grammes de
lysol par litre d'eau. Un seul traitement, s'il est bien fait,
est sulTisant.
Page 112, du même numéro. - Restauration des arbres
fatigués par le fruit. —Article fort intéressant ayant pour
auteur M. Charles Haltet, liorlirull.Mir ;i Troyes, dont la
compétence ne saurait être mise en question.
SÉANCE DU 7 Mai.
— nulletin de la Société dllnrliruUure de la Seine-
Inférieure, 2' semestre l!)Oi.
Page 13t. — Traitement de la chlorose des arbres frui-
- 46 -
liers,parM.Res3éguiers.— CL^lrailemeul consiste à préparer
une solution très concentrée de sulfate de 1er (10 à 15 0/0),
puis sur les parties horizontales desbrancliesde charpente,
avec le grelloir, rafraîchir quelques vieilles tailles, environ
3 ou 4 par mètre courant de branches; tremper un doigt
dans la solution et déposer une forte gouttelette sur la
coupe horizontale. Opérer première quinzaine de Juin.
Page 131. — Nouvelle pomme, Isidore Dupont. — Cette
nouvelle variété a été obtenue par M. Arnoux Pellerin,
de Bagnolet. C'est un fruit de qualité supérieure, d'une
très grande finesse, aussi grosse que le Calville blanc (t
d'un coloris tout à fait remarquable. Par la forme de ses
fruits côtelés, elle doit être classée dans le groupe des
Calville. — Maturité fin Septembre.
— Bulletin delà Société d'/lorticultiire et d'Arboriculture
de lu Haute-Vienne, Janvier-Février-Mars 190'i.
Page 12. — Le verre armé en horticulture par M. Marital
Faure. Article fort intéressant faisant ressortir les avantages
du verre armé de Bohème et sa supériorité sur le verre
ordinaire par son indeslructibilité due à la résistance
qu'il oppose aux chocs et sa force portative extraordinaire.
L'emploi du verre armé, de 4 à 10 "V"* «l'épaisseur, est
tout indiqué pour la construction des vitrages eu couver-
ture, serres, châssis, jardins d'hiver, marquises, vérandas,
etc. D'une manière générale, le verre armé de Bohème est
d'une application pratique. Il a sa place marquée dans
toutes les installations modernes.
— Bulletin de la Société d'Horticulture de la Sw'the, ?«
trimestre 1905.
Page 541. — L'ensachage des raisins. Uéjullals obtenus
par M. François Charmeux.
Page 540. — Conservation à la treille des raisins ensachés,
par le même auteur. — .Vrticle extrait du journal le ./arf/j?i.
- M -
Ces deux arlicles soûl sigiuilés à rallcnlioii ilc la Société
pour le grand iulérèl quMIs présenlenl.
— Bulletin de ki Société d'Horticulture et de V/tiruUnre
d'Epernaij, Mars 190o.
Ce numéro conlienl divers arlicles l'orl inléressanls;
nous citerons nolaninieul le pécher, pa{:e iil, de iM. Léon
Arbeauniont.
Page oi. - La suile d'un travail ilc M. Georges Gilhcrt
sur la création d'un verger (à suivre).
Page 65. — Culture des champignons (à suivre), part
M. Ch. Molté, régisseur des propriétés de M. Edmond
Gcruhault, à Tauxières (Marne).
— f.a Pomologie Française, Bulletin mensuel de la Société
pomo'.ofjique de France, n"^ 3, Mars 1905.
Page 81. - Choses et autres. — Cet article de M.Gabriel
Luizet donne d'utiles conseils sur la taille des arbres
fruitiers, llr.'produil en son entier un article que Verrier,
le célèbre j.irdinier en chef dt; la Saulsaie publia en 18^1 .
Nous ne pouvons que recommander l;i lecture de ce
travail fort iuiéressaul que son étendue ne permet pas
d'analyser.
No 4, Avril 1905.
Page 178. — La taille de la vigne, — Epoque, — Son
utilité— Longue ou courte ? — Article de M. Eranrois
Charmeu.x, extrait du jjuinal Le. Jardin. Ce travail sera
suivi; à consulter.
SÉANCE DU 4 Juin.
— lievnc horticole, w" 8, 10 Avril.
Au point de vue des cultures d'utilité, ce numéro
renfeime deux articles intéressants à consulter:
\" Culture bàléedes haricots, page 198. par M. V. Enfer.
— 48 -
2o Du choix des portç-graiaes, page 199, par M. Jules
Ruciolpli. •
— lîevue horticole, n" 9, \" M.ii.
Page 210. — De la symétrie dans la fonno des arbres,
par M. Bellair.
Cet article donne des indicalions fort iililcs sur le
traitement pour rétablir la symétrie des formes, parti-
culièrement on ce qui con2erne le poirier. Ces opérations
sont de deux sortes : opérations déprimantes pour les
branches trop forte?,'îtopérations stimulantes des l>ranclies
faibles. Cet article est intéressant et mérited'ètre consulté.
— lievne horl/'cole. n" l'"», IGMai.
Page 240. - La cloque du Pécher, parM. Louis .Mangui.
L'auteur recommande particulièrement contre l'cuva-
hissement du parasite l'établissement d'auvenls au dessus
des arbres pour les soustraire aux variations de la saison
piintanière, car la végétation d'Août est toujours exemple
de la maladie. On a obtenu de bons résultats de la pul-
vérisation aux sels de cuivre, particulièrement les pou-
dres cupriques qui pénètrent dans les inlerslices les plus
petits. Quant aux arbres déjà envahis par la cloque, tn
devra couper et brûler tous les rameaux portant des
feuilles cloquées au dessous de l'insertion de ces derniè-
res, pour éviter l'hibernation du parasite dans les bour-
geons.
— Journal de la Sodélé nalionale d'IIorlicu'ture de
France, 4° série. Avril 1905.
Parmi les mémoires admis à l'impression parla Com-
mission du Congrès horticole international de 1905 et
reproduit dans le numéro de ce journal, nous citerons
particulièrement, comme fort intéressant, le mémoire rela-
l f .1 la -V (|ucstion.
— 49
Page 254. — Culture raliouuelle des arbres (ruiliers cq
pots, par M. Lécolier; Monographie horticole de la Vigue,
par MM. Lafoiitcl Vivet. Nous ne pouvons que recom-
mander la lecture de ces mémoires dont l'étendue ne.
comporte pas l'analyse.
U Cidre et le Poiré. Mai I90j, M' année, u' 1.
Ce numéro cniUienl, page 0, un article de M. Charles
Ballet iiililulé: « Si j'avais un seul poirier à planter ».
L'auteur passe en revue un grand nombre de poires
d'élite dont il fiiit ressortir les qualités, les mérites, etc., et
fait remarquer qu'il faut un arbre de bonne tenue, de pro-
duction prompte et soutenu; son fruit doit se présentnr
convenablement sur l'arbre et sur la table ; sa chair, lente
à mûrir, devrait être à point à l'époque des vacances, de
la ('liasse, des voyages, c'est-A-dire en plein Automne, où
les dîners d'aniis sont fréquents, où l'on s'offre récipro-
quement des produits du jardin, soit de Septembre à
Novembre.
La populaire Duchesse d'Angoulôme possède d'après lui
toutes les qualités requises, à ce point qu'on pourrait pres-
que dire : un jardin sans la Duchesse n'est pas un jardin.
C'est ainsi qu'il accorde à ce poirier la palme d'excellence
au point de vue de l'ensemble et du total des bonnes notes.
SÉANCE UL' 2 Juillet.
— Revue horticole du 1«' Juin, n'^ 1 1.
Page 272. — A prof)03 de la cloque du pécher, par
^L Ciilros-Géraud .
L'auteur fait remarquer que le moyen indiqué par
M. M;ingin dans l'article inséré dans h /levue horticole du ^0
Mai dont nous avons reproduit l'analyse est, à son avis,
trop radical. Ce moyen consiste à couper et à brûler tous
les rameaux portant des feuilles cloquées au dessous de
l'insertion de ces dernières, pour éviter l'hibernation du
&) -
parasite dans les bourgeons M. Calros-Géraud déclare
arrêter depuis plusieurs années, presque complètement,
les ravages de la cloque au moyen de fortes pulvérisations
de soufre sublimé. Trois soufrages sont indiqués. Le l*""
avant l'apparition des premières feuilles, un second très
copieux couvrant l'arbre avant la floraison; enfin un troi-
sième sur les jeunes fruits et les feuilles huit jours plus
lard.
Page 274. — La Raiponce, par M. V. Eofer.
Cet article indique le mode de reproduction et de cul-
ture de cette plante comestible indigène, appartenant à la
famille des Gampanulacées (Campauula Rapunculus) que
Ton rencontre parfois au bord des cliemins, et dont les
racines blanches, minces, fusitormes, charnues, tendres,
quoique un peu croquantes, et de saveur 1res douce, p2u-
vent constituer une excellente salade d'hiver, associées à
leurs feuilles qui ressemblent un peu à celles de la mâche
commune. Elle constitue ainsi une ressource appréciable,
parliculièrementàrépofiuedel'aunéeoù les légumes verts
deviennent rares.
— Revue horticole, n° 12, 16 Juin.
Page 288. — Plants de fraisiers pour forcer, p ir M. V.
Enfer.
L'auteur, dans cet article beaucoup trop long pour être
analysé, donne toutes les inilicalions nécessaires pour
réussir convenablement le forçage des fraisiers à gros
fruit. Nous ne pouvons que recommander la lecture de cet
article fort intéressant.
— Bulletin de la Société cl' Horticulture de Seine'Ct-Oise,
Avril 190b.
Page 94. — Chronique. L'origine des espaliers.
M. Gibault, bibliothécaire de la Société nationale d'hor-
- f;i -
liciilliirr, vit'iil dr publier dans le joiiriuil de celle société
une curieuse et inléressanle élude sur l'origine des espa-
liers. On pratiquait déjà la plantation des arbres en espa-
lier au moyen âge dans le nord de la France. C'est vers
les lègues de Louis XIII et Louis XIV que le procédé s'est
généralisé à la suite des perfectionnements réalisés par
plusieurs générations d'arboriculteurs.
Le Jiiol espalier est dérivé, d'après les linguistes, soit de
l'italien spaUicra, appui pour les épaules, et par exten-
sion liaie, dossier, etc., soit du vieux mot français pan,
espau, qui veut dire pieu ou échalas. On a d'abord dit es-
paulière.
— Annales de lu Société d'horliculture de l' Allier, n" 7, \"
trimestre.
Ce numéro contii'nl page 189, une étude intitulée le Poi-
rier,de M. Trcyvc, Ingénieur agronome dont nous recom-
mandons tout spécialement la lecture. Cette étude, qui
comprend Tbistorique, le climat, le sol, le mode de mul-
tiplication, le grand nombre de variétés, l'origine des plus
célèbres, offre le plus grand intérêt et mérite de fixer
l'attention des amateurs d'Arboriculture.
— BallcUn de la Société d' Agriculture et d'Horticulture
de l'arrondissement de Pantoise (Seine et Oise), n" 170. 1««"
Irimcslre Je 1905.
Page 128. — Culture des fraisiers, par M. Ernest Raltet.
(Extrait des Annales de la Sjciété horticole de l'Aube).
Cet article donne d'utiles conseils, non seulement au
point de vue de la culture, mais aussi sur le cboix des
variétés à maturation successive afin de prolonger la
récolle.
02 —
SÉANCE DU 30 Juillet
— lievae horticole du I^i' Juillet, n" 13.
Page 325, — La conservalion des fruits en fruitiers, par
M. Riogelmau.
Article fort intéressant, indiquant les procédés à emplo-
yer pour permettre la conservation des fruits pendant un
temps prolongé; étude des locaux, conditions de tempéra-
ture, procédé indiqué par M. Du Breuil, dans les leçons
qu'il donnait à l'Institut national agronomique, reposant
sur l'emploi du chlorure de calcium, température la plus
favorable comprise entre plus 4 et au maximum plus 10
degrés centigrades. Article recommandé.
Correspondance. — Page 332. Formule d'encre pour
écrire sur le zinc :
Bichlorure de platine 1 gtammc
Gomme arabique I »
Eau 10 »
Avant d'écrire, il faut décaper la lame de zinc avec de
l'eau acidulée par l'addition de quelques gouttes d'aci.le
sulfurique. On écrit, soit avec une plume d'oie, soit avec
une plume d'acier.
La réaction du bichlorure de platine sur le zinc jiroJuil
une inscription du plus beau noir, absolument inaltérable
à l'air.
— lievue horticole du 1G Juillet, n» 14.
Page 340. —La cloque des arbres fruitierset la maladie
des pochettes, par M. Pierre Passy. — L'auteur fait re-
marquer que le pécher n'est pas le seul arbre atteint par la
cloque et qui ait à soulïrir du parasitisme de champi-
gnons voisins de VKxoascus deformans. La maladie
attaque également le poirier et le prunier sous des formes
dilîérentes; la cloque du poirier se manifestant sur les
- b:^ -
feuilles portant des cloques vésiculeuses, alors que sur le
poirier ce sont les jeunes fruits qui sont atteints taudis
que les feuilles restent indemnes. Nous ne pouvons (jue
renvoyer à la lecture de 'cet article fort intéressant.
— Bulletin de la Société d'Horticulture de Limoges, Avril-
Mai-Juin 1905.
Page 69. — La suppression des Heurs de pommes de
terre.
On lit dans la Revue agricole du ^ud-Esl une expérience
vraiment curieuse concernant le rendement des pommes
de terre. Il s'agit d'enlever les Heurs. On supprime nu
moment opportun les bourgeons lloraux des plantes; à
l'arrachage on a remarqué que le produit des tubercules
était plus élevé, et que, en outre, ceux-ci étaient plus
riches en fécule que ceux ayant porté des Heurs.
Nous concluons que la plante utilise pour la Horaison
et la fructification une certaine quantité de fécule et
d'autres principes, et les tubercules bénéficient de tous
ces principes si on enlève les Heurs à l'état de boutons.
{Bulletin de la Société d'Horticulture et de Viticulture
d'Eure-et-Loir).
— I.e cidre et le poiré, revue mensuelle n» 3, Juillet 19013.
Page 75. — La pomme sans pépins, note empruntée au
journal La Presse de Montréal (Canada) publiée telle quelle
et sans garantie. Nous ne pouvons qu'en recommander
la lecture; les nombreux renseignementsqu'elle comporte
n'étant pas susceptibles d'analyse.
— Bévue horticole de l'Algérie, n" 6, Juin 1905.
Page 148. — Conservation par le froid des fruits et
légumes.— Rapport présenté au cougrès horticole de 1904
par MM.Delionet Lepeu,très documenté et fort intéressant.
(Extrait de ï Industrie /rî^ori^^we, numéro de Juillet 1904\
ïv.
^ 54 -
SÉANCE DU ^i" OCTOItRË.
— lievue horticole, n° 15, 1«r Août.
Nous trouvons dans la chronique horticole de ce numéro
divers articles intéressants. Nous citerons notamment les
nouvelles variétés de pommes de terre signalées par M.
Martinet, directeur de l'Etablissement fédéral d'essais et
de contrôle de semences de Lausanne (Suisse); certaines
de ces variétés citées dans l'article possèdent des qualités
culinaires remarquables.
Un article sur le greiïage herbacé de la vigne en fente
pratiqué avec succès par M. Charles Henry, jardinier en
chef du Sultan, à Conslantinople. L'article décrit le procédé
employé.
Dans ce môme numéro nous signalerons, comme devant
être consulté avec fruit, un article des plus intéressant de
M. Max Ringelmann, page 372, sur !e mobilier du fruitier,
avec figures indiquant les divers procédés de conservation
des fruits, et spécialement des raisins, en distinguant les
procédés de conservation dits à ràlla sèche et à ràlle
liumide. Nous ne pouvons que conseiller la lecture de
cet article dont les indications sont extrêmement utiles.
— Hevne horticole, n" IG, 16 Août.
Au point de vue des cultures d'utilité nous signalerons,
à la page 392, un article de M. V. Enfer sur la plantation
des salades d'arrière saison, chicorées frisées et scaroles.
L'auteur attire l'attention sur le mode de plantation qui
leur convient le mieux et peut même, dans une certaine
mesure, aidera leur conservation.
— lieviie horticole, n" 17, 1" Septembre. — Chronique
horticole, page 40o.
Fraisier Alphonse XllI, nouvelle variété remontante à
gros fruits, présentée récemment à la Société Nationale
d'horticulture par M. Vilmorin-Andrieux ctC". Ce Irai-
- bèi -
sier est issu du croisement du fraisier Royal Sovereigu
par le fraisier Docteur Morère, efTectué à Verrières. Expé-
rimenté depuis plusieurs années déjà par les présenta-
teurs, ce Fraisier s'est révélé, disent-ils, comme une très
intéressante obtention.
Page 406. — La Chronique signale en outre, sous le litre
« Les Fraisiers à gros fruits remontants » un lot très inté-
ressant présenté par MM. Millet et fils, de Bourg-la Reine,
des principales variétés donnant des fruits pendant les
mois les plus chauds et jusqu'aux gelées. On cite notam-
ment Saint-Joseph; la Constante, féconde, au feuillage un
peu plus lin ; Jeanne d'Arc, au feuillage légèrement plus
fort, et Cyrano, qui est nouveau. Saint-Anloiue-de-Padoue
est encore le plus beau et le plus gros fruit de ce groupe,
mais il semble se lasser de remonter, ce qui serait regret-
table.
Page 416. — Chicorée Vénitienne, par MM. Grignau et
Scalarandis.
Cette variété de chicorée, dont l'apparition aux Halles
Centrales de Paris a été signalée par M. Buisson, colla-
borateur de la Revue horticole, présente cette particularité
d'avoir des feuilles panachées de rouge, de rose et de jaune
d'une façon très ornementale.
L'élégance et la vivacité du coloris de cette chicorée est
telle que ses feuilles disposées dans les raviers peuvent
très facilement être prises pour des Heurs. Dégustée en
salade, on lui a trouvé une excellente saveur. M. Scala-
randis. directeur des jardins royaux d'Italie, qui dunne
dans cet article des renseignements très intéressants sur
la culture de cette chicorée en Ualie, a tout lieu de penser
que cette variété donnera de très bons résultats dans la
région parisienne et ne manquera pas d'être recherchée
une fois connue.
— on —
— Iiev}ie horticole, n" 18, IG Septembre.
Page 430. — Le forçage du fraisier en Angleterre, par
M. Maclelln.
Article intéressant, iuLliquant les procédés employés par
le cultivateur anglais qui fait du forçage de la fraise une
véritable spécialité. La variété la plus cultivée est Royal
Sovereign. Les fruits sont longs, de belle forme et d'une
couleur claire et brillante. C'est la plus répandue et la
plus estimée par le forçage. Renseignements fort utiles.
— La Pomologle Française, n" 9, Septembre.
Page 260. — Conférence par M. de la Hayrie sur les
soins adonner aux arbres fruitiers pendant le printemps
et le commencement de l'été. Conseils fort judicieux et
fort utiles, donlla lecture est particulièrement recommandée
en ce qui concerne les poiriers, pêchers et la vigne
cultivée en plein air ou en serre.
— 132'^ Bulletin de la Société d'horticulture de Melun et
Fontainebleau. Septembre I90o.
Page 142. — Les Frugivores. —Desserts végétariens. —
Article extrait de La Presse Xavier Pelletier. — La lecture
de cet article est tout particulièrement recommandée, en
raison de lintérét qu'il présente et des avantages qu'on
doit en retirer.
Skance du b Novembre.
— itevue horticole, \^' Octobre, u» 19.
Chronique horticole, page 4oi. — Poire Wilder.
M.Charles Luizel,dans la Pomologie française, recommande
tout particulièrement la poire américaine Wilder. M.
Charles Baltet l'a également trouvée de premier mérite.
Elle se produit habituellement à la lin de Juillet ou au
commencement d'AoïU. D'après la description qui en est
— 0/ ^
faite par M. Lui/et, la poire WiUler est de grosseur
moyenne; la cliair est assez ferme, fine, sucrée, bien
relevée, llnement parfumée, tn-s bonne. Une de ses grandes
qualités est de ne jamais blettir au cœur, chose assez
rare chez les poires précoces.
Page iOO. — Le grelïage du cerisier, par M. Clayeux.
Indications fort utiles sur la multiplication du cerisier
par le grelïage. L'attention des ■imateurs minutieux est
appelée sur le fait de l'orientation du grellon II finit
s'efïorcer de lui donner, en le plaeant sur son sujet, la
même orientation qu'il avait sur son pied mère, ce qui est
très facile à reconnaître.
Nous recommandons également dans ce nuuiéro les 3
articles suivants :
Page 467. — Préparation du sol pour les plantations de
vignes en serre, par M. Numa Schneider.
Page 469.— Empotage des fraisiers destinés au forçage,
par M. V. Enfer.
Page 471, — La fumure des pois, par M. Ib'nri lllin.
— Hevue horticole, 16 Octobre, n" iO.
Chronique horticole, page 478. — Vente du raisin de la
treille de Fontainebleau.— Celte vente a eu lieu le 5 Octobre.
On en avait fait I3i lots comptant 27.560 grappes, qui
pesaient ensemble environ 3.445 kilogrammes. Ces lots
ont produit une somme totale de 2.376 francs, ce qui fait
ressortir le prix moyen du kilogramme à 0.6D environ.
Cette chronique signale des fraises géantes présentées
par MM. Laxton, les horticulteurs et fraisiéristes anglais
bien connus.Ces fruits, d'une nouvelle variété, étaient re-
marquables par leur grosseur phénoménale.Six de ces fruits
pesaient 453grammes,et vingt-cinq pesaient 1'.»25 grammes,
ce qui donne une moyenne de 75 à 77 grammes par fruit.
Cette variété, qui a reçu le nom de Bedford Champion, est
« 58
issue d'un croisement de la fraise Noble avec Sir Joseph
Paxton. Les fruits sont très colorés et ont un goût
analogue à celui de la fr^iise Royal Sovereigo.
Les poches Guilloux, signalées dans la mèmechronique,
obtenues par M. Guilloux, horliculleur à SainlGenis-
Laval (Rhône), font l'objet de grands éloges de la part de
M. Chasset dans la Pomologie française. La 1^" de ces
variétés, mise au commerce dernièrement, est l'Incom-
parable Guilloux, produit d'un croisement entre la Péciie
Bonouvrier et la Pèche Amsden. Les autres variétés, qui
sont nommées Madame Guilloux, Madame Chnrolin, Sou-
venir de l'Incomparable et Madame Louise Combaz, suut
également très méritantes et constituent, par leur ensem-
ble, une série de production interrompue de Juillet à
fin Septembre.
— Bulletin de la Société centrale (T II or li culture du dépar-
tement de la Seine-Inférieure. I^r semestre 1905.
Nous devons signaler et recommander tout particulière-
ment à ceux de nos collègues qui s'intéressent à l'Arbori-
culture, la conférence reproduite dans ce bulletin sur la
fumure des arbres fruitiers, conférence faite à la Société
centrale d'Horticulture le 21 Mai 1905 par M. Laurent,
Professeur départemental d'Agriculture,
SÉANCE DU 3 DÉCEMBRE
— Hevue horticole. — l^r Novembre, n" 21.
Chronique horticole. Page 504. — Les insecticides
arsenicaux. — M. Grosjean, inspecteur général d'Agri-
culture, fait remarquer, dans le journal de VAgriculiure
pratique, que le regretté Liley s'élevait contre l'emploi
des composés blancs de l'arsenic, surtout de l'acide
arsénieux ou arsenic du commerce, dont la ressemblance
avec la farine a causé tant d'accidents. 11 est préférable
- D\) -
d'employer, niosi qu'on le fait aux Etats-Unis, le vert de
Paris ou vert de Scheele, qui est un acélo-iirsénieux de
cuivre et qui détruit fort bien la pyrale et l'allise de la
vigne, ou le pourpre de Londres (arsénite de chaux, résidu
de la fabrication de la rosalinine). Le premier de ces sels
est franchement vert; l'autre est d'un beau rouge. Il est
impossible, par cela môme, de les confondre avecquelquo
substance alimentaire que ce soit.
Page 512. « Poire Triomphe de Tournai », par M. Alfred
Nomblot.
Celte excellente poire est très répandue en France
depuis une vingtaine d'années. Elle fut obtenue par
M NorbertDaras,de Naghin,dans un semis fait vu IHGS.La
chair est mi-fine ou un peu cassante, mais juteuse, sucrée,
relevée, bonne ou très bonne. La maturité se produit m
janvier. La Société pomologique de France, qui l'a adoptée
dans son Congrès tenu à Orléans, le 12 Septembre l'JOi, la
considère comme une variété très intéressante que l'ama-
teur se trouvera bien de planter.
— Bulletin de la Société iVhorticuHure d'fîpernaij ;
Octobre 1903.
Page 233. — Culture du pêcher, suite d'articles par
M. Motte. — Opérations d'été. — Ebourgeonnements. —
Taille en vert. —Pincement. — Suppression des fruits.
— Palissage. — Re.cépage. (à suivre).
Article fort intéressant, recommandé.
— Revue horticole de l'Algérie, n" 0, Septembre IDOo.
Page 218. « La Poudre de liège et la conservation des
fruits. ■> (Extrait du Réveil agricole). — A la suite d'expé-
riences récentes sur la conservation des fruits, on a
coDStalé une fois de plus les propriétés hydrofuges d<' la
poudre fie liège, supérieure comuie produit conservateur
sur la paille de bois ou d'orge, sur h' regain .lu fnurrage,
la sciure de bois, la menue paille de blé et les feuilles
— 60 -
sèches. Cette supériorité se caractérise par les qualités
indispensables aux fruits conservés, telles que fraîcheur,
maturité, apparence, goût, odeur. Les autres matières
n'ont pas toujours permis d'obtenir ces résultats,
— Bulletin delà Société des Deux-Sèvres, 2* trimestre de
1905.
Page 76. — Culture des fraisiers. — Article fort intéres-
sant dû à M. Ernest Baltet. (Extrait des Anémies de la
Société horticole vigneronne et forestière de l'Aube).
Ce travail donne d'utiles conseils sur la plantation, la
durée des fraisiers, la multiplication, les soinsd'enlrolion,
le choix des variétés, la culture de primeurs. — Article
recommandé.
Le Rapporteur de la Commission des cultures d'utilité,
ROBIN.
II. CULTURES D'AGRÉMENT.
SÉANCE DU O FÉVRIER iDOo,
— Revue horticole t904, n" 22. — Congrès de la Société
française des chrysanthémistes à Montpellier. Discussions
intéressantes sur les engrais, sur la nécessité d'assurer le
transport par chemins de fer des plantes d'exposition qui
arrivent souvent en retard, sur l'album eu confection du
répertoire des couleurs.
Note sur VHydrangea hortensis rosea, variété. d'hortensia
que l'on obtient remarquablement bleu ou rose, selon son
mode de culture.
N°2:i. — L'/tucahjptiis ficifolia, espèce d'eucalyptus
donuaut des fleurs rouges. Ou est habitué à considérer
61 -
l'eucalyplus seulement comme uq arbre dont un ue vuil
ni les Heurs ni les fruits.
No 24. Note sur diverses espèces de. saxifrages. — La
culture des tulipes pour bouquets, article de nature à
intéresser les horticulteurs-marchands; il indique la
manière d'obtenir de mai à juin beaucoup de fleurs pour
bouquets.
Très curieuse note sur l'absorption des médicaments
par les plantes.
19u5, n° i. — Le grelïage des chrysanthèmes. — A faire
principalement sur anthémis, si l'on veut obtenir des
sujets vigoureux; on emploie le plus souvent la grelTe par
approche, dite à la Iluart. Les plantes grellées sont plus
belles que celles obtenues par boutures.
La carrière horticole. — Conseils pratiques aux jeunes
gens. — Pour être horticulteur, il faut apporter de la
santé, un certain capital et des aptitudes; il faut chercher
des débouchés pour les produits, des voies de transport
et de la publicité. Cet article est à lire.
Les bénéfices d'une calamité. — Etude sur les plantes
auxquelles la chaleur de l'été dernier non seulement n'a
causé aucun préjudice, mais encore a été un stimulant
favorable à leur beauté.
Etude sur les jardinssuspendusde Babylonc.- C'étaient
des successions de terrasses en retrait les unes des autres.
On croit que la plus élevée avait 80 mètres; des escaliers
étaient ménagés sur les côtés de ciiaque étage, et chaque
terrasse était soutenue par des colonnes;reau était montée
par des appareils hydrauliques à travers des pilierscreux.
Les races de giroflées pour bouquets.— C'est une grande
erreur,dit l'auteur^de croire que la girollée doive èlrc une
Heur pour bouquets, dans l'idée que l'on se fait souvent
aujourd'hui du bouquet, c'est-à-dire la gerbe; il faut des
plantes à longue tige. 11 y a bien la girollée blanche et
rose de Nice, mais elle ne vil pas à l'air libre dans le
— 62 —
Nor(J;il faudrait créer une race à fleurs légères et espacées
sur la lige, mais fleurissant aussi la première année de
semis : l'auteur, M. Rudolph, croit pouvoir y arriver.
— Journal des Roses, 1904, n" 10. — Les insectes des
rosiers. — Formules pour la destriiclion des mouches à
scie, des pucerons et de la cochenille.
— Atmales de la Société Nantaise (Thorticullure, 3"
trimestre 190i. — Plantations et soins. — Conseils prati-
ques aux jeunes horticulteurs.
Culture et reproduction des fougères transcendantes,
notamment de l'Adiantum macrophyllum.
— Bulletin de la Société d'Horticulture du Havre, .S*"
trimestre 199i. — Des expériences démontrent l'enicacilé
de la naphtaline pour la destruction des hannetons.
Ceux-ci d'ailleurs, contenant 3 0/0 d'azote et 0,07 d'acide
phosphorique.ne sont pas un engrais à dédaigner.
— \%3'' Bulletin de la Société de Melun. — Le camphr>3
hâte la germination des plantes. Il suffit de faire tremper
les graines ou les boutures dans de l'eau où on a mis du
camphre, gros comme une noix dans un demi-litre d'eau.
— Bulletin de la Société des Deux-Sèvres . — Deslruclion
des vers dans les pots à fleurs. Arroser avec de l'eau
teintée de farine de moutarde, une petite cuillerée par
litre d'eau.
— Journal de la Société d'Horticulture de France, octo-
bre 1904. Note sur l'obtention de lilas fleuris en automne.
Skance du o Mars.
— Bulletin delaSociété d'horticulture de la Haute-Vienne,
4° trimestre 1904. — Parcs et jardins; bordures, lapis
vcrls ot lli'uris.Conférencesur la manière de les composer.
Le maquillage des Heurs. — L'aulcur proteste et donne
cependant la recette, dont le principe est de plonger la
- 63 -
lige fraîcliemenl coupée dans une solution aqueuse colorée;
le liquide monte dans les parois et se répand tians les
nervures de la corolle. Cet article est intéressant et ses
indications peuvent servir de point de départ à des
expériences très curieuses.
— Bulletin de la Société cVhortlcull\ire de Seineet-Oisc,
1904. — Nomenclature des arbrisseaux et arbustes remar-
quables par leurs fruits qui persistent l'hiver et qui sont
les fleurs de cette saison, exemple le lioiix.
— Bulletin de la Société d'agriculture de Pontoisé, 4* tri-
mestre 1904.— Il fait connaître des procédés simples pour
reconnaître la pureté du sulfate de cuivre et du nitrate de
soude.
— Bulletin delà Société' d'horticulture de fÀmnges, 4' tri-
mestre 1904.— Soins à donner au réséda pourle convertir
en arbuste; il faut les continuer pendant trois ans.
— Nouvelles Annales de la Société d'horticulture de la
Gironde, 4" trimestre 1904. — De la dermatite des prime-
vères, causée par la primula corlusoïdes. — Il s'agit d'une
éruption causée à la peau des mains qui iiianicrit la
primula obconica de Chine.
— Bulletin de la Société d'horticulture d'Kpernay,
janvier 1905.— L'art d'arroser de manière à obtenir dans
le sol un degré d'humidité conven'rible et constant.
De la culture des éricées, bruyères pour l'ornementation
des jardins.
— Bévue horticole, 10 janvier 190o.
Etude sur T'élhérisation rt la chloroformisatinn dos
[dantes, expériences faites pour le forrage des lilas.
Note sur les fougères de marché en Angleterre et leur
culture. Nos horticulteurs marchands Irouvorainntd'ulih'S
renseignements dans cet article.
- 64 —
No du i" février. — La multiplication du Sainlpaulia
lonantha par le bouturage des feuilles, moyen beaucoup
plus rapide que les semis.
Le Musa paradisiaca varielas rubra, bananier à fle irs
rouges, avec une planche en couleurs.
Une variété nouvelle du lupin, le lupin à Jleurs blanches.
Tous les terrains sains et ensoleillés lui conviennent.
On signale le commencement de la publication par la
Société française des chrysanthcmistes, d'un répertoire des
variétés de chrysanthèmes cultivés en France.
Note protestant contre l'interdiction de l'entrée en
France des ognons de tubéreuse, sous prétexte qu'ils
peuvent introduire un kermès, le pou de San José; celte
prohibition n'existe pas en Belgique.
N^du t6 février. — Etude intéressante sur la fumure
des ognons à lleurs.
Fruliceiium Vilmormianum. — Catalogue des arbustes
existant en 1904 chez M. Vilmorin, à sa propriété des
Barres.
— Journal de la Société d'horticulture (/e Fra m ct', décembre
1904. — Annonce d'un ouvrage scientifique de M. Poussai
sur l'éthérisation et la chlorôformisation des plantes.
Compte rendu élogieux de notre exposition de chrysan-
thèmes par M. Tillier, délégué.
— Annales de la Société d'horticulture de la Haute-
Garonne,^ Décembre 1904. — Liste des meilleures conifères
à isoler sur les pelouses. ,
— Le Chrysanthème, i3in\'\er. — Propeotus du tableau
des maladies et parasites du chrysanthème.
— Bulletin de la Société d'horticulture du Puyde Dôme,
3 il i" trimestres 190 i. — Le livre horticole en France.
-65-
— L'iiuleurseplainUleUi rareté desouvrages élémentaires,
contrairement à ce qui existe en Angleterre.
Journal des /{oses, novembre 1904.— Article intéressant
sur la propreté et l'hygiène des serres.
SÉANCE DU 2 Avril
— Revue horticole, ler Mars.
Culture des cinéraires, manière de les cultiver pour
obtenir des tleurs dès la première moitié de novembre, en
les semant en mars. — Note sur le Poinsettia pulcher-
rima plenissima, une euphorbiacée mexicaine à grandes
fleurs rouges, qui sera la plante à la mode l'hiver pro-
chain. — Les semis de glaïeuls, soins à leur donner pour
se créer avec un peu de temps et beaucoup de patience
une race de glaïeuls très beaux. — Les chrysanthèmes à
floraison spéciale en plein air. Ils n'ont point la préten-
tion de devenir de grosses fleurs; leur principal attrait
réside dans la quantité de fleurs, jolies, gracieuses, qu'ils
produisent à profusion sans soins spéciaux; la mode
semble revenir à celte race. Manière de les cultiver,
plantation en avril. -- Le Senecio Pelasiles, plante
d'orangerie, que l'on pourrait utiliser pendant l'été en
loufles sur les pelouses; elle atteint un mètre vingt centi-
mètres de hauteur. — Les Soldanelles, plante des Alpes
fleurissant aux premiers beaux jours. Comme elles
exigent un air chargé d'humidité, une grande lumière et
peu de chaleur, elles paraissent pouvoir ôlre cultivées
utilement dans notre région. — Culture et multiplication
des Tamarins. On en compte six espèces; elles aiment les
lieux frais, humides, un peu ombragés ; un boni de
branche long de quel(}ues centimètres, liché en terre vers
le mois de février, reprend avec une facilité extrême. —
Moyen pratique d'obtenir de la graine d'œillel. Article
à lire.
- 66 —
Catalogue des cactées de la maison Franlz de Lael, à
Coulich-lès-ÂQvers.
— Bulletin de la Société d'horticulture uEpernay,
PévTler. — Une révolution dans la plantation des parcs
jardins et (suite). — La culture des asters.
— Bulletin de la Société d'horticulture de la Dordogne. —
Liste des palmiers que peut semer et cultiver un ama-
teur débutant, et soins à leur donner. — Les arbustes à
floraison hivernale. — Choix de plantes grimpantes de
pleine terre, sarmenteuses, accrochantes et accolantes.
— Annales de la Société Nantaise d'horticulture, 4»
trimestre. — Les fougères transcendantes (suite). —
Les orchidées de culture facile, pouvant composer une
collection d'amateur débutant (suite). Le rosier (suite), les
rosiers mulliflores, les polyanthas nains, les rosiers de
Damas.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Seine-etOisé,
janvier. — Le bleuissement des fleurs d'hortensia. On doit
employer l'alun de préférence au fer;le meilleur est l'alun
d'ammoniaque à la dose de 10 grammes pour un litre
d'eau.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Melun, Février.
Recommande parmi les roses nouvelles, la Reine des
Neiges, à très grande Heur, variété rustique et vigoureuse;
elle vit dans tous les terrains où peut vivre le rosier ;
le Journal des Boses (janvier) y consacre un article.
— Bulletin de la Société d'horticulture de l'Oriie, S"" se-
meslre. — Contient le compte-rendu de l'exposition de
— 67
chrysinlhèines de Cherbourg, se résumant en ces termes :
C-îtle exposition marque un grand progrès dans la culture
du clirysanlhème et l'ensemble était très beau. (Tli.
Epinelte).
— Journal de la Société nationale d'horticulture, Dé-
cembre. — Compte rendu de l'ouvrage de M. Voussat sur
l'iuleressante question de l'étbérisation des plantes. —
L'exposition de Cherbourg, par iM. Louis Tillier: « Malgré
la saison un peu avancée, l'exposition était dans sou
ensemble des mieux réussies ».
SÉANCE DU 7 Mai
— Revue horticole, n» du 10 Mai 1905.
Très intéressant article avec gravure coloriée sur le
rosier à feuilles rugueuses, notamment sur un hybride
le rnicrophylla X rugosa: la fleur, d'un rose lilas pâle,
dépasse 0"IO de diamètre ; les fruits rappellent l'odeur
et le goût de la pomme, ils ont une couleur d'ocre orangé.
— Liste revisée des meilleures variétés de chrysanthèmes
en dix groupements.
No du 1'' Avril. — Les insectes du rosier, avec planche
coloriée.
— Journal de la Société a horticulture de France,
Février 1905.
Les maladies causées par les primevères. — Ces plantes
sont couvertes de petits poils qui peuvent causer de
véritables maladies de la peau, se traduisant par de vives
démangeaisons; il faut frictionner la partie intéressée
avec de l'alcool .
No de Mars. — On y signale un traité de culture à l'usage
des jardins ouvriers d'Abbeville, comme renfermant du
saines notions de jardinage.
— 68 -
— Bulletin de la Société centrale d'horticulture de la
Seine- Inférieure^ S-» semestre 1904.
On recommande la 5" édition de la mosaïculture pra-
tique de M. Maumené, ouvrage de 417 pages, orné de
figures.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Seineet-Oise,
Février 1905.
TJne propriété des feuilles de lierre est de remplacer la
benzine pour détacher les vêtements; il suffit de laisser
macérer une vingtaine de feuilles pendant deux heures
dans de l'eau bouillante et l'on a le liquide voulu.
Note sur les chrysanthèmes à floraison précoce en plein
air et liste des meilleures variétés.
— Société d'horticulture de la Haute-Vienne, \" tri-
mestre 1905.
Note sur le verre armé de Bohême qui, malgré sa teinte
légèrement verdàlre, possède un pouvoir éclairant supé-
rieur à celui du verre blanc, résiste à toutes les intempé-
ries, offre une grande résistance aux chocs et a une force
portative extraordinaire.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Coulonimiers,
Novembre 1904.
La propreté et l'hygiène desserres.— Article intéressant
et pratique.
N" de janvier. — Le lierre sur les murs. Il est démontré
une fois de plus qu'il n'y entretient pas l'humidité, au
contraire; le mur n'en est que plus sec et plus chaud.
— Le Chrysanthème, n° de Mars. — On rappelle que le
premier volume du répertoire des couleurs va paraître,
20 francs.
— Bulletin de la Société d'horticulture du Gard, l»'" tri-
mestre 1905,
— C9 —
Les arbres des avenues dans les villes. —On conseille le
recépage dont des avenues de platanes à Nîmes se sont
bien trouvées. J'ai vu faire cette opération périodiquement
à des boulevards d'Avranchcs qui sont toujours très
verdoyants
SÉANCE DU 4 Juin
— Journal des Roses, Mars.
Dans un article sur la taille des grands rosiers sarmen-
teux contre les murs, il est indiqué que ces espèces ne
doivent jamais se planter en mélange avec les variétés
naines; il ne faut pas en général les mettre en massif ;
leur rôle consiste à tapisser les murs, à former des ton-
nelles ou à être dirigées en colonnes isolées dans les
plates-bandes.
•— Bévue horticole, \6 Avril.
Note sur VOslrya carpinifolia à feuille de charme,
introduit en France au XVIIIo siècle, mais resté cantonné
dans le Midi ; sa taille varie de quinze à vingt mètres, ses
branches forment une belle cyme ovoïde rappelant celle
du tilleul argenté, son prin(.'ipal caractère ornemental
consiste en une série de cônes fructifères de couleur
blanche, qui les fait ressembler à des fleurs.
1" Mai. — La lutte contre les insectes du rosier. Les
chenilles et fausses chenilles doivent être combattues par
des pulvérisations de mélanges à base de pétrole ou de
nicotine dont il est donné deux formules.
1G Mai. — Les corbeilles des jardins de Paris en lUOi.
Article intéressant pour l'harmonie des couleurs selon le
goût actuel.
*- Société d'horticulture de Melitn. Mai. —De la culture
des pétunias doubles.
5>i
— 70 —
— Journal de la Société nationale (Vhorliculture, Avril .
Très inlérossanle étude sur l'emballage des plantes des
pépinières. C'est un point sur lequel ou a jusqu'ici peu
écrit.
— Biillet/nde la Société d'horlicultiive de Seine-et-Oise^Mars.
L'eau de goudron, préconisée comme l'insecticide le
moins coûteux et le plus efficace contre le papillon de la
marguerite et du chrysanthème.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Limoges,
i«>" trimestre 1905.
Boutures des plantes grasses. — 11 est recommandé de
faire produire l'enracinement dans l'eau avant de planter.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Saint-Germain'
en-Laye, 1904.
La cendre de bois indiquée comme insecticide. — On la
délaie dans l'eau et on l'étend avec un pinceau sur les
parties attaquées.
— Les Annales de la Société Nantaise d'iiorticulture,
4er trimestre. - Renferment un très intéressant article sur
les plantations florales en guirlandes, destinées à serpen-
ter au dessus des massifs; la manière d'opérer est simple
et produit de charmants effets.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Melun et Fon-
tainebleau, Avril.
Note sur le Poinsettia pulcherrima plenissinia, euphor-
liacée du Mexique, qui vient d'être cultivée à Cannes, et
qui fera sensation l'hiver prochain; on dit que l'ensemble
ressemble à « un cône de feu ».
— Le Chrysanthème, Avril.
Utilisation des chrysanthèmes louchant à leur fin. Lé
procéuc consiste à couper les fleurs à 0"'20 au-dessous
— 71 —
des feuilles qui restent, et à les replifucr par trois ou
quatre dans des pots remplis de terre additionnée d'un
peu de charbon de bois; on aura ainsi une plante naine
dont les fleurs dureront aussi longtemps que si elles
étaient restées sur pied. Les lys se prélent aussi fort bien
à cette opération.
-- Bulletin de la Société d'horticulture de la Dordogne^
\90b.
Note sur le bananier à feuilles rouges, dont un exem-
plaire va donner au jardin colonial un régime à maturité.
— Bulletin de la Société agricole et horticole de Mantes^
Avril.
Encore un remède contre les escargots et les limaces.— H
suflit de saupoudrer la plate bande avec de l'alun; tous
les animaux qu; y touchent se recroquevillent, dessè-
chent et meurent.
— Revue horticole des Bouches du Rhône, Avril.
On recommande comme très robuste le palmier bleu
de Californie (Brahea Roezli).
SÉANCE DU 'l Juillet
Bulletin de la Société d'horticulture de Melun. — Contre
le blanc des rosiers. — Soutirages préventifs; le premier
se donne du \6 avril au 1" mai, les autres suivent tous
les deux mois. Quelques amateurs conseillent d'employer
une eau soufreuse, dite eau Grisou, dont la recette est
donnée; d'autres ont reeours à l'eau salée. — inscriptions
durables sur les étiquettes en zinc. Les laisser deux mois
sur le sol exposées aux intempéries, étaler ensuite sur le
métal un peu de peinture à l'huile très épaisse, et faire
l'inscription avec un crayon tendre pendant que la
peinture est encore fraîche.
72
— Bulletin de la Société lV horticulture de Coulommiers .
— La rouille du ChrysanUième. Traitement préventif: En
bouturant, tremper complètement les boutures dans une
dissolution de pentasulfure de potassium ou Barèges des
pbarmaciens, puis arroser au moins une fois par semaine
avec une dissolution de 325 grammes de Barèges par hecto-
litre d'eau, à partir de la prise des boutons, on peut
doubler la dose.
— Revue horticole de V Algérie. — Un nouveau paillas-
son. Il est fait en roseaux de la Camargue et a une durée
beaucoup plus grande que ceux en paille, il coûte fr. 75
le mètre cube en gare de l'acheteur.
— Les Annales de la Société d'horticulture de la Haute-
Garonne contiennent d'intéressants renseignements sur
l'exportation des Heurs de France en Angleterre, et son
augmentation rapide par suite de l'accélération des trains.
Alors qu'il était expédié 335,855 colis en 1899 1900, il en a
été expédié 501,354 en 1903-1904; la valeur exportée est
passée d'j 3,130,725 fr. à 3,613,025 fr. et ces chilïres ne
s'appliquent qu'aux départements du Midi. Le marchédes
fleurs est centralisé à Londres où elles n'arrivent que le
surlendemain de leur départ de la Côte d'azur.
— Bulletin de la Société d horticulture de Genève . —
Note sur la culture des népenthès, qui au contriire de
ce que l'on pourrait supposer, sont des plantes robustes
auxquelles il faut une atmosphère chaude et humide de
27° à 28».
— Revue horticole. — Corbeilles d'été au jardin du
Luxembourg en 1904, avec planches coloriées. Corbeille
de cannas à feuillage brun sur un tapis de bégonias blanc
rosé ; corbeille de gnaphalium microphyllum sur tapis
argenté rehaussé de rouge ; corbeille à elïet tricolore ;
corbeille à effet jaune doré, nuancé de bleu et de rose. —
La décoration lloralc des maisons d'habitation. En
- 73 -
Angleterre, les maisons sont souvent ornées de plantes
grimpantes, lierre, vigne vierge, rosiers; une décoratiou
très en vogue consiste à orner les feniHres et les balcons
ainsi que les portes ou les arcades avec des paniers
suspendus. —Les décorations llorales de Paris à l'occasion
de la visite du roi d'Espagne, avec gravures. — Deux
ennemis du rosier. Ce sont deux coléoptcriîs de la faniill(!
des curculionides, le PJjyllobius Betuhe et l'Otiorliyuciius
hirticornis, tous deux de cinq à six millimètres, s'attaquent
aux jeunes pousses à peine sorties, de mars jusqu'en mai
et les rongent profondément : le seul remède consiste à
tailler court les rosiers, puis à emprisonner chaque této
dans un sac à raisin de grande dimensido qu'on enlève
lorsque les bourgeons ayant atteint 2 ou 3 centimètres
n'ont plus rien à craindre de ces ennemis.
SÉANCE DU 3 Septembre.
— Bulletin de la Société centrale d'horticulture de Caen^
1904. — Contient un compte rendu très élogieux de notre
exposition de chrysanthèmes. J'estime, ditM. de la Crouée,
que pas une ville de province (celles tout au moins où
mes fonctions de juré m'ont appelé jusqu'à ce jour) n'a
pu présenter au public un nombre plus important de
plantes ou fleurs et des genres da cultures plus variés.
— Le Chrysanthème — On conseille le rempotage (inal
au moment de l'apparition des boutons couronnes plulùt
que de le faire dans le courant de Juin. Continuation du
groupement des meilleures variétés de chrysanthèmes :
les trente meilleures variétés incurvées (en forme de
globe); les cinquante variétés remarquables par leurs
formes ou coloris; les trente meilleures variétés les plus
tardives; les vingt-cinq plus belles variétés à Heurs duve-
teuses; les trente meilleures variétés très précoces pour
- 74 -
massifs en plein air; les vingt-cinq variétés les plus
rustiques.
— Bulletin de la Société (ï horticulture du Gard, Avril-
Juin. — Théorie de l'harmonie des couleurs dans la
plantation des massifs. Article recommandé.
— Revue horticole des Bouches du-Hhone, Juillet.— Etude
sur les diverses espèces de Dalura frutescents et aunucls.
Il n'y en a pas moins de huit utilisées en horticulture.
Très intéressant article intitulé : Nouvelles notions sur
l'hérédité dans le règne végétal.
— Bulletin de la Société d'horticulture de la Sarthe, 3^
trimestre.— Un choix de plantes vivaces. — Les bouquets,
par M™« Lacoinde Vilmorin; compte-rendu de son ouvrage
sur la manière de les composer.
— Bulletin delà Société d'horticulture de la Haute- Vienne,
1" Juillet. — On signale une nouvelle espèce de lilas,
issue de semis, le lilas André Laurent.
— Société horticole de V arrondissement de Sens. Bulletin
no 94. — Culture du cyclamen. Faire tremper les graines
pendant 24 heures; semer dans 1/2 terre de bruyère, 1/4
terreau de feuilles, 1/4 sable de route; suivent les soins à
donner après la germination.
— Bulletin de la Société d'horticulture de fhaunij, 2" et 3"
trimestres. — Intéressants articles sur la création et la
composition des jardins ouvriers.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Mdun, Août.
— Des distances à observer pour la plantation des arbres
et arbustes; petit commentaire pratique de la loi du M
août 1881.
— Annales de la Société d'horticulture d'Angers, 3' et 4"
trimestres 1904. — Note sur la destruction de l'Otiorhyn-
•^ 7p —
chus sulcatus, insecte qui s'attaque aux lierres, saxifraj^cs,
primevères, ainsi qu'aux fraisiers : arroser avec de ICau
dans laquelle on a fait macérer 10 à 15 marrons dinde
pour dix litres d'eau.
SÉANCE DU 4"" OcTOimE.
— Revue horticole, \' Septembre. — Les maladies
cryplogamiques des plantes cultivées sous châssis On
recommande l'emploi du naphtol, et surtout le lavage
antiseptique des instruments avec une solution de sulfate
de cuivre au centième.
N» du 15 Septembre. — Conseils pratiques pour la fécon-
dation des orchidées. •
— Annales de la Société Nantaise d'horticulture, 2*
trimestre.— L'horticulture à l'école primaire par M. Jourde,
instituteur. L'auteur pense avec raison que lenfant se
plaira mieux à l'école si l'enclos en est rendu plus gai,
s'il est appelé à prendre sa part des petits travaux de
jardinage; il coolractera des habitudes de propreté,
d'ordre, de soin et de goût; il aimera, devenu homme, à
avoir un petit jardin où il passera de bonnes heures
dérobées au cabaret.
— 752' bulletin de la Société d'horticulture de Melun et
de Fontainebleau. - Note sur les amorces (appâts aidant
les racines à prendre au plus vite un accroissement rapide)
et sur les paillis mis sur le sol pour le fumer ou ptnir
l'empêcher de se décomposer.
— Bulletin de la Société d'horticulture de l'Urne, \'^'
semestre. Contient la liste des roses indigènes observées
par M. l'abbé Letacq dans le département de l'Orne; les
variétés en sont;nombreuses et une recherche de ce genre
serait certainement intéressante pour notre région.
-76-
— Journal des Roses, Juillet. — Très intéressant article
sur la culture des roses en Brie. M. Maumenié nous fait
passer une journée entière dans les champs de roses de
Grisy-Suisnes où l'on cultive surtout la rose rouge, la
plus demandée à Paris; les variétés sontgrclïées sur rosier
mulliflore de la Grifïeraie, à cause de sa vigueur; les
sujets, en raison des multiples cueillettes qui les épuisent
malgré les abondantes fumures, ne durent que cinq ou
six ans. Avec l'auteur nous assistons à l'emballage des
roses, à leur transport en chemin de fer puis en voilures
à bras jusqu'aux halles.
— La Revue horticole du 16 Septembre sertdecomi)lément
à cet article en nous faisant connaître les prix de vente
des roses à Paris; ce prix varie pour les bottes d'une
douzaine, de fr, 15 à o fr.; celle qui a atteint le prix le
plus élevé est Paul Neyron, qui varie de 2 à ofr, la botte.
— Le Journal des Roses signale aussi la culture en Angle-
terre d'une nouvelle clématite à feuillage persistant,
(Clematis Armandi) à fleurs odorantes, d'un blanc crème,
quelquefois un peu rosé.
SÉANCE DU 5 Novembre.
— Le Chrysanthème, Septembre 1905. — Comment on
dresse les chrysanthèmes à la manière japonaise. Article
deM Maumenié, contenant la photographie d'un Swanley
géant dressé par M. Gavron et exposé l'an dernier au Cours-
la-Reine.
— Rulletin de la Société d'horticulture du Gard, 3* tri-
mestre. — Une jolie plante à propager, le lin à ileurs
jaunes (Linum coryinbiferum). Vit à l'état sauvage en
Algérie et se trouve aussi dans les environs de Nimes.
Notice sur sa culture.
- 77 -
— Bulletin de la Société d'horticulture d'Epernaij,
Septembre 1903. — Note sur la culture des Salpiylossis,
culture assez délicate.
— Buietin de la Société d'horticulture du Havre, i'
trimestre. — Causerie sur les engrais. On recommande le
philauthol de iM. Quentin, directeur du laboratoire do
chimie du Havre, qui a très bien réussi sur le Pelargouium
zonale.
— Bulletin de la Société d'horticulture d'Argenteuil,
Octobre.— Note sur le bouturage herbacé dans la mousse.
Ce bouturage peut s'appliquer aux plantes de nature
herbacée, telles que le clirvsanlbème et le géranium; il a
l'avantage de tenir peu de place et de ne nécessiter aucun
arrosage. Au bout de trois semaines les boutures sont bien
enracinées.
— Bulletin de la Société d'horticulture de la Sarttie, 4^
trimestre. Contient une description des plantes de pleine
terre à feuilles panachées.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Coutances, li)04.
Contient le compte rendu d'un concours agricole scolaire
auquel ont pris part 86 élèves des écoles de l'arrondissement
qui ont envoyé des copies dénotant pour la plupart de
sérieuses connaissances horticoles.
— Reçue horticole, 1«'" octobn;. — On signale un nou-
vel Anthémis, Queen Alexanlra, variété vigoureuse, au
feuillage découpé et très llorifèn;, et à ce propos l'auteur
indique que si l'on veut avoir beaucouj) de Heurs doubles,
il faut donner de l'engrais aux plantes vers le milieu de
la saison. Le Tillandsia dianthoides et les broméliacées
aériennes de ITTruguay, avec gravure en couleur.
16 Octobre. — Corbeilles de rosiers. On doit rechercher
les variétés de Jloraisoa soutenue. L'article donne la liste
— 78 -
des six plus remarquables. — Note sur la culture des
Clivia. — Les Pelargoniums cultivés sur tige. On arrive
à en avoir de l^eode hauteur; les nuances écarlales sont
les plus favorables.
SÉANCE DU 3 DÉCEMBRE.
— lievue horticole, 1«'' Novembre. — Le Lobélia perle
d'Angers et les lobélias de bordure. Le lobélia perle
d'Angers, très blanc, se dislingue des autres variélés par
son port dressé et forme des toulles compactes de 0"'I0
de hauteur avec des tiges aussi égales qu'où peut le
désirer; en alternant ses toulïes avec celles d'une variété
compacta très naine à Heurs bleu foncé, on obtiendra des
bandes fleuries d'un dessin charmant. — Ou recommande,
comme très décoratif, le rosier à feuilles rouges, irop peu
répandu dans les jardins paysagers; ce rosier est très
robuste. — On signale une nouvelle variété de violette, la
violette Cyclop':?, à grandes fleurs, rappelant celles de la
variété la France.
— Journal des Roses, Septembre, — Contient la descrip-
tion de huit variétés nouvelles que la maison Souperl met
en vente.
— Bulletin de la Société d'horticulture de Seine-et -Oise,
Septembre. — On recommande pour la destruction des
chardons, le sel marin, ou de préférence le sel ammonia.
— Le Chrysanthème, Octobre. — Annonce la mise en
vente du répertoire descouleurs, publié par la Société Fran-
çaisedes clirysanthémistes : 365 planches, soit 1400 tons;
prix 29 francs.
— ïinllolin de la Société d'horticulture d'Epernau,
Octobre. — Note sur la transplantation des arbres déjà
forts.
- 70 -
— Bulletin de la Société d'horticulture de Cenf>ve,
Septembre Ortobre. Contient une inléroPSHnte déscriptiou
avec dessins de l'exposition tenue en cette ville.
— Hevue horticole de l'Algérie, Si'pli'inbre. — Note
pratique sur la culture commerciale du palmier et les
soins à y apporter. Le palmier le plus généralement cultivé
est le Phœnix canariensis. — Le micocoulier peut devenir
un arbre d'agrément; son feuillage d'un vert somltre
contraste avec celui des autres arbres: if n'éprouve aucun
changement de couleur pondant la belle saison, n'est
point attaqué par les insectes, donne beaucoup d'ombre
et dure jusqu'à la fin de l'automne. 11 soultre très bien la
taille. — Destruction des escargots cl des limaces : on
préconise, comme ayant très bien réussi, le sulfate de fer
en poudre.
-—Société d'horticulture des Deux-Sèvres. — Articles sur
le Bégonia phosphorescent, ainsi appelé à cause de son
éclat; il est rustique et d'une vigueur remarquable.
Recommandé aussi le Bégonia semperllorens ou triomphe
des belvédères, avec conseils sur sa conservation pendant
l'hiver.
— Société d'horticulture de la Haute- Vienne, Octobre. —
Emploi de la chaux en horticulture et son mode de
préparation.
— 131" bulletin de la Société d horticulture de Mcluu. —
Les œillets Malmaison, leur origine probable et la manière
d'en obtenir de nouveaux.
"—Association horticole de Sens, Bulletin n« î)o. — Multi-
plication des i)ivoines herbacées. Le marcottage est
préférable à la multiplication par pieds.
Le rapporteur de la Commission
des cultures d'aqrémciU,
Le Ghin.
— 80 --
la Pomme de terre de l'avenir
Nul n'est en droit d'ignorer que le Solauuiii luberosum,
plus connu sous ses noms familiers de pomme de terre et
de patate, est originaire d'Amérique.
De temps immémorial, il servait à l'alimentation des
races américaines pré-colombiennes qui peuplaient le
Mexique, le Pérou, le Chili ; il se présentait dans ces
régions sous diverses variétés qui ont persisté jusqu'à nos
jours.
C'est également de l'Amérique du Sud que nous vient
une nouvelle solanée, le Solarium CommersoniL Son
existence nous fut révélée pour la première fois dans le
milieu du XVIII"siècle par le naturaliste français Philibert
Commerson, qui accompagna Bougainville dans son
voyage de circumnavigation. Dûment classée et cataloguée,
la plante dut se contenter durant un siècle et demi d'une
vogue fort modeste ; et personne, parmi les botanistes
qui connurent son existence, ne se fût avisé de lui
prédire une bpillante destinée.
Le hasard voulut que M. Ileckel, le savant Directeur de
l'Institut colonial de Marseille, reçut d'un voyageur
quelques échantillons de cette solanée, recueillis par lui
sur les rives du rio Mercedes, en Uruguay. Et seconde
surprise du hasard, plusieurs de ces tubercules exotiques
furent confiés par M. Heckel à un véritable agriculteur,
M. Labergerie, le savant agronome de Verrières (Vienne)
et non à un botaniste qui eût considéré la plante comme
unr" rareté, comme une curiosité et l'eût traitée comme
telle. M. Labergerie, esprit pratique, se demanda si la
- 81 -
sauvage solanée ne ponrr.iii pas ilcnner naissance ;\ une
plante alimentaire.
On sait que les plantes, au même degré que les animaux,
sont sensibles aux soins qu'on leur prodigue. Je n'irai pas,
comme l'ont fait certains naturalistes, jusqu'à leur prcHer
une àme, voire une faculté de raisonnement ! Mais il est
incontestable qu'elles subissent 1 inlluence de l'éducation.
Voici un cas très caractéristique. Le cactus, riche en
matières nutritives, est défenJu contre les attaques des
animaux par des épines dont la piqûre est toujours dou-
loureuse et souvent dangereuse, selon les espèces. Or,
changez un cactus de milieu, placez le dans un endroit où
retrouvant les conditions climatériques qui lui sont
favorables, il soit à l'abri de toute attaque, vous ne
tarderez pas à voir les épines diminuer en nombre ;
comprenant que l'etïort que lui coule la production de ces
armes défensives est désormais inutile, la plante conser-
vera sa vitalité au développement de sa tige ; d'année en
année, fleurs et fruits augmenteront de force, de grosseur
et de beauté, à mesure que les épines se feront plus rares
et plus chétives.
Un phénomène analogue se passa sur les champs
d'expérience de M. Labergerie. Dès la première année de
culture (1901), la solanée de l'Uruguay, aux formes petites
et grêles, aux tubercules moins gros que des noisettes, et
d'une amertume qui ne laissait guère prévoir la saveur
qu'olîrirait la plante cultivée, subissait une transforma-
tion extraordinaire. Le feuillage prenait un déveluppement
inattendu ; les noisettes de la plante primitive, devenues
méconnaissables, cédaient la place à des tubercules énor-
mes, plus gros que ceux des. plus grandes espèces de
pomme de terre vulgaire.
Dès celte première expérience on eiU pu crier au miracle,
et, un moment, M. Labergerie hésita ; se trouvail-il en
présence d'une plante nouvelle ou d'une planle pcrfec-
— 82 —
tioûnée ? Mais une question plus impurlaute s'imposait à
son attention de savant ; les tubercules avaient ils gagné
en qualité en même temps qu'en volume ? L'analyse
chimique ne lui laissa aucun doute à ce sujet. Alors que
les tubercules primitifs ne contenaient guère que des
aliments nocifs qui leur tirent refuser une place dans
l'alimentation des Indiens de l'Uruguay, les fruits nou
veaux présentaient une forte proportion d'éléments
nutritifs (fécules, sucres, matières grasses, celluloses),
mais ils gardaient quelque amertume.
L'agronome de Verrières poursuivit patiemment ses
expériences D'année en année.grâce à d'habiles sélections,
il perfectionnait son œuvre et obtenait enfin une plante
admirable, se présentant sous trois variétés bien définies,
la variété jaune, la variété blanche, la variété violette,
appelées toutes trois à rendre les plus grands services à
riiumanité en général, à l'agriculture en particulier.
En recourant à un dicton populaire, on pourrait dire
du Sûlanum Commersonii que « tout eu est bon depuis
les pieds jusqu'à la tête ». Les fanes, très abondantes,
offrent au bétail un fourrage dont lise montre très friand;
seul le lapin refuse de s'en nourrir.
Les fleurs, qui éclosent en grand nombre un mois
environ après la pousse et se renouvelle jusqu'à la fin de
la végétation, exhalent un vif parfum, comparable à celui
du jasmin. On a pu en extraire un alcoolat à odeur
exquise, et il serait curieux que le Solauum Commersonii,
qui affectionne les terrains froids et marécageux, prit
rang parmi les plantes à parfum qui demandent au con-
traire, en règle générale, un sol chaud et sec.
Quant aux tubercules, ils offrent sur ceux de la pomme
de terre des avantages considérables. Notons d'abord qu'ils
se présentent par masse compacte autour du pied-mère
et qu'ils émergent du sol, disposition qui facilite puissam-
ment l'arrachage. Eu outre de leurs qualités féculentes et
- 83 -
de leur saveur, ils sont deux ou Irois fois plus abondants
pour chaque pied que ceux du Solanuni tuberosum.
Mais voici le plus précieux des avantages que présente
la plante nouvelle: elle se reproduit d'elle-m»^me ! l'n
terrain ensemencé l'est indélininieut ; plus besoin de
plantations nouvelles ; le champ où vous avex semé du
Solauuiii Conimersonii pourra produire les précieux
tubercules jusqu'à la consommation des siècles!
Et j'insiste à nouveau sur celte inestimable propriété :
la nouvelle solanée ne se plait que dans un terrain maré-
cageux, c'est à dire dans des terrains, et ils sont nombreux
et vastes en France, dont nos agriculteurs ne tiraient
jusqu'ici aucun profit.
J'avais donc raison de décerner à la solanée de M. Laber-
gerie le litre de « Pomme de terre de l'avenir ».
Est ce à dire que le nouveau tubercule va faire immé-
diatement son apparition dans nos cuisines et sur nos
menus ? Je crois devoir conseiller au lecteur quelque
patience. La plante n'est pas encore tout à fait « au point ».
Son consciencieux obtenteur, sollicité par tous les horti-
culteurs du monde, reste inébranlable dans sa résolution;
il ne livrera ses tubercules au public que dans le courant
de 1906. Il entend s'assurer, avant de les jeter sur le
marché, si la plante a gardé toutes les qualités acquises
par cinq années de sélection et de culture.
Signé : M. KORBIN.
(.\rlicle extrait du Monde moderne).
.,o—
- 84 —
LE PUCERON LANIGERE
Moyen de s'en débarrasser.
LE C H ANCRE
Moyen de le guérir.
Le puceron lanigère est le puceron du pommier et du
poirier. Il t3st recouvert d'un duvet blanc colonoeux.
Ecrasé, il donne une substance rouge qui teint les doigts
et qu'on enlève facilement avec de l'oseille.
Ce puceron, qui vit nombreux en colonies, se niche dans
les aspérités du pommier. Il se dévoloppe partout où il y
a blessure, soit par la taille, soit par toute autre cause,
mais surtout sous la partie inférieure des jeunes pousses
de certains pommiers propices à la fixation et au déve-
loppement du dit puceron, y détruit les bourgeons,
crevasse ces jeunes branches en y produisant aussi des
nodosités. La partie ainsi atteinte par ces parasites
ravageurs, auquels on ne fait pas attention et qu'on traite
à tort de quantité négligable, doit être raLlicalement
supprimée lors de la taille d'hiver et brûlée.
Nos cultivateurs, qui voient l'elïet et ferment les yeux à
la cause pour éviter tout soin et, selon eux, toute perte de
temps, ont malgré tout une expression juste pour qualifier
le pommier ainsi contaminé : il a la galle.
Tout être galleux, humain ou végétal, doit être traité
pourlui-méme et pour ceux qui l'entourent. Au cultivateur
donc de veiller ses pommiers et de les traiter eu consé-
quence.
Le puceron lanigère se multiplie avec une rapidité
effrayante. Cotonneux, il est, à l'exemple des graines
surmontées d'une aigrette (chardon, pissenlit), facilement
- 85 -
semé par le vent et par ceux qui, sans précaution, tou-
chent aux pommiers atteints de ce puceron.
Le moyen de détruire le puceron lanigère est, aussitôt
qu'il apparaît, de l'écraser avec ses doigts ou avec un peu
de bois, de bien nettoyer la place avec une brosse de
chiendent, et finalement de frotter avec de l'oseille,
Ce traitement doit être renouvelé, le puceron réappa-
raissant.
Si une branche malade devait être forcément conservée,
il faudrait, au préalable, avec la serpette, enlever tout ce
qui recouvre l'écorce, sans atteindre le bois et se servir
ensuite de la brosse et de l'oseille.
Le chancre n'est pas produit par le puceron lanigère
qu'on trouve à l'abri dans les parties mortes, chancrées, où
■ souvent il pullule.
Le chancre est dû à un champignon microscopique qui
péjèlre l'écorce et le bois, généralement à la faveur de la
piqûre d'un insecte ou d'une chenille.
La partie attaquée brunit, noircit, meurt. C'est à ce
moment qu'il faut prendre sa serpette et enlever toute la
partie atteinte, de sorte qu'il ne reste aucune trace de
maladie. Alors on mouille la plaie et on y applique aussi-
tôt du superphosphate de chaux, engrais chimique bien
connu. Ainsi traité, le chancre se guérit, et, dès l'année
même, un bourrelet de peau nouvelle foniiaut lèvre se
produit autour de la plaie. Au bout de deux ou trois ans
il n'y a plus de trace de chancre. Ce moyen bien simple
est à la portée de tous.
Le puceron lanigère n'élit jamais domicile sur le chancre
ainsi traité.
Toile vast, l^r mars 1905.
nARBEY.
VI.
— 86 —
EXCURSION A BRIX,
aux Châteaux de Frémont, Rochemont et de l'Ermitage
le 21 mai 1905.
La Société d'Horticulture de Cherbourg, voulant renou-
veler les essais d'excursions collectives tentés les années
dernières, avait organisé pour le dimanche 21 mai, une
promenade horticole à Brix, aux châteaux de Frémont,
Rochemont et de l'Ermitage.
Cette excursion, dirigée par M. Corbière, président, et
M. Dutot, vice-président, fut attrayante pour tous.
Nous nous réunissons au nombre de vingt et un prome-
neurs le malin, à sept heures et demie, devant le jardin de
la Société où deux grands breacks nous attendaient. La nuit
avait été mauvaise ; le vent, quelques ondées, laissaient
entrevoir une journée maussade, il n'en fut heureusement
rien et à huit heures les voilures prenaient la roule de
Yalognes. A la route des Rouges-Terres, chacun mit pied-
à-lerre pour contempler à son aise le magnifique panorama
de la vallée de Quiucampoix qu'on ne se lasse jamais
d'aduiirer. On éprouve là une sensation de bien-être
indescriptible en respirant cet air pur et en gravissant
cette belle route bordée d'aubépines en Heurs.
Aux Rouges-Terres, nous reprenons nos places, et après
quelques heures agréablement employées en gaies et
intéressantes causeries, nous débarquons à Délasse pour
visiter la belle propriété de M. Le Vaslois, de Cherbourg.
Madame Le Vaslois, faisant avec le plus gracieux
accueil les honneurs de sa propriété, va nous servir de
cicérone.
'^
ARAUCARIA IMBRIGATA
Propriété de M. Le Vastois, à Brix.
Cliché de M. Mietlet
- 89 -
Nos regards sont attirés dès l'enlrëe par une belle pièce
d'eau ombragée de grands arbres. Nous pénétrons dans
un joli petit bois de bétres et d'Abies pecliuala de 30 à
3o mètres de bauteur, d'une belle (orme pyramidale,
arbres rl'aulant plus précieux, qu'outre leur bois si estimé,
ils poussent dans des lieux où nul autre arbre ne peut
croître; de superbes buissons de rliododendrons, des
hêtres au feuillage pourpré, le sol tapissé do mousses, de
fougères, d'oxalis, de primevères et de violettes, font de
cette petite forêt un coin de paradis.
Dans le parc qui en est comme le prolougemenl, iiuus
trouvons des Chamœrops d'une belle venue, au tniiic
chevelu ; de superbes Araucaria Imbricala attirent
notre attention. Sur la terrasse de l'habitation s'épanouit
avec ses cônes un des plus beaux spécimens de ces Arau-
carias, arbres qui dans le Chili, leur pays d'origine, attei-
gnent cinquante mètres de hauteur et où ils constituent
de vraies forêts. Leurs cônes renferment jusqu'à trois
cents graines qui servent à la nourriture des» Araucaniens».
Introduit en 179.J, en France où le climat de l'Ouest lui
est très favorable, l'Araucaria imbricata réussit très bien.
Les terrains calcaires ne lui conviennent pas. Il y jaunit
rapidement, et il ne reprend plus, dit ou, sa belle couleur
vert foncé.
Nous visitons les serres qui renferment de beaux
pêchers et de belles vignes, et, dans le jardin potager très
bien tenu nous remarquons avec intérêt une pépinière de
jeunes Araucarias. Signalons à titre de curiosité deux
belles branches de lilas couvertes de Heurs qui ont pou«sé
à travers un mur du jardin.
Mais voici que Madame Le Vasiois, mettant le comble à
l'hospitalité, nous convie à uu lumli préparé dans ses
appartements et auquel chacun faitgrand honneur, empor-
tant de ce charmant séjour et de ses heureux propriétaires
"un reconnaissant souvenir.
~ 90 —
Mais le temps presse ; il nous faut remonter en voiture
Bi nous ne voulons pas faire attendre le gigot qui pour
nous rôtit à Brix.
C'était à Délasse que notre sympathique président avait
d'abord songé pour le déjeuner. Il était venu en parle-
mentaire quelques jours avant l'excursion près delà brave
aubergiste pour discuter cette grave question L'ambassa-
deur ne réussit point dansses négociations et M. Corbière
en fut pour ses (rais d'éloquence. '< Mon bon \Inssieu,j'n'au-
rais rien à vous donner qu'une p'tite miette (rpain,d"beurre
etd'jambon! — Alors vous pensez, ma bonne femme, qu'il
vaut mieux aller à Brix ? — Oh oui, M'sieu. oh oui ! ! ! »
C'était là le cri du cœur de cette excellente dame, elTrayée
probablement d'une invasion de vingt et un horticulteurs
aux estomacs creux.
Nous arrivons à Brix à la sortie de la messe. Aussi la
localité est-elle assez animée. Elle s'anime encore plus en
voyant le débarquement des nobles étrangers à l'auberge
Fraize où nous allons trouver bon gîte. La table est bien
un peu étroite, chacun sent le coude de son voisin ; mais
la bonne humeur des convives n'en souffre pas; les joyeux
propos en une causerie émaillée de patois normanri vont
bon train, d'autant que le déjeuner tout à fait confortable
est fort copieux et qu'il est arrosé de bon baire dont, comme
dit le chansonnier Rossel :
« Il faô baire un coup d'temps en temps
» Si no veut vivre longtemps ».
Si le baire était bon, le café n'était pas mauvais, et il
méritait avec le reste toutes les félicitations que nos
estomacs reconnaissants adressèrent à Monsieur et Madame
Fraize.
Nous aurions bien voulu contempler uti brin le pays,
mais MessirePhœbus, pourtant un des dieux des excursion-
- 91 -
nisles et aussi des liorliculteurs, nous faisait le vilain, la
moue, et il s'obstinait à se cacher derrii're un rideau de
nuages. Nouseussiouspu, dit ou, sans ce vieux capricieux,
distinguer les tours de la cathédrale de Coutances.
Nous nous consolâmes en une légère excursion dans le
domaine historique.
Brix, autrelois Bruce, était il y a des siècles un lieu
important. Dans sa forêt on a trouvé des monnaies d'or de
Néron et de Marc-Aurèle ; près de l'endroit où s'élève
l'église, on retrouve fréquemment des débris de construc-
tion enfouis t;ous la végétation; des vestiges de fondations,
des souterrains comblés ce sont les ruines liu chàleau
d'Adam qui au XIP siècle dominait la vallée. Il fut démoli
par Philippe-Auguste ; l'église actuelle date du seizième
siècle, elle fut construite avec les débris de la forteresse
féodale,
La famille de Bruix ou Bruce, à laquelle appartenait
Adam, fondateur de ce château, suivit Guillaume le-Con-
quérant en Angleterre. Une des branches s'établit en
Ecosse et elle lui donna un roi, Robert Bruce.
Nous sommes maintenant en route pour le château di»
Frémont où Monsieur de Montdésir nous attend, heureux
de nous faire les honneurs de son domaine.
Nous ne saurions trop lui exprimer nos remerciements
pour l'amabilité et la cordialité qu'il a mis à nous multi-
plier les explications durant cette intéressante visite /lui
fut trop rapide.
Nous remarquons des conifères provenant de touli's les
partiesdu monde et parfaitement acclimatés par. M Ilerpin
de Frémont.
Des Crijplomeria japonica, dont les échanlilhms les plus
beaux sous notre climat sont ceux que nous avons le
plaisir de voir. Au Japon, on est saisi d'admiration devant
ce bel arbre de quarante mètres de hauteur, garni ^W.
rameaux, de branches, couvert de feuilles il'un brau vert-
— 92
foncé, arbres splendides qui aiment l'air et l'humidité.
Au pied, des Rhododendrons de plus de dix mètres de
hauteur aux belles Heurs pourpres; des Thuya Lobbii de
Californie, aux feuilles vert-foncé luisantes, à l'odeur bal-
samique; des buissons d'Azalées, ces jolis arbrissaux si
cultivés chez nous pour la profusion et l'élégance de
leurs Heurs, constituent de ce coin de forêt un décor
ravissant.
A deux pas, un massif de Cèdres du Liban, originaires,
comme leur nom l'indique, de Syrie. Ils viennent superbes
en Normandie. Des Abies morinda de l'Himalaïa, qui
peuvent atteindre trente-cinq mètres de hauteur. Au courts
de notre promenade nous rencontrons un Genél l)lanc
d'Espagne tout-à-fait ornemental; des C/!o«5?/a odoriférants,
un superbe Genista Andrœana aux belles fleurs jaunes et
pourpres.
Celte espèce de Genista si jolie fut trouvée fortuite-
ment dans les champs en Normandie en 188o.
Des Amaryllis du Japon, plantes si remarquables par
l'éclat de leurs fleurs à odeur suave.
Monsieur de Montdésir nous fait remarquer des plants
de Shamrok, ce joli petit trèfle, fleur nationale de
l'Irlande, A ce sujet, M. Corbière nous conte une bien
jolie légende : « Saint Patrick, patron de l'Irlande, ne
pouvait arrivera expliquer le mystère de la Trinilé à ses
auditeurs; cueillant une feuille de Shamrok, vous voyez
ici trois feuilles, leur dit il, et cependant elles n'en font'
qu'une ».
De beaux lilas blancs, véritables bouquets de mariée,
agrémentent la terrasse du château ; nous citerons un
laxoilium dislichum, bel arbre originaire de la Floride, il
aime tellement l'humidité qu'on l'a surnommé le Cyprès
des marais. Des massifs de bambous, de beaux Chaniae-
cijparis Lawsoninna, introduits de Californie en 1856,
attirent nos regards ; des Magnolias au port élégant, aux
fleurs d'odeur suave, contribuent à orner ce beau parc.
- 93
Nous nous arrùtons devant un missif de Séquoia sem-
pervirens, beaux arbres qui peuvent alleindrc (îi) h m
mètres de hauteur ; ceux que nous avons sous les ytux
ont été phintés en 1818 par M. Herpin de Fréuiont, et sont
cités parmi les plus beaux de l'Europe. Originaires de
Californie, leur longévité est très grande ; on a cou|)é sur
un sujet mille huit zones de bois, ce qui lui donnait l'âge
respectable de dix siècles. ?\us \o\n,d(is (' uni} ifighiiiniu,
originaires de Cliine, beaux arbres d'ornement; des Palmiers
au tronc élancé, des Mélèzes, des Azalées. Des Fitz lioi/a
palagonicn, originaires de Magellan, viennent admira-
blement à Frémont, seul endroit où ce bel arbre se soit
bien acclimaté. Dans le reste de la France il n'ist qu'une
plante de serre. Des Sciadopilijs du Jiipon ressem-
blant à des cônes de verdure ; des Abies Doiifjlasil de
rOrégon, aux belles branches ellilées; des Libocedrits aux
formes cylindriques provenant du Chili où ils sont fort
estimés pour leur bois rouge et dur ; des ^ô/e^ hru(/no-
niana ; quelques massifs de Camélias, phinles rapporlées
du Japon par le jésuite missionnaire Canicli, niellent une
jolie note au milieu de ces sombres massifs de Conifères.
Au cours de notre promenade si int'ressatjle, nous
remarquons : des PseiidnLafix Kaempferi de (;hin<'.
arbres d'ornement; des Saxe Gothaea conspicua^res^idinlAnui
à l'If. Originaires de Patagonie, les Saxe (]olhaea oui vlâ.
découverts dans des régions excessivement sauvages en
18i-0 par Lobb qui risqua plusieurs fois sa vie pour en
rapporter quelc|ues échanlilhms; des Abies Mcoquianu et
polita, beaux arbres importés du ifi\pc)n\un Cfidinaeci/paris
pisiferu du Japon aux cônes en forme (h* pijis, un Ahies
orientalis de Tré\)'\7J)n(\e; des Picea Moiz^esll cl dvs l'icea
Mertensianu, espèces fort rares de la (];ilifornie et de
l'Orégon.
Ce magniliqufi parc de Frémont aven ses jolies pièces
d'eau sur les bords desciuelles nous remarquons Vosnwndn
- 94 -
regalis, fougère au nom juslilié par sa beauté, avec ses
Conifères d'espèces si rares et si variées, a i)ien mérité sa
réputation universelle.
Monsieur de Montdésir infaligai)le nous pilote à travers
les bois de l'Ermitage aux belles futaies de hêtres et de
chênes où nous rencontrons, avec l'aide de M. Corbière,
VlJlpnenophyilum, délicate fougère si rare eu France,
véritable plante tropicale qui ne se plaît qu'à l'humidité
sur les vieux troncs d'arbres et les rochers.
Après une heure de marche sous ces frais ombrages, nous
arrivons par une superbe avenue de hêtres et de rhodo-
dendrons au château de Rochemont où M. de Montdésir
jeune, venu à notre rencontre, se met à notre disposition
pour nous diriger dans sa jolie propriété.
A l'entrée du parc, nous nous arrêtons devant un
superbe Epicéa cxcelsa; ses branches pendantes en fout
un arbre d'un aspect très original; à côté un Cnjplomeria
e/é-^a^is, originaire du Japon, au port très élégant et léger,
à belle écorce rougeàtro, aux branches nombreuses
garnies de rameaux roux-brunàtres qui portent un
. feuillage aux teintes changeantes avec les saisons, rouge
en hiver, bronzé en été.
Nous retrouvons des Chamaccijparis, des Tiiinja Laivso-
niana el plsifcra.
Au milieu d'une pelouse un massif de Polygonumsaccha-
linense, dont un certain nombre de sujets abattus servent
de cannes aux excursionnistes; un hêtre au feuilles laciniées
d'un fort joli aspect; des Abies cephalonica pyramidaux
aux cônes rougeàtres, originaires de Grèce.
Nous nous arrêtons à admirer le joli paysage d'une
belle pièce d'eau bordée de Cytises aux lleurs d'or, où se
prolileut un magnifique hêtre aux feuilles d'un pourpre
de sang et de superbes Cnjplomeria japonica.
Avant de prendre congé de Messieurs de Montdésir,
auxquels nous renouvelons ici tous nos remerciements
- 9o
pour la belle et intéressante promenade qu'ils nous ont
fait faire avec tant d'amabilité, nous nous arriHons encore
sur la terrasse de Rocliemont, intéressés par un superbe
Gledilschla triachantos, bel arbre épineux de ^0 à io niètres
de hauteur, originaire de l'Amérique. Ses fruits servent ù
préparer une boisson enivrante aux Indiens.
Départ pour Rufosses avec arrêt obligatoire chez Madame
veuve Placide.
Un verre de cidre, du pain, du beurre et du café
remettent l'estomac des vaillants excursionnistes qui
reprennent la route de Clierbourg en saluant au passage
le vieux manoir du bon sire de Gouberville.
Nous sommes tous si enchantés de cette belle promenade
que certains prétendent y avoir retrouvé un brin de leur
jeunesse.
Nous nous promettons tous de recommencer et d'expé-
rimenter encore cette Eau de Jouvence qui est une
promenade avec un peu de science, un air pur et de gais
compagnons.
Cherbourg, 12 Juin 1905.
A. J. GCICUAHU.
-96 -
Rapport sur le Jardin de M. Anquetil
Messieurs,
A la séance du 30 Juillet deruier, M. Aiiquelil avait
manifesté le désir de faire visiter son jardin aux membres
de la Société d'Horticulture. Sur la proposition de M. le
Président, il fut décidé que celte visite aurait lieu le
mardi 15 Août, à 9 heures \J2 du malin.
Celte visite a eu lieu en elïet le jour indiqué. Klaieul
présents: MM. Corbière, Trésident de la Société; Lelièvre,
Secrétaire général ; Ménard, Bernard, Legrand, lluaut.
Membres, et Thommin, Secrétaire adjoint, rapporteur. La
Commission fut reçue par M. Anquetil, qui lui lit les hon-
neurs de son jardin avec une franche el cordiale amabilité.
Ce jardin situé dans la rue des Hameaux est de création
récente, puisqu'il ne date que de février 190o; c'était pré
cédemment une prairie ferlile, ce qui explique les résultats
remarquablesobleuus par M. Anquetil ensi peude temps,
el grâce aussi à sou initiative et à son travail persévérant.
En entrant nous voyons une verte salle garnie il'une
magnilique plante grimpante, Solanum Jasminoidcs: de
chaque côté sont des parterres aux couleurs éclatantes :
pélargonium musc, rosiers, soleil à Heurs de dalhia cactus,
ces derniers surtout sont très appréciés de la Commission.
Au milieu du jardin se trouve une serre de 7 mètres de
long sur o mètres de largeur ; elle renferme plusieurs
espèces de vigne : Chasselas de Fontainebleau, Chasselas
d' Fhrcnce, Black Alicante, et des Heurs de toute beauté :
bégonias, reines-marguerites ; pélargonium lierre. En
arricrcetdecliaf|u icùléde la serre, des i-'arterresdc chrysan-
— !I7 —
Uièmes, diilliias, liéliolropes; collection de rosiers iiiulli-
flores obleuues par semis, verveines, etc., le tout disposé
avec goût, produisant le meilleur eilet, cl donnant à celle
partie du jardin un coup d'œil magnifique.
Plus loin le potager avec un petit nombre de légumes
pour pouvoir faire face aux premiers besoins du ménage;
des groseillers, des fraisiers (v'^t Antoine et StJosopli,
fraises des bois) garnissent les plates bandes.
Le long des murs nous remarquons une jolie collection
de poiriers et de pommiers, dont les fruits sont déjà d'une
cerlaine grosseur. Nous citerons parmi les poiriers : Fon-
dante des bois. Beurré d'Amanlis, Doyenné blanc, Zépbirin
Grégoire, Doyenné d'Alençon, Louise-Bonne d'Avranches,
Duchesse d'Angoulème, Beurré Glergeau, et pour les pom-
miers : Grand Alexandre, Reinette et Calville blanc.
La Commission félicite M. Anquelil pour la très bonne
tenue de son jardin et la faron intelligente dont il a su
tirer parti de son terrain dans un espace relalivement
restreint.
Le Rapporteur,
Léon Thommin.
-«xgafc«»»«»*-<»'
- 98
Une Visite aux Forceries de la Manche
Après les visites de l'usine Simon frères (fabrication de
machines cidricoles et de laiterie) et de l'importante
Cidrerie Jeanne, la Section d'Agronomie du Congrèsde l'As-
sociation française pour l'avancementdesSciences décidait
pourle9 Août une excursion aux « Forceries de la Manche «.
Au jour dit, trois voitures mises à la disposition des
Congressistes par les Sociétés d'Horticulture et d'Agricul-
ture transportaient une quarantaine de membres, parmi
lesquels M. Magnien, inspecteur d'Agriculture, président
de la Section, M. de Lagorse, secrétaire général de la
Société d'Encouragement à l'Agriculture, et M. Cabart
Danneville, sénateur, au village de Bourbourg h ciaq
kilomètres de Cherbourg et situé sur la commune de
Tourlaville. — La contrée traversée pour s'y rendre est
essentiellement maraîchère, grâce à la nature du sol qui
convient admirablement à ce genre de culture. — Le
terrain est en effet très friable ; riche en humus avec sous-
sol très perméable. Ces différentes qualités, jointes à la
douceur du climat, expliquent la facilité qu'ont les
maraîchers de Tourlaville d'expédier, comme primeurs,
sur les marchés de Paris, de Londres, etc., tous leurs
produits tels que : choux de printemps, pommes de terre,
choux-lleurs, navels, etc. ; ils ont aussi à proximité le port
d'embarquement ou la gare de Cherbourg, et ces avantages
leur permettent d'arriver à faire une exploitation, où les
frais généraux se réduisent au strict minimum. Mriis si
ces terrains sont très féconds, leur achat ou leur location
s'en ressent. Ainsi l'hectare se vend couramment de dix
à douze mille francs et le loyer annuel est de quatre à
cinq cent cinquante francs l'hectare.
9i) —
C'est sur ces bases que M Pierre Gosselin, propriétaire
(Jes Forceries de la Manciie, aclieiait en <899 les terrains
sur lesquels il a fondé son établissement qui a une étendue
de I hectare 40 ares. Reçue très cordialement par le
maître de céans, la section d'Agronomie commence aus-
sitôt la visite.
Dès l'entrée et à gauche, l'on aperçoit un petit cours
d'eau qui traverse la propriété dans sa longueur et qui
jamais ne laril; il est canalisé sur sou parcours et forme à
un certain endroit un réservoir très précieux d'environ
80,000 litres d'eau. Le premier bâtiment eu bordure de ce
réservoir renferme les écuries, l'atelier de réparations,
les greniers à fourrages et le moteur à pétrole de Dion de
4 chevaux 1/2 actionnant une pompe centrifuge du sys-
tème Butin montée sur le même bâti. Cette pompe aspire
et monte à 8 mètres de hauteur 60,000 litres d'eau à
l'heure, dans une cuve en tôle de 16,000 litres, élevée sur
une solide charpente ; c'est donc en 1/4 d'heure que le
plein en est fait par cette pompe puissante. A côté de
cette cuve se trouve un moulin à vent système Heaume,
monté sur un pylône m.étallique de 9 mètres, et qui lui
aussi contribue à maintenir dans la cuve le niveau de la
provision d'eau. La pompe qu'il actionne ne débite que
2,OoO litres à l'heure ; mais son travail est continu de jour
comme de nuit, se fait sans frais, sans surveillance, et
elle sullit amplement l'hiver à assurer l'arrosage des
serres. C'est elle aussi qui aspire et monte dans la cuve-
réservoir le purin qui s'écoule de la fosse à fumier et qui
est dilué dans celle eau dans une certaine proportion. De
cette cuve descendent et rayonnent toutes les conduites en
plomb qui distribuent l'eau avec une forte pression dans
toutes les serres ou cultures de plein air de la propriété.
Des raccords nombreux permettent de lixer des manches
pour l'arrosage à la lance.
— 100 -"
En arrière du réservoir se trouve la bâche à mullipli-
caliou, de 34 mètres de longueur sur 2 m 60 de hauteur,
Deux larges « tannées » chaulïées par therniosiphon
permettent d'élever dans les meilleures conditions le
petit plant de tomates, de melons et les vignes de boutures
d'œil nécessaires à la plantation des cultures dont la
reprise est si capricieuse. Séparée dans s'j longueur par
deux cloisons vitrées avec portes, cette disposition
permet de varier les températures dans chaque comparti-
ment suivant les nécessités des cultures. Toute la devan-
ture est mobile par panneaux sur les deux faces et donne
ainsi une aération qu'il est facile de graduer.
Le terrain qui fait face à cette bâche est entièrement
planté de tomates, arrêtées à environ 0,80 du sol et qui
sont dressées sur des tuteurs en bambous. Cette culture
en plein air donne de superbes résultats, nous dit
M. Gosselin, et d'ailleurs la vigueur du plant, l'absence
de maladies et déjà l'abondance des fruits qui garnissent
la plante sont un sûr garant de la réussite de cette culture.
Nous remarquons également dans ce coin de la propriété
un superbe lot de poiriers en espalier, ainsi que des
pêchers qui ont été palissés sur les murs par un cojuiais-
seur, car leur conduite ne laisse rien à désirer et la
fructification s'en ressent, ils promettent tous une ample
récolte.
Revenant sur nos pas, nous voyons, bien alignés sur le
côté gauche de l'allée principale, les pignons de huit ser-
res à versants égaux, accouplés deux à deux et d'une
longueur de 45 mètres sur 8 m. 50 de largeur chacune.
Les pignons qui donnent sur l'allée principale sont expo-
sés au nord ; les serres se trouvent ainsi parfaitement
orientées, et, pour mêler l'utile à l'agréable, chaque entrée
de serre est garnie de chaque côté de deux petites plates-
bandes de géraniums, héliotropes, pétunias et rosiers
hautes liges, qui charment et reposent la vue,
loi —
Près de cette porte unique, dnunant accès dans chaque
serre, se trouve le levier de commande ou la roue avec
pignon d'angle, car les deux systèmes existent dans ces
serres. Ils permettent d'ouvrir d'un bout à l'autre et en
même temps les châssis du sommet de chaque serre, qui
se lèvent en sens inverse de ceux que nous avons coutume
de voir : c'est à la partie inférieure que sont (ixées les
charnières, et cette disposition place les châssis parallèles
lorsqu'ils sont grand ouverts. Ils forment ainsi une
cheminée d'appel d'air qui, en quelques instants, renou-
velle celui de l'intérieur et empêche les coups de chaleur.
Sur la façade de chacun de ces pignons sont aussi installés
les fournaux du système Orléanais et qui alimentent il-2'6
mètres de tuyaux par calorifère. Le chauffage se fait au
charbon de terre Cardiff qui a l'avantage de posséder un
pouvoir calorique bien supérieur au Newcastle, tout en
donnant peu ou point de fumée.
En entrant dans la première serre, garnie de vignes
« Black Alicante » et qui a été chauffée ainsi que la deu-
xième, nous constatons que notre visite est un peu tardive,
car bien des ceps sont dégarnis de leurs grappes ; néan-
moins, comme dans la serre contigue, plantée en « Forster's
White Seedling », il est facile de voir que la récolte a été
magnifique et les grappes qui restent sont énormes, bien
ciselées, d'un beau noir pruiné pour l'Alicante, tandis
que le Forster's est d'un beau blanc ambré.
Les cultures du centre de ces serres consistaieift en
navets de primeurs qui ont été exportés en Angleterre dè3
les mois de mars et d'avril.
Les troisième et quatrième serres sont séparées des
premières par un espace de 3 mètres, et il en est de même
pour chaque jeu de deux serres. Dans la troisième serre,
nous ne trouvons encore qu'une seule variété de vigne,
c'est le Frankenthal, aux raisins énormes et d'un si joli
Yii.
— 102 —
noir bleuâtre. C'est, avec le Chasselas doré, le cépage le
plus cultivé pour la table; il est en elTet le meilleur et le
plus facile à réussir des variétés de serres.
La quatrième serre ne renferme que des pêchers. Au
centre s'alignent quatre rangées d'arbres en quenouille,
très vigoureux et âgés de o ans. Mais ce qui nous étonne,
c'est de voir bien palissés sur des fils de fer et conduits en
cordon unique (comme on ne le fait ordinairement que
pour la vigne et les arbres à pépins) tous les arbres, bru-
gnonniers et pêchers, qui garnissent de m. 70 eu m. 70
les côtés des serres. C'est par un pincement sévère mais
rationnel que M. Gosselin est arrivé à obtenir des fruits
magnifiques sur des arbres continuellement contrariés
dans leur végétation et auxquels l'on ne permet qu'un
petit développement.
Celte culture, qui est une innovation pour celte contrée,
donne à M. Gosselin des résultats surprenants. Chauffés
l'hiver, les pêchers entrent en végétation dès le mois de
Décembre, et en iMars commence l'expédition des fruits
sur Paris. Cette année il en a été ainsi récolté environ 6 à
7.000.
Les cinquième et sixième serres sont plantées de variétés
de vignes très tardives, comme le « Gros Colman », le
«Muscat d'Alexandrie-, le «Chasselas Napoléon», le
« Child off Hall», etc., et dont la récolte est conservée au
fruitier pour la vente d'hiver.
Les septième et huitième serres au contraire renferment
des variétés de pleinesaisoD, telles que « Chasselas doré »,
« Chasselas de Florence », « Golden Champion », qui
alimentent le marché pendant les mois d'Août, Septembre,
jusqu'à Novembre. Dans toutes ces serres, trois récoltes
se succèdent annuellement. En janvier, des radis raves
exportés sur Londres; en Mars, des navets demi-longs
dont la cueillette est finie en Avril. Une bonne fumure
suivie d'un bon labour est faite en Mai. A ce moment l'on
— lu;;
procède à la plaotalion des tomates dont la récolte s'éche-
lonne sur Aoi\t, Septembre et Octobre.
Sur le même alignement quatre autres serres, que l'on
est en train d'édilier, auront les mômes dimensions et
seront construites également avec arcs métalliques, qui
suppriment radicalement les piliers intérieurs, facilitent
le travail de culture et donnent un cachet d'élégance que
les serres de jadis n'avaient pas. La douzième serre
s'appuiera sur le mur du tond qui clôt la propriété.
Passant sur le terrain sis à droite de l'allée et en face de
ces serres, nous y voyons 600 panneaux de châssis qui abri-
tent les cantalous « Noir des Carmes » et u Prescott fond
blanc », une des spécialités de l'établissement. De l'autre
côté de ces châssis est un terrain que l'on exhausse et
nivelle en ce moment pour yédilier la maison d'habitation
de M. Gosselin; les murs qui sortent de terre vont clore
au nord le terrain, et l'an prochain des serres de 1 00 mètres
de longueur viendront s'adosser à ce mur.
Le bâtiment qui fait suite aux châssis renferme les
communs. C'est d'abord le parc à charbons, pouvant en
contenir 60,000 kilog. et dont le sol en pente est cimenté.
A côté se trouve le magasin aux engrais; c'est là que sont
déposées les matières premières qui serviront à composer
les mélanges que nécessitent chaque culture et que le
propriétaire des Forceries prépare lui-mômo. Ces engrais
sont en général de nature organique, la Maison
employant rarement des sels chimiques, qui souvent
brûlent et toujours se dissolvent trop vite pour que les
plantes puissent s'assimiler tous leurs principes subs-
tantiels. La quantité d'engrais employée annuellemrnt
s'élève à 10,000 kilos d'engrais organiques et de 4o0 à .'iOO
mètres cubes de fumier qui servent à préparer les couches
pour la culture des Cantaloups.
L'appartement contigu est le magasin d't.'uiballage.
C'est là que se fait le triage, la mise en caisse, en paniers,
en cageots et l'arrimage des dilïérenls produits récoltés.
— 1U4 —
Les pèches et les raisins reposent sur un moelleux lit
de ouate, les tomates réclament un tapis de fine frisure
de bois, les melons cantaloup^ se contentent d'une enve-
lojipe de papier.
M. Gosselin nous fait voir et nous explique les raisons
d'être de ces dilïérents emballages, ainsi que les grands
paniers en osier blanc, dans lesquels les caissettes de raisins
et de pêches sont disposées par étages, suspendues les
unes aux autres par des agrafes métalliques formant
ressort et qui évitent, par ce sytème ingénieux, tout choc
brusque aux produits lors de leur transport.
Au premier étage est le fruitier, chambre carrée de 5 met.
de coté où l'on conserve le raisin. Sur des tablettes ad hoc
sont disposés 4.000 petits flacons remplis d'eau rendue
imputrescible et dans laquelle plongent les sarments
supportant la grappe. Des persiennes, des volets bien
étanches, des portes doubles empêchent l'airdu dehorsd'y
circuler, et des récipients remplis de chlorure de calcium
absorbent l'humidité ambiante. Grâce à ces précautions et
à ces soins minutieux, le raisin y est conservé avec son
velouté et toute sa fraîcheur, d'octobre en mars.
Les remises pour les voitures, et le magasin de réserve
pour les paniers, caisses, etc., situés au-dessus, font suite
à ces locaux, et dès l'entrée à droite se trouvent les cham-
bres du personnel ouvrier.
Ci-après quelques chiffres qui montrent mieux que toute
dissertation l'importance des forceries de la Manche.
La surface vitrée est d'environ 19.000 mètres carrés et
la superficie cultivée de 3 hectares, en y comprenant
l'établissement de la rue du Val-de-Saire,où M. Gosselin a
débuté et qu'il continuera d'exploiter parallèlement avec
celui de Bourbourg pendant cinq années encore.
Kn lyOj il a été expédié :
1 .025 caissettes de 6 pêches chacune, vendues de 2,50 à
18 fr. la caisse, suivant l'époque de vente el la beauté du
fruit.
— lUJ —
9 000 kilos de raisins de table, vendus de < a ti ir. lu
kilo, suivant l'époque de vente et la beauté du fruit.
n.789 kilos de tomates, vendues de fr. 30 à I fr lu le
kilo, suivant l'époque de la vente et la beauté du fruit;
35.000 bottes de navets de primeurs vendues de 0fr.30 à
fr.80 la botte de 12, selon l'époque de vente et la beauté
du fruit.
L'évaluation des autres expéditions en raves, petits pois,
laitues, cantaloups, etc., n'a pu nous être fournie, mais elle
forme encore un cliilïre important.
Pour terminer le compte-rendu de cette visite nous
devons aussi signaler un essai tenté l'an dernier.
Habituellement les grains que l'on ôtait de la grappe, et
qui déjà ont une certaine grosseur, étaient négligés. Kn
1904, ils ont été soigneusement recueillis et mélangés
avec les grappes qui présentaient des défauts; M. Gosselin
en a fabriqué un vin blanc qu'il nous fit déguster et qui
certes est très agréable.
En somme les Forceries de la Manche sont un établisse-
ment unique dans tout l'Ouest et nous y avons constaté
de la part de son fondateur et propriétaire une réelle
puissance d'initiative. Cette innovation, toute personnelle,
est couronnée de succès ; il n'a reculé devant rien pour
faire profiter son exploitation des derniers perfectionne-
ments, et ce succès est une juste récompense de ses elTorts.
Au moment du départ, M. le Président s'est fait riiilf>r-
prète de la Section d'Agronomie pour exprimer à M (ios-
selin sa satisfaction et lui adresser ses plus vives félicita-
tions pour son œuvre si méritante. ,
Qu'il veuille bien recevoir ici nos remerciements ixmr
le bon accueil qu'il a fait aux Congressistes de l'Associa-
tion Française pour l'Avancement des Sciences.
Cherbourg, le 7 Septembre lOOo.
Henri Lktkiuulu,
Secrétaire de la Section d'Agronomie,
— 106
MEMOIRE
ou ÉTUDE PRATIQUE
SUR LE
POMMIER NATUREL
élevé en pépinière et planté hors pépinière.
Travail honoré d'une Médaille de vermeil de i Association
Française Pomologique au Concours de Cherbourg,
8 octobre 1905.
1° POMMIER ÉLEVÉ EN PÉPINIÈRE.
Historique d'un pépin semé, soigné pour produira
un pommier qui, sans être greffé, doit être conservé s'il
donne de bonnes pommes à cidre.
Ce pépin, obtenu d'une bonne pomme à cidre peut, dans
certaines circonstances, donner un pommier produisant
des fruits de môme nature et dont la qualité progresse
avec l'âge de l'arbre. Il devrait en être ainsi, toute graine,
en général, reproduisant le végétal qui l'a fournie. Le
pépin de la pomme ferait il quelquefois, con)me certains
le prétendent, exception à cette loi naturelle? En l'admet-
tant, il est cependant importantpour tout agriculteur d'é-
lever lui-môme ses pommiers ou de s'adresser à un pépi-
niériste élevant des pommiers dans les conditions dont il
va ôtre question, afin de conserver Ions ceux qui donnent
de bons fruits et de grelTer les autres en tête.
Ces conseils sont complètement désintéressés en ce qui
me concerne comme pépiniériste. Je ne parle donc qu'au
- 107 -^
point de vue de l'avenir du cultivateur et de ses descen-
dants.
Tout pommier f^relTé en pied de bois tirant, quel qu'il
soit, pour être grelté plus tard en tète, devieot un objet
de commerce aux dépens du cultivateur, quelque beau
que soit et devienne cet arbre. Son existence est relati-
vement courte, parce que, poussant vite, il doit forcément
disparaître de même. Les petits enfants et à plus forte
raison les arrière-pelits-enfants ne le verront pas.
Il n'en était pas ainsi cbez nos ancêtres qui ne connais-
saient que le pommier venant de semis ou grelTé, en tête
ou on pied, de bonnes espèces de pommes. Aussi nous
ont-ils laissé des pommiers vieux et d'une belle étendue
avec grande production. 11 faut donc revenir à la culture
du véritable pommier, du pommier de semis et agir dans
ce sens à la façon de nos ancêtres. Ce pommier pousse,
il est vrai, moins vite que le pommier du commerce,
mais il vit plus longtemps et son cidre n'en acquiert que
plus de qualité et de force. Nous complétons nos idées
sur ce sujet dans la seconde partie « Pommier |)lanté
hors pépinière ». Cela dit, passons au pépin.
Pépin semé en vue de créer une pépinière.
Le pépin bien choisi se sème en février dans une terre
bien préparée. (*) On a soin pendant sa végétation d'en
lever les herbes et de pailler pour empêcher le dessèche-
ment de la terre.
Au bout d'un an ou deux, ce pépin est mis en pépi-
nière. Au préalable, on lui fait subir l.i l;iille suivante :
on lui laisse dix centimètres de pivot ; on coupe toutes les
racines latérales sur la partie conservée sans en atteindn;
■ (*) On pput aussi spmpr le marc de pommes, no De coDTrvR
alors Id première année qi-e les pôpiDS ayant donrifi une pniBie
vigoureuse : c'est le seul moyen d'avoir plus lard dca." BrLres
vig
de rhoix.
- 108 -
Técorce, afin de permettre le développement des sous-
yeux placés à la base des racines latérales enlevées. On
laisse ensuite huit, dix ou douze centimètres de la tige
qu'on coupe sur un bon œil. Alors on pique, comme un
poireau, le jeune pommier ainsi réduit, de manière que
le collet reste ras terre. On presse ensuite fortement la
terre. Cela fait, et par mesure de précaution, on lixe ce
jeune pommier à un tuteur de 20 centimètres piqué obli-
quement en terre, ce qui assure sa reprise.
C'est ainsi que j'ai élevé les pommiers de mes pépinières.
Les Membres de la Société d'Horticulture de Clierbour^r,
dont je suis lauréat (trois médailles de vermeil grand
module et un diplôme d'honneur avec félicitations), visi-
tant mes pépinières le 10 septembre 1898, ont pu constater
la pousse ainsi obtenue et la richesse du chevelu d'un
jeune pommier arraché devant eux et planté en janvier
de la dite année dans les conditions sus indiquées.
Soins en pépinière.
I^e Année. — Ainsi planté, ce jeune pommier réduit
donne signe de vie lors de la montée de la sève. Plusieurs
yeux de la courte tige se développent. Quand ils ont cinq
ou six centimètres, wn seul, l'extrèuve ou le mieux placé,
est conservé.
La sève ainsi concentrée permet à ce jeune pommier de
produire une pousse qui peut atteindre de oO centimètres
à un mètre, si l'on a soin de favoriser le développement
des racines par une couverture constante, quelle qu'elle
soit, paille, ajoncs, feuilles, etc. Pendant cette première
année, on pince les pousses latérales lorsqu'elles ont
atteint huit ou dix centimètres.
2' Année — On procède à la taille d'hiver en enlevant
toutes les pousses latérales sans endommager la tige, afin
de permettre aux sous-yeux de la base de se développer
et de favoriser le grossissement de la tige.
109 -
Au moment de celle laille. Iruis m;mières d'opérer se
présentent quant à la direcliou de la li<;e :
1° Tige droite arec œil tcDninal : rien à faire, laisser
pousser.
2° Tige droite «l'eo œil terminal éteint. Celle lige, par là
même, doit être forcément rabattue sur un bon œil ; alors
la jeune pousse, se dirigeant de côté, est ramenée dans la
direction de la tige par une branche de vingt centimètres
fixée à la tige et sur laquelle la jeune pousse est attachée.
3° Tige non droite avec œil terminal ou non. Cette tige
doit être rabattue le plus bas possible sur un bon d'il,
afin d'obtenir une pousse vigoureuse.
Pendant l'été de cette 2^ année, la lige du pommier
demande les mêmes soins que pour l'été de la l""* année.
3e Année. — Pendant l'hiver de celle 3« année, on fixe
la hauteur et la tête du pommier, ainsi qu'il suit :
1"90 plus cinq yeux pour la formation de la tête.
L'arbre qui n'a pas cette hauteur sera plus tard, l'hiver,
ainsi traité.
Tout pommier qui, au bout de deux ans, n'a donné
qu'une végétation insignifiante, doit disparaître de la
pépinière et être remplacé par \\i\ autre.
Tête du pommier.
Les cinq yeux ainsi laissés et développés forment la
tète du pommier. Les pousses de la tête obtenues la
première année sont, lors de la laille d'hiver, rabattues
sur un œil en dehors el non en dedans, de uianiere à ne
conserver que 15 à 20 cenlimèlres du jeune bois. Les trois
années suivantes, à la taille d'hiver, les pousses sui.t
rabattus aux longueurs suivantes:
Branche charpentière ou de prolongement: 12 cm.
Branches latérales de la dite branche charpenlière: (i cm.
Celle laille se fait toujours sur un o-il en dehors.
Les branches intérieures formant fouillis ou pouvant
- 110
occasionner par leur frottement des chancres aux branches
destinées à la formation de la tète, doivent être coupées.
Quand la tête du pommier est commencée ou faîte, on a soin
de ne laisser pousser aucun gourmand ni sur le collet, ni
sur la tige. (V'^oirâo (f) soins de propreté).
Un pommier ainsi formé porte sou âge et au bout de
quelques années donne des fruits. Il peut alors en pépinière
être marqué bon à conserver ou bon à greffer selon les
pommes obtenues. Ce dit pommier possède un chevelu
qui fait sa richesse.
N'oublions pas que toutes nos belles et riches variétés
de pommes à cidre viennent du pommier de semis. Il est
donc important de conserver les pommiers naturels donnant
de bonnes pommes à cidre. Ces arbres robustes, n'ayant
reçu aucune mutilation, résistent plus facilement aux
intempéries des saisons : de belles et fréquentes récoltes
de pommes en sont la conséquence logique.
Maladies du pommier.
Le pommier est sujet à deux maladies -.l'une occasionnée
par un puceron blanc cotonneux appelé puceron lanigère,
l'autre par le chancre.
On guérit le pommier du puceron lanigère en écrasant
le dit puceron avec ses doigts, eu frottant ensuite l'endroit
avec une brosse de chiendent et eufin avec de roseille, ou
mieux l'endroit étant mouillé, avec du superphosphate de
chaux, engrais bien connu.
Pour guérir le chancre, on enlève avec une serpette
toute la partie atteinte et l'on mouille la place qu'on
recouvre de superphosphate de chaux Dès la première
année et par ce seul traitement, un bourrelet de peau
nouvelle se forme et au bout de deux ou trois ans, il n'y a
plus Ir trace de chancre.
- 111
2° POMMIKK PLANTÉ HORS PÉPINIÈRE.
(a) Profondeur des fosses et Plantation du pommier.
Généralement ou se pose celle quesliuu : A quelle
profondeur faut-il planter le pommier ? La réponse nou3
est donnée par la nalure qui a lixé elle même au niveau
de la terre le collet ou nœud vital d'où partent la liye et
le pivot autour duquel sont les racines.
Lors de la plautalion, ce collet doit toujoiirs être
maintenu ras de terre et, par suilc. les racines alloni^ées
par étage et dirigées toutes dans le sol et non dans le
sous-sol.
Des ajoncs d'abord sur les racines recouvertes d'un peu
de lerre, puis, lorsque la fosse est complètement remplie,
une fumure dont les sucs alimentent les racines par suile
des eaux pluviales et dont le but, comme couverture, est
de maintenir une certaine liumidilé nécessaire au déve-
loppement des racines et du chevelu; voilà la Iransplan-
tation par excellence pour assurer la reprise du poininicr
et obtenir une belle végélalion.
On ne doit jamais metlre le fumier; \^en contact avec les
racines, afin d'éviter aux racines celle maladie qu'on
nomme le blanc et qui estfalaleaux pommiers; 2° en lus
autour de la tige, aulremenl il yaurail bieiilùl échaulTemcnt,
production de champignons el perle du pommier
D'après les indications qui \iiéch\G\\\, Us fosses doivent
être peu profondes (30 à 3o cenlimèlres) et dnn diamètre
de deux mètres. Si une racine allait au-delà de la fosse,
il faudrait non la couper, mais l'allonger dans une tranchée
faite avec la bêche.
Ces observations oui une imporlance çapilale sur la vie
et le développemenl du pommier dont les racines doivent
trouver leur alimenlalion dans le sol végétal, ce qui
permet de planter avantageusement un j«'une pommier h
la place d'un vieux.
- 112 -
Généralement la plantation laisse encore bien à désirer
dans beaucoup d'endroits, en ce sens qu'en mettant le
pommier trop profondément en terre, pour que le vent
ne Venlève pas, non seulement on prive d'air une partie
de la tige, mais on force les racines à se diriger dans le
sous-sol où elles ne trouvent aucune nourriture pour
alimenter le pommier.
Un pommier ainsi planté donne quelque végétation
pendant trois ou quatre ans,tempsque les racines mettent
à sécréter les sucs de la terre remuée. Mais aussitôt que
ces dites racines se trouvent en contact iivec le sous-sol,
un arrêt se produit dans Ja végétation; l'extrémité des
branches se dessèche, l'arbre ne pousse plus, il dépérit
faute d'aliments; on peut dire qu'il a vécu. Tels sont les
effets d'une plantation trop profonde : de là, pour le
cultivateur un retard dans la production et de nouvelles
dépenses pour une nouvelle plantation, ce qu'il aurait
évité si la science d'une bonne plantation avait fait place
à son ignorance.
J'ai combattu cette méthode défectueuse condamnant le
pommier à vivre quelques années seulement. Aujouril'hui
j'ai la satisfaction de constater que la plantation s'opère
mieux, si l'on en juge par le développement constant de
l'arbre et par sa belle végétation.
(b) Choix et Grosseur du pommier à transplanter.
Tout cultivateur soucieux de l'avenir de ses pommiers,
richesse de toute propriété bien plantée, doit évidemment
choisir lui môme ses pommiers dans une pépinière où le
pépin est en honneur, rejeter tout pommier grelTé en pied
pour l'être plus tard en tète, et surtout ne jamais acheter
ces rebuts de pépinières jetés sur nos marchés, vendus
l);ii' leur grosseur et ne donnant souvent que de bien
maigres résultats dans nos terrains où ils ne trouvent
plus l.i richesse de la terre de la pépinière d'où ils partent.
— li;i
Ces pommiers ;'i f^rossc li<j;e avec canaux fitrlcmcnt
développés pour recevoir une sève abondanic, ne revoivenl
presque plus rien, étant [irivés de leurs principales
racines et de leur ItHe d'appel. Dans ces conditions, ces
arbres ont soif, leurs canaux se rétrécissent au lieu de se
développer et, par suite, la tige elle-même diminue de
volume, se resserre et durcit. En tous cas, cette }j;rosse
lige, avec sa végétation bien réduite, ne songera à grossir
que lorsqu'elle aura fait do nouvelles racines formant
équivalence à celles qui lui ont été supprimées lors de sa
Iransplanlalion; ce travail peut durer cinq ou six ans,
Il n'en est pas ainsi de l'arbre de grosseur moyenne
(9 à 12 centimètres de circonférence à mi-tige), arraché à
l'aide d'une chèvre et transplanté avec presque toutes ses
racines dont quelques unes peuvent atteindre l^oO, arbre
ayant en plus une tête d'appel bien formée. Dans de telles
conditions, ce pommier ne s'aperçoit pas de sa transplan-
tation. Sorti d'une pépinière sans fumure, mais recouverte
d'ajoncs ou de vesce, il prend toute terre à goût, continue
à pousser, à se développer (it à grossir dès l'année môme;
souvent aussi il fleurit et donne quelques pommes.
Ce pommier de grosseur moyenne offre, on le voit, au
cultivateur plus d'avantages que le pommier à grosse lige;
le durcissement constaté chez ce dernier n'existant p'ns et
ne pouvant exister chez l'autre. En général, le pommier
est bon pour la tran-planlalion lorsqu'il a la raideur
voulue pour celte opération.
Les pommiers naturels, /brm^5 d'une seule espèce de bois,
ont une supériorité incontestable sur ceux qui, mutilés
en pied et en létc, sont formés de trois espèces de hois se
contrariant souvent entre elles aux dépens de la vigueur
de l'arbre. Celle supériorité existe encore certainement
pour l'arbre naturel comme endurance, comme rendement
et comme longévité. C'est bien là l'arbre par excellence
et qui doit attirer l'altenlion et le goùl du cultivateur.
— i14 —
(c) Durée des pommiers.
Tout pommier met le môme temps à décroître qu'à
croître. Nos vieux pommiers aujourd'hui âgés de 70 à 80
ans.encore vigoureux et donnant des quantités de pommes,
proviennent certalneuient de pépins non greffés ou de
pépins greffés en tête ou en pied de bonnes espèces de
pommes à cidre. On ne voit sur leurs tiges aucunes
traces des deux greffes Indiquant le bois tirant. Ces arbres
vivront encore de longues années : on peut les comparer
au cbène. 11 n'en sera pas ainsi des pommiers artificiels
ou de commerce formés de bois tendre et grossissant vite;
ils peuvent être comparés au peuplier. Ils atteindront
vite aussi la limite de leur croissance pour décroître
promptement et disparaître, relativement peu âgés, au
moment où ils devraient donner de bons fruits et en
quantité : de là le renouvellement du plant et les frais qui
en découlent.
Il ne faut pas perdre non plus de vue que les fruits des
jeunes pommiers sont loin d'avoir la qualité des fruits
des pommiers déjà âgés et vieux.
Le cultivateur doit donc prendre ses précautions pour
planter des pommiers qui puissent vieillir.
(d) Moyen d'assurer au pommier une belle végétation
avec production de fruits.
Ce moyen est bien simple et à la portée de tous. Il
consiste, quand c'est possible, à couvrir la terre et un peu
au delà du périmètre du pommier, soit avec du fumier,
des ajoncs, des broussailles et avec n'importe quoi, pour
que la terre conserve toujours un peu d'humidité et ne
passe plus par l'alternative d'humidité et de sécheresse,
comme cela a lieu généralement, ce qui est nuisible au
pommier.
Cette couverture a pour but de favoriser le développe-
ment du chevelu et de donner à l'arbre une sève constante
— ii:î -
lui permelUmt de résister nux intempéries des saisons, en
lui assurant une bonne lloraison et une abondante fructi-
fication.
Les résultats obtenus récompensent largement le
cultivateur des quelques soins donnés à ses pommiers.
Puissent ces moyens être mis t>n pr;iti(|uo !
(e) Un mot précis sur le rôle des racines du pommier.
La sève circule dans tout véiîétal comme le sans; dans
tout animal.
Cette sève donne lieu dans l'arbre à deux courants : l'un
ascendant, produit par la sécrétion des racines ; l'autre
descendant, donné par la même sève, mais alors élaborée,
transformée par l'arbre et ses feuilles au contact de l'air.
Cela admis, j'ajoute, par suite d'observations lors de
l'arracbage de vieux pommiers: le pommier a deux sortes
de racines, les racines de fixation et les racines d'alimen-
tation.
Le rôle de ces racines est bien difTérent.
Les racines de fixation qui, après la transplantation,
partent de l'arbre même et de ses racines d'alimentation,
s'enfoncent en terre pour donner à l'arbre appui et résis-
tance.
Les racines d'alimentation, traçantes comme celles du
fraisier, rayonnent dans le sol végétal tcTiit autour de
l'arbre, pour y chercher les sucs dont le pommier a besoin
pour être alimenté, vivre, croître et produire. Par leur
grand développement dans le sol, ces racines d'alimenta-
tion ofïrent aussi une certaine résistance pour l'arbre.
Les racines de fixation, en plongeant dans le sol,
n'apportent aucun aliment au pommier, mais elles
reçoivent par la sève descendante qui les nourrit, cette
force de pénétration dont elles ont besoin pour remplir le
rôle dont la nature les a chargés.
Les racines d'alimentation ont donc un double but à
— ne. —
atteindre: assurer à l'arbre une belle végétation et nourrir
leurs sœurs pauvres, mais indispensables, pour que
celles ci implantent le pommier, secondent et (ortilient le
travail de résistance de leurs sœurs nourricières, afin que
l'arbre, malgré Ténormité de sa tète, résiste aux vents et
aux tempêtes
Travail admirable de la nature nous montrant nettement
que tout le pommier repose sur le travail des racines
d'alimentation.
Cela prouve la justesse de nos observations quant à la
plantation du pommier et à la couverture de la terre où
doivent se développer les racines d'alimentation.
Cultivateurs, soignez ces racines, et les productions de
vos pommiers seront fréquentes et abondantes.
(f) Soins de propreté.
Ces soins consistent, en tout temps, à ne laisser pousser
aucunes mousses sur la tige et sur la tête du pommier.
Ces mousses, donnant asile à l'anthonome et à d'autres
insectes, doivent disparaîtra.
Pour cela on peut employer le superphosphate de chaux
soluble eau,
\<^ En pépinière. — Etendu d'eau et formant un lait épais,
ce superphosphate est, en temps sec et à l'aide d'un chitTon
ou d'un pinceau, appliqué sur la tige et sur les branches
de la tête. Ce superphosphate brûle les mousses, et la
pluie en tombant les entraine et nettoie le pommier.
2o Hors pépinière. — Pour enlever les mousses des
tètes des pommiers, on profite d'un temps un peu humide
*a7J5;)/uîe, pour semer quelques poignées de superphos-
phate un peu partout sur le pommier. Une échelle double
facilite cette opération qu'on doit faire en décembre,
janvier ou février.
Ce superpiiosphate est un engrais dont, par la pluie,
profiteront les racines d'alimentation.
— 117 —
(g) Greffes. — Epoque du greffage.
Pour vos greffes, cultivateurs, ayez, toujours recours à
vos bonnes variétés bien productives ou à celles qui sont
connues de vous dans votre voisinage. Acclimatées, ces
variétés vous satisferont toujours. Si vous allez au loin en
chercher, vous n'aurez souvent que déception, ce qu'il
faut éviter dans votre intérêt.
Les greffons doivent être pris sur un arbre vij^'ourrux et
sans chancres.
Observations très importantes relatives au greffaije.
Les pommiers se divisent en trois catégories : précoces,
moyenne saison, tardifs.
D'après cela, au printemps de l'annéô antérieure au
greffage et au moment où le pommier donne signe de vie,
il faut marquer chaque arbre d'un de ces mots : précoce,
moyenne saison, tardif.
L'année suivante, on procède à l'opération du greffage
qui, d'après les trois saisons des pommiers, doit avoir lieu
en trois fois et non en une.
A cette question : Quelle est l'époque du greffage pour
un pommier ? la réponse est celle-ci : l'époque précise
pour le greffage est celle où, comme dans l'épine, le
pommier montre de petits bourgeons rouges naissants.
Alors on applique à ce pommier le greffon de la saison
qui lui convient, et on est certain du succès de l'opération
la greffe étant et restant bien placée.
(h) Cueillette et triage des pommes pour la fabrication
du cidre.
Nos pommiers étant plantés un peu péle-mèie quant à
la saison de leurs fruits, il est à désirer que tout culti-
vateur, au printemps, lors de la montée de la sève, mette
une étiquette sur chaque pommier avec un de ces mots :
précoce, moyenne saison, tardive, Yiii.
IIR _
Celle éliquclle, lors de la cueillette, permeltrait ce triage
tant désiré pour que la fabrication du cidre n'ait lieu que
sur les pommes de même saison, mûres en même temps.
Le cidre ainsi obtenu serait tout autre,» comme douceur
et qualité, que celui qu'on obtient généralement par le
mélange de pommes de diverses saisons.
Il ne faut pas attendre que les pommes soient pourries
pour être pressurées. La pomme pourrie, ayant perdu son
sucre, ne donne plus qu'un liquide jaunâtre sans qualité.
Elle augmente sûrement la quantité du rendement, mais
aux dépens de la bonne qualité du cidre.
Pourquoi nos ancêtres, en plantant profondément
les pommiers nous en ont-ils laissé
de gros et fort jolis ?
Leur méthode était donc bonne ?
Dans la plantation profonde des pommiers, le procédé
de nos ancêtres n'est pas à imiter ; il donne lieu à un
résultat général bien incertain et afllrme au contraire la
plantation entière dans le sol.
On en aura la conviction par l'explication suivante :
J'ai assisté et parfois pris part à l'arrachage de vieux et
forts pommiers. Voici ce que j'ai constaté.
Le pommier avait été planté profondément (près de
70 centimètres, sinon plus). La partie en terre formait,
contrairement à ce qui doit exister, un tronc de cône
renversé dont la grande base était au ras du sol et la petite
base au fond.
Celle dernière n'avait guère grossi depuis la plantation
profonde du pommier et les racines primitives devaient,
comme volume, être restées les mêmes. On peut en
conclure qu'au début, le pommier, planté dans des condi-
tions si anormales, avait poussé un peu d'abord; puis,
faute d'aliments, avait dû rester slalionnaire pendant un
cerlaift laps de temps ; enfin, recevant certains secourSj
— llî) —
ce pommier avait donné une nouvelle vép;étation et avait
grossi. D'où venait ce secours inattendu ? Le long do la
lige en contact avec le sol,e//à seu/ement, s'élMcnlionuées
en étages des racines qui s'étaient développées dans cette
partie de la terre où elles doivent trouver l'alimentation
du pommier. Grâce à ces nouvelles racines et après avoir
souffert, le pommier a reçu une nourriture qui lui a
permis de reprendre sa vie végétative, de grossir et de
vieillir.
On le voit, planter profondément, c'est jouer gros jeu ;
car tout pommier planté dans ces conditions et ne
produisant pas de nouvelles racines sur sa tige enfouie,
est un arbre perdu et qui doit être remplacé.
L'attente de racines, devant se former sur la tige pour
se développer dans le sol et pouvant faire défaut, uou3
indique nettement que la plantation profonde doit ôlro
abandonnée et que la seule bonne et certaine est celle qui
en utilisant les racines du pommier après son arrachage
de la pépinière, se pratique uniquement dans le sol,
puisque là seulement se trouvent les sucs d'alimentation
assurant la vie et la croissance du pommier.
BARBEY,
Officier de Vlnslruclmi publique.
-o —
— liO —
Le Livre de rAssociation Française
pour l'Avancement des Sciences.
Congrès de Cherbourg.
(Rapport lu à la Séance du 2 septembre 4905.)
Messieurs,
Le Congrès de rAssociation française pour l'avance-
ment des sciences s'est tenu, comme vous le savez, à
Ciierbourg, du 3 au 10 août.
A cette occasion, un comité local a procédé à l'élabora-
tion d'un Livre ayant pour l\ire ^< Cherbourg elle Cotentin»,
livre dont des exemplaires ont été remis aux congres-
sistes. Il en a été olïerl un à la Société d'Horticulture et
ce don est précieux pour nous, à plus d'un titre.
Ce volume de 690 pages, illustré de nombreuses
gravures, et qui fait honneur à l'imprimerie Le Maout, a
demandé un grand travail à M. Corbière (président de la
commission spéciale qui en était chargée), ne fût-ce que
pour la réunion, le classement de 34 mémoires, la
correction des épreuves, les rapports avec les auteurs et
l'imprimeur, etc. Il fallait le dévouement dont nous
savons susceptible notre excellent président, pour mener
à bien une tûche aussi laborieuse. Tous les documents
(dus en grande partie à des habitants de notre ville), qui
composent ce livre, constituent un ensemble très bien
compris de renseignements les plus intéressants sur
Cherbourg et le Cotentin. C'est un véritable monument
qui fait bien ressortir les diverses richesses de notre
région, ses ressources et son histoire, et qui a pu démon-
- 121 -
trer aux congressistes que noire partie de la Manche est
digne, à tous points de vue, de rivaliser avec les autres
contrées de la France.
Nos collègues seront uerlaiuement heureux d'avoir
l'occasion de le consulter.
Je ne pourrais vous donner un compte rendu complet
de ce livre, je vais me borner à signaler ce qui intéresse
plus particulièrement l'horticulture et notre Société.
***
Dans son mémoire « La Flore », M, Corbière, avec sa
compétence si universellement appréciée, fait rénuméra-
tion des richesses botaniques qu'on rencontre dans le
Cotentin. « Grâce à sa situation très particulière, dit-il, et
» aux causes géologiques que nous venons d'indiquer, le
» Cotentin bien qu'il comprenne tout au plus le tiers du
» département de la Manche et que ses dimensions ne
» dépassent guère en largeur ni en longueur une cinquan-
» taine de kilomètres, constitue une région très naturelle
» et, spécialement au point de vue botanique, l'une des
» plus intéressantes du territoire français. Elle est carac-
» térisée comme nous allons le voir, par un certain
» nombre de plantes remarquables que l'on nf trouve
■ nulle part ailleurs en Normandie».
*
Un intéressant travail de M. Point donne d'iitiltîs
et très complètes indications sur les cultures de Tour-
laville. Ses divisions sont: historique; climat et sol;
engrais; labours et assolements; procédés de culture;
choix des types destinés à la reproduction; récolte des
légumes; prix moyen; expédition et transports. M. Point
a fait faire un tirage spécial de ce mémoire dont il a
remis un exemplaire pour notre bibliothèqup. Il rontri-
- 122 -
buera certainement à une extension plus grande encore
de nos cultures maraîchères. Le sujet a été traité avec
une grande compétence par le dévoué président du
syndicat des maraîchers de Tourlaville.
*
Le mémoire de M. Point m'a rappelé la chanson de
M. Alfred Rosscl : « Choux, pois et salade ->, dédiée au\
maraîchers de Tourlaville et composée à l'occasion du
banquet de l'exposition d'horticulture de 1869.
Les chansons de M. Alfred Rossel, surtout celles on
patois Bas-Normand, ont attiré l'attention de l'éininent
professeur de notre Lycée, M. Dupré, qui. dans un
mémoire du livre « Poètes et prosateurs normands au
XIX« siècle », leur consacre une dizaine de pages. Il en
donne des extraits et en fait de grands éloges.
Nous nous réjouissons de tout cœur de l'appréciation
d'un homme aussi compétent que M. Dupré sur l'œuvre
de M. Rossel et sur l'interprétation, hors de pair, de
l'incomparable M. Gohel, qui sait si bien en faire ressortir
le mérite.
Il n'est pas exagéré de dire que l'horticulture a inspiré
M. Rossel. C'est, en elïet, en cultivant son jardin, en
soignant ses belles collections de pensées, de roses et de
chrysanthèmes qu'il a composé une partie de ses jolies
chansons.
M. Rossel, qui fut secrétaire pendant plusieurs années,
est un de ceux qui ont le plus contribué à la prospérité
de noire Société, dont il est un des meilleurs membres
depuis plus de 40 ans; à la résurrection de notre bulletin;
à la création du jardin de la rue Montebello, et à
l'obtention, par ses chansons: « La maison du Jardinier »
(1872) et « Monsieur le Maire, Merci » (1873), du pavillon
dans lequel se tiennent nos séances.
— i'S^ -
Hf *
Le souvenir de la créalioQ de notre jardin de la riio
Montebello m'amène naturellement à vous signaler nu
mémoire du livre du Congrès rédigé par M. Dutot, notre
excellent vice-président, ayant pour titre a La Sociélé
d'horticulture et rhorticullure à Cherbourg »,'et dont nous
devons le remercier tout particulièrement.
Il indique les avantages que noire climat oITre pour la
culture des plantes. Il fait Thistorique de notre Société
depuis sa fondation en 1841 ; il fournil des indications sur
le jardin de la rue Montebello et sur les végétaux qui y
ont été acclimatés. M Dulot donne aussi l'Iiistorique et
la description du jardin public de la ville, du parc et des
serres de M. Emmanuel Liais. Terminant par le chapitre
(i l'horticulture marchande », il mentionne que notre ville
possède des établisseuients de premier ordre et que, dans
ces derniers temps, il s'est créé une nouvelle branche de
commerce, c'est-à-dire l'exportation, en grand, de Ih'urs
coupées, comme cela se pratique, depuis longtemps, dans
le midi de la France.
Nous avons signalé à la section d'agronomie du Congrès,
ce fait dont les membres étrangers à Cherbourg élaieiil
loin de se douter et dont ils ont été frappés, que notre,
région pouvait, comme le Midi, faire le comn)erce de
lleurs coupées. Nous avons demandé que les démarches
qui seront faites en vue d'obtenir des réductions de
transport pour les légumes s'appliquent aussi aux fruits,
plantes et lleurs coupées, de faron à pouvoir faire des
expéditions, aussi bien pour rinlériiîur de lu France qufî
pour l'Angleterre.
Des réductions pourraient permettre de donner de
l'extension au commerce des produits du sol et par suite
aux cultures.
- m-
La section d'agronomie a tenu, du 3 au 9 août, matin et
soir, de nombreuses réunions auxquelles avaient été
convoqués les bureaux et un certain nombre de membres
des sociétés d'agriculture et d'horticulture, ainsi que des
agronomes bien connus, par exemple M. de la Gorse.
Le bureau a été composé comme il suit : président :
M. Magnin, Inspecteur général de l'agriculture ; vice-
présidents : MM. Cabart-Danneville, président de la
Société d'agriculture, et Corbière, président de la Société
d'horticulture ; Secrétaires : MM. Gouix, secrétaire de la
Société d'agriculture et Leterrier, secrétaire-adjoint de la
Société d'horticulture.
Il a été fait des communications et lu des travaux sur la
fabrication du cidre, sur diverses cultures, sur les moyens
de transport, etc. Ces communications ont été l'objet
d'intéressantes explications et observations. La section
d'agronomie a visité la cidrerie de M. Jeanne et les
établissements de MM. Simon frères.
***
Les bureaux des sociétés d'horticulture et d'agriculture
ont rais à la disposition des membres de la section d'agro-
nomie du Congrès, des voitures, partant du jardin de la
rue Montebello, pour permettre de visiter le jardin public,
les cultures de Tourlaville, les serres de M. Gosselin
(Pierre), à Bourbourg, et les jardins du château de
Tourlaville.
Les 40 personnes qui ont pris part à celte excursion en
ont été enchantées et ont été surprises des résultats
obtenus dans les cultures maraîchères, dans l'acclimata-
tion des végétaux exotiques, et dans les cultures de
primeurs de M. Gosselin. M. Leterrier a été prié de rédiger
un rapport de cette visite pour les complcs-rendus du
Congrès.
- 125 -
•**
La tenue à Cherbourg du Congrès de l'Association pour
l'avancement des sciences. aur;i ('té iTiino grande utilih^ à
plus d'un titre, et ne fût-ce qu'en permettant de mettre en
relief les superbes résultats obtenus dans nos cultures
horticoles. Nous ne pouvons trop en remercier ceux qui
l'ont provoquée et en particulier notre savant et dévoué
président, M. Corbière.
1». LKLIÈVUE.
- 126 -
Décoration horticole du Concours Pomologique
Récompenses accordées aux Horticulteurs
et Maraîchers.
[Rapport lu à la Séance du 5 novembre 190Ô).
Messieurs,
Uq Congrès pomologique s'est leuu, pour la première
lois à Cherbourg, du 4 au 8 octobre 1905.
Comme la culture des fruits, même de pressoir, a des
rapports avec rhorlicullure aussi bien qu'avec l'agricul-
ture, il était rationnel que l'Associalion française pomo-
logique et M. le Maire de la ville de Cherbourg eussent
pensé à demander à nos deux sociétés locales de prêter
leur coDCOLrs pour la circonstauce, demande dont M. le
Président vous a fait part dans les séances du 4 Juin et
du 2 Juillet. C'était une occasion pour nous, sans suppor-
ter les fortes dépenses d'une exposition (ce que nous
n'aurions pu faire, venant d'en organiser une en 1904), de
montrer, aux nombreux étrangers accourus à Cherbourg
pour la circonstance, les richesses horticoles que possède
notre ville.
La Société d'horticulture l'avait parfaitement compris ;
aussi, le bureau a t-il demandé à nos horticulteurs de
vouloir h'w.n donner leur parlicipalion, sans qu'il y ait lieu
à concours entre eux, la Société devant seulement attri-
buer à chacun une indemnité pour l'aider à couvrir
ses frais.
Messieurs les horticulteurs ont montré la meilleure
bonne volonté et ils ont procédé eux-mêmes, avec le plus
- 127 -
grand guùt, à la disposition do leurs npporls; ils ont droit
aux vifs remerciements de notre Société.
Grâce à ces apports, le coup d'u-il des locaux du cnn-
cours était des plus ravissants. Les pomologues, les délé-
gués des Sociétés d horticulture de Picardie, de Normandie
et de Bretagne qui étaient venus pour faire partie du
Jury, et tous les étrangers à la ville qui ont visité l'expo-
sition, ont été unanimes pour reconnaître que, nulle part,
ils n'avaient vu, pour les concours pomologiques, un
cadre aussi beau de magnifiques plantes variées.
Les halles avaient été, d'ailleuis, superbement ornées
de pavillons sous la direction de M. Métivier, architecte
de la ville, qui a donné, une fois de plus, une preuve de
son savoir-faire.
M Léon Cavrou s'était chargé de disposer des massifs
dans la rue Collard et de décorer de plantes la partie
Ouest des Halles.
M. Gustave Levéel occupait toute la partie du Sud, y
compris les deux petits compartiments latéraux. —
M. Halopé la cour du Sud et la partie Est des Halles
Les plantes vertes (de serre et de pleine terre) domi-
naient, à cause de la saison ; les magnifiques échantillons
que l'on remarquait témoignaient de l'excellente culture
de nos intelligents horticulteurs. C'étaient de su[)erhes
palmiers des plus varies : Chamaerops, Kenlia, Pho-nix,
Latania, Cocos, etc., des Calladium, des .Aiithuriuu), des
Philodendrons et autres Aroidées, des Musa, de grandes
fougères arborescentes et de mignonnes fougères herbacées
qui, pour être plus petites, n'en avaient pas moins de
mérite, des Cycadées, des Araucaria excelsa, dcsDracd'na
les plus variés, des Aucuba, des Fusains, des Conifères,
etc., etc.
Comme plantes fieuries, on remar((uait surtout, dans le
;lot de M. Léon Cavron, un très bel apport de Chrysan-
thèmes à grandes fleurs aux .riches coloris (rareté pour
- 128 —
la saison), de 1res jolis Dalhias ; dans le lot de M. Levéel,
des Orchidées bizarres, entre autres des Cypripedium.
Quant à M. Girard, il avait disposé dans la partie Ouest
des Halles, un lot de jolis Pélargouiums en fleurs. 11 expo-
sait aussi son insecticide, qui peut avoir son utilité, tout
aussi bien pour les arbres que pour les plantes.
L'Association française pomologique, en témoignage de
sa reconnaissance, a attribué à MM. Léon Cavron, Halopé
et Levéel, des médailles d'argent grand module, et à M.
Girard une médaille de bronze, pour leur participation à
la décoration horticole de l'exposition.
*
* *
Les apports de fruits de pressoir (pommes et poires)
étaient plus nombreux qu'on aurait pu le penser, vu la
saison et la situation géographique de Cherbourg. Le
département de la Manche était représenté par de beaux
et nombreux envois. On remarquait, entre autres, les
pommes d'arbres non greffés de M. Barbey, qui avait désiré
ne pas prendre part aux concours pour ses fruits et ses
arbres.
Il parait que les apports de cidre et ceux d'eau-de-vie
de cidre et de poiré étaient plus nombreux que ceux que
l'on voit ordinairement dans ces sortes de concours ;
cela tenait à l'importance de la récolte de 1904.
Je ne dois pas oublier de mentionner la magnifique et
incomparable exposition de pressoirs et nombreux appa-
reils, tant pour la fabrication du cidre que pour les divers
usages de l'agriculture, de la maison Simon frères, dont la
réputation est universelle et incontestable.
Dans la rue Collard surtout, étaient disposés les pom-
miers, parmi lesquels on voyait ceux de semis de M. Bar-
bey (dont un avec ses fruits'»; quelques autres pommiers
de Ir^'s bel aspect étaient placés par M. Halopé, entre ses
plantes vertes, dans la cour.
— i29 —
Jeduis ajouter que nous avons vu attribuer avic un
grand plaisir une médaille de vermeil (mise parla Société
d'horticulture à la disposition du Jury) à M. I^arbey pour
son mémoire sur la culture des pomuiiers naturels, dont
il vient de vous donner lecture.
***
La récompense décernée à M. Barbey n'est pas la seule
dont nous ayons eu à nous réjouir.
Vous vous souvenez, Messieurs, que l'an dernier, .M. le
Préfet de la Manche avait demandé à la Société d'horticul-
ture de faire connaître aux horticulteurs et maraîchers
de l'arrondissement qu'il était créé par le gouvernement
des prix culturaux, et que le regretté M. Drouin avait été
choisi par M. le Préfet, sur une liste de noms (|u'il nous
avait demandée, pour faire partie du Jury chargé d'exa-
miner les cultures, en vue des prix à décerner.
M. Drouin avait même lu, à l'une de nos séances, l'ébau-
che très intéressante d'une partie du rapport des visites
faites ; mais la mort est venue le frapper avant qu'il ;iil
pu nous communiquer son rapport définitif.
Comme les concours pomologiques concordaient à Cher-
bourg avec des concours agricoles, on a profilé de la cir-
constance pour décerner les récompenses iiltribuées à la
suite des visites de cultures faites en 1904.
AI. Léon Cavron, qui était chevalier du Mérite agricole
depuis 1901, et dont les cultures avaient dû être très
remarquées du Jury dont je viens de parler, a été promu
officier du môme ordre. C'est une juste récompcnsi; des
brillants succès obtenus par cet excellent horticulteur
dans de nombreuses expositions et tout particulien-uicnt
à Paris.
Ont obtenu pour leurs cullures :
— 130 —
M. Léoa Pierre Gosselin, pépiniériste et primeurisle à
Tourlaville, un objet d'art de 300 fr. et une somme de
600 fr.
M. Cotlin, horticulteur maraîcher à Tourlaville, une
médaille de bronze et 180 fr.
M. Halopé, horticulteur pépiniériste, une médaille de
bronze et 150 fr.
M. Girard, horticulteur, deux médailles de bronze et
une somme de 70 francs.
Nous ne pouvons trop nous réjouir des récompenses de
valeur accordées à nos horticulteurs et qui classent leurs
cultures au premier rang de celles du département.
Nous espérons que, lors du prochain concours organisé
par le gouvernement, ceux de nos horticulteurs et ma-
raîchers qui ont hésité, cette fois, à concourir se décideront,
et que les récompenses seront alors plus nombreuses
encore pour notre arrondissement.
***
Permettez-moi, Messieurs, de vous signaler aussi, la
Domination au grade de chevalier du Mérite agricole, de
M. Simon, directeur de la Banque de France, qui a montré
la plus grande aptitude et le plus grand dévouement pour
l'organisation du Concours pomologique. M. Simon est
l'undenos plusanciens sociétaires, etnousnous réjouissons
tous de la distinction dont il vient d'être l'objet.
Le Congrès pomologique a tenu, dans le grand salon de
l'Hôtel de Ville, plusieurs séances auxquelles ont assisté
un certain nombre de membres de notre Société. Il y a été
traité des sujets fort intéressants ayant rapport surtout
à la fabrication et au commerce du cidre. M le président
Cloarec a constaté que nulle part son Association n'avait
131
eu une aussi nombreuse assistance aux séances de ses
congrès et n'avait rencontré aulaiil île concours sym-
patiiiques.
Excusez-moi, Messieurs, de vous avoir entretenu un
peu longuement de ces faits qui intéressent l'horticulture
Qui sait quand nous pourrons voir de nouveau à
Cherbourg un (longrès poniologique ?
Le Secrélairej
P. Lelikvrk.
— 132 —
EXPOSITION DE VALOGNES
Le samedi 18 novembre 1905, la Société d'iiorlicullurc
de l'arrondissement de Valognes ouvrait sa o8' exposition
florale annuelle réservée exclusivement à la Heur à la
mode, le chrysanthème, et aux fruits de table.
Délégué par le bureau de notre société pour faire partie
du Jury, je me suis trouvé au rendez-vous à l'heure fixée
par la lettre de convocation, ainsi que mes collègues; mais
nous avons eu le regret de trouver une exposition encore
inachevée, chose assez fréquente d'ailleurs dans les
expositions horticoles; et, comme il ne faisait guère joli à
attendre, par une température glaciale, que MM. les
exposants nous donnassent accès auprès de leurs produits,
ces Messieurs du bureau nous ont fait facilement patienter
auprès d'un bon feu et d'un bon déjeuner, à la suite
duquel nous avons été admis à entrer dans la halle, siège
de l'exposition, où, malheureusement pour nous et pour
les plantes, les calorifères ne nous avaient pas suivis.
Le Jury était composé de MM. Louis Laine, de la société
de Caen; Constant Lahaye, de Bayeux; Bédouin, de Cou-
tances; Louis Beauiiiont, d'Avranches, et votre délégué.
Sur les instances de ces Messieurs, j'ai dû, tout en
déclinant mon incompétence, accepter les fonctions de
président; je me savais d'ailleurs en compagnie de véritables
chrysanthémistes.
Deux horticulteurs marchands seulement et deux
amateurs de l'arrondissement avaient pris part aux
concours, et cependant malgré ce petit nombre, l'exposition
était fort bien réussie et le Jury a éprouvé une agréable
- 133 -
surprise eu trouvant avec uu nombre relaliveinenl
restreint d'exposants toutes les parties du pru|;raninie
aussi bien remplies. Les collections de variétés diverses,
spécimens, slaudarts et Heurs coupées comptaient uu
grand nombre d'échantillons qui auraient pu figurer avec
honneur dans des expositions plus importantes. Les
horticulteurs Valognais, qui ont, des premiers, pris l'ini-
tiative des cultures perfectionnées du chrysanthème, ont
tenu à maintenir leur bonne renommée.
La halle était un peu petite pour une exhibition de celte
importance.
L'exposition des fruits de table n'olTrait rien de bien
remarquable; le sol et le climat de Valognes sont cependant
essentiellement favorables à la production des fruits de
toute sorte, mais l'arboriculture n'y suit pas les progrès de
l'horticulture florale.
Liste des récompenses décernées par le Jury.
Concours entre les IlorlicuUeurs marchands de
V Arrondissement.
\° Plantes en pots.
Pour la plus belle collection de 50 variétés : l""- pri\,
médaille d'or, petit module, M. Boulland, horticulleur à
Valognes; 2« prix, médaille d'argent, 2« module, M. Letel
lier, horticulteur à Valognes.
Pour la plus belle collection de 25 variétés: prix médaille
d'argent, 2-^ module, M. Letellier, précité.
Pour la plus belle collection de i2 variétés : 1^'^ prix,
médaille de vermeil, M. Boulland, précité; 2' prix médaille
d'argent, 3' module, M. Letellier.
Pour la plus belle collection de « Spécimens » : prix,
médaille d'argent, 2^ module, M. Boulland.
Pour la plus belle collection de « Stundarts •> : prix e\-
œquo, médailles de vermeil, MM. Boulbmd et Litcllicr.
IX,
- i34 -
Pour la plus belle collection de plantes de marché : le"*
prix, médaille d'or, grand module, M. Boulland ; 2* prix,
médaille d'argent, 2* module, M. Lelellier.
2o Fleurs coupées :
Pour la plus belle collection de 50 variétés: prix, médaille
d'argent, 2' module, M. Boulland.
Pour la plus belle collection de 25 variétés: prix, médaille
de bronze ollerte par M. le Ministre de l'agriculture,
M. Letellier.
Pour la plus belle ileur : mention très honorable,
M. Boulland ; mention honorable, M. Letellier.
Corbeilles, bouquets et couronnes ; 1" prix, médaille
de vermeil, M'^^ Thomas, horticulteur à Valognes ; 2" prix
médaille d'argent, grand module, M. Letellier ; 3* prix,
médaille d'argent 2° module M. Boulland.
3" Fruits de table.
Prix, médaille d'argent, grand module. M. Boulland.
Concours entre Amateurs de V arrondissement.
\ Plantes en pots.
Pour la plus belU' collection de 25 variétés : prix,
médaille d'or, grand module, M. Baudry, jardinier chez
M"" Bertin de la Hautière, ;'i Montaigu-la Brisette.
Pour la plus belle collection de 50 variétés : prix,
médaille d'argent grand module, M. Bouncau, jardinier
chez M. le comte de Florian, à Valognes.
2° Fleurs coupées.
Pour la plus belle, collection de 25 variétés : l'^'" prix,
médaille de vermeil, olïerle par M. le Ministre de l'Agri-
culture, M. Baudry ; 2-^ prix, médaille d'argent, ollertc
par M. le Ministre de l'Agriculture, M. Bouthreuil, de
Barlleur ; mention honorable, M. Bouneau,
laa —
Pour la plus belle Heur : prix, niéJaille de Ijron/e,
M. Baudry ; menlioa 1res liuûorable, M. UuuUirt'uil
menliou honorable, M. Bouneau.
3° Fruits de table.
Prix, médaille de bronze oflerlc par M. le Ministre de
l'Agricullure, M. Bouneau.
Le soir, à 6 h. 1/2, un banquet présidé par M. Ddaii^Me,
président de l'AssociatioD, réunissait à l'iiùtel St-.MicUcl
un certain nombre de sociétaires, les exposants et les
membres du jury. Au dessert M. le Président a prononcé
le discours de circonstance et adressé ses remerciements,
d'abord aux autorités locales que diverses causes ont
empêché de prendre part à la réunion mais qui prêtent leur
concours dévoué à la société, aux organisateurs de l'expo-
sition, aux délégués des sociétés étrangères, et cnlia aux
exposants, félicitant ceux-ci des progrés obtenus dans leurs
cultures, tout en regrettant qu'un plus grand nombre ne
prennent pas part à ces tournois pacifiques qui sont une
preuve de vitalité de la société dont ils font partie. Nous
nous sommes séparés à l'heure où les trains devaient nous
reconduire chacun chez nous, les uns au nord, les autres
vers le sud, en emportant le meilleur souvenir de l'accueil
sympathique ref;u de la vieille société horticole de
Valognes.
-«t^t'Tt:^^ w^^'^m"^'^-
— 136 -
BIBLIOGRAPHIE
Nous avons reçu de M Bois, membre correspondant,
assistant de la chaire de culture au Muséum de Paris et
professeur à l'école coloniale, plusieurs brochures qui ont
un intérêt particulier pour notre Société.
Sous le titre : Description de plantes nouvelles cullivées
dans le Fruticetum de M. Maurice de Vilmorin aux Barres,
par Nogent-sur-Vernisson (Loiret), M. Bois donne des
indications sur les plantes suivantes nouvellemeut intro-
duites et que notre Société paraîtrait avoir tout avantage
à essayer. Ce sont : Prunus canescens D. Bois. —
Joli arbuste de 1™oO à 2 mètres ; Heurs très printanières,
nombreuses, peu brillantes, répandant un parfum d'a-
mande amère; joli petit fruit rouge vif, ayant le goût et la
couleur de la cerise. Origine : Chine, Se-tchuen.
Cotoneasler adpressa D. Bois. — Arbuste à tiges étroite-
ment appliquées sur le sol ets'y enracinant facilement, ne
dépassant pas O^Su de hauteur, mais formant une loulTe
qui peut avoir un mètre et même plus de diamètre, fruit
mûrissant en Août aux Barres. Origine : Chine.
Cotoneasler Francheti D. Bois. — Arbrisseau de I'"à
1^50 de hauteur, à rameaux dressés, velus-blauchàtres
dans le jeune âge, puis bruns ; floraison, première quin-
zaine de Juin. Origine : Chine.
Cotoneasler bullata D. Bois. — Arbuste à rameaux
arqués et très gracieux; décoratif en toute saison, soit par
son port, soit par ses baies colorées qui persistent en
hiver. Origine : Thibet.
Deutzia Vilmorinœ Lemoinc et I). Bois. — Arbuste attei-
gnant actuellement 1™2o, mais probablement susceptible
- 137 -
de dépasser celte laille quaad les planles seront plus
âgées; Heurs planes, d'un blanc de nei^'o, liéiiiispliériqucs.
Origine : Cbine, Se-lcbueu. Piaule fort belle, dédiée à
Madame de Vilmorin.
***
Dans le mémoire : Présentation du Pc Isa'i ou Chou de
Chine, M. Bois fait connaître qu'il a soumis à l'assemblée
des naturalistes du Muséum un pied de Pé-tsaï, planle
cultivée en Extrême Orient et recherchée comme légume,
non seulement en Chine el au Japon, mais aussi dans
toute rindo-Chine, où 11 en est fait une très grande con-
sommation. « Nous sommes convaincus, M. Curé et moi,
• dit M. Bois, que le Pé-tsaï deviendra un jour un légumn
» précieux pour notre pays ; mais il faut pour cela, qu'il
» soit adopté par les maraîchers et sélectionné avec soin
» pour obtenir des races à rendement régulier ».
*♦•
Dans le rapport qu'il a présenté au Congrès intcrnalio
nal d'expansion économique mondiale, mars liiO.j, M. 1).
Bois a démontré la nécessité de l'étude scientifique des /tra-
ductions îiaturelles coloniales. Il terminait en exprimant le
vœu de voir les « diverses nations favoriser, dans la plus
» large mesure possible, l'élude de l'histoire naturelle des
» colonies et celle de l'application de leurs j)roductiuns
» aux besoins de l'homme ».
Sous le litre : Modifications anatomiques et jjhi/siolnfjiques
provoquées dans certaines plantes tropicales par leur c/iun-
fjement de milieu, M. D. Bois, en collaboration avec M. .1.
Gallaud, signale que des planteurs (-prouvent de grandes
diflicullés pour l'acclimulalion de certaines planl<'s tropi-
- 138 —
cales dans de nouvelles régions où elles ne poussent pas
naturellement, et qui, cependant, paraissent devoir être
propices à leur culture. Ces messieurs, en teriiiinant,
disent qu'ils se proposent de préciser l'action des facteurs
qui provoquent des variations afin de pouvoir déterminer
les conditions à remplir pour assurer une meilleure réus-
site dans les essais d'acclinuitatiou.
***
Un article de M. Bois publié dans le cahier de novembre
1904 du Journal de la Société nalionalc d'horticulture,
dont nous avons reçu un exemplaire d'un tiraj^e particu-
lier, signale une pomme pir/for)ne,(\onl la forme extérieure
rappelle, à s'y méprendre, celle d'une poire. Ce fruit a
été trouvé dans un lot de pommes récoltées dans le jardin
de Madame Ruelle, propriétaire à Villers-Collerets (.\isne).
P. Lllièviœ,
— 13;» —
NÉCROLOGIE
La Sociélé a eu la douleur de perdre depuis la pujjlica-
lion du précédenl bulletin, plusieurs de ses membres
titulaires :
MM. Chalette, commissaire en clief de la Marine en
retraite ;
DivETAiN, négociant :
Le Brun, Pierre, banquier ;
Le Marié, ancien négociant ;
Le Pont, Emile, père, négociant ;
Le Roux, proviseur honoraire du Lycée ;
TouTAiN, Désiré, limonadier.
La perle de ces membres a été bien sensible pour noire
Société à laquelle ils s'intéressaient tous.
* *
M. Chalette et M. Le Roux assistaient assez souvent aux
séances mensuelles ou aux cours d'arboriculture et y
prenaient beaucoup d'intérêt.
Ils avaient d'excellentes relations avec nos collègues,
dont, d'ailleurs, ils avaient déjà connu un certain nombre
pendant les longues années qu'ils avaient passées, le
premier dans l'administration de la Marine, le deuxième
dans l'Instruction publique.
*
MM. Divetain, Le Marié, Le Pont, Emile, père, avaient
été à la lèle d'imporlanles maisons de commerce de noire
ville où ils jouissaient d'une grande considération.
i4o -
M. Le Pont faisait partie de la Société depuis avril 1873,
c'est-à-dire depuis plus de 33 ans. Dans maintes circons-
tances, il avait montré l'attachement qu'il avait pour notre
Société. Plusieurs membres de sa famille comptent d'ail-
leurs au nombre de nos meilleurs collègues.
•%
AI. Le Brun dirigeait une maison de banque bien connue
dans notre région. Il possédait, derrière sa maison de la
rue de Bailly, un grand et beau jardin qu'il avait bien
voulu permettre à notre Société de visiter à plusieurs
reprises.
— 141
Membres admis depuis Mai 1905
-*<>♦<.--
DAMES PATRONNESSES
^fmes de Poulaiimout, rue de l'Aima, 30.
DivetaiD, rue de la Fontaine, 2o el27,
Gardin, rue de l'Ermitage, 6.
Tirégoire, ruo Emmanuel-Liais, 48.
MEMBRES TITULAIRES
MM. Cottin, primeurisie, rue Tliiers, Tourlaville.
d'Ambrières, lieutenant de vaisseau. rueMont»'l)tllu,
46.
Drouet, agent administratif de la marini'. hameau
Vivier, Tourlaville.
Gorron, médecin principal de la marine, rue Luysel.
17.
Lambert, capitaine au 2o«, rue de la Polie. 7.
Le Gouix, Contrôleur principal des Contributions
directes, en retraite, rue du Val-deSaire, '201 .
Le Herpeur, banquier, rue Gambelta, 51.
Le Maire, maître d'escrime, rue Monlebello. 4.i.
Le Moigne, contrôleur d'Octroi, rue Lebrun, M.
Le Seven, mécanicien principal de la marine, rue
Emmanuel Liais, 'ô'i.
Le Vavasseur, propriétaire, rue de l'Ancien-Quai,
Le Vastois, propriétaire, rue Thicrs, 34.
Mallet, cimentier, rue Malakoff, 141.
Mas, photographe, rue Tour-CarréC) 24.
- 142 -
MM. Oudaille, Commissaire spécial de police, rue Dujar-
din.
Pesnel, négociant, rue François-Lavieille.
Plénage, employé de la marine, à Octeville.
Richard, lieutenant de vaisseau, rue Moutehello, 2'i.
Thomine, agent de i " classe de comptabilité de la
marine, quai Alexandre UI, 64.
Horticulteurs, Jardiniers & Marchands de Graines
DE CHERBOURG
MEMBRES
DE LA SOCIÉTÉ D'HORTICULTURE
MM. BALMONT, horticulteur-fleuriste, rue de la Duché, 48.
BUHOT, primcuriste, rue Vintras, 30.
CAVRON (Léon), O. ri, horticulteur-fleuriste, rue Asselin et rue
Gambetta, 12.
CHRÉTIEN, horticulteur-fleuriste, rue de la Duché, 115.
COTTIN, primeuriste, rue Thiers, à Tourlaville.
FONTAINE, horticulteur-maraîcher et marchand de graines, rue de
Sennecey, 74.
GOSSELIN (Léon), horticulteur-pépiniériste et maraîcher, rue du
Bois, 45, à Tourlaville.
GOSSELIN (Pierre), horticulteur-maraîcher primeuriste, rue du
Val-dc-Sairc, 124, et à Bourbourg, Tourlaville.
GIRARD, jardinier, rue de la Polie, 12 1.
HALOPÉ-CAVRON, horticulteur-fleuriste, rue de la Fontaine, 14.
LE CHEVALIER, marchand de graines, place de la Fontaine, i bis.
LE TERRIER, marcliand de graines, rue Gambetta, i bis.
LE TULLIER, jardinier, entrepreneur de jardins neufs et de cons-
truction de rochers artificiels, rue Amiral-Courbet, 32,
LEVALLOIS, jardinier, rue de l'Union, i.
LEVÉEL, Gustave, iiorticultcur-fleuriste, rue de la Fontaine, 33,
et rue de la Duché, 109.
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