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Full text of "Bulletin de l'Acadmie internationale de gographie botanique"

^3 .iit^r 




BULLETIN 



DE 



L'ACADÉMIE INTERNATIONALE 



DE 



GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Tome XVIII 



(ANNEE 1908) 




LE MANS 

IMPRIMERIE MON NOYER 

12, PLACE DES JACOBINS, 12 



1908 



BULLETIN 



DE 



L'ACADÉMIE INTERNATIONALE 



DE 



GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



BULLETIN 



DE 



L'ACADEMIE INTERNATIONALE 



DE 



GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Tome XVIII ^ K 

BOTANICAL 

(ANNEE 1908) 



« J'ai vu Dieu ; j'ai vu son passage et 
« ses traces, et je suis demeuré saisi 
« et muet d'admiration. Gloire, hon- 
« neur, louange infinie à Celui dont 
« l'invisible bras balance l'univers et 
« çn perpétue tous les êtres. 

« Linné ». 




PARIS 

LIBRAIRIE CHARLES A MAT 

I I , RUE CASSETTE, I I 

1908 



X 



ii 



17 e Année '3 e Série) 



N° 219 



Janvier 1908 



BULLETIN 



DE 



L'ACADÉMIE INTERNATIONALE 



de Géographie Botanique 



SOMMAIRE DU N° 219 



Election du Directeur pour l9o8. — Nominations 

Culture comparative du Solanum Convnersonii violet (Labergerie), des pommes déterre 

Géante bleue Early rose et Magnum bomtm. par M. E. LemÉE. 
Diagnoses d'espèces nouvelles par MM. Cardot et I. Thériot. 
Notes sui les Renonculacées du Kouy-Tchéou, par le R. P. Cavalerie. 
Catalogue raisonné des plantes Phanérogames et Cryptogames indigènes du bassin de la 

haute Ariège, par MM H. et l'abbé Alex. Marcailhou d'AvmÉRIC (suite). 



PAR 



LIBRAIRIE CHARLES AMAT 

11 RUE DE MEZIÊRES, 11 

1 908 



Académie internationale de Géographie Botanique 

Directeur : M. le D r A. ENGLER, Muséum de Berlin. 

Secrétaire perpétuel-Trésorier : Mê r H. LÊVEILLÉ, p, 78, rue de Flore, Le Mans 
(Sarthe). 

Conseil de l'Académie : MM. A. Engler, Le Gendre, ijk, King, Treub, Jh. Héribaud. 
On peut se procurer au Secrétariat le diplôme spécialement gravé pour l'Académie 

au prix de 3 francs 

Cotisation annuelle : 10 francs 

L'Académie laisse aux auteurs la responsabilité de leurs opinions. 

Adresser mandats et communications au Secrétariat. 



SECRÉTARIAT-RÉDACTION 

7 8, RUE DE FLORE, 7 8 

fw*. vœ îPBaS (Sarthe- France) 



Nos Collègues hors France peuvent nous adresser leurs cotisations 
soit par la poste, soit PAYABLE* AU M A K" S au 
COMPTOIR NATIONAL D'ESCOMPTE, à la SOCIÉTÉ GÉNÉ- 
RALE, ou au CRÉDIT LYONNAIS 






TABLEAl ANALYTIODE M LA FLORE FRANÇAISE 



o u 



FLORE DE POCHE DE LA FRANCE 

F»ai* H. LÊVEILLÉ Q 

Un Volume in-16, cartonné toile anglaise. — 642 pages. — I*i*ix : 2» francs 

Indispensable pour les excursions en montagne, aux bords de la mer. A conseiller aux 
débutants et vade mecum des botanistes. — Remises sur quantités. 



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FRIEDRICH von ZEZSCHWITZ, Editeur 
Géra Reuss J.-L. 

Environ 80 livraisons, dont 48 parues, formant les volumes V-VI de la Flora von Deuts- 

chland du D r Thome. — La livraison : 1 fr. 25. 

Voir le compte rendu au Monde des Plantes de Janvier. 

— — ^— «— — — ■ I I — — —■———■ — — — — — — — ihiJ 



17 e Année (3 e Série) N° 219 Janvier 1908 

BULLETIN 

DE L'ACADEMIE INTERNATIONALE 

DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Election du Directeur pour i908 

Inscrits: 217. 

Votants : 102. 

Majorité : 53. 

MM. A. Engler, 54 voix, élu. 

Ch. Le Gendre, 3g voix. 

Fed. Philippi, 7 voix. 
Bulletins nuls : 2. 

Nominations 

Par décision, en date du 25 décembre 1907, ont été nommés membres 
de l'Académie : 

M. le chanoine BaNoisr, directeur de l'Ecole Saint-Gréçoire, Pithiviers 
(Loiret), présenté par M. Orget et par Mgr. H. Leveillé. 

M. J. Garmer, pharmacien de ["classe, Préparatem à l'Ecole supérieure 
de pharmacie, 25, rue Saint-Lambert, Nancy (Meurthe-et-Moselle;, présenté 
par M. Petitmengin et par Mgr. Léveille. 

M. Constant Bliv, 10, rue du Mont-Barbet, Le Manr-, présenté par 
Mgr. H. Léveille et M. Gentil. 

M. l'abbé P. Gave, professeur, pensionnat d'Uvrier. près Saint-Léonard 
(Valais-Suisse), présenté par M. Marretet par Mgr. Leveillé. 

Le Directeur, D r IL Christ. 

Et par décision du 6 janvier : 

M. L. Touvay, boulanger, 3, rue Saint-Honoré, à Versailles, présenté par 

M. Orget et Mgr. H. Leveillé. 

M. L. Mahaut, aide-pharmacien, 91, boulevard de la Reine, à Versailles, 
3® présenté par M . Orget et Mgr. H. Leveillé. 
CT3 Le Directeur, A. Engler. 

I 



NEVS 



II ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

DIAGNOSES D'ESPÈCES NOUVELLES 

Par MM. J. CARDOT et I. THÉRIOT. 



Les espèces nouvelles dont nous donnons une description sommaire 
provisoire, ont été récoltées par le rew P. J.-B. Ferrie, dans l'archipel Liou- 
Kiou (Japon) en 1898 et 1899- Une première liste d'espèces nouvelles a déjà 
été publiée dans « Le Monde des Plantes », 9 e année,- 2 e série, p. 22. 

Holomitrium papillosulum Card. et Thér. — Ab. H. Griffithiano Mut. 
differt : statura minore, caulibus brevissimis, foliis magis confertis, cellu- 
lisque parietibus contiguis papillosis. 

Hab. Oshima, Yowan Dake. 

Holomitrium Ferriei Card. et Thér. — Ab. H. Griffithiano Mitt. et H. 
japonico Gard, cellulis parietibus multo magis incrassatis jam differt. Cau- 
lis interdum ramulos graciles emittens, ut in H. javanico Br. jav, sed ab 
hacspecie foliis angustioribus longioribusque distinctum. 

Hab. Naze. 

Glyphomitrium {:) platyphyllum Card. et Thér. — Species sterilis, ob folia 
lata, brevia, parum dentata, obtusa, cellulasque in pirte inferiore folii plus 
minus papillosas peculiaris. Genus aiiquid dubiosum. G. lati/olium Broth. 
tasmanicum foliorum forma speciei nostrae affine videtur, sed foliis inte- 
gerrimis marginatis certe differt. 

Hab. Naze. 

Pogonatum yakusimense Thér. — A P. Junghuhniano Br. jav.. capsula 
haud plicata lamellisque foliorum in sectione transversali tantum e 5 cel- 
lulis compositis, a P. rhopalopl.o Besch. lametlis margine lœvibus, a P. 
inflexo Lindb. cellulis marginalibus lamellarum in sectione transverse 
dilatatis foliisque magis crispatis, denique ab omnibus statura majore dis- 
tinctum. 

Hab. Yaku-Sima. 

Endotrichella Fauriei (Par. et Brot.) Brot. var. twgida Card. et Thér. — 
A forma typica foliis densioribus, latioribus, magis concavis et magis imbri- 
catis distincta. 

Hab. Oshima, Naze. 

Diaphanodon [: , gracillimus Card. et Thér. — Ab omnibus congeneribus 
caule gracillimo filitormi, simpliciter et minus dense pinnato, ramisque 
remotis, laxe foliosis primo visu differt. Planta sterilis, unde genus aliquid 
dubiosum. 

Hab. Naze. 

Anomodon stenoglossus Card. et Thér. — A. submicropliyllo Card. afrinis, 
sed abillo foliis quidem minonbus, madore erectis (nec patulis vel paten- 
tibus) acumine angustiore et magis attenuato, cellulis distinctioribus, parie- 
tibus lutescentibus, papillisque majoribus et magis prominentibus facile 
distinguitur. 

Hab. Naze. 

Eriopus japonicus Card. et Thér. — Species E. limbatulo (Ren. et Card.) 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 111 



Fleisch. javanico comparanda, sed foliis hexastichis, latioribus apice magis 
abrupte contractis et apiculatis primo intuitu discernenda. 

Hab. Naze. 

Rhynchostegium plumosum Thér. — A. Rli. pallidifolio (Mitt.) Jœg. diffcrt 
statura minore, rete laxiore foliisque perichetialibus denticulatis ; a lih. 
subconferto Sch. foliis argute denticulatis reteque densiore distinctum; a Rh. 
Ferriei Broth. foliis mollioribus, magis patentibus, cellulis duplo longio- 
ribus, etc., distinguitur. 

Hab. Naze. 

Isopterygium euryphyllum Card. et Thér. — Formis robustioribus /. Tex- 
tori Lac. sat simile, ramis mollioribus, minus compressis foliisque majo- 
ribus, latioribus,, magis concavis, integerrimis certe diversum. 

Hab. Oshima, Yowan Dake. 

Isopterygium minutifolium Card. et Thér. 

Ex affinitate /. albescentis (Schw..) Mitt., a quo differt foliis minoribus 
brevius acuminatis, superne dis'inctius denticulatis, inflorescentiaque 
dioica. — /. leptotop es Card. statura habituquesat simile differt foliis latio- 
ribus magis abrupte et brevius acuminatis, et rete laxiore, magis chloro- 
phylloso. 

Ectropotkecium (Vesicularia ) Ferriei Card. et Thér. — Habitu E. inflec- 
tenti (C. M) Jœg., E. bryijolio (C. M.) Jœg., E. subbryifolio Besch. tahi- 
tensibus sat simile, sed foliis brevius acuminatis jam distinctum. 

Hab. Naze. 
Ectropothecium ( Vesicularia) isoplery gif orme Card. et Thér. — Species 
tenella, ramis compressis, plumosis peculiaris et ab omnibus congeneribus 
japonicis prima fronte discernenda. Ab E. saprophilo Brot. et Par. tonki- 
nensi affini differt : ramis magis compressis plumosisque, foliis minus 
concavis, brevius et minus anguste acuminatis, vitaque haud saprophyta ut 
videtur terricola. 

Hab. Naze. 

Charleville et le Havre, le i5 décembre 1907. 



IV ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Culture comparative du Solanum Commersonii violet 

(Labergerie), des pommés de terre Géante bleue, 

Early rose et Magnum bonum. 

Par M. E. LEMEE, 
Horticulteur-paysagiste, à Alençon (Orne). 



Plantation faite le 20 mars 1907. 

i er rang Commersonii violet : 22 tubercules pesant 2 k. 5oo 

2 e — Early rose 22 — — 2 25o 

3 e — Géante bleue 22 — — 2 25o 

4 e — Magnum bonum 22 — — 2 



» 



Les rangs sont pris en partant de l'allée centrale du jardin. 

Le terrain, bonne terre d'alluvion, avait été bien fumé l'année 
précédente, les rangs une fois plantés ont reçu un fort paillis 
de fumier de couche à demi consommé, le buttage a été fait en 
temps opportun. Les tubercules de Commersonii, Early rose, 
Géante bleue étaient germes d'une manière régulière, les germes 
courts et gros. A la base de deux germes, sur un tubercule de 
Commersonii, se trouvaient deux petits tubercules en forma- 
tion. La Magnum bonum ne montrait encore que des yeux à 
peine développés. 

Une deuxième plantation de Commersonii a été faite à la suite 
de Magnum bonum le 28 mars, en tubercules petits : 22 pesant 
ensemble 750 grammes et un dernier rang était planté de trois 
tubercules de S. Commersonii ordinaire, de 14 tubercules de 
pomme de terre asperge et de 3 tubercules aériens récoltés en 
1906 sur des tiges d'Early rose et dont il sera fait mention 
ci-après. 

Le 5 octobre, il a été procédé à l'arrachage des pommes de 
terre arrivées à maturité, par M. Croisé, secrétaire général de la 
Société d'Horticulture de l'Orne et le soussigné. La récolte a été 
pesée l'arrachage terminé, les tubercules bien nettoyés. Le 



ACADÉMIE DE GÉ0GRAPR1K BOTANIQUE 



I er rang, S. Commersonii violet a produit 25 kilog. 5oo, en tu- 
bercules gros et petits, beaucoup de ces derniers se trouvaient à 
la base des tiges au-dessus dû sol et pouvaient être considére's 
comme tubercules aériens, un certain nombre de i^ros tubercules 
étaient difformes, de forme très irrégulière. Pas de maladie. 

Le 2 e rang : Early rose a produit 24 kilog. de très beaux 
tubercules dont un certain nombre étaient pourris par suite de 
maladie. 

Le 3 e rang : Géante bleue a produit 10 kilog. 5oo seulement, 
en gros et petits tubercules. A quelle cause attribuer cette diffé- 
rence de rendement? Le terrain était absolument le même que 
pour les autres variétés. Pas de tubercules aériens, quelques-uns 
malades. 

Le 5 e rang : Magnum bonum a donné 27 kilog. en tuber- 
cules gros et moyens exempts de maladie. 

Le 5 e rang, planté le 28 mars ainsi qu'il a été dit plus haut, a 
été arraché, bien que n'étant pas arrivé à entière maturité, il a 
donné un produit de 21 kilogs 400 en gros et moyens tuber- 
cules, peu de petits ; beaucoup étaient irréguliers. Les deux 
plus gros pesaient ensemble 1 kilog. 55o. 

Les 3 tubercules de Commersonii ordinaire qui pesaient en- 
semble 12 >grammes, ont donné un rendement presque nul; un 
tubercule a grossi seulement, sans rien produire, un autreadonné 
deux tubercules assez volumineux, à peau rugueuse et à l'extré- 
mité des tiges souterraines; ces tubercules se trouvaient à environ 
o m 20 de la base de la tige, pendant que ceux de Commerson 1 
violet sont agglomérés ensemble à la base même ; de plus le 
feuillage de Commersonii ordinaire est petit, à divisions profon- 
des, à tiges grêles, pendant que le feuillage de Commersoni 1 
violet est ample, les tiges forteset longuesayant encelaunegrande 
ressemblance avec la géante bleue. Le 3 e pied n'avait donné que 
quatre très petits tubercules. Le poids total était de 35o grammes 
de la récolte des 3 pieds de Commersonii ordinaire. 

La pomme de terre Asperge n'a rien à voir dans l'étude que 
nous relatons ici, ses tubercules petits, d'un faible rendement en 
font une plante de collection d'amateur. 

En iyo6, nous avions récolté sur des tiges d'Early rose 22 tu- 
bercules aériens, dont la grosseur variait de celle d'uu pois rond 
à celle d'une noix ordinaire. Ces tubercules rudimentaires 



VI ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



furent mis à l'abri afin de pouvoir planter au printemps ceux 
qui germeraient et voir quel en serait le produit. 

Au mois de mars 1907, sur 22 tubercules re'colte's, 18 étaient 
pourris ou en voie de décomposition. Les 7 qui restaient et com- 
mençaient à germer furent plantés dans de petits pots, et le 
28 mars mis en place dans le carré d'études. Un pied fut coupé 
par un ver gris ; un second ne donna qu'un tubercule moyen ; 
les deux autres ont produit des tubercules très beaux et très 
sains pesant ensemble 2 kilog. 5oo de la variété type Early 
rose. 

Des observations qui précèdent, il résulte : que le produit 
le plus élevé des 4 variétés étudiées est celuide Magnum bonum; 
que pour S. Commersonii violet, la plantation en petits 
tubercules a donné un produit supérieur comme grosseur à 
celui des gros tubercules. 

En somme que Commersonii violet semble être supérieur 
comme rendement à Géante bleue. 

Nous faisons remarquer qu'il n'a été employé aucun engrais 
artificiel dans l'étude comparative qui précède. 



ACADÉMIE DR GÉOGRAPHIE BOTANIQUE Vil 



NOTES 

SUR LES RENONCULACÉES 

Du Kouy-Tchéou 



Pin-fa, 19 juillet 1907. 



Monseigneur, 



Il ne se passe guère de mois sans que je reçoiveune lettre ou un imprimé 
ayant trait à la flore du Kouy-Tchéou, et je n'accuse pas souvent réception. 

Cette année, je n'ai pu faire d'envoi à cause d'une rébellion qui a duré 
une dizaine de mois, et m'a empêché de fouiller les bois des environs; vers 
la fin de l'année cependant ou au commencement de Tan prochain, j'espère 
bien vous adresser quelque chose de sérieux. 

Quelques NOTK8 feUIt L.ES iu;\o\M 1 \( un ou kouy- 
TCHÉOU vous feront plaisir je crois; dans la suite, je me propose de faire 
la même chose pour les autres familles. 

Le genre Aconit est assez mal représenté; pour celui qui n'analyse pas 
minutieusement les fleurs, il n'existe guère qu'une espèce, portant sur sa 
tige plus ou moins longue, une grappe de fleurs plus ou moins nombreuses 
de couleur violette qui commencent à s'ouvrir quand mûrit le riz et durent 
parfois jusqu'à la gelée blanche : toutes les montagnes, les endroits rocail- 
leux en ont quelques pieds par ci par là ; certains vieux Chinois tant soit 
peu médecins appliquent les tubercules de cette plante sur des plaies qui 
prennent d'abord des proportions colossales, mais tout de même guérissent 
ensuite. La tige de ces aconits (lycoctonum v. ranunculoides, racemulosum 
Bodinieri etc.) avec son long habit de fleurs voyantes peut atteindre la 
hauteur d'un homme : sur les hautes montagnes c'est bien la plante qui 
en automne frappe le plus les regards. L'Aconiium Cavaleriei d'un pied de 
haut à peine n'a été trouvé que dans trois ruisseaux des environs de Pin-fa 
sir des mottes de terre de temps en temps submergées aux grandes eaux. 
A Gan-Pin on voit dans les rochers d'autres rares Aconits moins robustes 
et aux fleurs blanc-jaunàtre. 

Le genre Anémone n'est guère mieux représenté ; il a pourtant deux 
espèces qu'on trouve partout: l'Anémone rivularis et l'A. Japonica, la pre- 
mière est beaucoup plus grande et a des couleurs bien plus fraîches sur les 
hautes montagnes que dans la plaine , elle fleurit toute l'année dans les 
pelouses légèrement humides bien que ses rieurs apparaissent au printemps 
en plus grande abondance. La deuxième tout en étant un peu moins fré- 
quente sur les monts, se trouve aussi un peu partout et est connue de tous 
les Chinois sous le nom de Jé-mien-houa (coton sauvage) à cause de la 
bourre de sa fructification ; ses grandes fleurs veloutées apparaissent assez 
tard (fin juillet) pour durer jusqu'à l'hiver, les Chinois la reconnaissent 



VIII ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



toute l'année à ses grandes feuilles basilaires et savent qu'elle affectionne 
les tertres des rizières ou des cultures humides ; ils prennent une potion 
de sa racine brûlante ou l'avalent réduite en poudre contre certains maux 
de ventre et certaines fièvres rebelles. L'Anémone begonilfolia est rare et 
redoute la sécheresse qui l'empêche de fleurir. J'ai trouvé en un endroit 
seulement l'Anémone Delavayi près de rochershumides sur la route Touyun- 
Pin-fa. L'Aquilegia Henryi orne au premier printemps les voûtes ébréchées 
d'un gros rocher humide et l'entrée d'une caverne dans les environs de 
Pin- fa. 

Le genre Clématite, merveilleusement représenté au Kouy-tckeou, occupe 
une portion considérable des bois, des rocailles broussailleuses et des haies; 
parmi les quelques espèces qui fleurissent au mois d'avril, on en voit une, 
sur les pentes des bois, parée comme une reine, recouvrant les taillis des 
brassées de ses grandes fleurs blanches très odorantes (Clematis Armandi ?) 
Au mois de mai la clématiteFinetiana, plus humble, pique ses fleurs clair- 
semées un peu partout dans les buissons. Les clématites sont ici ordinaire- 
ment blanches et assez inodores ; il me souvient pourtant d'une espèce 
jaune et d'une autre noir-pourpre, de deux pour le moins au même parfum 
et de trois ou quatre à odeur moins caractéristique. Durant toute l'année on 
peut trouver des clématites en fleurs; même au cœur de l'hiver plusieurs 
espèces s'épanouissent dans les. fourrés des gorges profondes. 

Le genre Delphinium sera probablement pauvre en espèces au Kouy- 
tcheou. A part le D. anthriscifolium v. calleryi très commun en beaucoup 
d'endroits, les autres trois espèces qu'il m'a été donné de voir, semblent 
plus localisées. — D. Cavaleriense, un seul endroit — une autre à grappes 
bien fournies de petites fleurs bleues sur tige droite et un peu grêle, trou- 
vée par le P. Esquirol et la quatrième à grandes fleurs, grandes, très espa- 
cées sur des tiges raides et grosses se trouve un peu plus commune que 
les précédentes. 

Les Isopyrum sont très rares en espèces et en localités. Je n'ai vu que sur 
un espace de quelques kilomètres l'Isopyrum Gavaleriei : les deux autres 
I. peltatum et adoxoides ont été trouvés en peu d'endroits. 

Pauvre encore est le genre Ranunculus, si l'on fait exception de deux 
qu'on trouve partout, l'un Japonica ? dans les marécages, les fossés, les 
cultures humectées où elle se ramifie beaucoup à sa base, l'autre à belles 
fleurs d'or et haute tige commune sur les bords des routes et dans les pâtu- 
rages. La renoncule scélérate se voit assez souvent dans les rizières boueu- 
ses et à moitié incultes, le R. ficariifolia commun sur les hauts p'.ateaux des 
environs de Pin-fa se trouve aussi le long des ruisseaux qui en descendent, 
mais en se raréfiant beaucoup et sous une forme plus grande. On voit aussi 
dans quelques marais une renoncule aquatique à fleurs jaunes très petites 
et à feuilles très laciniées. 

Les Thalictrum qui foisonnent dans les hautes herbes des monts, se trou- 
veront plus variés quand ils seront plus connus, on a envoyé jusqu'ici peu 
de sujets du Kouy-tchéou. 

J. Cavalerie. 



Le Secrétaire perpétuel, Gérant du « Bulletin » : H. LÉ VEILLÉ 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



CATALOGUE DES PLANTES MENES DU BASSIN DE LA HAUTE-ARIÈGE 

Par MM. H. Marcailhou-d'Ayméric et l'abbé A. Marcailhou-d'Ayméric 

(suite). ,' 

Sous-Classe IV. — COROLLIFLORES 

(ou GAMOPÉTALES HYPOGYNES) 

Famille XL VI. — ERICACÉES (i) 
Tribu i. — ERICÉliS DC. Prodr., VII, p. 612. 

Calluna Salisb. 

756. — C. vulgaris Salisbury, in Trans. Linn. Soc. Lond., 
VI (1802), p. 317; Erica vulgaris L. ; Calluna Erica DC. FI. 
fr., III, p. 080; Rchb. fil. Ic.fl.germ., XVII, tab. 111, f. 2,3. 
— Exsicc. : Soc. dauph,, n° 38i3. 

CC. Bois secs, rochers herbeux, bruyères, lieux incultes de 
tous les terrains mais principalement siliceux dans les z. inf., 
subalp. et alp. — Juin-Octobre. 

Varie à fleurs roses ou blanches (s.-var. albiflora auct.) mais à la 
suite de P. Bubani (Fl.pyr., II, p. 10) nous n'avons observé les cas 
d'albinisme que sur des exemplaires rabougris ou n'ayant pas un dé- 
veloppement normal. 

Les jeunes pousses de la Bruyère commune, en pat ois Brougo, sont 
recherchées par le bétail. 

Erica L. 

757. — E. decipiens Saint-Amans, Voyage agric, bot. et pit- 
toresque aux landes du Lot. et Gar., 2 e édit. (18 18), p. 2o3 et 
in Flore agenaise (1 821) p. 159 (2), non Spreng. fil.; O. Debeaux: 
Notes sur deux espèces d' Erica, nouvelles pour la flore des 



(1) A l'exemple de Reuter (Cat. pi. vaseul. envir. Genève, V édit., l86l, p. 140) noui 
avons classé cette famille dans les Corolliflores. 

(2) C'est par suite d'une erreur typographique que M r O. Debeaux dans sa Révision de U 
flore agenaise, p. l85 indique la page 3c. Grenier et Godron, FI. de F., II (iSSî), p. 4*9 
et aussi Reichenbach fils dans ses Icônes fl. germ. et helvet., vol. XVII (1855), p. 74, iaii ' 
quent la page 159. 

1 



2 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE *RIEGE 

Pyr.-.Or.t in XXII e Bull.de la Soc. agr. se. et litt. des Pyr.-Or. 
(1876), in Bull, des travaux de Soc. ph. de Bordeaux 16 e année 
(1876) p. 333 et in Revis, de la fl. asen. (Rev. de Bot. Toulouse, 
XIII, 1895, p. j 85) ; abbé Boullu,in Ann. Soc. bol. de Lyon, V 
année, p. 77 et in PI. exsicc. Soc. dauph. n° 1747 (1878); E. va- 
gans Gr. et Godr. Fl. de Fr., II, p. 429 et auct. mult. (ex parte), 
non L. ; L. multiflora DC. Fl.fr., 3 e édit, IV, p. 439, non L. 

RR. Septembre-Octobre. — Rochers à droite de la route d'Es- 
pagne, entre Ax et Mérens, en face de la fontaine d'Aïguebonne 
et la borne kilométrique 85 k 4, à 960™ d'altitude. 

Cette espèce, vainement recherchée par nous dans d'autres locali- 
tés de notre circonscription, a été longtemps méconnue de la plu- 
part des botanistes français et considérée par eux comme YE. vagans 
de Linné. L'erreur vient de ce qu'ils n'ont pas connu le véritable E. 
vagans L. qui paraît spécial à l'Europe orientale et aété décrit à nou- 
veau par Salisbury,sous le nom deE. manipuliflora, inTrans. Linn. 
Soc. Lond.,Vl, p. 344, ?ion Sibth. et par Forskal sous le nom de E. ver- 
ticillata, in Descript. pi. fl.œgyptiaco arabica?, cent. VIII. p. 210. Cette 
erreur est basée en partie sur une fausse indication de Linné dans 
son Mantissa plantarum (J767), p. 23o, qui indique en effet Y E va- 
gans « in Africa, etiam Tolosa 1. Or il est prouvé que l'on ne ren- 
contre pas dans le nord de l'Afrique (Maroc, Algérie, Tunisie etc.). 
soit YE. vagans, soit YE. decipiens et de plus que la localité de To- 
losa (province de Guipuzcoa) se rapporte à YE. decipiens St.-Am. 

On doit donc, ainsiquele conseille avec juste raison Mr O. Debeaux 
(/. cit.) et après lui l'abbé Boullu (/. cit.) et leD r Gillot (in Bull. Soc. bot. 
de Fr.,voi. XXVII, p. XXXIV, renvoi 1 , sess. extraord. à Bayonne, en 
juillet 1880), adopter contrairement à l'opinion émise par Grenier et 
Godron dans leur Flore de France, le nom d'E. vagans L. avec les 
synonymes de Salisbury et de Forskal, pour l'espèce orientale(Italie, 
Dalmatie, etc.) et réserver celui d'E. decipiens St. Am. (E. vagans 
Gr. et G. non L.) pour la bruyère des provinces basques et du Sud- 
Ouest de la France. Elle est commune en effet d'iiprès M^O. Debeaux 
(/. cit.) c dans les départements sous-pyrénéens (Gers, Landes, Tarn- 
et-Garonne, Lot, Dordogne, Gironde) et au pied des Pyrénées depuis 
Amélie-les-Bains jusqu'à Bayonne, l'Ouest, le Centre, ie Morbihan, 
les environs de Paris, l'Angleterre, l'Espagne (provinces basques, 
Asturies, Léon, Galice, Aragon, les Deux-Castilles, etc. »). 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



Tribu 2. — /IRBIJTÉE§ (1) DC. /. cit., p. 58o 

A rclostaphylos Adans. 

758. — A. Uva-ursi Spreng. Syst. veget., II, p. 287;^. 
officinalis Wimm. et Grab. FI. siles., I,p. 391 ; Arbutus Uva- 
ursi L; Rchb. fil. le. fl. germ., XVII, tab. 116, f. 3. - Ex- 
sicc. : Soc. dauph., n° 2964. 

CC. Bois, pelouses et rocailles des terrains calcaires ou schis- 
teux, plus rarement granitiques dans les z. subalp. et alp. — 
R. dans la z. nivale — Juin-Octobre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (plus de 40 localités) ont été récoltés de 
i36o m (Prades, éboulis sur le Fronteil) à 2490" (pelouses de la 
tose de Pédourés)et principalementdans les montagnes d'Ascou, 
d'Ax, de l'Hospitalet, de Mérens, de Montaillou, d'Orlu, de 
Prades, de Tignac et de Vaychis. 

Les feuilles obovales, entières, coriaces, glabres et luisantes de la 
Busserole ou Raisin d'Ours, sont préconisées comme diurétiques et 
anticatarrhales. On les utilise surtout dans les affections chroniques 
des reins, de la vessie, et des bronches, l'albuminurie etc. Ses pro- 
priétés sont surtout dues au tannin (36 / o ) et à un glucoside amer 
YArbutine (se décomposant dans l'économie en produisant de l'hydro- 
quinone qui se retrouve dans l'urine). 

Tribu 3. — RHODORÉES Don, in Editnb. Phil. Journ. 

XVII, p. i52 [ex parte). 

Loiseleuria Dcsv. (Azalea L. ex parte). 

759. — L. procumbens Desvaux in Journ.de Bot., III (1814), 
p. 35; Chamœledon procumbens Link, Enum. pi. hort. berol.,\, 
(1821), p. 21 1 ; Azalea procumbens L. Sp. pi. , éd. 2, 1,(1762), 
p. 21 5; Rchb. fil. /. cit., tab. 108, f.2.— Exsicc. :Soc. dauph., 
n° 4192. 



(1) Quelques tuteur» (Gilet et Magne, etc.) font de cette tribu la famille dei Arbutacée». 



4 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIÉGE 

CC. Pelouses, gazons secs et rochers des montagnes graniti- 
ques ou schisteuses dans les z. alp. et niv. — Juillet-septembre. 

Nos exemplaires (plus de 5o localités!) ont e'té récoltés de 
io35 m (vallon de Gabantsa, jasse supérieure de Cazalinth) à 
2jl>o m (porteille de Pédroux) et principalement dans les monta- 
gnes d'Ascou, de l'Hospitalet et de la Solana d'Andorre, de 
Mérens, d'Orgeix, d'Orlu, de Savignac et sur les hauts massifs 
de Puymaurens et de Font-Nègre. 

A l'exemple de Grenier et Godron,F/. de Fr., II, p. 435 nous avons 
adopté de préférence le genre Loiseleuria qui se distingue du genre 
A^alea surtout par ses feuilles opposées, persistantes, ses fleurs ter- 
minales en grappe ou en ombelle dont la corolle est subcampanulée et 
les anthères s'ouvrent longitudinalement, le style inclus et enfin par sa 
capsule à 2-3 valves septicides laissant en place les placentaires. 

C'est avec juste raison que Desvaux a créé (l. cit.), en 1814,1e genre 
Loiseleuria. — Dans quelques serres, on cultive pour l'ornement les 
Azalea viscosa L.,glauca Lamk., nudiflora L . , calendulacea Mich. 
tous originaires de l'Amérique boréale et parfois aussi ÏA. pontica L., 
plante de l'Asie-Mineure donnant au miel des qualités vénéneuses. 

Rhododendruni(i) L. 

760. — R. ferrugineum L. ; Rchb. fil./, cit., tab. 107, f. 1, 
2. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 3814. 

GC. Rocailles et pelouses, buissons, clairières, lieux ombragés 
etc. des terrains siliceux et à une exposition froide dans les z. 
subalp. et alp. — R. dans la z. niv. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de io8o m (bords de l'ancienne 
route de QuJrigut sous le bois de la Luzèro et en face de la 
forge d'Ascou) à 25Qo m (éboulis gneisseux du pic d'Auriol, ver- 
sant des Bésines) et principalement dans les montagnes d'Ascou 
d'Ax, de l'Hospitalet, d'Ignaux, de Mérens, de Montaillou, 
d'Orlu, d'Orgeix, de Prades et de Savignac. 



(l) Rhododendrum est plus correct que Rhododendron ; le mot dérive en effet de poSov 
rose et ÔEvSpov arbre ; pour les noms de genres tirés du grec la désinence ov est 
changée en um dans la langue latine, tandis que les désinences grecques ù>v et qÇ des 
substantifs latinisés se changent en on et en us (Potamogeton, Hytsovus). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Parfois cette plante tapisse de larges espaces. On observe rarement 
à côté du type la variation à fleurs blanches (s.-var. albiflorum DG, 
(pro. variet. p.). Dans notre circonscription florale le Rosage ferru- 
gineux vulgo Laurier-Rose des Alpes ne descend que rarement au 
dessous de la zone subalpine. Alph. de Candolle dans sa Géographie 
botanique raisonne e, p. 3 17, explique par des considérations basées sur 
l'étude de la température et du climat, la présence insolite de cette 
plante à de basses altitudes. Il la signale par exemple à iq5 1d d'alti- 
tude sur les bords du lac Majeur (Lombardie) où elle touche à la ré- 
gion de l'olivier. 

On a jadis employé contre la gale et les rhumatismes les bourgeons 
infusés de l'huile de cetteplante qui n'offre aujourd'hui d'intérêt qu'au 
point de vue de l'ornement. Des pieds de Rhoiodenirum transportés 
à Ax-les-Thermes de la zone subalpine y végètent sans fleurir. 

ESPÈCE A HECHEUCIIEU 

Arbutus alpina L. « Pailler es, Orlu, Engaudue 

[Gaudu].. » (Lapeyr. Hist. pi. Tyr., p. 2^.1). Indications fan- 
taisistes, si peu exactes qu'elles ne nous ont pas permis de re- 
trouver cette espèce, assez rare dans les Pyrénées, aux localités 
indiquées. 



Obs.— Quelques auteurs placent encore les Pyrolacées et les Mono- 
tropacées à côté des Ericacées; d'autres les classent entre les Drose- 
racées et les Résédacées. Il est admis aujourd'hui que leur vraie 
place se trouve entre les Hypericinées et les Tiliacées. Voir à ce su- 
jet les notes que nous avons publiées au bas des pages 3i 1 et 3 12 du 
tome 1er de notre Catalogue raisonné. 



Famille XLVII. — PIN GUICULACÉES ou LENTIBULARUCEES. 
Pinguicula (Tournef.) L. 

761. — P. vulgaris L. et auct. (sensu-lato) . 

L'étude des espèces et variétés composant le genre Pinguicula avait 
été négligée jusqu'à une époque relativement récente et il faut arriver 
à 1890, aux travaux entrepris par M r Genty sur ces plantes succulen- 
tes et délicates, très altérables par la dessication. Mr P.-A. Genty plus 



PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



tard directeur du Jardin botanique de Dijon avait fait appel en effet au 
bienveillant concours des botanistes pour lui procurer des sujets vi- 
vants qu'il voulait cultiver dans un coin de son jardin particulier, 
i5, rue de Pouilly (aujourd'hui rue Garibaldi) spécialement amé 
nagéen marecagetourbeux.il préparait ainsi les matériaux nécessaires 
à son projet de Monographie illustrée des Pinguicula européens et 
plusparticulièrement français et il possédait déjà une importante col- 
lection d'espèces vivantes, lorsque l'éboulement d'un mur est venu 
anéantir, en i8g3, toute la plantation. M"" Genty ainsi qu'il nous l'a 
écrit n'a pas eu le courage de recommencer, (i). 

Au nombre de ses publications nous citerons : i° Une note adressée 
à M. le Dr Gillot sur un Pinguicula récolté parles membres de la So- 
ciété française de Botanique, pendant sa session au Mont-Dore en 
août 1890 (Rev.de Bot., Toulouse, VIII (1890), p. 528); 2 une note 
sur le Pinguicula vulgaris. L. Sp.pl., p. 25 et Grenier et Godron 
FI. de Fr., II, p. 442, parue dans le Xe fascicule du Scriniaflorœ 
selectœ de Gh. Magnier ; 3° Contributions à la monographie des Pingui- 
culacées européennes : I, Sur un nouveau Pinguicula du Jura fran- 
çais * P. Reuteri Genty i> et sur quelques espèces critiques du même 
genre (2). Nous possédons un exemplaire de ce travail gracieusement 
offert par l'auteur. 

D'après M r Genty le P. vulgaris L. se subdivise en deux formes 
ou mieux deux races remarquables qui seront peut-être des espèces 
légitimes si leurs caractères distinctifs sont constants : l'une a des 
fleurs très petites, d'un violet pâle et une capsule pyriforme, très 
renflée à la base et assez brusquement atténuée en bec au sommet, 
des feuilles ovales subtriangulaires. C'est le var. uliginosa Genty qui 
habite les tourbières et les lieux marécageux et qui paraît être le 
type Linnéen des pays Scandinaves. — L'autre race à fleurs d'un 
beau violet, souvent aussi grandes que les petites fleurs du P. grandi- 
flora Lamk., a la capsule ovoïde, conique et les feuilles régulièrement 
ovales-elliptiques; elle croît dans les pâturages alpestres ou contre 
les rochers humides des hautes montagnes et c'est la var. alpestris 
Genty pour indiquer sa station préférée dans les montagnes du 
Jura, des Alpes, de l'Auvergne et des Pyrénées. Elle a été prise à 
tort pour le P. grandiflora Lamk. 



(1 ) Nous avions été en relations cordiales, à partir de mai 1891 et nous lui avions adressé 
plusieurs fois des exemplaires vivants des Pinguicula de notre région avec notes à l'appui. 
Une de ses lettres datée du 6 mai 1 891 renfermait le passage suivant : « Je voib d'après ce 
que vous me dites que vous connaissez mieux les Pinguicula que la plupart des botanistes, 
même les pluséruditt; aussi, votre concours me sera-t-il d'autant plus précieux. > 

(3) Extrait du Journal de Botanique de L. Morot, n" des 16 juillet et I" août 189 1. 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



Var. a. uliginosa Genty /. cit. ; Rchb. fi]. le. fl. germ. et 
helv., XX, tab. 198 f. 1,2, 3 [sub P. vulgari L). 

AC. Marécages et lieux tourbeux des terrains siliceux de la 
z. alp. R. dans les z. subalp. et niv. — Juillet-Août. 

Marécages du ruisseau de la fontaine, en face du chalet fores- 
tier de Manseille (i66o m ) ; marécages du col de Puymau- 
rens (i9io m ); plateau de Paillères, sous le Mounégou (2010™); 
vallon du Baladra, sous le pic des Padrons (2090 m ) ; pelouses 
marécageuses au pied du Roc-Blanc, versant d'Orlu (21 8o m ); 
vallon des Bésines, sous la jasse Pédroux (2240™) ; pelouses 
sur la jasse de Soula-Couloumé, vers le pic dAuriol (225o m ); 
pelouses marécageuses à l'E. du lac de Font-Nègre (23io m ); 
lieux tourbeux de la porteille du Llaurenti, sous le plateau de 
Camp-Ras (2450 111 ). 

Nous l'avons aussi récoltée dans les tourbières de localités alpines 
de l'Andorre et des Pyrénées-Orientales, sur les confins de notre 
circonscription florale. 

Var. p. alpestris Genty, /. cit.; P. vulgaris var. grandiflora 
Lee. et Lamotte Cat. rais. pi. vascul du pi. centr. Fr. (1847) 
p. 3o6, non Lamk. ; var. alpicola Godet, Fl. du Jura (1852) 
p. 569; var. macrantha Lamotte, Prodr. fl. pi. centr. Fr. 
2* partie (1881), p. 5 1 1 . 

C. Prairies et rochers humides des z. inf., subalp. et alp., 
sur tous les terrains, mais de préférence sur les schistes et les 
calcaires — Juin-Août. 

Nos exemplaires (plus de i5 localités) ont été récoltés de 63o* 
(Le Castelet, prairie de la rive gauche de l'Ariège, en aval du 
tunnel de chemin de fer) à i95o m (pelouses sous le grand 
lac de la Baouzeille du Tarbézou) (1) et principalement 
dans les montagnes d'Ascou (vallon de Montaud ; vallon 
de Gabantsa, près de la fontaine de Cazalinth ; orryde Mounicot ; 
pelouses de Paillères, etc.), d'Ax (pelouses de la fontaine de 



(1) Timbal-Lagrave et Jeanbernat, Massif du Lhurtnli, p. 214. du tirage à part, indiquent 
« à la Baouzeille du Tarbézou » le P. vulgaris L. 



8 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Manseille, eic), d'Orlu (prairies du Bisp, pelouses du lac de 
Naguilles etc.), de Prades (bords de la route sous le col de 
Chioula etc.), de Sorgeat (vallon de Fontareille, le long du 
ruisseau, etc.) et de Tignac (rochers de la fontaine de 
Maley, etc.). 

D'après la juste observation de Lamotte, /. cit., la var. macrantha 
de cet auteur qui diffère à première vue du type par sa fleur plus 
grande et son éperon un peu plus allongé, passe au P. vulgaris, par 
tous les intermédiaires possibles; elle doit ses plus grandes dimen- 
sions aux lieux plus fertiles et plus ombragés qu'elle habite. Selon 
nous le P. vulgaris var. a- uliginosa Genty est la même plante mais 
réduite dans toutes ses parties par la nature du terrain et aussi, le 
plus souvent, par l'altitude, car nous n'avons point observé le type 
dans la zone inférieure. La var. alpestris Genty, nous paraît être la 
forme intermédiaire par ses dimensions entre le P. vulgaris type 
Linnéen et le P. grandiflora Lamk. dont elle s'éloigne surtout par sa 
capsule pyriforme et non conique; aussi la qualification de var. 
intermedia lui conviendrait bien s'il n'était pas inutile de créer en- 
core un nom nouveau pour une race grandiflore qui en possède déjà 
plusieurs. 

762. — P. grandiflora Lamk. Encycl. meth., Bot., III, 
p. 22 et Illustr., tab. 14, f . 2 ; Rchb fil. le. fl. germ., XX, 
tab. 19g, f. 1. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 2170 ; Magnier, Fl. 
selecta exsicc, n° 2029. 

G. Pâturages et rochers moussus humectés par les ruisseaux 
tenant en dissolution des particules calcaires, dans les z. subalp. 
etalp. R. — dans la z. inf. — Mai-Août. 

Nos exemplaires (23 localités) ont été récoltésde 845 m (pierres 
d'une fontaine bordant la route nationale, en aval du pont- 
aqueduc de Rial) à 2090™ (pelouses du lac Vidal) et principa- 
lement dans les montagnes d'Ascou (vieux chemin de Quérigut 
sous le bois de la Luzéro ; vallon de Gabantsa, à la fontaine de 
Tirebouneille ; pelouses sur l'Orry des Scanels, etc.), d'Ax 
(prairies humides aux bords de la route nationale, en face de 
la 3* Bazerque; bords du ruisseau sous la jasse des Bizornes etc.), 
de THospitalet (vallée des Bésines, sur la jasse du Pla et 
pelouses sur la cabane forestière des Bésines; plateau du col de 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



Puymaurens, le long du ruisseau cTEn-Garcias etc.), de Mérens 
(pelouses aux bords de l'Ariège en amont du pont de l'Ha- 
renc(i); pelouses du chemin forestier de Larguis, etc.), d'Orlu 
(prairies irriguées du Bisp ; rochers humides dans le bois de 
Chourloc; jassede POrryot ; pelouses du lac de Naguilles, etc.), 
de Prades (bois des Gouttines, ruisseau aux bords de la route; 
pelouses d'une fontaine entre le Roc d'En-Calqué et le signal 
de Chioula, etc.), de Savignac (vallée du Nagear : pelouses des 
Esquers d'en haut ; lieux humides sous la jasse de pla-d'Arlaou ; 
pelouses sous la jasse de Lédranou ; vallon d'Embizon, jasse de 
Lieuceran, etc.) et de Tignac (rochers humides et calcaires sous 
la fontaine de Maley, etc.). 

Se reconnaît aux lobes du calice obovales , obtus, à sa corolle 
aussi longue que large et ayant au moins 2 centim. de longueur, à son 
éperon égalant les 2/3 de la corolle. 

Nous n'avons pas observé le P. leptoceras Rchb . considéré comme 
une espèce autonome par de Candolle (Prodr., VIII, p. 29) et par 
Grenier et Godron (Fl.de Fr ., II, p. 442), par la plupart des anciens 
auteurs et par Nyman, >Conspect. fl. europ., p. 598) mais très con- 
troversée par les auteurs modernes. Plusieurs phytographes, dans 
leur incertitude, envisagent même cette plante comme synonyme soit 
du P. vulgaris L. soit du P. grandiflora Lamk. De plus M. Genty 
n'a jamais eu entre les mains d'exemplaires répondant à la des- 
cription de la plante de Reichenbach. — Nous avons vainement 
recherché dans les fissures des rochers calcaires et humides de notre 
distinct floral le P. longi/olia Ram. ap. DG. FI. fr., 3 e éd., III (i8o5) 
p. 728, non Gaud., considéré à tort par de Candolle FI. fr., Suppl. 
(i8i5) p. 404, par Alph. de Candolle (Prodr. VIII (1844), p- 29, par 
Grenier et Godron FI. de Fr. II (i852) p. 442 etc , comme une va- 
riété à feuilles allongées du P. grandiflora Lamk; il en a été de 
même pour le P. longifolia Ram. var. brevifolia Genty, à feuilles 
courtes et élargies, décrit par M. l'abbé Coste dans le XII e fascicule 
(1893) p. 293, no 3090 du Scrinia florœ selectœ de Ch. Magnier. 
Ces deux plantes sont à rechercher dans nos limites. 

Les Grassettes ou Herbes grasses sont employées par nos paysans 
pour la guérison des brûlures et des coupures. Les pâtres de nos 



(I) Lapeyrouse dans son Hist. abr.pl. Pyr.. p. 12 indique le P. grandira Lamk. 
autres localités...... à Mérens, le long du torrent ; au port de Pa.lhrcs » . En c< 

localité nous n'avons récolté que le P. vulgaris L. var. macrantha Larnotte. 



10 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



montagnes savent qu'elles sont ve'néneuses pour les moutons mais ils 
les utilisent pour cicatriser les crevasses du pis des vaches. 



Famille XLVIII. - PRIMULACÉES. 

Tribu i. — PR1IIULEES. Endl. Gen.pl., p. 730. 

Primula L. 

Section I. — Primulastrum Duby, in. DC. Prodr. VIII (1844), 
p. 35(pro.p.);SchonDie Sipp. der Ôsierr. Primeln ( 1 85 1 ), p. 10. 

763. — P. offlcinalis Jacq. Mise, austr., I, p. 159 ; P. veris 
a. offlcinalis L.; Rchb. fil. le. fl. germ., XVII, tab. 49, f. 2. — 
Exsicc. : Billot, Fl. Gall.et Germ. exsicc, n°* 144 et bis. 

CC. Bois, prairies, pâturages, pelouses herbeuses dans les z. 
inf. et subalp. — Avril-Mai. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 7io m (Ax, prairies d'En- 
Fountangé, en face de la gare) à 1440™ (pelouses du plateau de 
Chioula) et principalement aux alentours d'Ax, du Castelet, 
d'Orgeix, etc. 

Les feuilles de la Primevère officinale, vulgo Primevère commune, 
Coucou, Coqueluchon, s'emploient en infusion contre la toux; on les 
mêle quelquefois aux vins pour les rendre plus agréables et à la 
bière pour l'empêcher de s'aigrir. C'est un remède assez efficace 
contre les rhumatismes articulaires; à cet effet, les feuilles sont man- 
gées cuites. Ses racines contiennent une substance astringente et une 
huile volatile à odeur anisée, 

Subspec. — P. suaveolens Bertoloni [pr.sp.)ap. Desv. Journ. 
de Bot., III (1814), p. 76 et Fl. ital., II, p. 375; P. Columnœ 
Tenore; Rchb. fil., /. cit., tab. 5o, f. 1. 

Diffère du P. officinalis par ses feuilles plus longuement pétio- 
lées, blanches tomenteuses en dessous, à pétioles étroitement ailés» 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE I I 

à limbe plus en cœur, à dents plus grandes, par ses fleurs plus 
grandes à calice oblong, très pâle, blanchâtre, presque vésiculeux> 
plus atténuée la base, plus ample et à corolle dont le limbe est plus 
ouvert et moins concave. D'après Reuter (Cat. pi. envir. Genève, 
2 e édit., p. 143), cette plante se conserve bien distincte par la cul- 
ture. Nous ne possédons pas le type mais seulement la forme sui- 
vante : 

P. pyrenaica Miègeville, in Bull. Soc. bot. deFr.,XV (1868), 
sess. extraord. à Pau, p. XLIV. 

ois, pelouses, éboulis et rocailles des terrains calcaires, 
plus rarement schisteux dans lesz. subalp. et alp. — R. dans la 
z. niv. — Juin-Juillet. 

Nos exemplaires ont été récoltés de i340 m (bois de Fontfrède 
de Prades) à 2450™ (pic de la mine de Puymaurens) etjprincipa- 
lement dans les montagnes d'Ascou (col del Pradel, etc.) et de 
Prades (bois des Gouttines, au col d'En-Ferrié); pelouses de la 
Nére, éboulis de la Coste-Aurane, rochers et éboulis calcaires 
du Roc des Scaramus, éboulis du signal de Caussou, etc. 

Se distingue du P. suaveolens dont il n'est qu'une forme ou race 
pyrénéenne, surtout par ses feuilles plus petites, son calice campa- 
nule, à peine lâche, très court, presque vert, principalement dans les 
lieux humides et ombragés. 

764. — P. elatior Jacq. /. cit. , p. 1 58 ; P. veris p. elatior L.; 
Rchb. fil. /. cit., tab. 49, f. 1. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 38 16. 

AC. Prairies et lieux frais des bois, pâturages dans les sols 
détritiques et sablonneux des z. inf. et subalp. — Mars-Août. 
suivant l'altitude. 

Parc de l'ancienne forge d'Orgeix, prairie au bord du canal 
(8o5 m ); prairie du parc d'Orlu, sous le canal de l'ancienne 
forge (q3o m ); forêt du lac du Llata, talus du chemin près du 
ruisseau de Rial (i270 m ); pelouses du bois des Gouttines, prcs 
de la fontaine des Embriags (1410™) et sur le col d'En-Ferric, 
vers la fontaine du Drazet (141 5°°); pelouses sous la fontaine du 
Drazet (i455 m ); éboulis du i er lacet de la route nationale sur 
l'Hospitalet (i4bo m ); ravin de Bentérol, sous le pic de Lar- 
routch (i78o m ). 



I 2 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Subspec. — P. intricata Gr. et Godr. FI. de Fr., II, p. 449. 
— Exsicc. : Soc. dauph.. n° i3oi. 

C. Prairies, pelouses et lieux frais de tous les terrains, mais le 
plus souvent argilo-calcaires, dans les z. subalp. alp. et niv. — 
R. dans la z. inf. — Avril-Août, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 83o m (prairies de la rive 
gauche de l'Ariège, en face du village d'Orlu) à 256o m (pic de la 
mine de Puymaurens) et principalement dans les montagnes de 
Prades (col d'En-Ferrié; bois des Gouttines, près de la fontaine 
des Embriags; fontaine du Drazet ; pelouses près de la cabane 
forestière de Fontfrède; éboulis du Roc des Scaramus ; fontaine 
d'Audouze, etc.), d'Ascou (vallon de Montaud ou du Riou- 
Caou, croix de Paillères, etc.), de l'Hospitalet, (bac del More; 
pic de la mine de Puymaurens ; pic oriental de Font-Nègre ; 
crêtes du Siscarou, etc.; d'Orlu (coume de Paraou ; porteille 
d'Orlu); Roc Blanc, versant d'Orlu, porteille de Baxouillade, etc.) 
et de Savignac (crêtes d'Embizon sur les canals de Rieu- 
tort, etc.). 

Se distingue du P. elatior Jq. par ses feuilles vertes et très fine- 
ment pubescentes sur les deux faces étroites, oblongues, obtuses. 
sensiblement atténuées en pétiole et sa taille beaucoup plus petite. 

D'après Godron (Bull. Soc. bot. de Fr., XXV (1878). Rev. bibliogr., 
p. 102, le P intricata Gren. « est une forme alpine du P. elatior ». 
Le mot forme ou race alpestre serait, selon nous, plus exact. 

Cette plante végète aussi souvent dans la zone subalpine que dans 
les zones alpine et nivale. Le P. intricata nous paraît être par rap- 
port au P. elatior ce qu'est le P. pyrenaica Miègev. par rapport au 
P. officinalis. 

Obs. — Nous avons vainement recherché jusqu'à ce jour les hybrides 
bien caractérisés des Pr. officinalis et elatior : X P- média Peterm . 
{P. elatior -{-officinalis) et X P. digenea Kern. (P. offic. -\- elatior) 
dans les localités où les deux espèces croissent au voisinage l'une de 
l'autre, facilitant la fécondation croisée par les insectes ou sous l'ac- 
tion du vent, surtout en sol argilo-calcaire; mais nous savons aussi 
d'après les expériences de Lamotte [Prod. fl. pi. centr. Fr., p. 514 
du tirage à part) que l'hybridation entre ces espèces peut se faire 
artificiellement et que l'on obtient ainsi toutes les formes intermé- 
diaires possibles. 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE l3 



Section II. — Auriculastrum Schott, /. cit., p. 11. 

765. — P. viscosa Vill. Hist. pi. Dauph., II (1787), p. 467; 
P. villosa Wulf. ap. Jacq. Austr., V, append. (1778), tab. 27; 
Lap. Hist. abr. pi. Pyr., p. 96; Koch, Syn., II, p. 676; P. hir- 
suta Ail. Fl.ped., I (1785), p. 93 et DC. Fl.fr., 3 e édit. III, 
p. 449, n° 2373 ; Rchb. fil., /. cit., tab. 56, f. 1 à 4. — Exsicc. : 
Soc. dauph., n° 2542. 

RR. Granits de la z. niv. — Août. — Vaillettesde Font-Nègre 
(2525 m ), dans les débris granitiques. 

Nous avons aussi récolté cette rare plante dans la vallée de Camp- 
cardos (Pyr. -Or.), le 22 août 1894, aux éboulis granitiques de la 
porteille Blanche d'Andorre (24?o m ), mais nous l'avons vainement 
recherchée à la Dent d'Orlu où l'indique Lapeyrouse (/. cit., p. 97). 

766. — P. latifolia Lap. Hist. abr. pi. Pyr., p. 97 et FI. 
pyr., tab. 68 ; P. viscosa Ail. /. cit., p. 95. tab. 5, f. 1, non 
Vill.; P. hirsuta Vill. /. cit., p. 469; Rchb. fl. /. cit., tab. 5j, 
f. 1, 2, 3. 

R. Pelouses, éboulis et rochers humides des terrains graniti- 
ques ou schisteux dans les z. alp. et niv. — Juillet-Août. 

Coume d'Etang-Faury, sur les rochers, de 228o m à 2320, et 
rochers humides près du lac Faury supérieur (2290™) ; pic de 
Lagrave, versant de la coume de même nom (25oo m ). 

Cette espèce se distingue à première vue de la précédente par ses 
feuilles oblongues, très allongées, d'un vert clair, lâchement créne- 
lées, par ses pédoncules de 1-2 décim. de hauteur et ses capsules 
sphériques déprimées, plus longues que le calice. 

Nous l'avons aussi récoltée dans diverses localités alpines des 
Pyrénées-Orientales sur les confins de notre circonscription florale 
(pelouses du Lac de Lanoux, cirque des Fourats, pic oriental Je 
Col-Rouge, etc.). 



Section III. — Arthritica Duby ; Schott, /. cit. 

767. — P. Candolleana Rchb. ap. Môssl. HanJb., I, 
p. 296, Ic.pl. crit. VI, p. 18, tab. 584, f. 802, 8o3; Rchb. fil. 



14 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Ic.fî. germ., XVII, tab. 58, f. 4, 5 ; P. integrifolia L. Sp. pi., 
p. 2o5 [ex parte) et auct. mult. — Exsicc. : Willk. PL hisp . 
exsicc. (i85o) n° 340 ; Soc. dauph., n° 4620 (Basses-Pyr.) legit 
Doassans, ann. 1 885 . 

CC. Lieux humides de tous les terrains dans les z. alp. et niv. 
où cette plante fleurit au voisinage de la neige fondante. — R. 
dans la z. subalp. — Juin-Septembre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (plus de5o localités) ontété récoltés de i420 m 
(bords de la route de Prades, dans le bois des Gouttines) à 276o m 
(pelouses du port de la Cabanette) et principalement dans les 
hauts massifs d'Ascou, de l'Hospitalet et de la Solana d'Andorre 
de Mérens, d'Orlu, d'Orgeix et de Savignac. 

Comme le font avec juste raison observer Timbal-Lagrave et Jean- 
bernat dans le Massif du Llaurenti, p. 198 du tirage à part, cette 
espèce varie beaucoup dans sa taille, plus ou moins élevée (4-10 
centim.), dans la forme de ses feuilles entières tantôt larges et arron- 
dies, tantôt étroites et oblongues, plus ou moins ciliées-glanduleuses, 
dans la grandeur de ses fleurs dont les pétales sont semi-bifides ou 
parfois bilobés, enfin dans son inflorescence en ombelle plus ou 
moins lâche. 

Le P. integrifolia L. non Wulf. nec Visiani ( 1 ) est aujourd'hui consi- 
déré comme une espèce collective et démembrée en deux espèces 
principales : i° le P. Candolleana Rchb. /. cit. des Pyrénées, du 
Piémont, de la Savoie, de la Suisse etc., mais non des Alpes fran- 
çaises; 2° le P. Clusiana Tausch, Bot. Zeit., IV, p. 364, d'Autriche, 
Tyrol, Styrie, Dalmatie, Corinthie etc. 

Dans les jardins d'Ax et des villages environnants, on cultive fré- 
quemment en touffes, bordure ou plate-bandes le P. grandiflora 
Lamk (P. acaulis Jacq.) vulgo Primevère, dont on a obtenu parla 
culture de nombreuses variétés à fleurs jaunes, purpurines, roses, 
lilas ou blanches sous les formes acaule ou caulescente. On cultive 
aussi diverses variétés du Pr. Auricula L. vulgo Oreille d'ours y 
remarquables par leurs nuances si vives et si variées. Dans quelques 
serres tempérées l'on rencontre en pots le P. sinensis Lindl. (Prime- 
vère de Chine} à fleurs purpurines, rosées ou blanches, disposées en 
plusieurs verticilles dans la partie supérieure des pédoncules et à 
feuilles velues-glanduleuses, 7-9 lobées, etc. 



(1) Le P. integrifolia Wulf. a pour synonyme d'après Nyman, Conspect. fl. europ., p. 6o5. 
P. Wulfcniana Scnott et le P. integrifolia Vis. = P. Kitaibeliana Schott. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE l 5 



Gregoria (i) Duby 

768. — G. Vitaliana (2) Duby, Bot. gall., I (1828), p. 383 ; 
Primula Vitaliana L. ; Aretia Vitaliana Murr. ; Androsace 
Vitaliana Lap. ; Andr. lutea Lamk; Rchb. fil. le. fl. germ., 
XVII, tab. 75, f. 1-2. — Exsicc. : Soc. dauph. n° 2173. 

R. Rochers schisteux, graviers et pelouses sèches de laz. niv. 
— Juillet-Août. 

Eboulis de la porteille de Coume-d'Or (2470 m ) ; éboulis du 
pic de Siscarou (à 2590™ et à 2Ô6o m ) ; rochers et e'boulis du pic 
Pcdroux Sud, vers le pic de Coume-d'Or (à 2720™, 2760™ et 
27go m ) ; éboulis du pic de la Cabanette (2740™) ; crête du pic 
Pédroux Sud (2828 111 Et.-maj.). 

A l'exemple de Lapeyrouse, plusieurs auteurs classent encore dans 
le genre Androsace, cette plante gazonnante aux tiges rameuses, éta- 
lées rougeâtres et aux fleurs solitaires, d'un jaune brillant. D'après 
Grenier et Godron Fl . de Fr., II, p. 452 le genre Gregoria diffère 
surtout du genre Androsace par la gorge dilatée de la corolle et son 
tube allongé égalant environ le diamètre du limbe, et par sa capsule 
s' ouvrant en 5 valves du sommet à la base, ne renfermant que deux 
graines. 

Androsaces Tournef. ; Androsace L. 

769. — A. imbricata Lamk. Encycl. meth., Bot , I (1783) 
p. 162, n° j[excl. synon. Hall. etL.)et Illustr. tab. 98, f. 1 ;.4. 
argentea Gœrtn. fil. Fruct., III (i8o5), p. 107, tab. 198,1". 4; 



(1) Genre dédié à la mémoire de Jacques Grégoire, pharmacien à Paris, botaniste du 
XVII" siècle et qui publia, en 1628, un Hortus phjrmaceuticus lutetiauus. 

(2) Cette espèce rappelle le nom de Vitaliano Doiuti médecin et naturaliste italien 
PaJoue le S sept. 1717 et mort dans un naufrage, en ijoj.àson retour d'un voyage en Syrie. 
Il appartenait à l'illustre famille des Donati de Florence et fut professeur de science» natu- 
relles a Turin. Passionne pour les sciences naturelles et surtout la botanique il explora la 
Sicile, l'Ill/ne, la Bosnie, l'Egypte, la Syrie et en rapporta des collections Joui 1 
parvint à Linné qui lai dédia le Primula Vitaliana. Le nom de Vitaliana t 

Se:>ler qui le décrivit dans une lettre taisant suite aux fragments Jcs Mem oil 

publies par Carlo Rubbi, à Venise, en 1730, sous le titre : ùella Sloru . 

tico Sjggio [Essai sur l'hist. natu elle de la mer Adriatique). C'est a la pa«e 69 de o 

traduit en allemand en 1753 et en français en | 7 58 que. d'après Linné et plusieurs autcur-dc 

ses contemporains ayant connu l'édition originale de 1730,3 été créé le genre 1 iAi/mim pai 

Sesler, genre non maintenu par Linné dans son Spectes planlarum. 



l6 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIÊGE 

A. aretiaet argentea Lap. Hist. abr. pi. Pyr., pp. 91 et 92 ; 
Rchb. hLIc.fl. germ.y XVII, tab. 72, f. 4, 5 et 6. 

AR. Rochers et éboulis granitiques ou schisteux des z. alp. 
et niv. — RR. dans la z. inf. — Juillet-Août. 

Fentes des rochers granito-gneisseux d'Aïguebonne, sur la 
route d'Espagne, au pied du Roc de la Spe'lugue (io5o m ) ; 
rochers granitiques et schisteux de la rive gauche du lac de 
Naguilles, sous le pic de Simet ou Verceil (i8ôo m ) et rochers 
schistoso-calcaires de la rive droite de ce même lac, à la base du 
pic de Roque-Rouge (i88o m ) ; crête granitique de la bague de 
Sey, sous le pic de Brasseil (2010™) ; valle'e des Bésines, fissures 
des rochers granitiques sur la fontaine de Soula-Couloumé 
(2 1 95 m ) ; rochers gneissiques du col de Coumebeille de Pédou- 
rès (2345™) ; éboulis granitiques du pic Pédroux Nord sur la 
vallée des Bésines (2440™ et au-dessus) ; rochers schisteux du 
pic Pédroux Sud (28io m ). 

Sur les confins de notre circonscription, nous avons aussi récolté 
sur les rochers au-dessus du lac de Lanoux (Pyr.-Or.) à2i65 m d'alt. 
cette plante à coussinet, dont l'aspect argenté, la forme hémisphéri- 
que, les feuilles tomenteuses disposées en spirale (et non verticillées), 
lei fleurs blanches, manifestement pédonculées, axillaires et avec un 
œil rouge à la gorge etc. suffisent à bien caractériser — P. Bubani, FI. 
pyr., I, p. 214 dit pour cette espèce : t Observavi au Puig Carlit ». 
Nous l'avons observée dans cette même localité, en compagnie de 
l'infortuné professeur Galissier. 

770. — A. carnea L. ; Rchb. fil./, cit., tab. 71, f. 1, 2, 3. 
Exsicc. : Soc. dauph. n° 2543. 

CC. Pelouses et rochers humides des terrains granitiques ou 
schisteux dans les z. alp. et niv. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (plus de 5o localités) ont été récoltés de 
i854 m Et.-maj. (pelouses près de la sortie du lac de Naguilles) 
à 2Ô90 m (pic de Y Albe, passade del Cassairé), et principalement 
dans les montagnes d'Ascou, d'Ax, de l'Hospitalet et de la 
Solana d'Andorre, de Mérens, d'Orlu, de Savignac et dans les 
hauts massifs de Puymaurens et de Font-Nègre, souvent en 
société du Primula Candolleana Rchb., du Soldanella alpina 
L. et de Y Androsace Laggeri Huet du Pavill. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE \J 

Nous considérons comme type la plante aux formes grêles, aux. 
feuilles line'aires, étroites, aiguës, en rosettes un peu charnues, d'un 
vert rougeâtre et à reflets grisâtres, aux tiges de 5-io cent., dressées 
pubescentes et aux fleurs d'un rose vif, petites, en bouquet serré de 3-5. 

Nous possédons encore la sous-espèce et la forme (sous-variété) 
qui suivent : 

Subspec. — A. Lagger (i) Huet du Pavillon, Descript. de 
quelq.pl. des Pyrénées, in Ann. Se. naî., 3 e série, tome XIX 
( 1 853), p. 255 (p. 6 de la brochure tirée à pan) ; Jord et Fourr. 
Brev.pl. nov., 2 e fasc. ( 1 868) p. 104, note, et Icônes ad fl. Eu- 
rop.spect., 11, p. 20, tab. CCLXVI, p. 348. 

AC. Juillet-Septembre. — Même habitat que VA. carnea dans 
les mêmes zones et souvent même en sa société ou son voisi- 
nage, notamment à la coume de Paraou, au col de Castillou, au 
Roc-Blanc, au plateau de Camp-Ras, au pic d'Auriol, à la por- 
taille de Kerfourg, au pic du Saquet, au pic de l'Orry de la 
Serre, au sommet de la Lioze, etc. 

C'est une race pyrénéenne de VA. carnea avec lequel elle est sou- 
vent confondu, mais dont on le distingue par la petitesse de toutes 
ses parties, par ses rosettes plus denses formant un large gazon ; par 
ses feuilles linéaires très étroites, subobtuses,, plus rudes et plus 
courtes, réunies autour de petits rameaux cylindriques pressés les 
uns contre les autres ; par ses fleurs à calice glabre réunies par 3-6 
en petites ombelles sur des tiges très courtes s'allongeant à la maturité ; 
par ses pédicelles manifestement plus courts que l'involucre ; par les 
capsules contenant un plus grand nombre de graines, etc. 

Forma minima Marc.-d'Aym. in herb. (1891). RR. — Août. 
Schistes du col de las Vézines, sous le signal de Coume-d'Or 
(2680 111 ), legit H. Guilhot ; débris schisteux sur le versant orien- 
tal du pic Pédroux Sud (2820 m ). 



(I) Lagger (François-Joseph) né en 1 799 à Munster dans le Haut- Valais, décédé en 1871 i 
Fribourg où il exerçait la médecine, s'était lié d'amitié avec Huet du Pavillon de Genève) 
qu'il rencontra dans ses herborisations autour du Zermatt (Suisse). Plusicursplanteslui ont et 
dédiées par divers botanistes; nous citerons : Thalictrum Laggeri Jord., Rota I.aggtriPagel, 
Hitracium Laggeri Fries, Carex Laggeri Wimm. etc. Il a publié un travail botanique «urle 
canton de Fribourg et il a dû herboriser dans les Pyrénées, vers t85o ; le Bulletin Jet tra- 
vaux de la Société murithienne, H (1873) p. 54 signale un herbier de plante» pyrénéenne» 
donné par lui. L'abbé Cottet a publié dans le Bulletin de cette même Société, 3* et 4" fa»c. 
(1876) p. 48, une notice biographique sur le D r Lagger. 



l8 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



Les spécimens de cette dernière localité avaient été rapportés à 
tort par nous à VAnd. pubescens DG. et cette indication erronée 
figure sous notre nom dans le Catalogue raisonné de la flore des 
Pyrénées-Orientales (p. 359 ^ u tirage à part) par M. G. Gautier. 
Après examen de M . le D r X. Gillot, d'Autun, dont nous avons su 
apprécier la haute compétence, ils doivent se rapporter à la forme 
naine (sous-variété) que nous avons nommée minima et qui est la 
même plante que VA. Laggeri, mais rapetissée par la haute altitude 
et la nature sèche du terrain, 



Soldanella L. 

771. — S. alpina L. ; Rchb. fil. le. fl. germ. XVII, tab.46, 
f. 1, 2. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 873. 

CC. Pelouses et rocailles près de la neige fondante, sur tous les 
terrains dans les z. alp. et niv. — AR. dans la z. subalp. — Juin- 
septembre. 

Nos exemplaires (plus de 40 localités) ont été récoltés de i68o m 
(pelouses du col del Pradel) à 2540 m (éboulis granito-gneis- 
siques du bac de la coume d'Auriol) et principalement dans les 
montagnesd'Ascou, del'Hospitalet, de Mérens, d'Orgeix, d'Orlu, 
de Prades, de Savignac et dans les massifs limitrophes de l'An- 
dorre, de l'Ariège et des Pyrénées Orientales, souvent en société 
du Primula Candolleana Rchb. et de l'Androsace carnea L. 



Lyeimachia L. 

772. — L. nemorum L.; Rchb. fil. le. fl. germ., XVII. 
tab. 43, f . 1 . — Exsicc. : Soc. dauph., n° 4624. 

AC. Bois humides, lieux marécageux, fossés, etc. de tous les 
terrains dans les z. inf. et subalp. — Juin-Août. 

Fossés de Laucate, à la limite inférieure du canton d'Ax, 
(66o m ); environs d'Ax, pelouses près de la métairie de l'Esqui- 
roulet (71 5 m ) ; parc du château d'Orgeix (8o5 m ) ; fontaine du 
Moulinas (840 111 ), près de la métairie Astrié-d'Oreille; bois des 
Salines, sur la forge d'Orlu (1 i3o m ) ; prairies du Bisp d'Orlu, 
en face de la fontaine de Caral (1 140 111 ) ; bois de Las Planes, che- 



ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE IQ 

min de traverse du plateau de Bonascre (i i6o m ) (i); bords de la 
route de Prades en aval du pont d'En-Calqué (i220 m ); bois du 
Lauzet, sous le col d'En-Ferrié (i3go m ); valle'e du Nagear, jasse 
de pla-d'Arlaou (i 3o,5 m ) ; bois des Gouttines, fontaine des Em- 
briags (1410 111 ) ; tais de Mourtès, sur Gaudu (1 53o m ). 

C'est une plante astringente que l'on emploie parfois contre les 
hémorroïdes. 

Tribu 2. — AMAGALLIDÉES Endl. Gen., p. 733. 

Centunculus L. 

773. — G. minimus L. ; Rchb fil. le. Fl. germ., XVII, 
tab. 41, f. 4. — Exsicc : Soc. dauph., n° 2180. 

RR. Pelouses rases, lieux frais des terrains sablonneux dans 
les z. inf. et subalp. — Août. 

Environs d'Ax : bosquet Clauselles, bords du sentier (85o m ): 
fossés de la route de l'Aude, sous la métairie d'En-Rameil (88o m ); 
fossés du vieux chemin pierreux, en montant du village d'Ignaux, 
au tournant des Gardelles (ii20 m ). 

Espèce difficile à apercevoir vu sa petite taille et le peu d'éclat de 
ses fleurs, comme le Radiola linoidea Gmel. Ces deux plantes affec- 
tionnent d'ailleurs les mêmes stations siliceuses, humides, gazonnées, 
les sentiers battus. D'après Reuter, Cat.pl. vase, envir. Genève, 2 e édit., 
p. 145 : « Les fleurs sont presque toujours fermées et ne s'ouvrent 
qu'au grand soleil, aux heures les plus chaudes du jour ». P. Bubani 
FI. pyr.y t. p. 208, dit succinctement à son sujet : « ... Legi in Pvr. 
aurig. supra Ax diebus 23 Jul. et 8 Aug. 1840 1 mais il n'indique pas 
de localité précise. 

Anagallis (Tournef.) L. 

774. — A. phœnicea Lamk. Fl.fr., II, p. 285 (2) et Illustr., 



(1) P. Bubani, Fl.prr., I, p. 232 dit au sujet de cette plante : « ... Légi in Pyr. aurig. 
supra Savignac, sub la Promenade de Bonascre , die 26 Aug. 1840 ». C'est dans cette même 
localité que nous l'avons récoltée. 

(2) Reichenbach fils dans ses hottes fl. germ., vol. XVII, p. 26 et après lui de Martrin- 
Donos, Fl. du Tarn, p. 470, indiquent par erreur la page 45. La plupart de» auteur» indi- 
quent avec juste raison la page 285. 



20 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



tab. 101; A. arvensis L. [ex parte) var. phoenicea Vis. Fl. 
dalmat., (1842), p. 1 52 ; Gr. et Godr. Fl. de Fr., II (i852) p. 467; 
Rchb. fil le. fl. germ., XVII, tab. 41, f. 1. — Exsicc. : Soc. 
dauph., n° i3o3. 

CC. Champs et lieux incultes de tous les terrains, mais prin- 
cipalement sablonneux, dans la z. inf. — AR. dans la z. subalp. 
— Juin-Octobre. 

Le Mouron rouge constitue comme l'espèce suivante {Mouron bleu) 
un poison mortel pour les oiseaux. On le dit efficace contre la rage? 
les verrues, l'anthrax, etc., mais ces vertus ont besoin d'être confir- 
mées par l'expérience. 

775. — A. cœrulea Schreb. Spic. fl. lips (1771), p. 5 ; 
Lamk. /. cit. (1778), p. 285; A. arvensis L. (ex parte), var. 
cœrulea Vis. /. cit.; Gr. et Godr. /. cit.; Rchb. fil., /. cit.,î. 2. 

AR. Champs cultivés, bords des chemins pierreux, sur les 
terrains calcaires de la z. subalp. — Juin-Août. 

Prades, champs sous le village vers Cornus (i225 m ) et chemin 
de la Fajolle (i245 m ); champs de Montaillou, sous la Coût 
(i325 m ); bois de Fontfrède de Prades, au clôt de la coumeille 
del Faou (1 3QO m ). 

Nous avons vainement recherché cette plante dans la z. inf. de 
notre circonscription florale où les terrains calcaires font défaut. 
Lamarck, de Candolle, Koch, etc., ont fait observer avec raison que 
les A. phœnicea et cœrulea ne sont pas de simples variétés de l'A. 
arvensis L. — Lamotte dans son Prodr. fl. pi. centr. Fr., p. 5 18 du 
tirage à part, tout en rapportant VA. arvensis L. comme synonyme 
de VA. phœnicea Lamk. a démontré par la comparaison entre eux de 
milliers d'exemplaires que les A. phœnicea Lamk. et cœrulea Schreb. 
sont des espèces bien tranchées, et il fait suivre cette assertion des 
caractères distinctifs. — En 1 885, M. le D r Glosa fait connaître (in 
Bull.. Soc. bot. de Fr., tome XXXII, séance du i3 mars 1 885, pages 
123 et 124), avec figures à l'appui un caractère certain pour les dis- 
tinguer, basé sur les différences tirées de la racine. Dans l'A. phœni- 
cea, la racine pivotante est munie de quelques grêles et courtes 
radicelles; tandis que dans l'A. cœrulea, la racine est très ramifiée à 
partir de sa jonction avec la tige jusqu'au delà du milieu de sa lon- 
gueur; le Dr Clos a le soin défaire observer que cette différence 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 2 I 

n'est bien accentue'e que chez des sujets ayant atteint un assez grand 
développement. 

776. — A. tenella L. Mant. pi., p. 335 ; Rchb. fil. /. cit., 
f. 3. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 876. 

RR. Août. — Fossés marécageux de la route d'Espagne en 
amont de la métairie Astrié-d'Oreille (840 111 ). 

Cette plante avait été déjà indiquée par M. le Dr Clos (Quelques 
jours d'herboris. autour d'Ax, Ariège in Bull. Soc. bot. de Fr % 
tome XXVII (1880), p. 221) : « le long de la route qui relie Ax à 
Mérens » . Nous l'avons vainement recherchée ailleurs. 

espèce: a excia iik 

Samolus Valerandi L. « ... Etang d'Orlu, Asparagou... » (Lap. Hist. 
abr.pl. Pyt.. p. 11 1). C'est « au lac de Naguilles, à Paraou s qu'il faut lire. 
Plante de la région méditerranéenne, du littoral de l'Océan et du plateau 
central de la France (voisinage des sources minéiales)etc. et qui ne remonte 
pas dans la vallée de l'Ariège au delà de Tarascon et d'Ussat-les-Ba'ns 
(485 m d'alt.). Elle ne peut donc se rencontrer dans les localités indiquées 
par Lapeyrouse. Cependant M. G. Gautier dans son Cat. rais, de la (l. des 
Pyr.-Or., p. 356 du tirage à part l'indique comme « CC. dans les terrains 
humides du littoral jusqu'à la limite supérieure des sapins 0. 



Obs. — La famille des Fraxinacées (Oléacées) classée par Grenier et 
Godron, FI. de Fr., II, p. 471, à la suite des Primulacées, a déjà été 
vue par nous dans le tome I, pp. 333 et et 334 de notre Catalogue 
raisonné. A l'exemple de MM. Rouy et Foucaud FI. de Fr., IV, 
p. 140, nous l'avons placée dans la sous-classe des Discifîores,à côté 
des Acéracées. 



Famille XLIX. — APOCYNACÉES. 

Vinca L. 

■j-jj. — V. minor L.; Rchb. fil. le. fl. germ., XVII, tab. 21, 
f. 1, 2. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 545 1. 

AR. Haies, broussailles, pelouses de tous les terrains dans la 
z. inf. — Mai-Juin. 

Environs d'Ax-les-Thermes : broussailles sous la châtaigne- 
raie d'En-Castel (7i2 m ) et pelouses aux bords de l'Ariège, à la 



22 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Solitude d'En-Castel (ji 5 m ); Ax, parc du Teich, pelouses près 
de l'ancienne buvette thermale de Saint-Roch {j3o m ). 

Les feuilles de la Petite Pervenche, comme celles de la Grande 
Pervenche (Vinca major L.) que l'on rencontre naturalisée, çà et là 
dans les parterres d'Ax-les-Thermes) sont amères, toniques et fébri- 
fuges. On utilise parfois leur de'coction comme purgative et antilai- 
teuse. C'était la fleur de prédilection du philosophe J.-J. Rous- 
seau. Dans les serres tempérées d'Ax, on cultive pendant l'hiver 
pour le mettre en plein air au printemps, en été et en automne, le 
Nerium Oleander L. vulgo Laurier-Rose, Nérier, à fleurs roses ou 
à fleurs blanches. Cet arbrisseau spontané en Provence, dans les 
Alpes-Maritimes et en Corse est vénéneux par l'acide prussique qu'il 
renferme. Ses feuilles pulvérisées sont sternutatoires et employées 
parfois comme vermifuges et antidyssentériques. 

Famille L. — ASCLEPIADACÉES. 

Vincctoxicum Mœnch 

778. — V. officinale Mœnch, Meth. pi., p. 317; Asclepias 
Vincetoxicum L.; Rchb. fil. le. fl. germ., XVII, tab. 26, f. 1-2. 
— Exsicc. : Billot, ^7. Gall. et Germ. exsicc., n° 819. 

R. Lieux incultes et pierreux, rochers et éboulis des terrains 
calcaires dans les z. inf. et subalp. — Juillet-Août. 

Bords du chemin de Perles à Unac (70o m ); rochers calcaires 
à l'entrée de la gorge de la Frau, en aval de Cornus (1 ioo m ) (1) ; 
bois de Fontfrède de Prades, rochers aux bords du chemin 
forestier (1 320 m ). 

Cette plante présente de nombreuses variations dans sa pubes- 
cence, dans la forme de ses feuilles, la couleur de ses fleurs, etc., 
suivant les lieux où elle croît ; d'où la création par divers auteurs 
Jordan et Fourreau, Timbal Lagrave, etc.), de formes pyrénéennes 
ou autres que nous n'avons pas observées dans notre circonscription 
florale. 

Le Dompte-venin officinal est irritant et alexitère contre les poi- 
sons virulents mais presque inusité. 



(1) Au voisinage de notre canton nous ayons récolté le V. officinale sur les rochers calcaires 
du milieu de la gorge de la Frau (800 m.) et aussi sur les ruines du vieux château de 

Lordat (q3om,)- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 2 5 

Subspec. — V. laxum Gr. et Godr. Fl. de Fr., II, p. 480 
[pr. sp.); Cynanchum laxum Bartl. in Koch Syn., éd. 2, 
p. 555 (1). — Exsicc. : Soc. dauph., n° 5oi . 

RR. Juillet. — Rochers siliceux de la route nationale, en 
aval du pont de THarenc, sous le pic de Savis (io3o m ). 

Cette plante avait e'té de'jà re'coltée à Mérens (2), le i3 Juillet i856, 
par H. Loret (Glanes d'un botaniste, in Bull. Soc. bot. de Fr. VI 
(i85q), p. 404). Cet auteur ajoute : « Elle m'a paru beaucoup plus 
commune, au moins dans les Pyrénées, que le V. officinale avec 
lequel naguère encore tout le monde la confondait », mais plus tard 
dans sa Flore de Montpellier, éd. 2 (1886) p. 324, Loret ajoute : 
<« Après avoir étudié cette plante dans une multitude de localités 
françaises, nous croyons comme Grenier, FI. Jurassiq., p. 5ii,à 
l'impossibilité de la séparer du type ». — Lamotte (Prodr. fl. pi. 
centr. Fr., p. 523 du tirage à part), après avoir donné les caractères 
distinctifs de cette plante qu'il considère comme une bonne espèce, 
ajoute : « les échantillons que j'ai reçus jusqu'à ce jour de divers 
botanistes sous le nom de V. laxum ne sont que des formes du 
V. o/ficinalis ». Pour nous le V. laxum G. et Gr. est une forme ou 
race plus grêle du V. officinale adaptée à un milieu différent, à 
feuilles plus longuement accuminées et à fleurs ordinairement plus 
blanches et moins nombreuses formant des ombelles plus lâches, 
à lobes de la corolle ordinairement refléchis sur les bords. 



Famille LI. — GENTIANACEES. 

Tribu 1. — Geatianées Endl. Gen. p/., p. 600. 

Erythrœa Renealm. (3) (161 1); Persoon (i8o5). 

779. — E. Centaurium Pers. Syn., I.p. 283; Gentiana Cen- 
taurium L; Rchb. ûl.Ic.fl. germ. XVII, tab. 20, f. 1. 



(1) Nous ne citons pas avec intention la figure des Icônes fl. germ. et helvet. de Reichenbach 
fils (vol. XVII, tab- 27, f. 2) parce que celle-ci est inexacte ayant été dessinée d'après un 
spécimen cult.vé. Cet auteur dit en effet /. cit., p. 17 avant de citer la figure de sa planche: 
« cultum tantum vidi>. 

(2) Le pont du l'Harenc est à environ 5oo mètres en aval du village de Mérens. 

(3) Paul Reneaulme (en latin Rénealmus) médecin et botaniste de Blois (l56o -+• 1624) avait 
imaginé de donner des noms grecs aux plantes décrites par lui, en 161 1, dans «on Spécimen 
historix plantarum, in-4, Paris; ainsi il appelait la Gentiane asclepiade SaffUOT^çavï} 
(plante à couronne velue), le lilas xaXoêoTpvjt'C (belle grappe) etc. 



24 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



AC. Bruyères et lieux pierreux, bords des chemins, etc., 
dans les terrains siliceux de la z. inf. — Juillet-Octobre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 68o m (Le Castelet, 
rochers sur le village) à 8ç)o m (talus de la route de l'Aude sur la 
métairie Martin) et principalement autour d'Ax '(talus de la 
route sous la i re Bazerque ; chemin de Petches sur Betsou ; 
rochers humides de la route de l'Aude, etc.) et d'Orlu (bruyères 
de la rive gauche de l'Oriège, etc.). 

Les rieurs sont sessiles, fasciculées, réunies en corymbes compacts, 
terminaux, roses, rarement blanches. 

S.-var. leucantha Marc.-dAym. in herb. (1893). — R. Juin. 
— Environs dAx-les-Thermes, pelouses du bosquet Clauselles, 
près de la métairie dite des Rats(820 m ); vacant communal près 
du lavoir public de Vaychis (oo5 m ). 

Se distingue du type par ses fleurs d'un blanc-jaunâtre. Cette 
coloration peut être produite par la dessication lente de la plante. 

Var. p. capitata Rœm. et Sch. Syst. veget., IV, p. 467, non 
Willd. — Exsicc: Soc. dauph., n° 878. 

RR. Ax-les-Thermes, prairie Boyé, au-dessus de la gare 
(710 111 ) — Octobre. 

Fleurs nombreuses, en cymes très compactes. 

L'Erythrée Centaurée, vulgo Petite Centaurée, Herbe à la fièvre, 
en patois Trescalan rougé, est amère, tonique, stomachique et 
fébrifuge. On emploie en infusion (10 p. 1000) ses sommités fleuries. 
Elle a été aussi utilisée contre l'hydropisie. Mehu en a extrait une 
substance cristallisée Y ' Erythro-centaurine qui se colore en rouge à 
la lumière. 

Çhlora L. 

780. — C. perfolïata L. Syst. nat., 12 e édit., Il (Vege- 
tabilia), p. 267; Gentiana perfoliata L. Sp. pi., 2 e édit., 
p. 335 ; Rchb. fil. Ic.fl. germ., tab. 19, f. 1. — Exsicc. : Soc. 
dauph., n° 1757. 

RR. Juin. — Bords de la route de Prades entre les cols de 
Marmare et d'En-Ferrié (i375 m ). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 2 5 

Nous avons aussi récolté cette plante si rare dans notre circons- 
cription : sur les rochers des Esteillès d'LJnac, au-dessous de 
Laucate (63o m d'alt.). 

<;cutiaoa (Tournef.) L. 
Section I. — Cœlantha Frœl. in Koch, Syn., éd. 2, p. 559. 

781. — G. lutea L.; Rchb. fil. Ic.fl. germ., XVII, tab. 18. 
— Exsicc. : Soc. dauph., n° 545 3. 

CC. Bois, pâturages, bruyères des terrains granitiques ou 
schisteux, plus rarement calcaires dans les z. inf., subalp. et 
alp. — RR. dans la z. niv. — Juin-Août. 

Nos exemplaires (plus de 3o localités) ont été récoltés de 8oo™ 
(prairies de la rive gauche du Nagear, près de la cascade de 
Savignac) à 2200 m (pelouses sous la porteille de Ladou, vers 
le pic d'Auriol) et principalement dans les montagnes d'Ascou, 
d'Ax, de Mérens, d'Orgeix, d'Orlu, de Prades et de Savignac. 

La racine de la Gentiane jaune, vul^o Grande Gentiane, d'où l'on 
extrait la liqueur alcoolique, stomachique et réputée eau-de-vie de 
Gentiane, est amère, tonique, apéritive et fébrifuge. On emploie son 
décocté dans les fièvres intermittentes, les dyspepsies, les maladies . 
nerveuses, la chlorose, l'anémie, les scrofules, etc. Avant la décou- 
verte du quinquina cette belle plante, trop rarement cultivée dans 
les jardins où elle produit un très bel effet, était en grande vogue. 
Les bestiaux ne la mangent pas à cause de son amertume. Toutes 
les Gentianes, ses congénères, jouissent des mêmes propriétés mais 
à des degrés différents. 

782. — G. Burseri Lap. Hist. abr. pi. Pyr., p. i32; 
G. bilobaDC. Fl.fr., 3* édit., III, p. 653 et Ic.pl. rar., tab. i5 
sec. G. et Godr. FI. de Fr. t II, p. 489!; Rchb. fil. loc. cit., 
tab. 14, f. 1. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 4972. 

C. Pelouses et bruyères des terrains granitiques ou schisteux, 
très rarement schistoso-calcaires dans les z. subalp. et alp. — 
Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (plus de 20 localités) ontété récoltésde 1480 111 
(1" lacet de la route nationale sur THospitalet) à 23oo m (éboulis 



2 6 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

granitiques près de la jasse des Vaillettes des Padrons)et princi- 
palement dans les montagnes d'Ascoufpic de Tarbézou; fontaine 
de la Régalecio ; sarrat de Nogens; pic de Sérembarre etc.), de 
THospitalet et de la Solana d'Andorre (en descendant du pic 
d'Esquifolaygo aux clots Bessatel ; schistes du rec del Maya et 
de Costo-Redoun; sarrat de Ribenfest, etc.), de Mérens (vallée 
du Nabré, sur la jasse Parade; pelouses de PEstagnas ; vallée de 
Mourgouillou, aux planels de la Fountanasse, etc.) d'Orlu (jasse 
et col des Liauzès (1) ; pelouses du lac de Beys, etc.) de Prades 
(bois du Drazet; pelouses près du col de Peyreblanque et sur le 
col du Rieufrèdej et de Savignac (éboulis de l'estagnol du 
Nagear, etc.). 

Cette espèce que l'on rapproche souvent comme variété de G. punc- 
tata L. dont elle a le port et les fleurs d'un jaune très pâle mais non 
ponctuées de pourpre noir, s'en distingue par son calice fendu d'un 
seul côté jusqu'à la base et par les lobes de la corolle oblongs aigus. 
Elle diffère à première vue du G. lutea par ses fleurs plus grandes, 
sessiles et divisées seulement dans leur tiers supérieur. 

Var. p. Villarsii Griseb. in DC. Prod., IX (1845), p. 116 ; 
G. punctata Vill. Hist. pi. dauph., III, p. 522, non L; Rchb. 
fil., /. cit., tab. 14, f. 2. 

AC. Pelouses, talus des routes, etc. dans la z. alp. — AR. 
dans la zone subaip. — Juillet-Septembre. 

Vallée de la Lauze, sur la jasse de Bessadel (i58o m ); pelouses 
de Manseille à Mateport (i740 m ) ; sarrat de Nogens (i86o m ) ; 
bords de la route nationale près du col de Puymaurens (iooo m ) ; 
pelouses entre le port de Paillères et la fontaine de Fontnère 
(i93o m ); plateau de Paillères, fontaine des Coungérals (20io m ); 
pelouses sous le pic des Liausés (201 5 m ) ; pelouses de Puy- 
maurens, vers le plan incliné de la Llatte (2060™) ; sous le Roc 
de Braguès, versant de Gabantsa (21 jo m ); sarrat de Baxouillade, 
sur le Trou-de-1'Or (2i90 m ). 



(i) P. Bubani, FI. pyr., I. p. 527 dit au sujet du G. Burseri Lap. : u Legi in Pyr. sept, 
aurig. sub la tient d'Orlu, die 29 Jul. 1840 ». 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 2J 



Se distigue du G. Burseri par sa corolle ponctue'e et ses lobes 
très obtus. 

On rencontre parfois des individus intermédiaires entre le G. lutea 
et le G. ^Burseri que l'on a considéré comme hybrides de ces deux 
espèces. S'il y a prédominance du G. Burseri on a alors le X G. Mar- 
cailhouana Rouy, récolté par cet auteur au port de Paillères avec 
les parents et signalé par lui dans le Naturaliste n° du i5 nov. 1890, 
p. 263 {Suites à la Flore de France de Grenier et Godron (1). Cet 
hybride que nous a dédié M. G. Rouy avec lequel nous herborisions, 
le i5 août 1890, avait été déjà signalé sans nom d'auteur dans les 
Pyrénées : au bas du port de la Fraiche par Zetterstedt (PI. vascul. 
Pyr. princip., p. i85) et à Esquierry (Haute-Gar.) par Planchon et 
Timbal-Lagrave. « Les corolles sont divisées jusqu'aux 2/3 et d'un 
jaune plus pâle que celles du G. lutea, mais moins que celles du 
G. Burseri ». 

L'hybride inverse, 4- G. média Arv.-Touv. (G. lutea Burseri) a été 
décrit par M. G. Arvet-Touvet, en 1871. Nous ne l'avons point encore 
observé dans notre circonscription florale. 

Section II. — Pneumonanthe Necker, Elém. bot., II, p. 12. 

783. — G. Pneumonanthe L. ; Rchb. fil. /. c*7.,tab. 10, f. 2. 
— Exsicc. : Soc. dauph., n os 5o6 et bis. 

AR. Prés marécageux, pâturages tourbeux des terrains sili- 
ceux, plus rarement calcaires, dans les z. inf. et subalp. -Juil- 
let-octobre. 

Métairie de l'Esquiroulet : mouillères du pré de l'Etang, versle 
Trou-des-Fourches (720 111 ) ; prairies de Betsou (8oo m ); prairies 
sur la métairie du Cap-del-Roc(83o m ); chemin de Petches, sous 
la métairie du Loubail (840 111 ); bois de la Luzèro, sur la forge 
d'Ascou (1 i3o m ); route de Prades, sous le Roc d'En-Calqué 
(l205 m ). 

Section III. — CROssopETALUMFrœl. in Koch, Syn.,éd.2,p. 566. 

784. — G. ciliata L. ; Rchb., fil. /. cit., tab. 10, f. 1. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 255 1. 



(I) Par suite d'une erreur typographique, notre nom a été mal orthographié. Nous lison» 
en effet dans l'ouvrage cité G. Marcailborrana. 



28 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

AC. Lieux rocailleux, pelouses, lisière du bois et des champs 
dans les terrains argilo-calcaires ou calcaires des z. subalp. et 
alp. — Juillet-Octobre. 

Lisière des champs pierreux de Montaillou, au clôt del Lou- 
lié (i320 ra ); col de Marmare, talus de la route (i 35 m ) ; vallée de 
TOriège, bande schisto-calcaire de Gaudu (i4o5 m ); bois des 
Gouttines, talus de la route près du col d'En-Ferrié (i4o5 m ) ; 
bois de Fontfrède de Prades, aux bords du chemin forestier 
(i43o m ) ; soula de l'Andourra, sur la métairie del Péré ( 1 780™) ; 
crête calcaire de Paillères (1990 111 ). 

D'après la juste observation de Ad. Pellat dans le 7 e Bulletin de la 
Société dauphinoise (1880), p. 272, le G. ciliata serait tantôt annuel, 
tantôt vivace, suivant que les bourgeons ou rejets blanchâtres, dres- 
sés contre la tige et destinés évidemment à assurer l'existence de la 
plante, n'ont pas résisté aux froids précoces de l'hiver ou bien ont 
supporté victorieusement l'épreuve du froid rigoureux. Dans ce der- 
nier cas la plante revit à la fin de l'été suivant. 



Section IV. — Endotricha Frcel. /. cit., p. 564. 

785. — G. tenella Rottboell, Act. Hafn., X (1770), p. 436, 
tab. 2, f . 6 ; G. glacialis Abr. Thomas apud Vill. Hist. pi. 
dauph., II (1787) p. 532; Rchb. fil. /. cit. tab. 4, f. 3. — Exsicc: 
Soc. dauph., n° 21 85. 

RR. Août. — Vallon de Saint-Joseph : pelouses du Clôt del 
Diable, sous le port de Saldeu (Andorre) à 24Ôo m d'alt. 

Grenier et Godron, FI. de Fr. II, p. 495, indiquent cette plante 
comme récoltée par le botaniste toulousain Arrondeau (1) au port de 
Saldin situé entre l'Andorre et TAriège. Nous l'avons vainement 
recherchée au port même de Saldeu (et non Saldin) qui est à 258o™ 
d'alt. ; mais la localité indiquée par nous et où le G. tenella abonde, 
est située sur le versant oriental de ce port. Nous n'avons pas observé 
la var. nana Ail., très petite et uniflore qui a été récoltée dans les 



(1) Il est l'auteur d'une Flore loulousaine, 281 p., in-12, 1855, ouvrage épuisé et rare. 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



Hautes-Pyrénées par Bordère, au port de Gavarnie et dont nous pos- 
sédons des exemplaires en herbier. 

786. — G. campestris L.; Rchb. fil. /. cit. tab. 5, f. 1,2. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 2969. 

GC. Pelouses et pâturages, clairières des bois, etc. dans les 
terrains siliceux, plus rarement calcaires des z. subalp. et alp. — 
R. dans la zone inf. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (plus de 3o localités) ont été récoltés de 
j5o m (pelouses sur le monticule de la Vierge d'Ax, versant de 
l'Oriège) à 2Ô5o" (pelouses du pic S. d'Ortafa) et principalement 
dans les montagnes d'Ax, d'Ascou, de l'Hospitalet et de la 
Solana d'Andorre, de Mérens, d'Orgeix, d'Orlu, de Prades et 
de Savignac. 

Les fleurs sont roses ou blanches, plus rarement jaunâtres dans 
la sous-variété suivante. 

S.-var. chlorantha Marc.-d'Ayméric in herb. (1884). 

AC. Ça et là, parfois mélangée au type dans les mêmes zones. 
— Juillet-Août. 

Var. uniflora Gaud. FI. helvet, II, p. 61 5. — RR. Août. — 
Pelouses du vallon de Madidès, surlajasse de ce nom (2i70 m ); 
pic de la mine de Puymaurens (2040™). 

Plante de 2-4 centim. à tige uniflore. 

P. Bubani, FI. pyr. I, p. 535 dit au sujet du G. campestris L. qu'il 
dénomme G. pascuorum Bub. : « Legi in Pyr. auriger. sub la Maura 
die 8 Aug. 1843 ». Nous l'avons récolté en cette même localité. Bu- 
bani fait aussi observer que cette plante se rencontre toujours dans 
les prés, les pâturages et non dans les champs comme l'indique son 
nom. 



Section V. — Thylacites (Renealm. Spec. hist.pl. (161 1), p. 68); 
Griseb. Gen.etsp. Gentian. (1839) p. 295 et in DC. Prodr. t 
IX, (1845), p. 1 1 5. 

787. — G. acaulis L. et auct. [sensu lato); G. grandiflora 
Lamk. Encycl.méth., Bot. ,11, p. 637; Pers. £>«.,!, p. 285, n° 28. 



3o PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



Espèce polymorphe par sa taille, la largeur et la forme de ses 
feuilles, la grandeurdes fleurs, etc. présentant plusieurs variétés étu- 
diées par Grenier et Godron dans le tome II de leur Flore de France 
(i852) et élevées au rang d'espèces par quelques auteurs. 

Nous possédons les variétés suivantes : 



Var. a. latifolia Gr. et Godr. /. cit. p. 492; G. acaulis Vill. 
Hist.pl. dauph., II, p. 5 25; G. excisa Koch, Syn. } éd. 2, p. 562 
[excl. var (3.); G. Kochiana Perrier et Songeon Indic. qq. pi. 
nouv. de Savoie, etc., p. 3o du tirage à part (1). — Exsicc: Soc. 
dauph. n 08 2552 et bis, sub : G. Kochiana Perr. et Song. 

CC. Pelouses, rochers et pâturages des terrains siliceux ou 
calcaires dans les z. subalp. et alp. — R. dans la z. niv. — Juin- 
Août, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (44 localités) ont été récoltés de 1 ioo ra (entrée 
de la gorge de la Frau, sous Cornus) à 2470 m (pelouses et ro- 
chers du versant méridional de la porteille de la Soulanette de 
Couart) et principalement dans les montagnes d'Ax, d'Ascou, 
del'Hospitalet, deMérens, de Montaillou, d'Orlu, de Prades et 
de Savignac. 

Caractérisé par ses feuilles grandes, étalées, oblongues, minces et 
d'un vert clair; sa fleur assef petite, d'un bleu violacé, à dents du ca- 
lice oblongues, séparées par des angles tronqués. 

Var. p. média Gr, et Godr. /. cit. ; G. angustifolia Vill. /. cit. 
p. 526; Rchb. fil. le. fl. germ., XVII, tab. 12, f 4 (pro parte). 
— Exsicc. : Soc. dauph. n° 2182, sub : G. angustifolia Vill. 

C. Pelouses sèches et rocailles des terrains schisteux ou cal- 
caires, plus rarement granitiques, dans les mêmes zones et sou- 



(1) Le titre complet de ce travail est le suivant ! Indication de quelques plantes nouvelles, 
rares en critiques observées en Savoie, suivie d'une Revue de la section Thylacites du genre 
Gentiana. Il a paru en 1 855 dans les Annales de la Société d'Histoire naturelle de Savoie pour 
1854 et a été tiré à part en brochure in-8, de 46 pages, à Chambéry ; la première partie (pages 
1 à 26 du tir. à part) consiste en un Catalogue de 220, espèces de plantes remarquables de la 
Savoie ; la seconde partie (pp. 26 à 46) concerne les Gentiana. La Revue bibliographique 
du tome IV (1857) du Bull. Soc. bot. de Fr., p. 723 a donné un résumé de ce travail. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 3l 



vent dans les mêmes localités que la variété précédente. — 
Mai-Août. 

Se distingue de la précédente variété par ses tiges souterraines plus 
nombreuses et plus allongées ; ses feuilles étroites, oblongues, atténuées 
à la base et comme spatulées, d'un vert plus clair et très luisantes à 
l'état frais; sa fleur plus grande, d'un beau bleu, à limbe terminé par 
une pointe plus longue (1-2 millim.), à divisions du calice^/w5 larges, 
ovales, brusquement acuminées à leur base. 

Subspec. — G-. alpina Vill. /. cit., p. 526; G. acaulisL. var. 
y. parvifolia Gr. et Godr. /. cit. ; G. excisa Presl, var minor. 
Koch, /. cit. ; Rchb. fil. /. cit., tab. 12, f. 1,2. — Exsicc. : Soc. 
dauph., n°" 504 et bis, sub : G. alpina Will. 

CC. Pelouses sèches, rocaillesdes terrainsgranitiques ou schis- 
teux, très rarement calcaires, dans les z. alp. et niv. — Juin-Oc- 
tobre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (plus de 5o localités ! ) ont été récoltés de 
i854 m (pelouses du lac de Naguilles) à 283o m (sommet du signal 
du Siscarou) et principalement dans les montagnes d'Ascou, de 
l'Hospitalet et de la Solana d'Andorre, de Mérens, d'Orlu, et de 
Savignac, mais aussi surtout dans les massifs de Puymaurenset 
de Font-Negre et sur les crêtes frontières de l'Andorre. 

Se reconnaît aisément : à la souche plus traçante et plus grêle; à 
ses feuilles plus petites, d'un vert jaunâtre et glauque, incurvées, ce qui 
donne à ses rosettes l'aspect de celles d'un Sempervivum; à ses 
fleurs d'un bleu foncé , plus petites et portées sur une tige très courte 
(3-5 centim.), parfois nulle. 

Cette plante perd par la dessication une partie de ses caractères 
qui servent à la distinguer dans l'état frais. On doit la considérer plu- 
tôt comme une sous-espèce ou race alpine du G. acaulis que comme 
une simple variété du type, dont elle diffère par sa petite taille, la 
forme de ses feuilles, et surtout par sa végétation stolonifère très pro- 
noncée. — Le G. Clusii Perr. et Song. à sinus du calice aigus l ne 
paraît pas exister dans les Pyrénées. On ne l'a observé jusqu'à ce 
jour, qu'en Savoie, le Jura, et dans l'Aveyron. 



Section VI. — Chondrophylla Bunge, in Nouv. Mêm. Acad. 

Moscou, I, p. 33 1 . 

788. — G. pyrenaica L., Mant.pl., I (1767) p. 55, n° 29 ; 



?2 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 

Gouan, Illustr. et Obs. bot., p. 7, tab. 2, p. 2; Rchb. fil. /. c/f., 
tab. 9, f. 2. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 1759. 

CG. Pâturages tourbeux et éboulis des terrains schisteux ou 
schisto-calcaires, plus rarement granitiques dans les z. subalp. 
alp. et niv. — Juin-Octobre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (plus de 40 localités) ont été récoltés de 1720" 
(pelouses de Manseille vers Mateport) à 28 1 5 m (éboulis schisteux 
près du sommet du pic Pédroux Sud) et principalement dans les 
montagnes situées au S.-O. d'Ax et dans les montagnes d'Ascou, 
de l'Hospitalet et de la Solana d'Andorre, de Mérens, d'Orlu, 
de Perles, de Savignac et sur les crêtes frontières de l'Andorre. 

Nous avons récolté abondamment en Andorre et dans les Pyrénées- 
Orientales cette gracieuse plante (4-10 cent.) formant des touffes d'un 
vert foncé, luisant, à feuilles très étroites, allongées, lancéolées, mu- 
cronées, entourant les tiges, aux fleurs d'un bleu azuré dont les ap- 
pendices de la corolle sont triangulaires, dentés et atteignent environ 
le milieu des lobes. 

P. Bubani, FI. pyr. I, p. 533 dit à son sujet : « Legi in Pyr. sept, 
auriger. sub le port de Paillères, die 27 juin 1839... »; elle abonde 
en effet dans la région de Paillères (port, plateau, pinouse, etc.) et 
nous l'y avons souvent récoltée. C'est une plante spéciale aux Pyré- 
nées-Orientales et àl'Ariège, que l'on retrouve seulement dans l'Eu- 
rope orientale (Hongrie et Caucase) d'après Grisebach (Gen. et spec, 
Gent. p. 268). 



Section VII. — Cyclostigma Griseb. Gen. et Spec. Gent. 

(1839), p. 259. 

789. — G. verna L.; Rchb. fil. /. cit. , tab. 7, f. 4. — Exsicc. : 
Soc. dauph., n° 4205 . 

GC. Pâturages et rochers herbeux des terrains siliceux ou 
calcaires dans les z. subalp., alp. et niv. — Mai-Août, suivant 
l'altitude. 

Nos exemplaires (plus de 3o localités) ont été récoltés de 1 140 111 
(prairies de l'Espy, sur Goulours) à 283o m (sommet du signal du 
Siscarou) et principalement dans les montagnes d'Ascou, de 
l'Hospitalet, de Mérens, de Montaillou, d'Orlu, de Prades et de 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 33 

Savignac, dans les cirques de Piiymaurens et de Font- 
Nègre, etc. 

Var. p. alata Griseb. /. cit., p. 263; G. angulosa M.-Bieb. 
FI. taur.-cauc, I, p. 197; Rchb. fil. /. cit., tab. 7, f. 5. 

CC. Mêmes terrains et souvent mêmes localités que le type, 
mais beaucoup plus répandue que lui dans la z. niv. surtout 
— Mai- Août. 

Grisebach, /. cit. décrit ainsi cette variété : « alata, calycis ventri- 
cosi nervis in alas productis, caule altiori; sœpe transitus vidi ». En 
dehors du caractère de son calice ventru et ailé, nous avons constaté 
que la tige est ordinairement de même taille que le type ; elle varie 
de 4 à 12 centim. de hauteur suivant l'âge et s'allonge surtout à la 
maturité : de nombreux intermédiaires se rencontrent et servent de 
transition entre le type et la variété alata. 

Nous avons vainement recherché dans la zone nivale de notre cir- 
conscription florale la var. brachyphylla Griseb. /. cit. [G. brachy- 
phylla Vill.), plante très petite à tige presque nulle, à feuilles courtes 
plus épaisses, d'un vert plus clair, ovales-triangulaires, scabres sur 
les bords et à calice plus long, plus effilé, plus grêle, non ventru, 
etc. On la rencontre souvent dans les Alpes granitiques sur les hauts 
sommets. 

790. — G. nivalis L. ; Rchb. fil. /. cit., tab. 8, f. 2, 3 ; G, 
minimaN'ùl. Hist. pi. Dauph., III, p. 522. — Exsicc. : Soc. 
dauph., n° 21 83. 

AC. Pelouses humides, éboulis granitiques ou schisteux dans 
lesz. alp. et niv. — RR. dans la z. subalp. — Juillet-Août. 

Nos exemplaires (21 localités) ont été récoltés de i56o m 
(L'Hospitalet, pelouses de la rive droite de TAriège, sur le pont 
Cerda) à 2828™ Et.-maj. (sommet du pic Pedroux Sud) et prin- 
cipalement dans les montagnes d'Ax (serre du Lherbès, sous le 
pic d'Etang-Rébenty et contreforts de ce pic vers leSaquet; 
pic de la Birado, etc . ), d'Ascou (en montant de Paillères au pic 
de Mounégou ; bords du ruisseau de la Regalecio, sous le port 
de Paillères, etc.), de l'Hospitalet et de la Solana dAndorre (pe- 
louses du 3 e lacet de la route nationale sur l'Hospitalet; pic 
de la mine de Puymaurens; débris granitiques du I er pic oriental 
de Font-Nègre et du 3 e pic ; éboulis du signal de Lasqueille ; 
pelouses du mont Maya ; sommet du pic S. d'Ortata ; vallon 

3 



34 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE^LA HAUTE ARIEGE 

de St-Joseph, pelouses du Clôt del Diable; bacduSisca, sous les 
crêtes du Siscarou ; pelouses sous le pic Pédroux S., versant des 
Bésines, etc.) et d'Orlu (versant oriental du Roc-Blanc; sur la 
coumette de Baxouillade, etc.) 

Sueertia L (i) 

791. — S. perennis L. ; Gentiana paniculata Lamk. Fl.fr. 
II, n° 333;Rchb. fil. Ic.Jl. germ., XVII, tab. 3, f. 1,2.— 
Exsicc. : Soc. dauph., n 03 5oy et bis. 

AR. — Marécages, marais tourbeux des z. subalp. et alp. — 
Juillet-Août. 

Jasse de l'Orryot, sous le lac de Naguilles (i75o m ) ; mouillères 
du versant occidental du col de Puymaurens (1820 111 ) et pelouses 
humides sous ce même col, aux bords de la route nationale 
(i890 m ) ; marécages de la cria de la Baouzeille du Tarbézou 
(ig3o m ) ; vallée latérale d'Orgeix, pelouses sous l'orry cTAïgue- 
longue ( 1 95o m ) ; pelouses tourbeuses du bac de la Casa (2320 m ) . 

Tribu 2. — MEKYA^THÉEii Griseb. Gen. etspec. 

Gent. p. 336. 

Menyaothes (Tournef.) L. 

792. —M. trifoliata L. ; Rchb. fil. le. fl. germ , tab 2, 
f. 1-2. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 1760. 

AR. Prairies marécageuses, tourbières, bords des étangs et 
des ruisseaux tourbeux dans les terrains granitiques ou schisteux 
des z. subalp. et alp. — R. dans la z. inf. — Juin-Août. . 

Ruisseau de la fontaine de Franqui (io5o m ), entre Ascou et 
Sorgeat ; montagnes d'Ascou : bords de l'étang de Rébenty 
(i745 m ) ; Puymaurens : marécages du col (1910 111 ), marécages 
sous la cabane des douaniers (1920 111 ) et marécages du vallon 
d'En-Garcias (1960™). 



(1) Nous rappellerons que ce genre a été dédié par Linné à Emmanuel Siveertius, un des 
horticulteurs les plus estimés des Pays-Bas, qui fut le jardinier de l'empereur Rodolphe II; il 
décrivit et dessina dans son FloriUgium (Francf.. 1612- 14, in fol. ) plusieurs Liliacées et Iri- 
dées nouvelles (Iris Sweerlii, Gladiolus iridifolius, etc.). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 35 



P. Bubani.'F/. pyr., I, p. 544 l'indique: « in Pyr. auriger. sub la 
Maura ». Nous ne l'avons pas observé dans cette localité voisine du 
pic de Tarbézou, mais elle peut y exister et avoir échappé à nos 
recherches,. Ce même botaniste écrit Menyanthos au lieu de 
Menyanthes; la première graphie serait plus correcte si cette der- 
nière n'avait été consacrée par un usage plus que centenaire. 

Le Menyanthe Trèfle-d'eau (Trèflo-d'Aygo de nos paysans) jouit 
de propriétés amères, toniques, fondantes et fébrifuges ; son infusé 
active la digestion. Elle renferme une substance cristalline très amère 
la Ményanthine isolée par Nativelle. Sa racine est comestible mais 
amère et sert quelquefois ainsi que les feuilles à remplacer le hou- 
blon dans la fabrication delà bière. C'est un succédané de la Gen- 
tiane et de la Petite-Centaurée. Les bestiaux la refusent seule à cause 
de son amertume, mais ils l'acceptent mélangée aux herbages. C'est 
un condiment tonique qui est en même temps antiseptique. 

Espèces à rechercher ou à exclure. 

Gentiana punctata Lap non L. « à la Soulane... » (Lap. Hist. 
abr.pl. Pyr., p. 1 33 ; Bentham, Cat. pi. indig. Pyr., p. 81). C'est 
la var. p. Villarsii Griseb. (G. punctata Vill. non L) du G. 
Burseri Lap. dont elle se distingue surtout par sa corolle ponc- 
tuée et ses lobes très obtus. Nous l'avons observée dans la région 
de Puymaurens, voisine de la Soulane ou Solana d'Andorre. 

G. utrieulosa L. «... Paillères, Orlu. . » (Lap. /. cit., p. 1 35). 
Espèce non pyrénéenne, spéciale à TE. de la France (Alsace, 
Jura, Savoie etc.). confondue sûrement par Lapeyrouse avec la 
variété à calice ventru et ailé (var. alata Griseb . ) du G. verna L. 



Famille LU. — CONVOLVULACEES 

Tribu i. — COXVOLVULÉES Link 

Convolvulus L. 

793. — G. sepium L. ; Calystegia sepium R. Br. Prodr. fl. 
Nov.-Holl. (1810) p. 483 ; Rchb. fil. le. Fl. germ., XVIII, tab. 
139. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 4974. 

C. Haies ombragées, buissons, bord des eaux et des routes 
dans les terrains meubles de la z. inf. — R. dans la z. subalp. — 



36 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Ne s'élève pas au dessus de io3o m (bords de la route de l'Aude 
entre Ascou et l'ancienne forge). — Juin-Août. 

794. — C. arvensis L. ; Rchb. /. cit., tab. 1 36 f. 2, — Ex- 
sicc. : Soc. dauph., n° 4625. 

CC. champs, bords des chemins des terrains siliceux ou argi- 
leux dans la z. inf. — Juin-Septembre. 

Espèce ubiquiste, polymorphe quanta la forme de ses feuilles, à la 
grandeur et à la couleur de ses fleurs qui varient du rose foncé au 
rose clair et au blanc pur. 

Les racines du Petit Liseron, vulgo Clochette des champs, (en patois 
Courrejolo (1) dérivé de Courrejo, petite courroie) sont purgatives, 
comme celles du Liseron des haies ou Grand Liseron (C. sepium) 
mais peu usitées. 

On cultive dans quelques jardins et parterres dAx, divers Convol- 
vulus, parmi lesquels nous citerons: Convolvulus tricolor. L. vulgo 
Belle de Jour, C. purpureus L. (Ipom&a purpurea Roth) vulgo 
Volubilis, ce dernier pour couvrir les palissades et les tonnelles, etc. 



Tribu 2. — CUSCUXÉES Presl 

Cuscuta (Tournef. ) L. 

795. — G. major DCFl.fr., 3 e édit., III, p. 6445 c. euro- 
pœa. L. Sp.pl., éd. 2, p. 180 (excl. var. p.); Coss. et Germ. 
Illustr.fl. env. Paris, pi. 14 f. C; Rchb. fil. /. cit., lab. 141, f. 4. 
— Exsicc: Soc. dauph., n° 5456. 

C. Parasite sur le Cirsium arvense Scop., le Sarothammus 
scoparius Koch, le Calamintha officinalis Mœnch, YUrtica urens 
L., le Vicia sepium L., aux bords des chemins, dans les lieux 
pierreux, etc. des z. inf. et subalp. — Août-Octobre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 6y5 m (Savignac, haies de 
la rive gauche de TAriège) à 1670™ (vallon de Gnôles, fontaine 
des Amarels) et surtout aux alentours d'Ax, de Savignac et de 
Vaychis. 



(1) Le même nom s'applique au GUchoma hederacea et au Polygonum Convolvulus. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 3j 



796. — G. minor DC. /. cit. ; C. Epithymum (L.) Murr. Syst. 
veget.,éd. i3, p. 167; Coss. et Germ. /. cit., f. A. ; Rchb. fil., 
/. cit., tab. 142, f. 3. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 1309. 

C. Parasite sur|les genêts (Sarothamnus scoparius K., Genista 
sagittalis L., G. pilosa L.), les Viola cornuta L. etsegetalis Jord., 
le Thymus Serpyllum L., le Calluna vulgaris Salisb. etc. dans 
les lieux secs ou arides, exposés au soleil, de tous les terrains 
des z. inf. etsubalp. — Juin-Septembre. 

Nos exemplaires ontété récolte'sde 83o m (environs d'Ax, pelou- 
ses sèches au dessus de la métairie d'Entre-Serres), à i520 m 
(vallée de Mourgouillou, les Escaliès) et surtout dans les mon- 
tagnes d'Ax, de Mérens, d'Orgeix et de Prades. 

Var. p. Trifolii Ghoisy, in DG. Prodr., IX (1845), p. 453 ; C. 
Trifolii Babington et Gibs. Phyt., I, p. 467 ; Rchb. fil. /. cit., 
tab. 142 f. 4. — Exsicc: Billot, FI. Gall. et Germ. exsicc, 
n° 1 5 1 ; Soc. dauph., n° 2187. 

RR. Parasite sur la Luzerne, le Trèfle cultivé, dans les prai- 
ries et les pelouses des z. inf. et subalp. — Août-Septembre. 

Environs d'Ax, prairies sur le bocage de Saint-Udaut (75o m ); 
pelouses sèches sur les mouillères de Savignac (86o m ), au-dessus 
du ravin d'Eychenac ; prairies sur le village d'Ascou, vers Sor- 
geat (io65). 

Diffère du type par son calice ordinairement un peu plus long et 
dont les lobes sont appliqués sur le tube de la corolle, non écartés 
au sommet; ses ^lomérules plus gros; ses stigmates moins longs et 
un peu divergents et par ses tiges d'un jaune pâle détendant en cercle 
(et non sans ordre). Voir Lamotte {Prodr. fl, pi. centr., p. 53 1 du 
tirage à part) au sujet du mode de végétation différent du C. minor 
et de sa var. Trifolii. 

Les diverses Cuscutes sus-nommées constituent un véritable fléau 
pour l'agriculture; on doit les brûler sur place dès qu'elles apparais- 
sent; quand les prairies sont envahies par ces parasites on les traite 
au moyen d'une solution de sulfate de fer ou d'acide sulfurique dilué. 

Les Cuscutes sont considérées comme apéritives et antiscorbuti- 
ques. Elles fournissent une matière colorante rouge. 

Obs. Dans quelques parterres des environs d'Ax, on cultive assez 
souvent quelques plantes de la famille des Polemoniacées qui vient 
se placer à côté des Convolvulacées. Nous citerons le Polemonium 



38 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



cœruleum L. vulgo Valériane grecque, le Phlox paniculata Ait., le 
Cobœa scandens Gav., ce dernier à tige volubile, etc. 



Famille LUI. - BORRAGINACÈES. 

Tribu i. — *IVCHUSÉES DC. Prodr., X (1846), p. 27. 

Lycopsis L. 

797. — L. arvensis L. ; Anchnsa arvensis M.-Bieb. FI. 
taur.-cauc, I, p. 1 23 ; Rchb. fil. le. fl. germ. , XVIII, tab. 109. 
f. 1 . — Exsicc. : Soc. dauph., n° s 4978 et bis. 

C. Fossés, talus, bords des chemins, champs, etc, de tous les 
terrains dans les z. inf. et subalp. — Juin-Octobre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 675™ (chemin des champs, 
près du village de Perles) à i38o m (champ de la Bouyche, sur 
Montaillou) et surtout aux environs d'Ax-les-Thermes, de 
Mérens, de Prades, de Savignac et de Vaychis. 

C'est une plante rafraichissante et émolliente, peu usitée. 

Symphytum (Tournef.) L. 

798. — S. tuberosum L. ; Rchb. fil. loc. cit., tab. io3. — 
Exsicc. : Soc. dauph. n os 2557 et bis. 

AR. Bois et lieux ombragés, prés couverts de terrains argi- 
leux ou argilo-calcaires dans la z. subalp. — Juin-juillet. 

Entrée de la gorge de la Frau, en aval de Cornus (1 ioo m ) ; 
prairies sousle hameau de l'Ourza (1 3oo m ); bords de la route de 
Prades entre les cols d'En-Ferrié et de Marmare(i38o m ); pelou- 
ses du col d'En- Ferrie (1405 111 ) et en montant vers la fontaine du 
Drazet (i43o m ); bois de Fontfrède de Prades, bords du chemin 
forestier (i425 m )et près de la fontaine de Fontfrède (1460*"). 

Cette espèce recherche les terrains à sol meuble et détritique, mais 
principalement de nature calcaire. Sa souche tuberculeuse, tronquée 
et garnie de fibres est mucilagineuse, émolliente et légèrement as- 
tringente; on l'emploie en décoction contre la diarrhée et, à l'état 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



râpé, contre les brûlures, pour la cicatrisation des plaies, la gué- 
rison des gerçures du sein, etc. Les paysans la connaissent sous le 
nom d'Herbo dé flous [Herbe fleurie). 

Obs. — A la même tribu des Anchuse'es appartiennent aussi: i° Bor- 
rago officinalis L. vulgo Bourrache, en patois Bouriatcho, plante 
médicinale, originaire d'après Alph. de Candolle [Géographie botani- 
que raisonnêe, p. 679) de la Grèce, de l'Asie-Mineure et de l'Italie, 
naturalisée dans les jardins et les décombres à Ax et dans quelques 
villages de ce même canton; elle se ressème très bien et se propage 
rapidement ; les feuilles et le rieurs s'emploient en infusion à 
10 pour 1000, comme adoucissantes, béchiques, diurétiques et sudo- 
rifiques et contre les refroidissements, surtout au début des fièvres 
éruptives ; quelquefois on utilise ses feuilles à l'état cuit comme ali- 
mentaires; 2 VAnchusa sempervirens L. {Caryolopha sempervirens 
Fisch. et Trautv.) probablement originaire de l'Orient, naturalisée 
dans les jardins et les décombres d'Ax-les-Thermes (prairie de No- 
tre-Dame, décombres à l'entrée de la ville; divers jardins d'agrément 
et potagers). 

Tribu 2. — LITHOSPËR1IÉES (1) DC. l.cit., p. 57. 

Litho^permum (Tournef.) L. 

799. — L. officinale; Rchb. fil. le. fl. germ., XVIII, 
tab. 1 12, f. 1 . 

C. Bords des chemins, des fossés, lisière des bois dans les 
terrains calcaires, plus rarement siliceux des z. inf. et subalp. 
— Mai-Septembre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 6jo m (îles de la plaine de 
Savignac) à i375 m (bois de Fontfrède de Prades) et principale- 
ment dans les montagnes d'Ax, de Montaillou, de Prades et de 
Savignac. 

Le Grémil officinal, en patois herbo de las perlos (allusion à ses 
graines blanches et luisantes) est diurétique et apéritif mais peu usité 

800. — L. arvense. L. ; Rhytispermum arvense Link, Handb., 
I, p. 579; Rchb. fil. /. cit., tab. 1 1 3 f. 5. — Exsicc. : Soc. 
dauph., n° i3 1 3. 



(1) Cosson et Germain dans leur Flore des environs de Paris, 2' édit. (1861) p. 323 ne 
reconnaissent pas cette tribu et comprennent le genre Lilhospermum dans la tribu des Anchu- 



sees. 



40 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE 4RIEGE 

C. Vieux murs, bords des chemins, champs dans les terrains 
sablonneux ou calcaires des z. inf. et subalp. — Avril-Août, 
suivant l'altitude. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 6go m (Savignac, talus et 
champs près du pont d'Eychenac, aux abords de la route natio- 
nale) à 1370 111 (ruines du château fort de Montaillou) et principa- 
lement aux alentours d'Ax, de Montaillou et de Prades. 

Les fleurs sont petites, ordinairement blanches ou rosées; nous 
n'avons pas observé la variété à fleurs bleues (var. cœruleum Coss. et 
Germ.i 7 /. env. Paris, 2 e édit. p. 329) qui d'après ces auteurs serait la 
même plante que le L. médium Chevallier, FI. gén. envir . Paris, II 
(1827), p. 489. La racine du Grémil des champs fournit une matière co- 
lorante rouge-orangé dont on se sert parfois pour colorer le beurre. 

Echium (Tournef.) L. 

801. — E. vulgare L.; Rchb. fil. /. ci*., tab. 97, f. 2. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 5654- 

CC. Bords des chemins, lieux pierreux ou incultes, vieux 
murs, sables, etc. de tous les terrains dans les z. inf. et subalp. 
— R. dans la z. alp. — Mai-Août. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 710 111 (ancien mur d'en- 
ceinte de la ville, à Ax-les-Thermes) à i94o m (éboulis schisteux 
du ruisseau del Maya, près de sa jonction avec l'Ariège) et 
surtout aux alentours d'Ax, de Mérens, de Montaillou, d'Or- 
geix et de Prades. 

On rencontre rarement aux alentours d'Ax et sur les vieux murs quel 
ques pieds, à ûeurs plus petites et à étamines incluses qui se rapportent 
à la var. Wier^bickii Haberl. ap. Rchb. FI. germ. excurs., p. 336 et 
Rchb. fil. /. cit , tab. 97, f. 3. Nous n'avons pas observé dans 
notre circonscription florale \'E. pyrenaicum Pourret (1), décrit si 
brièvement par son auteur « caule simplici, nano » (Chlor. narb., 
p. 454) et qui doit être considéré suivant Timbal-Lagrave {Reliq. Pour- 
retian., p. 127 du tirage à part, renvoi 1,) comme une forme de l'E. 
megalanthos Lap. Suppl. Hist. abr. Pyr.,p. 29. Cette dernière 



(1) L'E. pyrenaicum De»f. FI. atl.. I, p. 164 est synonyme de l'E. italicum L- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 41 



plante que le Dr Jeanbernat et Timbal-Lagrave ont rencontré dans 
diverses localite's du Llaurenti et du Capsir est synonyme de YE. 
longistamineam Pourret, CM. hisp., n°6u; elle a également échappé 
à nos recherches. Voir pour ses caractères distinctifs la note de Tim- 
bal-Lagrave dansi> Capsir, p. 98 du tirage à part. — P. Bubani, FI. 
pyr., I, p. 479 prétend que YE. pyrenaicum Pourrit et YE. mega- 
lanthos Lapeyrouse sont de simples lusus de YE . vulgare L. r 

Les fleurs de la Vipérine commune, vulgo Herbe aux vipères ont 
les mêmes propriétés béchiques que la Bourrache. 

Pulmonaria (Tournef.) L. 

Les espèces du genre Pulmonaria sont très rapprochées les unes 
des autres ; quelques auteurs ont trouvé plus commode de les réu- 
nir toutes sous le nom de P. vulgaris. Elles étaient cependant bien 
connues des anciens botanistes, précurseurs de Linné et en particu- 
lier de Clusius qui en a donné des figures exactes dans son ouvrage 
Rariorum plantarum historia, 11 (1601), p. 169, f. 1,2 et p. 170, 
f. 1, et aussi de Morison qui a reproduit ces figures dans son Plan- 
tarum historia universalis Oxoniensis, 3, sect. 11, p. 444, tab. 29, 
f. 6, 8 et 9. — Linné dans son Species plantarum ne reconnaît que 
2 espèces principales: P- angustifolia et P. officinalis. Les botanis- 
tes de la seconde moitié du XIX 8 siècle, entre autres Spach, F. 
Schultz, Cosson et Germain (FI. env. Paris, 2 e éd., p. 33o) ont rap- 
porté au même type spécifique les P. angustifolia, a^urea, saccharata 
qui passent de l'un à l'autre par des transitions insensibles, si l'on 
considère les caractères tirés de la longueur et de la forme des 
feuilles, la couleur et la grandeur de la corolle, etc. — D'après la 
judicieuse observation de Boreau, FI. du centre Fr., éd. 3, p. 459 
« les tiges florifères sont munies à la base de rameaux courts, non 
fleurissants dont les feuilles acquièrent dans le cours de l'été de 
grandes dimensions et arrivent à l'état adulte pendant l'automne, 
époque où il est convenable de les recueillir si l'on veut parvenir à 
une détermination certaine de l'espèce; ces feuilles ordinairement 
détruites par l'action de l'hiver n'accompagnent la tige florifère que 
dans certaines circonstances exceptionnelles. Les fleurs rouges 
d'abord passent ensuite au violet ou au bleu * . Ces remarques sont 
fort justes. 

Vu l'incertitude des auteurs sur les caractères différentiels des 
espèces de Pulmonaria nous ne citerons pas les figures des Icônes de 
Reichenbach qui pourraient leur correspondre. Nous possédons les 
espèces suivantes et nous donnons leur synonymie telle que l'a établie 
Lamotte dans son Prodrome de la jl. du plat, centr. de la France, 
pages 536 et 537 du tirage à part. 



42 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 

802. — P. vulgaris Mérat, Nonv.fl. env. Paris, éd. 1 (181 2), 
p. 70 {ex DC. Prodr., X (1846), p. 93) et éd. 3, II (i832), p. 169; 
P. angnstifolia L. Sp.p /.,éd 2, p. ïg^lpr.p.) et plur. aucx. non L. 
Fl. suec. ; P. tuberosa Schrank, in. Nov. Act. Phys. (med. Acad. 
Cœsar.-Leopold.-Carol. Natur. Curiosor., IX(i8i8),p. 97! (1.) 
non Gr. et Godr. Fl. de Fr., II, p. 527. 

AC. Lieux frais et prairies des terrains siliceux de la z. inf. — 
R. dans la z. subalp. — Avril-Juin. Le Castelet, prairie du châ- 
teau, aux bords de l'Ariège (63 5 m ) ; Savignac, chemin pierreux 
sur la galerie-tunnel d'Eychenac, près du ruisseau (700 111 ) ; prai- 
ries du parc de la forge d'Orlu, sous le chemin du Bisp (95o m ); 
cloutade de Gnôles, sous le lac de Naguilles (1410 111 ) etc. 

D'après Lamotte (/. cit., p. 537) cette Pulmonaire se distingue 
aisément de ses congénères : « par ses fleurs d'abord rouges puis 
d'un beau bleu; ses tiges souvent tombantes, à feuilles ovales-oblon- 
gues, amplexicaules ; ses longues feuilles radicales lancéolées-ellipti- 
ques, étalées, ordinairement immaculées ; ses calices mollement et 
abondamment velus ». L'épithète de tuberosa moins ancienne que 
celle de vulgarisdoït être abandonnéeparce que cette plante n'est pas 
plus tubéreuse que ses congénères. 

803. — P. azurea (Clus.) Besser, Prim. fl. Galic, I 
(1809), p. i5o; P. angustifolia L. Fl. suec, éd. 2, p. 58. — Ex- 
sicc. : F. Schultz, Herb. norm., n° 323 ; Soc. dauph., n° 1763. 

R. Lieux herbeux et pâturages delà z. subalp. — Avril-Juin. 

Bois des Gouttines, talus herbeux delà route entre la fontaine 
des Embriags et le col d'En-Ferrié (1410 111 ); pâturages de la 
jasse de l'Orryot, sous le lac de Naguilles (1750 111 ). 

Nous n'avons jamais rencontré cette plante dans la zone inférieure; 
ses fleurs sont d'un bleu d'azur et ses feuilles radicales, toujours 
immaculées, sont linéaires-lancéolées, étroites, très aiguës; ses feuilles 
cauliuaires elliptiques et embrassantes. On doit abandonner la déno- 
mination de P. angustifolia donné successivement ù toutes les Pul- 



(1) Reichenbach fils dans ses Icônes fl . germ et helv., vol. XVIII, p. b~J et aussi Cosson et 
Germain, Fl. des env. de Paris, 2" édit., p. 33o indiquent, par suite d'erreur typographique, 
a page 3y au lieu de 97. 



ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



monaires à feuilles radicales allonge'es, insensiblemnt atte'nuées en 
pétiole. 

804. — P. afflnis Jord. Cat. Jard. bot. Dijon (1848), p. i3 
{sine descript.) et in F. Sch\û\zArch.,fl. Fr.et Allem. (en colla- 
borât, de C. Billot) pp. 32i et 322; P. saccharata Gr. et Godr. 
FI. de Fr. II, p. 527; Cusin et Ansberg. Herb. fl. franc., 
XVI, Borrag. tab. 44, non Miller sec. Jordan; P. officinalis 
mult. auct. non L. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 218g. 

RR. Prairies des terrains argileux ou des sols meubles de. la 
z. inf. — Avril-Mai. 

Prairies du parc d'Orgeix (8o5 m ); prairies bordant le ruisseau 
de Negeart, en face du vacant communal de Las Escoumeillés 
d'Orlu(820 m ). 

Se distingue par ses feuilles radicales ovales, brusquement rétrécies 
au pétiole, d'un vert foncé, à taches blanches, grandes, etc. D'après 
Jordan (/. cit. p. 3ai), cette plante est bien exactement celle que 
plusieurs auteurs français ont décrit sous le nom de P. saccharata 
Mill., mais ce n'est nullement, à son avis, la plante de Miller. 

Obs. — Les feuilles de toutes les Pulmonaires peuvent être man- 
gées, à l'état cuit, en guise d'épinards ; ses fleurs sont béchiques, 
comme celles de la Bourrache. 

Myosotis L. (1) 

Le botaniste éprouve des difficultés pour la détermination des 
Myosotis sur le sec; il importe donc dans leur récolte de noter les 
caractères tirés principalement du calice et de la corolle, des poils 
apprimés ou étalés sur la tige et sur le calice fructifère que la dessica- 
tion et surtout la pression déforment en partie. 

§ 1 . Espèces vivaces 

805. — M. palustris Withering, Arrang. of. brit. pi., II, 
p. 225 ; M. scorpioideaWûld. Sp.pl., I, p. 746; var. vulgaris 



(i) Reichenbach fils dans ses Icônes fl. germ. et htlvet., vol. XXIII, pages 70 à 73 a 
groupé toutes les espèces du genre Myosotis dans sa tribu des Myosotide€S non admise par la 
plupart des auteurs. 



44 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Coss. et Germ. Fl. env. Paris, éd. i (1845), p. 266 et Ilhistr. 
fl. Par., pi. i5 fig. 1, 2 ; Rchb. fil. Ic.fl. germ., XVIII (i85 7 ), 
tab. 1 19, f. 1 . 

C. Prairies et pelouses humides, bords des ruisseaux, maré- 
cages, etc. des terrains siliceux dans les z. inf. et subalp. — 
Juin-Août. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 65o m (Le Castelet, prairies 
après le tunnel du chemin de fer) à i56o m (pelouses du 3 e lacet 
de la route nationale sur l'Hospitalet) et principalement aux 
alentours d'Ax et dans les montagnes d'Ascou, de Mérens, 
de Savignac, etc. 

Sa souche est oblique, brièvement rampante et parfois stolonifère. 

Var. (3. strigulosa Mert. et Koch, Deutschl. FL, II, p. 42; 
M. strigulosa Rchb. Fl. excurs. p. 342; Rchb. fil. /. cit., f. 2. 

AR. Lieux très humides ou inondés dans les terrains sablon- 
neux de la z. subalp. — Juillet. 

Vallée du Nagear : jasse des Esquers d'en-haut ( 1 26o m ) et jasse 
de la Pujole (i66o m ); vallée de l'Ariège : bords de la route na- 
tionale entre le i er et le 2 e lacet sur l'Hospitalet (1 5 10); vallon du 
Pradel, marécages de Boutas (i520 m ). 

Se distingue du type par sa racine verticale tronquée et sa tige plus 
grêle, glabre à poils appliqués 

Var. y repens Mert. et Koch. /. cit. ; M. repens Rchb. /. cit., 
non Don. 

R. Juillet-Septembre. — Marécages du vacant communal du 
Castelet (65o m ) ; vallée du Nagear, marécages de Prat-Redoun. 
(i68o m ). 

Tige longuement rampante à la base, couverte de poils étalés. 
Plante noircissant par la dessication. 

806. — M. lingulata Lehmann, PI. efamil. Asperifol. 
nucif. (181 8), p. 110; M. cœspitosa C.-F. Schultz. Prodr. fl. 
stargard., suppl. (18 19), p. 11 ; Rchb. fil. /. cit., tab. 120, f. 1 ; 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE A$ 

M. palustris var. cœspitosa Coss. et Germ. /. cit., p. 266 et 
Illustr., pi. 1 5 , f . 3,4 — Exsicc. : Soc. dauph,, n°2i9o. 

AR. Pelouses et lieux marécageux de la z. subalp. — Mai- 
Juillet. 

Pelouses du col d'En-Ferrié (1405 111 ); prairies spongieuses de 
la vallée latérale d'Orgeix ( i45o m ) ; jasse de l'Orryot, sous le lac 
de Naguilles (i75o m ). 

Se distingue par sa petite taille, ses tiges glabrescentes, cylindriques ; 
ses feuilles lingui/ormes, minces; son calice hérissé, à poils appli- 
qués, à base large, ouvert ; ses grappes de fleurs souvent feuille es à 
la base, son style beaucoup plus court que le calice, ses pédi- 
celles réfléchies après la floraison, ses fleurs d'un bleu pâle, etc. 

Var. p. glabrescens Marc.-d'Aym. et Timb.-Lagr. in Note sur 
3 plantes intéressantes de la florule d'Ax (Ariège), par Ed. 
Timbal-Lagrave (Rev. de Bot. Toulouse, vol. VI ( 1 887-1 888) 
p. 214). 

R. Ruisseaux et marécages des terrains argileux ou calcaires 
de la z. subalp. — Juin-Juillet. 

Lieux humides sous la fontaine de Maley (1 ioo m ); marécages 
et fossés humides de la route de Prades en montant du pont del 
Pratetgé au col de Chioula (i290 m , 1 3 10 et i32o m ). 

Diffère du tvpe par sa tige plus élevée, droite, grisâtre, un peu 
hérissée, simple ou bifurquée au sommet; ses feuilles ovales elliptù 
ques obtuses, sessiles, alternes; ses pédicelles toujours étalés horizon- 
talement, glabres ; son calice à tube glabre, à dents glabres ou avec 
quelques cils; sa corolle assez grande, blanche, devenant apurée par 
la dessication. 

807. — M. silvatica Hoffm. Deutsch. FI., éd. 1 (1791) 
p. 61 ; Rchb. fil. /. cit., tab. 121, f. 1. — Exsicc. : Soc. dauph., 
n° 2972. 

C. Prairies, lieux boisés, frais ou ombragés des terrains sili- 
ceux ou argilo-calcaires dans les z. inf. et subalp. — Mai-Août. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 63o m (Le Castelet, prairie 
du parc du château, près de l'Ariège) à i76o m (Les Bizornes, 
sous le pic de Garroutch) et principalement dans les montagnes 



46 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

d'Ax (pelouses de Bonascre, etc.), de Mérens (pech de 
Roland, etc.), d'Orgeix (parc du château etc.), d'Orlu (bois de 
Chourlot ; prairies du Bisp; cloutade de Gnôles etc.), de Prades 
(bois deGouttines, près de la tontaine des Embriags ; lieux boi- 
sés sous le col d'En-Ferrié; pelouses sous la fontaine du bois 
de Fontfrède, etc.). 

Subspec. — M. alpestris Schmidt, FI. Boëm. inchoata. cen- 
tur. 3 (1794), p. 26; M. silvatica var. p. alpestris Koch, Syn., 
e'd. 2, p. 58 1 ; Rchb. fil. /. cit., tab. 121, f. 2. — Exsicc. : Soc. 
dauph., n° 3819. 

CG. Pâturages rocailleux, prairies des terrains granitiquesou 
schisteux dans les z. subalp., alp. et niv. — Juillet-Août. 

Nos exemplaires (33 localités) ont été récoltés de 1410™ (prai- 
ries bordant la route nationale, en aval de l'Hospitalet) à 2675 111 
(pelouses du pic S. d'Ortafa) et principalement dans les mon- 
tagnes d'Ascou, de l'Hospitalet et de la Solana d'Andorre, de 
Mérens, d'Orlu, de Prades, etc. 

Nous avons récolté cette plante dans diverses localités alpines de 
l'Andorre et des Pyrénées-Orientales ; elle diffère du M. silvatica, 
dontquelques auteurs (Zetterstedt, Pl.vascul. Pyr. princip.,p. 191, — 
Rchb. fil. /. cit., etc.) la considèrent comme une forme alpine : par 
sa taille ?noins élevée et plus rigide; sa grappe moins lâche, plus 
courte; ses pédicelles plus courts, moins étalés après l'anthèse, son 
calice ouvert à la maturité, plus grand, à lobes plus étroits, couvert 
de poils argentés et appliqués, à peine crochus, sa corolle d'un bleu 
céleste, odorante, plus grande etc. 

D'après Reuter Cat.pl. vascul. env. Genève, 2 e édit. p . 1 53 : t cette 
plante se reproduit constamment distincte par le semis ». 

808. — M. pyrenaica Pourret, Chl. narb., n° 788, in Mém. 
Acad. Se. Toulouse, III (1788), p. 323; M. alpina Lap. FI. 
pyr., tab. 64 (1795) et Hist. abr.pl. Pyr., p. 85; Rchb. fil. /. 
cit., tab. 123, f. 1. — Exsicc. : Soc. dauph., ^4628. 

CC. Pâturages sur des terrains granitiques ou schisteux, plus 
rarement calcaires dans les z. alp. et niv. — R. dans la z. 
subalp. — Juin-Août, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (plus de 3o localités) ont été récoltés de 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 47 



1 640™ (pelouses des Cayrannes, sous le col de Pourtetgès, vers 
le col de la Fajou) à 2828 111 Et.-maj. (sommet du pic Pédroux 
Sud) et principalement dans les montagnes d'Ascou, de THos- 
pitalet, de Me'rens, d'Orlu, de Prades et de Savignac, sur les 
crêtes schisteuses frontières de l'Andorre et les sommets gra- 
nitiques du cirque de Font-Nègre. 

Diffère du M. alpestris Schm. : par sa taille plus naine (3-io cen- 
tim.); ses feuilles spatulées, en rosettes denses ; ses fleurs plus grandes, 
plus nombreuses et en grappes plus serrées; par les pédicelles très 
courts ou nuls et son calice plus long, à tube hérissé de poils blancs, 
fermé à la maturité etc. — Contrairement à l'opinion de Zetterstedt 
(PL vascul. Pyr. princ, p. 191) cette plante n'est pas, selon nous, 
une simple forme naine et calcaire du M. alpestris, car nous l'avons 
observée sur les schistes et les granits aussi souvent que sur les ter- 
rains calcaires. 

§ 2. — Espèces annuelles 

809. — M. intermedia Link, Enum. hort. berol., 1(1821), 
p. 164; M. scorpioidea a. arvensis L.\ M. arvensis Lehm. 
Asperif. (1818); Coss. et Germ. Illustr.fl. env. Paris, pi. i5, 
f. 8,9; Rchb. fil. /. cit., tab. 122, f. 1. — Exsicc. : Soc. dauph., 
n°s 889 et bis. 

C. Prairies, talus des routes, murs, lieux incultes, clairières 
des bois etc. dans les terrains d'alluvion ou argileux, plus rare- 
ment calcaires des z. inf. et subalp. — Mai-Août. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 66o m (passage à niveau du 
chemin de fer à Perles) à i42o m (bois des Gouttines, talus delà 
route de Prades) et surtoutaux environs d'Ax-les-Thermes (allée 
du vieux cimetière; bosquet Clauselles ; l'Esquiroulet, etc.), de 
Prades (prairies sur la Mate de Ménigue, prairies du hameau de 
TOurza, etc.), d'Orgeix (parc du château etc.), de Perles (murs 
du chemin en aval du village, etc.) et de Savignac (talus de la 
voie ferrée, etc). 

Caractérisée surtout par son calice fructifère à pédicelles étalés 
beaucoup plus longs (2-3 fois) que lui et par ses fleurs espacées en 
longues grappes; sa corolle rose avant l'épanouissement est ensuite 
bleue. Dans les bois humides la plante prend de grandes proportions 



48 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

M. umbrata Angl.) et peut être alors facilement confondue avec le 
M. silvatica mais suivant la juste observation de Boreau, FI. du 
centr. Fr., 3 e e'dit., p. 462 « dans ce dernier les calices fructifères 
sont campanules, ouverts, les lobes de la corolle sont tous distincts, 
tandis que dans le M. intermedia les calices sont urce'olés, à dents 
rapproche'es et fermées, les lobes de la corolle se touchent ». — P. 
Bubani dans son FI. pyr., I, p. 497 dit au sujet du M. intermedia 
Link : « Legi in Pyr. aurig. ad Ax, die 18 jul. 1840 ». 

810. — M. hispida Schlecht. Mag. naturf. Berl., VIII, 
p. 229 ; Coss. et Germ. /. cit. , pi. 1 5, f. 5, 6, 7 ; Rchb. fil. /. 
cit., tab. 122, f. 2, 3. — Exsicc. : Soc. daaph., n° 1 3i 5 . 

CG. Bords des chemins, champs sablonneux, vieux murs, 
sables des rivières dans la z. inf. principalement aux alentours 
d'Ax-les-Thermes. — Avril-Juillet. 

811. — M. versicolor Smith et Sowerby, English botany, 
vol. 36 (1814), tab. 2558; Lehm. Asperifol. (1818); Rchb. 
Amœn. bot. dresd. (1820), p. 25, M.arvensis \ versicolor Pers. 
Syn., I, (i8o5) p. i56 (1); Coss. et Germ. /. cit., pi. i5, f. 11 
et 12 ; Rchb. fil. /. cit., tab. 124 f. 1 . — Exsicc. : Soc. dauph. } 
n° 2192 bis. 

CC. Pelouses, bruyères, lieux sablonneux, bords des che- 
mins de la z. inf. surtout aux environs d'Ax-les-Thermes. — R. 
dans la z. subalp. (champs de Montaillou, au clôt del Loulié, 
1 325 m d'alt.) — Avril Juillet. 

On rencontre parfois mélangé au type le M. lutea Balb. non Pers. 
(M. Balbisiana Jord.) à corolle toujours jaune et à calice fructifère 
fermé. 

812. — M. stricta Link ap. Rœm. et Sch. Syst. veget., IV 
(1819), p. 104, n° 10 et Enum. hort. berol. , I (1821), p. 164; 
Coss. et Germ. /. cit., pi. i5, f. 10 ; Rchb. fil., /. cit., tab. 123, 
f. 2. — Exsicc. : Billot, FI. Gall. et Germ. exsicc. n° 159. 



(t) C'est à tort que Koch, Wimmer, Grenier et Godron, Reuter et plusieurs autres 
auteurs ont attribué cette espèce à Persoon. Ce dernier a considéré sa plante comme une 
simple variété v du M. arvensis L. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 49 

AR. Lieux sablonneux, vieux murs de la z. inf. — Avril-Juil- 
let. 

Fossés sablonneux de la plaine de Savignac [6yo m ) ; Ax, vieux 
murs de la route nationale près de la maison Dedieu ou hôtel de 
la gare (7o5 m ) ; ancien mur d'enceintede la ville, prèsdu pont du 
génie, en face d'En-Castel (712 111 ). 

Souvent confondue avec le M. versicolor cette espèce est cepen- 
dant bien caractérisée par ses rieurs très petites, bleues, à tube inclus, 
ses calices fructifères fermés, très rapprochés, en grappes raides, par 
ses pédicelles dressés et très courts. 

Obs. — Les fleurs de tous les Myosotis et en particulier celles du 
M. palustris, vulgo Plus je vous vois, plus je vous aime, Ne m'oublie^ 
pas, Souviens toi de moi, (en allemand Vergissmeinnicht) sont ,bé- 
chiques et émollientes, mais peu usitées. 



Tribu 3. — CYXOGLO^SÉLS DC. /. cit.; p. 1 17. 

Cynoglossum (Tournef.) L. 

8i3. — G. officinale L. ; Rchb. fil. le. fl. germ., XVIII, 
tab. 129. 

AC. Bords des chemins et des champs, lieux pierreux et 
incultes, décombres des z. inf. et subalp. — RR. dans la z. alp. 
— Juillet-Août. 

Route d'Espagne, décombres près de la métairie Astrié- 
d'Oreille (840 m ), en société de YHyoscyamus niger ; Prades : 
chemin de la Fajolle ou du bois de Fontfrède (i25o m et 1 290 111 ) 
et environs de la fontaine de Fontfrède (1460 111 ); Montaillou : 
champs en friche prèsdu village ( 1 3 1 5 ra ) et éboulis du col des 
Abelanous (i325 m ) ; l'Hospitalet : lieux incultes près du pont 
de Sainte-Suzanne (!44o m ); Mérens: soula du Cargathi(2ioo m ). 

On rencontre rarement cette espèce à fleurs blanches dont la 
gorge est d'un rouge sale (var. bicolor Cariot). La dessication et 
l'intoxication, soit au sublimé corrosif, soit à l'arséniate de soude, 
modifient sensiblement la couleur de la fleur des Cynoglosses. Aussi 
faut-il étudier ces plantes à l'état frais pour être fixé exactement sur 



50 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 



cette couleur. Les feuilles du Cynoglosse officinal vulgo Langue de 
chien (à cause de leur forme) sont émollientes ; ses racines narcoti- 
ques et calmantes sont peu usitées. 

814. — G. pictum Aiton, Hort. kew., éd. 1, I (1789), p. 179; 
C. crelicumWW. Hist. pi. Dauph., II (1787), p. 457; Rchb. 
fil. /. cit., tab. i3o f. 1. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 5285. 

AC. Bords des chemins, talus, fossés, décombres, etc. des 
terrains argileux ou calcaires dans les z. inf. et subalp. — 
Juin-juillet. 

Décombres près du village de Perles (68o m ) ; lieux incultes à 
l'entrée de la gorge de la Frau, en aval de Cornus ( 1 1 oo m ) ; talus 
et fossés de la grand'route entre Prades et le col de Marmare 
(i290 m et i3io m ); bords du torrent desséché de la Gardio, sur 
Prades (i32o m ) ; bois de Fontfrède de Prades, bords du chemin 
forestier (i35o m ). 

Ainsi que le fait judicieusement remarquer H. Loret dans sa Flore 
de Montpellier, 2 e édit. p. 341, la priorité milite en faveur du nom 
imposé par Villars à cette espèce « mais outre que le nom d'une 
petite île convient peu à une plante aussi répandue, celui de C. 
pictum a au contraire le mérite de convenir parfaitement à l'espèce 
en question et surtout d'être généralement et universellement 
adopté ». Il diffère du C. officinale L. : par ses fleurs d'un bleu pâle 
rayées de blanc et de violet et par ses carpelles à surface supérieure 
un peu convexe et dépourvue de rebord saillant. 

81 5. — G. Dioscoridis Vill. Hist. pi. Dauph., II, (1787), 
p. 457 ; C. elongatum Hornem. Hort. reg. hafn., II (181 5), 
p. 956; Rchb. fil. /. cit., tab. 1 3 1 , f. 2. — Exsicc. : Soc. dauph., 
n° 3399. 

R. Lieux pierreux de la z. alp. — Août. 

Près de la cabane des douaniers au col de Puymaurens(i93i m 
Et.-maj.) et débouché du vallon d'En Garcias sur le plateau du 
col de Puymaurens ( 1 93 5 m ). 

Nos exemplaires ont été vérifiés par M 1 ' G. Rouy. Nous avons vai- 
nement recherché dans notre district floral le Cyn. montanum Lamk. 
qui est bien caractérisé par ses feuilles minces, transparentes, luisan- 
tes et glabres en dessus, rudes et hérissées en dessous de petits poils 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 5l 



insérés sur des tubercules, les supérieures subamplexicaules etc. 
Cette espèce est indiquée dans diverses localités pyrénéennes par Ben- 
tham, Grenier et Godron, au Llaurenti par Timbal-Lagrave et Jean- 
bernat, etc. 

Obs. — A la tribu des Cynoglossées appartiennent quelques plantes 
cultivées pour l'ornement dans les parterres et les serres d'Ax-les- 
Thermes. Nous citerons : YOmphalodes linifolia Mœnch {Cynoglos- 
sum linifoliiim L.) à jolies rieurs blanches disposées en grappes allon- 
gées; YHeliotropium Peritvianum L. vulgo Héliotrope, à tige sous- 
Irutescente et cultivé pour l'odeur vanillée de ses rieurs, etc. 

ESPÈCES X RECHERCHER ET Y EXCLURE 

Echinospermum vulgare Swartz (S. Lappula Lehm.) : « ... in 
Pyr. aurig. prope Caussa(i) ad les Gutines (2) die 28 Aug. 1840» 
(P. Bubani, FI. pyr., I, p. 507). Cette espèce récoltée par 
Bubani, sur les contins de notre circonscription florale, a été 
jusqu'à ce jour vainement cherchée par nous dans nos limites, 
sur les calcaires du territoire de Prades. 

Cerinthe minor L... « à la dent d'Or lu » (Lap. Hist. abr. pi. 
Pyr., p. 88). Espèce des Alpes signalée avec doute dans les 
Pyrénées et non retrouvée après Lapeyrouse. 



Famille LIV. — SOLANACÉES. 

Holanum (Tournef.) L. 

816. — S. Dulcamara L. ; S. scandens Lamk. FI. fr., II, 
p. 257; Rchb. fil. Ic.fl. germ., XX, tab. 12, f. 1, 2. 

G. Bois humides, bords des eaux, haies, buissons, fossés etc. 
des z. inf. et subalp. — R. dans la z. alp. — Juin-octobre . 

Nos exemplaires ont été récoltés de 6y5 m (Savignac, vacant 
communal de Pradadel, en aval du pont sur l'Ariège) à 2o3o m 
(buissons du plateau de Paillères, sous le Mounégou) et principa- 
lement aux environs d'Ax, de l'Hospitalet, de Mérens, d'Orgeix, 
d'Orlu, de Tignac, etc. 



( l) Lisez Cjiissou. 

(2) Lisez les Gouttines. 



52 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



Ses tiges ligneuses à saveur d'abord douce puis arrière d'où le nom 
de Douce-amère jouissent de propriétés dépuratives, sudorifiques et 
diurétiques ; elles renferment un glucoside cristallisable la Solanine 
et un extrait sucré et amer, le Picroglycion de Pfaff. 

817. — S. nigrum L. Sp.pl., p. 266 [excl. var.); Rchb. fil. 
/. cit., tab. 10, f. 1,2. 

CC. Lieux cultivés, décombres, bords des chemins, fossés 
des routes, jardins potagers, tertres delà z. inf. — Juin-Octobre. 

Cette espèce herbacée annuelle, plus ou moins velue, à tige cylin- 
drique ou anguleuse, à feuilles d'un vert sombre, pétiolées oblon- 
gues-aiguës, sinuées ou lâchement dentées et à baies sphériques, varie 
beaucoup quanta sa taille et à la coloration t de ses baies à la maturité. 
Les auteurs ont créé sur ces derniers caractères les variétés suivantes l 
var. a. genuinum DSll, Rhein. FI., p. 412, plante glabre à rameaux 
arrondis et parsemés de poils recourbes, à baies noires; var. p. mêla- 
nocerasum Willd. (pr. sp.) Enum pi., I, p. 237, plante plus robuste h 
tige et à rameaux anguleux et chargés d'aspérités presque épineuses 
sur les angles, baies noires et près du double plus grosses que celles 
du type; var. y chlorocarpum Spenn. Fl.frib., p. 107 4 (S. chlorocar- 
pum Koch; 5. ocholeucum Bast.) variation du type à baies verdâtres 
ou d'un vert jaunâtre ; la sous-variété naine de cette variété constitue 
le S. humile C. Bernh. ap. Willd. Enum pi., p. 236; var. S. miniatum 
Mert. et K. Deutsch. FI., II, p. 23 1 (S. miniatum Bernh./. cit.) à baies 
rouges et à feuilles peu velues, ayant l'odeur musquée etc. Nous 
n'avons encore observé dans notre circonscription que les variétés^ et 
p.; les autre sont à y rechercher. 

La Morelle noire vulgo Morelle, Herbe des magiciens, Raisin de 
Loup, Crève-chien est une plante vivace et peu narcotique qui doit 
son action légèrement calmante à la Solanine, alcaloïde faible que 
l'on retrouve surtout dans les germes de la pomme de terre. Sa décoc- 
tion à 5o/iooo est employée en lavements, injections et lotions ; l'herbe 
écrasée serî, à faire des cataplasmes adoucissants et son suc s'emploie 
à l'extérieur contre les dartres. On l'utilise rarement à l'intérieur 
comme antispasmodique, car la Morelle, suivant Gubler, possède fai- 
blement les qualités narcotiques des Solanées, qualités très atté- 
nuées par la cuisson, puisque dès une haute antiquité cette plante 
était mangée, en guise d'épinards, à l'Ile-de-France (île Maurice) et 
dans les Antilles, sous les noms de Brèdes, Laman, etc. — Les bes- 
tiaux rejettent la Morelle. 

Obs. — Nous mentionnerons encore dans le genre Solanum les 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 53 

plantes cultivées et alimentaires suivantes : la Morelle tubéreuse vulgo 
Pomme de terre (S. tuberosum L.) originaire du Pe'rou, cultive'e dans 
notre contrée jusqu'à i5oo m d'altitude et dont les tubercules présen- 
tant des variations de forme et de couleur constituent une abondante 
ressource pour le paysan; Y Aubergine on Mélongène (S. Melongena L.), 
le Piment ou Poivre de Guinée (Capsicum annuum L.) ; la Tomate 
ou Pomme d'Amour (S. Lycopersicum L). Ces trois dernières plantes 
sont des espèces exotiques, originaires de l'Inde ou du Mexique. 

Atropa L. 

8 1 8 . — A. Belladonna L. ; Belladonna baccifera Lamk. FI. 
fr., II, p. 255 ; Rchb. fil., /. c/ï., tab. 8. — Exsicc. Soc. daupli., 
n° 4629. 

RR. Bois, lieux frais et couverts de la z. subalp. — Juillet- 
Août. 

Bois des Salines, au S. de la forge d'Orlu ( 1 1 oo m ) ; bois du bac 
des Fargues, sur le vallon de Montaud (i48o m ). 

Cette espèce, rare dans notre district, abonde sur les confins des 
départements de l'Ariège et de l'Aude; nous l'ayons en effet récoltée 
en abondance dans le bois de Tiblac entre Lafajolle etlecoldel Pra- 
del (Aude), le 16 juillet 1894, surtout sur l'emplacement des anciens 
fours de charbon. 

Son nom générique rappelle celui de la parque Atropos dont les 
ciseaux tranchaient le fil de la vie et son épithète spécifique Bella- 
donna (belle-dame) le fard composé surtout de cette plante, dont se 
servaient les dames des cours galantes d'Italie, au xvi e siècle, fard qui 
colorait en bistre et en dilatant la pupille semblait agrandir le? yeux. 

La Belladone, vulgo Herbe empoisonnée est très vénéneuse à cause 
de la présence du malate d'atropine, de la belladonine, etc. ; elle ne 
doit être administrée qu'avec prudence. La médecine l'emploie con- 
tre la toux nerveuse, la coqueluche convulsive, les névralgies, les 
paralysies, l'incontinence d'urine, etc ; ses effets sont mieux suppor- 
tés par les enfants que par les adultes. Les propriétés mydriatiques 
(dilatation de la pupille, etc.) sont utilisées pour les opérations de la 
cataracte, mais on emploie pour cela son alcaloïde à l'état de sulfate 
d'atropine. Les baies cueillies avant la maturité fournissent une belle 
couleur verte ; leur ressemblance, à l'état mûr, à des merises a donné 
lieu à de graves méprises. 



54 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 



Hyogcyamus (Tournef.) L. (i) 

819. — H. niger L.; Rchb. fil. le. fl., germ., XX, tab. 2, 
f. 2. 

AC. Bords des chemins pierreux, lieux incultes et surtout 
décombres près des habitations dans les z. inf. et subalp. — 
Juin-Août. 

Savignac, décombres près du presbytère [Ç)jb m ) et talus de la 
voie ferrée (68o m ) ;'Orgeix, friches au pied du clocher (8io m ) ; 
route d'Espagne, décombres près de.la métairie Astrié-d'Oreille 
(840 m ), en société du Cynoglossum officinale L.; Prades, décom- 
bres, sous le village (i23o m ); Montaillou, lieux incultes et dé- 
combres sous l'église (i325 m ); l'Hospitalet, lieux arides près du 
pont de Sainte-Suzanne (i440 m ), en sociétédu Cynoglossum offi- 
cinale L. 

Nous n'avons pas observé la sous-varïétépallidus Coss. et Germ. Fl. 
env . Paris, 2 e éd., p. 841 (Hy. pallidus Kit) dont la corolle est blan- 
châtre, à veines non colorées. 

La Jusquiame noire, vulgo Jusquiame, Hannebane, Herbe de Sainte- 
Apolline, Herbe des chevaux, Mort aux poules, en patois Herbo dé 
brigans est comme la Belladone une plante calmante et narcotique, 
mangée impunément par les pourceaux mais dangereuse pour l'homme; 
elle est très utile contre le tic douloureux, la sciatique, etc. A 
l'état frais et pilée la plante entière s'emploie en cataplasmes, contre 
la goutte, les contusions, les entorses etc. La fumée de ses feuilles 
sèches et de ses graines brûlées sur des charbons calme les maux de 
dents d'où le nom patois àlierbo dé caïchal. Son activité est due sur- 
tout à un alcaloïde cristallisé V Hyoscy aminé , analogue à l'Atropine, 
et à un autre alcaloïde liquide l'Hyoscine, très mydriatique. On 
emploie à l'intérieur l'Hyoscyamine, sous forme de granules, à la dose 
de 1/2 à 1 milligr. 

Obs. — Comme plantes, ornementales appartenant à la famille des 
Solanacées et que l'on rencontre dans les jardins et parcs d'Ax-les- 
Thermes et des villages du canton nous devons citer : le Lyciet com- 
mun vulgairement Jasminoïde (Lycium barbarum L.) dont on fait 
des haies et des tonnelles ; le Pétunia odorant {Pétunia nyetagini- 



(l) Cosson et Germain dans leur Flore des environs de Paris, éd. 2. p., J4I. rattachent le 
genre Hroscyamus à la tribu des Nicotianées ; Gilet et Magne [Nouv. fl. franc, éd. 4, 
p. 349) à la famille des Daturacees. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 55 



Jlora Juss.) originaire de l'Amérique méridionale ; le Datura odori- 
férant (Datura suaveolens Humb. et Bompl., D. arborea Hortul.) 
vulgo Trompette du Jugement, originaire du iMexique et dont la 
corolle est longue de plus de 3o centim., d'un blanc rayé de jaune etc.; 
le Nicandre faux-alkékenge (Nicandra physaloides Gœrtn.), origi- 
naire du Pérou, etc. — En Andorre, on cultive à partir de i35o m 
d'altitude, avec autorisation des deux coseigneurs, le Tabac ou Pétun 
représenté par les deux espèces suivantes : Nicotiana Tabacum L. 
à feuilles sessiles et à fleurs roses, et le N. rustica L. vulgo Tabac 
des paysans, Priapée, à feuilles pétiolées et à fleurs d'un jaune ver- 
dâtre. Ces plantes très vénéneuses à l'intérieur contiennent un 
alcaloïde redoutable, la Nicotine. 



Famille LV. — VERBASCACÉES (i) 

Verbascum (Tournef.) L. 

Depuis la publication du Monographia generis Verbasci de H. -Ad. 
Schrader parue en 2 sections, à dix années d'intervalle, (sect. I, 
181 3, section II, 1823) et dont nous possédons un exemplaire, le 
genre Verbascum a été surtout étudié en France, par A. Franchet. 
Ce botaniste dans divers travaux dont nous donnons l'énumération a 
complètement élucidé la question de l'hybridité. On consultera donc 
avec fruit: i° Essai sur les espèces du genre Verbascum croissant 
spontanément dans le centre de la France et plus particulièrement sur 
leurs hybrides, publié, en 1868, dans le tome XXII des Mémoires de 
/' Académie de Maine-et-Loire et tiré en brochure à part, in-8°, de 
204 pages et 7 planches; 2 Sur les variations parallèles che^ quelques 
espèces de Verbascum (2), Paris, 1869, in-8°, 20 pages; 3° Étude sur 
les Verbascum de la France et de l'Europe centrale, Vendôme, 1874- 
1876, in-8°, i32 pages. 

Nous citerons ces ouvrages a côté des espèces que nous possédons 
dans notre district floral. 

Section I. — Thapsus (Benth. in DC Prodr., X, p. 225, pr.p.) ; 
Gren. et Godr. FI. de Fr., II, p. 548. 

820. — V. Thapsus L. FI. suec, p. 69 et Sp . pi., éd. 2, 
p. 252; Schrad. Monogr., I, p. 17, n° 1 ; V. Schraderi Meyer 



(il Cette famille sert de transition entre la famille des Solanacées et celle des Scrofula- 
riacées à laquelle plusieurs auteurs modernes la réunissent comme tribu. 
(2) Extrait du Bull, de la Soc. bot. de Fr., XVI (1869) pp. 38-5y. 



56 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 

Chl. hanov., p. 326, sec. Koch., Syn., éd. 2, p. 586; Franchet, 
Essai Verbasc, p. 106, pi. 1, f. 1 ; Rchb. fil. le. fl , germ., XX, 
tab. 16. 

C. Bords des chemins, lieux incultes, rochers et pelouses de 
tous les terrains dans les z. inf. et subalp. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés deçio" 1 (bords du chemin 
vicinal d'Ax à Quérigut, au collet d'Ascou sur Entre-Serres), à 
i68o m (rochers calcaires du col del Pradel) et principalement 
dans les montagnes d'Ax (plateau de Bonascre etc.) et de Prades 
(pelouses du col des Canons etc.). 

Subspec. — V. montanum Schrad., Hort. gœtting. (1809), 
fasc. 2, p. 18, tab. 2; Monogr., I (181 3) p. 33, n° 1 3 ; V. cras- 
sifolium Schleich., Cai.pl. Helvet., éd. 3 (181 5), non DC; Fran- 
chet, Étud. g. Verbasc., p. 108; Rchb. fil., /. czï., tab. 21. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 5 18. 

Diffère du V. Thapsas surtout par ses feuilles brièvement décur- 
rentes, plus étroites, les radicales et les inférieures asse^ longuement 
pétiolées ; ses tiges moins élevées sont tomenteuses d'un jaune fauve, 
ses étamines toutes barbues, à anthères reniformes, etc. 

Le phytographe A. Franchet avait d'abord séparé dans son 
Essai sur g. Verbasc., en 1868, le V. montanum du V. Thapsus, puis 
il le réunit à ce dernier type dans son Etude sur les Verbasc de Fr., 
en 1875. Nous trouvons dans l'aspect général du V. montanum et les 
caractères signalés par Koch (Syn., éd. 2, p. 587) et par Boreau (Fl. 
du coitr.Fr., 3 e éd., p. 471) des motifs suffisants pour le distinguer du 
V. Thapsus, au moins comme sous-espèce, malgré les caractères peu 
stables sans doute qui servent à les séparer et les intermédiaires que 
l'on rencontre au point de vue de la décurrence des feuilles, la pré- 
sence des poils sur les filets, etc. 

Section II. — Lychnitis Benth. /. cit., p. 2 3o. 

821. — V. Boerhaavii (1) L. Mant. pi., p. 45; V. maiale 
DC. Fl fr., 3 e éd., Suppl. (i8i5), p. 415 ; Schrad. Monogr., 



(1) Dénomination plus correcte que Boerhavii et confotme à la Recommandation XI des 
Règles internationales pour la Nomenclature botanique adoptées par le Congrès de Vienne 
(Autriche , en IÇ05. Nous rappellerons que cette plante a été dédiée par Linné à son illustre 
ami et contemporain Hermann Boerhaave (né à Woorhout près de Leyde en 16Ô8, mort en 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 5? 



II, p. 33, n° 45 ; Franchet, Études Verbasc. Fr., p. 5i ; Rchb. 
fil. /. cit., tab. 33. 

AC Lieux sablonneux, bords des routes, pelouses, etc. des 
terrains schisteux ou calcaires dans la z. subalp. — R. dans la 
z. inf. — Juin-Octobre. 

Savignac, route de Vaychis, près du pont sur le ruisseau 
d'Eychenac (73o m ) ; pelouses schisteuses sur les mouillères de 
Savignac (Q20 m ) ; pelouses de la serre de Sorgeat (i26o m ); 
coumeil de Cayrol, sur le vallon del Pradel (1470 111 ); 
montagnes d'Ignaux, pelouses du gourg de la Garde (1 53o m ); 
pelouses calcaires du sarrat de Fontfrède (i625 m ); éboulis, 
schisteux du col de Balagués, versant de Montaillou (1640 111 ) ; 
pic de Sérembarre, versant du Pradel (1750 111 ); pelouses du pic 
Dolent (i790 m ) et du pic de Pénédis (i8oo m ). 

Nous ne possédons pas la variété longibracteatum Schrad. /. cit., 
p. 34, à bractées très acuminées beaucoup plus longues que les 
fleurs. 

822. — V. floccosum W. et Kit. Descript. et Icon.pl. rar. 
Hung. I (1802), p. 81, tab. 71; Schrad. Monogr., II, p. 16, 
n° 29; V: pnlverulentum Smith, FI. brit., I (1800), p. 25 1 ; Gr. 
et Godr. FI. deFr., II, p. 55 1, non Villars (1); Franchet, Essai 
g. Verbasc, p. 144, pi. 2, f. 6 et Étud. Verbasc. Fr., p. io5 ; 
Rchb. fil. /. cit. tab. 26. 

C. Bords des chemins, champs sablonneux ou pierreux, lieux 
incultes des terrains siliceux, plus rarement calcaires dans la z. 
inf. — S'élève rarement dans les z. subalp et alp. — Juin-Août. 



17^8) aussi célèbre médecin que chimiste, botaniste et érudit hollandais. Il professa succes- 
sivement et avec une égale supériorité la médecine pratique, la botanique et la chimie à 
l'Université de Leyde. Sa renommée comme praticien était universelle et attira près de lui 
une affluence prodigieuse d'élèves venus de tous les points de l'Europe. Il formait à lui seul, 
comme l'a dit un de ses biographes, toute une Faculté. Ou tre plusieurs ouvrages médicaux 
très estimés, Boerhaave a publié, en 1710, son Index plantarum qux in horto acadcmico l.ug- 
dini- Batavorum reperiuntur, 278 p. in-8° avec frontispice; en 1720. un Index aller pl.1nt.1- 
rum, [ vol in-4 . avec 2() pi. gravées sur cuivre ; en 1727, son Historié plantarum, 2 tomes 
en I vol. in-8°. Il a, un des premiers, introduit en botanique les caractères des étamines et 
des pistils. 

(1) Le V- pulverulentum Vil!. Hist. p. Dauph., Il, p. 490, est d'après Franchît, /. cit., 
synonyme de V. pulvinatum Thuill. FI. env. Par., p. 109 et la même plante que Loiseleur 
a décrite comme distincte du V. floccosum dans son Flora gallica, p. 172. Le nom de V. 
pulverulentum Smith, rappelant la plante nommée par Villars, doit être relégué au rang de 
synonyme du V. floccosum W. et K. malgré son antériorité de 2 ans sur ce dernier nom- 



58 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 

Nos exemplaires ont été récoltées de 735™ (Ax, lieux incultes 
près de la métairie dite de la Julie, derrière les thermes du 
Couloubret) à 1840 111 (pelouses calcaires au sommet du Roc des 
Scaramus) et principalement aux environs d'Ax (bosquet Clau- 
selles, près de la métairie des Rats; bords de la route d'Espagne, 
en face de la deuxième Bazerque; champs de la Cahurte, sur 
Entre-Serres, etc) . 

Se reconnaît aisément à son tomentum blanc cotonneux, caduc qui 
couvre la plante à sa tige et à ses rameaux arrondis, anguleux ; à sa 
panicule étalée-dressée, etc. 

823. — V. Lychnitis L. ; Schrad. Monogr., p. 18, n° 3 1 ; 
Franchet, Essai g. Verbasc, p. i53, pi. 3, f. 1 1 et Etud. Ver- 
base. Fr., p. 108; Rchb. fil. /. cit., tab. 27. 

CC Lieux incultes, champs en friches, bords des routes, fos- 
sés, bois, etc. dans les terrains siliceux des z. inf. et subalp. — 
Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (plus de 20 localités) ont été récoltés de 66o m 
(Le Castelet, bords des fossés dans le village) à i770 m (fontaine 
de la mouillère du Bœuf, près du Soula de l'Andourra) et prin- 
cipalement aux alentours d'Ax, d'Ascou, d'Orlu, de Savignac, 
de Sorgeat et de Vaychis. 

Sa tige est anguleuse, son tomentum toujours fin, non floconneux, 
grisâtre et persistant, plus blanc sur la face inférieure des feuilles ; 
les rameaux de la panicule sont ordinairement redressés contre la 
tige, plus rarement étalés; ses fleurs sont le plus souvent^az/nes, rare- 
ment blanches (var. floribus albis, Schrad. /. cit.; var. album Koch 
Syn. , éd. 2, p. 588). 

824. — V. nigrum L. Schrad. Monogr., II, p. 23, n°36; 
Franchet, Essai g. Verb. p. 1 5 5, pi. f. 18 et Étud. Verbasc. 
Fr., p. 111 ; Rchb. fil. /. cit., tab. 28, f 1 - 

AR. Lieux incultes, bords des chemins, etc. dans les terrains 
siliceux, plus rarement calcaires dans les z. inf. et subalp. — 
Juin- Août. 

Fossés de la route d'Orgeix près du pont de Betsou (780™) et 
.ossés de cette même route, en face du château et de l'ancienne 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 59 

forge (8o5 m ) ; vieux chemin de Vaychis, fous le col de Coudine 
(790 1 ") ; bords du chemin vicinal d'Ax à*Quérigut, près du collet 
d'Ascou (9 1 o m ) ; vallée de Montaud, rochers calcaires de FEstreit 
(1210™). 

Hybrides. 

On sait avec quelle facilité s'hybrident les Verbascum. Ceux qui pos- 
sèdent à un haut degré cette propriété sont surtout les V. Thapsus, 
floccosum, Lychnitis et nigrum. On doit donc s'attendre à trouver les 
hybrides formés par le croisement des espèces susnommées que nous 
possédons dans notre circonscription, mais il faut bien se garder de 
nommer toutes les formes passagères qui prennent naissance par la 
fécondation croisée; Lamotte dans son Prodr. fl. pi. centr. de Fr., 
p. 5 5o du tirage à part, dit avec juste raison « toutes les fois que 
deux espèces croissent dans un même lieu, on est à peu près certain 
de trouver, l'année suivante, des hybrides dans le même endroit ». 
Nous avons, en effet, constaté sur le vif divers hybrides dont nous som- 
mes sûrs de la parenté; le plus répandu de ces hybrides dans notre 
district est le suivant que nous possédons en herbier et que nous 
désignons en suivant la nomenclature de Schiede : 

X V. nigro — Lychnitis Schiede, De pi. hybrid., p. 40 ; V. 
Schiedeanum Koch, Taschenb., p. 3ji ; V '. nigrum var. ovatum 
Koch, Syn., éd. 1, p. 514 et éd. 2, p. 592; V. mixtum Lois. Fl. 
gall., I, p. 172; Boreau, Fl. du centr. Fr., éd. 3, p. 474; Fran- 
chet, Essai g. Verb., p. 162; Rchb. fil. le, fl. germ., XX, 
tab 43 (pro parte). 

AR. Bords des chemins et des champs dans la z. inf. — Juin- 
Juillet. 

Environs d'Ax : métairie de l'Esquiroulet (720"'); champs 
d'Entre-Serres (8oo m ) ; chemin vicinal d'Ax à Quérigut, au col- 
let d'Ascou (910 111 ), etc. 

Cette plante a l'aspect du V. Lychnitis et l'inflorescence du V. 
nigrum ; sa tige est velue à côtes saillantes dans le haut ; ses feuilles 
d'un vert sombre en dessus, tomenteuses grisâtres en dessus; la 
corolle est plane, jaune, à gorge violette ; les poils des étamines sont 
violets; les fleurs sont fasciculées en grappe lâche, pyramidale, 
à rameaux dressés, etc. 

Obs. Les Molènes, vulgo Bouillons blancs, surtout le V. Thapsus, en 



6o PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



patois Candélo de Sen Jan, sont des plantes narcotiques. Écrasées 
et secouées fortement dans l'eau d'un vivier, elles enivrent et même 
tuent les poissons. Les feuilles et les fleurs sont émollientes, béchi- 
ques et diaphorétiques ; les fleurs qui noircissent à l'air et à la 
lumière après leur récolte font partie des espèces pectorales (i ) ; 
bouillies dans du lait les feuilles sont employées en cataplasmes sur 
les furoncles et les panaris, etc. Les phthisiques fument ses feuilles 
sèches, en guise de tabac; la décoction des feuilles s'emploie en lave- 
ment contre la diarrhée et en fomentations contre les brûlures et le 
prurit dartreux. D'une façon générale les Molènes sont refusées par 
les bestiaux. 

ESPÈCE A EXCLIRE 

Verbascum phlomoid.es L. « Ax, dans les terrains secs et 
arides.... » ;Lap. Hist. abr. pi. Pyr., p. ii3). Cette espèce 
n'existe pas dans notre circonscription; elle a été confondue 
sûrement par Lapeyrousse avec une variation du V. Thapsus 
L. qui abonde aux alentours d'Ax-les-Thermes. 



Famille LVI. — SCROFULARIACEES- 

Tribu i. — AÎV IHtmilMI :^ Benth. in DC. Prodr., X, 

p. 188. 

\nlirrhiiium (Tournef.) L. 

825. — A. Asarina L.; Asarina Lobelii J. Bauh. et J.-H. Cher- 
ler, Hist. pi., III, append., p. 856; Willk. et Lge Prodr. //• 
hisp., II, n° 2716. Chavannes Monogr. des Antirrh. ( 1 833), 
p. 80, -n°i; Cus. et Ansb. Herb. fl. fr. y XVII, Scrophul., 
tab. 19. 

AC. Rochers, vieux murs, éboulis granitiques ou schisteux 
des z. inf. et subalp. — Avril-Septembre. 

Perles-Castelet (2), rochers de la route nationale près du pas- 
sage à niveau de l'ancien moulin du Saut (66o m ) ; Ax : vieux 



(1) Les quatre fleurs pectorales des pharmaciens sont le Coquelicot, la Mauve, le Pied-de- 
Chat et le Tussilage, mais on comprend en outre sous le nom d'espèces pectorales les fleurs 

de Bouillon blanc, de Guimauve et de Violettes. 

(2) P. Bubani, Fl. pyr., I, p. 327, 1 indique: € prope Ax ad le Casteillet. . . ». 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 6l 

murs de la rue du Moulinas (70 3 m ) ; ancien mur d'enceinte de la 
ville, aa-dessus du confluent de l'Oriège et de l'Ariège (7io m ) ; 
mur extérieur du pont du Couzillou (710"'); environs d'Ax, 
roc' .ers près de la fontaine de Ventouse, sur En-Castel (8oo m ); 
rochers de la route de Petches, sous ce hameau (gio m ) ; rochers 
dans le bois des Salines, au-dessus de la forge d'Orlu (1 ioo m ) ; 
éboulis schisteux des Gardeilles, sur Ignaux (1 1 5o sl ) ; rochers 
de gneiss surplombant le chemin forestier de Bonascre à Man- 
seille(i54o m ) ; montagnes du Castelet, rochers sur la jasse de 
Mouscadou, vers le pic des Carmilles (1720™). 

C'est une plante spéciale aux Pyréne'es, à la montagne Noire et aux 
Ge'vennes, découverte en Auvergne, en 1894, par le frère Héribaud- 
Joseph. Lapeyrouse iHist. abr. pi. Pyr., p. 355) l'indique à Ax 
entre autres localités; Zetterstedt (PL vascul. Pyr. princip., p. 196) 
a signalé cette espèce dans quelques localités de Luchon comme rare 
sur les rochers humectés auprès des cascades; nous ne l'avons jamais 
observée dans des stations si humides. 

826. — A. Orontium L. ; Chav. Monogr . p. 8g, n°g. 
Orontium arvense Pers. Syn., 11, p. 1 58 ; Rchb. fil. 7c. fl. 
germ., XX, tab. 57 — Exsicc. : Soc. dauph., n° 4985. 

C. Moissons, champs en friche, talus des routes dans les ter- 
rains siliceux des z. inf. et subalp. — Juillet-Octobre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 710 111 (Ax, champs d'En- 
Castel) à i070 m (champs de Sorgeat près de la fontaine de Fran- 
qui) et principalement aux alentours d'Ax, d'Ignaux, d'Orgeix, 
de Vaychis, etc. 

Nous ne possédons pas la var. (3. grandiflorum Chav. /. cit., p. 90, 
pi. 4;. 4. calycinum Lamk.; Rchb. fil. L cit., f. 2. Elle est plus robuste, 
à feuilles plus larges et surtout à corolle plus grande. 

827. — A. majus L. ; Rchb. fil. /. cit., tab. 58, f. 2. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 4984. 

AC. Lieux incultes, bords des prairies, rochers, talus et 
murs des terrains siliceux ou le plus souvent calcaires dans la z. 
subalp. — R. dans la z. inf. — Juin-Juillet. 



02 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 

Savignac, talus de la tranchée du chemin de fer, près de la 
galerie-tunnel d'Eychenac (6Qo m j ; lisière des prairies sous le Roc 
d'En-Calqué vers Vaychis (1240 111 ) ; entrée du bois de Fontfrède 
de Prades (i270 m )et bords du chemin forestier (à 1 38o m et 
1 390 m ); rochers calcaires et murs bordant le chemin de grande 
communication n° 3 (ancienne route départementale) entre le 
col de Marmare et Prades (ï 3^5 m ) . 

Connue sous les noms vulgaires de Gueule de Loup, Gueule de 
Lion, Mufle de Veau, Tête de Mort, etc. cette plante varie beaucoup 
dans ses dimensions (longueur et largeur des feuilles) et les teintes de 
sa corolle. Elle parait spontanée dans notre circonscription mais on 
la cultive assez fréquemment dans les parterres d'Ax les-Thermes; elle 
se naturalise facilement sur les vieux murs, les ruines des châteaux, 
etc., mais en se rabougrissant. Nous possédons la forme suivante : 

A. intermedium Debeaux, Note sur deux espèces du genre 
Antirrhinum nouv. pour la fl . de Fr . (Bull. Soc. bot. de 
Fr., XX (1873), p. 12; A. majus var.. hybridum Benth. Cat.pl. 
Pyr., p. 60; A. Huetii Reuter, in Ann. Se. nat., série 3, 11, 
p. 38o; A. majus var. [i. fallax Loret, in Bull. Soc. bot. de 
Fr., VI (i85 9 ), p. 407. 

RR. Mai-Juin. — Orlu, vieux murs du presbytère (840 m ); 
gorge de la Frau, rochers calcaires en aval de Cornus (1 ioo m ). 

« Par la glabrescence de toutes les parties de la plante, à l'excep- 
tion des rameaux florifères ; par ses tiges robustes et élevées, ses 
feuilles lancéolées et ses corolles d'un jaune pâle non tâchées de 
pourpre; enfin par ses pédicelles beaucoup plus courts VA. interme- 
dium Deb. se distingue parfaitement de VA. latifolium Miller avec 
lequel il a été souvent confondu » (O. Debeaux /. cit.). 

H. Loret, /. cit., avait déjà récolté cette plante, en 1857 et i858, aux 
environs de Mijanès et de Carcanières (Ariège), à Axât et à Belcaire 
(Aude) et il ajoute : « elle couvre à Belcaire toutes les vieilles 
murailles ». Toutes ces localités ne sont pas éloignées à vol d'oiseau, 
des limites de notre circonscription florale. 

Obs. — Toutes les espèces du genre Antirrhinum ont des proprié- 
tés vénéneuses et sont repoussées par le bétail ; VA. majus est doué 
de propriétés émollientes mais peu usité. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 63 



Anarrhinum Desfontaines 

828. — A. bellidifolium Desf. Fl. atl., II, p. 5i {ex parte); 
Anarrhinum bellidifolium L. ; Chav. Monogr., p. 175, pi. 10, 
n° 1.; A . Linnœanum Jord. et Fourr. Brev.pl. nov., fasc. I, p. 41 
et Icon., vol. I, tab. 71 ; Rchb. fil. le. fl . germ., XX, tab. bj, 
f. 3. — Exsicc. : Soc. dauph. n° 1 3 1 9- 

RR. Terrains siliceux. Juillet. — Environs d'Ax, rochers entre 
la grange delà Saladou et les bordes d'Artigues(io4o m ), au S. 
de Pointe-Couronne. 

Nos exemplaires se rapportent au type (var. a. genuinum Rouy, 
Mat. fl. port. \n Le Naturaliste, 1882, p. 63). et non à sa var. p. lanceola- 
tum Rouy/. cit. p. 64 (A. lusilanicum Jord. et Fourr. /. cit., p. 41) 
à taille plus élevée, à f. caulin. />/«s larges divisées en segments lan- 
céolés et à fl. plus grandes, blanchâtres (1). 

Linaria (Tourne!.) Jussieu 

Section I. — Ch.enorrhinum Chav. Monogr. Antirrh., 
(i833), p. 92; DC. Prodr., X (1846) p. 286. 

829. — L. minor. Desf. Fl. atl., II, p. 56; Antirrhinum 
minus L. ; Chav. Monogr., p. 97 ; Rchb. fil. le. fl. germ., XX, 
tab. 61. —Exsicc. Soc. dauph., n°2i93. 

C. Lieux incultes, talus, bords des routes, etc. des terrains 
sablonneux dans les z. inf. et subalp. — Juin-Août. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 66o m (Le Castelet, bords 
de la route nationale) à iÔ40 m (éboulis schisteux du col de Bala- 
guès) et principalement aux environs d'Ax, d'Ascou, de Prades 
et de Savignac. 

Nous ne possédons pas la var. (3. prxtermissa Coss. et Germ. Fl. 
env. Paris, 2 e édit. p. 363 (L. prxtermissa Delastre) qui est une sim- 
ple variation totalement glabre, mais nous l'avons observée sur des 
sujets vivants. 



(i) Cette variété parait jusqu'à ce jour spéciale aux Py rénées-Orientales, à l'Espagne et 
au Portugal. 



64 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE \RIEGE 

83o. — L. origanifolia DC. FI. fr., III, p. 591 et suiv. 

Nous ne possédons pas le type mais seizièmement la sous-espèce 
suivante : 

Subspec. — L. Lapeyrousiana Jord. Pugill.pl. nov., p. 129- 
i3o; Antirrhinum villosum Lap. Hist. abr.pl. Pyr., p. 353, et 
Suppl. p. 85, non L. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 3401 (Ariègej. 

R. Pelouses et rochers schisto-calcaires des z. subalp. 
et alp. — Mai-Juillet. 

Vallée de l'Oriège : bande schisto-calcaire à l'Orry- Vieil de 
Gaudu (I400 1 *) et sur cette même bande en descendant du col de 
Castillou à Gaudu ( 1 5 5 o m ) ; pelouses schisto-calcaires en 
montant du lac de Naguilles au clotes du port d'En-Sur, 
(2i5o m ). 

Cette plante a été démembrée du L. origanifolia DC. dont elle se 
distingue par ses fleurs fortement colorées en violet, une fois plus 
grandes et plus ovales, l'éperon étant subarrondi à la base mais très 
aplati et déprimé vers le sommet , par ses graines deux fois plus gros- 
ses etc. Nous ne l'avons point observée dans la zone inférieure, ni 
ailleurs que sur les schistes calcaires (i ) ; elle ne nous parait être qu'une 
race alpestre du L. origanifolia DC. des Pyrénées, de l'Auvergne etc. 

Section II. — Linariastrum Chav. Monogr., p. 114. 

83 1 . — L. supina Desf. FI. atl., II, p. 44; Antirrh. supi- 
num L.; Chav. /. cit., p. 161 ; Rchb. fil. /. cit., tab. 60 f. 5. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 2977. 

R. Lieux sablonneux, rochers et éboulis des terrains calcaires 
dans la z. subalp. — Juillet-Août. 

Bords du ruisseau à sec de la Gardio, sur le village de Prades 
(1280™;; rochers calcaires du col del Pradel (i68o m ); éboulis 
calcaires du Roc des Scaramus (i72o m ). 

Subspec. — L. pyrenaica DC. [pr . sp.), FI. fr., III (i8o5), 
p. 587 et le. pl. gall. rar. (1808), tab. 11; Antirrhinum pyre- 



(1) Jordan (/. cit.) l'indique « in lapidosis siccis et rupibus Pyrenaeorum centralium et 
oceidentalium haud infrequens ». 



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*£î> exemplaires, sans réimposition ni changement de Folios. 

I.-e port est à la charge des auteurs. 

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avec changement de pagination, nouvelle mise sous presse, couvertures non 
imprimées sur papier de couleur, pliage et couture : 

Les remaniements dans le texte sont comptés à raison de o fr. 65 l'heure. 



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Couverture imprimée : 5o ex., 4 fr.; 100 ex., 4 fr. 5o ; ooex., 5 fr. 25; 
200 ex., 6 fr. 

Les auteurs doivent faire figurer sur leur manuscrit la mention 
« tirage à part, avec ou sans pagination spéciale ». et le « chiffre » du 
tirage ainsi que la demande d'une couverture imprimée ou non, et ensuite 
s'entendre directement avec l'imprimeur dès la réception du numéro 
renfermant leur travail. 



Le Mans. — Imp. Monnoyer. — 1-1908. 



17 e Année (3 e Série) Supplément au bulletin de Janvier 1908. 



BULLETIN 



DE 



L'ACADÉMIE INTERNATIONALE 

de Géographie Botanique 



SOMMAIRE 



Catalogue des plantes indigènes de la Haute Ariège par MM. Marcailhou d'AYMÉRic. 



PARIS 

IBT^^II^IIE: CH AR t- E3 S A. 3MC A. T 

11 RUE DE MEZIÈRES, 11 

1909 



Académie internationale de Géographie Botanique 

Directeur : M. Ch. LE GENDRE, I 0, Limoges. , 

Secrétaire perpétuel-Trésorier : Mê r H. LÉVEILLÉ, Q, 78, rue de Flore, Le Mans 
^Sarthe). 

Conseil de l'Académie : MM. Treub, Jh. ;Héribai:d, A. Engler, J.-D. Hooker. 

On peut se procurer au Secrétariat le diplôme spécialement gravé pour l'Académie 

au prix de 3 francs 

Cotisation annuelle : 10 francs 

L'Académie laisse aux auteurs la responsabilité de leurs opinions. 

Adresser mandats et communications au Secrétariat. 

SECRÉTARIAT-RÉDACTION 

7 8, RUE DE FLORE, 7 8 

9Bi (Sarthe- France 



Nos Collègues hors France peuvent nous adresser leurs cotisations 
soit par la poste, soit PAYABLE§ AU MANS au 
COMPTOIR NATIONAL D'ESCOMPTE, à la SOCIÉTÉ GÉNÉ- 
RALE, ou au CRÉDIT LYONNAIS. 



Le présent fascicule complète l'année 1908. Il renferme la 
Table des Matières de l'année. 

Le portrait qu'il renferme doit être placé au dernier numéro 
paru de Tannée en cours 1909. 

nillllllllllll M IIIII M IIII H IIIIiril M III M IIIIIIIIIIllllliri M II M i n illl M llI M MIMMinillMIII M III M lr m i MM T I IIIIIIl M TIIIIII H IIITrilllllll M I M IIIIIIIIIirillllIirilTlllllirillllirimillllllll H llllI MM IIim 

Nous ferons des conditions spéciales aux mem- 
bres de l'Académie qui désireraient se procurer les 
deux premiers fascicules de la Monographie du 
Genre Onothera dont le 3 e fascicule a paru au 
Bulletin. 

Les parties i et n de ce fascicule paraîtront au 
Bulletin dans le cours de Tannée 1 909 ainsi que la 
suite du Novus Conspectus Florœ Europœ de 
M. Gandoger. 






ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



65 



LIBRARY 

naicam Ram. Pyr. inéd.,sec.DC l.cit.; Pers. Syn.pl., II (1807), 

p. 1 56; L. supina Desf. var. p. pyrenaica Gr. et Godr. FI. de Fr., 

II, p. 58 1. ;n. 

AC. Débris des rochers calcaires, bords des routes, talus etc. 
dans les z. subalp. et alp. — Mai-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 1 i8o m (bords de la route 
de Prades à Cornus) à 238o m (éboulis de la porteille de Baxouil- 
lade, versant d'Orlu) et principalement dans les montagnes cal- 
caires d'Ascou (crête et pinouse de Paillères, etc.) et de Prades 
(chemin du bois de Fontfrède ; talus de la grand'route entre 
Prades et le col de Marmare, et près de ce dernier col, etc.). 

Plante plus élevée que le L. supina Desf., à inflorescence plus for- 
tement glanduleuse ; fleurs plus grandes entassées au sommet des 
rameaux, à éperon allongé, rayé de 2 lignes foncées, verdàtres ou 
bleuâtres; capsule légèrement pubescente . En dehors de notre cir- 
conscription florale nous avons observé cette sous-espèce dans 
diverses localités de la zone inférieure mais toujours sur le calcaire. 

832. — L. alpina Mill. (1) Gard. Dict., éd. 8 (1768), n° 5 ; 
DG. (2) FI. fr., 3 e édit., III (i8o5), p. 590; Antirrh. alpinum 
L.; Chav. Monogr., p. 162 ; Rchb. fil. loc. cit., tab. 60, f. 4. 
— Exsicc. : Soc. dauph., n° 4204. 

CC. Graviers et débris des rochers granitiques ou schisteux 
dans lesz. alp. et niv. — RR. dans la z. subalp. où les graines 
sont parfois entraînées par les eaux. — Juillet-Octobre, suivant 
l'altitude. 

Nos exemplaires (plus de 5o localités!) ont été récoltés de i68o m 
(vallée du Nagear, rochers de Prat-Redoun) à 283o m (sommet 



[ l) Nous rappellerons que Ph. Miller (1691-1771) a, le premier, transféré dans le genre 
Linaria la plupart des espèces du genre Antirrhinum. C'était un savant bo.aniste écossais 
qui a publié divers ouvrages, entre auires The Gardener's Dictionnary [Dictionnaire du Jar- 
dinier) ayant eu plusieurs éditions anglaises et a été traduit en français (S vol./ avec supplé- 
ment (2 vol ) par de Chazelles, Paris, 1785-17QO, avec planches en taille douce. 

(2) De CanJolle (/. cit.). ne mentionne pas Miller, parce que sans J"Ute il croyait être le 
premier à avoir opéré le changement de {'Antirrhinum alpimt \ L. en Linaria alpina. 1 e 
même cas se presen;e assez souvent t précisément avec Mil ît d»nl l'importance , 
nomenclature ne fut pas toujours assez appréciée. Citons par exemple. l'Achtnulla 4.1e 1 au- 
cuns nomment hybrida et qui fut appelé d'abord hybrida vV bel 1,7 , puis hybrida Hotfm 
( 1 79 1> enfin hybrida Miller, comme étant le nom le plus ancien ^ 1 708J. 



66 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIÈGE 

du signal du Siscarou) et principalement dans les montagnes 
d'Ax, de l'Hospitalet et de la Solana d'Andorre, de Mérens, 
d'Orlu et de Savignac, dans les hauts massifs de Puymaurens 
et de Font-Nègre et sur les crêtes frontières de l'Andorre. 

En dehors de notre circonscription florale nous avons récolte' cette 
espèce sur les plus hauts sommets de l'Andorre et des Pyrénées- 
Orientales. On la reconnaît à ses tiges très nombreuses, couchées ; à 
ses feuilles très glauques, rapprochées, la plupart opposées, par 4 à la 
fois, souvent unilatérales ; à ses grappes fructifères serrées et courtes. 

Var. pilosa Foucaud, in Bull. n° 2 de la Soc. pour Vétude de la 
fl.fr., p. 42, etexsicc. n° 184 [append. n° 2 du Bull, de YHerb. 
Boissier, vol. I (1893)]. 

RR. Schistes et granits delà z. nivale. — Juillet-Août. 

Eboulis schisteux du pic dès Padrons, versant du Baladra 
(256o m ); sommet du pic de Rulle (2788™ Et.-maj.). 

t Partie supérieure de la tige, feuilles supérieures et calices munis 
de poils pluricellulés violets circulairement à l'extrémité de chaque 
cellule » (J. Foucaud, /. cit.). Nous possédons encore cette variété 
de diverses localités de la zone nivale de TAriège et des Pyrénées- 
Orientales où elle croît parfois mélangée au type. 

Subspec. — L. petraea Jord. Pugill.pl., p. 1 3o ; L. alpina var. 
p. caule erecto DC. /. cit. 

AC. Eboulis granitiques, plus rarement schisteux ou calcai- 
res dans les z. alp. et niv. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (17 localite's) ont été récoltés de i86o m mon- 
tagne de Puymaurens, plan incliné de la Llatte) à 2675™ Et.- 
maj. (signal ou pic des Padrons) et principalement dans les 
montagnes d'Ax (pic de la Birado ; serre du Lherbés, etc.), de 
l'Hospitalet et de Puymaurens (bac du Sisca; crête au S. de la 
porteille du Siscarou; vallon d'En-Garcias, etc.), de Mérens 
(rochers sur la jasse de Mascarel; eboulis de la porteillette de 
l'Albe ; vallée des Bésines, bords du torrent de Pédroux, etc.), 
d'Orlu (coume de Baxouillade ; eboulis près de la fontaine du 
Roc-Blanc; porteille d'Orlu ; pic Rouge, surlelac de Beys, etc.). 
de la Solana d'Andorre (eboulis près de la fontaine du Clôt del 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 6j 

Diable; mont Maya, etc.) et de Savignac (vallon d'Embizon, 
éboulis de la Llabardouse de Biroulas; rochers du col de Beil 
et du col des Calmettes, etc.). 

Se distingue du L. alpina, suivant Reuter, Cat. pi. vascul. env. 
Genève, 2e édit. ( 186 1) p. 1G2 : « par les tiges ascendantes dressées, 
plus longues; les grappes fructifères s J allongeant et devenant irrégu- 
lières et plus lâches ; les feuilles plus étroites et plus longues, moins 
glauques, en verticilles plus écartés; les lobes delà corolle plus 
étroits et plus allongés; l'e'peron presque droit, plus long et plus 
mince; les graines plus petites et étroitement bordées », et selon 
Jordan << parles bosses du palais non veinées, séparées par un sillon 
plus étroit ». Reuter ajoute (/. cit.) : c ces deux plantes {L. alpina et 
L. petrœa) cultivées l'une à côté de l'autre se conservent parfaite- 
ment distinctes par le port ». 

833. L. Pellicierana Mill. Gard. DicL., éd. 8 (1768) n° 11 ; 
DC. Fl.fr., 3 e éd., III (i8o5) p. 589 ; Antirrhinum Pelliciera- 
num L. (per error. Pelisserianum) (1); Chav. Monogr., p. 154; 
Rchb. fil. /. cit. tab. 62, f 1. — Exsicc. : Soc. dauph., 
n os 5 20 et bis. 

RR. Juillet. — Environs d'Ax-les-Thermes, rochers humides 
du bosquet Clauselles près de la métairie dite des Rats (820™). 

834. — L. striata DC. Fl.fr., 3 e édit., III, p. 586 et Suppl. 
(i8o5) p. 407, p. 343 ; A. repens L. ; Antirrh. striatum Lamk. 
Fl.fr., II, p. 343; Chav. Monogr., p. i52; Rchb. fil. /. cit. tab. 
63, f. 2, sub Lin. repente. 

C. lieux incultes, vieux murs, bords des chemins, sables, 



(l) A l'exemple de Cosson et Germain (FI. env. Par., 2° édit., p. 367), de H. Loret (ht. 
de Montpell., 2 e éd. p. 356) de Bonnier et de Layens (Tableaux synop. des pi. vascul. de la 
fl. de frr. (1894) p. 233, etc. nous avons rectifié l'orthographe de cette espèce qui avait été 
dédiée par Linné à Guillaume Pcllicier botaniste amateur du xvl° siècle (l 49 5-1 5 68)1 lequel fut 
aussi le dernier évèque de Maguelonne, puis évêque de Montpellier (l536) et surtout homme 
d'état diplomate, sous François I er . Dans son Species plantarum, éd. I (175.') et éd. 2 
(I7Ô2-63 Linné ne dit rien au sujet du nom binaire Antirrhinum Pelisserianum qu'il a mal 
Orthographié. Rn remontant aux autc-urs cités par Linné on trouve le nom de Pelliciei 
tionné dans le Stirpium illustrationes, p. Io3, de Lobel, publié à Londres, en IÔ55, après la 
mort de son auteur, par les soins de Guill. How. Le nom y est imprimé Peliterius. le plus 
souvent, ou Pillisenus ou encore Pelliterius. Aucune note explicative sur le personnage sinon 
une remarque, en anglais, de l'éditeur ou il est question des relations de Pellicier avec le bo- 
taniste Lobel qui étudia la médecine, en I 565 et T 566, à Montpellier, où il eut, comme de l'L- 
cluse, Rondelet pour maître. 



68 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIÉGE 

rochers herbeux dans les terrains siliceux des z. inf. et subalp. 
— Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 78o m environs d'Ax, mur 
de la route sur la i er Bazerque) a i55o m (bords du chemin 
forestier de Bonascre à Manseille) et principalement dans la zone 
inf. aux alentours d'Ax, d'Ascou, d'Orgeix et d'Orlu. 

Les fleurs sont ordinairement d'un bleu lilas, veiné de violet, à 
palais jaune ou souvent bleuâtres rayées de violet. — Bubani FI. 
pyr., I, p. 317, dit avoir récolté cette espèce au-dessus d'Ax (supra 
Ax) le 10 août 1840, avec des fleurs violacées maculées de pourpre 
(violacei purpureo-maculati) rappelant la fleur du/., purpurea Mill., 
plante de l'Italie méridionale. Malgré nos recherches aux alentours 
d'Ax nous n'avons point observé de spécimen ayant cette coloration. 

V ar. (3. conferta Benth. in DC. Prodr.,X, p. 278 ;L. pro- 
cera DC. Cat. hort. monsp., p. 121, n° 120. — Exsicc. : Soc. 
dauph., n° 2978. 

AC. Lieux secs, pelouses des terrains siliceux ou calcaires 
des z. subalp. et alp. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (20 localités) ont été récoltés de io8o m (bords 
de la route de TAude, près de l'ancienne forge d'Ascou) à 223o m 
(vallon de Fontnègre, sous le port de Fray-Miquel) et principa- 
lement dans les montagnes d'Ax (route forestière du bac 
du Llata ; chalet forestier de Courtal-Jouan, etc.), d'Ascou 
(vallon del Pradel, sommet du coumeil de Cayrol; hameau de 
Montmija; Baouzeille duTarbézou; croix du port de Paillères 
et plateau de Paillères ; col de Laoudari, etc.), de Mérens (vallée 
du Nabré; vallée des Bésines, jasse du Pla, etc.), d'Orlu (clou- 
tade de Gnôles; cabane de Baxouillade d'en-bas, etc.), de Mon- 
taillou (fontaine des Cas, sous le bois du Taillé, etc.) et de Savi- 
gnac (montagne de la Sourde; pelouses du versant oriental de 
l'estagnol du Nagear, etc. 

Cette plante a le port et le faciès du L. striata mais ces fleurs sont 
odorantes, plus grandes, à éperon court et plus gros, en grappes 
condensées au sommet de la tige principale; celle-ci est souvent simple, 
à feuilles plus étroites et plus serrées, moins glauques, plus glutineuses . 
Certains auteurs la considèrent comme une sous-espèce du L. 
striata DC. ; elle nous parait être que sa race alpestre. 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 69 



Obs. — Les Linaires ont des qualite's e'mollientes et de propriétés 
vénéneuses; le bétail les repousse. Dans quelques jardins on cultive 
pour l'ornement le L. purpurea Mill., à corolle d'un pourpre 
violacé, originaire de la Grèce, de l'Italie, etc. ; le L. bipartita Willd. à 
corolle d'un bleu violet, originaire du Maroc ; le L. triornitho- 
phora Willd., à corolle d'un bleu violet pâle, strié de pourpre, origi- 
naire de l'Europe méridionale, etc. 



Tribu 2. - CHELONÉES Benth. in DC. 
Prodr., X, p. 298. 

Scrofularia (Tournef.) L. (1). 

835. — S. nodosa L. ; Rchb. fil. le. fl. germ. XX, tab 
53. — Exsicc. : Billot, Fl. Gall. et Germ. exsicc. : n° 1718. 

CC. Lieux humides, bords des eaux et des fosse's, bois frais 
dans les z. inf. et subalp. — Mai-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 700 m (environs d'Ax, 
bords du canal de l'Esquiroulet) à 1 o8o m (ancienne forge d'Ascou, 
bords du canal d'amenée) et principalement aux alentours 
d'Ax-les-Thermes . 

836. — S. Balbisii auct. plur. an Hornem. Hort. reg. hafn., 
II (181 3), p, 577?; S.aquatica L. (ex parte) ; Gr. et Godr. Fl. 
de Fr. f II, p. 566; Rchb. fil. /. cit., tab. 57, f . 1 . — Exsicc. : 
Billot, /. cit., n° 1720. 

R Septembre. — Plaine de Savignac, lieux humides, près du 
passage à niveau du chemin de fer (665 m ), fossés humides de la 
route militaire de Pointe-Couronne, au 2 e lacet (785 111 ). 

D'après F. Schultz Arch. Fl. de Fr. et d'Ail, p . 1 3 « cette belle 
et bonne espèce se distingue au premier coup d'œil du S. aquatica 
par un tout autre port et surtout par ses feuilles qui sont presque 
elliptiques et très obtuses ». Nous ajouterons qu'elle en diffère encore 
par ses tiges plus élevées, ses feuilles d'un vert foncé, à pétiole souvent 



(1) On écrit indifféremment Scrofularia ou Scrophularia. Ce nom dérive des prétendue* 
propriétés médicales des plantes de ce genre contre les écrouelles (Scrofulac, arum). 



JO PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

bifolié, ses fleurs plus grandes, d'un pourpre noir, sa corolle munie 
d'une écaille spatulée et sa capsule arrondie mucronée. 

Cette plante est connue sous les noms vulgaires de Scrofulaire, Bétoine 
d'eau et encore d'Herbe du siège, en patois Herbo del Sietgé sans 
doute à cause de ses propriétés antihémorrhoïdales et aussi parce 
que d'après la tradition, on l'aurait employé avec succès comme vul- 
néraire pendant le siège de La Rochelle, en 1628. Ses feuilles sont 
utilisées par nos paysans pour le pansement des plaies. 

837. — S. alpestris Gay. in Durieu PL exsicc. Astur. 
( 1 835), n° 262 [ex Benth. in DC. Prodr. X, p. 307) ; S. Scopolii 
DC. Fl.fr., V ou Suppl. (181 5) p. 406 (excl. syri), non Hoppe ; 
S. betonicifolia Lap. Hist. abr.pl. Pyr., p. 356(ex loco natali) 
non L. 

AC Rochers et éboulis, lieux humides, murs, prairies, lieux 
frais, bords des chemins dans les terrains granitiques ou schis- 
teux, plus rarement calcaires dans les z. subalp. et alp. — R. 
dans la z. inf. (à sa limite supérieure). — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (17 localités) ont été récoltés de 990™ (murs 
des champs, sous le village de Sorgeat) à 22io m (éboulis du 
versant septentrional du pic du Saquet ou de la Tute-de-1'Ours) 
et principalement dans les montagnes d'Ax (route forestière du 
bac du Llata; bords du chemin forestier de Bonascre à Man- 
seille, etc.), (d Ascou (pic de Sérembarre; ruisseau du Barancou 
sous le port de Paillères, etc.), de l'Hospitalet (prairies de la 
Solana d'Andorre, etc.), de Mérens (vallée des Bésines, pelouses 
de la jasse du Pla, etc.), d'Orlu (éboulis sous le pic de Perregeat, 
versant d'Orgeix; pelouses sur la cabane de Baxouillade d'en- 
hautetc), de Prades (bois des Gouttines, près de la fontaine des 
Embriags; bois de Fontfrède, bord du chemin forestier; bois 
du clôt de Baillar, etc.) et de Savignac (vallée du Nagear, éboulis 
sur la jasse de la Pujole; éboulis sous Testagnol du Nagear etc.). 

Plante poilue glanduleuse surtout sur les pédoncules et les pédi- 
celles, à feuilles ridées, dentées en scie, à limbe très large ovale, en 
cœur à la base lancéolées, presque acuminées au sommet, à corolle d'un 
rouge livide, à écaille large réniforme entière. — P. Bubani, FI. pyr.. 
I, p. 342, l'indique : « supra Mérens ad /' h'ospitalet, in valle d'An- 
dorra ». Nous l'avons observée aussi dans ces localités. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE J l 



g3g # — s. canina L. et auct. mult. ; Rchb. fil. /. cit., 
tab. 5o, f. 2. — Exsicc. : Billot, /. cit.; n° 1721. 

CC. Lieux secs et pierreux, sables de la z. inf. aux environs 
d'Ax et de Savignac. — Juin-Juillet. 

Sous le nom de S. canina les auteurs ont compris plusieurs formes 
qu'il importerait cependant de distinguer au moins comme variétés. 
Nous ne possédons que la suivante qui est la forme montagnarde du 
type. 

Var. montana Gaud. FI. helvet., IV, p. i6Z;S. Hoppei Koch 
Deutsch. FL, IV, p. 410 (per error. Hoppiï) (1).— R. Talus et 
éboulis des terrains calcaires de laz. subalp. — Juin-Août. 

Éboulis calcaires du Roc des Llamprés sur le ruisseau des 
Llènes (i33o m ) ; col de Marmare, talus de la grand'route 
(i35 5 m ); éboulis calcaires du Roc des Scaramus (i75o m et 1770 111 ). 

« Port du 6. canina mais plus petite, moins fétide ; feuilles ordinai- 
rement bipinnatipartites à lobes étroits, incise s- dente s ; panicule 
poilue-glanduleuse; pédicelles plus-allongés; calice à lobes plus 
grands, tube de la corolle plus court que la lèvre supérieure » 
(Boreau FI. du centr. Fr. 3e édit., p. 481). La tige de cette plante 
n'a en effet que i-3 décim. tandis que celle du S. canina type a 3-8 
décimètres de hauteur. 

Obs. — Toutes les Scrofulaires sont amères, fétides et vénéneuses 
pour les bestiaux. Elles ont jadis joui d'une grande réputation contre 
les ecrouelles (scrofulœ) d'où leur nom ; aujourd'hui elles sont délais- 
sées par les médecins. 



Tribu 3. — DIGITALÉES Benth./. cit., p. 189 et p. 448. 

Erinus L. 

839. E. alpinus L. ; Rchb. fil. le. fl. germ., XX, tab. 74, f. 1. 
— Exsicc. : Soc. dauph., n° 2 566. 

(i) Dénomination binaire plus correcte que S. Hoppii et conforme à la Recommandation XI 
des Régies internationales pour la Nomenclature botanique adoptées par le Congrès de Vienne 
(Autrichel, en lo,o5; cette plante a été en effet dédiée à D.-H . IIoppc, botaniste allemand 
connu surtout pour son Botanisches Taschenbuch, in-12, 1790-181 1 et >un Caricologia ger- 
manica I er éd. 104 p. 1 vol. in-l6(l82Ô), 2» édit. 244 p. in-12 et I 1 2 pi. finement dessi- 
nées et coloriées à la main (l835) avec la collaboration de J . Sturm 



72 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

CC. Pelouses et rocailles des montagnes calcaires, schisto-cal- 
caires ou schisteuses dans les z. subalp. et alp. — Mai-Juillet. 

Nos exemplaires (plus de 3o localités !) ont été récoltés de 
1240 111 (route de Prades, sous le Roc d'En Calqué) à 22Ôo m (ébou- 
lis du pic de Tarbézou, versant de Rabassolesj et principale- 
ment dans les montagnes d'Ascou, de Mérens, de Montaillou, 
d'Orlu, de Prades, de Sorgeat et de Tignac. 

Cette plante varie beaucoup dans sa taille, sa villosité plus ou 
moins prononcée, la grandeur de ses rieurs : celles-ci sont tantôt 
bleues, tantôt violettes ou rose-chair, mais par la dessication elles 
deviennent toujours violettes. 

Var. p. hirsutus Lap. Hist. abr. pi. Pyr., p. 357 {sine des- 
cript.); Gr. et Godr. FI. de Fr. y II, p. 601 (i) ; E. alpinus p vil- 
losus Lange, Pugill., p. 211; E. hispanicus Pers. Syn. II, 
p. 147, sec. Wilk. et Lge. Prodr.fl. hisp., II, p. 592. 

AR. Parfois à côté du type notamment au Roc des Llamprès, 
au pic de Sérembarre, à la crête calcaire de Paillères, mais crois- 
sant isolément aux localités suivantes dans la z. subalp. : vallon 
de Montaud, rochers calcaires de l'Estreit (i240 m ) ; rochers 
calcaires dans le bois du Drazet (i45o m ); éboulis schisteux du 
col de Balaguès (i645 m ) ; éboulis calcaires du sarrat de la Tail- 
lade, sur Montaillou (iybo m ). 

Tige et feuilles couvertes de poils blanchâtres souvent laineux ; 
fleurs plus petites, d'un violet foncé. 



Digitalis (Tournef.) L. 

840. D. purpurea L. ; Rchb. fil. Ic.fl. germ., XX, tab. 67, 
- Exsicc. : Soc. dauph., n° 3403. 



(l)La priorité de la var. p. hirsutus appartient évidemment à Lapeyrouse qui l'a signalée 
/. cit., en l8l3, à la suite de \'E. alpinus mais sans description; Grenier el Gojron /. cit. 
ont donc eu le tort de se l'attribuer et de passer même sous silence le nom de Lapeyrouse. 
Nous avons vainement cherché même dans les ouvrages floristiques les plus récents et aussi 
vainement demandé à divers botanistes très compétents, la description de \'E. hirsutus Reu- 
ter que Timbal-Lagrave et Jeanbernat signalent dans leur Massi du Llaurenti, p. 2 H du 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE j$ 

CC. Bois, bruyères, champs incultes, bords des chemins des 
terrains siliceux desz. inf. et subalp. jusqu'à la limite inférieure 
de la z. alp. — RR. sur le calcaire. — Juin-Août. 

Nos exemplaires (plus de 20 localités) ont été récoltés de 675™ 
(Savignac, bords du chemin des champs sur la rive gauche de 
l'Ariège) à i8oo m (cria de la Baouzeille du Tarbézou) et princi- 
palement dans les montagnes d'AscoUjd'Ax ( 1 ) d'Orgeix, d'Orlu, 
de Savignac, de Sorgeat et de Tignac. 

Varie à fleurs ordinairement d'un rose purpurin, plus rarement 
blanches ; dans ce dernier cas toute la plante a une couleur blan- 
châtre et pâle. 

La Digitale pourprée vulgo Digitale, Gants de Notre-Dame, Gants 
de bergère, Queue de loup est parfois cultivée dans les jardins ; c'est 
une plante dangereuse que les bestiaux ne mangent pas. Les feuilles 
ont une saveur amère et une odeur herbacée particulière ; en pharma- 
cie on n'emploie que les feuilles récoltées un peu avant la floraison. 
A dose thérapeutique la digitale est un régulateur puissant des mou- 
vements du cœur; à dose plus élevée c'est un poison narcotique vio- 
lent qui doit ses propriétés aune substance amorphe, la Digitaline, se 
présentant soit à l'état amorphe (Homolle et Quevenne) soit à l'état 
cristallisé (Nativelle) que l'on emploie avec prudence sous forme de 
granules à 1 ou 1/2 milligr. — Les propriétés diurétiques de la digi- 
tale ont été utilisées contre l'hydropisie, l'albuminurie, la gra- 
velle, etc. 

841 . — D. lutea L. ; D. parviflora Lamk.F/./r., II (1778), 
p. 333; Ail. Fl. ped., 1 (1785), p. 70; Rchb. fil. l.cit., tab. 
70, f. 1 — Exsicc. : Soc. dauph., n° 463 1 . 

C. Lieux pierreux ou incultes, rochers herbeux, tertres, bois 
découverts et broussailles des terrains calcaires, plus rarement 
siliceux dans la z. subalp. — Juillet-Octobre. 

Nos exemplaires ( 1 8 localités) ont été récoltés de 1 1 90 m (vallée 



tirage à part, comme une espèce distincte de VE. alpinus? Ces Aoristes auraient-ils mis 
par erreur le nom de Reuter à la place de celui de Lapeyrouse ou de Grenier et Godron. 
Quoiqu'il en soit le Catalogue des pi. Vase, des env. de Genève, de Reuter (2 e édit. 1861) et 
Willkomm et Lange dans leur ProJromeus fl. hisp. vol. 11, p. 592, ne mentionnent pas 
VE. hirsutus Reut. même comme un synonyme. 

(1) Bubani Fl. pyr.. J.,329, indique cette plante en abondance autour d'Aï : < abunda 
circa Ax > et plus haut il dit : Legi in Pyr. aurig. ad pagum Ascou, die. 27 jul. 1840 >. 



74 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

du Nabré, sur le village de Mérens d'en-haut) à i 520 m (sapinière 
du Crémal) et principalement dans les montagnes d'Ascou (en 
descendant du col des Sept-Fonts au vallon du Montaud; vallon 
du Clôt del Fach, etc.), de l'flospitalet (bords de la route natio- 
nale en aval du village, etc.), de Mérens (vallée de Mourgouillou 
rive droite et aux Escaliès; forêt du Larguis, sur la fontaine de 
Roubian, etc.), de Montaillou (champs de la Coût, etc.) et de 
Prades (bords de la route, sous le Roc d'En-Calqué; entrée du 
bois de Gouttines, près du col de Chioula; rochers de la grand'- 
route près du village de Prades et ruisseau à sec de la Gardio, 
sur ce village ; bois de Fontfrède, à la coumeille del Faou ; 
pelouses au S. du col de Peyre-blanque etc. 

Hybride? 

X D. purpurascens Roth, Cat. bot., II, p. 62; D. purpureo- 
lutea Meyer, Chl. hanover., p. 324; Rchb. fil. /. cit. . tab. 68, 
f. 2. — Exsicc. : Soc. daaph., n°42i2. 

RR. Juillet. Vallon de Montaud, rochers calcaires aux bords 
du chemin (1 2io m ) au voisinage des D. purpurea et D. lutea. 

La plupart des auteurs admettent cette plante comme un hybride. 
D'après Boreau FI. du centr. Fr . éd. 5, p. 4S3,' observ : « Peu fixe 
dans ses stations elle disparaît souvent dans les lieux où elle était 
naguère abondante. Koch affirme qu'en Allemagne la plante croît 
isolée et se reproduit par ses graines; d'ailleurs on l'a observée dans 
des contrées ou ne croît pas le D. lutea ». Nous n'avons pas observé, 
malgré nos recherches, l'hybride inverse des D. lutea et purpurea 
que M. Rouy a décrit sous le nom de D. lulescens dans le Bull, de la 
Soc. bot. de Fr., tome XXII (1875), p. 81. 



Tribu 4. VEHOIVICÉES Benth. /. cit., p. 189 et p. 456. 

Veronîca (Tournef.) L. 

Section I. — Cham^drys Koch, Syn. éd. 2, p. 6o3. Fleurs 
en grappes axillaires. Racines vivaces. 

842. — V. Teucrium L.[; Rchb. fil. le. fl. germ., XX, 
tab. 88, f. i-3. — Exsicc. : Soc dauph., n° 2199. 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 7 5 



AR. Pelouses, rochers et bois des terrains calcaires dans les 
z. subalp. et alp. — Juin-Juillet. 

Rochers calcaires à l'entrée de la gorge de la Frau, en aval de 
Cornus (i ioo m ) ; rochers à l'entrée du bois de Fontfrède de Pra- 
des (i26o m ); pelouses du monticule de la Mate de Reboul, sur 
Prades (i35o ro ); pelouses calcaires sur le col de la Fajou vers le 
Roc des Scaramus ( i 55o m ) et pelouses sous les éboulis de ce Roc 
(1 720 m ); pelouses sous le signal de Caussou vers le Roc des 
Scaramus (1890 111 ). 

4 

Plante verte, dressée* ascendante, à feuilles ridées en réseau, à 
grappe de fleurs d'un beau bleu, dense, spiciforme, à divisions du 
calice poilues et ciliées, etc., variant dans sa taille, sa pubescence, la 
forme et la largeur de ses feuilles, etc ; diverses variétés que nous 
n'admettons pas comme telles: var. angustifolia Gaud., var. lati- 
folia Gr. et Godr., var. normalis Gr. et Godr., var. vestita Gr. et 
Godr., var. intermedia Coss. et Germ., se relient intimement entre 
elles par des transitions observées sur de nombreux exemplaires et 
surtout à l'état vivant, mais nous reconnaissons la forme suivante : 

V. canescens Bastard (pro spec.) Suppl . à V Essai sur la fl. 
de Maine-et-Loire (1812) p. 21, non Schrader; V. Bastardi 
Boreau Fl. du centr. Fr., 3 e éd. (1857) p. 487. 

RR. Juin. — Pelouses et débris de rochers calcaires à l'en- 
trée du bois de Fontfrède de Prades (1 265 m ). 

Elle a le port couché, diffus et l'aspect velu grisâtre du V. prostrata 
L.; on la distingue à première vue par son calice cilié et sa capsule 
pubescente . Suivant Boreau qui la considère comme une espèce (/. 
cit.) : « Elle est plus grêle que le V. Teucrium, plus précoce de 2 à 
3 semaines, à fleurs plus petites et plus foncées ». 

&j3. — V. offlcinalis L. ; Rchb. fil. /. cit. tab. 83, f. 1, 2 — 
Exsicc: Soc. dauph., n°42io et bis. 

GC. Pelouses, pâturages, fossés, bois, etc. des terrains gra- 
nitiques ou schisteux des z. inf. et subalp. et alp. — Mai- 
Septembre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires ont été récoltés de j\o m (Ax, pelouses d'En- 
Castel, au pied du Rocher des Pendus) à 2366 m Et.-maj. (som- 



76 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

met du pic de Tarbézou) (1) et principalement dans les monta- 
gnes d'Ax, d'Ascou, de l'Hospitalet, de Mérens, d'Orlu et de 
Prades. 

Var. $.rotundifolia Loret, FI. de Montpell., 2 e édit. , p. 36 1 ; 
V. intermedia Lejeune FI. de Spa, I, p. 22. — R. Juin-Juillet. 
— Blocs de rochers dans le parc du château d'Orgeix (8o5 m ); 
roches des mouillères del Rey, sur Montmija (i670 m ) ; lieux secs 
de l'Orry des Scanels, sous le Baouzeille du Tarbézou (i68o m ). 

Se distingue du type par ses tiges plus grêles, plus courtes, diffuses, 
ses feuilles 2-3 fois plus petites, obovales ou arrondies, dentées ou cré- 
nelées; ses grappes grêles de fleurs bleuâtres ou rosées, les lobes de 
la corolle plus divergents, etc. Elle nous paraît être la forme naine 
des rochers et des lieux secs ou encore la miniature du V. officinalis. 

La Véronique officinale vulgo Thé d'Europe, Herbe aux Ladres est 
une plante à odeur faible à saveur légèrement amère et astringente 
que l'on a vantée comme vulnéraire, anticatarrhale et diurétique. Son 
infusion théiforme a 5 : 1000 facilite l'expectoration. Ses propriétés 
sont problématiques; aussi est-elle à peu près oubliée ou délaissée. 

844. — V. aphylla Rchb., fil. /. cit„ tab. 86, f. 2. — Exsicc. : 
Soc. dauph., n° 896. 

AC. Pelouses et rocailles des terrains calcaires plus rare- 
ment siliceux dans les z. inf. subalp. et alp. — Juillet- 
Septembre. 

Sommet du sarrat de Rieufrède ou de Grati (i625 œ ); éboulis 
calcaires du Roc des Scaramus (1760°) ; versant occidental du 
port de Paillères sur le clôt delà Fenno-morto (1840 111 ) ; les clots 
d'En-Rameil, au N. du pic de Sérembarre (1845™) et sommet 
de ce pic (1 854™ Et. -maj. ); pelouses et rochers entre la crête 
calcaire et le port de Paillères (1980™); crête calcaire de Paillères 
(i995 B ) et Roc Courb près de cette crête (20io m ); pelouses en 
descendant du col d'En-Sur à la vallée latérale d'Orgeix (2 1 20 m ) ; 
pelouses de la fontaine du Roc-Blanc, versant d'Orlu (21 5o m ); 
éboulis de la porteille d'Orlu (223o m ) et Pas de Camp-Ras 
(2280 111 ) ; rochers calcaires du col de Castillou (2245 111 ). 



Il) Nos spécimens récoltés en cette localité alpine ont été vérifiés par J. Foucaud qui her- 
borisait avec nous, le 2 septembre 1897. 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 77 



Espèce nettement caracte'rise'e par ses feuilles poilues, ovales ou 
suborbiculaires toutes disposées en rosette sur le sol; tige nue de i à 
7 cent, portant une grappe courte de fleurs bleues, veinées et peu 
nombreuses (i à 5). 



845. — V. Chamaedrys L. ; Rchb. fil. /. cit., tab. 86, f. 2. 
— Exsicc. : Soc. dauph., n°42oç). 

CC. Haies, bords des chemins, taillis, pâturages des z. inf. 
et subalp. — R. dans la z. subalp. — Avril-Août, suivant l'alti- 
tude. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 700 111 (gare du chemin de 
fer à Ax-les-Thermes) à 2200 111 (pelouses sur les mines de fer de 
Puymaurens) et surtout aux alentours d'Ax, et dans les monta- 
gnes d'Ax, de Mérens, de Montaillou, d'Orgeix, d'Orlu et de 
Prades. 

On trouve parfois mélangée au type une variation sans importance 
et non reconnue par la plupart des auteurs ; c'est la var.pilosa Benth., 
Gr. et Godr. (V. pilosa Willd.) à tige entièrement pubescente avec 
2 lignes de poils plus saillantes. 

La Véronique Petit-chéne, vulgo Véronique femelle, Herbe-Thérèse, 
jouit des mêmes propriétés que la Véronique officinale. 

846. — V. Anagallis L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 81, f. 1. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n os 4634 e! bis. 

AR. — Lieux marécageux, fossés ruisseaux à courant peu 
rapide dans les z. inf. et subalp. — Juillet-Août. 

Plaine de Savignac, canaux delà voie ferrée (665 m ) ; bords du 
ruisseau du Gargathi, près des métairies de Marchand (1 i20 m ) ; 
Mérens, lieux humides du quartier de Soulans (ii3o m ); vallon 
de Gabantsa, marécages de la jasse de la Tournairisse (i520 m ). 

La Véronique-Mouron, vulgo Mouron d'eau est douée de propriétés 
antiscorbutiques. Il en est de même de la variation suivante : 

S.-var, anagalliformis Boreiu FI. du cent?-. Fr., éd. 3, p. 489 
(pro forma). A R. Fossés bourbeux, bords des eaux dans la 
z. inf. — Juillet, septembre. 



78 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Ax, fossés de la route nationale en amont du Pont d'Espagne 
(755 m ) ; Orgeix, rive droite de l'Ariège, en face du presbytère 
(8oo ra ) ; fontaine sous Ignaux, vers le bois de Gourdou (9,30'") ; 
fossés de la route de l'Aude, sous le village d'Ascou (a8o m ) 

C'est une forme à inflorescence glanduleuse du F. Anagallis L. qu'il 
ne faut pas confondre avec le V. anagaVoidea Guss. de la Corse et 
d a la région méditerranéenne, caractérisée celle-ci par ses feuilles 
presque linéaires, sa taille beaucoup plus petite que celle du V. Ana- 
gallis et la pubescence glanduleuse de ses pédoncules et de ses pédi- 
celles. 

847. — V. Beccabunga L.; Rchb fil. /. cit., tab. 80. — 
Exsicc : Billot, FI. Gall. et Germ. exsicc, n° 597. 

CC Fossés, lieux marécageux ou inondés, ruisseaux et sour- 
ces d'eau vive dans les z. inf. et subalp. — R. dans la z. alp. — 
Juin-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 68o m (Savignac, bords du 
canal d'amenée du moulin, à Malazéou) à 193 i m Et.-maj. (pe- 
louses humides près de la cabane des douaniers du col de Puy- 
maurens) et principalement autour d'Ax-les-Thermes et dans 
les montagnes d'Ascou, d'Orgeix, de Savignac et de Vaychis. 

haVéronique Beccabunga vu]goCresson de cheval. Cressonnière, salade 
de chouette, possède des propriétés antiscorbutiques. Ses jeunes tiges 
sont quelquefois mangées en guise de cresson. 

848. —V. scutellata L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 82, f. 2 et 
tab. 212, f. 5. — Exsicc. : Soc. dauph.. n° 4989. 

RR. Août. — Marécages du col de Puymaurens, sous la ca- 
bane des douaniers (1925 111 ). 

Var. pubescens Koch, Syn., éd. 2, p. 6o3 ; V. parmularia 
Poiteau et Turpin, FI. paris. (1808), p. 19, tab. 14; Rchb. fil. 
/. cit., tab. 82, f. 3. 

AC. Lieux marécageux et humides, bord des étangs dans les 
terrains siliceux des z. inf. et subalp. — Juillet-Septembre. 

Environs d'Ax, fossés marécageux de la route d'Espagne, près 
de l'embranchement de l'ancien chemin pierreux d'Orgeix (745 m ); 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 79 

Orgeix, prairie communale de Bernadeil (8io m ) ; Orlu,lieuxma- 
récageux entre le village et l'ancienne forge (900™) ; fossés de la 
route d'Ignaux à Sorgeat, au quartier de Ramounas ( 1 o 1 5 m ) ; 
rochers à l'E. et aux bords de l'étang de la Cahurte(i070 m ) (1); 
vallée de FOriège, bords du ruisseau de Ripert (1090 111 ) ; vallon 
del Pradel, marécages de PEycherque (1420 111 ); vallée de Ga- 
bantsa, marécages de la jasse de la Tournairisse (i5i5 m ). 

Plante pubescente-velue, un peu glanduleuse. 

849. — V. montana L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 84, f. 3, 4. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 2567. 

R. Bois frais et lieux couverts des z. inf. et subalp. — Mai- 
Août. 

Parc du château d'Orgeix (8o5 m et 8io m ); boisdes Salines, sur 
la forge d'Orlu, aux bords du chemin conduisant à Naguilles 

(l320 m ). 

Section II. — Veronicastrum Koch, Syn., éd. 2, p. 608. — Fleurs 
en grappes terminales. — Plantes vivaces, très rarement an- 
nuelles. 

850. - V. alpinaL.; Rchb. fil. /. cit., tab. 95, f. i-3. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n°4b33. 

CC. Pelouses et rocailles humides des terrains granitiques ou 
schisteux, plus rarement calcaires dans les z. alp. et niv. — 
R. dans la z. subalp. — Juillet-Octobre. 

Nos exemplaires (plus de 40 localités !) ont été récoltés de 

1 bjo m (crémade de Gnôles) à 248o m (versant oriental de la por- 

teille de Madidès) et principalement dans les montagnes d'As- 

cou, de l'Hospitalet et de la Solana d'Andorre, de Mérens, 

d'Orlu et dans les hauts massifs de Font-Nègre et de Puymau- 

rens. 



(Il P. Bubani avait déjà récolté cette plante, au même lieu, longtemps avant nous. On lit 
en effet dans son FI. f\yr., I, p. 281 : « Lcgi in Pyr. sept, aurig. contra et supra Ax,ad le Lie Je 
la Cahurte, sub le Roc des Ca-{tlla\e ad latus pagi Ascou (sub forma Parmularù) ». C'est Cas- 
tellassés qu'il faut lire. 



80 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

85 i. — V. Nummularia Gouan, lllustr. etobserv. bot. (1773), 
p. 1, tab. 1, f. 2, non Pourret (1); V. irregularis Lap. FI. pyr . 
(1795), tab. 5i?(2), Hisi. abr.pl. Pyr., p. 6 et Suppl., p. 3. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 5656. 

RR. Rochers et pelouses calcaires des z. alp. et niv. — 
Juillet. 

Roc-Blanc, versant d'Orlu (233o m ); porteille de Baxouillade, 
sous le Roc-Blanc (2420™). 

Nous avons vainement recherché ailleurs cette espèce rare, spéciale 
aux Pyrénées et facile cependant à reconnaître : à ses tiges tortueu- 
ses de 6-i 5 centim.; à ses feuilles opposées, petites, petiolulées, dispo- 
sées en rosettes vers l'extrémité des rameaux, épaisses, uninerviées, 
glabres, entières, obovales-orbiculaires ; à ses fleurs en grappe sub- 
sessile d'un beau bleu, rarement roses ; à son style égalant environ 
la capsule suborbiculaire et ciliolée ; à son calice cilié à lobes ellip- 
tiques. 

852. — V. fruticulosa L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 96, f. 3 et 
tab. 214, 9 [fruct.) ; var. a. viscosa Gr. et Godr. FI. de Fr., II, 
p. 593. 

C. Rochers et rocailles des terrains schisteux, plus rarement 
granitiques ou calcaires dans les z. subalp., alp. et niv. — Juil- 
let-septembre. 

Nos exemplaires (plus de 20 localités) ont été récoltés de 
i570 m (pelouses du bois du bac des Fargues, sur le vallon de 
Montaud) à 263o m (crêtes du Siscarou, vers le pic de la Caba- 
nette) et principalement dans les montagnes d'Ax (sommet du 
pic deFOrry de la Serre, près du pic Saquet, etc.), d'Ascou (ro- 



(1) P. Bubani (FI Pyr., I, p. 295 et 296) a démontré, après examen de l'herbier Pour- 
ret au Muséum d'Histoire naturelle de Paris, que le V. Nummularia Pourr. Chl. narb., 
n* I2l5, se rapporte à une variélé du V. serpyllifolia, probablement au V. tenella Ail. non 
Viv. C'est donc à tort que Timbal-Lagrave a donné l'espèce de Pourret comme synonyme 
de V. Nummularia Gouan, en écrivant par erreur V. Nummularisefolia Gouan dans ses Re- 
liquis Pourretianx (1874), p. 146, renvoi 2, du tirage à part, kn outre, Bubani (/. cit., 
p. 296), relègue le V. Nummularia Gouan dans la synonymie et décrit l'espèce qui s'y rap- 
porte sous le nom de V. Nummularixfolia Tournef.) Bub. parce que Tournefort a le premier 
signalé cette plante dans les Pyrénées, en I 694. (Elém. bot., p. 121), sous le nom de Vero- 
uica Nummularix folio, pratensis, pyrtnaica — Nous n'acceptons pas cette substitu ion de 
nom et considérons à juste titre le V. Nummularia Gouan, comme une espèce bien établie. 

(2) D'après Bubani (FI. pyr., I, p. 296) la planche 5l de la Flore des Pyrénées de La- 
peyrouse citée par divers auteurs (Grenier, Willkomm, etc.) est restée inédite. 



ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 8l 



chers sur la jasse de Bessadel ; pelouses sous le pic de Mouné- 
gou; pelouses sous la jasse de Tarteyrol d'en-haut ; éboulis du 
Roc de Braguès; rochers sur le grand lac de la Baouzeille du 
Tarbézou, etc.), du Castelet (rochers sur la jasse de Mousca- 
dou, etc.), de l'Hospitalet, de Puymaurens' et de la Solana 
d'Andorre (en montant de la jasse Pédroux aux éboulis du pic 
Sud ; éboulis de la porteille de Kerfourg ; versant oriental du 
pic de Coume-d'Or; vallon d'En-Garcias, sous le pic du Llau- 
zié ; pic de Sabarthés; col de Puymaurens; pic de la mine de 
Puymaurens ; bac de la Casa ; mont Maya, etc.), de Mérens (pic 
de l'Estagnas, versant des Bésines, etc.) et d'Orlu (rochers de la 
jasse de l'Orryot, sous le lac de Naguilles, etc.). 

Caractérisé par ses tiges de i5-20 centim., dressées; ses feuilles 
ovales allongées, toujours entières, d'un vert clair, noircissant par la 
dessiccation; sa grappe de fleurs d'un rose clair, allongée, poilue- 
glanduleuse, visqueuse ; sa capsule ovale, légèrement échancrée, éga- 
lant on dépassant peu le calice. 

Subspec. — V. saxatilis Jacquin, Obs. bot., I (1764), p. 200 
(pro spec); V . Jruticans Jacq. Enum. stirp. Vindob., II (1762), 
p. 200 (1); Rchb. fil./, cit., tab. 96, f. 1, 2 et tab. 294, 6-8 {fruct.); 
V. jruticulosa (3. pilosa Gr. et Godr. /. cit., p. 593. — Exsicc: 
Soc. dauph., n° 2198. 

GC. Pelouses sèches et rochers des terrains siliceux ou cal- 
caires des z. subalp., alp. et niv. — RR. dans la z. inf. — Juin- 
Octobre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (plus de 3o localités) ont été récoltés de 960™ 
(sommet du Roc de Pé-dé-Lèbré, sur Entre-Serres) à 261 o m (con- 
trefort des Piques-Rouges, sur le lac de Beys) et principalement : 
dans les montagnes d'Ax, d'Ascou, de l'Hospitalet, de Mérens, 
d'Orgeix, d'Orlu, de Prades et de Savignac; dans le vallon et le 
cirque de Font-Nègre. 

Considérée par quelques auteurs comme un synonyme ou comme 



(l) C'est sans doute pour éviter toute confusion avec le V. fruticulosa L. que le botaniste 
autrichien a changé le nom de cette plante, à 2 ans seulement de date, en celui de V. saxa- 
tilis. 



82 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

une simple variété du V. fruticulosa L., cette plante, malgré ses 
affinités et sa ressemblance d'aspect avec la précédente, en est ce- 
pendant bien distincte par les caractères suivants: 1° tiges diffuses, 
tortueuses, émettant des tiges de 5-i5 centim.; 2° feuilles parfois lé- 
gèrement denticulées, d'un vert foncé, luisantes, noircissant peu ou 
point par la dessiccation; 3° grappe de fleurs d'un bleu f^ncé (t), 
courte et velue, mais non glanduleuse ; 4° capsule oblongue, atténuée au 
sommet, dépassant beaucoup le calice. 

Reuter, dans son Catal. des pi. des env. de Genève, 2 e édit., p. 164, 
considère les V. fruticulosa et saxatilis comme deux espèces et il 
ajoute : « Elles sont fort distinctes et très constantes par voie de 
semis » . 

853. —V. bellidioidea (2) L. Sp. pi., éd. 2, p. i5,n° 11 et 
herb. ! Rient. Codex Linnœanus, n° 77, p 27; Rchb. fil. /. cit., 
tab. 95, f. 4 et 5 et tab. 214, I0 -u (fruct.). — Exsicc. : Soc. 
dauph., n° 383 1. 

C. Pâturages secs, rochers et éboulis des terrains siliceux, plus 
rarement calcaires, dans les z. alp. et niv. — Juillet-Octobre, 
suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (17 localités) ont été récoltés de 2010™ (pe- 
louses de la pinouse de Paillères) à 278o m (éboulis du pic Pé- 
droux Sud) et principalement dans les montagnes de l'Hospita- 
let, de Puymaurens et de la Solana d'Andorre (éboulis du pic 
de Clote-Flouride, vallon d'En-Garcias, sous le pic de Llauzié, 
porteille de Kerfourg, pic de la mine de Puymaurens ; débris 
granitiques du 2 e pic oriental de Font-Nègre ; vaillettes de Font- 
Nègre ; pelouses sous la fontaine du port de Fray-Miquel ; 
sommet du mont Maya; pic S. d'Ortafa; clôt del Diable, sous 
le port de Saldeu, etc.), de Mérens (porteille de Madidès; col 
d'Esteil, etc.), d'Orlu (sarrat des Fainéants, sous la cabane de 
Mourtés ; sarrat du pic de l'Homme, etc.) et de Savignac (som- 
met du pic des Calmettes; pic des Cazalassis, versant du Na- 
gear, etc.). 



(1) les fleurs deviennent d'un violet clair ou rosées par la dessication et surtout à la suite 
de l'intoxication soit par le sublimé corrosif, soit par l'arséniate de soude. 

(2) Dénomination plus correcte grammaticalement que V. bellidioides. 



ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 83 

Subspec. — V. lilacina Townsend (pro specie), Note sur 
nouv. esp. de Veronica, 'm Bull. Soc. bot. de Fr., XXV (1878), 
pages o à 21 avec 1 planche (1). 

CC. Pelouses et éboulis des terrains granitiques ou schisteux, 
plus rarement calcaires, dans les z. alp. et niv. — Juin-Septem- 
bre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (plus de 40 localite's !) ont été récoltés de 
1930 1 " (pelouses du col de Sey ou d'En-Sey) à 275o m (pic de la 
Fontaine des Isards, au N. du port de Saldeu) et surtout dans les 
montagnes d'Ascou, de THospitalet, de Mérens, d'Orlu, de 
Savignac, dans les massifs de Puymaurens et de Font-Nègre et 
sur les crêtes de la Solana d'Andorre. 

Longtemps confondue avec le V . bellidioidea L. cette plante en est 
cependant bien distincte à première vue. Nous résumons dans le ta- 
bleau comparatif suivant les principaux caractères distinctifs extraits 
par l'analyse de la Note sur une nouvelle espèce de Veronica, publiée 
en 1878, par le botaniste anglais dans le Bulletin précité : 

Veronica bellidioidea L. Veronica lilacina Towns. 

Stolons Courts, peu feuilles Grands, très feuilles. 

Tige Peu élevée, 5 à 12 cent., à poils Haute de l5 à 25 centim., cou- 
glanduleux seulement à la partie verte de poils courts arliculés et 
supérieure glanduleux 

Feuilles caulinaires. Entières, rarement denticulées.. . . Toujours nettement dentées. 

Feuilles radicales .. Légèrement dentées, ordinairement Serratulées, ordinairement grandes, 

petites 

Fleur Bleu foncé à l'état vert, rosées à Lilas pâle à l'état vert, d'un pour- 

l'état sec, avec étamines d'un pre vert sur le sec, avec gorge 

pourpre pâle et étamines blanches. 

Calice A4 lobes oblongs A 4-7 lobes inégaux. 

Corolle A4 lobes suborbiculaires A 4-6 lobes échanci es ou dent icu lés. 

Capsule Obovale-arrondie Ovale-elliptique. 

854. — V. Ponse Gouan, Illustr. et obs. bot. (1773), p. 1, 
tab. 1, f. 1 ; V. sempervirens Lamk. FI. fr., éd. 1 (1778), II, 
p. 436 ; D. C, FI. fr., 3 e édition, III, p. 469; V. Gouani Mo- 
retti in Brugnatelli, Giom. Fis., dec. 2, V (1822), p. 41, Observ. 
et De quib. pi. ital., dec. 2 (1826 ?), p. 6. — Exsicc. : Soc. 
dauph., n 0s 1 3 2 1 et bis. 



(1) Additions à la séance du 23 novembre 1877. — Voir plus loin au sujet de l' F.uphrasia 
officinalis, la note sommaire que nous avons rédigée au point de vue biograj hique sur 
Fr. Townsend. 



84 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIÈGE 

C. Lieux humides et ombragés, bords, rochers humectés de 
tous les terrains dans les z. subalp. et alp. — Juillet-septembre. 

Nos exemplaires (22 localités) ont été récoltés de io8o m (val- 
lée de l'Oriège, prairies du Bisp) a22io m (vallée des Bésines, 
pelouses sur la jasse de Soula-Couloumé) et principalement 
dans les montagnes d'Ascou (bords du canal de l'ancienne forge 
d'Ascou ; plateau de Paillères ; rochers de la Baouzeille du Tar- 
bézou ; sarrat de Cazalinth ; pelouses de la 2 e fontaine de Goume- 
Frède ; bords du ruisseau du vallon de Tarnave, etc,), de l'Hos- 
pitalet, de Puymaurens et de la Solana d'Andorre (fossés de la 
route nationale près du pont de la Cascade de Saliens et fossés 
de cette même route au i er lacet sur l'Hospitalet ; plateau de 
Puymaurens, bords du ruisseau d'En-Garcias ; schistes du 
ruisseau de Costo-Redoun, etc.), d'Orgeix (coume de l'Abeilla, 
sous le pic de Perregeat, etc.), d'Orlu (pont de pierre dans le 
bois de Justinia ; bois des Salines; cloutade de Gnôles; jasse 
del'Orryot; rive droite du lac de Naguilles, sous le pic de 
Roque-Rouge, etc.), de Prades (bois du bac de l'Ourza d'en- 
bas ; éboulis du Roc des Scaramus, etc.) et de Savignac (vallon 
d'Embizon, sous la jasse des Pradels, etc.). 

C'est une espèce particulière aux Pyrénées et à la Corse. D'après 
Timbal-Lagrave et Jeanbernat (Le Capsir, p. io5 du tirage à part) et 
aussi d'après P. Bubani (FI. pyr., 1, p. 284), le nom de Veronica 
Ponce devrait être changé, la plante récoltée au mont Baldo par Pona 
citée par Gouan étant un Pœderota et non un Veronica et n'ayant de 
commun qu'un aspect général avec la plante des Pyrénées (ij. Gouan 
donne en eflet (/. cit.), a tort, comme synonyme V. petrœa sempervi- 
rens Ponse Bald., p. 366, à la plante récoltée par lui « in montosis 
circa Montlouis, ultra pontem dictum de la Llagonne » le nom de 
V. Ponce et il l'identifie avec une plante récoltée sur le mont Baldo 
(situé au bord oriental du lac de Garde) par J. Pona (2), pharmacien 
de Vérone au xvir siècle, a la mémoire duquel il la dédie. Le nom de 



(1) Bubani, / cit., dit en effet : « Synonymon Pona; a Gouan allatum, unde falsum ille 
nomen ejecit, V. petr&a sempervirens, Mont Baldo, p 366 (Clus. edits) ad Pxderotam Bona- 
rotam L. spectai, Schradero jam monente ab anno l8o3 [Comment, de Ver. spic, Gœtting., 
p. 3 4 , n- 17;. 

(2; Jean Pona, botaniste explorateur du mont Baldo, après son confrère, le pharmacien 
véronais CalceoLari ou Calceolarius, communiqua le résultat de ses observations d'abord à de 
l'Ecluse ^ou Clusius), puis il les publia à part, à Bâle, en iôoS, sous le titre de Plantx, sive 
simpiicia qux m monte Baldo reperiuntur . 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 85 

V. sempervirens donné par Lamarck ou mieux encore celui de 
V. Gouani donné par Moretti conviendrait donc mieux à la plante, 
malgré que le nom erroné de V. Ponce ait la priorité. 

Lapeyrouse indique (Hist. abr . pi. pyr., p. 5) « à la coume d'As- 
paragou [Paraou], à la Dent d'Orlu » une variété y foliis trilobis du 
V. Ponce que nous n'avons pas encore observée en ces localités. 

855.— V. serpyllifolia L., Rchb. fil. /. cit., tab. 97, f. 2, 
3. — Exsicc. : Billot, Fl. Gall. et Germ. exsicc, n° 855. 

GC. Champs sablonneux, bruyères humides, clairières des 
bois, pelouses de tous les terrains dans les z. inf., subalp. et 
alp. — Juin-Septembre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 7io m (Ax, champs d'En- 
Castel) à 2120 111 (éboulis de la mine de fer de Puymaurens) et 
principalement aux alentours d'Ax et sur les montagnes d'Ax, de 
Mérens, d'Orlu et de Savignac. 

Nous considérons comme forme la plante suivante qui paraît être 
la race alpine du type ou sa forme réduite dans toutes ses parties. 

V. tenella Allioni, FI. ped., I (1785), n° 272, p. 75, tab. 22, 
f. 1 (pr. sp.), non Schmidt, nec Viviani (1); Rchb. fil. /. cit., 
tab. 97, fig. 1 ; V. serpyllifolia var. tenella Gr. et Godr. FI. de 
Fr., II, p. 594; V. nummularioidea Lecoq et Lamotte Cat pi. 
centr. Fr. (1847) et Lamotte Prodr. fl. pi. centr., p. 56 1 du tir. 
à part (2). 

C. Lieux humides, bords des sources, bois, pelouses ombra- 
gées de tous les terrains dans les z. subalp. et alp. — Juin- 
Septembre. 



(1) Le F. tenella Schmidt Fl. boém., cent. I (l7Q3), p. 14, est une forme réduite du V- Ana- 
gallish., figurée par Reichenbach fils dans ses Icônes fl. germ., XX, tab. 81, f. 2, et qui a 
été seulement signalé dans la province autrichienne du Banat (Croatie et Esclavonie). Le 
V. tenella Viviani Fl. corsic. sp . nov. (1824), p. 3 (V. repeus Clarion in DC. Fl , fr., III) 

(l8o5> p. 727, n° 2407 bis: Lois. Fl. gall. éd. l (1806), p 10, est spéciale aux hautes 
montagnes de la Corse ; on l'a retrouvée en Espagne dans la Sierra-Nevada. 

(2) Le V. nummularioidea Lecoq et Lamotte nous paraît identique au V. tenella Ail. et 
nous sommes surpris que ces botanistes de Clermont-Ferrand aient créé un nom nouveau 
pour cette plante déjà connue et nommée, en 1785, V. tenMa par Allioni. L'identification a 
déjà été signalée par Cariot, en 1879, dans la 6 e édition (tome II, p. 5qo) de son Etude des 
Fleurs, et nous sommes surpris que Lamotte n'en ait même pas fait mention dans son Pro- 
dromt (1. cit.) en 1881 . 



86 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Nos exemplaires (18 localités) ont été récoltés de 1 3 73 m (pe- 
louses de la fontaine du plateau de Bonascre) à 223o m (pelouses 
du lac de Couart) et principalement dans les montagnes d'Ascou 
(sur l'orry des Scanels, vers la Baouzeille ; jasse de Cazalinth 
d'en-haut : port de Paillères ; pic de Tarbézou, etc.), de l'Hos- 
pitalet et de la Solana d'Andorre (fontaine du 3 e tournant de la 
route nationale sur l'Hospitalet ; pelouses sur le lac du Sisca ; 
pic de Sabarthés ; chemin du port de Fray-Miquel ; vallon du 
Baladra, sous le pic des Padrons, etc.), de Mérens (col d'Es- 
teil, etc.), de Montaillou (versant oriental du pic de Péné- 
dis, etc.), d'Orlu (jasse de l'Orryot; pelouses du lac de Naguil- 
les ; rochers sur les couilladous de Balboune, etc.), de Prades 
(bois de Bramefam, sur le vallon de l'Ourza, etc.). 

Se distingue du V. serpyllifolia par les caractères suivants : 
i° Taille plus petite et tiges étalées-radicantes, très grêles ; 2° feuilles 
suborbiculaires, à paires plus rapprochées ; 3° fleurs d'un bleu foncé, 
en grappes plus courtes, velues-glanduleuses ; 4 rameaux très feuilles 
ascendants, plus courts (5- 10 centim.). 

856. — V. verna L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 99, f. 1 . — 
Exsicc. : Soc. dauph., n os 1775 bis et ter. 

AR. Pelouses sablonneuses, rochers et éboulis des terrains 
granitiques ou schisteux dans la z. inf. — R. dans la z. subalp. 
— Mai-Août. 

Savignac, rochers aux bords du canal de l'Esquiroulet (700 111 ); 
Ax, pelouses sous la châtaigneraie d'En-Castel (7 1 5 m ) ; environs 
d'Ax, rochers de la coume de l'Hort sur la métairie d'Entre- 
Serres (840 111 ); schistes du col de Balaguès, versant de Montail- 
lou (i63i m ). 

Se distingue à première vue du V. arvensis par ses feuilles cauli- 
naires à 3-5 lobes. 

857. — V- arvensis L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 99, f. 2 — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 383o. 

CC. Mai-Juin. — Vieux murs, champs, talus, rochers, friches 
de tous les terrains dans la z. inf. surtout aux environs d'Ax- 
les-Thermes, d'Orgeix, de Perles, de Savignac et de Vaychis. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE Sj 



Section III. — Omphalospora Besser, Enum. pi. Volhyn .(1822), 
p. 85. — Graines profondément creusées en coupe sur une 
face, convexe sur l'autre. — Plantes annuelles. 

858. —V. triphyllos L.; V. digitata Lamk. Fl. fr., II, 
p. 445, «077 Vahl; Lap. Hist. abr. pi. Pyr., p. 10 ; Rchb. fil. 
le. fl. germ., XX, tab. 100, f. 2-4. — Exsicc. : Soc. dauph., 
n° 1774. 

AR. Champs sablonneux, bords des chemins pierreux, vieux 
murs, moissons de la z. inf., sur tous les terrains. — Avril-Juin. 
Le Castelet, vieux murs .dans le parc du château (65o m ) ; 
plaine de Savignac, murs des champs (665 m ) ; bords du chemin 
de Perles à Unac (690 m ) ; environs d'Ax, champs d'En-Castel 
(7io m ); champs sous le Castel-Maii (78o m ) ; chemin de Petches, 
• sur Betsou (8oo m ) ; bords de la route de Vaychis, au tournant 
de Coudine(83o m ). 

859. — V. preecox Allioni, Auct. ad. Fl. pedem. (1 789), p. 5, 
tab. 1 , f . 1 ; Rchb. fil. /. cit., tab. 100, f . 1 . — Exsicc. : Soc. 
dauph., n° 897. 

RR. Champs et talus des chemins dans les terrains argilo- 
calcaires de la z. subalp. — Mai-Juin. 

Talus de la grandVoute en aval du village de Prades (i23o m ); 
champs de Fontcalqué, sous le signal de Chioula (i24o m ). 

Caractérisé par ses feuilles ovales subcordif ormes, profondément 
crénelées; ses pédoncules à peine plus longs que le calice, et sa cap- 
sule oblongue, renflée, plus longue que large. 

860. — V. Buxbaumii (1) Tenore, Fl. napolit., I (181 1), p. 7, 
tab. 1 et Syll. ( 1 83 1), p. 14; V. Tournefortii Gmel. Fl. bad.- 



< 1 ) Celte espèce a été dédiée par Tenore à la mémoire de Johann Christian Buxbaum, bo 
taniste allemand (né à Mer»ebourg, Prusse, en 1694, mort en lj3o), direeteur du Jardin 
botanique de Samt-Pétersbourij, jardin qu'il avait créé par ordre de l'empereur Pierre I dit 
Le Grand . Son principal ouvrage a paru en 5 parties in-4 ce 1728 à 740, avec 370 plan- 
ches i^ravées.sur cuivre et a pour titre : < Plantarum piinus cognitarum eenturim V, complec- 
te't s plantas circa Bifantium et in Oriente observatas >. 



88 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

aïs., I (i8o5), p. 39; V.persica Poiret in Lamk. Encvcl. méth., 
Bot., VUl (1808), p. 542; V. 1iliformisTiC.Fl.fr., Suppl. 
(i8i5), p. 388, non Smith ; Rchb. fil. /. cit., tab. 78. — Exsicc: 
Soc. Jauph., n° 526. 

RR. Prairies, champs, vieux murs de la z. inf. — Avril-Juin. 

Perles, murs des champs sous le village (6jo m ) ; Savignac, 
champs de Malazéou (690™) et prairies de l'Esquiroulet (700 m ). 

Cette espèce, originaire de l'Asie mineure, de la Grèce et même de 
la Perse (Boissier !) s'est re'pandue en France depuis plus d'un siècle, 
par ses graines souvent portées au loin avec celles des plantes culti- 
vées (1). Elle s'y est si bien naturalisée qu'on la considère comme 
spontanée, au même titre que le Papaver Rhœas par exemple, origi- 
naire aussi de l'Orient. — Les noms de V. Tournefortii Gmel. et de 
V.persica Poiret auraient la priorité sur celui de V. Buxbaumii Te- 
nore, mais il existait déjà : 1° un V. Tournefortii Schmidt, Fl. Boëm. 
cent. 1 (1793), p. 12, considéré par Reichenbach dans le tome XX de 
ses Icônes fl. germ. et helvet., p. 49, comme une variété du V.offi- 
cinalis L. et que Bubani, Fl. pyr. I, p, 288, rapproche plutôt du 
V. serpyllifolia L. ; 2° un autre V. Tournefortii Vill., Hist. pi. 
Dauph., II (1787), p. 9, variété du V. ojficinalis signalée dans les 
Alpes. En outre, la description du V. persica de Poiret diffère, en 
effet, quelque peu de celle du V . Buxbaumii Ten. parce que Poiret a 
décrit son espèce, en 1808, d'après des spécimens cultivés au Jardin 
des Plantes de Paris et d'origine incertaine. Aussi avons-nous adopté 
de préférence le nom de V, Buxbaumii Ten. qui ne prête à aucune 
confusion et est accepté sans conteste par la plupart des auteurs. — 
Quant au V. filiformis Smith, in Trans. Lin. Soc. Lond-, I, p. 195, 
non DC. c'est une espèce du Caucase d'après Bentham in DC. Prodr., 
X, p. 487 et Boissier, Fl. orient., IV, p. 465, bien distincte du 
V. Buxbaumii Ten. ! 



861. — V. hederifolia (2) L.; Rchb. fil. /. cit., tab. jy, 

f. 3, 4. — Exsicc. : Billot, Fl. Gall. et Germ. exsicc, n° 429 . 

AR. Lieux cultivés, haies et murs de la z. inf. — Mars-Juin. 



(1) Voir Alph. de Candolle, Geogr. bot. raisonnée (l855), p. 677. 

(2) Dénomination plus correcte que V . hederœfolia et conforme à la Recommandation XIII 
des Règles delà Nomenclature botanique adopte'es par le Congres international de Vienne (Au- 
triche) en 1905. 



ACADÉMIE DR GÉOGRAPHIE BOTANIQTF, 89 

Savignac, champs sous les moulines de l'Esquiroulet (690™); 
haies d'En-Castel, sous le Rocher des Pendus (705™); Ax, murs 
des jardins derrière les thermes duCouloubret (7 1 5 m ) ; environs 
d'Ax, terres cultivées sous le Castel-Mau (78o m ) . 



862. — V. agrestis L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 79, f. 3. 

C. Lieux cultivés, terres sablonneuses, rochers, vieux murs, 
bords des chemins, surtout autour des villages. — Avril-Juin. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 68o m (Savignac, champs 
du Pontil près du canal d'amenée du moulin) à i23o m (talus de 
la grand'route, en aval du village de Prades) et principalement 
autour d'Ax (rochers d'En-Fountangé ; talus de la route natio- 
nale, au pré de Notre-Dame ; murs des jardins du Cournil ; 
champs d'En-Castel, etc.), d'Orlu (champs sous le village, etc.) 
et de Vaychis (rochers sous l'église, etc.). 

Subspec. — V. polita Fries, Nov. fl. suec éd. 1 (1814-19), 
p. 63 ; Koch, Syn., éd. 2, p. 610; V. agrestis Ten. Fl. napol . 
(1825) et plur. auct. non L.; V. didyma Ten. Append. 5 ad. Fl. 
napol. prodr. (1826), p. 6 non ante iec. Bubani, Fl.pyr., I, 
p. 3oi ; Gr. et Godr. Fl. de Fr., II (1852), p. 599; Rchb. fil. 
/. cit., tab. jj, f. 1, 2. — Exsicc. : Soc. dauph., n°* 2569 et bis. 

RR. Juin. — Environs d'Ax, à la Solitude d'En-Castel, parmi 
la mousse, sur les murs aux bords de l'Ariège (7 1 5 m ). 

Se distingue du V. agrestis par ses feuilles d'un vert foncé ; son 
calice à divisions ovales-aiguës; sa corolle d'un bleu vif et sa capsule 
à 5 lobes 6-10 spermes. 

Obs. — Les bestiaux et en particulier les moutons recherchent 
avidement les Véroniques. 



90 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Tribu 5. — RHIIVAIVXHÉES Koch, Syn., éd 2, p. 260. 

Xozzia (1) L. 

863. — T. alpina L.; Rchb. fil. Ic.fl.germ., XX, tab. 120. 

— Exsicc. : Soc. dauph., n° 2208. 

RR. Pelouses humides de la z. subalp. — Juillet. 

Pelouses de la cre'made de Gnôles ( 1 1 jo 1 ") ; vallée latérale 
d"Orgeix, pelouses à la jonction des ruisseaux d'Aïguelongue et 
d'En-Sur (1577™ Et.-maj.). 

Nous avons vainement recherché ailleurs cette espèce, rare dans les 
Pyrénées, qui est bien caractérisée par : sa soufthe renflée, à écailles 
épaisses, imbriquées sur 4 rangs (2) ; ses feuilles ovales-obtuses, mol- 
les, dentées ; ses fleurs d'un jaune doré, axillaires pédonculées, dont 
la corolle à 5 divisions presque égales s'ouvre en 2 lèvres, la supé- 
rieure à peine concave, bilobée, l'inférieure trilobée ; sa capsule glo- 
buleuse subdrupacée, monosperme. 

Melampj rum (Tournef.) L. 

864. — M. pratense L.; M. vulgatum Pers. Syn., II, p. 1 5 1 , 
Rchb. fil. le. fl. germ., XX, tab. 112. — Exsicc. : Soc. dauph., 
n° 3405. 

CC. Bois, bruyères, prairies et taillis des terrains siliceux, 
plus rarement calcaires dans les z. inf., subalp. et alp. — Juin- 
Septembre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 68o m (Savignac, grande île 
de Malazéou) à 2i6o m (bruyères sous le Roc de Braguès, versant 
de Gabantsa) et principalement dans les montagnes d'Ax, d'As- 
cou, de THospitalet, d'Ignaux, d'Orlu, de Mérens, de Montail- 
lou et de Savignac. 

865. — M. silvaticum L ; Rchb. fil. /. cit., tab. 11 3, f. 2. 

— Exsicc. : Soc. dauph., n°s 2207 et bis. 



(i) Ce genre a élé dédié par Linné à son ami Bruno To^i, botaniste italien du commence- 
ment du xvm e siècle, moine de Valambrosa qui a publié, en l joi. des planches destinée» a 
illustrer un catalogue des plantes de Toscane. 

(1) Il importe, dsns la récolte de cette espèce, de creuser une cavité assez grande tout au- 
tour de la plante, afin d'obtenir sa souche en bon état. 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 91 



AR. Bois et broussailles, pelouses et bruyères des terrains 
granitiques ou schisteux dans les z. subalp. et alp. — Juillet- 
Août. 

Bois de sapins du Larguis (1460 1 ™) ; pelouses entre les i er et 
2 e lacets de la route nationale sur l'Hospitalet (1490 1 "); vallon 
de Montaud, bois du lac des Fargues (i56o m ); pelouses sous la 
jasse du Cre'mal (1670 1 ™); sur l'estagnol de la Baouzeille du 
Tarbézou (1840'") ; sarrat de Baxouillade (2090°) ; vallon de la 
Maoure, sous le pic de Tarbézou (2ioo m ). 

Parfois confondue avec le M. pratense, cette espèce en diffère à 
première vue : i° par ses bractées florales moyennes entières, rare- 
ment dentées à la base ; i° par ses fleurs dressées, de moitié plus pe- 
tites ; 3° par ses corolles jaunes, courtes, très ouvertes, et dont le tube 
égale le calice. 

Les Mélampyres sont recherchés par le bétail et en particulier 
pai les vaches, d'où le nom vulgaire de Blé de vache donné au Me- 
lampyrum arvense L.; mais ces plantes ne paraissent pas douées de 
propriétés particulières. On mélange parfois leurs graines au blé et 
elles sont moulues ensemble pour frauder le pain. Ces graines don- 
nent une teinte rougeâtre au pain ainsi fabriqué, sans lui communi- 
quer des qualités délétères. 

Pedicularis (Tournef.) L. 
Section I. — Erostrat^; Gr. et Godr., FI. de Fr., II, p. 614. 

866. — P. foliosa L.; Rchb. fil. le. fl. germ., XX, tab. 1 35. 
— Exsicc. : Soc. dauph , n° 5462. 

C. Lieux pierreux et humides, prairies sablonneuses, pentes 
herbeuses des terrains siliceux, rarement calcaires dans les 
z. subalp. et alp. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (18 localités) ont été récoltés de i35o n ' (prai- 
ries de Saliens, vers l'Hospitalet) à 2020™ (filon calcaire de 
Lafajolle, au N.-E. du port de Paillères) et principalement dans 
les montagnes d'Ax (pelouses d'Ensurgel sur le bois de la Gril- 
lole; pelouses en descendant de Manseille au Nagear, etc.), 
d'Ascou (vallon del Pradel, à l'Eycherque ; col de Laoudari; 
versant oriental du pic Dolent, près du sommet ; pelouses' cal- 



92 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

caires entre la crête et le port de Paillères, etc ), de l'Hospitalet 
(pelouses près de la route nationale entre les i er et 2 e lacets sur 
ce village ; pelouses de la rive droite de l'Ariège, en amont du 
pont Cerda, etc.), de Mérens (pelouses sous la jasse du Cré- 
mal, etc.), d'Orgeix (coume de l'Abeilla, sous le pic de Perre- 
geat ; pelouses humides sur la jonction des ruisseaux d'En-Sur 
et d'Aïguelongue et vers le jasse d'En-Sur, etc.), d'Orlu (pelou- 
ses de Sey ; sarrat de la bague de Sey ; pelouses sur les canals 
de Brasseil, etc.) et de Prades (pelouses sous les escarpements du 
Roc des Scaramus, etc.). 

867. — P. vertieillata L.; Rchb. fil., /. cit., tab. 141. — 
Exsicc. : Soc.dauph., n° 258o (forma genuina) et n° 1782 (forma 
elatior). 

AC. Pâturages humides et lieux frais des terrains granitiques 
ou schisteux dans les z. subalp. etalp. — Juillet-Août. 

Alentours de l'Hospitalet : prairies de Saliens (i38o m ) et prai- 
ries des Vaychinés (\^\o m ) ; pelouses humides du i er lacet de la 
route nationale sur l'Hospitalet (1450™) et fossés de cette même 
route (à f55o m et ii>90 m ); prairies de la rive droite de l'Ariège, 
aux bords du chemin d Andorre (i48o m ) et prairies de la rive 
gauche en amont du pont Cerda (1540"') ; bords de l'ancienne 
voie muletière de Puymaurens (1 570™) ; ancien plan incliné de 
la Llatte, sous le col de Puymaurens (i88o m ); pelouses du ver- 
sant oriental du col de Puymaurens (19 io m ); pelouses et rochers 
humides au N. du port de Paillères ( 1 98o m ) ; vallée des Bésines, 
jasse du Pla (1990 111 ) ; versant oriental du pic de Tarbézou, sur 
le vallon de la Maoure (222o m ) ; pelouses sur les mines de fer 
de Puymaurens (22 3o m ) ; schistes satinés du vallon de la Casa 
(2?8o m ). 

La taille de cette espèce bien caractérisée par ses feuilles finement 
découpées et d'un vert foncé, parfois rougeàtres, les caulinaires en 
verticilles de 3-4 et formant une sorte de collerette, par ses fleurs 
d'un rouge carmin vif, etc., varie beaucoup. Ordinairement, la tige 
est simple ou peu rameuse et a 10-20 centim. de hauteur (s.-var ge- 
nuina auct.); parfois elle est très rameuse et élevée de 3o-35 centim. 
(s.-var elatior auct.). Ces variations ont peu d'importance et dépen- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE o3 



dent plutôt de l'influence du terrain que de l'altitude. Nous avons 
vainement recherché dans nos exemplaires d'herbier et, à l'état 
vivant, dans notre district floral, le Pedicularis longespicata Rouy. 
in Bull. Assoc. fr. de bot., 2 e année (1899), p. 169, forme du P. ver- 
ticillata L. dont les tiges atteignent 4-5 décim. de hauteur et les grap- 
nes fructifiées 12-25 centim. de longueur ! Récoltée seulement par 
M. Rouy dans les prairies du col de la Perche, près de Montlouis 
(Pyr.-Or.) cette plante ne nous paraît être que la forme luxuriante 
ou très développée du P. verticillata. 



Section II. — Dentifeile Gr. et Godr. /. cit., p. 61 5. 

868. — P. comosa L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 1 36. — Exsicc: 
Soc. dauph. , n° 1779. 

RR. Août. — Pelouses du port de Paillères, vers le Roc de 
Fountargent (1975™) et pelouses de ce même Roc (1990™). 

Var. p. erythrœa Gr. et Godr. /. cit., p. 616 ; P. asparagoi- 
dea (1) Lap. Fl.pyr., tab. 1 23 ; Hist. abr. pi. pyr ., pp. 349 et 
640 et Supplém., p. 84. — R. Juillet-Août. — Pelouses du ver- 
sant oriental du port de Paillères (1890™) ; crête calcaire de 
Paillères (2000 m ) et sommet du pic de Lafajolle (2027 111 Et.-maj.). 

C'est une simple variété à fleurs d'un rouge pourpre, en grappes 
moins serrées et à taille ordinairement plus élevée, longuement dé- 
crite par Lapeyrouse (/. cit.) et figurée par ce botaniste (/. cit.) en 
lui attribuant de nombreux caractères qui se rapportent la plupart 
au type P. comosa et en lui donnant une synonymie erronée. 

869. — P. silvatica L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 128, f. 2, 3. 
— Exsicc. : Soc. dauph., n° 2578. 

G. Prairies et pelouses marécageuses, rochers herbeux et bois 
humides des terrains siliceux dans les z. inf. et subalp. — 
AR. dans la z. alp. — Mai-Août, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (17 localités) ont été récoltés de64o m (Le 
Castelet, prairies en aval du tunnel du chemin de fer) à i9io ra 
(marécages du col de Puymaurens) et principalement dans les 

(l) Dénomination plus correcte grammaticalement que P. asparagoides. 



94 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

montagnes d'Ax (rochers humides des champs de la Capullo sur 
En-Castel; route d'Espagne, fosse's près de la métairie Astrié- 
d'Oreille ; prairies sur la métairie du Gap-del-Roc ; vieux che- 
min de Pointe-Couronne près du Roc de Baulou ; jasse des 
Traouquères, etc.), d'Ascou (lieux marécageux de l'ancienne 
forge et prairies de Montmija, etc.), d'Ignaux (vieux chemin 
pierreux de Gardeilles, etc.), d'Orlu (pelouses du Bisp, près de 
la fontaine de Caral, etc.), d'Orgeix (vallée latérale, jasse des 
Cirarols, etc.), de Prades (lieux tourbeux de la route au i er la- 
cet du Chioula; versant oriental du signal de Chioula, etc.) et 
de Savignac (vallée du Nagear : jasse des Esquers d'en-haut ; 
marécages de la jasse de Pla-d'Arlaou ; pelouses de Prat-Re- 
doun, sous la cascade du Nagear, etc.). 



Section III. — Rostrat^e Gr. et Godr. /. cit., p. 617. 

870 — P. pyrenaica J. Gay. in Ami. Se. nat. i re série, 
vol. XXVI (1 832), p. 210 et suiv, et extr. Cor. Endr. pyr . , 
p. 22; P. incarnata, rostrata et gyroflexa Lap. Hist. abr.fl. 
pyr., pp. 348 et 349 nonalior.; Willk. et Lge. Prodr. Jl.hisp., 
II, p. 610. — Exsicc. : Soc. daitph., n° 53 1. 

CC. Pâturages des terrains granitiques ou schisteux, rare- 
ment schisto-calcaires ou calcaires dans les z. subalp., alp. 
et niv. — Juillet-Octobre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (plus de 5o localités !) ont été récoltés de 
1405™ (vallée de l'Oriège pelouses de l'Orry vieil de Gaudu) à 
2828 m Et -maj. (sommet schisteux du pic Pédroux Sud) et 
principalement dans les montagnes d'Ascou, de THospitalet et 
de la Solana d'Andorre, de Mérens, d'Orlu, dans les hauts mas- 
sifs de Puymaurens et de Font-Nègre et sur les crêtes frontières 
de l'Andorre. 

Aux confins de notre circonscription, nous avons récolté cette 
plante, dans la zone nivale, sur les plus hauts sommets de l'Andorre : 
(puig de Coma-Pedrosa, etc.) et des Pyrénées-Orientales (puig de 
Garlitte, puig de Campcardos, etc.). 

Nous avons observé dans nos exemplaires quelques pieds intermé- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE g5 



diaires entre cette espèce et le P. mixta Gren., au point de vue de 
l'inflorescence, mais s'en éloignant par l'absence de villosité ca- 
ractéristique de cette dernière plante. 

A la suite de judicieuses observations de M. le D 1 ' Gillot, nous 
avons publié : 

i° En décembre 1894, dans la Revue de Botanique, Toulouse, 
tome XII, pp. 383-384 (pp, 145-146 du tirage à part; du compte 
rendu de la session tenue par la Société française de Botanique à Ax- 
les- Thermes, une note sur les Pedicularis pyrenaica Gay. mixta 
Grenier et rostrata L. ; 2 en 1898. dans le Monde des Plantes, de 
M r H. Léveillé, 7 e année, 2' série, n° 101, pages 102-107 (tirage à part 
24 pages en une brochure à lignes plus espacées et à une seule co- 
lonne) un travail plus complet intitulé : Les Pedicularis pyrenaica 
Gay, mixta Grenier et rostrata L. des Pyrénées et leurs affinités . 

Par ces deux publications, nous avons établi, d'après nos observa- 
tions soit sur les multiples exemplaires récoltés par nous, soit sur 
l'examen de divers herbiers pyrénéens (herbier Timbal-Lagrave, de 
Toulouse, herbier A. Guillon, d'Angoulême, herbier G. Gautier, de 
Narbonne, herbier Gandoger, d'Arnas (Rhône), etc. : 

i° Que les Pedicularis pyrenaica Gay. et mixta Gren. sont des es- 
pèces spéciales aux Pyrénées et qu'elles s'élèvent dans la z. nivale 
jusqu'à 2800™ et plus haut; 2" que le Pedicularis rostrata L. peut 
être considéré comme l'espèce type du Nord de l'Europe et des 
Alpes à laquelle on peutrattachercommesous-espècesouraces locales 
les Ped. pyrenaica Gay. et mixta Gr.; 3° que le Ped . rostrata L. 
(sensu stricto) type est rare dans les Pyrénées si toutefois on ne doit 
pas l'exclure et que nous avons vainement recherché cette espèce 
dans le bassin de la haute Ariège ; 40 que le Ped. pyrenaica Gay. des 
Pyrénées françaises et espagnoles et le Ped. Jacquinii (1) Koch, de 
l'Autriche, du Tyrol, des Alpes, de la Lombardie, etc. nous parais- 



(1) La dénomination P. Jacquinii est plus correcte que P. Jacquini et conforme à la 
Recommandation XI des Règles internationales pour la Nomenclature botanique, adoptées par 
le Congrès de Vienne (Autriche), en iqo5 ; le nom p opre spécifique se termine en elfet par 
une consonne autre que r. Nous rappellerons que cette espèce a été dédiée par W.-l). 
J. Koch â l'illustre botaniste autrichien, von Jacquin (Nicolas-Joseph), d'origine hollandaise 
(né à Leyde en 1727, mort à Vienne en 1 8 I 7) . Elève de Bernard de Jussieu, il se rendit en 
Autriche, en 1753, appelé par l'empereur François I or pour tracer le Jardin botanique de 
Schœnbrunn. 11 voyagea ensuite à l'aide d'importants subsides pécuniaires dans les Indes 
occidental.s et dans l'Amérique du Sud (1754-D9) pour y recueillir des plantes; il découvrit 
de nombreuses espèces nouvelles dont quelques-unes lui ont été dédiées par divers botanis- 
tes, ses contemporains. Il décrivit encore et figura dans de nombreuses planches les espèces 
exotiques et indigènes cultivées dans les Jardins botaniques de Vienne et de Schœnbrunn. 
De 1762 à 1794, d publia divers ouvrages botanique-, dont le plus important est F/or* 
austriacx icônes. 5 vol. in-folio, 5oo gravures, iy/3- 1778. Linné lui a dédié le genre Jac- 
quinia, de la famille des Piimulacées et tribu des Théophrastées. — Son fils Joseph-Franz 
Jacquin (1767-1839) lui succéda comme directeur du Jardin botanique de Vienne, il fut 
l'auteur d'un Manuel de Chimie médicale qui eut plusieurs éditions. 



96 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIÊGE 

saient identiques en nous basane surtout sur l'opinion de Reichen- 
bach fils dans ses Icônes fl. germ. et helvet., vol. XX, p. 79. 

Une importante étude postérieure de M. G. Rouy, intitulée : Note 
sur quelques Pedicularis et parue dans le Bull, de VAssoc. franc, de 
Botanique, 2 e année, n° 19 (fascicule du I er juillet 1899), pages 161 à 
170, a modifié légèrement notre opinion au sujet du P. rostrata et a 
différencié les P. pyrenaica et Jacquinii (1). 

D'après notre savant collègue (/. cit., p. 106) « Le Ped. rostrata L. 
est un nom Linnéen à rayer de la Nomenclature ». 

De plus, il démontre: i° qu'à la suite des travaux de Kerner (Sched. 
ad Jloramexsicc. austro-hungr., Il, p. 116), le P. rostrata L. et auct. 
mult. devrait être dédoublé en deux espèces : le P. rhœtica Kern. 
{P. rostrata auct. Gall. et Helvet.) et le P. Jacquinii Koch {P. ros- 
trata auct. Germ. et Austro-hung.) ; 2 que les Ped. pyrenaica et 
Jacquinii possédaient des caractères différentiels assez notables e l 
que si le premier était particulier aux Pyrénées françaises et espa- 
gnoles, à la Cantabre et aux Asturies, le second croissait surtout dans 
la Bavière, la Suisse orientale, l'Autriche-Hongrie et l'Italie septen- 
trionale-orientale. 

871. — P. mixta Gren., ap. F. Schultz. Arch. de lafl.de 
Fr. et d Allem. (i853), pp. 279-281 et ap. Philippe, Fl.pyr., 
II (1859), p. 123; P. pyrenaica Gay. var. p ? lasiocalyx Gr . 
et Godr. Fl. de Fr. II ( 1 852), p. 617 ; Willk. et Lge., Prodr. 
fl. hisp., II (1870) p. 610 et Supplem. (1893) p. 1 83 ; L. Leres- 
che et E. Levier, Deux excursions bot. dans le Nord de l'Espa- 
gne et le Portugal en 1878 et 1 879, Lausanne (1880), p. 187; 
Rouy, Note sur quelq. Pedicular. in Bull. Assoc. fr. de Bot. 
(1899), pp. 168-169. 

C. Pelouses et lieux humides des z. subalp. et alp. — 
R. dans la z. niv. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (26 localités) ont été récoltés de i42o m (vallée 
de l'Oriège, pelouses de Gaudu) à 255o m (pic de la mine de 
Puymaurens) et principalement dans les montagnes d'Ax (pe- 
louses sous le chalet forestier de Man^eille ; pelouses de la jasse 
des Traouquères, sous le Saquet ; lieux marécageux des Bizor- 
nes, etc.), d'Ascou (vallon de Gabantsa; pelouses de la fontaine 



(l) Les notes relatives aux Ped. rostrata L. pyrenaica. Gay et Jacquinii Koch, se trou- 
vent aux pages 166 à 168 du travail cité. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 97 

de Cazalinth ; versant occidental du port de Paillères; plateau 
de Paillères ; versant oriental du pic de Tarbézou, etc.), de 
l'Hospitalet et de la Solana d'Andorre (vallon du Sisca, pla de 
la Bésine; bords de l'ancienne voie muletière du pont Gerda au 
col de Puymaurens ; fontaine de la Paloumère, limite de la 
France et de l'Andorre ; vallon du Baladra, sous le pic des Pa- 
drons ; sources de l'Ariège, planels de la Casa, sous le port de 
Fray-Miquel, etc.), de Mérens (vallée du Mourgouillou : ver- 
sant méridional du pic Savis et fontaine de l'Abazoulié; clots 
de la couillade de Pédourés ; éboulis granitiques du pic d'Au- 
riol, versant des Bésines, etc.), d'Orgeix (vallée latérale : sur la 
fontaine de la Coume et pelouses sous l'orry de la Coume, etc.), 
d'Orlu (bords du ruisseau de Gnôles, en montant au lac de 
Naguilles. sous la jasse de l'Orryot ; pelouses escarpées au S.-O. 
de ce même lac, etc.) et de Savignac (i (vallon d'Embizon, pe- 
louses de la jasse de Lieuceran et pelouses sous le col de la 
Lauzate, versant d'Embizon ; pelouses de l'estagnol des Clou- 
tels, sous le pic Espaillat ; en montant de Prat-Redoun au col 
de Beil; pelouses du lac Bleu du Nagear, etc.). 

Nous avons aussi récolté cette plante dans plusieurs localités alpi- 
nes de l'Andorre (vallée du rio Madriu ; Coma-Pedrosa, etc.), du 
Llaurenti (Ariège) et des Pyrénées-Orientales sur les confins de no- 
tre circonscription florale. 

Dans nos deux notes sur les Pedicularis pyrenaica Gay. mixta 
Gren. et rostrata L. publiées en 1894 et en 1898, déjà mentionnées 
par nous (2), nous avons, à la suite d'études sur de nombreux exem- 
plaires d'herbier, émis au sujet du P. mixta une opinion corroborant 
celle de Grenier, en 1 853, celle de Leresche et Levier, en 1880, et 
enfin celle de Willkomm, en 1893, au sujet des caractères différen- 
tiels et bien tranchés des Ped. pyrenaica et mixta, mais en rejetant 
le nom vague de P. mixta (mélangée) donné sans doute par Grenier, 
parce que la plante croîtrait avec le P. pyrenaica et qui pourrait faire 
croire à une fausse hybridité: nous proposions de lui donner celui 



(1) P. Bubani, FI. pyr., I, p. 2ÔQ, dit au sujet du Ped. mixta : « Legi in Pyr. sept, aurig. 
valle de Sarignac die 6 Au?. 1840 ; supra l'Hospitalet. à la Soutane d'Andorre, 1. d. les 
allées étroites, die 3 Au;;. 1^40 >. Maigre nos investigations auprcs des habitants de l'Hos- 
pitalet, nous n'avons pu découvrir ce que Bubani a voulu dire par « les allées étroites ». 

(2) Voir précédemment le* notes et observations relatives au Pedicularis pvrenaica L , etc. 



98 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



de P. spicata Nob., qui rappelle mieux la disposition des fleurs en 
un long épi occupant souvent la partie supérieure de la tige. 

Or. sur ce dernier point, outre que la dénomination nouvelle est 
contraire aux lois de la Nomenclature pour une plante en possédant 
déjà un qui n'offre aucune cause régulière de rejet, M. Rouy fait ob- 
server ceci (/. cit., p. 169) : « Le nom de P. spicata Marc.-d'Aym. est 
forcément mort-né puisqu'il existe déjà un P. spicata de Pallas, plante 
de l'Asie orientale appartenant à la section des Verticillatœ Maxim, 
et que j'ai en herbier des bords du fleuve Amour. Cette simple re- 
marque faite, j'avoue être parfaitement d'accord avec les botanistes 
précités pour accepter comme espèce le P. mixta Grenier, car je ne 
vois aucun autre type spécifique auquel il puisse être convenable- 
ment rattaché » (1). 

Rhinanthus L. 

Depuis une vingtaine d'années, le genre Rhinanthus a été étudié 
par plusieurs phytographes allemands et autrichiens. Fort négligé en 
France, ce genre a fait particulièrement l'objet des investigations de 
M. le D r A. Chabert, de Ghambéry, qui a publié en 1899 et 1900 
deux intéressants travaux sous les titres : Etude sur le genre Rhi- 
nanthus, brochure de 47 pages in-8°, extraite du Bulletin de l'Herbier 
Boissier, tome VII, n° 6 (juin 1899), pp. 425-450 et n° 7 (juillet 1899) 
pp. 497-517, et les Rhinanthus des Alpes-Maritimes, brochure de 
16 pages in-8°, extraite des Mémoires de l'Herbier Boissier, n° 8 
(28 février 1900). Cet érudit botaniste, à l'aide de nombreux docu- 
ments fournis par les herbiers qu'on lui a communiqués et aussi 
grâce à ses multiples herborisations, a pu décrire des espèces et va- 
riétés nouvelles pour les flores de l'Auvergne, des Alpes-Maritimes, 
du Dauphiné, de la Savoie, du Piémont, etc. ; mais n'a pas encore 
étudié les Rhinanthus des Pyrénées et il est vivement regrettable que 
l'état de sa santé, ainsi qu'il nous l'a écrit, le i3 novembre 1906, et 
ses occupations ne lui aient permis de revoir les spécimens de notre 
herbier. Nous devons donc nous contenter d'énumérer les 2 espèces 



(1) M. Rouy dont nous reconnaissons la compétence et la science au point de vue botani- 
que, a commis la même faute que nous en nommant dans le Bull. de l'Assoc. fr. de Bot., 
vol. I (1898), p. 83, Cenlaurca saxiçola une forme du C. ainara à capitules plus petits et 
nous en donnons comme preuve le passage suivant (p. 68 en note) de la Monographie des 
Centaurées des AlpeS-Maritimes, par John Briquet, parue en 1902 : 1 Le travail de M. Rouy, 
d'ailleurs consciencieusement documenté au point de vue bibliographique, renferme quelques 
omissions peu importantes que nous signalerons en passant î l'auteur. Le C. saxicolj ne 
peut être conservé par ceux qui maintiennent cette « forme », car il existe déjà un C. sj.vi- 
coli Lagasca (ann. 1S16) espèce espagnole très différente •. Le proverbe errare hltmanum 
est a donc toujours son actualité. 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 99 

et la variété suivante, que nous possédons et que nous avons déter- 
minées à l'aide des judicieuses observations et des savantes descrip- 
tions du Dr A. Chabert. 

872. — R. major Ehrhart, Be'itr. %. Naturk., VI (1791), 
p. 144, n° 1 5 ; Alectorolophus major Wimm. et Grab. Flora Si- 
lesiœ, II (1829), p. 2 1 3 [pr.p.); Sterneck, Beitrag \ur Kennt- 
niss d. G. Alectrorolophus Ail., in Oesterr. bot. Zeitschr. (1895), 
p. 24; Chabert, in Bull. herb. Boiss., VII (1899), p. 5o2 ; 
Rchb. fil. Ic.fl. germ., XX, tab. 118, f. 2 (pr.p.). — Exsicc. : 
Billot, FI. gall. et germ. exsicc, n° 1289. 

CC. Prairies humides ou tourbeuses, champs marécageux, 
bords des chemins, etc., des terrains siliceux dans les z. inf. et 
subalp. — Mai-Août. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 6jo m (champs de Savi- 
gnac) à 1720™ (vallée latérale d'Orgeix, lieux humides aux bords 
du chemin sous l'orry de la Coume) et principalement aux 
alentours d'Ax, d'Ascou, d'Orgeix, d'Orlu et de Savignac. 

Nous possédons seulement le type (var a. glaber F. Schultz Arch. 
defl.de Fr. et d'Allem. (1842), p. 32); nos spécimens ont en effet les brac- 
tées inciséesdentéesallongéesenpointe, à dents inégales, graduellement 
décroissantes, les inférieures notablement plus longues que les supé- 
rieures, le calice glabre ou finement pubescent, etc. 

Ces caractères le distinguent facilement du R. Alectrorolophus Poil. 
{Rh. hirsuta Lamk) avec lequel, à l'exemple deGrenier et Godron(F/. 
de Fr., II, p. 612), il a été confondu, suivant le Dr Chabert (/. cit., 
p. 5o3), par beaucoup de botanistes français et suisses. 

Le Rhinanthe majeur vulg. Cocriste, Crête de coq, en patois 
Fiouruncol, et son congénère le Rh. minor, sont délaissés par le 
bétail, sur le vif. Les vaches les mangent parfois une fois secs et 
mélangés au fourrage. Ce sont les plantes des mauvais prés plutôt 
que des mauvais foins. 

873. — R minor Ehrh. /. cit.,n° 14 ; Alectrorolophus mi)ior 
Wimm. et Grab. /. cit., p. 21 3 ; Sterneck, /. cit. (1895), p. 44; 
Chabert, /. cit., p. 5 12; Rchb. fil. /. cil., tab. 117, f. 1 et 2. 
— Exsicc. : Soc. dauph., n° 2574. 

C. Prés humides, lieux herbeux et ombragés des terrains sili- 



IOO PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

ceux très rarement calcaires dans les z. subalp. et alp. — Juillet- 
Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 1 1 20 m (vallée de TOriège, 
prairies du Bisp, près de la fontaine de Majesté) à i 88o m (coume 
d'Auriol, jasse du Traouquet) et principalement dans les mon- 
tagnes de l'Hospitalet (prairies avoisinant le chemin d'Andorre, 
sous le pont Cerda et prairies de la rive droite de l'Ariège, en 
amont de ce même pont, etc.), de Mérens (pech de Roland, etc.), 
d'Orlu (rochers près de la sortie de l'eau du lac de Naguilles,etc), 
de Prades (bords de la grand'route entre le col de Marmare et 
Prades ; éboulis calcaires du Roc des Scaramus, etc.) et de Sa- 
vignac (éboulis granitiques sous l'estagnol du Nagear, etc.). 

Sa corolle jaune, longue de 10-18 mm., à tube droit, a \èvres écar- 
tées et a gorge ouverte; ses dents du casque très courtes, ovales- 
arrondies, blanchâtres, rarement violacées ; ses bractées vertes ou 
rougeâtres à dents inégales aiguës, les inférieures aristées, etc., ca- 
ractérisent bien cette plante dont la taille et la largeur des feuilles 
sont très variables. 



Var p. stenophy Uns Schur. Enum. pi. Transsyl. (1866), 
p. 5 11, non Greml. Excursions fl.f. d. Schiuei^, éd. 7, p. 3 1 3, 
sec. Chabert /. cit., p. 5 14 (p. 44 du tir. à part); Alectorolo- 
phus stenophyllus Sterneck, /. cit. (1895), p. 3oi ; Rh. minor p. 
monticola Lamotte, Prodr.Jl. pi. centr. Fr., p. 566 du tir. à 
part (1881) ; Chab. /. cit. (1899), p. 5 1 3 . 

AR. Pelouses et pâturages, éboulis des terrains siliceux, ra- 
rement calcaires dans les z. subalp. et alp. — Juillet-Septembre. 

Bois du Besset, sous le Roc de Baulou (ioio m ) ; l'Hospita- 
let, bords de la route nationale en aval du village (1410 111 ) et pe- 
louses de la rive droite de lAriège bordant l'ancienne voie mu- 
letière du col de Puymaurens, au-dessus du pont Cerda (i6o5 m ); 
pelouses de la cabane forestière du Drazet ( 1 5 io m ) ; pelouses du 
lac Vidal (2090"*), dans la vallée du Mourgouillou ; éboulis gra- 
nitiques de la porteille d'Orlu (2i6o m ). 

Plante basse; tige rameuse inférieurement ou simple ; feuilles linéai- 
res ou linéaires-lancéolées, de moitié plus étroites que dans le type. 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE IOI 

Bartsia L. (plus correctement Barlgchia) (i). 

874. — B.'alpina L.; Rhinanthus alpinus Lamk. FI. fr., II, 
p. 354, non Baumg.; Rchb. fil. le. fl. germ., XX, tab. 104, 
f. 1,2. — Exsicc. : Soc. dauph.. n° i322. 

C. Pâturages humides, pentes herbeuses, éboulis des terrains 
granitiques ou schisteux dans les z. alp. et niv. — R. dans la 
z. subalp. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (plus de 20 localités) ont été récoltés de 
1 5 yo m (vallée latérale d'Orgeix, pelouses sous la jonction des 
ruisseaux d'Aïguelongue et d'En-Sur) à 283o m (sommet du si- 
gnal du Siscarou) et principalement dans les montagnes d'Ascou 
(rochers et pelouses de la pinouse de Paillères, etc.), de l'Hos- 
pitalet, de Puymaurens et de la Solana d'Andorre (éboulis des 
crêtes situées au S. de la porteille de Siscarou ; pic de Sabar- 
thés, versant d'En-Garcias ; pelouses au S. du col de Puymau- 
rens vers le plan incliné de la Llatte et pelouses vers les mines 
de fer; pelouses du bac del More ; éboulis schisteux du vallon 
de la Casa; bords de l'Ariège naissante sous le lac de Font- 
Nègre ; éboulis granitiques de la fontaine des vaillettes de Font- 
Nègre, etc.), d'Orlu (pelouses du lac de Naguilles; pelouses aux 
bords du ruisseau de Pinet ; col des Liausés ; couilladous de 
Balboune ; sarrat de Baxouillade sur le Trou-de-1'Or ; Roc- 
Blanc, versant d'Orlu; sommet du pic de Camp-Ras; éboulis 
de la porteille d'Orlu; pic de Terres, etc.). 



(1) Les auteurs allemands rétablissent aujourd'hui l'orthographe vraie, Bartschia. Ce 
genre a été dédié par Linné [Coroll. Gen. plant. (1737). p. 10, à la mémoire de son ami et 
correspondant, Johann Bartsch (en latin Bartschius) médecin colonisateur hollandais du 
XVII e siècle, né en 1709, hardi explorateur de la Papouasie septentrionale et surtout de la 
partie connue sous le nom de Nouvelle-Guinée hollandaise (Conf Linné, Hort. Cliffort. (1737), 
p. 325). La Papouasie baptisée en 1527 par l'espagnol Alvaro de Saavedra du nom de 
Nouveile-Guinée, est une immenseîlede l'Océanie, de 785.362 kil. carrés de surface, ayant dans 
sa configuration générale, l'aspect d'un gigantesque oiseau ; elle fut pendant longtemps, après 
les régions polaires, la contrée la moins connue de l'univers e d'un difficile accès par suite 
des dangers de la navigation ;récifs de coraux), de l'hostilité des indigènes, les Papous, an- 
thropophages et de race noire, à cheveux crépus, et aussi à cause cks fourrés inextricables de 
ses vastes forêts. Elle possède une végétation luxuriante et une faune, surtout en oiseaux et 
en insectes, beaucoup plus variée que celle de l'Australie qui l'avoisine au S. — J. Bartsch 
étudia principalement la partie littorale et septentrionale de l'île et dans plusieurs voyages 
dangereux en fit connaître son histoire naturelle. Au retour d'un de ses voyages d'explora- 
tion où il avait eu le courage de s'aventurer dans l'intérieur des terres, il mourut de la fièvre 
paludéenne, en 1738, dans un port de la Guyme hollandaise (ou Surinante). 



102 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIF.GE 



Nous avons aussi récolté sur les confins de notre district floral, 
en Andorre (coume et puig dels Pessouns, etc )et dans les Pyrénées- 
Orientales, cette plante à souche traçante, petite, d'un vert noirâtre ; 
à tiges pubescentes de 10-20 centim. de haut, simples, dressées, très 
feuillées au sommet ; à feuilles ovales, opposées, crénelées ou den- 
tées, les supérieures transformées en bractées foliacées, violettes, 
2-3 fois plus longues que le calice, celui-ci plus court que la capsule; 
à fleurs d'un violet foncé. 



Odontites Hall. (1768); Pers. (1807). 

875. — O. verna Rchb. FI. excurs., p. 359; O. rubra (3. verna 
Pers. Syn., II, p. i5o; Euphrasia Odontites L. (pr. p.); Bart- 
sia verna Rchb. fil. Ic.fl. germ., XX, tab. 107, f. 2. — Exsicc: 
Soc. dauph., n° 3404. 

CC. Champs cultivés, lisière de bois, lieux herbeux, fos- 
sés, etc. de tous les terrains dans les z. inf. et subalp. — Juin- 
Juillet. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 6o,5 m (Savignac, fossés de 
la route nationale, près de la galerie-tunnel d'Eychenac) à i33o œ 
(champs de Montaillou) et surtout aux environs d'Ax, d'Orgeix, 
d'Orlu, de Prades et de Vaychis. 

A l'exemple de Martrin-Donos (FI. du Tarn, p. 528) et de Lamotte 
(Prodr. fl. pi. centr., p. 569 du tirage à part) et plus récemment de 
l'abbé Coste (FI. descrip. et illustr . de la Fr., III p. 47) nous avons 
adopté de préférence le nom donné à cette espèce par Reichenbach, 
parce qu'il est évident que la plante nommée Odontites rubra par 
Persoon dans son Synopsis plantarum, se rapporte à l'espèce appelée 
plus tard 0. serotina et à laquelle il a ajouté celle-ci comme variété 
p. verna. 

Subsp. — O. serotina Rchb. /. cit., p. 359 ; Euphrasia sero- 
tina Lamk FI. fr., II, p. 35o ; Bartsia Odontites Rchb. fil. le. 
fl.germ., XX, tab. 106, f . 1 . — Exsicc. : Soc. dauph., n° 901 . 

CC. Lieux herbeux et ombragés, bords des chemins humides 
et des eaux, champs sablonneux de la z. inf. — Août-Septem- 
bre. 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE Io3 



Nos exemplaires ont été récoltés surtout aux alentours d'Ax, 
du Castelet, d'Orgeix et de Savignac. 

Quelques auteurs réunissent cette plante comme une simple variété 
à VOd. verna, mais elle en est très distincte par les caractères suivants : 
tige très rameuse, à rameaux étalés, dressés, ascendants; feuilles linéai- 
res-lancéolées, superficiellement dentées, atténuées à la base et sub- 
pétiolées ; bractées florales ordinairement plus courtes que les fleurs, 
rarement égales; floraison plus tardive de trois mois. Des cultures 
répétées ont prouvé pour les Od. verna et serotina, l'existence d'un 
dimorphisme saisonnier, c'est-à-dire de deux formes l'une précoce, 
l'autre tardive, dérivées d'une espèce primitive [Od. rubra Pers.). Le 
même cas se présente pour les Chlora perfoliata et serotina, les Gyso- 
phila muralis et serotina, etc. 

Euphrasia L. 

D'importants travaux ont été élaborés dans une période relative- 
ment récente sur les espèces du genre Euphrasia, ses formes et ses 
variétés. Nous citerons particulièrement : i° Monographie der Gat- 
tung Euphrasia du professeur R. von Wettstein (i) publié en 1896; 
2° Monograph of the british species 0/ Euphrasia de Fr. Townsend, 
publié en 1897 ; 3° Les Euphrasia de la France par le Dr Alf . Cha- 
bert, publié en 1902, en 3 parties, dans le Bulletin de l'Herbier Bois- 
sier, 2 e série (2) et formant un tirage à part de 72 pages. 

Pour bien juger les difficultés de classement des formes du genre 
Euphrasia, il faut se placer au point de vue clairement exposé par le 
D r Chabert, /. cit. , p. 1 25 (p. 5 du tir. à part) : € La même plante 
peut très logiquement être nommée espèce par les botanistes d'un pays 
et sous-espèce, race ou variété par ceux d'un pays différent ». Nous 
croyons en effet qu'elles dérivent toutes du même type ancestral. Les 
distinctions que nous établissons aujourd'hui ne sont donc que fonc- 
tions de temps et d'espace, sans rien d'absolu. 



(1) Le beau travail du professeur Von Wettstein, de Prague, élaboré avec soin et compé- 
tence, forme un beau volume in-4 de 3 16 pages de texte, 14 planches, 4 cartes et 7 figu- 
res dans le texte ; il a été mis en vente chez Wilhelm Engelmann, à Leipzig, au prix de 3o 
marcs (37 fr. 5o). M. Malinvauda eu la bonne pensée d'en donner un résumé restreint aux 
espèces françaises dans le Bull, de la Soc. bot. de Fr., tome XLIII (1896), p. 721, sous le nom 
de Tableau analytique des Euphrasia de la France. Ancien professeur à l'Université de Pra- 
gue le D r R. Von Wettstein a éténommé, en mars 18 19, professeur de botaniqueet directeur 
du Jardin botanique de l'Université de Vienne (Autriche), en remplacement de H. Kerner, 
décédé. 

(2) Bull, n» 2 (3i janv. 1902), p. 121 à i52 : n" 3 (28 fév. 1902), p. 265 à 280 ; n* b 
(3i mai 1902), p. 497 à 520. 



104 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 

Nous allons énumérer la classification subordonnée des espèces régio- 
nales et pyrénéennes possédées en herbier, classification établie d'a- 
près les principaux types adoptés la plupart par les auteurs contem- 
porains et auxquels nous avons rattaché les sous-espèces, races et 
variétés. Tous les exemplaires que nous possédons ont été revus avec 
soin par M. le D r X. Gillot auquel nous sommes heureux de renou- 
veler toute notre gratitude pour sa précieuse collaboration. Les 
Euphraises décrites dans notre Catalogue raisonné appartiennent à 
la section des Semicalcaratœ Bentham in DC. Prodr., X, p. 552. 
Wettst. Monogr., p. 68. C'est d'ailleurs la seule section représentée 
en France. 

876. — E. Rostkoviana (1) Hayne, Arzneik, Gewâchse, IX 
(182?), tab. 7; Wettst, Monogr. (i8q6), p. 1 63, pi. V, f. 3oi- 
3 1 3 et pi. IX, f. I; Towns. Monogr. (1897), P- ^7> P'- ^77 '■> E. 
officinalis L. Sp. pi., p. 841 (pr. p.) et auct. plur. gall. [Jord. 
Pugill.pl. (1852), p. i32 ; Boreau, FI. du centre Fr., éd. 3 (1857), 
p. 492; Grenier, FI. de la ch.jurassîq. (1869), p. 563, etc.]. 
A. Chabert Fuphr. de Fr., p. 26-27 du tir. à part. — Exsicc. : 
Soc. dauph., n 0k 1778 et bis; Soc. rochel., n os 2204 et 22o5 
{partim) . 

AC. Prés secs, bords des chemins, bruyères des terrains 
siliceux de la z. inf. — Mai-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 780™ (bords de la route 
d'Orgeix, en face du quartier de Betsou) à 85o m (bords de la 
nouvelle route de Petches, en face de la métairie du Loubail) et 
principalement aux alentours d'Ax (prairies sèches de Bisca- 
rabé, près de la route nationale, etc.). 

Nous considérons comme type la plante pubescente- glanduleuse 
dans sa partie supérieure, le plus souvent rameuse, à feuilles supé- 
rieures et florales dont les dents sont brièvement acuminées, les infé- 
rieures à dents obtuses, à grappe non interrompue à la base et à cap- 
sule à peine émarginée égalant ou dépassant peu les dents du calice. 



(i) Cette espèce a été dédiéefpar le P r Hayne (R.-Gottb.l, de Berlin àsoncollègue et ami, 
Rostkovius (Friederich-Wilhelm-Gottlieb), professeur de médecine à Ste. tin (Prusse) où il 
était né en 1770 et où il est mort le 17 août 1848. Rostkovius a publié: i°enl8ol à Halle : 
Dissertatio botanica de Junco avec une 2° édit : Monographia generis Junci, à Berlin, 58 p. et 
2 pi.; 2° en collaboration de Wilh.-Ludw.-Ew. Schmidt, en 1824, Flora sedinensis, in-8°, 
VIII, 411 p. et 2 pi. 11 a rédigé dans le Deutschl. Flora de J. Sturm, le genre Bole- 
tus, etc. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE Io5 



D'après Townsend qui a étudié les Euphraises avec un soin minu- 
tieux et une sagacité peu commune (i) \'E. officinalis L. (sensu lato) 
constitue un groupe auquel se rattachent toutes les formes euro- 
péennes dont il a eu connaissance, comme les « membres » d'une 
espèce unique et polymorphe ; quelques-unes de ces formes peuvent 
tout au plus, à son avis, être assimilées à des sous-espèces. Il les 
répartit en 8 groupes secondaires : officinales, montanœ, triscupidatœ, 
nemorosœ, graciles, salisburgenses, parvijlorœ et minimœ. 

Var. p. uliginosa Ducommun (pr. sp.) in Reuter, Bull. Soc. 
Haller., IV (1854-56) p. 121 . 

RR. Juin. — Marécages de la rive droite de TAriège, au 
vacant communal de Las Escoumeillès, en aval d'Orlu (820™). 

C'est une variation des lieux marécageux pauvre en poils glandu- 
leux dont la tige et les rameaux sont un peu flexueux, les fleurs 
moins grandes, les rameaux plus ouverts, la capsule p'us courte que 
le calice. 

Var. y- rnontana Griseb. et Schk. in Linnœa, XXV, p. 6o3; 
E. montana Jord. Pugill. pi. nov. ( 1 852), p. 1 32; Reuter Cat. 
pi. env. Genève, 2 e édit. (1861), p. 168; Wettst. {pr. sp.) 
Monogr., p. 194, pi. V, f. 3i4~33o et pi. IX, f. 2-4. — Exsicc. : 
Soc. dauph., n° 4990 {partim). 

AR. Prairies, pelouses et rochers humides des terrains sili- 
ceux dans les z. inf., subalp. et alp. — Juin-Septembre. 

Prairies de la troisième Bazerque (870 111 ) ; vallée du Nagear, 
bords du chemin près de la fontaine d'Aiguebonne (1 1 io m ); 
l'Hospitalet (2), prairies auxalentours du village (i435 m ) ; pelou- 
ses de la vallée du Mourgouillou, sur le lac du Comté (i75o m ) ; 



(i) Cf. On Euplirasia officinalis in Journ. of Botany, cahier de juin l8S4et Monograph., 
p. 37. Nous devons rappeler que le botaniste anglais, Frederich Townsend, né à Rawmarsh 
(Yorkshire) en 1822, mort le 26 janvier 1906) auteur du Flora of Hampshire (iS 3) a fait en 
I871 et 1872 plusieurs séjours à Cannes, pendant lesquels il a récolté de nombreuses plantes 
nouvelles pour cette flore. En 1878, il a publié dans le Bulletin de la Soc. bot.de /•>.. t. XXV 
p. l5 à 21 avec I planche, une note intitulée : Sur une nouvelle espèce de Veromca (V . lila- 
cina); en I&97, Monograph of the british species of Euphrasia; en 189c/ et 1892, divers notes 
parues dans The Journal of Botany british and fureign editcd ly James Britten, vol. XXV11I 
(l8qo). t. XXX (l8q2), sur une espèce [E. capitulata Town)et une forme (E . paludosaTown) 
de VE. officinalis L., etc. 

(2) H. Loret, Glanes d'un botaniste, in Bull. Soc. bot. de Fr.. VI ( 1 85g) p. 442, l'indique 
en cette même localité, le 22 juillet l856. 



IOÔ PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

vallon de Gabantsa, jasse de Cazalinth ( 1 87 5 m ) ; rochers de la 
coume d'Etang-Faury (2280 111 ). 

Diffère de YE. Rostkoviana par sa tige ordinairement simple, dres- 
sée, grêle ; ses feuilles écartées larges, ovales obtuses toutes obtusé- 
ment crénelées; sa grappe interrompue à la base; sa corolle à tube 
saillant et sa capsule ordinairement dépassée par les lobes calicinaux. 

Subspec. — E. hirtella Jord. [pr. sp.) ap. Reuter, in Bull. Soc. 
Hall. (/. cit.), p. 120, et Catal.(l. cit.), p. 169; Wettst. Monogr., 
p. 175, pi. IV, fîg. 278-290, et pi. VIII, f. 4-7. — Exsicc. : Soc. 
dauph., n os 53o et bis (pro parte). 

AR. Pelouses des terrains siliceux dans les z. inf., subalp. et 
alp. — Juillet-Août. 

Pelouses sur le col des Escales (890 m ); l'Hospitalet (1), pelou- 
ses du chemin d'Andorre, en aval du pont Cerda (1480™); vallée 
latérale d'Orgeix, jasse des Cirarols ( 1 5 1 o m ) ; pelouses du col de 
Beil (2i5o m ). 

Plante raide, atteignant jusqu'à 3o centim. de hauteur, à rameaux 
partant de la base, étalés ascendants ; feuilles largement ovales d'un 
vert grisâtre couvertes d'une pubescence glanduleuse dense, les infé- 
rieures écartées, à dents obtuses, les supérieures contiguës, à dents 
acuminées ; corolle petite à tube inclus dans le calice; capsule ovale 
plus courte que les bractées florales et «e dépassant pas les dents du 
calice. 

Nous n'avons pas encore observé dans notre circonscription florale 
les variations de YE. hirtella à feuilles et bractées dépourvues de 
poils glanduleux (var. eglandulosa Towns.) ou parsemées de soies et 
de poils glanduleux (var. subglabra Towns.). 

Var. p. polyadena Grenier et Roux [pr. sp.), in Gren. FI. de 
ch. Jurassiq. (1869), p. 566. — Exsicc. : Soc. roche l., n°4i36. 

RR. Pelouses des terrains calcaires de la z. subalp. — Août. 

Montagnes de Prades (Ariège) : bois du clôt de Baillar, sous 
le col de Peyre-blanque (1490 111 ) ; bois du Drazet, sur la fontaine 



(l) H. Loret, dans ses Glanes d'un botaniste in Bull. Soc. bot. de Fr., VI (i85q), p. 442 
dit l'avoir récolté « à YHospitalet, le 22 juillet 1 856 ». 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE IO7 



de ce nom (i5oo m ) et pelouses marécageuses aux environs de la 
cabane forestière du Drazet (i5io m ). 

Se distingue de \'E. hirtella Jord. par sa tige plus faible, plus 
grêle (1); ses fleurs médiocres, à dents obtuses, à pubescence courte 
et raide ; son épi moins dense, interrompu. 

Les deux premières de nos localités sont citées par M . le Dr A. 
Chabert (Eup hr. de Fr., p. 25 du tir. à part) avec l'indication [Guil- 
hot et Foucaud). Or ces deux zélés botanistes, nos collègues et amis, 
n'ont récolté la var. polyadena, en août 1897, que d'après nos indica- 
tions. Nous l'avons récoltée en effet au même lieu 6 ans plus tôt, le 
24 août 189 1. M. le Dr Chabert commet dans son mémoire, /., cit., une 
erreur de confusion entre Prades (Ariège) et Prades (Pyrénées- 
Orientales) pour la localité du bois du Drazet. 

877. — E. nemorosa Pers. Syn. pl., II (1807), p. 149 (pro 
var. officinal i^t) : 

Subspec. I. — E. stricta Host (pr. spec.) FI. austr., II(i83i), 
p. 1 85 ; Vettst. Monogr., p. 96, pi. III, fig. 135-146 et pi. VII, 
fig. 5-6; Towns. Monogr., p. 20, pi. 374 et 378; E. nemorosa 
Rchb. FI. excurs., p. 358 (pr. p.). 

Var. a. ericetorum Jord. (pr.sp.) in Reuter, Compt. rend. soc. 
Hall. (i854-i856; p. 120 et Cat. pi. env. Genève, 2 mB édit.(i86i) 
p. 168 ; Bor. FI du cent. Fr., éd. 3, p. 494 ; E. condensata Jord. 
(priùs) Pugill. £>/.(i852), p. 1 35, non Lobel; Gren. FI. ch. Juras- 
siq., p. 567. — Exsicc: Soc. dauph., n° 904 [pr. p ). 

AC. Pâturages siliceux, bords des ruisseaux, rochers herbeux, 
etc., dans les z.jnf et subalp. — R. dans la z. alp. — Juillet- 
Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 655 m (rochers de Perles, 
près du pont-viaduc du chemin de fer du Gastelet) à 2.35o m (crête 
du Lherbès, en face des Cazalassis) et principalement dans les 
montagnes d'Ax (pelouses de l'enceinte du Castel-Maû; bords 



(l) C'est sans doute « par suite d'une erreur que Grenier (/. cil) a dit que \'E. polyadena 
Gr. et R. a une tige plus grosse que celle de Ï'E. hirtella » (D r Chabert, Les Euph. de France, 
p. 25 du tirage à part). 



108 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 

de la route de Petches sur Betsou ; rochers de la Bordette ; ro- 
chers de la Cahurte, sur Enire-Serres, etc.), d'Ascou (vallon de 
Gabantsa, sommet de Cazalinth, etc.), du Castelet (rochers en 
face du poni conduisant au château, etc.), d'Orgeix (vacant com- 
munal de Bernadeil, etc.), d'Orlu (vallée de l'Oriège, pelouses 
de Gaudu, etc.), de Mérens (champs sous le village, etc.) et de 
Montaillou (champs sous le bois de Labarthe,etc). 

Tige ordinairement très rameuse à rameaux allongés, arqués, as- 
cendants; feuilles ovales presque glabres, à dents toutes aiguës ; fi. en 
grappe rapprochées, serrées; capsule mucronée, arrondie au sommet, 
presque égale aux dents du calice, celui-ci non accrescent, glabre. 

Var. p. rigidula prd. [pr. sp.) Pugill . pi. ( 1 852) p. 134; Bor. 
(/. cit.) p. 493 ; Grenier (/. cit.), p. 566 — Exsicc. : Soc. dauph. 
n° 2.°02 [pr. p.). 

AR. Pelouses et prairies des terrains siliceux des z. inf. subalp 
et alp. — Juillet-Septembre. 

Environs d'Ax, bosquet Clauselles sous Ignaux (920™); prai- 
ries entre Ascou et la forge (io3o m ); vallée latérale d'Orgeix, 
jasse des Cirarols ( 1 5 io m ); pelouses sur le lac de Naguilles 
vers la Malèze (i920 m ) et pelouses de la Malèze (i960 11 ') ; pic des 
Lliauzés, versant d'Orlu (2i5o m ); versant oriental du pic des 
Canals (2i6o m ). 

Plante raide, simple ou ordinairement peu rameuse, a rameaux 
courts, dressés; feuilles inférieures a dents subobtuses, les supérieures 
courtement acuminées ; grappe plus allongée que dans YE. ericelorum; 
capsule émarginée, mucronée. 

D'après Loret, FI. de Montpell.,i e édit. p. 364, les formes grêles de 
YE. rigiiula paraissent identiques aux exemplaires reçus de Suède 
sous le nom de E. gracilis Frles, FI. halland. (181 7), p. 1 17 et envoyés 
par Fries lui-même. Nous avons constaté, comme le botaniste de 
Montpellier, de nombreuses variations dans la longueur de la capsUle 
relativement au calice et dans la longueur du tube de la corolle et 
en outre de nombreuses transitions entre les E. ericetorum et rigidula, 
mais nous ne sommes pas d'avis de les réunir, quoiqu'ils paraissent 
t exprimer les formes extrêmes d'un mêmetype», suivantle D r A Cha- 
bert (Les Euphr. de France., p. 47 du tirage à part). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 1 09 

S.-var. minor, simplex Gillot, in Herb. Marc. d'Aym., non 
Jord., nec alior.; E. nemorosa Pers. var. parviflora Soy. — Will. 
Sur VEuphr. officinalis et les espèces voisines (1834), p. 7 du 
tir. à part (1) Gr. et Godr. El. de Fr. II, p. 6o5 (pr. p). 

AC. Pelouses sèches, rochers et éboulis des terrains siliceux, 
plus rarement calcaires dans les z. subalp. et alp. — RR. dans la 
z. niv. — Juin-Septembre. 

Nos exemplaires (14 localités) ont été récoltés de i025 m (mon- 
tagnes de Tignac, rochers de Cayrole sous le plateau de Sizet) 
à 245o m (pic de la Birado, sur le lac Bleu du Nagear) et principa- 
lement dans les montagnes d'Ax (pelouses de Manseille, etc.), 
d'Ascou (crête calcaire de Paillères, etc.), d'Orlu (pelouses du 
lac de Naguilles ; pic de l'Homme ; cabane du clôt de l'Espagnol, 
sous le col de Moustier; vallon des Peyrisses,jasse d'Eychounzé 
d'en-bas, etc.) et de Mérens (prairies bordant la route nationale 
en aval du village ; col d'Aiguelongue ; jasse de Parade ; vallée 
des Bésines, bords du torrent de ce nom; fontaine du pic de 
l'Etang-Rebenty, versant du Mourgouillou, etc.). 

Tige basse (3-8 centim.), toujours simple; feuilles petites peu den- 
tées et à dents obtuses; fleurs très petites, entourées de nombreuses 
bractées florales. 

Subspec. II. — E.pectinata Ten (pr. sp.) FI. napol., I ( 1 8 1 1 ), 
p. 36, E. maialis Jord. Pugill. pi. ( 1 852), p. 134: 

Var. tatarica Fischer(pr. sp.)in Spreng. Syst. vegel., II ( i'8 2 5 ) , 
p. 777; Wettst. Monogr., p. 88, pi. III, fig. 127- 1 34 et pi. VII, 
fig. 1; E. puberula Jord. Pugill. pi. (1852), p. i33; Bor. 
(/. cit.), p, 493; Grenier (/. cit.), p. 566 — Exsicc: Soc. Jauph., 
n os 2202 et 22o5 . 

RR. Pelouses des terrains granitiques ou schisteux dans les 
z. inf. et subalp. — Juin-Août. 

Environs d'Ax-les-Thermes,. pelouses sous la fontaine de 



(l) Ce travail a paru, en 1 833, dans les Mémoires de la Société royale des Sciences, Lettres et 
Arts de 'Nancy. 



MO PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Ventouse(i8oo"); versant occidental du col de Puymaurens, vers 
le plan incliné de la Llatte (i75o m )(i). 

Plante pubescente -hispide sur les feuilles, les bractées et les calices; 
fleurs en épi allongé devenant interrompu; calice très accrescent, 
couvert de soiesépaisses, non glanduleuses ;capsu le arrondie au sommet 
tronquée, ciliée de longs poils ordinairement plus courts que les dents 
du calice. 

Subspec. III — E. alpinaLamk. (pr.sp.) Encycl. méth., Bot., 
II (1786) p. 400, n° 2 et Illustr., tab. 5 18, fig. 2; Wettst. Monogr., 
p. 210, pi. V, fig. 349-360 et pi. IX, fig. 8 ; Grenier (/. cit. y, p. 
564; Gremli, FI. analytiq. de la Suisse, (1886) p. 403 ; E. nemo- 
rosi Pers. var. grandiflora Soy.-Will. (/. cit.) p. 7 ; var alpestris 
Koch, Syn. éd. 2, p. 62S — Exsicc: Soc. dauph., n° 903. 

G. Pelouses et rochers de tous les terrains dans les z. subalp., 
alp. et niv. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (plus de 20 localités) ont été récoltés de 
io5o m (roc'iers bordant le chemin de Vaychis, sous les granges 
de Gardeillou) à 255o m (pic de la mine de Puymaurens) et prin- 
cipalement dans les montagnes d'Ascou, d'Ax, de THospitalet 
et de la Solana d'Andorre, d'Orgeix, d'Orlu et de Mérens. 

D'après le D<" Gillot (in litt.): « L'E. alpina se rattache à E. nemo- 
rosa comme sous-espèce ou race alpestre à grandes fleurs et à tube 
de la corolle saillant hors du calice, etc. ». Suivant le D r Chabert 
{Les Euphr. de Fr. pp. 58 et 59 du tir. à part): « YJE. alpina Lamk 
se distingue facilement des formes décrites de toutes les Euphraises 
de France par sa grande fleur dont la lèvre inférieure est porrigée et 
par les longues arêtes qui terminent les dents des biactées, surtout 
des supérieures et qui forment comme un pinceau au-dessus de 
l'épi ». \JE. alpina à feuilles étroites peut être confondu avec VE. 
salisburgensis; il s'en distingue par la capsule brièvement poilue et 
non glabre, par ses bractées à dents plus longuement aristées etc. 

P. Bubani, FI. pyr. I, p. 271 qui a réuni tous les Euphrasia sous 
le nom à'E. officinarum, indique une de ses formes comme récoltée 



(l) H. Loret dans ses GUnes d'un botaniste (Bull. Soc. bot. de Fr.. VI ( lS5g), p. 442) 
l'indique « à Prades de Montaillou (Ariège) juillet I S5S ». Nous l'avons vainement cherché 
aux alentours de ce village qui est situé dans un terrain calcaire. 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE I I I 



par lui, le 14 août 1843 «in Pyr. sept, aurig. ad summti. mont. Tar- 
bason ». C'est pic de Tarbé^ou qu'il faut lire. Nous avons en effet 
re'colté au sommet de ce pic \'E. alpina Lamk en compagnie de Fou- 
caud et Guilhot, le 2 sept. 1897. 

878. — E. minima Jacq. ap. Schleicher, Cal. pi. helvet. 
(1800) p. 22; DC. Fl.fr., 3 e édit. , III (i8o5), p. 473, n° 2419; 
Bartsia humilis Lap. Hist. abr. pi. Pyr., p. 344; Rchb. fil. le. 
fi. germ., XX, tab. 111, f. 8 ; Wettst. Monogr . , p. 25 1, pi. IV, 
fig. 223-255 et pi. VIII, fig. 10-14. A. Ghabert, Euphr. de Fr . 
p. 16 du tir. à part. — Exsicc. : Soc. dauph., n os 2201,2205 (pr. 
p.) et n° 3832. 

AR. Pelouses sèches des terrains siliceux dans les z. alp. et 
niv. — Juillet-Août. 

Pelouses sous le Roc de Bragués et sur le vallon de Gabantsa 
(2 1 70 111 ) ; vallon du Baladra, sous le pic des Padrons (2200™); 
Pas de Camp-Ras (225o m ) ; en montant de la porteille de Ladou 
au pic d'Anriol (247o m ) ; porteille de Coume-d'Or (2485™). 

Sur les confins de notre circonscription florale nous avons récolté 
également cette rare espèce dans diverses localités du Llaurenti 
(Ariège), particulièrement au pied du Roc-Blanc (1) et dans les 
Pyrénées-Orientales: vallon des Fourats, sous le puig de Garlitte 
(23oo m ); cabane de las Passadères ou du val de Campcardos (2410™). 

D'après Reuter (Cat. pi. env. Genève, 2 e édit.), cette plante se recon- 
naît facilement à ses fleurs très petites et peu ouvertes, jaunes avec la 
lèvre supérieure lilas; à ses feuilles inférieures à dents obtuses, celles 
des supérieures aiguës ; la tige est simple ou rameuse ordinairement 
très courte mais atteignant quelquefois un demi-pied de haut ». Le 
type à la corolle entièrement jaune (s.-var. flava Gremli (pro forma) 
FI. analyt. Suisse, trad. Wetter. (1886), p. 4o3), mais nous possé- 
dons aussi la sous-variété suivante dont la corolle a deux couleurs : 
jaune avec la lèvre supérieure violette ou rougeâtre : 

S.-var. bicolor Gremli [pro forma), /. cit. — RR. — Août. 
— Rochers de la rive gauche du lac de Naguilles, sous le pic de 



Lapeyrouse dans son Hist. abr. fl. Pyr, p. 344, l'indique: « au Roc Blanc ». Timbal- 
Lagrave et Jeanbernat dans leur Massif du Llaurenti, p. 2 1 2 du tirage à part, « au Roc-Blanc, 
au pic de la Camisette, à la porteille du Llaurenti >. 



112 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE AR1EGE 

Simet (1870 171 ) ; pelouses du sarrat de Costo-Rebèno, sur les 
clotes du port d'En-Sur (23oo n 'j. 

Var. p. Willkommii (1) Freyn [pr. sp.) in Flora od. allgem. 
bot. Zeit. (1884) p. 681 ; Willkomm, Suppl. Prodr. fl. hisp. 
(1893), p. i85 ; Weitst. Monogr., p. i65, pi. IV, fig. 262-265 
et pi. VIII, f. i5 ; Rouy, Notes sur quelques pi. des Basses-Pyr., 
reçoit, pend, la session de 1899, in Bull. Assoc.fr. de Bot., 
4 e année (n° 42, i er juin 1901) pp. 1 5o et 1 5 1 ; Chabert, Euphr. 
de Fr. (1992), p. 22 du tir. à part. 

R. Pelouses et rochers des terrains siliceux ou calcaires dans 
laz. alp. et jusqu'à la limite inf. de la z. nivale. — Août. 

Crête calcaire de Paillères (1995™); éboulis delà porteille 
d'Orlu (21 5o m ); versant septentrional du pic du Saquet ou de la 
Tute-de-1'Ours (2180™); vallée du Mourgouillou, clots delà 
couillade de Pédourès (2270™); pelouses du pic de l'Etang- 
Rebenty, près du sommet (2400""). 

Tige ordinairement naine, très grêle, simple ou rameuse dès la 
base (et alors à rameaux subfiliform.es allongés); feuilles supérieures, 
bractées et calices portant souvent des poils glandulifères épars ; les 
feuilles inférieures sont a dents obtuses, la terminale arrondie ; les 
supérieures à dents latérales aiguës ou aristées, la terminale acu- 
tiuscule-mucronée; bractées ovales-arrondies, profondément dentées 
subpinnatifides à lobes triangulaires, lancéolés, subsetacés (Freyn) ; 



(i) Cette plante a été dédiée par Freyn, à son ami Willkomm Heinrich-Moritz (né le 
29 juin 1821. décédé le 26 août 1 895), successivement professeur agrégea l'Université de 
Leipzig, de 1 853 à l855, professeur d'histoire naturelle à l'Académie forestière de Tharandt 
(Saxe) de 1 85 5 à 1S67, puis professeur de botanique à l'université de Dorpat (aujourd'hui 
Juri_w) de 1868 à 1874, et à l'Université allemande de Prague de 1874 à 1892. 11 est sur- 
tout connu des botanistes Français et Espagnols par les divers voyages qu'il a entrepris en 
Espagne et en Portugal, notamment en 1844-45. i85o, 1873 (y compris cette fois les 
îles Baléares), soit seul, soit en compagnie du savant directeur du Jardin botanique de Copen- 
hague Johann Lange (décédé le 3 juin 1898) et son collaborateur par le Prodromus jlorx 
hispanicœ, i vol. in-8°, publiés à Stuggart de 1860 à 1S80 et dont le Supplementum a 
paru en 1893. 

Willkomm, auteur fécond, a publié en dehors de ses divers ouvrages sur les plantes de 
l'Allemagne et de l'Autriche une bibliothèque entière sur presque toutes les parties de la 
Botanique, la Géographie et l'Histoire naturelle de la Péninsule ibérique. Nous citerons au 
nombre de ses publications illustrées les deux suivantes : Icônes et descript. plant, nov . critic- 
et rariorum Europx austro-occidentalis prœcipue Hispanix, 1 vol., Leipzig, 1852-56, gr. in-4»i 
295 p. avec 168 pi. coloriées ; lllustrationes florx hispanice insularumaue Balearium, 2 vol. 
Stuggart, 1880-92, in folio; le 1 er vol. ( 1 88 1 - 1 8S5), a 157 pages et <,2 pi. color. ; le 2" vol. 
(1886-1892) a 1 56 p. et 91 pi. color. (pi. g3- 1 83). 



ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE I I 3 



grappe florifère courte et dense; corolle petite (5 millim. de long.) à 
lèvre supérieure violacée ou lilacée, la lèvre inférieure étant jaune 
striée de violet foncé ; capsule oblongue plus courte que les dents du 
calice, celles-ci cuspidées. 

D'après le D r Chabert (/. cit.) c'est une forme de VE. minima 
qui est spéciale à la haute région alpine des Pyrénées françaises 
et espagnoles. 

879. — E. salisburgensis Funck, in Hoppe, Bot. Taschenb. 
(1794), p. 184 et p. 190; Koch, Syn., éd. 2, p. 628; Rchb. fil. 
le. fl. germ. XX, tab. 109, f. 2; Grenier, FI. ch. jurassique., 
p. 569 ; Wettst. Monogr., p. 218, pi. III, fig. 1-29 et pi. X, fig. 
6-10; Towns. Monogr., p. 43, pi. 376; A. Chabert, Euphr. de 
Fr., p. 61 du tir. à part. 

Var. a. cuprœa Jord. (pr. sp.) Pugill. pi. nov. (i852), p. 1 36 ; 
Bor. Fl. du centr. Fr., éd. 3, p. 494; Rchb. fil. loc. cit., 
tab. 111, fig. 2; E. salisburg. var. a. procera Grenier, /. cit., 
p. 569. — Exsicc. : F. Schultz, Herb. norm., n° 534; Soc. 
dauph., n 0s 1776 et bis. 

RR. Pelouses et rochers calcaires de la z. alp. — Juillet-Août. 

Rochers calcaires de la croix du port de Paillères (1920 111 ) ; 
pelouses de la crête calcaire de Paillères, près du Roc de Foun- 
targent (i98o m ). 

Tige de 5ài5 centim., noirâtre, raide, plus ou moins rameuse vers 
son milieu, quelquefois simple; feuilles d'un vert sombre rembruni et 
cuivré, glabres, lancéolées-oblongues cunéiformes, les supérieures et 
les bractéales à dents longuement cuspidées- aristées ; dent terminale 
au moins 3 fois aussi longue que large; fleurs moyennes en grappe 
lâche, blanches-violacées ; capsule oblongue, plus courte que le calice 
et que la feuille axillante, etc. 

H. Loret {Fl. de Montpell.) 2 e édit. (1886), p. 364, dit: Nous 
croyons avec Reuter et Grenier que VE. cuprœa Jord., Bill. Exsicc, 
n os 2722 et bis est le vrai salisburgensis Funck j (i). Antérieurement 



(1) D'après le D r A Chabert [Euphr. de Fr., p. 62 du tir. à part) : « VE. cuprxa est très 
distinct de VE. salisburgensis lorsqu'on l'observe dans la région inférieure, mais plus haut, 
il revient au type par une foule de transitions ». 

9 



I 14 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



dans ses Glanes d'un botaniste in Bull. Soc. bot. de Fr., VI (1859) 
p. 442, ce même auteur, après avoir identifié les E. salisburgensis et 
cuprcea, indique cette plante en Ariège : «à Me'rens, 14 juillet i856, 
à l'Hospitalet, 26 juillet i836». Nous l'avons vainement recherchée 
dans ces deux localités sabalpines, vu les vagues indications données. 

Var. p. subalpina Grenier (/. cit.) p. 569 ; E. alpina DC. FI. fr., 
3 e édit., III, p. 673; Gaud. FI. helv., IV, n° 1369 {pr. p.) non 
Lamk. Encycl. meth., II, p. 400. 

RR. Août-Septembre. — Crête calcaire de Paillères (i990 m ). 

Diffère du type par sa tige moinsélevée (5- 10 centim.) ordinairement 
rameuse dès la base, à rameaux ascendants et un peu écartés; ses 
feuilles vertes et un peu plus larges. 

Nous avons vainement recherché dans notre circonscription florale 
YE. Soyeri Timb.-Lagr. {pr. sp.) Observ. su?- quelq. pi. de la Penna 
Elança (1) (E. Lapeyrousii Soy.-Will.), que nousconsidérons comme 
une forme ou mieux une race pyrénéenne de YE. salisburgensis et qui 
a été réunie à tort comme synonyme, soit par Grenier (/. cit.) à sa 
var. subalpina, soit par Willkomm et Lange (Prodr. fl. hisp., II, 
p. 619) à YE. gracilis Fries, Fl. hall., p. 117 et Mant., III., p. 62. 
D'après Timbal-Lagrave quia protesté contre cette dernière synony- 
mie dans Le Capsir, p. 106 du tir. à part, son E. Soyeri décrit par 
lui avec soin en 1862 (/. cit.) t doit-être placé dans le groupe du salis- 
burgensis Funck entre les E. cuprœa Jord., exigua Reut. et minima 
Jacq. (Schleich.) ». — Nousajouterons, toujours d'après les indications 
de ce même botaniste toulousain, que YE. Soyeri a le port ainsi que 
la glabrescence des feuilles et des calices de YE. minima, mais qu'il 
en diffère à première vue par sa tige brune ou rougeâtre ; ses feuilles 
d'un noir pourpre sur le vif, à dents très profondes, subulées, cuspidées; 
ses fleurs d'un pourpre vif, appliquées sur la tige, à dents du calice 
glabres, subulées,- etc. et surtout par l'aspect général de la plante d'un 
noir pourpre très foncé, qui noircit complètement en séchant et, après 
quelques années d'herbier, devient couleur de suie. 

Obs. Les Euphraises et en particulier YE. officinale et ses variétés 
les plus répandues ont été utilisées parfois contre les maladies des 



(I) In Mémoires de FAcad. des Se. de Toulouse, 5° série, tome VI {1862) pp. 36 à 42. 
Nous avons pris copie de ce travail à la bibliothèque publique de la ville de Toulouse qui 
possède la collection complète des Mémoires de l'Acad. des Sciences, Inscriptions et Belles- 
Lettres. Nous rappellerons que la localité classique de YE Soyeri, la Penna ou mieux Pena 
Blanca est située sur le versant méridional du port de Vénasque (Aragon)et que sur le versant 
oriental de la porteille d'Orlu, aux confins de notre district floral, Timbal-Lagrave et 
Jeanbernat, ont retrouvé cette même plante « sur les pelouses de Galba • (Cf. Le Capsir 
p. 106 du tir. à part). 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE^BOTANIQUE I I 5 



yeux ; elles entrent encore dans la composition de quelques collyres 
d'où le nom vulgaire de Casse-lunettes (i). 

Dans le parc du Teich, à Ax, on a plante' pour l'ornement le Paulo- 
nia impérial {Paulownia imperialis Sieb.) originaire du Japon etremar. 
quable par ses fleurs d'un violet rose, en panicule terminale, ses cap- 
sules ligneuses à valves cloisonnées, etc. 



ESPECES \ EXCLURE 

Veronica Allionii Smith (V. pyrenaica Ail.) « sur la lisière des grands 
bois, Amsur [En-Sur], Orlu » (Lap. Hist. abr. pi. Pyr., p. 8). Espèce des Alpes 
du Dauphiné, de la Provence et delà Savoie, non signalée dans les Pyrénées 
où elle a été confondue par Lapeyrouse avec une forme du V. officinalis L. 
à inflorescence courte. 

Pedicularis incarnata Jacq. « montagne de Paillères...» (Lap., I. cit., 
p. 348)- Plante des Alpes, du Dauphiné, de la Savoie, etc. citée par confusion 
avecla plante plus tard appelée (en i832) P. pyrenaica par J. Gay, suivant 
Timbalet Jeanbernat (Massif du Llaurenti, p. 355 du tirage à part). 

Ped. rostrata L... «port de Paillères» (Lap., I. cit., p. 349). Espèce faus- 
sement indiquée par les auteurs dans les Pyrénées ou elle a été confondue 
avec le P. pyrenaica Gay. 

Ped. gyroflexa Vill. « ..à la Soutane, à la. Dent d'Orlu [pic de Brasseilj 
(Lap., /. cit., p. 349). Plante des Alpes qui n'existe pas dans les Pyrénées où 
elle a été encore confondue avec le Ped. pyrenaica Gay! 



Famille LVII. — OROBANCHACÉES. 



Phelipaea (Tournef. emend.) (2) C.-A. Meyer in Ledeb. 
Flora altaica, II (i83o), p. 459. 

880 — P. ramosaC.-A. Meyer, Enum.pl. caucas. ( 1 83 1 ) p. 1 04 ; 
Orobancheramosa L.;Coss. et Germ. Illustr.fl. env. Par. (1845), 



(1) La même dénomination vulgaire a été aussi donnée au Ceiitaurea CyanusL. 

(2) Genre dédié par Tournefort (Inst. rei herb., Corollar. (l7o3) p. 47 et pi. 470I à 
L. Phélipeaux, comte de Pontchartrain, intendant des finances, ministre de la marine etsecré- 
taire d'Etat sous Louis XIV, mort en 1727. Sur la proposition de ce dernier personnage, 
Tournefort, reçut du Roi l'ordre d'aller en Orient pour y faire des observations sur toute 
l'histoire naturelle, ainsi que sur la religion, les mœurs et le commerce des peuples de ces 
régions. Ce voyage dura du q mars 1700 au 3 juin t7o2. Le chiffre de l356 plantes nouvelles 
et bien décrites, vint prendre place dans le Catalogue des richesses végétales alors connues. 
Neuf ans après la mort accidentelle de Tournefort parut en 1 7 1 7 à Paris, imp. roy. en 
2 vol. in-4 , la Relation d'un voyage au Levant (Grèce, Turquie, Mer Noire, Arménie, 



I 1 6 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

pi. XIX, L H; Rchb. fil. le. fl. germ., XX, tab. i 52. — Exsicc : 
Soc. dauph., n° 906. 

AR. Parasite ordinairement sur le Cannabis sativa L., très 
rarement sur d'autres plantes. Chenevières et jardins des z. inf 
et subalp. — Août-Septembre. 

Champs de chanvre: au Castelet (665 m ), à la plaine de Savi- 
gnac (670™); à la métairie d'Entre-Serres, sur Ax (780 111 ); en aval 
du village d'Orlu (820™); à l'ancienne forge d'Ascou (ioSo"). — 
Jardins d'Ax, parasite sur le Lycopersicum esculentwn Dun. 
(jardin de l'ancienne maison Authier-Hilarion, rue d'En-Caral- 
pou). 

Les exemplaires récoltés en cette dernière localité, étudiés sur le 
frais, se rapprochent par les filets des étamines glabres et les fleurs 
blanchâtres de la forme Ph. albiflora Gr. et Godr. Fl. de Fr., II, 
p. 628, mais celle-ci n'est indiqué qu'en Provence et à Montpellier par 
divers auteurs. Des graines auraient-elles été apportées à Ax, avec 
les semences de tomates? Dans ce doute; nous avons cru prudent 
d'éliquetter provisoirement ces exemplaires Ph. ramosa Mey. var. 
albiflora Gr. et Godr. (pr. sp.) ? La Phélipée rameuse épuise les raci- 
nes de chanvre sur lesquelles elle croî 

881. — P. cserulea C.-A. Mey., /. cit., p. 104; Orobanche 
cœrulea Vill. Hist. pi. du Dauph., II, p. 406 ; Coss. et Germ. 
/. cit., f. K; Rchb. fil. /. cit., tab. 144. 

R. Parasite sur YAchillea Millefolium L., dans les pelouses, 
les murs, les lieux incultes des terrains sablonneux ou calcaires 
de la z. subalp. — Juillet-Août. 

Prades : mur d'une prairie en amont du village et aux bords 
de la grand 'route (1245 111 ) et talus de cette même route en aval 
du pont de Coumener (i28o m ); Montaillou : éboulis du col des 
Abélanous (i320 m ) et lieux incultes près de l'ancien château fort 
de ce village (i370 m ). 

Les tiges et les fleurs bleues de cette espèce deviennent souvent jau- 
nes par la dessiccation. 

Perse, etc.) avec de nombreuses vues gravées et 49 pi. de phanérogames. Une autre édition 
parut la même année à Lyon, 3 vol. in-8° et une troisième l'année suivante, à Amsterdam 
a tomes in-1 -0 en I vol. de 412 p. — Desfontaines dans son Flora Atlanlica, II (1799), p. 60 
attribue à Tournefort le genre Phelipxa. 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 117 



Obs. — Cosson et Germain dans la i^ édit. de leur Flore des environs 
de Paris (1845) et l'Atlas ou Illustrations de cette flore, s'étaient attri- 
bué la dénomination binaire des espèces du genre Phelipœa croissant 
dans le rayon de la flore parisienne (P. cœrulea, arenaria ezramosa); 
ils ont heureusement modifié leur opinion dans la 2 e édition de cette 
même flore, publiée en 1861, et rendu les droits de priorité aux auteurs 
qui les avaient décrites avant eux. 



Orobancbe L. 

882. — O. Rapum Thuillier, Fl. env. de Paris, éd. 2 
(1799), p. 317; O. major Lamk. Encycl. melh., Bot., IV, 
p. 621, non L. ; Coss. etGerm. Ill.fl. env. Par. (1845), pi. XIX, 
fig. A; Rchb. fil. le. fl. germ. et helv., XX (1862), tab. 157. 
— Exsicc. : Soc. dauph., n°2582. 

C. Parasite sur les Genista scoparia Lamk. et purgans DC. 
Bois, bruyères, lieux incultes des terrains siliceux dans les z. inf. 
et subalp. — R. dans la z. alp. — Mai-Août, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 750™ (Ax, monticule du 
Rocher de la Vierge) à 22 3o m (pelouses schisteuses du pic de 
Sabarthès, versant d'En-Garcias) et principalement dans les 
montagnes d'Ax (monticule d'Esqueno-d'Azé, etc.), d'Ascou 
(vallon de Montaud, bords du chemin, etc.), d'Ignaux (bords de 
la route de Prades, au tournant des Gardelles, etc.). 

La partie renflée de la tige pelée et cuite dans l'eau salée est, parait- 
il, un mets excellent, suivant le D' A. Chabert (Plantes sauvages et 
comestible?, de la Savoie, in 5 e vol. du Bull. deVHerb. Boissier p. 265- 
266). Les paysans désignent la plante sous le nom à'Herbo del 
Taouré (herbe du Taureau). Cette espèce, comme d'ailleurs ses con- 
génères, est amère et astringente. 

883. — O. cruenta Bertoloni, Rar. ilal. pi., dec. 3, p. 56 et 
Fl. ital., VI, p. 4 3 1 ; O. fœtida Lap. Hist. ab.pl. Pyr., p. 358 
{teste Gr. et Godr. Fl. deFr., II, p. 629); Coss. et Germ. /., cit., 
pi. XIX, fig. B; Rchb. fil. /. cit., tab. 159. — Exsicc. : Soc. 
dauph., n° 4994. 

R. Parasite sur les Papilionacées {Genista, Trifolium, 
Lotus, etc.), le Fragaria vesca L., le Calluna vulgaris Salisb., 



I I 8 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIÈGE 

YHelianthemum vulgare Gaertn, etc. (i). Pelouses, bords des 
chemins, lisière des bois des terrains siliceux ou calcaires dans 
les z. inf. ei subalp. • — Juin-Juillet. 

Environs d*Ax, pelouses rases de la coume de THort sur la 
métairie d'Entre-Serres (8io m ); vallée de TOriège, pont du Bisp, 
enface du pic de Brasseil (\ojo m ) et en amont de ce pont (io85 m ); 
Prades, pelouses de la Mate de Ménigue, en face du village 
(i26o m ). 

884. — O. Galii Duby, Bot. gall., I (1828), p. 849, Or. du 
Galium MollugoYaucher, Monogr. des Orobanch. U827), p. 55, 
pi. 7 (2); O. caryophyllacea Rchb. le. pi. crit., VII, fig. 890- 
891, non Smith ; Goss. et Germ., /. cit. , pi. XIX, fig. D ; Rchb. 
fi!./, cit., tab. 162. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 3834» 

RR. Parasite sur le Galium erectum Huds. — Juillet. — Vallon 
de Montaud, rochers calcaires sur la jonction du ruisseau du 
clôt del Fach et de celui de Tarnave (1240 111 ). 

885. — O. Epithymum DC. Fl.fr., 3 e édit., III (i8o5), 
p. 490; O. sparsif 'lora Wallr. Sched. crit. (1822), p. 309; O. 
caryophyllacea Lap. Hist. abr. pi. Pyr., p. 359 (ex parte) non 
Sm. nec Schultz; Coss. et Germ., /. cit., pi. XIX, f. C. 

AC. Parasite sur le Thymus Serpyllum L, le Clinopodium 
vulgare L., etc. Pelouses sèches, rochers, lieux arides des ter- 
rains sablonneux, plus rarement calcaires dans les z. inf. et 
subalp. — Mai-Juillet. 

Le Castelet sur le parc du château (66o m ) ; Ax, route d'Espa- 
gne, près de la croix des Rogations et au-dessous du Castel- 



(1) Nous avons observé toutes les transitions entre'le type et sa var p. citrina Gr. et Godr. FI. 
de Fr . II, p.63o, d'un jaune citron dans toutes ses parties (O. concolorMov., FI. du centre, etc. 
éd. 2, II, p. 400 non Duby). Elle se rencontre parfois mêlée au type dont la corolle jaune, 
un peu verdâtre à la base, panachée de rouge au sommet, a la'gorge d'un rouge de sang, d'où 
le nom de l'espèce. 

(2) Vaucher, dans sa Monographie des Orobanches. 1 vol. in-4° (1827) n'a pas employé la 
dénomination binaire pour les Orobanches; il a désigné chaque espèce avec le nom français 
de la plante parasite sur laquelle elle vit le plus ci mmunément. Duby, F. Schultz, 
Grenier et Godron, etc. se sont contentés de donner la dénomination binaire en latin aux 
espèces déjà décrites en français par Vaucher. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE IIQ 

Maû (76o m ); pelouses du chemin de Vaychis, sous le col de 
Coudine (820™); lieux secs sur les mouillères de Savignac, au- 
dessus du ravin d'Eychenac (qoo m ) ; vallon del Pradel, au Bou- 
tas (1480); vallon de Tarnave, sur Moniaud, rochers en face de 
la source dite Fount Gourgouilhuie (i55o m ). 

886. — O. Teucrii F. Schultz in Holandre Flore de la 
Moselle, éd. 1 (1829), p. 332 et in Flora (1 835) p. 200 {cum 
icône); O. atrorubens F. Schultz (1840); Rchb. fil. /; cit., tab. 
169. — Exsicc. : F. Schultz FI. Gall. et Germ. exsicc. 5 e 
cent. (1842) n° 497. 

RR. Parasite sur le Teucrium Chamœdrys. — Rochers cal- 
caires aux bords de la route de Prades, sous le Roc d'En-Calqué 
ou de Cucurullas (i245 m ). 

Cet Orobanche, très voisin de YO. Epithymnus et ayant comme 
lui un stigmate d'un rouge-pourpre ou violacé, s'en distingue surtout 
par les étamines insérées vers le tiers inférieur du tube de la corolle, 
à filets velus dans leur moitié inférieure (et non pas insére'es vers la 
base de la corolle, à filets pubescents à poils épars). 

887. — O. Artemisise Gr. et Godr. FI. de Fr., II (i852), 
p. 638 ; O. Artemisiœ campestris Gaud. FI. helvet., IV (1829), 
p. 179 (1), n° 1423; Or. de l'Artémise des champs Vauch. 
Monogr. (1827), p. 62, pi. i3 ; O. loricata Rchb. PL crit., VII 
(1829), p. 41, tab. 680 et FI. germ. excurs (i83o) p. 325 [exclus. 
syn. O.flavœ); Rchb. fil. le. fl. germ., XX (1862), tab. 176. 
— Exsicc. : Soc. dauph., n° 2987. 

RR. Juin. — Parasite sur YArtemisia campestris L. — 
Rochers de Laucate, près de la voie ferre'e, à la limite inférieure 
du canton d'Ax-les-Thermes (63o m ). 

888. — O. minor Sutton, in Trans. Linn. Soc. Lond., IV, 
p. 1 78 ; Or. du Trèfle des prés Vauch. Monogr., p. 47, pi. 4 ; 



(1) Par erreur, Recihenbach fils, dans le tome XX, p. ioo de ses Icônes fl . germ. et helr, 
indique la page 479 au lieu de 179 ! et Lamotte dans son Prodr. de la fl. du fl. centr. de 
Fr., p. 5y3 du tirage à part indique la page 17 du tome IV du Flora hehelica de Gaudin. 



120 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Coss. et Germ. Illustr.fi. env. Par., pi. XIX, fig. F ; Rchb, fil. 
/. cit., tab. i83. — Exsicc. : Billot., FI. Gall. et Germ. exsicc, 
n* 25 i 3 . 

AC. Parasite sur le Trifolium pratense L., YHelianthemum 
canum D un., le Poterhtm Sanguisorba L., YAchillea Millefoliiim 
L., le Seseli montanum L., etc. Lieux secs et pierreux, rochers, 
prairies et champs de la z. inf. — RR. dans la z. subalp. — 
Juin-Juillet. 

Rochers de Laucate, près du tunnel du chemin de fer(63o m ); 
Le Castelet, rochers du pas-étroit (665 m ) ; Savignac : champs de 
trèfle de la plaine (670™), prairies de Malazéou, aux bords de 
l'Ariège (68o m ) et prairies près de la galerie-tunnel d'Eychenac 
et de la tranchée du chemin de fer (6oo m ); environs d'Ax, talus 
de la route d'Orgeix, à la côte des Broussals (8 1 5 m ) ; montagne 
dite la serre de Vaychis, pelouses près de la fontaine du Coupet 
(i425 m ). 

Lathrica L. 

889. — L. Clandestina L. ; Clandestina rectiflora Lamk. 
Encycl. méth., Bot., II, p. 28 eilllustr., tab. 55i, f. 1, sub : 
Clandestine à /leurs droites; Rchb. fil. le. fl. germ., XX, 
tab. 144. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 3408. 

C. Parasite sur les racines des arbres (peupliers, hêtres, plus 
rarement saules et aulnes, etc.) dans les z. inf. et subalp. — 
Avril-Août, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires ont e'té récoltés de 700™ (Ax, prairie de 
Notre-Dame, en face de la gare) à i55o m (bois de l'Orry- 
d'Ignaux) et principalement dans les environs d'Ax (En-Castel, 
parc del'Horte, parc du Teich, etc.), et dans les lieux ombragés 
ou humides des montagnes d'Ascou (bois du bac des Fargues, 
sur le vallon de Montaud, etc.), de Prades (bois de Drazet, etc.) 
et de Savignac (bords du canal de TEsquiroulet, au pied de 
VAlnus glutinosa Gaertn. etc). 

Nos paysans appellent la Lathrée Clandestine (ou Clandestine à 
fleurs droites) Chuco-bi (suce-vin) à cause de la couleur lie de vin de 
ses fleurs. 



ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 12 1 



Famille LVIII. — VERBENACEES. 

Verbena (Tournef.) L. 

890. — V. officinalis L.; Rchb. fil. le. fl. germ., XVIII, 
tab. 91. f. 2. — Exsicc. : Soc. dauph., n°4995. 

CC. Bords des chemins, pelouses, fossés autour des villages, 
lieux incultes, etc. de la z. inf. principalement aux alentours 
d'Ax, du Castelet, de Savignac, etc. 

On rencontre parfois à côte' du type une variété à tiges étalées-cou 
chées (var. p. prostrata Gr. et Godr. Fl. de Fr., II, p. 728. — Les 
paysans emploient les feuilles de la Verveine officinale vulgo Ver- 
veine, ancienne Herbe sacrée des Druides (1), en cataplasme contre 
les pleurésies. C'est une plante astringente et tonique, à suc rou- 
geàtre, trop vantée jadis et peut-être trop négligée aujourd'hui. 

Obs. — On cultive dans quelques parterres plusieurs espèces de Ver- 
benacées : nous citerons la Verveine citronelle (Lippia citriodora 
Kunth; Aloysia citriodora Ort.), originaire du Chili et dont les feuilles 
ternées ou quaternées, lancéolées-dentées, ont l'odeur pénétrante du 
citron et sont usitées soit en infusion théiforme, soit pour aroma- 
tiser les crèmes ; le Lantana à feuilles de Mélisse (Lantana 
Camara L.), originaire du Brésil, à fleurs d'un jaune doré, etc. 



Famille LIX. — LABIEES ou LABIACEES. 

Tribu. 1. — MIMIIOIIH is Benth. Monogr. Lab. 

p. l52. 

Ment lia L. 

Depuis la publication des travaux de G. Bentham sur les Labiées (2) 
de nombreux documents importants ont paru sur le genre Mentha. 



(l) Sous le nom d'Herbe sacrée cette plante a été fort employée dans l'antiquité pour les 
cérémonies du paganisme par les pythonisses, les magiciennes et les druides. 

l)Labiatarum gênera et species, I vol in-8° ( 1 832-36) : Monographie Jes Labiées dans le 
tom XII (1848) du Prodromus de De Candolle. 



122 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



Nous citerons à partir de 1854 les menthologues modernes et contem- 
porains les plus autorisés (1) : pour la Prusse rhénane, Ph. Wirtgen 
(de 1854 à 1864) (2); pour l'Alsace, F. Schultz, de Bitche (de 1854 à 
1869); pour l'Angleterre, G. Baker (en i865): pour l'Allemagne W. 
Focke (en 1881), Kerner (en 1881), Braunfen 1890); pour l'Autriche, 
de Borbas (en 1879 et 1881), Beck von Managetta (en 1893), etc.; pour 
la Belgique, l'abbé Ch. Strail (en 1864), Th. Durand et A. Déséglise 
(en 1879) ; pour la Suisse, J. Briquet (de 1889 à 1896); pour la France, 
Boreau(en i85y), Timbal-Lagrave (en iS6o),A. Pérard (en 1870, 1876 
et 1878), Dr X. Gillot (de 1881 à 1900) et surtout M. Malinvaud (de 
1876 à 1898). Les idées de ce dernier menthologue basées sur des 
études minutieuses et sur l'expérimentation méthodique, accompa- 
gnées de judicieuses critiques, ont été de plus en plus adoptées en 
France et à l'étranger et appliquées également à l'interprétation des 
formes litigieuses d'autres genres polymorphes (Rubus, Rosa, Hiera- 
cium, etc.) par les monographes de ces genres les plus connus : 
l'abbé Boulay, F.Crépin,C. Arvet-Touvet. — M. Malinvaud a en outre 
publié de 1877 à 1881, en 4 fascicules de 5o numéros chacun, 
200 numéros d'exsiccata de menthes des plus instructives par le choix 
et la préparation des échantillons, sous le titre de Menlhœ exsiccatœ 
prœsertim gallicœ. 

Il serait trop long d'énumérer les principales publications de 
M. Malinvaud sur les Menthes, la plupart disséminées dans le Bulle- 
tin de la Société botanique de France, dont ce savant modeste et 
cet observateur sagace a été longtemps le rédacteur principal et le 
secrétaire général de ladite Société ; mais en attendant la monogra* 
phie des espèces françaises du genre Mentha qu'il élabore depuis de 
longues années, nous devons citer une note qui résume ses travaux et 
qui a été présenté par l'auteur au Congrès tenu, en 1898, à la Sorbonne 



(1) Les chiffres indiqués entre parenthèses se rapportent à la date de la principale 
publication sur les Menthes ou à la période de diverses publications sur ce même sujet et 
qu'il serait trop long d'énumérer. L'opuscule, devenu très rare du rnentholo^ue contempo- 
rain G. Baker, intitulé On the en°lish Mints a été publié, en 1 865 , dans le vol III, 
pages 233-256 du Journal of Botany de Seemann ; mais, dans la période moderne, deux bota- 
nistes anglais ont fait une étude spéciale du genre Mentha: en 1798, Sole dans ses Menthx 
britainicx, ouvrage in-folio accompagné de belles planches ; en 1804, Smith dans son Flora 
bntjmica (vol. 3). 

(2) Philipp wirtgen, a réalisé par ses travaux un progrès notable dans l'étude des plantes 
critiques du genre Mentha. Né à Neuwied (Prusse Rhénane) le 4 décembre 1806, mort à 
Coblentz le 7 septembre 1870. Il fut d'abord instituteur puis professeur à Coblentz ; auteur 
de nombreuses publications sous le titre de Beitrage fur Rhem Flora qui ont contribué à faire 
connaître la flore de la vallée du Rhin, ce savant très méritant a élevé une nombreuse famille, 
avec ses seuls appointements de professeur et s'est usé au travail pour pouvoir se livrer à 
ses chères études de botanique. De 1854 à 1864 il a publié 3 éditions de son Herbarium 
Mentharum rhenanarum, à Coblentz, sous le titre allemand Herbarium der rheinischen Men- 
'hen et, en 1 857, son Flora der preussichen Rheinpronin^, in-8", XXII et 563 p. avec 2 pi. 
édité à Bonn, chez Henry et Cohen. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 123 

par les Sociétés savantes et qui concerne la classification des espèces 
et hybrides du genre Mentha sous le simple titre : Sur le genre Mentha, 
Note préliminaire (i). M. le Dr X. Gillot dans ses Menthes hybrides 
d'après les travaux de M. Malinvaud (2) a reproduit in extenso la 
majeure partie des assertions de M. Malinvaud et il conclut en disant : 
« Je suis disposé à admettre avec la plupart des Aoristes et M. Malin- 
vaud lui-même, dans les espèces principales ou de premier ordre 
{espèces cardinales de M. Malinvaud), l'existence de variétés, ou 
races régionales ou locales qui peuvent se croiser avec les races ana- 
logues d'espèces voisines, d'où ces formes multiples très communes 
dans certaines localités, nulles ailleurs ou remplacées par des formes 
équivalentes et qui mettent aux abois les jeunes botanistes s'épuisant 
à adapter quand même les descriptions trop étroites des flores locales 
à des flores végétales totalement différentes ». Les Eumenthœ présen- 
tent de nombreux phénomènes d'hybridation. Un puissant système 
végétatif (rhizomes, stolons, drageons, pseudorhizes) supplée à l'im- 
perfection des organes sexuels dans les Menthes hybrides (3). 

Tous les exemplaires de Menthes de notre herbier, récoltés jus- 
qu'en 1887 inclusivement, avaient été revus par Timbal-Lagrave; en 
1894 et 1895, M. le Dr Gillot dont M. Malinvaud s'est plu dans ses 
écrits à reconnaître l'érudition et la compétence, a eu l'obligeance de 
revoir tous nos exemplaires récoltés jusqu'à cette époque sans excep- 
tion et de les comparer à des numéros authentiques d'exsiccata com- 
nus. Nous accompagnerons notre énumération des Mentha des 
précieuses notes et observations du botaniste d'Autun auquel nous 
sommes heureux d'offrir encore tous nos remerciements. 



Section I. — Spicat\e L, Sp. pi., 2 e éd. vol. 1 1 (1763), p. 804 (4). 
Glomérules rapprochées en épis cylindriques ou oblongs. 

Groupe I. — Mentha rotundifolia L. 

891. — M. rotundifolia L. Sp. pl.,éd. 2, p. 8o5; M. rugosa 
Lamk. FI. fr. éd. 2 (1793), p. 420; M. Bauhini Tenore, Syll. 



(1) Comptes rendus du 36° Congrès des Sociétés savantes de Paris et des départements 
tenu à la Sorbonne en 1898. Section des Sciences pp. 217 à 220. 

(2) Bulletin de l'Association fr. de Bot., 3° année, n» de févr. 1900, pp. 25 à 32. 

(3) Nous ajouterons que l'hybridation est fréquente non seulement entre les espèces mais 
encore entre les hybrides eux-mêmes. II en résulte une foule de formes qui toutes vivaccs 
et se propageant par stolons, rendent souvent la limitation de l'espèce impossible ou même 
arbitraire. 

(4) D'après les judicieuses observations de M. Malinvaud le caractère tiré du mode de dis- 
position des glomérules sur lesquels est fondée la subdivision Linnéenne en Spicatx, Capt- 



124 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 

pi. vascul. Napol. (i 83 1 ), p. 283; J. Briquet Fragm. Monogr. 
Labial (1889), p. 84. — Exsicc. : Soc. dauph., n 9 3400 (1882) et 
n°42i6 (1884). 

CC. Lieux frais, fossés, bords des chemins, lisière des 
champs, etc. des terrains sablonneux dans la z. inf. principale- 
ment aux alentours d'Ax, d'Orgeix, de Savignac, de Sorgeat et 
de Vaychis. — Juillet-Septembre. 

« La forme à feuilles rugueuses et arrondies peut être considérée 
comme type du M. rotundifolia L. C'est à elle que se rapportent les 
formes nommées par les auteurs M. ritgosa et M. Bauhini; c'est l'es- 
pèce distinguée depuis Bauh'in, d'après M. John Briquet (/. cit.), 
Pour De Lamarck (/. cit.) son M. rugosa est synonyme de M. rotun- 
difolia L. (Dr Gillot Note jointe à nos exemplaires d'herbier). 

Var. p. gracilis Malinv. Menth. exsicc. prœsert. gall. n° 3, 
pro parte. — R. Octobre. — Ax, prairie de la métairie dite de la 
Julie (735™) ; Sorgeat, bords du ruisseau de Congouts (io5o m ). 

« Sans pouvoir être séparé du type M. rotundifolia ces exem- 
plaires ont quelques rapports avec la forme gracilis Malinv. par les 
feuilles un peu larges, moins rugueuses et les épis plus étroits et un 
peu interrompus à la base, non compacts. La forme gracilis type a 
les épis plus grêles et les verticelles inférieures très écartés >» 
(Dr Gillot, Z. cit.). 

Var. y. oblongifolia Lej. et Court. Comp. fl. belg., II ( 1 83 1), 
p. 226 et herb. — J. Briquet, /. cit., p. 83. — RR. Octobre. 
Talus de la route de Vaychis près du col de Coudine (825 m ). 

Subsp. — M. macrostachya Tenore, Fl. napol., II, n° 399, 
p. 23o, tab. 56; Syll., p. 282 (1) et add. p. 608. — Exsicc. : 
Malinv. /. cit., n° 1 et n° 101 . 



tatx, Verticilhtx est invariable dans les menthes légitimes mais ces termes n'expriment que 
des apparences, car en réalité il existe de faux épis (spicastrum) et de faux verticelles (verli- 
cillastrum) et si la classification de Linné n'avait été consacrée par un usage plus que cente- 
naire, il serait plus correct de dire spicastrex. veiticillastrex . 

(l) Voici la diagnose donnée par Tenore (/. «7.) : M. macrostachya, spicis cylindricis, 
basi subinterruptis, pedieellis glabris ; bracteis lineari-lanceolatis verticillo brevioribus; 
bracteolis bipartitis; foliis cordato-ovatis, crenato-dentatis, obtusis rugosis, supra pilosis 
subtus incano-villosis, floribus albis. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 125 

R. Juillet-Octobre. — Savignac, fossés de la voie ferrée der- 
rière le village (68o' m ) ; lieux humides près du lavoir public de 
Vaychis (9o5 m ). 

Réunie à tort comme synonyme au M. rotundifolia L., par la plu- 
part des auteurs, cette plante mérite d'en être séparée d'après Tenore 
(/. cit.) et plus récemment d'après M. Malinvaud (Annot. au 4e fuse, 
des Menth. exsicc.prœsert. g ail. in Bull. Soc. bot. de Fr., tome XXX 
( 1 883), p. 466 (p, 62 du tir. à part). Nous le considérons comme une 
sous-espèce du M, rotundifolia L. 

Var. p. elongata Ten., /. cit. — AR. Lieux humides, fossés, etc. 
de la z. inf. — Juillet-Septembre. 

Savignac, bords du canal d'amenée du moulin près des îles de 
Malazéou (68o m ) et bords du ruisseau d'Eychenac, près de la 
galerie-tunnel du chemin de fer (ôço" 1 ; ; Ax, lieux humides sur 
le canal d'amenée de la scierie communale {j"io m )\ fossés de la 
route d'Orgeix, au pas étroit en face du parc du château (8o5 m ). 

« Les exemplaires de la première de ces localités sont tout à fait 
semblables par la forme et la serrature des feuilles ainsi que l'aspect 
de l'épi à des spécimens des environs d'Autun (S.-et-L.), déterminés 
par Déséglise sous le nom de M. elongata Ten. D'après M. Pérard 
(in litt.), ce ne serait pas le vrai type de Tenore » (D r Gillot, /. cit.). 
Nous ajouterons à cette note que Tenore dans son Sylloge a rappro- 
ché sa variété elongata du M. macrostachya et non du M. rotundifolia. 



Groupe 2. — M. silvestres spurise (Hybrides des M. rotun- 
difolia et silvestris). 

Les M. rotundifolia et silvestris s'hybrident invinciblement 
partout où ils sont associés sauf quelques rares exceptions. 

X M. Linnsei Déséglise et Durand, Descript. de nouv. Men- 
thes in Bull. Soc. roy. de Bolan., de Belgiq. tome XVII (1879) 
p. 3 1 1 (tir. à part p. 10) ; M. rotundifolio-silvestris Legrand 
Stat. bot. du Fore^ (1873), p. 192 et ap. Malinv. Menth. 
exsicc. n° 8, non Wirtg. nec Timbal. Lagr. — Exsicc. : Soc. 
dauph. (1882) n° 3iii! 



I2Ô PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

RR. Octobre. Prairies humides du Castelet, rive droite de 
l'Ariège, en aval de la halte du chemin de fer (66o m ). 

« Exemplaires tout à fait semblables à ceux distribués par l'abbé 
Déséglise dans l'exsiccata de la Société dauphinoise. Le nom de 
M. Linnœi doit être adopté de préférence pour éviter toute confusion 
avec les hybrides décrits par Wirtgen et par Timbal-Lagrase » (D r Gil- 
lot, loc. cit.). 

X M. rotundifolio-silvestris Timbal-Lagrave, Essai mo- 
no gr. sur les esp. var. et hybr. du g. Mentha des Pyr. centr. et 
du bassin sous-pyrén ., in Bull. Soc. bot. de Fr., tome VII 
(1860), p. 353, non Wirtg. nec Legrand ; M. rotundifolio-Ben- 
thamiana Timb.-Lagr. recentius sec Malinv. in Bull. Soc. bot. 
Fr., XXX (1 883), p. 472.— Exsicc. : Malinv. Menth. excicc, 
n°lll ! 

R. Lieux humides, bords des eaux z. inf. et subalp. — Sep- 
tembre. 

Ax, pelouses humides sous le canal d'amenée de la scierie 
communale (73o m ) ; lieux humides sous le réservoir de l'ancienne 
forge d'Ascou (1075 111 ) et route de l'Aude, bords du canal d'a- 
menée de cette même forge ( 1 o8o m ) . 

« Se distingue, d'après Timbal (/. cit.). par ses feuilles bosselées, 
mais cependant rugueuses, elliptiques, à dents égales non étalées, 
toutes en iorme de scie, égales comme dans le silvestris; elles sont en 
outre sessiles, un peu en cœur à la base, moins atténuées au som- 
met; les supérieuressont embrassantescommedans le M. rotundifolia ; 
ses fleurs sont disposées en épis assez longs, moins atténuées aux 
deux extrémités et plus renflées au centre » . 

Suivant M. le D r Gillot « c'est un hybride très variable, bien dis- 
tinct du M. Linnœi Des. et Dur. Dans les plantes de l'Ariège les ca- 
ractères généraux se rapprochent davantage du M. silvestris (M. can- 
dicans Crtz) » (1). 



(l) Nous possédons en herbier des exemplaires étiquettes par M. Gillot X M- silvesiri- 
rotundifolia Timb. /. cit., p. 253 non Wirtg nec Billot exsicc. n* 1290, et récoltés par nous 
à Savignac, rive gauche de l'Ariège, près du pont (6-]b a ), le 12 sept. 1894. 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE I 27 

X M. Ripartii (i) Déségl. et Dur. /. cit., p. 3 1 3 ; M. rotun- 

difolio-silvestris Wirtgen, Herb. Menth. rhen., éd. i,n° 4 ? non 
Timbal-Lagrave nec Legrand. — Malinv. /. cit , p. 47.3, — 
Excicc. : Malinv. Menth. excicc. gall., n oS 1 1 3 et 1 i3 bis. 

R. Prairies et pelouses humides ou marécageuses des z. inf. 
et subalp. — Août-Septembre. 

Orgeix, marécages du vacant communal de Bernadel, en face 
de l'église (8io m ); vallée de la Lauze prairies des moulines de 
Lavail (1 ioo m ); bois de Ripert, en descendant de Sey aux prai- 
ries du Bisp (i5oo m ). 

« Les exemplaires des deux premières localités sont typiques et 
absolument conformes à ceux de nombreuses localités du centre de 
la France; ceux de la dernière localité sont plus velus, blanchâtres, 
à feuilles plus allongées ettendent davantage au M. candicans, ce qui 
s'explique si on admet l'origine hybride quelconque, comme M. Ma- 
linvaud; ceux ci se rapprocheraient beaucoup des échantillons que 
j'ai vus déterminés M. cinerascens Timb.-Lagr. Si l'on accepte l'idée 
d'hybridité. il faut y voir un hybride fécond, ce qui équivaut à une 
véritable espèce » (Dr Gillot, /. cit.). 



Groupe 3. — M. silvestris L. (formœ légitimée). 

892. — M. silvestris L. Sp. pi., éd., 2, p. 804 [sensu lato). 

Nous ne possédons pas le type linnéen dont les feuilles sont un 
peu ridées, lancéolées, aiguës, finement dentées en scie blanches 
tomenteuses en dessous, les bractées linéaires subulées, le calice 
à dents étroites subulées, couvert de longs poils blancs, crépus, les 
étamines très saillantes, etc. mais seulement les variétés suivantes : 



(1) Cette espèce a été dédiée à la mémoire du D r Ripart (Eug.-J.-Bte) connu par ses 
études sur le genre Rosa, en collaboration d'Alf. Déséglise, sur les Algues d'eau douce, etc. 
décédé à Bourges, le 17 octobre 1878, à l'âge de 64 ans. Son bel herbier de phanérogames 
(Roses exceptées, a été acheté, en 1890, par M. l'abbé Marçais,de Toulouse, au prix de I2oofr., 
à la même époque M. F. Crépin, directeur du Jardin botanique de l'Etat à Bruxelles a 
acheté la collection des Roses (un peu plus de iooo feuilles d'herbiers). Nous rappellerons 
aussi que l'importante collection des Roses de France et de Suisse, formée par le savant col- 
laborateur du D 1 ' Ripart, Alfred Déséglise (décédé à Genève, le l5 décembre [883, à l'âge de 
60 ans) a été acheiée par le British Muséum, de Londres. A. Déséglise avait acquis aussi 
une certaine notoriété par ses études sur les Menthes, suit seul soit en collaboration de M. t. h. 
Durand de Bruxelles, l'auteur de l'Index generum Plianerog. (Paris 1888, gr. in-8° 722 p ), 
ouvrage indispensable pour le classement d'un grand herbier. 



128 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIÊGE 

Var. p candicans Benth. in DC. Prodr., XII, p. 1 66 ; M. can- 
dicans Crantz, Stirp . austr., p. 33o (pr. sp., et auct. mult. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 2988 [pr. p.)\ Malinv. Menth. exsicc, 
n° 18! 

C. Prairies et graviers humides, bords des ruisseaux et des 
sources d'eau vive dans lesz. inf. et subalp. — Juillet-Octobre. 

Nos exemplaires (i3 localités) ont été récoltés de 665 m (fossés 
inondés de la plaine de Savignac, près delà voie ferrée) à i68o m 
(vallée du Mourgouillou, bords du torrent sous le lac du Comté) 
et principalement dans les montagnes d'Ax (fontaine du pré de 
Notre-Dame en face de la gare ; vacant marécageux près de la 
scierie communale (1) etc.), d'Ascou (prairies humides du vallon 
de Montaud, vallon del Pradel, fossés humides de la route de 
l'Aude, etc.), de l'Hospitalet (bords de lAriège, au-dessous du 
village etc.), de Mérens (prairies humides en amont du village; 
bords du ruisseau deCrémal, près des métai ries deQuéroulas, etc.), 
de Prades (plateau des Gouttines et fontaine du Drazet, etc.), et 
de Savignac (lieux humides sous la cascade du Nagear; vacant 
communal de Pradadel, rive gauche de l'Ariège, près du pont ; 
bords du canal de la scierie de l'Esquiroulet, etc.). 

Nous la reconnaissons facilement, à ses feuilles elliptiques-oblon- 
gues, lancéolées, à base un peu arrondie, cordiforme et subsessile, 
à duvet mou soyeux, blanchâtre (2); à sa tige très rameuse et à ses 
fleurs en épis fournis, cylindriques, un peu interrompus à la base, à 
dents du calice rosées, etc. 

Var. y- mollîssima Benth. (/. cit.); M. mollissima auct. plur.; 
Borkhausen? in FI. der Wett., II, p. 348etauct. plur. — Exsicc. : 
Sac. dauph., n° 341 3. 

A R. Bords des eaux et des fossés dans les z. inf. et subalp. 
— Juillet-Septembre. 



(1) « Ces exemplaires sont absolument typiques et répondent bien au M . candicans de tous 
les auteurs » (D r Gillot|. 

(2) « Quelques spécimens à tomentum un peu plus court sur la face supérieure des feuilles 
qui paraissent plus vertes, etc. se rapprochent du M. silvestris J. Briquet Subsp. 7. M. pro- 
currensi. Briq. Fragm. Monogr. Labiat . (1889) p. 69 » Cette note est jointe à nos exem- 
plaires récoltés le 27 octobre 1886, dans les fossés inondés de la plaine de Savignac, près de 
la voie ferr ée. 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 1 29 

Plaine de Savignac, fossés de la route nationale (670 111 ). An- 
cienne forge d'Ascou, bords du Riou-Caou (1070 111 ) ; vallée de 
rOriège,prèsde lafontaine deFangueil (1 1 io m ); Montmija, bords 
du ruisseau de Gabantsa (1370 1 ") ; fontaine du Drazet (1460™). 

« On trouve tous les intermédiaires entre les M. catidicans et mol- 
lissima; il est probable que ce sont des variations d'une seule espèce 
dont l'indumentum, plus ou moins abondant, varie avec les stations » 
(Dr X. Gillot, l.cit.). Se distingue du M. candicans par sa tige à 
rameaux très courts; ses feuilles sessiles, lancéolées, aiguës, très 
longues, à duvet blanc très ras ; ses fleurs en épis denses, longs non 
interrompus à la base, à dents du calice purpurines, etc. 

Var. (ve/ forma) lepidioidea ? Malinv. ap. Legrand Suppl. à la 
stat. bot. du Fore\ (1876), p. 3o5 et Annot. au 2 e fasc. des 
Menth. exsicc, in Bull. Soc. bot. de Fr., XXX(i883), p. 486, 
(p. 82 du tir. à part). — Exsicc. : Malinv. /. cit., n° 1 33 . 

RR. Octobre. Environs d'Ax à l'Esquiroulet, bords del'Ariège 
près du gouffre dit du Dragon (70o m ). 

« Diffusa, angustifolia, spicis abbreviatis, stam. inclusis » (Malinv. 
I. cit., p. 486). 

« Sauf les caractères des étamines exsertes vos exemplaires ariégeois, 
répondent assez bien à cette description. Je crois que c'est une 
forme anormale analogue qui doit être rattachée au type du M. cœ- 
rulescens Auct. » (Dr Gillot, Note manuscrite jointe à nos exemplaires 
d'herbier). » 

893. — M. cuspidata Opiz? Déségl. ! ad amicos, in Feuille 
des Jeunes naturalistes, 10 e année (1880), p. io3 ; 

RR. Août. — Vallon de Prades, près des moulins de Rieufred 
(i3oo m ). 

« Ces exemplaires appartiennent au groupe des Menth. spicatœ, 
tomentosœ Déségl. voisin du <£M. candicans caractérisé par ses feuilles 
à pointes brusquement acuminées, à dents aiguës, ascendantes, ses 
étamines et son style saillants, ses tiges compactes, etc. » (Dr Gillot, 
/. cit.). 

894. — M. monticola Déségl. et Dur. Descript. de nouv. 

9 



l3o PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Menth. in Bull. Soc. Roy. de bot. de Belgiq., vol. XVII (1879), 
p. 32 9 . 

R. — Lieux frais ou humides des z. inf. et subalp. — Août- 
Septembre. 

Savignac, rive gauche de l'Ariège, au vacant communal de 
Bernadel, en aval du pont [6jb m )\ l'Hospitalet, près du pont 
de Sainte-Suzanne (1440™) ; montagnes de Prades, pelouses, près 
de la cabane forestière du Drazet(i 5o5 m ). 

« Epis à gros fascicules, corolles rosées, étamines saillantes, etc. 
Des exemplaires sont absolument identiques à un échantillon prove- 
nant de Déséglise lui-même et très conformes à la description » 
(Dr Gillot, /. cit.). 

895. — M. cserulescens Opiz ! (1) in Herb. hort. reg. Brux.). 
M. silvestris L. var. pachystachya Lamotte. Prodr. fl. du pla- 
teau central de la France, p. 584, tiré à part; Malinv. in Em. 
Gadeceau, Matériaux pour t étude des Menthes de la Loire- 
Inférieure (1882), p. 8.— Exsicc. : Malinv. Menth. exsicc. gall., 
n° 17. 

AC. Lieux humides, bords des eaux des z. inf. et subalp. — 
Août-Septembre. 

Bords de TAriège, rive gauche, entre Savignac et le Castelet , 
en lace des îles (Ô70 m ) ; Savignac, bords du canal du moulin, au 
Couzillou (675™) ; Ax, lieux humides en amont de la scierie 
communale sous le canal d'amenée (73o m ); vallon del Pradel, 



(l) Le botaniste autrichien Opiz Philipp-Maxirailien (né à Caslau le 5 juin 1 787, mort à 
Prague le 20 mai 1 85 I ) qu'il ne faut pas confondre avec Frant^ Opitj, médecin de Prague, 
auquel il a dédié un Mtntha Opit^iaiu, a créé de nombreuses espèces dans ce genre litigieux. 
Il est très probable qu'il n'est jamais allé en Belgique mais il a donné ses Menthes à son 
ami de Cloet (1790-1855) gentilhomme de Bruges qui avait longtemps habité Vienne 
(Autriche!. 

Aujourd'hui l'herbier de Cloet, légué au Jardin botanique et royal de Bruxelles, se trouve 
intercalé dans les belles collections de cet établissement. La série entière des Menthes qui 
forme à elle seule sept gros paquets et contient la plupart des espèces créés par Host et Opiz 
dans ce genre litigieux, avait été confiée par l'obligeant docteur F Crépin à M. Malinvaud 
qui a pu comparer ainsi directement les types authentiques d'Opiz. Le botaniste tchèque a 
publié ses créations dans trois ouvrages principaux : l° Naturalientansch, Prague, l823— 
1828; 2° Nomenclator botanicus, Prag. l83i; 3° Se^nam rostlin Kveteny Ceské, ce dernier 
publié à Prague en l852, après la mort de l'auteur et contenant un Catalogue de plantes 
mentionnées par Opiz, sans description. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE l3l 

bords du ruisseau (i220 m ); prairies de l'Argental aux bords de 
l'Ariège, entre Saliens et l'Hospitalet (i3o5 m et i3i5 m ); pelouses 
humides sous le col d'En Ferré (i3go m ). 

« Le oM. ccerulescens Opiz est d'après M. Malinvaud une forme du 
cM . silvestris qui diffère du <£M. candicans par ses fleurs à étamines 
saillantes ; ses feuilles à tomentum plus court sur la face supérieure 
qui paraît 'plus verte; ses épis gros le plus souvent à fleurs roses 
et à calice coloré » (D r Gillot, /. cit.). 

Section II. — Capitaine L. Sp. p/., 2 e éd., II (1763), p. 8o5. 
Glomérules rapprochés en capitules terminaux et axillaires. 

Groupe 4. — M. aquatica L. 

896.— M. aquatica L. sp.pl., éd. 2, p. 8o5 ; forma légitima 
Wirtgen ! non Lejeune. — Exsicc. : Malinv. Menth. exsicc. gall., 
n°33. 

R. Fossés humides de la z. inf. et subalp. — Septembre- 
Octobre. 

Le Gastelet, fossés du vacant communal près du Lagal 
(66o m ) ; fossés humides de la route de Sorgeat à Ignaux 
(ioio m ). 

Feuilles pétiolées ovales-aiguës; glomérules supérieures rappro- 
chées en tête globuleuses ; bractées et calices pubescents ; étamines 
saillantes. 

Var (3 hïr s uta Koch^Syn., éd. 2, p. 634; M. hirsuta L. 
Mant., p. 81 ; M. hirsuta L. a légitima Lej. herb. et FI. de Spa. 

RR. Juillet. — Lieux secs exposés au soleil près du lavoir pu- 
blic de Vaychis (qo5) m . 

Tiges et feuilles velues, hérissées ; fleurs plus petites que dans le 
type. 

Var. y- latifolia Wirtgen! et auct.plur. — RR. Août. — Savi- 
gnac prairies humides de la rive gauche de l'Ariège. 

Feuilles deux fois plus larges que dansle type. 



I 32 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



Section III. — Verticillat^e L. Sp. />/., 2 e éd., II (1763), p. 8o5. 

Glomérules axillaires distants, formant des espèces de verti- 
cilles à l'aisselle des feuilles florales, semblables aux caulinaires; 
tiges terminées par un faisceau de feuilles stériles. 



Groupe 5. — X M. sativa L., /. cit., p. 8o5. 

Les M. aquatica et arvensis se croisent avec une grande faci- 
lité en donnant naissance aux multiples variétés du M. sativa. 

X M. subspicata Weihe ex Boreau, FI. du cent. Fr., éd. 3, 
p. 5o8 ; X M. sativa L. ex plur. auct. ; M. aquatica L. var. ver- 
ticillata F. Schultz, Herb. norm. {ex parte); M. aquatica var. 
8. subspicata Benth. in DC. Prodr . , XII, p. 970. — Exsicc. : 
Malinv. Menth. exsicc, n 0s 47 et 5o; Soc. dauph., n° 1789. 

R. Lieux humides ou marécageux delà z. inf. — Août-Sep- 
tembre. 

Prairies humides de Laucate, à la limite inférieure du canton 
d'Ax (t6o m ); Savignac, grande île de Malazéou (58o m ) ; Orgeix, 
marécages de Bernadel, en face de l'église (8io m ). 

« D'après M. Malinvaud le M. subspicata Weihe est une plante in- 
certaine; c'est bien cependant le M. subspicata Boreau, Déséglise ! » 
(Dr Gillot, Note manuscrite dans notre herbier) . Les feuilles supé- 
rieures diminuent insensiblement et deviennent à l'état de bractées ; 
les verticilles se rapprochent au sommet de la tige, celle-ci quelque- 
fois terminée ainsi que les rameaux par des fleurs en tête. 

Forma hirsuta Malinv. Menth. exsicc, n° 44; A/, arvensi- 
hirsuta F. Schultz, Herb. norm. (1854) n° 129; M. hirsuto- 
arvensis Wirtg. Herb. menth. rhen., éd. 1, n° 85. 

AR. Fossés et bord des eauxde la Z. inf. — Août-Septembre. 

Plaine de Savignac, fossés du chemin de fer (Ô70 m ); environs 
d'Ax, bord du canal de l'Esquiroulet (700 111 ); Orgeix, bords 
de l'Oriège et lieux humides de la prairie communale près du 
moulin (8io m ). 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE I 33 



M. Malinvaud, /. cit. a ajouté sur les étiquettes après les mots 
<£M. subspicata forma hirsuta « foliis ovato-lanceolatis acute ser- 
ratis t. 



Groupe 6. — Arvenses spurise ? 

897. — M. carinthiaca Bor. Fl. du centr. Fr., n° 1966, 
p. 514, non Host. FI. austr., II, (i83i), p. 149 X M. arvensi- 
rotûndifolia Wirtgen ? 

RR. Septembre. — Champs de pommes de terre à !a métairie 
d'Entre-Serres, attenant à l'ancien chemin d'Ascou (ySo m ), 
le gît et dédit H. Guilhot; vidit J. Foucaud. 

Vu l'incertitude sur la nature hybride de cette plante nous l'avons 
numérotée et nous avons indiqué avec un point d'interrogation le 
groupe auquel elle se rattache. 



Groupe 7. — M. arvensis L. [formœ légitimée). 

898. — M. arvensis L. Sp. pi., éd. 2, p. 806 ; Smith, FI. 
brit, p. 633. — Exsicc: Soc. dauph., n " 2212 et 22i3. 

AR. Champs et lieux humides, fossés, marécages dans les 
z. inf. et subalp., — Août-septembre. 

Savignac, grande île de Malazéou (685 m ); Orgeix, vacant ma- 
récageux près du moulin (8io m ); champs humides du Plana, 
sur Entre-Serres (83o m ) ; route d'Espagne, champs près des 
métairies del Fraré (950" 1 ) ; bords du laquet ou estagnol de 
Bonascre (i370 m ). 

D'après M. Malinvaud in Lamotte Prodr. fl. pi, centr. de Fr., 
p. 592 du tirage à part : « Suffisamment distincte par son inflores- 
cence des Spicatœ et des Capilatœ, cette espèce se différencie des 
Verticillatce hybrides par la fixité de son inflorescence qmi n'est 
jamais mixte, par sa corolle toujours plus ou moins velue à la face 
interne et par les caractères du calice qui est campanulé-urcéolé à 
la maturité et plus grand que dans les Arvenses spuriœ, n'est jamais 
glabre à la base comme dans les Gentiles et dont les dents sont 
courtes triangulaires et non lancéolées, comme dans les Sativœ ». — 
P. Bubani dans son Flora pyrenœa, I, p. 38G, indique le M. ar- 



I 34 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE AR1ÉGE 



vensis « in Pyr. aurig. Ax ad Guillemear (i) die 5 Aug. 1840 » 
mais comme cet auteur re'unit en une seule espèce les M. arvensis 
sativa et gentilis décrits par Koch dans son Syn. fl. germ., éd. 1, 
pp. 634 et 635, on ne sait exactement à quelle plante se rapporte la 
localité citée, 



Var. (3. pulegioidea Wirtg. Herb. Menth. rhen., éd. 3 (1864), 
n° 86 ; M. arvensis L. var. vulgaris S. -var. grandiflora Malin- 
vaud in Lamotte, l.cit. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 2214. 

RR. Août. — Lisière des champs des moulines de l'Esqui- 
roulet (710™). 

«Très conforme aux échantillonsdistribués.en 1879, dansla Société 
dauphinoise par M. Malinvaud. ces exemplaires ont à peu près l'as- 
pect du M. sativa L. mais ils en diffèrent par la forme des dents ca- 
licinales, la villosité, etc. » (D r Gillot, Note manuscrite dans notre 
herbier). — Wirtgen (/. cit.) définit ainsi cette variété : <• caulibus 
decumb. calyc. villosis, parce glandulosis, cor. maxima violacea fol. 
ovatis ». 

Var. y. agrestis J. Briq. Frag. Monogr. Lab. in Bull. Soc. 
bot. de Genève, V (188g), p. 44 et extr. p. 25 et Labiées Alp.- 
Marit. (1 891), p. 90 ; M. agrestis Sole Menth. brit. (1798), p. 33, 
tab. XIV; M. arvensis L. var. latifolia Malinv. in Lamotte 
/. cit., p. 592. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 1786 ; Malinv. Menth. 
exsicc, n 0s 87 et 88. 

RR. Août-Septembre. Lieux humides au vacant communal 
de Las Escoumeillés, en aval d'Orlu (820 m ); vallée de la Lauze, 
champs de Montmija (i38o m ). 

Forma procumbens Boreau (pr. sp.)> Fl. du cent. Fr.,éd.3 
(1857), n° i960, p. 514 ; M '. procumbens Thuill. Fl. env. Paris, 
éd. 2, p. 288, ex Déségl. 

RR. Août. — Savignac, grande île de Malazéou (685 m ). 



f 1) Il faut lire Guilhemou qui est un synonyme de la 3 e Ba^erque, hameau annexe de la com- 
mune d'Ax distante de 4 kil. environ. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE l35 



899. — ? M. austriaca Host (1) e spec. auth. inherb. hort. 
reg. Bruxel. 

RR. Septembre. — Champs près de l'estagnol delà Cahurte 

(i070 m ). 

« Se rapproche beaucoup des formes du oM. arvensis qui ont e'té 
appelées çM. austriaca d'après des spécimens déterminés par M. Ma- 
linvaud » (Dr Gillot, /. cit.) . 

Obs. — Les sommités fleuries des Menthes, prises en infusion à 
10 : 1000, sont stomachiques, toniques, cordiales, antispasmodiques 
et emménagogues. Elles stimulent l'estomac, activent la digestion, 
etc. Leur usage est populaire comme vermifuge et antilaiteux et 
aussi pour éloigner les insectes, 

Nos paysans emploient surtout la <£Menthe à feuilles rondes (M. 
rotundifolia L.) dite aussi Menthe crépue, Baume sauvage, et les va- 
riétés du M. silvestris (Menthe silvestre ou sauvage), confondues avec 
la précédente espèce sous les noms patois de Menthastré, Menthas ; 
la Menthe aquatique vulgo Menthe rouge (M. aquatica L.) qui se pro- 
page rapidement aux dépens des plantes fourragères; la Menthe des 
champs vulgo Pouliot-thym (M. ar-vensis L.), en patois Mentho des 
rastouls (Menthe des chaumes) etc. Dans quelques jardins on cultive 
la Menthe verte. (M. viridis L.), la Menthe citronnée {M. citrata Ehrb.) 
et la aMenthe poivrée [M. piperita L.; Smith), très aromatique et qui 
contient 2a 3 °/ d'une huile volatile {essence de menthe) qui refroidie 
vers o° laisse cristalliser un camphre nommé par Oppenheim oMen- 
thol, antiseptique assez énergique que l'on emploie comme anesthé- 
sique local dans la migraine et les névralgies. L'essence de menthe 
sert principalement pour aromatiser les liqueurs et aussi fabriquer 
l'alcool ou esprit de menthe, les tablettes de menthe anglaise, les 
pastilles de menthe. 



(1) Le botaniste autrichien Nicolas, Thomas Host (né à Fiume, Croatie, le 6 décembre 
1771, mort à Schœnbrunn le l3 janvier 1834) a été le médecin ordinaire de l'empereur d'Au- 
triche François II et directeur du grand Jardin botanique annexé au château impérial de 
Schœnbrunn à 6 kil. S.-O. de Vienne) ou mourut en I 832 le duc de Reichstadt. Il entretint 
des relations d'amitié avec Ph. Opiz, le savant menthologue tchèque dont nous avons précé- 
demment parlé au sujet du Mentha cxrulescens et aussi le botaniste belge de Cloet, qui 
habita Vienne penjant plusieurs années et qui légua par testament au Jardin botanique Je 
Bruxelles son riche herbier. Host s'est occupé de l'étude des Menthes dans le 2« volume de 
son Flora austriaca, en I 83 I et a publié divers autres ouvrages importants entres autres : 
Icônes et descriptioes Graminum austriacarum, 4 vol. in-folio, 1801-1S04, une Monographie 
des Salix, etc. 



I 36 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 



I.ycopus L. 

900. — L. europseus L.; Rchb. fil. le. fl. germ., XVIII, 
tab. 90, f. 1. — Exsicc. Soc. dauph., n° 4998. 

CC. Lieux trèshumides aux bordsdes chemins; fossés aquati- 
ques, bord des eaux dans la z. inf. — Août-septembre. 

Nos exemplaires ont été récolte's surtout aux environs d'Ascou, 
d'Ax, du Castelet, de Mérens, d'Orgeix, d'Orlu et de Savignac. 

Le Lycope ou Pied de Loup d'Europe vulgo cMarrube aquatique 
est refusé par le bétail même à l'état frais. 

Obs. — La tribu des Ocimoïdées Beuth. n'est pas représentée 
dans notre circonscription florale, si ce n'est dans quelques jardins 
d'Ax-les-Thermes, de Savignac, etc., où l'on cultive assez rarement 
encore la Lavande vraie vulgo Lavande (Lavandula vera DC.) origi- 
naire de l'Europe méridionale et quelquefois aussi la Lavande spic 
vulgo Aspic [L. Spica DC.) qui s'en distingue surtout par ses brac- 
tées linéaires et que l'on cultive en grand dans certaines contrées 
pour obtenir Y essence de lavande aspic contenant une matière cris- 
talline presque identique au camphre des Laurinées. Dans quelques 
serres, ou cultive pour son odeur suave et pénétrante YOcimum Œïasi- 
licum L. vulgo Basilic, originaire de l'Inde. 



Tribu 2. — THYMKES Benth. in DC. Prodr., 

XII, p. 149. 

Origanum (Tournef.) Mœnch 

901. — O. vulgare L.; Rchb. fil. le. fl. germ., XVIII, tab. 
6 1 , f . 1 . 

CC. Bords des chemins, haies, buissons, murs et rochers, 
clairières des bois, etc., dans les terrains siliceux des z. inf. et 
subalp. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 65o m (haies de Laucate à 
la limite inférieure du canton d'Ax) à 1075™ (Mérens, murs des 
champs sur l'église du village) et principalement aux alentours 
d'Ax, du Castelet, d'Orlu, de Sorgeat, de Savignac et de Vaychis. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE I 3j 

Var. p. prismaticum Gaud. Fl. helv., IV, (1829), p. 78; Rchb. 
/. cit., tab. 61, f. 2; O. megastachyum Hoffmsg. et Link., Fl. 
portug., I (1809), p. 1 19, tab. X, non Guss (1); O. creticum DG. 
Fl.fr., III, 3 e édit., p. 558 an L. Sp. pi., éd. 2, p. 823, var. fi? 
— Exsicc. : Soc. dauph., n° 5464. 

AR. Rochers schisteux, talus et murs de la z. infe'rieure. — 
Juillet-Août. 

Rochers du chemin de Perles vers Unac (690™) au quar- 
tier de la Betsane ; murs près du lavoir public de Vaychis (9o5 m ); 
talus de la route de l'Aude sous le village d'Ascou (980™). 

Se distingue du type par ses e'pis oblongs, prismatiques, de longueur 
variable, serrés en particule pyramidale surtout après la floraison. 
Quelques auteurs considèrent cette plante comme une forme acciden- 
telle de l'O. vulgare car il a été reconnu par Carion (Cat. rais, des pi. 
du départ, de Saône-et-Loire ( 1 859), p. 79) que la même souche donne, 
en été, l'inflorescence du type et, en automne, celle de la var. prima- 
ticum (2). Loret, dans la 2 e édit. ( 1 886) de sa Flore de ^Montpel- 
lier, p. 378, fait l'observation suivante : « Le type et sa variété ont 
parfois les bractées verdâtres; la forme à longs épis verts (O. virens 
Bor. FI. du centr., éd. 2, vol. II, p. 408, non Hoffmsg et Link; 
O. viridulum de Martrin-Donos, FI, du Tarn p. 55 1) n'est pas 
même une variété ». Nous n'avons pas observé cette variation dans 
notre district floral. 

L'Origan commun et sa variété ont une odeur forte, aromatique, 
une saveur amère et chaude et les propriétés stimulantes et toniques 
des autres Labiées. Nos paysans utilisent la plante hachée à l'état 
frais contre les rhumatismes et l'appliquent sur la partie douloureuse 
en la faisant chauffer à sec dans une poêle. 

Thymus (L.) Bentham. 

902. — T. vulgaris L. ; Rchb. fil. le. fl. germ., XVIII, 
tab. 63, f. 1. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 2586. 



(1) L'O. megastachyum Gussone, hl. sic. syn., II (1844), p. 85, à épis distinctement pédi- 
celles se rapporte à l'O creticum Bauhin figuré par Matthiole et Morison (Boreauj. 

(2) Nos exemplaires d'herbier de la var. prismaticum n'ont pas été récoltés à une époque 
plus tardive que la plupart de ceux du type O. vulgare L. mais suivant la juste observation 
de Boreau Fl. du centr. Fr., éd. 3, p. 5 16, les épis parfois très courts et entassés de YO. 
megastachyum croissant dans les lieux arides s'allongent avec le temps, tandis r}ue ceux 
de l'O. vulgare transplanté dans un sol lertile ne se modifient pas sous ce rapport. 



I 38 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 

AR. Lieux secs des terrains calcaires aux expositions chau- 
des, dans la z. subalp. — Mai-Août. 

Montagnes de Prades : éboulis calcaires du Fronteil sur le che- 
min de la Fajolle ou du bois de Fontfrède (1290 111 ); éboulis cale, 
sur le ravin de Monclar (i4io m ) et éboulis de la Bouyche sur le 
ravin duTraouc(à i38o m , 1400 et i5oo m , très abondant) (1). 

Plante polymorphe dont les variations ont été signalées par Tim- 
bal-Lagrave et Jeanbernat dans leur aAlassif du Llaurenti, note i2> 
p. 383 et 384 du tir. à part. Nous ne possédons dans notre circons- 
cription florale que la forme trapue, à tige moins élevée et plus 
rameuse que dans le type du Midi de la France, à feuilles toutes 
enroulées et courtes, à fleurs en petits capitules d'un rose foncé. Il 
importe, pour bien étudier les caractères des feuilles, d'observer la 
plante avant la floraison, c'est-à-dire avant la chute des feuilles 
raméales. Le Thym commun, vulgo Thym, en patois Farigoule, dont 
les fleurs sont recherchées par les abeilles, est surtout utilisé comme 
condiment dans l'art culinaire pour ses vertus stimulantes. Il est 
utilisé pour aromatiser les fruits secs que l'on veut conserver long- 
temps. (On le cultive dans quelques jardins. 

9o3. — T. Serpyllum L. Sp. pi. éd. 2, p. 825 et FI. suec, 

p. 208 (excl. var.). 

Espèce très variable dans la longueur et la largeur de ses feuilles, 
la forme de son inflorescence, sa villosité plus ou moins prononcées, 
son odeur aromatique, etc. dont nous possédons en herbier les varié- 
tés, les formes et la sous-espèce suivantes : 

Var. a. genuinus Rchb. fil. /. cit., tab. 65, f. 1. — Exsicc. : 
Soc. dauph., n° 912. 

CC. Pelouses sèches, sables arides, clairières des bois, bords 
des chemins, rochers herbeux, dans les terrains siliceux, plus 



(i)Sur les confins de notre circonscription nous avons récolté abondamment le Thymus 
vulgaris : i° à 85o=> d'alt. environ, sur les rochers calcaires du chemin dans la gorge de la 
Frati, près du Roc Mélié (Ariège et Aude) ; 2° à 99o m , sur les rochers avoisinant le village 
de Rouze (canton de Quérigut. Ariège) ; 3° à l65o m , au Roc de l'Encladou. en face des prai- 
ries de Soucarrat, sur le versant oriental du port de Pailletés (Ariège). En Andorre, cette 
intéressante et assez rare espèce a été rencontrée par nous, en juillet 1894 dans trois locali- 
tés de la zone subalpine. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE I 39 

rarement calcaires des z. inf. et subalp. — R. dans la z. alp. — 
Juin-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 6jo m (rochers sur le vil- 
lage du Castelet) à igi5 m (jasse de la Bayneye sur le lac de 
Naguilles) et principalement dans les montagnes d'Ax, d'Orlu, 
de Prades et de Savignac. 

Feuilles obovées, petites, très nombreuses et rapprochées. 

Var. p. Linnœanus Gr. et Godr., FI. de Fr., II, p. 658; 
T, ellipticus Rchb. fil, l.cit., tab. 65, f.4: T. Serpyllam Rchb. 
FI. excurs.. p. 3 1 2 . 

AC Pelouses et bruyères, rochers dans les z. inf., subalp. et 

alp. — Mai-Août. 

Environs d'Ax : pelouses du bosquet Clauselles, en face de la 
gare du chemin de fer (78o m ) ; rochers de la route de l'Aude, 
sous la Bordette et pelouses du bois de Biscarabé, sous Petches 
(8^o m ); l'Hospitalet, bords de la route nationale (i43o m ); vallée 
du Nagear, pelouses sur Prat-Redoun, verslecol de Beil (1700™), 
pelouses du plateau de Paillères (1980 111 ) et crête calcaire de 
Paillères (i995 m ). 

Feuilles ordinairement plus larges et plus espacées, elliptiques ou 
obovées cunéiformes, plus courtes que les entre-nœuds. 

Var. y- citriodorus DC. FI. fr., Supplém. (i8i5), p. 402; 
T. citriodorus Pers. Sjrn. pi., II (1807), p. i3o; Schreb. in 
Schweigger et Kœrte, FI. Erlang., Il (181 1), p. 17. 

R. Pelouses et bruyères des z. subalp. et alp. — Août-Sep- 
tembre. 

Pelouses de la Solana d'Andorre (i6io m ); vallon de Gabantsa, 
pelouses sous la jasse de l'Orry delTarteyrol d'en haut (i670 m ); 
bruyères du plateau de Paillères (1980™). 

Tige ascendante à odeur citronnée; feuilles ovales arrondies souvent 
ciliées à la base et à nervures secondaires presque parallèles; fleurs 
ordinairement blanches. 



14-0 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Forma. — T. nervosus Gay {pr. sp.) in Endress, PL pyr. exsicc. 
unitin. (1829); Th. Serpyllum L. var. confertus Gr. et Godr. 
Fl. de Fr., II, p. 658; Th. Zygis Lap. Hist. abr.pl. Pyr., 
p. 339, non L.; Rchb., fil. /. cit., tab. 65, f. 2. 

CC. Pelouses et éboulis des terrains granitiques ou schisteux 
dans les z. alp. et niv. — Juillet-Octobre. 

Nos exemplaires (plus de 40 localités) ont été récoltés de 
2175 111 (pelouses sur le col de Beil, vers le pic des Calmettes) à 
2841™ Et,-maj. (sommet du pic de la Cabanette) et principale- 
ment dans les montagnes d'Ax, de l'Hospitalet et de la Solana 
d'Andorre, de Mérens, d'Orlu et de Savignac, sur les crêtes fron- 
tières de l'Andorre, dans les hauts massifs de Puymaurens et 
de Font-Nègre. 

Cette forme ou race alpine du Th. Serpyllum est caractérisée à 
première vue par ses feuilles petites, linéaires, lancéolées, glabres- 
centes, rapprochées, plus longues que les entre-nœuds, très fortement 
nerviées et ciliées à la base. 

D'après Grenier et Godron /. cit., cette plante a été parfois confon- 
due avec le Th. Zygis L. Sp. pi., éd. 2. p. 826, mais la plante Lin- 
néenne qui croît en Espagne, en Italie, en Sicile, en Algérie etc., 
« s'en distingue nettement par sa tige plus grosse, bien plus ligneuse, 
dressée, par ses feuilles bien plus étroites linéaires, roulées en des- 
sous par les bords, couvertes en dessus de glandes plus nombreuses 
et plus saillantes; enfin, par son port qui est celui du T. vulga- 
ris L. » . 

Subspec. — T. Chamaedrys Fries (pr. sp.) Nov. fl. suec, éd. 
2 (1828), p. 197; T. Serpyllum L. var. p. Chamœdrys Coss. et 
Germ. Fl. env. Par. , 2 e éd. (1861), p. 395 ; var. vulgaris Rchb. 
fil. /. cit., tab. 66, f. 1,2. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 3855. 

C. Pelouses, bois, pâturages, bords des chemins des terrains 
calcaires ou schisteux dans les z. subalp, et alp. — Juil.-Sept. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 1 i8o m (pelouses du bois 
de la Barthe sur la fontaine de Maley) à 22Ôo m (pelouses du pic 
de Tarbézou) et principalement dans les montagnes d'Ascou 
(pelouses du port de Paillères; sommet du pic Dolent, etc.) et 
de Prades (chemin de la Fajolle ou du bois de Fontfrède; bois 
et fontaine du Drazet, etc.). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE I4I 

Cette plante qui semble se re'unir par des interme'diaires au Th. 
Serpyllum type de Linné a été souvent controversée comme espèce 
légitime; elle est caractérisée par ses tiges couchées, ascendantes, peu 
rameuses, présentant 2 d 4 rangées de poils ; par ses feuilles ordinai- 
rement contractées brusquement en pétiole, à nervures peu saillantes 
et plus ponctuées à la face inférieure; par ses glomérules de fleurs 
plus écartés, ordinairement disposés en épis interrompus à la base. 

Forma. — T. lanuginosus Schkuhr (pr. spr.).Botan. Handbuch, 
11(1796), p. 1 65, n° 1637 «on; Link; Lap. Hist.abr. pl.Pyr., 
p. 339 non Willd. ; T. Schkurkrii (1) Timb. et Jeamb. {sine 
descript.), in Massif du Llaurenti, p. 218 du tir. à part. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 4637. 

AR. Pelouses et bords des chemins dans les z. inf. et subalp. 
— Juillet-Août. 

Environs d'Ax ; bords du vieux chemin pierreux de Colmajou 
sur En-Castel (760^ et pelouses sèches sur la fontaine de Ven- 
teuse (8 5o m ) ; vallée de la Lauze : sous la métairie de la Peyre au 
soula de Montmija (1 23o m ) et hameau de Montmija (i40o m ). 

Tige assez élevées (1-2 décim.) ; feuilles assez larges, couvertes sous 
les deux faces de poils blancs, laineux ; fleurs purpurines ou blanches. 

Le Thym serpolet vulgo Serpolet, Thym sauvage est stimulant, 
ameretastringent; on emploie surtout son infusion à 10 : 1000 comme 
apéritive, diurétique et antispasmodique, contre l'atonie du tube di- 
gestif, les catarrhes chroniques, les flatuosités de l'estomac. Son 
essence très fragrante éloigne les puces et est parfois employée 
comme odontalgique. 

Tribu 3. — MELISSÉES Benth. in DC. Prodr., XII, p. 1 5o. 
Calamintha (Tournef.) Mcench 

Section I. — Glinopodium Benth. /. cit., p. 232. 
904. — G. Clinopodium Spenner, Handb. der angewand, 

l\) Plante dédiée à la mémoire de Christian Schkuhr (né à Pegau, près de Leipzig, le 
14 mai 1741, mort le 17 juillet 181 1) professeur de mécanique à l'Université de Wittenberg 
(Saxe;, auteur de nombreux ouvrages de Botarlique, notamment : Botanisches Handbuch 
(3 vol. in s 8° 1791-1803 publiés à Leipzig) traduit en latin par Schwaegrinchen, en [8o5 SOUS 
le titre de Enchiridion botanicum ; Histoire des Carex ou Laïcités, traduction de l'allemand en 
français par G.- F.Delavigne, Leipzig 1802, in-8°, XVI, 167 p. et 54 pi. coloriées; Kripto- 
gamische Gewachse, in-4', 1809, etc. 



142 PLANTES^INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Botan., II f 1 835), p. 429 ; Moris, Ennm. sem. hoït, taur. (1844) 
et FI. sardoa, III (1858-59), p. 289 ; Benth. /. cit., 1848, p. 233 ; 
Clinopodium vulgare L.; Rchb. fil. le. fi. germ., XVIII, tab. 
73, f. 1. — Exsicc. : Billot, FI. Gall. et Germ. exsicc., n° 608. 
CC. Pelouses, bords des chemins, lisière et clairière des 
bois, etc. de tous les terrains dans les z. inf. et subalp. jusqu'à 
i55o". — Juillet-Août. 

Plante tonique, astringente et antispasmodique. 

Section IL — Acinos Benth. /. cit., p. 23o. 

905. — G. Acinos Clairville, in Gaud. FI. helv.,\V (1829), 
p. 84; Thymus Acinos L. ; Acinos thymoideus Mcench, Meth.pl., 
p. 407 ; Acinos vulgaris Pers. Syn. II, p. 1 3 1 ; Rchb. fil. /. cit., 
tab. 73, f. 2. — Exsicc. : Soc. danph., n° 3853. 

C. Champs arides, pelouses, rochers, vieux murs, bords des 
chemins des terrains siliceux ou calcaires dans les z. inf. et 
subalp. — R. dans la z. alp. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 700 111 (Ax, fossés de la 
gare) à 1940 111 (éboulis schisteux du ruisseau del Maya près de 
sa jonction avec l'Ariège) et principalement aux alentours d'Ax 
(champs d'En-Castel, fontaine ferrugineuse du bosquet Clau- 
selles, talus de la gare sous le bosquet du Coulobré, pelouses 
sous le Castel-Maù, etc.), d'Ascou (vieux chemin de Quérigut 
près du collet d'Ascou, etc.),del'Hospitalet (rochers près du pont 
Cerda, etc.), de Montaillou (champs sous le bois de La Bar- 
the, etc.), d'Orgeix (vieux murs de l'ancienne forge, sous le châ- 
teau, etc.), d'Orlu (bords du chemin du Bisp, sur l'ancienne 
forge, etc.) et de Vaychis (rochers de Coudine, etc.). 

906. — C. alpina Lamk. Fl.fr., II, p. 394; Thymus alpi- 
nus L. ; Acinos alpinus Mcench, Meth. pi., p. 407 ; Melissa 
alpina Benth. Lab., p. 390; Rchb. fil. /. cit., tab. 74, f . 1 . — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 3420. 

CC. Pelouses, rocailles et éboulis schisteux ou calcaires dans 
les z. subalp. et alp. — Mai-Août. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 143 



Nos exemplaires ont été récoltés de 1240™ (bords de la route 
de Prades, sous le Roc d'En-Calqué) à 2240™ (Roc-Blanc, ver- 
sant d'Orlu) et principalement dans les montagnes d'Ascou, de 
THospitalet et de la Solana d'Andorre, de Mérens, de Mon- 
taillou, d'Orlu, de Prades et de Savignac. 

Section III. — Calamintha Benth. in DC. Prodr., XII (1848), 
p. 226; Eucalamintha Gr. et Godr. Fl. de Fr., II ( 1 852), 
p. 662; Calaminthastrum Goss. et Germ. Fl. env. Paris, 
2 e édit. (1861), p. 396. 

907. — G. offlcinalis Mœnch, Meth. pi., p. 409 ; Melissa 
Calamintha L. 

Espèce polymorphe dont nous possédons les variétés suivantes. 

Var. a. silvatica Coss. et Germ. /. cit.; C. silvatica Bromfield 
in Engl. bot., Suppl., 1, tab. 2897 ; C. officinalis Jord. Observ . 
pi. crit., fragm. 4 (1846) pi. 11, f. A.; Gr. et Godr. /. cit., 
p. 662 ; Rchb. fil. /. cit., tab. y5, f. 1 (sub. var. a. vulgaris).— 
Exsicc. : Billot FI. Gall. et Germ. exsicc, n° 279. 

AR. Bords des bois, lieux ombragés des z. inf. — RR. dans 
la z. subalp. — Août-Octobre. 

Laucate, lieux ^ombragés aux bords de la route nationale 
(66o m ) ; lieux boisés à Perles (68o m ) ; Savignac, bois de Malazèou 
(690 m ) ; environs d'Ax, bosquet Clauselles sur la gare (670™) ; 
bois de Biscarabé, sous le hameau de Petches (820™); bords de 
la route de Prades, dans les bois des Gouttines (1420'"). 

Var. p. menthifolia (1) Rchb. fil. le. fl. germ., XVIII (1 858), 
p. 44 et tab. 76, f. 1 ; C. menthifolia Host. Fl. austr., II (i858), 
p. 129; C. officinalis Benth in DG. Prodr., XII, p. 228 non 
Mœnch. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 196. 



(1) Dénomination plus correcte que menthifolia et conforme à la Recommandation XIII 
des Règles internationales pour la nomenclature botanique adoptées par le Congrès de Vienne, 
en [go5. 



144 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

AR. Lieux secs et pierreux, rochers, talus, murs de la z. inf. 
— Juillet-Octobre. 

Rochers de Malazèou aux bords de la route nationale entre 
Ax et Savignac (695™); Ax, lieux incultes de la prairie dite de la 
Julie (740™) ; talus de la route d'Orgeix, au sommet de la côte 
des Broussals (81 5 m ) ; murs près du lavoir public de Vaychis 
(ç.o5 m ). 

D'après Reichenbach fils (/. cit.), le C. menthifolia Host est re'uni 
à tort par quelques auteurs au C. ascendens Jord. lequel s'en dis- 
tingue à première vue par la longueur des pédicelles dépassant beau- 
coup la feuille florale, ses feuilles longuement pétiolées et par son 
aspect rappelant la longue inflorescence du C . Nepeta Link. 

Quoique peu usité le Calamenl officinal, vulgo Menthe de monta- 
gne est stomachique et antispasmodique et contient une huile essen- 
tielle douée des propriétés excitantes de ses congénères. On emploie 
surtout l'infusion à 5 : 1000. 

908. — G. Nepeta Savi FI. pis., II (1798), p. 63 (1) ; Link et 
Hoffmsg. sq. FI. port., I (1809), p. 141; Clairv. Man. herb. en 
Suisse (181 1), p. 197; Melissa Nepeta L. ; Rchb. fil. /. cit., tab. 
76, f. 2 (sub : var. officinalis). — Exsicc. : Soc. dauph., n° 2995. 

C. Bords des chemins, lieux secs ou arides des z. inf. et su- 
balp. — Juillet-Octobre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 675™ (lieux secs et pier- 
reux à Savignac) à 1440 111 (l'Hospitalet, vacant près du pont de 
Sainte-Suzanne) et principalement aux alentours d'Ax (En- 
Castel ; TEsquiroulet, etc.) et d'Ascou (route de l'Aude, etc ). 



Katureia L. 

909. — S. montana L. (sensu lato). 

Jordan et Fourreau, dans leur Breviariumpl. nov., fasc. II (1868) 
considèrent le S. montana de Linné comme un groupe {grex. ) de 



(1) La priorité doit incontestablement être accordée à Savi. 



ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 145 

6 espèces affines : S. brevis, S.petrœa, S. provincialis, S. flexuosa, 
S. rigidula et S. pyrenaica. Ils les distinguent les unes des autres et 
c'est avec le 5. petrœa, de Saint-Rémy (Bouches-du-Rhône) que le 
S. pyrenaica a le plus d'affinités. Nous ne possédons que ce dernier: 

Forma — S. pyrenaica Jord. et Fourr., l.cit.,p. 89. — RR. Août. 
Vallon de Font-Nègre, débris schisteux du port de Fray- 
Miquel (2igo m ). 

Tiges diffuses tortueuses; feuilles oblongues d'un vert sombre, lui- 
santes et plus ou moins réfléchies, grappes lâches et flexueuses ; dents 
du calice larges et courtes, étalées, etc. 

J. Briquet dans ses Labiées des Alpes maritimes, 2 e partie (1893), 
p. 400 se borne à dire que les espèces? dénombrées par Jordan et 
Fourreau, font partie delà variété ft communisVis. FI. daim., 11(1847), 
p. 194 [S. hyssopi/olia Bertol. Ann. di stor. nat. Bolon., I, p. 407), 
« comme formes à peu près impossibles à distinguer, surtout lors- 
qu'on les examine sur le sec ou sur les figures qu'en ont donné les 
auteurs ». Il fait observer en outre que le S. pyrenaica n'a pas été 
figuré dans les Icônes de Jordan et Fourreau. Quoi qu'il en soit nos 
exemplaires paraissent identiques à ceux que Timbal-Lagrave nous a 
offert et qui ont été récoltés par lui, en août 1 885, à Esquierry (Pyr. 
Centr.)(i). En dehors de notre circonscription florale, nous avons 
récolté abondamment le S. pyrenaica dans diverses localités de la 
zone subalpine de l'Andorre et de l'Espagne (vallée du Sègre), en 
août 188S et juillet 1894. 

La Sarriette sauvage est aromatique, diurétique et excitante; elle 
peut remplacer comme assaisonnement la Sarriette des jardins (Satu- 
reria hortensis L.) naturalisée dans quelques jardins potagers. 



Tribu 4. — MO\ \RDÉES (2) Benth. Lab. gen. et spec, 

p. 190. 

Salvia L. 

910. — S. Verbenaca L. et auct. gall. (ex parte); Gallitri- 



(1) Jordan et Fourreau (/. cit.) l'indiquent : a In montibus humilioribus apricis Pyrenacorum 
centralium : Gedre [Hautes-Pjrr,) » . 

(2) Le genre Monar.ia, originaire de l'Amérique du Nord, fournit aux serres tempérées 
plusieurs espèces parmi lesquelles la plus fréquemment cultivée est le M. didyma Willd a 
fleurs d'un rouge écarlate, en glomérules multiflores, à feuilles ovales, dentées, glabres à tige 
dont les angles sont tranchants, etc. Linné avait dédié ce genre à la mémoire de Nicolas 
Monardés médecin et botaniste espagnol, mort en 1 578, auteur de plusieurs ouvrages : De Rosa 
et fartibus cjus ; Demdis, citris, auranliis et limoniis (Anvers, 1 565, in-S°) etc. 

10 



146 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

chum stereocaulon Jord. et Fourr. Icônes ad fl. Europ., II, 
tab. CCLXII fig. ou n° 344, teste Timbal!; Rchb. fil. le. fl. 
germ., XVIII, tab. 53, f 2 [pro parte). — Exsicc. : Soc. dauph., 
n° 538. 

AC. Lieux incultes, terrains secs et argileux de la z. infér. — 
Juillet-Octobre. 

Nos exemplaires ont été récoltés aux environs du Castelet, 
de Savignac et d'Ax, entre 66o m et 700™ d'altitude. 

911. — S. horminoidea ( 1 ) Pourret, Chl. narb., in Mém. 
Acad. Se. Toulouse, série I, vol. III (1788), p. 327, non Gr. et 
Godr. Fl. de Fr.,l\, p. 673; Timbal, Rech. sur var.de quelq.pl. 
du dép. Haute-Garonne (genre Salvia)\n Mém. Acad. Se. Toul., 
7 e série, vol. Il (1870), p. 241; S. VerbenacaDC. Fl.fr. , 3 e éd., 
II, p. 5 1 1 ; Gr. et Godr. (/. cit.), p. 672, non L.; Gdllitrichum 
arvale Jord. et Fourr. Icônes, tab. CCLXI fig. ou n° 343 teste 
Gillot ! — Exsicc. : Soc. dauph., n° 536. 

R. Champs et bords des chemins des terrains calcaires dans 
la z. subalp. Juin-Août. 

Montagnes de Prades : chemin de la Fajolle ou du bois de 
Fontfrède (i245 m ) ; champs vers Je bois de Fontfrède (i26o m ) 
et champs vers le col de Marmare (i270 m ). 

Pourret (l.cit.) décrit ainsi cette espèce: f caulescens, foliis oblon- 
gis, répandis, crenatis; calycibus coloratis; corollœ labiis approxi- 
matis, longitudine aaqualibus; pistillo incluso, cf »• — Elle se dis- 
tingue du S . Verbenaca par les caractères suivants : tige plus élevée 
parfois rougeâtre, à angles saillants, glanduleuse au sommet; feuilles 
vertes oblongues-élargies, sinuées ; bractées largement arrondies, 
brusquement atténuées en pointe et très colorées ; fleurs en épi cylin • 
dracé, à la fin arqué-penché, d'un bleu foncé, pédicellées et réunies 
5 à 6 dans chaque verticille ; calice large, à nervures hérissées glan- 
duleuses ; corolle bleuâtre dépassant à peine les lobes du calice, à 
lèvres égales, rapprochées ; style et étamine non saillants. 

Timbal-Lagrave qui avait étudié par semis les sauges de la Haute- 
Garonne et des Pyrénées, a démontré que la plante de Pourret n'était 
point celle décrite sous ce nom par Grenier et Godron daus leur Flore 
de France (l. cit.) et devait être rapportée en partie au S. Clandes- 



(l) Dénomination plus correcte grammaticalement que S. horminoiJes. 



ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 147 



tina Vill-., non L. (S. pallidijlora St. Am.) et en partie au S. Verbe- 
naca L. 

L'odeur forte et aromatique des sauges éloigne les bestiaux 
et ceux-ci ne les mangent pas. Dans quelques jardins d'Ax et de Sa- 
vignac on cultive la Sauge officinale vulgo Sauge, en patois Salbio 
à laquelle les anciens attribuaient des propriétés héroïques. Pour les 
Latins, c'était Y Herbu sacra ; l'Ecole de Salerne déclarait dans son 
fameux aphorisme qu'il n'y a pas de meilleur médicament contre la 
mort c cur moriatur homo, eux salvia crescit in horto? ». Cette plante 
indigène dans la région méditerranéenne est un excitant et un tonique 
dans l'atonie des voies digestives, un puissant stomachique et un 
anticatarrhal. Al'intérieuronabsorbe son infuséà 5 : iooo;à l'extérieur, 
on emploie en lotion et en fumigation son décocté à 5o : iooo. On 
fume aussi ses feuilles hachées, seules ou mêlées au stramonium contre 
l'asthme. Les bains de sauge sont recommandés dans le rachitisme et 
la paralysie des membres chez les enfants. 

Obs. Dans les parterres du parcduTeich, on cultive pour l'ornement, 
la Sauge éclatante (Salvia splendens Fellow) originaire du Brésil et 
à corolle d'un rouge écarlate. On cultive aussi dans quelques jardins 
d'Ax comme plante aromatique le Romarin (Rosmarinus officinalis L.) 
indigène dans la région méditerranéenne, qui est un stimulant toni- 
que, stomachique et emménagogue, peu usité à l'intérieur; son huile 
volatile est excitante et entre dans quelques préparationspourl'usage 
externe (baume Opodeldoch, baume Tranquille, etc.). Bouilli dans du 
vin, le romarin fortifie les membres et prévient la gangrène. 



Tribu 5. — RÉPÉTÉES Benth. Lab. gen. et spec, p. 462. 

Glechoma L. 

912. — G. hederacea L.; Nepeta Glechoma Benth. Lab, 
p. 485. etmDC. Prodr., XII, p. SgijRchb. fil. le. fl. germ., 

XVIII, tab. 40, f. 1,2. — Exsicc: Billot, Fl. G ail. et Germ. 
exsicc, n° 1048. 

C. Haies, prairies, lieux ombragés de la z. inf. surtout aux 
alentours d'Ax, de Savignac et d'Orgeix, etc. — Mai-Juin. 

Var. p. hirsuta Godr. Fl. de Lorr. II, p. 193; G. hirsuta 
Waldst et Kit. Descript. et icônes pi. rar. Hung., II, p. 124, 
tab. 119 (pro parte) ; Rchb. fil.,/, cit.., f. 3 (pr.p.). — Exsicc : 
Soc. dauph., n° 3857. 



I48 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIÊGE 

AR. Avril Mai. — Savignac, haies près du ruisseau d'Eyche- 
nac, en amont de son confluent avec TAriège (685 m ); environs 
d'Ax, pré de N e -Dame, en face de la gare (700 111 ) et prairie dite 
de la Caougne (73o m ), etc. 

Diffère du type par sa villosité plus abondante et par sa corolle 
moins saillante hors du calice. Le G. hirsuta W. et Kit dont cette 
plante a l'aspect, s'en distingue par ses calices à dents très inégales, 
acuminêes-aristées et la forme de ses feuilles cordées-ovales, à dents 
ovales-oblongues.. 

Le Gléchome hedéracé vulgo Lierre terrestre, Courroie de St- Jean, 
en patois Courrejolo(i) (petite courroie, à cause de ses longs stolons 
radicants) est stimulant, tonique, antiscrofuleux, diurétique, anti- 
catarrhal et vermifuge. On l'emploie surtout en infusion à 10: 1000 
et sous forme de sirop. Nos paysans utilisent sa décoction pour pré- 
parer des cataplasmes résolutifs et calmants. 

Nepet» L. 

91 3. — N. GatariaL.; Cataria vulgaris Mœnch Meth. pl.^ 
p. 387; Rchb fil. le. fl. germ., XVIII, tab. 41 . — Exsicc. : Billot 
FI. Gall. et Germ. exsicc., n° 1046. 

AR. Lieux pierreux, bords des chemins et des fossés, murs 
des fontaines et haies aux alentours des villages dans les z. inf. 
et subalp. — Août-Septembre. 

Orgeix, fossés de la route près du presbytère (8io m ), murs de 
la fontaine couverte du hameau de Petches (g 1 5 m ) ; fossés de la 
route de l'Aude, près du village d'Ascou (a8o m ) ; Sorgeat, lieux 
incultes, près de la fontaine couverte (io5o m ); Mérens, lieux pier- 
reux et haies au village d'en-haut sur la maison Soulé ( 1 1 jS m ) . 

Le Népèta Chataire vulgo Herbe aux chats (en patois Herbo dé Gat) 
a une saveur amère, une odeur forte et pénétrante, désagréable qui 
attire les chats, d'où son nom. C'est un carminatif emménagogue, 
antiscorbutique et antispasmodique peu usité. Placée près des ruches, 
cette plante en éloigne les rats. 



(1] La même dénomination a été donnée au Convolvulus arvensis L. et au Polygonum Con- 
volvalus L. 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 1 49 

Tribu 6. — 8TACHYDÉES Benth. w DC. Prodr., XII, 

p. 407. 

Siderïti» L. 

914. — S. hyssopifolia L. var. pyrenaica Briquet, Lab. 
des Alp.-Marit., 2 e partie (1893), p. 339 du tir. à part; S.pyre- 
naica Poiret, Encyci. méthod., Bot., Suppl. 2 (181 i),p. 383, non 
Endress ; S. alpina var. (3. Vill . Hist. pi. Dauph., II (1787), 
p. 3j"3 ; S. crenata Lap. Hist. abr . pi. Pyr . (181 3), p. 33 1 ; S. 
alpina Pourr. Chl. narb., n° 1081 (pr. p.) in Mém. Acad. Se. 
Toul. y série 1, vol. III (1788), p. 328; S. scordioidea var. alpina 
Benth. Lab.gen. et spec. (1 832-36), p. 578; S. hyssopifolia var. 
alpinaWûlk. et Lge. Prodr. fl. hisp., II (1870), p. 453 ; Timb.- 
Lagr. Etude sur quelq. Sideritis de lafl.fr., in Mém. Acad. 
Se. Toulouse, 7 e série, vol. IV (1872), p. 382 (p. 11 du tirage à 
part); Rchb. fil. Ic.fl. germ., XVIII (i858),tab. 24, f. 2 (sub : 
S. scordioidea). — Exsicc: Soc. dauph. (1881), n° 3ooi (sub: 
S. pyrenaica Poir.). 

AC. Pelouses et rochers calcaires ou schisto-calcaires dans les 
z. subalp. et alp. — Juillet-Septembre. 

Sarrat de la Caougne sur Montaillou (i38o m ); vallée de 
l'Oriège, filon schisto-calcaire à l'Orry-Vieil de Gaudu (1400'"); 
rochers calcaires sur le ruisseau de la Paloumière de Prades 
(1480™); éboulis calcaires du Roc des Scaramus (i770 m et à 1 780^; 
sommet du pic de Pénédis (i8i5 m ); rochers schisto-calcaires à 
la sortie du lac de Naguilles ( 1 870™ et 1925°'); rochers calcaires 
de la croix de Paillères (191 5 m ) ; rochers schisto-calcaires du 
Barancou, sur le lac de Naguilles et près du ruisseau de Pinet 
(1920"'); crête calcaire de Paillères (1990™); filon calcaire à l'en- 
trée du Trou-de-1'Or de Baxouillade (2070 111 ) et sarrat de Baxouil- 
lade(2i90 m ); versant occidental delà couillade d'En-Sur sur 
l'orry de même nom (2i5o m et à 2i6o m ), très abondant. 

Espèce très variable dans la grandeur, la forme et les dents de 
ses feuilles, la forme plus ou moinsallongée de son inflorescence; ces 
variations paraissent dues à l'âge plus ou moins avancé de la plante, 



l50 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 



à l'influence du terrain, de l'altitude, etc. Timbal-Lagrave et Jean- 
bernat dans Le Capsir, p. 1 14 du tir. à part, décrivent trois formes 
remarquables qui passent de Tune à l'autre par des transitions insen- 
sibles, mais le type se reconnaît toujours : à sa souche ligneuse, à ses 
tiges grêles ascendantes et couchées ; à ses feuilles vertes, velues- 
hérissées, les inférieures ovales-obtuses, atténuées au coin, réguliè- 
rement dentées au sommet, les supérieures de même forme, mais plus 
allongées ; a ses grappes ovoïdes et compactes non interrompues à la 
base; à ses fleurs d'un jaune pâle, livides sur le milieu des lèvres; à ses 
bractées florales ovales, incisées- denté es, etc. 

On ne doit pas la confondre avec le S. Endressi Willk. in Bot. 
Zeit., XVII (1859), p. 284, plante toute velue-blanchâtre, qui a pour 
synonymes : S. pyrenaica Endress, PL exsicc. hisp. un. itin, (i83o), 
non Poiret, S. scordioidea var. incana Benth. Lab. gen. et spec. 
(i832-36),p. 579, S. Gouani Timb.-Lag. Etud. Sidér., p. i3 du tir. 
à part et que Willkomm et Lange dans leur Prodr. fl. hisp. II, 
p. 465 indiquent au nombre des Species inquirendœ avec la men- 
tion : « In Pyr. -Orient, gall. probabiliter, etiam catalaunicis ». M. G. 
Gautier dans son Catal. rais, de la fl. des Pyr. -Or. (1898), p. 348 du 
tir. à part signale en effet le 5. Endressi dans diverses localités de sa 
circonscription florale (zone de l'olivier jusque dans celle du Loise- 
leuria). 



Afarrubium L. 

91 5. — M. vulgare L.; Rchb fil./c. //. germ., XVIII, tab. 23, 
f. 1. 

CC. Bords des chemins, talus, murs des terrains argileux ou 
calcaires dans les z. inf. et subalp. — Juin-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 690"* (Savignac, talus de 
la route nationale sur les champs de Malazéou) à 1240™ (murs 
de la grand 'route à l'entrée du village de Prades) et principale- 
ment aux alentours d'Ax-les-Thermes, de Prades et de Sorgeat. 

Var. p. lanatum Benth. in DC. Prodr. XII, p. 453; M. apu- 
lum Tenore, Fl. napolit., V, n° 2 182, p. 16, tab. 154.— Exsicc: 
Soc. dauph., n° 924. 

RR. Août. — Rochers calcaires et pelouses sèches sur la fon- 
taine de Jacob, vers le col de Peyre-Blanque (i5io m ). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE l5l 



Plante beaucoup plus petite que le <£M. vulgare, à tige couverte 
d'un tomentum blanc et serré, à feuilles suborbiculaires, tomenteuses, 
sur les deux faces, à verticilles moins nombreux, pauciflores, à corolle 
plus petite et à calice plus velu. 

Indigène dans la Sicile méridionale et l'Italie, cette plante, mécon- 
nue de nombreux auteurs, a été observée : par Timbal-Lagrave, 
Debeaux, etc., dans les Gorbières à Casas-de-Pena ; par J. Neyraut 
dans quelques localités des Pyrénées-Orientales; par Willkomm et 
Lange, en Espagne, dans les provinces d'Aragon et de Grenade ; par 
Battandier et Trabut, en Algérie (El-Kantara, Perrégeaux, le Sud 
Oranais, etc.) (i). Nous l'avons récoltée en Andorre, à io3o m d'alt., 
sous le hameau de Santa-Coloma, en aval d'Andorre-la-Vieille, au 
bord du sentier, le 17 juillet 1894. 

Le oMarruhe commun vulgo oMarrube blanc à odeur forte et désa- 
gréable, à saveur acre et amère, est considéré comme fébrifuge, anti- 
spasmodique et diurétique; il est usité en infusion à 10 : 1000 comme 
vermifuge et emménagogue et surtout comme expectorant dans les 
catarrhes pulmonaires chroniques et comme calmant dans l'asthme 
humide. 

Itallota (Tournef.) L. 

916. — B. fœtida Lamk. FI. Fr., II, p. 38 1 et auct. plnr. 

D'après Timbal-Lagrave et Jeanbernat {LeCapsir, p. 144 du tir. à 
part) cette espèce présente 3 variétés que la plupart des auteurs lui 
réunissent à tort comme synonymes : 

Var. a. fœtida Koch. Syn. fl. germ., éd. 2, p. 657; C. nigra 
Rchb. fil. Ic.fl. germ., XVIII, tab. 17, f. 1, an L.?— Exsicc. : 
Soc. dauph., n° 53oi . 

CC Bords des chemins, lieux vagues, murs des terrains 
sablonneux de la z. inf. principalement aux environs de Savi- 
gnac (talus de la voie ferrée, etc.) et d'Ax (mur de TOriège, près 
de la scierie communale, etc.). — Juin-Août. 

Les feuilles sont vertes, ridées, arrondies et les fleurs roses dont 
les dents du calice sont acuminées en une pointe subulée-spinescente 
plus longue qu'elles. 



(1) Voir pour de plus amples détails les Plantes Je la région méditerranéenne par O. De- 
beaux inRev. de Bot., Toulouse, IX (Juillet 1891), pages 266 et 267. 



I 52 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 



Var. (3. nigra Smith (pro. sp.) Fl. brit., I, p. 635 et Engl. 
bot., tab. 46. 

R. Champs argilocalcaires et murs de la z. inf. — Juin. 

Savignac, champs de la route de Vaychis, près du ponceau 
sur le ruisseau d'Eychenac {j2b m ); Orlu, murs de la route sous 
le presbytère (83o m ). 

Feuilles noires, roussâtre? en dessous ; fleurs rougeatres dont les 
dents du calice sont brusquement mucronées par une pointe subulée 
égalant ordinairement la longueur de la dent. 

Var. y- alba L. (pr. sp.)Sp.pl., éd. 2, p. 814. — RR. Octobre. 
Lieux boise's à Malazeou, entre Ax et Savignac (690 111 ). 

Feuilles glauques sur les 2 faces; fleurs blanches. 

La Ballote fétide vulgo SMarrube noir, a une odeur désagréable, ce 
qui la fait délaisser par le bétail. Elle passe pour antispasmodique 
et vermifuge. On l'a employée contre la teigne. 

Stachys L. 

Section I. — Eriostachys Benth. Lab. gen, et sp., p. 534. 

917. — S. alpina L. ; Rchb. fil. le. fl. germ., XVIII, tab. 8, 
f. 2. — Exsicc. : Soc. dauph., n os 3oo2 et bis. 

AR. Bois humides, lieux ombragés des terrains calcaires ou 
siliceux détritiques dans la z. subalp. — Juillet-Août. 

Bois du Lauzet sous le col d'En-Ferrié (i370 m ); bords de la 
route de Prades dans le bois des Gouttines (i425 m ); bords du 
chemin forestier dans la sapinière du bac de Llata (iq5o m ); 
vallon de Montaud, sommet du bois du bac des Fargues(i 570 m ); 
talus de la rouie forestière de Bonascre à Manseiile (i63o m ;. 

Nous n'avons point observé la variation à fleurs blanches (S. -var. 
albiflora Babey, Fl.jurass., 1845). 

Section II. — Eustachys Gr. et Godr. Fl. de Fr., II, p. 688. 

918. — S. silvatica L., Rchb. fil. /. cit., tab. 10. 1. 2. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE l53 

AC. — Lieux frais et ombragés, bords des eaux, haies, bois 
des z. inf. et subalp. , dans tous les terrains. — Juin-Août. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 675™ (Savignac, fossés de 
la route nationale) à 1 540" 1 (environs du chalet forestier de Cour- 
tal-Jouan) et principalement aux alentours dAx (parc de l'Horte, 
bords du canal de l'Esquiroulet, etc.), d'Ascou (ancienne forge 
à la catalane, etc.), d'Orlu (bois de Chourlot, etc.) et de Prades 
(fontaine du Drazet, etc.). 

L'Epiaire des bois vulgo Ortie puante, comme ses congénères 
passe pour être antiscorbutique, emménagogue, fébrifuge et émé- 
tique. A cause de son odeur fétide, les bestiaux la délaissent. 

919. — S. annua, L. ; Rchb. fil., /. cit., tab. II, f. 2. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n°4223. 

R. Champs pierreux, rochers des terrains siliceux ou argileux. 
— Juin-Juillet. 

Environs d'Ax : lisière des champs d'En-Castel (7io m ) et 
rochers d'En-Fountangé (720™). 

920. — S. recta; S. Sideritis Vill. Hist.pl. Dauph., III, 
p. 375 ; Rchb. fil. /. cit. tab. i3, f. 1. — Exsicc. : Soc. dauph., 
n° 4225. 

AC. Lieux secs et rocailleux, bords des chemins, talus, 
éboulis, fissures des rochers des terrains siliceux ou argileux, 
plus rarement calcaires dans les z. inf. et subalp. — Juin-Oc- 
t o 

Rochers de Pigeol à TE. et au-dessus du village du Castelet, 
dominant la rive gauche de l'Ariège (690 111 ); Ax, talus de la gare 
près des aiguilles de la voie ferrée, côté aval (70o m ) et fissures 
des rochers d'En-Fountangé (720 m ); environs dAx : talus de la 
route de lAude, au lacet sous la Bordette (775'"); bords de la 
route de Petches, sur les champs de Betsou (86o m ) ; Prades : talus 
de la grand'route, en amont du village (1245™); éboulis calcaires 
du Roc des Llamprés, sur le ruisseau du Chioula (i270 m ); som- 
met du Rocd'En-Calqué (i390 m ) etc. 



I 54 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 



UEpiaire droite vulgo Crapaudine (i) est considérée comme vulné- 
raire. Nos paysans l'administrent aux enfants atteints de la maladie 
du ventre connue sous le nom de Carreau. 



Betonica L. 
921 . — B. offlcinalis L. et auct. mult. 

D'après A. Jordan et J. Fourreau le B. officinalis de Linné et de 
la plupart des auteurs se compose de nombreuses espèces affines 
dont ils ont indiqué les caractères différentiels, en 1868, dans le 
2 e fascicule de leur Breviarium pi. nov., pp. 94 à io3. Voici l'énu- 
mération des formes démembrées du type Linnéen et que nous avons 
cru reconnaître dans nos exemplaires d'herbier. La plupart de nos 
spécimens ont été revus par le regretté Timbal-Lagrave qui a étudié 
quelques-unes de ces formes dans son oMassif du Llaurenti, pp. 583 
et 384 du tir. à part, note i3, mais dont les caractères différentiels 
sont souvent peu sensibles, car on rencontre parfois dans la même 
localité des intermédiaires entre ces formes: 

I. — B. pyrenaica Jord. et Fourr., /. cit., p. 94. — AC Pe- 
louses, prairies, rochers des z. inf. et subalp. — Juin-Août. 

Nos exemplaires ont récoltés dej io m (environs d'Ax, pelouses 
d'En-Castel) à i68o m (vallée du Nagear, rochers de Prat-Re- 
doun) et principalement aux alentours d'Ax (bosquet Clauselles; 
pelouses de la Bordette, prairies de Biscarabé, etc.) et de Mérens 
(pelouses près de la cabane forestière de la Planelle ou du Lar- 
guis, etc.). 

II. — B. monticola Jord. et Fourr., /. cit., p. q5. — RR. Juil- 
let-Septembre. 

Rochers de la Cahurte sous l'estagnol de ce nom (io6o m ); 
pelouses aux bords de la route de Prades, sous le roc d'En- 
Calqué (1245 111 ). 

III. — B. Peyrusiana (2) Timb.-Lagr., /. cit., p. 384; B.hirsuta 
Lap. Hist. abr. pi. Pyr., p. 335, non L. 



(1) Le même nom vulgaire est donné aux espèces du genre Sider\tis. 

(2) La dénominati n B. Lapejrrousiana serait plus correcte. 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE I 5 5 



AR. Juillet. — Champs de Coudine, sous la route de Vaychis 
(8io m ); chemin du Bisp sur l'ancienne forge d'Orlu et au-dessus 
de la fontaine du Pich (ioi5 m ); prairies du Bisp, au pied du pic 
de Brasseil (io8o ra ); vallée late'rale d'Orgeix, sous la jasse d'En- 
Sur(i86o m ). 

IV. — B. psilostachys Jord. et Fourr. /. cit., p. 97 (1). — AR. 
Juillet- Août. 

Environs dAx, bords ombragés du canal de TEsquiroulet 
(700 m ); prairies dAscou, vers l'ancienne forge (i020 m ) (2); vallée 
de l'Oriège; prairies ombragées du Bisp, en amont du confluent 
du ruisseau de Chourlot avec l'Oriège (1090 111 ) et lieux boisés 
près de la fontaine de Fangueil (1 1 io m ); rochers près du déver- 
soir du lac de Naguilles ( 1 854 m Et.-maj.) . 

V. — B. recurva(3) Jord. et Fourr. /. cit., p. 102. — AR. Juil- 
let-Août. 

Prairies aux bords de l'Oriège près de la passerelle de 
Ramières (9io m ); vallée du Nagear, prairies des dernières 
granges (1020 111 ); prairies de l'Hospitalet, entre les ponts en bois 
de Sainte-Suzanne'et Cerda (i46o m ); vallon del Pradel, sur la 
fontaine de Boutas (1490 111 ). 

Sur les confins de notre circonscription florale « aux rochers du 
laquet de Paillères » nous avons aussi récolté, le 28 août 1886, de très 
beaux exemplaires de cette plante qui ont été vérifiés par Timbal- 
Lagrave. 

La Bétoine officinale en patois Betoueno fournit une teinture jaune; 
ses racines sont amères et utilisées par nos paysans comme tonique 
léger; on fume parfois ses feuilles en guise de tabac d'où le nom de 
tabac salbatjé. Dans les herbages, elle agit comme condiment; les 
moutons la mangent à l'état frais. 



(1) Cette plante est indiquée par Jordan et Fourreau « In sylvaticis Pyrenaeorum : Foix 
(Ariège) ». 

(2) Tiinbal et Jeanbernat {Massif du Lljurenti), p. 222 du tir. à part, l'indiquent entre autres 
localités à Ascou. 

(3) Par erreur typographique sans doute, Tirnbal et Jeanbernat (/. cil. p. 222 et p. 38 4 du 
tir. à part) ont écrit B. recurvata. 



l56 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



Galeopsis L. 

Les espèces de ce genre litigieux ont été étudiées dans une période 
assez récente par le D r J. Briquet, Directeur du Jardin botanique de 
Genève, en deux publications très remarquables : i° Les Labiées 
des Alpes Maritimes, 1891-1895 (i); 2° Monographie du genre Galeop- 
sis, 1893 (2). Cet auteur a élucidé les différentes formes, en admet- 
tant la tendance actuelle de faire des espèces principales collectives 
et de leur rattacher des sous-espèces et des variétés (3). A l'aide des 
deux ouvrages précités tous les spécimens de notre herbier ont été 
revus avec soin, en 1894, par notre ami distingué M. le D 1 ' X. Gillot, 
d'Autun; quelques-uns ont même été soumis au visa de M. J. Bri- 
quet et nous sommes heureux de témoigner notre reconnaissance à 
nos savants collègues pour le précieux concours de leurs lumières. 



Section I. *- Ladanum Rchb. FI. excurs., p. 322. 
922. — G. Ladauum L. Sp . pi., éd. 2, p. 810 (sensu lato), 

* 

Subspec. I. angustifolia Gaud. FI. helv., IV, p. 52, 
n° i32Ô; G. angustifolia Ehrh. Herb. et auct. 

Var. a. calcarea J. Briq. Monogr. g. Galeops., p. 255 du 
tir. à part; G. calcarea Schônheit, Phytogr. Bemerk., in Flora, 
XV(i832), p. 593. 

CC. Champs cultivés, prairies, rochers et éboulis, bord des 
chemins des terrains schisteux ou calcaires dans les z. inf. et 
subalp. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 710 111 (Ax, champs d'En- 
Castel) à 1660"' (dernières prairies de la Solana d'Andorre) (4) 



(1) Extrait du Bulletin de l'Herbier Boissier, XVIII et 587 p. in-8° en 3 fasc. ou 3 parties. 
Genève, Georg et Gie libraires-éditeurs. 

(2) Extrait des Mém. de l'Acad. roy.de Belgique, tome LU, in-4°, 324 p. — Bruxelles. F. 
Hayez éditeur; P. Klincksieck, libraire à Paris. 

(3;Cemod.- d'interprétation réduit évidemment d'un quart environ le nombre de 1 353 espè- 
ces principales numérotées annoncées dans le tableau placé à la p. 11, du I er fascicule du 
tome 1 de notre Catalogue raisonné, etc., mais d'un autre côté, il augmente considérablement 
le nombre des sous-espèces, formes et variétés indiquées dans ce même tableau. 

(4) Ces exemplaires ont été vérifiés, en 1894, par M. J. Briquet. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE I Sj 

et principalement aux alentours d'Ax, de l'Hospitalet, de Me'rens 
et de Montaillou. 

C'est la variété' la plus répandue dans notre circonscription florale. 
Les calices sont ~t glanduleux. 

Var jB. arvatica Jord. (pr. sp.). in Billot Aii7iot.fl. de Fr. et 
d'Allem. ( 1 858), p. i'3o et auct. gall. — Exsicc. : Billot FI. Gall. 
et Germ. exsicc., n° 2?4i et Soc. dauph., n° 3oo6 ! 

AC. Champs en friche, murs, rochers, etc. des z. inf. et su- 
balp. — RR. dans la z. alp. — Juillet-Septembre. 

Ax, jardin Duran, près des thermes du Coulonbret (720"') ; 
environs d'Ax, talus de la route militaire de Pointe-Couronne, 
au 2 e lacet (780 111 ); bords de la route d'Ax à Orgeix, en face du 
château (8o5 m ); bifurcation de la route de l'Aude et du chemin 
de Quérigut par le port de Paillères, près du hameau de Lavail 
(iioo m ); murs de la grand'route, près du village de Prades 
(1240™); rochers calcaires sur la grotte d'Audouze (i68o m ); dé- 
bouché du vallon d'En-Garcias sur le plateau du col de Puy- 
maurens (193 5 m ) . 

Après avoir considéré dans ses Labiées des Alp. marit., i rP partie 
1891), p. 167 le G. arvatica Jord. comme synonyme de la var. are- 
naria Gr. et Godr. FI. de Fr., II, p 684, M. J. Briquet le réunit, 
dans sa ^Monographie (1893), à sa var. calcarea. Il en diffère cepen- 
dant par sa taille plus basse, ses rameaux courts et étalés, ses feuilles 
plus courtes, à indumentum plus foncé et plus laineux, à poils étalés, 
souvent glanduleux, et par son calice velu -grisâtre, plus petit, à dents 
plus courtes et moins étroites . 

Var. y- orop h ila Briq. Lab. des Alp. marit., p. 1 65 du tir. à 
part et Monogr. g. Galeop., p. 248 du tir. à part; G. orophila, 
Timb.-Lagr. in Bull. Soc. dauph.. I er année (1874), p. i5. — 
Exsicc. : Billot FI. Gall. et Germ. exsicc, n° 1849, sub : G. 
angustifolia (ann. 1 856) ; Soc. dauph., n° 2o5 (ann. 1874); 
n° 3oo5(ann. 1881) sub : G. angustifolia et n° 464 (ann. 1 885) 
sub : G. Ladanum var. campestris Timb. 

AC. Rochers, prairies, bords des chemins des terrains sili- 
ceux dans les z. inf. et subalp. — Août-Septembre. 



I 58 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARlÈGE 

Fossés du village du Castelet (665 m ) et rochers de Pigeol, sur 
ce village (690™); prairies de la rive gauche de l'Ariège entre 
Savignac et le Castelet (670 111 ); environs d'Ax, banquette de la 
route de l'Aude sous la Bordette (770™) ; bords de la route 
d'Orgeix en face du château d'Orgeix (8o5 m ) ; route d'Espagne, 
rochers de la gorge de Berduquet (90o m ) ; talus de la Croûte de 
l'Aude sous la prairie d'Arnet (9io m ) et entre Ascou et l'ancienne 
forge (io3o m , i840 m et io6o m ) ; vallée de la Lauze, bords du 
chemin en face de la passerelle de Jean-Louis (1240 111 ) (1). 

D'après M. le Dr Gillot « c'est une race régionale ou pyrénéenne 
bien remarquable du G. angustifolia et dont on n'a pas signalé la 
particularité relative à la variation de la couleur des rieurs blanches 
et roses sur le même pied ou roses passant au bleu » (In litt. y 
3i mars 1893). 

Forma ad var. calcaream vergens J. Briq.zrc /;'#., 24 mai 1894. 

— RR. Août. En montant du vallon d'En-Garcias au pic de 
Sabarthés (2020 m ). 

« Cette forme naine a les dents calicinales et l'indument de la var. 
orophila mais elle s'en distingue par la glandulosité très prononcée 
de ses axes ; les formes de transition comme celles-ci ne sont pas 
rares; elles sont péremptoires au point de vue de la subordination 
des variétés en question sous un nom collectif» (J. Briq. ijj litt. et /. 
cit.). 

Nous possédons encore les formes suivantes qui se rattachent aussi 
à la sous-espèce angustifolia Gaud. 

Forma inter var. calcaream Briq. et var. arvaticam Jord. 
ambigens. — Octobre. — Mérens, champs sous le village (io45 m ). 

Forma inter var. calcaream et var. orophilam Briq. ambigens. 

— AR Août-Septembre. — Fossés de la route de l'Aude, enamont 
du village d 1 Ascou (iooo m ) ; d'Ignaux à Sorgeat, au quartier de 
Ramounas (1020" 1 ) ; champs de Montaillou (i33o m ) ; éboulis du 
Roc des Scaramus (i76o m ). 



(1) Les exemplaires de cette localité ont été vérifiés par M. J. Briquet. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE l5û 



Forma inter var. Kerneri et var. calcaream Briq. ambigens. 
— RR. Juillet. — Bois de Gourdou, sous le village d'Ignaux 
(88o m ); bords delà route de l'Aude, sous Ascou (980 111 ). 

Les exemplaires de cette dernière localité « sont identiques au 
n° 939 du Flora selecta exsiccata de Ch. Magnier dénommés par 
J. Briquet dans sa <£\fonogr. du g. Galeopsis, p. 3 1 3 du tir. à part » 
(Dr Gillot fa litt.). 

Var. 0. carpetana J. Briquet, Lab. Alp. marit., p. 167 du tir. 
à part, et Monogr. g. Galeop., p. 258 du tir. à part ; G. carpe- 
tana Willk, Sert. fl. hisp. (1852), in Flora, XXXV T pp. 282- 
283 ; G. monticola Jord. inéd. ap. Reverchon, PL Alp. marit. 
vénales. 

RR. Septembre. — Ax, prairie de Notre-Dame sous les murs 
de soutènement de la route nationale (895 111 ). 

Plante diffuse étalée ; feuilles inférieuresà 3-4 dents, les supérieures 
aiguës ; calice vert de 7 à 8 mm. de longueur, à dents longues, à poils 
glanduleux et étalés, etc. 

Subspec. Il.intermedia J. Briq. Lab. Alp. marit., p. 168 du tir, 
à part ; Monogr. du g. Galeops., p. 259 du tir. à part ; G. inter- 
media Vill. Prosp. pi. Dauph. (1779), p. 21 et Hist. pi. Dauph., 
II (1787), p. 387. tab. IX ; G. parviflora Lamk. Ency. méth., 
Bot., II (1786), p. 600.— Exsicc. : Soc. dauph., n° 544. 

AR. Champs, pelouses, éboulis des terrains siliceux dans les 
z. subalp et alp. — RR. dans la z. niv. — Août-Septembre. 

Champs de Sorgeat, près de la fontaine de Franqui (i070 m ) ; 
éboulis schisteux près de la jonction du ruisseau del Maya avec 
l'Ariège (1940 111 ); pelouses sur l'estagnol du Nagear (i960 111 ); 
vallée des Bésines, pelouses de la jasse Pujol (i99o m ); clots de 
Bessatel, sous le pic d'Esquifolaygo (2420"'). 

M. J. Briquet après avoir vérifié plusieurs de nos exemplaires y a 
ajouté la note suivante : « Cette plante avec la var. abundantiaca for- 
ment ensemble une sous-espèce du G Ladanum, mais nullement 
une espèce distincte ». 

Nous reconnaissons toujours le G. intermedia à ses feuilles lan- 
céolées ou linéaires, vertes, cunéiformes à la base, à ses fleurs en 



I ÔO PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



glomérules rapprochés et se confondant au sommet de la tige et des 
rameaux, à son calice velu, à dents -inégales étroites subulées, épi- 
neuses, à sa corolle ordinairement purpurine 2 fois plus longue que 
le calice, etc. 



923. — G. pyrenaica Bartl. in Ind. semin. hort. Gôtting 
(1848) p. 4et Ann. Se. nat., sér. 3, XI (1849), p. 254; Rchb. fil. 
le. fl. germ., XVIII, tab. 29, f. 3. — Exsicc. : Billot. FI. Gall. 
et Germ. exsicc., n° 83 1 . 

Var. a. genuina Briq. Monogr. g. Galeops., p. 275 du tir. à 
part. 

RR. Août. — Fossés sablonneux de la route nationale au 
3 e lacet sur l'Hospitalet (i56o m ). 

Var. p. nana Willk. et Costa, Pugill.pl. rar.penins.Pyr., in 
Linnœa, XXX (1859), n° 45 et in Prodr. Fl. hisp., II, (1870), 
p. 439, n° 2338 ; J. Briq. /. cit. ; G. exscapa Endress, PL pyr. 
exsicc. un. itin. (1 83 1 ) ? 

AR. Pelouses et éboulis des terrains siliceux des z. alp. et niv. 
— Août-Octobre. 

Les clots du col de Beil, versant du Nagear (2090"") ; vallon 
d'En-Garcias sous la porteille de Kerfourg (2470 111 ); éboulis de 
la porteille de Coume-d'Or (248o m ) ; éboulis schisteux du versant 
oriental du pic de Coume-d'Or (2590™) et du versant occidental 
du pic Pédroux Sud (27Ôo m ). 

Sur les confins de notre circonscription florale nous avons récolté 
cette plante en d'autres localités alpines; dans les Pyrénées-Orien- 
tales : point culminant du chemin de Porté à Lanoux sur le lac de 
Font-Vive (2107m Et.-maj.); pelouses et sables sur la rive droite du 
grand lac de Lanoux (2154™ Et.-maj.).— Cette variété naine se dis- 
tingue du type surtout par sa tige de3-i5 centim. tantôt simple, tantôt 
rameuses, ses feuilles d'un vert-cendré plus étroites et aiguës, ses co- 
rolles plus grandes, etc. Nous n'avons pas observé des spécimens 
intermédiaires entre le type et sa variété naine malgré l'observation 
faite par M. J. Briquet (/. cit.). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE I 6 X 



Section H. — Tetrahit Rchb. /. cit., p. 323. 

924. — G. Tetrahit L. (sensu lato). 

Subspec. genuina Briq. Monogr.,g. Galeops., p. 291, du tir. 
à part. 

Var. a. arvensis Schlechtendal, FI. berol., I (1823), p. 32o; 
Briq. /. cit.; Rchb. fil. Ic.fl.germ., XVIII, tab.3o, f . 1 . — 
— Exsicc: F. Schuhz., FI. Gall. et Germ. exsicc, n os 498 
et bis. 

AC. Lieux frais, bords des eaux, talus et fossés des routes, 
surtout au voisinage des habitations dans les z. inf. et subalp. 
Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 705™ (Ax, bords du canal 
du moulin du Couzillou, près du bureau des Postes) à io8o m 
(talus de la route de l'Aude, près du hameau de Goulours) et 
principalement aux alentours d'Ax (lieux incultes près de la mé- 
tairie dite de la Julie ; talus delà route de l'Aude sous la Bor- 
dette, etc.) et de Sorgeat (champs sur la fontaine de Fran- 
qui, etc.). 

Se reconnaît à sa tige très renflée aux nœuds: à ses feuilles larges, 
arrondies à la base, aiguës (mais non longuement acuminées), à dents 
courtes et à son calice dont les dents égalent le tube de la corolle et 
sont pourvues de poils raides et piquants. 

Var. p. silvestris Schlecht. /. cit.; Briq. /. cit., p. 293. 

AR. Champs, lieux boisés, bords des rivières des terrains sa- 
blonneux dans les z. inf. et subalp. — Juin-Septembre. 

Bords de la rive gauche de l'Ariège entre Savignac et le Cas- 
telet (665 m ) ; Savignac, champs de la plaine (Ô70 m ) et champs en 
face de la grande île de Malazéou (685 m ) ; fossé près de l'an- 
cienne forge d'Orlu (93o m ) et bois des Salines, au-dessus de ce 
parc (i225 m ). 

Se distingue par ses feuilles lancéolées, très aiguës, longuement 
acuminées, rétrécies en coin ; les dents de ses feuilles plus ouvertes, 
etc. On trouve tous les intermédiaires possibles entre les var. « et B. 

11 



IÔ2 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



Nous fpossédons en effet dans l'herbier la forme de transition sui- 
vante : 

Forma ambigens inter var. arvensem et silvestrem Schlecht., 
Briq. — Juillet-Septembre. 

Environs d'Ax, pelouses sèches d'En-Castel sous la châtai- 
gneraie (7 1 5 m ) ; fossés du hameau de Petches près des habitations 
(920™); vallée de la Lauze, bords des chemins à Montmija 
(1400'"). 

Var. y- Reichenbachii Rapin mss. et in Guide du bot. vaudois 
(1862), p. 246; Gren. FI. de la ch. jurassiq. ( 1 865), p. 628 ; G. 
Reichenbachii (1) Reuter in Bull. Soc. Soc. hall., II (1854), pp. 26 
et 27 et Cat. pi. vase. env. Genève, 2 e éd. (186 1), p. 174; J. Bri- 
quet Lab. Alp. marit., i re partie (1891), p. 1 77 et Monogr. g. 
Galeops. ( 1 8g3), p. 299; Rchb. fil. /. cit., p. 17, n° 8 (sub.: G. 
Reichenbachiana Reut.) et tab. 28, f. 2. 

RR. Pelouses des z. subalp. et alp. — Août. 

Cloutade de Gnôles (1420 111 ) ; cabane des bergers de Puymau- 
rens, au débouché du vallon d'En-Garciat ( 1 g 35 ra ). 

Diffère des variétés précédentes par sa taille plus petite ; sa tige 
moins renflée aux nœuds ; ses feuilles élargies, 7noins longuement 
acuminées, à dents moins nombreuses, plus larges; ses calices plus 
velus, à soies moins raides; sa floraison plus précoce, etc. Nos exem- 
plaires sont identiques à ceux récoltés par M. le Dr X. Gillot, le 
19 août 1890, dans les Monts-Dores (Puy-de-Dôme) au col de la Diane 
de i5ooà i6oo m d'alt.l 



(1) Cetteespèce a été dédiée par Reuter à son ami, l'illustre botaniste allemand, le profes- 
seur Heinrich-Gustav Reichenbach, Directeur du Jardin botanique de Hambourg, décédé le 
6 mai 1899, à l'âge de 6i> ans; il est connu de ses contemporains par sa merveilleuse connais- 
sance des Orchidées et par ses nombreux travaux, entre autres la continuation à partir du 
XIII* volume (l85l) des importants Icônes florœ germanicx et helveticx, commencés par son 
père Ludwig-Heinrich-Gottlieb Reichenbach (né à Leipzig, en 1 793, mort à Dresde, en 
mars 1879), professeur d'histoire naturelle à l'Académie médico-chirurgicale de Dresde et 
Directeur du Jardin botanique de cette ville. Ce dernier savant était déjà connu non seule- 
ment par son Iconographia botanica seu Plants criticœ, centur. I à 10, in-4 (l823-l832), son 
Flora germanica excursoria 2 vol. in-18 (l8!3o-32], ses exsiccata de la Flore d'Allemagne, etc., 
mais aussi pour les services rendus aux amis des sciences tels que la fondation de la société 
Flora, la direction des Ephémerides des curieux de la nature, qui a absorbé son activité 
scientifique pendant les dix dernières années de sa vie. Son fils, travailleur infatigable, 
esprit pénétrant et parfois caustique fut un membre assidu des Congrès internationaux de 
Botanique ou autres où il était toujours écoulé et fit souvent preuve de sentiments de viv# 
sympathie à l'égard de la !• lance. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE I 6 3 



Obs. — Le Galéopsis Ladanum vulgo Gueule de Chat, en patois 
Courcoumal Salbatjé et ses variétés ainsi que le G. Tétrahit vulgo 
Chanvre sauvage sont astringents et résolutifs. On les a recommandés 
contre le catarrhe pulmonaire chronique. 

Leonurus L. 

925. — L. Cardiaca L.; Cardiaca vulgaris Mœnch, Meth, 
pi., p. ioi. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 3009. 

AR. Haies, décombres, lieux pierreux et incultes près des ha- 
bitations dans la z. inf. — Juillet-Septemhre. 

Environs d'Ax, décombres près de la métairie d'En-Castel 
(710 111 ); lieux incultes sous la i re Bazerque (770 111 ); haies bordant 
la route nationale près de la métairie d'Astrié-d'Oreille (83o m ). 

UAgripaume Cardiaque a été préconisé contre l'asthme. Ses pro- 
priétés sont mal définies, car on l'a vanté aussi contre la rage. Les 
tiges mûres placées sur le passage des taupes les font fuir. 



Lamium (L.) Benth, 
Section I. — Lamiopsis Dumort. Florul. belg. (1827), p. 45. 

926. — L. amplexicaule L.; Rchb. fil, Ic.fl. germ., XVIII, 
tab. 3, f. 2. — Exsicc: Soc. dauph., n ' 386i. 

CG. Lieux cultivés, champs, tertres, jardins, bords des routes 
dans la z. inf. aux alentours d'Ax et des villages d'Orgeix, 
d'Orlu, etc., jusque dans la z. subalp.(Prades,talusdelagrand'- 
route, à 1240 111 ). — Avril-Septembre. 

Section II. — Lamyotypus Dum. /. cit. 

927. — L. purpureum L.; Rchb. fil., /. cit., tab. 3, f. 3, 
— Exsicc Soc. dauph., n 08 5ooi et bis. 

CG. Haies, lieux vagues et lieux cultivés, fossés des routes de 
la z. inf. principalement aux alentours d'Ax-les-Thermes. — 
Avril-Août. 



164 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



928. — L. hirsutum Lamk. Encycl. me'th., Bot., III, p. 410 ; 
L. maculatum Gr. et Godr. FI. de Fr., II, p. 681 (pr. p.), non 
L.; L. stoloniferum Lap. Hist. abr. pi. Pyr., p. 333 (ex parte); 
Timbal-Lagr. et Ed. Marçais, Note sur le L. hirsutum Lamk et 
le L. maculatum L. in Bull. Soc. bot. de Fr. t tome XXXIV 
(1887), pp. 88-93; Rchb. fil., l.cit., tab. 4, f. 2, 3. — Exsicc. : 
Soc. dauph., n 0s 5007 bis et ter, sub : L. maculatum L. 

G. Lieux ombragés et humides, haies le long des chemins, pe- 
louses humides, etc., dansles z. inf. et subalp. — Mai-Août. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 675"" (Savignac, lieux 
ombragés le long des murs) à i53o m (pelouses entre la cabane 
forestière du Larguis et le chalet forestier de Courtal-Jouan) et 
principalement aux alentours d'Ax (haies d'En-Castel, parc de 
l'Horte, etc.), de l'Hospitalet (pelouses humides entre le i er etle 
2 e lacet de la route nationale, etc.). 

Nous rappellerons que La motte, dans son Prodr.de la fl. du pi. centr. 
de la Fr., p. 5o5 du tir. à part, considère comme deux espèces dis- 
tinctes L. hirsutum Lamk. et L. maculatum L. — Timbal et Mar- 
çais n'ont pas partagé cette opinion et après examen de nombreux 
spécimens ils ont démontré comme conclusion de leurs recherches 
(/. cit., p. 93) : « Que le L. hirsutum Lamk est le type dont le L. 
maculatum constitue une simple variété du genre dit panachure et 
que les horticulteurs savent fixer dans certaines espèces >. De plus 
ils ont considéré (p. 92) leL. maculatum « comme une forme malade 
du L. hirsutum , et ajoutent-ils * cette panachure peu rare dans la 
nature mais fréquente dans les jardins est le plus souvent limitée 
dans le L. maculatum par les deux nervures secondaires au-delà des- 
quelles la feuille reste verte. C'est surtout pendant l'hiver que l'on 
observe cette variété qui disparaît pendant la belle saison ». 

929. — L. album L.; Rchb. fil., /. cit., tab. 4, f. 1. — Exsicc; 
Soc. dauph,, n° 5664. 

AR. Bords des chemins, lieux vagues et frais des z. inf. et 
subalp., principalement dans les terrains détritiques. — Mai- 
Juin. 

Ax, parc de l'hôtel Boyé (705™); bords du chemin près de la 
métairie de l'Esquiroulet (720™) ; Prades : vacant près du cime- 
tière (i225), bords de la grand'route sous le village i23o m et 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE l65 

chemin pierreux de la Fajolle (i240 m ) ; lieux incultes près du 
hameau de Boudigou (1436 111 ). 

Le Lamier blanc vulgo Ortie blanche passe pour être le'gèrement 
astringent et hémostatique. On prépare avec ses rieurs (infusé à 
10 : iooo) une tisane populaire contre la leucorrhée. Ses feuilles sont 
parfois mangées à l'état cuit, en guise d'épinards 



Section III. — Galeobdolon Benth. Lab. gen. et spec, p. 5 1 5 . 

83o. — L. Galeobdolon Crantz, Slirp. austr., p. 262; Ga- 
leopsis Galeobdolon L.; Galeobdolon luteum Huds. FI. angl. % 
p. 258; Rchb.fil. l.cit., tab. 5, f. 3. — Exsicc. : Soc. dauph., 
n°* 5oo6 et bis. 

AC. Bois, lieux humides et ombragés des terrains siliceuxplus 
rarement calcaires dans les z. inf. et subalp. — Mai-Juillet. 

Savignac, sous la cascade de Nagear (6go m ) ; Ax, lieux incultes 
près du ruisseau de la Fouis (ou de Sorgeat) derrière l'hôtel 
Boyé (7o5 m ) ; environs d'Ax, lieux boisés à En-Castel (71 5 m ) ; 
parc du château d'Orgeix (8o5 m ) ; bois des Gouttines, près de la 
fontaine des Embriags (141 o m ); cloutade de Gnôles, près de la 
passerelle (i440 m ); bois du Clôt de Baillar, sous le col de Peyre- 
Blanque (i5o5 m J ; vallée de l'Oriège, bois de Ghourlot (i55o m ) ; 
forêt de sapins de Manseille, sous le chalet forestier ( 1 65o m ). 

Les fleurs de Lamier jaune sont astringentes, diurétiques, exci- 
tantes et vulnéraires mais peu usitées. 

Scutellaria L. 

93 1.— S. minor L.; Rchb. fil. Ic.fl. germ., XVIII, tab. 55, 
f. 3. — Exsicc: Soc. dauph., n° 4644. 

RR. — Août. 

Village d'Ignaux : fossés sous l'église au bord du ruisseau 
(995™) et fossés marécageux du quartier de Ramounas, sur la 
route conduisant à Sorgeat (ioio m ). 



I 66 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE AR1ÈGE 



Drunell» Tournef. ; (I*runella L. et auct. plur). (i). 

932. — B. vulgaris, Mœnch Meth pi, hort. et agr. Marb. 
(1794), p. 414; Prunella vulgarisL. Sp.pl, éd. 1 ( 1 753), p. 600 et 
éd. 2, p. 837 (1763) excl. var. p; Rchb. fil. Je. fl.germ., XVIII, 
tab 22, f. 2. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 5oo3. 

Espèce polymorphe, très variable dans la forme et la découpure de 
ses feuilles, sa pubescence, etc. Nous considérons comme type la 
forme à tiges nombreuses et ascendantes, à feuilles entières sinuées ou 
dentées, à corolle d'un beau bleu, 2 fois plus grande que le calice et 
à appendices des filets des étamines presque droits. 

Var. a. genuina Godr. FI. de Lorr. II, (1843), p. 211. 

C. Prairies, pâturages, lisière des bois, bords des chemins des 
terrains siliceux dans les z. inf. et subalp. — R. dans les z. alp. 
— Mai-juillet. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 690 m (Savignac, prairies 
de la rive gauche vers la cascade du Nagear) à 2i5o m (pelouses 
du col de Beil) et principalement aux alentours d'Ax, d'As- 
cou, etc. 

S. -var pinnatifida Godr. /. cit. (pro var). — Ça et là avec le 
type dans les prairies des environs d'Ax-les-Thermes. — Juil- 
let. 

Feuilles supérieures pinnatifides ou pinnatipartites à lohes arron- 
dis ; feuilles moyennes auritêes; feuilles inférieures entières. 

933. — B. alba Pallas ap. Marsch.-Bieb FI. taur.-cauc, II 
(1808), p. 67; Gr. et Godr. FI. de Fr., II, p. 704; Willk et 
Lge. Prodr . fl. hisp., II, p. 464; J. Briquet, Labiées des Alp.- 
mar., fasc. 2, p. 194. — Rchb. fil. /. cit., tab. 22. f. 3 (pro 
parte) . 



(i) Linné a modifié le nom primitif donné à ce genre par Tournefort. Brumella dérive de 
l'allemand braune, esquinancie. par allusion aux propriétés médicales et astringentes de l'es- 
pèce principale ; il a été accepté parla plupart des auteurs, entre autres par Willkomm et 
Lange dans leur Prodr. fl. hisp. II (1870), par J. Briquet dans ses Labiées des Alpes maritimes. 
fasc. 2 (1893), etc. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 1 67 

Plante encore plus variable que la pre'cédente pour la forme de 
ses feuilles mais très stable suivant M. J. Briquet,/, cit. p. 202 « dans 
les autres caractères tels que la forme du labre calicinal, la structure 
des filets staminaux et de l'appareil végétatif ». La corolle est d'un 
blanc jaunâtre et les appendices des filets des étamines sont ordi- 
nairement arqués. 

S.-var. integrifolia Godr. /. cit. (provar.). — C. Pâturages 
secs, lisière des prés dans les terrains sablonneux de la z. inf. 
aux environs d\Ax et de Savignac. — Juin-juillet. 

Feuilles inférieures entières, sinuées ou peu dentées; les supérieures 
à segments lancéolés-linéaires. 

S.-var. pinnatifida Koch, Deutschl. FI., IV, p. 336 (pro var.); 
Prunella laciniata L (1) Sp. pi., éd 2, p. 837 (1763) excl. var., 
non Lamk. 

AR. Çà et là avec le type aux environs d'Ax, du Castelet, de 
Savignac et de Vaychis. 

Feuilles toutes ou presque toutes pinnatifid.es ou incisées dentées. 

X B. albo-vulgaris Timb.-Lagr. et Jeanb*. Massif du 
Llaurenti, p. 233 du tir. à part; P. pinnatifida Pers. Syn. II 
(1807), p. 137; P. intermedia L'mk, ap. Brot. Fl.lusit. I, p. 180 
(non Rchb. PI. crit., cent. 3, tab. 205). 

RR. juillet. — Prairies sur Ignaux, vers le tournant des Gar- 
delles (i025 m ). 

Cet hybride se distingue, à l'état frais seulement, des diverses 
variétés à feuilles ± pinnatifides des Br. vulgaris et alba par son 
port, rappelant celui du B. alba, ses fleurs en têtes globuleuses d'un 
bleu purpurin ou d'un blanc sale, rosé ou bleuâtre et ses anthères 
blanches non subulées. 

934. — B. hastifolia(2) Brot. FI. lusit., I (1804) p. 181 (sub : 



(il Linné a confondu sous le nom de P. laciniata les formes hybrides, entre autres la plante 
nommée postérieurement D. intermedia par Link. 

(2) Dénomination plus correcte que Br. hastxfolia et conforme à la Recommandation XI IF 
des Règles internationales de la Nomenclature botanique, adoptées par le Congrès international 
de Vienne (Autrichel, en Io,o5. 



I 68 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Priinellà) ; B . grandiflora Moench var. pyrenaica Gr. et Godr. 
Fl. de Fr., II (1822), p. 704; B. pyrenaica Philippe, FI. des 
Pyr., II (1859), P- ! 7 3 '> B. Tour nef ortii Timbal-Lagr., in Bull- 
Soc. bot. de Fr.,XIII (1866), sess.extraord. à Annecy, p.CLIV(i)' 
Rouy, Mater, fl. portug., I, in Le Naturaliste (1882) p. 26 du 
tir. à part ; Willk. Sufpl. Prcdr . fl. hisp . (i8g3), n° 2403 bis 
p. 157. — Exsicc, : Soc. dauph., n° 2999 (Hte-Gar.), legit abbé 
Marçais. 

CG. Pelouses, prairies, bruyères, bords des chemins, bois 
découverts des terrains siliceux dans les z. inf. et subalp. — RR. 
dans la z. alp. — Juin-Août. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 68o m (Savignac, prairies de 
la rive gauche de l'Ariège, vers la cascade du Nagear) à 2i5o m , 
(pelouses du col de Beil) et principalement dans les montagnes 
d'Ax, d'Ascou, de l'Hospitalet, d'Ignaux, de Prades et de Savi- 
gnac. 

M. G. Rouy (/. cit.) a démontré que c'est une espèce bien distincte 
du B. grandiflora dont elle diffère : par ses feuilles ovales hastées, à 
oreillettes étalées, larges de 3 centim., élargies tronquées en cœur et 
fortement dentées à la base , faiblement nerviées les caulinaires espa- 
cées; sa corolle de 25-3om m , à gorge très renflée; les filets de ses 
étamines longs et terminés par une dent conique arquée en dehors ; 
ses anthères blanches, etc. — Lamotte dans son Prodrome de Ij fl . 
du pi. centr., p.6i3dutir. à part, 2 e partie (1881) a adopté la déno- 
mination de B. Tournefortii Timb.-I.agr. comme nom princeps. — 
Mais depuis il a été démontré par Rouy (/. cit.), par Willkomm 1/. cit.), 
et aussi par J. Briquet {Labiées des Alp. marit. fasc. 2 (1893), p. 204) 



(l) Timbal-Lagrave après avoir émis l'avis (/. cit.) de l'identité du Prunella grandiflora 
Jacq. Fl. austr. ic. vol. IV. (1776), p. 40, tab. 3y7 avec la plante déjà nommée en 17CO, 
par Tournefort {Inst. p. 182) : Brunella pyrenaica maxima, flore majore, a voulu la nommer 
Br. Tournefortii pour rappeler le nom de l'illustre botaniste explorateur du xvn e siècle 
Joseph Pitton de Tournefort (né le 5 juin 1 656, à Aix en Provence, mort à Paris, en 1708). 
Nous rappellerons que ce digne précurseur du grand Linné et le savant restaurateur de la 
science de Flore , voyagea en Europe et en Asie, devint professeur de Botanique au Jardin du 
Roi ( 1 683) et membre, en 1692, de l'Académie des Sciences. En dehors de la classification 
qui porte son nom et a régné dans la science pendant près d'un siècle, Tournefort a publié: 
en 1664, ses Eléments de Botanique, Paris 3 vol. in-8* ; en 1698, son Histoire desPlanles qui 
naissent aux environs de Paris, Ivol. in-I 2, (2" éd. 1725,2 vol. in-I2, revue et augmentée par 
Bernard de Jussieu) ; en 1700, ses Institutiones rei herbariœ (3 vol. in- 4° dont un de texte 
avec pi.) et en 1703 un Corollarium in-4 avec 1 3 pi . Cet ouvrage fut réimprimé à Lyon en 
17 19 (3 vol. in-4 ) et en I7 97 (6 vol. in-8°j ; sa Relation d'un voyage au Levant etc. Paris, 
2 vol. in-4" (1717) ; Lyon, 3 vol. in-8° ,1717) ; Amsterdam 2 vol. in~4« ( 17 18; etc. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE I 69 



que le nom donné par Brotero, plus ancien et rappelant le caractère 
des feuilles, n'est plus aujourd'hui litigieux et doit évidemment l'em- 
porter sur le nom nouveau créé par Timbal-Lagrave qui est relégué 
dans la synonymie. 

Les Brunelles sont des plantes essentiellement mellifères, à cause 
de la matière sucrée renfermée dans le tube de leur corolle ; elles 
sont amères et douées de propriétés vulnéraires et astringentes. On 
les a employées en infusion à 10 : 1000 contre l'esquinancie et les 
aphtes. Tous les bestiaux les recherchent. 



Tribu 7. <\ JUGÉES Benth. in. DC. Prodr., XII, p. 571 

I 

Ajuga L. 

Section I. Bugui.a (Tournef. Inst. , tab. 98); Benth., Lab. gen. 

et spec, p. 692. 

935. —A. reptans L. ; Rchb. fil. le. fl. germ., XVIII, 

tab. 33, f. 3. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 5oi2. 

CG. Prairies, bois humides, bords des fossés, pelouses de tous 
les terrains dans les z. inf. et subalp. — RR. dans la z. alp. — 
Avril-août. 

Nos exemplaires ont été récoltés de Ô9o m (environs d'Ax, prai- 
ries de Malazéou), à i98o m (pelouses de Puymaurens vers les 
mines de fer) et principalement dans les montagnes d'Ax, d'As- 
cou, d'Ignaux, d'Orlu et de Prades. 

Var. p. alpina Koch., Syn., éd. 2., p. 661 ; A. alpina Vill. 
Hist.pl. Dauph., II, p. 347, non L. 

R. Pelouses rases et alpines. — Juillet-Août. — Pelouses 
d'En-Surgel sur Manseille (1750™); en montant de la jasse des 
Traouquères à celle du Saquet (i88o m ); pelouses du port de 
Paillères (i970 m ). 

Diffère du type par ses stolons très courts finissant par disparaître 
à mesure que l'altitude augmente et souvent aussi par sa tige moins 
élevée. Ces variations sont dues à la nature plus sèche du sol où 
croit la plante. Comme dans ie type, les fleurs sont bleues, roses ou 
d'un blanc rosé. 



I JO PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

936. — A. pyramidalis L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 33, f. 2. 

— Exsicc. : Fries, Herb. norm exsicc , fasc. XII, n° 34. 

GC. Pelouses humides des terrains siliceux dans les z. alp. et 
niv. — AR. dans la z. subalp. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (plus de 3o localités) ont été récoltés de 
i6oo m (vallée de TOriège, pelouses de Gaudu) à 255o m (pelouses 
sous le pic de Rulle, versant du lac de Couart) et princi- 
palement dans les montagnes d'Ascou, de l'Hospitalet (Puy- 
maurens) et de la Solana d'Andorre, de Mérens, d'Orlu et de 
Savignac. 

Parfois confondue avec une forme automnale et alpine de YA.gene- 
vensis L., cette plante se distingue, première vue, par ses stolons 
nuls, et ses bractées florales sessiles, herbacées ou purpurines, entières 
ou légèrement sinuées toutes 1 fois plus longues que les fleurs; 
celles-ci d'un bleu pale disposées en glomérules triflores forment un 
épi pyramidal tétragone dense et non interrompu. 

Connu de nos bergers sous le nom d'Herbo del Carbou {herbe au 
charbon), ce Bugle est prétendu curatif des anthrax charbonneux 

937. — A. genevensis L. ; Rchb. fil. /. cit., tab. 33, f. 1. 

— Exsicc. : Billot Fl. Gall. et Germ. exsicc, n° i3o5. 

AC Lieux sablonneux, prairies sèches et rocailleuses, pelouses 
des terrains schisto-calcaires ou schisteux, plus rarement sili- 
ceux dans les z. subalp. et alp. — Juiliet-Août. 

Vallée de l'Oriège, lieux secs et schisteux dans le bois de 
Chourlot (i55o m ); pelouses au sommet du Cap du Larguis 
(i86i m Et.-maj.); vallée latérale d'Orgeix, pelouses schisto- 
calcaires sous la jasse d'En-Sur (2040 m ) ; pelouses de la fon- 
taine de Baxouillade (2o65 m ); pelouses schisteuses sur le col des 
Calmettes (225o m ) ; filon schisto-calcaire du versant oriemal 
de la couillade d'En-Sur ou des clotes du port, vers le lac de 
Naguilles (2200 m ). 

Suivant la judicieuse observation de Lagrèze-Fossat (Fl. du Tarn- 
et-Gar. (1847), PP- 3o5-6j, observation confirmée par F. Schultz, en 
i855 et 1857, par Kirschleger, en 1857 et par d'autres auteurs, cette 
espèce est pourvue, en automne surtout, de nombreuxstolons et dra- 
geons souterrains qui s'étendent en tous sens en produisant de nou- 
velles rosettes et des tiges florifères. — Lagrèze-Fossat avait créé 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE I 7 I 

sur ce caractère VA. cryptostolon (l. cit., p. 3o5), qui a .été conside'ré 
avec juste raison comme un simple synonyme de VA. genevensis L. 
dont il n'est qu'un état particulier et automnal. 

? Var. stoloniflora Timb.-Lagr. (pr. sp.) in Massif du Llau- 
renti, p. 385 du tir. à part, note 14. — Exsicc. : Soc dauph., 
n° 3oi5. — RR. Juillet. 

Route de l'Aude, sous le village d'Ascou (a8o m ). 

Notre unique exemplaire a été vérifié par Timbal-Lagrave. Les 
rosettes secondaires doivent être munies de stolons florifères, d'où 
son nom; mais notre spécimen ne nous paraissant pas suffisamment 
caractérisé, nous indiquons cette plante avec un point de doute. 



Section II. — Cham^epitys (Tournef. /. cil); Benth. /. cit. 

938. — A. Chamsepitys Schreb. PL verticill. Unilab. gen. 
et spec. (1774), p- 24; Teucj'ium Chamœpitys L.; Rchb. fil. 
/. cit., tab. 34, f. 2. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 548 bis et ter. 

RR. Août. 

Bords des chemins et moissons des terrains schisteux de 
Perles vers Unac, au quartier de la croix d'Estarqués (700 m ). 

Cette plante malgré son odeur résineuse est recherchée par les 
moutons. Nos paysans la disent efficace pour prévenir chez eux la 
maladie dite pourriture. On l'employait anciennement contre la 
goutte et le rhumatisme. 

Teucrium L. 

Section I. — Scorodonia Adans. Fam. des PL (1763), p. 188. 

939. — T. Scorodonia L.; Rchb. fil. le. fi. germ., XVIII, 
tab. 36, f. 2. — Exsicc. : Soc. dauph., n° 5oio. 

CC. Lisière des champs, clairières des bois, broussailles, 
fentes des rochers, etc. de tous les terrains dans les z. inf. et 
subalp. — RR. dans la z. alp. — Juin-Octobre, suivant l'alti- 
tude. 



172 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Nos exemplaires ont été récoltés de §jb m (Savignac, bords des 
champs pierreux) à 1840™ (vallée du Nabré, rochers près de la 
jasse de la Présassé) et principalement aux alentours d'Ax, 
d'Ascou et de Prades. 

La Germandrée Scorodoine, vulgo Germandrée sauvage, Sauge des 
bois, en patois Mentho falso (fausse Menthe) à cause de son odeur 
alliacée est refusée par le bétail. Nos paysans l'emploient en cata- 
plasmes contre les ulcères sanieux. 



Section II. — Scordium (Tournef.) Benth. Lab. gen. etsp., p. 678. 

940. — T. Botrys L. ; Rchb. fil. /. cit., tab. 38, f . 1 . — 
Exsicc. : Soc. dauph., n os 3o5o et bis. 

AR. Champs pierreux, bords des chemins, éboulis sablonneux 
ou calcaires dans la z. subalp. — Mai-Août. 

Montagnes de Prades : talus de la grand'route, en amont du 
village de Prades (1245™); chemin de la Fajolle ou du bois de 
Fontfrède (i25o m j ; champs de Prades près du chemin forestier 
de Fontfrède (1260™); éboulis du Fronteil (i33o m ); col de 
Marmare, banquette de la grand route ( 1 355 m ). 

Les bestiaux rejettent cette plante. 



Section III. — Cham^edrys (Dill.) Benth. /. cit., p. 680. 

941. — T. Chamsedrys L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 38, f. 4. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 3oii. 

AR. Lieux pierreux, champs, rochers et éboulis des terrains 
calcaires ou schisteux des z. inf. , subalp. et alp. — Juillet- 
Août. 

Rochers schisteux du chemin de Perles à Unac, au quartier 
de Peyrobouno (770™) ; éboulis du Roc d'En-Calqué, sur la 
route de Prades (i25o m ) ; champs pierreux de la Bouyche, sur 
Montaillou ( 1425 111 }; crête "calcaire de Paillères (1990 111 ). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE \jZ 



Aux confins de la z. inf. de notre circonscription florale nous 
avons récolté cette espèce sur les rochers près de la carrière de gra- 
vier des Esteillés-d'Unac (620m), sous Laucate et sur les rochers cal- 
caires situés sous le village d'Unac (ôjo" 1 ). 

La Germandrée Petit-Chêne, vulgo Petit-Chêne, en patois herbo 
dé garic [herbe du chêne), prise en infusion à 10 : 1000 est tonique et 
stimulante comme beaucoup d'autres Labiées. Après avoir été vantée 
outre mesure comme fébrifuge, antigoutteuse et antiscrofuleuse cette 
plante est presque oubliée. Elle est rejetée par les bestiaux. 



Section IV. — Polium (Tournef.) Benth., /. cit., p. 684. 

942. — T. montanum L.; Polium montanum Mill. Dict. y 
n° 1 ; T. supinum Jacq. FI. austr. ic, IV, tab. 417, non L.; 
Rchb. fil., /. cit., tab. 3j, f . 1 . — Exsicc. : Soc. dauph., n° 3864. 

RR. Rochers des terrains schisteux ou calcaires des z. inf. et 
subalp. — Août. 

Rochers schisteux du chemin de Perles à Unac, au bas de la 
côte de la Caoussade (705™) ; rochers calcaires sur la fontaine de 
Maley (1 i25 m ). 

Nous l'avons aussi récolté aux confins de la zone inférieure de 
notre district floral : 1 rochers schisteux des Esteillés-d'Unac, sous 
Laucate (620™ d'altit.). 

943. — T. pyrenaicum L. ; Polium pyrenaicum Mill. Dict. y 
n° 6; T. reptans Pourret, Chlor. narb., n° 1 146, in Mém. Acad. 
Se. de Toulouse, série 1, III (1788), p. 33o; Barr. Icon. y 
tab. 1095; Coste, FI. descript. et illustr. de Fr., III, p. 139, 
n° et fîg. 2984. — Exsicc. : Soc. dauph., n 0s 3oi3 (Htes-Pyr.), 
3oi3 bis (Hte-Gar.) et 3oi3 ter (Ariège). 

G. Pelouses sèches, rochers et éboulis des terrains schisteux 
ou calcaires dans les z. subalp. et alp. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (plus de 20 localités) ont été récoltés de 
1220 111 (vallon de Montaud, rochers calcaires de l'Estreit) à 
233o ra (Pas du Roc-Blanc) et principalement dans les mon- 
tagnes d'Ascou(col del Pradel ; pic de Scrembarre ; pic Dolent; 
col des Sept-Fonts, etc.), d'Ignaux (sommet du Roc des Llam- 



I 74 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

prés, etc.), de Montaillou (couret de la Liaou, pic de Pénédis, 
col des Canons, etc.), de Prades (bords de la grand'route de 
Marmare, près du ponceau de Coumener; rochers de la Palou- 
mière; col de la Fajou; éboulis de la Coste-Aurane ; col de 
Rieufrède ; sarrat de Grati ou de Fountareille, etc.), de Tignac 
(pelouses calcaires du plateau de Sizet, vers la fontaine de 
Maley (i), etc.) et de Vaychis (bords de la route de Prades, sous 
le Roc d'En-Calqué et sommet de ce Roc ; rochers du Cayrol- 
Blanc, sous le signal de Chioula; fontaine du Coupet, sur les 
rochers schisteux ; rochers schisto-calcaires sur la mine de 
plomb de Roque-Prunière, etc. 

Cette intéressante plante est bien caractérisée par ses feuilles lar- 
ges et anguleuses, vertes sur les 2 faces velues, suborbiculaires, cré- 
nelées et par ses fleurs violacées purpurines en grappes serrées et 
terminales. 

Nous avons cueilli seulement aux confins de notre circons- 
cription florale, sur les rochers calcaires près de l'église de Caus- 
sou (Ariège), à 840™ d'alt., le Teucrium aureum Schreb (C. tomen- 
tosum Vill., T. flavicans Lamk.) que P. Bubani dans son Flora 
pyrenœa, I, p. 466 dit avoir récolté dans les environs de cette même 
localité : « Legi in Pyr. sept, aurig. supra Caussa ad les Gutines, 
die 28 Aug. 1840 ». Il faut lire, en rétablissant la véritable ortho- 
graphe : Caussou ad les Gouttines. Nous avons vainement cherché 
jusqu'à ce jour dans notre district floral l'hybride X T. montano- 
pyrenaicum Contejean ( 1 865) que M. Giraudias adécrit, en 1888, sous 
le nom de X T. Contejeani (2) et l'hybride inverse X T. Guilhoti 
(X T. pyrenaico-montanum Foucaud). Notre zélé collègue et ami 
M. H. Guilhot, instituteur à Dalou (Ariège) a récolté aux environs 
de Caussou, au quartier d'Emblaous, le 23 août 1897, le X T. Fli- 
chei Fouc. (X T. aureomontanum Fliche). Pour de plus amples 
renseignements sur les exemples d'hybridité dans le genre Teu- 
crium on consultera le mémoire de l'abbé Coste et du frère Sennen 



(1) Bubani FI. pyr. I., p. 466 l'indique : « In pyr. aurig. monte de Sifet 1. d. Mar- 
mare (par erreur Marmale) die 28 Aug 1840 ». On voit par cette citation que le botaniste 
italien n'était pas bien fixé sur les localités. En effet le plateau de Sizet est situé dans le ter- 
ritoire de la commune de Tignac et à une assez grande distance du col de Marmare qui sert 
de limites entre les territoires de Caussou et de Prades (Ariège). 

(2) Notes crilijues sur la flore ariegeoise in Bull. Soc. ètud. se. d'Angers, année 1888, p. 16 
du tir. à part. Cet hybride nous a été donné par M. Giraudias de sa localité classique et 
princeps : < Ussat-les-Bains, sur un tertre de la rive droite de l' Ariège » 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 1/5 



publié, en 1894, dans le Bulletin de la Société botanique de France, 
tome XLI, pages 58o à 58j. 



ESPECES ET VARIÉTÉS A RECHERCHER OUAEXCLIRE. 

Mentha romana Gérard {M. viridis L.). « Legi in Pyr. aurig. intcr 
Guillemur (1) et Savignac, diebus 8 et 18 Aug. 1840 » (P. Bubani bl. pyr. 

I, p. 385). — Cette menthe, cultivée rarement dans quelques jardins d'Ax, 
est remarquable par ses feuilles glabres, vertes des 2 côtés et à odeur aro- 
matique très pénétrante. Le botaniste Bubani lui-même l'aura sûrement 
récoltée à l'état subspontané, mais la localité qu'il indique est bien vague et 
étendue puisqu'elle comprend une distance d'environ 6 kilomètres entre 
Guillémiu (ou hameau de la 3° Bazerque) et le village de Savignac, en pas- 
sant par Ax. 

Lamium Orvala L. « à la Soulane » (Lap Hist. abr. pi. Pyr., p. 333). 
Plante étrangère à la flore française d'après Grenier et Godron (FI. de Fr., 

II, p. 71 5) citée par Lapeyrouse qui l'a confondue avec le L. lœvlgatum L., 
simple forme du L. maculatum L. d'après Timbal-Lagrave. 

L. lœvigatum L. var. 3. rubrum Timb. et Marçais in Bull. Soc. bot . 
de Fr., tome XXXIV (I887), p. 93 (L. rubrum Wallr. Sched, p. 3oo) ; « port 
de Paillères sur les deux versants » (Timb. et Marc, /. çit). Cette plante a 
jusqu'à ce jour échappé à nos recherches. 



Famille LX. — GLOBULARIACÈES. 

Globularia (Tournef.) L. (2). 

944. — G. vulgaris (Tournef.) L. (1737); Gr. et Godr. Fl. 
de Fr., II (1 852), p. 754 et auct. mult.; Willkomm, Recherches 
sur Vorganis. et la classif, des Globulaires (i85o), p. 18, tab. 1 
f. 4 (3); G. Wilkommii Nyman, Syll. fl. europ. ( 1 854-55), 
p. 140; Willk. et Lge, Prodr. fl. hisp., II (1870), p. 383, n" 2201, 
Rchb. fil. le. fl. genn.,XX, tab. 196. — Exsicc. : Soc. dauph., 
n 08 18 14 et bis. 

RR. Rochers calcaires de la z. subalp. — Juin-Août. 



(l)Il faut lire Guiltëmou ou Guilhémou. 

(2) La plupart des exemplaires des espèces, variétés et hybrides de ce genre ont été revus 
par M. L. Giraudias qui pendant un séjour à Foix en qualité de Receveur des domaines» 
de 1887 à 1891 avait étudié particulièrement les hybrides. 

(3) Cet opuscule de 32 p. avec 4 planches coloriées a été édité à Leipzig. Ce fut le sujet 
de la ihèsc soutenue par l'étudiant Willkomm pour obtenir le grade de docteur ès-siences 
devant les professeurs de l'Université de Leipzig. 



I76 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Prades : rochers de la Mate de Reboul, en face du village 
(i23o m ) et rochers de la Paloumière (1490™) . 

Sur les limites inférieures de notre circonscription florale, nous 
avons récolté cette espèce sur les rochers des Esteillés-d'Unac et 
aussi au-dessus du village de Gaussou, en montant vers le col de 
Marmare, etc. 

Pour la première fois, Linné a publié, en 1737, dans son Hortus 
Cliffortianus, p. 490, n° 1, la diagnose très succincte de cette espèce 
sous la phrase c Globularia caule folioso, foliis ovatis integerrimis. 
Globularia vulgaris Tournef. ». C'est donc à Tournefort \Instit. rei 
herbariœ (1700), p. 467, qu'appartient la priorité, non seulement de 
la création du genre, mais encore de l'emploi de l'expression bino- 
male conservée par Linné. En 1741, Linné observa dans les îles sué- 
doises d'Œland et de Gothland une Globulaire ayant les caractères 
généraux du type vulgaris mais à feuilles radicales tridentées au 
sommet, épaisses et luisantes et à capitules plus gros. Il ne la dis- 
tingua pas spécifiquement de la forme commune observée et même 
cultivée dans le Jardin d'Hartecamps, près d'Amsterdam, puis con- 
servée dans l'herbier de son protecteur hollandais, G. Cliffort. Dans 
la 2 P édition de son Species plantarum, tome 1 (1762), p. i3g (édition 
qualifiée de légale parce que les botanistes s'y sont conformés comme 
les théologiens à la Vulgate), Linné relègue dans la synonymie la 
plante déjà décrite par lui, en 1737, et présente ainsi son Gl. vulga- 
ris : « Glob. caule herbaceo; foliis radicalibus tridentatis; caulinis 
lanceolatis. FI. suec. (1745), p. 109, 110; //. Œland (1745), p. 65 ; 
Dalib. FI. paris, prodr. (1749), p. 43 » et il l'indique : « In Europœ 
apricis duris » . 

Nyman a cru pouvoir conclure que ces deux formes réunies par 
Linné devaient être distinguées et dans son Syllog.fl. europ. (p. 140), 
il a énuméré au nombre des espèces du genre Globularia * n° 6. 
Gl. vulgaris L. Sp. (excl. syn. var.); G. spinosa Lamk non L. > et 
< n° 7. G. Willkommii; G. vulgaris auct. plur. », celle-ci étant la 
forme la plus commune. Or, divers phytologues contemporains entre 
autres le Dr St-Lager, en 1889, dans ses Vicissitudes onomastique s de 
la Globulaire vulgaire (1) et M. E. Malinvaud, en 1890, dans ses 
Récentes vicissitudes du Globularia vulgaris (2) ont péremptoirement 
démontré qu'en admettant l'unité spécifique des diverses formes de 
la Globulaire vulgaire, Linné avait fait preuve d'un discernement 



(1) Brochure in-8" 24 pages. Paris J.-B. Baillière, éditeur. 

(2) In Bull. Soc. bol. de /•>., t. XXXVII (1890) sess. extr. à La Rochelle, pp. LXXXV1II 
à XCIV. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 1 77 

parfait. M. Malinvaud conclut ainsi (/. cit., p. XGIV) : « D'après 
Nyman lui-même, Linné comprenait dans son Globularia vulgaris 

les deux espèces conteste'es C'est donc à la première, beaucoup 

plus répandue, appelée déjà Globularia vulgaris par Tournefort, en 
1700, et connue par Linné avant sa découverte de la forme rare des 
iles suédoises, que l'ancien nom doit être réservé et il n'est pas dou- 
teux que l'article 56 des Lois de la Nomenclature de 1867 (i), serait 
outrageusement violé parle maintien du Gl. Willkommii » . Cette 
« appellation parasite », suivant l'expression imagée du D r Saint- 
Lager, n'a plus aucune raison de subsister et doit être réléguée dans 
la synonymie. Son opinion a été confirmée en effet par Willkomm 
lui-même dans son Supplementumprodr.fi. hisp. (1893), p. 140. Ce 
savant phytographe, bien connu surtout par ses travaux sur la flore 
espagnole (et dont nous avons retracé à grands traits la bibliographie 
à propos de YEuphrasia Willkommii Freyn (2)) admet que la forme 
la plus répandue en Europe et nommée par Nyman Gl. Willkommii 
doit conserver le nom traditionnel de G. vulgaris et il la définit ainsi 
(/. cit.) : c variât foliis basilaribus integerrimis et apice tridentatis » 
en l'indiquant : « In Hispania boreali passim ». 

Nous avons vainement recherché dans notre circonscription florale 
le Gl. tenella Lange, forme voisine du Gl. vulgaris indiquée dans les 
Pyrénées. La Globulaire commune est amère et légèrement purgative. 

945. —G. nudicaulis L. ; Rchb.fil. /. cit., tab. 197, f. 3. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 3oi6. 

C. Pelouses, bruyères et rochers des terrains calcaires ou 
schisto-calcaires, rarement schisteux, murs, etc. dans les z. 
subalp. et alp. — Juin-Août. 

Nos exemplaires (plus de 20 localités) ont été récoltés de 88o m 
(murs de la banquette de la route nationale dans la gorge de 
Berduquet, en face de la grande carrière de gravier) à 2260™ 
(coumeue de Baxouillade, sous le Roc-Blanc) et principalement 
dans les montagnes d'Ascou (vallon de Montaud, rochers cal- 
caires de l'Estreit; éboulis sous le pic de Brasseil, vers la jasse 
d'Esprais; pelouses et éboulis du pic de Coume-Frède; rochers 
du col del Pradel, etc.), d'Orgeix (vallée latérale, pelouses schis- 
to-calcaires près de la jonction des ruisseaux d'Aïguelongue 



(1) Art. 56 c Lorsqu'on divise une espèce en deux ou plusieurs espèces, si l'une des for- 
mes a été plus anciennement distinguée, le nom lui est conservé ». 
- Voir précédemment page 420. 

12 



I 78 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIÉGE 



et d'En-Sur, etc.), d'Orlu (rochers schisto-calcaires bordant le 
lac de Naguilles, sous le pic de Roque-Rouge; pelouses de ce 
lac sous le ruisseau de Pinet et sous le pic de la Bayneyre ; sarrat 
de Baxouillade sur le Trou-de-1'Or; couilladous de Balboune; 
pelouses sous le col de Casiillou, versant de Gaudu, etc.) et de 
Prades (rochers calcaires près de la jonction des ruisseaux de 
l'Ourza et de 1 Hers; monticules de la Mate de Reboul et de la 
Coût; bois de Fontfrède, bords du chemin forestier; éboulis 
cale, de la Bouyche, sur le chemin de la Fajolle; crête calcaire 
de Montalzéou, etc.). 

Nous possédons aussi la forme suivante dont les spécimens ont été 
vus par M. G. Rouy, en 1890. 

Forma. — G. gracilis Rouy et Richter ap. Rouy, Illustr. pi. 
Europ. rar., fasc. X, p. 81, tab. 245, f. 2. 

R. Rochers calcaires ou schisteux de la z. alp. — Juillet- 
Août. 

Rochers du filon calcaire à l'entrée du Trou-de-l'Or de Baxouil- 
lade (2070™); Roc-Blanc, versant d'Orlu (226o m ); éboulis schis- 
teux du Tarbézou, versant de Rabassolés (2280™). 

Differt à G. nudicauli L. : Habitu valde humiliore, caudice suffru- 
tescente; foliis tninortbus; petiolis fere tenuibus, pedunculo (scapi- 
formi) gracillimo, etiam aphyllo, rarius superne unibracteato; capi- 
tulas sub du plo îninoribus » (Rouy, /. cit. et in Bull. Assoc. fr. de Bot., 
4 e année (1900), p. i52). — Le G. gracilis, dit M. Rouy yl.cit., p. j 53 J 
n'est qu'une « forme » du G. nudicaulis dont il a l'involucre glabre 
ainsi que le réceptacle, etc. Il est assez semblable, comme port, au 
X G. fuxeensis Giraudias {G. nana-nudicaulis), que nous possédons 
aussi, mais qui en diffère à première vue par les folioles de l'invo- 
lucre ciliées, le réceptacle pubescent, les calices velus, ses feuilles plus 
épaisses, sa taille plus trapue, etc. 

946. — G. nana Lamk. Encycl. méthod., Bot., II (1786), 
p. 723; G. repens Pourret Itin. Pyr., (1781) (1); Timbal- 



(i) Le mémoire manuscrit de Pourret intitulé Itinéraire pour les Pyrénées avait été coiumu- 
aiqué à Lapeyrouse en 1785, c'est-à-dire 4 ans après; il ne fut pas imprimé dans les Mi- 
moirts de l'Académie des Sciences de Toulouse, grâce à la jalousie secrète du savant botaniste 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE I 79 

Lagrave, Reliq. PourrÀn Bull. Soc. Se. phy. et nat. de Tou- 
louse, vol. II (1874), p. 3o du tir. à part; G. cordifolia Lap. 
Hist. abr. pi. Pyr.,\). 5y (i8i3), non L. (i) ; G. cordifolia 
var. nana Gambessèd. Monogr. Globular. in Ann. Se. nat., 
i re sér., IX (1826), p. 26; Willk. Recherch. Glob., p. 22, tab. 4, 
1". 1,2; Rchb. fil., /. cit., tab. 195, f. 3. 

CC. Pelouses et rochers des terrains calcaires ou schisto- 
calcaires, très rarement schisteux dans les z. subalp.,alp. et niv. 
— Juin-Septembre, suivant l'altitude. 

Nos exemplaires (plus de 3o localités] ont été récoltés de 
i4o5 m (sarrat de l'Orry-Vieil de Gaudu) à 253o m (crête de Camp- 
Ras, dominant le Llaurenti) et principalement dans les monta- 
gnes d'Ascou, d'Ignaux, de Montaillou, d'Orlu, de Prades et de 
Vaychis. 

Se distingue à première vue du G. cordifolia L. par sa tige presque 
nulle (i-3 cent.); ses feuilles très étroites, subaiguës, non échancrées 
au sommet; ses petites fleurs formant de minuscules capitules à 
calice dont le tube est densément hérissé, et par sa corolle dont la 
lèvre inférieure est trifide, fendue seulement jusqu'au tiers . 

Suivant les lieux où elle végète, cette plante a un aspect compacte 
ou lâche. Nous distinguons la variété caulescente suivante : 

Var. p. caulescens Marc.-d'Aym. in herb. (18&8). — RR. Juin- 
Août. 

Sommet du Roc d'En-Calqué, sur la route de Prades (1 390™); 
crête calcaire de Paillères (i99o m ). 



toulousain précité. Il n'a été publié qu'en 1874 par jTimbal-Lagrave dans ses Reliquice 
Pourretianx. Par conséquent le nom attribué par l'abbé Pourret à cette plante devrait avoir 
la priorité avec d'autant plus de raison que Lamarck (/. cit.) après avoir décrit le G. nana 
dit : « celte plante nous a été communiquée par l'abbé Pourret », puis il cite son nom à la suite 
du sien. Plus tard même, en 1793, dans la 2° édit. de sa Flore française II, p. 325, Lamarck 
s'attribue la paternité du G. repens — De Candolle, FI. Fr., III, p. 429 donne les deux noms 
en synonymes. Malgré les droits d'antériorité en faveur de Pourret, la dénomination de G. 
nana a prévalu et a été acceptée par presque tous les phytographes. 

(l) Lapeyrouse (/. cit.) après avoir donné au G. cordifolia L. le synonyme G. nana Lamk. 
l'indique entre autres localités « à Paillères ». D'après Timbal-Lagrave et Jeanbernat (Massif 
du Llaurenti, p. 356 du tir. à part) le G. cordifolia L. est une espèce des Alpes et du haut 
Jura, indiquée faussement au Llaurenti par Pourret et au port de Paillères par Lapeyrouse et 
confondue par eux avec le G. repens Pourret. On la rencontre aussi d'après M. l'abbé Coste 
{hl. descript. et illustr. de la Fr., tome III, p. 167) sur les causses de la Lozère et de l'Aveyron 
et dans les Pvrénées. 



l8o PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



Souche très traçante; tige de 2 à 5 centim. ; feuilles radicales peu 
serrées, obovales spatulees, plus longues que dans le G. nana. 



Hybrides. 

X G. Galissieri Giraud. (G. nana-Willkommii) Notes critiq. 
sur la fl. ariég. in Bull, de la Soc. d'étud. Se. d'Angers (1888), 
pp. 16 et 17 du tir. à part. — RR. Juin. 

Rochers calcaires de la Mate de Reboul en face du village de 
Prades (i36o m ). 

« Tige de 6 à 10 centim., feuilles radicales et inférieures longue- 
ment pétiolées, etc. ; diffère du G. Willkommii par sa forme plus 
basse, ses capitules plus petits ainsi que les feuilles, son aspect ram- 
pant; du G. nana par ses capitules pédoncules plus serrés, plus glo- 
buleux, ses feuilles plus grandes» (Giraudias /. cit.) (1). Nous en 
possédons des exemplaires du Pech de P"oix et des rochers calcaires 
de Mijanès (Ariège). 

X G. fuxeensis Giraud. (G. nana-nudicaulis) l. cit., p, 17. 
— RR. Juin. 

Crête calcaire de Montalzéou, en face de Cornus (i6io m ). 

« Tige de 1 à 4 centim.; feuilles radicales obovales, spatulees, 
plus grandes que dans le G. nana, plus petites que dans le G. nudi- 
caulis. Capitules petits, intermédiaires entre ceux des deux espèces, 
mais se rapprochant davantage de ceux du G. nana » (Giraud. 
/. cit.). 

Nous possédons des exemplaires de la localité classique « le Pech 
de Foix » et aussi des rochers au-dessus du lac de Rabassolès ou 
d'Artounant sur les confins de notre circonscription. Tous ont été 
vérifiés par M. Giraudias, en même temps que ceux des autres 
hybrides. 



(1) Nous avons, pour respecter la création et le texte de l'auteur de cet hybride, maintenu le 
nom G. Willkommii quoiqu'il soit bien établi aujourd'hui que ce nom est un simple syno 
nyme de G. vulgaris L. 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE loi 



Famille LXI. — PLOMBAGINACEES . 

Arineria Willd. 

947.-— A. plantaginea Willd. Enum. hort. berol., I, p. 334; 
Statice plantaginea Ail. FI. ped., II, p. 90 [excl. syn.)\ Rchb. 
fil. le. /Il germ., XVII, tab. 100, f. 1. — Exsicc. : Soc. dauph., 
n° 214. 

R. Prairies sablonneuses de la z. inf. — Juin. 

Le Castelet, prairies de la rive gauche de l'Ariège en aval du 
tunnel du chemin de fer (645™); prairie dite la Prade, rive 
gauche de l'Ariège en face des îles de la plaine de Savignac 
(6jo m ); prairies aux bords de l'Ariège en aval du pont de pierre 
de Runac (870 m )(i). 

Var. (s. brachylepis Boiss. in DC. Prodr., XII (1848), p. 683 ; 
A. seor^onerifolia Balb. et Nocca, FI. ticin. (1816), p. i5i, 
tab. 6, non alior.; A. seticeps Rchb. Taschenb., p. 243 ; A. Mul- 
leriTimb. in omnib. script, postea 1872 et auct. mult. non 
Huet-du-Pavillon (2). 

G. Prairies, pâturages, rochers et éboulis des terrains siliceux 
dans les z. subalp. et alp. — Juin-Août. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 1040™ (éboulis d'A'igue- 
bonne, sous le Roc de la Spélugue) à 2i5o m (vallon de Saint- 



(1) Nous spécifions : pont de pierre de Runac pour éviter toute confusion avec la passerelle 
en bois de Runac située à environ 45o m en aval, presqu'en face le hameau de la troisième 
Bazerque. 

(2) Alfred Huet-du-Pavillon, né le l" janvier 1829, à Blain (Loire-Inf.) directeur des domaines 
du comte de Chambord, a publié des csxiccata fort intéressants et devenus très rares ; il a her- 
borisé en l85 1 et l852, dans les Pyrénées ; 1854. en Arménie ; 1 855 et 1 856, avec son frère 
Edouard (né à Blain en 1819, directeur d'un pensionnat à Genève jusqu'en 1876) en Italie et 
Sicile ; 1 857, en Sardaigne. Dans les Annales des Sciences naturelles, 3° série, tome XIX (i 85 3) 
pages 25 1 à 256 il a fait paraître un opuscule intitulé : Description de quelques plantes nou- 
velles des Pyrénées. La diagnose de l'Arm. Mulleri est à la page 255. 

Dans The royal Society s Catalogue of scientifics Papers, Alfr. Huet-du-Pavillon a été con- 
fondu avec Augustin Huet, professeur de mathématiques au lycée de Toulon, retiré à Pa- 
miers, en 1874 et dont nous avons tracé la biographie aux pages 117 a 120 du tome I" de 
notre Catalogue raisonné. Ce dernier a herborisé avec nous de 1 883 à l885 inclusive- 
ment dans le canton d'Ax. 



l82 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

Joseph, au bac del Cementeri) etprincipalement dans les monta- 
gnes d'Ascou (entrée du vallon del Pradel sous le hameau du 
Pujal, etc.), de l'Hospitalet et de la Solana d'Andorre (prairies 
de Saliens sous le lacet de la route nationale et près du pont de 
la cascade des Bésines ; bords du ruisseau des Baldarques en face 
de l'Hospitalet; pelouses entre le I er et le 2 e lacet de la route 
nationale sur l'Hospitalet; prairies de la rive droite de l'Ariège, 
sur le pont Cerda et rochers de la voie muletière de Puymau- 
rens; pelouses sous le pic d'Esquifolaygo; dernières prairies de 
la Solana d'Andorre et jasse de Baquemorte; pelouses sous la 
jasse de Bessatel, etc.) et de Mérens (quartier de l'Airolle au N. 
de Mérens; vallée du Mourgouillou, prairies des Escaliès; en 
descendant de la jasse du Traouquet à celle du Crémal, etc.). 

Nous avons aussi récolté cette race montagnarde ou pyrénéenne 
de VA. plantaginea Willd. dans diverses localités des Pyrénées orien- 
tales et de l'Andorre sur les confins de notre district floral. Elle est 
caractérisée par son scape moins élevé que dans le type, ses feuilles 
plus étroites, les folioles externes de l'involucre plus courtes que les 
intérieures et ses capitules moins gros. Timbal-Lagrave dans ses 
diverses publications, à dater de 1872 (1) l'a confondue avec le véri- 
table A. Mulleri Huet-du-Pav. lequel se rattache : i° comme variété 
de VA. alpina Willd d'après M. G. Gautier (Cat. rais, de ta fl . des 
Pyr.-Or., p. 362 du tir. à part (et non de VA. plantaginea Willd.) ; 
2° comme synonyme des A. filicaulis Boiss. et A. majellensis Boiss ? 
Gr. et Godr., suivant Bubani. Fl. pyr., I, p. 198; 3° comme autre 
synonyme de VA. Halleri Wallr. Beitr. \ur Botanik (1843), p. 194, 
d'après M. l'abbé Goste (in litt.). 

VArmérie à feuilles de plantain et sa race montagnarde sont vulné- 
raires et astringentes. D'après nos paysans, c'est un excellent remède 
contre la dysenterie, pris en infusion à 10 : 1000. 

948. — A. alpina Willd. /. cit., p. 333; Statice alpina Hoppe, 
PL exsicc. et in Koch, Syn., éd. 2, p. 683; Statice Armeria y 
alpina DC. Fl. Fr., III, p. 419 ; Rchb. fil. /. cit., tab. 99. f. 1 . 
— Exsicc. :Soc. dauph., n° 2593. 



(l) In Bull. Soc. bot. de /•>., XIX (1872), sess. extraord. à Prades-Montlouis, p. CCXI; 
in Massif du Llaurenti, p. 1 99 du tir. à part et in Le Capsir, p. 94 du tir. à part. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 1 83 

CC. Pâturages, rochers, éboulis des terrains granitiques ou 
schisteux dans la z. niv. — RR. dans la limite supérieure de la 
z. alp. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (plus de 40 localités) ont été récoltés de 
2"i-jo m (éboulis schisteux entre les sources de TAriège et le petit 
vallon de la Casa) à 2852 m Et.-maj. (signal de Lasqueille) et 
surtout dans les montagnes de l'Hoepitalet, de Mérens, d'Orlu. 
dans les hauts massifs de Puymaurens et de Font-Nègre et sur 
les crêtes frontières de l'Andorre. 

Nous avons rencontré çà et là quelques exemplaires de taille 
réduite (s.-var. nana) que nous distinguons seulement par leur 
nanisme du type lequel constitue, dans nos hautes montagnes, une 
gracieuse plante gazonnante aux feuilles étroites, uninerviées, allongées 
et formant des touffes serrées, aux fleurs roses entourées de folioles 
sca rieuses et brunes. 

Obs. Dans les plates-bandes, le long du chemin du monticule de la 
Vierge d'Ax, nous avons récolté le Plumbajo Larpentce Lindl. (Cera- 
tostigma plumbaginoïdes Bunge), originaire de la Chine et cultivé 
comme plante ornementale. 



Famille LXII. - PLANTAGINACÈES. 
Plantago L. 

Section I. — Arnoglossum Endlich. Gen. pi., p. 348. 

94g. - - P. major. L.; Rchb. fil. Ic.fl. germ., XVII, tab. jj, 
f. 1. — Exsicc. : Billot, FI. Gall. et Germ. exsicc. n° 2729. 

CC. Bords des chemins, décombres, prairies, alentours des 
villages, etc. dans les z. inf. et subalp. et jusque dans la z. alp. 
(pelouses du lac de Naguilles, 1 854™ Et.-maj.). — Juillet-Sep- 
tembre. 

Espèce polymorphe, très variable dans sa taille, dans la grandeur 
et la forme de ses feuilles, leur dentelure et leur pubescence, la forme 
plus ou moins allongée et l'épaisseur de son épi linéaire cylin- 



184 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

dnque, etc. Les auteurs ont créé diverses variétés, peu stables entre 
le type à taille élevée et la forme naine (PL minima DC. Fl.fr., 
3 e édit-, III, p. 408). On rencontre toutes les nuances possibles entre 
les prétendus caractères qui n'offrent pas de fixité. Le type de l'es- 
pèce est à feuilles larges, à tiges robustes et dressées, etc. Nous recon- 
naissons aussi la variété suivante qui est bien caractérisée par sa 
taille moins élevée, ses feuilles ordinairement trinervées, plus molles 
et pubescentes appliquées en rosette sur le sol, presque toujours 
sir.uées-dentées et par sa hampe arquée ascendante de 3-8 centim. : 

Var. (3. intermedia Decaisne in DC. Prodr., XIII, sect. prior, 
(i852), p. 695; P. intermedia Gilib. (pr. sp.) Hist. pi. Europ.^ 
I (1798), p. 12b; Rchb. fil. /. cit., tab. 86, f. 1. 

R. Terrains légers et sablonneux des z . inf. et subalp. — J uin- 
Août. 

Environs d'Ax, prairies de la scierie Boye, à TEsquiroulet 
(695™) ; bords de la route nationale près de la cascade de Saliens 
(i3io m ). 

H. Loret dans la 2e édit. de sa Flore de Montpellier, p. 405, dit 
« que cette plante cultivée dans un terrain fertile revient au type dès 
la seconde année ». 

Le Grand Plantain vulgo Plantain, à grandes feuilles, est doué de 
propriétés fébrifuges faibles. Ses propriétés astringentes sont utili- 
sées en collyre. On emploie ses graines pour nourrir les oiseaux en 
cage; ses feuilles sont avidement recherchées par les moutons. 

95o. — P. média L. ; Rchb. fil. /. cit., tab. 86, f. 2 (pro 
parte) (1). Exsicc. : Billot, /. cit., n 0s 2730 et bis. 

C. Bords des chemins, pelouses rases, prairies, etc. des z. inf. 
et subalp. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires ont été récoltés de 960™ (prairie d'Arnet sous 
le village de Sorgeat) à i6oo m (bords de l'ancienne voie mule- 
tière de Puymaurens sur le pont Cerda) et principalement dans 
les montagnes d'Ascou, d'Orgeix et d'Orlu. 

Le Plantain moyen vulgo Plantain bâtard jouit des mêmes proprié- 



(l)La figure citée des Icônes de Reichenbach fils, par son épi allongé cylindrique, se rap- 
porte plutôt au P. Monnieri Giraud. qu'au P. média L. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE l85 

tés astringentes que son congénère le Grand Plantain ; il est peu 

usité. Nous possédons la forme suivante : 

Forma — P. Monnieri Giraudias, Herbor. dans la Char.-Inf. 
f 1 88 1- 1 885) in Rev. de Bot., Toulouse, IV, p. 11 du tir. à part. 
- AR. Prairies, bords des chemins, talus, etc. dans les z. inf. 
et subalp. — Juillet-Septembre. 

Prairies d'Orlu, rive gauche de l'Ariège, en face du vacant 
communal de Las Escoumeillés (820™); prairies bordant la 
route nationale en amont du pont del Fraré (940 m ); talus du 
chemin forestier sous le bois de Fontfrède de Prades (1280™); 
bords de la route nationale, près de la cascade de Saliens (i3io m ). 

« Plante voisine du P. média dont elle a les pédoncules striés et 
non à côtes, comme dans le P. lanceolata ; elle en diffère surtout par 
la longueur de l'épi qui est bien plus développé, à anthères blanches et 
par les feuilles longuement pétiolées et presque lancéolées. Cette forme 
remarquable est facile à distinguer du P. média] toutefois les diffé- 
rences n'en paraissent pas essentielles et il n'y aurait rien d'étonnant 
que la culture la ramenât au type au bout de quelques générations » 
(Giraudias, /. cit.). Nos exemplaires ont été revus par l'auteur de 
cette forme qui nous a même offert pour notre herbier un spécimen 
type du P- Monnieri récolté aux environs d'Aulnay (Charente-Infé- 
rieure) par M. Albert Monnier auquel la plante a été dédiée. 

Section II. — Coronopus (Tournef. Instit., p. 128, tab. 49) ; 
Gr. et Godr., FI. de Fr., II, p. 722. 

95 1 . — P. Coronopus L.; Rchb. fil. /. cit., tab. 79, f. 5-8. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n° 3435. 

RR. — Septembre-Octobre. 

Bords de la route nationale n° 20, sur le trottoir du pont de 
Runac (876™). 

Var. p. latifoliaDC.Fl.fr., 3 e édit.,111, p. 417; P. Columnœ 
Gouan, Illustr. et obs. bot., p. 6. — Même lieu que le type. — 
Septembre. 

Feuilles larges, trinerviées, ordinairement très velues, à lobes peu 
nombreux. 

Le Plantain Corne- de- cerf peut être mangé en salade. 



1 86 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

g52. — P. alpinaL.; P. atrata, alpina et graminea Lap. 
Hist. abr. pi. Pyr., p. 70. — Rchb. fil. /. cit., tab. 8i_, f. 2. — 
Exsicc. : Soc. dauph. n°* 5017 et bis. 

CC. Pelouses rases des terrains granitiques ou schisteux dans 
les z. subalp., alp. et niv. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (près de 40 localités) ont été récoltés de 1 58o m 
(vallée latérale d'Orgeix, pelouses sur la jonction des ruisseaux 
d'Aiguelongue et d'En-Sur) à 253o m (crête de Camp-Ras domi- 
nant le Llaurenti) et principalement dans les montagnes d'Ascou, 
de l'Hospitalet, et de la Solana d'Andorre, de Mérens, d'Orgeix, 
d'Orlu, dans les hauts massifs de Puymaurens et de Font- 
Nègre. 

Var. p. incana Decaisne in DC. Prodr., XIII, sect. prior. 
(i85°), p. 73 1 ; Gremli, FI. analyliq. de la Suisse (trad. Wetter, 
1886), p. 435 ; P. incana Ram. Pyr.inéd., in DC. Fl.fr., 3 édit. , 
III ( i8o5), p. 414, n° 2309. 

AR. Pelouses des rochers siliceux, plus rarement calcaires 
dans les z. alp. et niv. — Juillet-Septembre. 

Versant occidental du port de Paillères (i86o m et 1900 111 ), 
pelouses du bac du Sisca sous la porteille du Siscarou (236o m ); 
crête de la porteille de Madidés (2 565 m ) ; pelouses sous le pic de 
Puymaurens, vers le I er pic oriental de Font-Nègre (2Ôio m ). 

« Collet très velu ; toute la plante est couverte de poils courts, 
serrés, couchés et grisâtres > (Lap., /. cit., p. 70). 

953. — P. eaunata Schrad. in Mert. et Koch, Rœhling''s 
Deutschl. FI., éd. 3, I (1823), p. 810; P. subulata Wulf. in Jacq. 
Collect., I, p. 204, tab. 10, non L.; P. serpentina Koch Syn*, 
éd. 2, p. 688, non Vill. ; P. serpentina ex subulata Lap. Hist. 
abr. Pyr., p. 71 (1); Rchb. fil. /. cit., tab. 81, f. 3,4. — 
Exsicc. : Soc. dauph., n os 937 et bis et ter. 



(1) Malgré l'opinion de Willkomm et Lange (Prodr. fl. hisp.. II, p. 356) et celle de 
Nyman (Conspect. fl. europ. p. 618 et Sttppl., p. 2f>6), nous n'avons pas intentionnellement 
dars la synonymie, indiqué le PI. reatrvata L. [Mant. pi. ait. ( 1 77 1 ), p. 198) non Koch 
(Syn. II. p. 689), parce que la plupart des auteurs modernes et contemporains n'admettent 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE I 87 

► 

RR. Pelouses et rochers massifs de la z. alp. — Juillet-Août. 

Bloc de rocher dans les pelouses du versant occidental du col 
de Puymaurens (igoo m ) et rochers schisteux du plateau de ce 
col au débouché du vallon d'En-Garcias (1940 111 ). 

Timbal-Lagrave et Jeanbernat dans leur Massif du Llaurenti, 
p. 200 du tir. à part, l'indiquent : « port de Paillères, au pic de Mou- 
négou » où cette espèce a échappé à nos recherches ; mais au voisi- 
nage de notre circonscription florale, nous l'avons récoltée dans 
diverses localités des Pyrénées-Orientales et de l'Andorre. — Nos 
bergers l'appellent Herbo dé fie (1) à cause de ses prétendues pro- 
priétés curatives contre le fie, sorte de tumeur chez les quadrupèdes. 



Section III. — Lagopus Gr. et Godr., /. cit., p. 726. 

945. — P. lanceolata L. et auct. mult. [sensu lato). 

Plante offrant de multiples variations dans la longueur de ses 
feuilles et leur pubescence, 1a longueur des pédoncules, la brièveté 
ou la longueur et la forme de l'épi, etc., à tel point que l'on a pu dire 
que les variétés et formes démembrées du type pourraient être pla- 
cées par ordre selon la plus ou moins grande longueur de l'épi, la 
grandeur et la villosité des feuilles. Nous reconnaissons cependant 
les variétés suivantes qui nous paraissent assez stables et dont nous 
indiquerons les principaux caractères différentiels : 

Var. a. vulgaris Neilreich, Flora von Nied.-Oester. (1859) 
p, 3o8 ; var. a. iypica Beck (1903); Rchb. fil. l.cit. tab. 70. f. 1. 
— Exsicc. : Billot, FI. G ail. et Germ. exsicc, n°273i . 

CC. Pelouses, pâturages, lieux herbeux de tous les terrains 
dans les z. inf. et subalp. (Col de Surle, iyy5 m ). — Juillet-Sep- 
tembre. 

Feuilles lancéolées, ordinairement longues; épi court, ovoïde, bru- 
nâtre au sommet; hampe 2-6 décim., robuste, anguleuse, etc. 



pas l'identité de l'espèce Linnéenne avec le PI. carinata Schad. Dans le cas contraire le PI. 
recurvata L. devrait être admis comme nom princeps, mais cette dernière plante parait spé- 
ciale aux dunes sablonneuses. 

(ij La même dénomination est aussi donnée au iJiphne Laureoh L, 



I 88 PLANTES INDIGÈNES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 

: __ • 

Var. (3. sphœrostachya M en. et Koch Deutschl. FI., éd. 3, I 
(1823), p. 802 ; Wimm. et Grab. FI. Siles., I (1827), p. 129; 
var. p. capitellata Koch, Syn., éd. 2(1843), p. 686, non DC(i). 

C. Lieux sablonneux, prairies et pelouses sèches, talus des 
chemins dans les terrains siliceux, argileux ou calcaires des z. 
inf. et subalp. — Mai-Octobre. 

Nos exemplaires (16 localités) ont été récoltés de 66o m (Le 
Castelet, rochers derrière le parc du château) à 1730™ (rochers 
du pic de Montleytié, versant du col del Pradel) et principale- 
ment dans les montagnes d'Ax (murs du vieux chemin d'Ignaux; 
chemin conduisant de la route du fort de Pointe-Couronne à la 
métairie d'En-Castel; bords de la route de l'Aude, sous la Bor- 
dette ; pelouses du col de Joux ; talus de la route de Petches sous 
la métairie du Loubail, etc.), du Castelet (rochers de Pigeol à 
TE- du village, etc.), de l'Hospitalet (prairies de la rive droite de 
l'Ariège, en amont du pont Cerda, etc.), d'Orgeix (talus de la 
route en face de Betsou, etc.), d'Orlu (pelouses près de la cabane 
de Chourlot; cloutade de Gnôles, etc.), de Prades (col de Mar- 
mare, etc.) et de Savignac (rochers de la route nationale sur la 
voie ferrée à Malazéou, etc.). 

F"euilles linéaires-lancéolées souvent laineuses à la base; épis subglo- 
buleux. C'est la forme des lieux secs ou des expositions chaudes. 

Var. y. Timbalii Rchb. fil. /. cz'r., (i855), p. 56 et tab. 86, f. 4, 
P. Timbalii (2), Jord Pugill., pi. nov. (i852), p. i38. 

AC Bords et talus des chemins, tertres, prairies et lieux 
sablonneux des z. inf. et subalp. — Juin-Octobre. 

Le Castelet, bords du chemin conduisant au château (655 m ). 
Environs d'Ax; lieux sablonneux près de la gare des marchan- 
dises (702 111 ) ; vacant sablonneux près du pont d'En-Castel (7 1 2 m ); 
tertre sur la rive droite de l'Ariège en face de la Solitude d'En- 



(1) Le PI. capitellata Ram, in DC FI. Fr., 3" éd. ( l8o5j III, p. 414 est synonyme de la 
var. depauperata Gr. et Godr. FI. de Fr., II p. 725. du PL carinata Schrad. 

(2) P. Timbalii est plus correct que P. Timbali et conforme à la Recommandation XI des 
Régies internationales pour la nomenclature botanique adoptées par le Congrès Je Vienne 
en lgo5. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE I 89 

Castel (7 1 5 m ) ; talus de la route de Pointe-Couronne sur la châ- 
teigneraie d'En-Castel (7'2o m ) ; talus de la route de l'Aude, sous 
la Bordette {jjo m ). Mérens : bords de la route nationale sous 
les éboulis d'Aïguebonne et au pied du Roc de la Spélugue (g8o m ); 
prairies sous le village de Mérens d'en-haut (i25o m ). Vallon del 
Pradel, sous le hameau du Pujal (i i8o m ). Prades : chemin des 
champs de la Fajolle (i240 m ). 

Plante très robuste (3-7 décim. de hauteur) ayant les feuilles larges, 
lancéolées ou lancéolées-linéaires, des hampes très élevées et portant 
un épi oblong, presque cylindrique de 3-8 centim. de longueur. Nous 
rappellerons qu'elle a été dédiée par A. Jordan à son ami et corres- 
pondant Ed. Timbal-Lagrave, pharmacien à Toulouse et botaniste 
distingué dont nous avons retracé à grands traits la biographie dans 
le tome I, pages no à 1 1 3 de notre Catalogue raisonné. 

Var. phyllanthum Marc.-d'Aym. in herb. (1894). 
RR. Environs d'Ax, rive droite de l'Ariège en face de la Soli- 
tude d'En-Castel, dans un jardinet à Tombre (71 5 m ) . 

Monstruosité occasionnée par la transformation des divisions du 
calice en folioles étroites. 



955.— P. monosperma Pourret, CM. narb., n° 884, in Mém. 
Acad. Se. de Toulouse, i re série, III (1788), p. 325; P.argenlea 
Lamk. Illustr. des genres, I (1791), p. 340, n° 1660 [excl. syn ). 
non Chaix in Vill., nec alior. ; P. sericea Benth. Cat. pi. Pyr., 
p. 112, non W. et Kit.; Rchb. fil. /. cit., tab. 83, f. 5. — Exsicc. : 
Soc. dauph., n° 2597. 

AC. Pelouses et éboulis des terrains schisteux, plus rarement 
siliceux, dans les z. alp. et niv. — Juillet-Septembre. 

Nos exemplaires (14 localités) ont été récoltés de i940 m 
(pelouses au S. du col de Puymaurens vers les mines de fer) à 
266o m (pelouses du mont Maya) et principalement dans les mas- 
sifs de Puymaurens (éboulis du pic de Sabarthés sur le vallon 
d'En-Garcias; col de la Pétrusque, etc.) et des crêtes frontières 
de l'Andorre (pic S. d'Ortafa ; crête de Gardiola; port de Saldeu; 
col de la Fontaine-des-Isards; fontaine du Glot del Diable, etc.) 



190 PLANTES INDIGENES DU BASSIN DE LA HAUTE ARIEGE 



et le massif granitique de Camp-Ras d'Orlu (plateau de Camp- 
Ras dominant le Llaurenti et crête de Camp-Ras sous le pic de 
ce nom). 

Pourret décrit ainsi cette espèce, qui a été admise par tous les 
auteurs tfoliis lineari-lanceolatis, senceis, scapum aequantibus, spica 
ovata, capsulis monospermis. 2:. ». — D'après Timbal-Lagrave Reliq. 
Pourret (1874), p. 53 du tir. à part : « Lamark avait essayé de s'ap- 
proprier cette plante, car Pourret l'avait distribuée avec sa complai- 
sance habituelle. Il l'avait nommée P. argentea. Heureusement, ce 
dernier nom avait été déjà donné par d'autres botanistes (Chaix, Bel- 
lardi, Desfontaines, etc.), et le nom de Pourret est resté à cette plante 
dont il donne une exacte description ». 

De Candolle dans la 3 e édit. de la Flore française, vol. III, p. 411, 
n° 23o3, dit : * La capsule n'est point monosperme, mais renferme 
deux graines adhérentes à une cloison, comme je m'en suis assuré 
sur un échantillon communiqué par M. Pourret à M. de Lamarck ». 



Section IV. — Psyllium (Tournef. Instit., tab. 49); 
Gr. et Godr., /. cit., p. j3i . 

956. — P. Gynops L.; P. suffrulicosum Lamk., FI.fr., II, 
p. 3 1 3 ; Rchb. fil. /. cit., tab. 85, f. 1. — Exsicc. : Soc. dauph., 
n° 3o2i . 

AR. Lieux incultes, bords des chemins des terrains schisteux 
ou calcaires dans les z. inf. et subalp. — Mai-Juillet. 

Bords du chemin de Perles à Unac, au quartier de la Caoussade 
(75o m ); Prades, talus de la grand'route près du village (i240 m ) 
et près du ponceau de la Réjade (i3i5 m ); col de Marmare (i355 m ). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE I 9 I 



Principaux errata des trois fascicules du tome II e 



I* r FASCICULE 

P. 18 ligne 7, au lieu de : plantes, il faut : plante. 
Id. renvoi 1 ligne 2, au lieu de I878, il faut : 1898. 
36 ligne 11, au lieu de : Rasoulsi, il faut : Rasoulsii. 
Id. renvoi 1 ligne 6, Rasoulsi, il faut : Rasoulsii. 
44, ligne [2, au lieu de : clos, il faut : clôt. 

66 ligne 3, au lieu de : globularifolia, il faut: globulariifolia. 
70 ligne 17, au lieu de : 3 variétés, il faut : 2 variétés. 
84 ligne i3, au lieu de : monnull, il faut : nonnull. 
88 ligne 4, au lieu de :Velet adans, il faut : Veletadans. 
102 4igne 5 et 21, au lieu de : Linnœanna, il faut : Linnœana. 
119 ligne 7, au lieu de : méridionale, il faut méridionale . 
144 renvoi 1 ligne 1, au lieu de: occasien, il faut occasion. 

2" fascicule (1) 

P. 176 (32) dernière ligne, au lieu de: ses spécimens il faut: ces spécimens. 
2o5 (60) renvoi 2 Supprimer les deux premières lignes sauf les mots: 

Ce genre a été dédié. 
224 (80) renvoi 2, ajouter le titre : Bemerkungen ùber Hieracium. 
238 (94) renvoi 2 ligne 3, au lieu : A. cryptanthum il faut : H. crypta>i- 

thum . 
3oo (i 56) ligne 7, au lieu de : i6o9 m , il faut iôoo m . 

3 R FASCICULE 

P. 319 ligne 10, au lieu de : ois, il faut : AC. Bois. 

325 ligne 7, au lieu de : A. Lagger, il faut: A. Laggeri 

Id. ligne 1 1, au lieu de : p. 348, il faut : n° 348. 

335 ligne 16, au lieu de G. média, il faut: X G. média. 

3^3 ligne 2, au lieu de : observé, il faut : observée . 

35o ligne 4, au lieu de : (med. Acad. il faut : med. acad. 

4i3, ligne 9, au lieu de Var. p. uliginosa, il faut : var. (3. uliginosa 

419 ligne 23, au lieu de : 2° édit., lire : 2' édit., p. 170. 

424 ligne 20, au lieu de : croî, il faut : croît. 

43o renvoi 2, ligne 1, au lieu de : wirtgen il faut : Wirtgen. 

448 ligne 2, au lieu de : unitin, il faut : Un. itin. 

449 ligne 10, au lieu de : Schkufkrii il faut: Schkuhri Timb. et Jeanb 1 
452 ligne 18, au lieu de : Hoffmsg. sq. FI. port, il faut : Hoft'msg. FI. 

port. 



(') Ce fascicule a une double pagination. 



TABLE DES MATIÈRES DU TOME II e 



Pages. 

Intrroduction I 

Famille XXXVI. — Ombellacées ou Ombellifères. . 3 

— XXXVII. — Araliacées ou Hederacées. , . 3y 

— XXXVIII. — Cornuacées 3 9 

— XXXIX. — Rubiacées 40 

— XL. — Caprifoliacées 5S 

— XLI. — Valerianacées 63 

— XLII. — Dipsacacées 69 

— XL1II. — Composées ou Synanthèrées . . 76 

Sous-Famille I. — Corymbifères . 76 

— II. — Cinarocephales. 145 (1) 

— III. — Chicoracées . 1S2 (38) 

— XLIV. — Gampanulacées 279(135) 

— XLV. — Vacciniacées 306(162) 

Sous-classe IV. — COROLLIFLORES 

Famille XLVI. — Ericacées 309 

— XLVII. — Pinguiculacéesou Lentibulariacées 3 1 3 

— XLVIII. — Primulacées 3i8 

— XLIX. — Apocynacées 329 

— L. — Asclepiadacées 33o 

— LI. — Gentianacées 33 1 

— LU. — > Convolvulacées 343 

— LUI. — Borraginacées 346 

— LIV. — Solanacées 359 

— LV. — Verbascacées 363 

LVI. — Scrofulariacées 368 

— L"\II. — Orobanchacées 423 

— LVIII. — Verbenacées 429 

— LIX. — Labiées ou Labiacées 429 

— LX. — Globulariacées . . 483 

— LXI. — Plombaginacées. ...... 489 

— LXII. — Plantaginacées 491 



Le Mans. — Iœp. Monnoyer, — xu-1907. 



Flore de poche (le la France 

l»ar H. LÉ VEILLÉ Q 

Un Volume in-16, élégant et portatif, cartonné toile anglaise, souple 
arrondi aux coins— 642 pages. — I*rix s *> francs 

Librairie Ch. fljVIflT, 11, vue de IVIézièPes, Paris (Vl), ou ehez l'Aciteuf 



Un de ses savants et compétents confrères a bien voulu écrire à l'au- 
teur : 

Je ferai volontiers de la propagande pour votre excellente petite Flore de 
poche, seul ouvrage consciencieux, véritablement portatif que nous ayons en 
France. 

Tout Botaniste ayant souscrit ou fait souscrire à 4 exemplaires, 
recevra la FLORE DE LOIR-ET-CHER, de Fhanchet, éditée à 14 fr. 



iiiimiiiiiiimiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimiiiiimiimmiiiiiiiiiii 



JLE 



loin ies mira 



REVUE BIMESTRIELLE 

De Bibliographie, d'Informations & d'Echanges 
H. LÉVEILLÉ, Directeur 

?», Rue de Flore, ^S — LE MAMS (Sarthe) 

Renferme le compte rendu détaillé des séances de l'Académie 
ABONNEMENT : « fr. SO PAR AN 



&wm mw iiiiiii 



La suite du Catalogue des plantes de l'Ariège, de 
M. MARCAiLHOu-d'AYMÉRic, qui sera publiée au cours de 
Tannée, devant faire suite au Bulletin de Janvier, devra 
être intercalée entre ce Bulletin de Janvier et le présent 
Bulletin de Février-Mars, qui continue la pagination du 
Catalogue 



A CEDER : 

Anciennes années du Bulletin de V Académie 

et du 

Bulletin de l'Association française de Botanique 

MONOGRAPHIE DU GENRE ONOTHERÀ 

H-ie Tome III est sous presse 

HOMBOLDT, BOMPLAND, KUNTH 

Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau continent 



Nous connaissons un exemplaire complet 

à vendre de ce rare ouvrage. 



\j- Année (3 e Série) 



N os 220 221 



Fkvrier-Mars iqo8 



BULLETIN 

DE L'ACADEMIE INTERNATIONALE 

DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Alfred ESTE VAN NE 

à Chatellerault, y5 ans. 



Général Victor LEROY 

à Dijon y 2 ans. 




UBRARY 
NEW YORK 
30TAN1CAI 

UARDEN. 



Nominations 

Par décision, en date du 2 février 1908, sont nommés membres de 
l'Académie : 

MM. Mader (Fr.), i, rue d'Augsbourg, à Nice (Alpes-Maritimes), présenté 
par Mgr H. Lcveillè et M. Jos. Arbost . 

René de Litardière, à Mazières-en-Gàtine (Deux-Sèvres), présenté par 
Mgr Léveillé et M. de Boissieu. 

M. Baillard, pharmacien de i ro classe, 10, place Thiers, Le Mans, pré- 
senté par M. Le Gendre et par Mgr H. Léveillé. t 

Le Directeur. 

A. Engler. 

Médaille scientifique internationale 

La médaille a été conférée à : 

Société aragonaise des Sciences naturelles de Saragosse, à l'occasion du 
2 e centenaire de Linné. 

Société des naturalistes de Berlin, à l'occasion du 2 centenaire de 
Linné. 

M. le baron Perrier de la Bathie, d'Albertville, à l'occasion de la session 
de l'Académie en Savoie. 

M. F. Ardissone, à l'occasion de son 70* anniversaire. 

M. Constant Blin, attaché à l'Herbier de l'Académie. 

M. Gonzalve de Cordoue, dessinateur de l'Académie. 

Février l 




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ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 195 



•ISTE DES T HANEROGAMES 

ET CRYPTOGAMES VASCU LAI RES 

Recueillis au-dessus de 8,000 feet (2,440 mètres) 

DANS LES DISTRICTS 

OU MONT-CENIS, DE LA SAVOIE, DU DAUPHINË & DES ALPES-MARITIMES 

(Juin-Septembre 10O7) 

Avec quelques notes sur les limites altitudinales 
des plantes alpines 

Par Harold Stuart THOMPSON 



INTRODUCTION. 

Comme règle générale dans les Alpes occidentales, la limite 
supérieure des pâturages se trouve vers 8000 feet ou 2,440 mè- 
tres (1) au-dessus de la mer; mais naturellement elle varie 
beaucoup, pas tant d'après les latitudes que d'après l'orientation 
et d'autres considérations. 

Deux ou trois fois pendant mes voyages en 1907, j'ai trouvé 
des pâturages incultes à une plus haute altitude, par exemple, 
sur les pentes de l'Aiguille du Goléon, en Dauphiné, vers 
8,5oo ft, ou 2,590 m.; et, dans le Piémont, sur les pentes 
méridionales des Alpes, on voit même les chalets à cette hauteur. 
Sur la côte méridionale du val de la Romanche, on trouve les 
mélèzes (Larix) sur le granit vers 2,200 m., et au-dessus du val 



1) 1 mètre = 3. 281 English ft. 



196 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

d'Isère en Savoie, nous les voyons encore plus haut, en mon- 
tant au col de l'Iseran. 

Dans les Alpes septentrionales de la Suisse, les conifères ne 
poussent que rarement au-dessus de 6,000 ft, ou i,83o m. 

D'après le D r Christ, « dans les chaînes du Piémont et du 
Dauphiné, situées à deux degrés au sud des Alpes (Suisses), nous 
retrouvons à peu près les mêmes limites qu'au Valais. La situa- 
tion plus méridionale est compensée par la configuration plus 
étroite des montagnes, généralement coupées de vallées pro- 
fondes. On peut fixer la limite du hêtre (Fagus sylvatica) à 
i,5oo m. ; celle de l'épicéa, déjà plus rare, à 1,900 m.; celle de 
l'arole et du mélèze à 2,100 m. ». 

Par comparaison, nous donnerons les quatre zones bien dis- 
tinctes et bien naturelles pour toute la Suisse, d'après Christ (1) : 

I. — La \one inférieure, caractérisée par la culture de la 
vigne et des arbres fruitiers, et, en outre, par la présence de 
types méditerranéens. Cette zone monte à 700 m. dans la Suisse 
occidentale et méridionale. 

II. — La \one des arbres à feuilles, qui est plus spécialement 
celle du hêtre dans le nord de la Suisse, où elle monte à i,35o m., 
et, plus spécialement, celle du châtaignier dans la Suisse méri- 
dionale, montant jusqu'à 900 m. 

III. — La \one des forêts de conifères, savoir de l'épicéa dans 
le nord delà Suisse, montant à 1,800 m., du mélèze et de l'arole 
dans les Alpes centrales, montant à 2, 100 m. dans les Grisons 
et à 1,800 m. seulement dans les Alpes du Tessin. 

IV. — La ^one alpine, montant de cette dernière aux crêtes et 
aux sommités des montagnes. La limite des neiges peut être fixée 
à 2,700 m., (8,860 ft,) pour la partie septentrionale des Alpes et 
pour le Tessin, et à 3, 000 m. (9,850 ft), pour la partie méridio- 
nale des Alpes centrales, cette limite étant des plus variables et 
changeant même considérablement pendant toute une série d'an- 
nées, La zone alpine de Christ a été divisée et détaillée par 
Schroeter et même par Briquet. 



(1) La Flore de la Suisse et ses origines. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 197 

Partout la ligne de neige atteint sa plus grande hauteur au 
mois d'août et descend le plus bas à la fin du mois de janvier. 

La liste suivante de Phanérogames et Cryptogames vasculaires 
au-dessus de 2,440 m. (8,000 ft,) dans les Alpes occidentales 
comprend 35 1 espèces et 3o sous-espèces et variétés. M. le Prof. 
Lino Vaccari a trouvé 218 espèces et variétés au-dessus de 
2,600 m. dans une aire bien plus restreinte du val d'Aoste, mais 
comprenant le mont Rose et le Grivola (1). 

Se trouvent comprises dans ce catalogue (2) quelques espèces 
des environs du lac Puy Vacher, La Grave, Hautes-Alpes, 
quoique elles aient été récoltées à l'altitude de 7,700 ft (2,348 
m.); plusieurs de Monte Ciagiore, 7,600 ft (2,3 18 m), dans les 
Alpes-Maritimes italiennes, et quelques-unes de la Tournette, 
cette belle montagne calcaire. 7,733 ft](2357 m.), des Alpes d'An- 
necy. Mais la vingtaine de plantes qu'on y récolte, ne sont pas 
comprises dans mes calculs. Je mentionne plusieurs espèces que 
j'ai trouvées aux Grands-Mulets (mont Blanc), en 1903, mais je 
n'ai pas fait allusion à mes premières herborisations en Suisse 
et dans les Alpes italiennnes et orientales. 

J'ai donné aussi une liste complète des Carex recueillis au 
Mont Cenis; toutes les espèces et variétés alpines de Galium, y 
compris une nouvelle variété (G. asperum Schreb. var. Thomp- 
sonii Briq.; floribus roseis, que décrira prochainement M. le 
D r Briquet); les Polygalœ alpines; les variétés diverses d'Eri- 
geron alpinus L. ; tous les Hieracia du mont Cenis ; les Eitphra- 
siœ et les espèces de Thymus, même quand, dans quelques cir- 
constances, elles poussaient au-dessous de 2,440 m. 



(1) Flora Cacuminale délia Valle d'Aosta (1901 . 

(2) Quand il y a seulement un numéro, c'est l'altitude la plus grande qui 
est indiquée. 



198 ACADÉMIE UE GlioGliAPHIK BOTANIQUE 

ITINÉRAIRE, 1907. 

11 juin, i5 juillet. — Col de Tenda région, Alpes-Maritimes 
italiennes et françaises. 

29 juin. — Monte Ciagiori (7,600 ft, 2,3 18 m.), Alpes-Mari- 

times italiennes. 

30 juin. — Monte Santa Maria (9, 100 ft, 2,775 m.), Alpes-Mari- 

times italiennes. 

22 juillet, i3 août. — Mont Cenis (Hospice, 63 14 ft, 1924 m.), 

Lac, 1 ,g 1 3 m., Col, 2,101 m. 

26 juillet, i er août. — Lac Clair (9,000 ft, 2,748 m.), au-dessus 
de l'hospice du Mont Cenis. 

28 juillet, 6 août. — Mont-Lamet ( 1 1,41 1 ft, 3,4 78 m.), au-des- 
sus de l'hospice du Mont Cenis. 

3 août. — Lac Savine (8,o65 ft, 2,458 m.), entre Petit Mont 
Cenis et col de Clapier. 

3 août. — Col Giaset (8,862 ft, 2,701 m.), er.tre Val Savine et 
Mont Cenis. 

3 août. — Lago Bianco et Lago Nero (2,290, 2,5oo m.), sud- 
ouest du Mont Cenis. 

i3-22 août. — Lanslebourg (4,600 ft, 1,400 m.), Savoie. 

18 août. — Col d'Iseran (9,085 fr, 2,769 m.), entre Bonneval 

et Val d'Isère. 

19 août. — Col de Fresse (8,494 ft, 2,589 m -h ouest du Val 

d'Isère 

19 août. — Col delà Leisse (9,121 ft, 2,780 m.), entre Val 
d'Isère et la Vanoise. 

19 août. — Col de la Vanoise (8,157 ft, 2,486 m.), entre Val de 
la Leisse et Pralognan. 

21 août. — Roc Noir(u,6o5 ft, 3,537 m.), nord de Lansle- 
bourg. 

23 août. — Col du Galibier (8,721 ft, 2,658 m., tunnel est, 

2,586 m.), entre Saint-Michel-de-Maurienne et Lautaret. 
28 août. — Plateau de Paris ou de l'Emparis (8,070 ft, 2,460m.), 

ouest de La Grave, Dauphiné. 
3i août. — Aiguille du Goléon (1 1 ,2 5 1 ft, 3,429 m.), nord de 

La Grave. 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



KH> 



4-5 septembre. — Lac Puy Vacher (7,700 ft, 
2,348 m.), 

4-5 septembre. — Evariste Chancel Refuge 

, o c rv \ I sud - ouest de La 

7,875 ft, 2,400 m. ), \ 

I Grave, massif 

4-5 septembre.— Col du Lac (9,^00 ft, j du Pelvoux. 

2,836 m.), 
5 septembre. — Col de la Lauze (1 1,625 ft, 

3,543 m.), 
20 septembre. — La Tournette (7,738 ft, 2,357 m -)i Alpes 

d'Annecy. 

Pendant mon itinéraire de 1907, j'ai trouvé les monta- 
gnes et les cols suivants les plus riches en espèces au-dessus 

de 2,440 m. (1) : 

Espèces et var. 

Col du Galibier (2,440 — 2,658m.) 1 85 

Lac Clair et mont Lamet au-dessus du Mont Cenis 

(2,440 — 3,478 m.) 180 

Aiguille du Goléon (2,440 — 3,429 m.) 1 36 

Col d'Iseran (2,440 — 2,769 m.).. 1 1 1 

Col de la Leisse (2,440 — 2,780 m.) 75 

Evariste Chancel Refuge et col du Lac (2,440 — 

2,836 m.) 74 

Lac Savine région (2,440 — 2,458) 66 

Monte Santa Maria (2,440 — 2,775 m.) 53 

Cependant le district du lac Clair au Mont Cenis est de beau- 
coup le plus riche en plantes croissant au-dessus de 2,600 m., 
car plusieurs des espèces du Galibier ne se trouvent pas au- 
dessus de 2,5oo m. 

Les plantes non trouvées au-dessus de 8,000 ft, ou 

2,440 m 75 

Les plantes trouvées entre 8,000 et 9000 It (2,440 m, 

2,74 5 m 217 

dont 81 montent jusqu'à 9,000 ft, ou 2,745 m. 



1) J'ai été rarement au-dessus de cette altitude dans les Alpes-Maritimes 



200 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Les plantes trouvées entre 9,000 et 10,000 ft 

(2,745-3,048 m.) 78 

Les plantes trouvées entre 10,000 et 11,000 ft 

(3,048-3,353 m.j. 7 

Les plantes trouvées au-dessus de 1 1,000 ft, ou 

3,353 m 4 



Total (espèces et var.). .. . 38 1 

Toutes, sauf les 42 suivantes, descendent au-dessous de 
2,440 m. : 

4 plantes non remarquées au-dessous de 9,000 ft, ou 2,745 m.: 

Valeriana celtica, Saussurea depressa, Crépis jubata etArme- 
ria alpina. 

14 plantes non remarquées au-dessous de 8,500 ft. ou 2,600 m. 

Diplotaxis humilis, Arabis arcuata var. cenisia (très rare), 
Viola cenisia, Silène exscarpa, Saxifraga biflora, Campanula 
cenisia, Androsace pnbescens, A grostis rupestris, Avena versi- 
color et A. montana, Poa cœsia, Poa alpina var. brevifolia, Poa 
laxa, Festuca H aller i. 

24 plantes non remarquées au-dessous de 8,000 ft, ou 2,440 m. : 

Thlaspi alpinum, T. rotundifolium, Hutchinsia alpina var. 
brevicaule, Alsine Cherleri, A. lanceolata, Arenaria biflora, 
Cerastium latifolium, Geum reptans, Sibbaldia procumbens, 
Potentilla salisburgensis, Saxifraga bryoides, Sax. controversa, 
Sax. refusa, Senecio nniflorus, Antennaria carpatica, Artemi- 
sia eriantha, Achillea nana X atrata, Phyteuma pauciflorum, 
Androsace glacialis, Gentiana brachyphylla, Eritrichium 
nanum, Trisetum subspicatum, Kœleria brevifolia et Festuca 
pumila. 

Les familles suivantes renferment le plus grand nombre d'es- 
pèces au-dessus de 8,000 ft, ou 2,440 m. : 



ACADÉMIE UE GÉOGRAPHIE P.OTANIQUE 20! 

i. Compositx 54 espèces et var. et 24 genres. 

2. Gramineas 29 — i3 — 

3. Caryophyllaceœ 28 — 10 — 

4. Cyperaceœ , 28 — 4 — 

5 . Cruciferœ 28 — 1 3 — 

6. Scrophulariaceae 21 — 5 — 

7. Rosaceœ 19 — 6 — 

8. Leguminosœ 17 — 6 — 

9. Saxifragaceœ 10 — 1 — 

10. Juncaceœ i3 — 2 — 

11. Ranunculaceae 12 — 5 — 

12. Gentianaceœ 12 — 1 — 

i3. Campanulaceœ 11 — 2 

14. Primulaceœ 10 — 4 — 

i5. Umbeliiferœ 8 — 8 

16. Crassulaceœ 7 — 2 — 

17. Labiaiœ 7 — 5 — 

18. Polygonaceae 5 — 3 — 

19. Rubiaceœ 5 — 1 — 

Les familles ci-après renferment le plus grand nombre d'es- 
pèces à 9,000 ft (2,745 m.) et au-dessus : 

1. Compositœ 25 espèces et var. 16 genres. 

2,. Gramineee 16 — 10 — 

3. Cruciferae i5 — 7 — 

4. Caryophyllaceae.. . . . . . 14 — 7 — 

5. Saxifragacex 14 — 1 — 

6. Scrophulariaceae 12 — 4 — 

7. Rosaceae 10 — 4 

8. Cyperaceœ 7 3 — 

9. Leguminosœ 6 — 3 — 

10. Primulaceœ 6 — 3 — 

11. Gentianacece 5 — 1 — 

12. Campanulaceœ 5 — 2 — 

i3. Crassulaceœ 4 — 2 — 

14. Salicaceœ 4 — 1 — 



20-2 



ACADEMIE DE GÉOCI'.APil IE BOTANIQUE 



i5. Polygonaceae 3 

16. Ranunculaceœ 2 



/ 



Umbelliferœ. 



18. Boraginaceas 



19. Juncacea3 2 



2 — 



2 

o 



Les familles suivantes sont représentées au-dessus de 10,000 
ft, ou 3,048 m. 

1. Compositae 3 espèces et var. 2 genres. 

2 . Saxifragaceœ 2 

3 . Primulaceas 

/ Cruciferas 

\ Ranunculaceae 



j Polygonaceae 
Gramineae . . 



Les 1 1 plantes comprises dans la dernière liste sont : Ranun- 
culus glacialis (Goléon 11,200 ft, 3,4/5 m.; Col de la Lauze 
ii,63o ft, 3,544 m -)i Draba tomentosa (Goléon 11,200 it, 
3,4/5 m.); Saxifraga bryoides (Goléon 10,200 ft, 3,iio m.); 
Grands Mulets io,o3o ft, 3,05/ m.); Sax. Murithiana Tess. 
(Goléon 1 1 ,200 ft, 3,475 m., col de la Lauze 1 1 ,63o ft, 3,544 m.); 
Erigeron uniflorus var. valesiacus Sleichcr (Goléon 1 1,200 ft, 
3,475 m.); E. alpinus (Grands Mulets 3, 057 m.); Lencanthe- 
mum alpinum (Grands Mulets 3, 057 m.); Androsace glacialis 
(Grands Mulets 3,057 m.); Androsace pubescens (Goléon 
10,200 ft. 3,iio); Oxyria digyna (Goléon 3,iio m.); Poa 
alpina (3,o5o m., Goléon). 



J'ai trouvé aussi la var. brevifolia Gaud. du Poa alpina à la 
même hauteur (sur le Goléon), mais M. Hackel m'a dit que 
c'était une forme naine et non une variété fixée. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



ïoa 



/ 

6 
6 
6 
6 
5 
5 
5 
5 
5 
4 
4 



2 
2 



Genres les plus riches en espèces au-dessus de 2,410 m. 

Espèces Sous-espèces et var. 

Carex 21 

Saxifraga 14 

Gentiana 10 

Poientilla 9 

Veronica 8 

Campanula 7 

Juncus 

Poa , 

Alchemilla 

Luzula 

Pedicularis , 

Euphrasia , 

Alsine 

Ranunculus 

Hieracium 

Trifolium 

Salix 

Festuca 

Oxytropis 4 

Astragalus 4 

Cerastium 4 

Draba . . 4 

Artemisia 4 

Leontodon 4 

Silène • 4 

Sedum 4 

Phyteuma 4 

Androsace 



3 
2 

1 
2 



4 

Primula 4 

Arabis 4 



204 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE IîOTAMQL'E 



Genres les plus riches en espèces à et au-dessus de 2,745 m. 

Espèces Sous-espèces et vars. 

Saxifraga 12 

Carex 5 

Veronica 5 

Alchemilla 5 

Gentiana 4 

Draba 4 

Cerastium 4 

Potentilla (et Sibbaldia) 3 

Campanula 3 

Pedicularis 3 

Euphrasia 3 



Alsine 












3 




3 




3 




3 


Androsace 





Poa 







. 



Arenaria, Oxytropis, Sedum, Sempervivum, Phyteuma, 



Thlaspi, Cardamine, Viola, Geum, Vaccinium, Avena 
Agrostis et Trisetum, deux espèces en chaque cas. 



Festuca, 



75 Plantes non remarquées au-dessus de 8,000 ft ou 2,440 m. 

Ranunculus aconitifolius, Thalictrum fœtidum, Trollius 
europeus, Erucastrum obtusangulum, Arabis bellidifolia, 
Draba azoides (type), Kernera saxatilis, Silène rupestris, S. nu- 
tans var.spathulifolia, Saponariaocymoides.Dianthus neglectus, 
Sagina Linnœi, Alsine laricifolia, Géranium sylvaticum, Rham- 
nus pumila, Empetrum nigrum, Anthyllis Vulneraria, Medi- 
cago lupulina, Astragalus australis, Alchemilla glaberrima, 
Sedum Rhodiola,Astrantia minor,Meum adonidifolium,Galium 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 205 

asperum var. montanum, Erigeron alpinus var. intermedius 
Gremli, E. Villarsii Bell., Artemisia Mutellina, Cirsium acaule, 
Leoniodon pyrenaicus var. aurantiacus, Crépis pygm£ea,Hiera- 
cium staticifolium, H. psammogens, H. humile, Phyteuma 
betonicaefolium, Campanula barbata, C. Thyrsoides, C. rhom- 
boidalis, Pinguicula alpina, Veronica serpyllifolia, V. fruticu- 
losa, Pedicularis incarnata, P. cenisia, Brunella grandiflora, 
Globularia nana, Chenopodium Bonus-Henricus, Rumex 
arifolius, R. alpinus, Daphne striata, Urtica dioica, Chamœor- 
chis alpina, Nigritella angustifolia, Juncus bufonius, J. filifor- 
mis, Luzula glabrata, L. spadicea, L. sudetica, Eriophorum 
alpinum, Scirpus alpinus, S. cœspitosus, Carex dioica, C. Da- 
valliana, C. stellulata forma grypos, C. leporina, C. bicolor, 
G. Goodenowii, C. frigida, G. Œderi, Sesleria sphasrocephala, 
Agrostis alba, Briza média, Festuca rubra, Bromus erectus, 
Equisetum palustre, Selaginella Helvetica, Chara vulgaris. 

217 plantes trouvées entre 8,000 et 9,000 ft (2,440-2,745 m.) (i) 

Ranunculus pyrenaeus, R. acris, R. montanus et var. Vil- 
larsii, Anémone vernalis, A. baldensis, A. alpina, Caltha 
palustris, Diplotaxis humilis, Erysimum pumilum, Sisym- 
brium pinnatifidum, Arabis alpina var. crispata Willd., 
A. arcuata var. alpestris Reichb., A. arcuata var. cenisia 
Reuter, Cardamine resedifolia, C. hirsuta, Alyssum alpes- 
tre et var. serpyllifolium, Draba carinthiaca et var. indet. 
Biscutella lœvigata, Hutchinsia alpina, Helianthemum mon- 
tanum, H. vulgare, et var. grandifiorum, Viola biflora, Po- 
lygala alpina, Parnassia palustris, Silène infiata var. alpina, 
Silène acaulis et var. elongata DC., Lychnis alpina, Gypsophila 
repens, Sagina repens, Alsine lanceolata, A. verna, Arenaria 
serpyllifolia var. Marschlinsii, A. ciliata, Cerastium alpinum, 
C. arvense et var. viscidulum Gremli et alpicolum Fenzl., Her- 
niaria alpina, Linum alpinum, Trifolium badium, T. alpinum, 
T. repens, T. Thalii, T.pratense et var. alpinum Hoppe, Lotus 

r iculatus var. alpinus, Astragalus aristatus, A. pendulifio- 

'i; Les 8i plantes imprimées en italiques montent jusqu'à 2,743 mètres. 



"200 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTAMQUE 

rus, A. alpinus, Oxytropis campestris, O. fœtida, O. Gaudini, 
Dryas octopetala, Potentilla nivalis, P. grandiflora, P. delphi- 
nensis, P. frigida, P. aurea, P. salisburgensis, P. tomentilla, 
Sanguisorba officinalis, Alchemilla pentaphylla, A. cinerea, 
A. flabellata, A. alpina, A. vulgaris, Epilobium alpinum, 
E. alsinefolium, Sedum annuum, S. alpestre, Sempervivum 
arachnoideum, S. montanum, S. arvernense, Saxifraga aspera, 
S. controversa, S. retusa, S. murithiana albiflora, S. Aizoon, 
S. aizoides, S. pedemontana, S . planifolia, Heracleum monta- 
num, Gaya simplex, Athamanta cretensis, Bupleurum ranuncu- 
loides, Bunium alpinum, Galium asperum var. argenteum, 
G. tenue var. glabratum Briq., G. anisophyllum var. Gaudini 
Briq., G. helveticum, Scabiosalucida, Adenostyles leucophylla, 
Solidago Virga-aurea var. alpestris, Erigeron alpinus var. 
glabratus, Aster alpinus, Bellidiastrum Michelii, Aronicum 
Clusii, Arnica montana, Gnaphalium norwegicum, G. supi- 
num, Antennaria dioica, A. carpatiea, Leontopodium alpinum, 
Artemisia glacialis, Leucanthemum vulgare, Achillea nana, 
A. nana X atrata, A. Millefolium, Carlina acaulis, Cirsium 
spinosissimum, C. heterophyllum, Carduus defloratus, Carduus 
sp., Centaurea uniflora, Leontodon autumnalis var. alpina 
Gaudin, L. pyrenaicus, L. hispidus subsp. alpicola Chen., Cré- 
pis aurea, Hieracium Peleterianum, H. glanduliferum, Phy- 
teuma hemisphericum, P. orbiculare, Campanula Allioni, 
Vaccinium uliginosum, V. Myrtillus, Arbutus alpina, Rhodo- 
dendron ferrugineum, Azalea procumbens, Primula farinosa, 
P. marginata, P. latifolia Lap., P. viscosa Vil!., Soldanella 
alpina, Gentiana lutea, G. punctata, G. tenella, G. ciliata, G. 
campestris, G. nivalis, G. alpina Vill., G. Kochiana Perr. et 
Song., G. brachyphylla Vill., G. bavarica et var. imbricata 
Schleich. Veronica aphylla, V. Allioni, V.saxatilis, V.bellidioides, 
V. spicata, Euphrasia minima, E. alpina, E. Salisburgensis et 
var. purpurascens Favr., Bartsia alpina, Pedicularis rostrata, 
P. rosea, P. verticillata, P. gyroflexa Vill., Thymus S erpyllum 
var, ovatus Briq., et var. pachyderma Briq., var. indet, Cala- 
mintha alpina, Betonica hirsuta, Scutellaria alpina, Plantago 
montana, Globularia cordifolia, Polygonum aviculare var. nana 



ACADÉMIE DE CÉOGKAPIIIE BOTANIQUE 207 

Boiss., Daphne Mezereum, Euphorbia Cyparissias, Salix reti- 
culata, S. herbacea, S. refusa, Veratrum album, Lloydia al- 
pina, Allium Schœnoprasum var. sibiricum, Triglochin palustre, 
Juncus triglumis, J. trifidus, J. compressus, J. alpinus, Lu\ula 
lutta, L. spicata, L. pediformis, Eriophorum augustifolium, 
Scirpus compressus, Carex rupestris, C. incurva, C. curvula, 
C. atrata, C. aterrima, C. ferruginea, C. sempervirens, C. capil- 
laris, C. prœcox, C. vaginata, Phleum alpinum, Sesleria cœru- 
lea, Deschampsia cœspitosa, Avena versicolor, Trisetum pur- 
puracens DC, Kœleria brevifolia, Poa ceniia, Poa bulbosa, 
Poa cœsia, Festuca Halleri, Nardus stricta, Cystopteiis fi agilis, 
C. alpina, Aspidium lonchitis, Asplenium viride, Botrychium 
lunaria, Selaginella selaginoides. 

78 plantes trouvées entre 9,000 et 10,000 ft (2.745 et 3,050 m.) 

Brassica Richeri, Arabis alpina, A. ccerulea, Cardamine 
alpina, Draba pyrenaica, D. aizoides var. alpina, Thlaspi rotun- 
difolium, T. alpinum, Hutchinsia alpina var. brevicaule, Viola 
calcarata, V. cenisia, Silène acaulis var. exscarpa, Alsine Cher- 
eri, A. recurva, Arenaria biflora, Cerastium trigynum, C. lati- 
folium, Oxytropis lapponica, Geum reptans, G. montanum, 
Sibbaldia procumbens, Potentilla minima, Sedum atratum, 
Saxifraga stellaris, S. biflora et var. macropetala, S. androsacea, 
S. muscoides Wulf., S. exarata Vill., Peucedanum Ostruthium, 
Valeriana celtica, Homogyne alpina, Erigeron uniflorus, Aro- 
nicum scorpioides, Senecio incanus, S. uniflorus, S. Doroni- 
cum, Artemisia spicata, A. eriantha, Leucanthemum alpinum 
var. pubescens, Saussurea depressa, Leontodon Taraxaci, Ta- 
raxacum alpestre, Crépis jubata, Phyteuma pauciflorum, Cam- 
panula cenisia, C. pusilla, C. Scheuchzeri, Gregoria Vitaliana, 
Androsace carnea, A. obtusifolia, Gentiana verna, Myosotis 
alpestris, Eritrichium nanum, Linaria alpina, Veronica alpina, 
Euphrasia Bicknelli var., Plantago alpina, Armeria alpina, 
Polygonum viviparum, Salix serpyllifolia Scop., Juncus Jac- 
quini, Eriophorum Scheuchzeri, Kobresia scirpina, Carex fœ- 
tida, C. lagopina, C. nigra, Alopecurus Gerardi, Agrostis 



208 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

rupestris, A. alpina, Avena montana, Trisetum subspicatum, 
T. distichophyllum, Poa alpina, forma vivipara, et forma bre- 
vifolia, Poa laxa, Festuca ovina forma minor., F. pumila. 

Parmi les plantes alpines qui croissent, comme on le sait, 
au-dessus de cette limite (2440 m.), dans une ou plusieurs des 
régions que j'ai visitées l'été passé, mais qui m'avaient échappé, 
se trouvent les suivantes : Ranunculus alpestris (rare dans les 
Alpes occidentales), R. rutœ fo lias (Col d'iseran, Dauphiné, etc.), 
Draba Wahlenbergia, Saxifraga cœsia L. (Mont Cenis, etc.), 
Sax. Seguieri (indiqué en Savoie), Achillea moschata L., Saus- 
surea alpina L., Poa minor Gaudin, etc. 

Les plantes suivantes sont plus fréquemment trouvées dans 
les altitudes les plus hautes des Alpes occidentales : — Andro- 
sace glacialis, Ranunculus glacialis, Saxifraga Murithiana, 
S. bryoides, S. varians, S. biflora, Erigeron alpinus et E. uni- 
Jlorus, Leucanthemum alpinum, Senecio incanus, Campanula ce- 
nisia (local), Geum reptans, Cerastium latifolium, Arabis alpina 
A. cœrulea, Draba aizoides var. alpina, Silène exscarpa, 
Thlaspi rotundifolium (un peu local), Veronica alpina, Gentiana 
brachyphylla et imbricata, Salix sp., Oxyria digyna, Poly- 
gonum viviparum, Eriophorum Scheuch^eri, Poa alpina, Nardus 
stricta, Alopecurus Gerardi, Agrostis alpina, Trisetum subspi- 
catum, Festuca pumila, etc. etc., 

Parmi les plantes dont l'extension en altitude est la plus grande 

sont les suivantes : 

Ranunculus glacialis, Saxifraga Murithiana, S. stellaris 
S. aizoides, S. Aizoon, Antennaria dioica, Arabis alpina, Draba 
aizoides, Hutchinsia alpina, Erigeron alpinus, Lotus cornicula- 
tus, Dryas octopetala, Erinus alpinus, Sempervivum arach- 
noideum, Taraxacum officinale var., Campanula Scheu- 
chzeri, Primula farinosa, Gentiana verna, G. ciliata, G. cam- 
pestris, Scutellaria alpina, Polygonum viviparum, P. aviculare, 
Veronica spicata, Thymus serpyllum, Euphorbia Cyparissias, 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE DOTANIQUE 209 

Daphne mezereum, Triglochin palustre, Juncus bufonius, Scir- 
pus compressus, S. cœspitosus, plusieurs Carex, Agrostis alba, 
Poa alpina et bulbosa, Deschampsia ctespitosa, Nardus stricta 
et diverses fougères. 

J'ai fait une longue liste des plantes avec les altitudes maxi- 
mum et minimum, mais malheureusement mes observations 
n'ont pas toujours eu lieu dans la même région ; par exemple 
Saxifraga stellaris au-dessus du lac d'Annecy à 700 m., et à 
2,760 au col de l'Iseran ; Sax. Ai\oon à 55o m., dans les Alpes- 
Maritimes et à 2,600 m., sur le col Giaset près du Mont Cenis ; 
Dryas octopetala à 55o m., près de Chambe'ry et à 2,564 m., au 
col du Galibier. Par conséquent une telle liste est un peu im- 
précise. 

Je dois mes remerciements les plus sincèresà M. Barbey pour 
la permission de consulter l'Herbier Boissier et l'Herb. Barbey - 
Boissier ; à M. G. Beauverd, le bienveillant conservateur de 
l'Herbier Boissier, pour l'aimable concours qu'il m'a prêté, 
spécialement dans l'étude des Leontodon, Erigeron et Carex; 
à M. le D r Briquet, qui a bien voulu examiner les espèces de 
Galium, Thymus, etc., et qui m'a donné d'autres indications ; à 
M. le D r Buser pour avoir déterminé quelques-unes des Alche- 
millœ ; à M. le Prof. R. von Wettstein pour l'examen de quel- 
ques Euphrasiœ, et à M. le D r Chabert et à M. Cedric Bucknall 
pour avoir déterminé un ou deux des Euphrasiœ, et à M. le Prof. 
D r Chodat pour avoir examiné mes Polygalœ, et à M. le Prof. 
Hackel pour son assistance dans l'étude des Gramineœ criti- 
ques. A Mgr. Léveillé auquel je suis redevable de la revision 
du français de cet article. 

Enfin, ce travail est seulement une collection de faits et de 
statistiques résultant d'observations faites par une seule personne 
pendant une saison; et ceux qui désirent renseigner sur la dis- 
tribution des plantes alpines en général et sur la question dis- 
cutée de l'origine de la flore alpine peuvent consulter les 
ouvrages classiques de John Ball, Hooker, Christ et de Can- 
dolle, et ceux plus récents de Schroeter, Chodat, Wettstein, 
Flahault, Burnat et Briquet. En particulier Le Développement 
des Flores dans les Alpes Occidentales, avec aperçu sur les 

Février 2 



210 académieTde géographie botanique 

Alpes en général, par M. John Briquet (extrait des Résultats 
scientifiques du Congrès International de Botanique de Vienne, 
igo5) est excessivement intéressante. 

English speaking people will find extremely useful the chap- 
ter on Climate and Végétation of the Alpes (i), in M. Coolidgés 
Alpine Club édition of the Introduction to Balfs Alpine Guide, 
1899 (Longmans). A little book one cannot speak too highly 
of. 



PHANEROGAMES 
DICOTYLÉDONES. — Ranunculacese. 

Ranunculus pyrenœus L. Monte Santa Maria (8,5oo ft, 2,592 
m.); Col du Galibier, versant du nord (8,200 ft, 2,5oo m.); 
Aig. de Goléon (8,25o ft, 2,5i5 m.). 

R. aconitifolius L. Chalets du Galibier (8,000 ft, 2,440 m.). 

R. glacialis L. Mont Lamei (9,600 ft, 2,928 m,), et lac Clair, 
Cenis (9,200 ft, 2806 m.); lac Savine 8,100 ft, 2,470 m.), 
abondant ; sommet du col d"Iseran (9,080 ft, 2,768 m.); col 
de la Leisse (9,000 ft, 2,745 m.) ; Galibier (8,5oo It, 2,592 m.); 
Goléon (1 1,200 ft, 3,475 m.). Sommet du col du Lac (9,3oo ft, 
2,837 m -) î sommet du col de la Lauze 1 i,63o ft, 3,544 m.). 

R. acris L. Goléon (8,200 ft, 2,5oo m.). 

R. montanus Willd. Lac Savine (8,100 ft. 2,470), très peu; coj 
d'Iseran (8.3oo ft, 2,532 m.); Galibier (8,5oo ft, 2,592 m.); 
.Evariste-Chancel Refuge (8,200, 8,5oo ft, 2,5g2 m.). 
Var. Villarsii DC. Col de la Leisse (8,800 ft. 2,684 m -)- 

Thalictrum fœtidum L. Chancel Refuge (8,000 ft, 2,440 m.). 

Anémone vernalis L. Mont Cenis (8,000 ft, 2.440 m.); Goléon, 
(8,3oo ft, 2,532 m.) ; plateau de TEmparis (8,000 ft, 2,44.0 m.); 
Chancel Refuge (8,000 ft, 2,440 m.). 

A . baldensis L. Mont Cenis (6,600, 9,000 ft, 2,01 3, 2,745 m.) ; 



(1) This chapter was revised by M. Percy Groom, who is responsible tor 
the valuable a Additional Notes ». 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 211 



col d'Jseran (8,000 ft, 2,440); Galibier, côte du nord (8,5oo 

ft, 2,592 m.); versant méridional (8,400 ft, 2562 m.); Goléon 

(9,000 ft, 2,745 m.). 
A. alpina L. Col du Galibier (8,000 ft, 2,440 m.) 
Trollius européens L. Col du Galibier (8,000 ft, 2,440 m.). 
Caltha palustrîs L. Col du Galibier (8,000 ft, 2,440 m.). 
Aconitum lycoctonum L. Au-dessus du lac Puy Vacher (7,750 

ft, 2,348 m.). 
Atragene alpina L. Au-dessus du lac Puy Vacher (7,750 ft, 

2,348 m.). 

Gruciferae 

Diplotaxis hùmilis G. et G. Sommet du col du Galibier (8,720 

ft, 2,658 m.); Gole'on (8,800 ft. 2,684 m.). 
Brassica Richeri Vill. Goléon (9,200 ft, 2,806 m.). 
Erucastrum obtusangulum Reich. Galibier, versant méridional, 

(8,000 ft, 2,440 m.). 
Erysimum pumïlum Gaud. Mont Cenis (8,5oo ft, 2,592 m.); 

col d'Iseran (goSo ft, 2,755 m.) ; Galibier (8,5oo ft, 2,592 m.). 
Sisymbrium pinnatijidum DC. Col Giaset (8,5oo ft, 2,590 m.) 

col de Fresse (9,000 ft, 2,745 m.). 
Arabis alpina L. Mont Cenis jusqu'à 9,200 ft, 2,806 m.; col 

Giaset (8,500-9,000 ft, 2,592-2,745 m.); col de la Leisse; 

(9,120 ft, 2,780 m. sommet); sommet du col du Galibier 

(8,700 ft, 2,653 m.), et versant méridional à 8,400 ft, 2, 5 62 m.); 

Goléon (9,800 ft, 2,990 m.), La Tournette 2,33o m.). 

Var. crispata Willd. Col d'Iseran (9,000 ft, 2,745 m.); col 

de la Leisse (9,000 ft, 2,745 m.). 
A. cœrulea Ail. Mont Cenis (8,500-9,200 ft, 2,592-2,806 m.); 

Lac Savine (8,100 ft, 2,470 m.); Au-dessus du col Giaset 

(9,000 ft, 2,745 m.); sommet du col d'Iseran (9,o3o ft, 

2,755 m.) ; sommet du col de la Leisse (9,120 ft, 2,780 m.). 
A. bellidifolia Jacq. Col d'Iseran (8,000 ft, 2,440 m.). Commun 

près du lac Mont Cenis. 
A. arcuata Shuttle. var. » ciliata Burnat, Mont Cenis (8,000 ft, 

2,440 m.); col Giaset (8,5oo ft, 2,592 m.). 
Var. cenisia Reuter pro sp. Lac Clair (9.000 ft, 2,745 m.); 



212 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

2cms. en hauteur seulement. La nomenclature des variétés 
d'Arabis arcuara est bien confuse. 

Cardamine Plumieri Vill. Mont Cenis (1,91 5 m.), Reuter a re- 
trouvé cette plante rare au Mont Cenis, ou on ne l'avait pas 
vue depuis le temps d'Allioni (1). 

C. alpina Willd. Mont Cenis, au mont Lamet et lac Clair 
(8,300-9,000 ft, 2,530-2,745 m.); col Giaset (8,5oo ft. 2,590 
m.); col d'Iseran (8,200 ft, 2,5oo m.); col de la Leisse 
(9,060 ft, 2,763 m.); col de la Vanoise (8,ooo ft, 2,440 m.); 
Chancel Refuge et col du Lac (8,000-8, 5oo ft, 2440-2592 m.). 
C. resedifolia L. Mte. Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.); lac 
Clair (9,000 ft, 2,745 m.); col Giaset (8,5oo ft, 2,590 m.); 
Au-dessus du col de Fresse (9,000 ft, 2,745 m.); Chancel 
Refuge (2,440 m.). 

C. hirsuta L. Près du lac Savine (8,100 ft, 2,470 m.). 
Alyssum alpestre L. Mont Cenis, jusqu'à 8,800 ft, 2,684 m.; 

très variable. Col d'Iseran (8,000 ft, 2,440 m.). 

Var. serpyllifolium Desf. Mont Cenis (8,5oo ft, 2,592 m.). 
Draba pyrenaicaL. Lac Clair (8,000-9, 1 00 ft, 2,440-2,775 m.) ; 
Mont Lamet (8,200-9,000 ft, 2,74b m.); col Giaset, versant 
italien (8,5oo ft, 2,592 m,); col d'Iseran 7,500 ft, et au som- 
met du col (9,080 ft, 2,769 m.); mais pas observé entre ces 
deux hauteurs; col de la Leisse (9,060 ft., 2,763 m.). 

D. ai^oides L. Mont Cenis (6,000-8,000 ft, 1,830-2,440 m.) ; 
plateau de l'Emparis (8,000 ft, 2,440 m.). 

Var. alpina Koch. Sommet de Monte Santa Maria (9,iooft, 
2,745 m.); Mont Cenis (8,000-9,000 ft, 2,440-2,775 m.); 
col de Clapier (8,200 ft, 2,5oo m.); col d'Iseran (9,o3o ft, 
2,754 m. ); col de la Leisse (9,060 ft, 2,763 m.); Galibier 
(8,5oo ft, 2,592 m.); Goléon (9,800 ft, 2,990 m.). 

D. tomentosa Wahl. var. frigida Burnat = D. frigida Santer 
Mte. Ciagiore (7,600 ft, 2,3i8 m.). 

D. tomentosa Wahl. Rochers sud du col du Galibier (8,3oo ft, 
2,532 m.); Goléon (1 1,200 ft, 3,414 m.). 



(1) Mattirolo. — La Flora Segusina, 1907. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 213 

D. carinthiaca Hoppe. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.); 
lac Clair (9,000 ft, 2,745 m,) très locale. 

D carinthiaca Hoppe var. ? Mont Cenis au-dessous d'un rocher 
à 6,5oo ft, 1,982 m.; col Giaset (9,000 ft, 2,745 m.); une 
forme grande et grêle (12-1 5 cm.) avec les feuilles plus larges 
et les pédicelles e'galant les silicules. 

Kernera saxatilis Reich. Galibier (8,000 ft, 2,440 m.). 

Biscutella lœvigata L. Col de Clapier (8,200 ft, 2,5oo m.); La 
Tournette (2,33o m.). 

Thlaspi rotundifolium Gaud. Mont Cenis jusqu'à 9,200 ft. 
2,745 m. ; lac de Savine (8, 100 ft, 2,470 m.) ; col de la Leisse 
(9,000 ft, 2,745 m.); Galibier (8,5oo ft, 2,592 m.); Goléon 
(9,800 ft, 2,990 m.). 

T. alpinumCramz. Mont Cenis (8,300-9, 100 ft, 2,532 2 i77^ m.); 
mont Lamet (8,200 ft, 2,5oo m.); Mons. le Prof. Mattirolo 
dit que probablement Re a pris cette plante pour T. montanum 
en 1843 (1). 

Hutchinsia alpina R. Br. Mont Cenis jusqu'à 9,200 ft, 2806 m,; 
lac Savine(8, 100 ft, 2,470 m.); col d'Iseran (8,5ooft,2592m.); 
col de la Leisse (9,000 ft, 2,745 m.); Galibier (8,5oo ft, 
2,592 m.) ; Gole'on (8,800-9,800 ft, 2,684-2990 m.) ; Chancel 
Refuge et col du Lac (8,2oo-8,5oo ft, 2,500.2,592 m.) ; La 
Tournette (2,33o m.) la plupart de ces échantillons sont de la 
var. brevicaule Hoppe. 

Cistinacese 

Helianthemum montanum Vis. Mont Cenis jusqu'à 9,000 ft, 

2,745 m. ; mont Lamet (8,5oo ft, 2,592 m.); plateau de l'Em- 

paris (8,000 ft, 2,440 m ). 
H. vulgare L. Galibier (8,200-8,700 ft, 2, 5oo-2, 653 m. sommet); 

plateau de l'Emparis (8,000 ft, 2,440 m.); Goléon (8,3oo ft, 

2,532 m.); La Tournette (2,333 m.). 

Var. grandiflorum DC. Mont Cenis (8,5ooft, 2,592 m.); 

col de la Leisse (7,700 ft, 2,35om.). 



(1) Mattirolo. — La Flora Segusina, 1907. 



214 ACADÉMIE DK GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Violaceae 

Viola biflora L. Au-dessus du lac Savine (8,200 ft, 2,5oo m.); 

Evariste-Chancel Refuge (8,000 fi, 2,440 m.); La Tournette 

(2,333 m.). 
V. calcarata L. Monte Santa Maria jusqu'au sommet (9,100 ft, 

2,775 m.); Mont Cenis jusqu'à 9,000 ft, 2,745 m. ; lac Savine 

(8,100 ft, 2,470 m.); col d'Iseran (8,200 ft, 2,5oo m.); col 

de la Leisse (9,060 ft, 2,763 m.); Galibier (8,5oo ft, 2,592 m.); 

Goléon (9,000 it, 2,745 m.). 
V. cenisia L. Mont Cenis, lac Clair et mont Lamet (9,000 ft, 

2.745 m.),- Goléon (9, 5 00 ft, 2,897 m ^- 

Polygalacese 

Polygala alpina Perr. et Song. Val Casterino, Alpes-Maritimes 
Italiennes (2,000 m.); col du Mont Cenis, versant français 
(6,600 ft, 2,01 3 m.); Goléon (8,200 ft, 2,5oo m.). 

P. vulgaris L. var. pedemontana Perr. et Verlot; Mont Çenis 
(6,5oo ft, 1,982 m.). 

P. nicœensis Risso Col di Tenda, au-dessous de S. Dalmazzo. 
Var. [P. vulgaris y transiens et c vestita Burnat). Rochers 
calcaires, San Dalmazzo di Tenda (700 m.) Vid. Chodat Mo- 
nogr. II, p. 458. 

P.alpestris Reichb. = P. amarella Crantzvar. alp estris Borbas, 
Val Casterino, Alpes-Maritimes Italiennes, (2,000 m.); lac du 
Mont Cenis (6,3oo ft,), col du Mont Cenis(6,89oft, 2,100 m.). 

Droseraceœ 

Parnassia palustris L. Col d'Iseran (8,200 ft, 2,5oo m.) ; Gali- 
bier 8,100 ft, 2,470 m.); côte Méridionale. 

Garyophyllacese 

Silène inflata Sm. Col de la Leisse (8,200 ft, 2,5oo m.). 

Var. alpina Thomas, Galibier (7,500-8,000 ft, 2,440 m.). 
S. rupestris L. Mont Cenis (8,000 ft, 2,440 m.). 
S. acaulis L. Mont Cenis (8,000 ft, 2,440 m.) ; lac Savine 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 2 ! 5 

(8,iooft, 2,470 m.); plateau de Paris (8,000 ft, 2,440 m.); 

col de la Leisse (8, 5 00 ft.) Galibier (8,200 ft, 2, 5 00 m.). 
(1) Var. elongata DC. = S. elongata Bellardi (1788); Mont 

Cenis (7,000 ft, 2, 1 35 m.) ; avec les tiges de 6 cms. ; col de la 

Leisse (8,000-8, 5oo ft, 2,440-2,592 m.); col du Lautaret 

2,200 m,) ; Galibier (8, 5oo ft, 2,592 m.). 

Var. exscarpa DC. = S. exscarpa Ail. Monte SantaMaria 

(8,000-9,000 ft, 2,440-2,745 m.); Mont Cenis et mont Lamet 

(9,200 ft, 2.806 m.) ; col de la Leisse (9,060 ft, 2,763 m.); 

sommet du col du Galibier (8,720 ft, 2,658 m.); sommet du 

col du Lac (9,300 ft, 2,836 m,); La Tournette (2,333 m,). 
Le S. bryoides Jord. est une forme intermédiaire (ou hybride?) 

entre les deux espèces précédentes (2). 
.S. quadrifida L. La Tournette (7,65o ft, 2,333 m.). 
S.nutansL. var. spathulœfolia Burnat, Chancel Refuge (8,000 

ft, 2,440 m.). 
Lychnis alpina L. Mont Lamet (8,100 ft, 2,470 m.); Mont Cenis 

au-dessous de la Fort Malamot (8,000 ft, 2,440 m.) ; col d'Ise- 

ran (8,600 ft, 2,622 m.) ; col de Fresse (9,000 ft, 2,745 m.). 
Saponaria lutea L. Val de Savine (Savoie) (7.500 ft, 2,285 m.). 

Sur le versant italien du Mont Cenis il croît de 7,000 ft, à 

5,5oo ft, (1,677 m sur rochers près de la Route Nationale. 
S. ocymoides L. Mont Cenis (8,000 ft, 2,440 m.). 
Gypsophila repens L. Col Giaset (9,000 ft, 2,745 m.); sommet 

du Galibier (8,700 ft, 2,655 m.); Goléon 8,700 ft, 2,655 m.J ; 

sur une chaîne de la marne; Chancel Refuge et col du Lac 

(8,200-9,000 ft, 2,500-2,745 m.) ; au Mont Cenis ordinaire" 

ment la couleur est d'un beau lilac. 
Diantlnts neglectus Lois. Mont Cenis (6,000-8,000 ft, i,83o- 

2,440 m.); la forme qui se trouve dans les prés est i5 cm. en 

hauteur, celle des rochersles plus hauts est presque sanstiges. 

Galibier, versant méridionale, (7,500 ft, 2,283 m.). 
D. cœsius Smith. La Tournette (7,600 ft, 2,33o m.). 



(1) Vid. Paulson in Journ. of Botany, Décemb. 1907. 

(2) Burnat. Flore des Alpes-Maritimes, 1. p. 210. 



216 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOIAMQUE 

Sagina repens Burnat. Mont Cenis (8,000 ft, 2,440 m.); col Gia- 
set (8,5oo ft, 2,590 m.) ; col d'Iseran (8,3oo ft, 2,532 m.) ; Ga- 
libier (8,5oo ft, 2,690 m.) Fl.plenu, Plan du Lac, Tarentaise, 
vers 2,440 m. 

S. Linnœi Presl. Mont Cenis (8,000 ft, 2,440 m.). 

Alsine Cherleri Fenzl. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.); 
Mont Cenis (9,200 ft, 2,806 m.), sommet du Col d'Iseran, 
(9,080 ft, 2,769 m.); sommet du col du Galibier (8,700 ft, 
2,653 m.) ; Goléon (9,200 ft, 2806 m.); Col du Lac (9,300 ft, 
2,837 m.); La Tourmette (2,33o). 

A. lanceolata Mert. et Koch. Col de la Leisse (8,200 ft, 
2,5oo m.). 

A. recurva Wahl. Monte Santa Maria (8,000-9,100 ft, sommet, 
2,440-2,745 m.) ;cold 1 Iseran(8, 200-9, 080, sommet, 2,769m.); 
col de la Vanoise (8, 000 ft, 2,440 m.); col de la Leisse 
(8,600 ft, 2,623 m.); Goléon (9,000 ft, 2,745 m.); commun 
dans la Savoie. 

A. verna Bartl. Mont Cenis (6,5oo-8,5oo ft, 1982-2592 m.); 
col d'Iseran (9,000 ft, 2,745 m.); Galibier (8,400 ft, 2,562 m.). 

A. laricifolia Crantz. Chancel Refuge (8,000 ft, 2,440 m.); 
commun sur le granité au-dessus de La Grave (Hautes-Alpes) 
(1,708 m. 2,440 m.). 

Arenaria serpyllifolia L. var. Marschlmsii Koch. Col Giaset 
(8,800 ft, 2,684 m -)i une nouvelle station pour celte rare 
plante. 

A. ciliata L. Mont Cenis jusqu'à 9,000 ft, 2,745; col d'Iseran 
(9,000 ft, 2 745 m.); Galibier, versant méridional (8,400 ft, 
2,562 m.); col Giaset (8,85o ft, 2,700 m.); La Tournette 
(2,33o m ); plante très variable. 

A. bijlora L. Mont Cenis (9,000 ft, 2,745 m.); Goléon (9,000- 
9,800 ft, 2,745-2,990 m.); Chancel Reluge et col du Lac 
(8,200-9,300 ft, 2,500-2,837 m.). 

Cerastium trigynum Vill. Monte Santa-Maria (8,000 ft, 
2,440 m.); Mont-Cenis (8,35o-9,ooo ft, 2,545-2,745 m.); lac 
Savioe (8,100 ft, 2,470 m.) ; col Giaset (9,000 ft, 2,745 m.) ; 
lac Savine (8,100 ft, 2,470 m.); col Giaset (9_,ooo ft, 2,745) 5 
col d'Iseran (8,200 sommet, 9,080, 2,500-2,769 m.); col de 



ACADEMIE DE GÉ0GI5API1IE lîOTAMQUE 217 

la Leisse (8,600 ft, 2,623 m.); Galibier (8,5oo ft, 2,^92 m.). 

Chancel Hut et col du Lac (8,ooo-85oo ft, 2440-2592 m.). 
C. latifolium L. Mont-Cenis (mont Lamet et lac Clair) (8.200- 

9,000 ft, 2,500-2,745 m.) ; col d'Iseran (8,000-9,080 ft, 2,440- 

2,769 m. sommet); col de la Leisse (9,060 ft, 2,763 m.); 

sommet du Galibier (8,700 ft, 2,653 m.). La plupart de mes 

échantillons sont lavarie'té C. uniflorum Murith. 
C. alpimim L. Souvent sur le granité. Mont Cenis (9,000 ft, 

2,7-) 5 ni.) ; lac Savine (8,100 ft, 2,470 m .) ; Goléon (9,000 ft, 

2,745 m.) ; Chancel Refuge et col du Lac (8,000-9,000, 2,440- 

2,745 m.)- 
C. arvense L. Mont Cenis jusqu'à 8,3oo ft, 2,53o m.; Galibier, 

(8,700 ft, 2,653 m.); La Tournette (2,33o m.). 

Var. slrictum Haenke (1828) =var. alpicolum Fenzl. (1842) 

Col de la Leisse (9,000 ft, 2,745 m.) ; Goléon (9,000 ft, 

2,745 m.). 

Var. suffruticosum Koch ( 1 83 5) = C. laricifolium Vill. 

(1789) Mont Cenis (7,500 ft, 2.2§5 m.). 
Var. viscidulum Gremli. Lac Clair (8,500-9,000 ft, 2,592- 

2,745 m.); col Giaset (8,3oo ft, 2,532 m.). 
Herniaria alpina Vill. Mont Cenis (6,000-9,000 ft, i83o- 

2,745 m.); col d'Iseran (9,000 ft, 2,745 m.); Goléon, (8,700 

ft, 2,653 m.). 

Linaceœ 

Limtm alpinum L. Galibier, versant méridional (8,700 ft, 
2,653 m.). 

Geraniacese 

Géranium sylvaticum L. Chalets du Galibier (8,000 ft., 
2,440 m.). 

Rhamnacese 

RhamniLs pwnila Turra. Roc Noir, Savoie, 8,000 ft, 2,440 m.]. 

Empetracese 

Empetrum nigrum L. Au-dessus d'Entre-Deux-Eaux (8,000 ft, 
2,440 m.). 



218 ACADÉMIE DE GÉOGIiAPHIE DOTAMQUE 



Leguminosse 

Anthyllis Vulneraria L. Galibier, versant nord (8,000 ft, 

2,440 m.) ; plateau de l'Emparis (8,000 tt, 2,440 m.). 
Medicago lupidina L. Galibier, versant nord (8,000 ft, 2,440 m.). 
Trifolium badium Schreb. Col d'Iseran (8,200 ft, 2,5oo m.); 

chalets du Galibier (8,000 ft, 2,440 m.): Goléon (9,000 ft; 

2,745 m.). 
T. alpinum L. Col Giaset (8,500-9,000 ft, 2,592-2,745 m.); 

col d'Iseran (9,o3o ft, 2,755 m.); Galibier (8,5oo ft, 2,592); 

Goléon (8,900 ft, 2,715 m.). 
T. repens L. Col d'Iseran (8,200 ft, 2,5oo m.); sommet du col 

du Mont Cenis (2,101 m.) ; Galibier (8, 5 00 ft, 2,592); Chancel 

Refuge (8,000 ft, 2,440 m.). 
T. Thalii Vill. Mont Cenis (8,000 ft, 2,440 m.) ; Galibier, 

versant méridional (8,400 ft, 2,562 m.); Goléon (8,200-9000, 

2,500-2,745 m.). 
T. pratense L. Col d'Iseran (8,3oo ft, 2,532 m.); chalets du 

Galibier (8,000 ft, 2,440 m.); La Tournette (2,33o m.); pro 

specie alpinum Hoppe — nivale Sieb., avec les fleurs d'un jaune 

pâle ou couleur de saumon, fréquent au Mont Cenis et au 

Petit Mont Cenis (5,500-7,000 ft, 21 35 m.); col de la Leisse 

(8,200 ft, 2,500m.); Galibier, versant méridional (2,592 m.); 

Goléon (8,000 fi, 2,440 m.); avec les fleurs d'un écarlate 

foncé au Mont Cenis (2.1 35 m.). 
Lotus corniculatus L. vav . alpinus Schl. Monte Santa Maria 

(9,000 ft, 2,745 m.); mont Lamet et lac Clair (8,500-9,000 ft, 

2,592-2,745 m.) ; lac Savine (2,470 m.); col Giaset (9,000 ft, 

2,745 m.); Galibier (8,5oo ft, 2,592 m.); plateau de Paris, 

(2,440 m.) ; Goléon (2,440 m.) ; etc. 
Astragalus aristatus L'Herit. Goléon (8,5oo ft, 2, 5q2 m.). 
A. monspessulanush. atteint 1950 m. au Mont Cenis. 
A. penduliflorus Lam. = Phaca alpina L. Galibier, versant 

mérid. (2,53o m.) 
A. australis Lam. = Phaca australis L. Mont Cenis (6,i5o- 

8,000 ft, 1876-2440 m.). 
A . alpinus L. = Phaca astragalina DC. Mont Cenis, (7,600- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE KOTAMQUE 2 1 9 

8-5oo ft, 2,285-2,592 m.); col Giaset (8,5oo ft, 2,592 m.); 
(col d'Iseran 8,5oo ft, 2,592 m.) ; Goléon (8,3oo fi, 2,532 m.). 

Oxyiropis campestris DC. Mont Cenis (5, 000 ft, 9,000 ft, 
1,525-2,745 m.); Galibier (8,900 ft, 2,653 m.); Goléon (9,000 
ft, 2,745 m.). 

O.fœtida DC. Galibier, versant méridional (8, 5oo ft, 2,592 m.). 
Mont Cenis pas au-dessus de 6,200 ft, 1,890 m.). 

O. neglecta J. Gay. var. Gaudini Bunge, O. cyanea Gaud. non 
M. B. Mont Cenis jusqu'à 8,5oo ft, 2,592 m. 

O. lapponica Gay (1827), Mont Cenis (6,000-8,800 ft, i,83o- 
2.684 m.) ; sommet du col d'Iseran (9,080 ft, 2,769 m.); Ga- 
libier (9,000 ft, 2,745 m.); Goléon (9,200 ft, 2,806 m.). 

Rosaceae 

Dryas octopetala L. Mont Lamet (8,100 ft, 2,470 m.); au-dessus 
d'Entre-Deux-Eaux (8,000 ft, 2,440 m.); Roc Noir (8,3oo ft, 
2,53o m.). Galibier, versant méridional (8,400 ft, 2,564 m.); 
plateau de Paris (8,000 ft, 2,440 m.), La Tournette 1,460 m. 
2,357 m -> I e sommet. 

Geum reptans L. Monte Santa Maria (8,5oo ft, 2,592 m.) ; mont 
Lamet (9,600 ft. 2,623 m.) ; col de la Leisse (9060 ft, 2,763 
m.) ; Galibier (8, 1 00 ft, 2,470 m.); Goléon (9,000 ft, 2,745 m.) ; 
Chance] Refuge et col du Lac (8,000-8, 5oo ft, 2,440-2,592 
m.). 

G. montanum L. Monte Santa Maria (8,5oo ft, 2,592 m.); 
Mont Cenis (9,000 ft, 2,745 m.) ; mont Lamet (9,600 ft. 
2,928 m.) ;;col d'Iseran (8,3oo ft, 2,532 m.); col Giaset (8.600 
ft, 2,592 m.); col de la Leisse (9,050 ft, 2,762 m.); col de Cla- 
pier (8,200 ft, 2,5oo m.) ; Goléon (8,000 ft, 2,440 m.) ; Cbancel 
Refuge (8,000 ft, 2,440 m.). 

Sibbaldia procumbens L. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 
m.); lac Clair (9,000 ft, 2,745 m.); lac Savine (8,100 ft, 
2,470 m.); col d'Iseran (8,200 ft, 2,5oo m.); col de la Leisse 
(9, o5o ft, 2,760 m.) ; Galibier (8, 5oo ft, 2,592 m.) ; Chancel 
Refuge et col du Lac (8,000 ft, 2,440-2,592 m.). 

Potentilla nivalis Lapeyr. Galibier, versant méridional (8,400 
ft, 2,562 m.); plateau de Paris (8,000 ft, 2,440 m.). 



2'2(J ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

P. grandiflora L. Mont Cenis jusqu'à 8,5oo fr, 2,592 m.,e. g. 

au mont Lamet ; lac Savine (8,100 ft, 2,470 m.); col d'Ise- 

ran (8,3oo ft, 2,532 m .) ; col de la Leisse (8,600 ft, 2,623 
m.); Galibier (8, 5ooft, 2,592m.); plateau de Paris (2,440 m.) ; 

Goléon (2,440 m.); Chancel Refuge (2,440 m.). 
Var. pedemontana Gremli. Mont Cenis (7,600 ft, 23 1 5 m.). 
P. dclphinensisG. et G. Galibier, versant méridional (2,562 m.). 
P.Jrigida Vill. Galibier, versant me'ridional (2,562 m.). 
P. minima Hall. Mont Cenis (8,5oo ft, 2592 m.); col d'Iseran 

(2,440 m.). Sommet du col de la Leisse (9, 1 20 ft, 2,780 m.). 
P. aarea L. Mont Cenis (2,3 1 5 m.); Goléon (2,745 m.) ; Chancel 

Refuge (2,440 m.). 
P. Salisburgensis Haenke= P. alpestre Haller fils, col Giaset 

(8,5oo ft, 2,592 m.). 
P. Tormentilla Neck. Galibier, versant du nord (2,5oo m.). 
Rosa pimpinellijolia L. Rochers au-dessus de Lanslebourg 

(2, i35 m.). 
R. alpina L. Lac Puy Vacher (2,355 m.). 
Sanguisorba officinalis L. Galibier (2,532 m.); plateau de Paris 

(2,440 m.). 
Rubus saxatilis L. Lac Puy Vacher (2,35 5 m.). 
Amelanchier vulgaris Mœnch. Lac Puy Vacher (2,355 m.). 
Alchemilla pentaphylla L. Lac Savine, abondant, (2,470 m.); 

col d'Iseran (8,000-9,000 ft, 2,745 m.); col de la Leisse 

(8,600 ft, 2,623 m.); Galibier (8,5oo ft, 2,592 m.); Goléon 

(9,000 ft. 2,745 m.); Chancel Refuge et col du Lac (8,000 ft,- 

9,000 ft, 2,440-2745 m.). 
A. glaberrima Schmidt. Chancel Refuge (2,440 m.), det. Buser, 
A. cinerea Buser. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.), det. 

Buser. 
A.flabellata Buser. Goléon (9,000 ft, 2,745 m.), det. Buser. 
A. alpina L. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.); Mont 

Cenis jusqu'à 9,000 ft, 2,745 m.; col de la Leisse (8,600 ft. 

2,623 m.) ; Galibier (2,440 m.) ; plateau de Paris (2,440 m.); 

Goléon (2,440 m.) ; La Tournette (2,33o m.). 
A. vulgaris L. (collectivement), col d'Iseran (2,532 m.); Gali- 
bier (8,000-8700 ft. 2,440-2,653 m.) ; plateau de Paris (2,440 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE. 22 1 

m.) ; Goléon (2,440 m. ; col du Lac (9,000 ft, 2,743 m.) ; La 
Tournette (2.333 m.). 

Onagracese 

Epilobium alpinum L. Col du Clapier (2,494 Ft.) ; col Giaset 

(8,600 ft, 2,623 m.); Chancel Refuge (2,440 m.). 
E. alsinefolium Vill. Col du Lac (2,745 m.). 
E. montanum L. Sommet du col du Mont Cenis (2,100 m.). 

Crassulaceœ 

Sedum anmium L. Monte Santa Maria (2,440 m.) ; lac Savine 
(2,470 m.); col Giaset (8,5oo ft, 2,592 m ); Chancel Refuge 
(2,440 m.) 

S. atratum L. Mont Cenis jusqu'à 9,000 ft, 2,745 m. 1 ) ; lac 
Savine (8,100 ft, 2,470 m.) ; col Giaset (8,600 ft, 2,623 m.) ; 
sommet du col d'Iseran (9,080 ft, 2,768); plateau de Paris 
(2,440 m.) ; Goléon (9,000 ft, 2,74b m.) ; La Tournette (2,33o 

m.). 
S. Rhodiola DC. Galibier (2,440 m.); plateau de Paris (2,456 

•m.). 
S. alpestre Vill. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.) ; Mont 

Cenis (8,5oo ft, 2,592 m.) ; Galibier (2,65o m.); Goléon 

(2,745 m.). 
Sempervivum arachnoideiim L. Monte Santa Maria (2,745 m.) ; 

Mont Cenis et mont Lamet jusqu'à 2,592 m., col Giase 

(8,800 ft, 2,684m.) ; Galibier (8,400 ft, 2,562 m.); Goléon 

(2,440 m.). 
S. montanum L. Mont Cenis jusqu'à 2,745 m., col de Clapier 

(2,5oo m.) ; lac Savine (2,470 m.) ; col Giaset (8,800 ft, 2,684 

col d'Iseran (2,5oo m.) ; col de la Leisse (8,600 ft, 2,623 m.) ; 

Galibier (8,5oo ft, 2,592 m.); plateau de Paris (2,440 m.). 
S. arvernense Lee. et Lamot. Mont Cenis jusqu'à 2,590 m.); col 

de Clapier (2,5oo m.) ; col Giaset (8,800 ft, 2,864 m ! plateau 

de Paris (2,440 m.). 



222 ACADÉMIE IlE GEOGItAPIIIE BOTANIQUE 



Saxifragacese 

Saxifraga aspera L. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.) ; 
val de Savine (.7,700 ft.) ; Goléon (9,000 ft. 2,745 m.). 

S. bryoides'L. Monte Santa Maria (6,000 ft, 2,745 m.); mont 
Lamet (8,600-9,000 ft, 2745 m.); lac Savine (2,470 m.) ; col 
d'Iseran (2, 5 00 m.); Goléon (9,800-10,000 ft, 2,900-3,1 10 m.); 
Chancel Refuge et col du Lac (2,5oo m. à 2,745 m.) ; Grands- 
Mulets (io,o3o ft. 3,o57 m -)' en l 9°-\)- 

S. rotundifolia L. Lac Puy Vacher (7,700 ft, 2,348 m.). 

S.stellaris L. Lac Savine (2,470 m.); col Giaset (2,590 m.); 
col d'Iseran près du sommet (9,o3o ft. 2,755 m.) ; La Tour- 
nette (2,333 m.). 

S. controversa Sternb. Lac Clair (9,000 ft, 2,945 m.); lac Sa- 
vine (2,470 m.); col d'Iseran (8,200 ft, 2,5oo m.). 

S. refusa Gouan. Monte Santa Maria (2,745 m,); lac Savine 
(2,470 m.); col de Clapier (2,5oo m.); au-dessus du Lautaret 
(2,440 m.). 

S. Murithiana Tess. = S. oppositifolia L. part. Monte Santa 
Maria (9,000 ft, 2,745 m.) ; mont Cenis et mont Lamet (6,000- 
95oo ft, 1,830-2,897 m.) ; lac Savine, abondant (2,470 m.}; 
col de Clapier (2, 5oo m.); cul Giaset (8,800 ft, 2,684 m 0î 
Roc Noir (9,500 ft, 2,745 m.); col de la Vanoise (2,440 m.) ; 
sommet du col d'Iseran (9,080 ft, 2,769 m.) ; col de la Leisse 
(9,000 fi, 2,745 m.); Galibier (8,5oo-8,8oo It, 2,592-2,684 m.); 
plateau de Paris (2,460 m.); Goléon (1 1,200 ft, 3,414 m.) ; 
col du Lac (9,3oo ft, 2,837 m.); col de la Lauze (1 i,63o ft, 
3,545 m.) ; La Tournette (2,333 m.). 

forma albiflora (determ. D r A. Von Hayek) ; col de la 
Leisse (9,000 ft, 2,745 m.). 

S. biflora Ail., avec les fleurs blanches, roses et pourpres au 
lac Clair(8, 500-9, 3oo ft, 2,592-2,837 m.); blanches et pour- 
pres au col d'Iseran (9,000 ft, 2,745) ; au col de la Leisse 
(9,060 ft, 2,763 m.) ; au col du Galibier (8,5oo ft, 2,592 m.), 
et au Goléon (9,000 ft, 2,745 m.). 

Var. macropetala Kerner. Lac Clair (9,3oo ft, 2,837 m.) ; 
avec les fleurs blanches, 16 millim. en largeur. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 22) 

S. diapensoides Bell. Monte Ciagiore 7,600 ft, 2,3 18 m.). 

S. Ai\oon Jacq. Monte Ciagiore (7,500 ft, 2.285 m. ; Mont Cenis 
jusqu'à 8, 5oo m. ; col Giaset (8,5ooft, 2,592 m.) ; col de Clapier 
(8,200 ft, 2, 5 00 m.) ; Gai ibier (8,400 ft, 2 562 m.) ; versant méri- 
dional, plateau de Paris (2, 460 m.). 

S. ai\oides L. Mont Cenis jusqu'à 2,440 m. ; col de la Vanoise 
(2,440 m.); Galibier, versant méridional (2, bio m.) ; Goléon 
(2,5oo m.). 

S. Androsacea L. Mont Lamet (8.200 ft, 2,5oo m.) ; lac Clair 
(9,000 ft, 2,945 m.) abondant mais très locale; lac Savine 
(2,470m.); col d'Iseran )9,o3o ft, 2755 m.); col de la Leisse 
(9,060 ft, 2,763 m.) ; col du Lac (9,000, 2, 745 m.). 

S. Pedemontana Ail. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.). 

S. planifolia Lapeyr. Monte Lamet (8,5oo ft, 2,592 m.); col de 
Clapier (2,5oo m .) ; col d'Iseran (9,o3o ft, 2755 m.) ; Goléon 
(9,000 ft, 2,745 m.) ; monte Ciagiore (2,285 m.). 

S. muscoides Wulf. = S. varians Sieb. Monte Santa Maria 
(2,745 m.); mont Cenis (7,000-9,000 ft, 2,745 m.); col 
d'Iseran (8,200-9,080 ft.) ; Galibier (8,400 ft, 256o m.); 
col de la Leisse, sommet (9,120 ft. 2,780 m.); plateau de 
Paris (2,460 m.); la Tournette (2,333 m.). 

S. exarata Vill. Monte Santa Maria (y,iooft, 2,785 m.); mont 
Lamet (8,5oo ft, 2,592 m.) ; col de Clapier (2, 5oo m.); col 
Giaset (8,5oo ft, 2,592 m.); Galibier (8,5oo ft, 2,592 m.) ; 
Goléon (9,000-9,800 ft, 2,745-2,990 m.). 

Umbelliferse 

Astrantia minor L. Plateau de Paris (2,440 m.); Chancel 
Refuge (2,440 m.). 

Meum adonidifolium Gay, chalets du Galibier (2,440 m.). 

Peucedanum Ostruthium Koch. Col de la Leisse (8,600 ft, 
2,623 m.) ; Galibier (8,000-8,700 ft, 2,44o-2,65om.); Goléon 
(9,200 ft, 2,8o5 m.). Lac Puy Vacher 7,800 ft. 

Heracleum montanum Schl. Pâturages du Galibier (8,200 ft, 
m.). 

Gaya simplex Gand. Lac Clair (8,500-9,000 ft, 2,590-2,745 m.); 



224 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

lac Savine (2,470 m.) ; col de la Leisse (8,600 ft, 2,620 m.) ; 

(Goléon (9,000 ft, 2,745 m.); col Giaset (8,5oo ft, 2,592 m.). 
Athamanta cretensis L. Mont Cenis pas au-dessus de 7,000 ft, 

2,1 35 m.; col de Presse (8,5oo ft, 2.592 m.); Galibier côte 

du nord (2,440 m.); la Tournette (2,333 m.). 
Bupleurum ranunculoides L. Mont Lamet (2,470 m.) ; col 

d'Iseran (2,5oo m.); col Giaset (8.600 ft, 2,590 m.). 
Bunium alpinwn Waldst. et Kit. Galibier, côté méridional 

(2,590 m.). 

Rubiaceœ 

Galium asperum Schreb. 

Var. argenteum (Vill.) Briq. = G. argenteum Vill. f. reducta 

Galibier, côte du nord (8, 5oo ft, 2,590 m.). 
Var. austriacum Briq. = G.auslriacum Jacq. Mont Cenis 

(6,5oo ft, 1,980 m.). 
Var. 'montanum Briq. = G. montanum Vill. Mont Cenis 

(7,000 ft, 2 , 1 3 5 m.). 
Var. id, forma ad subsp. anisophyllum vergens. Mont Cenis 

(7,500-8,000 ft, 2287-2,440 m.). 
Var. Thompsonii Briq. var. nov. floribus roseis, mox des- 
cribenda. Mont Cenis (6,5oo ft, 1,980 m.). 
Sub. Sp. tenue Briq. = G. tenue Vill. Lac Puy Vacher (7,800 ft, 
2,38o m.). 
Var. glabratum Briq. = G. tenue Vill. Mont Lamet 
(8,5oo ft, 2.690 m.); au-dessus de Lanslebourg (6,000 ft, 
i,83o m.); col d'Iseran (8,3oo ft, 2,56o m.) ; Goléon 
(2,440 m,). 
Subsp. anisophyllum Briq. 

Var. Gaudini Briq. = G. anisophyllum Vill. Mont Cenis 
(9,000 ft, 2,745 m.); la Tournette (5,5oo ft, 1,680 m.). 
G. helveticum Weigg. mont Cenis(2,590 m.) ; Galibier(2,65om.); 

Goléon (2,590 m.). 
G. verum L. Lac Puy Vacher 7,800 ft. 2,38o m.). 

Var. prœcox Lang. Au-dessus de Lanslebourg (5,5oo ft, 
1,675 m.). 



ACADÉMIE DK GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 225 



G.Mollugo L. subsp. erectum Briq. = G. erectum Huds. Au- 
dessus de Bonneval (7,000 ft. 2,1 35). 

G. boréale L. var. hyssopifolium Mert. et Koch. Lautaret 
(6,600 ft, 2,1 10 m.). 

Asperula cynanchica L. 

Sub. sp. aristata (L.) Briq. var. Jordani Briq.= ^4. Jordani Perr. 
Song. d'au-dessous de Lanslebourg jusqu'au-dessus du Mont 
Cenis (4,000 ft, 7,000 ft, 1,220 m., 21 35 m.). 

Valerianaceae 

Valeriana montana L. Au-dessus du lac Puy-Vacher (7,700 ft, 

2,260 m.). 
V. celtica L. Rochers de l'Ouille de Ré (Savoie), vers 2,800 m., 

2,900 m. M. Petitmengin. 

Dipsaeeae 

Scabiosa lucida Vil!. Mont Cenis (6,000-8,000 ft,) ; col de la 
Leisse (8.200 ft, 2,5oo m.) ; Galibier (8,000-8,700 ft, 2,440- 
2,65o m.) ; côté du nord; plateau de Paris (2,440 m.); Goléon 
(8,200 ft, 2, 5oo m.); la Tournette (2,333 m.). 

S. Succisa L. Plateau de Paris (7,700 ft, 2,260 m.). 

Knautia sylvaiïca Duby — Scabiosa dipsacifolia Host. Gali- 
bier, versant méridional (7,700 ft, 2,260 m.j. 

Compositœ 

Sous-Fam. I. Corymbifères 

Adenostyles leucophylla Rchb. Goléon 9,000 ft, 2,745 m.) ; 

Chancel Refuge et col du Lac (8,000-8, 5oo ft, 2,440 m., 

2,590 m.). 
Homogyne alpina Cass. Lac Clair (9,000 ft, 2,755 rr.) ; mont 

Lamet (8,5oo ft, 2,590 m,) ; lac Savine (2,470 m.) ; col Giaset 

9,000 ft, 2,745 m.); Goléon (9,100 ft, 2,775 m,) ; col du Lac 

(2,590 m.); la Tournette (2,333 m.). 
Solidago Virga-aurea L. var. alpestris Wallst. et Kit. (pro sp.). 

Col Giaset (2,620 m.) ; Galibier, versant méridional (2,53om.); 
Février J 



2'26 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

col du Lac (2,590 m.) ; Goléon (8,250-9,000 ft. 2,5i5- 
2,745 m.). 
ErigeronalpinusL. Lac Clair (9,000 ft, 2,745 m.); mont Lamet 
8,5oo ft, 2,590 m.); col Giaset (2,740 m.) ; sommet du col 
d'Iseran (9,085 ft, 2,770 m.); Grands Mulets 3, 057 m.) en 
1904. 
Var. grandiflorus Briq. = E. grandiflorus Hoppe ( 1 835) ; 

sommet du col du mont Cenis (2,101 m.). 
Var. glabratus Neilr. = E. glabratus Hoppe et Hornsch 

Chancel Refuge (8,3oo ft, 2,53o m.). 
Var. intercedens Briq. Mont Cenis, versant français 

(i,83o m.) 
Var. intermedius Gremli = E. intermedius Schl. Mont 
Cenis, versant français (i,83o m); Mont Cenis, Italie 
(1,925 m.); au-dessus de Bonneval (7,000 ft, 2 1 35 m.); 
Galibier, \ersant du nord (2,440 m.). 
E. uniflorus L. Mont Cenis, en abondance (7,000-9,000 ft, 
2,1 35 m., 2,745 m.) ; mont Lamet (2,592 m.) ; sommet du col 
d'Iseran (9,080 ft, 2,770 m.) ; col de la Leisse (8,600 ft, 
2,620 m.) ; Galibier, versant du nord (8,5oolt, 2,590 m.). 
Var. valesiacus Sleicher, Goléon (8,800-1 1,200 ft, 2,684- 
3,414 m.). 
E. Villarsii Bell. Evariste-Chancel Refuge (2,440 m.). 
Aster alpinus L. Lac Clair (9,000 ft, 2,745 m.); mont Lamet 
(8,5oo ft, 2,590 m.) ; Galibier (8,700 ft, 2,65o m.) ; col Giaset 
(8,600 ft, 2,620 m.); Goléon (2,745 m.) ; plateau de Paris 
(2,440 m.). 
Bellidiastrum Michelii Cass. Col Giaset (8,600 ft, 2,620 m.). 
Aronicum scorpioides DC. Mont Lamet (2,745 m.) ; col Giaset 
8,800 ft, 2,684 m.); col de la Leisse (2,760 m.); Goléon 
(2,745 m.) ; La Tournette (2,33o m.). 
A. Clusii Koch. Galibier, côté du nord (2,620 m. 
Arnica montana L. Galibier (2, 5oo m.) ; Goléon (2,590 m.). 
Senecio incanus L. Mont Lamet(2,745 m.) ; col d'Iseran (8,200- 
9,080 ft, 2,5oo m., 2,770 m.) ; col de la Vanoise (2,440 m.) ; 
plateau de Paris (2,440 m.); Chancel Refuge (2.440 m.) ; col 
du Lac (2,745 m,) ; Goléon (2,745 m.). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 227 



S. uniflorus Ail. l'Ouille de Ré, commune de Bonneval, 

Savoie (2,500-2,900 m ) ; sources de l'Arc (2,60-2,800 m.) et 

près du nouveau Refuge des Evettes, Bonneval (2,5oo- 

2,700 m.); M. Petitmengin. 
S. Doronicum L. Galibier (8,200-8,700 ft, 2,653 m.); Goléon 

(2,806 m.). 
Gnaphaliiim norwegicum Guenn. Col de la Leisse (2, 5oo m.); 

plateau de Paris (2,440 m.) ; Gole'on (2,440 m.). 
G. supinum L. Lac Savine (2,470 m.); Galibier (2,590 m.); au- 
dessus d'Entre - Deux- Eaux (2,440 m.); La Tournette 

(2,333 m.). 
Antennaria dioica Gaertn. Monte Santà Maria (9,000 ft, 

2,745 m.); lac Clair (9,000 ft, 2,745 m.); col d'Iseran 

(8,5oo ft, 2,590 m.); Galibier (2,5oo m.); Goléon (2,440 m.). 
A. carpatica Bluff et Fing. Col de Clapier (8,200 ft, 2,5oo m.) ; 

col d'Iseran (9,o5o ft, 2,760 m.) ; Galibier, côte méridionale 

(2,562 m.); Goléon(8,8oo tt, 2,684 m -); Mont Cenis (2,745 m.); 

col Giaset, versant français (8,800 ft, 2,684 m.). 
Leontopodium alpinum Cass. Mont Geriïs (1,525-2,440 m j; col 

d'Iseran (8,200 fr, 2,5oo m.) ; plateau de Paris (2,460 m.). 
Artemisia Mutellina Vill. Moraine du Glacier au-dessus de La 

Grave (2,000 m.) et jusqu'à la Chancel Refuge (2,*440 m.). 
A. glacialis L. Monte Santa Maria (2,745 m.); Mont Cenis 

(7,500-9,000 ft, 2,135-2745 m.); mont Lamet (2,745 m.); 

col d'Iseran (8,800 ft, 2,684 m -)- 
A. spicata Jacq. Mont Cenis (2,440-2,745 m.); mont Lamet 

(2,745 m.); sommet du col d'Iseran (9,080 ft. 2,770 m.) ; col 

de la Leisse (2,745 m.). 
A. erianlhaTen. Col d'Iseran (2,755 m.); Goléon (2,990 m.). 
Leucanthemum alpinum Lamk. Mont Cenis (2,44.0-2,745 m.); 

mont Lamet (2,745 m.); lac Savine (2,470 m.); col Giaset 

(2,745 m.); col d'Iseran (2,5oo m.); Galibier (2,600 m.); 

Goléon (2,680 m., 3,ooo m.); col du Lac (9,3oo ft, 2,835 m.); 

Les Grands Mulets (io,o3o ft, 3. 057 m.) en 1904. 

Var. pubescens Duby. Monte Santa Maria (9,100 ft, 

2,775 m.). 



228 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

L. vulgare Lamk. Galibier (8,200 ft, 2,5oom.); Goléon (8,5oo ft, 

2,690 m.). 
Achillea nana L. Mont Cenis (8,300-9,000 ft, 2,530-2745 m.); 

lac Savine (2,470 m.); col de l'Iseran (8,800 ft, 2,684 m.); 

Galibier (2,680 m.); Goléon (8,800 ft, 2,684 m.). 
A. nana X L. atrata L. = A. Laggeri Schultz. Goléon (9,000 ft, 

2,745 m.); Chancel Refuge (2,5oom.). 
A. Millefolium L. Chalets du Galibier (2,5oo m.); Goléon 

(2,440 m.). 

Sous-Fam. II. — Cinarocéphales. 

Carlina acaulis L. Galibier, versant du nord (2,590 m.); pla- 
teau de Paris (2,440 m.); Goléon (2,440 m.). 

Cirsium acaule Ail. Au-dessus d'Entre-Deux-Eaux (2,440 m.) ; 
Galibier (2,440 m.); Goléon (2,440 m.). 

C. spinosissimum Scop. Galibier (8,000-8,900 ft, 2,440-2,650 
m.); Goléon (2,745 m.). 

C. heterophyllum AU. Galibier (8, 5oo ft, 2,590 m.). 

Carduus sp. Monte Santa Maria (8,800 ft, 2,684 m.). 

C. defloratus L. Col de la Vanoise (2,440 m.); Mont Cenis 
(2,440 m.); Galibier (8,700 ft, 2,653 m. 

Centaurea uniflora L. Pâturages du Galibier, versant du nord 
(2,5oo m.); plateau de Paris (7,700 ft, 2,35o m.). 

C. nervosa Willd. Plateau de Paris (7,700 ft, 2,3 5o m.). 

Saussurea depressa Gren. Goléon (9,100-9,800 ft, 2,775- 

2,990 m.). 

Sous-Fam. III. — Liguliflores. 

Leontodon dutumnalis L. var.alpina Gaudin (FI. Helv. V, 59). 
Col d'Iseran (8,600 ft, 2,623 m.), déterm. G. Beauverd. Reu- 
ter (in Herb. Boissier) a déterminé ces mêmes plantes récol- 
tées au Grand Saint-Bernard sous le nom de Taraxacum Pas- 
cheri,ei D r Mercier (in Herb. Barbey-Boissier) lésa pris pour 
Leontodon Taraxaci Lois. 

L. Taraxaci Lois. Col de Flseran (8,000-9,085 ft, 2,440- 
2,770 m.); col de la Leisse (9,o5o ft, 2,760 m.); col de la 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 229 

Vanoise (2,440 m.); Galibier (8,720 ft, 2,660 m.); Goléon 
(8,3oo ft, 2,532 m.). 

L. pyrenaicus Gouan.Col Giaset (8,860 ft, 2,600 m.); iront 
Lamet (2,5oo m.); lac Savine (2,470 m.); col de l'Iseran 
(8,600 ft, 2,620 m.); Chancel-Refuge (2,440-2,500 m.). 
Var. aitrantiacus Reichb. Mont Cenis (2,440 m.). 

L. hispidus L. subsp. alpicola Chen. Col de la Leisse (9,000 ft, 
2,745 m.). 
Var. opimusKoch. Mont Cenis, versant français (i,83o m.). 

Taraxaaun alpinum Hoppe. Mont Cenis jusqu'à 2,745 m.); lac 
Savine (2,470 m.) ; sommet du col Giaset (2,745 m.) ; som- 
met du col de l'Iseran (9,085 2,775 m.); sommet du col de la 
Leisse (9,060 ft, 2.763 m.); sommet du coi du Galibier 
(8,720 ft, 2,660 m.); Goléon (2,440 m.); Chancel-Refuge 
(2,440 m.). 

Crépis aurea Cass. Mont Cenis jusqu'à 2,745 m.; col de l'Ise- 
ran (8,3oo ft, 2,532 m.); Goléon (2440 m.); Galibier (2,440); 
La Tournette (2,333 m.). 

C.jubata Koch. Sommet du col de l'Iseran (9,085 ft, 2,770 m.); 
col de la Leisse près du sommet (9,000 ft, 2,745 m.), une 
nouvelle station pour cette rare plante.'] 

C. pygmœa L. Col du Galibier, versant du nord (2,440 m.). 

Hiéracium Peleterianum Mérat. Mont Cenis (6,000-8,000 ft, 
1,830-2,440 m.); col Giaset (8,800 ft, 2,684 m.) ; col de l'Ise- 
ran (8,600 ft, 2,623 m.); Galibier (2,470 m.); Goléon 
(2,440 m.). 

H. glaciale Lachnal. Mont Cenis (6,400 ft, 1,950 m.). 

H. aurantiacoides A. T. = H. rubellum Zahn. Mont Cenis 
(6,3oo ft, 1,915 m.). 

H. staticifolhim Ail. Mont Cenis (1,91 5 m.); Galibier, versant 
du nord (2,440 m.). 

H. leucophœum G. G.; subsp. Gremli A. T. Mont Cenis 
(6,400 ft, 1.950 m.). 

H. villosum Jacq. Mont Cenis (6, 3oo ft, 1,915 m.). 

Var. callianthum A. T. Grand Croix, Mont Cenis (i,83o m.); 

H. dentatum Hoppe. Mont Cenis (6,600 ft, 2,01 3 m.). 

H.glanduliferum Hoppe. Col Giaset, versant français^, 685 m.). 



230 ACADÉMIE DK GÊOGUAPHIE BOTANIQUE 



H. humile Jacq. = H. Jacquini Vill. Galibier, versant du nord 

(2,410 m.). 
H. lanatum Vill. Mont Cenis (1,950 m.). 

H.murorum L. var. subcœsiwn Fries Mont Cenis (2,01? m.). 
H. psammogens Zahn. Chancel Cabane (2,440 m.\ 
H. prenanthoides Vill. var. spicatum Vill. Lanslebourg (4,600 

ft, 1,400 m.); au-dessus de Valloire, Galibier (6,000 ft, 

i,83o m.). 
H. lanceolatum Vill. Mont Cenis (6,400 ft, 201 3 m.). 
H. rigidum Hartm. Forme très rigide avec les feuilles étroites 

et presque entières, Lautaret (2,01 3 m). 



Gampanulacese 

Phyteuma pauciflorum L. Mont Cenis jusqu'à 2,745 m. ; mont 
Lamet (2,590 m.); col de Clapier (2,5oo m.); col Giaset 
(8,800 ft, 2,684 m )ï sommet du col de l'Iseran (9,080 ft, 
2,775 m.); Galibier (2,440 m.). 

P. hemisphaericum L. Col de l'Iseran (2,745 m.) ; Chancel 
Refuge (2,5oo m.) ; col du Lac (2,745 m.). 

P. orbiculare L. Mont Cenis (8,5oo ft, 2,590 m.); Galibier 
(2,440-2650 m.); La Tournette (2,333 m.). 

P. betonicœfolium Vill. Chancel Refuge (2,440 m,). 

Campanula barbata L. Col du Galibier (2,470 m.). 

Var. strictopedunculata Thomas. Mont Cenis (2,000 m.); 
belle et abondante sur une pente rapide entre l'Hospice et le 
col. Cette forme rameuse a quelquefois les pédoncules latéraux 
de 1 5 à 20 cm. de long, avec 2 ou 3 fleurs sur chaque pédon- 
cule. Un échantillon à 4 branches, une portant 3 fleurs et 
trois portant 2 fleurs, en outre 7 fleurs à part au sommet de la 
tige principale. 

C. Allioni Vill. Mont Cenis (7,5008,200 ft, 2,287-2,500 m.); 
sur versant du nord du mont Lamet, et à 2,5oo m. sur le ver- 
sant méridional du mont Lamet. 

C. cenisia L. Mont Cenis, au-dessous du lac Clair (8,750 ft) et 
sur l'arête du mont Lamet (8,5oo ft, 2,590 m.); col de l'Ise- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 231 

ran (9,000 ft, 2,745 m.); col de la Leisse (9,000 ft, 2,745 m.); 

Goléon (9,800 ft, 2,990 m.). 
C. ThjrrsoiJesL. Plateau de Paris (2,440 m.); Galibier (9,470 m.). 
C. rhomboidaîis L. Chalets du Galibier (2,440 m.). 
C. pusilla L. Galibier (8,5oo ft, 2,590 m.); Goléon (8,25o- 

9,200 ft, 2,5 1 5 m. 2,806 m.). 
C. Scheuch^eri Vill. Col Giaset (9,000 ft, 2,745 m.); col de 

l'Iseran, forme hirsute, (8,200-9085 ft, 2,500-2,770 m.); 

Galibier (2,440-2,660 m.) ; Chancel Refuge (2,440m.) ; col du 

Lac (2,745 m.). 

Vacciniacese 

Vacciniwn uliginosum L. Mont Lamet (2,470 m.); col de Cla- 
pier (2,5oo m.) ; col Giaset jusqu'à 9,000 ft, 2, 745 m. ; Gali- 
bier, versant méridional (2, 5 60 m.) ; Chancel Refuge (2, 5 00 m.). 

V. Myrtillus L. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745) ; col Giaset 
(8,800 ft, 2,684 m.) ; Galibier, versant méridional (8,400 ft, 
2,56o m.). 

Ericacese 

Arbutus alpina L. Col de Clapier (8,200 ft, 2,5oo m.), 
Rhododendron ferrugineum L. Monte Santa Maria (8,3oo ft, 

2,53o m,); col de Clapier (2,500 m.); Chancel Refuge 

(2,5oo m.). 
A\alea procumlens L. Col de Clapier (2,5oo m.); Mont Cenis 

(2,440m.); mont Lamet, (8,200 ft, 2,5oo m.). 

Lentibulacse 

Pinguicula alpina L. Mont Cenis (8,000 ft, 2,440 m.). 

Primulacese 

Primnla farinosa L. Monte Santa Maria (2,440 m.); Galibier 

(2,470 m.); Goléon (2,5oo m.). 
P. marginata Curtis. Monte Santa Maria (2,745 m.) ; Mont Cenis 

près de Lago Bianco (8,5oo ft, 2,590 m. 
P. auricula L. La Tournette (2,333 m.). 



232 ACADÉMIE DE GÉ0GI1AP11IE BOTAr«IQUE 

P. latifolia Lap. P. hirsuta Vill. non Ail. Monte Santa Maria 
(8,5oo ft, 2,590 m.). 

P. viscosaV'ûl. =P. hirsuta Ail. non Vill. Monte Santa Maria 
(8,5oo ft, 2,590 m.) ; Mont Cenis près de Lago Bianco 
(2,590 m.); au-dessus du lac Puy Vacher (7,800 ft, 2,38o). 

Gregoria Vitaliana Duby. Monte Ciagiore (2,288 m.); Mont 
Cenis (6,000-8, 5oo ft, 1,830-2,590 m.) abondant; col Giaset 
(8.3oo ft, 2,53o m.); col de la Leisse (2,53o m.); plateau de 
Paris (3,440 m.); Goléon (2.440-2,840 m.). 

Androsace alpina Lamk. = A. glacialis Hoppe. Au-dessus du 
lac Savine et au-dessus vers le col de Clapier (8,000-8, 1 5o ft,) 
abondant; col de riseram'9,000 ft, 2,745 m.); col de la Leisse 
(9,120 ft, 2,780 m.); Grands Mulets (io,o3o ft. 3,o57 m.) en 
1903. 

A. pubescensDC. L'arête du mont Lamet (8,600-9,000 ft, 2623- 
2,745 m.) ; Gole'on (10, 200 ft, 3,i 10 m.). 

A carnea L. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.); Goléon, 
(9,000-9,800 ft, 2,745-2,990 m.). 

A. obtusifolia Ail. Mont Cenis, au-dessous du lac Clair, (8,5oo- 
9,000 ft, 2,590-2,745 m.); mont Lamet (2,5oo m.); lac 
Savine (2,470 m.); col Giaset (8,600 ft, 2623 m.); col d'Iseran 
(2,5oo m.); col de la Leisse (2,760 m.) ; Galibier (2,5oo m,). 

Soldanella alpina L. Monte Santa-Maria (8,5oo ft, 2,590 m.); 
plateau de Paris 2,440 m. ; Goléon (2,5oom.); La Tournette 
(2,33o m.). 

Gentianacese 

Gentiana lutea L. Galibier (8,5oo ft, 2,590 m.). 

G.punctata L. — Col de la Leisse (8,600 ft, 2,620 m.); Galibier 

(8,5oo ft, 2,590 m.); plateau de Paris (2, 35o m.); Evariste 

Chancel Refuge (2,440 m.). 
G. tenella Rottb. Mont Cenis (6,000-8,000 ft, 1,830-2,440 m.); 

col de l'Iseran (2,440 m.); au-dessus d'Entre Deux-Eaux 

(2,440 m.); Galibier (8, 5oo ft, 2,590). 
G ciliata L. Goléon (7.000-8,250 ft, 2,1 35-2, 5i 5 m.); près 

d'Annecy à 5oo m. ! 
G. campestris L. Mont Cenis jusqu'à 8,5oo ft, 2,590 m.); col 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 233 



de l'Iseran (8,3oo ft, 253o m,); col de la Leisse(g,ooo ft, 

2745 m.); Galibier (2,590 m.) ; plateau de Paris (2,450 m.) ; 

Goléon (8,000-9,000 ft, 2440-2,745 m.). 
G. nivalis L. Mont Cenis jusqu'à 2745 m. ; col Giaset (8,5oo ft, 

2.592 m.); col de l'Iseran (2,440 m.) ; col de la Leisse (8,5oo 

ft, 2,592 m.); Goléon 9,000 ft, 2,745 m.); souvent avec les 

fleurs roses lilas dans les Alpes occidentales. 
G. alpina Vi 11. (G. acaulis L. part.) ; Savine (2,440 m.) ; plateau 

de Paris, abondant, (2,450 m.) ; Goléon (8,000-9,000 ft, 

2,440-2,745 m.). 
G. Kochiana Perr. et Song. ( 1 85 3) = G. excisa Presl. (1828) = 

G. acaulis L. var. latifolia DC. Plateau de Paris, rare, 

(2,450 m.); Galibier (2,470 m.); Goléon (8,5oo ft, 2,71 5 m.). 
G. verna L. Monte Santa Maria jusqu'à 9,000 ft, 2,845 m.); 

Mont Cenis (8,5oo ft, 2,590 m.); col de la Leisse (9,o5o ft, 

2,760 m.) ; Galibier (2,65o m.) ; plateau de Paris (2,440 m.) ; 

Goléon (2,440 m . ) ; Chancel Refuge (2,440 m.) ; col du Lac 

(8,5oo ft, 2,590 m.) ; à Menthon, près d'Annecy à 5oo mètres ! 
Var. brachyphylla Vill. Près du lac Clair (9,000 ft, 

2,745 m.); lac Savine (2,470 m.); col de l'Iseran (8,200 ft, 

2,5oo m.); Goléon (8,800 ft, 2,684m.). 
Var. brachyphylla Vill. forma albiflora. Lac Clair 

(2,745 m.). 
G. bavarica L. Col Giaset (8,600 ft, 2,620 m,); Galibier (8,5oo 

ft, 2,590 m.). 
G. bavarica L. var. rotundifolia Hoppe =G. imbricata Schleich 
(non Froel). Lac Savine (8,100 ft, 2,470 m.). 

Boraginacese. 

Myosotis alpestris Schmidt. Mont Lamet et lac Clair (8,5oo- 
9,000 ft, 2, 590-2,745 m.) ; lacSavine (2,470 m.); coldeClapier 
(2,5oo m.) ; col Giaset (g;ooo ft, 2,745 m.); col de la Leisse 
(9,o5o ft, 2.760 m.); Galibier ',(2,590 m.) ;]La Tournetté 
(2,333 m.). Forma albiflora. Mont Lamet (8,800 ft, 2.684 m -)- 

Erilrichium nanum Schrad. Monte Santa Maria (85oo ft, 
9,100 ft, 2,590-2,775) ; col de Clapier (8,170 ft, 2,490 m.), 



2o4 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTAMQliE 

très belle et assez abondante ; col Giaset, versant italien près 

de Lago Bianco (8,5oo ft, 2,590 m); Goléon (9,800 ft, 

2,990 m.). 
Echinospermum dpflexum Lehm. Au-dessus de Lanslebourg 

(7,000 ft, 2, 1 35 m.) ; Galibier, versant méridional (7,5oo ft, 
2,288 m.); au-dessus de La Grave (2,288 m.). 

Scrophulariacese . 

Linaria alpina L. Lac Clair (2.745 m.) ; lac Savine (2,470 m.) ; 
col de Tlseran (2,5oo m.); Galibier (8,5oo ft. 8,700 ft, 2,684- 
2,590 m.), 

J'ai trouvé la sous-espèce L. petrœa Jord. au-dessus de Lans- 
lebourg, en Savoie, à 2,000 m. 

Veronica aphyllah. Mont Cenis (2,440-2,745 m.); lac Savine 
(2,470 m.) ; col Giaset (9,000 ft, 2,745 m.); col de Tlseran 
(2,745 m.) ; Galibier (2,440 m.). 

V. beccabunga L. Le sommet du col du Mont Cenis (6,890 ft, 
2,100 m.). 

V. Allioni Vill. Mont Cenis (1 ,830-2440 m.); col de la Leisse 
(2,5oo m.) ; Galibier, versant méridional (2,440 m.) ; plateau 
de Paris (2,440 m.) ; Goléon (9,000 ft, 2,745 m.). 
Un échantillon floribus roseis au Goléon. 

V. serpyllifolia L. Col de la Vanoise (8,000 ft, 2,440m. ). 

V. alpina L. Lac Clair (9,000 ft, 2,745 m.) ; lac Savine 
(2,470 m.) ; col Giaset (8,5oo ft, 2,590 m.) ; col de la Leisse 
(9,120 ft, 2.790); col de l'Iseran (9,000 ft, 2,743 m.); Gali- 
bier (2,590 m.); plateau de Paris (2,440 m.); Goléon (8,800 ft, 
2,684 m.); Chancel-Refuge (2440 m,) ; col du Lac (2,590 m.). 

V. frutiiulosa L. Au-dessus de Lanslebourg (2,440 m.). 

V. saxatilis L. Lac Clair (2,745 m.); col Giaset (8,5oo ft, 
2,590 m.); Chancel Refuge (2,440 m.). 

Une forme avec les feuilles'épaisses, coriaces et un peu den- 
tées en scie, mont Lamet (2,320 m.). 

V. bellidioides L. Le sommet du col du Mont Cenis (2,100 m.); 
mont Lamet (2,5oo m.) ; lac Clair (9,000 ft, 2,745 m,); lac 
Savine (2,470); col Giaset (9,000 It, 2,745 m.); Galibier 
(2,440). 



ACADÉMIE DE GÉOGIlAPIIIE ROTAMQUE 235 



V.spicata L. Col Giaset (8,5oo fi, 2^90). 

Forma albiflora. MontGenis (6,400 ft, igSo m.). 
Euphrasia Salisburgensis Funck. Mont Cenis (2,440 m.); col de 
l'Iseran (2,5oo m.) ; Goléon (9,000 ft, 2,745 m.). 

Var. macrodonta Gremli. — Lanslebourg (4,600 ft, 1 400 
m.), déterm. Wettstein. 

Var. pwpurascens Favr. Mont Cenis (2,440-2,745 m.), 
déterm. Wettstein ; lac Puy Vacher (2,280 m.). 
E. tatarica Fischer (1825). E. puberula Jord(i852): Lansle- 
bourg (4,600 ft, 1,400 m.) déterm. Wettstein; Mont Cenis 
(6,5ooft, 1980 m.) déterm. Chabert. 
E. Bicknelli Wettstein, var.? Goléon (9,500 ft, 2900 m.) dét. 
Cedric Bucknall « Very near E. Biknelli Wetts. but not so- 
hairyand flowering in the autumn instead of in the spring ». 
C. Bucknall, in lit. 

E. minima Jacq. Mont Cenis (2,745 m.) ; col Giaset (8,800 ft. 
2,684 m.); col d'Iseran (8,200 ft, 2,5oo m.); Goléon 
(2,440 m.). 

E. Rostkoviana Heyne. Au-dessus de Lanslebourg (4,700 ft, 
i,435 m.) déterm. Chabert. 

Var. minuta Beck. Près du lac du Mont Cenis (1,900 m.), 
dét. Wettstein. 

T. alpina Lamk. Col Giaset (8,5oo ft, 2,590) ; col de l'Iseran 

(8,200 ft, 2,5oo) ; Goléon (2,5oo). 
Bartsia alpina L. Mont Cenis (2,440 m.); mont Lamet 

(2,470 m.) ; col Giaset (8,5oo-8,8oo It, 2590-2,684 m.); Gali- 

bier, versant du nord (2,440 m.); Goléon (8,3oo ft, 253o) ; La 

Tournette (2,33om.). 
Pedicularis rostrata L. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.); 

mont Lamet (2,470 m.). 
P. rosea Wulf. Monte Santa Maria (2,745 m.) ; Mont Cenis 

(8,5ooft, 2,590) ; col de Clapier (2,5oo m.) ; col de l'Iseran 

(2,440-2,745 m.); Goléon (8,800 ft, 2,684m.). 

Var. Allioni Rich. Monte Ciagiore (/,5oo ft, 2,285 m.). 
P. incarnata Jacq. Galibier, versant du nord (2,440 m.). 
P. verticillata L. Col de l'Iseran (2,440m.); Galibier(2,44o m.); 



236 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Goléon (8,800 fr, 2,684 m -) 5 Chancel Refuge (2,5oo m.) ; La 

Tournette (2,33o m.). 
P. cenisia Gaudin (1,829). Petit MontCenis (7,000 ft, 2,1 33 m.); 

col de l'Iseran (8>ooo ft, 2,440 m.). 
P. gyroflexa Vill. P. fascicalata Bell, ex Willd. Mont Cenis 

(8,5oo ft, 2,590); petit Mont Cenis(2,i35 m.). 
Erinus alpinus L. La Tournette (233 m.); près de la gorge du 

Fier (Annecy) à 5oo mètres! 

Labiatae. 

Thymus Serpyllum L. 

Var. ovatus Briq. (1895), T. montanus Waldst. et Kit. 
(1800); col Giaset (8,800 ft, 2,684 m -)î Galibier (8,700 ft, 
2,65o m.); plateau de Paris (2,470m.); Goléon (2,440- 
2,745 m.) ; San Dalmazzo diTenda (700 m.), déterm. Briquet. 

Forma albiflora. Goléon (2,745 m.). 

Var. subcitratus Briq. Mont Cenis (7,000 ft, 2, 1 35 m.), 
déterm. Briquet. 

Var. alpestris Briq., = T.Chamœdrys var. alpestrisTausch. 
Sommet du col du Mont Cenis (6,890 ft, 2,100 m.), déterm. 
Briquet. 

Var. pachyderma Briq. forma. Mont Lamet, 2,470 m.), 
déterm. Briquet. 

Var. vallesiacus Briq. Au-dessus de Susa vers le mont Ce- 
nis (2,000 ft, 610 m.), déterm. Briquet. 

Var. indet. (sp. incompl.). Au-dessus de la Refuge Eva- 
riste Chancel, La Grave (8, 5oo ft. 2,53om). 
Calamintha alpina L. Col du Lac, Dauphiné (2,590 m,) 
Betonica hirsuta L. Col de la Leisse (2,5oo m.); Galibiar 

(2,5oo.m.); plateau de Paris (2,440 m.). 
Scutellaria alpina L. Col de la Leisse (2,5oo m.); au-dessus de 
Refuge Chancel (8,5oo ft, 2,590 m.) sur le granit ; très varia- 
ble en couleur au Mont Cenis (1, 220-2,1 35 m., 4,000-7,000 ft). 
Une plante avec les fleurs roses, et trois grandes plantes avec 
les fleurs blanches près du sommet du col du Mont Cenis (i) > 



(1) Voir Thompson in Journ. of Botany, Sept. 1907. 



ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTAINIQLK ~2'<Y 



Brunella grandiflora Jacq. Galibier, versant méridional 
(2,440 m.). 

Plantaginacese . 

Plantago alpina L. Monte Santa Maria (gooo ft, 2,745 m.); col 
Giaset (2,590 m.); mont Cenis, jusqu'à 2,745; lac Savine, 
2,470 m.; col de l'Iseran (2,745 m.); col de la Leisse. 
(2,760 m.) ; Galibier (?,440 m.); Goléon (2,53o m.). 

P. montana Lam. Galibier (2,440 m.]; plateau de Paris (2,440 m.); 
Goléon (8,5oo ft, 2,590 m.). 

PlombaginacesB 

Armeria alpina. L. Col de la Leisse (9,120 ft, 2,780 m.); 
Goléon (9,800 ft, 2,857 m 0- 

Globulariaceae 

Globularia cordifolia L. Col Giaset, versant français (8,600 ft, 

2,623 m.) ; la Tournette (2,333 m.). 
G. nana Lamk. Plateau de Paris (2,440 m.); au-dessus du lac 

Puy Vacher (7,800 ft, 2.38o m.). 

Chenopodiacese 

Chenopodium Bonus Henricus L. — Chalets du Galibier 
(2440 m.). 

Polygonaceœ 

Oxyria digyna Hill. Col Giaset (9,000 ft, 2,745 m.); lac 
Savine (2,470 m.) ; col de la Leisse (9,000 ft, 2,745 m.); 
Goléon (10,200 ft, 3i 10 m.); col du Lac (9,000 ft, 2,745 m.) 

Rumex arifolius Ail. Chalets du Galibier (2,440 m.). 

R. alpinus L. Chalets du Galibier (2,440 m.). 

Polygonum viviparum L. Monte Santa Maria (9,000 ft, 
2,745 m.); lac Clair et mont Lamet (2,745); col de Clapier 
(2,5oo m.) ; col de l'Iseran (9,085 ft, 2,770 m.) ; col delà 
Leisse (9,o5o ft, 2,760 m.) ; Vanoise (2,440 m.); Galibier 
(8,500-8,700 ft, 2,590-2,653 m.) ; plateau de Paris (2,440 m.) ; 
Goléon (2,440 m.); col du Lac (9,000 ft, 2,745 m.); La Tour- 
nette (2,333 m.). 



238 ACADÉMIE l)E GÉOGRAPHIE ROÏANIQUE 

P. aviculare L. var. nana Boiss. = P . nanum Bory. Lac Clair 
(9,000 ft, 2,745 m.)- Dans l'Herb. Boissier, il y a un échan- 
tillon de cette plante, recueilli au Mont Cenis, par Reuter, en 
1 85 1 . J'ai aussi cette distincte variété d'au-dessus de Pontri- 
sina (2,440 m.), en l'Engadine. 

Thymelacese 

Daphne Me\ereum L. Au-dessus d'Entre-deux-Eaux (8,000 ft, 

2,440 m.); Galibier, versant méridional (2,56o m). 
D. striata Tratt. Galibier, versant du nord (2,440 m.). 

Euphorbiacese 

Euphorbia Cyparissias L. Col de la Leisse (7,700 ft); Galibier 
(8,700 ft, 2,65o m.); plateau de Paris (2,440 m.); Goléon 
(9,000 ft, 2,745 m). 

Urticaceae 

l/rtica dioica L. Chalets du Galibier (8,000 ft, 2440 m.). 

Salicacese 

Salix reticulata L. Mont Lamet (2,590 m.); lac Clair (9,000 ft, 
2,745 m); col Graset (2,745 m.); col de l'Iseran (2,590 m.) ; 
Vanoise (2,440 m.); Galibier (2,590 m.) ; Chancel Refuge 
(2,5oo m.); Goléon (2,590 m.). 

S. herbacea L. Mont Lamet (9,000 ft, 2,745 m.); lac Clair 
(2,745 m.); col de l'Iseran (2,590 m.); col de la Fresse (2,590 
m.); col de la Leisse (2,745 m.) ; Vanoise (2,440 m.); Galibier 
(2,590 m.); Goléon (2,440-2,745 m.); Chancel Refuge 
(2,440 m.)- 

Var. serpyllifolia Scop. Mont Cenis (8,600 ft, 2,620 m.) ; 
lac Savine (2,470); col de l'Iseran (9,085 ft, 2,770 m.); Gali- 
bier (8,700 ft, 2, 65o); Goléon (2,5oo m.) ; Chancel Refuge 
(2.5oo m.). 

S. arbuscula L. Moraine du glacier au-dessous de la Meije, La 
Grave (6,5oo ft, 1,982 m.) 

MONOCOTYLÉDONES. — Colchicacese 

Veratrum album L. Galibier (8, 1 00 ft, 2470 m.) ; Chancel Refuge 
(8,200 ft, 2,5oo m.). 



ACADÉMIE DE GÉOGItAPIlIE BûïANIQi E 239 



Liliaceae 

Allium Schœnoprasum L. var. sibiricum (L.) = A. roseum 
Krock (i 787) non Linn. (1753). Galibier, versant du nord 
(8,100 ft, 2,470 m.); abondant au Mont Cenis, près du lac, etc. 

Lloydia alpina Salisb. Monte Santa Maria (8,800-9,000 ft, 2,604- 
2,745 m.); Mont Cenis dans un seul endroit, à 8,000 ft, 
2,440 m. 

Orchidacese 

Chamceorchis alpina Rich. Mont Cenis au-dessous du lac Clair 

(8,000 ft, 2,440 m.) et dans le plateau près de l'Hospice 

(1,920 m.). 
Nigritella nigra (L.), Reichb. Mont Cenis (8,000 ft, 2440 m.). 
Gymnadenia conopsea L.X Orchis latifolia L.= Orchi gymna- 

denia Lebmnii, Journ. de Bot., 1892, p. 479, Camus = G. 

comigera Rchb. fil. in Rchb. FI. Germ. XIII, t. 523, fig. 2. M. 

Camusmakes O. pyrenaica Philippi identical. Bracts larger, 

spur shorter and stouter than in G. conopsea. R. A. Rolfe. 

Kew, in litt. Val Casterino, Alpes Maritimes italiennes 

(5,ooo ft, i,525 m.). 

Joncaginacese 

Triglochin palustre L. Galibier, versant méridional (8,200 ft, 
2,5oo m.) ; Goléon (8,260 ft, 2,5 1 5 m.). 

Juncacese 

Juncus bufonius L. forme 3 cm. en hauteur, peut être la var. 

parvulus Ascherson und Graebner., lac Savine (8,100 ft, 

2,470 m.). 
J. triglumis L. Mont Lamet (8,800 ft, 2,684 m.); lac Savine 

(2,470 m.j; col du Clapier (8,200 ft, 2,590 m.). 
J. trifidus L. Monte Santa Maria (8.5oo ft, 2,5oo m.); Mont 

Cenis(2,59o m.);montLamet (2,470 m.);lacSavine(2,470 m,); 

col de l'Iseran (2,440 m.). 
J. compressus Jacq. Mont Cenis (8,200 ft, 2,5oo m.), 
J. filiformis L. Lac Savine (8,100 ft. 2,470 m.). 
J, Jacquini L. Mont Cenis (8,200 ft, 2,5oo m.); lac Savine 



240 ACADÉMIE DE GÉOGKAPUIE BOTANIQUE 

(2,470 m.); col de l'Iseran (9,o3o ft, 2,955 m.); col du Clapier 
(8,200 ft. 2,5oo m.). 

J.alpinus Vill. Mont Cenis (2,5oo m.) ; mont Lamet (8,800 ft, 
2,684 m I c °l de l'Iseran (8,600 ft, 2,590 m.); col de la Leisse 
(8,5oo ft, 2,590 m.); Galibier, versant méridional (2,5oo m.). 

hu\ula lutea DC. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.) ;mont 
Lamet (9,000 ft, 2,745 m.) ; lac Savine (2,470 m.); col de Cla- 
pier (2,5oo m.) : col Giaset (8,5oo ft, 2,590 m.) ; Chancel Re- 
fuge 2,440 m.); col du Lac (8,5oo ft, 2,590 m.). 

L. glabrata Desv. Lac Savine (8,100 ft, 2,470 m.) et plus bas 
en Val Savine. 

L. spadicea DC. Mont Cenis (2,440 m.) ; val Savine (2,400 m.); 
Chancel Refuge 2,440 in.); lac Puy Vacher (2, 38o m.). 

L. sudetica DC. Mont Cenis (8,000 ft, 2,440 m.). 

L. spicata DC. Mont Cenis (2,440 m.) ; lac Savine (2,470 m.) ; 
col du Clapier (8,200 ft, 2.5oo m.); col Giaset (8,5ooft, 2,590 
m.); col de l'Iseran (2poo m.) ; col du Lac (2,590 m.). 

L. pediformis DC. Pâturages du Galibier, versant du nord 8,200 
ft, 2,400 m.) ; au Mont Cenis pas au-dessous du bord du Lac, 
où il est rare. 

Cyperaceae 

Eriophorum alpinum L. Chalets du Galibier (8,000 ft, 2,440 m.). 

E. Scheuch^eri Hoppe. Lac Savine (2,470 m.); col Giaset et 
au-dessus (2,745 m. 2,806 m.); Lago Bianco au-dessus du 
Mont Cenis (2,590 m.) ; col de l'Iseran (9,080 ft, 2.770 m.); 
Galibier (2,5oo m.); col delà Leisse (9,o5o ft, 2,760 m.). 

E. angustifolium Roth. Galibier, versant méridional (2,5oo m.). 

Scirpus compressus (L.) Pers. Blysmus compressus Pauz. Mont 
Cenis (2,440 m.) ; Goléon (8,2 5 o ft, 2,5 1 5 m.). 

S. alpinus Schleich. Lac Savine (2,470 m.) ; au-dessus d'Entre- 
Deux-Eaux (2,440 m.); chalets du Galibier (8,000 ft, 2,440 m.). 

S. cœspitosus L. Lac Savine (8,100 ft, 2,470 m.). 

Kobresia scirpina Willd. Mont Cenis (2,440 m.) ; col de l'Iseran 
(7,300-9,080 ft, 2,227-2,770 m.) ; Galibier (8,300-8,700 ft, 
2,532-2,653 m.). 

Carex dioiea L. Au bord du lac Mont Cenis (6,400 ft, 1.920 m.); 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE ~1M 

et montant jusqu'à (2,440 m.); versant français du col du Mont 

Cenis j6,85o ft, 2,o85 m.). 
C. Davalliana Smith (1800). Mont Cenis (6,400-8,000 ft, 1,950- 

2,440 m.); au-dessus d'Entre-Deux-Eaux (2,440 m.). 
C. pulicaris L. Au bord du lac, Mont Cenis (6,400 ft, 1,920m.). 
C. microglochin Wahlenb. (i8o3). Au bord du lac, MontCenis 

(1,920 m.). 
C. rupestris Ail. (1785). Col de l'Iseran (8,000-8, 5oo ft, 2,440- 

2,590 m.); Galibier (2,53o-2,65o m.); Goléon (9,000 ft, 

2,745 m.). 
C.fœtidaWiU. (1787). Mont Cenis(8,5oo ft, 2,590 m.); col du 

Mont Cenis, versant français (i,83o m.); Savine (7,5oo ft,) ; 

col de Tlseran (8,800 ft, 2,684 m î c °l de * a Leisse (2,620- 

2,760 m.); Galibier (2,620 m.); Goléon (9,000 ft, 2,745 m.) ; 

Chancel Refuge (2,500-2590 m.). 
C. incurva Lightfot (1777) C. juncifolia AH . (1785) MontCenis 

(1,920-2,440 m.) , ici en deux stations seulement. Versant 

français (6,000 ft, i,83o m.); col de l'Iseran (8,000-8, 5oo ft, 

2,440-2,590 m.) ; au-dessus d'Entre-Deux-Eaux (2,440 m.). 

Galibier (8, 5oo ft, 2,590 m.). 
C. curvula Ail. (1785). Mont Cenis (2,440 m.) ; col de l'Iseran 

(2,5oo m.); Galibier, versant méridional (8,400 ft, 2,562 m.); 

versant du nord (8,5oo ft, 2,590 m.); plateau de Paris (2,440 

m.); Goléon (2,5oo m.); Chancel Refuge (2,470 m.); col du 

Lac (8,5ooft, 2,690 m.). 
C. divisa Huds.(i7Ô2). Mont Cenis (6,3oo ft. 1,920 m.). 
C. disticha Huds. Au-dessus de Lanslebourg (5,3oo ft,). 
C. paniculata Willd. Val Casterino, Alpes-Maritimes Italiennes 

(i,525m.); Mont Cenis (1,950 m.). 
C. echinata Murray var. gr^os Gremli. Val Savine et lac Savine 

7,600-8,100 ft, 2,320-2.470 m.); déterm. Kùkenthal ; mais 

c'est le D r Briquet qui m'a dit que le nom de grypos était donné 

d'abord par Gremli et non Schkr. et sub C. echinata non 

stellulata. 
C. leporina L. Val Casterino, Alpes-Maritimes Italiennes (1, 525 

m.) ; lac Savine (8,100 ft, 2,470 m.). 
C. lagopina Wahlenb. Près du lac, Mont Cenis (1,950 m.); val 
Février 4 



242 ACADÉMIE DE GÉOGUAPHIE BOTANIQUE 

Savine (7,500 ft,); lac Savine (8, 100 ft, 2,470 m.); col de la 

Vanoise (2,440 m.); col de la Leisse (9,o5o ft, 2,760 m.) ; col 

de Nseran (2,5oo m.). 
C. nigra Ail. Mont Genis (6,400-8,300 ft, 1,950- 2, 53o m.); col 

del'Iseran (7,300 ft, 2,125 m.) ; et au sommetdu col(9,o8oft, 

2,770 m.); col de la Leisse (9, o5o ft, 2,760 m.) ; Galibier, ver- 
sant me'ridional (8,200 ft, 2,5oom.); plateau de Paris 

(2,440 m.). 
G. atrataL. Mont Cenis, versant italien (1,675-2,47001.); 

versant français (6,000 ft, i,83o m.). 
C. aterrima Hoppe. Mont Cenis (6,400 ft, i,95o m.); Petit 

Mont Cenis (7,160 ft,) col de l'Iseran (2,440 m.); col delà 

Leisse (8,200-8,700 ft, 2,5oo m. 2,653 m.). 
C. bicolor Ail. Mont Cenis (2,287-2,440 m.); versant français 

(6,000 ft, i,83o m.); col de l'Iseran (2,440 m.) rare. 
C. Goodenoipii Gay (1839) = C. vulgaris Fries (1842); près du 

lac Mont Cenis, très variable (6,400 ft, 1,950 m.); lac Savine 

(2,470 m.); chalets du Galibier (2,440 m.). 
C. glauca Murray (1770); Mont Cenis (6,400 ft, 1,950 m.); 

var. erythrostachys Hoppe (1,839); Mont Cenis (1,950 m.). 
C. clavœformis Hoppe (1 835) ; Mont Cenis (6,400 ft, 1,950 m.); 

le versant français du Mont Cenis (6,000 ft, 1 ,83o m.) ; (rare 

en France) (1). 
C. hirta L. Mont Cenis (6,5oo ft, 1,980 m.). 
C. frigida Ail. (1785). Val Casterino (i,525 m.); col du Mont 

Cenis (i,83o m.); col de l'Iseran (2,1 3.5 m.) ; Galibier (8100 

ft, 2,470). 
Var. fi tenax Reuter, au-dessus de Briga (Alpes Maritimes 

Italiennes), et val Casterino (5, 000 ft, 1 ,525 m.). 
C. sempervirens Vill. (1787). Monte Santa Maria (9,000 ft, 

2,745 m.); Mont Cenis (8,5oo ft, 2,590 m.); lac Savine (2,470 



(1) Signalée en France d'une manière générale par l'abbé Coste dans sa 
flore de France, cette espèce a été signalée en France par M. BEAUVERDdans 
les Alpes d'Annecy ; par M. Briquet, dans les Alpes Lémaniennes françai- 
ses, et trouvée à Bonneval par MM. Ch\rbonnel, Léveillé et Madiot. 

Mgr. Léveillé a trouvé (9 août 1907) au col de l'Iseran C. fuliginosa 
Schkuhr. et une nouvelle espèce C. melanorhyncha Lévl. et Vant. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 243 

m. ) ; Galibier (2, 56o m.); plateau de Paris (2,440 m.); Chan- 
cel Refuge (2,470 m.); La Tournette (2,33o m.). 

C. ŒderiEhrh. ( 1 79 1 ). Val Casterino (Alpes Maritimes Italien- 
nes) i,525 m.) ; versant français du col du Mont Cenis (6,000 
ft, i,83om.); Galibier (2,470 m.). 

C. /lava L. Lautaret (6,600 ft, 2,01 3 m.). 

C. distans L. forma alpina, épis femelles 1 à 1 1/4 cm. de long, 
val Casterino ( 1 , 525 m.) ; près du lac, Mont Cenis (1,924 m.). 

C. capillaris L. Mont Cenis (5,5oo-820o ft, 1 .675 rq. 2,5oom.); 
versant français (6,000 ft, i,83o m.); Galibier (2,470 m.). 

C. rostrata With. (1776). Petit lac du Mont Cenis (1,922 m.). 

C. prœcox Jacq (1778) — C.verna Chaix (1787) ; San Dalmaz- 
zo de Tenda (700 m.); jusqu'à 9,000 ft, 2,745 m. à Monte 
Santa Maria. 

C. vaginata Tsch. (1821). Versant français du col du Mont Ce- 
nis ^6,000 ft, i,83o m.); Galibier (2,5oo m.); col de l'Iseran 
(6,900 ft, 2,oo5 m.). 

C. obœsa Ail. (i/85) = C. nitida Host (1801); Mont Cenis 
(6,5oo ft, 1,980 m.); Lautaret (2,010 m.). 

C. panicea L. (1753). Mont Cenis (6,3oo ft, 1,920 m.). 

C. irrigua Smith. (1828). Mont Cenis (6,400 ft, i,95o m.). 

C. ornithopodioides Hausm. (^853); Mont Cenis (6,400 ft, 
i,95o m.). 

Gramineae 

Phleum alpinum L. Mont Cenis (8,000 ft, 2,440 m.) ; lac Sa- 
vine (2,470 m.); col de l'Iseran (8,i>oo ft, 2,590 m.) ; col de la 
Leisse (9,000 ft, 2,745 m.) ; Galibier (2,440 m.) ; plateau de 
l'Emparis (2,410 m.) ; Chancel Refuge (2,440 m.). 

Alopecurus Gerardi Vill. Val Savine (7,600 ft) ; col Giaset 
(9,000 h, 2,475 m.); col d'Iseran (8,5oo ft, 2,590 m.); col de 
la Leisse (9,060 ft, 2,763 m.); chalets du Galibier (2,440 m.); 
Goléon (9,000 ft, 2,475 m.); Chancel Refuge (2,5oo m.). 

Sesleria cœrulea Arduino. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,475 
m.); mont Cenis jusqu'à 2,745 m.ï ; mont Lamet (2.5oo m.); 
Galibier (8,700 ft, 2, 65o m.); Goléon (8,800 ft, 2,684 m.). 

S. sphœrocephala Arduino. MontCenis, rare (8,000 ft, 2,440m.). 



244 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Agrostis rupestris Ail. Mont Cenis (9,000 ft, 2,475) ; col Gia- 
set (8,800 ft, 2,684 m -)j Galibier (8,700 ft, 2,653 m.); Go- 
léon (9.800 ft, 2,990 m.). 

A. alpina Scop. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,475 m.) ; Mont 
Cenis (7,5oo ft, 8,5oo h, 2,288-2,590 m.); col cTIseran (2,5oo- 
2,745 m.); col Giaset (8,800 ft, 2,684 m -)'> c °l de ^ a Leisse 
(9,o5o ft, 2,760 m.) ; Galibier (2,590 m.); Goléon (2,990 m.) ; 
col du lac (2,745 m.). 

A. alpina var. aurata Richs. Mont Cenis (7,000 ft, 2,1 35 m.); 
determ. Hackel, qui dit in lit. The quotation of M. et Koch is 
incorrect, there being no name in the work, but only a mention 
of the yellow-flowered variety without a name. It is the same 
as A. rupestris var . aurata Gaud. FI. Helv. Gaudinhadmisun- 
derstood A. rupestris, he confounded it whh alpina. A name 
A . aurata does not exist. 

A . alba L. Chancel Refuge (2,440 m.); moraine du glacier au- 
dessous de la Meije (6, 5oo ft, 1,982); ruisseau près de Lau- 
taret (6,600 ft, 2,01 3 m.). 

Deschampsia cœspitosa P. Beauv. Gole'on (8,200 ft, 2,5oo m.); 
5o cm. en hauteur. 

Avena versicolor Ail. Col de l'Iseran (8,800 ft, 2,684 m -) '■> c °l 
de la Leisse (8,800 ft, 2,684 m ')i Galibier (2,684 m.). 

A . montana Vill. Sommet ducoldu Galibier (8,800 ft, 2,684 m.) ; 
Goléon (8,5oo to 9,800 ft, 2,684-2,990 m.). 

Trisetum subspicatum P. Beauv. Mont Lamet (9,000 ft, 2,745 
m.); sommet du col de l'Iseran (9,080 ft, 2,775 m.); col de la 
Leisse (9,060 ft, 2,768 m.); Roc Noir(9,ooo ft, 2,745 m.); Go- 
léon (1 1,200 ft, 3,414 m.); Chancel Refuge (2,440 m.); col 
du Lac (9,000 ft, 2,745 m.). 

T. distichophylhtm P. Beauv. Mont Cenis, fréquent (6,3oo- 
8,5oo it. 1,920 m. -2, 590m.); Galibier (8,700 ft, 2,65o m.) ; 
Goléon (7,700-9,200 ft, 2,35o m. -2, 806 m.). 

T. flavescens P. Beauv. var. purpurascens Arcang(7\ purpuras- 
cens DC) près du lac, Mont Cenis (6,3ooft, 1,91b); déterm. 
Hackel; au-dessous du lac Clair (8,5oo ft, 2,590 m.); col de 
l'Iseran (8,200 ft, 2,500 m.); Galibier versant du nord (8,200 
ft, 2,5oo m.); plateau de l'Emparis (2,440 m.). 



ACADÉMIE DE GÉOGliAPIllE BOTANIQUE 245 

Koeleria brevifolia Reutcr (1861). Mont Cenis, lac Clair(8,5oo 
g, 000 it, 2,590-2,745 m.): col de l'Iseran (8,200-9,000 ft, 
2,590-2,745 m.). 
K. valesiana var. alpicola Domin. K. alpicola Gren. et Godr. 
Mont Cenis, versant français (5, 800 ft, 1,780 m.); confirmed 
by E. Hackel ; Mont Cenis, versant italien (6,400 ft, i,95o 
m.) ; déterm. Hackel. 
Poa cenisia Ail. Mont Cenis (8,5oo ft, 2,590 m.); moraine au- 
dessous la Meije, La Grave (6,5oo it, 1,980 m.); déterm. 
Hackel. 
Poa cœsia Sm. Goléon (8,800 ft, 2,684 m.) ; col du Lac (9,000 

ft, 2,745 m.). 
Poa ncmoralis var. rnontana Gaud. Glacier au-dessous de la 

Meije, La Grave (6,5oo ft, 1,980 m.); déterm. E. Hackel. 
Poa alpina L. Monte Santa Maria (9,000 ft, 2,745 m.) ; Mont 
Cenis jusqu'à 9,200 ft, 2806 m. ; lac Savine (2,470 m.) ; col 
de Tlseran (2,500-2770 m.); Galibier (2,440 m.); plateau de 
Paris (2,440 m.); Goléon (9,800-10,000 ft, 2,990-3048 m.) ; 
col du Lac (2745 m). 

Forma vivipara dans quelques localités. 
Poa alpina L. var. brevifolia Gaud « Only a dwarf state, not 
a true variety ». E. Hackel in lit. mont Lamet (9,000 ft, 
2,745 m.); déterm. Hackel: Goléon (10,000 ft, 3,048 m); 
Poa bulbosa L. Mont Cenis (7,000 ft, 2,1 35 m.). 

Forma vivipara. Lac Savine (2,470 m.); col de Clapier 
(8,200 ft, 2,5oo m.); col de Tlseran (2,5oo m.); Galibier, ver- 
sant du nord (2440-2590 m.) ; Goléon (8,800 ft, 2,684 m.); 
plateau de Paris (2,440 m.); La Tournette (2,333 m.). 
Poa laxa Haenke. Aiguille du Goléon (9,800 ft, 2,990 m.); 
Galibier (8,800 ft, 2684 m.) ; col du Lac 9,000 ft, 2,745 m.). 
Bn\a média L. Chalets du Galibier (8,000 ft, 2,440 m.). 
Atropis distans Griseb. ( 1 853) = Glyceria distans Wahlb(i82o) 
= Festuca distans Kunth = Poa maritima var. distans Auct. 
— Bord sablonneux du ruisseau près de l'hospice au Mont 
Cenis (6,3oo ft, 1,920 m.); 
Festuca ovina L. forma minor (F. alpina Suter). Mont Lamet 
(8,5oo it, 2590); lac Savine (2,470 m.); col de l'Iseran 



246 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

(2,590 m.); Goléon (8,000-9,800 ft, 2410-2,990 m.); plateau 

de PEmparis (2,440 m.). 
F. Halleri Ail. Mont Lamet (8,800 ft, 2684 m.). 
F. spadicea L. Plateau de l'Emparis (7,700 ft, 235o m.). 
F. rubraL. Chalets du Galibier (8,000 ft, 2,440) ; Lautaret 

(i,83o m.). 
Nardus stricta L. Mont Lamet (9,000 ft. 2745 m.); col Giaset 

(2745 m.) ; Galibier (2590m.); plateau del'Emparis (2,440 m.); 

Goléon (2,440-2745 m.); Chancel refuge (2,5oo m.); col du 

Lac (9,000 ft, 2745 m.) ; La Tournette (2,333 m.). 
Bromus erectus Huds. var. villosus Kunth Enum. ( 1 833). Mont 

Cenis (6,400 ft, i960 m.) ; chalets du Galibier (2,440 m.). 



CRYPTOGAMES-VASCULAIRES 

Polypodiaceae 

Athyrium alpestre Rylands. Au-dessous de Lago Verde, Alpes- 
Maritimes italiennes (6,000 ft, i,83o m.); Mont Cenis (6,3oo 
(ft, 1,920 m.); val de Savine (7,400 ft, 2288 m.). 

Cystopteris fragilis Bernhardi. Col Giaset (8,5oo ft, 2,590 m,); 
Galibier, versant mérid. (8,200 ft, 25oo m.). 

Var. §regia Ascherson — C alpina Link ( 1 883) = C. regia 
Presl. (1 836) ; Mont Cenis (6,000-6,400 ft, i,83o-i95o m.); 
col Giaset (8, 5 00 ft, 2,590 m.); plateau de l'Emparis (2,440 m.); 
roc de granit au-dessous du lac Puy Vacher (7,000 ft, 21 35 m.); 
La Tournette (7,5oo ft, 2288 m.). En chaque endroit C. al- 
pina se trouvait plus ou moins mélangé avec C. fragilis. Ce 
serait une preuve que cette forme est seulement une variété 
de l'autre, toujours variable, suivant Ascherson et les autres 
autorités en botanique. 

Aspidium dryopteris Baumg. (1846): P oly podium Dry opter is 
L. Moraine du Glacier au-dessous de la Meije, La Grave 
(6,5oo ft, 1,980 m.), 

A. filix mas Sw. in Schrad. (1801); val Savine (7,5oo ft, 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE DOTANIQUE '247 



22,88 m.); moraine du Glacier au-dessous de la Meije (6,5oo 

ft, 1,980 m.). 
Var. crenatum Aschers. (1896); rocher au-dessous du lac 

Puy Vacher (7,000 ft, 2 1 35 m.). 
Var. affine Ascherson(i89Ô); A. affine Fisch. etMey. f 1 838) ; 

rochers Mont Cenis, versant français (5,5oo ft, 1677 m 0- 
A. rigidum Sw. in Schrad. (1801); rochers au-dessous du Mont 

Cenis, Italie (5, 600 ft, 1,677 m -)- 
Forma alpina. La Tournette (2,000 m.). 
A. spinulosum Smith (1804); rochers en val Savine (7500 ft, 

2288 m.). 
Var. (î dilatatum Aschers. = A. dilatation Smith (1804); 

au-dessous du Lago Verde, Alpes-Maritimes italiennes ; 
(6,000 ft, i,83o m.). 
A. lonchitis Sw. in Schrad. (1801) ; monte Santa Maria (8,5oo 

ft, 2590 m.); col Giaset (8,600 ft, 2623 m.); plateau de TEm- 

paris 8,000 ft, 2,440 m.). 
Woodsia ilvensis Bab. var. fi alpina Ascherson (1896)= Wood- 

sia alpina Gray (1821) ; rocher au-dessous du lac Puy Vacher 

(7,000 ft, 2,1 35 m.). 
Asplenium viride Huds. Mont Cenis (8,5oo ft, 2590); col Gia- 
set (8,5oo ft, 2590) rare; Galibier (8,800 f, 2684 m.). 
A. Trichomanes L. La Tournette (2,333 m.). 
Allosurus crispus Bernh. Moraine du Glacier au-dessous de la 

Meije, La Grave (6,5oo ft, 1,980 m.). 
Polypodium vulgare L. Rocher au-dessous du lac Puy Vacher 

(7,000 ft, 2,1 35 m.). 

♦ 
Ophioglossaceae 

Botrychium lunaria Sw. Mont Cenis (6,000-8,000 ft, i,83o- 
2,440 m.); Galibier, versant du nord (8,200 ft, 25oo m.); 
versant mérid. (8,400 ft, 2 56o m.) ; Chancel Refuge (8,000 ft, 
2,440 m.). 

Equisetaceae 

Equisetum palustre L. Chalets du Galibier (8,000 ft, 2,440 m.). 



248 ACADÉMIE DE GÉOGItAPHIE BOTANIQUE 

Lycopodiacese 

Lycopodhim annoiinum L. Bois au-dessus de Termignon (Sa- 
voie) vers i,65o métrés. 

L. clavatum L. Col de Tenda, au-dessus de Limone, vers 
1,600 mètres. 

Selaginellacese 

Selaginella selaginoides Link (1841). S. spinulosa Braun 
(1843); lac du Mont Genis (1,91 3 m.) ; au-dessus du lac Clair 
(8,200 ft, 2,5oo m.); au-dessus d'Entre-Deux-Eaux (8,000 ft, 
2,440 m.); La Tournette (7,5oo ft, 2,?20 m.). 

S. Helvetica Link. Monte Santa Maria (8,000 ft, 3,440 m.). 

Gharacese 

Chara vulgaris L. Lac à Plan-du-Lac (Tarentaise); vers 
2,440 mètres. 




Le Secrétaire perpétuel. Gérant du «Bulletin»: H. L ÉVEILLÉ. 



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Le port est à la charge des auteurs. 

TARIF DES TIRAGES A PART 

avec changement de pagination, nouvelle mise sous presse, couvertures non 
imprimées sur papier de couleur, pliage et couture : 

Les remaniements dans le texte sont comptés à raison de o fr. 65 l'heure. 



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4-fr. 
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200 ex., 6 fr. 

Les auteurs doivent faire figurer sur leur manuscrit la mention 
« tirage à part, avec ou sans pagination spéciale », et le « chiffre » du 
tirage ainsi que la demande d'une couverture imprimée ou non, et ensuite 
s'entendre directement avec l'imprimeur dès la réception du numéro 
renfermant leur travail. 



Le Mans. — Imp. Monnoyer. — S-içoS. 



if Année (3 e Série) N 05 222-223-224 Avril- Mai-Juin 1908 



BULLETIN 



DE 



L'ACADÉMIE INTERNATIONALE 

de Géographie Botanique 



SOMMAIRE DES No» 222-223-224 

Mousses nouvelles, par M. I. Thériot. 

Corrections au Mémoire de M. Thompson, par l'auteur. 

Primula Cavaleriei sp. nov., par M. Petitmengin. 

Le Genre Onolhera (groupes Godetia, Chrkia, Boisduvalia, Eulobus), par Mgr H. Léveillé. 



PARIS 

IBR AIRIE CH -A.FI L. E2 S A. 3VI A. T 

11 RUE DE MEZIÈRES, 11 

1 908 



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La suite du Catalogue des plantes de l'Ariège, de 
M. MARCAiLHOu-d'AYMÉRic, qui sera publiée au cours de 
Tannée, devant faire suite au Bulletin de Janvier, devra 
être intercalée entre ce Bulletin de Janvier et le présent 
Bulletin de Février-Mars, qui continue la pagination du 
Catalogue 



Nous ferons des conditions spéciales aux 
membres de l'Académie qui désireraient se 
procurer les deux premiers fascicules de la 
Monographie du Genre Onothera dont le 
3 e fascicule paraît au Bulletin. 

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Voyage aux régions équinoxia/es du Nouveau continent 



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à vendre de ce rare ouvrage. 



i7 9 Année (3 e Série) N°* 222-223-224 Avril-Mai-Juin 1908 



BULLETIN 

DE L'ACADEMIE INTERNATIONALE 

RY 

DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

BOTa^ 

■ ' 



D r Johann PALACKY 

décédé, en mars, à Prague 



NOMINATIONS. 

Par décision du 3i mars, sont nommés membres de l'Académie. : 

MM. H. Mansbendel, pharmacien à Strasbourg-Kronenbourg, présenté par 
Mgr Léveillé et M. Petitmengin. 

Rose, professeur de Sciences naturelles au Prytanée, La Flèche (Sarthe), 
présenté par Mgr Léveillé et M. Gentil. 

M°" Daigremont à Soisy-sous-Montmorency (Seine-et-Oise), présentée par 
Mgr Léveillé et M. Boudier. 

Le Directeur, 

A. Engler. 



Avril-Mai 



250 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Diagnoses d'espèces et de variétés nouvelles 
IDE MOUSSES 

(5 r article) 
Par M. I. THÉRIOT 



1° Japon 

Ces espèces japonaises proviennent des récoltes du R. P. J.-B. Ferrie, au 
Japon et particulièrement dans l'archipel Liou-Kiou en 1898 et 1899. 

Deux listes d'espèces nouvelles ont déjà été publiées, la première dans 
4 Le Monde des plantes », 9* année, 2 e série, p. 22, la seconde dans le 
présent Bulletin, 1908 (janvier), p. II et III. 

Macromitrium Ferriei Card. et Thér. — Species M. Formosœ Card. 
et M . Tosce Besch. comparanaa, a primo foliis minoribus, humidis magis 
patulis, mi. us acuminatis sœpe obtusatis, cellulisque inferioribus tubercu- 
latis, caeteris grossius papillosis distincta ; a secundo foliis minoribus et 
multo angustioribus, pedicello breviore et calyptra pilis rufo-aureis minus 
appressis prima fronte dignoscenda. 

llab. Oshima, Yowan-Dake. 

Schlotheimia latifolia Card. et Thér. — A S. Grevilleana Mitt. et S. 
japonica Besch. differt habitu robustiore, ramis crassioribus, foliisque latio- 
ribus, apice rotundato-truncatis, apiculatis, saspe emarginatis. 

Hab. Naze ; Yaku-Sima ; Komi-ho. 

Schlotheimia japonica Besch. var. sulcata C. et T. — Capsula sul- 
cata. 
Hab. Naze. 

Isothecium coelophyllum Card. et Thér. — Statura, habitu, foliis- 
que ovatis vel ellipticis valde concavis /. hakkodensi Besch. simile, sed foliis 
breviter acuminatis, costa simplici longiore sub apice evanida, cellulisque 
superioribus brevioribus distinctum. Ab omnibus congeneribus cellulis su- 
perioribus breviter ovatis primo visu distinguitur. 

Hab. Nagasaki. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTAMQUE 251 



Trichosteleum Ferriei Card. et Thér. — AT. hamato (D. et M.) 
Jaeg. malayano, differt ramis apice haud vel vix hamatis, foliis mollioribus, 
majoribus, latioribus, undique patentibus, flexuosis, vix homomallis, nec 
falcato-curvatis reteque minus papilloso. 

Hab. Oshima, Yowan-Dake. 

Ectropothecium ohoslmense Card. et Thér. — E. sodali (Sull.) 
Mitt. tahitico statura, habitu, areolatione, fructuque simillimum, foliis 
longioribus, magis serrulatis nervisque fere ad médium folii productis dis- 
tinctum. 

Hab. Oshima, environs de Naze. 



2° Chine 

Les espèces suivantes ont été récoltées par les RR. PP. J. Cavalerie etJos. 
Esquirol dans la province chinoise de Kouy-Tcheou. Deux listes d'espèces 
nouvelles ont été publiées, la i™ dans le Bulletin de l'Académie internationale 
de géographie botanique, igoô, (janvier), p. 40; la seconde dans le Monde 
des plantes, 9 e année, n° 45, p. 21 et 22. 

Fissidens Esquiroli Th. — Monoicus, gracilis ; caulis 2-3 mm. altus. 
Folia 3-4 juga, lanceolata, obtusa, intégra, immarginata, 0,7-0,9 mm. lon- 
ga, 0,2 mm. lata, lamina vera lamina apicali a-quilonga, lamina dorsali 
basi rotundata ; cellulis hexagonis, chlorophyllosis, 7-9 \l ; nervo infra 
summum apicem evanido. Seta terminalis, flexuosa, 2-3 mm. longa ; cap- 
sula elliptica, cernua sub ore valde contracta ; operculum conicum breviter 
rostratum. Peristomii dentés valde papillosis. Sporae diam. 9-12 \l. 

Hab. Kouy-Tcheou : Nora de Serao (?) ; Jos. Esquirol. 

Par sa petite taille, son tissu foliaire lisse, à cellules assez grandes, cette 
espèce pourrait être rangée dans lasect. Aloma C. M. ; mais par les dents 
du péristome très papilleuses non épaissies en spirales, elle appartient plu- 
tôt à la sect. Amblyoihalha C. M. 

La description du E. diversifolius Mitt. convient assez bien à notre 
plante ; cependant l'auteur écrit « dioicus ? » ; il n'a donc pas vu de fleurs 
mâles. Or sur la plante du Kouy-Tcheou la fleur mâle, sur un rameau spé- 
cial très court, existe sur tous les pieds femelles, et elle est visible à la sim- 
ple loupe. C'est ce qui m'a décidé à considérer la plante récoltée par le R. 
P. Ksquirol comme nou\elle. 

Trichostomum Esquiroli Th. — Dioicum, laxe caespitosum. Caulis 
brevibus, 2-3 mm. altus. Folia sicca crispula, madida erecio-patula, lineari- 
lanceolata, supra médium convoluta, apice cucullata, 2 mm. longa, 0,4 
mm. lata; nervo breviter excurrente, basi e 55 fi lato; cellulis inferiori- 
bus rectangularibus, superioribus quadrato-rotundis, papillosis, 6 p.. Seta 
10-12 mm. alta. Capsula cylindrica i-i,5 mm. longa (deoperculata) ; annu- 
lus adhaerens, peristomii dentés erecti, e membrana basilari brevi filifor- 



252 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



mes, usque fere ad basin tîssi, cruribus inœqualibus passim cohaerentibus, 
papillosis. Sporae diam. 12-18 \i. 

Hab. Kouy-Tcheou : Ouang-Moû; leg. Esquirnl. 

Diffère de T. crispulum Bruch. par sa petite taille, ses feuilles plus peti- 
tes^ à nervure plus étroite ; du T. brevifolium Sendt. par ses feuilles plus 
longues, ses touffes peu denses, ses tiges très courtes, les cellules foliaires 
plus petites, la capsule plus longue, etc. 

Drummondia Cavaleriei Th. — Monoica. Ramis brevibus, 5 rnm. 
longis. holia lanceolata, breviter acuminata, nervo ante apicem dissoluto, 
cellulis superioribus rotundis, valde incrassatis, lœvibus, 6-8 jj.. Folia peri- 
chastialia late vaginantia ; seta 6 mm. alta; capsula cylindrica, annulus nul- 
lus ; peristomium externum rudimentarium. Sporae 40 p. ; calyptra glabra, 
angulata, haud pDcata. 

Hab. Kouy-Tcheou : sud de Tin-fan, sur l'arbre à huile; leg. J. Cava- 
lerie. 

Diffère de D. sinensis C. M. par ses rameaux plus courts, ses feuilles à 
acumen très court, moins aigu, ses cellules plus petites à parois très épais- 
sies, ses spores plus petites. Diffère de D. clavellata (Dill.) H. K. par ses 
feuilles non ou peu involutées aux bords, son pédicelle 2 fois plus long, 
ses spores plus petites. 

Leucodon sinensis Th. — Folia lanceolata acuminata, acuta, intégra, 
plicata. Folia perichastialia elongata apicibus capsulam attingentibus. Seta 
5 mm. 

Hab. Kouy-Tcheou : route de Pin-fa à Kouy-Yang ; leg. J. Cavalerie. 

Cette espèce ressemble au L. do^yoides B. et P. par l'aspect général et 
la taille. Elle en diffère par ses feuilles plus larges, à acumen plus fin, par 
ses cellules à parois moins épaisses, les inférieures carrées très nombreuses 
remontant assez loin sur les bords. 

Elle est peut être plus voisine encore de L. brachypus Brid. de l'Amérique 
du Nord. Elle s'en distingue par ses rameaux plus grêles, atténués, par sa 
capsule près de 2 fois plus grande, par ses feuilles à acumen plus long et 
plus fin. 

3° Nouvelle-Calédonie 

Les espèces suivantes ont été récoltées par M. Franc, instituteur à Nou- 
méa. Nous avons fait paraître une première liste d'espèces nouvelles dans k 
présent Bulletin, en 1907, p. 3oG-3o8 ; elle comprenait 12 espèces et 3 va- 
riétés nouvelles ; celle-ci compte 9 espèces et 1 variété, soit en tout 21 espè- 
ces et 4 variétés nouvelles. 

Fissidens (Aloma) subacutissimus Th. — F. acutlssimi B. et P. 
proximum, a quo diftert foliis longioribus et latioribus, minus tenuiter 
acuminatis, rete minus chlorophylloso et minus obscuro, cellulis majori- 
bus (12-18 ji), pedicello que longissimo e basi valde geniculato. 

Hab. Nouvelle-Calédonie : forêt du Carigou. 



ACADÉMIE DE GÉ0GIUPH1E BOTANIQUE 253 



Syrrhopodon Banksii C. M. var. compactas Th. — A forma typica 
cespitibus densissimis, caule dense foliosa, foliis angustioribus et duplo 
brevioribus distincta. 

Hab. Nouvelle-Calédonie: Mont Dzumac. 

Macromitrium (Macrocoma) contractum Th. — Ramis elongatis us- 
que ad 20 mm. Folia madida patulo-squarrosa, lanceolata, acuminata, pli - 
cata 1,4-1,8 mm. longa, o,25-o,3o mm. lata, cellulis hexagonis, haud 
incrassatis, papillosis, 6-9 \l, inferioribus elongatis, incrassatis, costa per- 
currente. Seta brevis 2 mm. alta ; vaginula pilifera ; capsula elliptica, sub 
ore contracta, ore plicato ; calyptra pilosa. 

Hab. Nouvelle-Calédonie : Mont Dzumac. 

Macromitrium brevipilosum Th. — Ramis brevibus, 2-3 mm. lon- 
gis ; folia madida erecto-patula, lanceolata, breviter acuminata, 1,6-1,8 
mm. longa, costa percurrente, cellulis 10 jjl, haud incrassatis, pluripapillo- 
sis, basilaribus elongatis, paulum incrassatis, papillosis ; seta brevis, 2-3 
mm. alta. Capsula ovata, microstoma, ore plicato; vaginula breviter pili- 
fera; calyptra e basi nuda, laciniata, a medio ad summum breviter etrarius 
pilosa. 

Hab. Nouvelle-Calédonie : versant ouest du Mont Koghis, 3oo m. 

Sa coiffe à poils rares et courts distingue aisément cette espèce des Ma- 
cromitrium néo-calédoniens à pédicelle court et à capsule plissée à l'orifice: 
M . villosinn, M. Franci, M. pilosum. 

Macromitrium densifolium Th. — Ramis brevibus, dense foliosis ; 
folia sicca paulum contorta, madida erecto-patula, lanceolata, obtusa, bre- 
viter apiculata, 1 mm. longa, o,3o-o,35 lata, costa apice dilatata, inmucro- 
nem brevem excurrente, cellulis obsolète papillosis, incrassatis, 7-8 jjl, in- 
ferioribus elongatis, incrassatis, laevi bus ; seta 2-3 mm. longa; capsula 
elliptica, microstoma, ore plicato; calyptra pilosa. 

Hab. Nouvelle-Calédonie. 

Particulièrement reconnaissable à sa nervure forte, dilatée au sommet et 
saillante en un gros mucron court. 

Schlotheimia densifolia Th. — Ramis brevibus, dense foliosis. Folia 
ramea sicca spiraliter contorta, madida erecto-patula, minuta, lanceolato- 
acuminata, longiiudinaliter plicata, sed non rugulosa, 1-1,2 mm. longa, 
o,3 mm. lata cellulis minutis, subquadratis, incrassatis, basilaribus elon- 
gatis, incrassa-tis, lumine angustissimo, omnibus laevibus, costa infra 
summum apicem folii evanida. Folia perichaetiaiia similia. Seta 1 cm. 
alta, capsula cylindrica, sicca, plicatula. Ccetera ignota. 

Hab. Nouvelle-Calédonie, environs de Nouméa. 

Funaria (Enthostodon) Bonatii Th. — Caulis humilis. Folia inferiora 
remota, superiora subrosulata, ovato-lar.ceolata, breviter acuminata, apice 
squarrosa, immarginata, e medio dentata, costa infra apicem evanida. Seta 
flexuosa, 10 mm. alta ; capsula inclinata, arcuata, operculo plane-convexo, 
peristomium internum nullum ; sporas diam. 20-24 ! x - 



254 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Hab. Nouvelle-Calédonie. 

Diffère de Entliostodon noumeanum Besch. par sa capsule penchée, arquée, 
ses spores plus petites, ses feuilles plus larges et plus courtes, brièvement 
acuminées, à acumen renversé. — Le Funaria squarrifolia Brot. d'Australie 
a les tiges élancées (jusqu'à 12 mm.), lâchement feuillées, le pédicelle droit, 
court, 4-5 mm., la capsule dressée, assez régulière. — Le F. glabra Tayl. 
a un péristome double et les feuilles spatulées. 

Je dédie cette espèce à M. Bonati, pharmacien à Lure (Haute-Saône), à qui 
je suis redevable, pour une partie, de la communication des récoltes de 
M. Franc. 

Papillaria neo-caledonica Th. — Caulis rigidus, sat robustus. Folia 
sicca appressa, madida erecto-patula, haud concava, ovato-lanceolata, sen- 
sim et late acuminata, marginibus planis, integris, nervo ante apicem dis- 
soluto, cellulis minute papillosis, cellulis marginalibus laevibus, parietibus 
magis incrassatis. 

Hab. Nouvelle-Calédonie. 

Diffère de P. leuconeura (C. M.) par ses feuilles planes, non concaves, 
de P. deltoidea Besch. par ses feuilles à tissu moins opaque, à bords 
décolorés simulant une marge, à nervure plus longue, de P. Angstrœmii 
C. M. par son poit plus robuste, ses feuilles dressées et non étalées à 
l'état humide, plus grandes et de forme différente, à cellules plus grandes. 

Papillaria Francana Th. — P. deltoideo Besch. et P. neo caledonico 
Th. comparanda : a rrimo statura robustiore, foliis angustioribus, haud 
concavis, magis plicatis, costa longiore, facillime dignoscitur ; a secundo 
distincla foliis brevioribus, rete homomorpho, cellulis marginalibus papil- 
losis. 

Hab. Nouvelle-Calédonie : rivière aux Cailloux, 25o-3oo m. 

Cette espèce, qui a le port du P. neo-caledonica Th. les feuilles à tissu 
uniforme, non bordées d'une marge de cellules lisses du P. deltoidea Besch., 
se distingue aisément de ces deux espèces calédoniennes par les caractères 
indiqués ci-dessus. 

Callicostella caledonica Th. — Monoica. Folia breviter ovata vel 
suborbicularia, apice late rotundata, toto ambitu regulariter dentata 0,7-1 
mm. longa, o,5-o,6 mm. lata, nervis binis dentatis, cellulis papillosis. Seta 
8 mm. longa, superne scabriuscula. 

Hab. Nouvelle-Calédonie. 

La forme des feuilles largement arrondies au sommet, ni apiculées, ni 
mucronées, distingue aisément cette espèce des autres espèces du genre 
connues jusqu'ici en Nouvelle-Calédonie. On pourrait peut-être la rappro- 
cher du C. Beccariana (Hpe) de Ceylan, et du C. Baileyi (Brot.) d'Aus- 
tralie, mais suivant les descriptions, la 1'° espèce a le tissu pellucide, et la 
seconde les cellules généralement lisses, ce qui n'est pas le cas de notre 
plante. 

Le Havre le 2 avril /908, 

I. Thériot. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 255 



Corrections au Mémoire de M. Thompson 
sur la flore alpine 

par l'auteur, M. H. Thompson 

A la page 202 de mon article sur les limites altitudinales des 
plantes alpines dans les Alpes occidentales, publié récemment, le 
Trisetum subspicatum « Aiguille du Goléon, 1 1.2001t., 3.414m.» 
n'était pas compris dans la courte liste des plantes trouvées, 
l'été passé, au-dessus de 10.000 feet. ou 3.048 m. et l'altitude 
de 1 1 .200 ft. était à quatre reprises indiquée dans ce paragraphe 
comme étant de 3.475 m. au lieu de 3.414 m. Il s'ensuit que 
dans la table au haut de la page 200 le nombre 78 doit être rem- 
placé par celui de jj et que par contre, un peu plus bas, les 
espèces trouvées au-dessus de 1 1 .000 ft. sont au nombre de 3 
et non de 4. 

Mon ami, M. G. Beauverd, m'a fait constater que le Vale- 
riana celtica et VArmeria alpina ont été observés bien au- 
dessous de g. 000 ft. ou 2.745 m. (voir page 200), et que sur la 
Tournette, VArmeria alpina descend jusqu'à 2.000 m. Il m'a dit 
également que plusieurs espèces dans ma seconde liste (plantes 
non remarquées au-dessous de 8.5oo ft. ou 2.600 m.), par 
exemple: Arabis cenisia, Silène exscapa, Androsace pubescens, 
Avena versicolor et Festuca Halleri comptent au nombre des 
plantes classiques de la Tournette. Quant aux Thlaspi rotundi- 
folium, Cerastium latifolium, Potentilla salisburgensis, Anten- 
naria carpaticaex Festuca pumila, il foisonnent jusqu'à 2.000 m. 
à cette même localité. 

M. Beauverd me rappelle aussi que plusieurs des plantes com- 
prises dans mes listes « inférieures » sont communes dans le Jura 
dont les sommets n'atteignent que 5.65o ft. au-dessus de la mer. 

Malgré que j'aie mentionne dans l'introduction de ma bro- 
chure que mon travail était réservé à mes seules observations et 
que les constatations faites à la Tournette n'étaient pas com- 
prises dans mes calculs, la montagne ayant moins de 8.000 ft. 
de hauteur, il me paraît préférable d'en faire la remarque ici et 
d'ajouter que la Tournette est une montagne isolée, de forma- 
tion crétacée, ayant 7-733 pieds de hauteur et qui, vue du beau 
lac d'Annecy, présente une masse remarquable, mais située très 
loin des principaux massifs des Alpes occidentales. 

Il s'ensuit que toutes mes tables peuvent être consultées com- 
parativement par ceux qu'elles intéressent spécialement, mais 
cependant elles ne doivent pas être considérées comme décisives. 
Sans doute, dans le cas qui nous occupe actuellement, les 
tables peuvent devenir un peu confuses, particulièrement en rai- 
son de ce que j'ai essayé de montrer à la page 200, la plus basse 
limite de quelques plantes alpestres. 

Il serait peut-être intéressant d'ajouter que dans mon herbier 
se trouvent, provenant d'autres parties des Alpes, les quelques 



256 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



espèces suivantes à ajouter à celles qui croissent au-dessus de 
10.000 ft. ou 3.048 m. Telles sont : Draba ai^oides, Jhlaspi 
rotundifolium, • Alyssum cuneifolium, Cerastium alpinum, Ce- 
rastium iiniflorum, Geum montanum, Alsine Cherleri, Saxi- 
fraga controversa, Saxifraga varians, Campanula cenisia,Eri- 
trichiwn nanwn, Senecio incanus, Artemisia spicata, Linaria 
alpina et Salix serpylli/olia. 



PRIMULA GAVALERIEI sp. nov. 

{Typus in Herb. Museï Parisiensis) 

par 
M. Petitmengin 



Tota molliter pijis fuscis hirsuta. Folia 7-9 cm. longa, 7-8 
cm. lata, reniformia, leviter lobata, sinuato-dentata, tenuissime 
membranacea e basi laterali cordata in medio cuneilormia, pe- 
tiolo decurrentia, longe petiolata. Petiolus 12-1 5 cm. longus, 
pilis fuscis lanatus. Scapus folia asquans vel subasquans. 
Umbellœ 2 superpositae 2-4 P.ores gerentes. Bractece foliaceae, 
tenuissime membranaceae, 5-6 mm. longae. Pedicelli 6-10 cm. 
longi, post-anthesin accrescentes. Calyx campanulatus, pube- 
rulus 3-4 mm. longus, ad médium tissus, lobi lanceolati. Co- 
rollEe cœrulae (testibus RR. PP. Cavalerie et Fortunat) tubus 
calycem dupleo superans. Limbus 8-10 mm. diam. lobi obcor- 
dati, emarginati. Capsula calycem aequans, ovato-rotundata. 

Chine: Kouy-Tcheou, au Sud de Tin-fan, grande grotte de 
Lin-tchouan. Fleurs bleues. Décembre 1904, (RR. PP. Cava- 
lerie et Fortunat, n° 1837). 

Voisin du P. Paxiana Gilg in Engler's Bot. Jahrb. XXXIV 
(1904) Beibl. n° 75-76, s'en distingue aise'ment par la forme de 
ses feuilles, réniformes, superficiellement sinuées lobées à lobes 
arrondis, limbe-cordiformeàla base, mais sur lescôtés seulement, 
car au centre il est décurrent sur le pétiole, ce qui donne à la 
feuille un aspect très caractéristique ; par la forme de ses brac- 
tées foliacées, par ses pédicelles courts, par son calice moins 
profondément divisé, par le tube de sa corolle beaucoup moins 
long et par la forme des lobes de celle-ci. Cette espèce semble 
très fragile, elle est entièrement couverte sur le scape et surtout 
sur les pétioles, de longs poils bruns laineux. 

Je suis heureux de la dédier au R. P. Cavalerie, bien connu 
pour ses collections de plantes du Kouy-Tcheou. 



gSfÉ^ r^É^ ^Afe& ^lè^~ ^i 



^^^êê^Sïi^^^i^^ 






5£€fa^ifi^^iMS€M»; 



MONOGRAPHIE 



DU 



Genre Onothera 

Par M gr H. Léveillé 

Avec la collaboration pour la partie anatomique 

De M. Ch. Guffroy 



INTRODUCTION A LA TROISIÈME PARTIE 



os sympathiques souscripteurs ont bien voulu nous faire un 
long crédit pour l 'apparition de ce troisième volume, qui 
paraîtra en trois fascicules. Nous leur devons C explication de 
ce long retard. D'une part à la suite de la théorie de la muta- 
tion du Professeur Hugo de Vries qui a fait un certain bruit dans le monde 
savant, nous nous sommes livré à des recherches expérimentales fort inté- 
ressantes et dont on trouvera les conclusions plus loin. D'autre part les 
Avril-Mai 6 



s58 



INTRODUCTION 



recherches anatomiques de notre collaborateur et ami M. Ch. Guffroy, ont 
réclamé un certain temps. 

Les conclusions anatomiques n'ont pas toujours concordé avec les obser- 
vations morphologiques. Nous avons tout d'abord tenté de les faire accor- 
der, toutefois les divergences de vues se sont accentuées dans le groupe 
Onagra. Nous avons pensé qu'il était plus sage de marcher parallèlement 
laissant au lecteur le soin de s'appuyer, selon ses préférences, sur la mor- 
phologie ou sur fanatomie, pour la classification des espèces. Enfin la troi- 
sième partie de la monographie intéressant plus spécialement l'Europe, un 
certain nombre de confrères nous ont demandé de publier cette troisième 
partie au Bulletin de l'Académie. Nous avons accédé à leur demande et 
désormais la publication de la monographie se poursuivra régulièrement et 
prendra fin avec la présente année. 



H. LEV LILLE. 








as 



e f 



DES 



ESPÈCES DU GROUPE GODETIA 



( Graines lisses ou sublisses 2. 

) Graines hérisse'es , 3 . 

/ Graines oblongues O. pulcherrima. 

' Graines subcylindriques ; fleurs jaunâtres 

( sur le sec O. epilobioides. 

( Graines prismatiques O. prismatica. 

I Graines auriculées en gant, en poche ou 

' en oreille de chat O. auricula. 




I D I 



r^)^ 



i ii >Çx= 




GROUPE DES GODETIA 




e groupe des Godetia est extrêmement inte'ressant à raison 
de la beauté de ses fleurs dont le coloris est beaucoup 
plus riche et plus varié que celui des espèces des autres 
sections du genre Onothera. Ses espèces sont déjà répan- 
dues largement dans les jardins et cette partie de notre monographie 
ne peut manquer d'intéresser les amateurs aussi bien que les bota- 
nistes. 

Fidèles à notre méthode et à notre conception très^large du genre, 
nous rattachons les Godetia aux Onothera. On nous a reproché l'ex- 
trême compréhension donnée à celui-ci. Certes, nous savons bien que 
dans le genre tel que nous l'avons compris, la forme et les caractères 
internes du fruit ou de la graine pourraient autoriser de larges et 
nettes sections. Nous établirons celles-ci à la fin de notre monographie 
en donnant les diagnoses latines des espèces. Libre à chacun de les 
considérer comme des genres. Ce que nous avons cherché avant tout 
c'est la clarté et simplicité permettant une rapide et judicieuse clas- 
sification. 




GROUPE DES GODETIA 261 



58. — ONOTHERA PULGHERRIMA Greene 

DIAGNOSE 

Racine fibreuse, peu rameuse. 

Tige élancée, glabre, pubescente dans le haut. 

Feuilles petites, linéaires, s'élargissant par la culture. 

Fleurs belles, grandes ou moyennes, de couleur chatoyante, tube 
du calice égalant environ l'ovaire; pétales larges,, arrondis, érodés ; 
stigmate quadrifide. 

Capsule glabre ou pubescente, très allongée, sessile, en bec assez 
long, à côtes et à sillons. 

Graines lisses ou sublisses, ovales ou oblongues. 

Fleurs en juin-juillet dans les lieux humides. 

Var. Brauntoni an Œ. purpurea Wats. non Don ? Port et cap- 
sule du dasycarpa. Feuilles et fleurs agglomérées en tète. Graines 
sublisses. Peut-être hybride ? 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

California : Amador Co., 5ooo feet, 1846, n° 435 et flore albo; 1895, 
n° 1090 (Fremont) — Banks little ChicoCreek, Butte Co., juillet 1896; 
n° 848 (R. M. Austin); — little Ghico Canyon, Butte Co., spring, 
1890; n° 124 (C. Bruce) sub G. rubicunda. — Californie : Mendocino 
Co.,juill. 1869; n° 264 (D r A. Kellog et W. G. Harford). 

Var. Brauntom Lévl. — South. California : Los Angeles, 
i' r juin 1902 (E. Braunton). 



&b 



2Ô2 GROUPE DES GODETIA 



3 9 . — ONOTHERA EPILOBIOIDES Nutt. ex Torr. et Gr. 

Synonymie: Œ. rubicunda Torr. et Gr. in Pacific Railway Rep. — 
Œ. tenella Gray in proc. Am. Acad. — Œ. viminea Wats. — Œ. vinosa 
Torr. — Œ.demissa Gay. — Sphœrostigma epilobioides Walp. — 
Godet ia epilobioides Wats. 

DIAGNOSE 

Racine fibreuse, peu rameuse. 

Tige glabre ou pubescente, dressée, simple ou rameuse. 

Feuilles petites nettement denticulées, rappelant celles & Epilobium 
Lamyi, assez étroites, obtuses ou aiguës. 

Fleurs jaunâtres, au moins sur le sec, petites ou moyennes; stig- 
mate quadrifide . 

Capsule allongée, pédonculée, légèrement pubescente tétragone, 
sans sillons. 

Graines très petites, lisses ou sublisses, subcylindriques ou très 
obscurément prismatiques. 

Fleurit de mars à octobre dans les montagnes. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

California : Santa Catalina Island, Avalon (fréquent in stany com- 
panies ou hillsides, 3o mars 1889 et mai 1897) {Blanche Traks). — 
Lower North California, 19 avril 1886 (C R. Orcutt). — California : 
San Diego, mai i852, n° 534 (Geo. Thurber). — California: San 
Diego, near Chollas Valley, 3oo feet, 19 avril 1 895 ; n° 1 56 (Belle 
Summer Angier). — W. Texas, El. Paso. — New Mexico, mai- 
octobre 1849 (£'*• Wright). — California: Sierra Inez, 3 juin 1891 
(G. W. Dsonn). — California : San Diego Co., near Foster, avril 1903 
(H. M. Hall). — California: Ventura Co. Casitas Pass, in the upper 
Sonoran Zone, 600 feet, 6-8 mai 1902, n° 3 1 38 {H. M. Hall). — Ca- 
lifornia : San Bernardino (G. R. Vasey). 



GROUPE DES GODETIA 2 63 



40. — ONOTHERA PRISMATIGA Lévl. 

Synonymie : Œnothera amoena Lehm. — Œ. affinis Penny. — OE. 
arcuata Kellog. — Œ. bifrons Lindl. — OE. Lindleyana Steud. — Œ. 
Lindleyi Dougl. — Œ.macranthaNun.QX. Hook. et Arn. — Œ. roseo- 
alba Bernh. — Œ. rubicunda Hook. et Arn. — Œ. viiiosa Torr. etGr. 
— Œ. decumbens Dougl. — Œ. Arnottii Torr. et Gr. — Œ. lepida 
Dietr. Hook et Arn. — Œ. purpurea Dur. — Œ. quadrivulnera Dougl. 
ex Lindl. — Œ. viminea Torr. (partim). — Œ. biloba Durand. — 
Œ. Gayana Steud. — Œ. tenuifolia Cav. — Œ. strigosa Willd. ex 
Spreng. — Œ. dasycarpa Lévl. — OE. viminea Dougl. — OE. sulfurea 
Philippi. — OE. albescens Wats. — OE. pupurea Benth. — OE. ru- 
bicunda Dur. — ? OE. hispidula Wats. — OE. brachypetala F. M. — 
Godetia amœna G. Don. — G. Lehmanniana Spach. — G. Lindleyana 
Spach. — G. macrantha Lilja. — G. Nivertiana Goujon. — G. ru- 
bicunda Lind. — G. vinosa Lindl. — G. Arnottii Walp. — G. decum- 
bens Spach. — G. lepida Lindl. — G. quadrivulnera Spach. — G. biloba 
Wats. — G. Gayana Spach. — G. tenuifolia Spach. — G. dasycarpa 
Philippi. — G. viminea Spach. — G. albescens Lindl. — G. hispidula 
Walr. — G. sulphurea Philippi. 

DIAGNOSE 

Racine fibreuse, ordinairement peu rameuse, parfois robuste et 
rameuse ou semipivotante. 

Tige glabre ou velue, souvent luisante, dressée ou redressée, ascen- 
dante, parfois difïïise-décombante à épiderme souvent exfolié. 

Feuilles petites, variables, linéaires ou lancéolées ou ovales ou 
même en spathules glabres ou velues, ordinairement entières, parfois 
denticulées, aiguës ou obtuses, quelquefois à bords roulés. 

Fleurs petites ou grandes, apétales entiers ou érodés ou échancrés 
ou même bilobés de couleur variée; stigmate quadrilobé ou quadri- 
fide. 

Capsule glabre ou glabrescente ou velue ou hérissée, sessileou sub- 
sessile ou nettement mais brièvement pédonculée, ordinairement té- 



264 GROUPE DES GODETIA 

tragone-prismatique, parfois conique, à côtes et sillons ordinairement 
prononcés. 

Graines cubiques ou parallélipipédiques, parfois prismatiques- 
triédriques, plus ou moins hérissées, rarement glabrescentes, très 
souvent déprimées sur une face et creusées en bourse. 

Fleurit de mars à juillet dans l'hémisphère boréal et en janvier 
dans l'hémisphère austral. Habite en général les prairies et les lieux 
herbeux. Certaines variétés affectionnent les lieux secs. 

Clef des Races et Variétés de l'O. prismatica : 

( Pétales profondément bilobés O. biloba. 

1 . r 

( Pétales entiers, échancrés ou érodés... 2. 

Tube du calice 2-3 fois plus court que 

l'ovaire 4. 

Tube du calice égalant environ l'ovaire. 3. 

( Stigmates jaunâtres O. viminea. 

I Stigmates pourpres O. tenuifolia. 

^ Capsule courte-conique, hérissée O. dasycarpa. 

^ Capsule prismatique-tétragone 5. 

^ Capsule atténuée aux deux bouts O. amœna. 

( Capsule à peine atténuée à la base 6. 

Tiges diffuses; feuilles courtes; capsule 

pubescente O. quadrivulnera 

Tiges dresssées; feuilles allongées; cap- 
sule glabrescente O. Gayana. 



DISTRIBUTION GEOGRAPHIQUE 

Variété biloba Durand 

California : Séquoia région, Amador Calavera Co., Green Point, 
t5oo feet, juill. i8ç)5; n° 1 165 (Geo Hansen). — California : Ama- 
dor Co., New- York Falls, 200 feet., Agr. Station, juin 1 89 r ; n° 23 



4- 

5. 



GROUPE DES GODETIA 265 



{Geo Hansen). — California : Sierra Nevada, 1875; n° 4483 {John 
Muir). — California : 12379 (J- $• Martindale). — 1 85 1 {C. C. 
Parry). — California : CalaveraCo., juin 1 885 ( V. Rattan). — Califor- 
nia, 1846; n° 43o (Frémont). — California : Mount Bullion, 1866; 
n° 6364 {H. N. r Bolander). — California : near Mokelume Hill, i885 
Volney Rattan). — North California, 1848 {Hartweg). 

Variété viminea Dougl. 

North America Pacific Coast, 1888 ; n° 60 (C. C. Parry). — S. E. 
California: hillsides middle Tule, 36oo feet, avril-sept. 1897 ; n e 
5o35 {Purpus). — California, 1876; n° 143 [E. Palmer). — Califor- 
nia: Ukiah, vichy springs, 22 juin 1891 ; n° 12 {Pritcliey). — Cali- 
fornia: Chico Co., 1887 (C. C. Parry). —California: Sierra Nevada, 
Coulterville, i5 août 1872; n° 2359 (116), {John Redjîeld). — Califor- 
nia: in pratis Yosemite, 17 août 1872 ; n° 2 36o (116) {J . H. Redjîeld) 
— South California : green Horn Mountains, Kern Co., 6000-7000 
feet; 7-15 juin 1888 ; n° 66 {D T Edw. Palmer). — California {Han- 
sen). 

Variété tenuifolia Cav. 

California, 2354; 270 (D r A . Kellogg et W. G. W. Harford. — 
Chili: Chillon et Chiguayante, 9 février 1892 {Otto Kunt^e). 



Variété dasycarpa Lévl. 

California : Amador Co., juin 1892, 800 feet ; n° 532 {Geo Hansen). 
— California : near Potrero, juin 1889 (C. R. Orcutt). — California: 
Amador Co., New- York Falls, i5oo feet, 8 juin 1896; n° 1722 {Geo 
Hansen). — Oregon : Portland 3 juillet 1869 ; n os (271) 2357, sub 
OE. viminea {W. G. Harford). — California: 1846, n° 441 (Fre- 
mont). — California: Ukiak, 20 juin 1891 ; n° 3 sub OE. quadrivul- 
nera {Pritchey). — California : Butte Co., near Clear Creek, 175 feet, 



266 GROUPE DES GODETIA 

i5-3o avril 1897; n° 212 sub G. Icpida Lindl. (H. E. Bronm). — 
California: Potrero, juin 1868, n° (265) 2358, sub O. viminea Dou- 
glas (Z) r A. Kellogg ex W. G. W. Harford).— North American Paci- 
fic Coast, Monterey, 1887 sub G. Icpida Lindl. (C. C. Parry). — 
California : near San Francisco, 1868-69 i n ° ( 2 7^) 2 ^4 2 su ^ OE.albes- 
cens Lindl. (D r .4. Kellogg et W. G. W 7 . Harford). — Oregon : 
Roseburg Umpqua Valley, 26 juin 1887; n° 1 143 , sub G. lepida 
var. Arnottiana Wats. [Thomas Hoivell). — Oregon, 1871 ; n° (194) 
235o sub Œ. lepida Hook. et Arn. var. parvijlora Wats. Rev. A de- 
pauperate small flowered var. (Elihu Hall). — California : San Diego, 
1854; n° 235 1 i A - Cleveland). — California : 1868, n° (266) 2352, sub 
Œ. lepida var. parviflora, OE. decumbens Dougl. (D T A. Kellogg et 
W. G. Harford). —Oregon: 1871, n° (i 9 3) 2353. 193. OEnothera 
purpurea Curt. Bot. Mag. t. 352 a small flowered form which inclu- 
des OE. lepida and OE. quadrivulnera. 194 A depauperate small flo- 
wered variety of the same {Elihu Hall). — Chili : prov. Valdivia (R- 
A. Philippi). — California : Solano Co., Hartley, locally common 
along grassy banks, 7 mai 1903 ; n° 2884 (C. F. 'Baker). 

Variété amœna Lehm. 

North America Pacific Coast, 1881 (C. C. Parry). — California: 
near Yreka, Siskiyou Co., 9 juin 1876; n°835 (Edn>. L. Greene). — 
Oregon, 1871 ; n° 192 (Elihu Hall). — Washington : entre Olympia 
et Gâte city, Thurston Co., roo feet, id juillet 1898 (<4. 4. et Ger- 
trude Heller). — California: San Bernardino Co., foot 
hills, i5oo feet, 29 mai et 28 juin 1888, sub G. Botta? 
(S. C B. Parish). — Washington : King Co, Bainbridge is- 
land, 20 juin, 12 juillet 1898(7^. E. Savage, J. E. Came- 
ron, F. E. Lenocker). — California : San Luis Obispo, 
26 juin 1876 ; n° iono (£■. Palmer). — California : Sierra 
Nevada Crâne Fiat, i5 août 1872 ; n os 1 14 et 2347 i John H - 
Redfield). — California: Morrisson Canon, 20 juin 1897 
[W. L. Jepson). — Oregon, 1871 ; n° (192) 2348 sub 



Capsule Œ. epilobioides Wats. Rev. one of the Oregon Godetia 



GROUPE DES GODETIA 267 

which hâve been refered to OE. tenella. A remarquer la capsule 
cylindrique indiquant la variabilité du port de cette forme (Elihu 
Hall). — California, 186S ; n° (272) 2845 (D r A. Kellogg et W. 
G. IV. Harford). — Oregon, 1871; n° (191) 2343 [Elihu Hall). 

— California: in collibus nudis Sancelitos, 12 août 1872 ; n° (117) 
2346 [John H. Redfield). — Oregon, 187 1, n° 191 {Elihu Hall). 

— Washington : Skamania Co, on the hillsides near Ghenowith, 
16 juin 1892 ; n° 2129 (W. N. Suksdorf.) 



Variété quadrivulnera Dougl. 

California : San Diego, 100 feet, 10 avril 1895 ; n° 1 58 ("Belle Sum- 
mer Angier). — California: San Bernardino Co., waterman Canero, 
3ooo feet, San Bernardino mountains and their eastern base, 10 juin 
1888 et 29 juin 1894; n 1 3485 (S. T3. Parish). — Avalon, Santa 
Catalina island, occasionally run on dry upland hills, rose purple 
flowers, mai 1896, mai 1897 ï on dry hills, common in a few locali- 
ties, Chemy Valley, sub G. lepida et sub var. parviflora (^Blanche 
r irask). — South. California, 1876 ; n° i38 (C. C. Parry et J G. 
Lemmori). — 2355 (Mss. S. P. Monks). — California: Butte Co., 
Chico Plains, mai 189G ; n° 226 (R. M. Austin). — California : Modoc 
Co., low flat land wetin spring but dry at time of collection, 20 juin 
1893 (Milo S. Baker). — California: San Diego, mai i852, n° 533 
(Geo Thurber). — Oregon: Umpqua Valley, 18 juin 1887 (Thomas 
Hoivell). — California, 1893 (F ranceschï) . — California: San Luis 
Obispo Co., Coast Hills, 25 mai 1 883 et Arroyo Grande, 21 avril 
1882 ; n° 3 r 5 (R. W. Summer). — California : San Bernardino Co., 
San Bernardino, iooo-25oo feet, 1899; n° 5235 (S. Œ>. Parish). — 
Chili : Los Angeles, 1891 (R. A. Philippi) sub Godetla tenuifolia 
Spach . — Chili : Salto S. Ramon prope Santiago, 5 décembre 1882, 
(R. A. Philippi sub G. Cavxxnillesii atropurpurea. — Valparaiso (Carlos 
Porter). — California : Siskiyou Co., Sharta Valley, lower edge of 
transition zone, 36oo feet, juin 1903 ; n° 4088 (H. M. Hall et E. "B. 
c Babcock). 



268 



GROUPE DES GODETIA 



Variété Gayana Steud. 

Chili : Araucania, Cule, janv. 1894 (R. A. Philippt), — Chili : 
Araucania, Angol, nov. 1887 (R. A. Philippt). — Chili : Concepcion, 
janv. 1891 {R. A. Philippî). 

L'O. sulfurea (Godeîia sulphurea Philippi) de l'Araucanie (Chili) 
présente par son port et la couleur de ses fleurs une grande analogie 
avec YO. epilobioides. Seule, l'étude des graines, pourra indiquer 
s'il y a lieu de le séparer de notre prismatica. 




GROUPE DES GODETIA 269 



41. — ONOTHERA AURIGULA Lévl. 

Synonymie : OEnothera tenella Cav. — OE. purpurea Gray — Œ. 
Wottœ Torr. et Gr. — Œ. californica Dietr. — Œ. Godetia Steud. 

— OE. rubicunda Torr. etGr. — OE . tenella Gray in proc. Bost. Soc. 
Hist.. Nat. — Œ. purpurea Curtis. — OE. Williamsoni Wats. — 
OE. Whitneyi Gray, Hort. — Œ. grandiflora Wats. — Godetia 
tenella Steud. — G. Cavanillesii Spach. — G. Œiingensis Suksdorf. 

— G. Œîottce Spach. — G. purpurea Don. — G. Willdenowiana Spach. 

— G. Williamsoni Wats., G. Dur. et Hilg. — G. grandiflora Lindl. 

— G. Whitneyi T. Moore. — Holostigma "Bottœ Spach. — Onagra 
purpurea Mœnch. 



DIAGNOSE 

1 

Racine fibreuse, peu rameuse. 

Tige glabre ou pubescente, le plus souvent luisante, simple ou 
rameuse, dressée ordinairement ou ascendante. 

Feuilles petites, sublinéaires ou lancéolées ou même ovales, parfois 
denticulées, aiguës ou obtuses, ordinairement glabres. 

Fleurs petites ou grandes, à pétales entiers ou échancrésou érodés, 
de couleur variée; stigmate quadrifide. 

Capsule glabre ou pubescente ou soyeuse, sessile ou subsessile ou 
pédonculée, prismatique à 4 côtes et à 4 sillons ou à sillons peu 
marqués ou même subcylindrique. 

Graines auriculées, en forme de gant ou d'oreilles de chat ou de 
poches ; ordinairement hérissées. 

Fleurit de mars à septembre. Stations variées. 



270 GROUPE DES GODETIA 



Clef des Variétés de l'O. auricula 

Capsule nettement pédicellée O. Bottée. 

Capsule sessile ou subsessile 2 . 

Capsule subcylindrique soyeuse O. Whitneyi. 

Capsule prismatique à 4 côtes et à 4 sillons. 3 . 

( Fleurs rouges O. tenella. 

( Fleurs polychromes , O. Williamsoni 



DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

Variété Bottae Torr. et Gray . 

California : near Yreka, Siskiyou Co.,9 juin 1876 ;n° 834 (Edw. 
L.Greene)— California : Coast Range, San Francisco sub O. rubicunda, 
mai i865 ; n os 370 et \ib(H. Holander). — Warwona, Yosemite 
Route, i5 juin 1891, n° 8r (Pritcheij); fleurs rouges. — Ile de Van- 
couver, vicinity of Victoria, 21 juillet 1893 ; n° 253 (John Macoun). — 
California, cultivé; n° 2667. — California: Waterman Canon, 3ooo 
feet, San BernardinoMountains and their eastern base, 29 juin 1894 ; 
n° 3 07 9 (S C B. Parish). — South. California: Riverside Co., Box 
Springs, mai 1897 (H. AI. Hall). — California: Sierra Inez, 21 mai 
1891 (G. W. <r Duun). — California: San Bernardino Co., Mil) Creek 
Canon, 3ooo feet, 21 juin 1901 ; n° 5o54 {S. C B. Parish). 

Variété Whitneyi Gray 
California: 6534. — Humboldt Co., 1866 (H. N. IBolander). — 

Variété tenella Cav. 

California: Sierra Inez, 6 juin 1891 (G. W. Dunri). — California: 
Humboldt Co., fields and open hillsides, 1888 (C. C. Marshall). — 



GROUPE DES GODETIA 



i;i 



California: San Bernardino Co, 1876 ; n° i3.4(C. C. Parry et J. G. 
Lemmon). — Nevada: Carson City, foothills, 55oo feet, 3i mai 1897 
[Marais E. Jones). — California 1889 (C. C. Parry). — California: 
Amador Co, Séquoia région, Aqueduct, 25oo feet, 25 juin 1896 {Geo 
Hansen). — California: arrow Head-Springs, 12 mai 1891; n° 56 
(Prilchey). —Washington: W. Klickitat Co., on d.ryground at Bin- 
gen, 4Juill. 1892, sub G.'Bingensis (W. N. Suksdorf). — Califor- 
nia: Amador, Co., pine Grove, 25oo feet, mai 189?; n° 1157 [Geo 
Hansen). — California (J. M. Ordway). — California : near 
Yreka, Siskiyou Co. , 9 juin 1876 ; n° 836 {Edn>. L. Greene). 

— California : San Diego, 1874; n° 2556 (Cleveland). — 
Clarke Co., 10 m. from San Luis Obispo, 2 juillet 1876; 
n° ioiii (E. Palmer). — Cohon, 1881,60 1/2 (C.C. Parry). 

— California : Amador Co., 800 feet, juin 1892; n° 532 
(Geo Hansen). — Lower North. California : Sanzal, 21 mai 
r886 (R. Orcutt). — California: near Los Angeles, 1890 
(D T A. Davidson). — Washington: W. Klickitat Co., on dryground 
near the Columbia River, i er juill. 1892 (W. N. Suksdorf). — Ore- 
gon; 1871 ; n" 193 sub O. purpurea Gurtis et n° 194, forme depau- 
perata (Elihu Hall). — California : Ventura Co, Ajai Valley, mai 
1902 ; n° 3192 (H. M. Hall). — Patagonia, n° 522 (Moreno et Tas- 




Capsule 



sini 



Sous- Variété Williamsoni Wats. 



California : Amador Co., New York Falls. Agric. Station, 2000 
feet, juill. 1892, n° 36 (Geo Hansen). — Eastern Nevada, i883 ; n° 
2295 (Meehan). — South east. California : hillsides chiddle Tule, 
4000-5000 feet, avril-sept. 1897 ; n° 5574 (C . A. Purpus) South. Cali- 
fornia: Potato Canero, 3ooo feet, San Bernardino Mountains and 
their eastern bases, i3 juin 1894; n° 3222 (S. B. Parish). — Califor- 
nia : Yosemite national Park, vicinity of Hog Ranch ; meadows of 
the transition zone, 4700 feet, juillet 1902; n° 33i3(//. M. Hall at 
E. B, Babcock). 



272 



GROUPE DES GODETIA 



Forme vimineiformis Lévl. 

Oregon : Umpqua Valley ; 18 juin 1887 ; n° 1 144, sub G. quadri- 
vulnera Spach {Thomas Howell). 
Tube du calice égalant l'ovaire. 

Hybrides 

(O. auricula Lévl. var. Bottœ Torr. et Gr. X vimineoides Lévl. 
'Botta? X viminea Dougl.) 

A les capsules pédicellées du Bottœ et les fleurs du viminea. Les 
graines sont intermédiaires entre celles des O. auricula et prismatica. 

California : Mendocino, 5oo feet, juin 1898, sub G. amoena Lilja 
(H. E. Broivn). 

O. prismatica Lévl. var. amoena Lehm X Bottœoides Lévl. 
(O. amoena x Bottœ). 

Feuilles d'O. amoena et capsules d'O. Bottœ. Les graines tiennent 
des O. prismatica et auricula.- 

South east. California : open woods near Chiddle Tule, 3ooo-5ooo 
feet, avril-sept. 1897 ; n° 5o36 (C. A. Purpus). 




GROUPE DES GODETIA 



I. — DESCRIPTION DES TYPES 



Onothera pulcherrima 



euille épaisse de 41 5 ;x. 
Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de 79 ;x, épais de 34 fx (R.= 2,32). 
Poils finement verruqueux, tous dresse's ou inclinés, 
aigus, longs de 32-220 |x, larges de 14-30 fi, à paroi épaisse de 2-6 fx. 







rallâi 



Onothera auricula 

Feuille épaisse de 410-415 ;x. 

Mésophylle entièrement palissadique. 

Faisceau ligneux large de 1 00 |x, épais de 37 [x (R. = 2,70). 

Poils de 2 natures : les uns lisses, utriformes, dressés ou inclinés, 
longs de 35-40 [x, larges de 1 o- 1 3 tx ; les autres finement verruqueux, 
aigus, tous dressés ou inclinés, longs de 38- 1 5o(x, larges de r3-26 <x, 
à paroi épaisse de 2-4 p. 



Onothera Bottae 

Diffère de l'espèce précédente par sa feuille épaisse de 240 [x, son 
mésophylle sensiblement centrique, son faisceau ligneux large de 
1 1 5 |x, épais de 47 p (R. = 2,44). 

Avril-Mai 7 



2/4 GROUPE DES GODETIA 

Onothera epilobioides 

Feuille épaisse de 170 [x. 

Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de 74 [x, épais de 37 fx (R. = 2). 

Poils de 2 natures : les uns lisses, utriformes, dressés, inclinés ou 
appliqués, longs de 30-44^, larges de 10-14^; les autres très fine- 
ment verruqueux, à paroi épaisse de i,5-2 jx, et de deux sortes : 
dressés ou inclinés, longs de 50-145 jx, larges de 10-24 l x 'i appliqués, 
longs de 42-60 |x, larges de 12-14 V- 

Onothera prismatica 

Feuille épaisse de 3o5 jx. 

Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de 1 5 2 fx, épais de 60 [x (R. = 2,53). 

Poils de 2 natures : les uns lisses, utriformes, inclinés ou appliqués, 
longs de 40-55 n, larges de i3-i6jx; les autres finement verru- 
queux, et de deux sortes : dressés ou inclinés, à extrémité parfois 
recourbée, longs de 40-205 ,"-, larges de 12-20 |x, à paroi épaisse de 
2-4 a; arqués-appliqués, longs de 75-160 ;x, larges de 14-22 (x, à 
paroi épaisse de 1 ,5-4 p. 

Onothera quadrivulnera 

Diffère de l'espèce précédente par son faisceau ligneux, large de 1 3 1 [x, 
épais de 47 ;x (R. = 2,78) ; ses poils lisses longs de 3o-6o |x, larges 
de 1 5-2o [x ; ses poils verruqueux dressés longs de 44-480 [x, larges de 
20-41 [x, à paroi épaisse de 2-6 <x; les arqués longs de 2io-3i5 [x, 
larges de 23-28 jx, à paroi épaisse de 3-4 jx. 



Onothera biloba 



Feuille épaisse de 255 [x. 
Mésophylle centrique. 



GROUPE DES ÛODETIA 2 7 5 

Faisceau lfgneux large de 72 jx, épais de 36 fx (R. = 2). 

Poils de 2 natures : les uns lisses, dressés ou inclinés, longs de 32- 
64 [f, larges de i3-i5 fx ; les autres finement verruqueux, et de deux 
sortes: dressés ou inclinés, longs de 36- 100 u., larges de 1 2- 1 5 (x, à 
paroi épaisse de 2-3 ^ ; arqués-appliqués ou appliqués, longs de 70- 
i65 [x, larges de 1 [-22, [*, à paroi épaisse de 2-5 fx. 

Onothera Gayana 

Diffère du précédent par son faisceau ligneux large de 100 \i, épais de 
55 [x (R. = 1,81); ses poils lisses longs de 30-40 jx, larges de 12- 
19 {x ; ses poils verruqueux dressés longs de 27- 1 o5 [x, larges de 1 3- 
25 y-, à paroi épaisse de 2-5 p ; ses poils appliqués longs de 65- 1 25 (x, 
larges de 14-22 jx, à paroi épaisse de 3-5 [x. 



II. — DESCRIPTION RESUMEE DES SECTIONS 

Rhytidotrichae 

Feuille épaisse de 41 5 [x. 
Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de 79 [x, épais de 34 [x (R. = 2,32). 
Poils finement verruqueux, tous dressés ou inclinés, aigus, longs de 
32-220 ;x, larges de 14-30 ;x, à paroi épaisse de 2-6 jx. 

Heterotrichae 

Feuille épaisse de 170-41 5 [x. 

Mésophylle centrique, parfois entièrement palissadique. 

Faisceau ligneux large de 72-152 jx, épais de 36-6o fx (R. «=- 1,81 à 

2,78). 
Poils de 2 natures : les uns lisses, utriformes, dressés ou inclinés, 

longs de 30-64 (x, larges de 10-20 jx; les autres finement ou très 



176 GROUPE DES GODETIA 

finement verruqueux, dressés, inclinés, arqués ou appliqués, longs 
de 27-480 |x, larges de 10-41 n, à paroi épaisse de 2-6 p. 



III. — CONSPECTUS DES ESPECES 

I. Seulement des poils verruqueux, tous dressés ou inclinés, longs 
de 32-220 f* =— 0. puîcherrima. 

II. Des poils lisses (utriformes) et des poils verruqueux. 

A. Poils verruqueux tous dressés ou inclinés, longs de 38-i5o fx. 

a. Mésophylle entièrement palissadique. Feuille épaisse de 

410-415 (x = O. auricula. 
p. Mésophylle centrique. Feuille épaisse de 240 [x ==» O. 

Bottœ. 

B. Poils verruqueux les uns dressés ou inclinés, les autres ar- 

qués ou appliqués. 

a. Poils très finement verruqueux, à paroi épaisse de 1 ,5-2 fx, 
les dressés longs de 5o-r45 u., les appliqués de 42- 
60 (x. Faisceau large de 74 fx, épais de 37 p. =« O. 
epilobioides. 

p. Poils seulement finement verruqueux, à paroi épaisse 
de i,5-6 {x. 
Feuille épaisse de 3o5 [x ; faisceau large de 1 3 1 - 1 52 jx. 

-f- Poils dressés longs de 40-205 fx, larges de 12- 
25 (x; les appliqués longs de 75-160 [x, larges de 
10-22 ;x. Faisceau ligneux large de i52 [x, épais 
de 60 (x. = O. prismatica. 

-f- Poils dressés longs de 44-480 (x, larges de 20- 
41 (x; les appliqués longs de 2io-3i5 jx, larges 
de 23-28 {x. Faisceau ligneux large de i3i (x, 
épais de 47 ;x. = O. qtiadrivulnera. 



GROUPE DES GODETIA 277 



O Feuille épaisse de 255 fi.; faisceau large de 72-100 ja. 
+ Faisceau ligneux large de 72 jx, épais de 36 fx. 

= O. biloba. 
+ Faisceau ligneux large de 100 f*, épais de 55 fx. 

= O. Gayana. , 



IV. — GROUPEMENT EN SECTIONS 

i re Section (Rhytidotrichœ) : O. pulcherrima. 
2 e Section (Heterotrichœ) : 

i re Sous-section : O. auricida, Bottœ. 

2 e Sous-section : O. epilobioides, prismatica, quadrivultiera, 
biloba, Gayana. 



V. — CLASSIFICATION 

Spec. i : Onothera pulcherrima. 

2 : — auriciila. 

p. Bottœ. 

3 : — epilobioides . 

4 : — prismatica. 

p. quadrivulnera. 
y. biloba. 
y'. Gayana. 




2 7 8 



GROUPE DES GODETIA 





Dessins anatomiques d'O. pulcherrima 

i, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g = 35o). — 2, Coupe transversale 
du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils finement verruqueux, dressés ou inclinés 
(g= 35o). 



GROUPE DES GODETIA 



279 






Q? fou 



Dessins anatomiques d'O. auricula 



I, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g = 35o). — 2, Coupe transversale 
du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils lisses (g = 35o). — 4, Poils finement verru- 
queux, dressés ou inclinés (g = 35o). 



280 



GROUPE DES GODETIA 



3 



= nD 





Dessins anatomiques d'O. Bottée 



i Coupe transversale de la feuille (grossissement : g = 35o). — 2, Coupe transversale du 

faisceau ligneux (g = iqo). 
Nota : Le reste des caractères semblable à O. auricula. 



GROUPE DES GODETIA 



281 






% 



z m> 



Dessins anatomiques d'O. epilobioides 



r, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g = 35o). — 2, Coupe transversale 
du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils lisses (s, = 35o). — 4, Poils très finement ver- 
ruqueux, dressés ou inclinés (g «= 35o). — 5, Poils très finement verruqueux, appliqués 
(g = 35o). 



282 



GROUPE DES GODETIA 




* l 3* \ 



Dessins anatomiques d'O. prismatica 



i, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g = 35o).— 2, Coupe transversale du 
faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils lisses[(g — 35o). — 4, Poils finement verruqueux, 
dressés ou inclinés (g = 35o). — 5, Poils finement verruqueux, arqués-appliqués 
(g=35o). 




Dessins anatomiques d'O. quadrivulnera 



i, Coupe transversale du faisceau ligneux (g = 190). — 2, Poils lisses (g = 35o). — 3, 
Poils verruqueux, dressés ou inclinés (g = 35o). — 4, Poils verruqueux, arqués (g = 35o). 
Nota : Coupe transversale de la feuille semblable à celle d'O. prismatica. 



284 



GROUPE DES GODETIA 




Dessins anatomiques d'O. biloba 



1, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g = 35o). — 2, Coupe transversale du 
faisceau ligneux (g =- 190).— 3, Poils lisses (g = 55o). -4, Poils finement verru- 
queux, dressés ou inclinés (g= 35o). — 5, Poils finement verruqueux, arqués-appliqués 
ou appliqués (g = 35o). 



GROUPE DES GODETIA 



2S5 




Dessins anatomiques d'O. Gayana 



i, Coupe transversale du faisceau ligneux (g = 190). — 2, Poils lisses (g = 35o). — 3, 
Poils verruqueux, dressés ou inclinés (g = 35o). — 4, Poils verruqueux arqués-appli- 
qués (g = 35o). 

Nota : Coupe transversale de la feuille semblable à celle d'O. biloba 



CH-EF 



DES 



ESPECES DU GROUPE CLARKIA 



Pétales trilobés O. pulchella. 

Pétales entiers ou seulement émarginés .... 2 . 

Sépales plus longs que les pétales O. rhomboidea. 

Pétales plus longs que les sépales O. elegans. 




GROUPE CLARKIA 287 



42. — ONOTHERA RHOMBOIDEA Lévl. 

Synonymie : Clarkia rhomboidea Dougl. — Cl. elegans Poir. — Cl. 
Breweri Greene. — Cl. virgata Greene. — Cl . Xanliana Gray. — 
Cl. lancifolia Lévl. — ? Cl. Eiseneana Kellogg. — OEnothera lanci- 
folia Lévl. — Opsianthes gawoides Lilja. — Guaropsis lancifolia 
Presl. 



DIAGNOSE 

Racine fibreuse, rameuse. 

Tige élancée, glabrescente, s'exfoliant. 

Feuilles ovales ou lancéolées allongées, pétiolées, entières ou si- 
nuées devenant bractéiformes au sommet des tiges. 

Fleurs roses, petites, sépales acuminés plus longs que les pétales ; 
pétales ovales obtus entiers ou émarginés ; étamines égales aux péta- 
les et au stigmate bilobé à lobes épais. 

Capsule stipitée, courbée, pubescente. 

Graine cubique, papilleuse, de couleur chocolat. 

Fleurit en été dans les montagnes et les lieux montueux. 



DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

Oregon west Kootenay (D v Lyall). — California, (Hooker et 
Gray). — California: Kern Co, Jyan Mts. {Coville et Funston). — 
California : Amador Co. {Geo Hansen). — Missouri, Oregon, Monta- 
gnes rocheuses. — California: Sierra Nevada Mountains, Plumas 
Co., north fork Feather river, 4400 feet, juill. içjoS, n° 4422 (//. M. 
Hall et £". B. Babcock). 



288 GROUPE GLARKIA 

43. — ONOTHERA PULGHELLA Lévl. 
Synonymie: Clarkia pulchella Pursh. — Cl. pulcherrima Hort. 



DIAGNOSE 

Racine fibreuse, rameuse. 

Tige grêle, pubérulente. 

Feuilles linéaires ou lancéolées, parfois graminiformes, atténuées 
longuement en pétiole, pubescentes ou glabrescentes, entières. 

Fleurs violacées assez grandes; sépales acuminés plus courts que 
les pétales ; pétales longuement onguiculés, trilobés à lobes profonds 
et obtus; étamines atteignant à peine la lame des pétales ; style plus 
long que les étamines mais bien plus court que les pétales ; anthères 
fîexueuses, souvent roulées en crosses ; stigmate discoide, quadri- 
lobé. 

Capsule stipitée à 4 angles et à 4 sillons, pubescente, amincie au 
sommet. 

Graine fauve, oblongue, comprimée, creusée. 



DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

Canada (G. M. Dawson). — Dakota: Celack Hills [W. H. Fan- 
wôod). — Idaho : Nez Perces Co., hillsides valley of Hatwai Creek 
(H. Sandberg). — Oregon : Cascade Mts. R. Fort Colville, n° 171 
(D T Lyalt). — Eastern Oregon, dry soil (W. Cusick). — Washington: 
Whitman Co. [Pullman). — Oregon : Columbia River (D r Lyall). — 
California : Bridges. 

La graine nous oblige à conserver comme distincte cette espèce qui 
est également distincte par ses feuilles, des O. rhomboidea et elegans. 



GROUPE CLARKIA 289 



44. — ONOTHERA ELEGANS Lévl. 

Synonymie : Clarkia elegans Dougl. — Cl. unguiculata Lindl. — 
Phœostoma Douglasii Spach. — Ph. elegans Lilja. 

DIAGNOSE 

Racine fibreuse, rameuse. 

Tige élancée, luisante, s'exfoliant. 

Feuilles ovales, glaucescentes, à peine denticulées, subacuminées, 
nettement pétiolées. 

Fleurs violacées, sépales velus, acuminés ; pétales onguiculés ar- 
rondis, non divisés, dépassant les étamines incluses; étamines plus 
courtes que le style exsert à stigmate quadrilobé en coupe. 

Capsule sessile, velue, amincie au sommet, 4-gone. 

Graine en forme de gant ou à 3 angles. 



DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 



California: Hills Newhall (C. G. Pringlé). — California (G. R. 
Vasey, Hooker, Gray, Fremont). — California : Potter Valley. — 
California : Kern Co ( V . Coville et F. Fwiston). —California : Ama- 
dor Co {Geo Hansen). — California : Sacramento village (Hartweg). 
— California et Oregon [R. W. Summers). 




Avril-Mai 






GROUPE DES CLARKIA 




I. — DESCRIPTION DES TYPES 



Onothera elegans 

euille épaisse de [90-195 f*. 
Mésophylle centrique. 
Faisceau ligneux large de 182 p., épais de 68 ja (R 

i,94). 



Poils nuls. 



Onothera rhomboidea 



Feuille épaisse de 3o5 ix. 

Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de 237 [*, épais de 63 p (R = 3,76). 

Poils de deux natures : les uns lisses, utriformes, dressés ou incli- 
nés-couches, longs de 35-5o n, larges de 14-18 \x ; les autres fine- 
ment verruqueux, obtusou obtusiuscules, larges de 12-18 jx, à paroi 
épaisse de 2-3 {/., et de deux sortes: dressés ou inclinés, longs de 
75-180 y. ; arqués ± appliqués, longs de 85- 120 ".. 

Epiderme supérieur épais d'environ 25 p ; cellules palissadiques supé- 
rieures hautes de 70-75 u.. 



GROUPE CLARKIA 2<>r 



Onothera pulchella 

Feuille épaisse de 200 jx. 

Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de 100 p, épais de 38 \i (R = 2,63). 

Poils de deux natures, les uns lisses, nombreux, utriformes, dressés 
ou inclinés-couches, longs de 35-6o jj-, larges de 15-17 \i ; les au- 
tres finement verruqueux, obtus ou obtusiuscules, larges de 10-20 
p, à paroi épaisse de 2-3 jx, et de deux sortes : dressés ou inclinés, 
longs de 35- 1 10 ;x ; arqués-appliqués, longs de 35-0,5 |x. 

Epiderme supérieur épais d'environ r 3- 1 5 |x ; cellules palissadiques 
supérieures hautes de 47-55 ix. 



II. — DESCRIPTION RÉSUMÉE DES SECTIONS 

Glabrae 

Feuille épaisse de 190-195 [*'. 

Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de 1 32 n, épais de 68 [x (R = 1 ,94). 

Heterotrichae 

Feuille épaisse de 20o-3o5 [/. 

Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de 100-237 v-> épais de 38-63 u. (R = 2,63 à 

3,76). 
Poils de deux natures : les uns lisses, utriformes, dressés ou inclinés- 
couches, longs de 35-66 [*, larges de 1.1-18 [* ; les autres finement 
verruqueux, dressés, inclinés ou arqués-appliqués, obtus ou obtu- 
siuscules, longs de 35- 180 ix, larges de 10-20 (x, à paroi épaisse de 

2-3 [x. 



292 GROUPE CLARKIA 



III. — CONSPECTUS DES ESPECES 

I. Feuille glabre, épaisse de 190-195 u ; faisceau ligneux, large de 
[32 p, épais de 68 f* (R = 1.94 = O. elegans. 

II. I euille à poils les uns lisses, utriformes, les autres finement ver- 
ruqueux. 

A. Feuille épaisse de 3o5 ix. Faisceau ligneux large de 237 a, 

épais de 63 jx (R = 3,76). Poils verruqueux dressés ou 
inclinés longs de 75-180 tx ceux arqués-appliqués longs 
de 85-120 a. Epiderme supérieur épais de 25 a ; cellu- 
les palissadiques supérieures hautes de 70-75 f* = O. 
rhomboidea. 

B. Feuille épaisse de 200 |x. Faisceau ligneux large de 1 00 ;x, épais 

de 38 fx (R = 2,63). Poils verruqueux dressés ou incli- 
nés longs de 35- 1 10 ix ; ceux arqués-appliqués longs de 
35-95 a. Epiderme supérieur épais d'environ 1 3- r 5 ix ; 
cellules palissadiques supérieures hautes de 47-55 [* =- 
O. pulchella. 

IV. — GROUPEMENT EN SECTIONS 

i re Section (Glabras) : O. elegans. 

2 e Section (Heterotrichae) : O. rhomboidea, pulchella. 

V — CLASSIFICATION 

Spec. 1 : Onothera elegans. 

2. : Onothera rhomboidea. 
p. pulchella. 



GROUPE CLARI 



ici 





Dessins anatomiqoes :> O. elegans 



i, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g = 35o). — 2, Coûj - trausvei 

du faisceau ligneux _■ = .'90). 



294 



GROUPE CLARKIA 



g ■=. 35o 




Dessins anatomiques^d'O. rhomboidea 

i, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g= 35o). — 2, Coupe transversale 
du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils lisses (g = 35o). — 4, Poils finement verru- 
queux, dressés ou inclinés (g = 33o). — 5, Poils finement verruqueux, arqués-appli- 
qués (g = 35o). 



GROUPE GLARKIA 



295 




3 



= *So 



Dessins anatomiques d'O. pulchella 



1, Coupe transversale de la feuille (grossissement : g = 35o). — 2, Coupe transversale 
du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils lisses (g = 35o).— 4, Poils finement verru- 
queux, dressés ou inclinés (g = 35o). — 5, Poils finement verruqueux, arqués-appli- 
qués (g = 35oV 



C-«3Li7~\ i/~^Lir\ v*^ 



à$ 



fyxis:aj^xi 



Ûs^^xéh 



3m\!^^„3 ^ 



£t댣XmMŒX®£\ 



CLEF 



DES 



ESPÈCES DU GROUPE BOISDUVALIA 



2. 

3. 

4. 

5. 
6. 

7- 



Fleurs cachées dans les feuilles 3 • 

Fleurs nettement visibles 2 . 

Stigmate quadrilobé; capsule non sil- 
lonnée O . VOLKMANNI . 

Stigmate discoïde ; capsule sillonnée O. subulata. 

Capsule cylindrique \. 

Capsule tétragone souvent ailée 6 . 

Feuilles ovales-lancéolées, dentées 5. 

Feuilles lancéolées-linéaires subentières. O. Torreyi. 

Poils de deux sortes O. glabella. 

Poils de même nature race commixta. 

Plante élevée O . densiflora . 

Plante humble ou naine * . . 7 ■ 

Feuilles courtes, imbriquées, coriaces. ... O. pygmjEA. 
Feuilles allongées, non imbriquées O. cleistogama. 



Mffî^l 



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GROUPE BOISDUVALIA 2 g 7 



45. — ONOTHERA SUBULATA Ruiz et Pavon 

Synonymie : QEnot liera continua Philippi. — OE. cœspitosa Gillis. — 
OE. humifusa Lindl. — O. reticulata. — O. Tocornalii Lévl. — Cra- 
tericarpium argyropyllum Spach. — Boisduvalia continua Philippi. 
— B. continua Spach. — B. Tocornalii Philippi. 



DIAGNOSE 

Racine allongée, pivotante, souvent rameuse. 

Tige rameuse dès la base ; rameaux blanchâtres et luisants mais 
velus. 

Feuilles lancéolées subulées, subentières, uninervées, finissant en 
pointe, calleuses, éparses, fasciculées, sessiles, pubescentes ou argen- 
tées-tomenteuses. 

Fleurs irrégulières à cause du calice à tube courbé, allongées, mé- 
diocres, bignoniseformes ; calice à tube allongé, à divisions acumi- 
nées égalant presque les pétales ; pétales arrondis, tronqués ou émar- 
ginés striés ; étamines et style inclus ; stigmate discoïde, denticulé. 

Capsule fusiforme, courte, évasée au sommet, nettement 
sillonnée et anguleuse, pédicellée, pubescente, cachée dans 
les feuilles, à stries ordinairement de couleur fauve. 

Graine brune trigone-pyramidale, papilleuse arrondie à la 
base, atténuée obtuse au sommet. ■ Capsule 

Fleurit de janvier à mars. 



DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

Chili : Concepcion et Valparaiso (H. Cuming). — Chili {Gay). — 
Chili : entre Curieo et Talca (R. A. Philippi). — Chili central [R. A. 



298 



GROUPE BOISDUVALIA 



Philippi). — Chili : prov. Coquimbo, Bridges, févr. 1866 {Maillé). 
— Chili : prov. Conquines, in ruderatis (Cl. Gay). 

Race : concinna Don. 

Plante moins rameuse ; feuilles moins densément disposées sur- 
tout au sommet des rameaux ; tige plus velue. 
Chili: Bulnes, janvier 1878 (R. A. Philippi). 




GROUPE BOISDUVALIA 299 

46. — ONOTHERA VOLKMANNI Lévl. et Guffr. 
Synonymie : Boisduvalia Volkmanni Philippi. 

DIAGNOSE 

Racine fibreuse. 

Tige redressée, à rameaux flexibles et recourbés, glabrescente à la 
base. 

Feuilles linéaires, entières ou subentières ; mucronées, hérissées, 
sessiles ou subsessiles. 

Fleursgrancies en épis terminaux , calice glabrescent, à tube courbé, 
à divisions acuminées; pétales striés, larges, arrondis au sommet 
beaucoup plus longs que les sépales ; étamines plus courtes que la 
corolle ; style allongé, égal à la corolle ; stigmate quadrilobé. 

Capsule petite, cachée dans les feuilles, évasée au sommet, non 
sillonnée. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

Chili méridional : Araucanie {Philippi). — Chili : Concepcion, jan- 
vier i883(#. A. Philippi). 




3oo GROUPE BOISDUVALIA 



47. — ONOTHERA DENSIFLORA (Wats.) Lévl. 

Synonymie : OEnot liera salicina Nutt. ex Torr. et Gr. — Boisdu- 
valia densiffora Wats. — B. Douglasii Spach. — B. macrantha 
Heller. — B. parvijlora Heller. — B. imbricata Greene. — Gayo- 
phvtum strie tum Asa Gray. 

DIAGNOSE 

Racine fibreuse. 

Tige dressée, glabre ou velue, souvent assez élevée. 

Feuilles lancéolées, à dents espacées, rapprochées, ordinairement 
plus longues que les entre-nœuds; glabres ou velues, sessiles. 

Fleurs axillaires au sommet de la tige, dépassant peu les feuilles, 
petites, rougeàtres ou violacées ; calice hirsute ; corolle à lobes ob- 
tus ; étamines incluses à filets grêles et à anthères arrondies; stigmate 
indivis denté, plus court que les étamines. 

Capsule fusiforme, hirsute ou pubescente, brune ou fauve, légè- 
rement bosselée, à demi-cachée par les feuilles. 

Graine anguleuse irrégulière, chagrinée-mouchetée, de couleur 
chocolat, parfois à nervures ou à côtes. 

Fleurit de mai à août, dans les lieux humides. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

Oregon, 1871 ; n° 2363 (187), var. imbricata Nutt. in herb., variété 
dressée à feuilles étroites (Elihu Hall). — Washington : Pullman, 
24 juill. 1897 (C. V. Piper). — Washington : Whitman Co., in hard 
dried vales, Pullman, 21 juill. 1896 (A. D. E. Elmer). — California: 
Butte Co. , near Clear Creek, 175 feet, 9 oct. 1896^° r 1 sub var. im- 
bricata Greene. — Amador 1 176; Calaveras Co., Grow Point, 1800 
feet, juill. 1895 {Geo Hansen). — Amador Ham, 5ooo feet, mai 1895, 
n° 1089 [Geo Hansen). — Amador Co., Volcano, 3 000 feet, août 1892, 



GROUPE BOISDUVALIA 3oi 

n° 278 {Geo Hanseri). — California : Plumas Co., big meadows, août 
1896 {Mrs. C. C. Bruce). — Oregon : Portland, 8 août 1898 {T. E. 
Savage, J. E. Cameron, F. E. Lenocker). — Oregon, 1 87 1 ; n° 187, 
sub var. slricta =» var. imbricala Nutt. ex Trelease {Elihu Hall). — 
Oregon, 1871 ; n° 188 sub var. glabrior, O. salicina Nutt. ex Torr. 
et Gr. \Elihu Hall). — Georgia ex herb. Wood. — Oregon, 1871 ; n° 
i85 (236 1) {Elihu Hall) et n° 186 sub var. villosa. — California: 
Siskiyou Co., near Yreka, 18 juill. 1876 ; n° 947 {Ediv. L. Greene). 
— California, 1875 (J. G. Lemmon). — Washington : Klickitat Co., 
damp stony places, sept. 1893; août 1894; n° 2254 sub var. palles- 
cewsSuksdorf. — Washington : Falcon Valley, on low damp ground, 
4 août 1893; n° 221 5 {W. N. Suksdorf). — Oregon, 1871, a more 
villous form, n° 2 362 (186) {Elihu Hall). — California : in pratis Yo- 
semite, 17 août 1872; n° 2366 (1 13) {John Redfield). — California: 
prope L. Iahne in pratis, 3i août 1872 ; n° ( 1 1 3) 2365 {John H. Red- 
field). — California: San Diego Co., Cuiamaca Mts., juill. 1875; 
n° io5 {Ediv. Palmer). — California : Siskiyou Co., south side Mont 
Shasta, 5ooo-ioooo feet, 1 5-3 1 juillet 1897(7/. E. Broivn). — S. E # 
California, 4000-5000 feet, avril-sept. 1897 ; n°5294 {C. A.Purpus). — 
North America Pacific Coast, Calistaga, 1881 {C. C. Parry). — Ama- 
dor Co., Alpine Co., New York Falls, 2000 feet et Agric. Stat. 2000 
feet, août 1893; n° 280 et juillet 1892; n° 277, sub var. imbricata 
Greene {Geo Hansen). — Lower and South. California, San Diego 
Co., Julian, 10 août 1886 {C. R. Orcutt). — Vancouver island, B. C. 
vicinity of Victoria, 22 juill. 189$; n° 252 {John Macoun). — Cali- 
fornia, Oakland, 7 juil. 18S 1 ; n° 2358 {Marais E. Jones). — Califor- 
nia : Nevada Co., Soda, Springs, 7000 feet, 3o juill. 1881 ; n° 2715 
sub B. glabella {Marais E. Jones). — Washington : TakimaCo., N. 
Jakima, 27 mai 1892 : n° 2479 sub B. slricta {Henderson). — Seattle 
Ivash, 1892 {Emma A. Shumvay). — California, sub Godetia lepida 
var. {C. C. Parry). — Iowa, 1887 {C. C. Parry). — California: So- 
lano Co., 1887 {M. L. Jepson). — California : Mendocino Co.,Men- 
docino, 5oo feet, juin 1898 ; n°9o5 {H. E. Brown). — Washington : 
Yakima Région, 1882 ; n° 14535 {T. S. Brandegee). — Oregon, 
1871 ; n° (188) 2364, var. salicina mêlé à O. dasycarpa {Elihu Hall). 



3o2 



GROUPE BOISDUVALIA 



— Oregon : Salem [B. Johnson). — Washington : Jafferson, juin 
1892 ; n° 298 bis (Sudworth). — California (Hansen). 

Var. imbricata Greene. — Tige dressée ; feuilles étroites, appli- 
quées et imbriquées. 

Amador Co., New York Falls. n° 277 (Geo Hansen) ; California : 
Solano Co (M . L. Jepson). — Iowa, 1887 (C. C. Parry). — Oregon, 
1871 ; n° 2 364 (Elihu Hall). — California : Mendocino, n° 905 (H. E. 
Brown). 




GROUPE BOISDUVALIA 3o3 



48. — ONOTHERAl PYGM.ŒA Speg. 

DIAGNOSE 

Racine allongée, fibreuse. 

Tige glabre, tortueuse, rameuse dès la base ne dépassant guère 
10 centimètres. 

Feuilles glaucescentes, coriaces à dents rares ou presque nulles, 
uninervées, imbriquées, sessiles, subobtuses, glabres ou glabrescen- 
tes. 

Fleurs petites, cachées dans les feuilles; pétales entiers ou émargi- 
nés ; stigmate indivis. 

Capsule courte, lancéolée, à 4 faces, amincie au sommet. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

Argentine: Chubut, région del Rio Corcovado, 71 Greenvich, 
43° lat. s. entre Balson et la Colonia, 16 octobre, r -5 février 1901 
'D T Nicolas Min). 



^m% 






3o4 GROUPE BOISDUVALIA 



49. — ONOTHERà GLEISTOGAMA Lévl. 
Synonymie: Boisduvalia cleistogama Curran. 

DIAGNOSE 

Tige et rameaux jaunâtres, velus ou glabrescents. 
Feuilles linéaires, allongées, acuminées, glabrescentes ou peu ve- 
lues, sessiles, à dents rares et très écartées, parfois serrulées. 

Fleurs axillaires, cachées dans les feuilles florales, les 
premières fécondées dans le bouton qui ne s'épanouit pas ; 
pétales roses, longs de 2-4 millimètres. 

Capsule tétragone ailée, à faces concaves, présentant 
Capsule chacune une strie. 
Graine jaune, fusiforme, atténuée aux deux extrémités. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

California : Antioch, mai 1886; n° [25, (Brandegeë); Elmira, mai 
et août i883 (M me Curran). 





GROUPE BOISDUVALIA 3o5 



5o. — ONOTHERA TORREYI Wats. 

Synonymie : OEnothera tenella Gray. — Boisduvalia Torreyi Wats. 

— B. stricto, Trelease, Greene — B. sparsifloi~a in Muhlenbergia. 

— Gayophytum strictum Gray. 

DIAGNOSE 

Souche fibreuse. 

Tige simple ou rameuse, herbacée, fistuleuse, à épiderme exfolié. 

Feuilles ovales-acuminées, brusquement rétrécies à la base ou 
lancéolées-linéaires ou même linéaires, pubescentes, sessilesou cour- 
tement pétiolées. 

Fleurs roses ou rouges, très petites, axillaires, ne dépassant pas les 
feuilles. 

Capsule très courte, à 4 raies jaunâtres, cylindrique, effilée en bec 
au sommet, légèrement renflée sessile. 

Graine jaune, oblongue, plus ou moins chagrinée, munie d'une 
nervure latérale et présentant une face dorsale courbée renflée arron- 
die, parfois papilleuse. 

Mai-août. 

DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

Washington : Spokane, 1892; n° 2468 [Henderson). —Washing- 
ton : Whitman Co., in moist bottom land Wawawai, mai 1897 ; n 
757 {A. D. E. Elmer). — North American Pacific Coast, n° 57 
{C. C. Parry). — Oregon, 1871 ; n°237o (189) {Elihu Hall). Forme 
apauvrie, à petites fleurs et hirsute-canescente. — Washington : Ya- 
kima Région, 1882; n° 14536 [T. S. Brandegeé), — California : 
Amador Go., Pioneer, 3ooo feet, i3 juill. 1896; n° 1843 [Geo Han- 
sen). — California : Rochville, i er août 1880 (F. S. Earle). — Ca- 

Avril-Mai 9 



3o6 GROUPE BOISDUVALIA 



lifornia : Amador Co., Jackson, i3oo feet, août i8g3 ; n° 287 [Geo 
Hansen). — Washington : Spokane dry soil, août 1892 (J. H. Sand- 
berg). — North Idaho : Kootenai Co., Spokane bridge, n° go5 
(A. A. Heller). — California : Humboldt Co., sub Gayophytum 
n. sp. Gray {H. N. Bolander). — Oregon, 1871 ; n° 189 sub O. den- 
sijlora var. tenella {Elihu Hall). — Idaho : Nez Perces Co., about 
Lake Waha, 20oo-35oo feet, 10 juillet 180,6 ; n° 341 1, sub Boisduva- 
lia parvijlora Heller n. sp. A. A. et Gertrude Heller). — Califor- 
nia : Siskiyou' Co., near Yreka, 14 juin 1876; n° 853 [Edw. L. 
Greene). — California : Plumas Co., big meadows, juill. 1896 {C. C. 
Bruce). — Washington: Klickitat Co., springs and meadows, 8 août 
1881 (W. N. Suksdorf). — Washington : Spokane, 16 août 1892 ; n° 
905 [Sandberg, Douglas, Heller). 

X O. Torreyoides Le'vl. (O. densifïorax Torreyi). — Tige et 
port du densijlora ; feuilles et poils du Torreyi. 




GROUPE BOISDUVALIA 007 



5i. — ONOTHERA GLABELLA Nutt. 

Synonymie : Boisduvalia glabella Walp. — B. glabella Nutt. — B. 
parviflora Auct. — B. macrantha Heller. 

DIAGNOSE 

Souche fibreuse. 

Tige simple ou peu rameuse ne paraissant guère dépasser 2 déci- 
mètres, herbacée, blanchâtre, pubesçente ou même finement muri- 
quée ainsi que les feuilles. 

Feuilles pressées et serrées, sessiles, petites, courtes, ovales ou 
ovales-oblongues, denticulées. 

Fleurs très petites, rougeâtres, cachées par les feuilles, sessiles ou 
subsessiles ; étamines dépassant peu le calice; anthères arrondies; 
stigmate quadrilobé, style dépassant les étamines. 

Capsule oblongue, petite, sessile, atténuée en bec assez long, légè- 
rement toruleuse, arrondie, pubescente-velue. 

Graine fusiforme. jaune ou terreuse-brune, atténuée en pointe au 
sommet, courtement pubesçente papilleuse. 

Mai-juillet. Plante des lieux humides. 



DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

Washington : in dry creeks beds, 24 juillet 1899 ; n° 2656 [C . V . 
Piper). — Galifornia : Butte Co., Iron Canyon, mai 1896 ; n° 143 (R. 
Al. Austin). — California : Sierra Co., 1874; n° 2368 (/. G. Lem- 
mon). — Oregon, 1871 ; n° (190) 2369 [Elihu Hall). — Oregon : 
Grant's pass, i3 juill. 1887 ; n° 1 145 {Thomas Hoivell). — Oregon : 
Wasco Co., low damp grounds near Dalles City, 12 juin 1886 ; n° 
862 (W. N. Suksdorf). — Washington : Whitman Co., Pullman, 17 
juill. 1892 ; n° 2469 (Henderson). — Montana : Sand Coulée, on th'e 
dry plains, juill. 1887 (F. W.Anderson). — Canada: Assiniboia, Rane 



3o8 GROUPE BOISDUVALIA 

Lake, 3 juillet 1894 ; n° 4938 [John Macoun). — North America Pa- 
cific Coast, 1880 (C. C. Parry). — California : Siskiyou Co., 24 juin 
1876, n°892 [Edw. L. Greene). — Oregon, 1871 ; n° 190 (Elihu Hall). 
Rapporté par Watson (Proc. Acad. VIII. 600) à 0. Torreyi. — Mon- 
tana : Deer Lodge, 21 avril 1893 [F. N. Notestein). — California: 
Santa Monica, moist dépression in adobe plains, juin 1892 (H. E. 
Hasse). — Washington: Pullman, 24 juin 1897 ; n os 2655 et 2657 
(C. V. Piper). — California : Shenta Co., Ledding, 3o mai 1906 {A. 
A. Heiler). 

Race : commixta Guffroy. 

Notre collaborateur a fait ici une coupe spécifique en distinguant 
sous le nom d'O. commixta Guffroy sp. nov. une forme se différen- 
ciant de YO. glabella par ses poils de même nature, tous finement 
verruqueux. 

L'O. glabella présente des poils les uns lisses, claviformes, les 
autres finement verruqueux. 

L'échantillon sur lequel ont été prélevés les matériaux qui lui ont 
servi pour l'étude n'est plus entre nos mains. Nous n'y avions rien 
remarqué qui nous parut spécifique. Nous enregistrons donc, comme 
race à rechercher, cette forme de YO. glabella. 




GROUPE BOISDUVALIA 



309 




i. Onothera Gayophytum f. pumila. 

2. O. glabella. 

3. O. Torreyi. 

4. O. densiflora. 

5. O. cleistogama. 





GROUPE DES BOISDUVALfA 



I. — DESCRIPTION DES TYPES 



Onothera pygmaea 




euille épaisse de 245 \j.. 
Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de 94 u, épais de 47 [i (R 
Poils nuls. 



Onothera subulata 



Feuille épaisse de 175-180 y.. 

Mésophylle centrique, ayant à la partie supérieure et à la partie infé- 
rieure deux couches palissadiques sensiblement égales dans chaque 
cas. 

Faisceau ligneux large de 253 p., épais de 66 fx (R = 3,83). 

Poils tous dressés et finement verruqueux, aigus, longs de 1 25-445 [*, 
larges de 18-22 p, à paroi épaisse de 5-7 ^. 



GROUPE BOISDUVALIA 3n 



Onothera concinna 

Feuille épaisse de 160 [x. 

Mésophylle centrique, n'ayant qu'une couche palissadique à la partie 

inférieure, et dont les deux couches palissadiques supérieures sont 

très inégales en hauteur. 
Faisceau ligneux large de io5 (x, épais de 3j (x (R = 2,89). 
Poils tous dressés et finement verruqueux, aigus, longs de i32- 

660 (x, larges de 14-25 [*, à paroi épaisse de 4-7 (x. 



Onothera densiflora 

Feuille épaisse de 2o5 fx. 

Mésophylle centrique, ayant à la partie supérieure et à la partie infé- 
rieure deux couches palissadiques sensiblement égales dans chaque 
cas. 

Faisceau ligneux large de 1 58 jx, épais de 5o jx (R = 3,14). 

Poils d'une seule nature, tous finement verruqueux, aigus, à paroi 
épaisse de 2-3 [*, mais de deux sortes : les uns dressés, à extrémité 
parfois courbée, longs de 135-460 [x, larges de ii-iSjx; les autres 
arqués ou arqués-appliqués, longs de 85-225 \i, larges de 8-16 fx. 

Onothera commixta 

Feuille épaisse de 1 55 <x. 

Mésophylle centrique, n'ayant qu'une couche palissadique à la partie 
inférieure et dont les deux couches palissadiques supérieures sont 
sensiblement inégales en hauteur. 

Faisceau ligneux large de 1 16 ;x, épais de 5o [x (R = 2,32). 

Poils d'une seule nature, tous finement verruqueux, aigus, à paroi 
épaisse de 2-3 [x, mais de deux sortes : les uns dressés, à extrémité 
parfois courbée, longs de 180080 ;x, larges de i5-2o ;x ; les autres 
arqués ou arqués-appliqués, longs de 85-270 fx, larges de 12-22 |x. 



3i2 GROUPE BOISDUVALIA 

Onothera Volkmanui 

Feuille épaisse de 175-230 [x. 

Mésophylle tantôt centrique, tantôt transformé entièrement en tissu 
palissadique. 

Faisceau ligneux large de 134 (x, épais de 42 jx (R = 3,ig). 

Poils d'une seule nature, tous finement ou très finement verruqueux, 
aigus, mais de deux sortes : les uns dressés ou inclinés, longs de 
105-900 (x, larges de 10-22 y-, à paroi épaisse de 2-6 fx ; les autres 
arqués ou arqués-appliqués, longs de 160-220 fx, larges de 12-20 jx, 
à paroi épaisse de 2-4 fx. 

Onothera cleistogama 

Feuille épaisse de 170-175 p. 

Mésophylle subcentrique. 

Faisceau ligneux large de 161 ;x, épais de 55 jx (R = 2,93). 

Poils de deux natures : les uns lisses, claviformes, à extrémité submu- 

cronée, dressés ou inclinés, longs de io5-225 |x, larges de 12-16 (* ; 

les autres très finement verruqueux, ± aigus, tous dressés ou 

inclinés, parfois courbés à l'extrémité, longs de 120-21 5 jx, larges 

de 7-14 m-, à paroi épaisse de 1 ,5-2 (x. 
Les poils lisses sont beaucoup plus nombreux que les verruqueux, ces 

derniers pour ainsi dire localisés au bord de la nervure médiane. 

Onothera Torreyi 

Feuille épaisse de i65 |x. 

Mésophylle subbifacial. 

Faisceau ligneux large de 126 jx, épais de 48 (x (R = 2,62). 

Poils de deux natures : les uns lisses, claviformes, obtus, dressés, 
longs de 145-200 jx, larges de 10- 1 5 fi ; les autres très finement ver- 
ruqueux, aigus, tous dressés ou inclinés, parfois infléchis à l'extré- 
mité, longs de 3 10-705 jx, larges de 12-25 [x, à paroi épaisse de 
1,5-4 P- 



GROUPE BOISDUVALIA 3i3 



Onothera glabella 

Feuille épaisse de 145 p. 

Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de io5 |x, e'pais de 3j p (R = 2,84). 

Poils de deux natures : les uns lisses, claviformes, obtus, dressés, 
longs de 43-1 15 [x, larges de i2-i5 fx; les autres finement verru- 
queux, aigus, larges de 12-22 |x, à paroi épaisse de 2-4 jx, et de deux 
sortes : dressés ou inclinés, parfois infléchis à l'extrémité, longs de 
60-420 |x ; arqués-appliqués, quelquefois en hameçon à l'extrémité, 
longs de i5o-i85 [x. 

X Onothera densiflora X Torreyi 

Feuille épaisse de 235 (x. 

Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de 140 jx, épais de 69 (x (R = 2,o3). 

Poils de deux natures : les uns lisses, claviformes, dressés, longs de 
126-176 [x, larges de 9-15 [x ; les autres finement verruqueux, ai- 
gus, tous dressés ou inclinés, parfois infléchis ou courbés en hame- 
çon à l'extrémité, longs de 35-965 (x, larges de 9-20 p, à paroi 
épaisse de 1,5-4 F- 

Chose remarquable, nous avons trouvé sur une feuille de cet hybride 
2 poils bi-cellulaires, la cloison se trouvant rapprochée de la base 
(à 45-52 fx de cette dernière, à 532-366 [x de l'extrémité). Dans les 
Onothéracées on avait signalé jusqu'à ce jour : 

Poils toujours unicellulaires : Onothera, la plupart des Fuchsia. 

Poils bi-cellulaires : certains Fuchsia. 

Poils uni-sériés : Ludwigia. 

Il y a donc tous les passages dans la feuille entre le poil unisérié et le 
poil unicellulaire, et on peut admettre que les poils unicellulaires 
le sont « par réduction », suivant l'expression de Vesque. 



3i4 GROUPE BOISDUVALIA 



Comparaison entre les caractères anatomiques de ïhybride 
et ceux des parents: 



û) MÉSOPHYLLE 

0. Torreyi: su bbifacial. 

O. densiflora : centrique, ayant à la partie supérieure et à la 
partie inférieure 2 couches palissadiques sensible- 
ment égales dans chaque cas. 

Hybride: centrique, n'ayant à la partie inférieure qu'une 
couche palissadique bien nette ; supérieurement les 
2 couches palissadiques sont sensiblement inégales. 



b) Faisceau ligneux 

O. Torreyi: large de 126 [*. 
O. densiflora: large de 1 58 [*. 
Hybride : large de 140 \j-. 



c) Poils lisses 

O. Torreyi : longs de 145-200 \j-. 
O. densiflora : nuls. 
Hybride: longs de 126-176 «a.. 

* 
d) Poils verruqueux 

O. Torreyi : tous dressés ou inclinés, longs, de 3 10-705 \i. 
O. densiflora: les uns dressés, les autres arqués, longs de 

85-225 [X. 

Hybride : tous dressés ou inclinés, longs de 35-9Ô5 y.. 
Par son mésophylle centrique l'hybride se rapproche d'O. densiflora, 
mais par la présence de poils lisses, par ses poils verruqueux tous 



GROUPE BOISDUVALIA 3i5 



dressés ou inclinés, et par la grande longueur de ces derniers, il 
tient beaucoup plus d'O. Torreyi. L'hybride que nous avons étudié 
est donc anatomiquement pour nous. 

X O. densiflora x < Torreyi. 



II. — DESCRIPTION RÉSUMÉE DES SECTIONS 



Glabrae 

Feuille épaisse de 245 fx. 

Mésophylle centrique. 

Faisceau ligneux large de 94 [x, épais de 47 ;x (R ==■ 2), 



Rhytidotrichae 

Feuille épaisse de i55-23o[x. 

Mésophylle centrique, parfois transformé entièrement en tissu palis- 
sadique. 

Faisceau ligneux large de io5-253 ;x, épais de 37-66 jx (R = 2,32 à 
3,83). 

Poils tous finement verruqueux, tantôt tous dressés, tantôt les uns 
dressés ou inclinés, les autres arqués ou arqués-appliqués, longs 
de 85-900 (j., larges de 8-25 |x, à paroi épaisse de 2-7 |x. 

Heterotrichae 

Feuille épaisse de 145-175 [x. 

Mésophylle centrique, subcentrique ou subbifacial. 
Faisceau ligneux large de io5-i6i {*, épais de 37-55 (x (R = 2,62 à 
2, 9 3). 



3i6 GROUPE BOISDUVALIA 

Poils de deux natures : les uns lisses, claviformes, dressés ou incli- 
nés, longs de 43-225 fx, larges de io-i6[x;les autres finement ou 
très finement verruqueux, dressés, inclinés ou arqués-appliqués, 
longs de 60-705 fx, larges de 7-25 |x, à paroi épaisse de 1,5-4 (*• 



III. — CONSPECTUS DES ESPECES 



I. Feuille glabre, épaisse de 245 fx ; faisceau ligneux large de 94 |x, 

épais de 47 (x (R = 2) == O. pygmœa. 

II. Seulement des poils verruqueux, aigus. 

A. Poils tous dressés, à paroi épaisse de 4-7 |x. 

a. Mésophylle ayant à la partie supérieure et à la partie infé- 
rieure 2 couches palissadiques sensiblement égales 
dans chaque cas. Faisceau ligneux large de 253 [x, 
épais de 66 jx (R = 3,83). Poils longs de 125- 
445 (x = O. subiilata. 

p. Mésophylle n'ayant qu'une couche palissadique à la partie 
inférieure et dont les 2 couches palissadiques supé- 
rieures sont très inégales en hauteur. Faisceau li- 
gneux large de io5 [x, épais de 37 fx (R =■ 2,89). 
Poils longs de i32-66o m = O. continua. 

B. Poils les uns dressés, à extrémité parfois courbée, les autres 

arqués ou arqués-appliqués, 
a. Mésophylle toujours centrique \ poils longs de 85-460 jx, 
à paroi épaisse de 2-3 (x. 

0. Mésophylle ayant à la partie supérieure et à la partie 
inférieure 2 couches palissadiques sensiblement éga- 
les dans chaque cas. Faisceau ligneux large de 
1 58 (x. épais de 5o fx (R = 3, 14) = O. densiflora. 

©. Mésophylle [n'ayant qu'une couche palissadique à la 
partie inférieure, et dont les 2 couches palissadiques 
supérieures sont sensiblement inégales en hauteur. 



GROUPE BOISDUVALIA 317 

Faisceau ligneux large de 116 fx, épais de 5oft(R 
=»■ 2,32) =■ O. commixta . 
p. Mésophylle tantôt centrique, tantôt transformé entière- 
ment en tissu palissadique ; poils longs de to5- 
900 [x, à paroi épaisse de 2-6 |x => O. Volkmanni. 
III. Des poils lisses (claviformes) et des poils verruqueux. 

A. Poils très finement verruqueux, tous dressés ou inclinés, 

parfois courbés ou infléchis à l'extrémité. Méso- 
phylle subcentrique ou subbifacial. Poils lisses 
longs de io5-225 |x. 

a. Poils lisses à extrémité submucronée. Poils verruqueux 
longs de 120-21 5 ;x, larges de 7-14 fx, pour ainsi 
dire localisés au bord de la nervure médiane, les 
poils lisses étant de beaucoup les plus nombreux. 
Faisceau ligneux large de 16 r fx, épais de 55 fx (R 
«=> 2,93) = O. cleistogama. 

p. Poils lisses obtus. Poils verruqueux longs de 3 10-705 fx, 
larges de 12-25 jx. Faisceau ligneux large de 126 fx, 
épais de 48 jx (R = 2,62) = O. Torreyi. 

B. Poils finement verruqueux, les uns droits ou inclinés, par- 

fois infléchis à l'extrémité, les autres arqués-appli- 
qués, longs de 60-420 [x. Mésophylle centrique. 
Poils lisses longs de 43-1 15 ;x. Faisceau ligneux 
large de io5 fx, épais de 37 (x (R = 2,84) =» O. gla- 
bel la. 



IV. — GROUPEMENT EN SECTIONS 



i re Section (Glabrae) : O. pygmsea. 
2 e Section (Rhytidotrichae) : 

i re Sous-section : O. subulata, concinna. 

2 e Sous-section : O. densiflora, commixta, Volkmanni 



3i8 GROUPE BOISDUVALIA 

3 e Section (Heterotrichœ) : 

i re Sous-section : O. cleistogama, Torreyi. 
2 e Sous-section : O. glabella. 



V. — CLASSIFICATION 



Spec. i. Onothera pygmœa. 
i. — subulata. 
fi. concinna. 

3. — densiflora. 
p. commixta. 

4. — Volkmanni. 

5. — cleistogama. 



6. — Torreyi. 

7. — glabella. 




GROUPE BOISDUVALIA 



3 19 




l 



m 




6 



3 





H 



? 



<t 




s- 



f P V 

«Ml 





Graine : 1 == subulata ; 2 = cleistogama; 3 = glabella; 4 = densiflora ; 5 == Torreyi ; 

G = Bottae; 7 = rhomboidea. 



320 



GROUPE BOISDUVALIA 




I 



- Kî 




\'*$ 



Dessins anatomiques d'O. pygm,ea 



i, Coupe transversale de la feuille (grossissement : g = 35o). — 2, Coupe transversale 

du faisceau ligneux (g = 190). 



GROUPE BOISDUVALIA 



3-2 1 




V 



Dessins anatomiques d'O. subulata 

i, Coupe transversale de la feuille (grossissement : g = 35o). — 2, Coupe transversale 
du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils finement verruqueux, dressés (g = 35o). 



Avril-Mai 



10 




-IjO 




■•> 




;; 



■.t.i'-ïjï 




Dessins anatomiques d'O. concinna 

i, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g— 35o). — 2, Coupe transversale 

du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils finement verruqueux, dressés (g = 35o). 

Nota : Le signe * indique le point de raccord des deux parties d'un même 

poil, scindé pour la commodité du dessin. 




fefc 



% I 



-- ï>«0 




Dessins anatomiques d'O. densiflora 



i, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g = 35o). — 2, Coupe transversale 
du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils finement verruqueux, dressés (g = 35o). — 
4, Poils finement verruqueux, arqués ou arqués-appliqués (g = 35o). 




Dessins anatomiques d'O. commixta 



i, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g .= 35o). — 2, Coupe transversale 
du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils finement verruqueux, dressés (g = 35o). — 
4, Poils finement verruqueux, arqués ou arqués-appliqués (g = 35o). 



^rrfrYT 




Dessins anatomiques d'O. Volkmanni 

') i'i i", ï", Coupe transversale de la feuille (grossissement : g = 35o). — 2, Coupe 
transversale du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils finement ou très finement verru- 
queux, dressés ou inclinés (g = 35o).— 4, Poils finement ou très finement verruqueux, 
arqués ou arqués-appliqués (g = 35o). 




Dessins anatomiques d'O. Volkmanni (suite) 



Voir la légende à; la page précédente. 
Nota : Le signe • indique le point de raccord des deux parties d'un même poil, 
scindé pour la commodité du dessin. 







Dessins anatomiques d'O. cleistogama 



I, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g = 35o). — 2, Coupe transversale 
du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils lisses (g = 35o). — 3 bis, Extrémité des mêmes 



(très grossi). — 4, Poils très finement ïerruqueux, dressés ou inclinés (' t 



ï5o). 




Dessins anatomiques d'O. Torreyi 



i, Coupe transversale de la feuille (grossissement: g = 35o). — 2, Coupe transversale 
du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils lisses (g = 35o). — 4, Poils très finement 
verruqueux dressés ou inclinés (g= 35o). 

Nota : Les lettres a a' et b V indiquent les points de raccord des deux parties 
d'un même poil, scindé pour !a commodité du dessin. 




DessinsTwatomiques d'O. densiflora X*Torreyi 



i, Coupe^ transversale de la feuille (grossissement : g = 35o). — 2, Coupe transversale 
_du_f ai s ceau ligneux (g = 190}. — 3, Poils lisses (g = 35o). — 4, Poils finement verru- 
t. queux, dressés ou inclinés (g = 35o). 




Dessins anatomiques d'O. densiflora X Torreyi (suite) 



Voir la légende à la page précédente. 
Nota : Le signe • et les lettres a et a' indiquent les points de raccord des deux 
parties d'un même poil, scindé pour la commodité du| dessin. 




Dessins anatomiques d'O. glabella 



I, Coupe transversale de la feuille (grossissement : g = 35o). — 2, Coupe transversale 
du faisceau ligneux (g = 190). — 3, Poils lisses (g = 35o). — 4, Poils finement verru- 
queux, dressés ou inclinés (g = 35o). — 5, Poils finement verruqueux, arqués-appliqués 
(g=35o). 



332 GROUPE BOISDUVALIA 



52. — ONOTHERA EUGHARIDIUM Lévl. 

Synonymie: Eucharidium Breweri Gray. — E. concinnum Fisch.et 
Mey. — E. gràndiflonim Fisch. et Mey. — Onothera Breiveri Lévl. 
— O. Fischeri Lévl. — O. Meyeri Lévl. 



DIAGNOSE 

Racine fibreuse, pivotante. 

Tige dressée, à épiderme exfolié, souvent rougeâtre. 

Feuilles pétiolées, lancéolées. 

Fleurs moyennes, pétales trilobés-lobés à lobe médian souvent plus 
allongé et plus étroit; étamines à anthères munies de cornes recour- 
bées, dépassant les pétales ; stigmate capité dépassant les pétales; 
capsule sessile, plus ou moins tétragone. 

Graine souvent de couleur chocolat, allongée en bec aune extrémité 
et obtuse à l'autre, parfois creusée en forme de gant. 



DISTRIBUTION GÉOGRAPHIQUE 

California, 1846, n° 43o [Frémont). — California, 1842 (D v Guille- 
rriin), 1837 {D. Kunth), i858 ( V. Spach), 1875 et 1880 (G. R. Vasey). 
— California : Spokan Co. 

Cette espèce a le port de l'O. chamœnerioides et de VO. epilobioides 
et les capsules des Godetia. L'avenir permettra peut-être de séparer 
VO. Breiveri comme race distincte. 




Le Mans. — Imprimerie Monnoyer. — Mai 1908. 




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L'Académie offVe :iux Auteurs des Tirages à part, à 

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imprimées sur papier de couleur, pliage et couture : 

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Couverture imprimée : 5o ex., 4 fr.; 100 ex., 4 fr. 5o ; i5oex., 5 fr. 25; 
200 ex., 6 fr. 

Les auteurs doivent faire figurer sur leur manuscrit la mention 
« tirage à part, avec ou sans pagination spéciale », et le « chiffre » du 
tirage ainsi que la demande d'une couverture imprimée ou non, et ensuite 
s'entendre directement avec l'imprimeur dès la réception du numéro 
renfermant leur travail. 



Le Mans. — Imp. Monnoyer. — 5-1908. 



17 e Année '3 e Série) N° s 225-226 Juillet-Août 1908 



BULLETIN 



DE 




INTEINATIONHi 



de Géographie Botanique 



s 



SOMMAIRE DES N»« 225-226 

Notice nécrologique sur Jean-Baplite Palacky. par M. Ch Domin, 

Revue critique Des Primulacées asiatiques, par M. Petitmengin, 

Sur quelques Carex du Berry, par M. L. Lambert. 

Session en Savoie. — Hieracium, Rosa et Rubus récoltés par M. H. Suûre 

Une nouvelle Graminée coréenne, par M, E. Hackel. 



PARIS 

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1 908 



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La suite du Catalogue des plantes de l'Ariège, de 
M. MARCAiLHOu-d'AYMÉRic, qui sera publiée au cours de 
l'année, devant faire suite au Bulletin de Janvier, devra 
être intercalée entre ce Bulletin de Janvier et le Bulletin 
de Février-Mars, qui continue la pagination du Catalo- 
gue. 



Nous ferons des conditions spéciales aux 
membres de l'Académie qui désireraient se 
procurer les deux premiers fascicules de la 
Monographie du Genre Onotkera dont le 
3 e fascicule paraît au Bulletin. 



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HUMBOLDT, BOMPLAND, KUNTH 

Voyage aux régions équinoxia/es du Nouueau continent 



Nous connaissons un exemplaire complet 

à vendre de ce rare ouvrage. 



i7 9 Année (3 8 Série) N°* 225-226 Juillet-Août 1908 



BULLETIN 

DE L'ACADÉMIE INTERNATIONALE 

DR GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



NOTICE NÉCROLOGIQUE 

Sur Jean-Baptiste PALACKY 

Par M. Ch. DOMIN 



Jean-B. Palacky, professeur de géographie à l'Université tchèque de Prague, 
est mort dans la nuit du 22 au 23 février 1908, à Kr. Vinohrardy. Il était né 
à Prague le 3o octobre iSioet était le fils du célèbre historien et politique 
tchèque, François Palacky. — 11 fit ses études à Prague et suivit les cours 
de botanique de Presle et de Kosteletzky. Promu docteur en philosophie en 
i85o, et docteur en droit en 1864, il consacra quelques années, passées tant 
à Paris qu'à Berlin, à l'étude spéciale de la géographie, et fut nommé en 
1 856 premier agrégé (Privat-docent) de géographie à l'Université de Prague. 

La première œuvre qu'il écrivit : Géographie scientifique comparée (en 
langues tchèque et allemande) dénote un tort penchant pour la botanique et 
la zoologie, sciences auxquelles Palacky resta toute sa vie attaché, bien qu'il 
possédât à fond la géographie et la géologie régionale. Les plus grands 
travaux de Palacky sont plutôt du ressort de la géographie zoologique et 
pourtant son activité dans la géographie botanique est d'autant plus remar- 
quable qu'elle date d'une époque où la botano-géographie n'était encore qu'à 
ses débuts. 

La première œuvre de Palacky sur cette matière est : Pjlan\engeogra- 
phische Studien. Erlàuterungen $it Hooker et Bentham gênera plantarum 
(Prague 1864, 83-84). 

Il écrivit ensuite "une longue série de travaux en langues tchèque el alle- 
mande, parmi lesquels nous citerons son étude sur le développement de la 
végétation du globe, d'après une base géologique (Prague, 1881, en langue 
tchèque), puis une étude sur l'extension géographique des mousses [Sit^ber. 
der K. boëhm. ges. d. Wiss., Prague, 1899-1901, 4 brochures). 

Enfin: Çatalogus plantarum Madagascariensium (Prague, 1906 et 1907 
6 brochures). L'ensemble de l'œuvre de Palacky, en ce qui concerne la géo- 
graphie et les sciences voisines, comprend quelques centaines de notes. La 
mort nous a ravi en Palacky un des derniers polyhistoriens. Parmi les géo- 
graphes modernes, il fut le seul possédant également la géographie bota- 
nique et zoologique. 

Disposant de ressources pécuniaires indépendantes, Palacky put, dès sa 
jeunesse, avoir des préparations scientifiques de premier ordre; de plus, 
doué d'un grand talent et d'une énergie admirable, il eut la possibilité de se 
consacrer aux travaux scientifiques et de se faire valoir comme homme poli- 
tique. L'Université tchèque possède de Palacky, en legs, un magnifique her- 
bier, contenant plus de 3o.ooo plantes exotiques. 

Juillet-Août 11 






o 



334 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

REVUE CRITIQUE 

Des Primulacées asiatiques 

Par M. PETITMENGIN. 



11 arrive parfois, surtout lorsqu'on étudie cette riche flore de 
l'Asie, que de très bonne foi, on prend pour nouvelles, des 
espèces quelquefois insuffisamment connues, mais déjà décrites 
antérieurement. Et cela se produit d'autant plus facilement que 
souvent l'on manque de matériaux de comparaison. Au cours 
de mon dernier séjour au Muséum, j'ai pu ainsi m'apercevoir 
qu'un certain nombre d'espèces soi-disant nouvelles, décrites 
par moi dernièrement, devaient rentrer dans la synonymie. 

Voici les noms de ces espèces, suivis des noms à conserver : 

Primula speluncicola Ptgin — P. pellucida Franchet. 

— Gagnepainii Ptgin — P. heucherifolia Franchet. 

— Rosthornii Diels = P. neurocalyx Franchet. 

— Lecomtei Ptgin = P. Faberi Oliv. 
Dielsii Ptgin = P. tongolensis Franchet. 

— Hayaschinei Ptgin = P. macrocarpa Maxim. 
Androsace aurata Ptgin = Androsace villosa L. var. 

aurata Ptgin. 
Lysimachia Leveillei Ptgin = L. deltoidea Wight. v. cine- 

rascens Fr. {forme naine des 
terrains arides) . 

Il est de toute nécessité, de temps à autre, de reviser avec 
toute la minutie et le plus scrupuleux examen, ses propres créa- 
tions, afin d'éviter aux autres botanistes une perte de temps. 

Espèces polymorphes : Parmi toutes les Primulacées asiati- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 335 

ques, le genre Primula est assurément un de ceux où le polymor- 
phisme est extrêmement développé. Il est des espèces apparte- 
nant aux sections les plus diverses, comme les P. For besii Fran- 
chet, P. obconica Hance, P. bellidifolia King et affines, qui 
présentent des variations souvent déconcertantes. Il semblerait 
que ces espèces soient en voie de donner naissance à un grand 
nombre d'autres, car parmi toutes ces variations, il en est quel- 
ques-unes de fixées qui semblent avoir acquis des caractères dif- 
férentiels suffisants pour qu'on puisse, dès à présent, les séparer 
de l'espèce souche, bien que de temps à autre, tellement la plas- 
ticité y est grande, des intermédiaires semblent les relier au 
type. Pour trancher la question, il faudrait s'adresser aune cul- 
ture méthodique et raisonnée, chose qui n'est souvent guère pos- 
sible et pour cause. C'est ainsi que, dans le groupe du P. obco- 
nica Hance (espèce collective), on peut envisager les P. bego- 
niiformis Ptgin, P. urceolata Franchet, P. Vilmoriniana Ptgin 
comme des espèces dérivées à caractères différentiels nets. Dans 
le groupe du P. Forbesii Fr., on distinguerait de même les P. Will- 
mottiœ Ptgin, P. multicaulis Ptgin, P. Barbeyana Ptgin, P. deli- 
cata Ptgin et P. Duclouxii Ptgin, qui, bien que différents, ont 
pourtant une très grande affinité entre eux et avec le type P. For- 
besii Fr., dont ils dérivent. 

Le groupe P. bellidifolia King, renferme, lui aussi, des espèces 
affines souvent difficiles à nommer, parce qu'elles voisinent 
étroitement, et que certains caractères distinctifs indiqués par 
les auteurs, ne présentent pas toute la fixité désirable. C'est 
ainsi que les P. Viali Franchet, P. deflexa Duthie, P . Giral- 
diana Pax, P. bellidifolia King? ^11 se pourrait que l'espèce ainsi 
désignée par notre savant collègue, M. Duthie, dans l'Herbier 
de Kew, ne soit pas précisément identique à l'espèce hima- 
layenne décrite par King!) sont souvent difficiles à distinguer 
nettement. 

Les Primula sibirica Jacq. et P. involucrata Watt, qui prê- 
tent souvent eux aussi à confusion, me paraissent n'être que deux 
espèces géographiques. Le P. sibirica Jacq. élément boréal eura- 
siatique et le P . involucrata Watt., élément central asiatique 
(Himalaya et Thibet). 



336 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

L'espèce P. Poissoni Bureau et Franchet présente également 
des affinités extrêmement étroites avec les P. Wilsoni Dun. 
(P. angustidens (Franchet) Pax), P. glycyosma Ptgin, P. Cock- 
bumiana Hemsley. 

Au P.japonica Gray sont aussi étroitement reliés les P. serra- 
tifolia Fr. et P. pulverulenta Duthie. 

Il y aurait encore beaucoup d'autres espèces (?) qui présen- 
tentainsi des variations qui autoriseraient aies ramener à des sous- 
espèces (sens qu'on donne à ce nom dans la flore européenne) ; 
mais nous n'avons voulu que signaler ce lait. 

Avant de terminer ce qui a trait au genre Primula, je ferai 
remarquer que le P. cyclaminijolia Franchet in Ptgin, Bull. 
Herb. Boissier, 1907, p. 522 et 523, appartient à la section des 
Caro/me//a(Hemsley)PaxinPflzch., 1905, p. 45,etdoit se ranger 
d'après les caractères de sa capsule à côté du Primula (Caroli- 
nella) cordifolia (Hemsley) Pax ! 

A ce propos nous ferons observer que le P. operculata Knuth, 
ne nous semble pas devoir appartenir à cette section. Nous 
avons pu étudier l'échantillon original du Muséum de Berlin, 
nous l'avons revu depuis dans les dernières récoltes du R. P. 
Ducloux au Yun-nan, il nous paraît devoir se placer dans une 
toute autre section à côté des P. Poissoni B. et Fr. et P. Wil- 
soni Dun., car la capsule sur laquelle repose le critérium de 
séparation, nous paraît bien différente de celle du groupe des 
Carolinella Pax, que nous avons étudiés dernièrement à Kew! 
De plus, toutes ces espèces ont des feuilles coriaces, luisantes, 
rigides, avec des dents cartilagineuses spéciales. Le P. opercu- 
lata Kunth, ne présente pas non plus ce caractère. 

Enfin, pour terminer cette étude, nous donnerons la diagnose 
de deux curieuses variétés d' Androsace sarmentosa Wall, rap- 
portées du Thibet oriental par le R. P. Soulié et d'un très 
remarquable Lysimachia, récolté par feu L. Pierre, le bota- 
niste si connu, auteur d'une Flore forestière de r Indo-Chine, 
dans les monts Cam-Chay, près de Kampot (Cambodge). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 337 

Androsace sarmentosa Wall. 

var. thibetensis Ptgin. 

A specie typica sic differt : planta parva, 5-6 cm. alta, foliis 
i, 5-3 cm. longis, 3-5 mm. latis, pedicellis 5-8 mm. floribus 
maximi atropurpureis, i cm. diam., calyce pilis albis multis 
hirto. 

Thibet-Oriental (Bathang), dans le Yargong, hautes mon- 
tagnes parmi les rochers, R. P. Soulié, n° 3807. 

var. stenophylla Ptgin. 

A specie typica sic differt : planta elata (9-14 cm. aha), foliis 
auguste linearibus, 1-2, 5 cm. longis, 2 mm. latis, floribus mi- 
noribus, corolla 8 mm. diam. purpurea. 

Thibet oriental : Zambala, pelouses, buissons des hautes mon- 
tagnes, août 1903, R. P. Soulié, n° 341 1. 

Nota : Nous avons vu dans l'Herbier du Muséum de Paris, 
le n° 9774 de Schlagtinweit, récolté au Camaon et qui semble, 
selon nous, appartenir à cette variété stenophylla ! 

Lysimachia Pierrei Ptgin. sp. nov(Typusin Herb. Musei 
Parisiensi). 

Herba annua, glaberrima. Caulis erectus io-3o cm. altus, 
ramosus, ramis erectis, diffusis, anguste 4-alatis. Folia alter- 
na, ovato-lanceolata, acuta, eglandulosa, 4-6 cm. longa, i, 
5-2 cm. lata, petiola petiolo gracili (1 cm. longo). Flores soli- 
tarii longiusculi pedicellati 3-8 cm. longi, filiformes 4-5 meri, 
pedicellis numerosis. Sepala 4-5, valvata, persistensia, oblonga, 
lanceolato-nervosa, glandulosa, acuta, 4-6 mm. longa. Capsulam 
asquantes velsuperantes. Corolla rotata, tubo brèves, lobi Caly- 
ceque breviore, 3 mm. alta, albida, membranacea, lobis tubo 
longioribus 2 mm. 1/4 altis, imbricatis, glabris tubo basi am- 
pliato vel tubo staminifero vel discoideo vel dentato,glanduloso 
aucto, sinuato. Stamina basi tubi adnata. Filamenta oppositipe- 
tala, filiformia in parte libero 1 mm. longo brevifixa. Antherœ 
3/4 mm. altce, ellipticœ, loculis lateralibus. Capsula rotundata 
2-5 valvis, pericarpo sicco membranaceo. Semina oblonga, 
muricata, nigra. 



338 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Hab. in sabulosis ad montem Cam-Chay, prope Kampot 
Cambodiae (L. Pierre, 4/1874). 

Le Lysimachia Pierrei Ptgin, appartient à la section des Alter- 
nifoliœ R. Knuth in Pflanzenreich, igo5, p. 268, et doit être 
place' à côte' des L. ramosa Wall., L. floribunda Zoll. et M or., L. 
capillipes Hemsley. Il diffère de ce dernier duquel il se rapproche 
le plus, par ses fleurs très petites d'un blanc légèrement jaunâtre 
{teste L. Pierre!), dont la corolle dépasse peu les lobes calici- 
naux ou les égale, par ses pédicelles très longs (3-6 cm.), par 
son calice à lobes étroitement lancéolés, libres presque dès la 
base, à trois nervures très saillantes, persistantes, égalant ou le 
plus souvent, dépassant la capsule. Capsule ronde, beaucoup 
plus grosse que dans le L. capillipes, s'ouvrant par 5 valves à 
maturité; par ses graines noires et non brunes, oblongues et 
couvertes de protubérances. 

La longueur des pédicelles et leur grand nombre, puisqu'ils 
se développent dès les premiers entre-nœuds et qu'ils terminent 
le sommet de la tige, où ils forment comme une fausse ombelle 
à pédicelles dressés, donnent à cette espèce un aspect diffus très 
caractéristique. 



ACADÉMIE DE GÉ0GHAPH1E BOTANIQUE 339 



Sur quelques Carex du Berry 

Par M. L. LAMBERT. 



Dans le n° 206 du Bulletin de l'Académie, p. 164, Mgr Lé- 
veillé demandait aux membres de la Société de porter leurs 
études sur les Carex de leurs régions. Par déférence pour notre 
obligeant confrère, j'ai recherché avec soin les espèces qui crois- 
sent dans les environs de ma résidence et je les ai recueillies en 
parts nombreuses dans différentes stations. Tout ce qui m'a 
paru digne de retenir l'attention, je l'ai soumis à notre savant 
secrétaire perpétuel qui, avec son habituelle bonne grâce, a bien 
voulu me faire part de ses observations marquées au coin d'une 
science doublée de bon sens. Je suis heureux de lui exprimer 
ici toute ma gratitude. 

Je n'ai guère récolté que des espèces vulgaires, car, mon 
champ d'explorations, qui appartient tout entier au calcaire 
jurassique, avec çà et là quelques endroits tourbeux, fonds d'an- 
ciens étangs depuis longtemps desséchés, ne produit aucune 
grande rareté, néanmoins j'ai fait quelques intéressantes consta- 
tations que je prends la liberté de soumettre à mes confrères. 

G. disticha Huds. — J'ai trouvé ce Carex avec les épillets 
supérieurs et inférieurs femelles, les intermédiaires androgyns 
(femelles à la base). Cette variation est rare, car normalement 
les épillets du milieu sont entièrement mâles. — Cher. : Ray- 
mond, fossés de l'Etang. (1) 

C. muricata L. -»- var. rhi\omatosa mihi. — Les auteurs 
attribuent à cette espèce une racine fibreuse. Je l'ai récolté avec 
un rhizome écailleux de la grosseur du doigt et de 7 cm. de 
long. 

A la même station croissait : var. virens Husnot à épillets 



(1) Existe également à épillets tous androgyns 



340 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

espacés et à bractée foliacée plus longue ou aussi longue que 
l'épi. — Raymond : dans le bois. 

C. divulsa. — Variations parallèles aux précédentes : var. 
rhi\omatosa Léveillé et "Lambert, var. virens Grenier. — Ray- 
mond : bois. 

C. glauca Murr. — Cette espèce est très variable. J'ai trouvé 
les variétés suivantes : 

Var. aggregata Reich. I f. 648. Epis très rameux. 

Var. acuminata Husnot. Cypér., p. 29. Epis, femelles penchés 
cylindriques, à écailles aristées, plus longues que les fruits. 

Cher : Raymond, à Saint-Antoine et à l'Etang. 

C, stricta Good. — Comme la précédente, cette espèce varie 
beaucoup. Les feuilles, habituellement étroites (2-3 mm.) peu- 
vent atteindre 5 mm. (Raymond à Saint-Antoine). Les écailles des 
épis femelles ordinairement plus courtes que les utricules, sont 
quelquefois plus longues (Cher : Avord, 10 mai 1907). Des indi- 
vidus récoltés le 24 juin 1907 (Bengy-sur-Craon : prairies des 
Démettes) portaient des utricules stériles entièrement jaunes : 
c'est la variété xanthocarpa déjà constatée par D uval-Jouve 
dans d'autres espèces. 

La var. subrotunda Serres a les épis femelles très courts, ovales 
arrondis (Raymond : iossé du communal des Prés-Taurs.) 

X G. Felixii Lambert, Bull. Acad. Int. Géogr. bot., n° 2o5, 
p. VII. — Récolté de nouveau le 10 mai 1907. L'akène, dont je 
n'ai pas fait mention dans la description originale, est lenticu- 
laire, mais avec une très légère nervure dorsale qui n'existe pas 
chez C. stricta. 11 est constamment vide et par suite stérile, con- 
séquence de l'hybridité. Les utricules ont tantôt deux, tantôt 
trois stigmates ! sur le même épi! 

C. vulgaris Fries. — Var. fuliginosa Doell. Epis femelles 
d'un gris foncé dû à la couleur des écailles qui sont aussi lon- 
gues que les utricules. 

Var. gracilis mihi. Ecailles des épis femelles très pointues, 
dépassant les utricules, épi mâle, unique, souvent androgyn, 
épis femelles lâches, l'inférieur souvent basilaire. — Raymond : 
fossé du communal des Prés-Taurs (les deux variétés). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 341 

G. acuta L. — Var. brachylepis mihi. Ecailles des épis 
femelles très courtes, presque entièrement cachées par les utri- 
cules. — Raymond: fossés de l'Etang. Avord : mare du jardin du 
Casernier. 

Obs. i. Le C. Touranginiana Bor., FI. cent., édit. II, p. 532, 
n'a pas été retrouvé dans notre région, depuis Tourangin qui 
l'a récolté en juin 1848. Les écailles des épis mâles sont linéaires 
aiguës, celles des épis femelles, beaucoup plus longues que les 
utricules, sont lancéolées acuminées! 

Obs. 2. — D'après les ouvrages que j'ai entre les mains, le C. 
acuta L. a les épis femelles cylindriques, allongés « Epis femelles 
cylindriques, longs, subsessiles » Husnot, Cypéracées, p. 32. — 
« Epillets femelles cylindriques, allongés (6 à 8 cent.) les infé- 
rieurs souvent pendants » (Franchet, FI. Loir-et-Cher, n" 1 107). 
— « Epis femelles allongés, cylindriques, les supérieurs dressés, 
les inférieurs pédoncules et pendants (Grenier, FI. Ch. Juras.). 
Les parts que je possède en herbier de diverses localités sont sur 
ce point en concordance avec les descriptions de ces auteurs ; 
cependant j'ai recueilli dans une mare au-dessous du camp 
d'Avord, le 27 juin 1907, une variation dont les épis femelles, 
tous sessiles ou subsessiles, étaient remarquables par leur briè- 
veté (2 1/2 cent, à 3 1/2 cent). Les tiges, à l'état frais, étaient 
planes sur une face, concaves sur les deux autres. Ces deux 
caractères : brièveté des épis, concavité de deux faces s'obser- 
vaient sur tous les individus de la station. 

X G auroniensis mihi. C. acuta X paludosa. — Port de C. 
acuta L. Tient de cette espèce : i° par ses épis mâles absolument 
cylindriques, étroits, à écailles largement obtuses, noires, 
munies d'une nervure dorsale très nette d'un blanc-jaunâtre; 
2 par ses épis femelles sessiles, l'inférieur pédoncule, les supé- 
rieurs un peu étalés ; 3° par ses utricules petits (3 1/2 mm. sur 
1 1/2) de couleur olivâtre, à bec court et entier. 

Tient du C. paludosa par ses utricules à trois stigmates et ses 
bractées plus largement foliacées que chez Yacuta. 

Les écailles sont d'un noir pourpre, elles égalent au moins 
Futricule et sont obtuses au sommet. L'akène presque entière- 
ment avorté est filiforme . 



342 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Cher, Dun-sur-Auron : ruisseau près du port, entre le canal 
et l'Auron, avec C. acuta, et à quelques mètres de C. paludosa. 
12 juin 1907. 

G. tomentosa L. var. fœminea mihi. — J'ai rencontre' ce 
Carex avec un seul épis (femelle). J'en ai recueilli 40 échantil- 
lons. Cette curieuse variation n'est donc pas purement acciden- 
telle et individuelle. Elle diffère en outre du type par la lon- 
gueur des écailles qui dépassent les utricules 

Obs. — J'ai également constaté cette anomalie chez C. pani- 
ced. Je possède également en herbier C. stricto, et C. vulgaris 
sans épis mâle. 

Cher. Raymond : parc de Saint-Antoine. 

G. Hordeistichos Vill. — On sait que cette espèce, décrite 
pour la première fois par Villars, est assez rare en France. On 
l'a constatée dans douze départements : Var, Bouches-du-Rhône, 
Drôme, Hautes-Alpes, Lozère, Aveyron, Puy-de-Dôme, Loire, 
Loiret, Environs de Paris, Meurthe-et-Moselle^ Vosges. Elle 
existe à Raymond, notamment près du cimetière et dans les 
fossés du chemin de Fontmorigny (23 juin 1907). C'est une 
espèce nouvelle pour le Berry. 

C paludosa Good. var. brachystachys Lambert. — D'après 
M. Kûkenthal, cette variété doit prendre le nom de C. paludosa 
var. depauperata Lange. 

En résumé, une espèce nouvelle pour le Berry (C. Hordeis- 
tichos Vill.), plusieurs variétés et un hybride inédits, tels sont 
les résultats de nos herborisations de 1907, résultats très appré- 
ciables en égard à la faible étendue de la région explorée 
(i2-i5 kilom. de rayon). 

Ce doit être pour les membres de l'Académie, un encourage- 
ment à étudier un genre où il reste beaucoup à faire car « les 
stirpes spécifiques sont très loin d'être solidement établis et 
seules les recherches d'un groupe important de botanistes per- 
mettront de les préciser » (Mgr Léveillé, loc. cit., p. 164). ' 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 343 



SESSION EN SAVOIE 



HIERACIUM, ROSA ET RUBUS 

Récoltés par M. H. SUDRE 



HIERACIUM 

P1LOSELLA Fr. 

H. staticifolium Vill. — Brides, Tignes, Bonneval, Ouille- 

de-Ré, etc. 
H. Pilosella L. var. incanum Frœl. — Le Fournet, sources de 

Tlsère. 
H. glaciale Reyn. var. spathulatumYr . — Lacde Tignes, l'Ecot, 

sources de l'Isère, de l'Iseran à Bonneval. 
H. Laggeri Fr. var. elongatum A. -T. — Mont Cenis. 
var. genuinum A. -T. — Ouille-de-Ré. 
H. sabinum Seb. et M. var. luteum A. -T. — Ouille-de-Ré. 

var. rubellum Koch. — Ouille-de-Ré. 
H. prsealtum Gochnat var. obscurum Frœl. — Tignes. 
H. florentinum Ail. — Bozel. 

ARCHIHIERACIUM Fr. 

Euaurella Rouv. 

H. gland uliferum Hoppe var. vestitum A. -T. et G. — Ouille- 
de-Ré, col du Palet, sources de l'Isère, de val d'Isère au 
col de l'Iseran. 

H. armerioides A. -T. — Mont Cenis. 

H. ustulatum A. -T. var. tubulosum A. -T. — L'Ecot. 



344 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

H. villosum Jq. — Mont Cenis, col du Palet, etc. 
H. dentatum Hoppe var. Gaudini Rouy. — Bonneval, lac du 
Mont Cenis. 

var. genuinum A.-T. — Mont Cenis. 
H. scorzonerifolium Vill. — De Champagnyau col du Palet. 
H. chloropsis GG. — Mont Cenis. 
H. bupleuroides Gm. — Lanslebourg, à la Ramasse. 
H. glaucum Ail. — Rochers calcaires, à Tignes. 

Cerinthea Rouy. 

H. longifolium Schleich. — Bonneval, Tignes, rochers calcaires. 
B. Briquetianum A.-T. — Lanslebourg, Mont Cenis. 

Pulmonaroidea Koch. 

H. candicans Tsch. — Mont Cenis, l'Ecot. 

H. rupicolum Fr. — var. glanduloswn A.-T. — Tignes, l'Ecot. 

var. Wolfianum Gremli. — L'Ecot, avec la 

var. glanduloswn. 
H. fragile Jord. — Lac de Tignes, Mont Cenis. 
H. bounophilum Jord. — Mont Cenis ; de val d'Isère au col de 

l'Iseran. 
H. cineraseens Jord. var. microcephalum Rouy. — Mont Cenis. 

var. expallescens Sudre. — Modane. 

H. bifidum Kit. — Mont Cenis, Modane. 
H. vulgatum Fr. 

H. argillaceum Jord. f. reducla. — Champagny-le-Haut. 

H. festinum Jord. — Tignes. 

H. aurulentum Jord. — Lanslebourg, Champagny-le-Haut. 

Alpestria Fr. 

H. subalpinum A.-T. var. grandifolium A.-T. — Tignes, 

bords de l'Isère, en amont du village. 
H. papyraceum Gren. — Mont Cenis, près du lac, sur le gneiss. 
H. exilentum A.-T. — Mont Cenis. 
H. macilentum Fr. — De Val d'Isère au col de l'Iseran. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 345 



H. rapunculoides A. -T. var. Trachselianum A.-T. — C. aux 
environs de Modane. 

var. protractum A.-T. — Champagny-le-Haut. 

H. Cottianum A.-T. — De Champagny au col du Palet ; de Val 
d'Isère au col de l'Iseran; Bonneval ; Mont Cenis. — 
Plante AC. 

H. valdepilosum Vill. — Du Fournet à Val d'Isère ; de Cham- 
pagny au col du Palet; Mont Cenis. 

Prenanthoidea Koch. 

H. prenanthoides Vill. — C. à Modane. 

H. lanceolatum Vill. — Champagny, Bonneval, Tignes. 

Intybacea Koch. 
H. intybaceum Wulf. — Tignes, rochers calcaires. 

Viscosa Rouy. 

H. amplexicaule L. — Champagny-le-Haut, Modane, Tignes. 
H. pulmoaaroides Vill. — Bonneval. 

Andryaloidea Monn. 
H. tomentosum Gér. — Bonneval, Mont Cenis, sur le gneiss. 



ROSA 
R. canina L. 

gr. du R. lutetiana Lém. 

var. globosa Desv. — Bozel. 
gr. du R. dumalis Betsch. 

typica. — Lanslebourg. 

var. montivaga (Dés). — Modane. 

var. vinacea (Bak.). — Modane. 

var. pubens (Dés.). — Modane. 
gr. du R. verticillacantha (Mér.) Crépin. 



346 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

var. rotundata Sudre. — Rameaux glaucescents, à aiguil- 
lons forts, falqués; pétioles pubescents; folioles petites, 
les terminales de i5-2o mm. de long, glabres en des- 
sous, non glanduleuses sur les nervures secondaires, la 
plupart suborbiculaires ou largement ovales, arrondies 
à la base, obtuses ou brièvement aiguës au sommet, 
irrégulièrement dentées, à dents les unes simples, les 
autres ±. composées-glanduleuses; corymbes i-3 
flores ; pédicelles hispides-glanduleux, égalant à peu 
près Turcéole ; fruit ovoïde, ± hispide ; styles velus. — 
Modane. 

Forme voisine du R. canina var. augustodinensis Rouy, 
mais à folioles petites, suborbiculaires, et à rameaux 
florifères allongés. 

gr. du R. dumetorum Thuill. 
var. submitis Gr. — Modane. 
var. pseudo-montivaga Rouy. — Bois de Bozel. 

R. glauca Vill. 

var. pseudo-falcata Rouy. — Modane. 

R. coriifolia Fr. — Champagny-le-Haut. 

var. Boulluana (Rouy). — Modane, Lanslebourg. 

var. Grenieriana (Rouy). — Modane. 

var. cinerea (Rap.). — Modane. 

var. Bovernieriana (Lagg. et de la Soye). — Lanslebourg. 

R. rubrifolia Vill. 

var. genuina Rouy. — Champagny-le-Haut, Modane. 

R. elliptica Tausch. 

var. normales Rouy. — Bozel, Modane. 

R. micrantha Sm. 

var. squarrosa Rouy. — Modane. 

R. rubiginosa L. 

var. comosa Dum. — Modane 

R. omissa Dés. — Lanslebourg. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 347 



R. villosa L. 

var. vogesiaca Rouy. — Bonneval. 

var. iserana Rouy. — Bonneval. 

var. ubayana Rouy. — Champagny-le-Haut. 

var Bernardii Rouy. — Lanslebourg, Lans-le-Villars. 

R. alpina L. 

var. autaretica Rouy. — Tignes. 

var. aculeata Scr. — Bonneval. 

var. gratianopolitana Rouy. — Bonneval. 

R. pimpinellifolia L. 

var. typica Rouy. — Mont Cenis, Modane, Lanslebourg, 
var. hispidula Rouy. — Lanslebourg. 

RUBUS 

R. ulmifolius Scbott. — De Bozel à Champagny (A. R.). 
R. collicolus Sud. — De Champagny-le-Bas à Champagny-le- 
Haut (R.). 
R. Mercieri Gen. —Bois de Bozel et vers Champagny (A. R.). 
R. Bellardii W. et N. — Bois de Bozel (R.). 
R. csesius L. — Bozel, Champagny (C). 
R. saxatilis L. — Bozel, Bonneval, etc. (AC), 



348 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

UNE NOUVELLE GRAMINÉE CORÉENNE 

Par M. E. HACKEL. 



Festuca Fauriei Hack. 

Perennis, casspitosa, innovationibus mixtis, pluribus extra- 
vaginalibus. Culmi erecti, teretes, glaberrimi vel inferne scabe- 
ruli, cire. 3o-35 cm. alti, binodes, nodo superiore circa culmi 
tertiam partem inferiorem sito. Vaginas arctae, teretes, interno- 
diis breviores, glaberrimae, emortuas tennes, bruneae, demum in 
fibras irregulares parcas solutae. Ligula brevissima (vix o,5 mm. 
lg.), truncata, exauriculata, glabra. Laminae anguste lineares, 
culmeae pianos cire. 2 mm. latae ad 10 cm. longae, innovationum 
paullo longiores culmeis duplo angustiores planae vel siccando 
leviter complicatas, omnes sensim acutatae, extremoapice angus- 
tissimo obtusiusculae, glabrae, subtus laeves, supra marginibus- 
que scabras (praesertim versus apicem), tenues, flaccidulag, viri- 
des, innovationum 5-culmeae 9 nerves, nervis haud prominen- 
tibus, infra nervos et ad margines fasciculis sclerenchymaticis 
tenuibus v. tenuissimis, a nervis sejunctis, percursae. Panicula 
ovata, laxa,patula, pauciflora, cire. 10 cm.lg., rhachi laevi, ramis 
binistenui-filiformibus scaberulis, inferioribus ad 4,5 cm. longis 
bispiculatis, reliquis plerumque unispiculatis, spicula laterali, 
ubi adest, pedicello ipsa 2-3-plo longiori fulta. Spiculae ovato- 
lanceolatae, 3-4-florae (flore summo hebetato) cire. 5 mm. lg., 
viridulœ, glabrae ; glumae stériles inasquales (2 et 2,5 mm. lg.)» 
flores contiguos ad 1/2 tegentes, ovato-lanceolatae, obtusiusculae, 
laeves, I. uni-II, basi trinervis ; glumae fertiles ovatae, breviter 
acuminatae interdum mucronulatae, 4 mm. lg., chartaceo-mem- 
branaceae, dorso scaberulœ, 5-nerves, nervis lateralibus tenuis- 
simis in i/3 superiore evanidis, minime prominentibus. Palea 
oblonga, obsolète bidentula, carinis ciliolato scaberula. Anthe- 
rae i,5 mm. lg., ovarium obovatum, apice minute pubescens. 

Corea, in montibus Ouen san jul. 1906 leg. Faurie, n° 1440. 

Remote affinis Festucœ rubrœ L. quae vero a nostra differt 
paniculae ramis multispiculatis, spiculis subterminalibus bre- 
viter pedicellatis plurifloribus, glumis fertilibus lanceolatis dis- 
tincte 5-nervibus nervis lateralibus interioribus ad apicem usque 
productis. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 349 



Catalogue des Lichens 

Recueillis dans le Massif de l'Aigoual 

et le Bassin supérieur de la Dourbie 

Par F. MARC 

Instituteur libre à La Salvetat (Hérault) 



Le Catalogue contient en tête une Introduction due à 
M. Gh. Flahault, Professeur de botanique à la Faculté des 
Sciences de Montpellier et la description d'un certain nombre 
d'espèces nouvelles ou inconnues jusque-là en France. 

Lorsque j'entrepris l'étude des Lichens du massif de l'Aigoual 
et du bassin supérieur de la Dourbie, je n'avais nulle intention 
de publier la liste de mes récoltes. C'est seulement sur les ins- 
tances de M. le Docteur Bouly de Lesdain, de Dunkerque, et 
après y avoir été encouragé par M. Ch. Flahault, de Montpel- 
lier, que je me suis décidé à en dresser le catalogue. 

Avant de mentionner mes découvertes, je dois remercier tout 
particulièrement M. le Docteur Bouly de Lesdain qui n'a cessé 
de me témoigner sa grande bienveillance depuis qu'il a bien 
voulu accepter de faire la critique de mes observations. Il n'a 
pas hésité, malgré ses nombreuses occupations, à analyser ou à 
revoir la majeure partie de mes récoltes et m'a souvent donné de 
sages conseils au sujet des recherches à faire dans les diverses 
régions que je devais explorer. 

Je remercie aussi M. Ch. Flahault d'avoir bien voulu résu- 
Juillet-Août i2 



350 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

mer en quelques pages de préambule la situation géographique 
et géologique de ce coin des Cévennes sur lequel se sont portées 
mes investigations. 

Je dois aussi un souvenir à M. Saltel, savant naturaliste de 
Toulouse, que la mort enleva subitement à l'affection de ses 
nombreux amis, le 6 août 1906. 

M. Et. Saltel fut mon premier maître dans l'étude des Lichens, 
il sut toujours m'encourager lorsque je rencontrais des diffi- 
cultés qui me semblaient insurmontables. 

C'est à son école, au cours d'excursions faites en son aimable 
compagnie, au Plomb-du-Cantal, a Saint-Ferréol (Tarn), au 
Mont Saint-Guiral, dans les Pyrénées et dans les environs de 
Toulouse que j'ai appris à observer et à rechercher les espèces 
qui échappent facilement à un œil inexpérimenté. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 35! 



INTRODUCTION 



i . Quelques mots sur la distribution géographique des 
Lichens. — La végétation des Lichens est plus étroitement liée 
que celle de beaucoup d'autres plantes à la nature chimique du 
substratum. 

Certains, comme Rhi\ocarpon geographicum DC sont nette- 
ment caractéristiques des roches qui ne contiennent pas de 
chaux ; il paraît en être de même de Baeomy ces roseus Acha- 
rius, Umbilicaria pustulata DC, Stereocaulon coralloides Fries, 
Alectoria jubata Ach., Parmelia conspersa Ach. et Lecanora 
parella Ach. ; on rencontre pourtant par exception ce dernier 
sur les écorces. 

D'autres se trouvent à peu près exclusivement sur les calcaires 
ou les dolomies, comme la plupart des Collema, Squamaria 
crassa DC, Urceolaria ocellata DC, Verrucaria nigrescens, 
V. piirpurascens, divers Lecanora et Cladonia endiviaefolia 
qu'on n'a peut-être observé sur les roches basaltiques du petit 
plateau de Roquehaute, près de Béziers, qu'à la faveur de la 
chaux que renferme cette roche. 

Certaines espèces se rencontrent de préférence sur le sol des 
landes et bruyères à humus acide comme divers Cladonia, 
Lecidea uliginosa Ach. et Cetraria islandica Ach. On ne sait 
pas assez si quelques-unes ne sont pas nécessairement liées à 
ces sortes de milieux. 

Il y a lieu, sans doute, d'observer avec soin les détails relatifs 
à la constitution minéralogique du sol, de manière à reconnaître 
si la localisation de certaines espèces n'est pas plus étroite 
encore qu'on ne le croit souvent. 

Quelques Lichens sont réellement cosmopolites. Il serait dif- 
ficile de signaler un pays du monde où l'on n'eût pas trouvé 
Cladonia pyxidata, C. fimbriata et C. rangiferina. 



352 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

■ ■ 

Beaucoup ont, par rapport au climat, une souplesse d'adapta- 
tion qui les rend peu sensibles aux différences d'altitude et de 
latitude ; tels Physcia ciliaris DC, P. parietina Th. Fries, P. 
obscura E. Fries, P. pulverulenta Nylander et Peltigera canina 
DC. Quelques-uns, très répandus en général, comme Physcia 
ciliaris, manquent en certaines régions où on s'attendrait à les 
rencontrer, comme l'a remarqué Lamy de la Chapelle. 

Un grand nombre de Lichens vivent d'une manière exclusive 
sur les écorces de végétaux ligneux, comme les Graphis, la plu- 
part des Opegrapha, des Calicium, des Ramalina, des Usnea, 
beaucoup de Lecidea, Sticta pulmonacea Ach. et quelques Col- 
lema. Quelques-uns sont-ils liés à certaines essences ? C'est, 
croyons-nous, un point à approfondir. 

Malgré la grande puissance d'adaptation des Lichens aux con- 
ditions du climat, certains sont localisés dans les zones infé- 
rieures chaudes, d'autres dans les zones élevées. On doit s'atta- 
cher à préciser les particularités de leur distribution. C'est ainsi 
que Xanthoria chrysophtalma Olivier est fréquent dans les plai- 
nes du Languedoc, très rare dans la région de l'Aigoual et seu- 
lement à une faible altitude. La plupart des Alectoria, des Usnea, 
des Cetraria, des Gyrophora, les Parmelia trisiis Nylander, 
P. stygia Ach., P. lanata Nyl., Sphaerophoron fragilis Krem- 
pelh., S. coralloides Pers., Sticta pulmonacea Ach. n'habitent 
que la zone élevée souvent noyée dans les brouillards. 

Nous espérons que le patient chercheur auquel nous devons 
la rédaction de ce catalogue et les investigations qu'il résume 
voudra compléter son œuvre par une étude attentive des condi- 
tions où vivent les Lichens du massif de l'Aigoual et de leurs 
rapports géographiques. 

C'est dans cet espoir que nous avons tenté de donner une idée 
sommaire, mais exacte, du milieu dans lequel se développe la 
flore lichénique du territoire si bien fouillé par M. Marc. 

2. Coup d'oeil géologique sur le massif de l'Aigoual. — 

On croit assez couramment, dans le monde des Aoristes, que la 
Géologie des hautes Cévennes est très simple. On la résume en 
peu de mots : Le massif de l'Aigoual et celui du Lozère, avec les 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 353 



dépressions intermédiaires, sont à peu près entièrement compo- 
sés de schistes anciens et de granités à orthose, c'est-à-dire de 
roches sans carbonate de chaux. Les Causses, qui bordent les 
massifs schisteux, surtout du côté de l'Ouest et du Sud, qui les 
recouvrent parfois, sont avant tout calcaires. De cette notion 
simpliste résulte que l'on croit communément à l'existence de 
flores à peu près exclusivement calcifuges sur les massifs anciens, 
de flores constamment calcicoles dans les régions de causses. 

Des esprits attentifs, mais pas assez informés des faits géolo- 
giques, se sont étonnés souvent de trouver dans le haut massif 
cévenol, schisteux ou granitique, des espèces connues de tous 
comme calcicoles, de rencontrer, plus souvent encore, jusque 
sur les plateaux des causses, des plantes nettement calcifuges, 
loin de tous les apports actuels des massifs siliceux. 

C'est qu'en réalité la géologie des Cévennes est plus complexe 
qu'on ne l'a cru pendant longtemps. Pour la bien faire com- 
prendre en peu de mots, il faut remonter bien haut dans l'his- 
toire du continent européen. 

La Bretagne, le massif central, l'Ardenne, les Vosges, la 
Bohême, les plateaux schisteux rhénans et l'Allemagne centrale 
représentent les débris d'un continent très ancien qu'on a nommé 
le continent hercynien. Les témoins qui en demeurent sont les 
restes de massifs montagneux profondément usés. Les Cévennes, 
l'Espinouze avec la Montagne Noire, le Rouergue sont les 
témoins les plus méridionaux de ce massif hercynien. Dans les 
conditions actuelles, les Cévennes sont représentées par un vous- 
soir schisteux déprimé compris entre les deux reliefs granitiques 
de l'Aigoual et du Lozère. 

Formé de dépôts très anciens, précambriens ou cambriens, 
l'Aigoual se compose surtout de schistes, mais aussi de calcaires. 
Des éruptions granitiques, survenues pendant la période carbo- 
niférienne, c'est-à-dire pendant le plus grand développement du 
continent hercynien, ont traversé les schistes, les ont modifiés, 
métamorphisés sur leur passage et transformés en gneiss. On 
peut constater ce métamorphisme en bien des points, notam- 
ment sur le flanc méridional du massif, au-dessous du St Guiral, 
puis à l'E. du col de la Serréreyde etc. Ce métamorphisme n'a 



354 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

pas modifié la composition générale des schistes. Les schistes, 
souvent très riches en mica, sont alors satinés, soyeux (mica- 
schistes), ou bien ils sont grisâtres et mates (schistes à séricite), 
ou bienilssontmaclifèresouquartzifères (quartzites), ou talqueux 
(talcschistes). En négligeant dans cet ensemble des accidents mi- 
néralogiques, on peut dire que tous ces schistes sont essentielle- 
ment formés de quartz et de mica, et ne fournissent en se dé- 
composant, ni chaux, ni phosphore, ni potasse. Ils constituent 
des sols agricoles exirêmement pauvres, les plus pauvres par 
leur composition chimique. Ils ont une valeur agricole des plus 
faibles et ne peuvent sans amendements calcaires, développer ni 
blé, ni trèfle, ni Légumineuses fourragères. Ce sont des Ségalas, 
comme le Rouergue, le massif des Maures, les Albères. 

Mais on trouve aussi des bancs calcaires interposés aux puis- 
santes assises schisteuses et de même âge (Géorgien à ce qu'il 
semble). Grâce aux plis et replis qu'ont subis ces terrains, les 
mêmes couches affleurent sans doute à plusieurs reprises et appa- 
raissent par leurs tranches usées. On observe de ces affleure- 
ments à tous les niveaux, jusqu'à 1.520 m. sur la route au- 
dessous de l'observatoire. Comme les schistes encaissants, ils 
ont été métamorphisés par les éruptions granitiques ; ils sont 
tantôt compacts, blancs, gris ou bleus avec des veines de carbo- 
nate de chaux laiteux (Mandagout, Aulas, Aumessas, Alzon), 
parfois schistoïdes et rubanés-plissés (calcschistes du col des 
Mourèzes) ou fortement dolomitisés (vallée supérieure de l'Hé- 
rault entre Mallet et l'Aigoual). Ils alternent souvent avec des 
bancs de schistes d'une minceur extrême. En certains points 
(Hort-de-Dieu) on trouve ces couches décalcifiées. Emilien 
Dumas a jadis étudié ces calcaires avec soin. Bien qu'ils four- 
nissent parfois moins de 3o pour cent de chaux à la combustion, 
ils avaient une grande importance économique à une époque où 
la difficulté des communications rendait précieuse la possibilité 
d'obtenir de la chaux sur place en un pays qui en était faible- 
ment pourvu par ailleurs. L'éminent géologue signalait l'exis- 
tence de 32 fours à chaux correspondant aux affleurements de 
ces calcaires géorgiens dans le seul arrondissement du Vigan. 
Tous abandonnés aujourd'hui, ils jalonnent ces couches calcaires 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 355 

dont l'intérêt phytogéographique est extrême. C'est ainsi qu'on 
rencontre des fours à chaux délaissés à l'Hort-de-Dieu, aux 
Affraissinèdes et au vallon de la. Dauphine, tous entre 1.200 et 
i.3oo m. sur le versant méridional de l'Aigoual, au vallon de 
la Fajeole à 1.260 m., dans le ravin de Comberude, les autres 
dans les zones moins élevées. Quelle que soit leur altitude, ces 
bancs calcaires forment des sols plus facilement échauffés par le 
soleil queJesschistesetlesgranites, plus perméablesaussi. A égale 
altitude, la végétation y a un faciès plus méridional; les espèces 
méditerranéennes s'y élèvent plus haut, comme il est facile de 
l'observer sur tout le revers méridional du massif, du col des 
Mourèzes à Alzon, et sur la bordure méridionale des causses 
voisins. La flore en est calcicole et relativement xérophile (amie 
de la sécheresse). Plusieurs espèces calcicoles sont étroitement 
localisées sur ces affleurements calcaires. Il n'est pas douteux 
qu'ils ne doivent fournir aussi des renseignements précieux sur 
les aptitudes des Lichens relativement à la composition chimique 
du sol. On rencontre aussi çà et là des minéraux accidentels dans 
ces calcaires, au voisinage de leur contact avec les granités ; tels 
sont des cristaux de grenat, l'asbeste, le talc, la serpentine, sili- 
cates de magnésie injectant les calcaires, par exemple au Mas du 
Tour, au N.-E. du col des Mourèzes. 

Les granités qui ont traversé les schistes et les calcaires cam- 
briens sont des granités à gros cristaux d'orthose, feldspath po- 
tassique à peu près dépourvu de chaux, formant encore des sols 
très pauvres auxquels cependant la potasse ne manque pas. Ils 
ne peuvent être fertilisés que par l'apport régulier de grandes 
quantités de chaux et de phosphore. Leur flore est donc encore 
nettement calcifuge. 

Les sols de schistes et de granités des Cévennes ne peuvent 
donner de produits agricoles qu'au prix de dépenses exagérées ; 
la culture ne peut en être rémunératrice. Ce sont des sols de 
vocation forestière où prospèrent les chênes, le châtaignier, le 
hêtre, le pin sylvestre et le sapin, suivant les altitudes et les expo- 
sitions. 

D'autres roches éruptives surbordonnées au granité, plus ou 
moins consécutives de ces éruptions anciennes se rencontrent 



356 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

aussi dans le massif de l'Aigoual. Ce sont des granulites, des 
filons d'aplite, d'étroits riions de quartz blanc sillonnant les 
schistes cambriens dans tout le massif, des roches éruptives ba- 
siques comme l'orthophyre à mica noir, ou fraidronite, dont on 
rencontre plusieurs filons à Test de l'Aigoual, du pic de la Fajeole 
à Valleraugue. 

Presque tous les filons métallifères, si abondants dans le mas- 
sif de l'Aigoual, ont une gangue de quartz hyalin amorphe plus 
ou moins blanc, souvent laiteux. Ces filons de quartz s'élèvent 
çà et là en dykes sur les crêtes. Les filons métallifères eux- 
mêmes sont très variés dans le massif; ils fournissent surtout du 
sulfure de plomb (galène), du sulfure de zinc (blende), divers 
sels de cuivre et bien d'autres minerais. 

C'est pendant la période des éruptions granitiques qu'à la fa- 
veur d'un climat constamment chaud et très humide se dévelop- 
pait autour du massif cévenol la végétation houillère dont on 
exploite les restes dans les bassins d'Alais, de Graissesac, de 
Rodez et Decazeville. 

On ne retrouve pourtant aujourd'hui aucune trace de la topo- 
graphie du continent hercynien tel qu'il était avant la période 
houillère. Décapé, profondément usé, transformé en pénéplaine 
par usure et disloqué à la fin de l'ère primaire (Permien), il n'é- 
tait plus représenté que par ses racines, visibles encore en bien 
des points (St Guiral, etc.). On a cru pendant longtemps que 
l'aspect actuel des hautes Cévennes, ce paysage si caractéristi- 
que de collines doucement arrondies, monotones, tel qu'on l'ob- 
serve, par exemple, du sommet de l'Aigoual dans la direction 
du Lingas, représente l'état de la pénéplaine hercynienne con- 
servée sous sa forme à peu près immuable depuis cette époque 
lointaine. C'était une erreur. 

En effet, dès que cette abrasion fut accomplie, les mers secon- 
daires prenaient possession de l'Europe centrale, ménageant des 
îles hercyniennes de plus en plus usées ou les recouvrant plus 
ou moins, suivant les périodes de transgression ou de régression. 
Malgré ce qu'on a cru pendant longtemps, les Cévennes ont été 
recouvertes par les mers triasique, infra - et médiojurassiques, 
puis décapées plus tard jusqu'aux grès du Trias demeurés comme 



ACADÉMIE DE GÉ0GI5APHIE BOTANIQUE 357 

témoins sur le chaînon du Suquet, dans le haut bassin du Tré- 
vezel et jusqu'au voisinage du col de la Serre'reyde. Les masses 
de grès triasiques qui couvrent les sommets du Suquet sont donc 
des témoins échappés à l'érosion Presque tous les dépôts juras- 
siques superposés à ces grès ont été enlevés dansla suite. Cepen- 
dant, les « petits causses » d'Esparron et de Molières près du 
Vigan, de Canayères, Comeiras, Montjardin, Caubel, la Bois- 
sière, Camprieu, etc., les cans ou chams (la Cande l'Hospitalet, 
Maucamp au sud de Vébron) sont demeurés comme des lam- 
beaux de l'ancien recouvrement par les mers jurassiques, témoins 
conservés grâce à des failles ou fractures EW qui ont abaissé 
certains compartiments, plus ou moins soustraits par cela 
même à la morsure de l'érosion. 

On était jadis frappé de ce fait que les dépôts jurassiques des 
causses ne sont pas littoraux; ils ont été presque tous déposés 
loin des côtes et le « golfe des Causses » n'était pas encore dessiné 
à l'époque triasique. Vers les débuts de la période jurassique, un 
pli convexe (anticlinal) correspondant aux Cévennes actuelles 
sépara la dépression du Rhône d'une dépression profonde du 
côté de l'Ouest (géosynclinal des Causses); c'est le golfe des 
Causses des anciens géologues. L'anticlinal cévenol fut encore 
à peu près entièrement recouvert par les mers jusqu'au moment 
où l'axe des Cévennes sépara définitivement la dépression des 
causses de celle du Rhône. Le golfe ou géosynclinal des causses 
subit encore un long affaissement successif et toute la région 
émergea à la fin de la période jurassique pour'ne plus s'affaisser 
désormais. 

Les grès du Trias formés au dépens de roches anciennes sans 
calcaire, ne peuvent donner asile qu'à une flore calcifuge. D'une 
manière générale, les dépôts jurassiques formant les cans, les pe- 
tits etlesgrands causses; ils sont calcaires ou dolomitiques; mais 
il faut se garder d'admettre cette composition sans y régarder de 
près. S'il est vrai que la flore des causses est généralement calci- 
cole, il arrive que des éléments calcifuges apparaissent çà et là, 
à différents niveaux géologiques. 

En effet : i° les dépôts calcaires superficiels ont été plus ou 
moins décalcifiés ; des dépôts d'argiles rouges sans trace de 



358 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

calcaire demeurent ça et là, dans des poches ou des dépressions, 
marquant l'action dissolvante continue de l'acide carbonique de 
l'air et de l'eau des pluies sur les roches calcaires. 

2° On trouve fréquemment, jusque sur les points élevés des 
causses, des cailloux quarl\eux roulés dont la présence est 
demeurée pendant longtemps problématique. On les observe, 
par exemple, au tour d'Arre (causse de Blandas), dans la vallée 
de la Vis en aval d'Alzon, sur plusieurs points du Causse Mé- 
jean, non loin de Meyrueis etc. Ces dépôts sont parfois jalonnés 
par des châtaigneraies dont la présence étonne sur des plateaux 
jurassiques calcaires. Ce sont d'anciens lits de rivières, venues 
de la plaine hercynienne avant le creusement des vallées 
actuelles. 

3° Les bancs calcaires du Bajocien contiennent des rognons 
de silex ; c'est là que se développent les châtaigneraies d'Au- 
rières sur la causse de Blandas, de la vallée de la Vis en aval 
d'Alzon et la fameuse châtaigneraie de St-Guilhem-le-désert qui 
a longtemps intrigué les botanistes. 

4° Les couches calcaires du Lias présentent fréquemment 
aussi des accidents siliceux ; ce sont les calcaires à encrines 
silicifiées (récifs eoralligènes) de l'Hettangien, qu'on observe à 
Nant et ailleurs, les nodules siliceux à fossiles silicifiés, du Char- 
mouthien, et les calcaires à grains de quart\du Sinémurien, cou- 
verts parfois de châtaigniers. Le Rhétien lui-même comprend 
dans ses faciès littoraux un banc de grés qu'on observe à laTes- 
sonne, près du Vigan. 

Ainsi des points siliceux parsèment des terrains essentielle- 
ment calcaires dans leur ensemble. Il ne faut donc pas s'étonner 
que des plantes tenant aussi peu de place que les Lichens soient 
parfois localisées sur un fragment de roche perdu en quelque 
sorte au milieu de masses d'une composition bien différente. 
Les lichénologues recueilleront avec grand soin les renseigne- 
ments que leur fourniront ces stations si suggestives. 

Quant aux roches dolomitiques qui tiennent une place si con- 
sidérable dans les dépôts médiojurassiques de mer profonde des 
causses cévenols, il serait téméraire de vouloir tenter de préci- 



ACADÉMIE DE GÉOGItAPHIE BOTANIQUE 359 

ser les causes des différences floristiques signalées entre elles et 
les roches calcaires voisines. 

Les lichénologues font bien aussi de mentionner les moindres 
particularités que présentent les Lichens à cet égard et de recher- 
cher si l'état physique du substratum n'y joue pas un rôle im- 
portant. Les roches dolomitiques sont attaquées par les agents 
atmosphériques d'une autre manière que les calcaires purs, ac- 
quièrent aisément une certaine porosité favorable au maintien 
de l'humidité et au développement des mycéliums. Des obser- 
vations comparatives attentives jetteront sans doute quelque 
lumière sur ce point. 

Le massif hercynien cévenol, usé dès la fin de l'ère primaire, 
relevé par la formation de l'anticlinal émergé à la fin de la pé- 
riode jurassique, subit un long repos sous les puissants dépôts 
jurassiques qui en cachaient la plus grande partie. 

Cela dura jusqu'à l'époque tertiaire. Une formidable poussée 
venant alors du Sud, s'étendant des Pyrénées au Caucase, déter- 
mina l'émersion de toute l'Europe centrale et occidentale, dis- 
loqua les ilôts témoins de l'ancien continent, en même temps 
que les régions de remplissage intermédiaires. Ce ridement 
commença pendant la période éocène du côté des Pyrénées, 
déterminant des fractures de direction générale EW, comme 
cette longue faille du Cernon qui s'étend du bassin houiller de 
Carmaux par la vallée du Cernon, St-Affrique, L'Hospitalet, 
s'infléchit vers Sauclières, longe la vallée de l'Arre et se termine 
à Sumène. Il se continua successivement du côté où surgissaient 
les Alpes, produisant des cassures de direction NE-SW. Le 
relief du soulèvement cévenol en fut exalté et son axe refoulé de 
quelques kilomètres vers l'Ouest. 

Ces fractures, accompagnées ou suivies de fractures secon- 
daires suivant diverses directions, cette exaltation du massif 
cévenol marquèrent le début de l'ère d'érosion qui enleva peu à 
peu la presque totalité des dépôts jurassiques qui le recouvraient. 
Le relief de notre France en a été rajeuni. Il a acquis au SE et 
au Sud pyrénéen des formes nouvelles qui sont à peine enta- 
mées par l'érosion, tandis que les dépôts jurassiques plus ou 
moins meubles et friables des Cévennes, ayant perdu leur état 



360 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

d'équilibre par la surrection du massif, s'effritaient pour aller 
remplir les caissons intermédiaires, le bassin de l'Aquitaine et 
celui du Rhône avec les plaines du Languedoc. 

Le massif actuel des Cévennes est donc un massif hercynien 
usé à la fin de la période primaire, recouvert par les dépôts 
jurassiques, relevé par suite de la poussée des plissements alpins 
et décapé, débarrassé de son revêtement jurassique par suite 
même de son relèvement. C'est, en un mot, un massif hercyno- 
alpin. 

Les failles dont nous venons de parler fournissent cà et là 
l'occasion de phénomènes éruptifs, comme à Bénéfire, près de 
Sauclières (basalte miocène) comme aux Eglazines, près de Pey- 
releau (basalte pleistocène). Les basaltes ne sont pas dépourvus 
de chaux. 

Les failles sont parfois le point de départ des vallées (l'Hé- 
rault, le Bonheur, le Cernon) ; plus souvent les vallées les ont 
empruntées et suivies partiellement (l'Arre, le Trévezel) ; mais 
les vallées sont fréquemment indépendantes des failles qu'elles 
coupent sous des angles divers. Le creusement des vallées était 
commencé sans doute avant la formation d'un certain nombre 
de ces failles ; elles n'ont réussi alors qu'à en troubler pendant 
un temps l'équilibre. Ajoutons encore que, dans les causses, les 
failles déterminent les niveaux de sources. 

On ne trouve aucune trace de phénomènes glaciaires ni dans 
le massif de l'Aigoual, ni dans celui du Lozère. 

En résumé, le massif proprement dit de l'Aigoual est essen- 
tiellement formé de schistes sans trace de calcaire, de granités à 
orthose n'offrant que des traces de chaux ; mais des bancs cal- 
caires d'une épaisseur en général assez faible, variables dans 
leur composition, s'associent à ces roches fondamentales aux 
différentes zones d'altitude. 

D'autres part, des grés triasiques silicieux et des dépôts juras- 
siques principalement calcaires se superposent au massif ancien 
ou demeurent appliqués à ses flancs. En outre, des accidents 
interviennent qui modifient çà et là la nature calcaire ou dolo- 
mitique de plusieurs de ces dépôts jurassiques, en sorte que l'on 
rencontre en beaucoup de points des roches siliceuses. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 361 

Enfin, des roches éruptives basiques, des basaltes surtout, 
fournissent, en s'altérant, une quantité plus ou moins appréciable 
de chaux dont il faut tenir compte dans l'étude attentive de la 
flore. 

3. Les principales formations et associations végétales 
du massif de l'Aigoual. — Laissons de côté le grand intérêt 
hydrographique de l'Aigoual avec ses multiples bassins écoulant 
leurs eaux vers la Méditerranée par l'Hérault, le Gardon et le 
Rhône, vers l'Océan par le Tarn et ses affluents, la Dourbie, la 
Jonte et le Tarnon. Négligeons le régime climatique très diffé- 
rent des deux versants atlantique et méditerranéen, pour nous 
limiter aux faits les plus essentiels relatifs à la distribution des 
végétaux. 

Le massif de l'Aigoual est presque entièrement en dehors du 
domaine botanique méditerranéen. Dans le massif que nous étu- 
dions, le domaine méditerranéen ne pénètre que par la vallée de 
l'Hérault et par celle de l'Arre. Le Chêne vert et la végétation 
qu'il caractérise s'élèvent jusque 600 mètres d'altitude aux 
adrets (versants exposés au midi), formant au milieu des peu- 
plements de châtaigniers de maigres taillis, s'élevant même à 
titre exceptionnel plus haut dans les cales, c'est à-dire sur les 
escarpements granitiques ou schisteux exposés au midi. L'olivier 
et la vigne suivent la végétation méditerranéenne jusque vers 
600 mètres, 65o mètres au maximum. Sur les sols calcaires plus 
chauds, où il n'entre pas en lutte avec le châtaignier, le chêne 
vert s'élève normalement plus haut ; mais il est trop souvent 
détruit par l'homme pour que nous puissions y déterminer sa 
limite exacte dans le massif. Plusieurs espèces qui font partie de 
son cortège habituel, espèces réactifs de l'association du chêne 
vert, s'insinuent bien avant dans les vallées et vallons des caus- 
ses. 

Cependant, à la faveur du sol sans calcaire, des terres froides, 
le châtaignier occupe déjà la première place, même aux points 
les plus bas du petit domaine que nous considérons, à Pont- 
d'Hérault, au Vigan et à Valleraugue. 

L'ensemble du massif appartient à la Région tempérée de 



362 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

V Europe occidentale, caractérisée surtout par la prédominance 
des forêts à feuilles caduques. Cette formation dominante des 
forêts à feuilles caduques comprend diverses associations fores- 
tières caractérisées surtout par le Châtaignier, le Chêne rouvre 
et le Hêtre. Des forêts de pins sylvestres, purs ou mélangés au 
hêtre, tiennent aussi une place importante au Nord du massif. 
Tout cet ensemble constitue la zone montagneuse ; la zone sub- 
alpine y manque complètement. 

Le Chêne rouvre (Quercus sessiliflora Salisb. et pubescens 
Wildd.) estl'arbre caractéristique des vallées et des plateaux cal- 
caires. Il forme le plus souvent des taillis abroutis, émondés, 
maltraités de toute manière et sur les plateaux il est très clair- 
semé, la forêt bienfaisante ayant succombé presque partout pour 
faire place à des landes caillouteuses ou mieux à des déserts de 
cailloux sans cesse tournés et retournés par le pied des brebis. 
Le chêne rouvre n'atteint nulle part son altitude maximum sur 
les causses ; mais dans le massif schisteux et granitique il s'in- 
sinue à l'état d'individus plus ou moins isolés jusque dans la 
zone du hêtre où sa limite extrême se trouve, sur le versant 
méridional, à i 36o m. ; la forme pubescente est remplacée par la 
forme glabre à mesure qu'on s'élève. 

La limite supérieure du Châtaignier (Castanea sativa Scopoli) 
est très régulière. Il s'arrête, sur tout le versant méridional du 
massif de l'Aigoual, à peu près exactement à io5o mètres, pour 
faire place tout de suite au hêtre. Sur les autres versants, le 
châtaignier reste au-dessous de ces limites. 

Le Hêtre (Fagus silvatica L.) l'arbre des brouillards et des 
sols frais, représente bien, sur le versant méridional, l'essence 
caractéristique de « la montagne ». Il n'y descend guère au-des- 
sous de 1000 m. ; tout au plus est-il un peu au-dessous de sa 
limite moyenne dans les combes orientées de telle sorte que 
l'un des versants en soit tout à fait à l'abri du soleil. Mais sur le 
versant atlantique, dans les profondes vallées des causses, il des- 
cend bien plus bas, jusqu'à 400 mètres et moins, à la faveur du 
climat général et de conditions locales très favorables. Dans le 
massif de l'Aigoual, où cesse le châtaignier, le hêtre est tout de 
suite maître absolu de la montagne. De io5o m. jusqu'au som- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 363 

met ( i 565 m.), on n'a trouvé aucun témoignage qui permette de 
penser qu'une autre espèce de grande taille ait jamais été asso- 
ciée au hêtre Le Sapin [Abies pectinata DC) paraît bien n'y 
avoir jamais été spontané ; le hêtre a couvert jadis la montagne 
jusqu'au sommet. 

L'Epicéa, le Mélèze, le Pin de montagne, le Pin Cembro lui- 
même, plantés actuellement en nombre incalculable dans le 
massif n'y ont donc jamais été spontanés. 

Le Pin sylvestre (Pinus silvestris L.) forme ou formait de 
belles forêts sur le versant atlantique, aux environs de Mey- 
rueis (forêts de Roquedol, de Servillières, de Saint-Sauveur). Il 
prospère jusqu'à l'altitude de i 100 mètres environ. Sur les caus- 
ses voisins de l'Aigoual, le pin sylvestre forme des forêts assez 
maigres d'ordinaire, peut-être parce qu'on ne les a laissées que 
sur les sols les plus arides. 

Au milieu de ces formations de forêts se trouvent, à différents 
niveaux, d'autres formations naturelles ou consécutives de l'ac- 
tion, consciente ou non, de l'homme, telles que : i° les landes 
pierreuses qui tiennent une si grande place sur les causses cal- 
caires ; 2° les bruyères résultant du déboisement des sols sili- 
ceux ; 3° les rochers siliceux, calcaires ou dolomitiques ; 4 les 
éboulis ; 5° les pâturages à Graminées ; 6° les bords de ruis- 
seaux ; 7 les molières ou prairies plus ou moins tourbeuses. 
Nous ne signalons que les principales. 

A chacune de ces formations correspondent, suivant les ni- 
veaux, diverses associations de végétaux. Les Lichens tiennent 
une place plus ou moins grande dans plusieurs d'entre elles. 

Certains Lichens ne viennent volontiers que sous l'ombre des 
arbres, dans les formations fermées comme on les nomme par- 
fois ; telles les espèces corticoles des futaies comme les Usnea, 
Sticta pulmonacea etc. Or, comme dans le massif de l'Aigoual 
le hêtre est seul à former des futaies, ces Lichens y sont aussi 
localisés. 

D'autres recherchent une lumière plus vive et ne redoutent 
pas l'action modérée du soleil, tel Parmelia conspersa qu'on 
rencontre sur les troncs de châtaigniers et sur les rochers sili- 
ceux aux expositions fraîches. 



364 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Les pierres calcaires qui couvrent le sol des landes et les 
cailloux schisteux qui parsèment les pâturages élevés sont sou- 
vent couverts de Lecanora [L. calcivora etc.) et de Lecidea. Ils 
constituent, par place, toute la végétation de ces stations. 

Les rochers exposés en pleine lumière et aux vents violents 
de la zone montagneuse n'en sont pas moins couverts de Lichens. 
Ces végétaux leur forment même souvent un tapis végétal con- 
tinu qui vaut à leur ensemble le nom d'association des Lichens. 
L'association des Lichens rupestres varie suivant la nature de 
la roche, suivant l'exposition, l'humidité de l'air, la direction et 
la force des vents. 

Les Bruyères elles-mêmes cachent sous un tapis "à peu près 
continu d'arbrisseaux, un certain nombre d'espèces représentées 
souvent par un grand nombre d'individus comme Cetraria islan- 
dica, les Cladonia etc. 

Ch. Flahault. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 365 



Liste des ouvrages le plus fréquemment cités 



Les numéros sont ceux qu'on trouvera dans le texte; ils ont 
pour but d'abréger les citations. 

Arnold F. — Lichenologische Ausfliige in Tyrol, 1870- 

1886. 
Bouly de Lesdain. — Notes Lichénologiques. Bulletin Soc. 

bot. France, 4 e série, V, 1905, 4 e série, VI, 1906. 
Flagey C. — Flore des Lichens de la Franche-Comté et de 
quelques localités environnantes; 1884-1886. 
4) Thor M. Fries. — Lichenographia scandinavica. Upsala, 
1871 -1874. 
) Harmand J. (abbé). — Catalogue descriptif des Lichens ob- 
servés dans la Lorraine, 1894- 1900. 
Harmand J. (abbé). — Lichens de France. Catalogue systé- 
matique et descr iptif, 1905. 
(7) Lamy de la Chapelle. — Catalogue des Lichens du Mont- 

Dore et de la Haute-Vienne, 1880. 
8) Lamy de la Chapelle. — Exposition systématique des Li- 
chens de Cauterets et de Lourdes, 1 884. 
g) Olivier H. (abbé). — Exposé systématique et description 
des Lichens de l'Ouest et du Nord-Ouest de la France, 
1897-1903. 

(10) Boistel. — Nouvelle flore des Lichens, 1900. 

(11) Hue (abbé). — Les Pertusaria de la Flore française, Bull. 

Soc. bot. France, Tome XXXVII, séance du 14 février 
1890. 



Juillet-Août i3 



366 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



CATALOGUE DES LICHENS 



RECUEILLIS 

DANS LE MASSIF DE l'aIGOUAL ET LE BASSIN SUPÉRIEUR DE LA DOURBIE 



I. Polychidium 

i. — musicola Koerber, Harmand (6), p. 16. 

Zones du Châtaignier et du Hêtre : Gorges de la Dourbie, 
Saint-Guiral(i.400 m ), Aigoual (i.5oo m ): sur les rochers 
moussus, AR. 

II. Pterygium 

2. — caerulescens Harmand, sp. nov. 1904. 

« Thalle bleuâtre-pruineux, surtout vers la circonférence, 
en rosette aréolée ou plus souvent détruite au centre et la- 
ciniée à la périphérie; aréoles atteignant à peine 1 millim. 
dans leur plus grande dimension; laciniures larges au 
plus de o.3 millim., stérile. » (6), p. 18. 
Nant. Rochers cale, du Viala et de la source du Durzon, 
A. R. 

3. — pannariellum Nylander, Harmand (6), p. 19. 

« Thalle ordinairement brun- olivâtre, squamuleux, coral- 
lin comme celui du Placynthiuni nigrum ; mais figuré au 
bord par des lobules appliqués, digités, larges au plus de 
0,1 millim. 

Apothécies noires, comme celles du Placynth. nigrum ; 
Spores à 3 cloisons 0,01 5- 16 X 0,006-7, hym. I -|- bleu » 
(6), p. 19. 

Nant. Rochers cale, du Viala, R. 

III. Placynthium 

4. — subradiatum Stizenberger, Harmand (6), p. 18. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 367 

Rochers cale; environ de Nant. AC. 

5. — caesium Harmand (6), p. 20. 

Rochers dolomitiques des Causses; roch. cale, du pic 
d'Ambouls à Nant., AG. 

6. — nigrum Acharius, Harmand (6), p. 21. 

Sur les roch. cale, et les pierres des murs à Nant., G. 
7. var. caegpititium Weddell, Harmand (6), 22. 

Sur les rochers dolomit. et les pierres cale, à Nant. 
8. var. triseptatum Nylander, Harmand (6), p. 22. 

Sur les pierres cale, des murs à Nant., G. 

IV. Porocyphus 

9. — areolatus Koerber, Harmand (6), p. 25. 

Sur des rochers cale, émergeants du lit de la Dourbie à 
Vellas près Nant., R. R. 

V. Ephebe 

10. — pubescens E. Fries, Harmand (6), p. 29. 

Sur les grés, pentes d'Algues; Nant. 

Sur les schistes, Gorges de la Dourbie, en amont du 

Moulin-Bondon. 

VI. Spilonema 

11. — paradoxum Bornet, Harmand (6), p. 33. 

Pentes schisteuses au-dessus de la route de Sanissac, près 
Sumène, R. 

VII. Pyrenopsis 

12. — conferta Nylander, Harmand (6), p. 3g. 

Sur les schistes à Sumène. On le trouve mêlé avec l'es- 
pèce précédente. 

VIII. Synalissa 

i3. — symphorea Nylander, Harmand (6), p. 43. 

Sur les roch. dolomit. des Causses ; Nant. AC. 



368 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

IX. Enchylium 

14. — Flageyi Harmand, sp. nov. 1904 (6), p. 45. 

« Thalle noir, mat, normalement en rosettes lobulées au 
pourtour, granulées au centre, à lobes courts, gonflés, 
larges d'environ 0,7 millim.; mais les rosettes étant con- 
fluentes, le thalle paraît souvent indéterminé, grossière- 
ment verruqueux, mésenteriforme. » 
Apothécies placées au sommet des verrues sous forme de dé- 
pressions étroites, laissant voir le disque, qui est rouge-écarlate. 
Paraphyses très grêles, simples, lâches, égales, dépassant lon- 
guement les thèques. Thèques subcylindriques, allongées; 
spores 30-40, globuleuses, simples 0,004-5 ; hym. I -f- bleu 
clair, les thèquesdevenant jaunes ensuite. Spermogoniesplacées 
comme les apothécies au sommet des verrues et très visibles. 
Spermaties longuement ellipsoïdes, 0,004-5 X 0,0007 (6), p. 45. 
Sur un roch. cale, bord de la route de Nant à La Liquisse, 
RR. 
Source du Lez (Hérault) sur un roch. cale, RR. 

X. Psorotichia 

i5. — caesia Forssell, Harmand (6), p. 49. 

Rochers cale, pic d'Ambouls à Nant, AC. 

16. — diffracta Forssell, Harmand (6), p. 5o. 

Rochers cale, des environs du Vigan, RR. 

17. — obtenebrans Forssell, Harmand (6), p. 55. 

Sur les micaschistes, Gorges de la Dourbie en amont du 
Moulin-Bondon, AR. 

18. — pictava Forssell, Harmand (6), p. 49. 

Rochers cale, pic d'Ambouls; Nant. RR. 

19. — riparia Arnold, Harmand (6), p. 5i. 

Rochers cale, à Sumène (Gard), RR. 

20. — Schaereri Arnold, Harmand (6), p. 5 1 . 

Rochers cale, pic d'Ambouls; Nant. AR. 

XI. Peccania 

21. — coralloides Massalongo, Harmand (6), p. 57. 

Sur un rocher cale, à Sumène, RR. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 369 



XII Omphalaria 

22. — decipiens Massalongo, Harmand (6), p. 62. 

Sur les rochers cale, et dolomit. des Causses aux envi- 
rons de Nant, AR. 

23. — nodulosa Harmand (6), p. 63. 

Rochers dolomit. du Larzac et du Causse-Noir. R. 

24. — nummularia Durieu et Mont., Harmand (6), p. 60. 

Rochers dolomit. des Causses aux environs de Nant. AR. 

25. — cribellifera Nylander, Harmand (3), p. 65. 

Sur les rochers schist. bord de la route d'Alzon à Arre. R. 

26. — Notarisii Massalango, Harmand (6), p. 61. 

Rochers dolomit. aux environs de Nant. R. 

27. — phylliscoides Nylander, Harmand (6), p. 68. 

Rochers dolomit. aux environs de Nant. R. 

28. — pulvinata Nylander, Harmand (6), p. 66. 

Sur les rochers cale, pic d'Ambouls, Causse-Bégon, 

Cantobre, etc. AC. 
29. var. latior Nylander, Harmand (6), p. 66. 

Sur les rochers cale, pic d'Ambouls et côte de La Li- 

quisse; Nant. R. 
3o. — tiruncula Nylander, Harmand (6), p. 61. 

Rochers cale, pic d'Ambouls; Nant. 

XIII. Gollema 

3i. — chala^anum Acharius, Harmand (6), p. 74. 

Sur les talus et sur la terre nue à Saint-Martin près Nant. 
32. — cheileum Acharius, Harmand (6), p. 78. 

Sur les rochers cale, les murs et les talus; Nant. 
33. form. graniforme Acharius, Harmand (6), 78. 

Sur le tuf cale ; Nant. 

34. — multifidum Schaerer, Harmand (6), p. 80. 

Sur la terre et sur les pierres calcaires ; Nant. 

35. — jacobaeifolium Acharius, Harmand (6), p. 81. 

Sur la terre, les pierres et les roch. cale ; Nant. C. 

36. — granuliferum Nylander, Harmand (6), p. 82. 

Sur les rochers cale moussus au-dessus de la source du 
Durzon; Nant. R. 



370 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

3j. — pulposum Acharius, Harmand (6), p. 82. 

Sur la terre et les pierres terreuses des murs. C. 

J'en ai récolté quelques petits échantillons sur un noyer 
à l'Estrade près Nant. 

38. — tenax Acharius, Harmand (6), p. 87. 

Rochers cale, et troncs moussus à Nant. C. 

39. — verruciforme Nylander, Harmand (6), p. 85. 

Peupliers; Nant. R. 

40. — hydrocharum Acharius, Harmand (6), p. 89. 

Rochers cale, environs de Nant. AR. 
41. — furvum Acharius, Harmand (6), p. 90. 
Roch. cale, et dolomit.; Nant. AR. 

42. — cristatum Hoffmann, Harmand (6), p. 90. 

Sur la terre calcaire à Nant. AR. 

43. — conglomeratum Hoffmann, Harmand (6), p. 92. 

Sur les noyers à Nant. AC. 

44. — polycarpon Nylander, Harmand (6), p. 92. 

Rochers cale, et dolomit.; environs de Nant. AR. 

45. — multipartitum Smith, Harmand (6), p. 94. 

Rochers dolomit. des causses aux environs de Nant. 
AC. 

46. — thysanaeum Acharius, Harmand (6), p. 95. 

Sur les schistes à Saint-Gleys près St-Jean-du-Bruel. R. 

47. — nigrescens Acharius, Harmand (6), p. 96. 

Sur les troncs d'arbres CC. 

48. var. furfuraceum Schaerer, Harmand (6), p. 96. 

A la basedestroncs : peupliers, pommiers, etc.; Nant. R. 

49. — flaccidum Acharius, Harmand (6), p. 98. 

Sur les schistes et les racines ; ravin de Roubieu ; Nant. 
AC. 

XIV. Leptogium 

50. — microphyllum Harmand (6), p. 101 . 

Sur les écorces : pommiers, poiriers à Nant. RR. 
5i. — Marci Harmand, sp. nov. 1904 (6), p. 106. 

« Thalle brun-noirâtre, assez épais, grossièrement granuleux- 
fragmenté au centre, lobule-figuré à la périphérie, assez lâche- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 371 

ment appliqué; lobes gonflés, subnoduleux, rayonnants, non 
contigus, ne dépassant guère i,5 millim., en longueur, et 0,4 
millim., en largeur; cortex assez nettement celluleux; thalle 
I -|- rouge vineux foncé. 

Apothécies placées sur ks granulations ou sur les lobes, d'a- 
bord ponctiformes, puis bientôt aplaties, atteignant 0,4 millim., 
en diamètre, à disque rouge-vineux, à bord propre très mince, 
un peu plus pâle que le disque et très peu saillant ; hypothécium 
incolore, épithécium jaunâtre-brunâtre; thèques allongées, 
spores 8, murales, 0,024-27 X 0,009-1 1, hymen. I -f- bleu per- 
sistant. » (6) p. 106. 

Sur un rocher cale. Le Vigan au-dessus de la route de 

Pont-d'Hérault, RR. 
5i bis. — microscopicum Nylander, Harmand (6), p. 1 10. 

Sur les schistes entre la gare et la Grave à Sauclières 

près Nant. RR. 

52. — chloromelum Nylander, Harmand (6), p. 1 1 1. 

Sur les troncs moussus à Nant. AR. 

53. — microphylloid.es Nylander, Harmand (6), p. 112. 

Sur les châtaigniers au Ségala et dans le ravin de Rou- 
bieu; Nant. R. 

54. — scotinum E. Fries, Harmand (6), p. 1 14. 

Sur les murs et les troncs moussus à Nant. AR. 
55. var. sinuatum Harmand (6), p. 1 14. 

Sur les murs et les rochers ; Nant et St-Jean-du- 

Bruel C. 
56. var. lacerum Harmand (6), p. 1 1 5. 

Sur les murs et les troncs moussus; Nant. C. 
57. var. pulvinatum Nylander, Harmand (6), p. 1 15. 

Sur la terre nue à Beauvoisin; Nant. AC. 
58 — myochroum Harmand (6), p. 117. 

Sur les troncs d'arbres : ravin de Roubieu et Ségala; 

Nant. AR. 

59. — Hildenbrandii Nylander, Harmand (6), p. 118. 

Sur les noyers à Nant. AR. 

60. — placodiellum Nylander, Harmand (6), p. 121. 

Rochers dolomit. du Viala près Nant. AR. 



372 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

61. — subtile Nylander, Harmand (6), p. 123. 

Sur le vieux bois çà et là ; Nant, Sauclières, St-Jean- 
du-Bruel. R. 

62. — cretaceum Nylander, Harmand (6), 123. 

Sur les roch. dolomit. aux environs de Nant. R. 

63. — quadratum Nylander, Harmand (6), p. 126. 

Peupliers, bords de la Dourbie ; Nant. R. 

XV. Sphaerophorus 

64. — coralloides Persoon, Harmand (6), p. i65. 

Rochers granit, de la région montagneuse. AR. 
6b. — fragilis Koerber, Harmand (6), p. 166. 

Roch. granit, au Suquet(i.40o m ) et à l'Aigoual (1 .5oo m ). 
RR. 

XVI. Galicium 

66. — varietinum Acharius, Harmand (6), p. 171. 

Sur le vieux bois au Suquet. R. 

67. — salicinum Persoon, Harmand (6), p. 179. 

Sur le bois et les e'corces ; Nant, St-Jean-du-Bruel. CC. 

68. — quercinum Persoon, Harmand (6), p. 181. 

Sur le vieux bois; Nant. R. 

69. -- curtum Turner et Borrer, Harmand (6), p. 181. 

Sur le vieux bois et les écorces; Nant et St-Jean-du- 
Bruel. AR. 

70. — pusilîum Floerke, Harmand (6), p. 1 83. 

Sur les vieux châtaigniers. CC. 

71. — trichiale Acharius, Harmand (6), p. 186. 

Sur un vieux noyer à Beauvoisin ; Nant. RR. 

XVII. Coniocybe 

72. — furfuracea Acharius, Harmand (6), p. 190. 

Sur les racines mises à nu, dans les lieux couverts de la 
région montagneuse. AR. 

XVIII. Baeomyces 

73. — roseus Acharius, Olivier (9), II, p. 4. 

Bois du Saint-Guiral et de l'Aigoual. AR. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 373 

73 bis. var. sessilis Olivier (9), II, p. 5. 

Pentes du Saint-Guiral, parmi les bruyères. 
74. — ru/us De Candolle, Olivier (9), II, p. 5. 

Ravin de Roubieu, Saint-Guiral parmi les bruyères et 

dans les bois. AC. 
75. var. sessilis Nylander, Olivier (9), II, p. 6. 

Aux stations du type, mais plus rare. 

XIX. Cladina 

76. — rangiferina Nylander, Olivier (9), I, p. 42. 

Répandu dans toute la région montagneuse. 
jj. var. gigantea Acharius, Olivier (9), I, p. 43. 

Sur les rochere granit, au Saint-Guiral. AC. 
78. — sylvatica Nylander, Olivier (9), I, p. 43. 

Dans les bois et parmi les bruyères : pentes du Saint- 
Guiral. 
79. form. portentosa Delise, Olivier (9), I, p. 44. 

Assez commun dans les bois de la région montagneuse. 
80. — uncialis Nylander, Olivier (9), I, p. 45. 

Sur les rochers granit, de la région montagneuse. 
81 . form. leprosa Delise, Olivier (9), I, p. 46. 

On le trouve mêlé avec le type. AR. 

XX. Gladonia 

82. — bacillaris Nylander, Harmand (5), p. 108. 

Sur la terre et les débris de plantes ; pentes du Saint- 
Guiral. R. 

83. — coccifera Floerke, Olivier (9), I, p. 5i . 

Sur les schistes et les granits. AC. 
84. var. cornucopioides Acharius, Olivier (9), I, p. 52. 

Rochers granit. ; Saint-Guiral et AigouaL 
85. var. stemmatina Acharius, Olivier (9), I, p. 52. 

Sur les schistes, ravin de Roubieu à Nant. 
86. form. humilis Delise, Olivier (9), I, p. 52. 

Vieux bois au Moulin-Bondon. AR. 
87. form. pedicellata Schaerer, Olivier (9), I, p. 52. 

Sur la terre et les rochers ; pentes d Algues à Nant 



374 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

88. — digitata form. macrophylla Delise, Olivier (9), I, p. 5j. 

Sur le bois pourri ; pentes de Eeauvoisin à Nant. 

89. — macilenta Hoffmann, Olivier (9), I, p. 58. 

Rochers granit, au Saint-Guiral. 
90. var. clavata Acharius, Olivier (9), I, p. 58. 

A la base des châtaigniers à Nant. AC. 
91. var. squamigera Wainio, Harmand (5), p. 109. 

Rochers granit, à l'Aigoual et au Saint-Guiral. AC. 

92. — pleurota Floerke, Flagey (3), p. 123. 

Sur les vieux troncs de châtaigniers, à Nant. R. 

93. — polydactyla Floerke, Olivier (9), I, p. 59. 

A la base des châtaigniers : Nant, R. 

94. — cenotea Schaerer, Harmand (5), p. 128. 

Sur les troncs pourris ; ravin de Roubieu à Nant. 

95. — caespititia Floerke, Harmand (5), p. 127. 

Sur la terre nue ; pentes du Saint-Guiral. AC. 

96. — crispata Nylander, Olivier (9), I, p. 71. 

Sur les schistes au Moulin-Bondon. 

97. — delicata Floerke, Harmand (5), p. 127. 

A la base des pins ; bois de Beauvoisin. 
98. var. plumosa Harmand (5), p. 128. 

Sur les vieilles souches de châtaigniers, au Ségala ; 

Nant. AR. 
99. — furcata Floerke, Olivier (9), I, p. 66. 

Bois et taillis à Nant. C. 
100. var. racemosa Floerke, Olivier (9), I, p. 67. 

Çà et là dans les bois. AC. 
101. form. corymbosa Nylander, Olivier (9), I, p. 68. 

Dans les bois. CC. 
102. var. pinnata Floerke, Olivier (g), I, p. 68. 

Dan9 les bois à Nant. AR. 
io3. var. regalis Floerke, Olivier (9), I, p. 68. 

Bois de l'Abbe' et des Crozes ; Saint-Jean-du-Bruel. 

AC. 
104. var. scabriuscula Delise, Olivier (9), I, p. 68. 

Bois de Beauvoisin à Nant. C. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 375 



io5. — — form. squamulosa Olivier (9), I, p. 68. 

Sur la terre dans les taillis à Nant. C. 
106. var. palamea f a inflexa Floerke, Olivier (9), I, p. G9. 

Sur la terre ; pentes du Saint-Alban à Nant. 
107. — rangiformis Arnold, Olivier (9), I, p. 69. 

Bois et bruyères. CC. 
108. var. nivea Floerke, Olivier (9), I, p. 70. 

Dans les taillis à Nant. C. 

109. — — form. squamulosa Olivier (9), I, p. 70. 

Pic d'Ambouls à Nant. 

1 10. — squamosa Floerke, Olivier (9), I, p. 62. 

Dans les bois de l'Aigoual et du Saint-Guiral. 
ni. var. squamosissima E. Fries, Olivier (9), I, p. 63. 

Rochers moussus au Saint-Guiral. 
112. var. microphylla Schaerer, Olivier (9), I, p. 63. 

A la base des châtaigniers à Nant. AC. 
1 13. form. leprosa Malbranche, Olivier (9), I, p. 63. 

A la base des pins ; bois de Beauvoisin. 
114. var. attenuata E. Fries, Olivier (9), I, p. 64. 

A la base des châtaigniers ; Nant. 
1 15. var. paschalis Delise, Olivier (9), I, p. 64. 

Sur les rochers moussus ; bois du Saint-Guiral et de 

l'Aigoual. AC. 
116. var. speciosa Delise, Olivier (9), I, p. 64. 

Bois de l'Aigoual et du Saint-Guiral. 
1 17. — fimbriata E. Fries, Harmand (5), p. 143. 

Dans les bois et parmi les bruyères. AC. 
118. form. subulata Wainio, Harmand (5), p. 145. 

Sur un vieux tronc; ravin de Roubieu à Nant. 
119. sub. -{orra, fur cellata Hoffmann, Harm. (5), p. 145. 

Sur la terre ; bois des Oubrets ; Aigoual. 
120. sub.-form. dendroides Floerke, Harmand (5), p. 145. 

A la base des châtaigniers ; Nant. R. 
122. var. tenuipes Delise, Olivier (9), I, p. 83. 

A la base des Pins ; Nant. AR. 
123. var. longipes Delise, Olivier (9), I, p. 83. 

Sur le vieux bois à Nant. 



376 



ACADEMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



24. — alcicornis Floerke, Olivier (9), I, p. 72. 

Sur la terre siliceuse ; ravin de Roubieu à Nant. 
25. torm. phyllophora Hoffmann, Harmand (5), p. i53. 

Dans les bois à Saint-Jean-du-Bruel. 

26. — cervicornis, var. megaphyllina Koerber, Olivier (9), I, 
p. 80. 
Parmi les bruyères ; pentes de Castelnau à Nant. 

27. — endiviaefolia E Fries, Olivier (9), I, p. 74. 

Espèce très répandue sur les causses. 

28. — degenerans Floherke, Olivier (9), I, p. 81. 

Rochers granit, à l'Aigoual et au Saint-Guiral. 

29. — gracilis Hoffmann, Olivier (9), I, p. 76. 

Rochers granit, moussus ; Aigoual, Saint-Guiral, etc. 
3o. form. aspera Floerke, Olivier (9), I, p. jj. 

Rochers granit, de la région montagneuse. C. 
3i. — — form. pedicellata Olivier (9), I, p. jj. 

Bois du Saint-Guiral. R. 
32. — ochrochlora Floerke, Harmand (5), p. 147. 

Rochers et troncs moussus ; bois de l'Aigoual et du 

Saint-Guiral. AR. 
33. var. ceratodes Floerke, Harmand (5), p. 147. 

A la base des pins dans les bois à Nant. 
34. form. scyphosa Rabenhorst, Harmand (5), p. 148. 

Sur le vieux bois ; ravin de Roubieu à Nant. 
35. form. odontata Floherke, Harmand (5), p. 148. 

A la base des pins ; bois de Beauvoisin à Nant. 
36. — pityrea Floerke, Harmand (5), p. i5o. 

Pentes sèches et taillis à Nant. AC. 
37. form. fastigiata Delise, Olivier (9), I, p. 89. 

Bois et taillis à Nant. 
38. form. scyphyfera Delise, Harmand (5), p. i5o. 

Bois de l'Aigoual. R. 
39. — pyxidata E. Fries, Harmand (5), p. 140. 

Sur la terre, les murs et les rochers. CC. 
140. var. neglecta Floerke, Harmand (5), p. 140'.* 

Sur les vieux murs et les rochers à Nant. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUK 377 

141. form. syntheta Acharius, Harmand (5), p. 140. 

Bois des Oubrets ; Aigoual. 
142. var. jpocillum Acharius, Harmand (5), p. 140. 

Sur les vieux murs et les roch. cale, à Nant. 
143. var. chlorophaea Floerke, Harmand (5), p. 141. 

Bois de l'Aigoual et du Saint-Guiral. 
144. form. lophyra Floerke, Harmand (5), p. 141. 

Sur les roch. cale, à Nant. 
14S). var. costata Floerke, Olivier (9), I, p. 88. 

Dans les bois à Nant. 
I46. form. denticulata Olivier (9), I, p. 88. 

Murs et ro~h. cale, à Nant. 

147. — sobolifera Nylander, Olivier (9), I, p. 80. 

Rochers granit.; bois du Saint-Guiral. R. 

148. — verticillata Floerke, Olivier (9), I. p. 78. 

Dans les bois du ravin de Roubieu à Nant. 

XXI. Pycnothelia 

149. — papillaria Nylander, Olivier (9), I, p. 93. 

Sur la terre nue ; région montagneuse. AC. 
i5o. form. simplex Schaerer, Olivier (9), I, p. 94. 

Parmi les bruyères au Saint-Guiral et à l'Aigoual. 
1 5 1 . — form. proliféra Schaerer, Olivier (9), I, p. 94. 

Pentes du Saint-Guiral vers St-Jean-du-Bruel. 
i 52. 'var. stipata Floerke, Olivier (9), I, p. 94. 

Bois de la Serréreyde ; Aigoual. AR. 

XXII. Stereocaulon 

i53. — coralloides, var. pulvinatum Schaerer, Harmand (5), 

P- 99- 

Sur les roch. granit. : Saint-Guiral, Aigoual, le Su- 
quet. AR. 
154. — tomentosum E. Fries, Harmand (5), p. 100. 

Pelouses de l'Aigoual, au N.-O. de l'Observatoire. 



378 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

XXIII. Leprocaulon 

1 55. — nanum Nylander, Harmand (5), p. 482. 

Sur la terre des vieux murs et dans les fissures des 
rochers granitiques. C. 

XXIV. Usnea 

1 56. — barbata E. Fries, Harmand (5), p. 168. 

Hêtres ; Saint-Guiral, Aigoual. C. 

157. — ceratina Acharius, Olivier (9), I, p. 14. 

Pins à Beauvoisin ; Nant. Hêtres; Aigoual et Saint- 
Guiral. 
1 58. form. annulata Bouly de Lesdain; nova f* 1901. 

(2) n°4, p. 76. Bull. Soc. bot. France, 4 e série, t. VI, 

p. 76. 
« Thalle scabre, papilleux, grisâtre, muni de fibrilles sur les 
tiges primaires. »K =. Ressemble à Y Usnea plicata f a annulata 
Miiller. 

M. le D r Bouly de Lesdain fait remarquer que dans cette der- 
nière forme, ce sont plutôt des fentes annulaires que l'on ob- 
serve sur les tiges, tandis que dans YUsnea du Mont Aigoual, 
on voit de véritables petits anneaux blancs, assez épais, qui, le 
plus souvent complets, ne forment parfois qu'un demi-cercle. 
A la loupe on voit qu'ils sont formés par les deux lèvres épaisses, 
à bords plus ou moins sinueux de la fente annulaire, qui for- 
ment deux petits bourrelets blancs plus ou moins accolés. » 
(2) n° 4 , p. 76. 

Sur les hêtres à F Aigoual. RR. 
159. var. brevior Arnold, Olivier (9), I, p. 14. 

Sur les pins à l' Aigoual. RR. 
160. var. incurvescens Arnold, Olivier (9), I, p. i5. 

Pins à Beauvoisin et à Algues; Nant. 
161. var. scabrosa Acharius, Olivier (9), p. i5. 

Sur les pins ; Beauvoisin, Algues, St-Jean-du-Bruel. 

AR. 
162. — florida Acharius, Olivier (9), I, p. il. 

Hêtres ; Saint-Guiral et Aigoual. AR. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 379 

1 63. var. humilis Olivier (9), I, p. 12. 

Hêtres au Saint-Guiral. 
164. — hirta Acharius, Olivier (9), p. 10. 

Chênes et hêtres; Aigoual et Saint-Guiral. R. 
1 65. var. sorediella Arnold, Olivier (9), I, p. 11. 

Pins et chênes à Beauvoisin; Nant. 
166. — plicata Acharius, Olivier (9), I, p. 12. 

Pins ; Saint-Guiral. 
167. var. dasypoga Acharius, Olivier (9), I, p. i3. 

Pins et hêtres; Saint-Guiral. AC. 

XXV Ramalina 

168. — calicaris Acharius, Olivier (9), I, p. 27. 

Sur les troncs. CG. 
169. var. canaliculata E. Fries, Olivier (9), I, p. 28. 

Hêtres ; Saint-Guiral. 

170. — fastigiata Acharius, Olivier (9), I, p. 3i . 

Sur les arbres ; Nant, St-Jean-du-Bruel. CG. 

171. — farinacea Acharius, Olivier (9), I, p. 28. 

Sur les arbres. CG. 
172. var. minutula Acharius, Olivier (9), I, p. 29. 

Peupliers à Beauvoisin; Nant. 
173. var. pendulina Acharius, Olivier (9), I, p. 29. 

Hêtres; bois de l'Aigoual. AG. 

174. — fraxinea Acharius, Olivier (9), I, p. 3o. 

Sur les arbres. G. 

175. var. ampliata Acharius, Olivier (9), I, p. 3i . 

Peupliers à Beauvoisin ; Nant. 

176. — — var. luxurians Delise, Olivier (9), I, p. 3i. 

Peupliers à Nant. 

177. — subfarinacea Nylander, Boistel (10), p. 42. 

Roch. granit. ; Saint-Guiral, Suquet. R. 

178. — polymorpha Acharius, Olivier (9), I, p. 32. 

Sur les rochers siliceux de la région montagneuse. AG. 

179. var. capitata Acharius, Harmand (5), p. 1 83 . 

Rochers granit.; pentes du Saint-Guiral. AG. 



380 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



XXVI. Cetraria 

180. — aculeata E. Fries, Harmand (5), p. 173. 

Rochers moussus; région montagneuse. C. 
181. var. acanthella Acharius, Harmand (5), p. 173. 

Sur un roch. moussu; bois des Oubrets : Aigoual. RR. 
182. var. edentula Acharius, Harmand (5), p. 172. 

Roch. granit, au Saint-Guiral et au Suquet. AR. 
1 83. var. muricata Acharius, Harmand (5), p. 173. 

Sur la terre et les roch. ; Aigoual, Saint-Guiral, col de 

Faubel. AG. 
184. var. spadicea Acharius, Olivier (9), I, p. io3. 

Commun dans le bassin supérieur de la Dourbie. 
1 85. — islandica Acharius, Harmand (5), p. 171. 

Sur la terre ; Aigoual et Saint-Guiral. C. 
186. -var. crispa Acharius, Harmand (5), p. 171. 

Sur un rocher à l'Aigoual. RR. 

XXVII. Alectoria 

187. — bicolor Nylander, Harmand (5), p. 177. 

Hêtres et rochers moussus à l'Aigoual. 

188. — jubaia Acharius, Harmand (5), p. 178. 

Rochers granit. ; Aigoual, Saint-Guiral, Suquet. AC. 

189. — chalybeiformis Nylander, Harmand (5), p. 178. 

Roch. granit. ; Aigoual et Saint-Guiral. 

190. — implexa Nylander, Harmand (5), p. 179. 

Hêtres, bois des Oubrets ; Aigoual. RR. 

XX y III Evernia 

191. — divaricata Acharius, Harmand (5), p. 184. 

Sur un pin à l'Aigoual. RR. 

192. — furfuraeea E. Fries, Olivier (9), I, p. 24. 

Sur les arbres ; région montagneuse. C. 
193. var. ceratea Acharius, Olivier (9), I, p. 25. 

Pins et hêtres: Nant, Saint-Guiral, Aigoual. AC. 
194. var. scobicina Acharius, Olivier (9), I, p. 25. 

Pins et hêtres ; Aigoual. AC. 



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De Bibliographie, d'Informations & d'Echanges 
H. LÉVEILLÉ, Directeur 

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Renferme le compte rendu détaillé des séances de l'Académie 
ABONNEMENT : » fr. 2JO PAR AN 



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puits, communal, mitoyen, ordinaire, ancien et 
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Ainsi jue du duplicata du Journal Officiel concernant la loi sur 
les Eaux poub.es votée et promulguée le jg février IÇ02 et mise 
en vigueur te IÇ février igo3. 

S'adresse" à MM. L. JONET & O 

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K' Académie offre au v Auteurs des Tirages à part, à 

Xî> exemplaires, sans réim position ni changement de folios. 

Le port est à la charge des auteurs. 

TARIF DES TIRAGES A PART 

avec changement de pagination, nouvelle mise sous presse, couvertures non 
imprimées sur papier de couleur, pliage et couture : 

Les remaniements dans le texte sont comptés à raison de o fr. 65 l'heure. 



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50 Ex. 


75 Ex. 


100 Ex. 


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200 Ex. 


i /â feuille — 8 pages 


4fr. 
6 fr. 

9 tr. 75 


5fr. 
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8 fr. 
13 fr. -25 


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Couverture imprimée : 5o ex., 4 tr. ; 100 ex., 4 fr. 5o ; i5oex., 5 fr. 25; 
200 ex., 6 fr. 

Les auteurs doivent faire figurer sur leur manuscrit la mention 
« tirage à part, avec ou sans pagination spéciale », et le « chiffre » du 
tirage ainsi que la demande d'une couverture imprimée ou non, et ensuite 
s'entendre directement avec l'imprimeur dès la réception du numéro 
renfermant leur travail. 



Le Mans. — Imp. Moanoyer. — 7-1908. 



17 e Année (3 e Série) 



N° 5 227 228 



Septembre-Octobre 1908 



BULLETIN 



DE 



L'ACADÉMIE INTERNATIONALE 



de Géographie Botanique 



SOMMAIRE DES N°» 227-228 

Nominations. 

Nouvelle contribution à l'étude de la Phénologie de Funchal (Madère) par M. A. 

Menezès. 
Juniperus Oxyeedrus L. subsp. maderensis nov. subsp,, par M. A. Menezès. 
Catalogue des Lichens recueillis dans le Massif de l'Aigoual (suite) par M. F. Marc. 
Sur la présence de Vllrpericum Desetangsii dans la Sarthe, par Mg 1 '. H. LÉVEILLÉ. 
Un Epilobe hybride au Jardin d'Horticulture du Mans, par Mg r . H. LÉVELLÉ. 
Carex jappnica et C.trex Morowii,p*t Mg r . H. Lévellé. 



PARIS 



LIBRAIRIE O DHE A.JE=t L 3E3 S A. 3VC A 

11 RUE DE MEZIÈRES, 11 



1 90 8 



AVMB AIT Illlifl 



La suite du Catalogue des plantes de l'Ariège, de 
M. Marcailhou-cTAyméric, qui sera publiée au cours de 
Tannée, devant faire suite au Bulletin de Janvier, devra 
être intercalée entre ce Bulletin de Janvier et le Bulletin 
de Février-Mars, qui continue la pagination du Catalo- 
gue. 



Nous ferons des conditions spéciales aux 
membres de l'Académie qui désireraient se 
procurer les deux premiers fascicules de la 
Monographie du Genre Onothera dont le 
3 e fascicule paraît au Bulletin. 

HDMBOLDT. 150MPLAND, KDNTH 

Voyage aux régions équinoxiales du Nouveau continent 



Nous connaissons un exemplaire complet 

à vendre de ce rare ouvrage. 






\j' Année (3 e Série) N ' 227-228 Sept. -Octobre 1908 



BULLETIN 

UBRARY 

DE L'ACADEMIE INTERNATIONALE 

_ 3TAN1CAL 

DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 

U AKL/biN. 



flpi l l I BIIJIL ■■■■ 



Pierre-Louis-Jean I VOLAS 

ASSOCIÉ LIBRE 

décédé a Tours, le 2 g juin à 66 ans 




NOMINATIONS. 

Par décision en date du i5 juin, sont nommés membres de V Académie : 

M. Wai.ter (Emile) pharmacien à Saverne (Alsace), présenté par Mgr H. 
Léveille et le D' H. Christ. 

M. Guérin (Joseph), 117, boulevard delà Magdeleine, Marseille, présenté 
par Mgr H. Léveille et le D' Marnac. 

M. Chanet (Louis), missionnaire, mission catholique de Tchen-Ting-Fou 
(Tché-Ly), présenté par M. l'abbé J. B. Charbonnel et Mgr Léveille. 



Par décison en date du 3o juin, la médaille scientifique a été conférée à 
MM. Ab. Albert et Em. Jahanliez, pour leur Catalogue des plantes vascu- 
laires du Var. 

Le Directeur, 

A. Engler. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE ItOTANIQUE 



NOUVELLE CONTRIBUTION 

A l'étude de la Phénologie de Funchal 

(ILE de MADÈRE) 
Par M. CARLOS A. MENEZES 



Les observations phénologiques comprises dans le tableau que 
nous publions ci-dessous ont été faites à Funchal et sont la con- 
tinuation d'autres, réalisées dans cette même ville depuis 1902 
jusqu'au commencement de igo5. 

Nous avons dit, en publiant nos premières observations 
dans les numéros 189 et 190 du Bulletin de l'Académie Interna- 
tionale de Géographie Botanique de juin et juillet de 1905, qu'à 
Madère, au contraire de ce qu'il arrive aux Canaries, la feuillai- 
son des arbres était toujours plus précoce dans les régions 
basses que dans les zones élevées de l'île. Les données phénolo- 
giques obtenues à Nossa Senhora do Monte, en 1906, sont 
venues confirmer cette assertion, puisque les chênes y ont com- 
mencé à développer leurs feuilles le 1 1 janvier, les robiniers le 
19 février, les figuiers entre le 21 et le 25 du même mois, et 
enfin, les platanes et les tilleuls, respectivement le 6 et le 
19 mars. Il nous a été impossible pendant 1907 de faire des 
observations dans la même localité, mais l'année courante, nous 
y avons vu les chênes montrer leurs premières feuilles entre le 
10 et le i5 février (1), et les platanes le 1 1 mars. 

Nous ne possédons aucun renseignement précis sur l'é- 
poque de la décoloration des feuilles des arbres dans les 
régions élevées de Madère, mais nous avons remarqué plus 
d'une fois que cette décoloration y est toujours plus tardive qu'a 
Funchal. 

M. le D r Gidon, qui a visité les Canaries en 1 901, y a vu 



( 1 ) M . Fraga Gomes, madérien résidant à Gran Canaria, a vu à San Mateo 
(85o m.), un chêne montrer cette année, ses premières feuilles le i5 février, 
et un autre entre 'le 22 et le 24 du même mois. D'après ce Monsieur, la 
feuillaison des chênes y a été plus tardive cette année que les années der- 
nières. 



ACADEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



XI 



apparaître sur les troncs et les très grosses branches des platanes 
plantés dans les altitudes basses et moyennes de ces îles, un cer- 
tain nombre de feuilles précoces, bien avant que la feuillaison 
générale de ces arbres eut en aucune façon commencé. Nous 
n'avons jamais pu observer de telles feuilles sur les platanes de 
Ftinchal, mais nous les avons vues souvent sur les rameaux de 
la vigne et quelquefois aussi sur les troncs des chênes avant que 
les bourgeons de ces espèces montrent aucune tendance à se 
gonfler. 

Les données phénologiques que nous présentons ont été 
recueillies sur un grand nombre d'individus dans les platanes, 
les chênes, les figuiers, les anoniers et la vigne; sur un petit 
nombre dans les autres espèces. La courte durée, sous notre 
climat, du repos végétatif chez les chênes, est un fait très curieux, 
et il est encore intéressant de noter que tandis que dans la 
région basse de l'île, la feuillaison de ces arbres, dans les années 
où elle est plus précoce, commence toujours pendant qu'ils sont 
abondamment couverts des anciennes feuilles. ANossa-Senhora 
do Monte, elle ne survient jamais qu'après la chute complète 
des feuilles jaunes. 



NOMS DES ESPECES 



Vitis vïnifera L 

V. Labrusca L 

Robinia pseudacacia L 

R. Pseudacacia Decaisneana 

Hort 

/Esculus Hippocastanum L. 

ïilia argentea DC 

Kicus Cfarica L 

Ailanthus glandulosa Desl.. 

Flatanus occidentalis L; 

Geltis australis L 

Quercus pedunculata L 

Acer Nëgundo l> 

Saiisburia adiaùlifolia Sm . . 
Anona Chenuiolia Mill 



APPARITION 


PREMIÈRES 


des premières feuilles 


FEUILLES JAUNES 


11)05 


1906 


1907 


1908 


1905 


1900 


1907 


1908 




22-2 


17-3 


6-3 


15 4) 


22-9 


25-9 




— 


20-2 


24-3 


14-3 


21-9 


9 lr 


22-m 


— 


— 


27-1 


16-2 


3-2 


l5-io 


6-11 


16 10 


— 


— . 


8-1 


8-1 


28-1 


l3-io 


29- 1„ 


l5-io 





— 


12-3 


15-3 


9-3 


23-9 


9-10 


6-' 


— 


— 


12-3 


•23-3 


7-3 


l8-io 


20-n 


7-11 


— 


— 


•24-1 


0-3 


4-2 


2-11 


— 


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— 


— 


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15-4 


3-4 


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— 


— 


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— 




9-4 


12-4 


5-4 


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14-* 


11-2 


19-2 



XII ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Juniperus Oxycedrus L. subsp. maderensis Menezes, 

nov. subsp. 

Par M. C.-A. MENEZES 



Dioica, arbor humilis aut frutex 4-7 m. altus, ramis patenti- 
bus ascendentibusve; ramuli plus minusve penduli, angulis 
3 prominentibus, obtusis. Folia 5-i 5 millim. longa, i 1/2-2 lata, 
ternatim verticillata, approximata, patentia aut erecto-patentia, 
subrigida, linearia, oblorgo-linearia aut lineari-lanceolata, ad 
apicem obtusa v. obtusiuscula, quandoque mucronata, supra 
secus nervum longitudinalem superne evanescentem leviter et 
eleganter bisulcata, sulcis glaucis v. albidis, subtus ohtusiuscule 
carinata. Amenta mascula 3-y millim. longa, 2-3 lata, solitaria, 
axillaria, subsessilia, ovata, ovato-globosa aut globosa, folio 
subaequalia aut saepius valde breviora ; bracteae ovato-orbicu- 
lares v. orbiculares, plerumque irregulariter dentatae praecipue 
in média parte inferiore, basilares interdum acutiusculae; anthe- 
rae 4-6, subglobosae. Galbuli solitarii, subsessiles, in statu 
juvenili virides aut plus minusve glaucescentes, apiee angulosi, 
demum fusci, subglobosi, supra magis minusve compressi, folio 
longiores v. subaequales, squamarum apiculis saepissime obli- 
teratis; squamae 6 v. 3 arcte connexae; nuculae plerumque 3, 
ovato-subtriquetrae . 

Madère : Serra do Faial et pentes et terrains rocailleux aux 
voisinages du Curral das Freiras; cultivé dans les villas du 
Monte, de Camacha et de S t0 Antonio da Serra. Très rare. FI. 
en décembre-mars. Nom vulgaire : Cedro. 

Ce Juniperus, réuni par quelques auteurs, au J . Oxycedrus 
L., forme typique, et par d'autres au J. brevifolia Ant., se 
sépare du premier par sa taille plus élevée, par ses feuilles le 
plus souvent dépourvues de mucron, et par ses galbules dépas- 
sant ordinairement les feuilles; et du second, par ses chatons 
mâles presque toujours plus courts que les feuilles et à bractées 
moins aiguës ou obtuses, et par ses galbules pourvues ordinai- 
rement de 6 écailles, au lieu de 3 . Par ses dimensions et par ses 
ramuscules allongés et pendants, il semble se rapprocher du J. 
badia H. Gay (forme pendilla), sous-espèce du J. Oxycedrus, 
qui se trouve dans l'Afrique boréale et que nous ne connaissons 
que par la description. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 381 

ig5. var. nuda Acharius, Olivier (9), I, p. 25. 

Pins ; Saint-Guiral et Aigoual. 

196. — prunastri Acharius, Olivier (9), I, p. 23. 

Commun sur les arbres, principalement dans les lieux 
cultivés. 

197. — — form. soredifera Acharius, Olivier (9), I, p, 23. 

Sur les châtaigniers à Nant. 

198. var. nivescens Olivier (9), I, Supplément, p. 8. 

Sur le Prunus spinosa L.; pentes sèches au-dessus de 
Saint-Michel: Nant. RR. 

J'en ai récolté des échantillons qui atteignent 5 et 
7 centimètres. 

XXIX. Parmelia 

199. — caperata Acharius, Olivier (9), I, p. 1 10. 

Sur les roch. siliceux et sur les troncs ; région monta- 
gneuse. C. 

200. form. sorediosa Olivier (9), I, p. m. 

Châtaigniers; pentes du Saint-Guiral. R. 

201. — conspersa Acharius, Olivier (9), I, p. m. 

Schistes; ravin de Roubieu à Nant. Granit: Gorges 
de la Dourbie, Saint-Guiral, Aigoual. C. 

202. var. stenophylla Acharius, Harmand (5), p. 190. 

Roch. schisteux à Saint-Jean-du-Bruel. AR. 

203. — cetrarioides Delise, Olivier (9), I, p. 117. 

Sur un hêtre au Saint-Guiral. RR. 

204. — perlata Acharius, Olivier (9), f, p. 1 i5. 

Pins à Beauvoisin ; Nant, Saint-Guiral. 
2o5. var. sorediata Schaerer, Olivier (9), I, p. 116. 

Roch. granit; Saint-Guiral. 
206. var. excrescens Arnold, Olivier (9), I, p. 1 16. 

Roch. moussus; bois du Saint-Guiral. 

1 

207. — sinuosa Nylander, Olivier (9), I, p. 121. 

Pins et châtaigniers à Nant. 

208. — tiliacea Acharius, Olivier (9), I, p. 1 ig. 

Sur les arbres. CC. 
Sept. -Octobre 14 



38.2 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



209. — saxatilis Acharius, Olivier (9), I, p. is3. 

Roch. siliceux dans toute la région montagneuse. C. 

210. var. ai\onii Delise, Olivier (9), I, p. 123. 

Roch. siliceux et les troncs d'arbres de la re'gion mon- 
tagneuse ; Saint-Guiral, Aigoual, etc. AC. 

211. — sulcata Nyiander, Olivier (9), I, p. 124. 

Arbres et rochers ; Nant, Saint-Jean, Dourbies, Saint- 
Guiral, etc. 

212. — omphalodes Acharius, Olivier (9), I, p. 1 25. 

Rochers ; Aigoual, Saint-Guiral, col de Faubel, etc. C. 

21 3. var. panniformis Acharius, Olivier (9), I, p. 126. 

Sur le quartz au Ranc ; Saint-Jean-du-Bruel. 

214. — borreri Acharius, Olivier (9), I, p. 126. 

Rochers siliceux ; gorges de la Dourbie ; châtaigniers, 
pentes du Saint-Guiral. AR. 

21 5. — acetabulum Duby, Olivier (9), I, p. 127. 

Commun sur les peupliers et les arbres fruitiers ; Nant, 
Saint-Jean, etc. 

216. — exasperata Nyiander, Olivier (9), I, p. 129. 

Pins à Beauvoisin; Nant. Peupliers à Saint-Jean-du- 
Bruel. 

217. — exasperatula Nyiander, Olivier (9), I, p. i3o. 

Pins à Beauvoisin et au Causse-Bégon. AR. 

218. var. laciniatula Flagey, Boistel (10), p. 67. 

Pins ; causse des Cuns : Nant. RR. 

219. — fuliginosa Nyiander, Olivier (9), I, p. i3i. 

Pins ; ravin de Roubieu à Nant; schistes, gorges de la 
Dourbie. AC. 

220. var. laetevirens Nyiander, Olivier (9), I, p. i3i. 

Troncs d'arbres à Nant ; schistes a Saint-Jean-du- 
Bruel. 

221. — glabra Schaerer, Flagey (3), p. 172. 

Châtaigniers à Castelnau ; Nant. R. 

222. — isidiotyla Nyiander, Harmand (5), p. 2o3. 

Schistes ; pentes d'Algues vers Saint-Jean-du-Bruel. 
223. — prolixu Nyiander, Harmand (5), p. 201. 
Schistes; gorges de la Dourbie. AR. 



ACADÉMIE DE GÉ0GKAPH1E BOTANIQUE 383 

224. var. dendritica Nylander, Harmand (5), p. 202. 

Roch. granit, au Saint-Guiral et au Suquet. 
225. var. panariiformis Nylander, Harmand (5), p. 202. 

Roch. granit, au Suquet. R. 
226. var. perrugata Nylander, Harmand (5), p. 202. 

Schistes ; gorges de la Dourbie, en amont du Moulin- 

Bondon. 

227. — verruculifera Nylander, Harmand (5), p. 204. 

Châtaigniers. Nant et Saint-Jean-du-Bruel. 

228. — physodes Acharius, Harmand (5), p. 206. 

Pins à Beauvoisin ; Nant. 
229. var. labrosa Acharius, Harmand (5), p. 207. 

Pins à Nant. AC. 
23o. var. plaiyphylla Acharius, Harmand (5), p. 207. 

Pins à Beauvoisin et à Saint-Alban ; Nant. 
23 1. form. tubulosa Schaerer, Harmand (5), p. 207. 

Hêtres, rochers; Saint-Guiral. R. 

232. — encausta Acharius, Harmand (5), p. 208. 

Rochers granit.; Saint-Guiral. RR. 

233. — alpicola Th. Fries (4), p. 125. 

Roch. granit.; Mont Aigoual (i.5oo m ). RR. 

234. — stygia Acharius, Harmand (5), p. 2o5. 

Roch. granit.; Aigoual (1.520), Saint-Guiral (1.400 111 ). 
RR. 

235. — tristis Nylander, Lamy de la Chapelle (7), n° i5i . 

Roch. granit.; Aigoual, Saint-Guiral, col de Faubel, 
le Suquet. C. 

236. — lanata Nyjander, Harmand (5), p. 206. 

Roch. granit, à l'Aigoual (i.5oo m ), AC. — et au Saint- 
Guiral (1.400). R. 

XXX. Parmeliopsis 

237. — ambigua Nylander, Harmand (5), p. 210. 

Pins à Beauvoisin ; Nant. AC. — Saint-Guiral. R. 



384 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

XXXI. Platysma 

238. — glaucum Nylander, Harmand(5), p. 176. 

Roch. granit, à l'Aigoual et au Saint-Guiral. AC. 
239. form. coralloideum Wallroth, Harmand (5), p. 176. 

Rochers; Saint-Guiral et Aigoual. AC. 
240. form. fallax Schaerer, Harmand (5), p. 176. 

Roch. granit.; Saint-Guiral, Aigoual. 
241. form. sorediosa Olivier (9), I,p. io5. 

Roch. granit, au col de Faubel. A la base des châtai- 

taigniers au Tayrac ; St-Jean-du-Bruel. 
242. — pinastri Nylander, Harmand (5), p. 175. 

Pins à Beauvoisin ; Nant. R. 

243. — aleurites Th. Fries (4), p. 109. 

Vieux troncs de châtaigniers ; ravin de Roubieu à 
Nant. R. 

XXXII. Xanthoria 

244. — chrysophlhalma Olivier (9), I, p. 167. 

Physcia chrysophlhalma DC. FI. Fr. II, p. 401. 
Sur un pommier à l'Abbaye; Nant. RR. 

245. — concolor Th. Fries (4), p. 147. 

Pins et peupliers à Nant. AC. 

246. — lychnea Th. Fries (4), p. 146. 

Sur un noyer au Tayrac; St-Jean-du-Bruel. R. 
247. var . pygmaea Th. Fries (4), p. 146. 

Rochers granit. : Saint-Guiral, col de Faubel, le Su- 

quet, Aigoual, vallée de Bonheur. AC. 
248. var. perfusa Lamy de la Chapelle (7), p. 46. 

Rochers granit. Vallée de Bonheur entre Camprieu et 

la Serréreyde. R. 
249. — parietina Th. Fries, Olivier (9), I, p. 168. 

Arbres, rochers, supports solides inertes de toute na- 
ture. CC. 
25o. var. auréola E. Fries, Olivier (9), I, p. 169. 

Rochers cale; le Larzac. AR. 
25i. — — var. chlorina Chevalier, Olivier (9), I, p. 169. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTAMQUE 385 

Troncs, branches, rochers : commun dans les lieux 
ombragés. 

252. var. ectanea Nylander, Olivier (9), I, p. 169. 

Rochers dolomit. ; environs de Nant. G. 

253. — polycarpa Th. Fries, Olivier (9), p. 171. 

A la base d'un vieux pin à Nant. RR. 

XXXIII. Solorina 

254. — saccata Acharius, Harmand (5), p. 224. 

Sur la terre et dans les fentes des rochers cale, terreux ; 
bois de Beauvoisin à Nant. AG. 

XXXIV. Physcia 

255. — ciliaris De Candolle, Olivier (9), I, p. 174. 

Arbres, pierres et rochers; répandu dans toute la région* 
256. var. crinalis Schaerer, Olivier (9), î, p. 175. 

Sur le Prunus spinosa L.; pentes de la Baurette; Nant. R. 
257. var. verrucosa Acharius, Olivier (9), 1, p. 175. 

Schistes à La Roque près St-Jean-du-Bruel. R. 
2 58. — pulverulenta Nylander, Olivier (9), I, p. 178. 

Troncs et branches; CG. 
259. form. angustata Acharius, Olivier (9), I, p. 179. 

Hêtres, rochers; ravin de Roubieu à Nant. Hêtres; 

Aigoual. 
260. var. argyphaea Acharius, Olivier (9), I, p. 179. 

Pins; le Larzac et Causse-Bégon. 
261. var. detersa Nylander, Harmand (5), p. 23o. 

Châtaigniers à Nant; schistes, St-Jean-du-Bruel. 
262. var. venusta Acharius, Olivier (9), I, p. 179. 

Hêtres; Saint-Guiral, Aigoual. 

Noyers et peupliers à Nant. AC. 
2 63. form. subvenusta Nylander, Olivier (9), I, p. 179. 

Schistes et quartz; gorges de la Dourbie en amont du 

Moulin-Bondon. 
264. form. hybrida Acharius, Boistel (10), p. j3. 

Hêtres; pentes du Saint-Guiral. R. 



S86 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

265. var. turgida Schaerer, Enum. crit., p. 38. Parmelia. 

Sur un vieux châtaignier à Nant. RR. 

266. — pityrea Lamy, Olivier (9), I, p. 180. 

A la base des troncs : pommiers, marronniers, etc. et 
sur les pierres cale, des murs à Nant. C. 

267. — aipolia Nylander, Olivier (9), I,p. 182. 

Arbres; Nant., St-Jean-du-Bruel. C. 
269. var. cercidia Acharius, Olivier (9), I, p. 1 83 . 

Sur les frênes ; Le Larzac. R. 
270. — leptalea De Candolle, Olivier (9), I, p. 1 83. 

Bois et écorces à Nant; schistes à St-Jean-du-Bruel. 
271. var. tenella Acharius, Olivier (9), I, p. 184. 

Sur les branches, dans les haies et sur les pierres des 

murs. CC. 

272. — tribacia Nylander, Olivier (9), I, p. 1 85 . 

Schistes ; gorges de la Dourbie. AR. 

273. — caesia Nylander, Olivier (9), I, p. 186. 

Schistes à La Roque et à Saint-Gleys, St-Jean-du-Bruel. 

274. — astroidea Nylander, Olivier (9), I, p. 187. 

Sur un Alnus; ravin de Roubieu, Nant. 

275. — obscura Nylander, Olivier (9), I, p. 188. 

Commun sur les écorces : peupliers, marronniers, etc. 
276. var. cycloselis Schaerer, Olivier (9), I, p. 189. 

Peupliers et mûriers à Nant. C. 
277. var. virella Schaerer, Olivier (9), I, p. 189. 

Sur un mur à Nant. R. 
278. — lithotea Nylander, Harmand (5), p. 236. 

Rochers dolomit. ; source du Durzon à Nant. R. 
279. var. sciastra Acharius, Harmand (5), p. 236. 

Sur un mur à Nant. Je n'en ai trouvé qu'un échantil- 
lon. 
279 bis. var. sciastrella Nylander, Harmand (5), p. 236. 

Sur un noyer à Nant. 
280. — adglutinata Nylander, Harmand (5), p. 236. 

Pins et peupliers ; Nant. AC. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 387 

281. — tribacella Nylander, Harmand (5), p. 237. 

Sur un rocher cale, bordant la route de Nant à La 
Cavalerie. R. 

XXXV. Peltigera 

282. — canina De Candolle, Olivier (9), I, p. i5 5. 

Haies, bois, rochers, etc. ; tr'ès répandu. 
283. var. membranacea Acharius, Olivier (9), I, p. 1 56. 

Lieux frais dans les taillis à Nant. AC. 
284. var. tectorum Delise, Olivier (9), I, p. 1 56- 

Lieux secs: pentes du Larzac, pic d'Ambouls à Nant. 
AG. 
285. var. undulata Delise; Sorediata Schaerer, Olivier (9); 

I, p. 157. Lieux secs, vers Dourbias ; Nant. 

286. — Iwri^ontalis De Candolle, Olivier (9), I, p. 162. 

Pentes du Larzac, pic d'Ambouls; Nant. AR. 

287. — spuria De Candolle, Olivier (9), I, p. \5j. 

Sur le sable d'alluvion ; ravin de Roubieu ; Nant. 

288. — scutata Duby, Olivier (9), I, p. 139. 

Rochers cale, moussus; pic d'Ambouls ; Nant. AR. 

289. var. propagulifera Koerber, = iimbata Delise, Oli- 
vier (9), I, p. 159. 

Sur la terre au pic d'Ambouls ; Nant. 

290. — polydactyla De Candolle, Olivier (9), I, p. 161. 
Bois et taillis ; pentes du Larzac ; Nant. 

291. var. microcarpa Acharius, Olivier (9), I, p. 161 . 

Sur les sables dolomit. au Viala ; Nant. R. 

XXXVI. Peltidea 

292. — venosa Acharius, Olivier (9), I, p. 164. 

Sur la terre, bord des talus ou des chemins creux ; bois 
du Saint-Guiral. R., la Serréreyde ; Aigoual. R. 

293. — aphthosa Acharius, Olivier (9), I, p. [63. 

Sur les rochers moussus dans les lieux frais; ravin de 
Roubieu à Nant ; bois de l'Abbé à Saint-Jean-du- 
Bruel ; Saint-Guiral, sur le grand rocher. 



388 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

XXXVII. Nephromium 

294. — laevigatum Nylander, Harmand (5), p. 21 5. 

Troncs et rochers moussus ; Saint-Alban à Nant, St- 

Guiral, Aigoual. AC. 
295. var. papyraceum Nylander, Harmand (5), p. 216. 

A la base des châtaigniers ; Beauvoisin et ravin de Rou- 

bieu à Nant ; roch. granit, moussus au St-Guiral. R. 
296. var-. parile Nylander, Harmand (5), p. 216. 

Troncs et rochers aux environs de Nant. 
297. — îusitanicum Nylander, Olivier (9), I, p. 1 52. 

Châtaigniers : Nant et Saint-Jean-du-Bruel ; rochers 

et troncs moussus ; bois du Saint-Guiral. 
298. var. normannum Hue, Olivier (9), I, p. 1 33 . 

A la base des vieux châtaigniers : Nant et Saint-Jean. 
299. — tomentosum Nylander, Harmand (5), p. 21 5. 

Hêtres et rochers moussus : Saint-Guiral et Aigoual. 

AR. 
3oo. form. papilluiiferum Harmand (5), p. 21 5. 

Troncs et rochers moussus; bois du Saint-Guiral. R. 

XXXVIII. Umbilicaria 

3oi. — pustulata De Candolle, Olivier (9), I, p. 191. 
Rochers siliceux de la région montagneuse. C. 

XXXIX. Gyrophora 

3 02. — cinerascens Arnold (1), 5 mai 1875, p. 6. 

Rochers siliceux : gorges de la Dourbie, Saint-Guiral, 
Aigoual. AC. 

303. — cylindrica Acharius, Harmand (5), p. 241. 

Rochers granit. : Saint-Guiral, le Suquet, col de Fau- 
bel et Aigoual. AC. 

304. var. crinita Schaerer, Boistel (10), p. 52. 

Station de l'espèce précédente. 

305. — vellea Acharius, Harmand (5), p. 239. 

Sur un rocher granit à l'Aigoual. RR. 

306. — hirsuta Acharius, Harmand (5), p. 240. 

Rochers granit., gorges de la Dourbie. R. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 389 

307. — murina Acharius, Harmand (5), p. 240. 

Rochers siliceux; gorges de la Dourbie et col de Fau- 
bel. 

308. — erosa Acharius, Harmand (5), p. 242. 

Rochers granit. ; col de Faubel, Aigoual. 

309. — hyperborea Mudd, Th. Fries (4), p. 160. 

Sur un roch. granit, bord de la route de Saint-Jean-du- 

Bruel à Dourbies (ait. 1000 mètres). RR. 
3 10. — Jlocculosa Koerber, Harmand (5), p. 242. 

Rochers granit.; Saint-Guiral (i35o m ). R. 
3 n. — polyphylla Koerber, Lamy de la Chapelle (8), p. 33. 

Schistes au Ranc et dans les gorges de la Dourbie; St- 

Jean-du-Bruel. 
3 12. var. glabra Acharius, Boistel (io), p. 54. 

Schistes : gorges de la Dourbie. Rochers granit, au col 

Faubel. AR. 
3i3. — polyrrhi^a Ch. Fries, Olivier (9), I, p. 195. 

Rochers granit. : Saint-Guiral, Aigoual, col de Faubel, 

etc. AC. 

XL. Ricasolia 

314. — glomulifera Nylander, Olivier (9), I, p. 140. 

Châtaigniers et hêtres ; Nant. AR. ; hêtres à Dourbies, 
au Saint-Guiral et à l'Aigoual. 

XLI. Scicta 

3 1 5. — pulmonacea Acharius, Olivier (9), I, p. 143. 

Troncs d'arbres à Beauvoisin ; Nant et dans toute la 

région montagneuse. 
3i6. form. papillaris Nylander, Olivier (9), I, p. 144. 

A la base des châtaigniers ; ravin de Roubieu, Nant. 

AR. 
317. form. pleurocarpa Acharius, Harmand (5), p. 21 3. 

Sur un hêtre au Saint-Guiral. RR. 
3 18. var. hypomela Duby, Olivier (9), I, p. 144. 

Sur un hêtre, bord du sentier qui conduit de Saint-Jean 

au Saint-Guiral (i200 m ) RR. 



390 ACADÉMIE DE GÉOGHAPHIE BOTANIQUE 

XLII. Stictina 

319. — scrobiculaîa Nylander, Olivier (9), I, p. 146. 

Sur les troncs : châtaigniers, hêtres, etc. ; Nant., St- 
Jean-du-Bruel, Saint-Guiral, etc. C. 

320. — limbata Nylander, Olivier (9), I, p. 147. 

Troncs moussus : Saint-Alban et Beauvoisin à Nant. 
32i. — fuliginosa Nylander, Olivier (9), I, p. 148. 

Troncs et rochers moussus : Saint-Guiral et Aigoual. 
AC. 

322. — sylvalica Nylander, Harmand (5), p. 21 3. 

Troncs et rochers moussus : bois du Saint-Guiral. AC. 

XL.III. Pannaria 

323. — brunnea Nylander, Harmand (5), p. 248. 

Sur un rocher granit, moussu : bois des Oubretsà l'Ai- 
goual. RR. 

324. — nebuîosa Nylander, Olivier (9), II, p. 323. 

Sur la terre dans les châtaigneraies : pentes d'Algues, 

ravin de Roubieu ; Nant. AC. 
325. var. coronata Nylander, Olivier (9), II, p. 323. ; 

Sur les talus et dans les bois : ravin de Roubieu à Nant. 

les Crozes à St-Jean-du-Bruel; Dourbies, etc. AC. 
326. — rubiginosa Delise, Harmand (5), p. 248. 

Sur les châtaigniers moussus : Nant., Saint-Jean, Dour- 
bies. C. 
327. var. conoplea E. Fries, Harmand (5), p. 248. 

Sur les troncs moussus : châtaigniers, chênes, etc.; 

Nant., St-Jean-du-Bruel, Dourbies. C. 

XLIV. Pannularia 

328. — triptophylla Nylander, Harmand (5), p. 25 1 . 
Hêtres ; Saint-Guiral et Aigoual. 

329. var. incrassata Nylander, Lamy de la Chapelle (8), 

p. 35. A la base des châtaigniers à Nant. R. 

33o — muscorum Nylander, Harmand (5), p. 25 1 . 

Sur les rochers et à la base des hêtres moussus au Saint- 
Guiral et à l' Aigoual. R. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 391 

33 1 . — determinata Nylander, Lich. Scand., p. 128 (2), p. 76, 

1906. 

Bull. Soc. bot. de France, 4 e série, t. VI, p. 76. 

« Thalle presque nul. Apothécies concaves, munies 
d'un bord épais, souvent flexueux. Epith. bruni. Théc. 
et Hyp. incolores. Paraphyses cohérentes, spores cylin- 
driques, rarement ellipsoïdes, droites ou un peu cour- 
bes, presque toujours simples, rarement 1-, très rare- 
ment 3- septées, longues de 30-42 sur 5-6 (x. Quelques 
spores âgées sont brunies. » (2) p. yô\ 1906. 
Sur les roch. granit, moussus au Saint-Guiral. R; 
fructifié. 

332. — microphylla Nylander, Lamy de la Chapelle (8), p. 35. 

Troncs de châtaigniers au Ségala et dans le ravin de 
Roubieu, Nant. 

Rochers et troncs de hêtres moussus au Saint-Guiral et 
à l'Aigoual AR. 

333. — plumbea Harmand (5), p. 25 1. 

Sur les troncs à Nant., St-Jean-du-Bruel, etc. AG. 
334. var. myriocarpa Duby, Olivier (9), II, p. 325. 

Sur les châtaigniers à Nant. Hêtres à l'Aigoual. 
335. var. cyanoloma Schaerer, Olivier (9), II, p. 325. 

Châtaigniers à Nant. AC. 

XLV. Heppia 

336. — Guepini Nylander, Lamy de la Chapelle (7), n° 220. 

Rochers schisteux aux environs du Vigan. AR. 

337. — urceolata Naegeli, Flagey (3), p. 210. 

Sur les pierres terreuses d'un vieux mur cale; côte de 
La Liquisse à Nant. RR. 

XLVI. Squamaria 

339. — crassa De Candolle, Olivier (9), I, p. 197. 

Sur la terre, les pierres et les rochers calcaires à Nant. C. 

340. — caespitosa Schaerer, Olivier (9), I, p. 198. 

Roch. dolomit. du Larzac et du Causse-Bégon. AC. 



392 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

341. — lentigera De Candolle, Olivier (9), I, p. 19g. 

Coteaux cale, et sables dolomit. sur le Larzac. AR. 

342. — saxicola Tulasne, Olivier (9), I, p. 202. 

Schistes : Nant et St-Jean-du-Bruel. Granit.: Saint- 
Guiral, le Suquet, Aigoual, etc. 

343. var. diffracla Acharius, Olivier (9), I, p. 202. 

Schistes à La Roque et à Saint-Gleys; St-Jean-du- 
Bruel. AR. 

344. var . versicolor Acharius, Olivier (9), I, p. 202. 

Murs et pierres cale; Nant. et le Larzac. AC. 

345. — pruinosa Duby, Olivier (9), I, p. 2o3. 

Roch. cale, au calvaire de Nant. R. 

346. — teichotea Nylander, Boistel (10), p. 102. 

Roch. et pierres cale, aux environs de Nant. AC. 

347. — gypsacea Nylander, Th. Fries (4), p. 222. 

Sur le cale, à l'Aigoual : pentes de l'Hort de Dieu. RR. 

XLVII. Acarospora 

348. — discreta Th. Fries, Olivier (9), I, p. 214. 

Grès : ravin de Roubieu à Nant.; granit. : gorges de la 
Dourbie. R. 

349. — chlorophana Massalongo, Th. Fries (4), p. 209. 

Rochers siliceux : gorges de la Dourbie au Moulin- 
Bondon. 

350. — fuscata Th. Fries, Olivier (9), I, p. 21 1 . 

Grès et schistes : ravin de Roubieu à Nant. 
35 1 . var. peliocypha Th. Fries (4), p. 21 5 . 

Sur le grès, sentier d'Algues ; Nant. RR. 
352. — glaucocarpa Koerber, Th. Fries (4), p. 212. 

Murs et roch. cale, à Nant. AC. 
353. form. farinosa Anzi, Catal. p. 5j ; Olivier, Bull. 

Acad. Géogr. bot.^ août 1905, p. 206. 

« Squame brun verdâtre, à superficie entièrement 

blanche farineuse ou un peu chagrinée » 

Surun roch. cale. ; côte de la Liquisseà Nant. RR. 

(1903). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 393 

354. — form. albocincta Olivier, nova f a igo3. 

nouveautés Lichéniq. Olivier, Bull. Acad. Géogr. 
bot., août 1905, p. 206. 

« Squames brun pâle semblables au type, mais tou- 
tes fortement bordées de blanc. » 

Sur les pierres cale, d'un mur à Nant. RR. 

355. — squamulosa Acharius, Olivier (9), I, p. 208. 

Sur les murs et les roch. cale, à Nant. AC. 

XLVIII. Placodium 

356. — elegans De Candolle, Olivier (9), I, p. 216. 

Sur un roch. granit, à l'Aigoual. RR. 
Je n'en ai trouvé qu'un échantillon. 

357. var. tenue Acharius, Olivier (9), I, p. 216. 

Sur les pierres siliceuses d'un mur à Nant. R. 

358. — callopismum Mérat, Olivier (9), I, p. 217. 

Murs et rochers cale, à Nant. C. 

359. — sympageum Acharius, Olivier (9), I, p. 218. 

Murs et roch. cale. : à Nant., le Larzac, Camprieu. 

360. — tnurorum De Candolle, Olivier (9), I, p. 220. 

Murs et roch. cale, à Nant. C. 
36 1. form. cinnabarinum Olivier (9), I, p. 221. 

Sur un mur à Nant. R. 
362. form. corticola Nylander, Boistel (10), p. 99. 

A la base d'un noyer à Nant. R. 
363. — var. pusillum Mùller, Flagey (3), p. 23i. 

Sur les murs de la vieille église de Saint-Martin à Nant 

et sur les roch. cale, bordant la route du Vigan à Au- 

las. R. 
364 var. radiatum Hue, Olivier (9), I, p. 224. 

Rochers dolomit. des causses aux environs de Nant. C. 

365. — decipiens Arnold, Olivier (9), I, p. 222. 

Sur les murs et les pierres cale. ; le Larzac. 

366. — cirrochroum Nylander, Olivier (9), I, p. 223. 

Roch. dolomit. au-dessus de la route de Nant. à La 
Liquisse. R. 

367. — — var. obliterans Nylander, Boistel (10), p. 101. 



394 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Roch. dolomit. au-dessus de la route de Nant. à La 

Liquisse. AR. 
368. — teycholytum De Candolle, Olivier (9), I, p. 225. 

Murs et roch. cale, à Nant. AC. 
369. var. craspedium Acharius, Boistel (10), p. 101. 

Sur le grès : Mas-de-Pauque près Nant. 
370. var. Lalavei Schaerer, Olivier (9), I, p. 226. 

Murs et pierres cale. : le Larzac, Nant. AC. 
371. — candicans Duby, Olivier (9), I, p. 206. 

lecanora candicans Schaerer, Spicil. p. 119. 

Sur les vieux murs et sur les pierres cale, à l'Estrade, 

Nant. AC. 
3/2. — médians Nylander, Olivier (9), I, p. 224, 

Murs et pierres cale. : cà et là, mais rare à Nant. 

373. — fulgens De Candolle, Olivier (9), I, p. 207. 

Sur la terre, les murs et les roch. cale, terreux ; répandu 
aux environs de Nant. 

XLIX. Galoplaca 

374. — aurantiaca Th. Fries (4), p. 177, 

Ecorces : peupliers, frênes, pommiers, etc. Nant. 
375. var. inalpina Acharius, Harmand (5), p. 268, 

Schistes : gorges de la Dourbie en amont du Moulin- 

Bondon. AR. 
376. var. placidia Massalongo, Flagey (3), p. 246. 

Rochers cale, au-dessus des Freyssinets ; Nant. R. 
377. var. erythrella Th. Fries (4), p. 178. 

Rochers cale. : pic d'Ambouls, Saint-Alban ; Nant. 

AR. 
378. — cerina Th. Fries (4), p. 173. 

Ecorces: peupliers, frênes, etc. ; Nant. C. 
379. var. dispersa Olivier (9), I, p. 229. 

Sur un vieux poirier ; ravin de St-Guignol à Nant. R. 
38o. — — var. stillicidiorum E. Fries, Olivier (9), I, p. 229. 

Sur les rochers et les troncs de châtaigniers moussus à 

Algues et au Ségala ; Nant. AC. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 395 

38 1. var. chloroleuca Th. Fries (4), p. 174. 

Sur la mousse dans les fentes des rochers dolomit. ; le 
Larzac et Causse-Bégon ; Nant. R. 

382. — haematites Nylander, Olivier (9), I, p. 23o. 

Lecanora haematites Ghaubard in Saint-Amand, Flora 
Agen, p. 492. 

Ecorces : peupliers, cerisiers, etc. à Nant. G. 

383. — citrina Th. Fries (4), p. 176. 

Pierres cale, et mortier des vieux murs à Nant. AC. 

384. form. depauperata Harmand (5), p. 267. 

Sur un roch. cale. ; bords de la Dourble, en amont du 
roc Trinquât ; Nant. R. 

385. — congrediens Nylander, Boistel (10), p, ii5. 

Schistes : gorges de la Dourbie en amont du Moulin- 
Bondon. R. 

386. — ferruginea Th. Fries (4), p. 182. 

Ecorces : hêtres, poiriers, peupliers, etc. CG. 

387. — ■ — form. congruens Grognot, Olivier (9), I, p. 242. 

Sur le grès : pentes de Gastelnau à Nant. R. 
388. var . festiva E. Fries, Olivier (9), I, p. 242. 

Parmelia ferruginea var. festiva E. Fries, Lich. En- 

rop. p. 172. Schistes : gorges de la Dourbie et mont 

Aigoual, grès à Algues ; Nant. R. 
389. — fuscoatra Nylander, Olivier (9), I, p. 242. — Obscura 

Th. Fries (4), p. i83. 

Roch. granit, au Saint-Guiral. C. 
389 bis. — leucoraea Nylander, Boistel (10), p. 116. 

Sur un roch. cale, moussu ; le Larzac. RR. 

390. — caesiorufa Acharius, Olivier (9), I, p. 242. 

Sur les murs à Nant. AR. 

391. — lobulata Sommerfeld, Olivier (9), I, p. 236. 

Roch. cale, bord de la Dourbie. Schistes : ravin de Rou- 
bieu à Nant. R. 

392. —phlogina Flagey (3), p. 244. 

Ecorces : noyers, hêtres, saules, etc. à Nant. AC. 

393. —pyracea Acharius, Th. Fries (4), p. 178. 



396 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Ecorces : peupliers, noyers, ornes, etc. ; Nant et Saint- 

Jean-du-Bruel. AR. 
394. var. holocarpa Acharius, Flagey (3), p. 248. 

Sur le vieux bois et sur un tilleul à Nant. R. 
395. form. picta Taylor, Harmand (5), p. 270. 

Rochers cale, gorges de la Virenque à Sauclières près 

Nant. R. 
3g6. var. rupestris Scopoli, Olivier (9), I, p. 23 1. 

Schistes ; gorges de la Dourbie. R. 
397. — agardhiana f* achrustacea Flagey, exs, 3 1 3 (3), p. 241 . 

Roch rs dolomit. du Viala à Nant. AR. 

398. — chalybaea E. Fries, Th. Fries (4), p. 172. 

Sur les pierres et les roch. cale, à Nant. 

Il est commun au sommet du pic d'Ambouls. 

399. — variabilis Persoon, Th. Fries (4), p. 172. 

Murs et roch. cale, à Nant ; roch. dolomit. : plateau du 
Larzac à la Couvertoirade. AR. 

400. V ar. percaena Acharius, Bouly de Lesdain in litt. 

Roch. dolomit. ; côte de La Liquisse à Nant. 

401. —luteoalba Turner, Th. Fries (4), p. 190. 

Sur les peupliers et les ormeaux à Casic ; Nant. AR. 
401 bis. — lactea Massalongo, Olivier (9), I, p. 244. 

Sur un poteau télégraph. : route de Nant à La Cava- 
lerie. R. 

402. — vitellina Nylander, Th. Fries (4), p. 188. 

Sur le vieux bois à Nant ; sur les schistes, ravin de Rou- 

bieu. AR. 
403. form. arcuata Acharius, Olivier (9), I, p. 245. 

Sur les poteaux télégraph. : route de Nant à La Cava. 

lerie. R. 
404. V ar. xanthostigma Th. Fries, Flagey (3), p. 253. 

Ecorces et vieux bois à Nant. AC. 

405. — epixantha Nylander, Boistel (10), p. 120. 

Sur les ardoises d'une vieille toiture à Nant. R. 

L. Dimelaena 

406. — mougeotioides Nylander, Boistel (10), p. 93. 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 397 

Rochers siliceux : gorges de la Dourbie. 

Il est commun sur le quartz entre le Moulin-Bondon 

et le Teyrac; Saint-Jean-du-Bruel. 

LI. Psoroma 

407. — hypnorum Nylander, Th. Fries (4), p. 232. 

P.ochers granit, moussus, dans les bois du Saint-Gui- 
ral, du Suquet et de l'Aigoual. AC. 

LU. Rinodina 

408. — aequatula Bouly de Lesdain, Bull. Soc bot. France, 

1906, p. 517. — Lecanora aequatula Nylander, in 
Flora, 1884, p. 388. 

Sur les rochers dolomit. au-dessus de la route de 
Nant à La Liquisse. R. 

409. — Bischoffii Koerber, Th. Fries (4), p. 204. 

Sur les pierres cale, et les roch. dolomit. aux environs 

de Nant. R. 
410. var. immersa Koerber, Olivier (9), I, p. 258. 

Sur les pierres cale; le Larzac. R. 
4! [. — colobina Acharius, Th. Fries (4), p. 2o5. 

Peupliers : bords de la Dourbie à Nant. R. 
412. — confragosa Acharius, Olivier (9), I, p. 256. 

Roch. siliceux : gorges de la Dourbie vers le Tayrac. 

AR. 

413. var. crassescens Bouly de Lesdain, in litt. (Nylander 

in Flora 1875, p. 104 Lecanora). 

Sur un bloc de grès, bord du sentier qui va de Nant à 

Algues. R. 
414. — exigua Acharius, Th. Fries (4), p. 201. 

Sur les pierres, les écorces et le vieux bois aux environs 

de Nant. AR. 
4i5. — lecanorina Massalongo, Th. Fries (4), p. 204. 

Sur les roch. cale, à la source du Durzon ; Nant. AR. 
4! 6. — milvina Acharius, Th. Fries, Arctoi, p. 224. 

Sur les murs et les pierres cale, à Nant. R. 
Sept.-Octobre ' 3 



398 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

417. — ocellala Nylander, (Harmand (5), p. 284 Lecanora). 

Sur les pierres siliceuses; pentes de Castelnau à Nant. 
RR. 

418. — sophodes Acharius, Th. Fries (4), p. 199. 

Ecorces et vieux bois à Nant. AC. 

419. var. maculiformis Hepp, Flagey (3), p. 256. 

Sur une vieille racine de châtaignier au Ségala près 
Nant. R. 

420. — archaea Acharius, Boistel (10), p. 1 53. — Lecanora ar- 

chaea Acharius. Lich. Univ., p. 357. 
Sur un roch. granit, moussu à l'Aigoual où j'en ai ren- 
contré deux petits échantillons. RR. 

LUI. Lecanora 

421. — circinata Acharius, Lamy de la Chapelle (8), p. 5o. 

Sur les pierres cale, d'un mur au-dessus du cimetière 
à Nant. R. 

422. — subeircinata Nylander, Lamy de la Chapelle (8), p. 5o. 

Sur les murs et les roch. cale, à Nant C. 

423. — tartarea Acharius, Olivier (9), I, p. 263. 

Rochers granit. : au Saint-Guiral, le Suquet, Aigoual. C. 
424. var. subtartarea Nylander, Olivier (9), I, p. 264. 

Sur un roch. granit, au Saint-Guiral. RR. 
425. — parella Acharius, Olivier (9), I, p. 264. 

Rochers siliceux à Nant, au Guiral, etc. AC. 
426. form. corticola Olivier (9), I, p. 265. 

Sur les châtaigniers à Nant et St-Jean-du-Bruel. AC. 
427. form. Turneri Acharius, Olivier (9), I, p. 265. 

Sur un châtaignier au Ségala ; Nant. R. 
428. var. alboflavescens Schaerer, Olivier (9), p. 265. 

Peupliers; bords du Durzon à Nant AR. 

429. — pallescens Nylander, Olivier (9), I, p. 266. 

Châtaigniers à Nant et à St-Jean-du-Bruel. C. 

430. — atra Acharius, Olivier (9), p. 267. 

Sur les écorces et sur les pierres à Nant. C. 

43 1. — subfusca Acharius, Olivier (9), I, p. 268. 

Arbres; peupliers, ormes, chênes, etc. à Nant. C. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 399 

432. var. argentata Acharius, Olivier, (9) I, p. 269. 

Peupliers à Casic et à Beauvoisin ; Nant. AR. 
433. form. cretacea Malbranche, Harmand (5), p. 291. 

Sur les vieilles écorces à Nant. 
434. var. glabrata Acharius, Olivier (9), I, p. 269. 

Ecorces des vieux troncs; Nant, Cantobre, etc. C. 
436. var. parisiensis Nylander, Flagey (3), p. 272. 

Sur un hêtre au Saint-Guiral. 
437. var. campestris Schaerer, Olivier (9), I, p. 269. 

Grès; pentes de Castelnau à Nant. AC. 
438. var. lecideoides Nylander, Boistel (10), p. 140. 

Grès; pentes de Castelnau à Nant. AR. 

439. — intumescens Koerber, Olivier (9), I, p. 271 . 

Hêtres; Beauvoisin, Nant; Saint-Guiral, Aigoual. C. 

440. — gangaleoides Nylander (9), I, p. 272. 

Schistes; gorges de la Dourbie. Granité, Saint-Guiral, 
le Suquet, Aigoual. C. 

441. form. schistina Nylander, Boistel (10), p. 139. 

Sur un mur à Casic; Nant. RR. 

442. — rugosa Nylander, Olivier (9), I, p. 273. 

Ecorces: peupliers, ormeaux; Nant et gorges de la 
Dourbie. CC. 

443. — cenisia Acharius, Olivier (9), I, p. 275. 

Rochers granit. àl'Aigoual. AR. 
444. var. atrynea Nylander, Olivier (9), I, p. 275. 

Roch. granit, au Suquet. R. 
445. — chlarona Acharius, Olivier (9), I, p. 273. 

Ecorces lisses ; bois à Nant, au Saint-Guiral et à l'Ai- 

goual. 
446. var. chlarothera Nylander, Olivier (9), I, p. 274. 

Sur les hêtres; bois du Saint-Guiral. AR. 
447. var. distans Acharius, Olivier (9), I , p. 274. 

Sur un frêne à Nant. R. 
448. var. geographica Massalongo, Olivier (9), p. 274. 

Hêtres ; bois du Saint-Guiral et de l'Aigoual. AC. 
449. — albella Acharius, Olivier (9), I, p. 276. 

Ecorces des jeunes chênes; Nant et St-Jean-du-Bruel.C. 



400 ACADÉMIE UE GÉOC.11API1IE BOTANIQUE 



45o. — angulosa Acharius, Olivier (9), I, p. 277. 

Sur les peupliers à Nant. C. 
45 1. var. minuta Arnold, Olivier (9), I, p. 278. 

Sur un sorbier à Nant. R. 

452. — glaucoma Acharius, Olivier (9), p. 279. 

Schistes : ravin de Roubieu et gorges de la Dourbie ; 
rochers granit, au Saint-Guiral et à TAigoual. C. 

453. — subcarnea Acharius, Olivier (9), I, p. 281 . 

Rochers siliceux à Nant et au Saint-Guiral AC. 

454. — subradiosa Nylander, Boistel (10), p. 143. 

Schistes; gorges de la Dourbie en amont du Moulin- 
Bondon. 

455. — galactina Acharius, Olivier (9), I, p. 281 . 

Sur les pierres cale, des murs et sur les rochers ; plateau 
du Larzac. C. 

456. — dispersa Nylander, Olivier (9), I, p. 283. 

Rochers dolomit. du Viala ; Nant. AR. 

457. — crenulata Nylander, Lamy de la Chapelle (8), p. 5o. 

Sur les murs et les rochers cale, à Nant. AC. 

Sur les rochers dolomit . du Viala on trouve cette espèce 

réduite dans toutes ses parties. 

458. — Hageni Acharius, Lamy de la Chapelle (8), p. 53. 

Sur le vieux bois et les écorces à Nant. AC. 

459. form. crenulata Duby, Olivier (9), I, p. 285. 

Sur le vieux bois; pin, peuplier, etc. à Nant. C. 

460. — umbrina Nylander, Harmand (5), p. 3o6. 

Sur le vieux bois ; commun sur les poteaux télégraphi- 
ques ; Nant, Saint-Jean-du-Bruel, etc. 

461. — coarctata Acharius, Olivier (9), I, p. 288. 

Sur le micaschiste ; gorges de la Dourbie en amont du 
Moulin-Bondon. R. 

462. var. argilliseda Schaerer, Olivier (9}, I, p. 289. 

Sur la terre argileuse d'un mur vers le Moulin-Bon- 
don. R. 

463. var. elacista Acharius, Olivier (9), I, p. 288. 

Pierres, pentes du Saint-Alban à Nant. AR. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 401 

464. — hypoptoid.es Nylander, Bouly de Lesdain (2) Bull. Soc. 

bot. France, t. VI, p. 582 (1906). 

« Thalle grisâtre, presque nul, K — G — KC. — 
Apothécies brun rougeâtre, blanches intérieurement, 
d'abord planes et munies d'un rebord livide, puis bien- 
tôt légèrement convexes, à bord persistant. Epith. oli- 
vâtre, théc. et hypoth. incol., paraphyses indistinctes. 
Thèques claviformes, spores 8-nes, longues de 1 2-1 3 
sur 3-3, 5 [a. Gélat. hym. I -f- bleu. » (2) 1906, 
p. 582. 

Sur les vieux châtaigniers à Algues et aux environs de 
Castelnau près Nant. R. 

465. — sulphurea Acharius, Olivier (9), I, p. 290. 

Rochers siliceux; gorges de la Dourbie. AC. 

466. — intricata Acharius, Harmand (5), p. 3oo. 

Sur le grès : pentes d'Algues et ravin de Roubieu à 
Nant. AC. 

467. -- subintricata Nylander, Th. Fries (4), p. 265. 

Vieux poteaux télégraph. à Nant. 

468. — poiytropa Th. Fries, Harmand (5), p. 299. 

Rochers granit, au Saint-Guiral et à TAigoual. R. 
469. form. illusoria Acharius, Harmand (5), p. 299. 

Sur des pierres volcaniq. au-dessus de Saint-Michel à 

Nant. AR. 
470. form. acrustacea Schaerer, Olivier (9), I, p. 292 . 

Schistes à Saint-Jean-du-Bruel et dans les gorges de la 

Dourbie. 

471. — varia Acharius, Olivier (9), I, p. 293. 

Pins : bois de Beauvoisin à Nant . Hêtres : bois du St- 
Guiral. AR. 

472. — coniqea Acharius, Olivier (9), I, p. 296. 

Pins au Saint-Alban ; Nant. R. 
473. form. strobilina Acharius, Olivier (9), I, p. 296. 

Sur les cônes des pins au Saint-Alban. R. 
474. — symmictera Nylander, Olivier (9), I, p. 296. 

Sur un vieux poteau télégraph. ; route de Nant. à La 

Cavalerie. 



4-02 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

475. var. saepincola Nylander, Harmand (5), p. 3oi. 

Pins, au Saint-Guiral. R. 

476. — sarcopis Acharius, Harmand (5), p. 3o3. 

Sur le vieux bois ; Nant, Saint-Jean-du-Bruel, Saint- 
Guiral, etc. AC. 

477. var. ravida Nylander, Olivier (9), I, p. 298. 

Sur le vieux bois; Nant et Saint-Jean-du-Bruel. C. 

478. — effusa Acharius, Olivier (9), I, p. 298. 

Sur les vieilles souches de chênes, pins, châtaigniers, 
etc. à Nant. C. 

479. — piniperda Koerber, Harmand (5), p. 304. 

Pins ; pente du Viala à Nant. AR. 

480. — badia Acharius, Olivier (9), I, p. 299. 

Sur le cale, oolitiq. ; plateau du Larzac entre la Cou- 
venoirade et la Virenque. AR. Rochers siliceux ; gor- 
ges de la Dourbie en amont du Moulin-Bondon. R. 

481. — — form. cinerascens Nylander, Olivier (9), I, p. 299. 

Schistes vers Dourbies. AR. 

482. var. nitens Nylander, Olivier (9), I, p. 299. 

Rochers siliceux ; gorges de la Dourbie en amont du 
Moulin-Bondon. AR. 

483. — picea Nylander, Harmand (5), p. 285. 

Sur le granité ; Saint-Guiral et Suquet. R. 

LIV. Aspicilia 

484. — caesiocinerea Nylander, Boistel (10), p. 145. 

Rochers granit, au Suquet et au Saint-Guiral. AR. 

485. — calcarea .Koerber, Olivier (9), I, p. 3oo. 

Sur les murs et les pierres cale, à Nant. C. 

486. var. caesioalba Duby, Olivier (9), I, p. 3oi. 

Schistes ; gorges de la Dourbie en amont du Moulin- 
Bondon. R. 

487. var. concreta Schaerer, Olivier (9}, I, p. 3oi . 

Sur les pierres cale, d'un mur ; chemin de Nant au pic 
d'Ambouls. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 403 

488. form. farinosa Floerke, Th. Fries (4), p. 275. 

Sur les pierres cale. ; pic d'Ambouls, ravin de Roubieu 

et pentes d'Algues à Nant. AR. 
48g form. opegraphoides De Candolle, Olivier (9), I, p. 3oi . 

Sur les murs, les rochers et les pierres cale, à Nant. 

AC. 
490. var. conforta Acharius, Olivier (9), I, p. 3oi. 

Sur les pierres calcaires et volcaniq. à Nant. AC. 
491. form. Lundensis E. Fries, Harmand (5), p. 314. 

Sur un vieux cerisier à Saint-Guignol ; Nant. 
492. var. monstrosa Lamy de la Chapelle (8), p. 60. 

Sur les roch. dolomit. ; plateau du Larzac. R. 
4^3, — pavimentans (Nyl., Flora 1874, p. 3io. Lecanora), 
Sur une borne ; route de Nant à La Cavalerie. R. 

494. — cinerea Koerber, Olivier (9), I, p. 304. 

Rochers granit. ; gorges de la Dourbie, le Suquet, col 
de Faubel, etc. AC. 

495. — — var. alba Schaerer, Olivier (9), I, p. 304. 

Sur un rocher volcanique ; route d'Alzon à Arre. AR. 
496. var. caesiocinerea Bouly de Lesdain, nov. var. 1903, 

Bull. Soc. bot. France. — 4 e série, t. VI, p. 5i5. 

« Thalle, K -f- I puis R, cendré bleuâtre, aréole un 

peu lobé au pourtour. Apothécies innées, noires, nues, 

arrondies, munies d'un bord assez épais et persistant, 

isolées ou confluentes, et réunies alors par 5 ou ô. 

Epith. olivâtre, théc. et hypoth. incolores, paraphyses 

soudées articulées, spores 8-nées, ovales ou parfois 

presque sphériques, longues de io-i5 u. sur 9-12.» 

(2) 1906, p. 5 1 5 . 

Sur une pierre siliceuse, sentier d'Algues à Nant. RR. 
497. var. mastoidea Weddell, Olivier (9), I, p. 3o5. 

Schistes à Saint-Gleys ; Sain-Jean-du-Bruel. R. 
499. — flavida Th. Fries (4), p. 286 ; Asp. micrantha Koerber, 

parerga Lich. p. 102; Lecanora flavida Hepp, Fxs. 

(1860), n° 63o. 

Sur les quartz roulés et les schistes quartzeux ; bord 

du chemin d'Algues à Castelnau. Nant. RR. 



404 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

500. — gibbosa ;Koerber, Olivier (9), I, p. 3o3. 

Schistes à Saint-Gleys et dans les gorges de la Dourbie. 

AC. 
5oi. — Hoffmanni Acharius, Olivier (g), I, p. 3oi. 

Schistes, gorges de la Dourbie en-amont du Moulin- 

Bondon. R. 

5 02. — lacustris Th. Fries (4), p. 288. 

Roch. granit, humides ; gorges de la Dourbie vers le 
Tayrac. R. 

503. — mutabilis Koerber, Flagey (3), p. 296. 

Sur l'écorce d'urr vieux châtaignier à Nant. Sur les 
hêtres au Saint- Guiral. R. 

504. —similis Massalongo, Boistel (10), p. 148. 

Roch- cale, ravin de Vébrenque vers le bois du Roi à 
Nant. Rochers cale, à l'entrée du tunnel du Brama- 
Biau : Gamprieu. R. 

505. — subdepressa Nylander, Boistel (10), p. 146. 

Sur le grès ; pentes d'Algues vers le ravin de Roubieu. 
R. 

506. — coronata Bouly de Lesdain; Pachycopara coronata 

Massalongo, Mem. Lich., p. i3i (2). — (1906), p. 56. 
« Thalle blanc farineux, lisse ou légèrement granu- 
leux par places, Apothécies d'abord immerge'es, puis 
sessiles et entourées d'un rebord thallin épais, granu- 
leux et persistant. 

Gélat. hym. I. -f- bleu. » 
;' Les apothécies examinées ne contenaient pas de spores, 

f Sur les roches cale, au pic d'Ambouls, Nant. AR. (2) 

1906, p. 5 16. 

LV. Lecania 

5o-. — arenaria Bouly de Lesdain in litt. 

Biatora arenaria Anzi, Manip. n° 94. 
Rochers dolomit. aux environs de Nant. AR. 

508. — cyrtella Acharius, Th. Fries (4), p. 294. 

Peupliers à Nant. AR. 

509. — erysibe Acharius, Th. Fries (4), p. 295. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 405 

Sur le mortier des vieux murs et sur les pierres cale, à 
Nant. AC. 

5 10. — Rabenhorsti Hepp, Boistel (10), p. 124. 

Sur le mortier d'un vieux mur à Nant. R. 

5 1 1 . — syringeû Acharius, Th. Fries (4), p. 290. 

Sur les peupliers à Nant. AR. 

5 12. — Nylanderiana Massalongo, Th. Fries (4), p. 291. 

Sur le mortier et les pierres cale, à Nant. AC. 
5i3. — rubra var. mitscicola Mùller, Flagey (3), p. 3 10. 

Sur les mousses terreuses recouvrant les conglomérats 
cale, au calvaire de Nant. R. 

LVI. Haematomma 

514. — coccineum Koerber, Th. Fries (4), p. 297. 

Rochers granit.; gorges de la Dourbie, le Suquet, Saint- 

Guiral, Aigoual. AC. 
5i5. form. ochroleucum Th. Fries (4), p. 297. 

Sur le quartz au Ranc, St-Jean-du-Bruel. AR. 
5 16. form. porphyrium Th. Fries (4), p. 297. 

Rochers granit, et schisteux; gorges de la Dourbie. AR. 

LVII. Urceolaria 

517. — scruposa Acharius, Olivier (9), I, p. 317. 

Sur la terre, les e'corces, les rochers, CC. 
5 18. form. flavescens Harmand (5), p. 335. 

Schistes : gorges de la Dourbie en amont du Moulin- 

Bondon. 

519. form. granulosa Harmand (5), p. 334. 

Sur le grès; pentes d'Algues et de Castelnau à Nant. 

AR. 
520. form. plambea Acharius, Olivier (9), ï, p. 3 18. 

Sur le granité ; gorges de la Dourbie. AC. 
52i. var. bryophila Acharius, Harmand (5), p. 335. 

Sur de vieilles mousses : bois de Beauvoisin et pic 

d'Ambouls à Nant. AC. 
^22. var. gypsacea Sommerfeld, Harmand (5), p. 335. 

Murs et rochers cale, à Nant. AC. 



406 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

523. var. lichenicola Montagne, Olivier (9), p. 3 18. 

Sur les Cladonia; pic d'Ambouls et bois de Beauvoisin 

à Nant. AR. 
524. var. dealbata Acharius, Harmand (5), p. 335. 

Sur le grès : pentes de Castelnau à Nant. AR. 

525. — actinostoma Acharius, Olivier (9), I, p. 319. 

Sur les schistes; pentes d'Algues vers Saint-Jean. AR. 

526. — violaria Nylander, Lamy de la Chapelle (8), p. 65. 

Sur les schistes à Saint-Gleys près St-Jean-du-Bruel. 

527. —ocellata De Candolle, FI. Fr. II, p. 372; Lecanora 

Villarsii Acharius, Lich. Univ. y p. 338. 
Sur les roch. cale, à fleur du sol entre Nant et les ro- 
chers des Cuns. Il est commun entre Gasic et le pic 
d'Ambouls. 

LVIII. Thelotrema 

528. — lepadinum Acharius, Harmand (5), p. 333. 

Sur Técorce d'un vieux hêtre au Saint-Guiral. RR. 

LIX. Phlyctis 

529. — agelaea Koerber, Th. Fries (4), p. 323. 

Sur les écorces : chênes, hêtres, houx, etc. ; Nant, Saint- 
Guiral, Aigoual. AC. 

LX. Pertusaria 

530. — communis De Candolle, Hue (11), n° 1. 

Ecorces : châtaigniers, chênes, hêtres, etc. CG. 
53i. — var. rupestris De Candolle, Hue (11), n° 1, var. 

Schistes à Saint-Gleys près St-Jean-du-Bruel. C. 
532. form. plumbea Duby, Hue (n), n° 1, f a . 

Sur les hêtres au Saint-Guiral. AC. 
534. var. scutellaris Schaerer, Hue (1 1), n° 14, note. 

Châtaigniers à Nant. C. 

535. — areolata Nylander, Hue (1 1), n° 2. 

Rochers cale, au calvaire de Nant. AR. 

536. — ceuthocarpa E. Fries, Hue (11), n° 3. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 407 



Sur le tronc d'un châtaignier; ravin de Roubieu à 
Nant. R. 

53 7 . — pustulata Nylander, Hue (i 1), n° 4. 

Sur les jeunes châtaigniers à Nant et à St-Jean-du- 
Bruel. AC. 

538. — dealbata Nylander, Hue, (11), n° 6. 

Sur le gre's; pentes de Castelnau à Nant. AR. 

53 9 . __ corallina Th. Fries, Hue (1 1), n° 7. 

Grès ; pentes d'Algues à Nant. Schistes ; gorges de la 
Dourbie et Aigoual. AC. 

540. — melanochlora Nylander, Hue (1 1), n° 9. 

Schistes; gorges de la Dourbie; Aigoual bord du sen- 
tier des botanistes. AR. 

541. — leucosora Nylander, Hue (11), n° 10, 

Sur le grés ; pentes d'Algues vers Nant. AR, 

542. — Westringii Nylander, Hue (1 1), n° 11. 

Schistes, ravin de Roubieu à Nant ; gorges de la Dour- 
bie ; pentes du Suquet vers Trêves. AC. 

543. — velata Nylander, Hue (n), n° 1 3 . 

Sur un chêne à Beauvoisin ; Nant. R. 

544. — multipuncta Nylander, Hue (1 1), n° 14. 

Sur les écorces : hêtres, chênes, etc.; sur le grés : pen- 
tes de Castelnau à Nant. 

545. — globulifera Nylander, Hue (11), n° i5. 

Hêtres ; bois du Saint-Guiral et de l' Aigoual. AR. 

546. — amara Nylander, Hue (11), n° 16. 

Hêtres; bois de Beauvoisin à Nant et pentes du Saint- 
Guiral. AR. 

547. — lactea Nylander Hue (11), n° 17. 

Schistes à Saint-Gleys; St-Jean-du-Bruel. R. 

548. — monogona Nylander, Hue (1 1), n° 18. 

Rochers granit, au Saint-Guiral. R. 

54g. — leioplaca Schaerer, Hue (1 1), n° 21 . 

Hêtres; bois de Beauvoisin à Nant, Aigoual, Saint- 
Guiral, etc. AR. 

55o. — Wulfenii De Candolle, Hue (11), n° 24. 



408 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Châtaigniers, hêtres, chênes, etc.; bois aux environs de 
Nant et de St-Jean-du-Bruel. 

55 1. var. rupicola Nylander, Hue (i i), n° 24 var. 

Schistes aux environs de St-Jean-du-Bruel et dans les 
gorges de la Dourbie. AC. 

552. — lutescens Lamy, Hue (11), n° 25. 

Châtaigniers à St-Jean-du-Bruel; hêtres au Saint-Guiral 
et à l'Aigoual. AC. 

LXI. Toninia 

553. — aromatica Smith, Flagey (3), p. 340. 

Lecidea aromatica Acharius, U. L., p. 168. 

Sur la terre, les murs et les pierres cale; re'pandu à 

Nant. 
554. var. cervina Th. Fries (4), p. 333 . 

Schistes, gorges de la Dourbie. AR. 
555. — subcandida Bouly de Lesdain, nov. sp. 1901. — (2) 

p. 583. Bull. Soc. bot. France, 4 e série, VI, 1906, 

p. 583. 

« Extus Toniniae candidaeommo similis, Th. K — . 

olivaceum, thecium incoloratum, hypoth. leviter fus- 

cescens, paraphyses liberae, sat crassae, articulatae, 

leviter clavatae, sporae 8-nat., hyalinae, aciculari-sub- 

fusiformes, 3-septae, 27-42 [x longae, 4-5 latae. Gelât. 

hym. I. caerulescit. » 

Ce Lichen, extérieurement identique au T. candida, 

ne peut en être distingué que par l'examen des spores : 

il est au T. candida ce que le T. submamillare Flagey 

est au T. mamillare (2), p. 583. 

Sur un roch. cale, à Nant. Je n'en ai trouvé qu'un 

échantillon. 

556. — candida Th. Fries (4), p. 338. 

Sur la terre et les roch. cale; côte de La Liquisse à 
Nant. AR. 

557. — cinereovirescens var. verruculosa Th. Fries (4), p. 33 1 . 

Schistes ; ravin de Roubieu à Nant. AR. 

558. — mamillaris Flagey (3), p. 346. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTAMQUE 409 

Rochers dolomit. aux environs de Nant. AR. 

559. — tabacina Flagey (3), p. 347 ; Lecidea tabacina Nylander, 

Prodr., p. 367. 

Rochers cale; gorges de la Virenque près Sauclières. 

AR. 

5 60. — caeruleonigricans Th. Fries (4), p. 336. 

Sur la terre, les murs et les pierres cale, à Nant et à 

Cantobre. CC. 
56 1. var. glebosa Acharius, Olivier (9), II, p. 1 1 . 

Rochers dolomit.; source du Durzon à Nant. R. 
562. var. opuntioides Nylander, Lamy de la Chapelle (8), 

n° 359. 

Sur les rochers dolomit. à la Couvertoirade ; plateau du 

Larzac. R. 

LXII. Bacidia 

563. — endoleuca Nylander, Th. Fries (4), p. 347. 

Sur un cèdre à Beauvoisin près Nant. R. 

564. — albescens Arnold, Th. Fries (4), p. 348. 

Houx; bois de Beauvoisin. AC. 

565. — inundata E. Fries, Th. Fries (4), p. 35o. 

Sur les pierres silic. en partie inondées dans le lit de la 
Dourbie en amont du Moulin-Bondon. AR. 

566. — atrosanguinea Schaerer, Th. Fries (4), p. 354. 

Sur une racine d'ormeau à Nant. R. 
566 bis. var. argillicola Arnold in Malbranche, Olivier (9), II, 

p. 23. 

Sur l'argile d'un mur; ravin de Roubieu à Nant. R. 
567. var. muscorum Th. Fries (4), p. 354. 

Sur la mousse; rochers dolom. aux env. de Nant. AR. 

568. — bacillifera Nylander, Olivier (9), II, p. 24. 

Sur une racine de chêne; pentes de Vellas à Nant. R. 

569. — stenospora Hepp, Olivier (9), II, p. 25. 

Poteaux télégraph.; route de Nant à La Cavalerie. R. 

570. — incompla Borrer, Th. Fries (4), p. 36 1. 

Sur un vieux poteau télégraph.; route de Nant à La 
Cavalerie. R. 



410 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



571. — umbrina Acharius, Olivier (9), II, p. 27. 

Schistes ; ravin de Roubieu à Nant. AC. 

572. — pelidniza Nylander, Flora, 1874, p. 3 18. 

Vieux bois; ravin de Roubieu à Nant. 

573. — vermifera Nylander, Th. Fries (4), p. 363. 

Sur les vieux poteaux télégraph.; route de Nant à La 
Cavalerie. R. 

LXIII. Bilimbia 

574. — hypnophila Acharius, Olivier (9), II, p. 34. 

Sur les murs et les rochers moussus. CC. 

575. — microcarpa Th. fries (4), p. 376. 

Sur les rochers cale, moussus, et le vieux bois à Nant; 
rochers moussus bois de l'Aigoual. 

576. — maelena Nylander, Th. Fries (4), p. 383. 

Rochers dolomit. moussus au Mas de Pauque ; 
Nant. AR. 

577. — milliaria Koerber, Th. Fries (4), p. 38i. 

Sur les vieux murs moussus, pentes du ravin de 
Roubieu, Nant. 

578. — lernaria Nylander, Olivier (9), II, p. 37. 

Sur les rochers dolomit, du Viala ; Nant. AR. 

579. — trisepta Naegeli, Th. Fries (4), p. 382. 

Sur la terre et le grés; pentes d'Algues vers le ravin 
de Roubieu. RR. 

58 0. — syncomista Nylander, Boistel (10), p. 191. 

Dans les fissures du rocher cale, sur lequel est bâti le 
château d'Algues. Nant. R. 

58 1. — Naegelii Anzi, Th. Fries, (4), p. 378. 

Sur un houx ; ravin de Roubieu et sur un frêne au 
picdAmbouls; Nant. R. 

LXIV. Gyalecta 

582. — cupularis Achalarius, Olivier (9), II, p. 49. 

Sur les rochers cale, à Nant. CC. 

583. — thelotremoides Nylander, Boistel (10), p. 179. 

Sur les rochers dolomit. du Viala à Nant. AC. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 411 

584. — pineti Acharius, Olivier (9), II, p. 5o. 

Sur l'écorce des pins ; ravin de Roubieu à Nant. RI 

LXV. Lopadium 

585. — pe\i\oideum Koerber, Th. Fries (4), p. 389. 

Sur un vieux poirier ; ravin de Saint-Guignol à Nant. 
Sur un rocher granit, moussu : bois de l'Aigoual. 
RR. 

LXVI. Biatorella 

586. — deplanata Almquist, Bouly-de-Lesdain. Lich.de Spa, 

Bull. Soc. bot. France. 4 e se'rie, t. V. 1905. 

« Thalle nul ; apothe'cies légèrement rougeâtres, 
tout le thécium jaunâtre ; paraphyses grêles, peu 
cohérentes, tortueuses, ramifiées, faiblement articu- 
lées; thèques en forme de massue, épaisses au som- 
met; 

Spores très nombreuses, globuleuses de 3 — 35 (A 
de diamètre. Gélat. hym. I -f- bleu persistant. » 

Sur un vieux châtaignier entre Nant et Saint-Jean- 
du-Bruel à côté du vieux four à chaux. RR. 

587. — moriformis Acharius Bouly de Lesdain (2) Bull. Soc. 

bot. France, 4 e série, t. V, p. 495. 

« Thalle nul. Apothécies convexes, immarginées 
noires devenant pourpres quand on les humecte. 

Epithécium vert ou olivâtre, thécium et hypothé- 
cium incolores. Paraphyses très cohérentes, tortueu- 
ses, non renflées au sommet. Thèques claviformes, 
ventrues, épaissies au sommet. Spores globuleuses, 
nombreuses, mesurant de 3 à 3,5 u. de diamètre. » 

M. Bouly de Lesdain fait remarquer que, par 
son epithécium vert et la réaction de l'Iode sur 
la gélatine hyméniale, le Biatorella de Nant se ratta- 
che bien au B. moriformis, mais la cohérence de ses 
paraphyses le rapproche aussi du B. deplanata. Les 

B. deplanata Almquist, pinicola (Massalongo), 
Th. Fries et moriformis paraissent, dit-il, bien voi- 



412 ACADÉMIE DE GÉOGUAPHIE BOTAMQUE 

sins; peut-être ne faut-il voir dans ces trois espèces 
que de simples modifications d'un même type (2) 
p. 436. 

Sur les vieilles souches de châtaigniers; ravin de 
Roubieu entre Algues et le Bosc à Nant et à Saint- 
Jean-du-Bruel. AR. 

588. — ochrophora Th. Fries, Bouly de Lesdain, Lich. de 

Spa;p. i3, Bull. Soc. bot. France. 4 e série t. V. 
janvier igo5. 

« Thalle nul, apothécies très petites, presque invi- 
sibles à l'œil nu, couvertes d'une poussière ochracée ; 
épithécium et thécium incolores ; hypothécium à 
peine jaunâtre ; paraphyses cohérentes faiblement arti- 
culées, légèrement renflées au sommet, épaisses de 
1, 5 (jl ; spores très nombreuses globuleuses, 3-4 \>. de 
diamètre Gélat. hym. I -f-b>leu. » — Lich. de Spa. 
Dans le creux d'un vieux pommier ; ravin de Saint- 
Guignol ; sur un peuplier à Ambouls; Nant. RR. 

LXVII. Sarcogyne 

589. — clavus De Candolle,, Th. Fries (4), p. 40g. 

Pierres et rochers de nature silicieuse; gorges de la 

Dourbie AC. 
5go. — simplex Ny]ander, Olivier (9) II, p. 5g. 

Sur le quartz ; gorges de la Dourbie en amont du 

Moulin-Bondon. AR. 
5g 1 . var. strepsodina Acharius, Olivier (g) II, p. 60. 

Pentes de Castelnau près Nant. AR. 
5g2. pruinosa Acharius, Olivier (g), II, p. 58. 

Sur le mortier des murs et sur les pierres cale, à 

à Nant. C. 
5g3. — var. nuda Nylander, in Lamy, Olivier !g), p. 5g. 

Sur les murs, les pierres cal. et les roch. dolomit. à 

Nant. AC. 

LXVIII. Lecanactis 

5g4- — premnea Acharius, Olivier (g), II, p. 44. 



ACADÉMIE DE GÉOGItAPHIE BOTANIQUE 413 

Sur les schistes; ravin de Roubieu à Nant. AR. 

595. — amphibola Koerber, Olivier (9), II, p. 47. 

Sur l'écorce des pins ; bois aux environs de Nant. 
AR. 

596. — citrinella Acharius, Olivier (9), II, p. 43. 

Sur la terre et les mousses; bord des routes et des 
chemins dans la région montagneuse. AR. 

LXIX. Catillaria 

597. — atropurpurea Schaerer, Th. Fries (4), p. 565. 

Sur de vieilles racines de chêne aux environs de La 
Cavalerie. 

598. — lenticularis Acharius Th. Fries (4) p. 567. 

Peupliers et hêtres à Casic et à Castelnau; rochers 
dolomit. aux environs de Nant. AR. 

599. — nigroclavata Nylander, Boistel (10), p. 199. 

Sur les hêtres; pentes de Castelnau à Nant. RR. 

600. — chalybeia Borrer, Olivier II, p. 137. 

Sur un peuplier à Casic : Nant. Sur les schistes ; 
gorges de la Dourbie. R. 

601. — synothea Acharius, Th. Fries '(4), p. 577. Biatora 

denigrata E. Fries, Vet. Ak. Handl, 1822. p. 265. 
Sur les vieilles souches de châtaigniers à Nant. AR. 

602. — prasina E. Fries, Th. Fries (4), p. 572. 

Pins à Beauvoisin ; Nant. R. 

603. — subduplex Nylander, Olivier (9), II, p. 1 36. 

A la base des vieux troncs moussus ; gorges de la 
Dourbie au Tayrac. AR. 

604. — erysiboides Nylander, Th. Fries (4), p. 572. 

Sur une racine de noyer; chemin de Castelnau à 
Saint-Michel et sur un peuplier à Casic ; Nant. R. 

605. — globulosa Floerke, Th. Fries (4), p. 575. 

Sur le vieux bois ; vieilles souches au Ségala près 
Nant. R. 

606. yar. erumpens Hedlund, Bouly de Lesdain (2) Bull. 

Soc. bot. France^ 4 e série, t. VII, p. 444. 

« Apothécies noires, petites, naissant entre les 
Sept. -Octobre 16 



414 ACAUÉiMIE 1)E GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

fibres du bois, et le plus souvent, au début, allongées 
dans leur direction. Bientôt émergées, elles restent 
longtemps planes, à marge peu visible, pour devenir 
légèrement convexes àla fin, mais globuleuses comme 
dans le type. 

Epith., théc. et hypoth. légèrement fuligineux, 
paraphyses très cohérentes. Spores droites ou un peu 
courbes, i-septés ou parfois simples, longues de 9- 
12 sur 4 [x. Gélat. hym. I -f- bleu sale. » Bouly de 
Lesd. (2). 

Sur le bois nu d'un pin à Trèses; Gard. 1904. 

607. — glomerella Nylander, Th. Fries (4), p. 578. 

Sur les vieux troncs de châtaig. à Nant, sur un 
poteau télégraph. route de Nant. à La Cavalerie. R. 

608. — grossa Nylander, Olivier (9), p. 1 38 . 

Sur les écorces : chênes, peupliers, ormes, etc.; 
répandu dans le bassin de la Dourbie. C. 

LXX. Lecidea 

609. — adglutinata Nylander, Boistel (10), p. 95. 

Sur les rochers dolomit. aux environs de Nant. R. 

610. — fuliginosa Taylor, Olivier (9), II, p. 72. 

Sur lespierres terreuses d'un mur, côte de laLiquisse; 
Nant. AC. 

611. — decipiens Acharius, Olivier (9), II, p. 70. 

Sur la terre, pentes cale, à Nant. C. 

612. — ostreata Hoffmann, Th. Fries (4), p. 414. 

Vieux châtaigniers à Nant. R. 
61?. — Friedi Acharius, Th. Fries (4), p. 416. 

Dans les cavités des vieux châtaigniers : gorges de la 
Dourbie et à Esprunier : pentes de Trêves. R. 

614. — testacea Hoffmann, Th. Fries (4), p. 414. 

Sur les rochers calcaires, pentes sèches du Pré-Neuf 
et du ravin de Roubieu à Nant. R. 

61 5. — lurida Acharius, Olivier (9), II, p. 69. 

Sur la terre des murs et dans les fissures des rochers 
cale, à Nant. C. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTAMQUE 415 



6 1 6 . — fusca Schaerer, Th. Fries (4), p. 435. 

Pierres cale, des murs ; la Vernède et ravin de Rou- 
bieu à Nant. AR. 

617. — atrofusca Flotow, Th, Fries (4) p. 436. 

Rochers cale, moussus; pentes du Viala et du Rou- 
bieu à Nant. R. — A la base d'un hêtre à l'Aigoual. 

618. — quernea Acharius, Olivier (9), II, p. 74. 

Peupliers à Beauvoisin; Nant. R. 

619. — rupestris Acharius, Olivier (9), II, p. 73. 

Rochers cale, çà et là aux environs de Nant. AR. 
620. var. calva Arnold, Olivier (9) II, p. 74. 

Rochers cale, humides aux environs de Nant. G. 
621. — — var. incrustans De Candolle, Olivier (9), II, p. 74. 

Rochers cale, aux environs de Nant. AR. 
622. var. irrubata Acharius, Olivier (9), IL p. 74. 

Pentes cale, du Viala; Nant. AG. 

623. — vernalis Acharius, Th. Fries (4), p. 427. 

Pins à Beauvoisin, Nant. ; hêtres et rochers moussus 
au Saint-Guiral et à l'Aigoual. 

624. — decolorans Acharius, Olivier (9), II, p. 78. 

Sur les pins au causse Bégon : Nant. 

Sur la terre parmi les bruyères au Saint-Guiral. 

62 1 ? var. glebulosa E. Fries, Olivier (9), II, p. 79. 

Schistes, gorges de la Dourbie en amont du Moulin- 
Bondon. R. 

626. — flexuosa Nylander, Olivier (9), II, p. 79. 

Sur les vieux châtaigniers; Nant. et Saint-Jean-du- 
Bruel. AR. 

627. — cuprea Sommerfeld, Th. Fries (4), p. 426. 

Hêtres et rochers moussus au Saint-Guiral et à l'Ai- 
goual. AR. 

628. — fuliginea Acharius, Olivier (9), II, p. 83. 

Vieux troncs et vieilles souches de châtain. : ravin de 
Roubieu, pentes de Castelnau, Ségala à Nant. AR. 

629. var. humosa Acharius, Olivier (9), II, p. 84. 

Sur la terre, bois des Crozes a Saint-Jean-du-Bruel. R. 



416 ACADÉMIE DE GÉOGRVPIIIE BOTANIQUE 

630. — uliginosa Acharius, Olivier (9), II, p. 82. 

Détritus de végétaux, bois de Beauvoisin à Nant. 
Saint-Guiral. AC. 

63 1. — — var. trachylina Nylander, Olivier (9), II, p. 83. 

Schistes, ravin de Roubieu à Nant. AC. 

632. — fuscorubens Nylander, Olivier (9), II, p. 85. 

Sur les pierres et les roches cale, à Nant. AC. 

633. — chondrodes Leighton, Flagey (5), p. 43o. 

Sur les conglomérats cale, au calvaire de Nant. R. 

634. — turgidula E, Fries, Olivier (9), II, p. 89. 

Vieux châtaigniers à Nant. çà et là R. 

635. — heterella Nylander, Olivier (9), II, p. 90. 

Sur un vieux châtaignier au Ségala; Nant. R. 

636. — viridescens Acharius (9), II, p. 91. 

Sur les racines d'un hêtre au Saint-Guiral. R. 

637. — immersa Koerber, Olivier (9), II, p. 92. 

Sur les rochers cale. ; causse du Larzac R. 

638. — elaeochroma Acharius, Olivier (9), II, p. 94. 

Espèce corticole très répandue dans le bassin supé- 
rieur de la Dourbie. 
639. form. albescens Harmand (5), p. 388. 

Sur un bouleau à Beauvoisin; Nant. R. 
640. — — form. caerulea Harmand (5), p. 388. 

Sur les frênes à Saint-Alban ; Nant. 
641. var. achristaTh. Fries (4), p. 544. 

Ecorces : chênes, hêtres, etc. Nant, St-Guinal. CC. 

642. orm. flimitata Acharius, Olivier (9), II, p. 96. 

Chênes, peupliers, hêtres à Nant. AC. 
643. var. LaureriTh. Fries, Olivier (9), II, p. 96. 

Hêtres et peupliers à Nant et à Saint-Jean. AC. 
644. var. olivacea Koerber, Olivier (9), II, p. 96. 

Sur les racines d'un châtaignier à Vellas ; Nant. R. 
645. form. flavens Nylander, Olivier (9), II, p. 96. 

Hêtres à Beauvoisin; Nant. AC. 
646. — enteroleuca Acharius, Olivier (9), II, p. 100. 

Sur les murs, les pierres et le mortier à Nant, AC. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOT.VN1QIE 417 



647. var. diasemoides Nylander, Olivier (9), II, p. 101. 

Murs aux Cuns ; Nant. 

648. — euphorea Nylander, Olivier (9) II, p. 99. 

Thalle K + jaune. C — , K (C) — . Les apothécies 
sont parfois un peu foncées en dedans comme dans le 
L. elaeochroma, ce qui l'en distingue c'est la réaction 
C — du thalle. 
Sur une racine de poirier à la Rivière; Nant. R. 

649. — form. granulato-areolata Harmand (5), p. 391. 

Peupliers, bords du Durzon à Nant. R. 

650. — goniophila Floerke, Harmand (5), p. 392. 

Murs cale, aux Cuns près Nant ; schistes au Moulin- 
Bondon. AR. 

65 1. — latypi^a Nylander, Harmand (5), p. 393. 

Sur le cale, et sur le schiste aux environs de Nant. 
AC. 

652. — latypea Acharius Form. ochracea Hepp, Olivier (9), 

II, p. 98. 

Sur les pierres cale, d'un mur à Nant. 

653. — Berengeriana Nylander, Flagey (3), p. 424. 

Sur la terre à la base d'un châtaignier : le Ségala à 
Nant. R. 

654. — confluens Acharius, Olivier (9), II, p. io5. 

Sur les schistes et le granité; gorges de la Dourbie, 
Mont Aigoual, etc. AC. 

655. — speirea Acharius, Olivier (9), II, p. 106. 

Rochers granit. ; gorges de la Dourbie. AC. 

656. — silacea Acharius, Olivier (9), II, p. 107. 

Schistes, gorges de la Dourbie et pentes du Suquet. 

657. — lithophila Acharius, Olivier (9), II, p. 114. 

Sur les rochers granit, à l'Aigoual. AC 

658. — auriculata Th. Fries (4), p. 499.^ 

Rochers granit., gorges de la Dourbie en amont du 
Moulin-Bondon. AR. 
660. — lygaea Acharius, Th. Fries (4), p. 452. 

Sur les rochers granit., gorges de la Dourbie, le 
Suquet, Aigoual, Saint-Guiral. AR. 



418 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

66 1. — plana Lahm in Koerber, Th. Fries (4), p. 497. 

Sur les micaschistes; route de Dourbies. AR. 

662. — rivulosa Acharius, Th. Fries (4), p. 450. 

Rochers granit, au Suquet, à l'Aigoual et au Saint- 
Guiral. R. 

663. form. corticola Schaerer, Lamy de la Chapelle (7), 

n°47Ô. 

Hêtres ; bois du Saint-Guiral et de l'Aigoual. AC. 

664. — tenebrosa Nylander, Olivier (9), II, p. 1 i5. 

Sur le quartz et le granité au Suquet et dansles gorges 
de la Dourbie. AC. 

665. — fumosa Acharius, Olivier (9), II, p. 116. 

Grés, ravin de Roubieu à Nant. Schistes et granité 
gorges de la Dourbie, St-Guiral, Aigoual, le Suquet. 
AC. 

666. — fuscoatra Acharius, Lamy de la Chapelle (7), ^467. 

Schistes : ravin de Roubieu et gorges de la Dourbie. 
AR. 

667. — grisella Nylander, Lamy de la Chapelle (7), n° 468. 

Sur les schistes et le granit ; gorges de la Dourbie, 
Saint-Guiral, Aigoual. AR. 

668. — paupemma Nylander, Harmand (5), p. 404. 

Schistes, pentes d'Algues vers St-Jean-du-Bruel. R. 

669. — badiopallescens Nylander, Lamy de la Chapelle (8), 

n° 472. 

Schistes ; ravin de Roubieu à Nant. 

670. — albocaerulescens Acharius, Lamy de la Chapelle (8), 

P- 77- 

Sur le grés, ravin de Roubieu à Nant; sur le schiste 

à Saint-Jean-du-Bruel AC. 

671. — contiguaE. Fries, Olivier (9), II, p. 109. 

Sur le grés et le schiste ; Nant et Saint-Jean. AC. 

672. — crustulata var. meiospora Nylander, Olivier (9), II, 

p. 1 1 3. 

Sur le cale, silicieux à Saint-Michel et à la côte de La 

Liquisse ; Nant R - 

673. — lactea Floerke, Harmand (5), p. 394. 



ACADÉMIE DE GÉOGIIAPHIE BOTANIQUE 419 

Schistes, gorges de la Dourbie ; rochers granit., 

Aigoual. AC. 
674. — platycarpa Acharius, Olivier (9), II, p. m. 

Schistes, gorges de la Dourbie ; grès, ravin de Rou- 

bieu à Nant. 
675. var. steri\a Nylander, Olivier (9), II, p. 1 12. 

Schistes et grés; ravin de Roubieu à Nant. 

676. — tessellata Nylander, Boistel (10), p. 208. 

Rochers siliceux entre Dourbie et le Suquet. R. 

677. — sarcogynoides Koerber, Olivier (9), II, p. 118. 

Sur un mur à Saint-Martin ; Nant. 

678. — trochodes Taylor, Olivier (9), II, p. 122. 

Rochers dolomit. du Viala à Nant. R. 

679. — vorticosa Koerber, Olivier (9), II, p. 119. 

Sur les pierres siliceuses des murs à Nant et à Saint- 
Jean-du-Bruel. 

680. — conferenda Nylander, Olivier (9), II, p. 1 25. 

Quartz ; gorges de la Dourbie. R. 

681. — enclitica Nylander, Olivier (9), II, p. 1 23. 

Vieux troncs de châtaigniers; ravin de Roubieu à 
Nant. RR. 

682. — erratica Koerber, Olivier (9), II, p. 123. 

Sur les pierres; pentes de Beauvoisin et du Saint- 
Alban à Nant. 

LXXI. Buellia 

683. badia Flotow, Olivier (9), II, p. 143. 

Rochers granit, au Saint-Guiral et au Suquet. R. 

684. — canescens Acharius, Olivier (9), II, p. 141. 

Pins à Beauvoisin, Nant. R. 

685. — disciformis Nylander, Olivier (9), II, p. 14?. 

Sur les hêtres à Beauvoisin, Nant et au Bois-de3 
l'Abbé, Saint-Jean-du-Bruel. AR. 

686. — var. rugulosa Acharius, Olivier (9), II, p. 145. 

Hêtres; pentes de Beauvoisin et de Castelneau a 
Nant. AC, 



420 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

687. var. saprophila Schaerer, Olivier (9), II, p. 145. 

Vieux châtaigniers à Nant. R. 

688. — griseonigra Nylander, Lamy de la Chapelle (7), n°5o6. 

Sur le calcaire siliceux; pentes des Cuns à Nant. RR. 

689. — leptocline Koeber, Th. Fries (4), p. 598. 

Schistes au Moulin-Bondon. AC. 

690. — myriocarpa De Candolle, Olivier (9), II, p. 147. 

Sur le bois, les écorces, les pierres ; répandu dans le 
bassin de la Dourbie. AC. 

691. var. punctiformis Hoffmann, Th. Fries (4), p. 595. 

Vieux bois : châtaigniers, pommiers, etc., à Nant. 

692. — nigritula Nylander, Olivier (9), II, p. i5o. 

B. Schaereri Koerber. 

A la base des pins, aux environs de Nant. AC. 

693. — saxatilis Koerber, Olivier (9), II, p. 149. 

Sur les pierres; pentes cale, des Cuns à Nant. RR. 

694. — spuria Schaerer, Olivier (9), II, p. 1 54. 

Schistes; gorges de la Dourbie en amont du Moulin- 
Bondon. AR. 

695. — alboatra E. Fries, Olivier (9), II, p. 1 56. 

Peupliers, frênes, etc., à Nant et à Saint-Jean. AC. 
696. var. ambigua Acharius, Olivier (4), p. 608. 

Grès, bord du sentier d'Algues à Nant. AR. 
697. var. leucocelis Acharius, Olivier (9), II, p. 157. 

Noyers à Beauvoisin ; Nant. AC. 
698. form. trabellina E. Fries, Olivier (9), II, p. 157. 

Sur un vieux poteau télégraphique, à Nant. 
699. — epipolia Acharius, Olivier (9), II, p. 1 58. 

Mortier et pierres cale, des murs à Nant. AC. 
700. var. venusta, Koerber, Olivier (9), II, p. 159. 

Murs et rochers calcaires, à Nant. AC 

701. — porphyricum Arnold, Olivier (9), II, p. 159. 

Sur un mur à Nant. RR. 

LXXII Rhizocarpon 

702. — distinctum Th. Fries, Olivier (9), II, p. 1 63. 

Schistes ; ravin de Roubieu à Nant. R. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 421 

jo3. — excentricum Acharius, Olivier (9), II, p. 167. 

Sur les pierres et les rochers siliceux; Nant, Saint- 

Jean-du-Bruel, etc. AC. 
704. var. concentrica Nylander, Olivier (9), II, p. 167. 

Pierres siliceuses à Nant. AC. 
705. — geminatum Flotow, Th. Fries (4), p. 623. 

Granité ; gorges de la Dourbie. AR. 
706. var. albescens Lamy de la Chapelle (7), n° 485. 

Sur un rocher granit, humide au Saint-Guiral. R. 
707. — geographicum De Candolle, Olivier (9), II, p. 169. 

Sur les pierres et les rochers de toute formation à 

l'exception du calcaire. C. 
708. var. caerulescens, Lamy (8), n°433. 

Granité; gorges de la Dourbie en amont du Moulin- 

Boudon. RR. 
709. var. conliguum, Nylander, Boistel (10), p. 241. 

Schistes, ravin de Roubieu à Nant; gorges de la 

Dourbie. AR. 
710, var. cyclopica Nylander, Olivier (9), II, p. 170. 

Sur le quartz; gorges de la Dourbie. R. 

711. - lavatum Acharius, Flagey (3), p. 498. 

Rochers siliceux; gorges de la Dourbie; schistes; 
ravin de Roubieu à Nant. C. 

712. — Œderi Acharius, Olivier (9), II, p. 164. 

Rochers granitiques aux environs de Dourbies, R. 

LXXIII. Xylographa 

713. — parallela Acharius, Olivier (9), II, p. 174. 

Sur de vieilles planches de chêne à Nant. R. 

LXXIV. Graphis 

714. — scripta Acharius, Olivier (9), II, p. 176. 

Sur les écorces. CC. 
7i5. — form. limitata, Persoon, Olivier (9), II, p. 177. 

Sur les coudriers au bois du Roi ; Nant. AC. 
716. var. varia Acharius, Olivier (9), II, p. 178. 

Sur les noyers et les hêtres à Nant. C. 



422 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

717. var. pulverulenta Acharius, Olivier (9), II, p. 178. 

Hêtres; bois de Beauvoisin à Nant. AR. 
718. — serpentina Acharius, Olivier (9), II, p. 180. 

Ecorces : hêtres, frênes, houx, etc., à Nant et à 

Saint-Jean-du-Bruel. C. 
719. var. microcarpa Acharius, Olivier (9), II, p. 180. 

Hêtres; bois de Beauvoisin à Nant. R. 
720. — elegans Acharius, Olivier (9), II, p. 181. 

Houx; bois de Beauvoisin à Nant, AR. 

LXXV Opegrapha 

721 . — atra De Candolle, Olivier (9), II, p. 196. 

Ecorces : Aunes, Erables, etc., à Nant. AG. 
722. var. dénigrât a Acharius, Olivier (9), II, p. 197. 

Hêtres ; pentes de Roubieu à Nant. 
723. — — var. hapalea Acharius, Olivier (9), p. 197. 

Sur un frêne au causse des Cuns ; Nant. 
724. var. reticulata De Candolle, Olivier (9), II, p. 197. 

Sur un frêne au causse des Cuns ; Nant. 

725. — notha Acharius, Olivier (9), II, p. 190. 

Ecorces des vieux troncs; Nant. AC. 

726. — pulicaris E. Fries, Olivier (9), II, p. 193. 

Houx et peupliers à Nant et à Saint-Jean-du-Bruel. C. 

727. — diaphora Acharius, Olivier (9), II, p. 191. 

Ecorces: houx, frênes, pommiers, etc. à Nant. C. 

728. var. signata Acharius, Olivier (9), II p. 192. 

Vieux bois et ecorces : Nant, Cantobre, Saint-Jean- 
du-Bruel, etc. AC. 

729. form. saprophila Nylander, Olivier (9), II, p. 192. 

Peupliers ; bords de la Dourbie à Nant et à Saint- 
Jean-du-Bruel. 

73o. — varia Persoon, Harmand(5), p. 444. 
Mûriers à Beauvoisin ; Nant. AR. 

731. var. lichenoides Persoon, Harmand (5), p. 444. 

Peupliers : Nant et Saint-Jean-du-Bruel. AR. 

732. — saxicola Acharius, Olivier (9), II, p. 195. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 423 

Rochers dolomit. du Viala et de la source du Dur- 
zon à Nant. AR. 

733. — — var. Persooni Acharius, Olivier (g) y II, p. 196. 

Rochers dolomit. du Viala; Nant. R. 

734. — centrifuga Massalongo, Miscellanea lichen, p. 18. 

Rochers dolomit. du Viala; Nant. R. 

735. — confluens Stizenberger, Lamy(8), p. 99. 

Rochers granit. : bois du Saint-Guiral. R. 

736. — vulgata Acharius, Harmand (5), p. 449. 

Sur les jeunes troncs : chênes, châtaigniers à Nant. G. 

737. — subsiderella Nylander, Harmand (5), p. 450. 

Peupliers : Cantobre, Nant, Saint-Jean-du-Bruel. AR. 

738. — herpetica Acharius, Harmand (5), p. 450. 

Ecorces : peupliers, frênes, pommiers, hêtres, etc. C. 

739. var. rubella Schaerer, Olivier (9), II, p. 2o3. 

Hêtres, aunes à Beauvoisin et dans le ravin de 
Roubieu; Nant. AR. 

740. — rufescens Nylander. Olivier (9), II, p. 2o3. 

Hêtres et érables au bois du Roi; Nant. R. 

741 . — viridis Persoon, Harmand (5), p. 451. 

Sur un hêtre à TEspérou ; Aigoual. 

LXXVI. Arthonia 

742. — armoricana var. Saltelii Bouly de Lesdain, nov. var. 

1903. (2), Bull. Soc. bot. France, T. V. p. 496. (1905). 

« Thalle formant une très légère tache grisâtre. 

Apothécies arrondies, spores oblongues 4 — sep- 
tées, longues de 18 à 21 sur 6-8 (x. Gélatine hymé- 
niale I -\- bleu, puis rouge vineux, -f- (2). 

Sur un frêne bords de la Dourbie à Nant. RR. 

743. — astroidea Acharius, Olivier (9), II, p. 216. 

Espèces très répandue sur les écorces lisses. 
744. var. radiata Acharius, Olivier (9), II, p. 217. 

Houx, frênes à Nant, à Saint-Jean-du-Bruel, etc. C. 
74}. — — var. Swart\iana Acharius, Olivier (9), II, p. 217. 

Frênes à Nant. AR. 



424 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

746. — cinnabarina Nylander, Olivier (9), II, p. 208. 

Sur un tremble : bois de Beauvoisin à Nant. 

747. — dispersa Nylander, Olivier (9), II, p. 220. 

Frênes et peupliers à Nant et à Saint-Jean. R. 

748. — galactites De Candolle, 01ivier(9), II, p. 219. 

Peupliers à Nant. R. 

749. — lobata Nylander, Boistel (10), p. 253. 

Sur les cale, durs dans les lieux ombragés ou dans 
les cryptes ; Nant. C. 

750. — pineti vo,r. sapineti Nylander, Olivier (9), II, p. 211. 

Pins aux environs de Nant. AR. 

751. — punctiformis Acharius, Olivier (9), II, p. 218. 

Ecorces lisses : peupliers, aunes, pins, etc. à Nant. C. 

752. — tenellula Nylander, Olivier (9), II, p. 221 . 

Peupliers à Saint-Gleys près Saint-Jean-du-Bruel. R. 

LXXVII. Melaspilea 

753. — arthonioides Nylander, Olivier (9), II, p. 223. 

Sur un érable aux Cuns : Nant. R. 

754. — proximella Nylander, Bouly de Lesdain (2), Bull. 

Soc .bot. France, t. VII, p. 445. (1907). 

« Thalle presque nul. Apothécies très petites, 
noires, arrondies, à marge légèrement proéminente. 
Epith. olivâtre, théc. incol., hypoth. olivâtre, para- 
physes grêles, simples, peu distinctes. Thèques 
piriformes épaissies au sommet, spores 8-nées, inco- 
lores, légèrement brunies à la fin, ovoïdes, i-sept., 
longues de 19-21 sur 9-10 (x. Gélat. hym. I. -f- jaunâ- 
tre. » (2) 

Sur l'écorce d'un genévrier, bords du Durzon 
à Nant. 1904. RR. 

LXXVIII . Endocarpon 

755. — nantianum (1) Olivier nova. sp. 1903. 

« Thalle composé de petites squames rousses ou 
brun-roux de 0,4 à 0,6 mill. environ, étroitement 
adhérentes, planes ou légèrement gonflées étant 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 425 

humides, arrondies ou subanguleuses, à bords parfois 
un peu relevés, discrètes ou contiguës, quelques- 
unes, au pourtour, plus grandes, atteignant presque 
i mill. Apothe'cies 0,2-0, 3 mill. de diamètre au plus, 
semi-immergées, à ostiole noir fonce', la plupart 
solitaires sur les squames. Paraphyses indistinctes, 
thèques larges, renflées mesurant 40,4-5 X 20,22. 
Spores 8 par thèque, disposées sur 2 ou 3 rangs, 
hyalines, simples, ellipsoïdes ou oblongues ■■ 
10,12 X 5,8, quelques-unes suboblongues. — 
Spermaties droites = 3 X 1/2. Réact. chim. - Ge- 
lât, hym. I -j- rouge-fauve. Le thalle de cette espèce 
se rapproche de Endocarpon phœocarpoides . Nyl., 
mais les apothécies de cette dernière sont tout au- 
tres. Elle est également voisine de Endoc. Schœreri 
dont le thalle est différent et les sporesun peu plus 
grandes. » Bull. Acad. intern. Géogr. botan. n° 169. 
décembre, 1903, p. 568. 

Sur les pierres cale, servant de couronnement au 
parapet du pont de Saint-Martin et sur un mur; 
chemin de Beauvoisin à Nant. R. 

(1) Nant, en latin Nantum. 

756. — tephroides var. crenulatum Nylander, Exp. Pyre- 

noc . p. 18. Sur la terre remplissant les fissures des 
rochers dolomit. au causse Bégon. Nant. R. 

757. — cartilagineum Nylander, Boistel (10), p. 267. 

Surla mousse, dans une excavation de rocher cale. 
au Mas-de-Pauque ; Nant. RR. 

758. — exiguum Nylander, Harmand (5), p. 460. 

Sur la terre cale, des murs vers le pic d'Ambouls à 
Nant. AR. 
759» — hepaticum Acharius, Harmand (5), p. 460. 

Sur la terre recouvrant les rochers cale, à Nant. G. 

760. — rufescens Acharius, Harmand (5), p. 460. 

Sur la terre dansles fissures des roch. cale, et sur les 
murs à Nant. AC. 

761. — Schaereri Nylander, Boistel (10), p. 267. 



426 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTAMQUE 

Murs et rochers cale. : à la Vernède, au pic d'Am- 
bouls, aux Cuns, etc. : Nant. AR. 

762. — subscabridulum Hue, Bouly-de-Lesdain (2) Bull. Soc. 

bot. France, 4 e série., V, p. 498 (1905). Verrue, 
subscabridula Nylander, Flora i885, p. 3oo. 

« Thalle formé de petites squames cendrées-glau- 
ques très adhérentes, répondant bien à la description 
de Nylander « superficie sœpius punctato-scabridulis, 
subimbricatis »; j'ajouterai que ces ponctuations ont 
l'aspect et la couleur de petits grains de sable qu'on 
aurait colléssur les squames. Apothécies très petites, 
innées, formant à la surface du thalle une petite tache 
brune et arrondie. Spores 2-nées, ellipsoïdes murales, 
d'abord incolores, puis brun-jaunâtre en vieillissant, 
longues de 33-54 sur 1 8-4.5 p. Nylander donne com- 
me mesure des spores des échantillons recueillis à 
Amélie 25-35 sur 12-17 jx ». 
Bouly de Lesd. (2). 

Sur la terre, pentes du Saint-Guiral, bord de la 
route d'Alzon à Arre.R. 

763. — miniatum Acharius, Harmand (5), p. 459. 

Rochers cale. : Cantobre, Nant. etc., AC. 

764. var. complicatum E. Fries, Harmand (5), p. 459. 

Rochers dolomit. des causses aux environs de Nant. 
Rochers humides à l'Hort de Dieu; Aigoual. R. 

765. — fluviatile De Candolle, Harmand (5), p. 459. 

Rochers granit, dans les cours d'eau ; aux Crozes, 
Saint-Guiral, l'Aigoual. AR. 

LXXIX. Normandina 

766. — jungermanniae Nylander, Olivier (9), II, p. 227. 

Sur les Jungermannes des troncs dans les bois de 
Nant et du Saint-Guiral. AR. 

LXXX. Arthopyrenia 

767. — epidermidis Acharius, Olivier (9), II, p. 263. 

Ecorces lisses CC. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 427 

768. var. atomaria Schaerer, Olivier (9), IT, p. 263. 

Sur aunes et prunelliers à Nant. 

769. — punctiformis Acharius, Olivier (9), II, p. 263. 

Sur les écorces lisses : frênes, bouleaux, etc., CC. 

770. — antecellens Nylander, Olivier (9), II, p. 264. 

Sur un bouleau à Dourbies. R. 

771. — diminutula Nylander, Boistel (10), p. 279. 

Jeunes noyers à Nant. R. 

772. — fallax Nylander, Olivier (9), II, p. 264. 

Sur les jeunes arbres : châtaigniers, hêtres, chênes ; 
assez répandu dans la valle'e de la Dourbie. 

773. — cinereopruinosa Schaerer, Olivier (9), II, p. 265. 

Sur le lierre, le buis et les bruyères à Nant. AC. 

774. — cerasi Acharius, Olivier (9), II, p. 267. 

Très commun sur les cerisiers à Nant et à Saint-Jean- 
du-Bruel. 

775. — pluriseptata Nylander, Boistel (10), p. 279. 

Frênes, bords du Durzon et hêtres, pentes de Cas- 
telnau à Nant. R. 
yyô. — rhyponta Acharius, Olivier (9), II, p. 266. 
Sur un aune à Vébrenque ; Nant. R. 

777. — oxyspora Nylander, Olivier (9), II, p. 268 

Sur les bouleaux blancs, bois de Beauvoisin ; Nant. 
AR. 

LXXXI. Acrocordia 

778. — biformis Nylander, Olivier (9), II, p. 246. 

Peupliers à Nant. AR. 

779. — conoidea Koerber, Olivier (9), II, p, 244. 

Rochers et pierres cale, à Nant. C. 

780. var. rubella Nylander, Olivier (9), II, 245. 

Sur un rocher cale. ; bords de la Dourbie à Nant. R. 

781. — gemmata Acharius, Olivier (9), II, p. 245. 

Ecorces : châtaigniers, chênes, ormes, etc. à Nant et 
à Saint-Jean-du-Bruel. C. 

782. — sphaeroides Wallroth, Harmand (5), p. 476. 

Châtaigniers au Ségala ; Nant. AR. 



428 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

LXXXII. Staurothele 

783. — clopima Wahlenberg, Boistel (10), p. 292. 
Verr. clopima Nylander, Prodr. p. 425. 

Sur les schistes ; ravin de Roubieu à Nant et dans 
les gorges de la Dourbie, AC. 

784. var. ambrosiana Arnold, Die Lich. des Frank. Jura, 

p. 239, Bouly-de-Lesdain (2) Bull. Soc. bot. France, 
V, mai 1905. 

« Thalle nettement orbiculaire, de 3 à 4 milli- 
mètres de diamètre, brun-noir, verruqueux. Apothé- 
cies centrales immergées dans des petites éminences 
arrondies. Spores 2-nées, murales, ovales, incolores, 
puis brunes, longues de 21-48 sur 1 3-20 [/. » (2), p. 3. 
Sur les pierres calcaires d'un mura Nant. R. 
78b. — hymenogonia Nylander, Olivier (9), II, p. 239. 

Pierres cale, pentes de Saint-Michel à Nant. AC. 

786. — inconversa Bouly-de-Lesdain (2), Bull. Soc. bot. 

France, t. V. 1905. Verrue, inconversa Nylander in 
Flora 1875, p. 362. 

« Thalle brunâtre, fendillé aréole. Apothécies 
noires, ombiliquées, hémisphériques, enfoncées dans 
des aréoles plus ou moins proéminentes du thalle, 
d'où elles émergent légèrement. Spores murales, in- 
colores, longues de 36-54 sur I2_ i8 [/.. Gonidies 
verdâtres de 5 à 6 a de diamètre » (2), p. 3. 

Sur les schistes en amont du Moulin-Bondon ; 
gorges de la Dourbie R. 

LXXXXII Sagedia 

787. — Gin\ibergeri Bouly de Lesdain (2), Bull. Soc. bot. 

France, VI, p. 586. Porina Gin^ibergeri Zahlbruc- 
kner Zu einer Flecht. 
Dalmatiens, II, p. 4. 

« Thalle presque entièrement endolithique, for- 
mant àla surface de la pierre une tache rose, cendrée. 

Apothécies petites, noires, semiglobuleuses. 

Paraphyses nombreuses, grêles, flexueuses, spores 



ACADÉMIE DE GÉOGHAPHIE BOTANIQUE 429 



fusiformes, arrondies aux extrémités, i à 7 septées, le 
plus souvent 7, longues de 24-40 sur 6-9 u. Dans les 
spores âgées, les cloisons sont plus épaisses. 

Comme le fait remarquer M. Zahlbruckner, cette 
espèce a très problablement comme synonyme Sage- 
dia rufescens Metzl. que Nylander signale comme 
fréquent dans le midi de la France sur les rochers 
cale; mais la description de ce Lichen n'ayant pas été 
publiée Sagedia rufescens est un c< nomen nudum » ». 
Bouly de Lesd (2). 

Rochers dolomit. au-dessus de la source du Durzon, 
bord du sentier de Canalettes; Nant (104). AR. 

788. — chloroticq Acharius, Olivier (9), II, p. 25o. 

Rochers dolomit. à Canalettes et au Viala ; Nant. AR. 

789. — — var. persicina Nylander, Olivier (9), II, p. 25o. 

Rochers dolomit. au Viala; Nant. R. 

790. — carpinea Acharius, Olivier (9), II, p. 25 1 . 

Peupliers et aunes à Nant. AC. 

LXXXIV. Polyblastia 

791. — amphiboloides Nylander, Harmand (b), p, 464. 

Rochers cale, au pic d'Ambouls; Nant. R. 

792. — intercédais Koerber, Olivier (9), II, p. 242. 

Murs et pierres cale, à Nant. AR. 

793. — umbrina E. Fries, Olivier (9), II, p. 239. 

Schistes ; gorges de la Dourbie. AC. 

794. — calcarea Gasilien, Boistel(io), p. 292. 

Pierres calcaires des murs à Nant. R. 

795. — rufa Garovaglio, Boistel ( 10), p. 292. 

Rochers calcaires; pentes d'Algues à Nant. R. 

LXXXV. Thelidium 

796. — Auruntii Massalongo, 5ymm., ~~]\ Arnold (1), mai 1874/ 

Sur le grés : ravin de Roubieu à Nant. R. 

797. — dominans Arnold (1 , mai 1874^.41. 

Sept. -Octobre 17 



430 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Rochers et pierres calcaires au Mas-de-Pauque ; 
Nant. R. 

798. — Sprucei Bouly de Lesdain (2), Bull. Soc. bot. France, 

V, p. 496 ; Verrue. Sprucei Nylander, Prodr., 
p. 182. 

« Thalle gris brunâtre, mince continu, parfois 
légèrement fendillé dans les rares places où le thalle 
est un peu plus épais. Apothécies nombreuses, petites, 
noires, hémisphériques, ombiliquées, recouvertes à 
la base par le thalle dans lequel elles sont légère- 
ment enfoncées. Spores 8-nées, incolores, 3-septées, 
à cloisons assez souvent un peu obliques, parfois 
rétrécies aux cloisons, longues de 3o-39 rarement 
21 sur 1 3- 1 5 p.. Paraphyses gélatineuses, fiexueuses 
peu distinctes ». Bouly de Lesdain (2). 
Sur les schistes qui bordent le ruisseau de Sauclières 
entre la gare et la Grave. R. 

799. — subrimiilatum ; Verr. subrimulala Nylander, Boistel 

(10), p. 276. 

Sur les rochers calcaires au Viala; Nant. AR. 

LXXXVI. Verrucaria 

800. — fuscella var. nigricans Nylander, Harmand (5), p. 465. 

Rochers calcaires : ravin de Vébrenque à Nant. AR. 
800 bis. — glaucina Acharius, Olivier (9), II, p. 273. 

Rochers et les pierres cale, des murs à Nant. AR. 
801 . var. polysticta Borrer, Olivier (9), II, p. 274. 

Rochers dolomit. au Mas-de-Pauque; Nant. AR. 
802. — lecideoides Nylander, Olivier (9), II, p. 275. 

Murs, pierres, rochers cale, environs de Nant. AR. 
8o3. var. minuta Massalongo, Olivier (9), II, p. 275. 

Rochers dolomit. aux environs de Nant. AR. 
804. — Dufourei De Candolle, Harmand (5), p. 473. 

Rochers et pierres calcaires ; pentes des Cuns et du 

Mas-de-Pauque à Nant. AR. 



ACADÉMIE DE GÉOGItAPHIE BOTAMQUE 431 

805. — fraudulosa Nylander, Harmand (5), p. 466. 

Pierres calcaires des murs vers le cimetière de Nant. 

806. — fusca Persoon, Harmand (5), p. 466. 

Pierres cale, des murs vers le Camarat; Nant. AR. 

807. — macrostoma De Candolle, Olivier (9), II, p. 279. 

Sur un mur entre Dourbias et St-Jean-du-Bruel. R. 

808. — nigrescens De Candolle, Olivier (9), II, p. 276. 

Pierres et rochers cale, à fleur de terre; plateau du 
Larzac, causse Bégon, etc. CC. 

809. — obfuscans Nylander, Boistel (10), p. 285, n° 646. 

Rochers calcaires dans les gorges de la Virenque à 
Sauclières, près Nant. AR. 

810. — papillosa Acharius, Boistel (10), p. 282. 

Rochers calcaires ; plateau du Larzac. AR. 
8ii. — aethiobola Wahlenberg, Harmand (5), p. 470. 

Micaschistes, gorges de la Dourbie en amont du 
Moulin-Bondon. AR. 

812. — niaculiformis Koerber, Olivier (9), II, p. 288. 

Pierres siliceuses, pentes de Castelnau et d'Algues ; 
sur de vieilles tuiles à Beauvoisin ; Nant. AR. 

8 1 3 . — acrotella Acharius, Olivier (9), II, p. 288. 

Pierres siliceuses, pentes de Castelnau; Nant. 

814. — plumbea Acharius, Harmand (5), p. 467. 

Rochers cale, et dolomit. aux environs de Nant. AR. 
8 1 5 . — viridula Acharius, Harmand (5), p. 466. 
Rochers et pierres calcaires à Nant. C. 

816. — controversa Massalongo, Olivier (9), II, p. 279. 

Sur les micaschistes; gorges de la Dourbie en amont 
du Moulin-Bondon. R. 

817. — hydrela Acharius, Harmand (5), p. 470. 

Sur les schistes inondes ou humides ; gorges de la 
Dourbie en amont du Moulin-Bondon. AC. 

818. — devergens Nylander, Lamy de la Chapelle (8), n° 482. 

Sur le calcaire oolithique; plateau du Larzac vers la 
Couvertoirade, Nant. AR. 



432 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

819. — intégra Nylander, Olivier (9), II, p. 294. 

Rochers et pierres calcaires aux environs de Nant et 

sur le plateau du Larzac. 
820. va?', veronensis Massalongo, Olivier (9), II, p. 294. 

Rochers calcaires au Viala ; Nant. AR. 

821. — obductilis Nylander, Boistel(io), p. 281. 

Grés, bord du sentier d'Algues; Nant. 

822. — mortarii Arnold, Olivier (9), II, p. 295. 

Pierres calcaires à Nant et sur le Larzac. AC. 

823. — muralis Acharius, Olivier (9), II, p. 292. 

Mortier et pierres cale, des vieux murs; Nant. AC. 

824. — purpurascens Hoffmann, Harmand (5), p. 472. 

Rochers et pierres cale, plateau du Larzac. AC. 

825. — rupestris De Candolle, Olivier (9), II, p. 290. 

Rochers et pierres cale, aux environs de Nant. C. 

826. — calciseda De Candolle, Harmand (5), p. 472. 

Rochers calcaires, ravin de Roubieu, pentes du 
Viala et côte de La Liquisse à Nant. AC 

LXXXVII. Melanotheca 

827. — gelatinosa Nylander, Olivier (9), II, p. 297. 

Ecorces des Aunes ; bords du Durzon à Nant. AR. 

LXXXVIII. Gornicularia 

828* — umhauensis Auerswald in Arnold, Ausfl. VII, p. 280. 
Harmand (6), p. 1 16. 

A la base des châtaigniers ; ravin de Roubieu et au 
bord de la route de Nant à Saint-Jean, en face l'an- 
cien four à chaux. R. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE -433 



LEPRARIAE 

LXXXIX. Amphiloma 

829. — lanuginosum Acharius, Olivier (9), II, p. 378. 

Sur les mousses à la base des arbres et sur les schis- 
tes dans les lieux ombragés ; pentes du Saint-Guiral 
et gorges de la Dourbie. 

XG . Lepraria 

830. — farinosa Acharius, Olivier (9), II, p. 38o. 

SurTécorce des vieux arbres à Nant et à Saint-Jean- 
du-Bruel. AC. 

83 1. — /lava Acharius, Olivier (9) II, p. 38o. 

Vieux troncs : châtaigniers, chênes, pins, etc., à Nant 
et à Saint-Jean-du-Bruel. AC. 

832. — sulphurea Acharius, Olivier (9), II, p. 38 1. 

A la base des vieux pins à Nant. AR. 

833. — chlorina Acharius, Olivier (9), II, p. 38 1. 

Dans les fissures des rochers schisteux ef granit. ; 
gorges de la Dourbie. AR. 



PARASITANTES 



XIII. Bilimbia 



834 . — phimbina Olivier, Paras. Lich. Français, Bull. Acad. 
Géogr. botan., août 1905, p. 21 3. Lecid. phimbina 
Nylander, Flora, 1869, p. 296. 

Sur le thalle du Pannularia plumbea Nylander. 



Châtaigneraies à Nant. AR. 



434 ACADÉMIE DE GÉ0GI1APH1E BOTANIQUE 



XCI. Gelidium 

835. — stictarum Tulasne, Olivier (9), II, p. 387. 

Sur les apothécies du Sticta pulmonacea au Saint- 
Guiral. R. 

LXX. Lecidea 

836. — oxyspora Nylander, Olivier (g), II, p. 388. 

Sur le thalle des Parmelia ; châtaigniers entre Dour- 
bias et Saint-Jean-du-Bruel. R. 

837. — episema Arnold, Olivier (9), II, p. 38g. 

Sur le thalle et les apothécies de Y Aspicilia calca- 
rea; murs à Nant. C. 
83 7 bis. — subfascaria Nylander, Olivier (9), II, p. 387. 

Sur le thalle du Lecanora subfusca; peupliers de 
Beauvoisin à Nant. AC. 

LXXI. Buellia 

838. — parasitica Schaerer, Olivier (9), II, p. 391. 

Sur le thalle et les apothécies des Pertusaria : 
noyers, chênes, châtaigniers à Nant. R. 

839. — parmeîiarum Nylander, Olivier (9), II, p. 3g3. 

Sur le thalle des Parmelia recouvrant le tronc d'un 
vieux poirier, au pic d'Ambouls. Nant. R. 

LXXVI. Arthonia 



840. — varians Arnold, Olivier (9), II, p. 394. 

Parasite sur les Lecanora glancoma et subi 
Nant et dans les gorges de la Dourbie. AR. 



XCII. Endococcus 

841. — gemmiferus Nylander, Olivier (9), II, p. 399. 

Parasite sur le thalle du Lecidea fumosa ; Grès, ravin 
de Roubieu à Nant. R. 



ACADÉMIE DK GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 435 



XGIII Spilomium 

842. — sphaerale Acharius, Olivier, (9), II, p. 402. 

Sur le Pertusaria corallina. Grès, pentes d'Algues 
et de Castelnau R. 

LXXX. Arthopyrenia 

843. — epicarphinea form. lecaniae Olivier in litt. 

« Spores, 8-nées, i-septées, fusiformes i5,20 X 5,6. 
Ne diffère d'A. epicarphinea Nylander que par l'es- 
pèce sur laquelle il repose » Olivier. 

Parasite sur Lecania nylanderiana. 

Rochers cale, entre Gantobre et le mas d'Angui- 
ral, Nant. RR. 

Nota. — Au cours de la Session de Millau, 1886. M. l'abbé 
Hy récolta sur les schistes du Moulin-Bondon (Saint-Jean-du- 
Bruel) trois espèces de Lichens que je n'ai pas rencontrés : 

Ce sont : Cladonia alcicornis var. firma 
Parmelia glabrans Nylander 
Lecidea lavata var. confervoides . 



» O » I 



436 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



TABLE 

Cette table est disposée, sans recourir à la pagination, à l'aide 
des numéros d'ordre : ceux des genres sont en chiffres romains, 
ceux des espèces, variétés et formes en chiffres arabes. 

Les noms des genres sont imprimés en égyptiennes, les noms 
des espèces, variétés et formes en caractères romains ordinaires. 



XLVII Acarospora. 

chlorophana Th. Fr 349 

discreta Th. Fr 348 

fuscataTh. Fr 350 

var. peliocypha Th. Fr 351 

glaucocarpa Ach 352 

forma albocinta Oliv 354 

forma farinosa Anzi 353 

squamulosa Ach 355 

LXXXI Acrocordia. 

biformis Nyl 778 

conoidea Krb 779 

var. rubella Nyl 780 

gemmata Ach 781 

sphaeroides Walh 782 

XXVII Alectoria. 

bicolor Nyl 187 

chalybeiformis Nyl 189 

implexa Nyl 190 

jubata Ach 188 

LXXXVIII Amphiloma. 

lanuginosum Ach 829 

LXXVI Arthonia. 

armoricana var. Saltelii B. 

de Lesd 742 

astroidea Ach 743 

var. radiata Ach 744 

var. Swartziana Ach 745 

cinnabarina Nyl 746 

dispersa Nyl 747 

galactites DC 748 



lobataNyl 749 

pineti var. sapineti Nyl 750 

] mnctiformis Ach 751 

tenellula Nyl ,. 752 

varians Nyl 840 

LXXX Arthropyrenia. 

antecellens Nyl 770 

cerasi Ach 774 

cinereopruinosa Sch 773 

diminutula Nyl 771 

forma lecaniae Oliv 843 

epidermis Ach 767 

var. atomaria Schae 768 

fallax Nyl 772 

oxyspora Nyl 777 

pluriseptata Nyl 775 

punctiformis Ach 769 

rhyponta Ach 776 

LIV Aspicilia. 

caesiocinerea Nyl 484 

calcarea Krb 485 

var. caesioalba Duby 486 

var. concreta Schaer 487 

var. contorta Ach 490 

forma farinosa Flk 488 

forma lundensis E. Fr 491 

var. monstrosa Lamy 492 

forma opegraphoides DG. . . 489 

cinerea Krb 494 

var.. alba Schaer 495 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



437 



var.caesiocinereaB. deLesd. 496 

var. mastoidea Wedd 497 

coronata Bouly de Lesd 506 

flavida Hepp 499 

gibbosa Krb 500 

Hoffmanni Ach 501 

lacustris Th. Fr 502 

micranlha K rb 499 

mutabilis Krb 503 

pavimentans Nyl 493 

similis Mass 504 

subdepressa Nyl 505 

LXII Bacidia. 

albescens Arn 564 

atrosanguinea Schaer 566 

var. argillicola A rn 566 6/5 

var. muscorum Th. Fr 567 

bacilifera Nyl 568 

endoleuca Nyl 563 

incompta Borr 570 

inundata E. Fr 565 

pelidniza Nyl 572 

stenospora Hepp 569 

umbrinaAch 571 

vermifera Nyl 573 

XVIII Baeomyces. 

roseus Ach 73 

var. sessilis Oliv 73 bis 

rufus DG 74 

var. sessilis Nyl..". 75 

LXVI Biatorella. 

deplanata Almq 586 

moriformis Ach 587 

ochrophora Th. Fr 588 

LXIII Bilimbia. 

hynophila Ach 574 

maelena Nyl 576 

microcarpa Th. Fr 575 

milliaria Krb 577 

Naegelii Anzi 581 

plumbina Nyl 834 

syncomista Nyl 58(j 

ternaria Naeg 578 

trisepta Naeg. in Miill 579 

LXXI Buellia. 

alboatra Fr 695 

var. ambiçua Ach 096 

var. leucocelis Ach 697 



forma trabellina E. Fr 698 

badiaFw 683 

canescens Ach 684 

disciformis Nyl 685 

var. rugulosa Ach 686 

var. saprophila Schaer 687 

epipolia Ach 699 

var. venusta Krb 700 

griseonigra Nyl 688 

leptocline Krb 689 

myriocarpa DG 690 

var. punctiformis Lamy. . . . 691 

nigritula Nyl 692 

parasitica Schœr 838 

parmeliarum Nyl 839 

porphyricum Arn 701 

saxatilis Krb. 693 

Schaereri Krb 692 

spuria Schaer 694 

XVI Calicium. 

curtum Turn et Borr 69 

parietinum Ach 66 

pusillum Flk 70 

quercinum Pers 68 

salicinum Pers 67 

trichiale Ach 71 

XLIX Caloplaca. 

Agardhiana forma achrusta- 

oea 397 

aurantiaca Th. Fr 374 

var. erythrella Th. Fr 377 

var. inalpina Ach 375 

var. placidia Mass 376 

caesiorufa Ach 390 

cerina Th. Fr 378 

var. chloroleuca Th. Fr 381 

var. dispersa Oliv 379 

var. stillicidiorum E. Fr 380 

chalybaea E. Fr 398 

citrina Th. Fr 383 

forma depauperata Harm. . . 384 

congrediens Nyl 385 

epixantha Nyl 405 

ferruginea Th . Fr 386 

forma congruens Grog 387 

var. lestiva E. Fr 388 

fuscoatra Nyl 389 

haematites Nyl 382 

lactea Arn 401 bis 



438 



ACAhEMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



leucorea Nyl 389 bis 

lobulata Soram 391 

luteoalba Turn 401 

phlogina Flag 392 

pyracea Ach 393 

va?\ holocarpa Ach 394 

forma picta Tayl 395 

var. rupestris Scop _. 396 

variabilis Pers 399 

var. percaena Ach 400 

vitellina Nyl 402 

forma arcuata Ach 403 

var. xanthostigmaTh. Fr.. 404 

LXIX Catillaria. 

atropurpurea Schaer 597 

chalybeia Borr 600 

erysiboides Nyl 604 

globulosa Flk 605 

var. erumpeus Hedl 606 

glomerella Nyl 607 

grossa Nyl 608 

lenticularis Ach 598 

nigroclavata Nyl 599 

prasina E. Fr 602 

subduplex Nyl 603 

synothea Ach 601 

XG Gelidium. 

Slictarum Tnl 835 

XXVI Cétraria. 

aculeata E. Fries 180 

var. acanthella Ach 181 

var. edentula Ach 182 

var. muricata Ach 183 

var. spadiceaAch 184 

islandica Ach 185 

var. crispa Ach 186 

XIX Cladina. 

rangiferina Nyl 76 

var. gigantea Ach 77 

silvatica Nyl 78 

forma leprosa Del 81 

forma portentosa Del. in Du- 

by 79 

uncialis Nyl 80 

XX Cladonia. 

alcicoruis Flk 124 

var. phyllophora Hoff 125 

bacillaris Nyl e 82 



caespititia Flk 95 

cenotea Schaer 94 

cervicornis var. megaphylli- 

na Krb 126 

coccifera Flk 83 

var. cornucopioides Ach 84 

forma humilis Del 85 

forma pedicellata Schaer... 86 

var. stemmatina Ach 87 

crispata Nyl 87 

degenerans Flk 128 

delicata Flk 96 

var. plumosa Harm 98 

digitatatw.macrophyllaDel. 88 

endiviaefolia E. Fr 127 

fimbriata E. Fr 117 

forma dendroides Flk 120 

formi furcellata HoiFm 119 

forma subulata Wain 118 

var. longipes Del 123 

var. subcornuta Nyl 121 

var. tenuipes Del 122 

furcata Flk 99 

var. pinnata Flk 102 

var. racemosa Flk 100 

forma corymbosa Nyl 101 

var. regalis Flk 103 

var. scabriuscula Del 104 

forma squamulosa Oliv 105 

var. palaraea forma inflexa 

Flk 106 

gracilis Hoff 129 

forma aspera Flk 130 

forma pedicellata Oliv 131 

macilenla Hoff 89 

var. clavata Ach 90 

var. squamigera Waïn 91 

ochrochlora Flk 132 

var. ceratodes Flk 133 

var. scyphosa Rabens 134 

forma odontata Flk 135 

pityrea Flk 136 

var. fastigiala Del 137 

var. scyphiphera Del 138 

pleurota Flk 92 

polydactila Flk 93 

pyxidata E. Fr 139 

var. chlorophaea Flk 143 

forma lophyra Flk 144 

var. costala Flk 145 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



439 



forma denticulata Oliv 14G 

var. neglecta Flk 140 

var. pocilluni Ach 142 

var. syntheta Ach 141 

rangiformis Arn 107 

var. nivea Flk 108 

forma squaraulosa Oliv 109 

sobolifera Nyl 147 

squamosa Flk 110 

var. attenuata E. Fr 114 

var. leprosa Malb 113 

var. microphylla Schaer... 112 

var. paschalis Del 115 

var. speciosa Del 116 

var. squamosissima E. Fr. 111 

verticillata Flk 148 

XIII Collema. 

chalazanum Ach 31 

cheileum Ach 32 

forma graniforrae Ach 33 

conglomeratum Hoiï 43 

cristatum HofT 42 

flaccidum Ach 49 

furvum Ach 41 

granuliferum Nyl 36 

hydrocharum Ach 40 

jacobaeifolium Ach 35 

multifldum Schaer 34 

multipartitum Sm 45 

nigrescens Ach 47 

var. furfuraceum Schaer... 48 

pulposum Ach 37 

polycarpon Nyl 44 

tenax Ach 38 

thysaneum Ach 46 

verruciforme Nyl 39 

XVII Goniocybe. 

furfuracea Ach 72 

LXXXVII bis Gornicularia. 

umhauensis Allers, in Arn. 828 
L Dimelaena. 

Mougeotioides Nyl 406 

IX Enchylium. 

Flageyi Harm 14 

LXXVIII Endocarpon. 

cartilagineum Nyl 757 

exiguum Nyl 758 



fluviatile DC 765 

hepaticum Ach 759 

miniatumAch 763 

var. complicatum E. Fr 764 

nantianum Oliv 755 

rufescens Ach 760 

Schaereri Nyl 761 

' subscabridulum Hue 762 

tephroides var. crenulatum 

Nyl 756 

XCI Endococcus 

geramiferus Nyl 841 

V Ephebe. 

pubescens E. Fr 10 

XXVIII Evernia. 

divaricata Ach 191 

furfuracea E. Fries 192 

var. ceratea Ach 193 

var. Duda Ach 195 

var. scobicinaAch 194 

prunastri Ach 196 

forma soredifera Ach..... . . 197 

var. nivescens Oliv 198 

LXXIV Graphis. 

elegans Ach 720 

serpentina Ach 718 

var. microcarpa Ach 719 

scripta Ach 714 

forma limatata Pers 715 

var. pulverulenta Ach 717 

var. varia Ach 716 

LXIV Gyalecta. 

cupularis Ach 582 

pineti Ach 584 

thelotremoides Nyl 583 

XXXIX Gyrophora. 

cinerascens Arn 302 

cylindrica Ach 303 

var. crinita Schaer 304 

erosa Ach 308 

fiocculosa Krb 310 

hirsuta Ach 306 

hyperborea Mudd 309 

murina Ach 307 

polyphylla Krb 311 

var. glabra Ach 312 

polyrrhiza Th. Fr 313 

vellea Ach 305 



440 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



LVI Haematomma. 

coccineum Krb 514 

forma ochroleucum Th, 

Fries 515 

forma porphyrium Th. Fries. 516 

XLV Heppia. 

Guepini Nyl 336 

urceolata Naegeli in Hepp.. 337 

LXVÏ1I Lecanactis. 

amphibolaKrb 595 

citrinella Ach 596 

premnea Ach 594 

LV Lecania. 

arenariaAnzi 507 

cyrtella Ach 508 

erysibe Ach 509 

Nylanderiana Mass 512 

Rabenhorsti Hepp 510 

rubra var. muscicola Mull. 513 

syringea Ach 511 

LUI Lecanora. 

albellaAch 449 

angulosa Ach 450 

var. minuta Arn 451 

atra Ach 430 

badia Ach 480 

forma cinerascens Nyl 481 

var. nitens Nyl 482 

cenisia Ach 443 

var. atrynea Nyl 444 

chlarona Ach 445 

var. chlarothera Nyl 446 

var. distans Ach 447 

var. geographica Mass 448 

circinata Ach 421 

coarctata Ach 461 

var. argilliseda Schaer 462 

var. elacista Ach 463 

conizea 'Ach 472 

var. strobilina Ach 473 

crenulata Nyl 457 

dispersa Nyl 456 

effusa Ach 478 

galactina A ch 455 

gangaleoides Nyl 440 

forma schistina Nyl 441 

glaucomaAch 452 

Hageni Ach 458 



var. crenulata Duby 459 

hypoptoides Nyl 464 

intricata Ach 466 

intumescens Krb 439 

pallescens Nyl 429 

parella Ach 425 

forma corticola Oliv 426 

var. alboflavescens Schaer. . 428 

var. Turneri Ach 427 

picea Dicks 4 83 

piniperda Krb 479 

poly tropa Ach 468 

forma acrustacea Schaer... 470 

forma illusoria Ach 469 

rugosa Nyl 442 

sarcopis Ach 476 

var. ravida Nyl 477 

subcarnea Ach 453 

subcircinata Nyl 422 

subfuscaAch 431 

var. argentata Ach 432 

forma cretacea Malbr 433 

var. campestris Schaer 437 

var. glabrata Ach 434 

var. lecideoides Nyl 438 

var. parisiensis Nyl 436 

subintricata Nyl 467 

subradiosa Nyl 454 

sulphurea Ach 465 

symmictera Nyl 474 

var. saepincola Nyl 475 

tarlarea Ach 423 

var. subtartarea Nyl 424 

umbrina Nyl . . . • 460 

varia Ach 471 

LXX Lecidea. 

adglutinata Nyl 609 

albocaerulescens Nyl 670 

atrofusca Fr 617 

auriculata Th . Fr 608 

badio-pallescensNyl 669 

BerengerianaNyl 653 

choudrodes Leighl 633 

conferenda Nyl 680 

confluens Ach 654 

contigua E. Fr 671 

crustulata var. meiospora 

Nyl 672 

cuprea Sra 627 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



441 



decipiens DG 611 

decolorans Ach 624 

var. glebulosa E. Fr 625 

elaeochroma Ach 638 

forma caerulea Harm 640 

forma albescens Ilarm 639 

var. achrista Th. Fr 641 

forma limitata Ach 642 

var. Laureri Th. Fr 643 

var. olivacoa Krb 644 

forma flavens Nyl 645 

enclitica Nyl 681 

enteroleuca Ach 646 

var. diasemoides Nyl . 647 

episema Nyl 837 

erratica Krb 682 

euphoreaNyl 648 

forma Harm.granulato-areo- 

lata 649 

flexuosa Nyl 626 

Friesii Ach 613 

fuliginea Ach 628 

var. huraosa Ach 629 

fuliginosa Tayl 610 

fumosa Ach 665 

fusca Schaer 616 

fusco-atra Ach 666 

fuscorubens Nyl 632 

goniophila Flk 650 

grisella Nyl 667 

heterella Nyl 635 

immersa Krb 637 

Kochiana Nyl 659 

lactea Flk 673 

latypea Hepp. Ach. forma 

ochracea 652 

latypiza Nyl 651 

lithophila Ach 657 

lurida DG 615 

lygaeaAch 660 

ostreata Hoff %Yt- 

oxysporaNyl 836 

pauperrima Nyl 668 

plana Lahm 661 

platycarpa Ach 674 

var. steriza Nyl 675 

quernea Ach 618 

rivulosa Ach 662 

forma corticola Schaer 663 

rupestris Ach 619 



var. calva A rn 620 

var. incrustans DC 621 

var. irrubata Ach 622 

sarcogynoides Krb 677 

silacea Ach 656 

speirea Ach 655 

subfuscaria Nyl 837 bis 

tenebrosa Nyl 664 

tessellata Nyl 676 

testacea Hoff 614 

trochodes Tayl 678 

lurgidula E. Fr 634 

uliginosa Ach 630 

var. trachylina Ach 631 

vernalis Ach 623 

viridescens Ach 636 

vorticosa Krb 679 

LXXXIX Lepraria. 

chlorina Ach 833 

farinosa Ach 830 

flavaAch 831 

sulphurea Ach 832 

XXIII Leprocaulon. 

nanum Nyl 155 

XIV Leptogiuni. 

chloromelum Nyl 52 

cretaceum Nyl 62 

Hildenbrandii Nyl 59 

Marci Harm 51 

microphylloides Nyl 53 

microphyllum Harm - 50 

microscopicum Nyl 51 bis 

myochroum Harm 58 

placodiellum Nyl 60 

quadratum Nyl 63 

scotinum E. Fries 54 

var. lacerum Nyl 56 

var. pulvinatum Nyl 57 

var. sinuatum Ilarm 55 

subtile Nyl 6j 

LXV Lopadium. 

pezizoideum Krb 585 

LXXXVIII Melanotheca. 

gelatinosa Nyl 827 

LXXVI Melaspilea. 

arthotiioides Nyl 753 

proximella Nyl 754 



442 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



XXXVII Nephromium. 

laevigatum Nyl 294 

var. papyraceum Nyl 295 

var. parile Nyl 296 

lusitanicum Nyl 297 

var. normannum Hue 298 

toraentosum Nyl 299 

forma papilluliferum Harm. 300 

LXXIX Normandina. 

jungermanniae Nyl 766 

XII Omphalaria. 

cribellifera Nyl 25 

decipiens Mass 22 

nodulosa Harm 23 

Notarisii Mass 26 

nummularia Dur 24 

phylliscoides Nyl 27 

pulvinata Nyl 28 

var. latior Nyl 29 

tiruncula Nyl 30 

LXXV Opegrapha. 

atraDG 721 

var. denigrata Ach 722 

var. hapalea Ach 723 

var. reticulata DG 724 

centrifuga Mass 734 

confluens Stiz 735 

diaphora Ach 727 

var. signata Ach 728 

var. saprophila Nyl 729 

herpetica Ach 738 

var. rubella . Schaer 739 

notha Ach . 725 

pulicaris E. Fr 726 

rufescens Nyl 740 

saxicola Ach 732 

var. Persooni Ach 733 

subsiderella Nyl 737 

varia Pers 730 

var. lichenoides Schaer 731 

viridis Pers 741 

vulgata Ach.'. 736 

XLIII Pannaria. 

brunnea Nyl 323 

nebulosa Nyl 324 

var. coronata Nyl 325 

rubiginosa Del 326 

var. conoplea E. Fr 327 



XLIV Pannularia. 

microphylla Nyl 332 

muscorum Nyl 330 

var. determiriata Nyl 331 

plumbea Harm 333 

var. cyanoloma Schaer 335 

var. myriocarpa Duby 334 

triptophylla Nyl 328 

var. incrassata Nyl 329 

XXIX Parmelia. 

. acetabulum Duby 215 

alpicolaTh. Fr.." 233 

Borreri Ach 214 

caperata Ach 199 

forma sorediosa Oliv 200 

cetrarioides Del 203 

conspersa Ach 201 

var. stenophylla Ach 202 

encausta Ach 232 

exasperata Nyl 216 

exasperatula Nyl 217 

var. laciniatula Flag 218 

fuliginosa Nyl 1 9 

var. laetevirens Nyl 220 

glabra Schaer 221 

isidiotvlaNyl 222 

lanata Nyl 236 

omphalodes Ach 212 

var. panniformis Ach 213 

perlata Ach 204 

var. excrescens Arn 206 

var. sorediata Schaer 205 

physodes Ach 228 

var. labrosa Ach 229 

var. platyphylla Ach 230 

var. lubulosa Schaer 231 

prolixa Nyl 223 

var. dendritica Nyl 224 

var. pari nnariiformis Nyl 225 

var. perrugata Nyl 226 

saxatilis Arch 209 

var. Aizonii Del 210 

sinuosa Nyl 207 

stygia Ach 234 

sulcata Nyl 211 

tiliaceaAch 208 

tristisNyl 235 

verruculifera Nyl 227 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



443 



XXX Parmeliopsis. 

ambiguaNyl 237 

XI Peccania. 

coralloidesMass 21 

XXXVI Peltidea. 

aphthosa Ach ., 293 

venosa Ach 292 

XXXV Peltigera. 

canina DG 282 

var. membranacea Ach 283 

var. tectorum Del 284 

var. undulata Del 285 

horizontalis DG 286 

polydaclyla DG 290 

var. microcarpa Ach 291 

scutata Duby 288 

var. propagulifera Krb...'. . 289 

spuriaDG 287 

LX Pertusaria. 

amara Nyl 546 

areolata Nyl 535 

centocarpa E. Fr 536 

communis DC 530 

var. rupestris DG 531 

forma plumbea Duby 532 

var. scutellaris Sehaer 534 

corallina Th. Fr 539 

dealbata Nyl 538 

globulifera Nyl 545 

lactea Nyl 547 

leioplaca Sehaer 549 

leucosora Nyl 541 

lutescens Lamy 552 

melanochlora Nyl 540 

monogona Nyl 548 

multipunctaNyl 541 

postulata Nyl 537 

velata Nyl 543 

"Westringii Nyl 542 

Wulfenii DG 550 

var. rupicola Nyl 551 

LIX Phlyctis. 

agelaea Krb 529 

XXXIV Physcia. 

adglutinata Nyl 280 

aipolia Nyl 267 

var. cercidia Ach 269 



astroidea Nyl 274 

caesia Nyl 273 

ciliaris DG 255 

var. crinalis Sehaer 256 

var. verrucosa Ach 257 

leptalea DG 270 

var. tenella Ach 271 

lithotea Nyl 278 

var. sciastra Ach 279 

obscuraNyl 275 

var. cycloselis Sehaer 276 

var. virella Sehaer 277 

pityrea Lamy 266 

pulverulenta Nyl 258 

forma angustata Ach 259 

var. argyphaea Ach 260 

var. detersa Nyl 261 

var. turgida Sehaer 265 

var. venusta Ach 262 

forma hybrida Ach 264 

forma subvenusta Nyl 263 

tribacella Nyl 281 

tribaciaNyl 272 

LXVIII Placodium. 

callopismum Mérat 358 

candicans Duby 371 

cirrochroum Nyl 366 

var. obliterans Nyl 367 

decipiens Arn 365 

elegans DG 356 

var. tenue Ach 357 

fulgens DG 373 

médians Nyl 372 

murorumDG 360 

forma einnabarinum Oliv... 361 

forma corticola Nyl 362 

var. pusillum Mùll 363 

var . radiatum Hue 364 

sympageum Ach 359 

teycholytum DG 368 

var. craspedium Ach 369 

var. Lalavei Sehaer 370 

III Placynthium. 

caesium llann 5 

nigrum Asch 6 

var. eaespititium Weed 7 

var. triseptatum Nyl 8 

subradiatumStiz 4 



444 



ACADÉMIE DE GEOGRAPHIE BOTANIQUE 



XXXI Platysma. 

aleurites Th. Fr 243 

glaucum Nyl 238 

forma cordalloideum Walh.. 239 

forma fallax Schaer 240 

forma sorediosa Oliv 241 

pinastri Nyl 242 

LXXXIV Polyblastia. 

amphiboloides Nyl 791 

intercedens Krb 793 

rufa Garov 795 

umbrina E. Fr 793 

var. calcaroa Gasil 794 

I Polychidium. 

musicola Krb 1 

IV Porocyphus. 

areolatus Krb 9 

LI Psoroma. 

hypnorum Nyl 407 

X Psorotichia. 

caesia Forss 15 

diffracta Forss 16 

obtenebrans Forss 17 

pictava Forss 18 

riparia Arn 19 

Schaereri Arn 20 

II Pterygium. 

caerulescens Harm 2 

pannariellum Nyl 3 

XXI Pycnothelia. 

papillaria Nyl 149 

forma simplex Schaer 150 

forma proliféra Schaer 151 

var. stipata Flk • . . . 152 

VII Pyrenopsis. 

conferta Nyl 12 

XXVRamalina. 

calicaris Ach 1G8 

var. canaliculata Fr 169 

farinacea Ach 171 

var. minutula Ach 172 

var. pendulina Ach 173 

fastigiata Ach 170 

fraxinea Ach 174 

var. ampliata Ach 175 

forma Iuxurians Del 176 



polymorpha Ach 178 

var capitala Ach 179 

subfarinacea Nyl 177 

LXXII Rhizocarpon. 

distinctum Th. Fr 702 

excentricum Ach 703 

var. côncentrica Nyl 704 

geminatum F\v 705 

var. albescens Laray 706 

geographicum DG 707 

var. caerulescens Lamy. . . 708 

var. contiguum Nyl 709 

var. cyclopica Nyl 710 

lavatum Ach 711 

OEderi Ach 712 

XL Ricasolia. 

glomulifera Nyl 314 

LU Rinodina. 

aequatula Bouly de Lesd... 408 

archaea Ach 420 

Bischoffii Krb 409 

var. immersa Krb 410 

colobinaAch 411 

confragosa Ach 412 

var. crassescens Nyl 413 

exigua Ach 414 

lecanorina Mass 415 

milvinaAch 416 

ocellata Krb 417 

sophodes Ach 418 

var. maculiformis Hepp. . . . 419 

LXXXIII Sagedia. 

carpinea Ach 790 

chlorotica Ach 788 

var. persicina Nyl 789 

Ginzibergeri Bouly de Lesd. 787 

LXVII Sarcogyne 

clavusDC 589 

pruinosa Ach 592 

var. nuda Nyl. in Lanay... 593 

simplex Nyl 590 

var. strepsodina Ach 591 

XXXIII Solorina. 

saccata Ach 25 i 

XV Sphaerophorus. 

coralloides Pers 64 

fraçilis Krb 65 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



445 



XCII Spilomium. 

sphaerale Ach 842 

VI Spilonema. 

paradoxum Born 11 

XLVI Squamaria. 

crassa DG 339 

var. caesptosa Schaer 

gypsaeea Nyl 347 

lentigera DG 341 

pruinosa Duby 345 

saxicola Tul 342 

var. dilTractaAch 343 

var. versicolor Ach 344 

teichotea Nyl 346 

LXXXII Staurothele 

clopimaWahl 783 

var. ambrosiana Arn 784 

hymenogonia 785 

inconversa Boul. de Lesd.. 78G 

XXII Stereocaulon. 

coralloides var. pulvinatum 

Schaer 153 

tomentosum E. Fr 154 

XLI Sticta. 

pulmonacea Ach 315 

var. hypomela Duby 318 

var. papillaris Nyl 310 

forma pleurocarpa Ach 317 

XLII Stictina. 

fuliginosa Nyl 321 

limbataNyl 320 

scrobiculata Nyl 319 

sylvatica Nyl 322 

VIII Synalissa. 

syrophorea Nyl 13 

LXXXV Thelidium. 

Auruntii Mass 796 

dominans Arn 797 

Sprucei Nyl 798 

subrimulatum Nyl 799 

LVIII Thelotrema. 

lepadinum Ach 528 

LXI Toninia. 

aromaticaMast 553 

var. cervina Th. Fr 554 

caeruleonigricans Th. Fr... 560 



var. glebosaAch 561 

var. opuntioides Nyl 562 

candida Th. Fr 556 

cinereovirens Schaer.. 557 

var.. verruculosa Th. Fr... 557 

mamillaris Flagey 558 

subcandida Bouly de Lesd. . 555 

tabacina Flagey 559 

XXXVIII Umbilicaria. 

pustulataDG 301 

LVII Urceolaria. 

actinostoma Ach 525 

ocellata DG 527 

scruposa Ach 517 

var. bryophila Ach 521 

var. dealbata Ach 524 

forma flavescens Harm 518 

forma granulosa Harm 519 

var. gypsaeea Sm 522 

var. lichenicola Rich 523 

forma plumbea Ach 520 

violaria Nyl 526 

XXIV Usnea. 

barbata E. Fr 156 

ceratina Ach 157 

forma annulata B. de Lesd. 158 

var. brevior Arn 159 

var . incurvescens Arn 160 

var. scabrosa Ach 161 

florida Ach 162 

var. humilis Oliv 163 

hirta Ach 164 

var. sorediella Arn 165 

plicata Ach 166 

var. dasypoga Ach 167 

LXXXVI Verrucaria. 

açrotella Ach 813 

aethiobola Whlnb 811 

controversa Mass 816 

devergens Nyl 818 

Dufourei DG 804 

fraudulosa Nyl 805 

fusca Pers 806 

fuscella forma nigricans Nyl. 800 

glaucina Ach 800 bis 

var. polysticta Borr 801 

hydrella Ach 817 

intégra Nyl 819 



446 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



var. veronensis Ma?s 820 

lecideoides Nyl 802 

var. minuta Mass 803 

macrostoma DO 807 

maculil'ormis Krb , 812 

mortarii Arn 822 

muralis Ach 823 

nigrescens DG 808 

obduclilis Nyl 821 

obfuscans Nyl S09 

papillosa Ach 810 

plumbea Ach 814 

purpurascens Hoir 824 

rupestris DG 825 

var. calciseda DG 826 

viridula Ach 815 



XXXII. Xynthoria. 

chrysophtalmaDC 244 

concolor Th. Fr 245 

lychneaTh.Fr 246 

var. perfusa Lamy 248 

var. pygmaea Th. Fr 247 

parietina Th. Fr 249 

var. auréola E. Fries 250 

forma chlorina Ghev 251 

var. ectanea Nyl 252 

polycarpaTh. Fr 253 

LXXIII Xilographa. 

parallela Ach 713 




ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 447 



Sur la présence de lHypericum Desetangsii 

dans la Sarthe 

Depuis un certain temps nous soupçonnions la présence dans 
la Sarthe de cet Hypericum dont Lamotteet quelques botanistes 
ont fait une espèce, et que nous considérons comme une race 
très intéressante et très distincte de YH. acutum Mœnch [H. 
tetrapterum) . 

Nous en avons observé quelques pieds sur la route d'Ancinnes 
à Livet et nous sommes convaincu qu'on la retrouvera sur 
divers points du département. 

La clef suivante permettra de la distinguer sans difficulté des 
espèces affines et du type lui-même : 

( Tiges à 2 lignes saillantes. . H. perforatum L. 

X. Tiges à 4 angles ou ailes 2. 

( Sépales obtus H. quadrangiilum L. 

( Sépales aigus 3 . 

/ Tiges à 4 angles ailés ; feuilles 
demi-embrassantes ; fleurs pe- 

\ tites d'un jaune pâle; pétales à 

\ peine plus longs que les sépales . H. acutum Mcench. 
3 <( Tiges à 4 angles non ailés; feuilles 
simplement sessiles ; fleurs gran- 
des, d'un jaune d'or ; pétales 
beaucoup plus longs que les sé- 
pales race Desetangsii Lamk. 

Il nous a été d'autant plus facile de différencier YH. Dese- 
tangsii que les 4 espèces existent dans la forêt de Perseigne et 
aux alentours. L' H . perforatum L. est très commun ; le qua- 
drangiilum y est peu commun; Y acutum y est répandu et très 
reconnaissable à ses fleurs petites et aux ailes de la tige, le Dese- 
tangsii nous paraît peu répandu. Il existe certainement dans la 
Sarthe sur d'autres points et doit y être peu commun . 

On remarquera que les caractères distinctifs sont très nets. 
Beaucoup d'espèces sont établies sur des caractères moins nom- 
breux et de moindre importance. H. Léveillé. 

Garex japonica et Carex Morowii. 

Au Jardin d'Horticulture du Mans, comme d'ailleurs, en 
nombre de jardins, ou cultive sous le nom de Carex japonica 
des horticulteurs, une Laiche qui n'a aucun rapport avec le véri- 
table japonica Thunb. comme le montrera la diagnose que 
nous donnons plus loin. Il serait désirable de voir cesser la con- 
fusion qui existe entre la plante de Thunberg et la plante de 
nos grands jardins publics qui n'est autre que le Carex 



\ 



44$ ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Morowii Boot qui fructifie abondamment chaque année au jardin 
du Mans. 

Les deux plantes sont originaires du Japon. 

Voici la diagnose ou le signalement de notre espèce orne- 
mentale : Epis distincts, le supe'rieur mâle ; i épi mâle allongé 
dépassant beaucoup les femelles ; 3-4 épis femelles écartés, Tes 
inférieurs pédoncules. Racine traçante. Chaumes glabres, grêles, 
assez élevés. Feuilles glabres, larges, rubanées, très nervées 
(26 nervures), dépassant longuement les chaumes, les infé- 
rieures très courtes, roussâtres ; bractées vaginantes, en pointe 
arrondie et sétacée. Stigmates 3. Ecaille femellle concolore avec 
l'utricule, étroite, atteignant la base du bec de l'utricule, striée ; 
à nervure dorsale accentuée acuminée. Utricule roux, glabre, 
fortement strié (environ i5 stries); à bec courbé, assez long, 
entier. Graine brune, trigone. 

Cette description est faite sur la plante reçue de Sendai (Japon) 
où elle y fut recueillie par M. l'abbé Faurie, le 3o juin 1897. 
Nous l'avons reçue depuis d'autres localités du Japon. Elle 
semble cependant moins répandue dans ce pays que le véritable 
Carex japonica Thunb. très polymorphe et dont le faciès rap- 
pellerait un peu l'aspect de notre Carex pseudo-Cyperus. 

H. Léveillé. 

Un Epilobe hybride au Jardin d'Horticulture 

du Mans. 

Il y a environ cinq ans je remettais à M. Ragot, jardinier chef 
du Jardin des Plantes du Mans, quelques graines d'Epilobium 
roseum Schreb., plante peu connue des botanistes et peu com- 
mune dans la Sarthe, rare même aux environs du Mans où nous 
ne l'avons observée que dans la rue Denfert-Rochereau et dans 
le chemin qui réunit le chemin de ronde de la ligne d'Angers à 
la route de Rouillon. 

La plante fut semée un peu au-dessus du grand bassin et près 
du premier pont au-dessus de la cascade. EÎle y prospère et s'y 
maintint malgré des sarclages répétés et quoique la plupart de 
ses graines fussent entraînées par le courant. 

Cette année un croisement eut lieu entre YE. roseum et YE. 
parviflorum Schreb. croissant en ce même endroit. Le résultat 
fut l'apparition de deux pieds d'un hybride X E. persicinum 
Reichenb. qui furent détériorés par le courant au moment 
où nous nous proposions de les mettre en herbier. Les pieds 
pouvaient avoir 80 cent, de hauteur, il présentaient l'appareil 
végétatif de YE. parviflorum ainsi que le port de cette dernière 
espèce avec l'inflorescence caractéristique du roseum. 

H. Léveillé. 



Le Secrétaire perpétuel, Gérant du « Bulletin » : H. LÉVEILLÉ. 



Flore de poche de la France 



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De Bibliographie, d'Informations & d'Echanges 
H. LÉVEILLÉ, Directeur 

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Renferme le compte rendu détaille des séances de l'Académie 

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de l'eau saine de les remplacer par le Dessus 
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l'eau à toutes profondeurs et empêche tous les acci- 
dents. Ne craint nullement la gelée pour la 
pose ni pour le fonctionnement, système 
breveté, hors concours dans les Expositions, se 
plaçant sans frais et sans réparations sur tous les 
puits, communal, mitoyen, ordinaire, ancien et 
nouveau et à n'importe quel diamètre. 

Prix : 1 £>0 fr. Paiement après satisfaction 
De plus est envoyé à l'essai et repris sans aucune 
indemnité s'il ne convenait pas. 

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Ainsi que du duplicata du Journal Officiel concernant la toi sui- 
tes Eaux potables votée et promulguée le i g février IQQ2 et mise 
en vigueur le ig février igo3. 

S'adresser à MM. L. JONET & O 

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munes. 

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au mètre et à forfait, du creusement, approfon- 
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1.,'Acadéioïe offre «ux Auteurs des Tîi'ages à part, à 

v:> exemplitires, sans réimpositiou ni chnngemeiit de folios* 

I^e port est à la charge des auteurs. 

TARIF DES TIRAGES A PART 

avec changement de pagination, nouvelle mise sous presse, couvertures non 
imprimées sur papier de couleur, pliage et couture : 

Les remaniements dans le texte sont comptés à raison de o fr. 65 l'heure. 



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25Ex. 


50 Kx. 


75 Ex. 


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1 /4 de feuille — 4 pages 

1 /2 feuille — 8 payes 


4fr. 
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Couverture imprimée : 5o ex., 4 tr.; 100 ex., 4 fr. 5o ; i5oex., 5 fr, 25; 
200 ex., 6 fr. 

Les auteurs doivent faire figurer sur leur manuscrit la mention 
« tirage à part, avec ou sans pagination spéciale », et le « chiffre » du 
tirage ainsi que la demande d'une couverture imprimée ou non, et ensuite 
s'entendre directement avec l'imprimeur dès la réception du numéro 
renfermant leur travail. 



Le Mans. — Imp. Munuoyer. — 9-1908. 



17* Année (3 e Série) N° 229 



Novembre 1908 



BULLETIN 



DE 



L'ACADÉMIE INTERNATIONALE 

de Géographie Botanique 



SOMMAIRE DU N° 229 

Nominations. 

Notice nécrologique sur M. Petitmengin. 

Plantes d'Espagne, par le Frère Sennen. 

Tableau abrégé des espèces du genre Trachymene, par le D p Domin. 

Sixième supplément à la flore de la Mayenne par Mgr. H. Léveillé 



PARIS 

RAIRIE G H AR LES A. H* A. T 

11 RUE DE MEZIÈRES, 11 

1 908 



Nous prévenons nos Lecteurs qu'il leur reste à recevoir 
2 Bulletins de l'année 1908, qui leur seront ultérieure- 
ment envoyés. Ces Bulletins renfermeront Les Lichens 
observés dans l'Hérault, par M. de Crozals et la suite du 

Catalogue, de M . MARCAiLHOu-d'AYMÉRic . 

LeN° de Janvier contiendra la liste des Membres et des 
Contributions à la flore de la Mayenne. Des travaux 
d'un haut intérêt sont en préparation pour l'année 1909. 



Nous ferons des conditions spéciales aux 
membres de l'Académie qui désireraient se 
procurer les deux premiers fascicules de la 
Monographie du Genre Onothera dont le 
3 e fascicule a paru au Bulletin. 

jiiin,iu 1 .iiiiiinMiii 1 utiiiiiiiMiiiniiiiiiiiiiiMiiiiiiuiiuiiiiii»niMiiiiiuiiiiiMMUiiinuiniuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiniiiiiiiniuiiiiiiiiiiiniiiMiiMiii l |||||-|1lli» 

Nous avisons nos Collègues et Abonnés que, selon 
notre coutume, nous leur ferons présenter les quittances 
pour 1909, par voie de recouvrement postal, à partir 
du i er décembre. 



i 7' Année (3 e Série) 



N° 229 



Novembre iqo8. 



BULLETIN 

DE L'ACADÉMIE INTERNATIONALE 
de géographie: botanique 



> 

NEW Y- 
BOTAN1CAL 






D r Dominique CLOS 

Membre correspondant, décédé à Toulouse, à 85 ans. 

Duc de DOUDEAUVILLE 

Membre auxiliaire, décédé à Bonnétable, à 83 ans. 

Marcel PETITMENGIN 

Associé libre, décédé à Malzéville, à 27 ans. 



Jamais notre Académie n'avait été si éprouvée que cette année. Des 
plumes amies paient, d'autre part, un tribut de regrets au plus jeune 
des trois défunts. Nous tenons à rendre un hommage mérité au 
vétéran delà botanique qu'était le D r Clos. Nous ne pouvons oublier 
les encouragements et l'appui qu'il nous donna quand nous fondâmes 
l'Académie. Le Directeur du Jardin botanique de Toulouse laisse un 
nom connu, et l'Académie des Sciences avait justement apprécié ses 
travaux et sa science, puisqu'elle l'avait élu comme membre corres- 
pondant. 

Nous nesaurions omettre non plus de saluer dans sa tombe, le noble 
duc de Doudeauville, qui appartenait à la plus haute aristocratie fran- 
çaise. Rien de ce qui concernait la science et les belles lettres, ne lui 
étaitétranger, et tout spécialement les publications qui étaient éditées 
dans la Sarthe, trouvaient place dans la riche bibliothèque de son 
magnifique château féodal. 

Nous offrons au nom de l'Académie, aux familles des trois regrettés 
confrères, nos plus sympathiques condoléances. 



I 



XIV ACADÉMIE Ut: GÉOGKAPHIE BOTANIQUE 

Marcel PETITMENGIN 

SA VIE, SES TZRAATATXIX: (1881-1908) 



Marcel Petitmengin, après avoir essayé de la chimie, de'buta fort 
jeune dans la Botanique.il e'tudia d'abord, avec une ardeur peu com- 
mune, la flore des environs de Nancy et celle des Vosges, puis, en 
1903, il entreprit son premier voyage botanique à Zermatt. La rela- 
tion qu'il en fit, ici même, est pleine d'attraits, tant au point de vue 
scientifique que par la forme : avec quelle chaleur et quelle élévation 
de pensée ne nous parle-t-il pas des sauvages et grandioses beautés 
des paysages alpestres ? 

Il a désormais acquis l'amour ardent des hautes montagnes et de 
leur flore, et il va rester, jusqu'au bout, fidèle à cette passion. — 
En 1904, nous le trouvons en Savoie, faisant, à pied, un itinéraire 
capable de rebuter les plus zélés : c'est là que, revenant par le mont 
Viso, il fait la connaissance de la famille Albert, dont il devient l'in- 
time ami, presque le fils. Tous les ans, sauf en 1906, date de son 
voyage en Grèce avec M. René Maire, il ira ainsi, dans ce qu'il 
appelle sa « dition », passer un mois ou deux pour étudier la florede 
ce coin si riche de la chaîne des Alpes, et il y fera de nombreuses 
trouvailles. 

Entre temps, encouragé par notre Secrétaire perpétuel et par moi- 
même, à entreprendre l'étude monographique d'un genre important, 
il choisit les Primevères et avec son ardeur accoutumée, il étudie les 
matériaux du Muséum de Paris, de l'Herbier royal de Kew, du 
Muséum de Florence, de l'Académie des Sciences dePétersbourg, de 
l'Herbier Royal de Berlin, etc. — Il publie sur ce sujet, qui le pas- 
sionne, de nombreuses notes, et crée un certain nombre d'espèces 
nouvelles. 

Peu après, M. le professeur Lecomte lui confie l'étude des Primu- 
lacées et Ericacées, pour la flore de l'Indo-Chine, en cours de publi- 
cation. 

Tant de travail ne lui suffit pas encore : il publie, avec M. René 
Maire, le résultat de la mission botanique en Grèce ; avec M. le Pro- 
fesseur Godfrin, une Flore analytique de la Lorraine. 

Son travail de préparateur à l'Ecole de Pharmacie, lui prend tout 
son temps ; il sacrifie ses nuits à ses études, à sa vaste correspon- 
dance, car il écrit partout : à ses amis d'abord, à la plupart des éta- 
blissements scientifiques, à de nombreux botanistes isolés; sa corres- 
pondance est énorme, absorbante ; mais il classe encore des herbiers, 
envoie à ses amis des renseignements bibliographiques, des copies de 
diagnoses, etc. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE HOTAMQUE XV 



Son amabilité n'a pas de bornes, pas plus que son activité ; ceux de 
nos collègues qui ont assisté à la session de Savoie 1907, (qu'il avait 
au point de vue Botanique, magistralement combinée), se souvien- 
dront de sa prodigieuse activité. La fatigue paraissait n'avoir point 
de prise sur lui, et combien d'entre nous enviaient son entrain et sa 
gaieté ! 

Trop de travail devait l'enlever à notre affection et à la Science, au 
moment où, achevant sa thèse de Doctorat es-sciences, il voyait s'ou- 
vrir devant lui les plus belles perspectives ! 

Ayant retracé en peu de lignes sa carrière scientifique si courte et 
si bien remplie, il me reste à dire un mot du caractère du pauvre ami 
perdu. M. Godfrin, dans le discours prononcé sur sa tombe, a dit 
avec vérité : « C'était le modèle de toutes les vertus ». 

Profondément imbu d'idées religieuses, il savait les défendre avec 
une hauteur de vues qui imposait le respect aux plus sceptiques. 
Son dévouement était à toute épreuve et il partageait avec nous les 
joies et les douleurs les plus amères. Son esprit ouvert à toutes les 
conceptions élevées lui créait partout de solides amitiés, parmi ses 
collègues comme parmi les humbles. Nous attendions tous ses visites 
avec joie et impatience. 

J'ai assisté l'an dernier à une scène qui est restée gravée dans ma 
mémoire, et qui permettra à nos collègues de juger combien solides 
étaient les affections qu il s'était nées : arrivé à l'Echalp après la 
session de Savoie, je l'ai vu tomber dans les bras de l'humble labou. 
reur qu'est notre ami Pierre., et tous deux pleuraient de joie ... 
Quoique de cœur endurci par la lutte pour la vie et par de trop 
cruelles épreuves, je ne puis sans émotion, me souvenir de cette 
étreinte fraternelle entre deux êtres si profondément différents. 

Pierre devint botaniste, et il le restera, je l'espère, en souvenir de 
l'ami perdu. Quand le soleil du printemps aura chassé les neiges qui 
recouvrent les froides montagnes et que les premières corolles des 
Primevères apparaîtront sur les rocailles, nous penserons, ami Pierre, 
au pauvre disparu ; et nos larmes diront qu'il a emporté dans l'au- 
delà un fragment de nos cœurs. 

Pour terminer ce court hommage à sa mémoire, nous donnerons 
ci-dessous la liste de ses principales publications scientifiques, par 
ordre chronologique : 

Publications de Marcel PETITMENGIN, de 1900 à 1908 

1900 à 1904 Sept articles sur la flore Lorraine (Bulletin Acad. Géogr. 

Botanique). 
igo3 (?) Souvenirs d'herborisation à Zermatt (B. Ac. G. B.). 
1904 Promenade botanique dans les alpes du Briançonnais {ibid.). 
1904 Notes sur quelques hybrides nouveaux et sur la dispersion d'espèces 
rares de la Savoie et duDauphiné [ibid:). 



XVI ACADEMIE DE f.EOGKAPHIE BOTAtVlQUE 



1904 Contribution à la flore de Lorraine (Monde des Plantes). 

190D Un Gentiana nouveau pour la flore française (Monde des Plante?). 

1905 Sur un hybride nouveau : X Oxytropis Arnaudi (Monde des Plantes). 
igo5 Considérations botaniques sur le massif du Mont-Viso (Bulletin de la 

Soc. des Sciences de Nancy;. 

1906 Sur quelques nouveautés de la flore Lorraine (B. Soc. Se. Nancy). 
1906 A propos des Isatis Djundjunae et I. alpina (ibid.). 

190(1 Excursions botaniques en Savoie (Monde des Plantes). 

1906 Notes sur la flore asiatique (ibid.). 

1906 Note sur le Gnaphalium neglectum (ibid.). 

1906 (?) Quelques nouveautés botaniques du Queyras (B. Soc. Sciences 

Nancy). 
k)07 Sur quelques Primevères et Androsaces chinoises (B. S. Se. Nancy). 
11)07 Etudecomparative sur la Flore des Andes et sur celle des Alpes euro- 
péennes (B. Acad. G. B.). 

1907 Diagnoses d'espèces nouvelles de Primevères (Monde des Plantes). 
1907 Contribution à l'étude des Primula ées sino-japonaises (Bulletin de 

l'Herbier Boissier). 

1907 Sur deux nouveaux hybrides et contribution à la flore Lorraine (Bul. 
Soc. Se. Nancy). 

1907 Lysimachia nouveaux de la flore chinoise (Monde des Plantes). 

1907 Primulaceae Wilsonianae (B. Ac. G. B.) 

1907 Primulacées chinoises de l'Herbier de l'Académie de Géographie 
Botanique (Bulletin A. G. B.). 

1907 (Collaboration avec M. Bonati). Sur quelques plantes de la Nouvelle- 
Calédonie (B. Herb Boissier). 

1907 Etude des plantes vasculaires récoltées en Grèce, mission de. 1904 
(collab. avec M Maire) (B. Soc. Se. Nancy. 

1907 Mise au point sur la flore Lorraine (Comptes rendus Assoc. pour 
l'avaicement des Sciences). 

1907 Compte-rendu de la session de Savoie (B. Ac. Géogr. Botan.). 
1907-190S Flore analytique de Lorraine (en collaboration avec M. Godfrin). 
iqo8 Revue critique des Primulacées asiatiques (B. Acad. Juillet-Août). 

1908 Notes sur quelques plantes lorraines (B. Soc. des Sciences Juillet). 
1908 Etude des plantes vasculaires récoltées en Grèce (mission 1906) 2 fas- 
cicules (en collab. avec M. R. Maire) (Bull. Soc. Sciences Nancy). 

G. BONATI. 



NOMINATIONS 

Par décision, en date des 20 août et 8 septembre, ont été nommés 
membres de l'Académie : 

M. Jahandiez (Emile), quartier des Salettes, Carqueiranne (Var), 
présenté par Mgr H. Léveillé et M. Blin. 

M. Chassagne, Docteur en médecine, licencié ès-lettres, à Lezoux 
(Puy-de-Dôme), présenté parM? r Léveillé et M. Ant. Lauby. 

M. Oskar Brander, chef de gare de Fredriksberg, à Helsingfors 
(Finlande), présenté par Ms r H. Léveillé et M. Fedtschenko. 

Le Directeur : A. Engler. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 449 



PLANTES D'ESPAGNE 

Par le F' e SENNEN 

ANNÉES 1906 & 1907 



L'idée de publier des plantes d'Espagne par séries annuelles 
avec étiquettes imprimées (séries dont le nombre peut varier 
selon les circonstances), nous est venue pendant un séjour fait 
en Castille. Et comme nous pensions en nous-même à la réa- 
lisation de ce dessein, il nous fut suggéré du dehors par plu- 
sieurs de nos amis. 

La demande immédiate d'un certain nombre de souscriptions 
nous prouva que nous répondions à un désir; depuis elles se 
sont accrues et nous en comptons des diverses contrées de 
l'Europe. 

Secondé dans la récolte et la dessiccation par notre zélé et 
dévoué confrère, le frère Elias, nous nous mîmes immédiate- 
ment à l'œuvre ; à la fin de l'année nous pouvions offrir 217 
numéros représentés par des plantes du cours supérieur de 
l'Ebre, du plateau sablonneux de Valladolid, des bords de 
l'Océan et des coteaux de la Catalogne. Cette année, nous 
avons atteint le numéro 520, présentant des plantes de Cata- 
logne et de Castille, et quelques raretés de diverses régions. 

Nous aimons à rééditer, ici, la promesse que plusieurs fois 
nousavons eul'occasion d'adresser à nos bienveillants et dévoués 
souscripteurs : que le côté esthétique, parfois négligé dans les 
collections botaniques,' sera une de nos ambitions et l'objet 
constant de tous nos efforts, ne reculant devant aucun des 
nombreux soins et manipulations que réclame une parfaite des- 
siccation. 

Novembre 18 



430 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Nous apporterons aussi la plus grande attention au choix des 
espèces dans les re'gions diverses que nous serons appelé à 
explorer, nous efforçant de faire figurer les formes intéressantes 
ou nouvelles. 

Il nous semble que des plantes non banales parfaitement pré- 
parées seront toujours bien reçues par nos souscripteurs ; et si 
nous n'avons pas la satisfaction d'offrir à tous des spécimens 
nouveaux, nous voudrions qu'ils fussent assez beaux pour 
trouver place dans leurs chères collections, où Ton aime à voir 
figurer des spécimens de provenances diverses. 

Nous devons à M. Carlos Pau, le savant et zélé botaniste de 
Segorbe, si connu par ses nombreux et doctes écrits sur la flore 
d'Espagne, qui, chaque année, établit ses centres d'herborisa- 
tions dans des régions très diverses, qui possède en plantes et 
livres beaucoup de ce qui a paru sur la flore de son pays ; 
nous devons aussi à notre vieil ami de France, Monsieur le 
Chanoine H. Coste, qu'a élevé si haut sa magnifique Flore 
illustrée de la France ; nous devons à la compétence et à l'iné- 
puisable obligeance de ces deux botanistes, ainsi qu'à quelques 
autres pour des cas particuliers, la revision complète de nos 
séries et la détermination des plantes que ni le temps, comme 
le défaut d'ouvrages et notre connaissance imparfaite de la flore 
d'Espagne ne nous permettent pas de faire par nous-même. 
Quant à nous, nous croyons remplir notre tâche en observant 
sans cesse, en rapprochant nos observations, autant que notre 
coup d'œil et la mémoire des formes nous le peuvent per- 
mettre, et en émettant nos modestes jugements. 

A tous nos souscripteurs, nous demandons de nous continuer 
leur bienveillance, de s'intéresser pour notre publication auprès 
de leurs amis, et de vouloir bien nous adresser à nous-même 
tout ce qui peut intéresser le travail que nous avons entrepris, 
que nous poursuivrons avec la constance que nous apportons 
en toute chose, et dont le succès est entre leurs mains. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 454 

i . Rammculus olyssiponensis Pers. 

Var. escurialensis (B. R.) Sennen et Pau. 

(i) « Plante variable pour les feuilles : certaines formes ne se 
peuvent distinguer facilement du R. olyssiponensis P. = R. 
Hollianus Rchb. et R. suborbiculatus Freyn. » 

3. R. mollis Freyn r= monspeliacus Asso, Synopsis, p. 71 ; 
Freyn ap. Willkomm et Lange prodr. III, p. 920. 

Le R. monspeliacus L., forma, existe seulement en Catalogne 
(Trémols ! Vayreda !- Sennen). 

4. M. le Chanoine H. Coste, me dit que l' Adonis vernalis L. 
distribué de Castille n'est pas identique à celui qu'il récolte 
depuis longtemps sur les Causes de l'Aveyron. 

Le numéro 5 représente une forme réduite des coteaux secs, 
uniflore ou au moins très pauciflore [A. Jovinienii Sen. et 
Elias), que j'ai été heureux de dédier, de concert avee le frère 
Elias, à mon vénéré et bien cher maître, le cher frère Jovinien, 
visiteur auxiliaire de nos communautés d'Espagne. Il y a lieu 
de remarquer que les fleurs de la forme castillane sont nette- 
ment jaunes et gardent leur couleur en herbier ; au moment de 
l'éclosion sépales et pétales offrent une teinte très foncée de 
violet. 

14. Fumaria muralis Sond. 

Var. Paui Sen. = F. agraria Duf. (e loco). 

Grandiflora sepalis maximis ovatis mucronatis marginis basi 
dentatœ obselete mucronata verruculosa. PI. elata. 

Hab. : CastiMe : Ameyugo, Ayuelas, Pancorbo ; haies, murs, 

rochers jusque vers 960 m. d'altitude. 

16. Malcolmia patula (Lag.) DC. 

Plante sûrement annuelle et non de racine ligneuse, comme 
disent les auteurs. 

17. Sisymbrium altissimum L. 
Var. subhastatum (Lag.) = S. Columnœ Jacq. var. leiocar- 



(1) Nous devons à M. Pau les diagnoses latines et les notes qui accom- 
pagnent les espèces les plus curieuses. 



452 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

puni DC. sec. auct. 'quorum ; S. subhastatum Lag. gen. et sp. 
p. 20, n° 258 an Willd.?) ; S. longisiliquosum Willk. 

20. Erysimum grandiflorum Desf. 

Var. longistylum Sen. et Pau var. nova. 

Gracile foliis laevis artgustioribus stylo elongato. Ad varietatem 
simplicem Willk. pertinet, sed non humilior planta est. E. 
myriophyllum Lge. folia numerosa et densiora habet. 

Desfontaines (FI. atl. II, p. 86) compare son espèce avec 
I'jE". pannonicum Crantz, et lui attribue des feuilles étroitement 
lancéole'es et les supérieures linéaires lancéolées : donc, cette 
forme ne peut représenter le type, puisque ses feuilles cauli- 
naires sont étroitement linéaires. Notre plante entre certaine- 
ment dans YE. myriophyllum Lge. 

22 et 23. Arabis auriculata Lamk. sous les variétés leiocarpa 
Sen. et Pau et puberula Asso [A. Malinvaudiana Coincy). 
Parmi la forme puberula se trouve, dans certaines parts, une 
grande forme robuste, qui serait, au sentiment de notre savant 
confrère C. Pau, un hybride entre les A. parvula Dut. et A. 
auriculata Lamk. 

24. Arabis stricta Huds. 

Nous ne pensons pas que ce soit la forme normale. En tout 
cas, elle diffère des exemplaires du Larzac (Aveyron), bien plus 
grêles que nous a fournis, avec bien d'autres espèces, notre 
excellent ami, le savant auteur de la Flore illustrée de la 
France. 

25. Cette belle espèce, abondante par colonies dans les ter- 
rains incultes aux environs d'Ameyugo Castille , se combine, 
croyons-nous, avec VA. auriculata Lamk. et forme A. auricu- 
lata X parvula S. et P. 

26. Draba ciliaris L. (excl. syn. et patria!) 

Cette espèce, plus ou moins modifiée, a été décrite sous D. 
Dedeana, par Boissier et Reuter ; sous D. Mawii, par Hooker ; 
et sous D. Zapaterii, par Willkomm. La forme distribuée des 
rochers de Cellorigo (Castille) est le D Maivii Hook. 

Linné la publia et cultiva, se trompant sur la localité ou 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 453 

induit en erreur par celui qui lui procura les graines. La des- 
cription de Gérard est inacceptable pour lui donner une tige 
rameuse. Linné la considère comme ressemblant uniquement 
au D. aiioides : or, il n'est pas d'autre espèce à fleurs blanches 
qui puisse être rapportée à cette dernière. 

27. Alyssum Costei S. et P. sp. nov. 

Diffère de Y Alyssum Lapeyrousianum Jord. var. angustifo- 
lium Willk., par ses tiges courtes, ses grappes réduites et 
denses, ses silicules non atténuées, orbiculaires, sa florai- 
son très précoce (avril) et ses iruits mûrs en mai, malgré 
une altitude voisine de 600 m. ; tandis que VA. Lapeyrousia- 
num Jord. des rochers de Villefranche (Pyr.-Or les ), vers 400 m, 
ne fleurit qu'en juin, ainsi que j'ai pu le constater de mes yeux 
pendant plusieurs années, et comme l'indique H. Coste, FI. de 
la Fr., I, p. 1 14. 

Hab. Castille : Bugedo, rochers calcaires, vers 600 m. 
(Sennen et Elias). 

29. Biscutella asperifolia S. et P. sp. nov). 

A B. turolensi Pau = B. pyrenaica Willk. (non Huet), 
differt pilositate rigida siliculisque majoribus. 

Hab. : Castille, montagnes entre Miranda de Ebro et Pan- 
corbo ; rochers et éboulis à Valverde et à Pancorbo vers 700 m. 
(Sennen et Elias) ; Sierra du San Lorenzo au Monte del Oro, 
vers 1900 m. (Pau). 

3o. Iberis Lagascana DC. 

Var. Eliasii Sen. et P. var. nova. 

Rosularum folia oblonga-spathulata crenata, caulinaria subin- 
tegra, siliculœ arctae corymbosœ, lobis triangularis obtusiusculis 
vel mucronatis, stylo majoribus, aequabilibus seu longioribus. 

Hab. Castille : Montagnes, principalement dans les éboulis, 
entre Miranda de Ebro et Pancorbo, de 600 m. vers 1000 m. 
(Sennen et Elias). 



454 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



32. Helianthemum salicifolium (L.) Pers. 

Var. vallisoletanum Si et P. = H . salicifolium. 

Var. trifoliatum Willk. ipro parte). 

Willkom réunit dans sa variété trifoliatum les formes qui ont 
des bractées avec des stipules persistantes tant de Y H. salicifo- 
lium P. que de Y H. intermedium Thib. La forme correspon- 
dant à cette dernière pourrait donc être H. intermedium Thib. 
var. tribracteatum S. et P. = H. salcifol., var. trifoliatum 
Willk. (p. p.). 

35. Reseda fruticulosa L. ; Pau, Act. Soc. esp.hist. nat. (1898), 

p. 116. 

Linné distingua suffisamment cette espèce pour le botaniste 
qui connaîtrait les formes exclusivement espagnoles, car parmi 
les caractères donnés on lit qu'il la donna comme moyenne 
entre le R. undata et le R. alba, tiges élevées, pinnules foliaires 
fines. Au R. undata R. gigantea Lœfling ! e loco), il donne des 
tiges striées-anguleuses, et des capsules les plus grosses du 
genre. 

36. Astrocarpus Clusii Gay. 

Var. parviflorus Sen. et Pau. 

Syn. Reseda purpurascens, b-gyne, foliis linearibus integer- 
rimis, fructu corniculis quinque obtusis. Lœfling iter, p. 291 
(e loco matritensi !). — Flores minores. 

37. Silène hirsuta Lag. 

Cette espèce devrait changer son nom par celuiS. scabriflora 
Brot. Flora lusit., II, p. 184 1 1804 , antérieur d'un an à la créa- 
tion de Lagasca. 

38. Silène colorata Poir. 

Var. angustifolia Willk. 

Un bon nombre d'espèces se présentent sous la forme angus- 
tifolia, et sur le même pied, on pourrait dire latifolia pour les 
feuilles radicales et angustifolia pour les caulinaires. Tant en 
Espagne qu'aux Baléares, le S. glauca Pourr. type croît en 
compagnie de la forme angustifolia. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 455 



40. Dianthus brachyanthus Boiss. 

Le type vrai n'existe qu'à la Sierra Nevada et comprend la 
varie'té nivalis Willk. Boissier l'identifie avec le D. subacaulis 
Vill., disant : « Je n'ai pas vu de bons échantillons du D. 
subacaulis Vill., mais le crois identique avec ma variété, etc. ». 

On doit exclure la forme des Asturies, qui appartient à la 
même forme que nous distribuons des rochers de Valverde, 
vers 85o m. (Castille). La figure de Boissier, telle qu'elle est, ne 
peut servir à la distinction. La plante de la Sierra Nevada se 
caractérise par les feuilles des turions très glauques et courtes. 
Les tiges varient, grandissent et la plante devient plus élevée à 
mesure que la région descend. 

Voici la synonymie de notre numéro : 

D. brachyanthus Boiss., var. tarraconensis Costa AmpL, 

p. 5i (1873), suppl. p. 12 (1877); D. brachyanthus Boiss. 

p. alpina Willkomm prodr. III, 689 (1878). Nom inexact parce 

que la plante est aussi montana. 

D. 2 petalis subrotundis, albis et rubris Asso ! Synopsis, p. 58 
(e loco Rodenas ! Drihuela ! et Muela de San Juan !) 

La forme de la Clappe, près Narbonne (Aude), FI. de Fr. 

Rouy et Foucaud, III, p. 192, que nous y avons récoltée 

plusieurs fois, et que nous avons également trouvée dans les 

Corbières, rochers de Feuilla, a un mode de végétation tout 

différent de celui des rochers de Valverte, des fleurs beaucoup 

plus grandes, de sorte qu'on éprouve une certaine répugnance 

à les identifier. 

42. Arenaria triflora L. forma 

Correspond à A. grandiflora Ail. var. aculeata Scop. (ex 
Willkomm ! Suppl. p. 277). La plante des coteaux et pentes des 
montagnes de Bugedo et Valverde, vers 600 m., nous a paru 
bien différente des formes ou variétés de VA. grandiflora Ail. 
des massifs du Coronat, 21 65 m., et de Madrés, 2460 m. 
(Pyr.-Or les ), où nous l'avons recueillie entre 1900 m. e\ 
2400 m, 



456 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQBE 



43. A. ciliaris Loscos 1 

Forme très typique, et identique aux exemplaires communi- 
qués par Loscos lui-même. C'est Y A. obtusiflora Kze var. 
ciliaris Pau, cart. III, p. 3 (1906). De même que la race 
Alyssum Costei S. et P., cette espèce est nouvelle pour la 
vieille Castille. 

Hab, : Montagnes d'Obarenes, vers 950 m. (Sennen et 
Elias). 

44. Cerastium brachypetalum Desp. 

Var. eriocaulon S. et P. var. nova. 
Planta magis vestita pilis longioribus. 

Hab. Castille : Ameyugo, haies, talus herbeux, friches 
(Sennen et Elias). 

48. Linum narbonense L. 

Var. microphyllum S. et P., var. nova. 

Feuilles courtes, élargies à la base, tiges moyennes, plutôt 
pauciflores. 

Nous avons observé le L. narbonense, depuis les premiers 
coteaux des bords de la mer (la Clappe de Narbonne; garigues 
de la Nouvelle ; île de TAute) jusque sur les collines de Feuilla, 
vers 600 m. (Aude-France), sur les coteaux de Castille à Bugedo 
et aussi dans les vallées des Pyrénées-Orientales. Nous avons 
pu constater que la plante est très variable, parfois à feuilles 
imbriquées, courtes, couchées [L. rejlexum Ait., FI. de Fr., 
Rouy et Foucaud, IV, p. 66) = L. narbonense L., var. 
reflexum Sen., à cymes plus ou moins multifiores et grandi- 
flores. 

5o. Erodium prœcox (Cav.) Willd. 

Var. bipinnatum (Cav.) S. et P. 

Plante presque glabre et en cela elle est différente de YE. 
prœcox Cav. (non auct. omn.) qui est une plante poilue, 
cendrée-papilleuse. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 457- 

5i. Rhamnus alaternus L. 

Var. orbiculatus S. et P., var. nova. 

Feuilles très petites orbiculaires. 

Hab. Castille : Bugedo, talus (Sennen et Elias). 

52. Adenocarpus vallisoîetanus Sen. et P. sp. nova = A. vil- 

losus Lge ! (non Boiss.). 

* 

Planta eglandulosa, caulibus cinereo-hirsutis, foliolis oblon- 
gis elongatis stipulis subulatis pedunculo plus duplo longiori- 
bus, floribus parvis, calycibus tomentoso-villosis, vexillo obo- 
vato-orbiculari extus pubescenti, leguminibus virentibus ut in 
complicato, seminibus ovato-lenticularibus, fusco virescentibus 
nigro-maculatis. Variât foliis minoribus. 

Hab. Castille : Valladolid, pinèdes sablonneuses près la 

station El Pinar. (Sennen et H no José). 

5j. Astragalus Stella Gn. 

Var. minor Sen. et Pau = A. sesameus L. var. ambiguus 
Rouy, FI. de Fr., R. et Fouc, V, p. i63. 

Differt leguminibus brevioribus crassioribusque à typo. 

Hab. Castille : Valladolid, coteaux argilo-calcaires près de 
la ville (Sennen). 

58. Astragalus Hypoglottis L. 

Je cite textuellement Pau in Sociedad Aragonesa de ciencias 

naturales « Vease como Linneo, al compararla con su A. pen- 

taglottis la distingue » : 

Similitudinem gerit cum A. pentaglotto, sed magis cau- 
lescens.., flores... in capitulo-rotundato... Legumen... testa 
pilis ^non squamis ferrugineis.) 

Linneo, ademas, la diô como propia de Espaha, y de la 

Penînsula no conozeo otra especie en la que mejor cuadren 

estos caractères». Pau Soc. arag. de ciencias Nat. (1905) IV, 

p. 292. 

59. Hippocrepis commutata Pau ! = H. scabra Auct. Matrit. 

(non DC). 

« Diffère de V H. scabra DC. par sa plus grande robustesse, 



458 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

feuilles plus étroites, pédoncules plus longs, fleurs plus petites, 
étendard ovale (non obovale), légumes plus grands. » Pau, 
Soc. arag. de ciencias Nat., tomo II, p. 274 (1903). 

60. Spirœa rhodoclada Levier, Deux excurs., p. 26 (1880). 

= S. crenata Cav. descripc. de las pi. n° 1087 (1802); 5. 
flabellata Lange! pugillus IV, p. 338; Willk. prodr. fl. hisp. III, 
p. 242; S. hypericifolia Casaviella pi. espont. de Navarra, 
n° 220 (1880). 

61 . Paronychia capitata Lamk. 

Var. imbricata S. et P., var nova. 

La forme de Valverde (Castille) nous paraît intermédiaire, 
par ses feuilles imbriquées très densément, accompagnées très 
visiblement de bractées scarieuses lancéolées-aiguës, des formes 
pyrénéenne et austro-orientale : cette dernière est microphylle, 
tandis que la forme pyrénéenne que nous avons nous-même 
récoltée dans les Pyrénées-Orientales et les Pyrénées centrales, 
a les feuilles plus grandes, plus élargies, bien plus écartées, 
ainsi que les souches moins ligneuses. 

Hab. Castille: Valverde, montagnes de droite et de gauche, 
vers 85o m. (Sennen et Elias). 

64. Pistorinia hispanica DC. 

Var. brachy siphon S. et P. forma erecta. 

Ce numéro, par le port, l'inflorescence, la longueur du tube 
corollin et sa couleur rappelant celle des Erythrœa, est bien 
différent du numéro précédent. 

Notre confrère de Segorbe lui donne la synonymie suivante : 
Cotylédon Pistorinia Ortega in Quer fl. esp., t. VI, tab. XIX, 

fig. 2- 

Ortega et les auteurs qui suivirent la font synonyme du 
CotyUdon hispanica L. ; mais en comparant la figure citée avec 
celle donnée par Linné (Lœfling iter hisp. tab. I, fig. 1), on 
voit que la forme longiflora doit être prise pour typique. 
Boissier en changeant en Pistorinia Sal\mannii son primitif 
P. breviflora, dit avoir vu des formes parviflores du type, 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 459 

Notre plante diffère du type par la brièveté du tube corollin 
6-8 m / m , tandis que celui-ci a i2"7 m et plus. Pau possède cette 
même forme de l'herbier de Pavon. 

Hab. Castille : Gastromonte, garigues de la Santa Espina, 
et divers lieux incultes sur la petite ligne de Valladolid à 
Rioseco (Sennen). 

65. Ribes alpinum L. 

Var. Sennenii Pau var. nova. 

Folia parva plus minusve rotundata, subtus glauca trilobata, 
lobis crenatis et floribus brevissime pedunculatis. 

66. Saxifraga cunei folia Cav. icônes ! (non Cavanilles 
observaciones II, 33o (1797), quae ad S. paniculatam Cav. ! 
descripciôn de la plantas, n° io36 (1802) pertinet. 

Belle plante des rochers et vieux murs. Hab. Castille : 
Valverde, Burgedo, Encio. (Sennen et Elias). 

67. Œnanthe crocata L. 

Var apiifolia Willk. 

La plante distribuée des fossés d'Algorta, bords de l'Océan, 
correspond parfaitement avec la figure de Brotero (Fitografia I, 
tab. 3 3) ; uniquement les fruits y sont dessinés une idée plus 
petits. C'est une forme qui se distingue facilement par les dents 
foliaires profondes, étroites et aiguës. Il nous paraît utile de 
noter que la plante fraîche exhale une agréable et forte odeur 
de céleri (Apium graveolens). 

73. Scabiosa monspeliensis Jacq. 

Nous avions d'abord cru qu'elle se rapportait au S. stel- 
lata L. (veraj. On prend généralement cette dernière pour une 
variété de l'espèce orientale : 6". papposa L. ; nous la croyons 
bonne espèce de l'Europe austro-occidentale. 

80. Santolina rosmarinifolia L. 

Ad var. cinerea Pau et Merino vergens. 

Notre plante diffère de cette variété par ses tètes égales, un 
peu plus petites que dans le type, tandis que dans la variété 



460 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

cinerea vraie, les têtes sont très inégales. Le n° 79 ne repré- 
sente pas le type de l'espèce, mais une forme plus développée. 

82. Carduus Reuterianus Boiss., forma albiflora. 

Assez souvent nous avons rencontré ces cas d'albinisme dans 
le groupe des chardons, principalement dans les espèces sui- 
vantes : C. tenuiflorus Curt., Galactites tomentosa Mœnch., 
Silybum Marianum Gaertn. Synonymie : C. cephalothus 
Loscos ! et Pardo, séries inc, p. 5j (non Viv.ï. Willkomm, 
suppl., p. 104, l'identifie avec le type. 

84. Scor\onera angustifolia L. 

Caule erecto, foliis subuJatis strictis Lœfling ! (e loco) iter 
hisp., p. 294, 

Le S. graminifolia L. a des feuilles linéaires-ensiformes : il 
ne peut donc correspondre à ce numéro. 

Asso ! et Cavanilles ! furent aussi de notre avis. La confusion 
fut due à l'oubli de la phrase de Lœfling, transcrite ci-devant, 
et qui n'admet pas de discussion possible pour ceux qui pos- 
sèdent la plante de Madrid, qui se doit prendre pour localité 
classique. 

95. Omphalodes linifolia Mœnch, forma leiocarpa S. et P. 

Membrana nucularum dorso calva. 

Hab. Castille : Gastromonte, garigues de la Santa Espina 
(Sennen). 

96. O. linifolia Mœnch., forma trichocarpa S. et P. 

Nucularum membrana apud summum hispida in dorso. 
Hab. Castille : Valladolid, pinèdes sablonneuses (Sennen et 
H n0 José). 

97. Linaria origanifolia DC. forma. 

Plante très variable pour l'indument, les tiges, la taille, les 
corolles, les feuilles, la durée de son existence. Notre plante 
est annuelle ; elle se rapporte assez à la forme L. Muteli 
Timbal. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 461 



99. L. cœsia (Lag.) DC. 

Var. stenophylla Sen. et Pau var. nova. 

Diffère du type par les feuilles plus longues, ainsi que les 
e'perons; la dessiccation communique aux fleurs une teinte 
violacée qu'elles n'ont pas sur le vif, couleur jaune. 

Hab. Castille : Valladolid, pinèdes, talus (Sennen et H no 
José). 

102. Pedicularis comosa L. 

Var. schi\ocalyx Willk. et Lge ! II, p. 609. 

Cette variété nous a été obligeamment signalée par M . Bonati, 
qui fait une étude spéciale de la famille des scrofulariacées. 

Hab. Castille : Montagnes de Foncea, de Pancorbo, d'Oba- 
renes, entre 800 m. et 1000 m. (Sennen et Elias). 

101 et 108. Linaria filifolia Lag. 

Var. glulinosa Lge ! (non L. glutinosa Lk. et Hoffm.). 

Diffère du type (qui jusqu'ici n'est guère connu que de la 
campagne madrilène) par les feuilles plus courtes et les capsules 
plus brièvement pédunculées. Le revêtement glanduleux est 
quelque peu variable. 

Valladolid et Olmedo sont les deux seules localités citées par 
Lange (Willkomm et Lange Prodr. flor. hisp. II, p. 567). 

La plante d'Almedo est identique au n° 108. Nous pensons 
que le n° 10 1 est une forme plus développée venant dans une 
meilleure terre. 

106 X Thymus Sennenii Pau Boletin Soc. Arag. cienc. nat. 
(1907) p. 29 = 7. Mastichina X Serpyllum S. et P. 

Differt à T. Jovinienii S, et P. (T. Chamœdrys X Masti- 
china S. et P.) foliis angustioribus longe cuneatis, dentibus 
calicis magis angustis. 

Hab. Castille : Bugedo, friches (inter parentes) (Sennen et 

Elias). 

107 X T. ibericus Sen et Pau (T. Mastichina X hispanicus 
S. et P.). Nous avions d'abord rapporté cet hybride nouveau 
au T. mixtus Pau forma laxa {T. Mastichina X Zygis) Pau. 



462 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTAMQUE 



De nouvelles observations nous ont amené à constater l'ab- 
sence du T. Zygis L. et la présence du T. hispanicus Poir,, 
espèce indiquée en Espagne sans mention de localité. 

Nous espérons pouvoir distribuer l'an prochain cette inté- 
ressante espèce, que nous avons été plus d'un an sans pouvoir 
identifier. 

Diffusus viridifolius foliis oblonge linearibus planis, obso- 
lète denticulatis dentibus 1-2 calycibus minoribus dentibus 

longioribusque. 

Hab. Castille : Miranda de Ebro, terrains vagues (Elias). 

112. T. Loscosii Willk. 

Var. oxyodonthus S. et P. var. nova. 

Gracilior calycibus duplo minoribus dentibus longioribus 
angustiori busqué. 

Hab. Castille : Valladolid, terrains incultes ; Castromonte, 

garigues de la Santa Espina (Sennen). 

ii 3. Calamintha rotundifolia Willk. ; Acynos purpurascens 
Persoon Synopsis II, p. i3i (1807). 

Willkomm (Illustr. II, 71) est d'avis que cette forme corres- 
pond à Y Acynos rotundifolius Pers. et non à VA. purpurascens 
Pers. 

Persoon donne à son A. purpurascens « foliis ovatis sub- 
serratis » ; tandis qu'il caractérise tout différemment son A. 
rotundifolius en disant « foliis orbiculatis mucronatis, caule 
procumbente » : caractères qui, d'aucune manière, ne peuvent 
convenir à notre plante distribuée. 

Toutefois « corola majuscula » que dit Persoon ne lui con- 
vient pas non plus. Les dites espèces se présentent donc comme 
très douteuses jusqu'à ce que son herbier prouve autre chose. 
Mais la plante distribuée sous le n° 1 1 3 ne sera jamais A. rotun- 
difolius Pers. 

Pour terminer : « corola majuscula » et « médius inter A. 
vulgarem et A.alpinum videtur » que dit Persoon, nous incli- 
nent à croire que cette espèce devra être prise pour le C. grana- 
tensis Boiss., ou quelqu'une des nombreuses formes intermé- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTAMQUE 463 

diaires qui existent en Espagne entre le C. Acinos Benth. et 
C. alpina Benth. jusqu'au point de rendre impossible la claire 
distinction des deux espèces. 

Boissier (Voy. bot., p. 497) dit que VA. purpurascens Clé- 
mente a une « corolle une ide'e plus petite, à peine plus longue 
que le calice ». Et comme Clémente la communiqua à Persoon, 
il résulte qu'il correspond réellement à ce type ; mais Persoon 
dit « corolla majuscula ». D'où il devient probable que VA. 
purpuracens Clémente ne correspond pas à VA. purpurascens 
Pers. 

De tout ce qui vient d'être dit, il nous paraîtrait meilleur de 
trancher la question en adoptant un vocable nouveau : nous 
proposons celui C. Clementei S. et P., en mémoire du premier 
qui récolta l'espèce. 

114. Ne diffère du Calamintha alpina y minor Willk. ! 
Suppl. p. 149 (1893) que par les corolles un peu plus grandes. 

1 1 5. Nepeta Nepetella L. 

Var. aragonensis (Lam) Pau et Sen. 

Le Nepeta aragonensis de plusieurs auteurs (Willkomm 

prodr. ; Rouy illustrationes) correspond au N. pyrenœa Pau 

(voir Cadevall iMemorias de la R. Acad. de C. y A., Barcelona; 

Pau Soc. Ar. de C. N.), et non au N. aragonensis ! Lamk. 

encycl. I, 711, égal au N. angustifolia Vahl symb. I, 41, 

espèces proposées dans la même plante, et a pour synonyme 

Nepeta angustifolia, minor hispanica Barr. tab. 735. 

Vahl, 1. c, dit : « Ad nostram forte pertinent, flores vero 
pauciores et remitiores sin spica pinguntur, quam in angusti- 
folia nostra ! » 

Lamark, qui le premier décrivit l'espèce d'après des exem- 
plaires d'Aragon, communiqués par Vahl, la donna comme 
« blanchâtre dans toutes ses parties, et se distingue facilement 
des autres par ses feuilles étroites » . 

Et plus loin il ajoute : « Ses feuilles sont lancéolées-linéaires, 
étroites ». 

La figure de Barrelier, citée par Vahl, présente assez accep- 
table le caractère des feuilles, unique chose qui la sépare du 



464 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



type Nepeta Nepetella L., et pour ce motif, nous la proposons 
comme variété'. 
Par la culture, dit Vahl, il ne perd pas les caractères. 

117. Stachys arvensis L. 

Var. bilbaensis S. et P. 

Diffère du type par sa floraison hivernale, ses tiges plus 
allongées, plus glabres, les calices plus petits. 

Cette année (janvier 1908), nous avons pu observer aussi une 
floraison hivernale du S. annua L., dans les champs de Fortia 
et Riumors (Catalogne), en compagnie de notre élève en bota- 
nique, le frère Septimin-Donat. 

Hab. Bilbao, champs (Sennen). 

118. Sideritis hirsuta L. 

Var. vallisoletana S. et P. var. nova. 

Longicaulis foliis viridibus glabrescentibus floralibus latis 
majoribus verticillastros amplectentibus apice setigero mucro- 
nato-spinoso. 

Hab. Castille : Valladolid, talus (Sennen). 

120. Sideritis spinulosa Barnades ex Asso. 
Var. Cavanillesii (Lag.) S. et P. 

121. S. linearifolia Lamk. encycl. II, 168 = S. pungens 

Benth. 

Nous croyons que ce numéro appartient au vrai S. lineari- 
folia de Lamark, parce que la description convient mieux à 
cette forme qu'à aucune autre de ce genre ; et tenant compte 
que Lamark décrivit la plante venue de culture, Bentham en 
changea le nom en celui de S. pungens ; mais l'auteur de la 
monographie des labiées, manquant de types espagnols, rem- 
plit son travail d'inexactitudes et d'erreurs, comme on peut le 
constater dans les espèces Tragoriganum, lasiantha, fœtens, 
spinosa, subspinosa, juncea, etc. 

Dans la description de Lamark, nous lisons que les feuilles 
sont <£ pointues, verdâtres » et les bractées « ne sont point plus 
courtes que les calices ». L'unique espèce que les auteurs con- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 465 

fondirent avec celle-ci est le S. Tragoriganum Lag. = S. an- 
guslifolia var. parviflora Willk. qui a les feuilles cendrées 
réunies aux aisselles foliaires, les bractées (feuilles florales) une 
idée plus courtes que les calices, et a pour synonyme Sideritis 
mont, vermiculato folio Barrelier ic. 344, figure que Lamark 
aurait bien pu indiquer, et non recourir au Sideritis montana, 
hyssopifolia minor Barrelier ic. 172, qui, peut-être, correspond 
à des formes du S . hyssopifolia L. : bien qu'il ait déjà dit que 
son S. linearifolia était quelque peu intermédiaire entre le 
S. incana et le S. hyssopifolia. 

122. Nous avons récolté le Marrubium supinum L. dans les 
garigues de Castromonte à la Santa Espina mêlé au M. 
vulgare L. 

Plusieurs preds nous ont paru intermédiaires, entre les deux 
espèces ; nous avons dédié ce nouveau produit à notre ami, le 
frère Directeur de l'Ecole agricole de la Santa Espina, qui nous 
. a accordé une généreuse hospitalité de quelques jours, nous a 
lui-même accompagné ou fait accompagner par un de ses pro- 
fesseurs, le frère Fernando. 

On pourra trouver encore, car les pieds sont vivaces, à un 
quart d'heure en amont de l'établissement, le M. Juanii (dédié 
à f. Juan) Sen. et Pau (M. supinum X vulgare) S. et P. 

Hab. Castille : Castromonte, garigues de la Santa Espina 
(Frères Sennen, Juan, Fernando). 

123. Nous pensons que le Plantago monosperma Pourr. des 
montagnes d'Obarenes, vers 900 m., est une forme du type que 
nous avons récolté au Canigou et sur les massifs voisins entre 
2000 et 2400 m. et plus, caractérisée par un plus grand déve- 
loppement de toute la plante : racine, feuilles (celles-ci moins 
blanches) épis. 

125. Rumex intermedius DC. 

Var. platyphyllus S. et P. var. nova. 

Forme qui tient des R. Acetosa L., R. papillaris B. R., et 
R. intermedius DC. Du R- Acetosa L., il diffère par sa panicule 
ovale, large ; du R. papillaris B. R., par la panicule non con- 

Novembrc ï f J 



466 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

tractée et les rameaux simples ; du R. intermedius DC, dont il 
a la panicule, par les feuilles larges, elliptiques ou oblongues. 
Hab. Castille : Rochers de Valverde, vers 85o m. (Sennen et 
Elias). 

128. Juniperus communis L. 

Var. castellana S. et P. var. nova. 

Lorsqu'on voyage sur la ligne d'Irun à Madrid, particulière- 
ment entre Vitoria et Miranda de Ebro, on est frappé par la vue 
de petits buissons souvent rougeâtres, ramassés, blottis contre 
le sol : ce sont des Juniperus communis L. d'un aspect et de 
caractères particuliers : c'est cette forme que nous avons 
nommée var. castellana du J. communis. Elle se sépare de la 
forme normale, outre le port que nous avons signalé, par ses 
feuilles plus courtes, parfois submutiques, comme dans le 
n° 129, ses fruits petits, plutôt noirs que tirant sur le bleu. 

Le Juniperus nana Willd. caractérisé, n° i3o, à longues tiges 
décombantes, feuilles très élargies à la base, vient des monta- 
gnes d'Obarenes, entre 900 et 1200 m. 

Les Juniperus phœnicea L., très nombreux dans la région, 
mêlés aux J. communis L. et J. Oxycedrus L., se présente sous 
une forme ramassée à feuilles serrées, rameaux courts, et sous 
une forme plus élancée à rameaux effilés ; il y a encore des 
formes à fruits très nombreux (polycarpa), parfois à fruits 
nettement plus gros (macrocarpa) . 

i32. Juniperus Oxycedrus L. 

Var. brevifolia S. et P. var nova 

Cette forme se distingue par la gracilité de toute la plante et 
la rareté des baies ; feuilles plus courtes, plus étroites, pas ou 
presque pas piquantes ; arbuste plus ou moins ramassé en 
boule. 

La forme ordinaire y est plus commune que cette variété, 
que nous soupçonnions hybride entre J. Oxycedrus L. et/. 
phœnicea, plus commune aussi que la var. macrocarpa. 

Le J. Oxycedrus L. est beaucoup plus développé en Cata- 
logne (Llers, Terradus), feuilles mutiques ou submutiques. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 467 

Aux environs de Llers, nous avons mesuré à un mètre du sol 
des tiges qui atteignaient une circonférence, pour nous prodi- 
gieuse, de o m 7Ô et de i m 2Ô, étendant leurs rameaux pendants 
pareils à des saules pleureurs. C'est cette dernière forme que 
nous avons distribuée sous le nom de var. submutica. 

i 36 . Scilla verna Huds. f. pauciflora. 

Dans le centre de la Péninsule, cette espèce est assez variable 
parles feuilles plus ou moins larges, plus ou moins courtes ; 
de même pour le scape, grandeur de la plante et nombre de 
fleurs. Elle est abondante dans le massif montagneux entre 
Miranda de Ebro et Pancorbo, entre 600 et 1000 m., mêlé au 
Narcissus minor L., et, vers 1000 m., au N. Bulbocodhim L. 
(Sennen et Elias). 

140. La présence des Ophrys lutea Cav. et O . fusca Link 
dans la province de Burgos (Ameyugo, Bugedo) en exemplaires 
grands et nombreux, doit être mentionnée comme une relique 
de l'époque tertiaire; il en est de même pour la présence dans 
la même région des O. tenthredinifera Willd., O. atrata 
Lindl., O. spéculum Bertol, ce dernier très rare : nous avons pu 
en découvrir deux ou trois pieds. 

Nous avons pu constater la présence des mêmes espèces, 
hormis O. spéculum Bertol., dans la région ampourdanaise 
(Catalogne) de Rosas et Castillon à Llers et Pont de Molins. 

146. Car ex acuta L. 

Var. Sennenii Pau. 

Latifolia spicis femineis densis, glumis utriculo majoribus seu 
minoribus aristatis, utriculis valde glaucis elevato-nervosis 
oblongis utrinque attenuatis, prœcipue apice lanceolato. 

Des formes que nous connaissons : personata Fries, slricti- 
folia Opiz = prolixa Fries et tricostata Fries, il diffère par 
l'utricule fusiforme, oblong, étroit et long. 

Hab. Castille : Bugedo, ruisseau Droncito (Sennen). 

148. Sesleria argentea Savi. 
Var. hispanica Sen. et Pau. 



468 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Feuilles de 3-5 m / m de large, e'pi oblong-line'aire de 2o-40 m / m 
de long sur 7 m / m d'épaisseur, glumes inégales lancéolées, l'in- 
férieure plus courte, la supérieure plus longue que les rieurs. 

Les feuilles sont plus ou moins arrondies à leur extrémité, 
moins la dernière qui réellement est acuminée, comme disent 
les auteurs. 

149. Oreochloa seslerioides (Ail.) Richter ; O. pedemontana 

Boiss. et Reut. pug. 126. 

Var. confusa Sen. et Pau = Sesleria confusa Coincy, Jour- 
nal de botanique (1896). La localité de Pancorbo est classique ! 
La forme des rochers de Foncea et Valverde est une f. lati- 
folia. 

i5o. Trisetum scabriusculam (Lag.) Coss. 

M. Pau nous écrit qu'avec cette forme, il crée un genre nou- 
veau qu'il appellera Sennenia, cette espèce devenant alors Sen- 
nenia scabriuscula (Lag.) Pau. 

Il nous offre de nous envoyer prochainement la description 
générique, etc., etc.. 

i5i. Milium vernale M. B. = M. scabrum Auct. 

Comme pourront le voir les souscripteurs de nos exsiccata, 
cette forme est différente de l'Andalouse, et, par le fait, les 
auteurs qui n'admettaient en Espagne que le M. montianum 
Pari. (Willkomm, suppl. p. 16), ne connaissaient pas la forme 
du Centre de l'Espagne, qui a les glumes beaucoup plus petites 
et non acuminées. 

Hab. Castille : Bugedo, talus herbeux (Sennen et Elias). 

1 53. Cynosurus eleg ans Desf., C. poiybracteatus Willk. (non 

Poiret). 

1 54. Cynosurus Paui Sennen sp. nova. 

Notre forme, que nous croyons nouvelle, diffère du C. ele- 
gans Desf. par les glumes plus grandes et plus étroites, les 
arêtes très longues ; du C. echinatus L., il diffère par la pani- 
cule lâche et les glumes plus courtes. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 4G9 

Hab. Castille : Valverde de Miranda, rochers et bois, vers 
85o m. (Sennen et Elias). 

i 56. Airopsis globosa Desv.; Milium tenellum Cav. 

Espèce très rare en Espagne, que nous avons trouvée en deux 
localités de la province de Burgos, haute vallée de l'Ebre, à 
Encîo et à Bugedo (Sennen et Elias). 

i58.Aira uniaristata Lag. etRodr., Anales de cienc. nat.V, 148 
(1802); Pau actas soc. esp. de hist. nat., p. 238 (1897).=* 
A. Cupaniana Guss. Syn. flor. sic. I, 145 (1842); Willk. pro- 
dr. I, p. 65 (1870). 

Var. hispanica S. et P. var. nova. 

Forma glumis truncatis eroso-dentatis, ramulis paniculœ 
patentibus subdivaricatis. 

Bubani (Flora pyr. IV, 3i8 (1903) confirme notre synonyme, 
•sans autre erreur que celle d'attribuer à Cavanilles, — de même 
Pau, concernant le site indiqué — ce qui doit être attribué à 
Lagasca et Rodriguez de la manière suivante : « A. uniaristata 
Cav. e Mogador, in Annal. Cienc. Nat. Madr. ex archetypis 
visis in Herb. Hrt. Bot. Matr., h<£C eadem S. Cupanii vide- 
batur. Praetermiserunt eam Botanici systematici. » 

Et, effectivement, J. Bail. (Spicilegium H. marocc. p. 717) 
indique VA. Cupaniana Guss., non loin de Mogador! qui est le 
site classique. 

On ne Pavait pas indiquée encore dans le Centre de l'Es- 
pagne : Garigues de Bugedo et d'Encio, localités distantes d'en- 
viron 8 kilomètres, 700 m. d'altitude environ (Sennen et Elias). 

i63. X Cony\a Rouyana Sennen. (C. Naudini X Erigeron 

canadense). 

La plante diffère des C. Naudini Bonnet, dont elle a la taille, 

par un port plus grêle, moins cylindrique; capitules plus petits, 

jamais ovoides, mais à bractées calicinales dressées, donnant 

aux capitules une forme cylindre, non ovoide, comme dans les 

. Cony\a. 

Hab. Catalogne : Environs de Figueras, Cabanas, Llers. 



470 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Fortia ; — France : le Perthus, aux villages français et espagnol 
de ce nom. 

164. X C. Flahaultiana Sen. 

(Erigeron canadense X C. ambigua) Sennen, Boletin soc. 
arag. de Cienc. nat. IV, p. 3 1 9 !igo5). 

1 65. C. Naudini Bonnet, C. Gouani DC ex Webb, Boissier, 
Willkomm et Clémente (sec. specim. e loco Motril), Boissier 
(voy. bot. part. II, p. 304) dit : 

« Cette espèce est très différente de la précédente (C. ambi- 
gua) par ses feuilles spathulées, bien plus longues, un peu 
dentées, par ses capitules réunis au sommet des rameaux en 
têtes serrées. J'ai vu les exemplaires récoltés par M. Webb ; ils 
sont identiques avec ceux des Canaries, et M. Webb m'a assuré 
qu'il n'y avait aucune erreur quant à la localité qu'il indique. » 

Willkomm (prodr. II, p. 34) donne l'espèce avec des écailles 
obtuses, comme Linné; Cavanilles (Anal, de Cienc. nat., IV, 
p. 86) nous dit qu'elles sont aiguës. 

Mais est-il réellement question de VErigeron Gouani de 
Linné ? 

Nous ne le croyons pas, parce que Linné donne la plante 
avec racine petite, feuilles glabres, écailles lancéolées (Man- 
tissa, II, 469). 

Et Gouan même (Illustrationes, p. 66) nous décrit une plante 
totalement diverse pour ses capitules de la grosseur de VEri- 
geron tuberosum. 

Cette plante est très répandue aux environs de Figueras, 
ainsi que sa congénère C. ambigua DC. sous plusieurs formes, 
de même que les nombreux hybrides qui résultent du croise- 
ment de ces deux espèces avec VErigeron canadense L. 

166. Silène Sennenii Pau sp. nova. 
Bol. Soc. aragon. cienc. nat. (190b) IV, p. 309. 

167. Centaurea microptilon Godr. Gren. 

Var. amporitana VayredaHin hb. Paui) Anales soc. esp. de 
hist. nat. X, p. 526 (1902) sine descriptione. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 471 

Planta aspera foliis oblongis ramealibus minoribus, apendi- 
cibus squamarum longioribus majoribusque. 

Hab. Catalogne : Fortia et Fortianell, Castillon de Ampu- 
rias (Frères Sennen, Jonas et Septimin). 

173. Cerastium simplex Sen. et Pau sp. nova. 

Annuum unicaule viride glanduloso-pubescens foliis oblonge 
spathulatis caulinis elipticis, bracteis omnino herbaceis, pedi- 
cellis calyce valde longioribus post anthesim erectis, petalis 
calyce minoribus longe tridentatis basi glaberrimis, staminibus 
4, filamentis glabris, capsula recta calyce parum (tertio; lon- 
giore, seminibus ferrugineis irregularibus subtriangularibus, 
oblongis vel subovatis... minute tuberculis, granulis obtusis. 

Hab. Castille : Bugedo et Cellorigo, friches (Sennen). 

174. Viola rupestris Rchb. 

Var. glarescens N. W. M. 

Plante non indique'e en Espagne, bien qu'elle existe dans la 
chaîne des Pyrénées, Monserrat et Sierra d'Urbion (Pau); 
Garigues entre Miranda de Ebro et Pancorbo (Sennen et 

Elias). 

179. Scirpus maritimus L. forma. 

Nous ne serions pas étonnés que notre plante fût une espèce 
de second ordre ou une bonne variété du S. maritimus L. et 
propre à la Catalogne. 

180 et 181. Cirsium Corbariense Sen. 

Var. Costœ Sen et Pau. 

= C. ferox DC. var. Costœ S. et P., Pau in Boletin Soc. 
Aragon, de Cienc. nat. VI, p. 27 (1907), 

Notre opinion est que le Cirse de l'Ampourdan : Llers, 
Pont de Molins, Figueras, Alfar, Fortia... sous ses deux formes 
parfois difficiles à distinguer glabratum et eriophorum ne se 
rapporte aucunement au C. ferox DC. ; mais plutôt au C. cor- 
bariense Sennen (Bul. Soc. bot. de France, 1903), avec lequel 
il a de grandes ressemblances. 

Toutefois, il nous paraît plus clair de l'isoler des deux et de 
lui donner le simple vocable de C. Costœ [de Costa) S. et P f 



472 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

1 83. Campanula hispanica Willk. forma. 

Tube du calice pruineux (glauque) granulé moins les côtes; 
rameaux plus ouverts presque horizontaux. 

Hab. Castille : Montagnes entre Miranda et Pancorbo (Sen- 
nen et Elias). 

184. Erodium glandulosum (Cav.) Willd. 

Var. Navasii S. et P. 

Bractées ombellaires plus étroites, sépales tous inégaux, un 
est oblong et les autres diminuent graduellement jusqu'au der- 
nier qui est linéaire. Mucron plus court. De VE. urbionicum 
Pau, il diffère par les feuilles vertes et la glandulosité de toute 
la plante : la première étant pulvérulente églanduleuse. 

Hab. Castille : Pulpito de Cellorigo, rochers, vers 950 m. 
(Sennen et Elias). 

186. Antirrhinum meonanthum Lk. et Hoffm. 

Var. Huetii Lge. 

Diffère du type par la corolle deux fois plus grande, capsules 
ventrues deux fois plus grosses ; feuilles variables. 

Hab. Castille : Pancorbo et Ameyugo, éboulis calcaires sur 
la voie ferrée (Sennen et Elias). 

107. Sisymbrium Langei (dédié à frère Lange) Sen. et Pau 

sp. nova, 

Pubescens et subcinerascens caule erecto superne ramoso, 
foliis runcinato-pinnatipartitis lobis irregulariter dentatis, 
summis hastatis dentibus subulatis, floribus pedicellis longio- 
ribus petalis palidis calyce duplo longioribus unguiculatis 
lamina obovato-orbiculari, siliquis patentibus Iaxis stylo elon- 
gato stigmate breviter emarginato. Planta juvenilis, ulterius 
observanda : ob folia S. Irionem emulans. 

Hab. Castille : Ameyugo et Bugedo, talus des fossés, des 

chemins (Sennen et Elias). 

188. Laserpitium Eliasii Sen. et Pau; Pau Bol. Soc. Aragon. 
Cienc. nat. VII, 1907, p. 25. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 473 

190. Merendera Bulbocodium Ram. 

Cette espèce renfermant le Colchicum montamtm créé par 
Linné et le C. triphyllum Kze, devrait porter le nom de 
Merendera pyrenaica (Pourr.) Dulac fl. du départ, des Hautes- 
Pyrénées, 117 (1867) = Colchicum pyrenaicum Pourr. Mém. 
Acad. toul. III, 3o5 (1784). 

Cette plante porte dans le nord de l'Espagne, le nom de 
Quiia meriendas, qui signifie littéralement enlève goûters, parce 
qu'à l'époque de sa floraison, les jours ayant diminué, on ne 
goûte plus (se quita la merienda), le goûter (la merienda) se 
supprime aux travailleurs de la campagne. 

Dulac (op. cit. p. 582) donne du même mot une étymologie 
crapricieuse disant : « Quita-meriendas... en sa qualité de 
poison, cette plante fait, comme l'on dit trivialement, passer le 
goût du pain ; de merienda. » Merienda, mot espagnol, ne 
signifie pas pain, mais désigne le léger repas pris entre le dîner 
et le souper, ce que nous nommons goûter. 

191. Viola segobricensis Pau. 

Quelques pieds du V. Dehnhardtii Ten. pourraient s'y être 
glissés par mégarde. 

La description et synonymie prise de W. Becker (Œst. bot. 

Zeitschrift 1906, n° 5-6) est la suivante : 

Viola Segobricensis Pau not. bot. II, 9 (1888) ; — V. vires- 
cens X odorata Pau IV, p. 19 (1 891) ; — V. Reverchoni Willk. 
(1894). — Ad sect. Nominium Ging. divis. Uncinatac Kupffer 
subdivis. Flagellatae Kitt. pertinens. Tota planta pallide viridis, 
subpubescens, subglabra. Rhizoma crassum, ramosum, folia 
floresque et stolones emittens. Stolones plerumque suberecti 
substritique, interdum ramosi, rarius elongati flexuosique, 
folia floresque praebentes. Folia radicalia cordato-ovata, aspe- 
rula, crenata, longe petiolata ; fol. stol. oblonge cordato-ovata, 
évidente acutiuscula, interdum triangulariter cordato-oblonga. 
Stipula; lanceolatae vel anguste lanceolatœ, acuminatx\ pnecipue 
in parte média superioreque evidenter longe glandulosye-tim- 
briatae et sparse breviter ciliatœ, distincte pallide virentes. 
Flores, in pedicellis foliis acquilongis vel ea superantibus, mé- 
diocres. Pedunculis ad suprave médium bibracteolati. Sepala 
oblonga vel oblongo-lanceolata, acutiuscula. Petala probabilker 



474 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

caerulea, in medio inferiore albida, superiora oblonga, lateralia 
obovara parcissime barbata, infimum late obovatum, omnia 
interdum emarginata. Calcar ad apicem probabiliter caeruleum, 
appendices calycinas abreviatas multum superans, interdum 
acutum et sursum recurvatum. Ovarium oblongo-globosum, 
sparse pilosum usque glabrum ; stylus retrorsum subcurvatus, 
sensim incrassatus, acute rostratus ; rostellum ad apicem sur- 
sum subcurvatum. Capsula globosa, pilosa vel fortasse etiam 
glabra. 

Diverses opinions ont été émises sur cette espèce; nous allons 
les indiquer : Zapater (Flora albarracinensis p. 8; 1904) rit le F. 
Reverchoni du V. Segobricensis. Coincy (Egloga altéra, p. 1 o 
dit que le V. Reverchoni est égal au V. cochleata Coincy Journ.) 
de bot. 1894, disant : « M. Reverchon l'a retrouvé en 1894 
près de Albarracin (prov. de Teruel), et c'est alors que 
Willkomm le croyant inédit, lui a donné un nom qui doit 
rentrer dans la synonymie. » 

Mais W. Becker (1. c.) dit : « V. cochleata Coincy, Journ. 
bot. (1894) n° 1, juin... ad V. sepincolam pertinens. » 

M. O. Debeaux Soc. fr. bot. XIII, p. 345 ; i8 9 5) dit qu'il 
est « offinis V. silvaticœ var. macranthœ GG », Pour Willkomm 
(ap. Debeaux 1. c.) et W. Becker (1. c.) les affinités sont avec le 
V. adriatica Freyn. 

Plante qui occupe dans le Centre de la Péninsule une aire 
étendue. 

193. Taraxacum tomentosum Lge forma. 

Nous pensons que la synonymie de ce n° est la suivante, d'a- 
près Lange (Pug. II, 1 5 1 ) : 

Taraxacum pyrrhopappum Boiss. et Reut. diagn. p. 36 
(1842) ; — T. serotinum Poir. var. breviscapum Schultz Bip. ex 
Willk. Iber. Halberis. p. 123 (i852); — T. tomentosum Vahl 
hb. ex Lange pug. II, p. 1 5 1 (1861). 

Le revêtement varie beaucoup : dans les terrains gypseux 
il est dense, abondant; les feuilles deviennent glabrescentes 
dans les terrains argileux et frais, La couleur du duvet est 
variable. 



ACADÉMIE DE GÉOGIiAPHlE BOTANIQUE 475 

194. Cirsium Girandiasii Sen. et Pau sp. nova. = C.ferox 
DC var. Giraudiasii Sen et Pau, Pau in Boletin Soc. Aragon, 
cienc. nat. VI, p. 27 (1907). 

Nous ne sommes pas d'avis de rattacher cette plante au C. 
Jerox DC. Pour nous elle est bien distincte, soit par ses carac- 
tères morphologiques, soit par son mode de croissance et de 
dispersion. 

Elle croît abondamment dans les champs aux environs de 
Miranda de Ebro et dans la plaine qui s'étend jusqu'à Ameyugo ; 
parfois elle couvre des champs entiers, surtout ceux qu'on laisse 
reposer pendant un an. 

Nous avons pu constater cette année aux environs de Bugedo 
des pieds hybrides de C. Giraudiasii X C. echinatum que nous 
nommerons C. ibericum S. et P. 

Hab. Castille : Miranda, Bugedo, Oron... très abondant 
dans les guérets (Sennen et Elias). 

1 95. C.flavispina Boiss. 

Forma interme dia S. et P. 

Diffère du type par les capitules ovoides, écailles courtement 
spinuleuses. De la var. longispinosum Kze par les épines des 
écailles très courtes. On cite aussi d'Espagne la variété longi- 
spinosum avec les capitules ovoides. 

196. C. flavispina Boiss. 

Var. paniculatwn (Vahl) Sen. et Pau = Carduns paniculatus 
Vahl Symb. I, p. 68 (1790). 

On devrait donner à ce type le nom de Vahl, qui fut le pre- 
mier botaniste à le présenter comme nouveau; mais cela n'est 
pas possible, puisqu'il existe antérieurement le C. paniculatwn 
Lamk. 

M. Pau a vu cette plante sur les rives du Gâllego bien au- 
dessous du Formigal, indiqué par Vahl. Quant à nous, nous 
l'avons vue abondamment mêlée à la précédente, sur les talus, 
les pelouses, les bords des eaux, dans la plaine qui s'étend de 
Miranda vers Pancorbo et dans les environs. 

Le nom de C, castellanum Willk. datant de 1859 est ^e 



476 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

beaucoup postérieur pour admettre ce nom, comme le fit 
Lange. Cette forme est très abondante dans la Sierra de Albar- 
racin et dans la Cuenca del Filoca (Aragon) ; mais comme elle 
fleurit en août, elle est peu connue. 

198. Centaurea latronum Pau not. bot. VI, 67 (1895). 

Forme très e'tendue en Aragon et les deux Castilles, et qui 
constitue le C. deusta de la presque totalité des auteurs cas- 
tillans. 

201. Stachys germanica L. 

Var. Langeana (dédié à frère Lange) Sen. et Pau. 

Planta robusta loliis majoribus grosse serratis, dentibus irre- 
gularibus inequalibus. 

Hab. Castille : Oron, champs (Sennen et Elias). 

2o5. X Cirsium Eliasii Sen. et Pau. (C. flavispina X C. ar- 

vense) Sennen. 

Intermédiaire pour les feuilles, les capitules et le port aux 
parents près desquels il croît : 

Hab. Castille : Bugedo, près la station de la voie ferrée 
(Sennen et Elias). 

207. Salsola Tragus L. 

Subspecies S. iberica Sen. et Pau. 

Caule ramulisque asperis minute tuberculatis lineis san- 
guineis notati : foliis tenuioribus elongatis bracteis foliis flora- 
libus vix brevioribus alis non coloratis. 

Hab. Castille: Miranda de Ebro (Elias); Logrono, terrains 
vagues, près la station (Sennen). 

2i3. X Centaurea S ennenii Pau (C. calcitr. X microptilon 
amporitana) S. et P.; Pau, Bol. Soc. aragon. Cienc. nat. IV, 
p. 323 (1905). 

216. Santolina ageratifolia Barnades in Asso enum., p. 179 

(1784). 
S. rosmarinifoîia Asso Syn. n° 85o (non L.) 
- « Species a nobis circa pagum Rodenas observata S. rosmarini- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 477 



folîae varietas videbatur. Eamdem in herbario Cl. Barnades no- 
mine Santolinœ ageratifoliœ postea invenimus, unde novam 
speciem esse perspicue apparuit. Caules in nostro, ut in exem- 
plari Barnadiano simplices ; folia linearia, carnosa, duplici 
denticulorum série utroque margine. » 

Voici comme il la de'crit dans le Synopsis, p. 116, n° 8o5 ! 
« Planta suffruticosa, pedalis. Caules virgati, uniflori, superne 
nudi. Folia linearia, acuta, carnosa, duplici denticulorum série 
instructa. Flores duplo majores quam in praecedenti. Paleae 
concavse. » 



NOTES ADDITIONNELLES 

4. Adonis vernalis L. 

Plante ge'néralement rare et d'aire disjointe, comme restes 
d'autres époques, et indépendante de la chaîne pyrénéenne. 
Elle est de la catégorie des plantes qui ne trouvent pas dans la 
Péninsule un milieu propre à leur diffusion et se maintien- 
nent avec peine. Peut-être arriveront-elles peu à peu à dispa- 
raître ? 

Nous avouerons, toutefois, qu'elle a beaucoup de vigueur et 
nombre d'individus sur les pentes nord des montagnes de 
Bugedo, depuis 58o m. à la station de la voie ferrée jusque 
vers 700 m. 

Cette plante n'avait pas encore été distribuée d'Espagne en 
exsiccata numéroté. 

9. Nigella gallica Jord. 

Var. divaricata (Willk.) Brand. 

Tous les auteurs espagnols qui indiquent le N. arvensis en 
Espagne, se réfèrent à cette forme. Les étrangers la prirent 
(certains) pour Yhispanica. Entre le gallica et le divaricata 
Willk., les formes intermédiaires et vagues sont nombreuses et 
difficiles à distinguer. 

L'expérience que nous avons pu acquérir par 20 ans d'herbo- 
risations dans le Midi, nous a convaincu que la confusion, sou- 
vent, n'existe que pour ceux qui n'ont pas assez observé la 
nature. 



478 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Nous sommes persuadé que certaines espèces d'organisation 
plus souple, s'adaptent mieux aux milieux divers qu'elles habi- 
tent et y constituent des races qu'il faut nommer en suivant la 
nomenclature ternaire. 

Nous préférons dire, à condition que les caractères morpho- 
logiques donnent à la plante uii faciès propre, : Sideritis cata- 
launica que S. hirsuta L. var. catalaunica. 

D'autre part, il nous semble que ces races seraient bien 
nommées en portant le nom de leur région préférée. 

1 1 . Delphinium hispanicum Willk. 

On ne peut la séparer spécifiquement de l'orientale J. Gay, 
que l'on trouve spontanée en Espagne. La découverte de Valla- 
dolid et Burgos en augmente beaucoup l'aire vers l'Ouest et 
vers le Nord. Jusque aujourd'hui, c'est sa limite. 

43. Arenaria ciliaris Loscos. 

Les exemplaires peuvent être considérés comme typiques ! 
pour avoir été comparés avec ceux de Badal, remis par Loscos, 
et avec d'autres d'Aragon récoltés par Benedicto, Zapater, 
Vicioso et Almagro. L'aire de cette plante augmente énormé- 
ment, car elle n'était connue en dehors de l'Aragon méridional 
et austro-occidental que dans les montagnes limitrophes à 
Teruel et à la Nouvelle Castille. 

49. Linum viscosum L. 

Plante connue uniquement en Espagne sur le versant pyré- 
néen. Les localités de Foncea et Encio aux premières pentes du 
massif de Pancorbo et Obarenes, doivent être ajoutées à la 
seule certaine qui fût connue jusqu'ici en Vieille Castille. 

53. Genista occidentalis Rouy. 

Pour Laguna (Flora florestal II, 322) il s'agit du Genista 
hispanica L. forma villosa (Willk.) Lag. 1. c. ; la ë hirsuta 
Willk. étant G. hispanica L. forma genuina. Laguna renversa 
l'ordre de Willkomm. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 419 

Pau dit avoir vu des exemplaires où les deux formes deve- 
naient difficiles à distinguer. 

Quant à nous, en rapportant la forme que nous avons de 
France (Avesne dans l'Hérault) et de Catalogne (Pont de Mo- 
lins, Llers, Terradas) à celle de Bilbao et des environs de 
Miranda de Ebro, nous les trouvons bien différentes de port, de 
taille, de forme générale. 

62. Sedum amplexicaule DC. 

Voici des observations de M. G. Pau sur cette espèce. « Les 
auteurs donnent cette espèce comme perennante. Elle est de 
racine annuelle ! Mais curieux est son mode de propagation. La 
plante périt, sèche ; il reste uniquement sur le sol les rejetons 
(renuevos) dispersés, apparaissant comme morts et complète- 
ment secs, absolument émancipés de la plante mère, jusqu'à ce 
qu'apparaisse le printemps ; et alors, ils produisent de petites 
racines filiformes qui prennent naissance aux aisselles foliaires, 
et s'enfoncent dans le sol : la nouvelle plante se crée. » 

66. Saxifraga cuneata Willd. 

Espèce presque exclusivement de la Vieille Gastillc dans sa 
partie Nord et peu connue, puisqu'on ne la voit pas dans les 
exsiccata. 

j5. Doronicnm plantagineum L. ex Willkomm. 

Var. minorifolium S. et P. 

Folia obtusa minora denticulata basiiaria obscure crenata. 

Hab. Castille : Ameyugo, haies (Sennen et Elias). 

78. Pyrethrum pallidum (Mill.) Pau. 

Voir Butlleti de la Instituciô catalana d'Historia Natural 
(Jun. 1906) Sobre el Pyrethrum hispanicum de Willkomm por 
D. Carlos Pau. Synonymie : Chrysanthemum pallidum Miller 
Gard. Dict., éd. 8, n° 12 (1768); — Pyrethrum pulverulen- 
tum Lag. varied., p. 40 (i8o5) ; gênera et species, p. 3o 18 16 ; 
— P. hispanicum pinnatifidum a pulverulentum Willk. prodr. 
II, p. 98(1870). 



480 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

88. Primula suaveolens Bertol. 

Var. grandiflora S. et P. 

Bertolini (Flor. italiana, II, 375 et 376, dit : « Corollarum 
limbo parvo », « limbus parvus », répète-t-il : donc les formes à 
grandes corolles ne peuvent appartenir au type. 

g3. Myosotis collina Hoffm. 

Forme tenant des trois types suivants : du M. versicolor 
Pers., par ses pédoncules égaux; du M. Balbisiana Jord., par 
ses calices plus petits ; du M. collina Hoffm. par la longueur 
des pédoncules. 

147. Phalaris cœrulescens Desf. 

Nouveau pour la Vieille Castille. 

Hab. : Ameyugo, terrains incultes (Sennen et Elias). 

Dans la prochaine série que nous aurons l'honneur de four- 
nir, nous nous proposons de faire figurer un bon nombre 
d'espèces plus méridionales et de moins fournir la série, excep- 
tionnellement forte cette année. 



■ -<X^.- 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 48l 



T* 






BLEAU ABREGE DES pSPECES 
DU GENRE 



TRACHYMENE 

Par le D r Charles DOMIN (Prague) 



TRACHYMENE (Rudge) DC. 

Synonyma : 
Trachymene Rudge in Trans. Linn. Soc. X. 3oo ( 1 8 1 1) quoad 

synonymum generis A^orella La Billard. 
Trachymene De Candolle Mém. sur la Famill. Ombellif. 28 

(1829), Prodr. IV. 72 (i83o) ; Drude in Englers Pflanzen- 

famil. III. 8. 121 (1897) ampl. 
Siebera Reichenbach Consp. 145 (1828), Bentham FI. Austral. 

III. 35 1 (1866), Benth. et Hook. Gen. PI. I. 3. 874. 
Fischera Spreng. PI. Umbell. Prodr. 27 (181 3). 
Catepha Lechen. ex Reichenb. Handb. 221 (1837). 
Platysace Bunge in Lehm. PI. Preiss. I. 285 (1845). 
Platycarpidium F. Muell. in Hook. Kew Journ. IX. 309 

(i85 7 ). 
A\orellae spec. La Billard, et aut. p. p. 

Calycis dentibus 5 minutis sed conspicuis. Petalis integris 
acumine breviter inflexis ob costam superne intrusam margi- 
nesque recurvos retusis albis *), aestivatione subvalvata vel 
leviter imbricata. Disco piano subprominenti vel cum stylopo- 
diis confluenti. Stylis elongatis divergentibus. Fructu a latere 

*) Solum in Tr. Maxwelli ex F. Mneller, « somewhot dark colourcd ». 
Novembre 20 



482 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

compresso didymo, mericarpiis evittatis ad commissuram 
angustam constrictis valde compressis vel parum turgidulis 
dorso obtusis vel acutis quinquejugis. Jugis primariis dorsali- 
bus saepius prominulis (sed nunquam alatis), intermediis cur- 
vilineis plus minusve prominulis interdum subobscuris in 
medio faciei lateralis dissitis, lateralibus in commissura laten- 
tibus velab ea parum distantibus. Carpophoro indiviso. Semine 
plus minusve a latere compresso. 

Herbae perennes spartioideae (rigidae virgataeque)aut frutices 
suffruticesve ericoidei habitu Epacrideis similes glabri rarius 
breviter glanduloso-puberuli, rhizomatibus interdum tuberosis. 
Foliis sectis minimis aut integerrimis basi haud dilatatis nec 
stipulis instructis, ramis interdum applanatis. Umbellis com- 
positis rarissime (in specie unica) simplicibus. 

Species 25, omnes australiennes. 

Genus naturale, Didisco affine sed ab eo habitu foliorumque 
forma, praesertim autem umbellis compositis, aestivatione 
petalorum subvalvata, petalis acumine inflexis facile dignos- 
cendum. Species 3 prius sub génère Platysace [■= Platycarpi- 
dium) contractae nequaquam sunt separandae. Fnictibus pla- 
nissime compressis re vera genus Didiscum revocant, sed caete- 
Tumcum génère Trachymene optime conveniunt et me judice ne 
pro sectione quidem generis hujus aestimandae sunt. 

CLAVIS ANALYTICA SPECIERUM GENERIS 
TRACHYMENE. 

I. Sectio Platymene. 

Plantae perennes virgatae vel suffruticosae, ramis applanatis 
aut acutangulis (raro subteretibus) saepe paucifoliatis subnu- 
disve, foliis i-2plo 3 partitis vel foliis superioribus ad bracteas 
minutas anguste lineares intégras reductis. 

A Umbellae compositae. 
§§ Fructu turgidulo (angulis intermediis subprovectis) nec plane 

compresso. 
i . Ramis plus minusve sed conspicue applanatis. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 483 



a. Ramis sterilibusmultis flexuosis Tr. xerophila. 

p. Ramis sterilibus paucioribus non flexuosis. 
ota.) Rami floriferi erecti. 

a.) Umbellae paucae ramos pianos terminantes. 

Tr. compressa. 
b.) Umbellae numerosaesaepe ramulos latérales abbre- 
viatos graciles anguste alatos terminantes. 

* Caules stricti conspicue alati Tr. stricta, 

* Caules flaccidi angustissime alati. Tr. fil i for mis. 
ota.) Rami floriferi insigniter deflexi Tr. pendula. 

2. Ramis acutangulis vel subteretibus haud applanatis. 
oc.) Caulibus nudis efoliatis, ramis acutangulis. 

aa.) Rami erecti nec flexuosi Tr. juncea. 

ota.) Rami conspicue flexuosi Tr. ramosissima. 

p.) Caulibus saltem ad basin petiolis foliorum persisten- 

tibus instructis, ramis subteretibus Tr. teres. 

y.) Caulibus ramisque saltem ad médium conspicue foliatis 
*) Caulibus valde rigidis divaricatis tantum ad médium 

foliatis Tr. dissecta. 

*) Caulibus tenuibus totis foliatis. 

oo) Foliis tantum infimis partitis caeteris indivisis. 

Tr. heterophylia. 
oo) Foliis omnibus i-plo vel subduplo tripartitis. 

Tr. tenuissima. 
§§ Fructu planissime compresso Tr. cirrosa. 

A Umbellae simplices Tr. haplosciadia. 

II. Sectio Dendromene. 

Frutices rarius suffrutices, ramis foliatis haud plane corn- 
pressis, foliis simplicibus integerrimis. 
A. Fructu a latere plane compresso. 
a. Foliis erectis vel patentibus. 

a.) Foliis vix 5 mm longis, ramis crebre foliatis. 

* Umbellis fere sessilibus. Tr. commutata. 

* Umbellis longiuscule pedunculatis Tr. eflusa. 

p.) Foliis semper plus 5 mm. longis. 



484 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



* Plantae tuberosae, foliis c. 6-i3 mm. longis. 

Tr. Eatoniae. 

* Frutices vel suffrutices etuberosi. 

cca.) Foliis remotiusculis saepeplus 2 cm. longis et 

c. 3 mm. vel ultra latis Tr. valida. 

oa.) Foliis crebrioribus plus 1 cm. longis et haud 

plus 1 mm . latis Tr. Maxwelli. 

b.) Foliis insigniter deflexis Tr. de/lexa. 

B. MeRICARPIIS TURGIDULIS LATERIBUS PLUS EXPANSIS NEC PLANE 

compressis. Australiae orientalis incolae. 
a. Foliis omnibus integris. 

a.) Foliis anguste linearibus. 

* Foliis brevibus c. 4-6 mm. longis, ramis pro more 
breviter glanduloso-pubescentibus. Tr. ericoides. 

* Foliis conspicue longioribus (saepe plus 2 cm), 

ramis pro more exacte glabris... Tr. linearifolia. 

p.) Foliis cuneatis Tr. cuneata. 

y.) Foliis orbicularibus ovatis vel lanceolatis. 

*) Foliis haud incrassatis Tr. Billardieri. 

*) Foliis manifeste carnosis. ....... Tr. crassifolia. 

b.) Foliis inferioribus vel fere omnibus profunde 3 vel 5 lobis, 
rigidis acutissimis fere pungentibus Tr. Stephensonii. 

CONSPECTUS SPECIERUM. 

I. Sectio Platymene. 

De Candolle, Prodr. IV. 72 (i83o). — Drude 1. c. 121 (1897) 
ampl. 

1. Tr. compressa (Labill.) Spreng. em. 

A\ovella compressa Labillard. PI. Nov. Holl. Specim. I. 75 

(1804), tab. 75. 
Trachymene compressa Sprengel Spec. Umbell. 9 (181 8), excl. 

specim. chilensia ; De Candolle, Prodr. IV. 73(i83o). 
Siebera compressa Bentham FI. Austr. III. 352 (1866) p. p. 

Habitat in Australia occidentali. 
Umbellis majoribus paucis ramos pianos terminantes facile 

dignoscitur. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 485 

Variât : 

a.) f. tuberculata. — Mericarpiis tuberculato-granulosis. 

(N.v.). 

p.) f. laevis. — Mericarpiis etuberculatis laevibus plus 
minusve favoso-lineatis. 
Ad formam [3. spectat Tr. platyptera Bunge in Lehm. PI. 

Preiss. I. 288 (1845). 
Tr. compressa caulibus parum ramosis subsimplicibus pla- 
nissime compressis lateque alatis, umbellis majoribus haud 
numerosis ramos pianos terminantibus prima fronte a sequen- 
tibus discrepat. Nullam re vera differentiam inter speciem hanc 
et Tr. platypteram Bungei eruere possum; Bunge dicit 1. c. 
speciem suam a Tr. compressa alis latioribus, foliis omnibus 
multisectis, mericarpiis etuberculatis distinctam esse simulque 
duas speciei hujus varietates describit, a. turfosam ( « strictior, 
laevis, nervis alarum minus prominulis, venis transversalibus 
vix distinctis, involucri foliolis trisectis » ) et \i. rupestrem 
( « flexuosa, asperula, nervis alarum minus prominulis, venis 
transversalibus valde prominentibus, involucri foliolis lineari- 
bus integris » ). 

Planta a cl. E. Prit^el in Australia occidentali sub no. 147 
pro Siebera compressa lecta (distr. Swan : in silvis umbrosis 
montis Darling Range, 1900) et in Fragm. Phyt. Austr. occid. 
in EnglersJahrb.XXXV. p. 453 (1905) a cl. Diels et Prit^el ut 
Tr. compressa memorata, nullo modo ad speciem hanc sed ad 
Tr. strictam pertinetur : caules habet graciliores plus ramosos, 
ramos latérales umbelliferos angustos fere exalatos. 
i Omnia specimina Tr. compressae a me visa mericarpiis laevi- 
bus etuberculatis gaudentur. L. Diels et E. Prit^el ordinem 
specierum a cl. Bunge (1. c. 286 seq.) institutum sequentes Tr. 
compressam ex platypteram spécifiée separandas esse existimant; 
Tr. compressa vera fructu extus granulato excellere débet. 
Autores hi recte dicunt cl. Bentham, qui permultas formas sub 
duobus Siebera compressa atque juncea contraxeril, naturam 
neglexisse ordinemque a cl. Bunge propositum 'praeferendum 
esse. 



486 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

2. Tr. anceps DC. 

Tr. anceps De Candolle Prodr. IV. 73 (i83o), Bunge 1. c. 

p. 288. 
Tr. stricto. Bunge in Lehm. PI. Preiss, I. 288 (1845). 

Habitat in Australia occidentali. 

Inflorescentiis numerosis saepe ramulos abbreviatos latérales 
graciles terminantibus, caulibus strictis conspicue alatis sed iis 
Tr. compressae dimidio angustioribus, urribellis multo mino- 
ribus, mericarpiis dense acute tuberculatis excellit. 

3. Tr. xerophua Prit^el. 

Tr. xerophila E. Prit^el in Englers Botan. Janrb. XXXV. 453 
(1905). 

Habitat in Australia occidentali locis pluribus ! 

Tr. ramosissimam revocat, sed differt habitu rigidissimo, 
ramis applanatis sterilibus multis flexuosis, caulibus basi vagi- 
nis foliorum (in speciminibus florentibus plerumque delapso- 
rum) persistentibus squamiformibus fuscis imbricatis ves- 
titis, etc. 

4. Tr. filiformis Bge. 

Tr. filiformis Bunge in Lehm. PI. Preiss. I. 289 (1845). 
Siebera compressa var. filiformis Bentham FI. Austral. III. 353 
(1866). 

Habitat in Australia occidentali. 

Hucce planta a cl. R. Brown in Itinere Australiensi 1802- 
i8o5 sub no. 4526 collecta pertinetur ; praetera statio in distr. 
Darling pr. Perth in fruticetis arenosis umbrosis (Preiss* 
no. 2o58) innotuerat. 

Tr. filiformis excellit caulibus flaccidis angustissime alatis, 
mericarpiis muriculatis, etc. 

5. Tr. pendula Benth. 

Tr. pendula Bentham in Enum. Plant. Hiigel 54 (1837). 
Siebera juncea var. pendula Bentham FI. Austral, III. 353 
(1866). 
Habitat in Australia occidentali (vidi specimina pluria). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 487 



Species gracilitate, caulibus peranguste alatis, imprimis 
autem ramis floriferis insigniter deflexis excellens. 

6. Tr. juncea Bge. 

Tr.juncea Bunge in Lehm. PI. Preiss. I. 286 (1845). 
Siebera juncea Bentham in FI. Austr. III. 353 (1866) p. p. 

Habitat in Australia occidentali locis pluribus. 

A speciebus praecedentibus ramis acutangulis nec applanatis, 
habitu spartioideo, a Tr. ramosissima ramis sterilibus non 
flexuosis facile dignoscitur. 

7. Tr. ramosissima Benth. 

Tr. ramosissima Bentham in Enumer. Plant. Hûgel 54(1837). 
Tr. candelabrum Bunge in Lehm. PI. Preiss. I. 287 (1845). 
Tr. scabriuscula Bunge, ibidem, p. 287. 
Platysace flexuosa Turc^aninow in Bull. Soc. Imper. Nat. 

Moscou XXII. 2. 29 (1849). 
Siebera juncea var. ramosissima Bentham FI. Austral. III. 353 
(1866). 

Habitat in Australia occidentali locis pluribus. 

Caulibus brevioribus ramosissimis, sterilibus insigniter 
flexuosis facile dignoscenda. 

8. Tr. teres Bge. 

Tr. teres Bunge in Lehm. PI. Preiss. I. 286 (1845). 
Siebera juncea Bentham FI. Austr. III. 353 (1866) p. p. 

Vidi specimima e stationibus diversis Australiae occidentalis. 

9. Tr. dissecta (Benth.) F. Muell. 

Tr. dissecta F. Mueller Census I. 62 (1882). 
Siebera dissecta Bentham FI. Austr. III. 354 ( 1 866). 

Habitat in Australia occidentali (inter fl. Mooreet Murchison 
river). 

10. Tr. heterophylla F. Muell. 

Tr. heterophylla F. iMuell. First Gêner. Report i3 (1 853). 
Siebera heterophylla Bentham Fl. Austr. III, 354 (1866). 
Habitat in Victoria et Australia australi. 



488 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

ii. Tr. tenuissima (Benth.) F. Mite II. 

Tr. tenuissima F. Mueller Census I. 62 (1882). 
Siebera tenuissima Bentham FI. Austral. III. 354 (1866). 

Habitat in Australia occidentali. 

Tr. dissecta caulibus valde rigidis divaricatis tantum ad 
médium foliatis, Tr. heterophylla atque tenuissima (cuius folia 
omnia suntpartita) caulibus tenuibus totis foliatis excellunt. Tr. 
heterophylla foliis infimis 1 plo vel subduplo tripartitis supe- 
rioribus integerrimis transitionem ad sectionem sequentem 
exhibet, nam folia longe persistunt et interdum fere omnia sunt 
indivisa caulisque pars infima plus lignosa. 

12. Tr. cirrosa (Bge) F. Muell. 

Tr. cirrosa F. Mueller Census I. 62 (1882). 

Platysace cirrosa Bunge in Lehm. PI. Preiss. I. 285 (1845). 

Siebera cirrosa Bentham FI. Austral. III. 354 (1866). 

Habitat in Australia occidentali (Swan Riv^r, Hutt river). 

Excellit rhizomate tuberoso eduli, fructu compresissimo 
piano, caulibus subnudis interdum volubilibus, etc. 

i3. Tr. haplosciadia [Benth.) F. Muell. 

Tr. haplosciadia F. Mueller Census I, 62 (1882). 
Siebera haplosciadia Bentham FI. Austral. III. 353 (1866). 

Habitat in Australia occidentali. 

Umbellis simplicibus ab omnibus generis Trachymene 
speciebus recedit. 

II. Sectio Dendromene. 

De Candolle, Prodr. IV. y3 (i83o). — Drude 1. c. 121 (1897) 
excl. spec. 

14. Tr. commutata Turc%. 

Tr . commutata Turc^aninow Bull. Soc. Impe'r. Nat. Moscou 

XXII. 2. 30(1849). 
Siebera commutata Bentham FI. Austral. III. 355 (1866). 

Habitat in Australia occidentali (Drummond, Harvey, 
Maxwell). 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 4*9 

Excellit ramis dense foliatis, foliis parvis vix 5 mm. longis, 
umbeilis fere sessilibus folia suprema haud excedentibus. 

i5. Tr. effusa Turc%. 

• 

Tr. effusa Turc^aninow Bull. Soc. Impér. Nat. Moscou XXII. 

2. 3i (1849). 
Platysace trachymenoides F. Mueller Fragm. Phyt. Austr. I. 

232 (1858-59). 
Siebera effusa Bentham FI. Austral. III. 355 (1866). 

Habitat in Australia occidentali stationibus numerosis. 

A praecedenti, quam in formis nonnullis habitu valde revocat, 
facile umbeilis longiuscule pedunculatis, pedunculis foliis 
conspicue longioribus, nec non Iructu plane compresso distin- 
guitur. 

16. Tr. Eatoniae F. Muell. 

Tr. Eatoniae F. Mueller in Victorian Naturalist, August 1892, 
et in Bot. Centralbl. XIII. III. 397 (1892). 

Habitat in Australia prope Youndegin, leg. Miss A lice Eaton. 

A praecedentibus foliis longioribus primo aspectu discrepat, 
caeterum imprimis tuberibus edulibus excellit. F. v. Mueller 
dicit 1. c. : « This species is by its tubers already distinguished 
from ail others, except Tr. deflexa and Tr. cirrosa, but syste- 
matically it ought to be placed near Tr. effusa, from which the 
longer, narrower and laxer leaves, as well as the evidently larger 
fruits, already distinguish it. » 

17. Tr. valida F. Muell. 

Tr. valida F. Mueller Census I. 62 (1882). 

Platycarpidium validum F. Mueller in Hook. Kew Journ. IX. 

3io (1857). 
Platysace valida F. Mueller Fragm. Phyt. Austr. I. 232 (1 858- 

5 9 ). 
Siebera valida Bentham FI. Austr. III. 355 (1866). 

Habitat in Australia orientali in Queensland locis pluribus. 
Frutex vel suffrutex etuberosus, foliis remotiusculis magnis 
saepe plus 2 cm. longis et circa 3 mm. vel ultra latis. 



490 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Var. latifrons v. n. 
Foliis circa 6-8 mm latis. 
N. E. Australia : leg. Cunningham (H* Kew). 

18. Tr. Maxwelli F. Muell. 

Tr. Maxwelli F. Mueller inVictorian Naturalist, August 1892, 
et in Bot. Centralbl. XIII. III. ?o6 (1892). 

Habitat in Australia occidentali : in eucalyptetis versus sep- 
tentrionem a Stirling's Range, leg. G. Maxwell; Phillip Hats, 
leg. idem (in herb. Kewensi ut Trach. sp.). 

Tr. Maxwelli inter Tr. validam et commutatam médium 
tenet ; ab illa foliis crebrioribus brevioribus multoque angus- 
tioribus linearibus, ab hac foliis longioribus facile distinguitur. 

19. Tr. deflexa Turc\. 

Tr. deflexa Turc\aninow Bull. Soc. Impér. Nat. Moscou XXII. 

2. 3i (1849). 
Siebera deflexa Bentham FI. Austr. III. 355 (1866). 

Habitat '*in Australia occidentali [Drummond, Harvey, 
Maxwell). 

Primo aspectu foliis insigniter deflexis distinctissima ! 

20. Tr. ericoides Sieb. ex DC. 

Tr. ericoides Sieber ex De Candolle Prodr. IV. -3 (i83o). 

Tr. tenuis De Candolle ibidem. 

Tr. subvelutima De Candolle ibidem. 

Siebera ericoides Bentham FI. Austr. III. 356 (1866). 

Habitat in Australia occidentali in Queensland, New South 
Wales, necnon in Victoria. 

A praecedentibus mericarpiis turgidulis nec plane compressis 
recedit ; praeterea foliis anguste linearibus brevibus tantum c. 
4-6 mm longis, ramis pro more breviter glanduloso-pubescen- 
tibus habituque ericoideo excellit. Variât paulum indumento : 
forma fere omnino glabra (vel exacte glabra) Tr. ericoidem 
Sieberi veram constituit sed raro occurrit. Tr. tenuis ramulis 
teretibus sub lente ad apicem glanduloso-pilosiusculis (um- 
bellaque ex De Candolle pauciflora), Tr. subvelutina ramulis 
pube brevi conferta velutinis foliisque velutinis excellit. Cl, 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUB 491 

Bentham formas has characteribus minoris pretii et vix constan- 
tibus gaudentes mero jureque sub specie una contraxerit. 

Varietatem sequentem offert : 
Var. thymifolia.4. Cunn. in Bentham FI. Austr. III. 356 (1866). 

Foliis parvis haud plus 3 mm. longis oblongo-linearibus vel 
lanceolatis acutis marginibus recurvis. 

Moreton Bay, leg. A. Cunningham. 

21. Tr. linearifolia (Cav.) Dont. 

Tr. linearifolia Domin n. comb. 

A\orella linearifolia Cavanilles Icon. vol. V. 57, t. 486 (1799). 
Trachymene linearis Sprengel Umbell. Spec. 7 (1818). 
Fischera linearis Sm. in Rees" Cycl. Suppl. XXXIX. (181 9). 

Habitat in Australia in New South Wales. 

Bentham 1. c. dicit : « This species passes almost into Tr. 
ericoides on the one hand, and the narrow-leaved varieties of 
Tr. Billardieri on the other.» Tr. linearifolia re vera in formis 
nonnullis species nominatas revocat, sed a Tr. Billardieri jam 
foliorum forma, a Tr. ericoidei foliis conspicue longioribus 
(saepe plus 2 cm.), ramis pro more exacte glabris discedit. 

22. — 24. Tr. Billardieri (species collectiva). 

22. Foliis sessilibus carnosis minutis orbicularibus vel obo- 
vato-orbicularibus brevissime apiculatis c. 2-4(5) mm. longis 
horizontaliter patentibus, ramis crebre foliatis denseque 
breviter pubescentibus, umbellis minoribus breviter pedun- 
culatis. 

Tr. crassifolia Benth. 

Tr. crassifolia Bentham in Enum. Plant. Hugel 54 (1837). 
Siebera Billardieri var. crassifolia Bentham FI. Austral. III. 
357(1866). 
Habitat in New South Wales. 

23. Foliis coriaceis (nec carnosis) minoribus c. 4-8 mm. longis 
cuneato-obovatis vel ob apicem brevissime inflexum fere 
obcordatis rarius obovato-oblongis vel obovato-lanceolatis 
basi angustatis et in petiolum brevissimum abeuntibus, ramis 



492 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

plus minusve breviter pubescentibus, pedunculis valde elon- 
gatis foliis multo longioribus. f 

Tr. cuneata (Benth.) Dom. 

Tr. cuneata Domin. n. comb. 

Siebera Billardieri var. cuneata Bentham FI. Austr. III 357 
(1866). 
Habitat in Victoria (Gipp's Land, leg. F. Mueller). 

24. Foliis mediocribus aut majoribus nunquam carnosis orbi- 
cularibus, ovatis usque lanceolatis, umbellis breviter pedun- 
culatis vel saepe subsessilibus usque sessilibus. 

Tr. Billardieri [Benth.) F. v.Muell. (em.). 

Tr. Billardieri F. Mueller Census I. 62 (1882) exclus, var. 
Siebera Billardieri Bentham FI. Austr. III. 356 (1866) excl. 
var. e.)et f.). 

Habitat in Australia orientali (New South Wales, Victoria). 

Species praecipue foliorum forma admodum variabilis formas 
numerosas primo aspectu diversissimas sed formis intermediis 
conjunctas amplectens. 

Varietates sequentes facile distinguuntur : 

I.) Var. LANCEOLATA. 

A\orella lanceolata La Billardière PI. Nov. Holl. Specim. I. 74 

(1804), tab. 99. 
Fischera lanceolata Sm. in Rees' Cyclop. Suppl. XXXIX. 

(1819). 
Trachymene lanceolata Sprengel Systema I. 879 (1825). 
Siebera Billardieri var. lanceolata Bentham FI. Austr. III. 357 

(1866). 
Foliis lanceolatis vel anguste oblongo-lanceolatis saepe plus 
2 cm. (usque plus 3 cm.) longis glabris tenuioribus acutis, 
ramis nunquam dense foliatis, umbellis sessilibus vel breviter 
pedunculatis folia vix vel paulo excedentibus. 
Forma typi divulgatissima ! 



ACADÉMIE DE GÉOGUAPHIË BOÎANIQUE 403 



2.) Var. OVATA. 

A\orella ovata La BillardièrePl. Nov. Holl. Spec. I. 74 (1804), 

tab. 100. 
Fischera ovata Sm. in Rees' Cyclop. Suppl. XXXIX. (1819). 
Trachymene ovata Sprengel Systema I. (1825). 
Tr. ovalis De Candolle Prodr. IV. y3 (i83o). 
Siebera Billardieri var. ovata Bentham FI. Austr. |III. 357 
(1866). 

Foliis brevioribus haud plus 1 cm longis coriaceis ovatis vel 
elliptico-ovatis acutis basi rotundatis in ramis saepe crebriori- 
bus (sed haud confertis), umbellis saepe paulo longius pedun- 
culatis. 

Rarior. 

Tr. buxifolia Sieber PI. Novae Holl. N° 122 inter varietates 
ovatam et myrtifoliam médium tenet. 

Rami varietatis ovatae modo sunt breviter et dense hirsuti 
modo glabrescunt ; De Candolle formam utramque pro specie 
distincta aestimat et formam hirsutam Tr. ovalis nominavit. 

3.) Var. MYRTIFOLIA. 

Tr. ovata var. p. myrtifolia Sieber FI. Novae Holl. N° 125. 
Tr. myrtifolia Sieber ex De Candolle Prodr. IV. 73 (i83o). 
Siebera Billardieri var. myrtifolia Bentham FI. Austr. III. 
357 (1866). 

Foliis ovato-vel elliptico-lanceolatis interdum fere oblongis 
acutis versus apicem aututrinque attenuatis saepe plus 1 1/2 cm. 
longis, umbellis subsessilibus vel breviter pedunculatis. 

Passim. 

A varietate praecedenti foliis majoribus e basi lata ovata lan- 
«reolato-attenuatis, a varietate lanceolata foliis basi multo latio- 
ribus dignoscitur. In duabus occurrit formis, quarum una foliis 
ovato-lanceolatis basi latissimis excellit, altéra foliis 1ère 
oblongis circiter medio latissimis recedit. 

4.) Var. orbicularis. 
Foliis orbicularibus vel suborbicularibus c. 6-10 mm. longis 
haud confertis, umbellis plerumque breviter pedunculatis. 



494 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Haud frequens. 

A varietate sequenti foliis minoribus haud confertis distin- 
guera. 

5.) Var. CONFERTA. 

Tr. conferta Gaudichaud ex Benth. Enum. Plant. Hùgel 54 

(i83 7 ). 
Tr. ovalis var. conferta De Candolle Prodr. IV. jZ (i83o). 
Siebera Billardieri var. conferta Bentham FI. Austr. III. $5j 
(1866). 
Foliis valde coriaceisorbicularibus magnis semper plus 1 cm. 
longis confertis, umbellis densis sessilibus. 
Rara. 

25. Tr. Stephensonii Turc\. 

Tr. Stephensonii Turc\aninon> in Bull. Soc. Nat. Moscou XX. 

1. 170 (1847). 
Siebera Stephensonii Bentham FI. Austr. iïl. 557 (1866). 

Habitat in Australia orientali in New South Wales. — Non 
vidi. 

Foliis inferioribus vel (secundum descriptionem) fere omni- 
bus profunde 3 lobatis, lobis lateralibus interdum brevius 
bilobis ab omnibus sectionis Dendromene speciebus recedit sed 
nota ha gravissimi pretii neglecta speciei praecedentis varietati 
ovatae ex Bentham valde affinis et fructu nequaquam dignos- 
cenda. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 495 

F 

Sixième Supplément 

A LA FLORE DE LA MAYENNE 

Par Mgr H. LÉVEILLÉ 



Nous publions aujourd'hui le sixième supplément à la Flore 
du la Mayenne en nous félicitant de ce que le groupement des 
botanistes de la Mayenne dans V Académie internationale de 
Géographie botanique soit devenu le point de départ de la jeune 
et déjà très florissante société de Mayenne-Sciences, dont le 
D r Labbé, de Laval, est le sympathique et savant président. 

Dans le présent supplément, on trouvera de nombreuses loca- 
lités provenant des herborisations de M . Chédeau, de Mayenne, 
durant un demi-siècle. Nous n'avons tenu compte que des trou- 
vailles inédites car les localités jusqu'ici publiées ont droit à la 
priorité, lors même que M. Chédeau a rencontré les plantes dans 
ces localités antérieurement ; des découvertes non publiées ne 
pouvant, en aucune façon, entrer en ligne de compte dans 
l'avenir. 

Renonculacées 

Ranunculus Lenormandi Sch. — Brecé : prairies des Malheuses 
(Halouse). 

Ranunculus sceleratus L. — Aron : les Poteries (Chédeau) ; 
Beaumont-Pied-de-Bœuf : étang de Changé (Jos. Daniel). 

Ranunculus parviflorus L. — Louverné; Saint-Jean-sur- 
Mayenne ! AC dans le département. 

Ranunculus chaerophyllos L. — Ballée : la Chauvière du petit 
Rousson (Jos. Daniel). 

Ranunculus auricomus L. — Jublains : bois de la Tonnelle 
(Chédeau). PC dans le département. 

Helleborus fœtidus L. — Chemeré : la Chauvière de la Foltière 
{Jos. Daniel). 

Helleborus viridis L.— Mayenne : Grazon; Saint-Fraimbault: 



4^6 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIÛUÉ 

la Verderie ; Villepail : Chattemoue; Saint-Berthevin ! Renazé 
^Delanoë) ; La Baconnière : la Cormerie [Labbè) ; Brecé : la Mar- 
tinais, le Rucherais (Halouse). 

Papavéracées 

Papaver Argemone L. — Champéon : le Fresne [Chédeau). 

Fumariacées 

Corydallis claviculata DC. — Mayenne : petit bois de'Grazon 
{Chédeau) . Localité précisée. Brecé : vallée de la Colmont près 
du moulin de Brecé {Halouse). 

Corydallis solida Sm. — Mayenne : Brives, bois du Moussard 
et de la Motte [Chédeau). Localité précisée. Chemeré : Malabry; 
Venez; Saulges : la Lande près le moulin de Thévalles [Jos. 
Daniel) ; Brecé : vallée de la Colmont, Moulin-Neuf {Halouse) ; 
Renazé [Delanoë) ; Saint-Berthevin ! 

Crucifères 

Draba muralis L. — Laval : route de Forcé [Labbé)\! 

Thlaspi perfoliatum L. — Chemeré : dans un champ des Châ- 
teaux [Jos. Daniel) v ! La Cropte : champ sur la rive gauche de 
la Vaige, aboutissant à un petit pont sur la rivière en amont du 
Grand-Vauvéron à la limite des communes de Chemeré-le-Roi 
et de la Bazouge-de-Chemeré, station contiguë à la précédente 
{Jos. Daniel) v ! 

Capsella Bursa-Pastoris Mcench. 

f. rubella Reut. — Quais de Laval ! 

f. gracilis Gren. — Saulges : route de Ballée, près le pont 
su-dessous de la Touche Richet [Jos. Daniel) v ! Quais de 
Laval ! 

Lepidium graminifolium L. — Craon : route de Livré, fau- 
bourg Saint-Eutrope [J. Barré). 

Hesperis matronalis L. — Saint-Georges-Buttavent [Ché- 
deau) . 

[A suivre). 

Le Secrétaire perpétuel, Gérant du « Bulletin » : H. LÉ VEILLÉ. 
Le Mans. — Imp. Monnoyer. — xi-1908. 



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9 fr. 75 


5 fr. 
7fr. 

1 1 fr. 50 


6 fr. 
8fr. 
13 fr. 25 


7fr. 

9 ir. 
15 fr. 


8 fr. 50 
10 fr. 50 
17 fr. 50 


10 fr. 50 
12 fr. 




20 fr. 



fr 



ioo ex., 4 fr. 5o ; i5oex., 5 fr. 25 



Couverture imprimée : 5o ex.. 
200 ex., 6 fr. 

Les auteurs doivent faire figurer sur leur manuscrit la mention 
« tirage à part, avec ou sans pagination spéciale », et le « chiffre » du 
tirage ainsi que la demande d'une couverture imprimée ou non, et ensuite 
s'entendre directement avec l'imprimeur dès la réception du numéro 
renfermant leur travail. 



Le Mans. — Imp. Monnoyer. — 11-190S. 



7 e Année (3 e Série) N° 230 Décembre 1908 



BULLETIN 



DE 



L'ACADÉMIE INTERNATIONALE 

de Géographie Botanique 



SOMMAIRE DU N° 230 

Election de nouveaux membres. — Nominations. 

Lichens observés dans l'Hérault par M. André de Crozals. 

Sixième supplément à la flore de la Mayenne [suite), par M»r. H. Léveii.i.i:. 



PARIS 

IBlrtA-Ilrllia G H AIR. L E S AMAT 

11 RUE DE MEZIÉRES, 11 

1 908 



Nous prévenons nos Lecteurs qu'il leur reste à recevoir 
2 Bulletins de Tannée 1908, qui leur seront ultérieure- 
ment envoyés. Ces Bulletins renfermeront la suite du 
Catalogue, de M. Marcailhou-cTAyméric . 

Le N° de Janvier contiendra la liste des Membres. Des 
travaux d'un haut intérêt sur la Corse, les familles des 
plantes, la flore d'Espagne et de Suisse, les plantes des 
terrains salés, les cryptogames de la Suisse et de la 
France, sont en préparation pour l'année 1909. 



Nous ferons des conditions spéciales aux 
membres de l'Académie qui désireraient se 
procurer les deux premiers fascicules de la 
Monographie du Genre Onothera dont le 
3 e fascicule a paru au Bulletin. 

Les parties i et n de ce fascicule paraîtront 
au Bulletin dans le cours de Tannée 1909 ainsi 
que la suite du Novus Conspectus Florœ 
Europœ de M. Gandoger. 



17 e Année (3 e Série) N° 230 Décembre 1908. 



BULLETIN — 

NEW YORK 

DE L'ACADÉMIE INTERNATIONALE 

OAKOBN. 
DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Election du Directeur pour 1909 

Inscrits : 220 

Votants : 112 

MM. Ch. Le Gendre, 82 voix, élu. 

Hans Schinz, 17 voix. 

Fed. Philippi, 11 voix. 

Bulletins nuls 2 voix. 

Nominations : 

Par décision en date du 3o novembre, ont été promus: 
Membre d'honneur (1) : Sir Joseph Dalton Hooker. 

Membres correspondants : MM. Ern. Malinvaud, le chanoine H. Coste. 

Associés libres : MM. Chatkau, Ch. Domin, Ch. Guffrov, C. Pau, Per- 

RIER DE LA BaTHIE, G. B. DE ToNI. 

Membre auxiliaire : M. Louis Capitaine, 5o, rue de Chàteaudun, Paris, IX*, 
présenté par Mgr Léveillé et M. Malinvaud. 

Le Directeur : Ad. Engler. 

Ont pris part au vote : MM. Albert, Amblard, Arbost, Aubouy, Bach. 
Bain, Baillard, Balme, Benoist, Bessey, Blin, Bonati, Bocquillon-Limousin, 
Bonnaymé. Boudier, Brevière, Briosi, Britton, Challong, Charbonneau, Char- 
bonnel, A. Chevalier, J. Chevalier, Christ, Clément, Comar, Conill, Cor- 
bière, Coste, de Crozals, M™ e Daigremont, MM. Daniel, Delmas, Dubois, 
Ducamp, Dumée, Durand, Engler, Estève, B. Fedtschenko, M'"° Olga Fedts- 
chenko, MM. Féret, Gallardo, Gandoger, Garnier, Gave, Gentil, Gillot, Girau- 
dias, Godon, Gravereaux, Grecescu, Guérin, Guignon, Guilhot, Héribaud, 
Hervey, Imbault, Jahandiez, Labbé, Laboide, Lachennud, Lagiy, Lambert, 
Laronde, Lemée, de Lesparre, Léveillé, Lhomme, Lillo. Mader, Mansbendel, 
Maranne, Marc, Marcailhou-d'Ayméric, Marret, Maugeret, Merino, Monguil 
Ion, Navas, Ninck, Oberthùr, Olivier, Orget, OrzeszKu. Paul son, l'erricr 
delà Bathie, Philippi, Picquenard, Porter, Prain, Ragot, Rcnaudet, Rocher, 
Sennen, Singher, Sirgue, Soulié, Sudre, Thériot, Thomas, Thompson, 
de Toni, de Touzalin/Treleasc, Vanhoutte, Vaniot, delà Vai\le, de Vichet, 
de Vilmorin, Wille. 

(1) Les seuls Membres d'honneur sont dispensés de la cotisation. 

Décembre 20 



Lichens observés 

dans l'Hérault 

Par M. André de CROZALS 



I- LICHENS D'AGDE ET DE ROQUEHAUTE 

Suivant l'exemple de l'illustre Nylander, dans son étude sur 
les Lichens des Pyrénées-Orientales, je me propose de rendre 
compte dans ce travail du résultat de mes observations lichéno- 
logiques dans le département de l'Hérault. 

Je commencerai cette étude par l'exposé des lichens d'Agde 
et de Roquehaute. 

La « Floride lîchénique des laves d'Agde », publiée en 1874 
par le regretté docteur Weddel, a servi à guider mes premiers 
pas de débutant. J'avouerai que c'est ce compte rendu qui m'a 
donné le goût d'étudier la classe si intéressante des lichens. 

La ville d'Agde est bâtie au pied d'un ancien volcan, sur la 
rive gauche^ de l'Hérault, à cinq kilomètres de son embou- 
chure. 

Fondée, dit-on, par les Phéniciens, elle fut occupée par les 
Grecs qui la nommèrent « ATA(-)H TVXH », la bonne fortune, à 
cause de la fertilité de ses environs. 

Les environs de la ville sont parsemés de gros blocs de lave 
entièrement couverts de lichens de diverses couleurs. 

A trois kilomètres, dans le Sud-Est de la ville, on aperçoit 
un col dans lequel passe la route d'Agde au Cap. 

Ce col est le fond écroulé de l'ancien cratère, il est dominé au 
Nord-Est, par le Pic Saint-Loup ou montagne d'Agde, dont 
l'altitude est de 1 1 5 mètres au-dessus du niveau de la mer; un 



ACADÉMIE DE GÉOf.RAPÏlIE BOTANIQUE 499 

phare aujourd'hui désaffecté occupe le sommet qui forme l'ex- 
trémité Nord du cône volcanique. L'extrémité Sud est indiquée 
par le monticule qui domine la métairie de Saint-Martin-des- 
Vignes. 

L'ouverture, ou plutôt le diamètre du cratère, était donc au 
minimum de 1200 mètres. Les côtés Est et Ouest du cône inté- 
rieur ont disparu. 

L'activité de ce volcan devait être considérable; les gros 
blocs de lave existant en quantité sur ces parois en sont les 
preuves palpables. 

A quatre kilomètres dans l'Ouest d'Agde, on rencontre le 
village de Vias qui tire son nom des trois voies romaines qui y 
aboutissaient. C'est à cette station qu'il iaut s'arrêter si on 
désire visiter Roquehaute. 

Roquehaute est le nom d'une ferme, située à 5 kilomètres 
dans l'Ouest de Vias, non loin de la route nationale qui relie 
Agde à Béziers. 

La ferme est bâtie sur le penchant méridional d'une butte 
volcanique, à une altitude de 27 mètres au-dessus du niveau de 
la mer, dont elle est distante de 2 kilomètres. 

A environ un kilomètre dans le Nord-Est, se trouve le point 
culminant appelé dans le pays le gros roc, dont l'altitude est de 
40 mètres. 

La butte de Roquehaute forme dans la grande plaine, située 
entre l'Hérault et l'Orb,une sorte d'îlot bordé au Sud, à l'Ouest 
et au Nord par des éboulis de roches volcaniques ; de ces trois 
côtés, elle est presque taillée à pic. Sa base est à l'altitude de 
4a 5 mètres. Du côté de l'Est, le terrain s'écoule en pente 
douce vers la plaine de Vias. 

Le faîte de la butte forme un plateau d'une superficie de 
70 hectares environ, parsemé de blocs de lave, parmi lesquels 
poussent des chênes verts, des chênes-kermés, des lentisques et 
des cistes. 

A l'occasion d'un travail sur les mousses et les hépatiques de 
Roquehaute, travail qui a paru dans la Revue bryologique de 
1903, M. le professeur de Rouville, si connu dans le monde 
scientifique par ses travaux géologiques, m'avait adressé une 



500 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

note sur la géologie de Roquehaute et d'Agde. Je transcris ci- 
dessous cette notule. 

« Le substratum de la flore de Roquehaute est un bloc d'ori- 
gine volcanique, fragment de coulée, ou simple culot de dyke 
basaltique, épanché ou émis dans une région d'ailleurs très 
plane, vaste surface d'alluvions plioceniques qu'ils recouvrent, 
témoignant ainsi de son âge quaternaire. 

« La moitié orientale de la butte, nettement délimitée de 
toutes parts, se compose de tuffas et de scories, à l'exemple du 
massif plus important, qui constitue, non loin de là, le pic 
Saint-Loup ou montagne d'Agde, dans lequel se distinguent à 
l'œil les agglomérations de scories et de tuffas formant l'ancien 
cratère ouvert du côté du Sud, et recouvrant l'énorme coulée 
qui porte vers le Nord la ville d'Agde, et dont les fragments 
érodés et démantelés surgissent au bord de la mer, sous la 
forme des roches pittoresques du Cap d'Agde. 

« Roquehaute n'est que l'une des manifestations de l'activité 
volcanique, qui a affecté, sur tant de points divers, la région 
méridionale de l'Hérault, à l'époque quaternaire, prolongeant en 
ligne presque droite, dirigée Nord-Sud, le grand foyer volca- 
nique du plateau central. 

« La tranchée de Vias, où se sont en quelque sorte fossilisées 
les brises d'air qui ridaient la surface des eaux où se déposaient 
les cendres, et le bourrelet de tuffas, à l'ouest de Médeillan, à 
l'Est de Roquehaute, témoignent de l'étendue de l'aire de cette 
activité. 

« La nature toute spéciale des minéraux entrant dans la 
composition des roches appartenant à la famille des basaltes, 
augite, péridot, magnétite, plagioclase (basaltes proprement dits) 
s'accompagne-t-elle pour les plantes autochtones de caractères 
spéciaux? C'est ce que l'étude de la flore de Roquehaute va 
nous dire. 

« Les alluvions pliocènes, essentiellement quartzeuses qui 
l'enveloppent, nous promettent de leur côté une flore sili- 
cicole. » 

Avant d'aborder l'étude des lichens, je tiens à remercier les 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 501 

nombreux lichénologues qui ont bien voulu m'aider de leurs 
lumières et corriger mes erreurs. 

M. le docteur Bouly de Lesdain a vu presque toutes mes 
récoltes, MM. l'abbé Harmand et Couderc ont examiné des 
espèces litigieuses, M. l'abbé Olivier a vu presque tous les para- 
sites, M. Monguillon m'a aidé de ses lumières, M. Marc, avec 
lequel j'ai eu le plaisir de faire deux herborisations à Agde et à 
Roquehaute, m'a communiqué tous ses doubles. 

Je serais très heureux si ce modeste travail donnait à quelques- 
uns de mes compatriotes, le goût de l'étude si attachante des 
lichens. Notre région n'a été que très peu explorée, et il y a 
encore beaucoup de choses à découvrir. 



GOLLÉMACÉS Nvl. 

i. Polychidium musciccla Krb. 

Sur les rochers moussus ombragés, non loin de la maison du 
garde-chasse à Roquehaute. 

Les spores mesurent i5-22 de long sur 5-6 {/. de large. Elles 
sont plus petites que celles observées sur le même lichen dans 
nos montagnes. 

2. Placynthium nigrum Ach. 

Assez commun sur les murs. Je l'ai rencontré sur la lave à 
Roquehaute, sur le plateau, une seule fois. 

3. Porocyphus furfurellus Harm. 

Sur les rochers, non loin de la caserne d'infanterie à Agdc. 
Rare. 

4. Porocyphus areolatus Krb. 

Sur les rochers ombragés du plateau volcanique à Roque- 
haute. Bord des mares de Rigaud à Agde. Rare. 



502 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

5. Porocyphus rehmii Harm. 

Sur le faîte des vieux murs à Agde. Ce lichen se rencontre 
assez souvent sur la molasse des environs de Béziers. 

6. Porocyphus globulosus Mass. Couderc. 

Sur le tuff volcanique; sur le talus nord de la voie ferrée 
entre Vias et le pont de Preignes, et dans la carrière de 
Me'deillan, près Roquehaute. 

J'ai adressé ce lichen à M. Couderc qui s'occupe d'une façon 
tout à fait spéciale des Collemacés d'Europe, sous le nom de 
Psorotichia murorum. Ce savant m'écrit : « Votre lichen n'est 
certainement pas bien nommé. 

« Le Psorotichia ? murorum est caractérisé par ses para- 
physes extrêmement rameuses dès la base, noueuses, vari- 
queuses, tortueuses, anostomosées en un grossier réseau : les 
spores sont d'ailleurs franchement ovoides, mesurant 14-15 sur 
8 jx. Les asques sont à long pédicelle 12 \i. 

« Les asques de votre lichen sont à pédicelle très court, les 
spores sont suboblongues, un peu courbes souvent, mesurant 
1 3- 14 sur 4-5 |ju Les paraphyses sont à peine rameuses. Ce 
lichen se rapproche beaucoup du Psorotichia globulosa Mass. 
Exsicc. Arnold n° 157, lequel est un Porocyphus, et du Psoro- 
tichia Arnoldiana. 

« J'étudie cette série de lichens voisins et vais me faire prêter 
l'échantillon d'Arnold, pour trancher le différent. Vous pouvez, 
ad intérim, mettre Porocyphus globulosus Mass. Couderc. » 

7. Lichina transfuga Nyl. 

Sur les rochers volcaniques à l'extrémité du Cap d'Agde ; ces 
rochers sont mouillés par l'eau de mer par gros temps, mais ne 
sont jamais submergés. 

Le thalle fruticuleux atteint au plus 2 mm. de longueur. 
Les gonidies mesurent de 7-10 [/.. Les apothécies situées à l'ex- 
trémité des rameaux sont de couleur plus claire que le thalle, 
lequel est brun noir ; les paraphyses sont très fines et cohé- 
rentes. Les spores par 8 dans les thèques sont ellipsoides-rec- 
tangulaires et mesurent 12-19 de long sur 10-12 jx de large. Les 



ACADÉMŒ I»K GÉOGRAPHIE BOTAMQI E 503 



spermaties portées par des sterigmates simples mesurent 3-4 
sur 1 [/.. 

8. Lichinella stipatula Nyl. 

Sur les rochers à côté de la métairie de Rigaud a Agde. Parois 
verticales des rochers exposés au midi, dans l'ancienne carrière 
qui fait face au Canalet à Roquehaute. Ce lichen est souvent 
associé à Heppia collemacea Wedd. 

9. Spilonema paradoxum Bornet. 

Sur les rochers ombragés du penchant nord de la butte vol- 
canique. 

Ce lichen qui est assez commun dans nos montagnes, jusqu'à 
l'altitude de 600 mètres, est très rare à Roquehaute. Il est pro- 
bable qu'il y a été transporté par les vents, Les apothécies sont 
rares. Les spores mesurent 8-11 de long sur 5-6 \x de large. 
L'épithécium est bleu noirâtre, le thécium bleu ou incolore, 
l'hypothécium brun quelquefois incolore. 

10. Pyrenopsis rocaltensis Couderc (ad intérim) 

Disséminé çà et là à Agde et à Roquehaute sur les rochers 
volcaniques. 

J'ai adressé ce lichen à M. Couderc, sous le nom de Pyre- 
nopsis fuscatula Nyl. Voici ce qu'il m'a répondu : 

« C'est bien l'espèce qui se rapproche le plus de votre lichen. 
Cependant, si ce que dit Forsell est exact, il y a des différences 
sensibles : 

« i° Mouillé le talle n'est pas sanguineo-tuscescens ; 

« 2° Les spores sont subglobuleuses paraissant globuleuses 
dans les asques et Forsell dit : Sporx> oblongce, et cela par 
opposition à« ellipsoideas vel subglobulosx» » qui constitue 
autre division. 

« D'un autre côté, Crombie donne comme mesures des 
spores 8-10 sur 4,5-5 u, tandis que les vôtres mesurent 7-8-9 
sur 6-7-8 [A libres, et paraissent globuleuses dans les asques, y 
mesurant régulièrement 7-8 de diamètre, avec l'épispore assez 
épais. Crombie dit ensuite, que l'iode bleuit, puis rend violet 



504 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

la gélatine hyméniale, tandis que dans votre lichen elle devient 
bleu sale, puis verdâtre, puis brun, redevenant d'un bleu assez 
franc au lavage. 

« Les asques sont cylindro-claviiormes ou ovoides allongées 
et terminées par un pédicelle de 12 jx et mesurent 54-56 sur 
14-16 (a ; paraphyses nombreuses, très ténues, simples, facile- 
ment distinctes. Hypothécium incolore. Epithécium brun. 

« Le mieux est de désigner votre lichen sous le nom de 
Pyrenopsis Rocaltensis Couderc. (ad intérim). » 

J'adresse de nouveaux échantillons à M. Couderc et je ferai 
plus tard part de ses remarques. 

1 1 . Psorotichia Schsereri Arn. 

Sur le mortier des murs du pont qui traverse le canal entre 
Vias et Agde. Rare. 

12. Psorotichia suffugiens Nyl. 

Sur le tuff volcanique. Mélangé au Porocyphus globulosus. 

i3. Omphalaria nodulosa (Nyl.) Harm. var. sphaerospora. 

Harmand in Bulletin de la Société botanique de France, 
tome 53, 1906, p. 236. 

Sur le mortier des murs du pont sous lequel passe le canal 
du Midi, sur la route de Vias à Agde. 

Thalle noduleux, légèrement pruineux. Spores globuleuses 
ou subglobuleuses 9-12 sur 9-10 a.. Hypothécium incolore, 
epithécium brunâtre. Hyménium par iode bleu persistant, les 
thèques restant jaunes. 

Ce lichen avait été rapproché de l'O. decipiens Mass., mais 
en somme, il est plus près de l'O. nodulosa, dont le thalle est 
également noduleux. 

A cette excellente description de M. l'Abbé Harmand, j'ajou- 
terai que les spores sont nombreuses dans les thèques, 24-30 
environ ; dans quelques échantillons elles mesurent 7-8 sur 
4-5 (a. Les spermaties sont ellipsoïdales et ont 2-2.5 sur [x. Très 
rare. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE ROTANIQUE :i(l."i 



14. Omphalaria cribellifera. Nyl. 

Sur les rochers volcaniques exposés au midi dans l'ancienne 
carrière qui domine le Canalet à Roquehaute. Malgré mes 
recherches, je n'ai pu trouver de fructifications. 

Etant donnée la stérilité de ce lichen, sa détermination est 
très douteuse. Les spermogonées sont nombreuses. 

i5. Collema chalazanellum Nyl. 

Sur les mousses des vieux murs à Vias. Rare. 

Spores par 8 sur un seul, plus rarement sur deux rangs, 
simples, ovoides, mesurant 14-18 sur 6-12 jjl. Sous l'action de 
l'iode, la gélatine hyméniale devient bleue, puis rouge vineuse, 
mais le bleu reparaît au lavage. 

16. Collema cheileum Ach. 

Assez commun sur la terre et les murs. 

Les formes monocarpum et hyporhizum sont assez fréquentes. 

17. Collema pulposum Ach. 
Sur la terre du plateau de Roquehaute. Rare. 

18. Collema ligerinum Harm. 

Sur un ormeau des bords de la route de Vias à Roquehaute. 

Ce lichen rare dans la plaine, se rencontre assez souvent sur 
les châtaigniers de nos montagnes. C'est le C. verruculosum, 
décrit par MM. Couderc et Harmand dans le Bulletin de la 
Société botanique de France, tome 53, p. 238, 1906. 

19. Collema nigrescens Ach. 
Assez commun sur les rochers. 

Var. furfuraceum Sch. 

Mélangé avec le précédent, mais moins commun. 

20. Collema flaccidum Ach. 

Sur les rochers ombragés au-dessous du gros roc à Roque- 
haute. Rare et stérile. 



506 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

21. Collema tenax Ach. 
Sur la terre du plateau à Roquehaute. Rare. 

22. Leptogium microscopicum Nyl. 

Sur la terre du diluvium argilo-siliceux dans les garrigues 
de Preignes. Rare et stérile. 

23. Leptogium chloromelum Nyl. 

Sur les rochers moussus. Penchant nord de la butte volca- 
nique. Assez rare. 

24. Leptogium scotinum Fr. 

Assez fréquent sur les rochers moussus à Agde et à Roque- 
haute. 

Les spores murales ayant jusqu'à six cloisons transversales 
mesurent 3o-58 sur 1 2-1 5 p. 

25. Leptogium albociliatum Desmaz. 

Sur les rochers moussus dans le bois de la métairie de Baldi 
à Agde, stérile. Fructifié à Roquehaute sur les rochers du pen- 
chant nord de la butte volcanique. 

Thalle très souvent pourvu en dessous de rhizines blanches» 
nombreuses et serrées. Apothécies situées généralement sur les 
bords, mais quelquefois au centre du thalle ; elles sont ciliées 
ou non ciliées. Spores par 8, hyalines, à 1 cloison, souvent 
pointues aux deux bouts, mesurant 22-29 sur 6-8 f-. Sous l'in- 
fluence de l'iode, la gélatine hyméniale bleuit, elle passe ensuite 
auverdâtre sombre, mais si on enlève l'excès d'iode, la couleur 
bleue reparaît. 

26. Leptogium subtile Nyl. 

Sur le diluvium argilo-siliceux dans les garrigues de Preignes. 
Rare. 

27. Leptogium Crozalsianum Harmand in Bulletin delà 
Société botanique de France, tome 53, 1906, p. 239. 

Sur la terre nue, sur le plateau volcanique de Roquehaute, 
non loin de la maison du garde-chasse. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 507 

Thalle membraneux, brunâtre pâle, en rosettes de o, 5 à 2 mm. 
de diamètre, appliqué lobule, à extrémités relevées. 

Thalle par iode, pas de réaction. Apothécies larges de o,5 à 
0,7 mm., biatorines, à disque noir brunâtre, plat, un peu 
enfoncé dans le thalle ou l'égalant; épithécium brun foncé; 
hypothécium incolore; spores 8, hyalines, à 3 cloisons trans- 
versales reliées par quelques-unes commissurales, 24-28 sur 
9-12 [x. Hyménium par iode, bleu persistant. 

A cette description de M. l'Abbé Harmand, j'ajouterai que 
les spermaties sont oblongues et mesurent 3-4-5 sur i u. 

Sur quelques échantillons les spores atteignent 32 * de lon- 
gueur. 

Ce lichen a beaucoup d'affinité avec Amphidium terrenum 
de Nylander. 

LICHENACÉS Nyl. 

28. Sphinctrina turbinata Pers. 

Quelques rares échantillons sur le thalle du Lecanora glau- 
coma à côté de la métairie de Rigaud à Agde. 

Régulièrement, cette espèce devrait être rangée parmi les 
champignons. 

29. Cladonia furcata Huds. 
Assez commun sur la terre dans les garrigues. 

Var. corymbosa Nyl. 
Sur la terre dans les garrigues. 

30. Cladonia pungens Ach. 

Mêmes localités que le précédent. 

Le thalle jaunit par la potasse. Les spermogonies sont cylin- 
driques. 

Var. foliosa Flk. 
Rare dans les garrigues de Preignes. 



508 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE ROTAMQUE 

3i. Cladonia verticiJiata Krb. 

Sur la terre parmi les Erica arborea au-dessous et au nord 
du gros roc à Roquehaute. 

Ce lichen que M. l'Abbé Harmand a examiné est intermé- 
diaire entre le type et la variété cervicornis . Il est plus robuste 
que le type ; les feuilles et les podétions sont garnis de 
quelques poils bruns. Il a été nommé « Cladonia verticillata 
var. cervicornis robustior et pilifera ad typmn. Harmand in 
litt. 

32 Cladonia pyxidata L. 

Commun sur la terre et les rochers. 

Var. pocillum Ach. 

Sur la terre, dans le chemin creux qui monte au phare Saint- 
Loup à Agde. 

33. Cladonia floccida Nyl. 

Signalé à Roquehaute par M. Parrigue. Je ne l'y ai pas 
retrouvé. 

Ce lichen qui est probablement une variété du précédent est 
caractérisé par des squames glauques, médiocres, granulées- 
pulvérulentes surtout à leurs bords. 

34. Cladonia fimbriata L. forma tubseformis Hf. 

Disséminé çà et là à Agde et à Roquehaute. 

35. Cladonia endivisefolia Ach. 

Commun dans les bois et les garrigues. 

Les squames ont souvent de 8-10 centimètres de longueur. 
Les podétions et les spermogonies naissent indistinctement sur 
la surface ou sur les bords du thalle. Quelques échantillons 
portent des fibrilles blanches, mais beaucoup d'autres en sont 
tout-à-fait dépourvus. 

Ce lichen est vendu couramment sur le marché de Béziers 
par les herboristes ; il remplace le lichen d'Islande dans la thé- 
rapeutique populaire. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 509 



36. Cladonia alcicornis Light. 
Mêmes localités que le précédent. 

Les formes proliféra Wal. et pilIgera Kief sont assez 
communes. 

37. Cladonia Arma Nyl. 

Signalé à Roquehaute par M. Parrigue. Je ne l'y ai pas vu ; 
par contre, je l'ai trouvé quelquefois dans nos montagnes en 
très bel état. 

Ce lichen est caractérisé par des folioles vert glauque, ascen- 
dantes, serrées, à dessous quelquefois rougeâtre devenant jaune- 
sale par la potasse, sans rhizines. 

38. Cladina sylvatica L. 

Disséminé çà et là dans les garrigues de Roquehaute. 

39. Pycnothelia papillaria Duf. 

Sur la terre du plateau de Roquehaute. Rare. 

40. Roccella phycopsis Ach. 

Sur les parois ombragées du gros roc. Stérile. 
Dans notre région, je ne connais que cette station de ce 
lichen. 

41. Ramalina everniodes Nyl. 

Sur les murs de la redoute de Pic Saint-Loup et sur les 
chênes dans le bois de Saint-Martin-des-Vignes à Agde. Sur les 
chênes dans le bois de Roquehaute. En très beaux échantillons, 
mais toujours stérile. 

42. Ramalina farinacea L. 

Sur les chênes verts dans le bois de Roquehaute. Stérile. 

43. Ramalina subfarinacea Nyl. 

Sur le gros roc à Roquehaute. Je n'ai trouvé qu'un seul échan- 
tillon fructifié. Ce lichen se rencontre avec des apothécies dans 
nos montagnes, notamment au Caroux. 

Sur certains échantillons, la potasse appliquée sur la médulle 



510 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

donne bien la réaction jaune, puis rouge sang, mais sur d'autres 
paraissant identiques, cette réaction ne se produit pas. 

44. Ramalina inter média Nyi. 
Même localité que le précédent. Stérile. 

45. Ramalina fraxinea L. 

Sur les chênes-verts à côté de la ferme de Roquehaute. 
Stérile. 

46. Ramalina fastigiata Pers. 

Sur les chênes-verts à Roquehaute. Assez commun et tou- 
jours très bien fructifié. 

47. Cetraria aculeata Schr. 

Sur la terre dans les garrigues de Roquehaute. Stérile. 

Var. acanthella Ach. 
Même localité que le type, mais rare. 

Var. muricata Ach. 
Sur la terre dans les garrigues de Preignes. 

48. Teloschistes chrysophtalmus DC. 

Assez commun et bien fructifié sur les troncs et les branches 
des amandiers, des chênes-verts et des cistes. Bien fructifié. 

49. Anaptychia ciliaris DC. 

Assez commun sur les chênes, les oliviers, les ormeaux. 

Forma actinota Ach. 
Sur les chênes dans le bois de Roquehaute. 

Forma saxicola Nyl. 
Disséminé çà et là sur les rochers à Agde et à Roquehaute. 

Forma verrucosa Ach. 
Sur les amandiers à côté de la ferme de Roquehaute. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 51 i 

5o. Pseudophyscia speciosa Wulf. 

Signalé par Weddel sur les mousses des rochers à Agde. Sur 
les rochers à côté de la maison du garde-chasse à Roquehaute. 
Stérile. 

5i. Pseudophyscia subaquila Nyl. 

Signalé à Agde par Nylander. Sur les rochers exposés au 
nord à côté de la métairie de Rigaud à AgJe. Assez abondant 
sur les rochers du penchant Nord de la butte volcanique ; bien 
fructifié. 

A mon avis, ce lichen est une simple forme du P. aquila. 

52. Evernia prunastri Ach. 
Quelques rares échantillons sur les chênes-verts à côté de la 
ferme de Roquehaute. Stérile. 

53. Parmelia caperata Ach. 

Commun sur les rochers. 

Ce lichen fructifie dans le bois de la métairie de Baldi à 
Agde, et au gros roc à Roquehaute. 

Var. sorediosa Oliv. 

Mélangé avec le type et presque aussi commun. 

Var. subglauca Nyl. 

Signalé à Roquehaute par M. Parrigue. Je ne vois pas bien 
grande différence entre cette variété et le type. 

54. Parmelia soredians Nyl. 

Sur les troncs et les branches des oliviers au pied du Pic 
Saint-Loup du côté d'Agde. Sur les chênes verts dans le bois 
de Roquehaute et sur les rochers voisins du gros roc. 

55. Parmelia conspersa Ehr. 
Très commun sur les rochers. 

Vak. isidiosa Nyl. 
Moins commun que le précédent. 



512 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

Var. stenophylla Ach. 
Disséminé çà et là sur les rochers moussus. 

Var. hypoclysta Nyl. 
Sur la terre argileuse dans les garrigues de Roquehaute. 

56. Parmelia lusitanica Nyl. 

Sur les rochers dans les environs du gros roc à Roquehaute. 

Le thalle ressemble à celui de la var. isidiosa du P. Cons- 
persa, mais il est un peu plus pâle. La médulle devient jaune 
sous Faction de la potasse. 

57. Parmelia Mougeotii Sch. 

Sur les cailloux roulés du diluvium argilo-siliceux dans les 
garrigues de Preignes. 

58. Parmelia trichotera Hue. 

Assez commun sur les rochers moussus et sur les chênes- 
verts. Stérile. C'est très certainement le lichen signalé par 
Weddel, comme le Perlata. 

Sur les châtaigniers de nos montagnes, j'ai trouvé deux fois 
ce lichen avec des apothécies. 

59. Parmelia cetrata Ach. 
Disséminé çà et là sur les rochers exposés au Nord. Stérile. 

Var. incrassata Weddel. 

Avec le type, mais plus rare. 

60. Parmelia scortea Ach. 

Assez commun sur les rochers et les chênes-verts. Fructifie 
rarement dans la région. Quand les papilles du thalle sont peu 
nombreuses, c'est la forme sublœvigata Nyl. qui mérite à 
peine d'être signalée. 

61. Parmelia Borreri Turn. 
Assez commun sur les rochers. Plus rare sur les chênes-verts 
et les oliviers. Stérile. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 513 



Var. ulophylla Ach. 
Moins commun que le type. 

62. Parmelia saxatilis L. 

Sur les rochers dans les environs du gros roc à Roquehaute. 
Rare et stérile. 

63. Parmelia sulcata Tayl. 

Sur les chênes-verts à côté de la ferme de Roquehaute. Rare 
et stérile. 

64 Parmelia acetabulum Neck. 
Sur les chênes-verts dans le bois à Roquehaute. Fructifie 
rarement. 

65. Parmelia prolixa Ach. var. verrucigera Nyl. 
Signalé à Agde par Weddel. Je ne l'y ai pas rencontré. 

66. Parmelia Delisei Nyl. 

Assez commun sur les rochers. 

Thalle brun-pâle, brillant aux bords, portant de grosses 
papilles, réunies en glomérules, sorédiées ou non. La médulle 
est insensible à l'action de la potasse et à celle du chlorure de 
chaux, mais elle devient rose si le second de ces réactifs 
succède au premier. 

6j. Parmelia glomellifera Nyl. 

Sur les rochers du plateau à Roquehaute. 
Le thalle est brun foncé, quelquefois noirâtre et a la même 
réaction que le précédent. 

68. Parmelia sorediata Nyl. 

Le thalle noirâtre, muni de soredies blanches est insensible 
aux réactifs. 

Ces trois derniers lichens ne sont très probablement qu'une 
seule et même espèce. 

Décembre 21 



514 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

69. Parmelia subaurifera Nyl. 

Sur les chênes-verts, à côté de la ferme de Roquehaute. 
Rare et stérile. 

70. Parmelia fuliginosa Nyl. 

Sur les rochers. A côté du gros roc et sur le penchant nord 
de la butte volcanique à Roquehaute. Rare et toujours stérile. 

71. Physcia parietina L. 

Commun sur les arbres, les rochers, les toits. 

Var. rutilans Ach. 
Sur les rochers ensoleillés. Assez commun. 

72. Physcia lychnea Ach. 

Sur les arbres des bords de la route de Vias à Roquehaute. 
Stérile. 

73. Physcia pulverulenta Schr. 
Assez commun et bien fructifié sur les rochers. 

Var. muscigena Ach. 
Sur les rochers moussus. Moins commun que le type. 

74. Physcia pityrea Ach. 
Sur les rochers et les murs. Peu commun. 

Var. entheroxanthella Harmand, Lichens de Lorraine. 

Sur les rochers moussus ombragés à côté de la maison du 
garde-chasse à Roquehaute. Stérile. Ce lichen a été aussi 
récolté par le frère Augustin et adressé par lui à M. Parrigue. 

75. Physcia aipolia Ehr. 
Sur les acacias des bords des routes à Vias. 

76. Physcia tenella Nyl. 

Assez commun sur les rochers et sur les arbres, mais très 
rarement fertile. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 515 



7J. Physcia tribacia Ach. 
Assez commun et bien fructifié sur les rochers. 

78. Physcia tribacoides Nyl. var. caesiella Bouly de 

Lesdain in Bulletin de la Société botanique de France, tome 53, 
p. 5i5, 1906. 

Sur les mousses des rochers ombragés, non loin de la maison 
du garde-chasse à Roquehaute. La description ci-dessous est 
due à M. le docteur Bouly de Lesdain. 

Thalle K + Jaune, C = O, étalé, suborbiculaire, glauque- 
grisâtre, rappelant assez comme couleur, celle du P. cœsia ; 
laciniures courtes, parfois légèrement convexes au centre ou 
elles sont plus ou moins couvertes de sorédies glauques sur les 
bords et sur les extrémités qui sont légèrement ascendantes et 
fortement sorédiées. A la périphérie, les lobes sont élargis, plus 
ou moins appliqués et digités-crénelés. 

La page inférieure des lobes présente quelques fibrilles blan- 
ches ou grisâtres et est colorée en jaunâtre ferrugineux : 
K -f- violet. Cette coloration est probablement due à une alté- 
ration du thalle. 

79. Physcia cœsia Hoffm. 

Sur les rochers ; au gros roc, sur le plateau et aux environs 
de la ferme à Roquehaute. Disséminé çà et là à Agde. Stérile. 

80 .Physcia astroidea Clem. 

Quelques rares échantillons sur les chênes-verts à côté de la 
ferme de Roquehaute. Stérile. 

81. Physcia obscura Ehr. 
Assez commun sur les arbres. 

Var. ulotrix Ach. 

Moins commun que le type. 

82. Physcia lithotea Ach. 
Disséminé çà et là sur les rochers ombragés. Stérile. 



516 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Var. sciatra Ach. 

Mélangé au type. 

83. Physcia adglutinata Nyl. 

Assez fréquent sur les platanes, les ormeaux, les chênes-verts 
et les cistes, mais rarement fructifié. 

84. Peltigera canina Hoffm. 
Sur la terre. Penchant nord de la butte volcanique. Rare. 

Var. leucorhiza Flk. 
Sous les cistes dans le bois de Roquehaute. 

85. Peltigera spuria Ach. var. erumpens jTayl. 

Sur la terre argileuse du chemin creux de Vias à Portiragnes. 
Rare et stérile. 

86. Nephromium lusitanicum Schaer. 

Sur les rochers ombragés dans le bois de Baldi à Agde. Dis- 
séminé çà et là à Roquehaute. Rare et stérile. 

87. Pannaria nebulosa Hoffm. 

Sur la terre argileuse sur le plateau de Roquehaute. C'est la 
forme coronata que nous avons. 

88. Heppia Guepini Moug. 

Sur la face ombragée des rochers. Rare et disséminé. 
Weddel. Assez commun à Roquehaute sur les rochers om- 
bragés ou ensoleillés et quelquefois avec des apothécies. 

Les bords du thalle sont souvent sorédiés et noirâtres ; c'est à 
cause de ce caractère que Nylander avait créé sa variété nigro- 
limbata, laquelle n'est pas admise, avec juste raison, par 
M. l'Abbé Hue, dans son remarquable travail sur les Heppia. 

Les spores de notre lichen mesurent 3-7-10 sur 3-5 {i ; quel- 
ques-unes sont sphériques et leur diamètre est de 3-5 [/.. 

Les spermogonies nombreuses apparaissent sous forme de 
petits points de la couleur du thalle ; les spermaties ont 2-3 sur 
1-1, 5 ja ; les stérigmates sont simples et mesurent 1 2- 1 5 p.. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUF. 517 



89. Heppia obscurans Nyl. 

Sur les rochers ombrages à l'est du çros roc, et dans la car- 
rière qui domine le Canalet à Roquehaute. 

Squames très petites de 1-2 mm., appliquées sur le support, 
bombe'es, à bord lisse. 

Apothécies nombreuses sur les squames, au nombre de 2-5- 
10, enfoncées légèrement dans le thalle. Spores mesurant 5-j 
sur 2-3 [ju Spermaties ellipsoïdales de 2-3 sur i-i,5 f*. Sté- 
rigmates simples. 

90. Heppia collemacea Weddel. 

Décrit par Weddel comme Acarospora collemacea et signalé 
par lui comme très rare, sur un seul bloc près Agde. 

Assez commun sur les pierres volcaniques formant les murs 
de soutènement des terres autour du phare de Saint-Loup. 

Autour du gros roc et sur les rochers ensoleillés de l'an- 
cienne carrière qui domine le Canalet à Roquehaute. 

91. Heppia virescens Desp. 

Quelques rares échantillons sur la terre, sur les bords des 
mares du plateau volcanique à Roquehaute. 

Sur le mortier du mur du pont sous lequel passe le canal entre 
Vias et Agde, j'ai récolté un Heppia stérile qui ressemble beau- 
coup à H . ruinicola, mais l'épaisseur du thalle correspond à 
celle du H. Guepini. 

92. Lecanora granulosa Hepp. 

Signalé comme assez rare par Weddel. Je ne l'ai pas retrouve. 
Ce lichen est assez abondant sur les calcaires de Laurens. 

93. Lecanora lobulata Somm. 

Sur les pierres des murs. Disséminé çà et là à Agde et à 
Roquehaute. 

94. Lecanora murorum Hoffm. 

Sur les silex des murs à côté de la caserne à Agde. Rare. 



518 ACADÉMIE DE GÉOGBAPHIE BOTANIQUE 



Var. subsolutum Nyl. 
Signalé par Weddel à Agde. Je ne l'y ai pas revu. 

95. Lecanora decipens Weddel. 
Sur de vieilles tuiles à Vias. Fructifie rarement. 

96. Lecanora aurantia Pers. Hue. 

Assez commun sur les pierres calcaires des murs et sur les 
tuiles. 

97. Lecanora Heppiana Mull. Arg. 

Assez commun sur les murs. Les spermaties que j'ai obser- 
ve'es mesurent 3-6 sur 0,8 f*. 

98. Lecanora teicholyta Ach. 

Assez commun sur les murs. Sur la roche volcanique à 
Roquehaute, sur le plateau. 

99. Lecanora fulgens DC. 

Sur le mortier des murs à Vias. Rare. 

100. Lecanora citrina Ach. 

A la base des murs calcaires et sur le tuff volcanique. Assez 
commun. 

101. Lecanora aurantiaca Light. 
Sur les rochers et les arbres. Assez commun. 

Var. rubescens Ach. 

Signalé par Weddel comme commun à Agde. Je n'ai pas vu 
cette variété bien caractérisée. 

102. Lecanora erytrella Ach. 
Commun sur les rochers ensoleillés. 

io3. Lecanora ferruginea Huds. 
Assez commun sur les arbres et les rochers. 



ACADÉMIE DE GÉOGIIAPHIE BOTAN1QBI-: 5ly 



Var. diploeheila Wedd. 

Apothécies petites à marge thalline distincte, bleu-cendre. 
Signalé par Weddel. Je l'ai récolté à côté du phare Saint-Loup. 

104. Lecanora csesiorufa Ach. 
Assez commun sur les rochers volcaniques. 

io5. Lecanora cerina Ehr. 
Commun sur les arbres. 

Var. squamulosa Weddel. 

Çà et là en petite quantité à Agde. Wedd. 

Assez abondant sur les rochers à coté et au sud de la caserne 
à Agde ; au gros roc à Roquehaute. 

Le thalle est vert-foncé, quelquefois noirâtre, formé de petites 
squames rondes et lobées, isolées ou agglomérées. 

Les apothécies généralement solitaires sur les squames, à 
disque citrin ou orangé, ont la marge thalline bien développée. 
Spores du type. 

Cette variété est tellement différente du type comme aspect, 
que Ton pourrait fort bien la considérer comme une espèce 
distincte. 

106. Lecanora hématites Chaub 
Sur les chênes-verts dans le bois de Roquehaute. Peu abondant . 

107. Lecanora pyracea Ehr. 
Assez commun, sur les chênes-verts, les lentisques, les 
ormeaux et les cistes. 

108. Lecanora phlogina 

Quelques très rares échantillons sur un ormeau des bords du 
canal à Agde. 

109. Lecanora variabilis Pers. 

Sur les cailloux roulés dans les garrigues de Roquehaute, 
Rare, 



520 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

1 10. Lecanora vitellina Ehr. 
Commun sur les arbres et les murs. 

Var. corruscans Ach. 
Assez commun sur les rochers. 

ni. Lecanora Mougeotioides Nyl. 

Quelques rares échantillons sur des rochers ensoleillés au 
nord-ouest du gros roc à Roquehaute. 

Ce lichen assez commun sur les micaschistes de nos mon- 
tagnes a été très certainement apporté à Roquehaute par les 
vents de Nord-Ouest si fréquents dans notre région. 

ii2. Lecanora sophodes Ach. 

Sur un chêne-vert à côté de la métairie de Rigaud à Agde. 
Rare. 

Même observation que pour le précédent. 

ii 3. Lecanora exigua Ach. 

Assez commun sur les rochers. Plus rare sur les chênes, les 
ormeaux. Rencontré sur les rhizomes des roseaux. 

114. Lecanora confragosa Ach. 
Assez commun sur les rochers. 

Var. glaucescens Nyl. 

Peu commun. 

Le thalle et la marge des apothécies sont d'un blanc glauque. 

Var. fumosa Wedd. 

Rochers ombragés. 

Le thalle et la marge des apothécies sont de couleur cendrée- 
foncée. 

Var. turgida Wedd. 

Signalé par Weddel. Je n'ai pas vu cette jvariété bien carac- 
térisée. 

Le thalle est aréole, squamuleux, souvent renflé. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE .21 



ii 5. Lecanora milvina Ach. 
Disséminé çà et là sur les rochers. 

1 16. Lecanora submilvina Nyl. 

Sur les rochers, non loin du gros roc à Roquehaute. 
Les spores mesurent 1 2- 1 5 sur 7-8 f/.. 

117. Lecidea discolorans Nyl. 
Signalé comme rare par Weddel ; je ne l'ai pas retrouvé. 

118. Lecanora turfacea Schaer. 

Sur les rochers moussus, sur le penchant nord de la butte 
volcanique à Roquehaute. Rare. 

119. Lecanora atrocinerea Nyl. 

Sur les silex roulés du diluvium dans les garrigues de 
Preignes. Rare. 

Le thalle est formé de petites verrues blanchâtres ou grisâtres 
dispersées ou agglomérées et presque toutes sorédiées, ce qui 
donne souvent à ce lichen un aspect lépreux. La potasse jaunit 
la médulle et les sorédies, le chlorure de chaux employé après 
la potasse les rougit. 

Les apothécies sont d'un brun-foncé. Les spores, brunes, a 
1 cloison, mesurent 22-28 sur 8-10 [/.. 

120. Lecanora crassa Huds. 

Rochers moussus du plateau du côté de la mer à Roquehaute. 
Ce lichen si commun sur le calcaire est rare sur les roches vol- 
caniques. Il y fructifie bien. 

J'ai observé quelques rares spermogonies. Les spermatics 
sont courbes et mesurent 21-27 sur l f*» ^ l P e i ne 

121. Lecanora saxicola. 
Très commun sur les rochers. 

Var. diffraeta Ach. 
Sur les rochers ; à côté des mares du plateau volcanique à 
Roquehaute. 



522 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 



Var. albomarginata Nyl. 
Rare et disséminé. 

122. Lecanora lentigera Web. 
Sur la terre, sous les cistes dans le bois de Roquehaute. Rare. 

i2?. Lecanora circinata Pers. 

Çà et là sur les rochers à Agde et à Roquehaute. 

124. Lecanora subcircinata Nyl. 

Avec le précédent dont il est probablement une variété. 

125. Lecanora galactina Ach. 

Sur le mortier des murs à Vias. Rare. 

126. Lecanora dispersa Flk. 
Assez commun sur les rochers. 

Var. parasitans Weddel. 

Apothécies parasites sur le thalle de Aspicillia calcarea, soli- 
taires ou agglomérées, de o,5-i mm. de diamètre, à marge 
thalline grise, entière, à disque plan ou légèrement convexe, de 
couleur olivâtre. Agde et Roquehaute. 

A mon avis, cette variété est tout simplement le type venant 
accidentellement sur L. calcarea, comme sur d'autres lichens. 

127. Lecanora dissipata Nyl. 

Signalé à Agde par Weddel. J'ai récolté ce lichen sur le cal- 
caire, mais jamais sur la lave. 

128. Lecanora subfusca L. 

Très commun sur les arbres et les arbrisseaux. 

Var. glabrata Ach. 
Sur les chênes-verts à Roquehaute. Peu commun. 

129. Lecanora rugosa Nyl. 

Sur les chênes-verts dans le bois de Roquehaute. Rare. 



ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE V2i{ 



i3o. Lecanora campestris Schaer 
Disséminé çà et là sur les rochers. 

1 3 1 . Lecanora coilocarpa Ach. 
Sur les chênes du bois de Baldi à Agde. Rare. 

1 32. Lecanora poliophaeoides Nvl. 

Signalé par Weddel à Agde. Je n'ai pu l'y retrouver. 

1 3 3 . Lecanora argopholis Walh. 

Signalé par Weddel. Malgré d'activés recherches, je n'ai pu 
retrouver ce lichen caractérisé par la couleur jaune paille de 
son thalle. Je ne l'ai pas vu dans nos montagnes. 

134. Lecanora gangaleoides Nyl. 
Sur les rochers, autour du gros roc à Roquehaute. 

1 35. Lecanora albella Pers. 
Sur les chênes-verts. Disséminé çà et là. 

1 36. Lecanora angulosa Schr. 
Avec le précédent. 

137. Lecanora glaucoma Horl'm. 

Commun sur les rochers. 

Les spermaties que j'ai observées sont courbes et portées par 
des stérigmates articulés; elles mesurent i5-22 sur 1 jjl. 

Var. pseudosubcarnea Harmand. 
Sur les rochers ombragés autour du gros roc à Roquehaute. 
Thalle blanchâtre à apothécies plissées, irrégulières, con- 
vexes, grandes, à rebord très peu apparent. Réaction du type. 

1 38. Lecanora subradiosa Nyl. 

Assez commun à Agde et à Roquehaute sur les rochers. 

Le thalle d'un jaune paille très clair devient jaune-orangé 
sous l'influence du chlorure de chaux. Les spores et les sper- 
maties sont identiques à celles du L. glaucoma. 

Ce lichen est très probablement une variété du précédent. 



524 ACADÉMIE DE GÉOGRAPHIE BOTANIQUE 

139. Lecanora subcarnea Sw. 

Sur les parois ombragées du gros roc à Roquehaute. Rare. 

140. Lecanora polytropa Ehr. 

Sur les rochers, non loin de la maison du garde-chasse à 
Roquehaute. 

141. Lecanora sulfurea Ach. 
Assez commun sur les rochers. 

142. Lecanora orosthea Ach. 

Sur les rochers ombragés du bois de Baldi à Agde. Rare. 

143. Lecanora conizea Ach. 

Sur les chênes-verts à côté de la ferme de Roquehaute. Rare. 

Var. conizella Bouly de Lesdain in Bulletin de la Société 
botanique de France, tome 54, p. 443, 1907. Lecanora coni- 
zella Nyl. 

Sur les chênes-verts dans le bois de Roquehaute, et dans le 
bois de Baldi à Agde. 

Thalle jaunâtre, granulé, verruqueux. Apothécies petites, 
nombreuses, roux-pâle, à marge jaunâtre grauulée, d'abord 
planes, puis légèrement convexes à la fin. Epithécium jaunâtre, 
thécium et hypothécium incolores. Paraphyses cohérentes, 
grêles, simples. Thèques claviformes, spores par 8, longues de 
9-12 sur 6-7 [jl. Gélatine hyméniale -j- I bleu. 

Les différences qui séparent ce lichen de L. coni\ea, me parais- 
sent trop faiblespourradmettreaurangd'espèce.cc B.de Lesdain.» 

144. Lecanora Hageni Ach. 
Sur les arbres. Disséminé çà et là. 

145. Lecanora Sambuci Pers. 
Sur les chênes-verts dans le bois de Roquehaute. 

146. Lecanora badia Ach. 
Sur les rochers. Penchant nord du Pic Saint-Loup à Agde. 



ACADÉMIE HE GÉOGRAPHIE IMTANIQLE 525 

147. Lecanora olivascens Nyl. 

Sur le gros roc à Roquehaute. Rare. 

La médulle de ce lichen devient rouge par la potasse. A part 
ce