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Full text of "Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Metz"

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# 



HARVARD UNIVERSITY. 




LIBRARY 

OF THK 

MUSEUM OP COMPARATIVE ZOÔLOGY. 




^^^^vS^^ÔlVA^^^ . 




Digiti 



izedby Google 



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IlILLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ 



DIX-SEPTIÈME CAHIER {2- Série) 



Le Siè.Êçe de la Société est situé rue de l'Evêché, 25 
(Maison MONARD) 



METZ 

IMPHlMEItlE KVEN Fît EUES 



-J^ 



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i 



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BULLETIN 



DE LA 



SOCIËTË D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ 



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lULLETlN 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ 



DIX-SEPTIÈME CAHIER {2^ Série) 



Le Siège de la Société est situé rue de rEyêché, 25 
(liaison MONARD) 



"^METZ 

IMPRIMERIE EVEN FRÈRES 
1887 



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A 



■yv 



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SUITES AUX CONTRIBUTIONS 

A U FAUNE ET A LA FLORE 

DE BITCHE 



AVEC ADDlTIOiN DK Ul'KLQUES ESPÈCES UARES OU PEU CONNUES 
OBSERVÉES DANS LE RESTE DE LA LORRAINE 



PAR 

L'abbé J. J. KIEFFER 

PROFESSEUR A LINSTITUT SAINT- AUGUSTIN (bITCHE) 



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ABRÉVUTIONS 



D. A. -~ Déterminé par M. André (Beaune). 
D. Ba.-^ — Tabbé Barbiche (Bionville en Lorraine). 

D. Be. — M. Bellevoye (Metz). 

D. Bl. - — l'abbé Boulay (par l'intermédiaire de 

l'abbé Barbiche). 

M. Finot (Fontainebleau). 
. le Docteur Fr. Lœw (Vienne). 

le Docteur Gust. Mayr (Vienne). 

M. Mac Lachlan (Londres). 

le Docteur Puton (Remiremont). 

le Docteur Rudow (Perleberp). 

M. Félicien de Saulcy (Metz). 

le Docteur von Schlechtendal (Halle). 

le Docteur Thomson (Lund en Suède). 



D. F. - - 

D.L. - - 

D.Ma.~ - 

D. M.L.-^ - 

D. P. - - 

D. R. - - 

D. Sa. - - 

D. Schl. - - 

D. Th. -- — 

FA. = Forme agame. 

FS. ^ Forme sexuée. 

M. - Mâle. 

F. ^ Femelle. 

1—12 -- les différents mois de l'année. 

r.. c, a. c, t. c. = rare, commun, assez commun, très commun. 



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INSECTES 



ORDRE I. - COLÉOPTÈRES 



NERRIA 
brevicolli8Fa6r. Sous les pierres, 
a. c. 

GARABUS 
lîortensis Fabr, (nemoralis Mûll.) 
a. c. 

METABLETUS 
foveola GylL (punclatellus Duft.) 
f>. D. Be. 

HARPALUS 
ruficornis Fabr, a. c. D. Be. 
serripes DiifL D. Be. 
limbatus Duft. (latus L.) D. Be. 

STENOLOPHUS 
elegans Dej. 5. D. Be. 

OMASEUS 
niger Dej. 

ABAX 
ovalis Dej. Sous les pierres, 

mais pas sur le grès, 
slriola Fabr. Sous les pierres. 

AMARA 
obsoleta Dej. D. Be. 

PRISTONYCHUS 
ina»f|ualis Panz. r. 

PERYPHLS 
femoralus Stmm. D. Be. 

LEJA 
pusillum GylL D. Be. 

PiïlLOCHTHLîS 
\T4lneratus Dej. D. Be. 

HYDROPHILUS 
piceus L. Dans les étangs, r. 



XANTHOLINUS 
punctulatus Payk. D. Be. 

LEIOSTROPHUS 
nebulosus Fabr. a. c. dans les 
matières putréfiées. 

NECROPHORUS 
mortuorum Fabr. (vespilloides 

Heii)st.) Dans les bols, 
sepultor Cha}-p. D. Be. 

SAPRINUS 
rotundatus Illig. D. Be. 5 

MELIGETHES 
viridescens Fabr. D. Be. 

CARPOPHILUS 
sexpustulatus Fabr. D. Be. Sous 
l'écorce des chênes. 3. 

POGADIUS 
ferrugineus Fabr. D. Be. 

GYGHBAMUS 
luteus Fabr. D. Be. 



TBOGOSITA 
Mauritanica L. r. 



BITOMA 
crenata Fabr. D. Be. Trouvé en 
nombre dans une souche de 
chêne pourrie au Hohekopf. 3. 

BYRRHUS 
arcuatus Kol. D. Be. Dans les 

chemins sablonneux, 
dorsalis Fabr. D. Be. 



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CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



APHODIUS 

rulipes L. c. dans les bouses. 

prodromus Br. D. Be. c. avec 
le précédent. 

MELINOPTEUUS 

obliteratus Panz. D. Be. 
ANOMALA 

Frischi F. var. Julii Pai/k. D. 
Be. Avec Pliylloperllui horti- 
cola L. mais bien moins I 
abondant ; ce dernier exces- 
sivement commun, plus com- 
nmn même que Melolontha 
vulgaris Fabr. 

MELOLONTHA 

Hippocastani Fabr. C'est sans 
doute par erreur que celte 
espèce est indiquée comme 
très commune dans le cata- 
logue de Godron ; aux envi- 
rons de Bitche je n'ai pu jus- 
qu'ici en trouver qu'un seul 
exemplaire ! 

ANTHAXIA 

quadripunctata L. D. Be. Sur les 
lleurs de diverses Composées, 
surtout des Hieracium. 6. 
I>0EG1L0.N0TA 

conspersa Gyll. D. Be. Pris une 
fois sur le Tremble dans le 
bois de Kimling. 8. 
AGBILUS 

tennis Ratz. D. Be. 

viridis L. D. Be. 6. 

subauratus Kiesir. D. Be. Pris 
sur le saule à Erbsentbal. 7. 



CARDIOPHOHUS 
equiseti Herbst. 



COKYMBITES 
bipustulatus L. D. Be. 6. 
lesselatus L. c. 

pectinicornis L. Sur les Om- 
bellifères. (i. 

ACKIOTES 
lineatus L. c. 

HÊLODËS 
pallidus F. 1). Be. 
I DICTYOPTEHUS 

sanguineus Fabr. p. c. 

EROS 
nigroruber D. C. p. c. 
HOMALISUS 
suturalis Vill. r. 

TELEPHOUUS 
rufus L. c. 
discoideus Ahr. 
dispar Fabr. 1). Be. c. 
RIIACONYCHA 
testacea L. a. c. dans les bois. 

MALTHODES 
Maurus Cast. D. Be. 5. 6. 
trifurcatus Kiesw. D. Be. 4. 

MALACHIUS 
rulicollis Fabr. D. Be. 

EBAEUS 
thoracicus 0/. D. Be. 
flavipes Fabr. D. Be. 

BYTURLS 
fumatus Redt. D. Be. 

ANÔBILM 
Abietis Fabr. D. Be. Obtenu en 
nombre de cônes d'Epicéa 
recueillis en Janvier. 1-3. 

DIAPEÎllS 
Boleti L. Pris dans les bolets 
des arbres. 6-8, 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



CRYPTICUS 

glaber Fdbr, D. Be. a. c. dans 
les chemins sablonneux. 3-4. 
MIGROZOUM 
tibiale Fabr, D. Be. Avec le pré- 
cédent. 

HYPOPHLEUS 
fasciatus Ktig. D. Be. Sous l'é- 
corce des pins. 3-4. 

ANASWS 

bruunipes.D.Be. Sur les fleurs. 6. 
MORDELLISTENA 

pumila Gyll. D. Be. Obtenu de 
tiges de Silène vesperlina Sib. 
La larve de cet insecte est 
d'un jaune paille, les antennes 
seules sont de couleur foncée; 
elle est longue de 4 à 5 "»»», 
large de H/a "'", atténuée aux 
deux extrémités, surtout aux 
derniers segments abdomi- 
naux. Dessus du corps très 
faiblement convexe, et par- 
semé de poils assez longs, 
mais peu abondants si ce 
n'est aux derniers segments 
de Fabdomen. Dessous plan 
et glabre, les pattes seules 
portent de longs poils. Tête 
écailleuse, inclinée en avant ; 
pattes très petites ; les huit 
premiers segments abdomi- 
naux un peu convexes, aussi 
paraissent - ils distinctement 
séparés les uns des autres, 
et le dessus de Tabdomen, 
vu de profil, semble être 
crénelé ; ils sont environ 



quatre fois aussi larges que 
longs. Le dernier segment 
atteint la longueur des deux 
précédents réunis, et porte à 
son extrémité un appendice 
divisé jusqu'au milieu par 
une profonde échancinire, ce 
qui le rend bispinné. 

Cette larve vit solitaire dans 
les entre-nœuds des tiges. 
Gomme ceux-ci sont creux 
et communiquent entre eux 
(c'est du moins ainsi que je 
les ai trouvés en Février), elle 
est obligée, pour y être en 
sûreté, de fermer les deux 
issues du conduit qui lui sert 
de demeure, et de s'isoler 
ainsi de toutes les autres 
larves vivant dans la même 
tige. A cet effet, elle détache 
de la surface intérieure de 
la plante nourricière des frag- 
ments filiformes, longs de 4 
à 6 n»™, qu'elle entasse à l'en- 
droit du nœud à chaque ex- 
trémité. Cet amas de lils at- 
teint une épaisseur de 6 à 
8 ""', et empêche toute com- 
munication avec le reste de 
la tige. 

La larve semble être itesez 
paresseuse: je n'ai point re- 
marqué qu'elle se fût servi 
de ses pattes pour se mou- 
voir; en dehors de la tige 
elle restait couchée sur le 
cOté. Sa métamorphose se 



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CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



fait au même endroit en 
Avril et Mai. La nymphe est 
libre, sans coque. L'insecte 
parfait est, comme Ton sait, 
d'une vivacité extrême, de 
sorte qu'il est difflcile de s'en 
emparer, ou même de le re- 
tenir entre les doigts après 
qu on a réussi à le saisir. 
La nymphe elle aussi se fait 
remarquer par ses mouve- 
ments brusques et répétés; 
on la voit au moindre déran- 
gement , s'agiter vivement, 
frapper de son abdomen les 
parois de sa prison à coups 
redoublés, ou bien même se 
replier en arc pour s'en élan- 
cer ensuite. Les éclosions 
eurent lieu dans ma chambre 
depuis le 27 Mai jusqu'au 5 
Juin. Immédiatement après 
léclosion, lïnsecte perforait 
les tiges et faisait son appa- 
rition. 

MORDELLISTENA 

sp. ? Obtenu des tiges d'Arte- 
misia vulgaris L., depuis le 
12 Juin jusqu'au commence- 
ment de Juillet. Larve sem- 
blable à la précédente. Elle 
forme des conduits irrégu- 
liers dans la moelle des tiges, 
immédiatement en dessous 
de l'écorce. J'en ai obtenu un 
grand nombre de parasites de 
la famille des Braconides. 



OEDRMËRA 
femorata Scop. 
virescens L. 
cœrulea A. D. Be. 



BRACHYTARSUS 
varius Fahr. D. Be. 

RHINOMAGER 
attelaboïdes Fahw D. Be. Sur 
les pins, jeunes pousses et 
fleurs. 5. 

APION 
fuscirostre Fabr, D. Be. 
aterrimus L. D. Be. 5. 

CLEONLS 
ophthalmicus Ross. I). Be. Ter- 
rain calcaire. 

PLINTHUS 
caliginosus Fabr. D. Be. 

PHYTONOMLS 
Rumicis L. D. Be. Sur les 

plantes aquatiques. 5. 
Polygoni Fabr. 1). Be. 
PHYLLOBIUS 
Pyri L, D. Be. 
oblongus L. D. Be. c. 5-(l. 
Pomonae Oliv. D. Be. c. 
OTIORHYNGHUS 
niger Fabr. var. villosopuncla- 
tus (?i///.-D. Be. Sur les jeunes 
Epicéas, dont il ronge l'écorce. 
picipes Fabr. var. Chevrolati 

&ylL D. Be. 
ovatus L. var. pabulinus Panz. 
D. Be. Sur les jeunes Epicéas. 
PISSODES 
Pini L, D.B. Sur les pins a. c. 

MACDALINUS 
carbonarius L. D. Be. Obtenu 



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ET A LA FLORE DE BITGHE 



de branches de Bouleau des- 
séchées. La larve vil sous 
l'écorce et forme dans le bois 
oii elle pénètre peu, des con- 
duits longitudinaux , rare- 
ment bien droits, longs de 
5 à 6 cm., et larges de 2Va"*'", 
ressemblant assez à ceux que 
produit Scolytus intricatus 
Ralz. sur le chêne. Les bran- 
ches recueillies en Janvier 
laissèrent éclore Tinsecte par- 
fait en Mars ; celles qui furent 
ramassées en Mars le lais- 
sèrent apparaître également 
au bout de deux mois, c'est 
à dire en Mai. J'obtins en 
même temps que ce Rhyn- 
cophore de nombreux para- 
sites, Braconides, appartenant 
au genre Pcrilitus Nées, et 
environ trois semaines plus 
tard des parasites Ichneumo- 
nides : Hemiteles bicolorinus 
Gt\ 

MAGDALINUS 

violaceus L. D. Be. Sur les 
jeunes pousses de pins (ar- 
bres de la hauteur de 2 — 4 
mètres) a. c. 6-7. 

memnonius Fald. D. Be. avec 
le précédent, mais bien plus 
abondant 

cerasi L D. Be. Pris de même 
sur les pins, en société des 
deux précédents, et de Mag- 
dalinus aterrimus Fabr., du- 
plicatus Germ, t. c, et môme 
Pruni L ! 



ERIRHINL'S 

tortrix L D. Be. Pris en nom- 
bre sur Urtica dioica L 5-6. 
STYPHLUS 

setiger Germ, D. Be. Sous 
Técorce des chênes. 3. 
BAGOUS 

cylindricus Payk. D. Be. 5. 
NANOPHYES 

Lythri Fabr, D. Be. Sur les 
plantes aquatiques. 
GYMNETRON 

Linaria?, Panz, t c. 7-8. La 
larve de cet insecte vit dans 
des galles de la racine de Li- 
naria vulgaris L Ces galles 
sont de la grosseur d'un pois, 
charnues, molles, se rétré- 
cissant beaucoup par la des- 
sication , à cavité upique. 
Elles sont sessiles, rarement 
solitaires , presque toujours 
réunies ensemble et formant 
grappe. On les trouve en ar- 
rachant les tiges de Linaria 
en Juin et Juillet. J'ai obtenu 
l'insecte parfait à la fin de 
Juillet. 

GYMNETRON 

piiosus GylL 8-4. r. Cet in- 
secte produit des galles sur 
la même plante que le pré- 
cédent, c'est à dire, sur Li- 
naria vulgaris L., mais ces 
galles consistent en une en- 
croissance de la tige, et jamais 
des racines ; elles atteignent 
la grosseur d'une petite ce- 
rise, sont toujours solitaires, 



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CONTRIBUTIONS A LA PaUNÈ 



d'une cousistaiice plus ferme, ! 
ne se rétrécissant point par { 
la dessication, à cavité grande, 
unique, rarement double. La 
larve se métamorphose au 
commencement de Juillet. 
L'iuïiecte parfait quitte sa re- 
traite à la fln d'Août et hi- 
verne. Cependant quelques- 
uns doivent passer l'hiver 
dans la galle même, à en 
juger d'après un individu ob- 
servé dans une de ces en- 
croissances au mois de Fé- 
vrier. 



PHLŒOPHTHORUS 

Spartii NœrdL Sous Técorcedu 
ffenét à balais, t. a 3-4. 
SCOLYTUS h 

intricatus Ratz, Larve sous 
l'écorce des branches de 
chêne desséchées, c. Insecte 
parfait en Mai. D. Be. 

Pruni Ratz. Larve sous l'écorce 
des branches de prunier des- 
séchées. L'insecte parfait éclot 
en Mai. D. Be. 

CRYPHALUS 

Fagi NœrdL Larve sous l'écorce 
des branches de hêtre, tom- 
bées à terre, Insecte parfait 
en Mars c. D. Be. 



Abietis Ratz, Larve sous l'écorce 
des petites branches d'Epi- 
céa, Insecte parfait en Mars. 
D. Be. 

binodulus Ratz, — D. Be. Larve 
sous l'écorce des branches 
desséchées de Picea excelsa 
et Abies pectinata. Insecte 
parfait en Mars. t. c. Deux 
branches d'Epicéa recueillies 
en Mars, ayant environ Vî 
mètre de long, sur une épais- 
seur de deux centimètres, 
logeaient sous leur écorce 
48.3 de ces petits insectes. 



ACMAEOPS 
cerambyciformis Schk, a. c. 
les 



sur 



fleurs. 6-7. 
ERGATES 
faber L, Pris sur un pin. 7. t. 
r. (Un seul exemplaire). 
POGONOCHERUS 
fascicularis Panz. 

PHYTŒCIA 
virescens Fabr, Pris sur le 
Chèvrefeuille en fleurs. 6. — 
D. Be. 

STRANGALIA 
aurulenta Fabr, Sur un pin. 
8. D. Be. t. r. 

ANOPLODERA 
sexguttata Fabr. — D. Be. 5. 



1) BOSTRYCHUS curvidens Oerm. Trouvé sous l'écorce de 
r Abies pectinata dans les Vosges, depuis le Blanc Rupt jusqu'au 
Donon." Je n'ai pas encore pu découvrir cette espèce suri* Abies 
pectinata à Bitcne. 

SPONDYLIS buprestoïdes. Au Donon et de là jusque dans la 
plaine, aux environs des scieries de la Sarre blanche. 



\ 



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ET A LA KLORE DÉ BITCHE 



ANOPLODEKA 
rufipes Scholl. — D. Be. 

CORTODERA 
quadriguttata Fa^r.var.teslacea. 
D. Be. Sur le chêne. 5-6. 
GRAMMOPTERA 
femorata Fabi\ variété à pattes 
entièrement noires. — D. Be. 
ADOXUS 
obscurus L Sur l'Epilobium an- 
gustifolium L, 

CRYPTOCEPHALUS 
puï^illus Fab)\ 
Coryli /.. 6. 

GALERUCA 



— D. Be. Sur les plantes aqua- 
tiques. 
Xyraphaeae L. D. Be. Sur les 
saules. 

MALAGOSOMA 
iepida Kvst, — D. Be. Sur les 
saules, 3-4. 

PLECTROSGELIS 
Mannerheimi GylL — I). Be. 

APTEROPEDA 
ciliata 0/. — D. Be. 



Lylhri GylL Icalmariensis L.) , 3-5 r. 



ADALIA 
livida DM, — D. Be. 

ANATIS 
ocellata L, Pris sur un pin. 



ORDRE IL - HYMÉNOPTÈRES. 

Fam. i-^^ — TENTHRÉDINIDES. i) 

{Pour la déteî'viitiatwn des huecles d^' cette famille, ainsi que des 

deux suivaîiteSj je me suis servi du Species des Hyménoptères 

d'Europe, de M^" André,) 



TRICHIOGAMPLS 

viminalis Fait. Insecte parfait 
en Mars. r. 

DINEURA 

virididorsata Ratz, La larve vit 
sur le Bouleau, et probable- 
ment aussi sur le Tremble : 
un M. éclos vers la fin de 
Mars (dans ma cbambre chauf- 
fée), avait subi sa métamor- 
phose dans Texcroissance 



d'une branche de Tremble, 
produite par Saperda popul- 
nea L. 

NEMATUS 
gallicola H'. (Wallisnieri Htg.) 
Larve dans les galles en forme 
de fève, placées sur. deux 
rangées, sur les feuilles des 
saules. Insecte parfait en Mai et 
fin Juillet. Très commun par- 
tout. 



1) ALLANTHUS sucoinctus Lep. — M. et F. 
A Gaenkirchen, sur les Ombellifères en automne. 



D.A. 



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10 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



NEMATIS 
ainbiguus Fall. 5. Un exempl. 
Hibesii Scop. — 5. — F. 
Quercùs Hart, Insecte parfait 
capturé sur Vaccinium Myr- 
tillus. 6. 
latipes Villt. Sur le charme. 6. 
ruiicornis OL 5. 
puncliceps Th. 
ieucogaster Hart. — F. 

LOPHYHIS 
Wni L. Eclos en chambre le 28 
Février, d'un cocon recueilli 
sur un jeune chêne, sous les 
pins de la côte de Schorbach, 
le 9 du même mois. 
PHŒNUSA 
Ulmi S. G. 

PHYLLOTOM\ 
vagans Fall. La larve ronjre les 
feuilles de l'Aulne. 5. 
HARPIPHOKLS 
lepidus Kl. 5-6. — D. A. — 
Seulement des F. Un M. pris 
en Mai sur un Mélèze est peut- 
être à rapporter à cette es- 
pèce, ou bien à une espèce 
non encore décrite; D. A. 
EMPHYTUS 
viennensis Schr. 6. Pris aux en- 
virons de Reyerswiller. 
DOLERUS 
lalerilius AL/.lCommun dans la 
tourbière de Bitche en Mars 
1884. 
vesligialis Kl. Pris sur TOrme. 
4-5. 

ATHALIA 
lugens Kl. Reyerswiller. 6. 



SELANDRLV 
Sixii V. 
straminei|>es A7. 5-H. a. c. 

BLENNOC.VMPA 
sericans Hart. 5. 
assimilis Fall. 5. 

ER10CAM1\\ 
repanda A7. 4. — F. \^n des 
exemplaires pris en Mai avait 
les ailes inférieures avec cel- 
lule discoïdale fermée, et la 
bouche noire, 
ovata L Moosbach. 8. 
PŒCILOSOM,\ 
pulveratum Retz. 

TAXONUS 
equiseti Fall. Commun sur les 
buissons. 5. 

PACHYPROTASIS 
antennata A7. 5. c. Buissons. 

MACROPHYIA 
duodecim-punctata L Sur les 
Euphorbes entre Erbsenthal 
et Bannstein. 5-6. 
quadrimaculata Fabr. 6. Buis- 
sons, 
punctum-album L. Pris sur le 

Troène. 6. 
neglecta A7. 6. 

STRONGYLOr.ASTER 
cingulatus Fabr. Sur Pteris aqui- 
lina /.. entre Erbsenthal et 
Bannstein. 5-6. 

PERLNËURA 
picta Kl. I). A. Buissons et ar- 
bres, t. c. 5-6. 
punctulata A7. Buissons. 5 — 6. 



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W À LÀ i^LORÊ DE BITCHË 



11 



sordida/C/.Boi8deSchopbach.5-6. 

nassata L 6. 

solilaria Schr. 5. 

TENTHREDO 

Coryli Panz, Commun sur les 
Euphorbes. 6. 

Maura Fabv, Buissons. 5. 

nassata L Buissons. 5—6. 

dispar A7. Buissons. 5—6. 

F^acblaniana Cam. Pris sur un 
cerisier, le 21 Mai. La tache 
trian^laire jaune entre les. 
antennes s'étend jusqu'à la 
base de ces dernières. Les 
cuisses antérieures n'offrent 
de noir qu'à leur base. 
I.YDA 

campestris L. Sur les jeunes 
Pins et Epicéas. Les larves y 

Fam. 
GEPHUS 
nigrinus Thoms, — D. A. — Sur 
les herbes: Welschlhal, Erb- 
senthal, 5-6. c. 
pallipes Kl. 5. 

Fam. 3* 
LEPTOTHORAX 
unifasciatus LaU\ Ce joli 
insecte parait être assez rare. 
Je Tai observé sur les ruines 
de Falkenstein, mais en petit 
nombre ; de même aussi près 
de Bitche, dans une galle de 
Biorbiza aptera. oh il avait 



vivent en société dans une 
toile qu'elles filent ensemble 
et qu'elles recouvrent de leurs 
excréments. Elles coupent les 
aiguilles à leur base et les 
portent dans leur retraite pour 
les ronger. 7—8. Je n'ai pas 
pu obtenir Tinsecte parfait 
par éclosion. Une F. capturée 
le 4 Juin. 

GRYPTOCAMPUS 
venustus Zadd'i Je n'ai jamais 
obtenu cet insecte ; mais la 
galle qu'il produit (?) et qui 
consiste en un renflement 
fusiforme de Ja base du pé- 
tiole des feuilles ^e Salix 
aurita, a été trouvée à Bitche, 
par l'étudiant Robert LiebeL 

l^ — CÉPHIDES. 

pygmaeus L. var. à extrémités 
antennaires brunes, 5 ; var. à 
abdomen entièrement noir. 5. 

labidus Fah)\ 6—7. 



petit 



— FORMICIDES. ï) 

établi son domicile après 
réclosion du Cynipide. 
acervorum Nyl. — D. R. 

FORMICA 
fusca L. D. R. 

POLYERGUS 
rufescens Latr. Lisière du bois 
près de Ziegelscheuer. 



1) CAMPONOTUS lignîperdus Latr. Bois de Guenkirchen. 
Forêt ent^re Abreschwiller et le Donon. 



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12 CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



Fam. 4' ~ CYNIPIDES. M 



Pmtr la d<;lerminatloti des représentants de cette famille, 
je me suis servi des Monographies suivantes : Die Gênera der 
ffaUenheuohnenden Cynipiden, von Dr. G Mayr, 1881; Die euro- 
pdischen Arten der (jallenbeivohnendenCynipideny 188^2; Die Ein- 
miethler der europilischen Eichenyallen, 1872, von Dr, G. Mayr; 
Die europ, Cynipiden-Gallen mit Àusschlvss deranfEichenvor- 
Ixommenden Arten, 1816, par le même; Die tuissaïuschen Cyni- 
piden und ihre Galle n, 186'), von Schenck ; enfin de plusieurs 
autres opuscules traitant des Galles ou des Cynipides (vonSchlech- 
tendal, Fœrster, Rudow! etc.) Comme je me suis occupé spéciale- 
ment des Déformatiom des plantes pendant ces deux dernières 
années, et que des recherches ont eu lieu dans ce but non seule- 
ment dans les environs de Bitche, mais encore dans ceux de Sarre- 
bourg, Dieuze, Château -Salins, Mets et Boulay par moi, et dans 
ceux de Sarreguemines par l'étudiant Robert Liebel, la liste sui- 
vante pourra, je crois, être regatrlée comme le Catalogue des Cy- 
nipides gallicoles de Jjorraine. 

r.ENRE I" -— Pediasi»is Tischb. 

Aceris Fœrsl. FS. t.r. Trouvé mv j Les galles ctiiienl déjà abaii- 
Acer Pscudoplatanus L., lo i données par l'insecte, 
long de la route près de Froh- Sorbi Tischb. FA. du précédent, 
niûhl, vers la fin de Juillet, i et par conséquent avec lui. 

genre 2* — Rhodites Hart. 



eglanteria» Hart. Sur Rosa ca 
nina, dans toute la Lorraine 



vantes) fin Avril et coninien- 
renient de Mai. 

Eclosion de l'insecte parfait spinosissiina? Gir. Sur Rosaca- 
(en chambre chauflFée, c'est nina et spinosissima. dans 
ainsi qu'il faudra l'entendre : toute la Lorraine. Eclosion à 
de toutes les espèces sui- ; la fin de Février. 



*| Le CYNIPS capresB L., dont il est fait mention dans le 
Catalogue de Gk)dron, est an Chalcidite (Pteromalos salicis Ns. ) 
parasite d'une galle qui doit son existek^ce ^ Çeçidomyia fq* 
saria H. L, 



i 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



13 



Mayri Schlecht^nd. Sur Kosa ca- 
nina, aux environs de Bitche où 
il est plus commun que le sui- 
vant ; je l'ai cherché en vain 
dans les autres parties de la 
Lorraine. Eclosion aux pre- 
miers jours de Mai. Je n'en 
ai obtenu que des F. que je 
plaçai immédiatement après 
leur apparition sur un pot de 
fleurs dans lequel végétaient 
ensemble un Quercus pedun- 
culata, un Rubus et un Rosa 
canina. Leur choix fut bien- 
tôt fait : au bout de quelques 
instants, les Cynipides se|trou- 

, vèrent tous sur leur plante 
nourricière, c'est à dire, sur 
le Rosier. Les trois bourgeons 
que celui-ci avait à leur oflFrir. 
furent attentivement consi- 
dérés, puis caressés par des 
mouvements rapides des an- 
tennes, et enfin percés par la 

. tarière des petits insectes. 
Cette dernière opération néan- 
moins n'eut lieu que par deux 
d'entre eux ; les autres s'en 
abstinrent, sans doute parce- 
que la faible plante ne lelir 
parut pas devoir suffire pour 
nourrir leur progéniture à 
eux tous. Ceci eut lieu le 4 
Mai. Déjà' trois jours aupara- 
vant j'avais laissé piquer un 
des trois bourgeons par un 
Rhodites Rosie. 



Ce ne fut qu'au bout d'en- 
viron quinze jours que les 
premières feuilles du Rosier 
commencèrent à paraître, et 
avec elles aussi les galles. 
Celles-ci avaient la forme de 
pustules blanchâtœs, parse- 
mées de petites épines de 
couleur l'ose, niais je ne pus 
découvrir aucune différence 
entre elles. Peu à peu ces 
renflements gagnèrent eu ex- 
tension, puis finirent par se 
toucher et se confondre en 
une masse unique qui au 25 
Mai avait atteint la grosseur 
d'une framboise. A cette 
époque aussi l'on pouvait dis- 
tinguer sans peine la galle 
de Rhodites rosap de celles 
de Rhodites Mayri. Les épines 
de ces dernières avaient con- 
servé leur forme primitive, 
et laissaient à découvert la sur- 
face de l'excroissance; celles 
des premières au contraire 
s'étaient fortement allongées 
et élargies ; elles paraissaient 
foliacées, étaient devenues 
pinnatifides, et par suite, 
tellement enchevêtrées qu'il 
était impossible d'apercevoir 
la surface de la galle. 

A partir de cette époque, 
je ne remarquai plus d'ac- 
croissement. Les trois agglo- 
mérations de galles qui n'a- 
vaient pas encore atteint le 



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14 



CONtHIBUTIONS A LA FAUNE 



quart de leur grosseur défini- 
tive, restèrent stationnaires 
jusqu'à la mi-Juin. Le Rosier 
commença alors à dépérir; 
aux premiers jours de Juillet 
il était complètement dessé- 
ché, et une incision faite à 
Tune des galles, me fit voir 
que les petites larves blanches 



renfermées dans les cellules 
de cette encroissance, avaient 
subi le même sort, 
rosa? L. Commun partout. Eclo- 
sion depuis la fin d'Avril jus- 
qu'au commencement de Juin. 
Malgré le grand oonïbre de 
galles recueillies, je n'en ai 
jamais reçu de M. 



GENRE 3« — Phanacis Fôrst, 



Centaureae Ftrrst, Obtenu de 
tiges sèches de Centaurea 
scabiosa, recueillies aux en- 
virons de Bitche. Eclosions: 



IF. 27 Mai; 1 F. 
8 Juin; 2 F. 
13 Juin. 



6 Juin 
9 Juin : 



1 F. 
1 F. 



genre 4« — Al LAX Harl. 



Glechoma» Harl. Godror», dans 
son catalogue, indique celte 
espèce comme commune en 
Lorraine. Malgré mes re- 
cherches, je n'ai pu jusqu'ici, 
la trouver ailleurs qu'aux en- 
virons de Bitche ; elle abonde 
dans la vallée Neubach. Eclo- 
sion en Octobre de la première 
année; à l'état de hberlé, elle 
n'a lieu, d'après G. Mayr. 
qu'au printemps de la se- 



conde année. 

Hieracii Bouché. Sur divers 
Hieracium. Commun partout. 
Eclosion au commencement 
de Mai ; au dehors en Juin. 
J'ai observé une F. piquant 
un Hieracium murorum lo 
10 Juin. 

Jaceap Schenck, Sur Centaurea 
jacea et Scabiosa, aux envi- 
rons de Bitche. Eclosion le 
2 Avril. 



genre 5« — Diastrophus Hart, 



Rubi Hart. Sur les Rubus, bois 
entre Bitche et Hotlewiller ; 
t. r., bois de Guenkirchen t. 
r. (Pas à confondre avec les 
galles de Lasioplera Rubi qui 
sont communes partout.) Eclo- 
sion de 2 F. le 8 Mai. Lo 



lendemain, une d'elles piqua 
la pousse terminale du Rubus 
dont il a été question plus 
haut. Au bout d'une huitaine 
de jours , deux nouvelles 
feuilles s'étaient développées 
au somme! de la plante ; leur 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



15 



pétiole paraissait visiblement 
renflé, de même que la por- 
tion de la tige qui les sépa- 
rait. Au 20 Mai ces excrois- 
sances étaient devenues fu- 
siformes, et leur surface tu- 
berculeuse. Environ un mois 
plus lard, elles avaient atteint 

GENRE 6« — Andricus Hart 



leur développement normal, 
mais restèrent encore vertes 
jusqu'en Novembre. 

J'avais encore obtenu de 
cette galle 2 M., le 10 Mai, 
toutes les autres cellules 
étaient occupées par des pa- 
rasites. 



ostreus Gir, Sur Quercus 
pedunculata et sessiliflora. 
Bitche. Boulay, Sarrebourg, 
Sarreguemines. 

ramuli L. Sur Quercus pedun- 
culata et sessiliflora. F.S. — 
Bitche, Boulay. Eclosion en 
Mai. 

autumnalis Hart. Avec le pré- 
cédent dont il est F.A. — 
Insecte parfait éclos en No- 
vembre ; à Tclat libre, d'après 
G. Mayr, Téclosion ne doit 
avoir lieu qu'au printemps 
suivant. Sur Quercus pedun- 
culata et sessiliflora. 

trilineatus Hart. (noduliHart.) 
F.S. de Andricus radicis Fabr. 
Eclosion en Septembre. Bitche, 
Béning, Boulay. Sur Quercus 
pedunculata et sessiliflora. 

radicis Fabr. Sur Quercus pe- 
dunculata et sessiliflora, avec 
le précédent dont il est F.A. 
— Eclosion en Avril et Mai 
de la 3« année. 

lestaceipes Hart. F.S. Sur Quer- 
cus sessiliflora. Bitche c. ; 
Béning, Bionville, Boulay. 



Sieboldi Hart. Avec le précé- 
dent dont il est F.A. —Eclo- 
sion en Mars et Avril. Les 
galles ligneuses, coniques et 
striées dans lesquelles vit la 
larve de cet insecte, et que 
l'on trouve enfoncées dans 
l'écorce à la partie basale des 
jeunes chênes, existent sur 
Quercus pedunculata aussi 
bien que sur Quercus sessi- 
liflora. Mais les galles pro- 
duites par l'insecte parfait, 
et d'où doit éclore la F. S., 
c'est à dire, Andricus testa- 
ceipes Hart., n'ont été ob- 
servées jusqu'ici que sur les 
feuilles de Quercus sessiliflora 
(G. Mayr 1882). Désireux d'en 
connaître la raison, je mis 
quatre Andricus Sieboldi, frai- 
cliement éclos, sur un Quer- 
cus pedunculata d'un an, 
auquel tenaient compagnie 
les Rubus et Rosa dont il a 
été parlé plus haut. C'était 
le 26 Mars. Les bourgeons 
de la plante commençaient 
à s'ouvrir, et les petits in- 



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16 



CONTRIBUTIONS A LA FAtlNÊ 



sectes, en y arrivant, sem- 
blaient exprimer leur satis- 
faction par le mouvement 
vibratile de leurs antennes, 
lequel n'avait point lieu quand 
ils venaient à s'égarer sur le 
Rosier ou la Ronce. Néan- 
moins la journée se passa 
sans que l'opération de la 
ponte eut lieu. Le lendemain, 
trois d'entre eux se mon- 
trèrent tout à fait rebelles ; 
j'eus beau les ramener sur 
les plantes, au bout d'un ins- 
tant ils se trouvaient de 
nouveau sur les vitres de la 
fenêtre. Enfin vers midi, j'eus 
le plaisir de voir le quatrième, 
après s'être arrêté longtemps 
sur la pousse terminale du 
petit cbêne, y enfoncer sa 
tarière à différentes reprises. 
Qu'en allait-il résulter ? Au 
bout de quelques jours, les 
feuilles du bourgeon s'étaient 
développées, mais au lieu des 
galles que j'attendais, elles 
ne purent me faire voir que 

des déchirures ! Ce fut 

là l'unique résultat de la 
piqûre de l'insecte. 

gemmatus AdL — F.S. Sur 
Quercus sessiliflora. Bitche. 
Boulay. Eclosion en Juillet el 
Août. D. Schl. 

corticis L. Sur Quercus sessili- 
flora avec le précédent dont 
il est F.A. — Eclosion en 



Avril de la 2« année. 

cirratus AdL — F.S. — Sur 
Quercus sessiliflora. Ëitche. 
r. Eclosion de l'insecte par- 
fait en Juin, d'après G. Mayr. 

Giraudi Wacht, (callidoma 
Hart., AdL, Mayr, ScMecht., 
non Gir,) F.A. du précédent. 
Sur Quercus sessiliflora avec 
le précédent. — D. Schl. 

inflator Hart, — F. S. D. Schl. 
Sur Quercus pedunculata, a. 
r. Bitche, Boulay. Eclosion 
en Juin. 

î,'Iobuli Hart. — Sur Quercus 
sessiliflora. Bitche, Boulay.— 
! F.A. du précédent.Eclosion en 
i Avril de la 3' année. 

curvator Hart, — F.S. — Sur 
Quercus pedunculata et sessi- 
liflora. Bitche. Sarrebourg, 
Dieuze, Metz. Boulay, Sarre- 
guemines. Eclosion M et F. 
j à partir du 21 Juin. D.Schl. 

collaris Hart, Sur Quercus ses- 
siliflora, avec le précédent 
dont il est F.A. La galle de 
cet insecte est difficile à dé- 
couvrir parce qu'elle est re- 
couverte en grande partie par 
les écailles du bourgeon. 

pilosus AdL Sur Quercus sessi- 
liflora. Je n'ai pas encore ob- 
servé la galle de cet insecte, 
mais elle doit exister aux 
mêmes endroits que la sui- 
vante dont elle est F.S. 

ferundatrix Hart. (gemmîe L.) 



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ET A LA riX)RË DÉ BîTGHE 



17 



Bitche, Boulay, Sarrebourg, 
Dieuze, Château-Salins, Metz, 
Sarreguemines. Sur Quercus 
pedunculata et sessiliflora. — 
F.A. du précédent. 

albopunctatus ScM. Sur Quer- 
cus pedunculata et sessili- 
flora. Obtenu un seul Cyni- 
pide d'une trentaine de galles 
en Février. D.Schl. 

soUtarius Fonsc. Sur Quercus 



pedunculata et sessiliflora. 
Bitche, Béning, Boulay. Jen ai 
pas obtenu Tinsecte. 

rhîzom» Hart. Sur Quercus pe- 
dunculata et sessiliflora. Les 
rares galles trouvées aux envi- 
rons de Bitche et de Boulay ne 
donnèrent que des parasites. 

gland ulae Hart. Sur Quercus 
sessiliflora. r. Bitche, Boulay, 
Bionville. Eclosion le l^'^Mars. 



GENRE 7« — Trigonaspis Hart, 



niegapteraPanz. (crustalis/Zan.) 
Sur Quercus sessiliflora. Bitche 
c. ; Sarreguemines. F. S. — 
D.Schl. — Eclosion M. et F. 



du 14 Mai au 3 Juin, 
renum Gir, Sur Quercus pedun- 
culata et sessiliflora avec le 
précédent dont il est la F.A. 



GENRE 8« — Biorhiza Westw. 



terminalis Fahr. Sur Quercus 
pedunculata etsessiliflora.F.S. 
— Les éclosions eurent lieu 
du 26 Juin au 10 Juillet. 
D'après G. Mayr en Mai et 



commencement de Juin. Com- 
mun partout, 
aptera Fabr. F.A. du précédent, 
par conséquent commun par- 
tout. 



GENRE 9« — DrYOPHANTA FôVSt, 



folii Linn., Hart,, Schlecht., 
Tfwms,, Mayr, (1882: Die e. 
.\rten d. g. C), non Mayr, 
(1870. Die Eichengallen i. W. 
u. B.) nec Schenck ; = scu- 
tellaris 01., Schenck, Mayr 
(1870), Adler. Partout, sur 
Quercus pedunculata et sessi- 
liflora. La galle de cet insecte 
était extrêmement commune 
aux environs de Bitche pen- 
dant rhiver 1883-1884. J'en ai 
ramassé plusieurs centaines 
en Janvier qui ne m'ont 
donné que des parasites ! Ces 



mêmes galles ont été très 
rares en 1884-1885. - F.A. 

Taschenbergi Schlechtend, Sur 
Quercus sessiliflora. F. S. du 
précédent, par conséquent 
avec lui, (je ne l'ai jamais 
observé). 

similis Adl. — F.S. du suivant 
que j'ai trouvé à plusieurs 
reprises, par suite existant 
ici aussi. 

longiventris Hart, F.A. du pré- 
cédent. Sur Quercus pedun- 
culata. Bitche. Eclosion en 
Septembre et Octobre. 



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18 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



divisa Hart. Sur Quercus pe- 
dunculala. Bitche l. c; Sar- 
regueiiiines. Des nombreuses 
galies ramassées pendant l'hi- 
ver 188.M884, je n'ai obtenu 
que des parasites. Sans doute 
que l'insecte avait quitté sa 
retraite précédemment (en 
Octobre?). 

verrucosa Sehlechl. — F. S. du 
précédent ; il doit par consé- 



quent se trouver dans les 
mêmes endroits que lui. 

agama Havl, Sur Quercus ses- 
siliflora et pedunculata. Eclo- 
sion en Novembre. Bitche ; 
Boulay; Sarrebourg; Sarre- 
guemines. F. A. 

disticha Hart, Sur Qucrcus ses- 
siliflora. — F.A. Eclosion en 
Octobre et Novembre. Bitche; 
Sarrebourg. 



GENRE lO — Neuhoterus Hurtig. 



tricolor Hart. Sur Quercus pe- | 
dunculata et sessiliflora. F.S. j 
du suivant et par conséquent 
avec lui. | 

fumipennis Hart. (varius j 
Schenck). Sur Quercus pedun- 1 
culata et sessiliflora F.A. du i 
précédent. Bitche ; Boulay ; | 
Sarreguemines ; Metz. Je n'ai I 
pas réussi à obtenir l'insecte 
parfait, bien que la galle soit 
assez commune. 

la^viusculus Schenck (peziza»- 
formis Schlecht. Sur Quercus 
pedunculata.Commun : Bitche, 
Boulay, Sarrebourg, Château- 
Salins, Metz, Sarreguemines. 
F.A. du suivant. Je n'ai pu 
obtenir l'insecte parfait. 

albipes Schenck. Sur Quercus 
pedunculata et sessiliflora. 
Eclosion depuis le 2 Juin de 
la première année jusqu'au 
10.— F.S. du précédent. 

baccarum L. (interruplor //ar/.) 
Sur Quercus pedunculata et 



sessiliflora. — F.S. Bitche c. 
Obtenu M. et F. depuis le 2 
Juin jusqu'au 10 ; à partir de 
cette époque toutes les galles 
recueillies étaient vides ou 
ne renfermaient que des pa- 
rasites. D'après G. Mayr, Té- 
closion a lieu en Mai, ainsi 
que pour l'espèce précédente. 

lenticularis 01. — F.A. du pré- 
cédent. Sur Quercus pedun- 
culata et sessiliflora. Bitche ; 
Metz ; Sarrebourg ; Dieuze ; 
Chàteau-Salins ; Boulay ; Sar- 

. reguemines. Je n'ai pas ré- 
ussi à obtenir l'insecte parfait. 

numismalis 0/. (Reaumuri /^arl.) 
F.A. — Sur Quercus pedun- 
culata et sessiliflora.îBitche ; 
Metz ; Boulay ; Sarrebourg ; 
Sarreguemines. Je n'ai pu'ob- 
tenir l'insecte parfait. D.Schl. 

vesicatrix Schlecht. — F.S. du 
précédent, par conséquent 
avec lui. Je n'ai pas obtenu 
l'insecte parfait. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



19 



GENRE il* — Periclistus Forst. 



Brandli Ratzeb. Obtenu en grand 
nombre, de galles de Rho- 
dites rosa), du 8 au 14 Mai ; 



à la même époque, d'une galle 
de Rhodite» Mayri 22 F. et 
12 M. 



GENRE 12« — Ceroptres Havtig, 



arator Hart. Obtenu une F. le 
9 Mai d'une galle d'Andricus 



noduli. 



GENRE 13« — Synergus Hart, 



nervosus Hart. Eclosion de 3 
F. d'une galle d'Andricus col- 
laris le 4 Mars. 

Thaumacera /)a/w7.(Klugii Hart.) 
Obtenu en nombre en Juin 
de galles de Trigonaspis me- 
gaptera ; précédemment, le 5 
Mars, 3 M. de Trigonaspis re- 
num, dont le coi'ps était en- 
tièrement pâle, longueur ^/^ 
de millim. (var. luteus de 
Hart.); le 6 Mars 3 M., lon- 
gueur 1 millim.; et une F., 
longueur IVa millim., thorax 
très foncé ; le 10 Mars, une F. 
- D.Sclil. 

radiatus Mayi\ Eclosion d'un 
M. au commencement de Juin 
dune galle de Neuroterus 
baccarum ; une F. d'Andricus 
albopunctatus. 

incrassatus Hart. Obtenu en 
abondance de galles d'An- 
dricus radicis en Avril et Mai, 
d'Andricus corticis en Février 
(4 M.), d'Andricus Sieboldii 
(2 M.) le 24 Février, et en 



abondance en Mai, enfin d'An- 
dricus rhizoma? (1 M.) 

facialis Hart. Obtenu en grande 
abondance des galles de Bior- 
hiza terminalis en Juin et 
Juillet; de celles de Neuro- 
terus baccarum (2 M., 2 F.) 
le 27 Juin. 

albipes Hart. Eclos des galles 
d'Andricus curvalor en Juillet. 

vulgaris Hart. Obtenu de 5 galles 
d'Andricus fecundatrix 31 F. 
et 7 M. du 20 au 22 Février. 

pallicornis Hart. Obtenu en ex- 
trême abondance des galles 
de Dryophauta folii, divisa, 
disticha. deMars jusqu'en Mai. 

Tscheki Mayr. Eclos de galles 
de Dryopbanta folii en Mars, 
mais moins abondant que le 
précédent. 

evanescens Mayr. Obtenu de 
2 galles d'Andricus fecunda- 
datrix : 1 M. et 2 F. le 23 
Avril, 1 M. le 4 Mai. 1 M. et 
1 F. le 20 Mai. .1 F. le 1««-Juin. 



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•20 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



GENRE 14« — Allotria Westw. 

viclrix U>s/K\ (eryplhrocephala le 21 Juin d'un AphisRoso?. 
Hart.) D.Ma. Obtenu un M. 

GENRE 15« — ElCOILA WcstlC. 

floralis Dahlb. Juin. Non oble- luré. D.R. 
nu par éclosion, mais cap- 

GENRE 16« — ÀMBLYNOTIS Ht(J, (MeLANIPS HaL) 

upacus Htg, — D.R. Insecte cap- i turé. non obtenu par éclosion. 

Fam. .V - OHALOIDITES. 

(Pour la détennination des chalcidites, je me suis seivi des Mo- 
nographies de divers groupes oti genres de cette famille, du Dr. 
G. Mayr et Mrster), 

GENRE 1«'' — TORYMUS Dolm. 



regius L. Obtenu en grande 
abondance des galles de Dryo- 
phanta folii, divisa, d'Aulax 
Hieracii et de Hormorayia 
Fagi 3-3. 

abdominalis Boh. En petite 
quantité des galles de Dryo- 
phanta folii eu Mars de la 
2" année, et d'Andricus albo- 
punctatus en Juillet de la l"*" 
année. 

cultriventris Ralz. Galles de 
Hormomyia Fagi. 5-5. Très 
abondant. 

ArtemisicP Mayr. Galles de Ce- 
cidoniyia Persicariie en Juillet 
de la première année ; peu 
abondant. 

speciosus Boh. Galles de Hor- 
momyia Fagi, en Mars de la 
2" année ; a. r. 

fulgens Fabr. Galles de Hor- 
momyia Fagi, en Mars de la 



2« année ; a. r. 

macropterus Walk. D.S. - D.M. 
Obtenu en abondance des 
galles de Lasioptera Rubi en 
Mars ; de même de Diastro- 
pbus Rubi (D.Ma. - 3 M. I F. 
le 6 Mai ; 1 M. 7 F. le 8 Mai ; 
6 F. le 9 Mai; 13 F. le 10 .Mai; 
10 F. le 11 Mai; 8 F. le 12 
Mai. Le tout d'une seule gallei. 
Enfin un exemplaire F. d'une 
galle de Rhodites Rosa^, le 27 
Avril. 

auratus Fonsc. D.S. Galles des 
insectes suivants : Riorhiza 
terminalis, très abondant en 
Juillet de la première année ; 
Neuroterus baccarum (4M. le 
21 Juin; 3 F. le 23 Juin; IF. 
le 27 juin ; 4 F. le 28 Juin). 

hieracii Mayr. Obtenu de galles 
d'AuIax hieracii en Mars et 
Avril de la seconde année. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



•21 



erucarum Schr. Eclos en abon- 
dance de galles d'Andricus 
radicis, recueillies aux envi- 
rons de Bilclieel de Béning. 3. 

Tipulariarum Zelt. D.S. D'une 
galle de Cecidoniyia salicis 
(1 M. le 6 Mars; 1 M. le 28 Mars). 

azureus Boh. Obtenu de Cônes 
d'Kpicea dans lesquels vi- 
vaient Anobiuni Abietis, Ce- 
cidomyia strobi Winn et Gra- 
pholitha strobilana L. — De 
cinq cônes sont êclos 2 F. le 
23 Avril, 1 F. le 26 Avril, 11 
F. du l" au 4 Mai. 

nobilis Boh. Abondant dans les 

galles d'Andricus Sieboldi. 

Genre 2« — Sy 



rare dans celles d'Andricus 
radicis. Une seule galle du 
premier laissa éclore 1 M. et 
6 F., le 3 Juin; une autre 
1 M. et 5 F. le 5 Juin. 

caudatus Ralz, Galles de Ceci- 
doniyia Tremuhe. Eclosion de 
6 M. et 1 F, d'une seule galle 
(renflement de la tige, con- 
tenant plusieurs cellules) le 
6 Mai. 

Bedeguaris L — D.S. Obtenu 
une F. d'une galle de Rho- 
dites Mayri en Juillet de la 
seconde année , et 3 F. de 
Hbodites Uosœ en Avril de la 
seconde année. 
NTOMASPis Forsi. 



caudata Nées, Commun dans les I 22 insectes du 1^'' au 6 Mars). 



galles de Biorhiza terminalis. 



cyanea Boh. Obtenu en abon- 



dance des galles de Dryo- 
phanla divisa eu .Mars. 



Kciosion en Juillet de la pre- 
mière année, et en Mars de 
la seconde. (D'une seule galle, 

GENRE 3« — OlIGOSTHENLS FÔI'St. 

stigina Fabr. Eclos en abon- | rosie et Uhodites Mayri en Juin 
dance des galles de Khodites ; et Juillet 

GENRE 4« — MONODONTOMERCS WestW. 



dentipes Boh. Insecte capturé 
et non obtenu par eclosion. 
D.R. 

uitidus Neivp. Je nomme ici 
cet insecte que M. Bellevoye 
a obtenu en grand nombre 
des larves de Megacbile Eri- 
cetorum Lep. — D'après le 
Docteur Gust. Mayr (Die euro- 
pdischen Torymiderij i81k) cet 



insecte n'était connu jusqu'ici 
que comme parasite de Chali- 
codoma muraria Lep. et d'An- 
topbora retusa L. — Celte es- 
pèce est du reste la seule du 
genre Monodontomerus, con- 
nue comme ' parasite d'Apiai- 
res. 
obscurus WestW. Insecte cap- 
turé. 



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n 



CONTRIBUTIONS A LA FArSE 



GENRE 5" — Megastigmus Daim. 

dorsalis Fabr. Obtenu de galles j Mars ; r. 
de Biorliiza terminalis en | 

GENRE ()** — Perilampus Latv, 

aeneus Boli. Insecte non obtenu ! par éclosion, mais capturé. D.R. 

GENRE 7« — Ormyuùs Westw 



viridanus Fôrst. J'ai obtenu une 
F. le 3 Avril, d'une galle 



d'Andricus noduli. 



GENRE 8« — ChaLCIS L. 

minuta H. — D.R. — Insecte ! que Gbalcis femorala. 
capturé, semble plus rare ici 

GENRE 9« — DeCATOMA SpitUl. 

biguttata5//rrf. Obtenu en grand ! strigifrons Thoms. — D.R. — 
nombre de galles d'Aulax bie- 1 Eclos de galles de Dryopbanla 
racii, en même temps que le j folii. 
Gynipide. ! 

GENRE !()« — KURYTOMA IlL 



Rosîe AV^.^f. (pubicornisi^o/i.) l.c. 
Obtenu des galles de Dryo- 
pbanta folii (t.c.) divisa (c.) 
disticba, en Mars et Avril ; 
de Rhodiles rosa» et Mayri 
(t.r.); un grand exemplaire F. 
d'Andricus Sieboldi ; un autre 
F. de Biorhiza terminalis au 
l*"" Mars ; un très grand exem- 
plaire F. d'Andricus albopunc- 
tata. Je rapporte avec doute 
à cette espèce un M. obtenu 
par éclosion, de tiges de Cen- 
taurea scabiosa dans les- 
quelles vivait Pbanacis Cen- 
taurea»; très distinct du sui- 



vant. 

Pbanacidis Mayv. Kclos de liges 
de Centaurea scabiosa comme 
parasites de Pbanacis Cen- 
taure»' (1 F. 15 Juin: I F. 21 
Juin; t M. 22 Juin; 2 F. 23 
Juin ; 2 F. 28 Juin ; 1 F. 30 
Juin; 1 F. 2 Juillet). 

jaceae Mayr. Obtenus comme 
parasites d'Aulax jaceae (IF. 
le 3 Avril; 2 F. le 22 Avril). 

Diastropbi Mayr. Eclos d'une 
galle de Diastropbus Rubi : 
1 M. le 14 Mai; 2 F. leJGMai; 
1 F. le 17 Mai; 1 F. le le 20 
Mai. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



23 



Genre 11« — Pteromalus Swed. 



puparum Ns. De larves de Mi- 
crogasler perspicuus. - D.R. 

Fa|?i Ratz, Obtenu de galles 

de Hormomyia Fagi 3-4— D.R. 
Saxesenii Ralz, Eclos de galles 

de Dryophanla divisa. 2-3 — 

D. H. 
bituberculalus Raiz. De galles 

de Hormomyia Fagi. 3-4. — 

D. R. 
muscarum Ratz, De galles de 

Hormomyia Fagi 3-4. — D.R. 
complanalus Ralz. Obtenu de 

galles de Rhodiles Rosa». 4-5. 
GENRE 12* 



- D. R. 

jucundus Forst. Obtenu de gaHes 
de Drvoplianta folii. 3-4. — 
D.R. 

albitarsus Ns, Insecte capturé. 

- D.R. 



sericea Daim. — D.Ma. — Ob- 
tenu le 22 Juin 4 M. et 1 F. 

GENRE 13'' — Olynx Forst 

scianeurus Ratz. — D. Ma. - 
Commun au commencement 
de Mars dans les galles de 
Biorhiza terminalis. La tache 



•fasciculatus Fôrsl. (Mesopolobus 
fasciiventris Boh.) D.R.-D.S. 
Eclos en abondance des galles 
de Dryophanta folii, divisa, 
disticba, agama, 3-4; de même 
le 8 Mai de tiges de Gentau- 
rea scabiosa dans lesquelles 
vivait Pbanacis Gentaureie. 
Blastothrix Mayr. 

de Lecanium pris sur l'Orme. 



brune des ailes antérieures 
existe presque toujours chez 
le M. 



GENRE 14« Entedon Daim. 
elongatus Ratz. — D.R. — D.S. | galles de Hormomyi Fagi.3-4. 

Commun dans les gaHes de galactopus /?a/:r. — D.R. Obtenu 

Hormomyia Fagi. Eclosion 3-5. 
coactus Ratz. — D.R. Eclos de 



de galles deLasioptera Rubi.4. 



Fam. 6» — EVANIIDES. 



FOENUS 
affeclator Fabr. Voltigeait au- 
tour d'un nid de Leionotus 



murarius, construit avec du 
sable et f\\é au coin d'une 
fenêtre. 



Fam. 7* -BRACONIDES. 
PHYLAGTER i PERILITUS 

çalcarator iVec5.— D.R. 5-6. a.c. i fasciatus Ns. — D,R, 



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•24 



CONTKlBCTIONti A LA FAUNE 



MICKOGASTER 
perspicuus Ns, — D.B 



cocons assez 
les herbes. 



Leurs 
communs sur 



ASCOGASTER 
slernalis — D.R. 

MICRODL'S 
ruHpea Xs. — D.R. Obtenu dune 
chenille de Microlépicoplère. 



BRACON 

lucidator D. R. 

varialor Ns, — D.R. Obtenu de 
galles de Hormomyia Fagi 4. 

alrorufus Ns, — D.R. 

nominalor — D.R. 
SPATHIUS 

rlavatus Panz, — D.R. Sur les 
fenêtres, en automne, para- 
site des Anobium. 



Fam. 8« - PROCTOTRUPIDES. 



CERAPHRON 
cenopterus Paiiz, — D.R. In- 
secte capturé en Mars. 
PLATYGASTER 
ater Ns. - D.R. Obtenu de galles 
de Lasioptera rubi. 
PROCTOTRUPES 
rufipes iV^. — D.R. Sur les fe- 



nêtres en automne avec Prec- 
totrupes niger et pallipes. 
C.\MPTOPTERA 
Dryophanta» Rud, n. sp. —Ob- 
tenu en nombre de galles de 
Dryophanta folii, en Mars 
1884.- D.R. 



Fam. 9« - lOHNEUMONIDES. 



ALOMYIA 

ovator Gr, - D.R. — D.Th. — 
Capturé en Mai et Juin. a. c. 
EXEPIUNES 

occupator Gr, - D.R. 
IGHNEUMON 

rufifrons Wesm, — D.Th. — 6. 

ochropis Wesm. D.Th.— 5. 

lanius Wesm. — D.Th. — ô. 

inlidus Wesm. — D.Th. 

saturatorius Wesm. D.Th. 

gracilentus Wesm. — D.Th. — 
Hiverne en société sous les 
écorces ou sous la mousse à 
la base des arbres. 

annulalor Wesm. — D.R. - Ob- 
tenu de galles d'Aulax hie- 



racii. 4. 
bilunulatus WVswï.— D.R. 
fabricator Wesm. —D.Th. - 
sarcilorius Wesm. — D.R. 
analis Wesm. D.R. 
ornatus Wesm. — D.R. 
elegantulus Wesm D.R. 

AMBLYTELES 
oratorius Wesm. — D. R. 
fossorius Wesm. — D.R. 
regatorius Wesm. — D.R. 
divisorius Wesm. — D.R. 
(îoodarti Wesm, — D.R. 
messorius Wesm. — D.R. 
fuscipennis Wesm, — D.R. 

ALTOMALLS 
albogutlalus Gr. 



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ET A LA FLORE DE BITCHË 



25 



PHYGADEUON 
curvispinus Th. — D.Th. 5. 
(liaphanus Gr. - D.R. 
cephalotes — D.Tli. 

STILPNUS 
gagales (Ir. — D.R. 

CRYPTUS 

fumipennis Gr. (Stviocryptus)— 

D.Th. 5. 
vagabuodus Gr. (Stilocrvptus) 

- D.Th. 

femoralis Gr. (Microcryplus) — 

D.Th. 6. 
arrogans Gr. (Microcryplus) — 

D.Th. 5. 
abdoininator Th. (Microcrvptus) 

- D.Th. 

rufinus Gr. (Godacryptus) — 

D.Th. 6-7. 
dubius Tasch. — D.R. 
alternator Gr. - D.R. 
danger Tasch. (Leptocrvptus) 

- D.Tli. 

HEMITELES 

bicolorinus Gr. — D.R.— D.Th. 
6-9. t. c. dans les habitations 
sur les fenêtres. Parasite des 
Anobiuni. 

niger Tasch. - D.R. Sur les fe- 
nêtres en automne, r. 
pulchellus (;r. — D.R. Obtenu 
en Mars de cocons de Ceci- 
domyia pini fixés aux ai- 
guilles des pins. 

ORTHOPELMA 
luteolalor Gr. ^ D.R. Très com- 



mun dans les galles de Rho- 
dites RosaB et Rhodites Mayri : 
moins commun dans celles 
de Rhodites eglanterise. Eclo- 
sion 4-5. 

PEZOMACHUS 
instabilis Fôrst. D.Th. Sur les 

herbes ainsi que les suivants 

5-6. 
agilis Fôrst. - D.Th. 5-6. 
fasciatus Gr. — D.Th. 5-6. 
analis Fôrst. — D.Th. 
micropterus Fôrst. — D.Th. 6. 
exareolatus Fôrst. — D.Th. 6. 
lonscus Fôrst. — D.Th. 6. 
silvicola Fôrst. — D.R. 



PIMPLA 
hrevicornis Gr. — D.Th. Obtenu 
de galles de Trigonaspis me- 
gaptera. 6. 
vesicaria Hart. - D.R. Obtenu 
de galles de Hormomyia Fa- 
gi 4. 

stercoraria Gr. - D.Th. Non ob- 
tenu par éclosion, mais cap- 
turé ainsi que P. varicornis 
Gr. — D.R., scanica Gr. D.Th. 
instigator Gr. ~ D.R., et les 
suivants. 

calobata Gr. -« D.R. 

arundinator Gr. — D.R. 

cicatricosa Gr. — D.R. 

GLYPTA 
vulnerator Gr. — D.R. 

LISSONOTA 
marulatoria 6?r.--D.R. 



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26 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



MKNISCUS 
catenator^ 6V. — D.R. 
pimplator Zett. —D.R. 
succinctus Holmg, — D.R. 

ODONTOMERUS 
dentipes Gr. — D.R. Dans les 
habitations; parasite d'Atta- 
genus pellio. 



METOPIUS 
mercatorius Panz. — D.R. 

BASSUS 
lanatorius Gr. — D.Th. 6. 
pecloratorius Gr. — D.Th. 

EXOCHUS 
IVonlellus Holmgr. — D.R. 

COLPOTROGHIA 
elegantula Grav. — D.R. 

MESOLEPTUS | 

TyphaB Gr. - D.Th. 5, 
GATOGLYPTUS 
monlanus Grav. — D.Th. 5. 

PRIONOPODA 
slictica Gr. — D.Th. 5. 

PERILISSUS 
fjlicornis Gr. — D.Th. 5. 

TRYPHON 

ephippium Gr. D.Th. 5. 

braccatus Gr, — D.R. 
EUCERUS 

dimidiatus Lep.? Je nomme ici 
avec doute un insecte de cou- 
leur jaune et noire, se dis- 
tinguant de tous les autres 
Icbneumonides par ses sin- 
gulières antennes qui sont 
aplaties et fortement éjargies 



vers le quart de leur lon- 
gueur. L'unique exemplaire, 
capturé en Juin près de Bitche, 
a été envoyé au Docteur Ru- 
dow, mais n'est pas arrivé à 
destination. 



OPHION 
ventricosus Gr. — D.Tli. 

ANOMALON 
cerinops Gr. — D.R. 
fibulator Gr. — D.R. 

PANISGUS 
virgatus Gr. — D.Th. 5. 

GAMPOPLEX 
mixtus Gr. — D.R. 
pugillator Gr. — D.R. 

LIMNERIA 
majalis Gr. — D.Th. - a.c. 4-6. 
Obtenu M. et F. de cocons de 
Gecidomyia Pini, fixés aux 
aiguilles des pins, 
albida Gr. — D.R. 

MESOGHORUS 
semirufus Gr. — D.R. 

POKIZON 
hostilis Gr. — D.Th. 



' EXETASTES 

I tarsator Gr. — D.R. 
j fornicator û^. — D.R. 
' lœvigator Qr. — D.R. 
I BANGHUS 

I compressus Qr, — D,R. 
, umbellalor Or, — D.R, 



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ET A LA FLORE DÉ felTCHË 



11 



Fam. 10« 
ELAMPUS 
auratus L, — D.R. 



CHRYSIDIDES. 

HEDYGHRUM 
rulilans Dahlb. (fervidum Lep. 
non L. nec Dahlb,) D.R. 



Fam. 11« - SPHÉGIDES. 



THYREOPUS 
cribrarius L. — D.R. Dans les 
chemins sablonneux et sur 
les fleurs. 

GROSSOCERUS 
eloDgalulus Van d. L. — D.R. 
Avec le précédent. 
STIGMUS 
pendulus Patiz. - D.R. — Ob- 
tenu d'une ronce desséchée. 
GEMOMUS 



PASSALGEGUS 
gracilis Dahlb, 

GERGERIS 

arenaria L, — D.R. -— Ghemins 

sablonneux et fleurs, a. c. 

MIMESA 

bicolor Dahlb, — D.R. Sur les 

fleurs. 

PSAMMOPHILA 
affinis Kirb, Dans les endroits 
sablonneux, moins commun 



unicolor Dahlb, Sur les fleurs. ! que Psamm. birsuta Kîrh. 



Fam. 12« - POMPILIDES. 



POMPILUS 
plumbeus Dahlb. 6-8. a. r. 



POGONIUS 
liyalinatus Dahlb, (fasciatellus 
Spln.) 6-8. 



Fam. 13« - VESPIDES. 



VESPA 1) 
austriaca 5. — D.R. r. 
gcrmanica F, — D.R. probable- 
ment commune. 

PTEROGHEILUS 
murarius La/r. — D.R. On trouve 
assez souvent son nid avec 



celui d'Odynerus paiietuni 
auct. dans les coins des fe- 
nêtres. 

SYMMORPHUS 
crassicornis Panz, — D.R. Avec 
le précédent. 



1) VESPA média et austriaca ont été capturés aussi à 
Gnenkirchen. 

2* 



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28 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



Fam. 14- 
1>SITHY1U]S 
campestris Panz. D.ll r. 
rupestris Fabr. var. 2. Kriechb. 
- D.H. 

BOMBUS 
terreslris L. var. lucorumL. - 
D.R. 

GERÂTINA 
cyanea Lep. Une F. trouvée 
le 9 Février dans une lige de 
ronce creuse, où elle hiver- 
nait. 

NOMADA 
MarshamellaA7r6.Sur les lleurs.r. 

ANDRENA 

llaltorfiana F. — D.R. Chemins 
sablonneux et fleurs, avec les 
suivants. Abondants en Mars 
sur les saules fleuris. 

la?viuscula Schr, — D.R. 

bimaculata A7. — D.R. 

thoracica Fabv. - D. R. 

convexiuscula Kirb, — D.R. 

fulvago Kf'rb. — D.R. 

IIALICTUS (IfylcTUs F.) 
quadricinctus Kirb. — D.R. 



APIDES. 
minutus Kirb. — D.R. 
villosulus Fabr. — D.R. 
rylindricus Fabr. — D.R. 
Smeathmanellus Kirb. — D.R. 
fulvocinclus Kb. — D.R. a. c. 

sur les fleurs. 6-8. 
sexnotatus Kirb. — D.R. 
niorio Fabr. — D.R. 

OSMIA 
bicornis Latr. La F. de cet in- 
secte, laquelle est facile à 
reconnaître aux deux cornes 
placées en avant du front, 
vers la base des yeux, et au 
poil fauve qui recouvre tout 
le dessous de l'abdomen, a 
été capturée en Mai. Vers la 
même époque j'ai retiré d'une 
poutre en bois vermoulu, bon 
nombre d'Osmia M. qui y 
avaient subi leur métamor- 
phose dans des trous de 1-2 
cm. de profondeur. D'après 
la détermination du docteur 
Rudow à qui j'ai envoyé quel- 
ques-uns de ces insectes, ils 
seraient aussi à rapporter à 
cette espèce. 



ORDRE III. — HÉMIPTÊRES.i, 

l« IIKTÉROPTÈRES. 

bien plus rare que E. MauraL. 



EURYGASTER 
hottentota Fabr. — D.P 



6-7. 



1) MONANTHIA dumetorum H. S., EURYGASTER Maura 
L., PIEZODORUS incarnatus Gcrm. et ORTHOSTIRA cervina 
Oerm. à Guenkirchen. 

PICROMERUS bideus /.. à Château-Salins. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



29 



GNATIJOGONUS 
albomarginatus Fabr, - O.P. 6. 

PERIBALUS 
verualis Wolff'. — D.B. Trouvé 
une seule fois le 23 Juin à 
Falkenslein. 

PICKOMERUS 
bidens L — D.B. Trouvé une 
fois en Octobre. 

GEOCORIS 
aler Fabr. Un exemplaire. 7. 
Le G. grylloides a été com- 
mun cette année sous les 
Thymus Serpyllum var. an- 
gustifolius, dans les endroits 
arides. 

SCOLOPOSTETllUS 
decoralus Hahn, — D.P. G-7. 
afîinis Schill. - D.P. 7. 

GASTRODES 
Ferrugineus /.. — D.P. Sur les 
Pins. 6. 

MONANTHIA 
anipliala Fieb. - D.P. G-7. 
Woffii Fieb, Gonmiun sur les 
Echium dans la vallée depuis 
la Nouvelle-Fonderie jusqu'à 
Moutterhouse. 6-7. 

ARADLS 
ciiuiamomeus Panz. — D.P. 
Pris sur un l^n. 7. 

PHYTOCORIS 
Populi L. — D.P. Pris sur un 



chêne au Wolfsgarlen. 7. 

CALOGORIS 
fuivomaculatus. D.G. — D.P. 7. 
bipunclatus Fabr. — D.P. G. sur 

les herbes. G-7. 
afîinis H.S. - D.P. 7. 

DIGHROOSGYTUS 
ruiipennis Fall. Pris sur les Pins 
à Falkenslein. 6. D.P. 

LYGUS 
rubricatus FalL — D.P. Sur les 

Pins. 7-8. 
viridis Fall. — D.P. Sur le Saule. 

Rolhlambach. 7. 

GYPHODEMA 

rubicundum Fall.-- D.P.Surlc 

Saule avec le précédent. 7. 

PH.OPHORUS 
cinnamopterus Kb. — D.P. GiUe 
de Schorbarb. G-7. 

ORTHOCEPHALUS 
saltator Hahn. - D.P. Pré, le 
long de la Horn. 6-7. 
PITHANIS 
Maerkelii H.S. - D.B. G. sur les 
herbes dans les bois. Bitcbe. 
Walschbronn, Breidenbach, 
Falkenstein. 

DIGYPDUS 
globulifer Fall. — D.P.Goniniun 

surSilenevespertina. 7. 
pallidus H.S. — D.P. Rolhlam- 
bach. 7. 

GAMPYLONELîRA 
virgula H.S. - D.P. 



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/ 



30 



CONTRIBUtlONS A LA rAUNË 



GLOBIGEPS ' MAGROGOLEUS 

sphegiformis Rossi - D.P. Côte j Paykuli Fa//.-D.P.Eiivirons de 



Reyerswiller. 6-7. 

BYRSOPTERA 
rufifrons FalL — D.P. 6. 

PHYLUS 
Goryli L — D.P. Côte de Reyers- 
willer. Sur le Goudrier. 
I PLESIODEMA 

pinetellum Zetl, — D.P. Sur les 
I Pins. 6. 

HETEROTOMA ' ATRAGTOTOMUS 

merioptera Sccyp. -D.P. Gùle de ; magnicornis Fall. - D.P. Sur 
■ - - ! les Pins. 6. 

PSALLUS 
lepidus Fieh. — D.P. 5. 
vitelUnus Schltz, - D.P. Sur 
GONOSTETHUS j les Pins. 6-7. 

roseus FalL — D.P; Bruyères NABIS 

aux environs de laferme Ro- j ericelorumS^/i//:?. -D.P.Sur un 

chatte. 6-7. Pi"- ^' 

2« HOMOl»TÈRES. 



de Schorbach. 6-7. 
flavonotatus Boh. — D.P. 5. 

ORTHOTYLLS 

fuscescens Kb. - D.P. Pris en 
Juillet avec un nouvel exem- 
plaire d'O. bilineatus. 

nassalus Fabr. - D.P. Sur les 
Saules. Rolblambach. 7. 



Scborbacb. 8. 

HOPLOMAGHUS 
Tbunber^ Fall. — D.P. c. 



GIXIUS 
stifrnialicus Qev, - D.P. Sur les 
Saules: Erbsenthal, Rotblam- 
bach. 5. 
pilosus O/.var.albicinctus Qerm, 
— D.P. Sur les Saules avec 
le précédent. 5-6. 
OLIARUS 
f|uinquecostatus - D.P. Sur les 
Saules : Rolhlanibach. 5. 
DELPHAGINUS 
mesomelas Boh, - D.P. Pré 
tourbeux : Wolfsgarlen. 6-7. i 
EURYSA 
lineata Perr. - D.P. 6-7. 



DELPHAX 
lugubrina Boh. -D.P.SurMen- 
Iha aquatica : Rohrweiher,Zie- 
gelscheuer. 6. 

DIGRANOTROPIS 
hamala Boh. - D.P. a. c. 
Exempl. macropl. etbracbypl. 
- 5-7. 

STIROMA 
Pteridis Gêné. - D.P. Sur Ple- 
ris aquilina : Welscblbal^ 
Waldeck, route de Deux-Ponts. 

5-8. 
afîinis Fieb, D.P.c Sur les herbes 
dans les bois. 6-7. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



31 



IDIOGERUS 
confusus Flor. D.P. Sur le 
Tremble, mais moins commun 
que L lituralus Fall, Populi 
L. et cognatus Fieb,, tous trois 
abondants. 6-7. 

PEDIOPSIS 

virescens Fabr. — D.P. Sur les 
Saules: Rothlambacha.c. 6-7. 

fuscinervis Boh. — D.P. Sur les 
Trembles : Krâhefels. 6-7. 

nassala Ger. —D.P. Sur les Trem- 
bles et Saules (Salix cinerea, 
aurita): Krâhefels, Rothlam- 
bach. c. 

PENTHIMLV 
atra Fab.— D.P. Sur les Saules. 7. 

THAMNOTETTIX 

attenuala Ger. — D.P. 

abietina FalL — D.P. Sur l'Epi- 
céa : Falkenstein, SchOnthal. 
6-7. 

ATHYSANUS 
erythrostictus Leth, — D.P. 5. 



TYPHLOCYBA 

nitidula Fabr. - D.P Rolhlam- 

bach. 6-7. 
geometrica Schk. — D.P. Sur le 

chêne: Wolfsgarten. 6-7. 
Quercus Fabr. — D.P. Avec le 

précédent. 6-7. (Le T. cruen- 

tata a. c. sur les Pins.) 7-8. 



PSYLLA 



Cratiegi Forst. 
les Mélèzes: 
bach. 5. 



- D.P, t. c. sur 
côte de Schor- 



TRIOZA 

Centranthi Yallot. — D.L. Pro- 
duit une déformation des 
fleurs de Valerianella oliloria. 
Probablement partout. Je l'ai 
observé auxJC environs de 
Bitche , d'Obergailbach , de 
Guenkirchen, de Niederhof 
(près Lorquin) et de Mor- 
hange. 



ORDRE IV. - LEPIDOPTERES. ') 



PAPILIO 

Podalinus L. — Commun en 

Lorraine, d'après le catalogue 

de Godron. Je n'ai observé 

qu'un seul exemplaire de 



cette espèce au mois d'Août, 
aux environs d'Obergailbach, 
tandis que P. Machaon L. est 
assez commun partout. 



h VANESSA Antiopa L. 
Bosselle. 



Guenkirchen et vallée de la 



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Sî 



CONTRIBUTIONS A LA KAUNl* 



OllGYIA t 

goDostigina F. Vit surlech^ne. 
Chenille sortie de l'œuf le 20 
Avril ; transformation en chry- 
salide le 5 Juin; éclosion de 
l'insecte parfait le 19 Juin. 
PSYCHE 

hirsutella ^1/6. Chenille en Mars 
et Avril sur les feuilles de 
Chêne, renfermée dans un sac 
ou tuyau. Celui-ci de forme 
cylindrique, un peu renflé 
vers le milieu, recouvert de 
petits morceaux d'écorce et 
de hrins d'herhe, entremêlés 
sans ordre. Eclosion en Juin. 
TISCHERIA 

complanella Hiib. Chenille com- 
mune dans les feuilles de 
chêne qu'elle mine; elle pro- 
duit ainsi sur leur surface 
une tache ovale ou arrondie 
hlanche. ayant une longueur 
d'environ 2 cm. Eclosion le 
20 Juillet. 

CRAPHOLITIJA 

gallicolana v. H, Ohtenu en Mars 
de galles d'Andricus terminalis 
provenant de l'année précédi«. 
COCHYLIS 

lUchleriana F. R. (Semasia in- 
cana /^(/.?) Déterminé par M. 
rahbé Fettig. Chenille dans 
des renflements de la tige 
d'Artemisia campestris L. La 
métamorphose a lieu au même 
endroit en Juillet; chrysalide 
sans cocon. L'insecte parfait 
est éclos à partir du 6 Aoilt ; 



il sortait par l'ouverture pra- 
tiquée par la chenille avant 
la métamorphose, à la partie 
supérieure du renflement. As- 
sez commun près de Bitche. 
LAVERNA 

decorella Steph. (Morapha divi- 
sella r. //.) Dét. par M. Tabbé 
Fettig. Chenille dans les 
galles d'Epilobium parviflo- 
rum Schr. J'ai recueilli les 
plantes déformées par ce Lé- 
pidoptère, aux environs de 
Falkenstein, le 18 Juin, et de 
la maison forestière du Hohe- 
Kopf un peu plus tard. La 
chenille pratique une ouver- 
ture dans la galle au com- 
niencement de Juillet ; elle 
lile ensuite un cocon blanc, 
dans lequel la métamorphose 
a lieu, et en sort comme in- 
secte parfait à la fin d'Août, 
puis hiverne. 

RETINIA 

huoliana Schi/f. Sur Pinus syl- 
vestris et maritima, autour de 
Bitche : commun dans les 
jeunes plantations. La chenille 
vil au-dessus du dernier ver- 
ticille de rameaux de pins 
dans la pousse terminale 
qu'elle creuse et fait périr. 
Il en résulte que l'une des 
branches latérales du verti- 
cille se recourbe en arc et 
remplace la pousse terminale 
pour devenir le tronc de 
l'arbre. Les pins ainsi défor- 



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Et A LA FLORE DÉ BitCHË 



33 



mes atteignent rarement une 
grande hauteur : cédant à la 
violence du vent, ou accablés 
par le poids de la neige en hi- 
ver, ils se brisent à l'endroit 
où leur tronc se courbe en arc. 
La présence de cet insecte 
se reconnaît facilement et de 
loin, aux pousses jaunies, 
retombantes et finalement 
desséchées. Il s'y métamor- 
phose sans coque, el Ton y 
trouve la chrysalide depuis 
.\vril jusque Juillet. Dét. par 
M. rabl)é Fettig. 
RETINIA 
resinana F. Commun dans les 
galles résineuses des branches 
de pins. La chenille quitte 
sans doute la galle en Avril 

ORDRE V. 

STKNOBOTHUUS 
linealus Panz. — D.F. et D.Sa. 
Prés et bois à Bitche, Boulay, 
Sarrebourg , Dieuze , Metz : 
commun. 

sligmaticus Rai^ib, — D.F. Co- 
teaux et prés arides en AoiU 
et Septembre, aux environs 
de Hitche. 

rulipes Zett. — D.F. — D.Sa. 
Bitche, Sarreguemines, Sarre- 
bourg, Dieuze, Metz, Boulay; 
très commun dans les en- 
droits secs. Cette espèce est 
probablement la plus com- 
mune de toutes celles du genre 
Slenobothrus. 



pour se métamorphoser en 
terre : souvent cependant elle 
reste dans l'excroissance, mais 
dans ce dernier cas, la chry- 
salide ne m'a procuré que 
des parasites. 

Les roitelets (Uegulus cris- 
tatus) en compagnie de diver- 
ses espèces de mésanges, font 
en hiver une grande consom- 
mation de ces chenilles. A 
celte saison, on voit ces oi- 
seaux par troupes dans les 
bois de pins, voltigeant sans 
cesse de branche en branche, 
el jetant de temps à autre leur 
petit cri aigu. Peu de ces ex- 
croissances résineuses et dur- 
cies échappent alors à leur 
visite. 

ORTHOPTÈRES. 

hîLMnorrhoidalis Chai^.1 D.F. 
Collines sèciies aux environs 
I de Bitche. 

vagans Fieb. — D.F. Prés et co- 
teaux arides autour de Bitche. 

bicolor Charp. — D.F. Prés 
arides près de Bitche. Clai- 
rières des bois aux environs 
de Guenkirchen près de Bou- 
lay (ces derniers peut - être 
aussi biguttulus L.) 

(lorsatus Zelf. — D.F. Dans les 
tourbières en Septembre et 
Octobre ; environs de Bitche. 

(iOMPHOGFRUS 
maculatus T/i. — D.K.Comnmn 



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34 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



dans les clairières des bois 
et prés secs à Bilclie. Sarre- 
bourg, Boulay, 

OEDIPODA 

ininiala Pall. J'avais regardé 
celle espèce précéderanienl 
comme une variété de cœru- 
lescens L. Elle parait être 
très rare, car je n'en ai trou- 
vé qu'un seul exemplaire. 
J'ai capturé en cette même 
localité, c'est à dire au (îrand- 
Olterbill, un second exem- 
plaire de Phaneroptera falcala 
Scop,, très rare aussi dans 
les environs de Bilche. 
CALOPTENCS 

italiens L. Endroits arides et 



bien exposés, au Petit Kin- 
delberg, près de Bilche. Juillet- 
Août. La variété marginellus 
,SVrt\ y était plus commune 
que le type. 

PL.\TYCLE1S h 

bicolor Phii, — D.Sa. Observé 
en nombre sur une côte cou- 
verte d'berbes, entre Bilche 
et Schorbach. Le PI. Rœselii 
Hagb. (brevipennis SeiT.) D,F. 
indiquée comme habitant les 
prés humides, n'a élé capturé 
par moi que dans les bois, 
sur les jeunes arbres et sur 
les herbes. 



1) Les espèces suivantes, déjà mentionnées pour Bitche, ont 
été observées également dans d'autres parties de la Lorraine. 

Ce sont: 

CH£L£DUBA albipennis Me g. En automne à Gaenkirchen, 
près de Boulay; Château-Voué près de Château-Salins. 

CHELIDURA acanthopygia Gen. Guenkirchen. 

ECTOBIA lapponica L. — D.F. Guenkirchen, Sarrebourg, 
Metz. c. 

ECTOBIA livida Fabr. — D.F., avec le précédent, mais pas 
aussi commun. 

TETTIX subulata. Guenkirchen. 

„ bipunctata L. Guenkirchen. (Le T. Schrancki F/VA. 
indiqué précédemment pour Bitche, est à retrancher, puisque 
ce nom ne désigne qu*un insecte non entièrement développé). 

STENOBOTHRÛS parallelusZe//. Prés humides partout.-D.F. 

GOMPHOCERUS rufus L. — D.F. — D.Sa. Prés secs et 
clairières des bois partout. 

MECOSTETHUS grossus L. Prés humides à Vittoncourt 
et à Guesseling. — D.F. 

LEPTOP^ES punctatissima Bosc. - D.Sa. Jardins à Guen- 
kirchen en automne. 

MECONEMA varium F. — D.Sa. Bçis 4 Guenkirchen et è^ 
Dieuze. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 35 

ORDRE VI. - NÉVROPTKRES. * 

lo PSEUDONÉVROPTÈRES. i) 

LESTES I EPHEMERA 

harbara Fabr. Capturé un M. danica MiHl. D. ML. Vallée de 
voltigeant sur les herbes, le la Horn. 6. 
long de la route de Bitcbe à ] LEPTOPHLEBIA 

Egelshardt,le5 Août. De même ! marginata L. (reliculata J5îrrr?i.) 
à Tétang de Hauau, le 14 — D. ML. Vallée de la Horn. 
Août. , 5. 



THAMNOTRIZON cinereus ZelL Haies et clairières des 
bois à Guenkirchen. Vallée de Mance près d'Ars-s.-M. Nieder- 
hof (canton de Lorquin). D.Sa. 

PLATYCLEIS grisea Fabr. Endroits arides partout, mais 
nulle part aussi abondant qu'aux environs de Bitche. — D.Sa. 

XIPHIDIUM fuscum Fabr. D.Sa. Prés et bois : Guenkir- 
chen, Vittoncourt. 

XIPHIDrUM dorsale Latr. Parmi les buissons dans le pré 
de Vittoncourt. 

}) ORTHETRUM brunneum Fonsc. Vallée de la Merle, entre 
Béning et THôpital. Assez commun le 17 Août, autour des 
flaques d'eau du chemin, auprès desquelles il se posait en com- 
pagnie des Pieris et Lycaena. Se montrait peu farouche, et 
après avoir été chassé d'un endroit, y revenait presqu'aussitôt. 
Les insectes paraissaient tous adultes, car le thorax et l'abdo- 
men étaient d'un bleu pulvérulent. 

^ cancellatum L, Vallée de la Merle, 17 Août, avec le précédent, 
mais plus rare. Avec lui, le long du chemin, voltigeaient en 
abondance les 0. cœrulescens Fahr. Sympetrum vulgatum L. et, 
sanguineum Mûll. 

SYMPETRUM pedemontanum AIL Vallée de la Merle. Cette 
jolie espèce était extrêmement abondante le môme jour, et 
voltigeait sur les plantes le long du chemin ; il y en avait 
aussi à la queue de l'étang de Schmelzer-Weiher, au-^dessus 
des herbes, sur lesquelles eue se posait volontiers. 

méridionale De Sel. — Entre Tritteling et Faulquemont. Un 
exenaplaire pris en Septembre 1881. 

CORDULIA aenea L. Vallé de la Merle, entre Merlebach et 
l*Hôpital^e long de l'étang de Schmelzer-Weiher. 

GOMPHUS vulgatissimus L. Commun à la fin d'Avril, aux 
environs de Guenkirchen sur les coteaux, et dans les clairières 
des bois, loin de toute flaque d'eau. 



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36 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



ISOPTEKYK I 

ai)icalis Ncivm. Lisière du hois | 

entre SchOntlial et Wollîs- 

brunn. 6. 1). ML. | 

STKNOPSOCUS ' 

iinmarulatus 5/.— D.ML. Hoistî-T. ! 

PERIPSOCL'S 
suhpupillatus ML. — 1). ML. 



— Bois. 6. 

PSOCUS 
l)ifasciatus fMtr, — D. ML. 6-7. 

GJiClLllS 
fuscopterus Latr. ( viltatus Daim . ) 

— I). ML. 6-7. Dans tous les 
bois autour de Bitcfie, mais 
peu commun. 



2« NÉVROPTÈRES VRAIS. 



LlMNOPllILL'S 
jrriseus L. — D. ML. Pris sur 

une fenêtre au comnienre- 

menl d'Avril ; existe aussi à 

Guenkirchen. 
viltatus Fabr. — U. ML. 
auricula CurL (fenestratus Br.) 

D. ML. 5. • 
sparsus Curt. (punctatissimus 

Br.) D. ML. 5-6. 

STKNOPHYLAX 
picicornis Pict. — l). ML. 5. 

SERICOSTOMA 
pedemontanum ML. — l). ML. 
Capturé un exemplaire M. 6. 



GOËBA 

pilosa Fabr. (capillatum Br.) — 
I). ML. 

SILO 
pallipes Fabr. — 1). ML. Vallée 
de la Horn, près de Bitche et 
de Walschbronn. 5-7. 
CYRNUS 
flavidus ML. - l). ML. - 5. 

MICROMUS 
variegatus Fabr, Près de Ziegel- 
scheuer. 6. 

HEMEROBILS 
micans 01. — D. ML. Commun 
sur l'Epicéa dans la forêt 



OPHIOGOMPHUS serpentinus Charp. Vallée de la Sarre 
blanche, depuis la Censé Mané jusqu'au pied du Donon. 2 Sep- 
tembre. Peu commun. Cette même espèce commune autour de 
Bitche en 1885. 

CORDULEGASTER annulatus Latr. VaUée de la Sarre 
rouge et blanche depuis la Censé Mané d'une part, et depuis 
Abreschwiller d'autre part, jusqu'au pied du Donon. Très com- 
mun. 2 Septembre. 

.^SCHNA grandis L. Vallée de la Merle. Planait au-dessus 
du pré. r. 17 Août. 

LESTES viridis V. d.L. Etait commun en Août 1881 avec 
-^schna mixta Latr. à l'étang de Longeville-lès-Saint-Avold 
(Etang Merbet). 

ISCHNURA elegans V. d.L. — Vallée de la Merle, le long 
de rétang de Schmelzer-Weiher où il abondait avec Lestes 
sponsa H ans. A Salzbronn près de Sarralbe. 

ERYTHROMMA najas Hans. Salzbronn, r. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



37 



entre Bitche et Egelshardt. 6. 
liiiibatus Wesm. (strigosus Zett.) 

J). ML. Sur l'Epicéa avec le 

précédent, 
atrifrons ML, — D. ML. Sur 

TEpicéa avec les deux précé- 
dents. 

NOÏHOCHRYSA 
fulviceps Steph. — D. ML. r. 6. 

GHRYSOPA 
alba L. — D. ML. Abondant sur 

Tilia parvifolia à Falkenstein 

le 23 Juin 1884. 
prasina^wrm. Sur les Trembles: 

Krahefels. 6-7. 



dorsalis Burm. var. Pini Br. 
Sur les Pins dans la Hardt. 7. 
PANORPA 

alpina Ramb. (variabilis Br.) 
5-6. Cette espèce, ainsi que P. 
cognata Ramb.^ est assez rare 
aux environs de Bitcbe, tandis 
que le P. communis L, y est 
plus abondant, et P. vulgaris 
Imh. et raontana Br. très 
communs; ce dernier abonde 
aussi à Guenkirchen où j'ai 
capturé aussi un exemplaire 
de P. alpina Ramb. 



ORDRE VII. - DIPTÈRES. 
I. NÉMATOCÈEES. 

FAMILLE DES GÉCIDOMYIES. 

Pour la délerminalion des Cécidomyies qui a en lieu surtout 
d'après les déformations produites par l'insecte, je me suis servi 
des ouvrages suiva7its : Synopsis Cecidomyidarum von Bergen- 
stamm und Paul Lœw, 1876; Mittheilungen ilber Oallmiicken 
von Fr, Lœw, 1878; Dber neiie GallmikJtcn und neue Mucken- 
gallen von Fr. Lœw, 1880; Schiner: Fauna austriaca. Die 
Fliegen lH6k, 



GENRE l*"' — ASPHONDYLIA H, L(BW. 



Sarotbamni H, Lœtv. D'une galle i 
de Sarotbamnus scoparius. J'ai ' 
obtenu le même insecte en 



Juillet de gousses de Gytisus 
sagitallis gonflées et déformées. 
Environs de HohektirkeL 



(iENRE 2« — Cecidomvl\ H. Lœw. 

Artemisiae Bouché, La galle pro- 
duite par cet insecte est 
commune depuis Juin sur 



Artemisia campeslris L. aux 
environs de la grande tour- 
bière de Bitche. Les petites 



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38 



CONTRIBUtlONS A LA FAUNE 



larves, au nombre de 4-5, se ; 
métamorphosent dans la galle ' 
même en Août. D'autres galles 
ne renferment qu'une larve , 
qui se forme un cocon brun i 
au centre de la rosette de ' 
feuilles. i 

bursaria Br. Lane dans les 
galles sur Glechoma hede- 
racea. Rochers humides non 
loin de la gare de Bitche. 
Sous les haies à Tiuenkirchen. 

Cardaminis Wtz, Dans les galles ' 
de Cardamine pratensis, 5-6. 
Vallon Neubach près Bitche. . 

Carpini R Lœw. Dans les feuil- \ 
les de Carpinus Belulus 6-8, ' 
près de Bitche. r. i 

Cralœgi Wtz. Larve dans des 
galles dé Crata^gus oxyacantha. 
6-8, Bitche ; Sarreguemines ; , 
Sarrebourg ; Château-Salins : ! 
Metz; Boulay. c. 

1 
Euphorbisp H. Lœw. Dans des 
galles d'Euphorbia Cyparis- 
sias; rarement aussi d'E. 
amygdaloides. 7-8. Bitche : < 
Sarreguemines; Boulay; Metz, 
c. 



(ialii H, lœw. D.L. Dans des ^ 
galles de Galium Mollugo et ' 
verum, depuis le commence- \ 



jnent de Mai. Environs de 
Bitche. a.c. Aussi sur Galium 
uliginosum, mais plus rare- 
ment. 

galiicola ¥r. Lœw. (?) D. L. La 
galle de cet insecte commune 
sur Galium sylvestre entre 
Bitche et la Main-du-Prince ; 
sur Galium uliginosum dans 
la Moosbach et près de Mut- 
terhausen. Le docteur Fr. 
Lœw, à qui j'ai envoyé quel- 
ques-unes de ces déforma- 
tions, les considère comme 
étant probablement dues à 
Cec. galiicola. 

Lychnidis Heyd. Larve dans 
des déformations de Lychnis 
vespertina aux environs de 
Ziegelscheuer près de Bitche, 
et dans le vallon de Sturzel- 
thal près de Sturzelbronn. 
Les insectes sont éclos des 
plantes recueillies, en très 
grande abondance, depuis le 
18 Juillet jusqu'au l*^»* Août. 
Ces déformations ont beau- 
coup de ressemblance avec 
celles que produisent les 
Phytoptus ; aussi H. Lœw a- 
t-il pensé qu'elles pourraient 
bien être attribuées à ces 
derniers, comme à leurs au- 
teurs. J'ai examiné bon nom* 
brede plantes ainsi déformées, 
mais je n'y ai jamais observé 
l'Acaride eu question. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



39 



Persicaria» L. Sur Polygonum 
Persicaria et amphibium. 
IJitche : le long d'un fossé 
près (le Storchennest. Méta- 
morphose dans la déformation. 
— Eclosion en Juillet. Je l'ai 
trouvé très abondant dans le 
pré humide d'Assenoncourt, 
non loin de Dieuze. 

[ûic'dim H. Lœw. Sur les jeunes 
pousses des Rubus de Juin à 
Août : la larve se laisse alors 
tomber à terre où elle subit 
sa métamorphose. Bitche ; 
Sarreguemines ; Sarrebourg : 
Metz ; Boulay. c. en 1885. 

Pyri Bouché, Larve sur les 
feuilles enroulées du Pyrus 
communis. Bitche ; Boulay. 

Uanunculi Bi\ Sur Ranunculus 
bulbosus et repens. Rohrbach; 
Niederhof près Lorquin. 

rosaria //. Lœiv. Larve solitaire 
dans une galle en rosette, 
sur diverses espèces de Saules, 
t.cpartout. On regardait autre- 
fois comme auteur de cette gal- 
le, le Pteromalus saUcis Ns.(-= 
Gynips Gapreœ L. de Godron) 
qui n'en est qu'un parasite. 

Kosarum Hardy, Sur les feuilles 
de Rosa canina. Larves en 
société depuis la fin de Mai jus- 
qu'à la mi-Juin ; métamor- 
phose en terre. Bitche, 



saliciperda Dtif, Sur diverses 
espèces de Saules, r. Bitche. 

Salicis Scfirk. Sur diverses es- 
pèces de saules, surtout S, ca- 
prea, aurita et cinerea— Bitche; 
vallée de la Merle, c. 

Sisymbrii Schvk, Dans des galles 
de Nasturtium sylvestre, où 
l'insecte subit aussi sa méta- 
morphose. Eclosion à la fin 
d'Août (du 27 Août au 3 Sep- 
tembre). Environs de Metz : 
au Sauvage, le long de la 
Moselle. 

Stachydis Br. Sur Stachys syl- 
vatica L. Dans la Moosbach 
entre Sturzelbronn et Erbsen- 
thal. J'ai observé une défor- 
mation semblable à celle-ci, 
à Guenkirchen sur Urtica 
dioica L, — Je n'ai pas réussi 
à obtenir l'insecte parfait. 

Tiliae H, Lcrw. Larves sur Tilia 
grandifolia Ehr. Bitche; je 
n'ai pas obtenu le Diptère. 

Strobi Winn, J'ai obtenu l'in- 
secte parfait en abondance, 
à partir du 22 Mars, de cônes 
d'Epicéa, recueillis aux envi- 
rons de Bitche. 

Ulmariœ Br, Dans des galles de 
Spiraea Ulmaria L, — Le long 
de la Sarre blanche entre 



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40 



CONTRIBUTIONS A LA PAUNÊ 



Niederhof et LafrimboUe. De 
même aux environs de Féy. 

Urticae Perr. Dans des galles 
d'Urtica dioica L, Environs 
de Bitche. 

Veronicae Vallot, Produit des 
galles terminales sur Veronica 
cliamaedrys L. Très commun 
partout. 

Violœ Fr, Lœiv. (?) Les larves 
vivent en société sur Viola 
sylvestris L. Guenkirchen ; 
Bitche. Je n'ai pas réussi à 



obtenir l'insecte parfait, mais 
la déformation est semblable 
à celle décrite par le Docteur 
Fr. Lœw, avec cette diffé- 
rence toutefois que je ne l'ai 
pas encore observée sur Viola 
tricolor A., et que tous me^^ 
échantillons paraissaient par- 
faitement glabres. Cette dé- 
formation n'a aucune res- 
semblance avec celle que 
produisent les Phyptoplus sur 
cette même plante. 



GENRE 3« — DiPLOSis H. Lœu\ 



arcuata Winn, Larves en société 
dans les fleurs de Hypochde- 
ris radicata 6-7. a. r. aux 
environs de Bitche. 

botularia Witin. J'ai recueilli 
sur Fraxinus excelsior ^. var. 
pendula, au parc de Salz- 
bronn, les galles produites 
par cet insecte. 8. 

brachyntera Schwg. Larves sur 
Pinus sylvestris L., dans la 
gaine à la base des aiguilles. 
Les jeunes pousses dont les 
aiguilles sont ainsi attaquées, 
jaunissent et se dessèchent. 
Très commun en 1885 sur les 
Pins du Petit Fort de Bitche. 



dryobia Lœw. Sur Quercus pe- 
dunculala et sessiliflora. Bit- 
che. Je n'ai pas obtenu Tin- 
secte parfait. 

Loti D.G. Jai trouvé la galle de 
cet insecte sur Lotus corni- 
culatus L. et Vicia Gracca L. 
depuis Juillet jusqu'en Sep- 
tembre, à Bitche, Bettewiller, 
Sarrebourg. Boulay. 

Pini D.G. La larve de cet in- 
secte vit sur les aiguilles de 
Pinus sylvestris L. sans y 
produire une déformation. 
Elle se métamorphose dans 
un petit cocon de résine. 
(|U elle attache solidement à 



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Kt A LA FLOHE DE BITCHÉ 



41 



une des aiguilles du rameau; 
éclosionaupreinierprintemps. 
Malgré le grand nombre des 
cocons récoltés pendant l'hi- 
ver 1884-1885, je n'ai obtenu 
que peu de Gécidomyies ; la 
plupart ne renfermaient que 
des parasites. Commun à 
Bitche. 
Ireniulap Winn, Dans des galles 
sur les feuilles, pédoncules 
et jeunes rameaux de Populus 

(ÎENRE 4" — HOHMOMYIA H. LwW. 



tremula L. Métamorphose en 
terre, Connnun dans toute la 
Lorraine. 
Tritici Kivb. (La Gécidomyie du 
blé.) Larve sur diverses Gra- 
minées, surtout dans les épis 
du blé, du seigle et de l'orge, 
où elle cause parfois des 
dégâts considérables. Je ne 
l'ai observée que fort rare- 
ment ^). 



Gaprea» Winn. Dans des galles 
de Salix Caprea L., aurita L.. 
cinerea L. Bitche : Sarregue- 
mines ; Sarrebourg ; Metz ; 
Boulay. c. — D. Schl. 

Fagi Hart. Galles sur les feuilles 



de Fagus sylvatica L. - Très 
commun dans toute la Lor- 
raine. Les nombreuses galles 
recueillies sur les feuilles 
pendant l'hiver 1884-1885 ne 
m'ont donné que des Ghalci- 



^) La larve de cet insecte a peut-être été confondue plus 
d'une fois avec celle de Thrips cerealium //^//. qui jouit d'une 
réputation analogue et tout aussi bien méritée. En 1884, on 
signalait aux journaux, de divers points de la Lorraine, (^ue la 
récolte du blé et du seigle avait été manquée en partie, et 
comme il ne s'agissait évidemment pas de la Rouille, la cause 
du mal fut attribuée à la Gécidomyie du blé. Or cette année-là, 
le seigle et le blé offraient aux environs de Bitche le même 
aspect qu'ailleurs. Les nombreux épis attaqués se faisaient 
remarquer sans peine par leur teinte jaunâtre, et en les consi- 
dérant plus attentivement, on y pouvait découvrir facilement à 
la base dès fleurs, une ou plusieurs petites larves de couleur 
orange. Tout d'abord, je pensai également me trouver en pré- 
sence de la Gécidomyie, mais je me trompais, car toutes ces 
larves Tvues avec une forte loupe) avaient des pattes très dis- 
tinctes ! Leur forme, du reste, n'était point celle des Gécidomyies, 
mais bien des Thrips. En les étudiant au microscope, j'y crus 
reconnaître les larves du Thrips des céréales. Pour m'en assu- 
rer, j'envoyai un de ces épis attaqués, au Docteur von Schlech- 
tendal avec prière de vouloir bien me déterminer l'auteur du 
dégât. La réponse fut telle que je l'attendais: „Les larves renfer- 
mées dans cet épi sont évidemment celles de Thrips cerealiura 
HaL !" 



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42 




CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



dites, Braconides et Ichneu- 
monides.Celles qui renferment 
le Diptère se détachent des 
feuilles en automne. 

piligera H. Lœw, Galles sur les 
feuilles de Fagus sylvatica L. 
— Commun dans toute la 
Lorraine. 

Poa.' Bosc. Produit des galles 
sur les tiges de Poa neniora- 
lis L. Je n'ai trouvé ces dé- 
formations qu'aux environs do 
Bitche, à Falkenstein. 

Plarmicœ Yallot, Larves en so- 



ciété dans des galles termi- 
nales sur Archillea Plarmica 
L. Rohrbaclj ; Niederhof près 
de Sarrebourg. Les éclosions 
eurent lieu à la fin de Juil- 
let. 
Reaumuriana Ft\ Lœw. J'ai 
trouvé les galles de ce Dip- 
tère sur les feuilles de Tilia 
grandifolia Ehr,, à la Grange 
aux Ormes près de Metz. La 
plupart étaient déjà tombées 
à terre à la fin d'Août. 



GENRE 5« — Lasioptera Mciç. 



llubi Heeg, Larves dans des 
excroissances des tiges de 
différentes espèces de Rubus. 
Ces excroissances ne sont 
pas à confondre avec celles 
que produit sur la même 



plante un Cyuipide (Diastro- 
phus Rubi). — Commun dans 
toute la Lorraine. Métamor- 
phose dans la galle même ; 
éclosions en Mars et Avril. 



Famille des MYCÉTOPHILIDES. 



SCIARA 
tilicola H, Lœw, J'ai recueilli 
en Juin, au pied de la Ruine 
de Falkenstein près de Bitche, 



les galles produites par cet 
insecte, sur les jeunes pousses 
de Tilia pamfolia Ehr. 



UROPHOUA 
cardui L. J'ai recueilli les galles 
produites par ce Diptère, sur 
Cirsium arvense L., non loin 
de Dieuze : à Azoudange et à 
Assenoncourt, en Septembre 
1885. 

TEPHRITIS 
siellata Fûlss, Insecte parfait 



20 BRACHYCERES. 

; obtenu des fleurs de Car- 
duus nutans recueillies aux 
environs de Bitche. 8. 
VOLUCELLA 
hombylans L, Pris en Juin sur 
les Ombellifères près de Han- 
willer. 

MICRODON 
devius L Sur diverses fleurs. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



43 



CHRYSOGASTER 

viduata L Très commun sur les 

fleurs des Renoncules. 5-6. 

CHRYSOMYIA 
polila L. Sur les fleurs. 5-6. 

OXYGERA 
trilineata Fabr, Sur les fleurs. 
7-8. 



.VNTHRAX 
morio L, Gapluré dans un che- 
min creux et sablonneux, le 
long duquel il voltigeait ; il 
se reposait volontiers sur le 
sable et sur les pierres. 6. 
RAMPHOMYIA 
nigripes F. Sur les Taraxacum 
en fleurs. 4-5. 



VERS 



TYLENGHUS 

îMÎllefoli Fr, Lœw, (Verh. d. 

zool. bot. Ges. in Wien 1874) 

Vil dans des galles sur les 

feuilles d'Achillea niillefolium 



L, J'ai recueilli ces galles sur 
les feuilles radicales de la 
plante, dans la vallée de la 
Sarre blanche entre Nieder- 
hof et Lafrimbollo. 



MOLLUSQUES, i) 



HELIX 
incarnata Mûll. Sur les ruines 
d'Arnsbourg et dans la vallée 
de Neubach. D. Ra. 



GLAUSILIA 

plicatula Dmp., obtusa Pfeiff"., 

laminata Mont, et Bulimus 

obscurus Drap,^ autour de 

la Ruine d'Arnsbourg. D. Ba. 



^) CLAUSILIA lineolata Held,f laminata Mont.^ nigricans 
Moq. et Balia fragilis Drap., sous les pierres et au pied des 
mars des jardins à Landange (canton de Lorquin). Je les y ai 
recueillis en Septembre. D. Ba. 

PHYSA hypnorum Drap, et Planorbis leucostoma Mît II. 
var. septemgyrata : fossés du pré entre Guenkirchen et Rou- 
peldange (canton ae Boulay.) D. Ba. 

ANCYLUS fluviatilis Mûll. Sous les pierres des ruisseaux 
à Narbéfontaine (canton de Boulay) et à Landange. D. Ba. 

PALUDINA fasciata Mail. - D. Ba. Je l'ai recuelli à Té* 
tanç de 6K)ndrexange avec Limnœa stagnalis Lam. (t. c.) et 
auricnlaria Dr. 



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44 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



PLANTES 

I. PHANÉROGAMES i). 



COIUSPKKMIM I 

hyssopifoliuiu L. Parmi de 
jeunes Piims sylveslris L. 
entre Bitehe et Kgelsliardl. en 
abondance. Découvert en 1883 i 
par M. Heck. aide-pharmacien, j 
et déterminé par lui Corisp. | 
inlermedium Schu\ — Les 
plantes recueillies plus tard 
par moi à cette même loca- 
lité (?) qui m'avait été indiquée 
d'une façon peu précise, ap- 
partenaient toutes à l'espèce 
hyssopifolium L — M. Bar- 



biche à qui j'ai communiqué 
quelques exemplaires à fruits 
non encore mûrs, ne crut 
pas y reconnaître le Gorisp. 
intermedium Schw. mais 
bien Corisp. hyssopifolium 
L, ; il n'osa cependant pas se 
prononcer avec certitude. Un 
peu plus tard, j'envoyai un 
échantillon à fruits plus 
développés , au Docteur 
Garcke qui me confirma la 
détermination de M. Bar- 
biche. 



^) Les plantes phanérogames qui suivent, ont été observées 
en Lorraine, ailleurs qu'aux environs de Bitche. 

PRUNUS insititia L. Environs de Guenkirchen: haies et 
bois de Béitersbesch. r. 

ULEX europœus L, Parmi les bruyères sur un coteau aride 
entre Harprich et Viller; je n'y ai observé qu'un petit nombre 
d'exemplaures. 

TRITOLIUM aureum PolL Lisière du Langenbesch près 
de Guenkirchen. 

STELLERA Passerina L. Environs de Guenkirchen : New- 
feld , champs pierreux, après la moisson ; surtout à la lisière 
du bois de Béitersbech. 

ELATINE hexandra DC. Très commun à l'étang de 
Gondrexange. 

PEPLfê port nia L, Au bord d'une mare avec Limosella 
aquatica L, entre Guenkirchen et Mégange. 

Gentiana ciliata L, Coteaux arides : Settewiller ; Guenkir- 
chen; Mégange; Bambiderstroff; Landrefang; Lorquin. Presque 
toujours avec G. germanica. L 

PARNASSIA palustris L. Croît en abondance avec Poljrgo- 
num Bistorta L, dans la vallée de la Sarre blanche, depuis la 
Censé Mané jusqu'au pied du Donon. C'est à dessein que je 
mentionne ici cette espèce dont Godron dit : Commun depuis 
Bitche jusqu'au Ballon de Saint-Maurice. Cette assertion est 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



4b 



SILENB 

oonica L. Entre Bilche et Gross- 
llohekirkel, dans quelques 
terres en friche et dans le 
fossé de la route. Fleurit de- 
puis la fin de Mai jusqu'au 
commencement de Juillet. 
QUERCUS 

ruhra L Forêts aux environs 
de Bitche : abondant dans le 
vallon de Rothlambacli. Ce 
bel arbre, originaire de TA- 
mérique du Nord, n'existe 
dans nos bois que depuis 
1871. 11 en est de même des 
quatre espèces suivantes. 
PINUS 

strobus L. Assez répandu dans 



les bois : Egelshardt ; Reyers- 
willer; côte de Schorlmrli ; 
étang de Ifanau ; Wahh^ck : 
commun surtout entre Noun- 
liofen et Falkenstein. Ori|ii- 
naire de l'Amérique du Nord. 
maritima Lamh. non 1)0. Dniis 
quelques localités à sahles 
mouvants, par exemple, aux 
environs de l'ancienne cible, 
et entre Bitcbe et Rcycrs- 
willer. Le terrain ne parait 
pas convenir à cette es|)ére ; 
aussi n'y a-t-il plus eu de 
nouvelle plantation dei)uis la 
première qui a été l'îiile à 
titre d'essai. 



inexacte, au moins pour ce qui concerne Bitche où cette plante 
bien loin d'être commune, n a pas encore été observée jusqu'ici : 
l'unique localité de l'ancien Département de la Moselle pour 
laquelle elle ait été mentionnée, est Ormesviller, canton de Vol- 
miinster, et celle-là même n'est connue que depuis 1879. Srhultz 
dans sa Flora der Pfalz, puis dans ses Grundzûge zur Phytos- 
tatik der Pfalz, dit formellement que le Parnassia palustris L, 
n'existe pas aux environs de Bitche, et ne cite que des localités 
situées en dehors du département, en Alsace et dans le Pala- 
tinat. 

SCUTELLARIA minor L Vallée de la Sarre blanche, envi- 
rons de Lafrimbolle. 

ATROPA BôUadona L Bois de Longeville-lès-Saint-Avold. 

ORCHIS fusca Jacq. Bois de Guenkirchen : Beitersbech 
(avec SciUa bifolia L) et Kahlenbesch. 

MAIANTHEMUM bifolium DC. Bois de Guenkirchen: 
sommet du Kahlenbesch. 

ACORUS Calamus L, Bords de la Nied aux environs de 
Roupeldange. 

ZANIGHELLIA palutris L, Dans une petite mare située 
dans le pré entre Guenkirchen et Roupeldange. 

BEtULA pubescens Ëhr. Bois humides : Vallée de la Merle, 
ent:e Merlebacn et l'Hôpital; vallée delà Sarre blanche, entre 
Lafrimbolle et Niederhoi. 



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46 



CONtRIBUTJÔNS A LA FAÛNË 



LARIX 

decidua MilL Assez commun 
dans les bois ; entre Bilche 
et Scliorbach ; Egelshardt ; 
Hanau. 

ABIËS 

Douglasii LùidL Entre Bitcho 
et Egelshardt. Môme remarque 
que pour Pinus maritima 
Lamb. 

alba MilL Assez commun de- 
puis 1871, rare avant cette 
époque : vallon et côte de 
Scborbach ; Hanau, etc.. On , 
en trouve aussi de grands et j 
fort beaux arbres entre Bit- ' 
cbe et Egelshardt, à la partie 
du bois appelée Gross-Lemberg. ; 
U reste néanmoins bien plus 
rare que Picea excelsa X/i., | 
et le communissinie Pinus | 
sylvestris L. 1 

L'on pourrait considérer comme 
naturalisées les espèces sui- 1 
vantes, disséminées dans la 
forêt aux environs de l'Och- 



plantées en 1846, lors de la 
construction de la route de 
Deux-Ponts, et s'y sont mul- 
tipliées depuis cette époque. 
Ce sont : Robinia Pseudaca- 
cia L., Caragana arborescens 
Lmk., Prunus PadusL., Sam- 
bucus laciniata MilL Syringa 
vulgaris L., Dierviilea trifida 
Mnch. — H en est de même 
de Spirœa salicifoiia L. qui 
existe dans le bois, le long 
de la route de Bitcheà Stur- 
zelbronn où il a été introduit 
à une époque bien antérieure 
encore. 

LÏTORELLA 
lacustris L. Commun à l'étang 
de Falkenstein avec Elatine 
hexandra DC. Cette plante, 
signalée déjà précédemment 
pour l'étang de Hanau, existe 
sans doute dans d'autres lo- 
calités encore, mais on ne peut 
guère la découvrir que quand 
l'eau s'est retirée. 



senmûhlQ ; elles y ont été 

n. CRYPTOGAMES, i) 

1° HÉPATIQUES. 

RIGGIA sur la terre humide, dans les 

Huitaus L. — 1). Ba. Commun | endroits submergés en hiver, 

1) B^MYCES roseus Pers, — D. Ba. — Sur terre dans le 
bois entre Saint-Quirîn et la Censé Mané. 

Rufus DC. Environs de Saint-Quirin. 

CORNICULARIA aculeata Ach. Côte de RozérieuUes. 

DIPHYSCIUM foliosum Mohr, Rochers et pierres dans le 
bois entre Saint-Quirin et Lafrimbolle. 

EQUISETUM sylvaticum L. Vallée de la Merle : bois entre 
Merlebach et l'Hôpital. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE 



47 



entre l'étang Unter et le bois. [ 
Avec le type se trouvait une 
variété qui est probablement | 
le R. canaliculata Lindb. I 
FOSSOMBRONIA | 

pusilla N. ab. E. D. Bl. Champs '; 

humides près de Bitche. ' 

ANEURA ' 

multilida Dum. — D. Bl. — 
Prés tourbeux de Bitche (avec j 
Hypnum cuspidatum L. et i 
Aneura pinnatifida A^. ab. E — 
D. Bl. 

pinguis Dum, — D. Bl. — Sur, 



les rochers humides et om- 
bragés de la chute d'eau du 
vallon Neubach. Il y fructifie 
vers la fin d'Avril. 
JUNGERMANNIA 

bicrenata Lindb. — D. Bl. — 
Rochers humides au Kriilie- 
fels ; sur terre aux environs 
de Falkenstein. 

incisa Sc/irad. — D. Bl. - Cruil 
en touffes d'un beau vert, 
sur les rochers qui bordent 
la route de Deux-Ponts. 



2° Lichens. 



CLADONIA I 

alcicornis Ligh. -— D. Ba. — | 

Endroits stériles, couverts de , 



bruyères et de Cladonia ran- 
giferina L, entre Bitche et 
Haspelschiedt. 



3° Ch.\mpi(;nons. 



CLAVARIA 
fistulosa Fr, Sur le bois mort, 
parmi les Sphaignes des fos- 



sés aux environs de rêtiiuji 
NVelschweiher. 



--HJ<:^J.Cir<t«Mti>-^ - 



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MÉLANGES 

PALÉONTOLOGIQUES 



Par l'Abbé A. FRIREN. 



Travaillez & loiair.... 
U&tez-vous lentement. . 
BOILEAU. 



Il- ARTICLE. 

Faune fossile de dévoie (Lias moyen). 

Observations sur quelques hrachiopodes très rares. 

Histoire de deux jossiïes. 

Note sur le Tisoa siphonalis. 



I. 

FAUNE FOSSILE DE BÉVOIE. 

A cinq kilomètres au sud de Metz, entre la Haute et la 
Hasse-Jîévoie, au bord d'un chemin qui conduit dans la 
direction de Magny, se trouve un champ qui nous a fourni, 
depuis plus de quinze ans, un assez grand nombre de fossiles. 
Presque tous appartiennent à l'ordre des hrachiopodes et le 
bon étal de conservation de plusieurs d'entre eux permet de 
supposer qu'ils ont vécu à la place même où nous les re- 
cueillons aujourd'hui. Il y a tout lieu de croire que ce champ 
de peu d^étendue (cinq ou six ares environ) est l'affleurement 
d'une couche que les dépôts de transport n'ont pu recouvrir 

3 



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50 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

d'une manière permanente. Partout ailleurs les restes 
fossiles font presque complètement défaut à la surface 
du sol. 

Aucune localité des environs ne fournit de coupe, mais 
le coteau s'incline en pente douce à l'ouest vers Magny, au 
sud vers Peltre et à l'est versGrigy. Or, dans ces trois loca- 
lités les couches supérieures du lias inférieur sont nettement 
à découvert. Près du viaduc de Magny, sur les bords de la 
Seille, ces couches apparaissent sous les premiers dépôts 
caillouteux du diluvium ; les carrières ouvertes avant 1870 à 
côté de la station de Peltre et entre les villages de Grigy et 
de Borny fournissent encore aujourd'hui aux amateurs une 
ample moisson de fossiles liasiques bien conservés: dans ces 
trois localités, mais surtout à l'extrémité de la carrière de 
Grigy, on est toujours sûr de recueillir des échantillons du 
Bekmnites acutns, espèce caractéristique des couches supé- 
rieures du lias ^, (partie supérieure du sinémurien de d'Or- 
bigny). Nous avons donc à Bévoie les couches inférieures du 
lias moyen ou lias y des géologues allemands, c'est-à-dire les 
couches à W, numismalis recouvertes plus loin par le cal- 
caire à Amm. Davoei dont on rencontre des fragments à la 
surface du sol, depuis la sortie du village de Queuleu. 
derrière le cimetière de TEst, jusqu'à la ferme de la Haute- 
Bévoie. 

Ces couches ont été désignées par les géologues messius 
sous les noms de calcaire à bélemnites et de calcaire ocreux: 
désignations que l'on pourrait abandonner sans difficulté. 
Bien que les bélemnites soient abondantes dans certaines 
couches, elles sont loin de se présenter sous des aspects fa- 
vorables à la détermination : presque toujours la partie 
alvéolaire fait défaut, l'extrémité du rostre est rarement bien 
conservée, plus souvent encore la surface est corrodée ou le 
fossile lui-même est brisé dans le sens longitudinal. Quanta 
la désignation de calcaire ocreux^ elle est trop vague. 11 est 
certainement préférable de recourir aux caractères paléonto- 
logiques qui dans le lias ne font pas défaut pour la distinction 
des différents étages, 



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FAUNE FOSSILE DE BÉVOIE 51 

Voici maintenant un aperçu de la faune de cette petite 
localité. 

Les céphalopodes sont représentés par quelques fragments 
appartenant à trois genres : 

NautiluSy cloisons de deux espèces. 

Ammonites, fragments de cloisons. 

Belemnitesy fragments peu nombreux d'une détermination 
difficile. 

Les gastropodes sont encore plus rares. 

Un Pleurotomaria. 

Un Trochus, 

Les acéphales ne sont représentés que par les genres pc(*/^n, 
avieula, Umea, lima, plicatula (deux espèces dont une de grande 
taille), ostrea et gryphsea. 

Qu'on ajoute à ces fossiles une espèce de Pcntacrinus, 
quelques serpules et des tiges qu'on prendrait, à première 
vue, pour de grosses serpules ou des fragments de polypiers 
rameux, et l'inventaire se trouvera terminé. 

Comme nous le disions en commençant, ce sont les 
brachiopodes qui constituent la richesse paléontologique de 
cette petite localité. Ils se répartissent entre les quatre genres 
Waldheimia, Terebratula, Rhynchonclla et Spiriferina. 

On peut se faire une idée de leur abondance par les 
chiffres suivants. 

Les échantillons de formes et d'âges différents qui se 
trouvent aujourd'hui dans notre collection sont au nombre 
de 359 pour les Waldheimia, 147 pour les Terebratula, 443 
pour les Rhynchonella et 76 pour les Spiriferina, ce qui 
fait un total de plus de 1000 sujets d'étude. On peut, sans 
exagération, porter au triple ou au quadruple le nombre 
des individus plus ou moins défectueux que nous avons dû 
éliminer ou que nous avons à différentes époques distribués 
à des amateurs. 

Les Rhynchonella de Bévoie ont été étudiées par M. le 
D' H. Haas ; plusieurs de nos échantillons ont été reproduits 
sur les planches de sa belle Monographie : nous n'aurons 
que quelques mots à ajouter à leur sujet. Quant aux trois 
autres genres, le travail de M. le !)'• Haas ne nous paraît pas 

3* 



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52 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

aussi complet, du moins pour ce qui concerne la faune de 
Bévoie. Cela vient sans doute de ce que M. le D*" Haas n'a 
pas cru devoir transporter à Strasbourg tous les exemplaires 
que nous avions placés à cette époque dans notre collection 
tandis que toutes nos Rhynchonelles ont été à son entière 
disposition pendant plusieurs mois. Il convient aussi d'ajouter 
que de nouvelles découvertes sont venues, depuis la publica- 
tion de son mémoire, compléter les séries de quelques espèces. 

Espérons que ces lacunes seront bientôt comblées dans un 
supplément devenu indispensable. 



l¥aMlieiiiito Mr, Lmk. sp. 1819. 

Cette espèce, fort bien décrite i)ar M. Deslongchamps, se 
distingue très facilement : {^ par son « crochet presque droit, 
«aigu, fortement caréné sur les côtés, légèrement infléchi et 
«recourbé à son extrémité, offrant un foramen circulaire très 
«petit» (p. 80, 1. 5 et suiv.) ; 2° «par sa forme étalée, tronquée 
«ow bilobèe en avant et fortement anguleuse en arrière ; » 3<» «par 
«ses valves aplaties et déprimées vers le crochet et, au con- 
«traire, gibbeuses vers le front» (1. c. p. 80, 1. 24 et suiv.). 

On peut ramener les différentes variétés de cette espèce 
à deux types bien tranchés : 

a) Valves plus ou moins allongées, simplement tronquées 

à la région frontale ; 
iâ) Valves cordiformes, plus ou moins profondément échan- 

crées ou bilobées à la région frontale. 

Ces deux types présentent un renflement quelquefois 
énorme à cette môme région frontale ; on en peut juger par 
les dimensions (en millimètres) de deux échantillons du pre- 
mier type : 

Longueur 30 Largeur 26 Epaisseur 23 

- 22 - 22 — 18 

Les jeunes exemplaires du second type, à la taille d'un 



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FAUNE FOSSILE DE BÉVOIE 53 

centimètre, présentent déjà, au bord frontal, une échancrure 
triangulaire de 1 millim. de hauteur sur 5 de base. 

Cette espèce, commune en France et en Allemagne (Des- 
longchamps), complètement inconnue en Angleterre (Davidson, 
suppl.), est sans contredit une des plus abondantes dans la 
localité de Bévoie. Nous possédons quelques échantillons re- 
marquables par le bon état de conservation du crochet et du 
foramen. 

Enfin, pour être complet, nous devons ajouter que nous 
avons également recueilli des échantillons adultes qu'il nous 
est diflBcile de séparer de cette espèce et dont le contour 
pentagonal rappelle celui de certaines W. numismalis : un in- 
dividu de cette variété mesure 28 millim. dans son plus grand 
diamètre transversal, aussi bien que du crochet au bord 
frontal. 

Quant à la W, Sarthacensis que M. le D»* Haas indique 
comme se trouvant dans notre collection, nous avons le re- 
gret de constater que jamais nous n'avons recueilli un seul 
échantillon de cette espèce, ni à Bévoie ni à Malroy : il doit 
y avoir là une erreur ou une confusion. — La W .resupinala, 
si voisine de la W, Moorei, ne s'est jamais rencontrée dans 
DOS environs. M. le D' Haas n'en connaît que trois échan- 
tillons d'Uhrweiler (Alsace). 



l¥aMlieiiiito niuniuiialiM, Lmk. sp, 1819. 

Pour M. Davidson, le W, cor dont nous venons de parler 
ne formerait avec le W, numismalis qu'une seule et même 
espèce. M. Deslongchamps admet les deux, espèces comme 
bien tranchées, quoiqu'il soit difficile, dans certains cas, de 
dire à laquelle des deux espèces doivent se rapporter certains 
individus. 

Le W. numismalis est généralement bien plus déprimé, 
de forme orbiculaire ou pentagonale, le plus grand diamètre 
se trouvant à égale distance du crochet et du bord frontal. 
L'angle de Taréa est plus obtus que dans l'espèce précédente ; 



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54 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUÊS 

le crochet, plus large à sa base, est moins évidemment re- 
courbé. D'après MM. Davidson et Deslongchamps, leforamenesl 
très petit : les échantillons de Bévoie ne mettent pas ce carac- 
tère aussi en évidence que dans le W. cor à cause du mau- 
vais état de conservation du crochet qu'on peut difficilement 
séparer de sa gangue. 

Moins commune et moins bien conservée que la précé- 
dente, cette espèce se trouve incontestablement à Bévoie et y 
atteint même i^'assez grandes dimensions, 33 millim. sur 37. 



UraMlielmia Sla^rei, Dav. sp. 1849. 

Terebrnlula (Wnldheimia) Moorei (Dav.) — Desl. Paléont. fr. 
p. 122, pi. XXVI, fig. 1-4, 

On rencontre fréquemment, avec les espèces précédentes, 
des échantillons que nous avions rapportés pendant plus de 
15 ans au W, indentata (Sow. sp.). Cependant il nous était 
toujours resté des doutes sur la légitimité de ce rapproche- 
ment, car nos échantillons, qui ressemblent beaucoup à ceux 
qu'a décrits et figurés M. Deslongchamps, en difTèrent cepen- 
dant par deux caractères qui nous semblent essentiels, à sa- 
voir : la forme du crochet et la grandeur du foramen. 

M. Deslongchamps dit en effet : « Crochet très recourbé, large, 
«quoique aminci à son extrémité, fortement caréné sur les 
«côtés; foramen très petit, arrondi.» Puis dans ses observations 
il ajoute : « Ce crochet, quoique recourbé est élargi et séparé 
«de la petite valve par un espace assez grand pour permettre 
«de voir le deltidium.» (Pal. fr. p. 135, 1. 19.) 

Or, dans presque tous les échantillons recueillis jusqu'à 
ce jour à Bévoie, le crochet est tellement recourbé qu'il touche 
toujours la petite valve et que, loin de laisser voir le delti- 
dium, il masque complètement le foramen. Dans tous les 
cas ce foramen est excessivement petit et ne pouvait livrer 
passage qu'à un pédoncule de la grosseur d'un cheveu. M. 
Deslongchamps fait observer lui-môme que cette espèce se 
dislingue toujours par «son foramen très étroit, qu'on ne peut 



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FAUNE FOSSILE DE BÉVOIE 55 

«comparer, sous ce rapport, qu'avec celui de deux formes 
«d'ailleurs très différentes, les T. cor et mcniismalis » (1. c. p. 
135, 1. 30). 

D'un autre côté, dans toutes les figures de la planche 
XXXJl, surtout dans celles qui représentent des sujets adultes, 
l'ouverture du foramen atteint presque un millimètre. Peut- 
être y a-t-il là une erreur du dessinateur, car évidemment le 
foi'amen des W. cor et W, numismalis des planches IX-XIJI 
est bien plus petit, quoique plus grand qu'en réalité, comme 
nous avons déjà eu l'occasion de le faire remarquer. 

A ne considérer que ce caractère du crochet, nous serions 
tenté de rapporter nos échantillons au W, Moorei (Dav.) dont 
M. Deslongchamps fait une espèce bien distincte du W. resu- 
pinata. 

Mais avant d'abandonner complètement notre première 
opinion nous aurions besoin de voir des échantillons bien 
authentiques du W. Moorei ; car nous sommes de plus en plus 
convaincu que les planches les mieux faites laissent beau- 
coup à désirer pour la détermination d'espèces dont les carac- 
tères sont si difficiles à saisir, à décrire et surtout à repro- 
duire par le dessin. 

Cette espèce, représentée dans notre collection par de 
nombreux échantillons de tous les âges et de toutes les 
tailles, n'est pas mentionnée dans la savante monographie de 
M. leD' Haas, et nous avons été étonné de lire sous le titre 
W. indentata (p. 271): << Auch dièse Spezies ist in Elsass-Loth- 
i^ringen bis jetzt nur in wenigen Exemplaren gefunden ivor- 
^den. — Minière Lias 5. » Et cependant M. le D»* Haas a eu 
tous nos échantillons à son entière disposition ! 

Ajoutons toutefois que la planche XIV du même ouvrage (*) 
représente (fig.10-12) trois jeunes individus avec cette mention : 

« W. indentata Sow. sp. Jugendform, Davœikalk. Bévoie 
bel Metz. (F. S.).» 



[^)AbhandL zur geologischenSpecialkarte von Elsass-Loth- 
ringen. Baod IL Heft H. Die Brachiopoden der Juraformation 
von E,-L, von Dr. Hipp. Haas u. Dr. C. Pétri. Strassburg, 1882. 



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56 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUtS 

Ces trois jeunes individus qui proviennent de notre col- 
lection, ont de 10 à 15 millim. de longrueur, tandis que notre 
plus fort échantillon mesure 42 milliin. sur 24 de largeur. 
Un autre échantillon de 54 millim.. converti en géode cal- 
caire, permet de constater par une ouverture de la petite 
valve que l'appareil brachial descend bien jusqu'à la région 
frontale. 



uraldlieiniia l¥*terliou«i, Dav. sp. 1851. 

Nous ne possédons encore que deux échantillons de cette 
espèce très distincte de ses congénères : le premier, assez 
gros mais privé d'une partie de son crochet et de tout son 
test, a été recueilli il y a six ans; le second, plus petit, a 
conservé son crochet très intact. 

Nous pouvons donc inscrire celte espèce parmi la faune 
liasique de Bévoie, mais avec la mention : très rare ! 



l¥Alfllieiniia ••rnut», Sow. ap. 1825. 

Quoi qu'il en soit de la synonymie assez embrouillée de 
cette espèce et du véritable nom qui doit lui être attribué, 
la description de M. Deslongchamps (p. 96 et suiv.) et les 
figures des planches 17-19 s'appliquent parfaitement à de nom- 
breux échantillons de Bévoie. Nous en avons recueilli plu- 
sieurs qui ne laissent rien à désirercomme conservation ; nous 
possédons également quelques moules internes qui concordent 
exactement avec la figure 1 de la planche XIX, quoique de 
plus petite taille. 

M. le D»- Haas n'admet pas Tidentification des échantillons 
d'Alsace-Lorraine avec l'espèce décrite par Sowerby, espèce 
qui serait d'un niveau bien supérieur. Il cite Xocourt comme 
unique localité de la Lorraine. Et cependant notre collection 



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FAUNE FOSSILE DE BÉVOIE 57 

renfermait déjà, lorsqu'il l'a visitée, plusieurs échantillons bien 
caractérisés de cette espèce, tous de Bévoie. C'est même lu 
découverte d'un gros échantillon de cette espèce qui a alliré 
notre attention sur cette localité si riche en brachiopodes. 

Nous signalerons en passant quelques indications inexac- 
tes dans la planche XUI de la monographie de M. le D"* 
Haas. La figure 22 représente incontestablement un moule in- 
terne de W. cornuta, tandis que la légende de la figure 21 
porte : W, cor (F. S.). La figure 25 (par erreur 76) devrait, 
d'après la même légende, représenter un échantillon de W. 
cornuta d'Uhrweiler ; il est bien difficile, d'après la simple 
inspection du dessin, de séparer cet échantillon de ceux que 
représentent les figures 11, 16, 21 et même 23 qui Sont bien 
des W, coi\ Les crochets de ces deux espèces présentent en 
réalité de plus grandes différences. 

Nous n'avons jamais rencontré à Bévoie le IF. Mariae d'Orb. 



Terebratula punetat», Sow. 1812. 

En 1876 (*), M. Davidson a réuni sous ce nom, comme 
simples variétés, deux formes regardées antérieurement par lui- 
même et par d'autres savants paléontologistes comme des espèces 
bien distinctes, à savoir : 

T. Edwardsi, Dav. Ool. Mon., p. 30, pL Vl, fîg. 11, 13, 
14 et 15. 

T, subôvoideSy Desl. Paléont. fr., terr. jur., Brach. p. 134, 
pi. XXXVU et XXXViïl {non Rœmer nec Oppel). 

Le savant anglais donne comme synonymes du vérital)le 
T, punctata de Sowerby : 

1» le T, stibovoides de Rœmer (3) etd'Oppel (8). Les échan- 
tillons figurés par ces deux auteurs ne semblent pas différer 

(^) Mono^aph of the British fossil Brachiopoda. Suppl. 
io the jurassic species. Vol. IV, part. Il, n* 1, p. 130. 

(«) DieVerst.desNordd. Oolithen-Gebirges, 1836. Pl.II,fig.y. 
(3) Der mittlere Lias Schwabcns,lS63, PL IV, fig. l. 



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58 MÉLANGES PALÉONTOLOfilQUES 

de celui que Sowerby a fait dessiner en 1812 dans son Minerai 
Conch. pi. XIV, fig. 4 ; 

2° le T, subpunctata (Dav.) ne représenterait , d'après 
M. Davidson lui-même, que l'état adulte du T. punctata, 

Kn circonscrivant l'espèce dans les limites que lui ont 
assignées MM. Davidson et Deslongchamps, nous aurions à 
Bévoie le véritable T. pxmctala. Nous mentionnerons entre 
autres deux échantillons, identiques comme forme à ceux 
qu'ont figurés ces deux savants. Voici leurs dimensions : 

Le premier a 28 millim. sur 19 (cf. Desl. pi. XL, fig. 8.) ; 

Le second a 27 mîllim. suri? (cf. Dav. suppl.,pl.XVI,rig.9). 

inutile d'ajouter que nous possédons des individus de 
taille inférieure. Cette espèce, sans se présenter en aussi 
grande abondance que les différents Waldheimia. n'est ce- 
pendant pas très rare à Bévoie. 



Terelmtulii Edwardsi, Dav. 1851. 

Cette espèce, décrite par M. Davidson dans le premier 
volume de son magnifique ouvrage, ne serait plus, en 1876, 
qu'une variété remarquable à la fois par sa forme plus glo- 
buleuse et par son bec très recourbé et percé d'un plus petit 
foramen. Son appareil brachial la rapprocherait du \\\cornuta 
tandis que sa forme générale lui donne un air frappant de 
ressemblance avec le T. punctata. 

Nous rapportons avec doute à cette esj)èce un individu 
adulte, trouvé à Bévoie. 

Nous aurons peut-être à revenir un jour sur cette espèce. 



Terebratuto Rad«t€»cfeien0Ui, Dav. 1870. Suppl. p. 13K 
pi. XVI, fig. 14-18. 

Cette seconde variété du T, punctata Sow., selon M. Da- 
vidson, n'est autre que l'espèce très bien décrite par M. Des- 



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FAUNE FOSSILE DE BÉVOIE 59 

longchamps (n** 25 p. 154 à 160, pi. 37 et 38) sous le 
aom de T. subovoides Rœmer. M. Deslongchamps s'est rangé 
plus lard à l'avis de M. Davidson en considérant le L sub- 
ovoides Rœm. et 0pp. comme synonyme du T. pimctata Sow. 

Pour nous le T. Radstockiensis est une espèce bien dis- 
tincte du T, pimctata et du T, stibptmctata : 

jo par sa forme généralement étroite et plus allongée; 

2<> par son crochet plus fortement recourbé et toujours 
percé d'un très petit foramen circulaire ; 

et 3° surtout par l'épaisseur considérable du test de chaque 
côté du crochet. Comme conséquence, le moule interne pré- 
sente à cette partie une sorte de carène ou de crête très com- 
primée et très saillante; dans les T. punctata et subpunctata 
le test du crochet est uniformément mince et ne laisse sur le 
moule aucune trace de compression. Ce caractère est constant: 
M. Deslongchamps l'a très bien représenté dans les figures 4 
de la planche XXXVII et 1 de la planche XXXVUÎ. 

Cette espèce que nous avions étiquetée, depuis plus de 
17 ans, sous le nom de T, subovoides n'est pas très rare à 
Bévoie : nous avons trois échantillons de différentes tailles où 
le crochet et son petit foramen sont fort bien conservés. 



Terebratula VÊmwemîieMenmîm, Dav. 1876.Suppl. p. 132, 
pi. XVL lig. 3-5. 

M. Davidson désigne sa troisième variété de T, punctata 
sous le nom de Havesfieldensis, d'une des principales localités 
du Gloucestershire où elle a été recueillie. La courte descrip- 
tion qu'il en donne convient à plusieurs de nos échantillons 
de Bévoie que nous avions précédemment rangés sous le nom 
de T. subpunctata, d'après l'ouvrage de M. Deslongchamps. 
M. Davidson assure que quelques-unes des Ggures de la 
planche XXXIX de la Paléontologie française représentent 
cette troisième variété: or, nous avons un échantillon iden- 



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60 MÉLANGES PALEONTOLOfilQUES 

tique à celui que M. Deslongchamps a dessiné sous le n® 9 
de la dite planche. 

Cette espèce n'est pas commune à Bévoie ; nous espérons 
cependant recueillir un jour assez d'échantillons pour mettre 
hors de doute la légitimité de notre détermination ; l'étude du 
moule intérieur nous sera d'un grand secours pour cet objet. 



Enfin nous mentionnerons, pour être complet, certaines 
térébratules que nous groupons à côté du T, punctata et que 
nous ne savons encore à quel type rapporter. Leur forme 
générale est celle d'un losange allongé, aux angles émoussés ; 
la grande valve est carénée sur une grande partie de sa lon- 
gueur, la petite valve est assez déprimée, le crochet peu 
recourbé est percé d'un assez petit foramen. 

Peut-être est-ce une espèce nouvelle ? Le nombre assez 
restreint d'échantillons recueillis jusqu'à ce jour ne nous per- 
met pas encore de l'affirmer. C'est le cas d'appliquer notre 
devise: Hâtez-vovs lentement. 



WOkjwkmH^wk^nm lureiltot» ThIbod. sp. 1834. 

Cette espèce est une des mieux caractérisées et des plus 
faciles à distinguer à première vue. Dans le jeune Age la pe- 
tite valve est couverte de plus de quarante côtes fines et très 
régulières. Lorsque cette valve a atteint la taille de 8 à 10 
millimètres, quelques-unes de ces nombreuses côtes s'ar- 
rêtent subitement, tandis que les autres se groupent deux à 
deux ou trois à trois pour former sur le pourtour de la valve 
une dizaine de gros plis. 

Le nombre des plis du sinus médian de la petite valve 
n'est pas plus constant que dans les autres espèces : le nom- 
bre normal parait être de trois, quelquefois il descend à deux, 
plus rarement il s'élève jusqu'à quatre. 

Nous possédons quelques grands échantillons de cette 
rare et belle espèce. 



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FAUNE FOSSILE DE BÉVOlE 61 

ijnclioiiella Mlcic€Mito. Quenst. sp. 1852. 

Nous rangeons sous ce nom des échantillons que M. le 
D-^ Haas considère comme des formes intermédiaires entre le 
Rh, cunyiceps et le Rh. triplicata, 

KUe se distingue de ces deux espèces : 

t« par ses côtes assez nombreuses, saillantes et carénées, 
qui partent toujours du crochet ; 

2o par son bord frontal qui est toujours tranchant, ce qui 
n'a pas lieu dans ses deux congénères, comme nous le ferons 
remarquer ci-dessous ; 

3« par sa forme étalée et jamais globuleuse, et 4o par 
son crochet presque droit ou à peine recourbé. 

Les plis du sinus de la petite valve sont au nombre de 
deux ou de trois. 

Cette espèce, propre au lias y, n'est pas rare à Bévoie. 
D'après Davidson elle se rencontre en Angleterre dans la zone 
à Amm. margaiitatiis, c'est-à-dire à un niveau plus élevé. 



Rlijiielioiiellii euririeepA, Quenst. sp. 1858. 

Espèce presque globuleuse, couverte de côtes arrondies 
qui partent toutes du crochet et dont quelques-unes s'oblitèrent 
quelquefois avant d'atteindre le bord frontal. Le sinus médian 
de la petite valve porte trois ou quatre plis; les parties latérales 
de la valve en présentent en tout dix ou douze. Le crochet 
très petit et fortement recourbé touche presque toujours la 
petite valve. 

Commune à Bévoie et facile à distinguer. 



Rhynchonella tripileato, Qienst. sp. 187 L 

Espèce bien caractérisée par sa forme souvent triangu- 
laire et presque toujours renflée. Les côtes peu nombreuses 



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i\'2 MÉLANGES PALÉONTOLOriIQUEP 

lit arrondies sont à peine indiquées près du crochet. Le sinus 
de la petite valve porte ordinairement deux, plus rarement 
trois gros plis. Le crochet est moins recourbé que daus Tes- 
t»èce précédente. 

On rencontre quelquefois des échantillons où la région 
frontale est comme tronquée. Le sinus médian de la petite 
valve se projetliî alors fortement en haut et donne à Ten- 
semble de la coffuille un certain air de parenté avec les 
Uhynchonelles du groupe des cijnocephala. M. le D»* Haas con- 
sidère ces échantillons comme des monstruosités du véritable 
Hh. triplicata. 



Rhjncltonella ro«tcllate, (Jlenbt. sp. 1871. 

Dans son étude sur les Rhynclionelles de l'Alsace-Lorraine, 
M. le D'" Haas incline à croire que cette espèce de Quensledt 
iTest qu'une variété remarquable du Rli. triplicata du même 
savant. Cependant, quand on possède une série nombreuse 
(le ces deux formes, on peut assez facilement séparer les 
triplicata des rostellata : les premières étant généralement 
triangulaires dans leur pourtour, ainsi que nous l'avons déjà 
dit, tandis (jue les secondes sont presque orbiculaires. De plus, 
cette dernière a un crochet plus large à sa base et beaucoup 
|)lus court et sa petite valve, toujours bombée vers son milieu, 
ne présente généralement pas de plis à cet endroit. Un œil 
exercé peut facilement saisir ces différences. 

r Espèce très commune à Dévoie et généralement de petite 
taille. 



Spiriferina l¥aleotti, Sow. sp. 1823. 

Cette espèce du lias inférieur est représentée dans le lias y 
de Bévoie par quelques exemplaires généralement assez mal 
conservés. Les plis sont assez saillants et au nombre de trois 
de chaque C(Hé du sinus. 



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FAUNE FOSSILE DE BÉVOIE 63 

Nous croyons cependant que cette espèce diffère du véri- 
table Walcotti (Sow.). Le dessin que donne Oppel (3f/f//. i/a.s, 
pi. IV, fig. 4) sous le nom de Sp. WalcoUi (y) parait *^tre un 
Sp, verrucosa adulte. , 



Spiriferina octoplieala, Sow. et Ziet. sp. 

Cette espèce n'est encore représentée dans notre collec- 
tion que par trois échantillons dont deux incomplets et un 
troisième très entier et semblable en tout point à la figure 
qu'en donne Oppel dans son ouvrage : Der mittlere Lias 
Schwabem (pi. IV, fig. 3). L'aréa triangulaire est bien plus 
développée que dans l'espèce précédente : et, quoique de plus 
petite taille, elle présente de chaque côté du sinus au moins 
cinq plis bien marqués. 



Hpirilerin* verrucofla. v. Buch. sp. 1831. 

Parmi les meilleures figures qui représentent cette es- 
pèce, nous citerons spécialement les suivantes : 

1853. Oppel. Der miulere Lias Schwabens. PI. IV, fig. 0. 

1858. Quenstedt. Der Jura. PI. XVIll, fig. 15. 

18fV2. Eug. Deslongchamps. Etudes critiques sur des 
Braclu nouv. ou peu connus. PI. 11, fig. 4 et 5. 

1876. Davidson. British fossil Brachiopoda. Vol. IV, suppl., 
PI. XI, fig. 9 et 10. 

F^e dessin qui accompagne la traduction française du mé- 
moire de Léop. de Buch sur les Delthyris (Mém. soc. géol. de 
Fr. !« sér., t. 4, pi. X, fig. 30) n'est pas exact. 

Les échantillons dessinés par M. le D»* Haas sous le nom 
de verrucosa (pi. XVI, fig. 9.) se rapportent au Sp. rostrata. 
espèce qui ne porte jamais de plis. 

Nous possédons des échantillons depuis la taille de 6 
millim. jusqu'à celle de 25 millimètres. Ils peuvent se ranger 



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64 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

en deux groupes : le premier comprend les échantillons donl 
la petite valve, aussi large que haute, porte trois plis de 
chaque côté du sinus ; le second renferme les échanlilions 
dont la petite valve est sensiblement plus large que haute et 
dont les plis latéraux, bien moins saillants, sont au nombre 
de quatre ou de cinq. 

C^est une des espèces de Spiriferina les plus communes 
à Bévoie. 



SpiriferiM» pinguis, Ziet. sp, 1842 (non Sow.). 

La synonymie de cette espèce est assez embrouillée ; les 
principaux noms qui lui ont été imposés sont ceux de: p/fï^w «s 
(Zieten, 1842; d'Orbigny, 1847; Davidson, 1876); tumidiis (de 
Buch, 1840; Coquand et Bayle, 1850; Quenstedt, 1858) et ros- 
trata (Davidson, 1851 ; Haas, 1882). Le moule représenté à la 
planche XXXV, figure 5, de l'ouvrage de MM. Chapuis et De- 
walque (Terrain secondaire du Luxembourg, 1851) nous parait 
se rapporter au Sp. Hartmanni. Le travail de M. Eug. Des- 
longchamps {Etudes critiques, pages 7 à 20) est ce que nous 
avons trouvé de plus clair et de mieux raisonné sur cette es- 
pèce et sur celles du lias moyen. 

Généralement de plus petite taille dans cet étage que dans 
celui du lias inférieur. 



SpIriferlM» nipeistrtai, E. Desl. 1862. 



Cette espèce est voisine du Sp. pinguis (Ziet.) par les plis 
assez nombreux qui ornent les parties latérales de la coquille. 
Elle s'en distingue à l'extérieur par les dimensions du crochet, 
qui est très élevé, droit ou très peu recourbé et par son arrn 
très grande, plane ou à peine concave (E. Desl, Etudes cri- 
tiques, p. 4-7, pL l, fig. 3, 4, 5). 



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Faune fossile de bévoie 65 

Le dessin que donne Oppel (Dermittlere LiasSchw.\i\A\, 
fîg. 7) représente cette espèce qu'il donne, lui, comme une 
variété du Sp. verrucosa, en lui trouvant un certain air de 
ressemblance avec le Sp. Hartmanni (Ziet.) ; or, d'après M. 
Deslongcbamps, le Sp, Hartmanni serait dépourvu de côtes 
sur les flancs et se rapprocherait du Sp. rostrata (Sclilot.). 

Rare à Bévoie. Nous en possédons six exemplaires bien 
caractérisés. 



SptriferlM» roMtrata, Schlot. sp. 1822. 

Cette espèce mériterait plutôt le nom de verrucosa, à cause 
des bases des épines qui sont en général bien conservées et 
saillantes sur le test de la plupart des échantillons. Elle se 
distingue facilement des autres Spiriferina de cette couche 
par l'absence des plis latéraux et même du sinus médian, re- 
présenté souvent par une légère dépression plane qui n'existe 
même pas dans le jeune âge jusqu'à la taille de 10 à 15 ">"». 

M. le D"" Haas réunit sous ce nom les véritables rostrata 
et les pinguis que nous avons cru devoir séparer en deux 
espèces distinctes d'après MM. Deslongcbamps et Davidson. 

Nous renvoyons aux figures suivantes, qui donnent une 
idée exacte de cette espèce: 

1851. Davidson. British fossil Brach. Vol. I, PI. 11, fig.4. 

1858. Quenstedt. Der Jura. PI. XVID, fig. 6 et 9. 

1862. Deslongcbamps. Etudes critiques. PI. 11, fig. 7. 

En résumé, la localité de Bévoie nous a fourni les es- 
pèces suivantes : 

Waldheimîa cor, Lmk. 

— numismalis, Lmk. 

— Moorei, Dav. 

— Waterhousi. Dav, 
-- comuta, Sow. 

Terebratula pnnctata, Sow. 

— Edwardsi, Dav. 

— Radstockiensis, Dav. 

— Havesfielden8is,Dav. 



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*)6 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQDES 

Rhynchonella furcillata^Theod. 

— calcicosta^Quenst. 
-— curviceps, Que n st. 

— triplicata, Quel) 8t. 

— rostellata, Quensl. 
SpiriferinaWalcotti, Sow. 

— octoplicata, Sow. et Ziet. 

— verrucosa, v. Buch. 

— pinguis, Zieten. 

— mpestris, E. Desl. 

— rostrata, Schlot. 

Ces vingt espèces bien caractérisées forment ce que nous 
appelons la faune fossile de Bévoie. Assurément nous ne vou- 
lons pas affirmer que ce soit là une localité unique dans son 
^'enre. Nous en connaissons quelques autres qui renferment 
un certain nombre des mêmes fossiles les plus communs ; 
mais leur éloignement de Montigny ne nous a pas permis de 
les visiter assez souvent pour en constater la richesse. 



Nous ne terminerons pas ces observations sur la faune 
fossile de Bévoie sans signaler une singulière découverte que 
nous avons faite au mois d'Avril 1883. C'est un moule intérieur 
(le brachiopode parfaitement bien conservé et d'un brun noir 
à l'extérieur comme les grains de minerai de fer dissiminés 
à la surface du sol. A première vue on le prendrait pour le 
moule d'un leptaena ou d'un stvophomcna des terrains paléo- 
zoiques. Voici ses dimensions: 

Largeur au bord supérieur 12 mm. 

Hauteur 5,5 » 

Epaisseur uniforme .... 3 » 

Les^faces^sont jplanes ainsi que la charnière. Notre col- 



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FAUNE F0S8ILE DE BÉVOIE 67 

lègue et ami M. Ad. Bellevoye a bien voulu nous en donner 
le dessin ci-joint, grossi à deux diamètres. 




D'où provient ce fossile? Appartiendrait-il à un individu 
qui aurait vécu sur place en compagnie de nos Waldheimia, 
SpiHferina, etc. du lias moyen? C'est peu probable. Car 
autrement on devrait trouver au moins quelques débris ou 
empreintes de cette espèce: et malgré nos recherches nous 
n'avons rien pu découvrir. 

Il faudrait alors admettre que ce fossile a été transporté 
par des courants diluviens, mais alors il devrait porter des 
traces d'usure comme tous les corps roulés par les eaux ; et 
puis, les terrains paléozoïques qui l'auraient fourni sont si 
éloignés de Metz ! 

Resterait une dernière hypothèse qui satisferait les plus 
difficiles, à savoir qu'un géologue malin aurait, en explorant 
cette localité, laissé échapper de sa poche ce moule pour 
jouer un mauvais tour à ceux qui viendraient après lui ! ! ! 

M. Davidson, à qui nous avions envoyé un croquis de ce 
singulier fossile, nous répondait le 10 avril 1883 : 

« Votre leptaena nouveau diffère par sa forme des lep- 
« taeiia (?) du lias décrits jusqu'à ce jour. Si c'est un fossile 
« du lias, ce serait une forme nouvelle. — C'est singulier d'avoir 
« trouvé ce moule sans usure dans un champ contenant des 
« fossiles du lias et si éloigné des terrains paléozoïques. Nous 
« avons cependant des leptaena paléozoïques qui ont beaucoup 
« de la forme de votre fossile, mais dont nous ne pouvons 
« hasarder une identification spécifique sans une étude spé- 
n ciale. Mais aussi il n'y aurait rien d'impossible qu'une nou- 
« velle forme simulant un leptaena n'ait existé pendant 



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1 



68 MÉLANGES PALÉ0NT0L0GIQUE8 

« l'époque du lias moyen, puisque nous en trouvons d'autres 
« dont je vous ai donné les noms. » 

Jusqu'à meilleur avis nous considérons ledit fossile comme 
se trouvant accidentellement dans le champ à Brachiopodes 
de Bévoie. 



II. 



OBSERVATIONS SUR QUELQUES BRACHIOPODES 
TRÈS RARES. 

Tereliratuto Eudesi, Oppel, 1857. 

Nous rapportons à cette espèce des échantillons assez 
nombreux recueillis depuis quatre ans sur le sommet du 
Vemont (au-dessus de Norroy-le-Veneur), dans le calcaire à 
polypiers. 

Ils sont tous de petite taille et ne représentent que le 
jeune âge de l'espèce ; leur longueur varie de 6 à 15 millira. 
et leur bord frontal ne montre encore aucun indice de la si- 
nuosité caractéristique de l'âge adulte. 

Le test de presque tous les échantillons est couvert de 
petits orbicules siliceux et très souvent la coquille elle-même 
est remplie de silice blanchâtre ou bleuâtre, analogue à la 
calcédoine. Ce phénomène se reproduit, du reste, sur presque 
tous les fossiles de cette intéressante localité. Nous aurons 
probablement un jour l'occasion d'en parler. 



Tereliratul» liriip|«tll. Dav. 1863. 

Espèce facile à distinguer et caractéristique, quoique peu 
commune, du calcaire ferrugineux des environs de Metz. 
Pendant longtemps nous ne possédions qu'un seul échantillon 



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OBSERVATIONS SUR QUELQUES BRACHIOPODES 69 

recueilli sur le versant sud du St.-Ouentin, au-dessous de 
Tancien télégraphe ; depuis nous en avons trouvé un second 
sur le versant nord de la même colline, dans un fossé de la 
nouvelle voie militaire. Enfin, il y a cinq ans, un éboulemenl 
qui s'est produit à l'extrémité de la vallée de Monlvaux, au 
bord de la route, nous a permis d'ajouter à notre collection 
quelques bons échantillons de cette belle espèce. 

Ces échantillons sont identiques à ceux que M. Deslonj?- 
champs a figuré dans la Paléontologie française et qui pro- 
viennent de Marbache (Meurthe-et-Moselle). Voir pi. LX, fig.3, 
5 et 6. 



Tliccidium loth»riM«iciuii, N. Sp. 

En examinant, Tannée dernière, une grande quantité de 
Ithynchonella amallhei QnensU, recueillies de 1869 à 1872 sur 
les glacis du fort Grimont (St.- Julien-lès-Metz), nous avons été 
très surpris de trouver un Theridhim bien caractérisé, au 
moins quant à sa forme extérieure. H serait imprudent de 
chercher à séparer les valves de cet unique échantillon et 
d'un autre côté, en usant la valve inférieure pour chercher a 
découvrir le lacet de la valve mobile, on ferait disparaître 
une particularité qu'il importe de conserver, à savoir que la 
valve inférieure n'était adhérente que par une portion cor- 
respondant à Taréa de la face supérieure : la portion libre 
porte un grand nombre de stries ou plutôt de bandes très 
étroites et alternativement blanches et bleues 

L'aréa est irrégulière, bombée, de forme triangulaire et 
de la moitié de la longueur de la coquille. La petite valve 
est transversale, irrégulièrement ovale et finement rugueuse. 

Nous la nommons provisoirement Theciditimlotkanngictim , 

DiMin» 9aen0tedtl, Haas, 1882. 

Nous avons trouvé, il y a quatre ans, dans une couche 
marneuse du calcaire ferrugineux de Plappeville un échan- 
tillon de celle espèce récemment décrite par M. le D»* Haas. 



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70 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQtES 

Sa valve supérieure seule est conservée: elle a 11 millimètres 
de longueur sur 9 Va ^^ lai'geur, ce qui lui donne une forme 
un peu ovalaire ; nous croyons cependant qu'elle a été cir- 
culaire dans le principe : les bords de la coquille sont si 
fragiles qu'ils ont pu disparaître sans laisser de trace. Le 
sommet n'est pas au-dessus du centre, mais à une distance de 4 
millimètres du bord antérieur et de 7 millimètres du bord opposé, 
11 y a quelques années nous avons recueilli à Cbaude- 
bourg, près de Thionville, un autre échantillon qui n'est pro- 
bablement que le très jeune âge de la même espèce. 



Sur le test ù'Ammonltes margaritatua et sur un fragment 
de tige de Pentacinnvs subnngularis du lias moyen de Malroy 
nous avons également vu de petites proéminences légèrement 
coniques et très brillantes que nous avons attribuées au même 
genre Dischia, mais dont la détermination spécifique nous pa- 
raît presque impossible. 



I4in«ul» Beanii, Phill. 1835. 

Dans sa notice « 5i/r quelques lingulesm publiée en 1858, 
M. Terquem a séparé, sous le nom de L. VoltzH, une lingule 
du calcaire à Ammonites Sauzei que ce dernier réunissait au 
véritable L. Beanli de Phillips, et a conservé le nom de L 
Heanii à une espèce du calcaire ferrugineux de Longwy et 
du Fuller's de Longwy et de Mainbottel 

Dans la liste des fossiles publiée eu 1854 dans la statis- 
tique du département de la Moselle, la même espèce figure 
dans les deux mêmes étages et pour les deux mêmes localités. 

En 18G8, M. Terquem reproduit la même liste un peu mo- 
difiée et la même espèce Lingula Beanii figure dans letage 
inférieur du Bajocien (calcaire ferrugineux) ainsi que dans le 
Bathonien. 

Enfin dans sa monographie de l'étage Bathonien, en 1871, 
il mainliont le même nom pour l'espèce de Mainbottel et de 



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OBSERVATIONS SUR QUELQUES BRACHIOPODES 71 

Longwy qu'il place dans la U^ zone de son Batbonien, c'est- 
à-dire dans les couches à Ammonites suhfxircatus (Amm, 
niortensis), 

M. le D"* C. Pétri, qui a traité le genre Lingula dans la 
Monographie des Brachiopodes de l'Âlsace-Lorraine, est d'avis 
que le nom donné par M. Terquera à une lingule doit dispa- 
raître de la nomenclature : le fossile désigné par lui sous le 
nom de L, Voltzii étant le véritable L.Beanii, tandis que l'es- 
pèce à laquelle M. Terquem a conservé la dénomination de 
Phillips, est une autre espèce à laquelle M. Pelri impose le 
nom de L, alsatica, 

11 en faudrait conclure que le L, fîeamï n'existe pas dans 
la Lorraine, pas plus que le L. alsatica (L BeaniiTevq.) puis- 
que cette dernière n'a encore été rencontrée qu'à l'extrémité 
de l'arrondissement de Briey, aujourd'hui département de 
Meurthe-et-Moselle. 

M. Eug. Deslongchamps a adopté, en 1862, dans ses « Eludes 
critiques », l'espèce créée par M. Terquem sous le nom de 
L Voltzii et a reproduit de grandeur naturelle et grossie un 
échantillon très bien conservé. 

En synonymie, il donne : «Terquem. Paléontologie de la 
Moselle. 1855. » Or, comme nous 'venons de le dire, M. Ter- 
quem ne cite point la L, Voltzii dans la Paléontologie de la 
Moselle. Ce nom ne figure ni dans le corps de l'ouvrage de 
la statistique (p. 341-372), ni dans l'extrait (nouvelle compo- 
sition en petit texte), ni dans la liste des fossiles insérée 
dans la « Description géologique et minéralogique du dépar- 
tement de la Moselle par M. E. Jacquot, 1868. » 

De plus, M. Deslonchamps affirme que d'après M. Terquem 
fl cette espèce parait être en nombre immense dans un 
" calcaire un peu gréseux appartenant au lias moyen de la 
« Moselle et répondant suivant M. Terquem aux couches à 
« Ammonites Davoei. » 

Nous serions bien aise de connaître le nom de cette 
localité de la Moselle qui renferme un nombre immense de 
lingules... nous n'avons encore trouvé en nombre considé- 
rable que le lingula metensis Terq. dans le lias inférieur dç 



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72 MÉLANGES PALÉONTOLOOIQUES 

Méy. Partout ailleurs pas la moindre trace d'une autre 
lingule. — 11 y a eu probablement confusion avec l'espèce 
de Mainboltel qui, suivant M. Terquem, n'est pas rare. 
« Mainboltel, sur le talus de la route ; Longwy, dans le 
« calcaire sous-jacent aux marnes des glacis, très-communs. » 
Mém. soc. gêol. de Fr. 2« sér. t. IX. n® 1, p. 135). Or ce» 
deux localités appartiennent à la zone à Amm. subfurcatus et 
l'espèce citée est spéciale à cette zone (voir ibid. p. 156). 



IJiMgula MMseulwiy Ghap. et Dew. 

Nous avons été amené à faire les observations qui pré- 
cèdent sur le L. Beanii par l'étude d'un échantillon de 
grande taille, trouvé en 1885, dans le lias à Plicatula spifwsa, 
près de Pont-à-Mousson (Meurthe-et-Moselle). 

Il mesure 23 millimètres de longueur, sur 10 de largeur 
et 6 d'épaisseur. Sans quelques petits accidents qui l'ont un 
peu ébréché, il aurait 25 millimètres de longueur sur 11 de 
largeur. La couleur du test est le noir-bleuâtre. Le sommet 
d'une des valves est intact. 

MM. Ghapuis et Dewalque, dans leur description de cette 
espèce, parlent de stries fines, irrégulières, etc.. ; sans 
doute ils entendent par là les stries d'accroissement. Or, 
outre ces stries très bien marquées sur notre échantillon, les 
valves portent également des stries longitudinales. Très diffi- 
ciles à apercevoir avec une forte loupe à leur point de 
départ, ces stries, à 15 millimètres de crochet, deviennent 
assez larges et assez saillantes pour être distinguées à 
l'œil nu. 

Notre échantillon, comme forme et comme taille, se 
rapproche beaucoup plus du dessin de Davidson (suppl.t. IV. 
pi. X, fig. 25) que du dessin original de MM. Ghapuis et 
Dewalque (PI. XXXV, fig. 4). 

M. Lucien BcUevoye, connaissant le prix que nous atta- 



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HISTOIRE DE DEUX FOSSILES DU LIAS MOYEN 73 

chioQs à la possession de ce bel et unique échantillon, s'est 
empressé de nous l'offrir: qu'il veuille bien accepter ici la 
nouvelle expression de notre reconnaissance. 



111. 

HISTOIRE DE DEUX FOSSILES DU LIAS MOYEN. 
A) UrilMMea liasIiM. 

11 y a douze ans (*), nous avons présenté à la Société une 
note sur un brachiopode du lias moyen. Cette petite espèce, 
dont nous ne trouvions nulle part la description, et qui se 
trouvait en assez grande abondance dans les marnes feuille- 
tées des environs de Malroy, près Metz, nous semblait inté- 
ressante à plus d'un titre. M. Terquem, qui n'avait jamais 
recueilli ce fossile, affirma que c'était bien le jeune âge de la 
Terebi'atula(Waldheimia) numismalis. Cette détermination de 
notre savant collègue et l'examen des figures 1 et 2 de la planche 
XUI de l'ouvrage de M. Deslongchamps (*) furent loin de nous 
contenter. 

A notre avis, le brachiopode de Malroy n'était le jeune âge 
d'aucune Waldheimia, et la figure donnée par M. Deslong- 
champs, quoiqu'ayant une grande analogie de forme 
avec ce fossile, ne le représentait pas intégralement. De là 
nous tirions la conclusion toute naturelle que notre espèce 
et celle dont M. Deslongchamps a figuré le jeune âge sont 
probablement deux espèces différentes. Voici, du reste, ce que 
l'on peut relire à la page 5 de notre notice : « N'est-ce point là 
« un premier indice que le brachiopode qui nous occupe 
•« n'est point le même que celui qu'avait sous les yeux 
« M. Deslongchamps?» 



(^) Mélangespaléontologiques. Bull. soc. d'hist. nat. de Metz, 
2* série, cahier XIV. 1875. 

(') Paléontologie française. Terr. jurass. Brachiopodes. 
V. Masson à Paris, 



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1 



74 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

Or, neuf ans après l'impression de notre petite note, M. 
Deslongchamps croit pouvoir écrire : « M. Friren a imprimé 
« une note tout entière pour réfuter mon opinion. (}) » Si M. 
Deslongchamps avait lu notre note tout entière ii y aurait 
certainement rencontré la phrase que nous venons de rappor- 
ter ; de plus, il se serait convaincu que notre note tout en- 
tière avait pour but d'établir que notre fossile différait 
sous plusieurs rapports de celui qu'il avait lui-même 
décrit et figuré. Nous nous sommes d'ailleurs bien gardé 
d'attaquer en quoi que ce soit sa thèse sur le développement 
du deltidium en général et sur celui de la Waldheimia nv- 
mismalis en particulier. 

M. Deslongchamps avait depuis longtemps condamné notre 
notice à l'oubli qu'elle méritait, lorsque M. le D*" IL Haas, qui 
avait entrepris, sous les auspices du gouvernement, Tétude 
des brachiopodes d'Alsace - Lorniine, a cru devoir adopter 
notre manière de voir et a fait figurer, dans sa belle et sa- 
vante monographie (2), notre fossile de Malroy sous le nom 
que nous lui avions provisoirement imposé en 1874 : Orthoi- 
dea liasina. Pour comble de malheur, M. le D»* Haas a donné 
en synonymie (^) : 

«1863. Deslongchamps. Brachiopodes. Taf. 13. Fig. 1-2. 
«FëlschlichalsJugendfonnvonH^«W/iei??n'anumisma//5LAMARCK 
«.<îp. abgebildet. » 

Nous ne nous sommes jamais permis cette assertion : on 
peut s'en convaincre. Aussi est-ce à M. le D»* Haas que s'adresse 
la réfutation de M. le Professeur de Caen : notre opinion ne 
comptait plus, elle avait été depuis longtemps condamnée à 
Toubli: pourquoi aussi avoir eu la témérité de la reproduire ? 

On nous permettra d'ajouter un petit détail. M. Th. 



(h Etudes critiques sur des Brachiopodes nouveaux ou 
peu connus. Fasc. 4-6, nov. 1884. Savy à raris. 

(2) Abhandlungen zur geologischen Spezialkarte von El- 
sass-Lothringen. Band H. — Hefb H. Die Brachiopoden der 
Juraformation von Elsass-Lothringen, von Dr. H. Haas u. Dr. 
C. Petry. Strassburg, 1882. 

(8) Op. cit. p. 303. 



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HISTOIRE DE DEUX FOSSILES DU LIAS MOYEN 75 

Davidson, qui ne lisait pas raliemand et qui ne possédait pas 
le Bulletin de la Société d'Histoire Naturelle de Metz, nous 
avait écrit dans les premiers jours de Janvier 1883 pour nous 
prier de lui indiquer en français les caractères deVOrtfwidea. 
Nous nous sommes empressés d'envoyer au savant paléonto- 
logiste anglais notre notice ainsi que quelques échan- 
tillons d^Orthoidea et d'autres bracbiopodes nouveaux décrits 
dans la monographie de M. le D»* Haas. Le 25 Janvier il nous 
répondait : 

« J'ai été très content de pouvoir étudier en nature votre 
« Orthoidea liasina. C'est une forme très remarquable et cu- 
« rieuse et qui m'embarrasse à déterminer. H est évident qu'il 
« faut renoncer à l'idée de la placer dans la famille des Orthi- 
fl sidae. — Aussitôt que je serai un peu débarrassé de quel- 
le ques travaux urgents que j'ai en main, je me propose de 
« lui donner toute mon attention et vous communiquerai le 
« résultat de mes observations. » 

M. Davidson a été enlevé de ce monde au mois d'octol)re 
1885, après avoir mis la dernière main à son grand ouvrage 
British Brachiopoda ; mais nous ne savons pas s'il a pu 
s'occuper de V Orthoidea. 

Peut-être a-t-il été arrêté par la conclusion solennelle de 
M. Deslongchamps qui décline toute discussion: 

« Je pense qu'après ces explications il n'y aura plus à 
« revenir sur les états embryonnaires de la Ter. numismalis. 
f Tout naturaliste de bonne foi sera convaincu. Si toutefois 
« quelque esprit chagi'in veut argumentailler à ce sujet, nous 
« lui laisserons le champ libre de discourir à son aise, et 
« nous ne cherciierons pas à le suivre sur le terrain d'une 
<• vaine discussion sans portée scientifique » (*). 

On ne saurait être plus aimable : Magister dixit. 

Un mot encore au sujet de cette espèce. M. Deslongchamps 
n'est pas très exact quand il dit: « Sans compter le travail de 
« réfutation où il voudrait établir que ce que j'ai pris pour la 
«jeune Ter, numismalis est un genre très curieux, apparte- 
naiit h In famille drs Strophoménidées {^)... » 



(^} Etydes critinues etc. 1. c. p. 
/?; ibid. p. 839, NQt©. 



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% MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUÊS 

Où avoo8-nou8 dit que VOrthoidea appartient à la famille 
des Strophoménidées ? Nous avons avoué au contraire que nous 
avions sur cette famille des connaissances trop peu étendues pour 
pouvoir trancher une telle question : « Ce serait donc dans la 
« famille des Strophoménidées et près des genres Orthis et 
« Leptaena que nous pourrions placer nos fossiles. La seule 
« raison qui nous arrête est celle-ci :....» 

« Quoi qu'il en soit, nous proposons pour cette espèce un 
d nouveau nom générique qui rappelle sa grande analogie de 
«forme avec certains Orthis des terrains paléozoïques, et un 
« nom spécifique tiré de Tétage géologique où nous l'avons 
« observée ; nous la nommons : 

« OrTHOIDEA LIASINA 0). » 

Nous n'avons rien affirmé de plus. 



Le second fossile, dont nous retraçons ici l'histoire, pro- 
vient de la même localité et a fait l'objet d'une communication 
a la Société, communication qui, dans nos intentions, n'était 
pas destinée à la publicité. La Société en a cependant voté 
l'impression et elle se trouve insérée dans sou 12** cahier, 1868. 

Nous n'avons pas été plus heureux, parait-il, cette première 
fois que la seconde, et si à cette époque M. Deslongchamps avait 
publié cette petite note de dix-huit lignes que Ton peut lire 
au bas de la page 236 de ses Etudes critiques etc.. probable- 
ment que nous nous serions abstenu d'écrire notre l**^ fas- 
cicule des Mélanges paléontologiques, dont le 2"* paraît seule- 
ment aujourd'hui. 

Sans relever le tour plus ou moins ingénieux que M. Des- 
longchamps a su donner à sa phrase, contentons-nous d'in- 
diquer les rectiflcatious suivantes : 

1« Ce que M. le Professeur qualifie d'excentricité ou de 
récréation paléontologique s'adresse, je rougis de le dire, au 
vénérable doyen des paléontologistes, à M. le Professeur 

(V Mélanges paléontologiques, p. 8. 



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HISTOIRE DÉ DEUX Ï'ÔSSILES DU LIAS MOYEN 11 

Ouenstedt qui, dans son magnifique ouvrage du Jura (*), donne 
sous le nom de Belemnites clavatus les figures 7 à 10 de 
la planche XVll. Or les figures 8 et 9 de cette planche sont 
bien la reproduction exacte des corps fossiles qui ont fait 
l'objet de nos Quelques mots sur une bélemnite du lias moyen(^. 

Si on se reporte à la planche qui accompagne cette courte 
notice, on verra qu'en effet nous avons placé les grandes 
loges alvéolaires sur le prolongement d'un rostre de Belem- 
nites clavatus (fig. 1); mais c'est pour montrer qu'il est peu 
probable que cette restauration proposée par M. Ouenstedt 
est conforme à la vérité, car l'angle d'ouverture du cône al- 
véolaire du Belemnites clavatus que d'Orbigny ne donne pas 
et que M. Ouenstedt semble ignorer est de 10 degrés ainsi que 
nous l'avons constaté (Fig. 6 grossie), tandis que nos grandes 
loges n'ont qu'un angle de 5 degrés (Fig. 1). De plus le rap- 
port entre le diamètre et la hauteur des loges est bien diffé- 
rent dans les deux cas. Comment les unes pourraient-elles 
être la continuation des autres? Il faudrait alors admettre, 
ce qui ne s'est encore vérifié pour aucune autre belenmite, 
que l'angle formé par les loges aériennes empilées les unes 
sur les autres n'est pas le même aux différents âges de l'ani- 
mal. C'est ce que nous avons dit alors en termes équivalents. 

Nous avons fait ensuite une seconde hypothèse qui nous 
paraissait beaucoup plus probable que la première. Nous la 
reproduisons ici : « Ou bien il faudrait conclure que ces loges 
« appartiennent à une espèce dont le rostre sans doute très 
9 rudimentaire nous est encore inconnu. » 

Cette dernière hypothèse était la vraie, comme nous 
l'avons constaté dans un second article que M. Deslongchamps 
a pu lire à la suite de l'article consacré à VOrtfwidea. 

Le rostre, inconnu pour nous en 1868, au lieu d'être très 
rudimentaire, comme nous l'avions supposé à priori, est au 
contraire très allongé, mais d'une structure qui diffère essen- 
tiellement de celle des rostres des belemnites. Grâce aux dé- 



(^j Der Jura, von Prof. Quenstedt. Tttbingen 1858. Ouvrage 
consciencieux qu'on ne saurait trop consulter pour l'étude des 
faunes liasique et oolitique de la Lorraine. 

(^) Bull. Soc. d'Hist. Nat. de Metz. Cahier 12. 1868. 



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78 MÉLANGES PALÉ0NT0L0GIQUE8 

couvertes de M. Huxley (1864) et au remarquable travail de 
M. Mojsisovics, nous avons pu constater que certains frag- 
ments, d'origine évidemment organique et qu'on peut re- 
cueillir de temps à autre à Malroy, ne sont autre chose que 
le rostre protecteur de nos grandes loges alvéolaires. 

Depuis 1874 nous en avons recueilli plusieurs fragments dans 
un remarquable état de conservation; nous signalerons sur- 
tout un échantillon qui mesure 137 millim. et dont les grands 
axes des bases elliptiques ont 6 et 10 millim. (i) 

Evidemment M. Deslongchamps n'a pas pris la peine de 
lire, dans le premier fascicule de nos Mélanges paléontolo- 
giqties, le 4« paragraphe intitulé : « Note complémentaire fai- 
« sant suite aux Quelques mots sur une bélemnittjdAi lias moyen,» 

2<» « Certes, les bélemnites n'ont guère eu de chance. 

«Après avoir été prises pour , il ne leur restait plus, 

«pour dernière misère, que d'être estropiées et mises en 
^petits morceaux par M. l'abbé Friren. (>)» 

M. Deslongchamps peut se tranquilliser; les bélemnites 
que M. Friren a estropiées (?) se portent assez bien et sont 
précieusement conservées dans sa collection. Quant aux pe- 
tits morceaux, il en a souvent recueilli, faute de mieux, mais 
jamais il n'a songé à réduire un fossile quelconque en petits 
morceaux pour avoir le plaisir d'en réunir ensuite les frag- 
ments : ses récréations paléontologiques n'ont pas encore été 
poussées aussi loin. Serait-il, après tout, défendu de faire 
subir aux bélemnites les mutilations que M. Deslongchamps 
se croit permises sur les térébratules ? Les individus de cette 
dernière famille seraient-ils plus insensibles que ceux de la 
famille des Bélemnitidées ? Nous ne l'aurions jamais cru. Et 
puisque M. Deslongchamps a pu se permettre de figurer (•) 
des térébratules mutilées (v. g. pi. XIV, fig. 7 ; pi. XXll,fig.2 ; 
pi. XXVïU, fig. 2, etc.) peut-il trouver a redire à notre manière 
d'opérer? Le procédé que nous avons employé pour obtenir 



(1) Voir également Tarticle que M. le Dr. Branco a con- 
sacré à ce genre. Zeitschr, d. Deutschen geol. G. 1880, p. 406. 
(8) FAud. crit. p. 236, note. 
(3) Paléont. fr. Terr. jur. Brachiopodes. 



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-^f^i\m^_ 



NOTE SUR LE TtSOA SIPHONALIS 79 

des notions exactes sur la forme générale et les rapports des 
diverses parties du cône alvéolaire des bélemnites est encore 
celui qui nous semble, sinon le plus expéditif, du moins le 
plus sûr et le plus rationnel. Les caractères fournis par cet 
organe intérieur sont indispensables pour une bonne déter- 
mination des bélemnites. Malheureusement cette partie, tout 
aussi délicate et fragile que l'appareil brachial des térébra- 
tuhdées, a souvent été détruite avant l'enfouissement des 
rostres dans les couches où nous les découvrons aujourd'hui. 
Si M. Deslongcharaps vient un jour faire une excursion 
géologique dans nos environs, nous l'invitons à venir jeter 
un coup d'œil sur notre modeste collection ; il y rencontrera 
encore, nous Ten avertissons, d'autres sujets capables de 
donner lieu à des travaux aussi singuliers que ceux dont nous 
avons déjà enrichi la science. (^) 



IV. 
NOTE SUE LE TISOA SIPHONALIS. 

Nous terminions ainsi, en 1876 (2), une notice sur le 
Tisoa sip/ionaiis: 

« Le Tisoa siphonalis se trouve probablement dans la Mo- 
« selle, peut-être y est-il abondant, ainsi que l'affirme M.Ter- 
" quem, mais jusqu'à présent on ignore dans quel lieu. » 

L'article était à peine imprimé qu'un vénérable ecclé- 
siastique venait nous demander notre avis au sujet d'un pied 
humain pétrifié trouvé sur le territoire de sa paroisse. Il 
ajoutait qu'on trouvait aussi dans la môme localité un certain 
nombre de grosses pierres cylindriques, toujours traversées 
par deux veines ferrugineuses (sic). Ces deux mots furent pour 

(^) « Je ne m'étais pas d'abord occupé de la note de M. 
«Friren, laissant ce paléontologiste exlraordinaire aux Ira- 
« vaux singuliers dont il enrichit la science de temps à autre. » 
Etades critiques, etc., p. 235, 1. 28 et suiv. 

(*) Bulletin Soc. d'Hist. nat. de Metz, 2« série, 14« cahier, 
1876, page 22. 



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80 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

nous une réyélation. Aussi nous empressâmes-nous d^accep- 
ter l'invitation que nous fit M. le curé d'Œutrange de 
nous conduire sur le lieu de la double découverte. 

Pour le pied fossile, il n'y avait pas Tombre d'une diffi- 
culté : c'était un de ces nodules du lias aux contours plus 
ou moins bizarres et qui, dans le cas présent, simulait assez 
bien le pied d'un adulte dont les doigts auraient été enve- 
loppés d'un bas: la cheville, le talon, rien ne manquait 

que l'essentiel : les traces d'organisation. 11 avait été recueilli 
sur le bord d'un chemin creux qui mène dans la direction 
de Guentrange, près Thionville. 

C'est un peu avant d'arriver à ce chemin que Ton trouve, 
épars sur le sol, à peu de distance d'une tuilerie, ces volu- 
mineux morceaux renfermant les deux tubes ou siphons qui 
constituent le fameux corps problématique appelé risoa stpÂo- 
nalis par Marcel de Serres. 

Ce ne sont plus ici ces tiges droites à section ellipsoï- 
dale dont nous avons parlé dans notre précédente notice, mais 
de gros nodules cylindriques ou simulant un corps formé par 
deux cônes droits réunis par leurs bases. Les deux tubes 
équidistants les traversent dans toute leur longueur et vien- 
nent aboutir aux sommets de ces cônes. Ces tubes n'ont 
quelquefois qu'un diamètre de 5 millimètres, tandis que ceux 
que nous avons décrits il y a douze ans en ont de 6 à 8. 

Un de ces nodules fendu longitudinalement nous a permis 
de constater que ces tubes, aujourd'hui remplis de spath cal- 
caire, sont recouverts d'une mince couche noirâtre, dernier 
vestige probablement d'une .substance organique préexistante. 

Comme on le voit, la question de l'origine de ces tubes 
est loin d'être résolue. 

Enfin, il est bon d'observer que la tuilerie d'Œutrange. 
où se rencontrent ces nodules volumineux, n'est éloignée que 
de quelques kilomètres du village de Lagrange, dans les en- 
virons duquel auraient été trouvées les tiges ou gaines dont 
nous avons parlé dans notre premier article, et, d'après M. 
Dumoj-tier, les nodules et les gaines appartiennent évidemment 
à un seul et même corps fossile. 



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DESCRIPTION 

DE 

TROIS ORTHOPTÈRES NOUVEAUX 

DES PYRÉNÉES 
par F. de SAULGY. 



Plutycleis Aliirquctl, Saulcy. 

Statura modica, color piceo-ferrugineus. Vertex paulo 
pallidior, latus. Pronotum disco deplanato, in mare conca- 
viusculo, carinula média antice obliterata, lobis deflexis sub- 
rotundatim inserlis, illorum margine postico obliquissimo, 
Iiaud emarginato, unicolore. Elytra grisea-fusca, in mare di- 
midio apicali viridi-olivaceo, apice ipso laie rolundato, segmen- 
lum abdominis octavum in mare, sexlum in femina attingentia. 
Pedes rufî, femoribus posticis extus vitta fusca notatis. Seg- 
mentum anale maris deplanatum, subexcavatum, apice trian- 
^latim emarginato. lobis acutis paulo divergentibus ; cerci 
brèves, basi inflati, ante médium dentati. Lamina subanalis 
tricarinata, carina média acuta, carinis lateralibus tumidulis, 
apice triangulalim emarginato. lobis subacutis; styli longius- 
culi. Lamina subanalis in femina apice triangulalim excisa, 
infra quadricarinata, carinis intermediis apice obsoletis. ex- 
terioribus tumidulis, in lobos decurrenlibus : lobi longissimi, 
acuminali; ascendentes ; ovipositor regulariter incurvus, pro- 
noto sesquilongior. Antenna* rufap. 



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82 DESCRIPTION DE 

I^ongitudo corporist^: 16 mm, ? 18 mm, pronoticTîDomm, 
elytrorum a* 9 mm, ? 7,5 mm, ovipositoris 6 mm, femorum 
posticorum ê 10,5 mm, î 17 mm. 

Cette espèce, découverte à Bagjnères de Bigorre (Hautes 
Pyrénées) par mon ami M. Marquet, est faussement attribuée 
par Serville à la Saussttreana F.-G. Elle se rapproche de la 
Domogledi Br. dont elle diffère par la couleur, les élytres 
plus longues, les cerques beaucoup plus courts et Toviductc 
non anguleux à la base. Elle rappelle aussi la marmorata 
Fieb. et Vamplipcnnis Br. ; elle diffère des deux par les élytres 
moins amples, autrement colorées et en outre de la première 
par une taille inférieure et de la seconde par une taille plus 
grande ; de plus l'incision apicale de la plaque sous-génitale 
est plus aiguë que chez ces deux espèces. 

Mcnobetlirus Flnotl, Saulcy. 

(iOlor fuscus. Foveolœ verticis distincte delineata». An- 
tenna? nigrescentes in mare paulo validiores, thoracem paulo 
superantes, in femina graciliores, thoracem aequantes. Prono 
tuin carinis lateralibus aiigulatis, in margine antico magis 
i|uam in postico approximatis, vittain obscuriorem secantibus. 
prozona lougitudinem metazon» superante, apice postico sub- 
rotundato. Elytra in mare abdomine paulo, in femina sen- 
sini breviora, area mediastina basi ampliata. dimidium elylri 
superante ; vena ulnari anteriore cum posteriore unita, recta ; 
area discoidah in mare angustiore. fere regulariter fenestrala. 
in femina latiore, irregulariter reticulata. Alae elytris subbre- 
viores hyalina». Lamina subgenîtalis maris acuta, recurva, 
rufa. Valvulae ovipositoris muticae. Pedes anteriores fusci, 
fcmora postica fusco-testacea, irregulariter et vix perspicue 
marmorata, geniculis coucoloribus. tibiis rufis, larsis fuscis. 

Longitudo corporis (f 10 mm., ? '21 mm., pronotis cf 3,5 
iniii.. ? 4,2 mm., elytrorum (f 8,6 mm., ? 10 nmi. 

Ce Stenobothrus pris au Ganigou par M. Michel Nou, m'a 
été envoyé en septembre 1884. 11 diffère de Vapricarius L. 
par la brièveté des organes du vol, la taille, la sculpture de 
la tête et du corselet. Chez le mâle les élytres laissent à dé- 



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TROIS ORTHOPTÈRES NOUVEAUX 83 

couvert le dernier segment abdominal, et les trois derniers 
chez la femelle. Je possède Vapricarius L qui m'a été donné 
par M. Frey-Gessner ; j'ai donc eu le loisir de le comparer 
avec lui : je le dédie à mon ami M. Finot auquel je suis re- 
devable de savants conseils et de magnifiques Orthoptères 
d'Algérie. 



Stenobetlirus Pyrenaeus, Saulcy. 

(Femina.) Viridi-fuscus. Caput superne fuscum, genis viri- 
dibus, foveolis verticis benedelineatis, antennisfuscis, thoracem 
aequantihus. Prothorax carinis lateralibus angulatis, vittam ni- 
gram secantibus; prozona longitudinemelazonaepaulo breviore, 
apiceposticosubangulato,lobisdeflexisviridibus; pleurœvirides. 
Elytra abdomen aequantia ; area mediastina basiampliata, areadis- 
coidali lata, irregulariter reticulata, venis ulnaribus separatis. Ab- 
domen fuscum, valvulis ovipositorismuticis. Pedesanteriores fus- 
ci; femora postica superne extùs viridia, infra etintusrufa,vix 
perspicue marmorata, geniculis nigricantibus, annulo flavo 
prœcessis, tibiis lœte rufis, apice ipso nigricante, tarsis nigris, 
Longitudo corporis 26 mm., pronoti fi mm., elytrorum 16 mm. 

Cette espèce a été trouvée avec la précédente par M. 
Michel Nou. Elle a l'aspect d'un énorme Stenobothrus linea- 
tus ; malheureusement sa belle couleur verte se ternit par la 
dessiccation. Le mâle m'est inconnu. 

Je dois à la grande complaisance de M. l'abbé Kieffer 
d'avoir pu faire ce petit travail; ma maladie me rendant 
l'écriture très-pénible, cet aimable collègue a bien voulu te- 
nir la plume pour moi et m'aider de ses bons conseils. 

Metz, 3 Septembre 1886. 



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FAUNE SYNOPTiaUE 



DES 



ODONATES DELA LORRAINE 

Par M. rabbé BARBICHE. 



(SuiteY 

Du reste, dans le but de favoriser et d'encourager rédu- 
cation de TOdonate dans ses premiers états et les études 
intéressantes qui s'y rattachent, nous dressons plus bas un 
tableau synoptique des larves réparties par genres.** 

Mais auparavant, pour aider à le bien comprendre, il 
nous semble nécessaire de décrire avec quelques détails les 
deux principales sortes d'organes qui distinguent la larve et 
la nymphe de l'insecte parfait ou imago de Linné.*** 

Avant de devenir tel, l'Odonate est pourvu de deux sortes 
d'appareils qui lui sont propres: l'appareil de préhension et 
celui de respiration lequel sert en même temps d'organe 
moteur. 

'— Le premier consiste en une espèce de masque recouvrant 
les mâchoires, les mandibules et le dessous de la bouche. Il 
«e compose de deux parties réunies par une articulation et 



* La première partie de ce travail a paru dans oe même 
Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Metz, 16^ cahier 
(2*" série). 

** Les amateurs désireux d'étudier et de distinguer spéci- 
fiquement ces larves consulteront avec nrofit Ausserer, r^eu- 
rotteri tirolesi (en italien), et Brauer, i^earoptera austriaca 
(en allemand), aux(]^uels nous empruntons la plupart de ces don- 
nées générales, mais surtout les ouvrages de M. Haçen (texte 
allemand) et ceux de M. Léon Dufour (texte français). 

*** Nous renvoyons pour les détails anatomiques des 
divers organes des larves à la Feuille des jeunes naturalistes, 
année 18§^, n® 163 avec planche. 



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86 FAUNE SYNOPTIQUE 

qui sont entr'elles dans les mêmes relations que los anté- 
cubital et le cubital ; enfin il est terminé à la partie libre de 
son extrémité antérieure par une tenaille en guise de main. 
Seulement, au lieu de s'articuler avec l'omoplate, ce bras 
ravisseur est inséré au menton de telle façon qu'à l'état de 
repos ses deux parties se trouvent repliées Tune sous 
l'autre en dessous du thorax, cachant ainsi la partie inférieure 
de la bouche, tandis qu'étant déployées elles dépassent celle- 
ci de beaucoup. (Voir fig. 1 et 3.) 

On distingue deux sortes de masques : le masque galéi- 
forme, ou voûté à la manière d'un casque, et le masque 
plat. 

Dans le premier les crochets terminaux qui forment la 
tenaille sont élargis, laciniés-lobés, et leurs dents viennent 
s'ajuster alternativement l'une à côté de l'autre. Ensuite 
comme ils sont arqués ils cachent la bouche, à l'état de 
repos, par dessus, par dessous et par devant. 

Dans le masque plat et large, les crochets étant au con- 
traire allongés, grêles et aplatis, ne couvrent la bouche que 
par dessous et sont invisibles par dessus. 

C'est en étendant vivement devant elle ce bras articulé 
que la larve s'empare de la proie convoitée, quoique plact»e 
à une certaine distance, et en le repliant vers la bouche 
qu'elle l'approche des mandibules pour la mastication. 

— Le second appareil propre au jeune Odonate se compose 
de branchies extérieures et de branchies intérieures. 

Les branchies extérieures ou caudales sont trois feuillets 
oblongs et obtus terminant l'abdomen et fîusant l'office de 
nageoires pour la locomotion. 

Les branchies intérieures ou intestinales consistent, inté- 
rieurement, dans une sorte d'épithélium ciliaire qui tapisse 
les parois du rectum et sert apparemment à absorber l'oxy- 
gène de l'eau ; extérieurement, dans trois valves triangulaires, 
épineuses, placées à l'anus et destinées à le tenir ouvert ou 
fermé a volonté. On comprend dès lors que l'expulsion rapide 
et facultative de l'eau désoxydéo du corps de l'animal soit 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE 



87 



en même temps pour celui-ci un moyen facile de pro- 
gression*. 

5 






Peau de la nymphe 

après la sortie 

de rinsecte. 




LARVE <* 



NYMPHE 



Pièoet anales. 



Larves des Odonates réparties par genres 

(Nomenclature de M. de Sél Revue des Od., 1850). 



A. Corps gros ou grêle, offrant uniquement des branchies 
intestinales ou caudales. — Yeux accessoires nuls ou seu- 
lement indiqués. 



* Notre infatigable correspondant de Bitche est parvenu 
à élever pendant lon^emps de ces larves dans un aquarium, 
les nourrissant d'hémiptères aquatiques et jouissant à loisir 
du spectacle de leurs mœurs. ïl a pu ainsi constater de ses 
propres yeux et nous confirmer de vive voix bien des détails 
théoriques si piquants d'intérêt cités par le célèbre Latreille 
et reproduits par M. de Sélys et tous les auteurs. 

** Dans l'impossibilité de nous procurer une larve propre- 
ment dite nous avons été réduit à reproduire la figure de 
Blanchard. Métamorphose des Insectes* 



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; FAUNE SYNOPtlQt/È 

À A. Corps relativement gros, à branchies intestinales. 
Stigmates du thorax découverts ou partiellement 
cacnés. 

A. Masque galéiforme. — Corps court ou allongé. — 

Stigmates du thorax découverts. — Pattes posté- 
rieures ordinairement plus longues que l'abdomen. — 
Antennes 7-articulées. -- Tarses 3-articulés. 
aa. Corps large et court, glabre ou velu. — Antennes 
placées devant les yeux. — Yeux accessoires nuls, 
a. Epines caudales plus longues que les latérales. 

— Vertex le plus souvent creusé (plan dansL. 
fà-maculata^ arqué dans L. scoHca). — Corps 
glabre ou velu Libelluui, 

5. Epines caudales plus courtes que les latérales. 

— Vertex plan. — Corps glabre. 

aa. Occiput nu ou portant une simple protu- 
bérance CorékUia. 

bb. Occiput armé de deux épines . . Epitheca. 
ht). Corps gros et allongé, très-velu. — Antennes pla- 
cées entre les yeux. — Yeux accessoires indi- 
qués CordtUegaster . 

B. Masque plat. — Corps allongé. — Stigmates du tho- 

rax entièrement ou à demi-cachés. — Pattes posté- 
rieures plus courtes ou aussi longues que Tabdlomen. 
— Antennes 3-7-articulées. — Tarses 2-3-articulés. 
aa. Antennes 3-articulées, insérées devant les yeux. 

— Tarses 2-articulés. — Yeux accessoires indi- 
qués. — Masque court et large. — Stigmates du 
tnorax à demi-cachés Gomphus. 

b]). Antennes 7-articulées, insérées entre les yeux. 

— Yeux accessoires nuls. — Tarses 3-articulés. 

— Masque allongé. — Stigmates du thorax 
entièrement cach^. 

a. Les trois pénultièmes serments de l'abdomen 

avec épines latérales toujours longues et poin- 
tues Anax, 

b. Les (juatre pénultièmes segments abdominaux 

à épmes latérales longues quand les yeux sont 
grands, courtes quand ils sont petits. jEachna. 
BB. Corps grêle, cylindrique, pourvu uniquement de bran- 
chies caudales. — Stigmates du thorax couverts 
cachés. — Pattes aussi longues que Tabdomen. — 
Yeux accessoires nuls. 
A. Masque allongé, étroit, atteignant les pattes pos- 
térieures. — Les cinq pénultièmes segments ab- 
dominaux armés d*une épme courte . . . Lestes. 



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DES ODONADES DE LA LORRAINE 89 

B. Masque court et large, arrivant seulement aux 
pattes médianes. — Derniers segments abdominaux 

nus Agrion et Platycnemis, 

B. Corps grêle, très-allongé, subcylindrique, pourvu des deux 
sortes de branchies. — Masque plan, bifurqué antérieu- 
rement. — Antennes insérées devant les yeux. — Stig- 
mates du thorax entièrement cachés. — Yeux accessoires 
visibles. — Pattes postérieures plus longues que Pabdo- 
men Calopteryx. 

La transformation de la nymphe en insecte parfait s'ef- 
fectue immédiatement, c'est à dire sans la transition propre 
aux vrais Névroptères, laquelle consiste en un intervalle de 
repos complet plus ou moins long, passé à l'étal de chrysa- 
lide. La larve du Pseudonévroptère mange et se meut depuis 
sa sortie de l'œuf jusqu'au moment même de sa métamor- 
phose définitive. 

Arrivée à l'époque propice, la nymphe gagne instinctive- 
ment le bord de l'eau, grimpe le long d'une tige d'herbe 
aquatique ou sur toute autre chose qui en émerge. Elle reste 
fixée là, à un ou plusieurs décimètres au-dessus de la sur- 
face, attendant un temps plus ou moins long que, sous l'ac- 
tion des rayons solaires, la face dorsale se dessèche, s'entr'- 
ouvre et livre passage à l'insecte parfait. * (Voir fig. 3.) 

Beseriptioii de l'inseete parfait. Dans les premiers temps 
qui suivent son éclosion l'Odonate a généralement un aspect 
et des couleurs qui diffèrent de ceux qu'il doit revêtir plus 
tard. Son corps est tendre, mou, ratatiné, à teintes claires 
verdâtres ou jaunâtres, les yeux sont mats, les ailes luisantes, 
chiffonnées, sans consistance, leurs nervures ainsi que lepté- 

* On rencontre souvent de ces dépouilles de nymphes 
accrochées aux joncs, aux scirpes et aux carex. Mais rare- 
ment se présente l'occasion de constater de visu l'acte même 
de la métamorphose. M. Pabbé Kieftér en a été témoin pour 
plusieurs Somatochlora metaUica dès les premiers rayons du 
soleil matinal. Et nous-môme, nous aurions pu en deux cir- 
constances assister à cette opération pour le Diplaœ flaveola 
et VAeschna cyanea. Mais, faute de loisirs sumsants, nous 
avons dû saisir ces insectes à demi-dépouillés, l'abdomen en- 
core engagé dans leur peau de nymphe, pour les fixer tels quels 
dans notre collection. Toutefois nous avons été à même de 
nous convaincre de la vérité de ce que disent les auteurs, à savoir 
que l'animal dégage d'abord le thorax, puis les ailes et la tête. 



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90 l'AUNE SYNOPTIQUE 

roslignia el les patt(*s ont une nuance pâle ou claire mais 
sans éclat. Ce n'est qu'après un ou plusieurs jours, suivant 
la température et sous l'influence combinée de l'air et de ia 
chaleur, que ces diverses parties acquièrent leur fermeté, leur 
solidité, leurs dimensions (et leur coloration) définitives. 

Cependant, à ce premier état transitoire, relativement court 
et commun à tous les Odonates, succède bientôt, pour la plu- 
|)art d'entr'eux *, au point de vue particulier de la coloration 
da corps, un état intermédiaire et plus long qui n'est pas 
tiicore l'état adulte parfait. C'est celui où les parties (tête, 
iliorax, abdomen) destinées à revêtir les couleurs vives ou 
foncées, le rouge, le vert, le noir, le bleu, le blanc (ces deux 
derniers par exsudation pulvérulente), continuent à offrir 
h*s couleurs primitives quoiqu'un peu plus sombres, plus 
obscures, plus livides pour certaines d'entr'elles. Cet état 
demi-adulte paraît même être l'état définitif pour quelques 
individus en particulier, puisqu'il dure toute leur vie. Ainsi 
on rencontre parfois des Diplax vulgata cf qui ne deviennent 
jamais rouges, des Diplax scotlca cf qui semblent rester toujours 
jaunes, sans que la cause d'une telle anomalie soit appréciable. 

C'est pour avoir méconnu ces divers états successifs d'une 
même espèce que certains Odonatologues, observateurs trop 
exclusifs des couleurs, ont décrit comme variété ou même 
comme espèce ce qui n'était que le type jeune âge. demi- 
adulte, ou dépourvu de la livrée ordinaire. Du reste, la colo- 
ration du corps mettant ainsi un certain temps à se for- 
mer, et étant surtout très-sujette à disparaître à la mort de 
rinsecte, il convient de fonder la distinction sur des carac- 
tères invariables, communs autant que possible à tous les 
âges et susceptibles d'être vérifiés après comme pendant la 
vie de l'animal. 

Ces remarques faites, et avant de donner dans ce sens le 



* Le petit nombre d'espèces qui revêtent immédiatement 
leurs couleurs définitives et caractéristiques sont principale- 
ment celles qui ont un éclat métallique, comme les Cordufines. 
Les Caloptérygines et certaines Agrionines, quoique jouissant 
de ce caractère, rentrent dans la règle générale. 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE 



91 



tableau comparatif de nos Odonates, commençons par leur 
description détaillée. 




— Les insectes de celle famille ont, en général, une tôle 
relativement grosse, s'articulant d'une manière très-mobile 
sur une saillie antérieure du prothorax qui lui sert de pivot. 
Outre les deux yeux qui en occupent la majeure partie, elle 
porte devant ceux-ci trois ocelles lisses et de chaque côté 
une antenne extrêmement courte, grêle, subulée, composée 
de 6 — 7 articles. Les mâchoires et les mandibules sont très- 
développées, fortement dentées, souvent presqu'entièrement 
cachées par les deux lèvres. 

La lèvre supérieure ou labre est simple, plus étroite que 
la face ; lïnférieure ou lèvre proprement dite se compose de 
trois parties principales, une médiane ordinairement simple 
et très-courte, parfois allongée et bifide, et deux latérales 
appelées palpes labiaux, formés de deux ou trois articles dont 
le premier basilîiire soudé. Sous la lèvre inférieure s'étend 
une pièce nommée le menton. 



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92 PaONÊ SYNOPTiOtË 

Au menton correspond, supérieurement, le devant de la 
tête ou face^ espace perpendiculaire à la bouche et compre- 
nant la lèvre supérieure et le front. Le front est divisé en 
deux portions superposées par un sillon transversal appelé 
suture frontale ; l'inférieure est Vépistome, la supérieure le 
front proprement dit. 

L'espace horizontal qui termine le haut de la tête et forme 
avec la face un angle droit varie beaucoup suivant la gran- 
deur des yeux. 11 se compose de trois parties : une antérieure, 
souvent saillante et entourée des ocelles, qu'on est convenu 
d'appeler vertex^ une intermédiaire ordinairement envahie par 
les yeux, et une postérieure faisant face au prothorax qui a 
reçu le nom dVcciput, 

— • Après la tête vient le thorax. On y distingue principale- 
ment une partie antérieure, rétrécie et grêle, divisée en trois 
lobes, sous le nom de collier ou de prothorax, et sous celui 
de thorax proprement dite la partie postérieure qui affecte 
généralement la figure d'un carré plus ou moins long, dé- 
primé en avant et en arrière. 

— Le reste du corps de ces insectes esiVabdomen. Grêle, 
très-long, de forme triangulaire ou cylindrique, il est formé 
de dix articles ou segments qui dans leur ensemble présen- 
tent plusieurs arêtes dont les désignalions se comprennent 
facilement. Les plus importants de ces segments pour la dis- 
tinction des espèces sont la deuxième, siège des parties géni- 
tales chez les mâles, le huitième chez les femelles, enfin le 
dernier que terminent, dans les deux sexes, les appendices 
anals. 

L'organe génital des mâles se compose des hameçons, du 
pénis et de sa gaine, et du lobe génital. La forme de ces 
diverses parties varie excessivement et fournit parfois de bons 
caractères spécifiques, mais difliciles à saisir. 

L'appareil correspondant chez les femelles occupe tout le 
dessous de le partie postérieure du huitième segment. Il est 
formé de la vulve et d'un bord inférieur qui, tantôt nu, tan- 
tôt protégé par deux valvules ou appendices latéraux, est 
toujours plus ou moins saillant en forme d'écaillé. Parfois 



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bfiS ODONAfES t)É LA LORRAINE 9.1 

aussi ce l>ord est terminé par une lame cornée plus ou moins 
longue, simple ou double, droite ou recourbée. 

Le dernier segment porte les appefidices et l'orifice anals» 
Les appendices affectent différentes formes et sont constam- 
ment au nombre de trois ou de quatre, à savoir deux, supé- 
rieurs avec un ou deux inférieurs. Ils sont surtout très-déve- 
loppés chez les mâles auxquels ils servent d'organes de pré- 
hension pendant les préliminaires de la copulation. C'est au 
milieu de ces appendices que vient aboutir l'ouverture anale. 

— Les pattes des Odonates sont au nombre de six, les deux 
antérieures attachées au prothorax et les quatre postérieures 
au thorax. Elles se divisent en trois parties, la cuisse, le tibia 
et le tarse, La cuisse est la grande articulation contiguë au 
corps, le tibia vient ensuite, à peu près égal à la première, 
puis le tarse toujours formé de trois articles. 

— Les ailes sont au nombre de quatre, grandes, étroites, 
allongées, et toutes presque semblables. Pendant le repos 
elles sont soit étendues horizontalement, soit relevées et con- 
ligués, mais jamais croisées ni pliées autour du corps. 

On y distingue trois parties : la base, les bords avec l'es- 
pace qu'ils circonscrivent et l'extrémité. Les ailes supérieures 
offrent deux bords, l'antérieur ou costal et le postérieur ou 
interne ; les supérieures trois : ces deux premiers et en outre 
un bord anal séparé du bord postérieur par un angle qui 
porte le même nom. Dans certaines familles on remarque, 
surtout aux ailes inférieures, entre l'angle anal et le point 
d'attache de l'aile, une sorte de marge ou de frange, ordi- 
nairement de couleur blanchâtre, et dont le nom démembra- 
nule indique la consistance. 

La surface des ailes est réticulée par des nervures, c'est 
à dire des divisions longitudinales, plus ou moins allongées 



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1 



94 



FAUNE SYNOPTIQUE 



et partant toutes de la base de l'aile, et par des newules, ou 
sections transversales courtes et moins visibles que les premières. 

AILE SrPÉRIEURE 
Ptérosiigma Xodus N. antécabitsles 




N. costale 

N. subcostale 

N. médiane uuBadius 

N. submédiane ua cubitai 

N. postcostale 



Triauglo 
AILE INFÉllIErnE 

Nervules antéoubilales 



Ptéruatigina 



Sect. principal 
Secteur nodal 
Sect subnodal 




N. cotUle 
N. suboostale 
N. médiane 
N. submédiane 
M. postcostale 
Membranule 



8. médian 



8. bref 

Les nervures sont au nombre de cinq, sans compter le 
bord postérieur. La première court le long du bord antérieur, 
se confondant toujours avec lui du moins au sommet, où elle 
se contenue avec le bord postérieur ; elle a reçu le nom de 
nervure costale. Arrivée à un certain endroit où le bord an- 
térieur se dilate, cette nervure se trouve divisée par une 
sorte d'articulation appelée point cubital ou nodiis. C'est là 



* Le dessin de ces ailes de VM. cyanea est d*une exac- 
titude rigoureuse : il a été obtenu de la manière suivante par 
M. H. Pierson, névroptérologiste à Paris: 

Les deux ailes naturelles détachées de l*insecte ont été 
déposées sur une plaque en plomb bien polie, puis recouvertes 
d'une planche en acier; le tout a été soumis à une pression 
de 18Ô000 kilog. par centimètre carré ; les nervures se sont 
imprimées en creux dans le plomb, ces creux ont été remplis 
de noir d'imprimerie, une feuille de papier posée dessus et le 
tout passé sous le cylindre d'une presse en taille douce a 
fourni une épreuve imprimée en noir. En renouvelant cette 
opération on pourrait obtenir autant d'épreuves que l'on désire ; 
mais pour fticiliter l'impression de notre Bulletin, cette 
épreuve a été transformée en un cliché en relief sur zinc 
par le procédé Gillot, dit paniconographie, 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE 95 

qu'en se recourbant elle donne naissance à une nervule im- 
portante qui porte le même nom cubitale et partage anté- 
rieurement l'aile en deux portions, l'interne on humèmic et 
l'externe ou cubitale. 

Dans la portion humérale s'étendent le premier, le deu- 
xième... espace humerai ou antécubital, dans la cubitale le 

premier, le deuxième espace cubital ou postcubital. Le 

premier espace cubital est divisé en deux avant l'exlréniilé 
par une petite tache quadrilatère ou rhomboïdale, de couleur 
plus foncée que celle de l'aile, désignée par les auteurs sous 
le nom de para- ou ptérostigma, 

La deuxième nervure s'appelle subcostale et s'arrête à la 
nervule cubitale. 

La troisième est la médiane ou radius, la quatrième la 
xubmédiane ou cubitus, enfin la cinquième ou postcosialc 

Ces nervures circonscrivent diflFérents espaces qui porteni 
un nom particulier facile à comprendre. Ceux dont la con- 
uaissance est le plus indispensable sont le iHangle et la cel- 
lule basale. 

On donne le premier nom à un espace triangulnire qui 
se trouve à l'extrémité des deux dernières nervures et dont 
le côté externe borde des séries longitudinales d'aréoles plus 
ou moins nombreuses appelées discoidales ou cellules poslri- 
gonales. 

La cellule basale est celle qui s'étend a la base même 
des ailes entre les deux nervures médiane et submédiane. 
Elle est fermée du côté libre de l'aile par deux nervules 
transversales qui se rejoignent en formant un angle (a/w/^ï/.s). 

Outre les cinq nervures qui parlent de la base de l'aile, 
il en est d'autres non moins importantes pour la distinction 
spécifique et qui ont leur origine dans l'intérieur même {sec- 
teurs). 

Les principaux secteurs naissent de la cellule basale et 
sont au nombre de deux: l'antérieur ou médian et le posté- 
rieur ou bref. Tous deux courent parallèlement vers le lionl 
postérieur de l'aile ; mais le premier envoie vers rextrémité 
de l'aile un rameau (secteur principal) qui est parallèle a la 
nervure médiane et se partage lui-même en deux autres, un 



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96 FAUNE SYNOPTIQUE 

premier (secteur svhnodal), un second, ordinairement derrière 
le nodus (s. nodal). 

Mœurs de Pinsecte parfait. Les Odonates se plaisent sur- 
tout dans les lieux aquatiques, soit parce que leurs larves y 
ont vécu et qu'ils y ont conséquemment pris naissance, soit 
parce qu'ils y trouvent facilement et à leur portée une nour- 
riture convenable. 

Les uns (Gomphines, Caloptérygines) recherchent de pré- 
férence les eaux courantes, les bords des ruisseaux et des 
rivières, les autres en bien plus grand nombre hantent le 
voisinage des fossés, des mares, des étangs, des marais, des 
tourbières, en un mot des eaux stagnantes. 

Bnftn quelques espèces, attirées sans doute par un gibier 
plus savoureux ou plus abondant, ou bien par la recherche 
des femelles, et du reste moins incommodées que les autres 
par les vents qui y régnent à cause de leur vol puissant, se 
transportent dans des lieux très-élevés, à la lisière des bois, 
dans les clairières des forêts ou le long des chemins qui les 
sillonnent. Mais ces localités offrent généralement dans le voi- 
sinage des endroits plus ou moins humides, où ces insectes 
sont éclos, et dont l'instinct les rapprochera pour la ponte. 

En effet l'Odonate, pendant toute son existence, qui est 
en général de plusieurs mois, ne semble préoccupé que de 
trois choses: rechercher sa nourriture, s'accoupler et pondre 
ses œufs. 

L'insecte parfait est carnassier comme sa larve. Son ex- 
trême voracité servie par une égale agilité s'exerce aux dé- 
pens des insectes ailés et mous, plus fiûbles que lui, tels que 
les Lépidoptères, les Orthoptères, les Diptères et les Névrop- 
tères. 11 fend sur eux avec la rapidité d'une flèche, les pour- 
suit avec acharnement, les saisit avec avidité, puis en un in- 
stant sa proie déchirée et mise en pièces par les mâchoires 
et les mandibules, est broyée et réduite en pâte a l'aide de 
la lèvre inférieure et de ses palpes puissants. 

Ce n'est pas sans raison qu'on a assimilé les Odonates 
aux oiseaux de proie. Ils sont réellement dans le monde des 
insectes ce que sont les Rapaces dans l'ensemble des Oiseaux. 
La plupart vivent en société, mais certaines grandes espèces 
semblent se réserver un domaine de chasse particulier. C'est 



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l)Ës odonaTes dk La lorraine. 97 

une mare, une queue ob une corne trétang, un angle ren- 
irant ou un chemin de forêt qu'elles gardent avec un soin ja- 
loux, qu'elles défendent contre toute incursion de leurs con- 
génères et de tout autre insecte ailé. On les y voit planer, 
aller et venir des heures entières sans se reposer, guetter de 
leurs gros yeux perçants le passage de la moindre proie, se 
jouer du chasseur en s'approchant et s'éloignant de lui par 
bonds et par saccades, puis s'élever subitement à de grandes 
hauteurs pour revenir peu d'instants après s'abattre à quel- 
ques pas de lui et de son filet. 

Il s'ensuit que le temps de l'année et celui de la journée 
où le reste des insectes ailés apparaissent en plus grand 
nombre est précisément celui où volent les Odonates qui en 
font leur pâture. Le premier s étend, en général, de la fin 
d'Avril au commencement de Novembre, comprenant les six 
mois de la belle saison. Le second va de 9 h. à 5 h. et em- 
brasse les huit heures de grand soleil. 

Tous les soirs, lorsque la fraîcheur de la nuit commence 
à se faire sentir, les petits insectes ailés en disparaissant 
forcent leurs ennemis à renoncer à la chasse, faute de gibier, 
pour aller s'abriter eux-mêmes. Les Odonates passent la 
nuit cachés sous les saillies des berges, suspendus aux tiges 
des hautes herbes, aux branches des buissons et auK arbres 
des forêts. La chaleur solaire en venant le lendemain tirer 
les uns et les autres de leur engourdissement donne le signal 
de nouvelles hécatombes. Mais voici venir les froids brouil- 
lards d'Octobre, les gelées meurtrières de Novembre qui met- 
tent bienU^t fin à la lutte: alors vainqueurs et vaincus, bour- 
reaux et victimes, tous sont confondus dans un même trépas ! 

L'accouplement des Odonates a lieu le plus souvent dans 
les airs, rarement sur la terre ou d'autres objets. Le mâle 
volant vivement au-dessus de la femelle la saisit derrière la 
tête avec ses appendices anals et l'entraîne rapidement avec lui. 

Bientôt la femelle replie son abdomen et en applique l'ex- 
Iréraité inférieure contre les parties génitales du mâle. Le 
couple consomme l'acte soit en continuant son vol, soit après 
s'être posé sur un objet à sa portée. La copulation achevée, 
les deux .««exes se séparent ou restent encore quelque temps 
ensemble. 

5 



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98 FAUKE SYNOPTIQUE 

Après l'œuvre de la génération a lieu la ponte des œufs 
fécondés. Pour cela la femelle, agitant rapidement les ailes 
au-dessus de l'eau sans se déplacer beaucoup, y plonge de 
temps en temps par contractions brusques et saccadées l'ex- 
irémité recourbée de son abdomen; ou bien encore, se fixant 
sur une plante aquatique au-dessous du niveau de Teau, elle 
en perce le parenchyme à l'aide de la lame qui arme son ab- 
domen et y dépose lentement ses œufs; ces derniers s'y 
maintiennent facilement au moyen de la couche glutineuse 
dont ils sont entourés. 



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DES OnONATES DE LA LOBRAINE 



Tableau sjmoptique'^ 

des 

oboNATES LORRAINS. 
I. Caractères distinctifs 

des DivisionSy Sous-Familles et TribMs. 



Ailes antérieures et postérieures dissemblables, horizon- 
tales pendant le repos, munies d'une membranule (rarement 
nulle), tantôt plus longues tantôt plus courtes que l'abdomen. 
— Triangle régulièrement formé par la bifurcation de la 
nervure submédiane. — Tête plus ou moins hémisphérique — 
Yeux globuleux, le plus souvent contigus — 3 appendices 
anals chez les mâles, l'inférieur parfois divisé en deux jus- 
qu'à la base ou rudimentaire. — Taille * * généralement grande 
et abdomen épais. 

I DIVISION. ANISOPTÈRES, 

ou Grafides Libellules, à vol rapide 1. 

* Pour toute la partie taxonomique et descriptive nous 
avons puisé abondamment dans les ouvrages de MM. de Sélys 
et Brauer et nous nous faisons un devoir de remercier ici 
publiquement ces deux savants de nous avoir facilité notre 
tAche en nous gratifiant généreusement de celle de leurs pu* 
blications si estimées qui nous manquaient. 

** Sous le mot de taille nous 'comprenons la longueur to- 
tale du corps (tête, thorax et abdomen y compris les appen* 
dices anals) constatée dans les deux sexes a(£iltes et expri- 
mée en millimètres. Les chiffres extrêmes indiqués ne doivent 
pas être pris rigoureusement, mais avec un demi*millimètre 
en moins ou en çlus. Ils ont tous été vérifiés par l'expérience. 
La taille très-petite va de 25 mm. à 35 mm. Elle comprend la 

moitié des Di^lax, ainsi que le genre 

Ischnura. 
La taille petite de 35 à 45. C'est celle de Libellula fulva, des 

Libella brunnea et cœrnlescens , des plus 



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iOO FAUNE SYNOPTIQUE 

Ailes semblables, relevées ou à demi-relevées (rarement 
horizontales) dans le repos, sans membranule, plus courtes 
que Tabdomen. — Triangle irrégulier. — Tête transverse en 
forme de 8. — Yeux pédicellés, très-éloignés l'un de Tautre. 
— 4 appendices anals chez les mâles. — Taille généralement 
petite et Tabdomen mince. 

Il DIVISION. ZYliOPTÊRES, 

ou Petites Libellules, à vol lent t 



Triangle des ailes inférieures très-différent de celui de» 
supérieures. — Nervules antécubitales prolongées directe- 
ment jusqu'à la nervure médiane. — Second espace cubi- 
tal (en dessous de la nervure médiane après le nodus) 
non traversé par des nervules dès son origine. — Palpcf^ 
labiaux ou lobes latéraux de la lèvre inférieure à deux 
articles, le lobe intermédiaire 4-5 fois plus petit que le 
second article des palpes, entier, beaucoup plus large que 
long. — Taille très-petite, petite ou médiocre. 

Sous-Famille L LIBELLULIDES.... 3. 

Triangles des 4 ailes à peu près semblables. — Ner- 
vules antécubitales ne correspondant pas exactement à 
celles de l'espace en dessous. — Second espace cubital 
traversé dès son origine par des nervules. — Palpes la- 
biaux ou lobes latéraux de la lèvre inférieure à trois ar- 
ticles, le lobe intermédiaire assez large. — Taille médio- 
cre, grande ou très-grande. 

Sotts-Famille 2. /ESGHNIDKS.. 4. 



grands Diplax, des Leucorliinia, des 

genres Plathemis, Platycnemis, Lestes 

(partie). 
La taille médiocre de 45 à 55. Elle s'applique à Libella cancel- 

lata, aux eenres Cordolia, Somatoclilora, 

Gomphus,Onychogomphas,OpliiogomplLas. 
La taille grande de 55 à70 et se restreint aux genres ^sclina 

(partie) et Brachytron. 
La taille très-grand-e s'étend de 70 à 85 et se borne aux genres 

Cordulegaster, Àuax et «^schna (partie). 



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3.. 



DES ODONATES. DE LA LORRAINE. 101 

Palpes labiaux ou lobes latéraux de la lèvre inférieuro, 
à trois articles, le lobe intermédiaire plut* grand i\m\ 
le second article, divisé en deux. — Yeux grands. — 
Taille très-petite ou petite, rarement médiocn^ 

Sovs-Famille 3. AGRIONIUKS.. 5. 

Bord aual des ailes inférieures arrondi, non excavé, ni 
anguleux, semblable dans les deux sexes. — Yeux sim- 
ples, sans prolongement sensible au bord postérieur. ~ 
Coloration non ou peu métallique. — Taille très-petite, 
petite ou médiocre. 

i- Tribu, LÏBELLULLNKS. 

Bord anal des ailes inférieures plus ou moins excavé 
chez le mâle. — Yeux très-gros, contigus, se prolongeant 
postérieurement vers les tempes. ~ Second segment ab- 
dominal oiïrant deux oreillettes latérales chez les mâles. — 
Coloration foncièrement vert métallique. — Taille mé- 
diocre. 

2^' Tribu. CORDULINES. 

Bord anal des ailes inférieures excavé chez le mâle. — 
Yeux médiocres, écartés Tun de l'autre ou à peine coiai- 
gus. — Troisième article des palpes assez long. — Deuxième 
segment abdominal offrant deux oreillettes latérales chez 
les mâles. ^ Coloration foncière du corps jaune variée de 
noir, jamais de bleu, de roux ni de vert. — Taille médiocre. 

.?«rW6j/,G0MPHINES. 

Bord anal des ailes inférieures excavé ou non chez le 
mâle. — Yeux très-gros, contigus. — Troisième article 
des palpes cylindrique, plus de moitié plus court que le 
deuxième. —• Second segment abdominal n'offrant deux 
oreillettes latérales que chez ceux des mâles dont l angle 
anal des ailes inférieures est excavé. — Coloration foncière 
jaune, rousse ou verte, variée de vert, de bleu ou de noir. 
— Taille grande ou très-grande. 

V Tribu, /ESCHNliNK^. 



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!02 FAUNE sysorriQUE 

Ailes peu ou poiut pétiolées, ayaut au moioâ 5 nervules 
aalécubilales et la partie cul)itale formanl beaucoup plus 
du tiers de Taile. — Taille petite ou médiocre. 

5« Trfbii: CALOPTÉRYGIÎSES. 

Ailes notablement pétiolées, avec deux nervules antécu- 
bitables et la partie cubitale formant à j)eine le tiers de 
Taile. — Taille très-petite ou petite. 

6^ Tribu. AIÎRIONLNRS. 



II. Caractères distinctifs des Genres.* 



l'c Tribu. LIBELLULIXES. 

1. Plus de 10 nervules antécubitales. — Lobe postérieur du 
prothorax petit et entier ou large et échancré (non bilobé). 



* La plupart des noms que nous employons pour désig- 
ner les genres ne représentent r^oureusement que des sous- 
genres dans la pensée de M. de Sélys comme dans la nôtre. 
8i nous en avons agi ainsi, c'était pour nous permettre 
d'abréger les diagnoses spécifiques tout en cu^ctérîsant briève- 
ment les sons-genres indiqués souvent sans caractères dans 
les auteur^, de même que nous Pavions fait auparavant pour 
les principatUL groupes. 

Les seuls genres réels à admettre comme tels dans la 
Famille des Odonates lorrains sont: Libellula (Lin.) de S., 
comprenant toutes nos Libellulines (20 espèces^, Cordulia 
Vandl. pour nos deux Cordulines, Gomphus Leach pour nos 
quatre premières Gomphines, Cordulegaster Leach pour la 
cinquième, Anax Leach pour notre première ^schnine. 
.£8chna Fabr. pour les six dernières, Calopteryx Leach pour 
les deux premières Aerionines, Lestes Leach pour les six 
suivantes, Flatycnemis Cnp. pour la neuvième, enfin Agrion 
Fabr. pour toutes les autres (au nombre de 10 espèces) : en 
tout 10 genres entre lesquels se partagent 58 espèces. 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE' 103 

— Vulve géuitale de la femelle découverte. — Organes 
génitaux du mâle plus ou moins sajUants. — Abdomen 
large, plus ou moins déprimé, parfois triquétre-ensiforme. 

— 3-4 rangs de cellule? postrigonales. — Taille petite ou 
médiocre 2. 

— Moins de 10 nervules antécubitales. — Lobe postérieur du 
prothorax large, épais, bilobé. — Vulve génitale de la fe- 
melle cachée. — Organes génitaux du mâle non proémi- 
nents. — Abdomen grêle, subcylindrique, un peu renflé à 
la base, souvent dilaté à l'extrémité chez les mâles. — 
2-3 rangs de cellules postrigonales. — Taille très-petite ou 
petite 5. 

2. Secteurs de Tarculus sessiles. — 3-4 rangs de cellules 
postrigonales. — Lobes du prothorax petits et entiers. — 
Ailes inférieures marquées à la base d'une tache foncée . 
triangulaire. — Abdomen très-déprimé 3: 

— Secteurs de l'arculus pédicules. — 3 rangs de cellules 
postrigonales. — Lobes du prothorax grands, larges, le 
médian plus ou moins échancré. — Ailes inférieures sans 
tache foncée triangulaire à la base. — Abdomen moins 
déprimé, longuement grêle ou triquétre-ensiforme dans le 
mâle. — Taille: 40-53 mm 4. 

3, Abdomen très-largement déprimé dans les deux sexes. 

— l*' segment du mâle ayant en dessous un prolonge- 
ment fourchu. — Une grande tache brune oblongue ou 
triangulaire à la base des 4 ailes. — Pattes courtes. — 
Taille : 40-45 mm. 

l G. PLATHEMIS Hng. 

— Abdomen moins large et moins déprimé surtout chez les 
mâles. — 1" segment du mâle sans prolongement fourchu. 

— Base des ailes supérieures hyaline ou safranée avec ou 
sans ligne brune médiane. — Pattes médiocrement allon- 



gées. — Taille : 40-49 mm. 



Il G. LIBELLULA Hag. 
m G. LIBELLA Brav. 



5. Secteurs de l'arculus sessiles. — Ptérostigma court, 
presque carré. — Ailes inférieures marquées à la base 



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104 fAllNK SYNÔPtIQlîK 

d'utte tache noire triangulaire (rarement nulle). ~ Couleur 
foncière du corps et des pattes toujours boire dans l'adulte. 

IV G. LEUCORHINIA Brit. 

— Secteurs de larculus assez longuement pédicules. — 
Ptérostigma médiocre, rarement court et carré. - Ailes in- 
férieures sans tache foncée triangulaire à la hase. — Cou- 
leur foncière du corps jaune ou rouge, rareraement noire, 
dans l'adulte. 

V G. DiPLAX Chaif. 



2^ Tribiî. CORDULINES. 

Pas de triangle interne sux ailes inférieures. — Appen- 
dice anal inférieur du mâle deux fois bifurqué. — Ecaille 
vulvaire de la femelle longue, profondément hilobée. — Taille : 
48-50 mm. dans l'espèce lorraine. 

VI G. COUDULIA Leaeh. 

Un triangle interne aux ailes inférieures. — -\ppendice 
anal inférieur du mâle suhtriangulaire, entier ou simplement 
éraarginé. — Ecaille vulvaire de la femelle variable, entière, 
émarginée ou fondue. — Taille: 5*2-55 mm. dans l'espèce lor- 
raine. 

Vil G. SOMATOCHLORA de S. 



Bo TnjBiT. GOMPHINES. 

Triangles des ailes nus ; le côté supérieur de celui des 
ailes antérieures aussi long que l'intérieur qui forme avec 
l'extérieur un angle de i5-50o environ. — 10-15 nervules 
antécubitales. — Ptérostigma médiocre. — Lèvre infé- 
rieure entière, à peu près aussi longue que large. — .V 
article des palpes un peu plus long que les précédents. — 
Veux notamment éloignés l'un de l'autre. — Bord vul- 



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hËs oboNATEs i)K La lorraine. i05 

vaire de la femelle dépourvu de lames cornéos ... 2. 
Triangles des ailes partagés en deux par une nervule : 
le côté supérieur de celui des ailes antérieures ayant nwv 
fois et demie la longueur de l'intérieur qui forme ave<: 
l'extérieur un angle de 70" environ. — l7-'22 nervules an- 
lécubilales. — Ptérostigma long et mince. — Lèvre infé- 
rieure plus ou moins divisée, plus longue que large. — 
:J* article des palpes trois fois plus court que le précé- 
dent. ~ Yeux à peine contigus. - Bord vulvaire de la 
femelle prolongé en une longue lame cornée double dé- 
passant l'extrémité abdominale. — Taille: 70-85 mm. dans 

l'espèce lorraine 5. 

t Appendices inférieurs du mâle à branches contiguës. — 
Pieds rayés de jaune et abdomen du mâle toujours dilaté 
à l'extrémité. — Occiput de la femelle armé de deux cor- 
nes ou protubérances :\. 

— Appendices inférieurs du mâle à brandies écartées. — 
Occiput de la femelle nu. — Pieds eritièrement uoirs on 
jaune i*ayé de noir, mais alors -abdomen du mâle grêle et 
peu ou point dilaté à Textrémité. — Parties génilales du 
mâle peu saillantes. — Taille: 48-55 mm. ..... i 

:\. Appendices supérieurs du mâle égalant a peu près les 
deux derniers segments abdominaux. — Occiput de la fe- 
melle armé de deux courtes protubérances entièremenl 
jaunes. — Parties génitales du mâle très-proéminentes. — 
Taille: 18-50 mm. dans l'espèce lorraine. 

VIII 0. ONYCHOGOMPHUS de S. 

— Appendices supérieurs dn mâle égalant le dernier seg- 
ment ou plus court. — Occiput de la femelle armé de 
deux cornes jaunes à pointe noire. — Parties génitales du 
mâle peu saillantes. — Taille : 5^2-55 mm. dans l'espèce 

lorraine. 

IX (;. OPHIOGOMPHUS de S. 

4 X (î. (JOMPHUS Learh, 

5 XI (i. GORDlLRtJASTER Learli. 



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106 FAUNE SYNOPTIQUE 

4c Tribu. .ESGHNINES. 

1. Secteur nodal subiiemeiil lapprocliê du ptérosligma, peu 
écarté du secteur principal. - Bord anal des ailes infé- 
rieures arrondi et sennblable dans les deux sexes. — 
MembranuJe grande. — Côté supérieur du triangle des ailes 
antérieures 2 V2 ^ ^ fois aussi long que le côté intérieur 
qui forme avec l'extérieur un angle de lOO-lOS*. — Yeux 
très-voûtés, très-longuement contigus par une sutui^ plus 
longue que le diamètre du vertex et du baut du front. — 
Deuxième segment abdominal nu chez le mâle. — Taille: 
72-85 mm. dans Tespèce lorraine. 

Xlï 0. ANAX Leach. 

— Secteur nodal non subitement recourbé vers le ptéi*os- 
tigma, écarté du secteur principal. — .\ngle anal aigu, 
échancré intérieurement chez le mâle, arrondi chez la fe- 
melle. — Membrauule médiocre ou grande. — Côté supé- 
rieur du triangle des ailes antérieures ayant deux fois la 
longueur du côté intérieur qui forme avec l'extérieur un 
angle d'environ 90o. — Yeux modérément voûtés, plus ou 
moins longuement contigus par une suture au plus aussi 
longue que le diamètre du vertex et du haut du front. — 
Deuxième segment abdominal auriculé (cf> 2. 

2. Yeux brièvement contigus. — Membranule très-petite. 
— Ptérostigma très-étroit, sublinéaire. — Abdomen non 
étranglé au deuxième segment. — Kspèce vernale (avril- 
juin). — Taille: 55-58 mm. dans l'espèce lorraine. 

XIII G. BRACHYTRON Evans. 

— Yeux assez longuement contigus. — Membrane médio- 
cre ou grande. — Ptérostigma assez large. — Abdomen 
étranglé au deuxième segment. — Espèces estivales et 
automnales (juin-novembre). — Taille: 62-77 mm. 

XIV (i. .fiSGHNA Fab. 



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DKS OnONATES DE LA LORHAINE. lO? 

5« TRIBU. CALOPTÉRYGINES. 

Genre unique XV. CalopUryx. 

6^ TfUHii. AGRIONINES. 

1. Ptéroslignia obloug, 3-4 fois aussi long que lar^^e, sur- 
montant environ 2-4 cellules, notamment plus arand que 
les autres cellules dont la plupart sont pentagones. — 
Secteurs médian et sulmodal naissant du secteur princi- 
pal plus près de Tarculus que du nodus. — Des secteurs 
supplémentaires interposés 2. 

— Ptérostigma carré ou rhomboïdal, court, à peu près aussi 
large que long, ne surmontant qu'une cellule, presquéjîa! 
aux autres cellules dont la plupart sont quadrilatères. — 
Secteurs médian et subnodal naissant du secteur principal 
plus près du nodus c|ue de Tarculus. — Pas de secteurs 
interposés :J. 

2. Ailes horizontales dans le repos. —Ptéroslignia surmontant 
2 — 4 cellules. — Quadrilatère à c(Hé interne formant le tiers 
ou le quart de l'inférieur. — Appendices anals de la femelle 
plus courts que le dernier segment abdominal. — Pieds a 
cils courts ou longs. 

XVI (î. LESTKS Leaeh. 

— Ailes relevées dans le repos. — Ptérostigma surmonta ni 
presque deux cellules. — Quadrilatère à côté interne for- 
mant seulement le cinquième de lïnférieur. — Appendices 
anals de la femelle égalant le dernier segment abdominal. 
— Pieds ù cils courts. —Taille: 34— 38 mm. dans rospèce 
lorraine. 

XVll G. SYMPYCNA Choivp, 

3. Quadrilatère régulier, triangulaire. — Les 4 tibias posté- 
rieurs dilatés au moins chez les mâles. - Pieds grands. 

munis de cils très-longs. — Taille: 35— 36 mm. dans Tes- 
pèce lorraine. 

XVIU G. PLATYCNEMIS ( A/>. 

— Quadrilatère irrégulier, trapézoïde. —Tous les tibias sem- 
blables, même chez les mâles. — Pieds médiocres, à cils 
courts 4. 



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108 FAUNE SYNOPTIQUE 

4. \\\i^ d'épine vulvaire (ou pointe aigué au bout du 8» segment 
abdominal de la femelle en dessous). — Pas de tacbes 
posloculaires claires, ou bien alors coloration ofênérale 
bleue à dessin noir bronzé (çf) et cils des pieds médiocres 
T). 

— Une épine vulvaire (ou pointe aigu(^ au bout du 8* seg- 
ment abdominal de la femelle en dessous). — Toujours des 
taches postoculaires claires circonscrites (çf) 7. 

r>. Pas de tacbes posloculaires claires circonscrites. — Tête 
et iliorax assez robustes. — Coloration générale roug»^ ou 
broQzée (i. 

— Des lâches postoculaires claires circonscrites. — Tête 
thorax et abdomeu médiocres et grêles. — Coloration 
générale bleue (cf) à dessin noir bronzé 8. 

6. Coloration générale bronzée variée de bleu, de vert ou de 
jaune. — Yeux rouges ou jaunes (pendant la vie). — Ks- 
()ace intéralaire saupoudré de bleu {çf adulte). — Agrio- 
riines semblables aux Lestes. — Taille : :î3-36 mm. dans 
l'espèce lorraine. 

XIX G. HHYTllROMMA Chp. 

— Coloj'ution générale rouge variée de noir bronzé, presque 
semblable dans les deux sexes. -Yeux bruns ou jaunâtres 
(pendant la vie). — Espace intéralaire non saupoudré de 
bleu (cf adulte). — Taille .33-36 mm. dans l'espèce lorraine. 

XX G. PYRHHOSOMA Chp. 

7. li>* segment abdominal du mâle un peu redressé. — Tacbes 
[)ostoculaires subarrondies. — Pieds «i cils médiocres. — 
Pténtstigma des ailes supérieures du mâle plus grand que 
celui des inférieures. — Coloration générale noire variée 
do bleu et de vert jaunâtre, presque semblable dans les 
deux sexes, sauf dans les femelles dimorphes où le verl, 
le hleu et le jaune typiques sont remplacés par de l'orangé. 
et le noir très-restreint à Tocripul et aux cV^tés du thorax. 
— Taille: 25-35 mm. 

XXI G. ISCHXUHA Clip. 

— {()• segineni du mâle non redressé. —Taches postoculaires 
cunéiformes, — Pieds à cils courts, — Ptérostigma sein- 



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n 



DES ODONATES DE LA LORRAINE. 109 

blal>le aux quatre ailes. — Coloration jrénérale bleue {<f). 
ou bronzée (Ç). — Pas de femelles dimorphes, orangées. 
— Taille : 3:^36 mm. dans l'espèce lorraine. 

XXll (j. KN.\LLAGMA Chp. 
H XXIU G. .VGRION dr S. 



III. Diagnoses, stations, habitats, 
époques d'apparition et mœurs des espèces. 

1 Division. ANISOPTÈRES. 

Sous-Famille I. LIBELLULIDES. 

ire Tkhh . LIBELLULINES. 

1. G. PLATHEMIS Hm/. (Platetulm Nvirm.). 

Espèce unique I : P. dt'pn'ssa Lin. 

Eaux peu courautes ou sia^rnantes, uuues, fossés, ri^^oles, 
surtout celles des vallées lourbeuses. Quitte souvent le bord 
des eaux pour suivre les cbennns, les baies ou la lisière des 
bois voisins exposés au soleil où elle aime à se poser a Tex- 
tréniité des berbes sèches ou des braiirhes mortes. 

Répandu partout, mais vivant ordinairement isolé ou par 
couple, selon la remarque très-juste de Uambur. MetziLucieii 
Bellevoye). * Thionville. Boulay. Sarrebourg. Bitche (M. labbé 
KiefTer). C'est la plus halive de nos Libellulides. Elle appa- 
raît dès le 15, le 25 ou le 30 Avril, suivant les années 
et les localités, pour ne disparaître qu'en Juillet ou en 
.Voùl. 



• Ce jeune et zélé entomologiste est le seul avec M. 
Tabbé Friren qui nous ait procuré quelques Odonates des 
environs de Metz, de même que son père, notre dévoué 
trésorier, a eu l'obligeance de diriger nos gravures des notions 
jzénérales se rapportant toutes à ^ÎJschna cyanea, libellule 
des plus communes. 



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tlO FAUNE SYNOPTIQUE 

D G. LIBELLULA (Lin.) Brau. 
Les quatre ailes safranées à la base et marquées au nodus 
d'une petite tache noire. -- Une grande tache triangu- 
laire noirâtre à la base des inférieures. — Mambranule 
blanche. — Abdomen à fond restant toujours olivâtre 
à la base et noirâtre à Textrémité. Taille : 45 - 50 mm. 
E. 2. L. qvadrimaciilata Lin. 

Commun partout, spécialement sur les grands étangs, les 
mares découvertes des bois, le long des fossés, des prairies 
(jui y aboutissent. Metz (L. Bellevoye), Boulay. Thionville, 
Morhîinge, Sarrebourg, Dieuze. Bitche (K.). xMai-Août. A ren- 
contre de la précédente, cette libellule aime à vivre en 
société. C'est elle qui fournit le contingent ordinaire aux. mi- 
grations observées de temps à autre par les auteurs. 

En dehors du type que nous venons de décrire, nous 
possédons en Lorraine une variation qui ne nous semble pas 
être la variété B. de Sélys, Monographie p. 33 (-- L. pra?- 
nubiîa Newm.). C'est plutôt une variation intermédiaire entre 
sa variété A. et sa variété B. Voici du reste ses différences 
(ravec le type. 

Abdomen offrant tantôt la couleur typique, tantôt les 
côtés d'un jaune vif. — Ailes lavées de jaune safrané 
non-seulement jusqu'au nodus, mais parfois même au- 
delà jusqu'à l'extrémité, du moins quant aux premières 
nervures. — Tache cubitale plutôt brune ou noirâtre 
que noire, ordinairement petite quoique plus grande 
que dans le typé, oblongue, plurilobée, parfois unicolore, 
mais le plus souvent avec un ou plusieurs espaces 
transparents. ~ Tache terminale comprenant le ptéros- 
tigma, mais ne se prolongeant que rarement jusqu'au 
bord postérieur, jamais jusqu'à la pointe de l'aile. 
Nous avons capturé cette variation ainsi que ses transi- 
tions un peu partout, mêlées au type, notamment à Thion- 
ville, Morhange, Vallerange, Vittoncourt (tourbière de Faux 
on forêt). M. l'abbé Kieffer la signale également à Bitche. 

Point de tache foncée au nodus des quatre ailes, mais 
une ligne oblongue à la base des supérieures, puis la 
même ligne surmontant une tache triangulaire noire 



A 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE' 111 

à la base des inférieures. — Membranule noirâtre. — 
Abdomen à fond roussàtre devenant bleu pulvérulent 
dans le m&le adulte. — Taille : 43—45. mm. 

E. 3. L. fttlva MuLL. (-- L. conspurcata Rb.). 

Espèce locale, très-fugace, qui ne semble persister, sui- 
vant M. de Sélys, qu'une dizaine de jours. Une femelle nous 
a été apportée fin juin 1872 provenant de l'étang de M. de 
Berthier, situé entre les bois au-dessus de Lagrange, près de 
Thionville. Nous avons nous-même pris plusieurs mâles le 
long des rigoles de la vallée delaBisten, en aval de Ham-sous- 
Yarsberg, vers la ferme de la Hette, le 23 juillet 1876. Malgré 
nos recherch.es assidues de chaque année dans cette localité, 
nous n'avons pu y rencontrer depuis ce rare insecte. Ce n'est 
que les 29 et 30 juillet de l'année 1885 qu'il nous a été donné 
d'y revoir une demi-douzaine d'exemplaires mâles. 

Enfin, à la mi-juin 1883, nous avons rapporté un mâle 
d'une excursion au grand étang de Foulcrey, près d'Avricourl, 
et vers la mi-Août 1886 deux autres, l'un des mares de la 
forêt de la Garenne près Moussey, l'autre du réservoir de 
l'étang de Besweiher près de Neuf village. 

Nous devons à l'obligeante générosité d'un de nos corres- 
pondants parisiens, M. Pierson, un jeune couple revêtu de la 
livrée magnifique dont parle M. de Sélys, Monographie, p. 36. 
Il a été capturé aux environs de Brunoy (Seine). 

111 G. LIBELLA Brau. (-- Orthetrum Newm.). 

1. Membranule gris obscur. — Ptérostigma noir. — Ab- 
domen varié de jaune et de noir (temelle et mâle jeune), 
bleu pulvérulent avec tache jaune latérale (mâle adulte). 
— Taille : 46-53 mm. 

E. 4. L. cancellata Lin. 

Assez commun, mais pas partout. Fréquente de préférence 
les grands étangs ainsi que les chemins battus avoisinants 
où elle aime à se poser. Metz (L. Bellevoye); Thionville, aux 
étangs de Gassion; Sarrebourg, mares de la Kiesgrube ; étangs 
aulourdeMorhange, deVallerange, de Lindre, de Gelucourt, de 
Gondrexange, de Rhode, de Foulcrey, de Hattigny, de Lut^el- 



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\\î FAUNE SYNOPtYQlK 

Imurg. Vallée de la iMerle et Bitche (K.l, où nous ravoDS 
observé nous-méine, notamment à l'étang de Hanau. Juin- 
AoiU. Ce Libella est assez difficile à prendre par suite de s»on vol 
rapide et très-puissant. 

— Membranule blanche. — Ptérostigma jaune ou brunâtre. 
— Abdomen uniformément olivâtre (mâle jeune et 
femelle) ou bleu pulvérulent sans tache jaune (mâle 

adulte). — Taille : 40-45 mm 2. 

'J. Thorax entièrement bleu pulvérulent ((f adulte), ses 
côtés marqués de bandes blanchâtres et de lignes noires 
et le devant portant à peine un vestige de deux 
bandes jaunâtres (Çi. — Partie antérieure des organes 
génitaux du mâle non saillante. — Ecaille vulvaire de 
la femelle largement échancrèe, à bords de Téchancrure 
lisses. — Taille : 41-45 mm 1. 

K. ."). L. hruntmi Fonsc. * ( Gœrulescens Rh.i. 

lîord des étants herbeux, peu étendus et peu profonds. 
mais surtout mares, fossés, rif^'oles des prairies marécageuses. 
lourheuses ou simplement humides et chemins qui les sil- 
lonnent. As.sez comnmn : Thionville, aux étangs de Gassion: 
mares d'ilémilly; Vittoncourt, tourbières de Faux en for^t: 
vallée de la Bisten. Vallée de la Merle (K.), Menschkirch. 
Bihiche, Morville-sur-Nied. Loudrefing. partie mise en eau du 
tanal des Salines, AlbestroiT, Nébing, Insming, Fénêtrange, 
Lindre, Gelucourt, Hattigny. Bitche, où il est très-rare (K.). 
Jnin-Aoùt. 

— Thorax gris brunâtre, très-légèrement teinté de bleuâtre, 
{(f adulte), presqu'uniformément olivâtre sur les côtés 
avec le devant marqué visiblement de deux bandes 
jaunâtres (?) — Partie antérieure des organes génitaux 



' M. Pidancet (Catalogue des Libellulidées des environs 
de Besançon, 1856) décrit et signale dans les marais de Saône. 
un Libella nouveau sous le nom de L Btmandi, Il ne paraît 
être qu'une variété remarquable de L. brunnea, qui est assez 
polymorphe, ainsi que la suivante, pour la longueur du pté- 
rostigma et les dimensions partielles des individus. 



A 



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bKS ObONATÈS t)E LA LORRAINE. Ht 

du mâle très-saillante. — Ecaille vulvaire de la femelle 
subitement et étroitement échancrée, à bords de Péchan- 
crure renflés et anguleux. — Taille : 40-44 mai. 

E. 6. L. Cœruieseens Fabr. ( L. Olympia Rb.l. 

Même? stations et habitats que le précédent auquel il vil 
îîouvent associé. Se trouve isolé dans la vallée de la Haule- 
Kosselie en amont et en aval du moulin de Ambach, ainsi 
que dans le pays de Bitcbe. Assez commun. Mi-Juin — 
Fin Août. 

IV G. LEUCORHINIA Britt. * 

1. Appendices anals noirs. — Des taches abdominales 
claires sur les 7 premiers segments. — Points d'attache 
des ailes et premiers segments abdominaux nullement 
bleu pulvérulent dans le mâle adulte 2. 

— Appendices anals supérieurs blancs. — Taches abdo- 
minales claires sur les 6 premiers segments au plus. — , ^ ^ 
Points d'attache des ailes et premiers segments abdo- 
minaux plus ou moins bleu pulvérulent dans le lAâle 
très-adulte 4. 

2. Tache du 7*' segment occupant au plus sa première 
moitié. — A la base des ailes supérieures un point noir 
ou une tache noire comprenant au moins la cellule qui 
borne la membranule. — Ptérostigma brun ou rouge âtre. 
— Abdomen cylindrique, grêle, noir brun, marqué de 
taches orangées, rouges dans le mâle adulte. — La _j 
tache du 1^ segment colorée comme les autres. — 
Taille: 35-38 mm. 1 

K. 7, L. duhia Vandl. 

Habite avec les deux espères suivantes deux étangs 
rapprochés de la ville de Bitclie : Hasselfurler- et Welscli- 
weiher. Rare. Mai (K.). O'est, de l'avis de Meyer-Diii\ une 
espèce entièrement alpine qui se distingue au premier coup 
d'œil de la suivante à la tîiclje transversale noire du '2'* segnioiii 

La Lorraine est le seul pays cisrhénan qui offre les 
cinq espèces de ce genre, toutes localisées dans les environs 
de Bitcne. 



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114 FAUNE SYNOPTIQUE 

interrompue au milieu. Nous devons avouer que, ni M. Tabbé 
KieflFer ni nous, n'avons pu arriver à constater ce caractère, du 
moins sur les échantillons morts. 

— Tache du 7*" segment couvrant pluB de la moitié oa 
même toute la partie dorsale du segment. — Point de 
tache ou 1-2 petites taches noires ponctiformes à la 
base des ailes supérieures 3. 

3. Tache du 7® segment semblable aux précédentes, 
orangée ou rouge (mÀle adulte)^ et embrassant plus de 
la moitié antérieure de la partie dorsale du segment. 
— Ptérostigma brun ou rouge (mâle adulte), noir (femelle/. 
— Ëcaill« vulvaire prolongée en deux lamelles écartées, 
divergentes dès la base. — Taille: 38-41 mm. 

E. 8. L. i-ubicunda Lin. * non Ramb. 

Vole en compafrnie du précédent. Commun ibidem. 
Mai (K.). 

— Tache du 6'^ segment brun jaune, celle du 7' 
^ jaune citron (adulte), triangulaire, tronquée en arrière, 

comprenant presque toute la partie dorsale. — Ptéros- 
tigma noir. — Écaille vulvaire prolongée en deux lamelles 
parallèles et contiguës au moins à la base. — Taille: 
39-42 mm. 

K. 9. L. pectoralis Chp. ( - L. rubicunda Kb.). 

Avec L. Rubicunda et Dubia. Mai. Abondant ibidem. Se 
pose volontiers contre le tronc des arbres ou sur les 
pierres (K.) 

4. Ptérostigma presque carré, blanc en dessus, noir en 
dettious (mâle), entièrement noir (femelle). — Abdomen 
très-dilaté à l'extrémité, taché de jaune brun jusqu'au 
6« segment. — Aucune tache noire à la base des ailes 
supérieures. — Lèvre supérieure en grande partie noire. 



" Bien qu'indiqué en Lorraine (ancienne province) « le 
long des mares dans les bois » par M. Godron, Zoologie de 
la Lorraine, p. 132, ce Leucorhinia, pas plus que les autres, 
ue s'est offert à nos regards ailleurs qu'à Bitche, 



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bfiS ODONATES DE LA LORRAINE. 115 

l'Uiférieure toute noire. — Ecaille vulvaire prolongée en 
denx longnes lames. — Taille : 36-38 mm. 

R. 10. L. caudalis Ghp. ( - L. alJùfroiis Rb.). 

Abonde en Juin-Juillet à Tétang de Falkenstein. Peu com- 
mun aux Hasselfurter- et Welsrbweiher. Il a les habitudes du 
suivant (K). 

— Ptérostigma noir, oblong. — Abdomen presque cylin- 
drique, 8ub triangulaire, mince, taché de jaune jusqu'au 
6* segment. — Point de tache ou seulement une petite 
taohe noire à la base des ailes supérieures. — Lèvre 
supérieure en grande partie claire, Tinférieure blanc 
jaunâtre sur les côtés. — Dcaille vulvaire à une seule 
lame courte. — Taille : 38-40 mm. 

K. II. L. albifrons Buhm. non Raml>. 

Espèce boréale, très-commune à Tétang de Falkenstein, 
commune à celui de Hanau, a«gez rare au Welschweiher, très- 
rare au Hasselfurter Weilier (K.) Juillet. Ne s'écarte guère des 
étangs que pour aller se reposer de temps à antre accroclicf 
aux grandes herbes des bords. 

V. (t. DIPLAX Chp, (- ■■ Sympetrum Newm.) 

1. Abdomen noir chez le mâle adulte. — Appendices su- 
périeurs entièrement noirs ou brun foncé. — Pattes 
noires. — Trois taches jaunes formant la fleur de lys 
sous le thorax* — Ailes hyalines (cf ), légèrement safra- 
nées â la bâte <$). — Ptérostigma court, presque carré, 
noir ou blanchâtre. — Côtés du thorax largement rayées 
de noir. «^ Une tache noire sur le front {çf adulte). — 
Taille : SI— 35 mm. 

E. 12. D. seotica Don. 

Peu commun et surtout peu abondant en Lorraine, ex- 
cepté à Bitche, où il foisonne. Reclierche de préférence les 
mares herbeuses surtout celles des bois, les queues des 
étangs, les flaques d'eau et les rigoles des marais tourbeux. 
Thionviile, étangs de Gassion, mares tourbeuses des bois entre 
Haute-Yulz, Kûnlzich et Distrofl". Mares de la forêt de Ré- 
railly. Vallée de la Bisten. Queue de l'étang de Bru, prùn 



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116 FAUNE SYNOPTIQUE 

Donnelay. Bitche, Irès-coiiiinun sur toutes les tourbières. 
Juillet-Octobre. Se distingue au vol à la teinte ou plutôt au 
reflet sensiblement bleuâtre de ses ailes. 

— Abdomen rouge chez le mâle adulte. — Appendices su- 
périeurs rouges, jaunes ou brun clair, noirs seulemeDt à 
la point-e. — Point de tache jaune liliiforme soos le 
thorax. — Ptérostigma oblong plus ou moins allongé. — 
Côtés du thorax unicolores ou finement et étroitement 
striés de noir. — Pas de tache noire sur le front dans 

P^^-':,. le cf adulte 2. 

2. Une bande brune traiisverse à Textrémité des quatre 
ailes. - Le devant du thorax, l'espace interalaire, le 
dessus de Pabdomen brun olivâtre et les côtés du thorax 
jaune clair chez le mâle jeune et la femelle. — Taille: 

W/ 29-38 mm. 

^' \ K. 13. D. pedemontajui KM 

HJ^'*^ Espèce locale, -^àropre surtout aux prairies tourbeuses. 

^^ Vallée de la Bisten, en amont et surtout eu aval de Haïu- 

^y sous-Varsberg, où elle semble rare. M. Tabbé Kieffer l'a ren- 

^ . contrée plus à l'Est, dans la vallée de la Merle Mais elle se 

montre plus abondante aux environs deBitchr ù nousl'avons 
observée dès le milieu d'Août; elle semble persister jusque 
vers la mi-Octobre. 

_ Ce charmant Diplax ne saurait voler sans attirer inunè- 

:r-y diatement lattention du chasseur : ses ailes mises en mouve- 

ment produisent sur les yeux une sorte de chatoiement ca- 
ractéristique. 

— Point de bande obscure transverse aux ailes ... 3. 

3. Pattes jaunes, jaunâtres ou roussâtres en dehors, ou bien 
noires mais alors rayées extérieurement de jaune . 4. 

— Pattes entièrement noires en dehors (sauf la base). — 
Base des ailes tachée visiblement de jaune safrané, la 
tache de l'aile inférieure se prolongeant le long de la 
membranule 8. 

4. Base des ailes inférieures à tache jaune safrané se pro- 
longeant au-delà du triangle et occupant du tiers aux 
deux tiers de Taile. — Une tache de même couleur oc- 
cupant environ le quart basai des supérieures {(f) ou 
formant deux petites taches, l'une basilaire, l'autre mé- 



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DES ODONATES DE LA. LORRAINE 117 

diane vers le nodus, soit isolées, soit réunies en une 
longue bande occupant le tiers ou la moitié antérieurs 
de l'aile (?). — Ailes ayant la nervure costale rougeâtre 
en dehors, mais les antres nervules noires, surtout chez 
le mâle. - Taille : 34-38 mm. 

K. 14. D. Ilaveola Lin.* 

Jolie espèce également très-reconnaissable au vol par ses 
élincelanles couleurs mais à apparitions fort inconstantes. 
Klle fréquente les mares, les tourbières silvatiques, les 
marécages qui entourent les étangs. Assez commune 
icerlaines années) aux environs de Thionville aux étangs 
de Gassion et dans les fossés des fortifications. Assez 
abondante en ces derniers temps aux étangs de Courcelles- 
sur-Nied et de Bm près Donnelay. Plus rare et comme spo- 
radique à Bitche (K.), aux mares d'Hémilly, à Sarrebourg, au- 
tour des étangs du Stock et de Gondrexange, où nous n'avons 
pu apercevoir que des individus isolés. Juillet-Septembre. 
— Tache basale jaune safrané des ailes inférieures nulle ou 
petite et ne dépassant jamais le triangle. — Ailes ayant 
les nervures et la plupart des nervules rouges, rousses 

on jaunâtres chez les mâles adultes 5. 

5. Côtés et dessous du thorax jaune ou jaunâtre presqu'uni- 
colore sans stries ni taches noires. — Pattes jaunes dans 
leur plus grande partie dans Tadulte. Ecaille vulvaire 
non saillante, arrondie, entière. — Taille : 37—40 mm. 

E. 15. D. meridionalis de S. ( L. hybrida RbK** 

Vole en compagnie des D. striolata et sanguinea dont il 
partage les mœurs. U fréquente comme eux les contrées 

* L^espace safrané des ailes varie considérablement en 
étendue et en intensité dans cette espèce, de sorte que nous 
n'avons pu comprendre dans notre diagnose que les variations 
qu'elle présente généralement dans notre pays. 

** Nous avons remarqué que cette espèce porte souvent 
collés le long des nervures de ses ailes de petits corpuscules 
sphériques rouges semblables à des œufs d'msectes, sans pou- 
voir nous expliquer leur origine. Nous avons fait la même 
observation sur deux individus de la belle collection de M. 
Pougnet capturés en Suisse par M. Mcyer-Dttr. 



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tlf^ VAUNK 8YN0PTlQtTE 

marécageuses, particulièrement les talus de chemiu de fer, 
les routes, les clairières et la lisière des bois exposées au 
soleil et avoisinant les étangs et les mares. Assez répandu, 
mais généralement en petite quanlité. Thionville. Forêt de 
Rémilly. route d'Hémilly à Faux. Longeville-lès-Sl.-Avold 
à rétang de Merbette, chemins entre Tritteling et Faulquemont 
et à Bitche (K.). Plus abondant que ses deux congénères dans 
le sud de la Lorraine, notamment aux environs de Dieuze. 
de Gelucourt, de Moussey, d'Avricourt, de Récbicourt, de 
Gondrexange, d'Hattigny, de Rhode. . . . Juillet-Septembre. 

— Côtés du thorax jaunâtres, marqués visiblement de trois 
«tries obliques noires, plus larges et plus apparentes 
par-dessous où elles forment des taches. — Pattes à 
peu près mi-jaunes ou mi-jaunàtres et mi-noires dans 
leur plus grande partie 6. 

6. Ailes inférieures marquées à la base le long de la mem- 
branole d'une tache petite jaune safranée, les supérieures 
d'un vestige de même couleur. — Les 2 tibias postérieurs 
tout noirs (mâle). — Ecaille vulvaire non saillante, pro- 
fondément échancrée, presque bilobée. — Ptérostigma 
dilaté, jaune (d*) ou jaunâtre (Ç). — Taille: 38-42 mm. 

E. 16. 1). Fonscolombii de S. 

Espèce des plus rares en Lorraine. Jusqu'à ces derniers 
temps elle n'était représentée dans notre collection que 
par deux spécimens indigènes, l'un provenant des environs 
de Thionville, l'autre du pays de Bitche où M. l'abbé Kieffer 
ne lui assigne que deux habitats: Hanauer — et Welsch- 
weiher. Mais, le 19 Août 1885, nous eûmes la chance de mettre 
la main sur cinq individus encore jeunes, accrochés aux 
scirpus qui bordent l'étang de Réchicourt ipartie méridionalei. 
Juillet-Septembre. 

— Les 4 ailes à peine ou simplement lavées de jaune clair 
à leur point d'attache. — Les 2 tibias postérieurs jaunes 
ou rayés visiblement de ja;me (mâle). — Ecaille vul- 
vaire plus ou moins saillante, entière, aiTondie, tronquée 
ou subémarginée. — Ptérostigma peu dilaté, rouge foncé 
(•$).— Taille: 37-41 mm , 7 

7. Bande étroite noire de la base du front dépassant le 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE 119 

nivean des antennes et descendant brièvement contre les 
yeux dans renfoncement qui l66 sépare du front. — 
cf Abdomen robuste, élargi à Textrémité, hameçons à 
branche interne courte et recourbée en dehors. $ Ecaille 
vulvaire saillante en onglet. — Taille : 36-38 mm. 

K. 17. D. vulyata Lin. 

Assez peu conuuun. Nos plus beaux exemplaires provien- 
ueiit des fossés des fortifications de Thionville et des routes 
qui sillonnent la forêt de Rémilly si riche en mares. Nous 
en avons aussi capturé quelques-uns à Bilche, aux environs 
de Bannslein. Mi-Juillet -- Fin Septembre. 

— Bande étroite noire de la baie du front ne descendant 
pas au-dessous des antennes. — çf Abdomen plus grêle, 
plus égal, hameçons à branche interne plus longue que 
Pexteme et croisée sur elle. $ Ecaille vulvaire peu sail- 
lante, arrondie ou subémarginée. — Taille: 38-43 mm. 

K. 18. D. striolata Charp. * 



* La science est-elle enlin définitivement fixée sur Pauto- 
nomie de cette espèce? Une lettre toute récente de M. de 
Sélys à un de nos infatigables correspondants (M. Martin, 
avocat au Blanc [Indre]) nous autorise a le croire. 

Pour mettre nos lecteurs à même de juger la question, 
refaisons brièvement l'histoire de D. striolata. 

Distingué sous ce nom du type vulgata Lin. par Totissaint 
d€ Charpentier (Libellulinœ europeee descriptœ ac depictœ. 
Leipzig, 1840), ce Diplax fiit tour à tour admis et rejeté par les 
auteurs. 

Ses principaux partisans sont: MM. Hagen et de Sélys 
{ Revue des Odonates d'Europe, 1850), Brauer et L'ôw (Neurop- 
tera austriaca, 1857), Hagen (Synonsis of the Neuroptera of 
I^orth America, 1861), Ansserer (Neurotteri tirolesi, 1869): 
Brauer (Die Neuropteren Europas, 1876}, Hermann Albarda 
(teste de Selys ipso loc. infra cit.). 

Parmi ses adversaires ou du moins ceux qui inclinent k 
ne l'accepter tout au plus que comme forme ou race locale 
dépendant du type linnéen, on compte MM. Meyer-DUr (Die 
Neuroptem-Fauna der Schweiz, 1874), Schoch (Analytische 
Tafeln zum Bestimmen der schweizerischen Libellen, 1878) 
Mac Lachlan (Journal de la société linnéenne de Londres, 
tome XVI, 1881), enfin de Sélys (Révisiou des Diplax paie- 
arctiijues, 1884), 



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\'ii) PAT Nfi SYNOPTlQÛR 

Coiiiiiiuu. Ne fréquente pas seulement comme le précè- 
dent les endroits aquatiques ou humides et leur voisinage: 
mais il se transporte aussi et vit parfois eu grande abondance 
dans les lieux secs, sur les revers des collines exposés au 
soleil, le long des haies, dans les sentiers des champs, à la 
lisière des forôls. Ce mouvement se produit à rarrière-saison. 
époque où les brouillards chassant des vallées les petits insectes 
dont les Odonates se nourrissent les forcent à rechercher à 
leur poursuite les parties abritées des hauteurs. De la mi- 
Juillet aux premiers jours de Novembre. Plusieurs années 
de suite il nous est arrivé de capturer quelques exemplaires, 
du 8 ou 15 Novembre, dans les jardins et les vergers qui 
dominent le village de Bionville. Posés sur des perches à 
fèves ou dans les parties dénudées des sentiers ils semblai- 
ent jouir avec délices des derniers rayons de soleil dont nous 
gratinait l'été dit de la St.-Martin. 

8. Devant de la tête, côtés et dessous du thorax restant 
toujours jaunes ou jaunâtres^ même dans Padulte. — 
Abdomen du mâle non étranglé au milieu, subdépnmé. 
celui de la femelle cylindrique, peu ou point comprimé. 
— Appendice anal inférieur du mâle noirâtre à pointe 
lisse. — Ptérostigma jaunâtre ou bran clair. — Pattes 
ayant les hanches et une partie des cuisses jaunes même 
dans les mâles adultes. — Taches abdominales réduites 
â une macule noire conique ou virguliforme ressortant 
sur le fond jaune orange de Textréraité de chaque seg- 
ment. — Taille : 38-34 mm. (dans notre exemplaire). 
E. 19. l). deprf'ssivsrttld de S. ( L. Genoi Ilb.). 

Ce dernier ouvrage nous semblait offrir le verdict de la 
science en rattachant D. striolafa Ch., comme race méridionale 
et centrale, au type vulgata Lin., connue au Nord de l'Europe, 
lorsque l'extrait' d'une lettre de son auteur à M. Martin nous 
fut complaisamment communiqué il y a quelques mois. M. de 
Sélys y affirme que ^toutes réflr.rions faites et aprhét'udes attep- 
tives, il sépare spécifiquement les deux DioUix". Outre les carac- 
tères déjà connus et publiés il en relevé un nouveau, très- 
facile à constater et commun aux deux sexes : la bande étroite 
nnire de la base du front dépassant ou non le niveau des antennes. 

Nous osons espérer que cette observation du célèbre 
odonatologup clora irrévocablement la question. 



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DES ODONADES DE LA LORRAINE. 121 

Le 19 Août 188'2, uous avons capturé un exemplaire 
mâle de celte espèce méridionale au milieu d'un grand 
nombre de Diplax vulfrala et sànguinea sur un talus des fossés 
de la route de Bannstein à Waldeck, dans la forêt. 
— Devant de la tête, côtés et dessous du thorax d*abord 
olivâtre clair puis prenant vite la couleur rouge cinabre. 
— Abdomen du mâle étranglé au milieu, celui de la fe- 
melle comprimé dans toute sa longueur. — Taches ab- 
dominales des segments du milieu consistant en une 
raie longitudinale noire, étroite sur le côté à fond jau- 
nâtre ou rouge de chacun d'eux. — Ptérostigma noirâtre 
ou rouge. — Appendice anal inférieur du mâle roussâtre 
à pointe un peu échancrée. — Pattes entièrement noires, 
sauf rintérieur des deux cuisses antérieures qui est jaunâtre 
dans les mâles fraîchement éclos et dwns les femelles. - 
Taille : 33-38 mm. 

E. ^20. I). sanr/Kinea Mill. ( L. Kœselii Rb.). 

Etangs, marais, mares et chemins circonvoisins. Répandu 
partout en Lorraine. Metz ^L.R.),Thionville, Ronlay. Sarrebourg. 
Dieuze. Hitche (K). Juillet— Septembre. 



2c ÏRiBr. CORDULINES. 

Genre VI. CORDrLIA Leach. 
E. 21. Espèce unique: C. œnea Lin. 

Bord des pièces d'eau, des mares, des étangs. Observé 
en abondance en 1869 et 1872 au Jardin botanique de Fresca- 
telli par M. l'abbé Friren. Très-rare aux environs de Tbion- 
ville, oii n'en n'avons jamais pris qu'une seule paire, près de 
la ferme de Gassion. M. l'abbé KielTer le sijrnale dans la 
vallée de la Merle au bord du Schmelzweiber, mais plus 
communément au pays de Bitcbe dont cette espèce habite 
tous les étants. Le même observateur remarque que celle 

6 



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r 



122 FAUNE SYNOPTIQUE 

corduline, et surtout la suivante, sont difficiles à saisir. * Peu 
commun. Mai— Juillet. 

(}enre VII. SOMATOCHLORA de Sel, 

K. 22. Espèce unique: S. metallica Vandl. 

Mêmes stations et mœurs que le précédent, mais bien 
plus rare et persistant plus longtemps, de Mai à Septembre. 
N'a été rencontré jusqu'ici qu'à Bitche, où il est associé au 
C. œnea (K.), et aux alentours de l'étang de Mermette, près 
Longeville-lès-St-Avold, où nous avons pris un mâle occupé 
à la chasse avec plusieurs autres aux bords du ruisseau qui 
alimente le moulin du même nom, vers la Mi-Juillet 1^*2. 
Très-rare. 

M. de Sélys nous fait espérer la découverte en Lorraine 
(les S. flavomaculata Vandl. et arctica Zett. Le premier 
habite tous les pays circonvoisins, la France, la Belgique 
(Ardennes), l'Allemagne et la Suisse. 11 se distingue surtout 
par une tache jaune qui colore les côtés du front devant 
chaque œil ainsi que ceux du tnorax et de l'abdomen, et 
par les appendices anals supérieurs du mâle bidentés en des- 
sous, non anguleux à l'extrémité. 

S. arclica, observé sur le plateau d'Arlon, à 500 m. 
d'altitude, aurait pu aussi parfaitement trouver chez nouî^ 
des stations similaires sur bien des sommets humides des 
Basses-Vosges, où il volerait en compagnie de L. dubia, D. 



* Nous avons eu l'occasion de nous en convaincre un jour 
qu'après une bonne demi-heure de guet au bord de l'étang 
des Prêtres, près de Fribourg' Lorr.), où passait et repassait sans 
cesse une corduline, nous n'avons pu réussir ni à la prendi"e, 
ni à la distinguer spécifiquement au vol. 

Suivant M. Liniger (Die Odonaten des bemischen Mittel- 
landes, I88l\ C. œnea serait le plus facile à capturer à cause 
de sa curiosité excitée par le filet sur lequel il vient même 
parfois se poser. M. Meyer-Dur 1. c, est de l'avis contraire ; il 
prétend que cette espèce, comme certaines jEschnides, se 
rend parfaitement compte de la longueur du manche du 
filet, sait toujours se tenir à la distance d'un pied environ 
hors de sa portée, semblant ainsi prendre plaisir à défier les 
efforts du chasseur. 



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DÈS 0D0NATÈ8 DE LA LORRAINE 123 

scotica et À. lunulatum, odonates qui partagent les mêmes 
goûts subalpins. 11 diffère de ses congénères par la tache 
jaune antéoculaire, par les appendices anals supérieurs du 
mâle tridentés en dessous, à pointe non retroussée mais 
semi-circulaire, enfin par l'écaillé vulvaire de la femelle tri- 
anjïulaire. entière. 



Sous-FamiUe II. iBSCHNIDES. 

3c Tribu. GOMPHINES. 

Genre VIIL 0NYCH0G0MPHU8 de Sél. 

E. 23. Espèce unique : 0. forcipatus Lin. ( - 6. unguiculatus Rb.). 

Cette Gomphine, ainsi que toutes les autres indigènes (le 
genre Cordulegaster excepté), se plaît aux bords des étangs, 
des mares, des cours d'eau d'où elle se répand dans les 
chemins environnants, principalement ceux des forêts, aimant 
à se poser sur le sable, les pierres, dans les clairières, dans les 
places dénudées des talus et des berges herbeuses. Thionville, 
bords de la Moselle et au grand étang de Gassion. Yitry, rives 
de l'Orne, notamment près de Moulin-Neuf. Budange, au bois 
de Richemont. Hagondange, sablonnières près de la gare. 
Sarrebourg, mares de la route de Sarraltroff appelées Kies- 
îçrube. Bitche, le long des routes, dans les forêts humides (K.). 
Assez répandu, mais passablement défiant et difficile à appro- 
cher. Les femelles sont rares et s'éloignent plus des eaux 
que les mâles. Juin— Juillet. 

Genre IX. OPfflOGOMPHUS de Sél 
E. 24. Espèce unique: 0. seiyentinvs Chp. 

Gomphine peu répandue en Europe, propre exclusivement 
au Sud-Est de la Lorraine, c'est à dire aux Basses-Vosges, 



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124 FAUNE SYNOPTIQUE 

partie boisée iiumide et montagneuse qui s étend de Bitche 
au Donon. Encore n'y est-elle représentée que par des individus 
isolés *, chassant rapidement le long des roules, s'élevanl 
parfois à de grandes hauteurs et se posant rarement à terre 
ou sur des brandies d'arbres à portée du filet. Ce sout 
ces mœurs sauvages qui en rendent la capture fort diflicile. 
surtout celle des femelles réputées pour très-peu nombreuses. 
Cependant, chose singulière, les seuls exemplaires pris jus- 
qu'ici par M. rabj)é Kieffer et par nous dans les environs de 
Bitche sont trois ?. L'été dernier seulement nous avons 
réussi à capturer un çf dans une clairière sablonneuse 
de la forêt, à gauche du chemin direct de la maison fores- 
tière du Hirschwald à Walscheidt. De son côté notre confrère 
a observé cette espèce un peu plus au sud dans la vallée de 
la Sarre blanche en amont de la censé Massé. Nous l'avons 
encore remarquée bien plus bas dans les chemins de laforèl 
qui longe la frontière française entre Hattigny et Richeval. 
Juillet-Septembre. 

Cenre X. GOMPHUS (Leach) de Sel. 

Ligne dorsale jaune de Tabdomen ne dépassant pas 
le septième segment. — Pattes noires, tout au plus 
jaune pâle en dessous de la cuisse antérieure. — Les 
deux raies médianes noires du thorax plus étroites que 
rhumérale et la latérale. — Nervure costale noire eu 
dehors. — Appendices anals supérieurs du mâle subite- 
ment pointus. — Taille: 48-52 mm. 

E. 25. (1. viilgatissimus Lin. ( G. forcipatus Rb.) 

Mêmes stations et mœurs que l'Onychogomphus forci- 
patus, mais paraissant bien plus tôt et ayant des habitudes moins 
défiantes. Thionville, fossés des fortifications, où certaines 
années nous le prenions dès la fin d'Avril, ainsi qu'aux 
étangs de Gassion. Vallées de l'Orne à Vitry, de la Nied alle- 
mande à Guiuglange et à Bionville, où il est toutefois moins 



• M. l'abbé Kieffer constate que cette espèce a été 
abondante à Bitche en 1885 (Suite des contributions à la 
Faune et à la Flore de Bitche, 1886), 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE. 125 

fréquent que le suivant. Guenkirchen (K. fm Avril 1886). 
Sarrebourg, aux mares de Kiesgrube. Bilche (K.). Mai-Août. 
Assez répandu et semblant préférer les eaux stagnantes aux 
eîiux courantes. 

Ici viennent se placer naturellement deux Gomphus ob- 
servés aux environs de Paris et qui pourraient tôt ou tard 
s'offrir à nous en Lorraine. L'un, G. fïavlpes Clip., se rapproche 
l)eaucoup du G. vulgatissimus dont il se dislingue par ses 
trois derniers segments abdominaux tachés de jaune et ses 
pattes jaunâtres. L'autre, G. similiimus de Sél. (— G. zebratus 
Rb.). tient à la fois du G. vulgatissimus par le thorax et du 
G. pulchellus par le reste des caractères. Du premier il se 
différencie facilement par ses trois derniers segments tachés 
de jaune et la nervure costale jaune en dehors, du second 
par les tarses postérieurs entièrement noirs et la ligne noire 
médiane des côtés du thorax courte et n'existant qu'en bas. 
Bien que cette dernière espèce soit déclarée «commune dans 
les bois» par Godron, Zoologie de la Lorraine, nous avouons 
qu'elle ne s'est présentée nulle part jusqu'ici à nos obser- 
vations. 

Ligne dorsale jaune de l'abdomen s'étendant sur tous 
les segments. — Pattes jaunes, lignées de noir, à tarses 
entièrement noirs. — Les deux raies médianes noires 
du thorax plus épaisses que l'humérale et la latérale. 
— Nervure costale jaune en dehors. — Appendices 
anals supérieurs du mâle subtronqués à la pointe. — 
Taille : 48-50 mm. 

M. 26. G. pulchellus de Sél. 

Stations, et mœurs du précédent. Thionville, peu commun 
au grand étang de Beau regard. Se renconlre plus fréquem- 
ment dans les vallées de la Nied française, de la Nied alle- 
mande, des Nieds réunies, dans celle de la Seille à Dieuze. 
Se voit aussi à Sarrebourg, aux mares de Kiesgrube. ainsi 
que le long du canal des Salines entre Loudrefing et Mitters- 
heim, enfin à Bitche où M. l'ahbé Kieffer l'a capturé à l'étang 
de Lôchersbach. Les mâles quittent peu les eaux, dont ils 
longent volontiers les bords à Tinstar de l'espèce suivante, 
priais les femelles se trouvent répandues dans les raies et les 



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'^f:<^:J^ 






126 



FAUNE SYNOPTIQUE 






chemins des champs ou près voisins. Du commencement de 
Juin à la mi-JuUlel. Semble s écarter moins du bord des 
eaux que son congénère et par conséquent plus difficile à pren- 
dre. Recherche comme lui les cours d*eau arrosant de grandes 
prairies mais parait avoir jusqu'ici chez nous une aire d'ex- 
lension plus développée. Ses habitudes sont aussi plus vives 
ot plus voraces. 

(ienre XL CORDVLEQASTER Leach . 

R. -27. espèce unique : C. a/i/iw/a;t/5 Latr. l - G. lunulalusRb.). 

Grande et magnifique espèce spéciale aux Basses Vosges 
lorraines où elle abonde. Nous l'avons surtout observée à 
foison au Nord et au Sud de la chaîne : M. l'abbé Kieffer a 
Bitche et dans la partie supérieure des vallées de la Sarre 
rouge et de la Sarre blanche, nous-même dans la vallée de 
la Bièvre en amont de Walscheidt. 

Elle existe aussi à une altitude inférieure dans la vallée 
de la Haute Bosselle aux environs du moulin de Âmbach. 
ainsi que dans celle de la Bisten vers la ferme de la Hette. 
mais ce n'est pour ainsi dire qu'à l'état sporadique et par 
individus isolés. De cette double observation, qui s'applique 
également (mais pour Bitche seul) à Diplax ped^montana 
et à Somatochlora metallica^ l'on doit conclure que Thabilat 
de ces espèces est éminemment vosgien. 

Ce bel Odonate rappelle exactement l'hirondelle par son 
habitude de voler rapidement à ras des berges, de descendre 
et de remonter sans cesse les mêmes ruisseaux d'eau vive, 
les mêmes torrents des montagnes, ne s'arrêtant que de 
temps en temps pour se reposer suspendu aux branches ou 
aux herbes des bords. Rarement il longe, et toujours soU- 
laire, la lisière ou les chemins découverts des forêts, jamais 
il ne se voit sur les eaux stagnantes. 

Comme il est d'un naturel peu craintif et qu'on l'entend 
approcher de loin à un certain bruissement des ailes (K.) ou 
peut s en emparer assez aisément. Mai— Juillet. 

Suivant M. de Sélys nous avons encore probablement en 
Lorraine le Cordulegaster bidendatus de SéL, commun à toutes 
les contrées qui nous entourent. Cette Gomphine vient d'être 



^j,. 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE. 127 

indiquée à Plombières par M. Mac Lachlan dans ses Recherches 
névroptérologiques dans les Vosges^ 1884. Rien donc d'impos- 
sible à ce qu'elle se propage jusque chez nous dans la région 
montagneuse si riche en ruisseaux torrentiels qui avoisine le 
Donou. Elle ressemble extrêmement à sa congénère ; elle 
n'en diffère guère que par les appendices anals supérieurs 
du mâle éloignés (et non rapprochés) à leur base, munis de 
deux dents (au lieu d'une seule), et par la lèvre supérieure 
de la femelle bordée inférieurement de noir. 



4o Tribu. iESCHNINES. 

Genre XII. ANAX Leach, 

E. 28. Espèce unique : A. formosus Vandl. 

Assez répandu en Lorraine, particulièrement sur les grands 
étangs. Etangs de Gassion, près de Thionville, de Courcelles- 
8ur-Nied, de Vallerange, des Essarts près Dieuze, de Bru 
près Donnelay, du Stock et autres environnant Rhode, de 
Lindre, de Gelucourt, de Hattigny. Bitche (K.). 

Plus rare et isolé sur les mares ou pièces d'eau de peu 
d'étendue, notamment aux mares de Bloury et d'Hémilly, 
à la Kiesgrube près Sarrebourg, ainsi qu'au réservoir du 
Jardin botanique de Frescatelli. 

Se rencontre aussi parfois dans les parties peu courantes 
des rivières, sur les eaux mortes, les canaux surtout ceux 
qui alimentent les usines et les moulins, par exemple celui 
des anciennes forges de Moulin-neuf îi Vitry et celui du 
moulin de Bionville. Fin Mai— Août. 

Cet Odonate justifie bien ses deux noms A' Anax formosus 
par ses brillantes couleurs, ses grandes proportions, son vol 
majestueux et incessant qu'il prolonge souvent des heures 
entières au-dessus des étangs sans approcher des bords. Mais 
c'est surtout quand on voit avec quelle rapidité il s'élance 
sur une proie parfois presqu'aussi grosse que lui (Gomphus),avec 
quelle aisance il l'emporte au loin tout en volant dans ses ter- 
ribles pattes, avec quelle vorace férocité il la déchire et la broie 



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128 FAUNE SYNOPTIQUE 

avec ses solides mandibules, c'est alors que l'on comprend 
le tilre dlmpcratov que lui a décerné l'auteur anglais (Leach)! 
Oui, là il se révèle vraiment, comme l'aigle dans les Oiseaux, 
ou le lion parmi les Mammifères, il se montre entre les 
Articulés l'empereur des insectes de proie ! 

l II autre Anax, commun aux environs de Paris, A. Par- 
thenope de Sél. ( A. parisinus Rb.)- se rencontrera peut-être 
ici. On le distinguera facilement, même au vol, duformosus 
a son thorax roux olivâtre (et non vert) et à l'abdomen obscur, 
excepté les deuxième et troisième segments qui brillent d'un 
lieau l)leu. 

(ienre Xlll. BRACHYTROX hJvans. 

K. ;M». Kspère unique : B. praleme Mill. (.i{. vernalis Rh.). 

Observé seulement sur une petite mare * berbeuse près 
de Bcaiiregard, non loin du chemin de fer de Metz. 11 s'y 
irouvitil chaque année en grande abondance dès le 15 Avril 
et y persistait jusque vers les premiers jours de Juin. C'est 
riEscliiiinc la plus facile à capturer par suite de son vol 
saccadé et peu soutenu qui rai)pelle celui des sauterelles. 

C.enre XIV .ESCHNA Fahv. 

1. \'ertex marqué d'une tache noire en forme de T. — 
Abdomen très- tacheté de bleu, de vert ou de jaune. — 
Ailes incolores ou peu colorées de roux 2. 

— A ertex sans tache noire en forme de T. — Abdomen 
brun ou roussâtre presqu'unicolore. — Ailes entière- 
ment roussâtres. — Points bleus à Pattache des ailes. 

- -Appendices anals supérieurs du mâle sans dent basale.— 
Taille de 2E. cyanea ou un peu plus forte : 72-76 mm. . . 5. 

2. Ptérostigma très-court (3 mm.), de forme presque carrée. 

— Membranule courte, blanchâtre, cendrée en dedans. 



* Cette mare très-peu considérable paraissant déjà en 
1869 en voie de se dessécher, nous pourrions avoir à craindre 
pour notre pays la perte de cet Odonate essentiellement local. 



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bËS odonaTes de la lorraine. 129 

— Baie noire transverse du milieu de la face peu dis- 
tincte. — Appendices anals supérieurs du mâle à pointe 
contournée en dedans. — Thorax marqué en avant de 
deux larges taches ovales-lancéolées de couleur verte 
sur fond brun. — Taille: 72-74 mm. de longueur. 

E. 30. M: cyanea Mull. ( à], maculatissima Rb.). 

Très-commun partout de la Mi-Juillet à la fin d^Octobre. 
C'est la seule des iËschnines indigènes qui persiste à voler 
et à chasser après le coucher du soleil jusque vers le cré- 
puscule. Elle plane volontiers dans les clairières des bois, 
le long des chemins ombragés. Elle est tellement peu 
farouche qu'elle s'aventure souvent loin des eaux et jusque 
dans les villes (de Sélys.). 

— Ptérostigma médiocre ou long (4-5 mm.), de forme 
allongée. — Membranule médiocre, noirâtre ou cendrée, 
plus claire à la base. — Raie noire transverse au mi- 
lieu de la face très-marquée ou nulle. — Appendices 
anals supérieurs du mâle non contournés intérieurement. 

— Devant du thorax à fond brun ou jaune marqué de 
deux raies ou petites taches jaunes étroites, oblongues 
ou lancéolées-linéaires 3. 

3. Secteur nodal très-rapproché du milieu du ptérostigma. 

— Côtés du thorax à fond brun marqué de deux bandes 
jaunes bien arrêtées par du noir. — Raie noire trans- 
verse du milieu de la face très-distincte. — Ptérostigma 
surmontant au moins quatre cellules. — Nervure costale 
largement et distinctement jaune. — Appendices anals 
supérieurs du mâle non pointus. — Taille très-grande : 73 
mm. dans notre unique exemplaire. 

E. 31. /E. juncea Lin. 

Très-rare en Lorraine, cette espèce n'a été rencontrée 
jusqu'ici que par individus isolés au bord des étangs et le 
long des roules des forêts du pays de Bilche. Trois exem- 
plaires ont été capturés par M. Tabbé KieflFer et un seul pnr 
nous. Juillet— Août. 

M. Pidancet, 1. c, décrit et signale comme commun aux 
environs de Besançon un JK. nouveau qu'il dédie à son frère 



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130 FAUNE SYNOPTIQUE 

et nomme M. Jvsti. H nous semble se rapprocher beaucoup 

de .E. junce^ Lin. 
— Secteur nodal très-rapproché de rextrémité extérieure 
du ptérostigma. — Côtés du thorax bruns à bandes 
jaunes très-larges, ou jaunâtres avec lignes noires. — 
Pas de raie noire transverse au milieu de la face. — 
Ptérostigma surmontant deux ou trois cellules. — Ner- 
vure costale légèrement et peu distinctement jaune 
surtout dans sa première partie. — Appendices anals 
supérieurs du mâle pointus. — Taille grande : 60-65 

mm. de longueur 4. 

4. Côtés du thorax bruns avec deux bandes jaunes très- 
larges. — Appendices anals supérieurs du mâle nus à 
la base et poilus en dedans, ceux de la femelle plus 
longs que les deux derniers segments abdominaux. — 
Taille : 60-65 mm. 

K. l)î. .£. mixta Latr. 

Assez rare en Lorraine et comme localisé dans certains 
fossés et étangs. Fossés des fortifications de Metz (Friren) et 
de Thionville. Etangs de Mermette près Longeville-lès-St-Avold 
(K.), de Gassion près Thionville, de Courcelles-sur-Nied et 
de Lindre. Vallées de la Merle (K.) et de TOrne au-dessous 
de Vitry. En outre un exemplaire isolé a été recueilli par 
nous dans la vallée de la Bisten, en amont de Varsberg, 
un autre par M. l'abbé KielTer dans la vallée de la Zinzel 
vers Mutterhausen. Mi-Juillet— Mi-Octobre. 

— Côtés du thorax jaunes avec deux lignes noires. — 
Appendices anals supérieurs du mâle dentés à leur base 
et presque glabres, ceux de la femelle égalant à peine 
les deux derniers segments abdominaux. — Taille: 
63 mm. dans notre unique exemplaire. 

E. :V2. JE. affinis Vandl. 

Nous n'avons capturé jusqu'ici qu'un seul exemplaire 
mâle de cette rareté près de la maison forestière du Hirsch- 
wiild, au-delà de Walscheid, en mi-Juillet 1885. 

5 E. 34. ^. grandis Lm. 

Bords des rivières, des canaux, plus rarement des étangs d'o(i 



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bÊS ODONA-TES t)Ê LA LORRAINE. 131 

il se transporte rapidement et comme par bonds gigantesques le 
long des chemins et des clairières des bois environnants. 

Insecte assez rare, nul à Thionville, mais assez commun 
à Metz (P.). Bords de l'Orne et du canal de Moulin-Neuf près 
Vitry. Etangs de Porcelette et de Diesen. Vallée de la Merle 
(K.). Forêt de la Garenne près Moussey, bois entre Hattigny 
et la Haye des Allemands. Bitche (K.), routes des forêts qui 
avoisinent les étangs où on le voit s'élever à de grandes 
hauteurs puis se reposer de temps à autre sur les troncs de 
pins hors de portée du filet du chasseur. Nous avons égale- 
ment observé ce bel Odonate planant majestueusement le 
long de la frontière luxembourgeoise, au-dessus de rAlbach, 
en aval de Mondorf. Mi-Juillet— Septembre. 



Sous-Famille III. AGRIONIDES. 

5e Tribu. CALOPTÊRYGINES. 

Genre XV. GALOPTERYX Leach. 

Ailes arrondies, assez larges, d'un bleu foncé {çf adulte), 
d'un brun clair (cf jeune et ? adulte). — Taille : 45- 
48nim., quelquefois 42-44mm. 

K. 35. C. Virgo Lin. 

Assez commun, mais point partout. Paraît se plaire seulement 
le long des ruisseaux et des petites rivières demi-courantes. 
Ainsi, il fuit la Moselle, la Sarre, la Seille, l'Orne, les xNieds, 
tandis qu'il fréquente leurs affluents, la Bibiscbe, la Canner, 
la Fentsch, le ruisseau d'Uckange, l'Anzelingerbach, la Bisten. 
la Rosselle, l'Albe et les autres petits cours d'eau qui s'y 
jettent jusqu'à leurs embouchures. Habite également les 
Vosges lorraines: le pays de Bitche, les vallées de la Zorn 
et de la Bièvre. Mai— Août. 



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132 FAUNE SYNOPTIOUE 

Ailes atténuées, un peu étroites, hyalines et traversées 
avant l'extrémité par une large bande d'un bleu clair 
{(f jeune), bleu foncée içf adulte), entièrement hyalines 
avec les nervules et nervules verdâtres (Çl. — Taille: 
45-48 mm., parfois 42-44mra. 

\i. 36. G. splendem Hahk. ( C. Ludoviciaiia \\h.), 

Uèpaiidu un peu partout, aux. bords de tous les cours 
d'eau, rivières, ruisseaux, canaux, fossés. Dans le pays de 
llitche seul il est moins commun que son congénère ; M. l'abbé 
KielTer ne l'y a rencontré en abondance que le long du 
Kalkeusteinerbach, en aval de TUnterweilier. Mi-Mai— Août. 



60 Tkihu. AGHIONINES. 

Heure XVI. SYMPYCNA Charp. 
K. 37. Kspèce nnique : S. fu$cn Vandl. 

Disséminé en Lorraine, élanjis, fossés, mares et même 
lieux simplement humides des bois environnants. 

Thionville, fossés des fortifications, mare au-dessus de 
\[^'' Vutz le long de la route de Metzerwisse, étangs de 
Beauie^^ard et de (îassion, fond de Reuvange sous-Justemonl. 
Metz, à l'étang de Gourcelles-sur-Nied. Sarrebourg, aux en- 
virons d'AlbestrolT, d'Avricourl, de Moussey, de Bénestroff, 
de Liolncourt, de Lulzelbourg. de Gondrexange, de Réchicourt, 
des fermes do Kelzing et de Uomécourt. Bitche (K.). Juillet- 
Septembre. 

Nous avons vu cette espèce voler dès le '23 Avril 187'2 
dans les fossés des fortifications de Thionville, ainsi qu'au 
l)ord de la mare de la route de Metzerwisse au-dessus de 
H»" Yutz. M. 1 ahbé Kielfer en a capturé deux exemplaires, 
le 13 Mars 18H4, voltigeant dans les bruyères des environs 
de Bitche. Ges derniers avaient les ailes luisantes et le 
ptérostigma transparent. 



k 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE. 133 

Or, à quoi attribuer ces faits d'apparition veriiale ? Est- 
ce à l'hivernation, succédant brusquement à des éclosions 
tardives de Tannée précédente, ou bien à des éclosions 
récentes et anormales? Des observations mieux suivies nous 
le diront sans doute. 

Genre XVll. LESTES Leacfu 

î- Occiput vert- bronzé ainsi que le dessus du corps. — 
Appendices anals supérieurs du mâle munin de deux 
dents ou tubercules, sans dilatation médiane .... 2. 

— Occiput jaune et le dessus du corps vert-doré brillant. 
— Appendices anals supérieurs du mâle miiuis d'une 
seule dent à la base et d'une dilatation médiane . . 4. 

-• Thorax et abdomen ne devenant pas pulvérulents dans 
le mâle adulte. — Ptérostigma très-dilaté, roussâtre 
clair dans l'adulte. — Appendices anals inférieurs du 
mâle presque contigus, très-courts, n'atteignant pas la 
moitié des supérieurs. — Valvules vulvaires de la 
femelle fortement dentelées à leur extrémité. — Taille: 
40-42 mm. 

\i. 38. L. riridù Vandl. 

Espèce rare chez nous. Paraissait dès la lin de Mai 
«ans les luzernières qui séparent les étanfçs de Gassioii près 
'^^ Thionville. 

Un exemplaire nous a été apporté en Aoûl IS81 par 

;*• ï'abbé KieflFer de l'étang de Mermette, près Longoville-iès- 

'^'Avold, on il l'a trouvé abondant, un second a été capture 

P^^ ^ nous aux mares d'Hémilly, un troisième provient des 

environs de Metz (Lucien Bellevoye). '20 Mai— Septembre, 

^"^ Thorax et partie de l'abdomen devenant pulvérulents 

dans le mâle adulte. — Ptérostigma non ou peu dilaté, noir 

ou brun roux dans l'adulte. - Appendices anals inférieurs 

du mâle écartés allongés et dépassant la nioitié des 

supérieurs. — Valvules vulvaires de la femelle finement 

dentelées 3. 

"^- Appendices anals supérieurs du mâle à deux dents 
inégales et écartées l'une de l'autre, les inférieurs di- 
latés à l'extrémité arrondie et penchée en dedans, — 



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134 FAUNE SYNOPTIQUE 

1er segment abdominal (? et (/ jeune) marqué d'une 
tache vert bronzé oblongue, quadrangulaire. — Ptéros- 
tigma plutôt noir que brun dans l'adulte. — Taille: 
36-39 mm. 

E. 39. L nympha de Sel. (-^ ^- forcipula Rb.). 

Se trouve autour des étangs, des mares et le long des 
fossés qui y aboutissent, avec le suivant, mais bien moins 
commun. Juin— Septembre. 

— Appendices anals supérieurs du mâle à deux dents 
égales et assez rapprochées, les inférieurs droits et non 
dilatés à l'extrémité. — Tache vert-bronzé du l**" seg- 
ment abdominal (? et cf jeune) demi-circulaire, arrondie 
antérieurement. — Ptérostigma plutôt brun ou roux 
que noir dans Tadulte. — Taille: 35-37 mm. 

E. 40. L. sponsa Hans. 

Commun et abondant sur toutes les mares, tourbières, 
étangs, fossés, où il est souvent mêlé au précédent. Juin- 
Septerabre. 

4. Ptérostigma roussâtre unicolore (adulte). — Lignes 
jaunes du thorax très-fines, la médiane à peine visible. 
— Appendices anals inférieurs du mâle très-courts, atteig- 
nant environ le tiers seulement des supérieurs, conver- 
gents à leur pointe. — Taille : 32-36 mm. 

E. 41. L. virens Gharp. (-- L. vestalis Rb.). 

Vole associé au L. sponsa, mais pas partout. Non ob- 
servé à Metz ni à Thionville. Assez abondant à l'étang de 
Gourcelles-sur-Nied. Se voit encore ailleurs mais en petites 
quantités, par exemple sur les mares d'Hémilly, dans les 
tourbières et au bord des étangs du pays de Bitche. Août- 
Septembre. 

— Ptérostigma brun au milieu (adulte), et blanchâtre aux 
deux extrémités. — Lignes jaunes du thorax larges, la 
médiane presque toujours visible. — Appendices anals 
inférieurs du mâle assez longs, atteignant environ les 
deux tiers des supérieurs, à pointe divariquée. — Taille: 
44-40 mm. 

K. 42. L. barhara Fabr. 



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DES ODONATES DE LA LOBRAINE. 135 

Espèce locale, observée en fort peu d'endroits. En Sep- 
tembre 1867 nous l'avons prise en abondance dans la mare 
de Beauregard où vit le Brachytron pratense ainsi que sur 
l'étang voisin. Rare ailleurs. Un exemplaire a été recueilli 
par nous dans une mare au-desjîns de Hémilly, Août- 
Septembre. 

Genre XVllI. PLATYCNEMIS Chaij). 

E. 43. Espèce unique : P. pennipes Pall. ( P. platypoda Hb.). 

Elle est représentée par deux variétés qui paraissent 
l'une après l'autre. 

Var. biUneata de Sél.: Abdomen bleuâtre (çf) ou ver- 
dâtre (Ç) avec une double ligne noire dorsale sur la 
plupart des segments. — Ligne noire des tibias distincte. 

— Appendices anals du mâle bleuâtres. 

Var. lactea de Sél. . Abdomen blanc (cf ) ou blanchâtre (Ç), 
avec une double ligne noire dorsale sur les trois 
avant-derniers segments, et deux points noirs postéri- 
eurs sur les autres. — Ligne noire des tibias oblitérée. 

— Appendices anals du mâle blanchâtres. 

La variété lactea parait dès la fin d'Avril ou au com- 
mencement de Mai jusqu'en Juin et Juillet où elle fait place 
a l'autre variété qui dure jusque fin Septembre, 

Communes partout aux bords des eaux courantes et 
même stagnantes, excepté à Bitche et dans l'arrondissement 
de Sarrebourg et de Chàteau-Salins. où elles nous ont paru 
assez rares. 

Genre XIX. * ERYTHROMMA Chai-p. 
E. 44. Espèce unique: E. Najas Hans, 

Cette belle agrionide babite de préférence^ les grauds 
étangs. Nous ne l'avons observée en abondance qu'aux en- 

* Ici se placerait, suivant l'ordre taxonomique. le genre 
Nehulennia de Sél., si l'avenir nous réservait la découverte 
de son unique représentant européen: N. speciosa Oharp... 
Cette jolie espèce se rencontre en Belgique et en Suisse ; 
elle rappelle les Lestes par son corps vert-doré brillant et 
ses yeux bleus j elle est considérée comme le plus petit 
et le plus délicat Odonate d'Europe. 



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136 FAUNE SYNOPTIQUE 

virons de Sarrebourg, de Pénétrante, de Rhode, de Gondre- 
xan^^e, de Uéchicourl, de Foulcrey. Très-commune également 
^ a Hitclie (K.). En dehors de ces localités on la rencontre en- 

core cà et là, comme a Salzbronn (K.), au grand étang de 
i (iassion prés Tliionville. et même sur certaines rivières à 

^ cours lent, telle que la Nied allemande, mais c'est toujours 

f^'\ en petit nombre d'individus. Elle a du reste le vol assez 

K'' rapide et n'est pas des plus faciles à prendre.* Elle aime a 

<J* ~ se [joser loin des bords sur les feuilles de Nénuphar, dePolygo- 

['^ nu m, de Potamogéton et autres feuilles flottantes. Le grand élaiig 

de Foulcrey nous a donné des cf portant sur le devant du tlwrax 
# une ligne jaune humorale interrompue. Mi-Mai— Septembre. 

I7 L'E. viridulum Charp. se distingue de son congénère 

' par la présence constante sur le devant du thorax, dans le? 

I deux sexes, d'une ligne humérale jaunâtre non interrompue, 

•,' îiinsi que par ses cellulles anténodales au nombre de 3 (au 

■^ lieu d(; 4-5) et ses 10-11 postcubitales (au lieu de 12—13). 

» On le trouve en France et en Belgique. 



\ 



V 



(ienre XX. PYRRHOSOMA Chnrp. 
K. 4*). Espèce unique : P. r?im/?/?H Harr. ( A. sanguineuni RI».). 

Répandu partout dès les premiers beaux jours de Mai, 
eaux stagnantes, fossés, rigoles et petits ruisseaux peu ra- 
pides (jui en découlent. Certaines années où le mois d'Avril 
était bien ensoleillé, nous étions sûr de le capturer dès le 
25 dans les fossés des fortifications de Thionville. Persiste 
jusqu'en Août. L'extrémité de son abdomen est souvent 
souillée de boue. 

Une autre petite espèce qui se rattache au même genre 
pourrait tôt ou tard se présenter à nos observations. C'est 
le P. tenellum Dev. ( A. rubellum Rb.), commun aux contrée? 



* M. de Sélys remarque lui-même que les Erythromma 
ainsi que A. scitulum sont généralement difficiles à prendre 
par suite de leur habitude d'aller pondre à une certaine 
distance du bord des étangs, tandis que les autres Agrionides 
bleues se capturent sans peine, ainsi que les Calopteryx, les 
Lestes et les Sympycnas, au milieu des herbes des rives. 



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\I 



' tf 



DES ODONATÊS DÉ LA LORRAINE. 13^ 

qui nous entourent. 11 est caractérisé par l'absence de la 
raie humérale claire du devant du thorax, par ses pattes 
rougeâtres (non noirâtres), enfin par les appendices anals in- 
férieurs du mâle plus longs. 

Genre X\l. ISCHNURA C/iarp. 

8** segment entièrement bleu, le y*' noir {cf). — Lobe 
médian du bord postérieur du prothorax plus ou moins 
relevé en forme de crête étroite et saillante. — Taille: 
30-33 mm. 

K. 40. I. eleyans Vandl. 

C'est, quant à la richesse du coloris, la plus jolie o.*?- ' 'il 

pèce d'Odonates indigènes. Elle se rencontre partout, mais 
recherche de préférence les fossés, les mares, les petits 
étangs et en général les eaux stagnantes d'une étendue r(^s- 
treinte. Nulle part nous ne l'avons observée plus abondante 
que dans un fossé d'eau saumâtre entre Rémilly et Adainrourl. 
rive gauche de la Nied. Elle s'y trouve, comme a FausHU- 
forél, associée à I. pumilio type et var. . Mai— Mi-SeptemJ)re. 

Nous avons aussi remarqué cà et là eu Lorraine, la 
var. ^ aurantiaca de Sél. de cette espèce où les couleurs 
claires typiques sont remplacées par du jaune orangé rous- 
sAtre et le bronzé fort restreint à l'occiput et au thorax. 

8'' segment bleu seulement au tiers terminal, mais le 
9« entièrement bleu {çf). — Lobe médian du prothovax 
demi-circulaire et non élevé cristiforme. - Taille ; 
26-30 mm. 

E. 47. I. pumilio Gharp. 

Var. Ç aurantiaca de Sél. Derrière de la tête, côtés du 
thorax, les deux premiers segments abdominaux et la 
base du troisième orangés. — Nervures des ailes rous- 
sâtres. 

Ce nom est bien porté par la plus petite et non la moins 
johe de nos Libellules lorraines. Elle semble du reste très- 
rare dans nos contrées, n'ayant été observée jusqu'ici diine 



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138 



FAUNE SYNOPTIQUE 



&. 



manière certaine que dans deux endroits très-rapprocbés: 
Vittoncourt, aux mares de Faux-en-forêt, où elle existe en 
nombre fort restreint, associée à sa congénère, et Aubecourt, 
dans un fossé profond d'eau saumâtre, où on peut la recueillir 
en quantité plus considérable avec sa var. aurantiaca qui n'y 
est pas rare. M. Tabbé Kieffer, dans ses Contributions à la 
Faune de Bitche, signale un exemplaire mâle du type pris 
en Août à Mutterhausen. 

De notre côté nous avons capturé plusieurs années do 
suite la var. aurantiaca dans un fossé qui longe le chemin 
lie fer de Metz, entre le passage à niveau de l'embranchemeul 
(les Ardennes et celui de Gassion près de Thionville. Ello 
nous y a paru constamment séparée du type. Mais peut-être 
aussi avons-nous confondu de loin ce dernier avec 1. elegans 
et dès lors négligé de le prendre. 



Genre XXll. ENALLAGMA Charp, 

K. 48. Kspèce unique: K. cyathigenim Charp. (^-- A. hastu- 
latum Rb.). 






Assez commun, eaux stagnantes et même eaux senii- 
rourantes des ruisseaux qui découlent des premières. Nous 
l'avons observé notamment aux étangs de Gassion près Tbion- 
ville, d« Courcelles-sur-Nied, de Luppy. des environs de 
Morhange, de Vallerange, de Bénestroff, de 
court, du Stock, de Foulcrey. M. l'abbé 
également abondant dans le voisinage de 
Septembre. 



Lindre, de Gelu- 
Kieffer l'indique 
Bitche. Mi-Mai- 



Genre XXIII. AGRION 5. str. de Sel., 18:>0. 



r 



l'*'* segment abdominal à moitié taché de noir bronzé. . 2. 
l*""" segment presque entièrement noir bronzé en dessus 
(sauf les côtés et l'extrême bord postérieur) .... 5. 
Bord postérieur du prothorax évidemment sinué trilobé. 
— Tache noir bronzé du 2« segment fourchue en forme 

de V ou d'U (cf) 3. 

Pord postérieur du prothorax plutôt triangulaire que 



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DES ODONATËS DE LA LORRAINE. 13l^ 

sinné trilobé, à côtés droits se réunissant au milieu 
pour former un angle obtus. — Tache noir bronzé du 
2^ segment bastiforme en T (avec ou sans queue) à 
tête arrondie dans la direction du thorax avec deux 
lignes latérales basales de même couleur (d^). — 

Taille: 30-31 mm 4. 

3 Lobes du prothorax subanguleux étroits, limités par 
deux échancrures profondes à sinus aigu. — Les 2 raies 
humérales du devant du thorax ordinaire interrompues 
en forme de points d'exclamation. — Taille : 33-36 mm. 
(f. 2« segment à tache en forme de V, touchant pres- 
que toujours le bord postérieur. 
?. lO*' segment peu échancré. 

E. 49. A. pulchellum Vandl. 

Peu commun et surtout peu abondant en Lorraine. 
Thionville, étangs de Gassion et fossés qui longent le chemin 
de fer de Metz. Etangs de la forêt, au-dessus de Luppy (un 
seul exemplaire mâle). Grand étang de Foulcrey (un exem- 
plaire mâle). Bitche (K.). Mai— Août. 

— Lobes du pro thorax larges, à échancrures superficielles. 

— Les raies humérales du thorax entières. Taille : 

30-35 mm. 

(f, 2« segment à tache en forme d*U anguleux séparée 

du bord postérieur. 

Ç. 10*" segment étroitement et profondément échancré. 

K. 50. A. ptiella Lin. 

Espèce ubiquiste qui fréquente indifféremment les eaux 
courantes ou stagnantes, très-commune en Lorraine. A l'élanfi 
de Courcelles-sur-Nied la forme de l'U du 2^- serment dans le 
mâle varie extrêmement. Ses branches sont droites ou sinu- 
euses, tantôt elles s'amincissent, jusqu'à s'oblitérer en partie, 
lanlôt s'épîiississent tellement par le bas qu'elles simulent le 
V du \. pulchellum. Mai-Fin Août. Ainsi que M. de Sélys le 
fait observer, le mâle de cette espèce se distingue facilemeni 
au vol par son abdomen fortement bleu. 

4 E. 51 . A. hastulaixim Gharp. non Rb. 



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140 FAUNE SYNOPTIQUE 

Agrion spécial au pays de Bitche, où il abonde sur la 
plupart des étangs de Mai en Juillet (K.). 

La présence d'A. lunulatiim Chp. «commune à Arlon. 
altitude 500"» ainsi constatée par M. de Sélys, si près de 
chez nous, nous donne Tespoir de sa trouvaille ultérieure. 
Cette espèce, très-affine à la précédente, en diffère surtout 
par le bord postérieur du prothorax profondément divisé 
en trois lobes dont le médian plus long et très-saillant 
5. Taches postocnlaires arrondies. — Ptérostigma bran 
noirâtre au milieu, plus court que la cellule qu'il sur- 
monte. — Taille : 29-32 mm. 

cf. Tache bronzée du 2^ segment trifide en avant, 
touchant le bord postérieur. - 8* segment bleu. - lO' 
très-largement échancré. — Appendices anals égaux. 
?. 10« segment largement échancré. 

K. 5'2. A. mercuriale Charp. {-- A. Fonscolombii Rb.L 

Assez répandu sur tous les points de la Lorraine, eaux 
stagnantes ou parties peu coulantes des cours d'eau. Vallées 
de Mance (fossés do la partie haute), de TOme, de la Nied 
allemande, de l'Anzelingerbach, de la Bisten (rigoles), et par- 
lies élevées des vallées de Zimming et de Faux-en-forét 
Mares d'Hémilly, étangs des environs de Gourcelles-sur-Nied. 
de Luppy, de Morhange, de Vallerange et de Foulcrey. Ruis- 
seaux a cours lent et fossés des environs de Marivaux, de 
Gondreville, de Héchicourt et d'Avricourt. Bitche, mares entre 
Lemberg et Lœchersbach (M. l'abbé Thomas Vagner), c'est à 
dire précisément les mares les plus élevées de la contrée. 
Juin— Août. 

Cette espèce, ainsi que la plupart de ses congénères, 
varie extrêmement pour la taille, la couleur foncière du 
corps et la forme de la tache du 2'' segment abdominal. Nos 
plus petits exemplaires ont été capturés à l'étang de Valle- 
range. La vallée de l'Anzelingerbach, d'Edling à Monnereu. 
nous a procuré beaucoup dïndividus femelles à fond verdâtre 
tournant au jaunâtre et à tache du deuxième segment ne 
louchant pas le bord antérieur. 

Du précédent se rapproche par le premier segment 
entièrement bronzé l'A, scitulum Rb,, signalé en Belgique 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE. 141 

ainsi qu'aux environs de Paris. Il s'en distingue ainsi que 
(l'A. Lindenii par ses lâches postoculaires ovales, le bord 
postérieur du prothorax trilobé dans les deux sexes, enfin 
par la tache bifide du 2« segment (c/). 

— Taches postoculaires linéaires. — Ptérostigma jaunâtre 
unicolore, plus long que la cellule qu'il surmonte. — 
Taille : 32-36 mm. 

cT. Tache .bronzée du 2'' segment simplement dilatée 
au milieu et entière aux deux extrémités qui touchent 
les deux bords. — S*' segment bronzé en dessus. — 10" 
à peine échancré. — A))pendices anals supérieurs très- 
grands, circulaires, les inférieurs très-courts. 
Ç. 10'' segment étroitement échancré. 

E. 53. A. Lindenii de Sél. 

Agrion rare chez nous. Metz, au réservoir du jardin 
botanique de Frescatelli, au commencement de Juillet 1878 
(un couple). Plus fréquent près de Thionville aux étangs de 
Gassion et dans les fossés qui longent le chemin de fer de 
Metz depuis ces étangs jusque vers celui de Beauregard. Juin 
-Juillet. * 



* La détermination des femelles d'Agrion in vasto sensu 
Lin. ofirant aux débutants quelques difficultés leur sera beau- 
coup facilitée par l'usage de la table synoptique ci-dessous. 

1. Femelles de couleur foncière autre que Vorangée.— Taille 
petite ou très-petite 2. 

- Femelles dimorphes, de couleur foncière orangée mêlée 
de noir, de vert et de jaunâtre. — Taille toujours très- 
petite (S.-G. Ischnura Ch.j. 11. 

2. Une épine vulvaire (ou pointe aiguë au bout du 8® seg- 
ment abdominal en dessous) .3. 

— Pas d'épino vulvaire 5. 

3. Une tache postoculaire claire circonscrite 4. 

~ Pas de tache postoculaire claire circonscrite. — Le de- 
vant du thorax n'oifrant qu'une seule bande dorsale 
noire. — Prothorax à bord postérieur à milieu un peu 
saillant, arrondi, non cristifère. - Appendices anals 
jaunâtres. — 8" segment abdominal noir. — Taille: 
26-30 mm A. jnimiUo Vdl. type. 

\. Arrondie. — Prothorax à bord postérieur dressé cristi- 
fère an milieu (cependant assez variable). — 8" seg- 
ment abdominal bleu en dessus.— Appendices anajs noirs, 



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142 FAUNE SYNOPTIQUE 

— Les pattes à cils médiocres. — Taille : 30-33mm. 
A, elegana Ch. type. 

— Cunéiforme. — Prothorax à bord postérieur court, arrondi 
peu avancé au milieu, non cristifère. — 8" segment abdo- 
minal noir bronzé varié de jaune roussâtre. — Appen- 
dices anals jaunes au sommet. — Les pattes à cils 
courts. — Taille : 3â-d4mm A. cyathigerum Ch. 

5. Une tache postoculaire claire circonscrite. — Tête, 
thorax et abaomen médiocres et grêles. — Taille : 28- 
36mm. (S.-G. Agrion de S.) 6. 

— Point de tacne postoculaire claire circonscrite. — 
Tête et thorax assez robustes. — Taille: 33-36mm . 10. 

6. Tache postoculaire claire arrondie ou cunéiforme. — 
Ptérostigma court, rhomboïdal, noir ou brun cerclé de 
blanchâtre, simplement ai^u 7. 

— Tache postoculaire claire linéaire. — Ptérostigma al- 
longé, jaune uniforme, très-pointu. — Taille: 32-36n[un. 
A. Lindenii de S. 

7. Ptérostigma presque moitié plus court que la cellule 
qu'il surmonte. — Tache postociilaire arrondie. — Pro- 
tnorax à bord postérieur simplement relevé et échancré 
au milieu. Taille: 29-32mm A. mercuriale Ch. 

— Ptérostigma presqu'aussi long que la cellule qu'il sur- 
monte. — Tache postoculaire cunéiforme 8. 

8. Bord postérieur du prothorax à côtés droits, le milieu 
avance en angle obtus, subémarginé.— Taille: 80-31 mm. 
A. hastulatum Ch. 

— Bord postérieur du prothorax sinueux, à lobes latéraux 
arronais 9. 

9. Peu distincts, le lobe médian subdéprimé et subémar- 
giné. — Taille : 30-35mm. .A. puella Lin. 

- Très-distincts, le lobe médian triangulaire, excavé. - 

Taille: 3a-35mm A. pulchellum Vdl 

10. Coloration générale bronzée, variée de bleu, de vert 
ou de jaune (S.-G. Erythromma Ch.) . . A. N(\jas Hans. 

— Coloration générale rouge, variée de noir bronzé (S.-G. 
Pyrrhosoma Ch.) A. minium Har. 

1 1 Couleur orangée vive, occupant les 2 premiers segments 
abdominaux et la base du 3^'. — Taille : 26-30 mm. 

A. pumilio Vdl. var. 

Couleur orangée roussâtre, n'occupant que les 2 pre- 
miers segments.— Taille : 30-33ram. . .A. elegans Ch. var. 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE. 143 

CONCLUSION. 

M. de Sélys (Revue des Odonates. 1850) divise ses 98 * 
libellules d'Europe en trois catégories : les septentrionales, 
le? méridionales et les communes (au nord et au midi). 

Or sur les 26 espèces septentrionales la Lorraine eu 
possède 14, c'est à dire plus de la moitié, et parmi elles les 
cinq Leucorrhinia y compris même l'albifrons Burm. Ce 
rarissime Odonale semblait jusqu'ici appartenir à des contrées 
où les conditions de latitude ou d'altitude sont toutes diffé- 
rentes. Car il n'a été observé qu'en Laponie, dans la Prusse 
orientale et dans les montagnes de la Suisse. Une circons- 
tance prouve cependant qu'il est bien et dûment acquis à 
notre Faune, c'est qu' on le trouve chaque année abondant 
dans ses habitats lorrains. ** 

Les 32 espèces méridionales ne comptent ici que 
deux représentants : Diplax depressiuscula et Agrion Lindenii. 
Or la constatation du premier dans la région qui est préci- 
sément la patrie des Leucorrhinia et par conséquent la partie 
la plus froide de la Lorraine, jointe à son excessive rareté, 
donne lieu de supposer que sa présence chez nous est pure- 
ment accidentelle. *** Quant à Agrion Lindenii il semblerait 

* Les 7 Odonates reconnus depuis comme réellement 
européens sont: Libellula anceps Schnd. de la Turaaie, Anax 
ephippigerus Bvirm, {--- mediterraneus deSél.^— senegalensis Rb.) 
de PEurope méridionale, ^schna microsUgma Sclind. de la 
Grèce, Onychogomphus fleocuosus Sclind. de la Russie méridio- 
nale, CordtUegaster insignis Schnd. de la Grèce, Sympycna Pœdisca 
EversTO. de la Russie méridionale, Agrion concinnum Joh. de 
Saède — Cf. Brauer, die Neuropteren Europas. 

** Le plus riche canton connu de toute la Lorraine, 
grâce aux excursions suivies de notre actif correspondant, 
est assurément celui de Bitche. Sur nos 58 Odonates il en 
réunit à lui seul 47, dont 7 exclusivement spéciaux (les cinq 
Leucorrhinm, Diplax depressiuscula et Agrion hastulattim). 

Les seuls qui lui fassent défaut sont : Libellula fulva, 
Brachytron pratense, JEchna affinis, Lestes vh'idis et barbara. 
Agrion Lindenii et la var. aurantiaca à^Ischnura pumilio. 

*** Nous supposons, à tort ou à raison, que cette 
espèce nous sera venue de la plaine d^Alsace en remontant 
par la vallée de Niederbronn. Mais le climat rigoureux du 
pa^s nous fait douter qu'elle puisse y persister, à plus forte 
raispn s'y multiplier. 



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144 FAUNK SYNOPTYQL't 

a l)()D droit plus acclimali' pour avoir été observé à Metz et 
à Tliionvillo, mais il était représenté par trop peu d'exem- 
plaires pour pouvoir être considéré définitivement comme 
indifrène. * 

Restent donc 40 espèces communes aussi bien au Nonl 
qu'au Midi de l'Europe, et sur lesquelles nous comptons 
jusqu'à 37 lorraines dont .Esrhna affinis seule nous parait 
adventice. 

11 s'ensuit que Ton peut dire de noire Faune, que. eu 
égard à sa circonscription comparativement restreinte, elle 
est plus boréale que celle de tout autre pays cisrhénan dan:* 
le sens de M. de Sélys. En effet le caractère boréal des 
lies britanniques est aflirmé par 10 espèces septentrionales 
contre 2 méridionales, celui de la France par 11 septentrio- 
nales contre 17 méridionales. Celui de la Belgique seule 
semble être plus accentué que celui de la Lorraine par 17 
septentrionales contre 4 méridionales ; mais, indépendamment 
de l'étendue de ce pays, il est constaté que plusieurs de ses 
17 Libellules septentrionales (telles que Cordidegaster biden- 
latus, Levcorrhinia rubicunda, Epitheca bimaculata ? Soma- 
tochlora arctica^ Agrion lunulainm) ont été observées en un 
seul babitat ou une seule fois ou en un petit nombre d'exem- 
[)laires,** tandis que les 14 de Lorraine sont toutes vérilalde- 
ment indigènes, même notre caractéristique Leucorrhinia 
albifrons.*** 



* Examen fait à nouveau de notre collection et de nos 
notes de chasse, nous croyons devoir considérer cette espèce 
comme indigène du moins q^uant à son habitat de Thionville. 
Car nous l'y avons recueilli plusieurs années de suite assez 
abondamment. 

** Cf. de Sélys, Catalogue des Odonates de la Belgique, 
I85i). 

*** En général, la constatation de la présence d'une 
espèce en petit nombre d'exemplaires dans un même habitat 
tend à prouver que celui-ci n est qu'accidentel, anormal et 
par conséquent passp-ger ; de même que la constatation du 
fait contraire démontre que l'espèce se trouve dans des con- 
ditions de prospérité qui lui conviennent et sont de nature à 
assurer son acclimatement et son domicile définitifs. 

Mais, pour être légitime, cette constatation doit avoir 



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bSS ODONATES DE LA LORRAINE. 145 

Une conclusion pratique à tirer c'est que des investiga- 
tions plus étendues et plus minutieuses amèneront probable- 
ment la découverte 1» des trois espèces communes qui nous 
manquent: (Somatochlora fîavomaciilata, Gomphiis flavipes, 
£schna rufescens), 2^ de quelques espèces septentrio- 
nales qui descendent plus bas que chez nous ou qui parais- 
sent devoir trouver en Lorraine des stations appropriées, à 
savoir: Cordulegaster bidentatus, Nehalennia speciosa,' Agrion 
viridulnm et lunulatum, peut-être même Epitheca blmacu- 
lala et Somatochlora arctica. Quant à certaines Libellules 
méridionales auxquelles il arrive de remonter jusqu'aux en- 
virons de Paris, même en Belgique et en Angleterre (telles 
que Crocothemis erythrœa f=ferruginea Rb.), Anax ParthenopCf 



lieu plusieurs années consécutives et partant dissemblables. 
Car l'abondance et surtout la rareté d un insecte dépendent 
de causes multiples générales ou locales. Or l'une ou Vautre 
de ces causes peut être absente telle année donnée tandis 
aue toutes ou la plupart trouveront probablement à se pro- 
Qtiire dans une série d'années nécessairement différentes pour 
les conditions atmosphériques et autres suivant Tadage les 
années se suivent et ne se ressemblent pas. Donc, plus est longue 
la série d'années sur lesquelles a porté l'observation, plus 
les conclusions à en déduire sur l'adventicité ou la non- 
adventicité d'un insecte dans une localité ou une contrée 
ofeent de garanties de certitude. 

Appliquons cette règle au Cordulegaster annulâtes. On 
ne peut nier que cet Odonate ne soit entièrement acclimaté 
et définitivement acquis au pays de Bitche. Eh bien! à en 
juger par une seule année (1880) qui, d'après notre correspon- 
dant, a été très-pauvre en Cordulegaster, on serait conduit 
à admettre l'opinion contraire, évidemment erronée. 

Mais les années antérieures, ainsi que les années 1881 
et suivantes, s'étant montrées riches en représentants de cette 
espèce, l'équilibre se trouve ainsi amplement rétabli au profit 
d'un jugement sain à porter sur son habitat bitchois. 

La disparition momentanée du Cordulegaster en 1880 
provenait sans doute de l'hiver rigoureux de 1879 - 80 qui 
avait fait périr les larves. Ce qui le prouve, c'est la coïnci- 
dence de ce fait avec la rareté relative des Odonates cons- 
tatée cette même année en Lorraine, en France, en Belgique 
et dans tout le nord de l'Europe. 

Mais, outre l'action du froid, qui est un exemple de 
causes plus ou moins générales, on observe encore l'influence de 



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146 FAUNE 8YN0PTYQUE 

Gomphus simillimus, Agrion tenelltim et scitulum),* malgré 
le peu de probabilité de leur découverte, nous conservons 
toujours Fespoir que les mêmes causes qui les ont introduites 
dans ces pays les amèneront également ici, ne fût-ce qu'à 
titre accidentel et par individus isolés, comme Diplax 
depressiuscula. 

Lorsqu'en Février 1884, dans l'avant-propos de cet 
opuscule, en comparant notre faune avec celles de la Suisse 
et de la Belgique, nous présumions la découverte des Leti- 
corrhinia dubia et albifrom et A\^schna affiniSy nous étions 
loin de supposer que quelques mois plus tard nous mettrions 



causes locales, comme le dessèchement des fossés, des marais, 
des étangs, lorsqu'il a lieu avant les éclosious. 

Cet effet se produira peut-être, nous le craignons du moins, 
pour notre Brachytron pratense localisé dans une mare assez 
superficielle et de peu d'étendue, à moins que le dessèchement 
de celle-ci n'arrive entre Péclosion et la pont^ de l'inseofe. 
Car, dans ce cas, poussé par l'instinct de la conservation 
de l'espèce, il se transporterait sans doute dans d'autres mares 
ou étangs qui, heureusement, ne sont pas rares dans les environs. 

Telle est l'origine probable des mi^ations de Libellules 
dont parlent les auteurs, ou de leur abondance autrement 
inexplicable en telle localité, où auparavant on n'en remarquait 
pas la moindre trace. 

Nous disons V origine probable. Car il peut se faire que 
d'autres causes extraordinaires viennent contrarier lavement 
ces insectes dans leurs habitu(}es et les forcent à s^expatrier 

Quoi qu'il en soit, ces diverses exce]3tions ne font que 
confirmer la règle énoncée. Une fois les faits bien et dûment 
constatés, c'est à l'observateur, ici comme ailleurs en histoire 
naturelle, à en démêler et apprécier les vraies causes. 

* Nous avons suffisamment caractérisé ces diverses 
espèces, à l'exception de Crocothemis erythrœa Brul. et à^Epitkeca 
bimaculata Br. 

Le premier genre, de la tribu des Libellulines, diffère 
des autres par les secteurs de l'arculus plus ou moins pédi- 
cules et le Dord postérieur du prothorax trilobé. 

Le deuxième genre, de la tribu des Cordulines, se dis- 
tingue par la présence du triangle interne aux ailes inférieures. 
£. bimaculata Èr., assez semblable pour la coloration à Libel- 
lula quadrimaculata, se reconnaîtra toujours facilement è 
l'absence dç }a tache noire nodale des ailes, 



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DES ODOÎSATES DE LA LORRAINE. 147 

ia main, M. l'abbé Kieffer sur les deux premiers Odonates, 
et nous-même sur le dernier. * 

Donc, à l'œuvre, jeunes entomologistes de Lorraine, à 
Tœuvre surtout dans les arrondissements de Forbach et de 
Château-Salins, les seuls qui n'aient pas été sérieusement 
explorés jusqu'ici ! Et pour vous encourager, non moins que 
pour faciliter et féconder vos efforts, nous allons terminer 
cet opuscule par des conseils pratiques. 



CX>NSEILS AUX ODONATOPHILES. 

Ces conseils, propres à rendre les chasses d'Odonates 
faciles et fructueuses, leurs collections riches, belles et 
durables, comprennent nécessairement quelque» détails rela- 
tifs aux stations recherchées de ces insectes, à l'époque de 
leur apparition, aux moyens de les capturer, de les recueillir, 
préparer et conserver. 

I. Stations des Odonates, Ces insectes étant carnassiers 
a l'état parfait comme à l'état larvaire, et trouvant une nour- 
riture abondante, convenable et à leur portée autour de leur 
élément originaire, on comprend qu'après leur métamorphose 
ils conservent les mêmes mœurs et les mêmes stations. Les 
Odonates se plaisent donc tous dans les lieux aquatiques. 
Les uns recherchent de préférence les rives des eaux cou- 
rantes, les canaux, les ruisseaux, les rivières et les fleuves, 
comme les Cordulegaster, les Gomphus, les Platycnemis et 
les Calopteryx. Les autres, en bien plus grand nombre, 
élisent domicile aux bords des fossés aquatiques, des mares, 
des marais, des tourbières, des étangs {surtout des plus 
fangeux, des plus herbeux et de ceux qu'on ne vide pas 
souvent), en un mot des eaux stagnantes ou demi-stagnantes 
sous quelque forme qu'elles se présentent. Quelques-uns se 



• C'est cette triple trouvaille, jointe à Diplax striolata, 
qui fait monter notre chiffre total de Pavant-propos (49) à celui de 
53, un peu plus de la moitié des 105 Odonates européens admis 
aujourd'hui par les auteurs (Pirotta 1. c. ; Brauer, 1. c). 



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148 FAUNE SYNOPTIQUE 

rencontrent le long des haies, des sillons couverts de mois- 
sons, dans les bruyères sèches ou les prairies, sur la lisière 
des bois, dans les clairières des forêts ou aux bords des 
chemins qui les sillonnent ; mais ces diverses localités offrent 
ordinairement dans leur voisinage des endroits marécageux 
ou au moins humides où ces insectes ont vécu à l'état de 
larves. S'ils s'en sont éloignés quelque peu, c'est pour aller 
à la poursuite de leur proie qu'ils ne trouvent qu'aux lieux 
éclairés du soleil. Parfois aussi il arrive, spécialement dans 
les tribus où les femelles sont peu nombreuses, comme les 
Gomphines, certaines Cordulines et ^Eschnines, que les mâles 
sont obligés de fournir un long parcours, même de passer 
d'un étang à un autre très-éloigné avant de les atteindre. 
Et ce sont précisément et exclusivement les espèces à vol 
puissant et généralement difficiles à capturer. On peut remar- 
quer, en eff'et, que dans les espèces à vol lent les femelles 
sont généralement abondantes et à la portée des mâles. 

Les femelles de la plupart des Agrionides ne se pren- 
nent guère isolément que dans les herbes des prairies natu- 
relles ou artificielles qui avoisinent les étangs, les mares ou 
les ruisseaux. Une fois saisies par les mâles et accouplées, 
elles sont entraînées pour la ponte aux bords immédiats des 
eaux où on peut aisément s'emparer des deux ^exes réunis. 

C'est donc tout d'abord vers les lieux aquatiques décou- 
verts des vallées et des plateaux que le chasseur d'Odonates 
dirigera ses premiers pas. En rayonnant un peu tout autour 
il n'aura qu'à saisir pour avoir de quoi fonder largement sa 
collection. Cela fait, il pourra s'éloigner, pousser jusqu'aux 
forêts et aux montagnes circonvoisines. Il visitera surtout 
celles riches en mares, en étangs, en marais tourbeux. Leur 
produit sera peut-être moins abondant, mais la rareté et la 
beauté des sujets viendront parfois compenser amplement la 
quantité. On sera à peu près assuré de ce dernier résultat lors- 
que la latitude, ou à son défaut l'altitude, l'exposition du terrain, 
ou la constitution physique du sol seront de nature à mo- 
difier sensiblement la moyenne générale du climat. * Alors 

* M. Charles Martins, dans son travail sur les climats 
de la France, range la Lorraine (ancienne province) au nom- 
bre des pays sur lesquels règne „le climat le plus excessif sons 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE. 149 

sera réservée l'agréable surprise de captures inespérées, 
d'espèces septentrionales ou méridionales et même des unes 
et des autres associées aux espèces communes. Cette jouis- 
sance nous a été procurée par Texploration du pays de 
Bilche et nous croyons pouvoir la promettre à tous les en- 
tomologistes qui porteront leurs pas investigateurs dans le 
reste des Basses-Vosges lorraines, de Phalsbourg au Donou. * 

11. Epoque de leur apparition. Entendue dans le sens 
do temps de Tannée où les Odonates vivent à l'état d'insectes 
parfaits, cette époque s'étend généralement pour la Lorraine 
depuis les derniers jours d'Avril (20-30) jusqu'à la fin d'Oc- 
tobre, comprenant ainsi six mois pleins. Quelquefois ces 
limites moyennes sont devancées ou reculées de quelques 
jours, mais c'est un effet exceptionnel, résultat de l'état 
anormal de la température ou bien encore de la situation 
spéciale d'une localité bien ou mal abritée et exposée, deux 
causes qui évidemment hâtent ou retardent plus ou moins les 
éclosions. Ainsi, il est tel fossé des fortifications de Thionville 
où dès la mi-Avril nous étions certain bon an mal an de 
faire capture de plusieurs espèces d'Odonales que nous ne 
voyons apparaître ailleurs qu'une huitaine ou dizaine de 
jours plus tard. De môme que telle année (1881 par exemple) 
nous avons pris encore un grand nombre d\^schna cyanea 
et de Diplax striolata du 8 au 15 Novembre, tandis que 
rannée suivante nos excursions odonalologiques prenaient 
fin avec le mois précédent. 

D'après nos observations qui portent sur une moyenne 
d'une quinzaine d'années, les espèces les plus hâtives dans 
nos contrées sont : Sympycna fiiscay Pyrrhosoma minium, 
Aginon pue lia, pulche llum, hchnura elegans, Brachytron 

le nom de climat du Nord-Est ou Vosgfien. La température des 
hivers ne 8*y élève guère au-dessus de zéro .... mais par compen- 
sation les étés y sont plus chauds à latitude égale que dans les 
autres régions de la France.^ 

Ainsi se trouve expliqué en partie le caractère émi- 
nemment boréal de la faune de notre contrée constaté par 
M. l'abbé Kieffer et par nous. 

* * En 1885, M. l'abbé Kieffer et nous, nous avons jus- 
tifié de nouveau en partie ces prévisions par la découverte 
dans ces régions élevées à^Ophiogomphus serpentinus, à'jEschna 
affinis et de Cordulegaster annulatus. 



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l&O FAUNE SYKOPtlQtJË 

pratense, Libellula quadrimaculata et adressa, Gomphus vul- 
gatissimvs, Calopteryx splendens, Platycnemis pennipes var. 
lacteaj les Cordulines. Viennent ensuite la plupart des autres 
Âgrionides et Libellulides et des i£schnides, puis enfin le reste 
des représentants de ces trois sous-familles dont les derniers 
restants sont constamment jEschna cyànea et Diplax striolata. 

On peut donc dire en général que l'époque la plus fa- 
vorable pour se procurer le plus grand nombre, sinon même 
la totalité des Odonates de nos contrées, comprend les quatre 
mois intermédiaires qui s'écoulent du 15 Mai au 15 Septembre. 

Les Odonates vivent à l'état parfait un certain nombre 
de semaines. Nous ne connaissons qu'une exception à cette 
règle générale : c'est le Libellula fiilva qui, d'après les ob- 
servations de M. de Sélys, ne semble persister qu'une dizaine 
de jours. Nous croyons pouvoir ajouter que cette espèce, 
indépendamment de sa fugacité, nous a paru bien instable 
dans ses stations. Malgré nos nombreuses investigations dans 
la vallée de la Bisten. où nous l'avions observée en abondance 
au mois de Juillet 1876, nous n'avons pu apercevoir depuis un 
seul exemplaire jusqu'en Juillet 1885 où il a reparu de nouveau. 

Une autre exception, mais dans un sens opposé, a été 
relevée pour Diplax striolata Hag. par M. Duplessis (ex 
Meyer-Dur). pour D. scotica par M. de Sélys, enfin pour Sym- 
pycna fusca par tous les auteurs. C'est l'apparition de ces 
espèces à toutes les époques de l'année jusque dans les jours 
ensoleillés de l'arrière-saison et de l'hiver. A quoi attribuer 
ces faits anormaux? Est-ce à l'hibernation, comme on le 
prétend généralement? Oui, si ces faits n'ont été réellement 
observés que sur des individus adultes qui à la manière de 
certains Diptères (grandes Tipules) auraient passé la mauvaise 
saison engourdis sous la mousse. Mais la découverte de M. 
l abbé Kieffer tendrait à prouver le contraire. Le 13 Mars 
1884, il a observé deux exemplaires voltigeant dans les bruy- 
ères du pays de Bitche loin de toute trace d'eau; * et il a 

* Il est vrai que M. Hagen affirme que les larves 
d'Odonates peuvent vivre assez longtemps hors de l'eau, dans 
du sable humide, de la terre, sous les pierres des étan^ 
desséchés depuis plusieurs mois. Ce dernier fait a été vérifié 
à Bitche par notre confrère. 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE 151 

remarqué que leurs ailes étaient très-luisantes et à ptéros- 
tigma pâle-hyalin, caractères propres aux Odonates fraîche- 
ment éclos. Pour trancher définitivement la question il 
faudrait se procurer des nymphes de ces trois espèces, les 
élever artificiellement dans des conditions se rapprochant le 
plus possible des meilleures conditions naturelles et suivre 
attentivement leur dernière évolution. 

Entendue dans le sens plus restreint du temps de la 
journée où la chasse peut se faire fructueusement, l'époque 
du vol des Odonates ne s'étend guère que depuis neuf heures 
jusque vers cinq heures, embrassant ainsi les huit heures 
où le soleil excerce son action d'une manière plus intense. 

Seules les iEschnines se soustraient à cette règle in- 
variable soit en dépassant, soit en devançant pour leur retraite 
les cinq heures. yEschna cyanea * se rencontre encore après 
le coucher du soleil jusqu'au crépuscule chassant dans les 
clairières ainsi que le long des routes et à la lisière des 
bois. «Les autres aEschnines, dit M. Meyer-Dur, disparaissent 
dès une heure après midi pour aller se reposer sur les 
arbres voisins». Cela peut être vrai dans certaines vallées 
suisses profondes, encaissées, très-étroites, par conséquent 
éclairées peu de temps par le soleil. Mais les étangs et les 
marais de notre plaine lorraine voient les Anax et .Eschna 
continuer leur carnage jusque vers 3 ou 4 heures. 

Ce que cet auteur dit des Gomphus paraît plus appli- 
cable à ce pays. En effet, c'est surtout avant midi qu'on les 
observe et qu'on peut les capturer en grand nombre dans le 
fond et la partie humide des vallées, le long des ruisseaux 
ou des rivières. Plus tard ils se transportent dans des endroits 
plus secs, sur les places dénudées des talus, sur les pentes 



* uE. Viridis Eversm., propre au Nord de l'Europe, a 
éjgalemeut IHiabitude de voler après le coucher du soleil. .£. 
lreri« Fonsc, espèce méridionale „vole jusqu'à la nuit noire" 
suivant M. Martin (Les Odonates du département de V Indre, 
1886). Ce petit ouvrage sous ses allures modeBtes de cata- 
logue recèle des renseignements précieux et inédits concer- 
nant les ennemis de ces insectes, le nombre relatif des mâles 
et des femelles, la date de l'accouplement, la nature 
spéciale de la nourriture pour chaque espèce. 



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152 FAUNE SYNOPTIQUE 

boisées, à la lisière et le long des chemins des forêts, dans 
le but de se reposer ou de s'accoupler, ou de chercher leur 
nourriture^ 

Inutile donc d'entreprendre des excursions avant ou 
après ces heures extrêmes de la journée. Inutile également 
de se mettre en marche par un temps venteux, couvert, plu- 
vieux ou humide. Dans le premier cas on risque de revenir 
bredouille : car rien n'est plus difficile que de distinguer les 
Odonates quand les brins d'herbe, les roseaux, les joncs et 
les eaux elles-mêmes sont agités par le vent, ensuite le petit 
nombre que l'œil parvient à suivre est impossible à capturer, 
vu la difficulté de manœuvrer le filet dans le sens voulu. Dans 
le second cas on s'exposerait au même inconvénient, et dans 
les autres à celui plus grand encore, à notre avis, de ne rap- 
porter que des sujets engourdis, trempés de rosée ou de 
pluie, future proie, quoi qu'on fasse, de la moisissure, et 
qu'il serait imprudent d'admettre dans les collections. 

Du reste, eh ces chasses comme dans les autres, il 
semble que le plaisir est d'autant plus grand que le gibier a 
plus de qualité et qu'il coûte plus de peine à être atteint. 
Où est donc le mérite de prendre traîtreusement le lièvre au 
gîte, le renard dans son terrier, l'insecte derai-engourdi dans 
l'herbe ! Pour notre part, dût-on nous traiter d'idéaliste, nous 
avouerons franchement que les heures où nous avons éprouvé 
le plus de jouissance a la chasse des Odonates sont précisé- 
ment celles où plus de sueur a perlé sur notre front. Jamais 
alors nous ne sommes revenu sans notre boite remplie de 
belles et bonnes espèces. 

111. Moyens de les capturer et de les recueillir. 

L'instrument le plus commode pour prendre les Odo- 
nates est, comme pour les Lépidoptères, le simple et tradition- 
nel filet de gaze ajusté au bout d'une canne solide, mais en 
même temps la plus légère possible. 

Muni de cette arme, le chasseur se poste à une place 
favorable et découverte où il puisse la manœ.uvrer à volonté 
et de façon à ce que son ombre ne se projette ni sur l'insecte 
convoité ni sur l'endroit où il doit passer. Autrement ce der- 
nier s'effaroucherait et chercherait à échapper. 

Quelques Odonates de nature timide et défiante ne se 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE 153 

laissent même capturer que si le chasseur se dissimule plus 
complètement encore, approchant d'eux à pas lents et à moitié 
accroupi. C'est précisément le cas des plus grandes espèces, 
notamment des Libella cancellata. Anax formosus^ jEschna 
grandis, jnncea et rufescenSy Cordulia metallica, Ophiogom- 
phvs serpentinus. Certaines d'entr'elles à vol puissant ont 
l'habitude de planer des heures entières au-dessus des eaux 
sans approcher de la terre. Il faut donc attendre le moment 
ou. pressées du besoin de repos, elles viennent se suspendre 
aux buissons des chemins, aux troncs ou aux branches des 
arbres, se poser à terre ou sur tout autre objet à la portée 
du filet, ou bien celui où, s'étanl emparées d'une proie un 
peu lourde, elles s'abattent sur le sol pour la dévorer, ou ftn- 
fin l'instant de l'accouplement. 

L'Odonate une fois capturé se fixe solidement, à l'aide 
d'épingles à insectes de longueur et de grosseur appropriées, 
dans une boîte de chasse à fond liégé longue, étroite et 
profonde : longue, pour qu'on puisse y pratiquer des sections 
correspondant aux diverses localités parcourues; étroite, c'est- 
à-dire susceptible d'être glissée commodément sous le bras ; 
profonde afin que les grandes espèces comme les petites y 
entrent sans être froissées. 

Mais comment les y disposer le plus convenablement? 

D'abord il serait prudent de les asphyxier, ou au moins 
de les endormir, en tenant dans la boite une ou deux boules 
de coton fortement imprégnées de nitro-benzine (essence de 
mirbane) et fixées au sommet d'une épingle. 

Puis il convient de mettre tous les insectes à distance 
suffisante les uns des autres et la tête appuyée contre la 
paroi extérieure de la boîte. Cette double précaution les 
empêche de s'agiter, de se mutiler et de se détériorer eux- 
mêmes ou entr'eux. 

Quant à l'endroit précis du corps à traverser par 
l'épingle, c'est évidemment le thorax qu'on doit choisir. Il 
faut faire en sorte d'y placer l'épingle verticalement, de ma- 
nière à ce qu'elle pénètre bien au milieu des quatre points 
d'origine des ailes, pour sortir entre les pattes sans enlever 
ni endommager aucune de celles-ci. 

Deux autres manières de disposer les insectes peuvent 



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1^- 



154 FAUNE SYNOPTIQUE 

être adoptées à Toccasion. L'une consiste à les piquer à plat 
par le côté du thorax et à en enfiler ainsi plusieurs dan? 
une seule épingle. Celte méthode offre l'avantage d'économi- 
ser la place et les épinj^lcs. 

Un dernier procédé est destiné à suppléer à la fois au 
manque d'épingles et de boite de chasse. On se prépare avec 
du papier assez fort de petits cornets plats et larges au foud 
des(|uels on verse une goutte de nitro-benzine (avec une en- 
veloppe de lettres hors d'usage et coupée en deux par le mi- 
lieu on peut en improviser deux, avec une neuve colite quatre 
très-convenables). On y insère l'Odonate la télé la première 
de façon à ce qu'elle vienne aboutir à l'angle fermé pendant 
que l'on tient les ailes pliées et appliquées l'une contre 
l'autre ; on replie sur celles-ci les bords libres du cornet 
puis on entasse les cornets ainsi occupés dans une boite or- 
dinaire. 

Nous avouons que dans ces dernières années, au cours 
de nos excursions dont le but était à la fois botanique, con- 
chyliologique et entomologigue, nous avons recouru à ce troi- 
sième mode à notre grande satisfaction. Ne voulant pas nous 
charger d'un attirail embarrassant, nous réservions aux Odo- 
(lates la plus haute et la plus étroite de nos boites à mol- 
lusques pour qu'elle pût tenir facilement dans la poche. 
Tous nos prisonniers ainsi recueillis arrivaient constamment 
à la maison dans un état de conservation irréprochable. 

IV. Moyens de les préparer et dessécher. 

Laissons ici la parole à M. de Sélys, le grand Odonalo- 
logue (Instructions sur la citasse des Névroptères, pages 8 et 
suiv.). «Je crois bien faire, pour plus de clarté, de décrire le 
plus simplement possible les procédés que je regarde comme 
les meilleurs, tels que l'expérience de près de trente années 
m'a permis de les améliorer. 

A. Libellules fraîches. Les divers modes proposés repo- 
sent sur l'extraction des viscères de l'abdomen et du thorax, 
afin d'empêcher la putréfaction et de diminuer raltération 
des couleurs. L'animal est ensuite rendu plus solide par 
l'introduction de ouate dans le thorax et d'un petit support 
dans l'abdomen. 

En rentrant de la chasse, s'il s'agit de Libellulides de 



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fV.. 



bËS ODONATES DE LA LORRAINE i55 

forte taille, ou d'^Eschnides, je fais avec des ciseaux une 
incision partant du milieu de la poitrine et se prolongeant 
jusqu'au huitième segment de l'abdomen en dessous, ayant 
soin, s'il s'agit d'un mâle, d'interrompre Tincision aux deux- 
ième et troisième segments afin de ne pas altérer les organes 
génitaux externes dont les caractères ont une grande impor- 
tance. Au moyen d'une pince, j'extrais les viscères et je place 
dans rintérieur du papier ayant la forme de l'abdomen et 
d'une couleur appropriée s'il s'agit d'une espèce à abdomen 
transparent. Du jaune, du rouge, du bleu, du vert clair, et 
plus souvent du blanc, suffisent pour rétablir approximative- 
ment l'effet de la coloration; car les dessins noirs subsistent 
naturellement et quant aux espèces peu nombreuses où le 
vert et le bleu sont associés, le bleu clair suffit, les restes 
du pigment vert modifiant assez la couleur du papier. 

Pour les ^schnides et Gomphines à abdomen cylindri- 
que, je fais un petit rouleau de papier qui, en tout cas, doit 
être plus long que l'abdomen pour se fixer dans le thorax 
dont on complète le bourrage au moyen d'un peu de ouate. 

Pour les Libellulides de petite taille, et surtout pour 
les Agrionides, je regarde en général l'extraction des viscères 
comme inutile, à moins qu'il ne s'agisse d'une femelle rem- 
phe d'œufs. Je me borne donc, pour assurer la solidité de 
l'abdomen, à introduire par le thorax un support traversant 
le corps dans toute sa longueur. Je préfère un ou plusieurs 
crins à un fil de fer inoxydable ou à un végétal (graminée 
ou feuille de pin), parce que le crin est plus flexible et ne 
se brise point. Le fil de fer est d'ailleurs plus lourd, et Ton 
n'a pas toujours sous la main un fil métallique inoxydable 

Les Odonates étant empaillés ou empalés comme nous 
venons de le décrire, on les étale à la manière des Lépidop- 
tères, mais avec beaucoup moins de précautions, puisque 
leurs ailes n'étant pas couvertes d'écaillés pulvérulentes, on 
peut employer sans inconvénient de petits carrés de verre 
pour peser sur elles. 

B. Libellules desséchées. Cette partie est au moins aussi 
importante que celle qui concerne les insectes fraîchement 
pris, puisqu'il s'agit des exemplaires que l'on reçoit de 
l'étranger, de ceux qu'on n'a pu préparer au moment de la 



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156 FAUNE SYNOPTIQUE 

capture et enfin du rajeunissement, si je puis m'exprimer 
ainsi, des anciennes collections. 

Voici comment je procède pour la préparation des Li- 
bellules desséchées. Je les ramollis sous une cloclie de verre 
en les piquant sur une planche de liège qui nage sur l'eau. 
Dix à douze heures suffisent, selon la solidité des espèces. 
Le ramollissement n'offre pas d'inconvénients, excepté pour 
quelques espèces dont le corps est en partie couvert d'une 
exsudation pulvérulente. Pour celles-là il faut des ménage- 
ments, ou bien encore séparer l'abdomen que Ion s'abstient 
alors de ramollir. 

Après avoir changé les épingles, s'il y a lieu, j'étale 
sur des planchettes en bois avec rainures en liège, au moyen 
de petits carrés de verre suffisamment pesants pour mainte- 
nir les ailes étendues. Aussitôt avec un pinceau j'imbibe 
tout le corps et les ailes d'alcool rectifié. Cela tue les germes 
des insectes rongeurs, s'il y en a, solidifie l'exemplaire et 
favorise la dessiccation. J'y trouve un avantage si grand que 
je ne m'arrête pas à l'inconvénient de ternir parfois les cou- 
leurs métalliques ou de coller quelques poils. S'il y a de la 
pulvérulence, je m'abstiens de l'opération. On pourrait encore 
essayer dans la môme condition le naphte qui s'évapore plus 
rapidement et qui tue plus sûrement les insectes destructeurs. 

L'insecte étalé étant sec, si son corps n'a pas été 
préalablement traversé par un crin, un morceau de papier 
ou tout autre support, voici comment je procède pour lui 
donner de la solidité. 

Au moyen de la pointe d'un scalpel je sépare l'abdomen 
pour y introduire un ou plusieurs crins, une feuille de pin 
desséchée, une fine paille de graminée, ou bien un fil mé- 
tallique inoxydable, trempés dans une colle composée de 
gomme arabique et d'un peu de farine dans laquelle je verse 
de temps en temps un peu d'alcool saturé d'arséniate de 
soude. Pour empêcher cette colle de se dessécher on la 
place sous la cloche à ramollir ou bien on y ajoute un peu 
d'eau. 

La colle qui n'est pas récente devient meilleure, se 
fendille moins et prend une couleur brune qui convient à 
l'emploi qu'on en fait. Je replace l'abdomen coqlre le thorax 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE. 157 

au moyen de la même colle en introduisant dans son inté- 
rieur le bout du support que dans ce but j'ai laissé dépasser 
l'origine de IHibdomen. "En général, ce dernier forme inté- 
rieurement en se séchant un petit canal longitudinal qui 
permet facilement l'introduction du support végétal ou du 
crin. Je n'emploie de fil métallique que lorsqu'il s'agit de 
femelles remplies d'œufs qu'on ne peut transpercer qu'avec 
un fil métallique pointu et même, dans ce dernier cas, s'il 
s'agit de petits Agrions ou de Libellules à abdomen très- 
court, il est prudent de s'absteni'de toute préparation interne, 
sauf à recoller plus tard l'abdomen ou les segments qui vien- 
draient à se désarticuler. 

11 ne faut pas séparer du corps l'abdomen de plusieurs 
individus à la fois, afin de ne pas s'exposer à des méprises 
fâcheuses. 

Ces opérations que je viens de décrire, ramollir, étaler 
et préparer, ne sont pas très-longues, car avec un peu d'ha- 
bitude on peut facilement préparer tout à fait vingt à vingt- 
cinq Libellules par heure. 

Lorsque des fragments d'ailes sont détachés ou qu'elles 
sont fendues, j'emploie ordinairement de la gomme arabique 
purifiée, dissoute dans l'eau et j'ajoute parfois un peu d'al- 
cool. Je ne dissimule point que la gomme se fend souvent 
et tombe parfois en se desséchant ; mais l'on obvie à cet 
inconvénient en y ajoutant un cinquième de miel ou de sucre. 
Une main sûre et exercée préférerait en général la gomme 
laque (dissoute dans l'alcool) ou le vernis blanc». 

V. Moyens de les conserver. 

Les collections entomologiques ont surtout à lutter 
contre deux ennemis : la moisissure et les insectes destruc- 
teurs. Or les remèdes les plus effîcaces employés jusqu'ici 
contr'eux sont l'arséniate de soude ou l'acide arsénieux dis- 
sous dans l'alcool, l'essence de mirbane (nilro-benzine) et la 
composition suivante due à M»" Adrien Finol : 

Créosote de bois .... 2 parties. 

Benzine 1 partie. 

Acide phénique .... 1 partie. 

«Au moyen d'un pinceau fin, dit M. de Sélys, j'en passe 
légèrement une couche sous l'abdomen, le thorax et aux 



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158 FAUNE SYNOPTIQUE 

lèvres des individus desséchés, et presque jamais je n'ai vu 
les insectes rongeurs attaquer les exemplaires préservés de 
cette façon. Je ne fais cette opération que lorsque toute 
préparation est achevée et que les Odonates sont prêts à 
entrer dans la collection ou dans les magasins de doubles. 

il va sans dire que si un exemplaire est attaqué, on 
le nettoie et on l'humecte largement avec le préservatif 
adopté. 

Quant aux boites d'exemplaires non étalés, je me borne 
a les surveiller, à y placer du camphre, à y verser de temps 
à autre du naphte ou de la benzine sur des morceaux de 
ouaie. Ce sera sans doute encore le cas d'essayer l'emploi de 
l'acide phénique». 

D'après M. Ernest Olivier {Feuille des Jeunes Naturalistes. 
1878, p. 143), l'essence de mirbane serait à préférer à tous 
les autres préservatifs.* Voici ce qu'il en dit 1. c: 

«Le fléau le plus à craindre pour les collections est le 
petit Acarus [Tyroglyphus entomophagus Laboulb. et Rob.). 
Or l'essence de mirbane l'asphyxie en quelques heures et il 
suflit den conserver l'éponge bien imprégnée pendant quel- 
que temps pour détruire ceux qui proviennent des éclosions 
subséquentes et en purger complètement ses boîtes. Quant 
aux larves d'Anth rênes, qui du reste sont rares dans les col- 
lections souvent visitées, l'essence de mirbane en a facile- 
rïioiit raison. 

Outre son action immédiate sur les insectes rongeurs, 
cette substance dessèche les insectes de la collection et leur 
enlève la graisse qu'ils peuvent contenir et qui constitue la 
nourriture des Acarus. Par son effet siccatif, ce procédé est 
également efficace contre la moisissure dont il arrête de 
suite les progrès envahissants. 

Je n'hésite donc pas à recommander à mes collègue? 



* Nous avouons, pour notre part, que depuis cinq ou 
six ans que nous avons adopté la nitro-benzine, nous n'avons 
eu qu'à nous en applaudir. Le camphre, le naphte, la naph- 
taline que nous employions autrefois étaient (fcs préservatifs 
insuffisants; les composés d'arsenic, malgré leur efficacité re- 
connue, nous ont toujours paru offrir trop d'inconvénients pour 
être utilisés. 



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DES ODONATES DE LA LORRAINE. 159 

pour la conservation de leurs collections entomologiques 
ce produit qui m'a constamment donné les meilleurs résultats. 
Dans un coin de chacune de mes boites je place, im- 
hiïié de cette essence, un petit morceau d'épongé préalable- 
ment enfilé dans une épingle ployée de façon à ce que 
l'éponge se trouve arrêtée entre la tête et le premier angle 
de l'épingle. Cette essence n'est pas salissante et son odeur 
n'est pas désagréable. Quand en ouvrant la boîte on n eu 
sent plus le parfum, on en verse de nouveau quelques 
gouttes sur 1 éponge et au bout de très-peu de temps le car- 
ion et les insectes qu'il contient sont saturés de cet arôme 
pénétrant qui persiste alors presqu'indéfiniment. 11 n'est plus 
besoin que d'humecter légèrement l'éponge de loin en loin». 



— «3«S)C— 



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ERRATA. 



F(ige 6. — La liste des principaux lieux les plus élevés des ^^ '^ M 

Basses-Vosges lorraines est à modifier ainsi qu'il suit : 

m. • 

Grossmann 985,9 • . 

Urstein 947,4 

Eichkopf. 913 . 

Hengst 889,3 

Malcôte 872 

Wetzkopf 820 

Gross Wolfsberg 814,4 

G. Rosskopf 811 

Nollkopf 771 

Spitzberg 761 

Schlossberg (au-dessus de Dachsburg) .... 663,9 
G. Bellerstein „ „ .... 529,7 

Armsberg 473 

Hohe Warsberg 450 

Saareinsberg 432 

Schindereck 416,2 

Erbsenberg 397,8 

Gendersberg 389,7 

Grosser Otterbill 366 

Fort de Bitche „„„ 

Cbàtean de Falkenstein 350 

Diaprés ce tableau dont les données ont été copiées dans 
les nouvelles cartes officielles que vient de publier radminis- 
tration allemande, le point culminant de toute la Lorraine 
serait le Grossmann. Le Donon, le Katzenberg, le Rancey et 
le Schneeberg, mentionnés dans Pavant-propos, appartiennent 
à l'Alsace. 



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162 ERRATA. 

Page 15 (16« cahier), aa lien de espèces méridionales, lisez 

rares ou méridionale. 
Page 19 (16<' cahier), au liea de Ëphémériees lisez EphémérideB. 
Page 20 (16'' cahier), au lieu de 3 ou 5 appendices, lisez 

3 appendices. 
Page 94, au lieu de se contenue, lisez se continue. 
Page 96, au lieu de lieux très élevés, lisez lieux élevés. 
Page 96, au lieu de il fend sur eux, lisez U fond sur eux. 
Page 119, au lieu de baie du front, lisez hase du front 
Page Ul, ajoutez ^ la 4^" ligne, après les mots 2*" segment, 

toudiant le bord postérieur (çf) et par le ptérostigma carré- 

ImiQy jaunâtre. 
Page 161, au lieu de page 6, lisez page 14 {16^ cahier). 



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INDEX. 



Pages 

Avant-propos 16'' cahier il 

Aperçu bibliographique — 17 

NotioDS générales. — Famille des Odonates . . — 18 
Tableau synoptique des Odonates lorrains. — 
Caractères distinctifs des Divisions, Sons- 
Familles et Tribus du présent cahier 99 

Caractères distinctifs des Genres — 102 

Diagnoses, stations, habitats, époques d'appa- 
rition et mœurs des Espèces ~ 109 

Conclusion — 143 

Conseils aux Odonatophiles. — Stations des 

Odonates — 14? 

Ëpoque de leur apparition — 149 

Moyens de les capturer et de les recueillir . . — 152 

Moyens de les préparer et dessécher — 154 

Moyens de les conserver — 157 

Errata — 161 



1 

■i 



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LES POISSONS 

de la 

NIED ALLEMANDE, 

par M. l'abbé BARBICHK. 



é 



I 



La Nied allemande est le bras oriental de la Nied con- 
sidérée en général, et la Nied française son bras occidental 
Le premier cours d'eau, le seul dont nous nous occupions 

ici, a deux sources donnant naissance à autant de ruisseaux ^^ 

qui se confondent près de Téling; Tun vient de Marienlhal. * ^^ 

canton de St-Avold, l'autre sort de l'étang du Biscliwald. .^^3 

canton de Morhange. La rivière qui en résulte, après avoir ' --4 
arrosé ce dernier canton et celui de Faulquemont, pénètre ' 
dans celui de Boulay où elle se joint à la Nied française. 

entre Condé et Northen. ^ 

Suivant le rapport officiel de M. André sur la production 

des rivières et des étangs de la Moselle, publié dans le? Mé- ^î 

moires de l'Académici de Metz, année 1851—1852, le parcours 5, 

total de la Nied allemande est de 40 kilomètres et sa largeur „| 

moyenne de 8 mètres : ce qui lui donne une superficie de ^ 

32 hectares. Ignorant si ces données sont exactes, nous nous g 

bornons à les rappeler sans chercber à les apprécier. Notre j 

but est simplement de donner à la Société un aperçu de la \ 

population ichthyologique de ce petit cours d'eau. Mais au- \ 

paravant il convient de le décrire lui-même le mieux possible. ^ 

< 

1 



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164 LB8 POI680N8 

Sur presque tout son parcours il a à traverser des 
terrains argilo-calcaires. Aussi, le fond est-il en général li- 
moneux, formé en maints endroits de larges assises rocheuses 
et glissantes de nature marneuse alternant avec des fosses 
profondes qui en rendent le passage dangereux, çà et là 
seulement on observe des endroits peu profonds à Peau 
basse et à fond graveleux nu, ou envahi par les herbes 
aquatiques. 

La couleur habituelle des eaux s'en ressent nécessaire- 
meni. Celles-ci sont rarement claires et limpides. Ensuite, 
comme cette rivière, surtout en aval de Faulquemont, décrit 
de nombreuses sinuosités, qu'elle alimente un nombre assez 
considérable de moulins ou d'usines, qu'elle est entravée à 
chaque pas par une quantité de buissons de saule qui gar- 
nissent ses bords, ou de troncs d'arbres tombés dans son 
lit qui empiètent sur elle, son cours est lent, et ses débor- 
dements, se produisant rapidement, cessent aussi en peu de 
temps, grâce à la précaution prise de lever à temps les 
écluses des biefs et prises d'eau. 

Ces divers faits se reflètent fidèlement dans la nature, 
la qualité et la quantité des poissons qui habitent ses eaux. 

La nature. Ces animaux, nul ne l'ignore, ne se plaisent 
pas dans les mêmes eaux. Les uns préfèrent ou exigent même 
impérieusement des eaux vives et courantes, à d'autres con- 
viennent surtout les eaux dormantes ou stagnantes, les autres 
enfin s'accommodent également bien et des unes et des 
autres. Les premiers sont la perche, la grémille, le gravelet, 
le barbeau, l'ablette, le spirlin, la 4oche franche et le chabot. 

Parmi les seconds figurent la carpe, les diverses 
brèmes, la tanche, le gardon, la loche d'étang et l'anguille. 
Enfin dans les indifférents * à la nature des eaux on compte 



* Par ce mot d'indifférents, nous ne voulons pas pré- 
tendre que les eaux n'exercent pas d'influence sur leur 
qualité : comme nous le prouvons plus loin, leur action est 
toujours plus ou moins manifeste. Indifférent ne signifie 
donc pas insensible, mais il indique simplement que ces 
poissons n'ont de préférence marquée ni pour l'une ni pour 
l'autre de ces eaux. 



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DE LA NIED ALLEMANDE 165 

le brochet, le chevaine, le rotengle, le goujon, le véron et 
l'épinoche. 

Or, notre rivière offre précisément dans son cours cette 
double sorte d'eaux. Loin des écluses fermées en amont, et 
tout près en aval, ainsi qu'à l'embouchure des affluents, 
comme dans certains endroits naturellement peu profonds, 
tels que les ruisselets formés du trop plein des déversoirs, 
se trouvent les eaux courantes se renouvelant rapidement. 
Partout ailleurs sont les eaux plus ou moins profondes et 
partant plus tranquilles. 

Etant admis le principe connu que la qualité, la résis- 
tance vitale et la santé du poisson augmentent et se perfec- 
tionnent avec la clarté et la vivacité des eaux où il vit, 
nous ne pouvons nier que sous ce rapport la Nied allemande 
doive le céder à d'autres rivières, voire même à la Nied 
française depuis son curage. 

Cette différence à l'avantage de ces dernières s'apprécie 
surtout sans doute par le goût de la chair de l'animal qui 
y est plus ferme, plus sapide. et par conséquent plus appé- 
tissante et plus digestible. Mais elle se manifeste aussi jusque 
dans les couleurs du poisson vivant qui y revêtent, même 
en temps ordinaire (en dehors de l'époque de la fraie), des 
teintes plus vives et plus intenses. Ainsi, une de nos perches 
comparée à une perche de l'Orne, paraîtrait à première vue 
d'une autre espèce, tellement les nuances noire et rouge 
des nageoires sont relativement pâles et faibles. Un second 
exemple pris, cette fois, parmi les poissons indifférents à la 
nature des eaux: le goujon, représenté ici par sa variété 
jaune appelée par les pêcheurs goujon de vase ou de marais, 
l'est dans la Moselle et dans l'Orne par sa variété noire 
nommée goujon de gravier. * 

* Cette différence d'aspect existe à un tel point qu'un 
pêcheur expérimenté reconnaîtra toujours au premier coup 
d'œil un poisson nourri dans un étanç et un poisson pris 
dans nne rivière ; de même qu'il distmguera, quoique plus . 
difficilement, le çoisson provenant d'une rivière stagnante et 
limoneuse de celui de même espèce capturé dans une rivière d*eau 
courante. Veut-on un exemple? Choisissons-le parmi les es- 
pèces d'eau stagnante. Que de différences faciles à constater 
pour la couleur et même pour la forme entre la carpe d'étang 
et la carpe de rivière ! 



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166 LES POISSONS 

Aux désavantages d'une qualité inférieure et d'une co- 
loration inoins vive, le poisson de la Nied allemande joint 
celui dune vie moins tenace, suflisamment démontrée par 
une plus grande difllculté de conservation et de transport 
que nous avons expérimentée bien des fois. 

Quant à la santé, qu'il nous suffise de mentionner une 
maladie particulière qui s'attaque de temps à autre à nos 
poissons et y fait passablement de victimes, surtout parmi 
ceux qu'on cherche à conserver en vie dans des coffres ou 
réservoirs de bois placés dans la rivière. Elle consiste dans 
une sorte d'algue parasite de couleur grise et fimbriiforme 
qui s'implante d'abord sur la queue, en dévore la nageoire 
et toute la partie charnue jusqu'au squelette, puis adhérant 
à la tête fait bientôt périr Tanimal. La mort de celui-ci ne 
semble due cependant qu'à l'impossibilité de respirer où le 
met cette mucosité : car une foiy qu'elle a envahi la tête, 
elle obstrue complètement la bouche et tient fermés les oper- 
cules des branchies. Les poissons qui paraissent le plus 
sujets à être rongés tout vivants par ce singulier mal, 
sont les poissons blancs en général, et en particulier le 
gardon, le gravelet et l'ablette, précisément ceux qui ont la 
vie la moins dure. * 

Celte infériorité relative dont souffre la Nied allemande 
parait amplement compensée par sa supériorité quant à 
l'abondance des poissons qui peuplent ses eaux. En effet, 
envisagée sous ce point de vue et surtout comparée à la 
Nied française, elle nous semble de beaucoup mieux partagée. 
M. André, dans le rapport cité plus haut, évalue le produit 
annuel en poissons de chacun des deux bras de la Nied à 
un chiffre égal: 120 kilos par hectare. Ce chiffre pouvait 
être exact autrefois, mais actuellement nous le croyons ex- 
cessif, notamment pour la Nied française, évidemment dépeu- 



* Nous croyons <me c'est la même maladie qui a 
' été constatée par M. le Dr. Varnimont sur le véron, dans le 
Grand-Duché ae Luxembourg. Ce savant an attribue l'origine 
à Faction de vers parasites attachés aux nageoires. Ce qui 
confirmerait à nos yeux cette manière de voir, c'est que nous 
n'avons observé la dite maladie que sur un seul poisson vi- 
vant en liberté dans la rivière. Cf. Géhin, 1. c, p. 223. 



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DE LA NIED ALLEMANDE 167 

plée plus OU moins par suite du curage. Ses bords nus, en 
grande partie rectilignes, sa profondeur à peu près égale 
partout, son cours peu interrompu et d'une régularité mono- 
tone, lui donnent l'aspect uniforme d'un large canal d'irri- 
gation, d'industrie ou de commerce. 

La Nied allemande au contraire a conservé toute la 
conflguration d'une vraie rivière. Dans ses douze derniers 
kilomètres on la distingue de loin à la double rangée d'arbres 
qui la bordent. Ces arbres, pour la plupart des saules et 
des peupliers noirs, * n'implantent pas profondément dans le 
sol leurs racines superficielles. Ils voient donc avec le 
temps ces dernières mises à nu par l'action de plus en plus 
minante des eaux, finissent par tomber dans la rivière avec 
la berge qui les porte, soit sous l'eff'et d'un violent coup de 
vent, soit sous le poids des branches augmenté de celui des 
glaçons lors des dégels, soit enfin par la force du courant 
dans les débordements. De là pour le petit poisson autant 
d'abris qui le protègent efficacement contre la dent des gros 
et contre les principaux engins de l'homme. Puis ces obs- 
tacles, viennent-ils eux-mêmes tôt ou tard à être entraînés par 
l'eau, creusent les rives, créent des remous et retraites 
od le poisson peut mieux résister au courant des grandes 
eaux. 

Ajoutez à cela l'immense quantité de plantes aquatiques 
vivantes ou mortes, de troncs d'arbres décomposés, et d'au- 
tres détritus de toute sorte retenus par eux, qui recèlent 
dans leur sein des myriades de larves et d'animalcules 
offrant aux poissons une nourriture aussi copieuse que 
variée et facile à trouver. Joignez-y enfin la profondeur très- 
inégale des eaux, laquelle permet aisément à ces animaux 
de remonter dans des endroits peu profonds, à fond rocail- 
leux ou graveleux, par conséquent propices à la reproduction 
de Tespèce. 



* L'aulne commun et le frêne sont incontestablement 
les arbres que l'expérience indique comme les plus propres 
à maintenir les terres aux bords des rivières. Le premier 
surtout par son chevelu d'une richesse incomparable réalise 
parfaiteiaent ce but, 



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168 LES POISSONS 

Tous ces faits réunis concourent à faire de la Nied 
allemande une rivière éminemment favorable à l^alimenta- 
lion, à la conservation et à la multiplication du poisson. 

Us expliquent aussi comment, malgré le passage de la 
mystérieuse maladie qui a fait périr, il y a quelques années, 
toutes ses écrevisses et à laquelle paraissent également avoir 
succombé ses gros poissons (devenus depuis cette époque 
excessivement rares), malgré les ravages des loutres qui ont 
non moins contribué et contribuent tous les jours encore 
a l'appauvrir, la Nied allemande a réussi à se conserver re- 
lativement riche. 

Les progrès que fait la Société de Pisciculture parmi les 
riverains n'y sont peut-être pas étrangers, soit par les 
primes encourageantes qu'elle accorde pour la destruction 
des ennemis du poisson, * soit par ses distributions géné- 
reuses de frai et d'alevin destinées au repeuplement des 
étangs et des rivières. 

Venons enfin à une question plus pratique, à la pèche. 
Les engins les plus employés par les pécheurs de la contrée 
sont : la nasse à une ou à deux gorges, l'épervier, le verveux. 
le carrelet, le trouble, le cordeau et la ligne. 

Quant à cette dernière, les amorces les plus usitées et 
qui réussissent le mieux sont la mouche naturelle, soit l'ordi- 
naire, soit la mouche César (dorée), ou bien le criquet (vulgaire- 
ment sauterelle) pour la pêche de surface dite à la volée, **le 
lombric (v. ver. rouge) pour la pêche à fond, et le sang 
coagulé pour la pèche entre deux eaux. 

L'amorce du cordeau ou de la ligne pour la pêche à 
la vive se compose du chabot et du goujon, rarement de la 

* Nous sommes heureux de signaler ici M. Charles 
Durival, de Bionville, comme ayant touché il y a deux ans 
une prime de 30 Mark pour la prise de trois jeunes loutres. 

* * Cette pèche, presqu'impossible dans l'autre Nied 
par suite de la complète nudité des bords, est dans la nôtre 
très-praticable et en même temps très- productive à cause 
des conditions contraires. En effet, le pécheur pouvant facile- 
ment dérober sa présence dernière un arbre, un buisson ou 
une touffe de plantes aquatiques, on conçoit qu'il puisse être 
sûr d'avance du succès. 



\ 



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DE LA NIED ALLEMANDE i()9 

loche fi-anche ou de l'ablette, parce qu'elles périssent trop 
vite. 

Autrefois, au temps de l'abondance du brochet, on se 
servait pour s'en emparer, de cordeaux particuliers appelés 
hausins. Ils consistaient en une ficelle solide attachée à une 
branche de saule ou à une perche flottante dont l'autre ex- 
trémité était fixée au rivage. Cette ficelle était terminée par 
un fil de laiton jaune fort et flexible qu'on enfilait à travers 
le corps d'un gravelet ou d'un chevaine en commençant par 
l'anus de manière à le faire sortir par la bouche en dehors 
de laquelle s'étalait un double hameçon. 

Voici maintenant la liste des poissons observés par 
nous dans la Nied allemande, particulièrement sur le territoire 
de Bionville. Cette localité occupant à peu près le milieu 
de la partie inférieure de son parcours depuis Faulquemont, 
qui est apparemment la plus poissonneuse, il s'ensuit que les 
présentes notions peuvent s'appliquer à toute cette rivière, 
d'autant plus que des informations prises près des pécheurs 
d'autres localités, situées soit en amont, soit, en aval, n'ont 
fait jusqu'aujourd'hui que confirmer nos présomptions. 

Nous suivrons l'ordre et la nomenclature adoptés par 
(iéhin dans son excellente Révision des poissons de la Moselle 
(Bulletin de la Société d'Histoire naturelle de la Moselle, 
onzième cahier, 1868). 

1. La Perche commune. Perça jlxivialilis Lin. 

Suivant l'auteur cité plus haut, ce poisson, aussi beau 
que bon, serait rare dans les deux Nieds. Celte assertion 
a pu être exacte en 1868, mais appliquée au présent, elle 
exprime le contraire de la vérité, du moins quant à la 
Nied allemande. La Perche y abonde ou plutôt y surabonde. 
Mais ce qui autoriserait à supposer que ces poissons pro- 
viennent de semis introduits par les membres de la Société 
de Pisciculture, c'est que nous n'avons constaté leur abon- 
dance que depuis quelques années seulement, et qu'ensuite 
presque tous les individus atteignent les mêmes petites 
dimensions. Autrefois leur faible quantité était du moins 
compensée par leur grosseur. On eu capturait assez souvent 
du poids d'un demi-kilo ou mémo d'un kilo, tandis (|ue 

8 



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170 LES POISSONS 

maintenant les plus fortes atteignent à peu près la taille 
maximum de la suivante. Mais, patience ! Petit poisson 
deviendra grand, pourvu que Dieu lui prête vie. 

La Perche se prend surtout à la ligne (à la vive ou au 
ver rouge) de même qu'au cordeau et au trouble. 

2. La Grémille, Acerina cernua Sieb. (^Perca cernua Lin,). 
Ce poisson, dont les plus grands individus mesurent 

environ 0'",12, est assez commun. 11 ne mord guère à la 
ligne, mais se prend passablement dans les nasses et 
les troubles à l'arrière-saison et en hiver lors des crues 
et des débordements. Du reste, malgré la délicatesse de 
sa chair, on ne le mange généralement qu'à défaut d'autres, 
sans doute à cause de ses nageoires épineuses si redou- 
tées des cuisinières. 

3. Le Chabot, Cottus Gobio Lin. 

Poisson connu des riverains français sous le nom de 
Grosse-Tête, et des allemands sous ceux de Dickkopf 
(Varize) ou de Hôchs (Morlange). 11 est confiné dans les 
gués et les portions de la rivière où l'eau est basse et 
courante, et le fond graveleux ou rocailleux; de là il re- 
monte volontiers dans les ruisseaux, ses stations de pré- 
dilection. 11 s'y tient caché le jour sous les pierres et les 
herbes flottantes. Ses habitudes vives et frétillantes non 
moins que sa vie tenace le font rechercher comme appât 
pour prendre le gros poisson, surtout Tanguille qui en 
est très-friande. Pour se le procurer en quantité on se 
sert de troubles ou encore de grands paniers oblongs à 
anses latéraux que l'on couche contre le fond de la ri- 
vière pendant qu'en amont avec les pieds on s'efforce de 
troubler l'eau, de fouler les herbes et de relever les pierres. 
C'est de la même manière que se prennent les loches, les 
vérons et les épinoches. Le Chabot de la Nied et de ses 
aflluenls ne dépasse pas un décimètre. 

4. L'Epinoche à queue lisse, Gasterosteus leiurus Guv. 
(iette espèce, malgré son exiguité (0'",04 ou 0",05), passe 

pour irès-vorace et très-nuisible à cause de l'immense 
quantité de frai qu elle dévore ainsi que la précédente. 
On la rencontre surtout dans les ruisseaux et les fossés, 



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bË LA NIÉD ALLEMANDE itl 

surtout ceux dont l'eau offre peu d'écoulement. Quant à la 
rivière même elle n'est malheureusement pas exempte de 
ce petit destructeur. Son instinct lui a fait élire domicile 
dans ces petites fosses reliées par des filets d'eau qui 
s'écoulent du déversoir, en amont du canal «lu moulin de 
Bionville, c'est-à-dire précisénient dans Tendroit que re- 
monte, pour frayer, le poisson qui se trouve en aval. Ail- 
leurs sans doute il est localisé dans des stations analogues. 

Les individus observés dans cette vallée appartiennent au 
groupe B. de Géhin caractérisé par les ¥, 5° et 6« plaques 
de l'armure thoracique très-petites. C'est sans doute la vue 
d'ensemble de ce petit poisson présentant des épines dor- 
sales et des épines ventrales tendues perpendiculairement 
au corps de l'animal qui lui a fait donner par analogie 
le nom vulgaire de Savetier ou de Cordonnier, 

La Loche franciie, Cobitis barbatula Lin. 

Mêmes stations, habitudes et mœurs que le Chabot. Comme 
lui aussi elle sert d'amorce vivante pour attirer les pois- 
sons carnassiers, mais elle se rencontre plus rarement et 
a la vie moins dure. Connue des pêcheurs d^ la Nied sous 
le nom de Moteule ou Moloile. Les plus grands spécimens 
peuvent atteindre 0™,10 environ. 

La Loche d'étang, Cobitis fossilis Lin. 

Cette espèce paraît fort rare chez nous, un seul exem- 
plaire à notre connaissance ayant été capturé d'un coup 
d'épervier, fin Mars 1886, près du déversoir du moulin de 
Bionville. 

— La troisième espèce de Loche, (C. tœnia Lin.), indiquée 
dans la Nied par Géhin, ne s'est pas encore offerte jus- 
qu'ici à nos observations. 
Le Goujon, Gobiofîuviatilis Valenc.(= Cyprinus Gobio Lin.). 

Cette espèce, qui forme d'excellentes fritures et un 
appât séducteur pour le gros poisson, est surtout repré- 
sentée dans nos eaux par la variété jaune de Géhin, ap- 
pelée Gottjon de marais ^ dont la livrée est bien plus pâle 
que celle de la variété noire. 

Commun partout, principalement dans les fosses ou 
endroits profonds de la rivière particulièrement ceux où 
se rendent les eaux des caniveaux ou des rigoles d'égoùts. 



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17,? LES POISSONS 

II y vit en nombreuses sociétés à l'instar du Véron. Les 
t)lus gros individus peuvent aller de 0™.12 aO^jlS de lon- 
gueur. Un moyen prôné par nos pécheurs comme facile 
et sûr d'attirer ce poisson, c'est de troubler l'eau jusqu'au 
fond. 11 se prend principalement à la nasse et à la ligue 
amorcée d'un ver rouge. 
H. Le Barbeau, Barbus fltwiatills Valenc. 

«Commun dans les deux Nieds» écrit M. Géhin en 1868. 
Nous avons de la peine de nous imaginer qu'à aucune 
époque une telle affirmation ait pu être vraie pour la 
Kieù allemande. Car depuis un certain nombre d'années 
on n'en voit ni on n'en prend plus dans ses eaux. 11 est 
juste pourtant de dire que, d'après les renseignements 
recueillis autour de nous, on prenait passablement de ce 
poisson il y a une vingtaine d'années entre Bionville et 
iMorlange, mais qu'il a été détruit à cette époque, dit-on, 
par le braconnage de rivière pratiqué pendant la fraie. 

Quoi qu'il en soit, le dernier Barbeau extrait de nos 
eaux était un bel exemplaire pesant 4 kilos Va- Sa capture, 
fuite dans un verveux par M. Charles .Durival, a eu lieu 
dans le courant de l'année 1878, en aval de Bionville. En 
amont nul des plus vieux pécheurs que nous avons con- 
sultés ne se rappelle avoir observé ce "poisson. 

9. La Tanche, Tmca vulyaris Cuv. (= Gyprinus Tinca Lin.). 
Se prend de temps à autre à Tépervier, soit en amont, 

soit en aval de Bionville. Les plus gros échantillons comp- 
tent de 1 livre et demie à deux livres: ils proviennent 
[mur la plupart des pêches de M. Norosky sur le territoire 
de Fouligny. Ce poisson fréquente exclusivement les eaux 
dormantes. 

10. La Carpe, Cyprinus Carpio Lin. 

Existe cà et là dans notre rivière où elle atteint parfois 
un poids assez considérable (de 4 à 5 livres), mais elle 
teste cantonnée dans les endroits les plus profonds et les 
plus tranquilles, notamment là où se trouvent des obs- 
tacles qui entravent le cours de l'eau. Autrefois, dit-on, 
cet excellent poisson était bien plus abondant dans la 
Nied allemande ; on y voyait aussi de temps en temps la 



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DE LA NIED ALLEMANDE 173 

variété connue sous le nom de Carpe à miroir qui attei- 
gnait jusqu'à 8 et 9 livres ; maintenant cette dernière 
n'existe plus qu'en souvenir. 

La Carpe se prend surtout au carrelet, rarement au 
cordeau amorcé de ver rouge. 

11. La Bouvière, Rhodetis amarus Ag. 

Ce petit poisson se trouvait si abondant dans la Nied 
allemande de 1873 jusque vers 1877 que nous en prenions des 
quantités au carrelet. Depuis cette époque déjà éloignée 
nous n'en avons plus vu de trace dans ces parages. 

12. La Brème commune, Abramis brama Valenc. (^ Cypri- 
nus brama Lin.). 

Cette espèce, que Géhin appelle «/<; meilleur des poissons 
blancs9 n'est pas rare dans notre rivière, mais sa taille 
est généralement petite; très-rarement son poids atteint 
1 ou 2 livres. C'est à l'épervier, au verveux et à la nasse 
qu'on la prend le plus souvent. Comme le Gardon, la Brème 
affectionne les eaux peu courantes. — Les dimensions ha- 
bituellement faibles de cette espèce nous inspirent des 
doutes sur l'identité de certains individus trouvés dans 
les nasses ; d'autant plus qu'ils auraient une grande afli- 
nité avec la Bordelière ou Petite Brème {Abramis Bjœrkna 
Blch. == Cyprinus Bjœrka Lin.), telle que MM. Gervais et 
Boulart la décrivent et la représentent. Cf. Les poissons 
d'eau douce, p. 102, pL 21. Cette dernière, signalée par 
Géhin dans l'étang du Bischwald. aurait parfaitement pu 
passer de là dans la Nied allemande et descendre jusqu'ici. * 

13. L'Ablette, Alburnus lucidns Heck. ( Cyprinus alburnus 
Lin.). 

Ce poisson foisonne dans la Nied allemande voyageant 
par bandes à la surface et nageant contre le courant. On 
en prend considérablement à la volée, tellement, qu'avec 
une seule mouche César, il nous est arrivé souvent d'en 
enlever jusque trois ou quatre. 

Certains individus ont des dimensions si grandes (0'», 15 

* M. Norosky, meunier de Foulimy, nous afûnne que toutes 
les plus grosses Brèmes qu'il prend a Tépervier appartiennent 
à cette espèce. 



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174 LES POISSONS 

à 0'",18), et le dos si arrondi, que l'on serait tenté de les 
rapporter à V Ablette-Brème de Holandre (=^ Leticiscus al- 
burnoides de Sel.), ou plutôt encore à la Hachette (Albnr- 
nus dolabralus Sieb.), * avec laquelle l'ablette commune 
est facile à confondre d'après Géhin. Un examen plus ap- 
profondi fixera sans doute nos incertitudes sur ce point. 
14. Le Spirlin, Alburnus bipmictattis lîeck. 

Petit poisson à allure très-vive qui atteint rarement 
un décimètre dans nos environs. 11 porte le nom de Mé- 
saigne à Metz et celui de Coiittire aux bords de la Nied, 
sans doute à cause de la ligne, latérale formée d'une 
double série de points noirs très-distincts. Disséminé chez 
nous et uniquement dans les parties courantes de la ri- 
vière. Il est très-vorace et mord à toute amorce qu'on lui 
présente. Avec le même fragment de ver rouge et un 
petit hameçon on peut en prendre un grand nombre. 
Aussi fait-il le supplice des pêcheurs à la ligne, amateurs 
de plus belles pêches, par son habitude de venir enlever 
ou émietter les appâts attachés à leurs gros hameçons. 
ir>. Le Rotengle, Scardinivs erythrophtalmus Heck. (Cypri- 
fius erythropthalmus Lin.) 

Ce charmant poisson n'a fait son apparition dans nos 
parages que depuis quelques années. Les pêcheurs 
messins l'appellent Salougne, les nôtres le confondent 
avec le Gardon, dont il atteint les dimensions, ou le 
désignent sous le nom de Rosse rouge. 

Ils le prennent assez fréquemment, surtout dans les 
nasses et les verveux. 

La détermination de ce poisson nous a été confirmée 
par M. l'abbé Schatz, professeur au Petit Séminaire de 
Montigny, ichthyologue aussi compétent que modeste. 
10. Le Gardon, Leuciscusrutihis Yar. (-^^Cyprinus rutilus Lin.). 

Commun dans la Nied allemande dont il fréquente les 
parties profondes. Les pêcheurs le prennent surtout à 
1 épcrvier, au verveux et dans les nasses ; ils le nomment 
Hosse ou Rousse. Les plus gros individus, variant de V2 ^ 
8/4 de livre, sont passablement rares. 

* C'est le Cyprinus dolabratus, Hol., poisson dont la décon- 
verte est due à notre savant compatriote. 



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DE LA NIED ALLEMANDE 175 

17. Le Chevaine, Squalius Cephalus Sieb. (^ Gyprinus Ce- 
phalus Lin.)- 

Abondait autrefois dans notre rivière, mais tend tous 
les jours à se raréfier depuis une paire d'années seulement. 
Recherche les trous, les fosses qui succèdent aux gués 
ou qui se creusent aux chutes des moulins, les endroits 
où il y a du remous. Dans le jeune âge il se réunit par 
petites bandes qui longent continuellement les berges de 
la rivière à la recherche d'une nourriture végétale ou 
animale (insectes ou larves). Nos pécheurs les appellent 
alors Meuniers ou Coureurs *. Mais arrivé à un certain poids 
(une demi-livre et au-dessus), le Chevaine vit isolé, se 
réservant, comme le Brochet, un certain aire de chasse 
déterminé qu'il parcourt sans cesse dans tous les sens, 



* Les dififérences entre les Coureurs et les autres Che- 
vaines forment-elles, comme nous le supposons, une modifi- 
cation introduite par l'âge et les habituaes, ou bien, comme 
le prétendent opiniâtrement nos pécheurs, des différences 
réelles capables d'en faire au moins une variété ? 

En attendant qu'une confrontation sérieuse puisse avoir 
lieu et trancher dénnitivement la question, voici les carac- 
tères distinctifs observés jusqu'ici. 

Le Meunier, à poids égal, offre une forme plus courte 
et plus ventrue que le Chevaine, une coloration générale plus 
foncée particulièrement sur le dos; sur les flancs les écailles 
prennent rapidement une teinte jaune cuivré ou doré. 

' Le Cnevaine proprement dit a par conséquent des 
formes plus allongées, plus déliées, des couleurs plus pâles, 
des écailles blanchâtres sans reflets métalliques. 

Si à ces caractères on ajoute les différences de mœurs 
déjà signalées et qu'on puisse en trouver d'autres encore après 
examen dans la position relative des nageoires, le nombre de 
leurs rayons, ou dans la structure des dents pharyngiennes, 
il faudra nécessairement conclure à l'existence d'une variété, 
peut-être même d'une espèce distincte. 

D'après ces notions la figure de Gervais et Boulart, 
L, c, représenterait notre Meunier, et non le Chevaine pro- 
prement dit. 

Une semblable distinction, quoique bien moins tranchée, 
a été faite par les pécheurs de la Nied allemande pour deux 
autres poissons: l'Anguille et le Brochet. Selon eux il y a 
l'Anguille courte et ventrue, et l'Anguille allongée,* de même 
pour le BrQcheti, 



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176 LES POISSONS 

mais approchant rarement des bords. Le Meunier se prend 
aisément à la volée, au sang ou au ver rouge, mais le 
gros Chevaine, beaucoup plus prudent, ne se laisse guère 
surprendre qu'au cordeau ou au verveux. Nous avons ce- 
pendant réussi à nous emparer à la ligne au sang, en 
1873» d*un individu du poids de 4 livres et demie. Tel 
est, croyons-nous, le poids maximum du Chevaine dans 
notre rivière. 

Nous ne comprenons pas la réflexion de M. Géhin disant 
de cette espèce: c'est le moins estimé de nos pissons blancs. 
Que comparé aux autres Cyprins il soit de qualité infé- 
rieure, surtout quand il est jeune, cela peut être vrai, 
quoique contestable. Mais lorsque sa grosseur lui permet 
des mœurs carnassières, sa chair s'affermit et devient cer- 
tainement bien meilleure, au jugement de tous, que celle 
de l'Aucon, du Gardon et même que celle du suivant. 
18. Le Gravelet, SquaUus lexiciscvs Heck. (— Cyprinus leu- 
ciscus Lin.). 

Ce poisson aime surtout, comme son nom Tindique. 
les endroits à fond gi*aveleux ; il est assez commun dans 
la .Nied allemande oii on le prend ordinairement à la 
volée ou au ver rouge, quelquefois aussi dans les nasses 
et les verveux. 

Selon Géhin (qui dit la même chose de la Brème com- 
mune), ce serait le meilleur poisson blanc d*> notre pays, 
tandis que d'autre part MM. Gervais et Boularl, 1. c, p. 
120, qualifient sa chair de mauvaise qualité. * Quoi qu'il 

* De quel côté est donc la vérité? Voilà sans doute 
ce que se demandent les lecteurs. Nous pouvous ôtre dans 
Terreur et nous exposer à faire un jugement téméraire, mais 
en raisonnant d'après notre principe incontestable sur les relations 
entre la nature des eaux et la qualité des poissons, nous 
sommes tenté de supposer que ces messieurs ont trop conclu 
du particulier au général. 

Pour M. Géhin, personnellement,il était acheteur et con- 
sommateur de poissons et non pêcheur. Or, le choix de Ta- 
cheteur a fort bien pu tomber, d'une part sur des Chevaines 
pris dans les eaux dormantes des environs de Metz, de l'autre 
sur des Gravelets nourris dans les eaux courantes de la Mo- 
selle ou de la Seille. De là apparemment la cause et de son 



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DE LA NIED ALLEMANDE 177 

en soit, nous avons constaté une particularité, c'est que 
le Gravelet est d'une élasticité remarquable. Le plus sou- 
vent cette qualité a été cause lie son ?alut, mais parfois 
aussi il lui a dû sa perte. Que de fois, en effet, se iroiivaiit 
renfermé avec d'autres poissons dans un arrosoir placé 
trop près des bords de la nacelle, il s'est élancé on l'air 
d'un coup de queue pour retomber dans l'eau. Mais, par 
contre, plusieurs fois nous l'avons vu sauter de la rivière 
dans la nacelle. Sans doute qu'il voulait par ce moyen 
échapper à la poursuite d'un gros poisson, et tonil)ait 
ainsi, l'infortuné, de Charybde en Scylla; * 
19. Le Véron, Phoxinus lœvis de S. (- Cyprinus lœvisLiN). 
Petit poisson de 0'".08 à 0'",10 de longueur, assez rare 
dans la Nied allemande. Se tient exclusivement dans les 

optimisme en faveur de ceux-ci et de son pessimisme contre 
ceux-là. 

Indépendamment de cette double influence dn milieu 
et de la nourriture une autre aussi doit être prise en considé- 
ration, celle de l'époque de capture. Les pécheurs savent 
tous parfaitement que consomme au moment de la fraie, tout 
poisson, quel qu'il soit d'ailleurs, et n'importe d'où il vienne, 
est mauvais et indigeste. Ils reconnaissent facilement cette 
épo<}ue à la mollesse relative, à la langueur inusitée de 
ranimai vivant, et surtout au contact de son corps qui paraît 
hérissé par suite des écailles qui se relèvent, au lieu d'être 
appliquées à la chair comme en temps ordinaire. 

Donc, à tout prendre, le Gouvernement, en prohibant 
la pèche lors de la fraie, fait non seulement une œuvre de 
conservation du poisson, mais aussi une œuvre d'hygiène et 
de salubrité pubhques. 

Une autre conclusion à tirer et qui regarde spéciale- 
ment notre sujet, c'est que tout jugement sur la qualité dn 
poisson, pour être fondé etadmissiDle^ doit être porté d'une 
manière relative etnon absolue, à moins qu'on ne se soit assuré 
an préalable de la qualité (ju'ofire le même poisson (en temps 
ordmaire) dans les autres rivières à eaux de nature différente. 

Le peu d'avis de ce genre que nous formulons ici, 
D0U8 semblent avoir ce caractère et être la résultante d'une 
opinion vraiment générale et admise par tous les pécheurs et 
consommateurs. 

* Le Gravelet n'est pas le seul de nos poissons qui 
nous ait offert cette particularité. Nous avons eu Tocc asion 
de constater des faits analogues, bien que moins accentués. 
sur le jeune Brochet (Brocheton) ainsi que sur le Rotengle. 



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178 LES POISSONS 

petits ruisseaux rorinés des filets d'eau qui jaillissent des 
Fentes des vannes ou s'écoulent des déversoirs aux en- 
virons des moulins de Bionville, Raville et deFouligny. Plus 
commun dans certains alTIuents. 
JO. L'Aucon ou Nase, Chondrostoma nasus Valenc. (— Cy- 
prinus nasus Lin.). 

Assez commun chez nous spécialement dans les parties 
[»rofondes de la rivière. Ne se prend cependant en abon- 
dance qu'au moment de la fraie au moyen de l'épervier, 
eu d'autre temps il se capture en petit nombre au carrelet 
ou au verveux. Du reste, réputé avec raison, non seule- 
ment ici mais partout, pour le plus mauvais poisson, il 
ne se mange guère qu'en friture, malgré le poids assez 
considérable qu'il atteint parfois (de deux livres et plus). 

Or, à quoi attribuer cette mauvaise qualité de l'Aucon? 

Aux eaux qu'il habite? 11 n'y est pas le seul poisson. 
N est-ce pas plutôt à sa nourriture favorite qui consiste, 
selon Géhin, dans la mucosité grisâtre qui s'attache aux 
[ïierres du fond des rivières ? Nous l'ignorons. Ce que nous 
savons par expérience, c'est que l'Aucon de n'importe 
quelle provenance a la chair molle, fade et indigeste, et 
<iu'il se décompose fort vite. 

Nous hasarderons cependant une explication. C'est que 
cela peut tenir en partie du moins, à une peau très-noire 
qui tapisse tout l'intérieur de ce poisson et contribuerait 
à le rendre très-amer au goût. Aussi, nous l'avouons, la pre- 
mière chose que nous faisons à la capture d'un Aucon, c'est 
de l'ouvrir immédiatement pour en extraire cette peau du 
vivant même de l'animal 
21. Le Brochet, Esox lucius Lin. 

Autrefois assez commun dans notre rivière, mais ex- 
trêmement raréfié depuis quelques années. L'an dernier, 
à la lin de Mars, quelques jours avant la prohibition de 
la pèche, le farinier du moulin de Bionville a pris d'un 
coup d'épervier un brochet femelle de 4 kilos V4 tout plein 
d œufs. C'est le seul individu de cette espèce que nous 
ayons vu capturer dans la Nied allemande dans les six 
dernières années. 

Auparavant on en prenait de temps à autre de tout 



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DE LA NIÈD ALLEMANDE 179 

poids à l'épervier, au verveux et spécialement au hausin. 
Le plus beau de tous, vrai roi de la Nied allemand^% 
pesait 11 kilos et mesurait 1 m. 10 c. de longueur: il a 
été fait prisonnier en 1877, dans un verveux, sur le ban 
de Fouligny, et Norosky est le nom de son beureux vain- 
queur. 
22. L'Anguille, Angiiilla vulgaris Var. (= Murœna anguilla 
Lin.). 

Se rencontre encore cà et là dans les endroits profonds 
de la Nied allemande. On la prend dans les nasses, les 
verveux et au cordeau amorcé de vers rouges ou de pois- 
sons (surtout le Cbabot), particulièrement pendant les nuits 
orageuses de Tété «t quand les eaux sont troublées i>iir 
suite de pluies violentes accompagnées de coups de ton- 
nerre. Les plus gros spécimens peuvent être évalués à 
4 livres environ ; mais ils semblent fort clairsemés 
depuis quelques années. Nos pêcheurs distinguent l'Anguille 
à ventre jaune de celle à ventre blanc, l'Anguille coutto 
et l'Anguille longue. 

— La petite Lamproie {Petromyzon fluviatilis Lin.), qui, 
d'après Géhin, n'est pas rare dans la Nied allemande, n'y 
a pas encore été observée par nous. 11 en est de même 
de sa congénère (P. Planeri Bloch), appelée Lamprillo/t 
ou Satouille. 

RÉCAPITULATION. 

On voit par ce petit recensement ictbyologique que les 
espèces de poissons certainement observées pendant les 
quinze dernières années par nous ou par les pêcheurs du 
cours inférieur de la Nied allemande que nous avons eu l'oc- 
casion de consulter, sont au nombre de 22, (ou 23 en comp- 
tant la Bordelière). 

Actuellement (Février 1887) deux d'entre ces poissons 
paraissent avoir entièrement disparu : la Bouvière * et le 

♦ Suivant M. Norosky, le Rotengle serait connu depuis 
longtemps des pêcheurs de Fouligny, et la Bouvière se pren- 
drait encore journellement à Vépervier aux environs du moulin. 



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180 LES POISSONS DE LA NIED ALLEMANDE 

Barbeau, tandis qu'un autre ne paraît immigré chez nous que 
(lepuis quel<|ues années, sans que nous puissions encore 
conclure à sa persistance : le Rotengle. 

Envisagés au point de vue de la fréquence, les vingt 
poissons qui nous restent peuvent se répartir comme il suit: 

Trois sont très-rares et ne se prennent que de loin en loin : 
le Brochet, la Tanche et la Loche d'étang. Deux sont rares et 
à capture inconstante et variable : l'Anguille et la Carpe. 
(Juatre sont assez rares et disséminés, quoique fidèles à leurs 
stations où on peut s'en procurer facilement: deux localisés 
en dehors du bras principal (le Véron et TEpinoche), les 
deux autres non restreints aux mêmes stations, mais s'éten- 
dant aussi aux parties basses et rocailleuses de la rivière 
(le Chabot et la Loche franche). Parmi les onze qui restent, 
sept sont assez communs : le Chevaine, le Gravelet, le Spirlin, 
la Brème, l'Aucon. la Crémille et le Rotengle; et quatre com- 
muns: le Goujon, l'Ablette, le Gardon et la Perche. 



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r 



CONTRIBUTION 



A LA 



TÉRATOLOGIE ENTOMOLOGIQUE 

Far Ad. BELiIiEVOTB 



Différents auteurs ont publié des cas de difformités chez 
les insectes, mais surtout Mocquerys, dentiste à Uouen, qui 
s'est occupé d'une façon suivie de faire connaître tous les 
coléoptères anormaux des diverses collections de ses corres- 
pondants. 

La plupart lui ont abandonne les sujets qu'il a fail 
graver, et qu'il a publiés dans dix brochures contenant 105 
anomalies. 

Plusieurs d'entre elles sont fort curieuses; ce sont celles 
qui présentent une antenne en plus ou une partie d'antenne 
greffée sur l'antenne normale; ou bien encore une palpe en 
plus, deux jambes à la même cuisse, deux tarses à la même 
jambe et même une troisième élytre. D'autres cas anormaux 
sont formés par les individus qui présentent des gibbosités 
très-prononcées. Enfin un autre genre de monstruosités est 
celui qui offre des membres atrophiés ou déformés. 

Quoiqu41 me soit passé beaucoup d'insectes sous les 
yeux, je n'ai à signaler aucun cas d'antennes ou de pattes en 
plus, ce qui montre que ces anomalies sont passablement 
rares. 

Mocquerys cite 21 cas d'antennes doubles, 3 de palpes 
en plus, 15 de jambes ou de cuisses doubles ou triples, 
3 d'élytres en plus. Ces cas d'anomalies représentent les ob- 
servations réunies d'un grand nombre de naturalistes de l'Eu- 
rope, pendant une longue suite d'années. Au contraire, les 



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r 



\ 



!82 TÉRATOLOGIE ÈNTOMOLOGIQVE 

cas d'avortement ou de développement incQinplet des élylres 
OU d'autres parties du squelette extérieur sont plus commuDs; 
il en est de même des gibbosités ou boi^rsouflures qui sont 
probablement le fait d'accidents survenus pendant la trans- 
formation de la nymplie en insecte parfait. A ce moment, le 
manque d'bumidité nécessaire, une perturbation atmosphé- 
ri((ue. ou toute autre cause accidentelle, peuvent produire des 
tlôformations dans les téguments en train de se solidifier, 
laiulis que les membres doubles proviennent probablement 
d'une cause générique, qui existe dans Tœuf et la larve avant 
de se montrer dans Tinsecte parfait. 

Pas plus que Mocquerys je n'ai à signaler aucune ano- 
malie parmi la famille si nombreuse des curcuiionides, mais 
je fais figurer un Tenebrio, dont les antennes coudées d'une 
furon singulière forme un cas qui n'a pas été connu de cet 
entomologiste, ainsi que VAkis irilineata dont les côtes éle- 
vées se bifurquent de façon à se confondre avec le bord 
latéral. 



LISTE DES COLÉOPTÈRES ANORMAUX 

QUE JE POSSÈDE. 

lo ÉLYTEES ATROPHIÉES. 

Biistùnychus terricola. Les deux élytres ne sont pas complète- 
ment développées, elles sont écartées, très-convexes et 
atténuées à l'extrémité; il se promenait dans ma cave 
avec tonte Tagilité de ses congénères. 




1^ 



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■rj»— ^T?-v 1 



TÉRATOLOGIE ENTOMOLOGIQUE 183 

CakUhus fulvipes. ^ Elytre gauche tout à fait rudimen taire. 

Âmara trivialU? — Elytres rétrécies et plus étroites que le 
corselet. 

Ocypus oîens. — Les deux élytres sont relevées postérieure- 
ment et concaves au lieu d*ôtre convexes. 

Hydrophilus piceus. — Deux exemplaires dont l'un possède 
l'élytre droite, le second l'élytre gauche d'un demi- 
centimètre plus courte que l'autre. 

Gmrimus nobilis (Fontainebleau). — Elytre droite développée 
à peine à la moitié de sa grandeur normale, toute ridée, 
et ayant cependant atteint toute sa consistance. 




Saperda carcharias, — Les deux élytres atténuées à l'extrémité 
laissant entre elles un triangle de près d'un centimètre 
de hauteur qui laisse le bout des ailes à découvert. 

Lamia Uxtor, — Elytre gauche incomplète. 

Fropyka ià — punctata — Elytre droite à moitié développée 
et granuleuse. 

Blaps mucronaia, — Elytre droite bombée dans les deux 
tiers antérieurs et formant une large boutonnière avec 
l'élytre similaire; puis les deux élytres se sont soudées 
vers le tiers postérieur, mais celle qui est bombée n'a 
pu rejoindre l'extrémité de l'autre. 

Je possède aussi un insecte du Chili du genre AlecUm? dont 
Pélytre droite est à l'état rudimentaire. 

20 COESELETS INCOMPLETS. 
ProcusUs coriaceua, — Le lobe gauche du corselet n'existe pas. 
4mara ootwu^m (Alpes). — Lq corselet de la largeur de la 



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184 



TÉRATOLOGIE ENTOMOLOGIQtJE 



tête du côté gauche est arqué en demi-cercle; cepen- 
dant le rebord marginal existe; le côté droit est normal. 
Perotis tarsata (Algérie). — Le corselet à angle postérieur 
gauche très-arrondi et échancré postérieurement, de 
l'autre côté, une large fossette à la base. 




Lina cttprea (Suisse). — Corselet de la largeur de la tête du 
côté gauche; Tangle antérieur de ce côté n'est pas avancé 
comme dans le côté droit qui est normal. 

Lina populi, — C'est encore le côté gauche du corselet qui 
est moins large que le côté droit; il est aussi échancré 
tandis que, dans l'état normal, il devrait être arqué en 
dehors et aller en s'élargissant près des élytres. 

30 JAMBES ATROPHIÉES. 

Carabiis monilis. — Cuisse antérieure droite plus petite que 
la similaire, tibia de même et de plus très-déformé, sur- 
tout l'extrémité qui ne possède point de tarse. 

Amphymallfis solatitialis. — Patte postérieure gauche ayant ses 
trois parties, cuisse, tibia et tarse un tiers plus petites 
que celles de la patte gauche et cela sans déformation 
aucune. 




Barathrœa straminipetmis (Italie). — Patte postérieure gauche 
moitié plus petite que la droite, tarse complet. 



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TÉRATOLOGIE ÉNTOMOLOGIQUE 185 

Lina populi (Alpes). — Patte intermédiaire gauche moitié pins 
petite qae la similaire de droite ; le tarse est complet. 

lAna Tremulœ. — Patte antérieure droite réduite à un moi- 
gnon qui est rouge. 

Tenebrio obscurus, — Les tibias antérieurs, au moins chez les 
cf*, sont très-arqués, mais les tibias intermédiaires et 
postérieurs sont droits. Dans l'exemplaire que je possède, 
les tibias postérieurs sont aussi fortement arqués que 
les tibias antérieurs. 




Un second exemplaire que j'ai trouvé dans mon pi- 
geonnier comme le premier, présente également ce 
caractère mais d'un seul côté. 

40 ANTENNES ATROPHIÉES. 

Tenebrio moîitor, — A compter du quatrième article, les deux 
antennes sont coudées en ayant, ce qui donne à ces 
organes l'aspect d'antennes de certains hyménoptères. 
Ce genre d'atrophie n'a pas été publié par Mocquerys. 




Saperdn populnea. — A partir du cinquième article, les articles 
suivants de l'antenne droite s'amincissent de plus en 
plus et sont de couleur ferrugineuse, au lieu d'être 
annelés de noir et de gris comme les premiers. 



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i86 TÉRATOLOGIE ENTOMOLOGIQUE 

50 BOSSES ou NODOSITÉS SUR LES ÉLYTRES. 

Gymnopleitrtis semipuncUUua (Algérie). — Cet insecte présente 
sur le bord latéral de chaque élytre, à hauteur de la 
cuisse postérieure, une élévation demi-sphérique de deux 
millimètres de diamètre. 

Geotrupes sylvaticus, — Ce coprophage présente, aux trois quarts 
postérieurs de chaque élytre, une forte élévation demi- 
sphérique de quatre millimètres de diamètre; en outre 
des stries longitudinales des élytres, il y a, autour des 
élévations, des stries rayonnantes. Au-dessous de ces 
élévations correspond un creux formé par une mince 
pellicule qui tapisse, du reste, tout le dessous de l'élytre; 
une bulle d'air a été emprisonnée entre cette pellicule 
et la partie coriace de Télytre. 




Trouvé à Bitche par M. l'abbé KieflPer qui me Ta 
communiqué. 

Dytiscus marginalis. — J'ai péché dans les fortifications de 
Metz, il y a bien longtemps, une $ de cette espèce qui 
présentait sur chaque élytre une élévation de la gros- 
seur d'un petit pois; je l'ai laissée à M. Chevrolat, qui 
a dû en faire une communication à la Société entomo- 
logique de France. 

Melolontha vulgaris, — Sur l'élytre droite, vers le tiers posté- 
rieur et sur la deuxième côte, on voit une élévation 
presque ronde et lisse de deux millimètres de diamètre ; 
de l'autre côté, vers le quart postérieur environ et sur 
la première côte, existe aussi une petite élévation lisse. 

Trachyderma Philistina (Syrie, don de M. F. de Saulcy). — Elytre 
droite présentant une éléve^tion allongée sur le disque 



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TÉRATOLOGIE ËNTÔMOLOGIQUE 187 

le long de la sntnre. Cette élévation a cinq millimè- 
tres de longueur et un millimètre de largeur. 

Âdesmia Anthracina (Syrie, don de M. F. de Saulcy). — L*é- 
lytre gauche présente au tiers postérieur une énorme 
boursouflure, presque lisse, mais avec quelques points 
élevés. 

Tenebria molitor. — Elytre droite avec une élévation lisse, 
placée vers le tiers antérieur et latéral de l'élytre. 

Chrysomèle hcemoptera (Alpes). — Elytre gauche ayant une élé- 
vation allongée sur son milieu. 

Rhizobius Hiura (Pyrénées Orientales). Elytre gauche ayant à 
l'angle humerai une bosse sphérique très-proéminente. 



Je ne parlerai que pour mémoire des dépressions ou 
renfoncements qui se rencontrent souvent sur les Mélasomes 
dirysamèles, OU autres insectes à élytres dures qui vivent sous 
les pierres ; ces déformations proviennent de causes acciden- 
telles et mécaniques au moment où le corps de ces insectes 
est encore mou. immédiatement après leur dernière transfor- 
mation. 



6» DÉPOEMATION DES COTES DES ÉLYTRES. 

Aki$ trilineata (Egypte). — Cet insecte, dans son état normal, 
possède sur les élytres trois côtes élevées presque 
droites qui se courbent seulement vers l'extrémité. Dans 
l'exemplaire que je possède, les deux côtes voisines de 
la suture se courbent en dehors vers le tiers antérieur 
de l'élytre, mais c'est surtout la deuxième côte qui 
s'éloigne le plus de l'état normal; en effet, vers le 
milieu de l'élytre, elle forme un angle obtus et va re- 
joindre la côte latérale avec laquelle elle se soude, puis 
elle fléchit de nouveau en sens inverse et va reprendre, 
un peu plus loin, la position qu'elle devait occuper; la 
côte latérale est elle-même déviée de la ligne habi- 



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188 



TERATOLOGIE BNTOMOLOGIQUE 



taelle pour aller à la rencontre de la seconde côte. À 
quelle cause attribuer de telles déviations individuelles ? 




Pour terminer, à la suite de la déviation des côtes de 
l'Akis, déviation constatée sur un seul individu de celle 
espèce, je vais montrer les variations des côtes sur l'un de 
nos insectes les plus communs, le Carahxis auratus. 

Habituellement, dans cette espèce, la côte du milieu se 
prolonge vers l'angle terminal de l'élytre, et les deux côtes 
voisines de l'élytre sont plus courtes que celle-ci. C'est du 
moins le cas le plus commun à Metz. 

Il n'est pas rare cependant de trouver le cas contraire; 
d'autres fois, c'est la côte latérale qui est la plus longue; 
d'autres fois aussi, c'est la côte voisine de la suture qui est 
la plus prolongée. C'est ce que montrent les figures suivantes: 




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ENCORE 
TROIS NOUVEAUX ORTHOPTÈRES 

DES PYRÉNÉES 
Par F. de SAULGY. 



(Femina.) Tola viridis (dorso in sicco subfucescente), 
anlennis viridibus, unicoloribus. Fastigium verlicis articule 
basaii antennarum bis latius, 8upra breviter sulcatuin. Pro- 
notum margiac postico recto, iobis lineolis fuscis conspersis. 
Elytra flava, truncata, pronotum vix superantia. Femora omnia 
fusco conspersa, po8lica subtus in utroque margine apiceni 
versus spinulis 3-6 minimis armata. Tibias anticœ supra in 
margine postico spinulis 9, in margine antico spinulis 8 
armata. 

Longitude corporis ?-: 35 mm., pronoti 11 mm., femorum 
!>oslicorum 25 mm., ovipositoris 18 mm. 

Cette espèce se distingue facilement de la denlicauda 
Charp. par l'écusson du vertex plus étroit, marqué d'un sillon 
court et profond, et le nombre plus grand des épines garnis- 
sant les deux bords des tibias antérieurs. Elle diffère de la 
^cuUiUi Br. par la forme tronquée et non arrondie du bord 
postérieur du pronotum, la coloration des antennes, et le 
nombre moindre des petites épines garnissant les bords infé- 
rieurs des fémurs postérieurs. 

Je pense qu'il faut rapporter à notre espèce ÏOi-phania 
denticaitda citée par Serville comme trouvée dans les Pyré- 
nées, 



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190 ENCORE TROIS NOUVEAUX ORTHOPTÈRES. 

UOrpk. Lixonensis a été trouvée- à Bagnères de Luchoo 
par M. du Buysson, de Toulouse. 

Plutjdels BujMi^Mi, Saulcy. 

PL Marqueti paulo major ; capite, pronoto, pedibus, anticis 
femoribusque posterioribus viridibus, abdomine fusco, tibiis 
posticis antennisque rufis. Pronolum disco deplanato, carinula 
média modestiore, lobis deflexis subrotundatim insertis, ilio- 
rum margine postico obliquissimo, baud emarginato, udIco- 
iore. Elytra griseo-fusca , in mare margine anlico et plus 
quam dimidio apicali viridi-olivaceis, apice ipso anguste ro- 
tundato. segmentum abdominis sexlum in mare, quartum in 
femina attingentia, Segmentum anale maris ut in PL Marqueti; 
cerci sat elongati, regulariter incurvi, paulo ante médium 
intus acute dentati ; lamina subanalis iricarinata, carina média 
subacuta, carinis laleralibus validioribus, tumidulis, apice 
triangulatim emarginato, lobis obtusis; slyli longiusculi. 
Lamina subanalis in femina apice profunde triangulatim excisa, 
infra unicarinata ; lobi elongati, acuti, fere paralleli, haud 
ascendentes; ovipositor regulariter incurvus, basi pallidior, 
pronoto fere sesqui longior. 

Longitudo corporis (f 18 mm., ? 22 mm-, pronoti cf 
5,5 mm., ? 6,5 mm., elytrorum <f 9 mm., ? 8 mm., ovipo- 
sitoris 8 mm., femorum posticorum d* 16 mm., ? 18 mm. 

Cette espèce, découverte à Bagnères de Luchon (Pyrénées 
de la Haute-Garonne), par M. du Buysson, auquel je suis heu- 
reux de la dédier, est une des plus belles et des mieux 
caractérisées du Genre. 

M. du Buysson a également pris à Luchon la PL Rœseli 
Hag. Cette espèce a un habitat très étendu ; je la possède des 
Alpes, des Vosges et des environs de Metz. 

Pliitjcleis IVeuiy Saulcy. 

Differt a PL Saussiireana F. -G. pronoto nitidiore, supra 
fortins deplanato, concaviusculo, carina média postica magis 
elovata, canthis lateralibus magis expressis, cercis in mare 
regulariter incurvis, baud rectis, ovipositore basi pallidiore, 
magis incurvo. 



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ENCORE TROIS NOUVEAUX ORTHOPTÈRES. 191 

Longiludo corporis cf 18 mm., ? 20 mm., pronoti d* ? 
5,5 mm., elylrum <f 7 mm., ? 6 mm., ovipositoris 9 mm., 
femorum poslicorum <f 17 mm., ? 18 mm. 

Je crois inutile de donner de cet insecte une diagnose 
plus détaillée. Il est de la même couleur brun foncé que la 
Saussureana, d'une taille faiblement supérieure, d'un reflet 
plus brillant; son pronotum a les côtes latérales plus sail- 
lantes, la partie dorsale déprimée plus enfoncée, la carène 
médiane postérieure plus saillante, et le bord postérieur 
dorsal et latéral très finement liséré de testacé, tandis que 
chez la Saussureana le bord postérieur est la plupart du 
temps assez largement testacé sur les côtés réfléchis, ou plus 
rarement entièrement concolore. Les nervures des élytres 
sont plus saillantes, et les cerques du mâle, au lieu d'être 
droits, sont régulièrement courbés en dedans sur toute leur 
longueur. L'oviscapte, un peu plus long, est un peu plus pâle 
à la hase et plus courbé. Ce dernier organe ne me parait 
mesurer que 8 mm. chez la Saussureana. Les autres carac- 
tères sexuels ne m'ont pas semblé ofl'rir de différences sen- 
sibles; la fascie longitudinale des fémurs postérieurs est 
moins foncée. 

Je dédie cette espèce, qui provient des flancs du Canigou, 
à mon ami Michel Nou, guide naturaliste au Vernet (Pyrénées 
Orientales), qui a bien mérité de l'Entomologie par ses dé- 
couvertes et son zèle intelligent. Il l'a trouvée l'an dernier. 

Ma diagnose, peut-être trop brève en ses termes, devra 
être rapportée à celle de la Saussu^reana dans le Prodronius 
de M. Brunner de Wattenwyl, page 357. 

Je dois à la bonne amitié de mon collègue, M. Bellevoye 
d'avoir pu mener à bonne fin ce travail que mes douleurs 
m'empêchaient d'exécuter. 



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SOCIÉTÉS SAVANTES 

avec lesquelles la Société d'Histoire naturelle de Metz 
échange son Bulletin 



EUROPE 

Alsace-Lorraine. Coîmar, Société d'histoire naturelle de 
Colmar. 
Metz, Académie de Metz. 
— Verein ftlr Erdkande zu Metz. 
Wasselonne, Société botanique d'Alsace-Lorraine. 
Anirleterre. Qlascmo, Natural history Society of Glascow. 
Manchester, Literary and phîlosophical Society of 
Manchester. 
Autrlche-Honiirrie. Bisiriiz, Die Gewerbeschnle zn Bistritz 
(W. V. Dekoupil Director). 
Biiinn, Die Naturforscbenden des Vereines in Brûnn. 
Oiessen. Verein fUr Natur- and Heilkonde za Giessen. 
Trieste, Societa Adriatica die Scienze natnrali in 

Trieste, 
Wien. Die kaiserlicb-kôniglichen geologischen Reichs- 
anstalten zu Wien. 

— Verhandlongen der kaiserlich-kôniglichen zoo- 
logisch-botanischen Gesellschafb in Wien. 
Wien, Das kaiserlich-kônigliche natnrhistorische Hof- 
musenm (I. Borgring). 
Belgique. Bruxelles, Société botanique de Belgique. 

— Société entomologique de Belgique. 

— Société Royale malacologique àe 
Belgique. 

— Société belge de microscopie. 

Liège. Annales de la Société géologique de Belgique. 



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193 

Brème (République del. Naturwîssenschaftlicher Verein zu 
Bremen. 

France* Alpes-Maritimes. Catmes. Société des sciences 
naturelles, lettres et beaux-arts de Cannes. 
Aube. Troyes, Société d'agriculture, sciences, arts et 

belles-lettres du département de l'Aube. 
Bouches-dtj-Rhône. MarseiUe. Société botanique et 

horticole de Provence. 
Calvados. Caen. Académie des sciences, arts et belles- 
lettres de Caen. 
— — Société Linnéenne de Normandie. 

Charekte-Inférietjbb. Rochefort. Société d'agriculture, 
belles-lettres, sciences et arts de Rochefort. 

— Rochelle (la). Académie de la 

Rochelle (section des sciences naturelles). 

Côte- d'Or. Dijon. Académie des sciences, arts et 
beUes-lettres de Dijon. 

— Semur. Société des sciences historiques et 

naturelles de Semur. 

DouBs. Besançon. Société d'émulation du Doubs. 
— Montbeliard, Société d'émulation de Mont- 
béliard. 
Gard. Nîmes. Académie du Gard. 

Garonne (Haute). TotUouse. Société d'histoire natu- 
relle de Toulouse. 
Gironde. Bordeaux. Société Linnéenne de Bordeaux. 

Hérault. Montpellier. Académie des sciences et lettres 
de Montpellier. 

IsÂRE. Gh-enoble. Société de statistique, sciences natu- 
relles et arts industriels de l'Isère. 

Loire. Saint-Etienne. Société d'agriculture, industrict 
sciences, arts et belles-lettres du département de 
la Loire. 

Loire (Haute), Le Fuy. Société d'agriculture, sciences, 
arts et commerce de Puy. 

9 



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194 

France. Loirk-Inféribitre. Nantes, Société académique de 
Nantes et de la Loire-Inférieure. 
Maine-et-Loibb. Angers, Société des études scien- 
tifiques. 
— — Société Linnéenne de Maine-et-Loire. 

Manche. Cherbourg, Société des sciences naturelles de 
Cherbourg. 

— Saint' Ld, Société d'agriculture , d'archéo- 
logie et d'histoire naturelle du département de la 
Manche. 

Marne. Châlons, Société d'agriculture, commerce, 
sciences et arts du département de la Marne. 

— Vitry-le-Français, Société des sciences et 
arts de Vitry-le-Français. 

Meurthe-et-Moselle. 

Nancy. Académie de Stanislas. 

— Société de médecine de Nancy. 

— Société des sciences de Nancy (ancienne 
Société des sciences naturelles de Strasbourg). 

Meuse. Verdun, Société philomatique de Verdun. 
Nord. Lille, Société des sciences, de l'agriculture et 

des arts de Lille. 
Pyrénées-Orientales. Perpignan, Société agricole, 

scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales. 
Rhône. Lyon, Académie des sciences, belles-lettres et 

arts de Lyon. 

— — Société d'agriculture, histoire natu- 
relle et arts utiles de Lyon. 

— — Société d'études scientifiques de Lyon. 

— — Société Linnéenne de Lyon. 
Seine. Paris, Société entomologique de France. 

— — Société zoologique de France. 

— — Feuille des jeunes naturalistes. 
Seine-Inférieure. Le Him^e. Société hftvraise d'études 

diverses. 



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195 

France. Seink-Inférieuke. Rouen, Académie des sciences, 

belles-lettres et arts de Bouen. 
Somme. Amiens. Société Linnéenne du Nord de la 

France. 
Vab. Draguignan, Société d'études scientifiques de 

Draguignan. 

— Toulon, Société académique du Var. 

— Cannes, Société des sciences naturelles, 
lettres et beaux-arts de Cannes. 

Vosges. Epinal, Société d'émulation des Vosges. 
Yonne. Auxerre. Société des sciences historiques et 
naturelles de l'Yonne. 
Italie. Fisc, Societa toscana di scienze naturali résidente 

in Pisa. 
Luxembourg^ i^Grand-ZH^cAé de). Société des sciences natu- 
relles du Grand-Duché de Luxembourg. 

Société de botanique du 
Grand-Duché de Luxembourg. 

— Observations météorologiques 

du Grand-Duché de Luxembourg. (Pr. F. Reuter.) 
Pnisse. Cassel, Verein filr Naturkunde zu Cassel. 

Kcenigsberg, Kônigliche physikalisch - œkonomische 

Gesellschaft zu Kônigsberg. 
BUgen. Naturwissenschaftlicher Verein von Neu- 

Pommem und Bûgen. 
Trêves, Gesellschaft fttr die nûtzlichen Forschungen 

zu Trier. 
Wemigerode (Magdeburg). Société d'histoire naturelle 
du Hartz. 
Saxe. Zwikau. Verein fiir Naturkunde. 
Nonrège. Christiana, Université royale de Norvège. 
R«S8ie. Helsingfors, (Finlande). Société pro Fauna et Flora 

fennica. 
Svlsse. Sion (Valais). Société murithienne de botanique 

du Valais. 
Wurtemberg. Stuttgard, Wtlrttembergische Naturwissen- 
schaft zu Stuttgart. 



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196 

AFRIQUE. 

Algérie* Alger. Société de climatologie, sciences physiques 
et naturelles d'Alger. 
Bmie. Société académique d'Hippone. 

AMÉBiaUB. 

Etals-Unis. Colcmbia. Washington. Smithsonian Institution. 
Indiana. Indianopolis, Geological survey of Indiana. 
Maine. Portlatid, Society of natural History. 
Maine. Poriland. The Commission of fisheries of the 

state of Maine. 
Massachusetts. Boston. Society of natural History. 

— Cambridge. Muséum of comparative 
Zoology at Harward Collège. 

— Salem. Essex Institute. 
Missouri. Saint-Louis, Academy of Sciences. 
Nbw-Yokk. New- York. Lyceum of natural Sciences. 
Ohio. Columbus. Ohio State Board of Agriculture. 
Pennsylvanie. Philadclphia. Academy of natural 

Sciences. 
La Plata. Cordova. Academia uacional de Ciencias. 



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LISTE DES MEMBRES 

DE LA 

SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE 

METZ 

Au V Avril 1887. 



BUREAU J* 

Président, M. Fél. de Sàulcy. ^J 

Vice- Président f M. Tabbé Fleck. ■'.'*^ 

Secrétaire, M. Fribbn. 

Trésorier-Archiviste, M. Bellbvoye. 



Membres honoraires. 

1875 (Il M. Géhin, membre de la Société entomologique de 

France, à Remiremont (Vosges). 
1875 (2) . Saulcy ( Ernest de ) , membre de l'Académie, 

place St-Martin, 8, à Metz. 
1875 (3) M. Terquem (0.), membre de la Société géologique 

de France, rue de la Tour, 78, à Paris-Passy. 



1 Membre titulaire depuis 1844. 

- Membre correspondant en 1839; membre titulaire depuis 1840. 

3. Membre titulaire depuis 1836. 



•^ 



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198 

Membres titulaires. 

(L^astérisque indique les membres à vie). 
MM. 
1877 (1) Babbiohs (Pabbé E.-Th.), membre de la Société bota- 
nique de France, curé de Bionville. 

1863 Bbllkvote (Ad.), membre de TAcadémie, rue da 

Four-du-Gloitre, 5, à Metz. 

1879 Ghateorin, ancien juge de paix, rue Gbaplerue) 7, 

à Metz. 

1876 * DuPBiBZ (Raymond), libraire-arcbéologue, place de 

Brouckère, 24, à Bruxelles. 
1874 Flbok (Pabbé Josepb), chanoine, membre de l'Aca- 
démie, rue de l'Evêcbé, 33, à Metz. 

1882 Friobici (Edmond), conservateur du Musée d'histoire 

naturelle, membre de la Société entomologique, 
rue Haute-Pierre, 8—10, à Metz. 
1867 Fbibbn (Pabbé A.), membre de l'Académie, professeur 
de sciences au Séminaire, à Montigny-lès-Metz. 

1883 (2) GuissE, propriétaire à Sainte-Bufïïne. 

1864 * HuMBBBT, docteur en méd., Fbg St-Pierre, 96, à Nancy. 

1880 KiEFFEB (l'abbé J.-J.), professeur d'histoire naturelle 

à llnstitut Saint- Augustin, à Bitche. 
1867 Lepbieub, pharmacien-major de l''^: classe, en retraite, 

à Paris, rue des Ecoles, 38. 
1862 * MoBEÀU (Jules), propriétaire à Féy. 

1877 * Paquet d'Hauteboche (René) propriétaire à Woippy. 
1880 * PoDGNET (Eugène), à Paris. 

1870 Renault (l'abbé L.-D.), aum^ à la Visitation de Metï. 
1858 Saulct (Félicien de), membre de l'Académie, rue 
Ghâtillon, 3, à Metz. 

1878 Simon ( Guillaume ) , ingénieur des houillères , à 

Petite-Rosselle. 
1887 DucBos (Louis-Charles), rue d'Or, 3, à Sarreguemines. 



I. Membre correspondant depuis 1867. 

l. Membre titulaire en 1885; membre correspondant depuis 1838. 



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199 

Membres correspondants. 

MM» 

1881 Abel, propriétaire à Gaénetrange, Lorraine. 

1872 (1) AoiLÉus (le Frère), au pensionnat, rue de Venise, 37' 
à Eeims. 

1856 fiouBGDiONAT ( J. René), Secrétaire-général de la 
Société malacologique de France; rue des 
Ursulines, 6, à Saint-Germain-en-Laye (Seine- 
et-Oise. 

1859 Box, place du Marché, 24, à Tlûonville. 

1880 Bbiquil (Charles), ancien avocat, conservateur du 
muséum, à Lunéville. 

1872 (2) Cordonnier (Pabbé J.)) chanoine, directeur de la 
Maîtrise, Hempart Serpenoise, à Metz. 

1884 Draoubt (Albert), étudiant & Versailles, rue de la 
Paroisse, 55. 

1855 Du CoLOHBiEB (Maurice), directeur du télégraphe, 
à Amiens. 

1852 Ddribu de Maisonneuve, directeur du Jardin des 
Plantes, à Bordeaux. 

1841 (3) Gbellois (Eugène), médecin principal de première 
classe en retraite, à Paris. 

1849 HussON, pharmacien à Toul. 

1858 (4) Jaoquot (E.), inspecteur général des mines ; rue de 
Monceau, 83, à Paris. 

1864 JoBA (Jules), intendant militaire à Versailles. 

1878 Lambert, docteur en médecine, à Bruxelles. 

1847 Lejolis, naturaliste à Cherbourg. 



<. Membre titulaire depuis 1868. 3. Membre titulaire en 1840 et en 1851. 

2. — — — 1854. 4. Membre titulaire depuis 1854. 



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200 

1876 (6) Pierre (l'abbé H.), curé de Jeandelize (Meurthe-et- 
Moselle). 

1857 PiÉTTE (Edouard), juge au tribunal civil, à Segré 
(Maine-et-Loire). 

1868 (7) PiKETTi, rentier; Boulevard Voltaire, 96, à Paris. 

1874 PuTON (Auguste), docteur en médecine, à Remire- 
mont (Vosges). 

1871 (8) RiOLÀCCi, médecin-major. 

1836 Selys-Longchamps' (le baron Edmond de), sénateur 
membre de TAcadémie royale de Belgique 
à Liège. 

1864 (9) Vebronnâis (Jules), ancien imprimeur, à Moulins- 
lès-Metz. 

1855(10) WoLF (C), astronome à l'Observatoire de Paris. 



5. Meinlire titulaire depuis 1874. 7. Mcfnl»rc titulaire depuis 1870. 

H. — — — 1866. 8. — — — 18Ô6. 

y. Membre titulaire depuis 1855. 



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f 



ERRATA 



43, ligne 9, au lieu de figuré, il faut lire : figurés, 

49, ligne 5, au lieu de empressés, il faut lire : empressé, 

81, ligne 5, au lieu de grisea, il faut lire griseo, 

82, ligne 1, au lieu de 55 mm,, il faut lire : 5,5 mm, 
82, ligne 8, au lieu de oviducte, il faut lire : oviscapte, 

82; ligns 6, en partant d'en bas, au lieu de pronotis, il faut 
lire : pronoii. 

82, ligne 2, en partant d'en bas, au lieu de sculpure, il faut 
lire : sculpture, 

85, 2® note. Ajoutez après les mots (texte français) : ou enfin 
le beau travail avec plandies de Cabot, The immature 
state of the Odonata, 1872 et 1882, dont deux parties 
seulement ont paru (Gomphina et ^schina). 

93, ligne 28, au lieu de les supérieures, il faut lire : les 

inférieures, 

94, note. Ce n'est pas sur le creux en plomb obtenu à la 

presse hydraulique que Ton peut imprimer en taille 
douce, mais sur une reproduction en cuivre obtenue par 
la galvanoplastie, que Ton imprime : le plomb, trop 
malléable, s'étendrait sous l'action du cylindre de la 
presse. 
154, ligne 19, au lieu de entomologigne, il faut lire : entomo- 
logique, 

168, 2« note. Au lieu de dernière, il faut lire : derrière, 

169, ligne 6 du § concernant la Perche, au lieu de supposer 

que ces poissons proviendraient de semis introduits par 
les membres de la Sociét de Pisciculture, il faut lire : 
supposer avec M. Maucourt, vice-président de la Société de 
Pisciculture, que ces poissons proviendraient d'une même 
fraie bien réussie, 
175, avant-dernière ligne, au lieu de un certain aire de chasse 
déterminé, il faut lire : une certaine aire de chasse 
déterminée. 

Nota. — Aux pages 161 et 162, il existe déjà un pre- 
mier errata pour le travail des Odonates de la Lorraine. 



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TABLE DES MATIÈRES 



■**»«»— 



Pages 
Suites aux Contribniions et à la Flore de Bitche, par 

M. l'abbé J.-J. Ki«cffrr 1 

Mélanges paléontologiques, par M. l*abbé A. Friren . . 49 
Description de trois Orthoptères nouveaux des Pyrénées, 

par P. de Saulcy 81 

Fanne S3moptique des Odonates de la Lorraine, par 

M. Tabbé Barbiche 85 

Les Poissons de la Nied allemande, par M. Pabbé 

Barbiche 163 

Contribution à la Tératologie entomologique, par M. Ad. 

BiLLEYOTB . 180 

Encore trois nouveaux orthoptères 189 

Sociétés savantes avec lesquelles la Société d'Histoire 

naturelle échange son Bulletin 102 

Liste des Membres de la Société d'Histoire naturelle 

de Metz 197 

Errata 201 



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TABLE DES GENRES 



Âbax . . 

Abîes . . 

Acmaeops 

Adalia . 

Adoxns . 

Agrilus . 

Agriotes 

Allotria . 

Amblyteles 

Anaspis . 

Anatis . 

Andrena 

Andricus 

Aneura . 

Anobitim 

Anomala 

Anomalon 

Anoplodera 

Antnaxia 

Anthrax 

Aphodins 

Apion . 

Apteropoda 

Aradus 

Ascogaster 

Asphondylia 

Atnalia 

Athysanns 

Atractotomus 

Anlax 

Automalas 



Bagous 

Bancbus 

Bassns 

Biorhiza 

Bitoma 

Blennocampi 

Blastotbrix 

Bombus . . 



. 3 

,46 

. 3 

, 9 

, 9 

4 

, 4 

20 

,24 

5 

9 

28 

15 

47 

4 

4 

.26 

, 8 

4 

43 

4 

6 

9 

29 

24 

37 

10 

31 

,30 

14 

.24 

. 7 
26 
,26 
17 
. 3 
. 10 
.23 
.28 



Brachytarsus . 


. 6 


Bracon . . . 


.24 


Byrrhus . . 


. 3 


Byrsoptera . 


.30 


Byturus . . 


. 4 



Cœcilius . . 

Calocoris . . 

Galop tenus . 

Campoplex . 

Camptoptera 

Campyloneura 

Carabus . . 

Cardiophorus 

Carpophilus 

Catoglyptus 

Cecidomyia 

Cemomus . 

Cepbus . . 

Cerapbron 

Oeratina . 

Cerceris . 

Ceroptres . 

Chalcis . . 

Chrysogaster 

Chrysomyia 

Chrvsopha 

Cixîus 

Cladonia 

Clausilia 

Clavaria 

Cleonus . 

Cochylis 

Colpotrochia 

Conostethus 

Corispermum 

Cortodera . 

Corymbites 

Crossocerus 

Cryphalus 



. 36 
.29 
.34 
.26 
.24 
.29 
. 3 
. 4 
. 3 
.20 
. 37 
.27 
. 11 
.24 
. 28 
.27 
. 19 
.22 
.43 
.43 



. 30 
.47 
.43 
.47 



Crypticus .... 5 
Cryptocampus . 11 
Cryptocephalus . 9 

Cryptus 25 

Cycnramus ... 3 
Cyphodema ... 29 
Cymus 36 



Decatoma . . 
Delphacinus 
Delphax . . 
Diastrophus . 
Diaperis . . 
Dichrooscytus 
Dicranotropis 
Dictyopterus 
Dicyphus . 
Dineura . . 
Diplosis . . 
Dolerus . . 
Dryophanta 



Ebseus . 
Elampus 
Emphytus 
37 Entedon 
Ephemera 
Ergates 
Eriocampa 
Erirhinus 
6 Eros . . 
. 32 , Eucerus 
. 26 Eucoila . 
. 30 ; Eurygaster 
. 44 Eiirysa . 
. 9 j Eurytoma 
. 4 I Exephanes 
. 27 Exetastes 
. 8 i Exochns 



22 

.30 

30 

, 14 

4 

29 

,30 

4 

29 

9 

40 

10 

17 



4 
27 
10 
23 
35 

8 
10 

7 

4 
26 
20 
28 
30 
22 
24 
26 
26 



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Fœnus . . . 
Formica . . 
Fossombronia 

Galeruca 

Gastrodes 

Geocoris 

Globiceps 

Glypta . 

Gnathoconus 

Gomphocerus 

Goera . . . 

Grammoptera 

Grapholitha 

Gymnetron 

Halictus . 

Harpalus . 

Harpiphorus 

Hedvchrum 

Hélix . . . 

Helodes . . 

Hemerobius 

Hemiteles . 

Heterotoma 

Homalisus 

Hoplomachus 

Hormomyia 

Hydrophylus 

Hypophlœus 

Ichneumon . 
Idioceris . . 
Isopterix . . 
Juiigermannia 



Larix . . . . 
Lasioptera . 
Laverna . . 
Leja . . . . 
Leiostropbus 
Leptophlebia 
Leptothorax 
Lestes . . . 
Limneria . . 
Limnophilus 
Litorella . . 
Lophyrus . . 
Lyda .... 
Lygus . . . 



. 23 { Macrocoleus 
.111 Macropbyia 
. 47 ; Magdalinus 
Malachius . 
. 9 I Malacosoina 
. 29 ! Malthodes 
. 29 I Megastigmus 
. 30 I iMeligethes 
. 25 I Melinopterus 
. 29 Melolontha 
Sîl Meniscus . 
. 36 Mesochorus 
. 9 I Mesoleptus 
. 32 i Metabletus 
, 8 , Metopius . 
I Microdon . 
. 28 . Microdus . 
, 3 Miorogaster 
, 10 I Micromus . 
. 27 Microzoum 
. 43 1 Monanthia 
. 4 Monodontomeriis 
, 36 Mordellistena 
.25 

• ^0 Kabis .... 

• ^ Nanophyes . 

• 3^ I Nebria . . . 
' ^} ! Necrophorus 

• ^ i Nematus . . 
' ^ Neuroterus . 

' Nomada . . 
. 24 ! Nothochrvsa 

. 31 i L._ 

. 36 
.47 



Odontomerus 

Oedemera . . 

4(3 Oedipoda . . 

42 Oliarus . . . 

;32 Oligostbenus 

3 I Olynx . . . 

3 I Omaseus . . 

\ 35 Ophion . . . 

11 ^ï^gyia • • • 

, 35 Ormyrus . . 

26 Orthocephalus 
_ 3^ I Orthopeiraa . 

46 I Orthotylus . 

\Q Osmia 
! 11 
.29 



Otiorhynchus 
Onvcera . . 



30 ; PachyprotarsLs 
9 î Paniscus . 
6 ; Panorpa . 
4 i Passalœcus 
9 Papilio . . 
4 Pediaspis . 

22 I Pedioçsis . 

3 Penthimia 

4 i Peribalus . 

4 Periclistus 
26 I Perilampus 
26 1 Perilissus . 
26 Perilitus . 

3 Perineura . 
26 I Periphiis . 
42 Peripsocus 
24 Fezomachus 
24 , Phanacis . 
36 Philochtlius 

5 ' Phleophthorus 

29 Phœuusa . 
21 Phylacter . 

5 Phygadeuon 
Phylus . . 
80 Pb3dlobius 
r- Phyllotoma 
3 Phytocoris 
3 Phytœcia . 
9 Phytonomus 
l^ Picromerus 
' Pilophorus 
Pimpla . . 
Pinus . . . 
Pissodes . 
Pithanus . 
Platycleis . 
Platygaster 
Plectroscelis 
21 I Plesiodema 

23 I plinthus . 
Pocadius . 
Pœcilonota 
Pœcilosoma 
Pogonius . 
Pogonocberus 
Polyergus . 

30 I Pompilus . 
28 I Porizon . . 

^ Prionopoda 

4^3 , Pristonychus 

I Prototrupes . 



, 28 
, 37 

26 
. 6 

34 
.30 



3 
. 26 
. 32 
.22 
.29 
.25 



.10 
.26 
.37 
,27 
.31 
. 12 
.31 
.31 
.29 
. 19 
.22 
.26 
.23 
.10 
. 3 
.36 
.25 
.14 
. 3 
. 8 
.10 
.23 
.25 
.30 
. 6 
.10 
.29 
. 8 
. 6 
.29 
.29 
.25 
.45 
. 6 
.29 
.34 
.21 
. 9 
.30 
. 6 
. 3 
. 4 
.10 
.27 
. 8 
.11 
.27 
.26 
.26 
. 3 
.24 



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Psallus 30 

Psammophila . . 27 
Psithynis .... 28 

Psocus 36 

Psyché ..... 32 

PsyUa 31 

Pterocheilus . . 27 
Pteromalus ... 23 

Bamphomyîa . . 43 

Betinia 32 

BhagonycMa . . 4 
Rhodites .... 12 
Riccia 46 

Saprinus .... 3 

Sciara 42 

Scolopostetlius . 29 
Scolytus .... 8 
Selandria .... 10 



Sericostoma . 
Silène . . . 
Silo ..... 
Spatliius . . 
Stenobothrus 
Stenolophus . 
Stenophylax 
Stenopsoc.us . 
Stigmus . . . 
Stilpnus . . 
Stiroma . . . 
Strangalia . 
Strongylogaster 
Styphlus . 
Symmomorphus 
Synergus . 
Syntoinaspis 



Taxonus . 
Telephorus 



36 
45 
36 
.24 
33 

3 
36 
36 
27 
25 
30 

8 
10 

7 
27 
19 
21 



10 
4 



Tenthredo 
Tephritis . . 
Thamnotettix 
Thyreopus . 
Tiscliena . . 
Torymus . . 
Trichiocampus 
Trigonaspis . 
Trioza . . . 
Trogosita . . 
Tryphon . . 
Tylenclius . 
Typhlocyba . 



Urophora 



. 11 
. 42 
. 31 
.27 
.32 
.20 
. 9 
. 17 
.31 
. 3 
.26 
.43 
. 31 



42 



Vespa . 
Yolucella 



.27 
.32 



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PUBLICATIONS 


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SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE METZ 


■ 


1 


(Fonder en iSîi:*,) ^ 

1 


2 


1 ' 


PREMIÈRE SÉRIE. 


1 




1er rallier 1841 — 126 pages et 2 planches Fr. 1.5U ; 
*2" — 1844 — 68 — 4 — 1.50 
*3- — 1845 — 130 - 2 - :i.- 
*4« - 1846 - 126 ^ 4 — 2.50 ' 
5" — 1849 - 210 ~ 1 — 2.50 ^ 
6" - 1851 - 168 — 1 - 2.50 
7« - 1855 - 168 - 4 - :i.50 
8' - 1857 - 260 - 2 - 4.~ I 
y - 1860 — 344 — - 4.- 
10' — 1866 — 168 — — 2.50 
11'' - 1868 — 436 — 9 — 8. 
12" - 1870 - 172 - :\ - 4.- 




■ 


DEUXIÈME SÉRIE. 


■ 


1 


13'' cahier 1874 — 224 pages et planclies Fr. 3.50 
14c „ 1^75 _ 200 _ ;î _ >xm 

II- partie 1878 - I.S2 — — 2.50 j 
' I2c partie 1880 - 132 - — 2.50 , 
lOt' cahier 1884-- 142 — 2 — 3.50 
17'' — 1887 — 204 — ligures dans le U\X^ 3.~ 


1 


■ 


Nota. — Len cahiers wm'(pu's d'un nHtériH^fHe sont épifht's. 


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DE LA 


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SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE 


1 


1 

! MF/rz 

1 


1 


1 DIX-HUITIÈME CAHIER i3^ Série, VD 


■j^ Le Siège de la Société est situé rue de PEvêcIié, 25 
^B (Maison MONARD) 


1 


^K METZ 

^B IMPRIMERIE PAUL EVEN 
^1 


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^^^^^^HL«i,w:- ûigitizea.^.CIOQ^ 


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BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



DB 



METZ 



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iULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



PE 



METZ 



DIX-HUITIÈME CAHIER (^ Série) 



Le Siège de la Société est situé rue de rEvéché, 25 
(Maison MONARD) 



METZ 

IMPBIMEEIE PAUL EVEN 

1893. 



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vv>a.if.m!, ni^mfi' 



AUG 2:5 1903 



TROISIÈME CONTRIBUTION 

A LA FAUNE ET A LA FLORE 

DE BITCHE 



AVEC ADDITION DES ESPÈCES RARES OU PEU CONNUES, 
OBSERVÉES DANS D'AUTRES PARTIES DE LA LORRAINE 

PAR 

L'abbé J. J. KIEFFER 

PROFESSEUR À l'INSTITUT SAINT-AUGUSTIN (BIT(:F^E) 



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ABRÉVIATIONS 



D. B. = Déterminé par M. Bellevoye (Metz). 

D. Br. = ^ M. Gh. Brisout de Barneville (SaiDl- 

Germain-en-Laye). 
D. F. = — l'abbé Fettig (Matzenheim). 

D. H. = - M. Handlirsch (Vienne). 

D. L. == — le Docteur Fr. Lœw (Vienne). 

D. Ma. = — le Docteur G. Mayr (Vienne). 

D. Mi. =- — M. Mik (Vienne). 

D. Sa. -= — Félic. de Saulcy (Metz). 

D. Sch. == — le Docteur von Schlechtendal (Halle). 



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INSECTES . 

ORDRE I. — COLÉOPTÈRES 



ELAPHRUS Fabr. 
riparius L — D. B. — Chemins 

humides des bois près de 

Bilche. 
uliginosus Fabr. — D. B. — Avec 

le précédent. 



AGRILUS Soi. 
bigutlatus Fabr. — D. B. - Sur 
le chêne en juin. Bitche. 

OMOPHLUS Sol. 
pioicola/îerf^ — D. B. — Commun 
en 188.") près de Bitche; sur 
les plantes les plus diverses, 
le plus souvent sur les tiges 
des Graminées. 



LYCTUS Fabr. 
canaliculatus Fabr. ~ D. B. — 
Obtenu eu grande quantité du 
bois d'une armoire en chêne ; 
les larves avaient miné com- 
plètement les parties compo- 
sées d'aubier, laissant intact 
le reste du bois. 

THAMNURGUS Kic/ili. 
Kaltenbachii Bach. (Bostrychus 
Kallenbachii). Vit dans les li- 
ges de Teucrium scorodonia 
L; sa présence s'y reconnaît 
au renflement en forme de 
nodosités qu'il y occasionne. 
J*ai trouvé les tiges ainsi dé- 



formées dans les environs de 
Bitche, à la fin de janvier; 
elles étaient pour la plupart 
abandonnées ; un petit nom- 
bre seulement renfermait en- 
core les habitants. 



SAPËRDA Fabr. 
scalaris f^. Pris sur le Bouleau 
aux environs de Bitche. Juin. 



APlOiN Herbsl. 
sanguineum Dey. — D. Br. — 
Dans des galles sur Rumex. 
acetosella L. Ces galles se 
trouvent à la racine, rarement 
aussi à la tige souterraine de 
la plante ; leur forme est celle 
de petits tubercules, ou quel- 
quefois de renflements fusi- 
formes ; leur diamètre est de 
3 à 5 mm., mais elles se ré- 
trécissent beaucoup par la 
dessication. Dans la cavité 
qui est généralemenl unique, 
vit une petite larve blanche, 
avec bouche noirâtre; la mé- 
tamorphose a lieu dans celte 
cellule eu juin ; Nymphe 
blanche. L'insecte parfait sort 
en juillet et se nourrit des 
feuilles de la plante qui pa- 
raissent ensuite criblées de 



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CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



Irous circulaires. (iOmmun 
aux environs de Bitche. 
haeraatodes Kb (frumentarium 
L.). La larve de cet insecte 
est d'un jaune citron avec la 
tête plus sombre. Elle occa- 
sionne sur la nervure médiane 
ou sur le pétiole des feuilles 
de Rumex acetosella L des 
renflements fusiformes de 
couleur jaune ou rougeâtre ; 
cette couleur s'étend égale- 
ment autour du renflement 
sur une longueur d'environ 
10 mm. et une largeur de 
5 mm. Métamorphose dans la 
galle en juin. Nymphe de 
couleur orange, yeux bruns. 
L'insecte parfait sort de sa 
cellule en juillet par une ou- 
verture pratiquée à la surface 
inférieure de la feuille. Com- 
mun à Bitche. 

TYCHIUS Germ. 
polylineatus Germ.— D.B.— Ob- 
tenu en juillet d'une galle de 
Trifolium arv^ense L, Cette 
galle se voit assez commu- 
nément aux environs de 
Bitche en juin. Elle consiste 
en une excroissance charnue, 
purpurine, ovale, formée aux 
dépens du bourgeon terminaf 
ou d'un bourgeon axillaire, 
et enveloppée par les deux 
stipules de la feuille à l'ais- 
selle de laquelle elle se 
trouve. Sa longueur est de 



5-8 mm.; l'épaisseur de 3-5. 
Dans une cavité large de 
2 mm., située près de la base 
de la déformation, vit une 
petite larve orange, longue 
de 2 Vf à 3 mm.; cette cel- 
lule s'agrandit au bout de 
quelques semaines ; la larve 
en sort au commencement 
de juillet en y pratiquant sur 
le côté une ouverture circu- 
laire. La métamorphose se 
fait en terre. Quelques-unes 
cependant n'abandonnent pas 
la galle et en sortent à l'état 
d'insecte parfait à la fin de 
Juillet. Celles qui entrent en 
terre n'en sortent probable- 
ment qu'au printemps sui- 
vant : je n'ai pas réussi à 
faire éclore ces dernières. 

BARIDIUS Schônh. 
cuprirostris Fabr, — D. R — 
Bitche. 

CEUTHORRHYNCHUS Schônh. 
pleurostigmaAfars/i. (sulcicollis 
Gyll.). — D. Br. — Occasionne 
sur la lige souterraine du 
Chou (Brassica oleracea L.), 
rarement aussi sur les raci- 
nes, des excroissances char- 
nues blanches, de forme tu- 
berculeuse et mesurant 5-7 
mm. de diamètre ; ces tuber- 
cules forment presque tou- 
jours une agglomération at- 
teignant souvent la grosseur 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 



d'une noix; ils contiennent 
dans une cavité généralement 
unique une larve blanche, à 
tête d'un blanc sale, à man- 
dibules brunes avec l'extré- 
mité noire ainsi que les yeux, 
longue de 4 mm. et large de 
1 Vs- Cette larve quitte la 
galle en octobre, se forme 
une coque ovale avec de la 
terre et se métamorphose au 
premier printemps. Eclosion 
en chambre au commence- 
cément de février. Commun 
à Bitche. 

GTMNETRON Schônfi, 
campanula^ L. — D. Br. — La 



larve dé cet insecte vit sur 
diverses campanules; je l'ai 
observée également sur Phy- 
teuma spicatum L., dont les 
capsules se gonflent forte- 
ment , deviennent environ 
deux fois aussi grosses que 
les capsules normales et ne 
renferment point de semen- 
ces; chacune de ces galles 
renferme plusieurs larves qui 
se métamorphosent au même 
endroit en juin et en sortent 
comme itisectes parfaits en 
août. Bitche. 



ORDRE IL — HYMÉNOPTÈRES. 

TENTHRÉDINIDES. 



NEMATUS Jiir. '^ 
vesicator Br, Produit des galles 
en forme d'ampoule sur les 
feuilles de Salix purpurea L. 
Ces déformations sont bien 
plus grandes que les galles 
en fève de Nemalus gallicola 
H^; elles ont de 15-17 mm. 
de long sur 9-11 de large 
(N. Gallicola W. 8-9 de long 
sur 3-4 de large); elles sont 
saillantes des deux côtés, 
atteignent la nervure médiane, 
et sont généralement soli- 
taires à la base des feuilles. 
Le côté exposé à la lumière 
est rouge. Métamorphose dans 



la galle ou en terre. Eclosion 
au printemps. 

Saussaies entre Metz et 
Moulins, 
viminalis L (gallarum Hart.), 
Cet insecte occasionne sur la 
surface inférieure des feuilles 
de Salix aurita L. et cinerea 
L. des galles verdûtres ou 
jaunâtres, lisses ou velues, 
de la forme ou grosseur d'un 
pois, avec cavité unique, et 
n'adhérant à la feuille que 
par un point de leur surface. 
Ces galles sont abondantes 
aux environs de Bitche et de 
Karling; je n'ai pas obtenu 
l'insecte parfait. 



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CONTRIBUTION» A LA FAUNE 



L'on trouve sur divers sau- 
les à feuilles étroites, des 
galles bien différentes des 
précédentes et qui sont néan- 
moins à rapporter aux mêmes 
auteurs. Elles ont la forme 
de petites cerises, jaunâtres 
ou rouges, et paraissent sou- 
vent couvertes de petits tu- 
bercules. Elles sont également 
fixées à la surface inférieure 
des feuilles et légèrement 
saillantes en dessus. Leur 
diamètre est de 8 à 10 mm., 
celui de la cavité intérieure 
de 6 à 8 mm. La métamor- 
phose a lieu soit en terre, 



soit dans la galle. Eclosion au 
printemps. J'ai obtenu lïn- 
secle parfait qui offre tous 
les caractères de N. viminalis 
L. et non point ceux de N. 
Vollenhoveni Cam. J'ai re- 
cueilli ces galles en août sur 
S. babylonica L. à Obergail- 
bach, sur S. viminalis L. près 
de Sarralbe et sur S. pur- 
purea L. aux environs de 
Metz. 

HYLOTOMA Latr. 

atrata Fôrst. Pris sur les ombel 
llfères en Juin. 

cyanocrocea Fôrst.. Sur les 
ombellifères en Juin. 



CYNIPIDES. 



DIASTROPHUS Hart. 

Mayri Reihh. Produit des ren- 
flements plus ou moins fusi- 
formes et longs d'environ 
2 centimètres, à la base des 
tiges de Potentilla argentea L 
Environs de Bitche; rare. 
XESTOPHANES Foerst. 

potenlillae Vill. Cet insecte oc- 
casionne des excroissances 
des pétioles et des stolons 
sur Potenrilla reptans L. Ces 
excroissances renferment un 
nombre plus ou moins grand 
de cellules juxta-posées dans 
lesquelles se trouvent les 
larves. Elles sont générale- 
ment de forme arrondie, et 
ne sont pas recouvertes en 



totalité par l'épidcrme du sto- 
lon et du pétiole; les exem- 
plaires recueillis à Metz par 
M. Bellevoye consistaient en 
une agglomération en forme 
de cylindre un peu déprimé ; 
l'un d'eux mesurait 3 cm. de 
long sur 1,4 de large. Eclosion 
en mai de la seconde année. 
Endroits humides près de 
Metz (M. Bellevoye); bords de 
la Nied,> aux environs de 
Guenkirchen ; l)ords de la 
Bliess, à Sarreguemiues; en- 
droits humides près de Bitche: 
environs de Laneuvevilleprès 
de Lorquin. 

AIJLAX Hart. 
hypochoeridis Kie/J\ (Verh. d. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 



Zool. bot. Ges. in Wien 1887). 
Produit des renflements fusi- 
formes et glabres, aux tiges 
de Hypoclioeris radicata L Ces 
renflements longs d'environ 



40 mm., larges de 7 mm., 
renferment une rangée de 
cellules contenant les larves. 
Ëclosion au printemps de la 
seconde année. Bitche. 



CHALCIDITES. 



ORMYRUS Westw. 

puncliger Westw, — D. Ma. — 
Obtenu de galles d'Andricus 
trilineatus ^ar^ Avril. Bitche. 
TORYMUS Daim, 

abbreviatus Bok, Obtenu plu- 
sieurs? de galles de Cecido- 
myia rosarum Hard. La dé- 
formation produite par le 
Diptère consiste en ce que 
les folioles de l'Eglantier sont 
repliées longitudinalement par 
en haut, ce qui leur donne 
quelque ressemblance avec 
les gousses desPapilionacées ; 
le long de la nervure mé- 
diane la substance foliacée 
est fortement gonflée et gé- 
néralement d'un assez beau 
rouge. Les galles recueillies 
près de Bitche renfermaient 
outre les larves de couleur 
orange, d'autres larves, pa- 
rasites des précédentes et de 
couleur blanche. Ces der- 
nières ne se retirèrent point 
en terre comme les larves 
des Cécidomyies, mais elles 
subirent leur métamorphose 
dans le pli de la foliole et 
en sortirent comme insectes 
parfaits en août. Bitche. 



dauci Curt. — 1). Ma. - Obtenu 
des galles produites par La- 
sioptera carophila F. Lw. sur 
Pimpinella saxifraga L. et 
Daucus carota L. 

ENCYRTUS Daim. 

duplicatus Nées. — D. Ma. - 
3 cf* et 1 Ç éclos en juin d'un 
Coccide du Bouleau pubescent 
(Pulvinaria betulae L.) Le çf 
de cette espèce n'était pas 
connu jusqu'ici. Bitche. 
CERAPTEROCERUS Westw. 

corniger Walk. ? — D. Ma. — 
Eclos de Coccides vivant sur 
les branches du Chêne. Avec 
eux sortirent comme parasites 
des mêmes hôtes, des Encyr- 
tides cf qui d'après le Dr G. 
Mayr, sont probablement à 
rapporter à cette même es- 
pèce dont les çf ne sont pas 
encore connus ; cependant 
d'après leur forme, les cf 
obtenus sembleraient plutôt 
appartenir au genre Encyrtus 
qu'au genre Ceraplerocerus. 
Bitche. 

ISOSOMA Walk, 

graminicola Gir. Produit des 
galles sur Triticum repeus L. 
A l'extrémité des tiges du 



!«£*._. 



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8 



CONTRIBUTIONS A LA. FAUNE 



Chiendent, l'on remarque à 
la place de l'épi, un renfle- 
ment plus ou moins fusiforme. 
long d'environ 2 à 3 cm., 
large de 0,5 cm.; extérieure- 
ment ce renflement est en- 
veloppé par les gaines de 5 
à 10 feuilles qui se trouvent 
ainsi agglomérées par suite 
du manque de développement 
des espaces internodaux; à 

ICHNEUMONIDES 
AMBLYTELKS Wesm. 
fuscipennis Wesm. J'ai obtenu 
une Ç de cette belle espèce, 
le 4 février, d'une chrysalide 
de Deilephila euphorbiaî L. 
L'insecte fut mis sous une 
cloche en verre, reposant sur 
une couche de terreau, et y 
vécut jusqu'au 4 mars, donc 28 
jours sans prendre de nour- 



rintérieur dans une cellule 
longue de 6 mm., large de 
1 V2 tnm., se trouve une larve 
d'un blanc jaunâtre, longue 
de 4 mm., qui se change en 
nymphe au même endroit, en 
mars. 

Commun dans les haies et 
le long des routes aux envi- 
rons de Bitche. 



riture. Pendant le jour, il 
était constamment en mou- 
vementjvoltigeant ou grimpant 
le long du verre. Son som- 
meil durait de 6 heures du 
soir à 7 heures du matin ; 
pendant ce temps il avait les 
pattes étendues, le corps ainsi 
que les antennes appliquées 
sur terre. 



ORDRE III. - LÉPIDOPTÈRES. 



COCCYX Treiis. 
strobilana L. Obtenu au premier 
printemps des cônes d'Epicéa 
iPicea excelsa Link). La che- 
nille de coulour jaune paille, 
vit dans l'axe de ces cônes 
et en ronge l'intérieur ; sou- 
vent aussi elle s'attaque aux 
petites noix qui se trouvent 
à la base des écailles. Elle y 
passe l'hiver et s'y transforme 
en chrysalide en mars. On la 
trouve assez communément 



dans les forêts des environs 
de Bitche, dans les cônes 
tombés à terre. 

GRACILARIÂ Haw. 
syringella Fabr. — D. F. — La 
chenille de cette Tinéide était 
très commune celte année 
dans les feuilles des Lilas 
(Syringa vulgaris L.) autour 
de Bitche. Elle y vit en société 
dans des mines en plaques 
d'un rouge brun ou dans des 
rouleaux formés sur les côtés 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 



des feuilles. J'ai obtenu l'in- 
secte parfait en août. Cette 
même espèce vit aussi sur 
le Troène et sur le Frêne. 
dans des cônes au sommet 
des feuilles. 

La chenille de Liparis sa- 
licis L. est connue pour les 
dégâts qu'elle occasionne sur 
divers arbres. En 1883, les 
peupliers de la route de Bitche 
à Haspelschiedt, et en 1886 
ceux de la roule près de Sin- 
glingen et d'Achen, avaient 
été dépouillés presque com- 
plètement de leurs feuilles 
par cet insecte. En cette der- 
nière localité, les papillons se 
trouvaient en grand nombre le 



15 juillet, contre les troncs 
des arbres et sur les herbes 
le long de la route ; œufs 
verts, fixés en plaques contre 
le tronc et recouverts d'une 
matière gluante blanche. 
Hivernation observée pour les 
espèces suivantes : Macro- 
glossa stellatarum L,\ ce pa- 
pillon avait cherché un refuge 
en automne dans une chambre 
inhabitée : il se tenait blotti 
dans un coin de la fenêtre 
pendant tout l'hiver; quand 
il y avait quelques rayons de 
soleil, il reprenait vie et vol- 
tigeait sur les vitres ; Vanessa 
polychloros L. et urticae L.; 
Scoliopteryx libatrix L. 



ORDRE IV. - ORTHOPTÈRES. 



PLATYCLEIS Fieh. 
bracbyptera L. — Déterminé par 
M. F. de Saulcy. — J'ai observé 
cet insecte pendant plusieurs 
années consécutives dans une 
localité assez restreinte, entre 
Bitche et Haspelschiedt. M. Fi- 
DOt lui assigne comme habitat 
les clairières humides des 
bois. (Voir : Orthoptères de 
France) et M. le Dr Rudow, 
lUebersicht der Orthopteren' 
Nord-und Mitteldeutschlands, 
1873), la trouve dans les prés 
humides. La localité de Bitche 
est au contraire extrêmement 
sèche et bien exposée au 



soleil, et il n'y pousse guère 
que des bruyères mêlées au 
Serpolet et au Cladonia ran- 
giferina. Les échantillons re- 
cueillis en octobre, avaient 
pour la plupart l'élytre tra- 
versée par'deux bandes lon- 
gitudinales d'un beau vert ; 
dans quelques exemplaires 
cependant ces bandes man- 
quaient complètement. 

Vers la même époque fu- 
rent capturés au Grand Otler- 
bill, une dizaine de Phane- 
roptera falcata Scop. et bon 
nombre de Platycleis bicolor 
Phil. Cette dernière espèce 



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10 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



est décidément commune à 
Bitche : on la trouve sur 
toutes les côtes incultes et 
bien exposées au soleil, telles 
que Krâhefels, Grand et Petit 
Otterbill, Grand et Petit Kin- 
delberg, etc. 

J'ai pris en août aux envi- 
rons de Guenkirchen un 
exemplaire de Platycleis Rœ- 
selii Hagb. dans une clairière 
d'un bois, et plusieurs autres 
parmi les saules qui bordent 
la Nied. 

Vers la fin du mois d'oc- 
tobre j'ai eu occasion d'ob- 
server le fait suivant, que je 
crois digne d'être relaté, bien 
qu'il soit déjà connu. J'avais 
ramassé sur une côte près de 
Bitcbe, un petit Stenobothrus 
rupifes Zett.. à abdomen 
monstrueux. Au moment où 
le sauteur expirait, j'en vis 



sortir, à ma grande surprise, 
un ver environ six fois aussi 
long que lui. Ce parasite était 
un Mermis albicans Sieb., ver 
intestinal de l'ordre des Gor- 
diacés i). D'après les obser- 
vations de Siebold, cet hôte 
vit à l'état larvaire, dans le 
corps de divers coléoptères, 
diptères , sauterelles , che- 
nilles et de certains mol- 
lusques. 11 y atteint une lon- 
gueur de 8 à 10 cm., et en 
sort avant l'hiver pour ren- 
trer en terre; là il achève 
sou développement, et l'année 
suivante, il y dépose ses 
œufs. De ces derniers sortent, 
au bout de quelques semai- 
nes, des larves longues de 
15 mm. qui surprennent les 
insectes ou mollusques pen- 
dant l'hivernage et pénètrent 
dans leur corps. 



ORDRE V. — NÉVROPTÈRES. 



TROCTES Leach. 
divinatoria Mûll. Dans les vieux 
livres et les collections d'in- 
sectes. Bitche et probablement 
partout. 

J'avais renfermé dans un 
bocal un certain nombre de 
galles' de Dryophanta folii L., 
recueillies en janvier. Au 



bout de peu de jours, j'y 
remai*quai une grande quan- 
tité de larves de Psocides, 
courant çà et là le long des 
parois du bocal, et sur les 
galles. La plupart d'entre elles 
périrent ; quelques-unes seu- 
lement parvinrent, au bout 
de quelques semaines, à l'état 
parfait et j'y reconnus une 



1) Envoyé à M. le Dr Fr. Lœw. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 



11 



des espèces les plus com- 
munes, leCaecilius flavidusL. 
J'ai obtenu également des 
larves de Psocides, des capi- 
tules desséchés de Gentaurea 
jacea X., habités par des 
Cécidomyies : mais elles ne 
pamnrent pas à l'étal parfait. 



OSMYLUS Latr. 
maculatus F. Ruisseau du vallon 
Rothlambach en Juin. 
CONIOPTERYX Hal. 
lactea Wesm, (tineiforrais curt.) 
Commun sur les Epicéas aux 
environs du Hasselfuriher 
Weiher. Juin. 



ORDRE VI. - HÉMIPTÈRES. 

I. — HÉTÉROPTÈRES. 



SCIOCORIS FalL 
lerreus Sclirk. Assez commun 
en juin parmi les mousses et 
le serpolet, dans les endroits 
arides aux environs de Bitche. 
EURYCERA Lap. 
teucrii Host, Déforme le calice 
des fleurs de Teucrium mon- 
lanum L. Cette déformation 
est très apparente vers la fin 
d'août, époque à laquelle la 
plante est défleurie. L'on 
trouve alors à certaines om- 
belles un ou deux, rarement 
trois calices tranchant sur 
tous les autres par leur forme 
singulière ; ils sont d'une cou- 
leur jaunâtre, fortement fion- 
flés, de moitié plus longs et 
environ trois fois plus larges 
que les calices non déformés ; 
les dents, à leur extrémité, 
sont recourbées de façon à 
recouvrir l'ouverture du tube; 
la cavité ainsi formée est 
parfaitement glabre, et sans 
traces de fruits ; elle renferme 



un ou deux insectes parfaits, 
ou bien, si ces derniers en 
sont déjà sortis, l'on y trouve 
encore les dépouilles de la 
larve ; dans ce dernier cas le 
calice est ouvert et ses dents 
plus ou moins dressées. J'ai 
recueilli ces déformations 
avec les insectes qui les 
occasionnent sur la côte de 
Rozérieulles près de Metz; 
elles n'y étaient pas abon- 
dantes. (Voir Frauenfeld: 
Ver/i. d. zool. bot. Ges. Wien. 
1861.) 

clavicornis Fourc. Cet insecte 
qui ne se distingue guère du 
précédent que par son 3o ar- 
ticle antennaire qui n'est pas 
plus long que le 4«, et par 
la bordure du ' corselet la- 
quelle est moins large que 
celle des élytres, déforme les 
corolles des fleurs de Teu- 
crium chamaedrys L. Ces 
corolles ont alors le tube 
gonflé ; leurs deux lèvres se 



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12 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



recouvrent mutuellement et 
ferment ainsi la cavité dans 
laquelle vit l'insecte. Ces dé- 
formations renfermant encore 
leurs habitants, se trouvaient 
en grand nombre sur le re- 
vers de lacôtedeRozérieulles, 
à la fin d'août. (Voir Frauen- 
feld : Verh. d. zool. bot. Ges. 
in Wien, 1861 ; et The ento- 
mologist's monthly Magazine^ 
vol. Xlll, p. 283 : Laccometopus 
clavicornis, and its relation to 
Teucrium cliamaedrys L) 



CAPSUS Fabr, 
trifasciatus L. Capturé sur TAu- 
bépine en juin ; avec le type 
se trouvait une variété n'of- 
frant de noir à la partie 
supérieure que le vertex et 
trois points sur chaque ély- 
tre. Bitche. 

SALDA Fabr. 
pallipes Fabr. - D. B. - Bords 
de l'étang de Hanau, près de 
Bitclie. 



n. - HOMOPTÈRES. 



Famille des 

TRIGHOPSYLLA Thoms. 

Walkeri Fors(. (rhamni Frauenf.) 
— D. L. - Déforme les feuilles 
du Nerprun purgatif (Rhamnus 
cathartica L.) Sur le bord de 
la feuille, il se forme une 
extension foliacée longue 
d'environ 15 mm. sur 4 à 6 
de large, à substance plus 
épaissie et de couleur un peu 
plus pâle que les parties 
avoisinantes; sa forme est 
celle d'une poche dont l'ou- 
verture allongée eu fente, se 
trouve au niveau de la sur- 
face supérieure de la feuille, 
tandis que la partie convexe 
en excède la surface infé- 
rieure. C'est dans cette cavité 
tapissée intérieurement d'une 
matière laineuse blanche, que 



PSYLLIDES. 

les larves vivent et subissent 
leur métamorphose. 

Environs de la Nied, entre 
Guenkirchen et Roupeldange. 
TRIOZA FôrsU 
alacris FI. (lauri Targ.) -D.L. 
— Déforme les feuilles du 
Laurier commun (Laurus 
nobilis L) L'un des côtés de 
la feuille est recourbé par en 
bas et plus ou moins enroulé 
et contourné; la partie ainsi 
recourbée s'étend souvent 
jusqu'à la nervoire médiane; 
elle est épaissie, presque car- 
tilagineuse, de couleur blanc- 
jaunâtre, et renferme une 
masse laineuse blanche dans 
laquelle vivent les larves. 
L'insecte parfait se trouve en 
abondance sur les feuilles en 
août et septembre. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 



13 



Celte espèce est propre au 
Sud de l'Europe. M. le Dr 
Puton, dans son Catalogue des 
Hémiptères paléarctiques^i886. 
la cite pour l'Espagne, l'Italie, 
la France méridionale et la 

Famille des 

APHIS L 

atriplicis L. — D. L. — Déforme 
les feuilles d'Atriplex patula//. 
et de Chenopodium album/.. 
Les feuilles de ces plantes 
sont pliées longitudinalement 
par en bas, ou bien elles sont 
cylindriques, c'est-à-dire rou- 
lées de telle sorte que leurs 
deux bords se touchent. 
Bitche; Guenkirchen. 

crataegi Kall, (non pyri Fonsc.) 
Se trouve en mai et juin sur 
la surface inférieure des 
feuilles de Crataegus oxya- 
cantba L et y détermine, sur- 
tout le long de la nervure 
médiane, des boursouflures de 
couleur rouge ; la feuille est 
par suite un peu contournée 
ou même roulée par en bas. 
Bitclie; Metz, d'après Géhin 
(Bulletin de la Soc. d'Hist. 
nat, Metz, 1860.) 

cucubali Pass. — D. L. — Sur 
Silène inflata Sm. dont il dé- 
forme le« fleurs et les pous- 
ses. Les fleurs sont agglomé- 
rées, leurpédoncule raccourci, 
le calice gonflé, la corolle et 
les étamines non développées 



Dalmatie. J'ai recueilli l'insecte 
en même temps que les dé- 
formations qu'il produit, dans 
le jardin du presbytère de 
Ste-Ruffme près de Metz. 

Aphides. 

et de couleur verdatre ; les 
pousses sont également arrê- 
tées dans leur développe- 
ment ; leurs feuilles sont 
agglomérées et se couvrent 
de façon à leur donner l'as- 
pect de gros bourgeons. Juin. 
Bitche. 
gallarum Kalt. Déforme les 
feuilles et les pousses d'Ar- 
temisia vulgaris L Ces der- 
nières demeurent raccourcies, 
les feuilles sont par suite 
agglomérées et en outre 
épaissies, enroulées par en 
bas, et d'un rouge brun. Les 
nombreux parasites y vivent 
dans une matière laineuse 
blanche. J'en obtins une grande 
quantité de Ghalcidites, du 
genre Agonioneurus W. — 
I). Ma. — Observé en août, le 
long de la route de Rozé- 
rieulles à Gravelotte, près de 

Metz, 
galii Kalt. Commun sur Galium 
mollugo L. et verum L. Ces 
plantes demeurent rabougries; 
leurs rameaux se multiplient 
mais sans s'allonger ; les fleurs 
sont souvent verdAtres ou 
manquent complètement. 



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J4 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



Bitche et probablement par- 
tout. 

hieracii Kalt. Sur les feuilles 
de Hieracium raurorum L et 
pilosella L, dont les bords 
sont enroulés longitudinale- 
ment par en haut jusqu'à la 
nervure médiane. Commun a 
Bitche. 

xylostei Schi\ Déforme les 
fleurs, feuilles et rameaux de 
Lonicera periclymenum L. 
Les Heurs sont vertes, et non 
développées ; les deux ou 
trois dernières paires do 
feuilles sont concaves, le ra- 
meau recourbé ou contourné. 
En juin et juillet aux envi- 
rons de Bitche. 

BRACHYCOLUS. 
stellariiJB Hard. Sur Stellaria 
holostea L., sur Cerastium 
arvense L. et triviale Link. 
Les feuilles terminales de la 
première de ces plantes sont 
roulées longitudinalement par 
en haut, de couleur pâle et 
un peu épaissies. Bois près 
de Guenkirciien et de Nie- 
derhof. — D. L. - Sur les 
Cerastium , les feuilles se 
trouvent agglomérées à Tex- 
trémité des pousses, par suite 
du peu de développement de 
ces dernières ; leur couleur 
est également pâle et leur 
tissu un peu gonflé. Commun 
a Bitche et a Guenkirchen. 



PEMPHYGUS Hart. 

gnaphalii Kalt. Sur les Gaapha- 
lium qui par suite ne se dé- 
veloppent pas normalement. 
Insecte dans une laine blan- 
che. Automne. Bitche. 

bursarius L Produit des galles 
plus ou moins arrondies, de 
la grosseur d'un pois jusqu'à 
celle d'une cerise et au delà; 
sur Populus pyramidalis L 
et nigra L Ces galles se 
trouvent le plus souvent sur 
les pédoncules des feuilles, 
elles ont alors beaucoup de 
ressemblance avec celles de 
l'espèce suivante, mais s*en 
distinguent en ce que leur 
ouverture se trouve sur le 
côté et est de forme circu- 
laire. D'autres fois ces ex- 
croissances sont appliquées 
au rameau lui-même et for- 
mées aux dépens d'un bour- 
geon; leur base est alors 
enfoncée dans l'écorce. La 
première forme est commune 
partout. J'ai trouvé la seconde 
au parc de Salzbronn, et sur 
les bords de la Nied près de 
Guenkirchen. 

spirothecae Pass. Sur Populus 
pyramidalis L. et nigra L. 
dans des galles contournées 
en spirale, et formées sur les 
pédoncules des feuilles au 
nombre de 1 à 3. Elles ont 
de l à 1 V4 cm de diamètre. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 



15 



et s'ouvrent par une fente en 
spirale. Partout. 

ovalo-oblongus KessL Produit 
sur la nervure médiane des 
feuilles de peuplier, une ex- 
croissance jaunâtre, oblongue, 
presque fusiforme , longue 
d'environ 10 mm., large de 
5, ayant la forme d'une poche 
dont la partie renflée excède 
la surface inférieure de la 
feuille, tandis que l'ouverture 
allongée en fente se trouve 
au niveau de la surface su- 
périeure. J'en ai trouvé une 
seule fois quelques exem- 
plaires le long de la route 
de Sarrebourg à Lorquin, sur 
Populus nigra L, 

affinis Kalt. Déforme les feuilles 
de Populus nigra L. et les 
rend souvent tout à fait 
méconnaissables. Ces feuilles 
sont plissées longitudinale- 
ment , quelquefois plus ou 
moins contournées ; leur 
tissu est fortement gonflé, 
charnu, plus tard carti- 
lagineux ; leur couleur jaune 
ou rouge. Les insectes vi- 
vent dans les plis de la 
feuille enveloppés dans une 



masse laineuse blanche. Bords 
de la Nied près de (iuen- 
kirchen. 

bumelia» Schr. Cet insecte n'oc- 
casionne point de déforma- 
tion ; il vit sur les jeunes 
rameaux du frêne ; son corps 
est couvert d'une laine blan- 
che. Dans un jardin aBitche. 
TETRANEURA Hart. 

ulmi Deg. Dans des galles lisses 
Jixées à la surface supérieure 
des leuilles de l'Orme, et 
ayant au moins la grosseur 
d'un pois, mais n'atteignant 
pas celle d'une cerise i);cos 
galles sont bien plus hautes 
que larges, et entourées à 
leur base d'une tache jaune 
de forme irrégulière. 

Sur Ulmus campestris L, 
partout. 

SCHIZONEURA Hart. 

lanuginosa HarL Dans des galles 
velues, ayant généralement 
la grosseur d'une noix et 
formées aux dépens des 
feuilles, sur Llmus campestris 
L. Dans toute la Lorraine ; se 
trouve surtout sur les ormes 
rabougris. 



^) Les feuilles d'Ulnius campestris L. paraissent souvent cou- 
vertes de petites galles grosses comme aes têtes d'épingle, et 
excédant les deux surfaces de la feuille; celles d'Ulmus effusa 
Willd. o£Brent sur leur surface supérieure des galles arrondies, 
grosses comme des graines de chènevis, et n'excédant pas la 
surface inférieure de la feuille; ces deux sortes de galles sont 
l'œuvre d'Acarides appartenant au genre Phytoptus. 



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IG 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



ulmi L. Déforme les feuilles de 
rOrme. Une partie de la feuille, 
généralement la moitié jus- 
qu'à la nervure médiane, est 
recourbée par en bas, bour- 
souflée et de couleur jaune. 
J'ai recueilli ces déforma- 
tions sur Ulmus montana 
Witli : près de Bitche et de 
Varsberg ; l'étudiant R. Liebel 
m'en a envoyé de Sarre- 
guemines. 

ADKLGES \alL (Ghermes L.) 
abietis L, Dans des galles imi- 
tant les cônes des Pins, et se 
formant à la base des jeunes 
rameaux de l'Epicéa (Picea 
excelsa Link). Les écailles 
dont ces galles se composent 
et qui sont le résultat de la 
déformation des aiguilles, ont 
sur toute leur surface une 
couleur verte. Commun près 
de Bitche , Sarreguemines , 
Sarrebourg et probablement 
partout, 
strobilobius Kalt, Dans des 
galles ovales semblables aux 
précédentes, mais plus petites, 
n'atteignant point ou à peine 



la grosseur d'une noisette, et 
se formant à l'extrémité des 
rameaux de Picea excelsa L.; 
leurs écailles sont d'un vert 
jaunâtre avec le bord d'un beau 
rouge. Avec les précédentes 
et presqu'aussi communes, 
laricis Hart. Ces insectes sont 
enveloppés d'une longue laine 
blanche ; ils vivent sur les 
aiguilles du Mélèze (Larix 
decidua MilL) sans y produire 
une déformation. Bitche. 

PHYLLOXERA Fomc. 

quercùs Fonsc. Vit sur la sur- 
face inférieure des feuilles 
du Chêne (Quercus pedun- 
culata Ëhrh. et sessiliflora 
Sm,) et y provoque des taches 
jaunes paraissant sur le dessus 
aussi bien que sur le dessous. 
Ces taches sont généralement 
très nombreuses sur chaque 
feuille, ce qui fait qu'on les 
remarque de loin. Insecte de 
couleur rouge. 

Commun en juin et juillet 
dans les bois des environs 
de Bitche. 



ORDRE VII. - DIPTÈRES. 
I. NÈMATOCÈRES. 

FAMILLE DES CÉCIDOMYIDES. 
GENRE l»»" — ASPHONDVLIA H, LœW. 

Ouonidis Fr. Lœw. Produit des | A l'extrémité des pousses de 
galles sur Ononis spinosa L. I cette plante, les deux stipules 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 



17 



dlune feuille sont élargies à 
leur base et se rapprochent 
de telle façon que leurs bords 
se recouvrent ou se touchent 
et se fondent ensemble, ne 
laissant une trace de fente 
qu'à leur sommet; elles pa- 
raissent en outre fortement 
bombées et gonflées. Elles 
forment ainsi une galle ovale 
ou conique, longue d'environ 
8 mra., large de 3-4, d'un 
vert jaunâtre, presque tou- 
jours couronnée par une fo- 
liole. Dans la cavité formée 
par ces deux stipules, vit 
une larve de couleur orange 
qui se transforme au même 



endroit, en août. Nymphe 
sans cocon. L'insecte parfait 
se montre environ quinze 
jours plus tard. J'en obtins 
comme parasites, des insectes 
des genres Pteromalus et 
Tetrastichus. 

Environs de Metz : entre 
Longeville et Moulins; entre 
Rozérieulles et Gravelotte. 
pimpinellaî Fr. Lœw. Larve 
d'un jaune orange, solitaire 
dans les carpelles de Pimpi- 
nella magna L, et de Daucus 
carota L. qu'elle déforme et 
gonfle fortement. On l'y trouve 
encore après l'hiver, en mars. 
Bitche. 



Genre 2« - Gecidomyia H. Lœw. 



affinis Kiefl: (Zeitschr. f. Naturw. 
Halle 1886). Déforme les 
feuilles et les fleurs de Viola 
silvestris L. Les bords de ces 
feuilles sont enroulés par en 
haut, glabres, luisants, gonflés, 
quelquefois de couleur vio- 
lette ; les feuilles elles-mêmes 
rarement de grandeur nor- 
male, sont ramassées en forme 
de rosette à l'extrémité de la 
tige ou des rameaux; fleurs 
souvent sessiles et déformées 
ainsi que les stipules. Larves 



en société; elles se méta- 
morphosent au môme endroit, 
chacune dans un cocon blanc. 
Bitche, Guenkirchen. 
alni Fr. Lœw. (Vehr de Zool. 
bot. Ges.Wien., 1877.)— D.L. 
Vit sur Alnus glutinosa Gœrt, 
Les feuilles terminales des 
jeunes pousses de cet arbre 
sont pliées par en haut dans 
le sens de la longueur, puis 
plissées transversalement et 
plus ou moins contourné^îs ; 
nervure médiane et base des 



) Pour celles des espèces suivantes qui ont été décrites 




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18 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



nervures axilaires gonflées. 
Larves en société dans le pli 
de la feuille qu'elles quittent 
au commencement de juillet 
pour se transformer en terré. 
Bitche. 

asperulae Fr. Lœw. — D. L. — 
Larves dans des galles sur 
Asperula cynanchica L. Celles- 
ci se trouvent à Textrémité des 
tiges et sont formées au dé- 
triment de l'inflorescence. 
Leur forme est sphérique, 
avec un diamètre d'environ 
3 mm.; leur surface ridée, et 
généralement de couleur rou- 
geâtre ; elles ressemblent 
ainsi à de petites baies. La 
cellule qui est au centre, ren- 
ferme une larve d'un rouge 
orangé. Métamorphose en 
août. 

Environs de Metz : côte 
de Rozérieulles. 

betuleti Kie^. (Zeitschr. f. Na- 
turw. Halle, 1886). Dans des 
déformations des feuilles de 
Betula alba L. et probable- 
ment aussi de Betula pubes- 
cens Ehrh. La feuille ter- 
minale des jeunes pousses 
reste pliée longitudinalement 
et n'atteint pas les dimen- 
sions normales ; nervure mé- 
diane et base des nervures 
axillaires fortement gonflées 
et rougeâtres ; quelquefois 
aussi le bord de la feuille 



inférieure est roulée par en 
haut. Larves blanches, vivant 
en société dans le pli de la 
feuille qu'elles quittent en 
juillet pour se métamorphoser 
en terre. Eclosion de l'insecte 
parfait environ dix jours plus 
tard. Bitche. 

cerastii Binnie. (Proc. of Nat. 
Hist. Soc. of Glasgov, vol. 111, 
part. Il, 1877). Dans des galles 
sur Cerastium arvense L., 
glomeratum Thuill., triviale 
Lnk et vulgatum L A l'ex- 
trémité des tiges, deux feuilles 
opposées sont concaves et 
s'appliquent Tune contre l'au- 
tre de façon à former une 
cellule hermétiquement close 
et renfermant plusieurs larves 
d'un rouge orangé. Ces galles, 
à leur maturité, s'ouvrent 
comme une coquille bivalve; 
elles sont velues à Tintérieur. 
D'autres fois la partie supé- 
rieure de ces deux feuilles 
reste normale et ne participe 
point à la formation de la 
cellule. Souvent aussi il arrive 
que la Cecidomyie dépose ses 
œufs dans les boutons des 
fleurs. Ces derniers, en ce 
cas, ne s'épanouissent pas; 
ils se gonflent, leur forme 
devient ovale ou même glo- 
bulaire, la corolle reste fer- 
mée et dépasse à peine le 
calice. Métamorphose dans des 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 



19 



cocons blancs fixés au fond 
des fleurs ou des feuilles 
ainsi déformées. Eclosion en 
juillet et septembre et encore 
au premier printemps. Bitcbe. 

hieracii Fr. Lœw, Produit des 
déformations dans le paren- 
chyme des feuilles de Hiera- 
cium nuirorum L. Ces défor- 
mations ont l'aspect de tacbes 
circulaires d'un rouge vineux, 
souvent entourées d'une bor- 
dure jaune, et mesurant en- 
viron mm. de diamètre. Elles 
sont généralement en grand 
nombre, quelquefois vingt, 
sur une même feuille. Cha- 
cune d'elles loge deux larves 
blanches qui en sortent vers 
la fin de juin et septembre, 
en perforant la surface infé- 
rieure. Transformation en 
terre. Bitche; Karling. 

heterobia H. Lœw. — D. L. — 
Larves de couleur orange, 
vivant en société dans des 
galles de Salix amygdalinaL. 
Ces galles se forment aux 
extrémités des branches, et 
consistent en une agglomé- 
ration de feuilles fort petites 
et très velues, mais ne for- 
mant point une rosette, comme 
cela a lieu pour les galles de 
Cecid. rosaria H. Lœw, à larve 
unique, et que l'on trouve 
partout. Bords de la Nied, près 
deGuenkircben. Saussaies près 
de Metï, sur S. purpurea L 



marginemtorquens Winn, Dé- 
forme les feuilles de Salix 
viminalis L Les bords de ces 
feuilles sont enroulés par en 
bas, de couleur jaune, tachés 
de rougeàtre, et renferment 
plusieurs larves orangées qui 
se métamorphosent au môme 
endroit, chacune dans un 
cocon blanc. Eclosions ob- 
servées en juillet et en sep- 
tembre. Bords de la Bliess,près 
de Sarreguemines ; bords de 
la Nied, près deGuenkircben ; 
dans les saussaies entre Metz 
et Moulins. 

Moravia) H'a(?/if/. (Wiener enlom. 
Zeit. 1886). L'insecte parfait 
dépose ses œufs dans les 
boutons à fleurs de Lychnis 
viscaria L Ceux-ci ne s'épa- 
nouissent pas; le calice de- 
meure raccourci, se gonfle 
plus ou moins, quelquefois 
seulement faiblement; la co- 
rolle dépasse à peine le calice 
et demeure fermée. Larves 
nombreuses d'un rouge oran- 
gé. Métamorphose en terre, 
vers la fin de juin. Bitche. 

onobrychidis Bi\ Larves en 
nombre sur les feuilles d'O- 
nobrychis sativa L. et de 
Medicago sativaL. Ces feuilles 
restent pliées longiludinale- 
ment, et sont un peu gon- 
flées et jaunâtres le long de 
la nervure médiane ; elles 



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20 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



ressemblent ainsi à des 
gousses. Metz ; Guenkirchen. 
raphanistri Kieff. (Zeitschr. f. 
Naturw. Halle 1886). Dans les 
fleurs de Raplianus raphanis- 
trum L. Le calice est forte- 
ment gonflé; la corolle bien 
que dépassant de beaucoup 
le calice, reste fermée ; les 
étamines sont élargies et ra- 
bougries.' Larves blanches, 
vivant en société; métamor- 
phose en terre; éclosion en 
juillet.Bitche; Sarreguemines; 
Boulay; Metz. 

Schlechtendali Kieff. (Zeitschr. 
f. Naturw. Halle, 1886). Larves 
blanches, vivant en société 
sur Orobus tuberosus L. 
(montanus Bernh.), dont les 
feuilles s'enroulent par en 
haut de telle façon que les 
deux bords opposés se tou- 
chent et se recouvrent; ces 
feuilles sont donc cylindri- 
ques ; elles atteignent leur 
grandeur normale et ne sont 
point gonflées. Les larves se 
transforment en terre, en 
juiHet. Bitche. 

serotina Wenn, Produit des dé- 
formations sur Hypericum 
perforatura L., et pulchrum 
L A l'extrémité des tiges non 
fleuries, les deux feuilles 
terminales restent dressées, 
et appHquées Tune contre 
l'autre; à leur moitié infé- 



rieure elles deviennent con- 
caves et carénées ; elles sont 
recouvertes presque totale- 
ment par une autre paire de 
feuilles, qui est pareillement 
dressée, appliquée, concave 
et carénée et généralement 
teinte de rouge à la moitié 
basale. Dans la cavité formée 
ainsi par ces quatre feuilles, 
vivent plusieurs larves blan- 
ches dont la métamorphose 
se fait en terre, en juin. 
Bitche. 
sonchi Fr, Lœw, Larve blanche, 
solitaire, dans des galles des 
feuilles de Sonchus arvensis 
L Ces galles ont l'aspect de 
taches circulaires pourprées! 
elles paraissent un peu con- 
vexes supérieureinent, et se 
trouvent généralement en 
grand nombre sur une même 
feuille. Métamorphose en terre 
en automne. Volmunster ; 
Boulay. 

terminalis H, Lœw. — D. L. — 
Sur Salixalba L. et fragilisL 
A l'extrémité des branches, 
les feuilles restent dressées, 
et sont enroulées l'une sur 
l'autre, de façon à représen- 
senter une masse fusiforme 
qui renferme au centre un 
grand nombre de larves d'un 
jaune citron. Métamorphose 
en juin et juillet dans la galle, 
ou aussi en terre. Bords de 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 



21 



la Nied près de Guenkirchen; 
bords de la Bliess près de 
Sarreguemines ; saussaies en- 
tre Metz et Moulins. 

trachelii WachtL (Wiener ent. 
Zeit. 188 ). Gampanulœ MûlL ^ 
produit à l'extréraité des tiges 
ou à l'aisselle des feuilles de 
Campanula rotundifolia L une 
petite excroissance charnue, 
plus ou moins, arrondie, en- 
tourée par les feuilles, et 
renfermant dans une cavité 
unique une larve orangée. 
Bitche. 

trifolii Fr. Lœii\ Sur Trifolium 
pratense /.., fragiferum L. et 
repens L, dont les folioles 
restent pliées longitudinale- 
ment et paraissent un peu 
gonflées le long de la ner- 
vure médiane, souvent avec 
une teinte jaunâtre ou pour- 
prée. Les larves vivent eu 
société dans le pli de la 
feuille et se transforment au 
même endroit. Prés à Guen- 
kirchen. 



violœ Fr. Lœn\ (Verh. d. Zool. 
bot. Ges. in Wien 1880». Sur 
Viola tricolor Lam. Feuilles 
et stipules ramassées en forme 
de rosette à l'extrémité de la 
tige, presque sessiles. en- 
roulées en haut par les bords ; 
fleurs rabougries et défor- 
mées, presque sessiles ; toute 
la déformation fortement ve- 
lue. Métamorphose dans un 
cocon blanc. Dans les champs 
après la moisson. Bitche; 
Guenkirchen. 

viscariœ Kieff. (Zeitschr. f. Na- 
turw. Halle. 1886). Sur Lychnis 
viscaria L. dont les deux ou 
quatre feuilles terminales 
restent dressées, et forte- 
ment enroulées l'une dans 
l'autre ; à la base de ces 
feuilles vivent plusieurs larves 
d'un rouge orangé qui su- 
bissent leur métamorphose 
en terre, vers la mi-juillet. 
Bitche. 



GENRE 3« — DrpLOSis H, Lœiv. 



centaurese Fr, Lœu\ Produit 
sur les feuilles de Centaureie 
jacea L., amara L. etscabiosa 
L. de petits renflements des 
pétioles ou de la nervure 
médiane, plus rarement du 
parenchyme; ces galles sont 
ovales ou allongées, souvent 
jaunes ou pourprées. Larve 



solitaire, d'un jaune citron, 
avec un petit point noir à 
rextrémilé. Métamorphose en 
terre. Bitche ; Boulay ; Metz, 
corylina Fr.Lœu\L^r\e blanche, 
douée de la faculté de sauter. 
On la trouve eu été à la base 
des petites écailles dont se 
composent les chatons des 



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22 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



noisetiers, Corylus avellana 
L; elle y vit en société et 
occasionne un renflement du 
chaton ; à la fin -de l'été, 
elle se laisse tomber à terre 
et s'y métamorphose. 



Bois de Guenkirchen. 
cilicrus Kie/f, (Bulletin de la 
Soc. d'hisl. nat. de Metz, 18" 
cahier 1887.) Vit dans les 
fleurs de Centaurea jaceaL 
et scabiosa L, 



GENRE 4« — HORMOMYIÂ H. Lœw. 



millefolii //.LœR\ Détermine des 
excroissances à l'aisselle des 
feuilles d'Achilleamillefolium 
L., rarement aussi sur les 
feuilles mêmes. Ces galles sont 
cylindriques, longues d'en- 
viron 5 mm, et larges de 2— 
3 mm ; leur côté exposé au 
soleil est d'un noir brillant. 
Elles sont généralement à 
deux dans chaque aisselle. 
A la maturité, elles s'ouvrent 
à leur partie supérieure qui 
se divise en quatre ou cinq 
lobes velus et recourbés en 
arrière. La larve qui est d'un 
jaune citron, avec un point 
noir à Textrémité, vit solitaire 
dans une cellule ovale ou 
conique située à la base de 
la déformation. Bitche ; Guen- 
kirchen. 

poae Bosc. Les galles chevelues 
produites par cet insecte sur 
Poa nemoralis L., ont été 
citées dans la Suite aux Con- 
tributions ... 188G comme 
n'ayant été trouvées qu'à 
Bitche. Elles existent sans 
doute partout, llolandre les 



a observées aux environs de 
Metz, car il dit dans sa Flore 
du département de la Moselle, 
à l'article Poa nemoraUs L: 
«On en voit quelquefois une 
variation dont les nœuds of- 
frent une masse de filets ou 
fibres contournés et entre- 
lacés.» Monsieur l'abbé Bar- 
biche m'a envoyé des échan- 
tillons recueillis par lui aux 
environs de Bionville, et j>i 
récemment observé les mêmes 
excroissances dans les bois 
de Guenkirchen. 
Reaumuriana Fr. Lœw. (Verh. 
d. k. zool. bot. Ges. in Wien 
1878.) Cet insecte que j'ai 
mentionné déjà pour Metz, sur 
Tibia grandifolia Ehrh. existe 
aussi aux environs de Bitclie. 
à la ruine de Falkenstein, et 
y produit des Galles analogues 
sur Tilia parvifolia Ehrh. 
Ces galles ofl'rent en Juin 
l'aspect de petits boutons 
excédant la surface du des- 
sus et celle du dessous de 
la feuille ; au bout de quel- 
ques jours, leur forme est 



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ET A. LA FLORE DE BITCHE. 



23 



devenue ovale-conique. A la 
partie conique, placée géné- 
ralement à la surface supé- 
rieure ée la feuille, le sommet 
se détache peu à peu circu- 
lairement de la base, et pa- 
rait maintenant former le 
couvercle d'une galle in- 
térieure qui ne devient visi- 
ble qu'à partir de ce moment. 
Vers la mi-Juillet le déve- 
loppement est entièrement 
achevé. L'on distingue alors 
sur les feuilles du tilleul, 
au milieu d'une tache arron- 
die jaune, un cylindre de 
couleur brune, traversé par 
la feuille vers son tiers in- 
férieur, rayé intérieurement, 
fermé à la base, mais ouvert 
au sommet, où il contient 
un corps très-dur, cylindri- 
que lui-même, strié longitu- 
dinalement et terminé comme 
par un couvercle conique. 
Ce corps dur contenu dans 
le premier cylindre qu'il dé- 
passe un peu renferme à sa 
partie supérieure, une petite 
cellule ovale occupée par la 
larve ; à l'époque de sa ma- 
turité, il se détache de son 



enveloppe, comme un gland 
de sa cupule, et le mouve- 
ment que le vent produit sur 
les feuilles suffit pour le 
faire tomber à terre. 

A la fin d'Août, on ne trouve 
plus sur les feuilles que les 
cylindres extérieurs des 
galles ; puis la bande circu- 
laire jaune qui s'est formée à 
la base de ces derniers, se 
desséchant plus tôt que les 
parties avoisinantes, se dé- 
tache peu à peu et tombe 
en fin elle-même avec les restes 
de la galle. La feuille parait 
alors trouée. 

Quant à la larve, elle trouve 
dans sa cellule un abri assuré 
contre les rigueurs de l'hiver; 
lorsqu'elle se métamorphose, 
c'est à dire au printemps, 
les parois de sa prison, pré- 
cédemment dures comme 
celles d'un noyau, se sont 
par suite de l'humidité de la 
terre, suffisamment ramollies 
pour permettre à l'insecte de 
les briser et d'en sortir. ^ 

tanaceticola Karsch. (Jahresber. 
d. zool. Sect. d. weslph.prov. 
Verein fUr Wissenschaft und 



1) Les galles comiculées (galles en clou de Réaumur; Cera- 
toneon extensum de Bremi)que ron trouve partout sur les feuilles des 
tilleuls, se distinguent facilement de celles-ci en ce qu'elles se 
terminent en pointe et sont creuses et velues à Tintérieur, avec 
une très petite ouvertiu*e à leur base. Elles sont produites par 
un Acaride (Phytoptus). 



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24 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



Kunst, 1878-1879). Produit 
des galles à l'aisselle des 
feuilles ainsi que dans les 
fleurs, rarement aussi sur les 
folioles de Tanacetum yuI- 
gare L, Ces galles ont beau- 
coup de ressemblance avec 
celles que l'on trouve sur 
Achillea millefolium L. et 
qui sont dues à Hormomyia 
millefolii H. Lœw. Elles sont 
coniques ou cylindriques, de 
la grosseur d'un grain d'orge, 
vertes, charnues, s'ouvrant 
au sommet, à la maturité, en 
plusieurs lobes velus ; au 

GENRE 5«. — L 
carophila Fr. Loeu\ Produit au 
point d'insertion des rayons 
de l'ombelle ou de l'ombel- 
lule, sur Daucus carota L. 
des renflements plus ou moins 
arrondis, sur Pimpinella saxi- 
fraga L, des renflements ob- 
coniques et luisants, sur Peu- 
cedanum carvifolia Vill. des 
renflements obconiques et 
striés ; sur cette dernière 
plante, l'on trouve en outre 
des renflements fusiformes 
de la tige à la bifurcation 
des rameaux. Dans tous ces 
cas, la larve est de couleur 



tiers inférieur se trouve une 
cellule étroite, de forme ovale, 
contenant une larve orangée. 
Généralement plusieurs de ces 
galles sont réunies, entourent 
la lige et forment une masse 
unique, plus ou moins arron- 
die, dont le diamètre atteint 
parfois jusque 15 mm. La 
métamorphose a lieu au même 
endroit ; la nymphe est sans 
cocon et de couleur orange. 
L'éclosion a lieu en Septembre 
et au printemps de l'année 
suivante. Bords de la Nied, 
près de Guenkirchen. 

ASiOPTERA Meig. 

orange, et vit solitaire dans 
la cavité. La métamorphose 
a lieu au même endroit au 
printemps ; l'insecte parfait 
paraît en Mai. 
Ces renflements ^ont communs 
sur Daucus carota L, et Pimp. 
saxifraga L. aux environs de 
Metz (côte de Rozérieulles), 
de Bitche, de Guenkirchen; 
on les y trouve depuis la 
fin de Tété jusqu'au printemps 
suivant ; sur Peucedanum 
carvifolia Vill., je ne les ai 
observés qu'aux environs de 
Guenkirchen. 



Famille des Tipulides. 



EPHELIA Schin. 
marmorata Meig. Une $ 
Bitche. 



capt. 



LlMiNOPHlLA Macq. 
lineola Afet^'.Capt en Mai. Bitche. 



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BY A LA rtORË DB 6ltCHË. 



2& 



TIPULA L, 
TittaU if6i^.Gapt.en Mai. Bitche. 
Winnertzii Egg. Une ? capt. 

Bitche. 
flayolioeata Meig. Une $ d'une 



branche de chêne pourrie 
Bitche. 

CTENOPHORA Meig. 
ruficornis Meig, Un cf' capt 
Mai. Bitche. 



en 



II. BRACHYCÈRES. 



BERIS Lair, 
clavipes L, Juin. Bitche. 

TABANUS L. 
rusticus L. Sur les Ombeliifères 
en Juin. Bitche. 



ARGYROMOEBA Schin. 
fiinaata Fall. Capt. à Metz par 
M. Bellevoye. 

BOMBYLIUS Ir. 
discolor Meig, Pris à Metz par 
M. Bellevoye* 

THERBVA Latr, 
plebeja L. Commun. Bitche. 

DJALINEURA Rond, 
aniUs L. Commun. Bitche. 



LASIOPOGON H. Loew. 
cinctus Fabr, Bitche. 
ASILUS Ir. 
trigonus Méig. Mai-Juin. Bitche. 

EMPiS L. 
ii?ida L. Juillet. Bitche. 



CHLOROPS Meig, 
didyroa Zett, Bitche. Commun. 

UROPHORA Rob.'Desv, 
soUlilialis L. — D. H. — En 
serrant entre les doigts les 
capitules de fleurs deCen- 
taurea jacea L, en Août ou 
en Septembre, Ton y re- 
marque assez souvent une 



résistance provenant d'un 
corps dur. Si l'on ouvre alors 
un de ces capitules, l'on voit 
à la placé du réceptacle, une 
excroissance de forme un 
peu conique, longue de 5 à 
7 mm, large de 4 à 6, recou- 
verte par les paillettes, et 
tellement dure qu'on ne peut 
l'ouvrir qu'à l'aide d'un cou- 
teau. Cette excroissance ren- 
ferme plusieurs cavités al- 
longées, distantes l'une de 
l'autre, et contenant chacune 
une larve blanche longue de 
3,2 mm., large de 1,8. Ces 
larves paraissent avoir leur 
plus grande largeur vers leur 
sommet. En Octobre chacune 
se forme une coque cylindri- 
que d'un brun clair, noire 
aux deux bouts, dont l'un est 
tronqué, l'autre terminé en 
pointe. Eclosion en Juin. 
Bitche ; Guenkirchen. 

TEPHRITIS Latr. 
marginata Fall. (Sphenella mar- 
ginata). — D.H. — Obtenu de 
fleurs de Senecio vulgaris L, 
La forme anormale de ces 
fleurs fait reconnaître facile- 
ment la présence de leur 



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26 



CÔNfHIBt^TIÔNS A LA FAtlNfi 



hôte. Les calathides ne sont 
point cylindriques, mais elles 
paraissent fortement gonflées 
à leur base et leur forme est 
ovale-conique ; leur récep- 
tacle est troué au milieu ; les 
fleurons sont avortés et ser- 
vent de cocon à la larve au 
moment de sa métamorphose. 
Cette larve est solitaire ; sa 
coque est longue de.4 à 5 
mm, courbée faiblement, la 
partie du dessus, c'est-à-dire 
la surface convexe, est d'un 
noir luisant; la partie du 
dessous qui est concave ou 
au moins déprimée, d'un 
blanc-jaunâtre. L'insecte par- 
fait en sort en Septembre, en 
pratiquant sur le côté de la 
calathide une ouverture cir- 
culaire par laquelle il s'é- 
chappe. Jai recueilli ces 
galles quelques jours avant 
1 eclosion de l'insecte, le long 
de la route de Metz à Moulins, 
ainsi que dans la cour inté- 
rieure du Petit Séminaire de 
Montighy. J'ai observé en Oc- 
tobre des déformations ana- 
logues sur Senecio silvaticus 
L, aux environs de Bitche ; 
elles sont sans doute dues 
au même insecte, mais je ne 
puis l'affirmer avec certitude, 
car ces fleurs étaient déjà 
trouées, et ne renfermaient 
plus qu'une coque vide ; elles 
meparaissaienten outre moins 



déformées, c'est-à-dire moins 
renflées. 

amœna Frauenf, Capturé dans 
un pré tourbeux, près de 
Bitche, sur les fleurs de di- 
verses Carduacées qui en sont 
parfois couvertes. 

leontodontis Dec, L'on trouve 
très-souvent aux environs de 
Bitche, en Mai et en Juin, les 
larves de ce Diptère dans 
les fleurs d'Hypochœris ra- 
dicata L, Elles y vivent en 
société, mais sans y produire 
une déformation ; chacune s'y 
transforme dans une coque 
cylindrique, d'un noir lui- 
sant, et collée aux paillettes. 
L'insecte parfait parait sur 
les fleurs de Mai à Juillet. 

nigricauda H, Lœw. — D. H. - 
Déforme les fleurs d'Âchillea 
ptarmica L Ces fleurs pa- 
raissent faiblement gonflées ; 
leur réceptacle est fortement 
allongé en cône et renflé; 
dans ce cône qui est ouvert 
à son sommet, vit une larve 
unique; elle s'y transforme 
dans une coque cylindrique 
noire; d'autres fois aussi 
elle vit au-dessus du récep- 
tacle, qui, dans ce cas n'est 
pas ou peu déformé; la co- 
que est toujours Vi^ée à U 
base des fleurons qui l'en- 
tourent. Le Diptère sort par 
le sommet de la calathide, 
vers la flo d'Août Abondant 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 



27 



sur les bords de la Niéd près 
de Guenkirciien. 

OTITES Latr, 
lamed Schrk Ce joli Diptère, 
remarquable par son dessin 
alaire imitant le caractère 
hébraïque dont il porte le 
nom, a été capturé en Mai. 
an St'Quentin, près de Metz, 
par M. Bellevoye. 

AGROMYZA Fall. 

Scbiaeri Gir. La larve verdâtre 
de cet insecte vit dans des 
nodosités ou renflements à 
cellule unique qu'elle produit 
sur les rameaux du peuplier, 
du tremble ^ et de divers 
saules. Je Tai observée sur 
les rameaux de Populus nigra 
L. aux environs de Bitche et 
de Sarreguemines. 

lappae H. Lœw. — D.Mi. — Ob- 
tenu de larves vivant dans 
ia moelle des tiges de Se- 
necio silvaticus L et de Ga- 
leopsis tetrahit L. Ces larves 
sont d'un jaune paille, cy- 
lindriques, longues de 4 à 5 
mm, atténuées aux deux bouts 



qui paraissent noirs; elles se 
métamorphosent au même 
endroit en Octobre ou No- 
vembre dans une coque cy- 
lindrique de même couleur, 
arrondie au sommet, atténuée 
et terminée par deux petites 
pointes à l'extrémité opposée. 
Dans les tiges de Galeopsis, 
les larves s'étaient creusé 
une galerie jusqu'à l'épiderme 
de la plante; elles n'étaient 
donc plus protégées que par 
une paroi fort mince, qui 
paraissait au dehors comme 
une tache ovale. Les éclosions 
eurent lieu en Janvier et en 
Février. Bitche. 



CHEILOSIA Meig, 
albitarsis Meig, Sur les fleurs 

en Mai. Bitche. 
flavicornis Fabr. Sur les fleurs 

de Salix caprea L. en Mars. 

Bitche. 

CRIORHINA Macq. 
oxyacanthae Meig, Sur les fleurs 
de Salix caprea L. en Mars. 
Bitche. 



^) La nodoeité produite sur les rameaux du tremble par Saperda 
popfdmea L. offire aussi une cavité unique; mais elle di£fôre par 
ses dimensions qui sont plus fortes et par la forme de la cavité 
oui est allongée et recourbée au sommet, imitant assez un point 
d'interrogation. Les nodosités produites sur les rameaux des saules 
par diverses Cécidomyies, n*ont point de cavité distincte. 



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28 



CONTRIBUTIONS A LA. FAUNE 

PLANTES. 



PHANÉROGAMES. 



POLEMONIUM Trn. 

cœruleum L. Le long du ruis- 
seau dans le pré, entre Bilche 
et OchsenmUhle. Cette plante 
fleurit au commencement de 
Juin, mais elle est presque 
toujours coupée en même 
temps que les herbes, avant 
cette époque. 

SPIRANTHES Riek. 

autumnalis Rich. Assez abon- 



dant sur une côte sèche et 
inculte, entre Liederscheidt 
et Schweigs. 

ALNUS Trn. 

incana D. C. Bois, entre Bitche 
et Egelshardt. introduit de- 
puis 1871. 

PINUS Trn. 

nigricans Host. (Lericio Poir.) 
Bois, entre Karling et Saint- 
Avold. Introduit depuis 1871. 



CRYPTOGAMES 



HYDNUM L 
auriscalpium L, (Déterminé par 
M. de Bary). Se trouve en 
automne sur les cônes des 
Pins et des Epicéas, tombés 
à terre et recouverts en partie 
d'herbes ou de mousses. Bois 
des environs de Bitche. 
GEASTER Mich. 
hygrometricus Pers. Recueilli 
en Décembre dans un bois 
de pins, près de Bitche. 
BOLETUS Dill. 
edulis Bull. Commun en été et 



en automne dans les bois de 
Bitche. Cette espèce est co- 
mestible ainsi que la suivante; 
on la recueille. 

LEPIOTA Fr. 

excoriata Sc/u»^. Assez commun 
en été dans les terres culti- 
vées, surtout dans les chau- 
mes. Environs de Bitche. 
CYATHUS HalL 

striatus Ho/pm, Sur des branches 
de hêtre tombées à terre et 
recouvertes de feuilles mortes 
ou de mousses. Bitche. 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 29 



Additions et reetifieatioDS. 



Apion sanguineum Dez, p. 3, — Les galles de forme 
tuberculeuse produites par ce coléoptère sur les racines de 
Rumex acetosella L, fureat d'abord observées à fierlin par 
le Dr. Zopf et décrites par le Dr. Karsch (Zeitschr. f. d. ges. 
Naturw. : Neue Zooc. u. n. Cecidoz. N® 28. Halle. 1880 — Bot. 
Jahresb. VllI. Dr. Fr, Thomas : Durch Thiere erzeugte Pflanzen- 
gallen, p. 718). Plus tard le Dr. von Schlechtendal les observa 
aux environs de Halle et en obtint un Rhynchophore qu'il 
prit pour' Apion frumentarium L. (Voir Zeitschr. f. d. ges. 
Naturw. Halle 1884. p. 492, et Jahresber. d. Ver. f. Naturk. 
zu Zwicitau. 1885, p. 22). Cette détermination est probable- 
ment erronée. Les insectes obtenus par moi de ces mêmes 
galles ont, il est vrai, beaucoup de ressemblance avec les 
Apion frumentarium L. (hsematodes Kirb.) que j'ai obtenus 
des déformations des feuiUes de^la même plante (observation 
faite déjà par Laboulbène qui donna aussi un dessin de ces 
galles des feuilles) ; mais ils en diffèrent pourtant et me 
furent déterminés : Apion sanguineum Deg. par Tun des en- 
tomologistes qui connaissent le mieux les Rhynchophores, je 
veux dire M. Ch. Brisout de Barneville, de St.-Germain- 
en-Laye. 

Cecid. hieracii Fr. Lw, p, 19. — La larve de cette Céci- 
domyie est de couleur orange et vit soUtaire dans la défor- 
mation qu'elle produit ; les larves blanches que l'on y trouve 
le plus souvent et généralement à deux, sont des parasites. 

Cecid. cerastii Binn. 18. — Grâce à l'obligeance de Mon- 
sieur le Dr. Fr. LOw, j'ai pu constater que la Cécidomyie qui 
déforme les Géraistes en Lorraine, est une espèce nouvelle, 
spécifiquement distincte de Cecid. cerastii Binn. qui produit 
des galles sur les mêmes plantes en Ecosse (à Glasgow et à 
Aberdeen). Au lieu de Cecid. cerastii Binn. il faut lire : Cecid. 
LotharingiaB m., nom que portera cet insecte dont je donne- 
rai plus tard la description. 



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30 CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 

Coniopteryx lactea Wesm, (tineifoi^mis Curt, excL fig, 
p. 10), Pour éviter toute confusion j'indique que cette espèce 
a deux fourches apicales dans la nervation des ailes supé- 
rieures, et une seule fourche apicale aux inférieures. Elle est 
bien plus commune à Bitche que la suivante. 

Coniopteryx aleurodiformis Steph. (tineiformis Curt. excl 
descript.) J'ajoute ici cette espèce que j'ai capturée près de 
Bitche en Juin 1887, c'est-à-dire environ six mois après avoir 
présenté le présent travail, parce qu'elle mérite d'être signalée. 
Elle a été observée jusqu'ici en Angleterre, Autriche, Bavière, 
Saxe, Suisse et Portugal, mais non encore en France. M. Mac 
Lachlan dit bien dans ses Recherches névroptérologiques 
dans les Vosges p. 9 (Revue d'Entomologie, Caen, 1884) avoir 
capturé le Con. aleurodiformis Steph. près de Gérardmer, 
mais c'est de l'espèce précédente qu'il veut parler, car il 
ajoute : « à cause de la confusion qui existe dans la nomen- 
clature des Coniopteryx, je dois dire que l'espèce que j'ai 
prise possède deux fourches apicales dans la nervation des 
ailes sup. et une seule fourche apicale aux inf. » Or d'après 
la récente publication du Dr. Fr. Lôw, le Con. aleurodiformis 
Steph. a la nervation des ailes inf. semblable à celle des ailes 
sup. et possède deux fourches apicales dans chaque aile, 
tandis que le Con. lactea Wesm. est la seule espèce euro- 
péenne ayant deux fourches apicales aux ailes sup. et une 
seule aux inf. — * Cfr. Beitrag zur Kenntniss der Coniopterygiden 
von Dr. Fr. Lôw, Wien, 1885 ; dans ce travail l'auteur donne 
des caractères spécifiques fondés sur la nervation des ailes, 
grâce auxquels il est désormais facile de distinguer les diffé- 
rentes espèces de Conioptérygides. 



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ET A. LA FLOHE DE BITCHE. 



31 



TABLE DES PLAUTES 

sur lesquelles vivent les larves ^es insectes 
mentionnés. 



Achillea miilefoiium L. . . . 22 
Achillea ptarmica L .... 27 
Alnus glulînosa Gaert .... 17 
Artemisia vulgaris L. ... 13 
Asperula cynanchica L. . . 18 

Alriplex palula L 13 

Belula alba L 18 

Brassica oleracea L 4 

Gampanuia rotundifoiia L. . 21 
*Centaurea amara L. . .• . . 21 
Cenlaurea jacea L. 11, 21, 22, 25 
Cenlaurea scabiosa L. .21, 22 
Cerastium arvense L. 14, 18, 29 
Cerastium glomeratum Thuill. 

18, 29 

Cerastium triviale Linkl4, 18, 29 
Cerastium vulgatum L. . 18, 29 
€heDoprodium album L. . . 13 

Corylus avellana L 21 

CrataBgus oxyacantha L. . . 13 
Daucus carota L. . . 7, 17, 24 
Fraxious excelsior .... 9, 15 
r?)Galeopsis letrahit L. . . 27 

<îalium verum L, 13 

Gnaphalium .14 

flieracium murorumL.14, 19,29 
Hieracium piloselia L. ... 14 
Hypericum perforatum L. . 20 
Hypericum pulchrum L. . . 20 



Hypochséris radicata L. . .7, 26 

Larix decidua Miil 16 

Laurus nobilis L 12 

Lonicera periclymenum L. . 14 
Lychnis viscaria L. . . 19, 21 

Medicago sativa L, 19 

Oaobrychis sativa Lam. . . 19 

Ononis spinosa L 16 

Orobus tuberosus L 20 

Peucedanum carvifolia Vill. 24 
(*?) Phyteuma spicatum L. . 5 
Picea excelsa Link . . . . 8, 16 

Pimpineiia magna L 17 

Pimpinelia sarifraga L. . .7, 24 

Poa nemoralis L 22 

Populus nigra L. . . . 14, 15 27 
Populus pyramidalis L. 14, 15, 27 

Populus tremula L 27 

Potentilla argentea L. ... 6 

Potentiila reptans L 6 

Quercus pedunculata Ehrh. 16 
Quercus sessiliflora Sm. . . 16 
Raphanus raphanistrum L, . 20 
Rhamnus cathartica L. ... 12 
*Rumex acetosella L. . .3, 4, 29 

Salix alba L 20 

Salix amygdalina L 19 

Salix aurita L 5,27 

Salix babylonica L 6 



* L'astérisque indique que l'observation, qui se rattache à la 
plante concernante est nouvelle. 



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32 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNE 



Salix caprea L 27 

Saiix cinerea L 5 

Salix fragilis L 20 

Salix purpurea L. . . .5,6,19 

Salix viminaiis L 6, 19 

(*?;Senecio silvaticus L. • 26, 27 

Seoecio vulgaris L 26 

Silène inflata Sm 13 

SoDchus arvensis L 20 

Steliaria holostea L 14 

Syringa vulgaris L 8 

Tanacelum vulgare L ... 23 
Teucrium chamaedrys L. .11 
Teucrium montanum L. . . 11 



Teucrium scorodonia L. . . 3 
Tilia grandifolia Ehrh. ... 22 
Tilia parvifolia Ehrh. ... 22 
*Trifolium arvease L. ... 4 
Trifolium fragiferum L. . .21 
Trifolium pralense L. . . .21 

Trifolium repens L 21 

Triticum repens L 7 

Ulmus campestris L IS 

Ulmus effusa Willd 15 

Ulmus monlana With ... 16 

Viola silvestris L 17 

Viola tricolor Lam 21 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. 



33 



TABLE 

des genres des insectes mentionnés. 



Âdelges 16 

Agrilus 3 

Agromyza 27 

Amblyieles 8 

Aphis i3 

Apion 3 

Argyromœba 25 

Asilus 25 

Asphondylia 16 

Aulax 6 

fiaridius 4 

Beris 25 

Borobylius 25 

Brachycolus 14 

Capsus 12 

Cecidomyia 17 

Cerapterocenis 7 

Ceutorrhynchus 4 

Gheilosia 27 

Ghermes 16 

Chlorops 25 

Coccyx 8 

Coniopteryx 11 

Criorrbina 27 

Ctenophora 25 

Dialioeara 25 



Diastrophus 6 

Diplosis 21 

Elaphrus 3 

Empis 25 

Encyrtus 7 

Ephelia 24 

Eurycera 11 

Gracilaria 8 

Gymnetron 5 

Hormomyia 22 

Hylotoma 6 

Isosoma 7 

LasiopogoD 25 

Lasioplera 24 

Limnophiia ........ 24 

Liparis 9 

Lyclus 3 

Macroglossa 9 

Nematus 5 

Omophlus 3 

Ormyrus 7 

Osmylus 11 

Otites 27 

Pemphigus 14 

Phaneroptera 9 

Phylloxéra 16 



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34 



CONTRIBUTIONS A LA FAUNB 



Platycleis 9 

Pulvinaria 7 

Salda * . . 12 

Saperda 3,27 

Schizoneura 15 

Sciocoris 11 

Scoliopteryx 9 

Tabanus 25 

Tephritis 26 

Tetraneura 15 

Thamnurgus 3 



Thereva 25 

Tipula 25 

Torymus 7 

Tricbopsylla 12 

Trioza 12 

Troctes 10 

Tychius 4 

Urophora 25 

Vanessa 9 

Xestophanes 6 



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BT A LA rtORB DS BITCMS. 35 



DIPL0SI8CILICRU8N.SP. 



PAR 



rabbé J. J. KIEFFEE (Bitche). 



DESCRIPTION DE L'INSECTE PARFAIT. 

MALB. Tête noire; front, joues, trompe et palpes clairs; 
occiput bordé de poils recourbés en avant. Antennes brunes, 
plus claires à la base, longues de 1,90 mnL, à 2 -f- 24 ar* 
ticles ; articles du funicule pédoncules, alternativement simples 
et doubles ; pédoncules des articles doubles un peu moins 
grands que l'article lui-même, ceux des articles simples plus 
grands, égalant ou dépassant la longueur des articles doubles ; 
ces derniers munis d'un verticilie de poils gris à chacun des 
deux renflements, le verticilie inférieur un peu moins long 
que le supérieifr; articles simples comprimés-spbériques, avec 
un seul verticilie de poils; article terminal avec un prolon- 
gement en forme de stylet. Cou Jaune. 

Thorax brun clair, sans bandes longitudinales distinctes, 
à lignes de poils grisâtres. Ecusson ayant de chaque côté 
quelques longs poils. Balanciers d'un jaune clair. Ailes lon- 
gues de 2 mm., blanchâtres, irrisant fortement, à pilosité d'un 
blanc-grisâtre ; nervure marginale non épaissie ; 1« nervure 
longitudinale n'atteignant pas le milieu de Taile ; 2« nervure 
s'avançant insensiblement vers la 1« jusqu'au milieu ou un 
peu après le milieu de cette dernière où une nervure trans- 
versale les réunit ; à cet endroit ta 1« nervure est également 
distante de la nervure marginale et de la 2* nervure ; cette 
dernière se recourbe par en bas dans son tiers apical et aboutit 
à la pointe de l'aile ; 3« nervure moins marquée que les pré- 
cédentes, se bifurquant avant le milieu de Taile, son rameau 



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36 CONtRIBUTlONÔ A LA ^AÙNË 

antérieur faiblement courbé en arc, le rameau postérieur droit 
et perpendiculaire au précédent. Hanches et pattes de couleur 
claire ; dessus des deux paires antérieures, à l'exclusion des 
genoux, brun noir ; tous les fémurs, rarement aussi une partie 
des tibias, munis en dessous de deux rangées de cils dressés. 

Abdomen d'Un brun sombre, plus clair sur les côtés ; dernier 
anneau et pinces d'un jaune clair ; ces dernières égalant au 
moins la largeur du dernier anneau et couvertes ainsi que 
tout le dessus de l'abdomen de longs poils gris. 

Longueur du corps: 1,50 jnm. 



FEMELLE. DifiTère du mâle par lés caractères suivants: An- 
tenues longues de 1,45 mm., à 2 plus 12 articles cylindriques 
et pédoncules, les pédoncules égalant en longueur la moitié 
des articles ; ceux-ci munis à chacune de leurs extrémités 
d'un verticille de poils peu divariqués, et presque d'égale 
longueur; article terminal avec un stylet n'égalant pas la 
moitié de l'article. 

Thorax d'un rouge-orange, aVec trois bandes longitudinales 
brunes sur le dessus ; la bande intermédiaire s'arrétant vers 
le milieu des deux latérales ; souvent toutes trois réunies et 
formant une tache brune qui couvre toute la partie supérieure 
du thorax. Poitrine d'un brun noir. Ailes longues de 2.10 mm. 

Abdomen en-dessus d'un brun sombre avec les bords des 
anneaux plus clairs ; en-dessous d'un jaune sale avec deux 
bandes transversales brunes sur chaque anneau, ces dernières 
s'étendant souvent de telle façon, qu'il ne reste de la couleur 
jaune, qu'une petite tache de chaque côté. Dernier anneau 
abdominal et lamelles de couleur claire. 

Longueur du corps: 1,60 mm. 

Mesures d'une aile en mm. : longueur : 2, largeur : 0,75 ; 
distance de la 2« nerv. long, de la necv. marg. : 0,23; de la 
base de Taile à la nerv. transv. : 0,35 ; de la base de l'aile à 
la réunion de la 1« nerv. long, avec la i\erv. marg.: 0,60; du 
même endroit jusqu'à la bifurcation de la3« nerv. long. :.0,90; 
jusqu'à la réunion du rameau ant. avec le bord postérieur de 
l'aile: 1,55. . 



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ET A LA FLORE DE BITCHE. « 37 

LABYE. La larve est rouge et vit en société dans les 
capitules de Centaurea Jacea L. et Scabiosa L., de Cirsium 
lanceolatum Scop. et de Carlina vulgaris L. Elle se rend en 
terre à l'automne et paraît comme insecte parfait Tété suivant. 



Observation. Ce petit travail a été présenté à la Société 
en Décembre 1886; au bout de trois ans, comme il n'avait 
pas encore paru, nous avons décrit de nouveau l'insecte qui 
en fait le sujet dans la Revue allemande EntomoL Nach- 
richten. Berlin 1889, p. 152-153. 



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MÉLANGES 

PALÉONTOLOGIQUES 

Par l'Abbk A. FRIREN. 



Festina lente. 



in« ARTICLE 

Les bryozoaires de Voolithe inférieure des environs 
de Met^. 



Des travaux exécutés pendant ces dernières années dans 
le calcaire ferrugineux des environs de Metz nous ont permis* 
4e recueillir un assez grand nombre de bryozoaires. Nous 
avons pensé qu'il ne serait pas sans intérêt de faire à cette 
occasion une révision des listes données à différentes époques 
an sujet de cette classe si intéressante de fossiles. 

Nous laisserons de côté les espèces du bathonien pour ne 
DOQS occuper que de celles qui se rencontrent à la base du 
bajocien, c'est-à-dire dans les couches anciennement désignées 
par les géologues messins sous le nom de calcaire ferinigineux. 
Nous mentionnerons toutefois les quelques espèces recueillies 
fusqu'à ce jour dans le sinémurien. 



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40 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

Nos échantiiloQs bajociens proviennent principalement de 
six localités peu éloignées de Metz, une à Ars-sur-MoselIe, 
deux près de Plappeville, deux autres dans la vallée de Mont- 
vaux, la dernière au-dessus de Vittonville (Meurthe-et-Moselle.) 

lo Dans la partie inférieure de la grande carrière de 
castine située au sommet de la côte, au-dessus de l'église 
d'Ars-sur-Moselle, on rencontre souvent sur des fragments de 
pinnigènes des colonies intactes de Berenicea et de Proboscina 
ainsi que des tiges dichotomiques de Stomatopora. 

2» A Plappeville, à droite de la route qui passe devant le- 
lavoir et conduit à Lessy, les marnes calcaires ont été ex- 
ploitées sur une assez grande étendue, probablement pour le 
revêtement des talus des forts. Les bryozoaires y sont assez^ 
abondants et bien conservés; nous y avons même recueilli 
des espèces qu'aucune autre localité ne nous a encore fournies 
et dont la présence à Metz a été révoquée en doute dans une 
notice assez récente, comme nous le ferons remarquer plus loin. 

Pour préciser la position géologique de cette assise mar- 
neuse, rappelons simplement qu'on y rencontre en abondance 
et dans tous ses états de développement le Montlivaultia sessilis 
Goldû, des fragments de trois espèces de trigonies (T. similis, T^ 
prœcostatUy T. tuberculata) ainsi que de grandes Perna, dont 
les valves sont souvent couvertes de bryozoaires et de serpules- 
carénées. Cette localité n'est pas nouvelle. 11 y a près de 
trente ans, lors de l'établissement de celte route, 0. Ter- 
quem a exploité avec avantage les richesses que le pic des^ 
ouvriers mettait à jour; mais, la route terminée, la mine a 
été par le fait môme supprimée et les visiteurs qui se sont 
succédé, nous en savons quelque chose, n'ont plus rien trouvé. 
Les travaux dont nous venons de parler l'avaient ouverte de 
nouveau; malheureusement, au printemps de 1887, on a élevé 
sur cet emplacement des cantines et d'autres baraquements^ 
pour les nombreux ouvriers employés aux travaux des for- 
teresses, et les fossiles ont de nouveau disparu. 

30 A quelques pas plus loin, à un niveau un peu supérieur^ 
entre des bancs calcaires, se trouve une mince assise renfer- 
mant des fragments de Spiropora et de Diastopora, Encore une 
localité destinée à disparaître pour céder la place à dos tra- 
vaux de défense. 



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MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 41 

4<» Dans la belle vallée de MoDtvaux, au \\^ kilomètre de 
la route de Châtel-S*-Germain à Amanvillers, il s'est produit 
UD éboulemeot de calcaire ferrugineux qui nous a fourni, 
6or des fragments de pecten et d'ostrea ou sur des Terebra- 
iula Wrightii, des colonies de stomatopora et de berenicea, 

5« Dans la même vallée, mais sur le versant opposé, au 
Jl« kilomètre de la voie ferrée, près d'un viaduc, se trouve 
le gisement sans contredit le plus intéressant. 

Depuis rannexion on a creusé en cet endroit un puits de 
recherches pour le minerai de fer. C'est sur les bords de cette 
•excavation, aujd\ird'hui envahie par les ronces et les cléma- 
tites, que nous avons recueilli, parmi des tiges assez nombreuses 
de spiropora^ un fragment bien caractérisé appartenant à un 
genre non encore signalé dans nos environs. La roche est 
formée par un calcaire gris foncé, fortement gréseux et 
micacé. Il doit être supérieur au minerai d'hydroxide et 
inférieur au calcaire ferrugineux proprement dit, très visible 
dans une tranchée qui commence à quelques pas plus loin et 
^u sommet de laquelle on rencontre le Mytilus Sowerbyanus. 

Nous ne pouvons mieux caractériser cette couche qu'en 
renvoyant au Jura du Professeur A. Quenstedt (p. 367). Comme 
lai, nous y avons trouvé, outre les bryozoaires dont nous par- 
ierons plus loin, des radioles de Cidaris ovispina Qu., Cidaris 
2sehokkei Des., Cidaris horrida de Lor.; des articulations 
é'apiocrinus et d'asterias et des fragments de tiges de deux 
-espèces de pentacrinus. Ajoutons que cette couche renferme 
aussi quelques spongiaires de petite taille, tels que Spongia 
helvelloides Lmx., Sp. umbellata Mich. Cette dernière particu- 
larité nous porte à assimiler cette localité au parc de Lebisey, 
J)rès Caen, dont parle Lamouroux dans son Exposition métho- 
digue des genres de polypiers. 

6» Le dernier gisement se trouve au sommet de l'escar- 
pement oolithique qui domine Je village de Vittonville sur le 
prolongement de la côte d'Arry, un peu au-delà de la fron- 
tière. Ce niveau géologique, supérieur à celui des localités 
précédentes, est caractérisé par la présence d'une grande 
•quantité de radioles du Cidaris cucumifera. Les bryozoaires 
y sont du reste assez rares. 



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42 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

Quant à nos bryozoaires du siiicmurieru ils ont été re- 
cueillis presque exclusivement dans la grande carrière ouverte 
sur le ban de Grigy, lors de l'établissement du fort de Queuleo- 
Quelques échantillons proviennent des carrières des Bordes 
au-dessus de Vallières. 

La détermination spécifique (et même générique) des bryo- 
zoaires fossiles de notre région présente de grandes dificultés- 
tant à cause de la rareté de certains échantillons que de 
l'état de conservation souvent bien défectueux dans lequel ces 
débris si délicats et si fragiles sont parvenus yisqu'à nous. De 
plus, les ouvrages spéciaux sont encore peu nombreux. Les 
bryozoaires crétacés et tertiaires ont plus tôt et plus souvent 
attiré l'attention des savants et cependant il y a encore sous^ 
ce rapport beaucoup à faire, parait-iL 

Voici, par ordre d'ancienneté, les travaux que nous avons^ 
pu consulter avec avantage pour la détermination de nos^ 
espèces du jurassique inférieur. 

1821. Lamouronx. Exposition méthodique des genres de 
l'ordre des polypiers , avec leur description et celle des princi- 
pales espèces, figurées dans 84 planches...., par Lamouroux, 
D. E. S. professeur d'Histoire naturelle à l'Académie royale 
de Caen, etc. ln-4o, 115 pages, 84 pL à Paris, chez M"« Veuve 
Agasse. Les planches 73, 74, 80 à 84, représentent plusieurs 
espèces de notre région, mais les figures laissent beaucoup 
à désirer. 

1838. H. Milne-Edward. Mémoires sur les Crisies, les Ho- 
nères et plusieurs autres Polypes vivants ou fossiles dont 
l'organisation est analogue à celle des Tubulipores. 

(Annales des sciences naturelles. 2« série, IX, zoologie p* 
193-238; pi. VI-XVl). 

1840-1847. Michelin Ardouin. Iconographie zoophytologique. 
Description par localités et terrains des polypiers fossiles de 
France et des pays environnants. 2 vol. in-4o. 

Des 79 planches de cet important ouvrage, quatre seule- 
ment représentent des bryozoaires de l'oolithe inférieure du 
Calvados. Ce sont les planches 11. (f\g. 10, 11, 12), LV, LYl, LVIL 



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MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 43 

1854. Haime Jules. Description des bryozoaires fossiles des 
la formation jurassique, 

(Mémoires de la Société géologique de France; 2« série, 
T. V, part. 1, no 2 p. 157-218 pi. Vl-lX). 

C'est sans contredit le mémoire le plus complet publié 
jusqu'à ce jour sur le sujet qui nous occupe. 11 nous a été 
d'autant plus précieux qu'il renferme la description des bryo- 
zoaires recueillis autrefois par 0. Terquem dans des localités 
messines analogues à celles que avons visitées. 

1861. H. de Ferry. Mémoire sur le groupe oolithique in- 
férieur des environs de Mâcon (Saône-et-Loire.) !• partie. Etage 
Bajocien. (Mémoires de la Société linnéenne de Normandie, XII.) 

Ce travail renferme la mention de plusieurs espèces dont 
trois nouvelles pour la zone du Calcaire à entroques. 

1867. A. E. Benss. Die Bryozoen, Anthozoen und Spon- 
gianen des braunen Jura von Balin, bei KrakaUy von Prof. 
Dr. A. E. Reuss. 26 p. in 4% 4 pi. 

(Denkschr. der math, naturw. Classe der K. Akademie der 
Wissenschaften, XXVII. Wien). 

1867. W. Waagren. Ueber die Zone des Ammonites Sowerbyi, 
von Dr. W. Waagen. 

(Geogn.-palâonl. Beitrâge von E. W. Benecke p. 507-668, 
pi. 24-34). Miinchen 1868. Cette importante monographie ren- 
ferme la description de plusieurs espèces figurées sur les 
planches XXXU et XXXUl. 

1879. Dr. Branns. Die Bryozoen des mittleren Jura der 
Gegend von Metz. (Zeitschr. d. deutschen geol. Gesellschaft 
Jahrg. 1879, S. 308-338, Taf. VI.) 

Dans cette notice, le savant professeur de Halle passe en 
revue les différentes espèces des environs de Metz citées ou 
décrites par J, Haime. Mais les échantillons examinés par le 
Dr. Brauns proviennent presque exclusivement d'un étage 
supérieur à celui qui nous occupe; ils lui ont été communi- 
qués par feu le major von Rœhl qui les avaient recueUlis sur 
les territoires d'Amanvillers et de St-Privat-la-Montagne. Tous 
nos échantillon?, au contraire, ont été extraits dans les mêmes 
localités et aux mômes niveaux géologiques que ceux qui 
furent envoyés autrefois à J. Haime par 0. Terquem et qui se 
trouvent actuellement à l'école des Mines de Paris. 



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44 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

1879. Branco. Der untere Dogger Deutsch-Lothringens voa 
Dr. W. Branco. Strassburg. 1879. Abbandl. zur geol. Spezial- 
karte Yon Elsass-Lolbringen. Band U. Heft I. 160 p. ia-H»; 
10 pi. in-H 

L'auteur de ce travail décrit et figure une espèce (pi, Vf. 
f. 9) provenant d'Ars-sur-Moselle. 

1880. G. B. Vine. A Review of the Family Diastoporidx 
for tbe purpose of Classification. (Quart. Joum. Geol. Soc 
vol. XXXVI, p. 356-360, pi. XIII. London.) 

1881. G. E. Vine. Further Notes on the Family Diastopo- 
ridae (Busk). Species from the Lias and Oolite, by Georjre 
Robert Vine, Esq. (Quart Journ. geol. soc. XXXVO. p. 381-390, 
pi. XIX, 19 jan. 1881. London). 



Sanyagre. Note sur les Bryozoaires jurassiques dt 
Boulogne-sur-raer, par H. E Sauvage (Bull. Soc. géol. de France 
XVII. p. 38-53; pi. ffl et IV). 

Malheureusement pour nous, Tauteur de ce savant travail 
ne s'occupe que des bryozoaires du Bathonien et des étages 
supérieurs. 

1889. E. A. Walford. On some Bryozoa from the Inferior 
Oolite o/*Shipton Gorge, Dorset, by Edvnn A. Walford, Esq. F. G. S. 
- Part. I. p. 561-574; pi. XVII-XIX. (Q. Joum. Geol. Soc. n* 179 
3 avril 1889.) 

Les différents ouvrages du professeur Qnenstedt: 

1858. Der Jura, 

1867. Handbuch der Petrefactenkunde. Zweite Auflage, 

1881. Petrefacten Deutschlands. Band VI. 2«» Abtheilung, 
Korallen, 
ne renferment que peu d'indications. 

Le grand et bel ouvrage de GoldAiss, Petrefacta Germanùs 
(1826-1844) n'a pu nous être de grand secours. Les quelques 
espèces de cette zone décrites par le savant paléontologiste 
n'étant pas figurées avec assez de précision. 



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MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 45 

Proboscina, Attdouin, 1826. 

D'après J. Haime nous n'aurions aux environs de Metz 
que deux espèces de ce genre, à savoir Pr. Jacquoti et Pr. 
Alfredi: ces deux espèces figurent dans les deux catalogues 
de M. Terquem sous le nom générique de Reptotubigera. 

P. Jacquoti, J. H. p, 169, pi. VII, fig. 5. 
J. Haime a décrit cette espèce d'après le seul échantillon 
alors connu. Sa description concorde parfaitement avec de 
beaux échantillons d'Ars-sur-Moselle étendus sur des fragments 
de pinnîgènes, et avec d'autres non moins bien conservés à 
l'intérieur des grandes Perna de Plappeville. 

 la rigueur, on pourrait séparer les échantillons de 
Plappeville de ceux d*Ars, ces derniers formant des expan- 
sions plus larges et présentant entre les cellules des plis 
bien moins accentués que dans les échantillons de Plappeville. 
Ne serait-ce pas le Pr. complanata du Prodrome? 

Pp. prorepens, Waagen, p. 647, pi. 33, fig. 3. 
Une petite colonie sur Toreillette d'un pecten de la vallée 
de Montvaux. Une seconde colonie très développée à côté 
d'un Pr. Jacquoti à l'intérieur d'une Perna de Plappeville. 

Pr. Eudes!, J. Haime, p. 167, pi. VI, fig. 9, 
Espèce créée d'après un seul échantillon découvert à Luc 
par Eudes-Deslongchamps. Il ne nous reste aucun doute sur 
la détermination de plusieurs échantillons que nous rappor- 
tons à cette rare espèce. Us sont tous fixés sur des pinna et 
proviennent exclusivement d'Ars-sur-Moselle. 

Proboscina sp. 
Nous plaçons dans ce même genre un échantillon très 
complet d'une espèce qui nous semble nouvelle. Les colonies 
forment des rameaux beaucoup plus courts et plus larges, 
quoique moins saillants, que dans l'espèce précédente: ce 
sont des successions d'empâtements circulaires séparés par 
de légers étranglements. Les péristomes sont assez nombreux: 



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46 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

de sept à huit dans chaque ligne, très rapprochés et géné- 
ralement disposés en quinconces. A Ars-sur-Moselle, sur un 
fragment de pinnigène. 

Pr. Alfredi, J. Haime, p, 168, pL VI, fig. 8. 

J. Haime avoue n'avoir eu à examiner que des échantillons 
incomplets provenant de la vallée de Montvaux et des Géni- 
vaux. Nous inclinerions fort à croire que ces échantillons ne 
sont que des Pr. Eudesi mal conservés. C'est donc avec doute 
que nous rapportons à cette espèce une colonie qui certaine- 
ment diffère complètement de toutes les espèces que nous 
venons d'indiquer ci-dessus. 

La première bifurcation a lieu sous uq angle de plus de 
100 degrés, les autres ramifications se font sous des angles 
qu'on ne peut préciser, vu que la colonie serpente sur la 
surface très inégale d'une Serpula volubilis. Les péristomes 
peu nombreux (deux ou trois dans la largeur) sont disposés 
sans ordre: nous n'avons pu constater, même avec un fort 
grossissement, les pores indiqués par J. Haime. 

Nous avons recueilli cet échantillon à Moyeuvre-Grande, 
en I8G2: ce fut pendant longtemps un des rares représen- 
tants des Bryozoaires dans notre collection. 

Berenicea Lmx. (pars.) 

Les Berenicea forment des colonies en éventail dans le 
jeune âge et en cercle plus ou moins parfait dans l'état adulte. 
Les ramifications sont généralement nulles ou peu accentuées; 
quelquefois les cellules sont superposées en plusieurs couches. 
On a réuni dans ce genre des espèces qui, à première vue, 
semblent appartenir à des groupes tout différents. Nous nous 
contenterons d'indiquer les espèces que nous avons recueillies 
sans discuter la valeur de la coupe générique. 

B. diluviana Lmx. sp. 
Cette espèce de la grande oolithe a donné lieu à beaucoup 
de confusion et, en comparant les ligures et les descriptions 
des auteurs qui en ont parlé, on éprouve un certain embarras 
pour réunir des choses qui semblent disparates. 



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MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 47 

Pour nous, la B. diluviana est une Bérénice à plusieurs 
couches superposées, à périslomes circulaires très peu sail- 
lants « assez également espacés et d'environ deux fois leur 
diamètre sans que leur disposition soit régulièrement quin- 
conciale» (J. Haime); cellules très peu saillantes. 

Nous n'avons de cette espèce que deux colonies bien 
définies et presque juxtaposées sur une GervilUa iortuosa de* 
Plappe ville. 

La ligure 136 de la planche 56 de Michelin reproduit exac- 
tement le faciès de ces colonies vues à la loupe. 

B. verrucosa Mich. sp. 

Les colonies forment « de petites plaques rondes à tu- 
bulures pressées (bien saillantes!) et à ouvertures redressées » 
(Michelin). — La première cellule en produit deux ou trois 
autres divergentes, quoique contigutis; ces nouvelles en pro- 
duisent chacune deux ou trois autres,, et ainsi de suite, en 
affectant la forme d'éveatail, en sorte qu'après quelques gé- 
nérations, les cellules latérales de droite et celles de gauche 
finissent par se rapprocher en arrière de la cellule initiale 
qui se trouve alors occuper le centre d'un disque plus ou 
moins régulier. 

Nous signalerons, de cette espèce assez commune, une 
grande colonie située entre le crochet et Tempreiote muscu- 
laire d'une grande Ostrea crenata de Plappeville : elle mesure 
35 millim. sur 26. Une autre colonie, d'une régularité et d'un 
état de conservation remarquables, se trouve étendue sur un 
fragment de Pinnigèue d'Ars-sur-Moselle, à côté d'une grande 
et belle colonie de Proboscina. Uae vingtaine de jeunes colo- 
nies (comprenant de 30 à 40 cellules) s'étalent à l'intérieur 
dune valve de Perna de Plappeville. 

B. microstoma Mich. sp. 
Nous rapportons à cette espèce de Michelin, bien décrite 
par J. Haime, des colonies peu étendues, irrégulièrement con^ 
tournées, hautes d'un millimètre, à bords abruptes. Les pé- 
ristomes sont tellement rapprochés qu'à première vue on 
prendrait le tout pour un Heteropora, mais au-dessus, vers le 
centre, les cellules sont parfaitement visibles. 



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48 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

Trois colonies sur une Gervillia de Plappeville et une autre 
sur une Terebratula Wrighti de Montvaux; dans ce dernier 
-échantillon les cellules du centre sont très distinctes. Assez rare. 

B. yentricosa G. Vine sp. 1881. 

La principale difîérence entre cette espèce décrite en 1881 
par G. Vine (1) et la B, Archiaci de J. Haime consiste dans 
la forme des cellules ovariennes « very largely developed, 
» sometimes round the margin, at other times indiscrimina- 
» tely ail other the colony, involving two or three cells or 
» only a considérable swelling of a single tube (1. c.) ». L'espèce 
de J. Haime a ses capsules ovariennes lisses et de foime ova- 
iaire. La figure 116 de la planche IX reproduit ce caractère, 
tandis que les figures 16 et 17 de la planche XIX de G. Vine 
montrent clairement que ces cellules englobent deux ou trois 
cellules ordinaires et de plus que leur surface est finement 
ponctuée. 

Nous avons de cette espèce deux beaux échantillons. Le 
premier provient d'Ars-sur-Moselle. 11 forme un disque de 
<;inq millimètres de diamètre assez régulier dont la cellule 
initiale occupe le centre. Sur la surface de ce disqne on re- 
marque 7 à 8 cellules ovariennes analogues à celles qu*a dé- 
crites et figurées G. Vint;. A première vue, nous avions pris 
ces corps pour de jeunes thecidium^ car le même fragment 
de pinnigène en porte quelques-uns; mais le microscope nous 
a montré que ces masses portent la même ponctuation que 
les cellules ordinaires du même échantillon; la ponctuation 
•des thecidium est toute différente. Aux extrémités d'un même 
diamètre de ce disque se trouvent deux jeunes colonies. 
Tune de deux millimètres et demi, l'autre de deux millimètres 
seulement; de plus, sur le pourtour on remarque encore trois 
cellules ovariennes en voie de formation. 

Le second échantillon provient de Plappeville. A la sur- 
face d'une grande Perna dans un espace de cinq centimètres 
et demi sur deux de large, on compte encore onze petites 



(1) Further Notes on the Family Diastoporidae, Busk. Quart. Journ. 
Geol. soc. Vol. XXXVII, p. 385, pi. x'iX, Bg. 15-17. 



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MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 49» 

colonies de trois à quatre millimètres de diamètre, ayant 
chacune de sept à onze cellules ovariennes très distinctes. 
Sur cette valve on remarque en outre un grand Stomatopora 
recurva, une jeune Theonoa clathrata^ une jeune Proboscina 
Eudesiy une Pr. Jacquoti, une Berenicea verrucosa, quelques 
vestiges de Heteropora, un Montlivaultia sessilis, une Serpuia 
flaccida et une serpuia plicatilis. Malheureusement une grande 
partie de celte valve est fortement encroûtée par une 
substance calcaire qui recouvre sans doute encore d'autres 
richesses. 

Ce sont des échantillons de Plappeville qui ont servi de 
type à la B. Archiaci de J. Haime. N'y aurait-il pas lieu de 
conserver ce dernier nom en complétant la description du 
savant français par celle de son collègue anglais? 

Berenieea sp. 

T»îous avons recueilli à Ars-sur-Moselle une colonie de 
Berenicea qui, grâce à deux circonstances exceptionnelles, nous 
est parvenue dans un état de conservation vraiment extraor- 
dinaire. C'est à l'intérieur d'un gros tube de Serpuia grandis 
de 15 millimètres de diamètre que s'est développée cette 
Berenicea] elle s'est ainsi trouvée à l'abri de tout choc exté- 
rieur. Une marne calcaire très fine est venue ensuite la re- 
couvrir et la préserver du contact de tout corps étranger qui 
aurait pu s'introduire dans le gros tube. En usant avec pré- 
caution la partie supérieure de cette Serpuia et en enlevant 
la marne, à l'aide d'un filet d'eau et d'un blaireau, nous 
avons mis à découvert une centaine de petits tubes d'un 
derai-milliraètre de hauteur placés verticalement sur les ou- 
vertures des cellules. Ces tubes sont distants de trois quarts de 
millimètre à un millimètre dans tous les sens. 

Aucune des espèces que nous avons pu étudier, aucune 
des nombreuses figures que nous avons consultées n'offre 
cette particularité. N'y a-t-il pas là un caractère suffisant pour 
créer un genre nouveau? de plus habiles en décideront: nous 
nous contentons d'attirer l'attention sur ce fait. Ajoutons^ 
pour être complet, que la couche formée par la colonie est 
très mince et qu'elle recouvre en partie une autre petite 



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^0 MÉLANGES PALÉ0NT0L0GIQUE5 

^erpule carénée. De plus, vers le bord de la colonie s'élève 
une grosse cellule ovarienne finement ponctuée qui englobe 
^rois tubes. Une partie de la colonie s'est séparée de son 
support, mais la portion restante (qui mesure 11 millimètres 
sur 7) est très intacte. 

Dans la même localité nous avons recueilli récemment 
nn second exemplaire. Il se trouve dans une cavité d'un 
fragment de roche calcaire très dure et caverneuse. C'est en 
recherchant de petites Rhytichonella Andreae assez com- 
munes à ce niveau que nous l'avons découvert. Les tubes 
assez nombreux sont malheureusement brisés en partie, à 
l'exception toutefois de quelques-uns, mieux protégés, et qui 
atteignent jusqu'à un millimètre de hauteur. Sous ce rapport 
ce second exemplaire a plus de prix que le premier. 

B. striata, J. Haime. 

Nous mentionnons, pour mémoire, une petite colonie Vi's.ée 
sur une tige de Pentacrinxis scalaris du lias à Gi^yphées ar- 
quées de Grigy. L'échantillon est trop petit pour que nous 
puissions nous prononcer sur le véritable nom spécifique. 
L'échantillon décrit par J. Haime provient du même niveau 
et a été trouvé à Vallières par 0. Terquem. 

Quant aux trois espèces suivantes du lias: B. liasina 
•Quenst. (1), B, crussolensis Dumort (2) et B. slomatoporidesy 
Vine (3) elles sont d'un autre niveau et n'ont été signalées 
que dans le lias supérieur ou moyen de l'Angleterre, le lias 
supérieur de Crussol (Ardèche) ou la zone à Ammoiiites jurensis 
du sud de l'Allemagne. 

Jusqu'ici nous n'avons trouvé aucun bryozoaire ni dans 
le lias moyen ni dans le lias supérieur. M. Terquem n'en cite 
aucun pour ces deux zones. 



(1) Handb. der Petref, 1867. p. 765, pi. 73 fig. 10. — Der Jura, 1868, p. 
280, pi. 40, flg. 1. 

(2) Et. paléont sur les dépôts jur. du bassin du Rhône. 4* partie 1S74, 
p. 226, pi. 48, flg. 11, 12. 

3) Quart. Journ. G. Soc. vol. 27, pi. 19, flg. 1, 10, p. 384. 



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MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 51 

Stomatopora. Bronn. 1825. 

Stomatopora antiqna, J. Haime. 

Les rameaux ont toujours au moins deux, souvent trois 
et même quelquefois quatre ouvertures périslomiques avant 
de se subdiviser. Ces ouvertures sont tubuleuses, assez sail- 
lantes et légèrement inclinées eu avant. Evidemment ce carac- 
tère n'est visible que sur les échantillons bien conservés. 

Il se rencontre sur les valves et les opercules de gryphœa 
arcuata dans la carrière de Grigy. Nous n'avons pas trouvé 
le Stomatopora Haimei décrit par Terquem et Piette. 

Stomatopora dichotomoides, d'Orb. 
Belle petite espèce, très bien décrite par J. Haime et fa- 
cilement reconnaissable à la forme « subturbinée » ou en 
massue de ses cellules ressérées à la base et graduellement 
renflées en avant. Deux colonies sur des valves d'ostrea de la 
vallée de Montvaux, une colonie sur un fragment de pinni- 
gène d'Ars-sur-Moselle. 

Stomatopora Terqnemi, J. Haine. 

Nous ne possédons de cette espèce que deux petites colo- 
nies fixées sur l'oreillette d'un Pecten trouvé dans la vallée 
de Montvaux, et encore leur état de conservation laisse-t-il à 
désirer. 

J. Haime avoue n'avoir eu à sa disposition que deux 
colonies provenant de la même localité. Il parait, au témoignage 
de M. Waagen, que Tespèce est abondante en Allemagne dans 
la zone à Âmm. Sowerbyi. 

Stomatopora recnrya, Waagen. 1867. 
Cette espèce se rapproche de Stomatopora antiqua du lias 
inférieure par la saillie du tube péristomique légèrement in- 
cliné en avant. «Die Zellen,,, richten sich bald in die Hôhe, 
Waagen.» Ce caractère est bien reproduit à la partie supé- 
rieure, à gauche de la fig. 9 6, pi. 32. Deux exemplaires bien 
développés et bien conservés ont été trouvés à Plappeville à 
deux niveaux différents, sur une ostrea crenata, puis sur une 
grande Pema. Un autre moins développé a été recueilli dans 
la vallée de Montvaux sur une Terebratula Wrighti. 



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52 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

Diastopora. Lmx. 1821. 

« Testier élevé, adhérent par une large base, foliacé oa 
frondesceot, quelquefois réticulé, formé de feuilles ascen- 
dantes, repliées sur elles-mêmes et intimement soudées de 
manière à présenter le plus souvent deux plans adossés de 
testules ». (J. Haime). 

Diastopora Waltoni, J. Haime. 

Deux échantillons tubuleux de 8 à 10 millimètres de lon- 
gueur sur 3 millimètres de diamètre. A Plappeville parmi les 
D. Terquemi et Metensis. Les péristomes très saillants sont 
très rapprochés dans tous les sens : le cylindre formé par les 
deux colonies (Fune d'elles présente une bifurcation) est plus 
gros que celui de l'échantillon du D. Lamourouxi pi. YlUr 
fig. 1, de Haime, mais plus étroit que celui qu'a représenté 
Michelin (pi. 56, fig. 7). 

J. Haime ne connaissait, de cette espèce, qu'un seul échan- 
tillon provenant de l'oolithe inférieure de Postlip. C'est celui 
qu'il a figuré pi. VIII, fig. 2. 

Diastopora scobinula, Michelin. 

Espèce très voisine de la suivante, mais bien plus rare. 
Un seul échantillon parmi de nombreux D, Terquemi, Une 
seule localité renferme les cinq espèces que nous possédons, 
c'est Plappeville. 

Diastopora Terquemi, J. Haime. 

Très facile à distinguer de toutes ses congénères: la plus 
abondante de toutes, rarement en grands fragments. 

Diastopora Metensis, J. Haime. 

Encore une espèce décrite d'après des échantillons re- 
cueillis par 0. Terquem aux environs de Metz. Très fragile, 
assez commune, moins cependant que la D, Terquemi avec 
laquelle eUe se trouve. Les cellules sont finement ponctuées ; 
un exemplaire a des péristomes assez saillants. Signalé à Metz 
et à Postlip, en Angleterre. 



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MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES ^3 

Diastopora retiformis, J. Haime. 

Un seul échaatiiion sur le même fragment de roche qui 
porte notre plus beau D, Terquemi, 11 ne présente que trois 
espaces vides ovalaires complets avec des traces de plusieurs 
autres sur le pourtour. Les pores des cellules sont très visibles. 
Se distingue du précédent par une plus grande épaisseur des 
frondes, par leur ramification qui s'opère toujours à peu près 
dans le même pian, et par les intervalles libres laissés entre 
les rameaux confluents. Dans le D, metensis, au contraire, les 
rameaux se projettent dans tous les plans et se soudent 
enlr'eux d'une manière très irrégulière. M. Terquem l'a trouvé 
au St-Queotin et à la vallée de Montvaux. Un échantillon assez 
grand est déposé dans les vitrines du musée de Metz. 

Diastopora ramosissima, J. Haime. 
Un seul échantillon de 9 millimètres de long avec double 
ramification ; le dernier rameau n'a que ^U de millimètre de 
large et porte jusqu a 4 péri stomes presque contigus: {a base 
de la colonie n'a qu'un millimètre de large et ne porte que 
deux péristomes. Ce bel exemplaire provient de la vallée de 
Montvaux: c'est le seul diastopora Avoxxy^ à ce niveau. 

Spiropora Lmx. 

Colonies généralement cylindriques, ramifiées, à rameaux 
souvent anastomosés. Nous avons constaté sur quelques échan- 
tillons bien conservés que souvent les péristomes forment de 
véritables spires et non des anneaux obliques plus ou moins 
parallèles entre eux. Nous réunissons sous ce nom générique 
les Pmtulopora et Cricopora de Blainville et les Intricaria 
de Defrunce. 

J. Haime attribue trois espèces à i'oolithe inférieure, à 
savoir les Sp. cespitosa, slraminea et bajocensis, M. Waagen cite 
pour sa zone à Amm. Sowerbyi, trois Pmtulopora inédites: 
P. arborea, Quenstedti et tenuis, un Cricopora acutimargo 
également nouveau et le Spiropora Deslongchampsi de Ferry. 

Nous n'avons pu constater la présence à Metz que des 
quatre espèces suivantes. 



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^4 MELANGES PALEONTOLOGIQUËS 

Spiropora arborea, WaageD; 

NdUs avons en vain cherché parmi les huit espèces dé- 
crites et figurées par J. Haime la mention de cette espèce, 
très bien dessinée^ grandeur naturelle, dàhs l'ouvrage de 
M. Waagen pi. XXII (9), f. 8a; Le fragment grossi fig. 86 re- 
présente des péristomes trop saillants et n^indique pas les 
réparations des cellules, cependant bien Visibles sur les bons 
échantillons; 

Assez coitimun à Plappeville eil fragments. Notre plus 
graild échantillon mesure 43 millimètres de longtieur. 

SpirOpOra stlratiliiieaj J. Phil. sp. 

Remarquable par ses péristomes saillants, presque aussi 
larges que les cellules et par conséquent se touchant presque 
dans le sens de la largeur. Les anneaux sont également très 
rapprochés. La figure 3 de la planche 56 de Michelin fait bien 
ressortir ce caractère. 

Assez rare. Cinq échantillons provenant de Plappeville. 

Spiropora bajocensis, Defr. sp. 

Décrite par Defrance sous le nom à^Intricaria bajocemù 
cette espèce se distingue de Spiropora cespitosa par ses ra- 
meaux courts et très coalescents. Péristomes de moitié moins 
larges que les cellules; de 12 à 15 dans un tour complet* 
Souvent sur le môme fragment, à la partie inférieure, les pé- 
ristomes forment de véritables tours de spire de droite à 
fcauche ou de gauche à droite, tandis que plus haut, au'^dessous 
d'une bifurcation, ils sont disposés en anneaux perpendiculaires 
à Taxe de la colonie. L'espèce décrite par M. Waagen sous le 
nom Pustulopora Quenstedli pL 32, fig. 10a ne nous paraît pas 
différer du Sp, bajocencis. 

Très commune à Plappeville le plus souvent en petits 
fragments d'un centimètre, mais dans un excellent état de 
conservation. 

Spiropora cespitosa, Lmx. 
Ne parait différer de la précédente que par la forme des 
tiges plus droites, plus longues et moins coalescentes. Quaut 
au nombre des péristomes pour un tour, il est très variable 



\ 



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MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 55 

goivant les échantillons ou même les portions d'un même 
fragment L'angle sous lequel se bifurquent les rameaux est 
aussi très variable dans les différentes espèceg. 

Aussi est-ce avec un point d'interrogation que nous pia^ 
cens sous ce nom un certain nombre d'échantillons plus 
allongés, qu'à la rigueur on pourrait ranger avec le Sp. bajo- 
cenciSf 

Même localité que la précédente, à Plappeville et surtout 
dans la vallée de Montvaux. 

NOTA, Nous possédons trois petits fragments que Ton 
pourrait rapporter à YEntalophora cellarioides Lam. car les 
péristomes peu nombreux sont irrégulièrement disposés. Qes 
échaotillons proviennent de Montvaux, 

Apsendesia. Lmx. 
Apseudesia eristata, Lmx. 

Un seul échantillon mais très bien caractérisé. Le bord 
sapérieur légèrement gaufTré présente les ouvertures polygo- 
nales des longues testules, il mesure 6 mm. de long sur 
trois de large; la hauteur du fragment n'est que de 9 milU^ 
mètres. Dans la vallée de Montvaux. 

Theonoa. Lmk. 

J. Haime attribue deux espèces de ce genre à Toolithe 
inférieure: M. Waagen en indique deux autres pour la zone à 
Amm, Sowerbyi. Nous n'avons rencontré que les espèces de 
J. Haime. 

Theonoa elathrata, Lmx. 

A propos de cette espèce, J. Haime dit p. 204 : « Je suis 

• tenté de regarder comme en étant le jeune âge un petit 

• bryozoaire trouvé par M. 0. Terquem, à Plappeville, dans 
> l'oolithe inférieure, et dont les séries de testules sont dis- 
» posées presque radiairement ». A notre tour nous avons 
trouvé à l'intérieur de deux valves de Perna deux colonies 
que nous rapportons à cette espèce. Elle ont toutes deux la 
forme d'une calotte sphérique d'un centimètre environ de 



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56 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

diamètre et d'un millimètre et demi de hauteur. Du centre 
partent une dizaine de dépressions qui partagent l'ensemble 
de la colonie en secteurs d'inégale largeur. 

Nous avons en outre une très jeune colonie de 4 milli- 
mètres de diamètre sur une valve de Perna de la même lo- 
calité de Plappeville; puis 2 colonies contiguës et de même 
dimension sur une Terebratiila Wrighti de la vallée de 
Mont vaux. 

Theonoa Bowerbanki, J. Haime. 

Nous rapportons à cette espèce cinq échantillons, dont 
deux surtout plus développés répondent bien à la description 
de J. Haime: ils présentent des crêtes de 7 millimètres de 
long sur 3 de hauteur et d'une largeur uniforme d'un à un 
millimètre et demi, portant de 2 à 5 péristomus de front. 

Quatre de ces colonies, fixées sur des tiges é'Heteropora, 
proviennent de la vallée de Montvaux n© 5, une cinquième 
est fixée sur un Serpula convoluta de Yittonville. 

Coiistellaria« Dana. 

Syn. Stellipora Hall. Radiopora d'Orb. 

Constellaria Terqnemi, J. Haime. 

Testier encroûtant, peu épais; testules courtes, dressées, 
» prismatiques, un peu inégales en largeur, de deux sortes; 
» les unes plus élevées, se disposant en séries radiées doubles 
» ou triples, les autres très courtes, occupant les intervalles 
» des rayons; ceux-ci sont ordinairement inégaux 2 à 2, dis- 
» posées au nombre de 10 à 20 autour de points qui leur 
» servent de centre, leur ensemble donne à la surface une 
» apparence multistellée. Les péristomes sont polygonaux, 
» séparés par des bords minces et larges d'environ V4 de 
» millim.; les étoiles ont 4 ou 5 millimètres de diamètre. 

<x Le seul exemplaire connu a été découvert dans l'oolithe 
» inférieure, à Plappeville, par M. 0. Terquem ». 

Nous avons reproduit en entier cette description de J. 
Haime qui convient parfaitement à un échantillon recueilli 
également à Plappeville. 



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MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 57 

Cette colonie est fixée à l'intérieur d'une valve de Perna 
qui porte en outre un des Theonoa clathrata cité plus haut. 
Elle est de forme elliptique, avec des axes de 11 et de 14 
millimètres, et présente, vu à distance, l'apparence de 4 étoiles. 
Remarquons cependant que cette forme étoilée n'est pas aussi 
régulière que l'indique la fig. 6a de la planche X du mémoire 
de J. Haime. La figure 66 reproduit exactement les détails de 
notre échantillon vu à la loupe. 

D'après Pictet le Constellaria Terquemi ne devrait pas être 
placé dans ce genre mais hien dans le genre Radiopora de 
d'Orb. 

Actinopora. d'Orb. 1850. 

A. d'Orbigny donne, dans la Paléontologie française (Terr. 
crél. t. V, Bryozoaires, p. 762) les caractères suivants pour ce 
genre démembré du genre Defranceia de Bronn: 

« Colonie fixe dans toutes ses parties^ plus ou moins sail* 

• lante, discoïdale, pourvue en dessus de lignées rayonnantes, 
> larges, très saillantes, partant du centre et rayonnant vers 
» le bord, entre lesquelles en naissent d'autres plus courtes, 

• toutes formées de plus d'une rangée de cellules saillantes. 
» Autour de la colonie sont de nombreux germes de cellules 
» en bordure. » 

D'Orbigny ajoute, quelques lignes plus bas : Les espèces de 
ce genre ont été confondues avec les Defranceia de M. Bronn, 
dont elles diffèrent de toutes les manières. 

11 est étonnant que J. Haime ait donné le genre Actino- 
poi'a d'Orb. comme synonyme du genre Lichenopora Defr. — 
Dans l'espèce unique qu'il décrit, il affirme que le testier 
adhère seulement par le milieu de sa face inférieure ; d'Orbi- 
gny, au contraire, dans la diagnose citée plus haut, dit ex- 
pressément: Colonie fixe dans toutes ses parties. 

Actinopora diplopora, Branco sp. 

Nous ne possédons qu'une seule colonie de cette espèce 
(encore n'est-elle plus complète) rwée sur un fragment de 
Lima. Elle provient de la vallée de Montvaux n* 5. 



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58 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

M. Waagen a décrit et figuré, bous le noms de Defrancia 
infraoolitica une espèce très voisine du même étage. La seule 
différence entre l'espèce de M. Waagen et celle de M. Branco 
consiste en ce que dans la première on voit le plus souveot 
(meist) sur chaque rayon, trois rangées de pores dont les in- 
termédiaires sont souvent (hâufig) plus petits que les latéraux. 
Dans la figure bb de la planche XXXllI deux rayons ne 
montrent que deux rangées de pores. Les espèces sont donc 
très voisines, sinon identiques. 

Sur notre unique échantillon nous n'avons pu constater 
ces pores intermédiaires. 

Ceriopora. Goldf. 

J. Haime a placé dans le genre Heteropora de filainville 
des espèces que nous croyons devoir, avec Michelin et d'Or- 
higny, maintenir dans le genre Ceriopora de Goldfuss. Pour 
justifier sa manière de voir il dit, p. 208: «Quoi qu'il en soit, 
» j'ai examiné un nombre d'exemplaires très considérable, qui 
» m'a permis d'établir que la forme générale du testier et 
» l'inégalité plus ou moins prononcée entre les diverses ouver- 
» tures de la surface du testier, n'ont aucune valeur spécifique, 
» et dépendent sans doute des conditions où se sont développés 
* ces animaux. » 

Toutes les espèces que nous maintenons dans le genre 
Ceriopora ont des pores égaux et contigus et souvent poly- 
gonaux; les espèces que nous renvoyons au genre Heteropora 
ont des péristomes plus grands, toujours séparés par de petits 
pores bien distincts sans qu'il soit possible d'attribuer cette 
présence ou cette absence de petits pores à l'usure ou à la 
décomposition de la surface. 

Ceriopora grlobosa, Mich. 

Cette espèce, réunie par J. Haime à son Heteropora ptistu- 
losa, en difl'ère notablement par sa forme générale qui ne 
présente jamais de ramifications. Plusieurs échantillons de la 
localité no 1 ; l'un d'eux, encore jeune et de fofme conique 
(diamètre de la base 15 millimètres, hauteur 7 millim.) a sa 



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MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 59 

surface fortement mamelonnée ; un échantillon, plus jeune en- 
core et fixé à l'intérieur d'une perna de la localité n» 2 pré- 
sente le même caractère. Sur les autres échantillons les ma- 
melons sont peu visibles. 

Voir Michelin, pi. 57 fig. 5, a. b. c. 

Ceriopora pustolosa, Mich. 

Espèce arborescente, à rameaux ordinairement assez gros. 
Fragments assez commun dans la localité n<> 5 ; un seul frag- 
ment dans la localité n<» 2. (Voir Michelin, pi. 57, fig. 6, a. 6. 
et J. Haime, pi. XI, fig. 2, i, m). 

Ceriopora arborescens, Waagen. 

Espèce arborescente, à rameaux cylindriques, non ma- 
melonnés, s'anastomosant dans des plans difi'érents. En com- 
pagnie du précédent, plus commun et toujours en fragments 
dans la localité n*" 5. Le seul échantillon de la localité n<» 2 
ressemble beaucoup à la figure 1, 5, de la pi. XI du mémoire 
lie J. Haime, mais il est de dimension double. Les rameaux 
ne sont pas encore anastomosés: c'est pour nous le jeune 
âge du C. arborescens, (Voir Waagen, pi. 33, fig. 2, a, 6). 



Heteropora, Blainville. 

Ainsi que nous venons de le dire, nous plaçons dans ce 
genre les espèces dont les péristomes sont toujours arrondis 
et entourrés de pores ou d'ouvertures très petites. Deux espèces 
nous sont connues, Tune arborescente, l'autre plus ou moins 
irrégulièrement globuleuse. 

Heteropora ramosa, Mich. 

Quelques fragments de tiges anastomosées, identiques aux 
figures 4, a, b de la pi. 57 de Michelin. Assez rare; localité 
n» 5. — Le Heteropora reliculata de J. Haime, pi. IX, fig. 9, 
décrit d'après un échantillon unique dont la surface est très 
altérée, ne nous parait pas devoir être séparé de H. ramosa. 



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60 MÉLANGES PALÉONTOLOOIQUES 

Heteropora flenlina, Mich. 
Trois échantillons recueillis, il y a plus de 25 ans, sur 
le bord d'une tranchée de la route des Génivaux se rapportent 
évidemment à cette espèce. Les péristomes et les pores qui 
les environnent ont le même aspect que les figures 1 6 et 2 / 
de la pi. XI de J. Haime, et les figures 26 et 36 de la planche 
57 de Michelin. Quoique les marnes du fuller's earth soient 
très développées aux Génivaux, les échantillons ci-dessus 
proviennent cependant de Toolithe inférieure anciennement 
exploitée à cet endroit. 

Nenropora, Bronn, 1825. 

J. Haime ne cite que trois espèces, toutes trois pour la 
grande oolithe. J. Martin 0) mentionne une seule espèce, pour 
la zone à Ammonites Moreanus et pour le calcaire à gryphées. 
Terquem et Piette O décrivent trois nouvelles espèces pour 
le lias inférieur de Test de la France; deux de ces espèces 
sont indiquées comme se trouvant à Yallières, près Metz. 

Nous avons rencontré, soit dans le lias inférieur, soit 
dans quelques-unes des localités mentionnées au commence- 
ment de cette notice, les sept espèces suivantes; 

Nenropora Deflraneei, J. Haime. 
La localité n» 5 de la vallée de Montvaux nous a fourni 
quatre exemplaires de cette espèce attribuée par J. Haime à 
la grande ooHthe d'Angleterre et de Ranville. Notre plus grand 
échantillon, bien conservé, n'est que le quart de celui qu'a 
représenté J. Haime pi. X, flg. la. — Très rare et unique- 
ment dans cette localité. 

Nenropora clavata, Goldf. sp. 
Quelques échantillons de l'oolithe inférieure du Vémont, 
près Norroy-le-Veneur, semblent se rapporter au Ceriopora 
clavata de Goldfuss. (Voir Petref. Germ. pi. X, flg. ibc-f)- 



(1) Paléontologie gtratigraphiqiie de Vinfra-lias du dépt de la Côte- 
d'Or.... (Méra. soc. géol. de Fr., 2* sér., VII, n» 1). 

(2) Le lias inférieur de l'Est de la France..., (Mém. soc. géol. de Fr., 
2» iér.. VIII, !!• 1). 



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(1) Mémoire sur la couche à Leptiena du lias.,.. (Buil. loc. liUQ. de 
Normundie, III, i859). 



MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 61 

Nenropora an^rnlosa, Goldf. sp. 

Des échantillons assez nombreux, généralement de petite 
taille et souvent de la forme rameuse, se rencontrent dans 
Foolithe de Plappe ville, du Vémont, et de la côte de Vittonville. 
Il est difficile d'en trouver deux tout à fait identiques. ! 

Pendant longtemps nous avions cru devoir rapporter au { 

Xeuropoi'a Haimei de Deslongchamps 0) « des tesliers cy- \ 

lindroïdes, tantôt courts et trapus, tantôt grêles et allongés», 1 

quelquefois bifurques au sommet ou portant une ou deux 
petites proéminences latérales; mais nous n'avons jamais pu 
constater la présence de ces nervures,,., formées par de petits 
tubercules anguleux dont parle Deslongchamps (pi. VIII, fig. 21, 
22), et, tout bien considéré, nous les réunissons au Neuropora ' 

(Ceriopora) angulosa de Goldfuss. 

Sur le test de deux lérébratules de Norroy-le-Veneur on 1 

remarque deux petites proéminences coniques criblées de l 

pores. Est-ce un Neuropora? Est-ce un jeune Heteropora? ; 

Nenropora, sp. N. ^ 

Sur une Gervillia tortuosa de Plappeville, localité n» 2, 
nous avons remarqué un testier encroûtant qui présente tous 
les caractères d'un Neuropora et ne se rapporte à aucune des 
espèces connues. L'exemplaire n*est cependant pas assez bien 
conservé pour se prêter à une description spécifique. 

Nenropora hispida, Terq. et Piette. 
Le testier, à base encroûtante, devient rapidement den- 
droïde; les rameaux peu nombreux sont plus ou moins com- 
primés et atteignent jusqu'à six millimètres de largeur. Assez 
commun à Grigy dans la zone à Belcmnites acutus. 

Nenropora nndulata, Terq. et Piette. 
Se distingue du précédent en ce qu'il recouvre d'une 
couche mince les valves des ostrea. A Grigy, dans la zone 
supérieure au Belemnites acutus. 



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dosle 



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62 MÉLANGES PALÉONTOLOGIQUES 

Nearopora mamillata, E. de From. 

Nous mentionnons pour mémoire cette espèce qui provient 
du lias à Angtdatus de Landroff, où elle ne parait pas très 
rare. 

En résumé, nous avons constaté, aux environs de Metz, 
42 espèces de bryozaires répartis dans 13 genres, soit 4 espèces 
dans 3 genres pour le lias inférieur de Grigy et Yallières ; et 
38 espèces dans 13 genres pour les différentes localités de 
l'oolithe inférieure (0- 

Espèces du lias inférieur de Qtrigy. 

+ Berenicea striata, J. H. 
Stomatopora antiqua, J. H. 
Neuropora hispida, T. et P. 
9 undulata, T. et P, 



(1) Le signe f Indique les espèces très rares, Tastérisque désigne les 
espèces qui n'ont été citées ni par J. Haime, ni par 0. Terquem pour les 
environs de Metz Les chiffres se rapportent aux localités dont il a été fait 
mention au commencement de cette notice: nous y ajoutons le Vémordt près 
de Norroy-le -Veneur avec le n» 7. 



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Espèces de Toolithe infôrienréi 



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Proboscina Jacquoti, J. H. . 

— Alfredi, J. H. . . 

— Eudesij J. H; . . 

— prorepens, Waag 

— nova sp 

Berenicea diluvianaj Lmx. 

— verrucosai Mich. sp 

— itiicrostoma, Mich. 

— venlricosa, Vine sp 

— nova sp 

Stomatopora dichtomoides, d'O 

— Terquemi, J. H. . 

— recurva, Waag. . 
Diaslopora Waltoni, J. H. . . 

— scobinula, Mich. • 

— Terquemi, J. H. . 

— Metensis, J. H. . . 

— retiformis, J. H. . 

— ramosissima, J. H. 
Spiropora arborea, Waag. • . 

— straminea, Phii. . 

— bajocensis, Defr. sp 

— cespitosa, Lmx. . 
Entalophora celiarioides. Lmk. 
Apseudesia crislala, Lmx. . . 
Theonoa clalhrala, Lmx. . . 

— Bowerbanki, J. H. . 
Constellaria Terquemi, J. H. • 
ActiDopora dipiopora, Br. sp. 
Ceriopora globosa, Mich. . . 

— puslulosa, Mich. . 

— arborescens, Waag. 
Heteropora ramosa, Mich. . . 

— ficuiina, Mich. . . 
Neuropora Defrancei, J. H. . . 

— ciavata, Goldf. sp. 

— angulosa, Goldf. sp. 

— nova sp 



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Appendice. 



En examinant la collection géologique de rinstilulion 
St-Augustin, à Bitche, nous avons remarqué sur une valve de 
Lima du musclielkalk de petites liges dichotomiques qui rap- 
pellent la forme des Stomatopora, Ce serait, croyons-nous, le 
premier bryozoaire signalé dans le muschelkalk, au moins 
pour TAlsace-Lorraine. Mais comme il ne nous a pas été 
possible de découvrir une seule ouverture péristomique, noire 
détermination doit nécessairement demeurer incertaine. Ce 
curieux échantillon, dont la provenance (Niederbronn ou 
Hohrbach?) nous est inconnue, nous a été gracieusement 
donné par M. le Directeur de cet établissement. 



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OBSERVATIONS 



SDR DIVERSES PLiUTES DES PATS DE M SARRE 



PAR 



M. L..CH. DUCROS 



(LUES EN SEANCE, LE 8 DECEMBRE 1887.) 



Quoique ia rive droite de la Sarre et de la Bliese au 
confluent de ces deux rivières appartienne à la Prusse Rhé- 
nane, je crois <iue son yoisinage de la Lorraine à Textréme 
frontière doit rendre sa flore intéressante aux botanistes lorrains. 

Les terrains qui s-étendent en plaine dans la partie qui fait 
face à Sarreguemines, depuis le moulin de Wéching jusqu'au 
Tillage prussien de Rilcbing, sur une largeur d'environ 600 
mètres sont entièrement formés par des dépôts de sable fin 
et de cailloux sur une épaisseur de 4 à 5 mètres. C'est sur 
les pentes de talus de sable du chemin de fer et de la nou- 
velle route qui vient d'être construite que j'ai rencontré abon- 
damment les plantes dont je donne ci-après le détail. 

PotentiUa recta (Potentille droite) Linn. spec. 711. 

0. PoUntiUa sulfurea, Lam. FI. fr. 3, p. 114.) 



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66 OBSERVATIONS 

Cette magnifique plante se distingue par ses stipules dé- 
coupées sur les bords, extérieurs; sa tige droite et feuillée 
atteint 60 cent, de hauteur; ses feuilles sont velues et rudes, 
les radicales longuement j^étiolées, à 7 digitations, quelque- 
fois à 5, den(ées en scie, ^s supérieures presque sessiles 
n'en ont que 5. Les fleurs sont terminales, d'un jaune de 
soufre, les unes ramassées et soutenues par des pédoncules 
courts, et d'autres solitaires sur des pédoncules assez longs 
à la bifurcation des tiges. Cette plante est vivace et sa racine 
pivotante rameuse ; les autres caractères sont ceux des Rosacées 
genre Potentilla. Elle est originaire du centre et du midi de 
la France et ne se rencontre pas en Lorraine. 

J'ai récolté dans cette même zone les plantes suivantes que 
je n'avais rencontrées que dans le pays de Bitche et dans les 
Vosges : 

Diplotdxis tenuifolia, 

Ornithopus perpu^illuSf 

Chondrilla juncea, 

Gagea polymorphay 

Hemiaria glabra, 

lilecebrum verticillatum^ 

PotentiUa argentea, 

et bien d'autres surtout parmi les Graminées, qu'il serait trop 
long d'énumérer et qui rendent la flore de ce pays très intér- 
essante à explorer. 

Je crois devoir en outre appeler l'attention des Botanistes 
sur une plante introduite accidentellement dans mon jardin 
avec des graines venues du midi, et qui s'y est multipliée, 
malgré le jardinier, avec une très grande abondance; sa rusti- 
cité est telle, qu'elle croit même dans le sable des allées, 
c'est ce qui m'a engagé à la signaler, car dans un temps plus 
ou moins éloigné, soit par le mouvement des terres, soit par 
tous autres moyens dont dispose la nature, elle se répandra 
dans tout le pays. 

Dans les catalogues de Vilmorin et Ândrien elle est indi- 
quée sous le nom de Oxalis comiculata foUis atropurpureis. 

Je pense que cette plante est l'oxalide cornue, OûuUis 
comiculata; Linn. spec 623 mentionnée dans la flore française 



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SUR DIVERSES PLANTES DES PAYS DE LA SARRE 67 

de de Lam. et de GandoUe, mais sans indication de la cou- 
leur des feuilles. 

Les feuilles sont stipulées, velues et les pédicelles fructi- 
fères réfractés, comme l'indique Lautier dans la flore pari- 
sienue. 

Les fleurs ne s'ouvrent bien que par le grand soleil, et 
se referment à l'ombre, et les pétales se détachent très facile- 
ment, ce qui rend difficile la conservation dans les herbiers 
«de la fleur bien étalée. 



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I.',, 



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DE L'UTILISATION 

de diïers Végétaux de la Lorraine 

SOUS LE BAPPOBT 

DE L'ALIMENTATION ET DE L'INDUSTRIE 

par M. L.-CH. DUCROS. 

<I.U EN SÉANCE, 1-E iA NOVEMBRE i889.) 



La question que je veux traiter ici n'est pas nouvelle, 
Hles savants plus compétents que moi en ont parié à diverses 
époques néanmoins je crois utile de remettre de nouveau en 
lumière les services que peuvent nous rendre bien des végé- 
taux auxquels on ne prête que peu ou point d'attention. 

Je sais qu'on n'aime pas à sortir de ses habitudes, mais 
les circonstances qui ont autrefois amené ces recherches 
peuvent se reproduire, et c'est alors qu'on est heureux de 
trouver dans les ressources végétales du pays, sinon le re- 
mède complet, du moins une atténuation aux privations qui 
peuvent naître des circonstances dans lesquelles on peut se 
trouver. 

J'espère donc que ces considérations vaudront à ce travail 
41Q accueil favorable. 



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70 DE l'utilisation 

L'allante (Ailanttis glandulosa) de la famille des Xantho- 
xylées, qu'il ne faut pas confondre avec le sumac ou vernis 
du Japon, est aujourd'hui trop connu pour qu'il soit néces- 
saire de donner sa description. On le rencontre sur nos pro- 
menades et dans tous les parcs, dont il est un des ornements. 
Mais ce qui est moins connu, ce sont ses propriétés et l'usage 
qu'on en peut tirer. 

11 est originaire du nord de la Chine où on le cultive 
principalement pour nourrir de ses feuilles un bombyx dont 
la soie est utilisée dans ce pays depuis un temps immémoriaL 

C'est à un vénérable missionnaire, le R. P. d'incarville, 
que nous devons l'introduction en Europe de ce précieux 
végétal. 

En 1751 la société royale de Londres reçut un envoi de 
graines parmi lesquelles se trouvaient celles de Tailante, mais- 
ce n'est que plus tard que cet arbre fut introduit au jardin 
des plantes de Paris. 

L'ailante s'accommode à peu près de tous les terrains- 
pourvu qu'ils ne soient pas trop compactes et trop glaiseux, 
les sois légers et sablonneux sont ceux qui lui conviennent 
le mieux. 

Un semis fait par moi en 1865 dans un jardin de la ville,, 
a donné des arbres d'une venue parfaite, et qui ont aujour- 
d'hui environ 20 mètres de haut; or, le sol de ce jardin se 
compose sur une épaisseur de près de deux mètres de dé- 
combres rapportés, recouverts de 50 à 60 centimètres de terre 
végétale. 

Ce sous-sol a du moins l'avantage d'être très perméable, 
ce qui est une excellente condition pour le développement 
de cet arbre. 

C'est donc la question de perméabilité qu'on doit recher- 
cher, et dans cette condition, il accepte les sols les plus ingrats. 

Planté dans les terrains arides et sablonneux des environs 
de Bitche, il pourrait devenir pour ce pays pauvre une source 
de richesses. 

Sa croissance est extrêmement rapide; j'ai eu des sujets, 
de deux ans qui avaient trois à quatre mètres de hauteur. 

Cet arbre est dioïque, son fruit est une samare à ailes, 
allongées. 



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DB DIVERS VÉGÉTAUX DE LA LORRAINE 71 

M. Guéri Q-Meoneviile, dans sa revue de sériciculture, men- 
tioDoe les expériences faites par M. Raoulx, ingénieur des 
ponts et chaussées, chargé des travaux hydrauliques du port 
de Toulon. 

Voici les résultats de ces expériences: 

Densité. Ténacité. Flexibilité. 
Allante (3 exp. moyenne) 0.713 32.812 0.033 

Orme (7 » » ) 0.604 24.867 0.023 

Chêne (10 » » ) h, 0.751 19.743 0.027 

Le chiffre représentant la ténacité exprime le poids néces- 
saire par centimètre carré de la section transversale pour faire 
rompre le bois soumis à l'expérience. Le chiffre de la flexibi- 
lité donne la longueur de la flèche immédiatement avant la 
rupture. 

Gomme on le voit, l'ailante se placerait entre le chêne et 
Forme pour la densité, et leur serait supérieur pour la téna- 
cité et la flexibilité. 

11 est généralement admis que tous les arbres à croissance 
rapide donnent des bois tendres; mais cette observation basée 
sur Texpérience ne s'applique qu'aux essences d'Europe, et 
Tailante, qui est d'importation exotique, présente une excep- 
tion à celte règle. 

Dans le midi où son bois a été plus répandu et déjà plus 
utilisé, il est estimé pour le charronnage à l'égal de l'orme 
et du chêne. 

Toutefois les expérimentateurs ont constaté que pour dé- 
velopper toutes ses qualités, et l'empêcher de se contourner, on 
devait le conserver dans l'eau quelques mois après son desciage. 

Employé ensuite très sec, il se prête à tous les travaux 
d'ébénisterie, son bois jaunâtre est veiné et très fin, et se 
polit comme nos essences les plus dures. 

Dans ces conditions, la rapidité de sa croissance serait une 
qualité inappréciable, à une époque où l'orme et le chêne 
dont la croissance est lente, deviennent rares et chers, et le 
deviendront encore plus par suite de l'immense consomma- 
tion qu'en fait l'industrie. 

Aujourd'hui à Sarreguemines, pays éminemment forestier, 
le mètre cube de bois en grume vaut: orme 40 Frs. et chêne 
de 55 à 60 Frs. 



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12 DE l'utiusation 

Un jardin de notre ville renferme un ailante planté en 
1852 qui, à un mètre du sol, mesure 1 m. 60 de circonférence 
et qui a environ 20 mètres de hauteur. Cet arbre est donc 
actuellement (1889) âgé de 37 ans. 



U me reste maintenant à parler du Bombyx cynthia, ou 
ver à soie de Tailante qui est le parasite de cet arbre. 

Ce bombyx avait été décrit en 1765 par Daubenton le 
jeune. En 1773 l'Anglais Drury lui donne son nom actuel, 
mais aucun savant ne parle de la soie quïl produit, et tous 
ne s'occupent que de la description entomologique. Ce n'est 
qu'en 1858 que M. Guérin-Meunevllle, qui avait reçu un envoi 
de graines du père Fantoni, détermina d'une manière défini- 
tive ses caractères et ses qualités. La chenille du bombyx 
cynthia a 16 pattes et douze anneaux. Les trois premiers 
portent six pattes écailleuses munies chacune d'un fort crochet 

Aux 6«, 7«, 8« et 9« sont attachées les pattes membra- 
neuses armées chacune de nombreux et petits crochets dis- 
posés sur deux lignes. Enfin le 12« d'une forme différente 
couvre l'anus et porte les deux pattes postérieures également 
armées de deux rangées de crochets. 

L'éclosion est très variable et dépend de la température, 
elle peut avoir lieu de 12 à 20 jours après la ponte. Le froid 
la retarde et dans les éducations que j'ai faites, j'ai toujours 
conservé sans accident les œufs de l'automne jusqu'au prin- 
temps suivant, en les maintenant soumis à une température 
de 6 à 10 degrés centigrades. 

Quand les allantes ont donné leurs feuilles, ce qui a lieu 
ordinairement du 15 au 25 mai, il suffit, pour obtenir les éclo- 
sions, d'exposer les œufs dans une chambre au nord, filles 
ont lieu généralement de 6 à 9 heures du matin, à la tempé- 
rature Daturelle de 16 à 20 degrés. 

Dans les cas d'éclosions plus précoces on s'est servi 
avec succès de la pimprenelle (poterium ^anguisorba), que 
ce ver mange aussi bien que la feuille d'ailante, et qui est 
abondante dans tous nos prés. 



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DE DIVERS VÉGÉTAUX DE LA LORRAINE 73 

A sa sortie de l'œuf, la chenille a quatre millimètres en- 
viroD de longueur; elle est jaune, mais les tubercules et les 
points noirs dont son corps est couvert la font paraître noire. 
Elle porte sur le !«'' anneau une large plaque d'un noir foncé* 

Elle gagne immédiatement la feuille destinée à sa (nourri- 
ture, qu'on a soin de tenir à sa portée, et commence à la 
ronger. 

La croissance est rapide et vers le septième jour, on la 
Toit accrocher par quelques fils ses pattes membraneuses à 
la feuille qui la nourrit, et elle entre alors dans le sommeil 
qui précède la 1" mue. 

Ce repos dure environ 24 ou 48 heures suivant la tem- 
pérature, puis la peau se dessèche, se rompt, et la chenille 
en sort sans peine. 

Dans son second âge, elle a de 8 à 10 millimètres de lon- 
^eur, elle est d'un jaune plus clair, et la plaque noire du 
!•' anneau a disparu. 

Cette seconde période dure également de six à sept jours, 
puis, après un nouveau sommeil, elle se dépouille de la même 
manière et entre dans son 3°»« âge. 

Elle a alors de 15 à 16 millimètres de longueur. Deux ou 
trois jours après, tout son corps se couvre d'une sécrétion 
cireuse blanche, destinée à la garantir de l'humidité, car elle 
«st imperméable à l'eau. Au bout de 3 à 4 jours vers le 20m« 
•de sa naissance, elle entre dans son quatrième âge après un 
nouveau sommeil suivi d*un changement de peau. 

Sa longueur est alors d'environ 20 millimètres, les taches 
noires de la tête et des tubercules disparaissent, tout le corps 
prend une teinte jaune d'or, et le manteau blanc tourne au 
vert pâle légèrement bleuté. 

Du 26n>« au 27m« jour, elle change de peau pour la qua- 
trième et dernière fois; elle a alors 32 à 35 millimètres de 
longueur, mais sa taille augmente rapidement, la couleur 
verte devient plus franche, l'extrémité des tubercules devient 
bleu de ciel, et un filet de cette couleur borde ses pattes et 
son dernier anneau. 

Vers le Z^ jour, elle a atteint toute sa taille qui est alors 
de 65 à 70 millimètres. Gomme tous les insectes de son espèce, 
elle se montre alors inquiète et vagabonde sur l'arbre à la 



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74 DE l'utilisation 

recherche d'une feuille, dans laquelle elle puisse filer soo 
cocoo. Quand elle Ta trouYée, elle cesse de manger, et laisse 
échapper une grosse goutte d'un liquide brunâtre. Son corps 
alors devient d'une teinte plus jaunâtre et presque transpa- 
rent; le travail du cocon va commencer. 

Après avoir tapissé la feuille, elle la fixe à la branche 
par un fort câble, afin d'assurer sa solidité, puis elle en relie 
les bords inférieurs en forme de sac, et après ces prélimi- 
naires commence la formation du cocon. 

La soie est d'un beau blanc, mais ensuite l'insecte répand 
sur ses fils un liquide glutineux, qui leur donne une teinte 
brunâtre et au cocon une fermeté capable de résister à la 
pression des doigts. 

Ce cocon diffère complètement de celui du vers à soie 
du mûrier; il est allongé, presque pointu, et ouvert à l'ex- 
trémité. Cette ouverture est disposée de manière à empêcher 
l'introduction d'insectes parasites, tout en ménageant au futur 
papillon une sortie facile. 

La longueur de ce cocon est d'environ 45 à 50 millimètres 
et sa largeur de 15, mais ces dimensions sont très variables, 
et dépendent beaucoup de la température et de la santé do 
ver. 11 en est de môme de son poids; plein, il pèse environ 
trois grammes et vide 50 centigrammes. On compte ordinai- 
rement 2100 cocons vides pour 1 kilog. M. Guérin-Meuneville 
signale comme résultat de diverses expériences une moyenne 
de 2400. Les éducations faites au parc de Flambain ont donné 
910, ce qui prouve quelle influence peuvent avoir sur le poids 
des cocons, une éducation bien conduite, une nourriture abon- 
dante et une température normale. 

Le papillon est de grande taille ; il mesure de 11 à 12 
centimètres d'envergure, et au repos porte ses ailes étalées 
horizontalement à la façon des phalènes; les supérieures se 
terminent par une courbure en faucille. Les antennes sont 
jaunâtres et pectinées dans les deux sexes. Le thorax est 
brun et séparé de l'abdomen par un collier blanc. L'abdomen 
est d'un brun clair parsemé de points blancs en dessus et de 
lignes blanches en dessous. Le dessus des ailes est d'un 
brun clair lavé de brun plus foncé. L'extrémité des supé- 
rieures est marquée par un œil noir enserré d'une demi-lune 



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DE DIVERS VÉGÉTAUX DE LA LORRAINE 75. 

blaDcbe, et par une large tacbe grise cernée sur le bord ex- 
térieur seulement par une ligne blancbe en zigzag. Les quatre 
ailes sont traversées entièrement par une ligne perpendicu- 
laire blancbe ondulée, cernée d'un côté par une ligne brune^ 
et de lautre par une ligne d'un violet pâle dont la teinte 
s'efface graduellement dans le fond brun de l'aile. Les quatre 
ailes portent chacune dans leur milieu une demi-lune blancbe 
de 10 millimètres, cernée de brun supérieurement et de jaune 
cbrôme inférieurement. La base supérieure des premières 
ailes présente une ligne blancbe en triangle dont la base- 
touche au tborax et la pointe à la demi-lune. Une ligne 
blanche demi-circulaire coupe les ailes inférieures vers leur 
sommet. Quatre lignes sinueuses bordent les ailes. Le dessous- 
reproduit les mêmes dessins et ne diffère que par une teinte 
plus claire. 

Le papillon mâle est de plus petite taille, l'abdomen est 
moins volumineux, et se termine par deux petits toupets 
blancs que n'a pas la femelle. 

Les éducations que j'ai faites pendant quatre années, m'ont 
permis bien des observations sur le meilleur mode d'éducation 
de cet insecte, et je vais les résumer ici d'après le journal 
que j'en ai régulièrement tenu. 

L'allante et son ver à soie appartiennent au Nord de la 
Chine, par conséquent notre pays leur convient parfaitement.. 
11 leur faut une chaleur modérée et toujours un peu d'hu- 
midité ; c'est en me basant sur cette observation que j'ai placé 
mes cages d'éclosions au Nord, et j'y ai toujours obtenu de 
meilleurs résultats que dans celles placées au midi. 

Je dois dirQ ici en passant qu'en rendant compte de mes- 
essais, je ne prétends poser aucune règle; je suis le seul à 
Sarreguemines qui ait poussé les expériences pendant quatre 
années, n'ayant pour guide que les comptes rendus du jour- 
nal de sériciculture de M. Guérin-Menneville sur les diverses- 
éducations qui se suivaient ailleurs, et pour le reste, livré à 
mes propres inspirations. 

M. Box, principal du collège et propriétaire, avait avant 
moi essayé un élevage en plein air, mais les oiseaux ayant 
entièrement détruit ses chenilles, et le temps lui faisant dé- 
iaut, il n'a pas pu continuer à s'en occuper. 



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16 DE l'utilisation 

La plantation d'ailantes que je destinais à l'élevage des 
Ters à soie avait été faite en baie. Les arbres sur deux rangs 
à 80 centimètres les uns des autres, et ensuite recépés au 
-collet, avaient donné un grand nombre de branches, et la 
nourriture des vers était ainsi assurée et abondante. 

Je puisais cette assurance dans les observations que 
j'avais faites pendant les trois années précédentes et qui se 
résument ainsi: consommation d'une chenille pendant sa vie 
environ 40 folioles, en tenant compte des folioles attaquées 
-et abandonnées. Le produit d'un ailante dans ces conditions 
«st de 4 à 500 folioles, la feuille ailée ayant de 11 à 12 paires 
<le folioles. 

Les cocons de la récolte précédente que j'avais conservés 
suspendus en chapelet, l'ouverture en haut, dans une care 
sèche et bien aérée, ont été placés le 15 mai dans une man- 
sarde exposée au nord, avec une large fenêtre garnie d'un 
treillage en fer et ouverte jour et nuit, Tair extérieur étant 
une condition absolue de réussite. 

Les éclosions de papillons et les accouplements ont eu 
lieu du 17 au 22 Mai. Le 2 juin ont commencé les éclosions 
de vers, et le 24 juillet ils filaient leurs cocons. On peut donc 
fixer à 60 jours environ la durée de l'éducation. 

Les papillons mâles étaient à peu près en nombre égal aux 
femelles, cependant je n'ai compté que 50 «/o d'accouplements. 

Pour la ponte, je ine suis servi d'une grande caisse à parois 
-en toile et mobiles, laissant librement circuler l'air. 

Pendant cette période la température variait de 15 à 20 
degrés centigrades pendant le jour, et descendait la nuit de 
:8 à 12 degrés. 

Mes observations, d'accord avec celles des autres éduca- 
teurs, m'avaient démontré la nécessité de l'élevage en chambre 
de ce ver au moins jusqu'au 3">« âge, afin d'en soustraire le plus 
grand nombre possible, à leurs mortels et nombreux ennemis. 

Dans ce but, M. Henry Givelet, dans son ouvrage sur l'allante 
-et son bombyx, donne le détail d'un baquet monté sur des 
pieds de 45 centimètres de haut, garni en zinc et rempli d'eau. 
Le couvercle, percé de trous de 4 en 4 centimètres, reçoit des 
feuilles dont le pétiole plonge dans l'eau qui maintient la 
fraîcheur. 



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DE DIVERS VÉGÉTAUX DE LA LORRAINE 7T 

A ce baquet, quoique excellent, j'ai préféré comme plus 
maniable, et permettant de mieux séparer les cbenilles néea 
à des époque différentes, une caisse de mon invention, de KV 
centimètres de haut sur 40 de largeur et 60 de longueur, 
remplie de sable tenu bumide, couverte en lattes clouées 
transversalement à six centimètres Tune de Tautre. 

Le pétiole enfoncé dans le sable vient s'appuyer sur la 
latte; les vers passent facilement d'une feuille à l'autre, et 
quand il s'agit de les mettre en liberté sur l'arbre, le trans- 
port de la caisse est facile et peut éviter des accidents résul- 
tant de l'apport des feuilles isolées. 

Placés sur mes haies d'allantes, les vers prospéraient et 
grossissaient rapidement, mais mes occupations ne me per- 
mettant pas de surveillance, mes pauvres chenilles livrées à 
leurs ennemis ont été décimées, et je n'ai récolté que 1200 
cocons, ce qui portait la perte des chenilles à 92 pour cent. 

Cette perte que je ne suis pas le seul à avoir éprouvée, ne 
doit pas décourager et doit plutôt servir d'enseignement 

Le voisinage des grands centres populeux doit être évité 
avec soin, à cause du grand nombre d'oiseaux attirés par le» 
proies faciles qu'ils trouvent dans la ville et dans les jardins. 
Les éducations faites dans des lieux arides et déserts ont 
donné de bien meilleurs résultats. 

En outre des oiseaux, les vers ont encore dans les premiers- 
âges de nombreux ennemis; les fourmis, la coccinelle, le 
firacheur et surtout la panorpe. Pour atténuer ce mal, il faut 
tenir les plantations très propres par dés binages fréquenta 
et l'extraction de toutes les plantes étrangères. 

Quant aux oiseaux insectivores, c'est par une surveillance 
constante qu'on en viendrait à bout, dans une exploitatioD 
l'^golière, il serait toujours facile d'utiliser à cette besogne,. 
83ns grands frais, des enfants ou des infirmes dont l'inapti- 
tude à d'autres travaux trouverait là un emploi. 

Dans la séance de l'académie des sciences du 9 février 
1863, M. Guérin-Menneville présentait des flottes de soie grège 
obtenues du vers à soie de l'allante, et rendait compte des^ 
«mis heureux de filature faits par M. Aubenas fils de Loriol,. 
(Mèche). Ces grèves d'ailantes ont été trouvées d*une régu- 
brité remarquable. 



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V 



i- 

\ 78 DE l'utilisation 

I Quelles fureot les causes de l'iusuccès final de ces tea- 

à tatives d'industrie, poursuivie pendant plusieurs années sous 

régide du gouvernement français? 

La crise cotonnière avait pris fin; la gattine ou maladie 
du ver à soie du mûrier, cédant aux efforts de la science, 
disparaissait peu à peu; enfin de nouvelles conventions avec 
la Chine avaient jeté sur le marché français des masses de 
cocon du ver à soie du mûrier; le besoin de nouvelles ma- 
tières textiles cessait de se faire sentir; dans ces conditions 
aucun filateur ne voulut se prêter au changement d'outillage 
nécessité par le nouveau cocon, dont la soie serait devenue 
une concurrence pour celle du ver à soie du mûrier. 



-^ 
) 



En 1855 et 1856 la maladie des pommes de terre qui 
;Çévissait un peu partout, avait particulièrement frappé les 
villages du canton de Bitche, où ce tubercule est la principale 
et quelquefois l'unique nourriture des habitants. 

Des souscriptions nombreuses se couvrirent de signatures 

•6t une commission à la tête^de laquelle était M. de Pontbrian, 

vint au secours de ces malheureuses populations qui n'avaient 

d'autres nourriture que des trognons de choux et des herbes 

bouillies. 

Cependant on Rencontre abondamment, et dans tous les 

•étangs nombreux de ce pays, le nénuphar (Nymphxa alba) ou 

lis des étangs dont le rhizome contient une fécule nutritive 

que les anciens Egyptiens mangeaient ainsi que ses graines. 

Les terrains marécageux leur fournissent encore la sagit* 
taire (Sagittaria sagiUœfolia) dont la racine fournit une fécule 
alimentaire analogue à l'arow-root. Cette plante est facilement 
rec onnaissable à ses feuilles en fer de flèche. 

Enfin le jonc fleuri (Butomus nmbellatus) qui fournit une 
racine charnue alimetitaire. 



La nécessité nous force quelquefois à apprécier des pro* 
>duit8 alimentaires, à côté desquels l'abondance dont nous 
jouissons nous fait passer indifférents. 



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DE DIVERS VÉpÉTAUX DE LA LORRAINE 79' 

Autour de nos campements dans les plaiuee arides de 
rAfrique, nous avons été souvent heureux de trouver une 
grande variété de chardons dont le réceptacle nous fournis- 
^t un aliment agréable. 

Parmi les espèces indigènes se trouvaient, Tartichaut sau- 
vage, le pedanc ou chardon acanthe (onopordum acanthium) 
le circe des marais (Cirsitim palustre) et le cirse laineux 
(Cirsium eriophorum) qui tous atteignaient des dimensions 
plus grandes que dans nos pays. 

La racine de la raiponce (Campanula rapunculus) et une 
petite oseille ressemblant au rumex acetosella étaient égale- 
ment une précieuse ressource. 

La Lorraine, qui est un pays riche et fertile, est cependant 
un de ceux où le nombre d'espèces de légumes livrés à la 
consommation est le plus restreint. 

Parmi les plantes de notre pays, je citerai les suivantes 
qui se mangent habituellement dans d'autres provinces: Le 
cresson des prés (Cardamine pratensisj le cresson alénois 
{Lepidium sativum) l'herbe de Ste-Barbe (Erysimum barbareaj 
ces trois plantes sont en même temps officinales et antiscor- 
butiques. 

La fleur de la balsamine (Impatiens balsamina) mêlée à 
la salade lui donne un goût aromatique. 

La pimprenelle (Poterium sanguisorba) se vend sur les 
marchés parisiens comme condiment à mêler à la salade. 

Le pourpier (Portulaca oleracea) qui croit dans nos jardins 
4'où il est rejeté comme mauvaise herbe, est cultivé et se 
mange dans le centre et le midi de la France. 

La chicorée sauvage (Cichorium Intybus) est cultivée et 
on la recherche au printemps pour ses qualités dépuratives. 

La poirée {Beta vulgarisa qu'on appelle poirée à cardes, 
dont le pétiole des feuilles est large et succulent, se cuit à 
l'eau salée et se mange en sauce blanche. 

La grande ortie (Urtica dwica) se mange de la même:ma- 
nière que l'épinard. Dans le Dauphiné on emploie en outre ses 
tiges à garnir les entonnoirs servant à transvaser le lait nou- 
vellement trait, les poils qui couvrent la tige et les feuilles 
arrêtent au passage toutes les impuretés. 



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80 DE l'utilisation 

La ficaire (Ficaria ranuculotdes) se vend sur les marcliés 
de Paris, où od la mange couramment. Dédaignée en Lorraine 
elle y est abondante dans tous les lieux couverts. 

Vilmorin, dans son almanach agricole, dit en parlant de la 
morelle noire, (Solanum nigrum) à laquelle on fait la guerre 
dans nos jardins, et que quelques personnes regardent comme 
vénéneuse; « elle peut être utilisée à la manière des épinards^ 
» elle n'est aucunement malfaisante, on en fait grand usage 
» aux lies de France et de fiourbon sous le nom de Brède, 
» ainsi qu'aux Antilles sous celui de Lamau?.... Beaucoup de 
» créoles qui viennent en France, la recherchent et la mangent 
» ici. Cette plante peut donc ofiftir au jardinage une ressource 
» pour Tété. » 

L'onagre bisannuelle, herbe aux ânes, jambon des jar- 
diniers, (Œnothera bicnnis) est tellement abondante dans 
les terrains sablonneux qui entourent la gare d'Hanweiler à 
côté de Sarreguemines, qu'on la dirait semée à la main 
comme un champ de blé. Ne Payant jamais expérimentée, 
j'emprunte également à Vilmorin ce qu'il dit à son sujet. 
A Les racines se mangent cuites ou coupées par tranche et 
» mises en salade, ou apprêtées à la sauce blanche comme 
» les salsifis, on en fait usage dans la soupe. Ce légume est 
» recommandé par quelques médecins pour les estomacs faibles; 
» il est facile à digérer et nourrissant. » 



Je citerai encore quelques plantes abondantes dans nos 
pays et dont les propriétés ne sont pas assez appréciées. 

Le suc très acre et caustique de la Chélidoine éclaire, 
(Chelidonium majus) est très bon pour détruire les verrues, 
je l'ai expérimenté avec succès. 

La saponaire oflteioale (Saponaria offieinalis) outre ses 
qualités médicinales, est excellente pour blanchir le linge 
sans le détériorer. 

La tanaisîe (Tanacetum viUgare) àouX le beau feuillage et 
les fleurs d'un jaune d'or en corymbe serri, font l'ornement 
de nos cours d'eau, est un insecticide précieux ; sa présence 
dans les armoires suffit pour écarter les miles, surtout quand 
elle est fraîche. 



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DE DIVERS VÉGÉTAUX DE LA LORRAINE 81 

Je pourrais citer encore une infinité de plantes dont les 
propriétés connues et utilisées dans quelques pays sont igno- 
rées dans d'autres; mais incompétent dans les questions mé- 
dicales, je préfère m*abstenir. 

Je citerai cependant comme fébrifuge à bon marché le 
trèfle d'eau (Menyanthes trifoliata) commun au bord de nos 
étangs. Je l'ai expérimenté avec succès sur moi-même et je 
l'ai vu employé habituellement à l'hôpital de Gex. 



Pour terminer, je dirai encore quelques mots de la Berce 
branc-ursine (Heracleum sphondylium). 

Plusieurs grands propriétaires m'ayant posé la question < 
de son utilité, ou de sa suppression comme encombrante ou 
nuisible, je les ai engagés à faire des expériences, puisque 
M. Holandre et d'autres auteurs la citent comme un aliment 
excellent pour les vaches auxquelles, mangée en vert, elle 
procurerait une plus grande abondance de lait. 

Généralement ces essais ont été négatifs, un seul m'a 
assuré en avoir obtenu de bons résultats. 

Mais ces expériences sont loin d'être probantes. En eflTet, 
chez tous les propriétaires qui, dans un but spéculatif, ont de 
grandes écuries, la nourriture des vaches laitières est chimi- 
quement composée, pour obtenir de ces animaux la plus 
grande somme possible de production de lait Dans ces con- 
ditions, la berce arrive comme un appoint insignifiant. 

C'est chez les paysans, où les vaches n'ont d'autre nourri- 
ture que le fourrage souvent maigre de leur localité, que 
cette expérience pourrait être utilement faite. 

J'ai fait quelques tentatives à ce sujet, mais mes efforts 
se sont brisés contre la routine et des habitudes invétérées. 

Ces insuccès doivent-ils décourager? je réponds: Non, 
l'amour du progrès et de l'humanité reste au-dessus de tout, 
et on se console en pensant qu'il en reste toujours quelque 
chose. 



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du 12 Juin 1888 

ém ks bois de Gbâtel et ai foid de Mo&tf au, 



PAR 



M. rabbé BABBlCmS. 



-oî)K>- 



M. Tabbé Frirtn et moi, nous étions canveDus d'avance 
•de Tisiler eosêfiibie ces localHés célèbres entre toutes celles 
q«e signale la flore de la Moselle. 

Le jour choisi arrivé, nous partons de Montigny vers 
orne heures et demie par la voie du* tramway, ce qui ne 
nous permet d'herboriser d'abord pour ainsi dire qu'à Tue de 
nés. L'agrément particulier que présente ce moyen de trani- 
port, c'est la facilité d'observer. La vapeur entraîne le voya- 
geur trop* rapidement, elle lui permet à peine de voir, 
d'envisager les objets, surtout les plus rapprochés. Le trot 
du cheval laisse le temps de fixer et de reconnaître. 

C'est ainsi qu'en longeant les champs de manœuvre, nous 
pûmes distinguer i loisir, soit autour des arbres des bords 
de la route, soit le long des trotoirs, ici les tiges délicates 



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84 EXCURSION BOTANIQUE 

de Lepidium ruderale*), là les groupes ou ligues blanchâtres^ 
formés par VHordeum murinum, et plus loin les places vio- 
lacées produites çà et là sur le sol par les sociétés denses et 
toujours un mou?ement du Bromus tectorum. 

Mais nous voici bientôt à la station du chemin de fer. 
Ici nos yeux et nos oreilles, si avides de contempler les 
tranquilles beautés de la campagne, ne perçoivent que le 
bruit, le brouhaha, le va et vient de gens affairés: ce qui nous 
fait trouver les cinq minutes d'attente d'une longueur 
interminable. 

Cependant nous nous remettons en marche et peu d'ins- 
tants après, la ville s'ouvre et ses magasins avec leurs 
vitrines et leurs divers étalages défilent successivement 
devant nous. Bh bien, le croira-t-on ? Au milieu de toutes ces 
merveilles de l'art, du commerce et de l'industrie qui brillent 
à nos regards et sollicitent notre admiration, nous nous 
sentons froids et indifférents: nos pensées sont plus loin, par 
delà les murs de la cité. 

Pendant la traversée du Moyen-Pont, nous saluons de loin 
d'un sourire sympathique le Parietaria diffusa, dont les touffes, 
vertes ornent les joints des vieux murs gigantesques qui soutien- 
nent le vaste terre plein de l'Esplanade, ainsi que les buissons de 
Lycium europxum DG., lesquels croissent au-dessus du chemin 
de halage. Encore une rue et un pont-levis et nous attein- 
drons le grand pont de la Moselle. Là, sous Teffet de ces^ 
belles eaux limpides qui, tout en fuyant, nous enverront leurs 
efQuves rafraîchissantes en plein soleil de midi, en présence 
^e la perspective qui se découvrira à perte de vue à nos re- 
gards émerveillés en aval et surtout en amont, nous commen- 
cerons à respirer plus à l'aise. Mais ce n'est réellement que 
quand, sortis de la dernière porte de la ville, nous nous- 
sommes installés dans la voiture décou?erte qui fait le ser- 
vice des fortifications au village de Moulins, que nous nous^ 
sentons à la campagne. 



*) Notre nomenclatore est, comme totgonrs, celle adopté» 
par Godron, FI. de Lorraine, 2* et 3* édition. 



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EXCURSION BOTANIQUE 85 

Du haut de cette plate-forme mouvante nous jouissons 
tranquillement d^un spectacle à la fois grandiose et triste, 
fin habile géologue mon aimable confrère me montre du doigt 
les bouleversements dont les flancs et la sommité du Saint- 
Quentin ont été le théâtre. Il me fait suivre de Tœil sur le 
sol le cours souterrain des eaux de Gorze, à l'aide des points 
de repère qui en signalent le passage de distance en distance, 
marqués au milieu des vignes par des monceaux de marnes 
ici ordinaires, là bitumineuses, extraites du sous-sol pour la 
pose des conduits. 

« Voilà Scy, s'écrie enfin mon guide, Scy et ses vignes 
<;élèbres dont Tachât à dû coûter bon à Texpropriation ». Et à 
ce mot j'aperçois au loin, en contre-bas du Saint-Quentin, 
comme un joli bosquet d'un vert sombre du milieu duquel 
émerge un clocher entouré de maisons de plaisance. « Un 
peu plus à gauche et plus bas, ajoute-t-il, vous voyez Cha- 
zelles dont l'église est classée parmi les monuments histo- 
riques du val de Metz. » 

« Tout en causant encore topographie, nous voici arrivés 
au relais de Longeville. Pendant que notre conducteur change 
•de chevaux, la vue au bord du trottoir de quelques pieds de 
Lepidium ntâerale, et, dans les prairies qui séparent la route 
-de la Moselle, de nombreux exemplaires de Bunias orientalis L., 
nous ramène quelques instants à la botanique. Mais une fois 
le tramway remis en marche, en présence des belles habita- 
tions qui passent successivement sous nos yeux, le verbe'^de- 
mon guide reprend de plus belle. « Toutes ces jolies terrasses, 
tous ces jardinets aériens, dit-il, dépendent de maisons habi- 
tées par des officiers supérieurs allemands ». Puis, comme je 
<:ontinuais à regarder à droite : « Voulez-vous voir, ajouta-t-il, 
la fameuse maison Migette, léguée à la ville avec tout son 
-curieux contenu? La voilà! » Et suivant l'index de mon con- 
frère, j'entrevois, au fond d'une courte ruelle, dont l'entrée 
donne sur la route, une cour modeste précédant une petite 
maison. Rien à l'extérieur, si ce n'est une courte galerie de 
fenêtres cintrées, ne la décèle comme renfermant de précieux 
trésors artistiques. 

« Plus loin, à gauche, reprit M. l'abbé Friren, nous allons 
passer devant une demeure qui a eu son jour de triste célébrité, 



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W EXCURSION BOTANIQUE 

celle du colonel Hennocque. C'est là que, le 15 août 1870^ 
au su des Allemands qui de Montigny lui ont envoyé quelques 
obus, Napoléon III célébrait sa fête impériale pour la dernière 
fois... Tous ces brillants appartements d'autrefois sont main- 
tenant à louer! Et peut-être que personne n'en veut, telle- 
ment ils semblent décbus comme l'hôte illustre qu'ils ont 
abrité ! Sic transit gloria mundi I 

Puis peu après, au loin derrière nous, M. l'abbé me 
faisait remarquer du doigt les deux arches du pont que les 
Français avaient dû faire sauter tardivement, pour séparer la 
rive gauche de la Moselle de la rive droite, et empêcher ainsi 
l'Empereur et son état-major d'être faits prisonniers par 
l'ennemi. 

Mais nous voici bien éloignés du présent et de la bota- 
nique. La vue de Moulins dont nous approchons et notre 
descente définitive du tramway sous les rayons d'un soleil 
torride nous les remettent tous deux en mémoire. C'est dans 
cette localité que se trouvent indiqués par Holandre, Petasites 
officinalis^uji bords du Longeau, ainsi que Aristolochia clemali" 
tiSy près du moulin. Avec un petit écart vers le pont de la route,, 
il nous fut facile de constater la présence de la première 
plante en aval de ce dernier. Quant à la seconde, sa décou- 
verte semblait devoir nous offrir quelques difficultés, lorsque 
je l'aperçus de loin en pleine floraison, ombrageant le pied 
du mur d'un vieux bâtiment que mon compagnon d'excursion 
nomma l'ancienne Ladrerie. 

En poursuivant notre route vers Châtel, nous observâmes 
encore la même plante dans une haie qui longe le fossé de 
la route. Vers le même endroit, un regard jeté sur un 
champ de luzerne m'y fit découvrir de nouveau plusieurs 
pieds presque entièrement défleuris de Bunias orientalis. Vite,, 
en quelques enjambées je traverse le fossé, je gravis la berge 
et je m'empare de cette crucifère pour la serrer ensuite le 
mieux possible dans mon carton. Mais entre-temps mon in- 
trépide confrère était déjà loin, attiré sans doute parquelque^ 
riche habitat de fossiles. Et je dus prendre presque le pas de 
course pour lé rejoindre et contempler, avec lui, l'imposant 
nqui sepa orama développait devant nous. 



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EXCURSION BOTANIQUE 87 

En face, Ghâtel avec ses maisons groapées d'une manière 
dense au fon4 de la vallée, des deux côtés de la route, 
dominé par les restes d'un vieux château-fort encore debout 
sur une côte isolée, qui s'avance en promontoire au-dessus 
du village comme pour le protéger. Â gauche et à droite 
s'élèvent les coteaux jurassiques dont les pentes généralement 
U^ abruptes, en partie boisées, en partie cultivées, en partie 
nues ou incultes, offrent des abris recherchés des Orchis, 
des Ophrys, des Gephalanthera et de maintes autres plantes 
dignes d'intérêt Hélas I nous ne pouvons que leur jeter à 
toutes un regard attendri, plein à la fois de désirs et de re- 
içrets, l'exiguïté du temps ne nous permettant pas de faire 
davantage. 

Une fois à l'entrée du village, M, l'abbé Friren, qui, sans 
doute par suite de son habituelle timidité, a une prédilection 
très marquée pour les chemins qui détournent des habita- 
tions et soustraient le plus possible aux yeux humains, a 
bien vite distingué à droite le sentier convoité. Il est minus- 
cule comme tous ceux qui sillonnent les vignobles, mais peu 
importe, pu reste, reconnaissons de suite que son choix avait 
été bien inspiré, botaniquement parlant. Car, tout en gravis- 
sant lentement le bas de la côte, à travers les vignes et les 
jardins de toute dimension (croues), notre attention est vive^ 
ment attirée par la végétation qui nous entoure. C'est Crépis 
pulchra qui me frappe tout d'abord. 11 y est représenté par 
de nombreux et beaux échantillons qui ressemblent beaucoup 
de loin à ceux d'une autre synanthérée, Lampsana communia. 
Cette dernière, commune au même endroit, nous offre heureuse- 
ment toute focilité pour une confrontation immédiate. Dans 
ce parcours jusqu'au bois nous remarquons, outre cette 
rareté, AquiUgia vulgaris, Helleborus fœtidus, Papaver dubium, 
Pragaria coUina, Rhamnus catharticUf Géranium rotundi- 
foUum, Astragaius glycyphyllos, Trifolium rubens, Hippo- 
erepis comosa, Sedum reflexum et album, Lithospermum pur- 
pureO'Cœruleumf Lactuca perennis. A l'occasion de cette 
dernière plante, que je voyais répandue partout dans ces cul- 
tures calcaires, je m'approche de deux femmes et leur 
demande comment les gens de Châtel appellent cette herbe 
que je leur montre. « C'est la salade de SainUQuentin, me 



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88 EXCURSION BOTANIQUE 

répond la plus âgée en s'appuyant sur le manche de sa 
pioche. Sans doute, ajoute-t-elle aussitôt, qu'elle a été plantée 
ici par les religieux d'un couvent de ce nom. Bn tout casi 
mêlée jeune à la chicorée (pissenHt)^ elle fait, je vous l'assure, 
une excellente salade ». 

Gela dit, ma brave interlocutrice se remet à piocher et 
moi à courir pour rejoindre mon compagnon lequel s'avance 
toujours d'un train d'arrache-pied. 

Après lui avoir raconté l'incident: telle n'est pourtant pas. 
lui dis-je, mon explication du nom local de cette plante. Si 
on l'appelle ainsi à Ghàtel, c'est tout simplement parce que les 
habitants de ce village, ayant appris de ceux de Scy ou de 
Lorry, l'usage économique de cette laitue, autrefois abon- 
dante sur les flancs du St.-Quentin, l'ont semée eux-mêmes dans 
leurs croues en lui conservant ainsi son cachet d'origine: 
preuve que les Ghâtelois ont la mémoire de la langue, sinon 
celle du cœur. *) 

Un fait que nous avons constaté encore, c'est la préoccu- 
pation qu'ont ces bonnes gens, pour elles et pour les pro- 
meneurs qui visitent leurs coteaux, de fuir les couleuvres 
(vipères), t Prenez garde, nous disaient souvent les personnes 
que nous rencontrions, c'est qu'elles sont méchantes». Agacé 
à la fin par ces avertissements multipliés, mon confrère me 



*) Ce qui semble confirmer notre explication, c'est V 
l'indication précise de cette plante sur la côte de Saint- 
Quentin par Molandre et sa non-indication & GbAtel; 2« l'exis- 
tence de faits analog^aes dans la contrée. D'où vient, par 
exemple, & certaine poire le nom de Sylvange, à certame 
pomme celai de Moyeuvre et & certaine prune celui de Ma- 
ranae? Evidemment de leur localité originelle respective. 
3* Autre fait ulus décisif encore. La même plante (Lactuca 
perennis) est désignée et recueillie sous le nom de la Bévange 
par les nabitants de Vitry", de Gandrange, de Bouasange et 
d'Amné ville. Et pourquoi? Sans aucun doute parce que, 
croissant depuis longtemps sur le plateau ealcaire cultivé qui 
fait partie d!u ban de la localité portant ce nom, elle a été 
de même propagée un peu plus bas, sur la rive droite, dans 
les alluvions de la vallée de l'Orne, mieux connue sous le nom 
de plaine d'Amnéville. Elle y est atgourd'bui pleinement na- 
turalisée et activement recherchée au printemps. 



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EXCURSION BOTANIQUE 89 

dit: «Mais ion croirait vraiment à uae invasion toute récente 
de vipères; car depuis près d'un quart de siècle que je 
fréquente ces parages, je n'y en ai jamais rencontré une seule.» 

Tout en faisant ces réflexions et d'autresj nous atteignons 
la forêt. C'est sans doute la partie citée souvent dans la Flore 
de la Moselle sous le nom de bois de Châtel. Nous ne tardons 
pas du reste à nous en apercevoir. Dès les premiers pas 
je recueille, en feuilles Calaminiha officinalis, en pleine 
floraison Meliltis melissophyllum, en fruits Viola mirabilis 
et Hepatica triloba. En fait d'arbres ou d'arbrisseaux, je re- 
connais Cornus mas à ses fruits si remarquables, ainsi qn'Acer 
PseudO'PlatanuSy deux plantes qui abondent, dit avec raison 
Holandre, dans tous ces bois montagneux. Plus avant, dans 
le bois, et sous la feuillée, je distingue de loin les deux 
Polygonatum, Ranu7iculits nemorosus, Pulmonaria officinaliSy 
Asclepias Vincetoxicum 

Dans l'intervalle, M. Tabbé Friren a vite parcouru les 
trente mètres de bois qui nous séparent de la voie ferrée 
d'Âmaaviilers. C'est que là-bas se trouve un gisement de 
bryozoaires, mis à nu par un puits de recherche pour le 
minerai de fer, et sur lequel je vois amoureusement penché 
mon guide, tout à l'heure si empressé, et maintenant arrivé 
à son but. Ses boites remplies, nous nous remettons en route, 
suivant toujours le côté droit de la vallée dans une direction 
à peu près parallèle à la ligne. De là jusqu'au premier pont, 
où conduit le chemin, nous rencontrons à nos pieds, à gauche 
et à droite, malgré l'ombre qui nous enveloppe. Trifolium 
Tubens et alpestre en touffes magnifiques, Arabis sagittata^ 
Silène nutans, dans une clairière Fragana elatior et Peuce- 
danum cervaria; enfin dans le reste du bois, qu'une coupe 
récente nous rendait facile à explorer, nous distinguons 
Campanula persicifolia et Trachelium, Omiihogalum suU 
fureumy Melica nutans et uniflora^ Millium effusum^ Bromus 
ospeTy Euphorbia stricta et amygdaloides, répandus dans toute 
la partie de la forêt que nous avons visitée. C'est dans cet 
endroit que mon confrère, se rappelant un de ses plus chers 
souvenirs botaniques, m'assura avoir trouvé au printemps le 
rare Viola alba Bess. Je profitai de l'occasion pour lui dire 
que, d'après Godron (Géographie botanique), cette plante rare 



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90 EXCURSION BOTANIQUE 

se trouve exclusivement dans les jeunes taillis, et que j'avais 
plusieurs fois vérifié le bien-fondé de cette observation du 
savant botaniste. Avant d'arriver au viaduc, nous pénétrons 
un peu dans le grand bois où nous découvrons d'assez nom- 
breuses touffes de Carex montana en fruits. Â Feutrée du 
viaduc nous nous arrêtons pour admirer quelques pieds gi- 
gantesques àÀlchemilla vulgaris croissant en compagnie du 
Silène diurna. Mais, de cet endroit jusqu'au ruisseau, plus 
rien de remarquable ne s'offre â nous, si ce n'est une belle 
source, sortant d'un rocber à fleur de terre, dont je m'empressai 
de goûter l'eau fralcbe et limpide. Le ruisseau traversé de 
pierre en pierre, nous nous trouvons tout à coup trans- 
portés dans des prés très berbeux et sur une route spacieuse. 
Et nous sentons aussitôt, tant à la vive fraîcheur qui nous 
pénètre, qu'à la luxuriante végétation qui croit autour de 
nous, que nous sommes réellement dans cette ricbe vallée 
si fréquemment signalée par notre cher auteur messin sous 
les mots de Fond ou vallon de Montvaux. La prairie susdite ne 
nous présente cependant aucune plante digne d'intérêt, sauf Gé- 
ranium prateme qu'elle doit â la proximité du ruisseau. 
Pour le fond de la végétation, c'est la flore des prairies cal- 
caires sèches ou simplement fraîches ; car le ruisseau qui l'ar- 
rose, en se creusant un lit profond, Ta drainée lui-même. 

Quant aux bords de la route qui en remontant la vallée aboutit 
àAmanvillers, on y voit croître en petite quantité ViciapisiformiSy 
Géranium pyrenaicum; mais en revanche, ÀUium ursinum^ 
Mercurialis perennis, Paris quadrifolia, Ranunculus auri- 
comu9, Àsperula odorata y abondent et cachent presque le soi. 

En suivant, un peu à gauche, un chemin qui traverse un 
taillis montueux, je retrouve Carex montana avec un pied 
d'Àjuga reptatis var. alpina Godron, nouveauté pour notre 
Flore. Cette variété, caractérisée dans la Flore de Lorraine 
par l'absence complète de stolons» quoique propre à la chaîne 
des Vosges où elle est commune, se rencontre aussi dans la 
plaine, aux environs de Nancy. *) Avant de rejoindre la route 



*) L'an dernier, nous avons récolU deux pieds de la site» 
variété an bord d'an chemiu dans la forôt qui domine Anoy* 
8ur-Moaelle. 



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EXCURSION BOTANIQUE 9 F 

pour remonter la yallée, je parcours un peu le taillis jusqu'à, 
mi-côte et fais la rencontre d^Actom spicata, de Stachys alpina,. 
de Turritis glabra, mais tous trois représentés par quelques 
pieds épars. Enfin, au bord gauche de la route, dans le fossé, 
je distingue Aconitum lycoctonum, non encore fleuri, croissant 
en petits groupes de 2 ou 3 pieds. J'ai encore constaté cette 
belle renonculacée, et en plus grande quantité, au fond du 
ravin profond qui s'ouvre à droite entre la route et la voie 
ferrée, particulièrement entre les deux tunnels supérieurs de 
la vallée, en compagnie du Sanicula europœa. 

C'est ainsi que se termina notre excursion ou plutôt 
DOtre course du 12 Juin 1888. Malgré la rapidité de notre mar- 
che, nous avons néanmoins pu constater, en passant, la pré- 
sence de la grande majorité des plantes remarquables indi- 
quées par la Flore de la Moselle, sinon à Châtel, du moins 
dans la vallée de Montvaux. 

Quatre raretés seules manquent à l'appel ; mais parmi 
elles, deux assurément, en supposant qu'elles y aient jamais 
existé, soit par voie de transplantation, soit par pied isolé 
introduit accidentellement, n'y existent plus de nos jours : 
ce sont Geum rivale et Vicia dumeto'rum, non trouvés depuis 
HoL. 

Nous croyons donc devoir les rayer désormais de la Flore 
mosellane, une épreuve négative de 46 ans pour la première 
et de 57 ans pour l'autre nous paraissant plus que suffisante. 

La troisième plante qui a échappé à notre vue est Ranun- 
culus platanifolius L. mant. (aconitifolius Hol. non L). Elle 
a été encore découverte par Holandre à Gorze et au fond des 
Génivaux, enfin par le docteur Warion dans la vallée de 
Mance. Mais l'indication (bois montagneux et couverts) nous 
autorise à supposer que la station préférée de cette belle 
renonculacée serait la partie touffue et élevée de la forêt. 
Or, les loisirs dont nous disposions ne nous ont pas permis 
de gravir ni l'une ni l'autre des parois boisées de cette riche 
vallée. 

Enfin une quatrième plante très rare signalée, non dans 
Holandre, mais dans Godron, 2< et 3« édition de la Flore de 
Lorraine, comme ayant été trouvée non plus dans la vallée^ 



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"92 EXCURSION BOTANIQUE 

4e Montvaux, comme les trois précédentes, mais bien à Ghàtel- 
SaiDt-Cermain, par M. Lasaulce, esi Plantago arenartaW. etK. 
Depuis 1857, date de sa première indication, aucun des nom- 
breux botanistes messins qui ont exploré cette localité n'en 
a constaté, pas plus que nous, la moindre trace. Elle me 
semble donc aussi devoir être exclue de notre Flore comme 
intruse ou au moins comme disparue de notre domaine, 
-d'autant plus que Godron dit cette plante très rare et fugace*). 

Pontojy 2. Décembre 1890. 



-<*>- 



♦) Plor. lorr., 3« édit., !•«• voL, p. 600. 



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NOTICE 

BIOGRAPHIQUE 



SUB 



M. le docteur HUMBERT, 



PAB 



M. l'abbé BABBICHE. 



Nous avons eu le vif regret de perdre récemment un 
de nos plus honorés collègues dans la personne de M. le 
docteur Humbert, décédé à Nancy, le 8 Janvier de cette année, 
après une longue et douloureuse maladie. 

Né en 181 1 à Pontoy, canton de Verny, François Hvmbert 
débuta par faire ses classes au Petit-Séminaire de Metz. Il y 
resta jusqu'en 1830, époque où Tadministration diocésaine 
dut licencier les Séminaristes. Ensuite il s'engagea dans un 
régiment de cavalerie en garnison à Metz. Mais une preuve 
qu'il n'avait pas l'intention de renoncer aux études, c'est que, 
tout étant militaire, il fréquentait le plus exactement possible 
les classes du lycée. Après trois ans environ de service, il 



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"94 NOTICE BIOGRAPHIQUE 

quitta à la fois la caserne et ce deraier établissement avec 
le brevet de bachelier pour aller à Strasbourg suivre les 
cours de la Faculté de Médecine. Là, grâce à sa puissante 
faculté naturelle d'assimilation, il parvint en peu d'années à 
conquérir le diplôme de Docteur. 

Alors au lieu d'aller comme tant d'autres chercher au 
loin fortune et célébrité, notre jeune médecin vint modeste- 
ment s'établir au milieu de ses compatriotes, bien décidé à 
leur consacrer à tous, avec ses lumières et son temps, tous 
ses soins même les plus généreux. Ce début, au seuil de la 
vie, le révélait tel qu'il était -et tel qu'il devait être jusqu'à 
la fin: un homme de cœur. Les habitants de Pontoy de 1838 
à 1863 ainsi que leurs enfants ont su l'apprécier. Tous se 
souviennent et se flonvi^dront longtemps encore de son 
dévouement sans bornes à ses malades, de sa bienfaisance 
à regard des pauvres. Quel empressement à accourir, au pre- 
mier appel, au chevet de la souffrance, la nuit comme le 
jour, au loin aussi bien que près ! Quelle bonne humeur en 
abordant les malades qui se croyaient déjà, disaient-ils, 
à moitié guéris, rien qu'à le voir ou à l'entendre! Car en 
même temps quelle simplicité de langage! quel ton familier 
et bienveillant! quelle attention de ne les interroger jamais 
-que dans leur propre langue, en patois! 

A Tattrait inévitable de tels procédés, joignez la légitime 
réputation que lui avaient faite quelques heureuses opérations 
d'accouchements très difficiles, non moins que de nombreuses 
^ures inespérés de graves affections de poitrine, et vous 
comprendrez la confiance générale que le D** Humbert avait 
su inspirer, non seulement à Pontoy et à tout le canton, mais 
même aux pays circonvoisins. 

Enfin, une digue personne secondait le Docteur dans ses 
soins désintéressés autour des malades, au moins les plus 
rapprochés. C'était Anne Mosquinot, sa charitable épouse, fille 
d'un de ses conft-ères résidant à Vatimont. Mais hélas! cette 
aide précieuse devait lui être bientôt enlevée; elle disparut 
trop tôt pour lui et sa clientèle indigente, le l»»- Février 1859. 

Les occupations multiples du Docteur aussi bien que ses 
^oûts sociaux ne lui permettant pas longtemps la vie solitaire, 
il convola bientôt à de secondes noces. Il épousa la veure 



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NOTICE BIOGRAPHIQUE 95 

^'un employé des contribations indirectes, qui lui survit au- 
jourd'hui, Euphrasie Ârgy. C'est, dit-oi], sur les instances de 
cette dernière que le docteur Humbert abandonna la campagne 
et sa belle clientèle, vendit sa maison avec ses dépendances 
immédiates, pour se retirer à xMetz, rue Fabert, où il continua, 
quoique très modestement, la pratique médicale. Bientôt même 
il y renonça tout à fait alin de se livrer exclusivement à la 
culture de la botanique, science qui avait toujours eu sa 
prédilection. 

Devenu, dès Tannée 1863, membre titulaire de la Société 
d'Histoire naturelle de la Moselle, il fut mis en rapports fré* 
quents avec le docteur Mofiard, le commandant Taillefert et 
quelques autres collègues dont l'expérience et les ricbes 
herbiers généraux lui furent d'un grand secours. Grâce à ces 
circonstances, il composa lui-même, en un temps relativement 
court, une collection locale aussi complète que possible et 
dont les plantes étaient toujours, avouons-le, admirablement 
préparées et desséchées. 

Si ensuite nous remontons aux excursions qui les lui 
procuraient, nous n'aurons encore à parler de notre collègue 
qu'avec avantage. 11 faisait souvent des courses isolées dans 
un rayon rapproché de Metz, et toujours à pieds. Rarement 
il s'adjoignait un ou deux compagnons, et poussait avec eux 

un peu plus loin, jusqu'à Uckange, St.-Âvold recourant alors 

nécessairement au chemin de fer. Mais où l'on voyait s'épa- 
nooir sa jovialité et ses autres qualités sociales, c'était lors 
des excursions réglementaires dont le but était ordinairement 
l'exploration de riches localités éloignées de la ville, telles 
que celles d'Hettange-Grande, du fond de Bousseval et des 
marécages de Faux-en-forét. 

L'activité fébrile du Docteur était contagieuse; elle com- 
muniquait bientôt l'entrain bon gré mal gré jusqu'aux plus 
vénérables de l'entourage. Son air gai et ouvert, sa figure 
toujours souriante et expansive servant de passeport à sa 
goguenardise habituelle, ses saillies incessantes, son accoutre- 
ment constamment le même depuis les guêtres traditionnelles 
jusqu'à la casquette ronde fourrée du chasseur, sans oublier 
la boite verte classique de l'herborisant, tout cet ensemble, 
fidèle expression de la personnalité dé notre collègue, donnait 



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96 NOTICE BIOGRAPHIQUE 

à sa société un prix inestimable. Sa présence suffisait à 
apporter du relief et de l'intérêt à la société composée des 
éléments les plus vulgaires et les plus indifférents. 

Ah! qu'il faisait bon Tentendre triompher sur un tertre 
et plaisanter ses collègues pataugeant dans les marais, que 
lui-même venait de traverser indemne grâce à ses guêtres! 

Tous les écrits du docteur Humbert relatifs à la flore 
messine se bornent à une dizaine de pages intitulées Prome- 
nade botanique sur lés marnes irisées (Bulletin de la Société 
d'histoire naturelle de Metz, 12« cahier 1870). C'est le récit 
intéressant, accompagné de force détails minéralogiques, de 
toutes ses découvertes dans le bassin de la Nied française. 
Voici a peu près l'itinéraire suivi : Courcelles-sur-Nied (moulin), 
Sanry, Ancerville (carrières), Bazoncourt, Rémilly (rive droite), 
Voimhaut, Vittoncourt, Faux-en-forêt, forêt de Rémilly (partie 
élevée et méridionale), Han (moulin), Aubecourt, Rémilly (rive 
gauche), Lemud, Aube, Poosillon (ferme), bois de Wœvre, 
Sorbey, Courcelles-sur-Nied (gare). 

Nous n'aurions que des louanges à décerner à cette 
savante notice, si l'auteur n'y avait joint une petite note ot 
s'est glissée une erreur. Il y est affirmé que le docteur 
Warion, par son indication forêt de Rémillyy voulait désigner 
les bois de la rive gauche de la Nied. Or, cette assertion est 
assurément contraire à la vérité, et cela pour deux raisons. 
D'abord, tout botaniste sérieux, comme devait l'être, je sup- 
pose, le docteur Warion, dans ses appellations de localités, 
s'appuie toujours, autant que possible, sur une base officielle 
quand elle existe, par exemple la carte du dépôt de l'Etat- 
major français, Paris, 1838. Or, dans ladite carte, tout l'im- 
mense massif forestier qui s'étend entre Adaincourt, Chanville, 
Hémilly et Mainvillers, reçoit le nom général de Forêt de 
Rémilly^ tandis que les bois de la rive gauche, faisant face 
à ce massif, sont tous innommés. 

Ensuite, nos fréquentes excursions dans les parties boisées 
deâ deux rives nous permettent de confronter les deux flores. 
Or, jusqu'à ce jour c'est dans les bois de la rive droite, et 
jamais dans ceux de la rive gauche, que nous avons pu vé- 
rifier la présence de Campanula Cervicaria, 



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NOTICE BIOGRAPHIQUE 97 

Dès lors, la conclusion s'impose d'elle-même, et l'indication 
de M. le docteur Humbert se trouve n'être qu'une confirma- 
tion de celle de son confrère. 

La même année qui vit l'édition de ce travail fut témoin 
de la fatale guerre franco-allemande. Péniblement affecté à la 
vue des conséquences qui s'ensuivirent, notre collègue crut 
ne plus pouvoir vivre tranquille sur le sol annexé et se 
transporta à Nancy en 1873. 11 trouva dans cette ville d'ex- 
cellents botanistes, MM. Fliche, Levnonnier, Briard et surtout 
M. le docteur Godron^ l'illustre auteur de la « Flore de France » 
et de la « Flore de Lorraine », qui devait sous peu se retirer 
lui-même de toute fonction pour se livrer à un repos complet. 
Ces deux Lorrains, originaires du pays annexé, eurent bientôt 
fait connaissance et lié amitié. Qu'ils étaient beaux à voir, 
ces vétérans de la Botanique, se promenant le long des bou- 
levards, discutant tel ou tel point de leur science bien-aimée ! 
C'est que, malgré son âge, notre zélé collègue n'avait pas cru 
au-dessus de ses forces de préparer les matériaux d'un Essai 
monographique sur les Roses du bassin de la Moselle. Ledit 
ouvrage, composé d'après les principes de l'école analytique 
et paru en 1877, contrariait tant soit peu les idées connues 
de M. le docteur Godron sur l'espèce végétale. Âlii alio di- 
lapsi sunt. Aussi, nous imaginons, sans trop de témérité, que 
les colloques des deux promeneurs revenaient souvent sur 
cette question si controversée à l'époque. Nous devons pour- 
tant à la vérité de déclarer que le nouvel adepte de la multi- 
plicité des espèces nous a paru constamment fort peu con- 
vaincu en pratique. En effet, après la publication de son 
ouvrage sur- les Roses, nous éprouvâmes un vif désir de voir 
les types de son herbier qui lui avaient servi de fondement. 
Lors de nos courtes apparitions à Nancy, nous en profitâmes 
à plusieurs reprises pour lui en faire la demande ; mais ce 
fut inutile. A chacune de nos prières il répondit invariable- 
ment par une fin de non-recevoir, alléguant toujours pour 
, motif qu'il n'était pas satisfait de la distinction spécifique de 
ses Roses. 

La dernière fois que nous entrevîmes notre cher Docteur, 
ce fut l'an dernier, dans le courant de septembre, durant dix 
minutes seulement. Il était alité depuis plusieurs mois, en 



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98 NOTICE BIOGRAPHIQUE 

proie à de douloureuses infirmités qui l'avaient déjà mis a 
deux doigts de la mort. A cette occasion, il avait senti se 
raviver les souvenirs de son éducation chrétienne et il avait 
fait appeler le ministre de la religion. 

Ce n'était pourtant qu'une fausse alerte, qu'un simple 
avertissement. La terrible visiteuse ne devait venir définitive- 
ment lui demander le suprême sacrifice que quatre mois plus 
tard, le 8 Janvier 1890. 11 rendit son âme à Dieu dans les 
meilleures dispositions. Espérons que le juste Juge aura réalisé 
pour lui sa promesse d'accorder le centuple à celui qui aura 
donné un verre d'eau au pauvre en son nom! 

Conformément aux dernières volontés du mourant, sa 
dépouille mortelle fut transportée dans le cimetière de son 
lieu natal C'est là qu'il repose avec sa première épouse à 
l'abri de la vieille église où il reçut jadis le baptême. 

L'herbier du docteur Humbert, légué par lui à un de ses 
neveux, propriétaire à Pontoy, se trouve actuellement chez 
ce dernier. 

Nous ne saurions terminer cette notice, sans mentionner 
les raretés dont le docteur Humbert a enrichi la Flore de la 
Lorraine annexée et celle de la Lorraine française. 

D'après la 3« édition de la Flore de la Lorraine, il a ajouté 
à notre catalogue Thalictrum sylvaticum^ Pumaria densiflora, 
Rosa psilophylla et t7'achyphylla, Cuscuta suaveolens. Ses dé- 
couvertes sur le sol français se réduiraient, en fait de nou- 
veautés, à Crépis nicxensis, Leonurus marrubiastrum, Side- 
ritis montana. 

Quant aux nouvelles localités de plantes peu communes, 
nous en avons compté 32 pour notre pays et 17 pour le dé- 
partement de Meurthe-et-Moselle. 

Pontoy, 15 Décembre 1890. 



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NOTE 



SUR 



Rosa gallica et repens, Scop. 

a.ux environs d'Insmingen 
par M. SCHRADEB. 



Depuis plus de sept ans j'étudie les roses qui croissent 
dans les environs de ma résidence *). Sur un espace d'environ 
cinq hectares, qui pénètre plus ou moins dans la forêt de 
Niederwald, j'ai rencontré 9 formes de roses faciles à distinguer 
et qui présentent plus ou moins les caractères de Rosa 
gallicaj Lin. et de Rosa repens Scop. Quelques-unes de ces 
formes sont très rares, d'autres, au contraire, se retrouvent 
également dans d'autres districts des environs. 

La floraison commence vers le mois de mai et dure jusqu'à 
la fin de juillet; dans les bonnes années, toutes ces roses 
fleurissent en même temps. C'est alors un ravissant spectacle 
de voir groupées par espèces toutes ces roses qui présentent 



*) InsmiDg, octobre 1886. 



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NOTE SUR ROSA GALLICA ET REPENS SCOP. lOQ tïm 

toutes les nuances depuis le blanc le plus pur jusqu'au 
pourpre foncé. Les unes ne s'élèvent qu'à dix centimètres du |ea 
sol, les autres sont portées sur des rameaux de 50 cm. à un 

mètre, dressés ou grimpants, et tellement serrés et enchevêtrés 

qu'à l'époque de la floraison ils disparaissent sous les fleurs ] 

qui les couvrent. La plupart de ces roses ont une faible odeur c 

assez agréable^ toutes fructifient, mais pas avec la môme — ' 
abondance. 

La Rosa gallica type croit dans cette môme forêt, toute- 
fois on n'en rencontre, sur un espace de 4 mètres carrés,. — 

que 6 à 8 rameaux dans le buisson le plus épais; la Rosa 

repens, au contraire, se trouve ici partout en abondance. ^^^ 

Dans le tableau ci-joint j'ai mis en regard les différences 

qui caractérisent ces diverses variétés, ainsi que les caractères 
des types R. gallica et R. repens. 11 serait intéressant de : 

connaître si, dans d'autres localités, on rencontre les mêmes 
hybride». — 

La même forêt m'a fourni en outre les espèces suivantes: 

Rosa canina. Lin. j^l 

» dumetorum, ThuilL J^ 

» trachypkylla, Rau. 

» » var. Jundzilliana, Bess. — 

» tomentosa, Lmk. 

» tomentella, Lem. ^' 

» Reuteri, Godet 

» sepium, Thuiil. '^ 

et dans une localité voisine: 
Rosa lutea, Miii. 

» » var. punicea, Mili. 
Ces deux dernières ont été plantées autrefois par des 
gendarmes français sur les murs de leur jardin où elles se 
sont conservées à l'état sauvage. 



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l :.LICA-REPENS. Christ. 

l 

f. line. 



ica et repens Christ 


var. e 


var, f 


var, g 


var, h 


var, i 


2~2V2 


IV2-2 


2-2V2 


2-4 


IV2-2 


2-4 


2 


1-3 


2-6 


2-4 


1:1 


1:1 


1 : 1 


2:1 


1 :1 


V2:l 


1:1 


Va:! 


1:1 


V2:l 


i nombreuses 


rares 


nombreuses 


nombreuses 


presque 
nulles 


6 


3-4 


3-5 


5-8 


4-6 


pourpre 
foncé 


blanc pur 


rose-clair 


pourpre 


rose-clair 


court 


court 


long 


court 


long 


glanduleux 


presque 
glabre 


presque 
glabre 


glandes de 
2 mm 


presque 
glabre 


2—6 


2-6 


2-6 


5-6 


2-6 


nombreuses 


presque 
nulles 


peu 
nombreuses 


très 

nombreuses 

à pédicelles 

de 2 mm. 


presque 
nulles 













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MATÉRIAUX 

POUR SERVIR 
A LA 

MYCOLOGIE DE BITCHE 

PAR 

L'abbé J. J. KIEFFER 

Professear au Collège de Bitcbe. 



{Présenté à la Béance du f 4 Juillet i892.) 



-♦«o^-o o-c-o««— 



Ce petit travail que nous offrons à la Société d'histoire 
natureile de Metz, est destiné à former la quatrième Contri- 
bution à la Flore si riche et si intéressante du pays de Bitche. 
Il y sera exclusivement question de Mycologie, c'est-à-dire 
des champignons recueillis dans le courant de ces dernières 
années. Cette partie de la Flore de ce pays a été jusqu'ici 
complètement négligée. Creutzer, dans sa Statistique du pays 
de Bitcbe (Mém. de TAcadémie de Metz, XXXIII» année, 1851- 
1852 p. 83 à 370), ne cite que quatre champignons, qui sont 
Tulostoma brumale DC. (énuméré parmi les lichens!) /Ecidium 
thesii Desv., Lycoperdum giganteum DC. et Boletus versicolor DG. 
Sans ra'étre occupé spécialement de Mycologie, il m'a été 



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102 MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA 

néaDmoins possible de trouyer un certain nombre d'espèces 
considérées comme rares ou très rares en Europe, et même 
deux espèces nouvelles c'est-à-dire non encore décrites. Pour 
ne pas rendre ce travail trop long, je me contenterai, cette 
fois, des champignons parasitant sur les divers organes de 
plantes vivantes, surtout de plantes herbacées, et y occasion- 
nant tantôt une déformation (mycocécidie ou galle produite 
par un champignon) tantôt seulement une décoloration, tantôt 
le dépérissement et la mort C'est dans ce groupe que tombent 
les espèces les plus nuisibles à Fagriculture et à Thorticulture. 
Dans un autre travail il sera question des espèces corticicoles. 
Tous mes échantillons ont été revus et déterminés par 
des spécialistes, à savoir par feu M. De Bary, professeur à 
rUniversité de Strasbourg et par M. P. Sydow de Berlin, auteur 
de la collection ou publication des Uredinei exsiccatL Toutes 
les fois que J'omets de noter la localité, j'entends par là que 
la plante est assez répandue aux environs de Bitche. Je citerai 
aussi parfois des localités situées en dehors de ce pays. 

L Myxomycètes. 

Daûs l'admirable œuvre du Tout-Puissant, ce groupe forme 
en quelque sorte le chaînon qui relie la plante à l'animal; 
aussi donne-t-on à ses représentants le nom de mycetozoons 
ji,uKy)ç = champignon, et C4^v = animal) et à ses spores 
(organes de la reproduction ou semences) celui de zoospores. 
Le contenu de ces dernières se répand au dehors à la matu- 
rité et est doué de la faculté de se mouvoir. Le mode de 
locomotion diffère selon les espèces. Tantôt la locomotion 
se fait au moyen d'un ou de deux cils qui sont mis en état 
de vibration, tantôt au moyen d'appendices ayant quelque peu 
l'apparence de pattes et pouvant apparaître au dehors et être 
ensuite retirés complètement en dedans, tantôt sans appen- 
dices, en se traînant comme un limaçon. 

Je n'ai trouvé que deux espèces de ce groupe. 

Plasmodiophora Wor. 
BRASSlGiE Wor. Cette espèce, connue sous le nom de 
hernie du chou, vit sur toutes les sortes de choux. Ses zoo- 
spores pénètrent dans la racine de la plante et y provoquent 



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MYCOLOGIE DE BITCHB iôâ 

• 

des reaflements et des excroissances de forme diverse, gêné- 
ralement agglomérées ou alignées. (Les renflements produits 
sur ces plantes par un coléoptère appelé Ceuthorhyncus sul- 
cieoUis Margb. ne sont pas à confondre avec ceux-ci; ils se 
trouvent toujours sur le bas de la tige ou au collet de la 
racine et non sur les racines ; en outre ils montrent une 
cloison assez vaste, hébergeant une larve.) Les plantes attaquées 
ne se développent pas. Cette déformation était, il y a quel- 
ques années, abondante dans un jardin de la ville; je ne Tai 
plus retrouvée depuis. 

Pbytomyxa Frank. 
LB6UM1N0SARUM Frank. Occasionne des nodosités sur les 
racines des papilionnacées; je Fai observé sur Trifolium ar- 
vense L. 

II. Schizomycètes. 

C'est dans le monde microscopique des bactéries qu'il 
faut chercher la cause de ces maladies des pommes de terre 
qui ont, à diverses reprises, occasionné tant de dégât en 
Lorraine et que Ton désigne du nom de putrilage ou pourriture 
et gangrène sèche. La première maladie consiste en ce que le 
tubercule ne renferme qu'une masse humide très molle ou 
presque liquide, jaunâtre, et à odeur fétide; dans le second 
cas, la substance du tubercule offre un aspect spongieux. 
Les tubercules gangrenés passent à l'état de pourriture quand 
ils sont conservés dans un endroit humide. L'un et l'autre 
état n'est donc qu'une forme différente de la môme maladie. 
Parmi les bactéries qui l'occasionnent, Ton cite surtout les 
deux suivants: CLOSTRIDIUM RUTYRIGUM Pragm. etBAGTERlUM 
MBRISMOPEDIOIDES Zopf = SARGINA SOLANI Rke. C'est dans les 
Mémoires de l'Académie de Metz et dans le Journal d'horti- 
culture de la Moselle que l'on trouve les observations faites en 
Lorraine sur cette maladie. (Voir pour les Mémoires. ... : 
Altmayer 1847, p. 391 à 401 et 1855 p. 55 à 83; André, 1847, 
p. 413 à 414; Belhomme, 1855, p. 84 à 85; Génot 1847, p. 402 
a 405 et 1850, p. 393 à 397; Kleinholt, 1854 p. 138 à 163 et 
1855, p. 41 à 54. Pour le Journal d'horticulture: Kleinholt, 1855, 
p. 123 à 131.) 



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104 MATERIAUX POUR ÔËRVIR A LA 

t 

m. Phycomycètes. 

A. CHYTEIDIACÉE8. 
Syncbytriam DBy. 

ANEMONES DG. En forme de petits grains d'un rouge 
sombre qui couvrent parfois entièrement le limbe et le pétiole 
à^Anemone nemorosa L. et y produisent souvent une faible 
hypertrophie. 

Trouvé aussi dans les bois de Gehnkirchen et de Brouck 
en Mai. 

ANOMALUM Schrœt. Petits grains blanchâtres épars sur les 
feuilles d'Adoxa moschatellina L. Je n'ai observé cette espèce 
qu'à Gehnkirchen et à Momerstroff. 

AUREUM Schrœt. En forme de petits grains d'un jaune 
vif, épars sur les feuilles d'Anthriscm silvesttHs L. (jardin du 
presbytère de Momerstroff)» Daucus Carota L. (au haut des 
vignes de Mégange) et de Centaurea Jacea L. 

RUBROGINGTUM Magn. En forme de petits grains jaune clair, 
ceints de rouge, sur les feuilles de Potentilia reptans L. aux 
environs de Mégange. 

B. PÉBONOSPOBÉES. 
Peronospora Gord. 

G'est à ce genre qu'il faut rapporter les espèces les plus 
nuisibles à l'agriculture et à la viticulture. Toutes ont la forme 
d'une moisissure blanche, paraissant sur les faces des feuilles, 
mais plus abondamment à la face inférieure et occasionnant, 
parfois déjà en quelques jours, la dessication de la feuille. 

J'ai observé les espèces suivantes. 

ALSiNEARUM Gasp. Sur Scleranthus annuus L; assez 
commun. 

ARBORESGENS Berk. Sur Papaver Rhœas L., Argemone L 
et somniferum L. Sur cette dernière plante, il occasionne sou- 
vent une hypertrophie. Très commun. Avril-Septembre. 

GALOTHEGA DBy. Sur Sherardia arvensis L. ; assez commun 
ainsi que le suivant. 

GONGLOMERATA Fckl. Sur Géranium mollel., dissectum L. 
etc. et sur des espèces cultivées. 



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MYCOLOGIE DE BITCHE 105 

CYPARlSSIiE DBy. Sur Euphorbia Cyparissias L. rare. 

DENSA Rbh. Je ne Taî trouvé qu'aux environs du château 
de Lagrange près Thionville, sm Euphrasia odontides L. 

DlPSAGl DBy. Sur la face inférieure des feuilles de Dipsacus 
sUvestris L. à Bévoie près de Peltre. 

EPFUSA DBy. Commun sur la face inférieure des feuilles 
de Chenopodium album L. 

PICARIiE Tul. Sur Ranunculus repens L. 

GAN6LIF0RMIS Berk. Sur Lactuca sativa L., connu sous 
le nom de meunier. 

INFESTANS DBy. Ravage les plantations de pommes de terre. 
Les feuilles restent d'abord tachées, puis brunissent et se 
dessèchent ainsi que toute la plante. Le champignon a la 
forme d'une moisissure blanche peu visible. 

HOLOSTEI Gasp. Sur Holosteum umbellatum L. Gommun 
au printemps. 

PARASITICA DBy. Gommun de Mars à Mai sur Draba verna L. 

VITIGOLA DBy. Ravage la vigne dont il desséche les feuilles ; 
connu sous le nom de mildew. ^) 

Gystopns Lév. 

GANDIDUS Lév. Sur diverses crucifères dans toute la Lor- 
raine. Il a l'apparence d'une masse d'un blanc de lait et 
affecte tous les organes d'une plante, la tige, les feuilles, les 
sépales, pétales, étamines et pistil; les parties affectées pa- 
raissent fortement hypertrophiées. Je l'ai observé sur Càpsella 
bursa pastoris L., SinapisarvensisL. ; RaphanusRaphanistrum L., 
Arabis arenosa L. et Sisymbrium officinale L. 

GUBIGUS Lév. Sur Tragopogon pratensis L. Trouvé aussi 
près de Roupeldange. 

PORTULAG Jl Lév. Sur les feuilles de Portulaca oleracea L. 
Jardin du collège. 



>) Ce champignon qui recouvre les deux faces des feuilles sous forme 
de moisissure blanchâtre, se distingue facilement de la production due à 
PhytoptuB vUiB Land. et connue sous le nom d*érinose {Erineum vitia). 
Cette dernière forme sur la face inférieure des feuilles des taches blanches 
aoiquelles correspond supérieurement une boursoufflure. Elle ne produit pas 
le dessèdiement de la feuille et n'est donc guère nuisible. 



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106 MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA 

IV. Hypodermes. 

A. USTILÂGINEES. 

Tabercnlina Ditm. 

PERSIGiNA Ditm. Il offre Tappareoce de petites aggloméra- 
tions de couleur violette et se trouve comme parasite sur 
divers autres champignons. Je Tai recueilli sur yEcidium 
berberidis Pers« au jardin du collège et sur jEcidium cypa- 
rissùe DG. dans la tourbière. Cette espèce est considérée comme 
peu répandue. 

Entyloma DBy. 

PIGRIDIS Rstr. Sur les feuilles de Picris hieracmdes L. 
Je Tai observé aussi sur les feuilles de la même plante aux 
environs de Hettange-Grande. 

UNGERIANUM DBy. Epars sur les feuilles de Ranunculus 
acer L. Bois entre Bârenthal et Philippsbourg. 

Ustilasro Link. 

SE6BTUM Bull, (carbo DC.) Ge champignon, connu sous le 
nom vulgaire de charbon, se trouve sur les épis du blé, de 
Torge, de Tavoine et d'un grand nombre d'autres graminées 
et empêche le développement des parties attaquées. Il apparaît 
sous la forme d'une poussière noire, toujours visible à l'ex- 
térieur de l'épi et se dispersant avant la moisson. 11 dimione 
donc la quantité de la récolte, mais ne nuit pas à la qualité 
du grain. Trop commun dans toute la Lorraine. 

SEGALIS Rbh. Sur le seigle dont il détruit le grain. 

REGEPTAGULORUM Fr. Dans les calathides de Tragopogon 
pratensis L. qui se gonflent, jaunissent et ne s'ouvrent pas. 
L'intérieur de ces calathides est rempli d'une poussière d'un 
brun sombre. Je l'ai trouvé encore aux environs de Geho- 
kirchen et de Thionville. 

UTRIGULOSA Tul. Dans les fleurs de Polygonum aviculare L. 
qui sont de même gonflées, fermées et renfermant une poussière 
noire. 



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MYCOLOGIE DE BITGHE 107 

YIOLAGBÂ Pers. Dans les anthères de Viscaria vulgaris 
Rœbi. qui sont gonflées et remplies d'une poussière d'un beau 
violet Les fleurs attaquées se distinguent à leur coloration 
moins vive; elles sont en outre entr'ou vertes ou môme 
fermées et faiblement gonflées. 

Tilletia Tul. 

CARIES Tul. Ce champignon, connu sous le nom vulgaire 
de carie du blé, ne parait pas comme le charbon à Textérieur 
de répi, mais à Tintérieur du grain et ne se trouve que sur 
le blé. Les épis à la maturité restent dressés. Les grains at- 
teignent à peu près leur grandeur normale, mais leur en- 
veloppe est hypertrophiée. Si Ton écrase un de ces grains, 
Ton voit apparaître une poussière noire, humide et d'une 
odeur fétide. Gomme cette poussière persiste, elle nuit à la 
qualité de la farine ; elle est en outre très contagieuse. (Voir 
André: Mém. sur les maladies des blés. Mém. de l'Académie 
imp. de Metz. XXXllI^ année (1851-1852). 

LiËYIS Kûhn. (?) Je note cette espèce comme douteuse, 
n'étant pas sûr de ma détermination et ne l'ayant point sou- 
mise à un spécialiste. Elle ne diffère de la précédente que 
par ses spores lisses tandis qu'elles sont fortement réticulées 
dans l'espèce précédente. Sur le blé. 

SEGALIS Kûhn. Dans les grains du seigle qui paraissent 
parfois allongés. 

Urocystis Rbh. 
ANEMONES Pers. Se présente en Avril et Mai sur la face 
inférieure des feuilles à^Anemone nemorosa L., sous la forme 
de renflements allongés, linéaires, et décolorés ; à la maturité, 
ces renflements se déchirent et laissent apparaître une poussière 
noire. Observé en outre dans les bois de Gehnkirchen et de 
Brouck. 

Protomyces Ung. 
MENYANTHIS DBy. L'on trouve ce champignon en Juin et 
Juillet sous la forme de petites nodosités rouges éparses sur 
la surface des feuilles de Menyanthes trifoliata L. Bords de 
l'étang de Haspelscbiedt. 



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108 MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA 

B. UBEDINÉES. 

Les espèces, dont se compose cette famille, offrent trois 
phases de développement, à savoir ; la phase byméniifère ou 
Mcidium qui apparaît au printemps, puis la phase slylospo- 
rifère ou Uredo, faisant suite à la précédente, enfin à l'automne 
la phase téleutosporifère ou Puccinia. La première phase est 
elle même précédée de spermogonies ayant la forme de petits 
grains arrondis, tandis que YÀddium à maturité offre l'ap- 
parence de jolies petites coupes agglomérées remplies d'une 
poussière d'un jaune vif. La phase stylosporifère offre une 
masse allongée ou arrondie, d'un jaune rougeâtre ; les spores 
sont généralement ponctuées, granulées ou épineuses. La 
dernière phase enfin présente l'aspect d'une masse allongée 
ou arrondie, généralement de couleur brune, et les spores 
sont pédicellées. L'une ou l'autre de ces phases peut manquer. 

Paceinia Pers. 

AGETOSiË Schum. = RUMICIS Lasch. non Bell. Sur les 
feuilles de Rumex acetosa L. 

iEGOPODlI Link. Les trois phases sur la face inférieure des 
feuilles, sur le pétiole et la tige d'^gopodium Podagraria L. ; 
elles y occasionnent un renflement. Je l'ai observé en outre 
près de la Blies, non loin de Sarreguemines. Mai-Juin. 

ANEMONES Pers. = FUSGA Relh. Les trois phases sur Ané- 
mone nemorosa L. Les spermogonies et ï^cidium leucosper- 
mum DC. apparaissent en Avril, VUredo et le Puccinia en Mai 
et Juin. Les feuilles qui portent les champignons à leur face 
inférieure subissent une légère déformation; elles paraissent 
moins larges et moins découpées que les normales, n'étant 
généralement que trifldes, au lieu d'être quinquéfides. Commun 
dans toute la Lorraine. 

ANNULARIS Strauss. J'ai trouvé souvent la phase téleut 
de ce champignon, sur la face inférieure des feuilles de 
Teucrium Scorodonia L. généralement contre une nervure, en 
forme de petite agglomération brune, occasionnant un faible 
renflement de la nervure; à la face supérieure, à la partie 
correspondante, se voit un léger enfoncement accompagné de 
décoloration, Petit-Fort Grand-Otterbill. Kindelberg. 



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MYCOLOGIE DE BITCHB 109 

ÂRBNÂRIiE Schum. La phase téleutosporifère depuis Juillet 
JDsqu'en Novembre, sur la face inférieure des feuilles de 
Stellaria graminea L. (environs de rOchsenmûhle) et d'Are- 
naria trinerva L. (bois de la côte de Schorbach) ; elle forme 
des amas bruns de forme arrondie avec enfoncement et dé- 
coloration à la face supérieure sur cette dernière plante, de 
forme linéaire sur la première. 

FORMA DIANTHI DC. En forme d'amas arrondis, sur la face 
inférieure des feuilles de Dianthus barbatus L. A la face su- 
périeure correspond une tache circulaire rouge. Dans les 
jardins jusqu'en Novembre. 

ASTERIS Dub. J'ai trouvé la phase téleutosp. à la face in- 
férieure des feuilles d'Achillea Plarmica. L. ; à la face opposée 
correspond une tache d'un rouge brun. Je l'ai encore recueilli 
sur la même plante à la lisière du bois de Guessling en Août 

BULLATA Pers. La phase hyméniifère de cette espèce est 
encore inconnue; les deux phases suivantes sont assez com- 
munes de Mai en Septembre, en forme d'agglomérations 
allongées situées sur le pétiole et les pétiolules qui se gonflent 
et se contournent; on les trouve plus rarement éparses à la 
face inférieure des feuilles. J'ai recueilli cette espèce sur 
Pewedanum Cervaria L. et Oreoselinum L. au Petit-Fort, et 
dans divers chemins creux où elle abonde. 

GARIGIS DG. La forme hyméniifère ou ^cidium urticx 
DG. nait sur Urtica dioica L. et forme sur la tige, le pétiole 
et les deux surfaces de la feuille, des groupes serrés com- 
posés de cupules jaunes à bords dentelés. La partie attaquée 
est gonflée et souvent contournée. En Mai et Juin. Environs 
de la ville et sur la ruine d'Arnsburg. 

La forme stylosporifère ou Uredo pseudocyperi Rbh. sur 
diverses sortes de Carex. 

La forme téleutosporifère ou Puccinia caricis DG. se trouve 
de même sur diverses espèces de Carex; je ne l'ai trouvé 
qu'une seule fois en Octobre. 

GIRGiEiE DG. J'ai trouvé la forme téleuL en Août sur la face 
inférieure des feuilles de Circxa lutetiana L. et intermedia L. ; 
elle forme de petites nodosités brunes auxquelles correspond 
à la face supérieure un enfoncement avec décoloration. 



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110 MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA 

Vallée de la Moosbach eotre Sturzelbronn et Ërbsenthal ; vallée 
de la Neubach. 

CORONATA Gord. La pbase hyméniifère ou Mcidium rhamni 
Pers. se trouve eu abondance dans les bois sur Rhamniis 
Frangula L. en Mai et Juin. Elle forme une agglomération de 
cupules à bords dentelés, située sur les rameaux, les feuilles 
et les fleurs et provoque toujours un renflement de la partie 
attaquée. Souvent le rameau attaqué se contourne. 

La phase téleutosporifère vit exclusivement sur les avoines 
sans les déformer. 

FLOSCULOSORUM Alb. et Schw. J'ai recueilli la phase sty- 
losporifère sur Taraxacum officinale Web. et la phase téleu- 
tosporifère sur Hieracium divers. 

GALIl Pers. VJScidium et le Puccinia se trouve assez 
fréquemment sur les feuilles et sur la tige de Galium verum 
L; le premier occasionne une faible hypertrophie. 

LAMPSANiE Fuck. iEcidium et Puccinia sur Lampsana 
communis L.; le premier détermine un renflement de la partie 
attaquée. Ruine de Falkenstein et Rotlambach. 

GRAMINIS Pers. La phase hyméniifère ou JEcidium berbe- 
ridis Pers. se trouve sur les feuilles, rarement aussi sur les 
fruits de Berberis vulgaris L. Sa présence se reconnaît, à la 
face supérieure des feuilles, par nue tache rouge, de forme 
plus ou moins circulaire; à la face inférieure se voit une 
agglomération de petits cylindres jaunes, atteignant jusqu'à 
5 mm. en longueur, et offrant à la maturité, cinq ou six lobes 
au sommet. Haies et jardins. 

La phase stylosporifère ainsi que la phase téleutosporifère 
sur les tiges et les feuilles du blé et du seigle, moins fré- 
quemment sur l'orge et l'avoine. Je les ai encore trouvées sur 
Triticum repens L. et diverses autres graminées. Elles sont 
connues sous le nom de rouille du blé, ainsi que celles de 
P. straminis Fckl. 

HIERAGU Mart. Sur les feuilles de Centaurea Jacea L et 
de Hieracium murorum L. 

MALYAGËARUM Mont. La dernière phase est extrêmement 
abondante sur les malvacées ; je l'ai observée sur Malva sil- 
vestris L., neglecta L., rotundifolia L. et crispa; en outre 
AHheea rosea et Lavatera, trimestris L. Sa présence à la face 



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MYCOLOGIE DE BITGHE 111 

inférieure des feuilles se reconnaît aux taches jaunes dont 
la face supérieure des feuilles est parsemée. 

MËNTHiË Pers. A la face inférieure des feuilles de M. arvensis 
L Je l'ai observé en outre sur M, aquatica L. sur les bords de 
la Kissel prés de Garscb. Je n'ai trouvé que la pbase dernière. 

OBSGURÂ Schr. La dernière phase sur les feuilles de Lu- 
zula eampestris L. 

PHRAGMITIS Schum. La dernière phase est commune par- 
tout sur les feuilles de Phragmites communis Tr. 

POARUM Niels. La phase hyméniifère ou 2Ecidium tussi- 
laçinis Pers. vit à la face inférieure des feuilles de Tussilago 
Farfara L. et y forme une agglomération, en anneau circu- 
laire, composée de petites cupules blanches, à bords lobés, 
contenant une poussière orangée; à la face supérieure cor- 
respond une tache circulaire vineuse, puis jaune. Commun 
partout. Les deux autres phases sur Poa nemoralis L. et autres 
espèces de ce genre. 

POLYGONORUM Alb. et Schw. La dernière phase sur la face 
inférieure des feuilles de Polygonum Convolvulus L. 

PRENANTHIS Pers. La phase téleutosporifère sur les feuilles 
de Lactxica muralis L. et Prenanthes purpurea L. à Falkenstein. 

PRUNI SPINOSiE Pers. La phase dernière est commune dans 
toute la Lorraine sur la face inférieure des feuilles àe Prunus 
domestica L., insititia L. et spùiosa L., et y forme de fort 
petites agglomérations de poussière d'un brun noir. 

RETICULATA DBy. Je n'ai trouvé qu'une seule fois, près 
de St-Quirin, la phase stylosporifère de ce champignon, sur 
les feuilles d'Anthriscus sylvestris L. 

SANlCULiE Grev. Cette rare espèce se trouve en abondance 
8ur5am^/a europœa L. dans la forêt entre Guerting et Coume. 
La pbase dernière qui, seule, était encore visible en Septembre, 
a la forme de très petites agglomérations de couleur brun-noir. 

SAXlFRAGiE Schl. La phase hyméniifère est parfois abon- 
dante sur les feuilles, le calice el la tige de Saxifraga gra- 
nulata L. où elle occasionne une faible hypertrophie. La 
dernière phase qui vit sur la même plante, n'occasionne aucune 
déformation. Chemins creux tels que Krâhefels, etc. 

SILYATIGA Schrœt. Je n'ai trouvé qu'une seule fois, dans 
le fossé des fortifications de la ville, la phase hyméniifère ou 



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112 MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA 

JSciditim taraxaci Schm. sur les feuilles de Tarasacutn of- 
ficinale Web. ; les parties attaquées étaient fortement hyper- 
trophiées. 

STRAMINIS Fid. = rubigo vera DC. = striœformis West. La 
phase hyméniifère ou JEcidium asperifolii Pers. est assez 
commune à la surface inférieure de Lycopus arvensis L.; ses 
cupules sont très rapprochés et leurs bords lobés; à la face 
supérieure correspond une dépression avec décoloration. 

Les deux autres phases ne sont que trop abondantes sur 
les feuilles et les tiges du blé et du seigle : je les ai encore 
recueillies sur Triticum repens L., Bromus sterilis L. et autres. 

SUAYEOLENS Pers. La dernière phase assez commune dans 
toute la Lorraine sur la face inférieure des feuilles de Cirsium 
arvense L. qui généralement en est entièrement couverte; la 
surface supérieure parait faiblement décolorée. 

TANACETI DC. Sur la face inférieure des feuilles de Tana- 
cetum vulgare L. et à^Artemisia vulgaiHs L.; se trouve aussi 
à Gehnkirchen. 

THESII Desv. Cette espèce, indiquée déjà précédemment 
par Creutzer qui Tavait trouvée au Gros-Otterbill (Statistique.... 
Mém. Académie imp. Metz XXXIII« année 1851-1852 p. 143), est 
abondante depuis Mai jusque Novembre sur Thesium inter- 
médium Schrad. Les plantes attaquées par l'iEcidium, ne 
fleurissent pas et se décolorent. 

TRAGOPOGONIS Cord. La première phase ou M^idium 
tragopogi Pers. est abondante sur les feuilles et Tinvolucre «le 
Tragopogon pratensis L. Les feuilles sont décolorées et souvent 
recourbées. Je l'ai observé aussi à Gehnkirchen et à Thionville. 

TRIPOLII Wallr. La dernière phase sur Aster Tripolium, 
Pré salin de Vittoncourt. 

VERRUCOSiE Schultz. Le Puccinia en petits amas bruns 
alignés en anneau circulaire, ou en tache circulaire sur la 
face inférieure des feuilles de Glechoma hederacea L; à la 
face supérieure correspond une décoloration. 

VINCiE (DC) Wint. Cette rare espèce se trouve en abon- 
dance sur Vinca major L. dans le parc du château de La- 
grange près de Thionville ; j'y ai observé les deux dernières 
phases en Août et Septembre, 



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MYCOLOGIE DÉ BITCHE lia 

VIOLiE Schum. La phase hyméniifêre ou Mcidivm vio- 
larum DC. est commune sur la tige, les feuilles et le pétiole 
de Viola silvestris L., canina L. etc. et y occasionne une forte 
hypertrophie. 

Uromyces Lev. 

Les espèces de ce genre ne diffèrent guère de celles du 
genre précédent que par leurs téleutospores non cloisonnées. 
J'ai observé les suivantes : 

ÂGETOSiE Schrœt Les trois phases abondantes sur Rumex 
acetosa L. et acetosella L. La phase iEcidium forme sur les 
feuilles des taches irrégulières, souvent en losange, d'un beau 
rouge sur les deux faces, ayant inférieurement une agglo- 
mération de cupules orangées, à bords crénelés. L'Uredo forme 
des taches d'un brun rouge, de forme circulaire. L'Uromyces 
eofîn a l'apparence d'agglomérations d'un brun noir. 

ANTHYLLIDIS Grev. L'Uromyces sur les feuilles d'Anthyllis 
mlneraria L. Se trouve aussi à Gehnkirchen. 

DAGTYLIDIS Otth. La phase hyméniifère ou Mcidium ra- 
nunctUacearum DC. se trouve assez communément sur la face 
inférieure des feuilles de Ranunculus acer L., bulbosus L., 
repens L et autres; à la face supérieure une décoloration ou 
tache jaune. Les deux autres phases sur Dactylis glomerata L., 
Poa annua L. et autres graminées, 

FABiE Pers. Je n'ai observé que la dernière phase en 
Septembre, sur les feuilles de Faba vulgaris M. |dans les 
champs entre Garsch et Hettange-Grande. Elle y était très 
abondante. 

FICARLE Lev. L'^cidium est commun en Lorraine, en 
Avril et Mai, sur les feuilles, pétiole et tige de Ficaria ra- 
nunculoïdes et y détermine un renflement; les deux autres 
phases ne produisent pas d'hypertrophie. 

GBNISTiE TINCTORIiE DC. Sur les feuilles é'Onobrychis 
saliva L. et d'autres papilionnacées. Je l'ai trouvé aussi ex- 
trêmement abondant aux environs de Boulay où les feuilles 
du sainfoin avaient pris une teinte jaunâtre et se desséchaient 
prématurément. 

MEDICA6INIS FALCAT/E DC. Sur les feuilles de la luzerne 
qui jaunissent. Trop commun dans toute la Lorraine. 



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114 MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA 

OROBI Pers. Les trois phases sur Orobus montanus Bern. 
et niger Bern. ; la première en forme d'amas blanc à cupules 
petites et non lobées. 

PHÀSËOLI Pers. Commun partout sur les feuilles de Pha- 
seolus vulgaris L. ; TiEcidium avec des cupules renfermant 
une poussière blanche ; l'Uredo, en forme d'amas d'un jaune 
brunâtre; l'Uromyce, d'un brun noir. 

PIS! Pers. La phase hyméniifère ou yEcidium eupfwrhiœ 
Pers. est commune partout sur Ewphorbia CypafHssias L. qu'elle 
change complètement d'aspect. Cette plante reste stérile, sa 
tige ne se divise pas ; ses feuilles, au lieu d'être linéaires, ont 
à peine le tiers de la longueur normale et prennent une 
forme oblongue; à la face inférieure de ces feuilles se voient 
les cupules orangées contenant une poussière de même couleur. 
Les deux autres phases sur Vicia Cracca L. et sepium L. et 
Pisum sativum L. 

POLYGONI (Pers.) Wint Sur Polygonum aviculare L. 

SCROPHULARIiE DC. Sur les feuilles de Scrophularia no- 
dosah, La phase hyméniifère avec cupules en groupes arrondis 
et à bords presque entiers ; elle occasionne parfois une hyper- 
trophie. 

J'ai récolté aussi sur Verbasctim thapsiforme Schrad. une 
forme de la première phase connue sous le nom à^jEcidium 
verbasci Ces. 

TRIFOLII Hedw. Les trois phases communes partout sur 
Trifolium repens L. et autres. La première occasionne sur le 
pétiole et sur les feuilles une hypertrophie. 

VERRUCULOSUS Schr. Sur la face inférieure, rarement 
aussi sur la face supérieure de Lychnis dioica L. 

Vrcr^E Fckl. Sur les feuilles de Vicia sepium L. 

Fhragrmidinm Lk. 

FRAGARLE DC. L'Uredo sur Fragaria vesca L. 

OBTUSUM Str. Les deux dernières phases sur Tormentilla 
erecta L. 

POTENTILL^ Pers. Les deux dernières phases communes 
sur Potentilla argentea L. 

RUBI-IDiEI Pers. L'iEcidium sur les feuilles de Rubus Id^us L. 

RUBI Pers. L'iËcidium sur diverses sortes de Rubus. 



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kVCOLOGlE DE BITGHE il& 

SâNGUISORBjE DG. Assez commun sur les feuilles de Po- 
terium Sanguisorba L. 

SUBCORTICIUM Sch. Trop commun sur les rosiers où 
TiEcidiura recouvre les feuilles, sépales et pétioles: la partie 
attaquée est souvent renflée. 

Gynmosporangrinm DG. 

FUSCUM (Erst La phase ^cidium cancellatum Pers. = 
Rœstelia cancellata Reb. n*est que trop commune en Lorraine 
sur les feuilles du poirier. Les feuilles attaquées montrent 
en dessus, des taches arrondies, jaunes, pointillées de noir 
au centre; en dessous de ces taches se voit une protubérance 
d'un jaune brun, se divisant en plusieurs mamelons ; ceux-ci 
s'ouvrent à leur extrémité de façon à laisser paraître une 
sorte de cône composé de filaments séparés à la base et ré- 
unis au sommet C'est ce champignon que Géhin a considéré 
comme une galle due à la piqûre d'un insecte (voir Journal 
de la Société d'horticulture. Metz 1855 p. 150 à 156. — Bulletin 
de la Société d'hist nat. Metz. 1854 p. 37 à 39). 

La phase téleutosporifère qui vit sur Juniperus Sabina L. 
et espèces voisines, n'a pas encore été observée en Lorraine. 

Ghrysomyxa Ung. 

ABIBTIS Ung. Sur les aiguilles de Picea excelsa Lk. en 
forme d'amas orangés sur des taches jaunes. Ces aiguilles 
jaunissent complètement, se dessèchent et tombent 

Coleosporiom Lév. 

CAMPANULAGEARUM Fr. Très commun sur les feuilles, 
pétiole et tige de Campanula rapunculus L., rapimculoides L., 
rotundifolia L. etc. 

EUPHRASLE Schum. Gommun sur Euphrasia ofjicinalis L., 
Melampyrum pratense L., Rhinanthus major Ehrh. 

MINIATUM Bon. Sur les rosiers. 

PULSATILL^. Sur Pulsatilla vulgaris L. Grand Otterbill. 

SENEGIONIS Pers. La phase hyméniifère ou Mcidium pini 
Pers. = Peridermium pini Lév. vit sur Pinus silvestris L. et 
se présente sous deux formes; l'une, var. corticolum, parait 



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lié ilATéRIAUX POUR SERVIR A LÀ 

sur les rameaux et a Taspect d'une vésicule orangée ; l^autre, 
var. acicolum, se trouve sur les aiguilles et offre une forme 
cylindrique et bien plus petite. J'ai trouvé l'une et l'autre 
forme, et généralement les deux réunies, çà et là dans les 
bois. Les arbres attaqués périssent, quand leur sommet en 
est atteint. 

La phase téleutosporifère se trouve assez communément 
dans les bois sur Senecio vulgaris L. et viscosus L 

SONGHI ÂRVENSIS Pers. Commun sur la face inférieure 
des feuilles de Sonchus ai^emis L. Je l'ai trouvé encore sur 
Senecio Fuchsii Gm. au Falkenstein. 

Endophyllmn Lév. 

SEMPERVIVI Lév. Sur Semptrvivum tectorum L. Je ne l'ai 
encore trouvé qu'à Gehnkirchen. 

Helampsora Gast. 

HELlOSGOPliE Pers. Assez commun partout sur la face in- 
férieure des feuilles à^Evfhorbia Cyparissias et Helioscopia L. 

HYPERIGORUM DG. Commun sur les feuilles d'Hypeficum 
perforatum L., pulcftrum L. et humifusum L. 

UNI Pers. Je n'ai encore observé ce cbampignon, connu 
sous le nom de brûlure du /m, que sur Linum catfMrticum 
L.; il parait assez commun. 

PlROLiE Schrœt Sur les feuilles de Pirola rotundifolia ; 
à la face supérieure correspond une tache circulaire d'un 
rouge vineux. Çà et là dans les bois. 

POPULINA Lév. Très commun partout sur les feuilles de 
Populus nigra et pyramidalis. 

SALIGIS GAPREiE Pers. Commun partout sur les feuilles 
de Salix Caprea L. 

TREMULiE TuL Commun partout sur les feuilles de Populus 
Tremula L. 

VACGINII Alb. et Schw. Sur les feuilles des Vaccinium 
Myrtillus et nliginosum L. dans les environs de Tétaug de 
Haspeischiedt. 



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MYCOLOGIE DE BITCHE 117 

Melampsorella Schrœt. 

GERÂSTII Pers. Sur les feuilles, la tige et les sépales de 
Cerastium arvense L. Je ne Tai trouvé qu'au Krâhefels. 

Espèces dont la phase télentosporifère est inconnue. 

.EGIDIUM BUNU DC. On trouve ce champigoon en Avril et 
Mai sur la tige et les feuilles de Bunium bulbocastanum L. 
n occasionne une forte hypertrophie de la partie attaquée la- 
quelle se contourne généralement Je n'ai trouvé cette espèce, 
qui est considérée comme très rare, qu'au Neufeld près de 
Gehnkircheo, où elle abonde. J'en ai communiqué 150 exem- 
plaires à BL Sydow pour ses centuries: Uredinei exsiccati. 

iEGIDIUM ELATINUM Alb. et Schw. occasionne sur Abies 
pectinata des renflements arrondis, ou allongés ou fusiformes 
des branches; ces renflements portent une agglomération de 
petits rameaux dont les aiguilles déformées montrent les 
cupules du champignon. Pfaffenberg et Falkenstein. 

UREDO POLYPODII (Pers.) Wint. Sur Cystopteris fragilis 
Bem. dont la face inférieure est parfois entièrement couverte 
de poussière jaune. Mur derrière le presbytère de GOtzenbrûck. 

UREDO AGRIMONIiE EUPATORLE DG. Forme une poussière 
jaune parsemée sur la face inférieure des feuilles ^'Agrimonia 
Eupatoria L. Je l'ai observé aussi à Gehnkirchen. 

y. Ascomycètes. 

A. GYMNOASCL 
Exoaseos Fckl. 

AGERIS Link. Sur les feuilles à' Acer Pseudoplatanus L. 

ALNJTOROUUS Tul. Produit sur Alnus glutinosa L. des 
boursoufllures des feuilles, occupant parfois la plus grande 
partie du limbe; en outre, les fruits sont allongés d'une 
façon anormale et renferment à l'intérieur un espace vide. 
J'ai observé la première forme en beaucoup d'endroits, la 
deuxième seulement aux bords de l'étang de Stockbronn. 

AUREUS Tul. Gommun partout sur Populus nigra L. Il 
forme sur les feuilles des boursoufllures d'un beau jaune, 
visibles surtout en automne. 



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118 MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA 

CARPINl Rostr. Forme sur le charme, les balais de sorcière^ 
c'est-à-dire un renflement d'une branche duquel partent de 
petits rameaux ag$2[loméré8 et anormaux. 

DEFORMANS Fckl. Occasionne la cloque du pêcher, c'est-à- 
dire une boursoufllure d'un rouge sang, occupant parfois toute 
la largeur du limbe. Je ne l'ai observé qu'aux environs de 
Thionviile, à Lagrange et à Garsch. 

PRUNl Fckl. Déforme les fruits de Prunus domestica L. 
et spinosa L. Ces fruits sont allongés d'une façon anormale, 
comprimés, ridés, jaunâtres, enfin brunissants. A l'intérieur 
se trouve un espace vide. Aussi à Gehnkirchen. 

TURGIDUS Sad. Forme des balais de sorcière sur Betula 
alba L. et pubescens Ehrh. 

WIESNERl Rath. Occasionne les balais de sorcière du cerisier. 
Observé aussi à Gehnkirchen. 

B. PEEISPOEIACÊES. 
SphsBrotheca Lév. 
CASTAGNE! Lév. En forme de moisissure blanche sur les 
feuilles des plantes les plus diverses. Commun surtout sur le 
houblon et les renoncules. Partout 

Erysiphe Lév. 

Toutes les espèces de ce genre, vues à l'œil nu, ont plus 
ou moins l'apparence d'une moisissure ou farine blanche. J'ai 
trouvé les suivantes. 

CICHORACEARUM DC. Sur Taraxacum officinale Web. géné- 
ralement à la face inférieure des feuilles. 

COMMUNIS Link. Feuilles de Ranunculus repens L. 

HORRIDULA Lév. Feuilles de Symphytam- officinale L.; 
observé aussi à Gehnkirchen. 

TORTILIS Lév. Dessous des feuilles de Cornus sanguinea L. 
à Guénetrange et Lagrange. 

TUCKERI Berk. forme OÏDIUM sur les pousses et les grains 
de la vigne. Partout. 

MierosphsBi^ Lév. 

LONlCERiE DC. Sut les fexxiiies de Lonicera Periclymetiuml. 



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MYCOLOGIE DE BITCHE 119 

Podosphœra Lév. 

OXYACANTH^ DC. Face inférieure des feuilles de Cratxgus 
Oxyacanthx L, Trouvé à Gehnkircheo et Guénetrange. 

TRIDACTYLA Wallr. Face inférieure des feuilles de Prunus 
spinosa L. 

VACCINII Schub. Sur les feuilles de Vacciniumuliginosum 
L aux environs de l'étang de Haspelschiedt. 

Coleroa Fr. 
POTENTILLiE Fr. Feuilles de Potentilla reptans L. 
SUBTILIS (Fckl.) Wint. Feuilles de Potentilla reptans L 

PhyUactinia Lév. 

GUTTATA Lév. Commun sur les feuilles de Fraxinm ex- 
ttlsior L. 

SUFFULTA Lév. Feuilles de Corylus Avellana L. et Betula 
ûlba L. 

Uncinnla Lév. 

ACERIS DC. Feuilles d'Acer campestre L. (Gehnkirchen et 
Lagrange) et Pseudoplatanus L. 

ADUNCA Lév. Feuilles de Salix aurita L. 

C. Pypenomycètes. 

Fhyllachora Nitsclu 

JUNGI FckL Taches noires sur divers Juncus. Observé 
aussi à Roupeldange et à Guesselin^. 

TRIFOLIl Fuck. Taches noires éparses sur les feuilles des 
trèfles. Commun partout. 

ULMI Fckl. Commun partout sur Ulmus campe$tris L. et 
montana With.; il forme des taches noires éparses sur le 
iimbe. 

Nectria Fr. 

LICHENICOLA Ces. Petits grains rosés, parsemés sur le 
thalle de Peltigera canina et pusilla. 

Monogrraphns. 

ASPIDIORUM Lib. Taches linéaires noires sur les pétioles 
de Pteris aquiiina L. partout. 



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120 MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA 

Polystigrma Pérs. 
RUBRUM DG. Taches arrondies d'uD jaune rougeâtre luisant^ 
situées sur les feuilles de Prunus domestica L, insititia L et 
spinosa L. Commun partout. 

Asterina 

N. sp. En formes de tacbes noires éparses sur les feuilles de- 
Cralaegus Pyracantha L. Parc du château de Lagrange. 

Sphœiia Hal. 

FIMBRIATA Fuck. Commun partout sur les feuilles de^ 
Carpinus Betulus L. où il forme des taches noires éparses sur 
les feuilles. 

FRAGARIiE Tul. La forme Septoria fragari^Desm. commune* 
partout sur les feuilles des fraisiers où elle forme des taches 
blanchâtres entourées de brun. 

Sphœrella Fr. 
STELLARliE Fckl. Sur les feuilles de Stellaria holosUa L^ 
RUMICIS Fckl. La forme conidiifère sur Rumex aeetosella L ; 
elle y forme des taches blanches ceintes de rouge. 

Gordyeeps Fr. 

PURPUREA Tul. La forme Claviceps purpurea détruit les- 
grains du blé et du seigle lesquels se dessèchent tandis qu'à 
leur place se voit une production d'un violet noirâtre, allongée 
et courbée en corne, à substance blanche rougeâtre et assez^ 
dure. 

MICROGEPHALA Tul. Très commun dans les épis de Molitiia 
cœrulea L. ; on Ty trouve dans les bois pendant Tautomne et 

Thiver. 

Epiehloë Tul. 

TYPHINA Tul. Forme sur les tiges de Dactylus glomerata L- 
et autres graminées des anneaux composés d'une masse blan- 
châtre, faiblement charnue. 

Phyllostlcta Pers. 
CRUENTA Kn. Forme sur les feuilles de Pdlygonatum mul- 
liflorum AU. des taches arrondies, de 3 à 5 mm. de diamètre, 
d'un rouge vineux, entourées de brun, avec quelques point? 
noirs au centre. Environs d'Erbsenthal. 



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MYCOLOGIE DE BITCHE 121 

PLANTA6INIS Desm. Sur Planiago lanceolata L. et autres 
«spëces du môme genre. 

SAPONARIE Sacc. Forme les taches sur les feuilles de 
Viscaria viUgaris Rœhl. 

SGABIOSiË Rabh. Tacbes sur les feuilles de Knautia ar- 
wensis L 

D. GYMNOMYCÈTES. 
Stysanns Gord. 
PALLESCENS Fckl. Petites protubérances noires sur les 
feuilles de Stellaria média L. ; la partie supérieure eorres- 
fpondante se décolore. 

E. BASIDIOMYOÈTES. 

Exobaaiâiim Wor. 

VAGGINn Wor. Ge cbampignon affecte deux formes dis- 
itinctes. L'une vit sur les feuilles de Vaccinium Myrtillm L., 
nliginosum L. et Oxycoccos L. et y produit un épaississement 
>de forme circulaire, d^un rouge vif supérieurement, blanc à 
la face inférieure où il est proéminent. Get état se voit le 
plus fréquemment. L'autre attaque les pousses de Vaccinium 
Oxycoccos L., lesquelles paraissent fortement hypertrophiées 
•et de couleur blanchâtre ou rougeâtre. Gette dernière forme 
aux environs de l'étang de Haspelschiedt. 

R DISCOMYCÈTES. 
Shytisma Fr. 

AGERINUM Pr. En forme de taches arrondies d'un noir 
fluisant, ceintes de jaune, éparses sur les feuilles A' Acer Pseudo- 
^latanus L., moins souvent sur A. campestre L eiplatanoïdes 
L. Partout 

ANDROMEDiE Fr« En forme de taches d'un noir luisant, sur 
ies feuilles et la tige S^Andromeda Polifolia L. Environs de 
l'étang de Haspelscàiedt. 

SALIGDSUM Pers. Grandes taches circulaires noires, en- 
tourées de jaune, sir les feuilles de Salix aurita L. et Caprea 
L Partout 



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122 MATÉRIAUX POUR SERVIR A LA 

Fhacidinm Fr. 

GYTISI Fckl. Nodosités brunes sur les feuilles de Cytisu$ 
sagittalis Koch. 

MEDICAGINIS Lasch. Sur les feuilles de Trifoîium repens L. 

Lophodermiom Ghev. 

PlNASTRl Ghev. Petites taches noires bordées par des ligaes^ 
de même couleur, sur les aiguilles de Pinus silvestris L 

Genanginm. 

ÀGGRE6ATUM Fckl. Petites nodosités brunes sur la tige et 
les rameaux d'Euphrasia officinalis L. et y provoquant une 
hypertrophie et une agglomération des rameaux. Je ne Tai 
trouvé qu'au Grafenberg près de Mégange. 

Urophlyetis. 

PULPOSA Wallr. Petites nodosités brunes sur la tige et 
les rameaux à'Atriplex angustifolia et y provoquant une hyper- 
trophie. Je Tai trouvé très abondant en automne au même 
endroit où l'on voit au printemps VMcidium bunii DC. 

PsendolicheBes. 

Abrothallos De Not. 

SMITTHII Del. Petits globules noirs ayant quelque peu 

l'apparence d'un Lecidea, parsemés sur le thalle de divers 

lichens. Je l'ai observé sur Parmelia physodes, saxatiliSf ca- 

perata, et Acetabulum et smPhysica aipolia, tenella et stellaris. 

Fnngi imperfecti. 

Bamularia Ung. 

BISTORTiE Fckl. Taches des feuilles de Polygomm Bis- 
torta L. dans la vallée de la Sarre rouge. 

CALCEA. Taches blanches sur Gteckoma hederacea L. 

PRIMUL^ Thum. Sur les feuilles de Primula grandiflora U 

URTIGiE Ges. Taches blanches sur les feuilles d'Urtica 
dioica L. 

VlOLiE FckL Sur les feuilles de Viola odorata L 



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MYCOLOGIE DE BITCHE 123 

Cercospora Fckl. 
MAJANTHEMI Fckl. Taches roages sur Majanthemum bi- 
folium L. 

Leptostroma Fr. 
FILICINUM Fr. Petites taches noires sur le pétiole de Pteris 
aquilitia L. 

AGRESTIS Sacc. Taches sur les feuilles de Potentilla 
reptans L. 

Selerotiam Tod. 
DURUM Pers. Petites nodosités noires sur Tinvolucre 
dHelianthus annuus L. 

Phoma Desm. 
PINASTRI. Petites taches noires sur les aiguilles de Pinus 
silvestris L. 

Diplodia Fr. 
VISGI Fr. Petits grains jaunes parsemés sur les feuilles et 
les rameaux de Viscum album L. Sur les tilleuls de la ruine 
de Waldeck. 

Ascoehyta Lib. 
GHËLIDONIl Lib. Sur les feuilles de Chelidonium majus L. 
à Tautomne. 

Coeeomyeès Karst. 
RUBI Karst. Sur les feuille« d'une ronce. 



Aux espèces de Puccinia signalées plus haut, il faut ajouter 
page 111, après la ligne 19, les deux espèces suivantes que 
j'ai trouvées récemment: 

POLYGONl AMPHIBII Pers. Sur Polygonum amphibium L, 
autour de Tétang de Lagrange, près Thionville. 

P. BISTORTiE (Str.) Sur Polygonum Bistorta L., dans la 
vallée de la Sarre blanche. 



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LISTE DES MEMBRES 

DE LA 

SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE 

METZ 

AU î^' DÉCEMBRE 1892 



BUBEAU. 

Prèndent, M. Fél. de Saulot. 

Vice-Président^ M. Tabbé Flbok. 

Secrétaire, M. Fbibbm. 

Trésorier- Archiviste, M. FBn>aioi. 



Membre honoraire. 

1888 M. BiLLEYOTB, membre de la Société entomologiqae de 
France, me de Talleyrand, 27, à Reims. 
{TiU en 1868). 



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126 

Membres titulaires. 

(L'aaUrisque indigue les membres à vie). 
MM. 
1877 Babbichs (l'abbé It.-Th.), membre de la Société bota- 
nique de France, curé de Pontoy (Lorraine). 
{M. corr, en 1869). 

1879 Chàyegbin, ancien juge de paix, rae Chapleme, 7^ 

à Metz. 

1887 DucBOs (Louis-Charles), propriétaire, rue d'Or, 3, à 

Sarreguemines. 

1876 * DupBisz (Raymond), libraire-archéologue, place dtr 

Brouckère, 24, à Bruxelles. 

1874 Flbok (l'abbé Joseph), chanoine, membre de l'Aca- 
démie, à l'Evéché, à Metz. 

1882 Fbidbici (Edmond), conservateur du Musée d'histoire 
naturelle, membre de la société entomologique de 
France, Place Ste Croix, à Metz. 

1867 Fbiben (l'abbé A.), membre de l'Académie, professeur 

de sciences au Séminaire, à Montigny-lès-Metz. 

1888 GuissB, propriétaire à Sainte-Buffine (fit. en 1835; 

corresp. en 1838). 

1880 Ejbffbb (l'abbé J.-J.), professeur d'histoire naturelle 

à l'Listitut Saint-Augustin, à Bitche. 
1862 * MoBEAU (Jules), propriétaire à Féy. 

1877 ♦ Paquet d'Hautebochr (René), propriétaire k Woippy. 
1870 Renault (l*abbé L.-D.), curé de Domot, par Ancy. 
1858 Saulct (Félicien de), membre de TAcadémie, rae 

Châtillon, a, à Metz. 
1887 SoHBADBB C, pharmacien de l^e classe, àMondelange. 

1887 Wannot (Charles) Directeur du jardin botanique, k- 

Montigny-lès-Metz. 



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12T 



Membres correspondants. 



inliMt 
1881 Abbl, propriétaire à Guénetrange, Lorraine. 

1872 AeiLÉus (le Frère), au pensionnat, rue de Venise, 37, 

à Reims. (Titulaire en 1868). 

1856 BouROUieNAT ( J. René), Secrétaire-général de la Société^ 

malacologique de France; rue des Ursalines, 6 
Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise). 

1859 Box, Secrétaire de rAcadémie de Metz., place àvt 

Marché, 24, à Thionville. 

1880 Briquel (Charles) ancien avocat, conservateur an 

muséom, à Luné ville. 

1884 Dbaguet (Albert), étudiant à YersailleH, rue de la- 
Paroisse, 55. 

1841 Gbellois (Eugène), médecin principal de première 

classe en retraite, à Paris. (Tit. en 1840 et en 1851). 

1858 Jacquot (E.), inspecteur général des mines; rue d& 

Monceau, 83, à Paris. {Tit. en 1854). 

1864 JoBA (Jules), intendant militaire en retraite, à Broims.. 

1878 Lahbbbt, docteur en médecine, à Bruxelles. 

1847 LsJOLis, naturaliste, à Cherbourg. 

1876 PiBBBB (l'abbé H.), curé de Jeandelize (Meurthe-et- 

Moselle). {Tit. en 1874). 

1857 PlBTTB (Edouard), juge honoraire àBumigny (Ardennes). 
1868 PiKBTTi, rentier, BouL Voltaire, 96, à Paris. (Tit. en 1866). 
1874 PuTON (Auguste), docteur en médecine, à Bemiremont, 

(Vosges). 
1871 RjOLACCi, médecin-major. {Titulaire en 1870). 
1836 Sbus-Lonochahps (le baron Edmond de), sénateur,. 

membre de l'Académie royale de Belgique, à Liège. 
1888 SmoN (Guillaume), ingénieur des houillères, à Petite- 

Bosselle (Lorraine). {Titulaire en 1878). 



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1128 

1864 Vbbbonnais (Jules), ancien imprimeur, à Moulins-lès- 

Metz. {Titulaire en 1856.) 
1855 WoLF (G.), astronome à TObservatoire de Paris. 

{Titulaire en 1855). 



Membres déoédés 

du !««• Avril 1887 au i«r Décembre 1892. 



M. TiBQUBif (Olry), membre honoraire, décédé & Paris-Passy, 

le 19 juin 1887. 
M. Saulot (Ernest de), membre honoraire, décédé à Mets, le 

29 mars 188a 
IL PouoNBT (Eugène), membre titulaire, décédé à San- Antonio 

(Colombie), en juillet 1889. 
M. HuMBiBT Ge Docteur), membre titulaire, décédé k Nancy, 

le 8 janvier 1890. 
M. GAhin, membre honoraire, décédé àBemiremont, en juin 1890. 
M. CoRDONMiKR (l'abbé J.), chanoine, membre correspondant, 

décédé à Metz, le 28 avril 1892. 
H. Lepribub, pharmacien-major en retraite, membre titulaire, 

décédé à Dieuze, en 1892. 



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SOCIÉTÉS SAVANTES 

avec lesquelles la Société d'Histoire naturelle de Met2r. 
échange son Bulletin 



EUBOFE 

Allemagne. 

Alsacs-Lorbaink. Colmar, Société dliistoire naturelle de Colmar». 

— Metz, Académie de Metz. 

— — Verein far Erdkunde zu Metz. 
Batièbb. LandshuU Botanischer Verein. 

Bbémb. Bremen, Natorwissenschaftliclier Verein. 

Hessb. Giessen, Verein fdr Natnr- und Heilkunde. 

Pbussb. Cassel, Verein fttr Natorkonde. 

— Greifswald, Naturwissenschaftliclier Verein von Nou- 

pommem nnd Rûgen. 

— Halle a. S. Kaiserl. Leop.-Oarol. Deutsche Akademî»^ 

der Naturforscher. 

— KieL Naturwissenschaftlicher Verein fÛr Schleswig- 

Holstein. 

— Kônigsberg. Kônigliche physikalisch - ôkonomische 

Gesellschaft. 

— Osnabrûck. Naturwissenschaftliclier Verein. 

— Posen. Historische Gesellschaft far die ProvinzPosen. 

— Trier, Gesellschaft fttr die nûtzlichen Forschungen.. 

— Wernigerode, 

Saxb. Zwickau, Verein fttr Naturkunde. 

WuRTiXBBBe. Stuttgard, WûrttembergischeNaturwissenschaft». 

Angleterre* 

Glasgoio. Natural history Society of Glascow. 

Manchester. Literary and philosophical Society of Manchester». 



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130 

Antriche-Hongrrie. 

Bistritz, Die G^werbeschule zu Bistritz. 
Brûnn, Die Natorforschenden des Yereines in Brûnn. 
-Oratz. Akademischer naturwissenscliaftlicher Verein. 
Trieste. Societa Adriatica di Scienze natnrali in Trieste. 
Wien, Die kaiserlich-kôniglichen geologischen Beichsanstalten 
zu Wien. 

— Yerhandlnngen der kaiserlicli-kôniglichen zoologiscb- 

botanischen Gesellschaft in Wien. 

— Das kaiserlich-kônigliclie naturliistorische HofinusemiL 

— K. K. geographische G^seUschaft. 

Belgique. 

Bruxelles. Société botanique de Belgique. 

— Société entomologique de Belgique. 

— Société Royale malacologique de Belgique. 

— Société belge de microscopie. 
Liège. Société géologique de Belgique. 

France. 

Alpbs-Màbitimbs. Cannes. Société des sciences naturelles, 

lettres et beaux-arts de Cannes. 
AuBB. Troyes. Société d'agriculture, sciences, arts et belles- 
lettres du département de TAube. 
Belfort (Territoire de). Bel for t. Société belfortaine d'histoire 

naturelle. 
Bouohes-du-Rhôhe. Marseille. Société botanique et horticole 

de Provence. 
Oalvados. Caen, Académie des sciences, arts et belles-lettres 

de Caen. 

— — Société Linnéenne de Normandie. 
Chabente-Imférieube. Boche for t. Société d'agriculture, belles- 
lettres, sciences et arts de Bochefort. 

— — Bochelle (La). Académie de la Bochelle 
(section des sciences naturelles). 

€ôte-d'Oe. Dijon, Académie des sciences, arts et belles-lettres 
de D^'on. 

— Semnr, Société des sciences historiques et natu- 

relles de Semur. 



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131 

DouBS. Besançon, Société d'émulation du Doubs. 

— Montbéliard. Société d'émulation de Montbéliard. 
Oasd. Nîmes. Académie du Gard. 
Oasonnb (Haute). Toulouse. Société d'histoire naturelle de 

Toulouse. 
GmoNDB. Bordeaux, Société Linnéenne de Bordeaux. 
HAbault. Montpellier. Académie des sciences et lettres de 

Montpellier. 
IsÊBB. Grenoble. Société de statistique, sciences naturelles 

et arts industriels de liséré. 
Loire. Saint-Etienne. Société d'agriculture, industrie» sciences, 

arts et belles-lettres du département de la Loire. 
Loire (Haute). Le Puy, Société d'agriculture, sciences, arts 

et commerce du Puy. 
Loibe-Ikfébieure. Nantes. Société académique de Nantes et 

de la Loire-Liférieure. 
Maine-et-Loire. Angers. Société des études scientifiques. 

— — Société Linnéenne de Maine-et-Loire. 

Manche. Cherbourg. Société des sciences naturelles de 

Cherbourg. 
— Saint-Lô. Société d'agriculture, d'archéologie et d'his- 
toire naturelle du département de la Manche. 
Marne. Châlons. Société d'agriculture, commerce, sciences 

et arts du département de la Marne. 

— Reims. Société d'étude des sciences naturelles. 

— Vitry-le-Prançais. Société des sciences et arts de 

Vitry-le-Français. 
Meurthe-et-Moselle. 

Nancy. Académie de Stanislas. 

— Société de médecine de Nancy. 

— Société des sciences de Nancy (ancienne 
société des sciences naturelles de Strasbourg.) 

Meuse. Verdun, Société philomatique de Verdun. 

Nord. Lille. Société des sciences, de l'agriculture et des arts 

de Lille. 
Ptrémées-Orientales. Perpignan, Société agricole, scientifique 

et littéraire des Pyrénées-Orientales. 
Hhônb. Lyon. Académie des Sciences, belles-lettres et arts 

de Lyon. 



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132 

Bhône. Lyon, Société d'agricoltnre, histoire natarelle et arts- 
atiles de Lyon. 

— — Société d'étndes scientifiques de Lyon. 

— — Société Linnéenne de Lyon. 
Seins. Paris, Société entomologique de France. 

— — Société zoologiqae de France. 

— — Feuilles des jeunes naturalistes. 
Seine-Infébieurb. Le Havre. Société hàvraise d'études diverses. 

-— — Roicen. Académie des sciences, belles-lettres 

et arts de Rouen. 
Somme. Amiens, Société Linnéenne du Nord de la France. 
Yar. Draguignan. Société d'études scientifiques de Draguignan. 
— Toulon, Société académique du Var. 
Vosges. Epinal, Société d'émulation des Vosges. 
Yonne. Aiixerre, Société des sciences historiques et naturelles 
de Yonne. 

ItaUe. 
Pise. Societa toscana di scienze naturali résidente in Pisa. 

Lnxembonrg. 

Luxembourg, Société des sciences naturelles du Grand-Duclié 
de Luxembourg. 

— Société de botanique du Gr^-Duché de Luxembonrg. 

— Observatoire météorologique du Grand-Duché de 
Luxembourg. (Pr. F. Reuter.) 

Norvège. 

Christiana, Université royale de Norvège. 

Portugal. 

Coimhra, Sociedade broteriana. 

Russie. 

Helsingfors, (Finlande). Société pro Fauna et Flora fennic». 
Moscou, Société impériale des naturalistes de Moscou. 

Suisse. 

Sion (Valais). Société murithienne de botanique du Valais. 



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133 

Algérie. 

Àlgei\ Société de climatologie, sciences physiques et natu- 
relles d'Alger. 
Bône. Société académique d'Hippone. 

AMÉBIQUK 

Californie. 

San-Francisco, Galifomia Academy of Sciences. 

Etats-Unis. 

CoLUMBiA. Washington. Smithsonian Institution. 

— — The U. S. national Muséum. 

— — U. S. Department of Agriculture 
Division of Omithology and Mammalogy. 

CoNNKCTiouT. Merideu. Meriden scientific Association. 
Imdiànà. Indianopolis, G^ological surwey of Indiana. 
JowÀ. Davenport. Academy of natural sciences. 
Mainb. Augxista, Commission of Fisheries of the State of Maine. 

— Portland. Society of natural History. 
Massaohusstts. Boston, Society of natural History. 

— — American Academy of arts and sciences. 

— Cambridge. Muséum of comparative Zoologie 
at Harward collège. 

MIM79K80TA. Mincapolis. Academy of natural Sciences. 
Missouri. Saint-Louis. Academy of sciences. 
Nsw-Jebset. Trenton. Natural History Society. 
Nsw-ToBK. New-York. American Muséum of natural History. 

— — Academy of sciences. 

— Rochester, Academy of sciences. 

Oœo. Colambus. Ohio State Board of Agriculture. 
Pbnnstlvanu. Philadelphia. Academy of natural sciences. 

— — The Wagner free Institute of 
sciences. 

WisooNsiN. Madison. Academy of sciences, arts and letters. 

République argentine. 

Buenos- Ayr es. Bevista argentina de Historia natural. 
Càrdoba. Academia nacional de ciencias en Cérdoba. 

o](o 



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TABLE DES MATIÈRES 



Pages 
Troisième contribution à la Faune et à la Flore de Bitche 

avec addition des espèces rares ou peu connues 

observées dans d'autres parties de la Lorraine, par 

l'abbé J.-J. KiBFFEB g 1 

Dipbsis cilierus N. sp., par l'abbé J.-J. Kieffer ... 35 

Mélanges paléontologiques, 3* article: Les bryozoaires 
de l'oolite inférieure des environs de Metz^ par l'abbé 
A. Fribbn 39 

Observations sur diverses plantes des pays de la Sarre, 

par M.-L. Cb. Duobos 65 

De l'utilisation de divers végétaux de la Lorraine sons 
le rapport de l'alimentation et de l'industrie, par 
M. L.-Gb. DucROs 69 

Excursion botanique du 12 juin 1888 dans les bois de 

Cbâtel et au fond de Montvaux, par M. l'abbé Barbiche 83 

Notice biographique sur M. le docteur Humbert, par 
M. l'abbé Barbiche 93 

Note sur Rosa gallica et repens^ Scop., aux environs 
d'Insmingen, par M. Schrader (avec un tableau 
comparatif) 99 

Matériaux pour servir à la mycologie de Bitche, par 
l'abbé J.-J. Kieffer 101 

Liste des membres de la Société d'Histoire naturelle de 
Metz 125 

Sociétés savantes avec lesquelles la Société d'Histoire 
naturelle de Metz échange son Bulletin 129 



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PUBLICATIONS 

PE LA 




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SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE METZ 




B 




(Fondée en 183'}) 




B 




PIIEMIKRE SÉRIE 


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^ 




ler cahier 1841 — 126 pages et 2 planches 

*2e - 1844 - 68 - 4 - 

*3e — 1845 — 130 — 2 — 

*4e — 1846 — 126 — 4 — 

5e - 1849 — 216 — 1 — 

6e - 1851 — 168 — 1 — 

7c — 1855 — 168 — 4 — 

8e ~ 1857 - 260 - 2 - 

9e — 1860 - 344' _ _ -, 

10'' — 1866 — 168 - - - 

11«' — 1868 — 436 - 9 - 

12*^ — 1870 — 172 — 3 — 

DEUXIEME 8ÉR1E 


'" 


\ 


; 


13^- — 1874 — 224 — et planches 
14e _ 1S76 - 206 - 3 — 
. J 1" partie 1878 — 132 — >- _ 
\2^ partie 1880 - 132 — — - 
I6e cahier 1884 — 142 - - - 
17e — X887 — 204 — et figures dans 1© texte 
I8e — 1893 — 134 — un tableau. 

Nota. — Les cahiers marqués d'un astérisque sofU épuisés. 


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1 



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|ULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ 



DIX-NEUVIÈME CAHIER {^- série Vil) 



Le Siègo de la Société est. situé rue de l'Evôché, 25 
(Maison MONARD) 



METZ 

IMIMIIMEIUE PAUL EVEN 
1895 



.'^ 



^ 



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BULLETIN 



DB LA 



SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 



DB 



METZ 



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lULLETIN 



DE LA 



SOGIÉTË D'HISTOIRE NATURELLE 



DE 



METZ 



DIX-NEUVIÈME CAHIER (?« sén> Vil) 



Le Siège de la Société est situé rue de l*Eyéché, 25 
(Maison MONABD 



METZ 

IMPRIMERIE PAUL EVEN 
1895 



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AU6 20 1903 



NOTICE SUR LES LICHENS DE BmiHE 



PAR 



L'abbé J.-J. KIEFFER 

professeur à rinstitut Saint-Augustin à BITCHE 



MÉMOIRE présenté à là Séance du 9 mars 1893. 



Ad mt^oreni Dei gloriam. 



Les lichens de Bitche sont demeurés à peu près ignorés 
jusqu'à ce jour. L'infatigable Fr. W. Schuitz. qui consacrait 
à la recherche des plantes, tous les loisirs que lui laissait 
son double emploi de professeur à l'Institut Saint-Augustin et 
de pharmacien de la ville, a pu établir dans son Flora der 
Pfalz et dans ses Grundzûge zur Phytostatik der Pfalz, une 
liste assez complète des phanérogames, fougères, lycopodes 
et mousses de ce pays, mais quant aux lichens aux formes 
si nombreuses et si variées qu'il foulait chaque jour aux pieds, 

1 



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-; NOTICE SUR LES 

il ne semble pas qu'il leur ait accordé grande attention, (i) 
Aucun lichen ne figure dans les douze premières centuries 
de son Herbarium normale et les quelques espèces que nous 
trouvons dans les seize centuries de son Flora Gallix et Cet - 
manùe exsiccata proviennent du centre de la France, où elles 
ont été recueillies par Lamy et Lenormand. Dans les Archives 
de la Flore de France et d'Allemagne^ il est fait mention de 
trois lichens pour les Vosges, dont deux pour Bitche; ce sont 
IJsnea plicata dont Schultz dit à la page 64: «commun dans 
les Vosges granitiques», et Bxomyces rvfus et roseus, dont il 
écrit à la page 241: «ce lichen (B. nifus) ne se trouve aux 
environs de Bitche que sur le grès vosgien, et le B. roseus 



(1) Il ne sera pas inutile d'indiquer ici les publications de Schulti que 
nous avons pu consulter ou sur lesquelles nous avons pu être renseigné. Ce 
sont les suivantes: 

Flora GaUla el CJerMaai» exsleeata. Cette publication a éié faite de 
1836 à 1853 à Bitche, que Scbuitz babiU de 1833 à 1853; elle comprend seize 
centuries. 

Herbarium Bormale. C'est à Wissembourg, où Tauteur habita depuis 
1853 jusqu'à sa mort, que parut cette publication; elle fut continuée jusqu'en 
1875 ou 1876; du moins lisons-nous dans les Archives de Flore que l'auteur 
en 1875, âgé alors de 72 ans, annonce deux centuries comme devant être les 
dernières. Nous ne connaissons que les 12 premières centuries (1854 à 1869.) 

IntrodmetlOB à la Flore de Fraaee et d'Âllemagae. 1836 à 1842; distribuée 
aux abonnés du Flora Gallise et Germaniœ exstccata, ainsi que la publication 
suivante. 

ÂrehiTes de la Flore de France et d'AUemagBe. 1842 à 1855. ^ 

Archives de Flore. 1854 à 1875. Ce journal était destiné surtout aux 
abonnés de V Herbarium normale. (Journal botanique 1854 à 1856. Recueil 
botanique 1858 à 1875.) 

Flora der Pflslx, 1845. parue en 1846. 

GmadsOge snr Plijtostatik der Pfaix, 1863. Outre ces deux ouvrages, une 
série de notices parues' dans diverses revues botaniques, à savoir: 

Polliehia, Ce journal, depuis sa fondation en 1842 jusqu'en 1872 contient 
chaque année des communications envoyées par Schultz. Les principales sont, 
outre son Grundzùge zur Phytostatik^ une notice sur les Polygonum (1854), 
sur les Epilobium (1855) sur les Joncéea et Cypéracées (1855), sur les Mentha 
(1861). 

Flora, de Ratisbonne. On y trouve de nombreuses notices de Schultz, 
de 1827 à 1875. Les dernières sont: Beitrâge zur Flora der Pfal:^ avec 
Erater Nachtrag 1871. Zweiter Nachlrag 1872, Dritter Nachtrag 1873 et 
Vierter Nachtrag 1875. 

BnUetIn de la Société llBnèene de Bordeanx. 1854. (Notice sur les 
Polygonum ) 

ÂanaleB der GewieluiknBde. (Description d'OrobaTic/ie teucrii) 1829. 

Bonplandia. 1854. 

JBtade inr qvelqaei Carex, 1868. (Brochure avec deux planches.) 



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LICHENS DE BITCHE 3 

«ur les terrains argileux du grès bigarré et très rarement sur 
le grès vosgien. » Nous ferons voir dans la suite de cette 
notice, que cette assertion est inexacte. Vers la même époque, 
Kremer, naturaliste à Nancy, présente à la Société d'hist. nat. 
de Metz deux lichens recueillis dans les forêts de Bitche et 
de Saint-Avold ; l'un est Bœomyces icmadopMltis (œmginosus), 
l'autre est nommé Cornicularia divergens avec l'addition: 
^qui croit à Terre-Neuve et qui n'avait pas encore été trouvé 
en France. M. Kremer a recueilli ce lichen sur Imhricaria 
caperala. » (Bulletin de la Société d'hist. nat. de Metz. 1843. 
p. 52). Ne s'agirait-il pas ici de Dendriscocaulon bolacinurriy 
parasite du thalle de Ricasolia glomellifera? En tout cas il 
ne peut pas être question de Cornicularia divergens Ach. qui 
croit sur terre in Alpibus Lapponicœ. Un peu plus tard parait 
la Statistique du canton de Bitche, par le pharmacien Creutzer 
iMuL de l'Acad. de Metz. 1852). Parmi les huit espèces que 
nous y trouvons citées comme lichens p. 142 et 143, Tune, 
Tulostonia brumale DG. est à éliminer, puisque ce nom désigne 
un champignon. D'autre part, parmi les neuf espèces données 
sous le titre de « champignons et algues » se trouvent cinq 
lichens, ce qui porte donc à douze, le nombre des espèces 
signalées. Ce soui: Bœomyces, roseus (ericetorum DC), 5. rufus 
{rupestris DC. - byssoides Sch.), B, icmadophilus (aeruginosus 
Scop.), Vsnea florida, Cetraria aculeata, Evernia furfuracea, 
Umbilicaria pustulata, Sticta pulmonaria, St. silvatica, Cla- 
donia coccifera, CL pyxidata et Stereocaulon paschale. Nous 
avons constaté la présence de toutes ces espèces, à l'exception 
<le la dernière et nous en avons fait mention dans nos 
Contributions à la Faune et à la Flore de Bitche, Metz 1883 
p. 67-69 (Bulletin de la Soc. d'hist. nat. 1884 p. 98-100) dans 
lesquelles figurent 44 espèces et 5 variétés. Une autre espèce 
a été signalée plus tard dans noire Suite aux Contributions.,. 
1886 p. 47. Présentement nous sommes à même d'offrir à la 
Société d'histoire naturelle une liste bien plus intéressante 
et bien plus étendue; cette liste, sans avoir la prétention 
d'être complète, donnera néanmoins une idée approximative 
de la richesse lichénique des environs de Bitche. Nous le 
voyons en comparant cette liste au Catalogue des lichens du 
département des Vosges par le Dr Mougeot (Statistique du 

1» 



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4 NOTICE SUR LES 

déparlement des Vosges. Nancy 1845), et au Catalogue plus 
récent dressé par le Dr Berher (Le département des Vosges. 
Kpinal 1887. 2e vol.) ou au Catalogue des lichens du départe- 
ment de la Meurthe par le Dr Godron (Statistique du départe- 
ment de la Meurthe. Nancy. 1843), ou encore à TEssai sur la 
géographie botanique, de la Lorraine, par le môme auteur 
(Mém. de TAcad. de Stanislas. Nancy 1862, p. 39-245) ou enfin 
aux observations rel. à la Flore lichénique de la Lorraine, 
par M. Tabbé Harmand (Bulletin de la Société des sciences, 
Nancy. 1889, p. 1—12. [Sep.] et 1892 p. 1—24. [Sep.].) L'on 
trouvera dans notre liste plusieurs formes nouvelles et un 
certain nombre d'espèces qui n'ont pas encore été signalées 
pour d autres points des Vosges ou qui ont été données comme 
propres aux Hautes -Vosges, c'est-à-dire aux sommets dépassant 
1000 mètres. Or, à Bitche, la plus haute élévation, le Hohe- 
Wars B. n'atteint que 450 mètres, le fort en mesure 320 et les 
vallées en ont en moyenne 275. 

Nous mentionnerons aussi quelques espèces que nou.'^ 
avons recueillies dans d'autres parties de la Lorraine, mais eu 
indiquant alors la formation du terrain et la localité; toutes 
les fois donc que la formation du terrain ne sera pas in- 
diquée, cela devra s'entendre du grès vosgien des environs 
de Bitche. Pour les réactions nous nous sommes servis de 
l'iode, de la potasse et de l'hypochlorite de chaux ou de 
soude; nous désignerons ces réactifs par les signes conven- 
tionnels 1, K, et Ca CL Les formules telles que Th. K ^ j»«n« 
ou K (Ca Cl) =fc Jaune signifient que la potasse ou bien la 
potasse suivie immédiatement de Thypochlorite de chaux ou 
de soude, ont une réaction surl'écorce du thalle qu'ils teignent 
en jaune, mais qu'ils sont sans effet sur la moelle du thalle. 
Nous nous servirons de l'astérisque pour indiquer que l'espèce 
ou la variété a été envoyée à M. l'abbé Harmand pour être 
distribuée dans ses Exsiccata intitulés Lichens de Lorraine. 

Nous offrons ici nos plus vifs remerciements à M. l'abbé 
Harmand qui a bien voulu s'assujettir au travail pénible et 
ingrat de la détermination de nos lichens. Cet excelleni 
confrère a eu la bonté d'examiner toutes les espèces que 
nous avons recueillies; par son intermédiaire encore, un 
certain nombre de formes douteuses ont pu être soumises 



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LICHENS DE BITCHE b 

à M. Tabbé Hue et à Monsieur Wainio. Quelques espèces eniin 
ont été examinées par M. le docteur Arnold de Munich et par 
M. P. Sydow de Berlin. 

Groupe 1". — COLLEMACÉS.^) 

Thalle plus ou moins gélatineux, de structure homogène. 

G. 1". — Collema Ach. 

Les espèces de ce genre paraissent affeaionner les terrains 
calcaires; nous nen avons que peu à mentionner pour les 
environs de Bitche. 

1. C. FLACCIDUM Ach. Th. I. Troncs d'arbres dans les bois, 
ftare et stérile. Je l'ai recueilli aussi sur un arbre de la roule 
eolre Rémilly et Courcelles. 

2. C. FURYUM Ach. Th. I -h rouge. Celte espèce existe en 
abondance et bien fructiliée à la base des arbres qui bordent 
la route de Bitche à Sarreguemines, entre Freudenberg et 
Frohmûhle, c'est-à-dire sur le muschelkalk inférieur. Elle est 
très commune, mais généralement stérile, sur les pierres du 
muschelkalk supéiieur, p. ex. de Boulay à Faulquemont. 

3. C. MEL^NUM Ach. Th. I -4- rouge vineux. Je ne l'ai pas 
encore trouvé sur le grès vosgieu, mais je l'ai recueilli en 
fructification sur les pierres de terrains calcaires, p. ex. murs 
des vignes de llozérieulles ; pierres au-dessus des vignes de 
Mégange etc. 

4. G. POLYCARPUM Sch. Th. I -4- rouge pourpre. Sur pierres 
dans les terrains calcaires, p. ex. Faulquemont, Metz et Dude- 
lauge dans le Luxembourg. 

5. C. PAPULOSUM Ach. Th. I -h rouge. Terrains calcaires, 
p. ex. sur terre et parmi les mousses qui recouvrent les 
pierres au-dessus des vignes de Mégange. 

i\. C. GLAUCESCENS (Hlïïn.) Kœrber. En petites touffes bien 
fruclifiées, sur terre, en bas des rochers qui bordent la route 



M MeniioQDODs ici une espèce considérée autrerois comme licbeo el 
ranp't'e mainteoaiu parmi les champignons; c^est le Dyasus rupestris DC., 
-commun sur les rocbers ombragés, en forme d'amas filamenteux noirs. 



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6 NOTICE SUR LES 

de Bitche à Breidenbach ; champs près de la ferme du Légerat 
(Muschelkalk inf.). La détermination de cette espèce nouvelle 
pour les Vosges a été revue par M. l'abbé Hue. 

*7. C. PULPOSUM Ach. Th. I — . Godron (Essai sur la Gêogr. 
bot. p. 199) cite cette espèce ainsi que la suivante, comme 
exclusivement calcicoles et je trouve encore cette même in- 
dication dans différents autres auteurs. Les obser^'ations que j'ai 
faites, prouvent qu'il n'en est pas ainsi. Le ColL pulposiim est 
très commun sur le grès vosgien aux environs de Bitche. On Ty 
trouve non seulement sur des murs offrant plus ou moins 
de traces de mortier, mais sur les troncs d'arbres p. ex. sur 
les tilleuls de la route de Bitche à Freudenberg, ou il repose 
directement sur Técorce, à IVa mètre de terre, sur les rochers 
et sur terre. 

8. C. CHEILEUM Ach. Th. 1 — . Avec le précédent sur terre, 
mais semble être moins abondant. Se trouve aussi sur un 
rocher de grès à la Frohmûhlc. 

9. C. CRISPUM Ach. Th. I — . Terrains calcaires, p. ex. sur 
pierres et murs au-dessus de Rozérieulles, ainsi qu*à Dude- 
lange dans le Luxembourg. 

10. C. NIGRESCENS ACH. VAR. FURFURACEUM Sch. Th. I—. 
Assez commun, mais toujours à l'état stérile, sur les troncs 
des arbres bordant les routes, très rarement dans les boisv 
D'après Godron (l. c. p. 189), cette espèce serait spéciale aux 
arbres qui habitent un sol siliceux; je l'ai cependant observée 
fréquemment aussi sur les arbres des routes, dans les terrains 
calcaires, p. ex. entre Boulay et Condé, entre Rémilly et Cour- 
celles, entre Thionville et Garsch, et aux environs de Metz, 

G. 2* — Leptogium Fr. 

1. L. LAGERUM Fr. Commun et souvent fructilié sur les 
troncs d'arbres et les rochers humides. Je l'ai observé ausâ 
aux environs de Metz, Thionville, Boulay et Faulquemont. 

VAU. PULVINATUM Hffm. Sur des arbres le long de la 
route de Bitche à Breidenbach. De même sur des pierres cal- 
caires au-dessus des vignes de Mégange. 

2. L. LOPH.'EUM Ach. Sur pierres calcaires en haut des vignes 
de Mégange. 



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LICHENS DE BITCHE / 

3. L. SINUATUM Sch. Il n'est pas rare eu fructifications, 
sur les troncs d^arbres, pierres et terre le long des fossés. 
Je l'ai recueilli aussi aux environs de Metz et de Boulay. 

4. L. SCHRADERI (Ach.) Nyl. Sur terre et sur pierres cal- 
caires en haut des vignes de Mégange. La détermination de 
ce lichen a été revue par M. l'abbé Hue. C'est cette espèce 
que Mougeot a nommée Collema sulcatum et que M. Tabbé 
Harmand pensait d'abord être une forme du Collemodium 
plicatile Ach. (Observ. rel. à la Flore lich. de la Lorraine. 
Suite p. 4. Nancy. Bull, de la Soc. d. Sciences. 1892.) 

G. 3e. — Dendriscocaulon Nyl. 
1. BOLAGLNUM. (Sch.) Nyl. Collema atrocaerukum var. bola- 
cînum Sch.) Stérile sur le thalle de Ricasolia glomellifera au 
Cantelfelsen et à l'Erbsenfelsen. 

Groupe 2^ — Lichénacés. 
Thalle ni gélatineux ni homogène. 

I. CAPITÉS. 

Fructifications plus ou moins arrondies en tête, portées 
.<^ur un stipe ou sur un podétion. 

Famille 1«. — Caliciés. 

Thalle granulé, pulvérulent oju à peu près nul. Apothécies 
généralement pourvues d'un pied ou stipe, turbinées ou sphé- 
riques, munies d'un rebord et se résolvant en une masse 
sporale par suite de la disparition des thôques. 

G. 1er. _ CaUcium (Ach.) Nyl. 

Apothécies turbinées et généralement stipitées. Spores 
noirâtres. Spermaties courtes, oblongues. Thalle non formé de 
gonidies oblongues. 

1 . C. CHRYSOCEPHALUM Ach. Th. K. — Cette espèce est facile 
à reconnaître, môme à l'état stérile, à son thalle, composé de 
granulations d'un jaune verdâtre, vemiqueuses et juxtaposées. 
Stipes noirs. Dessous de l'apothécie, de la couleur du thalle. 



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» NOTICE SUR LES 

Spores brunes, simples, globuleuses. Très commun sur les 
pins, p, ex. : Hasselfurtb, Egelshardt, Gross-Hohekirkel, Welsch- 
weiher, etc. Avec le type se trouvent parfois les variétés 
suivantes : 

Var. FILARE Ach. Tballe gris, entremêlé de jaune. Sur 
pin avec le type. 

Var. MELANOCRPHALUM Nyl. Stipes rameux ou fourchus. 

2. G. PHiEOGEPHALUM Fr. (chlorellum Ach.). Thalle 
cendré, souvent squameux. Apothécies entièrement jaunes- 
pruineuses. Stipes renflés au sommet. Spores brunes, simples, 
globuleuses. Assez commun dans les gerçures ou creux que 
les chênes olTreut fréquemment à leur base; on Ty trouve sur 
le bois, ainsi que sur la partie de l'écorce qui entoure la 
gerçure. Côte de Schorbach, environs de rOchsenmûhle, du 
Hasselfurlher Weiher etc. 

Var. FLAVUM Nyl. Thalle squameux, cendré; stipes et 
apothécies soufrés. Sur le bois dans les gerçures des chênes 
au Hasselfurlher Weiher. 

Var. OBSCURUM Nyl. Thalle filamenteux, cendré. Ecorce 
de chêne aux environs de l'Ochsenmtihle. 

Var. TRABINELLUM Ach. Sur chêne avec le type. 

3. G. ACIGULARE Ach. ou MELANOPH^UM ( forme indécise). 

4. G. PARIETLNUM Nyl. Thalle à peine indiqué par une 
i tache pâle. Stipes courts. Dessous des apothécies cendré 
I pruineux. Spores simples, hyalines, ellipsoïdes. Dans les gerçures 
I des chênes sur le bois, p. ex. sur la côte de Schorbach. 

Surtout abondant sur les tuteurs des jeunes arbres des routes, 
où on le reconnaît facilement aux taches blanches, plus ou 
moins allongées, formées par son thalle. 

Var. MINUTELLUM Nyl. Avec le type, Taches plus blanches. 

5. G. ROSGIDUM Flk. Thalle cendré. Stipes courts et gros. 
Apothécies grosses, noires; dessous vert-cuivré pruineux. 
Spores uniseptées, sombres, non resserrées au milieu. Ecorce 
des vieux chênes dans les bois, p. ex. environs de Reyers- 
weiler et de l'Ochsenmûhle. 

6. G. GURTUM Fr. (quercinumv.curtum^yL) Thalle cendré 
très mince. Stipes courts et gros. Bord des apothécies sau- 
poudrés de blanc. Spores noires, uniseptées, non resserrées 
au milieu. Assez commun dans les gerçures des chênes, sur 



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LICHENS DE BITCHE 9 

le bois et sur l'écorce. Côte de Scliorbach, Ochsenmûhle etc. 
Je l'ai recueilli aussi dans la forêt de Guessliog. C'est pro- 
bablement encore la même espèce que j'ai observée sur du 
lierre desséché dans la forêt d'Ottonville. 

7. C. PUSILLUM. Flk. Différant du précédent par ses stipes 
grêles et allongés, et ses apothécies noires. Avec le précédent, 
mais moins fréquent. 

* 8. C. POPULNEUM Brond. Thalle hypophléodé, indiqué à 
peine par une tache pâle. Stipes noirs, grêles, très fragiles; 
apothécies très petites, noires et brillantes. Spores noirâtres, 
UDiseptées, ellipsoïdes. Sur Técorce des branches de peupliers, 
tombées à terre. Cette espèce, nouvelle pour les Vosges, est 
commune le long des routes, aux environs de Bitche, mais 
difficile à trouver à cause de son exiguité. Je l'ai observé aussi 
sur les peupliers des routes près d'Ai^zeling et de Kédange. 

9. C. TRACHELINUM Ach. Thalle cendré, très mince. Stipes 
noirs, allongés, brillants à la base. Apothécies rousses en 
dessous. Spores uniseptées, ellipsoïdes, resserrées au milieu 
et très arrondies aux deux bouts. Commun dans les bois sur 
l'écorce des vieux chênes, plus rarement dans les gerçures 
des charmes et des hêtres. Une forme était remarquable par 
son thalle crustacé et aréole. 

10. C. MLNUTUM Krb. Différent de C. jnisiUum par ses 
spores noirs uniceplées. Déterm. de M. Arnold. Nous avons 
aussi observé une forme intermédiaire à sp. en partie cloi- 
sonnées et en partie simples. Sur souches de pins ù la Haardt 

G. 2*. — AUcdium Nyl. 

Ce genre ne diffère du précédent que par son thalle formé 
principalement de gonidies oblongues. 

1. A. TRICHIALE (Ach.) Nyl. Thalle pulvérulent ou granulé, 
-cendré ou couleur de rouille. Stipes noirs, très grêles et 
filiformes. Apothécies noires. Spores d'un brun sombre, simples 
«t globuleuses. Commun dans les bois, sur l'écorce des vieux 
pins, p. ex. Waldeck, Falkenstein, Welschweiher, Gross- 
Hohekirkel etc. Sur vieilles souches de pins à l'Erbsenberg 
avec Cal. curtum. 



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10 NOTICE SUR LES 

F. CANDELARE Sch. Thalle jaune soufré. Cette forme dont 
la détermination est due à M. Arnold, est abondante sur Té- 
corce des chênes et à la base des vieux bouleaux; générale- 
ment stérile. Nous l'avons trouvée fertile entre le !•' et le 
2« étang. 

Var. EPIDRYON Ach. Thalle presque nul. Stipes non grêlés. 
Apothécies non globuleuses hémisphériques comme le type, 
mais globuleuses, lentiformes. Crevasses des chênes, sur le 
bois et sur l'écorce. Rothlambach et côte de Schorbach. 

2. A. BRUNNEOLUM Nyl. Thalle indiqué par une simple 
tache blanche ou verdâtre; stipes grêles, très allongés. Apo- 
thécies noires, masse sporale brune. Spores brunes, simples 
et globuleuses. Sur écorce de bouleau aux environs de 
rOchsenmtlhle et de Hasselfurth. 

3. A. STEMONEUM (Ach.) Nyl. Thalle cendré, pulvérulent. 
Dessous des apothécies blanc pulvérulent Spores comme 
dans l'espèce précédente. Sur écorce de bouleau et de chêne. 
Welschweiher, Hasselfurther Weiher et Rothlambach. 

4. A. CINEREUM (Pers.) Nyl. Thalle granulé, verdâtre. 
Apothécies turbinées, à dessous cendré pruineux. Stipes bruns. 
Dans les bois, sur écorce de chêne et de bouleau. 

G. 3c. — Coniocybe Fr. 

Diffère des deux genres précédents par ses apothécies 
concolores (non noires) et ses spores hyalines et sphériques. 

1. C. FURFURACEA. Fr. Thalle soufré ou verdâtre 
pulvérulent. Stipes très allongés, noirs, recouverts d'une 
pruine jaunâtre; apothécies globuleuses, recouvertes d'une 
poussière jaune; masse sporale jaune. Assez répandu. Je l'ai 
observé dans les haies, les jardins et les bois sur de vieilles 
racines de charme ainsi que sur le bois et l'écorce de prunier, 
prunellier et charme, enfin sur de vieilles ronces qui en 
paraissaient toutes couvertes. Abondant fructifié sur les pierres 
dans les anfractuosités des rochers entre la Main-du-Prince 
et la Moosbach ainsi que dans une caverne située dans uh 
petit bois de pins entre le Krahefels et le Welsche-Thal : dans 
la tourbière sur tourbe et sur la moitié basale de Polytrichum 
gracile^ ainsi que sur Htjpnum purum, Dicranella cervicuUua 



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LICHENS DE BITCHE 11 

(môme sur les capsules), Eri<yphorum et sur feuilles d'herbes 
desséchées ; enfin dans la petite caverne mentionnée plus haut, 
sur souches et frondes ^'Aspidium Filix mas et Polypodium 
Phegopteiùs. *J'ai trouvé ce même lichen dans la forêt de 
Guessling sur écorce de hélre et vieilles racines de charme, 
et sur écorce d'un prunier à Ottonville. 

F. LIGNICOL.V Nyl. Thalle à peu'près nul. Sur le bois dans 
les crevasses des chênes et des charmes. Côte de Schorbach. 

* Var. FULVA Fr. Différent du type par ses stipes courts 
et ses apothécies généralement plus petites et moins globu- 
leuses. Commun sur l'écorce des chênes, autour des crevasses. 
Côte de Schorbach. J'ai observé cette même variété dans la 
forêt près d'Egelshardt, où elle recouvrait les mousses, pierres 
et terre. 

* Var. SULPHURELLA Fr. Thalle cendré, très mince ou 
presque nul. Apothécies petites. Commun dans les bois, sur 
l'écorce des chênes, autour des crevasses, p. ex. côte de 
Schorbach. 

* 2. C. HYALINELLA Ngl. (stilbica Ach.) Thalle gris, à peine 
visible. Stipes hyalins inlérieurement, bruns supérieurement; 
apothécies globuleuses; masse sporale rosée. Crevasse d'un 
chêne, sur le bois. Côte de Schorbach. D'après Godron (Essai 
sur la Géogr. bot. p. 89) cette espèce ne se trouverait pas au- 
dessous de 600 m. d'altitude, 



G. 4° — Sphinctrina Nyl. 

Sans thalle propre. Apothécies d'un noir brillant, globu- 
leuses, turbinées, sessiles ou subsessiles. Spores noirâtres. 
Spermaties aciculaires, allongées, courbées en cercle. 

* 1. S. TURBLNATA (Ach.) Nyl. {sessile DC.) Spores simples, 
globuleuses et subglobuleuses. Assez commun dans la Uoth- 
lambacb, sur les Pertusaria des hêtres et des charmes; je 
l'ai observé plusieurs fois aussi sur un thalle très mince et 
gris qui n'était peut-être autre chose que l'état jeune d'un 
Pertusaria. 



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12 NOTICE SUR LES 

G. 6c. — Trachylia Nyl. 

Sans thalle propre. Apothécies sessiles, noires, hémis- 
phériques. Spores brun-noir, uniseptées, ellipsoïdes, arrondies 
aux deux bouts. Spermaties ellipsoïdes ou oblongues. 

* 1. T. STIGONELLA Nyl. Parasite des Pertusaria sur hêtre 
et sur chêne: environs de Reyerswiller et du Hasselfurther 
^Veiller. 

Famille Ile. — BAEOMYCÉS. 

Thalle granulé. Apothécies stipitées ou ombiliquées, planes 
on subglobuleuses. Thêques persistantes. 



0. — Baeomyces. DC. 

1. B. IGMADOPHILA Nyl. (aemginosus DC.) Thalle verdàtre 
>ou blanchâtre. Apothécies camées, presque planes, lécano- 
rines et fixées seulement par le centre. Spores uniseptées. 
Sur rochers ombragés et sur terre: Reyersweiler, Litzelberg, 
Hanweiler, Rothlambach, lïuudskopf etc. Aussi de Haselbourg 
il Dabo. 

2. B. ROSEUS Pers. {ericetorum DC.) Thalle blanc. Apo- 
thécies stipitées, roses, creuses à Pintérieur. Spores simples. 
Très commun dans les endroits stériles, sur terre parmi les 
bruyères, p. ex. sur la Haardt. 

3. B. RUFUS DC. {rupestris Ad\,) Thalle verdàtre. Apothécies 
stipitées, rousses, pleines à l'intérieur. Très commun sur 
terre et sur rochers, surtout le long des chemins creux des 
l)ois. Aussi sur mousses et sur vieilles aiguilles de pins. Sur 
le grès infraliasique entre Guessling et Villers. 

Var. SESSILIS Nyl. Slipe nul. Sur rochers dans les bois. 

Famille UV. — SPHAEROPHORÉS. 

Les espèces de cette famille ressemblent à celles de la 
famille suivante dont elles diffèrent surtout par leurs apo- 
thécies incluses dans le thalle au sommet des . rameaux et 
portant à leur surface une masse pulvérulente composée de 
spores. 



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LICHENS DE BITCHE 13^ 

G. — Sphaerophoron Ach. 
SPIL CORALLOIDES Ach. Thalle roux, brillant, lisse, cylin- 
drique, plein à Tintérieur, se divisant en des rameaux petits, 
et à divisions nombreuses. Stérile entre les fentes des rochers 
au Schneeberg et au Donon. Nous ne l'avons pas trouvé aux 
environs de Bitche. 

Famille IV^. — CLADONIDÉS. 

Thalle donnant naissance à des podétions; ceux-ci dressés,, 
tantôt cylindriques et ramifiés en bu\§son, tantôt cylindrique» 
et simples, ou à extrémité subulée ou le plus souvent à 
extrémité dilatée en forme de coupe ou d'entonnoir (scyphe). 
La liste suivante est à peu près complète; elle peut être 
considérée conmie un catalogue des Cladonidés de Lorraine, 

A. STÉRÉOCAULÉS. 

Podétions pleins à Tintérieur, couverts de granulations 
squameuses. Spores cloisonnées (3 à 9 cl.) 

G. — Stereocaulon E. Fr. 

1. ST. PILEATUM Ach. {condensatum E. Fr. — cereolinum 
Krb.). K -h jaune. Podétions simples, rarement un peu rameux,^ 
longs de 8 à 10 mm. et couverts de squames cendrées, petite* 
et généralement entières. Thalle persistant, en forme de gra- 
nulation grise. Cette espèce se trouve généralement fructifiée,^ 
en compagnie ^"Anémone vemalis L., c'est-à-dire entre le 
Litzelberg et la Mausbach, au Grand et au Petit Otterbill, au 
Grand et au Petit Kindelberg, aux environs de la Main-du-^ 
Prince, etc. On la voit le plus fréquemment sur les pierres 
isolées ou entassées, qu'elle recouvre parfois entièrement, 
moins souvent sur les rochers et sur terre. C'est le seul 
Stereocaulon qui soit commun dans nos environs. D'après 
Godron (Essai sur la Géogr. bot. p. 89) cette espèce ne se re- 
trouverait plus au-dessous de 600 m. d'altitude. 

Yar. SOREDllFERUM Nyl. Cette variété, avec ses sorédies 
grises formant un petit globule au sommet du podétion, est 
moins grande que le type mais au moins aussi abondante. 



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14 NOTICE SUR LES 

2. ST. CORALLOIDES Nyl. Squames et moelle K -4- jaune. 
Podétions très rameux, mais seulement sur les côtés; ramifi- 
cations couvertes de squames cendrées, divisées, coralloïdes. 
Thalle évanescent. On trouve cette espèce toujours stérile sur 
terre, parmi les bruyères, dans un endroit raviné entre le 
Litzelberg et la Mausbach (peu abondamment et ne mesu- 
rant que 4 à 5 mm. !) ; sur pierres au Petit Otterbill (très 
rare ; exemplaires mesurant deux centimètres) et au-dessous 
du Hundskopf, D'après les auteurs, cette espèce atteindrait 
8 cm. et d'après Nylander, elle ne serait nulle part aussi 
belle que dans les Vosges. Sur rochers à la Haardt (1 à 2 cm.). 

3. ST. TOMENTOSUM Var. ALPINUM Laur. Squames K -h 
jaune, mais moelle K. — Nous avons trouvé celte magnifique 
espèce, qu'on distingue facilement de la précédente à son 
podétion tomenteux, sur terre parmi les bruyères près de 
Haspelschiedt, sur pierres près du Hundskopf et sur bois pourri 
dans la tourbière. Les exemplaires de la première localité 
mesurent cinq centimètres. 

4 ST. PASGHALE Ach. i) Doit se trouver au Grand Otterbill, 
d'après Creutzer (Mém. de l'Acad. de Metz, 1852, p. 143). 

* 5. ST. NANUM Ach. {quisquiliare Sch.) K — . Podétions 
de 3 à 5 mm., souvent rameux au sommet, couverts de 
squames verdâtres et pulvérulentes. Thalle évanescent. Berher, 
dans son Catalogue des lichens des Vosges, donne cette 
espèce comme particulière aux Hautes Vosges, tandis que 
Godron (Géogr. bot. p. 90) la cite comme spéciale aux Basses 
Vosges! Nous l'avons observée entre Bousseviller et Wald- 
hausen, où elle tapisse un rocher élevé formant caverne, et 
situé à la lisière du bois. Ajoutons que la détermination de 
nos exemplaires, faite par M. l'abbé Harmand, a été confirmée 
encore par M. l'abbé Hue. 

* 6. ST. CONDENSATUM Hffm. Squames K h- jaune. Celte 
espèce, déterminée par M. Arnold, est nouvelle pour les 
Vosges. Elle se présente sous l'aspect d'une granulation 
grisâtre, étroitement adhérente au sol, émettant de très petits 



1) Nous l'avons yainement cbercbé à la localité indiquée. Creutzer n'aunit- 
il pas confondu ce licben avec le St. pUeaium qui n'est pas rare en ect endroit? 



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LICHENS DE BITCHE 15 

podétioQs rameux. Nos exemplaires mesurent de 2 à 5 mm. 
Abondant sur terre dans un endroit raviné, entre le Litzelberg 
et la Mausbach ; il recouvre aussi du vieux bois et les bords 
des pierres qui se trouvent en cet endroit. Toujours stérile. 

B. CLADONIÉS. 

Podétions creux à l'intérieur. Spores simples. 

G. 1. — Pycnothelia Ach. 

Thalle en forme de granulation très fine et très serrée. 
Podétions très fragiles. 

1. P. PAPILLARIA HflFm. Th. K ■+■ jaune. Le type ou 
f. simplex Sch. a des podétions simples, grêles, longs d'en- 
viron 5 mm., un peu amincis à l'extrémité et terminés par 
une petite papille brune. Sur terre. Commun sur les côtes 
incultes et couvertes de bruyères, telles que les deux Otter- 
bill, les deux Kindelberg, entre le Litzelberg et la Mausbach. 

F. CLAVATA Sch. Podétions un peu plus grands que le 
type, simples, en'massue. Fructifications petites. Avec le type. 

F. SYMPHYGARPEA Sch. Podétions longs de 1 à 2 cm., 
gros, terminés par de nombreuses apothécies pédicellées. 

F. PROLIFERA Sch. (v. molariformis Hffm.) Podétions très 
ramifiés, longs de 1 Va à 2 V2 cm. et fructifiant volontiers. Avec 
le type, mais moins abondant. 

G. 2c. — Cladonia (Hffm.) Nyl. 

Thalle composé de squames foliacées. Podétions souvent 
scyphifères et squameux. 

1) Espèces à fructifications rouge-cocciné. 

1. Cl. CORiNUCOPlOlDES Fr. (coccifera Ach. — extensa Sch.) 
Th. K vulgo non tingitur. Thalle à squames étalées, non pul- 
vérulentes en dessous. Podétions petits, blanchâtres ou jau- 
nâtres, longs de 1 à 2 cm., cortiqués, plus ou moins verruqueux, 
ù scyphe obconique et très développé. Commun autour de 
Bitche sur les rochers exposés au soleil et sur la terre dans 
les endroits stériles; également sur la tourbe et sur vieilles 
souches. Observé aussi çà et là, de Ltttzelbourg au Donon. 



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16 NOTICE SUR LES 

F. DBNTICULATA Sch. Apothécies petites, éparses sur le 
bord du scyplie qui parait dentelé. 

F. EXTENSA Flic, {stemmatina Ach. — marginalis-pedicellata 
Sch.) ProlificatioD marginale ; apothécies pédicellées. 

Var. PHYLLOCOMA Flk. Podétions et scyphes plus ou moins 
squameux à partir du commencement. 

F. PROLIFERA Del. Scyphes prolifères. 

F. PALMATA Del. Scyphes irréguliers, élargis, lacérés, 
presque sessiles. 

2. CL. PLEUROTA Flk. Th. K — Diffère du précédent par 
ses scyphes pulvérulents, verdâtres. Sur la tourbe, près de 
Bitche, et sur terre dans les bois; aussi sur une souche 
pourrie, aux environs de Tétang de Haspelschiedt. Cette espèce, 
dont la détermination a été confirmée par M. Arnold, nest 
pas rare, mais les podétions sont souvent stériles. 

F. GENTRALIS Sch. Prolification centrale. 
F. DENTICULATA Sch. Fructifications petites, éparses sur 
le bord du scyphe qui parait ainsi dentelé. 
F. MARGINALIS Sch. Prolification marginale. 

3. CL. DEFORMIS Hffm. Th. K — Thalles à squames non 
pulvérulentes en dessous. Podétions allongés, d'environ 5 à 
6 cm., d'un jaune soufre, pulvérulents, tubiformes, à scyphe 
obconique. Parmi les sphaignes dans la forêt entre Gross- 
Hohekirkel et Tétang de Haspelschiedt. Rare. 

4. CL. DIGITATA (Ach.) Hffm. Th. K -4- jaune puis brun. 
Thalle à squames pulvérulentes en dessous et sur leurs bords. 
Podétions pulvérulents, d'un blanc jaunâtre, à scyphe étroit 
et souvent digité; taille moyenne de 2 à 3 cm. Commun à la 
base des arbres et sur les souches pourries, moins souvent 
sur les rochers ; observé aussi sur un vieux champignon 
devenu ligneux. 

F. PHYLLOCEPHALA Sch. Bord des scyphes pourvu de 
squames thallines. Sur vieilles souches dans les bois. 

* Var. CERUGHA Ach. ThaUe à squames grandes. Podétions 
longs de 2 à 3 cm., simples, gonflés au milieu, atténués au 
sommet, subulés ou à scyphe étroit. Assez commun à la base 
des pins dans les bois. 

* Var. GERUGHOIDES Wain. Cette variété est décrite ainsi : 
t Thalle à squames grandes, jaunissant au contact de K, parties 



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LICHENS DE BITCHE 17 

fiorédiées devenant bran rouge à l'application de K (Ga Gl). 
Podétions au moins en partie ascyphes et à extrémités obtuses 
ou subulées. » Nos exemplaires ont toujours les podétions 
petits, cylindriques, à peine élargis en scyphe à l'extrémité. 
Le thalle a les squames très grandes, appliquées; au contact 
•de K, il devient jaune, puis, en se desséchant, d'un brun 
rouge. On trouve cette variété assez fréquemment dans les 
bois, sur les rochers ombragés. 

Yar. MONSTROSÀ Àch. Thalle à squames grandes. Podétions 
très gros, subturbinés, à scyphe évasé, grand, très pulvé- 
rulent et avec prolification marginale et centrale. Cette variété 
qui, au premier aspect, pourrait être prise pour une forme 
4e CL pleurota, se trouve à la base des pins, parmi les 
mousses. 

Var. GLABRATA Del. Podétions scyphifères, entièrement 
cortiqués ou avec des taches sorédiées éparses. Une autre 
variété a les squames petites, agglomérées et dressées, de. 
couleur cendrée. Podétions petits, à scyphe peu ouvert et 
régulier. Sur ècorce de pins au Gross-Hohekirkel. 

5. CL. MAGILENTA Hffm. Th. K — jaune. Thalle à squames 
non pulvérulentes en dessous. Podétions pulvérulents, cylin- 
driques, rarement scyphifères. Taille moyenne de 1 à 2 cm. 
Commun sur terre, rochers et bois ; aussi sur la tourbe. 

F. SUBULATA Sch. Podétions subulés, simples, stériles. 
Taille de 3 à 8 cm. Endroits stériles, sur terre. 

F. STYRAGELLA Ach. Podétions subulés, simples, terminés 
par un scyphe très étroit ou par une petite apothécie. 

F. DIVISA 01. Podétions ascyphes, divisés en plusieurs 
branches qui se subdivisent elles-mêmes en petites ramifi- 
cations stériles ou fertiles. Endroits secs, stériles et tourbières. 

F. LATERALIS. Podétions couchés, émettant sur le côté 
quelques rameaux dressés. Nous avons trouvé dans la tour- 
bière de Bitche quelques exemplaires de cette forme que 
M. Arnold nous a déterminée. 

F. PHYLLOCEPHALA Sch. Apothécie entourée de squames 
..a base. Sur bois. 

F. SOREDIATA. Podétions terminés par un renflement plus 
ou moins sphérique, sorédié de blanc. Sur terre et bois pourri 
à la Haardt. 

Bulletin, 19« cahier. 2 



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18 NOTICE SUR LES 

Var. FILIFORMIS Sch. Podétions grêles, cylindriques^ 
obtus, ascyphes ou à scyphe très étroit, recouvert par une 
apotbécie. Sur terre, p. ex. au Hundskopf, au Litzelberg eic, 

Var. POLYDACTYLA Nyl. Thalle à squames grandes. Podé- 
tions granulés à la base, pulvérulents supérieurement et 
divisés en deux, à six branches. Commun sur terre et sur 
rochers. Nous en avons trouvé une forme squameuse. 

6. CL. BACILLARIS Ach. Nyl. Th. K — Thalle non pulvé- 
rulent en dessous. Podétions très grêles, non cortiqués, pul- 
vérulents, blancs, cylindriques ou subrameux et ascyphes. Sur 
terre. Assez répandu : Krâhefels, Hundskopf, Erbsenfelsen, etc. 

7. CL. FLOERKEANA Somm. Th. K — A peine distinct du 
précédent dont il diffère par sa couleur glauque et ses podé- 
tions cortiqués au moins en partie. 

Sur terre, Hundskopf, Litzelberg, Haardt, Cantelfelsen,. 
Erbsenfelsen etc. D'après Godron (Essai sur la Géographie bot» 
p. 89) cette espèce serait encore de celles qui ne descendraient 
pas au-dessous de 600 m. d'altitude. On en trouve une forme 
dans les tourbières, à podétion entièrement cortiqué et con- 
tourné. 

2) Espèces à fructifications brunes. *) 

8. CL. ENDIVIAEFOLIA Fr. Th. K -4- très faiblement jaune. 
Thalle vert-jaunâtre en dessus et blanc en dessous, trè& 
allongé, à divisions peu profondément lobées. On le distingue 
facilement du suivant par l'absence de rhizines. On le trouve 
en abondance, mais toujours stérile, sur les côtes du calcaire 
jurassique (Oolithe inférieure) aux environs de Metz (côte de 
RozérieuUes, côte de St.-Blaise), de Thionville (Mont Pelé près 
d'Œutrange) et de Sierck. Berher et Godron ont confondu cette 
espèce avec la suivante qui est propre aux terrains siliceux» 



1) Il eût peut-être été préférable de diviser ces espèces en trois groupes ; 
l*un à scypbes ou aisselles imperforés; Tautre àscypbes ou aisselles perforés, 
comprenant CL squamosa^ cenotea et glaucay tous trois non cortiqués. et 
Cl. crispata. Cl. sp.? N. 28 et Cl. furcata var. corymboêa qui sont rorU- 
qués; le troisième enfin à podétions normalement ascyphes et non en buisson» 
mais coui-t£, plus ou moins cylindriques, simples ou i sommet lacéré, com~ 
prrndrait les espèces suivantes: Cl. cariosa, flrma, êubcariosa, symphycarpa^ 
lentopnylla, polybotrya, delicata, caeapititia, pycnotheliza et comuta. 



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LICHENS DE BITCHE 19 

* 9. CL. ALCICORNIS Flk. i) Th. K — Thalle assez sem- 
blable au précédent mais moins développé (long de 2 à 
3 cm., large de 3 à 6 mm.), à divisions multifides, et portant 
sur le bord, rarement sur le dessous, des fascicules de rhi- 
zines ayant la forme de poils noirs à la base, et blancs au 
sommet ; la longueur de ces poils ne dépasse pas la largeur 
du thalle ; elle n'en atteint môme généralement que la moitié. 
Spermogonies en forme de grains brunâtres, épars sur le 
thalle. Podétions très courts, de 3 à 6 mm., rarement jusqu'à 
10 mm., scyphifères, naissant sur le thalle ou sur le bord du 
thalle. Abondant sur terre, parmi les bruyères, entre le 
Litzelberg et la Mausbach, ainsi que sur la Haardt. Fructifie 
assez volontiers. 

F. PROLIFERA Sch. Podétions avec prolification marginale. 
Avec le type, ainsi que les formes suivantes. 

F. PHYLLOCEPHALA Sch. Rord des scyphes avec des 
squames tballines. 

F. PILIGERA m. Rord des scyphes avec des rhizines seioa- 
blables à celles du thalle. 

Var. GENTILIS Del. Thalle du type, mais dressé, moins 
large, à rhizines plus longues, mesurant généralement le 
double de la largeur du thalle. Spermogonies sur de petits 
pédicelles sortant de la surface ou du bord du thalle. Podé- 
tions du précédent, naissant sur le bord des divisions. Cette 
variété offre les trois formes du type. Sur terre, parmi les 
bruyères à la Haardt. 

10. CL. FIRMA heighi(alcicornisvar. firma Nyl. Syn. p. 191. 
— cryptochlora Th. Fr. p. 95.) Th. K + rouge sang. Thalle 
épais, long de 1 à 2 cm., différant de celui du suivant, par 
ses nombreuses divisions qui le rendent semblable à alcicornis. 
Sur terre, sous les hêtres à la Roth-Lambach et parmi les 
bruyères, à la Haardt. Toujours stérile. Cette espèce est nouvelle 
pour les Vosges, ainsi que la suivante. Nous n'osons affirmer 
que ce soit bien là le Cl. alcicornis var. firma de Nylander; 
mais comme nous y trouvons la réaction indiquée, et qu'en 
outre notre lichen diffère du CL alcicornis normal et du Cl. 
subcariosa, nous nous arrêtons à cette détermination. 



1) Les extrémités du thalle offrent une faible réaction jaune. 



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20 NOTICE SUR LES 

11. CL. SUBCARIOSA Nyl. Flora 1876. p. 560. — Th. 
K + rouge saDg. PodétioDs glabres, verts, jamais scyphifères, 
sortant du milieu ou du bout du thalle. Dessous du thalle 
brunâtre avec extrémité blanche. Cette espèce se présente 
sous deux formes offrant toutes deux la même réaction. La 
première (F. simplex) a le thalle dressé, à peine bi- ou trilobé, 
et long seulement de 3 à 5 mm. Podétions de 3 à 6 nun., 
presque cylindriques, comprimés au sommet, à fructification 
grande, unique. Le thalle de la seconde forme (f. symphy- 
carpea) atteint jusqu'à un cm., et est profondément bi- ou 
trifide, formant deux ou trois lanières à bord entier; podétions 
longs de 1 à 3 cm., plus ou moins cylindriques, non comprimés 
au sommet, mais un peu gonflés et déchirés ou même rameux; 
fructifications petites, agglomérées, sessiles ou pédicellées. 
Assez abondant sur terre, parmi les bruyères, entre le Litzelberg 
et la Mausbach, ainsi qu'aux environs de la ferme Rochatte. 
Nous avons aussi observé une forme à podétion squameux. 

12. CL. SYMPHYCARPLV Flk. Th. K. -- Très voisin du précé- 
dent dont il diffère principalement par la réaction ainsi que 
par ses squames plus petites et plus serrées. Podétions verts, 
à écorce continue. Cette espèce, nouvelle pour les Vosges, se 
trouve avec la précédente; elle est rare. 

13. CL. POLYBOTRYA. — Nyl. Th. K + jaune. Thalle à 
squames grandes, glauques, dressées. Podétions non côtelés, 
granulés, parsemés de squames appliquées, longs d'environ 1 à 
1| cm., très épais, à sommet très divisé et portant une multitude 
de petites apothécies. Avec le précédent et sur la Haardt. Rare. 

14. CL. CARIOSA (Ach.)Flk. Th. K + jaune. Thalle composé 
de squames d'un vert gai, profondément découpées, fortement 
agglomérées et dressées. Podétions blancs, granulés, côtelés 
et souvent fendus longitudinalement; apothécies syncarpées 
en forme circulaire, ce qui donne une apparence scyphyfère 
au podétion dont la longueur est alors de 5 à 10 mm. Plus 
tard les apothécies se séparent et le podétion se déchire au 
sommet en plusieurs branches. La longueur de ce dernier est 
alors de 1 à 3 cm. Il ressemelle quelque peu, en cet état, à 
l'espèce précédente. On trouv( .jssi parfois les spermogouies, 
en forme de petits grains bruns, épars sur le thalle. Sur terre, 
dans les champs en friche et sur les côtes incultes. Commun. 



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LICHENS DE BITGHE ^1 

F. FOLIOSA. Podétions couverts de squames agglomérées, 
dressées et découpées comme celles du tballe. Longueur: 5 à 
20 mm. Avec le type, mais moins fréquent. 

Une autre forme s'observe encore avec le type dont elle 
ne diffère que par la taille plus petite, variant de 5 à 8 mm., et 
par ses apothécies non réunies en scyphe mais agglomérées 
et se déchirant finalement en plusieurs branches. Cette forme 
pourrait être confondue à première vue avec la variété symphy- 
carpa; elle en diffère par la forme et la couleur du thalle 
ainsi que par son podétion granuleux et ses apothécies plus 
petites. 

* Var. SYMPHYCARPA (Hepp.) Th. K + jaune. Thalle à 
squames très petites, d*un vert très pâle, dispersées, de forme 
lenticulaire, généralement entières. Podétions de 3 à 8 mm., 
ascyphes, blancs, parsemés de petites taches ou granulations 
vertes, comprimés, côtelés et souvent fendus longitudinalement, 
Apothécies plus larges que le sommet du podétion, assez 
semblables à celles de Bœomyces rufus. Sur terre dans les 
champs en friche, au revers nord-ouest du Grand et du Petit 
Otterbill, avec CL leptophylla; malgré la réaction, cette variété 
nous semble appartenir au leptophylla plutôt qu'au cariosa, 

15. CL. LEPTOPHYLLA (Ach.) Flk. Ne diffère de la variété 
précédente que par ses podétions décortiqués et l'absence de 
réaction. Th. K — La détermination est due à M. Wainio. 

16. CL. PYXIDATA (L.) Fr. Th. K - Thalle à squames 
petites, dressées, d'un vert pâle, agglomérées, crénelées et 
minces. Podétions granulés, à scyphe en coupe, c'est-à-dire 
subitement resserré à la base. Assez commun sur terre, avec 
les formes ou variétés suivantes. 

F. PHYLLOCEPHALA Sch. Bord desscyphes avec des squames 
foliacées. Podétions allongés cylindriques. 

* Var. ABORTIVA Sch. Apothécies petites, fixées au podé- 
tion qui en est parsemé depuis sa base jusqu'au sommet du 
scyphe. Avec la variété suivante. 

* Var. EPIPHYLLA (Ach.) Nyl. Apothécies petites, semblables 
à celles de CL cœspititia^ simples ou agglomérées en tète, 
sessiles ou brièvement pédicellées, fixées au thalle. Nous 
avons observé depuis plusieurs années, cette variété mêlée à 
la précédente, sur terre et sur les aiguilles desséchées des 



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22 NOTICE SUR LES 

pins, dans un petit bois entre le Petit Kindelberg et la route 
d^Egelshardt. La détermination a été revue par M. Tabbé Hue. 

Var. NEGLËGTÂ (Flk.) Sch. Squames du thalle épaisses. 
Podétions granulés-verniqueux. 

F. SIMPLEX Hffm. (intégra Sch.) Bord des scyphes entier 
ou denticulé. Podétions courts, subturbinés. 

F. STAPHYLEA Ach. (pedicellata Sch.) Podétions courts, 
subturbinés. Apothécies sur des pédicelles sortant des bords 
du scyphe. 

F. SYNTHETA Ach. Podétions cylindriques, prolifères. Apo- 
thécies grosses, syncarpées, pédicellèes, en forme de baie. 

Var. POCILLUM Ach. Thalle à squames grandes épaisses, 
appliquées; podétions courts. 

F. LOPHYRA Ach. Podétions subturbinés; scyphes dilatés, 
bordés de squames foliacées, avec prolification marginale. 

Var. CHLOROPHiEA Flk. Podétions roussâtres, grossièrement 
granuleux, à scyphe en coupe allongée. Tourbière. Déterm. 
Arnold. 

F. FOLIOSA m. Tourbière. Déterm. Arnold. 

F. CLAVATA Sch. Podétions cylindriques, renflés à Tex- 
trémité. 

17. CL. FIMBRIATA L. Th. K — Squames du thalle plus ou 
moins développées, agglomérées. Podétions pulvérulents, à 
scyphe en entonnoir. Très commun sur la terre, le bois etc... 
Elle abonde aussi sur la tourbe dans les tourbières de Bitche 
et de Haspelscheidt. Fertile aussi sur cônes de pin et sur 
mousses diverses, telles que Hylocomium triquetrum, loreum 
et splendens. Stérile in stercore leporino. 

F. TUBiEFORMIS Hffm. (intégra Sch.) Bord des scyphes 
entier ou crénelé; podétions allongés, cylindriques. 

F. CONISTA Ach. Bord des scyphes entier; podétions très 
courts, turbines. 

F. BIACRA Ach. Bord des scyphes entier; podétions très 
courts, cylindriques, grêles, flexueux. Lobes thallins multifides. 

F. DENTICULATA Flk. Scyphes en forme de coupe et dentés 
sur les bords. 

F. CARPOPHORA Flk. (marginalis, pedicellata Sch.) Bord 
des scyphes faiblement prolifère; apothécies syncarpées et 
pédicellèes. 



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LICHENS DE BITCHE 23 

F. PROLIFERA Hffm. PodéUons avec de nombreuses proli- 
ficatioDs marginales et latérales; certains podétions portent 
jusque 14 scyphes dont la plupart sont t'égale grandeur. 

Var. RADIATA Schreb. non Oliv. Scyphes étroits à bords 
rayonnants; rayons subulés, parfois divisés. 

Var. NEMOXYNA Flk. Podétions allongés, robustes, sombres, 
rameux, rameaux subulés, stériles ou fertiles. 

Var. GORNUTAAch. (su6cornum Nyl. 1874.) Podétions cylin- 
driques, simples ou subrameux, allongés, à extrémité souvent 
stérile, droite ou plus ou moins recourbée. Commun sur terre, 
sur bois; abondant dans la tourbière. 

Subvar. DENDROIDES Flk. Podétions allongés, rameux; 
rameaux allongés, simples ou divisés. 

Subvar. ABORTIVA Flk. Podétions allongés, simples, obtus 
ou indistinctement scyphifères. 

Subvar. TORTUOSA Del. Podétions recourbés et roulés en 
différents sens. 

Subvar. CAPREOLATA Flk. Podétions simples, recourbés en 
corne de chamois et squameux au moins supérieurement. 
Sur terre dans les bois de pins. 

Nous faisons rentrer sous cette variété les formes ascyphes 
et squameuses données par Nylander sous le nom de CL 
ochrochlora f. mhcornula (in Sched.) 

Var. FIBULA Hffm. Podétions cylindriques, très grêles, 
simples ou à peine rameux, obtus et terminés par une grosse 
apothécie. 

F. SQUAMULIFERA Nyl. Moitié inférieure du podétion 
squameux. 

Var. CLADOGARPIA Flk. Tourbière. Scyphe indistinct, très 
ramifiée. 

Var. GRANULOSA m. Podétions et scyphes plus ou moins 
couverts de fructifications sessiles. A la base d'un arbre au 
Hundskopf. 

Var. NODOSA m. Podétions et scyphes plus ou moins 
couverts de nodosités. Sur terre çà et là. 

18. CL. GLAUCA Flk. K — C'est un Cl. fimbriata var. cor- 
nuta à aisselles subperforées, à substance plus molle et à 
pulvérulence plus grossière. Flœrke le décrit ainsi : t Podetiis 
ad axillas subperforatis, fructificantibus supeme dilatatis, 



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24 NOTICE SUR LES 

perviis, subfissis, sporocarpiis ad oras aperturarum dilaceraûs. 
Differt a formis CL fimhriatx 1® axillis subperforatis, 2» pube 
sabfurfuracea crassiore et non tenuissime pulverulenta et ad- 
pressa, S* substantia podetionim molliore et flexibiliore, 4* 
scyphis plane nullis. » Nos exemplaires, déterminés par M. 
Arnold, sont plus petits et moins rameux que ceux de Sand- 
stede (voir les Exsiccata de M. Harmand) et généralement 
stériles; ils ne mesurent que 4 à 5 cm. Une forme, longue de 
8 cm. et déterminée également par M. Arnold, porte les fruc- 
tifications sur les rameaux. Outre le type, c'est-à-dire la forme 
rameuse, nous avons remarqué, dans une même touflTe, les 
variations suivantes: 

F. SUBULATA Sch. Podétion simple, subulé, stérile. 
F. FURCATA Sch. Podétion terminé par deux pointes su- 
bulées. 

F. INFUNDIBULIFORMIS Sch. Podétion simple, cylindrique, 
un peu évasé au sommet et terminé par une grosse apothécie 
en anneau. 

F. SCYPHOSA Sch. Podétion terminé par un scyphe ouvert, 
bordé de 4 ou 5 rayons. 

Le CL glauca est également une nouveauté pour les Vosges. 
Nous l'avons trouvé sur terre dans un bois de pins entre 
fiitche et Schorbacb, et sous les pins sur la Haardt. M. Tabbé 
Harmand l'a découvert l'automne dernier dans un terrain 
semblable dans le département des Vosges. 

* 18bi8 CL sp.f Cette espèce abonde sur la tourbe ou le 
bois pourri aux environs de l'étang de Haspelscheidt, mêlée 
aux Sphaignes spongieuses et à l'inconsolable Andromède. 
Podétions longs de 6 à 12 cm., non point blancs ni granulés 
comme dans l'espèce précédente, mais d'un gris brunâtre et 
pulvérulents, squameux à la base, subulés et simples ou à peine 
rameux; dans les échantillons simples, l'extrémité est per- 
forée ou bien l'on remarque, en dessous de l'extrémité, une 
ouverture à bord fimbrié, simulant un scyphe ; les échantillons 
rameux ont les aisselles largement perforées en scyphe et 
fimbriées, on pourrait les considérer comme scyphifères avec 
prolification marginale très élancée. Quand la plante se des- 
sèche, les ouvertures se rétrécissent et ne paraissent plus que 
comme une fente. Les échantillons fertiles n'atteignent guère 



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LICHENS DE BITGHE 2& 

que 5 ou 6 cm. et ont la forme d*un tube à sommet tronqué 
ou fimbrié, orné de quelques squames parmi lesquelles so 
trouvent les petites apothécies brunes; d'autres fois aussi ils 
sont fameux, avec les fructifications à Textrémité des rameaux.^ 
Rarement fertile. Se trouve aussi, mais rarement, dans la 
tourbière de Bitche. 

F. PULCHELLA m; Cette forme n'atteint que 3 à 5 cm. et 
se distingue par les squamules qui la recouvrent jusqu'au 
sommet. 

Ce licben est très curieux. Selon M. le Dr. Arnold, ce serait 
une variété de glauca; tel est aussi l'avis deM. Harmand qui 
la considère comme glauca var, virgata = cenotea b. vimi- 
nalis Flk. D'autre part, M. Wainio, après avoir examiné nos 
lichens, nous écrit que nos échantillons de Bitche sont iden- 
tiques à ceux des marais de Finlande, nommés par lui cenotea 
var. exaltala (Monogr. Clad. p. 481). Ajoutons encore que ce 
lichen ressemble extrêmement au CL speciosa Del. de l'herbier 
de Delise dont il ne diffère que par son port plus robuste et 
sa pulvérulence recouvrant tout le podétion. Les exemplaire» 
de CL speciosa que nous avons vus à Strasbourg proviennent 
de Falaise. L'étiquette est, comme d'ordinaire, écrite de la 
main de Delise, mais Buchinger a rectifié cette détermination 
en écrivant en dessous: squamosa. Ce n'est en effet qu'une 
variété du sqxmmosa et c'est à tort, selon nous, que Nylander 
l'a mis au rang de sous-espèce. Suivant M. Wainio, le CL 
speciosa n'est autre chose que squamosa var, muricella (Monogr. 
Clad. p. 434). Les exemplaires conservés à Strasbourg mesurent 
de 5 à 6 cm. sur une épaisseur de 14 mm. ; les trois scypbes^ 
ouverts qui se succèdent, sont jetés en dehors de l'axe du 
podétion et leur bord est fimbrié. Le podétion est acortiqué. 
en grande partie nu, avec quelques squames inférieurement 
et grossièrement pulvérulent ou granulé supérieurement. 

19. CL. OCHROCHLORA Flk. comm. p. 75 (Cenom. conio- 
craea a) Flk. Dent Lich. VII. p. 11. — Cenom. coniocrxa DeL 
— non Ci coniocrxa Flk. comm. p. 84 — nec CL coniocrxa 
D. exoelsa Del. — nec CL comuta Fr.) — Th. K — . Diffère do 
Clad. fimhriala par ses podétions allongés, d'un cendré verdâtre 
on jaunâtre, glabres et cortiqués inférieurement, granulés ou 
forfuracés supérieurement, à scyphe étroit et fermé. Cette 



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26 NOTICE SUR LES 

•espèce n'est pas rare dans les bois le long des chemins creux 
etc. On la trouve aussi sur la tourbe. 

F. CERATODES Flk. Podétions longs de 10 à 12 mm., simples 
subulés, terminés par une petite pointe noire, stériles. Com- 
mun sur les troncs des arbres dans les bois. 

F. TRUNCATA Flk. Podétions longs de 15 a 20 mm., très 
grêles, scyphifères ; scyphe étroit et petit. Pas rare sur les 
troncs d'arbres dans les bois. 

F. LATERALIS 01. Podétions longs de 15 mm., très grêles, 
scyphifères rameux par une prolification latérale abondante. 
Sur troncs d'arbres dans les bois. 

F. ACTINOTA Flk. Podétions grêles, de 10 à 15 mm., à 
«cyphes bordés de rayons. Troncs d'arbres ; aussi sur terre. 
Podétions plus vigoureux, de 5 à 8 cm. ; scyphes avec 4 à 6 
rayons très allongés. 

F. PHYLLOSTROTA Flk. Podétions subulés ou scyphifères, 
de 2 à 3 cm., simples ou rameux, plus ou moins couverts de 
squames. Assez commun à la base des arbres, surtout des 
pins. Nous avons recueilli aussi une forme se rapprochant 
de var. Odontata Flk. 

Var. ARORTIVA et Var. EPIPHYLLA. Voir Cl. pycnothelisa. 

20. CL. CARNEOLA Fr. (pallida Sch. — straminea Flk.) 
Th. K + jaune. La forme typique a les podétions élancés 
comme dans l'espèce précédente, d'un blanc jaunâtre, à apo- 
thécies camées. Nos échantillons, qui ont été déterminés par 
M. l'abbé Hue, n'offrent pas cette forme typique ; nous croyons 
y reconnaître une variété analogue à CL pyxidata var, abor- 
tiva et var. epipkylla c'est-à-dire à fructifications petites, 
«essiles sur les squames du thalle ou du podétion, ou portées 
sur un podétion long seulement de 1 à 2 mm., décortiqué et 
glabre, ou enfin reposant directement sur les côtés du podétion 
lequel est plus ou moins recourbé et atteint sa longueur nor- 
male, c'est-à-dire de 2 à 5 cm. ; nous conservons donc pour 
<;ette variété les noms de var. abortiva (à fructifications couvrant 
le podétion depuis sa base jusqu'au sommet) et var. epiphylla 
ik fructifications naissant sur les squames). Sur le tronc des 
pins et des bouleaux; p. ex. aux environs de l'étang de Hassel- 



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LICHENS DE BITCHE 27 

farth. Nous avons trouvé une fois sous les pins du Petit 
Otterbill un iicben que M. Harmand considère comme probable- 
ment le type de cette espèce. 

21. CL. PITYREA (Acb.) Flk. (decorticata 01. non Nyl.) Th. 
K + jaune. Acharius et Flœrke rangent cette espèce parmi 
celles à scyphe fermé; c*est donc à tort que Nylander dit du 
pityrea d^Acharius et de Flœrke « scyphis perviis. » Voici la 
description qu'Acharius (Synopsis 1814) donne de cette espèce: 
• tballo foliaceo, minuto, lobato-crenulato, pulvérulente; po- 
detiis gracilibus, teretibus, pulverulento-furfuraceis, cineras- 
centi albis subuliformibus scyphiferisque, scyphis irregularibus, 
fimbriato-radiatis, radiis subramosis; apotheciis podicillatis, 
subperforatis, fuscis. — Habitat inter muscos putridos ad ter- 
ram et radiées arborum vetustas. In hujus et aliarum qua- 
rumdam specierum podetiis pulverulentis, substantia corti- 
colis quasi desideratur. » Flœrke donne les mômes caractères: 
«Thallo minuto, squamuloso; podetiis elongatis, gracilibus, 
junioribus glabriusculis, deinde furfuraceo vel squamuloso- 
pulverulentis, hinc inde decorticatis, subpellucidis, omnibus 
scyphiferis; scyphis angustis. irregularibus, margine denti- 
culato fîmbriatis, hinc proliferis. » Nous avons donné ces deux 
descriptions, parce que les descriptions des auteurs plus 
récents, ne semblent pas se rapporter au véritable pityrea. 
On trouve cette espèce çà et là dans les bois, parmi les mousses 
à la base des arbres ou entre les racines, le long des chemins 
des creux. 

Nous avons recueilli, outre la forme typique qui était 
d'un blanc de lait ou bien d'un blanc cendré, les formes ou 
variétés suivantes: 

F. GLABRESCENS Malbr. Parmi les bruyères au sommet des 
rochers du Litzelberg et du Hundskopf. 

Var. HOLOLEPIS Flk. (f. botryosa Del.) Sur terre parmi les 
bruyères; Litzelberg. 

Var. SQUAMULIFERA Wain. in Zw. Ens. 1883 n. 860. Podétion 
et scyphe très squameux. Base des arbres, ou des rochers 
ombragés. Cette forme, ainsi que les quatre suivantes, ont été 
déterminées par M. Wainio. 



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28 NOTICE SUR LES 

Var. CLADOMORPHA Flk. i) Scyphe indistinct, à bord longue- 
ment ramifié; podétion blanc, granulé. 

Var. SCYPHIFERA Del. 

Var. GRASSIUSCULA Goén. Podétion robuste. 

Var. intermedia inter scyphiferam et rassiusculam. 

Var. AFFINIS Del. Podétions blancs, sans squames, granulés 
ou pulvérulents, petits ; bord du scyphe fîmbrié ou même 
rameux. Stérile sur les troncs d'arbre. Nos exemplaires res- 
semblent exactement à ceux de Delise. 

22. CL. LAMARKII (Del.) Nyl. (Pityrea var. acuminata Acb. 
in Gen. Belg. N. 91 et 93) Th. K + jaune puis ochracé. Parmi 
les mousses au revers nord-ouest du Hundskopf et sur des 
rochers ombragés et couverts de mousse entre la vallée de 
Schorbach. Gette espèce n'est probablement pas différente 
spécifiquement de la précédente, au moins quant à nos échantil- 
lons. Du reste nous ne croyons pas nous tromper en affirmant 
que Nylander lui-même n'a pas su reconnaître son LamarkU 
puisqu'il le donne en même temps comme synonyme de 
scabriùscula et comme synonyme de acuminata Ach. et celui-ci 
de pityrea. En voici la preuve: nous trouvons dans le Flora 
de Ratisbonne, 1875 p. 441 la description suivante donnée par 
Nylander. a Ciad. LamarkU (Del.) Nyl. est ea quae sicut. Cl' 
pityrea var. acuminata Ach. datur in Gœnom. Glad. Belg. n. 
91 et 93. Vera « acuminata Ach. », rite a Norrl. agnita ut species 
propria (thallo bene K +), datur in Norrl. Herb. lich. Fenn. 
n. 57; comparabilis CL decorticata Flk. Gœn. 1. c. n. 104 
(nomine erroneo <npityreai>) jam distat K — praeter alios cha- 
racteres. — CL LamarkU distinguitur thallo K leviter vel vix 
lutescente et dein cito in dilute ochraceum vertente atqae 
scyphis non perviis. CL Isignyi Del. ejusdem sit forma folio- 
lifera et specimina spermogonifera dantur (sub nomine «fur- 
cata») in Gœn. Glad. Belg. n. 173 et 175, sistuntque scabrius- 
culam Del., quod nomen forsan prseferendum esset nomini 
Lamarkiiy nisi statum recedentem macriorem spermogonicum 
modo resçiceret. Huic (scabriusculae) analoga, sed K —, est 
CL furcata var. adspersa Flk. cujus typus perfectus et sterilis 



1) Nos exemplaires nous paraissent être identiques au pityrea fastigiàtà 
Del. que nous ayons yu à Strasbourg. 



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LICHENS DE BITCHE 29 

€st Cl. speciosa Del. (nec vere diflfert Cl. fascicularis Del.) Hœc 
speciosa Del. subspeciem exhibet CL squamosm nisi propriam 
speciem distinguendam. CL acuminata specie non différât a 
Lamarkii. » Ainsi donc, après avoir commencé par séparer 
Lamarkii à'acuminatay Fauteur finit par conclure que ces 
deux espèces ne sont pas à considérer comme spécifiquement 
distinctes. Dans le même journal, 1873 p. 299, le même auteur 
avait écrit : a CL decorticata Flk. rêvera species distincta videtur 
non minus a CLpityrea?\k. (a qua non differt acuminata kch.) 
quam a CL macrophylla Sch. Observetur simul, scyphos om- 
nibus bis tribus Gladoniis esse pervios, nec clausos. » Le 
pityrea Flk. ayant les scyphes fermés, il ne reste donc d'autre 
différence entre pityrea et Lamarkii que la réaction qui est 
ochracée dans cette dernière espèce et jaune dans la première. 
Dans l'herbier de Delise conservé à l'Université de Strasbourg, 
nous avons remarqué des exemplaires nommés pityrea var. 
acuminata qui paraissent être CL decorticata Flk. ; ils sont 
fendillés, blancs, en partie décortiqués, granulé-squameux, 
ascyphes, obtus ou subulés, simples ou divisés, à aisselle 
perforées. Ce dernier caractère les sépare de pityrea qui, 
d'après les nombreux exemplaires de ce même herbier, a les 
scyphes fermés. 

23. CL. GRACILIS L. (ecmocyna Ach.) Th. K — . Podétions 
verdâtres, cortiqués, lisses, grêles et allongés, tubiformes ou 
subulés, à aisselles imperforées. Fructification petite, sessile 
ou pédicellée. Sur terre parmi les bruyères. Assez répandu 
sur les côtes incultes telles que Petit Otterbill, Hundskopf, 
Haardt, environs de Hanweiler etc.. On trouve souvent dans 
une seule touffe toutes les formes suivantes: 

F. RADIATA Sch. Scyphes à bord muni d'un ou de plusieurs 
rayons ou dents allongées. 

P. MARGINALIS Sch. Scyphes avec prolification marginale. 

F. CENTRALIS Sch. Scyphes avec prolification centrale, 
mais moins dilatés que dans CL verticUlata, 

P. SUBULATA Dill. Podétions ascyphes, subulés et stériles. 

P. FURCATA Sch. Podétions ascyphes, divisés au sommet 
en deux branches courtes, subulées et parallèles. 

F. PROBOSCIDEA Sch. Podétions cylindriques, à scyphe 
peu distinct. 



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30 NOTICE SUR LES 

F. ASPERA Flk. PodétioDs plas ou moins coaverts de 
squames thallines. 

Var. CHORDALIS (Flk.) Sch. Podétions très grêles, filiformes. 
Cette variété offre toutes les formes da type. 

Var. ËLONGATA Ach. Podétions robnstes, très allongés; 
offre également toutes les formes du type. 

24. CL. CORNUTA L. K — . Cette espèce semble intermédiaire 
entre CL gracilis et CL ochrocMora; elle diffère du premier 
par son sommet sorédié de blanc ou de jaunâtre et par sa 
couleur glauque: elle se distingue du second à sa taille plus 
élancée et à ses podétions cortiqués jusqu'au tiers supérieur. 
Nos échantillons sont tous subulés et stériles; longueur: 8 cm. 
Ce lichen est encore un de ceux qui ne figurent pas dans le 
Catalogue de Berher. Nous Tavons recueilli en petite quantité 
sur terre, parmi les bruyères, aux environs de la Main da 
Prince. 

25. CL. VERTICILLATA (Hffm.i Flk. Th. K— . Podétions asseit 
semblables à ceux de Tespèce précédente, mais plus robustes 
à scyphes étalés, formant collerette, dentelés et à prolificatioii 
centrale, plusieurs fois répétée. Cette espèce, ainsi que ses 
diverses formes, est commune sur terre, dans les endroits 
stériles. 

F. SIMPLKX ou forme typique : prolification centrale unique. 

F. AGGREGATA Del. Plusieurs prolifications partant du 
centre d'un même scyphe. 

F. PHYLLOPHORA Flk. Bord des scyphes avec des squames 
thallines entre lesquelles se trouvent les apothécies. 

* 26. CL. CERVIGORNIS (Ach.) Sch. Th. K + jaune. Cette 
espèce, dont la détermination a été confirmée par M. >Vainio, 
est intermédiaire entre CL alcicomis et CL verticillata. Elle 
diffère de la première par son thalle moins grand, à bords 
généralement inermes, à dessous brunâtre, mais surtout par 
ses podétions à prolification centrale et plus robustes, étant 
longs de i à U cm. (Quand le scyphe est simple, il offre au 
centre un prolongement conique, ce qui indique la tendance 
à la prolification centrale; ce caractère que Ton trouve aussi 
dans les exemplaires à scyphe unique de CL verticillata^ ne 
se voit pas dans les scyphes de CL alcicomis.) Elle diffère de 
la seconde par sa réaction, son thalle plusieurs fois plus long 



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LICHENS DE BITCHE 3Î 

que large et divisé comme celui d'alcicornis, enfin par ses 
podétions plus courts et ne portant généralement que deux 
verticilles dont le supérieur est beaucoup plus grêle que Tin- 
férieur, tandis que les podétions du verlicillata, longs de 2 
à 5 cm., sont de 3 à 5 fois verticilles et les verticilles assez. 
semblables entre eux. On trouve cette espèce parmi les bruyères, 
au Petit Otterbill, sur la Haardt etc. Elle paraît rare. Avec le 
type se trouvent les formes suivantes: 

F. PSEUDOSOBOLIFERA m. Prolification latérale mais ré^ 
action du type. 

F. PHYLLOCEPHALA Sch. Bord des scyphes avec squames. 

F. PILIFERA Del. Bord des scyphes avec poils noirs. ^ 

27. CL. SOBOLIFERA Del. Semblable au 67. cervicornis à 
prolification latérale mais sans réaction au contact de K. 

28. CL. DEGENERANS Flk. (gonorega Ach.) Th. K — . Thalle- 
à squames grandes, agglomérées. Podétion glabre, cortiqué, 
vert; ils noircissent en vieillissant et paraissent alors ponctués 
de blanc ; scyphe ferme très irrégulier, à bord muni de rayons 
nombreux et à prolification marginale. Commun dans les en^ 
droits stériles. Nous avons remarqué les formes suivantes: 

a) Thalle en coussinet; sur les squames se voient de petites 
cupules d*un brun sombre, qui paraissent être les sper- 
mogonies; point de podétions. Haardt. 

*b) Thalle en coussinet; podétions petits, ne dépassant pas 
de beaucoup les squames, courbés et ramifiés sur leur côté 
supérieur, imitant ainsi une corne de cerf. Nous n'avons^ 
vu cette forme qu'entre le Litzelberg et la Mausbach. Elle 
nous a été déterminée ainsi que la précédente, comme 
appartenant au degeneranSy par M. le docteur Arnold. 

c) Thalle à squames grandes comme les deux précédents, mais^ 
non en coussinet. Podétions courts, turbines, à bords 
entiers. 

d) Podétions à scyphe muni de rayons nombreux, divisés 
stériles ou terminés par une petite apothécie. 

e) Podétions à prolification marginale; le scyphe supérieur 
avec des fructifications syncarpées en anneau. 

f) Podétions squameux ainsi que les scyphes ; fructifications 
syncarpées en anneau. Cette forme qui se rapproche d'une 
forme analogue de pityrea (podétions en partie décortiqués,. 



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32 NOTICE SUR LES 

pulvérulents) et de squamosa (podétions décortiqués; 

scyphe ouvert) nous a de même été déterminée par M. le 

docteur Arnold. 

Var. DIGHOTOMA Flk. Podétions à scyphe évanescent par 
suite d'une prolification abondante; ramifications dichotomi- 
ques et très serrés. Haardt. 

* 29. CL. SP.? Nous mentionnons ici un lichen qui est 
abondant parmi les bruyères entre le Litzelberg et la Maus- 
bach ; d'après m! Wainio, auquel nous avons communiqué cette 
espèce, ce serait une aberration du crispata; mais nous ne 
pouvons être du même avis car le thalle est différent. Nos 
échantillons mesurent de 1 à 3 cm. Le podétion est grêle, 
cylindrique, cortiqué, vert, lisse, portant de trois à six rami- 
fications courtes, terminées par de petites apothécies pédi- 
cellées brunes. Les aisselles sont béantes comme dans Cl. 
squamosa. 11 se présente sous deux formes, Tune aphylle et 
petite, l'autre plus vigoureuse et portant de grandes squames 
éparses sur les rameaux. Les squames du thalle et du podétion 
sont comme celles de CL verticillata, ou encore plus laciniées. 

30. CL. LEPIDOTA (Ach.) Nyl. Différant de degenerans par 
la réaction K + jaune. Podétions glabres, corliqués, scyphes 
squameux ou aphylles, à bords fimbriés. Le thalle n'est pas 
macrophylle et vert sombre comme dans l'espèce précédente, 
mais composé de squames très petites, d'un vert jaunâtre. 
Çà et là parmi les bruyères, Haardt, entre le Litzelberg et la 
Mausbach etc.. 

31. * CL. CENOTEA Ach. Th. K — . Thalle à squames 
petites, pulvérulentes, agglomérées en coussinet, assez sem- 
blable à celui de certaines formes de squamosa var. squamo- 
sissima. Podétions ventrus et très squameux à la base, blancs 
ou glauques, amincis et pulvérulents dans les deux tiers 
supérieurs, longs de 1 à 3 cm. Scyphes ouverts, irréguliers, 
bruns ou noirâtres en dedans, à bords un peu incurvés. Apo- 
thécies petites, pédicellées. Cette espèce n'est pas rare à la 
base des pins aux environs de Gross-Hohekirkel ; on la trouve 
aussi sur les pins aux environs de l'étang de Hasselfurth et 
de iïaspelschiedt. 

* Var. CROSSOTA Ach. Podétions rameux; scyphes avec 



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LICHENS DE BITCHE 33 

prolification marginale; dernier scyphe à bords rayonnants. 
Âyec le type, mais beaucoup plus abondant. 

F. PROLIFERA Wallr. Prolifications abondantes et plusieurs 
fois répétées. Tourbière de Haspelschiedt. 

F. MINOR. Podétions petits et grêles. Avec la forme pré- 
cédente. 

Var. SIMPLEX Wallr. Presque ascyphe et simple. Parmi 
les Spbaignes avec les formes précédentes. 

" Var. MAGROSTELLIS Flot. D. L. 30, B. Squames thallines 
non en coussinet. Podétions ni ventrus ni squameux à la 
base, ni amincis sous le scyphe, longs de 3 à 6 cm. Dedans 
du scyphe rarement brunâtre. Sur la tourbe sous les pins, 
aux environs de Tétang de Haspelschiedt, ainsi que dans la 
tourbière. 

Voir aussi Cl, glauca var. virgata, 

32. CL. SQUAMOSA (Scop.) Hffm. (Sparassa Ach.) Th. K — 
Thalle à squames plus ou moins grandes, serrées, très divisées, 
pulvérulentes en dessous. Podétions non cortiqués, squameux, 
nus ou finement granulés ou encore cortiqués en partie ou 
même totalement ramifiés ou simples; les podétions ramifiés à 
aisselles perforées en forme de scyphe ; les podétions simples 
terminés par un scyphe ouvert, à bords rayonnants, brun en 
dedans. Apothécies petites, pédicellées ou bien sessiles et 
syncarpées en anneau. Cette espèce est des plus communes. 
Elle abonde surtout sur les rochers ombragés des forêts et 
on la trouve souvent aussi à la base des arbres, sur les vieilles 
souches, moins souvent sur terre. 

Var. DENTIGOLLIS Wainio. Cette variété est ainsi définie 
par Wainio: «Podetia scyphifera, decorticata, haud aut parce 
granulosa, plus minusve squamulosa, parce squamosa aut 
squamis majoribus destituta aut squamosa in f.squamosissima.» 

F. CYMOSA Sch. Fructifications petites, pédicellées; pédi- 
celles disposés en corymbe. Parmi les nombreuses autres 
formes qui seraient encore à rapporter ici, nous ne mention- 
nons que celles à fructifications syncarpées en anneau, imitant 
une forme analogue de pityrea et de degenerans. 

• Var. POLYCHONIA Flk. Podétions de 4 à 5 cm., blancs, 
pulvérulents, non squameux, terminés par une agglomération 
de rameaux filiformes, simples ou rameux. Sur un rocher 

Balletin, 19* cahier. 3 



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34 NoTict: sn\ les 

ombragé aux envi ro::- de Mullerhauscn et dans la tourbière 
de Haspelschiedt. 

* Une autre furni ' 1res proche de la variété asperella Flk. 
(détermination do M. Arnold) se trouve dan;^ les endroits très 
marécageux de la tourbière de Haspelschiedt. Podétions dé- 
cortiqués, furfuracés. lonîzs de 3 à (i cm. : remarquables 
par leurs scyphes évasés et bordés de quatre ou cinq prolon- 
gements aigus et étalés: habituellement lun de ces prolonge- 
ments est dressé, allon;-'é et porte un second scyphe; cette 
prolification marginale peut se répéter trois ou quatre fois. 
Celte forme nous semble rattacher le C7. squamosa au CL 
glnuca f. virgata. 

Var. MULTIBRACHIATA Flk. Podétions très rameux, couverts 
de squames. 

Var. F. PlTViUvV Arn. Podétions très courts, vaguement 
scyphiféres, cortiqués-aréolôs. 

Var. SQUAMOSISSIMA Flk. Podétions peu divisés, très squa- 
meux et très robustes, alloi'rnîintjusqu'àHcm. Wainio considère 
cette variété comme une forme de sa variété denticollis. 

CL. CUCULLATA Del. est, d'après les exemplaires que nous 
avons vus a Strasbourg, un squamosa à thalle très grand et 
stérile. On le trouve dans les bois de Bitche, à la base des 
rochers ombragés et humides. 

• CL. TENELLA Del. est encore, selon nous, un sqttamosa. 
L'herbier de Delise, à l'usage de Buchinger, renferme cinq 
exemplaires de cette espèce, dont deux seulement fertiles: 
squames thalliues de grandeur moyenne, podétions très petits, 
ne dépassant pas 2 mm., verruqueux et simples. Lherbier de 
Delise, à l'usage de Bonjean, ne contient que des échantillons 
à squames très petites. Les deux fonnes se trouvent aux 
environs de Bitche, k terre dans les endroits ombragés. La 
seconde forme a été distribuée dans les Exsiccata de M. l'abbé 
Harmand sous le nom de forme indécise, 

CL. SUBEPIPHYLLA Rabenh. n'est qu'une aberration de 
squamosa, selon M. Wainio aifquel nous devons la détermina- 
tion de nos exemplaires. Sur vieilles souches pourries. 

33. *CL. SUBSQUAMOSA Nyl. K + jaune. Cette espèce, dont 
la détermination est également due à l'obligeance de M. Wainio 
de Helsingfors, est nouvelle pour la Lorraine. Elle est inter- 



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LICHENS DE BITCHE 35 

médiaire entre la précédente dont elle a l'aspect et la suivante 
dont elle offre la réaction. Nos exemplaires, longs de 2 à 
4 cm., sont squameux, jusqu'au sommet; les sujets fertiles, 
droits; les stériles, amincis à Textrémité et plus ou moins 
incurvés. Sur vieilles souches de chêne et de pin près de 
rétang de Haspelschiedt ; de même sur vieilles souches et vieux 
champignons ligneux au Mausbach. 

34. CL. DELICATA Ehr. Th. K + jaune. Assez semblable à 
CL squamosa dont il diffère non seulement par la réaction, 
mais encore par sa couleur vert-bleuâtre et par ses petites 
dimensions. Squames du thalle à bord granuleux. Podétions 
généralement longs de 5 à 10 mm., granuleux, rarement un peu 
squameux, ascyphes, simples ou rameux. Apothécies agglomé- 
rées. Assez commun dans les bois, sur les souches pourries; 
observé aussi sur vieux champignons ligneux. J'ai recueilli, sur 
un vieux tronc de pin entre W'aldeck et Bannstein, une forme 
à podétions très squameux et longs de 1 à 3 cm. (1) 

35. CL. CiESPrflTlA(Ach.) ¥\k,( squamosa v. fungiformis Sch.l 
Th. K — . Thalle à squames agglomérées et dressées, à divisions 
pinnatifides. Podétions très petits, longs généralement de 2 à 
3 mm., nus, simples ou à peine divisés, ascyphes. Apothécies 
roussâtres,beaucoup plus grosses que le podétion. Cette espèce est 
abondante dans les bois, entre les racines des arbres, ou le long 
des chemins creux, p. ex. le long du chemin du Roihlambach. 
Var. STREPSILIS Ach. Thalle à squames très grandes, à 
divisions multifides, dressées; divisions secondaires allongées 
et sublinéaires; dessous pulvérulent; bord granuleux. Ces 
squames sont parsemées de spermogonies ayant la forme de 
petits grains brunâtres. Stérile. Parmi les mousses d'un rocher 
au Litzelberg. 

36. CL. PYCNOTHELIZA Nyl. (epiphylla Arn.) Th. K -. Cette 
espèce, qui serait nouvelle pour les Vosges, a le thalle à 
squames petites, peu serrées, les podétions allongés, cylin- 
driques ou subulés, généralement recourbés ou contournés, 
d'ordinaire longs de 1 à 3 cm., squameux ou en partie pul- 
vérulents et ressemblant à CL ochrochlora. Les apothécies 
sont plus petites que dans l'espèce précédente et d'un brun 
noir; elles naissent sur les squames du thalle, ou $ur celles 



1) C'est peut èlre une forme de Tespèce précédente. 



3* 



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36 NOTICE SUR LES 

du podétion ou même sur ce dernier; elles sont sessiles ou 
fixées à un minime pédicelle nu. Pas rare dans les bois à la 
base des arbres, rarement sur terre. Cette espèce nous a été 
déterminée par MM. Arnold et Hue. 

Malgré Tautorité de ces maîtres, nous nous permettons de 
douter. Notre lichen nous semble bien n'être autre chose 
qu'une variété nouvelle à'ochrochlora^ à savoir var. abortiva 
(fructifications sur les côtés du podétion) et var. epipfvylla 
(fructifications sur le thalle.) Voici la description que Nylander 
donne du pyciiotheliza: «Quasi CL cxspititia effusa, subdis- 
persa, podetiis plus minusve evolutis, saepe fere sicut in Pyc- 
nothelia^ apotheciis fuscis aggregatis, convexis (podetiis fré- 
quenter, e squamulis thalli enatis, parvis, pallidis, nudis); 
spor© minutœ, long. 0,007—0,009 mm., crass. 0,0020— 25 mm. 
Supra truncos putridos in Finlandia. — Minutie jam sporanim 
et figura podetiorum difTormis a cœteris dignoscenda. Podetia 
sœpius altitudine solum 2—8 mm., alibi hœc longiuscula.et 
accedit tune ad frondosam Del.» (Flora 1875 p. 441.) 

37. CL. CRISPATA Ach. {ceranoides Sch.) K — . Squames 
basilaires petites, disparaissant parfois avec Tâge. Podétions 
cendrés ou verts, longs de 2 à 6 cm., glabres ou un peu 
squameux, simples ou rameux, différant des deux espèces 
suivantes par les aisselles et le sommet infundibuliformes et 
dentelés. Apothécies petites. Sur terre, dans les bois avec les 
variétés suivantes; elle abonde sur la tourbe dans la tour- 
bière de Bilche; les exemplaires de cette dernière localité 
sont plus allongés et plus vigoureux que ceux des bois et 
oflft^ent une réaction jaune, puis brune. 

Var. TRACHYNA Del. Podétions minces, à ramifications 
nombreuses, dressées, serrées, atténuées aux extrémités et 
terminées par plusieurs pointes très courtes ; port de la forme 
subulée de Cl. furcata. 

Var. DILACERATA Sch. que l'on pourrait confondre avec la 
f.fissa del'espèce suivante, n'atteint que 3 ou 4 cm. etofit^elaforme 
d'une lanière élargie et déchirée au sommet. Tourbière. 

Var. CETRARIiEFORMIS (Del.) Wainio. Podétions brun foncé, 
à ramifications divergentes; port de Cetraria dcuUata. 

Var. accedens ad VIRGATAM Del. D'après la détermination 
de M. Wainio. Au Hundskopf. Les exemplaires de Delise sont 



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LICIfENS DE BITGHE 37 

divisés en 2 OU 3 rameaux parallèles plus allongés que dans 
ceux de Bitche. 

Var. SUBRACEMOSA Wainio. Podétions assez grêles, squa- 
meux, à scyphes obsolètes; extrémités ascyphes. 

38. CL. FURGATA (Huds.) Hffm. Th. K-. Squames du thalle 
peu développées. Podétions différant de ceux de l'espèce pré- 
cédente par leurs aisselles entières ou à peine perforées; rami- 
fications plus ou moins enchevêtrées; sommets stériles dressés ; 
apothécies petites, rpussâtres, solitaires ou syncarpées. Très 
commun sur terre dans les bois et les endroits incultes. Nous 
avons observé les variétés et formes suivantes. 

Var. RACEMOSA (Hffm.) Flk. « Podetia lœvigata, cortice vulgo 
subcontinuo, subalbida aut glaucescentia ». Les podétions sont 
généralement peu ramifiés et plus ou moins munis de squames. 

F. SUBULATA Del. Sommets stériles atténués, longuement 
subulés; ramifications dichotomiques. 

(1) F. HAMATA OL Sommets stériles recourbés en hameçon. 
Sur vieilles souches de pins; peu commun. 

F. TORTUOSA Wallr. (spinosa Ach. — spinifera Oliv.) Po- 
détions peu rameux, décombants, couverts surtout supérieure- 
ment de nombreuses petites pointes aiguës. Cette forme n'est 
pas rare sur les côtes du calcaire jurassique des environs de 
Metz (près de Rozérieulles), de Thionville (Mont Pelé) et de 
Dudelange dans le Luxembourg. 

F. CYMOSA Flk. Fructifications sur des pédicelles disposés 
en cyme. 

F. IMPLEXAFlk. Podétions peu rameux,décombants,flexueux. 

Var. CORYMBOSA Nyl. Th. K + jaunâtreou sans réaction. Podé- 
tions ouverts, surtout supérieurement où ils présentent la forme 
d'une lanière se divisant en corymbe. Aussi sur la tourbe. 

F. FISSA Flk. Podétions entièrement en lanière. Haardt, 
sur terre. 

F. FOLIOLIFERA NyL (pinnata Flk. Wainio). Podétions très 
squameux. Réaction de la var. corymbosa. 

Var. PALAMiEA (Ach.) Nyl. o Podetia laevigata, cortice sub- 
continuo, spadicea aut testacea ». Cette variété offre toutes 
les formes me ntionnées pour la variété racemosa ; on la trouve 

1) La forme bamata Del. que nous avons vue à Strasbourg a les ramifications 
très courtes, formant comme des épines latérales, espacées. Côte de Kanfen' 
«t Mont Pelé. 



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38 NOTICE SUR LES 

le plus souvent dans les endroits stériles, exposés au soleil, 
sur terre ou sur de vieux troncs. 

39. CL. SGABRIUSCULA Del. Th. K + jaune. Cette espèce, 
qui ne diffère du CL adspersa que par sa réaction, ressemble 
à un CL furcala dont la partie supérieure serait sorédiée ou 
furfuracée de jaunâtre ou môme isidiée et peu divisée, et la 
partie inférieure plus ou moins scabre ; divisions petites, 
généralement subulées, droites. Aisselles imperforées. Taille 
de 2 à 8 cm. Couleur verte, puis brunâtre, enfin brun sombre. 
Fructifications petites, brunes, en corymbe. Sur la tourbe 
nue, ou bien sur les mousses et le bois pourri qui recouvrent 
la tourbe; elle abonde dans la f^rande tourbière et y fructifie; 
aussi sur rochers et sur terre entre la Main-du-Prince et le 
Mausbach. Elle n'a pas encore été mentionnée pour les Vosges, 
bien que M. l'abbé Harmand vienne de l'y découvrir. 

F. SQUAMULINA Del. Podétions plus ou moins couverts de 
squames, très déchiquetées, difi'érentes decelles de CL furcata, 
étalées et portant parfois des faisceaux de poils noirs. Avec 
le type. Les exemplaires de la Maiu-du-Prince sont isidiés et 
semblables â ceux de l'herbier de Delise, au service de Bu- 
chinger ; ceux des tourbières sont furfuracés seulement et iden- 
tiques à ceux de Delise, dans l'herbier de Bonjean. 

40. CL. PUNGENS Ach. [rangiformis Hffm.) Th. K + jaune. 
Podétions grêles, blanc cendré, glabres, en gazon épais, à rami- 
fications dichotomiques et à aisselles imperforées ; extrémités 
en pointe, divergentes, brunes. Apothécies d'un brun noir. 
Forme la transition entre les genres Cladonia et Cladina, 
Endroits stériles ; assez commun. Je l'ai observé aussi dans le 
bois d'Ottonville. 

Var. MURÏCATA (Del.) Arn. Podétions renflés, scabres ou 
verruqueux. 

Var. FOLIOSA Flk. Podétions couverts de squames. 

G 3«. — Cladina Nyl. 

Thalle sans squames. Podétions cylindriques, rameux, 
dressés et enchevêtrés, à écorce lisse, plus ou moins inter- 
rompue, entièrement dépourvus de squames. 

1. CL. RANGIFERINA (L.) Nyl. Th. K +■ jaune. PodéUons 



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LICHENS DE BITCHE 39 

blancs ou cendrés, perforés aux aisselles, à ramifications très 
abondantes; rameaux stériles à extrémités recourbées et se 
rejoignant, imitant ainsi une main recourbée dont les doigts 
seraient réunis par leurs bouts; rameaux fertiles, dressés et 
subcorymbiformes ; apothécies très nombreuses, petites et 
rousses. Très commun sur terre, parmi les bruyères. Il abonde 
aussi parmi les sphaignes dans les prés tourbeux; avec le 
type se trouve une forme dont les parties, dépassant les 
mousses, offrent une couleur gris noirâtre. 

Var. MAJOK Flk. (ffigantca) Ach.). Différent du type par ses 
podétions subverruqueux et plus sombres, ainsi que par sa 
taille plus forte, atteignant jusqu'à 15 cm. Commun. 

2. CL. ALPKSTRIS (L.) Rbh. Th. K — . PodI&tions blancs, à 
ramifications extrêmement nombreuses et enchevêtrées, for- 
mant une touffe subcylindrique ou en thyrse, tellement régu- 
lière qu'elle semble taillée aux ciseaux. Extrémité des rameaux 
avec un veriicille de 4 à 5 pointes entourant une ouverture 
circulaire. A l'état frais, ce lichen est le plus gracieux que 
nous connaissions. Il mesure de 10 à 20 cm. Toujours stérile. 
On le trouve sur l'Erbsenfelsen, au haut du premier rocher 
du côté d'Erbsenthal; en outre sur terre sous les pins, entre 
l'étang de Haspelschiedt et le Welschweiler, près de la localité 
cil nous avons découvert Chimophila umbellata Nutt., plante 
nouvelle non seulement pour Bitche mais pour la Lorraine. 

Berher, dans son Catalogue des lichens des Vosges, cite 
le CL alpestrls comme spécial aux Hautes-Vosges. 

3. CL. SILVATICA (L) Nyl. Th. K — . Podétions blancs, diffé- 
rant des deux précédents surtout par l'absence de réaction 
et les extrémités stériles non recourbées ni verticillées. Fruc- 
tifie volontiers. Très commun sur terre, dans les endroits 
stériles. 

F. ADL'STA. Podétions brunis. Endroits secs et tourbières. 

F. (ÎRANDIS Flk. {porlentosa Sch.) Podétions subverruqueux, 
plus ou moins renflés, à rameaux courts et peu nombreux, à 
aisselles déchirées. Nos exemplaires atteignent 12 cm. Assez 
commun. 

Var. PUMILA Ach. Cette variété est bien plus petite que le 
type, extrêmement ramifiée, et formant par suite de petits 



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40 NOTICE SUR LES 

coussinets d'un beau blanc; aisselle? imperforées. Assez 
commun sur les rocbers et sur terre dans les endroits sté- 
riles; fructifie moins souvent que le type. 

4. CL. UNCIALIS (Ach.) Nyl. (ceranoides D. D.) Th. K + 
faiblement jaune. Podétions jaune paille, à divisions dichoto- 
miques, courtes et dressées et à aisselles largement perfo- 
rées ; extrémités stériles terminées par 2 à 5 pointes aiguës, 
plus ou moins brunes et dressées, souvent largement infun- 
dibuliformes. Apothécies petites, brunes. Commun sur terre 
dans les endroits stériles; fructifie moins souvent que l'espèce 
précédente. 

F. MINOR. Podétions petits, grêles, plus ou moins décom- 
bants. Sur rocliers et sur terre. 

Var. TURGESCENS Del. Podétions allongés, turgescents, à 
sommet irrégulier. Çà et là. 

II. DISCOCARPÉS. 

Fructifications en disque, naissant directement sur le 
thalle. Hymenium horizontal, enchâssé dans Thypothecium 
comme dans une cupule. 

Famille V, — RAMALODÉS. 

Thalle fruticuleux (de frvticulus = petit buisson), c'est- 
à-dire fixé au substrat par sa base seulement et s'en écartant 
ensuite; à forme' plus ou moins ramifiée en buisson. 

G. V. — Usnea Dill. 

Thalle de couleur claire; ramifications cylindriques cou- 
vertes de nombreuses fibrilles ; moelle quasi ligneuse ; écorce 
fendillée transversalement. 

1. U. FLORIDA Hfl'm. Thalle de 5 à 12 cm., cendré, for- 
mant habituellement un angle droit avec le substrat; rameaux 
étalés; apothécies très grandes, longuement ciliées au bord. 
Cette espèce est très commune dans les bois, sur l'écorce des 
arbres. Elle fructifie habituellement, tandis que les suivantes 
sont généralement stériles. 

2. U. HIRTA Hffm. Un peu plus petite que la précédente 
dont elle diffère par sa coulenr d'un vert cendré et par ses 



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LICHENS DE BITCHE 41 

nombreuses fibrilles sorédiées. Aussi commune que la précé* 
dente sur arbres et sur rochers; p. ex. Erbsenberg, Hohe- 
Kopf etc. 

3. U. CERATINA Ach. Thalle de 10 à 15 cm., dressé ou 
retombant, d'un gris rougeàtre au moins inférieurement, à 
rameaux étalés, couverts d'aspérités. Peu commun; arbres et 
rochers ; p. ex. Erbsenberg. 

4. U. PLICATA Hfltn. Thalle d'ordinaire de 15 à 30 cm., pen- 
dant, d'un gris jaunâtre, sans fibrilles sorédiées; rameaux 
appliqués. Je possède un exemplaire long de 45 cm. Assez 
commun sur arbres; toujours stérile. 

5. U. DASYPOGA Hffm. Assez semblable au précédent, dont 
U ne diffère que par sa couleur d'un vert cendré, ses petites 
fibrilles sorédiées et ses ramifications moins délicates. Habi- 
tuellement de 20 à 50 cm. J'en ai trouvé un exemplaire mesu- 
rant 70 cm. Ordinairement stérile ; trouvé fructifié 
sur pins et bouleaux entre le Welschweiher et le Pfaffen- 
weiher. Aussi avec céphalodies en forme de petits tubercules 
camés. 

G. 2^ — Alectoria Ach. 

Thalle à ramifications cylindriques, filiformes, simulant 
une barbe, à moelle non ligneuse et écorce non fendillée. 

1. A. IMPLEXA Nyl. Th. K ± jaunissant. Thalle brunâtre, 
très allongé, atteignant jusqu'à 30 cm. Sur pins, vieux bois. etc. 
Toujours stérile. 

Var. GANA Ach. Th. K ± jaune. Thalle blanchâtre, attei- 
gnant jusque 40 cm. Abondant sur les rameaux desséchés 
des sapins entre Saint-Quirin et le Donon ainsi qu'au Donon. 

2. A.^GHALYBEIFORMIS Nyl. {jubata Ach. var. chalyheifonni^ 
Ach.) Th. K =. Thalle brun noir ou noirâtre, moins allongé 
et peu rameux, mesurant environ 10 cm. ; ramifications flexueu- 
ses. Sur rochers ; p. ex. entre Hanweiler et Roppweiler. Tou- 
jours stérile. 

F. SOREDlATA.Thalle noir avec de grosses sorédies blanches, 
épàrses. Sur rochers, p. ex. Erbsenfelsen, en compagnie d'.4s- 
plenium septentrionale, 

Var. LANESTRIS Ach. Divisions du thalle noires et extréme- 



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42 NOTICE SUR LES 

ment fines et molles, simulant une touffe de cheveux. Sur 
les rameaux desséchés des sapins au Donon et entre le Donon 
et Saint-Quiriu, Raon-la-Plaiue et Framont. 

3. A, BICOLOR Ehrh. Semblable au précédent, mais thalle 
ayant à l'intérieur la même couleur qu'à l'extérieur, générale- 
ment plus foncé à la base. Saint-Quirin. 

4. A. JUBATA Ach. Th. K =. Thalle brun ou cendré, très 
allongé, atteignant jusqu'à 40 cm., très raraeux, à rameaux 
filiforme?. Stérile sur arbres; rare. Abondant sur les rameaux 
desséchés des sapins depuis le Donon jusqu'aux environs de 
Saint-Quirin, de Raon-la-Plaine et de Framont. 

*:>. A. SARMENTOSA Ach. f, crinalis Ach. Th. K=. Espèce 
nouvelle pour les Vosges. Thalle d'un blanc jaunâtre, long de 
8 à 22 cm., comprimé aux aisselles, à extrémités très rameu-es 
ettrès fines. Stérile sur chênes entre Bannsteinet BurgRamstein. 
Nylander indique comme réaction Ga Cl + rouge; nos échantil- 
lons sont sans réaction et ressemblent iiAl. luleola v. filiformis 
Del. de rherbior de Delise, conservé à l'Université de Stras- 
bourg. 

G. 3^ — Evernia Ach. 

Thalle à ramifications planes, gri-es ou blanches, non 
brillantes. Disque de l'apothécie concave. Spores simples. 

1. E. PRUNASTRl Acn. Th. K± jaune. Thalle blanchâtre 
en dessous. Très commun sur arbres, vieux bois et rochers 
partout, mais toujours stérile. 

Var. GRACILIS Ach. Divisions plus étroites. 
Var. SOREDIFERA Sch. Divisions thallines plus ou moins 
couvertes de sorédies. Commun. 

2. E. FURFURACEA Ach. Th. K± jaune; K (Ca Cl) ^JJ^^; 
Thalle plus ou moins noirâtre en dessous. Assez commun sur 
les troncs d'arbres dans les bois, mais généralement stérile; 
rarement sur rochers; p. ex. à l'Erbsenberg. Je l'ai, trouvé 
fertile au Hohekopf et au Hundskopf. D'après Berher, cette 
espèce ne fructifierait que dans les Hautes-Vosges. 

Var. SGOBICINA Ach. Thalle couvert de papilles isidioïdes 
noirâtres. Habituellement stérile mais aussi fructifié. 

Var. CERATEA Ach. Divisions plus étroites, plus convexes, 
souvent subacuminées. 



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LICHENS DE BITCHE 45 

G. 4^ — Ramalina Ach. 

Thalle plan ou subarrondi, cendré ou verdâtre, plus ou 
moins brillant. Disque de Tapotliécie concave. Spores uuisep- 
lées. 

1. R. CALICARIS (Fr.) (Nyl. Th. K ± jaune. Divisions thaï- 
Unes, dichotomiques, linéaires, souvent canaliculées, étroites, 
sans sorédies. Spores droites. Peupliers près de la Main du- 
Prince. Cette espèce parait très rare. 

2. R. FASTIGIATA Fr. Réaction du précédent. Divisions 
thallines fastigiées, touffues, non sorédiées, longues d'environ 
4 ou 5 cm. Apothécies terminales, agglomérées. Très commun ^ 
sur les écorces, surtout dans les bois et sur les rochers; 
presque toujours fructifié. 

3. FRAXINEA Fr. Même réaction. Divisions thallines irré- 
gulières, ni linéaires, ni canaliculées, larges, peu rameuses, 
sans sorédies, très allongées, atteignant 20 cm. Commun fruc- 
tifié sur les arbres des routes. 

F. CALICARIFORMIS Nyl. Troncs d'arbre. Semblable à R, 
calicaris dont il diffère par ses spores courbées. 

F. AMPLLVTA Ach. Divisions thallines par endroit très élar- 
gies, atteignant 2 cm. de largeur. 

4. R. FARINACEA Fr. Divisions thallines linéaires, étroites, 
longues d'environ 5 à 10 cm. avec des sorédies blanches sur 
les bords. Commun sur arbres des routes, des bois et sur 
rochers. Fructifie, mais moins volontiers que les précédents. 

F. PENDULINA Ach. Divisions thallines différant de celles 
du type par leurs formes plus allongées et plus étroites. 

5. R. POLLLXARIA Ach. Thalle sorédié, ne différant du 
précédent que par ses divisions larges, membraneuses à la base, 
iaciniées au pourtour. Sur arbres. Une forme plus petite, dé- 
terminée par M. Arnold, abonde sur les rochers des bois; p. ex. 
Cantelfelsen, Erbsenfelsen, vallée de Schorbach; de même, 
rochers entre Garbourg et Dabo. 

G. 6^ — Cetraria Nyl. 

Thalle plan ou subarrondi, brun ou noir, brillant. Apothé- 
cies à disque plan. Spermogonies spiniformes et raar- 



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44 NOTICE SUR LES 

^nales. Spores simples. Les trois espèces de ce genre que 
nous possédons n'offrent aucune réaction au contact de K. et 
de Ga Cl. 

1. C. ISLANDICA (L.) Ach. Thalle brun supérieurement, 
blanchâtre en dessous, large, plan, à bords ciliés. Cette espèce 
est sans doute très rare aux environs de Bitche ; je n'en ai 
trouvé qu'un seul exemplaire à bords inermes, long seule- 
ment de 5 cm., et stérile. Au Hundskopf. Sur terre, çà et là 
entre Garbourg et Dabo. 

2. C. CRISPA (Ach.) Nyl. var. subnigricans Nyl. Cette espèce, 
qui diffère de la précédente surtout par ses apothécies sub- 

' marginales, à disque sombre et très faiblement concave et à 
bords dentelés, (tandis qu'elles sont concoiores, parfaitement 
planes et à bords entiers dans l'espèce précédente), se trouve 
stérile sur les coteaux du calcaire jurassique (oolithe infé- 
rieure) aux environs de Metz (côte de Rozérieulles, Gravelotte, 
Saint-Biaise), de Thionville (Mont Pelé) et à Dudelange dans 
le Luxembourg. On n'y trouve pas le type; notre variété 
diffère du type par sa couleur d'un brun noir, et ses bords 
inermes. 

3. G. ACULEATA (Fr.) Nyl. Thalle gazonnant, brun clair 
ou brun foncé jusque noir, très brillant, comprimé ou sub- 
arrondi, à extrémités acuminées. Apothécies concoiores, à 
bord épineux. Cette espèce est extrêmement abondante parmi 
les bruyères, sur terre, et fructifie volontiers. On la trouve 
aussi, mais stérile sur les côtes de Rozérieulles, Saiut-Blaise, 
de Sierck, Mont Pelé et à Dudelange. 

Var. MURIGATA (Ach.) Nyl {alpina Sch.) Thalle noirâtre 
très rameux, à rameaux courts et flexueux, acuminés. Avec 
le type parmi les bruyères, souvent fructifié. 

Var. ACANTHELLA (Ach.) Nyl. Ramifications épaisses, cou- 
vertes de pointes spiniformes. Côtes du calcaire jurassique: 
p. ex. côte de Rozérieulles ; stérile. 

4. C. ODONTELLA Ach. L'on trouve assez fréquemment, sur 
les rochers ombragés des bois, une forme différente de la 
précédente par son thalle rougeàtre dans sa partie inférieure; 
c'est probablement le C. odofitella. 



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LICHENS DE BITCHE 4S^ 

G. 6. — Platysma Nyl. 

Ce genre diffère du précédent principalement par les sper- 
mogonies marginales en forme de petits tubercules bruns. 

1. PL. ULOPHYLLUM Nyl. (sœpincola var. ulophylhm Ach.>« 
Th. K et Ca Cl=. Thalle brun, long de 2 à 5 cm., à divisions 
dressées, planes, allongées, à bords crispés et pulvérulents. 
Abondant, mais toujours stérile, à la base des pins entre Gross- 
Hohekirkel et l'étang de Welschweiler. 

2. PL. PINASTRI Nyl. (juniperina var. pinastri Àch.) Th. 
K et Ga Cl =. Thalle jaune terne, petit, ne dépassant guère 
1 Va cm., à divisions appliquées, à bords relevés, crispés, pul- 
vérulents et d'un jaune foncé. On trouve cette espèce, que 
Berher cite comme spéciale aux Hautes- Vbsges, à la base des 
pins sur le revers septentrional du Hundskopf et entre le 
Hundskopf et le Mausbach. Elle n'y fructifie pas. On trouve 
aussi çà et là, p. ex. dans le Rothlambach et au Hohe-Kopf, 
sur les souches de chênes et de hêtres, sur le bois, une forme 
plus grande, à pourtour circulaire et à sorédies granulées. 
Diamètre de 2 à 3 cm. Sur rochers et bruyères au Donon. 

3. PL. GLAUCUM (L.) Nyl. Th. K± + jaune; CaCl=. Thalle 
glauque, à divisions dressées et très déchiquetées; dessous 
noir ou brun noir. Commun, mais toujours stérile, sur les 
troncs des arbres dans les bois, mais surtout sur les pins, 
p. ex. à Waldeck ; rarement sur rochers, p. ex. à l'Erbsenberg. 
Par sa couleur glauque, ses lobes dressés et non fibrilleux en 
dessous, cette espèce se distingue des Parmelia perlata, 
olivetorum et cetrarioides avec lesquels on pourrait la con- 
fondre. La réaction est en outre différente. 

Var. SOREDIOSUM 01. Divisions thallines bordées de soré- 
dies. Plus fréquent que le type. 

Var. FALLAX Ach. Dessous du thalle d'un blanc pur. Thalle 
plus allongé en lanière, à bords souvent granulés ou isidiés. 
Commun sur les rameaux desséchés des sapins au Donon et 
de là à Saint-Quirin. On le trouve parfois fertile. 

Famille IP. — Phyllodés. 

Thalle foliacé, lixé au support généralement par plusieurs 
points, appliqué, à végétation centrifugale. 



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46 NOTICE SUR LES 

G. 1". — Nephromium Nyl. 

Thalle brua ou plombé eu dessus, non veiné. Diffère des 
genres suivants par ses apothécies réniformes, fixées au- 
dessous du bord thallin. 

1. N. L.EVIGATUM (Ach.) Nyl. var. parile Nyl. Th. K =. 
Dessous du thalle glabre. Notre variété diffère du type par le 
dessous noirâtre et par les sorédies marginales, bleuâtres, 
éparses sur le dessus. Cette espèce n'est pas rare, mais tou- 
jours à l'état stérile, parmi les mousses à la base des chênes 
ou htHres, et sur les rochers, p. ex. environs du Hasselfurther- 
Weilier, de Schieresthal, rochers entre la vallée de Schorbacli 
et celle de Neubach, de même entre la Rosselle et Siersthal, 
sur l'Erbsenfelsen etc. Aussi sur rochers entre Hasclbourg et 
Dabo. 

G. 2\ - Peltigera Xyl. 

Thalle muni en dessous de veines ou nervures saillantes 
et de faisceaux de rhizines. Apothécies circulaires, marginales, 
sortant du dessus du thalle. Couche gonidiale bleuâtre, c'est- 
à-dire composée de gonimies. 

1. P. CANINA (!)C.) Nyl. Th. K tjaune. Thalle grand, vert 
pâle ou glauque, couvert dune pellicule blanchâtre, fugace. 
Nervures du dessous visibles jusqu'au bord du thalle, blan- 
châtres ou brunâtres, avec interstices concolores. Apothécies 
ascendantes. Spores aciculaires, très allongées. Très commun 
et souvent fertile sur terre, rochers, rarement sur troncs 
d'arbres. 

F. SOREDIATA Sch. Sorédies brunâtres, agglomérées sur 
le centre ou sur le bord des lobes. Peu commun. Sur terre et 
sur vieilles souches entre la Main-du-Prince et le Mossbach. 

Var. MEMBRANACEA Ach. Lobes larges mais peu épais; 
nervures blanches ; apothécies arrondies. Commun à l'état 
fertile parmi les mousses sur terre. 

Var. ULORHIZA Sch. Lobes étroits; nervures brunes ; apo- 
thécies allongées. Fertile sur terre parmi les mousses. 

2, P. SPURIA Nyl. {pvsilla Krb. — canma va7\ spuria kch,) 
Thalle de la couleur du précédent, petit, 2 à 3 cm., ordinaire- 



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LICHENS DE BITCHE 47 

ment sorédié au centre, à lobes digités. Dessous blanc pur, 
avec des nervures d'un blanc jaunâtre, visibles jusqu'au bord 
du thalle. Apothécies ascendantes, arrondies ou oblongues. 
Spores fusiformes, très allongées. Çà et là dans les endroits 
stériles; fructifie volontiers. 

3. P. RUFESGENS Fr. (canina var. crispata Ach.) Th. K =. 
Très voisin de P. canina dont il diffère par sa couleur brune, 
à rétat sec, avec plus ou moins de pruine blanche et par ses 
bords crispés et sinueux. Sur terre et sur rochers dans* les 
bois, souvent fertile. 

Var. PRiETEXTATA Flk. Bord des lobes finement fimbrié. 
Sur les rochers humides qui bordent la route entre Bitche et 
Breidenbach. 

4. P. POLYDACTYLA Ilffm. Thalle lisse, luisant, à bords 
non crispés, à lobes nombreux et digités, et apothécies allon- 
gées. Commun à l'état fertile, sur terre, bois et rochers. 

5. P. MALACEA Ach. Thalle très épais, cendré, de grandeur 
moyenne ; dessus lisse et mat ou tomenteux, dessous couvert 
d'un tomentum sombre extrêmement épais, sans réseau de 
nervures distinct. Apothécies ascendantes, arrondies ou oblon- 
gues. Spores aciculaires, très allongées. Sur rochers aux envi- 
rons du Neubach- 

6. P. HORIZOXTALIS DG. Thalle semblable à celui de 
polydactyla mais à lobes non digités. Apothécies horizontales, 
arrondies ou plus larges que longues. Spores fusiformes et 
courtes- Commun dans les bois et habituellement fertile. 

G. 3«. — Peltidea Nyl. 

Ce genre ne diffère du précédent que par la couche goni- 
diale jaunâtre, c'est-à-dire composée de gonidies. 

i. P. APHTHOSA Hffm. Cette espèce se reconnaît facilement 
à son thalle assez grand, parsemé de verrues sombres, d'un 
vert livide à l'état sec et d'un vert gai à l'état humide; dessous 
avec réticulation noirâtre ou presqu'entièrement noir. Assez 
commun à l'état fertile, dans les endroits humides des bois; 
p. ex. chemin de Bitche à Reyersweiler, environs du Neu- 
bach etc. 
* P. VE.XOSA DG. Thalle très petit, long de 1 à 3 cm., émet- 



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48 NOTICE SUR LES 

tant d'un centre commun plusieurs lobes ascendants, simples 
ou pourvus de 2 à 5 divisions, cendré, brillant; dessous blanc,, 
pourvu jusqu'au bord de grosses nervures brunes. Apothécies 
horizontales. Peu commun. On trouve cette espèce bien fruc- 
tifiée le long du chemin creux menant de la viUe au Krâhe- 
fels ; on la voit encore, mais plus rarement, dans divers autres 
chemins creux, ainsi que sur les rochers humides qui bordent 
la route de Bitche à Breidenbach. 

G. 4\ — Ricasolia De Not. 

Thalle épais, très grand, cendré sur les deux côtés, à 
dessous ni veiné ni tomenteux, mais muni de faisceaux de 
rhizines. Spores fusi formes, allongées,, cloisonnées. 

1, R. GLOMULIFERA Nyl. Th. K 1 l^n'faibiement jaune. Thalle 
parsemé sur le dessus de glomérules sombres ; bords à lobes 
élargis et arrondis. Cette espèce est indiqué dans le Catalogue 
de Berher comme spéciale aux Hautes-Vosges; on en trouve 
de fort beaux exemplaires, d'un diamètre de 2 à 3 décimètres, 
sur les rochers du Cantelfelsen et du Rothenberg et quelques 
exemplaires mêlés à YAdianthum nigrum à TErbsenfelsen ; 
tous sont stériles, et la plupart portent leur parasite Dendris- 
cocauCon bolacinum Nyl. De même stérile sur les rochers du 
Kachlerfelsen mais seulement quelques maigres échantillons. 
Enfin fertile sur la série des rochers du Falkenberg. 

G. 6«. — Sticta Nyl. 

Thalle grand, à dessous tomenteux, gris, avec des enfon- 
cements blancs (cyphelles), sans veines et sans faisceaux de 
rhizines, fixé çà et là à son support. Couche gonidiale avec 
des gonidies jaunâtres. 

1. ST. PULMONACEA Ach. Thalle bosselé et régulièrement 
réticulé, glauque, avec sorédies grises le long du bord et des 
réticulations. Commun dans les bois sur les troncs d'arbres 
et sur les rochers ; souvent fertile. Sur terre, avec le suivant, 
dans le Rothlambach. 

2. ST. SCROBICULATA Ach. Différent du précédent par son 
thalle un peu jaunâtre en dessous, bosselé mais non réticulé ; 



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LICHENS DE BITCHE 49 

sorédies marginales d'uo cendré bleuâtre. Assez commun sur 
les rochers des bois, sur les troncs d'arbres et sur les vieilles 
souches, rarement sur terre; habituellement stérile. Je l'ai 
trouvé fertile sur les rochers du Cantelfelsen, sur un chêne 
près de l'Ochsenmtthle, sur chênes et hêtres entre le Langen- 
weiher et le Pfaffenweiher et aux environs de l'Arnsburg. 

G. 6\ — Stictina Nyl. 

Ce genre ne diffère guère du précédent que par ses dimen- 
sions plus petites et sa couche gonidiale composée de goni- 
mies bleuâtres. 

1. ST. FULIGINOSA Nyl. Thalle non sorédié, brunâtre en 
dessus et plus ou moins couvert de granulations isidioïdes 
noirâtres. Lobes larges, entiers ou avec quelques incisions 
peu profondes. Dessous tomenteux jusque vers les bords. Ça 
et là dans les bois, sur rochers et troncs d'arbres; toujours 
stérile. Rochers entre le moulin Klappbach et Meisenthal; 
entre Mûnzthai et Schieresthal; entre la vallée de Neubach et 
celle de Schorbach ; abondant entre la Rosselle et Siersthal ; 
troncs et souches de chênes et de hêtres dans le Rothlam- 
bach. 

2. ST. SYLVATICA Nyl. Différent du précédent par le dessus 
du thalle moins brun, cendré, avec peu de granulations, à 
lobes moins larges et plus profondément découpés. Rare. J'en 
ai trouvé de beaux exemplaires, mais stériles, sur des rochers 
entre Gôtzenbrûck et Mûnzthai. 

G. 7^ Dmbilicaria D. G. 

Thalle ombîliqué au centre, c'est-à-dire ilxé au support par 
no seul point central, brun cendré, monophylle, à dessous 
glabre, noir et profondément aréole. Apothécies noires. Spores 
pluriseptées. 

1. U- PUSTULATA D. G. Dessus du thalle très pustuleux, 
paraissant troué en vieiHissant. Abondant à l'état stérile, sur 
tous les rochers nus et exposés au soleil ; il est généralement 

4 



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50 NOTICE SUR LES 

plus OU moins couvert d'isidium rameux. Od le trouve très 
bien fructifié à la pointe du Hundskopf ; de même sur des 
rochers inaccessibles de 25 à 30 mètres à l'Erbsenfelsen, au 
pied duquel nous avons ramassé des exemplaires arraché 
par les oiseaux de proie et atteignant un diamètre de 15 cm. 

G. 8*. Gyrophora Ach. 

Thalle ombiliqué au centre, à superficie non pustuleuse. 
Spores simples. 

1. G. MUIUNA (Krb.) Nyl (hirsuta var. murina Krb.) Th. 
Ca Cl J rouge ou :;:. Thalle monophylle, glabre, ayant envi- 
ron 2 ou 3 cm. de diamètre, en dessus gris de souris, en 
dessous pâle et très glabre. Abondant, à l'état stérile, sur des 
rochers inaccessibles à l'Erbsenfelsen, au Falkenberg, au 
Rothenberg et sur le rocher de Waldeck, en dessus de la 
tour. Il a été découvert dans cette dernière localité par 
M. l'abbé Barbiche. Observé aussi entre Garburg et Forsthaus 
Kempel, et entre Haselburg et Dabo. _ 

2. G. POLYPHYLLA Rabh. glahraSch.). Th. Ca Cl. ^ rouge. 
Thalle polyphylle, glabre et noir des deux côtés, attei- 
gnant de 1 à 3 cm. A l'état humide, il est d'un vert sombre 
sur le dessus. On le trouve stérile à la pointe du Hunds- 
kopf. 

Cette espèce est très répandue dans les Vosges : nou.s 
l'avons observée sur des rochers aux environs de Garburg, 
du Forsthaus Kempel, de Haselburg, de Schâferhof et jus- 
qu'au sommet du Donon. 

3. G. FLOGCULOSA Krb. Th. Ca Cl ♦ ou qi rouge. Dessus 
î oirâtre, brun, olivâtre à l'état humide, couvert, surtout sur 

es bords, de petits grains noirs. Dessous brun, aréole. Se 
trouve à l'état stérile sur rochers des Hautes-Vosges, p. ex. au 
s ommet du Donon. 

4. G. EROSA Ach. Th. Ca Cl = Dessus noirâtre, olivâtre à 
état humide, avec de gros grains épars plus ou moins nom- 
breux, et avec des dessins en relief et de forme plus ou 

moins étoilée. Dessous grossièrement verruqueux-rugueux. 
Les bords du thalle paraissent criblés de trous. Stérile avec le 
pécj dent. 

P 



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LICHENS DE BITGHE 51 

Tn G. CYLIiNDRIGA Ach. Th. Ga Cl ^ Dessus cendré, pulvé- 
ruleat, même à Tétat humide, dessous blanc brunâtre, lisse, 
avec des poils noirs et rameux ; ces poils se voient aussi 
parfois sur le dessus et sur les bords. Fertile avec le pré- 
cédent. 

Var FIMBRIATA. Ach. Pourtour du thalle avec de longs poils 
noirs, simples ou rameux, serrés, formant une bordure noire. 
Avec le type, mais plus abondant. 



G. 9*. — Parmelia Ach. 

Thalle fortement appliqué au support, à dessous non veiné. 
Spores ellipsoïdes, hyalines et simples ; spermaties bifusi- 
formes : stérigmates à plusieurs articulations. 

Section l'"<^ : Thalle à dessous rhizineux (Eupamielia Nyl). 
1) Espèces à thalle jaunâtre. 

1. P. CAPEKATA (Ach.) Nyl. Th. K l jaune; Iv (Ca Cl) l 
rouge orangé. Thalle très grand et largement lobé au bord, à 
surface plus ou moins sorédiée et à dessous noir. Très com- 
mun à l'état stérile, sur les troncs des arbres et sur les 
rochers, dans les bois et sur les routes. Trouvé fertile sur 
charmes et hêtres dans les bois, p. ex. aux environs de 
rochsenmûhle. 

2. P. SUBCONSPERSA Nyl. Th. K ± jaune. Par sa forme, 
cette espèce fait la transition entre la précédente et la sui- 
vante. Stérile sur pins au Hundskopf. 

3. P. CONSPERSA (Ach.) Nyl. Th. K + Jaune puis orange. 
Thalle à bords laciniés, à laciniures non recourbées, à sur- 
face non sorédiée. Commun fertile sur les rochers. 

Var. ISIDIOSA Nyl. Thalle plus ou moins couvert d'isidium. 
Commun p. ex. sur les rochers de la vallée de Schorbach, 
l'Erbsenfelsen, le Cantelfelsen, à Saint-Louis, etc. 

Var. STENOPHYLLA Ach. Divisions du thalle très étroites, 
linéaires ; avec ou sans isidiuni ; çà et là sur rochers ; 
fertile, mais moins volontiers que le type. 

4. P. LUSITANA Nyl. Th. K ^ jaunissant. Assez semblable au 
précédent dont il diffère par la réaction et les petites ver- 
rues éparses ou agglomérées sur le thalle. Nos exemplaires 

4* 



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OZ NOTICE SUR LES 

8e rapportent assez bien à la description donnée par Nylan- 
der. Stérile sur rochers à TErbsenfelsen. 

5. P. MOUGEOTH Sch. Th. K + jaune : moelle K (Ga Cl) 
-h rouge. Assez semblable à l'espèce précédente mais encore 
plus appliqué, souvent brun et noir et comme crustacé vers 
le centre, plus ou moins couvert de sorédies blanches ou 
concolores, rondes, de la grosseur d'un grain de millet. Apo- 
thécies brunes, à bord crénelé. Commun, stérile sur rochers 
et cailloux, p. ex. au Grand et au Petil-Otterbiel, au Hunds- 
kopf, etc. Fertile sur pierres dans un bois de pins, entre le 
Petit Kindelberg et la route d'Egelshardt. 

6. P. INCURVA Nyl. Semblable au précédent, mais médule K — ; 
en outre le thalle est moins appliqué, les lobes sont voûtés 
et incurvés à leur extrémité, les sorédies moins nombreuses 
et beaucoup plus grosses, atteignant la grosseur d'un grain de 
chenevis. Sur grès vosgien dans les Hautes-Vosges : sommet 
du Donon. Stérile. 

'2) Espèces à thalle blanchâtre en-dessus. 

7. P. PERLATA (Ach.) Nyl. Th. K jaune ; moelle K {Ca Cli 
■4- rouge. Cette espèce à thalle entièrement lisse, est très 
commune sur l'écorce des arbres dans les bois et sur les 
routes ; on la trouve aussi sur les rochers. Toujours stérile. 
Observé aussi dans le bois d'Ottonville, et sur cerisiers à 
Mégange. 

Var. SOREDLVTA Sch. Bord des lobes avec sorédies con- 
colores. Plus commun que le type. 

a P. CILIATA (D. G.) Nyl. Réaction du précédent dont il ne 
diffère que par ses bords longuement et abondamment ciliés 
de noir. Sur rochers, p. ex., dans la vallée de Schorbach, au 
Gantelfelsen, etc., plus rarement sur arbres, p. ex. au Hohe- 
Kopf. Toujours stérile. 

Var. EXCRESCENS. Arn. Thalle couvert d'isidium coral- 
loïde portant de longs poils noirs et bifurques. On le trouve 
magnifiquement développé, mais stérile, sur les rochers du 
Gantelfelsen et de l'Erbsenfelsen, moins bien développé sur 
les troncs d*arbre au Hohe-Kopf. 

9. P. OLIVETORUM (Ach.) Nyl^Comme perlata dont il diffère 
par la réaction : Th. Ca Cl ■+■ rouge et son l thalle plus 



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LICHENS DE BITCHE 53 

coriace. Assez commun sur les rochers et le tronc des arbres 
dans les bois, mais toujours stérile. 

10. P. GETRARiOIDES Nyl. Semblable à perlata dont il dif- 
fère surtout par la réaction Th. K jh^ jaune ; Ga Cl =:r ; K 
<Ca Cl) -h rouge. Sur rochers et troncs d'arbre dans les bois ; 
stérile. 

11. P. PERFORATA (Ach.) xNyl. Assez semblable à perlata mais 
à thalle légèrement réticulé et à réaction Th. K \ jJJJJe 
puis rouge sang; moelle Ca Cl. — Sur écorce çà et là, p. ex. 
sur les peupliers de la route de Sturzelbronn et sur les 
arbres bordant l'étang de Miinzthal. Stérile. 

12. P. RËVOLUTA (Flk.) Nyl. Th. K ± jaune. Se reconnaît 
facilement aux lobes dont les extrémités sont souvent recour- 
bées et couvertes de sorédies verdâtres. Abondant à l'état 
stérile sur les hêtres dans les bois. p. ex. près du Maus- 
bach, environs de Lemberg. etc.. sur ceiisiers à Mégange. sur 
pins au bois de Lagrange. Nous l'avons aussi recueilli fertile 
au Gross Hohekirkel. 

F. MINOR Harm. Thalle a laciniures plus étroites et plus 
appliquées. Très commun, stérile. Sur les pius dans les bois. 

13. P. SCORTEA (Ach.) Nyl. Th. K jf jaune, puis brun, 
puis -+- rougeâtre. Moelle Ca Cl + rouge. Centre du thalle 
avec norabeuses granulations noirâtres. Assez commun sur 
les arbres des routes dans toute la Lorraine: moins souvent 
sur rochers, p. ex. à l'Erbscnfelsen. Trouvé fructifié sur un 
chêne au Graud-Otterbiel. 

14. P. TILIACËA (Hffm) Nyl. Cette espèce, qui diffère de la 
précédente par son thalle plus petit et entièrement lisse en 
dessus, parait être rare ; nous ne l'avons trouvée que dans 
^eux localités, sur bouleaux au Geissbronn (échantillons fer- 
tiles) et sur rochers au Krahefels (échantillons sorédies). 

15. P. BORRERl (Ach.) Nyl. Th. K +^ jaune puis brun, 
Ca Cl '^ rouge. Cette espèce, que Ton distingue facilement 
des deux suivantes, par les nombreuses sorédies de forme 
circulaire et discolores, éparses sur son thalle réticulé, est 
assez répandue sur les arbres des jardins, des routes et des 
bois, plus rarement sur rochers. Elle est habituellement sté- 
rile ; nous l'avons trouvée fertile sur bruyère au Grand- 
Otterbiel et sur bouleau à l'Ochsenmtihle. Observé aussi aux 
environs de Boulay, Metz et Thionville. mais à l'état stérile. 



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54 NOTICE SUR LES 

Var. ULOPHYLLA (Ach.) Nyl. Thalle vert à l'état humide, 
imbriqué à bords crispés et sorédiés. Sur pins près de Reyers- 
^veiler. 

16. P. SULCATA (TayLj Nyl. Th. K | JJ^S^; ^,Z ?o^"e san,. 
Thalle réticulé, non isidié mais couvert de sorédiés linéaires^ 
ou allongées. Commun sur les arbres des routes et des bois 
ainsi que sur les rochers ; fructifie volontiers. 

17. P. S.VXATILIS (L.) Nyl. Réaction du précédent. Thalle 
réticulé, plus ou moins isidié, sans sorédiés alitées. Très 
commun partout en Lorraine et souvent fructifié sur les 
pierres, rochers et troncs d'arbres. Aussi sur cônes de pins. 

F. L.EVIUSCULA Malbr. Thalle presque lisse avec sorédiés 
marginales. 

Var. LKUGOCllROA Malbr. 

F. FUHFl'RACEA Sch. Thalle couvert d'isidium sombre et 
ramifié. Très commun sur les rochers des bois, moins sou- 
vent sur les écorces. Fructifie volontiers. 

18. P. OMPHALODFS. K. Fr. Réaction nulle. Thalle brun, à 
laciniures étroites, à peine réticulé. Stérile. Sur rochers: 
très rare. (Un seul exemplaire). Observé aussi au sommet du 
Donon, sur grès vosgicn. 

Var. PANNIFOHMIS Ach. Réaction de P. saxatilis. Thalle 
cendré ou cendré brunâtre, composé d'une agglomération de 
laciniures se recouvrant mutuellement, non ou à peine réti- 
culées, pinnatifides ou bipinnalifides et habituellement recour- 
bées à l'extrémité. Stérile sur rochers çà et là ; p. ex. sur 
des rochers élevés près de Hanweiler ; abondant sur un 
rocher entre Bitche et Schorbach, tout près d'un endroit où 
abonde VAspknium septentrionale. Observé fertile au sommet 
du Donon. La couleur typique de cette variété est brune ou 
olivâtre. 

3) Espèces à thalle brun ou olivâtre en dessus. 

19. P. ACHTABULUM. (Neck.) Nyl. Médulle K + rouge, 
Ca Cl —. Thalle olivâtre, vert à l'état humide, épais, très 
grand, lisse ou un peu rugueux; apothécies abondantes et 
très grandes, atteignant jusqu'à 1 cm. 1/2 de diamètre. Très 
commun, fertile, dans toute la Lorraine sur les arbres des 
routes et des jardins. 

20. P. FXASPERATA (Ach.) Nyl. Médulle K (Ca Cl) -. Hes- 



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LICHENS DE BITCHE 55 

semble un peu au précédent, mais thalle brun, plus petit et 
couvert de grosses aspérités mais non isidié. Fertile çà et 
là sur les arbres des routes et des jardins. Nous l'avons observé 
aussi aux environs deMetz, Faulquemont,Thionville et Boulay, 
mais moins commun que le précédent. _ 

21. P. PROLIXA (Ach.) Nyl. Th. Ca - ; K + rougeâtre. 
Thalle d'un brun noir, lisse, non sorédié, brillant, à laci- 
niures étroites et multifides. Commun, fertile sur les rochers, 
p. ex. Otterbiel, Hundskopf, Kràhefels, etc. 

22. P. SORRDÏATA (Ach.) Nyl. Différent de P. prolixa par 
ses grosses sorédies rondes couvertes d'une pulvérulence 
grise, éparses sur le thalle. Stérile sur rochers du Petit-Ot- 
terbiel et à l'Erbsenfelsen. 

23. P. PERRUGATA Nyl. Cette espèce diffère de P. prolina 
par sou thalle couvert de rugosités transversales ; Nylander 
donne encore comme différence les dimensions plus petites 
des spores et des spermaties. Rochers de la vallée de Schor- 
bach et du Cantelfelsen. 

24. P. FULIGINOSA Nyl. Différent des quatre précédents 
par la réaction : thalle brun olivâtre, isidié, luisant. Sur écorces 
dans les bois et sur rochers. Médulle Ca Cl rougeâtre. 

Var. L.ÇTEVIRENS Nyl. Thalle plus clair, verdâtre. Com- 
mun, fertile et stérile sur les arbres des routes et des bois ; 
observé encore sur cônes de pins, sur fruits de hêtre et sur 
cordes. Aussi aux environs de Metz et de Faulquemont. 

25. P. GLABRATULA Nyl. Semblable au précédent dont il 
ne diffère que par le thalle non isidié. Sur les pins dans les 
bois, moins souvent sur les hêtres et les charmes : toujours 
stérile. 

26. P. VERRUCIILIFERA Nyl. Thalle brun olivâtre. Mé- 
dulle Ca Cl, rougeâtre. Différent de P. fuliginosa par les 
granulations ou verrues dont son thalle est parsemé. Sur les 
arbres des routes ; nous l'avons recueilli aussi sur la route 
entre Rémilly et Courcellcs. 

27. P. SUBAURIFERA .Nyl. Réaction du précédent. Thalle 
d'un brun olivâtre avec de nombreuses sorédies jaunes. Très 
commun, stérile, sur les arbres des routes, des jardins et 
des bois, ainsi que sur bruyères, groseillers, etc. Observé aussi 
aussi aux environs de Boulay, Faulquemont et Metz. 



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5ft NOTICE SUR LES 

2« Section : Thalle sans rhizine (Hypogymnia Nyl). 

28. P. PHYSODES (Ach.) Nyl. Th. K + jaune; mœlle 
Ga Cl —, mais K (Ga Cl) -h rougeâtre. Thalle rougeâire. Thalle 
blanchâtre en dessus, lâchement adhérent, laciniures multi- 
fides, lobes en partie recourbés et sorédiés de blanc eD 
dessous. Très commun, stérile et souvent aussi fructifié sur 
écorces, bois et rochers, mais surtout sur pins et bouleaux. 
Observé aussi sur terre et sur des cordes avec lesquelles od 
avait attaché de jeunes arbres à des tuteurs (route de Bitche 
à Hanweiler) ; enfin sur des cônes de pin et sur Tinvolucre 
des fruits du hêjre. 

F. SOREDIATA. Surface couverte de sorédiés blanches. 
Une autre forme à sorédiés centrales et vcrdâtres, sur pins 
près de la ruine d'Arnsburg. 

Var. LABROSA Ach. Laciniures thallines très allongées et 
presque cylindriques. Souvent fertile. 

Var. PLATYPÛYLLA Ach. Laciniures thallines, très larges, 
courtes, obtuses. Thalle orbiculaire très rugueux au centre. Sté- 
rile à la base des pins dans les bois, ainsi que sur cerisiers 
à Sfchieresthal et au moulin Klapbach. 

29. P. VITTATA Ach. Laciniures thallines linéaires, peu 
divisées et bordées de noir. Trouvé fertile sur rochers au 
Hundskopf ; stérile rà et là sur écorces. Réaction de 
physodes. 

30. P. HYPOTUYPODES Nyl. Celle espèce est également 
semblable à physodes dont elle a les réactions ; elle en dif- 
fère par ses laciniures de forme presque linéaire, peu divi- 
sées, à extrémité renflée et montrant en dessous, à la 
naissance des deux lobes terminaux, un trou arrondi. Stérile 
sur écorces entre le Hundskopf et la Mausbach. 

3t. P. PERTUSA (Sch.) iNyl. Th. K -^ jaune. Différent de 
physodes par son thalle étroitement adhérent, percé çà et là 
de trous arrondis, et portant habituellement de grosses 
sorédiés blanches et arrondies. 11 atteint aussi des dimensions 
bien plus fortes et Ton trouve des exemplaires mesurant 
15 centimètres de diamètre. Toujours stérile, sur les écorces 
surtout des hêtres et des charmes, rarement sur chênes et 
sur rochers. Forêt près de Lemberg, Hohenkopf, Ochsen- 
mûhle, etc. Rochers de l'Erbseuberg. 



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LICHENS DE BITCHE 57 

, G. 10* — Parmeliopsis Nyl. 

Semblable au genre précédent mais spores oblougues, 
spermaties cylindriques et courbées en arc ; stérigmales 
courtes et simples. 

1. P. PLACORODIAAch. Th.Kj jaune puis rougeâtre. Cette 
espèce qui ressemble un peu à un petit Parmdia scortea à 
centre couvert de papilles isidioides de couleur blanche ou 
cendrée, se trouve fréquemment sur les troncs des pins aux 
environs du Hasselfurther Weiher, au Sommerkopf, au Can- 
telfelsen, etc. Sur rochers nus au Rothenberg, à l'Erbsenfel- 
sen, au Hanauerweiher, au Plateau-d'Exil. Habituellement sté- 
rile ; fertile à l'Erbsenfelsen où il existe aussi sur mousses. 

2. P. AMBIGUA Wulf. Th. K =. Thalle petit, de la couleur 
de Parmelia conspersa, à dessous brun noir et librilleux et 
avec sorédies rondes concolores sur le dessus. Sur écorce et 
souches de pins au Cantelfelsen, Gantelberg, Erbsenberg, 
Gross-Hohekirkel, Hohekopf, Hasselfurtherweiher, etc. Stérile, 
Fertile sur une souche de chêne au haut de Ramstein-Burg. 

3. P. ALEURITES Ach. Th. K ;4- jaune. Semblable à P. Pla- 
corodia^ dont il ne diffère que par la réaction et les laci- 
niures pulvérulentes, plus étroites et plus allongées. Dessous 
noir et iibrilleux. Stérile. Sapins aux environs de Dabo, mais 
rare. Je l'ai recueilli aussi sur pins à Neubourg en Alsace 
(forêt de flaguenau). 

G. ll^ — Physcia Schr. 

Semblable à Parmelia dont il diffère par les spores uni- 
septées, hyalines ou brunes. 

1° Espèces à thalle jaune, devenant rouge au contact de K, 
et à spores hyalines et polariloculaires (Xanthoria Th. Fr.). 

1. PH. PARIETINA L. Thalle rayonnant, d'un jaune vitellin, 
appliqué, plan, à lobes grands et arrondis. Très commun 
fertile sur les troncs des arbres des routes et des jardins, 
ainsi que sur le bois, les rochers, murs et tuiles. Observé 
aussi sur cordes, sur cuir et sur fer. 

F. CHLORINA Cher. Ne diffère du type que par sa couleur 



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58 NOTICE SUU LKS 

d'un jaune verdâlre, ou même verte. Çà et là dans les boi.s, 
sur écorce: aussi dans les endroits bien exposés au soleil? 
p. ex. jardin du presbytère de Garburg. 

Var. AUUEOLA Nyl. Thalle à lobes plissés, à centre sombre, 
granulé, à bord d'un jaune clair, formant une auréole. Ko- 
chers des ruines de Waldeck, de Falkenstein (fertile) et de 
Lichtenberg; murs des vignes ù RozérieuUes : tuiles et murs 
des jardins à Boulay, Denling. etc. 

2. PH. IHILYCARPÂ Ehr. DifTérenl du précédent par son 
petit thalle en coussinet, à lobes très courts, parfois entière- 
ment couverts par les apothécies agglomérées. Très commue 
sur les arbres fruitiers des jardins et des roules, mais sur- 
tout sur les prunelliers des haies dont les rameaux en sont 
parfois tout couverts. Aussi sur planches et palissades. Nous 
ne l'avons remarqué dans les autres parties de la Lorraine, 
qu'à Boulay (sur espaliers), dans le bois d'Oltonville fsm 
prunelliers) et à Fameck. 11 en existe aussi une forme a 
thalle d'un jaune verdâtre. 

3. PH. LYCHNEA Ach. Thalle non rayonnant, à laciuiure.^ 
petites, multifides, en partie appliquées et glabres, en partie 
dressées et à bords sorédiés. Cette espère se présente sous 
les deux formes suivantes : 

F. SPERMOGOMFEUA m. Thalle d'un jauue vittelin, aver 
nombreuses spermogonies d'un jaune orange. Cette forme, 
qui ne porte jamais d'apothécie, est la plus répandue. Elle 
abonde sur les tilleuls des environs de la ville et sur le.< 
arbres des routes. Nous l'avons observée aussi à Sarregue- 
mines. 

*F. FEUTILIS m. Thalle d'un jaune orange, souvent fer- 
tile. Apothécies éparses. Spermogonies de la couleur du thalle. 
Sur tilleuls et ormes à la Rosselle ; sur peupliers, maron- 
niers et frênes de la route de Sturzelbronn, sur chêne à la 
lisière du bois de Reyersweiler. 

Var. PYGM.EA Sch. Laciniures très petites, dressées, à 
extrémités convexes et incurvées, à bords granulés. Spermo- 
gonies et apothécies d'un jaune orange. On trouve cette va- 
riété très bien fructifiée sur les rochers de la vallée de 
Schorbach, du Cantelfelsen, de l'Erbsenfelsen, du Falkenberg. 
du Kachlerfelsen et du Rothenberg, où elle forme de grandes 



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LICHENS DE BITCHE 5^ 

taches jaunes. Stérile sur des murs de la ville. Nous l'avons 
observée de môme stérile sur des murs aux environs dt^ 
Metz, p. ex. à Moulins. 

F. LACERATULA Arn. Laciuiures très déchiquetées, a 
lobes aigus. Sur les mêmes rochers. La détermination est de 
M. Arnold. 

*PH. ULOPHVLLA Wallr. Thalle d'uu jaune très foncé, a 
laciuiures très divisées, appliquées, incurvées à l'extrémité et 
à bords sorédiés par endroits. La détermination de cette espèce 
a été confirmée par M. Arnold. Stérile sur rocher à l'Erbsen- 
felsen et à Falkcnstein. De même sur les rochers de Haselburg 
et entre Haselburg et Dabo. Une forme un peu différente sur 
les tilleuls de la cour du collège. 

5. PH. GHRYSOPHTHALMA D. C. Cette jolie espèce est 
facile à distinguer des précédentes par les longues fibrille.s 
dont les lobes sont bordés. Elle paraît être rare en Lorraine; 
nous ne la connaissons que des environs de Metz ; elle a été 
signalée en 1843 par M. Lasaulce pour les bois de la vallée 
de Montvaux (Bull, de la Sor. d'Hist. nat. de Metz, 1843, 
p. 53-54). 

2) Espèces à thalle blanc ou cendré ; spores brunes. 

16. PH. CILIARIS .\ch. Th. K — Thalle cendré, vert à l'état 
frais, à laciuiures linéaires, multifides, et longuement ciliées. 
Très commun fertile sur les arbres des routes, partout. Ra- 
rement sur rochers ; p. ex. bords de la route à la Main-du- 
Prince. 

7. PH. SPECIOSA Ach. Th. K J jaune. Thalle blanc, ver- 
diitre étant frais, à laciniures linéaires peu divisées, ciliée» 
et portant supérieurement des sorédiés blanchâtres arrondies. 
Nous avons trouvé cette espèce sur un rocher moussu et 
ombragé aux environs du Hohekopf. Très rare. 

8. PH. PULVERIÎLENTA D. G. Th. K ^ Thalle pulvérulent, 
cendré, ne devenant vert qu'après avoir été trempé dans 
l'eau pendant quelques minutes. (Une goutte d'eau mise sur 
le thalle n'en change pas la couleur.) Apothécies non cou- 
ronnées. Très commun, fertile sur les arbres des routes et 
des jardins ; partout. 

F. ANGUSTATA Hffm. Laciniures thallines très étroites : 
sur tilleul à la Rosselle. 



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60 NOTICE SUR LES 

9. PH. SUBVENUSTA Nyl. Ne diffère du précédent que par 
ses apothécies couronnées de squames et la pruine qui ne 
couvre que les extrémités du thalle. Çà et là, sur les arbres 
des routes. 

PH. VENUSTA Nyl. Différent du pulverulenta par ses apo- 
thécies couronnées et son thalle entièrement glabre, rous- 
sâtre. Une goutte d'eau qu'on laisse tomber sur le thalle en 
change immédiatement la couleur. Çà et là sur les arbres des 
routes. 

11. PH. PITYREA Nyl. Th. K =. Diffère de Ph. pulveru- 
lenta par les bords et le centre du thalle avec sorédies 
<:endréos ou brunes. Assez commun partout sur écorce, rare- 
ment aussi sur mousses, terre et rochers, p. ex. à TErbsen- 
felsen. Stérile. 

12. PH. AlPOLIA Ach. Th. K J jaune. Thalle blanchâtre, à 
laciniures larges, se touchant mutuellement. Commun, fertile, 
sur les arbres des routes et jardins dans toute la Lorraine. 

F. CERGIDIA Ach. Centre du thalle granulé, difforme, a 
laciniures squameuses. Commun sur arbres. 

13. PH. STELLARIS L. Différent du précédent par la réac- 
tion K -h jaune et par son thalle plus petit, étoile, c'est-à-dire à 
laciniures, étroites, éloignées l'une de l'autre. Gà et là, sur 
les arbres des roules et jardins. 

14. PH. TENELLA Scop. Réaction du précédent dont il 
diffère par ses laciniures non appHquées mais redressées, 
x:iliées et généralement voûtées à l'extrémité. Très commue, 
fructifié sur les écorces, partout ; abondant aussi sur bois et 
rochers, p. ex. vallée de Schorbach, Cantelfelsen, etc. Trouvé 
encore sur cordes. 

F. SAXICOLA Mallbr. Thalle d'un blanc de lait. Rochers de 
Cantenfelsen, Erbsenfelsen, etc. 

15. PH. LEPTALEA Nyl.^ Scmipinnata Hffm. RéacUonde Ph. 
SuUaris. Différent du précédent par son thalle plus étoile, à 
laciniures cylindriques, non voûtées à l'extrémité, en partie 
appliquées, digitées et plus longuement ciliées. Assez com- 
mun, fertile, sur les arbres des routes, aussi sur vieilles 
planches. 

16. PH. CiËSlA Hffm. Th. K \ jaune. Différent de Ph, 
Aipolia par de grosses sorédies bleuâtres et par les cils 
noirs qui bordent son thalle. Stérile sur pierre, le long des 



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LICHENS DE BITGHE 61 

chemins ; sur rocher en bas de la tour de Waldeck ; abondant 
sur récorce d'un gros cerisier près Schorbach ; sur mousses 
à la ruine de Waldeck. 

17. PH. ALBLNEA Ach. Th. K — jaune. Différent de Ph. aipo- 
lia par la réaction, par son thalle d*un blanc de lait et par 
ses laciniures moins élargies, à bord sorédiés, avec des 
fibrilles blanches en-dessous. Stérile sur les rochers du 
Cantelfelsen et de Haselburg. 

3) Espèces à thalle vert ou noirâtre ; spores brunes. 

18. PH. OBSCURA EHR. Th. K = Thalle d'un vert sombre 
appliqué. Commun sur écorces, murs et tuiles dans toute la 
Lorraine. Fructifié. 

Var. CYCLOSELIS Ach. Plus petit ; laciniure à bords soré- 
diifères et munis de cils noirs. Sur écorces. 

19. PH. ULOTHRIX Nyl. Th. K == Différent de Ph, obsciira 
par ses dimensions plus petites, par ses apothécies ciliées en 
dessous ainsi que les bords des laciniures. Fertile sur les 
arbres des routes. 

20. PH. LITHOTEA Ach. Var. SCIASTRELLA Nyl. Th. K --. 
Thalle noirâtre, très petit, à laciniures nombreuses, dressées, 
courtes et non sorédiées. Sur les arbres des routes ; généra- 
lement stérile ; fertile à la Rosselle sur tilleuls. 

21. PH. ADGLUTINATA FI. Th. K ==. Thalle petit, d'un vert 
cendré, appliqué, à centre sorédié. Stérile sur peupliers des 
routes et sur les écorces des charmilles ; fertile sur acacia. 

22. PH. SCIASTRA Ach.? ThaUe très appliqué, d'un brun 
noir, orbiculaire, de 3 mm, de diamètre, à centre granulé 
sorédié. Stérile sur les rochers de l'Erbsenfelsen. 



G. 12o. — Leproloma Nyl. 

L. L.\NUG1N0SI)M Ach. Commun stérile sur la plupart des 
rochers ombragés. 

Famille IIP. — LÉCANORÉS. 
Thalle crustacé ou bien squameux et étroitement adhérent. 



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trj NOTICE SUR LES 



\poihécies uon stipilées, discoïdes généralement lécanorines, 
v*esl-â-dire avec un rebord Ihallin. 



G. V\ — Pannaria Del. 

Thalle granulé, squameux. Goniraies d'un vert bleuâtre. 
Apothécies lécanorines. Spores hyalines, simples. 

M. P. BUUNNEA (Sw.) Nyl. non D. C. {pezizoides Web.). 
Thalle d'un fauve grisâtre, à squames petites, crénelées. Apo- 
ihécies rousses, k rebord crénelé. On trouve cette rare espèce 
^ur les rochers humides et ombragés qui bordent la route de 
Bitche et de Breidenbach : elle y forme de grandes plaques 
circulaires d'un diamètre de 1 à 2 décimètres. 

2. P. NEBULOSA Hffm. (brunnea Z). C). Thalle cendK% 
squames à bord crénelé ; apothécies brunes, à bord nu. Çà et 
là sur rochers humides, p. ex. au Litzelberg ; aussi sur terre 
dans le bois de Guessling (grès infraliasique). 

Var. CORONATA Flk. Apothécies couronnées par de petites 
squames ou granulations thallines. Sur rochers entre Bitche 
et Schorbach, sur terre çà et là dans les bois, p. ex., le long 
d'un chemin creux au Welschthal ; lisière du bois entre Forsl- 
haus, Neubach et route de Schorbach ; le long d'un sentier 
près de Stockbronn; aussi à Guessling. 

3. P. MIGROPHYLLA Krb. Thalle châtain, composé de petites 
squames crénelées, noir en dessous. Apothécies brunes, con- 
vexes. Fertile sur rochers bordant la route, à la Main-du- 
Prince. 

G. 2^ — Pannularia Nyl. 

Différent du précédent par les apothécies lécidéines, c'est- 
à-dire sans rebord thallin et par le thalle presque crustacé. 
Spores uniseptées. 

1. P. NIGRA (Hds.) Nyl. Thalle noirâtre, composé de granu- 
lations finement découpées, entouré d'une zone hypothalline 
(l'un noir bleuâtre. Apothécies noires. Commun sur pierres, 
terre des fossés, et parfois sur écorces, p. ex. sur frênes à 
la Bosselle. 



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LICHENS DE IJITCHE 63 

Var. C/ESIA Sch. Thalle recouvert d'une pruine bleuâtre. 
Sur rociiers de grès et sur pierres calcaires des trottoirs. 

Var. TRISEPTATA Nyl. Thalle à granulations plus petites et 
a spores triseptées. 

2. P. TRIPTOPHYLLA Ach. Semblable au précédent, mais 
thalle à squame? plus grandes et à centre souvent coral- 
loïdes. 



Groupe 3^ — Squamaria Xyl. 

Thalle composé de squames, rayonnant et lobé à la 
circonférence. Apothécies lécanorines. Spores hyalines, simples. 
Spermaties arquées. 

i. SQ. SAXICOLA (Krb.) iNyl. [Placodium murale Schb.). 
Th. K — . Thalle d'un vert jaunâtre. Apothécies concolores ou 
un peu roussàtres. Cette espèce dont Godron dit (1. c. p. 199) : 
« exclusivement calcicole » est abondante sur le grès, sur les 
murs et les rochers des bois : p. ex. Erbsenfelsen ; de même 
sur tuiles et ardoises : aussi sur planches formant clôture à 
Waldeck. 

F. ATIIALLINA m. Apothécies du type : thalle nul. Rochers 
à côté de la route menant de Bousseviller à Liederschiedt. 

VAR.ALBOMARGlNATANyl. Thalle non rayonnant; squames 
épaisses, en partie relevées, à bords sorédiés de blanc. Apo- 
thécies à bords pulvérulents. Fertile sur un rocher près de 
Liederschiedt. Sur le même rocher se trouve une autre 
forme de cette variété dont les squames sont appliquées et 
bordées de blanc mais non sorédiées ; thalle de même non 
rayonnant. 

2. SQ. SLBCIRCINNATA Nyl. Th. K + laune puis rouge 
sang. Thalle brun noir, cendré au bord, orbiculaire. Partout, 
rare dans lios environs. Fertile sur pierre de grès d'un mur 
à la cour du collège ; commun sur les pierres calcaires, 
p. ex. Faulquemont, Boulay, Thionville, etc.; abondant sur 
les gros blocs que l'on rencontre le long du sentier de 
lîoulay à Haling (Muschelkalk). 

3. SQ. LENTIGERA D. C. Th. K — . Thalle blanc pruineux, 
épais, à bords parfois relevés çà et là. Apothécies pâles tes- 



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64 NOTICE SUR LES 

lacées. Sur pierres calcaires couvertes de mousses, p. ex. li- 
sière du bois, au-dessus des vignes de Mégange. 

4. SQ. CiELIDA Ach. Th.JK — Thalle petit, épais, orbiculaire, 
brun cendré, portant au centre une grosse verrue brunâtre. 
Hautes-Vosges : au sommet du Donon, sur rochers. Stérile. 



G. 4c. — Placodium D. C. 

Thalle du genre Squamaria dont il diffère par les sper- 
maties droites et les spores généralement polariloculaires. 

1. PL. FULGENS D. G. Th. K. + rouge. Thalle jaune ci- 
trin, souvent un peu pulvérulent, à centre blanchâtre. Apo- 
thécies d'un rouge orangé. Diffère de toutes les espèces de 
ce genre par ses spores simples. Sur mortier d'un mur de la 
ville : sur murs à Moulins-lès-Melz et à Thionville. 

2. PL. ELEGANS Kk. Th. K + rouge sang. Thalle jaune 
orangé, à laciniures presque cylindriques et n'adhérant que 
faiblement au substrat. Apotbécies concolores. Spermaties 
oblongues. Sur murs aux environs de Metz, p. ex. Moulins et 
Rozérieulles. 

3. PL. MURORUM Hftm. Réaction du précédent. Thalle 
orangé, petit, couvert d'apothécies ; celles-ci plus foncées 
que le thalle. Spermaties linéaires. Sur rochers avec PL mi- 
niatum. Détermination de M. Arnold. Stérile sur des barres 
de fer protégeant une pierre bornale à l'entrée de Thionville 
et à l'entrée du château de Lagrange. 

4. PL. LOBULATUM (Smf.) Nyl. Même réaction. Thalle 
jaune pâle, petit ; apothécies nombreuses, serrées, angu- 
leuses, plus foncées que le thalle. Spores du précédent. Sper- 
maties oblongues. Fertile sur rochers à l'Erbsenfelsen, au 
Kachlerfelsen. Spores 11x6; aussi à Haselbourg. • 

5. PL. DECIPIENS Am. Réaction du précédent dont il dif- 
fère par son thalle plus grand, moins fertile, et par ses 
apothécies concolores. Spermaties oblongues-linéaires. Sur 
tuiles; plus fréquent sur murs et pierres du Muschelkalk, 
p. ex. Boulay et Faulquemont. Nous citons cette espèce 



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LICHENS DE BITCHE 65 

comme douteuse; suivant M. Harmand, nos échantillons 
n'offrent pas nettement les caractères de decipiens. 

Var. RUDERUM Malbr. Thalle jaune verdâtre, moins épais, 
irrégulièrement brisé, presque entièrement composé de gra- 
nulations, à peine lobé. Fertile sur les rochers du Kachler- 
felsen. 

6. PL. TEGULARE (Ehrh.) Nyl. Semblable à PI. murorum 
dont il diffère surtout par les spores plus petites et plus 
étroites. Thalle très petit, aggloméré en forme de grandes 
taches jaunes sur les rochers : vallée de Schorbach, Wal- 
deck, Cantelfelsen, Erbsenfelsen. 

7. PL. MINIATUM Wedd. Réaction du précédent. Thalle d'un 
rouge vermillonné, petit, pulvérulent, couvert d'apothécies 
concolores. Cette espèce, dont la détermination est due à 
M. Arnold, se trouve en abondance, mêlée a la précédente, 
sur les rochers secs et exposés au soleil, tels que rochers 
de la vallée de Schorbach, Cantelfelsen, Erbsenfelsen, Wal- 
deck, de même entre Haselbourg et Dabo. 

8. PL. CALLOPISMUM Ach. Même réaction. Thalle grand, très, 
appliqué, mince, aréole, d'un jaune citrin, souvent blan- 
châtre ou grisâtre au centre. Apothécies orangées. Diffère des 
espèces précédentes par ses spores renflées au milieu. Fertile 
sur tuiles et briques. Rare. Commun sur murs et pierres 
calcaires aux environs de Boulay, Metz, Faulquemont, Thion- 
ville. 

\ar. PLICATA Wedd. Lobes convexes, moins appliqués. 
Fertile sur murs aux environs de Metz et de Faulquemont. 

9. PL. SYMPAGEUM Ach. Semblable à P/. ca//opwmwm, mais 
un peu plus épais, subimbriqué et d'un jaune orangé ainsi 
que les apothécies. Fertile sur murs à Bitche mais rare ; 
plus abondant sur le calcaire: murs des jardins et des 
vignes à Guénetrange ; murs des fortifications le long de la 
Moselle à Thionville : pierres de grès à Grande-Hetlange. 

10. PL. MEDIANS Nyl. Th. K — . Thalle d'un jaune citrin, à 
centre bleuâtre ou noirâtre, pulvérulent, il diffère, en outre, 
par ses stérigmates simples, tandis qu'elles sont articulées dans 
les autres espèces de ce genre. Murs de l'église de Schor- 
bach ; rochers des bois, p. ex. Falkeustein, Waldeck, etc.; 
stérile. Fertile à Ramsteinbourg et sur murs et pierres cal- 



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66 NOTICE SUR LES 

caires à Boulay, Thionville et Moulins-lès-Metz. Stérile encore 
sur des barres de fer à l'entrée de Thionville. 

11. PL. TEICHOLYTUM DC, Th. K — . Apoth. K 4- rouge. 
Thalle cendré. Apothécies d'un rouge ferrugineux. Fertile sur 
murs et pierres de grès, p. ex. sur les murs de la cour du 
collège ; stérile aux environs de Boulay, Metz, Faulquemont, 
Thionville ; très bien fructifié sur les murs des vignes à 
Guénetrange et sur pierres éparses à Grande-Heltange. 

G. 6e. — Caloplaca Th. Fr. 

Thalle crustacé ou granulé. Apothécies à disque jaune et 
à réaction K + rouge. Spores hyalines, simples ou cloison- 
nées. Spermaties droites. 

1. G. CERINA Ach. Thalle très mince, gris cendré, à 
hypothalle noir bleuâtre. Disque de l'apothécie d'un jaune 
cire. Commun partout siîr les écorces et sur le bois. 

Var. GYANOLEPRA Dub. Thalle bleuâtre. Tilleuls à la 
Rosselle. 

2. C. FERRUGLNEA Huds. Thalle très mince, cendré, 
rugueux. Hypothalle noir bleuâtre. Apothécie à disque d'un 
rouge ferrugineux, à bord crénelé. Spores polariloculaires, 
15 X 7. Commun partout sur toutes sortes d'écorces. Une 
forme à sp. 14 X 10 sur rameaux de hêtre. 

3. G. FESTIVELLA Nyl. Nous avons trouvé sur murs à 
Meterich près Faulquemont sur le Muschelkalk, un lichen 
qui diffère de la variété feativa de l'espèce précédente par ses 
spores à dimensions 14x6; nous le rapportons donc probable- 
ment à C. fcstivella Nyl. 

4. G. C;ES10RUFA Ach. Cette espèce dont la détermination 
est due à M. l'abbé Hue, offre la réaction de C. ferruginta 
dont il diffère par son thalle sombre, ses apothécies orangées 
et un autre épithecium. Sur rochers et pierres au Hundskopf 
et au Grand-Otterbiel. 

5. G. LAMPROCHEILA DG. Ressemble également à C, ferru- 
ginea; apothécies plus petites et à bord luisant. Sur rochers: 
Waldeck, Gantelfelsen, Erbsenfelsen, Falkenstein et Falken- 
berg; de même entre Haselbourg et Dabo. 

6. C. PYRAGEA Ach. Thalle très mince, cendré ou noirâtre; 



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LICHENS DE BITCHE 67 

apothécies petites, d'un roux orangé, à rebord souvent éva- 
nescent. Assez commun sur écorces. surtout de peuplier, mais 
difficile à apercevoir à cause de son exiguité; sur bois p. ex. 
phnches formant clôture ; tuteurs des jeunes arbres des routes. 
Se trouve aussi sur les peupliers blancs de l'avenue du châ- 
teau de'Lagrange près Thionville. 

Var. SAXICOLA Arn. Thalle indiqué par une tache noir- 
âtre. Très abondant sur murs, tuiles et ardoises; aussi sur 
rochers des bois, p. ex. Erbsenfelsen. 

7. G. IRRUBATA Nyl. Thalle très mince, cendré ; apothécies 
subplanes, testacées. Sur terre dans le fossé du Petit-Fort; 
sur murs le long de la tourbière. 

8. G. GALVA Dicks. Thalle évanescent; apothécies oran- 
gées, très convexes. Sur pierres, p. ex. fossé de la route de 
Sturzelbronn, environs du Geissbronn etc. Sur pierres cal- 
caires à Boulay. 

9. C. CITRINA Hffm. Th. K -h rouge. Thalle composé de 
granulations pulvérulentes très serrées, jaune citrin ; apothé- 
cies orangées. Assez commun sur les murs et les rochers des 
bois, peu souvent fertile. Observé aussi à Metz, Boulay, Faul- 
quemont et Thionville. 

10. G. PHLOGINA Ach. Apparence du précédent. Thalle 
lépreux, citrin ou verdàtre, lobé çà et là ; apothécies éparses, 
à bord lépreux. Stérile sur noyers à la Rosselle; fertile sur 
grès à Grande-Hettange. 

11. G. AURANTIAGA Light. Réaction des deux précédents. 
Thalle jaune citrin, granulé-verruqueux, non pulvérulent ; 
hypothalle cendré ou sombre; apothécies d'un rouge orangé, 
convexes. Sur bois, p. ex. palissades près de la ville; sur 
pierres avec Lee, campestris et gibbosa; sur écorces p. ex. 
très commun sur les pruniers et noyers qui bordent la roule 
depuis Metz jusqu'aux Etangs d'une part et jusque Hayes 
d'autre part; sur peupliers à la côte de Guénetrange. Une 
forme fere ecrustacea sur tuteurs des jeunes arbres des routes. 

12. G. ERYTHRELLA Ach. Différent du précédent par son 
thalle parfois rougeâtre, à aréoles plans et anguleux; apothé- 
cies rougeâtres, planes. Sur écorce de peuplier à l'Ochsen- 
mûhle; sur pierre p. ex. borne à la Rosselle; sur rocher au 
Kachlerfelsen et Falkenstein. 

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68 NOTICE SUR LES 

F. INALPINA. Sur pierres éparses : Monlpelé près Œutrange 
(Oolithe inf.). 

G. 6e. — Candelaria Nyl. 

Thalle et apothécies jaunes, K —. Spores hyalines, simples, 
rarement uniseptées. 

1. C. ViTELLlNA Ach. Thalle d'un jaune vitellin, formé de 
granulations arrondies et agglomérées. Apothécies concolores, 
devenant sombres avec l'âge, planes ou subplanes. Commun 
sur bois, écorces, murs et rochers; de même sur tuiles et 
ardoises; sur barres de fer au château de Lagrange et à l'en- 
trée de Tbionville. 

Var. CORUSCANS Ach. Thalle aréole, d'un jaune plus in- 
tense, à granulations lobées et presque squameuses; apothé- 
cies anguleuses, très serrées, à disque orangé. Sur blocs de 
pierres çà et là; rochers : vallée de Schorbach; bois : planches 
formant clôture. 

Var. ARCUATA Ach. Différent de la var. précédente par le 
disque livide. Ibidem. 

2. C. XANTHOSTIGMA Th. Fr. Granulations thallines squa- 
meuses, petites et dispersées. Le thalle et les apothécies 
offrent au contact de la potasse, une très faible réaction rou- 
geâtre. Sur rochers: Erbsenfelsen. 

3. C. LACINIOSA Duf. (Physcia candelaria et Ph. concolor.) 
Thalle jaune vitellin, foliacé comme dans le genre Physcia, très 
petit et finement lacinié. En mettant cette espèce dans les Léca- 
;iow, nous avons suivi Nylander; il aurait peut-être été préfé- 
rable de la laisser dans le genre Physcia auquel la rattache 
la forme de son thalle, mais dont la distinguent ses spores 
simples. — Commun partout sur les écorces, mais générale- 
ment stérile. Fertile avec le centre granulé, sur arbres frui- 
tiers d Garbourg. Observé aussi sur fer à Gehnkirchen. 

G. 7e — Sarcogyne Flot. 

Thèques à spores très nombreuses, Spermaties très petites, 
ollipsoiides, Stérigmates simples, amincies aux bouts. 

t. S. PRUINOSA Sm. Thalle granuleux ou indiqué seule- 
ment par une tache blanche ou nul. Apothécies d'un brua 



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LICHENS DE BITCHE 69 

rougeâtre à Tétat humidet noires et couvertes d'une pruine 
bleuâtre à l'état sec. Sur les pierres et murs des jardins. Sur 
pierres de grès à la carrière de Grande-Hettange. 

Var. NUDA Nyl. Apothécies non pruineuses. Thalle nul. 
Pierres aux environs du Geissbronn, murs des jardins. 

2. S. SIMPLEX Dav. Thalle presque nul; apothécies noires. 
Rochers de l'Erbsenfelsen. 

G. 8e — Rinodina Ach. 

Spores brunes, uniseptées. Thalle crustacé. Apothécies léca- 
norines, noirâtres. 

1. R. EXIGUA Ach. Th. K-f- jaune. Thalle granulé, cendré 
ou noirâtre. Apothécies petites, d'un brun noir. Sur rochers : 
vallée de Schorbach, Gantelfelsen, Erbsenfelsen ; sur tuiles et 
sur ardoises; sur bois p. ex. sur tuteurs des jeunes arbres 
des routes, sur vieilles planches formant clôture; sur écorces 
p. ex. branches de peuplier. 

Var. PYRINA Th. Fr. Spores 12x5. Rochers de TErbsen- 
felsen. 

2. R. CONFRAGOSA Ach. Th. K h- jaune, Ca Cl — . Différent 
du précédent par son thalle épais, à granulations un peu créne- 
lées et par ses apothécies plus grandes. Spores très grandes : 
26x13. Rochers: Hundskopf, Waldeck, Gantelfelsen, Erbsen- 
felsen. 

3. R. ROfiORIS Duf. Th. K -f- jaune. Thalle brun sombre, 
verruqueux, à ligne hypothalline noire. Apothécies très petites, 
brun noir. Sur tilleuls à la Rosselle et sur rochers p. ex. : 
le long de la route de Liederschiedt. 

4. R. SOPHODES Ach. non KOrb. Semblable au précédent 
dont il diffère par K =. Rochers bordant la route de Bousse- 
viller à Liederschiedt, Erbsenfelsen etc. 

Var. SUBMILVJNA Nyl. Avec le type. Bord des apothécies 
épaissi. 

Var. ARCHAEA Ach. Spores 18,30 X 10,11. Sur tuile. 

G. 9* — Acarospora Mass. 

Thèques à spores nombreuses, hyalines et simples. Apo- 
thécies lécanorines, légèrement urcéolées. 



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70 NOTICE SUR LES 

1. A. OLIGOSPORA Nyl. Thalle fauve, squameux, aréole, 
Ca Cl —. Apolhécies solitaires, rousses ou brunâtres. Rochers 
du Hundskopf. Parait rare. 

2. A. CERViNA Pers. Thalle bruu, squameux, CaCl—.Apo- 
thécies solitaires, brun noir, planiuscules. Sur pierres. 

Une forme à thalle aréole et à squames poudrées de blanc 
sur leurs bords, se rapprochant du Lee. mosaica Duf. Sur 
pierres le long du chemin entre la tourbière et la route 
d'Egelshardt. 

3. A. FUSCATA Sch. Thalle CaCl 4- rouge, composé de 
squames brunes. Apotbécies punctiformes, à plusieurs sur la 
même squame. Sur cailloux et rochers : vallée de Schorbach, 
Plateau d'exil, Erbsenfelsen etc. 

4. A. PELISGYPHA (Whlnb.) Nyl. Squames brunes à centre 
plus sombre, différant du précédent par l'absence de réaction K 
(CaCl)— . Rochers de l'Erbsenfelsen. 

5. A. SMARAGDULA (Whlnb.) Nyl.? Squames cendré-verdàtre, 
assez semblables à celles de A. fuscata dont il diffère par 
l'absence de réaction. Avec le précédent. 

G. 10« — Ochrolechia Mas.s. 

Thalle blanchâtre ou cendré, épais, granulé. Spores hya* 
Unes, simples, grandes. 

1. 0. SUBTARTAREA Nyl. Th. CaCl -f- rouge et K -h rouge. 
Apothécies grandes, testacées, planes. Thalle varioleux ou 
lépreux. Fertile sur la mousse des rochers ombragés p. ex. 
entre le Hohekopf et le 3« étang; Rothiambach. 

F. CORTICOLA. Fertile sur chênes entre l'étang de Haspel- 
schiedt et le Rohrweiher. Th. K -*- rouge sang. 

2. 0. PARELLA Ach. Th. et rebord thallin K— et CaCl—, 
mais disque de Tapothécie CaCl h- rouge. Thalle blanchâtre, 
verruqueux; apothécies grandes, testacé pâle, pruineuses. 
Fertile sur rochers â la ruine de Waldeck, à Falkenstein, au 
Plateau d'exil etc. 

F. CORTICOLA. Thalle mince, d'un beau blanc. Spores 
35,54 X 18,29. Fertile sur pins au Hundskopf. Une forme à 
thalle stérile, isidié, est assez répandue sur les pins. 



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LICHENS DE BITCHE 71 

G. 11* — Hœmatomma Krb. 

Thalle cruslacé. Paraphyses colorées en violet par K. 
Apolhécies d'un rouge vif, lécanorines. Spores hyalines, 3-7 
septées. 

1. H. COCCINEUM Krb. (Lee. hsematommakch,). Thalle blanc, 
épais, pulvérulent. Apothécies planes, à bord crénelé et pul- 
vérulent. Commun sur la plupart des rochers. 

Var. OCHROLEUCA Th. Fr. Thalle d'un jaune verdàtre. Avec 
le type mais moins abondant. Observé aussi sur les rochers 
de grès de Haselbourg et Dabo. 

G. 12* — Lecanora Ach. pr. p. 

Thalle cruslacé. Spores petites, hyalines, généralement 
simples. Apothécies à rebord thallin. 
lo Thèques à spores nombreuses. 

1. L. CONSTANS Nyl. Spores sphériques ou oblongues 
simples. Voisin de Lee, atra mais rebord thallin noir. Sur hêtres 
dans le Rothlambach et le Mausbach. 

2. L. SAMBUCi Pers. Spermaties arquées. Semblable à Lee . 
Hageni mais thèques renfermant de 12 à 32 spores. Sur ra- 
meaux de peuplier tombés à terre; route de Sturzelbronn. 
Toutes les thèques renfermaient 12 spores. DiflRcile à aperce- 
voir à cause de l'exiguité des apothécies qui sont rousses ou 
brunâtres. Sur bois, p. ex. planches formant clôture et tuteurs 
des jeunes arbres des routes. Forme à thalle développé, sur 
écorce de sureau dans les haies : thalle granulé, verdàtre. 

2o Thèques à spores oetones. 

3. L. GALAGTINA Ach. (albeseens Hffm.). Thalle blanchâtre, 
épais, squameux ou pulvérulent, en forme de petits coussi- 
nets. Apolhécies agglomérées, pruineuses, anguleuses, à disque 
lestacé pâle. Th. K — . Commun à l'état fertile sur les murs 
des jardins dans toute la Lorraine; aussi sur tuiles; fertile 
encore sur des barres de fer protégeant une borne à Tbion- 
ville. 

4. L. DISPERSA Pers. {L, Flotowiana Krb.). Rebord thallin 
blanc K — . Gélat. hym. l -h bleuâtre. Apothécies éparses, à 
disque blanc, brun ou noir, non pruineux. Thalle souvent 
nul. Murs et rochers : Schorbach, Cantelfelsen, Erbsenfelsen etc.; 



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72 NOTICE SUR LES 

aussi sur barres de fer au jardin du presbytère de Garbourg. 
La détermination de ces deux espèces a été confirmée par 
M. Arnold. 

F. CONFERTA Duby. Apothécies à rebord et disque concolores, 
bruns ; rebord crénelé. Comparanda cum L. umbrina. Avec le 
type sur les rochers le long de la route menant de Bousse- 
viller à Liederschiedt. 

5. L. CAMPESTRIS Sch. Th. K -h jaune. Thalle cendré, en 
forme de grande tache circulaire; apothécies brunes, à rebord 
blanchâtre. Commun sur murs, rochers et tuiles. Aussi sur 
barres de fer à Thionville. 

F. AGRUSTACEA Sch. Thalle nul. Rochers de la vallée de 
Schorbach. 

6. L. RIPARTI Lam. Nous avons trouvé sur les rochers de 
TErbsenfelsen, un lichen approchant de L Riparti, sinon iden- 
tique à cette espèce ; il offre les caractères suivants : Th. K -h 
jaune, d'un blanc de lait épais; aréole ou composé de squames 
appliquées comme dans Acarospora fuscata, Apothécies à disque 
testacé, convexe, faiblement pruineux, à bord de la couleur 
du thalle; spores 8,9 X 5,6; gélaU hym. i-f- bleue puis brune; 
spermaties arquées, 24 X Vs- 

7. L. SUBFUSGA L. Th. et rebord de lapoth, K. -4- jaunâtre. 
GélaU hym. I + bleu persistant. Disque brun, plan ou convexe. 
Très commun sur les écorces les plus diverses, sur bois et 
sur cônes de pins, moins souvent sur rochers, p. ex. Erbsen- 
felsen: spores 12,16 X 7,9, spermaties arquées, 28 X Vs» disque 
pruineux. 

8. L. ALLOPHANA Ach. Réaction du précédent. Thalle crus- 
tacé-granuleux, cendré. Apothécies grandes, lentiformes, à 
disque brun. Sur vieilles planches. 

9. L. LNTUMESCENS Rebt. Différent de L subfusca par ses 
apothécies gonflées et ses spermaties plus longues. Sur chêne, 
hêtre, bouleau, pin. 

10. L. HORIZA Ach. (L.pamierwis Nyl.), Différent de L.5u^- 
fusca par la couche gonidiale plus épaisse et le disque plus 
obscur, d'un brun noir, plan-concave. Sur noyers à la Bosselle. 

11. L. RUGOSA Pers, Différent de L. subfusca par les apo- 



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LICHENS DE BITCHE 73 

tbécies plus grandes, à bord thallin épais et rugueux. Commun 
sur les écorces. 

12. L. CHLARONA Ach. Comme L. subfusca mais disque un 
peu concave et pâle, bord thallin élevé. Sur diverses écorces. 
Une forme à sp. 15 X 3, gélat. liym. I -h bleu puis brun, mêlé 
de bleu, sur pins à la Haardt. 

13. L CHLAROTERA Nyl. Différent du précédent par le bord 
tballin plus nettement crénelé et gélat. hym. l^-bleu intense, 
persistant. Spores 12x6. Ecorces diverses. 

14. L. GANGALEOIDES Nyl. Comme L subfusca dont il dif- 
fère par son thalle épais et ses apothécies, noir foncé en 
dessus, à bord blanchâtre. Gél. hym. I bleuâtre. Sur pierres 
entre la roule d'Egelshardt et la tourbière; sur rochers au 
Grand Otterbiel, au Hundskopf, Erbsenfelsen etc. 

15. L. ALBELLA Pers. (pallida Schrb.). Gél. hym. I bleue. 
Thalle blanc, très mince. Apothécies pâles, planes ou con- 
caves, à disque blanc pruineux, à CaCl — . Tilleuls à la Bos- 
selle. De môme une forme se rapprochant de L. glaucoma. 
Th. et apoth. K h- jaune, spores simples, 15,19x6,8. 

16. L. ANGULOSA Schrb. Différent du précédent par son 
thalle granulé, ses apothécies serrées, anguleuses, à disque 
brun, pruineux cendré et devenant citrin au contact deCaCl. 
Sur chêne, frêne, hêtre, tilleul et bouleau. 

17. L. SUBALBELLA Nyl. Différent de L. albella par ses 
spores plus petites, ses spermaties plus allongées et la gélat. 
hym. I bleue non pas transitoirement comme dans cette 
espèce, mais persistant. Sur hêtre, charme, et sur vieille 
planche. 

18. L. SUBCABNEA Ach. Thalle blanchâtre, K h- jaune ; gélat. 
hym. I -H bleu non persistant. Apothécies à bord mince, à 
disque plan puis convexe, camé, pruineux, sans réaction au 
contact de CaCl. Rochers de Cantelfelsen, de l'Erbsenfelsen, 
du Falkenberg etc. 

19. L. HAGENI Ach. Thalle cendré, K— . Apoth. très petites, 
à disque 'plan ou concave, brun et couvert d'une pruine d'un 
blanc bleuâtre. Sur écorces, p. ex. chêne; sur bois, p. ex. vieilles 
planches; tuteurs des jeunes arbres des routes; commun sur 
murs, p. ex. pont du chemin, de fer près de la tourbière. 



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74 NOTICE SUR LES 

20. L. UMBRINÂ Nyl. Voisin de Lee, hageni mais sperma- 
ties plus longues. Nous avons recueilli [sur des planches 
servant de clôture à un jardin de la ville, un lichen à thalle 
subnul, à apothécies très petites, lécidéines, d'un brun noir, 
qui parait être le Lee. umbrina mais les paraphyses sont à 
peu près incolores à l'extrémité. 

21. L. DISTANS Ach. {Patellaria populicola DC). Croûte 
arrondie, blanchâtre, gris noir au centre; apoth. blanches ou 
un peu poudreuses puis olivâtre pâle; bord blanc. Sur sapins 
au Pfaffenberg. Epith. CaCl — , gél. hym. 1 -h bleu persistant, 
sp. 12,14 X 6,8. Paraphyses colorées en violet par K. 

22. L. ATRA Huds. Th. et bord thallin K -+- jaune. Thalle 
très mince, cendré. Disque noir, plan. Spermaties droites. 
Assez commun sur rochers; moins commun sur écorces. 

Var. GRUMOSA Ach. Thalle blanc, épais, composé degrosses 
granulations. Rochers de TErbsenfelsen. Fertile. 

23. L. VARIA Ach. Gél. hym. I bleue. Thalle jaune verdàlre. 
Apothécies d'abord concaves, puis planes; bord thallin jaune; 
disque d'abord concolore au thalle puis brun. Spermaties aci- 
culaires, arquées. Sur bouleaux aux environs du Hasselfurther- 
Weiher. 

24. L. CONIZ.EA Ach. Thalle lépreux en forme de petites 
plaques. Apothécies petites, centrales, à bord pulvérulent; à 
disque jaunâtre comme le thalle, brunissant avec Tàge. Sper- 
maties arquées. Assez commun sur pins, moins souvent sur 
bouleaux. 

25. L. STROBILLNA Ach. Semblable au précédent; apothé- 
cies minces et planes ou même un peu concaves. Assez com- 
mun sur les écailles et le pédoncule des pommes de pins. 

26. L. SYMMICTERA Nyl. Semblable aux deux précédents, 
mais apothécies lécidéines. Th. CaCl— . Sur pins à la Haardt; 
sur planches formant clôture. 

27. L. TRABALIS Nyl. Thalle pulvérulent, cendré, K -h jau- 
nâtre. Gél. hym. I bleue puis hyaline, thèque bleue persistant. 
Apothécies noirâtres, subglobuleuses, refoulant le bord thallin. 
Spores ellipsoïdes étroites. Sur bois p. ex. tuteurs des jeunes 
arbres des routes, planches formant clôture. 



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LICHENS DE BITCHE 75 

28. L. POLYTROPA Ehrh. Th. K-+- jaunâtre. Thalle jaune, 
épais, granulé-squameux, sorédié par endroits. Apothécies 
jaunâtres, pressées, à bord très mince. Spermaties arquées. 
Sur pierres et rochers çà et là, p. ex. Gr.-Otterbiel, Hunds- 
kopf, Erbsenfelsen etc. 

Var. ACRUSTACFA Sch. Thalle nul ou à peu près. Sur 
pierres au Hundskopf. 

Var. ILLUSORIA Ach. Thalle mince. Apothécies dispersées. 
Sur pierres au Grand-Otterbiel. 

29. L. SARCOPIS Whlnb. Thalle cendré jaunâtre, très mince. 
Disque roux. Spermaties oblongues, courbées. Gélat.hym. 1 bleue, 
puis rouge vineux. Sur vieilles planches de pin, sur tuteurs 
des jeunes arbres des routes; sur bois de cerisier. 

F. RAVIDA Ach. Thalle subnul; apothécies à disque jaune 
pâle, puis brun. Sur vieilles poutres près de Bannstein. 

30. L. SULPHUREA Ach. Thalle épais, jaune soufré. Apoth. 
grandes, noires. Sur rochers siliceux entre Haselbourg et Dabo 
et au Donon. 

31. L. QOARCTnkXch.{Lecideacoarctata Nyl.). Th. CaGl-4- 
rouge. Thalle cendré, mince ou nul. Apothécies rouges puis 
brunes ou noires, à bord souvent resserré. Spermaties acicu- 
laires, droites. Cette espèce, dont Godron dit (p. 87) qu'elle 
est propre aux régions élevées des Vosges et ne descend 
jamais en dessous de 1000 mètres, est très commune ici sur 
rochers mais surtout sur les petites pierres, p. ex. au Grand 
et Petit Otterbiel, au Grand et Petit Kindelberg. au Hundskopf, 
au Krâhefels, à la côte de Reyersweiler etc. Sur pierres au Mont- 
Pelé près Œutrange (oolithe inf.). 

32. L. ORNATA Nyl. Différent du précédent par son thalle 
à granulations épaisses, squameuses, à bord crénelé. Sur 
rocher humide au Litzelberg, sur pierres éparses à la Haardt« 
et à la côte de Reyersweiler, sur tuiles. 

G. 13® — Lecania Mass. 

Différent de Lecanora par les spores 1-3 septées. Sperma* 
lies arquées. 

• 1. ËRYSIBE Ach. Thalle cendré verdâtre, très mince. Apo-^ 
Uiécies petites, brun livide, à rebord mince, à disque con^ 



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76 NOTICE SUR LES 

vexe, spores uniseptées. Assez commun sur les murs, p. ex. 
pont du chemin de fer près de la tourbière, murs des forti- 
fications, etc. 

2. L. ATHROOCARPA Dub. {Nylandinana Th. Fr.). Thalle 
cendré, un peu épais. Apothécies petites, à disque brun noir 
ou noir, couvert d'une pruine glauque cendrée, convexe. 
Spores triseptées. Sur écorces diverses: peupliers, ormes, 
tilleuls des routes; assez commun mais difficile à apercevoir 
à cause de son exiguïté; sur les peupliers blancs de l'avenue 
du château de Lagrange. Aussi sur mortier des murs. 

3. L. CYRTELLA Ach. (Lecidea cyrtella Nyl.). Thalle cendré, 
mince. Apothécies très petites, rousses. Spores uniseptées; 
allongées, droites, octones, 12x4. Sur écorces diverses : jardin 
du collège sur acacia; à la Rosselle sur noyer. 

G. 14* — Aspicilia Mass. 

Apothécies plus ou moins urcéolées. Spores hyalines, 
simples. Gonidies d'un jaune verdâtre. 

1. A. CALCAREA Smf. Th. K-et CaCl— . Thalle blanc. 
Apothécies petites, enfoncées, un peu urcéolées, pruineuses. 
Thèques ordinairement à 4 spores. Commun sur pierres cal- 
caires à Boulay, Faulquemont, Metz, Thionville. 

Var. COiNTORTA Hffm. Aréoles thallines blanches, distinctes, 
souvent élevées au centre; apothécies noires, nues. Sur cail- 
loux des rochers de la vallée de Schorbach, du Cantelfelsen etc. 
Détermination de M. Arnold. Sur pierres calcaires à Gehn- 
kirchen, p. ex. au Neufeld (Steinmergel du keuper moyen), et 
sur le Muschelkalk à Boulay. 

Var. HOFFMANNI Ach. Diflérent de la variété précédente 
par son thalle verdâtre. Rochers d'Erbsenfelsen et du Cantel- 
felsen. Détermination de M. Arnold. Sur pierres du keuper et 
du Muschelkalk, avec le précédent et de Toolithe à Dudelange 
dans le Luxembourg. 

2. A. GIBBOSA Ach. Th. K- et CaCl-. Thalle cendré, 
assez épais, aréole verruqueux; aréoles élevées au milieu et 
portant une apothécie urcéolée, à disque noir, nu. Thèques 
ayant 4 à 8 spores. Sur pierres çà et là. 



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LICHENS DE BITCHE 77 

G. 16e — Urceolaria Ach. 

Thalle crustacé granulé, blanchâtre ou cendré. Apothécies 
urcéolées. Spores murales, brunes. 

1. U. SCRUPOSA Ach. Th. CaCl{ rouge. Thalle épais. Apothé- 
cies noires, enfoncées dans le thalle ; spores à 4 ou 5 cloisons. 
Commun sur murs, rochers et terre; trouvé aussi sur tronc 
de chêne. 

2. U. BRYOPHILA Ehr. Différent du précédent par son thalle 
mince et ses apothécies plus petites, plus ouvertes. Sur les 
mousses des rochers entre Hanweiller et Roppweiler. 

G. 16^ — Thelotrema Ach, 

Thalle crustacé blanchâtre. Apoth. noires, pruineuses, 
pourvues d'une double bordure, bordure extérieure épaisse, 
ouverte au sommet, eu cône tronqué, l'intérieure mince, 
d'abord fermée, puis ouverte et lacérée. Spores murales, hya- 
lines, à 7 à 9 cloisons transversales. 

1. TH. LEPADINUM Ach. Sur hélre au Rothlambach. T. R. 

G. !?• — Phlyctis Wallr. 

Thalle très mince, blanchâtre. Apoth. petites, difformes, 
d'abord renfermées dans des verrues pulvérulentes, puis mon- 
trant un petit disque noirâtre. Spores hyalines, à cloisons 
murales très nombreuses. 

1. PHF^. AGELEA Ach. Th. K -h sang. Spores mucronées à 
chaque bout, deux à deux dans chaque thèque. Commun sur 
écorces surtout sur hêtres, mais rarement fertile. 

G. 18^ — Pertusaria DG. 

Apothécies renfermées dans des verrues lliallines. Spores 
simples, hyalines, très grandes. 

t. P. CORALLINA Th. Fr. Th. K 4- jaune puis sang. Thalle 
blanc ou cendré, couvert de petites papilles rameuses. Soré- 
dies grosses, éparses. Très commun sur les rochers mais 
généralement stérile ; fertile à la Ifaardt. 



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78 NOTICE SUR LES 

2. P. COCCODES (Âch.). Nyl. {cenlhocarpa (Sm.) Nyl.). Réac- 
tion du précédent dont il diffère par son thalle pulvérulent, 
-couvert de granulations isidioides simples ou rameuses. Sur 
écorces : chênes, hêtres et charmes. 

3. P. LUTESCENS Hffm. Th. Ca Cl -h ochracé. Thalle d'un 
jaune soufré pâle, pulvérulent, sorédié par endroits. Stérile 
sur chênes, moins souvent sur hêtres et charmes. Ohservé 
encore sur chêne dans le bois de Lagrange. 

4. P. COMMUNiS DG. Th. K 7 ^*4^^^?'°^ J*"°«- Thalle blanc 
cendré, verruqueux. Spores à deux par thèque. Verrues à 3 ou 
4 ouvertures. Très commun sur toutes sortes d'ecorces. Une 
forme sur hêtre à thèques renfermant 4 spores; celles-ci 
115X48. 

F. RUPESTRIS Krb. Commun sur rochers des bois p. ex. 
Hundskopf, Bousseviller etc. 

F. LEIOTERA Nyl. Aspect du suivant, mais spores à 2 par 
thèques, 120x50; sur hêtres près Siersthal. 

5. P. LEIOPLACA Sch. Th. K— et CaCl — suivant les au- 
teurs, -h janne puis rouge sang suivant mes observations. Thalle 
mince, blanchâtre; verrues dispersées; thèques à 4 spores 
suivant les auteurs, à 5 spores suivant mes observations; 
sp. 72X34. Sur hêtres. Forme à thalle sombre : très com- 
mune sur toutes sortes d'écorces, surtout sur hêtres, rare- 
ment sur pins. 

6. P. VELATA Nyl.? Th. K 4- sang. Stérile sur hêtres. 
Rothlambach. 

7. P. MULTIPUNCTA (Turn.) NyLTh.K— . Thalle blanchâtre. 
€ette espèce a les thèques monospores, ainsi que les trois 
suivantes. Stérile sur écorces diverses. Une forme fertile, à 
réaction K -f- rouge sur hêtres à Siersthal. 

8. P. GLOBULIFERA (Turn.) Nyl. Th. K — . Très voisio du 
précédent dont il diffère par son thalle gris, figuré au bord, 
ses verrues plus grosses et ses spores plus grandes. Stérile 
sur diverses écorces. 

9. P. AMARA Ach. Th. K— . Thalle stérile, cendré, à soré- 
dies grosses, blanches, très amères, K (Ca Cl) -h rouge violacé. 
Commun sur écorces, surtout hêtres. On trouve abondamment 
une forme à réaction K h- sang. 



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LICHENS DE BITCHE 79 

F. SAXIGOLA Nyl. Sur rochers, p. ex. dans la vallée de 
Schorbach. DéterminatioD due à M. Arnold. 

10. P. LAGTEA (Sch.) Nyl. Th. K (GaCl) et GaGl -f- rouge. 
Thalle blanc, à peine flguré au bord. Rochers du Kachlerfelsen. 

•10. MELALEUGADub.Th. K(GaGl) + orangé. Thalle cendré ; 
verrues très petites, ayant Taspect de petits verrucaria ; ostiole 
unique ou paraissant unique ; thèques bi-spores. Sur hêtres 
dans les bois, rarement aussi sur sapins. Observé aussi sur 
hêtres dans le bois de Béning. Une forme à thalle verdâtro et 
à réaction K -h rouge. 

11. P. WULFENII DG. Th. K -h jaune, K (GaGl) orangé. 
Thalle cendré ou verdâlre, rugueux. Verrues fortement dé- 
primées au sommet, à aspect lécanoriforme. Thèque, à8 spores. 
Assez commun sur toutes sortes d'écorces dans les bois, rare- 
ment sur pins et sapins. 

Var. GLABRESGENS Nyl. Thalle mince, lisse ou à peine 
rugueux. Sur hêtres: Neubach; spores 9.5X38; sur hêtres à 
Siersthal: spores 77X58. Suivant Godron (1. c. p. 188 et 189) 
le P. Wulfenii ne se trouverait que sur les arbres des terrains 
calcaires et toujours sur le charme. 

Famille IVe. — LÉCIDÉES. 

Gelte famille diffère de la précédente par ses apothécies 
sans rebord thallin ou sans rebord avec gonidies. 

G. 1" — Gyalecta Ach. 

Apothécies urcéolées; spores hyalines et cloisonnées. 

*1. G. PINETI Ach. sub Lecidea. Thalle cendré verdâtre, 
mince, sublépreux. Apothécies très petites, carné jaunâtre, 
urcéolées, superficielles. Spores fusiformes, uniseptées. Assez 
commun sur les pins, mais difficile à apercevoir à cause de 
son exiguïté. 

G. 2« — Diploicia Mass. 

Thalle rugueux-plissé, figuré et lobé au bord; spores 
sombres, uniseptées. 

M. D. GANESGENS Ach. Thalle K + jaune, orbiculaire, blanc, 
épais, plus ou moins sorédié au centre. Gette espèce dont la 



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ou NOTICE SUR LES 

détermination est due à M. Arnold, est commune sur les 
rochers des bois, p. ex. : Erbsenfelsen, Cantelfelsen, Kachler- 
felsen, Arnsburg, Falkenberg et Falkenstein ; Rothenburg et 
Rothenberg, rocher isolé près de la Main du Prince, etc. Aussi 
sur rochers de grès à Haselbourg et entre Haselbourg et 
Dabo, en compagnie d'Asplenium Adiantum nigrum et de 
Cnrdamine hirsuta L. 

G. 3« — Psora Hall. 

Thalle squameux; spores hyalines et simples. 

1. PS. DECIPIENS Ehr. Squames d'un rouge carné, à bords 
blancs; apothécies noires, marginales. Sur terre à la côte de 
RozérieuUes (Oolithe inférieur); fertile. 

G. 4e — Thalloidima Mass. 

Thalle squameux: squames gonflées et plissées; spores 
hyalines, fusiformes, l-3septées. 

I. TH. VESICULARE Uiïm, {cxruleonigricans Lgh.). Squames 
grises, couvertes d'une pruine bleuâtre. Apothécies noires. 
Sur terre avec le précédent. 

G. 6© — Biatora Ach. 

Apothécies molles, non noires; spores hyalines et simples, 
oclones. 

1. B. DECOLORANS Fr. igranulosa Ach.). Th. Ca Cl -h rouge. 
Thalle granulé, lépreux, vert à l'état humide; apothécies 
planes, rougeâtres. Sur terre à la pointe du Hundskopf; sur 
rocher humide au Litzelberg; sur écorce de pin à la Haardt; 
sur mousses à la côte de Schorbach. 

*Var. FUSCONIGRA Nyl. Sur planches formant clôture et 
sur vieilles souches de hêtre dans les bois; thalle remar- 
quablement développé, Ca Cl 4- rose. 

2. B. ULIGINOSA Schrad. Th. CaCl — . Thalle formant une 
croule noirâtre, très finement granulée; apothécies petites^ 
rousses à Tétat humide, brun noir à Télat sec. Sur terre le 
long des chemins creux des bois. 



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LICHENS DE BITCUE 81 

3. B. FULIGINEA Ach. Ne diffère guère du précédent que 
par son thalle lépreux, d'un brun roux, à apothécies conco- 
lores ; spores 8-9 X 4-5. Sur vieux champignons ligneux aux 
environs de rOchsenmûhle. 

M. B. GELATINOSA FI. Th. Cad ~. Thalle gélatineux à 
rétat humide, en partie lépreux, verdâtre ou roussâtre ; apo- 
thécies rouges puis brunes ; spores 12 X 7. Sur terre sèche 
dans les bois: environs de l'Ochsenmûhle ; bois entre GOtzeu- 
brûck et Meisenthal ; très abondant près de TOchseawirthswiese. 

5. B. VERNALIS Krb. (atrofusca Flot.). Th. CaCI— . Thalle 
verdâtre à l'état humide, cendré à l'état sec, épais, granulé; 
apothécies brun noir. Sur terre au Hundskopf ; sur pierres du 
trottoir de la route entre Petit-Réderching et Frohmûhle (grès 
bigarré); sur écorces à la base des arbres. 

*F. SUBDUPLEK Nyl. Spores en partie cloisonnées. Ecorces 
d'un vieux chêne au Mausbach. 

F. PRASINA Sch. Avec la forme précédente. 

6. B. FLEXUOSA Fr. Thalle granulé, verdâtre, Ca Cl -h rouge, 
apothécies à l'état humide fortement convexes, carnées ou 
brunes ; sans rebord ; en se desséchant elles deviennent noires, 
planes et munies d'un rebord flexueux; spores oblongues. 
Sur vieilles planches formant clôture. 

7. B. ERYTHROPHiEA Th. Fr. Thalle blanc très mince ou 
presque nul; apothécies petites, planes, brun rougeatre. Sur 
l'écorce des vieux chênes. 

8. B. TURGIDULA Krb. Thalle du précédent; apothécies 
convexes, gonilées, brun noir. Vieux chênes, sur le bois. 

9. B. METZLERl Krb. Thalle très mince, noirâtre; apothé- 
cies petites, noires à l'état sec, rougeâtres et gonflées à l'état 
humide. Sur pierres : carrière près du Freudenberger-Hof. 

10. B. MONTICOLA Krb. (fuscorubens Nyl.) Thalle cendré, 
très mince ou nul ; apothécies petites, d'un brun rouge ou 
presque noires. Sur pierres éparses au Neufeld près Gehn- 
kirchen (Steinmergelkeuper). 

11. B. FUSCESCENS Smrf. 

Builctio 10* cahier. € 



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82 NOTICE SI'R LES 

G. 6\ — Lecidea. 

Apothécies noires, dures; spores hyalines, simples, oblon- 
gues ou ellipsoïdales, octones. 

1. L. LITHOPIIILA Ach. (pi^inosa Krb.) Th. K et CaCl — : 
couche médullaire 1—. Hypothecium incolore. Thalle mince, 
cendré; apothécies agglomérées. Sur rochers à TE rbsenfelsen: 
sur gros blocs à la Haardt. 

Var. OCHRAGEA Nyl. Thalle ochracé ; apothécies plus petites. 
Avec le type. 

2. L. CONTIGUA (Fr ) Nyl. Thalle sans réaction. Gélat 
hyra. I -H bleue puis rouge. Spermaties droites. Rochers : vallée 
de Liederschiedt, Cantelfelsen, Erbsenfelsen, Grand Otterbill. 

3. L. PLATYCARPA Ach. Sans réaction. Hypothecium bru- 
nâtre. Thalle mince, cendré ; apothécies assez grandes, planes 
puis fortement convexes, souvent disposées en cercles concen- 
triques. Commun sur rochers p. ex. : Krâhefels, Plateau 
d'exil, etc. 

4. L. CONFLUENS fAch.) Nyl. Th. I f violacé. Thalle cendré, 
épais; apothécies grandes; spermaties droites. Sur pierres au 
Hundskopf. D'après Godron, p. 88, propre à la région sup. des 
Vosges, descendant rarement jusque 600 m. Berher le cite de 
même comme particulier aux Hautes-Vosges. 

5. L. CRUSTULATA Ach. /. soredizodes Lamy. C'est probable- 
ment à cette forme qu'il faut rapporter, suivant M. Arnold. 
un lichen à thalle très mince, blanchâtre, plus ou moins 
sorédié, sans réaction. Stérile sur cailloux des rochers de la 
vallée de Schorbach. 

6. L. FUSCOATRA Ach. Thalle brun, aréole, Ca Cl -+- rouge: 
aréoles convexes portant sur leurs bords, moins souvent sur 
leur centre, de petites apothécies; couche médullaire I—. 
Sur rocher au Hundskopf. 

7. L. FUSCOATRATA Nyl. Semblable au précédent mais 
Th. Ca Cl — et spores plus petites. Rochers de l'Erbsenfelsen. 
Spores 12X5. 

8. L. GRISELLA Flk. Différant de fuscoatra dont il offre la 
réaction, par son thalle cendré. Mur des fortifications. 



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LICHENS DE BITCHB 83 

■9. L. PARASEMA (Ach.) Nyl. (achrista Smrf.; enteroleuca 
Krb.) Th. K-*- faiblement jaunâtre, CaCl— . Hypothecium jau- 
nâtre. Spermaties arquées. Thalle cendré, faiblement granulé, 
bordé d'une ligne noire. Très commun partout sur toutes sortes 
d'écorces. 

10. L. ELEOGHROMA (Ach.) Nyl. {olivacea Hff.) Th. Ga Gl -4- 
rouge ochracé. Différant du précédent par sa réaction et son 
thalle verdâtre. Commun partout sur toutes sortes d'écorces 
(chêne, hêtre, charme etc.). 

F. FLAVENS Nyl. Thalle jaune, non limité de noir. 

11. L. LATYPIZA Nyl. {latypea Ach.) Th. K-f- jaune. Ne 
diffère de L. parasema que par son thalle verruculeux et 
Wanchâtre et son habitat saxicole. Sur tuiles et rochers. 

12. L. EUPHOREA Flk. Semblable à K. parasema. Th. K-f- 
jaune, CaCl — ; apothécies blanches en dedans. Sur vieilles 
planches et sur écorces; p. ex. noyer à la Rosselle. 

13. L. ENTEROLEUGA (Ach.) Nyl. (goniophila Kb.). Th. K — 
et Ca Gl — . Thalle granulé, cendré. Diffère de L. parasema, 
par rhypothecium hyalin. Rochers : Litzelberg, Otterbill, 
Hundskopf etc. 

14. L. DENIGRATA (Fr.) Nyl. Th. Ga Gl -h orangé. Thalle ver- 
dâtre, lépreux, mince; apothécies très petites; spores 10,13x3. 
Ëcorce de pin à la Haardt. 

15. L. sp.? Sans thalle visible; thèques allongées, spores 
ellipsoïdes, 7-9X4V9, gélat. hym. I-*-brun clair; apothécies 
rouges très petites. Sur planches formant clôture, jardins de 
Bitche. 

16. L. sp.? Apothécies noires, semblables à celles de 
L. parasema, remarquables par les thèques à quatre spores. 
Sur le bois des tuteur^ des jeunes arbres sur la route de 
Lemberg. 

17. L sp. ? Spores de L. enteroleuca mais thalle et thecium 
de L. turgidula. Commun sur les racines dans les chemins 
^reux; p. ex. Rolhlambach. 

18. L. VlTELLlNARiA Nyl. Apotliéi>ies petites, noires; spores 
ovales. Parasite sur le thalle de Candellaria vitellina sur les 
rochers de la vallée de Schorbach. 



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84 NOTICE SUR LES 

G. 7*. — Biatorina Mass. 
Diffère de Biatora par les spores uniseptées. 

1. B. EHRHARTIANA Ach. Thalle mince, granulé, jaunâtre. 
Apothécies grandes, d*un jaunâtre carné, à bord flexueux. 
Spermogonies grandes, visibles à l'œil nu et semblables à de 
petites apothécies. Sur pins au Gross-Hohekirkel. 

2. B. CHALYBEIA Nyl. {lenticularis Ach. v. chalybeia Borr.; 
coracina Mass.). Thalle mince, aréole, cendré ou brun noir. 
Apothécies petites, d'un brun rouge à l'état humide, noires à 
l'état sec, entièrement noires en dedans. Paraphyses à sommet 
renflé et brun. Sur ardoises : hôtel de ville. 

•3. B. PRASINIZÂ Nyl. Thalle verdâlre, granulé-lépreux; 
apotbécies petites, brun clair à l'état humide, brun noir à 
rétat sec. Sur pins au Hundskopf. 

4. B. INTERMIXTA Nyl. Thalle cendré ou brun, très mince; 
apothécies rousses ou brun noir; spores ellipsoïdes, obtuses, 
14X4 Vf. Écorce de chêne. 

5. B. GLOMERELLA Nyl. {sareopisoides Mass.). Thalle granulé, 
foncé, verdâtre; apothécies d'abord rousses, puis noirâtres, 
en glomérules. Sur planches formant clôture : jardins de la 
ville. 

G. 8*. — Bilimbia De Not. 

Diffère de Biatora par les spores bi- ou piuriseptées. 

•1. B. NAEGELU Hepp. Thalle cendré, apothécies assex 
petites, d'un roux carné; spores triseptées, 10.12 X2,2Vf. Sur 
écorce de jeunes chênes entre le Hundskopf et le Mausbach. 
Mes exempl. ont en partie les sp. simples. 

2. B. SABULETORUM Flk. (sphaeroides Krb.). Thalle «ne- 
ment granulé, cendré à l'état sec, verdâtre à l'état humide ; 
apothécies assez petites, rousses ou brun noir ; spores obtuses 
3-58eptées. Sur terre et sur bois mort çà et là ; p. ex. Grand- 
Otterbiel, Hundskopf, etc. ; sur rocher à l'Ochsenwirthswiese. 

Var. AMCENA Ohl. Spores 3-7septées, 18-28X5. Sur terre, 
dans les bois; spores à 6 cloisons, 32x 5 : sur terre et vieilles 
souches de pins à la Haaru 



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LICHENS DE BITGHE 85 

3. B. HYPNOPHILA Ach. Semblable au précédent, mais 
spores aiguës aux extrémités et apotbécies plus grandes. Sur 
mousse des rochers le long de la route entre Waldhausen et 
Boussewiller et à la Bosselle ; sur terre, sur aiguilles de pins 
et sur rochers aux environs du Neubach. 

4. B. MILLÏABIA Krb. Thalle cendré ou verdâtre, finement 
granulé; apotbécies petites, brun noir; spores obtuses, à cinq 
cloisons; gélat. hym. 1+ bleue. Sur rochers humides: Krâhe^ 
feis, Hundskopf, etc. ; sur algues, p. ex, Palmogioea vesiculosa 
<Déterm. par M. Kûtzing) à la pointe du Hundskopf. 

G. 9\ — Bacidia De Not. 

Diffère de Biatora par ses spores acicuiaires, simples ou 
pluriseptées. 

1. B. LUTEOLA Ach. Thalle lépreux, cendré-verdâtre ; 
apotbécies d'un jaune rougeâtre; spores très allongées; 
45-75x3-4, d'abord simples puis multiseptées ; hypoth. K— , 
Ecorce de tilleul à la Bosselle; Faux-Acacia dans un jardin; 
saule entre Boulay et Haling (Muschelkalk). 

2. B. FUSCOBUBELLA (Hffm.) Nyl. Diflférant du précédent 
par ses apotbécies d'un brun roux; hypothecium K+ rouge. 
Sur saule près de la ville. 

3. B. CITBINELLA Ach, Thalle lépreux, d'un jaune ver- 
dâtre; apotbécies brun foncé ou noires; spores d'abord sim- 
ples puis multiseptées. Sur terre dans les bois. 

4. B. ATBOSANGUINEA Hepp- (subineompta Nyl.). Thalle 
cendré, mince, granulé, souvent oblitéré; apotbécies petites, 
brun noir; spores 3-7 septées. Sur chêne au Bothlambach. 

5. B. sp.? Apotbécies très petites, souvent agglomérées, 
brunes. Sur planches formant clôture près du cimetière 
St.'Séba8tlen. 

6. B. MUSCORUM Sw. Thalle cendré, granulé; apotbécies 
d'un brun noir, spores amincies à une extrémité, 35-50x3. 
Sur mousses, aiguilles de pin desséchées, vieux bois et terre 
entre Bilche et Reyersviller. 

7. B. SUBFUSCULA Nyl. C'est probd>lement cette espèce 
que nous avons recueillie sur écorces de pin aux environs 
de Bârenthal; thalle verdâtre; spores un peu courbées, à 4 
cloisons, 17-20x3. 



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00 NOTICE SUR LES 

G. lO*. — Scoliciosporum Mass. 

Diffère de Biatora par ses spores vermiformes, plus oa 
moins contouroées en spirale. 

1. se. VERMIFERUM Nyl. Celte espèce, réputée rare, est 
remarquable par ses spores eu tire-bouchon. Êcorce de chêne. 

G. IV. — Buellia De NoL 

Diffère de Lecidea par ses spores brunes ou noirâtres^ 
uniseptées. 

1. B. PUNCTIFORMIS Hffm. Thalle cendré, très mince; 
apothécies petites, nombreuses. Spermaties arquées. Ërbsen- 
felsen. 

2. B. MYRIOCARPA DC. Thalle cendré, mince; apothécies 
très petites, nombreuses, noires; spores obtuees; spermaties 
arquées, droites selon Olivier, arquées selon Wylander. Sur 
rocher au Grand-Otterbill; sur lierre desséché dans le bois 
d'Otlonville (spores 14x6). 

3. B. DISCIFORMIS (Fr.) Nyl. (parasema (Ach.) i) Arnold). 
Thalle blanc, très mince, K-h jaunâtre, apothécies planes^ 
noires; spores noirâtres; spermaties droites. Écorce de hêtre: 
Rothlambach. 

G. 12*. Rhizocarpon DC. 

Diffère de Lecidea par les spores souvent brunes, murales 
c'est-à-dire à plusieurs rangées de cloisons, ou pluriseptées. 

1, RH. GEOGRAPHICUM L. Thalle citrin, aréole, K — mais 
I -h ; aréoles plans, bordés par un hypothalle noir : apothé- 
cies noires: spores noires, murales ou triseptées. Très rare 
sur cailloux dans la vallée de Schorbach ; abondant sur rochers 
et cailloux aux environs de Haselbourg, Dabo et au Donoa. 

Var. ATROVIRENS Ach. Aréoles d'un jaune verdâtre, dis- 
persés sur la pierre. Environs de Haselbourg et de la maison 
forestière du Kempel. 



1) Sous le nom de paraêem», Acbarrus arait compris deux lichens dillé^ 
rents, Lecidea parasema Nyl. et BuelliA dUci/^ormis Ft- 



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LICHENS DE BITCHE 87 

2. RH. LAVATUM (Ach.) Nyl. {confervoides DC). Th. K (CaCl)— 
el 1—. Thalle ceudré, verruqueux; apothécies petites, noires ; 
spores hyalines, murales ou 3-5 septées. Pierres au Grand- 
Otlerbill. 

Var. OBSCURATA Nyl. Thalle gris sombre, apothécies noires, 
très petites. Fertile sur cailloux des rochers de la vallée de 
Schorbach, de Liederschiedt, etc. 

3. RH. EXCENTRICUM (Ach.) Nyl. Th. IT, blanc avec hypo- 
thalle noir, à aréoles plans. Stérile sur cailloux avec le pré- 
cédent. 

4. RH. PETRAEIZA Nyl. Th. K et CaCl — et I-, cendré, 
verruqueux: spores brun noir, murales ou 3-5 septées. Rochers 
de TErbsenfelsen. 

G. 13* — AbrothaUus Tul. 

Parasitant sans thalle sur divers lichens ; apothécies hémis- 
phériques; spores uniseptées et sombres. 

*1. A. PARMELIARUM Smrf. {Lecidea parmeliarum Nyl.). 
Apothécies biatorines, fortement convexes, d'un noir verdâtre; 
spores fuligineuses, uniseptées, 13-14x5-6. Parasite sur le 
thalle de Parmelia fuliginosa var. Ixtevirens; commun dans 
les bois. 

Nous avons remarqué sur le thalle de Parmelia physodes, 
saxatalis, caperata et Acetabulum et de Physcia aipolia, tenella 
et siellaris, de petits corps noirs assez semblables aux sper- 
mogonies mais un peu plus gros; M Sydow les considère 
comme AbrothaUus Smitthii Del. et c'est sous ce nom que 
nous en avons fait mention dans nos Matériaux pour servir 
à la Mycologie de Bitche, Comme ce pseudolichen est consi- 
déré comme identique à Abroth, parmeliarum, nous ferons 
remarquer que nos exemplaires diffèrent de ce dernier par 
leur couleur d'un noir profond. Nous avons de même observé 
divers autres parasites des lichens sans pouvoir être renseigné 
sur leur nalure, p. ex. un champignon (?) à spores brunes 
uniseptées, 10-14x6 sur Pertusaria Wulfenii et de môme 
aspect; un autre à spores noires triseptées, 18-20x8 dans les 
apothécies d'un Pertusaria etc. 



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88 NOTICE SUR LES 

G. 14". — Tromera Fr. 

1. TR. RESLNit: Fr. (Lecidea NyL). Apothécies d'un rouge' 
orangé, bialorines, parasitant sur la résine des conifères; 
spores sphériques. Cette espèce, que Ton classe maintenant 
parmi les champignons, se trouve sur la résine desséchée sur 
les troncs des pins aux environs de l'étang de Hasselfurth. 

Famille V. — GRAPfflDÉS. 

Thalle crustacé souvent hypophléodé c'est-à-dire se déve- 
loppant sous l'épiderme de l'écorce; apothécies allongées en 
lirelle ou en forme de taches, mais jamais arrondies. 

G. 1". — Graphis Adans. 

Apothécies avec un rebord thallin, linéaires, simples ou 
rameuses; spores octones, cloisonnées, allongées, avec la 
réaction 1-+- bleue, mais gélat hym. 1—. 

1. GR. SGRIPTA Ach. Apothécies simples ou rameuses, 
planes ou canaliculées ; spores d'abord hyalines, puis brunes, 
à 8-10 cloisons unisériées. Très commun sur toutes sortes 
d'écorces. 

Var. PULVERULENTA Pers. Thalle hypophléodé; apothécies 
émergeantes, pruineuses. Sur charme, hêtre etc. 

Var. SERPENTINA Ach. Thalle épiphléodé, épais, blanchâtre; 
apothécies émergeantes, pruineuse.^. Sur hêtre et autres 
écorces. 

Var. CERASl Pers. Thalle hypophléodé; apothécies émer- 
geantes, pruineuses, droites, parallèles, simples. Sur écorces 
très lisses : bouleau et cerisier. 

2. GR. ELEGANS Ach. Diffère de l'espèce précédente par 
ses apothécies très saillantes, simples, sillonnées longitudi- 
nalement et ses spores deux fois plus longues. Hêtre : Roth- 
lambach. 

G. 2^ — Opegrapha Ach. 

Diffère du précédent par ses apothécies non bordées par 
le thalle et ses spores fusiformes, I — mais gélat. hym. sou- 
vent 1 H- rouge. 



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LICHENS DE BITCHE 89' 

1. 0. VARIA Pers. Apothécies grandes, dilatées au milieu; 
tbèques fusiform^s ; spores brunissant avec l'âge, 3-5 cloisons. 
Sur écorces diverses. 

Var. SAPROPHILA Nyl. Thalle et apothécies pruineux ver- 
dâtres, lignicoles. Sur le bois d'un vieux chêne : Ochsen- 
mûhle; spores grandes, brunes, à 5 cloisons. 

2. 0. PULICARIS (Hffm.) Nyl. Diffère de varia par ses apo- 
thécies plus petites, presque linéaires et ses spermaties droites 
et bacillaires. Sur écorce de chêne : Rothlambach. 

3. 0. x\OTHA (Ach.) Nyl. Semblable au précédent dont il 
diffère par ses apothécies grosses, courtes, subarrondies et 
ses spermaties droites et cylindriques. Cerisier : Frohmtthle; 
noyer à la Rosselle. 

4. 0. DIAPHORA (Ach.) Nyl. Différant des précédents par 
8es apothécies grosses, lancéolées, très atténuées aux deux 
bouts et ses spermaties oblongues, petites et courbées. Sur 
écorce de charme. 

F. SIGNATA (Ach.) Nyl. Apothécies à bord redressé. Sur 
chêne : écorce et bois. 

5. 0. PHCEA Ach. Thalle cendré noirâtre; apothécies très 
petites ; tbèques et spores des précédents. Ecorce de noyer. 

6. 0. ATRA Pers. Tbèques pyriformes. Apothécies petites, 
linéaires; spores oblongues, triseptées. Charme, hêtre. 

F. ZONATA 01. Thalle bordé par une ligne brune. Hêtre : 
Rothlambach. 

F. HAPALEA Ach. Apothécies enfoncées dans le thalle et 
rapprochées en formant une tache noire. Cerisier. 

7. 0. VIRIDIS Pers. {rtibella Nyl.) Thalle roux; apothécies 
courtes, oblongues ou linéaires; spores avec 11-13 cloisons; 
spermaties arquées. Écorces diverses; bêtre et cbarme: Roth- 
lambach; tilleul et orme : Rosselle et route d'Egelshardt ; 
cbêne : Hasselfurther Weiher. 



G. S\ — Xylographa Fr. 

Spores hyalines, ellipsoïdes et simples. 

1. X. PARALLELA Ach. Thalle hypophléodé, blanchâtre; 
apothécies lancéolées linéaires, d'abord concaves puis planes, 
parallèles. Sur planche formant clôture ; sur vieuxtronc de pin. 



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90 NOTICE SUR LES 

G. 4V — Arthonia Ach. 

Diffère des genres précédents par l'absence deparaphyse; 
thëques pyriformes ; apothécies planes, généralement plus ou 
moins étoilées. 

1. A. ASTROIDEA Ach. (vulgaris Sch.). Apothécies étoilées; 
spores triseptées, oblongues, hyalines. Commun sur les écorces 
lisses. 

2. A. PUNCTIFORMIS Ach. Apothécies très petites, oblongues; 
spores à 4 cloisons, oblongues allongées, hyalines. Sur hêtre 
et sapin. 

m. VERRUCARIOIDÉS. 

Ce groupe, appelé encore lichens angiocarpes, se reconnaît 
à ses apothécies nucléiformes. Hypothecium ou perithecium 
en forme de coque sphérique enveloppant Thymenium; celui-ci 
ne paraît donc pas au dehors comme c'est le cas pour les 
apothécies disciformes, mais tapisse la paroi intérieure de 
l'hypothecium qui, Tpour ce motif, reçoit ici le nom de peri- 
thecium. 

Famille P. - ENDOCARPES. 

Apothécies endocarpées c'est-à-dire enfoncées dans le 
thalle. 

G. Endocarpon Ach. 

Thalle foliacé ou squameux; paraphyses nulles. 

1. END. MINIATUM Ach. Thalle monophylle. fixé par le 
centre seulement, les bords étant relevés, blanc ou cendré et 
pointillé de noir en dessus, glabre et roux en dessous, sur- 
tout à la base; diamètre de 1 à 2 cm. Cette espèce, qui a 
l'apparence d'un Gyrophora, se trouve en abondance, mais 
stérile, sur les rochers de grès vosgien à Haselbourg en com- 
pagnie de Collema fîaccidum et CoUema sp.? 

2. END. HEPATICUM Ach. Thalle composé de squames ver- 
dàtres ou brunâtres, adnées, épaisses et à bord presque entier- 
Sur terre, à la côte de Rozérieulles (oolithe inf.), stérile mai& 
à spermaties nombreuses. 



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LICHENS DE BITCHE 91 

3. END. RUFESCENS Ach. Thalle composé de squaineS' 
rousses ou bruu sombre, souvent subimbriquées, plus oa 
moins relevées et lobées. Sur murs des vignes, à Ste-Ruffine 
(calcaire) ; c'est encore cette même espèce que M. l'abbé Bar- 
biche nous a montrée sur les murs du jardin du presbytère- 
à Bion ville (Muschelkalk). 

4. END. LEPTOPHYLLUM Nyl. ? Nous rapportons douteuse- 
ment à cette espèce un petit Endocarpon stérile que Ton: 
trouve sur les murs des fortifications de Thionville, le lonjç 
de la Moselle. 

Famille II*. - VERRDCARIÉS. 

Apolhécies pyrénocarpées, c'est-à-dire superficielles aa 
thalle; celui-ci crustacé. 

G. l•^ — Uthoicea Ach. 

Spores octones, hyalines, simples; paraphyses nulles; 
perithecium entièrement noir; thalle aréole. 

1. L. NIGRESCENS Fers, (fuscoatra Krb.). Thalle noir; apo- 
lhécies noires, proéminentes, réunies à plusieurs sur chaque 
aréole; spores 20-22 X 1-12. Sur tuiles et murs; sur pierres 
de grès à Grande Hettange. 

2. L. FUSCA Pers. Diffère à peine du précédent : thalle 
brun; spores i9xll. Sur tuiles; sur murs à Rozérieulles 
(calcaire). 

G. 2^ — Vemicaria Web. 

Caractères du précédent mais perithecium pâle dans sa 
partie inférieure et thalle non aréole. 

1. V. MARGACEA Whlnb. Thalle noir ou brun, gélatineux 
à l'état humide ; apothécies nombreuses, petites, immergées ; 
spores ellipsoïdes, atténuées aux bouts. Sur pierres à 1» 
Rosselle. 

2. V. ilTHIOBOLA Whlnb. Ne diffère du précédent que par 
son thalle verdâtre, plus mince et ses spores plus petites. 
20x9-9Vj. Sur pierres. 

3. V. MURALIS (Ach.) Nyl. Thalle blanchâtre, maculiforme 



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92 NOTICE SUR LES 

OU oblitéré; apothécies proéminentes, spores oblongues ou 
ovales. Sur pierres éparses ; au Geissbronn, fontaine du Schaf- 
bronn, rocher du Kachlerfelsen ; une forme à spores un peu 
plus petites, 16-18x7-10, sur pierres calcaires au Neufeld 
près Gehnkirchen (Steinmergel du Keuper moyen). 

4. V. ACROTELLA Ach. (Nyl.) Thalle brun noir, peu déve- 
loppé; apothécies nombreuses, émergeantes; spores 20x7-8. 
Sur les cailloux du ruisseau à la chute d'eau au Neubach; 
sur pierres éparses au Geissbronn; sur tuiles. 

G. 3^ — Pyrenula Ach. 

Spores triseptées, 3-4 loculaires; paraphyses capillaires. 

1. P. NITIDA Ach. Thalle hypophléodé, en forme de tache 
<:endrée ou brunâtre, brillante et entourée d'une ligne hypo- 
thalline noire; apothécies grosses, d'abord recouvertes pa, 
le thalle ; spores hyalines ou brunes. Très commun sur écorcesr 
surtout sur charme et hêtre. 

Var. NITIDELLA FI. Apothécies de moitié plus petites; 
spores un peu plus grosses que celles du type. Hêtre et 
-charme. 

G. 4". — Arthopyrenia Mass. 

Spores 1-5 septées, droites. 

1. A. EPIDERMIDIS Ach. Thalle hypophléodé; paraphyses 
indistinctes; spores octones, hyalines, 14-20x2-7, oblongues, 
uniseptées, à loges distinctes et paraissant attachées par un 
côté seulement; spermaties bacillaires. Sur écorce lisse de 
jeunes chênes et de hêtres. 

2. A. FALLAX Nyl. Diffère du précédent par les paraphyses 
distinctes, les spermaties aciculaires et les apothécies plus 
grosses. Sur écorce lisse de jeunes chênes. 

3. A. ANTËGËLLENS Nyl. Gomme A. epidermidis mais spores 
plus grandes, 8lX8Vs. Sur hêtre. 

4. A. PUNCTIFORMIS Ach. Semblable à A. epidermidis mais 
apothécies plus petites, paraphyses distinctes, capillaires; 
spores 15.-20x6-7. Sur écorce lisse de jeunes chênes. 

5. A. GERASl Ach. Spores triseptées, 14-17x5-6. Thalle 
hypophléodé. Écorce de tilleul. 



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LICHENS DE BITCHE 93 

G. 6». — Melanotheca Nyl. 

Apothécies composées, c'est-à-dire plusieurs hymenium 
sous un seul perithecium. 

1. *M. ACERVULANS Nyl. ? Thalle indiqué par une tache 
blanche; apothécies noires, petites; spores octones, ovoïdes, 
hyalines, uniseptées. Sur écorce de bouleau entre Tétang de 
Falkenstein et le Kachlerfelsen. 

ADDENDA. 

LEPTOGllMBYSSlNUMNyl. Trouvé fertile parmi les mousses 
le long d'un chemin creux près de la ville. 

LEPTOGIUM SUBTILE Ach. Ibidem, stérile. 

LEPTOGIUM PUSILLUM Nyl. Ibidem, ferUle. 

LEPTOGIUM SPONGIOSUM Ach. Ibidem, fertile. 

CALICIUM TRICHIALE var. PHYSARELLUM Nyl. Sur bois. 

CONIOCYBE FURFURACEA v. SULPHURELLA f. SPERMOGONI- 
FERA. Couvre le tronc d'un gros chêne au parc du château 
de Lagrange, en même temps que la forme fertile. 

SPfliEROPHORON FRAGILE Ach. Très rare : fissure d'un 
rocher au Plateau d'Exil. 

CLADONIA SYMPHYCARPiA Elk. Forme à squames granulées. 
Fertile sur un rocher ombragé aux environs du Mausbach. 

•CLADONIA CRISPATA var. HETERODACTYLA Wallr. Icônes 
Arnold n. 1460 (Cenomyce flabellum Dufour. Rev. Clad. 1817 
p. 26. Podetiis suberectis, ramosis, glabris, crassiusculis api* 
cibus ramisque lateralibus digitato-flabellulatis brevissimis, 
subtruncatis, dentato-cristatis. In monte Lige prope Cauterets 
in Pyrenœis ; Argentoralo dedit Persoon). C'est mon Cladonia sp.? 
N. 29 p. 32. La détermination a étéfaite parM. TabbéHarmand^ 
d'après les Icônes de M. Arnold. Bien que ce lichen soit abon- 
dant dans la localité indiquée, je n'ai jamais remarqué une 
transition au type crispata et je regarde encore mon lichen 
comme différent spécifiquement du crispata. 

■RAMALINA THRAUSTA. Cette espèce que j'ai recueillie 
abondante, mais stérile, sur de vieux chônes, aux environs de 
Baonstein, est très voisine d'Alectoria sarmentosa Ach. f. m- 
tialis Ach. avec lequel je l'avais d'abord confondue; j'en dois 
la détermination exacte à l'obligeance de M. le docteur Arnold. 



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TABLE ALPHABÉTIQUE 

DBS 

GENRES. 



Pages 

Abrolhallus 87 

Acarospora 69 

Mectoria 41 

Allodium 9 

Arlhonia 90 

Arlhopyrenia 92 

Aspicilia 76 

Bacidia 85 

Bœomyces 12 

Biatora 80 

Biatorina .84 

Bilimbia 84 

Buellia 86 

Calicium 7 et 93 

Galoplaca 66 

Candelaria 68 

Getraria 43 

Cladina 38 

Cladonia 15 et 93 

GoUema 5 

Goniocybe 10 et 93 

DendriscocauloQ 7 

Diploicia 79 

Eûdocarpon 90 

Evernia 42 

•Graphis 8^ 

Gyalecta 79 

Hœmatomma 71 

'Lecania 75 

Lecanora 71 

Lecidea 82 

Leproloma 61 

leptogium 6 et 93 

Lithoicea 91 

Melaootbeca 93 

Nephromiura* 46 

Ochrolechia 70 



Pa*c» 

Opegrapha 88 

Pannaria 61 

Pannularia 62 

Pannelia 51 

Parmeliopsis 57 

Peltidea 47 

Peltigera 46 

Pertusana 77 

Phlyctis 77 

Physcia 57 

Placodium 63 

Platysma 45 

Psora 80 

Pycnolbelia 15 

Pyrenula 92 

Ramalina. 43 et 93 

Rhizocarpon . • 86 

Ricasolia. 48 

Rinodina 69 

Sarcogyne 68 

Scoliciosporum 86 

Sphaerophoron ... 13 et 93 

Spbinclrina il 

Squamaria 62 

Stereocaulon 13 

Sticla 48 

Stictiaa 49 

Thalloidima 80 

Thelotrema 77 

Trachylia 12 

Tromera 88 

Umbilicaria 49 

Urceolaria 77 

Usnea 40 

Verrucaria 91 

Xyiographa 89 



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FLORE ADVENTIVE 

DU SABLON 



OU 



OBSERVATIONS SUR pELitUES PLUTES 

Récemment introdnites ani portes de Metz 

par A. Friren. 
(2« Article,) 



En 1879, nous avons présenté à la Société d'Histoire na- 
turelle une notice sous le titre un peu prétentieux de Flore 
adventive du Sablon, Notre but était d'attirer l'attention des 
botanistes sur l'apparition, aux portes de Metz, d'un certain 
nombre de plantes étranpfères à la région et de donner une 
date précise à l'introduction de quelques-unes d'entre elles 
dans la Flore locale. 

Nos prévisions ne se sont pas entièrement réalisées : plu- 
sieurs de ces plantes ont disparu sans retour; quelques-unes 
seulement se sont propagées sans interruption et paraissent 
définitivement acclimatées chez nous; d'autres enfin, qui ne 
se sont montrées que depuis 1879, prospèrent à merveille. 
Notre intention est de compléter aujourd'hui notre première 
notice et de rectifier quelques déterminations. 



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9(i FLORE ADVENTIVE 

I. RECTIFICATIONS. 

ANCHUSA OFFICINALIS Lin. La borraginée, dont nous avons 
signalé l'apparition en 1879 et qui a continué à se reproduire, 
est VAnchusa officinalis L, espèce signalée depuis longtemps 
dans les flores ^d'Allemagne et de Belgique; Kirscbleger et 
F. Schultz citent quelques localités d'Alsace où elle a été rea- 
contrée. C'est donc une plante nouvelle pour Metz, qui ne se 
trouve encore qu'à la place où nous l'avons vue en 1879, et 
qui, très probablement, continuera à s'y reproduire. 

Nous rappelant ce qui nous avait été dit en 1851 de VAn- 
chusa italica nous avions cru à une réapparition de cette 
plante. Grand. a été notre étounement quand, l'année suivante^ 
en voulant comparer les caractères donnés par les auteurs 
avec ceux que présentait la borraginée du Sablon, nous avons 
constaté qu'au lieu de 1^4. italica nous avions sous les yeux 
VA. ofjîcinalis. Plus grande encore a été notre surprise en 
voyant figurer, dans la suite, sur plusieurs listes de plantes 
VA. italica comme se trouvant au Sablon, près Metz (1). 

Nous aflirmons donc n'avoir jamais rencontré VA italica 
sur les talus des magasins de céréales du Sablon, ni dans 
aucune autre localité des environs de Metz. Nous avons vu 
cette plante, à Ste-Rufline, dans le jardin de feu notre collègue 
M. Guisse, qui l'avait obtenue de graines provenant du Jardin 
botanique de Montigny. Nous l'avons encore revue cette année 
dans l'Ecole de ce Jardin botanique. 

CENTAUREA SOLSTITIALIS Lin. Les liste:?, dont nous venons 
de parler, mentionnent toutes, sans commentaire, Texistence 
de cette plante exotique. C'est en 1877 qu'elle a fait son appa- 
rition au Sablon. L'année suivante, elle était assez abondante, 
et, depuis, elle s'est toujours reproduite, mais toujours à la 
même place. Cette année, 1894, pour la première fois elle a 

Voir: Jahrtsbericht des Naturx*;. Vereins von Els.-Lothr. Strassburg, 
1884. p 28. — Ibid. Barr, 1885, p. 11. — Metzer Presse, n» l(Ki, 9 mai 1894. 
Liste de 19 plantes trouvées par M. Himpei, Oberlebrer à Metz : Anchusa. 
iUfict, ReU. « Sablon in der NSbe der Eisenbahn. • 

Dans la n« 3 du Detitsche hotanische htona.lsschnflj Leipxig, 1886, p. 99, 
M. Kr^'in Fruetb ne cite plus pour le Sablon que A. officinalis, au lieu de 
A. italica des listes publiées, en 1884 et 1885, dans le Jahi^esbenchl des NaL 
Ver, von Els.-Lolhr. 



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DU SABLON 97 

disparu, pour reparaître 50 mètres plus loin dans un buisson 
assez touffu pour la dérober aux regards inattentifs. 

Il nous est toujours resté un doute sur la légitimité de 
notre détermination. A plusieurs reprises nous avons comparé 
notre plante avec les descriptions des différentes Flores de 
-France ou d'Allemagne ainsi qu'avec des exemplaires conservés 
dans les herbiers de M. le D' Monard (propriété de notre 
Société) et de M. le colonel Clarival (Musée du Petit Sémi- 
naire) et toujours nous avons constaté des différences assez 
notables. Plus élancée que le type, bien moins rameuse, voilà 
pour le port; de plus, et c'est là un caractère, sinon constant, 
du moins très fréquent, les capitules ont des épines très 
courtes et très fines. 

Est-ce suffisant pour ranger nos exemplaires sous la dé- 
nomination de variété erecta ou subinermis? Ne serait-ce 
pas plutôt la C, Adami Wild., qui parait si voisine de la 
C. solstitialis (valde affinis G. solstitiali. DG. n« 157 du 
Prwlr,) ? D'autres plus habiles en décideront. 

DRAGOCEPHALUM raVMIFLORUM Lin.I Gette belle petite 
labiée, dont nous n'avions vu qu'un seul pied en 1876, a reparu 
de nouveau en 1880. Gette fois nous n'avons pas attendu qu'un 
autre s'emparât de notre découverte. L'unique pied a bien 
prospéré dans notre jardin et, à l'automne, des graines en 
grand nombre avaient germé et nous promettaient pour 
l'année suivante une bonne moisson : l'hiver a tout détruit. 

Comme nous l'avions dit, les Dr. nutans et Dr. Ifiymiflo- 
rum sont deux espèces très voisines, et c'est la dernière qui 
s'est montrée à deux reprises. On les donne comme vivaces, 
il faut croire que notre climat ne leur convient pas. 



n. USTE DES PLANTES ADVENTIVES. 

En 1879, nous avons indiqué les plantes exotiques dont 
nous avions constaté la présence à quelques pas du Petit 
Séminaire de Montign y-lès-Metz, sans nous préoccuper de la 
date exacte de leur apparition. Les listes de feu Ërwin Frueth, 
d'Ars-sur-Moselle (1884 et 1886) et celle qu'a publiée, en 1894, 
M. J. St. Himpel nous engagent cette fois à plus de précision. 

Balletin 19* cahier. 7 



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98 



FLORE ADVENTIVE 



Voici, d'après les procès-verbaux de notre Société, la liste 
de ces plantes avec la date de la séance où leur découverte 
a été signalée. 



187S. 




1880. 




fierteroa incant 


1 mai 


Dracocephalum ihymiOo- 
rum (6w) 


SJUIB 


1876. 




CenUurea solstitialis (bta) 


1 juillet 


Sisymbiium Column» 


8 juin 


Centaurea diffusa 


- 


~ Lœselll 


— 


Vicia Taria 


— 


^ paoDonicum 


— 


Echinospermum LappuU (tor) — 


Dracocephalum thymifloruii 


i — 


Sideritis montana 


— 


Echinospermum L»ppula 


6 juill. 


188L 




1877. 




Achillea millefolium, Tar. et 


»- 


Xanthium spiDOSum 


11 janv. 


tacea (bU) 


14 juin 


DipIoUxis tenulfolit 


3 août 


Achillea (à fleura jaunes) 


— 


Siieoe noetiflora 


— 


Centaurea maculosa 


— 


— dicbotoma 


— 


- diffusa 


— 


MellloUis cenilea 


- 


SalTia sTlveslris {bis) 


- 


Galium aoglicuai 


— 


1885. 




Xeranthemum aDnuum 


~ 


Meli lotus cœrulea 


11 juii 


Xanthium spinosum {bis) 


— 


Anthriscus vulgaris 


— 


PlanUgo arenaria 


— 


Ecbinospermum Lappula 




1878. 




iquMler) 


— 


SalTia verticillaU 


4 Juillet 


Verbascum phœniceum 
SalTia ^thiopis 


__ 


1879. *) 




Silène Otites (bis) 


9 juillet 


Bunias orienUlis 


t juillet 


Potentilla recta 


— 


CenUurea diffiisa 


6 nof . 


Achillea tomentosa ? 


— 


XaDUiium spinotum (ter) 


— 


AUium rotundum 


— 


— strumarium 


— 


Clematis flammula 


IS août 


Ecbino8permumLappaIa(bt«) — 


Bromus inermis 


- 



1886. 
Dans la séance du 11 novembre, nous avions promis à la 
Société d'Histoire naturelle de donner une liste plus complète 
que celle qui avait été publiée en 1879. Aussi, à partir de 
cette date, nous sommes-nous abstenu de faire aucune com- 
munication relativement à cette flore adventive. La Société, 
nous Tespérons, nous pardonnera ce long retard dans l'ac- 
complissement de notre promesse. 



«) Notre notice sur la Flore adTentire du Sablon ayant ét^ lue i la 
séance du 6 TéTrier 1879, les plantes qui y sont indiquées ont été décourertes» 
an plus tard, en liTS. 



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DU 8ABL0N 99 

Nous reprenons, par ordre de famille, les plantes in- 
diquées ci-dessus, ainsi que quelques autres, découvertes 
depuis 1886, et non mentionnées dans les procès-verbaux. 
Wous jugeons utile d'accompagner cette nouvelle liste de quel- 
ques, indications sur la rareté ou la disparition de certaines 
espèces, afin que le botaniste qui voudrait explorer cette petite 
localité du Sablon, ne soit pas trop déçu dans son attente. 

I. RENONCULACÉES. 

Gl«iiiatis flammiila L Cette plante vivace n'a évidem- 
ment pas la même origine que toutes les autres que nous 
allons citer et qui forment, à proprement parler, la flore ad- 
yentive du Sablon. Les quelques pieds qu'on aperçoit sur les 
talus du chemin de fer, à l'extrémité des magasins militaires, 
proviennent de graines échappées du jardin situé de l'autre 
côté du chemin, et dont la porte d'entrée était surmontée 
d'une guirlande de cette clématite, remplacée aujourd'hui par 
-de la vigne vierge. 

n. PAPAVÉRACÉES. 

Glaudom comieuiatiuii Curt. C'est en 1894 que cette 
plante a fait son apparition. Elle appartient à la région mé- 
diterranéenne et habite également l'Allemagne du Sud. Les 
€inq ou six pieds que nous avons remarqués ont bien fruc- 
tifié: la plante se reproduira-t-elle cette année? 

Papaver argemone L. Assez commun dans bien des en- 
droits. 

m. CRUCIFÈRES. 

Steymbriam Losselii L 

Sisymbriam Colimm» L. 

Siiymbiiiim pannonicnm Jacg. 

Ces trois Sisymbrium, qui se sont montrés à peu près simul- 
tanément vers 1874 ou 1875, ne sont pas destinés à prendre 
place dans la Flore locale. Le dernier a toujours été rare et 
a disparu depuis plusieurs années ; le deuxième, qui était très 
<:ommua lors de sa première apparition, n'était plus repré- 
senté en 1894 qne par deux pieds ; le 5. Lœselii enfin a con- 
tinué à se reproduire, mais seulement dans notre jardin. 



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100 FLORE ADVENTIVE 

C'est par inadvertance, sans doute, que H. Waldner cite- 
S. attstriacum comme appartenant à la Flore adventive àw 
Sablon, (Jahresb. 1886, p. 15.) Cette dernière ne s'y est jamais 
rencontrée: elle s'est montrée, il y a trois ou quatre ans, sur 
le sommet du St-Quentin au-dessus du chemin de Scy et y 
était très abondante en 1894. 

Slsymbrlum sophia L. Cette belle espèce, qui appartient 
depuis longtemps à la Flore des environs de Metz, n'est pas 
constante dans ses stations. Ainsi, en 1894, nous ne l'avons 
plus retrouvée à St-Privat, ni au port du Canal; mais nous 
l'avons rencontrée près du passage à niveau de la Porte de 
France et près de la maison du garde-barrière près de la. 
Porte de Thionville. Des pieds, provenant de graines recueillies 
en 1892, ont atteint, en 1894, dans notre jardin, une hauteur 
de plus d'un mètre. 

Erysimum perfoliatom DC. Un seul pied en 1894.. 

Diplotaxis tenoifolla DC. Cette crucifère vivace se main- 
tient sur les talus des magasins militaires ; on la retrouve 
encore ailleurs, aux environs de Metz, particulièrement près 
du Port du Canal. Le D. muraliSy signalé dans d'autres loca- 
lités, ne s'est pas encore montré dans celle-ci. 

Berteroa incana DC. Définitivement acquise à la Flore 
lorraine depuis 1871. Toujours très abondante sur les talus 
des magasins du Sablon. 

Bnnias oiientalis L Cette robuste crucifère,, qui se déve- 
loppe abondamment dans plusieurs locahtés des environs de 
Metz (par exemple : au ban St-Martin, près du Pont de Cham- 
bière, à l'entrée de Châtel-St-Germain, etc.), ne s'est mon- 
trée qu'une seule fois (été de 1879) près des magasins du 
Sablon. 

Lepidinm ruderale L. Cette petite plante, à odeur très 
désagréable, signalée déjà par Holandre, en 1829, comme se- 
trouvant au Sablon, tend à se répandre de plus en plus dans 
les environs de Metz. 

IV. SILÉNÉES. 

Quatre espèces du genre Silène ont été trouvées près des; 
magasins du Sablon. 



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DU SABLON 101 

Silène diehetoma Ehrh. Signalée en 1877, cette plante pa- 
lissait devoir s*acclimater au Sablon. Nous nous sommes 
trompé dans nos prévisions: elle a complètement disparu 
depuis quelques années. Nous en avons vu un seul pied dans 
notre jardin en 1894. 

Silène Otites Smith. Trouvée en 1877 et en 1878, et chaque 
fois en petit nombre. 

Silène noetiflora L. Également rare près des magasins ; 
très commune, en 1894, dans un champ situé près du chemin 
de fer, entre le passage à niveau du Sablon et le viaduc de 
Magny. 

Silène coniea L. Signalée dès 1829 par Holandre aux 
environs de Frescaty : elle s'est montrée, en 1876, en bas du 
talus des .magasins de blé. Nous connaissons trois autres lo- 
calités, sur les bords du canal et près de la Moselle, où Ton 
peut facilement recueillir en grand nombre cette belle petite 
silène. 

V. PAPIUONACÉES. 

Melilotas alba Lam. Les stations de cette plante ne sont pas 
constantes. Pendant très longtemps nous étions toujours sûr 
de la rencootner près du viaduc de Magny ; mais depuis trois 
ou quatre ans, elle a disparu complètement de cette localité. 
•En 1894, nous en avons vu un grand nombre de pieds d'une 
vigueur extraordinaire sur un amas d'immondices provenant 
de la ville de Metz et déposées, pendant les dernières années 
au delà du hameau de ^t-Privat, lors de la grève des mé- 
noyers. — N'existe pas près des magasins de blé. 

Melilotas cœrolea Lam, Trouvée en 1855, a disparu dans 
les années suivantes. 

Trifolimn elegans San. Quelques pieds en 1880. 

TTrifoliom difltasom Ehrk. (T. ciliosum Thuil.) Un seul pied 
sur les talus. Deux ans après, nous en avons remarqué quel- 
jques autres au-dessus de la carrière de sable exploitée depuis 
plusieurs années entre le chemin de Montigny à la Horgne 
et la voie ferrée. Nous en avons même recueilli un grand 
nombre de graines... que nous avons oublié de semer. Signalé 
dans deux localités de France, à Melun et à Montpellier; 
if existe pas en Allemagne. 



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102 FLORE ADVENTIVE 

OrMea Turift Godr. et Gr. Récoltée une fois, en 1880, en 
bas du talus. Nous ignorons si cette plante rare a reparu de* 
puis cette époque. 

Coronilla Turift L Cette papilionacée vivace, qui ne se 
trouve en Lorraine que sur les coteaux oolithiques, se main- 
tient depuis plus de vingt ans près de la porte de la rampe 
qui conduit aux magasins de blé. 

VI. ROSACÉES. 

Potentflla recta L. Cette belle plante s est montrée pour 
la première fois en 1885. Transportée dans notre jardin, elle 
s'y est maintenue et se resème tous les ans. 

Potentilla eaneseens Bess. (P. inclinata Yill.) Très voisine 
de la F, argentm avec laquelle nous Tavions confondue en 
1879. KUe est très commune surtout de l'autre côté du chemin 
de fer en bas du pont. Nous avons retrouvé la véritable 
P. avfientea, en 1894, sur le diluvium au-dessus de Woippy. 

Vn. PARONTCHIÉES. 

Hemlaria Ineana Lmk. Un seul pied de cette plante (qui 
n'appartient pas à la Flore de Lorraine) a été trouvé an mois 
d'août 1887. VHemiaria glabra est très commune, paiticu- 
lièrenient le long de la Moselle, depuis le pont de Longeville 
jusqu à Ars-sur-Moselle. 

Vm. OMBELUFÉRES. 

Anthriseiui ynlgaris Pers. Commune autrefois sur les for- 
tifications de la citadelle de Metz (Holandre 1829). Nous n'a- 
vons encore vu que deux pieds de cette plante : le premier, 
en 1885, le long de la clôture des magasins de houille de la 
garnison, près de la gare ; le second, en 1893, sur les talus 
des magasins de blé. 

Tordyttun mazimmii L. Assez commun en 1879, très rare 
en ce moment. Indiqué depuis longtemps comme se rencon- 
trant à Montigny et au Sablon. 

TorfllB aathriseiis Gxrtn. : Torllls helvetica GrneL Ces 
deux espèces, communes en été dans bien des localités, ne 
sont représentées ici que par quelques pieds. 



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DU SABLON 103 

IX. RUBIACÉES. 

Galium angrlienm Huds. Peu commun et difficile à trouver: 
signalé dans notre notice de 1879. Cette petite plante n'a pas 
échappé aux recherches de M. Frueth qui Ta trouvée en 1885 ; 
nous ignorons si elle s'est conservée dans cette localité. 

X. STNANTHÉRÉES. 

Cota tinetoria Gay, Assez abondante avant et après 1879. 
Plus un seul pied depuis quelques années. 

Aehillea Millefolium L var. setacea Koch, Achillea setaeea 
Waldst et Kit. Cette plante vivace, au feuillage très finement 
découpé, se maintient toujours sur les talus. 

Achillea tomentosa L. Cette Âchillée à fleurs jaunes, trouvée 
pour la première fois en 1885, s'est montrée depuis à deux 
ou trois reprises. Nous avons encore des doutes sur la déter- 
mination spécifique de cette plante que nous avions cepen- 
dant transportée dans notre jardin pour l'étudier à loisir. 
Mais elle a disparu, sans que nous ayons.' songé à en dessé- 
cher un échantillon. Elle est citée dans la liste de Ërw. Frueth 
en 1886. (Jahresb. d. Nat Ver. von E.-L. — Barr. 1886.) Peut- 
être n'est-ce que la variété augustifolia de VAchillea tanaceti- 
folia Ail. qui a aussi les fleurs jaunâtres. Du reste, personne 
n'ignore combien il est difficile de déterminer avec précision 
certaines espèces de ce genre. F. Koch dit lui-même (Syn. Fi. 
G. et Helv., Ed. 11, p. 412), après avoir décrit quatre variétés 
de A. tanacetifolia : 

a Omnes hic enumeratae varielates ab A. Millefolio diffe- 
» runt rachi, saltem sub pinnis copiose dentata et dentibus 
» ejus iterum dentatis. Limites caBterum inter A. magnam, 
» A. dentiferam et A. tanacetifoliam De Candollii non reperi. t 
Artemlsia austriaea Jacq. Très commune, depuis 1879, 
sur tout le terrain qui s'étend entre le talus et les magasins 
de blé. C'est une plante envahissante, difficile à extirper dans 
les endroits où elle a été une fois introduite. 

Artemisia eampestris L Quelques pieds qui, par suite 
de la place qu'ils occupent, n'ont fructifié que l'année de 
leur apparition. Nous en avons conservé une tige fertile 
encore garnie de ses petits capitules, mais entièrement dé- 
pourvue de feuilles. 



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104 FLORE ADVENTIVE 

CeoÈMMTttk seabioM Lin. var. eoriae«& DC De GandoUe 
{Prodr. Vf, p. MO, n« 76) caractérise ainsi cette variété remar- 
quable : « 2. ? coriaeea, foliis magis coriaceis profunde pinnati- 
» partitis, îdtoI. squamis glaberrimis. In Hungariae pratis. 
» Cent coriacea Waldst. et Kit. pi. rar. 2. t. 195. An ab bac 
» satis diflért Cent. Badensis Tratt. arch. d. gew. 1. p. 28. 
» t 50? (V. s.)» 

Cette plante, que le célèbre botaniste n'avait pu étudier 
que sur des écbantilions dessécbés (v. s.|, nous croyons en 
avoir trouvé deux pieds assez cbétifs,. du reste, au mois 
d*août 1887. L'un d'eux, transplanté dans notre jardin, donne 
tous les ans des tiges de plus d'un mètre et demi. 

Peut-être aurons-nous à revenir sur cette détermination, 
car, ici encore, les descriptions de^ auteurs laissent beaucoup 
à désirer. 

Centaorea ealoeephala Willd. Ërwin Fruelb a trouvé au 
Sablon une Centaurée qui a été donnée primitivement sous le 
nom de C. cheiranthifolia W. (D. Bot M. 1886, S. 39-40. — 
Jabresb. d. Nat. von E.-L. 1884, S. 28), puis sous le nom de 
C. ealoeephala ; Cent, cheiranthifolia W. est la variété eitrina DC 
de C. montana Lin. 

Notre collègue, M. Schrader, a bien voulu me communi- 
quer le seul échantillon qu'il possède et qui a été recueilli 
par Frueth, au mois de juillet 1884. Il nous est impossible de 
voir dans cet échantillon, en fruit, les caractères qui, d'après 
de Candolle, doivent appartenir à cette plante (vol. VI, p. 587, 
n« 118). 

Il nous semble avoir entendu dire que les corolles étaient 
jaunes : ce serait alors la variété « flava. « Cor. omnino flavis» ; 
les autres variétés les ayant d'un pourpre foncé « atro-purpu- 
reis » ou môme, pour la variété y atrO'purpureay de Candolle 
ajoute : « Flores non vere atro purpurei, sed color subigneus 
» gallice dictus mordoré. » 

Brw. Fruetb, dans la courte notice qu'il a consacrée aux 
plantes adventives du Sablon, dit: 

« Centaurea diffusa Lmk. und cheiranthifolia. Haufig Qber 
den ganzen Platz. t 

Cette mention abondante ne doit évidemment s'appliquer 



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DU SABLON 105 

qu*à la première des deux plantes, car nous n'avons jamais 
TU un seul pied de cette grande Centaurée. Elle a pu nous 
échapper en 1884 et en 1885, mais certainement elle n'a pas 
reparu eo 1886 ni dans aucune des années suivantes. C'est 
donc une plante rare qu'il faut bien se garder d'inscrire au 
nombre des plantes indigènes ou acclimatées en Lorraine 
comme semblerait le faire supposer un entrefilet de la Flora 
von Deutschland de v. Schlechtendal, etc., 5« édition, 1887, 
TOl. 30, page 180 : 

« Herr Erwin Frueth zSLhlt sie (D. B. M. 1886, S. 39) unter 
9 den Getreideschuppen von Sablon eingescbleppten piflanzen 
auf neben 6\ diffusa Lmk, C.cheiranthifolia, C. macuiosa Lmk.)» 

Gentanrea maenlosa Lmk, Cette espèce et les deux sui- 
vantes sont très abondantes depuis plusieurs années et, quoi- 
que bisannuelles, semblent définitivement acclimatées. Elle se 
distingue facilement de ses deux congénères par la tache 
plus ou moins noire qui termine les écailles de ses capitules. 

Gentanrea panicolata Lin. Voisine de la précédente ; les 
capitules sont plus petits, plus allongés; les écailles, pourvues 
de cinq nervures, sont terminées par un appendice triangu- 
laire jaune-brun, entouré d'une vingtaine de cils à peu 
près égaux et de même couleur. (Invol. squamis appendice 
rufa ciliata inerme apiculata. DC.) 

Gentanrea diffusa Lmk. Se distingue à première vue de 
la précédente par sa taille plus petite et ses rameaux divari- 
qués. Les écailles de ses petits capitules sont toutes terminées 
par une épine rigide aussi longue que les écailles et étalée. 
<Squamis rigide ciliatis productis in spinam primo erectam 
dein patulam. DC.) 

La couleur des fleuroos varie du blanc pur au rose. 

Ces trois espèces, et surtout les deux dernières, présen- 
tent plusieurs variétés. De CandoUe en décrit cinq pour 
C. paniculata et trois pour C. diffusa. Ces trois espèces crois- 
sant ensemble, il ne serait pas étonnant de trouver quelque- 
fois des hybrides. Avis aux amateurs 1 

Gentanrea sobtltiaUB Lin. Voir plus haut, en tète de cette 
notice. 



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106 FLORE ADVENTIVK 

Xenmthemiim ammnm Lin. En 1878, nous n'avons trouYé 
que deux ou trois échantillons de cette belle plante, commune 
en 1877, mais à une seule place des talus. Depuis cette époque 
elle n'a plus reparu. 

XI. AMBROSIACÉES. 

Xanthlmn splnosum Un. Première apparition, en 1875, 
aux abords de la gare, puis les années suivantes, près des 
magasins de céréales : disparition complète à partir de 1880. 

Xanthinm stramarimn Lin. Signalé comme assez rare sur 
les bords de la Moselle, au-dessous de Montigoy, au Saulcy, etc., 
dès 1829, par Holandre (FI. de la Moselle, 1»^ édition); ce 
Xanthium s'est montré pour la première fois, été 1879, sur 
les talus des magasins de céréales du Sablon. Son introduc- 
tion a probablement la même cause que celle que nous avons 
signalée, en 1879, pour l'espèce précédente. Elle a disparu 
également en 1880 aussi bien du Sablon que de notre jardin 
où nous l'avions semée. 

Ces deux plantes apparaissent çà et là, mais ne se main- 
tiennent jamais longtemps au même endroit C'est pourquoi 
elles devraient être exclues des Flores locales qui ne devraient 
mentionner que les plantes véritablement naturalisées. 

XII. CAHPANULACÉES. 

Specularla bybrida Lin. sp. Très rare : nous ne l'avons 
trouvée que deux fois. E. Frueth Ta également recueillie au 
Sablon. Ce n'est pas une plante naturalisée. 

Xm. YERBASGÉES. 

Yerbaseiim phceniceum Lin. C'est en 1885 que nous avons 
vu oette plante sur les talus des magasins du Sablon. Depuis 
cette époque, nous en avons encore aperçu quelques pieds. 

Le V. Phœniceum est cultivé dans les jardins, mais il ne 
s'y resème pas. De Candolle dit dans son Prodrome que l'es- 
pèce est bisannuelle. Le Maout et Decaisne le disent égale- 
ment dans leur Flore des jardins et des champs. Le Bon Jar- 
dinier affirme, au contraire, que la plante est vivace et c'est 
en effet ce que l'expérience nous a démontré. 



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DU SABLON lOT 

XIY. B0RRA6INÉES. 

Anehnsa offlcinalis Lin. Voir plus haut nos rectifications* 
Anchusa italiea Retz, Ne s'est jamais rencontré au Sablon 

depuis 1870. 

Ëehinospermum Lappula Lehm, Cette petite plante, qui 

n'était pas rare en 1876, n'était plus représentée, les années 

suivantes, que par quelques pieds. Depuis 1885 nous n'en 

avons plus retrouvé un seul échantillon. 

XV. LABIÉES. 

Salyia JSthiopis fAn. sp. 39. Cette belle plante, au feuil- 
lage ornemental, ne s'est montré que très rarement. Nous en 
avons transplanté, en 1887, un jeune pied qui a pris Tannée 
suivante un grand développement. Nous en avons recueilli 
toutes les graines que nous avons oublié de semer au prin- 
temps suivant. 

Salyia selarea Lin. sp. 38. Quelques pieds seulement en 
1885 et 1886: a disparu les années suivantes. 

Salyia sylyestris Lin. sp. 34. 

Salyia yertidllata Lin. sp. 37. 

Ces deux espèces vivaces se sont bien conservées depuis 
1878, époque de leur apparition. Elles ne paraissent pas devoir 
disparaître. 

Draeoeephalam thymiflorum Lin. Voir plus haut nos rec- 
tifications. 

Sideritis montana Lin. Le premier échantillon a été re- 
cueilli pendant l'été de 1879, par conséquent après la publi- 
cation de notre Flore adventive. La plante a toujours été assez 
rare. E. Frueth la cite dans ses listes des plantes du Sablon. 

ZVI. PLANTA6INÉES. 

Plantago arenaria W. et Kit. Très commune au moment 
de son apparition en 1877 et en 1878, cette plante a complète- 
ment disparu. 



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108 FLORE ADVENTIVE 

XVn. EDPHORBIAGÉES. 

Eaphorbia Gerardiana Jacq. Après 1879, nous avons trouvé 
un pied de cette plante qui, transportée au jardin, ne s'est 
conservée que pendant quelques années. 

Snphorbia Esula Lin. Un seul pied au bord du chemin, 
au-dessus des talus. Souvent foulé par le pied des passants, 
il peut diffîcilemenl fleurir. 

XYm. LIUAGÉES. 

Alliiim rotnndiim Lin. Quelques pieds çà et là. Des bulbes 
transportés au jardin ont donné des tiges de près d'un mètre 
de hauteur. 

XIX. GRAMINÉES. 

Bromus inennis Leyss. Une seule tige en 1885. C'est la seule 
graminée rare que nous ayons trouvée : sa présence aux en- 
virons de Metz avait été signalée par Holandre dès 1829 (Flore 
de la Moselle, l'* édition). 



A toutes ces plantes, il faudrait peut-être ajouter les es- 
4)èces suivantes, citées par H. Waldner (Jahresb- d, natw. Vereins 
V. Bls..Lothr. - Barr, 1886; S. 11) : 



Bryslmum canesceDs. 
— rep&ndum. 
Lepidiom perfolittum. 
Tetngonolobas siliquosus. 
Gtliiuoga parviflora. 
Aeblllea nobilis. 



Kentrophyllum Itottu^. 
Centaurea calocephala. 
Helmenthia. 
Ancbusa italica. 
Onosma arenarium. 



Puis, à la page 15 de la même publication, il ajoute : 
« Wie bei Sablon-Metz (s. oben S. 11) so haben sich auf 

» Mûhlau-Mannheim eine Menge seltener Arten eingestellt, 

t welche • • . Dazu zâhlen die auch bei Sablon vorkommen- 

^ den: » 

Et, parmi ces plantes, il cite Sisymbrium atistriacum. 

Cette dernière espèce n'a sûrement pas été trouvée au Sabloa. 



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DU SABLON. 10^' 

Elle existe depuis quelques années sur le sommet du mont 
Saint-Quentin au-dessus de Scy. 

Nous avons dit plus haut ce que nous pensions de Anchitsa 
italica et Centaurea calocephala. Les deux espèces Galinsoga 
parviflora et Kentropkyllum lanatum sont indiquées comme 
introduites au Sablon, bien avant 1870. Quant aux autres es- 
pèces citées ci-dessus, nous ne les avons jamais trouvées ni 
au Sablon, ni ailleurs. Ce n'est pas une raison pour nier leur 
présence; mais en tout cas, elles ne paraissent pas communes 
et ont très bien pu n'apparaître que pendant un an ou deux» 



En terminant cette trop longue notice, nous rappellerons 
aux botanistes qui viennent explorer nos environs, que la 
seconde édition de la Flore de la Moselle par Holandre (Metz, 1842) 
et la seconde édition de la Flore de Lorraine par Godron 
(Nancy, 1857) ne sont pas les seuls ouvrages à consulter pour 
connaître les stations des plantes rares du pays messin. 

Le vénérable doyen honoraire de la Faculté des science» 
de Nancy écrivait, en 1874, en tête d'une Notice sur les excur- 
sions botaniques faites en Lorraine de 1857 à 1815 et de leiirsi 
résultats : 

a Je n'ose espérer que mon âge, l'état de ma santé, les 
9 fatigues occasionnées par trente-huit années d'enseignement 
» et par mes nombreux travaux, me permettent d'entreprendre 
» et de mener à bien l'œuvre considérable qu'exigerait la 
p publication d'une troisième édition de ma Flore de Lorraine, 
» Mais j'ai voulu profiter du repos que me laisse ma retraite- 
» pour consigner dans cet écrit le résultat des recherches 
» faites, depuis dix-huit années, dans la circonscription géo- 
» graphique qu'elle embrasse et qui, sans cela, pourraient 
» être perdues pour la science. » 

Cette notice de 125 pages in-8o a paru dans les Mémoires 
de l'Académie de Stanislas de 1874. 



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110 FLORE ADVENTIVE DU SABLON 

Rappelons encore la note de 8 pages insérée, en 1866, 
dans le 10« cahier du Bulletin de notre Société (p. 157 à 164), 
sous le titre: 

INDICATION DE QUELQUES PLANTES PHANÉROGAMES 
appartenant au département de la Moselle 

omises 

les unes dans la Flore de cette circonscription, les autres 

à signaler utilement pour des localités (non mentionnées 

jusqu'à présent) dans lesquelles elles se rencontrent. 

Cette notice, rédigée par le D' Monard, renferme Tindica- 
lion de 90 espèces, dont 30 nouvelles pour le département 

Les nouvelles localités mentionnées dans ces deux notices 
se trouvent reproduites dans la troisième édition de la Flore 
de Lorraine éditée à Nancy, en 1883, par les soins de MM. Fliche 
«t Le Monnier. 

Nous renvoyons les botanistes désireux de connaître les 
autres travaux publiés sur la botanique de notre région à la 

Revue critique de la Bibliographie locale 
que M. Tabbé Barbiche a fait paraître, en 1880, dans le 15« cahier 
de notre Bulletin (p. 229 à 261). 

Espérons que Tétat de santé de notre excellent ami lui 
pennettra un jour, sinon de nous donner une nouvelle édition 
de la Flore de la Moselle, au moins de consigner dans une 
notice, analogue à celle du D^* Godron, les nombreux docu- 
ments qu'il a recueillis, pendant plus de 25 ans, dans ses 
multiples excursions, tant sur le sol de Tancien département 
que sur celui des arrondissements annexées de Château-Salins 
€t de Sarrebourg. 

Enfin, un jeune botaniste, M. René Maire, a publié Tannée 
dernière dans la Feuille des jeunes Naturalistes le résultat de 
ses excursions en Lorraine. Le numéro 291 de cette année 
contient une nouvelle liste de plantes rares ou nouvelles sous 
le titre de Annotations à la Flore lorraine de Godron, avec 
ia mention à suivre. 

M. Maire est, parait-il, un adepte de TÉcole Jordanienne. 



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TROIS PLANTES AMÉRICAINES 

AUX PORTES DE METZ 

Par A. Friren. 



I. Elodea canadensis Rich. et Mich. 

11 y a dix-huit ans, un professeur de la Faculté des sciences 
de Nancy, M. Le Monnier, qui s'occupait avec passion (*) de 
rétude des plantes aquatiques, retira du canal de la Mame- 
au-Rhin une hydrocharidée qu'il reconnut aussitôt pour Tavoir 
vue aux environs de Bordeaux.. Le D^ Godron, en annonçant 
cette découverte à ses collègues de la Société des sciences, 
déclara que cette plante n'avait jamais été trouvée en Lor- 
raine, ni même en France, du moins au moment de la publi- 
cation de sa Flore de France et qu'elle lui était complètement 
étrangère. 

Il s'agissait de VEiodea canadensis L CL Rich., plante 
décrite pour la première fois, en 1803, par Michaux (>), puis 
décrite de nouveau avec plus de détails et figurée, en 1811, 
dans les Mémoires de VInstitut. Quelques années après, des 
botanistes,, ignorant les travaux précédents ou croyant avoir 
à faire à une espèce différente de celle de l'Amérique sep- 
tentrionale, lui donnèrent d'autres noms. Ainsi Nuttal, en 
Amérique, l'appela Udora verticiilata {^ ; Babington, en Angle- 
terre, lui imposa le nom à'Anacharis Alsinastrum (*); Rost- 
kovius décrivit les échantillons d'un lac des environs de 
Stettin sous le nom de Sei^icula verticillata (^ et Koch la 
publia sous celui d'Udora occidentalis Pursh. (®). 

(*) Arrivée A Nanew <fo l'Blodet ctoadensit, L. Cl. Rieh., par D. A. Godron. 
4 pages in-8*. (Eztr. da BuUeiin de te Société du tctancaf da Nmney, 
pour 1877). 

O Flora, boreali-americana, t. I, p. 20. Strasbourg, imp. Levrault, 1808. 

(^ Thé gen, of N.-A. planta and Catalogue of ^f>9cie$» 2 toI. in-^*. 
Philadelpbia, 1818. 

(^ Phyêiologisty t III, p. 540. 

O Flora aedinenaiê, p. 370» 1824. 

(*) Synopsis Florm germanicm et helvetiem. Ed. II, p. 771. Lipsi», 1844. 



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112 TROIS PLANTES AMÉRICAINES 

Dans la Grande-Bretagne, VElodea a été trouvée vers 1836 
en Irlande, puis en Ecosse en 1846 et enfin en Angleterre 
en 1847. 

En Allemagne, d'après Rostkovius, elle était déjà com- 
mune t hftuflg », avant 1824, dans un lac des environs de 
Stettin. Et cette localité semble avoir été la seule connue du 
continent jusque vers 1859; à partir de celte époque, on com- 
mence à la signaler à Potsdaro, à Breslau, etc., et partout en 
grande quantité. 

Presque en même temps (1860) on la rencontre en Hol- 
lande et en Belgique et, en 1866, M. Grépin cite plusieurs 
stations où elle est abondante (^). 

Pour la France, c'est en 1869 qu'elle est signalée pour la 
première fois, croyons-nous, par M. Tabbé Boulay, aux envi- 
rons de Lille. L'attention des botanistes une fois mise en 
éveil, on la découvre successivement sur différents points: 
à Saint-Amand, à Saint-Omer, à Saint-Quentin, à Méry, à Bar- 
sur-Aube, etc., enfin à Nancy, à la fin de 1877 (1^ note du 
D' Godron a été imprimée en 1877). 

Pour une plante trouvée dans le canal de la Marne-au- 
Rhin, la route de Strasbourg était toute tracée. En effet, un 
mois après la découverte de Nancy, M. le D' Bleicber retrou- 
vait la petite plante américaine dans les canaux de l'Alsace 
et dans l'ili, de Strasbourg à Erstein. H. Waldner la cite égale- 
ment, à la date de 1878, à Strasbourg et dans l'Ill, de Wanze- 
nau à Schiestadt (^; il l'avait déjà signalée, en 1876, dans le 
canal et dans la Zorn à Saverne ("). 11 y a quelques années, 
notre collègue et ami, M. Kieffer, l'avait reçue de l'étang de 
Gondrexange, station intermédiaire. Reste à savoir si la plante 
a émigré de Nancy à Saverne ou de Saverne à Nancy. 

De Nancy à Metz, le trajet est encore plus court A quelle 
époque VElodea est-elle arrivée? Nous l'ignorons. La première 
mention est celle de M. Himpel, en 1880, mais sans indication 
précise: * Plusse, Kamle^ im Rhein-Mam-Canali*)*. 



(>) Mënuel de la Flort de Belgique, 2. éd. p. 299. Bruxelles, 186C 
(*) Beitrâge zur Exeurtionâflon von Elfês^Lothringen und Flore oogéêo- 
r/iénene, p. 6. Heidelberg, 1879. 

(*) Excunioneflorm von Blêess-Lothringen^ p. ^. Heidelberg, 187S. 
(«) Exeureione-Florë fur Lothringen, p. 168. Mets 1888. 



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AUX PORTES DE METZ 113 

Le 9 août 1892, M. l'abbé Schatz découvrit en grande 
quantité cette hydrocbaridée, d'abord dans les fossés de la 
redoute du Pâté, puis, au bord de la Moselle, près de la 
Maison-Rouge. L'année suivante, au mois d'août 1893, M. l'abbé 
Barbiche la remarqua dans l'Orne et sur la rive gauche de la 
Moselle vis-à-vis Bousse. Quelques semaines après, nous en avons 
constaté la présence au bas de Saint-Julien, près d'une digue sub- 
mersible, ainsi qu'en amont de Thionville au-dessous des falaises 
marneuses d'Ulange, mais en petite quantité. Depuis, M. Kieffer 
nous a dit qu'elle est commune aux environs de Thionville. 

Tous les auteurs s'accordent à dire que ÏElodea est une 
plante envahissante, qui obstrue les canaux et éloigne pres- 
que complètement les autres plantes aquatiques. Les Allemands 
l'ont nommée Wasserpest, désignation qu'elle est loin de mé- 
riter dans nos environs. Ainsi, en 1894, M. Schatz ne l'a plus 
retrouvée au Pâté, et nous l'avons vainement cherchée au 
pied de Saint-Julien. 

Quoiqu'on la rencontre dans les ruisseaux, ce n'est cepen- 
dant que dans les eaux tranquilles qu'on peut espérer de la 
voir fleurir. Les fleurs sont petites et difficiles à apercevoir, 
mais, avec un peu de patience, on y parvient et on est ample- 
ment dédommagé de la peine qu'on a prise. La fleur, sessile 
à l'aisselle d'une des trois feuilles d'un verticille, se compose 
d'un long tube filiforme qui monte jusqu'au niveau du liquide 
à la surface duquel s'étalent les 3 divisions du périanthe et 
du stigmate barbu. Tube, périanthe et stigmate sont d'un 
blanc légèrement rosé. Nous avons comparé les 12 fleurs^ 
recueillies en 1893, à la planche qui accompagne la description 
de ÏAnacharis alsinastrum (*) : la concordance est parfaite, 
à l'exception du nombre des stigmates : la description anglaise^ 
traduite par Planchon, n'en indique que deux, et tous nos 
échantillons en avaient trois. 

A la fin d'une notice sur ÏElodea canadensis (^, nous avons 

0) Ann. des se. nat. 3* série, Bot», p. 66-67, pi. I. •— Sur VAnacharié^ 
aUinastruntf plante anglaise supposée nouvelle; par M. Charles L. Babing- 
ton M. A ; avec un Synopsis des espèces d'Anacharis ...... par M. J.E> 

Planchon, docteur ès-sciences. 

(■) AppartHon de TE lodea canadensis dans (e centre de la France; notée 
sur la marche envahissante de cette espèce, par M. A. Le Grand. — Bull. 
Soc. Bot. de France, xxvi (S*** série I) p. 182-186. Paris, 1879. 
Bulletin, 19« cahier, 8 



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114 TROIS NOUVELLES PLANTES 

lu avec étonnement cette phrase : « Toutefois cette plante 
» diolque parait n'avoir laissé émigrer que le sexe mâle, qui 
» seul semble avoir été constaté jusqu'à présent. » C'est évi- 
demment le contraire qu'il aurait fallu dire. 

La dix-septième édition de la Flora von DeuiscMand du 
D' Aug. Garcke, qui vient de paraître avec 759 gravures, re- 
présente parfaitement bien cette intéressante petite plante 
<v. p. 555, no 1984). 

Ajoutons en terminant que. Tannée dernière, des tiges 
à'Elodea. placées dans un aquarium, nous ont rendu témoin 
d'un phénomène physiologique que nous voulons étudier de 
nouveau, cette année, avant d'en parler. 

II. — Amsinckia intermedia. 

H. Cuisse a annoncé à la Société, dans sa séance du 
31 août 1884, qu'il venait de découvrir, dans un sentier aux 
environs de Sainte-Ruffine, une petite borraginée à fleurs 
jaunes qu'il rapportait, quoique avec doute, au Myosotis lutea. 

Le 9 avril suivant, M. Guisse a présenté à la Société quel- 
ques pieds portant déjà des fruits. Le port de la plante rappe- 
lait plutôt un lithospermum qu'un myosotis et, de plus, les 
jcarpelles, lisses dans ces deux genres, étaient fortement 
rugueux. Aucune Flore de France ni d'Allemagne ne contenant 
ûe description de cette plante, nous avons eu recours, sui- 
vant notre habitude, au Prodrome de De Gandolle. L'analyse 
nous a facilement conduit au xxxp genre Amsinckia Lehm,^ 
qui ne renferme que 7 espèces, toutes originaires d'Amérique. 

De Gandolle (X. p. 117), après avoir indiqué les caractères 
génériques, ajoute les réflexions suivantes : 

« HertMD tnnu», hiipid» ex America boreali tb OregoD td Chili. Folit 
«Iternt, intégra. Flores raceoioso-tpicaU non bracteati. Corollt lutea, sœpius 
«alyce largior. — Flores fere Litbospermi sed ebracteati et nuculs laieratiter 
«dflxe. Ab omnibus generibus praterea dlffért cotyledonibw bipartitis t 

Ge dernier caractère est, en efifet, très curieux : au moment 
•de la germination, les deux cotylédons sont si profondément 
■divisés qu'on croirait en voir quatre. 

Cette petite immigrée qui (à l'exception de ses cotylédons 
bifides et de sa corolle jaune, couleur assez rare dans cette 



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AUX PORTES DE METZ 115 

famille), ne présente rien de remarquable, a cependant, de- 
puis quelque temps, attiré Tatteotion des botanistes. 

La Feuille des jeunes Naturalistes en a parlé plusieurs 
fois. Ainsi, dans le n* 159 du 1" janvier 1884, M. Emm. Briard 
annonça la découverte faite par lui, au mois de juin 1881, 
près de Malzéville (environs de Nancy), d'une demi-douzaine 
de pieds à'Amsinchia lycopsoides Lehm., ajoutant que M. Hin- 
zelin robservait là depuis une dizaine d'années environ. En 
1882, il constata la présence d'une douzaine de pieds ; en 1883, 
il n'en trouva plus que 3 ou 4 et, en 1884, VAmsinchia avait 
complètement disparu (voir n» 170, p. 22). 

Dans le n» 268 (février 1893), p. 61, M. L. Géneau de La- 
marlière signale la découverte de A, angustifolia ^vl \\im 1888 
dans la forêt de Raismes. 

Dans le numéro suivant, p. 76. Un vieil Amateur affirme 
que VA. angustifolia se voit fréquemment aux environs de 
Paris, mais ne se maintient nulle part. 

Le mois suivant, p. 92, M. Gallais dit avoir recollé à 
Tigery, près Corbeil, fm juin 1884, un Amsinckia qui lui a été 
déterminé sous le nom de A. intermedia. 

Puis, l'année suivante, n» 287, p. 174, M. le D*" X. Gillot 
signale la découverte de VA. angustifolia aux bords de la 
Loire, près Décize (Nièvre) en mai 1894. 

Enfin, dans le n» 291 (janvier 1895), page 41, sous le titre : 
« Plantes adventices. Observations de 1894 » un vieil amateur 
dit avoir trouvé en abondance VAmsinchia intermedia dans 
une sablière aux Vaux de Cernay, dans la vallée de Che- 
vreuse. Cette môme plante avait été découverte précédem- 
ment par M. Gillot d'Autun. 

Décidément nous sommes menacés d'une invasion de 
plantes américaines et les botanistes de tout pays doivent se 
tenir en éveil afin de signaler, au fur et à mesure de leur 
apparition, ces étrangères dont quelques-unes pourront fort 
bien se propager à l'égal des indigènes : ils faciliteront ainsi 
la tâche des savants qui s'occupent de géographie botanique. 
 laquelle des trois espèces signalées dans la Feuille des 
jeunes Naturalistes devons-nous rapporter la plante découverte 
à Sainte-Ruffine et qui, depuis huit ans, se resème dans notre 
jardin, à Montigny? La réponse . n'est pas facile comme on 



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116 TROIS NOUVELLES PLANTES 

peut s'en convaincre en lisant les diagnoses de ces trois 
espèces, telles que les donne le Prodrome. Nous soulignons 
les caractères sur lesquels nous désirons appeler Tattention. 

i. 1. Ijeoft«id«i Lehm.j caule laie ramoso, foliis caaliDis otiio lanceo- 
latis, corollaB fAuce barbata^ limbo tubo triplo breTiure, staminibos tobo co- 
roUino patUo supra basin insertis. 

Tnbus corolls 3'^ lin. lODgUK, limbus 2 lin. in diam. Tix latior. 

3. A. aa^natlfélift Lehm., caule stricto aimplici aat parce ramoso, foliis 
eloDgatis lineari-lanceolatls, corolls fauce glabra nuda, llmbo tubo duplo 
breviore, stamioibus ad faucem insertis. 

Coroll» flave tubus vix 2 Ho. loogus, limbus 2 lin. diam. 

4. A. iatenaedla Ftsc/i et Mey., caule erecto simplici aut parce ramoso, 
foliis lanceolato-liDearibus, coroll» fauce glabra nuda limbo tubo subbreviorer 
staminibus ad faucem insertis. 

Cor. tubus 1 Vb lin. longus, limbus fere 3 lin. diam., saturate auranlta- 
eu» maculiaque 5 aaturatioribus piclua. 

11 faut écarter évidemment A. lycapsoides; la gorge des 
corolles de noi échantillons ne présente aucune trace de poils. 
Restent les deux dernières espèces. Toute la difficulté repose 
sur rinterprétation à donner aux mots fauce et tubo. 

Dans nos échantillons, le tube de la corolle a 8 nm). de 
longueur, le limbe n'a que 4,5 mm. de diamètre ; les étamines, 
ou plutôt les anthères, sont fixées à environ un millimétré 
de la base du tube, ce qui semblerait se rapporter à la phrase 
« staminibus paulo supra basin insertis {A, lycopsoides) » ; 
mais si Ton appelle gorge toute la portion du tube depuis 
cet endroit jusqu'à l'épanouissement du limbe, on a le carac- 
tère de la seconde espèce : « staminibus ad faucem insertis 
{A. intermedia), » Nous croyons, en effet, que c'est là la véri- 
table interprétation de la diagnose de De Gandolle, d'autant 
plus que tous nos échantillons présentent les cinq petites 
taches d'un jaune orangé plus foncé dont parle l'auteur à la 
suite de sa diagnose. 

Nous recevons à l'instant de M A. Kneucker de Carlsruhe 
une notice complémentaire sur la Flore des environs de cette 
ville 0) et au n» 79 se trouve signalée la découverte de 1*^4. 
angustifolia Lehm. dans les environs de Gernsbach (mai 1894). 

Nachtrïge und Berichtigungen sur Flora der Umgegend von Rarisruhe 
mit Uemcksicbtigung von Funden aus andern badischen Landesteilen und 
der angrenzeaden bairiscben Rbeinpfalz. (Separalabdruck aus den « Mittei- 
lungen des Badischen Botanischen Vereins * 1895). 



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AUX PORTES DE METZ 117 

A cette occasion le savant botaniste rappelle la découverte 
de la môme plante l'année précédente à Strasbourg par 
M. H. Pétri (*) qui l'avait déjà remarquée, en 1882, dans un 
jardin de la station de Soulzbad. 

Les Amsinckia trouvés en France, en Belgique, dans le 
Duché de Bade et aux environs de Metz appartiennent-ils 
Yéritablement à trois espèces différentes? Un examen compa- 
ratif des échantillons de ces différentes localités pourrait seul 
trancher la question. 

III. — Solanum rostratum. 

La troisième immigrée américaine nous a été communiquée 
par M. Médinger, professeur à la Maîtrise Saint-Arnould. Elle 
a été trouvée au mois de juillet 1892 sur un amas de décombres, 
en dehors de la Porte Saint-Thiébault. 

Ne possédant qu'un petit rameau fleuri, mais sans fruit, 
nous Tavions rapportée, à celte époque, au Solanum Bejarense 
iMoric), Il est plus probable qu'il s'agit du Solanum rostratum 
(Dunal) trouvé déjà plusieurs fois en Allemagne (*). M. Kneucker 
de Garlsruhe en parle sous le no 77, dans la notice citée 
plus haut. 

Au jardin botanique de Montigny, nous l'avons vue dans 
une touffe de Solanum citrullifolium (Al. Braun), espèce très 
voisine de la précédente et originaire du Texas. 

Dans le Prodrome de De CandoUe, (t. X 111, 1.), les trois 
-espèces dont nous venons de parler et qui ont pour caractère 
commun : Staminihus declinatis, ant/ieris inxqualibus, una 
arcuataproductiore; corollis 5'fidis lacinia una productiore, 
portent les numéros suivants : 761, S. rostratum (p. 329); 
765, 5. Bejarense (p. 330) ; 765i>is, 5. citrullifolium (p. 682). Le 
genre Solanum renfermerait 920 espèces! 



<) MitteiluDgen der pbilom. Geseilschan io Els.-Lotbr. — 1. Jtbrg. 1893, 
II. Heft. 

«) Garke. Illustrirte Flora von Deutscbiand. BerliD, 1895- Voir page 431. 



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G oogle 



118 



DEUX ORCHIDEES 
nouvelles pour la Lorraine. 



Au mois d'août 1892, M. l'abbé Schatz a découvert dans 
une forêt de Pinus sylvestris, près de Bitche, une petite 
orchidée nouvelle pour la Lorraine, nous pourrions même 
ajouter pour les quatre départements qui forment la circons- 
cription de la Flore de Godron, car cet auteur ne cite que 
deux localités des Vosges: Le Tœnchen et Ribauvillé; Kirsch- 
léger dit même dans la dernière édition (1870) de sa Flore 
vogéso-rhénane : « Nul en Lorraine. » C'est le 

Groodyera repens, R. Brown. 

Depuis, une nouvelle station de cette intéressante nou- 
veauté a été signalée par un pharmacien de Bitche. 

11 nous semble avoir lu que M. Fliche l'avait également 
découverte aux environs de Nancy et qu'on l'avait aussi ren- 
contrée dans la forêt de Fontainebleau, toujours dans les mêmes 
conditions, c'est-à-dire dans les semis ou plantations de pins. 

Il convient, à cette occasion, de rappeler que M. l'abbé 
Barbiche a, depuis près de quinze ans, découvert aux environs 
de Rémilly, à Faux-en-Forêt, le rarissime 

Liparis Lœselii, Richard, 

qui n'est même pas mentionné dans la Flore de Lorraine^ 
En botaniste consciencieux, notre collègue s'est contenté 
d'en recueillir un seul exemplaire pour son herbier et, le 
12 juillet 1883, il annonçait à la Société qu'il avait eu la sa- 
tisfaction de constater que la petite plante continuait à pros- 
pérer dans la seule localité connue de la Lorraine. 



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119 



Additions à la Flore du Sablon. 



Le retard apporté à Timpression de cette notice nous per- 
met d'ajouter quelques mots à ce que nous avons dit plus 
haut. 

Cette année, nous avons constaté la présence de deux 
plantes nouvelles. Deux pieds de Hyoscyamus niger^ Lin. et 
deux ou trois de Hesperis matronalis, Lin. La première a été 
arrachée et la seconde a été coupée à plusieurs reprises par 
les éleveurs de lapins; en sorte qu'il est peu probable qu'on 
les retrouve l'an prochain. 

Hier, 12 juin, nous avons enfin trouvé, couché sur le sol, 
un magnifique pied de Centaurea calocephala dont la racine 
pivotante, de près de 30 centimètres, avait été presque com- 
plètement arrachée. Un rameau fleuri a été déposé dans notre 
herbier et le pied lui-même, transporté dans notre jardin, est 
probablement préservé de la destruction. 

Le même jour nous avons constaté la présence de nos 
anciennes plantes, ù savoir : Sisymbrium Column3e,Sisymbriiim 
Lœselii, Silène dichotoma^ Medicago cxTulea, AUium rotundum 
et naturellement Anchusa officinaiis. Quant aux Centaurea, 
l'époque de leur floraison n'est pas encore arrivée, mais elles 
sont en grande quantité. 

Le D»" Garcke cite le Dracocephalum thymiflorum parmi 
les plantes introduites en Allemagne. 

Nous transcrivons ici la phrase suivante, extraite de la 
17« édition de son Flora von DexUschland, page 477 : 

« D. thymiflorum L, wurde bei KOnigsberg in Preussen, 
» in Pommern, in Schleswig-Holstein, Çûdbayern u. a. 0,, 
> mit fremdem Kleesamen eingefûhrt, gefunden. » 



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121 



OUVRA.GES 

offerts â la Bibliothèque de la Société. 



La Société, en témoignage de sa reconnaissance, mentionne 
ici, d'une manière spéciale, un don très important qu'elle 
doit à la générosité d'un de ses plus anciens membres titu- 
laires, BL J. Moreau. 

io Annales des Sciences naturelles. (De l'origine à 1866 
inclusivement.) 123 volumes in-H®. 
Première série avec les tables générales. 1824-1833. 31 volumes. 
Deuxième série. Zoologie. — Botanique. 1834-1843. 40 volumes. 
Troisième série. Zoologie. — Botanique. 1844-1853. 40 volumes. 
Quatrième série. Zoologie. — Botanique. 1854-1863. 40 volumes. 
Cinquième 5me. Zoologie. — Botanique. 1864-1866. 12 volumes. 

2^ Suites à Bnffon. Format in-8o. Edition Roret. 
84 volumes et 827 planches. 

Zoologie générale. (Isid.-G.-Saint-Hilaire) 1 vol. 8 planches 

Cétacés. (F. Cuvier) 1 » 22 » 

Reptiles. (Duméril) 10 » 108 » 

Poissons. (Duméril) 2 » 14 » 

Entomologie. Introduction. (Lacordaire) . 2 » ' 24 » 

— Coléoptères (Lacordaire et 

Chapuis) 14 » 134 » 

— Orthoptères (Serville) ... 1 » 14 » 

— Hémiptères (Amyot et Ser- 

ville) 1 » 12 » 

— Lépidoptères diurnes (Bois- 

duval) 1 » 24 » 

— Lépidoptères (Boisduval et 

Guénée) 6 » 58 » 

— Névroptères (D' Bambur). . 1 » 12 t 

— Hyménoptères (Lepelletier, 

deSaint-FargeauetBrullé) 4 » 48 » 



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122 

Entomologie. Diptères (Macquart) .... 2 vol. 24 planches 
— Aptères (Walkenaer et 

Gervais) 4 » 52 » 

Crustacés (Milne-Ëdwards) 3 » 42 » 

Helminthes (Dujardin) 1 » 12 t 

Annelés (De Quatrefages et Léon Vaillant) 3 » 20 » 

Zoophytes. Acalèphes (Lesson) 1 » 12 » 

— Echinodermes (Dujardin). . . 1 » 10 t 

— CoralUairh ou Polypiers pro- 

prement dits (Mil ne Hvrards 

et Jules flaime) 3 » 30 » 

— Infusoires (Dujardin) .... 1 » 23 » 
Botanique. /n(ro(it/(?a'on(Alph.deCandolle) 2 » 8 » 
Végétaux phanérogames (Spach) .... 14 » 152 » 

Géologie (Huot) 2 » 24 » 

Minéralogie (Delafosse) 3» 40 » 

3'» Mémoires de la Société d'Anthropologrie de Paris. 

l^* série. Volumes Mil, 1860-1868. 

4» Bnlletiiis de la Société d'Anthropologie de Paris. 

16 volumes in-8®. 
Première série, 1-VI, 1859-1865. 
Deuxième série, 1-X, 1866-1875. 

5o Bevne des cours scientifiqaes. 

10 volumes in-4o. 
Première série, I-VII, 1873-1870. 
Deuxième série, V-VII, 1875-1878. 



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LISTE DES MEMBRES 

DE LA 

SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE 

DE 

METZ 

AU i^^ JUILLET 1895 



BUREAU. 



Président, M. Fél. de Saulcy. 

Vice-Président, M. Tabbé Fleck. 

Secrétaire, M. Friren. 

Trésorier-Archiviste, M. Fridrici. 



Membre honoraire. 

1888 M. Bellevoye, membre de la Société eatomologique de 
France, rue de Talleyrand, 27, à Reims. 
(Tit. en 1863). 



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124 

Membres titulaires. 

(L'astérisque indique les membres à vie), 
MM. 
1877 fiARBicHE (l'abbé R.-Tb.). membre de la Société bota- 
nique de FraDce, à Vitry (Lorraine). (M. corr. en 
1869). 

1879 Chavegrin, ancien juge de paix, rue Chaplerue, 7, 

à Metz. 

1887 DucROS (Louis-Charles), propriétaire, rue d'Or, 3, à 
Sarreguemines. 

1874 Fleck d'abbé Joseph), chanoine, membre de l'Aca- 
démie, à l'Evéché, à Metz. 

1882 Fridrici (Edmond), conservateur du Musée d'histoire 
naturelle, membre de la Société entomologique 
de France. Place S*« Croix, à Metz. 

1867 Friren (l'abbé A.), chanoine honoraire, membre de 
l'Académie, à Montigny-lès-Metz. 

1880 * Kieffer (l'abbé L-J.), professeur d'histoire naturelle 

à l'Institut Saint-Augustin, à Bitche. 
1862 * MoREAU (Jules), propriétaire à Féy. 
1877 * Paquet d'Hauteroche (René), propriétaire à Woippy, 
1870 Renault (l'abbé L.-D.), curé de Dornot, par Ancy. 
1858 Saulcy (Félicien de), membre de l'Académie, rue 

Châtillon, 3, à Metz. 
1887 ScHRADER C, pharmacien de l^** classe, à Mondelange. 
1887 Wannot (Charles), Directeur du jardin botanique, à 

Montigny-lès-Metz. 



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125^ 



Membres correspondants. 



MM. 

1872 Agiléus (le Frère), au pensionnat, rue de Venise, 37, 
à Reims. (Titulaire en 1868.) 

4856 BouRGuiGNAT (J. René), Secrétaire-général de la Société 
malacologique de France, rue des Ursulines, 6, à 
Saint-Germain-en-Laye (Seine-et-Oise). 

1859 Box, Secrétaire de TAcadémie de Metz, place du 
Marché, 24, à Thionyille. 

1880 Briquel (Charles), ancien avocat, conservateur du 
Muséum, à Lunéville. 

1884 Draguet (Albert). 

1858 Jacquot (E.), inspecteur général des mines, en re- 
traite; rue de Monceau, 83, à Paris, (fit, en 1854). 

1864 JoBA (Jules), intendant militaire, en retraite, à Reims. 

1878 Lambert, docteur en médecine^ à Bruxelles. 

1847 Lejolis, naturaliste, à Cherbourg. 

1876 Pierre (l'abbé H.), curé de Jeandelize (Meurthe-et- 
Moselle). (Tit. en 1874). 

1857 PiETTE (Edouard),] uge honoraire à Rumigny(Ardenne8). 

1868 PiKETTi, rentier, Boul. Voltaire, 96, à Paris. (Tit en 1866). 

1874 PuTON (Auguste), docteur en médecine, à Remiremont 
(Vosges). 

1871 RiOLACCi, médecio-major. (Titulaire en 1870). 

1836 Selis-Longchamps (le baron Edmond de), sénateur, 
membre de l'Académie royale de Belgique, à Liège. 



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126 

1888 Simon (Guillaume), ingénieur des houillères, à Petite- 
Rosselle (Lorraine). (Titulaire en 1878.) 

1864 Verronnais (Jules), ancien imprimeur, à Moulins- 
lès-Metz. {Titulaire en 1856). 

1855 WoLF (G.), astronome à TObservatoire de Paris. 
{Titulaire en 1855.) 



Membres décédés 

du i**" Décembre 1892 au i*'' Juillet 1895. 

M. DuPRiEz (Raymond), membre titulaire, décédé le 3 août 1893, 
à Bruxelles. 

M. GuissE, membre titulaire, décédé à Sainte-Ruilîne, en jan- 
vier 1894. 

M. Abel (Gharles). membre correspondant, décédé à Guen- 
trange, le 2 mai 1895. 



-0850- 



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SOGIÉïlS SAVANTES 

avec lesquelles la Société d'Histoire naturelle de Metz 
' échange son Bulletin 



EUROPE 

Allemagne. 

Alsace-Lorraine. Co/mar. Société d'histoire naturelle deColmar. 

— Metz. Académie de Metz. 

— — Verein fûr Erdkunde zu Metz. 
Bavière. Landshut. Botanischer Verein. 

Brème. Bremen. Naturwissenschafllicher Verein. 
Hesse. Giessen. Verein fûr Natur- und Heilkunde. 
Prusse. CasseL Verein fttr Naturkunde. 

— Franhfurt. Naturwissenschaftlicher Verein des Regie- 

rungsbezirkes Frankfurt. 

— Oreifswald. Naturwissenschaftlicher Verein von Neu- 

pommern und Rûgen. 

— Halle a. S. Kaiserl. Leop.-Carol. Deutsche Akademie 

der Naturforscher. 

— Kiel. Naturwissenschaftlicher Verein fûr Schleswig- 

Holstein. 

— Kônigsberg. KOnigliche physikalisch - Okonomische 

Gesellschaft. 

— Osnabrûck» Naturwissenshaftlicher Verein. 

— Posen. Historische Gesellschaft fûr die Provinz Posen. 

— Trier. Gesellschaft fûr die nûtzlichen Forschungen. 

— Wernigerode. Naturwissenschaftlicher Verein des 

Harzes. 
Saxe. Ztoickau. Verein fûr Naturkunde. 
Wurtemberg. Stuttgard. Wttrttembergische Naturwissenschaft. 

Angleterre. 

Glasgow. Natural history Society of Glascow. 

ManchesUr. Literary and philosophical Society of Manchester. 



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128 

Ântriche-Hongrrie. 

Bistritz. Die Gewerbeschule zu Bistritz. 
Briinn. Die Naturforsctienden des Vereines in BrOnn. 
Gratz. Akaderaischer naturwisseDschaftlicher Verein. 
Trieste. Societa Adriatica di Scienze uaturali in Trieste. 
Wien. Die kaiserlich-kOniglichen geologischen Reichsanstallen 
zu Wien. 

— Yerbandlungen der kaiserlich-kôniglichen zoologisch- 

botanischen Gesellschaft in Wien. 

— Das kaiserlicb-kOnigliche naturbistorische Hofmuseum. 

— K. K. geographische Gesellschaft. 

Belgriqne. 
Bruxelles, Société botanique de Belgique. 

— Société entomologique de Belgique. 

— Société Royale malacologique de Belgique. 

— Société belge de microscopie. 
Liège. Société géologique de Belgique. 

France. 

Alpes-Maritimes. Cannes. Société des sciences naturelles, 
lettres et beaux-arts de Cannes. 

Ardennes. C/iar/eiu'//^. Société d'histoire naturelle des Ardennes. 

Aube. Troyes. Société d'agriculture, sciences, arts et belles- 
lettres du département de l'Aube. 

Aude. Carcassonne, Société d'études scientifiques. 

Belfort (Territoire de). Belfort, Société belfortaine d'histoire 
naturelle. 

Bouches-du-Rhône. Marseille. Société botanique et horticole 
de Provence. 

Calvados. Caen. Académie des sciences, arts et belles-lettres 
de Caen. 

— — Société Linéenne de Normandie. 
Charente-Inférieure. Rochefort. Société d'agriculture, belles- 
lettres, sciences et arts de Rochefort. 

— -- Rochelle (La). Académie de la Rochelle 
(section des sciences naturelles). 

Côte-d'or. Dijon. Académie des sciences, arts et belles-lettres 
de Dijon. 

— Semur. Société des sciences historiques et natu- 

relles de Semur. 



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129 

DouBS. Besançon. Société d'émulation du Doubs. 

— Montbéliard, Société d'émulation de Montbéliard. 
Gard. Nîmes. Académie du Gard. 
Garonne (Haute-i. Toulouse. Société d'histoire naturelle de 

Toulouse. 
Gironde. Bordeaux. Société Linnéenne de Bordeaux. 
HÉRAULT. Montpellier. Académie des sciences et lettres de 

Montpellier. 
Isère. Grenoble. Société de statistique, sciences naturelles 

et arts industriels de llsère* 
Loire. Saint-Etienne. Société d'agriculture, industrie, sciences, 

arts et belles-lettres du département de la Loire. 
Loire (Haute-). Le Puy. Société d'agriculture, sciences, arts 

et commerce du Puy. 
Loire-Inférieure. Nantes. Société académique de Nantes et 

de la Loire-Inférieure. 
Maine-et-Loire. Angers. Société des études scientifiques. 

— — Société Linnéenne de Maine-et-Loire. 

Manche. Cherbourg. Société des sciences naturelles de 

Cherbourg. 
— Saint'Lô. Société d'agriculture, d'archéologie et d'his- 
toire naturelle du département de la Manche. 
Marne. Châlons. Société d'agriculture, commerce, sciences 

et arts du département de la Marne. 

— Reims. Société d'étude des sciences naturelles. 

— Vitry-le-François. Société des sciences et arts de 

Vitry-le-François. 
Meurthe-et-Moselle. 

Nancy. Académie de Stanislas. 

— Société de médecine. 

— Société des sciences (ancienne société des 
sciences naturelles de Strasbourg.) 

Meuse. Verdun. Société philomathique de Verdun. 

Nord. Lille. Société des sciences, de l'agriculture et des arts 

de Lille. 
Pyrénées-Orientales. PcrptV/nan. Société agricole, scientifique 

et littéraire des Pyrénées-Orientales. 
Rhône. Lyon. Académie des sciences, belles-lettres et arts 

de Lyon. 
Bulletin, 19* cahier. 9 



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130 

Rhône. Lyon. Société d'agriculture, histoire naturelle et arts 
utiles de Lyon. 

— — Société d'études scientifiques de Lyon. 

— — Société Linnéenne de Lyon. 
Seine. Paris. Société entomologique de France. 

— — Société zoologique de France. 

— — Feuilles des jeunes naturalistes. 
Seine-Inférieure. Le Havre. Société hâvraise d'études diverses. 

— — Rouen. Académie des sciences, belles-lettres 

et arts de 'Rouen. 
SoBfME. Amiens. Société Linnéenne du Nord de la France. 
Var. Z)ra(7mgfnan. Société d'études scientifiques de Draguignan. 
— Toulon. Société académique du Var. 
Vosges. Epinal. Société d'émulation des Vosges. 
Yonne. Auxerre. Société des sciences historiques et naturelles. 

Italie. 

Pise, Societa toscana di scienze naturali résidente in Pisa. 

Luxembonrir. 

Luxembourg. Société des sciences naturelles du Grand-Duché 
de Luxembourg. 

— Société de botanique du Gr^-Duché de Luxembourg. 

— Observatoire météorologique du Grand-Duché de 

Luxembourg. (Pr. F. Reuter.) 

Portugal» 

Coimbra. Sociedade broteriana. 

Biissle. 

Ilelsingfors (Finlande). Société pro Fauna et Flora fennica. 
Moscou. Société impériale des naturalistes de Moscou. 

Suède et Noirège. 

Ckristiana. Université royale de Norvège. 

Stockholm. Société entomologique. 

Upsala. Kongl. Universitet. Geologiska Institution. 

Suisse. 

Sion (Valais). Société murithienne de botanique du Valais. 



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131 

AFRIQUE. 

Algérie. 

Alger. Société de climatologie, sciences pliysiques et natu- 
relles d'Alger. 
Bône. Société académique d'Hippone. 

AMÉRIQUE. 

CaUfornie. 

San-Francisco. California Academy of Sciences. 

Etats-Unis. 

€0LUMBiA. Washington. Smitbsonian Institution. 

— — The U. S. national Muséum. 

— — U. S. Department of Agriculture; 
Division of Ornithology and Mammalogy. 

CoNNECTicuT. Mcriden. Meriden scientific Association. 
Indiana. Indianopolis. Geological surwey of Indiana. 
JowA. Davenport, Academy of natural sciences. 
Maine. Augusta, Commission of Fisheries of the state of Maine. 

— Portland. Society of natural History. 
Massachusetts. Boston. Society of natural History. 

— — American Academy of arts and sciences. 

— Cambridge. Muséum of comparative Zoologie 
at Harward collège. 

Minnesota. Mineapolis. Academy of natural sciences. 
Missouri. Saint-Louis. Academy of sciences. 
New-Jersey. Trenton. Natural History Society. 
New-York. New-York. American Muséum of natural History. 

— — Academy of sciences. 

— Rochester. Academy of sciences. 
Pennsylvania. Philadflphia. Academy of natural sciences. 

— — The Wagner free Institute of sciences. 
WiscoNsiN. Madison. Academy of sciences, arts and letters. 

B^nbliqne Ârgentiiie. 

BuenosrAyres. Revista argentina de Historia natural. 
Côrdoba. Academia nacionai de ciencias en Gôrdoba. 



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TABLE DES MATIÈRES. 



P»ge« 

Notice sur les Lichens de Bitche, par l'abbé J.-J. Kieffer i 

!•' Groupe. CoUémacés 5 

2« — LichéDacés 7 

I. Gapilés 7 

!'• Famille. Caliciés 7 

2« — BsBomycés 12 

3« — Sphaerophorés 12 

4« — Cladonidés IS 

IL Discocarpés 40 

1^« Famille. Ramalodés 40 

2« — Phyllodés 46 

G*" — Lécanorés 61 

4« — Lécidées 79 

5« — Graphidés 88 

m. Vernicarioidés 90 

i""® Famille. Endocarpes 91 

2« — Verrucariées 91 

Addenda 93 

Table alphabétique des genres 94 

Flore adventive du Sablon ou Observations sur quel- 
ques plantes récemment introduites aux portes de 

Metz, 2« article, par A. Friren 95 

I. Rectifications 96 

IL Liste des plantes adventives 97 

Trois plantes américaines aux portes de Metz, par A. Friren 1 11 

Deux Orchidées nouvelles pour la Lorraine, par A. Friren 118 

Additions à la Flore du Sablon, par A. Friren 119 

Ouvrages offerts par M. Moreau à la Bibliothèque de la 

Société 121 

Liste des membres de la Société au !•' juillet 1895 . . 123 
Sociétés savantes avec lesquelles la Société échange son 

Bulletin 127 



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B^r^ ^ 1 




PUBLICATIONS 




DE LA 

SOCIÉTÉ D'HISTOIRE NATURELLE DE METZ 




\Fondi'r pn 18.75.) 




PREMIKIÎE SKRIE. 




h'- rnliior 1841 — 12r. (Kii^^cs ol 2 plaurlH'S 
*2c ~ 1844 - (')8 - 4 - 
*3e _ 1845 - 130 - 2 - 
*4'^ - 1840 - 120 — 4 — 
> 1849 - 210 - 1 - 1 
Oe _ 1851 - l(i8 - 1 - 
7e __ 1855 - 108 - 4 - 
8-^ _ 1857 - 200 - 2 - 
ijc _ \mï - 344 - - — 
10<= - 1800 - h;8 - - - 
11« _- 1808 - 430 - ^t 
12- - 1870 - 172 - 2 - 




DEUXIÈME SÉRIE. 




IS'^ rallier 1874 - 224 pa^^es ol - |tlaiiclios 
14. _ 1870 - 290 - - - 
_ î l'-l>:irlie 1878 - 132 — ~ — 
^■* 12" parlio 1880 — 122 - - - 
10« caliier 1884 - 142 - 2 - 

17<« — 1887 — 204 — tigares daus le letlc 

18e — 1893 — 135 — un tableau 
li>. _ 1895 — 133 — — 




Nota. — Les cahiers man/uêfi d'un astérisrpie sont é-puisrs. \ 




^ ^ 




M^A ^ 




Dialtized_bvy|jOQQ-l^. ^ . 



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3 2044 106 232 523 




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