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Full text of "Bulletin de la Société de linguistique de Paris"

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• M. 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 



DE PARIS 



TOME DOUZIEME 



(1901-1903) 



Ce Bulletin cxi publié exclusivement pour les Membres de la Sociélé 

et n'est pas mis dans le commerce. 



PARIS 



AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ : SORBONNE 



1903 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ DK LINGUISTIQUE 



N" oO 



■» ♦> 



PROGÈS-VERBAUX DES SÉANCES 



DU 30 Mars au 14 Décembre 1901 



Skance du 30 Mars 1901 

Présidence de MM. Cl. Htart, vice- président. et Paul Boyer, 

président. 

Pr(»s<'nts: MM. l^anor, Bonoist-Lucy, Boycr, de Charen- 
c'cy, Cliilùt, Diivau, lïiiart, Joi'ot, Lel)ret<)n, Lojay, Ravoau, 
Ivoiisselot, Vendryes. 

Excusé: M. Moillot. 

Lo prnf'ès-verbal de la précé<lento séance est lu et adopté. 

Hommages. Voir p. xxviij. 

Communications. M. de Cil^rencey retrace l'histoire du 
nom du houblon : ce n(un a du venir au slave par le persan; 
le mot persan lui-même est probablement d'origine arab(\ 

M. JoRKT à propos des noms de bien, A* Hutrol, la Huit**, 
la Uativrr, communs dans l'Ouest de la France, remarque 
qu'il n' V a pas, en en recherchant Tétymologie, à se préoccuper 
du mot « hutrel » cité par Godefroy comme existant en an- 

a 



401574 



cîen français au sens de « tombereau ». Dans le passage au- 
quel il renvoie, le moten question estécrit non pas hutrel, 
msÀs toinberelAnns le manuscrit. 

M. Joiet appelle ensuite l'attention de la société sur les 
noms de fermes : chez Palm, chez Bouchrr, qu'il â remarqués 
daus la région d'Evian. 

Des observations sont faites par MM. Huait, de <'harpn- 
cey, Rouaselot. 

M, Paul Lejav étudie le locatif latin ten'af.hcA exemples 
que l'on en cite sont rares, et plusieurs sont à effacer, si 
l'on se reporte aux mss,; ainsi disparaissent les ex. d'Ovide. 
Am., 3, 2, 25 ; A. Am., I. 173; Lucain, IV. 647 ; Slace. 
T/tf-ft.,\il. 755. D'autres osemples{Virg,,£'H, XI. 87; Ot., 
Mfl., II, 347; Lucain, I, 607', Florus, I. 13. 11) peuvent 
s'expliquer par la construction du datif avec lesverbes com- 
posés qui est très fréquente chez les poètes et les prosateurs 
de l'époque impériale. Dès lors il ne resteque: xtratulerrae 
(Ennius, Telamo; fab. 207. L. Mùller)et: terrae eelaiiimm 
(T. Live, V, 51, 9). Dans ces deux exemples, terme pour- 
rait être encore un datif. 

Des observations sont faites par MM. Tîenoist-Lucy, Du- 
vau, Lebreton. 

Le Président met à profit cette occasion de féliciter notre 
confrère le P. Lebreton de la manière brillanle dont il vient 
de soutenir ses thèses pour le doctorat es lettres. 

M. DcvAU revient sur l'expression i/ula Àuffusli, étudiée 
par M. Hréal au cours dune précédente séance. 

Giila Aiif/Hsti n'est fju'une latinisation par à peu prés de 
gou/e {engoulaniislj, et il faut certainement partir de 
uigilia et non de ffuia pour expliquer, avec ou sans inter- 
médiaires bretons, les formes françaises. Le sens propre de 
uigilia Aiigusti est "la fétp de l'empereur Auguste», comme 
l'a montré M. Hhys. 

L'existence d'un nom spécial pour le 1" août en gallo- 
romain s'explique d'autant mieux que la fête d'Auguste, à 
laquelle devait se substituer plus tard celle de saint Pierre 
es liens, tombait k une date importante dans le calendrier 
gaulois, celle de la fête du Dieu Lug. 

Des observations sont faites par MM. lioussolot, Vendryes. 



SÉANCE Dii ^fl Avril 1901. 
l'rétiidetice de M. l'aul liovER. 



Présents : MM. Benoist-Lucy, Boyer, de Charencey, 
Ducbesne, Duvau, Huart, Lejay, Meillet, Raveau, Rosa- 
pelly, Ritusselot, M'"' de Tchernitzky, M. Vendrvea. 

Excusé : M. Cbilot. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et 
adopté. 

Hommage. Voir p. xxviîj. 

Pivsentation. MM. Boyer et Duvau présentent la candi- 
dature de la BoDLEiAN Library, Oxfopd. 

Communications. M. Mrillkt résume son étude sur la 
Ùi/férencialiini 'fps phanf-mfx contiens ; il montre en quoi 
des itltérations comme celle de -/O en -/r en grec moderne ou 
celle de /> en y» dans certaines langues' slaves se distin- 
guent de la dissimilation proprement dite, et comment le 
mécanisme psycbique des deux faits est tout à fait diffé- 
rent; il insiste sur l'importance de ce type de changements 
phonétiques auquel il propose de donner le nom de différen- 
ciation. 

Des observations sont faites par MM. Rousselot, Boyer. 

Il est donné lecture d'un travail étendu de M, Léon La- 
soiiCHE sur les détenu i natifs en slave du Sud ; l'auteur fait 
ressortir en particulier l'extrême délicatesse de l'emploi des 
particules détermiuatives dans ce groupe de langues. 

Des observations sont faites par M, Boyer, qui esquisse 
à co propos l'histoire do la formation actuelle d'un article 
poslposé en russe. 

M. DE GirARENOEY présente une série de remarques sur la 
langue santali, parlée dans le Sud-Ouest du Bengale, et 
sur les ressemblances qu'elle présente avec d'autres 
langues : en ce qui concerne, on particulier, ses rapports 
avec l'annamite, il montre que c'est l'annamite qui a subi 
l'influence lexicograpbique du santali et non inversement. 
, M. Paul BovER communique quelques renseignements sur 



la bibliothèque de Moukden en MandchourTe, dont 
Russes se sont récemment emparés. Il semble que l'idée 
qu'on ft'ptait faîte d'abord de la composition et de la richesse 
de cette bibliothèque était tout h fait inexacte, et qu'on ne 
peut guère espérer y trouver autre chose que des livres 
chinois. 



SÉANCE DV 4 Mai lOitl. 
Présidence do M. le Comte de Giuhenceï, ancien président. 



Présents : MM. Benoist-Lucy, lîoyor. lîréal, Cabaton, 
de Charencey, Chilot, Duvan, Finot, Henry. Jorot. Meillet, 
M'" de ïebernitzky, M. Vendryes. 

Excusé ; M. Halévy. 

Assistant étranger : M. Lazare Sainean. 

Le président fit les deux vice-présidents étant absents au 
début de la séance, M. dk Charencey, ancien président, 
occupe le fauteuil. 

Le procés-verbal de la précédente sèiince est lu et 
adopté. 

Klectîon. La Bodleian Library, Oxford, est admise 
dans la SociMé ii titre de membre ordinaire. 

Préseiitatiun. MM. Michel Bréal et V. Henry présentent 
pour être membre de la Société M. Lazare Sainean, doc- 
teur es lettres, ancien professeur suppléant i l'Université 
de Bucaresi, 4:!, boulevard de Clichy, Paris(IX°). 

Hommages. Voir p. xxviij. — L'Administrateur signale 
l'intérêt tout particulier du psautier turc imprimé en carac- 
tères grecs que M. .\chille Diamantaras, de Castellorizzo, 
a bien voulu offrir à la Société par l'intermédiaire do notre 
Confrère M. Imbert. 

NonveIle.t, La Société apprend avec plaisir la récente 
élection de son premier vice- président M. Charles Jorkt à 
r.\cadémie des Inscriptions et belles lettres. 

Conimuiiicalîons. M. Louis Finot traite les divers sys- 
tèmes qui oiit été appliqués à la transcription du cambod- 



.1 critique la transcription des indiaaisw^omm^rop 
éloignée de la langue pariée ; la notation pure et simple des 
sons cunirae trop peu précise; l'einpliji des deux méthodes 
selon la nature des écrits, comme trop compliqué. Il préT 
conise une transcription fondée sur la prononciation, mais 
qui, en distinguant pai' des signes diacritiques- les syllabes 
homophones, permet d'en rétablir facilement la forme ori- 
ginale. 

Cette communication donne lieu à une discussion éten- 
due à laquelle prennent part la plupart des membres présenta. 

Il est ensuite donné Incture d'uue note de M. Maurice 
CointANT sur l'existence, pour certains caractères chinois, 
de deux lectures distinguées par les finales k-n, l-ii, p-m. 

Des observations sont faites par MM, Boj'er, Flnot. 

M. Meillet signale que dans le Supradiensis, le nom de 
ville '^^■^:tÛT.sh:- est rendu ^&v pnstu ijradû, c'est-à-dire que 
le traducteur slave a compris 'IipiJ.:j- comme ipr/^s- : cette 
confusion s'explique par la prononciation des dialectes grecs 
septentrionaux. 

M. lÎENOiST LucY traite du latin posl{h)umus, et de 
son histoire dans les langues modernes, il est probable que 
deux mots différents, se rattachant l'un à posterior, l'autre 
à fntimts, auront été confondus. 



RÉUNrON PI' HURE.^I" (8 MAI 1901'. 

"Océs-verbal de la n?union du Bureau de la Société 
Linguistique, tenue le S mai 1001 , à 1 1 heures du matin, au 
lieu ordinaire des séances de ia Société. 

Présents : MM. Paul Boyer, président ; Charles Joret, 
Clément Huart, vice-présidents; Michel Bréal, secrétaire; 
Louis Duvau, administrateur ; Théophile Cart, trésorier ; 
P.-N Chilot. bibliothécaire. 

II est donné lecture de l'extrait suivant des procès-ver- 
baux de la Société de Linguistique de Paris ; 

Il Séance du 30 juin 18U1. présidence de ^^ le prince 
Alexandre Bibesco, président. 



I 



iHïMe Secrétaire donne lecture de la lettre siiivanlé aé 
M. le Président, prince Alexandre Bibesco : 



« A MESCONFRKRKS DE LA SOCIETK DK LINGUISTIQUE. 
Paris, le 22 juin 189'.. 
" Messieurs et chrbs confrères, 
H Lors de la séance du 5 février dernier, j'ai adressé 
ir verbalement à tous les membres présents mes plus cor- 

I diaux remerciements pour m'avoir nommé président de la 
K noble et docte société à laquelle j'ai l'honneur d'apparte- 
( nir. comme membre perpétuel, depuis vingt ans. Je voua 
:< réitère aujourd'hui ces remerciements. 

a Je ne crois pas pouvoir mieux reconnaître une dislinc- 

II lion aussi flatteuse qu'en vous annonçant que je fais don 
H à la Société de Linguistique d'une somme de dix mille 
ir francs, capital d'un prix que je fonde et qui portera le 
K nom Ae prix Alexandre Bibesco. La distribution en pourra 
" être biennale ou triennale. Il aura pour objet tout mé- 
n moire, tout ouvrage roulant sur la grammaire, le diction- 
B naire, les origines, l'histoiro des langues romanes en 
H général, et, préférablement, de la langue roumaine en 
H particulier. Tout travail qui ne se rattachera pas très 
« étroitement, très intimement à ce programme sera rigou - 
« reusement exclu. 

n Sur le mécanisme de ce prix, je m'en rapporte très 
" volontiers au bureau de notre Société, dont la parfaite 
« compétence trouvera, édictera, pratiquera, saura mainte- 
■• nir les mesures nécessaires à son fonctionnement et cou- 
« formes à la volonté bien nette du donateur. Vous 
« trouverez! néanmoins opportun et légitime que je pose les 
« jalons suivants : 

« 1" Les trois seules langues admises pour la rédaction 
" du mémoire seront : le roumain, le français, le latin ; 

" 2° L'auteur du mémoire pourra appartenir â n'importe 
n quelle nationalité ; 

<( 3" La collation du prix aura lieu par voie de concours, 
te ou biennal, on, de préférence, triennal ; 



i 



ië8~buvrages imprimés seront les seuls admis au 

CI concours. 

" A compler du 26 juin prochain, je tiens les fonds à la 
a disposition de la Société. 

« Ferme liez- moi de vous dire, en finissant, mes chers 
" confrères, (jue l'honneur que vous me faites, je le prends 
Il pour ma patrie, pour la Roumanie, autant que pour moi. 
Il h!]n effet, ciiiume nationalité, la Roumanie reste un rameau 
H précieux et vivace do l'arbre latin ; comme pays, elle 
o persiste, malgré tout, malgré des déviations et des infi- 
u délités apparentes, à être française de cœur et d'esprit, 
« attendu qu'elle est frani.'aiso d'éducation, d'humeur, de 
« législation, d'idiome; elle demeure, dans le fond de sa 
Il sève, fidèle à cette France que ses détracteurs voudraient 
n trouver si vieille, et qui reste, quand même, si jeune et si 
Il pleine d'espérance. » 

« (Signé) : Prince ALEXANDRE HIBESCO. » 



« M. Bréal se fait l'interprète de la Société en adressant 
ses remerciements au prince liibesco : ce don, en perpé- 
'-luant le nom de notre honoré président, contribuera aux 
progrès de la linguistique mmaue ; il profitera certainement 
aux intérêts de la science roumaine en particulier, et 
créera un lien de plus entre la France et la patrie du prince 
Alexandre Bibesco, » 

La suite du procès-verbal contient la mention suivante : 

« Cette donation est acceptée provisoirement par la 
Société, sauf ratification du Gouvernement, dans toutes les 
clauses et conditions fixées par le prince Alexandre 
Bibesco. » 

^Vprès cette lecture, le Bureau, chargé, aux termes de 
l'article 18 des Statuts, de la direction scientifique et 
financière de la Société, déclare accepter provisoirement, au 
nom de la Société, et dans toutes ses clauses et conditions, 
la donation ci-dessus décrite. Il charge M. Paul Boyer, 
président pour l'année courante, et représentant légal de la 
Société,de signer tous actes et d'accomplir toutes formalités 
nécessaires en vue de rendre définitive celle acceptation. 



J 



SÉANCE DU 18 Mai 1901 



, président. 




Présents: MM. Bauer, Uenoist-Liicy, Bojer, Bréal. Duvau, 
Halévy. Henry, Huart, .lor^t, Lejay. Meîllet, Peniot, Ka- 
veau. Rosapelly, Roiisselot. Saiiiéaii, Vendryes. 

Excusés : M. di> Ciiarencey ; M"" de Tchernitzky, absente 
(le Paris pour timt rét,é. 

Le procès-verbal de la précédente séauce est lu el adopté. 

Hommages. Voir p. xxviij. 

Election. M. Lazare Sainban est élu membre de la So- 
ciété. 

Fondation Bibesco. Le président annonce que l'acte no- 
tarié régularisant déflnitivemenl, sous réserve de l'appro- 
bation ministérielle, la fondation Alexandre Bibesco, a été 
signé la semaine dernière. 

Gomnianications. M. Meîllet recherche comment le F 
a disparu en grec, il existe quelques traces dn fait que F 
est tombé d'abord là oii il était précédé de h et assourdi ; 
il est probable que le F isolé s'est aussi assourdi comme // 
initial l'avait fait à une date antérieure, et cette forme 
sourde s'est réduite peu à peu, soit à /(, soit à zéro, suivant 
les dialectes. 

Des observations sont faites par MM. Bréal, Duvan. Rous- 
selut. 

M. Brf-al, à propos d'une inscription découverte en 
.Xsie Mineure, signale l'identité du doublesens du grucîiaçî- 
ps'.v et du latin ïnleresl u différer « et «intéresser». Un 
peut supposer que le second sens du latin in(''r<;.ï/ est calqué 
sur le grec. 

M. Bréal montre ensuite que le nom de la déesse ./«- 
tiinia est un doublet de Diitturna « éternelle » : la nymphe 
Jufuma avait re^n de Jupiter l'immortalité, c'est-à-dire que 
la source de ce nom ne tarissait pas. 

Des observations sont faites sur ces deux communications 



par M, Vendryes. 



J 



M. J. HALévY recherche le sens le plus ancien du mot 

qui signifie usage" dans les langues sémtiques : hèbren 
hrtkam, arabe hakim, etc. 11 y a au fond de cettp famille do 
mots l'idée de n gofit». 

Il signale ensuite que la comparaison védique du suleil à 
un vase plein de soma a ses parallèle;; en Palestine et en 
Assyrie. 

Des observatinns sont faites par M, Bréal. 

Il explique ensuite par le turc orientai BALABAN le 
hongrois balvamj, slave ôolvan. 

Des observations sont faites par MM. Boyer, Sainéan. 

11 traite enflu du dieu MaîSs/s; ou NaS6ay_s- adoré à 
Saint-Jean d'Acre. 

Observations de M, Sainéan. 



Séance du 1" Jiun 1901 



Présidence de MM. CI. Hiiaht, vice-président, et P. BoiiB, 
président. 



Présents : MM. Bauer, Betioist-Lucy, Boyer, Cart, de 
Charencey, Duvau, Henry, Huart, Joret, Lejay, général 
Parmentier, Pernot, Raveau, Rosapelly, Rousselot. Sai- 
néan. 

Excusé : M. J. Vendryes, absent de Paris pour tout le 
mois de juin. 

Assistant étranger: M. Le Klem. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

HoDimagci^. Voir p.xxix. 

Nouvelles et corresi>onilance. La Société se félicite 
1 d'apprendre l'élection do l'un de ses membres, le marquisde 
I Vogiié, à l'Académie française. 

L'Administrateur annonce que la question soulevée au 

' mois de décembre par la commission des iinances au sujet de 

l'inscription d'une bibliothèque comme membre perpétuel, 

vient de recevoir une solution entièrement satisfaisante, 



grâce à la courtoisie et au bon vouloir de radminïstfanoi 
de la Bibliothèque intéressée. 

11 appelle ensuite l'attention des membres de la Société 
sur le grand intérêt qui^ présente pour nos études la publi- 
cation procliaine de VAlias Uiigitistique de la France de 
mm! GilliÈron et Edmont. 

Présentation 4e nouveaux membres. MM. Cart et Du- 
vau présentent pour être inscrits comme membres de la So- 
ciété les ti'ois bibliothèques suivantes, dont le siège est à 
Oxford (Grande-Bretagne) : 1" Taylob Institution; 2" Mey- 
RICK LiBRARY, TuH Street ; 3° Library ofQueen'b Collège." 

Coinmaiiicationa. M. Lazare Sainéan étudie la question 
de res.istence d'éléments préosmanlis en roumain. 

Un grand nombre de peuples asiatiques ont envahi les 
pays rie l'Europe orientale, avant l'arrivée des Turcsosmaolis. 
L'ethnographie, k cause du manque absolu des vestigeSi 
linguistiques, ne peut rien afbrmer de positif sur la natio- 
nalité de ces peuples, tels que les Huns (m' ou v' siècle}, 
les Avares (557-827) et k's Bulgares (eâO-x" siècle). Les 
traces que leurs idiomes auraient laissées dans les langues 
balk&niques et ailleurs échappent ainsi absolument à toute 
recherche scientifique. Passant sur les Pétchénègues qui, 
sous le rapport linguistique, n'ont pas été plus favorisés que 
les peuples congénères, M. Sainéan s'arrête au coman, le 
seul dialecte turc antérieur à l'osnianti, disposant de maté- 
riaux assez abondants pour servir de base solide k cet ordre 
de recherches. Le vocabulaire manuscrit coman-latin, de 
1303. permet de préciser le caractère tatareou turc-orientri 
de l'idiome pailé par les Comans. Ceux-ci séjournèrent plus 
d'un siècle et demi en Valachie (1086-1320), qui porte même 
au xiii' siècle leur nom : Cumania. Beaucoup de noms topi- 
ques et personnels, dérivés de Comun, y attestent encore le 
souvenir de leur séjour, de même qu'en Transylvanie et en 
Bulgarie, où les Comans finirent par trouver un refuge. Ils 
ont laissé même des traces autrement intéressantes dans la 
toponymie de la Viïlachio v.i dp la Moldavie (cf. les noms 
de villes roumaines Teleomiait,Carar(ila et Jaxi. qui cotres- 
pondenl à des formes coraanes, telles que Teli onnan, Kara 
/cala et Yaosi). Mais à part ces quelques noms géographi- 



à 



— M — 

ques.n a été impossible de constater dans la langue roumaine 
des traces positivement comanes. Le Codex Cumanicus 
renferme, il est vrai, une cinijuantaine île mots, ijui coïn- 
cident avec les emprunts faits â l'osmanli par le roumain ; 
mais il n'y a rion à tirer, sous le rapport de la forme et du 
sens, en faveur des emprunts préosmanlis. D'un cùté, la 
grande affinité entre les différents dialectes tatares, qui 
constituenl également le fond de l'osmanli et du coman ; de 
l'antre le manque absolu d'un critérium chronologique (les 
premiers monuments roumains, contenant des traces du vo- 
cabulaire turiî datent à peine du xvii" siècle); enfin, l'état 
précaire de la lexicographie balkanique, voilà autantde dif- 
ficultés qui s'opposent, quant à présent, â une solution dé- 
finitive du problème. 

M. Sainéan soumet à un examen détaillé les différents 
mots roumains supposés d'origine comane, et s'efforce d'en 
démontrer l'inanité. Il conclut que. dans l'état actuel de la 
science, toute alïînnation concernant l'existence en roumain 
d'emprunts orientaux préosmanlis, doit être considérée 
comme prématurée : et que, à part un nombre infime d'élé- 
ments nogaï ou tatar bessarabien (confinés d'ailleurs à la 
seule Moldavie, et d'origine relativement moderne), le rou- 
main ne semble posséder, en fait d'emprunts orientaux, qu'un 
stock assez considérable de mois usmanlis. 

Des observations sont faites sur dlH'érents points par 
MM. Huart, Rousseiot, Duvau, Bojer. 

M. H. Pebnot expose les services que lui a rendus le 
phonographe, lors de ses explorations linguistiques dans 
l'île de Chio. Cet appareil excitait la curiosité des paysans 
et donnait lieu à des conversations animées, oi\ ceux-ci li- 
vraient inconsciemment leur patois. Il lui a permis égale- 
ment de recueillir des contes, dans des conditions de natu- 
rel qu'il serait difficile d'obtenir par d'autres moyens. M. 
Pernot montre ensuite l'iiilérêt qu'offre, au point de vue de 
la langue, l'étude des airs populaire.s. li y a tout avantage, 
selon lui, à ce que ces airs soient recueillis au phonographe, 
et par des linguistes plutôt que par des musiciens. M. Per- 
not signale la ressemblance frappante qui existe entre un 
des airs qu'il a rapportés de Chio et un air populaire 



^ 



rJait entendre quelques chansooS et un air de 

\it)luii. 

D«s ubRrvaiions sont présentées par MM. Boyev, Huart, 
Diivaii, Kousselot. de Chareiicey. 



SÉANCE DtT 15 Juin 1001 
Présidence de M. Paul Boifu. 

Présents: MM. Benoist-Liicy, Boyer, Bréal, de Charen- 
cey. Chilot, Diivaii, Gustafason, Henry, Huart, Lejay, 
MeîUet, Perrifit, Th. Reînach, Kosapelly, Rousselot, i 

Excusé.s: MM. Ch. Jorft, Vendryes. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Hommages. Vuir p. xxlx. • 2 

Klections. Sont admis comme membres ordinaires, sous 1 

la condition qu'elles ne poun'ont racheter leur cotisation 
annuelle p;ir un versement unique, les trois bibliothèques 
suivantes: Likrary of Ql'een's Collège, Mevrick Libraby, 
Tavlor Institution. 

Présentation. MM. Imbert etPernotprésentetitpour être 
membre de la Société, M. Achille S. Diamantabas, Castelo- ( 

rizo (Turquie d'Asie). j 

CominuDÏcatioiis. M. de Charencey présente <]uelques ii 

remarques sur detix dialectes œandcbons. jj 

M, Clément Huabt rend compte de l'examen qu'il a lait | 

du psautier turc en caractères grecs récemment offert à la I 

Société par M. Diamantaras. C'est le seul exemplaire connu li 

de la traduction du psautier par Séraphin Raqib ; elle a été , 

imprimée en 17R2. 'I 

M. Lkjay propose de lire dans Horace, Satires, II, 2, 3: 
rUslkus iib normis ((lùtioniiis ou abiioitin, mss.) saptem; l 

cf. Cicérou, Laeiiiis, 18 m/ is/orurn normam fuisse sapien- | 

les. Almormût n'est plus alors attesté que par les glossaires, 
comme ahnormitas, et doit provenir des traductions d'ou- 
vrages techniques de grec en tatin. j 



M. Pernot analyse un travail iIb M. Achille Diahantaras 

sur le dialecte (grec; de Castelorizo: il signale à cô(é de 
nombre de formes communes âttius les dialectes nAo-grecs 
certains traits caractéristiques du parler de Gaâtelorixo. 

Des observations sont faites par MM. Th. Reinach, Bréal, 
Duvau, 

M. Brkai. examine tes étymotogies récemment proposées 
àe par{r]itiria. Il prfipose de. revenir à l'explication tradi- 
tionnelle de ce mot comme signiiîanl originairement x meur- 
trier de son père .1. 

Des observations sont faites jiar MM. de Cliarencey, 
Reinach. 

M. Bréal rapproche ensuite le groc \ir,t. \ixi « beaucuup, 
trop », de Xîîï « butin », 

Enfin il propose de rattacher ipiOiid; à la racine de ipapi- 
ffxii). C'est proprement h accord ». 



SÉANCE DU 29 Juin 1901 

Présidence rie M. Paul Boveh. 

Présents: MM. Bauer, Benoist-Lucy, Boyer, Bréal. Caba- 
ton, Cart, Chilm, Duvau, Oustafsson, Henry. Huart, 
Meillet. Rosapelly, Rousselot, 

Le procès-verbal de la préct!vlente séance eut lu et adopté. 

Hommages. Voir p. xxix. 

Sur la demande de M. le Président, qui signale le grand 
intérêt des publications de la Société Fiuno-Oogrieune, 
M. Ouslafssou voul bien se charger, à aon retour à Hel- 
singfors, de demander que celles des publications de cette 
Société qui manquent à nos collections nous soient adressées. 

Election. M. Achille S. Diamantahiis est élu membre de 
la Société. 

FondHtioii Alexandre Bibesco. M. r.\dministrateur, au 
nom du bureau de la Société, donne lecture du rapport 




Boivant «iir les ouvrages présentés ati concours Alexandre 
Bibesco : 



Pai' une lettre eu date du 22 juin 1H04, M. le Prince 
Alexandre Bibesco annonçait à la Société de Linguistique, 
(tonl il était alors le président, son intention de fonder nn 
prix lie liiigaistir|ueroinaneet, préférablement, roumaine en 
particulier. Ce prix dorait cire donné au conconrs : le 
passage suivant de la lettre du prince lîihesco en précise 
exactement les conditions : 

" Je fais don à la Société de Linguistique d'une somme 
de dix mille francs, capital d'un prix que je fonde et qui 
portera le nom de prti: Alexandre Bihe»co. La distri- 
bution en pourra ^tre biennale ou triennale. Il aura pour 
objet tout mémoire, tout ouvrage roulant sur la grammaire, 
le dictionnaire, les origines, l'histoire des langues romanes 
en général, et, préférablement, de la langue roumaine en 
particulier. Tout travail qui ne se rattachera pas étroite- 
ment, très intimement k ce programme sera rigoureuse- 
ment exclu. 

Sur le mécanisme de ce prix, je m'en rapporte très 
volontiers au bureau de notre Société, dont la parfaite com- 
pétence trouvera, édictera, pratiquera, saura maiiitenir les 
mesures nécessaires à son fonctionnement et conformes à la 
volonté bien nette du donateur. Vous trouverez néanmoins 
opportun et légitime que je pose les jalons suivants : 

I" Les trois seules langues admises pour la rédaction du 
mémoire seront: le roumain, le fran<;ais, le latin; 

2" L'auteur du mémoire pourra appartenir à n'importe 
qu£41e nationalité; 

3" L;i collation du prix aura lieu par voie de concours, 
ou biennal, ou, de préférence, trienna! ; 

4° Les ouvrages imprimés seront les seuls admis au cou- 
cours ", 

Dans sa séance du 30 juin suivant, la Société prit 
acte de cette communication, et déclara accepter, à titre 
provisoire et sous réserve de l'approbation du gouverne- 
monl, conformément à l'article 18 des statuts, la fondation 
qu'elle devait à la générosité de son président. 



i 



— t\ — 

La somme de dix roille francs, versée peu après, fat 
d'abord déposée à laSociétégénépale. en attendant l'acccm- 
pltssement des formalil^s adminislralives. DiSerentes cir- 
constances, indépendantes de la volonlé des deux parties, 
retardèrent de plusieurs années la signature de l'acte notarié 
qui devait nécessairement, précéder toute démarche auprès 
des pouvoirs publics. Aujourd'hui entin tous les obstacles 
ont été levés, et nous avons tout lieu d'espérer recevoir 
bientilt une réponse favorable fi la demande que nous avons 
adressée aux autorités compétentes, de l'autorisation d'ac- 
cepter définitivement la fondation Alexandre Bibesco. 

Entre temps, et pour ne pas laisser improductif le capital 
que nous avions entre les mains, nous eu avicius fait uu 
emploi provisoire en rente;} pour 100. Les arrérages de ces 
renies, joints aux très faibles intérèls quo noua avait jusque- 
là servis la Société générale, devaient former et ont eu 
effet formé au 30 novembre dernier (date à laquelle les 
comptes de notre Société sont ordinaii-ement arrfités) un 
total de mille francs. La Société décida d'employer ces 
intérêts, sans attendre l'autorisai ion d'accepter à titre défi- 
nitif le capital, conformément aux Intentions du donateur. 

Le 20 décembre 1897, nous envoyions à tous nos confrères, 
ainsi qu'aux principaux romanistes du monde entier et .-i la 
plupart des revues savantes, une circulaire annonçant que 
la Société de Linguistique décornerait eu 1901 un prix de 
mille francs au meilleur ouvrage imprimé ayant pour objet 
la grammaire, le dictionnaire, les origines, l'histoire des 
langues romanes en général, et, préférable ment, du rou- 
main en particulier. 

Les conditions indiquées pour l'admission au concours 
étaient exactement conformes aux tenues de la lettre du 
donateur. Sur un point seulement qui n'y avait pas fait 
l'objet d'une mention spéciale, le bureau delà Société avait 
cru devoir interpréter son silence de la façon la plus libérale, 
en décidant que le lauréat pourrait être indifféremment 
' choisi parmi les membres de la Société de Linguistique ou 
eu dehors d'elle. En outre, deux limites extrêmes avaient 
été fixées pour la date de publication des ouvrages présentés 
au concours: 1" janvier 1895 — 31 décembre 1900. 



Notre appel fut entendu. La Société roçut dans les ilf^lais 
fixés sept ouvrages dus à six auteurs différents. Conforraé- 
inenl aux indications dti donateur qui chargeait le bureau de 
la Société d'assurer le fonctionnement de sa fondation, nous 
avons assumé la lâche d'examiner les ouvrages présentés 
au concours, et nous venons aujourirhui vous soumettre les 
résultats de notre examen. 

Un des ouvrages présentés a dft être mis immédiatement 
hors de cause, comme ne rentrant pas dans le cadre du con- 
cours. 11 est en effet écrit dans une tangue antre que le rou- 
main, le français ou le latin, et traite d'un sujet étranger 
aux études romanes {H. C. Mlllbr, BcUràge ztir Le/ire 
iler Wortzummmemetzung mi Gricchiscken, Leiden, 1896). 
Pour ces deux motifs, et quels que puissent être d'ailleurs 
l'intérêt du sujet et la valeur du livre, il n'y avail pas lieu 
de l'examiner. 

Restent six ouvrages exactement conformes aux condi- 
tions essentielles posées par le fondateur du prix, et aux 
conditions accessoires déterminées par notre circulaire. 
Nous les examinerons hrièvement. 

L'Essai m/r Ir vooaiisme roumain {en français) par 
M. Théodore Aumanhsco, professeur au Gymnase de Cara- 
cal (Roumanie), a paru à Lausanne en 1895. C'est un très 
honorable travail de débutant, où ont été mis à profit les 
travaux les plus récents et l'enseignement des spécialistes 
les plus autorisés. 11 ne nous a pas paru que l'originaiité de la 
méthode, ni l'importance des résultats, permissent de mettre 
cet ouvrage en ligne pour le prix, quels que soient d'ailleurs 
ses très réels mérites. 

M. Ovide Densi'seanu présente le premier fascicule d'une 
Histoire de la langue roumaine (en français). Paris, 1901 
(mais ayant paru en réalité à la fin de l'.KK), et parvenu 
à la Société dans le délai rég!«mentairej, G'estun travail du 
plus haut intérêt, oii l'auteur fait preuve de beaucoup de 
savoir et d'intelligence. Le seul fascicule publié jusqu'ici 
est Consacré aux origines ; il comprend 3 chapitres : la 
romanisation de la péninsule balkhanique, l'élément 
autochthone, le latin. On sait quelles difficultés la question 
du latin vulgaire et celle de la substitution plus ou moins 



4 



— xvij — 

comptète du latin aux idiomes indigènes présentent dans 
l'élude de toutes les langues romaues : ces difficultés sont 
peut-iHre plus grandes en ruumain qu'ailleurs, tant à éause 
de la rarelé des documents anciens que des préoccupations 
étrangères à la science pure qui ont été trop souvent mêlées à 
l'étude des origines du roumain. M. Densusianu expose l'état 
de la question avec beaucoup de clarté et une impartialité 
vraiment scientifique. 

L"ou\Tage do M, Densusianu serait certainement en lui- 
même très digne du prix : si nous no le présentons pas à 
vos suffrages, ce n'est pas seulement parce qu'il n'a pas 
un caractère absolument original (il serait difficile qu'il en 
fût autrement dans un travail traitant d'ensemble la langue 
roumaine), c'est qu'heureusement pour les études romanes, 
il se trouve cette année en concurrence avec d'auti-es 
ouvrages d'un mérite égal ou supérieur, et qui ont en outre 
sur lui cette supériorité qu'ils sont achevés, 

M. dréguire Cretu, professeur au l^cée Mathieu Basa- 
rab, nous a adressé deux travaux. L'un, inséré au tome I, 
fascicule troisième (nouvelle série) d'une revue roumaine, 
« Tinerimea romand » (Bucarest, 1898) est la publication, 
sous le titre de Anonymus Caransebesiensis, du manuscrit 
L> du plus ancien dictionnaire roumain (du Banat)-latin connu. 
dictionnaire, qui date de 1670, avait déjà été signalé 
it étudié, mais non intégralement publié avant M. Cretu, 
qui s'est borné à joindre à l'édition du texte une courte 
introduction. 

Le second ouvrage présenté par M, Cretu est plus impor- 
tant, il comprend trois parties ; le centre et l'objet propre 
du travail est la publication, en caractères cyrilliques, d'un 
lexique slavo-roumain du milieu du xva" siècle (1049), qui 
comprend, dans l'édition, environ 200 pages sur 2 colonnes. 
Puis vient un index dans l'ordre alphabétique des mots 
— xoumains, qui forme la contre-paitie du lexique original. 

a tête de l'ouvrage est une introduction de 94 pages, com- 

reoaut une description du manuscrit, une utile histoire de 
ft lexicographie ancienne du roumain, une étude des parti- 
cularités grammaticales que présentent les textes slave et 
I roumain du lexique. La partie relative au roumain est, natu- 



relloment, la plus développée, saus cependant atteindre 
trente pages, II convient de •félîcilor M. Cretu d'avoir 
rendu accessibles aux romanistes des documents d'un aussi 
graud intëi'èt. 

Du double envoi de M. Crotu, nous répéterionsvolontiers, 
et bien qu'il y ait des réserves h faire sur certains points, 
d'ailloura accessoires, de ses publications, ce que nous 
avons dit de celui de M. Densusianu : c'est à la fois pour 
nous un regret de ne pouvoir décerner un prix A des tra- 
vaux, va somme, aussi méritoires, et une satisfaction do 
constater la haute valeur de presque tous les ouvrages 
pr^sentt's au concours. 

M. Cretu se trouve, malheureusement pour lui, en con- 
currence avec deux ouvrages de premier ordre, dont nous 
allons enfin parler, les Oriyines romanes de M, F. Geo, 
MoHL. et les In//ue/ices orientales sur la laiigut et la ch'i- 
lisaliim roHmaine de M. Lazare Sainranu (en roumain), 

M. Mohl est bien connu par son livre sur la Chronolo;/if 
du latin vulgaire, qui lui a valu une des plus hautes récom- 
penses dont dispose l'Institut de France. Dans ses Origines 
romanes, il se lance hardiment dans la voie qu'il a ouverte, 
et si beaucoup, sans douto, se refusent h \'y suivre jusqu'au 
bout, ils doivent du moins reconnaître sa science étendue 
et précise, et la manière toute nouvelle dont il pose et 
résoud quelques-uns des problèmes les plus débattus de la 
linguistique romane. Son travail forme jusqu'ici doux par- 
ties formant chacune un volume d'euviron 150 p. in-S" : 
Etudes sur le le.riqae du Intin vulgaire; — La première 
personne du pluriel eu gallo-romau. 

Les hypothèses de M, Mohl soulèvent assurément des 
objections de différentes natures ; mais il a posé enfin la 
question du latin vulgaire sur son véritable terrain, et c'est 
là un service dont, chaque jour, on sentira plus le prix. 

L'ouvrage de M. Saineanu forme trois volumes, comptant 
au total plus de mille pages in-8". Il comprend d'abord une 
introduction de 332 pages, où sont étudiés successivement 
les éléments orientaux non osmanlis, ou réels ou supposés 
i tort, de la langue roumaine, les éléments osmanlis (de 
beaucoup les plus certains et les plus importants) classés 



au point île vue de la phonétique, de la morphologio, de la 
sémantique, de la lexicographie, de l'onomastique ; enfin 
rinfluencfe de la civilisation turque sur la civilisation rou- 
maine, qui est. à proprement parler, l'explication nécessaire 
de l'action de la langue osmanli sur la langue roumaine. Les 
tomes 2 et '^ présentent, dans l'ordre alphabétique, la liste 
(les mots roumains d'origine orientale, répartis en deux 
séries, suivant qu'ils sont populaires ou savants. 

Il n'est pas besoin d'insister sur la haute importance du 
sujet: il a été traiti^ avec autant do savoir que de méthode, 
et vient au tout premier rang parmi les ouvrages de linguis- 
tique roumaine qui nous ont été adressés. 

Il n'y a donc d'hésitation possihie qu'entre le nom de 
M. Saineauu et celui de M. Mohl. Nous avons un instant 
songé à partager le prix entre ces deux concurrents, qui ont 
fait preuve d'un mérite égal dans des domaines différents. 
Mais nous avons craint, en ce faisant, de ne point nous con- 
former assez strictement aux intentions du fondateur qui a 
entendu encourager l'étude des langues romanes on général, 
mais, préférablement, de la langue roumaine en particulier. 
Nous avons donc l'honneur de vous proposer de décerner 
le prix Alexandre Ifibesco. de hi valeur de mille francs, à 
M. Lazare Saineanu, ancien professeur suppléant à l'Uni- 
versité de Bucarest, 

Nous sommes heureux ih constater, en terminant, que 
le nombre et la valeur des ouvrages envoj'és à ce premier 
concimrs justifient d'une manière éclatante l'utilité de la 
fondation Alexandre Ribesco. Nous étions bien certains que 
la généreuse initiative de notre ancien président serait 
féconde en réstdtata : noua nous félicitons avec lui qu'elle 
ait obtenu un succès plus rapide et plus complet encore que 
nous n'osions l'espérer. 

Los conclusions de ce rapport sont mises aux voix et 
adoptées A l'unanimité. En conséquence, le prix Alexandre 
Bibesco est décerné à M. Lazare Saineanu. 

CnmmntiicationH. M. Meillet essaie d'çxpliquer la dif- 
ficulté posée par les groupes yfi, ^ dans lesquels la première 
consonne ne peut être suivie du souffle qui caractérise les 




aspirées grecques. La graphie x, « suppose donc que 7 et ç 
se distinguent de x, et x par autre chose que par l'aspiration, 
sans doute par une différence d'intensité de l'oculasion. 

M. RousseloL montre que les aspirations kli, lli, pli sont 
en général articulées d'une manière moins intense que k, t, 
p et non d'une nianitrp plus intense, comme le croyait 
M. Meillet. 

M. Meillet indique alors que ceci explique l'histoire des 
consonnes grecques : les occlusive sonores et sourdes 
aspirées qui étaient les plus faiblement articulées sont de- 
venues spîrantes ; seules sont restées occlusives les sourdes 
qui avaient l'articulation la plus forte. Le caractère le plus 
éminent de l'histoire des occlusivesgrecquesest latendance 
è. la diminution de l'occlusion. 

Des observations sont faites par MM. Rousselnt, Brêal. 

M. Bksoist-Lucy examine les étymologies variées qui 
ont été proposées pour les deux mots latins popttlus « peu- 
ple » et populus « peuplier n. 

M. BeiÉal traite d'un phénomène pour lequel il propose 
le nom d'aiTojj.(|j,T;it;, et qui consiste dans la répétition 
inconscient* ou involontaire d'un geste ou d'un son par 
cela seul qu'on a déjà fait uue fois ce geste ou produit ce 
son. Ainsi quand Homère s'est servi d'un verbe en -txm, il 
le fait presque toujours suivre d'un ou deux autres verbes de 
même formation. Beaucoup de faits grammaticaux auxquels 
on a cherché des raisons logiques ont sans doute ta même 
origine; ainsi l'accord des substantifs et des adjectifs. 

Des observations sont présentées par différents membres. 
M. Boyer cite un fait du même genre en russe ; M. Meillet, 
en arménien ; M. Huart, en turc et en arabe. 

Cette séance étant la dernière avant les vacances, le 
présent procès-verbal est immédiatement lu et adopté. 



SÉANCE DU IG NOVEMBRK 1901. 
Présidence de M. Paul Boïeb. 
Présents: MM. Bauer, Benoist-Lucy, Boyor, Bréal, 



j 



bâton, Cart, Cbilot, Dnvau, Huart. Jorel, Lejay. Liétard, 
Mnillet, Pernot, Roiisselot, Sainéan. M"' de Tchernitzky. 
M. Vendryes. 

Excusés: MM. de CharGncey, V. Henry. 

Assistants étrangers : MM. Cornélius B. Bradley de 
rUniversité de Californie; f'Iarac, professeur au lycée Mon- 
taigne; Ferrand, vice-consid de Franco; D. Hes^elîng. de 
l'Université de Leyde. 

Hommages. Voir p. xxx. 

Congrès des «ocîét^'s savantes. Lecture est donnée 
d'une circulaire de M. le Ministre de l'Instruction publique 
ahuouraot ijtie le 40' Congrès des sociétés savantes s'ouvrira 
à Paris le I" avril 1902. 

l'r^Ncntations. Sont présentés pour faire partie do la So- 
ciété : |iarMM. Bréal et Basset, M, Gabriel Ferrand, vice- 
consul di! France. 80. boulevard du Port-Koyal. Paris (V'I; 

Par MM. Bréal et Senart.M.A.LEPiTRE, docteur es lettres. 
professeur de graniuiaire comparée à l'Université catholiquo 
de Lyon, 10, avenue de Noailles, Lyon (Rhûne); 

Par MM, V. Henry et Th. Cart. M. Clarac, professeur au 
lycée Montaigne, rue de l'Yvetle, Bourg-la-Reine (Seine). 

Commnnications. M. le 1)'' .\lcxandre Liétard traite des 
formes spéciales à signification resteinte dans les patois lor- 
rains et en particulier dans le parler de Dorarérai-la-Pucelle. 

Par l'insertion de certaines particules, il est né uue con- 
jugaison en partie nouvelle, permettant de distinguer les 
nuances que confond la conjugaison française. 

Des observations sont faites par MM. Bréal. Rousselot, 
Duvau, Pernot, 

M. Gabriel Fkrrand étudie la transcription arabico-mal- 
gacho d'après les mss. antaimoroiia. 

L'alphabet arabe adopté comme système graphique par 
les tribus Islamisés de la côte Sud-Orientale de Madagas- 
car a dft subir des modifications phonétiques et graphiques 
pour pouvoir transcrire une langue polynésienne agglutina- 
tive. Les principales sont la transcription du p malgache 
par le fa arabe marqué du techdid ; des tr et dr malgaches 
par te ra arabe marqué d'un des tanouin. du fath'a et du 
kesra ou du techdid. La consonne ; se transcrit indifférem- 



J 



- ïxu — 

ment par le lijim, dzal, sine, ou //a. Les écrivains mal- 
gaches vocalisent les cniisonnos radicales soit avec les 
voyelles falh'a, dhamma, ke^ra, soit avec les consonnes- 
voyelles alif, 'iitaoH, ija ; souvent avec l'une et l'autre. Ces 
différentes combinaisons de lettres permettent d'écrire de 
216 façons différentes une racine trisyllabique commeuçant 
par un s. Cet emploi fantaisiste et irraisonné <les voyelles 
arabes rend très malaisée et Kouvent incertaine la lecture 
des testes arabico-maigaches. 

Des observations sont faites par MM. Hu;irt, lînvor. 



SÉANCE DU 30 Novembre 1901. 
Présidence de M. Paul BovEn. 

Présents : MM. Bauer, Benoist-Lucy, Boyer, Chilot, Cla- 
rac, Dnvau, Ferrand, Henry, lluart, Lejay, Meillet, Pernot, 
Rosapelly, Sainéan, M"' do Tchernitzky. 

Excusés : MM. Bréal, Roussolot. 

Assistant étranger : M. Derk Hesseling, 

Le procès-verbal de la précédente séance est In et adopté. 

Hummages. Voirp. xsx, 

Élections. MM. Clarac, Gabriel Ferrand, A. Lepitre 
sont élus membres de la Société. 

Présentation. MM. Th. Cart et L. Duvau présent pour 
être membre de la Société M. Adiien Krebs, professeur à 
l'Ecole alsacienne, 89, avenue d'Orléans, Paris (XIV"}. 

Nouvelles. La Société a le plaisir de recevoir de la part 
de l'administration de l'Exposition universelle de 1900 un 
diplôme de mention honorable qui lui a été décerné pour 
ses publications depuis l'Exposition universelle de 1S89. 

Élection de la Cominission des tinnnrcs. MM. Lkjay. 
Meii,i.et, Vendryes sont désignés pour composer la commis- 
sion chargée de vérifier les comptes annuels de la Société. 

Commnnications. M. Meillkt montre que l'élément radi- 
r^l du nom de letto-slave du « coucou » attesté par le lithua- 



nîen ji"y«îV, etc., est le même que celui du nom germanique 
attesté par l'allemand Gniith. etc. 

Itcs observations sont faite^s par MM. Dn\au, Clarac, V. 
Heury. 

M. L. SainÉan examine les causes de hi proimnciation 
différentp de l'hébreu chez li^s Juifs portugais et chez les 
Juifs allemands. Il montre que la prononciation normale de 
l'hébrou a été déformée chez ces derniers sous l'influence du 
parler judéo-allemand. 

Des observations sont présentées par M. Cl. Huart, en ce 
qui touche spécialement l'accentuation ; d'antres observations 
sont faites par MM. Boyer, Duvau, Meillet, Clarac, Peniot. 

Il est donné lecture d'une noto de M. Lucieu ABErLLE sur 
le nom d'animal agouti. Le mot indigène (guarani) est aciiti; 
agouti fn est une déformation venue par l'interraédiairede 
l'espagnol. Th. Corneille écrivait encore avec raison acouli. 



SkancE DI- 14 OlU-EMBRK 1001. 
l'rêsidencc <io M. Paul ISuveb. président. 



Présents: MM. Ben-iist-Lucy, Uuyer, Cabaton, Cart. Cla- 
rac, Duvau, Ferrand, Gaudefroy-Hemorabjnes, Henry, Huart, 
Joret, Meillet, Rosapelly, Rou»iaelot, Sainéan, M"" de 
Tcbernitzky, M, Vcndryes. 

Kscusés : MM. Michel Brèal, Ch. Ouerlin dp Guer, 

.\.ssi!itaQt étranger : M. Derk Hfsseling. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Hniiiiiiaffos. Voir p. xxx. 

Elrclioii. M, Adrien Krebs est élu membre delà Société. 

Corresp<nitlance. Lecture est donnée d'une lettre par 
laquelle l'Université d'Upsal annonce qu'elle fait don à 
notre Société d'un certain nombre de collections d'ouvrages 
philologiques. 

La Société charge son bureau d'exprimer à l'Université 
d'Upsai toute sa reconnaissance pour cette attention. 



1 



Rapport de la Commission des finances. M. Meillet 
donne lecture du rapport de la Commission chargée d'exa- 
miner les comptes de la Société au cours de Tcxercice qui 
vient d'être clos: 

Messieurs, 

Après examen des livres du tpésorier, votre Commission a arrêté 

les chiffres suivants pour les recettes et les dépenses de la Société, 
du l»*" décembre 1900 au 7 décembre 1901 : 

Recettes. 

Report d'exercice 'i 596 fr. 02 

Cotisations annuelles 2 209 20 

Cotisation perpétuelles 320 » 

Arrérages de rentes 1495 » 

Intérêts des fonds déposés à la Société générale 5 75 

Vente de publiactions l 658 10 

Don de M. Michel Bréal à l'occasion du 25« anniver- 
saire de son entrée à l'Institut 500 » 

Reliquat versé par le Comité d'organisation du ban- 
quet offert le 1" décembre 1900 à M, Bréal. ... 77 75 
Subvention du Ministère de l'Instruction publique. . 1 000 » 
Remboursé par M. Ader, notaire, sur la provision 
avancée pour frais de la fondation Bibesco. ... 3 70 

ToTAi 11 865fr.52 

DÉPENSES. 

Notes de l'éditeur et des imprimeurs 6 483 fr. 32 

Frais généraux 569 53 

Indemnité de l'administrateur 400 » 

Service et gratifications 201 50 

Droits de garde des titres, frais de banque 12 07 

Rédaction de l'index du tome \I des Mémoires. . . 100 » 
Versé à M. Blanc, à valoir sur les honoraires du Réper- 
toire de Phonétique latine 6 » 

Versé à M. Sainéan (prix Alexandre Bibesco). ... 1 000 » 
Provision versée à M. Ader, notaire, pour frais de la 

fondation Bibesco I 520 » 

Achat de 20 francs de rente 3 pour 100 674 65 

Total 10 967 fr. 07 

L'encaisse est de : 

Encaisse du trésorier 126fr. 70 

Encaisse de l'administrateur 739 80 

Solde créditeur à la Société générale.. . 31 95 

Total. . . 898 fr. 45 898fr. 45 

Total ÉGAL 11865fr. 52 



a vente aux membres àe la Société de la Table Ànais/tigue du 
dix premier» voltimu des Mémoires avait proJuil, dans l'exercice pré- 
cédent, 193 ïr. 10 : elle a produit celte année 2'i:i fr.. 10 La vente au 
public, par l'inlermédiaire de la librairie Bouillon, a produil 
( 100 francs. Soit, au total, une rentrée de 1 536 fr. 20. 

Il a été vendu cette année pour :il5 francn de Mémoires et de 
Butlelin» aux membre de la Sociélé. C'est un chiffre très supérieur â 
la moyenne; la publication de la'Table a cerlaînement contribué à 
cet accroissement, d'une façon indirecte, en rappelant l'attention 
sur les articles parus dans les dix premiers volumes des Mftnoire». 

Vous aurez remarqué que le papier employé pour le tirage du 
tome XII des Mémoires est 1res supérieur à celui rjui avait servi 
jusqu'ici; celle amélioration, réalisée d'accord avec notre éditeur, 
n'enlrsine pour la Société aucun surcroit de dépenses. 

Les formalités nécessaires à la régularisation définitive de la fon- 
dation Alexandre Dibestioont pu être remplies, el rautorisaiion ufd- 
ciellenousa été donnée le 29 juillet dernier La procédure en matière 
de donation aux sociétés autorisées ayant été récemment simplifiée, et 
l'autorisation pouvant être maintenant donnée par un simple arrêté 
prèfecloral, tandis qu'il fallait autrefois un décret rendu en conseil 
d'Ktat, les frais d'acte et les droiu de mutation, au total 1 SIti fr. 30, 
ont été exigibles quinze ou dix-huit mois plutôt que nous ne l'avions 
prévu. Ces frais et droits, que le donateur a pris à sa charge, et pour 
le versement desquels il avait pris des arrangements, ont dû être 
avancés par la Société : ils seront remboursés par le prince Alexandre 
Bibesco dans le courant du prochain exercice. 

Nos confrères n'ont certainement pas oublié le banquet qui a été 
offert l'an dernier, sous le patronage de la Société, à M. Uréal pour 
f^ter le vingt -cinquième anniversaire de son entrée h l'Institiil. 
M. Bréal a sai.ii cette occasion de figurer parmi nos membres dona- 
teurs et a tait a la Société un don de cinq cents francs : notre tenta- 
tive de lui témoigner en quelque manière notre gratitude n'u donc 
abouti qu'à grossir encore notre dette de reconnaissance envers lui. 

A cette somme de 500 francs, s'ajuutent 77 fr. 75. versés par le 
comité d'organi.sation du banquet offert à M. Bréal. La Société doit 
d'autant moins se faire scrupule d'accepter ce don, qu'il est dû, à une 
seuleexceptionprés, àceuxdenosconfrèresqui. empêchés de prendre 
part directement à la fête, ont voulu cependant contribuer à sa 
réussite. Le seul absent qui ne fasse pas partie de la Société, a 
expressément demandé que sa cotisation fût versée à la caisse de la 
Société de Linguistique. 

Votre Bureau a pensé que celte somme de 577 fr, 75 ne devait pas 
6lre versée b. notre budget ordinaire, mais qu'elle devait être jointe 
aux réserves de la Société. C'est donc un total de 897 fr. 76, en 
comptant les cotisations perpétuelles de MM. 1-'. de Saussure et 
Lepitre, qu'il y avait lieu déplacer celte année en renie jierpétuelle. 
Il restait d'autre part 81 fr. 0.'> à employer sur les cotisations perpé~ 



- A%*J — 

luplles anlêrieureniftit \enên : soit ^n innl 97« fr. «0. Il > étèachc 
20 francs de rente 3 pour lOOpoar 67( fr. 65; il reste dooc i empt 
304 fr. là. 

La question Mulevév par >-t>ire iteniiêre C(>a)iiiig«ivn des fi 
au sujel lie la bïbliotlié<|ue imcrite, cootrairetnenl au réglée 
comme membre perpétuel, a été résolue de h faroa la pins bi 
Le Britith itmetim, — notts pouvons le nommer aujourHIiu 
inBaiment de bonne gr^re » reconoaitre le bien-Jondt'- de i 
réclamation : sans songer nn înatani à se prévaloir d'une e 
il n'était d'ailleurs pour rien, il a immédiaiRiu-^nt euns 
daniila régie, el depuis celte ann^.et.pourdelonguesannéeseneDreJ 
nous l'espérons, il et>t inscril comme membre ordinaire de la S 
>'ou.i tenons â en exprimer a l'administrât Ion du Brilith Jfiun 
tous nos remerciements. 

Il a paru depuis la clôture du dernier exercice denx bscicntes d 
Mémoires (\[, 6, et XII, I). dont le premier porte encore la date de 
!•;'!«} et un n" du flM«rl<n;le fccîculeXIl, 2. paraîtra avant la fin de 
l'année l»OI. 

Les dépenses ri-dessus indiquées comprennenl outre le solde (très 
important) dee tlêpenses du précédent exercice, le paiement, sauf 
quelques menus frais, de toutes les dépensa enga^'ées dans le précé- 
dent exercice. Il faut tenir compte en outre que les frais généraux 
ont été très notablement accrus pour les dépenses faites pour l'expé- 
dition de la Table générale aux membres souscripteurs des départe-, 
menta et de l'étranger. 

EnHn, la fondation Alexandre Bibesco est débitrice de la somme d«]] 
1 .ïlG fr. 30, et créditrice seulement des arrérages d'u 
(290 fr. as), soit un solde débiteur de 1 225 fr. 47. L'encaisse étant de 1 
898 fr. 'i5, l'actif de la Sociét- (indépendamment des fonds placés)'! 
se monte donc à 2 123 fr. 92, sur lesquels il j aura à employer en 't 
rente 3 pour 100: 304 fr. 15: §oit net: 1 819 fr. 87. 

1^ Société, en même temps qu'elle accroît sans ce.we ses réserve», J 
est donc sûre de l'avenir: elle possède en dehors de la fondatioill 
Blbesco 1209 fr. 1? de renie, et les cotisations annuelles qui, en t9M,r 
s'élevaient au lulal h 2 133 fr. 95 ont donné cette année 2 209 fr. 20.1 

I)e ce dernier résultai, il convient de remercier à la fois les mem' J 
bres de la Société qui mettent tant do bonne volonté à s'acquitter; 1 
notre dévoué tri^sorier, dont on ne saurait trop louer le lèle infatt- | 
gable ; notre administrateur enfin qui a donné à nos travaux-J 
une activité si régulière et si bien ordonné, ei en faisant des ressources i| 
malheureusement trop modestes dont nous disposons un si bon usage, 
a donné h tous nos confrères le sentiment que nous fai.wnsi 
utile. 

Paul Lejav, a. Meii.let, J. Vendrves. 



Les conclusions dn rapportsont misosaux voix et adoptées. 



— ^^vl.I — 

* 

Election du bureau \m\v 1902. Il est procédé à l'élec- 
tion du bureau pour 1902. Sont élus : 

Prvsidnit : M. Charles Joret. 

Premier Viee-Président : M. Clément IIuart. 
Deuxième Vice- Président : M. le D' Alexandre Liétard. 
Secrétaire : M. Michel BrÉal. 

Administrateur : M. Louis Duvau. 

Trésorier : M. Théophile Cart. 

Bibliothécaire : M. P.-N. Chilot. 

Membres du comité de publication : MM. d'Arbois de Ju- 

BAiNviLLE, R. DuvAL, L. Havet, V. Henry, L. Leger, 

G. Paris. 

Communication. M. l'abbé Rousselot étudie les modifi- 
cations de la prononciation qu'entraîne le remplacement du 
larynx, chez un opéré, par un larynx artificiel. Les voyelles 
sont parfaitement rcconnaissables. 

Des observations sont faites par MM. Meillet, Pernot, 
Duvau, Rosapelly. 

M. l'abbé Rousselot indique ensuite quelques faits relatifs 
aux « voyelles mouillées ». 

Des observations sont faites par MM. Boyer, Meillet. 



OUVRAGES OFFKRTS A L.\ SOCIETE 



30 mars 1001. 

J. ItALDoriN i»K CoLHTLNAY. G lai rzlonka Akademii J. Bnudouina de 
Courlffwy w; sprmrie Slownichca ch**mii. — Krakow, 1900, 1 broch. in-8*, 
27 p. (Don de railleur). 

Journal Asiatique, neuvième série, tome WII, n' 1, janvier-février 
1901. 



20am7 190l. 

Actes de lu Sorte té philolof/iqu*;, lome XXVIII (13* de la nouvelle série). 
Année 1899. — Paris, 190O. 

Victor IIenrv. Le Latif/Offe Marti'^n, élude analytique de la genëse d'une 
langue dans un cas de glossolalie somnambulique. — Paris, Maisonneuve, 
1901, 1 vol. in-8', 152 p. (Don de raulcur). 

Nothan Soderhlom. La vie future d'après le Mazdéisme: élude d'escha- 
• lologic comparée. Annales du Musée (juimet, lome IX. — Paris, Leroux, 
1901, 1 vol. gr. in-8». 

Oresle Nazahi. f'mhrira.— Turin, 1901, 1 brocli. in-8M9 p. (Don de rau- 
lcur). 

Izvesiia obschiclkestva. Mémoires de la Société d'archéologie, d'histoire et 
d*ethnogra[)hie de l'Université de Kazan, tome XVI, fasc. 4-6; tome XVII, 
fasr. 1. 

Luciano Amkm.lk. Idiomn nacional de los Argeniinos. — Paris, Bouillon, 
1900, 1 vol. gr. in-8", 43i p. (Don de Tauteur). 



i tnai 1901. 
Psautier turc en rarac le res grecs, (Don de M. Achille V. Diamantaras). 

18 mai 1901. 
V. 41KXHV. Èiymolngies bretonnes J 1 broch. in-l", 21 p. (Don de l'auteur). 



• • 



XXIX — 



Oresle ^ AZ\tti. Spizzico di elimologie latine e greche, Estralto dalla Rivista 
di Filologia. — Turin, 1 broch. in-8<», 8 p. (Don de l'auteur). 
Zivata Slaiinaf 10* année, fasc. 4. — Sainl-Pélersbourg, 1900. 



V Juin i90\. 

Docteur Ricochon. La Tablelle de Poitiers ei une formule byzantine tirée 
des Ânecdota graeco-byzantina de Vassiiiev, i broch. in-8% i2 p. (Don 
de l'auteur). 



Vojuin 1901. 

Charles JoRET. La Flore de Vlnde d'après les écrivains grecs. — Paris, 
Bouillon, 1900, 1 vol. in-8% 53 p. (Don de l'auteur). 

Jean Baudolix de Courtf.say. Wskazowki dla zapisujacych muterjaly 
gwarov:e Jiaobszarze jezykawym polskim.— Craco vie. 1901,1 broch. in-8", 31 p. 
(Don de l'auteur). 

Frédéric Godefroy. Diclionnaire de Vaurienne langue française et de 
tous ses dialectes du ix* au xv*^ siècle, fasc. 02. 

Journal Asiatique. Neuvième série, tome XVII, n" 12, mars-avril 1901. 



29 juin 1901. 

Théodore Alimanesco. Essai sur le vocaiLime roumain. — Lausanne, 1895, 
1 vol. in-8', 119 p. (Don de l'auteur). 

Lazar Saineanu. Influente Orientala asupra limbei si culturei romane. 
— Bucuresci, 1900. 3 vol. in-S" (I, introducerea ; II, vorbe populare ; III, 
verbe istorice). (Don de l'auteur). 

G. MoHL. Études sur le lexique du latin vulgaire. (Mémoires de la Société 
royale des sciences de Bohême). — Prague, 1900, l vol. gr. in-8**, 141 p. 
(Don de l'auteur). 

G. MoiiL. La première personne du pluriel en gallo-roman (Mémoires 
de la Société royale des sciences de Bohême). — Prague, 1900, 1 vol. gr. 
in-8% 152 p. (Don de l'auteur). 

Ovide Densusianu. Histoire de la langue row/ziame, tome I, fasc. 1. — Paris, 
Leroux, 1901, 1 vol. gr. in-8'', 128 p. (Don de l'auteur). 

Grigorie (Iretl. Lexicon Slavo-Iiomdnes si Tîlcuirea Numelor din 1649. 
Bucuresci, 1900, 1 vol. in-8", 398 p. (Don de l'auteur). 

A. BoissiER. Note sur un monument babylonien. — Genève, 1899,1 broch. 
in-8% 12 p. (Don de l'auteur). 

A. BoissiER. Note sur un nouveau document babylonien. — Genève, 1901, 
1 broch, in-8", 13 p. (Don de l'auteur). 

H.-C. MuLLER. Beitràge zur Lehre der Wortzusammenselzung im Griechis- 
chen. — Leiden, 1896, 1 vol. gr. in-8", 57 p. (Don de l'auteur). 

Revista « Tinerimea Eomànà », nouvelle série, tome I, fasc. 3. — Buca- 
rest, 1898, 1 vol. in-4% 170 p. (Don de M. Gréoire Cretu). 

Journal de la Société Finno-Ougrienne, tome XIX. — llelsingissii, 1901. 



— XXX — 



16 novembre 1901. 

Antoine C\n.\TON. Nouvelles recherrhes sur les Chams. — Paris, 1901, I vol. 
in-4°, 215 p. ;I)on de l'auteur). 

Goleborcfs Hogskolas Aarsskrift, tome VI, 1900. 

Méinoirei de la Société de Lintjuistique de Paris ^ tome XII, fasc. 1. — 
Paris, Bouillon. 1901. 

Congrès des Sociétés savantes à Nancy. — Discours prononcés à la séance 
générale du Congrès, le samedi 13 avril 1901. — Paris, Imprimerie Natio- 
nale, 1901. — 1 vol. gr. in-8% 50 p. 

H. Kehx. Histoire du Bouddhisme dans tlnde, traduite du Néerlandais 
par (rédéon llucl, sous-bibliothécaire à la Bibliothèque Nationale, tome I. 
— Paris, Leroux, 1901, 1 vol. gr. in-8°, 485 p. 

Zeitschrtft fur vergleu^Uende Sprach forschung auf dem gebiele der Indo- 
fjermanischen Sprarhen. — Tome XXXVIl: nouvelle série, tome XVII, 
fasc. 3. 

Mémoires de la Société Finno-Ougrienne, tome XVI, comprenant: llie 
Wiederholungslietler der estnischen Volkspoesie (I, Kolklorislische Lînter- 
suchung von Oskar Kallas). — llelsingfors, 1901. 

Journal asiatique, neuvième série, tome XVII, fasc. 3 (mai-juin 1901); 
tome XVIll, fasc. 1 (juillel-aoùt 1901). 



30 novembre 1901. 

Léon i»E BosNV. Textes Chinois anciens, traduits pour la première fois par 
Léon de Bosny. — Paris, Maisonneuve, 1870, 1 vol. in-8", 110 p. (Don de 
M. Michel Bréai). 

(îeorges de Sahleh. Recueil des documents russes. --.louriev, 1890, 1 vol. 
gr. in-8", 80 p. (Don de M. Michel Bréal). 

BAri»oiN DE CoiHTENAV. Les éléments de mélange dans les langues^ I broch. 
in-8% 24 p. (Don de l'auteur). 

Hugo Sr.HLT.HARDT. geografH i slatistilce* Kartveliskich inzukoh. — Tillis, 
1899, I broch. in-8', 70 p. (Don de M. Michel Bréai). 

Oresle Nazahi. Vatura Ferme. -- Turin, 1900, 1 broch. in-8", 8 p. (Don 
de rauleur). 

Izrestia obchtchestva arrheo/oguii islorii t elnografii pri imperaforskom 

Kazanskom ouniversitete. Tome XVII, fasc. 2-3, fasc. 4. - - Kazan, 1901. 



r* décembre 1901. 

BoGORODiTZKii. prepodavttnii rousskavo iazyka. — Kazan, 1899, 1 broch. 
in-8o, 27 p. 

BoGOKODiTZKii. Otchcrki po iazukovédéniou i russkomou iazykou. — Kazan, 
1901, 1 vol. gr. in-8", 313 p. 



— XXXJ — 



PUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 
JUSQU'AU 31 DÉCEMBRE 1901 



Conditions de vente particulières aux Membres 

de la Société. 

Colleclion complète des Mémoires (tomes I à XI complets ; tome XII, 

fasc. 1 et 2) 177 fr. 

Volumes isolés : tome 1 12 fr. 

— tomes 11,111, IV, V, VI, chacun 15 fr. 

— tome VII 12 fr. 

— tomes VIII, IX, X, XI, chacun 18 fr. 

Fascicules isolés : chacun 3 fr. 

Table analytique des dix premiers volumes des Mémoires, . . 9 fr. 

Les volumes correspondants du Bulletin (sans exception) seront Joints 
gratuitement aux exemplaires des volumes complets des Mémoires fournis 
aux conditions indiquées ci-dessus. 

Les numéros du Bulletin dont il reste un nombre suffisant d'exem- 
plaires, à savoir les tomes IV à XI complets, et les numéros dépareillés 
des tomes I à III, sont mis gratuitement h la disposition des membres de 
la Société. 

Les tomes, I, Il et III du Bulletin, dont il ne reste plus qu'un très petit 
nombre d'exemplaires complets, peuvent être acquis, sans les volumes 
correspondants des Mémoires^ au prix de 20 francs les trois, ou, séparé- 
ment, 7 francs chacun. 

N. B. — Le 1" n" du lome I du Bulletin commence avec la page XXI des 
procès-verbaux des séances. Les pages I-VIII, IX-XX sont brochées avec les 
fascicules 1 et 2 du tome I des Mémoires , et ne peuvent en être séparées. 



Les commandes, accompagnées de leur montant, doivent être 
adressées à l'Administrateur. Le port est gratuit. 



— WMJ — 



AVIS 



Nos coniVèros s(nit inslamment priés de vériiior sur la 
liste i)ul)liéo ci-après les indications qui les concernent, et 
d'envoyer le plus tôt possible à TAdministrateur les recti- 
fications (ju'ils jugeraient utilos. 



^W^^^USTE 


DES MEMBRES ^^M 


LA SOCIÉTÉ DR 


LINGUISTIQUE DE PARIS ^^B 


AU 


a K'ËVIIIEB 1»UZ 1 


MEMBRES DONATEUns 1 


MU. r.A. .Sr^LI, PKac. AL.. 


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MH. Laâea Abbille. 


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Henri LabaY. 


Alexandre Alex androw sur. 


Gustave Lkcocq. 


C.-U Ascour. 




Louis Léo SB. 


Daniel U«iimi.enet. 




AbbÉ Albert Lepitbe. 


J. B*unoum de Coubten* 




A. Meolet. 


Philippe BERGtin. 




Paul Melon. 

f Demalrios oe Mihagios. 


Prince Alexandre BiBEar 




Alphonse Blanc. 




Paul Heyeb. 






Paul Olthaiiare. 


t Aleinndre Boutbuue. 




Gaston Paris. 


Paul BOTEB. 




Gfinéral Théodore Parheistieb. 


Michel Br«al. 




Paul Passï. 


Sophus Bl'gce. 


7^ 


M. Dom Pkobo H. 


Ph. Colin ET. 


HH 


Antonio PeSaciel. 


Georgas CouaiN. 




t Charles Ploii. 


Alexis Delaibe. 




John Hhïs. 


Harlwig Debbnbourg. 




Maurice Rooer. 


0. Donseb. 




Eugène Rolland. 


Edmond Duches^h. 




U' ROSAPELLÏ. 


Emile DUBASO-liKÉ VILLE. 




R. P. Saclelx. 


t Emile &WKII. 

Emile Ebsactlt. 




Ferdinand de Saussirk. 




A. -H. Sayce. 


Louis FisOT. 




Gustave Schi.uuberoer. 


t Jean Fleubv. 




Paul SÉBILLOT. 


t Christian Garmeh. 




iïmile Sebabt, 


Abbé£oi>»ET. 




Edmond SAnëchal. 


t GOULLET. 




Joban ^Tonu. 


Glacomo de Ghegorio. 




Léopold SlORK. 


Emile GuwET. 




Es. Tegnér. 


V. UAÏEnHELD. 




-]- D' Thoi.oîhn. 


I^uls tiAVET. 


Jt' 


UE TCHERNil/NÏ. 


ïiclor Uksh*. 


MM 


VilU. TaoasEN. 


Abbè n*atoT-Bi;iousT, 




Marquis de VoalË. 


t James Jackson. 




t Edward H. Whahton. 


Charles Jobbt. 




Colonel WiLUOis. 


Jean Kirbte. 




Ludvig WlUMER. 


Marquis ce Ubohi,e. 




e 

— j 



— XXXIV — 



LISTK HÉNfiBALK. 



MH. 



tHEtu-B (lii*:ieri)i professeur de luiiKue lalitie nu Colli^ge nationil, prb- 
(esHur de français k l'ficole supérieurp île gm^rri?, Ca»iila ilcl Correo 
116S, Buenoe-Aires (République Argenline). — É\u membre de la 
Société l« !3 mai ISBl ; membre perpéLuel. 

Adau (Lucien), prêsidenl de Chambre à la Cour d'appel, Rennes (llle-el- 
Vilaine). — Klu membre de la Socièlê le T Tëvrier I8S5. 

Adjahmn (llralchia), aneien élève de l'Ëcole pratique des liaiiti^s études, 
couvent arroËnlen. Ktchmladzin (Caucase), Hussie. — l\ln membre de It 
Société le 27 révHerlSO?. 

Ai.EXA.sDROwsKi (Alexandre), licencié es leltrsB, 94, boulevard de Purl-tlojal, 
Paris (V), — Élu membre de la Société le 28 mai 18S2; membre perp^ 
luel. 

Ahbuih DR JIIHAINVIM.B (ilftmir- Henry d'), membre de l'inslilul (Académie dei 
inscriptions et bel les-le lires), professeur de langues et litléralurea celti- 
ques uu Collège de France, dîrecleur de la Revue (:elliqne, 8t, boulevard 
Honlparnasse, Paris (XIV*). [Adresse de vacances: Jubainville, parlluppea 
(Vosges).] - Membre de la Société en lSil7 ; vinc-présidcnt en ISKI el 
1NS2; président en I8«3. 

Akhù (Alessandro), professeur au Lycée, 15, piaua Slaluto,. Turin (Italie). 
— Ëlu membre de ta Société le 18 janvier 1896. 

Ahcou (Graziadio L), associé étranger de riostilut de France (Académie des 
inscriptions et belles-lettres), sénateur du royaume d'Italie, professeur 
!i rim^titul royal, Uilan (Italie). — Ëlu membre de la Société le 2â juillet 
iKTGj membre perpétuel, donateur. 

Aiiiiixix (i-:douard), maître de conférences à l'Université, H, rue de Ja 
l'sullelle-Snint-HIlaire, Poitiers (Vienne). — Ëlu membre de la Société le 
23 février 1889. 

AvuoMEH (Le commandant Ëlienne-Fronpaû), directeur de rhlcole t^ulo- 
niule, a, avenue de l 'Observatoire, Paris (Vl'I. — Élu membre de ju So- 
ciété le 4 février I882i vice-président de 1892 t 1St)5. 

<0. Baim.v (Anatole), correspondant de l'Institut (Académie des inscriptions et 

belles-lettres), professeur bonoraire de l'Cniversité, 91, rue Bannicr, 

Orléans (Ixiiret). — Admis dans la Société en 1S66. 
Bai.lv (Cliarles), prlvat-docent A rLIniversité. tl, rue l'radier, Genève 

[Suisse). — Ëlu membre de la Société le 10 mars mUO. 
Bahuslenet (Daniel), professeur au Lycée de Douai, 1, rue du Vieiix-Har- 

ulié-aux-Poulets, Lille (Nord).— Élu membre de la Société le n dé- 

cembre 1892; bibliothécaire en 1893; membre perpétuel. 
Barmer de Mei.iard, membre de l'Institut (Académie des inscriptions et 

belles-lettres), professeur au Collège de K'rancc, administrateur de l'École 

spéciale des langues orientales vivantes, ï, rue de Lille, Paris (Vil*), — 

Membre de la Société depuis te 2 révricr IKKl. 
Bahon (Charles), maître de conférences A l'Université, Clermont-Perrand 

(Puy-de-mrae). — Élu membre de la Société le 23 janvier 1SS7. 
Barth (Auguste), membre de l'Institut (Académie des inscriptions el 

bel les- le lires), 10,ruer.araneiire,Paris(VI)'. — Ëlu membre de la Société 

le 10 mars 1873. 



i 



; ie. 3 iléwmtirt iSn. 

V. p., 5. Bolle, >. 3, L. fl, 
le la Société le 3 dècemtire 

- Élu membre de la SociÉl* 



— \\\V 

AiRTIUli.lliir (Adrien), vice-consul ilc Knince, Haracbc (Syrie septentrit)* 

nafe). — Élu membre de In Snci^lË le (6 février lUtt. 
Basskt (Hri)^]. corrcspondnnt de l'Inslitut (Académie des inscrinUons 

«l bPlIes-li^ttres). directeur de l'Ëcnle supérieure des Leltres, l'Agha 

46, rue Uinhclet. Uustnphn Ulger). — Élu membre de la Société le 

3 juin IRM. 
D*uui£cn i^JuIius). docteur en p1iiJiisoj>liic, 111,3, Hadetzkystrssse, 39, Vienne 

lAulriclie). — Élu membre de la Soi 
llA[1tlutl^ t>E bouHTKKAV (l^rof. D' 1.), 

Sai n l-l'é te rs bourg (Uusdiej. ~- Élu r 

INMI ; membre perpétuel. 
. Rxvtu (AlCredl, 17, rue Tournerorl, l'Br 

le U janvier iUlâ. 
BaIt.vack (Johnnnes], docteur en philosophie, 32, llospilaist rosse, Leipïig 

(Saie). — Élu membre de la Société le ÎO juin l8lilU. 
BKUjttii (Alexandre), prorcsscur' ad joint de Inni^ueel liltéraUire anglaises & 

l'L'niveNtlé.S», rucdeCondé, Paris (VI'), — Uembre de laSoeiêté en 1867. 
BaxouT-LrcT (L.). tO, rue Voltaire, Saint-Uermain-en-Lave (Seine-ei-Oise). 

— Élu membre de la Société le 3 février 1901. 

Behuer (Philippe), membre de l'instilut (Académie des inscrlpUons et bellea- 
tellres), professeurau Collège de France, 16, ijuai Voltaire, Paris {Vil*}. 

— Élu membre de la Société le 1" juin 1872; trésorier depuis le 
Il avril lH7i jusqu'au 31 décembre 1H9I ; vice-président en ISOO et 
en 1891; président en 18»; membre purjiéluel. 

BURU (Le professeur Jean), bibliothécaire de l'Académie roumaine, 135, 
ualea Victoriei, Bucarest (Roumanie). — Élu membre de la Société le 
} m&rs 1KH3. 

BiMSCO (Le prince Alexandre), tiS, rue de Courcelles, Paria (VIII*). — Élu 
membre de la Société le 6 juin IS7i ; vice-préiiidenl en 18B3, président 
en ISVi; membre perpétuel, donateur. 

Bik£las (D.), 50, rue de Varenne, Paris (Vll't. — Ëlu membre de la Société 
le 5 juillet 18gt. 

Bw.-n; (Alphnnie), professeur au Collège. 36, avenue Viclor-Hugo, Cette (Hé- 
rault}.— Élu membre de la Société le ÏOtévrier I87J; membre perpétuel. 

BuuciiKT (Edgard-lifi6rie/-Joi»p/i], élève dip1l^mé de l'École des langues 

bri«nlalHS, attaché k la Ribliulliéi|ue Nationale, 35, rue de l'Arbalète, 

Paris |V'|. — Élu membre de la Société le 30 juin l8Hi. 

10. BoiBAcj (Emile), professeur A l'Univerailé de Itruxellce, 11. rue Van El*- 

wijïk. Uclles (Helgiiiue). — Élu membre de la Société le 13 février 189S. 

BoiMiKK [Alfred), Le Kivage, par Chambèsy. Genève (Suisse). — Élu membre 
de la Société le 1" décembre IWO. 

BoMKiRH IMaru-Laui'-AHlui'ie-Giiilon). secrétaire perpétuel de l'Académie 
française, membre de l'Acndéraie des inscriplions et belles-lettres, pro- 
tM»eur de liiiérature latine au Collège de France, maître de confé- 
rences A l'École normale supérieure, S3, quai Con ti, Paris (VI*). — Membre 
de la Société depuis le 8 mai 1800. 

Uo!i!iAituoT(Kranç»i>i).archiviste-paléographe, conservateur de la Bibliothè- 
que mu^icipnlc^, les Cliormetteâ, Verdun (Ueusc). — Admis dans la 
Société en IHliX ; vice-président de m? A 1889 ; président en 1890 ; membre 
ticr|iétiiel. 

BosiMT (A.). Inspecteur général de l'Instruction publinue, 61, rue d'Assas, 
?tm (Vr). - Élu membre de la Société le 3 décembre USi. 




— ïwvj — 

« (Adhimar), chef de ImUillon en retraite, 16, pinca Saint-Pierre, 
Angoulétne (Charente). — ^:iu membre de la Société le tS mai 18113. 

BouoRT (L'abbé H.), curL> de Hennes-ks-Hsins (Aude). — Élu membre de 
la Soeiél^ le t d*eembre 1897, 

BoviËR-LiPiEitHE, professeur honoraire de l'Uni v^rsilé, membre de l'Aca- 
démie des Ans et Beltei-Lettrei de MAcon. i. rue de l'Asile, iguarlier de 
Bel-Air, HAcon iSadne-et-Loire). — Présenté pour être membre de la 
SociélË le» juin 1871} bibliothécaire du U mai 187)1 au 1" janvier 1H79. 

BovER {Paul-Jean-Varie-Gabriel), prutesseur de langue russe k l'Ëcole spé- 
ciale des langues orienlales vivantes. 54, rue de Bourgogne, Paris(VlI*i.— 
Élu membre de la Société le 8 décembre 1888; trésorier de 189! I I89i; 
vice-prtsidenl en 189» et en 1900 ; président en ,1901 : membre perpé- 
tuel. 

BftthL (}i\ehv\-JHUi-Alfi-eil). membre de l'Institut (Académie des inscrip- 
tions et belles- le tires), inspecteur général de l'enseignement supé- 
rieur, professeur de grammaire comparée au Collège de France, direc- 
teur d'éludée & l'Ëeole pratique des hautes études, 87, boulevard Saint- 
Michel, Pam (V-). — Membre de la Société en i»eii; secrétaire depuis 
1868; membre perpétuel, donateur. 
40. BuGOK (Sophus), professeur à l'Dniversité, i:hristiania (Norvège). ~ Élu 
membre de la Société le û janvier tH78 ; membre perpétuel. 

CjtUATO!! (Antoine), ancien élève de l'Kcole pratique des hautes éludes, 
ancien membre de l'Iicole française d'Exiréme-Urîent, attaché k la 
Bibliothèque nationale, 13, rue Malebriinche. Paris (V'i. — Élu membre de 
la Société le 19 janvier 1901. 

Callduko (Michel B. V.), docteur es lettres, inspecteur de l'enseignement 
secondaire. 30, maneu Bruttru, atrade Kanlanei, 14. Bucarest (Rouma- 
nie). — Élu membre de la Société le 8 mars 1879. 

Ca NT (Théophile), professeur au lycée Henri IV et A l'École des sciences 
politiques. 13, rue Soufnot, Paris (V). — Élu membre de In Société le 17 
décembre 1893; bibliothécaire de 1891 à 1898-, trésorier depuis le I" jan- 
vier 1899. 

Castiula (José-Maria), docteur es lettres, professeur au lycée, Oviedo (Es- 
pagne). — Élu membre de la Société le 1" décembre 1900. 

Cuabaubau (Camille), cliargé du cours de langues romanes è l'Universilé, 
Hontpellier (Hérault). — Élu membre de la Société le 31 novembre 1868. 

CuABOT (l'abbé Jean -Baptiste), i7, rue Claude-Bernanl. Paris (V). ~ Élu 
membre de la Société le 33 février 1895. - 

Charekcev (CAni'2ei-f<!Af-llyacinlhe Gouueer, comte de), membre du Con- 
seil généralde l'Urne, 73, rue de l'Université, Paris (Vif). (Adresse de va- 
cances: Sainl-HauricB-les-Charencey (Orne)|. — Membre de la .Société 
depuis l'origine el son premier secrétaire; bibliothécaire de 1868 A 1873 ; 
vice-président en 1874, 1883 et 1881 ; président en 1885. 

Cmii.ot (Prerre-Paul-NarciiM-Fernontf), Ueencié es lettres, élève île l'École 
pratique des hautes études, 11, rue de la République, Sainl-Banrtè (Seine). 
— Ëhi membre de la Société le 14 janvier 1893 ; bibliothécaire depuis le 
I" janvier 1899. 

Clabac, professeur au Lycée Montaigne, rue de l'ïvctte, Bourg-la-Reine 
(Seine). — Élu membre de la Société le 30 novembre 1901. 
80. CouNET (Philéraon), professeur à l'Université, Louvain (Belgique). — Élu 
membre de la Société le 30 juin 1892; membre perpétuel. 



J 



^^^^^^lÎst^Ë^ÎÊmbrË^^^^^^^^^B 


LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS ^t 


Alt 25 


FÉVRIER 1903 M 


MEMBRES UONATEUnS ^^^^| 


l»,,r...,.AS™L<.rKa,,A^^ 


. BIBEBCO. m™. BBÉAL. t J«„ ^^m 


MKMRRËs perpi::tuei.s. ^^^^ 


HM. Lucien Abeille. 


Henri Laray. ^^H 


Alexandre Alkxan»howski. 




r..-[. ASCOLI. 


^^^H 


Daniel Barbelenkt. 


At>t)# Albert Lepitrk. ^^^H 


J. Baudouin ne Codrtenay. 


^^^H 


Philippe Berueh. 


Helon. ^^^H 


Prince Alexandre Bihesco. 


t Deinetrio« de Mknagios. ^^H 


Alphonsf Blanc. 


Paul Heïeh. I 


F. BONNABDOT. 


Paul Olthauare. I 


f Alcinndre Boutroue. 


GaslOQ Paris. B 


Paul BoïitH. 


Général Théodore Pahuestieh. ^^^B 


Michel Bkéal. 


Paul ^^^H 


Sophus BuaoE. 


S. H. Uom Pedro ^^^H 


Ph. COUHET. 


MU. Antonio ^^^H 


GeorgM Cousis. 


t Charles ^^^^^Ê 


Alexis Uelaihe. 


John ^^^^1 


Ilartwig Dehenboubu. 


^^^^^1 


0. Do.iHEn. 


Eugène Rdlla.id. ^^^^H 


Edmond Dui^uesmb. 


U' ^^^H 


Emile UiiRAnti-OK£viLi.K. 


^^^^H 


t Emile EoGRn. 
Emile Erjiault. 




^^^H 


Louis FiNOT. 




1 Jean Fi.eubï. 


Paul ^^^H 


t Christian Gabnceb. 


^^^^H 


Abbé £OMSET. 


Edmond SË.tIcNAL. ^^^^H 


t GOULLEI. 


Johan Storm. ^^^^H 


Giacomo dk Ubeooiiio. 


^^^H 


Emile GuiiiET. 


^^^H 


F. lUVERMELD. 


^^^^H 


Louis Uavet. 


M"* de Tchernitzkv. ^^^^^^| 


Victor IUnry. 


MU. Vilh. Tbomsev. ^^^^Ê 


■ Abbé HËIIIOT-BUNDUST. 


Marquis ue VooCë. ^^^^I 


H t^BtiiB^ '*<^'<^o'<' 


f Edward R. Wuartdn. ^^^H 


H Charles Jobet. 


Colond WiLsois. ^^^^H 


H Jean KirstÉ. 


Ludvig W'iHUER. ^^^^H 


H Marquis ne Lauohde. 


^^^H 



K. lIoUTTJi, professeur suppléant k la Chnire d'arabe d'Onn, 9, rue des Jardina, 
Oran (Algérie). — Ëlu membre de la SocièU le !4 mars 1900. 

DucuESHB (Ctiarlet-Ei\monil), agrégé de l'Cniversité, 9, rue de Maislru, 
Paris (XVIII*). — Élu membre de la Société le 34 février ISOO; membre 
perpétuel. 

[)'vnAND-GRiviu.E(I^,mile-^/i'j:),17i,rue de Grenelle, Paris (Vil*) [dejanTJerft 
mars] et Bois-Briou, Angers (Maine-et-Loire) [d'avril A décembre], — £lu 
membre de la Société le t" avril (88! ; membre perpétuel. 

Ddte^s (AJfred), 13, rue Clémenl-Harot, Paris (VIII*). — Klu membre de la 
Société le 19 julllcUS79. 

liiTVAL (PauJ-Rubens), profesiteur de langue el de littérature araméennes 
au Collège de France, 11, rue de Sontay, Parii«(XVl-). — lîlu membre de 
la Sociélé le 18 février 1882; vice-président en 1880; président en 1886. 

UuVAU (Louis), directeur adjoint pour la grammaire comparée k l'ticole pra- 
tique des liautes études, 16, rue Tournerorl, l'aj'is (IV-j Jadreese de 
vacances ; Fosse, par Honlreuil-Uellax (Haine-et-Luire)|. — l-^lu membre 
de la Société le li décembre 1884; administrateur depuis le 1" jan- 
vier 1892. 

Éuoti (Georges), ancien membre 'lu i ■i-ii -. .i^n- 'le l'instruction pu- 
blique, professeur honoraire 'Ui i ii i» i :, me dul'ré-aux-f.lerce, 
Paris (Vil*). — Élu membre J'- I .-. ■ . ■ . ■ . . u IXHU. 

Ernm'i.t (Émilc-Jean-JIfarîe), prnf'--- m ■ I i nn.i-ii'-. ',■, rue Saint-Maixenl 
Poitiers (Vienne). — Élu membre de lu Swii-lé le 18 décembre 1875; 
administrateur de 1883 au Si mai 1881: membre perpétuel, 

EsTLAHPEB (Karl-fi.), professeur à l'Université, llclsingrors (Finlande). ~ 
Membre de la Société en 1807. 

Étiej-nb (E.), professeur au lycée, chargé de cours à l'Univer.iité de Kancy, 
79, faubours Saint-Sébnslîen, Maiéville, par Hancy (Meurthe-et-Moselle). 
^ Élu membre de la Société le 6 décembre 1890. 

Fav (ProtesBor ICdwin W.), Universily ot Texas, SlOt, Universily Avenue, 

AuBlin (Texas, États-Unis). — Élu membre de la Société le 15 décembre 

ISOi. 

n. FÉCAMP (Albert), professeur adjoint à rilniverailè, bibliothécaire en chef 

de la Bibliothèque universilnire, 18, nie l'ilot, Monlpcllîer (Hérault). 

— Élu membre de la Société le 13 janvier 1877. 

FsnHAHn (Gabriel) vice-consul de France, 80, boulevard de Port-Uoyal, 
Paris (V*). — Élu membre de la Société le 30 novembre tOOl, 

FInot (Louis), directeur-adjoint pour la langue sanscrite & l'École pratique 
des hautes études, directeur de l'École rran^aîse d'Exlréme-U rient, 
Saigon (Cochinchine),el 38, rue Vauquelin, Paris (V). —Élu membre de 
la Société le 25 juin 1892; Lréâorier de 1895 â 1898; membre perpétuel. 

FOt'RMKK (Albert), professeur b l'École supérieure des Lettres, 8t, rue 
Hieheict, MusUpha (Alger). — Ëlu membre de la Société le 5 mai IBSt. 

GaiuOï (Henri), directeur d'études pour les langues et lilléralures celtiques 
k l'École pratique des hautes éludes, professeur à l'École des scieiii-es 
politiques, directeurde la revue M^/u»"ie, 22, me Scrvandoni, Paris (VP), 

— Membre de ta Société en 1867 ; ad mi nisl râleur de 1870-1871 au 27jnnvier 
1877 : vice-président en 1879 et 1880; président en 1881. 

Gasc-UesfossÏs (Alfi'ed), professeur au lycée Fuidlierbe, 5, square Jussieu, 
Lille (Nurd). ~ Ëlu membre de la Société le S mars 1889. 



— XXXV — 

r (Adtiet», *ic«-con3ul de tnatce. Msrache (Syrie MpUnlHo- 

ntle). — Ëlu membre dir la SoâHt le 16 février 1864. 
Basset (Kcité}. corresponilnnl de l'Instïlut lAcadémie des inscriplinnï 

et b«lle4- Ici très), diredcur de l'École supérieure des Lfllfps, l'Allia 

W. rue Michelct. Miislapha (Alfccr). — f:\a membre do la Société le 

S juin IHMK. 
UAUbisciiLJiilius). docleuren philosophie, III.S, Ra'lelEky>.trag9e,39, Vienne 

(Aulrichu). — Élu membre de la SociélC- le 3 décembre 189!. 
lUiinour^ HE Ci>iikTe.iir (Prof. D'J.). Ismajltiw. p., 5. Rolle, N. 3, L. 0, 

Sai ni -Pfters bourg (Huasie). — Élu membre de la Sociélè le 3 décembre 

tlIKI ; membre perpétuel. 
. Baueh (Alfrctl), 17, rueTournefort, Paris (V'|. ~ Ëlii membre de la Société 



9jaiiïj 



r 1875 



t (Johannesj, docteur en philosophie, 32, llo»pilalstrassc, Leiptig 

(Saxe). ~ Élu membre de la Société le 36 juin ItWU. 
Skuaue (Alexandre), [irofessaur-adjoinlde iHUgueel liltéralure anglalsesA 

rttniyersité,39, ruedeCondé. farUiVf). - Membre de la Société en 1807. 
BtirotsT-LucY (L.l, W, me Vottaîre, Saint-Germain-en-Luïe (Seine-et-Oise). 

— Élu membre de la Société le 2 réirier 1901. 

Bkbuek (Philippe), membre de l'intitilul (At^adémle des însi^riplians et belles- 
lettres), professeur au CullÈgo de France, JB, quai Voltaire, Paris (Vil'). 

— Ëlu membre de la Sudtlè le 1" Juin UTS ; Ir^surîer depuis le 
Il Bïril 1871 jusqu'au 31 décembre 1891 ; vice-prèBidenl en 18W et 
en isel; président en 189S; membre perpËliiel, 

BiAiiti (U professeur Jean), hibtiolhteaire de l'Académie roumaine, 135. 
calea Vicloriei, Uucarest (lloumanie). — Élu membre de la Société le 
3 mars 1883, 

BiBI!s>;o (Le prince Alenandre), «9, rue de Courcelles, Paris (VIU*). — Élu 
membre de la hociéii- le 6 juin 187i ; %ice-prèsident en 1893, pri-sidenl 
en tB9l; membre iicrpéLucl, donateur. 

BiK£r.Ae (D.), Ifl, rue de Varenne, Paris (Vll'l. — Élu membre de la Société 
le 3 juillet I88t. 

Buse: (Alplionse), professeur au CiillÈae, 36, avenue Viclor-liugo, Celle (Hé- 
rault).— Klu membre de la Société le 20févrkrlS7^: membre perpétuel. 

l)i.i)ciir.T {Ed);ard~iiabrielJonph), élève dipWmé de l'École des langues 

orienlalïs, allucbé a la Bibliolhéciue Nationale, 35, rue de l'ArbalÈlc, 

Paris (V*). — filu membre de ta Société le M juin 1891. 

0. Uo[s*ct( (fimile), professeur h l'ilniversilé de IlruxelIeH, U, me Var Ele- 

wijïh, ixelles (Belgitiuc). — Élu membre de la Société le 13 février 18»î. 

BoissiKii (Alfred), 1^ llivage, par Cliamliésy, Genève (Suiïse). — Élu membre 
de la Socii'l.' !.■ l-'iléeemt.relBOO. 

BoitisiEii ( !/..■ ..■ I ■■■<, - I;,'. . ,.-i;rnion), secrétaire perpétue! de l'Académie 
fraricai-i' ■ ',. ..Icmie des inscriptions et belles-lellreB, pro- 
fesseur ■■ Mi.> au Collège de France, maître de confé- 
rence^ .il |...i,i:.. :,. ^Lui^rioure,23,quaiConti, Paris (VI-). — Membre 

do la Sociéli: depuis le H moi IMO». 

Boii!(AMDOT(François),arcliivigte-pBlèographe, conservateur de la tiibliothè- 
quo municipale, les Charmcttes, Verdun (Meuse). — Admis dans la 
Société en 1808; vice-président de 1887 à 1889 ; président en 1890; membre 
perpétuel. 

BosKEnr (A.), inspecteur général de l'Instruction publique, .M, rued'Assati, 
Pariit(Vl-). — Élu membre de la Société le 3 décembre 1882. 



L 



- xl - 

llAbvioK, 40, rue des KiMJle», faris iV). — tlu membru de la SocJêlË le 
20 noTembre fB86. 

H^vERFiRLD (P.), professeur i Chrisl-Church, Difgrd (GraiMlc-Bralagne). 
— Élu membre de la Sotiiïlé le 18 novembre 1*82; membre perpétuel. 

H*vsT (Pieirr-jB (ni ne- Louis), membre de l'Inslitul (Académie des iiiscrip. 
lions el bel les-le lires), professeur de philologie Uline au Collège de 
France, chargé de cours â l'Université, directeur d'études pour la philo- 
logie latine à l'École pratique des hautes éludes, 5. avenue de l'Opéra, 
Paris (I"). — Élu membre de la Société le 20 novembre iSW; secrétaire 
adjoint de J870 h IB82 ; membre perpétuel. 

Hemiv (Victor), professeur de sanscrit el Rrammaire comparée à l'Uni- 
versité de Taris, 95, rue lloudan, Sceau» (Seine). — Élu membre de la 
Société le S! janvier 1881 ; membre perpétuel. 

HÉntOT-BDNOUST (L'abbé ilUnne-Kiigéne-houis). — Élu membre de la 
Société le 18 novembre 1887 ; membre perpétuel. 

HoLBAN (Michel G.), vice-consul de Houmanie, S, rue Saint-Léger, lïenÈve, 
(Suisse^ et Uogosasti, par Hihacleni (Houmaaie). — Élu membre de la 
SocièLë lel" décembre 1891. 

IloLi.EAVK (Maurice), professeur il l'Université, 9, quai de la Guillotière, 

Lyon (Rhàne). ~ Élu membre de la Société le DO avril 1892. 

■ lo. Hb'AKT (Clément-l>n6aM/l), consul de France, professeur de perian k l'Ëcole 

spéciale des langues orientales vivantes, 43, rue Madame, Paris (VI'). — 

Élu membre de la Société le SI juin 1809; vice-président en 1901 et en 1902. 

Ihbeiit(J.), receveur de l'enregistrement et des domaines, Honsol (tthAne) 
[cheuiin de fer, Beaujeu]. — Élu membre de la Société le U décembre 1889. 

Job (Léon), docteur ôs lellres.proresseuraulycèe, 2,ruedelaH«i;he, Nancy 
(Heurihe-et-Hoselle). — ^lu membre de la Société le 21 novembre t88â. 

Jouet (Pierre-Loaû-C.hB.riea-lticlianI), membre de l'Institut (Acodémie des 
inscriptions et belles-lettres), professeur honoraire de l'Université d'Ai»- 
Marseille, 59, rue Madame, Paris (V1-). — ti\i membre de la Sueiéié le 10 
janvier 1871; vice-présidi:nt en 1000 et en 1001 ; président en 1902; 
membre perpétuel. 

Keller (Ollo), professeur k rrniversité, 2, Kreuzherreoplatz, Prague 
(Bohême). — Élu membre de la Société le It janvier 1893. 

Ker.n (II.), professeur de sanscrit b l'Université, 41, ^oo^deinde, Leyde (Pays- 
Bas).— Élu membre de la Société le 15 mars 1873. 

KinsTE [Ferdinand-Otto-lean), professeur de philologie orienlale k l'Univer- 
sité, 4, Jiingfcrngasse, Graz (Styrie). — Élu membre de la Société le 7 
janvier 1882 ; membre perpétuel. 

Krers (Adrien), professeur à l'École alsacienne, 89 avenue d'Orléans, 
Paria (XIV). — Élu membre de la Société le 14 décembre 1901. 

I^NOnoE (Le marquis Joseph ok), archiviste aux Archives nationale s. 25, 
quai d'Orsay. Paris (Vil"). — Élu membre de la Société le '29 décembre 
1873 : membre perpétuel. 

LAUBei(T(Charles-/fenn*),mBttrudeconférence5hl'Université, 7, rue de l'École 
de Droit, nijon (C6te d'Or). — Élu membre de la Société le 3 mai 1890, 
lin. Lahoucue (Léon), capitaine ftl'filat-Major particulier du génie, fl; 



Léonard, Angers |Hai 



It-Lojre). - Élu n 



e de la S 



É 



— KXXïlJ — 

Comte (Chartes), proti!sseur nu lycéi^ Condorcpt, 52, rue d'Amsterdam, Paris 
(IX*), — É\a membre de la Société le 4 février 1SB3. 

Co.iETANs (ttopo\A-Eiifj*ne), protea^ejr h rUniversilè d'Ail -Marseille, 46, 
cours Garobetta, Aix-en-Provence {Bouches-du-Rhdne). — l-1lu membre 
de 1b Société U i juin IB9B. 

Cornu (Jules), professeur à l'Université, Grar {Styriel, Auiriciie. - Kiu 
membre de la Société le 10 juillet ISTi. 

CoDBRonxE (Louis), professcuT au lycée, 10, rue de Pettre, Nantes (I^ire-lo- 
férieure), — Élu membre de la Société le 25 janvier IS'9. 

CocRANT (Maurice), secrétaire interprète du ministère des alTaires ttran- 
Cferes pour les langues chinoise et japonaise, maître de conférences A 
l'Université de l.yon, professeur prés la Chambre de commerce de Lyon, 
3, chemin du Chancelier, Ecully (Fhdne). — Élu membre de la Société le 
T avril 1900. 

CousiK (Georges), maître de conférences ï rUniversiié, 15, rue Saint-Lam- 
bert, Nancy (Meurthe-et-Moselle). — Élu membre de la Société le 
$ février 1800; tnemtire perpétuel. 

Cusï (Alberli, professeur au lycée, Tulle (Corrèie). — Élu membre de la 
Société le dmailSOl. 



is (V). — Élu membre de 



David (Hené), ingénieur, 60, rue des l-Zcoles, 
la Société le IK février 1882. 

Dei^ibe (Alexis), 238, boulevard Saint-Germain, Paris (VII*). — Élu membre 
de la Société le 18 novembre 1878 ; membre perpétuel. 
, Deupla^e (A.), chef de bureau au Ministère des travaux publics, 244, boule- 
vard Saint-Germain, Paris (VI1-). — Admis dans la Société en 18«8. 

Delondrb (Gusiave), 16, rue Moulon-Duvernet, Paris (SIV). — Membre de 
la Société en 18SS. 

Delprin (Gaétan), directeur de la Médersa, Alger (Algérie). — Élu membre 
de la Société le 30 Juin 1SS4. 

DBRENMi'Ha (Hartwi);), membre de l'Institut (Académie dee inscriptions 
et belles -lettres), professeur d'arabe littéral à l'École spéciale des 
langues orientales vivantes, directeur d'études pour la langue arabe, 
l'Islamisme et les religionsde l'Arabie Ji l'École pratique des hautes éludes, 
professeur honoraire du Séminaire Israélite, 30, avenue Henri Martin, 
Paris (Wl't, — Membre de la Société depuis 1866; secrétaire adjoint de 
lB«e A 1868 ; membre perpéluet. 

1)1 A HANTA RAS (AchilIc S.), Cssteloriio (Tufjuie d'Aaie). — Élu membre de la 
Société le 29 juin IMl. 

DtAMU (Jean .V.), licencié es lettres, dipICmé de l'École pratique des hautes 
éludes, professeur ou séminaire central, Bucarest. — Élu membre de 
la Société le T février 1N9I. 

DmiGO (D' Juan M.}, professeur de lilléralure grecque à l'Vnlversilé. 110, 
San Ignacio, La Havane (Cuba). — Élu membre de la Société le 15 dé- 
cembre 1891. 
lk)^NER (0.), professeur de sanscrit et grammaire comparée A l'Université, 
Helsingfors (Finlande). — Élu membre de la Société le <9 juin 1889; 
membre perpétuel. 
DOTTiN (H*nrt-Georges), professeur-adjoint A l'Université, 10, rue du 
Thabor, Rennes (I Ile-et-Vilaine). — Élu membre de la Société le 6 dé- 
cembre 1884 ; bibliothécaire de 1888 h 1891. 



bL U. avenue Ile l'ObserTaloirp, raris<XIV'). — Membre <k la Sucièlû en 
1867; vice-présidenl en IR77 el en 1879; président en i»M. 

llKIIJ.ET(Antoine),din!cLeur(nljoint pour la grammaire comparée cl 1» langue 
zeadv Ji l'École pratique den hautes ËtudEs, chargé du cours de Intigiie 
arménienne k l'I^.cole spéciale àes langues orienlsles vivantes, 34, bou- 
levard Saint-Michel, Paris (VI*}. — fâu membre de la Sociélë le 23 tt- 
vrier 1889; membre perpétuel. 

ItËtÉKK (Ifcnri'Gaston], pmresseur agrégé de l'IIniversilË, h, rue Corneille, 
Paris (VI*]. — È\n membre de In Société le 8 mars 188». 

Melo-c (Caul), 24, place Malesherbca, Paris (XVIJ*).— Élu membre de la So- 
ciale le IV novembre 1870; membre perpétuel. 
140. Mesdez-Bejaraso lUario). membre du Conseil royal de l'Instruction pir 
blique, professeur de lilléralure k rinslitut, catle di' la Luna. 31, pr", 
Madrid ItRiiRgne). - Ëlu membre de la SoclÉlé le 33 avril 1808. 

MKBWiknT (K.), docteur en philosopliie, professeur k l'AL-adémle Marie- 
ThérÈSB el il la Franï Josepli-ltealscbule, XX, llnleTliergergasse, î. Vienne 
(Aulrichei. — Klu membre de la Hociùlè le SI juin 18S4, 

Heunirn (l.'nlibé J.-M.), ancien élève du l'École pratique des hautes Aludes, 
licencia ts ktlrcs, professeur ù l'instiluliun Saint-Cyr. Nevers (Mëvre). 

— f.la membre de la Socitli''. le 17 décembre 18Q8. 

Hkykh (Alphonse), professeur au lycée, I, rue du Séminaire, Cahors (Lot). 

— Élu membre de la Société le 6 février I87S. 

MKYBa iMarie-Vmii-llyaeiitthe). membre de l'Insiiiul (Académie des inscrip- 
tions et IrellcS'Ic lires), professeur de langues Pt litlêrnliires de l'Europe 
méridionale au Collège de France, directeur de l'École des Charles, l'un 
dc3 directeurs de la Hantania, 16, avenue de liabourdonnais. l'aria (Vil']. 

— Membre de la Société en 1867; membre perpétuel, 

Miiiiii iCliiirles), professeur h l'Université, 42, avenue DIonden, l.iége 
(licii-Kiiicl,— Élu membre de la Société le 18 février 1878. 

MoicL II)' K.-tieo.). diplAmé de l'École pratique des hautes éludes, lauréat 
de l'Institut de France, professeur agrégé de philologie romane k l'I'ni- 
versité impériale et royale, professeur h la Cesko-slovanskA Akndcmic 
obchodni, II, VySehrad, IBtl. Prague (Kohéme). — Élu membre de la 
Société le 21 novembre 1K8â; administrateur en 1800 et 1891. 

UoNSRun (Rugfcne), professeur k l'Univertité, B!, rueTraversiére,BruxcllDS, 
(Relgiqne). — Élu membre de la Suciélé le 9 janvier ISSii. 

MosTAtiiiK, professeur h Amhersl Collège, Amherst (MassachuHsets, États- 
l<nis d'Aiiiériquei. ~ Élu membre de la Société le 30 novembre 1880. 

MoNTHiTONNKT (Jacques-lt.), éléve chancelier, drogman du consulat général 
do France il La Cnnéc lOétcj; Ui Chapelle-de-la-Tour (I«érc). [Adresse 
permanente: 6, rue de FUrstemberg, Pans (Vp|]. — glu membre de la 
Société le S décembre 1803. 
lu, JfowAT (Ilobert), chef d'escadron d'artillerie en retraite. 10, rue des Feuil- 
lanlines, Paris (V"), — Membre de la Sodéli' depuis l'origine; président 
en 1878. 



OkTHAUiiiiii (Paul), profesïieur à l'Université, 32, chemin du Kanl, Servelte, 
tienève (Suis»*). — lîlu membre de la Sociélé le 27 mai IK7(1 ; membre 
perpétuel. 

USTUOFI' (llermann), professeur k l'Université,- 35, Mlnchbolslrasse, Hei- 
delberg (Grand-Duché du llade). — Élu membre de la Société le 8 juin 1805. 



i 



— XXXIX — 

GAUDEmot-DitiioHiirnis (U.), «ecréUiire-biblioUièeaire ds l'École spËciale 

clcK langues orientâtes vivsntes, !, rue de Lille, Toria (Vif). — Élu 

membre do la .Sodtl« le 24 mai 1000. 
GjtUTiitDT (Robert), proresftcur au lycée. 31, rue d'AusterliU, Tourcoing 

(Hi>rd). — Élu membre de ta Snelilé le t dAcembrc 1Btt7. 
Gkl.lëk (Sarcuit-MariBiîli*n-¥trnatu\}, membre de la SociêlC HCndÉmique 

de l'Oise, Mureaumont, par Formerie (Oise). — Élu membre de la Société 

le Sg mai 1897. 
Giuitnns (Jules), directeur adjoint pour les langues romance à l'École 

pratique des bauLcs éludes, 2, place de la République, Levallois-Perrel 

(Seine). — Élu membre de la Société le 2S avril t87T. 
«. GosKET (L'abbé), maison Sainle-Catlierine, Écully (llbfloe). — Élu membre 

de la Société le 12 juin 1875 ; membre perpétuel. 
CnitrFiK (Mgr R.), professeur & l'Iostilut calbolique, i7, rue d'Assas, Paris 

(Vf». — Élu membre de la Société le 8 murs 18B0. 
UftAimoNT (Maurice), maître de conférences h l'Université, Montpellier 

(Hérault). ~ Élu membre de la Société le 11 décembre 18*9. 
tin^'iijGE.vT (Charles-)/,), professeur à rUoiversité de Harvard, 107, Wal- 

ker Slreet, Cambridge iHassachussets, Étals-Unis d'Amérique). — Élu 

membre de la Société le 39 mai 1886. 
Crakserie (Raoul de ijt), docteur en droit, juge au Tribunal, correspondanl 

du Minislère de l'instruclion publique. 4, rue de Uourbon, Rennes (Itle- 

et- Vilaine) — Élu membre de ta Sociélé le U mai 18S7. 
GrÉiIrii (Octave], membre de l'Iostilut (Académie fransaiso et Académie 

des sciences morales el politiques), vicc-recleur de l'Académie de Paris, 

A ta Sorbonne, Paris (V*). — Membre de la Société depuis le 14 dé- 
cembre 1889. 
Gh£co[rk (Antoine), docteur en philosopliie et leltres, tO, rue des Wallons, 

Liège iDi^lgique). — Ëlu membre de la SocièlË le iS février 1BS6. 
GMKOonio (Giacomu uk), professeur li l'Université, 297, Stabile, l'alernie 

(Sicile). — Élu membre de In Société le 1" décembre 1900; membre per- 

GuEB (Cliarles Gutrlin jie), licencié es lettres, diplômé de l'École pratique 
des hautes études, directeur du Bulletin det Parltri normandt, ib, quai de 
InTournelle, Paris (V). — Ëlu membre de laSociélâle3 dêcembr.! 1899. 

Gdiuet (Éroile), place de la Hîséricorde, Lyon (Rbâne), et au Musée 
Guimcl, avenue d'Ièna, Paris (XVI']. — Élu membre de ta Société le 2S 
janvier 1881: membre perpétuel. 
100. GusTjirssnii (tloctcur fr'ulaU-Vladimif), professeur de littérature latine h 
l'Université, I, Andree|;atan, Kelsingfors (Pinlanile). — Élu membre de 
la Société le lU mai 1885. 

IUl^vy (Joseph), directeur d'études pour le« langues éthiopienne el bimya- 
rite et lus langues touraniennes â l'École pratique des hautes études, 38, 
nicAumaire, Paria (111*). — Élu membre de la Société le 13 janvier 1872; 
vice-président en 1886 el 1887; président en 1888. 

lUsDEU (Sogilan-Petriceicù), membre de l'Académie roumaine, de la So- 
ciété littéraire serbe, etc., professeur de philologie comparée i l'Uni- 
versité de tlucareat, directeur général des Archives royales, membre du 
Conseil supérieur de l'instruction publique, directeur de la revue Co- 
lumna lui Traiiuiù, rue HibaluvodA, Bucarest (lloumanie). ~ Élu 
membre de la Société le 4 février 1882. 




IlituviON, 40, rue de» Éuoles, faris (V'j. — Élu membre i 
!0 novembre 1886. 

Uavbrpikld (F.), proresseiir k Chrisl-Church, OxFord (Grande-Bretagne). 
— ËIu membre de la Soctélè le 18 novembre 1882; membre perpétuel. 

Kavet iFieitv-Anloiae-LouiB), membre de l'inalilul (Académie des inscrip- 
lione el belles-lettreel, professeur de philologie latine au Collège de 
Frant^e, chargé de cours ù l'Université, directeur d'études pour la philo- 
logie latine k l'Érole prali(|ue des hautes éludes, i. avenue de l'Opéra, 
Paris (I'-]. — l^lu membre de la Sociélé- le 20 novembre 1869; secrétaire 
Bdioint de 1870 à 1S82 ; membre perpétuel. 

Henhï (Victor), proresseur de sanscrit et grammaire comparée à l'Cnî- 
versité de Paris, 95, rue lloudan. Sceaux (Seine). — Klu membre de la 
Société le 22 janvier 1881 ; membre perpétuel. 

UÉRtOT-OuNOusT (L'abbé Êlienne-Eiigfne-touis). — fClu mcmbri' île la 
Société le 19 novembre 1887 ; membre perpétuel. 

HOLBAN (Michel G.), vice-consul de Roumanie, 2, rue Sainl-Léger, Genève, 
(Suisael, et Mogosaati, par Mihacleni (Houmanie). — Élu membre de la 
Société le 1" décembre 189i. 

II01.1.EAUS (Maurice), professeur à l'Université, 9, tjuai de la Guilloli*ro. 

Lyon (Rhône). — t.\tx membre de la Société le 30 avril 1892. 

lH. HcAHT (Clèment-dnlDw/Oi consul do France, professeur de persan à l'École 

spéciale des langues orienlalus vivantes, i3, rue Madame, Paris (VI'), — 

Élu membre de la Sociale le3t juin IBM; vice-président en 1901 et en 1902. 



Ime 



-Ëlun 



Job (Léon), docteur es leltres,prores9euraulycÉe, 2,ruede laHiiche, >ancï 
(Meurthe-et-Moselle). - Élu membre de la Société le 21 novembre 188b, 

loMT{PUrit-Loaii-r.har\et-Hichard), membre de l'Institut (Académie des 
inscriptions et belles-lcltres). professeur honoraire de l'Université d'Aix- 
Marseille, 59, rue Madame, Paris (VI*). — Élu membre de la Société le 10 
janvier ISTi ; vice-président en 1900 et en 1U01 ; président en I«I3; 
membre perpétuel. 

Kelleh (Otto), professeur h l'Université, 2, KreuzherrenpIatz, Prague 
(Bohême). — Élu membre de la Société le H janvier 1803. 

Kern (H.), profestieur de sanscrit à l'Université, il, Noordeilide, Leyilc (Pays- 
Das).— Élu membre de la Société le 15 mars 1873. 

KlBsTE (Perdinand-Otlo-leiDj, professeur de philologie orientale â l'Univer- 
sité, *, Jungferngasse, Graz (Styrie), — Élu membre de la Société lu 7 
janvier 1882; membre perpétuel. 

Kbgbs (Adrien), professeur à l'École alsacienne, 89 avenue d'OrléaoB, 
Paris (.\iV). — Élu membre de la Société le ii décembre 1901. 

Labonde (Le marijuis Joseph 
quai d'Orsay, Paris (VI1-). - 
1873; membre perpétuel. 

Lahbïht (Charles-Henri), inaitredeconférencesù l'Université. 7, rue de l'École 
de Droit, liijon (Cùte d'Or). — Élu membre de la Société le 3 mai 1890, 
110. Lahoij'ciii! (Léon), capitainetl'Étal'Major particulier du génie, 63, rue Saint- 
Léonard, Angers (Maine-et-l.uire). — Élu membre de la Société le 29 fé- 
vrier 1896. 



É 



ie;ailminislraleur vi 

) et en 1B81 : prf^sidenl e 



Larat (Henri), capitaine d'infanterie de marine en retraite, I, rue Sainte- 
Geneviève, Versailles {Seine-el-Oise), — Élu membre de la Société le 
31 mai I8»0; membre perpétuel. 
LAuneNT, professeur au Collège Slanislas, 9, rue du Hont-Psrnasse, Paris 

(Vf). — Élu membre de la Sociél» le li avril fSR3. 
IdtBHBTON (Le r. Jules), de la Compagnie de Jésus, docteur es lettres, 
Balea Place, Caulerbury (Grande-Bretagne). — É\u membre de la 
Société le U janvier IBW. 
Licocy (Gustave), 7, rue du Nouveau-Sifecle, Lille (Nord).— Élu membre de 

la Société le 3 mai 1890 ; membre perpétuel. 
Ut Fora» (Henri), ï&S, rue de Ilivoli, Parisd"). — Élu membre de la Société 

le It mai ISeS. 
LaoBR (liouis-fou'), membre dr l'Institut (Académie des inscriptions et 
bellee'lettres),profet>^ur honoraire i l'École spéciale des langues orien- 
tales vivantes, professeur de langues et littératures slaves au Collège de 
France, protesiteur A V('.cri\c de guerre, t3, rue de Uoulainvilliers, Paris 
(XVI').— Membre de la Société depuis l'urigii 
sident de 1866 A I8GV ; vice-président en t»» 
1883; membre perpétuel. 
LuAY (L'abbé P»a\-Anloiiir-AuguMlin), professeur i l'Institut catholique, 
116, rue du Cherche-Midi, Paris (VI'). — Élu membre de la Société le H 
mal 1890; vice-prèsidenl en 1X96 et en 1897; président en 1K98. 
La HRSTOun (Paul), licencié es lettres, ancien élève de l'École pratique des 
hautes études, professeur de rhétorique au collège, 3, place du Morbihan, 
Vannes (Morbihan). — Élu membre de la Société le 18 janvier 1896. 
LepiTRE (L'abbé Albert), docteur èa lettres, professeur de grammaire com- 
r parée h l'Univeraitê catholique, 10, avenue de Hoailles, Lyon |Rh6ne). 

— Élu membre de la Société le 30 novembre 1901. 
L Ile. Lévi (Sylvain), professeur de sanscrit au Collège de France, directeur 

L d'études pour la langue sanscrite, â l'École pratique des hautes éludes, 

H 9, rue Cuy-de-Labrosse, Paris (V»). — Élu membre de la Société le lOjan- 

H vier 1885; vice-président en 1891 et en 1892; président en 1893. 

H LltTADD (Le docteur Alexandre), médecin inspecteur des eaux, correspon- 

H danl de l'Académie de médecine. Plombières (Vosges); et : 3, rue Gay- 

H Lussac, Paris (V). —Membre de la Société en 1866; vice-président en U'02- 

H LiNDBAV (Prof. W.-U.), The University, Saint-Andrews (Ecosse). — Élu 

H membre de la Société le 8 juin 1S95. 

H LoTB (Joseph), correspondant de l'Institut (Académie des inscriptions et 

H belles lettres), professeur à l'Univeraité, doyen de la Faculté des lettres, 

^Ê It, faubourg de lledon. Rennes (Ille-et-Vilaine).- Ëlu membre delà So- 

^^^^ ciélé le 25 mai IS78. 

■ ' 

1 



ICaioret (Roger), diplômé de l'École spéciale des langues orientales vi- 
', rueTaitbout, Paris (IV). — i^lu membre de la Société le 2f fé- 
vrier 1900. 

I ■arissui'X (l'aul), professeur au lycée, 19, place de Vainquai, Sainl-Omer 
(Pas-de-Calais). — Élu membre de la Société le 1'- décembre 189t. 

' HAapBHO {Camilte-Charlei-Qaslon), membre de l'Institut (Académie des 
inscriptions et belle s- le lires), professeur de philologie et archéologie 
égyptiennes au Collège de France, directeur d'études pour la philologie 
et les antiquités égyptiennes & l'École pratique des hantes études, di- 
recteur générai du aervica des antiquités en Egypte, Le Caire (Egypte), 




- xiiv - 

>(Kugène}, chiteiu detirantmont.iAunay-soue-Aune 
(Eure-et-Loir), el à Paris, 3, rue des Clianliers ( V-). — Admis dans la So- 
ciété en 1S6S; membre perpétuel. 

RosjtPELLt (Le docteur JVnn'e-Charles-Lèopotd), ancien Interne des hApilaux, 
10, rue de Buci, Paris (V1-). — Ëlu membre de la Soclêlè le 27 m&i tS76; 
vlce-prèsidenl en 1898 et en 1899; président en IBOO; membre perp*luel. 

RoussEi/)T (L'abbé t'ierre-Jean),docteurÈ5 lettres, professeur i l'Inslitutca- 
lliolique.direcUurdu laboratoire de phonétique expérimentale (tu Collège 
de France, !3, rue des Fusse s-Sainl-Jatqu es, Paris (V). — Élu membre 
de la Société le 17 avril 1»86; vice-prËsIdent en 1M91, prËsIdenl en 1895. 

Sahbathikr iPaul), agrégé de l'rniversîtè, 15, me dn Cardin al -Le moi ne, 
Paris (V). — Klu membre de la Socii^lé le 28 décembre 1889. 

Saclel'x (I.c R. p. Ch.), missionnaire apostolique, 30, rue Lbomond. Paris 
(V<). — l^lu membre de la Société le 7 avril 1891-, membre perpétuel. 

SMiitAN ILaiarc), docteur es lettres, nocien professeur suppléant i l'Uni- 
versité de Bucarest, professeur libre b l'École pratique des houles 
éludes (scrlion des sciences reliHieuses), 3, rue des Feuillantines, 
Parit (V'). — Ëlu membre de la Société le 18 mai 1901. 

StNDFXLD-jRiiSEN (Kr.), docleur en philosophie, Nordre Frihavnsvej 6, VI, 
Copenhague (Danemark). — Élu membre de la SuciËté le 7 mai IB9S. 

&Ai*ssL*iit:(FerdinaDd M), professeur à l'Université, Genève (Suisse). — Élu 
membre de la Société le fi mai 1876; accrélaire-adjoint de 1883 A 1891; 
membre perpétuel. 

Sayck (Arehihald-lienry), professeur é l'Université, Oxford (Grande-Bre- 
tagne). —Ëlu membre de la Société le 5 janvier 1878; membre perpétuel. 

S(:Hit.s (l.'abbé G.-i).), curé de Fontenoille, par Sainte-Cécile (Uclgiquei. 
— Ëlu membre de la Société le 8 juin 1889. 
I«0, ScuLtHBenaeii (Guslave-t^on), membre de l'Institut (Académie dei inscrip- 
tions el belles-lettres), 37, avenue d'Anlln, Paris (VIII-). — Membre de la 
Société depuis le 3 décembre 1S81 1 membre perpétuel. 

ScHRiJNrN (Joseph), docleur en philosophie, professeur au collège, 9, Kris- 
tolTeUtraat, Ruremonde (Pays-Basj. — fAa membre de la Société le 
5 décembre 1801. 

SËan.LOT (Paul), directeur de la Revut des Tradition» popnlairei.60, boule- 
vard Saint-Marcel, Paris (V*). — Élu membre de la Société le 28 avril 
1883, membre perpétuel. 

SiiAiiT (Emile), membre de l'Institut (Académie des inscriptions el belles- 
lettres). 18, rue Franttiis I", Paris (VUI'). [Adresse de vacances : château 
delà Pelice, prés la Ferlé-Bernard (Sarlhe)].- Admis dans la Société en 
1868; membre perpétuel. 

SÏNÉCH^ti. (Edmond), inspecteur des Hnances, 10, boulevard de Uellevue, 
Dravell (Seine-et'OiRe). — Élu membre de la Société le IS mai 1885 ; 
membre perpétuel. 

SE PET (Marins), bibliothécaire h la Bibliothèque nationale, 2, rue de l'Union, 
Clamarl (Seine). — Était membre de la Société le 1" février 1870. 

SPRCitT (Frdouard), 19S, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris (VIII'). — 
Membre de la Société depuis 1866. 

Spkueh (J.-S.), professeur de philologie latine à l'Université, Groningue 
(Pays-Bas). — Élu membre de la Société le 2 février 1878. 

Stokh (Whitloj*), a*Boci* étranger de l'Institut de France (Académie di 
inscriptions el bel le s- lettres), ancien membre du Governor's Council 



â 



- «liij - 

pAns {Gaaioa-Bnino-I'iuilmj, meniUre de rinHlltiil (AcaitémÎE rrancsisc et 
icailèmie des iD«cript)ons et benes-lellreg), profesHeilr de litiiguc et lltlË- 
raliire frantaîse» du mo;en tge «u Ci)II6|te àts France, stlmiiilslratcur du 
Collcge de Pranct^, pi^isideni liononlre el directeur d'Êludcs pour la 
philologie romane à l'Ëcolc pra>ii|tie dos hautes éludes, l'un des directeurs 
de la Homnnia, {:oll«ge >le Kran<;e, l'aria (V). — Membre de In Sodélé en 
1887; nice-prétident en 1869, en 1870-1871 et en 1872; pr^aidenl en 
I8T3; membre perp^liiui. 

PARHE^TCER (Lèon), iip..fe«seur i l'Uriiversil^, îA, quai des Ncheurs, LiSge 
(Belgique). - filu membre de la Sociélé le 5 décembre 1885. 

rARMBNTiiR |Le fçùiièriil de division Juiep/i-Charles-TMiidore), h, me du 
Cirque, Pari* (VIIC). [Adresse de vacances : M«l/*ïille (Mcurtlic-el- Mo- 
selle)!. - i'^l" 'iiemUri! de la Société le 17 mars 1883; vice-[irésidrnl en 
1tt97 et en IKgS; président en 18V9: membre perpétuel. 

I'ascai. (Clisrles), pruresseurau lycée Janaon-de-Sailly.t. ruedeSi»ui, l'&rlB 
(XVI'}. — Ailtnledans la Société en 1886. 

Pabst (l'aul-f'founrvf). directeur adjoint pour la phonétique générale el 
comparée A l'Ëcole pratique des hautes études. M, nie de Fontenay, 
Bourg-la-Reine (Seine).— Élu membre de la Sudété lolTdéeembrelSaï; 
membre perpétuel. 

raxAPiEL (Docluur Antonio), professeur de médecine el de Phirurgie à 
l'L'niversiir'.-lirefli'iir iiêiièiTildu llureau deslali.stîque, Mexico (Mnxique). 
— Kiu 111' ni< !.■ I : -..Mi,.iù le ]| mai I8BB; membre pen>^tucl. 

l'BKM.i II. I .s lettres, répétiteur é l'ficole spéciale des 

lan^■l..- ■. -, 3, rue Sonrnol, Paris (V(. — filu membre de 

laSfM'i.'l. 1. I .^ . .Ti.l.r... 189t. 
iw_ PiERBET, i'iiM-i'r\ali?iir du musée égyptien, au Louvre, Paris (I"). — Était . 
membre delà Société le 1" Février 1870. 

roonos (Henri), consul de France, Alep (Syrie). — Élu membre de In Socittè 
le 16 février 188t. 

PsiCHAHi (Jean), directeur d'études pour la philologie byxantlne&l'Écule pra- 
tique des hautes éludes, 16, nie Chaplal. Paris (IX*). — Élu membre de la 
Société te 15 tÉvrierlS8i; administrateur de 1885 A f889; président en ISyi!. 

ItAMBAun (Jesn-Haptisle-^n(oine). capitaine lircveté d'artillerie de In ma- 
rine, 1(i, avenue de la Uourdonnais, Paris (Vil"). — Ëlu memtire de la 
SoclélÉ le 7 décembre 1805. 

nAViAB (Camille), préparateur â la Faculté des sciences, S, rue des Écoles, 
Paris IV'), — Élu membre de la Société le 3 décembre 1898. 

RKiNAcn (Salomun), membre de l'Institut (Académie des inscriptions et 
bellea-lcttres], conservaleur-adjoint des musées nationaux, 38, rue de 
Lisbonne, Paris |VIII'). — 1^:11) membre de la Société le 31 Février 1880. 

Rhsack (Théodore), doctcurés.lottres.directcur delaRmasiïei£liu/ef ^rn'- 
(UM, 36, rueMurillo.ParistVIII-). — Élu membre de la Société lell janvier 
1809. 

HBVa (John), fellow de Jésus Colleté, professeur de celtique à l'Université 
The Lodgings, Jésus Collège, oxford (Grande-Bretagne). — Élu meml)re 
delà Société Ici) janvier 1875; membre perpétuel. 

HicmniON {\as docteur), conseiller général des Ileux-Sévres, Champdeifîers 
(Deux-Sevrea) , — Élu membre de ta Société le ;£t Février tOOO. 

Rmkr (Maurice), proFesseuraii lycée Carnol, 2, rue 8arye, Paris (XVII'). — 
Élu membre de la Société le 30 mars 1886; membre perpétuel. 



- >I.J - 

hnguËlDunernark). —(Ml intfiiibrc de laSui'ièU^ Iv 29 mars 1873; membre 
purp^luel. 
WiAKLKH (Le Docteur Henri). Gurlenhsus 31, NeuilorfElrasse. Bre«lau (Sil^sie 
l'nissienne). - lîlu membri' tie la Sociél* Je 30 novembre 1889, 

VouRiiviTcii (Serge), genlllbutnmc de la Chatnbrt de S. H. l'Empereur de 
Hussie. flltaché il l'ambafsiidp de Russie i Taris, secrétaire général de 
rinslitui psychologique inlernaliun«l. 333, boulevard Sainl-Gcrmnin, 
Paris, (VU'), [«dresser les pulilicalions: M. Serge ïouritviicli. seerèlaîre 
Kilnérnl de l'Instilut puyehologique inlcrnational, HiHel des Sociétés 
savantes, Ï8, rue Serpente, Parii (Vl').] — ÎËIu membre de la Sodélé le 
2ô janvier 19413. 

ttiBAti (Josepli)) professeur de sanscrit el grammaire comparée h ri.'ni- 

lersitË. Smiehor, Husova Irlda. 539, Prague (tloliime). — Ëlu membre 

de la Soclèlé le 19 Uéeembrv 18BI. 

>■ Z UN» -Itu ROUET (Adolpbe). maître de conférences ft rinstitul catholique, (M, 

rue de Itome, Pari» (Vlll'i, — t\ii membre de la Société le I! Juin 1897. 



BrBUOTKËijue pg l'I^cole rRANÇAiss D'AncnfoLOciE, Palais Farnèse,' Rome 

(Italie). — Admise dans la Société le 35 mai ISSS. 
Bibliothèque Dt l'IÎcole pftiTioiiB dkk iiautbn ëtijdes (section des sciences 

historiques et philologiques), h la Sortionne, Paris (V'|. — Admise dans 

la Société le 2i février 1903. 
BiBLiorHÈuci PB L'UdiVïiiiirrt, a la Sorbonne, Paris (V). — Admise dans la 

Sociél* le 22 février. 1902. 
Biiii.ioTiitt{Ui! ttovALE, Derlin (Allemagne). Adresser! k Ult. Aslicr k C', 

libraires, Berlin, cUrk MH. Ch. Gaulori et (Ils, 3U, rue Madame, 

Pftrii{Vl'). — Admise dans la Société le SK janvier 1899. 
BtHLioTHtouK noYAi.E El vniVEHSiTAiHE, Grcslau (Allemagne). Adresser: t 

MH. Asher ft C, libraires, Berlin, chex HM. Ch, Gaulon et UU, 39, rue 

Madame, Paris (VI*). — Admise dans la Société le!8jaiivier 1B9V. 
lliHLiOTn(!(jliE HOTtLE CNEVURsirAiRE, GOttïngen (Allemagne). Adresser : h 

MM. Ashor ft C-, libraires, Berlin, chei KM. Ch. Gaulon et Dis, 39. rue 

Madame, ParU (VI'). — Admise dans la Société le 98 janvier 1809. 
Biai.i'iTii^uUF Nov«LRETiinivïRsn'AT)ic,KOolgsbcrg I.Pr.i Allemagne). Adresser: 

h MM. Asher ft C, libraires, Berlin, cbei MM. i:h. l'.aulon et Ills. 39, rue 

Madame, Pari^ (VI-). — Admise dans la Sociél^ le 2N janvier \»99. 
BiBLiOTHfujUR noi«t.E UNIVERSITAIRE, H.irburg j. II. (Allemagne). Adresser : 

h nu. Asher « C, libraires. Berlin, chcx HH. <:h. Gaulon et AU. 39, rue 

Madame, Paris (VI*). — Admise dans la Société le 28 janvier 1869. 
BiuMOTHéijUE UNiVERSJTAine, Aii-en-Provence {.Bouches-dii-Rlnïne).— Admise 

dans Is Société le 10 février 1898. 
tM. BiHUuTnéQUK wsivEBsiTAiHK, r.lermfinl-Pcrrand (Piiy-do-Diime). — Admise 

dans la Société le 11 juin 1887. 
Btm.tUTHM'i: tiKiVEiisiTAiRE, palais de l'UnlverNite, Montpellier (Hérault), — 

Admise dans la Société lo 2i juin I8B3. 
BiRUOTUiQUR UHivEMiiTAiRE, Itennes (llte-cl' Vilaine). — Admise dans la 

Société le T mai 1898. 
DiBLiOTutiuiiE umvEnsiTAiiiE, Strasbourg lAlsace). - Admise dans In Socîélé 

le IS mai 1897. 



- xlv - 

CMcuUs, The Dormers, Cowes, I. W. (Grande-Bretagne). — £lu membre 

de la SociÉlé le 5 novembre 1881. 
Sronii {Jolian), pruresseur à ['Université, ChriHliania (Norvège). — f,]u 

membre de la Société le 23 novcmbru 1872; mambre pcrpËluel. 
). STiiRM(P.-VIclorl,directeur de l'École industriel le, Esch-sur-rAlzelte()(r»ml- 

duchë de Luxembourg). — Élu membre de la Société le SO février 1875. 
SvDHB ilÂ(/po\d-Maurice-Fi»rre-TiiHolhée), docteur bs lettres, professeur au 

cotlËgeSlanisla«,3i.rued'As9as, Paris (Vf). ~ f.lii membre de Inï^uFiété 

le ï avril 1887; membre perpétuel. 
SvRuuBA (Ivan Kr.), Oaiek (Croalia). - Élu memliie de la Société le 

17 avril 1880. 

Taiahciieff (Michel), licencié en druil, IS. rue de Logelbach, Paris (XVII'). 

— Élu membri- do la Société le \!> décembre tUOO. 

Tavirney (Adrien), villa Espérance, Chnudcron, Lausanne (Suisse). — Élu 

membre de la Société le 17 mars tBS3. 
TcHKRKiTXKY (M"* Antninetle »k), eht» W iiïdger, 80, rue des Uarlyrs, 

Paris ;.XV|[I').- Élue membre de la Société le â7 avril 1805; membre 

perpétuel. 
TICON&R iEialas-llenrik-Vilkelm], professeur & l'Univereité, Lund (Suède). - 

Élu membre de la Société le 17 avril 1875; membre perpétuel. 
Thouas (Antoine), professeur de litlërature française du moyen fige et 

philologie romane A l'Université, maître de conférences A l'Kcole prnlii|ue 

des hautes études, 10, rue Léopold-itobert, Paris (XIV-). — Élu membre 

de la Société le 35 janvier 1903. 
Thohsen (Vilbelm), professeur A t'Univerfitè, correspondant de l'Institut 

de France (Académie des inscrlpLIons cl bel le s- lettres), 150, Ganile 

Kongevei, Copenhague (Danemark). — ËIu membre de la Société le 

il mai 1870; membre perpétuel. 
ToDRTOULos (Le baron Charles ne), 13, rue Roux-Alpheran, Ali-en-Provence 

(Bouches-du-Bhône). — Élu membre de la Société le 25 avril 1869. 

VANDBiiVLiET(J.),professeuràrUniver8ilè,lltrecht(PaïB-Bas). — Élu membre 
de lu Société le 11 mars 1803. 

Vbndbïm [iosKph'Jean-BaiilMe), agrégé de l'Cniversité, chargé de cours 
& l'Universiié, Clermont-Perrend (Puy-de-Mme). [90, rue de Vaugirard, 
Paris (Vf]|. - Élu membre de la Société le 21 mai 1898. 

VooDË (Le marquis CAaWes-JeaR<)lelchior os), membre de l'inslitul (Aca- 
démie française et Académie des inscriptions et belles-k>itres}, ambas- 
sadeur de France, 2, rue Fabert, Paris (Vil-). — Membre de la Société 
depuis le 2T mars 1879; membre perpétueL 

WACKERNAdEi- (Jskob), professeur A rtlniversilé, Niederscbùnlhal, prés 

B&le (Suisse). — Élu membre de la Société le 2tt novembre I8K«. 
Watkl, professeur nu lycée Con do rcet, IOj, rue de Miromesnil, Paris(Vlll-). 

— Élu membre de la Société le 13 janvier 1872. 

WiLHois (Le lieu tenant- colonel A.), président de la réunion d'Instruction 
desofliciers des services des chemins de feret des étapes, 185, rue de Vau- 
girard, l>aris (IV-). — Élu membre de ta Société le 15 avril 1876 ; membre 
perpétuel. 

WiMiiEH(Ludvig-F.-^.), professeur à l'Université, 9, Norrebrogade, Copen- 



H 



LISTE DES PRÉSIDENTS 



DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS 



DEPUIS SA FONDATION 



MM. 



MM. 



1864-65. t A. D'ABBADIE. 1885. 

1866. t EMILE EGGEU. 1886. 

1867. t Ernest IŒNAN. 1887. 

1868. f \Vl.BRUNETDE PKESLE. 1888. 

1869. f F. KAUDKY. 1889. 
1870-71. t EMILE EGGEU. 1890. 

1872. f Charles TIIUKOT. 1891. 

1873. Gaston PARIS. 1892. 

1874. t Charles PLOIX. 1893. 

1875. -j- L. VAÏSSE. 1894. 

1876. f EMILE EGGER. 1895. 

1877. t Eugène BENOIST. 1896. 

1878. Robert MONVAT. 1897. 

1879. t AUEL BERGAKiNE. 1898. 

1880. G. MASPEKO. 1899. 

1881. H. GAIDOZ. 1900. 

1882. Louis LEGER 1901. 

1883. H.irABBOISDEJUBAINVJLLE. 1902. 

1884. t Stanislas GUYARD. 



Comte H. DE CIIARENCEY. 

RUBENS DUVAL. 

t James DARMESTETER. 

Joseph HALÉVY. 

t Charles PLOIX. 

F. BONNARDOT. 

t M. DE BOCHEMONTEIX. 

Philippe BERGER. 

Sylvain LÉVI. 

Prince Alexandre BIBESCO. 

P. ROUSSELOT. 

Jean PSICHARI. 

t Alexandre BOUTROUE. 

Paul LEJAY. 

G'» Th. PARMENTIER. 

D' ROSAPELLY. 

Paul BOYER. 

Charles JORET. 



— xlvij — 

* 

Bibliothèque universitaire, section Droit et Lettres, 2, rue de l'Université, 

Toulouse (Haute-Garonne). — Admise dans la Société le 2 mai 1885. 
BoDLEiAN LiBRARY, Oxford (Angleterre). — Admise dans la Société le 

4 mai 1901. 
British Muséum, Londres (Grande-Bretagne). Adresser : àMessrs. Dulau & G", 

37, Soho Square, London W. (Angleterre). — Admis dans la Société 

le 22 novembre 1890. 
LiBRARY OF Queen's COLLEGE, Oxford (Angleterre). — Admise dans la Société 

le 15 juin 1901. 
Meyrick LiBRARY, TuH Strcel, Oxford (Angleterre). — Admise dans la Société 

le 15 juin 1901. 
Paulinische BiBLioTHEK, Munstcr-en-Westphalie (Allemagne). Adresser: à 

MM. Asher & C», libraires, Berlin, chez MM. Ch. Gaulon et fils, 39, rue 

Madame, Paris (VC). — Admise dans la Société le 16 mars 1901. 
»30. Taylor institution, Oxford (Angleterre). — Admise dans la Société le 

15 juin 1901. 



dekSociitiiBU juintB94i vice-président i.'n 1S»G; priaidenlen 1S9T. 
Héctii le 3 Korier 1899. 

BRUNfT HE PnESLE (Vr'IadJmirl. membre île l'Inslilut {Académie des ins- 
criptions ut beii es -lettres), prufesscur de |i;ruc moderne i J'ËuoJe spé- 
ciale des laniiues orientAlea vivantes. — Uembre de la Sociale en 
iStn ; président va 1868. Décédé le 12 septembre I8T5. 

Cahnkl (L'sbbé). auinûnler det'IlApItal militaire de Lille — Ëlu mem- 
bre de iB Soijété le h décembre 18S1. Dérédé le 23 mars IBUS. 

CAiini(:nK (Auguste), directeur d'éludés pour les langues hébraïque, 
cboldalque et syriaque h l'f.cole pratii|tie des hautes éludes, profes- 
seur de langue arménienne t l'Ëcolc spéciale des langues orientales 
vivnntes. — Ëtu membre d« la Société le tO février 1873; vice-prési- 
denlen 1875 el 1876. Décédé le 33 Janvier 190!. 

CHAtii.KS (Philaréle), professeur au Gullége de France. — Élu membre 
de la Société le ib février 1873. Décès notifié k In Société le lU juillet 
1873. 

CaxssMia{]lii-ie-AntoiM-K\ex\s), inspecteur général de l'I^niversilé. ~ Ëlu 
membre de la Société le 12 novembre 1870. Décédé le 8 mars 1888. 

CuoDXKO (Alexandre), ancien chargé de cours nu Collège de France el & 
l'École spéciale des langues orientales vivantes. — Membre de la So- 
ciété depuis l'origine. Décès noiinë h la Société le l«( janvier I81IÏ. 

DAnuESTETEn (Arsène), professeur de langue et liltéralure française» du 
moyen ige ù la Faculté des lettres de Paris, professeur il l'Ëcole nor- 
male déjeunes nlles de .Sèvres. — Kembre du la Société en 1870. 
iJécédé le 16 novembre 1888. 

DARiiE.STETEa (Jamt's), professeur de langues et lilléralures de la Perse 
au Collège de France, directeur d'éludés pour la langue xende ft l'École 
pratique des hautes éludes, l'un des directeurs de la Revue de Parit. 
— Élu membre de la Société le 30 décembre 1873; vice-présidenl en 
1881, 18t(âel 1888; président en 1887. Décédé le tB octobre ISBt. 

Dknehbouno (Joseph), membre de l'Inslitul (Acjidémie des inscriptions 
et bel le s- le lires), correcteur de la typographie orientale h l'Imprimerie 
nationale, directeur d'éludés pour l'hébreu talmudique et rabbinîque 
A l'École pratique des haulen éludes. — Uembre de la Société depuis 
le 93 Juillet 1871. Décédé le 38 juillet 189:». 

UKVic(Unrcel), chargé du cours de langue el de liltéralure arabcsA la Fa- 
culté des lettres de Honlpelller. ~ Élu membre de la Sociêlé le 19 
février 187G; vice-présldenl en 1878. Décédé en mai 18SS. 

Devillb (Guslave), ancien membre de l'École française d'Alhène*. — 
Membre de la Société en 1887. Décédé en 1868. 

DiDiON (Charles), inspecteur général des ponls et chaussées en retraite, 
délé^é général de la Compagnie d'Orléans. — Élu membre de la Société 
le 26 avril 1873. Décédé le 26 Janvier 1883. 
. DHW(T(Ambrolse-Firroin).-Admis dans laSociélé en 1868. Décédé en 1878. 

lloasoK(Simon-flf'rf/), professeur* la Faculté des lettres de Clermont-Fer- 
rand.- Élu membre de la Société le U mai 1887. Décédé le 15fé¥rier189ï. 

EcoKH (Emile), membre de l'Inslilut (Académie des inscriptions et 
belles-lettres), professeur d'éloquence grecque i la Faculté des lettres 
de Paris. — Président de la Sociélé en 1866, 1870-71 el 1876. Décédé 
le 31 août 1885. 
EiCHTHAL (Gustave d"). — Membre de la Sociélé depuis 1867. Décédé 
18W. 



à 



MEMBRES 

ENI.UVIÎS PAU I.A MOUT A LA SUCIÉTÉ 



Arrapii (Anloine-TAumion d'), menibre île l'Institut {Acadi>mie des 

' Sciences). — Mi-mbrv de la Socïèlé depuis l'origine el son premier 
président. Décéda te W mars 1897. 

Backkr (Louis or), laurAal de l'Instilut de France, membre de l'Acadt^mie 
royale de Delgiqiie. — f^lu membre de In Sociélè le 20 janvier 1894. 
DtcÉdi en février ISQd. 

Baissai: (Charles), protcH se ur de rhétorique nucollËgeroyaide Port-Louis 
(Ile HaurlM). — Ëlu membre de la Sociale le 20 juin 1801. Utcédè 
le 3 décembre IH9!. 

Baixe (Louis), professeur au Ij'cèe Condorcet. — Élu membre de la So- 
ci<ït6 le 22 janvier 1X81 ; bibliothécaire «le 1882 à 18gS. UÈcMt le 6 no- 
vembre leoo. 

Baudry (t''r#dèric), membre de l'Institut (Académie des inscriptions et 
belles-lettres), administrateur de la bibllothèigue Mazartne. — Membre 
de ta Socièlâ en 1867 ; vice-président en 18litl; président en 1S69. Dé- 
irëdé le 2 janvier 1»86. 

BKKLdtw (Louis), ancien doyen de la Faculté des lettres de Dijon. — 
Membre de la Suciélé depuis 1868. Décédé en lévrier 1900. 

Bënoist {f.ouûr- Eugène), membre de l'Institut (Académie des inscriptions 
et hclks-lettres}, professeur de poésie latine A la Faculté des lettres de 
Paris. — Membre de la Société depuis le 7 mai 1870; président en 187T. 
titcèàé le 22 mai 1887. 

Gkrqaigne (Abe\-Htnri-Joteph), membre de l'Institut (Académie des 
inscriptions et belles-lettres), directeur d'études à l'École pratique des 
hautes études, professeur de sanscrit et de grammaire comparée t la 
Faculté des lettres de Paris.— Membre de la Société en 1861; secré- 
taire adjoint en 1868 et 181»; vice-président de 1873 â 1878; président 
en 1879. Décédé le 6 août 1888. 

BezsOKOv (Pierre), professeur à l'Université de Kharkov (Busste).— Ëlu 
membre de la Société le 23 novembre 1878. Décès notillé h la Société le 
19 décembre 1898. 

Boucherie (A.), chargé du cours de langues romanes i la Faculté des 
lettres de Hontpetlier. — Ëlu membre de la Société le 21 novembre 
1868. Décès notilié & la Société le U avril 1883. 

BoirrnoUE (Alexandre-j1nfnin«), nncicn avocat k la Cour d'appel deParii. 
ancien agréé au tribunal de commerce de In Seine. — Ëlu membre 



d«l8S0CitU le30 jiiinlSQi: vice-prisident en 1S96; présidenienlSOI. 
Décidé le 3 février 1808. 

Briinet de Phesle (Wladitnir), menibru ilc l'Inalitul (Académie des ins- 
criplions cl belles- le lire s), prorcaseur de grec moderne à l'École spè- 
«ale des langues orientales vivantes. — Membre db la Socléié en 
1867; préaident en IKBS. U^cMé le 13 septembre 187n. 

Carhkl (L'abbé), aumAnier de l'HApital mllilaire de Ulte — Ëlu mem- 
bre de la Société le 5 décembre 18&1. Décëdé le 2° m&rs 1899. 

CjtKiiii:RK (Auguste), directeur d'études piiur les langues hébraïque, 
cbaldalque et syriaque i l'École pratique des hautes études, profea- 
seur de langue arménienne à l'Ëcole spéciale des langues arienlales 
vivantes. — Élu membre de la Société le 10 février 1)173 ; vice-présl- 
denten 1875 et 1876. Recédé le 15 Janvier IBO!. 

Chaslee (Philaréte), professeur au Collège de France. — Élu membre 
de la Société le 15 février 1N73. DécËs notlné è la Société le 19 juillet 
1873. 

Cii*ssAMi(il'in>-Jn(oine-Alexis), inspecteur général de ri'niversité. — Élu 
membre de la Société le 1! novembre 1870. Décédé le 8 mars 1888. 

CuoDiKO (Alexandre), ancien chargé de cours au Collège de France et ft 
l'École spéciale des langues orientales vivantes. — Membre de USo- 
cîélé depuis l'origine. Décès notilté i ta Société le 16 Janvier 1893. 

DABUtsTETER (ArsËnc), professeur de langue et littérature françaises du 
moyen Ige h la Faculté dcx lettres de Paris, professeur A l'École nor- 
male déjeunes lllles de Sèvres. — Membre de la Société en 1870. 
Uccédé te 10 novembre 1888. 

Dahuesteter (James), professeur de langues et littératures de la Perse 
nu Collège de France, directeur d'études pour la langue xende A l'École 
pratique des hautes études, l'un des directeur* de la Reout dt Paria. 
— Élu membre de la Société le 30 décembre 1873; vice-président en 
1881, 188Ôet 1880; prénidenten 1887. Décédé le 19 octobre 1S9t. 

Derenhouro (Joseph), membre de l'Institut (Académie des inscriptions 
et belles-lettres), correcteur de la typographie orientale h l'Imprimerie 
nationale, directeur d'études pour l'hébreu talmudiquc et rabbinique 
k l'École pratique des hautes études. ~ Membre de la Société depuis 
le !3 juillet 1871. Ilécédé le 28 juillet 18». 

Devic (Marcel), chargé du cours de langue et de lillérature arabes ft la Fa- 
culté des lettres de Montpellier. — Élu membre de la Société le 19 
février 1870; vicc-président en 1878. Décédé en mai 1888. 

Deville (Gustave), ancien meml>re de l'École franfaise d'Alliène^i. -~ 
Membre de la Société en 1867. Décédé en 1868. 

DiDiON (Charles), inspecteur général des ponts et chaussées en retraite, 
délégué général de la Compagnied'Orléans. — Élu membre de la Société 
le 8G avril 1873. Décédé le 26 janvier 188!. 
. DiiM)T(Ainl)raise-Pirmiu).— Admis dans laSociétéen 1808. Décédé en 1876. 

Dossoii(Siman-Aroè/), professeur à la Faculté des lettres de Clermont-Fer- 
rand.— Élu membre de ta Société le U mal 1887. Décédé le \b février 1803. 

EciiRR (Emile), membre de l'Institut (Académie des inticriplions et 
belles- te tires), professeur d'éloquence grecque k la Faculté des lettres 
de Paris. — Président de la Société en 1806. ISTO-TI et 1876. Décédé 
le 31 aoOl 1885. 

ErcHTHAL (Gustave d'). — Membre de la Société depuis 1867. Décédé en 
1SH. 



I 



PtECKï (Jean), lei^teiir & l'Cniverailè impériale de Saint-PélcrxboTlrg. — 

^lu membre de la Sociili le 31 décembre 1B78. Décédé en julllel 1SM. 
FLoRNAT'LEKitviiE, dèpuU. — Ëlu membre de la Sociélé le 39 mirs 1873. 

nécédé en IB87. 
FutiRiiiEn (Eiiifène), docLeur 'en médecine el es sciences nalurellea.— 

Membre de In Société depuis l'origine. Décédé le 10 juin 1885. 
GitNNiKii iCharltt-Françoh-i'aul-IHirifiiian), lauréat de l'inetilut (prix Vol- 

ntj. 1898}. — \é à Parla le 34 juillet 187i, morLi Paris le i septembre 1808. 

— Inscrit comme membre perpétuel de la Société le 37 mai 1896. 
Gkohoiam (Prures»ciir U' C.-l).) — Élu membre de la Société le SI mars 

1S75. Décédé en 1888. 
OoMtrNOï (Frédéric). — iJlu membre de la Société le 2t mai 1879. 

Décédé en 1897. 
Oouiscmiitii (Siegfried), professeur de sanscrit à l'tlniversiii de Siras- 

bourg.— filu membre de la Société le » mai 1809. Ilécédé le 31 janvier 



n 1873. Décédé en 1887. 
ume de Oelgiiiue. — Élu 



(JouLLET.— Élu membre de la Sgciètè le 7 jui 

Giikiiii(i.iuxAiiE (Charles), sénateur du roja 
membre de la Sociélé le 21 avril 1869. 

Ghaujc (Charles-Aenri), maître de conférences de philologie grecque ï 
l'École pratique des hautes études, maître de conférences d'hislolre 
gri'ciiiie fi la t'ucullé desletlresdcParis, bibliothécaire II la bibliothèque 
lie rLiilter^ilé, l'un des directeurs de la Revue de phitalogir, de litli- 
râliL-e el d'histiii-e ancienne. ~ Élu membre de la Société le 9 mai 
187i. IH'crri;- le 13 janvier 1882. 

Ghiuhlot (l'aul). ancien consul de France il Ceylan. — Membre de la So- 
ciélé en 18117. DécKs noliné i la Société le 4 juin 1870. 

QutiftssE (Georges-fi'u.yj'ie), èléve de l'École pratique des hautes études. 
— Élu membre de la Société le 11 février 1888. Décédé le 17 mai 1S89. 

GuYARD (StAnislas), professeur de langue arabe au Collège de France, 
mnitre de conférences de langues arabe et persane k l'École pratique 
des hautes études, correcteur de la typographie orientale A l'Impri- 
merie nationale, l'un des directeurs de ta Htiiut Crilique (thùloàt el da 

tiUii-atait Élu membre de la Sociélé le 13 avril 1878. vicu-présideni 

en 1882 et 1883; président en 1881. Mcèdé le 7 septembre 1884. 

HalUouhn (Docteur).— Élu membre de In Société le 9 juin 1877. Décès 
notillé k la Société le b avril 1879. 

Hakusz (Jean), professeur agrégé à l'Université de Vienne (Autriche). — 
Élu membre de la Société le 25 juin 1887. Décédé le W juillet de la même 

IUhlex (Hgr Charles Di), professeur ù l'Université de Louvain. ~- Élu 

membre de la Société le 18 novembre 1S7S. Décédé le 14 juillet 189U. 
iJ^TZFELL (Adolphe), professeur au lycée Louis-le-Gratid, ancien professeur 

ï la Faculté des lettres de Grenoble. — Élu membre de la Société le 

1" février 1873. Décédé en octobre 1900. 
Hadvittr-Bssnault, directeur d'études honoraire A l'École pratique des 

hautes études, conservateur adjoint de la bibliothèque de l'Université. 

~~ Membre de la Société depuis 1870. Décédé le 28 juin 1888. 
IlKiSHiCR (G.-A.), doyen de la Faculté des lettres de Lyon. — Membre 

de la Société depuis IHtiT. Décédé en 1887. 
HKRVt (Umiile), —Membre delà Société en 1887. Décédé le 30aoi)llS78. 



HoTKijiCDtnt (Abat), pror«t»eur li l'Ëcole d'anUiropologw. — tin menbre 

de la Soeittt le t décembre IMO. Mcèàè en léfrier IHW. 
ikcsans (Jftmcs), ■rfhWÎBtc-bibiiulhëc&irt! ée la SotJ^W de CéoRraphie. 

— I^lu niernl>re de la Soriéli le 92 juin I87S: clnnaleur UécèdË 1e 11 
juillet 1S05. 

JniiNKiiT (l'O ritttttc), membre de l'Insliliit. — Membri^ de la Société de- 
puis 18M. Mcéd'^ le t" janvier lHlà. 

loxort, drpulé. — PrÉBenté pour £lre membre de ta Sociéti^- dans la 
«tance du 3 décembre ltl79. Décèx nolittê ft la Société leO juillet 1881. 

Judji* (Le docteur A.-C), Ancien médecin principal de première classe. 

— Membre de lit Société depuis l'origine. Décédé le 17 janvier 1S73. 
La Rkhoi; (Camille nt), employé au cabinet des médailles de la Biblio- 
thèque nationale, l'un des directeur* de la Revue Critiqur dkUloire el 
de Utiiralun. — Élu membre de la Société le ;i décembre 1870. Décédé le 



13 ir 



» IB78. 



UcHAHE (L'abbé Komnin Czsrkas). — Membre de la Société en 1867. Dé- 

ces noUné t la Snciélé l<- 20 avril 1873. 
Iwiuoiii'eKia (nocleur Albert Tbories de], ancien profest 

indo-chinujM a l'IInivcrtity Collège de Londi 



de pbilologie 
iir du Bn&yjo- 

nianond Oriental Rtrunl. — Élu membre de ta Société le 9 février IK89. 

Décédé le H octobre 1)194. 
),AHHKioR,prutc««curh l'Université de Jassy. — Élu membre de la Société 

le se mal 1877. Uécé» notifié à la Société te 17 novembre 1883. 
LeitONitANT (CAar/w- François), membre de l'inslilul (Académie des ins- 

criptiuiiB el bel les-le lires), proresseur d'ardiéologie p^é^^ la Biblio- 

tliéque nationale. — Mt-mbre de la Société en 1S87. Décédé le 6 dé- 
cembre 1883. 
Lk Sawt (Fraiitois), ancien orilcier. — Membre de la Société en 1886. 

Décédé cri 18(17. 
I.iivï (Tl.i. III |ii . I. III -. II. r.ii de l'insiruciiun publique. — lïlu membre 

detn>-i ■■ ' '...-..■ IS71. Décédé le 2i décembre 1884. 
I.trm* (.W'i ' l'ii'i, membre de l'Inslitut (Académie fran- 

ïdlun cl \. il Il- iii-.-n|iiions Cl tJelles-tcUres). — Membre de la 

Société di:piiis 1S(»I. Déci-dé en 1881. 
Ltici(Isidorc),pr<ircssHur BU Séminaire israËlîlc, professeur libre A l'f^cole 

prallquo des bailles ttuJes (section des sciences religieuses). - Élu 

membre de la Société le 10 décembre 1885. Décédé le 2 Juin 1802. 
LoTTïiKN (Le docteur Karl), ancien professeur à Trinity Collège (Dublin). 

— Membre de U Société en 18(17. Décédé le 3 avril 1873. 
LtiTDStAVBKi (Slanislns}, élève de riiniversilé de Dorpal. — Élu membre 

de la Société le 10 décembre 188Û. Décès noiillé k la Société le 

18 février 1802, 
MAi.vmsiK (Edouard), agrégé de l'Université. — Membre de la Société 

depuis 1865; bibliolhécairc du 7 février 1880 au 31 décembre 1881. 

Décédé le â janvier 18»j, 
Massiki: kk Gmcnvai.. - Membre de lu Société depui<< I8M. Décédé te 

18 juin 18%. 
Matuisi) (E.). traducteur eux élablissements Scbneider. — Élu membre 

de la Société le S mars 181». Décédé le S0 décembre 1897. 
MAUNY(£ouif-F«>-rf^aii(/-Airred), membre de l'Institut (Académie des ins- 
criptions el belt«4-tettres). protosseur d'bistoire et morale au Collégede 



Krancfl, direitluur [l'éludes h l'École pratique des haulcii études, ancien 
ilirucieur des Archives nattoonles. — Hembre de In Société en 1868. 
imtdi le 13 Kvrier 1892. 

Mehamos (Demelrios dk), docteur en droit et en phiiosophie, ntlnchè au 
ministère des aflkires Jitangëres de Hiissie. — Élu membre de la 
SociËlt le ID janvier I8T4. Utttdt en IBDI. 

Merlette m iiffiuff- Nicolas). — Ëlu membre de la Soeiilê ie 20 novem- 
bre 1880. IMcédéJe 13 mai 1889. 

Meusieb (toui*-Frftricîa), docteur es lettre». — Membre de la Société en 
1866 ; trésorier de 187Ï à sa mort. Ilérèdè le 11 mars 1874. 

Hevrh (Maurice), uncicn suppléant nu Collège de France, ancien pro- 
fesseur Il la Focullé des lettres do Poitiers, inspecteur de l'ensei- 
gncmcDl primaire. — Admis dans la Société en 1SB8. Décédé en 1870. 

UiJisYiHi^nri), notaire honorai rejuge honoraire auTribunalcivIldeLisieux, 
- Ëlu membre de laSociélf le 13 juin I87&. Décédé le 3 novembre 1881). 

Mo.'<T«i.K iJ.-W. E. I-OTOCtti [>R), proresseur à University Collège. Auckland 
(Nouvelle-Zélande). — Ëlu membre de la Société le 18 juin 1898. Dé- 
cidé le 6 septembre IMI. 

MiitH tJubn), correspond an I de l'Institut de Krance (Académie des inscrip- 
tions et belleE-lettres).^ I>.lu membre de la Société le!l novembre 1868. 
Itérédé le 15 mars 1882. 

SifiDLM (O.), proresseur au [yri- .Inn^dn <h- Sailly. — Élu membre de la 
;:!■ ."> Il •^."•iélé le 22 décembre 1888. 

nnle— Était membre >le 

' < : < -<M'iélétcS0navembreI8T£i. 

■Il - ■ il- i"l rouHls lie Varsovie. — 

r.er ISO!', liècédé Ieî8 novembrel883. 

l'Aiii.i iCarl). docteur en philosophie, professeur au Lycée 'umlonul, 
Lugano. — I^lu membre de la Sociéi^ le 3 mars 1883. Uécêdé en 
■ol)l 1901. 

Hcnno II (S. M. dom), empereur du Drèsil, associé étran^ter de l'Inslitut 
de France (Académie des Sciences). — Uenibre de la Société depuis le 
12 mai 1877. Décédé le l, décembre 1891. 

Pr.iXAT, doyen de la Faculté de droit du Paris. — Était membre de In So- 
ciété le I" février 1870. Décès notiHé à la Société le 18 novembre 1871. 

PiEHBO!! (Alexis), ancien professeur au lycée I.ouis-le-Crand. — Admla 
dans la Soriélè l'ii 18B8. Décès nolillé h la Société le 7 décembre 1878. 

i't.ni\ \i'.\i:n]> — Miiriîni. hiiçi-nirnr hydrographe. — Membre de la Société 
>'i> isi:7. M. r'i.FVM.i.'iiL. -Il 1873 et en 1888; président en 1871 et en 1880. 

PoiTiis i.'\\ I HT (l.(> Mciinilc (iustavE ob). — Membre de la Société en 

l>IU6. Iiécè-^ notilié h la Société le 28 janvier 1888. 

tJtiEiix ne SAiST-lliLAmK (Le mBri|uis de). — Élu membre de ta Société le 
l novembre 1882. Décédé en novembre 1880. 

HKitAN (J<M*;)A- Ernest), membre de l'Instilut [Académie française et 
Académie des inHcriptinns et belles-lettres), administrateur du Collène 
de Pranee. — Membre de la Société depuis l'origine; président en 
1867. Décédé le 2 octobre 1892. 

HlKlKR (CAiir/M-.4(pA<nue-Léon), membre de l'Institut (Académie des 
inscriptions et lielles-lettres], professeur d'épigrnpbie et antiquités 
romaines au Collège de France, président de la section des sciences 
bistori<iues et philologiques Ik l'École pratique des hautes études 



Société le lajuillet 18TK 
pAsmiiii il.éopold), attache 

laSociélélel-févrierlf 

P«pi.OHKi (J.), directeur il 

Élu membre de laSotiél 




— li* - 

wiuemteur de te Bibliotbêque de rUnivereité. — Admis dans la 

Sociflë le 21 avril ISae. Décidé le H juin 1S85. 
RusT (VtuUÉiloiuird Didier, noinle), membre de l'InsLiluI (Académie des 

tnseriplions et belles-leltresl. — l(eTni>re de la Société en 1867. DécédÉ 

en décembre 1888. 
RiKHAUX (Olhon), maître de conférences à t'Ëcole normale supérieure et 

a l'École pratique des tisutes éludes, l'un de» directeurs de la Revur 

tli philologU, de lilUralufe el rthigloirt andenna.— i'Aa membre de la 

Société le 3 décembre 1881. Décédé le 16 août 1891. 
HituTOBD. — Élu membre de la Société le 15 mai? IB73. Décédé le 

It Janvier 18St. 
RocBEiiO'ireix (FrAttric-JoM/ift-llaxence-fl«nê de ZvKVtrt, marquis de), 

prure«Beur libre ï la Paculté des lettres de ParU. — ^lu membre de la 

Société le 7 juin 1873; vice-président en 1880 cl 1890 ; présiilent en 

1801. Décédé le 30 décembre 1891. 
RoitEt, (Cliarles), cher d'escadrons de cavalerie en retraite.— Ëlu membre 

de la Société le 8 janvier 1881. Décès notifié â la Société le 26 juin 1886. 
BoircË (Le vicomte Emmanuel de), membre de l'Inslilul lAcadémip des 

Inecriplions et belleB-lellres),prares«eur au Collège de France.— Hem- 

bni de la Société en 1867. Décès notillè k la Société le 1 janvier 1873. 
RUDY (CharleB). — Membre de la Société depuis l'origine. Décès noliliè ï 

la Société le ID juin 1893. 
Stvots (Edouard), professeur k la faculté des lettres de Besancon. — 

Élu membre de la Société le ï mai 1885. Décédé le 19 janvier 1898. 
ScBiBHBk (Ch.). — Membre de la Sociélé depuis l'origine. Décès nottlié i la 

Société le 8 décembre 1888. 
SiiLutNE (Aimé). — Élu membre de la Société le 13 février 1869. Dècë» 

noUDé t la Soriëlé le 19 novembre 1870. 
Tbolozah (lie U' Désiré -José]) h), médecin principal de l'armée rmnçaise, 

membre correspondant de rlnsliliil (Académie des Sciences!, el de 

l'Académio de médecine, premier médecin de S, H. le Cliàli. — Elu 

membre de la Société le 18 avril 1898. Décédé le 30 juillet 1897. 
Tiii:iioT(franfoû-Charles), membre derin8tilui(Académiedes inscriptions 

et belles- le lires), maître de conférences k l'École normale supérieure. 

l'un des directeurs de la Revue de philologie, dr liltimlure et d'kiiloiit 

anciennet. - Admis dons la Société en 1868 ; vice-président en 1870-71 ; 

préaidenl en 187S. Décédé le 17 janvier 188!. 
TocD (J. Ilenlhorn), senior fellow, professeur d'tiébreu et conservateur de 

la bibliothèque, a Trinily Caltege( Dublin'. — Admis dans la Société en 

1868. Décédé le 28 juin 1869. 
Tduhnieii (Edouard), directeur d'études pour la philologie grecque A 

l'École praiiqite des hautes études, maître de conf'^rences à l'École 

normale supérieure. — Membre de la Société depuis l'origine ; vice- 
président en 187S. Décédé le 29 mars 1899. 
VaIssk (Léon), directeur honoraire de l'École des sourds et mûris. — 

Membre de la Société en 1866; président en IS7â. Décédé le 10 juin 1884. 
VAU.E!iTii<|f'Uiiouir-/,uirieii-Jf(if/ii''u-norian), substitut du procureur de la 

République il Monlélimar, directeur du Bulletin tpigraphiqur de la 

tiuuU. — Élu membre de laSociélé le 21 janvier 188S. Décès notilié h la 

Société teO juin 1883. 
Wnanto!! {EdMard-llosi\ fellow and leclurerot Jésus Collège (Oxford). — 

Élu membre de la Société le 7 février 18S1. Décédé le 1 juin 1896. 



VARIETES 



AGOUTI — GAIAC 

Dans le Bulletin de la Soeiété de Linguistique, n" 49, 

p. cxcvij et cxcviij, notre :iavant confrère M. de Charcncey 

I rattache à l'ignéri les mots agouti et guayac [gaïac]. Noua 

I croyons qu'on peut chercher ailleurs rètymologie de ces 

F deux mots. 



I 



Agouti n'est pas le résultat des deux formes gua iitia. 

Dans mon livre" IdiomaNacional de los Argentines », p. 71. 

je signale corame néologisme emprunté au guarani le mol 

acitti. Th. Corneille était bien dans le vrai quand il écrivait 
[ acotili. En espagnol il est devenu aguti. L'argentin con- 
j serve le primitif tidilt, comme le conservent intact, d'aii- 
I leurs, los habitants de la province de Corrientes (Répu- 
I bliquG Argentine) et les habitants du Paraguay qui parlent 
I encore le guarani. VaciUi vil dans ces régions. 

Le français agouti n'est autre chose que le guarani aculi 
Iformé lui-même des deux mots guaranis acii <i animal » ti 

« gris « ^^ animal gris. Ce rongeur se trouve dans les bois, 
Idaua les taillis des pays que- nous venons de citer : son dos 
let ses flancs sont d'un gris sombre tacheté de petits points 
fTerdâtres foncés qui paraissent plutôt noirs, la poitrine est 



de couleur bai blanchâtre. L'ensemble produit un rellet gris 
sombre qui explîtiui' bipn le nom de acii-ii " animal gris » 
donné à ce quadrupède du l'ordre des rongeurs et qui res- 



mble au iapin. 



II 



Je proposerais également de gtiatjae une autre explication 
que celle qui a 6té présentée dans l'article cité ci-desaus, 
à savoir que ce serait l'équivalent de deux mots ignéris: 
gtta n le ". i/rtc <• sacré » =: le bois sacré. Le français 
gaîac, l'espagnol f/uai/aco, guayaam sont des tranaforma- 
liona du guarani primitif cudyacn devenu gtiayaca en 
guarani moderne. 

Ce mot guayaca comme l'objet qu'il représente est très 
employé par le peuple — les paysans spécialement — à 
Corrientes et au Paraguay. l.a guayaca est une ceinture 
dans laquelle on porte de l'argent, do petits objets d'usage 
journalier : couteau, tabac, etc. 

J'ai dit que gnagaca est uno corruption de ciidyacd. Voici 
maintenant la signification de ce mot. Il veut dire : n cein- 
ture-panier », cuà H ceinture 11, agard «panier en osier, 
roseau, paille on autres rameaux ». Ayarà à son tour est 
formé de ga <■ capacité », ca •> pouvoir » =^ « qui peut con- 
tenir ». 

La guayaca est actuellement en cuir. A l'époque de la 
domination espagnole, elle était faite avec une vessie de 
bœuf. Mais avant l'importation de cet animal en Amérique, 
il est probable — pour ne pas dire évident — que la 
cudyacâ était un travail de vannerie : le mot ayacd en fait 
foi, puisque, je le répète, il désigne un panier, ou objet con- 
cave fait avec dos rameaux d'arbuste entrelacés. On n'ignore 
pas que les Guaranis étaient très habiles dans l'art de tresser. 

Or le bois de l'arbre que nous appelons gaiac, guayaca 
ou guyacan est excessivement llexible et ti'ès dur en même 
temps; il possède en outre la propriété de se pétrifier si on 
le laisse dans l'eau ou dans la terre. Pourquoi ne pas admet- 
tre alors que les Guaranis faisaient leur cudyacà avec les 



4 



1 



— Ivij — 

plus fines branches dn l'arbro que nous appelons gaïflc, 
fjiiaynco ou (lurn/acnn, et qu'ils (ionnért-ntà l'arbro le nom 
fie leur ceinture? Le fait n'est pas nouveau, on le peut con- 
stater dans toutes les langues, et je me contenterai de oitor 
le mut matt^ Lt l'appui de mon opiuion. 

Muté est un mot kichua qui signtSe » coarge ». Dans ces 
courges, une fois vidées et desséchées, les habitants du 
Pérou renfermaient des liquides ou antres objets solides. 
Les conquérants espagnols s'en servirent comme de réci- 
pient pour l'infusion faite avec les feuilles de l'arbre que les 
botanistes appellent ile.r ffnratjuai/ensis. Plus tard le nom 
du contenant passa au contenu et aujourd'hui matf signifie: 
1° la courge dans laquelle on prépare et on prend l'infusion 
au moyen d'un chalumeau ; 2* les feuilles qui .servent à l'infu- 
sion; 3' l'arbre lui-même qui porte ces fouilles. A Buenos- 
A^Tes nous avons des matas faits avec une petite courge, et 
des matés en argent; tes Guaranis avaient — et leurs des- 
cendants à Gorrientes et au Paraguay onl — des inali's en 
vannerie. 

Non seulement gtia-yac ne signifie pas " le sacré •>, mais 
je crois encore que cette signification est due aux Européens 
et non aux indigènes. Au Nord de la République Argentine, 
à Oorrientes, au Chaco, à Misiones. au Paraguay nous 
avons plusieurs espèces de guayacans vulgairement dési- 
gnés sous des noms différents. Les principales sont : le 
gttatjacan, yoïne — que les Tobas du Chaco appellent 
fiiialantik — ai'hre de grandes dimensions, sans odeur 
quoique résineux et dont les feuilles possèdent des pro- 
priétés médicinales ; c'est le t/najacum officinale. L'autreest 
le guajaciim nanctum que nous appelons palo saitctn .. le 
bfilon, le bois saint» : il n'a pas de propriétés médicinales, 
mais répand une suave odeur d'encens. Il existe aussi une 
autre espèce que nous appelons ctic/iarero, de ctic/iara 
a cuiller " ; il sert â fabriquer ces sortes d'uslensiles. Le 
«palosantou aura ainsi éié désigné par les missionnain^s 
espagnols à cause de l'odeur d'encens qu'il exhale. Si on 
avait appelé « bois saint », tous les arbres indigènes ijui 
possèdent îles vertus médicinales, la désignation se sérail 
étendue à une quantité d'arbres de r.Vuiérique du Sud. 



Un mot pour terminer au sujet du prétendu article igoéri 
(jua. Ce mot gua se trouve dans la structure de nombreux 
noms guaranis ; il n'est pas article : voici quelques-unes de 
ses significations dans des noms d'arbreti qui appartiennent 
au guarani : 

^)jHariMy(lc vrai nom guarani est ojcffraiia) : a «tout» 
— guari « tordre, tordu » — bay « vilain ». Le tronc et les 
rameaux sont tordus. Avec les fleurs et les graines de cet 
arbre, les jésuites de Misiones faisaient un sirop et une pito 
appelés " baume de Misiones u dont on se servait pour guérir 
les rbumatismes. les douleurs de vessie, les ulcères et les 
les blessures. 

Agtiai (nom de l'arbre et aussi du fruit qu'il produit) : a 
« fruit» — gùa » rond •> — i « petit». Le fruit est très odo- 
riférant, un peu semblable au pajfiim du melon, de forme 
un peuovalairc, delà grosseur d'une figue. 

Agnapé : n « tout » — gàa « rond » — pe « plat ». Ses 
feuilles guérissent les insolations : on les applique sur ta 
lêto. 

Giiahirà [te vrain nom guaraui est uabirâ) : gva est 
l'équivalent de iba h fruit ". 

jV. B. — Il est Iwn d'observer qu'en guarani certaines 
lettres, certaines syllabes présentent plusieurs sens difTé- 
rents, entre lesquels le choix est indiqué pai- l'ensemble du 
mot dans lequel elles entrent en composition. 



Lucien ABEILLE. 



ÉTYMOLOGIES FRAN(\AISES KT PRO 



GOUAILLRR, GOUGE. MAROUFLER. KARFAOET, 
CARACOL, TRAVELER, ENHUDER. DEHUDER. GOR- 
RON, YAUNE. 



GOUAILLER est marqué par Littré et le Dictionnaire 
I général de MM. Darmesteter et Halzfeld comme d'origine 
I inconnue. 

Il noas semble tout naturel de le rattacher au verbe du 
l vieux français goijaijer, gogniller que mciitiuQDe Roquefort. 
l'Le g médial sera peut-être tombé. 

A son tour gogaillfr est à l'ancien goguer, « plaisanter, 
Irire, tromper, se défendre » dans le même rapport que le 
I sont II rimailler, criailler, tirailler » k leurs primitifs « rimer, 
\ crier, tirer n. 

L'exi.^teQce de ce verbe goguer en vieux français semble 
l'â'autant moins contestable qu'il s'est aujourd'hui encore 
leonservè avec le même sens dans le patois du Perche. Nous 
Fnous rappelons avoir entondu dire à un homme de la cam- 
Ipagne II La béte gogue » à propos d'une jument qui se défea- 
rdait, ne voulait pas se laisser conduire. 

Tous ces mots ont, sans contredit, une origine celtique ; 
mat. bas-breton, gagea, « tromper, railler, critiquer, se mô- 
Kquer de n et yôgéer, » trompeur, railleur ». — Gallois, go- 
I satire » et goganous, « satirique, moqueur ». 

1 en est de même, sans doute, de notre terme gogo dans 

Pja locution A gogo, litl. « A son caprice, sans qu'il soit 

rbesoin de se gêner ». Le mot est ancien dans la langue car 

r c'est de lut que dérive directement le vieux {ranimais gogunyer. 

i l'on admet une chute de la sjllabe initiale cornue dans 



minot pour h^minnl, goimilkr pourrait même m» ïenir 
directemeot. Par exemple, nous n'oserions y rattacher le 
terme 'jogo, syn, de " naïf, homme qui se laisse tromper 
facilement u. Ce dernier pourrait bien rentrer dans la caté- 
gorie de ce que l'on serait en droit d'appeler des mots de 
fantaisie. 



GOUGE se prend, on le sait, dans des acceptions fort dif- 
feTOutes. Tantôt ce mot d(5signe un instrument de fer muni 
d'un manche, tel que l'outil en forme de demi-canal qu'em- 
ploient les menuisiers, le tranchet courbe à l'usage dos cor- 
donniers, l'espèce de ciseau dont les chirurgiens se servent 
pour enlever les exostoses, tantôt il devient synonvme de 
« servante, domestique femelle ». 

Littré estime que, suivant ses différentes acceptions, le 
mot gonge a des étymologies différentes également. Pour 
lui. u gouge, )i synonyme d'instrument de fer, doit ftre rap- 
proché du giivia, gtibia, gtilma. giilbia d'Isidore de Soville, 
au sens d' « instrument à pointe de fer ». Rapprochez-en 
l'espagnol giibia, a gouge " ; portugais, gotoa ; italien, 
gorbia, o bAton ferré •>. 

Tons ces termes, d'après l'eminent philologue, pourraient 
bien avoir été pria au basque guhia, « arc ». Par contre, 
goiigf au sens de i> fille de service » serait de provenance 
sémitique. Littré y voit l'hébreu goïm, « les païens, les gen- 
tils », d'ofi goje, terme employé par les Juifs du Midi de la 
France pour désigner les servantes chrétiennes. 

Nous ne demandons pas mieux que de souscrira à la ma- 
nière de voir de ce savant, â cela prés qu'à notre avis goiigf 
dans ses diverses acceptions n'a qu'une seule et même racine 
et que le substantif u'est pas plus d'origine basque que 
d'origine sémitique. 

Nous lui assignerons pour source première, avec M. Whi- 
tley Stokes, le gaulois t/aiso-n, a jaculum h, d'où les termes 
raïaaTii, ^awaroi employés par Polybe et Strabon pour dési- 
gner des troupes de Gaulois armés de javelots. Ce terme a 
donné en irlandais gae, « lance » et gaiflf, •• armé d'un 
dard ». Rapprochez-e» le grec -/atîv, a houlette de berger », 
le sanscrit héshas, « trait, dard ». 



J 



-I,y - 
avec chute du « final, on a eu les formes 
françaises goie, goi, gae, pour goîs, forme plua ancienne, 
a épieu, aorte de serpe " et gauet, « serpette u, ainsi que 
le bas-latin yoia donné par Ducange. De là les iioois patro- 
nymiques " Goiihior, Goyer », litt. « celui qui se sert de la 
serpe, Ac l'i^pieu ». 

De l'intercalation d'un ii ou b euphonique ont résulté les 
formes espagnole gabia, » gouge « et basque gu/iia, « arc •>. 
Remarquons bien eu effet que gubta dans ce dernier sens ne 
semble pas fort ancien en euskarien. Le tenue le plus fré- 
quemment usité poum arc » et celui que donne Larramendi, 
c'est tirmtaijn, litt. " cercle, cerceau senant au lir ». Cf. 
Hsln, iisiai, \< cercle, cerceau » probablement apparenté à 
notre mot ■< voûte x. 

Le béarnais,, croyons-nous, rend compte du passage do 
l'idée d'instrument de fer à celle de » servante >■ et nous 
voyons ici une preuve de l'utilité qu'ily a à étudierles lexiques 
de lu langue d'oc lorsque l'on veut faire de l'étymologie fran- 
çaise. Le béarnais possède un tenne gouge ou gouge di^si- 
gnant à la fois un instrument de cuisine, sans doute celui 
que nous appelons en français' rôtissoire «ou» cuisinière» 
et une « chambrière n. 

Visiblement, à l'origine, il devait désigner plus spécia- 
lement la femme chargée de la cuisine. D'un nom d'instru- 
ment, d'objet matériel, le béarnais sera passé à celui d'une 
fonction, d'une profession. Ne disons-nous pas en français, 
par une métaphore analogue, une n bonne lame " pour un 
« homme habile à faire des armes « ; un n cordon bleu » pour 
une cuisinière adroite; une « casserole » pour un bas em- 
ployé de la police, etc. ? 

Quoi qu'il en soit, c'est évidemment le même vocable que 
'^ noua retrouvons dans le vieux béarnais goge, « jeune fille. 
femme non mariée » et avec une finale diminutive goi/nl, 
» jeune garçon ». Happnichen-en le béai'nais moderne yowje, 
gouge, h fille, femme non mariée »; gouyat, goujat, « gar- 
çon »; gougale, goujate, « jeune fille », aussi bien que le 
languedocien gouje, goujo, « servante » ; landais goujoiii-, 
« petite fille » et enfin notre terme " goujat u. 

La Iransitioa stimantique s'explique, ce nous semble, ^aus 



- Ixij - 

{>em« depuis l'époque gaaiuisc jusqu'au moment présent, de 
l'idée d'arme, de Irait, on sera passé à cRlle de javelot à 
pointe de métal et eiilifl de divers inslniments do for. Le 
mémo tenue se sera appliiiué ensuite à la mtissoire. d'ordi- 
naire en fer battu, puis à ia femme qui s'en sert, c'esl-â-dire 
à la cuisinière. Ensuite syut arrivées les valeurs les plus 
modernes de femme de service, de jeune fîlle et de garçun- 
nel. Le français en est parvenu enfin au sens tout â fait 
péjoratif de « goujat », c'cst-â-dire d'homme sans cœur et 
sans éducation. Les exemples de phénomènes analogues sont 
si fréquents que ce nVst pas la iicine de les rappeler Ici. En 
définilivo, les philologues doivent se garder de perdre de 
vue le principe si heureusement exprimé par M. Jacotot: 
« Tout est dans Itiut et le tout est de savoir l'en tirer. » 



M.\ROUFLER ou coller au moyen de l'espèce de colle- 
forte appelée ii Maroulle » est déclaré par Littré et M. Dar- 
mesteter d'origine fort incertaine. Le premier de ces auteurs 
signale une parenlé possible avec l'italien man'O/^'no, « gar- 
çon de marchand drapier ». Le second rapprocherait le mot 
en question de n maraud » et rappelle à ce propos qu'au 
xvii' siècle on trouve maioufle sous la forme marutit. 

Nous ne chercherons pas ici quelle peut être, au vrai, 
l'étymologie de maraud, mais ce qui nous paraît intiniment 
probable, c'est que dans inarauflf, marim/ffr, nous rencon- 
trons d'abord la même préfixe péjorative que dans tiiargoit- 
ietfe, litt. Il mauvaise gueule », suivie du verbe béarnais 
ti/la, (i entier ». Le tout signifiera donc littéralement « entier 
de travers, mat enfler •>. L'emploi de la maroufle est assez 
délicat et souvent on ne sait pas s'en servir comme il faut. 
Dans ce cas, les élolTes collées contre la muraille laissent 
des inégalités. Cela nous expliquerait peut-être la présence 
du mar péjoratif. 

Quant à l'italien mairoffino, nous nous demandons ail ne 
convient pas d'y voir un emprunt au frani^ais marouflr, em- 
ployé métaphoriquement pour désigner un personnage peu 
sérieux ou peu recommandable. 



FARFADET n'est expliqué ni par Littré ni par M. Dar- 



r- I 

J 



— biij - 

nestetër. Son étymologie ne semble pas cependant difficile 
k établir. Reconnaissons d'abord le /arpéjoratif twmmedans 
farfouiller, suivi du diminutif /ûrfw, tiré liii-rai''me du lalîn 
fatus désignant parfois la divinilé, le destin el synonyme do 
fatum. Fiiilet est donc une déitésans conséquence, un pelîl 
génie, un lutin. Les femelles des failftx sont les faiielles. 
Rappelons, à ce propos, le roman de Georges Sand appelé 
« la Petite Fadette ». 



ÉLYSÉES (Les champs) des Grecs sont uno copie des 
plaines A'aaruu, à'nalou ou iValôoui, c'est-à-diro i' des 
Vignes >i que cultivaient les âmes bienheureuses, d'après 
les Égyptiens. Rien d'étonnant, par suite, à ce que le 
'HXj3'.;v hellénique no constitue lui-même une corruption du 
Altioiii des riverains du Nil. Le s du moi grec s'explique- 
rait peut-être par ce fait (jue. comme le remarque Feyron, 
l'on employait volontiers en copte cette sifflante comme 
purement paragogiijue à la Sn de certains mots. Il cite 
comme exemple dans sou Dielionaritim copticitm différents 
mots, tels que Teb ou Tplm, h doigt », — Tcho ou Tchos, 
« mur, u — TôA ou 7'itl,s, « fixer, attacher », — h'olp ou 
Kolps, « voler, dérober, « peut-être pris au grec ■i.\i{!z'.bu 
On aurait même lieu de supposer cet emploi de la sifflante 
euphonique plus ancien et remontant jusqu'A la période 
pharaonique. Reste donc la finale isv, sv que nous pouvons 
considérer comme purement hellénique. L'étyniologie ici 
proposée semble â coup sijr plus acceptable que celle qui 
consistait à voir dans 'liXJois» un dérivé du verbe iiXuOsv, 
« venir n, sous prétexte que toutes les âmes s'y rendaient 
après la mort. 

CARACOL, » limaçon, colimaçon m dans le parler popu- 
laire de Cambrai et des environs n'est que l'espagnol caracol, 

même sens. Rapprochez-en le varculh, •< escargot » du béar- 
nais. C'est un vestige de roccnj.iation espagnole dans les 
Flandres. 



TRAVELER, « voyager i. dans le laugage des habitants 
d'.'Vrgeutan est visiblement l'anglais To travvl, même sens, 



Rien d'étonnant ù ce (jue quelques termes de cette langue 
soient restés dans le patois normand. 

ENHUDER, en patois du Perche, synonyme de ■■ so mo- 
quer, se jouer de, railler » nous parait contenir, outre la pré- 
position préfixe f/i, le verlie allemand huileln, « tracasser, 
tourmenter. » non indiqué dans le dictionnaire élymulogique 
de M. Kluge. On ne saurait s'étonner de l'abundance des 
termes d'origine germanique dans les patois rlu Nurd de la 
Francp. 

llÉHUDER, a tromper, rouler, mettre dedans, » en dia- 
lecte du Perche, n'est que le précédent avec la préfixe de 
offrant ici un sens plutrit péjoratif ou intensif que privatif, 
d'ailleurs tout comme dans nos expressions iléliiillrr, ilécla- 
rfir, dénoncer, dénuder, détenir, déférer. 

GORRON est, dans le patois béarnais des environs des 
EauiL-Bonnes, le nom donné au Rhododendron sauvage dont 
les fleurs d'un ronge violacé parent les versants dos Pyrénées. 
Reconnaissons-y le f/orri, « rouge » du basque qui, comme 
nous l'avons vu dans un précédent mémoire, se trouve appa- 
renté au colorndn de l'espagnol, cfir du portugais. Gorron 
nous paraît signifier litt, la « Petite fleur rouge ». 

YAUNE ou béarnais se prend souvent comme synonyme 
de « basque, basquaise, serviteur, servante d'origine bas- 
que ». C'est simplement le y'auna, » monsieur » de l'euska- 
rien qui, lui-même, constitue une altération du don espagnol. 
Le d initial s'est transformé en y comme dans ijeinhii ou 
deiiihu, M habile ». Quant à la diphthongue ait représentant 
un o primitif, v. belknun, » genou », litt. n le Chauve n de 
l'espagnol, pehn, « pelé, qui a les cheveux courts », — 
irmtllz'', " tourner la terre à la charrue ", du vieux pro- 
vençal rnlnr, rtiiliir, » rouler », espagnol rnllnr. 

Dr CH.VRENCEY. 



ÉTYMOLOGIES LATINES 



Verbes pronominaux : amarc, si/iere ; cunar, conan, 
ciincfari, cictmia; cota, coior; formido. 

Qu'il faille cerlaiuement ranger parmi le» faits linguis- 
tiques les plus anciens les racines dites ilénionslratives ou 
pronominales, qui ne contiennent aucun élément descriptif 
lie substance ou de matière, mais indiquent primitivement 
et instinctivement les idées au moyen des seuls gestes, ou 
cherchent à identifier idées et gestes eux-mêmes, c'est ce 
dont persoune ne peut douter'. Il est à remarquer que ces 
racines ne forment pas seulement des pronoms el des par- 
ticules pronominales, mais aussi des noms et des verbes. 
Parmi les verbes pronominaux latins il faut citer; intrare, 
xiiperarr, siipinare, ilerarr, simulari' qui. en partie, ont 
pris une signitication toute matérielle. De a/itb, am qui ne 
s'est conservé que comme préfixe (par exemple: amàusttis, 
ambitus; amicire, ainplecli], nous avons clairement ambu- 
tare, mais aussi, à mon avis, amare. 

Ce verbe certainement très ancien et très employé signîfiu 
à l'origine: « embrasser », On peut le constater chez 
Plante, chez qui nous avons à peine besoin de chercher 
{les passages justificatifs. Je me contente des exemples 
suivants : 

Curculio, V. 187: Pariler hos periie antando video: 
ulerqiie insaniunl; viden ut misère inoliuninr: negiieimt 
cfimptrcti sali.*. 

Àsinaria, v. 687: amandune e.ri)r(iriri ris te an oscti- 
iando'i — Enim vera utrwngi/e. 

Rudeihs, V. 102;i: Uxor comple.ra collo retinet filiam: 
nimis pae/ie inepta atque oditisa eitis amatiost. 

Ainsi amare est un acte qui relève des sens: on le voit. 



1- Michel Bhêal, Zim 



(l'/uc, page 207. 




— kvj — 

il fait pendant à oscutttri, et il est l'analogue de complectt, 
anipifcli. 

Nous remarquons une modification de sens semblable à 
celle A'nmnrf dans iïKiïsîflai. Aussi Cicéron emploie-t-îl ce 
verbe grec à la lin de quelques lettres telles que: ad Alt., 
11, U, 4 et II. 12, 4, absolument comme amarc. dans beau- 
coup d'autres. Nous constatons encore un changement ana- 
li>gue en latin oil nmplectt et même tanplexari (Salluste. 
Ca/il., 52. 5: quar amplexamini \ Cic-, Verr. a. pr., 19, 
jtiinc ample j-attir; Mur., 83; Sest., 98.) signitient à peu 
près la même chose f\y}' m/amare ou diligere. 

Mais je ne crois pas me laisser aller k de trop grands 
écarts d'imagination, si ce n'est, peut-être, aux yeux de 
l'homme non moins réservé que savant qu'est B, Delbriick '. 
<-R trouvant encore quelques verbes pronominaux en latin. 
Il me semble au moins difficile de séparer sinerp [si-tuiu) de 
la racine pronominale qui est dans si, sic, en teuant compte 
de passages teU que celui de Plaute: Bacdtides, v. 1187, nine 
sic! ou celui bien connu de Virgile: Afii., Il, 644 (et IV. 
681). sii:, o sic posttutii. Sînere ne signifie-t-il pas à peu 
près « placer ainsi, laisser ainsi quelque chose »î — Et 
peut-être réussira-t-on uu jour à prouver l'origine prono- 
minale de verbes comme: ire, dure (mettre), emire (pren- 
dre'), stare, propcrare, parure, parère, experiri, sans être 
raillé comme le vieux Pott. 

Citnae est le berceau qui se meut çà et là ; Martial parle 
d'un ciiuarum iiintnr (XI, 89, v. 1). Canne est aussi le nid 
d'oiseau inslnble. On a décrit cunahuluni comme: gentis ar- 
horis in quo piieri conantur molimi/ia i/ressuum {Sc/toI. 
Bernens. ad Vergil. erlog., 4, v. 23), c'est-à-dire un objet 
se balançant. 

Cette citiition nous montre aussi la signitlcation originelle, 
sensible et concrète de canari. Dans i'Andria de Térence, 
Davus promel (v. 676) : canari inanibm jiediôtisque voctisquc 
et dies, c'est-à-dire de se balancer. Ce sens est moins accentué 

1. VergUiehende Sffnlax der indogermanitçhen Sprachm. I, p. 644. 

2. Fr. Skutsch, Àrehiv f. tal. Lexik., 1901, XII. ï. p. 207 et Philo- 
log.. LIX, p. 498. 



1 



chez le m^mo Térence dans le Phoniiio (v. 52) : ohviam 
ronahar fibi. Très significatif encore est ce qui est dît des 
dames, Haiilniuim., v. 239, ilum itioHiintiir, r/uin ronanlur, 
amuis est. 

Cette citation nous conduit à eH«r/ar( et Térence aurait pu 
dire ctmctanlur au lieu de cananliir. Virgile en fait iDentîon 
dans le passage: A>-n., IV, v. I3rï. reginain thalamo rutir- 
tantem et encore d'une manière plus significative en parlant 
du sanglier irrité ()ui. Afin., X, v. 1 M , partis cunettitiir in 
omnes ifentibu* tnfrfndeitx, passage qui doit être compris 
d'une façon tout^ concrète. 

Aussi le même Virgile peut-il donner à une branche d'arhre 
l'épithète, Aen., VI, v. 21], cunctanlem. 

Changer de posltiim ç;'i et là est le caractère de la tactique 
du célèhre Cunctator, 

J'accorde que l'élargissement de cum, cnn eu ruiicl n'est 
pas très facile à expliquer; cependant cuncto est un verbe 
intensif ou fréquentatif Ae'ctmco. aii l'élargissement n'est 
pas plus difficile à expliquer que dans: itiven-ctis, .fcn-fc- 
Hts, ou bien fodico vellico '. 

Je ramène à la même racine le nom de la cicogne : liconin 
à côté de conea (Plant., Trw., 691 , et Probus de uU. sijllah., 
p. 263. S K). 11 ressort des autres significations du mot que 
ce nom désigne le cou et le bée de la cicogne qui se meurent 
de bas en haut et de haut en bas. Car Ciconia est une sorte 
de geste, un geste de moquerie. On recourbait les doigts 
et on tes agitait plusieurs fois devant la personne (Pers., 
Satir., 1. 5«; Hieronym. ifpiM., 125, 18). 

Ciconin signifie aussi le levier élévateur d'eau qui a un 

mouvement de va-et-vient (Isidor. Orig., 20, 15. 3; propter 

L guod imilntur eiusdem nominis avmi leeanlem nr depone?!- 

rtem rostrum). Le redoublement, dans le substantif cicoriia, 

' formerait un chapitre spécial qui ne présente aucune difficulté. 



i. D'une autre manière Glus, Ciardi-Dupré, Beisenberger-Prellu'its 
Beilr., 1901, 26, page 204 : « cunctor aus 'concitor; es ist ein deno- 
minalia aus ' ii'ean-gilo- (ai. çankita, beaorgt, aengstlich vor) a mais 
cette sigtiiflcation le mot cuitclor ne l'a pas el dans loua les cas elle 
n'e&t pas primitive. 





Dans aa tlexion et sa dérivation, colère ne doit pas être 
séparé de oc-rulrre. 

Colère n'est rien autre, dit Columetle, que resolvere el 
fennenlare lerrum (111, 2} et Calon insiste aussi sur l'action 
lie fumer la terre (64, 1). Les champs sniit (Virgile, Aencis, 
VIII, 63 et X, 141 ) pingitia rultu ou plus clairement encore 
(Virgile, iîeorg., I, 158) niteiUia culta. Cicéron sépare 
[Vfrr., m, 16, 43] arare at^iie agros coiere. 

Je pense que colère signi0e envelopper, couvrir, à peu 
prés comme Virgile décrit la chose : Geortj., II, 347, spnrge 
fimu pingiii et nmlta memor occnle [erra, Coiere signifie 
aussi couvrir dans la citation tirée de Varroii, Nonius 
Marcell-, p. 250: ni in segetibus post messem colligebanl 
strtimenla çiii domicilia colerenl. 

C'est pourquoi ciillm indique la couverture, le vêtement, 
mais non quelque chose comme la parure. Yelleius oppose 
(1, 2), veste regia deposita et pastoralem cuUum induit. 

La signitlcation « envelopper, couvrir <> disparut de bonne 
heure à cause de la concurrence de légère avec coiere, si 
bien que, par exemple, recolere n'est pas exacloment syno- 
nyme de retegere. 

Mais cfilor appartient à la même racine; il signifie primi- 
tivement ce qui revêt, tapisse, enveloppe, ce qui couvre. On 
peut comparer un passage de Plaute. Mostelieria, v. 275, 
vilia corporù fuco occulunt. Aussi est-il facile à Horace de 
dire : Epist., 1, 3, 19, mnoeat coriiicnla rimm ftirticis midata 
coloribiis. 

Formido « ppur, terreur " n'est cité dans les diction- 
naires qu'en seconde ligne au sens de u image effrayante, 
épouvantai! ". et l'on propose toutes sortes de dérivations 
cherchées. Formido est au contraln; tout simplement, déri- 
vant de forma, un i-pouvantail, Comparer: Horace, Salir., 
L 8, 3 (Friapus) furum avium^ue maxima formido et Ci- 
cér.. Tusc, I, 16(36) fin.rit inferos easyue formidiaes, etc., 
etVerg., (îeorr/., III. 372, ainsi que: Corpus glossar. latin. 
(Goetz],IV, 411, 4!) et V, 202, 12. 

F. GUST.\FSSON. 



BULLETIN 

SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 

N» 51. 



PROCÈS-VERBAEX DES SÉANCES 



DL- U Janvier ISIO'J au 20 Juin 1903 



SÉANCE DU 1 i Janvier 1902. 

Présidence de MM. Paul BovElt, président sortant ; Ch, Joret, 
président; Cl. Hiiart, vice-président. 

Présents: MM. Bauer, Benoist-Lucy, Hoyer, Bréal, Cart, 
Clarac, Duvau, Ferrand, Huart, Juret, Krebs, Lejay, Meillet, 
Mélése, Sainéan, M"° de TcherBitzky. 

Excusés: MM. Chilot, Giierlio île Guer. Pernot. 

Assistant étranger: M. D, Hosseling. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

M. Paul BoYER, président sortant, prononce une courte 
allocution. Il ne veut pas résigner ses fonctions sans remer- 
cier ses confrères de l'indulgence qu'ils lui ont accordée. 
Il croirait impertinent de signaler l'intérêt dos couimunica- 
Uoiis faites en aéniice; mais il tient à relever au moins un 
trait commun à toutes, et qui est l'honneur de notre .Société: 
l'esprit de méthode et de rigueur. 

M. Bojer rappelle ensuite que l'année qui vientde s'écouler 



— I.\\ — 

é attristée que par un unique deuil : c'est, au mois d'ao&t 
dernier, la mort si regrettable de notre confrère, M. Cari 
Pauli, bien connu par ses travaux sur les dialectes italiques 
et sur les inscriptions étrusques. 

l'armi les événements heureux, il faut signaler la réalisation 
récente, par acte authentique, de la fondation Alexandre 
Bibesco et la délivrance de l'autorisation officielle pour la 
Société de l'accepter; — enfin, lai;lôturedu premier concours 
de linguistique romane, où ont été présentés des ouvrages 
du plus grand mérite. 

M. Boyer appelle à le remplacer au fauteuil le nouveau 
président, M. Charles Joret, dont il rappelle la récente 
élection à l'Institut et, éventuellement, les deux vice-prési- 
dents, M. Cl. HuART, un maître que l'Institut attend, et 
M. le D"" Alexandre Liktaru qui fut, dans notre Société, un 
des ouvriers de la première heure, et dont une promotion 
dans l'ordre de la Légion d'honneur vient de récompenser 
les travaux. 

M. Charles JoRET, en prenant la présidence, remercie 
M, Hoyer de ce que son alloculion contient de flatteur pour 
lui, puis ajoute ce qui suit: 



Discours de M. Joret. 



« Mes chers confrères, j'ai été d'autant plus touché de 
l'hoimeur que vous m'avez fait en me nommant voti'e Prési- 
dent que j'avais moins de titres pour y prétendre; j'ai été 
di'puis de longues années si infidèle aux études de linguis- 
tique que je n'aurais jamais pu ambitionner de diriger vos 
séances. Mais vous vous êtes rappelé que j'étais un des 
membres les plus anciens de notre Société, et vous avez mis 
sur le compte de mon éloignement l'abandon trop grand où 
j'ai laissé les éludes qui vous sont chères. 

« Vous ne vous êtes pas trompés, si vous aveK cru que, 
bien que loin de Paris, je n'en ai pas moins suivi avec l'in- 
térêt le plus vif vos travaux et les progrès de notre Société. 
Quand j'y suis entré, elle sortait à peine de la période d'éla- , 
boration et d'incertitude que doit fatalement traverser toute J 
institution naissante. Sans doute lus mémoires de Stanislas f 



GnyarH, d'Abel Bergaigne. de Charles Ploix, de James et 
Arsène Darmesteter et d'autres regrettés confrères, pour ne 
parl(?r que des morts, avaient bien vite mis notre Société 
hors de pair; mais sa marche n'était pas encore assurée, 
elle hésitait sur la voie dans laquelle elle devait s'engager 
et l'on put craindre, après qu'où eut sagement écarté les 
éludes de mythologie comparée, qu'elle ne versât trop du 
ci)té des langues orientales, ce qui en eût fait une espèce de 
succursale de la Société asiatique. S'il n'en a pas été ainsi, 
ai l'équilibre a été conservé entre les différents idiomes et 
ai les langues classiques ont continué d'occuper dans vos 
études une place d'honneur, celle, je ne crains pas de le 
dire, qui leur revient naturellement, nous le devons à l'heu- 
reuse influence de notre secrétaire général, à M. Bréal, qui 
n'a pas abandonné un seul instant notre Société — que son 
exemple u'est-il plus suivi? — et n'a pas cessé d'en enrichir 
les Mémoires de ses savantes et ingénieuses communications. 
'< Mais, si grâce à lui le grec et le latin ont conservé dans 
nus éludes la place qui leur appartient, d'autres langues 
indo-européennes, négligées ou ignorées â l'origine, y sont 
maintenant largement représentées. Sans doute, le sanscrit 
et le zend n'ont pas cessé de faire l'objet de savantes com- 
munications de la part des disciples d'Abel Bergaigne et de 
James Darmesteler, mais d'autres idiomes ont peu à peu élu 
domicile parmi nous, li faut voir là le contre-coup des ensei- 
gnements nouveaux créés, soit au Collège de France, soit à 
l'École des Hautes Études. OniceàM. d'Arbois de Jubain ville 
et aux élèves qu'il a formés, les langues celtiques sont deve- 
nues l'objet de lectures aussi instructives que fréijuentes 
dans nos-séances; les idiomes slaves, dont l'étude est d'une 
BÎ grande importance pour la grammaire comparée, n'ont pas 
été moins souvent l'occasion de communications curieuses 
et nouvelles; et — preuve éclatante de l'importance qu'elles 
ont prise dans nos études — deux de nos présidents ontété des 
slavîsants do profession. Les langues germaniques sont main- 
tenant aussi entrées dans le cercle de nos études ; les langues 
romanes ont des longtemps fourni à nos Mémoires des 
travaux considérables et i! faut souhaiter que leur domaine 
s'étende encore. Quel champ d'exploration, par exemple, 



— Uitij — 

l'Murie des dialectes espagnolx restés presque incnnnus n'of- 
frimit-elle pas h nos jeunes oinifrèi-es î Quant an luauiain, le 
prix fonda par la géiiérosité du prince lîibesco ne fera qu'ac- 
croître l'intérêt lègilinie que doit iiims inspirer cet idiimie. 
Ai-je besoin d'ajouter que cette largo part faite aus idiomes 
indo-européens n'a pas porté la moindre atteinte, vous le 
savez, au rôle qui revient au!L autres langues, que quelques- 
uns de nos confrères cultivent avec tant de zèleî 

■■ L'importance croissante do vos travaux, l'extension 
donnée aux études abordf^es dans notre Société, ne pouvait 
qu'un accroître l'importance et en hâter les progrès; elle 
n'avait pas cent membres quand j'y suis entré ; elle en compte 
plus de deux cents aujourd'hui et nombre d'associations 
savant(!S. d'universités, de Bibliothèques publiques, s'em- 
pressent chaque jour do s'abonner à nos Méinuires: preuve 
la plus manifeste de t'estime dans laquelle on Ips tient et de 
rintérèl qu'on perte, dans le monde savant tout entier, à vos 
travaux. C'est une grande joie pour moi de le constater. 
comme ce sera mon preluîer devoir de m'efforcer, pendant 
cette année, de contribuer, autant que je le pourrai, au déve- 
loppement iniuterrompu de notre Société, d 

M. Bréal ajoute quelques mots pour rappeler les travaux 
linguistiques de M. Cb. Joret. 

Hommages. Voir le procbain numéro du Bnllftin. 
L'n'-Heiitations. MM. G. l'aiis et M. Broal présentent pour 
être membre de la Société M. Antoine Thomas, professeur 
à la Faculté des Lettres de l'Université de Paris, maître de 
conférences à l'Kcole pratique des Hautes Études, 10, rue 
Léopold- Robert, Paris, 

MM. L. Léger et Bréai présentent M. Serge Yoitriévitch. 
attaché à l'ambassade de Russie, 235, boulevard Saint-Ger- 
main, Paris. 

Commnnicntions. M. Lazare SArNÉAN examine l'origine 
du parler judéo-allemand- Son fonds est constitué par les 
anciens dialectes ilu moyeu haut-allemand parlés dans les 
régions de l'Allemagne oft habitaient au moyen Age les 
ancêtres des Juifs qui, aujourd'hui, sont répandus dans 
l'Europe centrale et orientale. La grammaire eu est essen- 
tiellement gerniauique; les mots ou radicaux hébreux qui 



n'y trouvent y sont traités comme le sont, dans toutes les 
langues, les éléments étrangers. 

Des observations sont faites par MM. Huart, Bréal. 

M. Ch. JoRET étudie le traitement de la Huale gallo-romane 
-iacum dans les noms de lieu en Bretagne ; il résulte de cette 
étude que rèiéraent breton n'a submergé la population gallo- 
rumane que dans l'extrémité occidentale de la péninsule ; 
dans le centre, les deux éléments se sont mf^lés avec prédo- 
minance de l'élément roman. Enfin au delà, l'élément roman 
est tout à fait prépondérant. 

Des observations sont faites par M. Bréal. 

M. G. Fbhrano signale dans un parler local do Madagascar 
le fait curieux de l'existence d'un certain son dans un mot 
unique. 

Des ob.servations sont faites par MM, Duvau, Sainéan, 
Joret. 

Il est donné lecture d'une série d'étymologies latines de 
M- F. GusTAFSSON. Après quelques considérations sur les 
verbes issus do racines démonstratives (pronominals), 
M. Gustafsson propose une explication nouvelle des verbes 
amare, stnere. 

Des observations sont faites par MM. Bréal, Duvau. 



SÉANCE DU 25 Janvier 19<)2. 
Préhidence de M, Charles Johet- 



I 



Présents: MM. Bauer. Benoîst-Lucy, Cart, Chilot. Clarac, 
Duvau, Ferrand, Halévy, V. Henry, Huart. Joret, Lejay, 
Meillet, Rosapelly, Sainéan, M"" de Toliernitzky. 

Excusés: MM. Bréal. Guerlin de Guer, Pernot. 

Assistant étranger: M. D. Hesseling. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu ot adopté. 

Élection». MM. Antoine Thomas et Serge YouuiiiviTCH 
sont élus membres de la Société. 

Hommages. Voir le prochain numéro du Biilteiiu. 



— iHiv — 

Nécrologie. La Société apprend avec regret la mort î un 
de ses luembres, L. de Montalk, professeur à l'Univorsité 
d'Auckland. 

Communications. M. Halrvy revient sur l'étymologie de 
IripUaka qu'il a proposée autrefois. Au lieu de voir, dans le 
mot sanscrit, le grec wTràxisv, Userait d'avis maintenant de 
le rattacher à tttu/'^, (cf. {(Kta^o;, ■:fïi7rj-/o;, etc.). 

Il étudia ensuite un certain nombre de mois de la famille 
turco-ougrienne ; en pitrticulier, le nom de la pomme, le nom 
du nombre n trois ». les difTérentes particules négatives on 
hongrois et en turc. 

Ces communications donnent lieu à différentes observatiuns 
de MM. Huart, Clarac, Joret, etc. 

Il est donné lecture d'une nouvelle série i' Ét//viologits 
/alines de M. F. Gustafsson : ciinae, canari, cttnctari, cico- 
nia; colo, color, formido; puis d'un travail de M. Lucien 
Abeille sur le nom du bois Gaînc. 



SéajNCE du 8 FÉVRIER 1902. 



Pn^siiience de M, Ch. Johet, pn^sidenl. 



L 



Présents: MM. Bauer, Benoist-Lucy, Chabaneau, de Cha- 
rencey, Chilot, Clarac. Ducbesne, Duvau, Ferrand, Huart, 
Joret, Krebs, Lejay, Meillet, Mèlèse, Pernot, Saim^an, 
M"' de Tchernilzky, M A. Thomas. 

Excusé: M. Bréal. 

Le procès-verbal de la précédente séance est In et adopté. 

Nouvelles. M. le Président rappelle la mort récente de 
notre confrère et ancien vice-président, Auguste Carrière : 
c'était un homme cordial et serviable, un maître dévoué à 
son enseignement et k ses élèves, dont tous ceux qui l'ont 
connu regretteront la brusque disparition. Le président et 
beaucoup de nos confrères perdent en lui un véritable ami. 

M. le Président souhaite ensuite la bienvenue à notre 
nouveau confrère, M. Antuiue Thomas. Il est heureux de 



pouvoir saluer, en même temps que lui, un des vétérans de 
la philologie romane, M. Chabaneau, qui fait partie de la 
Société depuis 1868 et que nous avons aujourd'hui le trop 
rare plaisir de voir au milieu de nous. 

Hommages. Voir le prochain numéro du liutirlin. 

Prét^eiitation de iioavcaax membres. MM. .loret et 
Duvau présentent pour être inscrites eomnie membre» de la 
Société la Bibliothêqub de l'Université ue Paris et la 
Bibliothèque de l'École pratique dks hautes études (sec- 
tion des sciences historiques et philologiques). 
, Communications. M. H. Pernot esquisse une classifica- 
tion des sobriquets usités à Kroideconche-lès-Luxeuil (Ilaute- 
Sadne). 

Des observations sont faites par M. Joret. 

M. Meillet montre, d'après l'ouvrage do M. Meinhof sur 
la phonétique du Banton, que tous les degrés d'altération 
des occlusives sourdes indo-européennes présentés par l'ar- 
ménien, le germanique et le haut-allemand ont leur équivalent 
exact dans divers dialectes africains et fait ressortir l'intérêt 
de ce fait pour la phonétique générale. 

M. L, Sainéan fait une communication sur Fanriel et les 
restes daces en roumain. 11 montre que les restes du dace 
que Fauriel a cru retrouver dans le vocabulaire roumain 
sont en général des mots dont l'étymologie véritable est latine 
ou slave, mais n'avait pas encore été reconnue comme telle 
à l'époque de Fauriel. 

M. de Chargncey traite de l'étymologie de quelques mots 
français et provençaux: goitatller, gouge, inaraufhr, far- 
fadet, caracol, traveler, enlmtier, iléhuder, gnrron, i/aunc. 

Il indique ensuite que l'origine du nom des C hamps-Elysres 
doit sans doute être cherchée en Egypte. 



SÉANCE DU 22 FÉVRIER 1902. 

Présidence de M. Cl. Hd.\rt, vice-pré side ni. 

Présents: MM. Benoist-Lucj, Boyer, Bréal. Cart. Chabot, 



- l*^vj - 

de Charencey, Chilot, Clarac, Duvau, Ferranil, V. Henry. 
Huart, Joret, Lejay, Meillet, Pernol, Raveaii, Sainéan, 
M"' de Tchernitzky. 

Le procès- verbal de la précédente séante esl In et adopté. 

Ëlectious. La Bibliothèque de l'Université de Paris et 

la BiBLlOTHKQUE DE l'ÉcOLE PRATIQUE DE8 HAUTES F.TUUES (sCC- 

tien de3 sciences liistoriques et philologiques) sont admises 
dans la Société, aous la réserve qu'elles ne pourront devenir 
membres perpétuels. 

Hommages. Voir le prochain numéro du lUtUelin. 

CommnilicatioDS. M. Meillet constate que l'emploi de 
l'instrumentai au prédicat ne s'est pas développé ailleurs que 
dans les dialectes slaves et baltiques, c'est-à-dire dans ceux 
qui ont été en contact avec les dialectes finnois; or, ces 
dialectes présentent en effet une particularité analogue et 
ont, pour exprimer le même sens exprimé en slavft par l'ins- 
trumental, des ciis antres que le nominatif. Il semble donc 
qu'ily ait ici une influence des populations de langue finnoise 
qui se sont mêlées avec les populations de langue slave et 
de langue baltique. 

Des observations sont faites par MM. Bréal, Benoist-Lucy, 
Boyer. 

M. Bréal propose de rattacher l'adverbe '^irr,-) '< en vain " 

Il étudie ensuite certains adverbes qui doivent être formés 
de la réunion d'une préposition et d'un substantif: gr. èyy^;, 
cf. [«ff:^f ûç et Yufo^ ; lat. cominas, eminus, qui conservent un 
ancien ablatif pluriel de momts. 

11 signale aussi le procédé qui a donné naissance en grec 
moderne aux prépositions ïx-.i. ^^ ir.i, îiari =:: Si'a, np:3îj 
= lîpi;, et y voit une confirmation de l'hypolbése précédem- 
ment émise sur l'origine de t.i.'.i {)ia =^ iat. com -\- zz). 

Enfin, dans un extrait de la loi des XII tables : /tn/mn»»' 
si clieiiïi fraudem fpceril, sacer es/o, il propose de traduire 
fraudem faci-re par « faire défaut », c'est-à-dire ne pas 
porter à son client l'assistance qu'il lui doit; cf. frustra. 

Des observations sont présentées par MM. Meillet, Benoist, 
Duvau. 

M. Clarac explique par une fausse traduction de l'exprès- 



— Kxiîj — 
siOD française « noix de veau a comprise comme n 
veau n, l'expression strasbourgeoise Kmsl (Kaihsgensel). li 
signale à ce propos d'autres exemples de fusion de l'article 
avec le mot suivant en français. 

Des observations sont préscntc't's par MM. itaveau, de 
Charence^. 

M. DuvAU étudie queittues gloses irlandaises conservêea 
dans le ms. latin 11308 de la Ilibliothèque nationale. 

Co ms. permet de corriger et de compléter les gloses ana- 
logues qui ont été déjà publiées d'après d'autres luss. 



k 



SÉANCE i>r s Mars i9C)2. 



['résidi-nce Je .M. Ch. Joret. 



Présents: MM. Benoist-Lucj', Cabaton, Chabot, de Cha- 
rencey, Clai-ac, Duvau. Ferrand, Henry, Huart, Joret, Lejay, 
Meillet, Sainéan. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Congi-ès des Sociétés savantes. MM. Joret. Huart, 
Ferrand, Duvau sont désignés pour représenter ta Société 
au 40° Congrès des Sociétés savantes. 

Communications. M. de Charkncev étudie l'origine du 
nom basque d'un certain nombre de boissons. 

M. Lejay étudie deux exemples épigraphiques du locatif 
terrae, Bticheler, Anlhol. epif/r. 607 et 487. Le premier 
flstdi'i k une restitution de M. Bilcheler. 

ILe deuxième, posiiir (errue, parait être une imitation 
maladroite de l'expression connue comlerc terrae. Tous deux 
appartiennent â des textes peu corrects. 
11 étudie ensuite un exemple de patriae, ib., 800; dans 
cette inscr., hic silus est palriae a été calqué sur hic aitiis 
est liici. Ou ne peut donc pas alléguer cette forme en faveur 
d'un locatif palriae dans Virg., En., XI. 593. 
M. Cl. Hi'ART fait la critique des étymologies proposées 



^SSqînci pour le turc goiaidoura » chaussure 
cotvrno, gr. xiOîpJsç, arabe de Syrie kttfvira (ce dernier est 
liii-inéme emprunlé au turc). Il propose de voir dans goun- 
doura l'adjectif grec -/svîpé; « épais u au pluriel neutre: 
c les épaisses [s, e. chaussures] ». 

Dos observalioiia sont présentées par M. Sainéan. 

M. Meillbt étudie, d'après un travail de M. AdJariaD, la 
phonélique de certains tlialecles arméniens. Il insiste en par- 
ticulier sur la mouillure de 17 en 5' dans des dtaloclos qui con- 
servent la sourde k sans altératiDn : cette mouillure tient à la 
fois à la faiblesse de la pression qui caractérise les sonores 
et qui a eu pour conséquence la transfuriuation de l'occlusion 
g en spirante, en tchèque et en petit rus.se, et au caractère 
prépalatal des gutturales dans les dialectes en question. La 
transformation du g sémitique en j en arabe suppose une 
altération analogue (jui s'est réalisée sans doute de la même 
manière. 

Des observations sont faites par M. Huart. 



Skance du 22 Mars 1902. 

Présidence de M. Charles Jouet. 

Présents: MM. de Charencey, Chilot, Clarac, Ducheane, 
Duvau. Ferraiid, Halévj-, Henry, Huart, Joret, Meillet, 
Rousse lot, Sainéan. 

Excusés: MM. Lejaj, Pernot. 

Correspondance. Il est donné lecture d'une lettre de 
M. le Ministre de l'Instruction publique aiinoni^anl qu'il 
accorde à la Siiciété pour l'année courante une subvention de 
1 000 francs. La Société charge le Bureau de lui on exprimer 
sa vive reconnaissance. 

Xonvelles. La Société apprend avec satisfaction qu'un de 
ses membres, M. Sophus Buuge, vient d'être élu associé 
étranger de l'Institut de France. 

Congrès des Sociétés savantes. La Société ratilîe la 



^ lxxi\ — 

désignatiuii faite par le Bureau, d.ius la dernière s^nce, et 
vu l'urgence, de cin() nouveaux délépuôs au Congrès des 
Sociétés savantes : MM. Bounardot, Courant, Gasc-Desfossés, 
Gauthiot, Vendryes. 

Coniiiuinications. M. Halêvï traite d'un certain nombre 
de questions grammaticales et êtyniologifjues : 1" de l'accen- 
tualjon sémitique. — Observations de MM. Huart, Meillet, 
Rouaselot. 

2' des attêrations subies par quelques noms propres de 
l'Ancien et du Nouveau Testament dans le Citraji. — Obser- 
vations de M. Huart. 

3° de l'origine orientale du rrani,'ais siii/air. 

4" d'un de» mots turcs désignant les non-musulmans. — 
Observations de M. Huart. 

M, PE CiiAkEScEY propose queti]ue8 êtymologie.s : 1" fran- 
çais fagot. — Observations de M. Joret; 2*" orignac, mot 
d'origine basque défiguré en orignal; 3" liroiide, mot employé 
dans les patois français du Nord-Ouest pour la mammelle 
des animaux: c'est un mot d'origine celtique; 4° français 
enrlHer, cf, anglais àevil; 5° du sens ou de la forme parti- 
culière prise dans certains patuia par des mots français : dans 
le Perche, «nïMrp/ signifie n bon " et rapide " colère »; en 
Normandie, défricher est prononcé déchiffrer. 



SÉANCE nu 13 Avril 1902. 

Prcsiiience de M. Charles Jobet. 



Présents : MM. Bauer. BenoistLucy, Brêal, de Charencey. 
Chilot, Clarac, Duvau, Huart, Ferrand. Joret, Lejay, Liétard, 
Meillet, Kosapelly, Sainêan, M"° de Tcbernitzky, M. A. 
Thomas. 

Excusé: M. Pernot. 

Hommages. Voir le prochain numéro du Bitllctin. 

Congrès des Sociétés savantes. M. Cl. Huart, l'un des 
délégués de la Société au Congrès des Sociétés savantes, 



■ txxx ■ 
I compte ( 

Congrès. 

Coiigi'ès international des Orientalistes. Le comité 
d'orgaDÎsation du XIII' Congrès international des Orienta- 
listes, qui s'ouvrira i\ Hambourg le 4 septembre prochain, 
invite la Société à se faire représenter par un délégué. 

Il est décidéqueconroriiiéuienlàla tradition constamment 
suivie, la Société ne désignera pas officiellement de délégué, 
mais elle sera très heureuse do voir un grand nombre de 
ses membres participer à litre privé aux travaux du XIII' 
Congrès des Orientalistes. 

Communications. M. Clarac examine les étymologies 
proposées pour le mol strasbourgeois Bio/zf/rut/tT « frère 
lai ", et en propose une nouvelle: Ithiz considéré comme 
altération du latin ecclésiastique oblatus. 

Des observations sont faites par MM. de Chivrencey. .loret, 
Bréal, A. Thomas. 

11 est donné lecture d'un travail de M. Cb. Bali.y sur 
quelques étymologies se rattachant à la théorie du - voyelle. 

Des observations sont faites par MM, Meillet, Huart. 

M. L. Sainéan traite de quelques emplois du mot « saint » 
dans les idiomes balkaniques. 

Eu roumain, le mot est parfois synonyme de " fort, solide ». 
Outre d'autres emplois particuliers, il sert aussi tout spé- 
cialement d'épitbète au soleil: de là l'emploi d'expressions 
signiliant « saucti&calion » ot « se sanctifier >< pour désigner 
l'occident et le coucher du soleil. On peut rapprocher de ce 
• fait l'emploi eii grec moderue, jiour exprimer les mémos idées, 
de mots signiliant proprement le « règne » et» devenirroi o. 

Des observations sont faites par MM. Bréal, de Charencey. 

M. Kréai. étudie quelques points de pbonélique et d'éty- 
molugie : 

1" La double forme du nom du fleuve Garumna, Garonne 
et Gironde (v, fr. Géronde) fournit de la liuale -umna deux 
traitements dialectaux comparables au doublet latin aliimniis 
et alundus de 'aiom(e)nos. 

2" L'homérique xsarr,Tf,p doit être pour xJ?i;T^p, avec le 
changement dialectal de au en ia et de 5 en c-; comme son 
sens l'indiquait déjà, ce mot est donc parent du lat. auxUium. 



'-3* L'homériqne eixemv'^piTJi est formé rie '^hs^ii-Tipr,; « ving- 
Siple 11 (cf. nsi-fipuq, Tpf^pY)^, etc.). 



SÉANCE DU 86 Avril 1902. 



Présidence de M. Charles Joret. 



Présents: MM. Benoist-Lucy, Cabaton, Chilot, Diivau, 
Ferrand. V. Henry, Huavt, .loret, Lejay. Mt'illct, PiTriot, 
Saint^a», M'" do TchornitKky, M. Thomas. 

Excusé; M. de Charp.ncey. 

Lo procès- verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Hommages. Voir le proclmîii nimièro du litiflfliii. 

Commiiiiicatioim. Il est donné lecture, par extraits, d'un 
mémoire de M. E. Ernault sur l'étymologie bretonne: l'au- 
teur y traite en particulier de mots d'origine française ou 
formés à l'aide de préfixes français. 

M. Mbili-et propose de reconnaître dans les noms divins 
sanscrit Parjant/a, lituanien Perkùnas, norrois Fj^trgyn, 
une même racine dont le sen« serait « frapper ». avec des 
élargissements variés. 

Il montre ensuite que les caractères généraux de la pho- 
nétique du dialecte de Gortyne sont on contradiction avec 
ceux de la plupart des dialectes grecs: il y voit un indice 
que la Crète était peuplée par une race parlant originaire- 
ment une langue autre que le grec. 

Des observations sont faites par M. Duvan. 

M. Ci. IIli.art étudie le persan gliarznn « femme de mau- 
vaise vie « et consulte la Société sur la possiljililé d'un rap- 
prochement avec l'anglais whnrf. 

Des observations sont faites par MM. Joret, Meiliet. A. 
Thomas. 

M. A. Thomas examine un hémistiche du Roman (tA- 
lexandre: " licaon et lex mutes a. li montre que le premier do 
ces mots est une forme du mot chouan (chnlhunnt) et que 



— lixxij — , 

le second doit être lu : nuitres. Nititre représente lat. *noe- 
tula, dimioutif de noctiia, 'nocla u chouette ■■. 
M. G. Ferrand fait une ctim muni cation sur les racines 

malgat^hes et leurs dérivés dirocls. 



SÉANCE Dr 10 Mai 1902. 



Présidence de M. Cl. llrAHT, vice-prùsidenl. 



Présenis : MM. liauep. Benoist-I.ucy, de Charenccy, 
Ctarac, Duchesne, Duvau, Halévy, Huart, Lejav. Mcillel, 
Pcrnot, Sainéan, M"" de Tclieniitzkj. 

Excusés: MM. Chilot. Ferrand, Joret. 

Le procès-verbal de la précédente séance est tu et adopté. 

Hommages. Voir le prochain numi^-ro du Ritllptin, 

Nonvelles. La Société apprend avec regret la mort d'un 
de ses membres, le D' Rîcochon, qui laissera le souvenir 
d'un confrère sympathique. 

Présentation. Est présenté par MM. Gaudefroy-Demora- 
bynes et Pernot pour être membre de la Société M. A. L. M. 
Nicoi,AS. premier drogman de la légation de France à Téhé- 
ran ; 50, rue Pergolêse. Paris (XVI"). 

Comiiiunîcations. M. de CitAiiEscEv en présentant ses 
Étuile-t aigif/tten donne quebiues détails sur les dialectes 
canadiens et sur leurs affînltés. 

11 traite ensuite de l'étymologie de quelques mots français. 

Le verbe aller pourrait, selon une hypothèse de M. Mal- 
vézin, être d'origine collique el composé avec la préposition 
anli-, d'où andnre, dont le verbe français avait un dimi- 
nuli f. 

Uipin doit être un diminutif se rattachant à Upm. 

Marmite peut être décomposé en mar-, préfixe préparatif, 
et mile « métal " (cf. mitraille). 

Le nom de haricot doit provenir d'une confusion entre le 
nom américain de la plante et celui du a haricot » de mouton. 



1 



I ce qui est de la cou- 



— Ixxxiij ■ 

Lfl V. fr. ostorin, osturin signîRi 
leur de i'autonr «. 

Il traite ensuite d'un mot béarnais lahaqiii emprunté au 
basque pour désigner un terrain non défriché. 

M. J. HalÉvv propose une correction â un passage de 
Psaumes ; il commente ensuite, à l'aide d'un passage d'Isaïe, 
le teste d'Ezécliiel. ch. 27, oii sont mentionnées les villes en 
relation de commerce avec Tyr. 

Il signale ensuite l'importance de la découverte des syl- 
labaires assyro-grecs du BritisliMuseum et esquisse à cette 
occasion une théorie dos idéogrammes et de 1' » idéopho- 
nie ", 11 attire l'attention sur le fait que les syllabaires en 
question transcrivent les lelti'es babyloniennes /, /, p, par 
0, X, ç, exactement comme font pour les lettres hébraïques 
correspondantes les auteurs do la version des Septante. 

Des observations sont faites par MM. de Cbarencey, 
Meillel. 



SÉANCE DU 24 Mai l&Og. 

Présiiieiice de M. Cbarlea Juhkt. 



Présents: MM, i!enoist-I,ucy, Bréal. Cart, de Oharencey, 
Clarac, Duvîui, V. Henry, Huart, Jorel, Lcjav, Meitlet, 
Pernot, Raveau, Sainéau. M"" de Tclifrnitzky. M. A. 
Thomas. 

Excusés: MM. Chilot, Ferrand. 

Le procès- verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Hommages. Voir le prochain numéro du Hutletm. 

Élection. M. Nicolas, premier drogman de la légation de 
France à Téhéran, est élu membre de la Société. 

Nouvelles. M. V. Henry fait part il la Société du succès 
I obtenu par notre confrère, M. J. Vendryes, qui vient de 
i soutenir ses thèses pour le doctorat es lettres avec la men- 
tion " très honorable ■>. 

ConimniiicHtionB. Il est donné lecture d'un travail de 
M. l'abbé H. BoLUBT sur quelques uomâ de lieu du Languedoc. 



— Ukxiv — 

M. Bnudet propose d'explniuer ces noms par des racines 
germaniques. 

Des observations sont faites par différents membres. 

M. Bhèai. traite du compoaé de l'adjectif r,jç: iv-r,ji (et 
èvi;r,;), T:pr,j; (d'où irpào;). 

Il signale ensuite reriatence, au XXIII' chant de Vlliade, 
d'une forme contractée, et par suite très moderne de yipût»; 
^pisv. 

Enfin, il étudie le développement sémantique qui a fait 
passer le verbe allemaml miissen de son sens primitif de « il 
est permis » ii celui de i< il faut '>. Le passage de sens a dû 
se produire pai" l'intermédiaire des phrases nogatives. 

Il est donné lecture d'un travail de M. Achille S. DtAHAN' 
TARAS sur le parler des enfants de Castelorizxo (Turquie 
d'Asie). 

Des observations sont faites par différents membres. 

Il est donné lecture d'une note de M. Ernaui.t sur les dif- 
férentes formes du nom du chien, aux deux nombres et en 
composition, en breton moyen et moderne. 

M. Meillet traite do la diphtongue arménienne aw. A 
l'initiale d'un monosyllabe, elle est trail'''e d'une façon par- 
ticulière et devient or. 



SÉANCK i.u 7 Juin 1 90â. 
Présidence di^ M. Cliarles Joret. 



Présents : MM. Benoisl-Lucy, Bréal, de Cbarencey, Chilot, 
Duvau, Ferrand, Gaudefroy-Demombyncs. V. Henry, Huart 
Jorel. Krebs, Lejay, Meillet, Pernot, Rousselot, Sainéai 
M'" de Tchernitzky, M. Tboma». 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Correspondance. Il est donné communication d'une nou- 
velle circulaire du Comité d'organisation du Congrès des 
Orientalistes de Hambourg. 

Hommages. Voir le procii&in numéro du Hiilli-tin. 



— Ixxiï — 
Ainiiianîcations. M. MEtLLGT tire, du rapprochement 
connu de l'arménien nu, génitif nuoij c bru » et du grec 
vjs^ la preuve que ce mot était en indo-européen un thème en 
-o- et par suite que l'indo-européen a connu des thèmes en 
-o- féminins que le grec et le latin conservent seuls à l'époque 
historique. — Une discussion sur l'origine du genre s'engage 
à ce propos, à laquelle prennent part M. Henry et M. Bréal; 
MM. Roussetot, Duvau, Thomas présentent aussi des obser- 
vations. 

M. Meillct montre ensuite que les accusatifs attiqucs tels 
que wJXïiî, ir^,;£iî, èXârcauç, etc. ne sont pas des nominatifs 
employés en fonction d'accusatifs, comme l'enseigne ordi- 
nairement, mais résultent d'une extension analogique du 
timbre de la voyelle du nominatif: l'accusatif iciXsîca rem- 
placé K3>.Tç, exactement comme le dat. pi. TuiXEci a remplacé 
TàXiat. — Observations de M. V. Henry et de M, Pernot. 

M Meillet indique enfin une innovation parallèle de la 
déclinaison des mots du type tityv/i^- en attique et en lesbien ; 
dans les deux dialectes, l'accusatif ancien en -sa a été rem- 
placé par un accusatif en -tjv vers la fin du v° siècle ou le 
commencement du iV avant J.-C, ; il s'en est suivi un rap- 
prochement avec les noms masculins de première déclinaison, 
d'où un génitif en -ij en lesbien et en -oj en attique. Une 
mémo cause a produit des effets pareils d'une manière indé- 
pendante dans les deux dialectes. 

M, Lejay discute le vers d'Horace [Ep. I, x, 11): Pane 
egea iam mfUilis poliore placenlia. Le complément à l'a- 
blatif d'un comparatif, qui lui-niûme est à l'ablatif, est consi- 
déré comme irrégulier et l'on n'en cite pas d'autres exemples. 
M. Lejay pense que la tournure normale eiit été: poliore 
qvam mellilis placimlix, et non : tfuam meUitae ptacentae. 
LOr. Cic, De fin., \, 2: luslioribm ulamur ilits çuam /lis; 
E'Pro Mil,, 34 ; Sali., Hji. Pompei ad seratum, 4. Dès lors, il 
^emande si l'on ne devrait pas lire dans Horace quam au 
Jieu de iam. 

M. A. Thomas étudie le verbe bas-limousin dpsoonssina 
i défricher », que Mistral a voulu rattacher ïi lat. ili-3- (pro- 
irracher les chênes verts »). En réalité, ce mot 

rive de *aussina, fréquent dans la nomenclature géogra- 

9 



SéANCE DU 21 Juin 1902. 



Présidence de M. Chartes Jurgt. 



— h«vj - 
phique et qui, sous la forme aàsine, signifiait anciennement 
« friche » en Poituu H dans la Manclie; cf. anc. limousin 
a/isa a frichp i>, Lii forme la plus ancienne connuiî est le 
latin mérovingien ahms, d'origine obscure. 

11 montre ensuite que le wallan-prendescoy*iV" ilémanger >> 
(cf. V. fr. eschnrpisun « démangeaison n) doit être rapporté 
au latin scalpere •■ gratter », d'oi'i. sans doute. » éprouver 
unedémangcaiaon ». Cf. chez Theodorus Priscianus, scallieiis 
a dartreux. » et la glose deReichmau, n° ^G: prurit/inam, 
scalpittfdinam. 

M. [-'KaRANU entretient la Société d'une publication récente 
de M. lîrandstetter «t signale qiiekjues-uns des rapports 
r établis par l'auteur entre le tagal gI le malgache. 

I Présents : MM, Bauer. B^noist-Lucy, Brèal, Cart, Obilot, 

I Clarac, Diivau, Ferramt, Gaudi'fnij-Ilemnmltynes, V. Henry, 

I Huart, Joret, Krebs, Lejay, Meiliet, Pernol. Uousselot. 

I Sainôaii, M'" de Tchernitzky, M. Thomas. 

1 Excusé ; M. de Charenccy. 

I Le procès-verbal de la précédente séance est lu et 

I adopté. 

f Hommages. Voir le prochain numéro du ItuUetin. 

r Nouvelles. La Société est heureuse d'apprendre que les 

I travaux linguistiques de deux do ses membres, MM. Ê, Er- 

NAi'LTelL. Smnkan viennent d'être récompensés par un 
prix de l'Institut. 

Présentation. Est présenté pour faire partie de la 
Société, par MM. Ferrand et Duvau. M. le P'-D' K. Brands- 
TETTER, Lucerne (Suisse). Cette séance étant la dernière 
avant les vacances, l'admission de M. Brandstclter est im- 

kniridialeraeutmise aux voix, et prononcée à l'unanimité. 
ComninniCRtions. Il est donné lecture d'un travail de 



- Uî 



vij ■ 



M. R^MBAtiD sur les pronoms personnels et les possessifs 

en wolof. 

Des observations sont présentées par M. Bréal. 

M. Michel Bkéai. propose de résoudre la difticulté que 
présentent les sens très divergents du verbe ô^st/iu a devoir, 
être endetté ■>; et de l'autre forme du même verbe, c^éXXu, 
B accroître, prospérer a. L'hypothèse de Buttinann et Ben- 
îey, qui sous-entendeui -/piïs^ « dette «, est évidemment in- 
suffisante. Le sens de « accrottre » est le plus ancien, chez 
Homère. 

Certaines constructions montrent comment le passage a pu 
se faire du sensdece verbe prospérer k celui de " perdre ", 
celles oi"i le verbe sert à exprimer un regret: « j'aurais profité 
à, — j'aurais gagné à... », û; wçsasv, dh' wçsasv. 

Puis de l'idée du regret on est passé k L'idée de devoir 
considéré d'une façon générale, enfin d'une ilette A propre- 
ment parler. C'est à partir de ce moment que le verbe seu- 
lement employé aux temps passés prend une conjugaison 
complète, sous la forme ôfsiXu. 

Observation de M. Meillet. 

M. l'abbé Roubselot traite de l'analyse des voyelles par 
des procédés acoustiques. 11 rappelle les expériences deHelm- 
holte et de Kiinig qui, à l'aide de diapasons, ont montré 
que les voyelles principales ou, u, a, e, i, sont séparées par 
un intervalle d'un octave. (Mais les chiffres obtenus ne sont 
pas exacts pour d'autres prononciatious. L'a de l'abbé Rous- 
selotest delH2 vibrations doubles au lieude 896. qui est r« 
de Kiinig. Dans le Midi de la France on a 925, à Paris 908.) 

Eu poursuivant ses recherches, il a constaté que les voyelles 
en armoricain ne se classaient pas d'après les mémos règles 
que les intervalles de la gamme, mais que les intervalles 
I sont pour un 8' exacts. 

L'otl ouvert s'est trouvé juste au milieu de la gamme .^ 



Dans ta gamme qui va i 
très ouvert; le deuxiém 

correspond à — (non à 



G ij â fi se trouve « peu ouvert et 
î se trouve voisin de \'o i^ fermé), 



1 



— Iixxviij — 

De mfime les dilFérents e du ak e\ et les sons interm^ 
diaires entre e et i. 

Il signale les résultats concordants dans l'ëtiide de la 
prononciation dedilîërents patois du Midi, du routnain. 

Une question est pos6o par M. Joret au sujet An Vn pro- 
vençal. 

Des obsen'ations sont faites par MM. Saint^an, ('larac, 
A. Thomas, Meillet. 

M. A. Thomas «étudie le mot provençal (xV siècle) deya- 
tier (connu par un seul exemple, chez Raynouard qui l'ex- 
plique par M garde-champêtre »). Le sens est exact ; mais ce 
mot ne doit pas être rattaché A gastnr. 

Deyatifr est une variante de la forme plus fréquente 
deguier qui était l'agenl municipal chargé de la surveillance 
des decx « la lianlieue ». L'intercalation de al est un phé- 
nomène assez fréquent dans le Midi (type *-att-arius à cilté 
de *-ariux) et pgattier " gardien de chevaux o à coté de 
*égmer. Kn français ou a puisatii-r. Quant à l'élément radi- 
cal (letj, c'est le latin vulgaire *décm, classique dccumn. 

Observations de MM. Roussoiot, Sainéan et Meillet. 

Li' procès-verbal est mis aux voix et adopté. 



SÉANCE 1)11 22 Novembre 1902. 

présidence de M. Jobet. 

Présents : MM. Benoist-Lucy, Bréal, Duvau, Huart, Joret,'! 
Krcbs. Lejay. Meillet, M"° de Tchernitzky. M. A. Thomas;! 

HommageH. Voir le prochain numéro du ïiullelin. 

La Société apprend avec regret la mort de M, vanderj 
Vliet, 

Lecture est donnée de deux circulaires de M. le Ministre I 
de l'Instruction publique relatives, la première au prochain I 
congrès des .Sociétés savantes qui se tiendra en 190.1 à Bor- 
deaux, la seconde à un concours d'archéologie espagnole 
organisé par la municipalité de Barcelone. 



Cummuuications. M. Meillet expose que l'arménien a 
conservé presque au complet les emplois iudo-âuropéens 
des cas ; il insiste sur le fait que, la préposition ayant 
disparu en arménien moderne et les cas y ayant subsisté, 
l'arménien moderne se trouve employer les cas sans pré- 
position, ce qui pourrait au premier abord donner une 
impression d'antiquité singulière. ^11 termine en discutant 
la question des cas auquel se met un relatif qui appartient 
simultanèmentàla proposition principale etàlasnbordonnée. 

Des observations sont présentées par M. Bréal, principa- 
lement au sujet de l'existence de véritables prépositions 
dans la langue védique. 

M. A. Thomas étudie les dérivés gallo-romans du lat. 
malrictiin. Des observations sont faites par MM, Duvau, 
Joret, Bréal. 

M. L. Sainkan étudie l'origine du suffixe -mard, de bra- 
qucmard, etc. 

Des observations sont faites par M. A. Thomas. 



SÉANCE DU G DÉCEMBRE 1902. 
Présidence de M. Charles Juret. 



Présents: MM. Bauer, Benoist-Lucy. Chilot, Colinet, 
Duvau, Ferraud, Halévy, Huart, Joret, Lejay, Liétard, 
Meillet, Rousselot, Sainéan. M'" de Tchernitzky. 

Excusé : M. A Thomas. 

Honiniagea. Voir le prochain numéro du Buliftin. 

Commission des finances. Sont désignés pour composer 
la commission chargée de faire le rapport annuel sur la 
gestion de l'administrateur et du trésorier, MM. Bal'er, 
Fkrkand, Meili.et. 

Coniniunications. M. J. Halévy traite de l'êtymologie 
de quelf|nes mots éthiopiens et assyriens. 

Des observations sont faites par MM. Eluart, Ferrand. 



M. Pli. CflLiNET étudie les caractères de la nasale soiianle 
dans le parler flamand d'Alost. Ce phénomène se caractérise 
cumrno n'ayant qu'une existence précaire, à cMéde la forme 
pleine en, em,etc. Il est, de plus, imprononçable seul, en 
dehors des groupements ou il existe dans le parler usuel. 

Des observations sont présentées par MM. Meillet, Koiis- 
selot, Duvau. 

M. Meillkt propose des étymologie» nouvelles de quel- 
ques mots irlandais. 

V Présents ; MM. Hauer, Benoist-Lucy, Bréal, Chilot, 

I Duvau, Ferrand, Gaudefroy-Demombjnes, Henry, Huart, 

I Liétard, Meillet, Pernut, Rosapelly. Sainêan. 

I Rapport de là commission des finances. M. Meillel 

I donne lecture du rapport de la commission chargée d'exa- 

m miner les comptes de la Société au cours de l'exercice qui 

I rient d'être clos. 

I le! 



SÉANCB DIï 20 DÉCEMIIRE 1002. 
Présidence de M. JoBet, président. 



Messieurs, 



Après examen des livres du Irèsorier, votre Cunimission a arrêté 
les chiflres suivants pour \bh receltes et les dépenses de la Société, 

du 8 décembre 1301 an 9 décembre 1902 : 



HEt'ETTES 



Report d'exercice. . 

Cotisations annuelles 

Cotisations perpétuelles 

Arrérages de rentes 

Intérêts des fonds déposés à la Société générale,. 

Vente de publications 

Subvention ministérielle , . . . 

Veroemeuts du prince BibeBco 



TuTAL. 



Dépenses 

Notes de l'éditeur 2 

Frais généraux 419 22 

liideinnitè de l'administrateur 400 >> 

Service et gratifications 100 65 

Frais de banque 16 04 

Achat de fascicules pour compléter nos collections.. . 51 » 

Achat de 22 francs de rente 3 pour 100 737 65 

ToTAt, 4 415 fr. 81 

Itecetles 79'i2fr.l2 

Dépenses 4 415 81 

E.\CEOEST DES HECETTKS. . . 3 5^6 fr. 31 

de: 

Encaisse du trésorier .... 26'<9fr. 45 

Encaisse de radminislraleur 133 15 

Solde créditeur à la Société générale 743 71 

Tdtal êoai. a l'excédest des hecettes, . 3 52fifr. 31 



Il restait à employer eu rente 3 pour 100. à la clôture du précédent 
enercice, ïïOi fr, 15. l.es colisations perpéluelles versées cette année 
(600 francs) ont élevé ce chiffre à 904 fr. 15. il a été acheté 32 francs 
de rente pour 737 fr. 65; le reliquat, 166 fr. 50, sera employé au 
coura de l'exercice prochain. 

L'ensemble des deux chapitres, service et frais généraux, est en 
diminulion de plus d'un tiers sur le chiiïre de l'année dernière, 
cbilTre qui, ainsi que nous l'avons fait remarquer, avait tiubi un 
accroissement momentané par suite des frais de manutention et 
d'envoi de la Table des dix premiers volumes. 

Les colisations annuelles ont fourni celle année 
121 fr. 85, malgré l'augmenlalion du nombre des n 
tuuls. Nous devons ce résultat autant à l'activité de notre irésorii 
qu'à la bonne volonté que tous nos confrères apportent an paiement 
de leurs cotisations. 

La fondation Bibesco était, à la clMure du précédent exercice, débi- 
trice de 1 225 fr. 47 ; il faut, cette année, porter à son crédit, outre 
les arrérages d'une année, 290 fr. t)3, la somme de 1 516 francs, rem- 
boursée par le prince Bihesco au cours du présent enercice, ce qui 
la fait au total indiqué de 5S1 fr. 36. Votre bureau vous présentera 
prochainement un rapport spécial de l'emploi à faire de ces disponi- 



ex cèdent de 
perpé- 



Déduction faite de cette 
à la clôture du prés 




de 581 fr. .16, l'avoir de la Société, 
', est donc de 2 944 fr. 95. Elle pos- 



— XCl] — 

Bède, en outre, en tnute propriété, et «ans tenir compte des rentes 
alleutées à la fondation Bibesco, 1 2:tl fr. 17 de rente 3 ]>uur 100. 

Lu situation de la Sodélâ reKte dune flurissatile ; il n'est que juste 
d'6n attribuer le mérite Uans la plus large mesure au zèle et k l'Iia- 
bilelè de notre administrateur qui a toujours droit à nos remer- 
ciements. 

A. Meillkt, a. lUtiEB, Kehband. 



Élection du bureau ijour 1903. Il est procédé à l'élec- 
tion du bureau puur lOOii. Sont élus : 



Président : 

Premier Vice-Prc'sidftit : 
Deuxième Vice- Président : 
Secrélaire : 
Administrateur : 
Trésorier : 
Bibliothécaire : 



M. Clément Hltart. 

M. le D' Alexandre Liétaud. 

M. A. Thomas. 

M. Michel lÎRÉAL, 

M. Louis DuvAU. 

M. Théophile Cabt. 

M. P.-N. CUILOT. 



CoDiinouications. M. Brkal fait une communication sur 

tes deux verbes latins delere et polire, qui sont tous deux 
des composés de /mère, mais devenus étrangers l'un à l'autre, 
lant pour le sens que pour la forme. Us ont vie tirés tous 
les deux du parfait lévi ou Hvi, l'un avec préfixe dé, l'autre 
avec prétixe y)o.s' ou por. 

Il s'occupe ensuite de l'adjectif superbiis, qui est le grec 
!iT.ifi:si, défiguré par l'élymolygio populaire. 

Eu troisième lieu, il examine de nouveau les raisons 
qu'on peut invoquer en faveur du rapprochement dcus =^ 



Observations de MM. Henry et Meiliet. 

M. SainÉan continue à démontrer l'existence en français 
d'un suffixe analogique -mar, à l'aide duquel il essaie d'ex- 
pliquer l'origine des mots tels que : braquemurt, coquemnrt, 
jacqitemar, tintamarre et jnmar {sorte de pivert). Répon- 
dant à une objection antérieure de M. Thomas, M. Sainéan 
montre que les mots en question, et principalement les doux 
premiers, étaient dépourvus au début d'une finale non muette 
(( ou d) comme le prouvent les citations de Ducange et les 
rimes des poètes du xv' siècle (Greban, Villon). Il conclut 



que les mots cités sont des furmatiniis purement françaises, 
à savoir: 

braquemart, épée large [v. i^r. braqiir, épi^e ; cf. brriquel); 

coquemart, i;i>(|ue ou boiiiDuirc (cf. v. fr. i:iiquasse, petit 
chaudron) ; 

jaqiiemar, figure armée ou Jacques {cf.jaquei, laquais, 
chezSmyot); 

linlamarre (>*tint-mar), grand bruit (v. fr. /mf, tinte- 
ment ; cf. tintouin) ; 

fjimar, (< picmar, espèce (le pic [cf. pivert^ picvert). 

Le suffixe -mara, dans ces moLs, la mèrae function mul- 
tiple que son prototype -«/■(, qui est tauti'it augmentatif, tan- 
tôt dépréciatif, et taiil<>t indéterminé. 

Ont pris part ii la discussion : MM. Bréal, Huart, Uuvau, 
Meillet et ttousselot. 



SÉANCE DU 17 Janvier 1903. 

Présidence de M. JuRKT, (ircsident sortant, puis de M, HuaBT, 
président. 

Présents : MM. liaucr, Benoist-Lucy, Hrt'a!, Cabatun, 
Cart, Chilot. Henry, Lejay, Meillet, M"" de Tcheniilzky, 
M. Thomas. 

Le président sortant, M. Joret, ouvre la séance en rappe- 
lant brièvement les événements de l'année ; il prie M. Huart 
de prendre la présidence. 

M. Huart prononce alors l'allocution suivante : 

MEssfKrHs, 

C'est la première fois depuis deui ans qu'il m'est permis de vous 
adresser mes remerciements pour l'honneur nue ïousm'avpz fait, de 
m'appeler à faire partie du Imreau de la Société. 

En eiïet, lorsque, il y a deux ans, j'ai vu le scrutin, notre petit 
scrutin de famille, donner à mon nom, frnicljement inscrit sur les 
listes, l'éclat inattendu de U seconde vice-présidence, je me suis 




senti plein de reconnaissance pour les amis Inconnas qui se révé- 
laient ainsi au grand jour, sans que j'eusse eu la peine de «oUlciter 
leur voix ou d'attirer leur alienlion bienveillante. On avait, je le 
suppose, tenu rample du plaisir que j'i.'iprou vais à me retrouver entre 
ce» murs après une fort longue absence, bien que, de mon temps, 
la section de l'École des Hautes-Études oii nous tenons nos réunions 
n'existât pas encore, et que celle des sciences btstoriques et philolo- 
giques fût alors logée presque sous les combles, dans une dépen- 
dance de la bibliotliéque de la Sorbonne. Il n'importe : u'est toujours 
la même atmosphère qui nous entoure, et puisque la Société tient 
maintenant ses déilbéralluns dans ce local, respirons de rnmpagnie 
ce bon air qui vaut bien le relent des vieux bouqtiins d'autrefois. 

L'honneur que vousm'avezréservé était d'autant plus grand que je 
ne croyais pas mériter vos sulTragcs. L'étude comparée des langues et 
celle du mécanisme de la phonation n'ont pas été l'objet constant de 
mes recherches. [>ar goùi peut-éire, par prufeKsiun certainement, j'ai 
du me donner pendant longtemps h l'étude pr.itîque de (rois langues 
qui formaient à elles seules autrefois ue qu'on ajipelait par excellence 
les langues orientales, l'arabe, le persan et le turc. Ces trois langues 
se trouvent encore groupées aujourd'hui dans une étude commune 
à couse de leur importance diverse ; le turc parce qu'il est la langue 
ofticieile d'un grand t'tat, l'arabe parce qu'il est la langue sacrée de 
deux u«nt millions de musulmans, te persan & cause de sa belle lit- 
térature et parce qu'il a été, â diverses époques historiques, le véhi- 
cule de la civilisatiun dans une bonne moitié <le l'Asie. Ce groupe- 
ment artificiel, mais justlUé historiquement, présente ce phénomène 
bigarre de réunir, en trois langues musulmanes, les trois groupes 
principaux du classement général des langues, le sémitique, l'indo- 
européen et 1 "aggl ut i natif; de sorte que l'étudiant de l'islamisme 
qui attaque successivement ces trois groupes doit se livrera la gym- 
nastique inlelleutuelle de trois grammaires dilTércntes et de trois 
lexiques n'ayant entre eux aucun rapport. Laissez-moi croire. Mes- 
sieurs, que c'est à celle acrobatie, dont mes prédécesseurs, les secré- 
taires- interprètes du Hoi pour les langues orientales, ont donné d'il- 
lustres exemptes, que je dois d'avoir obtenu vos sulTragos. 

II est encore un autre point de vue auquel je puis me placer pour 
apprécier les services que je serais en mesure de rendre â notre 
Société. Vingt-trois ans de séjour dans le Levant et de travaux pra- 
tiques m'ont mis à même de connaître autrement que par ou'i-dire la 
manière dont les peuples de l'Asie antérieure articulent les sons qui 
composent leur langage. Si mes faibles lumières peuvent être ds 
quelque utilité, n titre de point de comparaison, pour les savanlt 
vaux que fournil la Société ife Linijuintiijae, elles sont à votraj 
disposition el je serai toujours très heureux de pouvcflr être 

J'ai la douleur de commencer la présente année s. 
cétés notre sOmim'strateur, M ï^'-vâu, retenu par tes 
de noua. J'espère que ce f ir un temps fort bi 



es sons qui 

être d« ^^^^H 



absent, et que les soins qu'on lui donne le remettront promptement 
en état de revenir nous p^^te^ le concours de son inaltérable et infa- 
tigable dévouement. V.n ntlendanl, je remercie M. Meillet, qui a bien 
voulu assurer l'expédiliort de» lelIreK de convocation, de son aide jjré- 
ciease et connaissant son dévouement aux intérêts de la Société, je 
souhaite qu'il veuille bien assurer par intérim le fonctionnement de 
l'administration qui est la cheville ouvrière de nos modestes assem- 
blées. 



La maladie subite de l'administra leur. M. Duvau, n'a pas 
permis la rédaction du procè-s-verbal ; la lecture v.sl remise 
à la séance suivante. La Société exprime ses regrets de 
cette maladie et forme un vœu unanime pour te rétablisse- 
ment de M. Duvau. 

Présentation. MM. Sainéau et Thomas présentent, pour 
être membre de la Socitli^ de tinyitisliijue , M. Aurel Can- 
DRÉA, docteur de l'Université de Paris, 111), rue de Gre- 
nelle, Paris. 

iluniniage». Voir le prochain numéro du BulU-tiit. 

M. Sainkan fait une cnmmunicatiou sur lo mot frant;ais 
chanfrein, qu'il raltaclie à chef, et sur le mot r/tanUjilet. 
qui lui parait tiré d'un nom de la chenille, châtie pileuse. 
Observations de MM. Bréal, Joret, Thomas. 

M. BrÉal signale une intéressante étymologie de M. Tho- 
mas qui a retrouvé dans un patois du Midi le mot latin 
octava, nom de l'une des heures du jour. 

tll discute ensuite l'a du mot homériquo ; 
propose de voir une altération de l'u de 3j;- justifiée par la 
position à la première syllabe du mot; le français a un trai- 
tement particulier des vo^'elles à celte place, par exemple 
dans le mot balance. 
: 



SÉANCE DC 31 Jakviiir 1VW}3. 

l'résidence lie M. lUuRï, ]irésiiii>nl. 



Présents : MM. Bauer, Beuoist-Lucy, de Charencey.Fei 



— xcvj — 

rand, Henry, Joret, Lejay, Meillet, Monlmitonnet, Pernot, 
Rambautl, Saiiiéau. 

Assistant étranger : M. Hesselîng. 

Élections. M. Candrka, présenté à la dernière séance, est 
élu membre de la Sociéld. 

M. ('hatklain, membre de l'Institut, 71, avenue d'Or- 
léans, Paris (XIV°), est présenté par MM. Bréal et Joret, 
et, conformément aux statuts, immédiatement élu membre 
de la Société. 

Ilnui mages. Voir le prochain numéro du Htilletin. 

Nouvelles, Le président fait part de la mort prématurée 
de M. Baron, professeur à l'Université de Clermoiit- Fer- 
rand. 

Comniutiicittiuiis. M. Jdrkt revient sur l'étymologie de 
chnnteplpure proposée à la dernière séance par M. Sainéan 
et présente diverses objections tirées de la phonétique et de 
la dialectologie. — M. Sainéan défend son hypothèse. Suit 
une discussion animée k laquelle prennent part MM. Henry, 
Huart, Meillet. 

M. de Charescev propose les étymologies des mots fran- 
çais bernifjHe, greluchon, orignac, grelin, gargote. — 
Observations de MM. Joret, Sainéan. 

Il est donnélecture sommaire d'un mémoire de M. Ernault 
sur le mot adieu en breton, et d'un mémoire étendu de 
M. Bally sur les diphtongues à premier élément long en 
attique. M. Hally montre que ces diphtongues ont des trai- 
tements différents eu attique suivant la voyelle qui suit. 



SÉANCE DU M FÉVRIER 1003. 

Présidence de M. Clémpnt Hr.iiiT. 

Présents; MM. Hauer, Benoist-Luuy, Bréal, Caudréa. de 
Charencey, Clarac, Cunj, Duchesne, Henry. Huurt, I.ejay, 
Meillet, Montmitonnet, Pernot, Rosapelly, Sainéan. 




Assistant étranger: M. Durand, chargé (ie cours à l'École 
des langues orientales vivantes. 

Le procès- verlial de la précédente séance est lu et 
adopté. 

Hommages. Voir le prochain numéro ihi /hil/rfin. 

Présentatiou. MM. Htiart et Dcrembourg présentent la 
candidature de M. Dukand, administrateur colonial, chargé 
(le cours ii l'École des L. 0, V, lU, rue de la Pépinière, Paris. 

Coininnilications. M. Metli-et traite de quelques fornips du 
parfait grec (racines contenant un à long). Il rappelle que 
d'après M. Hirt l'apophonie â : Ô est extrêmement rare {on ne 
peut guère citer quei]iT|[ji(:^<Mr^) et que les parfaits de racines à 
â ne présentent jamais in: léXiilx chez Pindare, xittïy* ^f 
éolien, ilrr,T.a, etc. — TéOvJtnï en ilorien. L'exception Kiîr:wii2 
(xî'KTu, -Kisii'^x.) n'est qu'apparente. Il faut bien en effet dis- 
tinguer deux racines: l'une signi^ant voler {* pela, ptâ) et 
l'autre signifiant tomber {* pete, ptéj. C'est la seconde seule 
qui peut expliquer le futur T^iais^xi pour 'nETisnai, car d 
correspondant à ê est représenté en grec par % (cf. y^vlTuip, 
Yv^Tio;!; on retrouve les mêmes voyelles dans ittipav et dans 
TrexTT,wî qui est très régulier (cf. (f)otïa: (^jÉtîot;). Dans 
Tt^TUTwxa on a donc l'alternance de ô avec ê originaire, ce 
qui permet de poser une théorie rigoureuse du parfait grec : 
on peut dire en effet que le degré o (w) ne manque plus 
dans aucun des parfaits qui peuvent l'avoir. — On cîte 
bien tcIouy*, mais cette forme n'existe que dans Homère et 
au participe TtEçejYSTî;, forme parfaitement régulière au 
point de vue indo-européen. 

Des observatinns sont faite.-* par M. V. Henry. 

M. MEii.i,ETrend compte ensuite d'un ouvrante de M. Franke 
intitulé a Pâti uiid Sanskrit. » Dans cet ouvrage « pâli a 

k désigne l'ensemble do tous les pràcrits, (particulièrement 
ceux des inscriptions). M. Franke arrive au même résultat 
que M. Sylvain Lévi, k savoir, que le sanscrit en tant que 
servant à des usages profanes ne date que de la dynastie 
des Ksatrapas (commencement de notre ère). 
M. l'abbé Lbjay étudie le passage: Hor., Sal. Il, 2. 36 
où on lit K quassa nuce ». Holtlor corrige en 
D'une part. M. l'abbé Lejay n'y voit pas une simple variante 




orthographique (le " cassa )i et d'autre part, il ne croit pns 
la correction nécessaire. L'expression proverbiale ordinaire 
est « cassa glans ■■ (7 exemples) et « qunssa nnce » peut très 
bien a'oïpliqiier par « noix brisée u, c'est-à-dire « coquillfi 
lie noix ■■. Il cite des exemples d'Ovide qui prouvent ce sens 
de quassits. — Ensuite, k propos du passage: Hor. Sat. II, 
5, 21 — Ep. 1, 18-fi7, il montre qu'il ne faut pas suivre 
Bentle_y qui rétablit pralenus k la place de;3roriHiM. Cette 
forme n'existe dans aucun manuscrit. Elle est donnée .seu- 
lement par le grammairien Caper qui ne nous pst conservé 
que dans une deuxième ou troisième recension. M. l'abbé 
Lejay voit là un fait de recomposition. — Tenus sui con- 
traire s'était conservé dans des expressions telles que : eô 
tenus, parce que l'union des deux mots était moins intime 
que dans prôlmm. 

M, de Charencey étudie l'étymologie du mot frani^'ais ser- 
viette (pour lequel il combat l'opinion do Littré et de Dar- 
mesteter}, pôpin, qu'il rapproche do l'espagnol pepiiio, con- 
combre, yurgouiUer, yargouhtte, Gargamellv, popote, 
bobo. 

Des observations sont faites par MM. Sainéau, Bréal. Une 
discussion s'engage à propos de formations onomatopt'î- 
ques, à laquelle prennent part plusieurs membres de la 
Société. 

fPrésents : MM. Bauer. Benoist-Lucy, Broal, Candréa. 
Cart, de Gharonoey, Chilot, Ouny, Huart, Lejay, Liétard, 
Meillet, Rosapelly. Sainéan, Tbomas, Vendryes. 
Assistant étranger : M. Oscar Bloch, agrégé de l'Univer- 
sité. 
Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 
X 



SÉANCE DU à8 Fkvrikk 1903. 



ITéaidcncc do M. Clément nir.\RT. 



i. Voir le prochain numéro du HuUeiin. 
Élection. M. Durand, aiimiiiiatrateur culonial, chargé de 
cours a riîcole des L. 0. V,, 10, rue de la Pépinière. Paris, 
est élu membre de la Société. <t l'unanimité. 

Communications. M. Meillet parle du changement qui 
s'est opéré dans le sens de quelques mois entre l'arménien 
ancien et l'arménien moderne. 11 laisse de oHé les mots où 
il y a en jeu des influences étrangères pour ne s'occuper 
que de ceux où des causes générales ont provoqu<S en armé- 
nien des changements de sons parallèles à ceux qu'on obsei*v6 
ailleurs, ainsi ban a parole u arrivant k signifier chose (cf. 
polonais rzecz). 

Des observations sont faites par M. Thomas, 
I M. H RÉ Al. étudie l'étymologle du verbe rrani;.ais mjrrltpr. 

Après avoir rappelé les diverses opinions émises sur l'origine 
de ce mot, il s'arrête à celle de Chavée en la moditîant légè- 
rement. RegreCler se rattache A rtcrcseerc. Au point de vue 
sémantique, M. Bréal rapproche l'expression populaire « avoir 
le cœur grox » et surtout l'italien « mi rincrescc (il cuor) », 
Le préfixe re- n'a pas ici plus de valeur que dans re-mords, 
re-petitir, 11 faut partir de re-crêtum, d'où regret, d'où 
rcffretier. Le verbe était d'abord emploj'é impersonnelle- 
ment. Godefroj cite ce vers du Roland : .. Tel az occis dont 
al cuer me ret/retle » et Littré une lettre de -Henri IV où 
l'tm a: « Assurez-vous... qu'il vous regrettera toute votre 
vie... >i M. Bréal signale enlin d'après Chavée le sens wallon 
de rcjref = retour (d'une maladie) et préfère partir de 
* re-incrëtuni ù cause de l'italien rincrescere . Il termine en 
disant quelques mots à l'honneur de In mémoire de Cha- 
vée. Des observations sont faites par M. Thomas. — Puis 
M. Bréal étudie la vieille locution <i pain enchanté » en 
parlant de l'Eucharistie. On avait soupçonné depuis long- 
I temps qu'il fallait lire ■< pain à chanter ". Ceci devient tout 

I à faitcertain par la manière dont Paisgrave traduit le fran- 

H çais calice : « calice, to siiig mass with ». 

I Ënfiii, il recherche le sens de l'épithèle homérique 

B d'Atbéna: i-(ù.ûr,. Comme Pallas est une déesse essentielle- 

I ment guon-îère, il est impossible d'y voir un dérivé de iYé>.r,. 

B Hais il faut comprendre : x^t-'heir, « celle qui fait du butin ", 



de Xtix. Le 9fins de co mot s'est ohlitwré, de même que celui 
de «>.u/.r,ïo; qui ost arrivé .'i signi^er « locuplês d, cf. 

M. de Ckarencfï étudie l'origine d<> la légende d'Orphûe; 
laissant de côté le mytlie d'Eurydice, il ne considère Orphée 
que comme monarque livitkaleur. Ce doniier mjthp u'pst 
pas indigène en Rurope. 11 vient d'Kgyple et il faut identi- 
fier Orphée et Osiris, c'est-à-dire le soleil pendant la 
nuit ou pondant l'hiver. A propos du mot: gassapai-AiSûsi, 
pour désigner les reniirds, il rappelle le Copte Hasir, Hainr 
" espèce de chacal ». mais avoue que le mot .'i jm l'-tre apporté 
en Afrique par les Groca de Cjrénaïque. 

Des oliservations sont faites par M. Sainéan. 

M. Venoryes attire l'attention sur le caractère anomal 
du périsporaène dans des cas tels que mfi^TMi tivmv; on est 
surpris de rencontrer une intonation propre dans une syl- 
labe essentiellement atone et qui reçoit le ton seulement en 
vertu de la loi des trois mores. — M. Meillet explique le 
périsporaène de v.vwi par l'analogie; les longues des mots 
originairement atones n'ont pas d'intonation propre, ainsi 
que le prouve =itito3(âv, en regard de Tcsdûv ; et, en effet, 
dtvOpiuTtoi Twiiiï ne peut se concilier avec les règles générales 
de l'accentimtion grecque que si Vm do twoiv est aussi 

fdi^pourvu d'intonation que l'oi intérieur de ïvOpdTCs;. 
Une discussion s'engage à laquelli- prend part M. Pernot- 
Cli; 
Ro 



SÉANCE DU 14 Mars 1903. 

Présidence de M. Clément Huart. 

Présents: MM. Bauer, Bréal, Benoist-Lucy, Candréa, de ' 
Charencey, Chilot. Cuny, Henry, Huart, Lejay, Meillet, 
Rousselot, Sainéan, Thomas. 

Assistants étrangers: MM. Okakura, professeur;! l'iîcole 




normale supérieure do Tokîo (Japon) et OsearBloeli, agrégé 
de l'Université, 

Le procès- verbal 'le la précédente séance est lu et adopté. 

H»nimn^»4. Voir lo prochain numéro du Ittilleliu. 

PrésontiitioiiH. MM. ('Iiabaneau et Ocainmonl présentent 
ta caiididalnre de M. Joseph Anglaub. ancien chargé de 
cunrs à la Faculté des Lettres de Rennes (Léziguan, Aude). 

MM. Bréal et Berger présentent celle de M. Michel, lieu- 
tenant de la garde républicaine, caserne Mouge, Paris (V°). 

MM. V. Henr^ et A. Thomas, celle de M. 0, Bloch. 
agrégé de l'Université. 28. rue Cardinal-Lemoine, Paris. 

Noavelles. M. le Président tiéplore la très grande perte 
que vient de faire la Suciété dans la personne de G.iston Paris. 
Il énumére les services tiu'il a rendus à la Société depuis 
l'origine et retrace rapidement sa carrière scientifitiue. Voici 
Bos paroles: 

Après la solennité des hommages publics rendus à Gaston Paris, et 
auxquels la Société a'assoeie de tout cœur, il reste peu de chose h. 
dij«sur leclieFdes études romanes, i]ui était notre confrère depuis 
tantôt trente-six ans. Membre perpétuel, il avait été admis dans la 
Société en 1867, élu vice-président en 18fi9, puis en 1870-71, et enfin 
en 1872 ; en 187:i il était élu président ; jusi|u'â sa fin il était resté 
membre du comité de publication. En occupant le fauteuil de la pré- 
sidence, le i janvier 1873, ot en souhaitant, selon la formule, que 
l'année qui K'onvrait fût féconde en travaux scientiRquei;, il ajoutait : 
■ notamment pour les lauifues romanes, qui ferment pour noua le 
côté national et le plus facilement abordable de la philologie ■. V.n 
dînant ces mots, Gaston Paris restait conséquent avec lui-même, 
Adèle aux principes de la discipline scientibque qu'il s'était imposée 
et aux directiima héritées de sa famille. Dans ses dernières années, 
le (îraud romaniste avait été conduit, par ses études sur le folk-lore, 
,i aborder le terrain de l'Orient moyen-âge, héritier direct de la plus 
vieille anliquité, démontrant ainsi une fois de plus, par son exem- 
ple, que sur le terrain de l'hisloire et de la philologie, comme sur 
celui dos sciences en général, tout se lient, tout se pénétre mutuel- 
lement; naluia non facil mllu*. Élève de Diez, il avait puisé i\ 
bonne source la rigueur de la méthode, léguant ainsi à ses confrères 
un exemple que la Société suivra, des principes qu'elle maintiendra 
toujours. 

M. le Président annonce ensuite la mort de M. Adhéranr 
Boucherie, membre de la Société depuis 1883. 



M. Bréal dit aussi quelques roots à l'honneur de la mé- 
moîro dp Gaston Paris, Il montre qu'il fut i la fois grand 
philologue et grand linguiste. Il rappelle les intéressantes 
communications qu'il faisait autrefois à la Société et qu'il a 
renouvelées l'année dernière. 

M. l'abbé Rousselot, sur l'invitation de M. Bréal, rend 
hommage lui aussi à la mémoire de Gaston Paris. 11 fait 
ressortir surtout l'heureuse inUuence qu'il a exercée autour 
de lui au point de vue scientifique et rappelle qu'il a été un 
semeur d'idées. 

M. Sainéan traite de quelques prétendus emprunts orien- 
taux (;n fran<;ais: bergamolle, caban et tambour. Bergamotle 
est évidemment dérivé du nom de la ville de Bergame, et, 
loin d'être d'origine orientale, a été emprunta par le turc, — 
De même caban qui serait d'origine italienne et en rapport 
étymologique avec le nom de la enbane. Ce mot est venu au 
turc par le aerbo-uruate. — Enlin, M. Sainéan serait dis- 
posé à voir dans les noms de lambour dans les différentes 
langues une syllabe imitative à voyelle variée et suivie de 
divers suffises. 

Des observations sont faites par MM. lluart, Thomas, 
[ Meillet. 

É M. Candréa étudie les formations verbales italiennes en 

I -ccare. Développant les idées de Nigra et d'Ascoli, il y voit 

I des verbes latins en -irrare dérivés de racines terminées par 

I une occlusive, exemple : 'figicare, fkcarp,, français ficher. 

I Quand ta racine contenait une voyelle brève, cette voyelle 

I se serait allongée en même temps qne disparaissait l'i de la 

■ tlnale -îccare. Cette partie de la théorie est mise en doute par 

I M. Thomas. Des observations sont faites par M. Sainéan. 



SÉANCE DU 28 Mars I9CI3. 



Présidence de M. Clément Huart. 



Présents: MM Hauer. BoU' 



slLu 



Bréal, Candréa, 



Conatans, Cuny, Henry, Huart, Joret, Lejay, Hcrillet, S&i- 
néan. Thomas. 

Le procès- verbal de la précédenle séance est lu et 
adopté avec une rectification demandée par M. Bréal. 

Uommaguâ. Voir le prochain numéro du Bulletin. 

Elections. MM. Anglade, Lér.ignan (Aude), Michel, caserne 
Monge. P,iris, et 0. Bloch, 28, rue Cardinal- Lemoïne. 
Paris, sont élus membres do laSociétéùrunanimilédes voix. 

Contmnnications. M. V. Henry traite de l'étymologie du 
fr. dial. époné « cMtré », Il signale dans Godefroy l'ancien 
français « esponnée » qu'il convient d'interpréter par .< femme 
ayant passé l'ilgo d'aimer » et propose d'expliquer époné 
« châtré » par ' pd-spadonâliis (de spado h eunuque »). 

Des observations sont faites par M. Thomas. 

M. Henry commente ensuite un passage du Kauçlka-St'itra 
(37, 4-6} où il s'agit de la recherche d'un objet perdu. Il 
montre que nrp sâkse répond exactement à çayane vili^le 
qui précède, et qu'il signifie o vnv charrue sur laquelle 
on a mis un dé ou un jeu de dés » (sâkça). Ce mot ne veut 
donc pas dire « attelé •> comme le traduit Bohtlingk. 

M. A. Thomas étudie le mot limousin garlimen = charrue. 
C'est évidemment une dissiniilalion pour: 'garnimea (du 
verbe jamiV); donc n harnachement,' attelage ». CÎ.Salur- 
ninus'. (Saint) Sorlin. 

Ensuite, M. Thomas fait remarquer que dans une partie de 
la Creuse et des départements avoîsinants les représentants 
du latin sii»/a('3itulus) manquent, et qu'on trouve là un mot 
très différent : tantôt si/ne, tantôt sibre, et aussi Iribe, Iriibe. 
Il Toit dans ce mot un emprunt germanique à savoir zuiti- 
par que l'on trouve dans les gloses de Oassel et qui est 
aujourd'hui Zuber{oç^niéix, Eimer) ; ce qu'il y a de curieux, 
c'est que nous aurions ainsi trace sur le sol roman de la 
seconde laulversc/nebuni/, les formes cîbre, iibre venant 
directement de la forme haut-allemand znuipar et (ribr 
(pour 'libre) venant de l'ancienne forme germanique *lwi- 

'ar-. 

M. Thomas signale d'autres exemples de ce fait: v. fr. 
ateivre. atuivre qui est azeivre dans le Roman de Thêbes 
got. tibr et haut-allemand ^UngeJ ziefrr, et aussi : ea-az 




(an cas régime) qui ne correspond pas an got. ttattu (thème 
skatta-] mais à la forme haut allemand scaz « Schatz n], 

Des observations sont faite-s par MM. Constans, Sainéan, 
Meillet. 

M. de GiiARENCEt traite de quelques suffixes péjoratifs en 
français : ha- (bafouer) ; bar- (barguigner) (anglais bargain)', 
ber- (berloque, breloque) ; fa- (camus, cf. mus-eau), ca(raj 
bosse cf. tabusU; talbuste, laUibuste ; mar- (mar-mife, 
mar-gouklle) ; ra- (ra-tafia). 



SÉANCE DU '^:y Avril 1903. 
Présidence de M. Clément Hurt. 



Présents: MM. Bauer. Benoist-Lucy, Bloch, Bréal, Cart, 
Chilot, Ouny, rrrammonl, Henry. Huart, Lejaj-, Meillet, 
MicJiel, Pernot, Rousselot, Sainéan, Thomas. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et 
adopté- 

Hnnimages. Voir le prochain numéro du BuUelm. 

Comnianîcations. M. Pkrnot entretient la Société de 
l'étymoiogie du mot grec moderne ^ov^t.'. « haillon » donné 
comme étant du Péloponnèse. Il combat l'étymologie de 
G. Meyer qui y voit un dérivé du v. si, r(i6(! (même sens) et 
celle de Thumb qui croit à un dérivé de finira emprunté à 
l'italien roba. Il rapproche de ce mot le vénitien rnmbo. 

Il parle ensuite des formes de l'article k Chio, où, pour 
l'accusatif pluriel, au Sud on a tj;,- au Nord -à^ et au centre 
t':; (ici Ti; a passé même au masculin]. On peut reconnaître ■ 
ici une tendance à conserver le vocalisme du nominatif al. 

Des observations sont faites par MM. Bréal et Meillet. 

M.Sainkan traitedufr. n baragouin». Il relève les lacunes ' 
chronologiques et sémantiques qui rendent très difficile la 
recherche étymologique pour ce mot. Aussi ne se propose- 
t-il pas de présenter une nouvelle hypothèse, mais de circon- 
scrire le problème. Après avoir écarté le bas-latin bargina 



cité par Diicange, il montre que baragouin semble avnir 
signifié d'abord « uoufusiun i> en général et que ce n'est qu'à 
partir du xvi' siéule que cette idée a été restreinte à la lan- 
gue. Comme preuve, il y a les formes parallèles (sicil, baya- 
fjimna, tosc. haraunda) qui ignorent cette acception et signi- 
âentsimplement « confusion, dévasdrc u. En français mémo, 
au XIV" siècle, baiagou'ui a encore on sens peu clair et sans 
aucun rapport avec la langue; c'est ce que prouve la lettre 
de grâce de 1391, citée parD. Carpcntier (dans Ducange) et 
dans laquelle l'exposant est appelé a sanglant baragouin»... 
M. Sainéan croit pouvoir rattacher le mot à ta souche plus 
ancienne de baryaiyner. barguigner; le mot bari/nîn, bar- 
gain signifiait a tra/ic a ensuite « confusion o, mèlér » 
(Godefroj) et ce sens semble avoir été le point de départ de 
baragouin ; ensuite il est resté l'acception unique des for- 
mes correspondantes italiennes. 

Des observations sont faites par MM. Candréa et Tho- 
mas. 

M. Grammont reprend la question de l'étymologie du 
verbe galoper (provençal j«/o»yi«/-, esp. port. galopar,\i&\. 
galoppar). Dieit avait proposé pour ce mot un prototype 
gotique * ga-hlaupan, mais celui-ci aurait donné eu fr, 
"^jelouver, et du reste le fr. dialectal du Nord qui donne 
waioper suffit à le réfuter. — Ronsch a proposé quadrupe- 
dore qui ne vaut pas la peine d'être discuté et Kfirting vapn- 
lare. M. Grammont montre les nombreuses impossibilités 
cette dernière étj'mologie tant au point de vue phonétique 
qu'à celui du sens. Puis il propose un prototype germanique 
qui serait en got. waila-hlaupan u courir bien, fort a ou 
plutôt en a. b. allemand wala lôpan [les deux mots existent 
séparément dans nos textes), d'où par superposition sylla- 
bique : wala 

lôpan > * walôpan. 

La date de l'emprunt (fait à l'ancien bas-allemand) expli- 
I que la conservation du p. 



SÉANCE bV !) Mai 1903. 
Présidence d^ M. Clément IIuakt. 

Présents : MM. Baiier, Bonoist-Lucy. Bloch, Gandréa, 
de Charencey, Chilot, Gany, Gramtnonl, Halévy, Henry, 
Himrt. Lojay, Meillet, Pornot, Raveau, M"" de Tchornitzky, 
M. Thomas. 

Le ppocè.s-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Hoiutliaiçea. Voir le prochain numéro du Bu/lrlin. 

ComnmnïcAtions. M. Meillët étudie la phonétique de /, 
particulièrement de t vélaire. Il fait voir que ce dernier son 
a deus origines absolument différentes: 1" influence de la 
voyelle suivante dans les langues qui distinguent deux séries 
de voyelles (dures et molles); 2" le fait que /est second 
élément de diphtongue. Il y a des langues qui peuvent pré- 
senter les deux types, par exempte le latin qui a voio, vfiim 
d'une part, et voit, d'autre part. 

Le second seul a subsisté en roman, ce qui prouve que 
ce n'était pas absolument le méuie i dans les deux cas. Com- 
ment expliquer 17 vélaire second élément de diphtongue? 
Par la tendance à réduire les diphtongues -, cf. lat. alfenim, 
fr. autre, crétois Wr^ù (or les diphtongues se réduisent en 
grec moderne) ; arménien elhnyr (toutes les diphtongues sont 
en Voie de disparaître dans ces tangues). Kn résumé, il perd 
son occlusion, ce qui peut s'effectuer aussi bien par le 
changement de / en r, gr, anc. s/.v!îï. mod, àpmîi. L'r en 
effet n'a que des instants d'occlusion. 

Des observations sont faites par MM. l'ernot, Henry, 
Halévy. Huart. 

M. Grammont étudie lo fr. ad^x qui sp retrouve dans 
tontes les langues rom-ines et en particulier dans le roumain 
ades. U montre les difficultés phonétiques et sémantiques 
que présente l'étymolugie de ce mot par 'ad-ipswn ou quelque 
chose de semblable. Il insiste sur ce fait qu'en v. provençal 
le sens est plutôt « sans cesse, tot^jours » et en roumain 
B souvent, fréquemment ». 



En conséquence, il adopte l'explication par ad-dê(n}!iu(m) 
ou plutôt 'ad-dessu(m}, en rapprochant les doublets tels 
que: 

€ûpa\cilppa 
Iûpiter\lûppiter 

Enfin, il donne un autre exemple de classique -(é)tim 
devenant -pssii. C'est l'espagnol lieso c dur, solide », que 
Dieï avait déjà expliqué par lênsiifm), très bonne étymologie 
si l'on songe au doublet possible 'lessii. 

Des observations sont faites par MM. Candréa, Meillet. 

M. Pernot traite de l'accentuation grecque dans les dia- 
lectes de Chic. 

Rappelant qu'en grec ancien l'accent ne peut remonter au 
delà de rantèpénultième, il montre qu'en grec moderne cette 
loi est généralement observée. Pourtant k Naxos on trouve 
îXeyive avec un accent secondaire sur la pénultième. A Chio, 
ce cas (accent sur ta quatrième à partir de la fin) se rencontre 
fréquemment et alors, ou bien: 1" le groupe suit la loi 
ancienne: tivoç i^tav devient tivi; ^tav; ou bien: 2° l'accent 
reste en place et il y a développement d'un accent secon- 
daire : fhifxii > ïkifin^ ; ou bien : 3° l'accent reste e 
mats les trois dernières syllabes sont parti culièrem ont brèves, 
ex. : xoTxIviïeiAe f-nîzhmp) « nous vannons n ; ou bien : 4° l'ac- 
cent reste en place sans aucune de ces conséquences [cas 
excessivement rare). — Pour l'accent dans les verbes, 
M. Pernot remar(iue qu'on cherche à maintenir dans tout le 
paradigme l'accent sur la mOmo syllabe, d'où iyizxi au lieu 
de ïy«3v, etc. Enfin, dans les noms propres au vocatif, 
l'accent se transporte sur l'initiale: Mapta devient Mtirya; 
Kuinf; H Constantin » fait Ktsti. 11 rapproche ce fait du 
recul de l'accent dans les vocatifs du grec ancien, tout en 
reconnaissant la différence de nature de ces deux accenta. 



Sbame nii «3 Mai liXI3. 

Présidence de M. Clémenl HuaRT. 



t 



Présents : MM. Bauer, Bem^îst-Lucy, Bloch, Bréai, 
Candiéa, Cart, de Charencey, Cliilot, Cuny. GraininuDl, 
Halévj. Huart, Lejay, Meîllel, Th. Keinach, Sainéan. 

Le [irocês-verbal de la précédente séance est iu et adopté 
avec une rectification demandée par M, Orammont. 

Présentation. M. Jeanrov, professeur à l'Université de 
Tiiulouse, 4, rue ^'euve-Muntpcnsier, Toulouse, est pré- 
senté par MM. Bréal et Thomas pour être membre de la 
Société. 

Correspondance. M. Meillet communique à la Société 
une lettre de M. Boisacq, professeur à l'Universitd de 
Bruxelles rjui annonce qu'il a terminé un nouveau diction- 
naire éljmologiquo de la langue grec(|ue. 

Conimonicatioos. M. Halkty étudie l'étymologio du tnrc 
kendi rjifil déconfpo.se en kiitu (pronom) --f- im + tU mot à 
mot" celui de ce moment ■■ ipse. 

M, Halévy signale ensuite létrange terminaison -a de 
l'accusatif en tchouvache et propose d'y voir un datif (cf. 
pour l'emploi syntactîque raraméeii. le syriaque, l'espagnol). 

Autre fait propre au tchouvaeho, c'est le pluriel en -zam 
(à celé du pluriel turc en -1er, -lar ties répandu). La phoné- 
tique permet d'en rapprocher le hongrois sam « nombre, 
quantité u. 

Puis M. Halévy rapproche les uns des autres toute une 
série de noms de tribus turques tels que Ouî-gour... où il 
retrouve l'élément ogiiz, oquz, uquz (quelquefois avec rho- 
tacisme). 

Enfin, il entretient la Société d'une monnaie bactrienne 
attribuée à Agathoclès, mais ufi on a lu Akalukleya en écri> 
ture kharo^thi, tandis qu'il fallait lire en écriture brâhmi: 
Batja N k t r, c'est-à-dire fleiç Nixirup, baya étant un titre 
iranien pour « roi u. 

Des observations sont faites par MM. Iluart et Th. Heinaih. 



M. Grammont étudie quelfjnes mots du langage des enfants ; 
bobo dans !e Midi de la France est encore morne d'oii, par 
dissimîlatîon, 'Aoflio, et par sentiment du redoublement ;AoAo. 
C'est le mot « mal » prononcé maii, mô suivant les régions. 
De même pour doilo qui est nono dans ic Midi, cf. en italien : 
far noua. 

Do même, pour bibi u petit objet joli » qui est pour'Aimi, 
mimi, première sj'llabe redoublée des muts « mignon, 
mignot », etc. Nounou est évidemment formé par la rédu- 
plication de la première syllabe de h nourrice u. 

Voar dondon, M, GrammonI fait remarquer qu'on le trouve 
déjà dans MuntUic (tes (frossex dondons piémonlaisex) et 
qu'il est sûrement emprunté à l'italien donnono « grosse 
femme n.'Oonnon s'est transformé en doiidon sous l'iiillueiice 
du sentiment du redoublement. Une discussion s'engage, à 
laquelle prennent part MM, de Chareucey. Brèal, Halévy, 
Sainéan, Théodore Ucinach. 

M. CandrÉa étudie le nom italien du tarin, lurherino. U 
discute l'ètymologic de Kôrting ot de Meyor-Liibkc qui 
ramènent ce mot à un latin 'iîi/ùrînm « mit Umstellung dor 
Vocale 11. Il cite le* formes apparentées-?» i:e mot daus plu- 
sieurs dialectes italiens et rappelle l'espagnol lugnim. — De 
plus, on a dahs un glossateur du ix" siècle : lûcar, lûcarix 
I « aies quae pulchre canit » et dans un auti'e texte: lucar 

I (I avis quiedani ". — Lûcar est probablement un dérivé de 

I lùrtis, clairière, ii côté duquel existe aussi liiifinus. 

^^V Hua 

L 



SÉANCE Di' G Juin 1003. 
Présidence de M. Clément Huabt. 

Présents ; MM, Bauer, Benoist-Lucy. Bloch, de Charencey, 
Chilot, Cuny, Gaudefroy-Demombynes, Grammont, Henry, 
Huart, Kreba, Lejay, Moillot, l*ornot, Ramband, Rosapelly. 

Le procès-verbal de la précédente aéance est lu et adopté. 

Élection. M. Jeankov, professeur à l'Université de Tou- 



louse. 4, rue Neuve-Montpensîer, Toulouse, est élu i l'ona- 
nituité. 

Corresi>oiidanco. M. Pernot annonce qu'il a reçu de 
M. Diamantaras une lettre qui promet de nouveaux envois à 

la Société. 

CommuDirutions. M. Pernot achève son étude de l'accent 
grec moderne en faisant remarquer qu'à Ch'io il y a souvent 
transport de l'accent entre la dernière syllabe et la pénul- 
tième, ex.: X3TT» « chat « qui devient xjrcri. La voyelle 
étitnt particulièrement brève, l'accent perd son principal 
soutien. 

M. Peniot traite ensuite do la contraction apparemment 
in-égulière de ïexo-/to au lieu de 'isr.T/;ti',i («o se contractant 
en a). 11 faut voir ici l'influence de la gutturale. De même â 
Chio, oii Tcàfii devient wâ sous l'inflnenco de la labiale. U jus- 
tille, au point de vue de la phonétique physiologique, cette 
apparente exception. 

M. Meillet revient à la question du traitement des pala- 
tales indo-européennes en slave quand, dans le même mot, 
elles sont suivies d'une sifflante. Rien n'autorise à voir dans 
g^inn emprunt germanique. Kosa « la faux « est apparenté 
au skr. çem-trmn. Enfin, le polonais montre gwiazda en face 
de T. si. fd)zt'rzefa et de lit. zi^aîgzdl. 

Ici le g slave répond à une palatale baltîque. Pour illustrer 
cette influence de la siffianls, M. Meillet rappelle après 
M, Marçais que, dans l'arabe vulgaire du Maroc, tout </ 
sëmitiquo est devenu ) sauf dans le cas ofi le mol renferme 
une sîlBante, ex. : giiz " noix » pour )uz\ ginz » espèce ■> 
pour jinz. 

Ce qu'il y a de curieux, c'est que ce phénomène s'est 
reproduit dans l'histoire ultériouro des langues slaves. Ainsi. 
le slave commun 'zelza [\. si. zU^za) « glande n donne en 
tch. hUza, fiiiiza. Mais ce n'est pas constant. Le groupe 5/- 
subsiste. Pour opérer ce changement, il faut à la fois l'in- 
fluence dîssimilatrice de la silBaate et l'influence assimilatrice 
du i vélaire, l«lle que nous l'avons dans 'zeiza. Un autre cas 
en tchèque est celui où z devient g, quand il est suivi d'un 
r aitérê en /■ par une voyelle molle, ei. : T. si. srè6f « pou- 
lain II, tch. hribe. 



à 



Des observations sont faites iiar M. de Charencey. 

Parlant ensuite du got. alta, exception à la laïUnerschie- 
bung g:ermanique, M. Meillet fait remarquer que, tandis que 
le t sémitique devient Is dans le dialecte de Tletncen, dans 
le cas de C géminé, seul le second t subit cette transforma- 
tion. Il a pu en être de même en germanique et ensuite 
'al-(tj^ a pu redevenir alta par assimilation. 

Enfin, M. Meillet donne lecture de notes de M. Vondryes 
qui a trouvé daus Apollonius Dj-scole un passage concernant 
les proclitiques, chos» dont les grammairiens anciens ne 
parlent jamais. M. Vendryes traite ensuite de l'accent 
anomal de 'iioj et de àf (xsu. 'lîsj est un adverbe qui est 
devenu oxyton (c'est-à-dire baryton ou proclitique). Quant à 
k^Usu le second élément a toujours été atone puisqu'il 
s'agit d'un mot à préverbe. 

M. i>B Charencey traite de l'étymologie du français bf'gite 
qu'il rapproche du béarnais /"'^» <i lippu » (dérivé de bfc). 
Il rapproche polin n bavardage >• de papoter, l'espagnol 
tnifare « tromper » du mot rninan d'où vient le français 
truffe, et croit pouvoir attribuer le mot lomaliaïuk spécia- 
lement au dialecte iMapé [Amérique du Nord). Il parle ensuite 
du mot savate (basque snpata, etc.) qui pourrait être d'ori- 
gine arabe {sibi « peau do bn>uf ») et constate en mandchou 
l'existence du mot sabii dans uu sens analogue. 

A propos du mot latin consul, M. Benoist-Lucy reprend 
l'étymologie de Mommsen qui le fait dériver d'un composé 
de con + saiire. Les consuls seraient " ceui qui dansent 
ensemble » à l'origine. 

Cf. le nom des Salit et le caractère religieux de la danse 
dans l'antiquité. Con-mlerv , -sitllare présenteraient uu sens 
inâuencé par celui de consul. Pr^sul serait « celui qui con- 
H duit les danses ». Exntl répondrait au grec b É^TcsmJv litté- 

I ratement. Enfin, insula serait mot à mot en allemand Ein- 

\ 



sprting. 

Des observations sont faites par M. de Charencey et 
M. Meillet qui rappelle'l'étymologie de ce mot par corn et 
ted-fére) appuyée par io/i«m. 

Meillet annonce que M. Gauthiot s'est procuré, en 
Lituanie russe, d'anciens livres ayant un intérêt dialectal, en 




particulier nn alphabet avpc un petit catéchisme dans les- 
quels l'auteur a not^ l'accent, mais non l'intonation, mais 
qui oiîre le grand avantage de nous donner l'accentuation 
d'une localité délprniinée. 



Prùaiilence de M, Clément lluAnx. 

Présents: MM. Baiier, Henoist-Lucy, Bloch, Cart, de 
Cliarencey, ChJlot, Cuny. Gaudefroy-Demombynes, Henry, 
Huart, Joret, Lftjay, kosapelly, Housselot, Sainéan, Tho- 

PiTSCiitatMin. MM. V. Henry et A. Meitlct présentent la 
candidature do M Ferdinand Brunot, professeur à la Sor- 
bonne, 4, avenue d'Orléans (Paris), et k Sèvres (Seine-et- 
Oisi') (villa BohI). 

Election. Cette séance étant la dernière de l'année, il est 
immédiatement procédé à l'élection. M. Brunot est élu à 
l'unanimité. 

Conimiiiiications. M. l'abbé Rousselot donne le résumé 
de ses recherches sur la ra(;on dont les éléments du langage 
sont peri,'us par les sourdsimparfaits. Leurs oreilles ne lais- 
sent passer que certains sous. Les autres sons ne sont pas 
entendus du tout ou le sont de travers. Par exemple, un 
sourd, qui ne peut percevoir la note de 445 vibrations (carac- 
téristique (le on), n'entendra rien du tout ; mais, s'il perçoit 
la noto de 000 vibrations (caractéristique do o), quand on 
prononcera ou, il entendra o; si 1800, il entendra a; si 
7200, il entendra i. — M. Rousselot décrit ensuite le sché- 
ma auditif d'un malade qui fnteudait 3760 et 920 (environ 
les caractéristiques de c et de o) ; il entendait eu (au lieu 
de ou). 

M. Ci.\fi)EFR0Y-DEMf.>MBYNE8 propose de rattacher au mot 
arabe i/iélii; empan, le root cliâbOitra, ôchancrure do rivage, 
et le mot ckàbùur, marque de propriété de certaines tribus 




arabes. M. Hunrt présente quelt)ues observations au sujet 
(lu premier voeablo, M. Ciauilrefoy-Domonibjnies fait ensuite 
riûstorique ilu mot salba, qui désignait la chamelle consa- 
crée par son prnpriétaire à une divinité païenne dans 
cien Islam ; d'un haditli d'Omar, il semble résulter que ce 
terme avait encore un autre sens, que M. Gaudrefoy-Llt'i 
bynes croit être celui d'esclave affranchi. Malgré la prohi- 
bition du Coran (5. 102). ce terme a en effet persisté dans 
l'Islam: c'est l'affranchi sur lequel le maître abandonne ses 
droits de patronage, qui passent alors à la communauté 
musulmane. 11 est même encore vivant dans la langue par- 
lée, notamment à TIemcen, où, dans le langage des femnies. 
il désigne une Femme de mauvaise vie : les atfrancliies .tans 
patron, en marge de la société, devaient assez naturellement 
avoir des mieurs irréguliéres et le sens moderne parait 
s'expliquer ainsi facilement. 

M. Sainkan expliqae un passage de Ba'if où se rencontre 
le mot i< chalHiies », 11 veut dire « sourcils ». Baïf était 
angevin et a pu emprunter le mut au normand où il a la 
forme « calune ". — A. Bajeux on dit « raluner a ponr 
froncer les sourcils, à Valognes k calonner .>. « Catiiite n 
serait en français « chatonne ji dérivé de « chat ". 

M. Suinéan cherche ensuite à expliquer la locution Sainle- 
Nitouche. Dès le xvi" siècle on trouve aussi Mitouche. Au 
xvii* siècle Ménage donne aussi cette seconde forme, — 
Les patois du Nord ne connaissent que Mitutiche. M. Sai- 
néan y verrait donc non pas le verbe toucher, mais une 
aorte de féminin (en patois normand) de milou qu'on trouve 
en face do matou {cf. chattemitte). 

Des observations sont faites pur MM. Joret, de Charencey, 
Thomas. 

M. A- CuNY donne lecture d'une communication de 
M. M. Grammont sur le français « rA/cr ». 

Kurting le fait remonter au néerlandais ratelen, ralcln, 
qui ne convient ni pour le sens puisqu'il signifie : i' cli- 
queter s, ni pour la forme, puisque ratelen ne peut pas don- 
ner : rasler, d'où râler. Hasler eaten effet attesté par Oudim 
dans La Cnrno avec le sens de : « être enroué » ; d'autre 
part, certaines formes dialectales, telles que Damprichard 



ré/(ï, ne peuvent paa remonter à aU"^ cfiosequ'à: «"roj- 
tûre ». 

L'étyiiinlogie de KitPting est en réalité cellode Diez qui 
cite, outre leur forme néerlandaise. l'allemiind moderne 
rassein « faire du bruit, du fracas, comme une crécelle », 
ce qui convient mal pour le aeiia, car la si guilî cation de 
rdler est très précise et ce qui ne convienl pour la forme 
qu'eu apparence. Hasxeln aurait pu donner raaler, main Xx 
serait resté; il aurait fallu que le mol entrât dans la langue 
avant l'amuiasement de Ts implosif devant l an français. 
Or, an lérien rement à cette période, le mot germanique n'avait 
pas d's, puisqu'en m. h. a c'était encore rttzzein « être en 
fureur, être hors de soi », qui ne convient donc ni pour la 
forme ni pour le sens. 

Notre 'raslareou ptutùt * rusulaïc est un verbe dénorai- 

nalif tiré du subst. lat. ramtia que l'on trouve déjii chez 

Saint Jérôme dans l'expression ras/ira ifulae qui désigne le 

r n raclement des gutturales chez les Orientaux ". ' Hasii- 

rare, 'rosura/ deviennent régulièrement *r«.*i</«/-^j "rasti- 

L /a' par dissimilalion. IV intervocalique étant dissimilé par 

1 l'r initial que soutiennent et renforcent les mots apparte- 

■ nant à la même racine, en pai-liculier * rasiculare « raclern . 



Ce numéro du Bulletin étant déjà considérable par suite du 
retard apporté à la publication par la maladie et la mort 
de notre regretté administrateur M. Duvau, et la liste des 
membres se trouvant au dernier fascicule du tome XII, nous 
remettons cette liste ainsi que celle des ouvrages offerts en 
hommage à la Société au numéro 52 du Bulletin. 

(Ce numéro contiendra une biographie de M. Duvau par 
M. A. Meillet, ainsi qu'un article nécrologique sur Gaston 
Paris par M. A. Thomas. Ces deux articles n'ont malheu- 
reusement pas pu être insérés dans le présent numéro.) 



VAKIETES 



LES PKONOMS PERSONNELS. ET LES POSSESSIFS 
EN WOLOF. 



Los pronoms personnels 


et les possossifs dan 


la langue 


wolof sont donnés lians le tablean suivant ' : 






l'RONOMS l'EHSOflSKLS 






isoi.is 


sncTs 


C'»lfLËllEIiTS 




Siiig. !"■ pors. 


luan 


iti'i 


THII 


SIIMO - 


.,. 


y- 


•,jit. n 


la 


sa 


;i" 


im'un 


mit 


io 


— am 


Plur. l" pers. 


Htm 


nti 


nu 


suttu 


2- 


ifèn 


•tjé», en 


ién 


Séi 


8' 


Ùun 


'"' 


WK, lén 


sén 



L'étude (le ce tableau suggère les réflexions suivantes : 



L Aux 2" personnes, 

poiiilont nus singuliers: 



â pluriels : ep, "yep, l^^, corres- 
"ijn. In\ yi't} correspond au sin- , 



. Les sons sont représentas d'après la convention déjà 
is des communications aniO'rieurcs ; voir Bvll. Soc. Lin 



— «vy — 

golîer yA, qui peut ^trtj le résuUat d'une contraction <i'Bn 
préfixe y+ vuyelle avec a. 

Les pronoms do la 2° personne semblent donc provenir 
d'un pmnom a, plar. en, avoc addiliun d'un suftîse. 

L'existence de ce pronom « peut t'ire démunlrée par 1«3 
faits suivants. 

1** Le dialecte l^bu (Dakar, Riifisquej n'emploie pas les 
formes yô, y?-^, mais bien a, ?p. 

2° Les pronoms a, tfq, servent de sujets aux verbes néga- 
tifs dans tous tes dialectes wolof : 

il^mtil a a tu ne vas pas » ; dèmiit on « vous n'allez pas » ; 
tandis que les autres personnes sont : 

dèniu ma « je ne \'ais pas » 

dhnu nu « nous n'allons pas » 

dèmu îin « ils ne vont pas ». 

/ final (lu verbe disparaissunt devant la nasale du pronom, 
fait qui est fréquent dans la langue. 

3° Les particules de détermination relatives èii, tl'ii,... 
fu, etc. se contractent en biî, d'à,... fà, etc. devant les pro- 
noms sujets de la 1' pers. sing. Il en est de môme de la par- 
ticule s»; du verbe négatif ^k. Or, la contraction u-\-a=:.6 
est constante ; ce fait suppose donc que le pronom contracté 
est a. Il ne s'expliquerait pas en supposant que le pronom 
employé soit "ya; ce mot, commençant par une consonne, 
ne donnerait pas lieu à contraction. 

Les pronoms de la 2" pers, sing. des autres langues de 
l'Afrique occidentale fournissent des exemples de pronoms 
de la 2" pers. sing. réduits à une voyelle ; 

Mandé: i; 

Peul : sing. a isolé ; a, sujet et corapléinont ; 

Kégèm (Sérèr) : wq isolé; o sujet. 



. Si a, lin, est la forme radicale du pronom 2' pers. , les 
formes yj, "ijti, lu, sont composés de ce pronom et d'un pré- 
fixe: y-, "(j-, 1-. 

Pour la forme yâ, ce phénomène se retrouve dans d'autres 
langues de l'Afrique occidentale ; entre autres dans Dyoba ; 
fu pronom 2" pers. sing. sujet; ya-fit isolé. 

Quant au suffixe "g, on sait l'analogie très fréquente qui 



— cwwj - 
existo dans les différentes langues de l'Afnqae occidentale 
entre celte consonne nasale et la consonne n et, d'autre 
pai't, entre la consonne naaale ii et la consonne non nasale y. 
Il n'est donc pas étonnant de trouver prêtixe "y- i c(Hé de 
préfÎKe t/-. 

III. On remarque l'ideutité de 2" et 3° pers. plur. /eç, 
«%. Il est probable que l'une des deux personnes a emprunté 
la forme de l'autreT 

Ce phénomène de l'identité de 2 personnes au pluriel n'est 
pas rare dans les langues de l'Afrique occidentale. Entre 
autres: Mandé, 2° et 3' i)er8. plnr. «/« ; — Timéné, l^etS" 
pers. plur. sa, su; — Dyyba, I", 2° et 3"^ pers. plur. (Hfi. 

A cause de la permanence de la forme étf à la 2' pers. 
plur., nous pensons que l'emprunt a prubabloment été fait 
par la 3° pers. à la 2''. 

IV. La 3' pers. sing. Ao est une forme complètement dif- 
férente des autres. 

Peut-être faut-il la rapprocher de Mandé, ho, démonstra- 
tif, souvent employé comme pronom 3° pers. On connaît 
l'éijuivalenco de /i et k, qui s'explique par une forme kh. 

Peut-être aussi faut-ii rapprocher ces deux formes do 

Arabe ,»- 

Étant donnée, l'incertitude do cette forme, nous la regar- 
derons comme suspecte d'emprunt. 

V. Nous regarderons aussi comme suspecte la forme ntt 
de la 3" pers. plur. Cette forme peut être empruntée à la 
particule de détermination pluriel correspondant au mot Jiit 
" homme u, laquelle offre la particularité d'être la seule à 
prendre cette consonne n. 

Cf. Mandé ni. démonstratif. 

11 nous reste i étudier les pronoms contenus dans le 
tableau suivant: 




i 


,.0U. 


....r. 


COUPLÉ!! BUTS 


PO...,. 


Sing. 1"' pers. 


m„-H 


ma 


ma 


■■in-jita 


:** 


M 


a 


» 


-K-a 


3' 


i,ifi'»t 


mu 




-um 


Pliir. l" pers. 


nu-n 


nu 


nu 


su mr 


2- 


" 


pn 




<éu 


■A' 


vô-m 


nu 


'"' 





VI. En comparant lus formes sujets et compléYïients, on 

voit qu'elles sont identiques pourl"per8. sing., 1" etS'plur. 

VII. En comparant les formes isolées et sujets, on voit 
que les premières sont formées par l'addition aux sujets 
d'un suffixe. 

Aux 1"" pers., ce suffixe est une nasale. 

Cf. Peul, min, isolé; mi, sujet, pour 1'* pers. sing. 

éçèç, isolé; é^, sujet, pour!" pers. plur. 

Dyoba, miW, isolé; mi, sujet, complément, pour l'^pers. 
sing. 

Quant aux 3" pers, elles paraissent forméos ainsi : 
mthn^=mu-\-am. 
nom =; îiu -\-am. 

En effet, la contraction «-)-«= li est courante. 

Les ;i°" pers. isolées paraissent donc formées des 3" pers. 
sujets pai- addition d'au suffixe am. 

VIII. Le wolof est la seule langue de l'Afrique occiden- 
tale qui ait des possessifs. En les examinant, ou voit que 
celui de la 3° personne a une allure différente des autres. Il 
n'est pas formé, comme les autres, d'un préfixe .<« ou .<. Tan- 
dis que les possessifs des 1" et 2" pers. se placent avant le 
nom, celui de la 3° pers, sing. se place après lui. 

Or ce possessif est précisément am. 

IX. l^s nutre-s possessifs sont formés d'un préffxe mono- 
^jUttljiquc qui parait être ^u ; en tout cas, sa consonne est s. 




mplojé comme préfixe se retrouve aillears. 

Quand le nom auquel se rapporte le possessif n'est pa3 
exprimé, il est reriiplacé par le mot Aw.v [sing.i etyos{plur.). 
Ce mot paraît formé d'un préfixe bo, yo et d'un radical de 
consonne s. 

Ce fait parait confirmé par ce que dans certains dialectes 
on n'emploie pas esclusivement bos au slng.. mais un mot 
'«,«, dont la consonne est celle de la particule de détermi- 
nation correspondante au substantif: A'o-k, d'o-a, go-s, etc. 

On sait qu'on Mandé, lorsque le nom de l'objet possédé 
n'est pas exprimé, il est remplacé par le mot ta, qui, pris 
isolément, signifie « part, partager ». 

En wolof, le mot set/e signifie « part, avoir part à, être 
la part de n. Le radical parait Otre sr ou s'. 

Si nous rapprochons les faits signalés ci-dessus, on est 
amené à penser que les possessifs des 1'" et 2° personnes ont 
dû être priniitivonienlrendus par l'expression s*-i- pronom, 
ce qui est conforme à la règle de position des noms en 
rapport de détermination. On dit encore actuellement : 
kharil mat} « ami de moi, mon ami w. 

xu-tiia voudrait dire a part de moi n, 

s-a « part de toi », etc. 

Ce même radical s' précédé do la particule de détermina- 
tion relative aurait la forme 6u s*, dyu s*, etc.; au plu- 
riel, yu s*. Ces expressions auraient pour sens littéral " qui 
est la part ». 

En résumé les phrases suivantes : 

" mon cheval », sur/ta fan, 

w ce cheval est le mien u fhs »ri suuia bos la, 
s'expliqueraient ainsi : ' 

« ma part cheval », 

Il ce cheval ma part qui est la part c'est. 

Cf. Mandé: 

ne su « moi cheval », 

«i su n' ta dé a ce cheval ma part c'est ». 

Il y a en wolof une répétition qui serait due probablement 
à ce que les expressions sii-ma et f)0-s ont été créées à des 
époques différentes où le sens particulier du radical j* avait 
déjà été perdu de vue. J.-B. R.A,MB.4UD. 



1" Bf-f/uf est riiganlé par le diclinniiaire do MM. Hatzfeld 
et Darmesteter comme d'origiue inconnue. Ne conviendrait- 
il pas d'y reconnaîtra un des nombreux emprunts faits par 
|_ notre idiome aux dialectes du Midi. On a en béarnais Iti'i/u 

et Iteciif H lippu, qui a la lèvre contournée », se dit plus 
spécialement du mulet. Ces mots ont visiblement la même 
racine que notre mot Bec, dont l'origine celtique est aujour- 
d'hui reconnue. Il se pourrait bien que ce terme aoit entré 
dans le franfais du Nord par la langue écrite plutôt que 
par la langue parlée. Cola ne nous expliquerait-il pas que le (( 
final suivi d'un e muet ait cessé d'être prononcé? 

2° Potin, au sens de » commérage », n'est, lui non plus, 
ramené h aucune source connue. Ou l'expliquerait assez faci- 
lement, ce semble, en admettant une pai'ontè entre lui et le 
verbe Papolei; fréquentatif de l'ancien Paper. Voyez Cla- 
poter de Claper — Biiisoller de Baiser — Trembloter de 
Trembler. 

Il suffira d'admettre une chute de la syllabe îniti;ile comme 
dans Miiiol, dérivé de Hémine — ijonuiller, d'un vieux fran- 
(;ai3 gof/uai/er — , Piauler, d'un bas latin hypothétique Pipio- 
L lare. Quant à la finale, elle aurait une valeur à la fois sub- 

B stantive et diminutive comme dans crutin, trotlin, grondin, 

^k galopin, moulin. 

^^^H 3° Trufar est en espagnol et portugais, synonyme de u se 

^^^^fe moquer, railler ». 11 devient en italien Truffare « fr. âtouter, 
^^^^1 tromper, tricher, se jouer de ». Happrochez-en le hongrois 
^^^^1 Tréfa « plaisanterie, badinagc, raillerie » ; Trfifal w plai- 
^^^^^ santer, badiner » et Tréfus « badin, plaisant ». Noi 
^^^^H sachions pas que la provenance première de ces mots a 




établie. Nous serions bien porté, pour notre part, à y voir 
des mots pris dans on sens métaphorique. De même que Ton 
dit faire la figue, pour « se jouer de », on aura bien pu 
dire dans un sens analogue i< faire la truffe, truffer h. Inutile 
de rappeler ici cjuc le mot Truffe n'est autre chose qu'une 
forme latine Tufercm pour Tiibfrem, mais avec inétathése 
du r de la 2" syllabe. 

Cfi qui nous confirmerait dans cette faron de voir, c'est 
l'existence du terme Tnrliiffe visiblement à rapprocher de 
l'italien Tarlufo [pour Tvrrae Cuber) qui signifie à la fois 
« Truffe u et n Tartufi'e ». La truffe qui se cache dans le sol 
ii'esl-il pas un végétal causant de fréi^uentes décoptîoiis à ceux, 
qui le cherchent? 

4" Tomahawk, espèce de massue ou casse-tète en usage 
chez les indigènes de l'Amérique du Nord, a déjà été signalé 
comme emprunté aux idiomes des i'eaux-Rougea. On peut. 
croyons nous, i5tre plus explicite encore et établir à quel 
dialecte précisément ce mot a été pris. Ce n'est autre chose 
que le Lenàpé T'mahican, litt. <■ hache de pierre >i, voir 
d'ailleurs, â ce sujet, D. Urinton, Lènàpé Conversalinnx, 
p. 39, de VAmerican Jotirnal uf folklore (n" d'avril-juin 
1888). 

5° Satiale ne saurait guère, quoi qu'ait supposé Mahn, à 
cet égard, être tenu pour basque d'origine. D'après les ren- 
seignements à nous fournis par MM. Huart et Carra de Vaux, 
le mot doit sans doute être tenu pour arabe. Le diction- 
naire de KaKimirski nous indique le mot sibt comme syno- 
nyme de « cuir de bœuf » dans cette langue. Le dialecte des 
Hodéilites employait ce substantif dans le sens de « chaus- 
sure ». Enfin, le Kamoiis et le tJjau/iari nous apprennent 
que l'on donnait en arabe le nom de Nah'fUr Sibtic/i, litt. 
Il chaussure de cuir n à des souliers on cuir tanné. Le terme 
sihlicli a fort bien pu se vocaliser dans le parler courant en 
sabutich. Ainsi s'expliquerait fort bien, à noire avis, l'espa- 
gnol Zapalo 1' soulier u et Zapata o brodequin, socque » — 
portugais Çapato •> soulier, chaussure «. L'italien Ciaballa 
'< savate n semble bien avoir été pris directement au fran- 
çais. La chute du premier terme Na'hàl s'explique facile- 
ment. N'est-ce pas par une métaphore analogue que nous 



i 



— cxxiij — 

disons du Champagne pour du vin de Champagne ; une a/gé- 
Tienne pour une étoffe algérienne ? Le terme arabe se ren- 
contrerait encore dans le Russe Chabatan « guêtres, bottes 
de dessus », Lithuanien Chahatas, etc., d*où il a passé dans 
certains dialectes ougro-finnois. Rappelons à cet égard le 
Snomi sappas « botte », Ësthonien saahas. On sait que les 
Arabes avaient commencé à entrer en relation avec les 
Russes, dès une époque relativement ancienne et avant que 
ces derniers ne fussent convertis au christianisme. 

6* Sahot n'est, de l'aveu de la plupart des étymologistes, 
qu'une déformation de Savate et a la même racine. N'est-ce 
pas un mode de contraction analogue qu'en langage popu- 
laire on dit Margot pour Moi'guerite'i 

De CHARENCEY. 



DE QUELQUES FREKIXES PEJORATIFS EN 

FRANÇAIS. 



BA 



L'étude des préfixes péjoratifs en français ne parait pas 
sans importance au point de vue étymologique. Elle nous 
peut fournir parfois des reiiseigoements précis au sujet de 
l'origine, fort discutée jusqu'à présent, d'un certain nombre 
de mots. 

Ce sont nos recherches lexicographiques sur le basque qui 
nous suggèrent la pensée de nous occuper de ces préfixes dans 
notre propre idiome. Comme nous nous efforcerons de l'éta- 
blir par la suite de ce travail, plusieurs d'entre elles effecti- 
vement ne lui semblent pas spéciales et se retrouvent dans 
plusieurs langues du voisinage, même de souche absolument 
différente. 

1" iiAFOUILLER non indiqué dans le dictionnaire de 
MM. A. Thomas et Darmestoter ue saurait guère être tenu 
que pour un composé de ha préfixe et de notreverbe fhniller, 
d'un iatin populaire /orfifH/nre, tiré lui-même du classique 
fodirre ; cf. d'ailleurs le vieux français foi-illier, [oueiUieT, 
fouiUier, foullier. 

Lo verbe bafouiller signifiera donc « fouiller vilainement, 
être vilainement embarrassé ". N'oublions pas l'expression 
vulgaire « Tu peux te fouiller » pour a Tu es embarrassé, tu 
ne peux te tirer d'affaire. » 

2" BAHUT est d'une explication assez difficile. On ne 
saurait guère, comme l'ont voulu quelques-uns, y voir 
l'allemand Behiiteii ; n garder, conserver, préserver n. Ne 
serait-il pas plus plausible de le tenir pour formé do ba 
préfixe et d'une abréviation de hntte^ 

3° BAGOU est donné dajis le dictionnaire de Darmesteter, 



1 



J 



comme no mot d'argot contenant le préfixe ba suivie d'une 
abréviation de goûte, gueule. En vieux français hnrjoulpr 
voulait dire a parler inconsidérfiment «, cf. le terme trivial 
débagoulvr pour « bavarder ». 

4° UAJOUE, de lia préfixe et icjour. Avec uu n protbé- 
tique se retrouve dans son doublet nhajmii'. 

5° BALOURD est considéré comme pris à l'itaiion Halorrlo 
quia le même sens. Ce qui le fait supposer, ce sont les for- 
mes balourde, balnrdfi, employées par Cotgravo. Furetière 
d'ailleurs emploie lui aussi balourd'-, tant pour le masculiu 
que pour le féminin. 

Nous ne protestons pas contre l'origine étrangère attri- 
buée à ce mut. Seulement, nous ne l'en tiendrons pas moins 
pour formé delaprdlixe A«, Ji laquelle devra venir s'ajouter 
l'adjectif /o/(/o, du latin /»nrfHs, aussi bien que noire adjec- 
tif lourd. L'emploi du 6n péjoratif ne semble pas inconnu 
àl'italien. Sera-l-il permis à ce propos, de c\i<^^ bacturola, 
noisette «, litt. « mauvaise baie «? Cf. coccola; « graine, 
baie »? 

6* BAFRElt, de ba prélixe et du vieux français freir ; 
fl frire ». Voy. Galimafrée, litt. Mule frixarp. Cette syllabe 
in n'est visiblement qu'une transformation du lie que nous 
rencontrons dans hesaigrr, besigui\ du hh de bi>i/oiirner, 
biscornu. 

Reconnaissons-y le A/>; " di^ux l'ois » ilu latiti, mais ayant 
passé au sens péjoratif. Même observation au sujet du bm- 
({\xs brcliangtj ; a coude », litt. « mauvaise jambe, fausse 
jambe u de ckango ; a jambe » ; hephuru, « sourcils m, litt. 
K fausse tête », de bunt\ « tt^to » ; hchalz, « pouce », litt, 
a mauvais doigt, doigt qui ue sert pas à des usages aussi 
variés que les autres ». de Halz ; n digitus. » Là encore, 
nous retrouvons une déformation du bis latin. 

Nous cn^ycins utile di^ nous arrêter un instnnt au mot 
ËAFouBR. On a voulu y retrouver une racine baf pour bab, 
laquelle existe dans babtne, d'autres ont préféré y recon- 
naitre ta préfixe péjorative ba suivie du vieux substantif fran- 
çais fou; « hêtre » au sens de branche servant à fouailler, 
k fouetter. 

Nous croyons préférable de nous ranger à l'avis émis par 




— CXÏVJ — 

M. le baron Carra de Vaux et reconnaître dans hafmier, l'ita- 
lîpn heffare, « berner, se moquer, railler u litt. « se livrer 
ans cérémonies grotesques, aux jeux qui se célébraient au 
moment de l'Kpiphanie n. Itf/fnre contiendrait donc une 
abréviation d'f/jj/j/mnia.ToulcfoisAr^flrp aurait lii'i normale- 
ment donner en français quelque chose comme bi^ffer, baffer. 
Si nous avons adopte ia forme bafouer, n'est-ce pas que l'esprit 
populaire était instinctivement reporté à l'existence du- ha 
préfixe et d'un vieux verbe cité par Roquefort, à savoir/ow^r 
pour « njeltre le cuir dans la fnsse à tau », du latin faàere ; 
dans ce cas, bafouer deviendrait synonjnie de " tanner vilai- 
nement n. Ne disons-nous pas aujourd'hui encore « tannant u 
pour « assommant, ennu^'eux n? 



BAK, HRR, BKK 




ne constitueraient, au dire des philologues les plus compé- 
tents, aussi bien que le précédent, que des altérations du 
lixs latin, mais toujours avec une valeur péjorative. Nous 
retrouvons ces préfixes par exemple dans : 

1° BARGUIGNER, écrit on vieux français hargaigner et 
synonyme, dans cette forme, de « marchander, discuter sur 
le prixw. Ce verbe est devenu en anglais (a bargain\ «. tra- 
fiquer, commercer, n 11 apparaît composé de bar et du vieux 
îrani^is gaigner,gaaigiier. Que cherche celui qui marchande, 
sinon à gagner un peu, à réaliser un petit bénéfice? 

2' RARBOUQUET, n petit bouton, petite écorchure à la 
lèvre, et en vieux français barhuchel, >■ tape, coup dans le 
menton », contient bien la préfixe bar, mais le dissyllabe 
qui suit n'offre, sans doute, qu'une ressemblance purement 
fortuite avec notre mot bouquet d'origine sans doute germa- 
nique. Reconnaissons-y l'ancien bouquette " petite bou- 
che " d'où bouquer, n gronder, embrasser par force », de 
buccn. Nous pouvons donc tenir barbouquet pour synonyme 
de " vilaine petite bouche ». 

8° BARIOLER n'a sans doute non à faire avec le vieux 
français jolier, joli/cr « s'amuser, se divertir u ou joliver; 
Il faire débauche ii, non plus qu'avec _;9/; » œil s uu le vieux 



9 hjal, nom iruriu fête Holnire. Nous y reconnaîtrons 
avec M. Oaniinsteler, la |irèfise ha suivie du vieil adjectif 
riol^ s_vnoDjme tk' a bigarra. île divurses couleurs » et dont 
nous ignorons d'ailleurs l'origine preiiiif-re. 

4" BARI.dNG; u en forme de carré .'i oôtâs obliques n. 
lilL. matr luiiifiis, de fmr et de l'adjeclif /««y. 

6' IJRELOQUE, BERLOQUK, parfois écrit bevli(jur en 
fraii'.ais du xvi' siècle et hrehqnf en langage du xyii" est 
signalé par D:i mies tu ter comme d'origine inconnue. Nr)us 
croyons y reconnaître outre le prëlixe har devenu hrn ou ber, 
notre mot « lo()ue » ijiii est d'origine germaniijue; v, alle- 
mand /ot-^e ; a boucle, anneau ■'. Une ioque, c'est un mor- 
ceau d'étoffe qui pend. La breloque, elle aussi, est placée en 
pendant. 

Par exemplo, nous ne pensons pas que l'on puisse retrou- 
ver le préfixe en question dans babboteu. Ce verbe, qoum 
nous sommes efforcés de l'établir dans un précédent travail, 
ne signifle autre cbose que « faire comme le barbeau, agi- 
ter la'rase comme lui u. Or. les termes barbeau ou barbol 
viennent évidemment d'un bas latin btirhidus, barbellus, 
tiré de barbu, litt. <■ l'animal qui a des barbillons u. Remar- 
quons ici la mutation du / final en /. Rare en langue d'oïl, 
elle apparaît fréquente en Languedoc ; pour nous tenir ici 
à un ou deux exemples, bornons-nous à citer le béarnais 
bét pour " beau », du latin bellus; pél, pour « peau ", de 
pellis, etc, En tout cas, les désinences françaises en nt, et, 
au sujet desquelles on a longuement discuté proviennent 
certainement des formes latines en ellus, ulus. Xinsi pierrot 
est pour un primitif petrulus et Boviflte pour Henricutn. 

La même observation nous parait devoir être faite au 
sujet du verbe barbouiller; en espagnol barbitlliar ; en ita- 
lien bttrbuglinre. Littré pense y retrouver le vieux fran(,ais 
bouille; « bourbier», mais avec le préfixe bar. Cette opi- 
nion nous semble bien contestable, puisque nous n'avons 
pas rencontré de \evhe bouiller. D'ailleurs, on se barbouille 
avec toutes autres sortes de substances que la bouo. 

Ne vaut-il pas mieux considérer ce verbe comme un dou- 
blet du vieux fran(;ais barboter ; m faire la barbe, se faire la 
barbe » i Pour se livrer â cette opération, on ost bien obligé 



* 




— CXXVIIJ — 

de se'barbouillei' le visage avec du savon. D'ailleurs bar~ 
boier se trouve à barbe, dans le luême rapport que lanmii/er 
à larme ; rudoyer à rude ; tutoyer a, tu ; verdoyant à verd ; 
foudroyrr à foudre. 

Par exemple, nous nous demanderiuiis si ce préfixe 
bur ne reparait pas dans le mot bartavelle, sorte de 
grosse perdrix rouge. Ce nom est ramené au provençal bar- 
tacela; « loquet, serrure n, parce que, dit-on, le cri de cet 
oiseau rappellerait un peu le grincement de la serrure. Cela 
est fort admissible, mais d'où vient, en tout cas. le terme 
bartaveia d^\i »ms de ioquet i No serait-ce pas simplement 
un composé du diminutif latin tabella, lilt. " mauvaise ta- 
blette, méchante petite table i>. 



Altération de bis, mais avec acception péjorative ; se 
retrouve dans : 

1° BEHOURDER, « lutter, caracoler, jouter », d'un vieux 
français bourder ijuî signifie « se f;icher » d'après Borel et 
« garnir de clous » suivant D. Carpentier. On disait jadis 
se hourder pour n se renforcer >•. Noua ignorons d'ailleurs 
l'origine première de ce mot. 

2" BES.\1GKE,H saveur acide », de notre adjectif « aigre a 
ainsi que le reconnaissent Litlré et Darmesteter. 

Le préfixe ies pour Aïs conserve son sens primitif de ndeux 
fi>is, doublement », par exemple : dans resaiguë, lîtt. h deux 
fois aiguij, aiguë des deux cotés i>, sorte deliacLedontle dos 
était en pointe. Enfin, comme le fait observer M. Darmeste- 
ter, notre mot bêjaune ne contient point, ainsi que plu- 
sieurs l'avaient pensé, la préfixe be ou bex. Ce mot est 
une contraction pour bec jaune, bec d'un jeune oiseau : cf. 
noti'o locution bianc bec qui se prend à peu près dans le 



1° BIGOT pour lequel on a proposé tant d'étymologies 



4 



différentes nous paraît s'espliqiier d'une façon plus satisfaU 
aaiite pour Thypothése île l'union du A- péjoratif au nom do 
goth, !itt. a mi^chant goth, mauvais goth " ; voy. tagot. 
Faisons remarquer que les Gotb», eu leur qualité d'Ariens, 
devaient être vus d'un assez mauvais œif par les Gallo- 
Romains orthodoxes, 

2" BISAIGUË «e saurait, en raison des formes italienne 
ÔMeyofe et espagnole Aûfli/rn (eu vieux français bisuitjle, bïze- 
gie),ètr& considfc^ré comme formé de l'adj. aigu, ainsi (|ue le 
fait observer M. Darmesleter. 

Peut-être pourrait-on y voir la préfixe bis et le latin 
ffçuatis, litt. « ce qui a les deux bouta égaux ». Cette défi- 
nition conviendrait assez à l'instrument en question, mais il 
faut bien reconnaître aussi que dans ce cas, Ois ou />< con- 
serve sou sens primitif de «double, deux fois », tout aussi bien 
que dans nos expressions bipède, bimane, bivalvp et ne pré- 
sente aucune idée péjorative, 

3' BISBILLE, sans aucun doute, do l'italien bisbigiio ; 
a bruit confus, murmure u, de bisbigliare, a chucboter, mur 
murer », sans doute, lui-même tiré de higlia, « bille «. 

4" BISCORNU, de bis et cornu; synonyme 'de l'italien 
bistorlij. 

5" BISTOURNER. de bis et tourner. 

6" BISTANFLDTH, « flageolet ", en dialecte béarnais, 
semble bien contenir outre le mot « tiùte «, la préfixe péjo- 
rative /lis. Quant à la syllabe médiale lan, elle serait d'une 
explication assez obscure. Ne conviondrait-il pas d'y voir, 
mais avec adjonction d'un ?i tinal eupbonique, le béarnais 
nia, nlad, tau pour». Exemple: mm gv'cy tayou, « ceci 
est pour moi ». Le terme en question se rendrait donc litté- 
ralement par <> ce qui est mauvais en tant que lli')te ». Ajou- 
tons que c'est sans doute de ce substantif bisfaii/liiie qu'est 
venu notre nom de Monsieur MixlanftiUe, désignant un per 
sonnage ridicule. 



CA 



1" CAGOT que l'on a voulu expliquer par n chien de 
Gdtb 0, cf. béarnais caa « cÛien », semble bien contenir le 



nom de uolh, mais noua doutons fortque la préfixe ca, visible- 
ment prise ici dans un sens défavorable, ait rien àfalpy avec 
le nom du cbion. l^ terme de cai/nl enipioy^ rnmnie injure 
paraît avoir désigné, â l'origine, nn hommo douM'orthodoxiG 
était suspecte. Toutefois, la ressemblance phonétique avec 
cacosus désignant en bas latin les prétendus descendants de 
lépreux a fait qu'en béarnais, on le prend d'ordinaire dans 
ce dernier sens. En basque, par suite do la chute de la gut- 
turale forte initiale dont on citerait plus d'un exemple, cf. 
arri,a « pierre »du gaulois carracosei Obi,a « fosse, tombe h. 
du béarnais cobe, « caverne », le ternie cagot est devenu 
ngol, et il a mf^nie fini, comme le constate M. Lespy, par être 
parfois employé en béarnais, sous la forme agot, concur- 
remment avec CUifOt. 

Z" CAHUTTE, sans doule de ca préfixe et de hutle. La 
forme cahiielle, employée par Furetière. semble le résultat 
il'une altération, rar ou rencontre, dés le xiri' siècle, le mot 
orthograpbié chaule. Le hollandais hajhuit (même sens) 
semble bien pris au français. 

3° CAMOUFLET, de m et mouflet Jadis employé au 
sens de " claque, gifle n. Inutile d'ajouter que ce dernier 
substantif est tiré de moufle, synoriyaie de miifïe dont l'ori- 
gine est bien obscure. On disait jadis uiovfJer pour " pren- 
dre par le nez et les joues de manière k élargir le visage ". 
Cotgrave écrit ramou/let. Bien qu'an xv" siècle, l'on ren- 
contre la locutiuu vluttiU mimfli't pour n une bonne claque », 
nous croyons qu'il vaut mieux voir dans la syllabe initiale, 
de camouflet, le préflxe péjoratif bien connu qu'une alté- 
ratiou de noire adjectif chuutl. 

4" CAMUS, litl. " vilain museau •> ; cf. béarnais et vieux 
fran<,Miîs mus youvmu.ifau, forme diniiuutive du précédent, 
laquelle est minst-l en langue du xiii" siècle. 

5" COLIMAÇON, visiblement pom- Ca-limaçon, litt. 
" vilain limaçon '>, a. par exception, changé le a de la syllabe 
initiale en o. Quelle origine attribuer à ce préfixe ca'i 

On a supposé une certaine parenté entre lui et le ge pré- 
fixe du germanique, lequel constitue lo signe propre du par- 
ticipe passé; cf. allemand sagen. « dicerc " et f/rsat/l, 
u diclum >', Par suite, il a servi également â fnnuer des 



— CXXSJ ~ 

na, exemple: lioUaii(iais gaveehl, 
bat », de vechten, « combattre " ; suédois (fesael, i< compa- 
gnon ", (le mella xig, •• s'associer »: allemand, gelf-hrt, 
«savant ", Je lehreii, h enseigner, apprendre » ; gemauer, 
a morailles ■■ et mauvr « mur », etc. 

En tout cas, on ne saurait douter de l'existence de ce 
tnéme préfixe en basque, lequel pourrait bien l'avoir regu des 
dialectes français de l.'i langue il'oil ou de la langue d'oc. Citons 
par exemple katardfi, « écureuil », du ])ortugais harda et 
espagnol (forme diminutive) art/illa, u Ecureuil » ; kalabu- 
iH, a. Il cercueil » à rapprocher de l'espagnol alnud [m. s). 
Portugais alaiulr, mais par l'infermédiaire d'une forme 
archaïque alttbini, plus rapprochée du prototype arabe lafnit. 
On remarquera que dans les termes basques ci-dessus men- 
tioanés, la préfixe ka se trouve suivie d'un / visiblement 
euphonique. Cf. zentlarria, « saphir u, litt. a pierre céleste, 
blan de ciel », de zeru,a, a cœlum » et de nrj'i,a, it pctra u, 



CAL, GAKA. CARI, COLI 



L'origine de la liquide ou de la sj'llabe suivant le ca ini- 
tial péjoratif reste un peu ob»cure. Nous nous étions d'abord 
demandé s'il ne conviendrait pas A'y voir soit le prélixe 
de réduplicatioD re comme dans redire, refaire, devenu ré 
péjoratif ainsi que bis, bex, dans ùiitcornu, besatgre, soit 
notre article /e, /a. Dans celte dernière hypothèse carahonse 
deviendrait l'équivalent de /f, la bosse, caiiborgnon défi, 
le borgne! 

Tout bien considéré, nous avons cru devoir abandonner 
l'une et l'autre de ces façons de voir. Suivant toute appa- 
rence, le le&i purement euphonique, aussi bien que la voyelle 
qu'il précède, c'est par ce procédé que notre terme goie, 
gouge d'origine celtique ainsi que nous nous sommes eSbrcé 
de l'établir dans un précédent travail est devenu gulvia^&ar. 
Isidore île Séville, que le basque a fait mo/ilesi,a, de modex- 
lia et aizeir d' « acier »; enfin dans notre mot larabuster, 
du vieux provençal tabmt, lulbusl, a bruit, tapage ■■ se 
retrouve également une syllabe !a cupbuni<{ue. 




Qdoi qu'il en soit, nous pouvons citer les ternies s 

1" CALEMBREDAINE, sans donle de cal, raie préfixe et 
(le hfriiaine indiqué par Littré comme étant le num d*na 
vêlement grossier, d'une ancienne sorte de casaque, litt. 
u 11! la berdaine ». 

2" CALEMBOUR est considéré par M. Darmesteter comme 
formé du préâxe raient et d*unc abréviation de bourde ; 
litt. •• 6 la tiourde ! ■> 

3° CALIBOItGNON. de cnli préfixe et d'un dérivé de 
borijne, Ijll. u fl le borgne \ •• 

4- CALIFOURCHON ; v. le précédent et fourche. 

h" CAKABOSSE, litt. » li la bosse! », de cura préfixe 
identique au cali, calrm des précédents. 

6° CARAMFIOLER, du préfixe en question et de l'espa- 
gnol hola, <■ bonle n. suus la forme verbale, litt. « faire 
mal aller la boule ■>. sans doute pour l'adversaire. 

7* COLIFICHET, dont l'origine est déclarée fort obscure 
par les pliiliilogues, nous parait résulter simplement de coH 
préfixe et de ^f/if^, diminutif de fiehf et désignant un mor- 
ceau de papier pointu destiné à clore upe lettre. 



CHA, CHARI, 



ne constituent visiblement que des formes adoucies de» pré- 
fixes ca et cha dont nous venons de parier. On les rencontre 
pai- exemple dans: 

!■ CHAHUT, CHAHUTER qui contient, sans doute, le 
môme élément radical que le vieux français /lostiner, /tuiiner, 
« quereller, disputer » et hulin, a querelle, querelleur ». 
Grandgagnage rapproche ces tei-mes du flamand hitstelen, 
n agiter, secouer n. Le chahut serait donc à proprement 
parler l'agitation ridicule. Ajoutons qu'en langage popu- 
laire, chahut revêt quelquefois une acception favorable. Faire 
du c/iahut devient synonyme de « faire de l'efl'et » ou comme 
on dit en termes d'argot « faire de l'esbrouffe. faire de 
l'épate. I» 

2' CHAMOISIR, synonyme'en vieux français de notre 
verbe moisir. C'est le mime mot, mais avec le cha préfixe. 



i 



— cwviij — 

3" CHARIVARI est généralomeni considéré comme conte- 
nant, outre le préfixe c/tari, tn/i l'allemand ivirren, « brouiller, 
embrouiller ». En vieux français, on écrivait ehaUvnli. La 
forme béarn;iise est calfiabari. N'anrait-on pas lieu de se 
demander si l'élément radical du mol. an lieu de constituer 
un emprunt au germanique. n'e»t pas simplement le latin 
barriliis, n cri de l'éléphant » «t, pai' sviite .< tumulte, va- 
carme ai 

Dans notre mot chavirer, la syllabe iuitiale n'est pas lo 
péjoratif cha, mais bien une altération do ciifi, « tôte •> 
comme le démontre la forme provençale rap virer, le béar- 
nais cap viril, lilt. " rripiil rerlerc, nietln' la tèti- en bas ". 



OALI 

est pourca/i, comme par exemple dans: 

l" GAUMAFRÉE, du même élément radical, déjà signalé 
dans bâfrer ; v, plus haut ; litt. « fi. ta friture » ! 

2° GALIMATHIAS parait contenir le nom propre Malhiu.* 
ou Maihieii, regardé comme grotesque aussi bien par exem- 
ple que liabyl'is <m Sieaihhiie.SGr&-i-\\ permis de supposer 
que le choix de cette appellation a pu être amené par la res- 
semblance phonétique de lHal/iiat avec pafoisi Dans cette 
hypothèse, notre mot deviendrait l'équivalent de « fi, le 
patois, le langage iiiconipréhr-nsibie^ » 



GAR 



a souvent été, mais k tort, croyons-nous, ramené à une 
racine garij identique par exemple au ^urf/ du latin dans 
gurtjes, au grec garfjarfAii, » gorge ". Evidemment, noun 
ne nous refuserons pas à reconnaître ladite racine ijanj rians 
garfforher, puisque ce mot n'est (pic le grec (/art/itrizeiii, 
n&is presque partout ailleurs, on le verra tout /i l'heure, 
for devra, sans conteste. i"'tre recoami pour un sini|ilo pré- 
fixe péjoratif. 



Noua nous sentirions bien tenté d'attribuer à celle-ci 

une origine germanique. N'est-ellc pas généralement admise 
pour le m, cha préposés dont mms venons de parler? Pré- 
ciBément, noua le trouvons on allemand signifiant << achevé, 
tendre, apprêté, corroyé, assez cuit, tanné, assez rôti », et. 
comme particule, u mOmo, tout à fait, entièrement, bien, 
fort, très, assez », cf. vieux-haut allemand, fjnro, fjarawu, 
• i< prêt, préparé, disposé à, complet, entier ». — Vieux saxon, 
garo, (même sens). — Anglo-saxon, yearo, idem et comme 
ad verbe y/'arnie. — Anglais, yarf, « empressé, ardent, adroit, 
zélé )i. — Vieux norrois. i/orr, a prêt, préparé, achevé » et, 
fforwal, « prestement, promptement u. Doit-on en rappro- 
cher le suédois gœra, « faire, exécuter, achever » et comme 
substantif 1 tiche, occupation »i M. Kluge fait observer 
qu'il câté de ces formes l'on rencontre airw et aro qui ont juste 
le raêino sens, l'un en anglo-saxon, l'autre en vieux saxon que 
gearo et garo. Faut-il conalure de là, que le g initial dans 
ces derniers avait primitivement lamêmevaleurde participe 
passé que dans l'allemand ge et que caro, aro constituent 
seuls l'élément radical? 

Quoi qu'il en soit, nous rencontrons ce préfixe gar, 
dans 

1' GARtîAMELLK, nom, d'après Rabelais, de la mère de 
Gargantua, d'une vieille forme provençale gargamela signi- 
fiant « gosier, gorge u. Reconnaissons-^ avec le préfixe yar, 
le latin cnmella, vase de bois que l'on remplissait de lait, 
de vin pour accomplir certains sacrifices et qui est devenu 
en franyais gamelle. Le nom de la gorge par laquelle les 
aliments s'introduisent dans le corps a volontiers été tiré 
de celui d'un bol renfermant de la nourriture de même que 
celui de la tète de vocables désignant une boule, un pot de 
terre ; cf. latin lexta et notre expression vulgaire « il perd la 
boule », pour « il perd la tète ». 

2° GARGATE ; ancien nom de la gorge et dans lequel on 
a voulu reconnaître, mais à tort, suivant nous, un prétendu 
radical ()arg. Visiblement, gargale est formé du vieux fran- 
çais hypothétique go/ita, tiré du latin gabata .r jatte », mais 
avec le préfixe gar, litl. « la mauvaise jatte ». Pour le 
sens, gurgale se rapproche donc beaucoup de gorgainelle. 



J 



3* GARGOTE, île gargnter, lui-même pour nn primitif 
ffai-f/alcr cooteuant les mêmes éléments fuudamoiitaux que 
gargote, possédait à l'origine le sens de « gorge, gosier ", 
fout comme ce dernier. Très probablement, c'est par l'in- 
rtuence de l'allemund garkùche, » gargote » qu'il a pria la 
signification moderne. Ajoutons que fjarkiirhe est lui-môme 
composé de kUche « cuisine » et de gar, comme synonyme 
de «cuit, rôti », Utt. « cuisine n'itie, brûlée ». A-t-nn vouki 
dire que dans les gargotes, on sert d'ordinaire les plats ti'op 
cuits* 

L'expression gar aurait-elle été prise elle-même avec une 
valenr défavorable ? Ne disons-nous pas en français, par une 
métaphore analogue d'un bomme perdu ou mal dans ses 
affaires, qu'il esl « frit » ou « bn'ité h ? 

4° GARGOUILLE, en vieux français gargoile, gargoiUe, 
gargiiel et en bas-latin, d'après Ducange, gargoula, gar- 
gouilla constitue l'équivalent de " vilaine gueule », de gnr 
et gotiiff gueule. 

5" GARGOULETTK n'est qu'un diminutif du pi'écédeut 
et n'a pas besoin de plus ample explication. 

Le basque Gahamu,a synonyme de liamu,a; amu,a du latin 
hatnus, nous présente un préfixe ga lequel doit, à notre 
sens, être plutôt rapproché du eu fran»;ais dans camus, 
camouflet que du péjoratif gar. Le c dur initial est sujet à 
devenir g en Kuskarien; cf. gathibn, a captif " du latin 
ca/jlivii), giindera, u chandelle » pour un primitif candeh. 



FAli 



1" FARFADET dont l'origine est déclarée inconnue par 
Liltré et M. Darmesteter nous semble pourtant d'une expli- 
cation assez aisée. Reconnaissons-y un prétixe péjoratif 
far suivie de fadet, signifiant un « lutin «, un « génie fami- 
lier H en patois limousin, Somme toute, fadet constitue un 
diminutif du latin fatus, fatum, o destin, destinée •> et, par 
suite, « esprit présidant aux destinées des mortels. 

2° FARFOUILLER est formé de far ai du latin populaire 
fodiculan, tiré lui-même de fodere. 



— c»iiiiv.| — 

8* FARIDONDAINE renferme visiblement comme second 
élément le terme dondiitiif désignant un ancien instrument 
de musique rlunt le son passait pour assez peu agréable. 

4° FAKIBOLK semble d'une explication moins aisée. 
Ne serait-il pas pour un primitif fariboitr<le\ 11 y aurait eu 
transformation phonétique de lelèmont final, peut-être sous 
rintluonce du mot ii boule «. 

Ajoutons que l'origine de ce préfixe far ne laisse pas 
que d'uffrir quelque obscurité. Nous ne saurions guère son- 
ger à j voir notre adjectif /«fY/( pris dans certains dialectes 
et dans le langage des gens de mer. comme synonyme de 
fl mècbant, mauvais ». Ainsi, n un failli gars n sera l'équi- 
Talent de « mauvais drôle n. Si l'on tient compte que bon 
nombre de particules péjoratives du français ont été prises 
au germanique, ne sera-t-on pas tenté de rapprocher ledit 
/ffrde l'allemfinfl ver qui entraîne une idi-e d'acliévenieni, 
de destruction, d'annihilation. Cf. par exemple, rert^hen, 
Cl passer a, do lebcn, » vivre " ; vernarren, « dépenser fol- 
lement ". de narr, « fou n ; vernieldeii, « faire savoir, man- 
der ", de tneldi-n, « annoncer, avertir ». De mémo, en hol- 
landais, vermurtven, « s'amollir », de mnrwen, « amollir»; 
verhopen, « perdre à courir, s'écouler m, de loopen, cou- 
rir 1). Ajoutons, par parenthèses, que le plus souvent, 
d'après M. KUige, cette sylLibe ver répond i un fra du 
gothique, marquant opposition, changement en mal. 



MAR 

1" M.\R(;OULETTK, de provenance normande, assurc- 
t-on, de Mur préfixe et do goulelte, diminutif de gotdf, 
gueule. 

2° MAROUFLER nous semble, comme il a été exposé 
dans un précédent travail, se devoir expliquer par le béar- 
nais »fla, « enfler » précédé de mar, litt. maie m/lare. Le 
maroutlnge est. en définitive, une opération assez difficile 
et qui demande :'t être faite avec beaucoup de soin. Sans 
cela, le.t étoffes insuffisamment collées contre la muraille, 
sont sujettes â faire des boursouflures. 



J 



— cxxxvij — 

3* MARMITE serait d'une explication plus difficile et, 
sur ce point, nous n'osiims offrir <iue des (Conjectures. L'exis- 
tence du préfixe mar nous semble ici incontestable, mais 
(lue signifie la partie finale mitf\ Nous savons d'après 
Ducange que miia en bas latin désignait sjiëcialeinent une 
sorte de monnaie tlamande valant quatre obolea. Dans la loi 
des Lombard;», ce mot -•je rencontre déjà au sens âe/ieciiniti, 
àonalio, xpomnliUa. Enfin, il est quelquefois synonyme de 
« métal inférieur B, d'où mitre substantif H((ft-ai//e. Mais, 
d'autre part, mila désignait également une mesure de 
liquide, et se prenait au besoin comme équivalent de o cibus. 
quod ad escara attînet ". Nous n'oserions point affirmer que 
dans des acceptions différentes, mita se rattache à la mf'me 
racine. En tout cas, suivant que l'on adoptera l'une ou l'au- 
tre, marmite se devra rendre par » mauvais métal, métal de 
qualité inférieure " ou h mauvais ragoût ». Cette dernière 
explication nous semblerait, somme toute, la plus accepta- 
ble. N'employons-nous pas volontiers » pot au feu » comme 
synonyme non seulement du vase où cnit la soupe, mais en- 
core de ce qu'il contient? 

4° MARUBLEH au sens de « maltraiter, rudoyer * con- 
tient, lui aussi, d'après toutes les apparences la même syl- 
labe mar. Nous serions moins affirmatifs en ce qui concerne 
le dissyllabe final. Serait-ce le vieux français htibilUer 
« houspiller, tirailler » ou bien honlnller, a traire une 
vache b qui, sans doute, a la même racine? La différence 
du sens nous empêcherait de songer à ublée, « offrande, 
oblation n. 

5' MARMOUSET constitue peut-être bien un diminutif 
de notre mot i mousse " désignant un enfant attaché au 
service de la marine. 

L'origine de ce mar initial péjoratif reste obscure et uous 
n'osons nous prononcer à ce sujet. 



RATAFL\ ne saurait guère être séparé de /(ï^« et n'a. sans 
conteste, rien de commun avec la formule ra/a ^n( proposée 



— CVWÏIIJ — 

par quelques étj'mologistes fantaisistes, sous prétexté que 
s campagnards ne concluent guère un marché sans avoir 
comnaencè par prendre la goutte. Maintenant, comment 
expliquer la syllabe initiale du mot en question. Serait-ce 
une altération du re initial, marquant tout d'abord comme 
bis réduplication et pris ensuite, ainsi que lui, avec une 
valeur péjorative? Préférera-t-on y voir la svUabe le modifiée 
de la même façon qu'elle serait peut-être dans carabosse, 
fuliborynun'i On peut hésiter entre ces deux explications, 
mais, pour notre part, nous préférerons la première. 

TRI 

Par exemple dans TRIFATOL'ILLEli non indiqué dans le 
dictionnaire de Darmesteter, visiblement de jjatouiller, 
" marcher dans la houe », tiré lui-même de jHille et du 
latin ter, iri- « li-ois fois n. Ne serait-ce pas le même préfixe 
que nous retrouvons par exemple dans tri/jot ? 11 est vrai que 
le sens de la dernière syllabe du mot reste fort obscur. 



^ 



C" H. DE CHARENCEY. 



TABLE DU TOME XII DU BULLETIN 



Liste des Mesibres : Au 25 février 1902 xxxiij 

Élection DE NOtivEMTX Membres iv. vîj. xxij, 

xxiij, Uxiij, lïxviij, Ixïvj, Ixsxiij, xcvj, xi-ix, cii'j, cix, «ij 

CoMPiisiTiuN Dc Bureau : Année 1902., .... xxvij 

— — Année 1903 xcij 

pHucÈs-VERtt.\T:x : Séances du 30 mars 1901 au 29 juin 

1901 j 

— Séances du Iti novembre 1901 au 1* 

décembre ISOI xxj 

— Séances du 11 janvier 1902 au 21 juin 

1902 Ixix 

— Séances du 22 novembre 1902 au 20 

juin 1903 Ixxviij 

AnuiMSTR.iTiON : Rapports annuel» (1901. 1902). . . xxiij, xc 

~ Prix de linguislique romane. ... v. xij 

RiDLiOTiiÉQl^ : Ouvrages otTerts à la Socii^lé (1901, 1902). xxviij 

Nouvelles et Cohhesposdance : Élection de M. Joket 

à l'Académie des Inscriptions et 

belles-lettres. iv 

— Fondation Bibesco viij, xiij 

— lôtection de M. de Vogijé à rAcadémie 

française ix 

CoN<iRÊs DES Sociétés sav.antes xxj, Ixxvij, Ixxxvjij 

— Université d'L'psal xxiij 

— Mort de L. de Mo.stalk. — Mort d'Au- 

guste Carrière Ixxiv 

— Subvention ininistérielle Ixxviij 

— Congrès des Orientalistes Ixxx 

— Mort du D' RicoCHos. Ixxxij 

— Travaux de M. Vendrves IxxxiiJ 

— Congrès des Orienlalisies (Ham* 

bourg) Ixxxiv 

— Travaux de MM. Ernaui.t et SArviAX. Ixxxvj 

— Mort de M. Van her Vuet.. . . Ixxxviij 



— cxl — 



CoNGHÈs DES SOCIÉTÉS SAVANTES. Mort de M. Baron. 

— Mort de M. Gaston Paris et de M 

Adhémar Boucherie. . 

— Travaux de M. BoiSAcg.. 

— Lettre de M. Diamantaras. 

— Travaux de M. Gai.'thiot. 

— Mort de M. L. Duvau. . 
Discours : De M. Ch. Joret, en prenant la présidence 

— De M. Cl. Huart, en prenant la présidence 

— De M. Cl. HuART, au sujet de la mort de 

Gaston Paris 



Pages. 

xcvj 

cj 
cviij 

ex 

cxj 

cxiv 
Ixx 

xciij 

cj 



xNKCROLOGIK 

Gaston Paris 

Louis DuvAU Cf. 



cxv 



ARTICLES 

Cii.\RENCEY (H. DE). Agouti. Gaïac 

— Etymologies françaises et provençales. . 

— Roinanica 

— De quelques préfixes péjoratifs en français. 

GusTAFSsON (F.). Etymologies latines 

Ramdaud (J.-B.). Les pronoms personnels et les pos- 
sessifs en wolof 



Iv 

lix 

cxxj 

cxiv 

Ixv 

cxvj 



COMML'MCATIONS 

Abeille (Lucien). Agouti 

— Gaïac 

Ballv (Charles). Théorie du z voyelle 

— Les diphtongues grecques à ])remier élé- 

ment long 

Benuist-Lucy. Lat. post(h)umus 

— pôpulus et populus 

— consul, exsul, iîisula 



XXVllJ 

Ixxiv 
Ixxx 

xcvj 

V 
XX 

cxj 



Cllj - 



FBoyeu (Paul). La bibliothèque de Mnukden (Mand- 

ehourio) 

f-llitiAL(Uichel). îiaîésEiï — interest. , 

— Jutuma: DJutunia. . . 

— l'arricida 

Wi». ^ 

— âpiOjiô; 

— L'aûiO[i,i[4.TjOi;. ....... 

— Garonne — Girotide. ... 

— àoaaijnjp,. 

— îîïOoiviipiTa 

SÏIJliî — - i¥i]il> 

— fip(ûov : ^pfoy 

— Sèmanti((ue de miïsufii 

— îaaKÀîjTi;. ... 

— regretter 

J C*NUHÉA (Aiirel.). I.«s verbes italiens en ecare. . , 

— italien lucherino • tarin ».. . . . . 

I Chahencev (II, DE). I.e noiu du houblon 

— I.a langue saïUali 

— Étymologies fran('.aises et provençales 

— Les noms basques de boissons. . . 

— ÎCtymologies, ....... 

— Étyraologîes françaises.. 

— Etymologies françaises 

— Bègue — polin — lomaliawk — savate. . 
Clahac. Srasbourgeois Kçnsl . . .... 

— Blotzbruder 

CoLlNirr (Ph,). La nasale sonante dans le parler d'Alost. 
CoDRANT (M.). Double lecture de caractères chinois. . 
DiTViu (L.). Gula.\ugusti 

— Gloses irlandaises 

Ernault (E.). Les formes du nom de chien en breton. 

^ Adieii en breton 

FehdanI) (G,)- Lies transcriptions arabico' malgaches. . 

— Un son dans un mot unique à Madagascar. 

— Les racines malgaches et leurs dérivés. . 

— Le tagal et le malgache 

FiKOT (L.). — Transcription du cambodgien. .... 

.GAUDhïRov-DEMOunïNES. Arabe rhfbr n empan •>. . , 

[ Gautiuot- (Robert). Anciens livres lituaniens 

' Graubont (Maurice). Français jn/û/wr 

— V. fr. (irfM 

— Mots du langage des enfaiils 



Ixxxij 
xcïiij 



ij 

xcvj 

xxj 

Ixxiij 

Ixxxij 

Ixïxvj 



- cxiij - 



Gramuont (Maurifie). Français rriler, . 
GcsTAFssiis (F.). Êlymnlogies lalines 

— Ktymologies latines 

Halévï (J-)' Sémitique /laAam a sage B, ... 

— Tripiiaka 

— Accentuation sémitique et questions cli- 

— Sur un passage des Psaumes.. . . 

— — d'Ézéchiel, ch. 27. . . . 

— Ktymoiogiea éthiopiennes et assyriennes.. 

— iMVckendi 

— Accusatif tchouvache en-n 

— Pluriel tcliouvaclie en -lam 

— Ouïgour, etc 

— Baga N k t r CN««'op) 

Hbniiv (Victor). Fol. dia!. éponè 

— Kaudha-SQira (37, '.-6) 

HtUKT (Clément). L'n psautier turc eu caractères grecs. 

— Persan ghaniin 

— Turc ffoundoura m chaussure n 

Jouet (ClinrlcE), Les noms de lieu te Ihilel, in Htiite, 

la lluliére, chez Paint, chez lloucher. . 

— Les noms de lieu gallo-romans en Bre- 
tagne 

— Chanlepleiire 

L.MiiorciJE (Léon). Les d été rmi natifs en slave du Sud. . 
Lejay (l'abbé .1,). Le locatif lat. terrœ 

— Horace, Sat., Il, 2, 3 

— Deux exemples épigrapliiquea du mol 

^^^L Horace (Fp. I, x. 11) 

^^^H ~ Horace (Sat. II, 2, 36) 

^^^^^r Protinus - 

^^^^^ D' LiETARD. Les imparfaits déterminés dans les patois 

1^ lorrains 

I Meillet (A.). La diffërenciation 

H — 'Ep(ioi;;i3ii^, pustû gradîi .... 

I — Sur ia cliule du F 

H^ — Les groupe» -/O, çfl en grec ancien. . . - 

^^^^^_ — Lituanien gegulé. , 

^^^^L — La phonèli(|ue du banlou, . . - 

^^^^H — L'instrumental au prédicat 

^^^^K — Phonétique dialectale arménienne. . . . 

^^^^^B — Pnrjanya — Perkùnas — Fiorgyn. . . . 

^^^^^Ê — awarm. à l'initiale monosyllabique. . . 

^^^^^^L — Les ace. attiques tï^Xei;, My^'h ^^■- • ■ 



Ixxiij 

ix 
Ixxiv 

Ixxix 

Ixxxiij 

cviij 



Ixsxj 



ixxvij 
Ixxxv 
xcvij 



Ixxv 

Ixxvj 
Ixxviij 

Ixxxj 
Ixxxir 

Ixxxv 



:v 

1 



■ cxliij - 



MKII.iiT (A). Emploi i.-e. descasen arniénieti. . . . 

— Ktymologies irlandaises. ...... 

— Tiiiî-rona, etc. 

— J'ali und Sanskril. «le ^■rallke. . . 

— SémsnliquB armi^nieniie. ...,., 

— Phonélique de ( 

— Les palatales en slave suivies d'une sif- 

flante (non en contact) 

Pbrnot (Hubert). Le phonographe au service Je la lin- 
guistique 

— Le parler do CaslelloriKo 

— Les sobriquets à Froideconche-lcR-Liixeuil 

(Haule-Soùne). . 

— Gr. mod. foutin! « haillon ». . . . 

— Les formes de l'article âChio 

^ L'accentuation dans les dialectes de L'hia, 

— Idem — 3£»o-/_i(ù ... 

KoussELOT (l'abbé P.). Sur AA, iA, pA 

~ ■ La prononciation et le larynx artificiel. 

— Analyse acoustique des voyelles. . . . 

— La perception des éléments du langage 

chez les sourds iiDparraits 

— Les voyelles mouillées 

SitiNÊAN (Laxare). Les éléments préosmanlts en roumaiji. 

— La prononciation de l'Iiébreu. . 

— Le parler judéo-allemand 

— PaurJel et les restesdaces en rounjain, , 

— Le mol ■ a/iiiil a ilnns les Idiomes balka- 

niques 

— Le suffixe ■mar(<l} en français . 

— Item 

— Chanfrein — CliatUejileiire. . , 

— Quelques prétendus ampruols orientaux 

en français 

— Fr. baragouin. ... 
Thomas (Antoine). Krançais « nuiire ■>. . 

— Limousin « desooutiina x . . 

— Provençal n degaiier o.. . 

— Les dérivés du lai. rnatricnm. 

— Limousin tibit, iibre, elc. ..... . 

VeniiRïE'J (J.). L'intonation dans «vO^ulniuv tiviùv — 

— Les proclitiques en grec. — Koa — «fiMu. 



xxvij 
Ixxxvij 



xxij 
Ixxij 



. / 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 



BULLETIN 



DE LA 



r r 



SOCIETE DE LINGUISTIQUE 



DE PARIS 



TOMET TREIZIÈME 



(1903-1905) 



Ce Bulletin est publié exclusÏTement pour les Membres de la Société 

et n'est pas mis dans le commerce. 



PARIS 



f » 



AU SIEGE DE LA SOCIETE : SORBONNE 



1904 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 



N» 52. 



» ♦! ^ !• < 



PROCÈS-YERBACX DES SÉANCES 



DU 21 Novembre 1903 au 25 Juin 1904 



Séance du 21 Novembre 1903. 

Présidence de M . Clément Huart. 

Présents : MM. Bauer, Benoist-Lucy, Bloch (Oscar), 
Bréal, Brunot, Cabaton, Chilot, Cuny, Henry, Huart, Joret, 
Lejay, Meillet, Michel, Rousselot, Sainéan. 

Hommages. Voir p. xxxvij. 

Nouvelles. Il est donné lecture d'une circulaire de M. le 
Ministre de l'Instruction publique invitant la Société à 
envoyer des délégués au congrès des Sociétés savantes. 

Présentations. Sont présentés pour être membres de la 
Société : 

M. le duc Joseph-Floriraond Loubat, 53, rue Dumont- 
d'Urville (Paris), par MM. Bréal et Cuny, 

M. le P' M.-J. Vaz, Nawab's Building, Byculla, Bombay^ 
par MM. Bréal et Huart, 

M.Mario Roques, maître de conférences à l'Ecole pra- 

a 



— IIJ — 

dans le slave et le ballique se retrouve donc dans la cunjugaî- 
Hon indo-européenne. 

M. Brkal traite de l'étymologie du grec SiiîsXo;. U mon- 
tre par un passage d'Hérodote. V, 49... « i 31 'ApiîtoYspi^; xi 
â\i.ai ii-ii Î3S5; %x-. îixiiXiMi hf.îVi3i, xt/,,., » (lii ii<xlz/.Xv.'i a le 
sens de « séduire, enjôler .1, que î'.iSsXsidoit être iotei'pri^té 
par <i le séducteur, le tentateur ji. 

Des observations sout faites par MM. Kouss^ot, Huarl, 
Pernot. 

M. RRtJAi. revient ensuite sur cç=rAw : s^iXXu doul il a déjà 
traité dans les Mémoires (tome Xll, fasc. V). II rappelle à 
côté de Ts b^eXs; leskr. apnas « proflt, avantage », les gloses 
ôjnwïûîiv au^Eiv et ifijv-i- ôXîtîët' ; ifi'isi « revenu, intérêt ». Il 
en rapproche aussi «fvw, «sviSis;, èïztçvTjï, î;jTr':vTî; en compa- 
rant pour le sens le latin prompte. 

En6n il cite en latin comme pouvant se rattacher aux 
mots précédents ops, opulentus, copia, optio inasc, et en 
grec SX5:; {avec métalhèse pour "SX:; cf. rc^t^hiz et xsgX:^- 

XEVXXl^). 

Des observations sont faites par M. Meillet. 

M. Meillet analyse ensuite un travail de M. Orammont 
i( sur la raètathèse particulièrement dans le dialecte do 
Bagnères-de-Luchon ". 

Des observations simt faites par MM. Bréal, Pernot. 

IBrunot. 
i 
Présents : MM. Hally. Bauer, Benoist-I.ucy. Cabaton, Chi- 
lot, Clarac, Cuny, Duchesne, Ferrand. Huart, Joret, Lejay, 
Meillet. Th. lieinach, Rousselot. 
Le procès-verbal de la précédente .léaiice est lu et adopté. 
HontniiljS^es. Voir p.xxxvij. 
Correspondance. M. le Président donne lecture d'une 



SlÏANniC Df ,"j OKCHMlinR 190H 



Pri'iîd^nco àc M. ('Ii^ment HrART. 



-f 



lettre de M, le d' Liéfard qui s'excuse, vu son état de santé, 
dp ne pouvoir faire la communication qu'il avait annoucée. 
M. le Préaident, au nom de la Société, fait des vœux pour 
le prompt et complet rétablissement de son premier vice- 
président. 

M. le Président annonce aussi qu'il a reçu de M. Dîaman- 
taras plusieurs livres grecs destinés â la Société. 

Elections, M. le duc Loiibat, 53, rue Dumont-d'Urvîlle 
(Paris); M. le P' Vaz, Nawab's Building, Byculla. Bombay; 
M. Mario Roques, maître de conférenceâ à l'Écule des 
Hautes Eludes, 4, boulevard Saint-Germain (Paris) et M. J. 
Bloch. agrégé de rUniversité. 3, rue Sainte-Beuve (Paris), 
sont élus membres de la Société, 

Commission des finances. Sont désignés pour composer 
la commission des finances chargée de faire le rapport 
annuel sur la gestion de l'adminislraleur et du trésorier, 
MM. Ferrand, Leja^' et Meitlet. 

Comnmnications. M. Ferrand étudie, à propos du mot 
malgache ancien dHf/c'ra que Flacourt traduit par » homme 
perdu », le préfixe nominal on qu'il retrouve aussi dans 
plusieurs appellations géugraphiques modernes. 

Des observations sont faites par M. Rousselut. 

M, Ch. Bally étudie l'alternance Vf fi" grec. Après avoir 
cité l'exemple i.-e. ppif s; : 3eî.?j;, tsI. 'zri-be, v. h, ail. chalb, 
il en trouve des exemples purement grecs dans des cas oii 
1" il s'agit d'une racine dissyllabique comme flaXaia» iju'il 
rapproche de T«pij;w, cf. ^pâuio ; 2° X-p sont en contact 
avec des gutturales... 
Ex. ; j;iAaCa — yrandô ; 
X«î-îîciiv — hirttndô ; 

Ppïis-jî : Paî.Sî^, PaÀîCÎ;; qu'il rapprocbi' du got. iiinrka 
en rappelant le ra. h. a, ntfrkaerf, • arbitre des jeux 
poétiques ". 
TriXayo^ — li^i^:^ wpÎTteiv dans le sens île « traver- 
ser » : TcpâîTSw iSsv, âXa- 

Des observations sont faites par MM- Meillet, Th. Keitiach. 
Clarac, Rousselot et Ferrand. 

M, Meillet donne lecture d'une communication de M. Ven- 
dryes sur le latin oclnpecla connu par une inscription 



. 



d'Hadrumète. Il y reconnaît le grec iizMzxix^i "jongleur » 
ayant subi une dissimilation en passant dans le latin parlé. 
Le mol conviendrait bien comme nom d'un cheval, car 
d'autres portent des noms tels que : Aleator. Il peut aussi 
aider à expliquer le oclopetam de Pétrone (Satyricon). 



Séance du 19 Décembre 1903. 



Présidence de H. Clément Htmit. 



Présents : MM. Bally, Bauer, Benoist-Lucy, Bloch (Jules), 
Cuny, Ducbesne, Ferrand, Henry, Huart, Lejay, Meillet, 
Roques, Sainéan, Thomas. 

Absents et excusés: MM. Durand, Liétard, Brunot, Ha- 
lévy. 

Le procès verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Hommages. Voir p. xxxvij. 

Commission des finances. Le rapport annuel sur la ges- 
tion de l'administrateur et du trésorier pour l'année 1903 
est lu par M. Mëili.et et adopté à l'unanimilé. 



Messieurs, 
Après examen des livres du trésorier, votre Commission a arrêté 

les chiffres suivants pour les recettes et les dépenses de la Société, du 
9 décembre 1902 au 19 décembre 1903. 

Recettes. 
Report d*exercice : 

Encaisse 2 782 fr. 60) 

Société générale 743 fr, 711 3 526 fr. 31 

Cotisations annuelles 2 305 90 

— perpétuelles 120 i> 

Arrérages de rentes 1 529 50 

Intérêts des fonds déposés à la Société générale. . . 5 46 

Vente de publicaliona 63 » 

Subvention minialérielle 1000 " 

'i'uTAl B550 16 



DÊI-ENSES. 

Notes de l'éditeur 8111 fr. 95 

Frais généraux 151 20 

Obsèques de H. Duvau 48 60 

Indemnités des deux administrateurs 600 » 

Service et gratifications 170 » 

Droits degarde des litres 11 l'r. IS ) 

Frais de banque 7 2â i 

Rédaction de l'index du tome XII des Mènoim. . . luo ■ 

Achat de 30 Francs de rente 'i pour lOO et frais. . . a70 "7 

2 S93 fr 92 
Solde en caisse- . , . . - . . , l'i16fr. 75) 

A la Sociélé générale 1239 49 î 

ToTAI.égal 8550fr-16 



Sur les cotisations perpétuelles de l'année précédente, il restait à 
employer 166 fr. 50 en achat de rentes ; il s'y est joint 120 francs 
cette année : la situation de Ir Sociélé a permis de dépasi^er le chiffre 
imposé par les statuts et d'acheter 30 francs de rente, ce qui. indé- 
pendamment de la fondation Bibesco, porte le chiffre de nos rentes à 
126ltr. 17. 

Nos frais généraux restent très modérés ; l'indemnité de l'adminis- 
trateur se trouve seulement accrue de 200 francs pour cette année, 
par suite de la maladie de notre regretté confrère M. Duvau, maladie 
qui a obligé à charger un autre membre de la Société de ses fondions 
durant le premier semestre, sans pour cela décharger M. Duvau do 
tout travail et de toute responsabilité. 

Gnice au lèle de notre dévoué trésorier età la bonne volonté de nos 
confrères, les cotisations annuelles continuent de rentrer d'une ma- 
nière satisfaisante. 

Le chiffre de l'encaisse est psrticnliérenient élevé : 5 656 fr. 2i. 

M en faut déduire 872 fr. 19 provenant de la fondation Bibesco, et 
qui ont une affectation spéciale. 

D'autre part le dernier fascicule de nos Mémoires est encore dii ; 
un autre va être distribué sous peu de jours ; enfin un fascicule du 
Bulli-tin est sous presse. 

Néanmoins, mal);ré cntle réduction prévue de l'encaisiie, la situa- 
tion de la Société est bonne. La Société ne pouvait perdre un admi- 
nistrateur tel que M. Duvau sans en ressentir un dommage ; nos pu- 
blications ont subi des retards. M. Cuny, qui a bien voulu accepter 
les fonctions d'adminialraleur intértmaire. s'estemployé avec ïéle et, 
il convient de le dire, avec succès à réduire au minimum un dom- 
mage inévitable, et nous projwsons à la Société de l'en remercier. 
A. MEn.LET, Caul Lu,\v, 

10 dccembr* 1D(i3. 



Election du bnreaa. Le bureau pour l'année 1904 est 
composé comme suit : 

Présie/enl : M. le d' Alexandre Liktahd, 3, rue Gay- 

Lus3ac(V*), Paris, et à Plombières (Vos- 
ges). , , 

!M. A. Thomas, 10, rue Léopold-Robert 
(XIV"''), 
M. Tb. Ueinach, 9. rue Hamelin. 
Secrétaire: M. Michel BrÉal, 87, boulevardSaint-Mi- 

chel (V). 
Administrafeur : M. Albert Cuny, 29, rue Gaj'-Lussac(V°). 
Trésorier: M. Théophile Cart. 12, rue Soufflot(V;. 

Bibliol/iécaire : M. P.-N. Chilot, 5, place de la Mairie, 

Saint-Maiidé (SeineJ. 
Membreu du Comité de piiblicalion : MM. n'ARHOis de Ju- 
BAiNvtLi-E, R. DuvAL, L. Havet, V, Hënry, L. Léuer, 
A. Thomas. 

Commnnications. M. G. Ferrand étudie quelques per- 
mutations consonantiques en malgache (à l'iiiilialeL 
Ainsi en mértna : k alterne avec /i. 
Dans les dialectes orientaux, c'est avec //-(lequel tend 
vers ts). 
Dans un manuscrit du xvr" siècle, c'est avec Is. 
Ex. : volo-haiidrina (voton-kandrina). 
volo-trandritia. 

ifiion-lsandrina « sourcil *, littéralement " poils du 
front M. 
De même / alterne avec d ou dr. 

Ex. ; volon-hha volon-droha, volon dohn ■ cheveux, poils 
de tête ». 
Des observations sont faites par M. Huart. 
M. Meillet lit ensuite un mémoire de M. Vendryessur un 
phénomène d'accentuation grecque : l'expression de l'oppo- 
sition des genres par le ton. 

A la suite de cette lecture, des observations sont faites 
par MM. Bally, Thomas. Meillet, Roques. 




Séance or 16 Ja.nvier 1904. 

Présidence île M. Cl. Uimiit, et de M. A. Thomas, 
premier vice-président, 

Prèsei]ts: MM. Bally, Renoist-Luc^', J. Bloch, Cabatou, 
Cart, Cuny, Ferrand, Gauthiot, Lejay, Meillet, Th. Reinach, 
Roques. Rosapelly. Rousselot, Thomas. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adapté. 

M. Huart, en (juittant le fauteuil de la présidence, pro- 
nonce le discours suivant : 




Messieurs et chehs niNFnÈrES, 

Au moment de déposer les pouvoirs annuels que votre conflance 
m'avait accordés, il est à propos de jeter un regard en arriére sur 
l'activité scientifique déployée par la Société durant l'année qui vient 
de se lerminer. Je constate tout d'abord que si la fatalité a fait parmi 
noua des ravagea, si elle nous a enlevé quelques-uns de nos anciens 
confrères et aussi des plus jeunes, de nouvelles recrues sont venuea 
remplir les vides : en face de l'ennemi qui noua décime, il est bon de 
serrer courageusement les rangs. J'espère que nos nouveaux cama- 
rades tiendront à lionneur, par leur zélé à fréquenter nos séances, 
par leurs communications, par les mémoires qu'ils destineront à nos 
publications, de montrer l'intérêt qu'ils portent à nos études et leur 
désir de faire progresser la science de la linguistique, chacun dans 
la sphère de ses études spéciales. 

l'endant l'année passée, l'intérêt des communications faites à nos 
séances n'a guère langui. M. Rréal nous a fait part de ses recherches 
toujours attachantes sur des élymologies grecques, latines et fran- 
çaises ; M. V. Henry nous a entretenus d'un passage d'un texte san- 
scrit et du français dialectal; M. Thomas a causé limousin; M. Gram- 
ment nouii a fait part de ses études sur la métathëse et d'autres 
questions de phonétique ; M. .Meillet, toujours sur la brèche, a passé 
de certaines formes grecques à la sémantique arménienne, de celle- 
ci à la phonétique slave, et a poussé le dévouement jusqu'à lire les 
communications de confrères absents; M. l'abbé Bousselota continué 
la série de ses études de phonétique expérimentale ; M. Vendryes a 
profité de courts séjours parmi nous pour nous faire part de ses 
recherches sur l'intonation grecquo et sur un mot latin récemment 
découvert ; de même M, Bally, qui tout récemment nous a parlé d'ëly- 



mologies grecques; M. Pernol nous a intéressés par ses idées sur cer- 
taine!! étymologies et ses remarques sur l'acceii tuât ion néo-grecque ; 
M. Benoist-I.ucy s' est attKjuè à lu (|ueslian du lalin consul ; M. l'abbé 
f.BJay a doctement commentéla lesicograptiie d'Horace ; H. Candréa 
s'est essayé avec !;ucrës aux étymologies ilaltennes ; M. de Cliarencey 
a étudié plusieurs étymologiea françaises et des préfixes prèjoratifs ; 
M. Sainéan s'est également livré à ce sport difficile. Passant bu ter- 
rain à peine déblayé des études étrangères aux langues indo-euro 
péennes et néo-latines, nous y constatons de sérieux efforts de la part 
de M. tlalévy avec ses étyniologies turques, de M, Ferrand avec ses 
communicationsaurlaphonétique malgache, de M. Gaudefroy-Demom- 
bynes qui a étudié des étymologies arabes. 

Si j'oublie de mentionner les travaux de quelque docte confrère, je 
prie celui-ci de n'en vouloir qu'à l'imperfection de ma mémoire et 
non aux sentiments de reconnaissanceque nous avons tous pour ceux 
qui, par leur savante conversation, nous aident à passer une heure 
et demie de la plus instructive façon. 

11 me semble, Messieurs et chers confrères, que voilà une année 
bien employée et qui ne le cède guère à aucune de ses devancières. 
Après cette constatation qui me remplit de joie, il ne me reste plus 
qu'à vous remercier de l'amabilité avec laquelle vous m'avez mis à 
même de remplir la tache oti vous m'aviez délégué, et oii j'ai essayé, 
sans trop me Datter d'y avoir réussi, de ne pas laisser péricliter 
les traditions laissées par tant de savants prédécesseurs. 



Correspondance: Il est donné lectui-e d'ane lettre de 
M. le d' LiÉtard, acceptant les fonctions de président et 
annonçant que l'état «le sa santé ne lui permettra pas de 
longtemps d'assister aux séances de la Snciété. 

M. A. Thomas, premier vice-président, fait des vœus au 
nom de la Société pour le prompt rétablissement de M. Liè- 
tard. 

Présentation. MM. Meillet elGautbiot présentent la can- 
didature de M. Isidore LÉvY, agrégé d'histoire. U, rue du 
Bbuloi, Paris. 

Commnnicatîons. M. l'abbé Rousselot traite des erreurs 
d'audition qu'il a observées chez les sourds imparfaits, 11 
fait remarquer que les sons du langage sont tous de» sons 
complexes qui peuvent être dissociés par l'oreille du sujet 
(intendant, qu'il y a une note qui est la caractéristique de 
chaque son. que, par exemple, quand on a prononcé pa et 
qu'il a été entendu ta, c'est que la caractéristique du p n'a 




pas été saisie ; que c'est la fondamentale qui est la ca- 
ractéristique des soDoies, et enfin que l'audition dépend de 
la distance. Il y a des cas mi, d'après les observations de 
M. l'abbé Rousselot. la caractéristique de /" n'a été saisie 
qu'a 10 centimètres. Pour /il a constaté qu*on avaitentendu 
n, d,f\ pour m,f,p, etc.., L' oreille étrangère, pour une 
tangue donnée, est dans les mêmes couditioiis que l'oreille 
des sourds imparfaits. 

Des observations sont faites par M. Tli. Heûiach. 

M. OàUTHioT traite un point de phonétique arménienne. 
Il rappelle d'abord que M. Meillet a reconnu le premier 
dans l'arménien erA*H la représentation phonétique del'i.-e. 
* dwâ el il reprend l'analj'st- des transformations de ce mot- 
C'est un ancien monosvllabe à cause de (/ ; r représente un 
reste de l'articulation du r/ et k représente le w qui s'est 
d'abord transformé en y. L'occlusion très fugitive restée du 
d était en somme comme eu finnois un r à vibration uni- 
que qui a cherché k se caser dans le système phonétiqiiede 
!a langue, étant lui-même très instable, d'où r. Au contraire, 
dans l'hypothèse d'un groupe primitif tifn on a khn, parce 
qu'ici l'occlusion fugititive (Zungenanschlag) étant sourde ne 
se rapprochait do rien qui existât dans le système phonétique 
de l'arménien. M. flauthiot ajoute qu'il a observé les même» 
mutations chez un enfant apprenant le français et qui ren- 
dait toi ^a.T ka at iloiijt parya(pour 'dgn). 

Des observations sont faites par M. Mtillt^l. 

M, MiiiiLLET trailu ensuite des noms de nombre latins qui 
se terminent en -decim. L'i est inexplicable par decpni : on 
attendrait*(/«of/fc«H, Rappelant donc que l'arménien, quand 
il décline tasn le décline comme un thème en i p, ex. erko- 
lasaiiiç, M. Meillet propose d'expliquer diiôdecim, etc, par 
*~dekimi, à'oii-dfcim, cai' -im final subsiste, par ex, /)«»- 
tim, slalim, etc. M, Meillet fait ensuite remarquer que le 
grec et le sanskrit sont les seules langues à présenter dans 
ce cas de simples juxtaposés des nombres cardinaux : dvhdaça 
— lâ,itf.x. Le slave dit; dva-na-dnsçte , le lituanien et le 
gotique (/uj/iAa, twa-lif. 11 y a donc au moins trois procédés 
différents dans la formation de ces noms de nombre. Les 



à 



— "J — 

ordinaus correspondants ne sont pas non plus réguliers : skr. 
dvâdaça- zd dvat/asô, etc., etc. 

Des observations sont faites par MM. Théodore Fieinach, 
Th. Cari, G. Ferrand. 



Sé.vnce dli !î0 Jakvier 1904. 



Présidence de M. A. Thomas, vice- président. 



Présents: MM. Benoist-Lucv, J. B!och. Cabaton, i\e 
Charencey, Cuny, Ferrand, Oauthiot, Halàvy. Henry. 
Huart. Lejay, Meillet, Mélèse, Th. Reinach, Roques, Kosa- 
pelly, Sainûan, Thomas. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Élection. M. Isidore Léyï. agrégé d'histoire, 11, rue du 
Bouloi, Paris, est élu membre de la Société, 

Présentation. M. l'abbé Kousselot et M. le D' Rosapelly 
présentent, pour ê(re membre de la Société, M. l'abbé Re- 
suRRECcioN Maria ue Azquen, docteur en théologie, profes- 
seur de langue basque au lyoéo de Bilbao. 

ComninnicatioHS. M.Halêvy traite de l'emprunt sémi- 
tique oivs; et exprime l'opinion que le mot n'a pas été em- 
prunté sous la forme sémitique du sud : sabéen waj'iti mais 
sous la forme septentrionale yayiH, Il clierchfi à expliquer 
l'absence de l'esprit. rude, 

M, Meillet lui oppose le F initial bien attesté de FiX-n-. 
D'autres observations sont faîtes par MM. V. Henry, Rous- 
selot, Th Roinach, Huart, Thomas. 

M. Th. Heinach traite de l'emploi (lu latin feijio au sens 
figuré. Il montre que tout cet emploi part d'un seul passage 
de l'Évangile. Il cherche si cet emploi figuré a pu naitreen 
néo-hébreu, on grec ou en latin. La réponse est absolument 
négative pour les deux premières langues. Pour le latin, on 
ne saurait voir ici un fait de sémantique appartenant à la 
Jangae populaire. L'emploi Hguré de lei/io n'apparaît que 



et enfin H^s, f:iî(t3,-, hom. p:îî3:;. noms de bruits. Lp grec 
aurait répugné au groupe -î;ji,- qui n'aurait été conservé que 
par analogie dans iîjMjTj; p. ex,, de 3i[j.vT;;*i- 

Des observations sont faites par MM. Gaulhiot, Meillet. 

M. Gauthiot appelle l'attention sur l'instabilité relativedu 
z forme aonoro de *■. Il signale l'exemple remarquable offert 
par les langues tinno-ougrletine^ oii le *s primilif apparaît 
scius la forme s (et dans un dialecte s) tandis que le * : n'est 
conservé nulle part et a pour représentant dans les groupes 
finnois et permîen x [s en tr.hérémisso), dans le groupe 
ougrien /, /, j ot zéro. 

Des observations sont faites par MM. Meillet et Rousselot. 

M. de Charencey cherche à établir l'élymologie des mots 
français ancltois, escamoter. 

Des observations sont faites par M, Thomas. 



Séance di: 27 l'ÉvHrRii 1904. 
Présidence de M. A. Thomas, premier vice -préside ni. 

Présents: MM. lîally. Baaer, Benoist-Lucy. J. lîb.ch, 
Bréat. Cabaton. Cart, de Charencey, Ouny, Gauthiot. V. 
Henry, Huart, Lejay, I. Lévy, Meillet, Mélèse, Roques, 
Unsapelly. Satnëan, Thomas. 

I.p procès-verbal do la précédente séance est In etadoptt'-. 

AssJstAni Atraiifçer. M. le D' Cisimir Nitsch, de Cra- 



Élections. M. A. Thomas, premier vice-président, est 
élu président à l'unanimité dos voix on remplacement du 
d"" .\lex. Liétard, déct^dè. 

M. Th. Ueinach est élu premier vice-président et M. F. 
Brunot, professeur à la Sorbonne, second vice-président, 
également il ruiianimité. 

Coiiiiniinications. M. Jorrt revient sur la question du 
fr. dial. fipnné. Comme M. V. Henry, il montre que Gode- 



À 



\ 



froy s'est trompé sur le sens du mi>t, mais il propose une 
nuire étymolog'iB. E pané se dit surtout d'une vieille poule 
et veut dire « épuisée k force de pondre ■> dans des patois 
normands où pondrp a été remplacé d'une façon ^nërale par 
spolier. 

Des observations sont faites par MM. V. Henry, Rousso- 
lot. Bréal, Thomas. 

M. Thomas étudie le v. fr. conobrage. Par la comparaison 
de la charte de La Rochelle (de 1297) où se trouve ce mot 
[ainsi que le verbe correspondant to/iwira;-) et des patois du 
Poitou où l'on trouve : couneuvre « engrais » et " labou- 
rage )', M. Thomas établit que le sens du mot était » travail 
de la terre » et explique conobrar par * conoperare en rappe- 
lant le prov. conortar qui suppose * con-hortûre au lieu de 
coborturi. 

Des observations sont faites par MM. Henry, Bréal. 

M. Isidore Lèvy traite du prétendu 'l\»-/ai5£, ancien nom 
des Ciliciens dans Hérodote. 11 faut lire 'Yk3r/3.:d. Le nom 
indigène des Ciliciens, bien connu par les inscriptions assy- 
riennes. commen<;ait par une spirante inconnue aux Grecs 
(le lieth) et que ceux-ci ont rendue tantôt par ', tant(3tpar x: 

ass. Hilakkii. 

M, Mëillet traite du participe aorislo dans les langues 
indo-européennes. 11 montre que tandis que le véda présente 
très fréquemment des formes du participe parfait, il n'a que 
de rares exemples du participe aoriste. Le grec est la seule 
langue qui ait conservé et développé ce type parce qu'il lui 
adonné une valeur presque if*'mpore//*', de même l'arménien 
qui a une tout autre formation. L'état indo-europ('»en explique 
celui que l'on constate en vieux slave. 

C^lte langue n'a aucune trace du parfait et a conservé de 
nombreux participes parfaits; on revanche, malgré la fré- 
quence de l'aoriste, die n':i aucune trace du participe aoriste 
non plus que le baltique. 

Des observations sont faites par MM. Gauthiot, Bréal. 

M. Brkal, revenant sur l'étymologie de s>.ïo;, rappelle 
qu'en espagnol le mot 'ohlido « oubli » est devenu olvitln. 



— »VJ — 

Pais il propose dp ramener l'adverbe X{v> ^-J" kXiix« batin. 
fortune » rappelant l'évolution rie sens subie par braucoiip 
et autres mot» analogues. Ensuite il montre que dans '^i^Ts^i 
il faut voir dans le second composant lû^ (cf. xvOpu;::;} et 
dans le premier un mot [lEp- signifiant a homme ». ËnfJn il 
fait voir que l'homérique i>,>.îitp;ffa>.>,5;' î'Yvwjjtcç contient non 
un thème i>.>.^ mais l'accusatif neuti'e do iXXî;. 

Des observations sont faites par MM. Ballj-, Meillet. 



SÉANr.E DU 12 Mars 1904. 
Présitience de M, A. Thouas, président. 



I 



Présents: MM. Bitlly. Baiier, Henoisl-Lucy, J. Bloch. 
Bréal. Cabaton, Chilot, Cuny. Ferrand, Halévy, Henry, 
Huart. Lejay, Meillet, Mélèse, Mohl, Roques, Housselol, 
Thomas. 

Le procès-verbal de la précMenle séance est lu et adopté. 

M. A. Thomas prononce, à l'occasion de son ^dection à 
la présidence, l'allocution suivante : 



Mes rnEns confuèkes, 

Permettez' moi, pour obéir à la tradition de la Société, de vous 
adresser aujouni'hui, aprt's la lecture du procès- ver bal, non pas un 
discours, inaÎB quelques mots personnels. I.a mort de notre président, 
le d'' Liéiard. survenur si bniiiq uement nu début de l'année, xans 
qu'il ait eu la jnie de se trouver au milieu do nous à la place d'hon- 
neur que nos votes lui avaient assignée, nous a profondément affli- 
gé* ; notre vénéré secrétaire perpétuel, M. Michel Bréal. lui a payé 
le tribut de nos regrets en termes émus que vous avez tous présents 
B l'esprit, et auxquels je ne saurais rien ajouter sans craindre d'en 
affaiblir l'impression. En m'appelant à le remplacer à voire tète pour 
l'année 1904 vous m'avez fait un honneur dont j'ai le devoir de vous 
remercier, ce que je fais très sincèrement : mais je crains de ne ré- 
pondre que bien imparfaitement à ce que vous attendez de moi. 



Votre confiance me donne aiijourd'liui des remords; je sens plus que 
jamais le tort que j'ai eu de ne pas prendre place plus tôt dans vo» 
rangs et l'inexpérience qui ene^t la conséquence. Puisque vousav(;]> 
pensé à moi, malgré tout, c'est que vous ne doutiez pas de ma bonne 
volonté, et je puis vous assurer qu'elle est entière. Depuis que j'as- 
siste régulièrement à vos séances, je vois toute l'étendue du champ 
qu'embrasse votre activité, et je me persuade de plus en plus que 
celui qui s'enferme trop étroitement dans sa spécialité court le risque 
d'y travailler parfois à tâtons. Je suis trop vieux peur !;anger à quit- 
ter le champ de la philologie romane, et j'y resterai, comme le serf 
attaché à la globe ; mais je me suis déjà aperçu en vous rejrardant 
faire et en vous écoutant dire, que la philologie romane pouvait pro- 
filer de bien des choses qui n'avaient pas l'air d'être faites pour 
elle. Les fonctions que vous m' ave r. imposées sont un poste excellent 
pour suivre vus travaux ; je vous ai donc une double reconnaissance, 
et pour l'honneur et pour le profit. 



Présentation, MM. Meillet ot Cuny présentent pour être 
membre de la Socielé l'Académie Koumairie de Uiiearest. 

Comnmnications. M. V. Henry présente h la Sociôté un 
travail sur la iléclinaisi.m en » apabhraiiit;a h et étudie en 
les comparant au sanscrit quelques particularités intéres- 
santes de ces dialectes. 

Des observations sont faites par M. Bréal. 

M. Cabaton donne lecture d'un travail sur lu transcrip- 
tion du ('ani. 

Des observations sont faites par MM. Ferrand, Halévj', 
Rousselot, Tliomas, Gauthiol. 

M. Halévy étudie quelques questions relatives au pehlvi. 
Il croit que ce « sli//e » s'est formé bien avant l'ère chré- 
tienne sous l'inlluenco de.s scribes araméens qui y ont intro- 
duit des. mots de leur langue pour leur propre facilité, mais 
de manière que le lecteur iranien put comprendre. M. Haliîvy 
croit avoir retrouvé ce « sftflf •• dans un papyrus d'Egypte 
de 415-411 et dans un autre du n* siècle avant l'ère 
chrétienne. 



Séance dv 26 Mars Iλ04. 



présidence de M. A. Thomas, président. 



Présents: MM. Batly, Bauor. Beuoist-Lucy, J. Bloch, 
Cabatoii. de Cbareiicey, Cuny, Duchesno, Ferrand, Gau- 
tbiot, V, Henry, Huart, Joret. Lejay, 1. Lévy, Meillet, 
Mélèse. Roques, Rousselol, Thomas. 

Le proci'^a-vorbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Hommages. Voir p. xxxviij. 

Élection. La Bildiulli^que de l'AcaïU'mie rDumaine de 
Bucarest l'st élue membre de la Société. 

Présentation. MM. Meillel et I. Lévy présentent pour 
être membre de la Société M. Marçais, directeur de la 
Médersa de TIemceii. 

Commanications. M. Meillet Ht une communication de 
M. Gramniont sur le fr. enceinte et les mots correspondants 
dans les autres langues romanes. Il Taut partir de iiicincta 
au sens de « qui a une ceinture '>. Ce mot a remplacé par 
(''tymolof(ie populaire le mot plus ancien inriei4te(in ) 
1' grosse " qui était tout à fait isolé v.n latin. D'autres phé- 
nomènes d'étyrnologie populaire se sont greffés sur ce mot 
dans la période récenle des langues romanes, fr, enrrinfref, 
imce'mturer, etc. 

Des observations sont faites par MM. de Charencey et 
Thomas. 

M, Meillet donne ensuite communication d'un article de 
M. Vendryes sur te nom gaulois de la ville de Meltm. 
M. Vendryes montre qu'entre toutes les leroiis des manus- 
crils pour ce nom propre la seule bonne vst Met/ose(/iim avec 
une \anante Ateflodinium (c'est ce dernier que suppose la 
forme française). Le premier terme est mw/o- pour »(f//o-se 
rattachant à la même racine que le lat. vielere, etc. 

M. l'abbé Rousselot dit quelques mots de la [lature des 
dentales et des gutturales. La région où sont produites les 
dentales et cello oi'i sont produites les gutturale.i étant 
presque la même, on peut distinguer uu genre k et un genre 



1 



— XIX — 



t suivant que c'est le dos ou la pointe de la langue qui est 
appliqué contre le palais. 

Des observations sont faites par MM. Joret, Gauthiot, 
Meillet. 

M. Gauthiot revient sur la question du lit. tûkstantis. Vu 
d'intonation rude s'accorde bien avec la longue supposée 
par le slave et le germanique. Les vraies difficultés sont Vn 
et le k. On attendrait *tùszamtis. M. Gauthiot supj)ose que 
lorsqu'on avait encore *tûs au sens de « mille » on en a fait 
en dérivé ordinal *tû$tas d'où l'ancien tûkstas et aussi 
tûkstinis dans presque tous les dialectes. *lùszamtis sous 
l'influence de tûkstas serait devenu *tûkstamtis et enfin 
tûkstantis par assimilation à une forme de participe présent. 
C'est sous l'ancienne forme que le mot a pénétré dans les 
langues finnoises, finn. tuhat, etc. 

Des observations sont faites par MM. Bally, Meillet. 

M. I. Lévy étudie le mot {b(i'| donné comme d'origine 
égyptienne avec le sens de « barque de papyrus ». Ce mot 
se retrouve, mais dans le démotique qui a un autre vocabu- 
laire que l'égyptien hiéroglyphique . C'est rms [rôms) 
« barque divine, magique ». Le groupe -m.v inconnu au 
grec a été rendu par ^, 

Des observations sont faites par MM. Thomas, Meillet. 

M. Tabbé Lejay signale dans les Mélanges de l'Ecole de 
Rome des inscriptions antiques où stiidium a déjà le sens 
A' université. 

M. Meillet donne l'explication des formes du duel des 
pronoms personnels en germanique : got. wit, etc. Dans 
wi-t par exemple le premier élément est we,, cf. lit. ve-dù 
« nous deux », v. si. tv*. Le second est le mot correspondant 
au gr. Sjo (o bref et w tombent à la finale). C'est une nou- 
velle preuve de l'existence de *^/R'd dans la langue commune. 
Dans gâidxvy waûrstw, le to a été rétabli par l'analogie des 
autres cas. 



Sé.vnle dei 10 Aviiii. I!)ll4. 



Présidence de M. A. Thomas, président, 
puis de M, HtURT, ancien présidenl. 



Préseiits : MM. Bally. Bauer, Benoisl-Lucy, J. Bloch. 
Bréal, Cabaton, Cart, de Cliarencey. Cunj. Ferrand. Gau- 
thiot, V. Henry. Huart. I. Lévy. Meiil.'t, Mubl. RoiisseI<4. 
Thomas. 

Assistant étranger. M. Casimir Nitsch. 

Le procès-verbal lie la précédeute séance est lu et ;iiiopti^. 

Hommages. Voir p. xxxviij. 

Présentation. MM. Meillet fi Rousaelot présentent pour 
être membre de ta Société le D"" (.'asiinir Nitsch, profensour 
au gymnase de Cractjvîe. 

M. Ri'éal annonce que la Surjeté di'-cernera cède aimùa 
le pi'ix (le lingiiistifiiie romane fondé par le prince lïibesco. 

Comraniiications. M. l'abbé Ronsselot étudie l'origine du 
fr. ça. Il y voit la forme dênasalisée de l'ancien proDom 
cen (sen) encore conservé dans TexpressioB een dessus 
dfs.tous (écrite à tort sens (fessus dessotis) et il fait l'bisloire 
de ce pronom que Ton peut suivre jusqu'au xii' siècle. Com- 
parant ensuite : en ie qui esl devenu el, al et 3i"irement on 
(dôs la fin du xti' siècle), il idenliâe le pronom cpn au pronom 
cel (*ecc-illu). La dénasalisation de ren en ça remonte au 
xvi" siècle. épo(|ue où f^iiiê p. ex. s'est dénasalisé en fitme 
[femme). 

Des observations sont faites par MM. Tbomiis, Bréal. 
Maillet. 

M. Sainéan traite de la Maistiie /lel/ef^iiin et de la légende 
qui s'y rattache pour essayer de montrer que dans la seconde 
partie du mot [HeUetftiin, Heileqiiin, etc.) qui seule ne 
change pas, il faut voir la forme normande du nom du 
a chien ». Le premier terme serait toujours un terme de 
vénerie et maisuie aurait ici le sens spécial d" « équip.ige 
de chasse » qu'on rencontre quelquefois. 

Des obser^^ations sont faites par MM. Bréal, Gautliiol. 



— X\) — 

M. de rharencey parle des noms basques du porc ; urffea 
serait un dérivé de t. fr. ord « sale », — apotea serait un 
terme injurieux signifiant proprement « papiste ». CÎ.Aikasi- 
Pascasio. De même errumes « vil, méprisable u serait pro- 
prement " le Romain ». 

M. deCharenee_y propose ensuite de rattacher le fr. rideau 
k l'esp. red a grillage " (lat, rete) et d'expliquer le verbe 
s'arouvff (Perche) « se baisser » par lat. accubare. Des 
observations sont faites par M. Hiiart. 



Sfe\.\cE DU 30 Avril 19114. 

Présidence de M. A. Thomas, président. 

Présents : MM. Bally, Benoist-Lucy, J. Uloch, Cart. Ghi- 
lot, Cuny, Ferrand, Gaulhiot, Halévj', Huart, Lejaj, Mohl, 
Rousselot. Sainéan, Thomas. 

Excusés : MM. de Chareneej, Meillet. , 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Hommages. Voir p. xxxviij. 

Élection. MM. Marçals iit Nitsc» sont élus membres de 
la Société à l'unanimité des voix. 

Communications. M. Mohl traite la question du v. sarde 
etro. Ce mot ne peut être l'équivalent exact du lat. iteriim. 
M. Mohl le rapproche du thème ombrien c/ro-. Malgré le 
skr. ilaram il faut y voir un dérivé comparatif du thème 
démonstratif * o-, 'o-. Ce dérive existe en vieux slave, sous 
la forme Je/e/"**. Itfrum pourrait s'expliquer comme pro- 
venant de'eterO'de la même façon que igîlHr provenant 
de agilur atone. 

En second lieu, M. Mohl entretient la Société des ad- 
verbes sardea : cuve et cuche « ici " . En présence des diffi- 
cultés qu'il y a à y voir ' pcce -\- ubi et " t-cce H- hûc -\- que 
ou même le latin archaïque cuhi dans le premier, M. Mohl 
serait porté 'à rapprocher cuve et cuche des adverbes pélî- 



- ixij - 

gaieneteufel ectic dérivés du th^me pronominal italique 
'eko- el dans lesquels -/ correspondrait à la finale -Aï du 
latin {cf. lat. ifii, ital. tfe, if. Pour l'initialr, il faudrait 
comparer les anciens pronoms sardes fcustti, eaisle avec 
leurs formes actuelles custit, ctisfe. 

Enfin, après avoir discuté les différentes étymologiesdu 
V, frani;. trviiec, M. Mohl propose d'y voir, surtout à cause 
du sens, un tjpe latin ad-liôc. He cette façon, la présence 
de hoc dans la préposition s'expliquerait aisément et de 
même l'emploi adverbial du mot. Pour le changement de rf 
intervocalique en f. M. Mohl comparerait v. franv nt'o/^rf- 
du lat. afiûUerH[m]. 

Des observations sont faîtes par MM, Thomas, Hi.usselot, 
Bally. 

M, Halév^v entretient la Société des formes grecque et la- 
tine du nom de Cartbage. Kxp'/rfiwè serait la forme ■■ hypo- 
coristique ■> grecque du nom phénicien Kart-ha/init ; \'r, au 
lieu de i serait un ionisme datant de l'expansion maritime 
des Ioniens (vi" siècle). Le t aurait été supprimé et le ■/ 
correspondrait exactement au )i (n). En latin, au contraire, 
le h aurait été rendu par -y- et une voyelle a se serait dé- 
veloppée après /cari- pour faciliter la prononciation, La finale 
latine serait analogue à celle du grec. 

Des observations sont faites par MM. Hnart, Thomas, 
Rouaselot, Benoist-Lucy, Bally. 

En terminant, M. Hai,kvy pose à la Société une qiicstiun 
sur la date de l'entrée en français dti nom du n chacal ». 



SÉAM.ii i)V 14 Mai 11)04. 



Présents: MM. Bally, Bauer, Benoist-Lucy, .1, lilocb. 
Cart, Chitut, Cuny, Ferrand. GautLiot, V. Henry, Huart, 
Lejay, 1. Lévy, Meillet, Keinacb, Rousselot, Thomas. 



Absent et excusé: M. de Charencej-. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu el adopté. 

Hommages. Voir p, xxxîx. 

Présentation. MM. Kousselotet Meillet présentent pour 
iMre membre de la Société M. Léonce Rul'DET. lecteur à 
rUniversitê de Uonn. 

Communications. M. Meillet communique à la Snciétè 
deux notes de notre confrère M. Grégoire reiulives â la lec- 
ture des tracés et destinées à prouver qu'on a «luelquefois 
affaire à une fausse iiasnlisaliun. 

Des observations sont faites par MM. Ruussflot, Thomas. 

M. Mbillkt étudie une question de morphnlogie latine, 
celle des pn^sents en -o eu face d'infinitifs en -tw (type 
grec: x^Itao — tpnrijvatl. Il signale des faits analogues en 
slave et montre que presque toujours les verbes de ce genre 
ont eu latin comme parfait un ancien aoriste sigmatique 
{icrsi, U'ryére, Irn/ô; risi, rlflêre (irjndo, etc...). U fait 
ressortir l'importance du tbéme d'infinitif en ë long pour 
l'explication des imparfaits eu -èham en lalin et eu -l'axi' t'U 
slave. L'e est un sutflxe ajonlê à la racine. Il en résulte que 
la juxtaposition d'un présent en -i/o et d'un intinitif en -ê- 
dans lit. miiiiti, mineti n'a pas autrement de valeur et que 
Vé apparaît hors de toutes relations avec ('. 

Des observations sont faites pai' MM. Henry, Th. Rei- 
nacb, Thomas. 

M. HuART étudie le mot poétique persan i/e/iid qui désigne 
la pliviloni/ufi mut dfl année. A'prètsavoir donné des exemples 
do ce mot dans le^ textes, M. Huart propose de voir dans le 
vaot i/e/dà un emprunt araméen désignant la Nativité chee les 
Nestoriens (cf. yâlatl)f:i par conséquent la nuit deNoëltrês 
proche du solstîoe d'hiver. On trouve aussi le mot en arabe 
au xi" siècle. 

Des observations sont faites par M, Th, Keinacb. 

M. Huart communique ensuite à la Société une note sur 
lit classification des consonnes chez les Arabes du viii° siè- 
cle (en particulier chez, le grammairien Khalil ben .^limed 
mort en 791). 

Des observations sont faites par MM. Thomas, Meillet, 
L Lévy, Th. Keinach. 




Tabbé RoussELOT revient sur la question du t. franc. 
aniiit 11 aujourd'hui ". Il rappelle que M. Bréal a propos<^ 
de ramener ce mot à 'm-Aw/(e, Mais il fait remarquer que 
le Roland connaît eiioil tandis qu'il rend hôf/ir par ai. Il 
cite l'espagnol a noc/if et le portugais onle. Il fait remar- 
quer que dans nn grand nombre de cas on entend encore un 
/, surtout dans l'Ouest. En raison do cp / il ^«carle * iiilioffie (cf. 
inii/iu{m} — ennui) et revient à l'ét^ymologie par nocle(m). 
La phonéti(|ue l'engageau^isi à poser at/ Hwle{m} et non hac 
noctr. M, l'abbé Kousselot fait remarquer que dans certains 
parlers il y a eu compromis entre hiii et anuil. 

Des ohsenationa sont faites pur MM. Thomas, Th. Rei- 
nach, Gauthiol, Meillet. Une discussion s'engagea laquelle 
prennent part plusieurs membres de la Société, 




Séa.mjc m- 2S Mai UKli. 

PrégiUeiicB de M. A Thomas, p^^^sident, 

Présents : MM. Bally, lîauer, Benoist-Lucy, J. Bloch, 
nréal, Cart, de Cbarencey. Cuii_v, Duchesnc. Ferrand, Gau- 
thiot, Halévj. V. Henry, Huart, Lejay, I. Lévy, Meillet, 
Roques. Rosapelly, Rousselol, Thomas. 

Le procè.s-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Hommages. Voir p. xxxix. 

Élections. M. Léonce Roudet, lecteur à l'Université de 
Hiinn est élu membre de la Société à l'unanimité des voix. 

Pi'ésentation. MM. Bréal et \'. Henry présentent pour 
être membre de la Société la <■ Cambridge Philologicat 
Society », 

Conformément aux statuts, cette Société est élue immé- 
diatement. 

Nécrologie. M. Brkai. lit une notice sur 0. CirÉard notre 
éminent confrère récemment décédé et rappelle les services 
qu'il a rendus h, la Société. 



, le Président remercie M. Bréal. 

CommuDicntions. M. Halkvy rovienl sur sa communi- 
cation concernant Kip/ijîwv — CnrtOgn et cherche à en 
trouver un pendant dans le traitement hellénique <hi nom de 
« lerusalero », Ce nom, quelle qu'en soit l'étymologie, a 
été purement etsimiilement ti-anscrit dans les LXX et duns 
la Vulgate, mais transformé en *lEpoTÔ),ui*i suivant M. Ha- 
lévy, par étymologîe savante de la part des Alexandrins qui 
voulaient y retrouver un composé de lepsç et de o-jXr,;*». 

Des observations sont faites par M, de Charencey. 

M. Gauthiot expose que le finnois possède à la fois un 
rythme accentuel et un rythme quantitatif; il indique com- 
ment ces deux rythmes, essentiellement différents, peuvent 
arriver tantôt â se contrarier, tantôt à se corroborer, par 
suite de la similitude de leurs effets. Il examine à ce point 
de vue spécial les deux graphies Pariai et Pariisi du nom 
de la ville de Paris. 

Des observations sont faites par MM. Halévy, Bréal, 
Bauer, Thomas, Meillet, Roques. 

M. Meillet lit une étude de M, (iraminout proposant une 
nouvelle explication du mot grec yjtfi6; par divers faits de 
dissimilation. Des observations sont faites par M. Bally. 



Séance uv 11 -Ilin 19(K. 



Présidence tle M. A.. Tphimas, président. 

Présents: MM. Baily, Bauer, Benoist-Lucy, .1. Blorh, 
Bréal, Cabaton, Cart, Cbilot, Cuny, Dnchesne, Ferrand, 
Gauthiot, Henry. Huart, Joret. Lejay, I. Lévy, Meillet, 
Thomas. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Uoiumages. Voir p. xxxix. 

Commanicatioiis. M. Bréal revient sur l'ètymologie du 
verbe « aveimire •• que Littré avait proposé de ramener au 
lat. adoenire. II montre que 'ab-emerc ne conviendrait pas 



— SXVIIJ — 

des langues orientales vivantes. M. Meillet rappelle en 
quelques mots l'œuvre scientifique de M. RAMBAro et montre 
quelle perte la Société a faite en sa personne. 

M. le Président remercie M. Meillet, 

Communications. M. Paul Boyer étudie les incises mol, 
de, déskal' (inaccentué dhkal') en russe. 

La valeur générale de ces incises r/és/cal', dis/iHl' peut 
être définie ainsi qu'il suit: placés en incises ri sans accep- 
tion de personne, de nombre, de temps ni de mode, les 
" petits roots » mol, de, deshit' (diskat) servent à intro- 
duire dans te récit les paroles uu les pensées d'autrui, ou 
du moins des paroles et des pensées qui, même si elles 
appartiennent à la personne qui parle, se rapportent à un 
moment autre que celui du récit même. Ces trois incises sont 
d'origine verbale, simples altérations de verbes signifiant 
a dire .), k parler « : mol est pour môlvil, prétérit de 
tno/vit' « parler ", « dire n; de (rus.) est pour tl^je, 3' pers. 
sing. sans-((comp. moze pour màzet), du verbe d/jnl' au 
sens de " parler ». dire n ; dhktit' (prononcé également 
dislcal'), expression pléonastique, est pour de-akazdt'. On 
notera que ces incises, en perdant leur valeur verbale pro- 
pre, ont perdu du même coup leur acceut propre : en dépit 
des virgules qui les isolent graphiquement, elles font corps 
avec le mot qui précède ou, moins communément, avec le 
mot qui suit. Tunt au plus un accent faible demeuru-l-il sur 
la première syllabe Afidéskat'. M. Paul lîoyer précise, par 
quelques exemples, et le sens et les variétés d'emploi do mot, 
de de, de déskai' (diskal'). Il montre aussi comment la 
construction de ces petits mots, simplement juxtaposes à la 
proposition principale, s'accorde avec hi répugnance de la 
langue russe pour les procédés du style dit indirect. 

Des observations sont faites par MM. Thomas, Ferrand, 
Meillet, Henry, Gauthiot, Kousselot. 

M. Meillet entretient la Société d'une question de phoné- 
tique arménienne et montre que l'arménien à toutes les 
époques de son histoire a autant que possible éliminé les 
formes de mots monosyllabiques. En arménien ancien, par 
eiceniple, l'augment avait été conservé dans eber (cf. gr. 
KfcpE) précLsémeut pour cette raison. En arménien moderne 



â 



— XXIX — 

on a recours à la désinence d'autres verbes : certains dia- 
lectes disent />^r-av pour « porta », d'autres on tAer^r, mais le 
principe est le même. M. Meillet remarque en terminant que 
les vrais monosyllabes sont rares dans les langues. 

Observations de M. Rousselot. 

Ensuite, M. Meillet donne Tétymologie du verbe arménien 
borbokhel « flamber ». Il y voit un dérivé du substantif 
borb qui a le sens général de l'allemand tvallung ; -okhest 
un suffixe existant, quoique rare, et borb lui-même s'explique 
très bien par un i.-e. *bho-bhr-o- de la racine b/œr- que l'on 
retrouve par exemple dans le lat. feruére, etc. 

M. de Charencey propose des étymologies des mots fran- 
çais brailler, câlin, flon-flon (où il voit un dérivé de souffler)^ 
serviette. 

Cette séance étant la dernière avant les vacances, le 
procès-verbal est immédiatement lu et adopté. 



OUVRAGES OFFERTS A LA SOCIETE 



Séance du 22 mars 1902. 

Ouvrages ofTerts par TUniversité d'Upsal. 

Alfred Lindrr. Plainle de la Vierge en vieux vénitien. Texte critique 
précédé d'une introduction linguisticfue et littéraire. — Upsal, 1898,1 vol. 
gr. in-8<», 343 p. 

Oskar Klockhokp. Studier bfuer Eufemia Visovna. — Upsal, 1880, 1 vol. 
gr. in-8*, 86 p. 

Herman Almkvist. Om det sanskritiska Ahrim. — Upsal, 1879, 1 broch. 
in-8°, 18 p. 

P. A. Geijrr. Sliidier i fransk linguhtik. — Upsal, 1887, 1 broch. in-8'*, 
51 p. 

Samuel Ijungdahl. De irameundi fjeneribus quibus ittilur Isocrales corn- 
menlaiio. — Upsal, 1871, 1 vol. gr, in-8', 71 p. 

Gustaf Stjernstrum. — Eric Aurivilluis. (irammnlicœ Sitecamr spécimen. 
— Tpsal 1884, 1 vol. gr. in-8% 14 p. 

J.-A. LuNDBLL. Éludessur la prononciation russe, T* partie : Compte rendu 
de la littérature, 1" livraison. — Upsal, 1890, 1 vol. gr. in-8®, 156 p. 

C.-E. Sandstrom. Studia crilica in Papinium Stalium. — Upsal, 1878. 1 
vol. gr. in-8o, 61 p. 

C.-E. Sandstr()M. Emendationes in l*roper(ium, ÏMcanuni, Valerium Flac- 
cum. — Upsal, 1878, 1 broch. in-S", 44 p. 

Ilerman Andfrsson. Étude linguvttiqne sur une rersion de la Icf/ende de 
Théophile, — Up.sal, 1889, 1 vol. in-8*, .55 p. 

Olof Ortknblau. Élude sur le développement des voyelles labiales toniques 
du latin dans le vieux français du xir siècle. — Upsal, 1885, 1 vol. in-8', 
83 p. 

Erik Staaff. Le sufpae -arius dans les langues romanes. — Upsal, 1896, 
1 vol. gr. in-8*', 155 p. 

Laro LiNDBERG. Les locutions verbales figées dans la langue française. — 
Upsal, 1898, 1 vol. gr. in-8', 115 p. 

Cari SvEDELius. Uanatyse du langage appliquée à la langue française. — 
Upsal, 1897, 1 vol. gr. in-8", 177 p. 



— XXXJ — 

Karl PiEHL. Dictionnaire du papyrus Hanis n" 1 pub/ié par S. Birch, d'après 
Voriginai du Brilish Muséum. ■— Vienne, 1882, i vol. gr. in-8*, 116 p. 

Joseph Falk. Étude sociale sur les chansons de geste. — Nykôping, 1880, 
1 vol. gr. in.8% 136 p. 

K.-B. WiKLUND. Eniwurf einev urlappischen lautlehre, — Helsingfors. 1896, 
1 vol. gr. in-8% 307 p. 

O.-I. Fehrnborg. De verbis latinis in « uo » divisas desinentibus. — Hol- 
mire, 1889, 1 vol. in-8% 68 p. 

Alfred VVestholm. Élude historique sur la construction du type « H filzle 
rei » en français. — Vesterûs, 1899, 1 vol. in-4**, 67 p. 

Cari Wahlund, Hugo von Feilitzen et Alfred Nordfelt. Les enfances 
Vivien, chanson de geste, — Upsal, 1895, 1 vol. in-4', 297 p. 

Alfred Johansson. Sprûklig undersôkning of le lapidaire de Cambridge^ 
en fornfransk ôfoersàttning of biskop Marbods lapidaruis. — Upsal, 1886, 1 
vol. in-8% 51 p. 

Odal Ottelin. Studier iifver Codex Bureanus. I. — Upsal, 1900, 1 vol. gr. 
in.8% 172 p. 

Nicolaus Ostli.no. De elocutione C. Sallustii Crispi commentatio. -—Upsal, 
1863, 1 vol. gr. in.8*, 64 p. 

Gustave Rydberg. Le développement de « facere » dans les langues romanes. 

— Paris, 1893, 1 vol. gr. in-8% 254 p. 

Gregor Lindquist. Quelques observations sur le développement des dési^ 
nences du présent de r indicatif de la première conjugaison latine dans les 
langues romanes. — Upsal, 1898, 1 vol. gr. in-8% 157 p. 

Anton LiNDSTRï^M. — L'anah^ie dans la déclinaison des substantifs latins en 
Gaule. — Upsal, 1897, 1 vol. gr. in-8^ 323 p. 

Otto liAGERCRANT/. Zur gnechischcn lantgeschichte. — Upsal, 1898, 1 vol. 
gr. in-S", 155 p. 

Anna Aiilstrom. Élude sur la langue de Flaubert. — Mùcon, 1899, 1 vol. 
gr. in-S", 123 p. 

C.-A. NValbero. De confusione pronominum tertiœ personœ gracorum. — 
Upsal, 18G7, 1 broch. \ïï-%\ 19 p. 

0. RoHNSTRôsi. Étude sur Jehan Bodel. — Upsal, 1900, 1 vol. gr. in-8*, 
200 p. 

Axel-V. F'AUES. De digammo Uesiodeo qufpstiones. — Upsal, 1897. 1 broch. 
in.8% 49 p. 

Ilugo-W. PiiiLP. Le subjonctif et les grammairiens français du x\'f siècle. 

— Stockholm, 1895, 1 vol. in.8% 04 p. 

S.-F. EuRÉN. Étude sur VR français, •— Upsal, 1890, 1 vol. in.8% 56 p. 

11. -V. Tackholm. Études sur la phonétique de C ancien dialecte sousselvan, 

— Upsal, 1895, 1 vol. in.8% 67 p. 

Cari J.-G. Landtmanson. Undersôkning Ofver sprâket i skriflen : Um Sly- 
rilsi Kunungaok Uofdinga, — Upsal, 1865, 1 vol. gr. in-8% 140 p. 

Jonas Valfrid Lindgrkn. Burtraskmatets grnmmntik. — Stockolm, 1890, 
1 vol. gr. in-8", 107 p. 

M. LiNDER. Om allmogemâlet i Siklramnre fidrad ofKalmar-Lan. — Upsal, 
1867, 1 vol. gr. in-8% 198 p. 



.. Alllfckniiii/ai- nin fotkmâlet ï en trnhl 
A»ltti;en. — Upsal, 1»87, t voi. \ni; 00 p. 

Aksel AsuBKSios. Om Johan Salbtrst grammaliça Sutlira eti biilraQ lill 
Ktinnedumen um \600-talel> aueaska. ~ llpsal, 1881, 1 vol. ^r. in-8', 100 p. 

.Nnlanftcl Bkcuian. Spràktiiykologie oeli moilcrimihuHileiviinîiiff. — 
Lund. 1899, I vol. in-S-, 152 p. 

A.-E. EusTuftii. SiMdier iifctr L'iipkomittH och Hluecklingen af fornfi'atit- 
koHH £. Gud I Ittlunad nlnfeelie. — Upsal, I88!l, 1 vul. %t. in-B*. ISi p. 

Karl SiPKNBLAUK. AllmogemàUt i noi-ra Aagerinanland. — Upeal. 1SS7, 1 
vol. gr. Ih'-S*, 88 p. 

Nalnnael IIkckuan. Bidi-ag lill kilnnidamen om VOO-falelii t»tHiika. — 

V.ViaaGfiii'. ftkalliiusemiïli'lt IJuiltnrii. — Stuckolrn. 1901, t vol, in-8', 
166 p. 

Ernsl Liiini.oii. lydehinusIuiaïUkiiflen. -~ Sloc'Kolni. 19(11. 1 vol. in-S", 
63 p. 

Sociéli de Liniiuitlique d'flpial , septembre 1883-maL 1885: seplembre 
ISRfi-mBi 1888 i septembre 1888-inRi t8<JI: sepLeinbm IHHI-mnî 1K!94 : up- 
leinbrc 1891-iija) 1897; ïep'lembre ieil7-niai 1!I00. 

Sludier i inodern iprâkcelenikap : Tasr. 1 el fasc. 3. — Lpsul 1898 et 



- Lipsal, IBOI, I ii>l. RP. iii-8". 
- formalis. — i.unil, 1890, 1 vul. 
iHi'et. — tlpeal, 1899, 1 vol. gt. 
n des Habslantifn lalim en 



l'.-A. LiEiIEIi. l'/iptithri- ï roimiiiik filul'ii 
3a'2 p. 

Elof IUhiien. De verlii» lulinù tuffljo -s 
in-8", B2 p. 

tl.-r). OsTBERu. iti voyet/fi vélairex acrenla: 
jn-B-, 99 p. 

Aoton LinoïTnnM. L'anaiogir dans la déclina 
Gaule.— Upïnl, t89B, 1 vol. gr. in-8', llu p. 

II. Sli'iaHtn. De parUcutU cnpiilaliiiii apud Plaiiliiiii rt Tfi-entiiim. — lipsal, 
ISWl, 1 NOi. m-8Mâ8 p. 

Gustaf U.tÉ. Lti siibttantifi pml-verbiiii.r ilan, lu tangue française. — 
Upsal, 1890. 1 ïul. gr. in-8», 116 p. 

OUF 11 r I Ml LOS SON. Sur les pHuiiasnirs si/Hlaxii/uts de l'ancien français. 
— Slockolm, 1000, 1 voi. gt. in-8-, M p. 

Mémoires de la Société Fin-m-ougrirmir : lomes V. VIII, IX, XI, XII. 
XVII. 

Gusl. [tviiBERu. Zm- lieirMchlf des fYanziinscheu ». —i volumes gr. În-S". 
tlpsal, IBOtJ, 1897. 1898. 

Vptala UiilBerailtls Àrsskeifl : 

18T1. l^ludcEui- les mémoires do nilllppc de Commines. 

1872. Ëludes nurles Iragédies de Sùnl^que. 

1871. Ëtude sur les Irimëlres lumbiques grecs maniiuanlde coupes pen- 
Ihéiniinëre et. liepIilliÉmimËrc. 

1871. L'ucligues remarques de physiologie phonétique relatives aux eon- 



— XXXllJ — 



Séance du\2 anHl 1902. 

Zeitschrift fur vergieichende sprachforschung, tome XXXVIIl, nouvelle 
série, tome XVIIl, fasc. i, 1902. 

Kduard Boguslawski. — Méthode und Hilfsmitlel der Erfonchung der 
vorhistotischen Zêit in der Vergangenheit der Slaven, traduit du polonais 
par Waldemar OsterlofT. — Berlin, 1902, 1 vol. «r. in-8% 14i p. 

Livres offerts par M. Achille S. Diamantaras : 

Grammaire de la langue grecque, par Bardelachos. 1 vol. in-12, 225- 
750 p. 
Lexique grec- latin-italien. 1 vol. gr. in -S", 668 p. 
Grammaire grecque. 1 vol. in-12, 580 p. 
Palridograpkie, 1 broch. in-12, 16 p. 



Séance du 26 avril 1902. 

Izvèstia ObUlestva archeologii, istorii i etnogrofiij tome XVII, fasc. 5 et 6, 
Kazan, 1901. 

Journal asiatique^ neuvième série, tome XIX, fasc. 1, janvier-février 
1902. 

World'sfair bulletin, avril 1902, 1 broch. in-4», 44 p. 



Séance (in 24 mat 1902. 

J. Vendryes. Recherches sur l'histoire et les effets de l'intensité initiale en 
latin. — Paris 1902, 1 vol. in-8% 348 p. (Don de l'auteur). 

Baudouin de Courtbnay. Jedna s kwestji spornych PisowHt Polskiej. — 
Varsovie, 1891, 1 broch. in-8^ 48 p. (Don de l'auteur). 

Baudouin de Gourtenay. pewnym stalym kierunku zmian jezykowych w 
zwii^zku z antropologja. — 1 broch. in-8% 18 p. (Don de l'auteur). 

Benwald Brandstbtter. Tagalen und Madagasfen. — Lucerne, 1902, 1 vol. 
in-8^ 86 p. (Don de l'auteur). 

Karl Mbrwart. Reckenspësse. — Leipzig, 1896, i vol. in-32, 52 p. (Don de 
l'auteur). 

Baudouin de Courtbnay. Siavjannch v Italii, 1 broch. in-8",2l p. (Don 
de l'auteur). 

Journal de la Société des .imérikanistes de Paris : 

Études Algiques, pur \e comie H. de Charencey. — Paris, 1902, 1 broch. 
in-4'', 48 p. (Don de l'auteur). 

Dictionnaire de iancienne langue française, par Godefrov. fasc. : 98, 99, 
100. 



Séance du 2\ jui 



imi. 



L. DR HiLLOUË. Confinru-es ou Muiée Guimet. — Paris, 190S, 1 vol. in-lS, 
258 p. 

Anluine Thouas. Ètymologitt gasconnei. — Toulouse, 1S03. 1 brocti.in-8*. 
Il p. (Don de l'auleur). 

Annalti du Maiée lluimtt, lome XXX, premièra eL <lïuxi(-me parli«. — 
Paris, 190Î, 

Journal Atialique i neuvième série, tome XIX, fasc 2, mars-avril IMI!. 



éa»Le fil, -22 ,mret»l.,e lUOï, 




E'-anos (Bcln (iliiloloBicn auecann 


. - lipsBl, 1900- 


ollerlsi M.Anloire Ueiilet. - 


aris, 1902, 1 vol. i 



Vilclmus LuMJSTtiOu. 
tU02, i vol. in-8°, 186 p. 

Mélangt' iinj/uitUifueK, i. 
gr. in-8', 132 p. 

Kugène Boi.lano. FUrt populaire. - Paris. 1000. a volumes, in-8". 

Mémoires de ta Société Fitmo-ougrieniie : tome XVIll. 

Journal Aiialique : neuvième lérie, tome XIX. tase. 3, mai-juîn 1B02 ; 
tome XX, rase. t. juill«l-aodl IM2. 

ZtUtQhrifl fur oeti^lekhtndr spraelifoneliung, lome XXXVI, nouvelle sirle, 
tome XVI, table des matitres : lome XXXVIII, nouvelle sine, tome XVIII. 

Congrèn da Sociéléi lavaiilei. Discours prononcts à la séance générale 
(lu Congrès. — Paris. Imprimerie Nationale, 1902, t brocb, in-S*, 31 p. 

Zivaya Storina : !!• année, lasv. 1. — Saint-PélerstiourK. 1902. 

Comité dettrasaiixhittoriqaea et scitntîfiquts : liste des niemlirt«.— Pttris, 
190!, 1 vol. gr. in-S-, 13N p 






Séance Ha U iltcrmbrf 1902. 

aoieto.-ga llligskolaii Ârsskrifl : lome VII, 1901. I vul. ^r. in-l 

Laiare Saihëan. L'influence oriinlaU sur la langue et la civi, 

mainet. — Paris, 1902, 1 vol. gr. in-S'. 77 p. (Don de l'auteur) 



e du 20 iléctmtii 



iW2. 



G-J. tUusTKDT. Ceber die konjagalion ilea Khalkho-Mungolisditn. — 
singfurs. 1902. 1 vol. gr. in IJ', 119 p. (Don du l'auleur). 

Zieaga Slarina: 12* année, lasc. S, — Saint- PéUrsImurg. 1902. 

Zeiltchrifl fur very/eichande iprarlifnrsrliuni/ , lome XXXIV, nouvelle st 
tome XIV. lasi'. :t. 



— XXXV — 

Journal Asiatique : neuvième série, tome XX, fasc. 2, septembre-oclubre 
1902. 

Bullelin trimestriel de V Académie Malgache^ 1902. 

Vocabulaire des dialectes des aborigènes de l'Australie, — Melbourne, 1867, 
1 broch. in-8% 27 p. 

Angelo DE GuBERNATis. Cenni sopra alcuni indianisli vioenli. — Firenze, 
1872, i broch. in-8% 42 p. 

Langages parlés par les aborigènes de V Australie. 1 vol. gr. in -8**, 88 p. 



Séance du il janvier i90Z. 

Guslav-Alberl Andreen. Sludies on the idyl in german literalure. 1902, 1 
vol. in-4% 97 p. 

Kl. Ayuoniek et Antoine Cabaton. Dictionnaire cam- français comprenant 
les dialectes de VAnnam et du Cam^oc/^e (spécimen). 1 broch. in-S**, 16 p. 

Université libre de Bruxelles. Kapporl sur l'année académique 1901-1902. 
— Bruxelles, i vol. gr. in-8% 168 p. 

Annales du Musée Guimet: tome XIV. Le rituel du culte divin journalier 
en Egypte, par Alex. Moret, 1902. 



Séance du 28 février 1903. 

Ag. SiSBNANDO Marques. Os climas e as produçôes des terras de Malange 
à Lunda. — Lisboa, 1889, 1 vol. gr. in-8% 128 p. 

Izvèsta Obstseslva arckeologii, isloriii etnogi^afii, tome XVlïl, fasc. 1, 2, 
3. — Kazan, 1902. 

Journal Asiatique: neuvième série, tome XX, fasc. 3, novembre-décembre 
1902. 

Bullelin de la Société de Géographie de Lima, onzième année, tome XI, 
juin-décembre 1902 et avril-mai-juin 1901. 



Séance du 28 mars 1903. 

Gottfrid Kf.llstenius. Viirmldndska bdrgslagsmàlets GudUire. 1 vol. gr. 
in-8-, 193 p. 

Isak CoLLiJN. Les suffixes toponymiques dans les langues française et pro- 
vençale, — Upsal, 1902, 1 vol. gr. in-8», 110 p. 

J.-B. Rambal'd. La langue wolof — Paris, Imprimerie nationale. 1903, 1 
vol. in-12, 108 p. 

Ivar Hesselman. Stafvelse fUrlàngning och Vokalkrolitet. — L'psal, 1902, 
1 vol. gr. in-S-, lOi p. 

Tore ToRBioRNSSON Die geuieinslavidche liquidametnth'U'i. — Tpïjal, 1901, 
1 vol. gr. in-8», 107 p. 



— xxxvj — 

Le Sphinx, Revue critique d'égyptologic, lome VI, fasc. 3. 123-187 p. 

Rudolph BjÔrkeoren. Desonis dialecti Bhodiacœ. — Up8al,1902, 1 vol. gr. 
in-8% 98 p. 

Séance du 25 avril 1903. 

J.-M. Meunier. />i Prononciation du la lin classique. — Nevers, 1903.1 broch. 
in-8*. 38 p. (Don de l'auteur). 

Journal Asialique: dixième série, tome I, fasc. 1, janvier-février 1903. 

Zivaya Starina : 12* année, fasc. 3 et 4. — Saint-Pétersbourg, 1902. 

Dictionnaire y rec, oITerl par M. Achille ÏMamantaras. 



Séance du 9 mai 1903. 

Antoine Thomas. Étymologies limousines. — Paris, 1903, 1 broch. in-8'', 
20 p. (Don de l'auteur). 

Antoine Thomas. Le suffixe -aricius en français et en provençal, — Paris, 

1903, 1 broch. in-8% 29 p. (Don de l'auteur). 

Transactions and proceedings ofLhe americanphilological association, tome 
.XXXm, 1902. 

Séance du 23 mai 1903. 

Dr. Walther. Die Gallensteinkrankfieit. — Berlin 1903, 1 vol. in-8", 
90 p. 

Flower Smith. The Taie of Gyges and the king of Lydia. — Baltimore. 
1902, 1 vol. gr. in-8", 125 p. 

Louis DuvAL. Rapport sur l'orthographe des notns de communes du dépar- 
tement de l'Orne. — Alençon, 1903, 1 vol. in-i% 125 p. 



Séance du 6 juin 1903. 

Baudouin m: Courtenay. Zamètka oh izmnijaemosti osuov sklonenija, 1 
broch. in-8", 15 p. 

BAUDOUIN DE Courtenay. psyc/iieznych podstawach zjawisk Jezykowych. 
1 broch. in-8% 16 p. 

Baudouin de Courtenay. Lingvistiàëeskija zamètki i aforizmi. 1 broch. 
in-8% 50 p. et 1 broch. ih-8«, 37 p. 

Bulletin de ta Société de Géographie de Lima, 12* année, tome XII, 3*^^ et 4* 
trimestre. *J volumes. 



Séance du 20 juin 1903. 
Journal ÀMutique: dixième série, tome 1, fasc. 2, mars-avril 1903. 



— XXXVlj — 



Séance du 21 novembre 1903. 

V. Saghinescu. Vocabular romtnesc, 1 vol. in-S**, 160 p. 

V. Saghinescu. Furculita D. lui Coshuc, 1 vol. in-8*, 130 p. 

ViLELMUS LuNDSTRôM. Acta philologicù suecana, 1 broch. in-S**, 6 p. 

Michel Bréal. Souvenirs romains subsistant en grec moderne. — Paris, 
1903, 1 broch. in-8% 4 p. 

Paul Caros. 1/évangite de Bouddha, traduit de l'anglais par L. de Millouê. 
— Paris, 1902. (Annales du Musée Guimet.) 1 vol. in-12, 335 p. 

Bulletin de la Société Géographique de Lima : 
12* année, tome XII, 3* trimestre. 
13* année, tome XIII, 1" trimestre. 

Yrjô WiCHUANN. Die tschuwassischen lehnwôrler in den permischen spra- 
chen. — Helsingfors, 1903. 

Journal de la Société Finno-ongrienne^ tome XXÏ, 1903. 

Journal Asiatique : dixième série, tome I, fasc. 3, mai-juin 1903 ; dixième 
série, tome II, fasc. 3, juillet-août 1903. 

Annales du Musée Guimet, Bibliothèque d'études, tome XI et tome \V.— 
Paris, 1902 et 1903. 

Armâtes du Musée Guimet : tome XXX, 3" partie. — Paris, 1903. 

Zivaya Starina: 13* année, fasc. 1 et 2. — Saint-Pétersbourg, 1903. 

Le Sphinx: tome VI, fasc. 4. 
tome VII, fasc. 1. 

Journal de littérature comparée. — New- York, 1903. 

Zeilschri/t fur vergleichende sprachforschung auf dem Gebiete der indo- 
germanischen sprachen, tome XXXVIII, nouvelle série, tome XVIIf, fasc. 4. 

Sitzungsberichfe der kônigl. bôhmischen Gesellschaft der Wissenschaften, 
1902. 

Séance du 5 décembre 1903. 

Achille DiAMANTARAS. Hommagc à la Société de linguistique d'une série 
d'ouvrages se rattachant à la langue grecque (25 volumes). 

Zeitschrift fur vergleichende sprachforschung auf dem Gebiete der indoger- 
manischen sprachen: tome XXXIX, nouvelle série, tome XIX, fasc. 1, 190'». 



Séance du 19 décembre 1903. 

Achille DiAMANTARAS. Hommage à la Société de linguistique d'une série 
d'ouvrages se rattachant à la langue grecque (il vol.). 

Abbé BoussELOT. Phonétique expérimentale et surdité. — Paris, 1903, 1 
vol. gr. in-8*, 216 p. (Don de l'auteur). 

Izvéstia obst^estva archeologii, islorii l etnof/rafii: tome XIX, fasc. 1,2, 
3, 4. 



STWIIJ — 

rie, lome 11, Tiec. 3, EepUnibre-octobK 



i.. UR MiLLnilt. Ctmféifiicrt au Huitr Gimnel 18m-t9(l(l el HlOO-rfHII.I 
ïOl.in-tS, i30p. 

ZeiUthrift fur vri-g[eiehemte sprachforurhuiig auf dem Gebitle titr indo- 
germaniaiihm Kprachm, lame XXXIX. nouvelle série, tome XIX, fttsc. 2, 



Gerda tlETsEfiri. F.lo<lt« mr lu 'ii/fi.re» diminulifi ou nugmtntatift dana 
It provençal moderne. — l'pual, 1903, I vol. in-8°, 100 p. 

Vilelmus I.i.mistiiIjm, Er-inai. lome V, fase. 1 el 2. — |lp*a1, 1903. 

Ponlus LRAsntR. Oicr dit sumeriic/ien Ithnivorltr im ai>i/risftten. — 
■[psnl, ltH).t, 1 vol.gr. in-S% 97 p. 

K.iLert ttUAM,. Shakipert't rocabnlarn ; iti fli/molortirnl eUmenln. I vol. 
gr. in-r. 99 p. 

Vthlor m MUA RUE ne. Des adjtflifi et dn piirlïnpfs luhflanln'és m atirien 
from-ni». -Stockholm. 1903. 1 vol. in-8', 87 p. 

Le Sphinx : lome Vil. fasc. 2 el 3, Tasc. t. 

ÛOIeborsi Hog»kat«<, Àrukfift: Tome VllI. 1802. Tome IX, 1903. 

Sren Lahpa. Sludier i soeiak mtlrik. — tlpsnl, 1903, 1 vol. in-S", 87 p. 

U.-Ad. TiSKiJUS. Ljud-Oek formlèra fhr faalernainâlel i /■oalageii. — Sloc- 
kholm, 190!, t vol. gr. in-8°, 150 p. 

Erik St»aFf. Pêrhandlingtr eid tjiitlt nnrdinkii filolugmëUl i Vp'iilll. — 
1 ïol. «r. in-H', 360 p. 
Cppiainaliidier «n l'Iionneiir de Soplius Bt'fiflE, 1 vol. gr. in-8', 210 p. 



Louis Akwt. Niiem eur>o Uoriro-pri'rlieo de ffanfét. i". 2", .i; 4" années, 
t vol. iD-13. — Buenos-Aires, 1904. 

Denwaltl Bbandstettum, lUr Génitif dtr Luztrner Munditrl in Gegenu'art 
und Vernangrnhail. — Zurich, 1904, 1 vol. gr. in-8% 77 p. 

Sehweiurtachts Arehîii fur Vnlkikun'le. 8* année, fasc. I. — Ziiricli, 1904, 
1 broch. ln-«*. 25-37 p. 

livèttut obêlialva archeohgii, itlvii i elnogi-afii : lome XIX, rase. 5 et 6. 

Traniactioni and proeeedings u{ Ihe American phUological Aasoeialion, 
1903, t. XXXtV. 

ZiuayaSfnWna: 13' année, fasc. 3. — Saint-Péiersbourg, 1903. 

Journal A»ialii)iir: itW\ime série, lome III, fasc. 1, janvier-février 1W4. 



Journal de la Société Finno-augriame, tome XXII, 1904. 
H. P*A50NEs. Uoitiwinùchf LaalUkrt. — Helsingfors, IB 






i 1801. 



Victor Henrï. Prècia de grammaire pâlie, accompagné d'ua choix île 
textes Bradués. — Paris, IMl, 1 vol. gr, in-8°, 1HS p. ([ion lie l'auteur). 

Qom\iàr Cn\vt^r.E.\. Sur qtttlgittKdialeetei Bsl-Allatens. i broch. in-S", 
13 p. (Don de l'auteur). 

Balitli» de la Sociéi' de llronmphie de Lima. 13° ann-^e, lonie XIII. — 
Lima, 1903. 



<r du tO jai 



inoi. 



l.i](ly.K..A. WiiiMïn. Dr danike runemindtimaerktr. i vul. in-l". 215 ji, 
Luciano Aieu.le. El inêlodo direcio en Jo eateHania de toa idiomas vico». 

— buenosAirea, 1901, 1 broch, in-8*, 31 p. (LWn de l'auleur). 
ProKpeclti! tt programma nommaires dv l'Vnivtiiid Sainl-Juteph, ù Beg- 

rotéfli, 1801. 



I 1879-1901). 



:edu2bjuin 1004. 



Le labili dit Husée Gui/net (25* anniversaire de sa Tundat 
— Paris, Leroux, 1904, I vol. gr. iq-8-, 170 p. 

Confèrenres faites au Musée Guimel, en 1903-1904, 1 vol. in- 12, 180 p. 

BeilrUge lur nteijlrithen'ltii Spractiforschung... herauagegeben von A. 
KuHN und A. ScHLErcnKR. I.U und III liefte. - Uerlin, 1858 (Ui<n de M-Bni^Li. 

Htagio del Dr, Nic-oiiii lleredia g Uola... par Dr. Juan Hjguel DmiiiO. — 
llabana. 1902 (Ilommage de J'auteur). 

Archit fur sUiviiehe Philologie ( Sonder- Abdraek ma Hem XXV Band = 
kurttK Résumé der Kaiubischen Frage), par J.-B. dk CoitRTtHAY (Hommage 
eur). 

Priiba maiidnienia aamoisbioici zjau!i)it piyclùcxaych nn podalawU fak- 
li'm jtiyhoayck napisal J. BitiuouiN de CoonTEi'AV (Hommage de l'auLeur). 

Slowurùd ludob'i/ prsei Jana Karloiciaa, Compte rendu de M.-J. lUu- 
uuuifi DE Co[inTEii:tv- ttem : Dr, Jan Kortowici ; OJ^igku lUewtkiin. 

Celove= Ktagenfarl < Sonder-abdritck aus dem Arehiii fur tlaolache Phi- 
lologie (XXVI). (Hommage de l'auteur H. J.-Uaudouin ok Couhtknav.) 



PUBLICATIONS DE U SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 
JUSQU^AU 31 DI^CEMBRE 1901 



ConditionB de vente particulières aux Membres 

de la Société. 

Collectiun complète des Mémoires (lomes I à XII complets; tome XIII, 

fasc. 1, 2 et 3) 204 fr. 

Volumes isolés : tome I. . . . , 22 fr. 

- lomesll, m, IV,V, VI, chacun 16 fr. 

- tome VII 12 fr. 

- lomes VIII, IX, X, XI, XII, chacun 18 fr. 

Fascicules isolés : chacun 3 fr. 

Table analytique des dix premiers volumes des Mé- 
moires 9 fr. 

Les volumes correspondants du Bulletin (sans exception) seront joints 
gratuitement aux exemplaires des volumes complets des Mémoires fournis 
aux conditions indiquées ci-dessus. 

Les numéros du Hul/eiin dont il reste un nombre suftisant d'exem- 
plaires, à savoir les tomes IV à XII complets, et les numéros dépareillés des 
tomes là III, sont mis gratuitement à la disposition des membres de la 
Société. 

Les tomes, I, II et III du Bulletin, dont il ne reste plus qu'un très petit 
nombre d'exemplaires complets, peuvent être acquis, sans les volumes 
correspondants des Mémoires, au prix de 20 francs les trois, ou, séparé- 
ment, 7 francs chacun. 

N. B, — Le 1'' n* du tome I du Bulletin commence avec la page XXI des 
procès- verbaux des séances. Les pages I-VIII, IX-XXsont brochées avec les 
fascicules 1 et 2 du tome I des Mémoires, et ne peuvent en être séparées. 



Les commandes, accompagnées de leur montant, doivent être 
adressées à l'Administrateur. Le port est gratuit. 



AVIS 



Nos confrères sont instamment priés de vérifier sur la 
liste publiée ci-après les indications qui les concernent, et 
d envoyer le plus tôt possible à l'Administrateur les recti- 
fications qu'ils jugeraient utiles. 



^^^^F 


DES MEMBRES ^^| 


^^t^^^ LA SOCIÉTÉ DE 


LINGUISTIQUE DE PARIS 1 


^^^^^^^^1 ALT 






^^r M.....|.*Sr.OU,P™,, W 


"■■ «'"E^-" 


Ui'iiL BIIÉAL, t J>«i JACKSO*». ^^^1 


1 MEMBRES {'KHPI^TIELS. ^^^| 


^^ SUl. LucJen Abefu-e. 


SIM 


Abbi: Jules Lebbetu>. ^^^B 


^^^^ Alexandre ALEtASunoM sk 




Gustave LECOCg. 1 


^^^H 




Louis Lëûer. 


^^■. Iianiet Ban«ei.e!<et, 




Abb* Albert LrciTBE. 






A. Heillet. 


^^^^H l'hilippe BKRCEti. 




Paul Melon. 


^^^^B l'rince Alexandre Bibesc 




f Demetrioï de HENAr.ios. 


^^^^H Alphonsi^ 




Piul Neyer. 


^^^^H P. BONNABDOT. 




Paul Oltrahabe. 


^^^^B . AlexAtidre Koutroue. 




t Gaston Paris. 


^^^^H 




Général Théodore I'ahmentieb, 


^^H Michel 




Paul pASsï. J 


^^^H Sophus BuacT.. 


ts 


M. Dom Pedro 11. 


^^^L 


MM 


Antonio PeSafiel. ' 


^^^^H Georges 




t Charles Ploii. ' 


^^^^H 




John Hais. 


^^^^H Harlwig Derendoitrg. 




Hauriue Roger. 


^^^H 




Eugène Rolla:id. 


^^^^H Edmond Duchuke. 




ir ROSAPELLV. 


^^^^H l^inile Durand-Ghëville. 




R. p. Saci-ruï. 


^^^H t Emile EuGEB. 
^^^H Rtnile 




Ferdinand de Saussurï. 




A.-H. Saïce. 


^^^H Uuis 




Gustave Schlumberoeh. 


^^^H t Jean 




Pau! SÉRILLOT. 


^^^^H f Christian Gabmeh. 




t'':niile Serart. ' 


^^^^H 




Kdmond Sénéchal. ■ 


^^^^H 




Joban Storh. ^^^^H 


^^^^H Giacomo ni Gregohio. 




Lèopold ^^^^U 


^^^H 




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i ]i- TnOI-OZAN. ^^^H 


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M' 


1,. TCHER>.T«V. ^^^ 


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MH 


Vjlh. Thomsen. h 






Joseph Vesdryes. 


^^^^^B i James 




Marquis uk VooîJé. J 


^^^^^f Charles 




t Edward II. Wbarton. J 


^^^^^Ê Jean 




Colonel Wilbois. I 


^^^^H Harquis de 




Ludvig WrxueR. 1 


^^^^^L Henri Uray. 




à 



LISTE GÉNÉRALE. 



KN. 



e Henncs. 



LiAtail^m 



1 



.Abeille (Lucien), professeur île tangue laline au Collège natioo&l, pro- 
TMieur de trannais à l'Ëcole supérieure de guerr*-, Calle Rodrigue^, 1136, 
Buenoa-Aires (République Argentine). — Ëlu membre -le lu Société le 
23 mai 1891; membre perpétuel. 

AnJtH (Lucieni, président de Chambre A la Cour d'appel, Rennes (llle-el- 
Vilaine). - Ëlu membre de la Socîélt le 7 février mb. 

AcJARiA^ (Hralchia), anrien élËve de l'École pratique des hautes éludes, 
pro[es«eur au séminaire arménien, Choucha (Caucase), Russie. — Ëlu 
membre d« la Société le !7 février 1807. 

ALEX*!ii>ROWsK[ (Alexandre), licencié Ës lettres, 94, ttoulovard de Turt-Royal, 
Taris (V-). — Élu membre de la Société le 2i mai 18D2i membre perpé- 
tue), 

AXGLAOE f losepti). ancien chargé de cours à la faculté deM le 
Léusnan (Aude). — Ëlu le i% mars 1903. 

Akboik de Jt^BAinviLLG iMorte-Hcnry i>'), membre de l'inslili 
inscriptions et bdles-leUres), professeur de langues et litléralures celti- 
ques au Colltge de France, directeur de la Rnfue rtltiijuex SI, lioulevard 
Montparnasse, Paris (XIV*). [Adresse de vacances: Jubainville. parRuppes 
(Vosges).! — Membre de la Société en 1867 ; vice-président en 1881 et 
1882; président en 1883. 

Aimb (Alessandro), professeur au l.ycèe, 3b, Via Santa Chlara, Turin (Italie). 
— Ëlu membre de la Société le 18 janvier 1896. 

Ascoij (Graziadio /.),assndé étranger de l'Institut de France (Académie des 
inscriptions el belles-lettres), sénateur du royaume d'ilalte, professeur 
i l'Institut royal. Milan lllolie). — Klii membre de la Société le 2£ juillet 
18711: membre pcrp^luel, donateur. 

AtnODIN (Edouard), professeur de philologie el antiquité» grecques cl latines 
A l'Université. U. rue le Ccsve. Poitiers (Vienne). — Klu membre de la 
Société le 33 février 1889. 

AvuoMEB |Le commandant Ëlienne-^'i-anfoiii. ilirecteu: 
niale, 3, avenue de PObservAloire. Paris (Vp). — Élu n 
C)«lé le 4 février 1883; vice- président de 1892 k 1895. 

A»)Di:« (H. l'flbbé Resurreecion Maria de), professeur a 
(Espagne). — Elu le 13 février 19D4. 

Baillv (Anatole), correspondant de l'Institut (Académie des inscriptions et 
belles- lettres), profciseur honoraire de l'Université, 91, rue Rnnnier, 
Orléans (Loiret). - Admis dans la Société en 1806. 

Kti.LT (Charlesl, privat-docent h l'Université, 15, rue Oacier, Genève 
{Suisse). — Ëlu membre de la Société le 10 mars 1000. 

BAHBBLeNET (Daniel), profe^iseur au Lycée de Tourcoing, 1. rue du Vieux- 
Marché -au i- Poulets, Lille (Nord). - Élu membre de la Société le 17 dé- 
cembre 1893; bibliothécaire en 1893: membre perpétuel. 

Bahsieh de Meikard, membre de l'Institut (Arailémie des Inscriptions cl 
belles-lettres), professeur an CollËge de France, administrateur de l'École 
spéciale des langues orientales vivantes, 2, rue de Lille, Paris (Vil"). — 
Membre de la Société depuis le 2 février 1881. 

Bamth (Auguste), membre de l'InHlitul (Académie des inscriptions el 



r de l'Ëcole lloli 
mbre de la S< 



1 lycée de Bilbao 



— xliv — 

mw-ieures), fl), rue GsranciÉre, Paris iVll'i — fil" membre del» 

le 10 mars 1H73. 
BABTaâLiHï (Adrien), vice-consiil de Franco, Recht (Perse), par Bakou 

(Russie!. — Élu metnlire de la Socittè le 16 février 1884. 
Basset (René), correspondanl de l'Institut (Académie des inaeriptions 

et bel le a- lettres). Uiructeiir de l'École supiiricurc des Lettres, l'Agha 

i9, rue Htchelel. Hiislapha (Alger). — Élu membre de In Société le 

•2 juin 1888. 
BAUDiscB(Juliusi.docleuren philosophie, 111,2, HadeUhyïtras^, 39, Vienne 

(Autriche), — Ëlu membre de la Soeiélé le 3 décembre 181>2. 
!0- Baddodln ne CoumcvAy (\'Tot. D'J.), rue Hogilewskaia, n' !0, 1. 10, Saint- 
Pétersbourg (Russie). - Élu membre de la SoiJélé le 3 décembre 1881 ; 

membre perpétuel. 
Baiiib (Alfred), 17, rueToiirneforl, Paris (Vl. — Klii membre de In Société 

le 9 janvier 187â. 
Baunack (Johannea), docteur en philoiiophLe, 32, H ospital mirasse, Leipzig 

(Saxe). ~ Élu membre de la Société le 36 juin 1S80. 
Beuahe (Alexandre), professeur' adjoint de langue et litléralure anglaises à 

rUniversilé,!9, ruedeCondé, Paris (Tl*) elàDomonI (Seine-et-Olse). — 

Uembre de la Société en 1867. 
Kekolst-Lucï (L.), tO, rue Voltaire, Saint-Uermain-en-Laye (Seine-et-Oise), 

— Élu membre de la Société le i février 190t. 

BEHnCR (Philippe), membre derinelilut(Aeadémie des inscriptions et belles- 
lettres), professeur au Collège de France. 19, quai Voltaire, Paris (VIP). 

— Élu membre de la Société le I" juin 1872; trésorier depuis le 
Il avril 1874 jusqu'au 31 décembre 1891^ vice- président en 1890 et 
en 1891i président en 1893; membre perpétuel. 

Bjamj (Le professeur Jean), bibliotbècaire de l'Académie roumaine, 135, 

ralea Victoriei, Bucarest iBaumanie). — Élu membre de la Société le 

3 mar^ 1883. 
BiBESco (Le prince Alexandre), 69, rue de Courcelles, Paris (Vlll'). -~ Élu 

membre de la !>ociêlè le (t juin tS7t ; vice-président en 1893, président 

en lS9t: membre perpétuel, donateur. 
Blanc (Alphonse), professeur au Collège, villa Caprice, route d'Agde, Cette 

(Hérault). — Élu membre de la Société le 20 février lHlb; membre per- 

Hlocb (Jules), agrégé de l'Uni versiti, 3, rue Sainte-Beuve (Paris).— Élu le 
■S décembre 1903. 
K. Blocb (Oscar), agrégé de l'Université, 28, rue du Gard in al -Le moine (Paris). 
— Élu Ieï8 mars 1903. 

Blochet {Ïdgard-Gabrîel-Joaeph), diplàmé de l'École des langues orientales, 
attaché h la Bibliothèque Nationale, %r r yi i l c l' A rh nli'-lr, P a r ii (V ; 

— Élu membre de la Société le30 juin 1891. ■'- 
BmsAi;ij (Emile), professeur à l'Cniversilé de Bruielles, li, rue Van Ele- 

wijck, Ixellcs (Belgique). — Élu membre de la Société le 13 février 1803. 

BoissiER (Alfred), Le Itivage, par Chambésy. Genève [Suisse). — Élu membre 
de la Société le 1" décembre 1900. 

EloTSBIBR {Marit^Louit-AntotHe-disUin), secrétaire perpétuel de l'Académie 
ImncaisG, membre de l'Académie des inscriptions el belles-lettres, pro- 
fesseur de littiraUire latine au Collège de France, maître de coofé- 
rences a l'École normale supérieure, 23, quai Conli, Paris (VI*). — Membre 
de la Société depuis le 8 mai 1869. 



j 



À 



BOHiiAiiiiOT(FrBn(ois),archiv 






cipale, le« Charmelle^, Verdun (Uevee). -~ Admis dans 



Sociùtè en 18»8 ; vice- préside ni de 1881 à lB«y ; président en 1SM ; membre 
perpÉiual. 

BODDBT [L'abbÉ H.), curé de Ilennes-lea-Bains (Aude). — Ëtu membre de 
la Sociiïl6 le 4 décembre 1897. 

BoviEn-LAPiERHE, proresseur honoiaire de l'Université, membre de l'Aca- 
démie des Arls el Belles- Lellre s de Mlcon, 3, rue de l'Asile, quartier de 
Bel-Air, MAcon | Saô ne- el- Loire). — Présenté jïour être membre de la 
Société le 9 juin 1871; biliiiathécaire du Hi mni 1878 au 1" Janvier 1879. 

BoVEH ( Pftul-./ean -Marie- GofiWel), professeur de langne russe h l'École spé- 
ciale des langues iirien taies vivantes, 5i, rue de Bourgogne, l'arl»(VII"|. — 
Élu membre rie la Société le «décembre 1888; trésorier de 1882* 1884: 
vice-président en 1809 el en 1900; président en 1901 ; membre perpétuel. 

BuAfiDSTnTBii (Prof. IC). Lucerne (Suisse). — Élu membre de la Société le 
31 juin lOOS. 
I. Bkéai. {Hiehp\-Jule3-Alfrtd}, membre de l'Inslilut {Académie des inscrip- 
lions el belles- lettres), inspecteur général de l'enseignemenl supé- 
rieur, professeur de grammaire comparée au Collège de France, dlrec 
leur d'études ï l'École pratique des liaules éludes, 87, boulevard Saint- 
Michel, Paris (V*). — Membre de la Société en 1861; secrétaire depuis 
1868; membre perpétuel, donateur. 

BfttiioT (Perdinand), professeur A la Sorbonn«,4, avenue d'DrIéansel ftCha- 
ville (3eine-et-0ise), maison BohI. — Élu le 20 juin 1903, second vice- 
présidenl de ta Société. 

BoâoE (^phus), associé étranger de l'Institut de France (Académie des 
inscriptions et bel les- le tires), professeur A l'Université, Christiania 
(Norvège). — Élu membre de la Société le 5 janvier 1878; membre per- 
pétuel. 

CiiBATOK (Antoine), ancien élève de l'Kcule pratique des hautes études, 
ancien membre de l'Ëcole trAncaise d'Extrême-Orient, attaché h In 
Bibliothèque nationale, 13, rue Mnlebranche, Paris (V'I. — Élu membre de 
la Société le 19 janvier 1901. 

CANDaéA, docteur de l'Dnivcrsilé de Paris, professeur au lycée de Crsrova 
(Roumanie). ~ Élu membre de la Société le 3t janvier 1903, 

Cart (Tliéopbilc), professeur au lycée Benri IV et A l'École des sciences 
politiques, 12, rue Soufflol, Paris (V). — Ëlii membre de la Société le 17 
décembre 1892; bibliothécaire de 1894 ù 1808; trésorier depuis le 1" jan- 
vier 1899. 

Chabakeau (Camille), professeur honoraire de l'L'niversIlé, Montpellier 
(Héraulll.— Élu membre de la Société le 21 novembre 1868. 

Chabot (l'abbé Jean- Baptiste), 47, rue Claude-Bernard, Paris (V). — Élu 
membre de la Société le 23 février 1805. 

Cbarkkcev (CAnWej-F^/ix-IIyacinthe Goiheer, comte i>e), membre du Con- 
seil généralde l'Orne, 72, rue de l'IIniver^ilé, Paris (VU'). [Adresse de va- 
cances: Sainl-Maurice-Ies-Charencey .Orne)]. — Membre de la Société 
depuis l'origine et son premier secrétaire; bibliothécaire de 1868 A 1873; 
vice-président en 1874, 1883 et 1881 ; président en iUb. 

Cbatelain, membre de l'lnstitul(Aeadémie des inscriptions et belles-lettres), 
71, avenue d'Orléans. Paris (XIV'K — Élu membre de lit Société le 31 
Janvier 1903. 



- >l«j - 

ae-Femond). licencié es ipUrea, èltve de l'École 

pruliquc des hnui«a études, It, rue de In Il6pubtique,5ainl-Hantlé (Seine). 

— lïlii membre de la Socii^té le U jnnvU r 18S3 : bibliotliécaire depuis le 

1" Janvier 1898. 
Cutn*c, professeur au Lycée Montaigne, rue de l'Yvelle. Bourg-la'Reine 

(Seine). — Élu membre de la Sociéi* le ÏO novembre 1901. 
Cm.i[(M(Phileraon}, pmfesseur ft ITniversilt, l^uvain (Belgique). — Élu 

membre de la Sodélê le 35 juin 1892; membre perpétuel. 
CouTK (Clinrlca), profea«icur au lycée Condorcel, 52, roc d'Anislerdam, l'aris 

(IX'). — Ëlu membre de la Sociitè le 4 terrier IBSS. 
CnMTANs {l.6opold-£ui7Jne), professeur à l'Université d'&ix-Maraeille. iO, 

cours Gsmbetla, A ix- en- Provence (Boucbcs-du-Bhône). — Élu membre 

de la SocièlË le i Juin I8S8. 
CoRsii (Jules), professeur h l'UniversilK, Grai (Styriel, Aulriclie. — h'iii 

membre de la Sociélé le 1» JuitIeL 1873. 
CouasoMNit (Louis), professeur au lycée, 10. rue de Feltre, Hanlea (Loire-ln- 

f^rleurc). — Klu membre de la SociÉlé le 25 Janvier 187S. 
CouniNT (Maurice), secrétaire interprète du minislËre des afTaires étran- 

gèred pour les langues cbinoïse el japonaise, maître de conférences h 

riinivorstlé de Lyon, professeur prts la Chambre de commerce de Lyon. 

3, chemin du Chancelier, EcuMy (Rhdne). — Élu membre de la Société le 

7 avril tWOO. 

Coustn (Ceorgea), maître de conférences ù l'Université, 15, rue Saint-Lam- 
bert, Nancy (Heurtlie-el-Moselle). — hllu membre de la SociétË le 

8 fËvrier 1860 ; membre perpétuel. 

CUNV (Albert], agrAgé de l'Université, admioislraleur, IHO, rue Saint- 
Jacques, l'aris (V). — l^lu membre delà Société le 9 mai 1891. 

Il*viu (René), ingénieur, (10, rue des Kcoles. Paris (V)- - ►■lu membre de 

la Société le 18 février 1882. 
OttutiRB (Alexis), 23K, boulevard Saînt-l^nnain, Paris {Vil'}. — f'.\a membre 

de lu Société le 18 novembre 18TG; membre perpétuel. 
Delapla-ie (A.), chef de bureau au Ninivtère de» travaux publics, 2ii, 

boukvui'il Ssiul-Geniuiin, l'aris (VII*). — .\dLnis dans la Société en 

1868. 

Pkloubme (liusiave), 16, rue Moulon-Duieriict, l'uris (XIV'l. - Mouibrt- de 

la Sotiètè en ISIffi. 
Ueu'iiin (Gaétan), directeur de la Médersa. Aliicr (Algérie). - l^lu membre 

de la Société le 30 juin IS9t. 
Uerkxhuuhu {llartwîg). membre du l'inslilut (Auadémie des inscriptions 

el belles-lettres), professeur d'arabe littéral fi l'École spéciale des 

langues urieniales vivante-, (tit-rriirtr .l'i-tiiilc^i priur la langue arabe, 

l'islamisme olleireligionsdfl' Il :!■ ■ ■ i ' ■!■ |.: iiiquc des hautes études, 

professeur honoraire du Sèidin ■ ■ ■■ ■■ , .ivenue Henri -Mav tin. 

Paris (XVn. — Membre de lu ~ '■ .i. i.^i;- im.i., secrétaire adjoint de 

1880 It 186S; membre perpétuel. 
DuHkNTANAS (Achille S.), CaslellorilO iTurquie d*Aiie|. — Élu membre de la 

Société le S9 juin 1901. 
UiAN[i(Jean .V.l, licenci«es lettres, diplômé de l'Ëculo pratique des hautes 

études, professeur au séniirioim ceniral, Bucarest (Roumanie). — l^lu 

membre de la .Société lu 7 février 18M. 
Blliiuo (II' Juan M.), professeur de linguistique el de pliilologii- 4 l'Uni- 




inbrâ tlp laSointiU 



— ïlvij ~ 

veisitË, ItO, San I^naciu, l.o lluvnne (Cubai. — ^:iu tt 

le 15 décembre IRSi. 
DoNNsa (ti.)i professeur iIf sanscril 

UdiiiDgrurs (Tinlnn<l<!). - )^lu n 

membre pvrpélucl. 
Doirn i/fniW-Oorges), professeur-adjoint h l'Uni ver«iU^ 10, rue du 

Tbabor. [teiiri<^3 (llle-cl- Vital ne). ~ £lu membre de la Safi^lè le U dù- 

cembri; IKKi; bibliothécaire de IHSS à 1891. 
DotiTTt (Rdmond). charge de cours à l'École supérieure ili^ lettres, boule- 
vard Bru. Mustapha supérieur (Alger). — t\\i membre de la .Socîélé le 

34 mars 1900. 
DucHKSNE (CAdiVes-Edmond). agrégé de l'Cniversilé. 59, rue Pigalle, Paris 

(IX'I. — Ëlu membre de la Société le 3t février IflOO; membre perpétuel. 
DUHAND, adminlslratcur colonial, chargé de cours t l'Ëcoie des L. 0. V., ID, 

rue de la Pépinière, Paris. - Ëlu le 2S févrii^r 1903. 
|]iiM!ii>-GiiÉviLLE{Émile-i1^.i'),17l, rue de Grenelle, Paris (Vll-J [de janvier à 

mars] et Bois-Briou, Angers (Uaine-el-Loirej [d'avril i décembre]. — Ëlii 

membre de la Sociélé le 1" avril 18SS ; membre perpétuel. 
IIDTENS (Alfred). 12. me Clément-Marot, Paris (VUE*). — Ëlu membre de la 

Société le 1U juillet 1879. 
Huval (Pnu^HiibenaJ, professeur de langue et de littérature araméennes 

au Collège de France, tl. rue de Sonlay, Paris (XVI')' — Ëlu membre de 

la Société le 18 lévrier 18S!; vice-président en ISHù; président en 1881!. 

ËDon (Georges), ancien membre du Conseil «upéricur de l'instruction pu- 
blique, professeur honoraire du lycée Henri IV, 12, rueduPré<aux-CIercs, 
Paris (Vrrj. — Ëlu membre de la Société le S9 mai 1880. 

Eliii*ULT(Ëmile-./fai)-.Vaii'e),proresseur&l'Université.Sfrii, rueSainl-Maixent 
Poitiers (Vienne). - Ëlu membre de la Société le 18 décembre IR7â-, 
administrateur de 1883 au Si mai 1884 : membre perpétuel. 

ËSTLANDEn (Karl-â.), professeur k l'Université, llelsingfor» (Kinlandel. — 
Membre de la Société en 18»?. 
, ËT1EM4E (E.). professeur au lycée, chargé de cours â l'Université de Nancy, 
711, faubourg Sainl-SèlHistien, Maiéville, par Nancy < Me urthc- et- Moselle). 
— Ëlu membre J« la Société le S décembre 1890. 

Pat (Professor Kdwin W.), University of Teins, 3401, Nuées Street, Aualin 

(Texas. Ëtals-Unis). —■ tlu membre de Is Société le 15 décembre 1891. 
KftCAHF' (Albert), professeur adjoint b l'Université, bibliothécaire en chef 

de ta Bibliothèque universitaire. 48. ruePllot. Montpellier (Hérault). ~ 

Ëlu membre de ta Société le 13 janvier 1877. 
Ferhasd (Gabriel), consul de France. Stuttgart (Wurlombergi. — Ëlu 

membre de la Société le 30 novembre 1901. 
Fi.ioT (Louis), directeur- ad joint pour In langue sanscrite A l'Ëcolc pratique 

des hautes études, directeur de l'Ëcote franvaise d'Ëxtréme-Orient. 

Hanoi (Indochine), et 38. rue Vauquelin. Paris (V). — Élu membre de 

la Société le 35 Juin 1893; trésorier de 1895 i 1898; membre perpétuel. 
FounKiER (Alberl), pi'oresseur A l'Ëcote supérieure des Lettres. 84, rue 

Miclielet, Mustapha (Alger). — Ëlu membre de tu Société te h mai 1894. 

Gaidoï (Henri), direvleur d'études pour tes langues et tillé ratures celtiques 
à l'Ëcoie pratique des hautes études, professeur 11 l'Ëcote des sciences 
poliliques.direcleur de la revue MWwriiie, 32, rue Servandoni, Paris (VI*). 



PUBLICATIONS DE U SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 
JUSOU'Ar 31 DÉCEMBRE 1901 



Conditions de vente partioulières aux Membres 

de la Société. 

Collection complèlc des Mémoires (tomes 1 à XII complets ; tome XllI, 

fasc. 1, 2 et 3) 204 fr. 

Volumes isolés : tome I. . . . , 22 fr. 

— tomes H, III» IV, V, VI, chacun 16 fr. 

— tome VII 12 fr. 

— lomes VIII, IX, X, XI» XII, chacun 18 fr. 

Fascicules isolés : chacun 3 fr. 

Table analytique des dix premiers volumes des Mé- 
moires 9 fr. 

Les volumes correspondanls du Bulletin (sans exception) seront joints 
gratuitement aux exemplaires des volumes complets des Mémoires fournis 
aux conditions indiquées ci-dessus. 

Les numéros du fiultelin dont il reste un nombre suffisant d'exem- 
plaires, à savoir les tomes IV à XII complets, et les numéros dépareillés des 
tomes là III, sont mis gratuitement à la disposition des membres de la 
Société. 

Les tomes, I, II et III du Bulletin^ dont il ne reste plus qu'un très petit 
nombre d'exemplaires complets, peuvent être acquis, sans les volumes 
correspondants des Mémoires, au prix de 20 francs les trois, ou, séparé- 
ment, 7 francs chacun. 

N. B. — Le \" n* du tome 1 du Bulletin commence avec la page XXI des 
procès-verbaux des séances. Les pages I-VIII, IX-XXsont brochées avec les 
fascicules 1 et 2 du tome I des Mémoires , et ne peuvent en être séparées. 



Les commandes, accompagnées de leur montant, doivent être 
adressées à l'Administrateur. Le port est gratuit. 



AVIS 



Nos confrères sont instamment priés de vérifier sur la 
liste publiée ci-après les indications qui les concernent, et 
d'envoyer le plus tôt possible à TAdministrateur les recti- 
fications qu'ils jugeraient utiles. 



LISTE DES MEMBRES 

DE 

LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS 

AU 25 JUIN 1904 



MEMBRES DOiNATEURS 
MM. («.-!. ASCOLI, Prince Alexamobb RIBESCO Mkhbl BRKAL. | Javks JACKS0.>. 



MEMBRES PERPÉTUELS. 



MM. Lucien Abeille. 

Alexandre Alexandrowski. 

G.-I. AscoLi. 

Daniel Bakbelenet. 

J. Baudouin de Courtenay. 

Philippe Berger. 

Prince Alexandre Bibesco. 

Alphonse Blanc. 

F. Bonnardot. 

f Alexandre Boutroue. 

Paul Boyer. 

Michel Bréal. 

SophuS BUGGE. 
Ph. COLINET. 

Georges Cousin. 
Alexis Delaire. 
Harlwig Derenbourg. 
0. Donner. 
Edmond Duchbsne. 
Emile Durand-Gréville. 
-^ Emile Egger. 
Emile Ernault. 
Louis FiNOT. 
f Jean Fleury. 
f Christian Garnier. 
Abbé Gonnet. 

7 GOULLET. 

Giacomo de Greoorio. 
Emile Guiuet. 
F. Haverfield. 
Louis Havet. 
Victor Henry. 
Abbé HÉRiOT-BuNOusT. 
f James Jackson. 
Charles Joret. 
Jean Kirste. 
Marquis de Laborde. 
Henri Laray. 



MM. Abbé Jules Lebreton. 

Gustave Lecocq. 

Louis Léger. 

Abbé Albert Lepitre. 

A. Meillet. 

Paul Melon. 

t Demetrios de Menagios. 

Paul Meyer. 

Paul Oltraiiare. 

f Gaston Paris. 

Général Théodore Paruentibr. 

Paul Passy. 
t S. M. Dom Pedro II. 
MM. Antonio Pe!Ïafiel. 

f Charles Ploix. 

John Rhys. 

Maurice Roger. 

Eugène Rolland. 

0' ROSAPELLY. 

H. P. Saclbux. 
Ferdinand de Saussure. 
A.-H. Sayce. 
Gustave Scblumberger. 
Paul Sébillot. 
Emile Senart. 
Edmond Sénéchal. 
Jehan Storm. 
Léopoid Sudre. 
Es. Tegnér. 

f \y TUOLOZAN. 

M"" de Tchernitzky. 
MM. Vilh. Thomsen. 
Joseph Vendryes. 
Marquis de Vogué. 
f Edward R. Wbarton. 
Colonel Wilbois. 

Ludvig WiMMER. 



LISTE GÉNËIIALE. 



HH. 



(les lettres de lleni 



Abeiu-K (Lucien), protesjteur de langue latine au Colltge national, pro- 
fesBaur de franraiB tt l'École suiif^rieure de guerri'. Calle Itodriguez. 1136, 
Kuenoa-Aires {Hé publique Argentine). — Klu membre île la Société le 
•22 mai iseï i membre perpétuel. 

Adau iLucien), président de ChamhrK è In Cour d'appel. Hennés illle-et- 
Vilaine). — Élu memlire de In Société le 7 février 1KS5. 

AnjtiiMN (ilratehia), ancien élËve de l'École pratique des hautes éludes, 
professeur au séminaire arménien. Choucha {CaiicSBe). Russie. — Élu 
membre de la Société le 21 février IMD7. 

ALKXtNDROWSKi (Alexandre), licencia Ës letlrss, 94, boulevard de Port-Royal, 
Taris (V'). — Ëlu membre de In Société le 38 mai 1802: membre perpé- 
tuel. 

A>iGLAi>c(Ioseph), ancien diargédecoiirsà lu 
Lé»gnnn (Aude). - Ëlu le 3S mnra tO03. 

Anaoïs M JtiSA»viLLE îMane-tieoTy a'), membre de ^ln^<lilut (Académie des 
inscriptions et belles-lettres), professeur de langues et littératures celli- 
(|ues nu Ilollége de France, directeur de la Revun l'Éllique, SI, boulevard 
Montparnasse. hiris(XlV-). [adresse de vacances: Jubninville, parRuppes 
(VoEges).l — Membre de In Société en 1867 ; vice-président en 1S81 et 
1882: président en 1883. 

ignù (Alessandro), professeur au Lycée, 35, Via Sanla Chiara, Turin (Italie). 
— Élu membre de la Société le 18 janvier (896. 

Ascou (Groziadio /.), associé étranger de l'Institut de France (Académie des 
inscriptions et belles- lettres), sénateur du royaume d'Italie, professeur 
i l'ln«litul royal. Milan (Italie). — Élu membre de la Société le 3! juillet 
1N7S ; membre perpétuel, donateur. 

Ai'couiN (Edouard), professeur de philologie et antiquités grecques et latines 
à rUniversité, U. rue le Cesve, Poitiers |Vienno). — Élu membre de la 
Société le 33 février 1S8». 
tO. AVHOMEH (Le commandant éUennt-FrançnUti directeur de l'École Colo- 
niale, !. avenue de l'Observatoire, Paris (Vf). — Ëlu membre de la So- 
dété le 4 février I8£i; vice-président de 1802 i 1893. 

AzoUEN (H. l'abbé Reaurreceion Maria de), professeur au lycée de Bilbao 
(Espagne). — Ëlu le 13 février tgoi. 

Il*ii.i.v (Anatole), correspondant de l'institul (Académii:^ des inscriptions et 
bel le s- lettres), professeur honoraire de rttnlversité. 91, rue Hnnnier. 

fe ilrlénns (Loiret). — Admis dans la Société en 1866. 

H B*LLï (Charles), privat-docenl â l'Université, 15, rue Dacier, Genève 

H {Suisse). — Élu membre de la Société le 10 mars (900. 

H Bakhki-bnet (Daniel), professeur au Lycée du Tourcoing, 1, rue du Viout- 

I Har^hé-auK-PoulelE, Lille (Nord). ~ Élu membre de la Société le 17 dé- 

H cembre 1892; bibliothécaire en IIHKI; membre perpétuel. 

H Baksier dv. Ueï^aho, membre de l'Institut (Académie des inscriptions et 

H belles-Ieltre!)), professeur au Collège de France, admlnislrateur de l'École 

H Bpérinle des langues orientales vivantes, 3, rue de Lille, Paris (VII"). — " 

I Membre de la Société depuis te 3 février 1881. 

M Baiitii (Auguste), membre de l'Institut (Aradémie des inscriptions et 



belISB-leltres), ID.r 

le 10 mare 1873, 
BASTsitEHY (Adrien) 

<RuRsiej. —Élu mi 
Bauskt (Henè), corr 

et belles- lettres), i 



e GarBDciire, Pari» | VI i*. — Élu membre de la SociMé 

viCG-consul de France, Rechi <Persei, par Bakou 
ntire de la Sociëlé le 16 février 1884. 
spondant de l'Inslilut (Académie des inacriplions 
irccteur de i'Ëcole supërienre des Lettre», l'Agha 
imbre rie la Société le 



helel. HusUpha (Alger). - 

■J juin 1888. 
nAUi)tEcii(Julius).doctéurer) philosophie. Ut, 3, ttailetzkyalrasâe, 30, Vienne 

(Autriche). — Ëlu membre de la Société le 3 décembre 1803. 
Baudouin de Covrten.iy (IToF. Il' .1.), rue Uogilewshaia, n' SO, I. 10, Saint- 
Pétersbourg (Russie). — l-:lii membre de la Société le 3 décembre 1881 ; 

membre perpétuel. 
B*UER (Alfred), 17. rueTuuriieforl, Pan* (V). - Klii membre de la Société 

le 9 janvier 187i. 
Baii!iack (Johannes), docteur en philosophie, 3'1, lIospiiaiKtrasse, Leiptig 

(Saxe). — Ëlu membre de la Société le 2R Juin 1880. 
Beuaue (Alexandre), profesMur-adjoint de langue et littérature anglaises & 

r(:niversll£,2l», niedeCundé. faris (Vf) et a Uomoiit (Scine-et-Oiee). — 

Membre dclaSociélëen 18ft7. 
Benout-Luci (L.), 10, rue Voltaire, Ssint.IiermBin -en-La) e (Seine-el-Oise). 

— Ëlu membre de la Société le S février 1901. 
Bëhqer (Philippe), membre de l'Institut (.académie des inscriptions et belles- 
lettres), professeur au Collage de France, 19, quai Voltaire, Paris (VII*). 

— Ëlu membre de la Société le I" juin 1873; trésorier depuis le 
Il avril t87i jusqu'au 31 décembre 1801; vice-président en 1800 et 
en 1891; président en 1893; membre perpétuel. 

BuNU (Le professeur Jean], bibliothécaire de l'Académie roumaine, 135, 

caiea Victoriei, Bucarest (Boiimaniei. — Élu membre de la Société le 

3 mars 1883. 
BiBESCO (Le prince Alexandre), 69, rue de Courcetles, Paris (Vlll'). — Élu 

membre de la Société le B juin 187i ; vice-président en 1893, président 

en 18B1; membre perpétuel, donateur. 
Bi.AKC (Alphonse), professeur au Collège, villa Caprice, route d'Agde, Cette 

(Hérault). — Élu membre de la Société le 30 février I87.S; membre per- 

Blocb (Jules), agrégé de l'Université, 3, rue Sainte-Beuve (Paris).— Élu le 

à décembre 1903. 
Bloch (Oscar), agrégé de l'Universilé, SS, rue du Cardinal- Le moi ne (Paris). 
— Ëlu le 28 mars 1903. 
Blocbet {EégaTii-Gabriel-Joiepli), diplAmé de l'École des langues orientales. 

attaché à la Bibliothèque Nationale, 7Ht, na rie ILUbaiac. Pari» {Vj. 

— Élu membre de la Société le 30 juin 1891. /.' .(. ■/ t., iC^^Ofi^ 
BoHACQ (Emile), professeur n l'LIniversiié de Bruxelles, li, rue Van Kle- 

wijck, Ixelles (Uelgique). — l-:iu membre de la Société le 13 Février 1893. 

BoiKBiEH (Alfred), Le Hivage, par Chambésy, Genève [Suisse). — Élu membre 
de In Société le 1" décembre 1000. 

BtiisstEti (jV(irie-LouJ*-.4nfQi>ie-tiaBton), secrétaire perpétuel de l'Académie 
fran^Aise, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, pro- 
fesseur de lillèrature latine au Collège de France, maître de confé- 
rences 4 l'École normale supérieure, 23, quai Conli, Paris [VI*).— Membre 
de la Société depuis le g mat ISQU. 



— \\y — 

F 9otiHAiii>OT(Pran(oÎ9), archiviste-paléographe, conservateur de la Bibliothè- 
que municipale, les Charmctted, Verdun (lieuse). — Admis dans la 
Sociélé en ISeS; vice-président de t8«7li IBS» ; président en iSM ; membre 
perpétuel. 

BûUDET (L'abbé H.), curé de Rennes-les-Bains tAude}. — Élu membra de 
la Société le 4 décembre 1897. 

BoviEn-Lii PIERRE, professeur honoraire de l'Univereitè, membre de l'Aca- 
démie des Arts el Bel les- Lettres de Mflcon, !, rue de l'Asile, quartier de 
Bel-Air, HAcon i.SBdne-et-Loire). — Présenté pour être membre de la 
Société le 9 juin IS71; bibliothécaire du 25 mai 1878 au 1" janvier 1879. 

BovEH (PiiiUJean-Marit- Gabriel], professeur de langue russe à l'Ëcole spé- 
ciale des langues urien taies viianle»<,5i, rue de Bourgogne. l>aris[Vl[*). — 
Ëlu membre do la Socjeté le » ditembre 1888, trésorier de 189S h 1894 : 
ïice-p résident en 1899 el en IBOO, prèsideDl en 1901 ; membre perpétuel. 

Bhandstetthii (Pro[. D ) Lucerne (Suissel — Ëlu membre de la Société le 
SI juin 1902. 
K Brëal iWicheï-Julei-Atfi^ill membre le I Institut (Académie des inscrip- 
tions el belles-letlrei] inspeileur gèniral de l'enseignement supé- 
rieur, proresseur de grammaire lomparee au Collège de France, direc- 
teur d'études ï l'École prali )Ue des hautes études, 87, boulevard Saint- 
Michel, Paris (V*), — Membre de la Soiiele en 180^; secrétaire depuis 
1868: membre perpétuel donateur 

Bhvkot (Ferdinand), professeur A la Sorbonne, 4, avenue d'Orléans et itClia- 
ville (Seine-et-Olse), maison BohI. — Ëlu le ^0 juin 1903, second vice- 
prisidenl de la Société. 

BunoE (Scphus), associé étranger de l'InsLitui de Krance (Académie des 
inscriptions et bel les- lettres), professeur A l'Universiié, Christiania 
(Morvège). — Élu membre de Is Société le 5 Janvier 1878; membre per- 
pétuel. 

Cab«tos (Antoine), ancien élève de l'Kcole pratique des hautes éludes, 
ancien membre de Tt^cole rrnncaise d'Extrême-Orient, attaché h la 
Hibliothèqiie nationale. 13. rue Malebranche, Paris (V'j. — Élu membre de 
la Société le Ifl janvier 1901. 

Canohëa, docteur de l'Université de Paris, professeur au lycée de Craiova 
(Roumanie). — Élu membre de la Société le 31 janvier 1903. 

Cart (Théophile!, professeur au lycée Henri IV el 6 l'École des sciences 
politiques, 12, rue Soufflot, Paris (V). — Elu membre de la Société le 1 7 
décembre 1892; bibliotliécnîre de 1894 iil89S: trésorier depuis Ici" jan. 



CHABATJBAir (Camille), professeur honoraire de l'Université, Hunlpellier 
(IléraultI.— Élu membre de la Société le 21 novembre 18(>8 

Chabot (l'abbé Jean- Baptiste], 47, rue Claude- Bernard, Paris (V). — Élu 
membre de la Société le 23 février 189â. 

Chahekcev (CAnrfei-Fé/ù- Hyacinthe GotuiEit, comte iit), membre du Con- 
seil généralde l'Orne, 72. rue de l'Université, Paris (VU*). (Adresse de va- 
cances; Saint-Maurice-les-Charencey iOrne)|. — Uembre de la Société 
depuis l'origine el son premier secrétaire; bibliothécaire de 1868^1873; 
vice-présideni en 1871, 1883 et 1881 ; président en 188â. 

Chavelais. membre de l'Institut (Académie des inscriptions et belles-le 
71, avenue d'Orléans. Paris |XIV|. — Élu membre de in Société 



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Ti'e-Paa\-Nareùm-Ftniandj, liwncié Ès loHrea, èlèvi; de l'École 

ei éludes, Ui me de lu ItûpuMique.SaJnl-Mandè (Seine). 

e la Société le li janvier 1S93 : biblioLtiécaire depuis le 

1" janvier 18H9. 

CuiRAC, proresieur au Lycée Uontaigne, rue de t'VveUe. Bourg-1 a-Reine 

(Seine). — (Hu membre de la SociitË le 30 novembre I9D1. 
CoLiNET (Pliitémon). prrjfeaseur A l'IIniventili:', l.uutain (H<^leiquel. — fijQ 

membre de In Sociélé le 25 juin 1892; memlire pFrpélu*^l. 
COUTE (Charles), prufesucnr au lycée Conijorcet,!)!, rue (l'Amsterdam. Taris 

(!)[■), ~ i^lu membre do la SocitU le 1 TÈvrier 1882. 
CoriSTANs tLèopold-fugAie), proteiseur h l'UnivursiU ij'Aii-Harseitle, i6, 
cours Gambetla, Alx-en-Provence <Boucbeti-ilu-tlh6nK). — Élu membre 
de la Socièti le 4 Juin 18W. 
CoRKU (Jules), professeur l> l'UniTersitÉ, tiraz (.St]-nei. Aulriclie. — t.\a 

membre de la Sociale le 19 julllel 1873. 
CouiRONNE (l«iiis}, prufesHCur au lycée, 10, rue de Peltre, iNunlfrR (Loire-ln- 

r^rjoure). — l^lu membre de InSui^iété le Sô janvier 1879, 
Courant (Maurice), ewrélaite inlerprfete du minisière liea alTaires Étron- 
KËres pour les langues cliinuise et JaponaUc, maître de tonFérences h 
l'Université de Lyon, proFcssMur prËs la Chambro de coiiimorce de Lyon. 
3, chemin du Chancelier, Ecul!)' Illhûne). — Élu membre de la Société le 
7 airil IBOO. 
Cousin (Georges), maître de conférence» ii TUniversilé, Ij, rue Sulnl-Lam- 
I ban, Nancy (Ueurtlie-el-Moselle). — Élu membre de la Sucîéli le 

L 8 février 1B90 ; membre perpétuel. 

L CUNV (Albert), agrégé de rtinivorsiUS administrateur, 160, rue Saint- 

L Jacques, PariH (V). — Élu membre de la Société le mni 11191. 

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llAviu (René), ingénieur, 60, rue des Écoli 

la Société le 18 février 1S82. 
fiRLAiRC (Aleiùa), !38, boulevard Sainl-Gern 

de la Société le IH novembre 1876 ; mui 
Delaplank (a.), chdt de bureau au Mini 

boulevard Saînl-Germaiii, l'aris (Vil*). 

i' Moiilon-Duvei 



ain, l'aris f VU"). — Élu membre ; 
ibre perpétuel. 
Itère des travaux publics, 34i,J 
— .Vdmis dans la Sw'iéii 



ii; (SIVi. 



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■ic). - filu n 



DKLDNt>Re (Gustave), 16, i 

la Société en I8tl5. 
Delpiiin (Gaétan), directeur de la Médersii 

de la SociéU le 30 Juin 1SS4. 
Uebenbouho (Hartwig), membre de l'Institut (Académie des inscrîplional 

et tie lies -lettres), professeur d'arabe littéral 'a l'École spéciale dei^ 

langues orientales vivantes, dire>'lcijr d'études pour la langue arabe, 

l'islamisme et les religions de l'Arabie i l'Ecole pratique des hautes études. 

professeur honornire do Séminaire Israélite, 30, avenue Henri-Martin. 

Paris (XVl't. — Membre de lu Sociélé depuis IMK; secrétaire adjoint de 
& 1868 ; membre perpétuel. 
UiAUAKTARAS (Achillc 3.), Castcllorixo (Tuniuie d'Asie). — Élu membre de la 

Société le 29 juin 1901. 
DiANU (Jean N.i, licencié es lettres, diplûmé de l'École pratique des hautes 

éludes, professeur au séminaire central, Bucarest (Roumanie), — Élu 

membre de la Sociélé le 7 février 1891. 
Ditiiud (I)' Juiiti M.), proféssuur ilc linguistique et de philologie h ITni- 



- Klu niinubrË ili' lu Suïïiïtt' 



versilÉ, IIU, San Ignacio. U Havane (Culia! 
le lij décembre 189t. 

UoNRBH (0.). professeur de 
llelsingfors (Finlande). - 
membre perpéluel. 
TD. DuTTiN (Hemi-Gearge»), prafesseur-adialnt à ['Université, ]U, rue du 
Tliabor, Henoes (IlIe-el-Vilaine). — Ëlu membre de la Société le 6 dé- 
cembre ISKt; bibllothécHire de 1888 à 1891. 

[)outt£ (Edmond), chargË de cours ù l'Ëcole supérieure de lellrcB, boule- 
vard Bru, Uualaplia supérieur (Alger). — ^lu membre de la !^ociété k- 
24 mars 1600. 

DitcHÉSNB {Chartes-Eiimotiii), agrégé de l'UniTersité, 59, rue Pigalje, Paris 
(IX*).— Élu membre de la Société le 2t février 1900; membre perpétuel. 

DuBAND, adminislraleur colonial, chargé de cours & l'École des L. 0. V., 10, 
rue de In Pépinière', Paris. - Élu le SB févrwr l»3. 

DuiiâNii-GniviLi.E{Émile-^/ij'),ni, rue de Grenelle, Paris (Vil-) [dojiinvlera 
mars] et Bois-Briou, Angers (Mai ne-el- Loire) [d'avril à décembre). — fiUi 
membre de la Société le 1" avril t8B2 ; membre perpétuel. 

IIUTEXS (Alfred), M, rue Glémenl-Marol, Taris (VIII'). — Élu membre de la 
Société le 19 juillet 1879. 

liiivAL (Pau^Rubenx), professeur de langue et de littérature aramécnnes 
au Collège de France, 11, rue de flontay, Paris (XVr). —Ëlu membre de 
la Société le 18 février 188!; vice-présidenl en 1883; président r.n 18HS. 

Ëi>0!i (Georges), ancien membre du Conseil supérieur de l'instruction pu- 
blique, professeur honoraire du lycée Henri IV, 12, rue duPré-aux-Clercs. 
Paris (VII-). — Élu membre de la Société le 29 mai 1880. 

EBJt*ui.i(Émlle-Jean-.tfai'iVl,pro(esseuràrUniïersité,S6iï, rueSainl-Maixenl 
Poitiers (Vienne). — Élu membre de la Société le 18 décembre 18'à ; 
administrateur de 1882 au 21 mai I88t; membre perpéluel. 

fisTLANDEB (Karl-G.), professeur à l'Université, lletsingfors (Finlande). — 
Memlire de la Sociélé en I8B7. 
■C. Étiense (E,), professeur au lycée, chargé de coursa l'Université de Nancy, 
79, faubourg Sainl-Séhaslien, Uaxéville, par Nancy (Meurllie-et-Moselle;. 
— Élu membre de la Sociélé le décembre 1890. 

Fay (Professer Edwin W.), Université of Texas, 2i0t, Nuées Strcel. AusLin 
(Texas, ÉUts-tlnis). — Élu membre de la Société le ij décembre 1894. 

KiEcAHP (Albert), professeur adjoint a l'Université, bibliothécaire en chef 
I de la Bibliothèque universitaire, iB, rue Pilot, Monlpellier (Hérault). - 

Élu membre de la Sociélé le 13 janvier 1877. 
L Ferbaxp (Gabriel), consul de France, Stuttgart (Wurtemberg). — Élu 

L membre de |g Société le 30 novembre 1901. 

H Fi.NOT (Louis), directeur-adjoint pour la langue sanscrile h l'École pratique 

H des hautes éludes, directeur de l'École française d'Extrâme-Urlent. 

H Hanoi (Indochine), et 28, rue Vauquelin. Pari^ (V-). — Élu membre de 

H la Sociélé le 23 juin 1S9S; trésorier de IBOa i IBOB; membre perpétuel. 

H FotiHKiER (Albert), professeur â l'École supérieure des l.ellres, 8i, rue 

H Hichelel, Uiislnplia (Algeri. — Élu membre de ta Société le 5 mai 1891. 

H Gaiuo: 

■ iti'l 

I poli 



GAïuoitHenri), dire 
il l'École pratiqui 
politiques, direct 



leur d'éUulea pour les langues et littératures celtiques 
des hautes études, professeur i l'École des sciences 
urde la revue Jtf^/»*in«, 23, rue Servandoni, Paris (VI*). 



— idviij — 

— Membre Ue la Société en lHU7;ailminlstraleur<te 11)70-1871 ai 

1877: vice-président cil 187S el 1880: président en IHSI. 
Uasc-Uesfoseïs (Altred), proresseurau lyc^e, lkiurge«(Cher). — Klu membre 

de h Socièl6 le 9 mars 1889. 
GAUDEFnoT-UeuDunvHEs (H.), secrétaire- bibliothécaire de l'École spéciale 

des langues orientales Tivantes, 2, me de Lille. Paris (VII']. — Èia 

membre do tu Société le Si mai 19DU. 
Gautrlot {Koberl], maître de conférences à l'École des bautea études, li, 

rue Houlon-Uuvernet. Paris (XIV). - Ëlu membre de ta Société le 4 dé- 
cembre 18B7. 
, tiBLLiE (\arcùie-!Uajxoiilùn-¥eraaniit, membre de la Société académique 

de roifc. Miireaiimonl, par Forme rie (Oise 1. — lîlu membre de la Société 

le S9 mai 1897. 
GiLtiËRDN [Jules), directeur adjoint pour les langues romanes i l'Ëcole 

pratique des hautes études, 2, place de la Itépublique, LevalloJK-Perral 

(Seine). — Ëlu membre de la Société le 38 avril 1877. 
GONNKT (L'abbé), maison Sainte-Catherine, Écully (llhânel. — Ëlu membre 

de la i^ociété le 13 juin 187û ; membre perpétueL 
GHAFriN (Mgr R,). proresseur & l'Insiilut catholique, 47, rue d'AsMs, ParJi 

(V1-). — Élu membre de la SociétË le 8 mars 1890. 
Ghamuo.'^t (Maurice), professeur de grammaire comparée à l'Uni vers! lé, 

Montpellier (llérauli). — Élu membre de la Société !e ii décembre 1889. 
Gdandoekt (Charles-/;.}, professeur ï l'Universilé de Harvard, 107, Wal- 

ker Streel, Cambridge (Hassachussels, Élats-Unis d'Amérique). — Élu 

membre de la Société le 39 mai 1886, 
Ghabserik (Raoul delà), docteur en droit, juge au Tribunal, correspondant 

du Ministère de l'instruction publique, 4, rue de Bourbon, Rennes (llle- 

et-VIlalnc). — Ëlu membre de la Société le 14 mai 1887. 
(îR^comx (Antoine), docteur en philosophie et lettres, professeur il l'Athénée, 

3, rue de la Couronne, Huy (Belgique). — Élu membre de la Société le 

16 rèvriar 1896. 
GiiEaomo (Giacomo dk), professeur h l'Cniversilé. !07, Vis Stabile, Palerme 

(Sicile). — Élu membre de la Société te 1" décembre 1900 ; membre per- 

GuEH (Cliorles tiutrtin de), docteur es lettres, professeur de lettres au 
collège Colbert, Auxerre (Vonne). — Élu membre de la Société le ! dé- 
cembre 1899. 
I. GuiUET (Émilcl, place du la Hiséricordi:, Lvon (Rhâne), el au Musée 
Guimet, avenue d'Iéna, Paris (XVI*). — Ëlu membre de la Société le tî 
janvier 1881; membre perpétuel. 
GusTAFSSON (Docteur FridoK-V/arfîmir), professeur de littérature latine à 
rUniversilé, 1, Andreegalan, Helsingtors (Finlande). — Ëlu membre de 
la Société le 16 mai 1883. 

Halévy (Joseph), directeur d'études pour les langues éthiopienne el tiimya- 
rite et les langues touraniennes à l'École pratique des hautes études, 36. 
rue Aumaire, Paris (111"). — Élu membre de la Société le 13 janvier 1872 ; 
vice-président en 1886 el 1887; président en 1888. 

H&sDEir (Bogdan-fefricwcû). membre de l'Académie roumaine, de la So- 
ciété littéraire serbe, etc., professeur de philologie comparée S l'Uni- 
versilé de Bucarest, directeur général des Archives royales, membre du 
Conseil supérieur de l'instruction publique, dirccleur de la revue Cu- 



lamiia lut Trolanii. rue Slilmluvoilft, Uucari^sl (Roumanie). — l^lu 
membre de la Socittâ le l fËvrier 1883. 

Uauvion, château de la Qiieue-le4-Vv(!tines (Sejne-el-Oisc). — Ëlu membre 
de la Société le iO novembre ISS6. 

H*VEitFieLti (F.), professeur d Christ-ChurcU. Oxford (Grande-Bretagne). 
— Élu membre de la Société le 18 novemlire 1883; membre perpé- 
tuel. 

IIavbt {Pîeire-Anloine-hoM'ia), membre de l'instilul (Académie des inscrip- 
tions et belles-leltresl, professeur de philologie laline au Collège de 
France, chargé de cours k l'Université, directeur d'étude» pour la philo- 
logie latine ft l'ICiiole pratique des hautes Éludes, fi, avenue de l'Opéra, 
Taris (l"). — Elu membre de la Société le 20 novembre 1863; secrélairt 
adjoint de 1870 h liSi ; membre perpétuel. 

Hesbï (Victor), professeur Je sanscril et grammaire comparée 4 rUni- 
versilè de Paris, 95, nie Iloudan, Sceaux (Seine). — filu membre di> la 
Société le 22 janvier 1881 ; membre perpétuel. 

IlÉaiOT-OUNOusT (L'abbé Slienne-Sagêne-LtMis). — ('.\u niL'mbre de l.'i 
Société k 1» novembre 1887 ; membre perpétuel. 

lloLi.K*D.i (Maurice), directeur de l'ficole d'Athfenes. — lîlu membre de la 

Société le 30 avril I8B2. 

110. Hc*iiT (Clément-/.oiaHV(), consul de France, professeur de persan à TR'^ole 

spéciale des langues orienlitles vivantes, 43, ma Madame, Paris (VI*). — 

Ëlu membre de laSociéléleSt juin 1890; vice-président en ISOI et en t90S. 

luBEHT (J.), receveur de l'enregistrement et des domaines, Uonsol (Rhùne) 
[chemiu de fer, Beau jeu]. — IClu membre de la Sociétéleit décembre 188D. 

jEA.inOY (A.), professeur h l'IInirorBllé de Toulouse, i, rue fleuve-Hunl- 
pensier, Toulouse. — Ëlu membre de la Société In 6 juin 1903. 

Job (I.èon), docteur Ëa letlres.protdsseuraulycée, S.njcdelaUache, Nancy 
- (Heurtlie-et-Hosellc). — Élu membre de la Société le 31 novembre i8«ô. 

t(iBET(Fierre-Loiih-ChiT\ee-Rieliard), membre de l'Institut (Académie des 
inscriptions et belles-lettres), professeur honoraire de l'Université d'Aix- 
Marieille, 64, rue Madame, Paris (VI'). — l^lu membre de la Société le 10 
janvier IS74; vice-président en IHOO et en I9UI ; pr<''Sidenl en t!M3; 
membre perpétuel. 

KELLEn (Otto), professeur A l'Université, 3, Krcuzherrcnplatz, Prague 
(Bohême). — Ëlu membre de ta Société le li Janvier 1S03. 

Kehic (11.), professeur de sanscrit A l'Université, 45, Willem-Barenstroat, 
Utrechl (Pays-Bas). — Ëlu membre de la Société le tô mars 1873. 

KiRSTF (ferdiaoncf-Offo-Jean), professeur de philologie orientale A l'Univer- 
sité, 4, Jungferngasse, Graz (Slyrio). — Ëlu membre du la Société le 7 
janvier 1882 ; membre perpétuel. 

Krebs (Adrien), professeur A l'Ëcole alsacienne, 89. avenue d'Orléans, 
Paris (XIV). — I^:iu membre de la Société le U décembre 1901. 

I.ASOHDE (Le marquis Joseph de), archiviste aux Archivcii nationales, 2j. 

quai d'Orsay, Paris (Vil*). — Ëlu membre de la Société le 39 décembre 

1873 ; membre perpétuel, 
lio, LAUBEiiT(Charles-/fei!ri), maître deconférencesàl'Université, 10, r 

Dijon (Cûte-d'Or). — Ëlu membre de la Société le 3 mai 1890. 
LiuuL'cuK (Uon), capilaineAl'Ëlat-MaJor particulier du génie, 63, 



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Léonard, ingerî tHnine elLoire). — Élu mcmlin.' île la Sod*li le S» ft- 
rrier 1896. 

Lauay (lleari), L'apiuine tl'inr«nlerl« île marine >--n rstraile, I, rue Saïnlc- 
GeneviÈ<e. Versaillc* (Seine-el-Oisi-)- - Élu membre du ia Saciélt le 
31 mal 1890; membre (lerpéluel. 

LâUHBJîT, professeur an Collés* Stanislas, B, nie du Mo nl-Pa masse, Paris 
(Vf). — Élu membre de la Socièt* le 1 1 a^ril 18H3. 

LisneTON (l'abbé Jules), docteur es lettres, Biclilands S' SaviourV, Jer- 
sey (fies anglaises». — Éln membre de In SociÉt* le U janvier lB»i 
mcmbro perpétuel. 

Lecoco (Gustave), ", me du Sou* eau-Siècle, Lille (.Nord). — Élu membre de 
la Soc'iélË le 3 mai 1890; membre |ierprtuel. 

Lk FoïEh (Henri), 3S2. rue de Rivoli, paris (I"). — Élu membre de In Socièl* 
te limai 1893. 

LliuBR (Louis-PiiHl), membre du l'Inslitut (Ai^adémie des inscriptions et 
belleB-lellres), professeur honoraire ftl'ÉiMile spéciale îles langues ûrien- 
tales vivantes, professeur de langues el littéralnres slaves au Collège de 
France, professeur ik l'École de guerre, iU, rue de Boulai nvilliers, Paris 
(ÏVr). — Membre de la Société depuis l'origine; administrateur vke-pré- 
sidenl de 1800 t I8fi»; vice-pré sidenl en 1880 et en 1881 : président en 
1882; membre perpéliiel. 

Lejaï (L'abbc l'iii 1 1 -In/ui II '•■.lM.v»*/inl, professeur h l'Inslitul catholique. 
lie, rue du. h.i.k M:. Il, r,M-^(V|'). — Élu membre de la Société le 17 
mai mm. M . \s:<i\ el en 1897; président en 1898. 

I.E SfiSToiii l-i.i I . i.iifps, ancien èlÈve do l'École prallque des 

hautes i'Iiiil' --. [<l"^'-- i l>>''torigue au collËge, 3,place du Morbihan, 

Vannes iMorbdiuii.i. -- Kiu membre de la -Société le 18 janvier 1896. 
», Lepitfe (L'abbé Alberll, docteur es lettres, professeur de grammaire com- 
parée Il rL'nivursité catholique, 10, avenue de r<oailles, Lyon (llhOne). 
— t,\u membre ilc la Société le 3(1 novembre 1901 ; membre perpétuel. 

Ltvi (Sylvain}, professeur de sanscrit su Collage de France, directetif ■ 
d'éludés pour la langue sanscrite à l'École pratique des hautes études,! 
9. rue Guy-de-Labnwse. Paris (V'i. — Élu membre de la Société le 10 jan- 
vier 188^; vice-présidonl en 1891 et en tB9S: président en 1893. 

Lf.vi (Isidore), agrégé d'histoire, U, rue duRouloi. — Ëhi le 30 janvier 1901. 

LrsDïAï (Prof. W.-M.), The University, Sainl-Andrews (Ecosse). — Élu 
membre de la Société le 8 juin 1895. 

LoTU {iosephi, correspondant de l'Institut (Académie des inscriptions et 
belles lettres), professeur a l'Université, diiyen de la Faculté do» lellres, 
It, faubourg de Redon, Hennés [Ille-et-Vilainc).— Élu membre du la So- 
ciété le Î5 mai 1878. 

LouBAT (le duc Joseph-FlorimondI, 53. rue Iiumont-dUrvillp. Porii-.— Élu 
le .'i décembre 1903. 

Majgbet (Roger), diplômé de l'École spéciale îles langues orienUiles vi- 
vantes, 47, riicTBilboul, Paris (1X-). - Élu membre de la Société le ÎWé- 
vrier 1900. 

HiRÇAis, directeur de la Hëdersa, Tlemcen. - Élu le 30 avril I90i. 

H'tmssuux (Paul), professeur au lycée, lU, place de Vainquai, Saint-Omcr 
(Pas-de-Cn1flis). — Élu membre de la Société le I" décembre 189t. 

Uaspkro (Cami/ts-CAar/ea-Gaalon), membre <le l'Inslitul (Académie des 
inscriptions et betles-teltres), professeur de philologie et nrchéologie 



êg)-ptienn«s au Collège de France, ilirt^cteur d'études pour [a philologie 
el lesanLiquités égyptienne; h Vtcole pratiqua dcï hautes éludes, di- 
reeleur (lénânil du servica des anti<|uîLéE en Egypte. Le Caire (Égypie). 
al 21, avenue de l'Ubservaloirc Pari* (XIV*). — Membre de In SocJÈté en 
1867 1 vice-président en 1877 et en IMÏB^ président en 1880. 
ito. llEtLLET(Anloine],direcleuradji)int pour lagrammnire comparée cl la langue 
zende k l'École pratique des hautes études, professeur de langue armé- 
nienne h riJcole spéciale des langue!) orientales vivantes, SI, boulevard 
Saint-Michel. Paris (Vl>|. — £lu membre de lu Société le 23 février I88Q; 
membre perpétuel. 

HÉLËSE (tfmri-fîaslon), profasscur agrégé de l'Université, 5, rue Corneille, 
Paris (VI'J. — Ëlu membre de la Société le 8 mars I88U. 

Uelox (Paul), U, place Ualesherbes, Paris (XVll-).^ Ëlu membre du la So- 
ciété le 19 novembre 1870; membre perpétuel. 

Hespez-Brjarakd (Mario), membre du Conseil royal de rinstruciion pu- 
blique, professeur de littérature a l'Institut, calle de la Luna, 3i, pr", 
Madrid (Espagne). — Élu membre de la Société le 23 avril isn». 

Nerwart (K.), Professer D', professeur à l'Académie Slarie-Tbérëse el fi la 
Pran/Joseph-Healschute, II. Klanggasse, Vienne (AutricbeJ. — Ëlu membre 
de la Société le 21 juin i8St. 

Meunier (L'abbè J.-M.), ancien élève de l'École pratique des liaules éludes, 
licencié es lettres, professeur h l'Institution Saint-Cyr, Nevcrs (Mëvre). 

— Élu membre de la Société le 17 décembre 1898. 

Meïeb (Alphonse), professeur au lycée, agrégé d'allemand, 9, allées de 
Fénelon, Cabors (Lot). — Élu membre de la Société le 6 février 187Û. 

Meïer (,WQjie-Paul-Wvo(rin(Ae), membre de l'Institut (Académie des inscrip- 
tions et bel le s- le lires), professeur de langues et littératures de l'Europe 
méridionale au Collège de France, directeur de l'École des Chartes, l'un 
des directeurs de la Romania, 16, avenue de Ubourdonnais, Paris (Vil*). 

— Membre de In Société en 1867; memhre perpétuel. 

Michel, lieutenant de la garde républicaine, caserne Honge, Paria (V). — 
l^lu le 28 mars 1903. 

HiCBEL (Charles), professeur à l'Université, iZ, avenue Blonden, Liège 
(Belgique).— Élu membre de la Société le 16 février 1878. 
IM. HuNSEUR (Eugène), professeur k l'Université, ISj, avenue de Tervueren, 
Bruxelles (Belgique). ~ Élu membre de la Société le 9 janvier IS8.'i. 

Mo.\TUiTONN£T (Jacques-tt.), élève chancelier, drogman du consulat général 
de France k La Canée (Crète); La Cbopelle-de-la-Tour |lsére). [Adresse, 
permanente: 6, rue de Pûrslemberg, Paris (VI')]. — Élu membre de la 
Société le 2 décembre 1893. 

MowAT (Robert), chef d'escadron d'artillerie en relraîle, 10, rue des Feuil- 
lantines, Paris (V'). — Membre de la Société depuis l'origine ; préaidenl 
en 1878. 

nicoijs (A.-L.-H.), premier drogman de la légation de France à Téhéran 
(Perse) [k Paria, 50, rue Pergolèse (SVC)]. — Élu membre de la Société 
le 37 mai tOOï. 

NiTSCH (Casimir), docteur de l'Université, Cracovie. — Élu le 30 avril 190Ï. 

Oltrahare (Paul), professeur A l'Université, 32, chemin du Naol, Servetle, 
Genève (Suisse). — Élu membre de la Société le 27 mai 1S7G ; membre 
perpétuel. 



^^^H 



UsTUDPF flIeriDftnn), professeur t l'Université, 3&. Untenneckarïtrasse, Uei- 

(lelberg (Grand-Duché de Rude).— I^lu membre de In Société le 8 juin 1M95. 

Cahuemtigr (Le général de division JonepH-Charlai-Thiadore), b, rue du 
Cirque, Paris (Vllf). [Adresse de vacances : Malzévillc (Hcurthc-et-ïo- 
setle)|. ~ iU) membre de la Société le 17 mars IS83; vice-pré^^idenl en 
1897 cl en 1S08; président en ISH; membre perpétuel. 

Pascal (Charles), praFesscur au lycée Jinson-de-Snillf , 4. rue de Sinni. Parla 
(IVl*). — filu membre de la Société le 15 mai ISHU. 

Passy [Paui'Éiloiiarif], directeur adjoint puur la ph(inéti(|ue générale et 
comparée h l'Ëcole pratique des haulcx éludes. Il, rue de Pontenay, 
Bourg-la-Reine (Seine). -~ l^lu membre de la Société le 1 7 décembre 1SM ; 
membre perpéluel. 
lie. PEiÎAFiEL (Docteur Anlonio), profeHSRUr de médecine et de chirurgie A 
[Tniversilé, directeur général du Bureau de statistique, Mexico (Mexique). 
_ Élu membre de la Société le 11 mai 1886: membre perpétuel. 

l'KKNOT (Hubert), licencié es lellres, répétiteur & l'Ëcole spéciale des 
langues orientâtes vivantes, S, rue Galilée, Paris (XVl"). — f'.Xu membre 
de la Société le 1'' décembre IBBl. 

PiEmiET (Paul), conservateur du musée égyptien. Palais du l^uvrc, Paris 
(I"). — Élail membre de la Société le I" février 1870. 

PocKOS (Henril, consul de France, Alep (Syrie). — Élu membre de la Société 
lu 16 février 1881. 

PaiCHARi (Jean), directeur d'études pour la philologie byzantine ft l'École pra- 
tique des hautes éludes, profes^^eur à l'école des langues orientales, 16, 
rue Chaptal, Paris (IX'). — Ëlu membre de la Société le lô fËvrier INBt; 
adminislrateurdelSSô h 1889; président en 1806. 

Ravbav (Camille), physicien au laboratoire d'essais du Conservatoire des 

arts cl métiers, a, rue du Sommerard, Paris (V). — Ëlu membre de In 

Société le 3 décembre 1808. 
Rei^acb (Sslomon), membre de l'Inslitul (Académie des inscriptions et 

belles -lettres), conservateur du musée de Sainl-Germain, 38, rue de 

Lisbonne, Paris (VIII'). — Élu membre de la Société le 21 février 1880. 
DeiNACy (Théodorel, docteur ès-letlres, directeur de la Beiiue dn Étude» 

grecques, 9, rue Hamelin, Paris. — Élu membre de la Société le 11 jan- 
vier 1809, premier vice-président de la Société. 
nHVs(John), Tellow de Jésus Collège, professeur de celtique A l'Université 

The Lodgings, Jésus Collège, Oxford (Grande-Bretagne). — Élu membre 

delà Société le 9 janvier 1875; membre perpétuel. 
Ror.EB (Maurice), professeurau lycée Carnot, 2, rue Barye, Paris HVIf). — 

Élu membre de la Société le 20 mars 1883; membre perpétuel. 
ITO. Rolland (KugÈne), 5, rue des Chantiers, Paris. 

RoyuEs (Mario), maître de conféreuces ù l'École des hantes études, \, 

boulevard Saint-Germain, Paris (V). — Ëlu le 5 décembre 1903. 
RusAi>Ki:LV (Le docleurMans-Charles-Léopold), ancien interne des hûpitàu)t, 

10, rue de Buci, Paris (VI'). — filu membre de la Société le 27 mai 1876; 

vice-président en 1808 et en 1899; président en 1900; membre perpétuel. 
RoDDiT (I^onc«), lecteur à l'UniversilË de Ronn (Allemagne). — Ëlu le 28 

mai 190t. 
RocssELoT (l.'nblié Pi erre- Jean), docteur es lellrea, professeur à l'Instilut ea- 

tbolique.dirccleurdulaboraloire de phonétique expérimentale au Collège 



de France, 33, rue des Fossés-Sainl-Jai^ques. Paris (V). — f^.lu membre 
lie la SociélÉ le 1? avril lSS6j vice-président en l)tU4, président en 1895. 

Sabb*thish (Paul), agrège de l'Université, 15, me du Cardinal-Lemoine, 
Paris (V). — Élu membre de la Société le 38 décembre f KSS. 

Saclbci (Le B.I*. Ch.), missionnaire aposloliqup, 30, rue Lhomond. PiriH 
(V). — Élu membre de la Sociélè le 7 avril 189ii membre perpétuel. 

S*INÉ*N (Lazare), docteur es lettres, ancien professeur suppléant à l'Uni- 
versité de Bucarest, professeur libre b. l'Ëcole pratique des hautes 
éludes {section des sciences religieuses), 28. rue Berlhollet, Paris (V). 
— Élu membre de la Société le 18 mai 1901. 

SAL*sSL-Hï{Ferilinand de), professeur à l'Université, Genève (Suisse). — Élu 
membre de la Société le 13 mai 1876; secrétaire-adjoint de 1SS3 à 1891; 
membre perpétuel. 

S«ïCE (Ardiibald-tleary), professeur à l'Université, Oxlord (Grande-Bre- 
tagne). —Élu membre de la Société le 5 janvier 1878; membre perpétuel. 
I. ScBiLS (L'abbé ti.-U.}, curé de Fonienoille, par Sainte-Cécile (Belgique). 
~ Élu membre de la Société le 8 juin 1889. 

ScBLiiusERDEn (Gustave-Udo), membre de l'Institut (Académie des inscrip- 
tions et belles-lettres], 27, avenue d'Antin, J>aris (VUn- — Membre de la 
Société depuis le 3 décembre 1881 ; membre perpétuel. 

ScHRiJNiK (Joseph), docteur en philosophie, professeur au collège, 9, Kris- 
tolTelstraat, Buremonde (Pays-Bas). — Élu membre de la Société le 
5 décembre 1S91. 

SâBiLLOT (Paul), directeur de la Reçue dei Traditions populaires, 80, boule- 
vard Saint-Varcel, Paris (V), — Élu membre de la Société le 38 avril 
1883 ; membre perpétuel. 

Sbnaht (Emile), membre de l'institut (Académie des inscriptions et belles- 
lettres). 18, rue François 1", Paris (VIll'j. [Adresse de vacances: chftteau 
de la Pelice, près la Kerté-Bernard (Sarihe)]. — Admis dans la Société en 
1868; membre perpétuel. 

SïnËCHAU (Edmond), Inspecleur des Dnances, 10, boulevard de Bellevue, 
Draveil (Selne-et-Oise). — Élu membre de la Société le 16 mai 18S5 ; 
membre perpétuel. 

S£PET(Harius), bibliothécaire h la Bibliothèque nationale, 2, rue de l'Union, 
Clamart (Seine). — Était membre de la Société le 1" février 1870. 

Sprcht (Edouard), 105, rue du Faubourg-Sainl-Honoré, l'aris (Vill'). - 
Membre de la Sociaè depuis 18fl6- 

SpKUEa (J.-S.). professeur de philologie latine à l'Université, Groningue 
(Pays-Bas). — Élu membre de la Société le 2 février 1878. 

Stokes (Whitlcy), associé étranger de l'Institut de France (Académie des 

• inscriptions et belies-leltresj; ancien merabro du Governor's Council à 
Calcutta, Cruwne House, Caraberley (Angleterre). — Élu membre de la 
Société le b novembre 18g|. 
I. Stob« (Johan), professeur à l'Université, Ghristiania (SorvÉge). — fAu 
membre de la Société le 33 novembre 187!; membre perpétuel. 

Sturii (P.-VicloD, directeur de l'École Industrielle, Esch-sur-l' A luette igrand- 
duchè de Luxembourg). — Élu membre de la Société le ÎO février 
1875. 

SuDRE {ijèopo]il-Maurii'e-Pierre-Tiaiothée), docteur è 
lycée Montaigne, 85, boulevard Port-lloyal, i'arii 
de la Société le 2 avril 1887; membre perpétuel. 



lettres, professeur au 
(VI-). — Élu membre 



1 



pèl 



) - 



lia l^spêrance, Chauder 



rnelte ne), inipectrlce au Kievskij Inslilul, Kiev 
mbreile la Soeiité k 97 avril 1805 ; meffibre per- 



k VHhelm]. professeur à l'Université, Lunil {Suède). — 
t.1 m mb 11 1 Société le tT avril 1875; membre perpétuel. 

T i\ i I p oresseiir de littérature Tran^nise du mojen Age et 

ph I 1 g iD à rUiyvet«ile, maître de conrérencesâ l'^Icole pratique 
d h 1 et d 73, rus Madame, Paris (¥!■). — Ëlu membre de la 
lË 1 ^ j 1902, 61u président le il février ISOi. 

T {\ Ih Im) p otes^eur k l'Université, correspondant de l'Institut 

J ï (A demie des inscriptions ot licllâS-lellresl. làfl, Gamle 

hon|;evsi, Copenhague (Danemark). — f^-lu membre de la Société le 
SI mat 1B7D; membre perpétuel. 

TouHTOULON (Le baron Charles nr.), 13, rue Roui-Alpherun, Aii-en-Provence 
<Bi)Uches-du-nh6ne). — Élu membre de la Société le 2à avril iseo. 

t. Vax (H.-J.), professeur. Kawali'^i Building, Byculla, Bomba}' (Indes Orien- 
Ules). — Élu le 5 décembre 1903. 

VEiir>iivEs;Joseph-./r(»t-Ba;iliii(«). agrègédc l'Université, mnilredeconférence 
& l'Université, 32. rue Bansac, Clermont-Kerrand (['ijy-de-l>6mc) [et 00, 
rue de Vaugîrard. Paris {VI-}]. — f.\\i membre de la Société le 21 mai 1S08; 
membre perpétuel. 

VooiiË (Le marquis CAoWea-Jeon-Uelchior de), membre de l'inslitul (Aca- 
démie francsinc et Académie des inscriptions et bel le s- le lires), ambas- 
sadeur de France, S, rue Fabert, Paris (Vil'). — Membre de la Société 
depuis le 37 mars 1879: membre perpétuel. 

Wackkrhacel (Jakob), professeur a l'Université. G^ttingen (Allemiignc). — 

Élu membre de Ih Société le SO novembre 1886. 
Watkl, professeur honoraire du lyci-e Condorce!, 12. rue du Uras-d'Or. 

Ooulognn-sur-Mer. — Élu membre de la Socîélé le 13 janvier 1873. 
Wjlsois {I« lieu tenant- colonel A.], président <lc la réunion d'instruction 

des oOiciersdes services des chemins de fer et des étapes, 185, nie de Vau- 

girard, Paris (XV). — Ëlu membre de la Société le 15 avril 1871 ; membre 

WiuuEH (l.udvig-F.-^.). professeur h l'Université, 9, Norrebrogade, Copen- 
hague (Danemark). —Ëlu membre de la Société le 39 mars 1873; membre 
perpétuel. ' 

Wi]>KLEH {W lleinrich). Garlenhaus 18, Enderslrasse, Breslau (Silésie Prus- 
sienne). — Élu membre de ta Société le 30 novembre 1889. 

ÏOUBJ^viTGB (Serge), gentilhomme de la Chambre de S. M. l'Rmpereur de 
Hussie, alUcbé A l'ambassade de Hussïe & Paris, secrétaire général de 
l'Institut psycholo(;ique international, 235, boulevard Saint-Germain, 
Parii. (VII<). [Adresser les publications: M. Serpe ïouriévitcU, seerélaire 
général de rinslitul psychologique international, Ilàlel des Sociétés 
savantes. 28, rue Serpente, Paris (VI*).] — Ëlu membre de la Société le 
3a janvier 1902, 



^(■i>\Ti (Juatiili), [irofui-neui- Ju sariBoril uL Hmmitinirt comparée ii l'ilni- 

verallé. SnileliOï, Husova Lrida,b3», Prague (Oolième), — Élu membre 

de 1& ScMjiâté le 1» décembre 1S9(. 

119. lasD-tivtùvet (Adolphe), maître de conréreiices i l'Institut catholique, 48, 

rue de Rome, ParU (Vltl'J. — Élu membre de la Société le 13 juin tgST. 

AcAt>£iiiE iiouutiNE, Bucarest (Roumanie). — Admise dans la Soi^iété le 36 

mars 1901. 
BtBLiOTntiQUE r>r. l'Kcole française d'Akchéulogie, Palais FarnËse, Home 

lllnlie). - Admise dans la Société le 25 mai 1889. 
IliauoTHttQUi! DE L'ËcoLE pRATiqDS DM HAUTES ETUDES (seuUon des sciencei 

historiques et philoloHÎquea), â la Surbonne, Paris (V). — Admise dans 

la Société le 3! février 1001. 
DiHLiOTnÉQUE DE L'UHivtRSLTÉ, i la SorbOHne, Pari» (V'j. — Admise dans la 

Société le !3 fétrier IBOS. 
RiBLiOTHfiQUE ROYALE, Uerlin (Allemagnel, Adresser : t MM. Ashor »: C«, 

libraires. Iterlin, chn HM. V.h. tisulun et nis, 30, rue Slndame, 

Paris {VI-). — AUmise dans la Société le 28 Janvier 1899. 
Ujmuothèuue royale rt UNivEnsiTAiRK, Itreslau (Allrmat;nc), Adresner: h 

HH. Asiier * CMibraires, Berlin, chexMU. Ch. Giulon et liN, 39, rue 

Hailame, Paris(VI*), — Admise dans la Sociéli leSSJanvier 1800. 
RiRNOTH^uui HuvAi.E ustvKHSiTAiHE, Gdttîngen (Atlemag;ne). Adresser : A 

MU, Asher è C*. libraires, Derlin, chex UH. Ch. Gaulon et HIs, 30, rue 

Madame, Paris IVI'J. — Admise dans la Société le 18 janvier 1S99. 
BiHuioTHtittuRRotALKKTUMVKRidTAtRi:, Knnigslicrut 1. Pr. (Allemagne). Adresicr: 

A un. Aslier « C. libraires, Berlin, chet HV. Ch. (iaulon et 111». 39, rue 

Madame, Paris (Vl'). — Admise dans la iodvti- le 2S j^invier tHOS. 
HiBUOTUËuuE ROïALK UNiVKHsiTAiHE, MsrlMii ^ I ii. . \ 1 1'. ii >;jtii;U Adresser : 

âUH. Asher & nMitirnlres, tierlin. < h' M'i < , < i, .'i liN, au, rue 

Madame, Paris (V|*). — Admise dans la - ' ■.' r IKilO. 

lîO. BiRuirtrÈQitï UNIVERSITAIRE, Aix-en.pron;iii ■ j'.-m in ■ -lu Hii-u.-). — Admise 

dnns la Société le tO février 1S9S. 
UtBuoTuf.QUR UNivERslTAlnr.. lUermonl-Kerrand (l'uy-de-l)6iiic}. — Admise 

dans la Société le H Juin 1887. 
UiBLiOTUËuuE UNIVERSITAIRE, l'nlaJs de l'Université, Monl|tellicr( lleraull). — 

Admise dans la Société le 3t Juin I8U3. 
HiBLiOTHÉQUE UNivERgiTAïKE, Rennes (Itle-el-Vilainei. — Admise ànns la 

Société le 7 mni I80B. 
UiBLiOTKËQiiE uNLVERaiTAiHE, SIrasiKiurg (Alsace). — Admise dans la Société 

le Ib mai 1S9T. 
KjBUOTiitgirK UNIVERSITAIRE, sBCtion Droit et Lettres, a, rue de l'Université, 

Toulouse (Haute-Garonne). — Admise dans la Société le 2 mai 1885. 
UoiiLEiANLiiiHAHY.0xrord(Aniilet«rre1.~Admi»edan»lati-icléléle4mail!)UI. 
Hritisu Huseuh, Londres (G rende- Bretagne). Adresser : A Messrs. Dulau & C", 

libraires, Londres, chez H. H. Le Soudier, t7t, tmulevard Saint-Germain, 

Paris {Vp) — Admis dans M Suciélé le tl novembre I8O0. 
Cauhhiuue khii.ui.ogic al HOciErt, Sccrélalnt H. Bendall, 105, Castle Street, 

Cambridiie (Angletorre). — Admise dans la Société le iS mai 190i. 
LiHHAHV or QuEKfi's Cou.EcE, OiTurd (Angtelerri'). — Admise dans la Société 

le 15 juin 1UIII. 
îlo. MtïHiCK l.iBBAiiï, l'url Streel, 'Jifurd Angleterre». — Admise dans la Socièlé 

le Ij juin l'JOI. 



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- Ivj - 

Paulinische bibliothek, Mûnster-en-Westphalie (Allemagne). Adresser: à 
MM. Âsher & C^, libraires, Berlin, chez MM. Ch. Gaulon et flls, 39, rue 
Madame, Paris (VI*). — Admise dans la Société le 16 mars 1901. 

Taylor iNSTfFUTiON, Oxford (Angleterre). — Admise dans la Société le 
15 juin 1901. 



LISTE DES PRÉSIDENTS 



' - ' 



DE LA SOCIETE DE LINGUISTIQUE DE PARIS 



DEPUIS SA FONDATION 



MM. 



MM. 



186i-65. 


t A. D'ABBADIE. 


1886. 


1866. 


+ EMILE EGGEIl. 


1887. 


1867. 


t Ernest RENAN. 


1888. 


1868. 


f wl.brunet de PRESLE. 


1889. 


1869. 


f F. BAUDRY. 


1890. 


1870-71. 


t I^MiLE EGGER. 


1891. 


1872. 


f Charles THUROT. 


1892. 


1873. 


7 Gaston PARIS. 


1893. 


1874. 


t Charles PLOÏX. 


1894. 


1875. 


t L. VAÏSSE. 


1895. 


1876. 


t EMILE EGGER. 


1896. 


1877. 


t Eugène BENOïST. 


1897. 


1878. 


Robert MOWAT. 


1898. 


1879. 


t Abel BERGAIGNE. 


1899. 


1880. 


G. MASPÊIUL 


1900. 


1881. 


II. GAIDOZ. 


1901. 


1882. 


Uuis LI^GER 


1902. 


1883. 


II.D'ARBOISDEJUBAINVILLE 


1903. 


188i. 


t Stanislas GUYARD. 


1904. 


1885. 


Comte II. DE CIIARENCEY. 


1904. 



Rubens DUVAL. 

t James DARMESTETER. 

Joseph IIALÉVY. 

t Charles PLOI.X. 

F. BONNARDOT. 

fM. DE ROCIIEMONTEIX. 

Philippe BERGER. 

Sylvain LÉVI. 

Prince Alexandre BIBESCO. 

P. ROUSSELOT. 

Jean PSICIIARI. 

t Alexandre BOUTROUE. 

Paul LEJAY. 

G-' Th. PARMENTIER. 

D' ROSAPELLY. 

Paul BOYER. 

Charles JORET. 

Clément IIUART. 

t Alexandre LIÉTARD. 

Antoine THOMAS. 



ENLEVÉS PAU LA MOIIT . 



Abbadie (AntoineTAtimion p'), membre île l'intitllul (Académie dw 
Sciences). — Membre de la Sociélè depuis rorigioe el son premier 
prtsidenl. Dteédé le 30 mare 1897. 

Backeh (Louis liE). lauréat de l'InsLitul de Franco, membre de l'Académie 
royale do Belgique. — l^lu iiiembri^ de la Sociélé le 30 janvier t89t. 
MÉcéAé en février I89fi. 

Raissac (Chorieg), professeur d« rliètortijne au cullégc rciynl du Pcirl<[»uis 
(Ile Maurice). — Éiu membre de la SoàHi le 30 juin 1891. Décédé 
le 3 décembre IKBS. 

llAtZE (Louis), professRur au lycée Gundorcet. — Ëlu membre de la Su- 
ciéU le 22 janvier ISSl ; biblio thé cuire de IS82 a ISHS. Décédé le 6 no- 
vembre IQOO. 

Bahov (Charles), mallre de conrérence» ft l'Cnivcrsilé de Ciermonl-Ferrand, 
- ^lu membre de la Société le 2! janvier 1887. Décédé te 18 janvier 1003. 

BAtiURï (Frédéric), membre de l'Institut (ArAdémic des inscri) 
belles-lettres), admiulalrateur de la bibliothèque Maïarine. — Hembn 
de la Société en 1867 ; vice-président en 18«8; président en 1869. Di- 
cèdé le 2 janvier 1885. 

BESLntw IIjOuîs), ancien doyen de la Kacullé dei lettres de Dijon. 
Menibre de la Société depuis 1868. Décédé en révrier 1900. 

BfNOiST (Louù-Eugëne), membre de l'inslilul (Académie des inacriplïons 
el belles-] étires), professeur de poésie latine b. la Faculté des lettres de 
Taris. — Membre delaSoclélé depuis le 7 mai 1870: président en 1877. 
Uécédé le 22 mai 1887. 

Behoaiome (Abcl-ffeHri-J(He/iA), membre de l'Institul (Académie des 
inscriptions el belles-lellres}. directeur d'études h l'École pratique des 
hautes études, professeur de sanscrit et de grammaire comparée & la 
Faculté des lettres do [*ai'ls.— Membre de la Sociélé en 18S4; secré- 
taire adjoint en 1868 et 1860; vice-président de t873à 1878; président 
en 1879. Décédé le 6 août 1888. 

HEZSO^iOV (Pierre), professeur k l'Université de Kharkov (Russie).— Ëlu 
membre de ta Société le 23 novembre 1878. Décès nolilié à la Société le 
IS décembre 1898. 

Boucherie (A.), chargé du cours de langues romanes à la Faculté des 
lettre!' de Monlpellier. — filu membre de la Sociélé le 21 novembre 
1868. Llecés nolilié à la Sociélé le I i avril 1883. 



I 



1 



BoucHERiK lAdhtfmai'l, ulief de liataillon en reireile. — Klu inenitire dr la 
Socjèlè Iv 12 msi 1883. Uècè'li^ lu 7 mars I9U3. 

fiouTRuuE (Alexandre-Antoine), ancien aiocal à la Courd'appel da Paris, 
ancien agrH au Iribunal de comoierce de la Seine. — Elu membre 
detaSbciélA le30 juin 1891; vice-présidenlcn 1896; président en ;I8S". 
ttecèil« le 3 février 18M. 

Uhuxet m I'hesle (Wladimir), membre de l'InsliLuL (Aeadémie des ins- 
rriplions el belleiî-lellrei'), prcifesseur de grec moderne k l'I^uote sp('- 
fiale des langiieE orienUles vivantes, — Membre de la Soeièlé en 
1867 : préEldenl en 1808. Uècêd^ le ta septembre 187Ô, 
CtMNEL (L'ablié), aumdnler de l'IlApital miliUire de Lille. — Élu mem- 
tire de la Sodélù le 5 dtuembru tSBI. btcidè le 3S mars 1809. 

CARHitHE (Aiigusle), direi^tour d'études pour les langues hébraïque, 
ulialdaltiue el syriaque â l'Ëeole pratique des liautes éludes, profes- 
seur de langue arménienne à l'École spéciale des langues odenlales 
vivantes. — lîlu membre de la Soeiélé le 10 février 1873; vice-prési- 
denlen 187:> el 1871!. Décidé le !5 janvier 1WS. 

Ci(*BLiis (PhilarÈle), professeur au Collège de France. — Élu membre 
de la Sodélé le 15 février 1873. liécûï nolillé k lu Société le 19 juillet 
■ 1873. 

CiiAsaANii(JfflHe.ilii(Dr'ne-.\1exis), inspecteur général de l'Université. — Élu 
membre de la Société le IS novembre 1870. Décédé le 8 mors 18SS. 

Cuor>XKD (Alexandre), ancien chargé de cours au Cullé|i;e de Krnncc et h 
l'Ecole spéciale des langues orlenlales vivantes. — Hembre du la Su- 
ciÉté depuis l'ori^itine. IMcés nolillé i la Société le ISjnnvipr IHQ-J. 

UAHUKSTKTEn (Arsénci, prufesseiir de langue et littérature rrnni;niM?:s du 
moyen Age h. la Faculté de» lettres de Paris, prufesseur a l'Êcule nor- 
male de jeunes fille» de Sèvres. — Membre de la Société en IH70. 
l>«cédé le <C novembre 1888. 

Dahuesteter (James), professeur de languui) el tiiiéralures de la Perse 
nu Collège de France, directeur d'études pour la tangue rende à l'Ëcole 
pratique des baufes étude;, l'un des directeurs de la Aeuue de Pari*. 
~ Ëlii membre de la Swiétil le '20 di^ccmbre 1873; vice-président en 
1881. IgKôel 1886; président en 1887. Décéda le 10 oclobre 189i. 

Derenhourg (Josepli). membre de l'Institut (,\ca<kmie des in:ici'iptians 
el bel le s- lettres), correcrlcur de la typographie orientale à rini{>rimerie 
nationale, directeur d'études pour l'Iiéli'reu talmudique cl raliliinique 
k l'École pratique des hautes éludes. — Membre de la Suciêlé depuis 
le 32 juiUet 1871. Décédé le 38 juillet 1895. 

liEvcc (Marcel), chargé du cours de langue el de littéralure arabes ft la Ka- 
culLé des lettres de Montpellier. — Élu membre de la Société le 19 
février 1876; vice-président en 1878. Décédé en mai 1888. 

Ueville (.Gustave), ancien membre de l'École tmnsaise d'Athènes. — 
Membre de la Socièlë en 1807. Décédé en 1868. 

IliDiOB (Charle*), in^pprlenr RénrTnl ries ponts el chaussée» en reiraile, 
délégué génériil il.' 1 i ''-riiii i_ j'i. iTiirlénns. — Élu membre de la Société 
le 26 avril l»::i. I> ■ !■ ■■ i.-r 1882. 

D[DOT(Ambroi-.--l II .-.-. \ m- l.i Société en I8B8. Décédé en IH7ti. 

ltO8H0s(Simon-,Vr"'' . ir..r. ■-. m i l l l n.-idlédes lettre* de Clermont-Ker- 
rand.-Élu membn. •h- {» So.i.'l.' U- 1 i mai 1887. Décédé le 15 février 1893. 

liuvAu (Louis), directeur adjoint pour In grammaire comparée à l'I^ciile 
pratique des hautes études. — Élu membre de la Société le 6 décembre 




I 1" JBMïicr 1 



n tS73. Dècêdé en 18 
urne de Belgique. - 



mi; adniinislrateur ilii 1" jntivjcr IS92 è jiiilliM 1003. ll^o^i]i> le 
Il juillet 1903. 

Eoceh (Emile), mombre ûe rinslllut (Acadtmlo «les inturriplluns el 
bellGS-1eUre.'<),prore5B«ur d'éloquence )ireci|u« h la Far.iiUé d«s lellres 
de Pari». — Frésidenl de la Sodélè en 1866, 1870-71 cl 1B76. VéeMè 
le 31 aoâL ISS». 

EiCHTiiAt.(Gui;lsve u'). — Uenjbre de la SoL'iélé ilepuis 1867. Itécéd^ en IBM. 

Fleuhy (Jesnl, lerleur k l'IIniversilri imitèriale de Saint- P^lsrabourf. — 
£lii membre de la Soriéte le 21 décembre IBT8, Decèdè en juillet ]H9i. 

Floiiêst-Ufèvhe, depuis. - Élu membre de la Sodéie le S9 mars 1873. 
aictài en 1887. 

PoiiHMSH (Eugène), docteur en mùdetine el ts seieneas naturelles.— 
Membre de la Société depuis l'origine. UêcL-dè le 10 juin ISSS. 

Garmigr [Charlti'Frantoit-l'avl-CttcMiaa), lauréal de l'Institut (prix Vol- 
ney,189S). — N« à Paris le S4 juillet 1872, mort A Parid le (septembre 18M. 
-- Inscrit comme membre perpétuel de la Société le 37 mai 1809. 

Georomn (Professeur R' C.-D.) — Itlu membre de la Sucièté le 21 mars 
1875. Dicèdè en 1888. 

GoDK»Dt (Frédéric). — Élu membre de la Société le Si mai I87U. 
Décédé en 1897. 

GOLDscuHiDT (Siegfried), professeur de sanscrit A l'Onivcrsité de Strs.s- 
bourg.— Élu membre de la Société le S mai 1869. Décédé la 31 janvier 
1881. 

GoL'u-CT. — Élu membre de la Société le 7 ju 

llRAMHjAONAiïE (Charles), sénateur du roy 
membre de la Société le ïi ayri! Igfl9. 

Graux [Charleâ-Henri), maître de conférences de philologie grecque a 
l'Ëcole pratique des hautes études, maître de conférences d'histoire 
grecque à la Faculté des lettres de Paris, bibliothécaire S la bibliothèque 
de l'tTniïersité, l'un des direfleurs de la fieeue de philologie, de lilli- 
ralure el il'hialoiit anciennes. — Élu membre de la Société le 9 mai 
1874. Décédé le 13 janvier 1883. 

Gbïahd (Oclare), membre de l'Institut (Académie française el Académie 
des sciences morales et politiques), vice-recteur honoraire de l'Acadé- 
mie de Paris. Élu membre de la Société le U décembre IS8U. I>écédé 
le !5 avril 1904. 

Griublot (Paul), ancien consul de France ù Ceylan. — Membre de la So- 
ciété en 1867. Décès notifié k la Société le 1 juin 1870, 

GuiEvssE (Georges-fuffjne), élève de l'École pratique de» hautes études. 
— Élu membre de la Société le 11 février ISSS. Décédé le 17 mai 1889. 

GuvABD (Stanislas), pi'ofesseur de langue arabe au Collège de France, 
maître de conférences de langues arabe et persane à l'École pratique 
des hautes éludes, correcteur de la typographie orientale & l'Impri- 
merie nationale, l'un des directeurs delà Hevue Cntiiiiie d'hitlaire el de 
litliralure.— Élu membre de la Société le 13 avril 1878, vire-présidenl 
en 188! et 1883; président en ISSl. Décédé le 'septembre l8Si. 

HauëCIIKn (Docteur).— Élu membre de la Société le juin 1877. Décès 
noUné A la Société le 5 avril 1870. 

Hanuse (Jean), professeur agrégé A l'Université de Vienne (Autriche). — 
Élu membre de la Société le 25 juin 1887. Décédé le 26 juillet de la même 
année. 

llAHLEi (Mgr Charles DE), professeur h l'Université de Louvain. — Élu 



■ 



- I>j - 



membre de la 9ocièlè le l» 
IIatzpeld (Adolphe), pro[e> 
k U Faculté des lettre 
J"tÈïrier 1873, Décédt 



i de Gr 



.embre 1870. Dccèdè lelt juillet 1899. 

lycée LouiS'le-Grand, ancien proresseur 

noble. ~ Élu membre de la Société le 

aobre 1900. 



lUuvETTK-BESNtuLT, directeur d'étudBs honoraire fc l'École pratique des 
hautes éludes, conservateur adjoint de la bib!ioth6que de l'Universilé. 

— Membre de la Sociélù depuis 1870, Décédé le S8 juin 1888. 
tlEtxRicu (G.-A.), doyen de ta Faculté îles lettres de Lyon. — Membre 

de la Soeiité dcpuia 1867. Décédé en 1SB7. 
llKRve [Camille). — Membre do la Société en 1867. Décédé le 30 août 1878. 
IIOVBLACQIIE (Abel). professeur & l'Ëcolc d'anthropologie. — Élu membre 

de laSocièLé le 4 décembre 1860. Décédé en février 189li. 
JiiCKSOS (James), archiTiste-bibliothÉcaire de la Société de Géographie. 

— Élu membre de la Société le 2i juin 1879; donateur, Décédé le 17 
juillet 1805. 

Jaubent (Le comte), membre de l'Institut. — Hembre de la Société de- 
puis 1868. Décédé le 1" janvier lS7â. 

JoioN, député. ~ Présenté pour être membre de la Société dans la 
séance du 2 décembre 1879. Décès notinè à la Société le juillet 1881. 

ivnns (Le docteur A. -C), ancien médecin principal de première classe. 

— Membre de la Société depuis l'origine. Déeédé le 17 janvier 1873. 
La Rehue (Cdmille as), employé au cabinet des médailles de la Biblio- 
thèque nationale, l'un de» directeurs de la Revue Critique iThiitaire el 
de litlêratait. -~ Élu membre de la Sodi' té le 3 décembre 1870. Décédé le 



13 n 



s 1878. 



H 



Lacbaisk (L'abbé Romain CzsnKAs). — Membre de la Société en 1867. Dé- 
cès notilié h la Société le 26 avril 1873. 

Lacoupenie (Docteur Albert TenRiGN he), ancien professeur de philologie 
indo-chinoise it l'University Collège de Londres, directeur du Babyla- 
nianand Oriental Recueil. — Ëlu membre de la Société le S février 1889. 
Décédé le H octobre 1894. 

Lahbrcor, professeur A. l'Lîniversilé de Jassy. — Élu membre de la Société 
le 36 mai 1877. Décès notifié k ta Société le 17 novembre 1883. 

Lkkobuast (CAorfaj.FrançoIa), membre de l'Institut (Académie des ins- 
criptions et belles-lettres}, professeur il'ftrchèologie près la Biblio- 
thèque nationale. — Membre de la .Société en 1867. Décédé le S dé- 
cembre 1883. 

Le SAtTiT (François), ancien oflldor. — Membre de la Société en 1866. 
Décédé en 1867. 

LilvY (R.), inspecteur général de l'instruction publique. — fAa membre 
de la Société le 24 janvier 1871. Décédé le 24 décembre 1884. 

LiËTARD (le docteur Alexandre), médecin inspecteur des eaux, corres- 
pondant de l'Académie de médecine. — Membre de la Société en 1866; 
vice-président en 1902 et 1903, président en 1901. Décès notifié h la 
Société le 13 février 1904. 

lATtut (Maji7iHlien-Paiil-Émi]e}, mcmbi'e de l'Institut (Académie fran- 
cise et Académie des inscriptions et belles-lettres). — Membre de la 
Société depuis 1868. Décédé en 1881. 

Lies (Isidore), professeur au Séminaire Israélite, professeur libre â l'École 
pratique des hautes études (section des sciences religieuses). — Étii 
membre de la Société le 19 décembre 188Û. Décédé le ! juin ISBi. 



-Uu - 

LOTTiEH (Le ilorleur Knrl), ancien praresï^ur à Trinily Collège (UtibliR). 

— Membre de la Sncitli! en 18U7. Décède le 5 airil 1873. 
LUTOSUVSKI (Klanlslos). Élève de l'Cniversitè de Dorpal. — ISlii membre 

lie 1» Société le m décembre 1885. Décèa nolifiè k In Société le 

18 février 1892. 
HiiLVoisw (Edouard), agi-égé de l'ilniversilé. — Membre de la Société 

depuis 1865; bibliothécaire du 7 février 1880 au 31 déœmbre 1881. 

tlécédè le 5 janvier 1895. 
MïssiEU bE Clerval. — Membre de lu Société depuis 18tl6. Décédé le 



ISjui 



18%. 



Mathieu (E.), traducteur aux établ isolements Schneider. — l-jlu membre 
de la Société le 8 mars llttM). Wcèdé le 39 décembre 1897. 

HtUHï (/.oint-Fsrrfi'nanJ-.Urred), membre de l'InsLïtul (Académie des ins- 
criptions et belles-leltrea), protesaeur d'histoire cL morale nu Hollégede 
France, directeur d'êludes â l'École yjraliiiue des liautca études, ancien 
directeur des Archives nationales. — Membre de la ^ciêLè en 1868. 
Wccdé le 12 février 1892. 

Henaoios (UemeLrios rr), docteur en droit et en philosophie, attacht au 
ministère des alTaïres étanKéres de Russie. — l^lu membre de la 
Société le 10 janvier 1871. Décédé en 1891. 

MBftLETTE (jlHjiu/e- Nicolas). — Élu membre de la Socièlé le 20 novem- 
bre 1880. Uècëdê le 13 mai 18S9. 

Meunieb (toBM- Francis), docteur fes lettres. ^ Membre de la Socièlé en 
1866; trésorier de 1S7S h sa mort. Décédé le 11 mars 1871. 

NKtBn iHaurice), ancien suppléant au Collège de France, ancien pro- 
fesseur k la Faculté des leltrus de PoiLicra, inspecteur de l'ensei- 
gnement primaire. — Admis dans la Société en 1808. Décédé en 1B70. 
HoHi. (D' K.-Ceo.), dîplAraf' de Tl^cule pratique des hautes éludes, lauréat 
de rinslitul de France, proresseur agrégé de jihilologie romane à l'Uni- 
vursilé impériale et r')}a1e, profesïeur 6 la Cesko-slovanskà Akademie 
obchodni. — ^lu membredela SociéU le SI novembre IK85-. adminis- 
trateur en 1890 ei 18S1 . — Uéuès notilii à te Société le 31 seplembre IflOi. 
HàisT (Henri), notaire honoraire, juge honoraire au Tribunal civil de 
Llaieux. — Ëlti membre de la Société le 12 juin IRTô. Décédé le 3 no- 
vembre 1880. 

BONT.VLK (y.-If. E. PoTOCKi IM!), professBur à Iniversily Collège, Auckland 
(Rouvelle-Zélande). — I^lu membre de la Société le 18 juin 1898. DË- 
cédé le 6 septembre 1901. 

Hum (John), i;urrespondanI de l'Institut de France (Académie desinscrip- 
tions ei belles-le lires).— Élu membre de la Société laSI novembre 1B68. 
Décédé le 15 mars 1882. 

Hiootes (0.), professeur au lycée Janson de Sailly. — Élu membre de la 
Société le tSjuUIel 1878. DècËs nulllié h la Suclélé le 3! décembre 1888, 

Pankien fLéopold), allarhé ft la Bililiolhéque nationale. — ftlail membre de 
laSocîétélel"révrr.Tl«-o. |..-.,-,..,!.-iiHr Sla Sodé lé le 20 novembre 1875. 

Paplonski (J.), dirciii' i ! ■ ' !■ ■ i.- -.oiinl» ni muets de Varsovie. — 
Élu membrede II-" :" ■ ■. i isiK). DécÉdéle'MnovembrclSSà. 

Panib (GasUiii-Briin"-i\v:iii '. i,' l'Inslilul (Académie française 

et Académie dm iiisc'ripii'>ns ut liiHIci^-lc lires), proteBseur de langue et 
littérature françaises du moyen Age au Collège de France, administra- 
teur du Collège lie France, président honoraire et directeur d'éludés 
pour la philologie romane t l'École pratique des hautes éludes, l'un des 



k 



ilirecteurs de la nomimio, — Membre de la Soeiètè en 1B87; Tiee-préïi- 
Jent en t86S, en 18TD-IBT1 el en 1873; président en 11(73; membre 
perpétuel. Décidé le S mars 1003, 
Pauu (CarJ), docteur vn pbil(isopbi«, proressrur an I.yeiïe cnnionul, 
Lugono. — l^tu membre <le la Société le 3 mars 1R83. \)èeêdb en 

■odi tooi . 

PEnno II (S. H. dom), empereur ilu Drésil, assocJË étranger de l'Inslitut 
lia France (Académie des Sciences), — Membre de lu Société depuis le 
13 mai 1877. Dûcédé le 5 décembre 1891. 

l'EtL*T, doyen do la Pacullé de droit de Paris. — filait membre de la So- 
ciété le 1" révriur tB70. Récits nolillÈ â la Société le 18 novembre I8TI. 

Pkrron (Aleils), ancien professeur au lycée LoulS'le-Grand. — Admis 
dans la Société en 1868. Décès nolilié h lu Société le 7 décembre 1878. 

Viol* (Chatlea-Marlin), ingénieur hydrographe. — Membre de laSociéli.^ 
en 1867; vice-président en 1873 elen 1888; préaident en ISTleten 188». 
Dècédê le 31 février 1S9S. 

POMTOM n'AuÉGODiiT (I.* vicomte Gustave dr). — Membre de In Soriélé en 
1866. nécès notifié i la Société le 2» janvier 1888. 

QuEUï DE Salit-IIilaiiik (Le man)uis de). — f.\a membre de In Société ie 
t novembre 1882. Décédé en novembre 1880. 

Raubaud (Jenn-RHptiate-/<ntoin#), capitaine breveté d'artillerie coloniale, 
chevalier de la Légion d'honneur filn membre de In Société le 7 dé- 
cembre 1000. DécËs nolitiè i. la Société le 18 juin IBOt. 

ftcNiix (Jai«p A-Ernest), membre de l'Institut (Académie frnntaist 
Académie des inscriptions et belles-lettres), administ 
lie France. — Membre de In Société depuis l'origii 
1SS7. Décédé le 3 octobre 1892. 

RErfiER {Chartea-Alphonse-Lbon), membre de l'Institut (Académie dee 
inscriptions et belles-lettres), professeur d'épigrapble et antiquités 
romaines au Collège de France, président de In section des sciences 
hisloriques et philologiques it l'Ëcole pratique des hautes études, 
conservateur de ta Blliliolbèque de ITniversitè. — Admis ilans la 
Société le 21 avril I80B. Ilécëdé le 11 Juin 1885. 

IliANT (Paa\- Edouard DmiGR, comte), membre de l'Inslitut (Académie des 
inscriptions el bel les -lettres). — Membre de In Société en 1807. Décédé 
en décembre 1888. 

IticocHON [Le docteur Jean), conseiller général des Oeux-Sfevres. — f,lu 
membre de la Société le 21 février 19O0. Décédé le i mai 1903. 

BiEUABs (Olhon), maître de conférences à l'École normale supérieure et 
Il l'École pratique des boutes éludes, l'un des direeieurs de la Hevue 
de p/iilologit. de liltéralufe tl d'hitloire anciennes. — Élu membre de la 
Société le 3 décembre 1881. Décédé le 10 août 1891. 

RiBuiOBB. — Élu membre de la Soeiélé le 15 mars 1873. Décédé le 
U janvier 188i, 

KocHEMO.iTKix (fr^^ric-Jote/iA-MaKence-Rene' de Cualvet, marquis d£), 
professeur libre & la Faculté des lettres de Pariii. — Élu membre de la 
Soeiélé le 7 juin 1873; vice- président en 1880 et 1890 ; président en 
1891. Décédé le 30 décembre 1891. 

non EL (Charles), chef d'escadrons de cavalerie en retraite. — Élu membre 
de la Société le Sjanvier 1881. Décès noliGé â la Société le 26 juin 1886. 

Rovsi (Le vicomte Emmanuel de), membre de l'Inslitut (Académie des 
plions et bel les- lettre a), professeur au Collège de France. — 



irdu Collige 
le; présidenl en 



— lïiv — 

Membre de la Sociélè en 1S9T. DëcèB notill£ A la Sacifclé le t jan- 
vier IS73. 

ituDt (Charles). — Membre de la Socittë depuis l'orii^ine. Décès noUnè h 
la Société le 10 juin 1893. 

Sayods (Éiiouaril), prolesseur i la Facullë des lettres de Desanvon. — 
Ëlu membre de la Sociélè le â mai ISXa. HécéM le 10 jnniier 1898. 

ScHtCBEU (Ch.)- — Membre de la Société depuis l'origine. lIÉcèanolîliÊk la 
Société le 8 décembre ISB8. 

SEJI.UÈRE (Aimé). — Élu membre de la Société le 13 février 18M. Uècés 
nollDé K la Société le IS novembre IH70. 

Tiiolo);aii (Le tl' Désiré-Joseph), médecin principal de l'armée Française, 
membre correspondant de l'Instiliil (Académie des Sciences), et de 
l'Acadéaiie de médecine, premier médecin de S. H. le Chah. — Élu 
membre de la Société le 18 avril 18SS. Décédé le 30 juillet 1897. 

TMi;noT(Franfoû-Ctiarleg),membrederinBLilut(Académledes inscriptions 
et bel les- lettres), mallre de conrérence^ h l'Ëeole normale supérieure, 
l'un des directeurs de la Keeue de philologie, île litléralurt el tf/iiilairr 
aneiennea. - Admis dans la Société en 1868 ; vice-présidenlen 1870-71 ; 
président en 1S73. Décédé le 17 janvier I88S. 

ToDD (J. Herilho'ii), senior fellaw. professeur d'hébreu et conservateur de 
la bibliothèque, b Trinily Cullege(Dubliij). — Admis dans la Société en 
1868. Décédé le ÏSjuin 1869. 

ToL'R!iiEii ([Edouard], directeur d'études pour la philologie grecque h 
l'École pratique des hautes études, mailre de conférences h l'École 
normale supérieure. — Membre de la Société depuis l'origine ; vice- 
président en 1872. Décédé le 29 mars 1899. 

VitïssE (Léon), directeur honoraire de l'École des sourds el muets. — 
Membre de la Société en 1866; président en 1875. Décédé lelO juin ISSt. 

V AU-EMTi N ( I. u doute- f.u c ien- Ma f A if u-Flo ri an), substitut du procureurde la 
République ï Uonlélimar, directeur du BuUelin épigmphlque de la 
Gaule. — Élu membre de In Société le!l janvier 1882. Décès notiHé A la 
Société le 9 juin 1883. 

Van nEB Ïuet (J.), professeur A l'Université d'Ulrechl (T'ays-Bas). — Élu 
membre de la Société le 1 1 mars 1893. Décès notiné A la Société le 
13 novembre 1902. 

WnAHTo^ (Edward-llo.'is), feliou and leclurcr or Jésus Collège (CxTord). — 
Ëlu membre de la Société le 7 février 1891. Décédé le 1 Juin IS96. 



NÉCROLOGIE 



M. Louis Duvau, adrainislrateur de la Société, est mort à 
Angers, le 14 juillet lOttî. à Tàge de 39 ans. 

Quelques dates suffiront à résumer les événements d'une 
vie tout unie, entièrement consacrée à la science. 

Né à Saumur le 12 juillet 1864, L. Duvau a fait ses études 
au Ijcée d'Orléans. Boursier de licence de la Faculté des 
Lettres de Paris et licencié en 1883. boursier d'agrégation 
et agrégé en 1884, Duvau reste à P.iria pour poursuivre lei 
études scientifiques qu'il avait abordées durant la prépara- 
tion de ses examens ; il prend part alors pendant deux ans aux 
conférences de l'Ecole des Hautes Études, passp un an en 
Allemagne, où il suit notamment les cours de rUniversité 
de Leipzig; en 1887, il devient membre de l'École française 
de Rome, d'où il revient pour être nommé maître de confé- 
rences à Dijon et, au bout de doux mois, passer de là à Lille 
Kn 1891, il entre à l'École des Hautes Études en qualité de 
maître de conférences de grammaire comparée; son ensei- 
gnement y porte sur le latin et les autres dialectes italiques 
et sur les divers dialectes germaniques, notamment sur le 
vieil islandais. Enfin il a été remplaçant de M. M. Bréa) au 
Collège de France durant le semestre d'été 1901 , cl il avait 
commencé à le suppléer pour l'année 1902-1903 quand, au 
même d'une de ses leçons au Collège, à la fin th- 
décembre 1902, il a été terrassé par une crise violente de la 
maladie d'estomac dont il était atteint depuis longtemps et 



- I\v,i - 
qui devait l'emporter après quelqupt^ mois de cruelles souf- 
frances stoïquement supportées. 

Les publications de L. Duvau sont brèves et peu nombreu- 
ses. Plusieurs causes y ont contribué. 

Tout d'abord le mauvais état d'une saiité altérée depuis 
longtemps. Lors de son séjour en Italie, Duvau avait été 
atteint de la malaria et l'on sait avec quelle intensité l'in- 
fection paludéenne retentit sur tout l'organisme. Puis est 
survenue une maladie d'estomac, dont notre regretté confrère 
dissimulait les souffrances avec le courage muet et la dis- 
crétion hautaine qui le caractérisaient, maïs dont les redou- 
tables ravages étaient apparus depuis bien des années déjà 
aux veux de tous ses amis. 

En second lieu des occupations singulièrement multiples et 
variées. Enseignant d'abord dans les facultés. puisàl'Ëcole 
lies Hautes Études et enfin au Collège de France, Duvau a à(l 
s'adapter successivement à (le.s auditoires très divers el tou- 
jours exigeants et fournira chaque fois uuoffort nouveau. En 
même temps, il était l'un des directeurs de la Revue de philo- 
logie (1888-1897), secrétaire de rédaction de la Revue Cel- 
tigue (1897-1901 }, et surtout il a été administrateur de notre 
Société de 1892 à sa mort. Or. il n'était pas de ceux qui 
prennent rien facilement; il envisageait dans toute leur 
étendue les charges des fonctions qu'il acceptait, et il s'en 
acquittait avec une conscience dont les scrupules ont sans 
doute contribué à ruiner sa santé; il y ajoutait même, n'ad- 
mettant ni négligence, ni imperfectimi dans les actes où il 
avait une part de responsabilité. 

Seuls, ceux de nos confrères qui ont été mêlés de près à 
l'activité de notre Société durant les dernières années ont 
pu entrevoir quel admirable administrateur était L. Duvau. 
C'est l'administrateur qui correspond avec les membres,- lea 
administrations, lea hommes d'affaires, les éditeurs et les 
imprimeurs, lai qui rédige les procès- ver baux des séances. 
prépare les séances nouvelles ou il seconde le président; lui 
encore qui. rédige le Bulletin, recueille les articles des 
Mémûires et|en surveille l'impression et la correction. On 
n'imagine pas ce qu'exige de démarches fastidieuses l'accep- 
tation d'un legs ou d'une donation, et nous avons été assez 



— invij — 

Ti'ëûrèiix puur recevoir l'un et l'aiilic daiiTS ces ileniièrés années. 
D'autre part, I.. Diivau veillait avec une attention inquiète 
à éviter à k Société toute démarche imprudente, tout pré- 
cédent dangereux. Il ne faisait rien dont il n'eiM prévu les 
conséquences les plus lointaines. La Société profitera long- 
temps de l'ordre parfait qu'il a mis dans ses affaires, des 
règles prudentes qu'il a posées, du bon renom que sa gestion 
lui a donné, et, si elle rend à la sL-ieuce des services, on ne 
devra jamais oublier qu'elle le doit pour une large part au 
dévouement d'un administralc^ui' qui lui a donné beaucoup 
de son temps et qui a sacrifié à l'œuvre commune des forces 
qu'il aurait pu consacrer à ses propres travaux. Un tel 
administrateur est comme un second fondateur, et notre 
Société ne lui gardera jamais un souvenir assez reconnais- 
sant. 

Des scrupules scienliliques ont d'ailleurs largement con- 
tribué à retenir L. Duvau de publier avec abondance ; il 
était trop fier puur envoyer à l'impression des pages banales 
ou des hypothèses demeurées vagues et incomplètement 
mûries. La maladie et une mort prématurée ne lui ont pas 
permis de donner toute sa mesure, ni même de tirer parti 
de ta masse d'observations qu'il avait amassée; mais il a 
marqué son passage dans la science par des idées person- 
nelles dont on essaiera de faire ressortir l'intérêt et l'origi- 
ualitê dans un article du prochain cahier de nos Afémnîres: 
On ne saurait rendre ;i sa mémoire un meilleur hommage 
que de résumer les éléments dispersés de l'œuvre qu'il n';i 
pu achever. 

A. Meillut. 



L'Annuaire pour 1904 de l'Écule des Hautes ËtudeH, section his- 
torique et philolof^ique, renferme les discours de MM. Châtelain et 
Bréal las sur la tombe de L, Uutbu le 1S juillet I9U3 (p. 133 et suiv.). 
Un trouvera aussi une courte notice de M. U. d'Arboisde Jubainville 
dans la Revue Celtique (année I9(i3. vol. \.\iv, p. 331), 



OCTAVK (iRKAKU 



Octavi» GK'ard iip c<miptait [leul-iHre pas iiu'aii nombre 
des sociétés et des corps ^avanls où Ton déplorerait publî- 
(juemeDt sa perte, tiguierait la Société de Linguistique. 
Comme il n'avait pas de mémoiro pour les services qu'il 
rendait, il avait sans dout^ oublié que nous étions ses ohli- 
t(és. Mais; nous nous en souvenons et nous pensons que le 
moment est vfmu pour nous de reconnaître comme il con- 
vient l'honneur de l'avoir eu pour confrère. 

Il s'était fait recevoir membre de notre Société, il y a en- 
viron quinze ans. un peu sur mon invitation. C'est que cet 
humaniste délicat, cet éducateur hors ligne, ce recteur le 
plus éminent que l'Université ait possédé depuis RoIUq, ca- 
chait en lui un observateur attentif des faits du langage. 

Bien des fois, en revenant ensemble de la rue de Grenelle, 
nous avons discuté des questions de philologie. C'était pour 
lui. on même temps qu'un délassement, une source d'instruc- 
tion dont il savait apprécier la valeur. On ne trouvait pas 
trace chez lui de cette défiance qu'on a pu voir chez quel- 
ques-uns do ses contemporains, pour qui, après tant d'an- 
nées, nos études n'ont pas cessé de paraître de nouvelles | 
venues. On lesentaii, au contraire, curieux d'enseignements J 
dont peu de chose avait pénétré à l'École normale de son 
temps. 

Outre une parfaite bonne volonté, il apportait à ces ob- 
servations un esprit tout plein du suc de l'antiquité clas- 
sique Plus d'une fois, à l'occasion d'une étj'mologie latine, 
il citait aussitôt un vers de Virgile, un passage de Quinti- 
lien, pour confirmer, compléter ou rectifier mes conjectures. 

.l'ai fait allusion tout à l'heure aux services qu'il nous 
avait rendus. Vous savez que notre Société, à ses débuts, 
n'avait point de domicile. Elle avait à choisir entre ces 
deux partis : recevoir chez de bienveillants confrères une 



— lîii - 

hospitalité toujours incertaine, ou dépenser le plus clair de 
ses ressources en frais de local, La protection deM. Gréard 
nous a tirés de ce dilemme : il nous a donné un asile d'abord 
dans la salle Gerson, ensuite dans la vieille Sorbonne, et 
finalement dans la nouvelle Sorbonne. où nous sommes les 
h6tes de l'École des hautes études, et où nos destinées er- 
rantes se sont fixées. 

Ceci me fait penser au changement qui s'est produit au- 
tour de nous, et dont M. Gréard a été successivement le 
guide, le témoin informé et l'historien. A la place de la bâ- 
tisse noire et incommode oii la Facultédes Lettres, pour tout 
domaine, disposait d'une unique salle de cours, il a vu 
s'élever ce palais spacieux et riche de tous les perfectionne- 
ments de l'architecture moderne. Mais même en présence 
de ces progrès, il gardait un souvenir reconnaissant à la 
Sorbonne qu'il avait connue en sa Jeunesse, k la Sorbonne 
de Cousin et de Villemain. C'était un trait de son caractère, 
de chercher l'unité sous les différences et de relier le pré- 
sent avec le passé. Ne s'est-îl pas félicité d'avoir ramené 
au jour le plan des fondations de la Sorbonne de Saint- 
Louis?... 

Je vois qu'insensiblement je dépasse mon intention pre- 
mière et que j'en suis venu à vous parler, non pas seule- 
ment du linguiste, mais du philosophe, de l'administrafeur 
éminent qu'était M. Gréard. J'espère que vous me permet- 
trez de me laisser aller encore un instant à mes souvenirs. 

.\ la différence de Victor Duruy. qui passa presque sans 
transition de sa chaire de professeur de lycée au plu^ haut 
échelon universitaire, Gréard a séjourné régulièrement à 
tous les degrés de la hiérarchie. Mais, comme on l'a dit, les 
places prenaient de l'importance quand il les occupait: elles 
avaient l'air de s'agrandir. Far lui, on a su tout le bien que 
pouvait faire, toutes les améliorations que pouvait réaliser 
un directeur des écoles de la Seine, un inspecteur d'Acadé- 
mie, un vice-recteur. Ce n'est pas une note en faveur de nos 
institutions politiques, qu'un tel homme soit officiellement 
resté toujours en sous-ordre. Mais il [l'avait pas l'air d'en être 
gêné, et le public, en le voyant, ne s'en apercevait guère. 
Quand, dans un jour de fête, il faisait les honneurs de la 



— 1m — 

Sorbnrnft. — si haut placés {jue fussent, les invitps. — à la 
sûreté du regard, à l'urbanité souriante de l'accueil, nn 
croyait voir, on reconnaissait le maître de la maison. 

Si l'on pense à la quantité d'affaires qu'il a en à traiter, 
parmi lesquelles les actes de sévérité, les rappels à l'ordre, 
les refus n'ont pu manquer, nn est étonné de l'unanimité dés 
reprots qu'il laisse après lui. Il a eu les plus magnifiques 
funérailles qu'un fonctionnaire puisse ambitionner : sans 
ronvfication. sans di^légation, tout le personnel qu^'il avait 
si longtemps dirijl^ê suivait son cercueil, et il était aisé de 
voir qu'il ne s'agissait pas d'un deuil de commande. Il con- 
naissait individuellement ses subordonnés, prenait sa part 
des événeuients de leur vie. était leur confident et leur con- 
seiller. Volontiers, il allait aux oubliés et aux dédaignés ; un 
mut aimable Iracé «l'une plume alerte et habile à saisir l'a 
propos, venait vous surprendre et vous rappeler! c'étaient ses 
propres termes] o que le recteurveillait o. Infatigable au tra- 
vail, il avait l'babiiude de prendre pour lui les besognes les 
plus ingrates. Au Conseil supérieur, dont il était le membre 
le plus laborieux, il a usé cette année les dernières forces 
de sa vie sur l'amas des affaires conl^ntieuses. 11 changeait 
d'objet sans effort, en homme accoutumé à recevoir des 
visiteurs de tout ordre, préoccupé des idées les plus diver- 
ses. Après l'avoir entendu traiter avec compétence de 
l'aménagement des salles d'asile ou des mérites respectifs 
de deux bouliers-compteurs, je lai vu, sur les plu* grandes 
questions, émerveiller le Conseil par la lumière de sa mi- 
son, par l'impartialité de son jugement, par la chaleur vi- 
brante, quoique toujours contenue, de sa parole. J'ai ét« 
plusieurs fois témoin du fait suivant : une question avait ét^ 
débattue sous ses divers aspects par différents orateurs 
avec compétence, .ivei: force, avec hauteur de vues. Il «ent- i 
blait qu'il ne restai plus rien à dire. M. Gréard prend alors' \ 
U parole, reprend les divers arguments pour les classer 
selon leur importance, et se plaçant â un point de tue supé- 
rieur, attire â lui les convictions, met fin aux incCTiitades 
et décide le vole. C«ux qui l'entendaienf pour la première 
fois avouaient qn'ils ne s'atieodaient pas :i et- spwwcle. 

.Ainsi il a été quarante ans. Durant celte période tour- 



mentée où il a vu se succéder tant de ministres, se faire et 
se défaire tant de programmes, il représentait la poursuite 
persévérante, jamais découragée, du progrès. Comme tous 
les hommes d'action, il était optimiste : à travers le désor- 
dre apparent il découvrait Tordre nouveau qui sortait de 
terre. Même les mesures qu'il avait vues avec inquiétude, 
en serviteur dévoué du pays, il s'appliquait à en tirer parti, 
à les rendre viables, à les dépouiller de leur intransigeance 
et de leur impossibilité première. En regard des Arnold de 
TAngleterre, des Bonitz deTAUemagne, il a montré ce que 
pouvait être de nos jours, en France, dans nos écoles, sur 
ce sol en mouvement, un homme supérieur et un sage. 

Michel Bréal. 



% 



' r^ '-.-.C::. 



VARIÉTÉS 



SUR QUELQUES MOTS FRANÇAIS DURIGINE 
OBSCURE 



ANCHOIS, BRAILLER. CALIN, ESCAMOTBS, FARAUD, FLON-FXON, 
SERVIETTE, PIAILLER, PIOLER, PTAULBR, PEPIN 



1" ANCHOIS est anckoa, anchova ea Espagnol, d'où le 
Basque anchova; anchova en portugais; anchoie en vieux 
Français et. enfin, asciui/a en italien. Mahn veut tirer ces 
mots lin Basque; anzo, a, anlzti, a <c sec, desséché », Cet 
érudit ne nous semble pas plus heureux iui que dans sa tenta- 
tive pour faire venir également notre terme •< savate » de 
l'Euskara. Oelteépithète de « sec, desséché » pourrait con- 
venir au hareng saur, nnn à l'anchois que l'on mange en 
salade. 

Le& noms germaniques de ce poisson nous en donnent. 
croyons-nous, l'étymolugie véritable. Il s'appelle anjovix 
en hollandais, ansjovis en suédois. Serait-il téméraire d'y 
voir une contraction du latin ansa Jovis « poignée, prise de 
Jupiter ". Un passage de Plutarque iVie de Numa) nous 
paraît expliquer cette bizarre dénomination. On y voit le 
successeur de Romulus obtenant que l'on sacrifie au maître 
de l'Olympe des anchois au lieu d'hommes pour purifier les 
lieux frappés de la foudre. 



2* BRAILLER uoiis semble se rattacher au portugais 
baraHar » battre les cartes, troubler, mettre eu désordre ■>. 
à l'espagnol bat-niar, même sens, mais avec chute ilc la 
voyelle de ta l" syllabe, comme dans « vrai ». de *vitr']ni ; 
u ouvrir o, tVoperire. L'origine première de ces termes, ne 
aerait-ce pas la racine celtique bar que M. Whitley-Stokes 
nous signale dans le gallois bâr « crdère, indignatioi) •>, 
irlandais Âara u irrité, coléreux «, vieux gaulois barann 
c< colère, fureur»^ Est-ce le même élément radical que l'on 
retrouve dans le latin ^cnV*? C'est ce que M. Whitley-Stokes 
semble disposé â admettre. 

3" CALIN nous fait tout l'effet d'être pour un primitif 
cnrin, de même que blonde, terme de vénerie désignant les 
mamelles des femelles de quadrupèdes carnassiers et qui n'a 
rien â faire avec l'adjectif « blond », est pour bronde, 
encore employé dans plusieurs dialectes français, du Bas- 
breton vron H mamelles n. En un mot câlin doit avoir été 
pris à l'Italien caruin, diminutif de raro n cher «. 



V ESCAMOTER est rattaché parDarmesteterâ l'espagnol 
fscamolar, escamodar, pris au langage des Bohémiens et 
synonyme de n changer de place ». Ne serait-ce pas l'espa- 
gnol qui aurait été pris au français ï Escamoter, somme toute, 
si nous faisons abstraction de la syllabe fréquentative 0/ 
\ynj . tremblolter As trembler ; tapoter Ae taper; papoter d'un 
archaïque pa;>^j' ; clapottvr tiré de l'allemand X7fl/)/)eH « faire 
du bruit ») nous a tout l'air de devoir être rapproché du 
portugais escambara troquer ». de l'italien scaj/ibwre, m. s. 
Ce dernier nous ramène à une forme latine cambire relati- 
vement récente, puisqu'elle se rencontre pour la première 
fois dans Apulée. On a voulu y voir le grec KàfAiîîiv, xâ[j.iK»iv 
u courber, plier 0. Cela ne convient pas trop pour le sens. 
Mieux vaut, sans doute, se ranger k l'avis exprimé par 
M. d'Arbois de Jubainville fvoy. Revue celtique, t. XVIII. 
p. 107 (Chronique). Paris, 1897) et tenir le mut pour gaulois 
d'origine. Cf. irlandais cimb n argent, tribul n, litt. objet 
d'échange », pour un archaïque cai}*bis\ cîmbis <■ prisonnier 
de guerre », litt. « celui qu'on échange, que l'on r 



M 



pour uiie rannin n. M. Whitle^v-Stokes en rap|»ryche l'ai'iiio- 
ricàiii qiie~m, kemm « délai » et esqtteirt o échange n. Tout 
cela, suppose un vieux gaulois enmbio-n, kembi-on « troc, 
mijtatioD, échange ». 

5° FARAUD a oté rapproché, maïs sans motif bien décisif, 
de II lier •>, du lat. /erii.i. H uous parait assez naturel de le 
tenir pour apparenlé â l'Espagnol et Portugais faranle 
(i envoyé, interprête, héraut d'armes » dont l'origine première 
n'est d'ailleurs pas très cUire. En toutcas, s'il avait été pris 
au franc^ais, on devrait s'attendre à trouver en Espagnol 
plutôt /acflurf'' que /«;■««/?. 

6° FLON-FLON, synonyme de re.frain, qui nous semble une 
abréviation de jou;//on, qui est donné par le dictionnaire de 
Darmesteter pour désigner un cocon à tissu transparent. Il 
y aura eu chute de la syllabe initiale comme dans le grec 
-rpÔTTiia 11 table n, pour li-cpixt;!. Rapprochez-en l'Espagnol 
soplon u personne qui souille, délateur », litl, « soutfleur », 
de saplo « soutHer « ; le Portugais sapro et l'Italien ra^'w, 
d'un bas-latin subtatus. Ajoutons qu'en Vieux français flou 
voulait dire " flux de ventre », qu'en patois percheron/7wHer, 
veut dire " fâcher, se ineilre eu colère ». Tous ces mots 
s'expliquent assez naturellement du reste, même au point de 
vue sémantique, comme autant île dérivés de sou/per. 



7° SERVIETTE nous fait tout l'effet d'un emprunt direct 
k l'Espagnol servilleta (môme'sens), diminutif de ierr/Z/a 
« sorte de chaussure ». Ce dernier vocable lui-raérae provient 
de l'adjectif leruiV a qui sert, qui est d'un usage courant «, 
_N Rappelons- nous pas u servante » un petit panier à étages 
contenant les plats destinés au repas? S'étonnecarl-on que 
du nuqi d'une chaussure on soit passé à celui d'un objet de 
Xablei^ Quelque chose d'analogue n'a-t-il pas eu lieu pour 
uikre mot chuitASOii désignant une pâtisserie dont la forme 
avait paru rappeler un peu celte d'une chaussure déformée^ 



S" PIAILLER nous semble être au Latin pipire <t pioler » 

dans le même rapport que " criaUkr à irier. Il en constitue 



— Ixxv — 

la forme fréquentative. Seulement, il y aura eu chute d'une 
syllabe initiale comme dans gouailler, d'un archaïque 
gogiiayer. 

9° PIOLER, PIAULER suppose un Bas-latin hypothétique 
pipiolare dérivé lui-même de pipiolus, diminutif de pipio 
« pigeonneau ». Il y aura eu ici aphérèse de la syllabe ini- 
tiale comme dans le précédent. 

10* PÉPIN qui n'a, quoi qu'en ait dit Frisch, sans doute, 
rien à faire avec le Latin pepo « melon », nous paraîtrait 
s'expliquer d'une façon fort satisfaisante par le Béarnais et 
l'Italien />e/?e « poivre, grain de poivre », mais suivi de la 
finale diminutive in. Ce serait donc l'équivalent de « petit 
grain de poivre » et, par suite, « petit grain » en général. 

En vieux français, pépin désigne parfois un jardinier. Le 
nom de la graine aurait ainsi passé à celui qui la fait lever. 

Par exemple, nous ne supposerons aucun rapport étymo- 
logique entre tous ces mots et pépin, synonyme en argot de 
parapluie . L'origine de ce dernier vocable nous reste inconnue. 

De Charencey. 



CHARTRES. — IMPRIMERIE DURAND. RUE FULBKRT. 



BULLETIN 

SOCIETE DE LINGUIStIQUE 

N° S3. 



PROCES-VERBADÎ DES SÉANCES 



DU 19 Novembre 190'i au 17 Juin i90b 



L 



Séance uu 19 Novembre 1905. 

Présidence de M. A. Thomas, président. 

Présents : MM. lîauer, Benoist-Lucy, J. Bloch, Cabalon, 
Chilot, Cuny, Gauthiot, Lejay, 1. Lévy, Meitlet, Th. Keînach, 
Rousselot, Sainéan, Thomas. 

Absent et excusé : M. Biéal. 

Assistant étranger : M, Ernout agrégé de l'Université. 

Présentations. MM. Bréal et Meillet présentent pour être 
membre de la Société M. P. Reqnaud, professeur à l'Uni- 
versité de Lyon. 

MM. Meitlet et Gauthiot, présentent M, Alfred Ernout, 
agrégé de l'Université, 22, rue de Seine, Paris. 

Nécrologie, M. le Président aonunce k la Société la mort 
de notre coufrêre, M. F. Geo. Mohl. professeur à l'Univer- 
sité de Prague, et lit l'article qu'il lui a consacré dans la 
Romaiiia. 



!Ôrre8pondai)C4>. M. le Président fait part à k Société 

de deux circulaires de M. le Ministre (ie ■l'Instruction pu- 
blique invitant nos confrère il assister au Congrès des Sociétés 
savantes et au Congrès des Orientalistes qui auront lieu à 
Alger au printemps de IWJS. 

A propos de l'hommage fait à la Société par M. Baudouin 
DE CouRTENAY de 368 Szkice jtzykozn., M. Meh.let at(ire 
l'attention sur l'importance et l'originalité des travaux de 
notre éminent confrère. Rédigés pour la plupart en russe et 
en polonais, ita se sont trouvés par malheur ne pas avoir 
l'action qu'ils auraient exercée autrement. 

Comnmnîcations. M. Meillet, constatant que dans le 
Çalapalliabràhinami un mot terminé par une syllabe tonique 
perd son ton devant la syllabe tonique initiale du mot sui- 
vant dans la phrase propose d'expliquer par une particula- 
rité semblable la barytonaison des oxytons finaux à l'inté- 
rieur de la phrase grecque. La barytonaison, pratiquée à 
l'origine seulement devant syllabe tonique, aurait été géné- 
ralisée lorsque la loi do limitation du ton par rapport à la 
fin de mot est entrée eu vigueur. La barytonaison d'un 
oxyton final devant initiale tonique serait donc indo-euro- 
péenne, et ceci permettrait d'expliquer certaines particula- 
rités présentées par le latin et par le zend. 

M. Th. Reinach fait remarquer que dans colles des pièces 
musicales grecques où le musicien a tenu compte de la place 
du ton, le baryton Unal n'est pas compté pour une syllabe 
dénuée de toute élévation de la voix et que sa hauteur de- 
vrait être moindre que celle de l'oxyton, mais supérieure à , 
celle des syllabes atones ordinaires. 

M. Meri-LET répond que ceci ne change rien en fait à sofl 1 
explication et qu'au surplus les faits indiqués par M. Th. 
Reinach peuvent s'expliquer sans que l'on ait besoin de 
prêter au baryton fijial une hauteur particulière dont il 
n'existe aucun témoignage. 

Des observations sont faites par MM. Thomas, Gauthiot et j 
Rousselot. 

M. CuNY présente à la Société une étude sur les sons z j 
et Y dans les patois de la partie orientale du département ] 
des Vosges. Ces sons proviennent de « et j dans certaines J 



conditions : 



— Ixsix — 

états intermédiaires s ot s 



attestés par certains parlera voisins 



Observ. 



par certains parlera voisins. 

i'ations de MM. A. Thomas et Rousselot. 



Séance du 3 UÈcuMiînK 1904, 



Présidence de M. A. Thomas, président. 

Présents : MM. Bauer, Benoist-Lucv, Bréal, Oabaton, 
Cliabaneau. Cuny, Gauihiot,V. Henry, Huart, Lejay, 1. Lôvy, 
Meillet, Th. Reinach, Rosapelly, Rousselot, Thomas. 

Assistant étranger : M. A. Ernout, agrégé de l'Univer- 
sité. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et ap- 
prouvé. 

XouvelleH. M. Bréal félicite au nom de la Société le 
président M. A. Thomas qui vient d'être élu membre de 
l'Institut de France. 

M, A. Thomas remercie M. Bréal. 

Ëiections. M. P. Reqnaud professeur de sanskrit et 
grammaire comparée à l'Université de Lyon est élu membre 
de la Société à la majorité des voix, 

M, A. Erkout, agrégé de l'Université, 32, rue de Seine, 
Paria VI, est éhi membre de la Société à runaniraité des 
voix. 

Commission des finances. MM. Meillet, Cabaton et 
Gauthiot sont élus pour faire partie de la commission des 
finances chargée d'examiner les comptes de l'exercice 1904. 

CoramnnicRtions. M. Meillet présente à la Société un 
travail de notre confrère, M. Montmitonnet sur le dialecte 
russe des environs de Pskov. La particularité la plus inté- 
ressante de ce dialecte est la confusion de c et de c, confusion 
déjà attestée dans cette région par les chartes du Moyen 
Age. 



3 



~ IxiX — 

Des observations sont faites par MM. Bréal et Th. Rei- 

nacb. 

M. Bréal traite de l'èpithète homérique W-v/tm:^-) appli- 
quée à Iyx'î- Après avoir montré que l'interprétation ordi- 
naire n'aboutit qu'à un sens insuffisant, il propose d'expli- 
quer SaX^/sTOicv par* î:>.i-/s;j>,iïv qui voudrait dire : c (la 
lance) au long bois, à la longue hampe ». 

Des observations sont faites pai' M. Th. Reinach, puis par 
MM. Lejay, Rousselot, Meillet, Thomas. 

M. Bréal rapproche ensuite le grec à'vOs; u fleur » des 
verbes homériques (parfait) àï^,vsQ£, îssvt)'<50eii qui montrent 
que le mot n'est pas complètement isolé dans la langue. 

Knfin, M. Bréal après avoir exprimé des doutes sur la 
trop grande antiquité qu'en général f>n attribue aux Vèdas, 
propose de voir dans le védique : dji- « course de chars ou 
carrière, récompense ou prix de la course » un emprunt au 
grec ày"^^' 

Des observations sont faites par MM. I. Lèvy.Th. Reinach, 
A, Thomas. 

M. I. Lëvy propose une étymologie nouvelle du mot fran- 
çais domino au sens de » camail noir, voile noir ". 

Par la citation de plusieurs textes liturgiques du Moyen 
Age, il montre que le « dominicalis » ou « dominicale » 
était un voile de couleur noire que les femmes mettaient le 
dimanche pour aller communier. Domino au lieu do domi- 
nicale ou de sa forme populaire serait dû à une transfor- 
mation plaisante opérée par des moines sur la formule 
n benedicanuis domino •' par exemple. 

Des observations sont faites par MM. Th. Reinach, Rous- 
selot, Lejay, A. Thomas. 

M. A. Thomas traite d'un mot du parler de Montbéliard : 
iôrbe, désignant un escalier en vis et une tour où il y a un 
escalier de cette sorte. Il explique iârbe ■par vis -\- orbe, 
du patois du Jura méridional ija du latin vita. Cette éty- 
mologie est confirmée par un texte de 1574 (Cbambéry) qui 
fournit la forme ancienne viforbe. 

Des observations sont faites par M. Huart. 



Séan(;e du 17 Décembre 1904. 

Présidence de H. A. Thomas, président. 

PrésflQts : MM. Bauer, Benoist-Lucy, C&baton, Cart, 
Chilot, Cuny, Duchesne, Ernout, Gauthiot, V. Henry, Huart. 
Lejay, I. Lèvy, Meillet, Th. Reinacb, Kousselot, Sainéan, 
Thomas. 

.-Vbsent et excusé : M, Michel Bréal. 

Assistant étranger : M. Bogoruditzki. 

Présentation : MM. Bréal et Meillet présentent pour être 
membre de la Société M. BoGORODiTZKt, professeur à 
l'Université de Kazan. 

Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. 

Commission des finances. Le rapport annuel sur la ges- 
tion de l'administrateur et du trésorier pendant l'année 1904 
est lu par M. Meillet. Ce rapport est approuvé à l'unanimité. 

Mkssiëurs, 
Après examen des comptes du trésorier, voire Commission a arrêté 
le bilan suivant au tî décembre 1901. 

Recettes. 

Report d'exercice 5 656fp. 2i 

Cotisations annuelles 2 SS5 

Deux cotisations perpétuelles 400 

Subvention ministérielle . 1 000 

Arrérages de renies 1 552 

Intérêts des fonds dépo.sés à la Société générale. . . 20 95 

ToT.lL 11014 Ta 

DeI'ESSES. 

Noies de l'éditeur 4 646 fr. 30 

Frais généraux 271 60 

Service et gratification!! 146 05 

Indemnité de l'administrateur 400 

Frais de banque H 80 

TnTAL 5'.75fr. 75 

Solde en caisse 'i^'i fr. 10 I - ,„„ ,, 

A la Société générale 5 101 31 ) 

ToT.iL égal Il 011 fr. 19 



— Ixxxy — 

La aittiation de la Société reste prospère. Malgré des paieinenis 
portant sur l'exercice précédent, l'cMcaisse est à peu prés au mÉuie 
niveau que l'an dernier à pareille époque. Sans doute il en Taut 
déduire 4011 francs provenant de cuilsallons perpétuelles et qui 
devront être employés en achat de rentes et 1 163 fr. 02 alférenU â 
la fondation Bihesco : mais, cette déduction faite, il reste une somme 
d'environ i 000 francs qui permettra de donner à nos publii-ations 
toute l'activité désirable, si, comme nouft t'espérons, les circonstsncos 
le permettent par ailleurs. 

Grâce au réle de notre excellent trésorier, que nous ne saurions 
assez remercier, les colisalions sont rentrées avec la régularité habi- 
tuelle. 

L'administrateur a assuré la bonne marche de la Société, el. au 
moment ou ses occupations l'amènent à no pas demander le renou- 
vellement de son mandat, nous proposons à nos confrères de lui 
témoigner notre reconnaissance pour le dévouement et le soin avec 
lequel il a géré nos intérêts. 

A, Meu-let. 
A- C.^D,*Tft^. 

llob. G.\UTiiiOT. 
ndècembrp ISKIl. 



Election (lu tmi'pnii. Le bureau pour l'aini' 
compusé comme suit : 

Président : 

Premier vice-prémlenl : 
Second vice-président : 
Secrétaire : 
Administrateur 
Trésorier : 
Bibliothécaire : 



• lOOô est 



M. Thônd-ira Rrenacii. 
M. Ferd. Brunot. 

. Gaudefroï-Demomisynes. 
M. Michel Brkal. 
M, Robert Gauthiot. 
M. Théophile Cart. 
M. Narcisse CiiiLoT. 
Membres du Comité de Publication : M.M. 1)*.\riiois de Ju- 

HAINVILLE, R. DUVAL, L. HaVET. V. IIeNRY, L. LÉGER. 

A. Thomas. 



Coiiimniiications. M. Th. Reinach signale d'après un 
papjTus qu'il possède et qu'il doit publier, un exemple ancien 
de la mutation de t.-. en ^t, régulière en grec moderne. On a 
AI'XTHCEI (— ivaxT^Ki) « récupération ». 

Des observations sont faites par MM. Meillet, I. Lévy, 
Oâuthiot, Rousselot, Thomas. 

M. BoGORODiTZKi Communique à la Société ie résultat de 



son étude de l'accent russe, et particulièrement de la hauteur 

des vnjelleM dans un mot de trois syllabes, par eseniple 
K'ip'atok au moj'en des appareils du Laboratoire de Phoné- 
tique expérimentale du Collège de France. 



;ori aaceriUar 



alion de la syllabe non aocenlupe k'i nous présente u 
, eoinme le montrent les chîfl'res suivants : 



200 

Le ton parait avoir plus de durée au coaimenaenient. 

La syllabe /)'a, qui précèite irntnédîaletnent la ayllabe accentuée 
tok. a il peu près la même hauteur ou même est plus basse que la 
syllabe initiale du mot (k'i). tandis que dans un mot de deux syllabes, 
avec accent sur la dernière, la syllabe inaccentuée tend à avoir la 
hauteur de la syllabe accentuée. Le ton de la voyelle a dans la syllabe 



p'u est ascendant, c 



s de dut 



a (in. C'est ci 



voyelle (' dans la syllabe k'i, 
e nous montre la série 



4 138 0/1 ;i 

Dans la syllabe accentuée tok le ton de la voyelle e^t continuelle- 
ment ascendant avec la durée la plus longue sur la nute lapins 
haute et s'3baiK>c seulement sur tes deux ou trois dernières vibra- 
tioiifl, comme le pi-ouve la série suivante : 

2 ISO 



Des observations sont présentées par MM. Thomas, Rei- 
nacb, Meillet, Kousselot. 



Séance du 21 J.uiviER 1903. 

Présidence de M. A. Thomas, président sortanl, 
cl de M. Th. Reinacu, préaident. 

Présents : MM. Bauer. Benoiat-Lucy, J. Bloch, Bréal, Caba- 
ton, Cart, Chilot, Cousin, Eraout.Gautliiot.V. Henry, Huart, 
Joret, Lejay, I. Lévy, Meîllet, Th. Reinach, Roques, Roua- 
selot, Sainéan. Thomas, Wilbois. 

Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. 

M. Thomas, président sortant, prononce l'allocution sui- 
vante : 



Mes ciiebs confrères, 

Vous savez que la première séance de l'année voit s'accomplir cheï 
nous, comme dans beaucoup d'autres sociélés savanteii, la transmis- 
sion des pouvoirs du bureau, et que le changement du président est 
le signe caractéhalique qui distingue cette séance des autres. C'est 
là un événement normal qui doit se faire sans apparat et sans abus 
de discours, surtout quand l'ordre du jour est très chargé, comme 
c'est le cas aujourd'hui. Je dirais vulunliers, me servant d'une formule 
archaïque consacrée par le i-églemenl de l'Académie des Inscriptions 
dont je viens de prendre connaissance, que dans noire BuUntin « le 
droit des discours absents accroil aux communications récentes». 
Aussi, après vous avoir remercié de l'honneur que vous m'avez fait 
en m'appelant à présider à vos travaux pendant l'année qui vient de 
s'écouler, après avoir rappelé en un souvenir ému les noms des deux 
confrères éminenls que nous avons perdus pendant cette année, le 
D' I.iétanl et Georges MohI. et fait des vœux pour que l'année qui 
s'ouvre nous sort plus clémente, j'înviie â prendre la présidence de 
cette séance celui à qui vous en ave^ remis la charge, certains qu'elle 
ne saurait être en de meilleures mains, M. Théodore Reinaob. J'es- 
père que ses travaux, ses voyages ou sa santé ne l'empêcheront pas 
d'assurer la régularité de nos séances et de les animer par .ta pré- 
sence assidue ; mais à l'occasion — car il faut tout prévoir — il peut 
se dire qu'il trouvera pour le .seconder et pour le suppléer un concours 
empressé chez les deux vice- présidents que voua lui aveji adjoints, 
mon collègue à l'Université M. Ferdinand Brunol et M. Gaudefroy- 
Demombynes, secrétaire de l'École des langues orientales. Si M. Cuny, 
que j'ai eu le plaisir d'avoir a mes côtés pendant ma présidence et k 
qui je tiens, en quittant le fauteuil, à exprimer tous mes remercie- 
ments, s'est vu obligé par les soucis de sa carrière â résigner ses 



— Lxxsv — 

fonctions d'administrateur, celui qui le remplace, mon colligoa à 
l'Éciile des Hautes- Et odes, M. Gauthiot, ne sera ptas pour la n 
tétrarchie un collaborateur moins actif, moins expérimenté ni moins 

dévoué. 




M. Théodore Reinach répond en ces termes 



Messie CBS, 

En répondant au souhait de bienvenue de M. Aniuine Thomas et 
en prenant sa place dans ce fauteuil, je serais tenté de rappeler le 
mot du doge de GSnes à la coor de Luuis XIV. Je m'en abstiendrai 
pour deux raisons. D'abord parce qu'il est vraiment trop r 
que la banalité n'est pas ici en crédit. Ensuite parce qu'en fait c'est 
une tradition parmi vous de faire alterner à la présidence de votre 
Société de véritables linguistes, comme celui qui m'y a précédé et 
celui qui doit m'y succéder, et de simples amateurs, comme celui qui 
a l'honneur de vous parler en ce moment. Au lieu donc de me répandre 
en expressions de modestie et d'homilitë, j'aime mieux vous remer- 
cier tout uniment, mais tout sincèrement, de la marque de confiance 
que vous m'avez témoignée, et serrer cordialement la main à mon 
excellent prédécesseur, dont la nomination si méritée à l'Institut a 
été pour nous tous une juie et une consolation au sortir d'une année 
trop riche en deuils imprévus et cruels. 

Je disais à Tinstant que vous avez la piquante habitude d'appeler 
parfois à vous présider de simples amateurs. Peut-être faudrait-il 
forger pour les désigner un nouveau mol, qui serait à linguiêlece que 
çt).(Hmço; est à uoçôî, çiIdIo^oî à Ioyioî. etc. Ce sont, en eJTet. sinon 
des grammairiens, du moirs des amis de la grammaire, j'entenits 
de la grammaire liislorique et comparée, la seule qui ait ses entrées 
parmi vous. En ce qui me concerne, ces études que, dans ma spé- 
cialité, je n'ai fait que frôler, m'ont toujours intéressé au plus haut 
degré. J'y vois non seulement une des faces les plus curieuses de 
l'histoire de l'esprit humain, mais une merveilleuse école de méthode, 
de finesse et de rectitude. Aussi, à défaut de contributions théoriques 
au trésor des vérités grammaticales, que m'interdit mon incompé- 
tence, ai-je cherché dans la mesure de mes forces à respecter en 
pratique et H faire respecter par les autres les lois que vous avez 
établies. Tout récemment une occasion s'en est rencontrée. 

Cet été on a vu tout à coup apparaître sur nos boulevards des 
■ chars numérotés » pourvus d'un ingénieux appareil, importé d'Al- 
lemagne, qui traduit automatiquement en francs et en cejitiraes le 
nombre de kilomètres parcourus. L'inventeur de cet appareil l'avait 
baptisé du nom de laxami'ire, et le concessionnaire français, avec ce 
respect supersiitieui de tout ce qui vient d'Allemagne qu'on observe 
quelquefois même en dehors des compagnies do Sacres, avait cru 



" philoglotte B — voilà le néologisme dont je vous menaçais tout à 
l'heure — s'est émue h l'aspect do ce vocable, de fonnalîon vraiment 
barbare, qu'un Allemanil demi-savant avaitsaiis doute fabriqué, dans 
un moment de distraction, sur le modèle d'hexamètre el àe petila- 
métre. J'ai pris daredare ma meilleure plume de Tolède et j'ai écrit 
une lettre ati Figaro pour demander que, si l'on voulait k toute 
force pour ce compteur nouveau un nom lire du grec, on dit du 
inoius taximètre, comme on dit taxinomie, laxidrotnie, elc. 

V.n écrivant celte épitre. je ne me faisais aucune iUuiiion sur le 
résultat probable. Comme un était en plein été, c'est-â-dire que les 
journaux manquaient de copie, je m'attendais à de nombreux quo- 
libets, à quelques approbations autorisées et... à la conlinuation de 
l'ancien état de choses, déjà consacré par cinq cents exemplaires 
lancés dans la circulation. Eh '. bien, Mes.sieurs, pour une fois je me 
suis trompé. Les quolibets sont venus, les approbations aussi, dont 
une me Fut adressée d'Allemagne en ces termes aimables: philùlagiicK 
hat lier Mann gans reckt; il est venu aussi des injures, des chansons 
de café-concert, et même une revue tout entière intitulée par un ter- 
rible à peu près: Tas que çà li meltrel Mais à mon grand étonne- 
ment j'ai reçu un beau jour du directeur de la compagnie d'exploita- 
tion et de celui de la Compagnie des l'etiles Voitures deux lettres 
charmantes pour m'annoncer qu'ils s'inclinaient devant mon aiilorilè 

— ce qui èlait absurde — et devant mes arguments philologiques. 

— ce qui était mit- ux ; effectivement vous avez pu voir peuâ peu, sur 
tous les fiacres à compteur, l'étiquette flamboyante taximètre se 
substituer entre deux drapeaux, au barbare taxamétre, qu\ ne figure 
plus, et encore en tout petits caractères, que sur l'appareil lui-même, 
fabriqué Outre-IUiin. Là mémo je ne doute pas qu'il ne disparaisse 
promptement et que la vérité ne finisse par avoir complètement 
raison, ^'ous vivons, comme on dit, dans une période de transition. 

Messieurs, si je me suis permis de vous rappeler ce petit épisode 
parisien, ce n'est pas pour en tirer gloire, ni même pour épargner 
aux Littrés futurs de pénibles recherches sur l'origine d'un composé, 
appelé sans doute k prendre place dans la prochaine édition du Dic- 
tionnaire de l'Académie. C'est pour vous montrer que de simples 
amateurs, de simples pkilogloltes. imbus de vos leçons, peuvent 
vous rendre service en vous évitant le speclacle douloureux de for- 
mations faussement analogiques qui obligeraient notre savant collègue, 
Victor Henry, à enrichir d'un nouveau paragraphe son admirable 
ouvrage sur l'Analogie. Vous n'avez donc pas récompensé un ingrat, 
et je m'efforcerai de mériter encore mieux votre bienveillance en 
vous apportant ici tout mon zèle cl toute mon asauiduilé. Je compte 
d'ailleurs, pour faciliter ma tâclie, sur le concours précieux du col- 
lègue savant et expérimenté qui vient d'accepter la charge d'admi- 
nijtraleur de la Société. Qu'il me permette de partager mes remer- 
ciements entre lui etU. Cuny. qui a bien voulu avec tant d'abnégation 



— Uxxvij — 

faire l'intérim de ces TonrlionH délicates, vraiment vitales pour la 
Société, et où le reK^etté Duvau a. donné un modèle de conscience 
et d'exactitude difficile il surpasser. LepréMidenl passe, rudministra- 
teur reste, et je sBisqiie tant que de pareils dévouements serviront 
notre œuvre, elle ne risquera pas de péricliter. 

Élections. M. Bogorodituki, professeur à rUniversito de 
Kazan, est élu membre de la Société. 

Prix Alexandre Bibesco. Au nom du Bureau et de la 
Ooiumission du prix Bibesco, l'administrateur de la Société 
donne lecture du rapport suivant : 

La Société de Ungiiislitjue doit décerner aujourd'hui, pour la se- 
conde fois depuis qu'il est fundé, le prix Alexandre B[de?co. En effet, 
ce prix qu'alimentent les revnnusd'une fondation de ()ix mille francs 
dont la Société est redevable à la générosité de son président de IS'J't, 
le prince Alexandre B[desco. doit être donné au concours tous les 
trois ans. Il a été attribué pour la première fols, le 29 juin 190i à 
M. Lazare Saineanii, devenu depuis notre collègue, sur un rapport 
lumineux présenté au nom du ijureau de la Société par notre ancien 
administrateur M. Louis Uuvau. Les limites extrêmes qui avaient été 
fixées alors pour la date de publication des ouvrages présentés au 
concours étaient le 1" janvier 1895 et le 31 décembre 1900 ; elles ont 
été cette fois-ci le \" janvier 1901 et le 31 décembre 190'i. Rien d'ail- 
leurs n*a été changé aux conditions du concours qui sont restées exac- 
tement conformes aux termes mêmes de la lettre du donateur. 

Or celui-ci a spécifié que le prix A. Bibesco devait être décerné au 
meilleur ouvrage imprimé ayant [mur objet la grammaire, le diction- 
naire, les origines, l'histoire des langufs romanet en général et pré- 
férablement. du roum-iin en particulier; que l'auteur pourrait ap- 
partenir à n'importe quelle nationatitë ; et que seuls seraient admis 
à concourir les ouvrajics écrits en français, roumain, ou latin. 

La Société a reçu dans les délais fixés trois ouvrages dus à deux 
autours dilTérents. Conformément aux indications du donateur qui 
chargeait le bureau de la Société d'assurer le fonctionnement de sa 
fondation, noua avons assumé la lâche d'examiner les ouvrages pré- 
sentés, avec l'aide de nos collègues, MM. Thomas, Meillel et lloques 
dont la compétence dans les questions de grammaire comparée, de 
linguistique romane et spécialement roumaine est hors conlesle. 
Nous venons aujourd'hui voua communiquer les résultats de notre 
examen. 

Un des ouvrages mentionnés ci-dessus a dû être immédiatement 
écarté. Il est, eu effet, écrit dans une langue autre que le roumain, 
le latin ou le français. C'est la monographie de M, Pnpovicl sur les 
dialectes roumains des MuJileni et des PAdureni du comitat de 



- IsxMi.j - 

S'fextréiDité Sud-Ouest de la Transylvanie). Bien que po 

la date de 1905, cet ouvrage est parvenu à la Société dans les délaie 

Axés, et ses mérîteB sont des plus Hérieux, mais il n'y a pas eu lieu 

de l'examiner, puisqu'il est rédigé en allemand. 

En revanche le second travail présenté par M. Popovici a juste- 
menl attiré notre altention. Écrit en français, il a paru d'abord dans 
la revue ta Parole et forma un petit volume de 114 pajïes in-fl". Il 
contient le résultat des reclierches eipérimentaleG Faites par M. Popo- 
vii'i sur sa propre prononciation roumaine, à l'aide des divers ins- 
truments du Laboratoire de phonétique expérimentale du Collège 
de France et de l'Institut de Laryngologie et surtout à l'aide des 
appareils inscripteurs, du tonoinétre de Rœnig el du palais artificiel. 
Il représente un eObrt très sérieux d'analyse et de critique. Non seu- 
lement M. Popovici a apprisàse serviravec habileté des instruments 
de laboratoire, mais encore il a su se rendre un compte exact de leur 
véritable utilité. La lenaescienXiSnueAeBesHecherchet expérimentales 
tur une prononcialiim roumaine et la saine critique qui y parait ne 
contribuent pas moins que les résultats positifs qui s'y trouvent con- 
signés à leur donner une valeur réelle. 

A cet ouvrage principal, M. Popovici avait joint plusieurs brochures 
intéressantes. Deux d'entre elles sont des articles de vulgarisation 
clairs et estimables(Dialectele romine; Pronunciâ. foneticà si scriere); 
deux autres sont des comptes rendus critiques qui complètent de façon 
appréciable la glossaire istro-roumain de Byhan et l'étude de M. Sai- 
neanii sur les influences orientales en roumain. 

En face des travaux de M. Popovici se présente à nous le tome pre- 
mier de Vllittoire de la langue roumaine par M. Densusianu, elle 
aussi rédigée en français et formant un volume d'environ 550 pages, 
in-S". C'est un travail du plus haut intérêt, oii l'auteur fait preuve à 
la fois de beaucoup de savoiretd'inletligencaetausai de beaucoup de 
courage. Dans toutes les langue romanes, la question de la substitu- 
tion du latin aux idiomes indigènes est liée aux plus grandes difficul- 
tés : mais assurément ces difficultés n'apparaissent nulle part plus 
grandes qu'en roumain. Là, en effet, on souffre non seulement de l'ex- 
cessive rareté des documents anciens, mais encore du trouble amené 
par l'intrusion dans les questions linguistiques de préoccupations 
étrangères k la science pure. M. Densusianu montre partout une 
impartialité vraiment scientifique : s'il est d'avis que la forme spéciale 
du roman balkanique qu'est le roumain s'est développée en lUyrie, 
ainsi que le pensait Mikiosich, il ne prétend point imposer son hypo- 
thèse ; c'est avec discussion, références, et examen des conclusions 
possibles qu'il présente successivement dans son livre : 1" un tableau 
des formes vulgaires contenues dans le tome 111 du Corpus [nucrip. 
I.fii.; 2° un tableau étendu des particularités du lalJn parlé intéres- 
santes au point de vue du développement du ryuniain, travail siir 
et des plus utiles ; 3" un relevé des traits communs aux différentes 
langues du groupe roman oriental (roumain, rètique, dalmate, îta- 



— Ixxxix — 

tien); 4* un relevé des influences slaves et particulièrement bul- 
gares ; 5" une étude des inSuences albanaise, grecque, serbe, hoii' 
groise, polonaise ; et enfin 6" une comparaison des dialectes roumains, 
considérés dans leurs traits essentiels. Ajoutons que cet ouvrage 
considérable est aussi clair et commode a manier qu'il est riche en 
renseignements : une table analytique des matières et un index des 
mots, rangés par langues et dialectes font que ce premier volume 
forme bien réellement un tout complet. 

L'examen attentif que le Bureau de la Société et la Commission 
ont fait de cet ouvrage et de celui de M.Popovicï a fait apparaître que 
la question étudiée par M. Densusianû l'emportait en gravité sur 
celle dont traitait M. Popovicî et que, s'il était asseï délicat de tran- 
cher entre ces deux auteurs au point de vue de la méthode, on ne 
pouvait nier que l'œuvre de M. Densusianû était plus considérable 
que celle de M. Popovicî el, dans un certain sens, plus diftîcile à 
mener à bonne (in sans que la science courut aucun risque. Aussi 
voire Bureau a cru devoir décerner le prix Alexandre Bibesco. de 
la valeur de mille francs, à U. Ovide Densusianû, professeur de phi- 
lologie romane à l'Université de Bucarest. 



NoaTeile.'ï. M. G. Cousin, maître de conférences de gram- 
maire à i'UuiversHé de Nancy, membre perpi^tue! de la 
Société, vient de soutenir avec succès ses thèses de doctorat 
devant la Faculté des Lettres de i'Uuiversité de Paris. 

Communications. M. Sainéan expose qu'à sou avis le 
second élément de fr. cloporte est le mot porte (cf. abbruzin 
zerraporU). Remarques de MM. Bréal, de Charencej, 
I.Lévy. 

It. facimolo (t sorcier» est àrapproclierdu napolit. facci- 
uomo, sicil. facciamu « fresaie », origiii. n face d'homme ». 
Le double sens de k oiseau de nuit » et de « sorcier, sor- 
cière B est courant ; cf. fr. effraie, esp, brtijà. L'altération 
des mots italiens dialectaux eu italien commun a été facilitée 
par ce fait <jue le verbe facere (faci -\- mo •+- la) a le sens de 
faire des opérations magiques. 

Des remarques sont faites par M. Thomas. 

M. Meillet propose d'expliquer Tanomalie du participe 
présent latin iens : eunlem par l'hypothèse que le nominatif 
iens représenterait une forme féminine à vocalisme présuf- 
flxal zéro (cf. gr. iîjïa) et l'accusatif euntem une forme u 
culine à vocalisme présufHxal e (cf. gr, Eiîij;). Cette alternance 
vocalique indo-européenne, conforme à une règle générale 



connue, rendrait compte de diverses oppositions, telles que 
colle entre gr. kyitài etskr. vçdn, par exemple. 

Des ûbservatiods sont présentées par MM. Bréal et 
Th. Reiiiach. 

M. Brkai, propose de rattacher aux substantifs i^vts:, 
3«v;; n richesse, abondance » iea adverbes a^vw;. «fvu 
11 soudain ". De même que l'idée de h lentement, graduelle- 
ment « est sortie do l'idée de « petit à petit ", de même 
celle de <i soudain n serait issue de celle de « en abondance, 
en masse ». 

Des observations sont présentées par MM. Rob. Gautbiot, 
ïh. Keinach, Thomas. 




Séance dl' 4 Fêvhier 1905. 

Présidence de M. Bbunût, vice-orésident. 

Présents : MM. Tïcnoist-Lucy, .TnlesBloch, Brunot, Cabalon. 
de Charencoy, Cuny, Ernout, Gaudefroy-Demonibynes, Gau- 
thiot. V. Henry, Hiiart, Lejay, Meillet, Sainéan. 

Excusés: MM, Bréal et Th. Reinach. 

Assistant étranger : M. Cohen. 

Le procès-v(>rbal de la dernière séance est lu pt adopta. 

Pl'^sentations. Sont présentés pour faire partie de l'a 
Société MM. Cioy, professeur à l'Écoie normale, à Tulle, par 
MM. Cuny et Meillet, et Ch, Mo^TElL. chargé de cours à 
l'École des Langues Orientales Vivantes, 3, rue du Pré-aux- 
Clercs, par MM. Gaudefroy-Demombynes et Meillet. 

Coiiitimnicatiiins. M. Ernout expose comment le parler 
de Prêneste se distingue de celui de Rome par le traitement 
original des diphtongues et de la spirante sourde intérieure. 

Des remarques sont faites par MM, de Charencoy, Henry. 
A. Meillet, R. Gauthiol. 

M. Mbillgt con!»idte la Société sur l'explication qu'il 
conviendrait de donner du passage iranien de la sifflante s 
de toute origine à la chuintante ^ après labiale. M, Gauthiot 



— xcj — 

propose de voir dans cette altération un fait de différencia- 
tion de phonèmes en contact. 

M. DE Charescey étudie le fr, bonnet. Il considère 
d'autre part t)ue le / final du moipetit est dû aui dialectes 
du midi de la France. Enfin, il reconnaît dans houslifailler 
un dérivé de v. fr. lifcr et dans yodatller on di^rivé du mot 
tjodr u femme de mauvaise vie ». 

M. R. CiAUTHioTexainind le rythme du mutagârib, tfil'iu'il 
apparaît dans lu Shah nâina, et fait remarquer que le temps 
fort n'y est nullement comparable à un accent d'intensité. 

Observations de M. Huart. 



Séance du 18 Février 1905. 

Présidence de M. Th. Reinacji. président. 

Présents : MM. Bauer. Benoist-Lucy, ,1. Bloch, de Cha- 
roncey, Chilot, Ernont, Gauthiot, V. Henry, Huart, Lojay, 
I. Lévy, Meillet, Th. Roinach, Rousselot. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

Elections. MM. Goy, professeur à l'École Normale de 
Tulle et Ch. MoNTEiL, chargé de cours à l'École des Lan- 
gues Orientales sont élus membres de la Société. 

Comnmnications. M. Mfjli.ijt étudie les adverbes du 
type gr. t:;T, arm. y-o (eli/u-ftam), lat. hûc, qui représentent 
sûrement un type en *-oi ; on y cherche souvent des locatifs, 
s ces adverbes étant ceux de la question^t/o, le sens de 
locatif convient peu, le locatif n'ayant nulle part une véri- 
table valeur d'illatif. D'ailleurs le type latin quô, eô, oii-ô 
peut représenter un ancien *-ôi ne saurait être séparé de 
Aûc, mi, arm. i/-o et suppose une alternance quantitative 
*-ôi : "-0I qui ne se retrouve dans aucun locatif. H y a donc 
ici une forme adverbiale indo-européenne qui ne se niuiéue 
à aucun cas conuu. 



4 



— xi-U ~ 
ibservationa de M. V. Henrv. qui insiste 'sur la valenr 

d'illatif que présente le locatif dans nombre de phrases. 

M. Hl'art fait remarfiuer qu'il n'est pas indiÉférant de 
transcrire le lu et le y redoublés de l'arabe par wiv et yy, 
ou par liir, ii/. Ces dernières graphies uulre qu'elles rendent 
muins bien le techdîd arabe, ccintribueutà donner une idée 
fausse de la prononciation de mots tels que ayyâm a jours » 
et awwal « premier » dans lesquels ni ay- ni aw- ne sont 
traités comme des diphtongues. 

M. HuAKT signale ensuite un certain nombre de mots du 
persan littéraire où les diphtongues éi et ou apparaissent Là 
où l'on attend en persan moderne l et « ma'rûf et où le 
dialecte de l'Inde présente aujourd'hui encore les voyelles 
longues dites mt/jhùl é et ô. Tels sont riiiwfi et oiibâchtèn. 
Malheureusement on n'a qu'un petit nombre d'exemples du 
fait. Observations de M. Gauthiot qui émet l'hypoihèse que 
les diphtongues signalées pourraient èlre d'origine récente. 

M. Isidore LÉVY signale l'intérêt du mot AOura de l'in- 
scription de Behistûn, pour l'histoire de la phonétique I 
sémitique en général, et araméenne en particulier. Des i 
remarques sont faites par MM. Huart et Meillet. 

M. DB Charencey traite de la syllabe initiale c/iùi en | 
basque et montre que nulle part cette syllabe ne fonctionne 
comme préfixe. 



Séance du 4 Mars 1905. 



Présiiiejice de M. Tu, Ueinach. préBÎdent. 



Présents: MM. Rauer, Benoiat-Lucy, J. Blocb, Cabaton, 
Cart, de Charencey, Gaudefroy-Demombynes, Gauthiot, 
Huart, Lejay, I. Lévy, Cb. Monteil,Tb. Reinacb, Rousselot, 
Thomas, Vendryes. 

Excusé : M. Chilot. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

Nécrologie. L'administrateur de la Société fait part à la 
Société de la mort récente de M. Marcel Schwob. Il rappelle 



avec quel éclat il avait débuté dans la tiaguîstique et com- 
bien d'amis il comptait à la Société. 

Communications. M. Meillet signale la forme gjurija 
par laquelle est reudu dans un manuscrit cyrillique le nom 
d'un saint qui en grec est Fcjfta;, Il explique cette tran- 
scription par le fait que les premiers traducteurs avaient 
créé un signe spécial de l'alphabet glagolitique pour rendre 
le Ygr^c; ptusbird, ce signe ayant été affectéauj prépalatal, 
qui n'existait pas dans les mois slaves originaux, on a mal 
interprété ce signe, d'où la graphie gju- des feuilles d'Un- 
dolskij. 

Des observations sont présentées par M. Bréal et par 
M. de Charencey, 

M. Vemdkybs fait d'abord deux communications sur la 
grammaire du vieil-irlandais, l'une où il rectifie la traduc- 
tion généralement proposée d'un passage du ms. de Wiirz- 
bourg (17 b l!:»-20) en donnant au mot nach le sens de h ni n 
qu'il possède en moyen-irlandais; l'autre, oii il établit. 
d'après l'usage du ins. de Wiirzbuurg, une différence d'em- 
ploi entre les deux formes de l'interrogatif neutre cid et 
ced, ta première réservée à l'emploi de pronom, la seconde 
(issue de ce-hed) à l'emploi d'adjectif; il conclut qu'il n'y a 
dès lors aucun obstacle au rapprochement irl. cid : lat. ijuid, 
écarté indûment par M. ïhurneyseu. 

M. Vendryea expose ensuite l'histoire de ta famille des 
mots lat. terra, osq. teerii(m), qui n'uul sans doute rien à 
faire avec gr. T^paw lapii^, mais se rattachent directement 
au V, irl. tir, thème en -s- ; soit celt. *tër-'/„,-, ital. 'tèr-s-o- 
ou *tér-sâ-, d'où abrègement de ë devant grouper*, et en- 
suite assimilation de rs à rr en latin, chute de s avec allon- 
gement compensatoire en osque. Le thème en s du celtique 
se retrouve dans lerreslris (de *iêres-tris), qui a servi ensuite 
de point de départ aux nombreux adjectifs en -eslris, mar- 
quant le lieu {silu-eslris, camp-estris, etc.). 

Observations de MM. Bréal, Meillet, Th. Reinach, de 
Charencey. Rousselot. 

M. Bréal propose une explication de sçOa^tio;. Ce mot 
est incontestablement dérivé de la racine gt.- qui indique 
l'action de voir; mais sa formation est obscure. La présence 



a \ semDÎëindiquer que le mot repose sur une forme telle 
([HO 'iurcxl^M. Dés lors il y a lieu de remarquer que d'une 
autre rarine qui signifie pareillement « voir », 'jn rencontre 
chez Homère un verbe F:-iîiy.Xa^M et les mots AvîaX^jii, 
rivZih\i.3L H image. Torme, apparence ". l^'analyse a donné 
naissance à une forme en -a"A;wî tirée de la racine ci:- pa- 
reille à celle qui était issue de la racine Fii-. 
Des observations sont faites par M, Meillet. 



Pré^iiilcncu iie M, Tu. IIeina.ji, pr<^siilent. 



Présents : MM. Bauer, DenoistrLucj, J. Bloch, Cabaton, 
Cart. lie Charoncey, Cliilot, Oany, liirnoul, Gauthiot, 
V. Henry, Hnart. Joret, Lejay, I. Lévy, Meillet, Reinacb, 
Sainéan, Tbomas. 

Excusé: M. Hréal. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

Congl'ès. MM. Ci. HuART et I. Lbvy s'offrent à repré- 
senter la Société au 43" Congrès des Sociétés savanteSi à 
Alger. 

Coin uiunicntio lis. M. de Charencey traite de quelques 
points de lexique ot de la grammaire basque, Basq. chin- 
churrri est pour lui un emprunt à béaru. c/itn a petit n et J 
chorle « ampoule >'. ('f, pour le sens frani;. pornnif d'Adam.- 1 
Do même basque deinhua " habileté » est emprunté à béarn. 
tjeiihi u habileté ». Pour le passage de g h d, cf. dosla 
a amuser » de esp. guslar. 

Le mot zen a il était " se termine par un n où M. Steîn- 
thal a reconnu un relatif. L'emploi de ce relatif semble dCl 
à une iniluenoe roraauo. I 

M. MEn.LKT montre que le traitement -o d'un aucien -as 
final devant les sonores en sanskrit et le traitement -o du 
même -as dans TAvesta, en toutes conditions (sauf devant 



un mot à initiale sourde groupé avec le mot précédent) 
relèvent de deux procès distincts; le passage de -as à -o 
dans la tangue de l'Avesla s'est fait par un intermédiaire 
'-ah, comme le montre le traitement -d rie -â.i final. 

M. Meillet examine ensuite le traileinenl ,v de la spirante 
sourde :r: et de la semi-occlusive r devant y; il y a eu aug- 
mentation d'ouverture, parallèle à celle des occlusives, et 
le résultat a été une simple chuintante. 

M. Gauthiot indir)ue comment la position du lapon s'esl 
précisée à l'iulërieur du groupe Runo-ougrien. Il ne faut pas 
voir dans cette langue simplement une forme ancienne du 
finnois mais un témoin de l'élat qui a précédé non seulement 
le finnois commun mais encore l'époque de la communauté 
du luordve et du finnois. Il signale au point de vue phonéti- 
que la conservation de n mouillé, de s (é); au point de vue 
morphologique, le maintien du duel; pour le vocabulaire, 
des mots communs seulement au lapon et au hongrois, 

Observation de M, Meili.et qui indique comment le duel 
a tendu partout à disparaître lors du développement de la 
civilisation. 



Séance du 1" Avril 1905. 



Présidence de M. Bbiisot, 



s-président. 



Présents: MM. Benoist-Lucy, J. Bloch, Brunot, de Cha- 
rencey, Chilot, Eriiout, Gauthiot, Huart, Lejay, 1. Lévy, 
Meillet, Roques, Rousselot, Sainéan. 

Escnsé: M. V. Henry. 

Le procés-verbal do la dernière séance est lu et adopté. 

Commonicatioiis. M. BhÊal revient sur le rapprochement 
de ssOaXiJii; et deivîaXni; et montre comment les noms des par- 
ties du corps sont formés fréquemment en grec au moyen de 
suffixes diminutifs. Puis il examine l'emploi de çO.a; comme 
pronom possessif chez Homère, avec des noms de parties du 
corps, d'objets familiers qui sont en la possession de l'homme ; 



r 



— nvn — 

il constate que cette fonction du mot fCKoç s'explique par 
une évolution aéraantique analogue à celle qui a entraîné les 
adjectifs français pauvre et petit. Cf. encore l'emploi du 
diminutif daus itculus, oeellus et Ô56aXnsç. 

Eulin, M. Urkal reconnaît dans 3}.Tjy.ii{:Tti " chef, préposé » 
un préfixe v. = iei avec la simple valeur d'une particule de 
renforcement, et d'autre part un substantif apparenté k 
l*vis|*3i « je m'occupe de ". Cf. dans une inscription de Téos 
a'wj[j,7wv:£;. Pour la valeur spéciale de ai-, il convient de rap- 
peler gr. âEioiSaoto; et lat. iemper Auiju^lus. 

Observations de M. Meillet. 

M. Sainban étudie le proveotjal aiTour •• crépuscule h. 
C'est d'après lui l'heure douteuse, et il compare lorrain dr 
dijo et (ire •• aube .1. Dans le même sens on emploie encore 
en provençal vaguesonn " état vague ■■, fforre « gris », ca- 
labrtin « Lolutte », caùounio u caverne; trou noir ". 

Observations de MM, Bréal, Rousselot, Roques et 
Brunot. 

M. SaimÉan étudie ensuite \e mot escamandre •< décharné» 
dérivé de escamo « elïilure " comme /ilandre de fil; le 
suffixe -««rfre serait péjoratif. M. Brunot marque à ce pro- 
pos que l'ancienneté du suffixe -andre n'est pas assez établie 
et que ses rapports avec lesufSxe -ande sont mal éclaircis. 
Enfin le prnven(,^al mnndronnn n entremetteur » est. selon 
M. Sainéan, un dérivé de mandre n renard h et dii à un dé- 
veloppement proprement niman. 

Observations de M. de Charencey, 

M. Meii.let examine le groupe /', + \ à la lin du mut en 
sanskrit; il reconnaît dan^ le t de skr. vit. etc., le traitement 
normal; le k de dik, etc. provient d'actions particulières, 
dissimilations ou différenciations. Le mot fat » six » ne 
peut être expliqué par analogie; le^ initial provient d'assi- 
milation au i dnal qui a existé à une époque préhistorique; 
pareille assimilation s'est produite par exemple dans ' fUfka- 
« sec »; mais, comme ici le; intérieur se maintenait, il y 
a eu ultérieurement dissimilation en çuika-, et de même 
dans deux autres exemples. 

Observations de M. Oauthiot qui fait remarquer que les 
dissimilalioas signalées par M. Meillet se produisent rigou- 



— ÏCVIJ — 

rcuseraent selon les lois posées par M. Gbammont. Elles 

établissent un caractère de similitude remar'jiiable entre 
les cérébrales et les dentales d'une part et de l'autre fuiit 
apparaître que les occlusives sont en fin de mot particulière- 
ment débiles. 



Séance du 15 Avril 1905. 

PréBidence de M. S. LÉvi, président ezi IS93. 

Présents: MM. Bauer, Benoist-Lucy, J. Bloch, Dréal, 
Chilot, Cuny, Ernout, Finot, Gauthiot. V. Henry, Lejay, 
Lévi, Mélèse, Munteil. Roques. Rousselut. 

Le procès-verbal do la dernière séance est lu et adopté. 

Coninmnications. M. de Cmarencëy traite des noms 
basques de différentes parties du corps; parmi ces noms 
empruntés aux dialectes romans, il signale ceux de la 
jambe, du ventre, de la joue, de l'épaule, du dos et de la 
gorge. Observations de M. Bréal. 

M. J. Bloch étudie les progrès de la phrase nominale aux 
dépens de la proposition verbalo en sanskrK, d'après les 
morceaux en prose du MaUabharata et les vingt-cinq contes 
du Vampire. 

Des observations sont faites par MM. de Charencey, Bréal, 
Lévi et Gauthiot. 



Séance du G Mai 1903. 



Bsidence de M. 



, président e 



P Présents : MM. Bauer, Benoist-Lucy, J. Bloch 

W rencey, Ernout, Gauthiot, Henry, Lejay, S. Lévi, 

I Meillet, Thomas. 

^^^H Le procès-verbal de la dernière séance est lu ' 

^^^H Commnnications. M. BatiAL propose une étymo 

^^^1 Telle de ■xi^, basée sur l'emploi de ce mot dans 

i 



, de Cha- 
L Lévy, 

et adopté. 
logie nou- 
des tour- 




Dures oii il semble bien être traité comme l'est un partîeipe. 

Des observations sont faites par MM. Henry et Meillet. 

M. Meillet signale la divergence du traitement de II et 
de celui do dd en sanskrit. 

M. .T. IIloch comniiinique une petite liste de mots toda, 
recueillis dans le Midi de l'Inde par M. Lapicqub, maître 
de conférences à la Faculté des Sciences de Paris, sur des 
rouleaux do phonograpbe. Ces mots apparaissent aveo une 
forme assez nette pour pouvoir C-ire transcrits avec 'quelque 
sûreté; si on les compare aux mots de même signidcatîon 
recueillis par deux autres explorateurs sur le même domaine 
linguistique et aux termes correspondants tamouls et kana- 
rais, on peut reconnaître que le toda se divise on de très 
nombreux parlers. et d'autre part qu'il occupe bien entre les 
formes connues du lamoul et du kauarais littéraires une po- 
sition intermédiaire au point de vue linguistique, comme au 
point de vue géographique d'ailleurs, 

Observations de MM. Meillet, Gautbiot. 



Séance du 20 Mai 1905. 



Présidence de M. Brumii 



2e- président. 



t 



Présents : MM. Benoist-Lucy, J. Bloch. Bréal, Brunot, 
Cabaton, de Charencey, Chilot, Cuny, Ernout, Gauthiot, V. 
Henry. Huart, Lejay, 1. Lévy. Meillet, Rousselot, Thomas. 

Le procès- verbal de la dernière séance est lu et adopte. 

Lo vice-président communique k la Société la lettre par 1 
laquelle te Président s'excuse et où il fait connaili'e qu'il est I 
retenu chez lui par la maladie. 

Communications. M. Bréal examine l'étymologie de 1 
gr. à^ap-xiiu et propose de le rapprocher de «ixap-rt) « de 
concert » ; âyupTivw aurait un sens originairement figuré. Il 
en est de même du mot homériquo é?h« qui signifiant 
Il soutien " est arrivé à prendre le sens de « cause <>. 

Observations de MM. V. Henry et A. Meillet, 



— xcu — 

M. A. Meillet expose que les verbes slaves /omi/i" tyran- 
niser, tourmenter » ot c/iuliti '< injurier ", sont sans doute 
empruntés au germanique, cf. gol.-ttimjan et fiohn {v. h. a, 
AuoHan). 

Observations de MM. Bréal, Gauthiot. 

M. R. Gauthiot signale divers emprunts des langues 
finno-ougriennes aux dialectes indo-européens qui ne sont 
ni récents, ni d'origine indo-iranienne : ils présentent en 
effet des w et des p distincts comme on grec ou en arménien, 
il montre en particulier qu'un mot comme R.porsas doit être 
soit arménien soit slave, mais qu'il no peut guère remonter 
qu';i cette dernière source si Von tient compte de l'aire du 
mot "pork'os en indo-européen. 



î 



Présidence de H, IIbumit, vice-pri^uident. 

Présents : MM. Bauer, Benoist-Lucy, J. Biocli, Cuny, 
Henry, Lejay, Meillot, Rousselot, Thomas. 

Le procès-verbal do la précédente st^ance est lu et adopté. 

Comiimnications. M. Isidore LÉvv montre que les con- 
sonnes sémitiques qui ont fourni à l'alphabet grec les lettres 
T., T, X, et qui sont rendues eu effet par x, t. x dans les plus 
anciens emprunts du grec au sémitique, sont rendues par ç, 0, j; 
depuis 210 av. J.-C. environ; la prononciation en question 
est non pins une prononciation phéuicienue, mais unts pro- 
nonciation araraéenne. Cette constatation permet de dater 
divers textes et a de l'intérêt notamment pour la question 
lies Septante, qui présentent encore un certain flottement. 

Observations de MM. de GLarencey, Henry, Meillet. 

M. l'abbé Rousselot propose une interprétation de la forme 
i/he » jeune » présentée régulièrement par un manuscrit 
anglo-uormand ; f est ici un v traité comme en finale. 

Observations de MM. Meillet et Thomas. 

M. de Charencky donne l'étymologie de quelques mots 
basques emakttine, eiura, etc., oCi il voit des emprunts. 



I 



f, Thoh&s montre comment un nom de lieu gsUo-roca 
Caraiitianus a passé à Cariuiià(n}, Crausa, Craussû, CraJfSse. 
Observation de M. Meillel. 



Séance du 17 Juin 1903. 



Présidence de M, BwtNor, vice-président. 



Présents : MM. Bauer, Benoist-Lucy, J. Bloch, Boisacq, 
de Charencey, Cuny, Duchesne, V, Henry, Lejay. I. Lévy, 
Meillet. 

Assistant étranger: M. Ctennont-Ganneau. 

Cummnnications. M. V. Henry entretient la Société de 
la langue des testes prâkrits découverts en Asie Centrale. La 
particule péjorative a généralisé une forme t/ru-. L'accusatif 
ntim 11 bateau » doit sans doute être expliijué par une actioa 
analogique, probablement par l'influence de ff/rm. Observa- 
tion sur un emploi de adhi. M. Henry explique sali « le 
soir " par l'influence de rati u la nuit » ; sali est à pratu 
« le matin •> ce que rati est à fftvii t< le jour ". 

Observations de M. Meillet. 

M. I. LÉVY expose que le nom de \ai<^nviy.T,, inexplicable 
par le grec, signifie Carir chez Corinne et Bacchiiide. Le 
père de Thaïes, qui est donné pour 'Ï>sî-<i5, porte uo nom qui 
est du type carien, 'E;j^ijïj;. Donc le nom •îfs'.tUii serait éty- 
mologiquement celui de la Carie qui aurait été ëtendn aux 
pays plus lointains par rapport aux Grecs. 

Observations de MM. Boisacq, Clcrmont-Ganneau, Meillet. 

M. CuNY parle du mot rjé;; il montre que ce mot ne peut 
être tiré du nom du fils, i.-e. 'sûtiit-. 

Observations do M. Boisacq. 

M. Meillet résume un mémoire de M. Ferrand sur le 
nom de Madagascar. 

Cette séance étant la dernière avant les vacances, le pro- 
cès-verbal est immédiatement lu et adopté. 



OUVRAGES OFFERTS A LA SOCIETE 



tmr 



Séance du \9 novembre 1904. 

Baudouin de Courtenay. Szkice lezykoznowczey tome I. — Varsovie, 
E. Wende, 1904, in-S», 464 p. 

DiAS DE Carvalho. Methodo pralico para fallnr -a Lingua da Lunda, ^ 
Lisboa, Imprensa Nacional, 1889, 10-8", 64 p. 

0. Donner. Wôrlerverzeichniss zu den Inscriptions deVIénesseïf Mémoires 
de la Société finno-ougrienne N. - Helsingfors, 1892, in-4% 69 p. (Don de 
M. M. Bréal). 

Bel Kasseu ben Sedira. Cours de langue kabyle. — Alger, Jourdan, 1887, 
in-8% ccxlviii -h 430 p. 

Baudouin db Courtenay. — Kweslya alfabelu lilewskiego w panslwie rosyjs- 
kiem. — Gracovie, Gebelhner, 1904, in-8, 44 p. 

V 

Izvéstija obseiloa arxeologii islorii i etnografii pri Kazanskom universileléy 
tome XX, fasc. 1-3. — Kazan, 1904. 

Eranos, acta philologica suecana, vol. V, fasc. 3 et 4. — Upsaliae apud 
editorem V. Lundstrôm. 

Sphinx, vol. VHI, fasc. IIl. — E. Leroux, Paris. 

Sprakuetenskapliga Sàllskapels i Uppsala forhandlingar, sept. 1900- 
mai 1903. — Upsal, Akademiska Bokhandeln. 

Boletin del Cuerpo de Inginieros de Minas del Perù, n" 7. — Lima, E. Mo- 
reno, 1904. 

Zeitschrifl fUr vergleichenie Sprachforschung, herausgeg. u. E. Kuhn m. 
\V. Schulze, vol. XXXVII, table; vol. XXXIX, fasc. 3. — Gùtersloh, 1904. 

Journal asiatique, tome III, n" 2, n" 3; tome V, n* 1. — Pdris, E. Le- 
roux, 1904. 

Séance du 3 décembre 1901. 

Cl. HuART. Une nouvelle source du Qordn, extrait du Journal asiatique. — 
Paris, 1904. 

Popovici. Dialectele romane. — Sibiin, 190i, in-4'', 17 p. 



Dk Horg*:« el CI. IIuirt. Ètudtn Unguiêliqaei, DialtcUa kurdei, Langut* 
etdialec.la du Nord de ta Périr. — Paris, E. Leroux, IMl, rn-i-, !iv + 
335 p. (bon de H. Iluarl). 

Journal aiialigut, tome IV, a' 3. — Porie, E. Leroux, t9llt. 

^V. Tijti.iiiTZER. A plumelical ttudi) of Ihe Sikimo Liing>ia;ie, cxtrnll des 
MeildrltUrr om Gi-iinland, — Copenhague, ttianco Luno, 1901. tn-8". xvii -i- 
40:> p. 



Rapport .inniiel df l'VmversUi libre de Bruxelles, annf'e IBUa-lOOl. ~ 
Bruselles, iB05, in-8'. 

Ch. Jouet. £pi Heehcrrhfi botaniques il* l'expfiiilion iFÀlrj-andrf, extrait 
ilu Joiirnut drs Sava-iU. — l'aris, tMi, iii-T, IB p. (lion de l'auleurj. 



Sifatice du 1 févrii 



De Chisk^cei. De Cori-jinr américaint du phtiseolui viilgarif, cxLr. des 
complee rendus de l'Ai^'AS, in-S", t p. 

Dr CiiAHEni;K«. Ut Oiigiiiei du m'jlhe d'Orphée, exir. du Hus^on, lOOt. 

ScHULLEH. Geoi/rafla /'(sitii.v tnférica dtl Paraguay; BibUogra/ia, prùUtgo 
y anolacionet. — Monleïideo, 1904, in-*", cxmri -4- iT6 p. 



Séance du 



l [i-vrier 1905. 



Journal asiatique, tome IV, n° 3. -^ Van», K. Leroux, t90ô. 
J. PoPOVici. Rumicniscke Diolekle. l. Die dialekie der Muutenï und h 
renUmUuayadir Komilal. — Halle, IMS, ia-S", vn[+ IIM p. 
llE CUABENClY. Êlj/miilogieg françaisfi et pal oints. — Cawn, tH05, i 



Zitiaya Starina, 30' a 



:. tasc. 4. — Saint-fÉlerabourg, 1904. 



S^anre du 18 mars I9(lâ. 



^ €1!J — 

H. BMîOiSTtTTKii. B/ilaromaniiche FortcAungfii. I. Dtxi nr/nceilserdeittuehe 

Lelingul im Romonltchen. — Lucemc, 1005, in-t)*, 82 p, 

Uémoiits de la Société académique de Boulogne-iur-Mtr ; Le patoi» hou- 
lonnah par M. HiMonehë. — Uoulogne, 190t. in-H°. S3t p. 

Philologiat Novilatet. — l.eip^g. lOffii, 1" année, n" 1. 

Ztiischrifl fQr eergltiektnde Spmctifoi'irhung lirg. ron E. Kiifiii und 
IV.f'chufzr, Bnnd X\.\IX; Npiic Folge Hand MX,llefl l. - GiilersUtli, llWb. 



Zicayii Slarino. iO* annre, fasi'. 1 et 2. — Saint- Pèlera bourfi, 1U05. 
J. AsGHtiK. Priii Irnubariourt nai'bonwut. — Narbonne, 1805, in-8-. 35 p. 
K. Mark. Die StjmhoUk •!«•■ Lunation. ~ Dux, 1905, in-t2, 151 p. 
Annales du msée Guiwel, tlili]ia(hèi|ue lie vulfiarisntion, vol. XVI. Con- 
ncex de MM. H. Liitaye. Ph. Herf/ei: S. Uvi. fi. Menant. — Paris, Lerom, 



1905. > 



■ C. MitNTEii.. Contes soudanais. — l'aris. Leroux, IftOS, in-lR, v -t- 305 p. 

I Annalei du Musée Guimet, Oibliothiiqite d'éludea, loin(> 3CVI. Lr culte et 
m Ut fHei d'Adàitia-rhfmmniii dam tOrient antique, par Ch. Vei.laï. — Paris. 

II Utoux, 190i, >[ + 30t p. 

■ Bullelin of the Uninersill/ of Witeoimn, n' 43. TTie Qreat mttiher o( Ihe 
I Cad by Grant Skowehuak. ~ Hodison (W'^coDsin Amtrica), 1901, in-S°, 



Mbunibr. Le* dériaés nivernais de mnnnie el élymologie du i 
Maiimii/mj. — Never», 1905, in-a", Si p. 
Journal asiatique, lonie V, n" 1. — Paris, E. Lerouit.lBOS. 



Annual Report of Ihe SmHhsonian Iiutitulion, t903, — Washington, 1901, 
k-S", Lxi + 876 p. 
Journal aiialique, Lomé V, n* S. — Paris, E. L«roui, 1005. 



CIV — 



Séance du il juin 1905. 

H. Brauer. The philosophy of Ernest Renan, Bulletin of the University of 
Wisconsin, n* 55. — Madison, Wisconsin, 1903, in-8", 170 p. 

(^h. Handschin. Das Sprichwort bel Hans Sachs, Bulletin of the University 
of Wisconsin^ n" 103. — Madison, Wisconsin, 1904, in-8% 153 p., 50 cartes. 

Gb. I. O'CoNNOR. The Graecostasis of the Roman Forms anti ils vicinity. 
Bulletin of the University of Wiscomin, n** 99. — Madison, Wisconsin, 1904, 
in-8% 40 p., 50 cartes. 

Année Linguistique, tome II, 1903-04. — Paris, Klincksieck, 1904, in-8*, 
325 p. 

Actes de la Société philologique^ tome XXX. — Paris, Klincksieck, 1905, 
in-g». 

Brunot. Histoire de la langue française, t. I, Paris, 1905, 



PUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 
JUSQU'AU 31 JUILLET 1905 



Conditions de vente particulières aux Membres 

de la Société. 

Collection complète des Mémoires (tomes I à XII complets; tome XIII, 

fasc. i, 2, 3,4, 5) 209 fr. 

Volumes isolés : tome 1 22 Tr. 

— lomesll, m, IV, V, VI, chacun 15 fr. 

— tome VII 12 fr. 

— tomes VIII, IX, X, XI, XII, chacun 18 fr. 

Fascicules isolés : chacun 3 fr. 

Table analytique des dix premiers volumes des Mé- 
moires 9 fr. 

Les volumes correspondants du Bulletin (sans exception) seront joints 
gratuitement aux exemplaires des volumes complets des Mémoires fournis 
aux conditions indiquées ci-dessus. 

Les numéros du HuUetm dont il reste un nombre suffisant d'exem- 
plaires, à savoir les tomes IV à XII complets, et les numéros dépareillés des 
tomes là III, sont mis gratuitement à la disposition des membres de la 
Société. 

Les tomes, I, II et III du Bulletin^ dont il ne reste plus qu'un très petit 
nombre d'exemplaires complets, peuvent être acquis, sans les volumes 
correspondants des Mémoires, au prix de 20 francs les trois, ou, séparé- 
ment, 7 francs chacun. 

N. B, — ht V n* du tome I du Bulletin commence avec la page XXI des 
procès- verbaux des séances. Les pages I-VIII, IX-XX sont brochées avec les 
fascicules 1 et 2 du tome I des Mémoires, et ne peuvent en être séparées. 



Les commandes, accompagnées de leur montant, doivent être 
adressées à l'Administrateur. Le port est gratuit. 



AVIS 



Nos confrères sont instamment priés de vérifier sur la 
liste publiée ci-après les indications qui les concernent, et 
d*envoyer le plus tôt possible à l'Administrateur les recti- 
fications qu'ils jugeraient utiles. 



LISTE 


DES MEMBRES 


^ 


LA SOCIÉTÉ DR LINGUISTIQUE DE PARIS 


^M 


ALI 


25 JUIN 1905 


V 


MEMBBES DONATELRS 


^Ê 


»"■ «-■■ *^'™''. ■■'■- *"■" 


II BIBfSr.O. H>cHt BRt.AL, t J.iu JtCKSO?(. 


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MKJIItllES l'KIlPÉTlIELS. 


^H 


MH. Luclon Aiitir.u:. 


.MM. AllbO JllieA I.EDRITON. 


^^^H 


Alexnndre ALBXAiii>nowsi:[ 


Gustave Lecdcq. 




n.-I. Ascom. 


Louis LiinïR. 




Daniel Bahhklrnet. 


Abb« Albert Lemiis. 




1. Baudouin de Coohtenat 


A. Meillet. 




Philippe BKRfiïR. 


l'aui Helok, 




Prince Alexandre Bibbsco 


t De me trios DE Mrnaoios. 




Alphonse Blanc. 


l-nUl.MEYIR. 




K. riOSSAHBOT. 


Paul Ultiiauahk. 






fCaslon Pakis. 


^^^H 


Paul BovKH. 


Ginéral Théodore Pamueniier 




Michel Bréal. 


Paul Passy. 




Sophus Oiiaûf. 


t S. N. Dom Pedro II. 


1 


?h. COUMKT. 


HM. Anlonio Pf-îïafjei. 




Georges Cousin. 


t Charles Ploi». 


^^^H 


AlexiB Dsi-Ainit. 


John IlHvs. 




Harlwjg BiR RM sonna. 


Maurice Boger. 




0, DoiiiiïH. 


EuflËne Rou.AND. 




Edmond DucaisNE. 


D" HOSAPELLY. 




Emile Dur A hd-Ghévi 1.1.1t. 


R. P. Saci,eux. 


^^^^H 


t Emile EooBR. 

Emile Ehkailt. 


Ferdinand de SAUssuni. 




A.-H. Saïob. 




Louis Pinot. 


Gustave ScnLVHRKnotii. 




f Jean VtMVttY. 


Panl SÉWLLOT. 


^^^^H 


\ Chrialian GAS:<iirii, 


Emile SCNAHT. 




AbbA Go^iMT. 


Edmond SilNficHAL. 




t GotlI.LICT. 


Johan Storu. 


^^^^H 




UopOld SUDRE. 




I^mile GuniKT. 


t». TxuniSr. 




P. llAVKHriELI). 


t U' Tholoia». 




Louis llAVKT, 


M'" UE TcMimNiTÏKY. 




Viclor lletiiiï. 


HH. Vith. TiiousKK. 




Abl>« HÉHJOT-BltSOUST. 


Joseph Vkndhtes. 




t James Jackson. 


Han)uis ur Vootlf, 




Charles Jubiît. 


t Edward B. Wbartom. 




1 Jean KrRSTE. 


•Colonel WiLBOis. 




Uarquis DE Labordk. 


LudTis WCUKEH. 




Henri Ubay. 


^ 


1 



LISTE GKNÉIULE, 



UN. 



Abeillr (Lucien), professeur de langue latine au Colleté national, pro- 
reiseur de Traneûs k l'Éuole supérieure de guerre, Galle Hodrlguei, 1136, 
Uueno«-Aire9 (llépublique Argentine). — Élu membre de la Sucî^l^ l« 
23 mai IS'Jt ; membre perpétuel. 

Adau (Lucien), président de Chambre h la Cour d'appel, Hennés (llle-el- 
Vilaino). ~ Ëlu membre de la Société le 1 février 1885. 

Adjarian (llratchia), ancien ëléve de l'^'cole pratique des hautes tludes, 
professeurft l'École Aramiun, Taurls (Perse). — Élu membre de la Société 
le 27 février 1897. 

Alexandrowski (Alexandre), llcencii^ i:s lettres. — l^lu membre de la SociètË 
le 28 mai 1803; membre perpétuel. 

ANaLADe(]oMpti), ancien chargé de cours ii la Faculté des lettres de Hennés, 
professeur au Lycée, 7 rue des Tanneries, Bordeaux. ~ t'iu le !S 
mars 1903. 

Arbois de Jl-baikvii.i.e (AfâVi'«-Henry n'), membre de l'Institut, prufe<!si:ur de 
langues et littératures celtiques au Collège de France, directeur de la 
Revue cettiqat, Ni, boulevard Montparnasse, Paris (XIV-). [Adresse de 
vacances: Jubalnville, par Ituppes (Vosges).] — Hembre de la Société 
en 1807 ; vice-président en ISMl et 1882 ; président en 1883. 

Aanù (Alessandro), professeur au Lycée, Sa, Via Sanla CIdara, Turin (Italie). 
— Élu membre de la Société le tB janvier llttti. 

AscDU (Graxiadio /.), associé étranger de l'Institut de France, sénateur du 
royaume d'Italie, professeur à flnstltul royal, Milan (Italie). — Élu 
membre de la Société le 22 juillet IS76 ; membre perpétuel, donateur. 

Ai*DoiiJS (Edouard), professeurde philologie et antiquités grecques et latines 
^ l'Université, It, rue le Cesve, Foiliera (Vienne). — Ëlu membre de la 
Société le ti février 1889. 
. AviiosiER (Le commandant Élienne-Fi'Onfoi», professeur A l'École Lolo- 
ninle. 2, avenue de l'Observatoire, Paris (VI'). — Élu membre de la So- 
ciété le 4 lévrier 18S2; vice-prë«ident de iWl ï 1S9Ù. 

Aeuden (H. l'nbbé Kesurreccion Maria de), professeur au lycée de Dilbao 
(Kspagne). ~ Ëlu le 13 février 190t. 



À 



Balli (Charles), prival-doceol à l'Universilé, 1, rue de Candolle, Genève 
(Suisse). — Ëlu membre de la Sociélé le 10 mars 1900. 

Babbeuenet (Daniel), profeïiseur au Lycée de Tourcoing, 1 , rue du Vieui- 
Harchè-aux-Pouiels, Lille (Nord). — Ëlu membre de la Sociélé le 17 dé- 
cembre 1893; bibliothécaire un 1893; membre perpétuel. 

Darrier de BlEtiiANi), membredc l'Institut, professeur au Collfige de France, 
administrateur de l'École spéciale des langues orientales vivantes, 2, rue 
de Lille. Paris (Vil-). — Membre de la Société depuis le 2 février 1884. 

Bartii [Auguste), membre de l'Institut, 10,rue ilaranciëre, Paris(Vl)'. — 
Ëlu membre de la Sociélé le 10 mars 1873. 

BAHTUËLEur (Adrien), vice-consul de France, Rechl (l'erse), par Bakou 
(Iluaaie). — Élu membre de la Sociélé le IG février ISBt. 



H la S 



— ctx - 

Basset (René), corraspondanl de l'Inslitul, directeur ée l'école supé- 
rieure des Ullres, l'Agba 49, rite Michelel, Muïtaphn (Alger). — Élu 

membre de ta SociÉlÈ le 2 juin ISItlt. 
DA[Ti>[SCH(Julius), docteur en pbiloBophie, 111,2, RadcUkyïlrnsse, 3B, Vienne 

(Autriche). — Élu membre de 1s Suciëlè le 3 décembre 1S9!. 
Baudodin ue CoDHTEKAr (frot. D' J.), rue Hogilevskaia, n' !3, kt. 10, Saiot- 

Pélersbourg (Russie). — Élu membre de la Société le 3 décembre 188! ; 

membre perpétuel. 
Baueb (Alfred), 11, ma Tourne fort, Paris (V*). — (Clu membre de la Soriélè 

le y janvier 1873. 
Baukack (Johannes), docteur en philosophie, 33, Hospilalstras«e, Leipzig 

(Saxe). — Élu membi-e de la Société le 2C juin 1S80. 
Bknoist-Lccit (L.), s bis, rue Schnappor, Salnt-Uermain-en-Laye (Seine-et- 

Oise). — Ëlu membre de la Société le ! février tMl. 
Bgrcbh (Philippe), membre Ue l'Institut, professeur au Collège rie France, 

19, quai Voltaire, Paris (VII-). — l^lu membre de In Société le l" juin 

1873; trésorier depuis le 11 avril 187i jusijn'au 31 décembre tW ; 

vice-président en ISMelen 1891; présldenten 1893; membre perpétuel. 
DiAMi (Le professeur Jean), bibliothécaire de l'Académie roumaine, 13[i, 

calea Victoriei, Bucarest (Roumanie). — Ëlu membre de la Société le 

S mars 1883. 
BiBEsco (Le prince Alexandre), S9, rue d 

membre de la Société le 6 juin IRTt ; 

en 189(; membre perpétuel, donateur, 
Bi,*)ic (Alphonse), professeur au Collège, villa Caprice, roule d'Agde, Celle 

(Hérault). — Élu membre de la Société le 30 février 1875; membre per- 

Bloch (Jules), agrégé de l'Université, 3, rue Sainte-Beuve (Paris). — Ëlu le 
5 décembre 1003. 

Bloch (Oscar), agrégé de l'Université, professeur au Lycée de Besancon, 

— Élu le3B mars 1903. 
, Blocbet {Edgard-Gabriel-Joteph), diplômé de l'École des langues orientales, 
nltacbé ù la Bibliotbér|ue Nationale, 35, rue de rArboléle, Paris (V). 
— Élu membre do la Société le 30 juin t89t. 

BoQORODrrsKFj (VasUij Alekséjevic), professeur à l'Dniverstté de Kaian (Rus- 
sie). — Élu le 31 janvier 1905. 

BoiBACij (Emile), professeur A rUniversilé de BruicUes, It, rue Van Ele- 
wijck, Izelles (Belgique). ~ Élu membre de la Société le 13 février 1892. 

BomsiKH (Alfred), Le Rivage, par Chambésj', Genève (Suisse). — Ëlu membre 
de la Société le 1" décembre tOOO. 

BoiBSiKR (lfarje-I.[)ui'-<4n/i>ine-Gaslon), secrétaire perpétuel de l'Académie 
française, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, pro- 
fesseur de littérature latine au Collège de France, 33, quai Conti, Paris 
(VI-). — Membre de la Société depuis le 8 mai 1869. 

Bo!([iABDOT(Francois),archiïi8le-paléographe, conservateur de la Bibliotlié- 
que municipale, les Charmetles, Verdun (Meuse). — Admis dans la 
Société en 1868 ; vice-président de 1887 à 1889 ; président en 1890 ; membre 
perpétuel. 

BotioïT (L'abbé H.), curé de Renties-les-Bains (Aude). — Élu membre de 
la Société le 4 décembre 1897. 

BotEB lPau\-Jean-Uarit-Gabriel), professeur k l'École spéciale dei langues 
orientales vivantes, 54, rue de Bourgogne, Paris (Vil*). — Élu membre de 



— ex — 

la SocLËtè le 8 décembre ISflS; trisorier de IS92 à 1891 ; vice-prèudent 
en 1899 el en 190Ui prisideot en 1901; membre perpËiuH. 

Brandstitteb (Prof. D' R.), Ville nstratse, U, Lucerne (Suias«). — Ëlu 
membre de la Société le !1 juin 1903. 

Bbëal (!iic]ie\'Julet'Alfred), membre de l'Instilul, inspecLeur ijéniira] de 
l'enseignement supérieur, proresseur de grammaire comparée au Col- 
lège de France, directeur d'éludée t l'Ëcole prali<|ue des hautes éludes, 
87, boulevard Saint-Hicbel, Pari» (V<). — Membre de U Soc^Jélé en 1805 ; 
secrélaire depuis 186S ; membre perpétuel, donateur. 
M. Brukot (Perdinand), professeur h la Sorbonne, 8. rue Lcneveux, et t Che- 
ville (Seine-el-Oise), maison BohI. — Ëlu le 20 juin 1903, premier vice- 
pré aident de la Société. 

BuâQE (Sopbua)i associa étranger de l'InsiiLul de France, professeur t 
rtlniTersilé, Christiania (NurvËge). — Ëlu membre de la Société le & jan- 
vier 1878; membre perpétuel. 

Cabaton (Antoine), anrien membre de l'Kcole française d'EiLréme-Orienl, 
allacbéà la Bibliollië<|ue nationale. 13, rue Malebranche, Paris (V*). — Ëlu 
membre de la Socléié le 19 janvier 1901. 

CANnnéA, docteur de l'Cniveraité de Paris, professeur au lycée de Craiova 
(Roumanie). — Élu membre de la Société le 31 janvier 1903. 

Cart {Théophilel, professeur au lycée Henri IV el à l'Ëcole des sciences 
politiques, 12, rue Soufflol, Paris (V). — Elu mt- mbre de la Société le 17 
décembre 18»-i; bibliothécaire de 1894 à 1898; trésorier depuis le 1° jan- 
vier 1899. 

Chabanrau (Camille), correspondant de l'Institut, h Konlron (Dordogne). 
— Ëlu membre de la Société le 21 novembre 1868. 

Chabot (l'abbé Je en -Baptiste), 17, rue Claude-Bernard, Paris (V). — Ëlu 
membre de ta Société le 33 février 1895. 

Cbare.ncev (CAar/ei-FetLc-Uyacintbe Gouhieh, comte de), membre du Con- 
seil généralde l'Orne. 72, rue de l'Université, Paris (Vil*). (Adresse do va- 
cances: Saint-Maurice-les-Charencey (Orne)]. — Membre de la Souiél* . 
depuis l'origine et son premier secrétaire; bibliothécaire de 1868 à 1873; 
vice-présideni en 1874, 1KS3 et 1884 ; président en 1885. 

Chatelaik, membre de l'Institut, conservateur de la Bibliothéigue de l'IIni- 
versilè de Paris, Sorbonne, Paris (V*). — Élu membre de la Société le 
31 Janvier 1903. 

CQii,OT(Pierre-Paul-Narcû»-FBi'naji(f), licenciées lettres, H, rue de la Bépu- 
blique, Saint-Mandé (Seine). — Élu membre de la Société le 11 jan- 
vier 1893 ; bibliothécaire depuis le t" janvier 1899. 
SO. Clarac, professeur au Lycée Montaigne, rue de l'ïvette, Bourg-la- Reine 
(Seine). — Ëlu membre de la Société le 30 novembre 1901. 

CouNET (Philémon), professeur k l'Université, Louvain (Belgique). — Ëlu 
membre de la Société le 2â juin 1893; membre perpétuel. 

CONSTANS (Léopold-fi'u^^ne), professeur & l'tlniversitè d'Aii-Harseille, 43, 
cours Gambella, Alx-en-Provence (Bouches-du-RhAne). — Élu membre 
de la Société te 1 juin 1808. 

Connu (Jules), professeur k l'Université, Grai (Slyrie), Autricbe. — Élu 
membre de la Société le 10 juillet 1813. 

CotiBBONNE (Louis), professeur au lycée, 1, passageSaint-lïeB,Nanlos(Loire- 
infériuure). — Ëlu membre de la Société le 3ô janvier 1879. 

Courant (Maurice), secrétaire interprfate du ministère des affaires élran- 



i 



— CXJ — 

gères pour les langues chinoise cl Japonaise, maître de conttrencM h 

runiversiii^ itc Lyon, professeur près la Chnmbre de commerce de Lyon, 

3, cUetnin du Ctianc^elier, Ei^ully (llhûne). — Ëlti membre de la Société le 

TavrUIQOO. 
GoDsiN (Georges), maître de conférences h l'Univeraitë, 25, rue SalnL-Lam- 

bert, >ancy (Heurlhe-et-MoHelle). — Élu membre de la Sociéit le 

S février 1890; membre perpiluel. 
CuNY (Albert), agrëg£ de l'Université, tflO, rue Ssiiit-Jac<|ues, Paris 

(V). — Ëlu membre de la SociËlè le U mii I8UI, admiDlslraleiir l'û 

t003-100t. 



it-ilila<re 



David (Heni), ingÉnieur, 59, avenue Ita^pall, U Vnre 
(Seine). — Ëlu membre de la Soeiëlë le 18 fÉvrier 1SS2. 

Dblalre (Alexis), 338, boulevard Soinl-Germain, Paris {VU'). — Élu membre 
(le la SociètË le IS novembre 1876 ; membre perpétuel. 

Delaplane (A.)i chef de bureau au KinistËre des travaux publics, 214, 
boulevard Saint-Germain, Paris (Vil*). — Admis dans la Société en 
18(18. 

UiLONiiBE (lluslavc), le, rue Moulon-Duvernet, Paris (XIV). — Membre de 
la Société en 1865. 

Delpbin (Uatlan), la Mèdersa, Alger (Algérie). - Klu membre de la SociL-lé 
le 30 juin 1894. 

DKHRNHOij'Na (llarlwjg), membre de l'institut, professeur d'arabe littéral h 
l'Ëcole spéciale des langues orientales vivantes, directeur d'ëludes pour 
la langue arabe, l'islamisme et les religions de l'Arable & rË<^ole pratique 
des hautes études, professeur honoraire du Séminaire Israélite, 30, ave- 
nue Henri-Martin, Paris (XV|*I. — Membre de la Société depuis 1806; 
secrétaire adjoint de 1866 à 1868 ; membre perpétuel. 

DiAUANTAHAS (Achille S.), Caatcllarizo (Turquie d'Asie). — Ëlu membre de ta 
Société le 39 juin 1901. 

Dustt(Je8n !f.), licencié es lettres, diplùraé de l'iîcole pratique des hautes 
éludes, professeur au séminaire central, Bucarest (Roumanie). — Élu 
membre de la Société le 7 février 1891. 

DiHiGO (D' Juan M.), professeur de linguistique et de philologie h l'Cnl- 
versité, 110, San Ignacio, La Havane (<:uba). — lïlu membre de la Société 
le 15 décembre 1891. 

DONMKR (0.), professeur de sanskrit et grammaire comparée à l'Lrnlversité, 
Pohiolainen nan.la, 12, Helsingrors (Finlande). — Klu membre de la 
Société le IS juin 1869; membre perpétuel. 

DoTTiN (H«i ri-Georges), professeur à rUniverailé, 37, rue de Fougère, 
nennes(llle-et-Vilaine). — Élu membre de laSociété le 6 décembre 1884; 
bibliothécaire de 1888 a 18S1. 

DouTTË (l^dmond), chargé de cours II l'Ëcole supérieure de lettres, boule- 
vard Bru, Mustapha supérieur (Alger). — Élu membre de la Société le 



24 n 



s 1900. 



DitCHEENE (CAnr/et-EdmoDd), agrégé de l'Université, 50, rue Pigalle, Paris 
(IS").— Élu membre de la Société le 24 février 1000; membre perpéluel. 

Durand, administrateur colonial, chargé de cours i l'P.cole des Langues 
orientales 10, rue de la Pépinière, Paris. — Ëlu le IS février 1903. 

DiiFLA>D-GRt:viLL[:(Ëmiie-.lM.n4. rue de Grenelle, Paris (VIP) [de janvier à 
mars] et Bois-Briou, Angers (Maine-et-Loire) [d'avril h décembre]. — Élu 
membre de la Société le 1" avril 1882 ; membre perpétuel. 



* 



r 



— CÏIJ — 

Ihmm (Alfred), H, rue Clé m enl- Ma roi, P&ris (VllI*). — t.\a membre de U 

SoeiÈii le 19 juillet I87B. 
Uuviii. IPout-ltulwns), professMur de langue el de lillératiire ammiennes 

au Collège de France, 11, rue de SunLay, Paris (XVI'), — Élu membre 

de In SoeiËli le 18 février 1882; vic« -prés i île nt en 18Hâ: président 

en 18S6. 



ÉbOK (Georges), ancien ntembre du Conseil supérieur de 

blique, professeur lionoralre du lycée Henri IV, lï, rue du Pré-aui-Clercs, 

Paris (VU*). — Élu membre de la Société le S9 mai IKNU. 
Ehuoitt (Alfred), agrégé de l'Univi^rstlé, Sî, rue de Seine, Paris (VI*). — 

Ëlu l« 3 décembre ISOi. 
Ett!iAULT(Ëniile%/ean-JWiirû),professcuràriiniversité.Sbù, rueSoint-Hoixenl 

Poitiers (Vienne). — Ëlu membre de In Société le 18 décembre IB75; 

administrateur de 1882 au H mai I88t: membre perpétuel. 
EsTLANDEH (Karl-C), professeur ft l'Cnivcrsilé, Helsingrors (Finlande). — 

Membre de la Société en 1807. 
ETIENNE (K.), 5, Grande Hue, Jarville (Seurthe-et-Moselle). — Élu membre 

de la SoRLélé le 6 décembre 1890. 

FAt (Professor Edwin W.), Universil; otTeias, 21<lt, Nuecs Street, Austia 

(Texas, Ëlals-Unis). — Ëlu membre de la Sociélë le lii déccrobre 1894. 
Fécaup (Albert), professeur adjoint S l'Universili', bibliothécaire en chef 

■le la Bibliothèque universitaire, 48, rue Pilot, Montpellier (Hérault).— 

Élu membre delà Société le i;] janvier 1877. 
Faintnn (Gabriel), consul de France, Stuttgart (Wurtemberg). — Ëlu 

membre de la Société le 30 novembre 1901. 
Fi.iuT (Louis), directeur-adjoint pour In langue sanskrile & t'École pratique 

des Imutes études. 11, rue Poussin, Paris (XVI'). — Élu mi?mbre de 

la Société le 25 juin 1893; trésorier de 1895 é 18n8; membre perpétuel. 
FoUHitiEn (Albert), professeur k l'École supérieure des Lettres, 84, rue 

Hichetel, Mustapha (Alger). — Ëlu membre de la Société le 5 mai 1894. 

Oaidoz (Henri), directeur d'Études pour les langues el littératures celtiques 

à l'Ëcole pratique des hauiea études, professeur i. l'École des sciences 

politiques, 22, rue Servandoni, Paris (VI').— Membre de la Société en 1867; 

adminislrateur de 1870-lli7t au 27 janvier 1877 ; vice-président en 1879 

et 1880; président en IS81. 
aAac-t)ES FOSSÉS (Alfred), p rôles se i 

de la Société le 9 mars 1889. 
GituuErROï-UEHOUSVNBS (H.j, sec 

des langues orientales Tivante^ 

une, Paris (Vil'). — 

vice-président en 1B05, 
GAtrrinoT (Itobert), maître de conférences h l'Ëcole des hautes études, 14, 

rue Uouton-Uuvernet, Paris (XIV). — Ëlu membre de la Société le 4 dé- 
cembre 1897 ; administruteur, 
Gellëe (,Varcifie-Jlfa,EÎnti7iea-Fernaiid], membre de la Société académique 

de l'Oise, Mureaumonl, par Formerie (Oise). — Ëlu membre de la Société 

le 29 mai IS97. 
, GONXET (L'abbé), maison Sainte-Calberine, Ëcullf (Hh<ïne). — Ëlu membre 

de la Société le 12 juin 1875 ; membre perpétuel. 



LU lycée, Bourges(Cher)- — Élu membre 

lire-bibliothécaire de l'Ëcole spéciale 
rofesseur à l'École coloniale, 2, rue de 
la Société le 24 mai 1900, second 





— CXiij — 

GOT, profeneur à l'École Kormale, Tulle (Corrèze). — 

GtiAPrtN (U^r n.), professeur k l'InsLitiit catholique, 
(VI*). — Élu membre de la SocièlÉ 

Chauuont (Uaiirice), professeur (te grammaire comparée & rilnivi 
4, rue Jacques Drapnrnaud, Hanlpelllcr. — l^lu membre de la SocièU le 
li décembre 1889. 

GnANDGENT (Cliarles-H.), professeur h l'fTniversitË de Harvard, 107, Wal- 
ker Slreet, Cambridge (Massachussets, États-Unis d'Amérique). — Élu 
membre de la Société le 29 mai 18S6. 

Grasserie (Haoul ne u>), docteur en droit, Juge au Tribunal, correspondant 
du Ministère de l'instruction publique, i, rue de Bourbon, Hennés (tlle- 
et-Vilaine). ~ Ëtu membre de la Société le II mai liUi7. 

Grëgoirb (Antoine), docteur en philosophie et lettres, professeur à l'Athénèe, 
3. rue de la Couronne, Huy (Belgique). — Élu membre da ta Société le 
15 féirier 18H. 

Greoorio (Giacomo m), professeur ft l'Univeraité. SUT, Via Stabile, Palerme 
(Sicile). — Élu membre de la Société te 1" décembre 1900 ; membre per- 
pétuel. 

GuEB (Charles Gaerlin be), docteur es lellris, professeur da lettres au 
collène Colbert, Auïerre (ïonne). - Élu membre de la Société le S dé- 
cembre 1SB9. 

GuwET (Emile), directeur du Husée Guimrt, avenue d'Iéna, Paris (XV1>). 

— Élu membre de la Société le 2S janvier 1881 ; membre perpétuel, 
ion. GirsTAPiisO!! (Dorleur Fnûait-Viadtniii-), professeur de littérature latine K 

l'L'niversilé. 41. [Jtiioninkatu, Helsingfors (Finlande). — Élu membre de ' 
la Société le 16 mai 1885. 

IIalëvv (Joseph), directeur d'éludea pour les lant^ucs éthiopienne et htmya- 
rite et les langues louraniennes & l'École pratique des hautes études, 36, 
rueAumaire, Paria (III*). — Élu membre de la Société le 13 janvier 1872; 
vice-président en IHSÛ et 1887; président en 18X8. 

Hauvion, chéleau de la Q u eu e-les-Y vélines (Seine-el-Oise). — Élu membre 
de la Société le 20 novembre 1888. 

HitvEHFiELD (P.), professeur A Christ-Cburch, Oxford (Grande-Bretagne). 

— Élu membre de la Société le 18 novembre 188! : membre perpétuel. 
lUvET (FierTe-Ântoine-Louis), membre de l'intlitui, professeur de philulo- 

gie latine au Collège de France, chargé de cours A l'Université, direc- 
teur d'études pour la philologie latine & l'École pratique des hautes 
éludes, 18, quai d'Orléans, Paris. — Élu membre de la Société le 20 no- 
vembre ISSO; secrétaire adjoint de 1S7U k 1882; membre perpétuel. 

He>rv (Viclor). professeur de sanskrit el grammaire comparée à t'L'nî- 
versité de Paris, 95, rue lloudan, Sceaux (Seine). — Élu membre de la 
Société le 22 janvier 1881 ; membre perpétuel. 

H£itiOT-I)D:co<iST (L'abbé Ëlienne-Kagine-l,oms). — Élu membre de la 
Société le 19 novembre 1887 ; membre perpétuel. 

HCART 1 Clément- /m Aau//). consul de France, professeur de persan A l'Éi'ole 
spéciale des langues orientales vivantes, 43, rue Madame. Paris (Vl*;. 

— l-^lu membre de la Société le ït juin 180»; vice-président en tOOl 
et en 1002. 



IUBERT(J,), 

[chemin i 







JuNMV (i.)> proteaetut i l'Uni versil6, S, rue HontpUi! 
tli3 me 



', TouloUBe. - 



a Sgciéli l( 
ilï.JoB (Léon), docteur es IulLrcs, 
Nancy (Heurthe^el-HoftcUe}. 
vembre 18gâ. 
JoKtTtPierrt-Louit-Chtriei-HKhard), membre de l'iRsUtut, pror*^!5«ur ho- 
noraire de l'Universilé d'Aii-Harieille, 6i, rue Madame, Paris (Tl"), — 
Élu membre de la Sociiti le 10 janvier 1874 ; vice-président ea 1800 
et en IflOI ; président en 1002; membre perpétuel, 

Keller (Olln), prorcaseur à l'tlniversitè, 2, KreuzherrenpIaU, Prague 
(Bohâme). — Ëlu membre de la Sociélé le 11 janvier 1893. 

Kzttn (II.), proreescur de sanskrit à l'Université, 45, Willem-Barenstraal, 
Utrechl (l'ays-Bas). — ^lu membre de la Société le 15 mars 1873. 

KiasTE ^Ftrdi^a^d-OHo-le&n), profeiseur de philologie orientale h l'Univer- 
sité, 2, SalMmtsgasse, Graz (Autriche). — Ëhi membre de la Société le 7 
janvier tS82 ; membre perpétuel. 

Krehs (Adrien), professeur à l'Ëcole alsacienne, 80, avenue d'Orléans, 
Paris (XIV). — Élu membre de la Société le 14 décembre 1901. 

lABORiiR (Le marquis Joseph or,), archivi 
i[Ufli d'Orsay, Paris (Vil'). — Élu meml 
18T3 ; membre perpétuel. 

LAtiBEHT (Charte s-H«nri)i malti 
■ Dijon (Côte-d'Or). — Klu membre de li 

LnuouciiE (Léon), major de la gendarmei 
ftSerrlis (Turquie), vii Vienne-Salonir]i 
le 29 février 1896. 

lARjtv (Henri), capitaine d'infanterju de marine en retraite, I, rue Sainte- 
Geneviève, Versaillea (Seine-ot-Oisc). — Élu membre de tn Société le 
31 mai 1890 ; membre perpétuel. 
UO. Laurent, proFesseur au Collège Stanislas, 9, rue du Uunt- Parnasse, Paris 
(VI*). — Élu membre de la Société le li avril 1S83. 

Lrbrkton (l'abbé Jules), docteur es lettres, IJigliland.s S' Saviour's, Jer- 
sey. — Ëlu membre de la Société le H janvier 1809; membre pcrpc- 
luel. 

LECocg (Gustave), 7, rue du No» veau -Siècle, Ulle (Nord). — Élu membre de 
la Société le 3 mai 1890 ; membre perpétuel. 

Le Poïer (Henri), 2Ë2, rue de lllvoti, Paris (1"). —Ëlu membre delà Société 
le nmailS92. 

LÉGER (Louis-Paufl, membre de l'Institut, professeur honoraire k l'École 
spéciale des langues orientales vivantes, professeur de langues et litté- 
ratures slaves au Collège de France, professeur h l'I^cole de guerre, 43, 
rue de Boulai nvilliers, Paris (XVI"). —Membre de la Société depuis l'ori- 
gine; administrateur vice -président de I86H A lSti9; vice-président en 
1880 et en 1881 : président eu 1882; membre perpétuel. 

Lejiiv (L'abbé Paal-Antoine-Aaguslîn), professeur h l'InstituL catholique, 
119, rue du Cherche-Midi, Paris (VI*). — Élu membre de la Société le 11 
mai 1690 ; vice-président en 1896 et en 1897 ; présidanfen 1898. 

Lepitre (L'abbé Albert), docteur_ës lettres, professeur de grammaire com- 
parée à l'Université catholique, 10, avenue de Noailles, Lyon (RhAne). 
— Ëlu membre de la Société le 30 novembre 1901 ; membre perpétuel, 



férences 4 l'Université, 10, rueBerlioi, 
le la Société le 3 mal 1890. 
rmerie ottomane (mission française), 
I membre de la Société 



r 




ttvj (Sylvain), profesBetir de sanskrit nu Collège de France, dlreeteur 
d'études pour la langue aansrrile A l'Ëcole priilique des hautes éludes, 
9, rue Guy-de-Labrossc, Paris |V»). — Elu memhre de la SociélÉ le 10 jan- 
vier 1885; vjce-prèsiilenl en 1891 et en 180!; président en 1S93. 

Li!vv (iBÎdore). agrégé d'histoire, 20, boulevard Emile Augier. — ËUi le 30 
janvier (Mt. 

LiKDSAV (Prof, W.-M.), The [tniversity, Sainl-Andrews (Ecosse). — filu 
membre de la Société le B juin 1895. 
lia. LoTB (Joseph), r.orrespondant de l'Instiljt, proreeseur It l'Univeraîli, 
doyen de la FncuttË dca lettres, ii, faubourg de Redon, Hennés (l[Ie-l^t- 
Vilninc).— Élu membre de la Société le 2ô mai 1g7K. 

J^iiDAT (le duc Josepb-Plorimond), 53, rue Uumonl-d'UrvilIc, Pari?. — Ëlu 
le 5 décembre 1903. 

Haiqrct (Roger), diplAroé de l'École spéciale des tangues orientales vi- 
vantes, 47, rueTailbout, Paris (l.X'). — Élu membre de laSocléiËle St fé- 
vrier I90O. 

Uarçais, directeur de la Mèdersa, Alger. — Élu te 30 avril 1901. 

MitRitfsitux (Paul), professeur au lytèe, 19, place de Vainquai, Saint-Omer 
(Pas-de-Calais). — Élu membre de la Société le 1" décembre 1804. 

Uaspero iCamiYfe-CAur/ef -Gaston), membre de rinslitul, professeur de 
philologie et archéologie égyptiennes au Collège de France, directeur 
d'études pour la philologie et les antiquités Égyptiennes & l'Ëcoie pra- 
tique des hautes études, directeur général du service des antiquités en 
Egypte, Le Caire (Egypte). — Membre de la Société en l8flT; vice-prési- 
dent en 1877 et en 1870; président en 1S80. 

llEtLLitT(AntQine),direcleurai)joinl pour la grammaire comparée el la langue 
xende h l'I^cole pratique des hautes éludes, professeur h t'Ëcole spéciale 
des langues orientales vivantes, S4, boulevard Saint-Michel, Paris (VI'). 

— Élu membre de la Sociétft le 2î février 1889; membre perpétuel. 
U^i.èhe: (fffni'J-Gaston), professeur agrégé de l'Université, i, rue Corneille, 

Paris (VI'). >- Élu membre de la Société le 8 mars 1889. 

Melon (Paul), St, place Ualesherbes, Paris (XVII-). — Élu membre de la So- 
ciété le 19 novembre 1870; membre perpétuel. 

MeitiEZ'IlKJAHAND (Hario), membre du Conseil royal de l'Instruction pu- 
blique, professeur de littérature à l'Institut, calle d'' la Luna, 3i, pr", 
Madrid (Espagne). — Élu membre de la Société le 33 avril 189B. 
140. Uerwant (K.). Prolessor U'. professeur ft l'Académie Marie-Thérèse et Ji la 
Franz Joseph-Realscbule, II, KUnggasse, Vienne (Autriche). — Élu membre 
de la Société le âl juin 1884. 

Heukier (l.'alibé J.-M.), ancien élève de l'École pratique des hautes études, 
licencié es lettres, professeur & l'Institution Saint-Cyr, Nevers (Nièvre). 

— Élu membre de la Société le 17 décembre 1)198. 

Nevsr (Alphonse), professeur au lycée, agrégé d'allemand, 9, allées de 
Fénelon, Cabora (Uot). — Élu membre de In Société le 6 février 187^. 

Meïer (Maiie-Paul-Hyaeifilke), membre de rinslitul, professeur de longues 
et litléraLures de l'Europe méridionale au Collège de France, directeur 
de l'École des Charles, l'un des directeurs de la Romania. 16, avenue de 



Labourdonn 


is, Paris (VIP). - Membre de 


la Société en 1867; membre 


perpétuel. 






Michel, lieuten 


ant de la garde républicoine, 


caserne Honge, Pans (V*). — 


Élu le 28 ma 


rs 1003. 





I. (Ch«ri«s), professeur à l'Uni vcrsîtt, 
(Belgique).— Ëlii membre de la Société le 16 Uvr 

MoKSEitR (ICugAne), professeur h l'Université, 165, avenue iIg Tervueren, 
BruielleB (Belgique). — £lu membre de In Société le U janvier 1885. 

MoNTEiL (Cb.J. chargé de cours à l'Êcolc de» Langues orientales, 3, rue du 
Pri-aux-Clercs, Parit (V1I-). — Élu le IB Têvrier IBOJ. 

MoNTUJTOHNKT (Jacque!-H.), La Chapelle-de'la-Tour (IsËre). — Élu membre 
de la Société le 3 décembre 1893. 

Hovf AT (daliert), chef d'escadron d'artillerie en relraîle, 10, nie des Feuil- 
lantines, Paris |V*). — Membre de la Société depuis rorigineipréBidenl 
en 1S7S. 



ISO. HiGouâs (A.-L.-U.), chez M* Veuve JNicolan 
Élu membre de la Société le S7 mai IB 
KiTSCH (Casimir), docteur de l'Université, 
Élu le 30 avril 1903. 






s Lobzonska, Cra 



Olthaiiare (Paul), professeur i l'Université, '62, chemin du NanI, Servelte, 
Genève (Suisse). — Élu membre de la Société le 27 mai IK76 ; membre 
perpétuel. 

OsTBOrF (llermann), professeur à l'Université, S, Slumenthalslrasse. Iland- 
schulisheim, Meidelberg (Grand-Duché de Badej. — t.tu membre de la So- 
ciété le H[iuin 1895. 

PARMENTtEn (Le général de division /M^A-CAar^M-Théodore), 5, rue du 

Cirque, Paris IVIll'). [Adresse de vacances r Haliéville (Ueurthe-et-Mo- 

selle)!- - Élu membre de la Société le 17 maro 1883; vice-président en 

1897 et sn 1898; président en ISBO ; membre perpi^tuel. 
Pascal (Charles), professeur au lycée Jnnson-de-Snilly, 4. ruedeSiam, fuit 

(IVI*). — Élu membre de la Société le là mai 1886. 
Passv {l'Aai-ÉdouarJ), directeur adjoint pour la phonétique générale et. _ 

comparée fk l'École pratique des hautes éludes. II, rue de fontenay, ' 

Dourg-la-Heine (Seine). — Élu membre de la Société le IT décembre 189 

membre perpétuel. 
PENAriEL (Docteur Antonio), professeur de médecine et de chirurgie ft 

l'Université,direcleur général du Bureau de litatîstique, Mexico (Mexique). 

~ l^lu membre de la Société le II mai 1880; membre perpétuel. 
Pi^RKOT (Hubert), licencié es lettres, répétiteur & l'École spéciale des 

langues orientales vivantes. S, rue Galilée, Paris |XVI'). — Élu membre 

de la Société le i" décembre 1891. 
PiEHRET (l'aul), conservateur du musée égyptien, Palais du Louvre, Paria 

(1-). — Était membre de la Société le 1" février 1870. 
I. POG^ûN (Henri), consul de Krsnce, ilep (Syrie). — Élu membre de la Société 

le 16 février 18Hi. 
PsiCHABi (Jean), direclcurd'éludes pourlaphilologie byzan tine à l'École pr«- . 

lique des hautes éludes, p^o^e^;seu^ h l'École des langues orientales, 16|. J 

nie Chaptal, Paris |IX'). — Élu membre de la Société le 15 février 1884{ | 

administratcurdelSSS 61889; président en 1896. 

Ravrau (Camille), physicien au laboratoire d'essais du Conservatoire d 
arts et métiers, 61, boulevard Sébaslopol, Paris (II*). — Élu meaibr*| 
de Ib Société le 3 décembre 1398. 



i 



— Cïvij — 

Ruiuvo (Paul), prareiseur de sanskrit el de grammaire eoroparie I 
l'tlniïerBilé, Lyon- Élu le 3 décembre 1004. 

Be[n*i:h (Salomon). membre de l'Inslilut, conservaleur du musée de 
Sainl-Germain,4, rue de Traktir, Paris tXVl*). — Élu membre de la Société 
le 21 février ISBO. 

ElEtKACH (Théodore), doeleiir Ës-Icttres. directeur de lu Renne da Éladet 
gitcguei, 9, rue ttamelin. Parie. — Ëlu membre de la Société le tt jan- 
vier iSM, président de la SociélË. 

Unis (John), fellow de Jeaiis Collège, professeur de celtique h l'Univergilé 
The Lodgings, Jesu8 Collège, Oxford (Grande-Uretagne). — Élu membre 
de la Société le 9 janvier ItlTSi membre perpétuel. 

HocKN (MauriceJ, professeurau lycée Carnot, 2, rue Barye, Paris (XVII*). — 
Élu membre de la Société le 20 mars 188à; membre perpétuel. 

RoiJ.«](ti (Eugène), 5, rue des Chantiers, Paris, — Membre perpétuel. 
I7D. Roques (Hario), maître de conrérences A l'Université de ParÎH et h l'École 
des hautes études, t, boulevard Saint-Germain, Paris (V). — Élu le 5 
décembre 1903. 

HosiFELLv ( Le docleuriVai-ie-Charles-Lëopold), ancien interne des hûpitaux. 
10, rue de Cuci, Paris (Vl"). — Élu membre de la Sociiilé le 27 mai 1876; 
vice-président en 1B98 et en 1890; président en 1900; membre perpétuel. 

HouDET (Léonce), professeur au lycée de Nancy. — Élu le 38 mai 1901- 

1)0 usa E LOT (L'abbé PI erre -yeon), docteur es lettres, professeur à l'Inslitut ca- 
tholique, directeurdu laboratoire dephonélique expérimentale au Collège 
de France, 23, rue des Kosséii-Saint-Jacques, Paris (V). — Ëlu membre 
de la Société le IT avril 1886; vice-président en 18U1, président en 1895. 

Sabbathieh (Paul), agrégé de l'Université, 15, rue du Cardinal-l^moinCt 
Paris |V*). — Ëlu membre de la Société le Sg décembre llt89. 

Saclkux (Le R. P. Ch,)i missionnaire apostolique, 30, rue Lhomond, Paris 
(V-). — Élu membre de la Société le 7 avril 1884; membre perpétuel. 

SArsÉAN (Lazare), docteur es lettres, ancien professeur suppléant à l'tni- 
veriilé de Bucarest, 28, rue BerlhoHel, Paris (V'). — Élu membre de la 
Société le 18 mai 1901, 

Sa l'SSL' RE (Ferdinand de), professeur S ITniversitè, Genève (Suisse). — Élu 
membre delà Société le 13 mai 1876; secrétaire-adjoint de 1883 a 1891; 
membre perpétuel. 

Saïcb (Arehibald-Hcary), professeur 4 l'Université, Oxford (Grande-Bre- 
tagne). —Ëlu membre de la Société le 5 janvier 1878; membre perpétuel. 

ScBiLS (L'abbi G.-H.j, curé de Fontenoille, par Sainte-Cécile (Belgique), 
— Ëlu membre de la Société le 8 juin 1880, 
IW. ScnLUUttedaEH (Gu9tave-Z,ton), membre de l'Institut, 27. avenue d'Antin, 
Paris (V1II-). _ Membre de la Société depuis le 3 décembre 1881 ; mem- 
bre perpétuel. 

ScnniJSET) (Joseph), docteur en philosophie, professeur au collège, 9, Kris- 
tulTelstrant, Ruremonde (Pays-Bas]- — Élu membre de la Société le 
a décembre 180). 

SËBU.LOT (Faut), directeur de la Rrous des Tradition» populaires, 80, boulC' 
vard Saint-Marcel, Paris (V). ~ Élu membre de la Société le îi avril 
1883; membre perpétuel. 

SE.VART (Emile), membre de l'Institut, 18, rue François I", Paris (VI II-). 
[Adresse de vacances: chAteau delà Pelîce, prés la Ferlé-Bernard (Sar- 
the]J. — Admis dans la Société en 1868; membre perpétuel. 



. SiNtouL (Edmond), inspMleur des Bnances. 10, boulevard de Bellevuc, 

Uraveil (Seine-et-0[se). — Éla membre <Ie la Sociélè le 16 mai 1883; 

membre perpétuel. 
Sëpet (Mnriue}, bibliothécaire & la Bibliothèque nationale. 3, niederUnion, 

Clamart (Seine). — Ëtait membre de la Sodèté le 1" février 1870. 
SpKcHT (Edouard), 195, rue du KaubourH-Seînt-Honorè, Pari» (Vlll*). — 

Membre de la Société depuis 1866. 
Speuem |J.-S.), professeur de sanslirit k l'UniversiU, Si, HerKngraehl, 

Uyde, (Paye-Baf). ~ f.lu memtire de la Société le 2 Hvrier 1878. 
Stokes (Whilley), assoeié étranger de l'Institut de France, ancien mem- 
bre du Governor's CouDcil de i:aicutt«, 15, Granville Place, Londrea 5. 

W. — lîlu membre de la Société le 3 novembre 1881. 
Storm (Johan), professeur tirVniversilé, Christiania (NorTège). — Élu 

membre de la Société le 23 novembre 1873 ; membre perpétuel. 
I. ScDRE (héopold-Maurûx-Pierre-TimoIhée), docteur Es lettre;, professeur bu 

[fcée Honliigne. 85, boulevard Part-Royal, Paris (VI'). — f:lu membre 

de la Sociélè le 3 avril 1887; membre perpétuel. 
SvRUL'OA llvaa Kr.), Osiek (Croatie). — Ëlu membre de la Société le 

n ft>ril 1880. 

Tavehueï (Adrien\ villa Espérance, Chauderon, Lausanne (Suisse). — Élu 

membre de la Société le 17 mar^ 1883. 
TcHEH^rrijKiJ (M"* Antoinette de), inspectrice au Kievskij Institut, Kiev 

(lluKsie). ~ Élue membre de la Société le 37 avril 18S5; membre per- 

Tmi^<Én (E^ains-HenriA-fiï/ie/mV prorcsscurù l'Université, Lund (Suède).— 
Élu membre de ta Société te 17 avril 1875; membre perpéluEl. 

TitouAS (Antoine!, membre de l'Institut, professeur de littérature fran- 
çaise du moyen Age et philologie romane à l'Univeiailé, maître de con- 
férences à l'Ëcole pratique des hautes éludes, 75, rue Madame, Paris 
(VI'). — Élu membre de la Sociiité le 25 janvier iWî, président en 190t. 

TiiousEH (Vilhelm), professeur & l'Université, correspondant de l'Institut 
de France. 150, Garnie Kongeveî, Copenhague (Danemark). — Élu 
membre de la Suciélé le 21 mai 1870; membre perpétuel. 

TounTOULOs (Le baron Charles de), 13. rue Houx-Alpheran, A ix-en- Provence 
(Bouches-du-Hhâne). — Élu membre de la Société le 25 avril 1809. 



VAï(M.g.), profeas 



■, Nawi 



i Building, Byculla, Bombay (Indes Orien- 



r 



Vrhdrtes lJoseph-Jean-fla/>fi>Je), agrégé de l'Université, professeur adjoint 
A l'Université, 32, rue Aansac, Clermonl-Ferrand (Puy-de-Uame) [et 90, 
rue de Vaugirard, Paris (Vi-)J. — Élu membre de Is Société le 31 mai 1808; 
membre perpétuel. 
100, Voui'Ë (Le marquis CAaWei-JïOn-Melchiiir ce), membre de l'Institut (Aca- 
démie française et Académie des inscriptions et bel les- le lires), ambas- 
sadeur de France, 2, rue Fabcrt, Paris (VII-). — Membre de la Société 
depuis le 27 mars 1870: membre perpétuel. 

WiCKKtiNAOEL (Jakob), professeur à l'Université, CiltUngen (Allemogne). - 

Élu membre do In Société le 30 novembre 1886. 
Watel, professeur honoraire du lycée Condorcet, 4!, rue du Bras-d'Or, - 

Boulogne-sur -Mer. —Élu membre de la Société le 13 janvier 1873. 



— CXIX — 

W:lbo]b (Le lieu tenant- colonel A.)i présidenL de la réunion d'ioslruclion 
des offlciers des services des chemins de Ter et des «lapes, 185, rue de Vau- 
girard, Paris (XV*). — Élu membre delà Société le 15 a»riH876 ; membre 
perpétuel. 

WuiuBR (Ludvig-F.-J.), proresseur k rUniiersité, 9, Horrebrogade, Copen- 
hague (Danemark). — Élu membre de la Société le 29 raars 1)173; membre 
perpétuel. 

WiNKLER (D' Ueinrich), Gartenhaus 18, Enderslrasse, Broslau (Silésie Prus- 
sienne). — Élu membre de la Société le 30 novembre I8H9. 

ZvB*Ti (Joseph), professeur de snnïltrit et grammaire comparée i l'ITni- 
versitè, Smichov, ITusova lflda,53A, Prague (Bohême). — Élu membre 
de la Société le 19 décembre 1891. 

ZûND-BuniiUET f&dolphe), t8, rue de Rome, Paris (VIII*;, — Élu membre de 
la Société le 12 juin 1807. 

AcADËHiK ROtiHMNE, BucarcGi (Roumanief. — Admise danï la Société le 26 

mars 190t. 
BiBLiOTN^OUB DE ^'ÉcoLE FRiNÇAisE d'Abchëolocie, Palais Parnèse, Borne 

(Italie). - Admise dans la Société le 25 mai IBSB. 
lia BiBUOTBÉouK HE l'École pRitnguE des hav-tes ëtudeb (section des sciences 

historiques et philoloKiques), à la Sorbonne, l'aria (V'), — Admise dans 

k Société la 22 TèTrier 1902. 
Bibliothèque de u'U^iiïebbitiî, h la Sorbonne. Paria (V). — Admise dan» la 

Sociélè le 22 féirier 1902. 
BtBi.ioTitËQUE HOfALE, BcHIn (Allemagne). Adresser: I UH. Ashcr * C*, 

libraires, Berlin, chez HH. Ch. Gaulon cl nis, 39, rue Madame, 

Paris (VI'). — Admise dans la Société le 28 janTler 1899. 
Bibliothèque eoyale et DnivEHSitAmE, Breslau (Allemngne). .\dresser: k 

UH. Asher & C-, libraires, Berlin, chCE MH. Cb. Gaulon et HU, 39, rue 

Madame, Paris (VI*). — Admise dans la Sociélè Ie28janvier 1899, 
Bibliothèque royale u?t[VERsiTAiRE, GOtlingcn (Allemagne). Adresser : h 

MM. Asher & C, libraires, Berlin, chez iHH. Ch. Gaulon et nia, 39, rue 

Madame, Paris (Vl*l. — Admise dans la Société le 28 janvier 1809. 
BtBLiOTuÈQu«RavALEETu.'<ivERsiTAiRE,K&nigsberg î. Pr. ( Allemaflne), Adrssser: 

A MM. Asher & C, libraires, Berlin, chez MM. Ch. Gaulon rt fils, 39, rue 

Madame, Paris (VI'). —Admise dans la Société le 28 janvier 1899. 
BiBUOTHÉQUC ROYALE ITNIVEHSITAIRE, MarbuTg j. H. (Allemagne). Adresser ; 

k HM, Asher * C, libraires, Berlin, chez HH. Ch. Gaulon et nig, 39, rue 

Madame, Paris(VI-). — Admise dans Is Société le 28 janvier 1899. 
Bibliothèque univehsitaire, Aix-en-Provence (Bouches-du-llhûne). ~ Admise 

dans la Société le 19 Février 1898. 
Bibliothèque universitaire, Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme). — Admise 

dans la Société le 11 juin 1887. 
BiBLTOTHËguE UNIVERSITAIRE, l^alais de rUniversité, Honipellierf Hérault). — 

Admise dans la Société le 21 juin 1893. 
110. Bibliothèque universitaire, Rennes (llle-et-Vilaine). — Admise dans la 

Société le 7 mai 1898. 
Bibliothèque univehsitaihe, Strasbourg (Alsace), — Admise dans la Société 

le 15 mai I89T. 
I BiHLiOTHtoue usivEHsiTtiBB, secUon Droit et l.etlres, 2, rue de l'Univers 

M Toulouie (Haute- Garonne). — Admise dans la Société le 2 mai 1885. 



J 



— cxx — 

BoDLEiAN LiBRARY, Oxford (Angleterre). -"«Adinisedans la Société le 4 mai 1901. 
British &IUSEUM, Londres (Grande-Bretagne). Adresser : à Messrs. Dulau & C*, 

libraires, Londres, chez M. II. Le Soudier, 174, boulevard Saint-Germain, 

Paris (VI*) — Admis dans la Société le 22 novembre 1890. 
Cambridge philological society, Secrétaire M. Bendall, 105, Castle Street, 

Cambridge (Angleterre). — Admise dans la Société le 28 mai 1904. 
LiBRARY OF Queen's COLLEGE, Ozford (Angleterre). — Admise dans la Société 

le 15 juin 1901. 
Meyrick Library, Turl Street, Oxford (Angleterre). — Admise dans la Société 

le 15 juin 1901. 
Pauliniscue bibliothek, Mùnster-en•>^'estphalie (Allemagne). Adresser : à 

MM. Asher & C», libraires, Berlin, chez MM. Gh. Gaulon et Gis, 39, rue 

Madame, Paris (VI*). — Admise dans la Société le 16 mars 1901. 
Taylor institution, Oxford (Angleterre). — Admise dans la Société le 

15 juin 1901. 



LISTE DES PRÉSIDENTS 



E LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS 



DEPUIS SA FONDATION 



MBI< 



MM. 



186i-e5. 

1866. 

1867. 

1868. 

1869. 

1870-71. 

1872. 

1873. 

1874. 

1875. 

1876. 

1877. 

1878. 

1879. 

1880. 

1881. 

1882. 

1883. 

1884. 

1885. 



t A. D'ABBADIE. 

t ÉyiLE EGGER. 

t Ernest RENAN. 

fWL.BRUNET DE PRESLE. 

f F. BAUDRY. 

t EMILE EGGER. 

f Charles TIIUROT. 

t Gaston PARIS. 

t Charles PLOIX. 

f L. VAÏSSE. 

f ÉyiLE EGGER. 

t Eugène BENOIST. 

Robert MOWAT. 

t Abel BERGAIGNE. 

G. MASPÊRO. 

II. GAIDOZ. 

Louis LÉGER 



1886. 
1887. 
1888. 
1889. 
1890. 
1891. 
1892. 



Rubens DUVAL. 

t James DARMESTETER. 

Joseph HALÉ\'Y. 

t Charles PLOIX. 

F. BONNARDOT. 



, M. DE ROCHEMONTEIX. 
Philippe BERGER. 

1893. Sylvain LÉVI. 

1894. Prince Alexandre BIBESCO. 

1895. P. ROUSSELOT. 

1896. Jean PSICHARI. 

1897. t Alexandre BOUTROUE. 

1898. Paul LEJAY. 

1899. G" Th. PARMENTIER. 

1900. D' ROSAPELLY. 

1901. Paul BOYER. 

1902. Charles JORÇT. 



H.D'ARBOISDEJUBAINVILLE. 1903. Clément HUART. 
t Stanislas GUYARD. 1904. f Alexandre LIÉTARD. 

Comte H. DE CIIARENCEY. 1904. Antoine THOMAS. 

1905. Théodore REINACH. 



MEMBRES 

ENLEVÉS PAR LA MORT A LA SOCIÉTÉ 



: (Al 



e-Thon 



I o') 



ilirc <le rinslitiil (Académie du 
Sociale depuis l'origiDe el son premier 



Sciences). — Uembre de 
présidenl. Uéc^dè le M 

Hacker (Louis us), laurèal de l'InBlilut <le France, membre de l'Académie 
royats de Belgique.— Élu membre de la Soeiélé le 30 janvier 189t. 
Metdt en février 18H). 

Baissac (Charles), professeur de rh^Iofiqiie au coilËge royal de PorL- Louis 
(Ile Mauricei. — Élu membre de la Société le 20 juin 1891. WéctUi 
le i d<-ci!mbrc 1HB2, 

(JAIXK (Louis), professeur au lycée CondorceL. ~ Élu membre de la So- 
ciété le 32 janvier 1881 ; bibliolliécaire de 1883 & <S8S. Décédé k G no- 
vembre IBM. 

llAHON (Charles), mallre de conférences à l'Universilé d« Clermonl-Perrand. 
- Élu membre de la Société le 23 janvier 1887. Décédé le 18 janvier 1903. 

fiAITDiiY (PrédèrlcJ, membre de l'Inslitut (Académie des înacriptions et 
bel le s- le lire s), administrateur de la bibliolhtque Nazarine. — Uerobre 
de ta Société en 1867 ; vice-président en 1808; président en ISG». Dé- 
cédé le 2 janvier 1885. 

Benubw (Louis), ancien doyen de la Faculté des lettres de Dijon. — 
Membre de la Société depuis 1868. Dêcùdé en février 1900. 

Benoist (Louii-EugËnu), membre de l'intilitul (Académie des inscriptions 
et belles -lettres), professeur de poésie latine à la Faculté des lettres de 
Paris. — Membre de la Société depuis le 7 mai 1870; président en 1877. 
Décidé le !2 mai 1887. 

BRnOAiONB ikbti-Heari-Joieph), membre de l'instilut (Académie des 
inscriptions et belles-lettres), directeur d'études & l'Ëcote pratique des 
hautes études, professeur de sanscrit et de grammaire comparée &la 
Faculté des lettres de Paris.— Membre de la Société en 1864; secré- 
Uire adjoint en 1868 et 186»; vice-prtsidentde 1873 il 1878; président 
en 1879. Décédé lu 6 août 1888. 

Bkxsosov (Pierre), professeur à l'Université de Kliarltov (Russie). — Ëlu 
membre de laSociélé le S3 novembre 1878. Déc^s notifié è la Société le 
10 décembre 1898, 

BouGHEniE (A.), charge du cours de langues romanes i la Faculté des 
lettres de Montpellier. — Élu membre de la Société le 21 novembrs 
tSBS. Décès natiQè à la Société le U avril 1883. 



— CXMIJ — 

BoucBEME (Adhâmar), cbef de bataillon en retraite. — Élu membre de la 
SociéU le 13 mai 1883. Uècédè le 7 mars 1903. 

Bdltroue (klexaaiire-Antoine), ancien avocat d la Courd'appei de Parie, 
ancien agrëè m tribunal de commerce de la Seine. — Klu membre 
de la Société leSO juin 1894; vice-président en 1896; président en 1S9T. 
Décédé le 3 février 1899. 

GnuNiiT UE Piii:si.i! (Wladimir), membre de l'Institut (AL'adèmie des ins- 
criptions et bel les- le lires), professeur de gttc moderne & l'Éi-ole spi- 
ciale ileâ langues orientales vivanles. — Uembru de li Société en 
1867 ; président en 1868. Décédé le 12 septembre 1875. 

Carugl (L'abbé), aumônier de i'Mûpital militaire de Lille. — Ëlu mem- 
bre de la Société le i décembre 1891. Décédé le 22 mars 1899. 

Carriêne (Auguste), directeur d'éludés pour les langues hébraïque, 
clialilaï(]ne et syriaque ï l'École pratique des hautes études, profes- 
seur de langue arménienne à l'fCcole spéciale des langues orientales 
vivaDle», ^ Élu membre de la Société le 10 février 1873; vice-prési- 
dent en 1875 et I8T6. Décédé le 2i janvier 1903. 

CflASLES (Philarète), professeur au Collège de France. ~~ Ëlu membre 
de la Société le lô février 1873. Décès nolillé il ta Société le 19 juillet 
1873. 

CHAssAMi(ifan>-Jn(oi'ne-Alexis), inspecteur génèrnl de l'Université.— Élu 
membre de la Société le 12 novembre 1870. Décédé le 8 mars 1888. 

CBOb^tKo (Alexandre), ancien chargé de cours au Collège de France et é 
l'Ecole spéciale des langues orientales vivantes. — Membre delaSo- 
ciété depuis l'origine. Décès notilié h In Société le 10 Janvier 1892. 

Daruesteter (Arsène), professeur de langue et littéraUire françaises du 
moyen Age A la Faculté des lettres de Paris, professeur A l'I^cole nor- , 
maie de jeunes filles de Sèvres. — Membre de la Société en 1870. 
Décédé le 16 novembre 1888. 

Dahuesteteb (Jamea), professeur de langues el littératures de la Perse 
au Collège de France, directeur d'études pour la langue zende A l'École 
pratique de» hautes études, l'un des directeurs de la Hevae de Paria. 
— Élu membre de la Société le 20 décembre 1873; vice-président en 
1884, t8H3el 1880; présidente» 1887. Décédé te 19 octobre 1SQ4. 

DBEBKBOUHa (iosepli), membre de l'iDstilut (Académie des inscriptions 
eibelles-lellres), correcteur de la tirpographie orientale i. l'Imprimerie 
nationale, directeur d'études pour l'hébreu lalmudique et rabbinique 
A l'École pratique des hautes études. — Uembre de la Société depuis 
le 2! juillet 1871. Décédé le 28 juillet 189Ô, 

De vie (Marcel), chargé du cours de langue cl de littérature arabes A la Fa- 
culté des lettres de Montpellier. — Ëlu membre de la Sociélé le 19 
février 1876; vice-président en 1878. Décédé en mai 1888. 

Devu.i.e (Gnslave), ancien membre de l'École française d'Athènes. — 
Membre de la Société en 1867. Décédé en 1868. 

Dimos (Charles), inspecteur général des ponts et chaussées en retraite, 
délégué général de la Compagnie d'Orléans. — Ëlu membre de la Société 
le 26 avril 1873. Décédé le 26 janvier 1882. 

DtDOT(Ambroise-Firmin).— Admis dans la Société en 1868. Décédé en 1870. 

Uosso.i (Simon-.V«é/), professeur A la Faculté des lettres de Clermont- 
Ferrand. - Élu membre de la Sociélé le Itmai 1887. Décédé le 15 fé- 
vrier 1893. 

DuvAU (Louis), directeur adjoint pour la grammaire comparée A l'École 



- Klu membre Je la Sucièlè le 6 tl£eeànb( 
' janvier 1S92 k juillet IM3. Décédé le 



L lAuidt 



je des inscriptions et 
à la FaculU- îles lettres 
isna. 1870-71 et 1876. Décédé 



pratique des hautes il 

)88i; administrateur du I" 

U juillet 1903. 
EeuKN (l^mile), membre de Mnslilii 

lie Iles- lettres), professeur d'éloqueni' 

de Paris. — Pr^sideut de lu Suci^l^ 

le 31 aoai 1885. 

EicuTUAL (GusUve o'). — Membre de la Société depuis 1867. Décidé en ISSU. 
Plkurï (Jean), lecteur à l'Université impériak de Sainl-PétersbourB. — 

Élu membre de la Société le 31 décembre 1878. Décédé en juillet ISfli. 
FLOKGNT-UflivHE, dËputè. — Ëlu membre de tn Société le 29 ma» IS73. 

Décédé en 1887. 
FouNKiER (Eugène), docteur en médecine el éa sciences naturelles.— 

Membre de la Société depuis l'origine. Décédé le 10 Juin 1885. 
Garnigr (C/iiip/«-Priinfaif-Pati/-Chrlalian), lauréat de l'Institut (prix Vol~ 

ney, tS98). — Né & Paria leSiJuiliet 1872, mort àParis le 4 septembre 1898. 

— Inscrit comme membre perpétuel de la Société le S7 mai 1899. 
Gborqian (Prolesseur D' C.-D.) — t\u membre de la Société le 21 mara 

1875. Décédé en 1888. 

GoDSFBOï (Frédéric). — Élu membre d 
Décédé en 1897. 

GoLDSCHiiiDT (Siegfried), proFesseur de sans 
bourg. — Élu membre de la Société le S re 
1E8I. 

GoDU-ET.— Élu membre de la Société le 7 juin 

GHABueAUSAHE (Charles), sénateur du royaur 
membre de la Société le !t avril 1869. 

Gh*ux (Gharles-JIenr'i), maître de conférences de philologie grecque à 
l'École pratique des hautes études, maître de conférences d'hiitoire 
grecque à la Faculté deslellreadeParis, bibliothécaire A la bibliothèque 
de l'Université, l'un des directeurs de la (icBiie de philologie, de litli- 
fatmt el d'kiiloii'e aneiennei. — Élu membre de la Société le 9 mai 
1871. Décédé le 13 janvier 1882. 

GRËAnn (Octave), membre de l'inslltut (Académie française et Académie 
des sciences morales ot politiques), vice- recteur honoraire de l'Acadé- 
mie de Paris. Élu membre de la Société le 1t décembre 1889. Décédé 
le 25 avril 190i. 

QaïuuLOT (Paul), ancien consul de France t Ceylan. ~ Membre de la So- 
ciété en 1867. Décès notiDé h la Société le 1 juin 1870. 

GULEvssE (Georges-fu^jfw), élève de l'École pratique des hautes éludes, 

— Élu membre de la Société te 11 février I88II. Décédé le 17 mai 1889. 
GuïARD (Stanislas), professeur de langue arabe au Collège de France, 

maître de conférences de langues arabe et persane h l'École pratique 
des hautes éludes, correcteur de la typographie orientale b l'Impri- 
merie nationale, l'un des directeurs do la Revue Crilique d'hittoir* el de 
lilliraluit.— Élu membre de la Société le 13 avri) 1878, vice-p réside ni 
en 1883 et 1883; président en 1884. Décédé le 7 septembre 1881. 

UAuiavKH (Docteur).^ Élu membre do la Société le 9 juin 1877. Décès 
nolinè a la Société le 5 avril 1879. 

Hanusx (Jean), professeur agrégé à l'tlniversilé de Vienne (Aulriche). — 
Élu membre de la Société le 25 juin 1887, Décédé le 26 juillet de la même 



s la Société le Si mal 1879, 



873. Décédé en l 
le de Belgique. 



— CXXV — 

IttRLEZ (Ugr Chsrles de), professeur à rUnrversilé d« Louvain. — f.]a 

membre de la SociÉtË le 18 novembre 1876. Dfcèdè le 11 juilltl ISM. 
HsTZFELD (Adolphe), professeur ou lycte [^uis-le-Grand, ancien professeur 

i la Faculté des lettre» de Grenoble. — Ëlu membre de la Société le 

i" février 1873. Décédé en oclobre 1B0O. 
IIauvette-Besnault, directeur d'éliidc» honoraire k l'École pratitgue des 

hautes études, conservateur adjoint de la bibliothèque de l'UniversilÈ. 

— Membre de la Société depuis <S70. DécédË lu 38 juin 1888. 
IlEMfiicu (G.-A.), doyen de In Faculté des lettres de Lyon. — Membre 

de la Société depuis 180T. Uéeédé en 1887. 
Hehv^ (Camille). — Membre de la Société en 18G7. Décédé le 30 a.ai\l 1878. 
ilovELAcguE (Abel), professeur à l'ficole d'anthropologie. — l^lu membre 

de la Société le 4 décembre 1869. Décédé en février 1896. 
Jaceboh (James), archiviste-bibliothécaire de la Société de Géographie. 

— Élu membre de la Société le 23 juin JB79; donateur. Décède le 17 
juillet 1805. 

IkUBEHT (Le comte), membre de rinstiiut. — Mtmbrc de 1* Sociéii de- 
puis 1868. Décédé le 1- janvier 1875. 
JozoN, député. — Présenté pour être membre de la Société dans la 
séance du S décembre 187». Décès nolinè » la Société le 9 Juillet 1^81. 
Judas (Le docteur A.-C), ancien médecin principal de première classe. 

^Membre de la Société depuis l'origine. Décédé le 17 janvier 1873. 
La Bekse (Camille de), employé au cabinet des médailles de la Biblio- 
Ibèque nationale, l'un des directeurs de la Reçue Crilique tTIpsloire si 
de Vitlêraturt. — Klu membre île la Société le 3 décembre 1870. Décédé le 
13 mars 1S7S. 
UcKAiME (L'abbé Romain Czrrkas). — Membre de ta Société en 1867. Dé- 
cès nolinè & la Société le SG avril 1873. 
Lacodpkhie (Docteur Albert TRnrtiE!! de), ancien professeur de philologie 
indo-chinoise k l'University Collège de Londres, directeur du Babj/h- 
nianand Orientât Recoril. — Ëlu membre de la Société le S février 1889. 
Décédé le 11 octobre 189t. 
LAMsnioit, professeur â l'Université do Jassy. — Élu membre de la Société 

le 26 mai 1ST7. Décès notifié k la Société le 17 novembre 1883. 
Lbnoriia.1t (CAoWeï- François), membre de l'Institut [Académie des ins- 
criptions et belles- lettres), professeur d'archéologie prés la Biblio- 
thèque nationale. — Uembre de la Société en 1867. Décédé le B dé- 
cembre 1883. 
Lk Salit (François), ancien oflicier. — Membre de la Société en 1866. 

Décédé en 1867. 
Lévï (B.), inspeclenr g^'ni^ral de l'instruction publique. — Élu membre 
de la Société le !i janvier 1871. Décédé le H décembre 1884. 
L LiiTABD (le docteur Alexandre), médecin inspecteur des eaux, corres- 

L pondant de l'Académie de médecine. —Membre de la Société en 1866; 

L vice<président en 1002 et 1903, président en 190t. Décès noliHé k la 

■ SociéU le 13 février 1904. 

H Uttb* {Uaj:imilien-Paul-Émi]e), membre de l'Institut (Académie fran- 

^■^^^ çoise et Académie des inscriptions et beiles-leltrea). — Membre de la 

^^^^1 Société depuis 1868. Décédé en 1881. 

^^^^^fe LxB (Isidore), professeur au Séminaire israélite, professeur libre A l'École 
^^^^^B pratique des hautes études (section des sciences religieuses). — Élu 
^^^^B membre de la Société le 19 décembre 188û. Dùcédé le S juin 1892. 

1 



— CIXVJ - 

LomreR 0* dorteur Karl), ancien professeur k Trinitj' Collège (Dublia). 

— Membre de la Société en 1807. b6cèdi le 5 avril 1873. 
I.uTOstAVSKi (Slaaislas). Élève de rL'olver&llé de Dorpat. — flUi menitira 

(]« la Suciélé le 19 dËcembre iHHb. Diïci;» nolillé a la Sny.Klé le 

18 létrier 1893. 
Halvosin (Edouard), agrégé de l'Universilé. — Uembre de la SociÈU 

depuU 18051 bibtiotbêcaire 4ii 7 février 1880 au 31 iléReinbre ISSI. 

Dëcèdé le 5 janvier 1895. 
Hassiku tiE Clerv.il. — Membre de la Société depui» 186C. Décédé le 

18 juin isne. 

Mathieu (E.), Iraducleiir aux établissaments Scbneider, — Élu membre 
de la .Sociélé le 8 mars 1S90. Décédé le 39 décembre 1897. 

Maukï (iouû'Feiiimand-Wtred), membre de l'Iiisliiul (Académie des ina- 
criplions Kl belles-lellrcs), professeur d'bîsloire et morale au CoUbgede 
France, directeur d'éludea A l'Éeole praliijue des hautes éludes, ancien 
directeur des Archive:» nationales. ~ Membre de la Société en 1808. 
Décédé le 13 février 1892. 

Uenagios (Demetrios dk), docteur en droit et en philosophie, attaché au 
minislëre des aHaire» éiangércs de ttusïie. — Klu membre de la 
Sociale le 10 janvier lB7i. Décédé en 1891. 

Ueri-ette (i4M9iu(e-5icolas). — Élu membre de la Société le 20 novem- 
bre 188S. Dècèdè le Vi mai ISSe. 

Meunieh (jUmii-PranciB), docteur es lettres. — Membre de la Suciété en 
t866; trésorier de 187^ à sa mort. Décédé le 11 mars 1874. 

Mkïeh (Maurice), ancien suppléant au Collège de France, ancien pro- 
fesseur i la Faculté des lellres de Poitiers, inspecteur de l'ensei- 
gnemenl primaire. — Admis dans la Société en 1808. Décédé en 1870. 

MoHU(F.-G.), laurèal da l'Inslitul de Krance, professeur agrégé de philo- 
logie romane h l'Universilé de Prague, professeur à la Ceskoslovanski 



n 1890-91.- 



Hy Collège, Auckland 



Akademie. — Élu le SI novembro 1885, adm 
DécËs noliliéA la Société le 21 Geptembre laot. 

Uami (Henri), notaire honoraire, juge honoraire 
Lisieux. — Élu membre de la Société le 12 juin 
vcmbre 188S. 

HoKTALK {J.-\V. E. PoTOCKi ]ie}, professcur h Univer 
(Nouvelle-Zélande). — Élu membre de la Société le 18 juin 1898. Dé- 
cédé le septembre 1001. 

NuiR (John), correapandanl del'lnslilul de France (Académie des inscrip- 
tions et bellcB-le tires).— Élu membre delà Société le2l novembre 1868. 
Décédé le 15 mars 1883. 

NiuoLtfs (0.), professeur au lycée Janson de Sailly. — Ëlu membre de la 
Société le 13 juillet 1878. Décès nolitlé & la Socièlé le 32 décembre 1888. 

Pamickk (Léupold). attaché bla Bibliothèque nationale.— Était membre de 
In Société lel"févricr 1870. Décès notifié k la Société le SO novembre 1875 

Paplokski (J.), directeur de l'Institut des sourds et muets de Varsovie. 
— Élu membre de la Société le 27 février 1809. Décédé le 28 no- 
vembre 1885. 

Paris {Gailon- Bruno-Paulin), membre de l'Institut (Académie française 
et Académie des inscriptions et bel les-le lires), professeur de langue et 
littérature françaises du moyen Age au Collège de Franco, adminialra- 
leur du Collège de France, président honoraire et directeur d'étudea 
pour la philologie romane A l'École praliiiue dee hautes éludes, l'un des 



— cxxvij — 

directeura da U Fomania. — Membre de la Société en )M7; vice-prèii- 
dent en tHA9, en 1870-UTI el en 1872; président en 1R73; membre 
perpétuel. DécàdË le 5 mars \M3. 

Pauli (Cari), docteur en pbilosopbie, proFesseiir au Lycée eantonst, 
Liignno. — Élii membre de la Sociél^ le 3 mars IB83. ItécédË en 
ooAl IMI. 

Pecnn 11 (S. H. dom), empereur du Brésil, associé élranger de l'Inslilui 
de France (Académie des Sciences).— Membre de la Société depuis le 
12 mai 1877. Décédé le 5 décembre 1891. 
, PKLI.AT. doyen de la Faculté de droit de Paris. — Était membre de la So- 
ciété le I" février 1870. Décts notilié II la Bocièlé le 18 novembre lltTI. 

PiKRHON (Alexis), ancien professeur au lycée Louis-le-Grand. — Admis 
dans In Société on tSfiS. Uécis notiné H la Société le 7 décembre 1H7S. 

PijDtx (Charles-Mdrfùt), ingénieur hydrographe. — Uembre de laSsciélA 
en 1867; vice-président en 1873 elen 1S8S; président en 1871 et en 1880, 
Décédé le 31 février 1805. 

PONTOK n'AiificoL'iiT (l.e vicomte Gustave de). — Membre de la Société en 
181». Décès noliflé & la Société te !8 janvier 1888. 

(jUEUt Dt SAivT-FlJLAint (I.e marquis de). — Élu membre de la Société le 
4 novembre I88<î. liéeéilé en novembre 1889. 

RtuKAitt) (Jean-fiaptlsle-^nfûïne). eapliaini^ breveté d'artillerie coloniale, 
chevalier de la Légion d'honneur. i',\u membre de la Société le 7 dé- 
cembre 1W». Décès notiné it la Société le 18 Juin lUOl. 

Rt^ny iJottph-iirncsl), membre de l'Institut (Académie française et 
Académie des ïnticriplions el belles-lettres), administrateur du Collège 
lie France. — Membre delà Société depuis l'origine; président en 
1807. Uêcédé le ! octobre 18S2. 

IlBNCER {CAar/e«-^^a>ue-l.éon), membre de l'Institut (Académie des 
inscriptions et bel lew- le lires), professeur d'épigrophie et anli(|UiL£s 
romaines au Collège de France, président de la section des science* 
historiques el philoloijiques h l'École pratique des hautes études, 
conservateur de la Diblîolhéque de l'Université. — Admis dans la 
Société le 21 avril 1869. Décédé le II juin 1885. 

HiANT (Paul-Érfou'ii-rf Droign, comte), membre de l'Institut (Académie des 
inscriptions et bclles-lettrlïs). — Membre de la Société en 18S7. Décédé 
en décembre 1888. 

RicocHON (Le docteur Jean), conseiller général des Deux-Sévrea. — Élu 
membre de la Société le 34 février 19W. Décédé le i mai 1902. 

RiEMAKS (fithon), maître do conférences h l'École normale supérieure el 
A l'École pratique des tiautes éludes, l'un des directeurs de la Revue 
de philologie, de lilléralure el d'histoire anriennei. — Élu membre de la 
Société le 3 décembre 1881. Ilécéité le 10 août 1891. 

RtEUTOHD. — Élu membre de la Société le 15 mars 1873. Décédé le 
1i janvier 1881. 

RoCHBUONTEix (Pridétic-Joteph-Uiienee-BeiK de Chalvet, marquis de), 
professeur libre à la Faculté des letti'es de Paris. ~ Élu membre de la 
Sociélé le 7 Juin 1873; vice-président en 1889 et I8U0 -, président en 
1891. Décédé le 30 décembre 1891. 

RONEL (Cfiarles), chef d'escadrons de cavalerie en retraite. -~ Élu membre 
de la Société le S janvier 1881. Décès noliflé à la Société le 28 juin 188(1. 

RoQQË (l.e vicomle Emmanuel t>E), membre de l'Institut (Académie des 
inscHpIions el belles-leltres), professeur au Coltéee de France. — 



Membre de la Socièlè en 1867, Dicts notifié à la Soci«IÉ le 4 iw 

vrer 1873. 
RUDV (Charles). — Membre tlela SocièLâ depuis l'origine. Mets nolJOi à 

la Société le 10 juin 1803. 
SAtOts (Edouard), processeur i la Faculté des Icllre» de Resançon. — 

Élu membre de la Suciété le S mai 1885. Décédé le 16 jnnvier 18S8. 
ScliiKHKt. (Ch.)- — UeiDlirede la Société depuis l'origine. UéctBDOtillt h la 

Société le 8 décembre I88S. 
SaiLUtiiK (Aimé). — Élu membre de la Société le 13 Tévrier 1800. Décès 

notiHé a iB Société l« 19 novembre 1870. 
Sturh (Victor), directeur de l'Kcolc industrielle, Esdi-sur-l'AUetle (grand- 

diicbè de Luxembourg). ~ Élu le SO février 1875. Décès noliSé i 

la Société le 6 avril 1905. 
Tboloxan (Le D' Désiré-Josepb), médecin principal de l'armée rrsncsiee, 

membre correspondant de l'Institut (Académie des Sciences), et de 

l'Académie de médecine, premier médecin de S. M, le Chah. — Élu 

membre de la Société le 18 avril 1896. Décédé le 30 juillet 1897. 
TiiuB0T(FranpJis.Oiarles),menibrederin8lilul(Ac8dèmiedBS inscriptions 

et belloa-lettreït), maitre de conférences k l'Kcole normaleaupérieure, 

l'un des directeurs de la Repue de philologie, de lillérature el dhisloire 

anrieimeii. — Admis dans la Société en 1868 ; vice-présldenteal870-71 

président en 1873. Décédé le 17 janvier 18gî. 
ToDD (J. Htnthora), senior Tellow. professeur d'bêbreu et conservateur de 

la bibliothèque, a TrinityCollege(Uublint. — Admis daiiE la Société en 

1808. DëcédËleSBjuin 1869. 
TouaNiBR (Edouard), directeur d'études pour la philologie grecque Jt 

l'École pratique des hautes études, maître de conférences A l'Ëcole 

normale supérieure. — Membre de la Société depuis l'origine ; vice- 
président en 1872. Décédé le 29 mars 1899. 
VaTssi (Léon), directeur honoraire de l'École des sourds et muets. — 

Membre de la Société en 18tl6 ; président en lK7â. Décédé le 10 juin 1884. 
VALi.ENTi!i(tKduvic-tucieii-irafAieu-r'loriBn), substitut du procureurde la 

République h Montétimar, directeur du Bulletin épigmpliîgue de la 

Gautt. — Élu membre de la Société le 21 janvier 1882. Uècés notifié i la 

Société le 9 juin 1883. 
Van des Vuet (J.), professeur A l'Université d'tltrecht (Pays-Bas). — Élu 

membre de ia Société le II mars 1893. Décès notitlé h la Société le 

15 novembre IB02, 
WuAHTOs ( Edward- Il oss), fellow and lecturcrof Jésus Collège (Oiford). ■ 

Élu membre de Is Société te 7 février 1891. Décédé le i juin 1896. 




Georges MOHL. 



La Sficipté a perdu en Georges Mohl l'un de ses membres 
les plus actifs, Venu de Belgique en France, élève de 
l'École pratique des Haute? Études et disciple de M. BrÉal, 
il devint au bout de trois ans à peine administrateur de 
noire Société, emploi où il précéda M. Louis Duvau, notre 
administrateur par excellence. 11 quitta ce poste quand il 
partit pour la Bohème, oi'i il pouvait enseigner sans perdre 
la nationalité française qu'il venait d'acquérir. 

Sa curiosité était des plus grandes et ses connaissances 
singulièrement étendues. C'est ainsi qu'il a publié dans nos 
Mémoires un article sur les langues tatares et tinno-ou- 
griennes de la Sibérie où, s'aidant des publications des 
grands savants finnois tela que Cmtrênel Ahlquist et do sa 
connaissance du russe comme du slave commun, il lance 
plusieurs hypothèses ingénieuses et d'autant plus remar- 
quables qu'il n'était à aucun titre tatarisant ni ougro-tlnni- 
sant. Sur le domaine dos tangues slaves il était averti 
comme peu de Français ; il a pu lorsqu'il est arrivé à 
Prague parler en tchèque et ses élèves nous ont informés 
tout récemment qu'il avait de cotte langue une connaissance 
vraiment admirable. Pour ce qui est enfin dos langues 
romanes notre incompétence ne nous permet pas de juge- 
ment propre ; mais il convient de signaler que s'il est un 
reproche que personne ne lui a tait c'est d'être pauvrement 
, informé. 

D'ailleurs nous ne saurions mieux parler de G. Mohl 



que ne l'a fait l'éininent roroanisle, M. Thomas, notre 
ancien président, dans la notice qu'il a lue à la Société en 
lui annonçant le décès de notre confrère. 

« Nous apprenons avec regret la mort de M. F. George 
MoHL (ci-devant Moiil), professeur agrégé à l'Université 
tchèque de Prague, nèà Ixellos (Belgique), décédé à Prague 
au milieu de septembre, à l'Âge de 38 ans. Il avait cum- 
niencé par s'occuper de philologie slave, et plusieurs com- 
munications faites par lui à la Société de Linguistique de 
Paris témoignent de sa précoce compétence dans ce domaine 
(séances des 24 mars, 7 avril, 2 juin, 10 novembre 188S, 
8 novembre 1890, 7 février 1891, etc.) ; mais dès lors il 
songeait aussi aux langues romanes, et on a signalé ici- 
mâme {Bomania, XXlll, 287) son ingénieuse explication 
de IV du mot français orme.' Appelé à l'Université tchèque 
de Prague comme lecteur (1891), puis comme professeur 
agrégé, il était revenu temporairement à Paris cette année 
même, et avait remplacé M. Michel Bréal dans :ja chaire 
de grammaire comparée du Collège de Franco pendant le 
dernier semestre. Des connaissances linguistiques étendues 
lui avaient fait concevoir la possibilité de renouveler l'étude 
des langues romanes, et quelque hasardeuses que fussent 
ses idées, il les présentait avec un talent qui lui valut, en 
1899, le prix Volney, décerné par l'Institut de France. 11 a 
été assez longuement parlé ici (Bomania) de ses publications 
pour qu'il suffise d'en rappeler les titres ; Introduction à la 
chronologie du latin vulgaire ; liomiinska drojïce Lui : 
Loi ; Les origines romanes : éludes sur le lexii^ue du latin 
vulgaire'. Les origines romanes : la première personne du 
pluriel en gallo-rOman^ ». 

A. Thomas. 



Marcel SCHWOH, 



Marcel Schwob est entré à la Société de Linguistique en 
1S89. En même temps, il faisait ses débuts littéraires et 
publiait des articles de critique et des contes qui eurent le 
plus grand succès, mais il ne devait pas pour cela être moins 
assidu qu'un autre à nos séances. Tout au contraire : en 
1889, ISOO, 1891, il a fait à la Société des communications 
nombreuses et originales et, pendant l'année 1S92, il a été 
notre bibliothécaire. Mais, hélas! dès 18<>(>, la maladie 
a'empara de lui et l'on vit peu à peu, comme il le voyait 
lui-même, diminuer sa force do travail, son activité. Kn 
1900, il quittait la Socîétu-de Linguistique comme un homme 
las et affaibli abandonne ce que ses forces ne lui permettent 
plus de retenir ; il était devenu si frêle que ses" amis crai- 
gnaient pour lui le moindre accident. Le 26 février 1905, il 
a succombé au moment même où il se reprenait à espérer 
une vie- plus active, à former des projets nouveaux. 

.\ la Société de Linguistique, Marcel Schwob a inauguré 
une discipline nouvelle, ou peu s'en faut, l'étude scientifique 
de l'argot. Le sentimentalisme plus ou moins lyrique et l'in- 
géniosité puérile que Victor HuGO a rendus célèbres dans 
son roman des Misérables passaient chez nous pour les vrais 
moyens d'arriver h pénétrer les secrets de l'argot, et à en 
expliquer les finesses et les origines; Delvau et tant d'autres, 
jusqu'à Bruant, sont sur ce point des élèves du grand 
poète. Il est assez remarquable, et tout à fait caractéristique 
de l'esprit de Schwob, qu'un manque de méthode si litté- 
raire, si poétique même et si illustre, ait été dénoncé par un 
littérateur comme l'était notre confrère, Car, le premier 
chei! nous il s'est non seulement élevé avec éloquence contre 
le manque de critique de ses confrères, mais il leur a mon- 
tré la voie à suivre et, donnant l'exemple, l'a frayée. Dans 
ses communications à nos séances de la Société, dans un 
article vigoureux et plein de choses de nos Mémoires, écrit 
loUaboration avec son ami Georges Guieysso, il a pose 



plusieurs des lois qui régissent les formations argotiques et 
qui, vérifiées chaque jour à nouveau, sont acquises aujour- 
d'hui à la science du langage. L'admirable mémoire qu'il 
avait de co qu'il lisait et entendait l'a servi de merveilleuse 
façon dans des étude.s si mal établies sur de bons documents ; 
sa patience de chercheur, son instinct des livres qu'il a tant 
aimés lui ont donné le moyen de faire la liuguistique histo- 
rique de l'argot; sa critique pénétrante lui (termettait de 
ne pas être plus dupe sur ce terrain que sur aucun autre; 
son invention enfin le mettait en état de deviner la loi 
générale sous les cas particuliers. Quiconque en France 
fera scientifiquement l'étude de l'argot, sous l'une quelconque 
de ses formes, sera l'élève de Schwob. car on n'a pas pour 
maître seulement ceux que l'on entend, mais aussi ceux-là 
que l'on lit. 

J'ai dit déjà combien il était signidcatif que Schwob, le 
plus littéraire assurément parmi les linguistes, eût combattu 
une tendance en somme assez littéraire. Je u'ai pas dit en 
revanche que cela fût surprenant: car il faut remarquer 
d'abord que ce qui a frappé avant tout les littérateurs dans 
'l'œuvre de Schwob. c'est son intelligence et sa critique; il 
faut noter ensuite que ses études scientitiques ne sont point 
séparables de ses travaux littéraires. Attiré vers Villon par 
une sympathie très forte, et par un désir remarquable de pé- 
nétrer les secrets d'une destinée mal connue, d'un milieu noyé 
dans la pénombre, et d'une époque obscure, il y a trouvé une 
ample matière h des travaux multiples d'érudition ; histoire, 
critique, philologie et linguistique, Schwob a tout fait à 
propos de ce poète bien-aimé. Pour le comprendre il s'est 
initié à l'argot moderne comme au Jargon des Coquillars, 
qu'il a étudié dans nos Mémoires, et il en a pose les princi- 
pales lois. Si des travaux littéraires l'ont distrait eu appa- 
rence de sa passion pour l'étude des mots et des façons de 
dire, ils n'ont jamais absorbé toute son attention; et c'est 
un travail admirable sur Villon, son temps et sa langue ou , 
ses langues que la mort l'a empoché brutalement de publier. , 

Ce lien curieux qui unissait chez SciiwoB l'esprit scien- 
tifique et le talent littéraire tenait, je pense, à la nature ] 
intime de l'intelligence dont il était doué et que par un travail 



— cxxxiij — 

méthodique, par un effort continu il avait singulièrement 
développée. Cette intelligence, telle qu'un de ses amis les 
meilleurs pouvait dire de lui sans même éveiller l'idée de la 
plus légère emphase: « Schwob? Mais qu'est-ce qu'il no 
comprenait pas? », était pour ainsi dire tournée tout entière 
vers les confins de l'inconscient, vers les choses qui flottent 
mal définies entre la conscience et Tignorance. Et Schwob 
s'efforçait ainsi de saisir ce qu'il y a de moins saisissable. 
Il cherchait à amener en pleine lumière Villon, l'inconnu 
qui s'ignorait lui-même, et ses pareils, purs impulsifs ; il 
étudiait le langage argotique dont les artifices sont mis en 
œuvre presque inconsciemment. Comme littérateur, d'autre 
part, il était attaché particulièrement à Edgard Poe et à ses 
demi-mystères angoissants, et avait publié pour chef-d'œuvre 
un livre curieux et charmant, le Livre (/e Monellcy où des 
instincts obscurs, maîtres de femmes toutes jeunes et de fil- 
lettes adolescentes, sont mis au jour avec habileté, et 
s'expriment avec un raflînement laborieux. 

Marcel Schwob avait raison quand il parlait de sa perver- 
sité. Il avait raison quand il appliquait à soi-même les beaux 
vers d'Ibsen 

At levé, en kamp med trolde 
I hjertens og hjernens hvelv ; 
At digte der er at holde 
Dommedag over sig selv. 

« Vivre, c'est lutter contre les mauvais génies dans son 
cœur et dans son cerveau; être poète, c'est tenir sur soi- 
même le suprême jugement. » — C'était pour lui encore 
une façon de se dominer et de se juger que de maîtriser et 
de projeter au grand jour les penchants obscurs qui l'atti- 
raient vers l'argot. 

R. Gauthiot. 



VARIÉTÉS 



ETYMOLOGIES FKANÇAISES ET BASQUES 



RIDEAU, APOTE, ERRUMES. 



1° RIDEAU est déclaré par Darmesteter, d'origine ob- 
scure. Un rapprochement avec l'espagnol red « Grille de 
parloir, réseau " du latin Hele » filets, rets n ne semble- 
l-il pas tout indiqué? Du terme castillan se sera tout natu- 
rellement Tormé un diminutif reiHllù de même que de 
vihora « vipère •> provient viliorillo ; w vipereau ». D'autre 
part, il y aurait eu eii fran^-ais le mcme changement du e 
en i que dans ridicule dérivant d'un primitif r^/ieH/tf. 

2° APOTE, A; est, en basque, synonyme de urde, a; 
« porc 11. Ce substantif, quoique nous ayons peusô d'abord, 
n'a rien à faire avec apo, a; « crapaud ». C'était, croyons- 
nous, à l'origine, un terme injurieux et nous y retrouvons 
sans hésiter le béarnais papaut .> papiste, catholique ». hep 
initial sera tombé comme dans a.d>isi, a a parent «, lequel 
n'est aulre chose que l'espagnol pancacio, synonyme de 
<< étudiant passant en famille les fêtes de Pâques >i. Quant 
au e final, on le doit tenir pour purement euphonique, comme 
duns arbole, a i. arbre ». pris à l'espagnol nrbol. Que l'on 
ait traité les porcs de " papistes ", cela ne doit pas trop 
niius étonner, si l'on songe h quel point les rapports se trou- 
' valent tendus entre catholiques et protostants. à l'époque de 
Jeanne d'Albret, Nous en alious d'ailleurs fournir une preuve 
nouvelle. 



— cxxxv — 

3* ERRUMES, A « vil, abject », en dialecte Souletin, nous 
fait tout l'effet de n'être autre chose que le mot romacSy 
dont au temps des guerres de religion, les Huguenots affu- 
blaient ceux du parti catholique. Citons, à ce propos, deux 
chansons rapportées par M. l'abbé Dumaine, 421ns son ou- 
vrage Tinchebray et sa région au bocage normand. Voy., 
t. I'', chap. IX, p. 204 en note, Paris, 1888. 

Les ligueurs fredonnaient : 

Huguenot, huguenace. 

Parpaillot, parpaillasse, 

Le diable t'agace. 

Libéra nos domine 

Les Huguenots seront tous damnés 

Dans TEnfé (enfer). 

A quoi les réformés ripostaient avec plus de courtoisie 
encore : 

Romain, romace 

C'est le diable qui t'agace. 

J'ai un vieux coutiau à deux faces, 

Pour te fendre la paillasse. 

J'ai un vieux coutiau pointu 

Pour te tirer l'âme du c... 

40 ACCOUVER, mot du patois percheron qui, naturelle- 
ment, ne se trouve ni dans Littré ni dans Darmesteter est 
à peu près synonyme de « s'accroupir ». On dit p. ex. d'une 
ménagère, qu* « elle s'est accouvée pour pioter (arracher) 
de l'herbe pour les lapins ». Ce terme est incontestablement 
à notre mot couver, du latin cubare, juste dans le même 
rapport que accoucher à coucher ; apprendre à prendre. 

C^" DE Charencey. 



UN MOT FRANÇAIS D'ORIGINE BASQUE 



Bonnet. 



Notre terme honnrt est déclaré par Darmesleter. de pro - 
venaucfi inconuue. Littré se demande s'il ne conviendrait 
pas d'y voir un dérivé de notre aubstanlif hon. La chose 
semble assez peu simtenable. bien ijue Molière s'inspiraut 
de je ne sais plus quel prédécesseur déclare que cette coif- 
fure a été ainsi nommée, parce que c'est une bonne chose, 
« Quia bonum est n. 

Quoi qu'il en soit, le même terme se retrouve dans le patois 
du Berrj; /lounel, honnetlp, » sorte de coiffure de femme » 
— bourguignon, liutmii. — vieux provençal, bonela — 
néarnais. honnête, n sorte de coiffure d'enfant » — vieux 
catalan, bonet — espagnol et portugais, bonete — bas- 
latin, bonela, bonetus, bonelum n sorte d'étoffe », ninsî 
que le prouve le passage de la vie de Saint-Louis par Guil- 
laume de Nangis, que cite Littré vcl parmn vîridi sen bo- 
nela. Le terme bonel avait le même sens en vieux français. 
Dans un document de la moitié du xi' siècle, rappelé par 
Darinesteter, nous lisons « Un chapel ot de booet en su 
teste ». Roquefort donne également bonnet comme dési- 
gnant une ancienne étoffe. Elle aurait été dénommée ainsi, 
ajoute-t-il, parce qu'elle servait à faire des ornements de 
tôte. Il ne nous dit pas, il est vrai, par quelle voie, on serait 
passé de l'une de ces idées à l'autre. Ce qui semble bien 
établi, c'est que, dès la fin du su" siècle, on employait cou- 
ramment bonet, bonnet pour chapel de bonet, au moins en 
bas-latin, MiCras guas vocabanl btjnelas dit Geoffroi de Vi- 
geois, dans sa chronique. Quant au terme bonel, synonyme 
de " Coiffure w, il n'apparaîtrait pas dans le lexique fran- 
çais avant le xV siècle. 



J 



— rwxvij — 

Quoi qu'il en soii, de la comparaison du Tncable en qoea- 
tion dans les divers dialectes néo-latins, il résulte claîre- 
ment, qu'à l'origine, il ne possédait qu'un seul n. Le 
second doit, sans doute, être considéré comme le résultat 
d'un caprice orthographique. N'est-ce pas. d'ailleurs, ce qui 
a eu lieu dans nos termes sonnrr, sotmet, sonnette, cf. latin, 
sonitus, sonare^. 

Enfin, la finale et mérite, suivant toute probabilité, d'otre 
ici tenue pour diininutive, ainsi que dans livret, corveli-t, 
baronnet, oiselet, poulet, crochet, etc. 

Nous nous trouvons donc ramenés à une forme plus an- 
cienne qui se rencontrerait dans le basque (dialectes guipus- 
coan et biscayen), fioiji,a « bonnet tricoté en laine m. 
Cela convient assez et pour la forme et pour le sens. Main- 
tenant, on peut se demander si ce terme lui-même est bien 
indigène en basque et s'il n'a pas été emprunté comme une 
foule d'autres au lexique des dialectes romans, s'il n'aurait 
pas eu, en un mot, une fortune analogue à notre mot hud- 
get pris à l'anglais, mais qui à son tour ne constitue qu'une 
altération du franco-allemand pouchelte , diminutif de 
poche. La solution de ce problème n'est pas facile, précisé- 
ment parce que nous trouvons rien qu'en vieux frani,'ais. 
deux substantifs dont l'on pourrait être tenté de rapprocher 
le mot Basque, le premier est bonne, hone, bonne, au sens 
de « éminence, colline », dialecte berrichon, bune, bone, 
archaïque bodne, qui se retrouve dans le bas-latin, bodena, 
hodina, mais dont l'origine première reste fort obscure. Il 
faudrait dans ce cas, admettre pour le basque, une forme 
primordiale bon,a, à laquelle se serait adjoint, par la suite, 
un 1 médial euphonique, comme dans fa(koin,a « faucon » 
— botoin.a « bouton •• — arrasoin,a « raison », On con- 
cevrait sans peine la comparaison du bonnet à une colline, 
une éminence. 

D'autre part, Roquefort nous cite également plusieurs 
formes d'un vieux substantif roman lequel pourrait bien ne 
pas être étranger étymologiquement au hojii,a, euskarien, 
à savoir bugne, buigne, hune « tumeur, oullure, bosse pro- 
duite par un coup », d'où notre terme plus moderne bigne 
(même sens) — provençal moderne boiigno, du vieuxhaul- 



— CXXXVIIJ — 

aliemand bounffo « tumeur v. La métaphore qui consiste- 
rait, à voir clans cetto pièce de vestiaire, (lUi est ordinaire- 
ment de couleur foncée, une tumeur, un bleu n'offrirait, 
somme toute, rien de Irop bizarre et, pour notre part, cette 
seconde étymologie nous semblerait même la plus accep- 
table. L'on devrait tenir seulement ici la diphtongue oi 
pour un succédané de o suivi d'un n tilde. Klleauraitamené 
d'ailleurs, la transfiirmatiou régulière de ce dernier en n 
simple. C'est ainsi que l'espagnol una a corne, ongle du 
pied " est devenu en basque oin,a « pied », ijue niiiado 
(1 beau-frère o s'est transformé en koinnt,a. 

Quoi qu'il en soit, voici les conclusions auxquelles nous 
croyons pouvoir nous arrêter. 

1* Si l'origine première du bnin.a basque reste encore 
enveloppée d'une certaine obscurité, nous ne saunons nous 
refuser de voir en lui, le point de départ de notre mot bon- 
net, de l'espagnol bonele. 

%" Le sens primitif de hannel, bonH a bien certainement 
été celui de u coiffure ». Co n'est que postérieurement, et 
par suite d'une sorte de métaphore qu'il est devenu syno- 
nyme d'une sorte d'étoffe. 

3° Par une bizarrerie dont l'étude de la philologie nous 
offi'irait, croyons-nous, plus d'un exemple, la valeur an- 
cienne a fini par triompher de nouveau et aujourd'hui bon- 
net no se dit plus que d'une sorte de couvre-chef. 



Petit. 



Les étymologistes ont passablement hésité sur l'origine à 
attribuer à cet adjectif /je/((. — Dialecte bourguignon peti- 
wallon /))'(( — vieus provençal, béarnais et catalan ped'? — 
viel italien petelo, pelilto — bas-iatin pilillu.i. 

Darmesteler admettait une forme primordiale petetum, 
petitum qui ne s'appuie sur aucun texte. Littré rappelle 
d'après Nonnius, l'existence dans Piaule, d'un adjectif 
archaïque peti/us, synonyme de « tenuîs, gracilis, exilis », 
raaia ne nous indique pas comment le /de ce mot serait de- 
venu l eu français. 



La chose nous paniit s'expliquer sans (rop de difficulté, 
si l'on tient compte de et; fait que le mot en question a dû 
être pris par la langue d'oil aux dialectes romans du snd- 
onest. La transformation du / ou //en / est fréquente ctiez 
eux. C'est ainsi que nutre vieux mot bel, le latin btlhis est 
devenu hèt en béarnais, (\\ie pellis u peau » y a donné pét. 

Ajoutons que certains exemples de changement peuvent 
être cités, nit^me dans le français dn uord. Ne possédons- 
nous pas la donbh forme barbeau et barbât, lesquelles nous 
ramènent l'une comme l'aulre à un bas-latin barbulus, bar- 
bfllusi Est-ce que notre mot /tierrol n'est pas. au fond, le 
latin petrulvi. 

En tout cas, si la parenté de notre mot petit avec le vieux 
\Bii'a pe.tiliis ne semble guère contestable, d'autre part, nous 
serions passablement embarrassé pour dire d'oi^i vient ce der- 
nier. Nous ne supposerons pas, effectivement, qu'il ait rien 
à faire avec le gallois /jt//f, synonyme de « réduit en grains « 
d'après Hùlder(voy. Altcei/i'sc/ier nprarhsalz, art. pictonex), 
et qni nous ramènerait un celtique primitif qvU/ctos, d'où 
peut-être le moyen irlandais cic/il « graveur ». On ne s'ex- 
pliquerait pas facilement un p initial latin représentant 
une gutturale forte du gaélique, encore moins, équivalent 
.d'un p kiniriijue. 



BOUSTIF AILLER — GODAILLER. 



Ce mot, non donné dans Litlré ni Darmesteter, est cepen- 
dant très employé eu langage populaire. C'est un synonyme 
de « manger avec excès et goinfrerie ». Le verbe en que.stion 
apparaît formé sur le modèle de bousculer. Rappelons que 
ce dernier ne constitue qu'une inversion de culbuter, de bu- 
ter et de cul; seulement le verbe s'est, pour ainsi dire, 
séparé de sa désinence pour se laisser intercaler le substan- 
tif. Nous nous trouverions donc ici en présence d'un véri- 
table phénomène d'incapsulation analogue à ceux que nous 
présentent bon nombre d'idiomes américains; cf. p. ex. 
l'Algonkin ni mkitaivakiaa \ a je le tiens par l'nreille > 
pour ni sakina otawakeng lilt. « Egu tenere-eum per-suam- 



anrem et le Maya Am^henabex a vos fils » pour Aex 
" vestri » et Mehenob: >• Hlii », En défiiiitîvp, les mêmes 
procédés morphologiques se rencontrent dans la plupart des 
langues. Toute la différence consiste dans lour emploi plus 
ou moins fréquent. 

La provenance de la syllabe initiale bous ainsi expliquée, 
reste à se demander quelle est la provenance de la portion 
suivante du mot, à savoir tifaillcr. Reconnaissons-y, sans 
hésiter, une forme fréquentative du vieux français, cité par 
Roquefort tiffcr, tifer « ajuster, parer * et qui subsiste 
dans notre verbe « attifer •' I.'bypothétique tifailter se trouve 
à son primitif tiffer, juste dans le môme rapport que criailler 
à crier; rimailler à rimer et, sans doute, aussi godailler k 
un hypothétique goder, dont l'oxisteuce est rendue plus que 
probable par celle du substantif gode, goditip équivalent de 
« fainéante, paresseuse, femme tfe mauvaise vie », 

Maintenant, d'oii tirer ce vieux verbe tiffer^ nous serions 
bien portés à y voir une sorte de dérivé de touffe, en vieux 
français tuffe « touffe, houppe, couronne o; attifer serait 
donc en quelque sorte, « garnir d'une houppe, d'une cou- 
ronne » ; ajoutons que le terme touffe est incontestablement 
d'origine germanique. D'après Darmesteter, il constitue une 
sorte de transition entre le bas-allemand topp et le haut- 
allemand /o;)/ .< tresse de cheveux, queue »; cf. d'ailleurs 
hollandais top « bout, sommet '> — anglo-saxon et anglais 
top, même sens — vieux norrain toppr o touffe de che- 
veux ». I>e là, l'espagnol toppe « fin, bout » — italien toppo 
et notre français toupet. 

Les renseignements dans lesquels nous venons d'entrer 
rendent compte de la composition d'un autre mot usuel non 
indiqué par les auteurs ci-dessus mentionnés, à savoir bous- 
cogtier, fréquentatif de " cogner », mais où bous semble 
réduit à l'état de véritable préfixe, car nous n'avons pas vu 
mentionner le substantif foy«e. 

O"' ne CiiARËNCEV. 



TABLE DES MATIÈRES 



Procès-verbaux des séances du 21 novembre 1903 au 

25 juin 1904 

Ouvrages offerts à la Société (dans ces mOmes séances). 

Publications de la Société 

Liste des membres au 25 juin 190 '• 

Nécrologie 

L. Duv.vr, par A. Meillct 

Octave Gkêari), par M. Bréal 

Variétés. — Sur quelques mots français d'origine ob- 
scure, par le comte de Charencey 

Procès- verbaux des séances du 19 novembre 190'i au 

17 juin 1905 

Ouvrages offerts à la Société (dans ces mûmes séances). 

Publications de la Société 

Liste des membres au 25 juin 1905 

Nécrologie 

Georges Moiil, par .V. Thomas 

Marcel Sciiwou, par U. Gauthiot 

Variétés. — Ktymologies françaises et bas(iuos, rideau, 
apotc.cri'umeSy parle comte de Charencey. 
— Un mot français d'origine basque, bonnet- 
petit, bous ti l'ailler j godailler, par le comte de ('ha- 
renccy 



Page* 

J 

XXX 

xl 

xlij 

Ixv 

Ixv 

Ixiij 

Ixxij 

Ixxvij 

cj 
cv 

cvij 

cxxix 

oxxix 

cxxxj 

cxxxiv 



cxxxvj 



COMMUNICATIONS 

Un n'indique ici que les communications qui ont fait rohjetd'un résumé 
un peu détaillé et qui ne ligurenl pas in pjtenso dans les Mé)noir€s ou le 
Bulletin. 

Bally. Alternance Vp ij 

— Traitement de oui en grec xiij 

J. Blocii. Le toda, d'après des rouleaux phonogra- 
phiques xcviij 

BoooKODiTSKU. Reclicrches expérimentales sur l'accent 

russe Ixxxij 

BovER. Les incises mo/, t/tf, ^/^.sAar en russe xxviij 

Bkéal. Notice sur le d"" Liétard xiij 

J 



— cxlij — 

Page». 

CuNY. Sur un patois des Vosges Ixxiij 

— Gr. vuo; c 

Ferrand. Permutation de consonnes en malgache.. . vij 

Halévy. Gr. olvo; xj 

— Sur le pehlvi et la date où il s'est formé.. . xvij 

— Les noms grec et latin de Carthage xxij et xxv 

V. Henry. Sur le prakrit de textes de l'Asie centrale. . c 

Gautiiiot. Instabilité du ^ xiv 

— Lit. tiikstantis xix 

— Le rythme du finnois xxv 

— La phrase nominale en finno-ougrien. . . xxvj 

— Place du lapon parmi les langues finno-ou- 

griennes . . xcv 

— Anciens emprunts du finno-ougrien à des 

dialectes indo-européens xcix 

Grammunt. Fr. enceinte xviij 

Lkjay Lsit. sludium «université» xix 

I. LÉVY. Gr. foS'l xix. 

— Fr. domino. Ixxv 

— V. perse aOwra xcij 

— Sur la transcription des consonnes sémitiques 

en grec xcix 

— Le nom de la Phénicie c 

Meillet. Arm. horbokhel xxix 

— Gr. 7:oî, arm. y-o, lat. qud xcj 

— Traitement -0 de -tfs final en zend xciv 

— Disparition du duel xcv 

— Le / do skr. vit, etc., 

— V. si. chulili et lomiti xcix 

MoiiL. V. sarde elro, cuve, cuche et fr. avec xxj 

Th. Reinach. Lat. legio xj 

— Date de la prononciation y- de /.t.. . . Ixxxij 
HoussELOT. Erreurs d'audition chez les sourds. ... ix 

— Fr. çà XX 

V. fr. anuil xxiv 

— Anglo-normand iofne xcix 

Sainêan. Fr. clop<n'le, — It. facimolo Ixxxix 

— Provençal ajTour xcvj 

Thomas. V. fr. conobrage xv et xxvij 

— Fr. îioyau xxvij 

— Franc-comtois iôrhe Ixxx 

Rapport de la commission des finances pour 1903. . . v 

— — 190'f. . . Ixxxj 

Rapport sur l'attribution du prix Bibesco Ixxxij 



CHARTRES. — IMPRIMERIE DURAND, RUE FULBERT. 



-7> .' . 



/ / 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 



N» 54 



> • I ^ I • * 



PROCÈS-VERBAUX DES SÉANCES 



DU 18 Novembre 1905 au 23 Juin 1906 



Séance du 18 Novembre 1905. 

Présidence de M. Th. Reinach» président. 

Présents: MM. Bauer, Benoist-Lucy» J. Bloch, Bréal, 
Chilot, Ernout, Halévy, (lauthiot, Joret, Lejay, I. Lévy, 
Meillot, Ueinach, Thomas. 

Assistant étranger: M. Marcel Cohon. 

Présentations. Sont présentés pour ôtro membres de la 
Société, MM. Lacôtr par MM. Meillet et S. Lévi, Thommen 
par MM. Meillet oi J. Bloch, Marcel Cohen par MM. Meillet 
et Gauthiot. 

Correspondance. M. le Président fait part à la Société 
du programme du prochain Congrès des Sociétés savantes 
qui se tiendra à Paris au moment de Pâques IDOG. 

M. l'Administrateur fiiit connaître à la Société que Tédi- 
teur des Mémoires de la Société a cédé son fonds à la maison 

k 



Champion et fils, déjà connue avanlageusement el avec 
laquelle le Bureau pense entretenir les relations lea meil- 
leures. 11 met la Société au courant de l'état des publications. 
Comninnicationa. M. Henry présente un essai d'eipli- 

cation de l'hymne. X 10(i, duRgveda, qui csl tout particuliè- 
rement difficile et obscur. Observations de M. Th. Reinach. 

Après une question de M. Halévy sur l'origine des chiffres 
dits romains, posée avec l'assentiment de la Société, 
M. Bréal prend la parole. Il propose de rapprocher hom. 
■rtiTpafi de T.ipii et signale son double sens de « limite, comble » 
et de n corde, lien ». Ce double sens se retrouve dans lat. 
fitiis et f>mi.i que M. Bréal ne croit pas séparables l'un de 
l'autre, Des observations sont faites par MM. Meillet, 
Halévy, Reinach. 

M. Brkal rapproche de fr. ià-bas le grec ^'t,^, qui con- 
tiendrait une forme démonstrative -ri] ^ là^ Il signale aussi 
la parenté probable de îrf.;v a arme » et de i^îÂJTîp;^ « plus 
jeune, c'est-à-dire plus vigoureux aux armes ». 

Observations de M. Th. Reinach et de M. Meillet qui fait 
remarquer que t^/,; n'est pas panhéllénique, l'éolien ei le 
béotien ayant ■stJ/.s. 

M. Gauthiot fait part d'un travail de M. Grammost sur 
la soi-disant métathèse de «e on breton. 

M. Thomas faisant homm<ige ii la Société de son travail 
sur Le nomimilif pluriel asymétrique en pravetii-ai en e 
briévemeni l'idée principale. 



SÉAXCK m: 2 [JÉCEMBRE 1905. 

Pivsidencc de M. Cl. liuAHT, président de 1903. 



Présents: 'MM. Bauer, Benoist-Lucy, J. Bluch, Bréal, 
Cabaton, Cliilot, Cohen, Ernout, Gauthiot. Halévy, Huart, 
Lejay, I. Lévy, Meillet, Rousselot, Sainéan. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu el adopté. 



Elections. MM. Lacûte, professeur au lycée de Montlucon, 
E. Thommhn, St-Jolianiisvorstiuh, 17(Bàle), etMarcel Cohen, 
45, Chaussée-tl'Antiii (Paris, IX")> ^"^^ ^^"^ membres de la 
Société à l'unanimité. 

Commission des finances. MM. Oabaton, Lejayet Meillet 
sont élus membres de la Commission chargée d'examiner 
les comptes de l'exercice 1905. 

Communiciitîons. M. Bréal revient sur le donblet /inù: 
funis et appelle l'attention sur le mot î^îTvs; k cordeau d'ar- 
penteur, mesure au cordeau ». S'il n'y a pas, à vrai dire, 
d'exemple direct du passage de ly- à /"-, on peut s'imaginer 
comment ce passage a pu se faire par l'intermédiaire de 0. 

Des observations sont faites par MM. Meillet, I. Lévy, 
Halévy et Rousselot. 

M. Meillet montre que la loi de Brugmann, même sous sa 
forme la plus récente, telle que l'a formulée M, Pedersen, 
est fausse. Dans nn second élément de composé tel que 
-karàh dans skr. ilivâAaràh on a, devant un r, un a bref qui 
représente un o; cf. -karàh ei-ijnàtr^dimkarâh signifie eu 
effet « qui circule pendant le jour » ; d'ivâ- est un instrumen- 
tal). M. Meillet signale i propos de cet exemple et d'un 
certain nombre d'autres que la lut de Brugmann a le tort 
trésgraved'alleràreocontredu principe quantitatif, essentiel 
en indo-européen ancien. 

M. Vendryes fait l'exposé de la syntaxe des propositions 
subordonnées hypothétiques en vieil irlandais. Il définit le 
rùle des mois ma et din »- et montre quels sont les temps et 
modes qui les suivent, et dans quelles conditions. 

Des observations sont faites par MM. Bréal, Meillef, 
Gautbiot. 



- r,A^A-y 



Séance du 10 Décembre (905. 



PriîsiiJence de M. Tu. Rein.^ch. président. 



Présents: MM. Bauer. Benoist-Lucy, Brunot, Cabaton, 
Cart, Chilot, (.'ohen, Cuny. Krnont. Ferrand. Gauthiot, 



— exlvj — 

Henry, Huart, Lejay, I. Lévy, Marçais, Meillel, Th. Reinacli, 
Thomas. 

Le procès-verbal de la précédente séance est lu et adopté. 

Commission des Anaiices. Le rapport annuel sur la ges- 
tion de Tadrainistratcur et du trésorier pendant Tannée 1905 
est lu par M. Meillet. Ce rapport est approuvé à l'unanimité. 

Messifx'rs, 

Après examen des comptes du trésorier, votre Commission a arrêté 
les chiffres suivants pour les dépenses et les recettes de la Société du 
17 décembre 190'» au 16 décembre 1905. 

190;i905 (12 décembre). 

Rfxettes. 

Report d'exercice 5 538 fr. 44 

(1904, 36 fr. ) 
Cotisations annuelles J 1905, 2 209 80 [ 2 277 80 

( 1906, 32 ) 
Subvention ministérielle 1 000 

Arrérages de rentes ; _, rn { ^ ^^" 

Intérêts des fonds en dépôt à la Société générale. . . 26 

Vente de fascicules 25 

Total 10 434 24 

DÉPENSES. 

Index du tome XIII des Mémoires 100 fr. 

Notes de l'éditeur 1252 10 

Frais généraux, service et gratifications 406 80 

Indemnité de l'administrateur 400 

Frais de banque 16 40 

Achat de 15 francs de rente 2 1/2 Tonkin 487 20 

Versement ])0ur le prix Bibesco 1 015 

Total général 3 677 fr. 50 

En caisse du trésorier 613 fr. / 6 756 74 

Dépôt à la Société générale 6 143 74 ) ^^^^^^ 

Ce bilan appelle quelques observations. 

La fondation Bibesco a exigé 1 015 francs pour le paiement du prix 
qui a été décerné cette année et pour frais de circulaires; d'autre 
part, cotte fondation avait, l'an dernier, à son actif 1 163 fr. 02 auxquels 
il faut ajouter les arrérages annuels, montant à 290 fr. 83, soit au 
total 1453 fr. 85; il reste donc à l'actif de la fondation Bibesco une 
somme de 438 fr. 85. 



Pour employer len 400 francs provenant de cotisations perpétuelleR. 
le bureau de votre Société a jugé convenable d'acheter des obligalion^ 
2 1/2 Tonkin, dont le revenu est supérieur à celui du 3 ponr 100 fran- 
çais, qui offre l'avantage d'une prime de remboursement et ijui a la 
garantie de l'élal français. Cet achat a exigé une somme de 4S7 fr. 20. 
La Société n'est donc plus tenue en ce moment â aucun achat de 

Les frais généraux, les dépenses de service se maintiennent au 
même niveau et demeurent modérés. Les cotisations rentrent régu- 
lièrement. La situation de la Société demeure donc très saine et se 
fortifie même d'année en année. 

Comme i! n'a été publié que trois fascicules des Mémnirev et que 
le troisième est encore du à l'éditeur, les frais de publication portés 
au bilan sont peu élevés. 11 en sera tout autrement l'an prochain ; car, 
outre le fascicule vi du volume Xlll qui vient de paraître, la Société 
aura à payer les frais de quatre et peut-être même cinq fascicules 
nouveaux ; les manuscrits sont déjà en partie entre les mains de votre 
adminifttraleur; ceux qui ne sont pas encore livrés sont prêts pour 
l'impression et peuvent être livrés aussitôt qu'on sera en mesure de 
les imprimer. Les fi 756 francs en caisse — dont 458 fr. 85 seulement 
appartiennent à la fondation Bibesco — permettront d'activer nos 
publications sans aucun inconvénient d'ordre financier. 

Le zèle de votre administrateur et de votre trésorier, auquel noua 
vous convions à rendre un hommage qui jamais n'a été mieux mérité, 
vous fournit d'ailleurs la meilleure garantie de la bonne marche de 
notre Société. 

l6ilÉ(.'emhrc lao^i. 

A. Meu.let. 



I 



Élection du bureau. Le bureau puur l'aniice 190tî est 
élu au scrutin secret. Il sg compose de: 

Président: M. G.^udekroy-Demombynes. 

Premier vice-pn-sidr/il : M. Ferci. Brunot. 

. Second l'ice-prêsident: M. Lazaru Sainkan. 

Secrétaire: M. Michel Bréal. 

Administrateur: M. Rob. Gauthiot. 

Trésorier: M. Th. Cart. 

Bibliothécaire: M. N. Chilot. 

Membres du Comité de Pttfi/irnlic 
BAINVILLB, R. DL'VAL, L. HaVE 

A. Thomas. 



.■ MM. d'Ahhois de Ju- 
V. Henry, L. Lt:tiER. 



Commanications. M. V. Hbnrv signale la forme (ilch 
fille qui se trouve dans le J'/lnffstuton/itt/ de Arnolb. Il la 
rapproche de celle de fili/, qui a été l'équivalent alsacien 
français de fille (prononcé fi;/), au moins à Colmar. Le ch 
du texte alsacien sorail la graphie de la sourde correspon- 
dante à la sonore finale de fili/. 

Des observations sont faites par MM. Meillet, (iauthiot. 
Brunot, Cart et Bauer, 

M, Ferranc communique à la Société deux petites dérou- 
vertes qu'il a faites dans des manuscrits arabico-malgaches. 
La première est celle du nom de l'Egypte, Misr; la seconde 
celle d'un glossaire hollandais-malgache qui contient par 
exemple les mois star ^ étoile, hamer ^ marteau, zon = 
fils, verkoopi^n ^vendre. 

M. Thomas signale dans un (exte récemment publié l'emploi 
du mot voilure dans le sens de béte de somme et indique 
quelle est !a valeur particnlière du suKixe -titre dans un cas 
pareil. 

Des observations sont faites par MM. Reiiiach, Meillet. 

M.MEiLLETsignalelecas particulier de lat. Aniô, Aniénis 
qui est à peu prés le seul témoin de l'altornance û -é. 



Séance du 13 Janvier lOOfi. 



Présidence de H. Th. RErN\cip, préisident sorlaiit, 
el de M. Gaudkfhoï-Deuomdvses, prûsidenl. 



Présents ; MM. Bauer, Boyer, Cuny, Ernout, Gaudefroy- 
Demombynes, Gauthiot, Haiévy, Huart, Lejay, Marrais, 
Meillet, Monteil, Reinacli, Rousselot, Sacleus, Sainèan, 
M"' de Tchernitskij, Thomas. 

Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. 

Nouvelles. M. Th. Reinacb, président sortant, donne 
lecture d'une lettre que M. Otto Donner, membre de la 
Société, ancien professeur de linguistique à l'Université 
d'Helsingfors, président de la Société finno-ougrienne, et 



— c^li^ ■ 
sénateur du Grand-Duché de Finlaude, lui a adressée aâu 
de remercier la Société du télégramme de sympathie et de 
félicitations qu'elle lui a envoyé récemment à. l'occasion 
de son TO anniversaire. 

Présentaticma. Sont présentés pour être membres de la 
Société, M. Marouzeau. 4, rue Scliœlcher, par MM. Havet 
et Meillet, et M. Pierre Champion', 5, quai Malariuais, par 
MM. Meillet et Gauthiot, 

Après une courte allocution. M. Th. Reinach cède la pré- 
sidence à M, Gaudefrot-Demombynes, président pour 1006. 
Celui-ci, après avoir remercié la Société de son élection, 
donne la parole aux orateurs inscrits. 

Comiiiunicationa. M. Meillet indique comment les alté- 
rations phonétiques que présente le vieux slave devaient 
désorganiser le système entier des alternances vocaliqiies 
indo-européennes et effacer le sentiment de ta racine. Sur 
une question de M. Koyer, il indique comment, à son sens, 
ce sentiment est lié à l'existence de formes dérivées verbales 
et nominales indépendantes de tout nom et de tout verbe 
préexistants. 

M. Sainkan indique les raisons pour lesquelles il doute 
que prowjana représente latin Diana. 11 cite à ce propos 
V. ital. ffuana et fr. guèiu-, Remaniues de M. Thomas qui 
exprime des doutes sur la valeur de //it- en frani^nis et en 
vieil italien. 

M. Sacleux entretient la Société des formes verbales dans 
les langues bantoues et fait la remarque importante que ces 
langues ne présentent rien de primitif. Remarques de 
M- Meillet. 

l Présents: MM. lîauer, Boyer, Bréal, Cabaton, Cliiloi, 

^ Cuny, Ernout, Gaudefroy-Demombynes, Gauthiot, Halévy. 

^ 



SUnce du 27 Janvieh 1900. 



iiEFrujï-DE.MnuiiYSKs. président. 



Henry. Huart, Lejay, S. Lêvi. I. Lévy. Marçais, Moillet, 
Reinacb, Rosapelly, Sainéan, Thomas. 

Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopta. 
Nonvelles. Le Président annonce à la Société la récente 
nomination de M. A. Meii.let comme professeur de gram- 
maire comparée au Collège de France. Briéverapnt il indique 
que cettp chaire, qui était êtroitemeiit liéeà la Société tant 
que son secrétaire et collabnrateur inlassable, M, Bréal, l'a 
occupée, ne s'éluigne pas d'elle, M. A. Meu-LET étant l'uu 
de nos membres les plus actifs. Il insiste sur les sentiments 
d'estime et do sympathie que les membres de la Société ont 
pour le maître qui a fondé au Collège de France l'enseigne- 
ment de la grammaire comparée. 

Elections. MM. Maroczeau et P. Champion sont élus 
membres de la Société à l'unanimité, 

Coiumunicatiniis. M. Brkal signale l'insuISsance des 
étymologies proposées jusqu'ici du mot ^pw;- Il propose pour 
sa part de rattacher ce mot à l'adjectif r^pis:, «matinal», et 
d'y voir un nom du sens de u ancêtre n. li insiste sur la 
présence du suffixe -w; des noms de parenté. 

M. CuNY croit préférable de partir de r,^'. ou mieux d'une 
forme parallèle sans i plutôt que de T,i?\i;. 

M. Henry rappelle que. selim lui, il est difficile de séparer 
r,fMi du nom propre ^pi et il pnipose lio voir dans gr. f,px, 
T,p«i; et V. h. a.Jdr un représentant de i.-e. *ijér-\ dans gr. 
àipa cependant, un représentant de i.-e. *ijôr-. 

M. Th. H.E1NACH fait remarquer que certaines inscriptions 
funéraires originaires do r.*\sie Mineure donnent à iiswî lo 
sens ordinaire de « défunt ». 

D'autres remarques sont faitos par MM. lîréal. I. Lévy et 
Th. Reinach. 

M, S. LÉvi cherche à déterminer, d'après l'étude des 
règles de Pânini sur les préverbes, la position du grand 
grammairien hindou et de sa langue entre le Veda et ses 
premiers commentateurs Kâtyàyana et Patanjali. U se 
ijemande aussi quelles sont les causes qui déterminent la 
constitution de l'enseiguement grammatical d'une langue. 
Des remarques sont faites par M. A. MeîUet qui signale les 
conclusions analogues de M. Liebich qui fixait à la fin de 



- clj- 

l'époque des Brâhmanas Tapparition de Pânini, et aussi par 
MM. Marrais, Th. Reinach, Thomas, Bréal et Halévy. 



Séance dit 10 Février 1906. 

Présidence de M. Gaudefroy-Demombynes. président. 

Présents : MM. Bauer, Benoist-Lucy, de Charencey, Chi- 
lot, Cuny, Ernout, Gaudefroy-Demombynes, Gauthiot, 
Halévy, Henry, Huart, Lejay, I. Lévy, Marçais, Marouzeau, 
Sacleux, Sainéan, Vendryes. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

Conimanicntions. M. Halévy compare révolution de 
sens de la racine sémitique hamm à celle de skr. tapas- 
telle qu'elle a été exposée par M. V. Henry dans le dernier 
fascicule du Journal asiatique. 

11 examine ensuite la glose ^^%^\,o^è chez Hésychius au point 
de vue de son origine et la rapproche du syriaque marrâ et 
de l'assyrien inaru. 

Observations de MM. Meillet et I. Lévy. 

M. Gauthiot présente à la Société une série d'exemples 
finno-ougriens de phrases nominales anciennes et récentes 
qui expriment Tidée d'obligation ou de nécessité et sont 
comparables aux propositions grecques construites avec yj^r^ 
et àvay/.Y;. 

Remarque de M. Halévy. 

M. Vendryes signale une dissimilation curieuse de d en r 
à Ymfimixî dibirciudàw verbe dobidcim « je lance, je frappe » 
dont la forme simple est bidcim « je tremble ». 11 indique 
comment, r phonétiquement correcte à Tinfînitif seulement, 
a tendu à envahir toute la flexion du verbe. 



Séance du 24 Février 1906. 



Prèsidenec de M. GAL'DEFRov-fKuoaovNE-;, préaideni. 

Présents : MM, Hauer, Beniist-Lucy, de Charencey, Cuny, 
Duchesne, Ernout, Gaiidefri\v-Iiennjmbynes. Gautbiot, Ha- 
lêvy, Huait, Lejay, I. Lévy. Mar<;ais, Mar'iuïeaii, Meillet, 

Rosapelly, Sacleux, Sainéaii, Thumas. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

Communications. M. Sainéan entrelient la Société du 
mot V. fr. quenne dont le sens précis de dent incisive s'op- 
pose à une dérivation de gerni. Icenna, joue ou m;î.choire. 
C'est eu fait le nom dialectal de la chienne (norm. quenne, 
napolit. cana) et désigne la dent canine. M. Sainéas parle 
ensuite de v. fr. escaigne, dévidoir, puis écheveau, niod. 
écaignp qui ne peut pas venir de l'anglais »kein, écheveau, 
attendu que le mot, étranger aux patois du Nurd, appartient 
à ceux du Sud-Est, d'uii il a pa.ssé à teux du centre, Prov. 
cayna ou esratfno est une image qui se rapporte à la cbienne. 
Le support du dévidoir rappelle grussiêrement la figure 
d'une cbienne assise (cf. gousset, petit chieu et support 
d'une roue â dévider). 

Des observations sont faites par M. Thomas. 

M, Meillet entretient la Société de l'inlluence des idées 
religieuses de tabou et d'interdiction d'employer certains 
mots dans des conditions données, sur le vocabulaire. Il fait 
remarquer que par exemple le nonx indo-européen de l'ours 
s'est perdu dans les deux domaines germanique et slave, où 
cet animal était considéré comme dangereux et oii nous 
savons que les chasseurs évitent de prononcer son nom. Dans 
ces deux dialectes indo-européens cet animal est désigné 
pardeséiiithètes caractéristiques. Des remarques sont faites 
par MM. Halêvy, Mariais, 1, Lévy. 

M. DE Charencey cherche l'étymologie A& gaffe dans l'al- 
lemand ii:affe et tiicbe d'expliquer par le verbe hurler le 
mot Inirhflicriii. 11 présente aussi une interprétation de 
revi'clir. 



Séance du 10 Mars 190fi. 



Présidence de M. GACOEFnoY-DEitosiDVNEs, président. 



Présents : MM. BenoistrLucy, de Charencey, Chiiot, Cany, 
Ernoiit, Gaudefroy-Dernomhynes, Gauthiot, Halévy, Hiiart, 
Lejay, I. Lévy, Marçais, Marouzeau, Meilli?t, Rnsapelly, 
Sainéati. 

Excusé; M. Bréal. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

Comninnications. M. Mrillet indique l'hypothèse que le 
féminin vieux haut allemand birihhn, vieux slave brvza 
« bouleau d et le masculin sanskrit Hàjah, lituanien hértas 
se concilient dans un thème en o féminin, exactement com- 
parable au latin fâgus. 

M. Gal'th[ot signale l'intérêt que présente l'étude de la 
formation du dialecte islandais, à laquelle n'a collaboré 
aucune population étrangère ; l'Islande était en effet déserte 
quand elle a été colonisée par les Norvégiens. Il indique 
ensuite comment les nuances délicates et variées out disparu 
du langage des colons i\\\\ s'étaient séparés des groupes 
SDciaux oft ces nuances avaient une valeur définie, tandis 
que se maintenaient les caractères communs à tous les par- 
lers représentés. Remarque de M. MeiUet. 

M. nE Charencey propose de voir dans ftnn. MUx, zyriène 
Ihi, osliak Uhel des emprunts au germanique et au slave. 
Des remarques sont faites par MM. Halévy et Gauthiot qui 
font des réserves sur divers points. 

M. CuNY fait part à la Société d'un exemple nouveau, 
vamiisîya (Atharva Veda XVI, 9, 4 et IX, 1 , 14) de la dissi- 
milation suivie d'assimilation qu'a signalée M. Meillet pour 
l)ij(înfiiimhi{\. F., XVIH, 421). Reuiarque de M Meillet. 



„,///. 




Séakhe dit 2t Mars 19 



Présidence de M. GAiULfROV-DEUOitDVNES, président. 



Présents: MM. Bauer, Benoist-Lucy, de Cbarencey. Chi- 
!ot, Cohen, Cuny, Ernout. Finot, Gaudefroy-Demrimbyiies, 
Gauthiut, Haiévy, Huart, Jnret, Lejay, S. Lévi, l. Lévy, 
Marçais, Marouzeau, Meillet, Sainéan. 

Exousés: MM. lîréal, Boyer. 

Le prucès-verbal de la dernière séance est lu ut adupté. 

Coniiimnications. M. Meii-let examine le si>rl que le 
vieux slave a fait au vocalisme indo-européen et à ses alter- 
nances, il signale d'une part les déformations historiques 
qui remontent aux diverses actions phonétiques et d'autre 
part la création en vieux slave, avec des éléments nouveaux, 
d'uu système vocalique tout à fait original. 

Des remarques sont faites par MM. Ilalévy et Gautliiot. 

M, Gal'thiot reprend l'examen des effets du tabou, signalés 
pour la première fois par M. Mbillet, sur certains mots dans 
diverses langues, 11 examine ainsi les noms de l'ours dane 
les langues tinno-ougrîennes et montre comment ceux-ci sont | 
proprement des épithètes caractéristiques. 

Des observations sont présentées par MM. Meillet, de ] 
Cbareocey, Marcais, Sainéan, Ilalévy, 

M. Mariais montre comment il existe dans certains dia- 
lectes maghribins de véritables sonantes différentes à la 
fois des consonnes et desvoyelles et participantàlafoisà la 
nature des unes et des autres. Il signale leur traitement qui 
rappelle singulièrement celui des sonantes indo-européennes. 

Remarque de M. Meillet. i 



Séance du 7 Avril 1906. 



Pri-sonts : MM. Bauer, Benoist-Luc)', de Chareucej, Chilot, 
Cany, Gaudefroy-Demombynes, Gauthiiit, Marouzeau, Sa- 
cieus, Sainéan. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

Présentation. MM. Bréal et Finot présentent pour être 
membre de la S'iciété la Bibliutbèque de l'École française 
d'Extrême-Orient. Conformément aux statuts il est immé- 
diatement procédé au vote. La Bibliothèque sus-nommée est 
admise comme membre à l'unanimité. 

CoinninnicatioDS. M. Halévy commence sur les pronoui.s 
personnels en sémitique un exposé assez long dont la fin doit 
être remise à une séance ultérieure, 

M. Sainéan relève certaines formes fréquentatives en 
anc. franc., telles que tapiner (Caper), tasliner (taster), 
tortinar (cf. tortiller), et d'antres qui ont survécu : piétiner 
(piéter), trépigner (treper), trotîgner (iroter). 11 insiste spé- 
cialement sur la forme croquiner, parallèle à croi/iieter, 
« manger souvent », qui a fourni le dérivé wall. croguèle, à 
côté de fr.croyMiyno/f (dans Rabelais aussi crot/tiinolle'). en 
expliquant te double sensde cederiiier. «pâtisserie etcoupa. 
par une association d'idées familière au langage populaire 
(cf. bâfrff et beigne, ca-tse-miiurmi et tolemouse). Il propose 
une explication analogue pour chiquimaude (de rhoqrter, 
n manger et frapper»), par une forme in termédiairocAz'y»("ncr, 
ainsi que pour le picard piqiifnote (francisé en pichenptte), 
propr. 11 petite piqûre ». 

M, DE Charencey propose ensuite des interprétations nou- 
velles de divors mots français particulièrement obscurs. 



L 



Séance du iH Avuil I9U(). 



Présidence Jp M. G.n:riEFnov-[)EMOituvNE?, primUent, 



Présents : MM. Baucr, Benoist-Lucv, Boycr. Bréal, de 
Charencey, Cimy, Ernout, Gaudefroy-Demombvnes, Gati- 
thiot. Halévy, Huart, Lejay, Meillet, Saînéan, Thomas. 

Le procés-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

Commanications. M, Bréal signale les formes du genre 
de akf[\iifx et h4,iiyji et fait remarquer à ce propos que le 
procédé du redoublement dont il tâche de rendre compte à 
un point de vue général, n'a pas été perdu en grec, mais au 
contraire rais en œuvre d'une fagnn nouvelle à une époque 
nouvelle. Il montre combien cette utilisation de procédés 
linguistiques anciens révèle de force créatrice dans les lan- 
gues. Remarques de M. Halévy, 

Puis il propose de voir dans le mol oJOïp de l'expression 
homérique sJOap àpjptjç un adjectif comparable au latin uber 
(I fécond B et non le substantif correspondant à lat. ûber, 
skr. ûdhar n marameile ". 

Remarques de MM. Meillot et Halévy. 

M. CuNY propose de voir dans le nom du second mois de 
Tannée latine Apvllk un mot en -î/is du sens de second, 
Des observations sont présentées par MM. Meillet. Halévy, 
Bréal. 

M. Meillet indique que le suffixe *-«*?5- sert à former 
notamment des mots relatifs aux questions de propriété, de 
dette, etc., comme skr. rplmas, gr. 3iv:;, lat. /ariis, etc.; 
on conçoit donc ijue le mot v. h. a. lêhan désigne le « prêt » ; 
c'est sous l'influence de ce nom que le verbe germanique 
correspondant à gr. 'i.i\T.to a pris le nom spécial de « prê- 
ter ». Remarques de MM. Gauthiot, Bréal, Halévy, Cuny. 



Séance du 22 M.vi l'JOG. 



Présidence de M, G\T;nEFHf>v-DEMùMOVNE^, présideut. 



Présents : MM. Bauer, Benoîst-Liicy, Btijer, de Cliarencey, 
CMIot, Cuny. Ernout, Gaudefroy-Demombynes. Oautbiot, 
Halévy, V. Henry, Htiart. Lejav. I. Lévy. Marouzeau, 
Meillet, Thomas. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

Coininanications. M. Meii.let examine les différentes 
formes du mot signifiant homnif dans les langues slaves et 
propose d'expliquer les traitements anomaux, du primitif 
• elvèkû et ses abrègements violents (pol. eztek ; serb. dial. 
'ok) par le rôle spécial tout à fait accessoire et réduit qu'il 
a dû jouer. Cf. fr, on à côt4 de homme. Remarques de 
MM. Halévy et Gautliiot. 

M. Halévy continue son exposé sur les pronoms person- 
nels en sémitique. Il insiste sur leur caractère de composés 
et sur l'influence du pronom de la ^' personne. 

Des observations sont présentées par M. Thomas. 

M. Gautiiiot signale un emploi ancien de angl. bloody qui 
pourrait expliquer en partie et le sens vulgaire du mot en 
anglais moderne et la tendance que l'on a de l'exclure de la 
langue choisie. 

D'autre part il se rallie à l'hypothèse de M. Boykr qui voit 
dans le mot russe xiiligdn un emprunt à l'anglais et plus 
spécialement à l'anglo-iudien. Il propose d'y voir un pluriel 
persan en -gân d'un mot anglo-indien. .\ propos de l'emploi 
d'un pluriel emprunté comme singulier, M. Boyer signale 
d'autres mots russes comme rcl's. Remarques de M. Thomas. 

M. Thomas cite à l'appui de l'étymologie de Qiiennr issue 

de ail. kinn et le mot quennée qui signifie « soufflet » et un 

passage d'un poète du moyen âge récemment publié où 

quenne a sans conteste le sens de joue et non celui de 

, dent. 



à 



■ clviij - 



Séance du 26 Maj 19()6. 



Pr^'sidence de M. GAUUEt'Hov-DEMUUUVNKS, prtisidenl. 



MM. Bauer, Beiioist-Lucy, Bréal, Cabaton, 
Cuny, Ernout, Gaudefruj-DeiiKnijhyiies, Gauthiot, Halévy, 
Heiiry, Huart, Lojay, Marouzeau, Meillet, Th. ReiDach, 
Rosapelly, Sadeux, Sainéan, Thomas. 

Lo procès- ver bal de la précéJeule séance est lu et adopté. 

Présentation. Est présenté pour î^tre membre de la 
Société M. Auguste Bocchehie, chef d'escadron d'artillerie 
coloniale, 28, boulevard Périer, Marseille, par MM. V. Henry 
et Gauthiot. 

Commnuications. M. Meill-et retrace l'histoire de la 
confusion qui s'est produite en latin comme en ballique et 
en slave, entre les thèmes consonantiques et les thèmes en 
-*'-, A ce propos, et sur une observation de M. Bréal, il émet 
l'idée que des adverbes tels que parli/n pourraient hien cor- 
respondre non à des accusatifs, mais à des instrumentaux 
tels que ceux du vieux slave en -imî. Des remarques sont 
faites par MM. Bréal et Th. Reinach. 

M. Brkal reconnaît dans des prépositicms grecciues telles 
que jiiîçî, [Aïta, etc., des coiGpusés du genre de tV. avec < 
apud /iDc. Des formations analogues existent aussi en latin, 
oil l'on a emimis, contminiis par exemple. Des observations 
sont laites par MM. Meillet, Th. Reinach et Thomas. 

M. Meillet communique une note de M. Adjabian sur 
diverses gutturales issues de semi-occlusives par dissimila- 
tion eu arménien moderne (_ est ainsi qu'au mot arménien 
ancien ^«/ofM u moulm n uiriespondent aujourd'hui à Tiflis 
yayuf, mais à AsUnpek I ha asIJi avec kh à la place de f 
attendu dans le dialet.te en rigard de / ancien. 



Séanck nu 9 Ji'iN 1906. 

'Présidence île M. G\cnEFnnv-!)EHOMl!YNES, président. 

Présents : MM. Bauer, Benoîst-Liicy. Bloch, Bréal, Caba- 
ton, de Cliarencey, Ernout, Gaudefroy-Deuiombynes, Gau- 
thiot, Halévy, Huart, Lejay, Marouzeau, Meîllet, Roques, 
Rosapelly, Rousselot, Sacleiix, Sainéan, Thomas. 

Le procèa-verbal de la séance précédente est iu et adopté. 

Élection. M. A. Bouchrrie, chef d'escadron d'artillerie 
coloniale, 28, boulevard Périer, Marseille, est é\n membre 
lie la Société à l'unanimité. 

OommuDications. M. l'abbé Rousselot établit dans une 
première communication que la Valerïa prouincia dont il a 
parlé autrefois à propos d'un certain C/èrûaorùis est située 
près de Rome et non en Hongrie. 

M. Bréal voit dans boni, à/.nr, l'ancêtre de lat. alacer qu'il 
rapproche de gv/th-t-y.^. L'épenthèso dans alncer serait ita- 
lique et son sens exact serait » qui a de l'entrain, du cou- 
rage ». Remarque de M. Meillet. 

M. Bréal signale un autre italisme dans le latin inmtus 
qui doit provenir d'un ancien "imiecttis (cf. gr, Fi%wi). La 
transformation de. "-iiecl- en -n'it- serait due à une langue 
italique qui, comme l'osque, aurait éliminé le groupe -cl-, 

M. Thomas traite du mot lirefzel. A cr">té de ital. brarciu- 
li'i/o cité par Kluge (Et. W., s. v.), il signale provent;. bras- 
mdel a échaudé, p'itisserie en forme de ganse » et une forme 
bracidelli, qui se trouve dans un glossaire de l'église de 
Toul, datant de la tin do x' siècle. Observations de M, Gau- 
thiot. 

M. DE Charencev présente quelques étymologies nouvelles 
de mots frani,'ais particulièrement difficiles. Il rapproche 
galvauder Qt ravauder du latin validârfi. Il essaie d'expliquer 
le ch de revèche par un intermédiaire espagnol. Knsuite il 
examine tour à tour 'jiiiron. mfistMfr et rHapfr dans lequel 
il découvre un prélixe va-, 

i 



i 



— cK — 

M. Ernout commence l'exposé d'une étude sur l'origiiie 

latine tardive et des fé[iiinins en -à alternant avec des 

masculins en ~us. La fin de sa communication est remise à la 

séance suivante. 



Séance du 23 Jlun 1906. 



Présidence de M. Sainéan, second vJce-prëBidenl. 



Présents ; MM. Bauer, Benolst-Lucj-, Bréal, de Charencey, 
Cuny, Ernoiit, Gautbiot, Halévy, Hnart, Lejay, J. Lévj-, 
Marouzean, Meillet, Housselol, Saeleux, Sainêan, Thomas. 

Assistant étranger: M. Earle B. Balcock. 

Pn^seotation et élection. MM. Darlh et Bréal présentent 
pour (Hre membre de la Société M. Charles iifickwoli Lanhan, 
professeur à l'Université de Ilurvard, Cambridge Mass.; la 
séance étant la dernière avant les vacances il est procédé 
immédiatement à rélectluu. M. Lanman est élu à l'unani- 
milé. 

Communications, L'administrateur de la Société com- 
munique une note de M. Vendrïes sur l'infection et laméta- 
phonie du vieil irlandais. 

On confond généralement sous le nom vague d'infection 
deux phénomènes do vocalisme irlandais qu'il y a tout intérêt 
à distinguer parce qu'ils sont de nature différente et qu'ils se 
sont produits à des dates différentes; on peut les appeler 
infrctiim propi-finenC t/ile et mi-laphonie. Le dernier est 
chronologiquement antérieur à l'autre. 

L'in/ecfion résulte de la triple nature des consonnes irlan- 
daises. Celles-ci pouvant avoir trois positions articulatoires 
différentes (antérieure, moyenne, postérieure), l'infection est 
pi'oprement un procédé graphique destiné à noter dans l'é- 
criture la position de la consonne, toutes les fois que cette 
position ne ressortait pas suffisamment de l'orthographe. 
Ainsi le nominatif math a bon », le génitif f/i'j/f « de la ven- 



geance », le datif fir « ù l'homme » sont écrits mailh, 
diglae, fiur pour indiquer respectivement que le th est anté- 
rieur, le / moyen et le ;■ postérieur. 

La métapbonie constitue au contraire im système d'alter- 
nances phonétiques dont le principe est fourni par la formule 
suivante : 

« En syllabe accentuée devant une syllabe contenant une 
voyelle de position antérieure (*") ou postérieure (k), un e 
et un sont respectivement devenus î et u ; dans les mêmes 
conditions, devant une syllabe contenant une voyelle de 
position moyenne, un i et un m sont respectivement devenus 
e et 0. 11 

Ainsi nom, &en « vieux » (de *seno-), mais sinu « plus 
vieux ii; inversement, gin a bouche n (de *genu-), mais teg 
M maison » (do *tego-') ; mug « esclave » (de 'jnotfu-') mais 
gon. moga. 

Le plus sonvent l'infection s'est ajoutée à la laétaplionie ; 
ainsi les mots cul gén. cola (thème en -i), fer gén. /îr dat. /ir 
(thème en -o) sont écrits cuil, cota ; fer, fir, fiur avec i ou 
Il d'infection. C'est ce qui explique qu'on ait confondu sou- 
vent la métaphonie et l'infeclinn et établi entre leurs effets 
une connexité. Mais il y a une preuve convaincante de la 
différence des deux phénomènes et de leur indépendance 
chronologique. Un certain UDUibre de groupes de consonnes 
ont entravé l'action do la métaphonie, tamlis qu'ils ont plus 
tard donné lieu À l'infection. Ainsi le substantif nerl « force u 
(thème en -o) à l'époque o(i il se Héchissait nom. *nerto-, 
gén. 'nerti-, dat. 'nertu- (qui est l'époque où la métaphonie 
s'est exercée) a conservé son f intact et quand plus tard, 
après la chute des consonnes finales, on a cm devoir noter 
l'infection, le mot s'est fléchi, non pas gén. 'nirt, dat. 'niurt 
comme (/er fir fiur'), mais géu. neirl, dat. neurt. De même 
de/g (thème en m) a conservé son e bien qu'il sorte de 
'delgù, etc. En syllabe inaccentuée, la distinction de l'infec- 
tion et de la métaphonie est plus délicate, parce que tous tes 
changements vocaliques eu position non-intense semidont 
résulter do lois spéciales qu'il conviendrait de mettre à part 
en un troisième groupe sous le no[n A'apopfionic. 

Remarques de M. Gauthiot. 



— cixij — 

M. l'abbé RoussELOT, reprenant la communication qu'il a 
commencée dans la séance précédente, essaie de rendre pro- 
bable un développement propre de -ûrius en -ter sur le do- 
maine roman. 

M. IIalévy étudie Tétymologie de hongr. ûr. Selon lui ce 
mot remonte à une forme primitive *ug/iur et au nom du 
peuple conquérant ouigouv. 

M. Ernout termine son exposé sur les féminins latins en 
'â d'origine récente. Des observations sont faites par 
MM. Bréal, Meillet, Rousselot, Thomas. 

Cette séance étant la dernière avant les vacances, le pro- 
cès-verbal est immédiatement lu et adopté. 



OUVRAGES OFFERTS A LA SOCIETE 



Séance du 18 novembre 1905. 

Baudouin de Courtenay. Ob odnoi iz storon postepennago celovécenija 
jazyka v oblasli proiznosenijOy v svjazi s anlropologiej , — Tirage à part, 
in-8o, 14 p. 

Goteborgs Hôgskolas arsskrift, vol. X, année 1904. — Gôteborg, VVeller- 
gren et Kerber. 

Transactions and Proceedings of Ihe American Phiiological Association j 
1904, vol. XXXV. — Boston, Ginn and C", m-8% 156-f-cxxxviii p. 

Zivaja Starina, 40' année, fasc. 3 et 4. — Saint-Pétersbourg, 1905. 

Zeitschrift filr vergleichende Sprachforschungy hgg, von E. Kuhn m. IV. 
Schulze, Band XL; Neue Folge Band XX, Ilefl 1. — Gulersloh, 1905. 

Journal asiatique, 10« série, tome V, n" 3; tome VI, n" 1. — Paris, E. Le- 
roux, 1905. 

H. Pernot. La difsimilation du <t intervocalique dans les dialectes néo- 
grecs. — Paris, Leroux, 1905, in-8**, 24 p. 

Antoine Thomas. Le nominatif pluriel asymétrique des substantifs masculins 
en ancien provençal^ extrait de la Romania, tome XXXIV. — Paris, 1 broch. 
in-8'*, 14 p. (dommage de l'auteur.) 



Séance du 16 décembre 1905. 

Jouirai asiatique, \0' série, tome VI, fasc. 2, septembre-octobre 1905. 

Mémoires de la Société de Linguistique de Paris, tome XIII, fasc. 6. — 
Paris, 1905. 

Séance du IZ Janvier 1906. 

E. BoiSACQ. Les Mènechmes. Pseudolus; trad. nouv.; 2« éd. — Bruxelles, 
1905, Pierre Boisacq, in-S", 214 p. 

E. Boisacq. Pour l'Enseignement du grec, 3« éd. — Bruxelles, 1905, Pierre 
Boisacq ; in-S", 16 p. 



— clxiv — 

E. BoisACQ. La question du grec et du latin. — Bruxelles, 1905, P. Weis- 
senbruch, in-8", 10 p. 

E. BoiSACQ. Comment vivait la femme dans l'antiquité grecque^ extrait 
de la Revue de Belgique. — Bruxelles, 1905, Pierre Boisacq, in-8*, 20 p; 

E. Boisacq. Térencc: VHécyre {traduction), — Ixelles-Bruxelles, 1900, 
in-8% 47 p. 

E. Boisacq. Térence : LUéaulontimoruménos (traduction), — Ixelles- 
Bruxelles, 1900, in-8% 61 p. 

E. Boisacq. L'Élégie en Grèce et à Rome (réimpression), — Ixelles, 190i 
in-8% 60 p. 

Sylvain LÉvi. Le Népal, vol. II ; Torme le tome 18 des Annales du Musée 
Guimet (Bibliothèque d'études). — Paris, 1905. in-8% 410 p. 

Rapport sur Vannée 1904-1903 de l'Université libre de Bruxelles. — 
Bruxelles, 1905, in-8% 138 p. 



il 



Séance du 27 janvier 1906. 



Ch. Sacleux. Essai de phonétique, — Paris, 1905, in-8% xiv -h 245 p. 

Zeitschrifl fur vei'gleichende Sprachforschung hgg, von E, Kuhn u. W. 
Schulze, Band XL, Neue Folge Band XX, Heft 2, — Band XXXVIII, ISeue 
Folge Band XVIII, Registerheft. — Giitersloh, 1905. 



Séance du 24 février 1906. 

M. >VisÉN. De scholiis rhetorices ad Hcrennium codice holmiensi traditis, — 
Holmiae, 1905, Idur.s tryckeri, in- 12, 130 p. 

o 

G. Karlbekg. D?n langa historiskn inskriften; Ramses III: s Tempel i 
Medlnet'Habu, traduction et commentaire. — Upsala, 1903, Almqvist oeh 
Wiksell, in-12, vu -h 52 p. 

E. A.NDERssox. Ausgevxihlte Bemerkungen ûher den bohairisclien Dialect im 
Penlateuch koptisch, akademische Aithandiung. — Upsala, 1903, Almqvist 
und Wicksell, in-8", vin -h 144 p. 

G. Byhberg. Zur Geschiclite de^ Franzô\ischen 8, 11, 3. Monosyllaba im 
Franzosischen ; Artikelformen und objektets pronomina, — Upsala, 1904, 
Almqvist u. Wiksell, in-8% vn -h pp. 409 à 618. 

Feruling. Fôrsta kapitlet af- Misnatraklaten Pireke 'Aboty Akademisk 
Afhandling. — Uppsala, 1904, Appelbergs Boktryckeri, in-8% lxxi -h 80 -+- 
34 p. 

V. Brusewitz. Étude historique sur la syntaxe des pronoms personnels dans 
la langue des félibres. — Stockholm, 1905, Isaac Marcus, xiv -+- 120 p. 

V. Palmgrén. Observations sur l'infinitif dans Agrippa d'Aubigné, thèse de 
doctorat. — Stockholm, 1905, Norsledt och Soner, in-8% 159 p. 

E. Nachmanson. Laute und Formen de r magnetischen Inschriflen, Indiugu- 
ral Dissertation. — Uppsala, 1904, Almqvist und Wiksell, in-8*', xvi -i- 199 p. 



— clxv — 



Séance du iO mars 1906. 

C. Palmuken. English gradalion-nouns in tfieir reluUon lo strong verbs. 
Inaugural Dissertation. — IJppsaia, 190i, prinled by K. W. Appelbcrg, in-S», 
92 p. 

o 

O. ÔsTKRGREN. SUltsUkd Studicr ; Tornerossprak, Akademisk Avhandling. 
— rppsaia 1905, Akademiska Boktryckerict, in-8% ix-li8 p. 



Séance du 7 avril 1906. 

l\ BoYER et N. Spèranski. Manuel pour Vélude de la langue russe, — Paris, 
1905, A. Colin, in-4, XIV-+-386 p. 



Séance du 28 avril 1906. 

A. Mrillet. Uétal actuel des études de linguistique générale. I^ron d'ou- 
verture du cours de grammaire comparée au Collège de France. — Paris, 
1906, in-8%29 p. 



Séance du 12 mai 1906. 

A. Leclère. Les livres sacrés du Cambodge. Annales du Musée Guimet, 
bibliothèque d'études, t. XX. — Paris, 1906, Leroux, in-8o, 3i0 p. 

E. GriMET. Conférences faites au musée fiuimet. Annales du Mubée Guimet, 
t. XVII. — Paris, 1906, Leroux, in-12, 271 p. 

Congrès international pour V extension et la culture de la langue française 
(Liège, septembre 190^). — Paris, 1906, Champion, in-8" (don de M. Wil- 
motle). 

Journal asiatique, lO' série, tome VU, n" 1, janvier-février 1906. — Paris, 
K. Leroux. 

Zeilschrift fur vergleichende Sprachforschung hgg, von E. Kuhn und 
IV.Srfniize^ Band XXXIX ; Neuc Folge Band XIX, Registerheft. — Giilersloh, 
Bcrlelsman. 

Anthropos, Ephemeris internationaliSy eihnologica ei linguistica, tome I, 
fasc. 1. Hgg. von P. W. Schmidt, S. V. D. — Salzburg, Zaunrith. 



PUBLICATIOSS DE LA SOCII^TK DF. UNGllISTIQUE 
JL'SOU'Ar 30 NOVtiyBHH: tSOli 



Conditions de vente particulières aux Hembrei 
de la Société. 

Collection complète des Mén^oiin Huine^ I .i Mil <:uii>p1els; tome XIV, 

fasc. 1, 3, 3) 230 fr. 

Volumes isolés: Lomé 1 18 fr. 

— tomes n. m, IV, V, VI, chacun t5 fr. 

— tome VU 12 rr. 

— lomes Vin el siiivniil^ . 18 fr. 

Fascicules isolés : clinciin . 3 fr. 

Table analytique des dii premierB TOlumes des Mé- 

Les volumes correspondants du Bulletin (sans eiceplion) seront joints 
graluilement aux exemplaires des volumes complels des Mémoires Tournis 
aux conditions indiquées ci-dessus. 

Les numéros du Hu/leliii dont il reste un nombre sufflsant d'exem- 
plaires, h savoir les tomes IV & \tl complets, el les numéros dt' pareilles des 
tomes là III, sont mis gralailement a la disposition des membres de la 
SociétÉ. 

Les tomes, I, II el III du Bulletin, dunt il ne reste plus qu'un très petit 
nombre d'exemplaires complets, peuvent être acquis, sans les volumes 
correspondants des Xlé'iioires, au prix de 20 francs les trois, ou, séparé- 
ment, 7 francs chacun. 

N. B. — Le I" n- du tome I du Bulletin commence avec la page X.XI des 
procès- verbaux des séances. Les pages I-VIll, IX-XX sont brochées aver. les 
fascicules 1 et S du lome 1 des Uémoires, cl ne peuvent en Être séparées. 



Lei commandes, accompagnées de leur montant, doivent être 
adressées à l'Administrateur. Le port est gratuit. 



AVIS 



Nos confrères sont instamment priés de vérifier sur la 
liste publiée ci-après les indications qui les concernent, et 
d envoyer le plus tôt possible à TAdministrateur les recti- 
fications qu'ils jugeraient utiles. 



LISTE DES MEMBRES 

DE 

LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS 



AU 1'' JANVIER 1906 



MEMBRES DONATEURS 
MM. G.-I. ASCQLI, Prince Alexamdrb BIBESCO, Michki. BRÉAL, f Jaxbs JACKSON. 



MEMBRES PERPÉTUELS. 



MM. Lucien Abeille. 

Alexandre Alexandrowski. 

(i.-L ASCOLI. 

Daniel Barbelenet. 

J. Baudouin de Courtenay. 

Philippe Berger. 

Prince Alexandre Bibesco. 

Alphonse Blanc. 

F. Bonnardot. 

f Alexandre Boutroue. 

Paul BOYER. 

Michel Bréal. 

SophUS BUGGE. 
Ph. COLINET. 

Georges Cousin. 
Alexis Delaire. 
Hartwig Derenbourg. 
0. Donner. 
Edmond Duchesne. 
Emile Durand-Gré ville. 
f Emile Egger. 
Emile Ernault. 
Louis FiNOT. 
f Jean Fleur y. 
f Christian Garnier. 
Alfred Gasc-Desfossés. 

GONNET. 
t GOULLET. 

Giacomo de Gregorio. 
Emile Guiuet. 
F. Haverfield. 
Louis Havet. 
Victor Henry. 

L. IIÉRIOT-BUNOUST. 

t James Jackson. 
Charles Joret. 
Jean Kirste. 
Marquis de Laborde. 



MM. Henri Laray. 

Jules Lebreton. 

Gustave Lecocq. 

Louis Léger. 

f Albert Lepitre. 

A. Meillet. 

Paul Melon. 

f Demetrios de Menagios. 

Paul Meyer. 

Paul Oltramare. 

f Gaston Paris. 

Général Théodore Parmentier 

Paul Passy. 
t S. M. Dom Pedro II. 
MM. Antonio PeKafiel. 

t Charles Ploix. 

John Rhys. 

Maurice Roger. 

Eugène Rolland. 

Ch. L. Rosapelly. 

Ch. Sacléux. 

Ferdinand de Saussure. 

A.-H. Sayce. 

Gustave Schluuberger. 

Paul SE billot. 

l'Emile Senart. 

Edmond Sénéchal. 

Johan Storm. 

Léopold SuDRE. 

lîs. Tegnér. 

f D' TUOLOZAN. 

M'" DE Tchernitzku. 
MM. Vilh. Thomsen. 
Joseph Vendryes. 
Mclchior de Vogué. 
f Edward R. Wharton. 

A. WiLBOIS. 

Ludvig Wiuuer. 



LfSTE GÉSÉRALE. 
KM. 

Abeille (Lucien). Calle tlcidrigiiez l>efia. 1136, HucnoË-Aires (Réfiublique 

Argenline). — tlu le 33 mai IM'JI ^ niambre perpétuel. 
AiijAHiA» (Uralchia), ancien Élevé de l'f.cale pratique des hautes élude», 

direi^teur de l'École arménienne, ^'lvo■ll•.îazeL, Caucaiii; iltuseie'i. — 

Élu le S7 réTrier 1897. 
UexjIndhowhm (Alexandre), licencia es lettrée.— I^.lu le 3K mai 1892; mem- 
bre perpÉluel. 
AsoLADE (Joseph), maître da tonWrences h l'I'nlversité de Naocj (tCeurthe- 

el-Myselle. - filu le 28 mars 1003. 
Abbow ue Ju8*rs»'iLi,E (jlfarw-lknry w'i, metiiliredc l'insiiiiil, profosiicur ou 

Collège de France, 8t, boulevard Honlparnaiise, l'arU (.MV'l. [Adresse 

de vacances; Jubainville, par Huppes (Vosges).] -— Membre de la Sodèlc 

en 1867; président en 1883. 
Arhô (Alessandro), proresseur au Lycée, 35, Via Sanla Cbiara, Turin (Italie). 

— Élu le 18 janvier 1806. 
AscoLr (Gra/ladio I.), associé éiranger de l'InsUlut de France, âcnaleur du 

royaume d'Italie, professeur à l'Ensiitut royal, Milan (TIalie). — Élu 

le Ï2 juillet 1876 ; membre perpétuel, donateur. 
AuDoiiLt (Edouard), professeur de philologie et antji|uitë$ grecques et latines 

h rUniversité, 11, rue Ici Ccsve, Toiliers (Viennci. - Élu le 23 février 

18B0. 
kniees (M. l'abbÉ nesurreccion Mnria del, professeur au lycée de Uilbao 

iKspagne). — Élu le 13 février 1001. 

llAiLi-r (Anatole), correspondant de l'Inslitul. 91, rue Bannier, Orléans 
(Loiret). — Admis dans la Société en 1866. 

Ballï (Charles), privat-dooeni à rUniversilé, l, rue de Csndolk, lienCve 
(Suisse), - Élu le 10 mars 1900. 

RAitHELKNET (Daniel), professeur au Lycée de Tourcoing, 1, rue du VIcuk- 
Harché-Bux-PouletB, Lille(Nonl). — Élu le 17 décembre 1892 ; bibliolhé- 
<-airc en 1893; membre perpétuel. 

Baubikr de Metnakd, membrede l'Institut, professeur nu Collège de Krance, 
administrateur de l'Ëcnlc spéciale des langues orientales vivantes, S. rue 
de Lille, i'aris (Vll*|. — Membre de In Société depuis le 2 février 1881. 

Barth (Augusiel. membre de l'Institut, 10, rue lïaranciérc. Paris(Vr).— 
Élu le 10 mars 1873. 

Babthèlewv (Adrien) vii-e-consul de France, lleclit (l'erse), par Dakou 
(RusaiBl. — Élu le 16 février 1881. 

Bassrt (René), correspondant de l'Institut, directeur de l'École supé- 
rieure des Lettres, l'Agha, 40, rue Michelet, Mustapha (Alger). — Élu 
le S juin 18BS. 

Raudisch {Julius), docteur en pbilosopliie, Kadelzkvslrasse, 2, Vienne 
(Autriche). — Élu le 3 déCL'mbre 1802. 

BAUDOUifi i>B CouBTESAï il'rof. D' J.), ruc Mogilevskaia, n" 23, kv. 10, Saint- 
Pétersbourg (Bussie). — Élu le 3 décembre 1881 ; membre perpétuel. 

Badeb (Alfred), 17, rueTournefort, Paris (V). — Élu le 9 janvier 1875. 

Daunack (JohannesJ, docLeur en philosophie, 33, Itospltalstrnase, Leipzig 
(Saxe). — Élu le 36 juin 1ti80. 

flMonsT-T.ur.ï (L.), !bis. rue Schnappor, Saiiil-llermain-en-Lnje (Seine-cl- 
llise). -Élu leï fËvrier 1001. 



BeRfliit (Philippe), membre de l'InMllut, (trofessi 
3, quai Voltaire, Paris (VU-), — Élu le 1" ju 
le H avril 1874 jusqu'au 31 (iÉPemhre l»»l 
bre perpétuel. 

BiANC (Le professeur Jeaji), biblioUiÉci 
calea Vicloriei, Bucarest (nuumanie). 

DiHESCO (Le prince Alexaniire). liO. rue 
le S juin 1874 ; président en (BSl; n 

Di.itMC (Alphonse), prutusseiir an Collfege, 



iir tiu Collège d 
R 1873 ; trèsori 
: président en 11 



re de l'Académie roumaine, 13Ci 
- Ëlu le 3 mars 1883. 
: Courcelles. Paris (Vlll*). — iîlu 
mbre perpétueL donateur, 
villa Caprice, roule d'Agde, Celle 
(Hérault). ~ l^lu t« 30 février IM75; membre perpétuel. 

Dldch (Jules), aerégé de l'Université, 3, rue Sainte-Beuve (Paris).— Ëlu le 
5 décembre 1903. 

Bloch (Oscer), agrégé de l'DniversIté, professeur au Lycée de Besancon. 
— 1^.]u l« 28 mars 1003. 

OouoRDDiTSKN (Vasilij Aieksejevic), professeur à ['Université de Kazan (Rus- 
sie). — Élu le SI janvier 1905. 

BoisAcg (Emile), professeur ù rilniversitù de Bruxelles, II, rue Van 
Pewijcli, lielles (Belgique). —Élu le 13 février 1893. 
' BoissiGR (Alfred), Le Rivage, par Chambésy, Genève (Suisse). — i'.li) lu 1" dé- 
cembre 1900. 

BoissiEH {Marie-Loaii-AnlniHe-GKlaa), secrétaire perpétuel de l'Académie 
franvai^e, membre de l'Aondémip des inscriptions et bcllcs-leltrcs, 
S3, <juai Conti, Paris (VI*). — Membre de la Société depuis le 8 mnilMOU. 

Bducherir (Auguste), chef d'escadron d'artillerie cnloniale, 38, boulevard 
Périer, Marseille. — f.lule Ojuin 190iS. 

BoNNARi>nT( François), archî via le -paléographe, conservateur de ta Bibliothè- 
que municipale, les Charmetles, Verdun (Meuse;. — Admis dans la 
Société en 1868; président en 1890; membre perpétuel. 

BouDiT (L'abbé H.), curé de Ilennes-les-Bains (Aude). — filu le 1 déecni- 
brc 1897. 

BoYEB {Paii\-Jean-Marie-Gabrielj, professeur à l'f^ole spéciale des tangues 
■irienlales vivantes, 5i, rue de Bourgogne, Paris (Vil*), — Ëlu le 8 décem- 
bre 1888; trésorier de 1892 k 1891; président ei 
péluel. 

Bt<.(KOSTiiTTRH (Prof. 0' R.1, Villenstrasse, M. I.u<^ 
le SI juin 1903. 

llJiËAL (mchrA-JuUt-Alfi-ed), membre de l'Instilut, 
l'Ëcole pratique des hautes éludes, 87, boulevard Saint-Michel, Paris 
(V). —Membre de la Société eu I8aâ; secréUiire depuis 18li8; membre 
perpétuel, donateur. 

Brunot (Ferdinand), professeur A l'Universilé, S, rue Leneveux, et à Cha- 
ville (Seine -et- Oise), maison BohI. — f.]a le 30 Juin 1903, premier vice- 
président en lOOe. 

Biiiioi! (Sophiis). associé l'^lranger de l'inslitul de France, prutt'ssfur â 
l'Université, Kristiania (Norvège). — Élii membre de la Société le h jan- 
vier 1878; membre perpétuel. 



I (Antoine), ancien membre de l'bl 

atlachéA la Bibliothèque nationale, 13, r 

le 19 janvier 190t. 

CuNonÊA, docteur de l'tJniversité de l'nri-i 

(Roumanie). — Ëlu te 31 janvier 1903. 



L 1901; r 



m bre per- 



) (Suisse). 



r d'études h 




professeur au lycée de Craiova 



- .•K%ij - 

Cart (Thëophilel, professeur nu lycée llvnri IV ei fi i'École de» sc'tenoec 
poliliquee, la, me SoufHol, Paris (V).— Elu le 17 d^t^cmbrelSQ!; biblio- 

Ihécaire delSBt 418B8; trésorier depuis le 1" janvier 1899. 

Crabaneau (Camille), correspondatiL de l'InsLitul, à Noiilron (t>urdogne). 
— Élu le SI novembre 1888. 

CiiASOT (l'obbé J«Bii-Baptisle), *", roi- Claude. Bernard, Paris (l'|. — Élu 
le 33 tëvrier 1895. 

CuAUPtox (Pierre). S, i|ijai Malaquttis. Paris. — l'^lu le 3' janvji^r lOOG. 

Cbanencey {CharUi-Felix-Uyicinihe Gouuier. comte de), membre du Con- 
seil g«niralde l'Orne, 73. rue de l'Université, Paris (Vin. [Adresse de va- 
eanceK i Salnl-Maurice-les-Charence} (Orne)]. — Membre de la Sociétt 
depuis l'origine et inn premier secrétaire; biblioltiècaire de 1868 A 1S73; 
président en 1885. 

Châtelain, membre de l'Institut, conservateur de la Bibliotliëque de l'ttni- 
veraitË de Paris, Sorbonne, Paris (V), — Ëlu le 31 janvier 1003. 

CuiLOT {Pierre-P&ul-Narcwte-Fernand), II, rue de la Hépublique, Saint- 
Mandé (Seine). —'Élu le 14 janvi<?r 1S»3; bibliotliècfiirp depuis le 
1- janvier 1899. 

Cr-iBAC, professeur au Lycée Montaigne, rue de l'IfveUo, Hou rg-I a-Reine 
(Seine). — Élu le 30 novembre 1901. 

CoBSN {Marcel), élève de l'Ecole pratique des hautes éludes, 45, Chaussée 
d'Antîn, Paris (IX*). — Élu le S décembre 1905. 

CouNXT (PbilËmon), professeur ï l'DniversiK, Louvain (Belgique). — Ëlu 
le !3 juin 189!; membre perpétuel. 

CoNSTANS (UopoU-Eugène), profes^Bur & j'Cnlvuriiilé d'A'ix -Marseille, iS, 
cours Gambetta, Alx-en-Provence (Bouches-du-lthdne). — Élu le 4 juin 
1898. 

Cornu (iules), professeur & l'Université, Gi'ftz (Siyriel, AuLriclie. — Ëlu 
le 1» juillet 1873. 

CouBHomE (Louis), professeur au lycée, 1, passage Saint-lves, Nantes(Loîre- 
Intérieurel. — Ëlu le Zt janvier 187B. 

Courant (Maurice), secrétaire inlerprile du ministère des alTaires étran- 
gères pour les langues chinoise et japonaise, maflre de conférences b 
l'Université de Lyon, 3, chemin du Chancelier, Ecully (Itliône). — Klu le 
7 avril 1900. 

CouaiN (Georges), maître de conférences k l'Université, 2Ô, rue Saint-Lam- 
bert, Nancy (Hcurthe-el-Moselle). — Ëlu le M février 1890; membre 
perpétuel. 

CUNV (Albert), agrégé de l'Cniversité, 160, rue Saint-Jaciiues, Paris 
(V). — Ëlu le g mai 1891. administrateur en 1903-1901. 

flAvm (René), ingénieur, 59. avenue Kaspail, U Varcnne Sainl-llilnire 
(Seine). — Ëlu le 18 février 1882. 
. Delaire (Alexis), 39, boulevard des Balignolles, Paris. — Ëlu ic IS no- 
vembre 1878; membre perpétuel. 

Uklaplakk (A.), chef de bureau au lllnistère dus travaux publics, S4t, 
boulevard Snînt-Germain, Paris (VU*). — Admii! dans la fkHÛHè en 18B8. 

DELONtiBE (Gustave), 16, rue HoiKon-Duvernel, Paris (\IV'). — Membre de 
la Société en 18(e. 

Delphiiî (Gaèlan), la Hédersa, Alger (Algérie). - Ëlu le 30 juin 1804. 

Dereicboi'rq (llartwig), membre de l'Institut, profeï«)>cur a l'École spéciale 
des langues orientales vivantes, directeur d'études pour lalangue arabe, 



à l'École prali<iue des hautes fluiluii, 30, av 
- Membre de ta Sociale depuis i%GG; : 



; Itenri-MartîD, Paris 



a 1868 ; membre perpéluel, 
DiAUANTARAS (Achilie s.), Rhodes {Turquie il'ABie). — Élu le S9 juin 1901. 
l)tAMi(Je(in .V.), professeur au séminaire central, Durarest (Roumanie), - 



Élu k 7 tévr 



r 18B1. 



UiHiGO (D' Juan H.], (irotesseur Ac linguistique et de philologie ï l'Uni- 

versilë, ItO, San Ignacio, La llavane(CubD). — Ëlu le 15 décembre 180t. 
Uo.iNEH (U.), sËnatcur du Grnnd-Duchè de Finlande, Pohjolainen Ranln. 

tS, llelsingrors (Fînianilc). — Ëlu le 10 Juin 18130; membre perpétuel. 
DoTTi» (Heni'i-f.e orges), proresaeur k l'Université, 37, rue de Fougère. 

Rennes |nie-el-Vilainc). — Ëlu le 6 décembre 1881; bibliothécaire de 

1888 II 1891. 
Dl'chesse (t'Aar/»-EdmonJ), agrégé de rUniver$ité, 59, rue Pigalle, Paris 

(IX"].— Ëlu le 24 février 1900; membre perpétuel. 
UuHAKD, administrateur colonial, chargé de cour.-i à l'École des Langues 

orientales 10, rue de la Pépinière, Paris. — Ëlu le SS février 1903. 
Duhasd-Gbévjllk (Ëmile-J/.jc),174. me rie Grenelle, Paris (Vif) [de janvier ii 

mars] el Uois-Brioii, Angers (Mai ne-et- Loire) [d'avril A décembre], — KIu 

le 1" avril 1SS2 ; membre perpéluel. 
Hutkns (Alfred), lï, rue Clémenl-Marot, Pari^ (VIIC). — Élu le 10 juillol 

1870. 
DuvAL(Pauf-Rubeii!i), professeur au Collège de France. 11. rue de Sonlay, 

Paris (XVl*). — Ëlu le 18 février 1883; président en 1880. 

En.touT (Alfred), agrégé de l'Université, 18, rue ïavin, Paris (VP). — Ëlu 
le 3 décembre 1901. 

lilRNAUi.T(ËmilË'Jean-JUiin'e|, professeur & l'Université,! Aii, rue Sain t-Haixent 
Poitiers (Vienne). — Ëlu le 18 décembre 1873 ; administrateur de 188-2 
au H mai 1884 ; membre perpétuel. 

EsTLANDER (Karl-C), professeur à l'Université, llelsingfors (Finlande). -> 
Membre de la SouiètA en 1867. 

ËTtitNKB {&.), b, Crande-Hue, Jarville (Heurthe-el-Hoselle), — Ëlu le 6 dé- 
cembre IHW). 

Faï (Protesïor Kdwin W.), Dnlvcrsity ofTcxa», 200, W, SI" Street, Auslin 

(Texas, Ëtals-L'nis). — Ëlu le 1ô décembre 189t. 
FkCAUP (Albert), professeur adjoint â l'Université, bibliothécaire en cbef 

de la bibliothèque universitaire, t8, rue Pîlot, Montpellier (Hérault). — 

Ëlu le 13 janvier 1877. 
KERRAtiD (Goiiriel), consul de France, Slullgart (Wurtemberg). — Ëlii 

le 30 novembre 1901. 
FivoT (Louis), directeur adjoint pour la langue sanskriie à l'Ëcole pratique 

des hautes éludes, 11. rue Poussin, Paris (XVI'). — Élu le 25 juin 

I8S2; trésorier de 1893 h 1898; membre purpétuel. 
FouimiEit (Albert), professeur k l'École supérieure di^s î.cllrrs. 8i, rue 

Michelel, Husiapha (Algcrj. - Élu le 5 mai 189i. 

Gaidoz (Henri), directeur d'études pour les langues et liltéraluri^s celtiques 
à l'École pratique des hautes études, 33, rue Scrvsndonl, Parif (Vf). 
— Membre de la Société en 1807; administrateur île 1870-1871 nu 27 
janvier 1877 ; président en tSSI. 



(tHO-nHI«Milii (Airr«<11, iinifrtsr 



î.llolirHRs (Cher).— I^hi I« i 



IltKnnnot-houoiiiiivKKN (M.), »ecn>Uire-liiblioth«Cilre itc l'I^cole spéciale 

dt* litn«uw urÉanUlcs ilvanUi. profasMur * l'i^cnlc c»loniak. S. rue de 

Mllt. l'on* (Vil*). - Élu Ir !t mal IWW. |ir»siilenl en tVOG. 
tltl-raïur illiibartt. iliraciriir iiljnlnl pour In grammaire comparée ft rt^cate 

ItrailqHo il«* liaiiia* «luilas, 14, nie Xoiiion'IiuTernct, Paris (XIV*). — Élu 

I* i •K^t^nilirc m: i .iilminlitriiieur. 
tîMtiit |.V<HWiK*-JUiiJ^wtf>**-Krrnaiiil). membre <]« U Société ocailrtnique 

lit IMtwr, HiirMtimonl, |Mr F«rm«rie <(tis«>. — Èlti it V mai 1891. 
AmxcT ifabh^i. m»i*an ÏAInla-Calhertn». Éctillr (RhAnr). — tta le 12 

l/Hm 18*) : mviubr* p«rp«Iuct. 

. ««v. r^4»nM)rkn\rol« Konaalr.TsUr tC«n^My.— Ëa le IKRtner IMS. 

tikui«i\T (VautTf^v, pnthKv^ur <t« ftr«mMa>rc oon|>arfv ■ rtniiersil' 

i, rue lws*n Dn^nwuil. Mo>lpdlier. - fita te 11 dèMmbre 1889. 
tei<W>(l\t iCh«rlm>4t.\. iHVfrioror à TVBinFTMtê de Rarianl. tffT, W«l- 

i** Sir»«i, ('MRbrid«v (lassarli»s?«t>, Cuts-rnis d'iarfifiM}. — tim 

«i»«B«*a((IU>MlML.xV4»cMar c* àwvê/l. jwy — Tn>««al. r irre if a ■dani 
d* MtwtïMn àt l\mKmtt à »m paMH"*> *^ wwtM fc«Mtaa. ■r««n (Oto- 
- IttohUmM KR. 



trkrjilkè*«ew 



«IM tOkarta» aawfca avi, fwH n i * aa I^wm. I* ^q (■> 

■Ida taMM. ««MH* dite*. hRftOVtï. 




— clxxv — 

'"Imbebt (J.), receveur de l'enregislremenl et des doniaiTies. Monsol (Rhûne) 

[chemin de Ter, Beau jeu]. — Élulelidécemhrc ISB9. 
I iEAXROV (A.), professeur à l'UniversilÉ, 9, rue Monlploisir, Toulouse. — 

Ëlu les juin 1003. 
^ foB (Léon), docteur 6s lettres, proFesseur au Ijcèe, i, rue de la Hache, 

Nancy (Meurlhe-et-UosclIc). — Klu Je 21 novembre 18BÔ. 
fc^RKT (P»n'(-£«uJi-C hurles -RicAnr'i), membre de l'inslitul, professeur ho- 
raire de l'Université d'Aix- Marseille, 6t, rue Madame, Paris (Vl'}. — 
I Itf 10 janvier 187* ; président en 1902; membre perpétuel. 



kKLLrR (Otto), protcsseur à l'Universilé, i, Kpeuzherrenplalz, Prague 
(Uohémc). — Ëlu le li janvier 1803. 

Kern (H,), proresseur de sanskril à t'Cniversitë, 45. W'illeTK'Barenslraal, 
Utrechl (Pays-Bas), — i<:iu le 15 mars 1873. 

KiRSTE {Ferdinand-Otto-ican), professeur de philologie orienlale â l'Univer- 
sité, 2, Saliamlsgasse, Crai (Autriche). — Éiu le 7 janvier 1882 ; mem- 
bre perpétuel. 
I Krebs (Adrjenl, professeur à l'Ëcole alsacienne, 89, avenue d'Orléans, 
Paris (XrVj. — Élu le 14 décembre 1001. 

Laborde (Le marquis Joseph oe), archivîsle aux Arcliives nationales, £5, 
quai d'Orsaj, Paris (Vil*). — Ëlu le 29 décembre )8T3 ; membre perpé- 
tuel. 

Lacôte (Félix), professeur au Ijc^e, 1, rue l.akanal, Hontluton (Allier). — 
Ëlu le ! décembre 190S. 

tutHODCiiE (Léon), major de la gendarmerie ottomane (mission française), 
à Serras (Turquie), viA VIenne-Sulonique. — Ëlu le -29 février 1896. 

Lanuan (Charles H.), professeur h l'Univeraité de Harvard, Cambridge 
Mass. (États-Unis d'Amérique). — Ëlu le !3 juin 1906. 

Lahay (Henri), capitaine d'infanterie de marine en retraite, 1, rue Sainte- 
Geneviève, Versailles (Seine-et-Oise). — Klu le 31 moi 1800; membre 
perpétuel. 

Laurent, professeur au CollÈRe Slani^tas. 9. nie du SInnt-Pa masse, Paris 
(VI*). — Ëlu te 1 1 avril 1883. 
. LïBHKTON (l'abbé Jules], docteur es lettres, b, rue du Regard, Paris. — 
Ëlu le It janvier 1809; membre perpétuel. 

I.KCOMj (Gustave). 7, rue du Nouveau -Siècle, Lille {Soi-dJ. — Klu le 3 mai 
1890; membre perpétuel. 

Le FoïfTii (Henri), 25Ï, rue de Rivoli, Paris (I"). —Élu le II mai 1892. 

Lëuer (Louis-^'aHOi membre de l'Institut, professeur au Collège de ('rancc, 
professeur à PËcote de guerre, 43, rue de Houlainvilliers, Paris (XVI'). 
— Membre de la Société depuis l'origine; administrateur vice-président 
de 180U à 1809; président eu 1883; membre perpétuel. 

LejAT (L'abbé Paul-Xn(otne->lugturin), professeur à l'Instilut catholique, 
119, rue du Cherche-Midi, Parls(VI'). — Élu le 17 mal 1800; président 
en 1808. 

Liivi (Sylvain), professeur au Collège de France, directeur d'études pour 
la langue sanskrile â l'Ëeole pratique des hautes éludes, 9, rue Guv-de- 
Labrosse, Paris (V*). — Ëlu le 10 janvier 18gû; président en 1893. 

LËvï (Isidore), directeur adjoint pour l'histoire de l'Orient k i'Ëcole pra- 
tique des hautes études, i. rue Focillun, Paris (XIV*). — Ëlu le 30 jan- 
vier 1901. 



QABC-DKsrosEils (A1fre<l), 



— ciwiv — 
pofesseiir au lycée, Buurgi^s (Citer). — Éhi le 



G*itDEViiDV-l)euoiiiittNES (M.), s ecri^U ire' bibliothécaire de l'École spéciale 

des langues orientales vivantes, professeur h i'f.coie coloniale, î, rue de 

Lille, Parîï <VI(-). — l=:iu h !t msi 1W0, président en IMA. 
GA(TTiiroT (Itoberl), directeur adjoint pour la srammatrc comparée Al'Ëeole 

pratique des hautes études, 14, rua SI ou ton -Du ver net, Paris (XIV). — t,\\i 

le i décembre 1807 ; adminislrnleur. 
Gei.LËE iXan-iiit-MaxioiUîen-Fetnanà), membre de la Société ncmli^miqiie 

de l'Oise, Hureaumont, par Formerie (Oise). — Élu le !0 mai ISd7. 
GoNHKT (L'abbé), maison Sainte-Catherine, lïcully (RhûDel. — Klu te 13 

juin ISTû; membre perpétuel, 
g». Gor, professeur A i'^cole formule, Tulle (Corréz.e). — Ëlu le IS février 19IKi. 
Gkahuont (Maurice), proiesseur de prammaire comparée h rrnïversilé. 

4, rue Jacques Drsparnaud, Honlpellier. — l-^lu le 11 décembre 1S80. 
Ghakdqknt (Charles-flOi professeur h rUniversité de Ilnrvard, t07, Wal- 

ker Street, Cambridge (Massacbussels, Élals-Uris ■d'Amérique). — Élu 

le 29 mai lS8t), 
Ghaeskhte {Raoul ne la), docteur en droit. Juge au Tribunal, correspondant 

du Uinisttre de l'instruction publique, i, rue de Bourbon, Hennés (Iltc- 

cl-Vilaine). — Élu le 14 mai 1887. 
Gjii!aoiHB(Antoine), docleur en philosophie el lettres, professcuràl'Alhènée, 

49, rue des Crêpa Ile s, lluy (Belgique). — Ëlu le 15 février 1896. 
GtiEtionio (Giaeomo dk), professeur à l'Itoiversité, 307, Via Stobile. Palerme 

(Sicile). — Élu le I" décembre 1900 ; membre per|iéluel. 
GuïB (Charles Gatrlin de), profeseeur au lycée, I.e Puy (ll;iule-l.oire). — 

Élu le 2 décembre 1899. 
GuiUET (Emile), directeur du Musée Guimel, avenue d'iénn, Pari» (XVl'J. 

— Ëlu le 23 janvier 1881; membre perpétuel. 

GtisTAFSsoN (Docteur Pridolf-f/arffimV), professeur de littérature lutine è 
l'Université, il.Onioninkalu, Il elsingforsX Pin lande).— Élu le 16 mai ISSà. 

Halëvv (Joseph), directeur d'éludés pour les langues éthiopienne cl liimya- 
rjtc cl les langues tnuranienncs k l'I'^cule pratique des liauteii études, 9, 
rue Champolliou, Paris (V).— Élu le 13 janvier 1873;présidenlenl888. 
ItO. llAUVioN, château de la Queiie-les-Yvelines (Seine-et-Oise).— Élu le3t) no- 
vembre 1886. 

Haverviei.ti (F.), professeur A Khrisl-Churcb, 'kford (firande-Hrelagne). 

— Élu le IS novembre 18S2 ; membre perpétuel. 

Havet {Pierre-Anloine-\Aiuis), membre de l'instllul, professeur au Collège 
de France, chargé de cours à l'Université, directeur d'études pour [a 
philologie latine à l'École pratique des haulc!' éludi;», 18, quai d'Or- 
léans, Paris. — Élu le 30 novembre 18S9: secrétaire adjoint de 1870 
à 1883; membre perpélucl. 

Ile^cRV (Victor), professeur de sanskrit cl grammaire comparée b l'Unl- 
versilé de Paris, 93, rue lloudnn. Sceaux (Seine). ~ Élu le !3 janvier 
1881 ; membre perpétuel. 

HÉKiOT-BusoDST (L'ahbt- Slimne-S-iuhie-hm^),— Élu le lU novembre 1887 : 
membre perpétuel. 

lluAnT (Clèmenl-/in6nr(W), consul de France, professeur de pei-aan à l'École 
spéciale des langues orientales vivantes, 43, rue Madame, Paris (Vl') 
— Élu le St juin IBM: président en 11)03. 






— cIaxv — 

|r.), receveur de l'enregistremanl el des dginaines, UodsuI (Rh4ne) 
[clieoiin ilefer, Beaujeti]. — Élu le Kdécf^inlirc 18K9. 
f jEjiMtoY (A.)t profossour à l'Oniverailé, 9, rue JCoiilpIaisir, Toulouse. — 
l=:ltilG6 juin 100.1. 
ioB (Léon), docteur tu lettres, proresseur au lyrèe, 2. rue de la Hache, 

Nnncy (Meurlhe-et-Ho!<cllp). - t\\\ le 31 novembr<> IKHâ. 
JoHt:T(Pi>>-i'«-(,ourf-Chsrleï-/licAar'<), membre de l'iiistilut, professeur ho- 
noraire de runiverEÎlé d'Aix-Maneille, 6t. rue Madame, Paris (Vi-). — 
KIj le 10 janvier lS7i; président en lOOS; membre perpÉtuel. 



lia. Kkli.er (Otto), prafeseeixr à l'Université, 2, Kreuzberrenplatz. Prague 
(Ikitiême). ~ Ëlu le U janvier 1893. 

Kehn iK.), proFesseur du sanskrit t l'Universilé, 45, WUIeis-Barenstraat, 
Utrechl (Pays-Bas). — Ëlti le lf> mars 1873. 

KiRsTE (Fn-dinanrf-Oflo-Jeanl, professeur de philologie orientale à l'Univer- 
sité, S, Salzamtsgasse, Graz (Autriche). — Élu le 7 janvier 1882 ; mem- 
bre perpétuel. 

KoEBs (Adrien), proresseur i l'Ëcole alsacienne, 89. avenue d'Orléans, 
Paris (XIVJ- - Élu le U décembre 1901. 

Labohde (Le marquis Josepti dk), archiviste aux Arcbîves nationales, 35, 
quai d'Orsay, Paris (VU*). — Élu le SB décembre 1M73 ; membre perpË- 
luel. 

Lacôts (Rlix), prorcsscur au lycée, 1, rue Lakanal, Uonlluçon (Allier). — 
Élu le 3 décembre 1905. 

LAUotioHE (Léon), major de ta gendarmerie ottomane (mission française), 
à SerrËs (Turquie), viA Vienne-Salon ique. — Élu le 29 Tévrier 1896. 

Lanuan (Charles K.), professeur à l'Université de Harvard, Cambridge 
Haas. (Étols-Unis d'Amérique). — Élu le S3 juin \<m. 

Larav (Henri), capitaine d'infanterie de marine en retraite, 1, rue Sainle- 
GeneviËve, Versailles (Seine-et-Oise). — K'Iu le 31 mai 1890; membre 
perpétuel. 

I..AUBEîrr, professeur au Collège Stanislas, 9, rue du Mont-Carnasse, Paris 
(VI"). — Élu le li avril 1883. 
lîo, Lebreton (l'abbé Jules), docteur Es lettres, Ci, rue du tlcfiard. Paris. — 
Élu le U janvier lliSS; membre perpétuel. 

I,KcocQ (Gustave), 7, rue du Noureau -Siècle. Lille (Nord).— Élu le 3 mai 
1890 i membre perpètuel- 

U FoTRK (Henri). <a,%, rue de Itivoli, Paris (1"). —Élu le U mai 189S. 

L£uER(Lauis-/'au/), membre de l'Institut, professeur au Collège de France, 
professeur & l'École de guerre, t3, rue de Doiilnînvilliers, Paris (IVI'). 
— Membre de la Société depuis l'origine; administrateur vice-président 
de 1860 il 1809; président eti 1882; membre perpétuel. 

Lrjav (L'abbé PauMnloinï-Jugui/îii}, professeur A l'Institut catholique, 
119, rue du Cherche-Midi, Paris(VI').— Élu le 17 mai 1890; président 
en 1898. 

LËvi (Sylvain), professeur au Collège de France, directeur d'études pour 
la langue sansbrlte A l'École pratique des hautes études, 9, rue Guy-de- 
Labroase, Paris (V). — Élu le 10 janvier ISHb; président en 1893. 

Lëvv (Isidore), directeur adjoint pour l'histoire de l'Orient & l'École pra- 
tique des hautes études, 4, rue Poclllon, Paris (X1V<). — Élu le 30 jan- 
vier 1901. 




.■ (i'i'or. w.-M.). Ti.c 



8 jujt 



IBgâ. 



^iij*, Suinl-AnJrc 



» (Ecosse). 



I^lu 



LoTU (Joseph), correspondant de l'Institut, prorcsseur n l'Uni verii té, 

4i, Faubourg .de Itcdon, Rennes (Ille-cl-Vilaine). — Ëlu le 35 mal 18*8. 

t.oL'BAT Ile duc Joseph-Florîmond), 53, rue Dumonl-d'llrvilte, Pari;. — Élu 

le fj décembre 1903. 

no. Haiohet (Hogcr), diplAjnë de l'f.cole spéciale des langues orieninlcs vi- 
vantes, 17, riieTaitbout,Paris<IX')- — Élu le SI février 1900. 

HjiRÇj()3,direcLeur de la Mèdersa, Alger. — Élu le 30 avril lOOl. 

Harigsiiiux (Paul), proresseur au lycée, 19, place de Vainquai, Salnl-Ontvr 
(Pas-de-Calais). — Ëlu le I" décembre ISOi. 

Mahouzmu (Jules), 4, rue Scbo^lcher, l'aris. — Élu le 37 janvier 190G. 

llASPeiiti [Camille- C^arles-Gas^o^), membre de l'Inslitut, prufcsseuf au 
CoUtge de France, directeur d'éludés pour la philologie et les antiquités 
égyptiennes k l'Ëcole praliiine des hautes éludes, directeur gi'néral du 
service des antiquités en Egypte, Le Caire ifigjple). — Membre de la 
SociélË en 18S7: président en IBM). 

MEiu.£T(Anloinc),direcleuradjoiiit pour lagrammaire comparée et la langue 
iiendi! a l'École pratique des hautes éludes, proFeaseur au Collégs de 
France, 34. boulevard Saint-Micliel, Paris (VI*). — Élu le 13 février 
1889: membre perpétuel. 

Uki.iisE (fîenri-daslon), professeur agrégi' du l'Univeraité. 5, rue Corneille, 
Paris (VI-J. — i^:iu 1« 8 mars 1889. 

Urlcs (Paul), 2t, place Malcshcrbi'.t, l'nris(XV|]% — KUi Ii? lU novembre 
1870; membre perpétuel. 

Me.siiEZ-BKJAnASa (ïario;, membre du Conseil royal de riiislruction pu- 
blique, professeur de littérature à l'Instilul, callc de la Luna, 3i, pr", 
Madrid (tspngnej. — Élu le 13 avril 1898. 

IIrrwart (K.I, Professor D', professeur h l'Académie Harie-ThérËse et â la 
Franz Jnseph-Rcalschule, 11, Klanggosse, Vienne (Autricliel.^ Élu le il 
juin ISSi, 
I4D. HsuNJcn (L'abhO J.-H.]. anden élève de l'École pratique des haute!) éludes, 
professeur ù l'Inslilutiiin Saint-Cyr, Ncvurs (SiÈvre).— filu le 17 décem- 
bre 1898. 

Meïeh (Alphonse), professeur au lycée, agrégé d'allemand, 9, allées 
Kénelon, Cahors (l.ol). — Élu le 8 février 1875. 

Meyeb (iWnris-Puul-Hyaein/fle), membre de l'Inslitul, directeur de l'École 
dcsCbartes, 16, avenue de I.abourdonnais, Paris (VU*). — Membre de hi 
Société en 18G7; membre perpétuel. 

NicuRi., capitaine de gendarmerie, &Saint-Dié( Vosges). ~l^:iu le 28 marsl903, 

Mkingl (Charics). profusseur A l'Université, 42, avenue Rloriden, l.iége 
(Belgique). — Élu 1» ie février 1878. 

UONSEUH (Eugène), proleiseur à l'Dniveriité. SI7, avenue de Tervui'ren. 
'n'oluue (Belgique). — Élu le S janvier 1885. 

HoNTEiL (Ch.), chargé de cours il l'École spéciale des Inn^çues orientales 
vivantes, 2. rue du Pré-auK-Clercs, Paris (VII*).— Ëlu le 18 février lOKi. 




Sicous (A.-L.-M.), Cheï M* Veuve Nicolas, 119. r 
Élu le S7 mai 1902. 

NiTscii (Casimir), docteur de l'Iliiiver'^ité, 27, rue 
Élu le 30 avril 1903. 



u Tour, l'ni 



— clwvij — 

(iLTRAMiBE (Paul), professeur à l'tIniver«itÉ, 3Ï, chemin du Nnnl, Servelte, 

Genève (Suisse). — Ëlu le 27 mai I87& ; membre perpi'tuel. 

. UsTHOt-r (llerniann), professeur h rlJniïersité. 2. Jllumenlhalslrnsse. Hand- 

ichulisheim, Heidelberg (Grand-Duché Je Ilade). — I^iu le8 juin ISOà. 

Paruentier (Le B^nérul de division Jostph-Charlea-tiii^oàore), h, rue du 
Cimue, Paris (VUI*). [Adresse de vacances : Halzéville (Meurthc-el-Uo- 
selleM- - ^<u le 17 mars 1883; président en 1S»9; membre perpéluel. 

Pascal (Charles), professeur au lyc^a Jan»on-de-Sai[ly, i, ruedeSiam, Paris 
(XVI"). — Élu le 15 mai 1886. 

Passï {P&u\-Édoaarit). direcleur adjoint pour la phonélique générale el 
comparée S l'École pratique des liaules études. 11, rue de Fonlenay, 
I)uurg-la-Reiii(! {Seine). — Élu lc17d«ct<mhre ISOV; membre perpétuel. 

pEiÎArtEL (Docleur Antonio), professeur de médecine el de chirurgie k 
l'Universilé, directeur général du tlureau «le statistique, Mexico (Mexique). 
— Élu le 11 mni ISëfij membre perpétuel. 

PiiaNDT (Hubert), répétiteur ft l'École spéciale de« langues orientales 
vivantes, 7, rue du Ctos-d'Orléans, Fonlenay- sou s- Bols (Seine). — Élu 
le 1" décembre 1891. 

PiKiinïT (Paul), conservateur du musée égyptien. Palais du Louvre, Paris 
(1"). — Était membre de la Société le 1" février 1S70. 

PonNON (Henri), consul de France, Alep (Syrie). — Ëlu le 16 février 1881. 

l'stCHARi (Jean), directeur d'éludPs pour In philologie byzantine i. l'École pra- 
ti<|ue des hautes études, proFesseiir à l'Ëcole spéciale des langues orien- 
tales vivantes, tO, rue Cliaplal,Pnris (I !!').— Ëlu le 10 février 1884: admi- 
nistrateur de 18tUftlSgeiprési(lenlenl8»6. 

Ravkau (Camilla), physicien au laboratoire d'essais du Conservatoire des 
arts el métier», 81, boulevard Sébasiopol, Pari* (II*). — Élu le 3 dé- 
cembre IB98. 
. Requaud (Paul), professeur de sanskrit el de grammaire comparée i 
l'Université, Lyon. — Élu le 3 décembre lOOt. 

'llEiSACH (Salumon), membre de l'Inslitiit, conservateur du musée de 
Saint-Germain,i, ruedeTraktir.ParisiXVl*). — Elu le 21 février 1880. 

Rkiiach (Thèodorei, docteur es lettres, directeur de la Revue det Eludes 
jrfcjuei, B, rue Hamelin, Paris, — Élu le 11 janvier 1899, président en 
1905. 

Iliivs (John), Tollow de Jésus Collège, professeur de celtique & l'Université, 
The Ludginga, Jésus Collège, Oxford (Grande-lire tagne). — Élu le 9 jan- 
vier 1873; membre perpétuel. 

llMEK (Maurice), prnfesseur au lycée Carnol, S, rue Barye, Paris (XVll*). — 
Élu le !0 mars 1886; membre perpétuel. 

Koi.r.ANii (Kugr^ne), 5, rue des Chantiers, Paris. — Membre perpétuel. 

Roques (Hario), maître de conféreDces à l'Université de Paris, directeur- 
adjoint pour la philologis romane il l'École pratique des hautes éludes, 
3, rue de Poissy, Paris (V).— Élu le ô décembre 1903. 

RosAPELLv(l.c docteur JVdii'e-Cliarles-Léopold), ancien Inleniedea hdpitoiix, 
10. rue de Buci, I<aris (Vl>). — Ëlu le 27 mai 1876; président en 1900; 
membre perpétuel. 

RotoiT (Léonce), professeur ou lycée de ^ancy. — Élu le 38 mai t90i. 

RouxsELOT (L'abbè Pierre-Jeu»), professeur k l'Institut cMholique, prépa- 
rateurau laboratoire de phonétique expérimentale au Collège de France, 




■*-Saiiit-Ja''iii(e«. Pari' 



^^<l. SABH.tTiitEn d'au!), agrégé Oe rUiiiTcrsi((\ \h, nii! du Carilinnl-I^inoine. 

Paris (Vj. — Élu le 28 décembre 1889. 

S*ci.Eiri (Lp n. p. Ch.), miasionnnire aposloliqui, 30. nie Llioinond, Paris 

(V). — Éia membre de la Sudètè le 7 avril 1891; membre perpéluel. 

SACNiAK (Luarct, docteur 6s btlrcs, ancien (irorps^cur siippK^ant A ITni- 

veraitâ de Dui^aresl, 135, rue de Tolbiac. Paris. — t^Ju le 18 mai lOOt ; 

vice-président en 1906. 

Saussure (Ferdinand de), professeur i l'Université, Genève (Suisse). — Ëlu 

le 13 niai 18Ti); sccrilairc-adjoinl de 1883 A 1891; membre perpiHuel. 
SaïCk MreAiAaM-llcnrï), professeur à l'Université, Oxford (Grande-Rre- 

tagne). — lïlu le 5 janvier 1878; membre pcrpùluel. 
Scwiw (L'abW G.-ll.), eurù de fonlcnoilic, jiar Soi nie -Ceci le (llelgitiiie). 

— ÉluIeSjuinlBHU. 
SCUI.UUBBBOEH {Giistnvc-tAiu), membre de l'Inslitul, 27, avenue d'Anlin, 
Paris (Vtir). — Membre de la SociÉlili depuis le 3 décembre I88t ; mem- 
bre perp<ïluel. 
ScBHiJHEN (Joseph), docteur en philosopliie. professeur au i-oliege, 9, Kris- 

toffelalraat, Ruremonde (Pays-Bas). — j^lii le 5 décembre 1891. 
SËBtLLOT (Paul), directeur de la Heviir dm Tradilioni populairet, 80, boule- 
vard Paint-Mareel, l'aris (V«). — fllu le 28 avril 1883 ; membre perpétuel. 
Sbsabî (Emile), membre de l'Institut, 18, rue Franco!* I", Paris (VIII*), 
[Adresse de vacances : thâteau de la l'elice, près la Kerlé-Bernard (Sar- 
Ihe)].— filu en 1808; membre perpétuel. 
<*". StNËCBAL (Edmond), inspecteur des (Inances, 10, boulevard de Uellevue, 
Draveil (Seine-ot-Oise). — Élu le 18 mai 18SÛ; membre perpétuel, 
SËPET(Uarius;, bibliothécaire à la Bibliulh&i|ue nationale. S, rue de l'Union, 

Clamarl (Seine).— filait membre de la Société le 1" février 1870. 
Spetjkb (J.-S.). professeur de sanskrit â rUniversilé, 2*, llerrengrnc'bl, 

Lcyde, (Pays-Bas). — filii le 2 février 1878. 
SniKE» (Whillcy), associé èlranKcr de l'ini^litut de France, ancien mem- 
bre du Coiincil oC Ibe Viecroy oF India, 15. «renville Place, Londres S. 
W. — Éhi le j novembre 1881. 
Storm (Johnn), professeur & l'Université, Kristiania (Norvège). — fiUi 

le 23 novembre 1872; membre perpétuel. 
SooBg {lAii\mid-Maurice-Pierrt-Tiniolhée), docteur es iellres, professeur au 
lycée Xonlaigne, 85, boulevard Port-Royal, Paris (Vp) — Élu le 2 avril 
1887; membre perpétuel. 
SvRiJUCA (Ivna Kr.),Osiek (Croatie). — filu le 17 avril tSRO. 

Tavkrnbï (Adrien), villa Espérance. Chnuderon, Lausanne (Suisse). — Élu 

le 17 mars 1883. 
TciiRii^rrsKij (M'" Antoinette tw,), répétitrice au Kievskrj Inslilut, Kiev 

(Russie). — Ëlue le 27 avril 189j ; membre perpétuel. 
TKQNÉn (EsBÎas-H«7in*4-ViMe/»it, professeur à l'IInivcrsilé, Lund (Suéde). — 



Élu le 17 
1«. Tmouas (Antoi 
Leur d'étudf 
Études, 7il, I 
un IMI. 



.1 1870; membre jierpètue 
le). membre de l'Inatilut, professeur à l'Université, dlrec- 
1 pour la philologie romane Jt l'Ecole pratique des liaules 
lit Madame, Paris (VP). — Élu le 3i janvier 190S, président 



— clxxix — 

r (Edouard), 17, Snnkl Jolianns Viirsladl, Bàle (Suisse). — Ëtu le 
S décembre 1005. 
TuousX!! {Vilhelm), protesseur a rUniversitê, correspondant de l'Ion ti lut, 
3Û, Sl-Knuds Vei, CopenliaRue (Danemark). — Élu le 21 mai 1870i 
membre perpéluel. 

Vaz (U.-J.), professeur. Naualj'» Building;. Uyciilla, Bombay (Inde). — Élu 
le 5 dècemlire 1903. 

VBTinBïEs (Jueepli-Jean-fla/i !(*(*), professeur & l'Cniversité, 9. rue de la 
Délivrande, Caen (Calvados). — Élu lu St mai ISOS; mombre perpétuel. 

VtMSilÉ (Le mar(|uis C/iarles-Jeari-UeMiiar de), membre de t'ioslilul (Aca- 
démie française et Académie des inscriplions et beiles-leilres), ambas- 
sadeur de France, S, rue Fabert, Paris iVIl"). — Heiubro de la Société 
depuis le 37 mars 1879: membre perpétuel. 



WicktBNAGEt. (Jakob), professeur à l'Univertilé, Gûttingen (Allemagne). — 
Élu le 30 novembre 1K80. 

Watkl, professeur honoraire du Ivcée Uuddorcet, iï, rue du Bras-d'Or, 
Boulogiie-sur-Her. — Élu le 13 janvier 1873. 

WiLDOis (Le lieu tenant- colonel A.), président do la réunion d'instruction 
des officiers des services des chemins de fer et des étapes, 8, rue des 
Cliulets, Le Mans. — Élu te lu avril IH7<i ; membre perpétuel. 

\VuiUEB(Ludvjg'F.-,l.), professeur h l'Uni versilé.O, ^'urrebrogade, Copen- 
hot^ue (Ilanemark), — Élu le Sa mars 1873; membl'e perpétueL 
. WiNKLiH (D' Heinrich), Upperau bel BreslaUiPosl Slellerdor (Silésie prus- 
sienne).— Élu le 30 novembre 1889. 



î.cUATi (Joseph), professeur de sanskrit et grammaire comparée t Ftlui- 
versité, SmiPhov, llusovn tfida, 539, IT.iguc (Holième). — Élu le 10 dé- 
cembre 1801. 

ZtiMi-BuBOitrr (Adolphe), 1, rue deSiockliolin, l'dria (Vllrj — Élu le 12 juin 



I! la Sodélé le S6 



AcAiiÉuiE HouuAi>E, Bucaresl (ftoumonie). — Admisi 

mars 1904. 
DiHLiOTUKciiE OT. i.'l&QOLK fRANÇAiSK i)'Ancu)!oi.oaiE, l'ulais Karnése, Rome 

(Italie). — Admise dans la Société le 25 mal ISSD. 
UmuoTHËOtË HE l'École fraki;aike n'ICkrnCME Uiiik.st. Ilanol, Tonkin. — 

Admise dans ta Société le 7 avril lOOO. 
KiiiijOTUtguE uE L'ÉCOLE PIIATIQUE DK1 UAUTEN ËTttDEs {scction des sciencfis 

historiques et philolofiinues), à la Borbonne, Paris (V'). — Admise dans 

U Société le 22 février 1902, 
Bibliothèque de l'Unlverhitë, i la Sorbonne, Paris (V*). — Admise dans la 

Sociéié le 12 février 1902. 
BiBiJOTUËQUE Hoy.tLC, BeHIn (Allemagne). Adresser: ft UM. Ashor ft C; 

libraires, Beriin, chet MU., f.h. Gaulon et lîls. 30, rue Madame, 

Paris (VI*). — Admise dans la Sooii^té le 28 janvier 1899. 
Bihliutii):que rdvale et u.^iveiisiTAinc, lircslau ^Allemagne). Adresser: i 

UM. Ashcr & C; lilirairus, Berlin, diex U». Cli. Guulon et fils, 39, rue 

Madame, Paris (Vf). — Admise dans la Société le ÏHjanvier ISOO. 
119, BiBLioTUKuuE noïALE UMVKKMTAiHG, tiOlUngen (Allemagne). Adresser : i 



HH. Aaher i C. libraires, Uerlin, chez MU. Ch. Uaulun el nU, 39, rue 
Hadame, P&ris {VI'). — Admise dans la Société le 3S janvier 1899. 

BiBUOTBÈoUKROïALïETUNLVKKsiTjicHE.IiôniBsberK î. l'f. | AllemaRrie). Adfesser: 
à an. Asher 1: C>, libraires. Berlin, chez MM. Cb. Gaulon et llls, 39, rue 
Madame, f'aria (Vl*). —admise dans la Société le 28 janvier 1B99. 

Bibliothèque hovale umversitaihe. )iarbur)( i. H. rAllemsgnet. AdresMr : 
à UH. Asher & C*. libraires. Berlin, chez HH. Ch. Gauion et TiU, 39, rue 
Madame, ParisIVl*).— Admise dans la Société le 38 janvier 1899. 

BiBUOTUÈQUE UNivEHsmiRE, AJx-i>n-l>roveni« (Bouches-du-RhAni?). — Admise 
dans la Société le 19 février 1898. 

UiBuOTHÉQL-E UMVEngiTMiiE, Clermont-Kefrand (Puy-de-Dôme). — Admise 
dans la Société le 11 juin 1887. 

OiBLiOTHÈguE UMVEHSrTAJHE, Palaîs de rtlniversité, MunlpellierfUéraull). — 
.\droiBe dans la Société le 21 juin 1803. 



Henr 



.i 1898. 



; (Ille-. 



.-Vilaine). 



Adm 



I dans la 



Slrasbourg (Alsace). - 



Adm 



1 dans U SociëlÈ 



BUUJOTKtaVB 

Société le 7 

BlHMUTUËQUE 

le 1B mai 1897. 
B1BLIOTUË4US UNivERSiTÀiHE, sectîun Dniil et Lettres, 2, rue de l'Université, 

Toulouse (Il au te -Garonne). — Admise dans la Société le 3 mai 1SS5. 

UoDLEiAK L1UIIARV. Oxford (Ant!lcterrG).—Adniîsedans la Société lu4mNii90l. 

>. BniTisH UusEuu, Londres (Grande-Bretagne). Adresser : A Messrs. Dutau t c*, 

libraires. Londres, chei H. 11. Le Soudicr, 171, boulevard Saint-Germoin, 

Paris (Vn — Admis dans la Société le 32 novembre 1890. 
Cahbrime puiLOLOaruAL sociETV. A. Cowman, Little Sainl-Mary's Lanc 

Cambridge (Angleterre). — Admise dans la Société le 28 mai tOO*. 
LiBRABY OF QuEE^'ï CoLLEDE, Oxford (Aïiglelet'rf ). — Admise dans la Société 

le 15 juin IBOI. 
Heyhcck Library, TurI Streel, Uxrord (Angleterre). — Admise dans la Société 

le 15 juin 1901. 
pAiJLt:ctsc[tE BIBLIOTBEK, Miinster-cn-W'estphalie (Allemagne). Adresser : à 

UM. Asher k C", libraires, Berlin, chez MM. Ch. Gauion el Qls, 3!1, rue 

Madame, Paris [VI'). — Admise dans la Société le 16 mars 1901. 
Taïlob iNsTiiuno.ï, Oxford (Anglererre). — Admise dans In Sociélé le 

là juin 1901. 



LISTE DES PRESIDENTS 



DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE DE PARIS 



DEPUIS SA FONDATION 



MM. 



MM. 



1864-65. t A. D'ABBADIE. 1887. 

1866. f ÉuiLB EGGER. 1888. 

1867. t Ernest RENAN. 1889. 

1868. t Wl. BRUNET DE PRESLE. 1890. 

1869. f !*'• BAUDRY. 1891. 
1870-71. t ÉyiLE EGGER. 1892. 

1872. f Charles THUROT. 1893. 

1873. t Gaston PARIS. 1894. 

1874. t Charles PLOIX. 1895. 

1875. t L. VAÏSSE. 1806. 

1876. t EMILE EGGER. 1897. 

1877. t Eugène BENOIST. 1898. 

1878. Robert MOWAT. 1899. 

1879. t Abel BERGAIGNE. 1900. 

1880. G. MASPÉRO. 1901. 

1881. II. GAIDOZ. 1902. 

1882. Louis LÉGER 1903. 

1883. H.D'ARBOISDEJUBAINVILLE. 1904. 
884. t Stanislas GUYARD. 1904. 

1885. H. DE CHARENCEY. 1905. 

1886. Rubens DUVAL. 1906. 



t James DARMESTETER. 

Joseph HALÉVY. 

t Charles PLOIX. 

F. BONNARDOT. 

t M. DE ROCIIEMONTEIX. 

Philippe BERGER. 

Sylvain LÉVI. 

Alexandre BIBESCO. 

P. ROUSSELOT. 

Jean PSICIIARI. 

t Alexandre m)UTROUE. 

Paul LEJAY. 

Th. PARMENTIER. 

Ch. ROSAPELLY. 

Paul BOYER. 

Charles JORET. 

Clément HUART. 

t Alexandre LIÉTARD. 

Antoine THOMAS. 

Théodore REINACH. 

GAUDEFROY-DEMOMBYNES. 



MEMBRES 
E>r.eVÉS PAU LA MOHT A LA SOCIKTK 



: (Al 



e-Tli-mi 



membre >le l'Inslilut (Académie du 
«iète de|>uis l'urigine et ion premier 



prèsiilenl. DècèdË le 30 m 
Baceer (Louis de), laurËal de l'Inalilut de France, membre de l'AcAdimîe 

royale de Belgii|je. — £lu le 30 jnnvîer tS9i. Uëcèdë en février tSH. 
BaIss*C (Charles), professeur ou collège royal de Port-Louis (Ile 

ricel. — Élu le 20 juin 1881- Décéda le 3 décembre 1«93. 
Baiie (Louis), professeur au lycée Comlorcel. — Rio le 22 janvier 1R8IÎ 

bibliothécaire de 1882 à I8HH. It^cèdè le 6 novembre tSOO. 
BAiioM(Cbarles), maître de contre renées h l'UnivoriiLÉ de Clormun 

~Rlu le Si janvier 1887. UèrAdi: le 18 janvier 1903. 
Baudry (Frédéric), membre de t'tii<<titul. — Membre de la Soi:i6lff 

en 1867; préitidenl en 1860. lléi.'édé le 2 janvier 188Ô. 
Be!iubw (Louis), ancien doyen di' la Facullë des lettres de Dijon. — 

Membre de la Société depuis 1868. tiécèd* en février 1900. 
BeHOiitT (touif- Eugène), membre de l'InMilul. profetiseur h la Kaeultè des 

lellre» de Paris. — Membre de la Société depuis le 7 mai 1870; pré- 
sident en 1877. Décidé le 2i mni IHtT. 
tlERDAto.^K (MmUHtnri-JMeph), mnmbre de t'instîlut, directeur ilVititiles 

It l'École pratique des hautes ùludcti. processeur de sansk.'ît et de 

i;ramraaire comparée k la Koculté des lettres de Pinis. — Membre de 

la Sociclê en 1801; secrétaire adjoint en 1868 et im>; président 

en 1870. Décijdé le 6 aoOl 1888. 
Bemdnov (Pierre), professeur ù l'I'nîvcr^îîLf: de KUarkov ((tussie). — Élu 

le 23 novembre 1878. Uèciis notiOè h la Société le IQ décembre 1808. 
HoucuKnie (A.), chargé de cours A. In Faculté deï lettres de Montpellier. 

— Ëlu membre le SI novembre 1868. Uécës noliflé à la Société le 

U arril 1883. 
Boucbebib (Adhèmar), chef de batnilloncn rclrailc.— Khi le 12 mai 1883. 

Décédé lu T mai's 1003. 
BouTROUE (Aleinndre-iInfointF), avocat k \a Cour d'appel de l'aria. ~ Élu 

le 3U juin 1894: président en 1897. Oècêdé le 3 février I8M. 
BnuNRT DE Presi.r (Wladimir), membre de l'Institut, professeur à l'École 

spéciale des langues orientales vivantes. — Membre de la Société en 

1867 ; président en IB6S. Décédé le 12 septembre 187Ô. 



— clxxxiij — 
CiaxRL (L'ibbi), aumânier de l'Iti^pilal militaire de Lille. — 6.H 1« 

5 décembre ISSl. UécéàÈ le n mars lauO. 
CinxiÈnE (Augusle). directeur d'études à l'Ëcole pratic[ue des bnules 

éludes, professeur â l'École spèeinic des langues orientales vivantes. 

— Élu le 10 février 1873. Décédé le 25 janvier 11W2. 

Cbasles (Pliilarèle), professeur au tliilieije de France. — Élu le tô fé- 

ïrier 1873. Décès nolifié à lo Société le li) juillet 1873. 
CHA)iSANe(Jf()i-ie-i4>i(oine-Aleiie), inspecteur général de l'Uni vorsi té.— Élu 

le n not-embre 1S70. DécèdË le 8 mars 1888. 
CuoDïEO (Alexandre), chargé de cours au Collage de France et à l't^cole 

spéciale des langues orientales vivantes. — Membre de la Sociétù 

depuis l'origine. Décès notirié k la Société le 16 janvier 1H93. 
Darmebtetbr (ArsËnu), professeur à la Faculté des lettres de l'aris. — 

Membre de la Société en 1870. Uèuédé le IS novembre 1888. 
Dabhestïteh (Jamesli professeur au CullÈge de France, dimclour d'études 

h l'École pratique des hautes études. — Élu le 20 décembre 1873; 

président en 1887. tiécédé le 19 octobre 189i. 
Dehenhouno (Joseph)* membre de l'Institut, directeur d'études k l'École 

pratique des hautes études. — Membre de la Société depuis le 

22 juillet 1871. Décédé le 38 juillet 18S^. 
Devic (Marcel), chargé de cours \ la Faculté des lettres de H<iiitpellier. 

— Élu le te février iUlli; vice^président en 1878. Décédé en mai 1888. 
l)Rvti.i.E (Gustave), ancien membre de l'École française d'Athènes. — 

Membre de la Sociétâ en lHti7 l)ec£de en 18i!8 
DmiON (Charles), inspecteur général de< ponts et chaussées — Elu le 

26 avril 1873. Décédé le 2(1 janvier 1882 
DmoT (Ambroise-Firmin). ~ Admis dans la société en 1868 Dereilé 

en 1876. 
UossoN (Simon-Wo*()i professeur s la Faculté des lettres de Clerm ml- 

Ferrand. — Élu le il mai 1887 Décidé le U février 1803 
DuvAi; (Louis), directeur adjoint k l'École pratique des hautes études. — 

Élu le 6 décembre 1881; administrateur du 1" janvier 1892 à juillet 

1903. Décédé le 14 juillet 1003. 
ËDDN (Georges), professeur au lycée Henri IV. — Élu le 20 mai 1880. 

Décès notifié en 1905. 
ËCGBH (Emile), membre de l'Institut, professeur â la Faculté des lettres 

de Paris. — Président de la Société en ISIW, 1870-71 et 1876. Décédé 

te 31 août 1885. 
ÉiCHTHAL (Gustave y'). — Membre de la Société depuis 1867, Décédé en 1886. 
Flechï (Jean), lecteur i lUniverailé de Sainl-Pétershourg. — Élu 

U SI décembre 1878. Décédé en juillet 1891. 
Fi.OHKMT-LEfËvRt:, député. — Élu le 29 mars 1873. Décédé en 1887. 
FoLidiEn (Eugène), dnclctir en médecine et es sciences naturelles.— 

Membre de la Société dejiuis l'origine. Décédé le 10 juin 1885. 
Gankiëii (C/iar/e3-Ff^npaff-/'iiiiI-CbriHtian), lauréat de l'InstiluL. — Mort 

A Paris le 1 septembre 1808 ; Inscrit comme meinbi'e perpétuel le 27 mai 

18S0. 
GEoRniAN (Professeur W (I.-D.) — Élu le 21 mars 1875. Décédé en 1888. 
GouEKHoif (PrédÈric). — Élu le 21 mai 1879. Décédé en 1897. 
GoLDScmimr (Siegfried), professeur a l'Université de Slrosbuorg. 
. le 8 mai 1869. Décédé le 31 janvier 1881. 
GOULLET.— Élu le 7' juin 1873. Décédé en 1887. 



J 



GlAinMMflNAt» (Charle»), sénateur du royaume de Belgique, 
le 21 avril ISflO. 

Gn*i-x (Charlee-Henri), maîlre de ronférenccs à l'École pratique des 
hautes àtudes età la Faculté dc« lettres de Pari».— Élu le mai 1871. 
Vécéié le 13 janvier tHS3. 

Grimn (Oclavel, membre de l'Institut, vice-recteur honoraire de l'Aca- 
démie de Paris. — Élu le 11 décembre 1889. Décédé le !5 B*ril 19<M. 

Gfuublot (Paul), ancien consul de Francf * Ceylan. — Membre de la So- 
ciété en I8«7. Décès notilié à la Société le 4 juin IS70. 

GuiEYSSE (Georges- fH^^nr), élève de l'École pratique des hautes éludes. 

— Élu le 11 février IgSg. Mccdé le 17 mai 1889. 

Gi-rAKD (Stanislas), professeur au CoUéfte de France, maJlre de conré- 

renées à l'École pratique des hautes éludes. — Élu le 13 avril 1878; 

président en 1881. DécèdË te 7 «eptembre 188i. 
HiLLÉotJEs (Docteur).— Élu le « juin 1877. Décès notifié k la SociéU le 

5 avril 1878. 
Ua.-iusz (Jean), processeur agrégé fi l'Cniversîté de Vienne (Autriche). — 

Élu le!5juinlSS7. Décédé le S6 juillet d« la même année. 
IIarlex (Mgr Charles de), professeur à l'Université de I.ouvain. — Élu 

le 18 novembre 1876. Décédé le 14 juillet ISM. 
lUTZFtcLn (Adolphe), professeur aulycée l.ouis-le-Grnnd. — Élu le I" fé. 

vrier 1873. Uécédé en octobre 1900. 
IIauvette-Beskaltlt, directeur d'études honoraire ù l'École pratique des 

hautes éludes, conservateur adjoint de la bibliitthËque de l'Université. 

— Membre de la Société depuis 1870. Décédé le 28 juin 1888. 
IIeinhicu (G.-A.}, dojen du la Ksiculté des lettres de Lyon. — Uembra 

de la Société depuis 1867, Décédé en 1887. 
IlEnvË (Camille). —Membre delà Société en 1867. Décédé le 30 nui'it 1878. 
IIOV'Bi.ACijUE (.Ibel), professeur h l'École d'anthropologie. — Élu le i dc- 

emnbre 18B9. Décédé en février 18%. 
Jackho.v (James), archiviste-bibliothécaire de la Société de Géographie. 

— Élu le 22 juin 1870; donateur. Décédé le 17 juillet 189&. 
Jai'bbrt (Le comte), membre de l'Institut. — Membre de la Société de- 
puis IBBg. Décédé le I" janvier I87Û. 

J{i/u\, députe. — Présenlo pour être membre de la Société le i dé. 

l'embre 1870. Décès notillê A la Société le juillet 1881. 
Jinns (\jr docteur A. -C), ancien médecin principal de première classe. 

— Membre de la Société depuis l'origine. Décédé le 17 janvier 18T3. 
I:A Behiie iCainille us), employé au cabinet des médailles de la Biblio- 

Ihèquenntionale. — Élu le 3décembreig70. Décédé Iel3 mars ISTS. 
Lachaise (L'abbé Romoin Czenkas). — Membre de la Société en 18S7. Dé- 
cès notifié h la Société le 20 avril 1873. 
LAtouPERiE (Docteur Albert Tehiiie;* de), ancien professeur h l'University 

CollegedcLondres. — Élu le Sfévrier 1889. Décédé le 11 octobre IH9i. 
I.AUHHEOR, professeur à l'Universilé de Jasay. — Élu le 26 mai 1877, Décès 

notifié à la Société le 17 novembre 1883. 
LK^OBUANT (CAar/M-Francois|, membre de l'Insiiiui. — Membre de la 

Société en 1807. llécédè le décembre 1883. 
Lepitbe lAbbé A.), professeur ft l'Université cnlhidiquc, I.yun, — tlu le 

30 novembre 1001. Décédé en 1900. 
Le Sajnt (François), ancien oflicier. — Membre de |a Socictc en 1866. 

Décédé en [«01. 



— clïxxv — 

lAv\ IB.)i inspecteur KÉnérnl de l'instriicUnn publique. — Élu le 3) 
janvier 18Ti. Dêcêdé le 3t décembre 18S4. 

LiÊTARD (le donteur Alexandre), médecin itispecleur des eaui, corres- 
pondant de l'Acadèinie de médecine. — Membre de la Sueièlë en ISM 
président en 1901. Décès DoliUé h \i Société le 13 février IW. 

LiTTRÉ (Maximilien-Paul-ÉmWe), membre de l'Inslitut. — Memlire de la 
.Société depuis ISeS. I>écidè en ISSl. 

LtEB(Isidore), professeur au Séminaire israélile. — h'Iu le 10 dfcemlirc 
1B«5. Décédé le 3 juin 1B02. 

LoTTNEn (Le docteur Karl), ancien professeur à Trînity Collège (Dublin), 

— Membre de la Société en 1867. Décédé le 5 avril 1873. 
LuTosLAVSKi (Slanistas). élève de l'Universiié de Dorpat. — Élu le 19 dé- 
cembre 1885. Décès nolillé & la Société le 18 février 1892. 

Ualvoisin (Edouard), agrégé de l'Université. — Membre de la Socirté 

depuis 1865; bibliothécaire du 7 février 1880 au 31 décembre 1881. 

Déeëdè Is â janvier 1895. 
Hassieu de Clehval. — Membre de la Société depuis 1866. Décédé le 

18 juin 1896. 
Mathibu (E.), traducteur aux établissements Schneider. — Élu le 8 mars 

1890. Décéd6 le SB décembre 1807. 
MtURY (Loaig-Ftrdinanil-MtTeH), membre de l'Institut, professeur au lïul- 

lÉ go de France, directeur J'éludes à l'École pratique des hautes éludes, 

ancien directeur des Archives nationales. — Membre de la Suciété en 

1868. Décède le 13 février I8BÏ. 
ME.'«AOios [bcmelrioa uk), docteur en droit et on [ihilosopliic. — Élu 

le 10 janvier 1871. Décédé en 189). 
MrnLETTE (il M?uï(i>-N kolas). ~ È\u le 30 novembre 1886. Décédé le 13 

mai 1889. 
Meiimer (Louû-Krancis), docteur es lettres. — Membre de la Société en 

1866; trésorier de i»yi » sa mort. Décédé le 11 mars 1874. 
UeiKB (Maurice), ancien profesiieur û la Faculté des lettres de Poitiers, 

inspecteur de l'enseignemenl primaire. — Admis dans la Société en 

1868. Décédé en 1870, 
HoHL (F.-G.l, lauréat de l'inslilul, professeur agrégé de philologie 

romane h l'Université de l'rague, professeur h la Ceskoslovanâkà 

Akademie. — Élu te -il novembre 1885, administrateur en 1890-01.— 

Décès notilté le 31 septembre 1901. 
Moisï (Henri), notaire honoraire, juge honoraire nu Tribunal civjl de 

Lisieui. - Élu le 12 juin I87j. Décédé le 3 novembre 188H. 
MoNTALK {J.'W. E. PoTocKi de), profcsseuT à University Collège, Auckland 

(Nouvelle-Zélande).— Élu le 18 Juin 1S98. Décédé le 6 septembre 1901. 
Ui;iR (John), correspondant de l'Institut de France (Académie des inscri[i- 

lions et belles-lellres).— Élu le 31 novembre 1868. Décédé le 15 mars 

1882. 
NiooLEit (0.), professeur au Ij'Oée Janson de Sallly. — f.lu le 13 juillcl 

1878. Décès nolillé k la Société le S2 décembre 1888. 
l'AKifiEH (Ijéopold), attaché ï la Ilibliothëque nationale.— Était membre de 

la Société le l"[évrier 1870. Décès notinè à la Soeiélc le 20 novembre l87o. 
Paplonsxi (J.), directeur de l'Instiiul des sourds cl muets de Varsovie. 

— Élu le 37 février 1860. Décédé le S8 novembre 1SS5. 
Paris (HMlon-Bruno-Paulin}, membre de l'Institut, professcurau lli 

de Franco, administrateur du Collège de France, président honorai 



lllèRC J 



et direclcur d'éludés h l'KroJe|>ratique des li au Les éludes. — Membre 
de la SociftÉ en ISST; vice-prègidenl en 1H69, en 1870-1871 cl en 1873; 
président en 1873; membre perpétuel. Décédé le 5 mars \Wi. 

Pauli (CftrI), docteur en philosophie, proresscur bu Lycée canlonul, 
Lugana. — ËJu le 3 mars 1883. Décédé en aoill I9ill. 

l'EDHO II (S. H. dom), empereur du Brésil, associé étranger de l'insljlut 
de Krnnce (Académie des Sciences). — Membre de la Sociélé depuis le 
12 mai 1877. Décédé le 5 décembre 1891. 

l'Ki.Mi, doyen de la Kacultê de droit de Haris. — Était membre de la So- 
ciété le 1" février 1870. I)écês nolilié à la .Société le iS novembre 1871- 

l'jKRROM (Aleiis], ancien professeur au lycëc Louis-Ic -Grand — Admis 
dans la Société en 18GS. Décès nolilié à la Société le 7 décembre 187S. 

Ploix (Charles-JUarlin), ingénieur hydrographe. — Membre de la Sociélé 
en 1867; présidenlen lS74et en 1889. Décédé le 21 février 1895. 

PûNTox u'AuitcotiRT (Le vicomte Gustave ne). — Uembre de la Sociélé ea 

1866. Décès noliné à la Société le 38 janvier 1888. 

QVEVX DE SAi]iT-li;L,k[RE (Le marquis de). — Ëlu membre de la Société le 

4 novembre 1883. Décédé en novembre 1889. 
Rmibaud (Jean-Bapliste-.'liifoJnf), capitaine breveté d'artillerie colonisle. 

— Élu le 7 décembre IBOO. Décès noliné & la Société le 18 juin I90i. 
ltRN*:i (JoaepA-Krnesi), membre de l'Institut, administroleur du Collège 

6e France. — Membre delà Société depuis l'urlgine; président un 

1867. Décédi le 3 octobre 1SS3. 

IIekier {C/iai'Iei-Alpkonse-LÈan), membre de Tlnslilut, profenseur au 

Collé^'c de France, président de la Section des sciences historiques 

el philologiques h l'École pratique des baulcs éludes, conservateur 

de la Bibliothèque de l'Université. — Élu le 21 avril 1800. Décédé 

le 11 juin 18Sâ. 
Riant {Paul-Édamiil Didier, corale), membre derlnslilul.— Membre de 

lu Société en 1S67. Décédé en décembre 1S88. 
llii:iii iiiis l.e docteur Jean), conseiller général des Deux-Sèvres. — Élu 

I.' j; I. u'icr 1900. Décédé le 4 mai 190i. 
lui ïi\\\ iHiliun), maître de conférences ù l'École normale supérieure et 

il 1 Lculc pratique des hautes éludes. — Élu le 'i décembre 1881. 

Décédé le 16 août 1801. 
RiEUTORD. — Élu le m mars 1873. Décéilé le U janvier 18Bt. 
RocHKUOSTEix [Frédéne-Joatph-Haxenea-llené pe Chauvet, marquis nE), 

professeur libre h la Faculté doslulti'cs de Paris.— Élu le 7 juin 1873; 

président en 1891. Décédé le 30 décembre 1891. 
Ito:(Er. (Charles), chef d'escadron de cavalerie en reiraile. — Élu le 8 jan- 
vier 1881. Décès notifié à la Société le 26 juin 1886. 
llOuaiS (1^ vicomte Emmanuel de), membre de rinstitul, professeur au 

Collège de France. — Membre de la Sociélé en lgS7. DécËs notlllé & 

la Sociélé le i janvier lg7ï. 
Rlbï (Charles). — Membre delà Société depuis l'origine. Décès notifié h 

la Société le 10 juin 1893. 
Savous (Edouard), professeur h la Faculté des lettres de Dcsanron. — 

Élu le 2 mai 18Sj- Décédé le 19 janvier 1898. 
ScuuEBEt. (Ch.). —Membre de la Sociélé depuis l'origine. Ilccts notillé à la 

Société le 8 décembre 1888. 
Seiluèbe (Aimé).— Élu le 13 février 1863. liécés nolilié à la Sociélé le 

19 novembre 1870. 



— clxxxvij — 

Spf.cht (Edouard). — Membre de la Société depuis 1866. Décédé en 1906. 
Sturm (Viclor), directeur de l'École indusstrielle, Esch-sur-PAIzette 

(grand-duché de Luxembourg). — Élu le 20 février 1875. Décès notifié 

à la Société le 6 avril 1905. 
Tholozan (Le D' Désiré-Joseph), médecin principal de l'armée française, 

membre correspondant de l'Institut et de l'Académie de médecine. 

— Élu le 18 avril 1896. Décédé le 30 juillet 1897. 
Thurot (Frawfow-Charles), membre de Tlnstitut, maître de conférences 

à l'École normale supérieure. — Admis dans la Société en 1868 ; pré- 
sident en 1872. Décédé le 17 janvier 1882. 
ToDD (J. Henthoru)j senior fellow, professeur d'hébreu et conservateur de 

la bibliothèque à Trinity Collège (Dublin). — Admis dans la Société en 

1868. Décédé le 28 juin 1869. 
TouRNiER (Edouard), directeur d'études à l'École pratique des hautes 

études, maître de conférences à l'École normale supérieure. — Membre 

de la Société depuis l'origine ; vice-président en 1872. Décédé le 

29 mars 1899. 
Vaïsse (Léon), directeur honoraire de l'École des sourds et muets. — 

Membre de la Société en 1866 ; président en 1875. Décédé le 10 juin 1884. 
\allestis( Ludovic-Lucien- BÊathieu-VlonaLiï), substitut du procureur de la 

République à Montélimar, directeur du Bulletin épiqrapkique de la 

Gaule.— Élu le 21 janvier 1882. Décès notifié à la Société le 9 juin 1883. 
Van der Vliet (J.), professeur à l'Université d'L'trecht (Pays-Bas). — Élu 

le 11 mars 1893. Décès notifié h la Société le 15 novembre 1902. 
Wharton (Edward-Hoss), fellow and lecturerof Jésus Collège (Oxford). — 

Élu le 7 février 1891. Décédé le 4 juin 1896. 



VARIÉTÉS 



KTYMOLOGIES FRANÇAISES 

BERNIQUE — BLONDE — BOBO — GRELIN — GRELUCHON — 
LAPIN — ORIGNAC — OSTORIN — PEPIN — PIAILLER — 
PIAULER, PIOLER — POPOTE — RAMÏNAGROBIS — RATINE 
— SERVIETTE. 



I. BERNIQUE n'est ramené par Li tiré à aucune étymologie 
plausible. Il ne cite d'ailleurs qu'en passant Topinion fort 
peu soutenable qui consiste à voir dans ce mot Tallemand 
Aber nicht « Mais non ». Effectivement, ces termes n'eus- 
sent-ils pas donné, en français, quelque chose comme Bar- 
niche^, Sans doute, le docte philologue ignorait le sens que 
revêt en Bretagne le substantif Rerniquo et qui, croyons- 
nous, en fournit l'étymologie. On l'emploie pour désigner un 
coquillage univalve de la famille des Gastéropodes, appelé 
sur la côte normande, Patelle (pour Platelle)^ litt. « petit 
plat ». Ce n'est autre chose que le Lêpas des Conchyolo- 
gistes. De forme conique, le mollusque en question s'attache 
comme une sorte de ventouse aux rochers et il faut agir par 
surprise ou déployer une certaine force pour Ten détacher. 
Aussi dit-on, en manière de proverbe, d'un homme habile 
qu' « il ferait passer sa barque entre la bernique et le ro- 
cher ». 

De ce qui vient d'être dit, on a droit de conclure à l'ori- 
gine celtique du mot en question. Déjà M. Whitley Stokes, 
sans citer, il est vrai, le mot Beniique comme appliqué à 



— cl\x\i\ — 
un coquillage, mentioune, du moins, l'irlandais Hairnech 

« Lépas » ; le gallois Brennig-en (même sens). Cela nous 
ramènerait à un gauluis hypothétique Barennikd équivalent 
littéral de » Rupestre, animal des rochers », d'une forme 
Barenn « Rocher ». Le grec a tiré, à peu près de la même 
façon, AExiî n Patelle », de i\iT.x^ h Roc, rocher ». Ajoutons 
par parenthèse que les noms allemands du même animal, à 
savoir Tellermitscliel (cuquillageassiette) ou Napfsclmeke 
H colimaçon-écuelle u rappellent, eux aussi, pour le sens, le 
terme grec et le normand Patelle. 

On a voulu, nous le savons, voir dans l'interjection du fran- 
çais actuel Beniique synonyme de n Je m'en moque, fichez- 
moi le camp h, une déformation de Bren « son u, mot d'ori- 
gine celtique employé jadis comme particule péjorative, mai.s 
suivie de la finale i^tie dont on trouve l'exemple chez Rabe- 
lais, dans le vocable fantaisiste Merdtgiie. Ne semblera- 1- il 
pas aussi simple pour le moins de voir dans cette particule 
Bernique le nom même du coqnillag!;, pris dans un sens 
détourné et ironique. N'oublions pas que ce mollusque, peu 
estimé en qualité de comestible, n'a pas grande valeur. Rien 
d'étrange à ce que l'on ait dit d'abord « Des Berniques », 
puis, par abréviation, u Bernique ». dans le même sens iro- 
nique où nous disons « des navets », d'aussi fades légumes 
n'étant pas jugés dignes de plus de considération. 

Le vieux français Bervicles cité par Roquefort comme 
synonyme de « rien, un rien » constitue visiblement, sous 
une forme plurielle, un diminutif de Bernique et répondrait 
au pied de la lettre à « petites patelles, petits lépas » pour 
u choses de nulle importance ». Du reste, dans la langue de 
nos aieux, Bemicle, ainsi qu'on devait s'y attendre, apparaît 
encore avec le sens de Lépas. Un doublet de ce substantif, 
à saviiir Bernucle, désigne parfois VAnatiffe lisse, espèce de 
coquillage à cinq valves et muni d'un pédoncule au moyen 
duquel il -s'attache, soit aux vaisseaux, soit .lus pièces de 
bois charriées par la mer. D'après la croyance populaire, ce 
mollusque donnait naissance aune sorte d'oie sauvage appelée 
en raison de cette circonstance, Gif bernache (altération de 
Bernacle) et, par voie d'abréviation, Barnache, barnacle, 
bernache, bernacle; bas latin, Bemaca, barnace^, hernicla; 



anglais, Bnmacle. C'est l'oiseau de passage désigné, le plus 
souvent, en langage pnjnilaire, Hn ninn de Cravan. 11 eat 
appelé en liultandaU '/j-eyans « oie murîne » ou Bâti/ans 
« (lie rouge » ; fratgâ^, litt. « Pedens aiiser » en suédois 
el enfin ctmanl rrythrope par Gmélîii. 

Littrè admet l'origine irlandaise des noms de dérivé Bar- 
Tiac/ip, baraacle et les lire, Ini aussi, de Barfun « rocher », 
mais là où nous aurions peine à suivre l'éminent philo- 
logue, c'est liirsqu'il veut dériver le nom du coquillage de 
celui de l'oiseau. Le contraire nous semble clairement établi 
par tout ce que nous venons de dire. C'est bien du nom da 
rocher qu'a été tiré celui du coquillage qui y cherche asile 
et qui a fini par s'appliquer à un palmipède. 

II. lîLONllK, employé en style de vénerie pour désigner 
les mairieilos des femelles chez certains cai'missiers. pai* 
exemple l'ourse et la louve, n'a sans doute rien à faire éty- 
mologiquement avec notre adjectif hlond, lequel est de source 
germanique. Nous y verrons une simple déformation de 
Bronde. qui possède le même sens dans plusieurs patois fran- 
rais, spécialement en normand et en picard. Bronde, à son 
tour, a certainement été pris au celtique ; cf. bas-breton vron 
(t mamelles b d'un gaulois hypothétique Brondâ, hrondjo-s, 
La racine première en devrait, d'après M. Whiticy Stokes, 
être cherchée dans un radical verbal Hroiid « s'enfler, être 
élevé », d'oii le gallois Bri/mi « colline ». 

III. BOBO présente certaines ditEculIés à l'étymologiste 
et il ne semble pas qu'elles aient été encore surmontées ' 
toutes. Littré y voit simplement un « terme enfantin » et 
parait le tenir pour formé par une sorte d'onomatopée. Sans 
doute, il a été constitué suivant les règles propres au lan- 
gage des enfants qui affectionnent les dissyllabes obtenus 
par la répétition du même élément composant. Nous répu- 
gnons toutefois à l'idée qu'il soit né par voie de génération 
spontanée, procédé d'un usage moins fréquent à notre avis 
qu'on ne le suppose d'ordinaire. 

Le substantif en question pourrait bien constituer un de 
ces rarissimes emprunts faits par notre langue au basque. 
Consultons, sur ce point, le dictionnaire de Larramendi. 
Nous y verrons que dans le parler des marmots du Guipuscoa, 



— chc] — 

Pupv,a est pris comme syiiimyiae de m mal léger ». 11 n'est 
pas d'ailleurs, sans dmite, euskarien d'in'igine. Reeonnais- 
sons-_v, mais avec adjonction d'un u final euphonique, indi- 
quant parfois lo substantif, l'espagnol Pujia a petit mal, 
petite croiite sur la peau ». Ce n'est, mais avec un notable 
changement de sens, que le vieux béarnais Poop « Balle, 
balle de grain, capsule etivelnppant ledit grain net qui, en 
béarnais moderne, devient Poup, pnub. L'adoucissement de 
la labiale finale a dii naturellement amener celui delalabiale 
initiale, dans le parler des nourrissons. L'un conC')it d'ail- 
leurs qu'une petite croûte sur la peau ait été comparée à 
la pellicule qui envelop|ie le grain. 

Maintenant, quelle serait l'origine première à attribuer à 
tous ces miits ? La question semble difficile à résoudre. L'o- 
pinion la plus admisssiljle. à notre avis, consisterait à voir 
dans Poup une sorte de doublet au sens de « mamelle, ma- 
melon ». Voyez ce qui sera dît au sujet de Papote. Quant à 
l'espagnol Bobo au sens de « simple, sot, niais b et que 
Larramendi nous donne en composition dans Sayobobo, sorte 
de vêtement porté au théâtre par des acteurs jouant les gro- 
tesques, nous croyons son apparition d'époque relativement 
récente. Peut-être même a-t-il été pris, mais avec un chan- 
gement sémantique considérable, au français Bobo, 

IV. GRKLIN, espèce de corde plus mince que celle qui 
retient l'ancre, est ramené par Littré à une forme allemande 
greling (mrme sens), non indiqué dans le dictionnaire éty- 
mologique de M. Klnge. Ce terme se trouvant tout à fait 
isolé au sein de la famille germanique, nous nous rangerions 
volontiers à l'avis de M. Darmesteter, lequel croit le terme 
allemand emprunté au français. Ne serait-il pas plus logique 
d'y reconnaître notre adjectif a grêle ». du latin gract/h, 
mais munie de la finale m quelquefois diminullve. Cf. Fortin, 
mnretin, tableautin. Ce serait donc le cordage plus mince, 
plus grêle que celui destiné à retenir l'ancre. 

V. GHELUCHON, synonyme de ce que l'on appelle en 
style vaudeviilesque « le plus heureux des trois », a donné 
lieu à bien des discussions. On ne saurait guère, comme le 
veut le dictionnaire de Trévoux, y voir le bourguignon grclu 

s de « pauvre, misérable, de peu île valeur ». Littrë le 



i 



considérerait voluntiers comme fabriqué d'après le nom d'oD 
soi-disant sainl Gieluchnn ou Utierluchon, invoqué dans 
certiiiiies rt-gious de la France par les femmes désireuses 
d'avoir des enfants. N'est il pas efTectivement clair, à priori, 
que le nom du saint ne onstîtue qu'un dérivé? Ksi-ce que 
les saints t'viréoi et inhiard. implorés par le» captifs 
ennuyés de leur détention, ne tirent pas leur appellation de 
a fer u et do u lien ». Une observation analogue peut élre 
faite au sujet de saint Pausard, patron des goinfres au pays 
de Béarn et qui tire son nom de Panse. Kt puis, dans l'hy-^ 
pothèsc même par nous combattue, resterait h se demander 
d'où vient ce mot de saint Guerluchon. C'est préciséraenl ce 
qu'on ne nous dît pas. 

Le fait est que le terme français doit Hre regardé comme 
pris au patois du Berry '. Guerdclie ou grelicltp s'y rencontre 
comme synonyme de Menilirnm viri/p infantis. Les femmes ' 
de cette province s'adressent à saint (iunkichon ou Gr'ln- 
chon pour être fécondes, de même qu'ailleurs les épouses 
stériles prient saint André (cf. gr. xc^s. vir). Les fonctions 
dont on cliarge le bienheureux en question expliquent qu'il 
ait tiré son nom de 'jrelichc ou fpirrtirhf. Mais, en délinitive, 
d'oi'i vient ce dernier mol? 

On a voulu le tirer de l'adjectif " grêle ». Ne serait-ii pas 
plus naturel d'y reconnaître le latin tirgitla, mais avec une 
finale iche que nous retrouvons dans comivhv, pouliche, 
bourriche^ Remarquons qu'en français du moyen Age vîrga 
se prenait couramment comme synonyme de iiinnànim virile. 

VI. L.\PiN est, sans doute, un de ces mots sur l'origine 
duquel on a le plus discuté. Liltré, tout en la déclarant fort 
obscure, cite l'opinion de Die/., lequel y croyait retrouver la 
même racine que dans clainer, terme d'origine celtique. La 
façon do voir de Schebor, qui rattache ce vocable à Lepus, 
noua semble, somme toute, bien peu satisfaisante et nous 
demandons la permission de faire valoir quelques arguments 
supplémentaires en faveur de la thèse soutenue par ce phi- 
lologue. Si la finale in a ici une valeur diminutive ou déri- 



1. M. Coudereau, 5ur le dialecte btn-ichon, ji. 370 in t. I^-'Ci* série) 
des IHémoirei de la Société d'anthropologie lie Pari», Paria, 1S73. 



— cKciiJ — 

l'vative, lapin serait donc, en quelque sorte, synonyme de 
N petit lièvre, lièvre d'importance secondaire ». Précisément 
ce rongeur se distingue, à première vue et même d'assez 
loin, du lièvre par sa taille plus exigtU?. Reste maintenant û 
8e demander pourquoi le e de hpus se serait tranformé en a. 
La chose s'explique, à notre avis, par l'hypothèse, on ne 
peut plus acceptable, que le mot lapin aura pénétré dans le 

I dialecte de l'Ilo-de-France par quelques patois du Nord tels 
que le briard ou le picard où la substitution en question est 
fréquente. Aujourd'hui encore eu Picardie, le peuple dit cou- 
ramment piachr pour pièce. 

Faisons observer enfin que le français lapereau, qui 

! rappelle si étroitement l'italien leparcUo k lepusculus », mi- 

I Jiterait encore en faveur du rapprochement ici proposé. 
VII. ORlGNAf' désignait en français du xvii' siècle le 
WapiU ou grand cerf du Canada. Ce n'est, en tout cas, que 
le basque Or/'nnnA(proni)nce7, Oregnalc), forme active d'O- 
renna « Cervus ». Ne soyons pas surpris d'un pareil emprunt. 
Comme nous l'apprend le vieux narrateur Lescarhot, on 
comptait un grand nombre de Basques parmi les Français 
faisant la traite avec les sauvages des rives du Saint-Lau- 
rent. Naturellement, ces enfants des vallées pyrénéennes 
firent entrer beaucoup de mots pris à leur idiome maternel, 
dans la sorte de ifHyHff//-«7ica employée pour leurs relations 
commerciales. 

On conroit, sans peine, que le mot ouskarien ait pénétré 
en français, puisqu'il s'agissait de nommer un animal nou- 
veau et inconnu en Europe. 

En tout cas, peu de fermes ont subi autant de vicissitudes 
sous le rapport de l'orthographe. On le trouve cité sous la 
forme relativement la plus correcte dans la Chruniqtie sep- 
tentrionale de Palma Carj que mentionne Darmesteter. On 
y lit: H Bestes sauvages, comme orignacs, cerfs, etc. u 

Le dictionnaire de l'Académie, dans son édition do 176'^, 
corrigea, asse» fâcheusement ce mot dont on ignorait sans 
doute déjà l'étyraologie en orignal, lequel devient original 

1. I.escarbot, lliiiloirn de la nouvelle France, liv. III, cli. Vil, apud 
Pîcarl, Cérémonies et coutume» religieiuei de ton» les fieuplt», t. VII, 
Ch. V, p. 345 (en note). ■ 



i 



erait-il pas logique, si l'on ue 
vent pas en revenir au basque (iregiwk, orennak, tout au 
moins, de reprendre la vieille forme orirjnnc *. 

Ajoutons, au reste, pour être complets, qu'il a été traita 
ailleurs des affinités que présente le mut basque sus-ÎDdiqué 
avec ses synonymes dans bon nombre d'idiomes appartenant 
d'ailleurs aux familles les plus diverses', 

VIII. OSTORIN « autour, sorte d'oiseau de proie ressem- 
blant au milan », terme du vieux frani;ais que nous trouvons 
également écrit oati-rtH, ostiiriii nous est donné par Locorne 
do Saint-Palayo comme désignant une sorte de fourrures. 
Il cite, à ce propos, le membre de phrase: n Centpoarprea 
et cent oslerins. » M, Godefroy lui attribue les valeurs 
diverses de « couleur pourpre, teinte empourprée » et de 
K vêtement pourpre u et reconnaît, d'ailleurs, sa parenté 
avec le nom de l',\utour jadis écrit exibire, estoir, hostur^ 
o.ilar, ostoir, oitour. Cf. le vieux provcntjal et vieux béarnais 
misdir (même sens), béarnais austour, italien iuttore, espa- 
gnol (avec chule du t médial) azor, d'où le basque azore^a, 
portugais m-or. Tous ces 'mots se rattachent d'ailleurs au 
bas latin aslwius, de la méine fai.on que notre « vautour i 
à nue forme vii/turius. Ajoutons (inasiurius ne constituer J 
lui-même qu'un dérivé du latin astur, désignant à la fois us-J 
habitant des Asturies et le rapace en question, ce deruiecT 
étant considéré comme l'oiseau asturien par excellence, (ie4 
même que pour nous dindon constitue le gallinacê importé f 
des Indes. C'est encore par une métaphore analogue que nous, j 
disons « un percheron » à la fois pour un natif du Perche et ' 
un cheval de la race propre à ce pays; « un canari o pour 
un serin de l'espèce propre aux lies Canaries; uu « crève- 
cœur u pour un poulet de la race de Crèvecœur. 

Sur un seul point, nous nous permettrions de nous écarter, j 
de l'opinion émise par M. Codefroy et proposerions une 1 
autre explication du motif pour lequel le nom A'ostorin a été | 
donné à une étoffe. C'est, dil-il, que sans doute on l'aura ( 
fabriquée avec la dépouille de l'autour. Quel massacre ne 4 

l. Origine l'iratiffére de guetijueit nomii d'animaux dans len diahetei \ 
nord-asinliijuet, p. 261 el suîv. du 1. XXXII de la Hevue de Hnguit 
ligue el de philol'igie comparées, Paris, 1899. 



— cl^o — 

faudraîl-il point alors faire da ces oiseaux jiour obtenir un 
. vêtement complet? La vérité nous apparaît plus simple. 
I Oslorin aura d'abord signifié « ce qui est de la couleur de 
I l'autour n, c'est-à-dire d'un pourpre foncé et tirant sur le 
brun. Ensuite, on aura appliqué le mot à un tissu de la teinte 
en question. N'est-ce pas par un procédé analogue que le 
mot blonde s'empluîe pour désigner un genre de tissu primi- 
tivement de nuance claire. 11 est même curieux de rappeler 
l'extension abusive au point de vue étymologique qu'a subie 
ce mot, puisque l'on fabrique des blondes blanches nu noires 
ad libitum . 

IX. PÉPIN a été expliqué de plusieurs façons, mais dont 
aucune ne nous semble pleinement satisfaisante. Friscb, nous 
dit Littré, y voit le latin pepo a melon, concombre a et pense 
qu'à l'origine le mot français désignait spécialement la graine 
de ces cncurbitacées. Sans doute, l'espagnol pppina, dans 
lequel il faut bien reconnaître un dérivé du latin pepo, 
signifie « concombre », mais, nulle part, uims ne le rencon- 
trons pris au sens de « grain o. 

Diez préférait rattacher pépin à la même racine que 
« pépie 1). De fait, l'espagnol prpitn possède les deux sens. 
Mais au point de vue -sémantique comme à celui de la forme, 
il y a assez loin de pvpita à pépin. 

Ne vaudrait-il pas mieux tirer ce dernier du /)f/)e k poivre » 
de l'espagnol et du béarnais, dérivés eux-mêmes du latin 
piper, mais avec adjonction d'une finale in sans doute dimi- 
nutive? De l'idée do poivre, on a bien pu passer à celle de 
a grain de poivre », puis de grain de fruit en général. 

En vieux français (xiv* siècle), pépin devient parfois syno- 
nyme de u jardinier a. De l'idée de u graine o ne sera-t-on 
point passé à celle de l'homme qui la fait pousser. 

Par exemple, nous ne pensons pas que pépin pris en argot 
au sens de o parapluie » ait rien à faire étymologiquement 
avec les précédents. Son origine nous reste inconnue. 

.\jouton3. pour être complets, que l'espagnol pepila « pé- 
pin a et « pépite » a tout l'air de se rattacher, lui aussi, à 
pape. Ce serait litt, k le petit grain de poivre », la plupart 
des pépites étant générali-ment de petite dimension. 

X. PIAILLER a parfois été considéré comme venant de 



L 



— elxcvj — 

« pie » ; ce serait e crier comme la pie n. Scbeber préfère 
voir dans la syllabe /}(' une simple oaomatnpée. Enfin Littré 
semble avoir touché de bien près à la vériti* en tirant ce 
verbe du latin pipi/are « piauler, pioler b . La parenté entre 
tous ces termes, bien rjiie réelle, ne niius semble pas directe. 
Voici, à notre avis, comment se doit établir la généalogie 
du mot ici étudié. 

I" Le latin pi/ture « caqueter, glousser comme la poule, 
miauler à la fai;on de l'épervier » donne le substantif dérivé 
pipio a pigeonneau o, litt. « l'oiseau qui glousse, qui pépie » ; 

2" Pipio, à son lour. a fourni le latin pipUare, pîpiare. 
Ce dernier est l'ancêtpe direct du vieux frant;ai8 pipier, 
devenu aujourd'hui pépier. 

3" De pipier, nous croyons pouvoir, sans trop de témérité, 
dériver une forme hypothétique, â la fois itérative et fré- 
quentative, pipiniller qui serait au précédant dans le môme-j 
rapport que crifiitler à crit^r et tiraillev h tirer ; 

4° Enfin, la syllabe initiale sera tombée dans pipiailler, 
comme elle l'a fait dans ijoitniller, du vieux français go- 
ijitaijfr, dans minot, d'un primitif hémiiie, dans le grec 
tpirO table », pour tîTpjixîi;»- De Ikpiailier, 

XI. PIAULER, PIOLKR a au fond la même racine qua 1 
le précèdent. l>e pipio a pigeonneau », on a droit de déduire 
un diminutif />i/Jto/».'i, lequel aura donné comme serhe pipio- 
lare, dont la syllabe initiale disparut comme dans piailler. 
Inutile d'ajouter quo piaiilrr constitue une simple variants 
ortlmgraphique de pioler. 

XII. POPOTE pourrait bien constituer avec liobo et ori- 
gnal, un lie ces termes que notre idiome aura empruntés à 
l'euskarien. Ne serait-ce pas tout simplement un diminutif 
de popa qui, suivant Larramendi, désigne, chei! les Basques 
du Gnipuscoa, une soupe d'enfant. Ce n'est pas à dire quo le^ 
mot soit basque quant à son origine première. Comment ne 
pas lui reconnaître une parenté avec le roman popar cité par 
Roquefort, avec l'espagnol popnr, lequel signifie, k la fois, 
« dorloter, cajoler » et « mépriser, dédaigner » ? Mainte- 
nant, d'où vient ce verhe ? Il nous fait tout l'efi'et d'un dérivé 
du vieuiL béarnais ^opf « mamelle », vieux provenral (d'après 
Roquefort) /}opa « poitrine, sein, mamelle a, béarnais mo- 



L 



— dxcvij — 

derne poupe, même sens, d'où notre terme de vénerie poupe, 
synonyme de bionde ou de blonde (voy. ce dernier mot) et 
désignant les mamelles chez les femelles de certains carnas- 
siers. Reconnaissons avec Dira, dans ces substantifs ^o/w, 
papa, le latin pnpa, pupm a fllloUe, petit garçon ». Ne 
peut-ou pas citer l'exemple de métaphores aualogiies dans le 
grec yiff, (dialecte Dorien) et xipï, l'espagnol nina qui signi- 
fient tout à la fois k jeune fltle » et o prunelle de l'œil n î 
Rapprochez-en notre français pupille, lequel présente des 
valeurs assez analogues. On sera passé du sens de a jeune 
fiUo » à celui de « mamelle ", puis à la valeur de n sub- 
stance alimentaire, soupe » et enfin de^o/io'^, 

Faisons observer, en terminant, que popote ne saurait 
guère tHre rapproché de son synonyme cocote en argot pari- 
sien, Cocale présenterait-il une certaine parenté avec le 
latin cotjuinai Nous ne le croyons pas. Impossible en tout 
cas d'expliquer comment la double gutturale dure se serait 
transformée en labiale. 

XIII. RAMINAGROBIS est dans La Fontaine un nom de 
matou. Littré rapproche, et avec toute raison, suivant nous, 
la partie initiale de ce mot du berrichon romiuer pour « ron- 
ronner », sans doute du latin ruminare. En effet, le chat 
qui ronronne a pu, à certains égards, être comparé à la vache 
en train de ruminer. On ne nous explique pas, il est vrai, ce 
que sigtii^e la finale (froliis. Rappelons que ce mot peut-être 
apparenté à «. croupe, croupion » est pris par Rabelais 
comme synonyme de dos. Baminagrobis serait donc l'équi- 
valent de M dos qui ronronne » ou pour parler plus claire- 
ment H animal qui ronronne en faisant le gros dos ». On sait 
que c'est l'habitude de tous les félins, y compris le tigre. 

Cette étymologie nous semble bien plus satisfaisante que 
celle proposée par nous antérieurement et qui consistait à 
voir dans le terme en question un composé macaronique de 
« rat », du latin minax et de grobis « dos », au pied de la 
lettre « qui menace le dos des rats u. 

XIV. RATINE, sorte d'étoflc à lignes saillantes dont 
Littré déclare Ignorer la provenance, nous fait tout l'effet 
d'un mot pris au celtique. M. Whitley Stokes cite le gaulois 
hypothétique ralis « fougère » pour nn primitif /jra/i.fj cf. 



J 



— cixt'viij — 

irlandais raiVA (même sens), gallois rhedyn, bas-brelon"r«(/«ï, 
radenenn, vieux breton ralen a foiigeraie », Le savant anglais 
en dérive également, et avec toiile raisitii suivant nous, le 
basque irntzc « fougère w. Le t initial senihle bion ici pnt- 
sthêtiqiie, puisque dans la langue euskarienne aiieiin mot 
ne peut commencer par un r. Quant au / de la dernière syl- 
labe représentant un / archaïque, rappel'ms le arlza basque 
(oura) visiblement apparenté à l'irlandais rtrl, lequel a le 
même sens. On observera d'ailleurs que les lignes saillantes 
de l'étoflfe appelée rntine ressemblent assez aux stries dont 
se trouve marqué le dessous des feuilles de la fougère. 

XV. SERVlhlTTE est ramené par liiez et Darmesteter 
à la même racine que l'on retrouve dans .len-ir. Tuutefois. 
on ne nous explique pas de quelle fa'.'on s'est opérée cette 
dérivation. A notre avis, c'est par la forme espagnole ser- 
villeta (même sens) que l'on peut l'établir, La finale ela 
constitue visiblement un diminutif. Nous nous trouvons donc 
reportés à un primitif scrvU/a, synonyme en espagnol de 
« chaussure commune, chausson n, diminutif à son tour de 
serva u servante » ; cf. lablilla « petite table », de lahla. 
Voyons donc dans servilla rè(iu!valent de « petite servante u 
et métaphoriquement « chaussure d'un usage courant, dont 
on se sert souvent ». Une serviette pUée en triangle a pu 
être, d'ailleurs, comparée à une pautuufln, à une sandale. 
N'est-ce pas pai" une métaphore du même genre que nous 
avons fait de » chausson >i le nom d'une sorte de piUisserie î 

Quanta l'italien *«/t'i>/îa « serviette », nous n'hésiterona 
pas à y reconnaître le résultat d'une de ces interprétations 
populaires dont les exemples apparaissent si fréquents. Les 
Italiens ayant perdu le sentiment de l'origine du mot ser- 
viette, de l'espagnol servilleta, auront instinctivement cher- 
ché une explication, assez fantaisiste d'ailleurs, dans un 
rapprochement avec salvia « sauge p>. 

De Cuarkncey, 



- rUI'HIUERIE DURA]' 



BULLETIN 

SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 



PROCÈS-VERBADX DES SÉANCES 



DU 24 Novembre 1906 au 15 Juin 1907 



Séance du 24 Novembre 1906. 



PrÉsi, 



e de M. Gu 



T-DEMoust 



, président. 



Pr(?8cnts : MM. Bauer, Benoist-Lucy, Brunot, Gbilot, 
M. Cohen, Ernout, Gaudefroy-Deraombynea, Gaulhiot, 
Henry, lluart, Lejay, I. Lévy,Marou/.eau, Meillet, Sacleux, 

Absents et excuséB : MM, Bridai et Thomas. 

Pi-ésentatiou. MM. Meillet et Vexdryes présentent pour 
être membre de la Société M. Anwyl, 62, Marine Terrace, 
Aberyslwyth, Pays de Galles. 

Dons. M. Meillet en préseDtant l'ouvrage du Pi^ro 
Schmidt S. V. D-. Intitulé Die Mon-Khmer Vdlker, insisic 
sur l'importance des résultats qui y sont contenus : l.> 
groupe mon-kliiiier est rattaché au groupe malnyo-poly- 
nésien et It^s rapports des dilTérentes langues sont correc- 
tement définis. Il protite de la circonstance pour meltrc 




en relief tes progrès de la linguistique molayo-polyn»!- 
sienne, dont notre Société a lieu d'èlre fière, car plusieurs 
linguistes qui mènent ces t^tudes lui appartiennent : 
l'illuslrc M, Kern, M. R. Itrandstetter , et en France 
môme MM. Ferraiid et Caliaton. 

M. (iAiiTiiioT signale à ce propos un opuscule de 
M. Brandstclter, connu pour ses dtudes de linguistique et 
particulièrement de linguistique malaise, touchant un 
projet de dictionnaire comparatif des langues malayo- 
polynésiennes (Ëin Prodromus zu einem vergleichendett 
IVôrCerbiich der malajo-polynesischen Sprachen). 

ComniaDications. M. Meilll-f, s'appuyanl sur les hypo- 
pothèses de M. Fortunalov et de M. Brugmann relatives 
à gr. fipît; et à lit. ved'i, propose de rattacher au m^me 
groupe de finales les types v. irl. beri et -bir. Ce type 
serait indo-européen; le type skr. bhdrasi, got. Aairirl 
serait analogique. Observation de M. Henry. 

M. Galttiiot fait remarquer l'inconvi^nient grave qu'ilj 
y a à traiter des enclitiques au chapitre de l'accent, ainsll 
qu'il est fait ordinairement. En effet, l'enclitique n'est paft 1 
un mot inaccentué ou atone, qui s'appuie sur un motl 
pourvu d'un accent ou d'un ton ; il peut s'appuyer sur un I 
mot dépourvu de ton, en indo-européen par exemple. En'l 
failles enclitiques sont des mois faibles qui se rattachent II I 
des mots plus consistants et plus importants. l|s doivent:! 
HvQ étudiés ol définis au point de vue de la syntaxe. 
Remarque de M. Meillel. 



Séance nu 8 Décembre 1906. 

Présidence de Al. G.tcnEFRuv-DcMONBtMiis, président. 



Présents : MM. lîaucr, Itcnoist-Lucy, Cabaton, Ghilot, 
Marcel Cohen, Ernout, (jaudefroy-Demombyncs, Gauthiot, ] 
Henry, Huarl, Lejay, I. Li'vy, Rosapelly, Sacieux, Sai-J 
néan. 



— CCJ — 

Assistant étranger : M, Reby. 

Le proci^s- verbal de la séance préct^denle est lu el 
adopté. 

Présentations. SonI présentés pour être élus membres 
de la Société, M. E. Kubn, professeur de philologie in- 
dienne et de grammaire comparée à l'Université de Mu- 
nich, par MM. Meillet et ('lauthiol, et M. Reby, diplûmé 
de l'École Spéciale des Langues Orientales vivantes, par 
MM. Gaudefroy-Ueraombynes et Meillet. 

ËlectiOD. M. Anwyl, 62, MurineTerrace, Aberyslwylh, 
Walcs, Angleterre, est élu à l'unanimité membre de la 
Société. 

Commission des Finances. Sont élus membres de la 
Commission chargés de reviser et d'arr<>ler les comptes du 
trésorier et de l'administrateur, MM. Meillet, Ernout, 
et I. Lévy. 

L'administrateur présente l'ouvrage publiiî par M. de 
Jessen sur la question du Slesvîg et signale les documents 
qui s'y trouvent sur la répartition du danois et de l'alle- 
mand en Slesvig, comme aussi sur les anciennes inscrip- 
tions runiques trouvées dans le pays. *!es parties du livre 
sont purement scientifiques et sont pour une bonne part 
l'œuvre de membres de la Société. 

Ensuite l'administraleur donne lecture d'une lettre de 
M. Bréal par laquelle celui-ci déclare se démettre des fonc- 
tions de secrétaire qu'il a exercées pendant près de 
40 ans pour*le plus grand bien de la Sociëlé. 11 ae permet, 
à ce sujet, d'espérer que M. Bréal consentira à se laisser 
faire violence par ses collègues et à conserver ses fonc- 
tions, pourvu qu'on lui adjoigne un aide. 

Communications. M. Meillet expose t'étymologie du 
nom slave de l'abeille hicela et le compare par exemple 
à v. h. a. bia, ce qui permet de restituer un nom indo- 
européen de cet insecte; qui a été remplacé dans la plu- 
part des dialectes par des dérivés à cause de sa brièveté 
même. Comparez la fortune pareille du nom français 
dérivé de lat. apetii. 

M. Meillct signale ensuite le terme religieux osquc 



— CMJ — 

assferliir aî/erlur et le compare au mot iranien correspon- 
dant à la fois pour la forme ft le sens. Ce rapproche- 
ment entre l'italique et l'indo-iranien se joint assez re- 
marquablement à celui lie /l amen et de hrnhman-. 

ftemarque de M. Ërnout. 

M. 1. Lévv démontre que la nVgle soi-disant liébraïqint 
d'après laquelle r ne se redouble pas est en réalité tar- 
dive et étrangèi-e. En font foi l'emprunt ippï6iJv ut les 
transcriptions de noms propres dans les Septante, 

Remarques île MM. Huart. Meillet et Tiaulhiot. 



Séance nu 2i Oi-cEMimE i!)06. 



Présidci 



B de M. I 



ï r)Kii<inB\>fes, président. 



Présents : MM. Bauer, Chilot, Cohen, ("unj-, Ernout, 
Gaudefroy-Demorabynes, (jaulhiol, Henry, Huart, S. Lévi, 
I. Lévy, Meillcl, Reby, Sainéan. 

Absent et excusé : M. Boyer. 

Le procès -ver bal de la précédente s(?ancc est lu et 
adopté. 

Election». Sont élus membres de la Société, à l'unani- 
mité, MM. E. Kulin , professeur de philologie indienne 
«•l de grammaire comparée fi l'Université de Munich, et 
Reby, t), place de la Sorbonne. 

Commission des Finances. Le rapport annuel sur la 
gestion de l'administrateur el du trésorier pendant l'an- 
née 190G est lu par M. Meillet. Ce rapport est approuva 
à l'unanimité. 



AprCs enamen des coraplea du Irt^sorier, votre Commis^jon a arrêté 
\v% rliifTiHïs suivanL<> pour les receltes et les dépenses de la Société da 
17 dérembre 1003 au ââ dt-cctnbre 1906 



— CCIIJ — 

Hecettks : 

Report d'exercice 63iTfr. 8tl 

Reporl des tonds de la fondation Bibesco 438 8S 

Cotisalions annuelles 3 33H 85 

Une cotisation perpéluellc 190 

Subvention de l'Élai 1000 

Renies de la Société 1 290 87 

Rentes de la fondation Bibesco 290 83 

Intérêts de la Société générale Ifi (iS 

Total 11 Kl}3 fr. ".» 

Recettes de la Société H 073 fr. IH 

RecelteE de la fondation Bibesco "ii! fi8 

Depe;<ses : 

Facliirc des éditeurs (Mémoircg et BvUetin). ... 3 547 fr. iH 

Frais Éîénéraux 264 33 

Indemnité de l'administrateur 400 

Service et gratilkations 179 30 

Krai.s de banque 13 30 

i Mi -16 

Encaisse du trésorier 1090fr. 80 

Fonda en dépôt à la Société générale 6 308 Si 

7 399 31 
( Fonds généraux de la Société 6 669 fr. 66 
( Fonds de la fondation Bibesco 739 68 

TuTtL ÉGAL 11 803 fr. S9 



Comme tous les ans, le seul gros chiffre des dispenses est celui des 
I frai» de nos publications. A vrai dire, certaines circonstances iinpré- 
I vues n'ont pas permis de publier autant de fascicules que votre bu- 
I reau t'eipérail; mais les trois fascicules paras comprenaient six 
feuilles cliacun, et il est certain qu'il paraîtra en 1907 quatre fasci 
cules des Mémoirai ; l'un est entièrement composé, et un aulre en 
très grande partie. Les 6 669 fr, 66 appartenant en propre à la So- 
ciété permettent de faire face à ces dépenses sans aucune dimculté ; 
seuls sont à payer immédiatement un très mince cahier du Bulletin 
Cl un achat de rente pour employer les 190 fr. de la cotisation perpé- 
tuelle lourhêe. 



Après avoir donné à notre Société de langues années de dévoue- 
ment, M. Cart. Doire trésorier, désire se soulager de ce lourd far- 
deau f)ue ses occiipalions ne lui perniellent plus de conserver. 
M. Ilart a rendu k la Société des service» inappréciables, nous re 
grettons vivement celte détermination, et nous vous proposons de 
roter à noire dévoué confrère de chaleureux remerciemenls. 

Vous remercierez ausfî notre administrateur qui sait garder à ts 
Société son bon renom scientifique. 

A. Meillet. 

A. F.H^ïnCT- 

I. Lévt. 

a décembre 1906. 



Election du bureau. Le président et les vice-prési- 
dents élus sont : 

Président ; M. Ferd. Brusot. 

Premier vice-président : M. Sainéan. 
Second vice-président : M. A. Ci'ny. 

Malgré sa letlre de démission, M. Brëal est réélu se- 
crélaire de la Société à Tunanimilé, en signe de confiance 1 
et de gratitude; et, conformément aux statuts, la Société 
élit M. A. Meillet secrétaire adjoint, afin de soulager dans 
sa tâche le secrétaire principal. 

L'administrateur transmet à la Société la démission de 
son dévoué trésorier M. Cart, en remplacement de qui i 
est élu M. R. Galthiot, directeur-adjoint à l'Ecole des J 
Hautes Etudes, 14, rue Mouton-Duvernet. 

Le reste du bureau est dés lors ainsi composé : 

Adminislratetir : M, Rob. Gaitiiiot. 

Bibliothécaire : M. N. Chilot. 

Membres du Comité de Publication : MM. d'Arbois de | 
JuBAiNviLLE, R. DuvAi., L. IIavet, V, IlExnï, L. Léger, 
A. Thomas. 



Cotnninnication. M. Fehrand traite d'un point spécial I 
de morphologie malgache et de l'extension analogiqua I 
récente de certains suffixes. 



Séance du 12 Janvier 1907. 
Présidence de M. Bhunot, pii/«idoiil. 



Présents : MM. Itauer, Brunot, Chilot. Ernoul, fiau 
thiot, Halévy, Henry, Uuart, Lejay, I. Lévy. Marouzcau, 
Meillet, Reby, Sainéan. 

Excusé: M, Gaudefroy-Dcmombynes, prtîsidenl sor- 
Unt. 

Le procès-verbal de la séance prdcriicntc est lu et 
adoplé. 

L'administrateur annonce que M. Bn:al s'est laissé 
convaincre et a consenti à reprendre la fonction de secré- 
taire de la Société qui lui a été imposée à nouveau celte 
année par un vote unanime de ses confrères. 

M. Briînot, préaident de la Société pour i9û7, rend 
hommage aux qualités de son prédécesseur que la mala- 
die empêche d'assister à cette séance, et déclare qu'il 
vient aux séances pour s'instruire avant tout, et sachant 
bien que le rôle du président n'est pas le plus dilDcile k 
tenir dans la Société, 

Cotnmnnications. M. A. Meillet discute r<' des formes 
telles que adtcse de l'inscription latine archaïque des Bac 
chanales ; Ve n'est pas fautif, il esl à rapprocher de celui 
du type socielasen face de ueritas, cl tend à montrer que 
IV de societas n'est pas un ancien e conservé, mais un t 
passé à e sous l'influence d'un i précédent; car l'i de 
adiisse esl un ancien ï. Observations de MM. Lejay, Er- 
nout, Uenry. 

M. HiLÉvï signale l'origine sémitique de gr. «[*«[«». 
IL étudie ensuite les mots qui désignent le nord et la 
<irande Ourse dans les langues sémitiques et turques. Des 
remarques sont faites par MM. Iluarl, Lejay, Oauthiot, 
-Meillet. 



l 



Séante do 26 Janvieh 1907. 
Présidence de M. Cl. Huart, prtîsident en 1!H)3. 

l'résenls: MM. Bauer, Benoisl-Lucy, Chilot, Cohen, 
Eirtout, Gauthiot, Iluarl, Lcjay, Marouzeaii, Moillet, Reby, 
Thomas. 

Excusés: MM. Boyer, Brëal. 

Le procès-verval do la séance précédenle est lu et 
adopté. 

Présentations. Sont présentés pour Hre membres de la 
Société, M. Mazon, lecteur à l'université de Kharkov, 
par MM. Boyer et Meillet, et M. Lacomhe, élève de l'Ecole 
prati'^uc des Hautes Etudes, par MM. Champion et 
(■aulhiot. 

L'administrateur communique aux membres de la 
Société la circulaire du Directeur de l'enseignement supé- 
rieur touchant le Congrès des sociétés savantes qui doit 
se tenir cette année à Montpellier du mardi 2 avril au ven- 
dredi 5 inclus. Il rappelle que c'est au programme de ce 
Congrès que figure pour la première fois ta linguistique et 
que la Société sera hrillaramenl représentée, outre les 
membres qui feraient le voyage de Montpellier, par notre 
conTrère M. (Irammont, professeur à l'université de cette 
ville. 

Gomma nicatinn». M. Thomas étudie le substantif fran- 
çais <iarc/, nom de poisson {Leuciscus viilgans de Linné). 
Il montre que la forme primitive est dars avec une s thé- 
matique, ce qui résulte des exemples les plus anciens, de 
l'existence dos dérivés dnrset, daisel, et des emprunts faits 
Et l'ancien" français par l'anglais (dace, autrefois darse ou 
darce) et par le breton (^dars ou darz). Il signale dans le 
-conimenlairc inédit du moine Smaragdus surDonat (com- 
mencement du vui' siècle) la phrase suivante: « Piscis 
species sunt ha-c (sic): aeaes, darsim, alausa, tructa, lam- 
preda... .. (Bibl. nal., lat. 6400 B. fol. 104 r°). Il faut 
évidemment reconnaître le Leuciscus vulgnris de Linné 



— ccvij — 
dans ce latin carolingien darsui. Par suite le rapproche- 
mpni sémanlique que l'on fait communément entre dnrd, 
javelot, et dard, poisson « ainsi nommé parce qu'il s'élance 
avec beaucoup de vitesse » n'a aucune valeur (5lymologi- 
que. L'origine de darsus est inconnue; mais il serait à 
souhaiter que le français revint à la graphie primitive el 
écrivit le nom de ce poisson dars et non dard. 

Observalion de M. Meillel. 

M. Ehnout étudie une série de mots dialectaux présents 
en latin el en propose l'explication. Des remarques sont 
faites par MM. Meillel, Gaulhiol. 



Séance du 9 Février 1907, 
Présidence de M. Cl'nï, second vice-président. 

Présents: MM. Bauer, BenoÎ9t*Lucy, Boyer, Cabaton, 
de Charencey, Cbilot, Cuny. Ernout, Gaudefroy-Demom- 
bynes, Gautliiot, Halévy, Huart, Joret, Lejay, I- Lévy, 
Meillet. Reby, Sacleux, Thomas. 

Le proc&s-verbal de la séance précédente esl lu el adopté. 

Le président ouvre la séance par l'annonce des deux 
décès qui atteignent si profondément la Société, celui de 
M. Ascoti. professeur à Milan, associé de l'Institut de 
France, membre fondateur de la Soeiélé, et celui de 
M. V, Henrj', professeur de sanskrit et de grammaire com- 
parée à l'Université de Paris, où il avait succédé à 
Bergaigne. 

A propos de ce double deuil, le président prononce les 
paroles suivantes : 

« Messieurs, 

H Notre séance est aujourd'hui une séance de deuil. En 

moins de quinze jours, la Société a perdu deux de ses 

membres les plus éminents. L'un, M. Ascoli, associé 

étranger de l'Institut de France, sénateur du royaume 



i 



— ccviy — 
' îl'Ilalie, professeur k l'instilul royal de Milan, avait éf« ans 
-des premiers propapaleurs de la science du langage dans"1 
son pays. Du moins avail-il ou long-lemps l'avanlage de j 
jouir du fruit de ses travaux el de voir ses disciples con- 
tinuer et élargir son œuvre sur plusieurs domaines, le 
domaine des langues indo-européennes, celui des langues , 
romanes el mf^me celui des langues sémitiques, 
d'entre nous le connaissaient autrement que par son uni- ] 
verselle renommée de savant cl si sa perte est véritable- 
ment atQigeanle pour la Société puisqu'il était un de nos 
membres perpétuels et mi'me de nos fondateurs, elle est 
loin d'âtre aussi sensible pour nous que celle de M. V. 
Henry, professeur de sanskrit et de grammaire comparée 
à l'Université de Paris, membre perpétuel de noire Société 
dont il faisait partie depuis 1881. 

« Non seulement ses élèves proprement dits, mais tous 
les membres de notre Société qui assistent d'habitude ft 
nos séances, connaissaient sa science, son dévouement, 
sa serviabilité, son affabilité, son enthousiasme scionti- 
fiquc. Ses observations aussi bien que ses communicatioDs 
étaient toujours marquées au coin de l'originulité et du 
bon sens, sans qu'il laissât jamais soup<,'onner toute 
l'étendue de sou savoir. De même, ses cours a lu Sorbonne, 
soit pour le sanskrit, soit pour la grammaire comparée, 
étaient une véritable fûte, du moins pour ceux qui admi- 
rent chez les autres la science el l'éloquonce sans espoir 
de les posséder eux-mêmes jamais. 

n Qu'il me soit permis ici de parler comme élève de 
M. V. Henry, aussi bien que comme représentant de la 
Société. Depuis huit ans, nous nous étions habiluésà sui- 
vre son enseignement si vivant, si plein de choses et 
j'ajouterai si sympathique, Carje ne doute pas qu'il n'ait 
pris ses élèves en profonde affection, comme ceux-ci le 
faisaient sans s'en douter. Et brusquement il nous a été 
enlevé, au moment oii il venait de donner à deux d'entre 
nous la preuve de son aiTectueux dévouement de mattre. 
Nous espérions tous que pendant de nombreuses années 
^jncorenous l'entendrions nous donner ses enseignements 
■et ses conseils el nous faire part de ses découvertes. Cette 



espérance nous a élé enlevée. Pour moi, je tiens h dire 
que l'unique consolation qui me soutienne en ce moment 
pénible, c'est la pensée qu'il nous reste un autre maître 
d'une aflection aussi sûre et d'un exemple de travail aussi 
admirable, Je veux parler de M, A. Meillet, h qui 
M. V. Henry m'avait donné comme élève et qui d'une 
voix plus autorisée qne la mienne va retracer devant la 
Société la carrière scientifique du collègue et professeur 
aimé dont la perte est si cruelle pour nous tous. ■» 

M. Meillet donne un aperçu du rôle scientiliquo do 
M. Ascoli et de M. V, Henry. 

Présentations. Est présenté pour faire partie de la 
Société M. KosiAVKiNE, éditeur à Odessa, par MM- Cbam 
pion el (laulhiot. 

Elections. Sont élus membres delà Société MM. .\ndré 
Mazon', lecteur à ri'niversité de Kharkov, 18, rue du Vieux- 
^;olorabie^ et M. Georges Lacombe, 137, boulevard Saint- 
Michel. 

Communications. M. Mrillet examine la forme de la 
^' personne active du singulier dans le type thé- 
matique. Le baltique et le grec s'accordent à ne pas pré- 
senter la désinence -li, que ces mêmes langues ont dans le 
type atbématique ; la désinence était sans doute "-(, et ceci 
permeltrait de rendre compte du type conjoint du verbe 
irlandais et de certaines formes slaves. Il y a là un pro 
blême ouvert, et, sans prétendre le résoudre, M. Meillet 
fissaie de le poser. Le skr. blidrati peut être analogique, 
puisque le -mi de la 1" personne bhàrâmi l'est certaine- 
ment. Observations de M.M. Gaulhiot et Ernout. 



Séance dl- 23 Février 1907. 



PrésidencL' de M. S»n( 



Présents: MM. Benoisl-Lucy, de Charcnccy, Chilol, 
Ernout, (iaulbiot, Huarl, Lejay, Meillet, Sainéan. 



Le procès-verbal de la séance précédente est lu et adopté. 

Election. M. Kosiavkise, d'Odfssa, 5, rue Joukovskaia, 
est élu membre de la Société. 

Communications. M. SAl^*ËA^ lâche d'établir l'étymolo- 
gie du mot dague qui apparaît d'ubord en français du 
Nord et à la date dr la dernière croisade. Il croît qu'il 
est d'origine persane et qu'il repose sur lune des formes 
du mol qui e»l tlf/ aujourd'hui, qui si^nllie maintcnatil 
« rasoir » et ijui a eu jailis le sens de n sabre n. Les autres 
formes fr-an(;aises coinjue duigufl reposeraient sur des 
forcnes dialei'lfiles iraniennes. 

Des observations sont faites par MM. Meillet, de Cha- 
rencey, Gaulhiot, lluart. 

M. DU Chamrnceï examine successivement les mots fran- 
çais joli (cf. béarn. gnlits » rouge-gorge ■■) ; jobard{c,l. go- 
heur); anicroche {ci. i'dnp s' g accroche'); garce; marmot; 
ffcsse (suéd. gos^e); bras/iquer (ci. astiquer); bartavelle. 

Des observations sont présentéi'S sur quelques-uns de 
ces mots par M. Gauthiot. 



SÉAr^cE DIT 9 .Mahs 1907. 



Pi-ésidencc de M. Bbl 



', président. 



Présents: MM. Bnmot, Cabaton, de Charencey, Chilot. 
Ernout, Gauthiot, Halévy, lluart, Lejay, Marouzeau, Meil- 
let, Reby, Sainéan, Thomas. 

Le procès-verbal delà séance précédente est lu et adopli^. 

L'adminislrateurde la Société signale l'élcclion de notre 
confrère M. Kern comme raemlire correspondant de llns- 
litut et, à ce propos, le secrt^taire-adjoint rappelle les Mens 
qui unissent M. Kern à la Société, ses multiples travaux, 
et sa compétence universellement reconnue. 

Présentation. Est présenté pour faire partie de la Société, 
M. de P*rKLB.iNT, docent à l'Université de Buda-Pesl, par 
MM. Meillet et Gauthiot. 



— C«J — 

Commanicatînns. M. Meillet explique le mot arménicD 
hawasar a pareil » par un emprunta l'iranien; on lit 
hâv(a)mr dans le pebivi de Turfan ; le second (''k-mciit 
n'est pas le mot sardah- « espace ». 

Observation de M, IIcAiir. 

M, Meillet montre eniîuile (jue, à en juger parle traite- 
ment des finales, le gotique avait conservé le type indo- 
européen des enclitiques; maïs rien n'indique l'existence 
de proclitiques en gotique. 

M. GAtTHioT indique la possibilité que le mot lînnois 
juma-ia, cérémiase juma, mordve 'jom de jondol » éclair " 
remonte à l'iranien ijima anciennement 'yama. Observa- 
tions de MM. Meillet, Ilalévy, de Charencey. 



Séance du 23 Mahs 19U7. 

Présidence de M. Sai^éa:*, vice-présideiil. 



Présents : MM, Benoist-Lucy, de Charencey, (iau- 
thiot, Ilalévy, Uuart, Lejay, Meillet, Psicliari, Sacleux, 
Sainéan. 

Le procés-verbal de la séance précédente est lu et adopté. 

ElectioD. — M. de |•ATBl;BÀ^v, docent à l'Université 
de Budapest, est élu membre de la Société, sur la présen- 
tation de MM. Meillet et Gauthiot. 

Gnnimnnications. — M. Psicuabi traite du mot homé- 
rique xpt et des explications diverses qu'en ont données les 
lexicographes, les grammairiens et les scholiastes grecs. 
I montre en particulier comment Arislarquesemble avoir 
touché la vérité, sans avoir été suivi d'ailleurs. Des 
remarques sont faites par MM, Meillet, Gauthiot et Ilalévy. 

M. Uai-évv compai'c le hongrois jà au turc igii, le hongr- 
oroszlan au turc ardan où il reconnaît un composé 'art- 
mlan. Rnfm il retrace Thisloire du mot éthiopie 
« poisson dont on lire l'ambre vert s et de ses formes 




— CCXlj — 

connexes. Enfin il retrouve i]ans le nom de A'inii;elaraciQft . 
"nin qui forme le nom du poisson. 

M. de Charencey traite de di(T(?rcnls mots français, tels 
que: clampin (cf. clnper'); lapin (cf. laprr); putain, et de- 
quelques termes argotiques. 



SÉA?iCE DU 20 Avril 1907. 
IVésiJenI M. Hilev». pri^sidenl en 188 



Présents: MM, Bauer, Benoist-Lucy, Cabaton, de Cha- 
rencey, Chilot, Clarac. Cohen, Ëmout, Gauthiot, Halévy, 
Huart, Marouzeaii, Meillet, Reby, Sacleux, Sainéan. 

Excusé: M. Brunol, président. 

Le procès-verbal do la séance précédente est lu et adopté. 

Pr^sentntiou. — M. Maurice Caiiem, élève de l'Ecole des 
Hautes Etudes, csl présenté par MM. A. Meillet et M. Cohen 
pour Taire partie de la Société. 

L'administrateur rappelle que le bureau s'est depuis 
longtemps appliqué à élargir le terrain d'action de la 
.Société, qu'il croit y avoir abouti, au moins en partie, en 
mettant la Société à même de publier une Collection Lîn- 
guistiqup, qui s'ajouterait aux Mémoires et au Bulletiti. 

Le secrétaire adjoint donne lecture du projet de traité 
que le libraire do la Société, M. Champion, est prêt à 
conclure avec elle et par lequel il s'engage à publier la 
CollectiûH Linguislitjiie en question. Il en met en relief, 
au cours de sa lecture, les points principaux. 

La Société approuve le traité tel qu'il lui est soumis, à 
l'unanimité- 

Comuinnications. M. Meillet, rappelant le fait reconnu 
par M. fU'zzenberger que le dépjacenicnl d'accent défini par 
la loi de M, de Saussure ne se produit pas après une tranche 
vocaliquc brève, en tire la conclusion que ce déplacement 
s'est produit de manière indépendante en lituanien et en 



vieux prussien, et, à plus forte raison, en lituanien et eo- 
slave. 

Remarque de M. Gauthiot. 

L'administrateur Ut ensuite une note de M. 1*. Reanaud 
sur les changements sémantiques des groupes de mots lat. 
imber, itmbra, gp, :[j.6po; d'une part, et gr. ■^.iyx, itefàXi], 
lat. miilede l'autre. L'auteur étant absent, il n'y a eu, selon, 
l'usage, aucune discussion. 



Séance du 4 Mai 1907. 



PrùsUlence de M. Sai 



Présents: MM. Bauer, Benoisl-Lucy, de Charencey, 
Chilot,Ernoul,Gaudcfroy-Deraombynes,Gauthiot,Halévy, 
Iluart, Lacombe, Meillet, Marouzeau, Sainéan. 

Le procès-verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

Election. M, Maurice Cahks, présenté par MM, Meillet 
et Cohen est élu à l'unanimité membre de la Société. 

Présentation. MM. Meillet et Gaudefroy-Demombynes 
présentent, pour Otre membre de la Société, M. van Gennep, 
40, rue de la Vallée-du-Bois, Clamart (Seine). 

Communication». M. Meillet montre que l'extension de 
la flexion des démonstratifs aux adjectifs germaniques est 
partie du nominatif pluriel masculin, forme oij l'extension 
de '-01 a lieu sur une 1res grande partie du domaine indo- 
européen. La gotique a encore ta trace de cette origint- 
des formes d'adjectifs forts. 

Remarques de M. Gauthiot. 

M. Gauthiot compare la 3' personne du présent de l'in- 
dicatif litudniennc du verbe « âtre »yrà au substantif armé- 
nien ir. Il considère en effet lit. i/rà et lett. ir comme des 
formes nominales. Le sens de « chose, fait, réalité », 
serait commun au lituanien et à l'arménien. Au point de 
vue morphologique, il est remarquable que comme f/rà, 




arm. îr est un tht^me en -â ainsi que le démontn 
dat. abl. plur, ifjç cl surtout insir. sg. iraiv. 

M. Meillet donne enfin lecture de quelques notes armé- 
niennes de M. de PatrubSny. 



Séance du 18 Mai iy(l7. 
Présidence de M. IIlabt, président de 490(1. 



L 



Prt'aents: MM. ('.abatoii, de Cliarencey, (^olien, Ernonl, 
(jaulhiot, llalévy, Huarl, Lacumbe, Reby. 

Assistant tHranger: M. van Gennep. 

Le prot^f's verbal de la dernière sénnee est lu et adoplû. 

Ëtectioii. M. van (Jennep, présenté par MM. (Jaudeffoy- 
Demombynesel Meillet est élu à l'unanimité. 

Coniniiinications. M. Reby examine les mots grecs en 
-Tiç; chez Homère, l'y est régulièrement long; cette caté- 
gorie estessentiellementdifîérenlfi de celle des mots latins 
en -tus;*-lù- représente i.-e.*-;w- plus un suffixe '-«-d'élar- 
gissement sous forme '-»-. 

Remarque de M. Meillet. 

M. van GcNNEP montre la coexistence, dans plusieurs 
langues de l'Afrique occidentale, de systèmes de numéra- 
tion essentiellement différents: un système quinaro-déci- 
rao-vigésimal à base anatomique, un système trinilaire 
chez les Bini de signification religieuse ; un système à base 
'■i'6 ou iO d'origine économique. Les renseignements dé- 
taillés fournis par le rév. D. Wostermann dans sa Gramma- 
tili der Ewe Sprac/ie (Berlin, 1907), permettent de com- 
prendre le mécanisme de ce système. Dans le dialecte ewe 
de l'intérieur le mot désignant une unité monétaire, 
soit un nombre déterminé de cauries, est un vérilable 
nom de nombre qui sert de base à la numération supé- 
rieure. 



Dialecte ewu du Dahomey : 
10 wo, 

IS fl/oW (trois pieds), 
20 /o (avoir fini de compter les doigts), 
40 kade, une corde de caurics, 
32 kiide uiewe, une corde plus dix plus deux. 
M /.aive, deux cordes, 
100 fcawe ko, deux cordes plus vingt, etc. 

Dialecte anchg: 
10 ew6, 
20 ewi, 

iO eka, une corde de caiiries. 
A partir de 40, le mot pour un, de. est remplacé par le 
mot n^i^a qui signifie caurie. D'od des formations comme; 
61 katakpogiga, une corde plus une demi-corde plus une 

caurie, 
79 agigalolekaweme, une caurie manquant à deux cordes, 
100 kawetakjpo, deux cordes et demi. etc. 

Dans ce dernier cas, l'origine i^conomiqiie du système 
de numération se présente avec une clarté dont on ne 
connaît que peu d'exemples. 

Remarijues de M.\l, de Charencey, Meillet (qui signain 
rhypotlièse de M. Pedersen sur rusae sorok), llal<5vy et 
G,iuthiol. 

M. DE Chaksxcëy propose des explications des mois diffi- 
ciles anicroche, ruubiard (où se retrouverait esp, hablnr) 
et serpHUère. 

M. Ualévï rappelle l'explication proposée par M. Meilli>l 
ô la Sociéti? Asiatique de av. mij<ra, déclare s'y rallier, {-t 
aborde le terme contraire liamij>riifa qu'il retrouve sous 
une forme plus ri^cente dans hongr, /tamis et où il voit un 
ancien ' hamis^nya, c'est-à-dire un équivalent de lat. 
commixliim. Il compare le fr. mêlée et explique ainsi le 
sens de «bataille, lutte, action adverse». 
Hemui'(]uc de M. Meillet. 



Séance dd 1 Juin 1907. 



présidence de M. Brunot, préside 



L 



Présents : MM. Benoist-Lucy, lïrunot, Cohen, de 
Cliarenccy, Ernout, Gaudefroy-Demorabynes, Gauthiot, 
Halévy, Hiiart. Lacombe, Lcjay, Marouzeau, Meillet, Reby, 
Rosapelly, Sacleux. 

Le procès- verbal de la dernière sf^ance est lu et adopte. 

Le président donne lecture de la circulaire, signée de 
notre confrère M. V. Tliomsen, annonçant la xv' ses- 
sion du Congrès international des Orientalistes k 
Copenhague (Danemark) dans la seconde moitië du 
mois d'août 1908. Bien que la Sociéli^ de Linguistique 
n'envoie jamais de délégués pour la représenter ft aucun 
Congrès, elle n'en sera pas moins heureuse de voir se 
rendre h Copenhague le plus grand nombre possible de ses 
membres. 

M. BatNOT lit ensuile une lettre émanant delà Société 
philologique de Rome qui demande que la Société de 
Linguistique contribue à la création d'un fonds Graziadio 
Ascoli. Comme la question relève de l'état des finances de 
la Société, la solution en est renvoyée, après échange de 
vues, au Bureau, qui est seul compétent. 

Cotnmanications. M. A. Meillet montre que la place du 
Ion sur la présufiîxale dans les présents tels que gol. fraih- 
nan, af-lifnan, etc., concorde avec l'accentuation du même 
type en lituanien, en slave et même eu sanskrit; il en 
conclut qu'il y a eu dès l'indo-européen un suflîxe *-ne- 
de présent ; car '-iiù- et '-tien- portuienl le Ion en général, 
à ce qu'il semble. 

Remarque de M. Gauthiot. 

M. HuAHT recherche quelle est l'étymologie véritable du 
nom de la forteresse d'jUamùl. Après un examen critique 
des sources et en tenant compte du dialecte parlé dans la 
région où se trouve .\lamiU, il se décide en faveur de 



— ccxvij — 

l'interprétalion Iradilionnclludes Pcrsansquîdécomposcnl" 
le nom il'Alamùt en a nid d'aigle ». 

L'administrateur lit ensuite (rois notes de M, Bréa! ; 
l'une sur l'origine latine de ail. cicAen, v. lia. ihhân, holl, 
ijken, cf. lat. aeqitare; l'autre sur mm»^/-fot sa famille ; la 
troisième en6n sur te néologisme autobus. 



Séance du 15 Juin 1907. 
Présidence de M. Huari, pré.siilent de li)03. 

Prf^seiits: MM. de Charencey, Cohen, Ernout, Gauthiot, 
Huart, Lejay, Lévy, Marouzeau, Meillet, Reby.Sacleux. 

Le procC'S- verbal de la dernière séance est lu et adopté. 

ConiniaDications. M. Cvhy résume devant la Société un 
travail sur le consonantisme sémitique. Il propose d'ad- 
mettre pour une période ancienne du sémitique commun 
l'existence d'aspirées sourdes et sonores. Il essaye en par- 
ticulier d'expliquer par là les différentes chuintantes et 
sifflantes du sémitique. On arriverait par cette hypothèse 
à obtenir un parl'ait parallélisme dans le système phoné- 
tique de celte langue. 

Des observations sont faites par MM. Meillet, Sucleux, 
Huart, Lévy, Gauthiot. 

M. Lévv rapproche le brocart injurieux : l'aze le puisse 
saillir (Beroalde de Verville, etc.) de la formule identique 
<]ui se trouve dans l'inscription de Tafnalit et d'autres 
textes égyptiens. 

La séance étant la dernière avant les vacances, leproo^s- 
verbal en est immédiaicment lu et adopté. 



J 



OUVRAGES OFFERTS A LA SOCIETE 



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W. Metbr-Hinteln. Die Schôptung det Sprathr. — Leipzig, Griinow, ItMb, 
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. J. Baudouin de CornTENtr. AutOKomya Piilski. — Gracovie, 1907, in-10, 
ail p. 

J. Baitdudin de Ci)unTENAT. LaUniko-itaijuuiku-iliivjmtikij pominal'nik, 
(■dsc. I, texte. — SiiiDt'Pflersbourg, Aeadimie dcn Srirntet, lOOfl, în-8, 
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Di KiiLOUÉ. Bod-soiil ou Tibtt (Anu-iles du Musée Guimel. BihliotWque 
ti'fttwle, t. XII). — Paria, Leroux, 1006, in-l, il -+- 301 p. 

Coaférentei faitei au Matée Gui'mct (Annales du Mniée liuimel. Dîliliu 
lUéque de Vulgarisation, l. XVlll et XL\), — P»ris, LiToux, 1900, ii»-8, 
fis p. Gl 287 p. 

RevUla de la Faeulluil de Lttrai y Cienciot, vol. 111, n* I. — La lluvane. 
Uiiiversitd, I1KI6, in-l, 8H p. 

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r isc. 3 et t. — Sal2boiirg, Zauuritli, 1U06. 



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vol. XXXVI. — Boilon 

K.-F. Kaiualainen. Zur oiljiikiichtH Lautgatkichtt, I. Veber dan yutalw- 
niNi Jur fraie» Silbt (Uémitirei de la Saciélr lînno-ougrienne XXIIl). — 
Hi'IsingforB. Sociifi (iano-augrienur, 190S, in-H, xviri + 304 p. 



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W. Sckuhe. Band XL; îfeup Folgi- Band XX, Htfl, \. - Gfllersloh, Ber- 
leUmann, tWW. 



Staxre d« (.'nirr 1907. 
. Èlitilr me la ii/mtilifienUnn de Vortho^rnfke . ~ Pnria, 1906, 
Nï, Le Hiiiiilirc duel m grtc. — Pari», Klincksieck, 1906, in-8, 



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Reviila df ta FatnHad de Leirai y Cimeiat, vol III, fasc. 3. — La Havane, 
^Universitj, 1906. 
Jauraat mîntiiiae, lO- ïùrie, lomp VIII. n- 1 — Piiri», Leroux, 1907. 

De Cihkev.:ey, Si>r h, i.Uomei- de la famille Cl,!cl.imfq.,f. — ParU, 1907, 
io-e, 3.1 p. 



P.-W. Sluhidi. Uif .Mcm-Kftmci- l'ofirr ffiiii HiadeylUd zKidthfn Vùlkeru 
Zeniralaiient u. .4iH(rnndi™#J. — Brunswick, Vieweg, 1906, in-8, \n ■+■ 1S7 p- 

GStehorgi migikolai arittrip, vol. XI, inn^e lOOH. — Gotbemboarg, Wet- 
Icrgren et Kcrber, iii-8, OOO p. 



Sêaner du S avril 1907. 

i. Baudiii'in de CoiTfiTE.NAT. Compte rrndu de jjzykax ■ nravax par Kra- 
atietkg («ulrait du èarnal miniittrttva nnrodnnifo protretctnija). — Suinl- 
Pélersbnurg, 1906. 

J. BAi-nouiti DE CniKTENAv. Rntg prsuûag s arcMimim Iladomtkiega (eitmit 
dn Malerialy i Pratr Kominji jtiykOKcj). — Crttcovie, Aeadimw det ickneei, 
1903, in-8. 

R. BnAïinaiBTTEn. FAn Prmlramm î« einem verglcitlienden Wôrtirbuclt der 
midaia-pulijnnUcknH Spraehtn. — Lueeme, Haag, 1906, in-8, p, 74. 



— ccxx — 



Séance du fO avrU 1907. 

Zivaja Starina, année XV, fasc. 4. — Saint-Pétersboarg, 1906. 

Revista de la FacuHad de Letrat y Cieneiai, vol. IV, fasc. i. — La Havane,. 
Université, 1007. 

Zeitschrift fur vergleichende Sprachforschung, Band 41, Heft 1-S. — Gœt- 
tingue, Vandenhoeck u. Ruprecht, 1907. 

Journal de la Société Finno^ugrienne, vol. XXIII. — Helsingfors, 1906. 



Séance du 4 mai f907. 

Jouirai aiiatique, 10" série, tome IX, n* 1. — Paris, Leroux, 1906. 

U. MôLLER. Semitisch und Indogermanitch, Erster Teil; Kontonanten. — • 
Copenhague, Hagerup, 1907, in-8, xvi + 395 p. 

J.-M. Meunier. Histoire du nom de lieu Chaulgnet. — Nevers, Vallière, 
1907, in-8, 32 p. 

Séance du 1" juin 1907, 

Zetttchrift fur vergleichende Sprachforschung. Band 41, Helt 3. — Gœt- 
tingue, Vandenhoeck u. Ruprecht, 1907. 

P. Oltramare. Histoire des idées théosophiques dans VInde (Annales da 
Musée Guimet. Bibliothèque d'Étude, t. XIII). — Paris, Leroux, 1907, in-4. 

Annales du Musée Guimet (Bibliothèque de vulgarisation, t. XXI, XXII,. 
XXIU, XXIV). - Paris, Leroux, 1907, in-8. 



PUBLICATIONS DE LA SOCIÉTÉ DE LINGUISTIQUE 
JUSQU'AU a NOVEMBRE 1907 



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N. B. — Le 1~ n* du tome t du Bulletin commence avec la page XXI des 
procés-verbaux des si^unct's, Ll's paiies 1-VllI. IX-XX sont brochées avec tes 

fascicules i Pl 3 du tome I de» Mèmoiris. et ne peuvent en être séparées. 



De plus, la librairie Chiiinon vii publier, sous les auspices de la Société, 
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On est prié de s'adresser directement ^ M. Ghahvioi', éditeur, 6 quai Mala- 



NlilCKOLOGIE 



GRAZIADIO ASCOLI 



L'Italie vient de perdre un de ses grands savauts, ie 
philologue (iraziadio Ascoli. Tout ce qui s'inti^resse k 
l'élude scientifique des langues ressentira cette perte; la 
France a des droits spéciaux pour prendre sa part de ce 
deuil. Ascoli était membre associé de l'Institut ; il a con- 
sacré quelques-unes de ses recherches les plus intéres- 
santes aux dialectes populaires parlés en France ; il a en- 
tretenu avec les savants français des rapports toujours 
affectueux et cordiaux. 

Né à Ooritz, dans le Frioul, ses parents le destinaient 
au commerce. Mais une vocation irrésistible l'entraînait 
vers l'élude, et en particulier vers l'étude des langues. A 
peu près sans maître, il poussa simultanément l'étude des 
langues sémitiques (il était israélile de naissance) et celle 
des langues indo-européennes ; de Tun cl de l'autre côté, 
il fit des progrès rapides. On a cru quelquefois reconnaî- 
tre à la race sémitique une aptitude spéciale pour co genre 
de recherches : on aurait mieux fait d'observer comment 
sa situation politique et sociale, qui la condamnait à vi- 
vre à l'état dispersé dans le monde, lui faisait de l'étude 
des langues une nécessilé. Il en est de ceci comme de sa 
prétendue aptitude pour les aiïaires : tous les groupes de 
population auxquels la possession de la terre était inter- 
dite ont senti pareillement s'éveiller en eux la vocation 
commerciale et financière. Les Arméniens dans l'empire 
turc, les Parsis dans l'Inde, peuvent servir de preuves. 



— CCUIIJ — 

Dès l'àge de seize ans, il se fit connaîlre par un excel- 
lent travail sur le frioulais, dialecte vénitien raûlé d'élé- 
ments celtiques. En 1860, quand la ville de Milan, ren- 
due à elle-même, voulut se donner une université sous le 
nom d'Institut xdeutifique et littéraire, Ascoli y fut ap- 
pelé un des premiers, en qualité de professeur extraordi- 
naire. Depuis ce temps, quoiqu'il eâl sans doute plus 
d'une fois le choix entre toutes les Universilés d'Italie et 
du monde latin, il n'a plus voulu quitter la ville qui 
l'avait adopté. Le tilrc de sénateur du royaume d'Italie 
vînt lui prouver plus lard que sa patrie d'adoption lui 
était reconnaissante. 

Les travaux d'Ascoli se partagent entre deux directions 
bien tranchées : dune part, il s'est révélé un des maîtres 
de la philologie néo-latine, se plaçant à côté de Diez, émule 
de Gaston Paris, chef de toute une génération de roma- 
nistes ; et, d'autre part, il a creusé le champ de la lingui- 
stique ârjenne, faisant des découvertes dans la phonétique 
sanscrite, dans la grammaire irlandaise, décrivant avec 
un art inconnu avant lui certains faits délicats de la gram- 
maire hellénique. A ces deux directions, il ajoutait tout 
ce que lui fournissait sa connaissance d'idiomes moins 
répandus, tels que l'albanais, le tsaconien, le tsigane. Il 
a montré par son exemple que l'extension du champ 
d'étude, loin de nuire à la sûreté des observations, peut 
servir à aiguiser le coup d'œil et suggérer des solutions 
nouvelles. 

Four parvenir à une telle maîtrise, îl faut des dons 
hors ligne. Par l'étendue de son savoir, Ascoli, parmi les 
linguistes du xix' siècle, a occupé un rang à part, que per- 
sonne en Europe n'a pu dépasser ni atteindre. Il restera, 
pour ses collègues d'Italie et du dehors, un rare souvenir 
et un modèle, 

Michel BnÉAi.. 

(Extrait du Joimiat .lr« Dilbali.) 



VICTOR HENRY 



Victor Henry est né à Col marie 17 août 1830. Son père, 
l-Mouard Henry (morl en 1856), était professeur au Lycée. 
Néanmoins, après ses études. Victor Henry ne s'est pas 
destiné à l'enseignement; il a éludiv le droit, d'abord à 
la Faculté de Strasbourg, où il a été reçu licencié en 1869, 
puis, après une interruption causée par la guerre de 1870- 
187!, à la Faculté de Dijon, où il a obtenu le grade 
de docteur en 1872 (avec une thèse sur la Poxsi'ssion préto- 
rienne). Dès la lin de 1872, il était nommé professeur de 
législation usuelle, d'économie politique et de géographie 
commerciale ft l'Institut du Nord, école de commerce 
établie à Lille. En juin 1880, il devenait conservateur 
on chef de la bibliothèque municipale de Lille, fonction 
qu'il a occupée trois ans. Rien ne semblait donc orienter 
Y. Henry vers la linguistique ; mais ces études l'attiraient, 
et il consacrait à des recherches sur les langues le temps 
que lui laissaient ses occupations. Une Note sur les posses- 
sions anglaises et françaises de la Sénégambie (Lille, 1876) 
atteste, entre temps, avec quel zèle il se donnait & son en- 
seignement. 

S'il avait eu des maîtres et avait reçu l'enseignement 
universitaire de la linguistique, V. Henry aurait sans, 
doute commencé par l'étude des langues indo-europôon- 
nes ou des langues sémitiques ; mais il travaillait seul et 
dans un isolement complet; il fournit, on le remarquera, 
l'un des très rares exemples où l'on voit un autodidacte 
parvenir, simplement avec des livres, à se créer une mé- 
thode rigoureuse et correcte, exactement conforme à celle 
qui est enseignée dans les Universités. 

C'est par l'américanisme qu'il a abordé la linguistique, 
lin 1877, il soumettait au congrès des américanistes un 
mémoire : Le Quichtta est-il une langue aryenne^ (Congr. 
tl. améric, II, t. II, Luxembourg, 1877). En 1878, il 
publiait son Esquisse d'une grammaire de la langue 



Innok (Eskimo), et commençait à collaborer à la Bévue 
de linguistique; une étude aur Les trais racines du verbe 
K être n dans tes langues indo-européennes, parue la mCme 
année dans les Mémoires de la Société des sciences, de 
l'agriculture et des arts de Lille n'ëtait encore que de 
la vulgarisation, mais attestait que l'auteur ne négligeait 
pas les langues indo-européennes. En 1879, dans son 
Esquisse d'une grammaire raisonnêe de la langue alèoute, 
il s'efforçait de mettre au point les résultats qu'on peut 
tirer des publications du Russe Venjaminov; il apportait 
au Congrès des amt^ricanistes de Bruxelles une Gram- 
maire comparée des trois langues Itt/perfjoréefineit (groi^n- 
landais, tchiglesk, aléoute). t'n 1880, il publiait, en col- 
laboration avec M. Adam, l'Arle g vocabulario de la 
Lengua Chiquita, et, seul, une Note sur le parler des hom- 
mes et le parler des femmes dans la langue c/iiguila. 

A ce moment, l'attention de V. Uenry commence à se 
porter d'un autre côté ; lagrammaîre compuréedeslangue}> 
indo-européennes était alors en pleine rénovation; il ini- 
porlait de s'associer à ce travail qui devait aboutir à po- 
ser une méthode rigoureuse, utilisable pour toutes le» 
langues, et il importait en même temps de faire connaî- 
tre en France les résultais acquis. Pour n'être pas arrûté 
dans la suite de sa carrière par l'absence de litres univer- 
sitaires, V. Henry prend courageusement la licence 6s- 
lettres en 1880, à Douai. Aussitôt, et bien qu'il fût ii ce 
moment chargé tout à la fois de son enseignement et 
de la bibliothèque de Lille, et tout en faisant des con- 
férences (Sur la distribution gèngraplnqtie des langues, 
Lille, 1881), il prépare ses thèses de doctorat es lettres, 
donnant ainsi la mesure de sa rare capacité de travail. 
La Faculté des lettres de Paris, moins riche en personnel, 
moins accueillante et moins large aussi qu'elle ne l'est 
aujourd'hui, lui refusait une étude sur l'afghan; il la 
publie dans la Revue de linguistique, vol. XIV (1881). 
p. 327-372, et XV (1882), p. 113-161. Tirant habilement 
parti de documents insuffisants, il aboutit à la conclusion, 
maintenant indiscutée, que l'afghan est un dialecte ira- 
nien. En 1682, parait dans le volume I du Muséon, \& 



— ccixvj — 

premier article de la série des Esquisses nwrphologiques 1 
Considérations sur la nature et Cor'igine de la flexion 
indo européenne. Kntré à la Société de linguislique le 22 
janvier 18S1 , Il comineiiçait sa collaboration aux Mémoi- 
res dî-s 1882, par une petite note sur Betn et Femen, 
vol, V, 223. En mai I(t83, il soutenait, avec un succès 
éclatant, devant la Faculté de Paris, ses tlièses de doc- 
torat es lettres : Élude sur l'analogie en générai et sur les 
formations analogiques de ta langue grecque (prix Volney 
et prix de l'Association des études grticiiues, 188i) et De 
sermonis humant origine elnaturaM. Terentius Varroquid 
senneril. 

Par ses Esquisses morphologiques, Aoni le deuxième arti- 
cle, sur les T hèmes féminins à racine fléchie, paraissait en 
188i,le troisième, sur le Subjonctif latin, en 188o, le qua- 
trième sur le Nominatif-accusatif pluriel neutre, en 1887, 
et le dernier, sur les Infinitifs latins, en 1 889 (tous dans le 
A/Ksrfott), et par son Élude sur l'analoqie,\ . Henry entraitau 
cœur de la grande série de recherches qui s'était ouverte ■ 
quelques années auparavant. Le livre sur V Analogie pré- 
sentait moins une théorie générale de l'auatogie, qui aurait 
été prématurée il ce moment, qu'une collection d'illustra- 
tions grecques du principe de l'analogie morphologique 
qui venait d'être reconnu. Et les Esquisses morphologiques 
ofTraient des essais de systématisation de certains grou- 
pes de faits grammaticaux ; la premii>re des Esquisse» 
renferme des hypothèses très hardies et l'indication de 
théories très larges, tendant mémo h rejoindre l'indo- 
européen au sémitique. 

Aussitôt docteur, V. Henry avait étéCle 21 aoiU1883), 
sur la recommandation de M. Bréal, chargé d'uncours de 
philologie classique h la Faculté des lettres de Douai 
(transférée iï Lille en 1887). L'enseignement de la gram- 
maire comparée qu'il y donnait l'a amené h rédiger un 
ouvrage dont l'étude sur VAualogie n'étaitaufond qu'une 
première ébauche, et qui a été le plus achevé et le plus 
utile de tons ses livres, celui aussi dont le succès a été 
le plus vif: [e Précis de grammaire comparée du grec et du 
latin, Paris, 1 888, qui est en France à la sixième édition (la 



— CCXKVlj — 

dernière parait en ce moraenl), el qui a êlé traduit en 
anglais (1890) el en italien. Au moment où cet ouvrage, 
admirablement clair et bien proportionne, a paru, le Grun- 
driss de M. Brugmann étaitloin d'être aciievé ; el, en France, 
il n'exislait aucun livre qui permit de se mettre au cou- 
rant de l'état des connaissances sur la grammaire com- 
parée des langues indo-europc^ennes ; le Pre'cisdeV. Henry 
mettait h la portée des étudiantsles dernières découvertes 
de la grammaire comparée et amenait à la linguistique des 
amis nouveaux. Le service rendu par l'ouvrage de 
V. Henry a f^'té immense : ie Précis apportait un vérilablo 
renouvellement aux vues qui avaient cours, et faisait 
entrer en circulation, sous une forme arrêtée et pri^ciso, 
l'essentiel des résultats acquis par la linguistique indo- 
européenne depuis 1870, 

En même temps qu'il préparait cet ouvrage décisif, 
V. Henry complétait sa connaissance du sanskrit; dés 
188o, il publie et traduit trente stances de Bhàminî- 
KïWsrt ; en 1888. il traduit le Sceau de iiâksasa, en 18S9 
Agnimiira et Mâ/avi/m. Cette étude du sanskrit avait pour 
conséquence un nouvel ordre de rechei'ches : la syntaxe 
comparée, sujet trop négligé, surtout alors. Un premier 
article sur cette matière, La proposition in/imlive, est de 
1889 ; un second, Lu relation localive dans les langues ita- 
liques, de 1897 (tous deux dans la Hevue de linguistique). 
Dans une direction toute différente, il publiait en t88o, 
s&Contriôiilionà l'élude des urigines du Décasyllabe roman. 
La mort accidentelle d'Abel Bergaigne avait rendu 
vacante en août 1888 la chaire de sanskrit et grammaire 
comparée de la Facullé des lettres de Paris : en décembre 
de la même année, Henry était chargé du cours de gram- 
maire comparée, tandis que le cours de sanskrit était 
conlîé h M. Sylvain Lévi ; par la suite, M. S. Lévi ayani 
été appelé au Collège do France, V. Henry a réuni les 
deux enseignements, et a été enfin nommé professeur 
titulaire de sanskrit et grammaire comparée ; il aura 
sans doute été le dernier à porler ce titre, car la chaire a 
été divisée de nouveau après sa mort, et cette fois, à ce 
qu'il semble, de manière déiînitive. 



i 



V. Henry élargissait loujours : 
gnait bientôt l'enseignement de 
des langues germaniques à celui des lan^i 



connaissances ; il joî- 
granimaire comparée 
que! 



; clat 



la chose lui élaît facilil(5e par lo fait qu'il savail très bien 
pratiquement l'allemand etl'an^lais. Il a ainsi été conduit 
par son enseignement à écrire son Prrcis de grammaire 
comparée de fang/ais et de l'allemand, qui a paru en 1893, 
a été aussitôt traduit en anglais (189i) et a eu une seconde 
(édition en 1906. 

La mort de Bergaigne avait laissé les études védiques 
sans représentant en France ; V. Henry s'est donné pour 
mission de continuer Rergaigne et d'enseigner la philolo- 
gie védique. En 1890, il publiait le Manuel pour élwiier 
ie saiviCril védique, préparé par Itergaigne ; en 1892-94, 
les Quarante hymnes du liit/vëda, traduits par Bergaigne 
(dansIesMe/Hoires de la Société). En môme temps, il abor- 
dait la première traduction de l'Alharvavéda ; le livre XUI 
paraissait en 1891, le livre Vil en 1892, les livres VIII et 
lXenl894.leslivresX, XletXUen 1896. En 1903, il tra- 
duisait la Religion du Véda de M. Oldenberg ; en 1905, il 
tirait de ses études sur rAlharvavL'da un livre sur Is 
Magie dans l'Inde antique ; enfin il a décrit le sacrifice de 
Soma dans un grand ouvrage fait en collaboration avec 
M. Caland, l'Agni^loma, dontila pu voir encore paraître le 
premier volume et dont il achevait de corrigeras épreuves 
quand la mort l'a surpris. En outre, V, Henry a fait pa- 
raître de nombreuses noies sur des points particuliers, 
notamment dans les Mémoires de la Société (IX, X et 
XIV), dans le Journal asiatique, la Revue de linguistique, 
les Mélanges de Harlez et Kern, les publications des congr&s 
d'orientalistes, \e Journal des savants; l'article Quelques 
mythes naturalistes mécojinus (Rev. d. et. gr. , V, en 1 892) 
porte aussi au fond sur les choses védiques. — En 190i, 
il avait publié un livre de vulgarisation sur les Littératures 
de l'Inde. 

Tout en poursuivant avec cette activité ses éludes et 
ses publications sur le Véda, V. Henry ne négligeait pas 
la linguistique. Outre les Esquisses morphologiques et les 
Etudes de syntaxe comparée déjà signalées, il publiait en 



1900 son Lexique étymologique des termes les plus usuels 
du Breton moderne et son Dialecte alaman de Calmar. Le 
Lexique étymoio<iique a été provoqufS par des sL'jours faits 
«n Bretagne; c'est le seul qui existe pour le brclon. 
L'étude sur le dialecle de Colmar n'est pas faite sur le 
parler actuel, mais sur celui que l'auleura parlé dans son 
enfance, avant l'annexion de l'Alsace à l'Allemagne ; c'est 
un travail d'une rare précision. — En 1902 paraissaient les 
Éléments de sanscrit claisigue, et en 1 904 le Précis de gram- 
maire pdlie, tous deux écrits pour la collection de l'Ecole 
française d'Extrôme-Orient ; en 1904 aussi, l'article sur La 
déclinaison en Âpabhramça (M. S, L.. XIV, 149-162). 

Les questions plus générales de la linguistique (la na- 
ture du langage, l'origine du langage, le langage et la 
pensée) ont été traitées avec clarté dans les Antinomies 
linguistiques (1896), ouvrage remarquable et qui ne pa- 
rait avoir été ni lu autant qu'il le méritait ni apprécié à 
sa très haute valeur; on notera cependant qu'il a été tra- 
duit en hollandais par MM, Hesneling et Salverda de 
Grave (1898). Kt l'élude sur le Langage martien (1901 ; 
extrait de la Rei'ue de linguistique) a montré jusqu'où 
V. Henry poussait sa curiosité cl quel parti il savait tirer 
de faits au premier abord simplement bi/arres. 

Cependant V. Henry collaborait iilaHevue critique avec 
une singulière assiduité ; il lisait tout, et avec attention, 
donnait sur tout un avis indulgent, mais dont rien ne pou- 
vait altérer la sincérité. Si l'opinion françaiseest parvenue 
aune appréciation juste des choses et des personnes en lin- 
guistique, c'est en grande partie à la droiture et à la 
conscience de V. Heni-y qu'on le doit. Et sur bien des 
points, il a contribué à rectifier les idées, à préciser les 
détails. Par leur méthode générale et par les critiques de 
détail qu'ils renferment, ses comptes rendus ont large- 
ment contribué au progrès de la science. 

Durant les dernières années, V. Henry a publié des 
articles de vulgarisation dans des revues, des articles d'in- 
dianisme dans la Revue de Paris (1901-190o), et la série 
■sur les Indo-européens (^L'histoire avant l'histoire) dans la 
flct'i/e */<!'(/'' (1904-1907). On notera aussi une conférence 



Hur Somn et Haoma dans les publications du Mnn^e Gui- 
met (I9U7) et le livre sur le i'arshme (1907), 

La simple i'; numération qui précède donne une idée de 
Tanipleiir de connaissunces, de la vaste curiosité, de t'ac- 
livité infatigable et conslanle de V. Henry. Et «ncore les 
nolea parues dans divers recueils n'y ont-elles pus été 
signalises en détail : à vrai dire, ces noies n'ont pas la 
inâme importance que les grandsou vraies. Non pas qu'elles 
aient été faites avec moins de soin ; V. Henry pensait el 
écrivait tout autant un compte rendu de dix lignes qu'une 
page d'un grand ouvrage, et il n'y a rien de négligé dans 
son œuvre. Mais il n'était pas l'bomme des recherches de 
détail. Durant toute sa carrière seientiliquo, son objet a 
été d'exposer de larges ensembles, d'en présenter les di- 
verseaparties à leur plan exact, avec les proportions justes, 
de mettre en évidence le groupement logique et l'inter- 
dépendance des faits. Et c'est ce qui le rendait si éminem- 
ment apte à la vulgarisation, déjà très estimable, qui 
répand dans un public étendu les cont-hisions scienliliques 
acquises, ut plus encore à celte vulgarisation plus haute 
et vraiment créatrice, qui en mettant au point pour la 
première fois, dans des traités dcnsenible des résultats 
jusque-là épars, leur donne par \i\ leur valeur et leur 
force. Dans ces grands exposés, le détail est toujours soigné, 
les formes citées sont scrupuleusement correctes, la préci- 
sion est parfaite; mais rien n'est fait en vue du détail ; 
V. Henry n'élail pas, comme la plupart des linguisles. venu 
à la linguistique par la philologie ; el il n'avait pas le 
goût du travail sur les textes, de la poursuite du t'ait cu- 
rieux el inédit; tous ses exposés sont fondés sur des faits 
déjà connus, et de préférence sur de grands groupes de faits. 
L'étude surle /JiW^c/e rfe Co/zHar est sansdoutelaseule de 
ses publications qui repose sur des observations person- 
nelles el ne soit pas la mise au point el la systématisation 
logique de choses déjà notées ; or, c'est le résultat 
d'observations fuites par l'auteur principalement sur lui- 
même. Le rôle de V. Henry dans la linguistique de son 
temps aura été avant tout de grouper d'une manière 
rigoureusement méthodique les faits connus, et de donner 



des exposés bien équilibrés, claifs cl coh^rcnU qui ont 
fait appai'allrv en pleine Inmiëro les ri'sultuts acquis. 

C'est dire que V. Henry a été un professeur. Son nclion 
sur l<!s élèves était grande. La netteté de sa pensée, 
le lour oratoire qu'il prêtait naturellement k ses idées 
donnaient fi son enseignement un caractère saisissant. 
La conférence sur l'Emploi de la grammaire lùsloriqve 
dans les Conférences du musée pédagogique {\^iS^) vn^c\x\. 
donner quelque idée. 

Tous ceux qui ont connu personnellement V. Henry 
garderont de lui un souvenir 6m\\. La conscience très 
haute qu'il avait de ce qu'il devait a la science et à la 
fonction dont il était chargé n'enlevait rien à sa bienveil- 
lance; les jeunes linguistes dont, comme professeur de 
Sorbonne, il a eu à examiner et à discuter les thèses savent 
Lavec quelle pi-omptitude, quelle attention et quel soin il 
I les lisait, comment il les conseillait, les encourageait et 
I les soutenait ; tous sont restés ses obligés. Il y avait 
Lquelque gravité, quelque solennité même dans le savant 
l.et le professeur ; mais ceux qui ont approché V. Henry 
* savent quelle sensibilité vive, presque maladive à force 
!■ d'intensité, se cachait derrière celte première apparence. 
Le savant qui ne prenait guère de repos el qui n'a 
assé de travailler et de produire, le professeur dévoué 
[ qu'était V. Henry a eu la lin qu'il méritait : il est mort 
debout. Le mercredi 6 février 1907, îl était venu à Paris, 
il avait fait £i la Sorbonne ses deux cours habituels ; il 
était rentré à Sceaux, comme de coutume ; cl le soir, en 
y quelques minutes, il est mort d'une angine de poitrine 
} entre les bras de la compagne de sa vie. 

A. Meillet. 




Sdl'llLS lil (IC.K 



Le 8 juillet 1907, Sophus Bugge. est morl à KrlslianJa. 
où it était professeur. Sans contesle, c'était l'un des lin- 
guistes les mieux doués de IKurope acluelle, et il était 
aussi remarquable par l'étendue et la variété de ses con- 
naissances que par k ricliesse et l'originalilé de ses idées ; 
les unes et les autres le plaçaient au tout premier ran^j 
parmi les savants do noire époque. Mien que son activité 
se soit exercée sur la plupart des domaines qui relèvent 
de la linguistique indo-européenne et de la philologie, 
c'est surtout par ses interprétations d'inscriptions an- 
ciennes, par ses commentaires sur la mythologie, et par 
ses travaux en grammaire comparée qu'il est parvenu ii 
ta renommée universelle. 

Ses travaux de début portaient sur la poésie populairo 
de son propre pays, la Norvège; en 1838, il publia un 
recueil de chants populaires. C'est d'ailleurs à ces pre- 
mières études que se rattachent étroitement ses recher- 
ches postérieures sur la poésie héroïque des anciens peu- 
ples Scandinaves. On connaît son ouvrage principal sur Iîi 
matière; c'est sa fameuse édition critique de l'Edda du 
Saeraund, parue en 1867, qui est devenue du jour au len- 
demain le fondement indispensable de tous les travaux 
luuchaiit l'Ëdda ; pour la première fois la critique des 
textes et leur interprétation étaient faites de main de maî- 
tre et apportaient vraiment la lumière. S, Ituggc n'a ja- 
mais fait paraître la seconde édition de son a'uvre, qn'il a 
pourtant préparée très longtemps. Mais il a témoigné dans 
la publication d'autres textes des mêmes qualités et d'un 
bonheur égal ; l'épopée de Beowulf luia été particulière- 
ment favorable, et ses recherches sur ce poème si impor- 
tant et si diflicilc sont probablement ce qu'il y a de meil- 
leur sur la matière. 

Dans de nombreux écrits, Sopbus Uugge s'est occupi- 
de la grammaire, de la métrique et de l'étymologie du 



— CCXÏXIIJ — 

vieil islandais el du vieux norvégien. Toujours, il a ou- 
vert des aperçus nouveaux; ainsi, en 1876, dans un ex- 
posé oriil fait à Copenhague, où il a démontré le rôle que 
la quantité des syllabes joue dans la métrique vieille h- 
Undaise. Mais Uii^e est surtout connu par ses impor- 
tants travaux sur les inscriptions runiques des pays 
Scandinaves ; on peut passer sous silence les nombreux 
articles et les monographies où il a déployé tant de la- 
lent dans l'interprétation et dans le commentaire ; il sullit 
de rappeler ici ses grands ouvrages sur les inscriptions 
de la Norvège a Norges indskrifler med de œldre runfr s 
<it « Norges indsknfter med de ynf/re nmer ». 

Dans ses études sur les runes, Sopluis Rugge avait 
montré beaucoup de hardiesse, mais il en a montré bien 
davantage quand il s'est occupé de mythologie ; il a 
même suscité à ce propos une émotion peu ordinaire. 
Dans une série de conférences faites à Uppsala en 1880, 
il exposa comment selon lui leb légendes des dieux nor- 
végiennes et islandaises comportaient un 1res grand nom- 
bre d'emprunts aux légendes chrétiennes du début du 
moyen ige et aux récits tirés de la mythologie classique ; 
ft son avis, la population chrétienne des lies Britanni- 
ques avait servi d'Intermédiaire principal cl avait trans- 
mis aux vikings norrois tous ces réf;ils venus du Midi et 
Je rOrient. Par la suite, Hugge reprit celte théorie dans 
son livre intitulé « Stndier over de nordiske gude- og hd~ 
Ivsangs oprindehe » qui parut en 1881-188!* en norvégien 
et en allemand à la fois. Ses opinions donnèrent lieu ii 
des disputes enflammées et il fut attaqué avec passion ; 
mais on peut dire maintenant que ce qui reste apri>s tant 
<le discussions, c'est que S- llugge avait raison en somme, 
el que si bien des détails s'expliquent aulremcnt qu'il ne 
l'a cru, sa théorie n'en repose pas moins sur une iitév 
vraie. 

S. Bugge s'est encore montré remarquable, quand il 
s'est tourné vers les langues classiques et romanes, et 
vers les inscriptions de l'Italie, comme en témoignent ses 
<i Altitalische Studien o. Mais il a été moins heureux 
quand il a essayé de résoudre par la grammaire companée 



— CCXXXIV — . 



Tiin des problèmes les plus irrilants qui soient, celui de 
Tétrusque. C'est avec peu de succès qu'il a tenté de le 
lire et de lui assigner une place parmi les langues indo- 
européennes en le rapprochant non plus des langues de 
rilalie, mais de l'arménien. Ici son talent proprement di- 
vinatoire et sa grande hardiesse dans les hypothèses Tont 
induit en erreur. 

Il était né en 1833 et avait été nommé professeur do 
linguistique indo-européenne et de vieux norvégien à 
rUniversité de Kristiania en 1864 ; il était docteur hono- 
ris causa de l'Université d'Uppsala depuis 1893 et associé 
étranger de Flnstitut de France; noire Société le comp- 
tait parmi ses membres depuis 1878. 

R. CiAUTHIOT. 



CO.Ml»TI-:S BIvNDUS CfUTIÔlJES 



I.'piiii-ignommt tli' In i/ranimaire. — Confcrcncos du miisiV 
pédagogique par MM. V. Henry, F. lîrunol, H. (ia'Izt'r, 
I.. Siidrc, Ch. Maquel. Paris 1906, iii-8, 18.". p. 

l/inliîrél de ce recueil est surlout pédagogique, et il n'y 
aurait guère lieu que de sigoaler ici les judicieuses remar- 
ques de notre regretté confrère V. Henry et de M. Brunot 
sur la part à faire à l'histoire des langues dans l'enseigne- 
ment secondaire, si la conférence de M, Sudre sur la ter- 
minologie grammaticale ne posait des questions graves et 
délicates. La terminologie employée dans les écoles est 
incoliérente parce que la plupart des auteurs de grammaires 
et des maîtres n'ont sur les principes généraux de la lin- 
guistique que des idées troubles et sans précision. Metlrc 
sur le môme pied comme parties du discours, le substantil', 
l'adjectif et le verbe est évidemment absurde, puisque le 
substantifetl'adjeclifsont deux variétés d'une môme espèce, 
le nom. Quant aux déPinitions de termes, elles sont pour 
la plupart fautives parce qu'on veut définir les catégories 
grammaticales par l'usage syntaxique, ce qui conduit & 
des abstractions vides de sens, au lieu de les définir par la 
forme. Il est d'ailleurs inutile de donner la plupart des 
déHnitions ; pour l'article par exemple, il suffit de dire que 
les articles franijais sont : ie, la, les, un, des, avec quelques 
combinaisons équivalentes (au alternant avec à le, etc.); 
l'énuméralion est ici la seule définition possible et utile. 
A. Meillet. 






K, BiiLGMAN> ' u. A. Leskie>. — Zut kritik i/er kiiiislHcften 
Wrltspraclicn. Strasbourg. Iî)07, in-S, 38 p. 

Charges par l'Académie saxonne d'étudier la question 
dos langues arlificiclles qui a été, comme on le sait, posée 
devant les Académies, MM. Itrugmunn etLeskien se sont 
partagé la tâche. 

M. Brugraann a cxamior d'imo manière générale lepro- 
bli>mc ; et il se montre 1res sceptique ; une langue univer- 
selle ne dispeusera d'apprendre les langues nationales ni 
pour la science, ni pour les alFaires; l'apprendre est donc un 
gaspillage de force ; d'ailleurs comment instaurer vraiment 
une langue universelle, et une fois posée, comment en 
maintenir l'unilé contre la tendance au changement qui 
se manifeste constamment. — Le scepticisme de M. Brug- 
mann est peut-être excessif, malgré le caractère ju<Iicicux 
de ses observations. Les langues communes modernes 
comme le français comportent une large mesure de fixation 
artificielle et do maintien par l'école et lautorité pu- 
blique. On conçoit très bien qu'une langue universelle 
soit lixée et maintenue par des autorités analogues ; et elle 
faciliterait assurément les relations orales, notamment les 
relations entre savants ou hommes d'affaires, d'abord pour 
les choses accessoires et ensuite pour un usage de plus en 
plus étendu. 

M. Leskion critique l'espéranto qu'il trouve ussezdifficile 
it apprendre, et oi'iil relëve.nonsans raison, d'inutiles com- 
plications dont il convient de le débarrasser pour qu'il ail 
droit à devenir In langue universelle. Les espérantistes lu' 
ont reproché des erreurs. 

Le sort des langues universelles, et notamment de l'es- 
péranto, dépend du succès qu'elles trouveront dans les 
pays de langue allemande et anglaise. Si elles ne s'y répan- 
dent pas, elles sont inutiles et elles succomberont. 

A. Meillet. 

•1. Le compte rendu du proniiLT lomc de la i' étiiliûn du \" volume 
d!i Grundrist île M. Brugiiiann paraîtra dans le proctiaîo cahier du 
buUstin. 



AiM- 



Albert Daizat. — Essai riff méthodologie linguistique dans 
le domaine des langues et des patois romitns (thèse de 
docloral). Paris, Honoré Champion. 1906, 1 vol. in-8 de 
293 p. 

Bien que suilout romiinisle et spécialiste en fait de pa- 
tois gallo-romans, M. D, a voulu systématiser les règles 
de la m(?lhode linguistique. II n'ignore pas qu'il n'y a pas 
une méthode spéciale aux langues romanes, et que la 
méthode linguistique est générale. Aussi a-t il citt^ 
dans sa bibliographie, sous la rubrique <> Linguistique 
générale ", un certain nombre d'ouvrages qui presque 
tous relèvent de la grammaire comparée des langues 
indo-européennes. Il a eu tort de ne pas y tenir compte 
de livres aussi importants que celui de M. H, Paul, Piin- 
cipien der Sprachgeschicfite, 3' édition, Ualle 1898 ou de 
celui de M. B. Delbrtlck, Einleitung in das studiitm d. 
idgen Spr. En rcvanclie il était inutile de citer les 
ouvrages de H. P. Regnaud. De plus, si la méthodolo- 
gie pour les langues romanes n'est pas foncièrement dif- 
férente de celle d'un groupe de langues quelconques, écrire 
cette méthodologie revient au fond à vouloir exposer la 
méthodologie linguistique générale et, pour ce faire, il 
faudrait au moins être au courant de la linguistique des 
familles qui jusqu'ici ont été le mieux étudiées : la famille 
indo-européenne, la famille finno-ougriennc, la famille 
sémitique, la famille banlou, etc. Et l'on sait qu'il y a 
très peu d'hommes qui aient aujourd'hui toutes ces con- 
naissances à la fois. Aussi le titre de a méthodologie lin- 
guistique M était- il un peu ambitieux, et le contenu du livre 
n'y répond-il pas pleinement. 

L'ouvrage est divisé on deux parties: I. Les langues 
romanes; H. L'étude des patois. C'est la première partie 
qui prête surtout à la critique que l'on vient de faire. Ce 
n'est pas que M. D. ail sur les diverses questions des opi- 
nions que n'approuverait pas la majorité des linguistes. 
Mais elles sont la plupart du temps traitées d'une façon 
trop abstraite, plutôt « philosophique» que linguistique et 





— cc^^^vllJ — 
aussi trop brùve. En somme celte pnrlie n't^sl qu'un résu- 
mé rapide des id<?es courantes. M. D. compare ingéniea- 
sement le concept de loi linguisliiiuc à celui du théorème 
mathémalique et par contre-coup la recherche étymolo- 
gique à celui du problème de même ordre. Comme si la 
reclierehe (étymologique était le but et non pas le dcroier 
des corollaires en linguistique ! La critique la plus grave 
qui touche cette partie a été faite ù l'auteur par M. Meillet 
pendant la soutenance. M. D. afGrmc page 95 que « il faut 
nf'cessairemenl admettre qu'à un moment et dans un lieu 
donnas, les organes vocaux subissent les mi^mes moditi- 
catiijus M ; mais il y aurait absurdité ù postuler des modifi- 
cations analomiques pour l'xpHquerles changements pho- 
nétiques. Il n'y a que changement ou conservation des 
habitudes articulaluires. On asouvenl dilque tel phonème 
se change en tel autre à un moment donné dans une com- 
munauté linguistique donnée parce qu'à ce moment tous 
les individus de la mt^me génération deviennent incapables 
d'articuler le phonème antécédent ; mais cette incapacité 
n'est que d'ordre psychologique : on ne sait plus combiner 
tous les mouvements arliculatoires nécessaires à la pro- 
duction du son ancien. La matière des changements est 
physiologique, mais le principe en est psychologique. 
I)u resie M. D. a lui-même corrigé ses vues depuis dans 
un article de la lievue dex idées (1907, p. 222 et suiv.). — 
A propos de la dissimilalion (p. 129, suiv.), il semble que 
M. D. ait également commis quelques inexactitudes. Il dit: 
« tandis que les autres évolutions sont progressives, la dis- 
similalion s'opi^rc brusquement. On ne eomjoit pas qu'il y 
ail eu de transition entre n et / pour passer A'orfaiiinu à 
orfelin. » C'est vrai, mais parmi les changements pho- 
nétiques ordinaires, il y en a aussi qui se sont faits brus- 
quement à un moment donné sans qu'on puisse imaginer 
d'intermédiaires. C'est le cas par exemple pour les kw, 
(/W devenant jO, é, soit en grec (;:s,j.i:x;). soit en osque: 
Pu mpedi is, soit en brittonique:/jp»t/); et M. D. n'ignore 
pas que le même phénomène s'est produit eu roumain (lat. 
aqaa, Hnifiia B-*- roura. apà, (imhà. — M. D. a également 
tortquand il attaque (p. 130)M. Crammoiitsurleslois de la 



dissimilation. « M. Grammonl, dit-ii,apos(î vingt lois qui, 
suivant lui, régiraient la dissimitation dans loulcs les lan- 
gues. Là était le vice fondamental de la lûf^lliode. » Ici M. 
D. a fait la même confusion que plus haut: de mt^nie qu'il 
y a en phonétique des changements subits et des change- 
ments progressifs, de même il y a des lois particulières et 
des lois générales. Il suffit du resle de rappeler que M. I). 
regarde les phénomènes de dissimilalion «comme le pro- 
duit d'organes vocaux variables et chanf/eatitt » pour Faire 
comprendre la faiblesse de son argumentation. 

D;ias la deuxième partie: Ktude des patois, M. D. est 
sur son domaine. Il y a de bonnes pages sur la réaction 
des patois voisins (înlluence des petits centres), sur les 
(1 centres régionaux o, sur 1' " inlluenoe dn français «. Tou- 
tefois M. D, n'est pas le premier fi avoir exprimé de saines 
idées sur celte question. Elles sont toutes dans l'élude de 
M. (irammont sur le Patois rie la Franche- yîontagne dans 
les .tf. S. A. et particulièrement dans le beau chapitre inti- 
tulé « Le peuple phonéticien » que M. D. a eu le tort de 
Be pas citer, il a eu aussi celui de dire qu'en dehors du 
Midi il n'y avait plus de « français régionaux ». M. Gram- 
monl a tenu sans cesse compte du i' français régional » de 
Monlbéliard, el dans les Vosges il existe aussi un k fratu.'ais 
régional » si caractérisé que la phonélique, la syntaxe, le 
vocabulaire en sont souvent tout à fait dillérenls du fran- 
çais de Paris. Pour ce qui est de la question des dialectes, 
de l'intérêt des patois, de l'urgence de leur étude et de la 
manière de mener une enquête sur les palois, les idées do 
M. D. seront sans doute agréées de tout le monde. Disons 
enfin qu'à plusieurs reprises, M D. a trop insisté surla su- 
périorité de la grammaire historique par rapport ft la mé- 
thode comparative. Il se donne tort à lui-même dans ses 
derniers chapitres sur les patois, car ici il ne peut presque 
jamais fire question d'histoire, et c'est justement la com- 
paraison des pariers vivants qui permettra de se rendre 
compte en une certaine mesure de leur évolution /lis/ortyue. 
— Comme il y a très peu de formes citées, il y a peu de 
fautes d'impression, sauf dans les noms étrangers. 

A. t:i;Ny. 



L 



E. W. ScninniE. — Ri-sfarchi-f in r.riirrim'itlfil p/iOHelicu. 
The studij of speech ciirves. Wastiîngton, 1906, in-4, 
204 p. (Carnegie ioslitution, n° 4i). 

Le nouveau livre cIg M. Scriplure, somplueiisomeat 
l'dité aux frais de la Fondation Carnegie de Washington, 
marque un notable progrès sur les Elfinents of expéri- 
mental phonetics du mi>nic aiilfur, et apporte d'inKires- 
sanles nouveautés. Les deux premiers chapitres exposeat 
les progri^s réaliste par M. Scriplure dans sa tochnîijue : 
il est arrivé à obtenir des tracés précis, clairs, faciles à lire 
et qui sont de véritables modèles. Il montre ensuite com- 
ment on peut lire ces tracés et en tirer parti ; il présente 
à ce propos des observations de détail intéressantes, mon- 
trant par exemple comment les tracés permettent de dé- 
terminer la nature des diphtongues, découvrant et discu- 
tant un élément phonétique où il croit reconnaître un h 
sonore (ce qui ne veut pas dire naturellcmenl que ce soit 
le h sanskrit). Il discute ensuite les questions de durée, 
d'amplitude et de fréquence des vibrations ; il s'étend sur 
la fréquence où les procédés d'enregistrement apportent 
dès maintenant le moyen de préciser rigoureusement les 
faits; il se borne malheureusement à quelques lignes sur 
i*amplitude des vibrations, c'est-à-dire sur la question de 
l'intensité, où les dilTicultés sont très graves ; car, ainsi 
que le note M. S., on n'a pas le moyen de délernoiner 
quelle est la relation entre l'amplitude des vibrations 
inscrites et l'intensité du son. Enfin l'auteur insiste lon- 
guement sur l'analyse harmonique des courbes données 
par les voyelles et sur les conclusions qu'on en peut tirer; 
il revient il ce propos sur sa théorie des voyelles et indique 
les expériences qu'il a faites pour la démontrer. Toutes 
les personnes qui s' inU^ ressent k la phonétique expéri- 
mentale — ou tout simplement à la ptionétique — devront 
étudier le livre de M. Scriplure. 

A. Mkillet. 



■ ccxlj - 



Zeilschrift fur verfjleichende Sprachfomchang. Neue Folfje 
vereinigl mit den lieilrdgen zur Kundeder inilo^ermani- 
scben Sprachen, herausgegeben von A, Bezeenberger, 
E. Kuhn und W. Scliulze. XLI, 1" et 2" fascicules, 
1907, Gœtlingen, chez Vandenhoeck et Ruprecht. 



La Zeitschrifl de Kulin, la doyenne des revues dp 
linguistique, dont la collection sullirait h. elle seule à 
donner une idée du développement des études de gram- 
maire comparée depuis 1832, et qui a contribué d'une 
manière éminentc à leurs progrès — le vol. XXIII par 
exemple marque vraiment une date — vient de changer 
d'éditeur. Elle est passée dans la grande librairie lin- 
guistique de MM. Vandenhoeck ot Ruprecht (à Gœtti nguo), 
qui éditaient déjà, les Betlrdqe de M. Bezzenberger. A celle 
occasion, les deux revues ont été fondues, et M. Bezzen- 
berger a été associé à la direction de la Zeilschrift que pu- 
bliaient ensemble MM. E. Kuhn et W. Schuize. Sous 
cette triple direction, on peut compter que la revue gar- 
dera le haut rang scientilîquc où elle est parvenue; elle 
n'aura pas de périodicité régulière; mais on souhaitera 
d'autant plus que les fascicules se succèdent prompleraent. 
Le premier cahier, qui est double, a un contenu riche et 
varié qui autorise les meilleures espérances. 

A, Meillct. 



AsTMROPOs. — Beoiie internalionale d'elhnologie el de Hngttis- 
tique, dirigée par le Rév. P. Schmidt, Salzburg, 1906- 
1907. 



Le Rév. P. Schmidt, connu par ses découvertes et ses 
importantes publications sur les langues des peuples demi- 
civilisés, et notamment sur le groupe malayo-polynésien 
vient de fonder une revue, destinée à publier les obser- 



— ccxlij — 

valions elles études failes par des missionnaires el d'au- 
tres personnes sur les populations deini-civïtisées d'Asie, 
d'Afrique, d'Oc(_'anie et d'Amérique. Le premier volume, 
comprenant plua de 1000 pages, a paru et, par sa variété, 
sa nouveauté, sa richesse, donne une idée favorable de e« 
que sera cette publication; le nom mOmo du directeur 
suflil h garantir que ce recueil sera indispensable & tous 
ceux qni s'intéressent à la linguistique gém-rale et à l'elh- 
tiographie; la teneur de la plupart des arliclea est vrai- 
ment scienlifique, et il suHîra d'un faible eiïort pour 
i^airtcr les quelques dissonances qu'on peut facileineat 
excuser dans ta première année d'un périodique. 

A. Mkii-let. 



n. Ilmr. — Z)/p/rt(/o9Prnia/ii?;i.Ihre Verbreilung, îhreUrheî- 
mal und ilire Kultur, Strasbourg (chez Tiiibner), 1905- 
Jtl07, x-772 p., avec 4 cartes. 

L'ouvrage se compose de deux parties ; l'une de texte 
couronl, facile à lire et destinée à toutes les personnes 
fullivéea, est un exposé clair, agréable et intéressant 
de l'état actuel des questions relatives à l'cxlensioii des 
langues indo-européennes et à la civilisation des anciens 
peuples qui ont porté ees langues sur toute la surface de 
ri'Iurope ; l'autre se compose de notes bibliographiques, 
et de brèves notices destinées aux savants. Le sujet a été 
traité en détail dans les dernières années, et le Healtexikon 
de M. Schraderen présente déjà réunis la plupart des ma- 
tériaux ; mais M. Hirt s'est efforcé de rafraîchir les questions 
et apporte sur tous les points des opinions personnelles, 
presque toujours tranchanles, parfois superficielles et 
trop peu précises, souvent aussi suggestives, et qui, en 
tout cas, ne laissent pas le lecteur indifférent et le provo- 
quent à réiléchir. 

Ce livre, œuvre d'un linguiste savant et original, né- 
glige de parti pris le côté linguistique de la question. 



la linguistlqui 



— ccxliij — 
Avec raison en un sens : par elle 

ne saurai! donner des renseignements prt'cis sur des faits 
d'histoire ou de civilisation. Mais il en résulte deux incon- 
vénienls. Le premier est que l'auteur csl amené à ne par- 
ler que peu des questions où il a une compi-tenco cer- 
taine, el à s'éleodre sur des matières où il parle d'après 
d'autres. Le second est une certaine obscurilô thi^onque : 
l'expression indoeitroppen n'a qu'une valeur uniquement 
linguistique; les fndo-europrens ne sont pas un peuple 
défini; ce sont simplement les hommes qui parlent indo- 
européen ; et cette expression a deux sens possibles : 1° un 
sens pri^cis : les Indo-européens sont les hommes qui par- 
laient l'indo-européen commun ; mais, comme on ne sau- 
rait diïlerminer avec certitude où et quand était parlé 
l'indo-européen commun, on n'aie droit d'attribuer aux 
« Indo-européens » ainsi entendus aucun des étals qui sont 
connus par l'archéologie préhistorique; 2° un sens vague: 
les Indo-européens sont les hommes qui parlent l'un des 
dialectes très divers qui continuent l'indo-euiopéen com- 
mun: grec, germanique, slave, etc. ; mais les populations 
qui parlent ces langues sont, dès le début de la tradition, 
extrêmement composites, et l'on n'a plus le droit de po- 
ser aucune unité. Le problème perd ainsi toute détermi- 
nation. 

Le détail donnerait lieu à une inlinité de discussions. 
Par exemple M, II, est disposé ii admettre certains rap- 
prochements mythologiques très suspects. Le rapproche- 
ment de skr. Vànmafi et le gr. sùpxvs; (qu'il accentue mal) 
lui parait sûr: sans parler des incertitudes phonétiques, 
il faudrait indiquer au moins que Vàrmiah n'a rien à faire 
avec le ciel; or, gr. îj^m:; est seulement le " ciel » ; l'évi- 
dence du rapprochement est quelque peu entamée par cette 
conslalalion. Ce n'est rien que d'aliirmer la parenté de 
skr. gandiinrvdh et de gr. xivTaups;; il est peut-être plus 
malaisé de se rendre maître des difficultés phonétiques 
évidentes que fait ce rapprochement et de faire apparaître 
l'identité des deux types mythologiques. 

Entre la première et la seconde parties de son ouvrage, 
qui a paru en deux fois, M. II. a changé de système de 




— ccnliv — 
Iranseriplion ; il en résulte une incoli^reiic<! fâcheuse. Sans 
doute, nos systèmes de transcription laissent beaucoup à 
désirer, el les lin^isles df^vraient convenir de transcrip- 
tions plu» correctes el plus pratiques; mais il n'est pas 
admis^'ible que chaque linguiste se fasse des mainlftuanl 
juge et se choisisse une transcription à son grt^ : aussi long- 
temps qu'un congrès international de linguistes n'aura 
pas établi un système auquel tout le monde devra se con- 
former, le plus sage sera de suivre l'usage le plus généra- 
lement rei;u ; si défectueux que puisse étro cet usage, il vaut 
mieux que la confusion qui résulterait du caprice individuel 
de chaque savant. 

A. Meillet. 



IIermann MùLLEtt. — Semitisch uiid !nilofjermanisch. Erster 
Teil. Konsonanlen. II. lla^erup, Copenhague, 1906. Un 
vol. in-8" de xvi-395 pages. 



Qui n'a été séduit par la possibilité d'une comparaison 
entre le groupe sémitique el le groupe indo-européen? 
D'excellents esprits, Ascoli en tête, et chez nous, A. Darme- 
sleter (dans la Vie des Mots) y ont cru. O dernier savant 
avait exprimé bien avant M. MoUer l'idée que l'égyplîen 
ancien, les langues sémitiques et les langues indo euro- 
péennes appartenaient à une même souche et qu'on arri- 
verait bientôt à démontrer leur interdépendance. M. Meil- 
let, dans la première édition de son Introduction, ne 
prend pas parti et dit simplement que si par hasard on 
arrivait à démontrer la parenté du sémitique ctde l'indo- 
européen, il n'y aurait alors qu'à superposer une nouvelle 
grammaire comparée à celle de l'indo-européen et à celle 
du sémitique commun. El c'est bien ce qu'il y aurait de 
plus intéressant dans lu chose. Car les moyens d'infor- 
mation que nous avons jusqu'ici, nous défendent en bonne 
méthode de remonter au delà de l'indo-européen commun 



— ccsiv — 

et c'est avec sceplicisrae qu'on accueille des vues pM!- 
indo-europi^onnes telles que celles de M. Hirt. 

Mais il faudrait pouvoir partir ici de rapprochements 
sûrs entre le sûmitique cl l'indo-europi^en, d'i^tyraologies 
aussi certaines que lorsqu'il s'est agi de déniontrcr la 
parenté des diverses langues indo-européennes entre 
elles. Or ces ëlymologiea existent à peine. M. M. par 
exemple met en avant le sémitique commun 'qarnn 
« corne ». Par un malheur, il se trouve précisément que 
le mot qui correspond à celui-ci en indo-europccn a non 
pas un q vélaire, mais un /i, palatal devenu ç en sanskrit, 
s en /end, etc.. De plus le mot indo-européen ressemble 
par ailleurs beaucoup moins au mot sémitique que M. M. 
ne se le ^gure. Il sutBt de rappeler le gr. y.£paç pour voir 
que le suffixe '-no-, *-nU' que le mot sémitique montre de 
toute antiquité, n'existe que dans le groupe occidental 
des lan(;ues indo-européennes (itato-celtique et germa- 
nique): lat. cornu, gaulois xapva-^. got. haum < *^-,mo-. 
et qu'il s'agit par consétiuent d'un développement assez 
récent. — De même pour le nom de nombre « six o : à 
première vue l'hébreu sé&, l'assyr, (fém.) sissil, etc. res- 
semble assez à l'européen "ï(«)pA-,s et surtout au sanskrit 
}à}; mais si l'on envisage l'arabe (masc.) sittu, éthiop. 
sessti, masc., ra&ls sedesttt (fém ), on voit que les formes 
au lieu de se ressembler davantage à mesure qu'on 
remonte dans le temps, divergent au contraire, ce qui 
est l'indice d'une absenec de parenté. En eiïet M. Zim- 
mern (K^/. gr. â. sem. Spr., 1898, p. 181). restitue 
'sidj- comme forme originelle du sémitique. Il rappelle 
aussi l'égyptien sis qui ressemble davantage t *s(^u)ek,s. 
Mais de deux choses l'une, ou bien il faut éloigner 
l'égyptien du sémitique pour le rapprocher de l'indo- 
européen; ou bien il faut le laisser avec le sémitique, 
et alors, la forme égyptienne Si^s doit satisfaire aux exi- 
gences de la forme protosémitique *iù/^ qui peut elle 
expliquer sis, mais qui ne peut ôtre expliquée par lui. 
En tous les cas donc nous nous éloignons de *s(y)eA|V. 
La ressemblance est peut-être un peu plus grande pour 
le nom de nombre « sept « : assjT. sifii; aram. s'lia% hébr. 



L 



— cexlïj — 

Sieàa", anib. sab'u", cHliiop. sa/i'à; ilonc (J'uprï-sM. Zim- 
miTn) pnilosémilitjiie *sab' + une rmulc. Le iiii^me auteur 
rappi'lli! cnsiiilo le vicil-i^g'yplien sfjc (qui devailsp pro- 
noncer à peu près safx si l'on en juge d'après le copie). 
Mais qui nous aaHure que j^>ji représenle bien ici nn an- 
cien s correspondant à celui de 'sepl>ii. Ne aeraiice pas 
plulAI nn ancien *c? Eu loul cas le x du vicil-égypticD 
^'■(-,'spirant)du sémitique ne saurait rorrespondre & un ( 
indo-europ(?eii. Un seul phonème ri-pondruil et encore 
imparfuilemenlau p de 'neptiit, c'est lui sémitique. /"vieil- 
rgyptien. 

Kt comme on a en outre: pansi^milique 'abu a p^re », 
cf. i.-e. 'patPr, c'est sans doute Ifi-dessus que M. M. a 
fondé sa tln^orie phonétique : b sémitique = / égyptien ^ 
p indo-européen. Malheureusement elle ne s'applique pas 
toujours et l'auteur a été obligé pour expliquer les di- 
vergences, d'inventer pour sa langue primitive des dis- 
tinctions subtiles entre les siirdae lenes et fortes; les 
.lonorae lenes et fortes. Ces distinctions sont réelles pour 
certaines langues ; divers parters germaniques p. ex., 
mais il semble que M. M. ne les introduit ici que pour 
le besoin de la cause. De plus il admet des alternances de 
p^^P (sourde forte ^^ sourde douce) ou de b :~~^B (sonore 
douces^sonore forte) nées dans des conditions d'accent 
analogues à celle de la loi de Verner en germanique, ceci 
pour expliquer encore les irrégularités. Mais aujourd'hui 
on n'est plus unanime h. penser que les alternances voca- 
liques indo-européennes proviennent nécessairement 
d'une inlluence de l'accent ou même du ton. L'explica- 
tion de M. M. est donc une pure hypothèse surtout pour 
l'époque égypto-indo-sémitique qu'il s'agit de démontrer. 
Encore une fois, il faudrait pouvoir partir d'un nombre ap- 
préciable d'élymologies évidentes, ce qui n'est pas le cas. 

De plus, il faudrait pouvoir comparer les formes gram- 
maticales, ou du moins les thèmes qui sont à leur base. 
Or, on accorderait assez facilement que les thèmes nomi- 
naux (^garnit, 'garni, *yarna p. ex.) correspondent en 
gros h des thèmes indo-européens en -o- ou en -ti-, et 
que, comme le dit M. M., le thème ordinaire (parfait) du 



— ccxlïij — 

verbe sémitique cl celui du psouiio- participe du vi«il-ég;yp- 
tien correspoJidont au thème ordinaire du pressent normal 
indo-européen (type 'bhére-\ 'teiir^i}- ->■ ludé- sous l'in- 
fluence de la place différente du ton suivant l'auteur). 
Donc, admettons provisoirement que Ve indo-européen 
corresponde à a si^mitiquc. Tout va bien pour la forme ja/; 
p. ex. sém. qaiaf- a il a tué ». Mais pour les autres formes, 
la théorie parait fausse. Tandis que les alternances indo- 
européennes peuvenlà larigueurs'explîquer(aunioinsdan8 
la série »•') comme de simples phénomènes phonétiques dont 
nous ignorerions la cause précise tout en admettant qu'elle 
ffstpurement phonétique : e devenu « (ou o devenu p) et enlîn 
chute de e/o, les alternances sémitiques du type *qiitil 
'qutitl "ijitit 'qitnl, etc.. ne peuvent toutes s'expliquer par 
voie purement phonétique. Il est impossible semble-t-il que 
la même voyelle originaire *a' se moditie aussi capricieuse- 
ment en i et u tantôt dans une syllabe, tantôt dans l'autre. 
Il faudrait du moins supposer des conditions d'une coni pli- 
cation itioiiït! pour expliquer phonétiquement ces alter- 
nances. Ne serait-il pas plus simple d'y voir des iiifucations 
tant()t de "ij, tantôt de *w comme on en Irouve encore fré- 
quemment dans certains groupes de langues sauvages. Et 
■alors on ne peut plus comparer le système des alternances 
indo-européennes et celui des alternances sémitiques. 
C'est quciqui- cliosede tout à fait difl'érenl, puisque l'indo- 
européen ne coimait plus qu'un infixé {iie^^ri). Les 
allernances sémitiques seraient d'ordre morphologique 
alors que celles de l'indo-européen seraient d'ordi'e pho- 
nétique. 

(iulre cela, on peut reprocher à M. M, de comparer 
dans l'un et dans l'autre groupe de langues des mots qui 
n'existent qu'ici ou là dans chacun des deux domaines. 
Ceci non plus n'est pas de bonne méthode. Il faudrait au 
contraire ne rapprocher un mot sémitique («llcsté dans 
la majorité des langues sémitiques au moins) qu'avec un 
mol indo-européen se trouvant dans les mêmes conditions. 
En dehors de cas tels que ceux de 'seplip, *patèr, 'mdiér, 
hébr. 'aà etc., c'est ce qui arrive rarement à M. M. 
P. ex., p. G4, le nom du « soleil a est fort bien attesté dans 



— cMlvii.i — 

les langues sémitiques: ar. Samsu', assyr. sfJi7>sii, iiét>r. 
iœmeé, elc. ; mais M. M. ne trouve è lui comparer 
qu'un mot sanskrit ghramsà- qui n'a de correspon- 
dant dans aucune autre langue indo-européenne et a0 
signilio du reste que « Sonncnglut, Ilclle ». De m^me 
(p. 186): la racine walad- n engendrer » est attestée par- ; 
tout en si^mittque, mais qn'est-co que M. M. trouve k lui , 
comparer en indo-européen? Des mots d'((He>y(//e langue, 
dont on ignore encore l'élymologic, savoir le slavo roHi-ti i 
(qu'ilale tortde noterro(/f-/i') et qui est un dérivé du suba- , 
lantif rodû i< partus, genus ». M. M. dans la note trouve i 
que J. Grimm a éié bien osi5 de rapprocher le si. rodû du 
V. h. a. art. C'est encore bien plus imprudent à lui de le rat- 
tacher à une racine sémitique 'rva/of;^- qu'il lui faut du reste 
iipocoperdc son wa- pour arriver à ses fins. — De mAme 
encore (p. 1 96) : la racine ij-m-m « (?tre plein " est très bien 
attestée en sémitique mais pour l'indo-européen, ce n'est 
qu'en grec qu'on trouve yëiâu. — Inversement, la racine 
'ff'era- a consommer, engloutir u est attestée par des dé- 
rivés dans toutes les langues indo-européennes, mais 
pour le sémitique, M. M, ne trouve à citer que l'ar. 
ffirri'atu'' a the stomach o. C'est maigre et peu convain- 
cant. Un dernier exemple: p. 20, M. M. rapproche san» 
hésitation le sémitique 'warak- « Hte vert », cf. ar. tua- 
rasa n bccame grecn » (donc pour lui proto-sémîtîque 
*((.'«;-), du latin uireo, uiridis. Ceci est impossible pour 
qui a médité l'ouviage de M, F. de Saussure (^Mémoire). 
Viridù est un adjectif dérivé d'un ancien 'uiros d'où vient 
également le verbe iiirêre (pour le sfx. -dis cf. v. irl. 
nuide < 'nouidtos). L'adjectif 'uiros {iitrus) ne saurait con- 
tenir une racine verbale *weijr-, car une telle l'orme se- 
rait monstrueuse en indo européen oiijamnis deux sonantes 
ne terminent une racine. Le sullixe d'adjectif est donc ici 
'-ro- (ou -r«-), cf. ruèer, =cjO?î; etc., et la racine réelle, 
celle dont nous sommes certains, bien que nous n'en ayons 
pas d'élymologie, est bien 'wet/, "wi. Et alors que devient 
le rapproclicmenl de M. M.? De plus remarquons qu'ici 
encore il a choisi des mots qui ne sont atleslés que dans 
vue seule langue. 



I 



— ccïli\ — 
Le grand effort qu'a fourni M. M. est donc loin dp 

I avoir conduit au bul qu'il sp proposail. On serait plulôt 
tpnli', comme l'ont fait M. Zimmern et M. Brockel- 
mann, de condamner il Jamais les éludes indo-séml- 
liques. Mais ne prévenons pas le jugement de l'avenir. 

II faudra en tout cas appliquer à ces reclierches une mé- 
thode plus stricte et commencer par étudier à fond le 
vieil-égyptien et les langues sémitiques pour en tirer 
d'abord, si l'on peut, une grammaire rigoureuse. Alors 
seulement on pourra regarder de nouveau du cûté de 
l'inJo-européeu. 

A. CtNY. 



(j- A, (.iiiiGBsoN. — The. Pisâca luiu/tiaifes of Norlh-westem 
Mrfia (Asiatic Society Monographs, vol. Ylll). Londres. 
190fi. in-8". vii-192 p. 

Les langues qu'étudie M. Grierson sons ce litre sont 
des parlcrs Irôs peu connus de l'extrême Nord-Ouest de 
l'Inde, bornés à l'Ouest par l'afghan, et au Nord par les 
parlers iraniens duPilmir. Ces langues ont. parmiles lan- 
gues de l'Inde, un aspect si particulier que M. G. les con- 
sidère comme intermédiaires entre les langues de l'Inde et 
celles del'lran; mais.par mnlheur.les parlers enquestion, 
dont on n'a pas de formes anciennes, sont t^^s altérés, et 
les preuves alléguées par l'auteur n'ont rien d'assez déctsil 
pour qu'on soit autorisé à constituer un groupe intermé- 
diairp entre les langues iraniennes et celles de l'Inde; 
quand une forme est claire et n'est pas empruntée, elle a 
le caractère nettement indien, ainsi le nom de la «langue u : 
fib, jip, zib, zii}, etc. M. (î. rapproche d'autre part ces 
parlers de deux prâkrits décrits par les grammairiens, la 
Paii'âil cl la Cûlikâ-paiçâcikà ; mais on ne voit pas com- 
ment sa doctrine peut se concilier avec le caractère visi- 
blement hindou de ces prûkrits; et, d'un autre coté, le 
caractère le plus singulier de ces prâkrits ne se retrouve 
pas dans les parlers modernes décrits par l'auteur; ce 



- ccl — 

caractèrii consiste dans une miit;ilion des sonores en suurdL-s 
qui, dans la Pai»;âci. n'altuiiil que d, et qui, dans la Cûlî- 
kâ-paiçâcikâ, atteint toute» les sonnroa et toutes 1rs 
sonores aspirées (conlroste comparable à celui du fran- 
conien et du bavarois ou de l'alamaii): les paniers deM.ft. 
conservent toutes les sonores, y compris d. Mais si les hy- 
pothèses proposées ne sont guère admissibles, les des- 
criptions n'en ^ont pas moins précieuses et assurent à 
l'ouvrage une valeur durable. 

A. Mkillet. 



KATii.inLNK VON Gah.mkb. — ùie l'rajjosilionnlx smiii-erstar- 
kendes Prà/ix im Rigveda, in deit homerischea (Jedick- 
len und in den Litstspielen des l'IauCm itnd Terens. 
Dissertation, Leipzig, 1906, în-S", vii-fi4 p. 

Cotte intéressante dissei'lalitui, ijuî iTfinsi' sur une étude 
personnelle des textes, met eu tWidence un curieux 
dt*vetoppement parallèle du sanskrit, du grec et du latin 
(type praeclanis). Elle fait honneur îi fon auteur, une 
dame veuve qui a appris les langues classiques en faisant 
l'L-ducalion de ses (ils et qui a poursuivi à l'Université 
do Leipzig les études linguistiques auxquelles elle avait 
pris intérêt. 

A. MimxCT. 



- Pour mipu.r lonitni'tri? Hotufrc. l'iiris, pel. in- 
8", vMi-311 p. 



La langue d'Homère est pleine d'arehaîsmes remar- 
quables, et, à beaucoup d'égards, elle présente un état vrai- 
ment ancien ; tous les autres textes littéraires de la Grèce 
sont d'ailleurs postérieurs à l'Iliade et il l'Odyssée, et en 
supposent l'existence. Mais, dans une très large mesure, 



— cclj — 

Ips archaïsmes sont dus à une iradilîon littéraire ; rien c 
plus incohérent que la langue homérique ; les formes 
(|u'elle présente a[i)]arlîennent à la fois & plusieurs dia- 
lectes et à plusieurs époques, et le linguiste n'en doit faire 
état qu'après avoir critiqué do près les formes alléguées, 
et en avoir recherché le dialecte et la date. La langue 
homérique est fixée par une longue tradition poétique, et 
ne fournît tin témoignnge direct sur aucun moment du 
développement d'aucun parler grec. D^s lors la langue 
ne donne pas le moyen de dater d'une manière absolue 
les textes homériques, et l'on n'est pas surpris de voir que 
c'est un linguiste qui rajeunit dans des proportions inat- 
tendues Homère. C'est ce que fait M. Br-éal, avec une 
éloquence et une vivacité incomparables. Après avoir lu 
.M. Hréal, personne ne croira plus au caractère « popu- 
laire n ou « primitif" des poèmes homériques. Il serait 
sans doute déplacé — autant que superflu — de louer ici 
le maître qui est depuis quarante ans Tàme de notre 
Société. 

L'ouvrage se termine par une série de discussions éty- 
mologiques, intitulées Lexthgus, en souvenir du livre du 
mOme nom de nuttmann. On ne saurait naturellement 
aborder ici la critique de ces notes très nombreuses. On 
se bornera & une remarque sur l'article iîpitr]; M. Bréal 
écarte avec raison l'absurde rapprochenientaveciSfîti^siAev 
(K fiS), f,;iep;Tsv, etc. ; restent deux traductions anciennes ; 
« immortelle » et « oîi il n'y a pas d'hommes n ; la pre- 
mière, qui semble évidente à M. B., est pourtant dilCcile 
a soutenir; en effet l'adjectif i^L^pîTo;, avec les dérivés 
à;j.îpe5tc; et i;jiîp:3fa, est très fréquent, chez Homère, et 
l'on ne voit pas pourquoi le poète aurait en un seul pas- 
sage employé âîpîTi] (2 78); il suflit de transcrire le pas- 
sage pour voir qu'il s'agit de ta nuit où l'on no court risque 
de rencontrer personne; 

C'est ainsi qu'Kschyle comprenait quand il a écrit : 



— cclij — 
iîpotîv ii; lpr,^'.xi (Prom. 2). Donc xifirr, n'esl pas le vieux 
composé aiAÎpoTs;, niulilé sans raison, c'ofit un mol de sens 
1res précis, fornu; pour indiquer une idi'c qui esl im- 
portante dans c« morceau ; comme il s'agit d'un composa 
qui RiHail sans duulo pas usuel, on avait le scnliment net 
d« l'autonomie des deux (!l(*menls, t-l c'est ce qui fait qu« 
le groupe 2p nL> forme pas position, c'est-à-dire qu'il a le 
traitement de l'initiale et non celui de l'inli^rieur du mot. 
La forme du mot et la prosodie concordent donc avoc le 
sens du morceau et avec la tradition antique à garantir ta 
traduction « où il n'y a pas d'hommes ». 

A. MEiLLSr. 



-Le nombre duel en ^rec, îii-S, 313 pp.; Paris, 
Klincksieck, 1006. 



L'existence des formes duelles eu indo-européen est 
attestée par l'accord du sanskrit, du grec ancien (particu- 
lièrement du vieil attique), du vieux slave, et, dans une 
faible mesure, du germanique et du celtique. Dans les 
documents les plus anciens (vCdique, vieil attique, vieux 
slave) l'emploi du duel est d'une rigueur absolue. Mais, à 
mesure que se développait la civilisation, le duel a cédé 
peu à peu, d'abord dans des conditions définies et sur 
des points spéciaux, et c'est la gi^néralisation de ces ten- 
dances qui a amené la disparition du duel dans les lan- 
gues modernes d'origine indo-européenne. 

M. Cuny s'est appliqué à étudier l'bistoire du duel au 
cours de l'évolution de la langue grecque, et considérant 
ajuste titre que l'étude des formes ne saurait i>lre séparée 
de celle de leur emploi, il a consacré une première partie 
à la morpliologie du duel en indo-européen cl en grec. 
(]omme il fallait s'y attendre, celte étude comporte peu de 
nouveautés; le grec a continué l'état indo-européen et a 
complété par des procédés qui lui sont propres les séries 
duelles qui lui avaient été transmises. 11 y a pourtant 



» 



— ocliij — 
une explication nouvelle des rapports du typeii, ':al^ avee 
le type qui lui a servi de modèle tû. tsTv. L'aulre partie, 
beaucoup plus importante, est consacrée à l'emploi des 
formes. L'attîque a été d'ttbord examiné, comme présen- 
tant les séries les plus complètes; et la langue des ins- 
criptions, comme celle des auteurs tragiques, comiques. 
des historiens, philosophes et orateurs a élé l'objet d'une 
minutieuse élude dont les conséquences sont grandes. Au 
point de vue linguistique, elle introduit un nouveau grou- 
pement des dialectes grecs, dans lequel les dialectes conti- 
nentaux conservateurs du duel s'opposent aux dialectes 
d'Asie Mineure, des îles et de la Grande Grèce qui l'ont 
perdu à date ancienne. L'ionien et l'attique qui se rejoi- 
gnent sur tant de points sont séparés par l'emploi du duel, 
(le même l'arcadien et le cypriote. C'est une illustration 
éclatante du fait qu'en syntaxe comme en phonétique les 
lignes d'isoglosses sont indépendantes les unes des autres. 
En ce qui concerne l'Uisfoire de la langue, M. Cuny a 
montré que le duel a pénétré dans la littérature à mesure 
que l'influence du dialecte attiquc y était plus prépondé- 
rante, mais que, au moment môme où l'usage en deve- 
nait régulier, le duel a commencé à disparaître dans la 
langue parlée, et que son apogée marque le signal de sa 
liécadence. Ainsi cette étude, loin d'être une sèche mo- 
nographie, embrasse une série de faits linguistiques, his- 
toriques et sociaux, et se recommande non seulement aux 
hellénistes mais à tous ceux qu'intéresse l'étude compa 
ralive du langage. 

A. BnNOUT. 



A. Meilliît. — De quelques iiinovalionx de la ilrclinaison 
latine; Pai'is, Klincksieck, 1906, 51 p. in-S. 



Jamais peut-être M. Meillet, dont l'élégante précision 
«ime la brièveté, n'avait ramassé plus de matière en si 
jieu d'espace. En dépit des apparences modestes du litre, 




r 



— ccliv — 
H bien fine si-ul un des principaux aspects ilu problôtnc- 
soll complètement mis on lumière, c'est un vvi-itable ré- 
suma de l'histoire Je la lii^clinuison latine que présente ce- 
pelil volume. Et comme il n'étail guère possible do mar- 
quer la part personnelle du latin dans la constitution de- 
sa tlexion nominale sans embrasser d'ensemble l'histoire 
de cette flexion depuis la période îndo-europ(?enne, Ifr 
livre, nourri d'Idées générales qui sans cesse un dépas- 
sent le cadre, est aussi substantiel parce qu'il suggère 
que par ce qu'il fournit. 

Dès le début, l'auteur signale la principale caracléris- 
tique de l'évolution des formes latines, qui est V instabilité. 
Celte instabilité est due en un mot au fait que le latin a 
voyagé, que c'est une langue de conquérants immigrés mé- 
langés à des indigènes cl qu'il a subi par conséquent un 
grand nombre d'influences extérieures diverses. Entre 
l'inilo-européen et le latin se sont superposés successive- 
ment plusieurs systèmes linguistiques, ayant chacun leur 
part d'innovations propres. Aussi le latin s'est-il trans- 
formé très rapidement, et inégalement suivant les lieux, si 
bien qu'il ne s'établit qu'assez, tard une unité factice dans 
la langue et qu'il a existé nombre de patois locaux dont 
çà et là la langue olGcielle ou littéraire conserve la trace. 
In des traits communs de l'évolution respective des 
diverses tangues indo-européennes est la réduction des ca- 
tégories grammaticales. Cette réduction s'est opérée en 
latin comme ailleurs, mais avec certaines particularités 
caractéristiques. Les nombres se sont réduits à deux, par 
élimination du duel , dès la période préhistorique. Le> 
genres se sont maintenus au nombre de trois ; mais la 
distinction du masculin et du féminin résulte de faits 
d'accord et de dérivation, et non de la flexion casuelle ; 
quant à celle du masculin et du neutre, elle tend à s'ef- 
facer dès la période la plus ancienne, si bien que l'on" 
peut suivre au cours de l'histoire l'évolution qui aboutira 
en roman à la suppression du neutre. Enfin les huit ca& 
indo-européens se sont réduits à six en italique ; mats la 
réduction s'esl opérée difléremment dans chaque lype- 
llexionnel, et c'est merveille de voir M. Meillcl démêler 



les diverses intluences, phont^tiques ou sémantiques, qui' 
y ont contribué. Ce qu'il dit notamment du vocatif Vdleri 
(p. 22), de l'ablalif homine (p. 2o), est aussi neuf que 
convaincant et vaut la line remarque de la page 12 sur 
l'origine du type neutre skr. ywjA, etc. 

L'innovation la plus saillante de toute la dt'clinaison 
latine et celle qui rf^vèle le mieux la force créatrice de la 
langue, c'est la confusion (/>!s thèmes fn -\- aoec li-x autrex 
Ihémex crjnsonantique*. Le latin n'a plus ni llièmes en -i- 
purs, ni thèmes consonanliqurs purs, mais il s'est cons- 
titué une llexion hybride, où voisinent des formes 
empruntées à l'un et h. l'autre type. Les cas qui ont pro- 
voqué la confusion sont l'accusatif singulier masculin- 
féminin, le datif singulier et le nominatif singulier. A 
propos du premier, M. Meillet écarte, par d'excellentes 
raisons, l'explication ordinaire suivant laquelle l'accusatiT 
en-em serait la forme régulière des thèmes consonantiques, 
et celui en -im celle des thèmes en- i; il soutient au con- 
traire que l'accusatif des deux thèmes devait phonétique- 
ment aboutira -«m et que la finale -im provient des thèmes 
en -î- long ; mais d'ailleurs il y a eu des confusions analo- 
giques. Au datif, la fmale préitalique était -ei dans les. 
deux sortes de tli(?mes. Enfin au nominatif le passage pho- 
nétique des thèmes en -i-*t)ieiUis, 'morlisktiietix, mors, elc, 
dut contribuer ô les confondre avec les thèmes conso- 
nantiques. De plus, dans certains mots, la confusion de» 
deux thèmes est étymologique ; c'est le cas des abstraits- 
en -tàs et de certains mots isolés tels que mare (gén. pi. 
niariim et n)arium),sâl (et sale. cf. v. irl. -w?/ en composi- 
tion, Ml. 77 c 4). Une note sur le génitif et le datif singu- 
liers des démonstratifs termine le volume. 

.1. VEMlBïbS. 



K. Maïseh. — Grammati/i der Papijri ans dfr PCo/emder- 
zeit, Leipzig, 1906, in-8, xiv-o38 p. 

Les publications de papyrus sont nombreuses et très dis- 



— eclvj — 
()ersi:es; il est urgent de les cHutlier dans leur ensemble 
pour donner une idi^e de ce que les lextea venus au jour font 
connailredu développement du grec. Ne pouvant embras- 
ser la masse immense des papyrus. M. Mayscr aosaminë 
seuletnenl les plus anciens, ceux de l'tSpoquc plol^maïque. 
Sans doute le livre vieillira vite, puisqu'on découvre et pu- 
blie souvent de nouveaux documents; mais il rendra grand 
service en posant dès maintenant les résullals acquis, à la 
rois pour les linguistes, qui disposeront ainsi do données 
i m portantes, inutilisables dans leur état antérieur de disper- 
sion, cl pourlesphilologuesqui auront un moyen de marquer 
rapidement la place des texlesnouvellementdL'couverts. Au 
point de vue linguistique, l'ouvrage est commodément 
disposé, et les vues de Tauleur sont généralement cor- 
rectes, sans prouver une culture linguistique profonde. 
lies conclusions sont en partie très importantes; notam- 
ment celle-ci que, di'>s le u* siècle avant J.-C, les différences 
lie quantité des voyelles sont éliminées de l'usage populaire 
en Egypte; M. M. établit bien le fait, sans peut-être en 
marquer assez l'importance décisive, el sans faire assez 
ressortir l'ensemble du phénomène. La langue n'a subi 
une iniluence notable d'aucun dialecte grec autre que l'al- 
lique et, en quelque mesure, l'ionien ; mais l'atlique a eu 
une influence très forte; par exemple le tt se trouve 
encore assez souvent dans èXàrcuv el quelques autres mots. 
Une graphie comme i-jm (qui no se distinguait plus guère 
de SJ3 dans la prononciation) et le succès des formes «;, 
vjiir semblent indiquer une iniluence de l'école el de la 
lecture du texte bomérique qu'on y faisait. L'ouvrage de 
M. Mayser est un répertoire indispensable de faits bien 
observés, bien classés el en général judicieusement appré- 
ciés. On regrette parfois que l'auteur ne soit pas assez 
linguiste; par exemple la chute de 7 dans i\iy:ç écrit 
i>,(ï;(p. 163 et suiv.) et le développement de y dans lepsv 
écrit ivEpé-j (p. 167 et suiv.) traduisent un seul el même 
fait: la prononciation spirante et prépalatale de y après 1; 
M. M. ne le dit pas. P. 216, il aurait convenu de citer la 
Dissiiiiilaiion de M. (irunitnoril. 

A. Meillet 



L 



E, Fraeskel. — Griecliische Deiwminativa in ihrer geschkh- 
tlichen Entwicklung und Verbreilimg . Gu'tfingue (cliez 
Vaniienhocck et Ruprecht). 1006, vi-296 p. 



Sous ce tifre, un peu trop giînéral pour le sujet troîlé, 
M. Fraenkel éludie trois g;roupes de dé nominatifs grecs, 
ceux en -ai'jEiv et -ijve-.v, ceux en -civ et ceux en -sjsw. L'au- 
teur est un élève de M. W. Schuize ; il a travaillé direc- 
tement sur les textes lillérairesetépigraphiques ; les faits 
sont serrés de près; l'ouvrage n'est pas seulement une 
contribution tr6s importante à l'étude de la question, il 
pourra servir de modèle aux travaux analogues, et la lec- 
ture en est 1res savoureuse, grâce à la richesse des remar- 
ques do détail qu'il contient. Malheureusement, ces re- 
marques sont perdues dans des notes semées au hasard, et 
dans des incidentes du texie, et, comme aucun index ne 
permet de les retrouver, beaucoup seronl perdues : le livre 
est plus instructif que facile h consulter. 

M, F, contesie avec raison, p.lOi et 8uiv.,quelelype en 
-iw soit parti des adjectifs dérivés en -uts; ; pour le démon- 
trer, il s'appuie sur une statistique de ces adjectifs. Il aurait 
pu ajouter qu'il était gratuit de refusera l'indo-européen 
un type en "-fl-ye- ; l'indo-iran. -â-i/a- es[ ambigu; le lit. 
-ù-Ju rappelle de près le type grec, dont il ne diffère que 
par la quantité de l'o, et a son correspondant exact 
dans le type v. si. dî-laj^ (de dï'lo). — Quant aux 
dénominatifs en -ùvtii, il est difficile de ne pas songer en 
les voyant à la flexion des adjectifs arméniens thèmes en 
-u- dont une partie des cas comporte un suflixe secon- 
daire -(e)n- ; M. F. ne signale pas celte coïncidence, qui 
■est frappante. 

A. Meillet. 



■ cclviij - 



It. DiîLitRUPXK. — Si/nkreli^mus. Ein flriirag zur germanis-4 
c/ien Kasuslehie. Sliaslioury (chez Triibnt'i), 1906, in-8J 
vii-276 p. 



L'éminenl maître des ('ludes iltr syntaxe comparée s'estfl 
limité cette fois à un seul graupe linguistique, le g;roijpQ'fl 
germanique, ofi il traite l'ensemble de la question de l'em-X 
ploi di!s cas. Il montre d'abord avec quels cas se construiCa 
chacun des verbes et des adjectifs du germanique communal 
et il donne un précieux répertoire de l'usage dans lesn 
divers dialectes. Puis il examine le nMe de chacun des cas. 
Des huit cas indo-européens, quatre ont conservi' leur 
valeur ancienne: le nominatir, le vocHlit", l'accusatif et le 
génitif; les quatre autres, datif, locatif, inslrumenlal et 
ablatif, se sont confondus en une forme unique, qui repose 
en partie sur te datif, en partie sur le locatif et en partie 
sur l'instrumenlal anciens, et qu'on connaît sous le nom I 
de datif. C'est à tort qu'on soutient parfois que rablalif"! 
indo-européen s'est fondu dans le génitif germanique : le f 
germiinique a le datif avec le comparatif et avec les pré- ' 
positions indiquant séparation; or, ce sont les seuls ua 
plois clairs. Les emplois du génitif dit de séparation s'cxplî-j 
quent par le génitil', sans qu'on ait besoin de recourir k\ 
l'ablatif. 

Une petite observation de détail: p. 149, M. D. voit dans leA 
datif accompagnant la préposition germ. occ. 't^ un an-l 
cien datif; cette explication est juste sans doute en partie; ] 
mais il peut s'agir aussi d'un ancien ablatif; l'ablatif est 
en effet le cas employé avec la préposition signifiant . 
Il Jusqu'à » ; indo-iran. â, lit. ik'i, lat. tenus, gr. i*^xpi; et 
c'est le cas qui suit v. si, do (et peut-Otre v. irl. rfo). 
A. Meillet. 



G. DoTTiN. — Maiiuci pour servir à l'étinlr de /'tirtli'/nîlt' 
celtique. Paris, i'JOK, in-12. vi-407 p. 

Le manuel de M. Dottin ne renferme qu'un chapitre^ 
assez court — sur ]a langue ; l'auleur qui est linguiste. cL 
très bon linguiste, a eu la coquetterie de ne pas donner au 
chapitre de la langue, qu'il traitait de première main, 
plus d'étendue qu'aux autres. Et le mal est que ces cin- 
quante et quelques pages du manuel renferment la meilleure 
partie de ce que l'on sait de certain sur le gaulois. Le ca- 
ractère propre des Iravaux de M. Dottin est une critique 
altenlive, un bon sens parfois un peu défiant, et une grande 
répugnance pour les hypothèses gratuites; si parfois on 
regrette de ne pas voir traiter les problèmes plus à fond, il 
est permis de penser que la critique et la réserve de 
M. Dottin sont particulièrement de mise dans la question 
qu'il expose. Le livre répond îl un besoin ; les quelques 
défauts de détail qu'un œil minutieux y a relevés seront 
aisés à corriger dans une seconde édition qui ne peut man- 
querdètre prochaine. 

A. MEU,Liîr. 



Wenzel Vo^Dfl.\R. — Ve.rijleichende slavische Grammn- 
tik, I Band, Lautiehre imd .Sliinuit/iildiniff.ile/ire (in-S", 
X-532 p., Gollingen, 1906). 

Trois ouvrages marquaient jusqu'à présent les grandes 
étapes de la grammaire comparée des langues slaves : les 
cours de Celakovsky. édités à Prague en 18113 (Ctnni o 
srocnaraci mluvnici slovnnské na université prazské"), la 
Veri-leichcmle Grammatikde Miklosich (Vienne 1852, 1836 
et 2* édit. de la Phonétique 1879, Èti/mologie 1875 et Sjfn. 
taxe 1868-74) et les leçons de linguistique slave de M- FIo- 
rinskij(189.^-18!17^. 



Ce dernier livre no fixe pas exaclemenl le Avgr6 do- 
di^vcloppoment qu'avait ul teint la grain ma irecompan^e des 
langues slaves au moment où il a paru : il rente, k vrai 
dire, un peu en deçà ; nt^-anmoina les indications bibliojçra- 
phiqucs très complètes, dont il est muni, en font un^ide 
utile. M. Vondrâk vient de commencer la publication d*unc 
VrrgUichende slaviache Grammalik ; la Phonétique et l'/i/y- 
fiiologie ont paru à la Tin de 11106. 

Cet ouvrage <?st fait suivant le plan d'une grammaire 
comparée (Mikiosicli el Florinskij ne nous offrent qu'une 
série de grammaires parallèles des dialectes slaves). 
On n'y trouve guère de nouveau en ce qui concerne les rap- 
ports du slave et de l'indo-européen : les principales théo- 
ries, qui figurent dans le Gnindriss et la Kurze verglei- 
cfiendc Granunalik de M. Brugmann, y sont rt.^sumées et 
groupées plus ou moins heureusement, non d'ailleurs sans 
quelques lacunes. Quant à l'exposé des faits relatifs aux 
divers dialectes, il est remarquablement inégal et peu sys- 
tématique: les dialectes ne sont pas cités dans un ordre 
constant, les exemples sont trop rares, les indications de 
grammaire historique concernant chaque dialecte trop 
sommaires. Le lecteur est souvent déconcerté par la fan- 
taisie du plan et le caractère implicite de la rédaction: 
ainsi p. 93 les modifications de o en slave commun sont 
traitées après le développement historique de o, et p. 95 
ce qui est dit de \'akanie russe est isolé du développement 
historique de u ; p. 133 le sort régulier des jers dans les 
divers dialectes n'est illustré d'aucun exemple. Seule 
l'abondance des indications bibliographiques aurait pu 
suppléer à la brièveté ou à l'obscurité de certaines expli- 
cations, mais M, Vondrâk, qui disposait à cet égard de 
toutes li'S ressources nécessaires, s'est souvent abstenu de 
donner des rélért^nces complètes et s'est parfois contenté 
de simples allusions (par exemple p, 35, allusion à l'opi- 
non de Scliakhmalov sur la nature du é slave commun, sans 
aucune référence). 

Le manuel de M. Vondràk, malgré ces défauts, qui en 
diminuent singulièrement le caractère pratique, reflète 
bien, quoiqu'un peu confusément par endroits, les grands. 



— cclxj — 

I progrès qui onl été réalistes depuis Mikiosîch. La descrip- 
Uoii physiologique des plii^nomfenes plionrtiquos a pris 
dans cettL' nouvellf; grammaire la place qu'elle mé- 
rite (innovation importante par rapport à d'antres travaux 
de tout premier ordre comme \' Hisforic/id mluvnice dtf iie- 
bauer). Notons cependant que celte description cl Burtoul 
les graphies, qui lui servent d'expression, sont souvent 
assez peu précises pour que certaines nuances phon(''tiqucs 
1 échappent au lecteur mal informe^ : ainsi dans les mots 
' russes, la mouillure plus ou moins forte des consonnes 
devant les voyelles molles n'étant pas indiquée, la courte 
explication donmîe p. iO à propos des groupes russes la- 
biale -{-e est obscure et inexacte, car la transcription bezû 
est ambiguë, et il subsiste une légère mouillure de A. 
L'exposé Ir&s détaillé des questions de quantité et d'into- 
nation constitue sans aucun doute la partie la plus neuve 
et la plus utile de l'ouvrage de M. Vondrâk. 

André Mazon. 



S'éEPKis. — Bohiiikaja psaltijr' ( t. Il, fasc. iv des 
Izslêdovanija po rtaskomtt Jazyka de la section de 
langue et littérature russes de l'Académie). St-Péters- 
bourg. 1306, gd. in-8", H-vièi- 267 p. avec 7phototypies 
hors texte et 8 pages de tables non paginées. 

Le psautier de IJolognc est un leste vieux slave de 
Bulgarie, édité par Srcznevskîj M. :>éepkin ; l'étudié en 
détail et avec le plus grand soin, à tous tes points de vue ; 
il en discute la date: 1186-11% ou 1230-12il ? Et surtout 
il s'efforce d'en tirer parti pour l'étude de l'histoire de la 
langue bulgare; la difficulté est grande ; car on n'a aucun 
critère certain qui permette de faire le départ entre ce 
qui est dû l'i l'original copié et ce que les copistes ont 
apporté tle nouveau, ceci seul important en l'espèce. 
M. écepkin dislingue quatre mains, et décrit minulîcuse- 
menl les particularités linguistiques de chacune en les 




— cdxij — 

comparant aux fait? dialectaux modcmesigrâce ô la belle 
collection du Sbornik et aux autres travaux, le bulgare est 
une des langues slaves sur la dialeelologie actuelle de 
laquelle on a le plus de renseignements. La méthode appli- 
ijui^e est donc la miîme que celle que Fauteur avait déjà 
employée pour l'évangile de Sava, et peul-'^lre est-elle 
mieux adaptée au psautier de Bologne qu'au leclionnaire 
<Jc Sava. dont le caractère est encore très archaïque. 
A. Meillbt. 



Ir.']\sKi.i. — \fakfidonsliij tistok (Pamjalmki sturoslavjans- 
hni/o jazijlm, l. 1, fasc. v; publicalicin de la s-l'cI. de 
langue et lilt.r. de IWcailémie), Sl-l'élL*rsbourg, 1906, gd 
in 8°, 28 p. et 2 planches. 

Publication et élude très poussre d'un pelît fragment il 
lexte vieux slave. 

A. MEiLucr. 



I". KiusoT. ^ ItistQire de ta langue française iIpk orirjinn 
ù i^K), tome II. Le seizième siècle, Paris (chez Colin), 
1906, xxxi-304 p. 

LagrandeentreprisedeM.Brunot avance régulièrement. 
L'objet de l'auteur est visiblement d'expliquer la langue 
moderne; un volume lui avait suffi pour exposer loul le 
développement du français de l'époque romaine jusqu'à la 
fin du xv" siècle ; celte fois, un volume entier est consacré 
au seul seizième siècle. VA c'est la première fois qu'est 
exposé dans son ensemble avec détail le développement du 
français au cours de ce siècle capilal oîi a commencé de se 
fixer la langue lilléraire moderne. L'ouvrage est d'autant 
plus précieux qu'il repose en grande partie sur les recherches 
personnelles et les dépouillements de l'auteur et de ses 



I 



— cclxiij — 
ûIl'vcs. Un premier livre expose rL^mancipalion du français, 
les obstacles qu'elle a rencontrtîs et l'inlroduclion progres- 
sive du français dans le langage de la science et de la 
liliriralure Bavante. Dans un second livre, sont diîcrites les 
tf.ntalîves des savants pour cultiver la lan^e. Le troi- 
sième livre expose le d(5volopperaent du vocabulaire et de 
la grammaire. On pourra regretter que cette troisième 
partie soit un peu trop une simple grammaire de la langue 
du xvi" siècle, et que les iniluences qui ont déterminé 
ebaque fait ne soient guère mises en iWîdence. Mais ce 
n'est pas la faute de l'auteur si la tâche lui était rendue 
difficile par l'insufrisance des travaux priSparatoires déjà 
faits, assurément beaucoup de choses prendront un autre 
aspect le jour où l'on utilisera toutes les traces subsistantes 
des anciens parlées français, et où les faits se n^vèleront 
commedialecLaux. En marquant l'iMat présentdos connais- 
saoces et en étendant as connaissances, M. Itrunot rend 
un service capital cl rend possible le travail ultérieur, 
A. Meu-let. 



Albert Daozat. — Géographie phonétique d'une région de 
la liasse - Auveryitp (thèse de doctoral). — Paris, 
U. Champion, 19Û(î. Lu vol. in-8" de 8!) pp. (avec 
S caries). 




Malgré son litre moiieste, la seconde Hitse de M. 1). est 
la plus intéressante. Elle l'est au pointqu'à la soutenance 
un de ses juges ne lui a pas cachd qu'il aurait pu avec 
avantage en faire sa thèse principale. Ceci tient à la richesse, 
h l'originalité et i*! la variété des évolutions phonétiques 
dans celte région. De plus, M. D. en connaît trfs bien 
deux parlers, celtii de Vinzelles cl ccdui de Martros-de- 
VejTO. Sur le premier, il avait déj;i publié il y a dix uns 
une bonne étude (^Phonétique hiHtorique du patois de Vw- 
zeilcs, 1S97). l'our les autres, il a su faire une enqur^te 
aussi intelligente que fructueuse, sans idée précon(,'U' 



— ccixiv — 
comme; il lo ilil tui-m^mi', suivant (anlût une direction, 
tanliil une autre pour se rendre compte de l'extension d'un 
ph(5nomènc p)ioni!'lique qu'il jugeait digne d'intén'^t. 

L'ouvrugc se divise en deux [larlies (consonneS) 
voyelles). Comme l'auteur le fait remarquei'. les change- 
ments spontané» sont Ir^s rares, soit pour l'un, soit pour 
l'autre groupe de plionômcs. La grande majorité des chan- 
gements phonétiques ici décrits résulte de lu réaction des 
voyelles sur les consonnes ou de celle des consonnes 
sur les voyelles. 

Plusieurs de ces changemenls sont intéressants pour la 
phonétique générale. l'ar exemple, au nonilire des actions 
p ala lai i sautes, il faut citer en première ligne l'évolution 
(qui a paru " Iri^s curienso « a M. D. pp. 23-2i) dapy, bij en 
])bj, bly et de mi en m''i. C'est presqueexactement le phé- 
nomène slave : 'pj, *f>j, *mj -*- fUj, Olj, mlj. — De miVme, 
parmi les nactions lahialîsantes x, on doit rcmarijucr que 

II devant ti et ii, t q{ d deviennent biliiliiaux (p. 25) 

Avant l'explosion une double implosion se produit : l'une 
normale, formée par la tungue, l'autre formée par les 
lèvres comme pour la prononciation de/j. A». Ceci fournit 
sans doute un parallèle destiné îi jeter de la lumière sur 
révolution de efij, (aussi /y rl'après M. Sommer. //«/irfii/c/i 
(/. latein. Laut-u-Formpnlehre ) en A f/jy latins: type (/«enos, 
bpne; "tliii-i, bis), aussi à l'intérieur des mots sî l'on rat- 
tache parex.orA'j.( (tirbii^-ium) h ar(/«o*- (3 syllabes), tirbus- • 
— étant ardim- (2 syllabes). — IJe m.inie encore (p. 26) 
" lorsqu'on prononce k, g devant m, rt, les lèvres viennent 
en contact». Ceci est également l'étape par oii ont peut- 
f'ire passé kn, ff(f dans les langues où ces phonèmes sont 
devenus/). A, bien qu'il n'y ail ■■ pas à proprement parler 
occlusion complète comme pour (, d. » — Ala mémo page 
et souvent ailleurs, M. D. a tort de [)arler d' « aspiration yi 
quand il dit: nk l'initiale ti, ii produisent une aspiration 
qui se résout en la préposition d'un r: ti (hoc) devient vu 
etc..,» Ce phénomène de labialisalion a été aussi caracté- 
ristique du slave commun (vûtorû, vijkn^). 

Des huit cartes qui terminent le volume, cinq ont trait 
aux évolutions consonantiques, les trois autres concernent 



r 



— cchv — 

les voyelles. La p^onli^^^ iltustrn riWoliilion lie c (+ a 
latin) (c ou /s) ; lu seconde, le raoïiillcment de A, y et i, d, 
l, H devant û ; la troisième, lemouillomcnt de /, v devant 
i; la quatrième, le 'changement de / intervolîque en u, »(j 
(encore un fait inl<'TPssant pour la plionélîque g(^n(?ra!e) ; 
la cinquii''me, le Iraîfement de x devant X,/,/> ; la sixième, 
Tt^volution de a tunique lilire vers ù et vers è ; la septième, 
le traitement de la diphtongue romane «u tonique; la hui- 
tième enfin, le traitement de «-f-s explosif arauï. — 
Presque jamais les limiles de ces diiTérents changements 
ne coïncident, ce qui montre une fois de plus que l'auteur 
a eu raison de rejeter l'existence de grands dialectes et 
d'admettre au contraire l'indt^pendance de l'évolution de,s 
piirlers loeanx. 

A. Cupn\ 



G. Bhockeluann. — Semitische Sprachwissenschaft. Samm- 
lung G«schcn, n° 291 , Leipzig, 1906, petit in-8', 1 60 p. 

Ce petit livre est tout plein d'enseignements donni^s 
sous une forme à la fois aisûe et pri^cisfl. L'esprit scienti- 
fique de l'auteur se révèle dès l'ahord dans la page oi!i il 
touche prudemment i^ la question des rapports prouvés, 
mais si mal connus, de l'i-gyptien et du groupe sémitique; 
on goûtera aussi Texcellente définition de la notion 
iV Unemithch ; enfin en indiquant brièvement remplace- 
ment géographique et les principales cariictt-risliques de 
chaque langue, M. 11. abîcn laissé voir son intention de 
ne considérer aucun des dialectes comme pouvant repré- 
senter la langue sémitique primitive. — L'exposé phoni^- 
tique est extrêmement riche malgré sa concision ; peut-être 
inèmc l'cst-il parfois un peu trop ; souvent un fait phon/i- 
tique n'est appuyé que d'un exemple qui doime prise à la 
discussion ; ainsi peut on aflirmor qu'il y a eu gémination 
de la consonne après ù en Hébreu dans les formes du type 
iiiUad (p. 60-62), alors qu'il n'est pas démontré que ces 
formes ne sont pus des intensifs au passif (v. p. 122) (où 




In géminallon serait morpliologiquo, non phoii<-Uque)? 
Mais xans doutu pour la pliiparl ilr ces faits aurons-nous 
un plus grand nombre d'cx^-mplcs dans li; ficuWrisïque 
M. n. coiJinienccfiraire parallrc cl que lous les sémitlaants 
attuntlont avec impatience. Les ([iialilés d'exposition et la 
sûrett! do l'auteur so rotfouviint dans 1p nisuinû trts com- 
plet qu'il a fait de la morphologie; les paradigmes paral- 
lèles des verbes dans les différeates langues sont précédés 
de courts exposés d'où ressortent réellement les actions 
plionétiijues et analogiques qui les ont crêtes. — On trouve 
donc dans ce peu de pages un excellent résumé de ce que 
sait la linguistique sémitique ; il est utile h tous les sétni- 
tisauts qui n'ont jusqu'à présent à leur disposition aucun 
manuel aussi au courant, et il doit être recommandé à 
tous les curieux de linguistique qui veulent acquérir 
quelques idées précises sur le groupe des langues sémi- 
tiques. 

M. Cohen. 



D'"lli:NWAnDltRA>DSTETTEn. — Mniaiopo/j/nrsischc Forxcfiun. 
gen. \'° série,'! fascicules in-4° : 2' série, 'A fascicules 
'in-8', 1893-1906, Lucerne, chezE. llaag. 



Sous ce litre gt^néral de Mnlaio-polynexixche Forschun- 
ijen, le professeur Itrandstetter a fait paraître depuis 
18!)3, deux séries de travaux sur la liltéralure et la lin- 
guistique de l'Indonésie et de Madagascar. La première 
partie comprend; \. iler Naturxii)ii in den iiltern Litera- 
turwerken der MaUtyen, 21 p. ; 11. die Beziehungen des 
Mnlagaxij (dialecte do l'Imerina) zum Malaiixchen, 
4I( p.;Ill.(/(> Gf-scliichle von Ilan// Tuwa/i, ein tUferer • 
7iialaiùclter SiUenromnn, en traduction allemande, S4 p. ; 
IV. die Gesrkichle von Kônig IndjUai, texte bugui traduit 
en allemand avec d'intéressantes notes sur le Liugui, 
'11 p.; V, die Griindiing von Wadjo, légende bistorique 
du sud-ouest des CélE'bes, en traduction allemande, 18 p. 
Lu sccondosério ne compte encoreque les trois fascicules 



— cclxvîj — 
suivants : I. die Gesckichte von Ujajatatikara, Iradurtïon 
allemande d'un roman maknssar, 6i p.; II, Tafjalen lutil 
Madagassen, éludo de linguisliquc comijart^c du lagal et 
du malgache de rimerina, 8.'î p. ; III. riu Prodromiis zii 
eincm vertjleichendeîi Worlerbncit di-r Md/mo-puif/rn-sischen 
Sprachen fur Sprachforscher und Etlmo'jraphen, 74 p. 

Toutes ces publications sontcxcellenles. Elles ont valuà 
leur auleur d'Ctre compte'^ au nombre dds maîtres dans 
le domaine des études malayo-polynésîcnnes. Le dernier 
fascicule paru mérite une mention particutièi'o. M. Brand- 
stetter pense avec juste raison, que le temps est venu do 
faire lasyntb&se des résultats acquis dans la lexicographie 
des lan}>ues du groupe malais, l'our marquer rinl(5r(>t 
que présenterait un dictionnaire comparé, il a choisi 
douze de ces langues : Tagal, Itisaya, itugui, Makassar, 
Javanais, Madurais, Malais, Minankabau, Dayak, Uatak, 
Atchinais et Malgache; et il a montré par une vingtaine 
d'exemples pris parmi les noms de parties du corps, l'im- 
portance linguistique et ethnographique de ces rappro- 
chements, 11 n'est pas possible d'y insister dans un 
compte rendu, maïs les orientalistes, les linguistes et les 
ethnographes la devineront sans peine. En l'espftce, la 
comparaison porte sur onze langues de l'archipel malais 
et une douzième, la malgaclie, qui s'en est séparée depuis 
une quinzaine de sificles. Cette dernière évolue isolément 
dans une Ile distante de Sumatra de près de sept mille kilo- 
mètres : elle présente donc un intérêt particulier au point 
de vue de la phonétique et de la morphologie comparées. 

Dans la postface de son dernier fascicule, le savant 
professeur de Lucerne nous fait connattro qu'il a déjà 
réuni les éléments du dictionnaire projeté cl que sa publi- 
cation serait prochaine si l'aide matérielle nécessaire lui 
était donnée. Il est donc cxtrCniemenl désirable qu'il se 
trouve un éditeur pour en faire les frais. Un travail de ce 
genre, dit h M. itrandstcttcr, est assuré h l'avance du 
meilleur accueil : personne n'était mieux qualifié pour 
l'en Ire prend ri! que l'auteur des Maliiio-pohjnrsisr.he For- 
schunfjen. 

Gabriel Fiïrhand. 



p. W. SciiMiDT. — Die Mon-Khmffr Volker, ein Bindeglied 
:tiùschen Vïilkern Zenlralasiens und Austroiiesiens. 
ItniunschwGÏp. xii - lîiT p., 3 cartes, pel. in-S", Viewfg 
unii Solm. 



Dcpui:î longlemps di^jà, l'afTiiuli^ des langues dites 
malayo-polynésiennes avec corlains groupes linguistiiiues 
de l'Asie continentale avait L^té indiquée d'abord, démon- 
tréo ensuite de façon absolument probante. Aucune thiîorie 
gdni!îrale n'était cependant sortie des rapprochemenls éta- 
blis avec cerlitudi'. La question vient d'i^lre Irailéo et 
définitivement résolue dans la magistrale étude du Pèro 
Sclimidl. L'auteur examine successivement les relations 
linguistiques et les mpports somatnlogiques de certains 
peuples de l'Asie centrale avec les langues et les peuples 
dits malayo-poiynésiens, La conclusion linguistique basée 
sur 87 pages d'exemples (71-137), est la suivante : un 
certain nombre de langues de. l'Asie apparentées entre 
elles, sont groupties sous le nom de Attslroasialisc/ie Spra- 
c/ifti. KUes comprennent : l. un groupe mixte composé 
des langues Tiam, llade. Lljarai, Sedang qui tiennent au 
{groupe Mon-Klimer par la construction de la phrase et la 
structure des mots, mais qui ont, d'autre pari, fait de 
nombreux emprunta au malais (pronoms personnels, nu- 
mération, etc.) ; II. le gro«pe Mon-K limer qui comprend 
le Mon, le Khnier, le Babnar, le Stîcng, la plus grande 
partie des dialectes Moi, et, enfin, les dialectes Bersisi et 
Djakun de la péninsule malaise ; III. les tangues des 
Senoi ou Sakei et des Semang de Malacca ; IV. les langues 
Palong, Wa et Itiang du bassin de la moyenne Salouen ; 
V. les dialectes Khasi de l'.Vssam; VI. les dialectes des 
îles Nicobar; Vil. les langues Mumla de l'Inde, h l'ouest 
des dialectes précédents. l'urallèlemenl, les langues dites 
malayo-polynésiennes sont appelées Austronexisc/ie Spra- 
chen. Klies comprennent fi l'exception des langues de 
l'Australie et de la Nouvelle-Guinée orientale, toutes les 



— cclxix — 

langues do l'Imionés're, Je» Mcsiie l'Oa^an [laciliquc el de 
Madagascar. Les langues el dialectes des peuples Mon- 
Khraer servent de trait d'union entre les membres extrê- 
mes de cette immense famille linguistique dont l'aire de 
développement s'étend du 40' degré de longitude orientale 
au 100' degré de longitude occidentale, soit sur une super- 
licie de 210 degrés en longitude. 

Les Austroasialisc/ir Sprachpn et les Austronesische 
Sprac/ien réunies sont désignées sous le terme général de 
Aiistrische Sprachen que le PùrcSehmidt traduit en fran- 
çais par tani/ues auslriqurs, ce qui donnerait en anglais 
austric languat/cs. Je ne pense pas que ce dernier néolo- 
gisme trouve facilement sa voie des deux côtés de la 
Manche, Atn^lroncsieit H Attslroaaifilir/iie sont acceptables 
en rran(;ais et Iraduisibles en anglais ; il ne reste donc à 
trouver quelc nom globiil de la famille entière. Mais ceci 
n'est qu'une objection de détail. Le point important est 
que la parenté de toutes ces langues et dialectes est défi- 
nitivement établie. Le livre du Père Scbmîdt, que vient 
de couronner l'instiltil, fei-a époque dans les éludes de 
linguistique orientale comparée. 

Gabriel Ferranb. 



C MeiMitOF. — GnimlziUje ciner vprgleichendi-n Grammalik 
lier Bantusprachen . Uerlin (chez D. Ileimer), 1906, 
gr. in-S°, 10 160 p. 

Dans un précédent ouvrage, l'auteur a posé les bases 
lie la phonétique comparée des langues du groupe bantou. 
Celle fois, il étudie la morphologie comparée des 
mêmes langues. L'ouvrage consiste moins en un exposé 
régulieret complet du système grammatical bantou qu'en 
une série d'observations parliculidres sur un grand nom- 
bre de points de détail. 

A. Mlillett. 



Sfioriiik materjalon dija opixanîja méstuost^/ i plernen 
A"nr/ïf:« (Rpcueîl de aialériuux pourla dcsciiplioo des 
localiU'S et dfs rates liu Caucase), l, XXXVI. Tiflis, 



(jiiiiime les [iRk'rkietils, lo lomi.' XXXYI, lii^n i]u« plus 
spécial <■ ment conoacri^ à la géographie, l'iiisluire et l'etli- 
no^Taphio du Caucase, contient des parties iiiléressantes 
pour le linguiste. 

Nous citerons : I. Takaïchvili. — Description des ma- 
nuscrits de la bibliothèque de «la Socii^lé pour la propa- 
galion de l'instruction dans la population gt^orgienne ». 
Dans celte étude sont examînf^es et criti(]ui5cs en dt^tail 
diverses copies de la BKarthlisTskchovTebai),texle hîslo- 
liquc géorgien. 

II. Khahlamov. — Cén?monies el chansons de mariage 
de hi ville d'Fisk. Les chansons nous oiïrcnt des parlicu- 
liuili^s inléressaules du parler vivant (russp) de la ville 
d'Kisk du territoire du Kouban, une sorle de langue com- 
mune entre colons venus de diverses r(!gions delà Itus»ie. 
Dans le m?me recueil,* t. XXVI, voir sur ce parler une 
L'iudc du môme auteur. 

m. La 3' partie contienl en traduction russe des contes 
sartes dont nons ne pouvons que regrctlei- de n'avoir pas 
le texte original. 

IV. Le tome se termine partine grammaire de la langue 
d'Audi (Daghestan occidental). M. Dirr, qui a di^jà pnlilié 
plusieurs grammaires imporlanlesde langucï^caucasiques, 
nous donne ici, apri^s la morphologie, des textes, un lexique 
et une liste de mots de la langue d'Andi comparés avec 
ceux de langues voisines, 

,1. Heiiï. 



VARIÉTÉS 



ETYMDLlMilKS rit\N(;AISKS 



.MCBOCHE — IIASurU — llAnïAVEI.LK ■ — IIHASTIQUER - 
— JOLI JOUABD MARMOT SI A H» OU S ET. 



I. Anicroche dont on n'a pas expliqmîledisyllabo inilîiil 
ne sotnhle qu'une locution transformiÎP en substantif et 
doit signifier « l'âne s'y accroche ». l'arini les mois for- 
més d'une façon similaire, citons « un sol s'y laisse » — 
(t un m'as tu vu n — « un décrochez-moi (;a u. 

II. Hasolik (d'iiabit) a été rapprochi? du nom de la 
nation basque. On ne voit pas cependant que les monta- 
gnards pyrénéens en aient jamais fait un usage commun. 
Ne pourrait-on pas être lente de voir dans ce mot, lo gau- 
lois baalio-s <■< ruban «, d'où l'irlandais Imsk « collier». 

III. Bartavellb indiquant une sorte de grosse per- 
drix a ét(! tiré du Provençal bm-lavela a loquet », le 
cri de cet oiseau imitant le bruit du loquet. Cela semble 
douteux. Généralement, en français, quand un mi'^nio 
nom est porté par un animal et un instrument, c'est à 
l'être animé qu'il a été emprunté; cf. chèvre, grue, 
mouton, demoiselle de paveur, olc. l'our nous bni-tavoili- 
est formé du bar péjoratif que l'on retrouve dans liarlotnj 
et de noire mot tavelé ou « parsemé de taches », de 
tavel « compartiment d'un échi([uier ». La bartavelle a le 
ventre rayé de bandes moins régulières que celles de la 



— cchiij — 

perdrix ordinniro. Ost, en quelque sorte, l'oiseau mal 
lavelc. 

IV. Itit ASTIQUER eo argol Saint-Cyrien sigailie a faire sans 
soin, bousiller», Reconnaissons-y unecorruption du préfixe 
A«r joint au verbe asd'yHfr, c'est-à-dire « mal astiquer », 

V. TiAncE tiré de l'espagnol garzn, «aigrette, héron 
aigrette » et par extension « fille soigneuse de sa coiffure, 
coquette », paraît avoir une origine première germanique. 
Cf. allemand, Warze; « verrue, poireau, cxcroisEance b 

VI. Joli el, anciennement, /o/i» nous fait l'efTet de j 
n'être que le béarnais golitz «, rouge-gorge », soit a muDt 
d'un rabat, d'un ornement de cou » ; cf. espagnol golu, 

rabat ». Le_; français représente ici un ancien g comme 
AaaBJnmf»! de l'italien t/ainba, jardin de garten. 

VII. Jobard est une sorte de doublet de goheur. Seule 
la désinence diiïère. L'élément radical est le même avec 
mutation du y primitif en ,/ comme dans le précédent. 

VIII. Mabmot nous oll'rc le mi^me prélixe péjoratif 
que le terme populaire wargoidette. L'élément radical est 
le même que dans inoulanl, du lutin tmisltis. 

IX. Mahmotte n'est que le féminin du précédent. Au 
moyen âge, on écrivait marmote par un seul l el ce 
terme désignait, non le rongeur que rccberchent les 
Savoyards, mais bien un singe. Les croisés ayant rapporté 
d'Orient des petits quadrumanes, les qualiliaient de 
« vilains enfants ». Dans l'Inde, où l'on a des singes de 
la plus grosse espèce, ou les appelle vanara, litt. sicut 
homa. Inutile de rappeler que marinotlcr est un dérivé de 
marmot ou marmode. 

X. Mabmousei' contient le préfixe péjoratif mnr dont 
nous venons de parler. Dans le disyllabe linal, reconnais- 
sons un diminutif de moiissfi, a apprenti matelot •> h rap- 
procher de l'Espagnol mozo. 

De Ciiaro'-ey. 






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