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Full text of "Bulletin de la Société linnéenne de Normandie"

BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ LINNÉENNE 



DE NORMANDIE 



Les opinions émises dans les publications de la Société sont 
exclusivement propres à leurs auteurs ; la Société n'entend 
nullement en assumer la responsabilité (art. 22 du règlement 
intérieur). 



La Société Linnéenne de Normandie ayant été reconnue éta- 
blissement d'utilité publique, par décret en date du 22 avril 18GI5, 
a qualité pour accepter les dons et legs dont elle serait gratifiée. 



BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ LINNÉENNE 

DE NORMANDIE 

FONDÉE EN 1823 

Et reconnue d'iililité publique par décret du 22 avril I8(>{ 

4e SÉRIE. — 4:e VOLUME 



AMi'VKK l«90 




GAEN 

HENRI DËLESaUES, IMPRL^IEUR-LIBRAIRE 

RuR Fboide , !i et à 

1890 



COMPOSITION DU BUREAU DE LA SOCIÉTÉ. 



Pour l'année 1890. 



Président MM. Charbonnier. 

Vice- Président deFormigny de laLonde. 

Secrétaire Lignier (1). 

Vice-Secrétaire .... Léger (L.-J.). 

BiUiothécaire Sausse (G.). 

Vice-Bibliothécaire (2). Adel. 

Trésorier honoraire. . S. Beaujour. 

Trésorier de Renémesnil (3). 

Arcliiviste. Huet. 



Sont membres de la Commission d'impression 
pour l'année 1890 : 

MM. les Membres DU Bureau ; 

Berjot, Fauvel et Letellier, élus en 1888 ; 
D"' Fayel. Lecornu, D'' Catois, élus en 1889. 



(1) Nommé en remplacement de M. Eudes-Deslongchamps, 
décédé (10 février 1890). 

(2) Fonction nouvelle (3 mars 1890). 

(3) Nommé en remplacement de M. Lignier (10 février 1890). 



"3^*2T^ W 



SÉANCE DU 13 JANVIER 1890. 

Présidence de M. Charbonnier , président. 

La séance est ouverte à 8 heures. 

En l'absence du Vice-Secrétaire, malade, M. Dan- 
geard, le plus jeune des membres présents, remplit 
les fonctions de Secrétaire. 

Le procès-verbal de la séance du 2 décembre der- 
nier est lu et adopté sans observation. 

La correspondance contient : 

1° Une lettre de M. le Dr Penzig, directeur du 
journal « Malpighia », acceptant l'échange de publi- 
cation avec la Société L'nnéenne. M. Penzig adresse 
en outre les 7 premiers fascicules de ce journal pour 
l'année 1889 ; 

■ 2° Une lettre M. Le Covec, dans laquelle il ex- 
prime les regrets que lui cause la mort de iM. Des- 
longchamps. M. Le Covec demande que le Bulletin 
lui soit envoyé en un seul volume à partir de l'année 
1890 ; 

3° Une lettre de M. de Boispréaux, qu'une cruelle 
maladie force à quitter la Société. 

MM. Godard et Maury, présentés dans la séance 
précédente, sont élus à l'unanimité membres corres- 
pondants. 

M. le D'' Barette, professeur de clinique externe à 
l'École de Médecine et de Pharmacie de Caen, est 
présenté par MM. Charbonnier et le D' Fayel. 



— / 

M. le Président rappelle, en termes émus, la perte 
douloureuse, que la Société vient de faire en la per- 
sonne de son éminent secrétaire, M. Deslongchamps, 
et demande que la séance soit levée en signe de 
deuil. Après la mort encore récente de M. Morière, 
M. Deslongchamps avait pris activement en main la 
direction de la Société Linnéenne, et s'était dévoué 
à son œuvre. La maladie, qui le minait depuis quel- 
que temps déjà, vient de l'enlever à l'affection de 
tous. 

La Société décide l'impression dans son Bulletin 
des discours prononcés par son Président, sur la 
tombe de M. Deslongchamps, ainsi que de celui de 
M. de Saint-Germain, doyen de la Faculté des 
Sciences. 

Le Président annonce encore la mort de deux de 
nos plus sympathiques collègues : MM. Lubineau , 
receveur municipal à Caen, et Moncel, directeur des 
postes. 

La séance est ensuite levée , conformément à la 
proposition du Président. 

DISCOURS DE M. CHARBONNIER, 

Président de )a Société. 

Messieurs , 

Au nom de la Société Linnéenne de Normandie . 
je viens, au seuil de cette tombe, adresser un der- 
nier adieu à notre dévoué secrétaire, Eudes-Des- 
longchamps, ravi à l'affection des siens , enlevé à 
ses nombreux collègues, à l'âge où , d'ordinaire, il 



— 8 — 

est permis de récolter à l'homme qui a péniblement 
semé. 

Fils d'un naturaliste d'une grande valeur, comme 
noblesse oblige, Deslongchamps devait faire hon- 
neur à son nom. 11 ne faillit pas à cette tâche ardue 
et difficile. 

Bien d'autres que lui auraient pu jouir paisible- 
ment de la fortune paternelle et négliger l'étude 
des sciences naturelles ; mais il avait été élevé à 
bonne école, et il profita largement à la fois des 
conseils qui lui furent donnés et des exemples qu'il 
eut sous les yeux. 

Son esprit ne se reposait jamais. 

Aussi, lui devons-nous de nombreux mémoires 
très importants, tous empreints d'une grande éru- 
dition et dont la plupart ont été imprimés dans le 
Bulletin de notre Société. 

Du reste, Eudes Deslongchamps était ce qu'on 
peut appeler un savant de bon aloi, un travailleur 
infatigable et un chercheur obstiné. 

Ses connaissances profondes et multiples le pla- 
cent incontestablement dans cette phalange d'hom- 
mes véritablement savants qui font honneur à leur 
pays. 

Depuis qu'il était membre de notre Société, il n'a 
cessé de nous donner les preuves de son dévoue- 
ment et de son affection pour l'œuvre commune. 

Ainsi , il y a quelques mois à peine, il étudiait 
un grand proj^et de centralisation scientifique ayant 
pour but de grouper dans une seule publication 
tous les travaux des naturalistes du Nord-Ouest de 
la France. 



- — 

Lorsque la mort nous enleva noire vénéré secré- 
taire , M. Morière, Eudes-Deslongchamps , par ses 
nombreuses relations avec les savants de tous les 
pays, par sa longue expérience et l'autorité de son 
nom, était pour ainsi dire appelé à lui succéder de 
droit. 

Il prit résolument cette nouvelle tâche à cœur, 
el nous savons, nous tous, qui l'avons vu à l'œuvre, 
avec quelle compétence et quel dévouement il 
remplit sa mission jusqu'à la fin. 

Telle est, en quelques mots, la carrière si utile et 
si bien remplie de notre regretté collègue. 

Mais, Messieurs, ne quittons pas celte tombe sans 
en tirer un enseignement. 

Il est triste de mourir, de payer à la nature hu- 
maine la dette que nous avons contractée envers 
elle en venant au monde, mais il est plus cruel 
encore de mourir inutile. 

C'est à vous , jeunes gens, à qui je m'adresse, 
vous qui représentez ici sa grande famille d'adop- 
tion; vous qui avez aujourd'hui la force et la santé, 
ne craignez pas d'imiter son exemple : travaillez , 
travaillez sans cesse , ce sera le meilleur moyen 
d'honorer la mémoire de votre maître, de vous 
rendre dignes des sacrifices que vos parents font 
pour vous et d'être un jour utiles à vos semblables 
et à la Patrie. 

Adieu, Eudes-Deslongchamps, adieu! 



- 10 - 
DISCOURS DE M. DE SAIiNT-tiERMAIN, 

Doyen de la Faculté des Scieuces. 

Messieurs , 

Je viens, au nom de la Faculté des Sciences , 
rendre un hommage suprême à l'éminenl profes- 
fesseur qui a appartenu à notre Faculté pendant 
plus de vingt-cinq ans et qui est si prématurément 
enlevé à raifection de ses collègues et aux intérêts 
de la science. Eugène-François-Guillaunie Eudes- 
Deslongcliamps est né à Gaen, le 10 mars 1830; fils 
d'un des naturalistes les plus distingués de l'époque, 
il eut, dès sa sortie du Lycée, la meiPeure direction 
pour aborder l'étude des sciences naturelles et il 
s'en rendait bien compte , car il professa toujours 
pour l'autorité scientifique de son père la plus pro- 
fonde vénération : c'est môme un vœu exprimé par 
ce savant en 1838. qui déterminale programme 
des plus importants travaux entrepris par notre 
collègue. 

Une partie considérable du sous-sol de la Basse- 
Normandie est constituée parles diverses couches 
du terrain jurassique; elles avaient été étudiées 
dans leurs grandes lignes par d'éminents géologues, 
Arcisse de Gaumont, Buckland, Élie de Beaumont, 
Jacques Deslongchamps ; mais ce dernier savant 
écrivait qu'il serait bien désinible que la délimita- 
lion de tous ces terrains si différents d'aspect, si 
singulièrement partagés quant au nombre et quant 
aux espèces de leurs fossiles , fût faite avec soin et 
détails. Son fils se mit à l'œuvre, œuvre qui lui 



— 11 — 

parut d'abord simple et limitée , mais qu'il voyait 
s'élargir chaque jour. Ce qui caractérise les travaux 
de notre collègue, c'est qu'il essaie toujours d'ar- 
river à la connaissance complète de la vérité en in- 
terrogeant sincèrement la nature et sans se préoc- 
cuper de faire concorder ses observations avec des 
idées préconçues : il tient compte de tous les détails, 
les rapproche avec habileté et donne des bases iné- 
branlables aux conclusions qu'il tirera de ses re- 
cherches. 

Le marleau à la main, M. Dcslongchamps explore 
toutes les falaises el les carrières du Calvados, de 
la Manche et de l'Orne; ses nombreuses observa- 
tions font l'objet de notes très intéressantes, publiées 
dans les Bulletins de la Société Philomatique, de la 
Société Linnéenne de Normandie, de la Sociélé Géolo- 
gique de France ; mais c'est seulement après quinze 
années d'études qu'il se décide à publier un travail 
d'ensemble, sa thèse sur les étages jurassiques infé- 
rieurs de la Normandie, depuis le lias jusqu'à la 
grande oolithe, et il n'a pas à regretter le temps el 
la patience qu'il a dû dépenser pour mener son 
œuvre à bien, car son livre est un monument pour 
la géologie ; les résultats qu'il contient sont défi- 
nitifs et serviront forcément de point de départ 
pour les recherches ultérieures sur les mêmes 
sujets. 

Dès 1864 , M. Deslongchamps avait pris rang 
parmi les représentants autorisés de la géologie et 
la paléontologie française : les compagnies savantes, 
lant nationales qu'étrangères, comme les Sociétés 
(Géologiques de Vienne, de Trêves, de Moscou, tin- 



— 12 — 

rent successivement à honneur de se rattacher, et 
le 3 décembre 1864 , il fut chargé de suppléer son 
père dans l'enseignement de la géologie à notre 
Faculté. Ses leçons furent justement appréciées et, 
le 10 décembre 1868, il était nommé professeur 
titulaire. 

M. Deslongchamps avait rapporté de curieuses 
observations d'une excursion faite, en 1865, sur les 
bords de la Méditerranée; on lui doit des notes 
intéressantes sur quelques cas de tératologie vé- 
gétale et sur beaucoup de questions de zoologie et 
de paléontologie ; il faut signaler ses études sur les 
brachiopodes et les térébratules , études qu'il a 
poursuivies jusqu'à ce qu'il fût satisfait de lui- 
même, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'il eût levé toutes 
les difficultés. Mais il revint toujours avec prédilec- 
tion à l'étude du sol normand, dont nul mieux que 
lui ne connaissait l'histoire géologique. Plusieurs de 
vous, Messieurs, ont gardé le souvenir d'une con- 
férence où il décrivait magistralement les révolu- 
tions successives de notre terrain jurassique, iden- 
tique^ comme notre collègue le remarquait avec 
insistance, à celui de l'Alsace; avec quelle précision 
il traçait les limites successives des mers qui ont 
recouvert notre sol ! Avec quel talent d'artiste et de 
savant il nous présentait les faunes qui ont animé 
ses paysages préhistoriques! 

Nous avons aussi gardé le souvenir de ses belles 
découvertes sur les sauriens fossiles et du succès 
qu'obtint à l'Exposition de 1878 la reconstitution 
qu'il avait su faire de deux crocodiles normands. 
Mais ce que notre collègue aurait voulu avant tout, 



— 13 — 

c'eût élé de faire connaître, dans une grande publi- 
cation sur le Jura normand, les richesses qu'il avait 
accumulées ; il entreprit l'œuvre à ses frais, mais il 
ne pouvait la continuer seul et malheureusement 
l'État et les Sociétés savantes hésitèrent à le soute- 
nir ; c'est seulement cette année que la Société Géo- 
logique de France décida qu'elle poursuivrait la 
publication du Jura normand; pourquoi faut-il que 
notre collègue ne puisse voir se réaliser son vœu le 
plus cher? De son côté, tout était prêt : il faut du 
moins espérer qu'un travail si précieux et si com- 
plet ne sera pas perdu pour la géologie. 

Les travaux de science pure ne suffisaient point à 
l'activité de notre collègue : son père avait organisé 
le Musée de Caen ; lui-môme se voua avec passion 
au développement et à la mise en état de nos col- 
lections géologiques^ paléontologiques et ethnogra- 
phiques ; il en a plus que triplé l'importance et 
quelques sections de notre Musée, comme celles des 
oiseaux-mouches et des paradisiers, comptent parmi 
les plus complètes qui existent. Vous savez avec 
quel art étaient présentées ces belles collections ; 
mais il faut aussi signaler les services que rendront 
à la science les nombreux moulages dus à l'habileté 
de M. Deslongchamps, et sur lesquels , comme on 
sait, les études sont souvent plus fructueuses que 
sur les pièces originales. 

Depuis une quinzaine d'années , on a créé des 
laboratoires maritimes qui ont attiré les savants ; 
M. Deslongchamps se rendit bien compte de l'uti- 
lité de cette création et trouva l'occasion de rendre 
un nouveau service à la science en ouvrant le labo- 



— 14 — 

ratoire de Luc, dont il fut le premier directeur. 
Mais quand l'extension de l'enseignement supérieur 
eut nécessité le dédoublement de la chaire de bota- 
nique et de géologie, M. Deslongchamps quitta l'en- 
seignement de la zoologie pour celui de la géologie 
et de la paléontologie, auxquelles se rapportaient ses 
meilleurs travaux. 

Les fatigues que lui imposa le transport de ses 
collections, les mécomptes qu'il éprouva, finirent 
par altérer sa santé sans refroidir son ardeur pour 
le travail ; quand il n'était pas occupé, malgré l'in- 
clémence du temps, à étudier encore nos falaises, 
on était bien sûr de le trouver au milieu de ses col- 
lections ou dans son atelier de moulages ; mais il 
finit par être vaincu par le mal et il meurt victime 
de son dévouement à la science à laquelle il eût pu 
rendre encore tant de services. 

Cette application constante et désintéressée au 
travail est un exemple pour tous et assure à notre 
collègue la respectueuse sympathie de ceux qui 
aiment la science ; l'absolue droiture de son carac- 
tère commande à tous ceux qui l'ont connu la plus 
profonde estime. Sa mort laisse un grand vide parmi 
les géologues , mais ils n'oublieront pas son nom 
qui restera attaché à l'une des conquêtes de leur 
science. Puisse cette certitude adoucir les regrets 
d'une famille si cruellement frappée ! Pour nous , 
c'est de tout cœur que nous nous associons à son 
deuil et avec une bien vive émotion que nous vous 
disons adieu, mon cher collègue. 



SÉANCE DU 10 FÉVRIER 1890. 

Présidence de M. Charbonnier , président. 

La séance est ouverte à 8 heures. 

Le Vice-Secrétaire donne lecture du procès-verbal 
de la séance de janvier. Ce procès-verbal est adopté. 

La correspondance renferme : 

Une lettre de M. le Préfet relative aux allocations 
que l'Étal accorde chaque année à la Société ; 

Une lettre de M. Godard remerciant de l'avoir 
nommé membre correspondant. 

M. le Président présente les volumes reçus depuis 
la dernière séance. M. Chevrel , membre correspon- 
dant, envoie à la Société un exemplaire du mémoire 
qui vient de lui valoir, en Sorbonne, le titre de 
docteur ès-sciences naturelles ; ce mémoire est in- 
titulé : Sur l'Anatomie du système nerveux grand 
sympathique des ElasmoWanthes et des poissotis 
osseux. 

M. le D' Barette, présenté à la séance précédente, 
est nommé à l'unanimité, membre résidant. 

MM. Corbière et Lignier présentent, comme mem- 
bre correspondant, M. Thériot, directeur de l'École 
primaire supérieure du Havre. 

L'ordre du jour appelle l'élection d'un secrétaire, 
en remplacement de M. Deslongchamps. M. Lignier, 
professeur de botanique à la Faculté des Sciences , 
ayant obtenu la majorité absolue des suffrages, est 



- 10 — 

proclamé Secrétaire pour l'année 1890. Il remercie 
vivement la Société pour le grand honneur qui vient 
de lui être accordé, et fait un appel chaleureux au 
concours actif de tous ses collègues. 

La nomination de M. Lignier , précédemment 
trésorier , nécessite un nouveau scrutin pour le 
remplacer. M. de Renémesnil, qui ohtient la majo- 
rité absolue des suffrages, est proclamé trésorier 
pour l'année courante. Il adresse ses vifs remercie- 
ments à la Société. 

M. le D'' Fayel lit un intéressant mémoire sur 
Ameline, professeur à l'École de Médecine de Gaen , 
inventeur des mannequins d'anatomie clastique. Ce 
mémoire, écrit à propos d'une statue qu'on élève 
au D"" Auzoux, est un éloquent plaidoyer en faveur 
de notre concitoyen. M. le D' Fayel y démontre 
avec la plus grande évidence et en invoquant l'appui 
de nombreux écrits et rapports officiels, que l'inven- 
teur des mannequins d'anatomie clastique est 
M. Ameline, de Gaen, et non M. le D' Auzoux. Celui- 
ci a pu perfectionner les procédés de fabrication 
commerciale, mais l'honneur de l'invention revient 
certainement à M. Ameline. M. le D' Fayel ne veut 
d'ailleurs nullement contester le mérite du I)'' 
Auzoux, mais il demande que les compatriotes de 
ce dernier rendent, au pied de la statue , justice à 
la priorité des œuvres d'Ameline. Le mémoire de 
M. le D"" Fayel est publié dans ï Année Médicale, et 
accompagné de photographies représentant les man- 
nequins d'Ameline. Ces photographies , non-seule- 
ment montrent combien étaient meiveilleux les 
mannequins construits par notre compatriote, mais 



— 17 — 

encore elles prouvent que l'œuvre d'Ameline ne se 
résume pas en un seul mannequin, comme on l'a 
dit, mais en une série excessivement complète de 
modèles dont l'École de Médecine de Caen possède 
encore une grande partie. 

M. le Président remercie vivement M. le D"" Fayel 
de cette énergique revendication dont toute l'Ecole 
de Caen lui sera reconnaissante. 

Le Secrétaire rend compte des négociations enta- 
mées avec M. Mériel, maire de Caen, relativement à 
la nouvelle installation de la Bibliothèque de la 
Société. A la suite de ce rapport, la Société vote des 
remerciements à M. Mériel et le proclame membre 
honoraire. 

M. le Préfet est également proclamé membre 
honoraire en remerciement des services qu'il a 
rendus à la Société. 

M. Lecornu propose d'insérer dans le Bulletin les 
tableaux météorologiques que publie le Bulletin 
mensuel de la Société météorologique du Calvados ; 
ils intéresseraient certainement un grand nombre 
de membres et de sociétés correspondantes. Une 
assez longue discussion montre que la proposition 
de M. Lecornu est intimement liée à celle du choix 
d'un imprimeur dont la Commission d'impression 
est actuellement saisie. Aussi cette p-roposition est- 
elle renvoyée à la Commission avec un avis favo- 
rable. En raison de la brièveté de certains délais, la 
Commission aura pleins pouvoirs pour décider. 

M. Léger lit l'analyse suivante d'un travail de 
M. Fayod. 



— 18 — 

Note sur une nouvelle application de la Photographie 
en Botanique, par V. Fayod, ex-assistant de 
physiologie à l'Université de Gênes. (1 pi., Mal- 
pighia, 3* année, fasc. III-IV, 1889.) 

Le procédé exposé dans cette note a été imaginé 
par l'auteur. Il a pour but la reproduction photogra- 
phique des organes foliacés végétaux et consiste à 
employer la feuille elle-même comme négatif pho- 
tographique. 

Dans le cas le plus simple, la feuille est mise, 
sans aucune préparation, dans un châssis ordinaire, 
elle est recouverte d'une feuille de papier sensible 
et le tout est soumis à une pression assez forte, pour 
bien faire adhérer le papier à la feuille à reproduire. 
Le châssis est exposé au grand soleil pendant un 
temps variable : 5 à 20 minutes. 

Les nervures, étant généralement plus ou moins 
translucides et dépourvues de chlorophylle, laissent 
passer assez facilement les rayons lumineux; ceux-ci 
au contraire, sont arrêtés, presque complètement, 
par le tissu chlorophyllien du mésophylle, de telle 
sorte qu'après l'exposition au soleil, la feuille se 
détache en blanc sur un fond noir, et les nervures, 
même les plus fines, apparaissent en un réseau plus 
ou moins foncé. 

Un grand nombre de feuilles peuvent servir ainsi 
de négatif sans aucune préparation, mais, suivant 
les espèces, tantôt on doit choisir déjeunes feuilles, 
tantôt de vieilles, pour avoir la transparence voulue 
dans les nervures. 

D'autres feuilles ne peuvent être employées sans 



— 19 - 

subir un léger traitement, parce que les nervures 
de 2"'% 3"'...., ordre sont plongées dans le méso- 
phylle et, par conséquent, masquées par la chloro- 
phylle. Dans ce cas, on décolore la feuille par l'alcool, 
on la plonge, pendant quelques instants, dans une 
solution assez concentrée et bouillante de potasse 
caustique et on la lave ensuite à l'eau aiguisée 
d'acide chlorhydrique , puis à l'eau pure. Après 
avoir été séchées à la presse, ces feuilles peuvent 
servir de négatif et alors les nervures sont opaques, 
surtout par rapport au mésophylle devenu transpa- 
rent. Le dessin positif qui en résulte est un peu 
moins foncé que le fond du papier et les nervures 
apparaissent en blanc. Certaines feuilles sont opa- 
ques à l'état frais, mais laissent apercevoir leur ner- 
vation complète après dessication et un commen- 
cement de macération. Les feuilles des plantes 
conservées en herbier constituent également de 
bons négatifs. 

Les épreuves tirées par le procédé indiqué ci- 
dessus sont virées au chlorure d'or et fixées à 
l'hyposulflte de soude par les moyens ordinaires. 
L'auteur indique un autre procédé de virage: il 
consiste à plonger l'épreuve, après fixation, pen- 
dant 30 heures environ dans un bain composé 
d'une faible solution d'alun de chrome additionnée 
de quelques gouttes d'une solution d'éosine. On 
obtient ainsi un gris purpurin analogue à celui 
des épreuves dont le virage est trop poussé ; la 
couleur des épreuves se fonce un peu pendant 
une semaine, puis demeure stationnaire. 

L'auteur recommande aussi de laisser quelque 



~ 20 — 

temps à l'air, avant de s'en servir, les feuilles fraîches 
employées comme négatif, afin de leur faire perdre 
un peu de leur humidité et d'éviter leur adhérence 
au papier albuminé. 

L'auteur indique en outre Tapplicalion de son 
procédé à certains cas d'observations physiologiques ; 
par exemple, des feuilles, traitées parle chloral iodé 
ou par la liqueur de Fehling, donneraient sur le 
positif l'indication de la localisation de l'amidon ou 
du glucose. Ce procédé permettrait aussi de faire des 
agrandissements photographiques permettant de 
montrer à tout un auditoire les plus petits détails de 
la structure microscopique des feuilles. 

Anal. L.-J. L. 

M. Léger ajoute qu'il a lui-même employé maintes 
fois la méthode proposée par M. Fayod et qu'il 
en a retiré les meilleurs résultats. 

L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée 
à 10 heures 1/2. 



SÉANCE DU 3 IVIARS 1890. 

Présidence de M. Ciiarbon.nier, président. 



La séance est ouverte à 8 heures. 

Le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de 
la séance de février. Ce procès-verbal est adopté 
sans observations. 

M. le Président annonce le décès d'un des membres 
les plus anciens et les plus dévoués de la Société, 
M. Duhamel, de Camembert. 

Les volumes reçus depuis la dernière séance sont 
passés en revue. M. Corbière, membre correspondant, 
adresse à la Société un important mémoire sur les 
Micscinées de la Manche. 

Le Secrétaire annonce que le 4"^ fascicule du 
liulleiiii pour Tannée 1888-89 vient d'être achevé et 
que le volume le sera très prochainement. Il dépose 
sur le bureau un exemplaire de l'un et de l'autre. 

Le Secrétaire rend compte des travaux de la Com- 
mission d'impression pendant le mois de février. 
Après avoir pris connaissance des propositions faites 
par divers imprimeurs, elle a conservé l'impression 
du. Bulletin k M. Delesques, mais à des conditions 
bien plus favorables pour la Société que celles des 
années précédentes. En conséquence de cette déci- 
sion, les tableaux météorologiques pourront être 
insérés dans le Bulletin, suivant la proposition faite 
par M. Lecornu et la décision prise par la Société 
dans sa dernière séance. 



— 22 — 

La Commission a en outre élaboré un nouveau 
règlement intérieur plus en rapport que l'ancien 
avec les besoins actuels de la Société. Les formalités 
prescrites pour toute modification au règlement 
ont été remplies. Le Secrétaire donne lecture des 
articles élaborés par la Commission et ces articles 
sont successivement votés à l'unanimité après dis- 
cussion. Finalement l'ensemble des articles est 
adopté à l'unanimité. Ce règlemen t devra être adressé 
à chacun des membres actuels de la Société, puis 
successivement aux nouveaux membres reçus en 
même temps que leur diplôme. 

Le nouveau règlement ayant établi une nouvelle 
fonction, celle de Vice-Bibliot?iécaù^e, la Société 
nomme à l'unanimité M. Adel pour la remplir pen- 
dant l'année 1890. 

MM. Corbière et Lignier présentent , comme 
membre correspondant, M. l'abbé Toussaint, curé 
du Bois-Jérôme, par Vernon (Eure). 

M. Thériot, présenté dans la séance précédente 
est, à l'unanimité, proclamé membre correspondant 
de la Société. 

Le Secrétaire demande aux membres de la Société 
de vouloir bien songer à présenter, à la prochaine 
séance, des projets en vue de l'excursion annuelle. 
Les départements dans lesquels les réunions de la 
Société ont été les moins fréquentes sont l'Eure et 
la Seine-Inférieure et c'est par suite de ce côté qu'il 
y aurait lieu de faire l'excursion cette année. On 
pourrait, par exemple, choisir le Havre. M. le 
D'' Fayel pense qu'il serait bon de faire coïncider 
cette réunion avec celle de l'Association des médecins 
du Calvados qui doit avoir lieu à Ronfleur. 



— 23 — 

M. Lignier lit le résume de quelques observations 
qu'il a faites incidemment sur la structure des fleurs 
de Chamœdorea elegans. 



CONTRIBUTIONS 

A LA 

CONNAISSANCE DU BOUTON FLORAL IVIALE 

DE 

(PI. I.) 

Par M. O. LIGNIER, 

Professeur à la Faculté des Sciences de Caen, 
Secrétaire de la Sociéié Linnéeime de Normandie. 



Les boutons floraux mâles de Chamœdorea 
e/egaas sont sessiles et portent, autour de leur base, 
une petite collerette qui représente le calice, <?,flg. 1. 
Intérieurement se trouvent les 3 pétales, les 6 éta- 
mines et l'ovaire distribués à la façon habituelle des 
r/iamœdorea, fîg. 5. Tandis que le calice s'insère 
directement sur le rachis de l'inflorescence, la 
corolle est nettement portée par l'axe de la fleur, 
mais son insertion se fait à une très faible distance 
du rachis. Les étamines s'attachent toutes , non sur 
les pétales, mais sur la base de l'ovaire; elles sont 
distribuées en deux verticilles légèrement super- 



— 2// — 

posés, les étamines supérieures correspondant au 
milieu des pièces de la corolle. L'ovaire est grêle; il 
est terminé par un stigmate relativement gros dont 
l'extrémité supérieure est aplatie. La préfloraison 
de In corolle est valvaire, légèrement induplicative. 
Calice. Le calice ne renferme que de très petits 
faisceaux vasculaires , et ceux-ci s'insèrent directe- 
ment sur le tissu libéro - ligneux du rachis sans 
contracter d'anastomoses avec les faisceaux des 
autres pièces du bouton floral. Ces faisceaux, très 
rapprochés de la face interne des sépales, n'y sont 
séparés de leur épidémie que par une assise de 
cellules grêles, leur diflérenciation est peu accusée, 
et souvent ils sont de bonne heure entièrement 
scléreux. Le mésophylle du calice est parenchyma- 
teux, ses cellules étant beaucoup plus larges vers 
l'extérieur. On y observe de nombreuses glandes à 
raphides; ce sont des cellules larges, elliptiques 
dont le grand axe et, par suite, les raphides sont 
toujours longitudinaux par rapport au bouton floral. 
L'épiderme des sépales, formé de petites cellules 
contre leur face interne, de cellules plus grandes 
contre leur face externe, est partout recouvert d'une 
cuticule finement plissée. La face externe da calice 
porte quelques rares stomates. 

Corolle. Chacun des pétales ne reçoit qu'un seul 
faisceau libéro-ligneux ; celui-ci se divise, dès la 
base de la corolle, en trois cordons: un médian at 
et deux latéraux, m., l, l, fig. 4; ils sont tous grêles. 
mais bien caractérisés en bois et liber. Le faisceau 
médian vient, au sommet du pétale, buter contre 
l'épiderme et s'aplatir sous lui, lig. 2; ses dernières 



— 25 — 

trachées, Tr, y circulent au coniact des cellules 
épidermiques, E, sans que celles-ci semblent pré- 
senter aucune modification indiquant un rôle 
spécial. Les faisceaux latéraux de chaque pétale se 
terminent de la même façon à une faible distance 
de son sommet. A la base du bouton floral, les trois 
faisceaux de la corolle''s"anastoniosent en trois cor- 
dons irréguliers, P, fig. 4. Ceux-ci s'insèrent sur les 
faisceaux du rachis, en prenant la forme concen- 
trique à bois interne. 

Le mésophylle des pétales est formé de grandes 
cellules parenchymateuses dont les parois sont très 
minces et le contenu protoplasmique abondant. Ce 
dernier renferme partout , sauf au voisinage de 
Tépiderme, de nombreux granules rouges auxquels 
le boulon floral doit sa coloration d'ensemble; ils 
sont insolubles dans l'alcool et solubles dans le 
chloroforme. On observe en outre dans le méso- 
phylle des pétales des glandes à raphides^ semblables 
à celles du calice, mais moins abondantes ; leur 
protoplasme très réduit ne contient pas de granules 
olorés. 

L'épiderme est identique sur les deux faces de la 
corolle. Les cellules en sont petites, sauf près du 
sommet des pétales où elles s'allongent un peu 
radialement. Partout elles sont recouvertes d'une 
cuticule très bien caractérisée et fortement plissée. 
Au sommet du bouton floral, les plis cuticulaires 
sont plus accentués encore et, avant l'ouverture de 
ce bouton, ils sont un peu décollés de l'épiderme et 
engrenés les uns dans les autres d'un pétale à 
l'autre, Cat, fig. 2. Quelques rares stomates 
trouent l'épiderme externe de la corolle. 



— 26 — 

Androcc'e. Chaque filet staminal ne renferme 
qu'un seul faisceau libéro-ligneux, e et e\ flg. 4 et 5. 
A la base de l'androcée, les faisceaux des trois 
étamines du verticille supérieur, e', superposées au 
milieu des pétales, s'accolent chacun au faisceau du 
pétale correspondant ; cet accolement a lieu au-des- 
sous du niveau auquel les trois faisceaux de chaque 
pétale se réunissent en un seul, fig. 4. Les faisceaux 
des trois étamines du verticille inférieur, e, alternes 
avec les précédents, s'attachent sur les mêmes fais- 
ceaux pétalaires, mais à un niveau un peu infé- 
rieur, ou sur leurs tissus d'insertion, P, et d'une 
façon irréiiulière. Vers le haut les faisceaux sta- 
minaiix se terminent en pointe libre dans le 
connectif de l'anthère. Leur extrémité, qui, dans le 
bouton floral, n'est encore représentée que par du 
tissu procambial, est légèrement bifide, les branches 
de la bifurcation se dirigeant vers les loges polli- 
niques. 

Sur une section transversale du filet, le faisceau 
libéro-ligneux se montre plus gros que ceux des 
pétales. Autour de lui le tissu fondamental res- 
semble à celui de la corolle, mais il ne contient au- 
cun pigment et renferme un très grand nombre de 
cellules à raphides qui forment une véritable cou- 
ronne à peu de distance de l'épiderme. Les cellules 
de ce dernier ne différent pas de celles des pétales. 

Cette structure du filet se retrouve jusque dans le 
connectif. 

La paroi des loges de l'anthère comprend, fig. : 
1° une assise externe de petites cellules épider- 
miques, E, dont les membranes restent minces; 



— 27 - 

2° une assise de grandes cellules réticulées, c, dont 
les bandelettes d'épaisissement sont plus caracté- 
risées sur la face interne ; 8" une ou quelques assises 
de cellules aplaties, i?, étirées tangentiellement et 
dont les membranes sont restées minces. Quelques 
cellules de cette dernière couche, situées au contact 
de l'assise réticulée, se sont différenciées de la môme 
façon qu'elle. L'assise épidermique et l'assise 
réticulée renferment un protoplasme et des noyaux 
bien visibles , la couche interne semble en être 
dépourvue ; quelques cellules de cette dernière sont 
transformées en glandes à raphides. 

La paroi des grains de pollen, iig. 3, est finement 
granuleuse extérieurement. Le protoplasme de ces 
grains est très dense et renferme toujours les deux 
noyaux connus: l'un, gros et pourvu d'un nucléole 
est légèrement réfringent; l'autre plus petit et 
comme frippé est plus granuleux et concentre vive- 
ment le vert de méthyle. 

Pistil. L'ovaire, ov , fig. 5, est complètement 
dépourvu de cavité ovarienne ; le stigmate seul est 
creusé d'une cavité triangulaire qui s'étend dans 
toute sa longueur. Ce pistil est entièrement paren- 
chymateux, sauf dans sa région inférieure oii il 
renferme trois faisceaux libéro-ligneux très rap- 
prochés de son axe et superposés aux étamines du 
verticille inférieur. Ces faisceaux se terminent, d'une 
pari, en pointe libre à la base du style, et, d'autre 
part, en s'insérant, d'une façon irrégulièrC;, sur les 
faisceaux des étamines du verticille supérieur, c'est- 
à-dire de celles avec lesquelles ils alternent, ov, 
fig. 4. 



— 28 — 

Ces 3 faisceaux se montrent donc d'après leur posi- 
tion comme les faisceaux dorsaux des 3 carpelles 
dont se compose le pistil (1). Mais ils présen- 
tent cette particularité que leur orientation est 
renversée, leur hais étant extérieur et leur liber 
intérieur, lig. 5 et 7 ; or on sait que cette orienta- 
tion est habituellement celle des faisceaux nmriil- 
nauœ des carpelles. En étudiant des boutons mâles 
d'autres espèces de Chamœdorea, j'ai retrouvé ces 
3 faisceaux ovariens ; ils occupaient dans l'ovaire 
une position identique, mais ils étaient orientés bois 
en dedans et liber en dehors^ c'est-à-dire normale- 
ment. L'orientation renversée des faisceaux ovariens 
de Ch. elegans est donc spéciale à cette espèce et 
la raison de cette particularité nous échappe. Plus 
encore que toutes les autres parties de la fleur, 
le mésophylle de l'ovaire et du stigmate renferme 
de nombreuses glandes à raphides. 
L'épiderme du pistil et même celui du canal 

stigmatlque ne diffèrent pas, dans le bouton floral, 

de celui des pétales. Cet épidémie porte quelques 

stomates. 
En résumé, quelques particularités intéressantes 

nous ont été fournies par cette étude du bouton 

floral mâle de Ch. elegans : 
Le calice reste complètement indépendant du 

reste du bouton floral et son système libéro-ligneux 

lui-même s'insère directement sur celui du rachis 

d'inflorescence. 



(1) Voir Van Tiegliem, 7?ec/te(r/ies .sur la stnaHure ihi pistil 
[Ann. des Se. nat. bot. G'' série, t. IX, 1808). 



- 29 — 

Les systèmes libéro-ligiieux de toutes les autres 
pièces du bouton s'insèrent au contraire les uns sur 
les autres ; mais leurs insertions ne se font pas tou- 
jours avec la régularité à laquelle on pourrait 
s'attendre d'après la régularité de symétrie que 
présente la fleur. 

L'insertion anatomique des étamines, contraire- 
ment à leur insertion apparente, se fait sur les 
pétales et non sur l'ovaire. 

Les 3 faisceaux ovariens ont une orientation ren- 
versée quoique paraissant représenter les faisceaux 
dorsaux des carpelles. 

Les faisceaux des pétales se terminent vers le haut 
par des trachées sous-épidermiques. 

EXPLICATION UE LA PLANCHE 1. 

Fig. 1. Bouton tloral mâle de Chamœdorea elegans. Gi". — • 
A, vu d'en haut; B, vu de profil ; c, calice; p, corolle. 

Fig. 2. Section transversale passant par le sominet des pé- 
tales et montrant la terminaison sous-épidermique de leurs 
faisceaux médians. Tr. trachées; Cut. cuticules engrenées 
l'une dans l'autre, E. épiderme. Gr. — ' 

Fig. 3. Grain de pollen dont le protoplasme a été contracté 
par l'alcool. Gr. ^-• 

Fig. 4. Diagramme du parcours des faisceaux dans le houton 
lloral de Ch. elegans. m, l, faisceaux médian et latéraux des 
pétales ; e, e, faisceaux des étamines du verticille inférieur et 
du verticille supérieur; ov, faisceaux ovariens dont l'orienta- 
tion est renversée; P, cordons libéro- ligneux servant à l'inser- 
tion des faisceaux précédents sur ceux du rachis. 

Fig. 5. Section transversale du bouton floral au niveau des 
lobes du calice, c, calice; p, pétales; e, filet des étamines; 

30 

P, sacs polUniques ; ov, ovaire. Gr. — • 



— 30 — 

Fig. 6. Paroi des sacs poUiniques. E, épiderme; r, assise ré- 
ticulée; p, assise parenchymateuse. Gr. — • 

Fig. 7. Section transversale d'un des faisceaux ovariens. 
p, parenchyme ; A, bois (trachée initiale); l, liber; C, centre de 
figure de l'ovaire. Gr. — • 



M. Dangeard dit que la substance rouge des fleurs 
de Chamœdorea elegans est soluble dans l'éther et 
y cristallise par évaporation. 

L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée 
à 9 heures 1/2. 



SÉANCE DU 14 AVRIL 1890. 

Présidence de M. GharbOiNNier, rRÉsiDENT. 

La séance est ouverte à 8 heures. 

Le procès-verbal de la séance de mars est lu et 
adopté sans observation. 

M. le Président fait part de la mort de M. Hébert, 
doyen honoraire de la Faculté des Sciences de Paris^, 
membre honoraire de la Société. Sa disparition est 
une grande perte pour la science en général et pour 
la Linnéenne en particulier. 

M. le Président annonce ensuite la nomination de 
M. Bigot comme chargé du cours de Géologie à la 
Faculté des Sciences de Caen, en remplacement de 
M. Deslongchamps. Cette nomination a été précédée 
par une brillante soutenance de thèse , passée en 
Sorbonne et qui avait valu à M. Bigot le titre de 
docteur es sciences naturelles. M. Bigot offre à la 
Société un exemplaire de sa thèse intitulée : fA/-- 
chéen et le Cambrien dans le nord du massif breton 
et leurs équivalents dans le pays de Galles. 

Le Secrétaire explique que iVL Maury, membre 
correspondant de la Société, vient d'être nommé 
par le gouvernement mexicain, directeur de la sec- 
tion de botanique, dans la Commission géographico- 
exploratrice de ce pays. 

Sur la proposition de MM. Lecornu et Fayel , 
M. Guillouard, professeur à la Faculté de Droit, 



— 32 — 

esl nommé conseil de la Société et membre hono- 
raire, sauf acceptation de sa part. 

Le Secrétaire demande que l'envoi du Bulletin 
soit fait plus régulièrement. 

La correspondance renferme la lettre suivante de 
M. Mériel : 



Monsieur le Président , 

J'ai été sensible à l'honneur que m'a fait la 
Société Linnéenne en me nommant membre ho- 
noraire. 

L'Administration municipale sera toujours très 
heureuse de pouvoir aider les Sociétés qui donnent 
à la ville son lustre scientifique et maintiennent sa 
vieille réputation. Nous n'avons pas oublié que c'est 
à votre Société que la Ville doit la statue d'Élie de 
Beaumont. 

Je vous prie de vouloir bien adresser à la Société 
tous mes remerciements. 

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'assu- 
rance de mes sentiments les plus distingués. 

Le Maire de Caen , 
Mériel. 

M. leD''Barelte remercie par écrit la Société de 
l'avoir admis comme membre résidant et lui olfre 
un Exposé de ses titres scientifiques. 

Le Ministère de l'Instruction publique adresse une 
circulaire relative à la réunion des Sociétés savantes 



— 33 — 

dont l'ouverture aura lieu le 27 mai. MM. Bigot, 
Uangeard et Adel se font inscrire pour y assister. 

Le Secrétaire présente à la Société le nouveau 
règlement qui vient d'être imprimé et sera dis- 
tribué à tous les sociétaires. 

M. l'abbé Toussaint, présenté dans la séance pré- 
cédente est, à l'unanimité , proclamé membre cor- 
respondant. 

L'ordre du jour appelle la discussion de l'excur- 
sion annuelle. Le Secrétaire expose un projet 
d'après lequel cette excursion aurait lieu au Havre. 
Ce projet est adopté après quelques modifications. 
Le Secrétaire est chargé d'en assurer l'exécution. 
Sur sa demande, M. Bigot lui est adjoint pour cette 
organisation. 

M. le Président donne ensuite la parole à M. Bigot 
qui fait la communication suivante : 

Dans un travail dont nous avons l'honneur d'offrir 
un exemplaire à la Société Linnéenne (i),nous nous 
sommes proposé d'étudier et de comparer avec 
des assises équivalentes du Pays de Galles les 
assises sédimentaires les plus anciennes du nord du 
Massif breton. 

Sous ce titre nous comprenons, à la suite de 
M. Hébert, les Schistes de Saint-Lo et le Système des 
conglomérats pourprés et des schistes rour/es, in- 
férieurs aux premières assises contenant , dans 
l'Ouest de la France , des formes de la faune se- 
conde. 

(1) Bigot. L'Archéen et le Camhrien dans le nord du massif 
breton et leurs équivalents dans le pays de Galles. 

3 



— 34 — 

Les Schistes de Sai7it-Lo, qui forment le système 
le plus ancien, ont des caractères bien connus. Ce 
sont des schistes grossiers, de couleur foncée, se 
brisant presque toujours en parallélipipèdes et 
alternant avec des grès sombres, improprement dé- 
signés du nom de grauwackes. Ces schistes se mon- 
trent partout en couches dont le plongement est 
voisin de la verticale. L'uniformité de ce système 
n'est troublée qu'aux environs de Granville par 
l'intercalation de bancs de poudingue contenant des 
galets de granité. 

Autour des massifs granitiques, ces schistes sont 
fortement modifiés, mâclifères ; dans le nord du 
Cotentin, ce sont des schistes verts à séricite qu'on 
trouve à ce niveau, souvent fortement modifiés par 
les granulites. 

Les grès pourp?'és, qui surmontent les phyllades 
de Saint-Lo,sont, dans le nord du massif, en complète 
discordance de stratification avec eux. Aux exem- 
ples donnés par M. Hébert , nous en avons ajouté 
un certain nombre de nouveaux et montré la 
constance de cette discordance dans le nord du 
massif. 

Dans le sud, au contraire, dans le massif des Couë- 
vrons et à Telgruc, il y a concordance. 

A Aurigny, les poudingues pourprés reposent di- 
rectement sur les granités à amphibole ou sur des 
microgranulites qui traversent ceux-ci. Tandis que 
presque partout les galets sont formés exclusive- 
ment de quartz gras, de grès des phyllades, de phyl- 
lades mâclifères (FalaiseJ , on trouve à Aurigny et 
dans le nord du Gotentin des roches beaucoup plus 



^ 



\ 



— 35 - 

variées, telles que des granulites , des schistes et 
des grès modifiés et surtout des micrograuulites. 
Comme dans la région du Lac Supérieur et dans le 
Pays de Galles, il y a donc, avant le Cambrien, un 
épanchement de porphyres pétrosiliceux dont l'ap- 
parition ne se trouve plus limitée comme on le 
croyait autrefois au Carbonifère et au Permien. 

Des schistes pourprés, argileux , non ardoisiers 
succèdent aux grès pourprés. De puissantes len- 
tilles de marbres s'intercalent à ce niveau (Laize- 
la-Yille , Clécy , sud de Falaise). C'est aussi le 
niveau des calcaires dolomitiques de la Sarthe et 
de la Mayenne. 

jy^s schistes vert clair \q\iy succèdent; peu déve- 
loppés dans la vallée de la Laize, ils acquièrent plus 
d'importance au sud de Falaise et forment à Clécy 
une assise épaisse au-dessus des marbres. Ils sont 
aussi bien développés dans le Cotentin, à Lessay et 
dans la Hague. Les sédiments qui suivent redevien- 
nent arénacés. Ce sont de véritables arkoses, les 
fjrès feklspathiques. Dans la Sarthe , ce système 
prend une notable épaisseur et comprend plusieurs 
niveaux récemment distingués par M. OEhlert; une 
première assise formée de grès est surmontée par 
une nappe de pétrosilex, suivie de brèches pélro- 
siliceuses que recouvre une alternance de schistes 
et de grès en plaquettes, jaunâtres ou rosés, avec 
Linfjula Lesueuri, crumena. Criei. 

Les grès feldspathiques sont recouverts par le 
grès armoricain, base de la faune seconde. 

Si nous passons dans le pays de Galles , nous 
trouverons au-dessous de la faune, seconde une 
série analogue. 



i£^ 



— 36 — 

Les conglomérats qui en forment la base reposent, 
comme dans le Massif breton, en discordance sur 
une série sédimentaire plus ancienne dont nous 
parlerons dans un instant. 

Au-dessus des conglomérats , les couches sont 
franchement pourprées, formées de schistes rouges, 
de grès et de psammites pourprés, c'est le fjroupe 
de Caerfai, comprenant les schistes de Llanheris du 
nord du pays de Galles. 

Des phyllades généralement verts, quelquefois 
pourprés, recouvrent le groupe de Gaerfai. C'est le 
fjroupe de Solva. Dans le nord du pays de Galles , 
les sédiments sont plus grossiers, représentés par 
les grès de Harlech. C'est à ce niveau que les Para- 
doxides, Conocoryphe font en Angleterre leur pre- 
mière apparition. 

La faune primordiale se développe dans le Mé- 
névien, formé de schistes noirs associés à des grès 
sombres. 

Ce sont des schistes de couleur bleue ou vert 
clair , alternant avec des quartzo-phyllades , les 
Lingula flags, fossilifères seulement dans le nord 
du pays de Galles, qui forment la division supérieure 
du cambrien et contiennent la faune à Olenus (Olé- 
?iidien); ils passent à leur partie supérieure à 
l'Arenig qui les recouvre en concordance ; la faune 
de l'assise de Tremadoc présente l'association de 
formes de la faune première et de la faune se- 
conde. 

La série inférieure aux conglomérats de la base 
du cambrien présente dans le pays de Galles une 
très grande variété de composition suivant les 
points où on l'étudié. 



— 37 - 

Il faut en retrancher les granulites de Saint-Da- 
vitls, dont on a fait le Dimélien. 

Le caractère détritique de cette série est très net; 
à Saint-Davids, elle est formée de schistes, de con- 
glomérats et de brèches fortement métamorphiques. 
Dans le nord du pays de Galles, ce sont des pétro- 
silex (Bangor beds), ou des schistes transformés en 
blaviérite (Llyn Padarn). 

Cette série se signale par l'existence de por- 
phyres pétrosiliceux (Llyn Padarn, Uriconien de 
Caer Caradoc) , associés à des brèches pétrosili- 
ceuses. 

Elle constitue VAi^vonien et le Péhidien des au- 
teurs anglais. 

Nous pouvons maintenant comparer les séries 
dans les deux régions. 

Les conglomérats pourprés du Gotentin ont été 
depuis longtemps paralléliséspar Dalimier avec ceux 
de l'Angleterre. 

Les schistes rouges qui surmontent les conglo- 
mérats pourprés se parallélisent très bien avec le 
Caerfai anglais. 

Quant aux schistes verts, supérieurs aux schistes 
rouges et aux marbres , ils rappellent absolument 
ceux de Ferrals-la-Montagne, dans lesquels M. Ber- 
geron a découvert la Faune primordiale, et ceux du 
Solva anglais. 

Cette série inférieure équivaudrait donc au 
Paradoxidien. Les Lingula flags ou Olénidien 
auraient pour correspondant en France les grès 
feldspathiques, ainsi que l'a déjà dit M. HéberL 

Au dessus, en elîet, le grès armoricain appartient 



— 38 — 

incontestablement au Silurien moyen; on y a signalé 
en Normandie et en Bretagne le genre Asaphus qui 
ne commence que dans la Faune seconde, et M. Ber- 
geron a signalé dans la Montagne-Noire, au dessous 
du grès armoricain typique à Lijigttla Lesneiiri et 
Dinobohis Brimonti, la présence des genres Caly- 
mene , Megalaspis, qui appartiennent déjà à la 
Faune seconde. 

En France, les Schistes de Saint-Lo, inférieurs 
aux conglomérats pourprés de la base du cambrien, 
sont donc Précambriens, comme la série inférieure, 
dans le pays de Galles , aux conglomérats du 
Caerfai. 

Cette série des Schistes de Saint-Lo, en général 
peu modifiée, contraste au premier abord avec le 
Précambien anglais, mais M. Barrois vient d'étudier 
dans le nord de la Bretagne, aux environs de Lan- 
meur, une série particulière, parallélisée par lui 
avec les Schistes de Saint-Lo, et dont il n'hésite 
pas à affirmer l'identité avec le Précambrien de 
Caer Ciaradoc. 

Après avoir fixé à quelle série d'assises il fallait 
appliquer le nom de Gambrien, nous avons recherché 
quelle valeur il convenait de donner à ce terme 
dans la nomenclature. En se basant sur l'étude de 
la faune, homogène depuis le début de la Faune pri- 
mordiale jusqu'aux dernières assises du Silurien 
supérieur, il convient de conserver un grand sys- 
tème Silurien, qu'on peut subdiviser en trois termes, 
le Silurien inférieur, correspondant à la Faune pri- 
mordiale et auquel s'applique la dénomination de 
Camhrien, le Silurien moyen correspondant à la 



— 30 -■ 

Faune seconde, pour lequel M. LapworLh a proposé 
la dénomination de Ordovicien, enfin le Silurien 
supérieur, correspondant à la Faune troisième, pour 
lequel plusieurs dénominations ont été proposées, 
mais dont aucune n'est complètement satisfai- 
sante. 

Nous nous sommes également occupé de l'étude 
des massifs granitiques de la région que nous avons 
étudiée. 

Les recherches de M. Hébert ont montré l'exis- 
tence dans les poudingues de Granville, intercalés 
dans les phyllades, de galets de granité identique à 
celui de Chausey. 

Quant au granité de Vire, qui forme de longs 
massifs entre les bandes de phyllades dans le sud 
du Cotentin, la partie occidentale du département 
de l'Orne, le nord de la Mayenne, son âge n'est pas 
encore fixé d'une manière absolue. 

Nous savons qu'à Guernesey ce granité de Vire 
est traversé par le granité à amphibole des îles 
Anglo-Normandes et que les poudingues de la base 
du cambrien reposent sur des microgranulites, en 
filons dans les granités à amphibole et auxquels les 
conglomérats ont emprunté une partie de leurs 
galets. 

Le granité à amphibole des îles Anglo-Normandes 
et de la Hague est donc précambrien. 

Des filons du granité de Vire s'observent dans les 
phyllades au Moulin-Neuf de la Godefroy , près 
d'Avranches, et dans le massif de Lonlaye l'Abbaye^ 
au nord de Domfront. 

Les filons dans lesquels le granité a conservé ses 



— 40 — 

caractères sont exceptionnels. Presque toujours en 
approchant du contact le granité passe à la granulite 
et c'est dans ces conditions que se présentent les 
filons que la masse principale envoie dans les phyl- 
lades encaissants. 

D'autre part, à Bagnoles, la base du grès armori- 
cain est formée par une arkose reposant sur le 
granité, provenant da lavage de celui-ci et les rela- 
tions du grès armoricain avec les phyllades et avec 
le granité montrent que ce dernier était déjà apparu 
lors des premiers dépôts du Silurien moyen. 

Sa date d'éruption est donc comprise entre le 
dépôt des phyllades et celui du grès armoricain. 

Nous avons signalé deux points , au sud de 
Falaise et à Villedieu, oii des granités, peu diffé- 
rents de celui de Vire, modifient les grès des conglo- 
mérats pourprés. 

Nous avons rencontré les mêmes difTicultés quand 
il s'est agi de déterminer l'âge des granités du nord 
du Gotentin. 

Celui du Val-de-Saire, postérieur aux phyllades, 
est antérieur aux poudingues du Val-deSaire, 
certainement secondaires, et rapportés provisoire- 
ment au Trias. 

Le granité porphyroïde de Flaman ville envoie des 
filons dans les Phyllades, les Schistes à calymènes, 
les schistes du Dévonien inférieur ; son âge maxi- 
mum ne peut être déterminé, peut-être est-il le 
même que celui du granité porphyroïde de Ros- 
trenen, étudié par M. Barrois, et date-t-il du début 
de la période carbonifère. 

Nous avons aussi cherché h restituer l'état du 



— 41 — 

nord du IVlassif breton au moment du dépôt des 
conglomérats pourprés et à formuler les mouve- 
ments dont il a été le siège pendant la période 
primaire. 

En nous basant sur les relations des grès siluriens 
et dévoniens avec les Phyllades, nous avons été 
amené à reconnaître l'existence d'une région 
émergée au moment du dépôt du Cambrien, région 
dont nous avons pu tracer les limites entre Montfort- 
sur-Meu, Laval, Alençon, Falaise, Granville et le 
cap Fréhel. 

Le dépôt du Grès armoricain marque une exten- 
sion de la mer, mais elle ne fut pas le résultat d'un 
mouvement violent, comparable à celui qui a pré- 
cédé le dépôt du Cambrien, car nulle part on n'observe 
les assises cambriennes plissées au-dessous du Grès 
armoricain. 

Cette transgression s'est continuée pendant le 
Silurien moyen puisque, dans la partie moyenne du 
synclinal de Laval à Brest, au nord de Rennes, ce 
sont les Grès de May, ou un équivalent très appro- 
ché, qui reposent directement sur les schistes infé- 
rieurs. 

Dans un travail qui a paru il y a deux mois à 
peine, M. Barrois signale dans le sud du Massif bre- 
ton des faits de transgression identiques. 

Le Silimen supérieur marque dans le Massif bre- 
ton un retrait de la mer; les calcaires à Cardiola in- 
terrupta occupent en effet une surface très restreinte 
par rapport aux assises siluriennes plus anciennes. 
M. Barrois a déjà signalé ce fait dans l'ouest de la 
Bretagne. 



— 42 — 

Dans le nord du massif la mer du Dévoniefi infé- 
rieur marque de nouvelles variations ; le Dévonien 
inférieur passe en transgression dans le bassin du 
Cotentin sur le Grès armoricain et sur les Phyllades. 

Le Dévonien inférieur est incomplet dans le bas- 
sin du Cotentin, et pour trouver des assises plus éle- 
vées, il faut descendre jusque dans le bassin de Laval 
oîi le Coblencien supérieur est représenté par les 
couches de Sablé k Phacops Polieri. 

Le Dévonien moye^i et le Dévonien supérieur 
n'existent que dans le bassin d'Ancenis, représentés 
le premier par le calcaire de Montjean et Chalonnes 
à Uncites Galloisi, le second par le calcaire de Chau- 
defonds et Cop Choux h. Rhynchonella ciiboïdes. 

M. OEhlert a montré que, dans le bassin de Laval, 
il s'était produit une interruption dans la sédimen- 
tation entre le Dévonien inférieur et le Carbonifère 
inférieur et que le calcaire carbonifère s'est déposé 
entre les crêtes déjà formées des grès à Ortlns Mon- 
nieri. Mais c'est après le Carbonifère inférieur que 
s'est produit le grand mouvement du sud du Massif 
breton. Le Rouiller supérieur de Saint-Pierre-Lacour 
y repose en effet en discordance absolue sur les 
tranches du Carbonifère. 

Ce mouvement est le plus important qui ait affeclé 
le sud du massif. 

On doit donc distinguer dans le Massif breton deux 
dislocations principales, l'une antérieure au Cam- 
brien, limitée au nord, l'autre postérieure au Carbo- 
nifère inférieur, limitée au sud. 

La première se rattache aux plissements précam- 
briens du Pays de Galles, la seconde aux plissements 
hercyniens. 







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En résumé : 

1" Nous avons appuyé par de nouveaux faits la gé- 
néralité de la discordance qui sépare dans le nord 
du Massif breton les conglomérats pourprés, base du 
système silurien, des phyllades sous-jacents. 

2° Nous avons établi la disposition d'une partie du 
Massif breton au moment des premiers dépôts du 
Cambrienet indiqué la succession des mouvements 
qui ont atfecté ce massif pendant la période pri- 
maire. 

3° L'étude des roches éruptives nous a permis 
d'établir en partie leur âge relatif, toujours un âge 
minimum, rarement l'âge exact. Nous avons cepen- 
dant déterminé celui du granité à amphibole des îles 
Anglo -Normandes , antérieur aux conglomérats 
pourprés. 

De même nous savons que les microgranulites 
d'Aurigny sont antérieures à ces mêmes conglomé- 
rats et nous avons démontré l'existence d'une série 
pétrosiliceuse précambrienne dont on retrouve les 
traces sous forme de nombreux galets dans les con- 
glomérats pourprés d'Aurigny et de la Hague. Nous 
avons reconnu que les granités du sud du Cotentin, 
postérieurs aux Phyllades , étaient antérieurs au 
moins au Grès armoricain, que celui de Villedieu et 
d'Athis modifiait les grès pourprés, que le granité 
porphyroïde de Flamanville était postérieur au Dévo- 
nien inférieur. 

4° Par comparaison avec les séries typiques du 
pays de Galles nous avons puparalléliserplus rigou- 
reusement avec elles les assises du Massif breton et 
reconnaître la parfaite analogie du Système des con- 



— 45 — 

glomérats pourprés et des schistes rouges avec le 
uambrien inférieur d'Angleterre. — Les Schistes de 
Saint-Lo sont par suite précambriens, comme l'a 
montré M. Hébert. 

M. Dangeard lit ensuite un article qu'il a écrit en 
réponse à un travail de M. Kuntsler, publié dans le 
liuUetiii scieuUflque de France et de Belgique, tra- 
vail dans lequel ses mémoires ont été vivement 
attaqués. 

La séance est levée à 10 heures 1/4. 



SÉANCE DU 5 IVIAI 1890 

PftÉSIDEiS'GE DE M. CHARBONNIER, PRÉSIDENT. 

La séance est ouverte à 8 heures. 

Le procès-verbal de la séance d'avril est adopté 
sans discussion. 

Sur la proposition du Secrétaire, la Société insiste 
pour l'application de l'article 24 du nouveau Règle- 
ment. 

La correspondance renferme : 

Une lettre de M. l'abbé Toussaint, remerciant la 
Société de l'avoir admis comme membre correspon- 
dant ; 

Une lettre de M. Guillouard, acceptant le titre de 
conseil judiciaire et celui de membre honoraire et 
remerciant la Société ; 

Une lettre du Président de la Société Dodonca, 
de Gand, demandant l'échange du Bulletin de la 
Société Linnéenne avec son Botanisch Jaarbock. 
L'échange est accepté; 

Une circulaire de M. Pasteur, président de la 
Société des Sciences, demandant l'adhésion de la 
Linnéenne à la Société de Secours des Amis des 
Sciences. La Linnéenne regrette que l'état de ses 
finances ne lui permette pas de collaborer active- 
ment à cette œuvre intéressante et utile. 

Le Secrétaire annonce que le traité pourl'impres- 
pression du Bulletin a été signé entre M. Delesque 



— kl — 

et la Société, représentée par M. Charbonnier, son 
président. 

M. Bigot offre à la Société une Revue de géologie 
pour l'année i 888, qui a trait aux terrains primaires 
et qu'il a publiée dans Whinuaire géologique uni- 
versel. Il propose en outre que la Linnéenne de- 
mande l'échange avec cet Annuaire. Celte proposi- 
tion est adoptée. 

M. Bigot offre encore une Note sur quelques Pélé- 
cypodes des grès siluriens de l'ouest de la France 
(extrait du Bulletin de la Société géologique de 
France). Dans cette note, l'auteur décrit et figure 
un certain nombre de formes précédemment dé- 
crites par M. de Tromelin [Bull. Soc. Linn. de Norm., 
3« série, t. I), ou par M. Munier-Chalmas [Journal 
de Conchyliologie, t. XXIV). Ce sont : 

Modiolopsis prima d'Orb. sp. ; M. Munieri n. sp. ; 
M. (?) Morieri de Trora.; M. Heberti M un. Ch. ; 
M. (?) Dolfussi de Trom. ; de grandes Nuculidées , 
Cadomia typa de Trom.; C. Bergeroni n. sp. ; 
Adranaria Tromelini Mun. Ch. ; Cardiolaria Ba- 
randei Mun. Ch. , et deux Orthonota, O. (?) No?'- 
manniana d'Orb. sp., et (?) Britannica ^QWd^xiM. 

M. Bigot donne ensuite quelques renseignements 
sur l'excursion du Havre pour laquelle il s'est en- 
tendu avec M. Lennier. 

La séance est levée à 9 heures 1/2. 



SÉANCE DU 2 JUIN 1890. 

PllÉS[l)ENCË DE M. CUARBONNIEIV, PllÉSlUE.NT, 



La séance est ouverte à 8 heures. 

Le procès-verbal de la séance de mai est lu et 
adopté sans observation. 

La correspondance renferme : 

Une lettre du Directeur de VAimuaire f/éologiqiie 
universel acceptant l'échange ; 

Une lettre de la Smithsonian Institution deman- 
dant à la Linnéenne de lui compléter la collection 
de son Bulletin et de ses Mémoires; 

Une circulaire de l'Association française invitant 
la Société à se faire représenter au Congrès qui, 
cette année, se tiendra à Limoges ; 

Une lettre par laquelle la société Natiira artis 
maghtra fait part du décès de son fondateur et 
directeur, le D'' Westermann. 

Le Secrétaire dit où en est l'organisation de l'ex- 
cursion linnéenne au Havre. Des programmes pro- 
visoires ont été adressés aux sociétaires ; le pro- 
gramme définitif sera envoyé ultérieurement. 

Les volumes reçus depuis la dernière séance sont 
passés en revue. 

-M. Lecornu lit la note suivante : 



SUR LE BASSIN SILURIEN 

DE 

LA BRÈCHE AU DIABLE 

Par M. L. LECORNU 



Le terrain silurien présente sur une petite échelle, 
dans le département du Calvados, la disposition 
déjà signalée en Bretagne par M. Barrois (1), c'est-à- 
dire qu'il occupe une série de bassins très allongés, 
parallèles à une môme direction moyenne, 0. 20" N. 
à E. 20° S. Ces bassins sont au nombre de trois. Le 
plus septentrional, qui est jusqu'ici le mieux 
connu (sans doute, parce qu'il se trouve presque 
aux portes de Caen), traverse la vallée de l'Orne 
entre Laize-la- Ville et Étavaux , en passant par 
May et Feuguerolles, et se poursuit dans la vallée 
de rodon. J'ai montré, en 1887 (2), que ce bassin 
est essentiellement formé d'un pli isoclinal. Le bas- 
sin méridional, beaucoup plus étendu et plus com- 
plexe, se dirige de Villedieu-les-Bailleul dans l'Orne 
jusqu'à la limite occidentale du département, en 
suivant de près la ligne idéale que j'ai étudiée en 

(i) Observations sur la constitution géologique de la Bre- 
tagne, par M. Ch. Barrois {Annales de la Société géologique du 
Nord, 18841. 

(2) Sur le silurien des vallées de l'Orne et de l'Odon {Bulletin 
de la Société Linnéenne de Normandie, 1887).- 

4 



— 50 — 

1888, sous le nom d'axe du Merlerault (1), et s'inflé- 
chit ensuite vers TOuest pour se raccorder avec le 
silurien de la feuille de Coutances (2). Le troisième 
bassin occupe une situation intermédiaire ; il 
s'étend de Perrières à Grimbosq, en passant par le 
site renommé de la Brèche-au-Diable, et c'est pour- 
quoi je le désigne sous le nom de bassin de la 
Brèche-au-Diable. Sa description fait l'objet du pré- 
sent travail. 

La plus grande difïiculté de cette étude est due à la 
présence des calcaires jurassiques qui recouvrent 
d'un épais manteau les formations sous-jacentes. En 
quelques points seulement, comme à Perrières et 
à Olendon, la plaine secondaire est transpercée par 
des chaînes de grès ancien que leur grande dureté a 
protégées contre l'érosion et qui sont exploitées 
pour fournir des matériaux d'empierrement. A la 
vérité, deux rivières importantes, la Laize et le Lai- 
son, ont creusé dans le calcaire des vallées qui 
pénètrent jusqu'aux roches siluriennes; mais, dans 
ces vallées elles-mêmes, les schistes sont rarement 
visibles ; décomposés par l'action atmosphérique ou 
rongés par les courants, leurs alUeurements ont 
cédé la place à des dépôts diluviens. 

La vallée de la Laize fournit la coupe la plus com- 
plète et la plus instructive. Suivons-la dans le sens 
du courant, c'est-à-dire du Sud au Nord. La source 



(1) L'axe du Merlerault {Bullelin de la Société Linnéenne de 
Normandie, 1888). 

(2) Note sur la feuille géologique de Coutances par M. Le- 
cornu {Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie, 1882). 



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se trouve dans des schistes pourprés qui se ratta- 
chent au bassin méridional et que, pour ce motif, 
je laisse ici de côté. Puis, jusqu'au moulin du Bray, 
on traverse un pays de phyllades, souvent cachés par 
des terrains plus récents. On atteint ainsi une bande 
de poudingues pourprés et de marbre gris, qu'on 
peut suivre vers l'Ouest, hors de la vallée, jusqu'au 
village de Moulines. La direction de cet aflleurement 
est environ N. 115° E.; il y a là un barrage naturel qui 
a contribué à la formation du réservoir souterrain 
dans lequel la ville de Caen cherche en ce moment 
son approvisionnement d'eaux potables. L'une des 
sources acquises par la ville, la source Lévêque, ap- 
paraît dans un vallon qui longe précisément le 
revers méridional du barrage. 

Continuant à suivre la Laize, nous voyons reposer 
sur le poudingue une série de schistes verdâtres, 
puis, au confluent de la Laize avec la rivière de Mou- 
lines, se dressent d'énormes masses de quartzite 
blanc, à Tigillites, confusément stratifiées, aboutis- 
sant vers l'est à la Fontaine des Rochers. Ce quartzite 
supporte une couche de minerai de fer dont la pré- 
sence est révélée par d'anciennes fouilles, visibles 
dans les bois de la rive gauche. Je dois la connais- 
sance de ces fouilles à M. Monod, conseiller à la Cour 
de Cassation, correspondant de la Société Linnéenne, 
qui a fixé tout près de là, au Mesnil-Aumont, sa ré- 
sidence d'été, et qui a eu la gracieuseté de me ser- 
vir de guide. La suite de la coupe est masquée par 
des alluvions, jusqu'à ce qu'on atteigne, en face de 
St-Germain-le-Vasson, une arête de grès rose ou 
bleuâtre, taché de rouge, renfermant des empreintes 



— 52 — 

de modiolopsis (qui m'ont été également signalées 
par M. Monod), ainsi que des houles sableuses et des 
intercalations de schistes noirs. C'est le représentant 
du grès de May. Il plonge au N.-E. sous un angle de 
20". Au-dessus se présente, vers le hameau de Livet, 
un lambeau de schistes sombres, un peu micacés, 
dans lesquels je n'ai pas trouvé de fossiles. De là 
jusqu'au moulin de Roinel, on n'aperçoit plus que 
des alluvions. Alors revient le grès de May, plongeant 
cette fois au Sud-Ouest et se continuant jusqu'à Ur- 
ville, oîi l'on atteint la coupe étudiée en 1883 par 
M. Renault (1). Cette coupe, qu'il est inutile de dé- 
tailler de nouveau ici, présente la même série que de- 
puis Moulines, mais en ordre inverse : grès de May, 
schistes ardoisiers, minerai deferd'Urville,quartzite 
de Gouvix, grès pourprés, marbre et poudingue de 
Bretteville-sur-Laize. 

Mes observations sont d'accord avec celles de 
M. Renault, sauf en ce qui concerne la direction des 
allleurements : M. Renault indique pour le grès 
d'Urville : E.-N.-E. à O.-S.-O. ; j'ai trouvé O.-N.-O. à 
E.-S.-E. ou plus exactement N. 115° E. Le plonge- 
ment est de 10° vers le S.-O. La même stratification 
s'observe dans un autre aflleurement de grès de May, 
qui est visible au fond du petit vallon descendant 
de Barbery à Bretteville-sur-Laize, et qui prolonge 
évidemment celui d'Urville. La direction N. 115" E. ap- 
partient également au grès armoricain de Gouvix 
et au grès pourpré de Bretteville-sur-Laize, de telle 
façon que, depuis Moulines jusqu'à Bretteville, tous 
les affleurements ont des directions parallèles, avec 

(1) Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie, 1883. 



— 53 — 

pendagevers leN.-E. pourla première moitié et vers 
le S.-O. pour la seconde. 

Au nord de Bretleville, la même direction se con- 
serve encore pendant quelque temps; mais, en ap- 
prochant du poudingue pourpré de Rocreux, on 
observe une déviation progressive, et le poudingue 
prend la direction O.-S.-O. à E.-N.-E., attribuée par 
M. Renault à l'ensemble du silurien de cette région ; 
il se relie ainsi aux marbres et poudingues de Bou- 
lon et de St-Laurent de Gondel. 

La coupe de la vallée du Laison a été partiellement 
établie par M. Morière (1). Quand on descend cette 
vallée du sud au nord, on rencontre d'abord les 
rochers pittoresques de la Brèche-au-Diable, plon- 
geant au N.-E. sous un angle de 22° et renfermant 
des Tigillites, des Flabellaria, desRysophycus : c'est 
l'étage du grès armoricain. Au-dessus viennent, au 
moulin^de Soumont, les schistes ardoisiers de l'étage 
d'Angers, avec Calymene Tritani, Calymene Araf/oi 
Dcdmanites socialis, etc. Puis on atteint un grès rose 
à taches rouges, fossilifère par places, avec Orthis 
Budleigliensis, MocUolupsis Armorici, Homalonotiis 
Vktiryi. On reconnaît le grès de May, dont la direc- 
tion est ici N. 113° E., concordante avec celle du grès 
armoricain. Le plongement des deux grès est aussi 
le même. M. Morière n'a pas poussé plus loin sa 
coupe. A partir de là, sur un parcours de 3 kilo- 
mètres, on ne voit plus dans la vallée que des cal- 
caires jurassiques et des alluvions : puis, aux roches 
de Rouvres, se dresse une arête étroite de grès blanc 

(Ij Bulletin de la Société Llnnéenue de Normandie, 1879. 



— 54 — 

quartzeux, dirigée N. 120** E. avec plongement assez 
fort vers le sud. C'est évidemment le grès armoricain 
qui reparaît ici, comme dans la vallée de la Laize, 
par l'etret d'un plissement synclinal, et cette opinion 
se trouve confirmée par la présence, un peu plus 
loin, d'un mince alïleurement de schistes pourprés et 
de grès rose l'eldspathique, support habituel du grès 
armoricain. On peut se demander pourquoi le grès 
de May n'allleure pas deux fois, au môme titre que 
le grès armoricain. Le fait s'explique sans qu'il soit 
nécessaire de faire intervenir une faille, en admet- 
tant que le grès de May, plus friable que le quartzite 
inférieur, s'est laissé plus profondément dénuder. 

Si nous cherchons à relier entre elles les deux 
vallées, nous voyons sur la carte que le grès de la 
Brèche-au-Uiable prolonge celui de la Fontaine des 
Rochers, que le grès du nord de Soumont, étage de 
May, correspond à celui de St-Germain-le-Vasson, 
et que le grès armoricain de Rouvres se rattache, 
avec une légère inflexion, à celui de Gouvix. Il est 
à remarquer que la coupe du Laison est plus res- 
serrée que celle de la Laize: car entre les deux 
aflleurements de grès armoricain on mesure 4,300 
mètres dans la coupe de la Laize et 3,500 seulement 
dans celle du Laison. 11 y a donc convergence des 
allleuremenls quand on se déplace vers l'Est. Le fait 
se confirme si l'on établit une troisième coupe, pas- 
sant par le village d'Olendon. Ici, les grès sont seuls 
visibles, et l'on observe deux affleurements de quart- 
zite armoricain, l'un à la ferme de la Roche, au sud 
d'Olendon, l'autre à moitié roule entre Olendon et 
Passy, répondant l'un h la Brèche-au-Diable, l'autre 



— 55 — 

aux roches de Rouvres, mais avec un ôcarteraent 
réduit à deux kilomètres. Entre ces deux aftleure- 
raents se voit, à Olendon même, un grès tout dilîé- 
rent, plongeant au Nord-Est et prolongeant l'arête 
gréseuse fossilifère de St-Germain-le-Vasson et du 
nord de Soumont: c'est le grès de May, réduit, 
comme dans la vallée du Laison, à un seul aflleure- 
menl au lieu de deux. Un peu plus à l'Est, en appro- 
chant du chemin de Sassy à Epaney, cet affleure- 
ment reparaît encore un instant, puis se noie 
définitivement sous le calcaire jurassique, et il ne 
reste plus alors que deux murailles armoricaines, à 
peu près parallèles : l'une, celle de Perrières, plon- 
geant au nord-est; l'autre, celle de Sassy, plongeant 
au sud-ouest. Enfin, si nous poussons jusqu'au ha- 
meau du Breuil, nous voyons les deux murailles 
se réduire à leur tour à une seule, exploitée dans les 
importantes carrières qu'un tramway relie à la gare 
de Vendeuvre-Jort. Ici, la direction est complète- 
ment changée : elle passe au nord-sud avec plonge- 
ment vers l'ouest, et nous louchons, par conséquent, 
le sommet du plissementsynclinal.il est très rare, en 
Normandie, qu'on puisse ainsi observer un contour- 
nement effectif des couches gréseuses : le fait est 
donc important à noter. 

Telle est la terminaison, vers l'est, du bassin de la 
Brèche-au-Diable. Vers l'ouest, les limites sont bien 
moins nettes. Il est certain que ce bassin ne va pas 
jusqu'à la vallée de l'Orne : car, d'Harcourt à Mu- 
trécy, les bords de l'Orne ne présentent absolument 
que des phyllades. Il est non moins certain que, 
dans la petite vallée du Thuis, compdse entre celles 



— 56 — 

de rOrne et de la Laize, on voit, comme Ta signalé 
M. Renault, reposer sur le poudingue pourpré de 
Boulon une masse puissante de grès rosés feldspa- 
thiques. Ce grès occupe ici la place oii devraient venir 
affleurer, d'après leur direction, le quartzite armori- 
cain et le grès fossilifère de Gouvix etd'Urville ; ces 
deux étages disparaissent donc dans le trajet com- 
pris entre la vallée de la Laize et celle du Thuis, et 
sont en quelque sorte débordés par le grès feldspa- 
thique. Un fait absolument semblable a été indiqué 
par moi à propos des vallées de l'Orne et de l'Odon; 
j'ai montré que le grès de May se termine brusque- 
ment à Fontaine-Eloupefour, en approchant de la 
vallée de FOdon dans laquelle on ne voit plus que 
des grès ieldspathiques. Au sud des Moutiers-en- 
Cinglais, on peut encore observer des schistes forte- 
ment pourprés. Mais les autres détails de la strati- 
graphie sont masqués par le terrain jurassique et le 
diluvium de la forêt de Cinglais, et l'on ignorera 
peut-être toujours ce que devient, dans cette forêt, 
le bassin qui nous occupe. Quant aux diverses hypo- 
thèses qui peuvent être essayées pour relier entre 
eux les trois bassins siluriens du Calvados, c'est une 
question que je ne veux pas aborder pour l'instant. 
En résumé, la constitution du bassin delaBrèche- 
au-Diable est la suivante : série complète des ter- 
rains siluriens, depuis le poudingue pourpré jus- 
qu'au grès de May, formant un pli synclinal allongé 
parallèlement à l'axe du Merlerault. Le bassin se 
termine en pointe du côté de l'est, et, vers l'ouest, 
il disparaît avant la vallée de l'Orne, au milieu de la 
forêt de Cinglais. 



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M. Lignier offre à la Société un exemplaire du 
mémoire qu'il vient de publier sur les Léci/thi- 
(lacées (1), mémoire dans lequel il fait connaître la 
structure histologique et anatomique des organes 
végétatifs chez un grand nombre de plantes de cette 
famille. 

Le premier chapitre de ce mémoire est consacré à 
l'étude de la tige et de la feuille, d'abord à l'étude 
histologique, puis à l'étude anatomique. Cette der- 
nière est traitée simultanément dans la tige et dans 
la feuille, conformément à l'opinion précédemment 
exposée par l'auteur devant la Société , dans sa 
séance du 3 décembre 1888, c'est-à-dire en considé- 
rant la tige comme formée par la réunion des extré- 
mités inférieures des feuilles. Un second chapitre est 
consacré à la connaissance des racines et un troi- 
sième à celle des germinations si curieuses de Gus- 
tavia Leopoldi. 

Les résultats produits par cette étude anatomique 
sont nombreux, M. Lignier a pu tout d'abord expli- 
quer facilement l'anomalie caulinaire si particulière 
des Lécythidacées chez lesquelles l'écorce renferme 
de nombreux faisceaux libéro-ligneux, et même celle 
des Barringtoniées dont les faisceaux corticaux ont 
toujours le bois tourné vers la surface de la tige. Il 
montre, p. 386, que cette anomalie n'est en réalité 
qu'un cas particulier de la structuregénérale des tiges 

(l; Recherches sur l'Anutomie des organes végétatifs rl,'s 
Lécythidacées (Lécythidées, Barringtoniées et NapoléonvesJ , 12 
fig. dans le texte et 4 pi. [liaUetin scienti/iijue de la France et 
de la Belgviae, t. XXI, 1890. Doin, Paris). , 



-^ 58 — 

de Dicotylédones, et qu'elle est due : 1« à ce que le 
système libéroligneux-foliaire de ces tiges est larçje- 
ment ouvert; 2» à ce que les faisceaux qui le compo- 
sent sont très écartés les uns des autres ; 3° à ce que 
ces faisceaux sont les uns principaux, les autres 
surnuméraires. Par suite de ces particularités des 
systèmes foliaires successifs, leurs faisceaux princi- 
paux médians sont seuls agglomérés lors de la for- 
mation et de l'extension des zones cambiales ; ils 
entrent donc seuls dans la composition de la cou- 
ronne libéro-ligneuse ordinaire, et, de ce fait, les 
autres semblent dès lors être corticaux. Quant à 
l'orientation renversée des faisceaux corticaux des 
Barringtoniées, elle est due à des plissements de 
l'arc libéro-ligneux foliaire et au déplacement consé- 
cutif des faisceaux qui le composent. 

Au point de vue taxinoraique, cette étude des 
Lécythidacées montre l'importance du rôle que peut 
jouer l'anatomie. Dans le cas présent, les caractères 
nnatomiques ne contredisent jamais les caractères 
floraux , mais ils les précisent d'une façon remar- 
quable en indiquant les opinions qui , parmi 
celles si diverses des botanistes descripteurs, doi- 
vent être adoptées. C'est ainsi que les Lécythi- 
déesetles Barringtoniées se montrent très proches 
parentes; elles sont cependant douées de caractères 
propres si nets qu'on peut, même sur une simple sec- 
tion transversale du pétiole ou delà tige.les distinguer 
les unes des autres immédiatement et sans la moin- 
dre hésitation. Les Napoléonées sont un peu plus 
éloignées des deux tribus précédentes ; cependant 
M. Lignier n'hésite pas à en former la troisième 



- 59 — , 

tribu des Lécythidacées. D'autre part, l'auteur a été 
amené à considérer, avec M. Miers, le genre Gusta- 
via comme étant une Lécythidée, et non une Bar- 
ringtoniée ; il pense toutefois qu'il y a lieu de distin- 
guer les Gustaviées des Eulécylhidées. Une clef 
dichotomique, p. 385, permet d'utiliser facilement 
ces données anatomiques en vue de la détermina- 
tion. 

Quelques autres résultats taxinomiques plus parti- 
culiers ont encore été fournis par l'anatomie des or- 
ganes végétatifs : le genre Fœtidia est une Barring- 
toniée; les Âsteranthos sont des Napoléonées; les 
Sonneratia ^ Cupheontlnis et Catosteimna ne sont 
pas des Lécythidacées. 

M. Lignier termine son mémoire par des considé- 
rations générales sur l'emploi de l'anatomie et de 
l'histologie dans la classification des plantes, et, en 
particulier, sur celui du système libéro-ligneux- 
foliaire dont il a été le premier à déterminer la 
connaissance et l'utilité. En dernier lieu, il indique 
la subordination des caractères anatomiques telle 
qu'il a pu la déterminer chez les Lécythidacées. 

M. Bigot signale à la Société des exemples de phé- 
nomènes de décalcification que présente la carrière 
du Pont-de-Landes. Les calcaires à Ammonites spi- 
natns (roc) sont fortement corodés, creusés de po- 
ches remplies d'argile ferrugineuse; les couches 
supérieures sont venues s'enfoncer dans ces poches 
et décrivent des courbes à concavité supérieure 
d'un rayon de plus en plus grand à mesure qu'on se 
rapproche de la surface du sol, les dernières couches 



— flO — 

étant restées presque horizontales. La mâlière à 
Aminonites Murchisonai est à l'état d'argile à silex 
et Foolithe ferrugineuse réduite à ses oolithes et à 
ses fossiles. Les carrières de La Gaîne présentent les 
mômes phénomènes qui ont été attribués à des ra- 
vinements quaternaires. Il y a seulement décalcifi- 
cation suivant ralïleureraent des anciennes vallées. 
La décalcification de la mfdière et sa transformation 
en argile à silex est un phénomène constant, partout 
oii cette assise se trouve à la surface du sol, entre 
Évrecy et Landes et dans le Bessin. 

A May on peut constater la liaison de ces phéno- 
mènes de décalcification avec les anciennes vallées. 
Au Nord des grandes carrières de May, au bord 
d'un petit vallon, l'oolithe ferrugineuse comprise 
entre les poudingues du Lias moyen et l'oolilhe 
blanche est réduite à 0'",40 ou 0"%80 d'épaisseur de 
grains d'oolilhe ferrugineuse. C'est un exemple 
absolument comparable à celui des minerais de fer 
de Poix et de Neuvizy, dans l'Ardenne, qui pro- 
viennent de la décalcification des calcaires oolithi- 
ques de l'Oxfordien inférieur et moyen. Cet exemple 
montre en outrele rôle que jouent dans ce cas les eaux 
d'infiltration puisque à May l'oolilhe blanche subsiste 
souvent sans altération au-dessus de l'oolithe ferru- 
gineuse décalcifiée. 

Dans la carrière Cavalle et dans la carrière du 
Diguel où l'on est éloigné de toute vallée, les couches 
n'ont subi aucune modification, mais ces points 
sont intéressants pour montrer l'irrégularité et les 
modifications des dépôts jurassiques sur le récif. La 
partie supérieure des Calcaires à Pentacrinites 



-- 61 - 

contient Ammo7iites bifrons et serpentinus. Elle a été 
exondée dans les carrières du Diguet pendant le 
dépôt des couches à Aimnonites Mwchisonœ. 
L'oolithe ferrugineuse la ravine et les trous de 
lithodome sont remplis par les sédiments du Bajo- 
cien moyen. 

M. Bigot reviendra sur l'ensemble du Jurassique 
de May et donnera un travail détaillé, accompagné 
de coupes, pour faire connaître, avant la disparition 
de ces carrières, les faits si nombreux et si intéres- 
sants qu'elles présentent. 

La séance est levée à 10 heures. 



h 



f 



EXCURSION ANNUELLE 



DE LA 



A Villers-sur-Mer, Pont-Âudemer et Le Havre 

Les S7, 28 et 29 Juin 1890 



La Société ayant résolu de tenir sa séance extra- 
ordinaire dans la ville du Havre le dimanche 29 juin 
1890, il fut décidé qu'en raison de la nature des ré- 
gions à explorer, l'excursion préliminaire serait 
faite en deux sections. L'une, plus spécialement 
composée de géologues, devait se réunir, le ven- 
dredi, à Villers-sur-Mer; l'autre, formée de bota- 
nistes, avait rendez-vous à Pont-Audemer, le samedi 
seulement. Les deux sections, après avoir opéré 
isolément, devaient ensuite se réunir le dimanche, 
au Havre, pour le banquet et la séance tradition- 
nels. 

Conformément à ce programme, la section de 
Villers emploie la journée du vendredi à l'explora- 
tion de la côte. Sous l'habile direction de M. Len- 
nier, le savant directeur du Muséum d'Histoire 
naturelle du Havre, membre honoraire, elle étudie 

5 



k 



— 64 — 

rOxfordien moyen entre Villers et Trouville, puis 
visite le faciès coralligène de l'Oxfordien supérieur 
dans cette dernière localité. Elle gagne ensuite le 
Havre par le paquebot du soir. 

Le lendemain, la section géologique, toujours 
conduite par M. Lennier et accompagnée de plu- 
sieurs membres de la Société Géologique de Nor- 
mandie, quitte le Havre, dès le matin, par la voiture 
d'Étretat et arrive vers huit heures à Gauville. 

Le temps, incertain au début, est devenu magni- 
fique et les excursionnistes, après avoir admiré une 
vue superbe du cap d'Antifer, se mettent à étudier 
les falaises, dans lesquelles ils trouvent entre autres 
raretés de très beaux Aptichus des ammonites kim- 
méridgiennes. Le retour, malheureusement con- 
trarié par la pluie, s'elTectue à pied, par la plage, 
jusqu'aux falaises de Sainte-Adresse. 

Pendant ce temps, les botanistes réunis à Pont- 
Audemer font, aux environs de cette ville et dans le 
marais Vernier, des explorations dont M. Corbière, 
le sympathique professeur du lycée de Cherbourg, 
membre correspondant, a bien voulu faire le compte- 
rendu. 

Les excursions prévues pour le dimanche matin 
aux environs du Havre durent être contremandées 
par suite du mauvais temps. Les excursionnistes 
purent visiter le Muséum d'Histoire naturelle et ad- 
mirer les superbes collections qu'il renferme. 

A onze heures et demie, un banquet réunissait les 
excursionnistes des deux sections. A eux s'était 
joint un certain nombre de personnes étrangères à 
la Société : MM. Quinette de Rochemont, ingénieur 



- 65 - 

en chef des ports maritimes, Bazan, vice-président 
du Conseil général de la Seine-Inférieure, etc , ainsi 
que quelques membres de la Société géologique de 
Normandie: MM. Savalîe, Lécureur, Prudhomme et 
Beaugrand. 

Divers toasts furent prononcés : par M. Charbon- 
nier, président, à Linné et à la municipalité ha- 
vraise ; par M. Lennier, à la Société Linnéenne, aînée 
de la Société Géologique de Normandie; par M. le 
D"" Fayel à M. Lignier, secrétaire ; par M. Gouver- 
neur, maire de Nogent, à M. Bigot, M. Bigot re- 
mercie M. Lennier pour le concours qu'il a donné 
à la Lin«é»ftne dans l'organisation de sa réunion 
extraordinaire et pour son habile direction de l'ex- 
cursion géologique. Enfin M. Savalle, abandonnant 
le ton sérieux, chante une chanson humoristique 
sur les géologues et met ainsi l'assemblée dans une 
franche gaieté. 

Après ce banquet, oii n'avait cessé de régner la 
plus grande cordialité; les excursionnistes se rendent 
à l'Hôtel-de-Ville pour y assister à la séance publique 
dans la salle A, que la municipalité havraise avait 
libéralement mis à la disposition de la Société. 



— 66 — 
COMPTE-RENDU 

DE 

L'Excursion faite par la Société Linnéenne de Normandie 

Les 21 et 28 juin i890 

A Pont-Audemer et au Marais Vernier (Eure) 

Par M, L. CORBIÈRE, 

Professeur de Sciences naturelles au Lycée de Cherbourg. 



La Société Linnéenne de Normandie avait convié 
celte année les botanistes à se réunir à Pont-Audemer 
pour aller, de là, explorer le marais Vernier, l'une 
de nos plus riches stations normandes. Se trouvaient 
au rendez-vous : MM. Charbonnier, président de la 
Société; de Formigny de la Londe, vice-président; 
D"" Fayel, de Caen ; Bertot, de Bayeux ; Joseph- 
Lafosse, de Saint-Gôme-du-Mont ; Ravenel, de 
Falaise ; Letellier, professeur de sciences natu- 
relles au lycée de Caen ; Lecointe , professeur 
à l'École normale d'Évreux ; Duquesne. pharma- 
cien à Pont-Audemer ; l'abbé Toussaint, curé 
de Bois-Jérôme ; Gouvey, instituteur à Condé- 
sur-Risle ; et l'auteur de ce compte-rendu. Nous 
avons vivement regretté que, au dernier moment, 
plusieurs de nos collègues dont la présence 
était annoncée, n'aient pu se joindre à nous, en par- 
ticulier notre dévoué secrétaire, M. Lignier, retenu 
chez lui par une indisposition. 



— 67 — 

Le vendredi 27, les botanistes qui avaient pu arri- 
ver la veille ou le matin ont fait aux environs im- 
médiats de Pont-Audemer une intéressante herbori- 
sation d'avant-garde, guidés par notre obligeant et 
aimable collègue^, M. Duquesne^ qui connaît si bien 
la flore de sa région (1). 

Nous nous dirigeons d'abord vers le Nord, du côté 
de Saint-Mards, remarquant dans les haies ou sur 
les talus au bord des chemins : Bromiis asper L., 
Itiida conyza DC, Lactuca muralis Fres., Carex 
prœcox L. et C. divulsa Good., Satyrimn hircinum 
L., Hieraciimi sitvaiicmn L., Brachypodium pinna- 
tum Pal. BediUW., Epiloôùmi lanceolatnm Seb. et M., 
Dianthus armeria L.^ Trifoliiim filiforme L. (RR.) et 
T. minus Rehl. répandu à profusion. Sur le coteau 
de la Lorie, formé d'un calcaire marneux entremêlé 
de silex, nous rencontrons: Vincetoxicum officinale 
Mœnch, Helleborus fœtidus L., Senecio silvaticus L., 
Air a fie xuo sa L.,A. caryophyllea'L. et A.prœcox'L., 
Digitalis lutea L. , D. purpnrea L. et, à notre grande 
satisfaction, le rarissime D. piapurascens Roth I 

Cette dernière plante, qui faisait l'objet principal 
de notre excursion , n'était malheureusement pas 
assez avancée ; aucune fleur n'était encore épanouie, 
et il fallait l'œil exercé de M. Duquesne pour la dis- 
tinguer au milieu des touffes de D. lutea, dont elle 
a le port et à peu près le feuillage. Il nous a donc 

(1) Vid. Petit Catalogue des plantes phanérogames et crypto- 
games semi-vasculaires des environs de Pont-Audemer, par 
A. Duquesne {in Bullet. Soc. Amis se. nat., Rouen 1884, 
1" sem.). 



- 68 — 

été impossible de nous prononcer, séance tenante, 
sur la valeur spécifique de cette plante. Mais depuis 
lors M. Duquesne a bien voulu m'en adresser vivant 
un exemplaire, qui m'a permis de constater facile- 
ment, après beaucoup d'autres botanistes, que ce 
Digitalis était, sans aucun doute, un hybride des 
deux autres. M. de Brébisson l'a bien décrit dans sa 
F/ore de Normandie (édit. 2-5), et il correspond 
exactement à la forme nommée purpiireo-hitea par 
Grenier et Godron (FI. Fr. II, p. 603). 

Dansleschamps du voisinage nous notons : Lathyrus 
Nissol/a L., commun dans la région, Sagina apetala 
L. et Ranuncidus arvensis L. ; puis nous gravissons 
le coteau boisé des Carmes, d'oii la vue s'étend au 
loin, sur la ville entière qu'elle domine, et une 
grande partie de la fertile vallée de la Risle. Chemin 
faisant, tout en admirant la beauté du paysage , 
nous remarquons : Galiura saxatile L. ; Saponaria 
officinalh L., sans doute naturalisé plutôt qu'indi- 
gène ; Veronica perdcaVoiV^., espèce introduite qui 
tend à supplanter un peu partout les F. agrestis L. 
Ql politaFr. ; Melittis melissophyllwn L. , Teucrium 
chamaeàrys L. Poteriiim dictyocarpiim Sp., OrcMs 
conopseah., 0. Simia L., O. pyramidalis L. et 
Ophrys arachnites Hoffra. ; mais nous cherchons 
en vain Monotropa hypopitys L. var. glabra DC, 
que M. Duquesne y a découvert en 1875. Nous fran- 
chissons ensuite la Risle pour nous diriger vers 
Saint-Paul. 'Nous voyons au passage, au bord d'un 
petit chemin ombragé, Eupliorbia diilcis L. et Agri- 
monia eiipatoria L. var. sepiimi ^vob. \ puis, dans 
le lit même de la rivière, Petasites vulgaris Desf 



— 69 — 

dont quelques spécimens atteignent des dimensions 
énormes. Nous avons mesuré une feuille dont le 
pétiole dépassait un mètre de longueur et le limbe 
75 centimètres de diamètre. Au milieu de la Risle 
croissent en abondance : Rammcidus fluitans Lam. 
et les Potamogeton perfoliatush. , densus L. eipec- 
tinalus L. Je récolte sur un peuplier Orthotrichiim 
tenellum Bruch ; puis notre guide nous conduit à 
l'entrée d'un petit bois, où se voyait naguère, auprès 
d'une source, Asarum europœum L. M. Duquesne 
croit que cette station très restreinte et d'apparence 
peu naturelle était le résultat d'une introduction. 
S'il en est ainsi, la nature a repris ses droits, car 
VAsarmn a totalement disparu. Au bord d'un fossé 
plein d'eau, nous apercevons, à côté de Carex re- 
motah., Glyceria plicaia Fr. qui n'est pas rare dans 
l'arrondissement, mais que sa ressemblance avec 
G. fluitans L. a fait négliger jusqu'ici. Kn rentrant 
à Pont-Audemer, nous notons enfin, sur le revers 
d'un fossé, Trifolium striatum L., très rare dans la 
région. 

Un de nos collègues les plus zélés, M. l'abbé Tous- 
saint, qui était dans la contrée depuis plusieurs 
jours et qui avait mis son temps à profit, a bien 
voulu nous faire part de ses récoltes, parmi les- 
quelles je citerai : Lepigonum seg étale Koch, La- 
thyrus Nissolia'L., Veronica acinifoliah. el Gaudi- 
nia fragilis Pal. B., provenant de Saint-Martin - 
Saint-Firmin ; Glyceria maritima Wahlb., G. pli- 
cata Fr. , Lepigonum marinimi Wahlb. et Trifo- 
lium maritlmum Huds, trouvés à l'embouchure de 
la Risle, vers la pointe de la Roque. 



~ 70 — 

Le lendemain, vers midi, deux voilures nous em- 
portaient vers le marais Vernier, notre objectif prin- 
cipal. Ce marais, situé au fond de l'estuaire de la 
Seine, entre les pointes delà Roque et de Quille- 
beuf, forme une vaste cuvette largement ouverte 
au nord sur la Seine, et limitée vers le sud par des 
collines assez élevées qui s'allongent en demi-cercle 
et permettent d'un coup d'œil d'en embrasser toute 
l'étendue. De 8 à 9 kilomètres de long sur 6 à 7 
kilomètres de large, le marais Vernier exigerait plu- 
sieurs jours d'exploration ; et nous ne pouvons dis- 
poser que de 2 ou 3 heures I Heureusement notre 
excellent guide, secondé par M. Couvey, est là pour 
faciliter nos recherches et nous conduire sûrement 
aux bons endroits. Nous pénétrons dans le marais 
vers le Sud, et le champ de nos investigations s'é- 
tend jusqu'à la C?'evasse, sur le territoire des com- 
munes de Saint-Ouen et de Sainte-Opportune, dans 
l'ouest de la Grande Mare. 

Dès notre entrée, nous examinons, non sans inté- 
rêt, par quel procédé ingénieux et rapide on extrait 
la tourbe ; puis notre moisson commence, abon- 
dante et variée. Les principales espèces rencontrées 
sont : 

Thalîctrum flaviim L. C. 

Nymphœa alba L. 

Drosera rotundifolia L. et D. intermedia Hayne. 

Polygala depressa Wend. 

Lathyriis palustris L. AR. 

OEnantJie fistulosa L. 

Sium laîifolium'^. R. 



— 71 — 

Galium palustre L. avec une petite forme des 
endroits relativement secs : c'est la var. débile 
Duquesne {loc. cit.) non Desv. 

Cirsium angliciim Lam. G 

Scorzonera hiimilis L. G. 

Lobelia urens L. R. 

Erica tetralix L. G. 

Memjanthea trifoliata L. PC. 

Veronica anagallis L. et F. scutellata L. AG. 

Utricularia vulgaris L. et U. minor L. AG. 

Pinquicida lusitanica L. G. 

Lysimachia vulgaris L. G. 

S amollis Valerandi L. G. 

Polygonum amphibium L. G. 

Ceratophyllum demersum L. (j. 

Eiiphorbia palustris L. G. 

iS'a/îo: repens L. R. 

Myrica gale L. G. 

Alisma ranunculoïdes L. AG. 

Orchis latifolia L. et 0. palustris Jacq. G. 

Epipactis palusùis Gr. G, 

Sph^anthes aestivalis Ricti. PG. 

Hydrocliaris morsus-ranae L. GG. 

Potamogelon polygonifoUus Purr. G. et sa forme 
submersa (i) à feuilles atténuées le plus souvent 
aux deux extrémités (P. fluitans Bréb. ?^o^^ Roth). 

Potamogeton plantagineus Ducr. PG. et P. crispus 
L. AG. 



(1) Fid. L. Corbière, Nouvelles herborisations aux environs 
de Cherbourg, p. 109. {in Bull. Soc. Linn. Norm., 4« sér. 
1" vol.) 



— 72 - 

Lemna ?m7iorL., L.\trisiilca L. el L. polyrhiza 
L. ce. 

Typha lalifolia L. PC. et T. cmgiistifolia L. CG. 

Jimcus obtiisiflorus Ehrh. G. 

Luzula midtiflora Lej. et sa forme congesta 

(Lej.)R. 

Schœniis nigricans L. G. 

Cladium mcuiscus R. Br. CG. 

Scù'piis jnariiimiis L. R. 

Eleocharis miilticaulis Dietr. G. 

Eriophorion angustifoUum Rchb. C. 

Carex pseiido-cijperus L. , G., C. panicea L. G., C. 
OEderi Retz, GG. et C. paniculata L. GG. 

Triodia decumbens Pal. B. GG. 

GlyceriajjlicataFr. PC. 

Calamagrostis epigeios Roth AR. 

Phalaris arundinacea L. G. 

Agrostis canina L. AG. 

Festuca arundinacea Schreb. G. 

A&imlium dilatatum Sw. RR. — Vu une seule 
touffe en entrant dans le marais; 

Aspidium theh/pteris Sw. GG. 

Osmunda regalis L. GG. et en superbes touffes ; 

Ophioglossiim vulgaiian L. R. 

Le marais Vernier est non -seulement riche en 
phanérogames et en fougères ; mais il mériterait 
aussi d'être exploré à fond au point de vue bryolo- 
gique..Nul doute qu'on y fasse d'excellentes trou- 
vailles. Absorbé par la recherche des phanérogames, 
je n'ai ramassé — pour ainsi dire en courant - 
qu'un très petit nombre de muscinées, et ce sont, 



— 73 — 

pour la plupart, des espèces ou variétés nouvelles 
pour le département de l'Eure : 

Sphagum subsecundum Nées var. obeswn Wils. ; 

S. papiUositm Lindb.: variétés ;?«cc^c^^<m Schlieph. 
confertimi Lindb. tlhrachycladum Gard.; 

5. cymbifoLium Etirh. : variétés purpurascens 
Warnst. brachycladum Warnst. et compactum 
Schlieph. et W. ; 

S. amtifolium Ehrh. : variétés luridum Hiibn. et 
plumosum Milde ; 

Hypnum K?iei ffii {Schimp.) Boul., H. cuspidatwn 
L. et //. stellatiim L. ; 

Cep}halozia connwe?is Garr. et Pears. ; 

Lepidozia setacea Mitt. var. S chiiltzii [WShn.) et 
var. sertularioides (Hiibn.) : cette dernière variété 
dans une touffe de Leiicobryum glaucum Schimp. 

A 5 heures, nous quittions le marais, au moment 
oij commençait à tomber une pluie abondante, qui 
n'avait cessé de nous menacer pendant toute la 
durée de notre herborisation. 

Le lendemain matin, à 6 heures, nous nous em- 
barquions sur le bateau qui fait le service entre 
Pont-Audemer et le Havre, et après une charmante 
traversée, nous nous réunissions avec les géologues 
dans le banquet traditionnel. 



— 74 — 

ANGE PUBLIQUE A L'UOÏEL-DE-VILLE DU HAVRE 

Le 29 Juin i890 
Présidence de M. CHARBONNIER, Président. 



La séance est ouverte à 2 heures et demie. 

Sont présents: MM. Adel, Bertot, Bigot, Bizet, 
Bottard [D'), Charbonnier, Corbière, Fayel (D'), de 
Formigny, Gouverneur, Guérin, Hommey (D'), Jo- 
seph-Lafosse , Jouan (G') , Le Borgne, Leboucher 
(d'Alençon), Lecointe, Lennier, Letellier (Aug.), 
Ravenel, de Rénémesnil (P.), Thériot. 

Parmi les nombreuses personnes étrangères à la 
Société qui honorent la séance de leur présence, 
nous signalerons : MM. Quinette de Rochemont, 
Bazan, le proviseur et le censeur du lycée, le ré- 
dacteur en chef du journal Le Havt^e, Savalle, Beau- 
grand, Lecureur, Prudhomme, etc. 

M. le Sous-Préfet, M. Marion, maire du Havre ; 
M. Bayeux, président du Tribunal civil , M. Blan- 
chard, président du Tribunal de Commerce et 
M. Mallet, président de la Chambre de Commerce, 
envoient leurs regrets de ne pouvoir assister à la 
séance. 

MM. Le Covec, Delavigne, Letellier, membres cor- 
respondants, et Lignier, secrétaire, s'excusent de ne 
pouvoir venir à cette réunion. 



— 75 — 
M. le Président prononce rallocution suivante : 

Messieurs et cuers Collègues, 

Mon premier devoir en prenant la parole dans cette 
enceinte, est de témoigner ma vive gratitude à M. le 
Maire de la ville du Havre^ pour le grand honneur 
qu'il nous fait en nous offrant Tliospitalité à l'Hôtel- 
de- Ville. 

Je suis heureux également de souhaiter la bien- 
venue la plus cordiale à tous nos dévoués collègues 
qui ont bien voulu se joindre à nous et prendre 
part à notre réunion annuelle. 

Au risque de jeter une ombre de tristesse au 
commencement de cette séance, j'ai à cœur de payer 
une dette de reconnaissance en rappelant à votre 
souvenir les noms de Morière et Deslongchamps, 
les deux collègues éminents que nous avons perdus 
depuis notre dernière réunion générale. 

Je pense être votre interprète à tous, en adressant 
à leurs familles si cruellement éprouvées, l'expres- 
sion de nos vifs regrets comme un dernier et suprême 
témoignage d'estime et de sympathie. 

Toutefois, en vous citant les noms de ces maîtres, 
qui resteront toujours chers à notre mémoire,, il est 
cependant consolant de voir que l'esprit qui les ani- 
mait s'est conservé intact au milieu de nous. 

I-eur but était d'attirer vers l'étude des sciences 
naturelles le plus grand nombre possible de nos 
concitoyens, de grouper toutes les bonnes volontés, 
d'encourager, en un mot, tout ce qui peut contribuer 
au développement scientifique en général. 



— 76 — 

C'est là le but que notre Société doit avoir tou- 
jours sous les yeux et qu'elle est tenue d'atteindre 
sous peine de déchoir. 

Continuons donc, Messieurs, à apporter à notre 
œuvre tout le zèle possible, et notre Société, dont 
l'avenir est assuré depuis longtemps, deviendra de 
plus en plus prospère. 

Ce sont là mes vœux les plus sincères, et j'ai la 
ferme conviction que ce sont aussi les vôtres. 



Cil parole est ensuite accordée à M. Lennier, qui 
s'exprime ainsi : 

Messieurs et très chers Collègues, 

Il y a plus d'un demi-siècle, un groupe d'hommes 
qui, depuis, sont devenus des illustrations de la 
Normandie, fondait la Société Linnéenne. Le plan 
que s'étaient tracé ces fondateurs était vaste : ils vou- 
laient, tout en s'occupant de l'histoire naturelle gé- 
nérale, étudier plus particulièrement les objets 
placés autour d'eux, afin d'en donner par la suite un 
catalogue raisonné, qui fixât la mesure des riches- 
ses particulières de la région. Cette tâche était im- 
mense, Messieurs, car cinquante-quatre années de 
labeur, de recherches patientes entreprises avec 
ardeur, poursuivies avec ténacité par des savants, 
dont quelques - uns portent des noms illustres , 
n'ont pas suffi pour la remplir tout entière. 

Toutes les sciences naturelles ont été l'objet de 
vos études ; mais la botanique et la géologie ont sur- 



— 77 — 

tout attiré sur vos nombreuses publications l'atten- 
tion du monde savant. 

Vous avez été, sur notre terre normande, les por- 
teurs de la bonne nouvelle, les initiateurs aux mer- 
veilles de la nature, et vous avez largement contri- 
bué à l'élévation, à l'airranchissement des esprits 
par l'analyse logique des faits, par la science. 

Marchant sur vos traces, des sociétés scientifiques 
se sont formées à Rouen, au Havre et ailleurs. Elles 
veulent vous aider dans l'accomplissement de l'œu- 
vre dont vous avez fixé le programme et dont la réa- 
lisation complète est encore si éloignée. Moins heu- 
reux que les fondateurs de votre Société, nous ne 
pouvons, malgré leurs travaux si précieux, malgré 
nos recherches incessantes, nous ne pouvons jamais 
espérer voir la fin de noire œuvre, car les faits scien- 
tifiques s'enchaînent, et chaque découverte ouvre 
un horizon nouveau, un champ d'exploitation sans 
limites, qui s'étend toujours à mesure que l'on 
avance. 

Messieurs, en nous invitant à assister à votre 
réunion solennelle, vous avez posé les bases d'une 
grande association qui devrait exister entre toutes 
les Sociétés scientifiques de Normandie. A certaines 
époques, ces Sociétés devraient se réunir dans une 
des villes de la Province, pour traiter, dans de grandes 
assises, des travaux faits et des lacunes qui restent 
à combler. 

En terminant, permettez au président de la So- 
ciété Géologique de Normandie, delà dernière venue, 
de la plus jeune de nos savantes Compagnies, de 
présenter, au nom de tous ses membres, l'hommage 



— 78 - 

de nos meilleurs sentiments d'estime et de haute 
considération pour les membres de la doyenne des 
Sociétés scientifiques de Normandie, de la Société 
Linnéenne. 

En l'absence de M. Lignier, qui s'est fait excuser 
pour cause d'indisposition, M. le D'' Fayel donne 
connaissance de l'état de la Société depuis sa der- 
nière séance publique de Bellême. 

Messieurs, 

Depuis notre dernière réunion extraordinaire, à 
Bellême en 1888, deux années se sont écoulées, 
années douloureuses, s'il en fût, pour la Société. 
Morière,le secrétaire dévoué, infatigable qui, depuis 
l'année 1867, c'est-à-dire depuis vingt et un ans, 
dirigeait la Société avec une activité et une constance 
inimitables, Morière, dis-je, était brutalement enlevé 
à votre aiîection peu de temps après cette réunion 
de Bellême. Je n'ai pas l'intention de vous exposer 
ici la vie scientifique de Morière ; ce sera l'objet 
d'une notice qui sera, je pense, insérée dans le pro- 
chain bulletin. Mais , du moins, laissez-moi vous 
rappeler rapidement combien il a donné de son tra- 
vail et de ses forces pour le bien de la Linnéenne. 
Admis, en 1840, au nombre des membres résidants 
de la Société, il se montra dès le début l'un des plus 
actifs et nous le voyons bientôt chargé d'organiser 
les courses linnéennes. Aussi eut-ill'honneur d'être 
nommé vice-président en 1848 et président en 1849. 
Puis, presque aussitôt, en 1850, il devint secrétaire- 



— 79 — 

adjoint et commença, sous l'habile direction d'Eudes- 
Deslongcharaps, à s'initier au fonctionnement admi- 
nistratif de la Société. En 1862-63, nous le voyons 
cumuler ses fonctions de secrétaire-adjoint avec 
celles de président que ses confrères avaient tenu à 
lui conférer de nouveau. En 1864, Morière devient 
vice-secrétaire, puis, en 1867, le secrétariat de la 
Linnéenne ayant été dédoublé en secrétariat de bu- 
reau et secrétariat de correspondance, Morière fut 
délégué à la première de ces fonctions tandis 
qu'Eugène Deslongchamps recevait la direction de la 
seconde. Enfin, en 1868, Morière restait seul secré- 
taire, et c'est désormais à lui seul que revient la 
charge de diriger la Société. Vous savez tous avec 
quelle vigueur et quelle habileté il sut jusqu'à son 
dernier jour porter un tel fardeau ; vous comprenez 
par suite, sans qu'il soit nécessaire d'y insister, quel 
énorme vide a laissé sa mort. 

Un homme était alors tout indiqué pour le rem- 
placer, c'était celui qui, ayant su se montrer digne 
fils d'un père illustre, était lui-même l'une des 
gloires de la Linnéenne ; aussi, Eugène Deslong- 
champs dont vous allez tout à l'heure entendre la 
biographie faite par M. Bigot, fut-il, à l'unanimité et 
par une sorte d'acclamation, élu secrétaire. Hélas ! 
lui aussi devait bientôt payer sa dette à la nature. 
Pendant son trop court passage à la direction de la 
Société, Eugène Deslongchamps avait rêvé de don- 
ner aux provinces du nord-ouest de la France une 
splendeur scientifique capable de faire concurrence 
à Paris même et vous vous souvenez encore avec 
quelle vigueur d'esprit et quelle chaleureuse con- 

6 



— 80 — 

viction il développait ses projets devant vous. Il 
aurait voulu pouvoir exposer ses idées dans la réu- 
nion extraordinaire qu'il projetait pour 1889 ; il espé- 
rait que, semées ainsi, elles ne tarderaient pas à 
germer. MalheureusemenL vous le savez, différentes 
causes entravèrent ses projets; d'ailleurs ses forces 
commençaient déjà à le trahir. Et bientôt Deslong- 
cliamps, terrassé à son tour par le mal qui le minait, 
s'éteignait en décembre 1889, agrandissant encore le 
vide laissé par Morière. 

Mais, Messieurs, si des hommes, comme Morière 
et Deslongchamps, ne se remplacent pas, du moins 
ils laissent derrière eux de grands exemples, de 
grands modèles et, sans vouloir citer personne^ vous 
me permettrez de vous dire que je vois parmi vous 
des élèves dignes de ces maîtres et qui, j'en suis cer- 
tain, sauront les faire revivre. 

D'autres sociétaires encore nous ont été enlevés, 
sur le dévouement desquels nous pouvions compter. 
Ce sont : MM. Boudet, professeur au collège de Sées; 
LeroydeLangevinière, directeur honoraire de l'École 
de Médecine de Gaen; Lubineau, Moncel, Duhamel, 
et Chaplain, l'un de nos sociétaires les plus récents. 
Enfin, dernièrement encore, nous perdions M. Hébert, 
professeur à la Sorbonne et membre de l'Institut, 
qui, pendant si longtemps, avait dominé la géologie 
française et qui avait bien voulu, en sa qualité de 
membre honoraire, passer un peu de son lustre à la 
Société Linnéenne de Normandie. 

Vous le voyez, Messieurs, la liste de nos douleurs 
et de nos pertes est longue et cruelle, mais nous 
avons eu aussi quelques joies et je vous demande 
la permission de vous les dire à leur tour. 



— 81 — 

Trente membres nouveaux ont été admis à taire 
partie de notre Société, trois comme membres hono- 
raires, cinq comme résidants et vingt-deux comme 
correspondants. 

Les travaux de la Société se sont maintenus à un 
iî!:(8au convenable ainsi qu'en font foi les Bulletins 
que vous avez reçus. Je dirai plus, le volume 1888-89 
termine la série des 10 volumes qui, envoyée à FEx- 
posilion universelle, a valu à la Société l'honneur 
d'une médaille d'argent. 

Depuis cette époque, quelques modifications ont 
été apportées au fonctionnement du Bulletin. Im- 
primé trimestriellement, il est distribué par fasci- 
cules à ceux des sociétaires qui le désirent. Une 
heureuse combinaison nous a en outre permis d'y 
insérer, à partir de 1890, le Bulletin de la Commission 
météorologique du Calvados ; c'est là, pensons-nous, 
une innovation qui augmentera notablement l'in- 
térêt de notre publication. 

Plusieurs revues françaises et étrangères nous 
ont récemment demandé l'échange et l'ont obtenu. 

Je veux encore vous rappeler qu'un certain nom- 
bre de sociétaires ont publié dans diverses revues 
des travaux importants. Quelques-uns d'entre eux 
ont même eu le plaisir de voir leur mérite consacré 
d'une façon olTicielle. 

M. Topsent, docteur ès-sciences naturelles et long- 
temps vice-secrétaire de la Société, a été chargé du 
cours d'Histoire naturelle à l'École de Médecine de 
Reims. 

M. Boreux, ingénieur des ponts et chaussées, a été 
nommé ingénieur en chef k Paris. 



- 82 — 

M. Gossart, reçu docteur es sciences physiques en 
Sorbonne, a été chargé de conférences à la Faculté 
des Sciences de Gaen. 

M. Chevrel. admis au grade de docteur ès-sciences 
naturelles par la Sorbonne, a été nommé chef des 
travaux au laboratoire de Luc. Enfin, M. Bigot, éga- 
lement reçu docteur par la Sorbonne, vient d'être 
chargé du Cours de géologie à la Faculté des 
Sciences de Gaen en remplacement de son regretté 
maître, M. Deslongchamps. 

Vous le voyez, Messieurs, je n'avais pas tort tout 
à l'heure quand je vous disais qu'au milieu de nos 
douleurs, quelques joies de bon aloi étaient venues 
nous rendre le courage et l'espoir. Je suis heureux 
d'avoir pu vous donner ces indications et de vous 
avoir montré que la Société Linnéenne de Nor- 
mandie est en droit de compter encore sur un ave- 
nir digne de son glorieux passé. 

Je ne veux pas abandonner la parole sans adresser 
les témoignages publics de notre vive sympathie et 
de notre reconnaissance à chacune des hautes per- 
sonnahtés qui nous entourent, et aussi à celles qui, 
retenues par des engagements antérieursou malheu- 
reusement aussi par la maladie, n'ont pu prendre 
part à nos travaux et nos joies, mais qui, du moins, 
nous ont donné les moyens de nous réunir dans 
cette fête de confraternité scientifique. 

Nous adressons aussi nos vifs remerciements à 
M. Lennier, qui s'est chargé d'organiser cette réu- 
nion et de diriger l'excursion géologique, en même 
temps qu'à M. Duquesne, l'habile directeur de l'ex- 
cursion dans le marais Vernier. 



i 



— SS- 
II est ensuite donné lecture des diverses commu- 
nications suivantes : 



NOTICE NÉCROLOGIQUE 

SUR 

M. Eugène-Eudes Deslongchamps 



Par M. A. BIGOT. 



Eugène-Eudes Deslongchamps naquit à Gaen le 
10 mars 1830. Son père, professeur de zoologie, puis 
doyen de la Faculté des Sciences de Gaen, était un 
des paléontologistes les plus illustres de son époque; 
ses remarquables travaux sur les Téléosauriens et 
les Mammifères quaternaires du Calvados lui avaient 
valu le surnom de « Cuvier Normand » et le titre 
de Correspondant de l'institut. 

Sous la direction d'un tel maître, les études de 
E. E. Deslongchamps ne pouvaient manquer de se 
porter vers la Géologie et la Paléontologie, avec les- 
quelles les leçons de son père et les belles collec- 
tions qu'il avait recueillies le mettaient en rapports 
journaliers. 

L'heureuse influence exercée alors par son père a 
été si profonde que toute sa vie il a professé pour 
lui la plus vive et la plus touchante admiration ; il 
deviendra d'abord le collaborateur de ses travaux, 
surtout quand l'âge et l'affaiblissement de sa vue 
rendront difficile au père tout travail suivi; enfin il 
sera le digne continuateur de son œuvre. 



- 84 — 

" Pour se préparer à rétude de l'analomie comparée, 
il va d'abord à l'amphithéâtre de l'Ecole de Médecine 
de Caen se familiariser avec la connaissance de l'ana- 
lomie humaine. Mais déjà, il commence à parcourir 
les terrains secondaires de la Normandie, pour se 
rendre compte sur place du niveau qu'occupent les 
fossiles décrits par son père. Son attention se trouve 
bientôt attirée par la variété et l'abondance des Bra- 
chiopodes qu'il rencontre; ses premières notes palé- 
ontologiques sont consacrées à la description ou à 
la discussion de quelques espèces appartenant à ce 
groupe, et quand, en 1856, Th. Davidson publie son 
Introduction à l histoire naturelle des Brachiopodes 
vivants et fossiles, E. E. Deslongchamps s'associe 
avec son père pour en entreprendre la traduction. 
Il dessine de nouveau les nombreuses planches qui 
accompagnent le mémoire de Davidson, et met ainsi 
à la portée des savants français cette œuvre capitale, 
dont ses recherches personnelles vont combler les 
lacunes et rectifier les erreurs inévitables d'une pre- 
mière généralisation. 

Dans ses courses sur le terrain il profite de l'ou- 
verture de nouvelles routes, des carrières alors si 
nombreuses dans le Calvados, pour recueillir les 
premiers éléments du grand travail qu'il consacrera 
plus tard au Jurassique inférieur de la Normandie, 
et il consigne ses premières observations dans des 
notes qui n'ont pas peu contribué, avec les travaux 
de son père, au renom de la Société Linnéenne de 
Normandie. 

C'est alors qu'E. E. Deslongchamps commence à 
faire bien connaître la succession des couches liasi- 



- 85 - 

ques du Calvados, et qu'il signale, à Lion-sur- Mer, 
la présence de fossiles remaniés du Cornbrash à la 
base des argiles de la série oxfordienne. La détermi- 
nation des Brachiopodes qu'il recueille l'amène à 
étudier les espèces du système oolithique inférieur 
donl il donne un catalogue descriptif. 

Il ne porte pas cependant ses recherches exclusi- 
vement sur les terrains jurassiques. Dans une course, 
d'abord avec son père, puis avec Triger, il distingue 
bien vite les calcaires de Régneville, prèsCoutances, 
de ceux de Néhou et de Bahais confondus avec eux 
par de Caumont, sous le nom de marbres intermé- 
diaires, et y reconnaît des calcaires carbonifères du 
même âge que ceux de Sablé et de Visé. 

Les travaux originaux qu'il poursuit avec tant de 
succès ne lui font point oublier la préparation de la 
licence ès-sciences naturelles qu'il subit avec succès, 
le 2 décembre 1858, en même' temps que plusieurs 
qui sont devenus des zoologistes et des paléontolo- 
gistes illustres. 

En 1860 il entre à la Sorbonne comme préparateur 
de géologie et songe à rassembler et à compléter, 
pour en faire l'objet d'une thèse de doctorat, les do- 
cuments qu'il a recueillis sur le Jurassique de Nor- 
mandie. 

« Il serait bien à désirer, avait dit son père, dans 
le mémoire sur le Pœkilopleuron Bucklandi, que la 
délimitation de ces calcaires si différents d'aspect, 
si singulièrement partagés quant au nombre et aux 
espèces les plus abondantes de leurs fossiles , fût 
faite avec soin et détails comme monographie de 
localités. )) 






— 86 - 

Ce sont ces paroles qu'E. E. Deslongchamps va pren- 
dre pour épigraphe de sa Monographie des Etages 
jurassiques inférieurs de la Normandie et c'est pour 
réaliser ce vœu qu'il entreprend l'étude des systèmes 
liasique et oolithique delà région. 

Ces recherches ne l'occuperont pas exclusivement 
pendant les quatre années qu'il va consacrer à ce 
travail. Pour vérifier sur place les assimilations qui 
lui semblent devoir être faites, il va étudier les loca- 
lités classiques en Angleterre, dans le Boulonnais, 
la Côte-d'Or, la Sarthe, les Deux-Sèvres. La mort de 
d'Orbigny laissait inachevé le travail dans lequel cet 
auteur avait projeté de décrire et de figurer toutes 
les espèces fossiles trouvées en France. Un comité 
de savants se forma pour continuer en commun la 
Paléontologie française. Les études de E.-E. Deslong- 
champs sur les Brachiopodes, réunies plus tard sous 
le titre d'Etudes critiques sur les B^^achiopodes nou- 
veaux ou peu connus, le désignaient tout naturelle- 
ment pour faire la monographie des espèces fran- 
çaises de ce groupe, qu'il commença en publiant les 
Térébatules du Lias et de l'Oolithe inférieure. 

C'est alors aussi qu'en collaboration avecM. Hébert 
il fait connaître la faune si riche de l'Oxfordien infé- 
rieur de Montreuil-Bellay. En somme, il aborde avec 
un égal succès la stratigraphie et l'étude des groupes 
fossiles les plus différents : Crocodiliens, Céphalo- 
podes, Gastéropodes, Brachiopodes. 

Malgré les pressantes sollicitations de son père, 
E. E. Deslongchamps ne se pressait pas de terminer 
sa thèse. Beaucoup de points de détail ne lui parais- 
saient pas suffisamment nets, et il eût voulu donner 



— 87 — 

une monographie complète des étages dont il avait 
entrepris l'étude. Enfin, il se décida à limiter son 
travail qui parut en 1864, sous le nom d'Etudes stra- 
tigraphiques sur les étages jurassiques inférieurs de 
la Normandie. 

« Mon intenlion, dit-il, était d'abord de compren- 
dre dans ce travail toutes les couches jurassiques de 
la Normandie ; mais j'ai dû me borner pour l'instant 
au lias et au système oolithique inférieur, réservant 
pour une autre étude les systèmes oolithique moyen 
et supérieur, pour lesquels j'ai déjà rassemblé une 
grande quantité de matériaux. » 

Cette œuvre magistrale, qui valut à son auteur, 
en 1864, le grade de docteur, est divisée en deux 
parties. Dans la première, l'auteur étudie les diffé- 
rentes couches des systèmes liasique et oolithique 
inférieur. La limite supérieure de cet ensemble de 
couches est rigoureusement tracée et la discordance 
entre le Callovien et le Bathonien nettement établie. 
Les caractères pétrographiques et paléontologiques 
de chacune des assises sont donnés avec de nom- 
breux détails, et les coupes de carrières, soigneuse- 
ment relevées, fournissent des renseignements que 
la disparition de ces carrières rend de jour en jour 
plus précieux. Le Lias supérieur et les couches à 
Ammonites Murchisonœ sont réunis par E. E. Des- 
longchamps sous le nom de Marnes infra-oolithiques. 
Le temps n'a pas sanctionné cette innovation, mais 
le chapitre dans lequel sont comparées les faunes 
du Lias à Bélemnites et de ces Marnes infra-oolithi- 
ques n'est pas un des moins intéressants ni des 
moins originaux de ce travail. Dans la deuxième 



- 88 — 

partie de l'ouvrage, sous le titre de Considérations 
rféologiques et paléontologiques, E. E. Deslong- 
champs aborde l'étude des stations paléontologiques 
remarquables. Il examine les conditions du récif de 
May pendant le dépôt du Lias et de l'Oolithe infé- 
rieure, et le paléontologiste reparaît pour analyser 
les caractères des diverses faunes successives que 
les flancs de ce récif ont abritées. Il nous fait parta- 
ger en termes éloquents son admiration pendant 
l'exhumation de ce récif, au cours du travail des 
carrières : « Dans un grand nombre de points, j'ai 
eu l'indicible satisfaction de contempler ce magni- 
fique spectacle, montrant la faune liasique telle 
qu'elle existait en place.. . Chaque coup de pioche, 
enlevant successivement les déblais, me faisait l'effet 
d'un flot de marée descendante, découvrant peu à 
peu le fond de la mer jurassique. J'étais sous l'im- 
pression qu'on ressent lorsqu'une grande marée des 
équinoxes vient vous révéler un de ces rochers ne 
découvrant presque jamais et qui, pour quelques 
instants seulement, fait jouir les yeux du naturaliste 
de la vie de ces êtres marins, aux mille formes^ aux 
couleurs splendides, s'ébattant en liberté dans les 
petites flaques d'eau laissées par le flot en se reti- 
rant. » Il nous fait ensuite connaître les caractères 
de la faune des couches à poissons de Gurcy et du 
Calcaire de Caen et termine par l'étude de l'exten- 
sion géographique des divers étages, des dislocations 
dont leurs couches ont été affectées. 

Un tel travail plaçait E. E. Deslongchamps au 
nombre des premiers stratigraphes de l'Ecole fran- 
çaise, et les circonstances seules empêchaient de le 



pourvoir d'une chaire de géologie qu'il eût digne- 
ment occupée. 

En 1865, .T. A. Eudes-Deslongchamps sentant ses 
l'orces diminuer, et voulant consacrer à terminer ses 
travaux sur les Téléosauriens le temps que lui pre- 
naient ses fonctions de professeur de zoologie et de 
doyen de la Faculté des Sciences, sollicita comme 
une récompense de ses longs services la faveur d'être 
suppléé par son fils dans ses fonctions de professeur. 
Cette satisfaction lui fut accordée, et E. E. Deslong- 
champs fut nommé professeur suppléant de zoologie 
à la Faculté des Sciences de Gaen. Il obtenait aussi 
l'autorisation d'ouvrir à Honfleur des cours d'en- 
seignement supérieur qui eurent un très grand 
succès. 

En même temps, il commençait à recueillir la ré- 
compense de ses travaux paléontologiques et géolo- 
giques, pour lesquels la section des sciences du co- 
mité des travaux historiques et scientifiques lui 
décernait, en 1866, une médaille d'argent ; ses con- 
naissances sur l'anatomie des Téléosauriens font 
autorité, et les sociétés françaises et étrangères 
tiennent à honneur de l'inscrire au nombre de leurs 
membres correspondants. 

En 1867, après la mort de son père, il est nommé 
professeur de zoologie à la Faculté des Sciences. 
Pendant les derniers mois qui ont précédé sa mort, 
J. A. Eudes-Deslongchamps indique à son fils le 
plan et les résultats du grand travail qu'il comptait 
publier sur les Téléosauriens. Lq Prodrome des Té- 
Léosdurieiis du Calvados, dans lequel les genres 
Metriorhynchus, Teleidosauriis, Pelagosaurus, S le- 



- 90 — 

iieosmirus furent pour la première fois bien définis, 
est destiné à faire connaître ses recherches. 

Malheureusement les exigences de son enseigne- 
ment, l'organisation des collections zoologiques qui 
dépendaient de sa chaire et la préparation de son 
Jura Normand, semblèrent alors détourner E. E. 
Deslongchamps de la géologie et de la paléonto- 
logie. 

La Faculté des Sciences de Gaen possédait de ma- 
gnifiques collections d'anatoraie comparée, de zoo- 
logie et d'ethnographie , formées de matériaux 
recueillis par différents voyageurs, notamment par 
Dumont d'Urville. E. E. Deslongchamps entreprit 
d'organiser ces richesses et fit du Musée de Gaen 
l'un des plus beaux musées de province. Certaines 
séries, celles des Paradisiers et des Oiseaux-Mou- 
ches, furent complétées de manière à en faire les 
plus riches des collections françaises et étrangères. 

Il organisa, à l'Exposition universelle de 1878, une 
série d'objets ethnographiques provenant des col- 
lections de la Faculté des Sciences ; c'est là aussi 
qu'il exposa cette magnifique préparation du Pela- 
gosaurus typus des couches à poissons de la Caîne, 
qui a depuis été acquise par le Muséum d'histoire 
naturelle. Celte exposition lui valut une médaille de 
vermeil. 

Il entreprit aussi de créer, dans le voisinage de la 
Faculté, un laboratoire où les élèves pourraient ve- 
nir se familiariser avec l'étude des animaux marins 
et, en 1879, le Conseil général du Calvados volait 
l'achat, à Luc-sur-Mer, d'un immeuble qui devenait 
un Laboratoire maritime annexé à la Faculté des 



— 91 — 

sciences et dont E. E. Deslongchamps était nommé 
directeur. 

Ses fonctions de professeur de zoologie qu'il pre- 
nait si à cœur ne le détournaient qu'en apparence 
de la géologie et de la paléontologie. 11 avait conser- 
vé l'idée de faire connaître la faune des étages dont 
il avait établi la stratigraphie. C'est dans ce but qu'il 
commença la publication du Jwa Normand. Le Jura 
Normand devait comprendre l'étude de tous les 
animaux vertébrés ou invertébrés qui se sont suc- 
cédé sur le sol des cinq départements de la Norman- 
die, depuis la période de l'Infra-lias jusqu'à l'appa- 
rition des faunes crétacées. Le mode de publication 
adopté, par monographie de couches, devait faire 
connaître « l'ensemble des êtres qui ont animé 
chaque période, depuis les plus élevés jusqu'aux 
plus infimes en organisation. » Ce beau program- 
me, dont il était le premier à concevoir les difficul- 
tés, n'a pu être réalisé. Du Jura Normand deux 
livraisons seulement ont paru et nous font re- 
gretter très vivement celles qui devaient suivre. 
Mais elles ne reçurent pas, à leur apparition, les 
encouragements que l'auteur était en droit d'atten- 
dre. Réduit pour leur publication à ses ressources 
personnelles, il dut reculer devant les frais énormes 
qu'elle entraînait et attendre des circonstances fa- 
vorables qui ne se sont présentées que malheureu- 
sement trop tard. 

En 1883, un décret créait à Caen une chaire de 
géologie et de paléontologie dont E. E. Deslong- 
champs fut nommé titulaire. Le déménagement des 
collections de la Faculté, l'absence de toute organi- 



— 92 — 

sation de laboratoire pendant la reconstruction des 
bâtiments de la Faculté, ne lui permirent pas de 
tirer de sa nouvelle situation le parti qu'il désirait. 
Ne pouvant profiter des richesses accumulées dans 
les collections du laboratoire, il reprit l'étude des 
Brachiopodes. Il avait été frappé des modifications 
que l'élude des développements des Brachiopodes 
vivants avait révélées dans l'appareil brachial de 
Térébratulidés et il entreprit de fonder sur ce carac- 
tère une nouvelle classification de ce groupe. La 
collection Defrance lui fournit aussi le sujet d'une 
note, dans laquelle il signala les Brachiopodes dé- 
crits par cet auteur dans le Dictionnaire des Scien- 
ces naturelles. 

Enfin, il s'occupa de classer les belles séries de 
rOxfordien du Calvados de la Faculté des Sciences, 
que venait d'enrichir le don delà magnifique collec- 
tion de M. Jarry. Le catalogue descriptif des Cépha- 
lopodes et des Gastéropodes de cette collection fut 
son dernier travail. 

E. E. Deslongchamps n'avait point perdu de vue 
le Jura Normand qui avait été la préoccupation de 
ses vingt dernières années. Il continuait à rassem- 
hlerles documents nécessaires à sa continuation et 
quand, sous l'impulsion de son zélé secrétaire, 
M. Bergeron, la Société Géologique de France fonda 
les Mémoires de Paléontologie; K. E. Deslongchamps 
annonça qu'il y publierait la Monographie des étages 
bajocien et bathonien de Normandie. Mais sa santé, 
déjà chancelante depuis plusieurs années, avait été 
l'an dernier plus fortement ébranlée. Il s'éteignit le 
20 décembre 1889, à l'âge de 59 ans, au moment oii 



— 93 — 

la publication de ces deux monographies allait lui 
permettre de réaliser le vœu qu'il exprimait dans 
l'avertissement du /«rrt A^o;v>m?if/ et oii se traduit 
la profonde vénération qu'il avait pour son père. 
« En mettant en œuvre, disait-il, les immenses ma- 
tériaux recueillis par mon père pendant le cours de 
sa laborieuse carrière, en donnant la publicité aux 
notes et aux documents de tout genre qu'il m'a 
laissés, je pense remplir son désir le plus cher et le 
mieux honorer sa mémoire. » 

De ce travail, fruit de deux existences, il est bien 
difTicile aujourd'hui de tirer le parti que E, E. Des- 
longchamps seul aurait pu en tirer. Le travail exis- 
tait dans son esprit; un grand nombre de dessins 
sont terminés, la bibliographie faite, mais les notes 
sont rares. Ce n'est pas cependant sans regret que 
nous verrions perdre pour la science et pour la mé- 
moire des noms J. A. Eudes-Deslongchamps et de 
E. E. Deslongchamps le fruit de soixante années 
de travaux des deux grands naturalistes nor- 
mands. 

Fort heureusement leur bagage scientifique est 
encore assez important pour qu'ils laissent un grand 
nom^ et pour E. E. Deslongchamps en particulier, 
les lignes suivantes, empruntées à un article du 
Geological magazine montrent en quel estime il 
était tenu par les savants étrangers : « M. E. E. Des- 
longchamps était peut-être un des derniers de cette 
ancienne école de naturalistes universels ; c'était 
une qualité nécessaire pour un homme qui avait 
consacré sa vie à l'étude de l'histoire naturelle en- 
tière d'une contrée aussi variée et aussi grande que 



i 



— 94 — 

la Normandie. 11 fut tour à tour botaniste, zoologiste, 
géologue, et archéologue ; il était toujours prêt à 
étudier tout problème qui se présentait à lui et sem- 
blait avoir autant de plaisir à étudier les cas térato- 
logiques des Fuchsias que les Crocodiles jurassi- 
ques, l'histologie des Brachiopodes, la corrélation 
des couches jurassiques de France, tous sujets qui 
touchaient à sa chère Normandie. 11 sera vivement 
regretté par les savants de cette province, et la mort 
de ce naturaliste d'une expérience si grande et si 
variée laissera dans la Société Linnéenne de Nor- 
mandie un vide qu'il sera diflicile, sinon impossible 
de combler. » 

E. E, Deslongchamps a eu trop d'influence sur le 
développement de la Société Linnéenne pour que 
nous n'ajoutions pas quelques lignes aux pages pré- 
cédentes, écrites pour la Société Géologique de 
France et insérées dans son bulletin. Il suffit de 
parcourir la collection des publications de la Société 
Linnéenne pourvoir jusqu'à quel point il a contri- 
bué à maintenir le renom que lui avaient conquis 
J. A. Eudes-Deslongchamps et A. de Caumont. Non 
content d'enrichir le Bulletin et les Mémob^es de 
nombreux travaux personnels, il mit souvent son 
habile crayon de lithographe au service de ses con- 
frères pour les planches accompagnant leurs notes. 
Appelé au secrétariat un an avant sa mort, il eût 
voulu que la Société Linnéenne, l'aînée des compa- 
gnies scientifiques de Normandie, prît l'initiative 
d'une fédération des autres Sociétés pour publier, à 
frais communs, sous le titre de Mémoires de l'Asso- 
ciation des naturalistes du Nord-Ouest, des travaux 



- 05. ~- 

de longue haleine. 11 faul atlendi-e que des cir- 
constances plus favorables permettent de mettre 
à exécution cette heureuse idée, à laquelle on sera 
forcé de revenir tôt ou tard. 



HERBORISATIONS BRYOLOGIQIES 

DANS LES VALLÉES DE SAINT-AUBIN-ROUTOT ET D'OUDALLE, 

Par M. THÉRIOT 

Directeur de FEcole primaire Mipérioiire da lla\ie 



Depuis mon arrivée au Havre, c'est-à-dire depuis 
le mois d'octobre dernier, j'ai parcouru toutes ou à 
peu près toutes les localités environnantes. La flore 
bryologique m'en a paru peu riche et peu variée. 
Gela tient sans doute à la constitution géologique, à 
l'absence de rochers siliceux ou granitiques, de ma- 
rais, de vastes forêts. Cependant, un des points que 
j'ai visités fait exception à cette règle : j'ai en elfet 
rencontré, réunies dans les vallées d'Oudalle et de 
Saint- Aubin-Routot, un assez grand nombre de ra- 
retés, pour qu'on puisse considérer ces vallées 
comme de bonnes localités bryologiques ; c'est pour- 
quoi j'ai formé le projet de vous les faire con- 
naître. 

Si nous ouvrons une carte d'état-major de la ré- 
gion du Havre et que nous portions les yeux à l'est 
d'Harfleur, nous remarquons tout de suite deux 
longues et étroites vallées très voisines, qui viennent 
aboutir toutes deux à la falaise sur la- route de Tan- 



— 0() - 

carville, el qui naissent, l'uneà Saint-Aubin-Roulot, 
l'autre non loin de Saint-Romain (c'est celle-ci qu'on 
désigne communément sous le nom de vallée d'Ou- 
dalle). Pour les explorer, il convient de prendre le 
train jusqu'à la station de Saint-Romain, puis la 
voiture publique jusqu'à Saint-Romain. Le retour 
s'effectue parla route de Tancarville à llarfleur, où 
l'on reprend le train. 

Si l'on fait à pied le voyage de la station de Saint- 
Romain jusqu'au village, on pourra récolter sur le 
talus de la route d'Etainhus, en face le pont du 
chemin de fer, Fissidens incurvus Schw.eg. et b'issi- 
dens algarvlcus Solms-Laub., rareté bryologique 
nouvelle pour le département, Hymenostoniwn ini- 
crostonium R. Ba., espèce répandue autour du Ha- 
vre et presque aussi commune que Weisia viridula 
lledw., Braclit/teciiun salebrosinti lin. et Scu. 

On arrive à Saint-Aubin-Routol par un chemin 
creux, sur les talus humides duquel croissent Fos- 
su)nbi'onia pasUUi Du.m., Coub., Musc. Manche, 
p. 354_, Webera Tozeri Sciip., deux espèces qui ne 
sont pas à dédaigner. Sur les vieux toits de chaume, 
on peut récolter Dicramim scopariion IIkdw. var. 
alpestre Husn., Corbière 1. c. 

[Pénétrons maintenant dans la vallée; un petit 
chemin qui prend naissance près de l'église nous y 
conduit promptement. Un bois taillis couvre les 
deux flancs de la vallée, le sol en est caillouteux. 

Sur les arbres on récoltera : 
Zygodon viridisshrim Brid. 
Cnjphéea lieteromalla Muhk. 
jSeckera puinila Heias . 



- 07 — 

Lophocolea lieteropliylla Dum. 
Radida compkmata Dum. 
Metzgeria fuvcata Dlm. 
Sur la terre : 

tloinalia tricJiomcuiohles Scur. 
Eurhynchium pilifenini Sciu-. 
SderopodUun illeccbriuti Schf. 
Plagiotliecium syloaticum Schp. 

— dpjiticnlatum, densuin /'. ariuni- 

nata Boul. 
tlijlocoiiiiuiti lureum Sciir. 

— brevirostre Scur. 

Plagiochila asplenioides, major Ll\i»k. 
Lepidozia reptans Dum. 
Et dans les endroits humides : 
Canipijlopus turfaceus Br. eur. 
Mnlwti punctatiiiti HED^\■. 
Plaijlotlieciam luidalalioii St.iir. 
Hijlocuuiiuin sqiiurnjsiiin Sour. 
Sur les pierres : 

Beterocladuun heteropterunt v. fuUax MiLnii. 
Brachyledum populcum Sghp. c. Ir. 
Rlnjnchoslcjjumi deprcssuin Sciu». c. fr. 
IJypmou nwUascum Hedw. 
Toutes les espèces ci-dessus énumérées sonLassez 
répandues, et par suite assez faciles à trouver. Il 
n'en est pas de môme d'un certain nombre d'autres 
que je n'ai vues que sur des espaces restreints ou 
môme en un seul point. Pour celles-là, il y a lieu de 
préciser. 

L'une de mes meilleures trouvailles, la perle de 
cette herborisation, c'est le 

Lophocolea spkata Tayl. 



J*ai découvert cette hépatique le 27 mars dernier; 
mais c'est à notre sympathique collègue, M. Cor- 
bière, que j'en dois la détermination. Inconnue des 
hépaticologues français, celte espèce n'a été trouvée 
jusqu'alors que dans un fort petit nombre de loca- 
lités en Irlande et en Angleterre ; et ce n'est qu'après 
de nombreuses démarches que M. Corbière a pu se 
procurer les quelques brins de la plante type néces- 
saires pour identifier la nôtre sans laisser place à 
aucun doute. 

Le Lophocolea spicata croît sur les troncs des ar- 
bres, tout à fait à la base et quelquefois sur les 
pierres voisines. La plante est rare dans la vallée de 
Saint-Aubin-Routot ; j'ai consacré à sa recherche 
cinq ou six heures en trois herborisations différen- 
tes, sans trouver plus de quatre à cinq arbres por- 
tant la précieuse hépatique, tous ces arbres sont 
situés à gauche du chemin^ dans une zone comprise 
entre le premier et le troisième kilomètre à partir 
de Saint-Aubin. 

M. Corbière a bien voulu m'envoyer la descrip- ; 
tion de ce Lophocolea, traduite du Synopsis liepati- 
carum, de Gottsche, Lindb. et Nées. Il me semble 
utile de la publier ici: 

Lopliùcolea spicata Tayl. — Tige rampante, ra- 
meuse ; feuilles ovales, subhorizontales, polymor- 
phes par suite de la denliculation variable du som- 
met, qui est émarginé à 2, 3 ou un plus grand 
nombre de dents ( celle du milieu plus grande); 
amphigastres libres, petits, bifides, parfois avec une 
dent vers la base de chaque lobe. Frnit terminal ; 
périanthe prismatique à angles non ailés, lacinié- 



I 
I 



— 90 — 

denticulé à l'orifice ; feuilles involucrales plus 
grandes, à sommet pluridenté, quelquefois denti- 
culées au bord dorsal ; amphigaslre de l'iiivolure 
ovale bifide, à divisions anguleuses au bord. 

Au confluent de la vallée de Saint-Aubin et de 
celle qui descend de Routot, des rochers calcaires 
taillés à pic attirent l'œil du bryologue. Je les ai visi- 
tés malgré les ronces et les épines qui en défendent 
les abords ; mon exploration a été fructueuse. J'ai 
récolté sur les parties ensoleillées: 

Fissidens decipiens de Not. 

Didyrnodon rubellus Br. euh. 

Barbulatortuosa W. et M., une rareté. 

Neckera crispa Hedw. 

Eurhynchium circinnatum Schp. 
Et sur les parois humides et ombragées : 

Eucladium verticillatum Br. eur. 

Selifferia piisilla Br. eur. 

Jimgerma?iiiia pwnila WiTK cfr., autre rareté. 
Continuons notre route en visitant les amas de 
cailloux (silex et calcaire) assez fréquents à droite et 
gauche du sentier. Nous aurons chance d'y aperce- 
voir les espèces suivantes;, qui affectionnent les sup- 
ports siliceux : 

Rhacotnitinum la?mginosum Bri])., c. fr. 

Pterigipiandum gracile Sw. 

Frullania tamarisci Dum, 

Un peu plus loin, la vallée s'élargit. A droite, un 

sentier peut conduire l'excursionniste sur la plaine 

de Rogerville ; c'est en le suivant que j'ai trouvé le 

Campi/lopus fragilis Br. eur. 

Nous atteignons bientôt la route "de Tancarville, 



r 



~ 100 - 

fini longe la falaise ; nons sommes alors tout près 
de la localité où croît le Fhsidciis miniitiihis Sull., 
espèce également nouvelle pour la France. Enga- 
geons-nous dans la courte vallée de Rogerville, si- 
tuée à l'ouest de celle que nous venons de quitter ; 
h notre gauche se trouve un taillis oii nouspourrions 
récolter Eurlii/ncliiuni pyœloiujum, atrovircns Scii. 
E. crassitirrviinn Scii. , lircichi/leciuiH populciini Smi., 
lilii/ncliostcfjiitm r/pp>'/'ss//m Sun., et à droite un 
pré, puis un champ. Ce champ est horde par une 
haie; la haie cache un l'ossé et de grosses pierres 
souvent humides, qui sont couvertes de Fhsidoiu 
7ninutulus. 

Il me reste maintenant à vous dire quelques mots 
de la vallée d'Oudalle. Je serai bref. Beaucoup moins 
riche que sa voisine, elle possède cependant plu- 
sieurs espèces intéressantes que je n'ai pas rencon^- 
trées dans la vallée de Saint-Aubin. Je me contente 
d'énumérer rapidement ces dernières : 

Didi/modon luridt/s Horn. 

}]''eùera annothia Sc.ur. 

Ulotd ih'udiii Brid. 
— ph;/ liant lia Biud. 

iHafiiotliecium dcnliculataat, densinu, ï. rll/p- 
tica BouL. 

Ulipnxim soinmerfeUh Myr. c. fr. 

Jungennannia vcntricosa Diks. 

Scapania compacta Dum. 

Madotlieca lœvirjala Dum. 

— platyphylla Dum. (cette espèce gé- 
néralement commune partout me paraît très rare 
autour du Havre). 



— 101 — 

Enfin, autour de l'ancien étang d'Oadalle, j'ai re- 
cueilli : 

Mjiiion affine, var. elatum ? st. 
Brachytecmm rivulare Br. eur. ? 
Ambb/stegium riparium, trichopodium ITusn. 
Hijpmim hieiffii, pungens Mull. 
— fllicinum L. 
Cet exposé rapide du résultat de mes herborisa- 
tions dans les vallées d'Oudalle et de Saint Aubin- 
lloutot, justifiera, j'en suis convaincu, la proposition 
par laquelle j'ai débuté, savoir que tout bryologue 
qui se décidera à visiter ces deux vallées, en empor- 
tera le meilleur souvenir. 
Havre, le 15 juin 1890. 



L'APPAREIL LACTICIFÈRE 

DES FUMARIACÉES 

Par L.-Jules LÉGER 

Licencié os-seiences naturelles, iiréparaleiir à la Facullé îles Sciences 
de Caen. 



Certains auteurs ont regardé le latex comme un 
suc nécessairement laiteux et composé d'un liquide 
tenant en suspension de nombreux globules de na- 
ture particulière : ils ont désigné sous le nom de 
laticifères les seuls réservoirs de ce suc laiteux. 
D'autres auteurs, au contraire, n'ont accordé à la 
lactescence et à la présence des globules qu'une 
valeur secondaire, en montrant que, ^dans certaines 



~ 102 — 

plantes, le contenu des laticifères est quelquefois 
complètement limpide pendant une période plus ou 
moins grande de la vie du végétal, ou bien qu'un 
môme tissu peut contenir, chez une espèce, un suc 
laiteux et chez l'espèce voisine, un suc homogène et 
transparent. Ces derniers auteurs n'oni plus caracté- 
risé les laticifères par leur contenu, mais ont compris 
sous cette appellation tous les élémentsà suc spécia- 
lisé,— quelle que soit d'ailleurs la nature de ce suc— 
présentant les caractères particuliers de constitution 
et de répartition indiqués en premier lieu chez les 
laticifères typiques à suc laiteux. 

A l'appui de cette seconde manière de voir nous 
signalerons la famille des Fumariacées comme pos- 
sédant de véritables laticifères à suc propre non 
lactescent et sans granulations. 

En effet, nous avons constaté la présence^ chez les 
plantes de cette famille, de certains éléments spé- 
ciaux, remarquables par leur contenu coloré et sou- 
vent aussi par une nature histologique particulière, 
et présentant dans leur ensemble, par leur réparti- 
tion au sein des organes et par leur constitution, 
les caractères d'un véritable appareil laticifère. Ces 
éléments se rencontrent dans les divers organes et 
dans presque tous les tissus. 

L'appareil laticifère des Fumariacées se distin- 
gue de celui des Papavéracées par de notables diffé- 
rences : la principale repose sur la nature même du 
contenu de chaque appareil. 

Chez les Papavéracées, le latex est un suc laiteux, 
composé d'un liquide tenant d'innombrables glo- 
bules Qn suspension ; il est blanc ou coloré en jaune 



— 1.03 — 

plus ou moins orangé, rarement rouge-brique ; chez 
les Famai-iacées, au contraire, le suc propre est 
limpide, non laiteux; il ne contient aucun globule 
en suspension et est cVune belle couleur rouge- 
groseille. (Chez de rares espèces, il devient jaune- 
citron dans l'ùge adulte, mais ne cesse d'être lim- 
pide). 

Les laticifères des Fumariacées se présentent sous 
divers aspects : ils comprennent à la fois des cellules 
et des canaux proprement dits. 

a. Les cellules laticifères sont de forme variable : 
les unes, peu différenciées histologiquement, seront 
semblables à leurs voisines, elles en auront la forme et 
les dimensions et ne s'en distingueront que par leur 
contenu ; elles seront courtes ou allongées, étroites 
ou larges, suivant la forme des éléments du tissu où 
elles sont plongées ; d'autres l'emporteront par 
leurs dimensions sur celles qui les entourent ; 
d'autres enfin, seront au contraire très étroites, 
mais très étendues longitudinalement et se rappro- 
cheront par là des canaux proprement dits. Ces di- 
verses formes d'éléments laticifères limités peuvent 
être isolées dans les tissus, ou groupées en petit 
nombre, ou bien encore, disposées en files longitu- 
dinales ; dans ce dernier cas, il arrive quelquefois 
que les parois transversales se résorbent plus ou 
moins complètement, amenant ainsi la formation de 
\éri tables canaux laticifères. 

Chez certaines espèces [Corydalis nobilis, Pers., 
(\ lutea, DC. , Fumaria officinalis, L., etc.), par 
suite du progrès de l'âge, de nombreux éléments la- 
ticifères. principalement ceux qui sT)nt le plus al- 



— 104 - 

longés, cpuississenl notalilemenl leurs parois, les- 
quelles prennentle plus souvent une coloration jau- 
nâtre; de plus.chezleC /it^e^, cette paroi épaissie est 
pourvue de petites ornementations linéaires obli- 
ques sur la direction de Taxe de Télément. Le suc 
rouge disparaît ordinairement de ces éléments 
épaissis. 

p. Les canaux latici fores sont également de forme 
variable et il est peut-être nécessaire de compter 
deux types parmi eux. 

Le premier comprendra de véritables tubes cylin- 
driques ou prismatiques, rectilignes et pourvus 
d'une paroi propre. Pour chaque canal, le diamètre 
reste sensiblement constant. 

Ces tubes, comme d'ailleurs tous les autres élé- 
ments laticifères, n'ont entre eux aucune anastomose 
transversale, ils n'émettent pas de branches laté- 
rales. 

Le second type renfermera de petits canaux raéati- 
formes, à lumière souvent triangulaire. Ces canaux, 
sont de diamètres divers et, par leur forme variable, 
passent insensiblement au type précédent; ils sont 
placés dans les angles d'éléments parenchymateux. 
Les plus gros montrent assez facilement une paroi 
propre, tandis que chez les plus grêles, nous n'avons 
encore pu dislinguer si cette paroi existe véritable- 
ment. Ces tubes sont-ils de simples méats qui plus 
tard se revêtent d'une paroi propre ? ou sont-ce, au 
contraire, de petits vaisseaux auxquels la pression 
des éléments voisins d(jnne un aspect particulier? ou 
encore, des éléments produits par des recloisonne- 
ments angulaires longitudinaux des cellules du 



— 105 — 

parenchyme ambiant , recloisonnements analo- 
gues à ceux qui fréquemment s'accomplissent dans 
les tissus libériens et ligneux? Nous espérons que de 
nouvelles recherches nous permettront de formuler 
une opinion à ce sujet. Nous avons néanmoins cru 
qu'il était nécessaire de désigner ce faciès spécial 
des canaux laticifères. 

Dans les divers éléments laticifères de forme cel- 
lulaire, les noyaux se distinguent souvent avec faci- 
lité, môme sans le secours de colorants. Dans les 
canaux, au contraire, nous n'avons pu déceler la 
présence de ces noyaux. 

Les canaux et les cellules laticifères se rencontrent 
concurremment dans les divers organes, mais le rap- 
port entre le nombre de chacun de ces éléments n'a 
rien de fixe. Chez le C. solicla Smith., par exemple, 
les tubes sont abondants relativement aux cellules 
laticifères, tandis que chez d'autres espèces {Dicen- 
ù'a, Fumaria) ces tubes sont beaucoup plus rares; 
peut-être même manquent-ils quelquefois complè- 
tement. En un mot, le degré de ditlérenciation his- 
tologique de l'appareil varie avec les espèces. 

L'abondance du suc coloré est fort variable sui- 
vant l'espèce, la région et l'âge de l'individu. 

Ce suc se rencontre généralement en notable quan 
tilé chez les jeunes plantes, tandis qu'à l'âge adulte il 
disparaît plus ou moins complètement, principale- 
ment dans les régions oi^i la croissance intercalaire 
a été la plus intense; par exemple, un entre-nœud en 
sera complètement dépourvu, alors que dans les 
deux nœuds limitants, il sera encore possible de 
rencontrer des laticifères remplis de leur suc coloré. 



- 106 — 

La disparition du latex rend Tétude des laticifères 
souvent fort difficile ; cette étude devient mémo 
impossible lorsqu'une nature histologique spéciale 
ne désigne pas ces éléments à l'attention. 

Le latex rouge des Fumariacées est identique 
d'aspect au liquide coloré que renferment certaines 
cellules épidermiques ou sous-épidermiques chez 
un grand nombre déplantes et quidonne une teinte 
rougeàtre à la surface tics organes. 

Soumis à l'action faible des alcalis, le latex rouge 
vire au bleu et demeure limpide; le suc jaune, dans 
les mêmes conditions, vire au brun intense. Ces 
deux liquides ainsi impressionnés reprennent leur 
coloration primitive sous l'action des acides. Nous 
pouvons donc penser que le latex présente au 
sein de la plante une réaction acide. En faisant 
agir les alcalis d'une façon plus intense que précé- 
demment, on produit, outre le changement de colo- 
ration indiqué, un précipité abondant de très fines 
granulations paraissant noires. 

Les réactifs généraux des alcaloïdes amènent aussi 
la formation de divers précipités. 

Le suc propre des Fumariacées, quelle que soit 
d'ailleurs sa coloration, est très soluble dans l'eau, 
l'alcool, la glycérine, etc. Il ne présente pas, comme 
le latex de nombreuses Papavéracées, la propriété 
de se coaguler facilement sous l'action de divers 
réactifs et parla, de déceler avec facilité les éléments 
qui le contiennent. L'étude de l'appareil laticifère 
présente même de nombreuses difficultés par suite 
de cette disposition particulière du latex, à laquelle 
il faut ajouter la grande fluidité de ce liquide;, lui 



— 107 — 

permettant de s'extravaser avec la plusgrande facilité 
et de se répandre dans les éléments voisins, lorsque 
les laticifères sont tranchés par le rasoir. 

Nous avons, en partie, remédié à ces embarras de 
technique par l'emploi du bichromate de potasse en 
solution dans l'eau^ lequel amène une coagulation 
partielle du lalex. 

Néanmoins, rexamcn d'échantillons vivants est 
indispensable pour contrôler les résultats obtenus 
par ce procédé, car le bichromate de potasse peut 
former également des précipités dans les éléments 
non laticifères et, d'un autre côté, le lalex coagulé 
est souvent redissous rapidement parle réactif ainsi 
que par les divers véhicules employés pour les 
préparations. 

La répartition anatomique des laticifères , chez 
les Fumariacées, étant assez complexe, nous pour- 
rons, pour la facilité de l'exposition, la considérer 
avec quelques détails dans deux espèces, donnant 
deux types un peu ditlérents l'un de l'autre : Corfj- 
ilalh solkla et Fumaria capreolata. 



Corydalis solida Smith. Dans cette espèce, les 
éléments laticifères sont nombreux, bien développés 
et leur degré de diiiérenciation dépasse la moyenne 
ordinaire de la Famille. Le suc qu'ils contiennent 
est rouge et abondant à toutes les époques de la vie 
des organes aériens. 

L'appareil est composé en grande partie par des 
canaux continus, les cellules laticifères étant beau- 
coup moins fréquentes que ceux-ci.^ Canaux et cel- 



^ 



k 



— 108 — 

Iules oGfrent les caractères iiidiqués précédemment 
d'une manière générale. 

Certaines cellules de l'épiderme de la lige con- 
tiennent un suc coloré, semblable d'aspect au li- 
quide que l'on rencontre dans les laticilères des 
tissus plus profonds. Cette particularité se trouve, 
plus ou moins développée, dans l'épiderme des au- 
tres espèces de la famille. 

Le suc rouge des cellules épidermiques n'est pro- 
bablement pas absolument identique, par ses pro- 
priétés, au suc des lalicifères internes. 11 ne se 
conduit pas entièrement comme ce dernier en pré- 
sence de tous les réactifs et, en outre, on verra chez 
le F. capreolata, que, dans le cours de la vie de la 
plante, il ne subit pas les modifications visibles 
qu'éprouve le latex proprement dit : il demeure 
rouge tandis que celui-ci prend une coloration 
jaune. 

L'assise sous-épiderniique de la tige conlieul de 
nombreux canaux lalicifères, les cellules y sont plus 
rares. Ces dernières sont en général isolées, rare- 
ment en fileslongitudinales, elles sont plus allongées 
que leurs voisines non lalicifères. Entre les cellules 
de cette assise et celles de l'épiderme, on renconlre 
quelques petits éléments à aspect de méat, signalés 
plus baut. 

Dans la couche herbacée, les lalicifères sont beau- 
coup plus rares que dans l'assise précédente ; ils y 
sont surtout représentés par le type cellule. 

La partie du parenchyme cortical, intérieure à la 
couche herbacée, est certainement le tissu de la lige 
oîi le sy^lèujL' lalicifère présente son plus j'ivtnd dé- 



— loi) - 

veloppemenl. En majeure partie, les lalicifères de 
celle région sont des tubes continus, cylindriques 
ou prismatiques, du type général. Leur diamètre e-t 
très variable, mais généralement inférieur à celui des 
cellules du parenchyme ambiant; chez quelques- 
uns on peut distinguer des débris de parois transver- 
sales, indiquant la nature priniilivement celluiuire 
du canal. 

Les faisceaux libei'o-ligtieux sont isolés sur une 
seule circonférence; de vastes rayons médullair>'S 
s'étendent entre eux. Les lalicifères sont répartis 
dans ces rayons de la même façon que dans le pa- 
renchyme cortical sous-herbacé; ils y sont aussi 
nombreux. 

La région externe de la moelle renferme éga- 
lement quelques éléments à suc propre, tandis 
que la portion centrale en est dépourvue ; il résulte 
delà, que tout le parenchyme environnant des fais- 
ceaux est pourvu de lalicifères; c'est même dans 
cette région périphérique des groupes ligneux qu'ils 
sont le plus abondants. 

Les faisceaux libéro-îigneux contiennent aussi des 
éléments lalicifères. La région libérienne en pré- 
sente d'assez nombreux, disséminés dans les diverses 
régions du liber mou, primaire et secondaire,' leur 
diamètre égale celui des autres éléments libériens, 
ils sont limités transversalement, mais atteignent 
souvent une grande longueur. Quelques-unes des 
cellules du parenchyme primitif de la région ligneuse 
du faisceau se montrent de même remplies de 
suc rouge. 

Dans le pétiole, les lalicifères oij'rent une dispo- 



L 



- 110 ~ 

sitîon à peu près identique à celle de la tige; ils 
sont encore répartis sous Tépiderrae; dans le paren- 
chyme conjonctif, principalement à la périphérie 
des faisceaux ; dans le liber et dans quelques-uns des 
éléments primitifs de la partie ligneuse des faisceaux. 
Quelques-unes des cellules de Tépiderme sont colo- 
rées ainsi qu'il a déjà été dit ; nous ne reviendrons pas 
sur cette particularité. Les laticifères sous-épîder- 
miques sont situés plus particulièrement entre l'épi- 
derme et l'assise sous-jaccnle et offrent fréquemment 
laspect de méats. Quelquefois, la cellule épider- 
mique superposée à un laticifère se recloisonne plu- 
sieurs fois radialement. 

A l'intérieur du limbe de la feuille, les laticifères 
se rencontrent dans le parenchyme lacuneux inter- 
fasciculaire ainsi qu'à la périphérie des faisceaux 
des nervures, aussi bien vers la partie libérienne 
que vers la partie ligneuse du faisceau. 

En résumé, les organes végétatifs aériens du 
C. solida sont amplement pourvus d'éléments à suc 
propre. Cette espèce est remarquable par le dévelop- 
pement important que prend chez elle le système 
laticifère ; par le degré avancé de diff''rencialion qu'il 
alfectc, la plupart des éléments se présentant sous 
la forme tubulaire; et aussi par l'abondance et la 
constance du suc rouge propre à ce système. 



Fumaria capreolata L. v. speciosa. 

Dans cette espèce, l'appareil laticifère est encore 
bien développé, mais présente cependant un état de 
différenciation moins accusé que celui du Cori/dalis 



... ili _ 

solida. Le lalex y est moins abondant et ne se ren- 
contre pas constamment dans toutes les parties des 
organes . aux dilîérents âges de l'individu. D'un autre 
côté, il olfre un caractère spécial, ne se rencontrant 
que dans de rares espèces de la même famille : celui 
de subir, avec le progrès de l'âge, un changement 
complet de coloration. Généralement, chez les Fu- 
raariacées^ ainsi qu'on l'a vu chez le C solida, le 
latex reste rouge pendant toute la vie de l'individu, 
tandis que dans la plante qui nous occupe ici, le 
latex, rouge dans le jeune âge, devient promptement 
jaune -citron et continue àprésenter cette coloration 
chez l'individu adulte. Pour cette raison, il est né- 
cessaire de commencer l'étude du système lalicifère 
par l'examen d'une jeune plante. 

Si, avant l'apparition des productions secondaires, 
on considère la région de l'axe hypocotylé où s'insère 
le faisceau de la racine, on remarque dans le liber 
primaire des laticifères de grand diamètre, nom- 
breux par rapport à l'importance du tissu. Ces lati- 
cifères sont constitués par des éléments limités 
transversalement, souvent très allongés et ordinai- 
rement isolés. Leur contenu est entièrement rouge 
et limpide. 

Le parenchyme cortical contient aussi des élé- 
ments laticifères, principalement dans les couches 
contiguës à l'endoderme. Ils sont en plus grand 
nombre en face les îlots libériens. 

Ces laticifères sont beaucoup plus étroits que les 
cellules du parenchyme cortical, ils ont en grand 
nombre l'aspect méatiforme. A rencontre des latici- 
fères libériens, ceux-ci forment des canaux continus 

8 



- lL-2 - 

recliligiies ou à contours régulièremciil flexucux 
par suite de la compression qu'exerceiit sur eux les 
cellules voisines. Leur suc propre est également 
coloré en rouge. 

Dans la couche sous-épidermique on voit égale- 
ment des éléments à suc rouge. 

Lorsque lu zone cambiale fonctionne depuis un 
certain temps dans le cylindre central, elle l'orme en 
cette région de l'axe hypocotylô, à la périphérie du 
cylindre, une zone continue de tissus nouveaux. 
Dans la partie la plus externe de ces nouveaux tissus 
apparaissent de nombreux lalicifères dont le suc 
propre n'est plus rouge, mais jaune-citron. Les lati- 
cil'ères primaires se trouvent rejetés à la périphérie 
et bientôt localisés en deux petits îlots diamétrale- 
ment opposés. Leur suc est toujours rouge, rare- 
ment, dans quelques-uns, il devient orangé. 

En même temps que se produisent ces change- 
ments, des nouveaux laticifères, pourvus de suc 
jaune, apparaissent dans le parenchyme cortical. 

Si, au moment oii l'axe hypocotylé ne contient pres- 
que exclusivementquedu lalexrouge,on examineles 
tissus en descendant dans la racine principale, on 
voit des lalicifères à suc jaune remplacer peu à peu 
ceux pourvus ^îe suc rouge, puis bientôt l'emporter 
en nombre et finalement se montrer seuls dans la 
racine. Les laticifères sont d'ailleurs de moins en 
moins nombreux, à mesure qu'on s'éloigne de l'axe 
hypocotylé. 

Dans les radicelles, il s'en trouve encore dans le 
liber et le parenchyme cortical, mais ils sont peu 
nombreux et leur contenu est entièrement jaune- 
citron. 



— 113 — 

Lorsque la tige a acquis un certain développement 
et se compose de quelques entre-nœuds, les lalici- 
fères y sont assez faciles à déceler, principalejneiit 
dans les régions basilaire et nodales ; Tépiderme 
contient des cellules à suc rouge, plus ou moins 
noinbreuses suivant l'àge de la plante, la face de la 
tige, etc., la lumière ayant probablement une grande 
action sur cette coloration de l'épiderme. 

L'assise sous-épidermique renferme égalemen!, 
quelques éléments à suc rouge. 

Les laticifères sont assez nombreux dans le 
parenchyme cortical ; ils sont constitués par de 
grandes cellules, souvent presque aussi larges que 
longues et par des tubes continus, reclilignes ou 
flexueux, identiques à ceux du parenchyme cortical 
de l'axe hypocotylé. 

A la périphérie des faisceaux libéro-ligneux , il 
existe de longues cellules et des canaux continus 
ordinairement isolés. Dans le liber les laticifères sont 
étroits, fort allongés, peut-être même tubulaires. 

Le laLex, dans tous ces éléments, est en grande 
partie jaune. Le lalex rouge ne se montre que dans 
la partie la plus externe des faisceaux libéro-ligneux, 
appartenant probablement au liber primaire, ainsi 
que dans quelques rares cellules du parenchyme 
cortical, cellules quadrangulaires et allongées. 

Dans la suite, le suc rouge disparaît complètement 
des parties internes de la plante, et la tige adulte ne 
renferme plus qu'un lalex de couleur jaune. Seul le 
suc épidermique coloré, conserve toujours sa teinte 
rouge. 

A mesure que se fait sentir la croissance interca- 



laire, le latex diminue de quantité et finit par man- 
quer complètement dans les régions de plus grande 
clongation ; on ne le rencontre plus qu'en petite 
quantité dans la région des nœuds. Souvent môme, 
il est si rare qu'il devient dillicile de déceler sa 
présence et, par suite, de discerner les laticifères. 
Il y a , sur ce point , une diiïérence très grande 
entre cette espèce et le C.soUdaoii les laticifères 
se montrent abondamment pourvus de suc rouge, 
pendant toute la vie des organes végétatifs aériens. 

Dans la partie supérieure de la tige, sur laquelle 
s'insèrent les pédoncules floraux, ainsi que dans ces 
pédoncules, la répartition des laticifères est, à quel- 
ques détails près, la même que celle rencontrée 
dans les parties plus inférieures de la tige. 

Le latex est très rare dans la pétiole de la feuille 
et manque même chez les sujets adultes ; lorsqu'il 
existe, on peut le distinguer dans quelques éléments 
du liber et à la périphérie des faisceaux libéro-li- 
gneux; il est presque toujours de couleur jaune. En 
revanche, les laticifères se voient facilement dans 
les pétiolules des folioles, depuis la base jusqu'au 
sommet de l'organe. Ce sont de longs tubes cylin- 
driques et sans anastomoses. Ils sont répartis, comme 
dans la lige, dans l'assise sous-épidermique, le pa- 
renchyme conjonctif et la périphérie des faisceaux. 
Ils se continuent dans la limbe foliaire et paraissent 
plus nombreux dans les régions interfasciculaires du 
mésophylle qu'aux environs des faisceaux libéro-li- 
gneux. Dans ce premier cas, Us cheminent principa- 
lement dans la partie profonde du parenchyme lacu- 
neux en contact avec le parenchyme en palissade. 



— 115 — 

Chaque pédoncule floral se développe à l'aisselle 
d'une petite bractée insérée sur la tige. Cette brac- 
tée est limitée extérieurement par deux épidermes, 
en contact entre eux sur les parties latérales et sé- 
parés l'un de l'autre dans la partie moyenne par 
une couche parenchymateuse herbacée, plus ou 
moins épaisse suivant la région. Au milieu du pa- 
reachyme circulent trois faisceaux libéro-ligneux 
longitudinaux : deux latéraux, un médian. Les lati- 
cifères sont peu nombreux dans cette bractée ; ordi- 
nairement on n'en rencontre qu'un ou deux dans le 
parenchyme herbacé, au contact et de chaque côté 
du faisceau médian et un seul au contact de la 
partie libérienne de chaque faisceau latéral. Quel- 
quefois, ces deux petits faisceaux latéraux ne sont 
pas différenciés sur ton te la longueur de la bractée; à 
leur place, subsiste un laticifère qui s'étend longitu- 
dinalement dans la région qu'aurait dû occuper le 
faisceau. On rencontre aussi, mais non d'une ma- 
nière constante, un ou deux laticifères isolés dans 
le mésophylle de la bractée, entre le faisceau médian 
et les faisceaux latéraux. 

Tous ces laticifères de la bractée sont des tubes 
continus. 

Une disposition analogue se retrouve dans les 
sépales : deux épidermes constituent seuls les tissus 
de l'organe dans les parties latérales; un parenchyme 
interposé aux deux épidermes existe dans la région 
centrale, et contient trois, quatre ou cinq faisceaux 
de petite taille ; l'un d'eux, le plus gros, occupe la 
partie médiane. A la périphérie de chaque faisceau, 
au contact du liber, on voit un, deuxx>u trois lalici- 



— 116 — 

fères. Quelques lalicifèrcs isolés se ronconlrent 
dans les régions interfasciculaires du parenchyme. 

Les lalicifères sont relalivement nombreux dans 
la corolle, principalement aux environs de la partie 
libérienne des faisceaux ; on en rencontre également 
dans le parenchyme conjonctif. La disposition et 
l'abondance des lalicifères sont identiques dans les 
quatre pétales composant la corolle. 

Nous avons pu observer quelques lalicifères à la 
base de l'ovaire, ainsi qu'à la périphérie de cet or- 
gane, dans la couche chlorophyllienne, aune distance 
de deux ou trois cellules de l'assise épidermique. 

En somme, on voit que l'appareil laticifère est 
bien développé dans l'espèce que nous venons de 
considérer et largement réparti dans les divers or- 
ganes. De plus, le suc propre de ce Fumaria nous a 
montré la remarquable propriété de changer de 
coloration suivant l'âge de l'individu ; cette pro- 
priété est peu répandue dans la famille. 

En terminant, nous signalerons la présence de suc 
rouge et limpide chez d'autres plantes appartenant 
à la famille des Papavéracées ( Eschholtzia cali- 
fornien, Cham. et Ë. ie.mtifoJia Buth.), ainsi que 
chez VHypecoum procumbensh., espèce d'un genre 
incertm sedis , à suc laiteux, rangé par les uns par- 
mi les Papavéracées et, parles autres, parmi les Fu- 
ma ri a céo«. 

Dans le jeune âge. le cylindre centi-al de l'axe 
hypocotylé et de la partie supérieure de la ra- 
cine contieni, chez ces trois espèces, de nombreux 
laticifères à suc orangé et laiteux ; au milieu de 
eeux-ci, on remarque, en plus, un petit nombre 



— 117 — 

de lalicifères dont le suc est rouge, limpide, sans 
granulations et absolument identique d'aspect à 
^ celui des Fnmariacées, Ce latex spécial ne persiste 
pas et, lorsque la plante a avancé en âge. on ne 
retrouve plus que des laticifères à suc propre laiteux 
et orangé, là môme oi^i précédemment on rencontrait 
le suc groseille et limpide. 

Ces faits nous ont paru intéressants à signaler: 
nous pensons quMls pourront servir à établir un rap- 
prochement entre le suc limpide des Fumariacées 
et le late\ laiteux des Papavéracées. 

En résumé, de tout ce qui précède, on peut rete- 
nir les conclusions suivantes : 

Les Fumariacées possèdent un appareil laticifère 
constitué à la fois par des éléments cellulaires divers 
et par des canaux lubulaires. 

Ces éléments sont répartis dans les divers organes 
de la plante, ainsi que dans les divers tissus ; le pa- 
renchyme cortical de la tige- est une région où ils 
sont particulièrement nombreux. 

Le suc propre des Fumariacées dilfère complète- 
ment des latex ordinaires laiteux : c'est un liquide 
limpide, dépourvu de globules . non lactescent et 
d'une coloration bien spéciale, rouge-groseille, la- 
quelle peut quelquefois varier et passer au jaune- 
citron. 

Enfin, certaines Papavéracées, dans le jeune âge, 
renferment, dans quelques-uns de leurs laticifères, 
un latex rouge, d'aspect semblable à celui des Fu- 
mariacées ; ce suc ne persiste pas et est remplacé 
par le latex jaune et laiteux. 



— ]1.S — 

Les recherche?, dont les principaux résultats sont 
indiqués dans la présente note, ont été eirectuées au 
Laboratoire de Botanique de la Faculté des Sciences 
de Gaen. 



ÉPOIJI'ES ET MODE D'APPARITION 

Des différentes espèces de Poissons 

SUR LES COTES DES ENVIRONS DE CHERBOURG 
Par M. Henri JOUAN. 



Les diiïérentes espèces (1) de Poissons, qu'on pê- 
che à Cherbourg et dans le voisinage, paraissent sur 
le marché pendant toute Tannée pour la plupart; 
quelques-unes, cependant, y sont représentées, à 
certaines époques, par un nombre d'individus beau- 
coup plus grand; il y en a même dont on peut dire 
qu'elles ne se montrent régulièrement que pendant 
une saison, en dehors de laquelle ce n'est qu'excep- 
tionnellement qu'on rencontre quelques individus 
leur appartenant. 

Il arrive quelquefois, rarement il est vrai, de 
prendre dans nos eaux des poissons dont Vhahitat 
ordinaire est loin de chez nous, et qui, par suite, sont, 
le plus souvent, inconnus à nos pêcheurs et à nos 

(1) Les noms vulgaires donnés dans ce qui suit sont, en 
général, ceux sous lesquels les espèces sont connues à Cher- 
bourg ; quelques espèces peu connues n'y ont pas de noms 
particuliers. 



- 110 — 

marchandes. Par contre, un certain nombre d'es- 
pèces qui vivent dans des parages relativement peu 
éloignés, — le golfe de Gascogne par exemple — 
manquent complètement dans nos eaux, et si, par 
hasard, quelque représentant de ces espèces vient 
s'y égarer, il n'y est pas mieux connu que ceux dont 
Vhabitat est plus éloigné. 

Si quelques-unes de nos espèces sont grandement 
représentées sur le marché, il en est d'autres qui, 
au contraire, ne le sont que par un petit nombre 
d'individus. 

Je m'occuperai, d'abord de ces trois dernières ca- 
tégories : 

1° Nos marchandes et nos pêcheurs connaissent 
la <( Lamproie » [Petro^nyzon marinus L.), qu'ils 
appellent « Anguille musique », bien qu'elle soit très 
rare. Ce n'est que dans le milieu du mois de mars 
i80<S que j'en ai vu une, longue de plus d'un mè- 
tre, qui avait été prise dans un filet à l'entrée du 
port de commerce. Pendant le printemps de 1868, 
les journaux signalèrent la présence de Lamproies, 
en très grand nombre, aux embouchures des cours 
d'eau qui se jettent dans la Manche ; depuis cette 
époque, on n'en a pas vu plus de trois ou quatre 
sur notre marché. 

2" Je n'ai vu qu'une seule fois — en juin 1878 — 
une jeune « Paslenague » {RaiapastinacaL.), espèce 
cnmmune dans le golfe de Gascogne oi^i on l'appelle 
tert ou tonare. La plupart de nos marchandes de 
poissons ne la connaissaient pas. 

3° Elles ne connaissaient pas davantage une pe- 
tite <- Torpille » [Torpidu narke Piis.-o)^ du poids de 



— 1-20 - 

2 kilog. et demi environ, apporlce sur le marché le 
4 novembre 1872. 

A" Il en était de même quelques jours auparavant, 
pour une espèce de Haie, la « Raie Aigle » {Mf/lio- 
hatis aqiiila Duméril), « Mourine », « Rate penade -> 
des côtes de Provence où elle est commune, dépas- 
sant parfois le poids de 100 kilogrammes. Notre in- 
dividu ne pesait guère que 3 kil. et demi. 

5" M. de La Blanchère {Nouveau Dictionnaire des 
Pèches, 18G8) dit — Lacépède avait dit à peu près la 
même chose avant lui — que la « Raie Coucou « 
fRaia citculns Lacép.) est commune à Cherbourg el 
à Tembouchure de la Seine. Pour ma part, je n'ai 
jamais vu (avril 1864) qu'un tout petit individu qui 
avait été, très probablement, pris dans la mer qui 
baigne la côte orientale du département de la 
Manche. 

(y Toute l'année, on pêche trois espèces de Raies : 
» rOxyrhinque », connue sous le nom de « Caban ». 
qui atteint une très grande taille, ]a.Raia bâtis, qu'on 
appelle « Raie blanche (1) », la « Raie ronce « [Raia 
rubiis Guv.) qu'on vend sous les noms de « Raie 
grise» ou de « Raie bouclée », de beaucoup îa plus 
commune, apportée, en grande quantité, par les 
barques de pêche de Grandcamp. La véritable « Raie 

(1) Les Raies de taille moyenne et de petite taille, au dos 
brun avec des ondulations noires et blanches, et des séries 
points blancs disposés symétriquement par rapport à la ligne 
médiane, qu'à Clierbonrg on appelle « Brunettes », et qui se 
rapportent à la « Rair ondulée et à la Raie inosaïijue »,de Lacé- 
pède, ne sont-elles pas de simples variations de la Raia balis, 
dues au jeune âge ? 



— 121 — 

bouclée ;> {llaia clcwata L.) ne se voit que très rare- 
ment sur notre marché. Le « Miraillel » [Il mirale- 
tns Lacép.). signalé comme étant de la Méditerra- 
née, et qu'on pêche en abondance dans le fond du 
golfe de Gascogne (A. Lafont in « Annales de la Soc. 
Linn. de Bordeaux, « 1808), y paraît quelquefois, 
principalement en été. 

7" Le « Rhinobate » {Rliinobatos Du]iameU,XS\mn- 
ville), ne se montre chez nous que très rarement. Je 
n'en ai vu (en hiver, il y a plus de trente ans) qu'un 
seul exemplaire que les pécheurs appelaient « Ange », 
comme le Squatina angélus Duméril, qu'on voit 
quelquefois sur notre marché, principalement en 
hiver. 

8" Pendant toute l'année, on prend en grand 
nombre, dans nos eaux, plusieurs espèces de Squales: 
Sci/Uium Cnnicula Cuv., Scyllium catulus Cuv. , tous 
les deux appelés « Roussettes »: Mttstela lœvis Cuv., 
« Moutelle » « Chien de mer <> : AcantJiias viilgaris 
Risso « Chien de mer » : Galeiis canis Rond., 
« Milandre » des auteurs , appelé à Cherbourg 
« Hant », ou mieux « Haxv » (avec la prononciation 
anglaise), plus commun en été que pendant le reste 
de l'année. 

Carcharias glancus Cuv., « Peau-bleue » des ma- 
rins, est commun dans le golfe de Gascogne, mais il 
se lient plutôt au large que près des côtes. On le 
trouve également dans la Méditerranée. Il ne doit se 
montrer que très rarement sur notre littoral ; du 
moins je n'en ai jamais vu que deux individus (no- 
vembre 1876) sur l'identification desquels il n'y avait 
pas à se méprendre. 



- 122 — 

Egalement très rare esile Carcharias lamiaRi^so, 
qui ne diiïère de C. glaiicus que par la couleur du 
dessus du corps, qui est brun cendré clair au lieu 
d'être bleu foncé comme chez ce dernier. 
■ Ordinairement pendant l'hiver — mais pas tous 
les ans — on apporte à Cherbourg quelques indi- 
vidus de la grande espèce pélagique Lamna cornu- 
bica Guv., « Squale long-nez » Lacép. , connue par 
nos pêcheurs sous le nom de « Taupe ». 

Dans les premiers jours de juillet 1873, un Squale 
commun sur les côtes de Portugal où on l'appelle 
Annequin, et qui ressemble beaucoup au « Squale 
long-nez », VOxyrlnna gomphodon Mull. et Henle, 
a été pris dans notre voisinage. Il était long de 
0", 70, mais l'espèce arrive à la taille de 2'" à 2'", 50. 

Un autre Squale, signalé par MM. Yicente Barboza 
Du Bocage el Félix de Brito Capello [Apontame7ilos 
para a Ichlyologia dp Porturial , Lisbonne, 1866) 
comme pas très rare sur la côte portugaise oii les 
pêcheurs lui donnent le nom de Peixe prego « pois- 
son-clou " (1), Y Echinosus spinosas Bonap. {Scym- 
nus spinosas Riss., Sqaale bouclé'Qoun.) fut apporté 
à Cherbourg, le 17 novembre 1875, par une barque 
de Grandcamp qui l'avait pris non loin de la côte 
d'Angleterre, en face de Torbay (2). 

Ce poisson, long de 2'",30, fut exhibé, dans les 
rues de la ville, par les capteurs auxquels il était 
aussi inconnu qu'à nos pécheurs. 

(1) A Cadix on l'appelle également « Poisson-Clou », Pe: 
clavo (Don Anton Machado, (Zat. pez. de Cadiz). 

l2) Gosse /Mawvta/ of Marine Zoologij for Ihe Ih-iiish l.^lesj le 
signale sous le nom vulgaire de Spinous shark, « liequin épi- 
neux ». 



— m — 

9° Chaque année, ordinairement pendant la belle 
saison, quatre ou cinq «Esturgeons» {Acipenseï' 
5;?/r^o L.) paraissent sur le marche, provenant, le 
plus souvent, c'e l'embouchure des cours d'eau qui 
se jettent dans l'angle Ibrmé par les départements 
de la Manche et du Calvados. 

10° De loin en loin, on apporte à Cherbourg une 
« Lune» [Orthagoriscus 7710 la Schn.). Quelques in- 
dividus sont énormes. 

11° On confond, à Cherbourg, sous le nom de 
« Lançon » les deux espèces CiA77imochjtes, A. tohla- 
nua L. et .1. lancea Cuv., qu'on pêche en toute sai- 
son, mais plutôt en été. 

12° Le « Congre » {Murœ7ia Congei^ L.) se voit 
toute l'année, mais la pêche la plus abondante a lieu 
en août, dans les parages rocailleux du cap de la 
Hague et des lies Anglaises. 

13" Le « Gras Seigneur » [Cijcloptenis U(77ipi(s L.) 
ne paraît sur notre marché que de loin en loin, or- 
dinairement pendant l'été. 

14^ Les Pleuronectes qu'on voit sur notre marché, 
dans tout le cours de l'année^ sont : le « Turbot » 
{R/w)7ibHS r7îaxÙ7ius Giw.), la. « Barbue -> [Wi. vul- 
garis Cuv.), tous deux assez communs : la « Sole de 
Rochers » ( l{ho7nbus podas Delaroche ), rare : la 
« Sole » [Solea vulgaris Cuv.), très commune : le 

MoiiocJiirus variegaUis Thompson, VAc/tirns ? 

tous deux, le deuxième surtout, très rares : la « Plie » 
{Platessa vulgaris Cuv.), très commune : la >( Flou - 
dre « (Platessa flesi/s Cuv.), commune : la « Liman- 
de ;> {Platessa lima7ida Cuv.), peu commune: la 
« Limandelle » (appelée aussi « LimanMe )) ; Platessa 



— 124 - 

lœvis Tui'lon), rare : le « Limandier » {Pleuronectes 
cardina Cuv.), peu commun. 

15° La présence du Raniceps ranhms Cuv. ' ïilen- 
?ims ranhms Grael. , Bleiine Qrenomller Bon n .) semble 
bien cire tout àfail accidentelledansnoseaux. Je n'ai 
vu m tout que deux individus de celle espèce des 
mers du Nord, l'un loul petit, pris au large de la 
digue de Cherbourg, en 1864, l'autre, long de 0'",25, 
apporté sur le marché en 1875. 

16" Le poisson appelé « Colin » à Cherbourg est 
le Merlangus pollachius Cuv. (<i Lieu » en Breta- 
gne), qu'on pêche pendant toute l'année. L% Merlan- 
gus carbonarius Cuv. , qu'on appelle « Colin » dans 
quelques localités, est très rare dans nos eaux, si 
même il s'y monlre quelquefois? Le « Merlan » 
{Merlangus vulgaris Cuv.) est peu commun et nous 
est appoi'té plutôt de la Baie de Seine que de notre 
voisinage immédiat. 

Les autres Gades. « Morue » {Morrlina vulgaris 
Cuv.), « Aiglefin » {M. œgle/inus Cax.), souxenl coii- 
fondu avec la Morue, assez rare, « Anon " [Merluc- 
cius vulgaris Cuv.), assez rare^, « Lingue » {Molua 
vulgaris Cuv.), assez commune, « Gode » [Morrliua 
callarias Cuv.), très commune, « Loche, » ■<■ Re- 
nard, » {Mustela vulgaris Rond), assez commune, 
se montrent dans tout le cours de l'année. La « Mo- 
rue » proprement dite est assez commune en no- 
vembre et décembre, et est alors généralement 
représentée par des individus de taille moyenne. — 
Pendant l'hiver de 1880 et le printemps de 1890, les 
Morues ont été beaucoup plus communes, sur le 
marché, que dans les années précédentes. 



- 125 — 

17" On prend un certain nombre « d'Aloses » 
{Alusa vulgaris Cuv.) dans nos eaux, au printemps. 

18° On compte par année une vingtaine de «^5au- 
moiis )) iSalino saùir Cuv.) pris, pour la plupart, 
dans la rade de Cherbourg, quelques-uns même 
daus l'avant-port du commerce. Leur taille ne dé- 
passe guère C", 45; cependant j'en ai vu prendre un, 
dans les premiers jours de mai 1873, qui avait tout 
près d'un mètre de long, 

10" JiCS « Orphies » [lielone vubjaris Cuv.) parais- 
sent en lots a'ssez nombreux sur le marché pendant 
le printemps. 

20*^ Lophiiis piscdtoriiis L. ( « Dial'ie », « Ange », 
« Madeleine » à Cherbourg; » Baudroie « des au- 
teurs) se pèche toute l'année : assez commune. 

2i" La « Suzanne " [Calliomjmus bjra L.),rare, ap- 
portée quelquefois au marchépendant le printemps. 
Le « Doucel )) [Callionymits drocunculus L. ) est 
beaucoup moins rare, il passe auprès de nos pêcheurs 
pour être la femelle du précédent. 

22° Le « Mulet » [Mugil capito Cuv.), commun, 
principalement en hiver. 

23" Le « Poisson Saint-Pierre », « Dorade » [Zi'us 
faber L.), en toute saison, mais peu commun. 

24'' Le Capros aper Lacép. est pris par nos mar- 
chandes et nos pêcheurs pour un jeune « Saint- 
Pierre », espèce avec laquelle il a des rapports de 
forme, mais sa couleur rose et d'autres caractères 
l'en éloignent à première vue. Ces petits poissons, 
qui ne dépassent guère 0'", 10 en longueur, vivant en 
troupes, sont répandus dans toute la Médilerranée 
et viennent dans l'Océan. J'en ai vu, ^parfois, mais, 



^ i2ë — 

à vrai dire, pas très souvent, sur notre marché des 
lots comprenant de 200 à 300 individus, depuis le 
commencement d'octobre jusqu'à la fin de mars. 

25" Les « Vras » ( « Vieilles y> en Bretagne), c'est- 
à-dire les diverses variétés du Labrits bergijUa As- 
can., et plusieurs Grénilabres, se voient sur notre 
marché pendant toute l'année, mais bien plus com- 
muns pendant la belle saison qu'en hiver, très com- 
muns même. Les deux variétés du « Labre Varié » 
[Labrus mixtus Artedi) et le « Labre à trois t§ches » 
{Labnis carneus Bloch) sont, au contraire, rares en 
tout temps : quinze ou vingt individus peut-être par 
an ; cependant, dans les derniers jours d'avril de 
cette année (1890), ces deux espèces ont paru au 
marché beaucoup plus nombreuses que d'habitude ; 
je n'en avais jamais autant vu à la fois. Nos mar- 
chandes et nos pêcheurs les appellent « Violons ». 

26° V A theri?ia presbf/ter Cuv., qu'à Cherbourg on 
appelle « Eperlan », ou plutôt « E'plan » (bien que 
ce ne soit pas du tout un Eperlan), est assez com- 
mune, en troupes nombreuses, principalement pen- 
dant l'hiver. 

27° Chaque année, ordinairement en juin et en 
juillet, on apporte au marché sept ou huit exemplai- 
res— rarement plus — de l'espèce Sciœna aquila 
Guv., le « Maigre » des auteurs, appelé à Cherbourg 
« Haut-Bar », à cause d'une certaine ressemblance 
avec le « Bar » [Labrax lupus L.). Ces magnifiques 
poissons, mesurant quelquefois en longueur plus 
d'un mètre et demi, sont ordinairement pris dans le 
voisinage des Casquets et du Cap de la Hague; je 
n'en ai jamais vu, chez nous-, qu'à l'état adulte, alors 



— 127 — 

qu'on en prend de petits sur les côtes de Provence, 
sur la côte d'Espagne baignée par l'Atlantique et 
dans le golfe de Gascogne. 

28° Trigla pmi Bloch, Trigla lineata L., tous 
deux appelés « Rougets », très communs, le premier 
surtout, en toute saison, peut-être plus nombreux 
e,i\\\\\Q.\\ Trigla hiriindo h., Trigla gurnardus L., 
« Grondins », beaucoup moins communs. La pré- 
sence de Trigla lyra L. paraît tout à fait acciden- 
telle. Je n'ai jamais vu qu'un individu de celte 
espèce, en juin 1875 (1). Les marchandes de poissons 
et les pêcheurs ne la connaissaient pas. 

29" Le « Surmulet » {Miilliis simnuletus L.), peut- 
être notre meilleur poisson, n'est pas trôs commun ; 
on le voit, au marché, plus souvent pendant la belle 
saison qu'en hiver. 

30° Serranus cabrilla Guv. et Val., espèce très 
commune dans la Méditerranée, ne se montre 
dans nos eaux qu'accidentellement, et à de longs 
intervalles. G'est à peine si, depuis trente ans, j'en 
avais vu trois ou quatre fois un exemplaire isolé , 
mais dans le^ derniers jours de marsdecette année, 
et au commencement du mois d'avril, j'ai eu l'occa- 
sion d'en voir une dizaine : cette abondance relative 
me parait bien être un fait exceptionnel. Nos pê- 
cheurs et nos marchandes, qui prennent ce poisson 
pour une sorte de Labre, l'appellent « Violon », 
comme les Labres aux formes allongées, Labre va- 
rié, L. triple-tache. 

31° Les « Vives « [Trachimis draco L., T. vipera 

(1) Cet individu a été envoyé par moi au Musée de Caen. 

9 



- 128 — 

L. Peu communes : plutôt en hiver que pendant le 
le reste de Tannée. 

32° Le « Bar » [Labrax lupus L.) assez commun 
pendant'toute l'année, mais plus commun en été. 

Je passe maintenant aux espèces qui ne se mon- 
trent chez nous — du 7noms rejwésentées par des in- 
dividus très pio?nb)'eux — qu'à des époques régu- 
lières, chaque année. 

33° Les « Maquereaux » ( Scomber scombriis L. ) 
commencent à se montrer en avril, mais c'est à la 
fin de mai, en juin et au commencement de juillet 
qu'ils sont en plus grand nombre, et en excellent 
état, les mâles laitus elles, femelles rogûes. Il arrive 
de prendre quelques rares individus en hiver. 

34° Les '< Carranques » {Caranx trachuriis Lacep.) 
se montrent en même temps que les Maquereaux, 
mais bien moins nombreuses. 

35" La « Brème » ou « Brêne », de nos pêcheurs 
et de nos marchandes ( qui n'est pas du tout la 
« Brème de mer », Canthanis brama Cuv., mais le 
Pagellus centrodontus Cuv. et Val.) est extrêmement 
commune pendant l'été, tandis que pendant le reste 
de l'année, c'est à peine si, de temps en temps, on 
voit, sur le marché, quelques individus de cette 
espèce. 

36° Un autre Sparoïde, la « Brème de rochers w, 
« Sarde » [Cantharus griseus Cuv. et Val.), se voit 
aussi du commencement du printemps au com- 
mencement de l'automne, mais en bien moins grand 
nombre. 

37° 11 y a quelques annéeS;,les « Harengs » {Cliipea 
harengvs L. ) n'apparaissaient pas par grands bancs 



- 129 — 

sur notre littoral (1); il arrivait bien quelquefois de 
prendre de ces poissons, au commencement de l'hi- 
ver, en quantité assez notable, mais cependant en 
bien trop petit nombre — des lots de 2 ou 300 indi- 
vidus au plus, — -et trop irrégulièrement, pour don- 
ner lieu à une pèche, et, encore moins, à une 
industrie suivie. Il n'en fut pas de môme à la fln 
d'octobre, pendant le mois de novembre et les pre- 
miers jours de décembre 1884. Les Harengs se mon- 
trèrent alors, à Cherbourg et aux environs, en telle 
abondance que leur pêche fit, pendant cette période 
de temps, à peu près abandonner la pèche des au- 
tres poissons, bien qu'il eût fallu, pour ainsi dire, 
improviser un matériel, un outillage qui man- 
quaient. On en faisait des pèches miraculeuses; on 
venait des campagnes^ à plusieurs lieues à la ronde, 
les enlever par charretées pour les saler, les fumer 
et en faire de l'engrais. Il fallait remonter à l'année 
1832 pour retrouver quelque chose qui rappelât une 
telle abondance. Depuis 1884, cette pêche du Hareng 
continue, chez nous, avec le même succès, mais cela 
durera-t-il? On a souvent constaté que, dans des 
localités où les poissons abondaient à certaines 
époques, de temps immémorial, ils disparaissaient 
tout d'un coup pour ne reparaître — quand ils repa- 
raissaient — qu'après un long intervalle, souvent de 
longues années. Jusqu'à présent on n'a pas encore, 
que je sache, expliqué ces apparitions et ces dispa- 
ritions d'une manière satisfaisante. On s'en est pris 



(1) Les « Sardines » s'y montrent encore plus rarement; il 
est même tout à fait extraordinaire d'en voir aU marché. 



- 130 — 

à la température, au froid, au chaud. C'était, ail- 
leurs, le bruit des cloches, ou le tapage que faisaient 
les tonneliers en travaillant aux barils, qui met- 
taient les poissons en fuite; dans un petit port dont 
le nom m'échappe, on fit même intervenir la Divinité 
outragée: la disparition des Harengs était une puni- 
tion du ciel que les habitants avaient justement 
méritée parce qu'ils avalent abandonné leurs mœurs 
primitives, leurs habitudes patriarchales, pour des 
fêtes de tout genre, bals, concerts, etc., etc., toutes 
autant d'occasions dépêcher! Il paraîtrait, pourtant, 
que le cas n'était pas si grave puisque, quelques 
années après, les Harengs revinrent aussi nombreux 
qu'autrefois. 

Je n'ai pas parlé des petits poissons, Gobies, 
Blennies, Syngnathes, etc., etc., qu'on trouve en 
abondance sur nos côtes rocheuses, ces espèces se 
rencontrant à toutes les époques'^de l'année. 

Sont proposés pour faire partie de la Société 
Linnéenne : 

MM. Gramond, de Caen, par MM. Charbonnier et 
Lignier ; 

Anne , conseiller général du Calvados , par 
MM. Charbonnier et le D"" Bourienne ; 

André Gautier, d'Alençon, par MM. Bigot et 
Leboucher ; 

Delaunay, conseiller général de la] Seine-Infé- 
rieure, à Fécamp, par MM. Le Borgne et le 
D' Fayel ; 



I 



— 131 — 

D"" Lafosse, du Havre, par MM. Joseph-Lafosse 

et le D"" Fayel; 
Maurice Hovelacque, de Paris, par MM. Lignier 

et Léger. 

A 4 heures la séance est levée. 



SÉANCE DU 10 NOVEMBRE 1890 

Présidence de M. Berjot. 



La séance est ouverte à 8 heures 1/4. 

Le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de 
la séance de juin. Ce procès- verbal est adopté. 

La correspondance renferme : 

Une lettre de M. Sausse, par laquelle il se démet 
de ses fonctions de bibliothécaire. 

Une demande d'échange de publications adressée 
par la Société botanique bavaroise de Munich (die 
Bayerische Botanische Gesellschaft). Accordé. 

Une invitation, par la Société d'Horticullure de 
Cherbourg, à se faire représenter dans le jury de 
son exposition. M. Corbière a. été délégué à cet elle t. 

M. de Formigny de la Londe, vice-président, an- 
nonce la mort de M. de Bonnechose, l'un de ses 
membres les plus anciens et les plus dévoués ; il a 
exprimé sur sa tombe les regrets de la Société Lin- 
néenne et signalé qu'elle lui avait décerné une mé- 
daille à l'effigie de Linné. 

M. de Formigny rappelle en outre l'inauguration 
du buste Morière et indique son intention de pren- 
dre l'initiative de l'érection d'un buste à Isidore 
Pierre. 

Le Secrétaire dit que la Société a été représentée 
au Congrès Pomologique, tenu dernièrement àCaen, 



— 133 — 

par trois de ses iMembres : MM. Charbonnier, prési- 
dent, Lignier, secrétaire, et le D"" Fayel. Il rappelle 
que c'est à cette occasion qu'a eu lieu l'inauguration 
du buste Morière, dont M. de Formignyetla Société 
d'Agriculture du Calvados avaient pris l'initiative. 
Cette inauguration a été signalée par plusieurs dis- 
cours, parmi lesquels ceux très applaudis de M. de 
Formigny, comme président delà Société d'Agricul- 
ture, et de M. Bigot, au nom des^'anciens élèves de 
M. Morière. 

M. Aug. Letellier offre à la Société une note ,à 
l'Institut intitulée : Recherches sur la pourpre pro- 
duite par le Purpura Lapillus et un^mémoire sur le 
même sujet. 

M. Bigot dépose son discours sur M. Morière et 
une Notice sur les travaux de M. Eug. Deslong - 
champs . 

Sont encore offerts à la Société : 

Extrait des procès-verbaux du comité géologique 
de Rouen (1889), par M. Fortin, membre correspon- 
dant. 

Faune de Normandie, fasc. II {Oiseaux), par 
M. Cadeau de Kerville, membre^correspondant. Le 
même auteur adresse en outre 7|brochures sur des 
sujets variés. 

Catalogue des plantes phanérogames vasculaires 
et cryptogames' semi-vasculaires, par M. Niel. 

Description des- mollusques ifossiles des teiTains 
crétacés delà Tunisie (avec atlas), 'par M.Péron (don 
du Ministère de l'Instruction publique). 

Le Secrétaire dit que le classement de [la Biblio- 
thèque est achevé. Il demande que M- le D'" Catois, 



— 134 - 

qui Ta bénévolement aidé pour arriver à ce résultat, 
soit ofTiciellement investi des fonctions de bibliothé- 
caire devenues libres par la démission du titulaire. 
Adopté. 

M. le Président annonce qu'une subvention dépar- 
tementale a été^ comme d'habitude, accordée à la 
Société. 

Sont ensuite présentés comme membres corres- 
pondants : 

MM. HouEL (Philippe), ingénieur des Arts et Manu- 
factures àCondé-sur-Noireau, par MM. Léger 
et Bigot; 
GuÉRiN (Charles), propriétaire à Mesnil-Thié- 
bault; par Isigny-le-Buat (Manche), par 
MM. Chevrel et Lignier; 
Et comme membre résidant : 
M. LiOT^ ancien juge de paix, 2 bis, chemin d'Authie 
à Gaen, par MM. Lignier et de Renémesnil. 

M. Charbonnier entre en séance et prend place au 
fauteuil de la présidence. Il adresse ses meilleures 
félicitations, au nom de la Société, à MM. leD'"Catois 
et le D^'Huet qui viennent d'être, l'un, titularisé dans 
la chaire d'Hygiène et de Thérapeutique, à l'École 
de Médecine, l'autre, nommé professeur suppléant 
d'Histoire naturelle à la même École. H félicite éga- 
lement M. Adel, préparateur de Géologie à la Faculté 
des Sciences, à qui ses services nombreux et dévoués 
ont valu les palmes d'oiTicier d'Académie. 

H est passé au scrutin secret sur les présentations 
faites dans les séances précédentes. Sont élus: 

Gomme membres résidants: 



— 135 — 

MM. Gramond, professeur suppléant à l'Ecole de Mé- 
decine et de Pharmacie ; 
Anne, vétérinaire, conseiller général du Cal- 
vados. 
Comme membres correspondants : 
MM. Gautier (André), d'Alençon ; 
Lafosse (D""), du Havre ; 
Delaunay (Ernest), conseiller général de la 

Seine-Inférieure, de Fécamp ; 
Hovelacque (Maurice), docteur es Sciences na- 
turelles, de Paris. 

Le Secrétaire donne lecture d'un mémoire de 
M, Jardin, membre correspondant, sur la Flore du 
Gabon. 

APERÇU 

SUR 

LA FLORE DU GABON 

AVEC QUELQUES OBSERVATIONS 

SUR 

LES PLANTES LES PLUS IMPORTANTES 

Par M. Ed. JARDIN, 

Correspondant du Muséum d'Histoire naturelle de Paris. 



Un demi-siècle s'est bientôt écoulé depuis l'épo^ 
que où, jeune et plein d'ardeur, nous parcourions 
les rivages torrides de la côte occidentale d'Afrique, 



- 136 — 

de l'îlot deGorée, au Sénégal, jusqu'à Saint-Paul-de- 
Loanda, capilale des possessions portugaises, dans 
le sud du Congo. Tout alors était nouveau pour 
nous, depuis le Baobab immense jusqu'à la plus mo- 
deste Graminée. 

Malgré l'abondance de nos récoltes, nous aurions 
voulu plus recueillir encore ; bien souvent nous 
avons laissé en soupirant de belles espèces, que nous 
n'avions pas encore vues, mais qu'il nous eût été 
impossible de conserver, étant donné le peu d'es- 
pace dont nous disposions à bord du bâtiment qui 
nous transportait d'un point à un autre, et la diffi- 
culté de dessécher convenablement^ à cause de 
l'humidité constante du milieu dans lequel nous 
vivions. 

La liste des plantes que nous avons récoltées pen- 
dant cette campagne de trois ans se ressent (1) na- 
turellement de ces diflicultés. Aussi^ voyons-nous 
avec un grand intérêt, les voyageurs qui nous ont 
succédé, augmenter le nombre des espèces indi- 
quées. 

Nous occupant aujourd'hui d'une manière plus 
particulière de la végétation du Gabon, où nous 
avons passé plusieurs mois à diverses reprises, nous 
avons conçu l'idée de réunir, autant que possible, 
les premiers éléments d'une flore de ce pays, deve- 
nu depuis quelques années une de nos belles colo- 
nies. C'est un simple aperçu qui sera nécessairement 
augmentera mesure que la colonie prendra du dé- 
fi) Herborisations sur la côte occideatale d'Afrique de 1845 à 
1848. 



— 137 — 

veloppement et que ses richesses végétales seront 
plus complètement étudiées. 

Mais d'abord, qu'entend-on par le Gabon? Jadis 
c'était le territoire au milieu duquel coule la rivière, 
ou plutôt se développe l'estuaire du Gabon ; c'est 
maintenant tout le pays arrosé au N. par les rivières 
Moondah et Danger, ou Moony, dans la baie de 
Corisco, et au S. par l'Ogowé, ou rivière de Nazareth, 
non encore explorée, lorsque nous étions sur cette 
côte (i). 

(1) On sait que les possessions espagnoles de la côte et du 
golfe de Guiiiée, en outre des îles Fernando-Pô, Ânnobon, Lo- 
risco et Elobey (*), comprenaient sur le continent même une 
certaine étendue de côtes, s'étendant au N. jusqu'au Rio del 
Campo, où elles confinent au nouvel établissement allemand 
de Batanga et au Sud, jusqu'à la frontière septentrionale de 
notre colonie du Gabon, de 4(1 N. à 0"40 S. 

Seulement, on ue s'entend point sur l'endroit précis où doit 
être placée cette frontière septentrionale. Les documents offi- 
ciels français et notamment la Notice sur les Colonies, publiée 
en 1884 par le Ministère de la Marine, comprennent dans les 
limites de notre colonie tout l'estuaire de Moondah, dans lequel 
se jette la rivière Rhamboé, et le territoire situé au Nord jus- 
qu'à la rivière Moony, appelée aussi rivière Danger. 

D'après une brochure publiée en français par le lieutenant 
espagnol Sorela, et d'après la carte du colonel Goello, les pos- 
sessions espagnoles iraient sur la côte, dans le Sud, jusqu'à la 
pointe Clara au sud du cap Esterias. Les Espagnols auraient 
donc le protectorat de la côte depuis Moondah jusqu'à cette 
pointe, et se trouveraient à 15 kilomètres seulement de Libre- 
ville. 

Les cartes allemandes placent, au contraire, cette limite Sud 

(*) Cette dernièrô île, d'acquisition récente et même, s'il faut s'en rap- 
porter à certains documents, de propriété contestable, par suite de traités 
passés antérieurement à la première occupation espagnole, entre un des 
commandants français du Gabon et les chefs indigènes d'Elobey. 



— 138 — 

Dans l'estuaire se jettent plusieurs rivières, dont 
les principales sont le Como et le Rhamboë. Ces di- 
vers cours d'eau prennent leur source dans les mon- 
tagnes de Gryslal et les Caméroons. 

On ne saurait préciser les limites] du territoire, 
soit au N. de la rivière Moondah, soit au S. de 
rOgowé, soit enfin dans TE., le point le plus intéres- 
sant est l'occupation sans conteste des^deux rives 
des cours d'eau indiqués ci-dessus. 

Les voyageurs, qui ont étudié plus particulière- 
ment les richesses végétales du Gabon, sont les mé- 

du territoire espagnol à la pointe d'Elobey ou à] l'embouchure 
de la rivière Danger, ce qui fait une différence de 50 à 60 kilo- 
mètres. 

Jusqu'à présent, cette possession de côte est plus nominale 
qu'effective," puisqu'il n'y a pas encore d'établissements Espa- 
gnols ou Français sur cette partie de la côte africaine.^ Mais il 
est à désirer que la question ne reste pas plus longtemps in- 
décise (*). 

Une notice fort étendue, avec carte à l'appui, intitulée Le li- 
tige franco- espagnol dans le golfe de Guinée, place à l'embou- 
cbure du Rio Campos, où se trouve un poste français, la li- 
mite septentrionale de la colonie du Gabon, d'après la conven- 
tion franco-allemande de 1885 (**).— Une délégation de la Com- 
mission de délimitation des territoires français et espagnol a 
dû quitter Paris en janvier dernier^et se^rendre au Gabon pour 
flxer^les limites définitives (note ajoutée pendant l'impression). 

M. Alf. Fourneaux est chargé (1890) d'une exploration de la 
contrée^comprise 'entre rOgowélet la côte dans|le/N.-0. ,du 
Gabon, [et doit déterminer laligne deifaîte qui limite les bassins 
du Gabon et de la rivière'Moonyàou Danger. Il a pourj second 
M. Paul Dolisie. 

(*) Bull. de'Ja Société jlejGéog rapide de'iMarseille,\1885 , p. 5260. 
'(*•) Bull, de la Soc, de Géogr. commerciale de Paris, 1887-88, 
p. 754. 



— 139 — 

decins de la marine. Mais, ces savants dans l'art de 
guérir, s'appliquent principalement à connaître les 
ressources du pays, au point de vue du traitement 
des maladies, de l'alimentation et de leur emploi 
dans le commerce et l'industrie. 

Ils ne se préoccupent pas des espèces végétales 
non susceptibles d'attirer leur attention pour un 
motif quelconque utilitaire. C'est pour cela que la 
partie Gryptogamique est à peu près inconnue. 

Que de questions sont à résoudre, qui n'attendent 
que l'arrivée au Gabon d'unbotanistezélé continuant 
l'œuvre de ses devanciers! 

Le travail ci-après comprend : 

1° L'indication des botanistes et voyageurs pour 
l'histoire naturelle , qui ont parcouru la côte 
d'Afrique et particulièrement le Gabon ; 

2° La liste des plantes reconnues végéter au Gabon, 
dont nous avons eu connaissance; 

3° Celles des végétaux non encore déterminés, 
avec leurs noms indigènes, qui sont très variables^ 
et quelques propriétés de ces végétaux ; 

4° Enfin quelques observations sur certaines des 
plantes qui croissent au Gabon. 



J^ei 



Les botanistes, qui ont décrit ou indiqué les plan- 
tes de la côte occidentale d'Afrique, sont peu nom- 
breux, si Ton fait la comparaison avec les autres 
parties des deux continents. Encore faut-il compren- 
dre parmi eux les savants qui ne se sont occupés du 
règne végétal qu'à un point de vue particulier, les 



— 140 — 

médecins de la marine française, par exemple, aux- 
quels on est redevable d'une foule de renseigne- 
ments précieux. 

Que de richesses inconnues encore cependant, qui 
n'attendent que l'arrivée d'un savant botaniste 
voyageur, pour se faire connaître! Le moment arri- 
vera sans doute, alors quela France et quelques au- 
tres nations de l'Europe concentrent leurs efforts 
pour adoucir les mœurs de ces peuplades barbares 
et souvent sanguinaires. 

Nous donnons ici la liste des voyageurs et bota- 
nistes qui ont écrit sur la flore de la côte occidentale 
d'Afrique. Cette liste ne comprend pas ceux qui se 
sont occupés des îles voisines du continent noir. 

Nous n'avons pas, non plus, cité tous les savants 
étrangers, anglais, allemands, espagnols et portugais, 
qui ont apporté leur tribut à l'étude du règne végétal 
dans ce long développement de la côte, depuis le 
Sénégal jusqu'au pays des Hottentots. Leurs obser- 
vations sont peut-être assez restreintes, pour que 
leurs travaux ne figurent pas dans les catalogues ou 
queles auteurs plus connus n'en fassentpas mention. 

Le premier qui ait écrit sur la botanique de la côte 
occidentale d'Afrique, et encore sur une faible partie, 
est le naturaliste Michel Adanson qui, dans le sup- 
plément de la grande Enajclopédie, a. donné plusieurs 
articles sur les plantes exotiques, 1775. 

Paul Erdmann Isert avait exploré la Guinée de 
1783 à 1786, où il partit pour les Antilles. Il publia 
la relation de son voyage, à Copenhague et à Nu- 
remberg. Ses plantes se trouvent au jardin botani- 
que de Copenhague et à l'Université de Leipzig. 



— 141 - 

Le savant professeur d'Upsal, Afzelius, publia 
dans les premières années du siècle un Gênera 
plantarum guineensium, Upsal, 1804, ^^m?,' Remédia 
Guineensia, Upsal, 1813^ et Stirpium m Giiinea me- 
ridionali species novœ, Upsal, 1825. 

Le botaniste Palisot de Beauvois fait paraître à la 
même époque la Flore d'Oware et de Bénin. 

Plusieurs années s'écoulent sans que personne ne 
s'occupe de celte partie de l'histoire naturelle. 

Guillemin (J.-B.-A.), Perrotet et Richard font pa- 
raître, en 1831-33, la Flore deSénégambie ou la des- 
cription, l'histoire et les propriétés des plantes qui 
croissent dans les diverses contrées de la Séuégambie. 

Le Prieur récolte quelques Algues au Sénégal. 

S'il nous est permis de nous citer, nous avons, de 
1845 à 1848, visité la côte occidentale d'Afrique, de- 
puis Gorée, au Sénégal, jusqu'à Saint-Paul-de-Loan- 
da, chef-lieu des possessions portugaises, dans le 
sud de la ligne, et nous avons donné le résultat de 
nos récoltes dans les Nouvelles A7i7iales maritimes 
sous le titre de Herborisations sur la côte occidentale 
d'Afrique, de 1845 à 1848. Les plantes elles-mêmes 
se trouvent en majeure partie dans les herbiers des 
villes de Caen et de Nantes. 

Le botaniste anglais Whitefleld était en même 
temps que nous dans la Rio Nûnez, 1843, et faisait 
de nombreuses découvertes en phanérogames. 

Au sud du territoire exploré par Whiteiield, W.-J. 
Hooker étudie la végétation des bords du Niger, et 
donne, en 1849, Niger flora ou énumération des 
plantes de l'Afrique occidentale tropicale, recueillis 
par Th. Vogel. 



— 142 — 

H. Bâillon, professeur à la Faculté de Médecine de 
Paris, commence Je précieux recueil qu'il intitule 
Adansonia et donne des indications précises sur 
plusieurs plantes africaines. 

Le botaniste prussien Bolle, recueille, la même 
année, au Cap-Vert, des plantes cellulaires qui sont 
déterminées parle D'' G. Montagne et publiées sous 
le titre de Florula Gorgonea [Aiin. de la Soc. nat. 
5otow«5^?<e) et A. Schmidt donne son Species plan- 
tariim cryptogamarimi de la même localité. 

MM. Aubry-Lecomte, en 1853-54, et Griffon du 
Bellay, quinze ans plus tard, ont donné une nouvelle 
impulsion à l'étude des végétaux du Gabon par 
leurs nombreux envois, au Muséum d'Histoire natu- 
relle et au Musée des Colonies, de plantes dessé- 
chées, graines et fruits. 

Franchissant la ligne équinoxiale, H. Wavra et 
J. Peyritsch donnent en 1860 le Sertum Bengueleiise 
ou la description des plantes recueillies par Wavra 
sur les côtes du Benguela. 

En 1864, G. Mann, collecteur du Jardin de Kew, 
et H. Wendland font paraître, à Londres, des tra- 
vaux très importants sur la végétation des mon- 
tagnes de Fernando-Pô et des Cameroons : On the 
végétation of Clarence peak, Fernando-Pô, idtli 
the description of the plants collected hy G. Mann, 
on the higher parts of the mountain. Hooker [Journal 
of linnean Society ,^^ . 1, 2, 3, 1862) — On the plants 
of the temperate régions of the Cameroons moiin- 
tains, and the islands of tlie Gulf of Bénin, collected 
hy G. Mann. Hooker {même recueil, t. VU, 1867). 

Dans le numéro d'août 1865 de V Adansonia, 



— Wd — 

M. Haillon t'ait paraître ses Eludes su/- f/ifrô/cr dû 
Gabon au Musée des Colonies françaises (Griffon du 
Bellay), éludes qu'il continue dans plusieurs autres 
volumes de ce recueil. 

U. Oliver, chargé depuis trente ans de la direction 
des services de l'herbier de Kew, publie à Londres 
une Flore de l Afrique tropicale (1). Oliver a fait 
paraître encore dans le Journal de la Société Lin- 
néenne de Londres, t. IX, 1865-1867 : On Lentibula- 
riex colle de d in Angola, b]j iV Welwitsch, witlt an 
enumeration of Africa species, 

F. Welwilsch venait de parcourir les côtes d'An- 
gola et de Benguela et donnait son « Sertum Anfjo- 
lense », description des plantes nouvelles ou peu 
connues de ces parages. 

Vers le môme temps, le pharmacien de la marine 
française Barbedor fait imprimer dans le Bulletin de 
la Soc. de Géographie de Paris, 2" vol., 1801), un tra- 
vail sur la faune et la flore du Gabon. 

Le D' Méry, de la marine française donne aux 
Arc/lires de Médeciîie ?iavale, IS&), une note sur la 
Fève du Calebar et les poisons végétaux de la côte 
occidentale d'Afrique. 

L'année suivante, le U' Lartigue visite la lagune 
de Fernand-vas et le delta de l'Ogowé. Le résultat de 
ses études est publié dans les Archives de Médecine 
navale, 1870. 

Les D'« Corre et Lejanne, en 1875, parcourent 
quelques parties de la Guinée seplentrionale et con- 

(1) Il a été remplacé par M. G. Baker, auteur des Amarylii- 
dées, des Fougères et des Broméliacées. 

10 



— i4i — 

signent dans les « Archives de Médecine navale » 
les observations qu'ils ont faites sur les plantes ali- 
mentaires ou toxiques, 1876-1877. 

Heckel et Schlagdenhauffen écrivent une mono- 
graphie du Kola {Sterculia acuminata) , du Doundaké 
ou Quina du pays [Sarcocephalm esculentus) et de 
la Vanonine {Comptes-reijdus de l'Acad. des Sciences, 
1882, XCIV, p. 802) 

Ridley a publié à Londres, en 1884, un mémoire in- 
titulé : Les Cf/péracées de la côte occidentale d'A- 
frique, dans l'herbier de Welwitsch. 

Dans son bel ouvrage ayant pour titre: « Les plantes 
utiles des Colonies françaises ;>, M. de Lanessan cite 
un grand nombre d'espèces africaines , employées 
à divers titres parles indigènes. 

Le voyageur autrichien Oscar Lenz, le quatorzième 
Européen qui ait pu traverser l'Afrique de l'Ouest à 
l'Est, apporte aussi son tribut à la botanique de ce 
continent, 1885-1887. 

LeD Barret, encore un médecin français, publie 
l'année suivante un ouvrage d'un haut intérêt à di_ 
vers points de vue : U Afrique occidentale, la nature 
de l'homme noir. L'un des plus importants chapitres 
est consacré à la flore du Gabon. 

Enfin, en 1889, le D"' Noury fait paraître dans les 
Archives de Médecine navale un travail ayant pour 
titre : « Contributions à V étude de la flore de la Sé- 
négambie et du Nord du Foutah Djallon. » 

Signalons encore le voyageur Heudelot qui a ex- 
ploré le Foutah Djallon et recueilli bon nombre d'es- 
pèces nouvelles. Il n'a rien publié de son voyage. 
Vallot qui a fait paraître les « Nouvelles études 
sur la Flore de la Sénégajubie (non continué). 



— 145 — 

Le professeur Bâillon, qui a publié un >< Recueil 
d'observations botaniques » , et qui continue ses 
études snr la flore de la région qui nous occupe. 

Alph. de Candolle qui a décrit les (^ampanulacées 
d'Angola recueillies par Welwitsch (^?i?i. se. nat.). 

Le comte de Ficalho qui donne en 1884 « Plantas 
iitels de Africa portuguese . v 

Enfin, le Catalogue desproduits des Colonies fran- 
eaises à l'Exposition de 187 S, travail élaboré par 
MM. Aubry Lecomte, conservateur du musée des 
colonies, et J. Poisson, aide naturaliste au Muséum 
d'Histoire naturelle de Paris. Ce dernier botaniste a 
été pour moi d'une inépuisable complaisance et d'un 
grand secours pour la classification de certaines es- 
pèces et l'indication de noms indigènes correspon- 
dant, sauf nouvel examen, aux noms scientifiques. 

S 2- 

Liste des plantes reconnues au Gabon par les divers 
naturalistes et voyageurs, qui ont visité ce pays 
ou qui ont étudié sa végétation. 

CRYPTOGAMES. 

ALGUES. 

Sargassuni baccilerum, Ag. 

Dictyota. 

Padina lobata, Grev. 

Ceramiuni. 

Enteromorplia. 

Ulva 



- l'iG - 

.MULSSKS. 
(Jftoljlei)liai'is iilbida. Hkdw. 

LICHENS. 

Kainulina cuinplanata, Ach. 
Roccella. 

LYCOPODIACÉKS. 

Lycopodiiun cernuuni, L. 

scandens, Sw. \ul(j. (Jbumboaluu. 

Se]aginclla, 

FOir.KJUiS. 

Polypodium, 

Ceratopteris tlialicti'oïdes, Bu. 

Pliegopteris, 

Allosurus, 

(Dleaiidra articulata, Presl. 

Aspidium, 

Litobracliya luarghuUa, Pi<t;si.. 
Vittaria revoluta, ^\'lL^u. 
Osmunda, 

CHA.MPJCiNONS. 

-? -? (1). 

PHANÉROGAMES (Moiiocotylôdons). 

AJiOlDÉES. 

Caladium esculentum, L. Importée ? Vuhj. M'koiui. 

Typhoiiiuiii divaricatuin, Desv. 

(1) Le D'' Lai'tiguc en indique un ijrand nombre dans la lagune 
de Fernand-Vas et dansLOgowc, mais sans désigner le genre 
ni l'espèce. 



— 147 - 

i»AM>AXi':i:s. 

Pandanns, 

PAl.MIEP.S. 

Sagus vinifora, G.krtn. 

Ai'eea cateeliu, L. 

Phœnix sylvestris, Ro\b. Vulf/. N'cligo. 

Elteis guineensis, Jacq. » Avoira de Guinée, oila 

Chamœrops glabra, Will. 

Cocos nucifera, L. » Owauga-tenga, 

Borassus œthiopicus, M art. 

Calamus secundiflorns, Pal. Brauv. 

f » Saiigogo (1). 

Metroxylon ? 

Sagus ? 

C.RAMINKES, 

Panicnin iiisoulptum, Stkud. 

(Isaclme) liystiix, Steud. 

Jardini, Steud. 

pscudo-uiidulatifolium, R. ot S. 

iiienoritanum, Spr. 

f — ("2 espèces indot.). 
Paspalnm gnineense, Steud. 

Jardini, Steud. 

s(xiiamatum, Steud. 

■! (heib. col.). 

(^plismenus sylvaticus, Kuxtk. 
r^onnisetuni lenui-spiculatuin, Steud. 
Aristida papposa, v. senegalensis, Rupr. 
Agrostis ? paradoxa, Steud. 

(l) Petit Palmier, levé en 1878 dans les serres coloniales de 
Per»nn. 



— 148 — 

Eragrostîs^ Jardini, v. major, Steud. 
V. iiiinor, Stei'ii. 
treiuLila, Lamk, 
Lepturopsis triaristata, Steud. 
Gtenium serpentinnm, Steud. 
Digitaria œgyptiaca, Willd. 
Holcus Sorghum, L. 
Dactyloctenium a-gyptiaLUiii, Wilk. 
Saccharuin offlciiiarmii, L. V'///r/. Ikoko. 

Andropogon densilloruiii, STEri). 

exertum, Strud. v. tennissimnni. 

platypus, Trin. 
Zea maïs, G.ertn. Vidf/. M'ba. 

Jardinea gabonensis, Steuu. (Pliytaclnie). 
Guaduella maranta^l'olia, P. Th. 

Oryza sativa, L. » Orezi. 

Bambusa arundinacea, Retz. » ( Mé. 

Tabacaria, Pom. (Arundo, Louit.). 
Puelia eiliata, Fr. 
Rottboella villosa, Poir». 

CYPÉRACÉES. 

Cyperus polystaehyus, v. fuseo-viridis, Roth. 

aristatus L. v. contraetus. 

papyrus, L. 
? — (lierb. col.). 

Fimbristylis rivularis, Steud. 

vestita, Steud. 
Eleocliaris capitata, R. Bb. 
Nemum spadieeiim, Detv. 
Fuirena pubesoens, Ku.nïh. 
Mariscus cylindrostachyius, Steud. 
Scleria (2 esp. indét. lierb. col.). 

.TONCÉES. 
Flagellaria indica, L. 



— 149 - 

RESTIACÉES. 

Xyris eom])l;inata, H. B\. (i)]atyenulis, Poin.). 

COMMÉLINÉES. 

Floscopa Hainiltonii, HAA"k. v. glabrata. 

V. liisiDida, 

Palisota, 

Conimelina l)enghalensis, L. (C. Forskalii, Vahl.). 

? 
Aneilema vaiiinatiim, R. Br. 

COLCHICAGÉES. 

Voratriiin? 

LILIACÉES-ASPARAGÉES . 

Draeœna tenniualis, L. Vulff. Ogouma Ogoumé. 

Smiiax Goadotiana, A. DG. 
Sanse^'iera angolensis, 
Milla, 

DIOSCORÉES. 

Dioscorea alata, L. Vulg. Mongo. 

sativa, L, 
? (bulbilles au Jardin des Plantes de Paris). 

BROMÉLIACÉES. 

Bromelia ananas, L. Yiflf/. Igounou. 

Ananassa sylvestris (importé ?) 

MUS AGEES. 

Musa sapientum, L. » Itoto. 

paradisiaca L. - » Ikondo. 



ir.o 



SCITAMINEES. 

Costiisafer, Kkr. V/////. Koan.mii <ni Mianir. 

sccundus, Si'R. » Canne Congo, 

nepalensis, Rose. 

CAXNACÉES. 
Canna indk-a, L. 
Mavanta cuspidata, Rose. 
? 

(■1) yit^f/- < \2;ongo. 

ZINCIIVÉRACÉES. 

Aniùnmni zingiliov, L. 

c-itratum, » Moungoulon. 

nielegueta. Rose. » Enoué. 

subsorireuni, (>liv. 
giganteuni, Or.iv, » Conibi-Conibi 

ORCHIDÉES. 
Epidondvnm A'anilln, L. 



)) Itaneo. 



Angrax-um fragrans, P. Th. 



PHANÉROGAMES (Dicolylôdons). 

MYRTCÉKS. 

Myrica corifora, L. ? 

ARTOCARPÉES. 

Avtor-arpus incisa, L. (importe). 

intogrifolia, L. (importé), 

(l) A levé dans les terres coloniales de Persan, en 1878. An 
ij. ac Oinlci, in lierb. Grifinn fin Rellny? 



— 151 — 

Fieus daMUoiunn, Vaml. Vnhj. Boiidonlou. 

indien, L. 
clastica, Roxh. 

bcnglialensis, L. (en Paliouin) Eméicu? 

2 cs])(''cos indct. (herb. col.). Importé. 

CELTIDIÔES. 

SjMinin 

IRTICÉES. 

Ceoropia digitata, Tkx. (herb. col,). 
Flenrya a^stuans, Gaud. 

Urtica, 

Scepocarpns Mannii, ^'N'Eon. 

CAXNAlîlNÉKS. 

Cannabis indien, Lamk. l'"'.'/- Linnil)a. 

sntivn, L. » Lianiba nmconi. 

PII'ÉRACKES. 

Piper siibpcltatum, ^^'J^JJ). 

Pliyllanthns nirnri, L. l'y////. Niangiri. 

ETPHORTÎTACÉES. 

, » Tangoii 

S 

Enpborbia Herinentiana, Ch.Lejiatre (Il ^ n Soapou. 

\ » Bougon. 

2 espaces non déterminées. 
Siphonia elastica, Pers. ? 
IVlicrodesmis ]>uberula, Hook. 
Jntropha mnltifida, L. 

manihot, L. )> Ogoumé(2) 

1 1) Nous ne saurions dire lequel de ces noms indigènes s'ap- 
plique à VE. Hermenliana. 
(2) Le D"" Barret (Afrique occid.) indique une autre plante du 
I nom de nf!;oumé, voisine du Drannna terminalis, 



— 152 — 

Ciircas purgans, Med. 
Aleliornea coi-data, Bexïh. 
Alenritos galjoiieiisis, 
Ricinus cominunis, L. 
Antliostema Aubryanum, H. 13x. 

Mallotus subulatus, Miii.i>.(Rottlera, Roxb.) F»///.Oeliongo« 
Cjatliogync A'ii-idis, Miii.r.. 
Pentabracliion reticulatum, Miii.r.. 
Pierardia Griffoniana, H. Bx. 

Oklfieldia africana. ? (Rapporté par Millier aux Sapinda- 
eùes) . 

CUCURBITACRES. 

Cueuuieropsis Maunii, Naud. Vulg. Onando. 

Lagenaria vulgaris, Ser. 

Telfairia pedata, Hook. » Ogadiolca 

Momordica, 

Cyelanthera, (1). 

Cogniauxia podokena, H. Bx. 

PAPAYACÉES. 

Carica papaya, L. » Otolo. 

OLACINÉES. 

Xinienia gabonensis, H. Bx. » Elosi-zêgué. 

Coula odulis, H. Bx. » N'ooula. 

LAURINÉES. 

Laurus cinnanionium, L. (im])orté). 

persea, L. (importé), 
(^assylha guineensls, Schum. et Thûxn. 

(1) Le C. dissecta existe dans le Sonora. 



— 153 — 

NYCTACINÉKS, 

Boovliaaviii repanda, Wiijj). 
-> 

AMARANTACKKS. 

Aniarantiis iKuiieulatus, Rn\n. l'(^/,v. <;)jiOun(lia. 

adscendens, Loin. 
Gomphi'ciia globosa, L. Var. 

cylindriea, Schiim. 
Alternantliera, 2 esiiècos. 
AclnTantlies, » Connagounia. 

SAUVAGÉSIÉES. 

Sauvagosia erecta, L. 

RÉSÉnACÉES. 

Astrocai'pus 

NYMPILEACÉES. 

Nymplia^a lotus, Guirj.. et Peur, » Aro-aroiio. 

abbreviata, H. B.\. 
cxcriilica, Savign. 

DILLEMACÉES. 

Tetraeera an T. alnifolia? » Néni, 

senegalensis, DC. 

MAC.NOLIACÉES. 

Liriodendron tulipifora, L. » N'ieliiogo. 

ANONAGÉES. 

Oxymitra patens. L. trans. 



- 154 — 

Anona squainosa, L. (inip.)- 
palusti'is, L. (inip. ?). 
Alonodora grandiflora, Bkxth. \ 

Ynlfi . Poussa. 
jMyristica, Dun. j 

Xylopia a^hiopica. A. RiCH. )) Ogana. 

MYRfSTICKKS. 

Myristica aroiiiatica, Lamk. 
longifolia, 

angolensis, ^"^.V- KouiIjo. 

Kombo, H. Bn. » Kombo. 



Nioliué, H. Bx. 

9 



\ » Nioliué. 
( » NioAvé. 



MI'.MSPERMKES. 

Jateoi'hiza strigosa, Miers. 
Cissauipelos j)areira, L. (1). 
Anthostonia Aubryanuiu, H. B.\. 

OCIINACKES. 

( ;)elina dubia, (iun.L. et Perh. » Pcndziego. 

Goui])luarcticulata, Pal. Beauv. 
Duparquetiaua, H. Bx. 
Di'yopetalum Griffonii, H. Bx. Ann. hoL, IV, p. 101. 

ZYC.OPUYLLKES. 

Tribulus oistoïdes, L. 

^(AT.YACKES. 

Gossypiuui herbaceum, L. " < )kondo. 

l'cligiosuni, L. 

(1) Le G. pareiraL. est décrit dans le « Flora Senegambiœ ten- 
tamen n sous le nom de C. mucvoiiata, A. Jlicb., qu'on rapporte 
.111 G, îomen'-osa dfi OC. (Il, r.n.h 



— LOO — ■ 

Hibiscus eluius, S\v. 

surattensis, L. V»///. Isaiiguo. 

Pariliiun tiliaceuni, S. Hii.. » Evoiiouo. 

t » Owono. 

Urena, (2 espoces.) 

U(J.MI$ACÉES. 

Bonibax cciba, L. 

2)entandruui L. 

STERCULIACKES. 

Siplioniopsis inonoica, Karts. )• Kola. 

Adansoiiia digitata, L. 

Cola acuminata, R. Bk. (Kola remclle) » Ombéiiê. 

Duparquetiana, H. B.\, 

ficifolia, Masï. 

lieteropliylla, M a st. 

cordifolia, Cav. 

gaboneusis, ]\Iast. 
Sterculia tomentosa, Guilk. 

tragaeaiitha, Lind. » Pobalia. 

'?. )) ObachoLi. 

BYTINElllACÉES. 
Waltlieria americana, L. f 

TILIACÉES. 
Triuini'etta (2 espc'ce>.) 

HCMIUIACÉES. 
Aubna gaboiiensis, H, Bx. » I^j^ug^i- 

TEUNSTIIOE.MIACÉES. 
Coclilospenniim 



— 156 — 

CLUSIACÉES. 

Peiitadcsiiui Initymcoa, R. Br. Vulg. Odjendc(l). 

Garcinia kola, Heckel, (Kok^ mâle). 

Xantliocliynius guinceusis, G. Dux. 

DIl'TKROCAUPÉES. 

Dryobalanoiis ? » Oclioeo. 

HYPÉRICIXÉES. 

Haronga madagascariensis, Giioisy. » Ogiua-gina. 

SAPINDACÉES. 

Paullinia senegalonsis, Juss. 
Dodoiuca viseosa, L. 

MALPHIGIACÉES. 

Banisteria lanrifolia, L. 

MELI ÂGÉES. 

Melia azedaracli, L. 
arguta, L. 

GÉDP,ELÉEy. 

S^^'ietcnia maliagoni, L. 
Cedrela toona, Roxb. 

australis, V. Mulleu. 

AURANTl AGEES. 

Citi'us aurautium, L. » lloslii. 

(1) On devra probablement rapporter rodjendc à un llcri- 
liera plutôt qu'au Pciitadesma. 



— 157 — 

Citrus medica, L. Vi(l;j. liai!, lia 

(indét., lierl). col.) 

BURSÉliACÉES. 

CanariuRi albuin, Reusch. » ( )taiiga,. 

Bursera » (Jeouina. 

? (encens du cap Lo[)i-ez), 

Irvingia Barteri, J. Hook. (I. gabonensis, H. Bx. (t). — 
Mangifera,. .. A. Lecomte.) » Oba. 

COXNA RACÉES. 

Connarus airicanus, Cav. (au Gabon ?) 

Grilïonianus, II. Bx. 
Cnesti« corniculata, La.mk. n Oboqui. 

obli((ua, Pal. Beauv. 

l'erruginea, Dl. 
Manotes Griftoniana, H. Bx. 
Agelœa villosa, Sol. 

ANACAIIDIACÉES, 

Mangifera indica. (imi). ex Bernardiji). 

Quassia aMcana, H. Bx. 

PAPILIONACÉES. 

Omiocarpus yermeosus, P. Beauv. 

Àracliis hypogœa, L. » M'beiida. 

Uraria picta, Desy. 

Mucuna (an pruriens f Jlagellipes, Vog. ?) » N'tona. 

i Eréré i 
Physostigma venenosum, Balf. J Osérc ^^^^Calebar. 

( Djirou en Pahouin. 

(l) II. Bâillon {Adansonia, VIII), donne des détails très com- 
plets sur les genres Irvhuj ta et Mamjifera, et syr le pain doDika. 



— i5S - - 

Crotakii-iu pisiforniis, (tUiu.. et Piaut. 
■\errueosa, L. 
C'ylindroear])^, DC. 
retusa, L. 
Teplirosia leptostaeliya, L. 

Vogelii, HouK. fils. V»/'/. Igoiigo. 

Eiiosema rufa, DC. 

Dioclea rellexa, Hook. lils. » (!)goiiJca. 

i » ossangué. 
' » ozcguè f 
urens, L. » Otendi.(l] 



Dolichos lablab, L 



Desmodiuin latii'oliuni, DC. 

adscondens, L. (2) 
.Escliynomeiic diiîusa, L. 

Guilandina Ijonduc, L. ^ ^'(v- Njougè, tcliouglio. 

Ijondueella, DC. » Tclioanga. 

, , , • T ' Adepou. 

Odepou. 
Stylosantlies guineonsis, Scii. et Tho.nw. 

Voandzeia subtermuea, P. Th. (tilycine L. F.) 
Pterocarpus angolensis, DC. Viih- Kzigoou Vijigo, 

Loucliocarpus seiieeus, H. BK. » Osani. 

formosianus, DL. » <)s8ani. 

Didelotia alricana, H. Bx. (Adans. a". 3G7.) 

Huiuljoldtia (Adaiisoiiia, v. 34.) 

Anthonuta niac-ropliylla, Pal. Beauv. » ( )koiiiljo. 

crassiloJia, H. B.\. 

f 
Vouapa maerophylla, H. B.\. 
demonstrans, H. B^. 

(1) Cette espèce et VAbrus precatorius ont levé en 1878 dans 
les serres coloniales de Persan. La graine du dernier porte au 
Gabon le nom de Kéné ou Atchou-Kéné. 

(5) Cette espèce présente de nombreuse.'? Ini-mcs 



— 159 — 

VoLiapa e.vplicuns, H. B\. 
(^Iriffonia simplicifolia (1). 

pliysocai'pa, H. B.\. (Bandcira, Welw.). 

Vidg. Njalissa-U Luuigo. 
Duparquetia urchidacca, H. En. (Oligostemum, Benth.). 

Vulg. Ngaiulji. 
Milletia Grifloniana, H. Bx. (2). 

rliodantha, Wight et Aiixni/r. 

Berlinia ou Vouapa 

acuminata, SoLAMi). » M'buno Ijono '? 

Heudelotiana, H. B.n. 
Al/elia afiicana, H. Bn. 

Heeastapliylluni » N'chava. 

Dalbergia 

Gui))oiirtia eu palliera. 

Bapliia lauiifolla, H. Bx. » M'pano. 

l>ilosa, H. Bx. 
nitida. 
lieinatoxylon, H. Bx, 

C(»l>:SALriMÉES. 

Cassia occideiitalis, L. 

tora, L. 

alata, L. 

nilmosoides, L. 
Dlalium nltldum, Vahl. 
Aiidlra ? gabonlca, H. Bn. 
Cœsalpinia f 

Pohiciana pulclierrima, L. (Indigène f). 
Erytliro])hlirum guineense, Don. 



(1) Cl'. Ilooker lils, Bentham et Ilooker, Gêner, plant., 1-008. 

(2) Note de l'herbier colonial : a rare au Gabon ». Est-ce un 
Lonc/wcarpus ? Il faudrait avoir des gousses. 

^ 11 



— 160 



MIMOSEES. 

PiU'kia globosa, Bentu. 

Mimosa pudica, L. V?</y. N'gouè Sticmba 

asperata, L. 

Albizzia Lebbeck, Benth. 

i » (Jweila-. 
Peiitaclctlira macroplivlla, Bkxtu. '. r^ i i 

^ ■ ' ( » Opocliala. 

? Griffoniana, H. B.\. (1) » N'tcliuimljou. 

Teti'a]jlcura Tlionningii, Bexth. (2) » Ogagounia. 

Du2>arc[uctiana, H. Bn, 

Adenautlicra pavoniua, L. » Zanganéré. 

CHRYSOBALANÉES. 

Acioa (Ivn'aiidra) leondéi-é, H. B.\. {injUfans., 

VI 22^2) ; 

,^ ,, ^^ ,^ vulr/. koiidorc. 

Belleyana, H. B\. ^ 

j^allescens, H. Bx. 

Parinariam cnratelkcfoliani, PL. » M'pogo. 

Clirysobalaniis Icaco, L. » M'peiido. 

elliptious, SoLXiSD. (3). 

MYRTACÉES. 

Psidiuiii guyava, Raudi. (importé). 

(1) L'herbier des Colonies indique un geiiro voisin, sous le 
nom de Ilabeiau ou Owala du Roquoë. 

(2) Semis levé dans les serres Col. de Persan, Catalojue des 
produits coloniaux, Exposition de 1878. 

(3) Ne parait être qu'une variété à feuillco plus allongées, du 
C. Icaco. Une plante du nom de M'poga envoyés par .M. Aubry 
Leco.Tite n'a pu être déterminée sûrement à cause du manque 
d'échantillons satisfaisants. 



— 161 — 

MÉLASTOMACÉES. 

O.sbeckia, decunibens, DC. 
Acisautliera 

lUlIZOl'IlOMÉES. 

Dactylopotaluiu Baibci'i, Hook. Vul(/. Aboouulchuiui. 

Rhi/opliora imiiigle, L. (aiiR. racemosa, Mey.) 

M Ilanda. 

COMBRÉTACÉES, 

Laguucularia racemosa, G.eutn. m Anibianbiolan. 

Conoearpus crecta, Jacu. 

racemosa, L. 

? 
Combretum inueroiiatuni, Thonx :' » Kouleiiibùné. 

PASSJFLOUÉES. 

Passillora (juadrangularis, L. 
Soyauxia Gabonensis, Oliv. 

RHAMNÉES. 

Gouaiiia rotinaiia, DC. 
Chailletia j)edLuiculata, DC 

A.MPÉLlDÉEb. 

Vitis vinifera, L. 

llll'l'UCRATÉACÉES. 

Salacia 

ÉBÉXACÉES. 

Diospyros Ebeiium, Retz. n 0\ila. 



— 162 — 

SArOTACKES. 

Acliras Sajxjta, R. Br. (importé). 

Miniusops Vulf/. M'bimo. 

Bassia Djuve, H. Bx. » Djave. 

Noungou, H. B.\". » Noungou. 

? » Asolc. 

Sitlcroxylon incriiie, L. 

VKIUJKNACKKS. 

Vilcx ciiiicata, » Evijio 

Aviceunia AMcana, Pal. Beauv. 

tomentosa, L. 
( 'lerodeiidi'um (2 espaces). 
Tectona Vu!'j. Teck du Gabon, E.\p, 1878. 

LABIÉ K8. 

Hyptis 

Ocymuni ieliriJugum, Keiî. (< ). virido, \N'iljjj.) 

ACANTHACKES. 

Acaiithus 

Ruollia (2 csjjrces). y>'i'J- Lindagcjui. 

Justicia 

lîlCXOMACEES. 

Spatliodea caiiipaiiulata, Pal. Beauv. » Tcliiogo. 
Crescentia eui'cubitana, L. 

SCROPHL'LA!{IÉES. 

Torenia 

Scoparia diilcis, L. 

SOLANÉES. 

Suluium œthiopicuiu, L. 

aculeatissimuin acq. 



— 163 — 

Pliysalis somnifera, L. 
Datiiva sti'ainonium, L. 
Nieotiana tabaeum, L. 
Capsieum annuuin, L, 

ininiinum, Mii.l. Viihi. Nlogolo. 

BORRAGFNKES. 

Heliotropiiini luidulatuni, Vahl. 

CONVOLVLLACKKS. 

Ipoinœa » Goiiil)(\i:rnii))(''. 

Coiivohiilns (5 espèces à (Irtemiiner). 
hatatas L. 

ASCLKPIADKKS. 

Asclepias proccra, R. Bh. 
Parqiiotia gabonica, H. Bx. 

Al'OCVNKES. 

. < )bouété au Gabon. 
Taliernantlie Iboga, H. B.x. Iboga au Ca]> Copez. 

\ Aboua chez les Pahonins. 
Taberno^iuoutana (liei'b. col.)- Vulg. Azenda-N'tchigo, 

Landolfia 

Vahea senegalensis, DG. (Ogowù) (1) » Ndanibo. 
Rauwollia uitida, L. ? yidrj. Ejonguiré. 
Car[)odinus duleis, Don. w Al)ehmé ipona ou E]joia. 
Stroplianthus liispidus, DG. (S.Kanibo, (Jliv. 

i Onaye. 
! (herb. col.) VuUj. | Iné. 

( Inaye. 

(1) M. Aimé Girard a trouvé dans le caoutchouc un uouveau 
principe volatil et sucré, auquel il a donné le nom de Rham- 
bonite (voir sa note dans VVnion pJiarriiaceiUiqueASC)!, p.SSi). 



{ Caja, ou Icaja. 
1 M'))Oiind(.)U. 



— 164 — 

LOGANIACKES. 

Siryr-hnos Icaja, H. B\. (1) V»///. 

I.unalia Vnlg. Atcliiinô. 

RUBIACÉES (2). 

Heinsa jasminiilora, DC. 

Oxyaiitlius tulnlloviis, T)('. (?,) » Ejoinliola. 

Oldenlandia ])illoi'a, L. 

stric'ta, L. 

iimhellata, L. 
Muss.piida pnl^escens, DC, 
Coffea aral)ica, L. 

mierocarpa, DC. 
Psyeliotria Kolly, Schum. (lierb. col.) Viih/. Kollidjo. 
Sarcocephalus esculentus, Afz. )) Doiindaké. 

Poiuatiuin spicatum, G.erïn. 

COMPOSÉES. 

Ageratuin eonyzoïdes, L. 
Bigelowia verticillata, Spk. 
Eniilia sagittata, DC. 
Ridens pilosa, L. 

Mikania 

Vernonia cinerea, Less, 

Elcphanthoj)us scaber, L. 

Erlangoa (Jardinia) pluniosa, Sr.ii. l^p. 

1) Se trouve aux sources de la rivière Como, près des mon- 
tagnes de Crystal. 

(2) 2 Rubiacées ont levé dans les serres âa Persan en 1878. 

(3) Une variété à grandes fleurs, une autre à fleurs [ilus 
petites. 



— 1C5 — 

Le Journal de la Société fJnnée7ine (t. IX, 1802- 
1(S(35) indique plusieurs espèces et genres nouveaux, 
de la rivière Cameroons, du vieux Calebaretde loca- 
lités voisines du Gabon, sans que cette région soit 
indiquée, mais il est probable que, vu la môme na- 
ture du terrain.il s'y en trouvera au moins quelques- 
uns. Citons: Pj/i'amidocarpus Hackii.Q. Mann., An- 
cistrocarpus densi-spinostis, recueilli par Barter et 
Eppeh, Enantia chloraittha, recueWM par W. Thomp- 
son, Allanblackia floribunda, G. Mann., Alsodeiopsis 
Mannii^ Oliv., Campylostema Welvistcliii, Piptostiq- 
mapilosum, recueilli par W. Thompson, P.pubes- 
cens,G. Wàwxv., Rhabtopetaliun coriaceum, de Fer- 
nando-Pô, Leptocladus Thompsonii et Oclolepis cas- 
caria, du vieux Calebar. 

Il est bien probable que l'immense herbier de 
Kew , que nous n'avons pu consulter, contient des 
espèces qui ne sont pas indiquées dans notre liste. 
Un travail ultérieur sur la flore du Gabon sera né- 
cessairement plus complet. 

§ 3. 

Noms indigènes de plantes non encore déterminées, 
avec l'indication de quelques propriétés. . 

La nomenclature des plantes du Gabon, toute in- 
complète qu'elle est, le serait encore plus, si nous 
ne donnions pas la liste des noms affectés par les 
indigènes à plusieurs végétaux utiles, et qui n'ont 
pas été déterminés jusqu'à ce jour. Ces noms se 
trouvent cpars dans les écrits des divers savants qui 



— 1G6 — 

ont parcouru ce pays, notamment leD-" Barret (1) et 
Bernardin (2), conservateur du musée commercial 
et industriel à la maison de Melle-lès-Gand. 

Il est bien probable que, faute d'une orthographe 
exacte, tel auteur aura écrit le même nom d'une 
manière, tel autre, d'une autre. 

Une seconde cause d'incertitude ou d'erreur vient 
de ce que les ditférents groupes indigènes ne don- 
nent pas toujours le môme nom à la même plante. 
On a vu un Tabernantlie appelé au Gabon Oboueté, 
au Cap Lopez, à quelques milles, lbù(ja, et chez les 
Pahouins, Aboua. 

C'est ce qui explique les doubles emplois qui ne 
disparaîtront qu'à la suite d'une étude plus appro- 
fondie du règne végétal au Gabon. 

« L'origine de la connaissance des noms gabonnais 
date chez nous de 1854, époque à laquelle Aubry- 
Lecomte envoya des matériaux très intéressants et 
tout à fait nouveaux. Mais les fruits et graines n'é- 
tant pas accompagnés d'échantillons d'herbiers, on 
n'a pu leur appliquer un nom scientifique certain. 
A peine quelques feuilles, presque jamais de fleurs. 
Ces matériaux sont restés à l'état de problème. 

Griffon du Bellay, quinze ans après, fit ,de belles 
récoltes, surtout si l'on songe à la difficulté de se 
procurer, dans un pays toujours humide, et où les 
communications sont difficiles, des échantillons 
d'herbier satisfaisants. C'est grâce à cet herbier que 



(1) L'Afrique occidentale. La nature et l'homme noir. 

(2) L'Afrique occidentale. Elude sur ses produits commer' 
cianœ, Itrorli. in-S» de W papes, Gand,1877. 



f 



— 107 — 

l'on a pu identifier plusieurs noms gabonnais avec 
les noms scientifiques. Un autre obstacle : les noms 
clé Griiron du Bellay ne concordaient pas toujours 
avec ceux d'Aubry-Lecomte, et certainement ce der- 
nier avait recueilli des choses que le premier n'avait 
pas retrouvées. Ainsi VOchoco, qui est un type fort 
curieux, et que j"ai rattaché avec doute à une Dip- 
térocarpée , n'a pas été retrouvé , à ma connais- 
sance toutefois. » (Lettre de M. Poisson du 27 mars 
1890). 

Les propriétés dont jouissent les végétaux du Ga- 
bon, quiattendent encore leur baptême scientifique, 
l'usage qu'on en fait ou qu'on en pourrait faire, sont 
indiqués principalement dans l'ouvrage précité du 
D'" Barrel et dans le catalogue des produits des Colo- 
nies françaises à l'Exposition de 1878, dressé par les 
soins deMM. Aubry-Lecomte, conservateur du musée 
des Colonies, et Poisson, aide-naturaliste au Jardin 
des Plantes de Paris. 

Nous menlionnons très sommairement ces pro- 
priétés, avec le nom de la famille, lorsqu'il est pos- 
sible. 

On remarquera que la plupart de ces espèces sont 
des bois, graiues oléagineuses ou plantes médici- 
nales, dont on pourra un jour tirer un grand parti, 
mais qui, pour le moment, restent dans l'ombre, 
faute d'être suffisamment connues. 

Al:>aountchoua ou Oviiouiitclioua : Artoe:ir]>(''C , Figuiei' , 

Bernakdi.x (1), 
Adzom Ivéné , 

(1) Une [\hi7.oplinrée porte .-nissi ce nom. " 



— 16(S •— 



Ajigo, 
Aveiulo , 
Agoué , 
Balakotou , 
Boulkiwongo , 

BoLiloko , 

» 

Camma , 

Coissenda , 

Dadigngo , 

Diiia , 

Djavè , 

Djiroa , 

Elojado , 

Gako, 

II)oa , 

llanda, 

Inound()in\clé, 

Inono, 

IntoAvo, 

Kaska, 

Kongogo, 

Langa ozégué, 

Linil)é-lim1)è, 

Maudji, 

M'bilingi, 

M'pembai'Ogé, 

M'poga, 

M'pangé, 

M'slioumo, 

M 'ponde, 

N'dainbo, 



Olivier du pays. 
Fruit oléagineux appelé Panda. 
Rosacée, citée par le D'LAiiTicLTn 
Méliacée de 5 à 7 ni. de haut. 
Orchidée médicinale. 

Bois jaune (eat. Expos. 1878). 

Ecorce réputée toxique. 

Bois de haute futaie, ass. c. 

Amoniée. 

Bois d'ébénistcric. 

C;itc à la famille des Sapotées. 

Combrétaeée. 

Bois pour outils, jaune ])àlo. 

Graine oléagineuse. 

Liane à caoutchouc (1). 

Bois ])our constructions. 

Graminée. 

Liane. 

Bois pour menuiserie. 

Ecorce vénéneuse. 

Plante textile. 
Graine oléagineuse. 
Bois pour menuiserie. 
Bois jaune brnn. 
Vénéneux stupéliant. 
Amande huileuse (2). 
Cité jiar le D' Barrkt. 

d" 
Ficus non dét. (herb. col.) 
Liane à caoutchouc (3). 



{[) Voir ci-après la note au nom indigène N'daoîbo. 

(2) ]^e Parinarinm CHratelU''foHu>n porte aussi le nom indi- 
gène de M'poga. 

(3) Voir la note du Vnliea (Apocynées), p. 103. 



— 1G9 — 



Notcliono. 

Ngonslio. 

N'kondjio, 

N'togolo, 

Ogoli, 

Ojoli, 

(_)joli N'damba. 

Olcongago, 

<)lainba, 

Ombonolioiio, 

( )noiio, 
( Jponibalo, 



( )loiinii, 
Gré ré, 

OrA'ala, orvalé ou owa- 

la (2), 

Osnnié (Lonehocavpus) , 

Osherandé , 
Gsliambi , 
Oshoko , 
Osholi , 
Ouai'é , 
Oui s sa , 



Tulipier du Tiabon, évidoniiiient 

la nu'iueiiue N'tcliogo, 
Bois jaune brun. 
Arbre de -M) m rires. 
Piment, plusieurs variétés. 
Plante grimpante, Baruet, 
Bois pour meubles. 
Ficus elastica, ex Barbedor. 
Vénéneux. 

Aj^ocynée à caouteliouc. 
Bois rouge sang, serait-ce le Bcr- 

linia acumiuata, SoL. ? 
Liane sox)ori tique. 
Les graines ont levé, on 1878, 

dans les serres coloniales dePor- 

san. 

Fournit de la graisse et de 
l'huile (1). 

Au id ae osani, ossani ? l)ois pour 

constructions. 
Bois léger, jaune verdàtre. 
Bois lu'un rougeàtre. 
Bois jaune brun. 
Cité jDar le D'' Baurfct. 
Fournit une matière grasse, 
Oléaeineux. 



(1) Une Sterculiacée, le Cola Gabonensis, porte le nom de 
Orenda ou Oréré; ne serait-ce pas la inème espèce? 

(2) Un Penlaclelhra porte le nom de Owala (D' Rarret) et une 
Ébenacée, Diospyros, celui de Ovila. Il faudrait être sur les 
lieux pour lever ces incertitudes. 



170 — 



Ou rende , 
C)nando , 

Oyaiiiignia, 
Oyamba , 
Panda on Pond je, 
Poncho , 
Pondo , 
Sangogo , 



Sangol , 

Tak-lianiba, 

Yancuébcré, 



Aphrodisiaque. 

Oléagineux. Le Cueumeropsis est 
ap])elè Ouendo. 

Rosacée, bois pour pirogues. 

Bois pour meubles. 

Arbre magnifique (D' Baurkt) (1). 

Médicinal. 

Bois pour meubles. 

Palmier, levé en 1878 dans les 
serres coloniales de Persan. Est- 
ce un Calanius .'^ 

Santal rose d'Africpie. Kxp. 1878. 

Ménispermée du (iabou ( 1) 
Sambuc). 

Textile. 

(Teck du Gabon, Exp. de 1878.) 

Cité par le D' Barret ; serait-ce le 
même que Zanganéré, Adenan- 
thera f 

Comme on le voit, la plupart des plantes citées 
dans cette trop longue liste sont des espèces utiles. 
LeD"" Barret, dans un des cliapitres de son livre sur 
l'Afrique occidentale, donne des détails plus com- 
plets sur plusieurs de ces végétaux. Il importe beau- 
coup qu'ils soient étudiés plus attentivement. 

Pour arriver à un résultat satisfaisant, 11 est donc 
nécessaire que les voyageurs botanistes recueillent 
des échantillons aussi complets que possible , 
feuilles, fleurs et fruits; alors, il sera facile de les 
déterminer en France. 

(1) An id Panda? qu'on pense être une Euphorbiacée, qui n'a 
pu être déterminée d'une façon satisfaisante, faute d'échan- 
tillons complet?!. 



— 171 



4. 



Observations sur quelques-unes des plantes qui 
croissent naturellement au Gabon. 

Cryptogames. 

11 est hors de doute qu'au Gabon, comme dans les 
régions chaudes et humides des deux continents, 
les Mousses, Lichens et Lycopodiacées sont large- 
ment représentés. L'attention des voyageurs n'ayant 
pas été attirée sur ces espèces inférieures du règne 
végétal, le nombre de celles qu'on peut citer est 
extrêmement restreint, pour ne pas dire nul. 

lien est de même des Algues, soit de mer, soit 
d'eau douce. 

Le D'' Lartigue a rencontré un grand nombre de 
Champignons, pendant ses courses dans la lagune de 
Fernand-Vas et le delta de l'Ogowé, mais il ne cite 
aucune espèce. 

Quant aux Fougères, qui font l'ornement des pays 
intertropicaux, nous ne pouvons indiquer que huit 
ou neuf modestes espèces mal étudiées. Peut-être 
en découvrira-t-on" davantage, quand on aura pé- 
nétré plus avant dans la région montagneuse. 

Aroidées. 

CalacUmn. — La culture du C. esculentum est né- 
gligée au Gabon, alors qu'elle est pratiquée sur une 
grande échelle dans plusieurs îles de l'Océanie et 
ailleurs entre les tropiques. Son rhizome et ses 
feuilles servent de nourriture sous le nom de Tao, 
Taro. Le Colocasia antiquorum, Schott., est aussi 
cultivé en Egypte sous le nom de Koalkas. 



\ 



— 17-J — 

Pandanées. 

Pandanus. — C'est un arbre qui, sous le nom de 
Vacoa, Vaquois , Baquois, fournit, à la Réunion, 
les feuilles dont on fait des sacs pour le transport 
du sucre et du café. Le V. cdulis pourrait être cul- 
tivé, mais les indigènes n'ont pas besoin du fruit 
pour leur nourriture, ni des feuilles pour transporter 
leurs récoltes. Ils s'abstiennent de tout travail qui 
n'est pas indispensable. 

Palmiers. 

Ils sont assez nombreux dans la région gabon- 
naise. 

Elœf's. - VE. Guineemis est cultivé sérieuse- 
riient par les missionnaires de Sainte-Marie qui fa- 
briquent environ 5,000 kilos d'huile par an. Quant 
aux indigènes^ ils se contentent d'en manger l'a- 
mande ou le bourgeon dont la disparition amène la 
destruction de l'arbre. Sur la côte d'Angola, plus 
au sud, ce palmier porte le nom de Magi-ia-dendé. 

Originaire de l'Afrique, il s'est répandu en Amé- 
rique oii il est naturalisé maintenant. 

Cocos. — Selon E. Reclus (Géog. univ.^ t. XIII)^ le 
Cocotier n'aurait été planté au Gabon qu'en 18-52. 
Nous ne saurions nous rappeler si nous en avons vu 
en 1846, mais il est à supposer que la colonie avait 
déjà ce palmier, qu'on trouve dans toute la zone 
lorride. 

Borassus. — Le B. œthio/jui/i Mart. est l'espèce 
de la côte occidentale d'Afrique. Le B. flahellifor- 
■niis appartient à l'Inde (Naudin); existe-t-il au Ga- 



— 173 — 

l)ûn?Adanson cite le llondier sur les bords du Ni- 
ger. 

Phœnix. — Lq P. spinosa existe au Congo; son 
nom indigène est Calolo. M. Barbedor lui attribue 
celui de Enimba et appelle Itchori le fruit qui ren- 
ferme une huile excellente. On dit que la liqueur 
spiritueuse pure résultant de la fermentation des 
dattes est le nectar de dattes, que boiventles rois du 
Congo. 

GU A. Ml NÉES. 

Panicum. — Le P. maximum, Jacq. Herbe de Gui- 
née et le/', spectabile, Nées, de la côte d'Angola, de 
Sierra-Leone et de SI Thomas, se trouvent proba- 
blement aussi au Gabon, de même que les P. nudi- 
gluma, Koschtt, paspaloïdes, Sleud, plnjUomœrum 
Steud, porrantlitnn et hirsutissimt/m Steud, tricho- 
piptum Steud, que nous avons recueillis dans la baie 
de Loango. L'herbier des colonies conlient deux es- 
pèces non déterminées. 

Paspalum. — L'herbier des colonies renferme une 
espèce indéterminée. 

Aristida. — \Yelwitsch signale de la côte d'An- 
gola VA. prodifjiosd, * 

Sacchanim. — Cette graminée (indigène ?) n'est 
pas cultivée comme elle devrait l'être au Gabon. Les 
naturels se contentent d'en mâcher la tige pour en 
extraire la matière sucrée. 

Zea. -- Le Maïs a été probablement importé de 
l'Amérique du Sud oii M. de Saint-Hilaire croit 
l'avoir trouvé à l'état sauvage. Il est maintenant cul- 
tivé au Gabon, dans la plantation de Lebangué. 



— 174 — 

Jardmca.—luQ. savant agrostologue allemand Steu- 
del s'était chargé de déterminer les glumacées que 
j'avais recueillies sur la côte occidentale d'Afrique. 
Il avait reconnu, dans une graminée de grande taille, 
un nouveau genre publié dans son « Sijnopsis plan- 
iarmn glitmaceannn « sous le nom de Jardinea 
<iabonensis. Depuis, l'élude de ce genre a été reprise 
par le savant llackel, qui a reconnu que le Jardinea 
devait être rattaché au genre plus ancien Pliy- 
tachne de Devaux, dont il n'élait qu'une subdivi- 
sion (1). Cette opinion a prévalu dans Y Index gène- 
rionjilMnerocjamanmi de Th. Durand. 

Guaduclla. — Assez rare sur la côte occidentale 
d'Afrique. Plusieurs espèces de ce genre se trouvent 
dans l'Inde et dans l'Amérique équatoriale. 

Oryza. — Le riz, autrefois cultivé, est presque 
abandonné maintenant, sauf dans le bel établisse- 
ment de la mission catholique. Le nom indigène 
Orezi vient peut-être du nom latin. Nous avons re- 
cueilli dans les îles de Loss, en Sénégambie, XO.çjla- 
herrhna Steud., espèce nouv. 

Cypéragées. 

Cijperm. — Nous avSns trouvé plusieurs espèces 
nouvelles dans la baie de Loango, C. Jardini et ihu\ 
Sleud., C. spicato-cajjitatus^'èiQ.uù. Une espèce, non 

(1) Synop. i, p. 360, llora 1850, p. 329. Cette espèce a été re- 
cueillie plus tard par M. Griffon du Bellay. Une autre espèce, 
/'. congoen-iis, llackl. Jardinea congoensis, Franch. in lit. est 
signalée dans la monographie des graminées (andropogoneaj) 
de llackel, comme recueillie par M. TlioUon, depuis Bra'.za- 
ville jusqu'au Congo. 



— 175 — 

déterminée, dans l'archipel des Bissagos. Nous les 
indiquons ici, parce qu'elles peuvent bien se trou- 
ver aussi au Gabon. 

COMMÉLYNÉES. 

Commelyna.— Les deux espèces que je signale au 
Gabon n'ont pas été déterminées. Elles doivent 
exister au Muséum d'histoire naturelle de Nantes (1) 
ainsi qu'à la Faculté des Sciences de Gaen (Herb. Le- 
normand). L'une d'elles est peut-être le C. bengha- 
leiisis L. 

Floscopa. — Le F. Hamiltonii présente deux va- 
riétés, l'une à feuilles glabres, l'autre à feuilles très 
hispides. 

LiLIACÉES. 

Sanseviera. — Se trouve au Congo. Le S. gid- 
îieensis Curt. est-il une plante gabonnaise ? Ce 
genre a été démembré des Aletris de Linné, dont 
nous avons recueilli une espèce à St-Paul-de-Loanda. 
.L-G. Baker {Sijst. Iridaceanim, Journ. of the Lin- 
nœan Society, t. XY, 1877-78) indique VAcidanthera 
œquinoxialis à Sierra-Leone, et les deux Asparaginées, 
Palisotia thyrsiflora Pal. Beauv. et P. thyrsoidea 
Bak., plantes qu'il ne serait pas étonnant de trouver 
au Gabon (même recueil, t. XVL) 

Mélanthacées. 

Veratrum. — Nous n'avons pas trouvé de nom in- 
digène pour cette plante dont les Gabonnais ne font 

(1) Le Muséum d'histoire naturelle de Nantes est maintenant 
détenteur de toutes les plantes que j'ai recueillies dans mes 
voyages. 

12 



— 176 — 

pas usage. Ils n'en connaissent sans doute pas^ les 
propriétés. Cependant les V. sont vénéneux ; la ra- 
cine fournit un alcaloïde connu sous le nom de Ve- 
ralrine, Jervine et Sabadilline, purgatif violent. 

DlOSGORÉES. 

Dioscorea. — L'Igname, originaire des Indes et 
des îles du Pacifique (1), a sans doute été importée 
sur la côte occidentale d'Afrique, à cause de son 
utilité. Le nombre d'espèces, qui fournissent un rhi- 
zome alibile, est assez grand. Une espèce non encore 
déterminée, du Gabon, existe au Jardin des Plantes 
de Paris. 

Broméliacées. 

Bromelia. — Les naturels du Gabon ne mangent 
pas ordinairement l'Ananas, qu'une simple culture 
suffirait pour rendre aussi bon que celui de la Côte- 
d'Or, importé sans doute d'Amérique. 

MUSACÉES. 

Musa. —■ L'Ikondo est la Banane cochon, que les 
naturels estiment moins que le Manioc. Quelques 
espèces ont été importées, entre autres l'Itoto, qui 
est la Figue banane ou Bacove. 

ZlNGIBÉRACÉES. 

Amomiim. — Les Gabonnais connaissent les qua- 

(1) Nous avons recueilli le D. alata dans le fond de la vallée 
d'Oata, baie de Taio-Haë, Noukahiva,à une grande distance 
des lieux habités et dans un endroit où il n'y avait jamais eu 
de cultures. 



— 177 - 

lités stirimlanles et poivrées du Gingembre, mais ils 
ne le cultivent pas comme les Japonais, qui man- 
gent comme légume, outre la racine, l'inflorescence 
avant l'épanouissement des fleurs. Ils donnent le 
nom de Itondo au fruit de VA. giganteiim. 

Orcui'jées. 

Epidendrum. — La culture de cette orchidée se- 
rait très facile au Gabon, et ne pourrait qu'amélio- 
rer le produit. 

Angrœcum. — Il en est de même de VAngrœciim, 
dont la feuille, desséchée, est le Faham, lequel, pris 
en infusion théiforme, est regardé comme digestif 
et anti-phtisique. 

Myricéës. 

M?/rica. - Le D"" Barrel, qui l'indique au Gabon, 
ne parle pas de l'usage qu'en peuvent faire les indi- 
gènes. Il est possible que cette plante ait été impor- 
tée, étant originaire de la Caroline. Les M. cordifo- 
lia, quercifolia et esculenta sont de l'Afrique aus- 
trale. Ne serait-ce pas une de ces espèces ? 

Artogarpées. 

Artocarpus. — Les deux espèces qu'on trouvé en 
petit nombre au Gabon ont été importées. La culture 
de cet arbre si utile n'est cependant guère difficile, 
si l'on en juge par les soins que lui donnent les ha - 
bilants des Marquises où il produit d'excellents 
fruits. On obtiendrait nécessairement au Gabon les 
mêmes résultats. Cette famille a quelques espèces 
qui donnent une sécrétion analogue au caoutchouc. 



— 178 — 

Ficus. - Le D'" Barret, qui indique ce genre, ne 
fait pas connaître les espèces qu'il a remarquées. 
M. de Lanessan n'en parle pas. Le genre Ficus est 
représenté au Sénégal par de nombreuses espèces, 
dont les produits sont employés, soit en pliarmacie 
(le Kell), soit comme bois de charpente, de menui- 
serie et d'ébénislerie. Il est probable qu'il se trouve 
au Gabon quelques-unes de ces espèces, qui n'ont 
pas encore été reconnues. 

Le F. indica est signalé par le D'' Lartigue dans la 
lagune de Fernand-Vas et sur les bords de l'Ogowé. 
On pourrait exploiter quelques espèces de la famille 
des Morées,pour le caoutchouc qu'elles fournissent. 
L'écorce du Ficus benqhcdensis sert à faire des 
pagnes. 

M ORÉES. 

Le Maclura excelsa Planch. , de l'Afrique occiden- 
tale, n'est indiqué par personne au Gabon. C'est 
peut-être une espèce dont nous donnons les noms 
indigènes. On constatera peut-être encore les genres 
Treculia, Scyphosyce H. Bn., MusangaE. Bn., My- 
rimithus Pal. Beauv., Dicranostachys Trec, qui 
pourraient fort bien s'y trouver. 

Urticées. 

Urtica? — Weddell cite, de la côte d'Afrique, 
VUrera oblongifolia Benth., etl'f/. obovata Benth. ; 
à Sierra-Leone et à Fernando-Pô, VU. Cameroo- 
niensis Wedd. Dans cette dernière île , on trouve 
également les Pilea sublucens Wedd. , ceratomera 
Wedd. et tetraphylla C?im. {quadrifoliaV^eàd.). 



— 179 — 

Nous citons ces espèces qu'on peut espérer ren- 
contrer au Gabon, ainsi que le Pouzoltia guineensis 
Benth. (in Hooker, Niger fïora) à Fernando-Pô, 
St-Tiiomas et dans le Rio Nûnez et le Scepocarpus 
Maiinii de Weddell. 

Gannabinées. 

Cannabis. — Les Gabon nais, si amateurs de Ta- 
bac, ne cultivent pas cependant le Chanvre indien 
qui croît sur la côte d'Angola, et que fument les peu- 
plades de cette région. Ils préfèrent la tête de tabac, 
qu'ils obtiennent en échauffe de leurs produits, et 
qui sert de monnaie courante (1). 

PiPÈRACÉES. 

Piper. — Malgré le grand nombre d'espèces de 
Piper, on ne connaît jusqu'à présent au Gabon, que 
le P. subpeltalum Willd.. Mais on en découvrira as- 
surément d'autres. Le Peperomia Fernando-Poana 
G. DG. est à Fernando-Pô ; cà St-Thomas, la variété 
subopacifolia. A Factory, dans les lies de Loss, nous 
avons recueilli le P. exigiia Miq. 

EUPHORBIACÉES. 

Euphorbia. — Une des trois espèces que nous 

(1) Dans rOgowé et clans toutes les rivières du Gabon, il n'y 
a pas d'argent, et les paiements se font en marchandises. Un 
œuf vaut une feuille de tabac, une poule se paie un collier 
bleu et ainsi de suite. Mais les marchandises les plus prisées 
sont VAlougou (sorte d'eau-de-vie de traite) et le Tabac. (Notes 
d'un voyageur.) 



— 180 — 

avons trouvées au Gabon aélé déterminée. C'est rj^\ 
Eermentkina Ch. Lemaire (111. hort. 1859). 

Jatroplia. — Le J. Manihot, dont le péricarpe est, 
dit-on, comestible, est devenu le type d'un genre 
spécial, Maniliot. Le J. Heudelotii R-Bn. (in Adans.) 
se trouve-t-il au Gabon ? 

Cw'cas. — Le D"" Barret signale, autour des cases, 
des haies d'un arbi'isseau cultivé depuis les îles du 
Gap Vert, pour l'huile qu'on extrait de ses semences, 
lesquelles, ingérées même en petit nombre, produi- 
sent des accidents cholériformes très grands. 

Le Médicinier cathartique ou C. piœgans est le 
Pourghère du Sénégal. 

Àleurites. — Ce végétal au Gabon, ne donnerait 
qu'une faible idée de la dimension des .1. (.1. tt-iloba, 
des îles du Pacifique). 

Anlhosthema. — C'est un purgatif très énergique. 

Mallotiis. — Encore une plante dont l'industrie 
saura sans doute tirer un bon parti au Gabon. 

La poudre du i\f. Plulippinensis U\\\\. {Bottera tinc- 
toria Roxb.) donne une belle couleur jaune orangé 
très employée dans l'Inde. 

Cyatogyne. — Le genre C. est démembré des An- 
tidesma Burm. et le genre Pentahrachyum du 
genre Amanoa Aubl. 

OldfielduL — Le genre Oldfieldia, de Hooker, qu'il 
faut rattacher aux Euphorbiacées, donne ce qu'on 
appelle le Teck du Gabon, bois très dur, bon pour 
les constructions (Bernardin, de V Afrique centrale). 
Quelques genres des Euphorbiacées fournissent une 
espèce de caoutchouc. 



- 181 - 

Bégoniagées. 

Bégonia. - Bien qu'on n'ait pas encore signalé de 
B. au Gabon, nous croyons devoir faire mention de 
cette famille, qui est représentée à Annobon et à 
Fernando-Pô (Alph. DC, Mé?n. sur la fam. des 
Bégoniacées). A Factory, une des îles de Loss, nous 
en avons trouvé une espèce nouvelle (?) dont nous 
avons parlé dans « Herborisations sur la côte occi- 
dentale d'Afrique de 1845 à 1848. > 

CUCURBITACÉES. 

Cucumeropsis . — Dans le Q"" vol. de la 5* série des 
A7in. des Sciences natur. bot., 1866, M. Gh. Naudin 
donne la description du C. Mannii Naud. reçu du 
Gabon et du Vieux-Galebar. Le genre C. a été créé 
par la difficulté de faire rentrer l'espèce gabonnaise 
dans les genres Cucumis ou Cucurbita. (Obs. de 
M. Naudin). 11 ne renferme que deux espèces. 

Telfairia. — Ch. Naudin et Millier, dans le « Ma- 
nuel de r Acclimateur », signalent une espèce de ce 
genre, le T. occidentalis Hook f. (Bot. Mag. 6272), 
récemment découverte, et qui diffère du T. pedata 
par la figure de son fruit, plus lourd, et relevé longi- 
tudinalement de 8 à 10 ailes tfès saillantes. Gette 
espèce se trouve sur la côte, depuis Sierra-Leone 
jusqu'à Angola. Il est bien probable qu'elle ne fait 
pas défaut au Gabon. Le T. est indiqué par le D"" 
Barret, ses graines sont oléagineuses et alimen- 
taires. On le cultive en Afrique. Bernardin (loc. cit.) 
dit que l'huile du T. pedata est comparable à la 
meilleure huile d'olive. 



- 182 — 

Momoi'dica. — Le M. Charantia L. végète en Sé- 
négambie. Lamarck l'indique sous le nom de M. Se- 
negalensis, qui n'en est qu'une variété. Nous don- 
nons, dans Y Émimération des nouvelles plantes^ etc., 
page 45, quelques détails sur le Momordica, que 
nous avons recueilli au Gabon. 

Cyclanthera. — Ce genre de Cucurbitacées, que 
cite le D"" Barret, est voisin du g. Elatherhim. 11 
croît en Amérique ; on l'appelle aussi Biscanthera 
(Torrey et Gray). Le C. edulis Naud. est de la 
Nouvelle-Grenade. 

On pourrait peut-être rencontrer le C. rijnclios- 
pora, dont une espèce, le R. Welwitschiana, se 
trouve à Loanda. 

Co«7?«'tmcrm (1). — Ce genre, dont on ne connaît 
encore qu'une seule espèce, est spécial au Gabon. 

Olacinées. 

Koula. — D'après le Catalogue des produits des 
Colonies françaises, 1878, le Koula ou Coula fourni- 
rait 32,88 °/o d'huile propre aux usages de la table. 
Le fruit est comestible. 

Ximenia. — Les fruits du A^ americcma, qui croît 
dans la Floride, ressemblent à des prunes et ont une 
saveur aigrelette. La culture pourrait peut-être 
rendre comestibles ceux de l'Élosy-Zégué ou Citron 
de mer, ainsi appelé par les indigènes à cause de 
l'habitat de ce végétal sur les bords de la rivière. La 



(1) L'orthographe Cognauxia (Bâillon , Hist. des Plantes, 
p. 409, mais non p. 417 et 446) est assurément le résultat d'une 
erreur typographique. 



— 183 — 

savonnerie pourrait utiliser la matière grasse que 
fournit la graine de cette plante. 

Nyctaginées. 

Bœrhaavia. — Nous avons recueilli au Gabon deux 
espèces de ce genre qui ne sont pas encore détermi- 
nées {B. erecta L.?) Une troisième espèce, non dé- 
terminée, a été recueillie dans l'archipel des Bissa- 
gos {Éymm. des nouv. plantes). lies racines des B. 
sont purgatives et vomitiques. On n'a pas encore 
signalé le genre Pisonia, commun dans les régions 
chaudes des deux continents. 

Amarante AGEES. 

Alternanthera. — On trouve au Gabon une espèce 
de ce genre, dont la description a été donnée som- 
mairement dans YEnumération des nouv. plantes, 
p. 49. Deux autres espèces, également à déterminer, 
croissent dans les Iles de Loss et dans la baie de 
Loango. Les échantillons de ces espèces doivent se 
trouver aux Musées de Nantes et de Caen. 

Achyranthes. — Ainsi des échantillons d'4. que 
nous avons recueillis dans le Rio Nûnez, le Gabon et 
à Loango. 

Nymphéacées. 

ISymphœa. — M. Barbedor a cru reconnaître le 
N.centlœa qui est de l'Egypte. Ne serait-ce pas le 
N. dentata, de la côte de Guinée ? On indique aussi 
le A', scutifolia, de l'Afrique australe (Naud. et 
Mull.). 



— 184 — 

DlLLÉNIACÉES. 

Tetracera. — Le T. alnifolia est signalé en Guinée. 

Magnoliacées. 

Liriodendron. — Dans le Bull, de la Société de 
géogr. de Paris, 1869, M. Barbedor cite un arbre 
qu'il appelle le Tulipier du Japon, nom indigène: 
Netchoua. Il s'agit évidemment du même végétal. 
Le L. Tulipifera, originaire de Virginie, a sans 
doute été importé. 

Anonacées. 

Oxiniytva. — Cette espèce a été recueillie par 
M. Duparquet. 

Anona. — Le Corossol et la pomme Ganelle ont 
été importés. 

Xijlopia. — Bel arbre à résine, dont les graines 
aromatiques sont connues sont le nom de Poivre de 
Guinée. 

Monodora. — Les M. donnent une graine aroma- 
tique et oléagineuse. Deux autres M. se trouvent 
dans l'Afrique occidentale , les M. Angolensis 
Welw. eti\/. Myrisiica, Noix de pape. 

Uvaria. — On trouve cet U. dans la Gasamance 
avec V U . parviflora , dont la graine est. connue sous 
le nom de Poivre de Sedhiou. On n'a pas encore si- 
gnalé le genre Popowia qui appartient à l'Afrique 
tropicale. 

Myristigées. 

Myristica.— On tire du M. Angolensis un aslrin- 



- 185 — 

gent fixatif des couleurs, le Kino. Cette espèce porte 
au Congo le nom de Pao caxâo. Le M. Kombo est 
Tarbre à suif du Gabon. Le bois sert à faire des piro- 
gues. 

MÉNISPERMÉES. 

Cissampelos. -Le C. Pareir^aL. est décrit, dans la 
Flore de Sénégambie de Guill. et Perr., sous le 
nom de C. mucy^onata A. Rich., qu'on rapporte au 
C. tomentosa DC. {Etudes sur VherUer du Ga- 
bon, H. Bâillon, Adansonia, t. V et suiv.). 

PhYTOLACC ÂGÉES. 

Les genres Limeum, Rivina, Mohlana, pourraient 
se trouver au Gabon, c'est pour ce motif que nous 
les citons ici. 

Malvacées. 

Hibiscus. — On n'indique point au Gabon le 
Gombo, //. esGulentus L., abondant dans tous 
les pays intertropicaux, quoiqu'il soit originaire 
d'Afrique. (De Candolle, Origine des plantes culti- 
vées). VH. Sabdariffa L. , du Sénégal, sert d'aliment 
aux nègres sous le nom d'Oseille de Guinée. On se 
sert au Sénégal de la fleur de 1'//. Sabdariffa comme 
rafraîchissant. La fibre est connue sous le nom de 
Roselle. 

La fleur de YH. surattensis est assez remarquable 
pour qu'on puisse introduire cette plante dans nos 
serres chaudes. Cette espèce est à étudier. 

H. Bâillon classe parmi les Malvacées le genre 
Waltheria, Byttnériacée, qu'on trouve plus loin. 



— 186 — 

Sterculiacées. 

Sterculia. — Le D'' Barret et Dorvault pen- 
sent que le S. acumînata Pal. Beauv. n'est qu'une 
variété du Kola, café du Soudan, Gourou ou N'gou- 
rou, mais M. Heckel fait remarquer que ce café du 
Soudan est la graine d'une légumineuse : Inaa M- 
globosa. Il est douteux, dit le même auteur, que les 
graines de S. tomentosa renferment de la caféine et 
de la théobromine. M. H. Bâillon pense avec raison 
que le véritable Kola est la graine de S. acuminata. 

Dans un mémoire publié en 1884 (1), le D"" Hec- 
kel et Schlagdenhauffen donnent l'analyse de la noix 
de Kola, qui se décompose comme suit : sur cent 
parties on trouve : 

Caféine 2.346 

Théobromine 0.023 

Tannin 1.591 

Glucose 2.875 

Amidon 33.754 

Gomme 3.040 

Matières protéiques. . . . 6.761 

plus une faible proportion de sels, matières colo- 
rantes, etc. 

Le rendement en matières oléagineuse est de 
62,87 0/0. 

M. Heckel l'a fait introduire par le Gouvernement 

(1) Bull, de la Soc. de Géographie de Marseille, 1885. Voir 
dans le Bull, de la même Société, 1883, p. 105, Des Kolas Afri- 
cains, par M. Heckel, avec planche coloriée. 



— 187 — 

français dans plusieurs de nos colonies, notamment 
au Gabon. Il est à souhaiter que la culture de cet 
arbre précieux se répande de plus en plus. 

Aubry-Lecomte a, le premier, apporté du Gabon 
sous le nom d'Ourendé les fruits d'un Sterculia, 
voisin du précédent, et dont le péricarpe passe, dans 
le pays, pour un aphrodisiaque puissant. 

Byttnériacées. 

Waltheria. — Doit-on rapporter à l'espèce améri- 
caine celle que j'ai vue au Gabon ? C'est un petit ar- 
brisseau à feuilles alternes, dentées en scies inéga- 
lement ovales-lancéolées, très soyeuses, à capitules 
floraux axillaires ou terminaux {Enum. des plantes, 
etc.). 

TlieobroTYia. — La' Mission cultive le Th. Cacao 
qui vient parfaitement, ainsi que le présumait A. de 
Candolle {Origine des plantes cultivées). Plusieurs 
autres espèces de Th. fournissent également des 
graines de Cacao. 

Signalons, en passant, un Melochia, de Sénégam- 
bie, non encore déterminé. 

TlLIAGÉES. 

Trîumfeita. — J'ai recueilli au Gabon deux es- 
pèces à déterminer^ dont peut-être le T. angulata 
Lam. Le fruit du Greicia megalocarpa Pal Beauv. 
est mangé en Guinée. 

Une étude plus ample de la flore gabonnaise fera 
peut-être découvrir les genres Carpidopiera, An- 
cisirocarpus , Honcheneja, Displatzia, Duboscia, 
qui sont de la cote d'Afrique. 



188 



HUMIRIACÉES. 

Aubrya gàbonensis. — Le Djouga est signalé 
comme un bois excellent. Les indigènes font avec le 
fruit une boisson fermentée qu'ils nomment Stou- 
tou [Cat. de l'Eœp. 1878, fferb. col.) 

M. Bâillon {Histoire des plantes) fait rentrer cette 
petite famille dans celle des Linacées, 4^ série. On ne 
connaît jusqu'à présent que le genre Humiri appar- 
tenant à l'A^mérique, sauf l'.l. gàbonensis. 

Ternstrcemiacées. 

CocJdosiJermum. — Nous signalons ici pour mé- 
moire ce genre, classé dans les Bixacées par H. 
Bâillon, et qui existe sans doute au Gabon. On voit 
en effet le C. tinctorimn au Sénégal oii il est connu 
sous le nom de Fayard, et fournit une matière colo- 
rante. Le C. angolense, borotrite, végète surles bords 
du Congo. La graine du C. Gossypiwn, de l'Inde, 
fournit de l'huile. 

DiPTÉROCARPÉES. 

Dryol)alanus[i). — Est-ce une espèce différente 
du D. aror/iatica Gaerln. ou Camphrier de Bornéo, 

(1) Ce nom avait été attribué à l'Ochoco du Gabon dont la 
la graine seulement connue et donnant une matière oléagi- 
neuse solide avait été étudiée par Gloez. Mais il faut, au moins 
quant à présent, ne pas maintenir l'Ochoco dans les Diptéro- 
carpées. tant qup l'on ne connaîtra pas mieux cptfp espèT» 

(Note de M. J. l'oisson;. 



- 189 - 

Sumatra ? Le Catalogue des produits coloniaux si- 
gnale le D. comme pouvant donner un produit oléa- 
gineux abondant. Le D. fournit les bûches d'ébéne. 
Les Pahouins, tribu voisine des Gabonnais, dans 
l'intérieur, peuvent en livrer chaque année 100,000 
bûches. 

Le Lophira alata Gaertn. , bel arbrisseau, com- 
mun dans la Gasamance et le Rio Nùnez, n'a pas 
encore, que nous sachions, été trouvé au Gabon. 11 
serait à désirer que ce bel arbuste reçût l'hospitalité 
dans nos serres chaudes. 

Guttifères-Glusia cées . 

Pentadesma. — Les colons anglais de Sierra- 
Leone donnent au P. le nom de« arbre à beurre » ou 
« à suif » ; on en retire par incision un suc résineux 
qui constitue une espèce de beurre à odeur de té- 
rébenthine. On le trouve dans le Foutah Djallon et à 
Saint-Thomas. 

Nous n'avons vu cité que par iM. Heckel, au Gabon, 
le P. biityracea. Cet arbre est décrit par le savant de 
Marseille d'une manière très complète. Il pense qu'il 
en existe des variétés nombreuses, vu son aire d'ex- 
pansion depuis le Sénégal jusqu'au Gabon. Le suc 
qui donne ce que les Sénégalais appellent « beurre 
de Kanya » et les Gabonnais « beurre d'Oddjendé », 
découle de l'incision ou de la rupture du fruit. M. 
Schlagdenhautfen a fait l'analyse de cette production 
végétale et a trouvé 32,5 0/0 d'un corps gras lequel 
contient lui-même 81,65 0/0 d'acide stéarique. Cette 
pauvreté en matière grasse, dit M. Heckel, en rend 
l'exploitation industrielle à peu près impossible. Ce 



- d90 — 

serait cependant un produit de haute valeur pour la 
production des bougies stéariques (1). 

Le D"" Sambuc fait remarquer qu'il ne faut pas 
confondre le Garcinia Kola Heckel, de Sénégambie 
appelé Kola mâle ou Kola bitter, avec le Kola, {Ster- 
culia acuminaia), dont il n'a pas les principes azo- 
tés et alibiles (2). Le Mangostan, espèce de (?., donne, 
dans l'Inde, un fruit délicieux. 

Hypéricinées. 

Haronga. — Indiqué dans le Catalogue de 1878 
comme médicinal (gomme et feuilles) Haronga jm- 
niculata Lodd. 

Sapindacées. 

Paullinia. — L'espèce du Gabon, non déter- 
minée, est peut-être le P. africana de Sénégambie. 
Ce genre offre des espèces dont les propriétés sont 
différentes. Le P. SorMlis compose la pâte de Gua- 
rana, et les P. Cururu, noxia, pinnata, sont véné- 
neux, feuilles, graines, racines. 

MÉLIACÉES. 

Melia. •— On a quelquefois attribué la fièvre jaune 
du Bengale aux émanations odorantes du M, ^^2C^«^- 
7'atcha. 

Les Sapindus Senegalensis, Guineensis, sapo- 
na?Ha, Surinamensls, appartiennent à l'Afrique oc- 

(1) Bull, de la Société de Géographie de Marseille, 3* et 4» 
trimestres, 1889. 

(2) Thèse du D' Samhnc, pharmacien de la marine [Coyitri- 
butions à l'étude de la flore de la Sénégambie). 



— 191 — 

cidentale, Sénégambie. Ce genre n'a pas encore été 
indiqué au Gabon, non plus que le Chytranihus, de 
l'Afrique tropicale occidentale. 
Cédrelées. 

Swietenia. — C'est celte espèce (indigène?) qui 
fournit l'acajou du commerce. Elle n'est pas indi- 
quée dans le Catalogue de 1878. Le Kaya senega- 
lensis, Cailcédra, se trouve au Sénégal et dans le 
Rio-Nùnez, avec le C. Tooiia Roxl. et le C. Australie 
F. Millier, l'écorce du C 7'oona est astringente. Le Ca- 
rapa guyanensis., Touloucouna, fournit l'écorce as- 
tringente connue dans le commerce et la pharmacie, 
sous le nom de Andiroba. 

BURSÉRACÉES. 

Irvingia. — L'arbre porte le nom indigène de 
Oba, le fruit, de Iba et le pain arrondi, brunâtre, 
produit par l'amande, celui de Dika ou O'dika. C'est 
le chocolat du Gabon que les naturels mangent avec 
la banane cuite. La graine pourrait servir à la con- 
fection du savon. 

A l'analyse, on trouve dans le Dika, sur cent 
parties : 

Graisse 65.5 

Fécule 10.0 

Cellulose . 3.0 

Protéine 9.5 

Eau 5 

Gomme 2.6 

Matières minérales 4.4 (1). 

(I) Catalogue des produits des colonies 'françaises, Expos. 

1878, p. 152. 

13 



— 192 — 

M, Bâillon a classé les Irvingia dans la X^ série 
i^Quassiées) de la famille des Rulacées [Hist. des 
plantes, t. IV, p. 501). 

Bursera. — Il se Irouve au Gabon deux espèces 
de 5. non déterminées. L'une d'elles produit la ré- 
sine connue sous le nom de Encens du Cap Lopez. 

CONNARACÉES, 

Connarus, Cnestis, Manotes. — Ces trois genres 
sont représentés par des espèces qui ont figuré dans 
l'herbier du Gabon, exposé en 1878 par Griffon du 
Bellay. Le Manotes Griffomana est-il une bonne 
espèce ? 

Anacardiacées. 

Mangifera. — L'espèce gabonnaise est citée par 
Dorvault. D'après O'Rorke, qni a publié sur le pain 
de Dika un mémoire fort intéressant, il est possible 
que le Dika provienne de deux espèces différentes, 
V Irvingia et le Mangifera, qui, selon M. Bâillon, 
seraient le même végétal, le Wild Mongo des colons 
anglais {Adansonia, VIII, p. 87). 

M. Barret donne le nom de Dika au produit de 
V Irvingia Barteri Hook. et celui de Oba au produit 
du Mangifera gabonensis A. Lee. Quelles nom- 
breuses questions à élucider, dont la solution est 
réservée aux botanistes voyageurs qui visiteront le 
Gabon ! 

V Anacardium n'est pas compté au nombre des 
essences qui croissent dans la région gabonnaise. Il 
est cité par Oliver {Flora of Tropical Africa) comme 
espèce cultivée au Congo et dans les îles du golf 



— 193 — 

de Guinée. Alph. de Candolle ne croit pas ce genre 
indigène de l'Afrique. 

Oliver et Hooker citent de l'Afrique tropicale oc- 
cidentale le Mannia africana Hook. et Hannoaun- 
dulataPl. 

Papilionacées. 

Physostigma. - Cette plante est rare au Ga- 
bon même ; on la trouve auprès des sources de 
la rivière Gomo, au pied des montagnes de Crystal. 
Au Calebar, la fève sert pour les épreuves judi- 
ciaires (1). 

Tephrosîa. — Il y aurait à déterminer trois T. 
recueillis par nous sur la côte occidentale d'Afri- 
que, au Gabon? 

Voandzeia suMerranea P. T. — Cette petite papi- 
lionacée annuelle enfonce^ comme VArachis, ses 
gousses dans la terre pour les y mûrir. On la trouve 
aussi à Madagascar. A Rio-Janeiro^ on vend aux nè- 
gres, dans les rues, ses graines torréfiées. 

Dolichos. - Le D. Lablab est-il une espèce 
distincte de la plante désignée par les naturels sous 
le nom de Ossangué ou Ozégué, haricot du bord de 
la mer ? 

Pierocarpus. — On exporte du Gabon les 3/4. du 
bois rouge consommé en Europe et en Amérique. 
Cette espèce y est très abondante. M. Bernardin cite 
sur la côte d'Angole le P. iinciorius Tacula. Au 

(1) Note sur la fève du Calebai- et les poisons végétaux de la 
côte occidentale d'Afrique, par le D' Méry (Arch. de Médecine 
navale, 1866, p. 328). Vée, Recherches chinniques et physiques 
sur le Physostigma et l'Esérine. Thèse de Paris, 1865. 



— 194 — 

Sénégal on trouve les P. Adansoiiii et erinaceus. 
Les Anglais qui en exportent lui donnent le nom de 
African rose wood. Le Santal rose n'est qu'une va- 
riété du Santal rouge. Le genre Andira, voisin des 
P., n'est pas encore cité au Gabon. 

Vouapa. — Les noms spécifiques V. eœplicans 
et demonsirans , donnés par H. Bâillon à deux 
espèces du Gabon, l'ont été à cause de leur mode 
d'inflorescence. L'herbier des colonies renferme une 
troisième espèce non déterminée. 

Millelîa. — L'absence de gousses ne permet pas 
de savoir si les espèces M. Gri/foniana et rJio- 
danthe n'appartiennent pas au genre Lonchocarpus. 
Le M. rhodanihe existe dans le Rio-Nùnez; est-il réel- 
lement au Gabon ? 

Berlinia. — La plante désignée par les natu- 
rels sous le nom de M'bono m'bono est-elle un 
Vouapa ou un Berlinia ? 

DaWergia. — Les D. fournissent de très bon bois 
d'ébénisterie — espèce à déterminer. 

Originaire de l'Inde et de l'Amérique méridionale, 
est-ce une importation? Le D. melanoœylon existe 
au Sénégal. 

Guibourtia. —Cette espèce fournit la gomme Gopal. 

BapMa. — De la section des Swartziées, les deux 
espèces de B. du Gabon donnent du bois de 
teinture, on les appelle bois de Gam ou Gam wood. 
Le B. laurifolia, se trouve principalement sur la Côte 
d'or. Il est rare au Gabon. 

Cette division des Légumineuses renferme le Deta- 
rium, dont l'espèce, appelée par les noirs du Rio-Nù- 
nez Niey Detar, constitue un poison violent. 



195 



CCESALPINIÉES. 

Cassia. — M. Decaux, qui a étudié la graine du C. 
occidentaux pour l'éelosion d'un Bruchus^ a cons- 
taté que cette graine, qui sert à falsifier le café, con- 
tient un principe malsain pour la santé, et demande 
que la vente en soit interdite. {Rapp. à la section 
d. Se. nat. du Congrès des Soc. sav. mai 1890. ) 

Erythrophlœwn. — La poudre de l'écorce de cet 
arbre est un poison très violent. 

MlMOSÉES. 

Parhia. — Est-ce le Houlle ou Café du Sou- 
dan? (1). 

;. Pentaclethra. — Le P. niacropliylla Benth. est 
commun au Gabon de même que le P ? Gri/foniana. 
Les graines de la première espèce sont oléagineuses 
et donnent un rendement de 48 0/0 (H. B. in .4rfans., 
VI, 265). Les gousses éclatent avec violence, comme 
celles de VHura crepitans. 

Rosacées. 

Parinarium. — La côte d'Afrique a plusieurs es- 
pèces de ce genre. Au Sénégal, c'est le P. eœcelsum 
Don. et senegalense Perr. ; sur la côte d'Angola, le 
P. NWola. Ce sont des arbres de grande dimension. 
Les fruits de^ quelques espèces de la Guyane sont 
comestibles. 

(1) Les végétaux utiles de l'Afrique tropicale. Du Houlle, par 
iVi. Ed. Heckel. Soc. de Géog. de Marseille, 1887. 



I 



— 196 - 

Chrysobalanées. 

Chrysobalanus. — Cette espèce a-t-elle été im- 
portée des Antilles, où elle est indigène, ou est-elle 
également indigène de l'Afrique tropicale? 

Myrtacées. 

Psidium. — Le Goyavier a été importé d'Amé- 
rique. C'est un arbrisseau dont la propagation est des 
plus faciles et quelquefois même nuisible aux autres 
cultures. Aux Marquises, ce sont les porcs à demi 
sauvages qui se repaissent de la Goyave, et se char- 
gent ainsi de la diffusion de la plante. 

Rhizophorées. 

Le genre Bruguiera, si voisin du lUiizopliora, 
existe peut-être au Gabon, Le mot français Palétu- 
vier s'applique aussi à d'autres genres : VAvicennia. 
WEgiceras, le ConoccD'pus. 

Combrétacées. 

Le D"" Barret signale une Gombrétacée à fleurs 
jaunes, dont le fruit, d'un rouge brun orangé, con- 
tient des graines que les indigènes du Gabon regar- 
dent comme très vénéneuses. Les genres Comhre- 
tumel Terminalia sont fréquents sur la côte occiden- 
tale d'Afrique. Il est possible qu'ils ne soient encore 
connus au Gabon que sous leurs noms indigènes. On 
les appelle Mangliers flibustiers. 

Passiflorées. 

Passiflora. - Le P. quadrangularis ou Barba- 



— 197 — 

dine est originaire du Brésil et de l'Amérique cen- 
trale ; il a dû être importé sur la Côte occidentale 
d'Afrique, h cause de son fruit qui est très- 
agréable. 

Soyauœîa. — Ce genre ne compte qu'une espèce, 
le S. gabonensis. 

Ampélidées. 

Vitis. — Cette vigne ne donne que de petits 
grains de couleur violette, ayant une saveur aigre- 
lette. Vu l'humidité du sol et l'ardeur du soleil, cette 
espèce ne pourrait sans doute pas être améliorée. 
C'est la question que se pose le D'" Barrct. Nous 
avons vu aux Marquises quelle ditïiculté il y a pour 
faire produire à la vigne quelques grains de raisin 
passables. A besoin de couvertures contre le soleil. 

Ébénacées. 

Diospyros. — 11 est possible de rencontrer au 
Gabon deux espèces, le B. Bendo et le B. mes- 
pilifolius, qui sont de l'Afrique occidentale (Naudin 
et F. MuUer). 

Sapotacées. 

Mimusops. — Les fruits sont comestibles et les 
graines fournissent une huile fixe. 

Bassia. — Les B. Bjave eU Noungou donnent 
une graine comestible à l'état frais. Lei?. 'bidyracea, 
donne ce qu'on appelle au Sénégal le Beurre de Ka- 
rity, de Bamboux ou de Galam, employé contre les 
douleurs rhumatismales. Les B. latifQlia et longi- 



— 198 — 

folia (Mowah) de l'Inde fournissent l'Illipé, matière 
grasse servant pour l'éclairage et la cuisine. 

Verbénacées. 

Avicennia. — Ce genre qu'on trouve dans les 
deux continents sur le bord de la mer est désigné 
aux Antilles sous le nom de Manglier ou Palétuvier, 
bien que ce ne soit pas le Rhizophora. 

Clerodendrum. — Aucun des auteurs consultés 
ne parle du C. dont nous avons recueilli deux espè- 
ces au Gabon, l'une d'elles, le C. coccinewn, dans le 
cimetière de l'ancien poste. 

Labiées. 

Hyptis. ~ A déterminer. Le D"" Lartigue {La la- 
gune de Fernand-Vas et ledeltade l'Ogoicé) cite un 
Melissa et une autre labiée arborescente. Le D"' 
Sambuc indique une Menthe et un Basilic de la Sé- 
négambie. Nous avons recueilli deux espèces d'Ocy- 
mum et un Leonitis à l'île du Prince , un Ocy- 
mum dans le Rio-TNùnez, un Micromeria à Loango. 
En général cette famille est mal représentée dans les 
contrées chaudes des deux continents. 

ACANTHACÉES. 

Ruellia. — Plusieurs espèces de R. habitent la 
Côte occidentale d'Afrique. J'en ai recueilli sept qui 
ne sont pas encore, déterminées [Enumération des 
plantes, etc.). 

Acanthus. — VA. recueilli au Gabon (?) diffère de 
VA . ilicifoliwn L. par sa tige non armée d'aiguil- 



— 199 - 

Ions. Est-ce une espèce nouvelle, de même que le 
Justicia de la même localité? 

BiGNONIACÉES. 

Spaihodea campanulata Beauv. — On l'appelle 
Tulipier du Gabon. Le D" Barret donne aussi ce 
nom à un Liriodendron. Les genres Sesamum et 
Bignoaia se trouvent au Sénégal. Le -S. indicimi 
L. Var ? est indigène aux Iles de Loss oiiles habitants 
le cultivent. 

SCROPHULARIÉES. 

Torenia. — L'espèce recueillie au Gabon a les 
feuilles ovales, lancéolées, très faiblement dentées, 
opposées; les fleurs axillaires à pédoncules velus, 
égalant ou dépassant les feuilles. A déterminer. 
Signalons en passant deux Striga du Rio-Nùnez et 
de Loango et un Buchnera, des Bissagos, également 
à déterminer. Le D-" Lartigue indique un Muflier à 
Fernand-Vas ou dans l'Ogowé. 

SOLANÉES. 

Solayiwn. — Il semblerait, d'après le nom spéci- 
fique, que le S. guineense Lamk. doit figurer dans 
la liste des plantes du Gabon. Nous n'avons pas ren- 
contré cette espèce et les auteurs consultés ne la 
signalent pas dans cette localité. Il en est de même 
du S. Thonnmgii, indiqué en Guinée par Ch. Nau- 
din et F. MûUer. 

Les baies du S. .Ethiopicum sont comestibles. Le 
D' Lartigue a remarqué le S. Lycopersicum dans 
l'Ogowé ou à Fernand-Vas. 



— 200 — 

CONVQLVULACÉES. 

Convohmlus. — Le même savant signale dans ces 
localités le C. Batatas ; nous ne l'avons pas recueilli 
au Gabon, oii nous avons constaté cinq espèces dis- 
tinctes, dont la description sommaire est donnée 
dans V Énu7né7'aiion des espèces nouvelles, etc. Le 
Rio-Niinez et Loango nous en ont donné six autres 
espèces. 

Ipomœa. — Cette espèce du Gabon est à déter- 
miner. 

ASGLÉPIADÉES. 

Asclepias. — Fréquent sur les rivages sablon- 
neux. Les Indiens se servent beaucoup de cette 
plante sous le nom de Mudar, comme succédanée 
de ripécacuanha. Son écorceest textile. L'^l. gigan- 
tea, de l'Afrique portugaise, appelée Bombardeira, 
est la même plante que le Calotropis giganiea du 
Sénégal, appelé Fafetone. 

Apocynées. 

LandolpMa. — Cette plante, probablement le L. 
floynda Benth. , se trouve sur toute la côte d'A- 
frique. 

Vahea. — Le V. Heudelotn, de Sénégambie, et 
le F. Owariensis, du Congo, fournissent, comme la 
précédente , des fruits comestibles , d'après Wel- 
witsch, et surtout du caoutchouc, produit qui sera 
de plus en plus recherché si l'on arrive en France à 
paver les rues avec cette substance, comme on com- 
mence à le faire en Allemagne. 



— 201 — 

Carpodinus. — Liane à caoutchouc. 

Strophanthus . — Le S. hispidus DC. est une 
Apocynée à fleurs blanches tachetées de couleur 
sang, qui existe au village de Denis (1). J'ai recueilli 
une espèce de ce genre dans le petit archipel des Iles 
de Loss, au sud de Sierra-Leone. 

De nombreuses études ont été faites tant en Rus- 
sie qu'en Angleterre et en France, au sujet du poi- 
son de rinée surreconomieanimale.il a été reconnu 
que c'est un des toxiques les plus énergiques. 
M. Fraser a publié, en 1872, dans les Actes de la 
Soc. d'Edimbourg, un article sur les poisons à flèche 
africains. M. Van Hasselt en a fait l'objet de deux 
communications à l'Académie d'Amsterdam, en 
1871 et 1873. Citons en France MM. Garville, Bâillon, 
Hardy et Gallois, Arnaud, qui ont fait une étude ap- 
profondie de cette espèce. 

LOGANIACÉES. 

StrycJmos. — Le poison du S. porte, au Gabon, le 
nom de Caja ou Icaja ; au cap Lopez, celui de M'boun- 
dou. Il réside dans l'écorce de la racine et sert à consta- 
ter (?) la culpabilité des accusés. C'est l'herbe du juge- 
ment. MM. Pécholie et Saint-Pierre ont fait de cette 
substance l'objet d'une étude très sérieuse. 

Les fruits du S. sont employés comme ventouses 
par les médecins du pays. 

Ignatia. — Les graines sont toxiques. 

RUBIACÉES. 

Coffœa. — On a découvert des pieds de Caféier 

(1) Arch. de Méd. nav., 1866. Article du D^ Méry. 



— 202 — 

dans la forêt de Moundah (Barret). Quatre variétés 
sont cultivées au Gabon par la Mission catholique, 
celle de Monrovia, celle de Moka, celle de l'île du 
Prince et celle de Benguela. Mais ce ne sont encore 
que des essais. Il paraît qu'actuellement on cultive 
dans les plantations de Libangué 30 hectares de 
caféiers, transportés de Libéria {Géogr. comm. de 
Bordeauœ, 1886, p. 209). 

Psychoiria. — L'herbier des colonies renferme 
un échantillon de ce genre, bien déterminé, et un 
échantillon douteux. 

Sarcocephalus. — Le Doundaké, appelé Pêcher 
des nègres par les Européens, est répandu sur la 
côte depuis la Sénégambie jusqu'au Gabon. Le 
D»" Sarabuc en a fait mention dans son travail sur la 
flore de la Sénégambie. L'écorce de cet arbuste ren- 
ferme un principe amer, qui paraît jouir des pro- 
priétés analogues à celles du Quinquina, contre les 
fièvres de marais (1). 

Composées. 

Emilia. — Section du genre Senecio. 

Vernonia. — Conyza cinet^ea L., Chrysocoma 
violacea Schum., Isomeria cinerea Wight, tonique 
et antidiarrhéique. 

E7^langea. — Schultz, bip. avait donné à ce nou- 
veau genre le nom de Jardinia ; il le changea en 
celui de Erlangea, parcequeSteudel, qui étudiait en 



(1) L'Union médicale (1883, p. 205) donne l'analyse d'une 
note de MM. Rochefontaine, Féris et Marc sur les propriétés 
physiologiques de l'écorce du Doundaké. 



— 203 — 

même temps nos glumacées africaines, avait déjà 
désigné un nouveau genre, sous le nom de Jardi- 
nea: « Quod novum graminarum genus paulo ante 
<* meum. licetetiarn tantura nomine, publiai juris 
(( factum est. » (Triga, nov. cass. gen. auct.) Gfr. 
Schultzbip. Abdruckaus flora, 1853, n°3). 

Ce recueil donne la description de YE. phmiosa, 
auquel Schultz avait aussi donné le nom de Edeles- 
tania (corresp. d'oct. 1852, communiquée par M. R. 
Lenorraand) (1). 

La parole est ensuite donnée à M. Bigot. 

I. — M. Bigot indique la constitution et ï allure 
des terrains anciens dans le Sud du département de 
VOrne. 

Dans cette région, l'Ordovicien est très complet 
et ses niveaux, y compris les ;Sc/i?5^e5 à Trinucleus, 
ont été reconnus fossilifères dans les environs de 
Sées. C'est au niveau des Schistes à Trinucleus qu'on 
doit rapporter l'alternance de schistes et de grès du 
Pont de Caen au Nord de Domfront. A l'Ouest de la 
feuille d'Alençon, le Grès armoricain repose directe- 
ment sur les Phyllades en discordance, ou sur le 
Granité, postérieur à lArchéen et antérieur à . VOr- 
dovicien (Mortain, Bagnoles). A l'Est de la Forêt de 
Monnaye on voit s'amorcer, au dessous du Grès ar- 
moricain, concordant avec lui et discordant avec les 
Phyllades, le Cambrien représenté par 10 mètres de 
conglomérats avellanaires; l'étage prend plus d'im- 

(1) Cf. Herborisations sur la côte occidentale d'Afrique de 
d845 à i84S, par Ed. Jardin. Paris, Bailiière. 




— 204 — 

portance vers Lande-de-Goult où les conglomérats, 
les schistes pourprés et les grès feldspatiques sont 
bien développés, tout en restant beaucoup moins 
épais que dans le reste de la Normandie et dans la 
Sarthe. Gomme dans cette dernière région (Couë- 
vrons, M. OEhlertJ, il s'intercale à ce niveau une 
assise de brèches pétrosiliceuses, également très 
réduite. 

M. Bigot rappelle qu'il a déjà essayé de démontrer 
qu'une partie du Massif breton a été émergée pen- 
dant le dépôt du Cambrien ; l'étude détaillée du Sud 
du département de l'Orne vient confirmer cette ma- 
nière de voir, en même temps que l'indépendance 
absolue, dans le Nord du Massif breton, du Cam- 
brien et de rOrdovicien, sur laquelle il a aussi ap- 
pelé l'attention dans ses précédents travaux. 

A l'Ouest de Bagnoles, le Silurien présentel'allure 
ordinaire du Massif breton, en grandes bandes recti- 
lignes, régulières, dont les éléments plongent régu- 
lièrement de 30 à 45" vers le Nord ou le Nord-Est. A 
l'Est de Bagnoles, le Silurien est très peu incliné, 
les directions rectilignes disparaissent. La Forêt 
d'Écouves est une grande voûte anticlinale, crevée à 
ses deux extrémités, au centre desquelles apparais- 
sent, dans une fourche de Grès armoricain, des mas- 
sifs de microgranulite. Le flanc Nord de cet anticli- 
nal limite au Sud un pli synclinal, aligné E.-O., fer- 
mé vers l'Ouest, et dont le fond est occupé par les 
ampélites. 

Sans détailleries cassures de moindre importance, 
M. Bigot signale une grande faille E.-O, se conti- 
nuant à l'Ouest dans lu Manche au Nord du bassin 



— 205 — 

de Morlain. Cette faille limite au Nord le Silurien du 
Sud du département de l'Orne, jusqu'à l'Est de la 
forêt de Monnaye, en faisant buter les ampélites con- 
tre les Phyllades ou le Granité. Une deuxième faille 
N.-O.-S.-E prend en écharpe le Silurien entre le 
Châtelier et Saint-Michel-des-Andaines et fait buter 
le Granité et les Phyllades successivement du Nord 
au Sud contre les Schistes àCalymènes, le Grès de 
May, etc. Des cassures transversales divisent ces 
bandes en tronçons avec rejet horizontal. Ces rejets 
acquièrent leur amplitude maximum à Domfront, 
oii une faille transversale abaisse la chaîne Silurienne 
de 4 kilomètres vers le Sud. 

II. — Le Massif ancien dont il a été question dans 
la communication précédente a servi de rivage à 
quelques-unes des mers jurassiques qui se sont 
avancées assez loin vers le Sud. M. Bigot a reconnu 
l'existence d'un lambeau de Lias au sud de Joué du 
Bois, achevai sur la faille qui met en contact le Gra- 
nité et rOrdovicien. Les dépôts de Lias étudiés aux 
environs de Briouze par M. Morière contiennent de 
nombreux débris de végétaux [Scliizoneura, Fou- 
gères); l'existence de ces végétaux prouve le voisi- 
nage de terres émergées. 

Les environs de Sées présentent dans le Batho- 
nien moyen un véritable sol terrestre. A Aunou-sur- 
Orne,àla partie supérieure de sables considérés 
par Guillier comme un équivalent du Bathonien in- 
férieur (Fuller's earth), M. Bigot a pu étudier de 
nombreuses racines, en place, et recueillir plusieurs 
exemplaires ^Equisetum. Ces sables sont recou- 



- 206 — 

verts par des sables marins, à fossiles mal conser- 
vés, parmi lesquels un Corbis du Bathonien moyen, 
et que surmontent les calcaires sub-lithographiques 
de l'oolithe miliaire. 

A quelques kilomètres de distance, à Bursard, les 
sables, épais de 4 m. à Aunou, présentent des inter- 
calations de plaquettes et de sables oolitbiques à 
fossiles marins {Corbis du Bathonien moyen). Au 
dessus se développent des calcaires à Lucina Bel- 
lo7ia et Mac7'odon hirsoiiense, puis des calcaires 
crayeux et lithographiques où abonde une Gyrène 
associée à des Nérinées et des Cardium. Le sommet 
de la carrière est formé par des calcaires à fossiles 
spathiques, entièrement semblables à ceux de la 
tranchée de Sées et contenant Z/Z<cm<2 Bellona, Cor- 
bis, Purjm?'oïdea?nmax, Neri?îœa olinensis, Anaba- 
cia orbulites. 

Les sables d' Aunou semblent devoir être reportés 
dans le Bathonien moyen. Le sol avec racines se 
trouvant vers la cote 200, tous les points situés au- 
dessus de cette cote, c'est-à-dire la plus grande par- 
tie de la forêt d'Ecouves, a été émergée pendant l'é- 
poque Bathonienne. 

La séance est levée à 10 heures. 



SÉANCE DU 1" DÉCEIVIBRE 1890, 

PRÉSIDEiSGE DE M. BeRJOT. 



La séance est ouverte à 8 heures. 
Le procès-verbal de l'excursion du Havre et celui 
de la séance de novembre sont lus et adoptés. 

M. Charbonnier, président, se fait excuser de ne 
pouvoir assister à la séance. 

MM. Hovelacque et le docteur Lafosse remer- 
cient la Société de les a^oir admis au nombre de ses 
membres. 

Il est procédé au scrutin secret sur les présenta-, 
lions faites à la séance précédente. Sont admis : 
Gomme membre résidant : 

M, LiOT_, ancien juge de paix. 
Comme membres correspondants : 
MM.HouEL, ingénieur des Arts et Manufac- 
tures. 
Truelle, pharmacien. 
GuÉRLN, Charles, propriétaire. 

M. Berjot met sous les yeux de la Société une belle 
et intéressante photograpliie représentant deux des 
Iguanodons qui ont été trouvés dans l'Aachénien de 
Beniissaert en Belgique et ont été montés au Musée 

14 



- 208 — 

de Bruxelles. Le Président retnercie M. Berjot d'a- 
voir permis aux sociétaires de faire ainsi la connais- 
sance de ces énormes et remarquables Reptiles. 

Les explications suivantes sont ensuite données 
par M. Lelellier. 

Explications données par M, Le- 
tollier à propos du dépôt de son 
IS/Iémoire sur la couleur pourpre 
produite par le JRUFtJPIIFtA. LA.- 
F*IL,Ij'CrS, paru dans les A^rchives 
de Zoologie expérimentale» 

Bède (1), le vieux moine anglo-saxon, nous ap- 
prend que, de son temps, le pays de Galles produi- 
sait en abondance des coquilles dont les Bretons sa- 
vaient tirer une couleur rouge {coccinei coloris); 
que le soleil, pas plus que la pluie, ne pouvait ternir, 
mais qui devenait même plus brillante avec le 
temps. Cette couleur était la pourpre, autrefois si 
recherchée, et la coquille qui la fournissait, le Pur- 
pura lapiUus, mollusque univalve encore aujour- 
d'hui très commun sur les côtes rocheuses de la Bre- 
tagne et de la Normandie. 

Qui avait appris aux Gallois à teindre en pourpre? 
Pourquoi cette industrie a-t-elle disparu? Y a-t-il 
longtemps que le secret en est perdu ?— A la pre- 
mière question, je réponds qu'il est bien probable 
que ce sont les Phéniciens qui ont été les initiateurs 
des Gallois. La pourpre bleue s'obtenait dans l'anti- 

(1) Bède : Litterœ. 



— 509 — 

quilé au moyen du Pui yuia ha;nuistonia : il l'.sl, duiic 
probable qu'en voyant une coquille semblable à celle 
qu'ils avaient l'habitude d'utiliser, les marins phé 
niciens ont cherché s'ils n'en pourraient tirer aussi 
de la pourpre. Ce qu'ils ont fail^ les autres l'ont 
imité. Malheureusement, si belle que soit la couleur 
violette fournie par le Purpura lapillns, elle n'était 
guère utilisable à cause du peu qu'en saurait fournir 
un très grand nombre d'animaux. Aussi, l'histoire 
n'en fait pas mention; je crois avoir répondu à la 
seconde question. Quant à la troisième, il est plus 
malaisé d'y faire une réponse satisfaisante. Martin 
Lister (1) dit qu'en 1678 les marins bretons em- 
ployaient encore la pourpre pour marquer leur 
linge. J'ai cru et j'ai écrit que cet usage était depuis 
longtemps oublié chez nous. Je me trompais; il n'y 
a pas plus de quarante ans, nos matelots de la côte 
de Granville s'en servaient encore quand ils par- 
taient au service ou à la grande pêche. Je pourrais 
même citer les noms de quelques vieux loups de 
mer, aujourd'hui âgés de plus de soixante ans, qui 
se souviennent fort bien s'être servi de la bave du 
ran, du mangeur de Chrétiens, comme ils dirent, 
alors que novices ils sont partis pour la première 
fois en Islande. Messieurs, c'est le fll à marquer, le 
iil rouge à deux sous la carte, qui a détrôné la 
pourpre : sic transit gloria raundi ! 
La pourpre est produite par une bandelette jaune 

(1) Martin Lister: [listorin seii siinnp-<i.s ntet/m'lun '.onrlnj- 
liorum quorum omnium (uitirœadvii riui drdmeaiœ exliihcniid-, 
fol. cum 1067, tabulis œneis. p. 22, in Appendice, Lon- 
don, 1678. 



— ^210 — 

qui longe le rectum du. Purpura, mais elle. n'appa- 
raît qu'après l'exposition à la lumière de la matière 
visqueuse qu'elle secrète. Seule, la partie antérieure 
de la bandelette secrète la pourpre, la partie pro- 
fonde ne produit que du mucus. Par l'action du so- 
leil, on voit les objets enduits de la sécrétion passer 
du jaune au vert, puis au rouge, et enfin au violet. 
Trois substances concourent en effet à la formation 
de la couleur; l'une d'elles est jaune, l'autre devient 
rapidement bleue et donne du vert avec le jaune ; la 
dernière, moins photogénique, est verdâtre et 
donne une teinte rouge qui;, par l'exagération de la 
couleur bleue, passe au violet. En même temps que 
se manifestent ces variations de couleurs, apparaît 
une odeur d'ail infecte que la mer emporte au loin 
et qui est le signal de ralliement pour tous les Pur- 
pura de la contrée. Alors, les rochers se couvrent 
de leurs colonies, toutes les pierres sont semées de 
leurs œufs. Le sulfure d'allyle, le cyanure, et peut- 
être le sulfocyanure d'allyle, sont les agents qui font 
sortir de leurs retraites profondes les Purpura, en 
vue de la reproduction. 

J'ai déjà dit que la couleur pourpre est fournie 
par trois corps et dont deux sont seuls photogé- 
niques ; l'un d'eux étant jaune et fixe. Le premier de 
ces corps, très facilement modifié par la lumière, est 
est vert pomme, il bleuit rapidement au soleil et 
finit par prendre une couleur si foncée qu'il paraît 
noir. Le second est vert cendré pâle, il se colore en 
rouge carmin. Ces deux corps sont bien distincts ; 
les ditférences que l'on observe dans les couleurs 
qu'ils prennent sous l'influence de la lumière ne 



— ï>11 - 

tiennent pas à la dimension et à l'épaisseur des 
cristaux, car ils appartiennent à des systèmes cris- 
tallins incompatibles. 

La façon dont les différentes radiations du spectre 
agissent sur les substances purpurigènes est remar- 
quable : le rouge extrême, le jaune et le vert sont 
sans action, mais les rayons infra-rouges et par con- 
séquent obscurs agissent sur la matière colorante 
à l'égal des rayons violets et ultra-violets dont l'ac- 
tion chimique est depuis longtemps connue et mise 
à profit. Le spectre d'absorption de la pourpre une 
fois formée se compose d'une bande rouge et d'une 
bande verte en contact par irradiation. 

J'ai indiqué dans mon mémoire la méthode à sui- 
vre pour préparer et séparer les trois substances qui 
réunies donnent la pourpre par insolation. C'est une 
opération assez longue; il faut enlever les bande- 
lettes à pourpre <à plusieurs milliers d'animaux si 
l'on veut obtenir une petite quantité de matière 
colorante. On traite ces bandelettes par l'éther qui 
dissout les trois corps. Ensuite on évapore et on 
reprend le résidu par une solution de potasse causti- 
que. On filtre le liquide qui passe renferme la sub- 
stance jaune que l'on ne peut séparer par l'acide 
acétique. Quant au résidu arrêté par le filtre, il est 
mis en digestion avec du chloroforme : on filtre et 
par évaporation du dissolvant on a les cristaux vert 
pomme ; les cristaux vert cendré sont en majeure 
partie restés sur le filtre. Il faut plusieurs opérations 
pour arriver à une séparation convenable quoique 
non complète. Celte manière d'opérer a besoin d'être 
perfectionnée, si l'on veut opérer en grand et ne 
point avoir recours à la fin au prisme redresseur. 



— 21-2 - 

La pourpre une fois formée est totalement inso- 
luble dans l'eau et les hydrocarbures. L'acide azo- 
tique la détruit, l'acide sulfurique Tavine d'abord, 
puis la fait viser au bleu et enfin la charbonne. 

Il aurait été extrêmement intéressant de savoir 
la nature des phénomènes chimiques qui donnent 
naissance à pourpre, mais il n'est pas possible d'avoir 
des données exactes à ce sujet tant qu'on ne con- 
naîtra pas la composition des corps qui la forment 
avant et après l'insolation. Y a-l-il oxydation ? Beau- 
ooup le pensent et pourtant cela n'est pas certain. 
En cherchant à oxyder la poudre verte abandonnée 
par l'éther, avec lequel on a traité les bandelettes, 
on n'obtient pas de pourpre. En réduisant la même 
poudre verte par l'amnlgame de sodium, on a une 
poudre rouge sombre qui semble bien être de la 
pourpre. D'autre part, la pourpre, formée par inso- 
lation, puis oxydée, devient verte. Si ensuite on la 
soustrait aux agents chimiques et si on l'expose à la 
lumière, elle se colore en rose. J'espère sur ce point 
compléter dans un avenir prochain les recherches 
que j'ai entreprises. Actuellement je demande qu'il 
me soit fait crédit de quelque temps, celui peut- 
être de préparer les bandelettes d'une centaine de 
mille de Purpura lapillus. 

Je termine cette communication par une remar- 
que qui a son importance pour tous ceux qui s'occu- 
pent des cas tératologiques que peuvent présenter 
les coquilles des mollusques. J'ai cassé aujourd'hui 
vingt-cinq à trente mille Purpura, j'en ai eu de 
toutes les provenances, de toutes les formes, je 
poiiiTais presque dire (ùi a été pris un échantillon 



- -213 - 

qu'on me présenterait, s'il venait des côtes de la 
Normandie, rien qu'à l'allongement ou au raccour- 
cissement de sa spire, à la propreté, à la dureté de 
sa coquille, eh bien ! je n'en ai jamais rencontre qui 
fussent inverses. 

La séance est levée à 9 heures 1/2. 



OUVRAGES 
REÇUS PAR LA SOCIÉTÉ LIEÉENNE DE NORMANDIE 

Pendant l'année 1889-90 (1). 



OUVRAGES SPECIAUX 

Barette D'", (Exposé des titres scientifiques du). 

Barrows W., The english sparrow [Passer domesticiis] 
in North America. 

Bigot A., Note sur quelques Pélécypodes des Grès si- 
luriens de l'Ouest de la France. 

— Revue de géologie pour l'année 1888. Partie stra- 

tigraphique. 

— Discours prononcé à l'inauguration du buste de 

M. Morière. 

Blanchard Pt., Compte-rendu des séances du Congrès 
international de zoologie, 1889. 

Chevrel R.. Sur l'Anatomie du système nerveux grand 
sympathique des Elasmobranches et des Pois- 
sons osseux. 

(]hof['at P., Etude géologique du tunnel du Rocio. 

(Corbière L., Musciuées du département de la Manche. 

(1) Les Auteurs et Jes Sociétés correspondantes sont priés 
lie considérer la mention de leurs publications aux Ouvrages 
reruK comme un accusé de réception. 



- 215 — 

Delisie L., Littérature moderne et histoire du Moyen- 
Age. 

Doumet-Adanson, Rapport sur une mission botanique 
en Tunisie exécutée en 1884. 

Fortin, Extrait des procès-verbaux du Comité de géolo- 
gie de Rouen, année 1889. 

Gadeau de Kerville , Faune de Normandie, fasc. Il 
(Oiseaux). 

— Sur un levrault monstrueux. 

— - Comptes-rendus annuels de la Société des Amis des 
Sciences naturelles de Rouen, 1888-89. 

— Sur un cas d'amitié réciproque chez deux oiseaux. 

— Expériences tératogéniques sur différentes espèces 

d'insectes. 

— Deuxième addenda à la faune des Myriapodes de la 

Normandie. 

— Sur l'existence des Palxmonetes varians Leach. dans 

la Seine-Inférieure. 

— Sur la venue du Syrrliapte paradoxal. 
Gervais J., Droits sur les textiles. 

Gossart E., Mesure des tensions superficielles dans les 

liquides en caléfaction (méthode des larges gouttes). 
Grotli P., Ueber die Molekularbeschaffenheit der Krys- 

talle. 
Harrie A^ ood. Minerai products of New South Wales. 
Ilart Merriam, Revision of the North American Pocket 

Mice. 
Hébert, Remarques sur la découverte faite par M. Rer- 

geron de la faune primordiale en France. 
Hébert, Remarques sur la Zone à Belemnitella plena. 
Holmes W., Textile fabrics of Ancient Pcru. 
Lasteyrie (de) et Lefèvre-Pontalis, Bibliographie des 



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travaux historiques et archéologiques de France, 
(4" livr.). 

Le Bhmt , L'épigraphie chrétienne en Gaule et dans 
l'Afrique romaine (don du ujinistère de l'Instruc- 
tion publique). 

Letellier Aug., Recherches sur la pourpre produite i)ar 
le Purpura lap'iUns. — Une communication à 
l'Académie sur le même sujet. 

Lignier 0., Recherches sur l'Anatomie des organes vé- 
gétatifs des Lécythidacées. 

Lommel Eug., Georg Simon Ohm's wissenschaftliche 
Leistungen. 

Loriol (de) P., ])escri[)tion de la Faune jurassique du 
Portugal. — Embranchement des Echinodermes, 
fasc. I. 

MackenzieJ., Description of the Seams of Goal Wor- 
ked in New South Wales, 

Maury P., Le tracé des cartes de géographie bota- 
nique. 

Nery Delgado, Relatorio du Congresso internacional 
de Anthropologia. 

Niel, Catalogue des plantes phanérogames vasculaires 
et cryptogames semi-vasculaires de l'Eure. 

Oldham, A bibliography of indian Geology. 

Van Oppenraaij, Amor. 

Péron Alph., Description des mollusques fossiles des 
terrains crétacés du Sud de la Tunisie (avec atlas) 
(don du ministère de l'histruction publique). 

Pilling J.-C., Biljliography of the iroquoian languages, 
1888 et 1889. 

Schilde J. Schach dem Darwinismus ! 

Thomas G., The problem of the Ohio niounds. 



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Ohio. 
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83 et 1883-84. Expédition finlandaise, 2 vol. 
Adam et Christus. 
Epistola ad Abraham. 
Sveriges offentliga bibliotek Stockholm, Upsala, Lund, 

Gôteberg, Accessions-Katalog, 4, 1889. 

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naturelles et climatologiques de l'Algérie : 26® an- 
née, 1889. 

Allier. Bulletin de la Société d'Emulation de l'Allier : 
t. XVIII, 1,2, 3. — Catalogue du musée départe- 
mental de Moulins. 

Aube. Mémoires de la Société académique d'agricul- 
ture, sciences et arts de l'Aube: 3^ Série, t. XXVI, 
1889. 

Bouches-du-Rhône. Mémoires de l'Académie d'Aix : 
t. XIV, 1889. 

Calvados. Année médicale: janvier à juillet 1890. 

— Mém. de l'Académie nationale des Sciences , 

Belles-Lettres et Arts de Caen : 1889. 

— Bull, mensuel de la Commission météorologique 

du Calvados : mai 1889 à septembre 1890. — 
Résumé des faits principaux en 1885-86-87. 
CoNSTANTiNE. Comptes-rendus de l'Académie d'Hip- 
pone, pages 1 à XLIY. 



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Lettres et Arts de Dijon: 4« s'% t. 1,1888-89. 

— Bull, de la Société des Sciences historiques et 

naturelles de Semur : 2" s'% n'^ 4, 1889. 

Creuse. Bull, de la Société des Sciences naturelles et 
archéologiques de la Creuse: 2® s'^, t. I, n°* 2, 3. 

Deux-Skvres. Maître-Jacques : 1889 , n«^ 10 a 12 ; 
1890, n°' 1 à 10. 

Eure. Bull.de la Société 'd'Agriculture, Sciences et 
Arts de l'Eure : 1886-87-88. — Le département 
de l'Eure à l'Exposition universelle de 1889. 

Finistère. Bull, de la Société académique de Brest : 
4« .s'«, t. XIV, 1888-89. 

Gard. Bull, de la Société d'études des Sciences natu- 
relles de Nîmes : 1889, n" 4 ; 1890, n" 1. 

Haute-Garonne. Mém. de l'Académie des Sciences, 
Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse : 8® s'^, 
t. X, 1888; 9« si«,t. I, 1889. 

— Bull, de la Société d'Histoire naturelle de Tou- 

louse : 1888, avril à sept. ; 1889 , janvier à 
juin. 

— Bull, de la Société des Sciences phj^siques et natu- 

relles de Toulouse : t. VIII, 1888. 

— Bull, de la Société franco-hispano-portugaise de 

Toulouse :t. X, 1890, n° 1. 

Gironde. Actes de la Société linnéenne de Bordeaux, 
2«s'^ t. II, 1888. 

— • Mém. de la Société des Sciences physiqi?(*s et natu- 
relles de Bordeaux : t. IV, 1888; t, V, 1889. 

HÉRAULT. Annales de la Société d'Horticulture et d'His- 
toire naturelle de l'Hérault: 2« s'% t. XXI, 1889, 
n"' 3 à 6; t. XXII, 1890, nM. 



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Indre-et-Loire, Annales de la Société d'Agriculture, 
Sciences, Arts et Belles-Lettres de Tours : 
t. LXIX, 1889. 

Isère. Bull, de l'Académie Delphinale : 4« s'**, t. III, 
1889; table générale, 1787-188G. 

Loire-Inférieure. Ann, de la Société académique de 
Nantes: 5" s'% vol. X, 1889, 2<'sem.; 6« s'^ vol.I, 
1890, !«'■ sem. 

Lot-et-Garonne. Recueil de la Société d'Agriculture, 
Sciences et Arts d'Agen : 2" s'%t. XI, 1''' et 2*= par- 
ties. 

Maine-et-Loire. Mémoires de la Société d'Agriculture, 
Sciences et Arts d'Angers : t. III, 1889. 

— Bull, de la Société d'Etudes scientifiques d'An- 
gers : XVIIP année, 1888. 

— Bull, de la Société industrielle d'Angers : LIX** an- 

née, 1888, l'-- et 2-^ sem. ; LX-^ année, 1889, l^'' et 
2" sem. 

— Ann. de la Société d'Horticulture de Maine-et-Loire : 

1889, 1"=' à 4« trim. 

Manche. Mém. de la Société nationale des sciences 
naturelles et mathématiques de Cherbourg : 3* s", 
t. YI, 1889. 

Marne. Mém. de la Société d'Agriculture, Sciences et 
Arts de la Marne : 1888 ; 1889, l'*^ et 2*^ parties. 

— Bull, de la Société des Sciences et Arts de Vitry-le- 

François : t. XIV, 1885-86 ; t. XV, 1886-87. 
Meurthe-et-Moselle. J3u11. de la Société des Sciences 
de Nancy : 2« s'«, t. X, fasc. XXIIl. — Séances, 

1890, n"' 3 à 5. 

Meuse. Bull, de la Société philomatique de Verdun ; 
t. XI, 1889. 



Nord. Méra. de la Société d'Emulation de Carabi-ai : 
t. XLIV, 1888 ; XLV, 1889. 

— Ann. de la Société Géologique du Nord : t. XVI, 

1888-1889. 

— Revue biologique du Nord de la France : l""" année, 

1889, n°^ 3 à 12 ; 20 année, 1890, n"' 1 à 2. 

Puy-de-Dôme. Méra. de l'Académie des Sciences, Bel- 
les-Lettres et Arts de Glermont-Ferrand ": 2" s'", 
fasc. I, II.- Bull. : 2« série, 1889, 1 à 10. 

Pyrénées (Hautes). Bull, de la Société Ramond: 1888, 
3"trim. ; 1889, 2% 3« et 4' trira. ; 1890, 2« trim. 

Pyrénées-Orientales. Bull, de la Société Agricole, 
Scientifique et Littéraire des Pyrénées-Orien- 
tales, t. XXXI. 

Rhône. Ann. de la Société d'Agriculture, Histoire Na- 
turelle et Arts utiles de Lyon : 6' s'", t. II, 
1889 : 

— Ann. de la Société linnéenne de Lyon : n*"'^ s'', 

t. XXXV, 1888. 
Saône-et-Loire. Bull, de l'Académie de Màcon : 2° s'", 
t. VI, 1888. 

— Bull, de la Société d'Histoire naturelle d'Autun : 

t. III. 
Sarthe. Bull, de la Société d'Agriculture, Sciences et 

Arts de la Sarthe: 2° 8^°, t. XXIV, 1889-90, 

fasc. 2 et 3. 
Seine. Mém.de la Société zoologique de France : t. II ; 

t. III, 1 à 3. — Bull. : t. XIV, 8 à 10; t. XV, 

1 à 7. 

— Bull, de la Société mycologique de France : t. V, 

fasc. 1, 2, 4; t. VI, fasc. 1 à 3. 



— ±2i - 

— Bull, de la Société Botanique de France : t. XXXV, 

table; t. XXXVI, C.-R. G, 7 et R-bibl. CD; 
t. XXXVII (2« série, t XII), C.-R. 1 à 3 et R.- 
bibl. A, B, C. 

— Annales du Bureau central météorologique de 

France ; observations à Ste-Honorine-du-Fay : 
1878 à 1887. 
Feuille des Jeunes Naturalistes : 20'' année, 231 et 
232, 234 à 237, 239 à 242 ; catal. de la Biblio- 
thèque, fasc, 7, 8, 9. 

— Annuaire géologique universel : t. V, 1888. 

— Bull, de la Société géologique de France : 3^ s'", 

t. XVI, n''^8 et 11 ; t. XVII, n°^ 8 et 9 ; t. XVIII, 
n°^ 1 à 6. 

— Journal de l'École Polytechnique: cahier, 59, 1889. 

— Annales de l'École des Mines : 8" s'% t. XVI, liv. 4 à 

6; t. XVII, liv. 1 à 4. 
- Bulletin de la Société philomatique de Paris : 8^ s'% 
t. I, 1888-89. 

— Ministère de l'Instruction publique. Revue des tra- 

vaux scientifiques : t. IX; n°' 3 à 12 ; t. X, n°^ 1 à 
4. — Bull, des Bibliothèques : i889, no 2 ; an- 
nuaire 1890. 

— Bulletin scientifique de France et de Belgique : 

t. XX, 5 à 12 ; t. XXI ; t. XXII, 1, 2. 
Seine-Inférieure. Bull, de la Société havraise d'Étu- 
des diverses : 56'' année, 1889, 
Mém. de la Société géologique de Normandie : t. XII, 
1886. 

— Bull, de la Société des Sciences et Arts agricoles et 

horticoles du Havre : XLI, 1888-89; XLII, nov. 
1889-juin 1890. 



— 222 — 

— Précis analytique de l'Académie des Sciences, Bel- 

les-Lettres et Arts de Rouen : 1888-89. 

— Bull, de la Société centrale d'Agriculture de la 

Seine-Inférieure: 1889, 2% 3^ et 4" trira. ; 1890, l^'' 
et 2«trim, 

— Bull.de la Société des Amis des sciences naturelles 

de Rouen : 3'' s'% 25'' année, 1889. 
Seine-et-Oise. Bull, de la Société d'Horticulture de 

Seine-et-Oise : 1889, 7 à 12; 1890, 1 à 6. 
Somme. BùU. de la Société d'Emulation d'Abbeville : 

1888,;fasc. 1 à 4 ; 1889, 1 à 4. — Mém. : 4-^ S'% 

T. I, 1889, r-^part. 

— Bull, de la Société linnéenne du Nord de la France : 

T. VII, 1886-88 ;T. IX, n°« 199-210. 
Vienne. Bull, de la Société Académique d'Agriculture, 

Belles-Lettres , Sciences et Arts de Poitiers : 

n»^301, 303, 304. 
Vosges. Ann. de la Société d'Emulation des Vosges : 

LXVIe année, 1890; table générale, 1860-89. 

— Bull, de la Société Philomatique Vosgienne : T. XV, 

1889-90. 
Yonne, Bull, de la Société des Sciences historiques et 
naturelles de l'Yonne : 43*^ vol., 1889 ; 44*^ vol., 
1890, l^-- sera. 

Berlin. Berliner entomologische Zeitschrift : B. 

XXXIV, 1889, H. 2 ; B. XXXV, 1890, H. I. 
DuRKHEiM-A-M. Pollichia. Mitth. : B. XLVIII, 1889, 

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GiESSEN, Oberhessisclie Gesellschaft fiir Natur- und 

Heilkunde. Bericht, 1889. 



Hambouhc. Naturwissenschaftlicher Vereiii zu Ham- 

burg : B. XI, H. i. — Abhandlungen aus dera 

Gebiete der Naturwissenschaften. 
Kœxigsbf.ro. K. pbysikalisch-okonomische Gesellschaft 

zu Kônigsberg : Schriften, 1889. 
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zu Miincben. Sitzungsb. d. math.-phys. Classe : 

1888, H. III ; 1889, H. I, II.— Abhandl. d. math.- 
phys. Classe : B. XVII,9A. 1. 

Ratisbonne. Zoologisch-mineralogischer Verein zu 
Regensburg. Berichte, 1888-89, H. 3. 

Stuttgart. Verein fur vaterlandische Nalurkunde in 
Wurtemberg : Jahresh. 45, 1889 ; 46, 1890. 

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1889, P. I, II, III ; Vol. II, 1890, P. I. — Me- 
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Foldt. Tàrs. : K. XIX, F. 7 à 12; K. XX, F. 1 à 
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^ 15 



— â24 — 

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H. 3 à 5 ;— B. XCVI : A. I, H. 1 à 4 ; A. II, H. 1 à 
5.-B. XCVII : A. I, H. G à 10; A. II, II. 8 à 10.- 
B. XGVIII : A. I, II. 1 à 3 ; A. II a, H. 1 à 3 : A 
II b, H. 1 Ji 3. 

— K . K, geologische Reichsanstalt. Jahrbuch : B. 

XXXIX, 1889, H. 1 à 4 ; B. XL, 1890, H. 1 à 2.— 
Verhandi. : 1888, n" 14 ; 1889, n°^ 13 à 18 ; 1890, 
nos i >^ 9 _ Abhandl. : B. XIII, II. 1 ; B. XV, 
H. let 2. 

— K.K. zoologisch-hotaaische Gesellschaft in Wien, 

Verhand. : B. XXXIX, Q. I :i IV ; B. XL, Q. I et 
II. 

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Bruxelles. Académie R. des Sciences, des Lettres et 
des Beaux-Arts de Belgique. Bull. : T. 28 ; table 
générale des T. là XXV, 1802-67. 

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Liège. Société R. des Sciences de Liège. Mém. : 2" s'*-', 

T. XVI. 

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T. XVII, G. 2; T. XVIII, G. 2, 3. 

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- 225 r- 



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(XXIV), 188S-8U. 
C.vMiiiiiucE (Massj. JMuseum ol comparative Zoology at 
llarward collège. Annual Picport : 1887-88 , 
1888-89. — lîull. zool. : Vol. XVII, n« G; Vol. 
XIX, n°^ 1 à 4. Bull. géol. : Vol. XVI, n''^2, 0, 8, 
. 9; Vol. XX, n° 2. 

— American Academy of Arts and Sciences. Journal : 

Vol. VI, P. I. — Mém. : Vol. XI, P. V (n° VI), VI 

(n« VII). 
Chapel-IIill (North-Carolina . T^Iisha IMitchel scicntllic 

Society. Journ. : Vol. VI, P. II ; Vol. VII, P. I. 
INIiXNE.^i'OLis. Minnesota Academy of natural Sciences. 

Bull. : Vol. III, n" 1. 
New-York. ïhe New-York Academy of Sciences. 

Ann. : \o\. IV, n« 12; \, n"' 1-3. — Trans- 

act. : Vol. VIII, n"' 5 à 8 ; Vol. IX, n«* 1 et 2. . 

— The New-York microscopial Society. Journ. : \'ol. 

V, n" 4 ; Vol. VI, no^ 1 à 3. 
Phil.vdei.phie. The Academy of Natural Sciences. 
Proceed. : 1889, P. I à III; 1890, P. I. 

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Vol. II et III. 
S.VN-Fr..\NCisco. California Academy of Sciences. Pro- 
ceed.: 2-= s'% Vol. I, P. 1; Vol. II, 1889. — Bull.: 
Vol. II. n° 8. 



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1483-84; VI, 1884-85. — Ann. Bep. of. U. S. 

Geol. Survcy: 1885-80; 188(3-87, P. 1 et II. — 

— Smith, Contrib. : Vol. XXVI.— Ann. Rep. of 
the board of reg-ents of the Sniiths. Inst. : 188(5, 
P. II; 1887, P. lot II. 

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Trans.: Vol. VII, 1883-87. 

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1888. ~ Versl. : Naturk. , 3" s'°, D. 5 à 7 ; Let- 
terk. 3« s'% D. 5, 0. — Verhand. : Naturk., D. 
XXVL XXVII ; Letterk. : D. XXVII, XXVIII. 

— Natura Artis Magistra.Bidrag.: 14; 15^ G. 1,2; 16. 

— Feest-nuramer. 

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1887-88. A. III, IV; 1888-89, A. III, IV. 

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2'=s''', D. 5, S. 3. 

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Proceed. : Vol. X, P. 1. 
Londres. Linnean Society of London. The Journal : 



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140; XXII, n"^ 141 à 149; XXIII, n°^ 150, 151; 
XXIV, n° 158; XXV, n°^ 171, 172 ; XXVI, nol74; 
XXVII, n°U8I, 182. Zool. Vol. XV, n^' 80, 88; 
XVII, n^^ 101 à 103 ; XVIII, n°^ 10 i à 107 ; XIX, 
no« 108 à 115; XX, n^^^ 118, 117, 122, 123; XXI, 
n'^' 120 à 129; XXIII, n°^ 141 à 144. — Procee- 
dings : nov. 1882-juin 1883 ; nov. 1883-juin 1880 ; 
nov 1887-juin 1888. — Liste des membres, 1800. 

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T. I-III ; 1890, T. I à IV. 

— Bolletino délie publicationi italiane : 1888, n°' 71, 72; 

1889, n°' 103 à 100 et table ; 1890, n°^ 107 à 117. 
Gènes. Museo civico di Storia naturale di Genova. 

Ann. : 2" S'% Vol. VI (XXVI), 1888. 

— Malpighia. Anno III, fasc. l-II, V à XII ; Anno IV, 

fasc. I à VIII. 

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T. il, n» 12 ; T. III, u"^ 1 à 12 ; ï. IV, n»^ 1, 2. 



— 228 — 

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T. II, n»^ 1 à 0, 8 il 12. — Kstudios : T. I. — 
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Méin. : T. XV l'XX delà coll""), liv. — Meteor; 

Beol). : 1889, II. 1. 
Satxt-Pi':ti:rsiu)uu(;. Académie impériale des Sciences. 

Mém. : ï. XX.Wl, n^- 9 à 17 ; T. XXXVIIl, n'- 1 

à 7. 

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et suppl.; T. VIII, 1889, n"^ i à 10 et suppl.— 
Mém..: T. III, n" 4; T. VIII, n'' 1 ; ï. IX, n" 1 ; 
XI, n' 1. 

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B. 20, II. 1, 2; B. 21, H. 1 (avec atlas), 2. — 
<:)fverslgt ; 1884-85-8G-87-88. — Liste des mem- 
bres : l885-8()-87-88-89. — Forteckning 1826- 
1883. — Lefnadst. : B. 2, H. 3. 
Upsal. Societas Scientiarum Upsalensis. Nova Acta : 
3'^ S'^ Vol. XIV, fasc. 1. — Catal. des Acta et des 
Nova Acta, 1744-1889. 

SUISSE 

Griskvf.. Société de Physique et d'Histoire naturelle. 

Mém. : T. XXX, 2« partie. 
Lausanne. Société vaudoise des Sciences naturelles. 

Bull. : 3'' .s'% \o\. XXV, n"' 100, 101. 



LISTE DES SOCIÉTÉS SAVANTES 

AVEC LESQUELLES 

U SOCIÉTÉ FAIT DES ÉCHANGES DE PUBLICATIONS. 



s* 



France. 

1. Aisne. Sai/it-Qiie/iti/i. — Société Académique de 

Saint-Quentin. 

2. Allieiî, Moulins. — Société d'Emulation de. l'Al- 

lier. 

3. Ali>ks-Maritimks. Nice. — Société des Sciences 

naturelles, Lettres et Beaux- Arts des 
Alpes-Maritimes, 

4. Ardkchr. Pri\'as. — Société d'Agriculture de l'Ar- 

dèche. 

5. Aube. Troyes. — Société académique d'Agricul- 

ture, Sciences et Arts de l'xVube. 
G, Bouches-du-Rhône. [Marseille. — Académie des 
Sciences, Lettres et Ams des Bouches- 
du-Rhône. 

7. id. Marseille. — Société de Statistique des 

Bouches-du-Rhône. 

8. id. Ai.v. — Académie d'Aix, 

9. Calvados. Cacn. — Année Médicale de Gaen. 

10. id. Caen. — Académie des Sciences, Arts et 
Belles-Lettres. 



— 231 — 

11. Calvados. Caen. — Société d'Horticulture. 

12. CHAnENTE-iNFÉRiEURiî. Saint- Jeaii-d' Aiigcly. — So- 

ciété Linnéenne de la Charente-Infé- 
rieure. 

13. CÔTE-D'On. Dijon. — Académie des Sciences, Bel- 

les-Lettres et Arts de I3ijon, 

14. id. Se/ni/r. — Société des Sciences historiques 

et naturelles de Seraur. 

15. Creuse. Giiéret. — Société des Sciences natu- 

relles et archéologiques de la Creuse. 

16. Douns. Besancon. — Société d'Agriculture, Scien- 

ces et Arts du Doubs. 

17. id. Besançon. — Société libre d'Emulation du 

Doubs. 

18. id. Besançon. — Société d'Horticulture, d'Ar- 

boriculture et de Viticulture du Doubs. 

19. Eure. ' fÀTen.v. — Société d'Agriculture, Sciences 

et xVrts de l'Eure. 

20. Finistère. Brest. — Société Académique de Brest. 

21. Gard. N/mes. — Société d'étude des Sciences natu- 

relles de Nîmes. 

22. Garonne (Haute-). Toulouse. — Académie des 

Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres 
de Toulouse. 
2.'>. id. Toulouse. — Société d'Histoire naturelle 
de Toulouse. 

24. id. Toulouse. — Société des Sciences phy- 

siques et naturelles de Toulouse. 

25. id. Toulouse, — Société franco-hispano-portu- 

gaise de Toulouse. 
20. Gironde. Bordeaux. — Société Linnéenne de Bor- 
deaux. 



27. GinoNDK. JJordeaii.r. — Société des Sciences physi- 

ques et naturelles de l'ordcaux. 

28. ici. Commission météorologique de la CA- 

rondc. - 

29. IIî:i!AT'r,T. Monipplller. — Société d'IIortlcullurc 

et d'Histoire naturelle de l'Hérault. 
.'50. id. Montpellier. — Académie des Sciences et 
Lettres de Montpellier. 

81. IsKniî. Grenoble. — Académie ])elphinalc, 

o2. — • Grenoble. — Société de Statistique des 
Sciences naturelles et des Arts de l'I- 
sère. 

3.'). LoinK-lMKiiiKURK. Nfiiites. — Société Académique 
de Nantes. 

?ik. LoT-i; r-G.\KONNE. Agen. — Société d'Agriculture, 
Sciences et Arts d'Agen. 

.■]5, MAixK-KT-LoinE. Angers. — Société d'Agriculture, 
Sciences et Arts d'Angers. 

.80. id. Angers. — Société Académique d'Angers. 

,'57. id. Angers. — Société d'I^tudes scientifiques 
d'Angers. 

.88. id. Angers. — Société Industrielle d'An- 
gers. 

39. id. Angers. — Société d'Horticulture de Mai- 

ne-et-Loire. 

40. Manche. Clierbourg. — Société nationale des 

Sciences Naturelles et Mathématiques 
de Cherbourg. 

41. Marnf.. Chdlons. — Société d'Agriculture, Scien- 

ces et Arts de la Marne. 

42. id. Vitry-le-Franeois. — Société des Sciences 

et Arts de Vitrv-le-Francois. 



— 233 — 

43. MF.tnTHF.-F.T-MosF.i.LK. Nû/icij. — Société des 
Sciences de Nancy (Ancienne Société 
des Sciences naturelles de Stras- 
bourg). 

'l'i. IMeusf.. Verditii. - Société Philoinatique de ^'er- 
dun. 

'i5. Xoni). Cawl)rai. — Société d'iMuulation de Cam- 
brai. 

40. id. Douai. — Société d'Agriculture et Scien- 
ces de Douai. 

47. id. fÀlle. — Société des Sciences, Agriculture 

et Arts de Lille. 

48. id. Taille. — Société Géologique du Nord. 

40. id. Lille. — Revue biologique du Nord de la 

France. 
50. Orxf. Argentan. — Société Flammarion, 
ôl. Pas-ok-Calais. Arras. — Académie des Sciences, 

Lettres et Arts d' Arras. 
r)2. PrY-nK-DnME. Clermont. — Société Historique et 

vScientilique de l'Auvergne. 
5."). id. Clermont. — Académie des Sciences, 

Belles-Lettres et Arts de Clermont- 

Ferrand. 

54. Pyrknkks (Hautes-). Bn<^iicres-de-Bi}^orre. — So- 

ciété Ramond. 

55. Pyrénkes-Orientalks. Perpignan. — Société Agri- 

cole, Scientifique et Littéraire dos 

Pyrénées-Orientales. 
5(). Rhône. Lyon. — - Société d'Agriculture, Histoire 

naturelle et Arts utiles de Lyon. 
57. id. Lyon. — Académie des Sciences, Arts et 

Belles-Lettres de Lvon. 



— 234 — 

58. Rhône. Lyon. — Société Linnéenne de Lyon. 

59. S.vnXF.-KT-LoiUE, Ma'con. — Académie de INIacon. 
00. id, Autii/i. — Société d'histoire naturelle 

d'Autiin. 
61. Sautiie, Le Mans. — Société d'Agriculture, Scien- 
ces et Arts de la Sarthe. 

Paris. — Société Zoologique de France. 

Paris. — Société Mycologique de France. 

Paris, — Société Botanique de France, 

Paris. — Société Géologique de France. 

Paris. — Annuaire géologique (15, rue 
de Tournon). 

Paris. — Ecole Polytechnique. 

Paris. — Ecole des Mines. 

Paris. — Association Scicntilique de 
France. 

Paris. — Société Philomatique de Paris. 

Paris. — La Feuille des Jeunes Natura- 
listes (35, rue Pieri'e-Charron), 

72. id. Paris. — Ministère de l'Instruction pu- 

blique. — Revue des travaux scienti- 
fiques. 

73. id. Paris. — Ministère de l'Instruction pu- 

blique. — Bulletin des Bibliothèques 
et des Archives. 

74. id. Paris. — Bulletin Scientifique de France 

et de Belgique (14, rue Stanislas). 

75. Sfjnf.-Inférikuue. Le Havre. — Société havraise 

d'Etudes diverses. 

7G. id. Le Jiai're. — Société Géologique de Nor- 
mandie. 

77. id. Le Havre. — Société des Sciences et Arts 
ao^ricoles et horticoles du Havre. 



62. 


Seine 


63. 


id. 


64. 


id. 


65. 


id. 


m. 


id. 


67. 


id. 


68. 


id. 


60. 


id. 


70. 


id. 


71. 


id. 



— -235 - 

78. id. Rouen. — Académie des Sciences, Belles- 

Lettres et Arts de Rouen. 

79. i(l. Rouen. — Société centrale d'Agriculture 

de la Seine-Inférieure. 

80. id. Rouen. — Société des Amis des Sciences 

naturelles de Rouen. 

81. Seine-kt-Oise. Versailles. — Société d'Horticul- 

ture de Seine-et-Oise. 

82. Skvkes (Deux-). Niort. — Société d'Agriculture 

des Deux-Sèvres. 

83. Somme. Abheville. — Société d'Emulation d'Ab- 

bevillo. 

84. id. Amiens. — Société Linnéenne du Nord 

de la France. 

85. Vah. Draguignan. — Société d'Etudes scienti- 

fiques et archéologiques du Var. 

86. Vienne. Poitiers. — Société académique d'Agri- 

culture , Belles-Lettres , Sciences et 
Arts de Poitiers. 

87. VosoES. Epiiial. — Société d'Emulation des 

Vosges. 

88. id, St-Dic. — Société Philomatique Vos- 

gienne. 

89. Yonne. Au.rerre. — Société des Sciences histo- 

riques et naturelles de l'Yonne. 

Algérie. 

90. Alger. Alger. — Société des Sciences physiques, 

naturelles et climatologiques de l'Algé- 
rie. 

91. CoNSTANTiNE. Bàne. — Académie^ d'Hippouo. 



-» 236 -r- 

Alsace-Lorraine. 

92. CuLMAi!. Société d'Histoire naturelle de Gol- 

raar. 
Do. Metz. Académie de Metz. 

Allemagne. 

94. lîKiîLix. Berliner entornologische Zeitsclirilt. 

95, DuiiKHiUM a/h. Pollichia (Natunvisscnschartii- 

cher Verein der Rheinpfalz). 

90. GiESSKN. (Jberhcssische Gesellschaft fiïr Natur- 
und Iloilkunde. 

U7. Hamuoiiu;. Aaturwissenschaftlicher ^'erein zu 
Ilamburg. 

î)8. Ii';na. Medicinisch-Xaturwissenschaftlicher Ge- 
sellschaft zu lena. 

DU. IvŒNKisiiinu;. K. [)hysikalisch-ûkononiische Ge- 
sellschaft Kûnigsberg. 
JOO. Munich. K. Bayerische Akademie der W'issen- 

schaften zu Mïinchen. 
loi. id. Ijayerische botanische Gesellschaft. 

102, MuNSTKU. ^Vestfalischer Provinzialverein (ur^\"is- 

senschaft uud Kuust, jMiïnster. 

103, Oi'i-KNiiACH a/m. Offenbacher \'erein fiir Natur- 

kunde. 
lO'i, llATisiiONNE. Zoologisch-uiineralogischer Verein 

zu Regensburg. 
105. Stuttgaiît, Verein fiir vaterlandische Xatur- 

kunde in ^\ urtemberg. 

Australie. 
100. Adélaïde. Royal Society oi Soulh Australia. 



— sar — 

107. Sydney. Département of Mines. 

108. id. Linnean Society of New South Wales. 

Autriche-Hongrie. 

lOî). IjkuiNN. Naturforschcnder Verein in J>riinn. 

110. Iîuoa-Pksth. Ungarischc geologisclie Anstallt. 

111. \'ij:xne, K. K. Akaderaie der Wissenschaften. 
11-. id. K. K. Natia-liistorischor Ilofnuiseuia. 
ll'J- iti. Iv. K, Geologisclie Reiclisanstalt. 

114. id. K. Iv. Zoologiscli-botanisclicGeselischalt 

in ^^len. 

Belgique. 

115. Jjulxelles. Académie R. des Sciences , des 

Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. 
110. id. Société R. de Botanique de Belgique. 

117. id. Société R. Malacologique de Belgique. 

118. id. Société Entomologique de Belgique. 

119. id. Société belge de INlicroscopie. 

120. G.\xj). Dodonea. 

121. LiÈ(;e. Société Géologique de Belgique. 

122. id. Société R. des Sciences de Lièye. 

Brésil. 

12;>. Rio-de-Janeiiîo, La Escola de Minas de Ouro- 
Preto. Muséum nacional do Rio-de- 
Janeiro. 

Gosta-Rica. 

124. Sax-Jusé. .innales del Musco nacional. 



— ^238 — 

Espagne. 

125. Madiud. Sociediitl cspaùola de Ilistoria natural. 
120. id. Real Acaderaia de Ciencias exactas lisi- 
cas y naturales. 

États-Unis. 

127. Boston (Mass.). Society of natural History. 

128. id. American Academy of Arts and Sciences. 

129. Cambridge (Mass.). Muséum of comparative 

Zoôlogy at Harward collège, 

130. id. American Academy of Arts and Sciences. 

131. Chapel-Hill (North Garolina). Elisha Mitchel 

scientific Society. 

132. New-Haven. Connecticut Academy of Arts and 

Sciences. 

133. Xew-Yoric. The New-York Academy of Sciences. 

134. Philadelphie. The Academy of natural Sciences 

of Philadelphia. 

135. id. The ^^^lgner Free Institute of Sciences. 
13G. St-Louis du INIissouri. The Academy of Sciences 

of St-Louis. 

137. San-Francisco. California Academy of Sciences. 

138. ToPEKA (Kansas). Kansas Academy of Sciences. 

139. Trenton. The Trenton natural History Society. 

140. Washington. Smithsonian Institution, 

Hollande. 

141. Amsterdam. Académie des Sciences d'Amsterdam 

(Koninkligde Akademie van Weten- 
schappen). 



4 



- 239 — 

142. Amsterdam. Société royale de Zoologie « NatuiM 

artis magistra. )) 

143. Leyde. Nederlandsche dierkundige Veree- 

niging. 

144. id. Nederlandsche entomologische Veree 

niging. 

145. NiMÈGUE. Nederlandsche kruidkundig Archief. 

Iles-Britanniques. 

146. Dublin. Royal geological Society of Ireland. 

147. Edimbourg. Royal physical Society ofEdinburgh. 

148. Glasgow. Geological Society of Glascow. 

149. Londres. Linnean Society of London. 

150. id. Entomological Society of London. 

151. id. Geological Society of London. 

152. id. Zoôlogical Society of London. 

153. id. Royal microscopical Society. 

154. Manchester. The Manchester litterary and phi- 

losophical Society. 

Indes anglaises. 

155. Calcutta. Geological Survey of India. 

Italie. 

156. Florence. Societa Entomologica Italiana. 

157'. id. Accademia economico-agraria dei Geor- 
gofili di Firenze. 

158. id. Bibliotheca nazionale centrale di Firenze 

(Bolletino délie pubblicazioni italiane). 

159. GÈNES. Museo civico di Storia naturale di Ge- 

nova. 

16 



- 240 — 

160. GÈNES. Malpighia. 

161. Rome. R. Istituto botanico di Roma. 

Luxembourg. 

162. Luxembourg, Société des Sciences naturelles du 

grand-duché de Luxembourg. 

163. id. Société de Botanique du grand-duché de 

Luxembourg, 

Mexique. 

164. Mexico. Sociedad cientifica Antonio Alzate. 

165. id. Observatorio meteorologico central. 

Portugal. 

166. Lisbonne. Gommissâo dos trabelhas geologicos 

de Portugal. 

République Argentine. 

167. CoRDOBA. Academia nacional de Ciencias. 

Russie. 

168. Helsingfors. Société des Sciences de Finlande 

(Finska Vetenskaps Societeten). 

169. KiEW. Société des Naturalistes de Kiew. 

170. Moscou. Société impériale des Naturalistes de 

Moscou. 

171. Odessa. Société des Naturalistes de la Nouvelle- 

Russie. 

172. Saint-Pétersbourg. Académie impériale des 

Sciences. 



- -241 - 

173. Saint-Pétehsbour!;. Comité géologique. 

174. id. Société entomologique russe. 

Suède et Norwège. 

175. Christiania. Université royale de Norwège. 

176. LuND. Universitas Lundensis, 

177. Stockholm. Kœngliga Svenska xVkademien. 

178. Upsal. Societas Scientiarum Upsalensis ( K. 

Wetenskaps Societet). 

Suisse. 

179. Genève. Société de Physique et d'Histoire na- 

turelle. 

180. Lausanne. Société vaudoise des Sciences natu- 

relles. 

181. Neufchatel. Société des Sciences naturelles de 

Neufchàlel. 

182. Schaffouse. Société Entomologique Suisse 

(Schweizerische Entomologische Ge- 
sellschaft). 



LISTE GENERALE DES MEMBRES DE LA. SOCIETE 

Au 1er Janvier 1891. 



MEMBRES HONORAIRES. 

Date de la }ioinination 

S. M. Don Pedro de Alcantara, Empereur du 

Brésil 1877 

MM. MÉRiEL, maire de Caen, rue Jean-Romain, 27 « 1890 

BoREux, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, 

Paris 1875 

Capellini, professeur de géologie à l'Université 

de Bologne (Italie) 1878 

DouviLLÉ, professeur de paléontologie à l'École 
des mines, boulevard St-Germain, 207, à Paris. 188 2 

GvSNiER, à Vimoutiers (Orne) 1869 

GuiLLOUARD, professeur à la Faculté de Droit de 

Caen 1890 

Leblanc (Edouard), inspecteur général des Ponts 

et Chaussées, 65, rue des Vignes, Paris . . . 1873 

Leboucher , professeur honoraire à la Faculté 

de? Sciences, rue de Bretagne, à Caen. . . . 18/i8 

Le Jolis , président de la Société des Sciences 
naturelles de Cherbourg 1860 

Lennier, président de la Société Géologique de 
Normandie, au Havre 1880 

Letellier, ancien professeur au Lycée, rue 

Desgenettes, 5, à Alençon 1869 

Liais (Emmanuel), ancien directeur de l'Obser- 
vatoire de Rio-de-Janeiro (Brésil), à Cher- 
bourg 1874 

Mceller (de), professeur de paléontologie à l'In- 
stitut des mines, à St-Pétersbourg ( Russie ). 1878 

Nylander, naturaliste, 61, passage des Thermo- 

pyles, à Paris-Plaisanc" 1861 



- 243 — 

Date (le la nomipation 
MM. Saporta (le marquis Gaston de), correspondanl 

de rinslitul, à Aix (Bouches-du-Rhône) . . ^878 
Sauvage (D'), directeur de la Station aquicole, à 

Boulogne-sur-Mer d883 

ViLLERS (Georges de), secrétaire de la Société 
Académique de Bayeux 1845 



MEMBRES RESIDANTS. 

Adel (Auguste), préparateur de géologie à la 
Faculté des Sciences, vice-bibliotliécaire en 
1890, rue de Geôle 1888 

AuE, professeur libre, rue Caponière, 18. . . . 1867 

Anne, vétérinaire, conseiller général du Cal- 
vados, rue des Jacobins, lili 1890 

Barettr (D'), professeur à l'École de Médecine, 
rue Jean-Romain, 22 1890 

Beaujour ( Soplironyme) , notaire honoraire, 

trésorier honoraire, rue des Chanoines, 10. 1872 

Berjot, secrétaire de la Chambre de Commerce, 

rue des Carmélites, 10 1863 

Bigot (A.), chargé de cours à la Faculté des 

Sciences, rue de Geôle, 113 1881 

BouRiENSE (D'), directeur de l'École de Méde- 
cine, rue de Geôle, 76 1854 

Catois (D'") , licencié es sciences, professeur 
à l'École de Médecine, biblioiliécaire en 1890, 
rue Écuyère, 15 1879 

Charbonnier, professeur à l'École de Médecine, 
président en 1890, rue Froide, 22 1870 

Chevrel, docteur es sciences naturelles, chef des 
travaux de zoologie à la Faculté des Sciences, 
rue de Bras 1882 

Dangeard, chef des travaux à la Faculté des 
Sciences (en congé), impasse Bagatelle, 3. . 1883 



— 244 — 

/) ./(' (le 1(1 noiniiialion 
MM, Danis, licencié es sciences physiques, prépaïa- 

tciT (le chimie à la Fiiculté (les Sciences. . 1889 

Demiîlli;, |)luirmacien de 1" classe, boulevard 

du Théâlre 1880 

Fauvel (Albert I, avocat, rue d'Auge, là. . . 1859 

Fayel (Df), professeur ù l'École de Médecine, 

boulevard du Théâtre, 6 1859 

!'"oiiMiGNY DR La Londr Idr) , président poiiv 1891, 
rue des r.armes, .'l.'î 186i 

GossARD (Emile), professeur au Lycée, chargé de 
conférences ù la Faculté des Sciences, rue 
Rosnières,23 1887 

GossELiN [B'), professeur à l'École de Médecine, 

rue de Lengannerie, U 1878 

Gramonii, professeur suppléant à l'École de Mé- 
decine, rue Écuyèro, 1 1890 

HuET D' Lucien, maître de conférences à la 
Faculté des Sciences, professeur suppléant à 
l'École de Médecine, archiviste, rue de la 
Chaîne, 8 1885 

JouANNE, professeur au Lycée, rue Si-Martin . 1869 

La Néele (D'), rue de l'Oratoire 1889 

Li; Blanc-H ABDEL, ancien imprimeur-libraire, 

rue Froide, 6 (et 18, rue Demarquay, Paris). 1869 

Lkboeuf, pharmacien de première classe, rue 
St-Pierre, 27 1879 

Lecoiinu (Léon), ingénieur des Mines, maître 
de conférences à la Faculté des Sciences, rue 
Jean-Romain, 1i 1879 

Légeu ( L. -Jules ), licencié es sciences natu- 
relles, préparateur de botanique à la Faculté 
àe?: Sciences, vice-secrétaire, 17, place de la 
République 1887 

IjEtellirr ( Augustin ) , docteur es sciences, 

professeur au Lycée, rue Crusse 1881 

LiGiMER lOctave), professeur de botanique à la 



— 245 - 

Date de la notniniilion 
Faculté des Sciences , secrétaire, route de 

Creully, 10 1887 

MM. LiOT, ancien juge de paix, bibliothécaire pour 

1891, 2 bis, cliemin d'Auliiie 1890 

Marie (Aimyre), ancien pharmacien, vice-biblio- 
thécaire pour 1891, rue Calibourg, li . . . 1882 

MuLLOis, pharmacien, me St-Pierre, il. . . 1882 

Nbyreneuf, professeur à la Faculté des Sciences, 
rue St-Martin, 82 1870 

OsMOM, contrôleur principal des douanes, rue 

de l'Oratoire 1873 

Rabut, ingénieur des Ponts et Chaussées, rue des 
Jacobins, 18 1882 

Renémesnil (P. de), chef de division à la 

Mairie, trésorier, rue l'Église-St-Julien, 12. . 1878 

Sausse (Arthur), préparateur à la Faculté des 
Sciences, rue Crusse, 4 J887 

Vieillard, directeur du Jardin des Plantes, 
rue Saint-Jean, 245 1801 



MEMBRES CORRESPONDANTS 

MM. Appert ( Jules), membre de plusieurs Sociétés 

savantes, à Fiers vOrne) 1878 

Bansard des Bois, ancien député, maire de Bcl- 
lême (Orne) 1888 

Barbé (Charles), médecin, à Alençon 1886 

Barré ( Edmond), docteur-médecin, rue de St- 

Pétersbourg, 1,5, i> Paris 1877 

Basshrie, colonel en retraite, boulevard Négrier, 

26, au Mans (Sarliie) 1873 

Beaumont (Félix Élie de), ancien procureur de 
la République, rue des Saints- Pères , H, à 
Paris, et au château de Canon , Mézidon 
(Calvados) 1877 



- 246 - 

Date de la nomination 
M.Vr. Bergounioux, médecin-major Qu 15° régiment de 

dragons, Libourne (Gironde) 1882 

Bertot , inspecteur des piiarmacies , président 

du Tribunal de commerce, rue des Clianoines, 

16, à Bayeux 1851 

BiZET, conducteur des Ponts et Cliaussées, à Bel- 

lême (Orne) 1885 

Blier (Paul), professeur au Ljcée de Cou- 

tances (Manche) 1880 

BoTTARD (D'), boulevard de Strasbourg , au 

Havre 1886 

BouDiER (Emile), pharmacien, "20, rue de 

Grétry, à Montmorency Seine-et-Oise) . . . 1876 
Bougon, docteur-médecin, rue du faubourg 

Montmartre, /i5, à Paris. , 1872 

BouTiLLiER, géologue, à Ronclierolles , par 

Darnétal (Seine-Inférieure) 1866 

Brongniart (Charles), rue Linné, 9, à Paris . . 1879 
BucAiLLE, géologue, rue St-Vivien , 132, à 

Boucn 1866 

Bureau (Ed.), professeur au Muséum, quai de 

Béthune, 26, i» Paris 1858 

Canivet, conseiller général de l'Orne, maire 

de Ghambois, 11, boul. Magenta, Paris, . . 1872 

G ARuiNE, pharmacien , à Courseulles 1875 

Chapelle (de La), naturaliste, rue de la Comédie, 

41, à Cherbourg (Manche) 1883 

Clément (l'abbé), curé de Tourgéviile, par 

Touques (Calvados) 1878 

Corbière, professeur au Lycée, rue Sogondat, 

à Cherbourg ' 1878 

CoTTEAu, membre du Comité de la paléon- 
tologie française, à Auxerre (Yonne). . . . 1863 
Courtois, instituteur, à StVaast ( Manche ). . 1881 
Créances (J.-B.), principal du Collège d'Arnay-le- 

Duc (tIaute-Marne), 1886 



— 247 — 

Date de la nomination 
MM. Debon , négociant, ancien maire d'Isigny. . . 1882 
Delalnaï (Rriiest), conseiller général de la Seine- 
Inférieure, à Fécamp 1890 

Delavigne, herboriste et pharmacien de 1 "= 

classe, Graude-Rne, 55, Alençon 188A 

Demagny, négociant, maire d'Isigny 1882 

Demerliac, ingénieur des arts et manufictures, 
directeur des usines de Fontaineriaut, à Sées 

(Orne) 1889 

Dewalque (Gustave), professeur de minéralogie, 
géologie et paléontologie, à l'Université de 

Liège (Belgique) 1857 

DiAVET (l'abbé Félix), curé de St-Martin-d'As- 

pres, par N.-D. d'Aspres (Orne) 1879 

DoLLFus (Gustave), membre de la Société géolo- 
gique de France, rue de Chabrol, à5, à 

Paris 1873 

DucHESNE-FocRNET ( Paul ) , Conseiller général 

du Calvados, à Lisieux . 875 

Ddpont, pharmacien, à Mézidon (Calvados) . 1872 
DuQUESNE, pharmacien, à Pont-Audemer (Eure . 1873 
DunET, professeur à la Faculté libre de Méde- 
cine de Lille (Nord) 1870 

DuTOT, avocat, à Cherbourg 1883 

FjciiET, juge de paix, 7, rue Malakoflf, à Brest 

(Finistère) 1878 

Fleuriot (D'), conseiller-général du Calvados, 

à Lisieux 1873 

Fontaine, naturaliste, à La Chapelle-Gauthier 

par Broglie (Enre) 1881 

Fortin (Raoul), 2/i, rue du Pré, à Rouen . . . 1884 
Foucher, rue delà Véga, 17 et 19, Paris . . . 1871 
Frébet (l'abbé), professeur au Petit-Séminaire 

de La Ferté-Macé (Orne) 1881 

Gadeau de Kerville, 7, rue Dupont, à Rouen. . 1888 
Gahéry , receveur municipal, à Lisieux. , . . 186/i 



— 248 - 

Date de ta iiom<iialion 
MM. Gautier André), 3, rue de l'Air-Haut, à Alen- 

çon (Orne) 1890 

Gekvais, secrétaire de l'Inspection académique, 

à Évreiix 1875 

GiLLF.T , botaniste, 31, rue du Pont-Neuf, à 
Alençon 1867 

Godard, ingénieur des Ponts et Chaussées, à 

Bayeux 1!^90 

GouLABD, docteur-médecin, à Tinchebray (Orne). 1880 

Gouverneur, conseiller générai, maire de Nogent- 

le-Rolrou (Eure-et-Loir) 1885 

GuÉRiN, agent-voyer, à Sées (Orne) 1889 

GuÉRiN (Charles), propriétaire à Mesnil-Thié- 

bault, par Isigny-le-Buat (Manche) i890 

Hacqueville (d'), propriétaire, au château de 

Launey, près Orbec (Calvados) 188i 

Harcourt (duc d') ancien député, au château de 

Thury-Harcourt (Calvados) 1882 

HoMMEï, médecin, à Sées (Orne) 1858 

Hommey (Joseph), docteur-médecin, à Séps (Orne). 1881 

Hooel, ingénieur des Arts et Manufactures, à 

Condé-sur-Noireau (Calvados) 1890 

HovELACQUE (Maurico), docteur es sciences natu- 
relles, 88, rue des Sablons, à Paris 1890 

HuET, interne à la Salpêtrière, Paris 1879 

HusNOT, botaniste, àCahan, par Athis (Orne). . 186i 

Jardin (Edélestan), inspecteur de la marine en 
retraite, 51, rue de la Rampe, rt Brest (Finis- 
tère) 1861 

Joseph-Lafosse , naturaliste , ù St-Côme-du- 

Mont, par Carenlan (Manche) 1873 

JouAN, capitaine de vaisseau en retraite, 18, 

rue Bondor, à Cherbourg 187/i 

JouviN, pharmacien, à Condé-sur-Noireau (Cal- 
vados) 1875 

Joyeux-Laffuie (D""), professeur à la Faculté 



- 249 — 

Date de la nomination 
des Sciences, direcieur du Laboratoire ma- 
ritime de Luc-sur-Mer (Calvados) 1887 

MM. Klincksieck (P.). libraire, rue des Écoles, 52, 

à Paris 1886 

Lacaille, naturaliste, membre de plusieurs So- 
ciétés savantes, à Bolbec (Seine-Inférieure). 1869 

L\F0SSE (D""), rue d'Étretat, au Havre 1890 

Lance, docteur-médecin, à Fiers (Orne) . . . 1880 

Langlais, professeur départemental d'Agricul- 
ture, il Alençon 1883 

Lk BoriG.NE (Ernest), propriétaire, avenue du Tro- 

cadéro, 9, à Paris , . . . 187/i 

Lf.boucheb, docteur en médecine, rue du Fau- 
bourg-Poissonnière, 12, à Paris I87â 

Leboucheb , pharmacien, 91, Grande-Hue, à 

Alençon 1886 

Le Canu, pharmacien, à Carenlan (Manche). . 1889 

Leclerc (D^), rue du Chûteau, 1, h St-Lo . . . 1883 

Lf.cceur, pharmarien, à Vimoutiers (Orne). . . 1880 

Lecointe, professeur à l'École normale d'Évreux. 1882 

Le CovEc, direcieur des postes et télégraphes, 
à Rennes (llle-el-Vilaine) 1873 

Lemarchand (Augustin), négociant, rue des 

Chartreux, au Petit-Quevilly (Seine-Inférieure). 1888 

Lemarchand, médecin principal de l'armée, en 
retraite, à Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orien- 
tales) 1866 

Lemebay, professeur au Lycée de Dieppe (Seine- 
Inférieure) 1889 

Lr Roux (Lucien), licencié es sciences natu- 
relles, rue des Fourneaux, 38, Paris 1888 

Lekoy (Ovide), négociant, conseiller d'arrondis- 
sement, à Bellême (Orne) 18S8 

Le SÉNÉCHAL, docteur en droit, licencié es scien- 
ces naturelles, au Merlerault (Orne) 1883 

Letaco (l'abbé Arthur), aumônier des Petites- 
Sœurs des Pauvres, à Alençon (Orne). . ^ . 1877 



— 250 — 

[)ate de la nominit ion 
M Vf. Levavassf.ur, pharmacien, à Évrccy (Calvados). 1875 

LoDiN, professeur à l'École des mines, 85, rue 
des Sainls-Pères, à Paris 1875 

LoRiOL ( DE ) , géologue, à Frontenex , près Ge- 
nève (Suisse). . 1869 

Macé (Adrien, rue de la Duché , à Cherbourg. 1884 

Malinvaud (E.;, secrétaire général de la Société 

botanique de France, rue Linné, 8, à Paris.. 1804 

Marais, docteur-médecin, 21, rue des Buttes, à 

Honneur 1877 

MAucHAND(Léon), professeur à l'École supérieure 
de pharmacie , docteur en médecine et ès- 
sciences naturelles, à Thiais, par Choisy (Seine). 1868 

Makchand (E.), adjoint au maire/l'Alençon. . 1878 

Marlé, propriétaire , 166, rue Blomet , à Paris. 1881 

Maurï (Paul), au musée de Tacubaya, près 

Mexico (Mexique) 1890 

Mellion, ancien pharmacien, à VimoiUiers (Orne) 1859 

Menct (Henri), président de la Société artistique 

et industrielle, rue Christine, à Cherbourg. . 1888 

Michel, agent- voyer, à Évrecy ^Calvados). . . 1886 

Milne-Edwards (Alph,), membre de l'Institut, 
professeur au Muséum d'histoire naturelle, 
rue Cuvier, 57, à Paris 186i 

MoNOD, conseiller à la Cour de Cassation, rue 
Jacques-Dulud, 39, à Neuilly (Seine) .... 1889 

Morand, étudiant es sciences, à Paris (rue des 

Tisons, 119, à Alençon ) 1889 

MoLTiER , ancien notaire, rue de la Bienfai- 
sance, 2, à Paris 1877 

Pellerin (Albert), ancien magistrat, à Cin- 

Iheaux, par Brelteville-sur-Laize (Calvados) . 1887 

Pelvet, docteur-médecin, à Vire 1883 

Perdriel, ancien notaire, à Bretteville-sur-Odon, 

près Caen 1877 

Perrier (Henri), propriétaire, à Champosoult 

(Orne) , . . . 1879 



- 251 — 

Date de la nomination 
MM. Pjerrat , ornitJiologisle , à Gerbamont , près 

Vagney (Vosges) 1865 

PiLLET, professeur au Collège de Bayeux. . . . 1887 

PiQUOT ( Alphonse ), propriétaire, à Vimoutiers 

(Orne) 1883 

Poisson (Octave), propriétaire à Montribourg, 

par Châteauvillain (Haute-Marne) 1888 

PoNTus, rue Louis XVI, à Cherbourg 1889 

QuÉRUEL, pharmacien honoraire, place Nationale, 

12, à Vire 1866 

Ravenel (Jules), propriétaire, à Falaise. . . . 1875 

Réchin (l'abbé), professeur au séminaire de Ma- 
mers (Sarthc) 1888 

Renault (Bernard), aide-naturaliste au Muséum, 
professeur de Paléontologie végétale, rue de la 
Collégiale, 1, à Paris 1885 

Renai'lt, professeur de Sciences physiques et 
naturelles au Collège de Fiers (Orne) .... 1881 

Renémësnil ^G. de), professeur au Collège Sta- 
nislas, rue Notre-Dame-des-Champs, 66, ù 
Paris 1882 

Renou, avocat, naturaliste, quai de la Fosse, 68, 
à Nantes 1823 Fondateur 

RETOuT,professeurauCollègedeDonifront(Orne). 1878 

Richeu (l'abbé), professeur au Petit Séminaire de 
Sées (Orne) 1881 

Sausse (Georges) , aspirant de marine de l''"' 

classe, Ix, rue Crusse, à Caen 1889 

Skkodski, membre de la Société géologique de 

France, à Bayeux (Calvados) 1881 

Tavigny, propriétaire, à Bayeux 1879 

Thériot, directeur de l'École primaire supé- 
rieure, 1, rue Dicquemare, au Havre. . . . 1890 

Thiré, ingénieur des mines, à Congoulias de 
Sabara (Miuas-Geraes), Brésil 1877 

TopsENT (Emile), docteur es sciences, professeur 
à l'École de Médecine de Reims (Marne). . , 1885 



- 252 — 

Date de la nomination 
MM. Toussaint (l'abbé), curé de Bois-Jérôme, par 

Vernon (Eure) 1890 

Tbanchand, professeur au Collège de Lisieux . 1878 

Truelle, pharmacien à Trouville. ...... 1890 

TuBGis (D'), conseiller général, maire de Falaise 1886 
ZoBCHER , ingénieur des Punis el Chaussées, 
boulevard Sainte-Hélène, 85, au Mourillon, 

Toulon (Var) 18R3 



ADDENDA 

(au 2 mars 1890). 

MEMBRES RÉSIDANTS 

MM. Dbouet, propriélaire, rue Jean-Romain, 23. 
GuiLLET (D''), rue de Dernières, 10. 
Hamon (D') père, rue des Chanoines, 17. 

MEMBRES CORRESPONDANTS 

MM. BoNNECHOSE (,de , à Monceaux, près Bayeux (Calvados). 

Redon-Neïreneuf, membre de la Société Linnéenne de Lyon, 
22. rue des Prêtres, à Lyon (Rhône). 



iN'oîrt. — Prière à MM. les correspondants de rectifier, s'il y a lieu, 
la date de leur nomination el leur adresse. 



TABLE DES COMMUNICATIONS 



Pi%^R IWOIUS I>'i%.lJTE:URS 



MM. 

Bigot. Communication sm' VArchéen et le Cambrien 

dans le Nord du Massif breton et leurs 
équivalents dans le Pays de Galles, p. 33. 
— Communication sur Quelques Péléci- 
podes des Grès siluriens de l'Ouest de la 
France , p. 47. — Communication sur des 
phénomènes de décalcification que présente 
la carrière de Pont-de-Landes, p. 59. — 
Notice nécrologique sur M. Eugène Eudes- 
DeslongchamiDS, p. 83. — Communications 
sur la constitution et l'allure des terrains 
anciens dans le Sud du département de 
l'Orne, p. 203. 

Charbonnier. Discours sur la tombe de M. Eug. Eudes- 
Deslongchamps, p. 7. -- Allocution à la 
séance du Havre, p. 75. 

Corbière (L.). Compte -rendu de l'excursion botanique 
faite par la Société, les 27 et 28 juin 1890, 
à Pont-Audemer et au marais Vernier 
(Eure), p. 66. 

Dangeard. Communication relative à un article de 
M. Kuntsler, p. 45. 

Fayel (D'). Communication sur M. le D'' Ameline , in- 
venteur des mannequins d'anatomie élas- 
tique, p. 16. 



254 — 



Fayod, Sur une nouvelle application de la photo- 

graphie en Botanique (analyse de M. L.-J. 
Léger), p. 18. 

Jardin (Ed.). Aperçu de la Flore du Gabon, p. 135. 

JouAN (H.). Époques et mode d'apparition des diffé- 
rentes espèces de Poissons sur les côtes des 
environs de Cherbourg, p. 118. 

Lecornu (L.). Proposition relative au Bulletin météorolo- 
gique du Calvados, p. 17. — Sur le bassin 
silurien de la Brèche-au-Diable ( avec 
planche), p. 49. 

LÉGER (L.-J.). Analyse d'une note sur une nouvelle appli- 
cation de la photographie en Botanique, 
par M. Fayod, p. 18. — L'appareil latiei- 
f ère des Fumar lacées , p. 101. 

Lennier, Allocution à la séance du Havre, p. 76. 

Letellier (Aug.). Explications à propos du dépôt d'un 
Mémoire sur la couleur pourpre produite 
par le Purpura lapillus, p. 208. 

LiGNiER (O.). Contributions à la connaissance du bouton 
floral mâle de Chamœdorea elegans 
(planche I), p. 23. — Communication sur 
ses Recherches sur Vanatomie des organes 
végétatifs des Lécythidacées , p. 57. — 
Exposé de l'état de la Société depuis sa 
réunion de Bellème, p. 78. 

Mériel. Lettre de M. Mériel, p. 32. 

Saint-Germain (de). Discours sur la tombe de M. Eug. 
Eudes-Deslongehamps, p. 7. 



TABLE DES MATIÈRES 



Pages. 

Comi^osition du Bureau pour l'année 1890. ... 5 



SFANCE DU 13 JANVIER. 

Discours (le M. Charbonnier , président, sur la tombe 
de M. Eug. Eudes-Deslongchanips 7 

Discours de M. de Saint-Germain, doyen delà Faculté 
des Sciences 10 



SEANCE DU 10 F1':VRIER. 

Communieatioîi de M. le D' Fayel sur le D' Ameline , 
inventeur des mannequins d'anatomie élastique. . l(i 

Proposition de M. Lecornu relative au Bulletin météo- 
rologique du Calvados 17 

Note sur une nouvelle application de la Photogra- 
phie en Botanique, par V. Fayod (Analyse de 
M. L.-J. Léger) 18 



SEANCE DU 3 MARS. 

Contributions à la connaissance du bouton floral mâle 

du Chamœdorea elegans, par M. O. Lignier (PI. I). 23 
Observations de M. Danijeard 30 



— 256 



SEANCE DU 14 AVRIL. 

Lettre de M. Mériel, maire de Caen 32 

Communication de M. Bigot sur VArchéen et le Cam- 
hrien dans le Nord du Massif breton et levrs équi- 
valents dans le Pays de Galles 33 

Communication de M. Dangeard relative à un article 
de M. Kuntsler 45 



SEANCE DU 5 MAI. 

La Société Dodonea de Gand demande l'échange des 
publications 4(5 

Communication de M. Bigot sur Quelques Pélécipodes 
des grès siluriens de F Ouest de la France. ... 47 



SEANCE DU 2 JUIN. 

Résolution d'échange de publications avec V Annuai^'e 
géologique universel 48 

Sur le bassin silurien de la Brèche-au-Diable , par 
M. Lecornu (avec planche) 4!) 

Communication de M. Lignier sur ses Recherches sur 
VAnatomie des organes végétatifs des Lécythi- 
d accès 57 

Communication de M. Bigot sur des phénomènes de 
décalcification que présente la carrière de Pont-de- 
liandes 5'> 



— 257 — 



EXCURSION ANNUELLE A VILLERS-SUR-MER , PONT-AUOEMER 
ET LE HAVRE. 

Pfogrannue général de l'excursion 63 

Excursion géologique Id. 

Banquet du Havre 64 

Compte-rendu de l'excursion botanique faite par la 
Société Linnéenne de Normandie , les 27 et 28 
juin 1890, à Pont-Audcmer et au marais Vernier 
(Eure), par M. L. Corbière 0() 



SÉANCE PUBLIQUE AU HAVRE, LE 29 JUIN. 

Allocution de M. Charbonnier, président 75 

Allocution de M. Lennier 76 

Exposé de la situation de la Société depuis la réunion 

de Belléme 78 

Notice nécrologique sur M. Eugène Eudes-Deslong- 

champs, par M. Bigot 83 

Herborisait ions bryologiques dans les vallées de Saint- 

Aubin-Routot et d'Oudalle, par M. Thériot ... 95 
L'appareil laticifère des Fumariacées par M. L. -Jules 

Léger 101 

ICpoques et mode d'apparition des différentes esi)èces 

de Poissons sur les côtes des environs de Cherbourg, 

par M. Henri Jouan 118 



SEANCE DU 10 NOVEMBRE. 

La Socicté holanique bavaroise de Munich demande 

l'échange des publications 132 

Inauaiuration du buste de M. Morière Id. 



— 258 — 

Nomination de M. le D' Catois aux fonctions de Bi- 
bliothécaire de la Société 13o 

Aperçu sur la flore du Gabon, par M. Ed. Jardin. . 135 
Communications de M. Bigot sur la constitution et 
l'allure des terrains aiîciens dans le Sud du dépar- 
tement do rOinc 203 



SEANCE DU 1" DECEMBRE. 

Photographie d'Iguanodons itvcmntée par M. Beijot. 208 
Communication de M. Letellier à propos du dépôt d'un 
Mémoire sur la couleur poui'pre produite par le Pur- 
pura lapillus Id. 

Ouvrages reçus par la Société Linnéenne de Norman- 
die pendant l'année 1890 211 

Sociét'^s savantes avec lesquelles la Société échange 

ses publications 230 

Liste des Membres honoraires, résidants et correspon- 
dants 242 

Table des communications par noms d'auteurs. . . 253 

Table des matières 255 

Bulletins mensuels de la Commission météorologique 
du Calvados (année 1890) 



Caon, Imp. M. Delesciiies. 



PL L 




OLignier.deU lith 



BULLETIN MENSUEL DE LA COMMISSION MÉTEOllOLOGKiUE DU CALVADOS 



Janvier 18GO 



I _ Brouillard (Pf, S-H, Ts, V). 

i - Brouillarrl (Pf, Ts, V). — Gelée blanche (M). — Halo lunaire (S.H). 

;] _ Grésil (Ts). — Verglas (Pf, Ts). ' 

îj — Ciel l'ouge au lever du soleil (S.O). 

(5 - Brouillard (A). 

7 _ Gelée blanche (M). 

8 - Brouillard le matin (A, G, Ln, Pf, S.H). — Gelée blanche (Br, V). 

;t — Brouillard le matin (A, Pf, S.O, S.S).—Bourfjeonneme)it du sureau (V). 

1(1 — Brouillard (A, S. S, V). — Floraison chi perce-neige (A). 

Il - Brouillard (A, G, Lx, Pf, S.S, T). — Brume (V). 

\-2 - Brouillard (A, S.S, T). — Brume (Br, R). 

i:^ - Brouillard (A, M, Pf, S.S, T). — Brume (Br, R). 

j.'j — Brouillard (M). — Floraison de la primevère (A). 

17 — Brouillai d (Pf, R). — Brume (V). — Gelée blanche (S.O, Ts, V). — 
_ Ciel rouge au lever du soleil (G). 

10 — ÉCLAIRS le soir (I, R). — Bourgeonnement du noisetier (S.O). 

•2<3 - Tonnerre (V). - Grêle (T, Ts, V). — Floraison de la violette (A) et 
du jonc marin (S.O). 

'21 — Tonnerre, éclairs et grêle (R). — Giboulées (Pf). — Neige (R, S.O). 
— Passage d'oiseaucc de mer (A). 

■1-1 - Tonnerre (H, Pf, S.S, T). — Eclairs (H, Pf, S.S). - Grêle (H, S.S, 
T, V). — Grésil (Br). - Arc-en-ciel (V). 

•2:t - Tonnerre (Br, Ln, R, S.S). — Eclairs (Br, G, R, S.S). — Violente 
tempête: nombreux arbres renversés; la mer, démontée, rompt les 
digues à Houlgate et Isigny , couvre les marais de Sallenelles , 
, Ver, etc., et coupe la voie ferrée près de Gabourg. • 

■24 - ÉCLviRs (Ln). — Gelée blanche (G). -- Giel rouge au levant (S.O). 

'2;J — Arc-en-ciel le matin (G). — Débordement des fosses de Souci. — 
Inondation partielle de la prairie de Caen. — Bourgeonnement des 
arbres fruitiers (V). 

-2(î - Brouillard le matin (A). — Floraison de l'ellébore d'hiver, de l'ané- 
mone et du crocus (G). 

i' - Brouillard (A, I). — Floraison de la corbeille d'arqent ( Arabis 
alpina) (G). 

28 - Arc-en ciel le soir (M). — Floraison de la violette de chien (S O). 

211 - Brouillard (A, S.S). — Floraison de la violette bleue des jardins (S.O). 

:tii — Brouillard (A). — Floraison de la pommerole (S.O). 

•il - Brouillard (A, Br, I, Pf, R, T, Ts). - Gelée blanche (Ln). — Flo- 
raison de la pervenche bleue (S.O). — Apparition de mou- 
cherons (G). 



ABREVIATIONS. — A, Annebault — Bn , Bénv-Boc:igo - Br . Brémov — C. Ca-n — 

I m. (.aumoni-rKvenic - H, Honfleur - I, Isigriy — ln , L(}nault — ' Lx , Lisieux — 

M . Montpin,;oii - O . Oyeslrcham — Pf , I^ienofittc — Pv . Ponl-rEvêque — R , Roucamps — 

•■ n e-Honorme — S.O, SL-Ouen-le-Pin — SS , St-Sevpi- — T Tronville — Ts . Trévièrcs 

~ * , 1 Mare de Ver. 

Mois doux, humide et brumeux, caractérisé par la circulation de nombreuses dé- 
pressions entre l'Irlande, la Norwège et la Russie. Dans la nuit du :J1 au 22, une forte 
lempete se manifeste sur nos côtes ; le '■>?>, une tempête encore plus violente, venue 
;i Angleterre, cause en France de grands ravages : le vent atteint, au sommet de la 
'fur Lillel, une vitesse de 30 mètres par seconde. 

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DULLETIX MENSUEL DE LA COMMISSION MÉÎÉOROLOGKJUE m CALVADOS 



F'évrièr 18GO 



I — Gelée blanche (Pf.). — Bronillard le malin (A) 

- - Brouillard (A Br, T). - Ciel rouge au lever du soleil (S O) - FI, 
raison du fraisier sauvage (?,0) ^cn ^o.w;. x lj- 

' ~ ^mm'^^" ^^'^- ~ ^^'^^""^''^ (^)- - CJunU de Valouelte vers 

4 - Gelée blanche (A, C, I R). - Ciel rouge au couchant (A). 

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' ~ ""iSd 'S: '^"' ""' ^'' ""' '■''^- ~ ""'''' ^i-^he^À^kri) - ktoui?: 

7, 8, 9 — Gelée blanche (A). — Brouillard (A) 

10 - Gelée blanche (A, C, I, 8.H). — Brouillard (A) 

11 - Gelée j'ianche (A, c, I, S.H, V). - Brouillord (A). - Ciel rou^e ,u 

couchant (S.O). ' jou^t au 

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i;^ - Neige (Bn I, Ln, Lx, M, Pf, R, S.H, S.O, S.S, T) - Brouill-ml U. 
matin (A). - Arc-enciel le soir (V) ' '' ^"^"^^^^^'^l 't- 

Il - BrouiUaid le matin (k) ~ FeuiUaison du groseiller (A). 

' ~ ^rÊJi^hr Xll'n^^l- 7 I^^'<^""1^''^' (^^ Vf). --Chant de la 
g) lie (b.O - lloraison de la primevère et de la violette des 
bois ; feuillaison du sureau (V) 

" ~ ^fem^^f^^ ^'^'i-r.-Prl'^"'^ ^' ^/^/"^ ^'^)- - ^«^^«^^ cl'oiseauco 
ae mey (A). — Réveil de la grenouille (A) 

/ - f^ÇLURs (Ln).- Bronillard le matin (A).- Ciel rouge au couchant fV) 
d'HT\%:""' ^""'''' ^^^' ""'' '^°^^'^""^ (^')- - Semailles de ravoilh 
10 - Ciel rouge au levant (G, R); au couchant (A). - CJiant de la grive (V). 
m ^- MWO'Uion des limaces grise et noire (V). ^ ' 

I - B'-oui ard (Br, I Pf, Tv). - Ciel rouge au couchant (V). 

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i) - Neige (Br, Ln. R). — Brouillard le matin (A). 

i[; - Grêle (I). — Brouillard le mntin (A). 

-' - GRELE le soir (T)._- Neige légère (R, S.H). -Grésil (I, T V) - 

Brouillard le malin (A). — Ciel rouge au couchant (A) 
'■ ~ mamF'iïr' générale. - Grésil (C, S.H, T). - "Brouilhu-d le 

matin (A). — Feuillaison du poirier du Japon (M). 

^eKîsin''ïu''^N'E°"i,l'^"«!^^7 ^^™"^^^'■^ ^^\ l'^"^>''' température basse, et lèvent 
■Manche fait lournei le wnt .n^ r n ^""^TF ['^PlV^'^'"'"'^ «^^^"^^^^ '^^ ^'''"Pête sur la 
K''«entuent sur la mI?^.. i^.-L. Durant les trois derniers jours, les basses pressions 

^onlraste'"cL'pTet''avec cêhh'rîanJl:" ''" *^"''""'^ '' ™^'^ ''^ ^^^"^'" ^'™^ "" 

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BIJLLETIN MENSUEL DE LA COMMISSION MÉTÉOIIOLOGKJUE DU CALVADOS 
Mars 1890 

■I — Tonnerre (Ts). — Neige })resque générale : hauteur cenlini. (R), 
3 cent. (C), 1 cent. (M). 

2 _ Neige presque générale (12 centim. à Isigny). 

3 _ Neige (A, I, Ln, S.O). — Halo solaire (V). — Nidifica lion du merle el 

de la 2^ le (V). 

4 __ Neige (I, Lx, M). — Floraison de la jonquille (A). 

5 — Neige (A, Br, Lx, S.O).— Grésil (C, S.O).— Verglas (A, Br).- Couchant 

ronge (V). — Floraison de la jacinthe (A). 
(5 _ Brouilla:d le malin (A). — Feuillaison de la primevère jaune (S.O). 

7 _ Brouillard le matin (A). — Chant du rossignol (S.O). 

8 — Giboulées (Br, Ts).— ^Arc-en-ciel le matin (V). — Brouillard le matin (A). 

Chant de l'alouette (V). — Réveil de la chauve-souris (S.O). — Flo- 
raison du saule (S.O). — Feuillaison et floraison du poirier du 
Japon (R). 

9 — Grêle (M, R, S.O, V). - Grésil (S. H.) — Giboulées (O, Pf, T.s). — Gelée 

blanche (Br). — Brouillard (A). 

10 — Gelée blanche (A, C, îî.Yi).— Passage du pluvier doré (Y).— Floraison 

de l'orme (S.O). 

11 _ Brouillard le matin (A). A^^rivée de la bergeronnette (V). — Départ 

de la hécassine (V). — Nidification du corbeau (V). 

12 — Brouillard le matin [k). — Feuillaison du groseiller (V). 

13 — Brouillard le matin (A). — Apparition de papillons (S. H).— Papillons 

jaunes (forêt de Cinglais).— Réveil de la chauve-souris {N). — Nar- 
cisses en fleurs (forêt de Cinglais). 

14 — Brouillard le matin (A). — Gelée blanche (G, R, S. S, S.O). — Passage 

du van.neau huppé (V). 
Ig — Brouillard le matin (A). — Butinage des abeilles (V). — Floraison de 
la primevère blanche (S.O). 

16 _ Bi'ouillard le matin (A). -- Arc-en-ciel le soir (V). — Floraison de 

l'abricotier (A). 

17 - Brouillard (Pf.). — Gelée blanche (A, Br, C, I, Pf, R, S. H, Ts, V). - 

Halo solaire (V). 

18 — Brouillard (A). — Gelée blanche (C, I, R, S. H, V). — Floraison du 

pêcher en espalier (A). — Semailles du blé de printemps (A). 

19 - Brouillard (A, M, R). 

20 — Gelée blanche (A, Ts). — Semailles de Vavoine de printe^nps (A). 

21 — Gelée blanche (A, Br, M, R, S. H, Ts, V). 

22 — Brouillard le matin (A). — Gelée blanche (Br, Ts, V). — Floraison de 

l'abricotier et du pêcher (V). 

24 - Grè'.e (S.O). — Brouillard (A, R). - Gelée blanche (S.O). — Arc-en-ciel 

le soir (V). — Violente averse à Caen. 

25 — Grêle (T.s). — Giboulées (T.s). - Plusieurs arcs-en-ciel (V). — Feuil- 

laison du lis (S.O). ■ 

27 — Brouillard le matin (A). — Réveil de la grenouille (V). — Sortie de la 

limace grise (S.O). — Cri du crapaud {'S.O).— Apparition du bourdon 
des champs (V). — Arrivée des premières hirondelles (Pf). 

28 — Brouillard (A, C, S. H, Ts). — Arrivée des premières hirondelles (V). 

29 — Brouillard (AJ M, Pf, Ts). — Apparition du bourdon (S.O). — Passage 

d'oiseaux sauvages allayit au nord (R). 

30 - Brouillard (A, C, R, Ts, V). 

31 — Brouillard le matin (A). — Feuillaison et floraison du groseiller à 

piquants (S.O). 

ABRÉVIATIONS. — A, Annebault — Bn , Bény-Bocage — Br , Brémoy — C, Casn — 
Cm, Caumont-l'Eventé — II, Honfleur — I, Isigny — Ln , Lénault — Lx, Lisieux — 
M, Montpincon — 0, Ovestreliam — Pf . Pierreflife — Pv, Pont-I'Evêque — R, Roucamps — 
S.H. Ste-Ilônorine — S.'O, S'-Oiien-Ie-Pin — S S, St-Sever — T Trouville — Ts, Trévières 
- V, Phare de Ver. 

Jusqu'au 12, la pression est élevée sur l'Océan, basse sur l'Europe centrale et septentrio- 
nale. Le 12, les hautes pressions se propagent vers l'Est, puis elles sont refoulées sur la 
Russie par des dépressions qui abordent les côtes anglaises le 15 et le 24. Durant la dernière 
semaine, les hautes pressions reparaissent vers TEspagne. 





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BULLETIN iMENSUEL DE LA CO MMISSION MÉTEORQLQGKjLE DU CALVADOS 
JLvril 18GO 

1 _ Gelée blanche (A, C, S.O). — Passage de gibier de mer (V). — Réveil 

de la chauve-souris (Br). — Feuillaison du sureau (S.O). 

2 — Gelée blanche (A, C, R, S. H, S.O). — Passage de gibier de mer (V). — 

Chant du coucou (S. H). — Floraison du merisier (A). 

3 _ Gelée blanclie (A, C, S. H, S.O). — Brouillard (M). — Passage de gibier 

de mer (V). — Arrivée du chardonneret (S.O).— Floraison du poi- 
rier d'espalier (A). 

4 _ Gelée blanche {k, R). — Passage de gibier de nier fV). — Arrivée des 

hirondelles (Ts). — Floraison de l'épine noire (S.O). 
y — Gelée blanche (A, R, Ts). — Arrivée des hirondelles (S. H). — Feuil- 
laison de l'aubépine et du marronnier (S.O). 

6 - Gelée blanche (Pf, R, S.H, Ts). — Brouillard (A, Pf, V). 

7 _ Giboulées (Ln). — Grésil (S.O). — Chant du coucou (A). 

8 _ Tonnerre (H, Ln, M, Pf, R, S.O, Ts). — Éclairs (M.R). — Grêle (G, 

H, Ln, M, Pf, R, S.H, S. S, T.s, T.V). 

9 — Tonnerre (A). — Éclairs (A).— Grêle (Ln). — Brouillard le matin (A). 
\0 _ Grêle (Ln, R, S. S). — Neige (A, Ln, Pf, R). — Feuillaison de l'au- 
bépine (A). 

11 — Gelée blanche et giboulées (Ln). — Neige rare (A, S.O). — Chant du 

coucou (S.O). — Épiaqe du seigle (V). 

12 — Gelée blanche (A, C, I, R, SlH, SO, Ts). — Grésil (S.O). — Brouillard 

(G, S.H). — Floraison de l'orme (M). 

13 - Tonnerre (Ts). — Gelée blanche (A, R, S.H, S.O, V). 

14 — Tonnerre (Ts). -- Gelée blanche (A). — Chant du coucou (M). — 

Feuillaison du mélèze (S.O). — Floraison du poirier en haut 
vent (S.O). 

15 _ Tonnerre (C.M). — Brouillard le matin {A.).- Arrivée de la caille (V). 

— Arrivée des hirondelles (M, S.O). 

16 — Tonnerre et éclairs dans tout le département. Quatre vaches tuées 

et trois hommes renversés par la foudre (St-Vigor-le-Grand). — Un 
bœuf foudroyé (Marigny). — bOO gerbes de blé et d'orge brûlées par 
la foudre (Cintheaux). — Grêle (A, Br. C. V, 0). — Couchant rouge 
(Br). — Arc-en-ciel le matin (S.O). 

17 — Tonnerre (A, Br, C. H, R, S.H, S.S, Ts, V). - Éclairs (A. Br, C, H, 

S. S, Ts). — Grêle (Caen). — Arc-en-ciel le matin (S.O). — Sortie de 
la limace rouge (S O). — Arrivée des hirondelles de cheminée (A), 

18 — Brouillard (A, Pf, R, S.O, T). — Feuillaison du bouleau, du coudrier, 

du nias, du saule (S.O). 

20 — Tonnerre, éclairs et grêle (M). — Brouillard le matin (A). — Se- 
mailles de la betterave (V). 

23 — Brouillard (A). — Arc-en-ciel (M). — Feuillaison du tilleul (S.O). — 
Feuillaisoyx du hé Ire (A). 

25 - Tonnerre (Ln, V). — Grêle (S.O, T. V). — Brouillard (A).— Tempête. 

26 - Tonnerre (A, Ln). — Grêle (Br, C, R). 

27 - Tonnerre (A, Ln, R, S.O, S.S). — Éclairs (S.S). - Brouillard (V). — 

Chant du coucou (V). 

28 - Tonnerre (A). — Grêle (Br, S.S, Ts, V). — Gelée blanche légère (G, 

V). — Feuillaison du hêtre (Br). 

29 — Gelée blanche (C, S.O). — Brouillard le matin (A). 

30 — Tonnerre (S.S). — Brouillard le matin (A).— Gelée blanche (R).— Halo 

solaire (C). — Halo lunaire (G, S.H). — Feuillaison du hêtre et du 
chêne (S.O). 

ABRÉVIATIONS — A, Annebaiilt — Bn , Bény-Bocage — Br , Brémoy — C, Ca;ii — 
Cm, Caumont-l'Evpnlé — H, Honfleiir — I, Isigny — Ln , Li^^nault — Lx , Lisieux — 
M, Montinn-^on — 0, Ovestieham — Pf , Pierrefitte — Pv , Pont-l'Evêque — R , Roucam|is — 
S.H, Sie-Honorine — S."0, St-Oucn-le-Pin — S.S, St-Sever — T Trouville — Ts, Trévieres 
— V, Phare de Ver. 

Après une semaine de temps h-oid, dû à l'existence de basses pressions dans la région 
méditeri-anéenne, on voit s'établir jusqu'à la fin du mois un régime tout particulier : une 
muraille de hautes pressions barre en quelque sorte la route, du côté de l'Oural, aux de- 
pressions venues de l'Océan, les refoule sur TEurope centrale, et multiplie par la sur nos 
tètes les manifestations orageuses. 

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iilJLLETlN MENSUEL DE LA COM'îllSSlON MEIEOROLOGIIJUE DU CALVADOS 



Mai 1800 



i — Brouillard le matin (A). (S. H). — CJia,/ttl<; la tourterelle {\). — Ai'rlcce 
de la huse cendrée (V). 

2 _ ToxNEHRE (Bi% R, S.H). — Ec.r.AUis mv). - Bfouilhird le matin (X, C, 

Ts). Halo lunaire (G). — Roséo (V), — An^h-ce du Ltrerf/iti (Y). — 
Floraison du x>Qramier (Br). — Floraison du lilaset du fraisier (A). 

3 — Broiiillaril (A, M. S.O). — Floraison du trèfle rouge (V). 

4 — Tonnerre (A, <:, Lx, S.O. Ts, Tv, V). - Écl.urs (S.O), — Arrivée du 

martinet noir (V). — Feuillaison de l'Orme (Br). 

5 — Tonnerre (.\, C, H, Ln, M, Pf. S.O, SS, T.s, Tv). — Éclairs (A, H, Pf, 

S.O). — Grêle (A, C, Lx, M, S.O, Tv). - Aurore boréale (A). - Ciel 
rouye le soir, au N. et à l'B. (Br). 

6 — Tonnerre (Br, G, I, Ln, Pf, R, S. S, Ts, Vl —Éclairs (Pf, S.U, S.S, 

Ts, V). — Grkle (Br, S H, Ts). 

7 — ToN'NKRaE (Br, Ln. R, SS. — Écr.AiRS (S.S). — Grklr (S.S). — Arrivée 

du martinet (SU). — Floraison, d% muguet. (S.O). 

8 — ToNNEiîRE (Pf, R, Ts). - Brouillard (A, Br, G, M, Pf, R, S.H, Ts, V).— 

Goiiclianl ronge (S.O). 
î) — ToNNER-.E (Pf, S.S). - Brouillard (A, Pf, Ts). — Arrivée du martinet 

(S.O). — du raie (M).. 
10 — TuNNKRRK (ï, S.S). — ÉCLAiHS (A). — Flovaison du cytise (S.O). — 

Floraison du marronnier d'Inde et du trèfle rouge (A). 
H — To.NNERRE (Br, I, S.O, S.S, Ts). — Éclairs (A, Br, I). — Grêle (Br). — 

Réveil du hérisson (A). — Floraison du lilas (S.O). 
12 — Kclairs (A). 
15 — Floraison de Vépine Manche et rouge, du seigle^ du sainfoin (.\). — 

Floraison du frêne, du noyer, du petîpller fS.O). 
H) - ToxxERRK (A. Br, 'J, H, M, JPf. R, S.O Ts, Tv, V). - Éclairs (A, Br, 

(/, H, l'f, S.O, V). — Grêle (C). Deux hommes tués par la foudre à 

CambriMuer. — Une vache tuée à tlérouville. 

17 — ToNNERiuc (A, S.H). - É>;,LURS(.\. S.H). — Grêle (S.H). - Floraiso,/ 
de fauhépine iS.O^. — Floraison du sainfoin, du laiteron; plein 
floraison de la sauge des prés et de la pimprenelle : fruclifcatio. 
des ajoncs (marais dWrgences). 

18 — Tonnerre lointain, Écr.AiRs (A). 

49 — Tonnerre (A, Bn. Br, C, Lu Lx, Pf, R, S.H, S.O, Ts, V).— Éclairs (Bn, 
G, Lx, Pf, R, S.H, Ts, V). — S bœufs tués par la foudre au Dézert, 
près Gondé. 

22 — Rosée blanche (C) 

23 — Tonnerre (M). — Rosée (S.H). — Floraison du coquelicot, de la digitale 

liourprée : pleine floraison de Voseille, de la fleur de coucou, du 

glaïeul; fructification des laiches et cli Veuphorbe des bols (bord de 

l'Orne, à Hai-courî). 
2.i — Tonnerre (Br, G, L M, Pf, R, S.H, Ts). - Éclairs (Br, C, I, R, Ts). — 

Grêle (L Ts). — Gouchant rouge (Br). — Floraison du sureau (A). 
m — Tonnerre presque général. — Éclairs (A. Br, G, H, I, S.H, S.O. Ts).— 

Grêle (A, Ts). — Peupliers et carreaux brisés par la foudre, pr^ - 

dTsigny. 
2G — Tonnerre (Lx, R, S.H). — Floraison du catalpa et du piaulon-nla S.O 
27-28-29. — Bi-ouillard le matin (A). 

30 — Brouillard (A, Tv). 

31 — Brouillard le matin (A). 

ABRÉVIATIONS. — A. Annebault — Bn , Bény- Bocage — Br . Brémoy — C, Casn — 
Cm. C:uimom-rK\enu' — II, Ilontlear — I, Isigay — Ln , Lénault — Lx , Lisieux — 
M. Monipini-;on — O. Oyestrehnm — Pf . Pierrofilte — Pv, Pont-l'Evêquo — R, Roucamps — 
S.II, Ste-Honoiine — S.O, Si-Ouen-Ie-Pin — S.S, St-Sever — T, Trouville — Ts, ïrcvières 
— \', Phare de Ver. 

Depuis un siècle, la moyenne barométrique de mai n'avait jamais été plus basse 
(753 milHmètres à Saint-Maur, prés ParisW— Aussi lôs dépressions orageuses ont-elles 
régné presque en permanence sur nos régions: 



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BULLETIN MENSUEL DE LA COMMISSION MÉTÉOROLOGIOLE DC CALVADOS 



Juin 18GO 



1 — Brouillard le malin (A). — Gelée blanche (C, S.O).,— Couchant rouge 

(Bf). — Passage d'oiseaux sauvages (C). — Épiaf/e de l'avoine 
d'hiver (A, V). — Êpiage du blé (A). 

2 - Brouillard le matin (A). — Maturité du trèfle rouge (A). — Semailles 

du sarrazin (V). 

3 — Bi'ouillard (Aj. — Arrivée du maquereau (V). — Floraison du trè/fe 

hla>ic et de la vesce (A). 
-i — Brouilla rtl (A). — Coupe de la luzerne (V). 
— ÉCLAins le soir (Br). — Floraison du sureau (Br, S.O). 
G — Tonnerre (M). -- Coupe du sainfoin (V). 

7 — Tonnerre lointain (Rj. — Épiage du blé (V). — Floraison de la ciguë; 

pleine poraison de la camomille, du bleuet, de divers trèfles, de la 
scabieuse, de la clouce-amère; fructification de l'oseille el du saxi- 
frage granulé, etc. (entre Allemagiie et St-André). 

8 — Tonnerre lointain (R), — Chant de la huppe (M). 

9 — Éclairs le soir (A). 

10 — Tonnerre (Pf, R). — Éclairs (A). — Biouillard (A). — Semailles du 

sarrazin (A). 

11 - Ondées (S.H). — Épiage du blé (S.O). 

12 — Tonnerre (A). — Brouillard épais (A). 

13 — Tonnerre (A, C, Ln, Pf, R, S.O). — Éclairs et ciel livide (C). — 

Brouillard épais (A, Tv). 

14 - Tonnerre (R). — Brouillard (A). 

1.^ — Tonnerre et éclairs (A). — Brouillard (A, C, M, S.O). — Épiage de 
l'orge d'hiver (A). 

16 — Brouillard (A, G, S.H, Ts, V). — Passage d'oiseaux sauvages (C). 

17 — Tonnerre et éclairs (M), 

18 — Brouillard (A). — Arrivée du râle; chant de la caille (8.0). 

21 — Brouillard (M). — Apparition du taon (S.O). — Floraison du blé {\). 

25 — Brouillard (S.H, Ts). — Floraison du blé (A). 

26 — Passage d'oiseaux de iner (V). — Floraison de la luzerne [A). 

27 — Éclairs le i<oir (A). 

28 — Tonnerre (M). — Éclairs le soir (A). 

29 — Coupe du colza (V). 

30 — Tonnerre (A, S. S). — Éclairs (A, S.H). — Arc-en-ciel raprès-midi (A). 

— Tempête. 



ABRÉVIATIONS. — A. Annebaiiii — Bn , Bény-Bocage — Br , Bréinoy — C. Ca;n — 
Cm. Caumont-rEvenié — H, Hoiifleur — 1, I&igiiy — Ln , Lénauli — Lx, Lisieux — 
M, Montpinçon — 0, Ovestieham — Pf. Pierrefilte — Pv, Pont-l'Evêque — R, Roucamiis — 
S.H, Ste-Honoïine — S.t), Sl-Oiien-le-Pin — S. S, Sl-Sever — T, Trouville — Ts, Trévwres 
— V, Pbare de Vei'. 



Au début du mois, hi pression est basse «ur l'Europe occidentale, ainsi que sur la 
Hussie, et relativement élevée sur l'Europe centrale. A partir du M, une aire importante 
(le hautes pressions se forme en J>spagne, puis s'étend sur la France, refoulant à l'Est et 
au Nord les centres de dépression. A la lin du mois, l'aire de hautes pressions rétrograde 
vers le Sud, et, le oO, une bourrasque assez forte fait son apparition en Ecosse. 



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BULLETIN MENSUEL DE LA COiMMlSSION MÉTÉOROLOGlllLE DU CALVADOS 



Juillet 1890 



) — Tonnerre (A, Lx, b.O).— Eclairs (A, S.O). — Grkle (C, S.O) —Chute 
de la foudre à Beuvron et Victot-Pontfol (ini J)œuf tué dans cette 
dernière localité). — Semailles du colza (V). — Hepiquaae des bette- 
raves (A). 

2 - Brouillard (A.Tj. 

3 — Brouillard (A). — Couchant rouge (B)-). 

4 — Brouillard (A). — Aic-en-ciel le ^oir (V). — Récolte du foin (A) 

5 — Tonnerre (Br, G, Ln, Lx, S.H, Pf, R, 8 O, S. S, V). — Éclairs (Br Ln 

R). — Chute du tonnerre sur une maison, sur des peupliers et sur des 
lils télégraphKiues, à Crouay. - Clocher de l'Hôtellerie détruit parla 
foudre. — Brouillard (A).— Tempête. 
— Tonnerre (Pf, S,H, S.O). — Brouillard (A). 

7 — Cessation du chant du coucou (S.O). — Halo (C). — Floraison du 

sarrazia (V). — Brouillard (M). 

8 — Couchant rouge (Bv).— Maladie des pommes de terre (V). ~ Floraison 

du lys hlanc des jardins (S.O) 
9-10 — Brouillard le matin (A). 
11 — Couchant rouge (Br). 
1-2 — Tonnerre (St-Aubin). — Halo (C). 
13-14 — Brouillard le matin (A). — Tonnerre (M). 
Il) — Brouillard le matin (A). — Couchant rouge (Br, Y). 

16 - Brouillard le matin (A), et le soir (M). — Rosée (C). — Battage du 

colza (V). 

17 — Tonnerre et Éclairs dans tout le département, - Chute du tonnerre 

sur le collège de Condé; cheminées brisées. Plusieurs élèves disent 
avoir vu une boule de feu. — Grèlk (M) (Le même orage s'est dé- 
chaîné avec violence dans tout le nord de la France, en Belgique, en 
Angleterre). 

18 — Maturité du seigle (A). — Fauchage de l'avoine d'hiver (Y). 

19 - Tonnerre (C). 
■20 - Rosée (C). 

"21 — Brouillard le matin (A, M). — Cessation du chant du rassianol (S.O).' 

22-23-24. — Brouillard le matin (Aj. 

25 — Tonnerre (R). — Brouillard le matin (A, M).— Brume (Ln). — Halo (C). 

27 — Brouillard le matin (A). — Couchant rouge (Br). 

28 — Brouillard le malin (A, S.O). — Halo (G). 

29 - Brouillard le matin (A). — Rosée (C). — liécolte du seigle (A). — Ma^ 

turité de l'avoine d'hiver (A). 

30 — Brouillard le matin (A). — Halo (C). 

31 — Brouillard le matin (A). 

ABRÉVIATIONS. — A, Annebault — Bn , BéQv-Bocage — Br , Brémov — C, Cajn — 
Lm , Caumont-l'Eventé — H , Honfleiir — I , Isigny — Lu , Lénault — " Lx , Lisieux — 
M. MontpiiKjon — 0, Ovestieham — Pf . Pierrefilte — Pv, Pont-l'Evêque — R, Roucamps — 

l; Ste-Honorine — S.'O, St-Ouen-le-Pin — S.S, St-Sever — T, TruuviUe — Ts, Tréviùres 
— V, Phare ae Ver. 

pu 1'^ au 20, le temps reste pluvieux et orageux; la situation atmosphérique est trou- 
vée soit par des bourrasques bien nettes, comme celle qui aborde le 4 les eûtes de 
iretagne pour se transporter le l\ sur la mer du Nord, soit par des mouvemenis tourbil- 
lonnaires assez confus. Le grand orage du 17 se rattache à une dépression iiiarcliant du 
golfe de Gascogne vers les Pays-Bas. A partir du :!0, les hautes pressions se dessinent sur 
I Océan et s'étendent progressivement vers la France et fEuroiie centrale, refoulant au 
•>ord les basses pressions. Pendant cette dernière période, le temps devient assez beau. 

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BULLETIN MENSUEL DE LA COMMISSION MÉTÉOROLOGKJUE DU CALVADOS 



J^oût 1890 



\ — Tonnerre (C, Ln, M,Hf, R.S.H).— Rosée (V).— Brouillard le matin (A). 

2 _ Tonnerre (C, Ln, Pf, R, S.H, S.O, V). — Éclairs (C, Ln, Pf, S.H ). 

— Brouillard le matin (A). 

3 — Brouillard (A, Pf, S.O, Ts). — Passage de courlis (V). — Dépari du 

martinet (S.O). 

4 — Brouillard (A, Pf, S.O, Ts). — Couchant rouge (R). —Sciage du blé (A). 
8 — Rosée blanche (C). — Brouillard (A, G, N, Pf, S.H, S.O, Ts, V). — 

Coupage de l'avoine d'hiver (R). 

6 — Brouillard (A, Pf, Ts, S.O, V). — Passage de hérons (V). 

7 — Brouillard le matin (A, C, Pf, S.O, Ts, V). 

8 — Tonnerre (S.H). — Brouillard (A, Pf, S.O, Ts, V). — Mer agitée (V). 

9 — Tonnerre et Éclairs (G, Ln, I, R, S.H, Ts, V). — Brouillard (A, S.O, V). 

— Passage d'oiseaux de mer (St-Aubin). 

10 — Tonnerre (A, C, I, Lx, M, Pf, S.O). — Éclairs (I, S.O). — Grêle (A). 

— Fauchage de l'avoine (A). 

U _ Tonnerre et Éclairs (A). — Grêle (A). — Brume (Ln). 
12 — Fauchage de l'orge (V), 
U — Tonnerre (M). 

16 — Tonnerre (A). — Coupage du blé (R). 

17 — Tonnerre (M, Pf, S.O).— Éclairs (Pf, V, S.H).— Brouillard le matin (A). 

18 _ Tonnerre (G, I, Pf, R, S.H, Ts, V). — Éclairs continuels embrasant 

tout le ciel. — Grêle (Ts, V). — Deux vaches et un peuplier fou- 
droyés (I). — Mer phosphorescente (St-Aubin). —Passage de courlis 
(St-Aubin). 

19 _ Tonnerre (M). — Brouillard le matin (A). 

20 — Arc-en-ciel le matin (A), — Fauchage de l'orge (A). 
21-22 — Brouillard le soir (A). 

23 — Tonnerre et Éclairs (S.O). 

24 — ÉCLAIRS (G, R, S.H, V). — Arc-en-ciel (M). 

25 — Tonnerre et Éclairs (H). — Rosée blanche {C). — Rassemblement des 

hirondelles (Pf). — Coupage de l'orge (R). 

26 — Grêle (A). — Gouchant rouge (A). 

27 — Tonnerre (A). — Éclairs (A, S.O). — Grêle (A). —Plusieurs arcs-en- 

ciel (V). — Sciage du sarrazin (A). 

28 — Tonnpjrre (M, S.H). — Brouillard (M). — Rassemblement des hiron- 

delles (V) 

29 - Tonnerre (G, Ln, Lx, R, S.H, S.O, T, V). — Éclairs (Ln, S.H, S.O 

V). — Brouillard (M). — Passage d'oiseaux de mer (S.H). 

30 — Gelée blanche (G, Ln). . ,^ „ ^ rr. ttv 

31 - Tonnerre (G, Ln, M, R, S.H, S.O, Ts, V).- Eclairs (Ln, S.O, Ts, V). 

— Ghute de la foudre sur le clocher de St-Aubin (légères avaries. — 
Gouchant rouge (M). 

ABRÉVIATIONS. — A, Annebault — Bn , Bény-Bocage — Br, Brémoy — C, Casa — 
Cm, Caumont-rEventé - H, Honfleur - I , kigny - Ln , Lénault - Lx , Lisieux - 
M, Montpinçon-0, Oyestreham - Pf . Pierrefitte - Pv. Pont-l Eveque - R, Roucam s - 
S.H. Ste-Honorine - S.O, St-Ouen-le-Pin - S.S, St-Sever - T, TrouviUe - Ts, Trévieres 
— V, Phare de Ver. 

Le 15 et le 26, des bourrasques importantes sont signalées au large de l'Ecosse, mais ne 
pénètrent pas sur le continent. En revanche, la situation est fréquemment troublée pay. ^es 
dépressions orageuses. L'orage de la soirée du 18 n'a été, dans le Calvados, que 1 écho 
afiaibli d'un terrible cyclone, qui a exercé ses ravages à Vitré, Dreux, Epone, et a &ie- 
Claude (Jura). 













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ByiLETlN MENSUEL DE LA COMMISSION MÉlEOROLOGUlLE DL CALVADOS 



Septemlbre 18QO 



1 — Tonnerre (M). — Brouillard (A, C, S.O, Ts). — Gelée blanche (C, Ln). 
_ Brouillard (A, Ts).— Gelée blanche (Ln).— Rosée blanche (Cj.—Sewfle'Z^e.ç 

dit trèfle rouge (V). 
3 _ Brouillard le matin (A, Ts).— Rosée blanche (C). — Couchant rouge (M). 
.i — Brouillard (A, Ln, T, Ts). — Coupage du sarrazia (R). 
fj — Brouillard (A, C, Lx, M, S.O, Ts).— Brume (S.H). 
t; — Brouillard (A. C, Lx, M, Pf, S.H, S.O, V). — Semailles de Vavoiae 

d'hiver et du seigle (R). 
7 - Brouillard (A, G, Ln, Lx, M, Pf, S.O, V). 
^ _ Brouillard le matin (A. Ts). 
_ Brouillard (A, C, S.H, Ts). 

10 - Brouillard (A, G, S.O, Ts). - Rosée blanche (M). 

11 - Brouillard (A, G, Lx, Pf, S.H, S.O, Ts, V). — Rosée blanche ;M). 

1-2 — Brouillard le matin (A, C, Lx, Pf, S.O, Ts). — Gelée blanche (VI). — 
Départ des hirondelles (Rj. 

18 — Brouillard le matin (A, G, Ts).— Gelée blanche {M).— Départ des liiroa- 
detles (V), 

14 — Tonnerre (M). — Brouillard le matin (A, Ts). 

iU — Brouillard (A, G, M, Ts). — Gelée blanche (G). — Départ des hiron- 
delles (Bn). 

10 - Brouillard (A, G, Ts). — Rosée (G, S.H). 

M — Tonnerre (G, H, Ln, Lx, Pf, R, S.H, S.O, S.S, T. V).— Éclairs (G, H, 
S.H, S.O, V). — Grosse grêle (St-Aubin). — Brouillard le matin (.\). — 
Passage d'oiseaux de mer (S.H). 

18 — Tonnerre (A, S.S). — Écl.\irs (A). — Départ des premières hii'on- 

delles (S.O). 

19 — Tonnerre (A). — Éclairs le soir (A, G, R). — Arrivée des bécassines (V). 
20— Tonnerre (G). — Éclairs (A. G). — Brouillard (M). —Giboulées.— 

Arc-en-ciel l'après-midi (A), — Arrivée du râle et du genêt (Y). 
•21 — Tonnerre et Eclairs (I). — Grêle légère (I).— Brouillard le malin (A).~ 

Disparition des hirondelles (S.O) 
•2n — Tonnerre (H, R). — Éclairs (H, S.O). — Brouillard (M). — Rosée 

blanche (C). — Gouchant rouge (A). 
U — Gelée blanche (Ts). — Gouchant rouge (Br, M). 

20 — Gelée blanche (Ts). — Gouchant rouge (A, Br). — Maturité du raisin (A). 
■20 — Brouillard (Pf, S.O). — Rosée blanche (G). — Gouchant rouge (A, M). 

27 — Brouillard (A, Br, Lx, Pf, S.O, T, V). — Récolte des premières pommes 

(A). — Maturité du pécJier de haut voit (A). 

28 - Brouillard (A, S.O, V). 

29 - Brouillard (A, Br, M, S.O). 

30 — Brouillard (A, Br, Lx, Pf, S.O).— Gelée blanche (Ts).— Gouchant ronge 

(Br). — Passage d'oiseau.»' de mer (.\). 

ABRÉVIATIONS. — A, Annebault — Bn , Bény-Bocage — Br , Brémoy — C. Ca;n — 
l-'m , Caumont-l'E venté — H , Ilonfleur — I , Isigfiy — Ln , Lénaull — Lx , Lisieu.x — 
M. Montpinçon — 0, Oyeslrebam — Pf . PieiTefttte — Pv, Pont-l'Evêque — R, Roiicamps — 
S.ll, Ste-Houorine — S.O, Si-Ouen-le-Pin — S, S, St-Sever — T, Trou ville — Ts, Trcvi.>res 
— V, Phare de Ver. 

F.es basses pressions qui régnent au début, d"une part sur le nord-ouest de l'Europe, 
(l'autre part sur la mer ^'oire, se réunissent le G à travers la Hussie, et y séjournonl jus- 
qu'au 16. Pendant ce temps, la iiression reste assez élevée sur nos régions. Du 13 au t(>, un 
mouvement secondaire se manifeste sur la Méditerranée. Le 13, le baromètre baisse sur 
Ifs iles Britanniques, annonçant le voisinage de fortes bourrasques qui. jusqu'à la lin du 
mois, circulent entre l'Irlande et les côtes de Xorwège. Leur inlluence se traduit en France 
ilu 17 au 26 par des manifestations orageuses accompagnées de pluies al)ondantes. Le 11, 
lie 1,'randes inondations ravagent l'Ardèebe, le Var et une partie des départements voisins. 

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m.Um MENSUEL DE LA mmm\ .^iM^OHOLOliliitE Dli CALVADOS 



Octohre 18QO 

1 — Gelée blanche (Ts).— Brouillard le mal.— iJcpart de la (/rue cendrre ,\). 

2 — Geléeblanche(M,Ts).— Brouillard le matin (A). — Couchant rouge(Br).— 

Semailles de l'avoine dliivcr (V). 

3 — Gelée blanche (C, Pf, R, S.O, Ts, V). — Brouillard le malin (A). — Cou- 

chant rouge (Br). — Plantation du colza (V). 
.1 — Gelée blanche (C, S.O).— Brouillard (A, C, M).— Semailles de Varoiae, 

du blé, de l'orge (A). 
■j — Gelée blanche (Ts).— Brouillard le matin [k).~Arrivce de la corneille 

manteh'e (V). 
tl — Brouillard (A, Br). — Coucliunt rouge ["SI). — Se niai tics de blé (V). 

7 — Gelée blanche (M). — Biouillard le matin {^.O). — Arrivée de l'alouette 

d'hicer [W). 

8 — Brouillard (A, Ln. Pf, T). — Matnrit'i du chêne (A). 

— Gelée blanche (A, Br, C. I, S.U, V). — Brouillard le matin (A). 

10 - Gelée blanche (Br, I, Pf, R, S.H, S.O, V). — Brouillard (M). — Couchant 

rouge (Br). —Destruction du dahlia (S.Oj. 

11 - Gelée blanche (Br, I, Pf, R, S.H, S.O, V). —Brouillard le matin (A. M).— 

Couchant louge (Br). 
\'l — Gelée ])lanche (Br, R, S.O, V). — Brouillard le malin (A, C). — Cnuchant 

ronge (Br). 
b! — Gelée blanche (Br, R, S.O, \). — Brouillard le malin (A, C). 
U - Gelée blanche (Br). — Brouillard (A. C, S.H. S.O, V). — Défeuillaison 

du peuplier (Br). 
15 — Brouillard le mat. (.\) — Dcfeuillaison du noyer (A) et du merisier (Br). 
10 - Tonnerre (A. Lx, S.O, T).— Eclairs (A).— Grêlb (A, S.O, S.S,T, V).— 

Brouillard (Tvl).— Couch. rouge (Br). — Défeuillaison du platane (Br). 

17 — ToNXERRE (A). — Grêle (A, S^).— Défeuillaison du frêne (A). — Matu- 

rité du châtaignier (A). 

18 — Éclairs (A). — Grêle (A). 

19 — ÉCLAIRS (A). — Grêle (A). — Gelée blanche (T.<). — Passage de gibier 

de i/ier (V). 

20 - Brouillard (A). - Couchant rouge (Br). 

21 - Brouillard' ^A, I, Tj. —Semailles du blé (Br). 

22 - Gelée blanche (V). — Brouillard (A, S H). — Couchant rouge iBr). — , 

Défeuillaison "du châtaignier (A). 

23 — Gelée blanche (Ln, M, R, S.H). — Brouillard (A, 'ï).— DéfeuiUais<,n du 

prunier et du poirier d'espalier (A). 

24 — Brouillard (A). — Défeuillaison du tilleul, du hêtre, dic pe/'j^lier et 

du marronnier (S.O), 

25 — Brouillard (A, I, T). 

20 — ToN-NEHRE (A, H, S.O,T.— ÉCLAIRS (A, H, S.O).— Ghklk (A, H, S.O T).— 
Passage d'oiseaux de mer lA].—A7-ricée du grand corbeau (V;. 

27 — Gelée blanche (Ln). — Flocons de neige (Br). — Départ de la caille, du 

pigeon ramier, de la tourterelle (V). 

28 — Neige légère (A, Br, M, R, S.O).— Giboulées (Pf). -Gelée blanche Lx.— 

Passage de canards sauvages (A). 

29 — Gelée blanche (Ln). — Brouillard (A). 

30 - Brouillard (A, C, L Pf, Tj. 

31 - Brouillard (A, C, S.O, T). 

ABRÉVIATIONS. — A, Annebault — Bn , Bény-Bocage — Br . Brémoy — C. Ca ^n — 
Ui C;iiim(,ni-l"Evenlé — H, Honfleiir — I, Isigiiy — La, Lôiiaull. — Lx , Lisieiix — 
M. Monniiurou — 0, OyesU'eham — Pf . Piorrefiite — Pv. Poiit-l'Evêquc — R, Roiu-ainiis — 
s.ll, Ste-ilonorine — S.'O, Sl-Oucu-le-Pin — S. S, St-Sever — T, Trouville — Ts. l'iovi.-res 
— V, Phare cio Xav. 

La première quinzaine est marquée par une ])ériodo de beau temps, pemlanl la(|uelle 
les bourra.squcs restent confinées dans l'extrême nord de l'Europe. A partir du i.'i. les 
nautcs pression.s sont refoulées vers l'Espagne et le temps devient on France lorlement 
pluvieux. Les orales du 16 sont dus à une vaste dépression établit- sur la mer dn .Nord; 
••^■enx (lu IW se ratt;iclient à une autre dépression dont le centre se Ironve à Stocliliolni. 

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JSTovemhre 18QO 



i — ÊCLA.1RS le soir (A). — Gelée blanche (Ts). — Défenillaison du mar- 
ronnier d'Inde, du peui:)Uer (A), et du lilas (S.O). 

2 — Tonnerre le soir (I.n, Lx, Pf, R). - Éclairs le soir (A, R, S. H). - 

Arc-en-ciel (V). — Dcfeuillaison du tilleul et du coudrier (Â). 

3 — Tonnerre (Ln). — É(;l.\irs le soir (A). — Défeuillaison du noisetier 

(S.O). 

4 _ Tonnerre le soir (S. H). — Grêle (A). 

5 _ Tonnerre (S.O, V). — Éclairs (V). — Grêle (A). 

6 _ Tonnerre el ÉCLAIRS (Ts). — Grêle (A). — Rrouillarcl le matin (!M). 

7 — Arc-en-ciel l'après-midi (M). — Mer démontée (V). — Passage d'oiseaux 

de mer (G). — Dé feuillaison du pommier (S.O). 

8 _ Grêle (A). — Brouillard (M). — Gouciiant rouge (Br). — Maturité du 

néflier (A). 

9 — ÉCLAIRS le soir (A). — Brouillard (A. M). 

10 — Brouillard (A, R). — Couchant rouge (M). — Défeuillaison du chêne et 

du hêtre (A). 
[1 _ Grêle (Br, Ts). — Couchant rouge (A, Br). — Arc-en-ciel (V), 

12 — Gelée blanche (A, C. Ln, R, Ts). - Brouillard le matin (A). 

13 _ Grêle (Br). — Brouillard (A, T). 

14 — Brouillai'd (A, V). — Dêfeuillaison du chêne (S.O). 

15 _ Brouillard (A, M). — Couchant rouge (A, Br). — Défeuillaison du 

poinmier (A). 

16 - Brouillard (Pf). - Couchant rouge (A, Br). 

[7 _ Bi'ouillard (Br, M. Pf). — Couchant rouge (A, Pf). 

18-19-20 — Brouillard dans jilusieurs stations. 

21 _ Brouillard (A, Ln, Lx, Pf, R).— Couchant, rouge (M). — Dêfeuillaison 

du yiéflier (A). 
à2 — Tonnerre (S.O). — Brouillard (Â, Ln). — Levant rouge (Br). — Couchant 

rouge (M). 

23 — Grêle (A). — Passage d'oies sauvages (A). 
U — Tonnerre le soir (C. Ln, M, S. H. V). — Éclairs le soir (Br, C, Ln, M, 

S. H, Ts). — Arc-en ciel (Pf, S.H). — Arc-en ciel lunaire (S. H). 
25 — Tonnerre le matin (M). — Éclairs le soir (Br, C, I, Pf. Ts) — Grêle 

(Br, C, R). — Arc-en-ciel (S.H). — Giboulées (Pf). — Passage d'oies 

sauvages (A,S,0). 
— ÉCLAIRS le soir(Pf, R). Grêle (M). —Neige (V, Br, I, R, Ts). - Gelée 

blanche (R). — Couchant rouge (M). — Destruction des artichauts 

(Br). 
57 — Chutes de neige générales couvrant le sol sur une hauteur comprise 

entre 12 et 60 centimètres. — Deux trombes marines en face de Port- 

en Bessin. — Passage d'oiseaux de mer (A). 

28 — Neige (A, I, Ln, M). — Passage d'oiseaux de mer. 

29 _ Chutes de neige générales (3 à 9 centimètres). — Lauriers tins et 
aucubas gelés au Jardin des Plantes. - Passage de courlis (V). 

30 — Brouillard (C). — Défeuillaison de l'aune (S. O). 

ABRÉVIATIONS. — A, Annebault — Bn , Bény-Bocage — Br , Brémoy — C, Cam — 
Cm , Caumont-l'Eveaté — H , Honfleiir — I , Isigiiy — Ln , Lénault — Lx , Lisieux — 
M, MoQtpingoa — O , Oyestreham — Pf , Pierrefilte — Pv, Pont-l'Evêqiie — R , Roucamps — 
S.H, Sie-Honorine — S.O, Si-Ouen-le-Pia — S.S, St-Sever — T, Trouville — Ts, Trévières 
— V, Phare de Ver. 

Pendant la première quinzaine, de nombreuses bourrasques se succèdent sur les côtes 
l'Angleterre et s'avancent plus ou moius sur la mer du Nord. Puis, la situation devient 
pendant quelques jours assez belle. A partir du 20, une forte dépression, venue du Nord, 
descend peu à peu sur l'Allemagne, la Russie méridionale, la Mer noire, puis changeant de 
direction, gagne le 26 les côtes d'Italie. A ce moment, un refroidissement rapide et extraor- 
dinaire est signalé dans toute la France. 



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Décembre 18QO 



' ~ ^W^: i:s?ïs! T.\)? ^^' ^^' ^^' ^■^' '^•'^- - Brouillard (Br, C, Lx, 

2 - Givre (Br,' M, Pf, R, S.O). - Brouillard (Br, C, Pf. R. S O S S V^ 

3 - Neige (A) - Givre (R, S.O). - Brouillard (Br G, rVs S V) _ Levant 

et couchant rouges (Br). v , ^, n, o.^, vj. Levant 

A — Neige (Br, Ln). — Verglas (Lx, M). - Brouillard (Pf S S) 
îi - Neige (Ln). — Givre (M). - Brouillard (M, R, S.S). ' 
() - Brouillard (Br, Pf, R, S.S). ' ^ 

7 — Givre (R). — Brouillard (A, Br, S.S). 

8 - Givre (R). - Gelée blanche (S.H, Ts). - Brouillard le soir (\) — Pas- 

sage a oiseaux de mer (V). '' 

.!! - S^^^^ ^/l^"^^^ ^^hr~ ?^<>^^illa''f^ (A, Br, C). - Couchant rouge (Br). 
10 - Givre ^^^-^R^- " Verglas (A). - Brouillard (Br, C, I, Lx, M, Pf, S.O, 

'^ ~ ^''ràg^i\t)' '^' ^'^^' ~ ^'°""^^^"^^ (^'^^•' C, Pf, S.H, V). -Couchant 

12 - Givre (Br, M, R, S.O, V). — Gelée blanche (V). - Brouillard (\ Br V) 

13 - Givre (M, R). — Brouillard (Br, V). — Couchant rouge (Br) 

14 - Eclairs le soir (Br). - Brouillard (C, V). - Passage d'un bolide à 

Branville (A). 

15 - Neige (S.O). - Givre (M). - Brouillard (Br, C). - Levant rouge (Br). 

— Passage de cygnes (A). & v / 

16 -. Neige (Br). — Brouillard le matin (Br). 

■ \l - S'^-'^ (g-^' J^)- - 9'T'^ (G, T). - Passage de gibier de mer ( V]. 

18 _ Neige (Br, H, I, O, S.O, T). - Grésil (C, S.O, T). - Verglas (T> — 

Brouillard le matin (C). ° ^ ' 

19 - Neige (C, Ln, M, R, Ts). - Verglas (Pf). - Cinq centimètres de neige 

(C). — Tempête. ^ 

20 — Verglas (M). — Couchant rouge (Br). 

21 — Gelée blanche (S.H). - Brouillard (C, V). 

22 - Givre (Br, Pf, R, S.O). - Brouillard (Br, C, I, M, Pf, R, S.H, S.O, S.S, 

23 - Givré (Br C, M, Pf, R, S.S). - Brouillard (Pf) - Levant et couchant 

rouges (Br). 

24 — Givre (Br, Pf, R). — Brouillard (Pf). 

~ ^'(BrV'^^' ^^ ^' ^^^' ~ ^'""'"^'■'^ *^'^' P^' ^^' ^')- - Couchant rouge 
26-27-28 — Givre et brouillard dans plusieurs stations. 

2J - Neige (I). - Givre (R, S.O). - Brouillard (Br, M). - Couchant rouge 
^ (Br). — Passage de hérons (A). 

.A _ Verglas général. ^ Couchant rouge (Br). — 28 centimètres de glace sur 
1 étang (M). — Passage d'oiseaux de mer (M.V). 

Cr^^^^^"^}^^- — -^' Annebauit — Bn , Bény-Bocage — Br, Brémov - C, Ca^n — 
M 'Vf.n,""'°°'"^^''.^°'^ - H' Honfleur - I, Isigay - Ln , Lénault - ' Lx , Ùsieux - 
M. .Montpin.-on- 0, Oyestreham - Pf . Pierrefilte - Pv. Pom-rEvêque - R , Roiicamps - 
- V Slf-Honorme - S.O, Sl-Ouen-le-Pin - S S, St-Sever - T, Troaville - Ts, Trévières 
', rnare de Ver. 

1p<! nr"^ — .'^^- ^'"^c^nibre a été remarquable par la persistance du froid. En même temps, 
(In £ p'P"^/'<^"s atmosphériques ont été très faibles. du moins en Normandie, et les vents 
Franr ^T '"♦^stés prédominants. Cette situation était occasionnée par l'extension jusqu'en 
(le tem'* P'avers l'Europe centrale, des haut(s pressions sibériennes, refoulées seulement 
(Ipnro -^ ^ ^"^^^ P^'" ^^^ mouvements tourbillonnaires. Le 3, on signalait de nombreuses 
v^n„; m f secondaires depuis l'Espagne jus<iu'à la Suède. Le 19, une violente tempête, 
x-iiue a Irlande, avait son centre près du Havre. 

ù I<!.w''V'*^ ""î^ \bservations tlii^rjnométriqa(s de novembre. — Pour la niovenii.' desmaxima 
'S'gnj, lire : llo,8 au lieu de 19°,9. 






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Caen. — Inip. Ileini Delesques. 



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BULLETIN 



DE LA 



SOCIÉTÉ LINNÉENNE 

DE NORMANDIE 

FONDÉE EN 1823 

Et reconnue d'ulililé publique par décret du 22 avril 186!{ 

4e SÉRIE. — 4^ VOLUME 

AIVIVÊE ISOO 




GAEN 
HENRI DELESQUES, L^IPRLMEUR-LIBRAIRB 

Rue FnoiDR , 2 et 4 

1891 



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Paru le 20 Mars 1891. 



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Afin de pernieltre à ses membres de compléter leur collection, la 
Société Linnéenne leur donnera, 'a prix réduits, les volumes suivants 
des Mémoires : 

Terne 1 5 fr. an lieu de 8 fr. 

Tome VI 8 — 10 

Tome VTII 15 — 20 

Tome IX 12 — 15 

Tome X 15 — 20 

Tome XI 15 — 20 

Tome XII 12 — 15 

Tome XIII 15 — 20 

Tome XIV 20 fr. 

Tome XV 20 fr. 

Tome XVI AO fr. 

Le prix de chaque volume du Bulletin est porté à. . . . 10 fr. 

l'our obtenir ces volumes, s'adresser à M. Lior, bibliothécaire 
de la Société, 2j>'\ Chemin d'Autbie, à Caen. 



Par décision prise à la Séance du 3 décembre 1888, 
la Société a décidé que dorénavant le Bulletin paraî- 
trait par fascicules trimestriels. 

Toutefois, ces fascicules ne seront adressés trimes- 
triellement qu'à MM. les Membres correspondants ou 
résidants qui en auront fait la demande, II en sera de 
même pour les Sociétés correspondantes. 

Tous les autres Sociétaires et toutes les autres So- 
ciétés recevront le Bulletin en un seul volume, qui 
paraîtra dans le courant de janvier de chaque année. 



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