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Full text of "Bulletin de la Société royale de botanique de Belgique"

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BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ROYALE DE BOTANIQUE 

DE BELGIQUE 




Giiiul, imp. C. Aiinool-Braocknian. 



BULLETIN 



DE LA 



^ ^ 



SOCIETE ROYALE DE BOTANIQUE 



DE BELGIQUE 



FONDÉE LE l^-" JUIN 1862 



TOME QUATORZIÈME 




BRUXELLES 

AU SIÈGE DK LA SOCIÉTÉ 
JARDIN BOTANIQUE DE l'ÉTAT 

i875 




i 




Conseil d'adiniDislration de In Société pour 
raiinée 187S. 



Président : iM. 13. -C. Du Mortier. 

Vice-préùdenls : 

MM. F. MCLLER. - J.-J. KiCKX. 



Secrétaire général : 
M. F. Crépin. 



Secrétaire des pahlications 

M. A. COGNIAIJX. 



Trésorier ; M. L. Coomans. 



Conseillers : 



MM. Ch. Baguet. 
Ch. Gilbert. 
Éd. Martens. 



MM. L Pire. 

C. Van Haesendonck. 



28496 



RÈGLEMENT. 



Article premier. 




La Société royale de Botanique de Belgique, dont le siège 
est fixé à Bruxelles, s'occupe de toutes les branches de l'his- 
toire naturelle des végétaux. 

Son but est surtout de rassembler et d'étudier les matériaux 
de la flore du pays. Elle forme à cet effet des collections de 
botanique et publie un bulletin. 

Art. 2. 
La Société se compose de membres efTectifs et de membres 

associés. 

Art. 5. 

Les membres efTectifs ont seuls le droit de vote. Ils payent 
une cotisation annuelle de dix francs. 

Art. 4. 
L'admission des membres effectifs a lieu par le conseil; 
celle des membres associés, ainsi que tout ce qui touche aux 
intérêts de la Société, se décide en assemblée générale, à la 
majorité absolue des voix des membres présents. 

Art. 5. 
Les membres associés sont présentés par le conseil. 
Ils doivent être auteurs d'ouvrages importants sur la bota- 
nique, ou avoir rendu des services éminents à la Société. 
Leur nombre ne peut excéder cinquante. 



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Akt. T), 



Ln direction dc la Société est confiée à un conseil choisi 
parmi les membres elTectirs et ('In |)onr trois ans. 

Ce conseil se compose d'un président, de deux vice-prési- 
dents, d'un secrétaire général, d'un secrétaire des publica- 
tions, d'un trésorier et de cinq conseillers. 

Art. 7. 

Le président représente la Société et dirige ses travaux. 

Il convoque les assemblées, règle l'ordre du jour et a la 
police des séances. 

En cas d'absence, il est remplacé par l'un des vice-prési- 
dents, ou a défaut, par un membre du conseil. 

Art. 8. 

Le secrétaire général est chargé de la tenue des procès- 
verbaux, de la correspondance ainsi que de tout ce qui la 
concerne, de la conservation des archives, de l'herbier et des 
collections de la Société. 

Il signe avec le président les convocations, la correspon- 
dance extérieure et tous les acies qui engagent la Société. 

Art. 9 

Le secn-laire des j)ui)licalions est chargé de la siirveillance 
de la pnl)li('a(ion du bulletin, et, à défaut d'analyses faites 
par d'autres membi'cs, de l'analyse des ouvrages envoyés à la 
Société. L'étendue de ses attributions est fixée par le conseil. 

Art. 10. 
Le lr(''soiier lait la recelte et la d(''|)ense. Il rend ^es comptes 
au conseil (|ni les ajqx'ouve et les soumet à la ratification de 
l'assemblée 'M'nc'rale. 



( -x ) 

Art. ii. 

En cas de démission d'un des secrétaires ou du trésorier, le 
conseil pourvoit d'office à son remplacement, jusqu'à la pro- 
chaine assemblée générale. 

Art. 12. 

Le renouvellement du conseil se fait par tiers. Il a lieu, 
ainsi que la reddition des comptes, à la séance du mois de 
décembre. 

Les membres sortants sont rééligibles. 

Art. 15. 

La Société se réunit en séance ordinaire, à Bruxelles, au 
moins deux fois par an : le premier dimanche des mois de 
mai et de décembre. 

Outre ces deux réunions, elle tient une séance extraordi- 
naire, dont le lieu et la date sont fixés dans la première réu- 
nion ordinaire de chaque année. 

Cette séance extraordinaire est suivie d'une herborisation. 

Les membres présents à l'herborisation choisissent parmi 
eux la personne qui fera le rapport sur l'excursion scienti- 
fique. 

Art. d4. 

Les mémoires et notices pour le bulletin sont lus ou dé- 
posés en séance de la Société, et le président désigne, séance 
tenante, deux commissaires chargés de leur examen; plus, 
pour le cas de désaccord, un troisième commissaire. 

Si la majorité des commissaires est favorable à l'impression, 
le mémoire est envoyé par le secrétaire général au secrétaire 
des publications. Si leur avis est défavorable, le conseil dé- 
cide si l'impression aura lieu. 

Les mémoires déposés restent aux archives de la Société ; 
les auteurs pourront en faire prendre copie sans déplacement. 



Art. 15. 

L'dtude de la botanique présentant des solutions différentes 
et des opinions diverses, la Société déclare laisser à chaque 
auteur la responsabilité des opinions scientifiques imprimées 
dans ses publications. 

Art. 16. 

Chaque membre effectif s'engage h concourir à la formation 
des collections, et à déposer à la bibliothèque de la Société 
les ouvrages de botanique dont il sera l'auteur. 

Art. 17. 

Tout membre effectif pourra r)btenir en prêt, contre reçu 
signé, et sous sa responsabilité, les ouvrages de la biblio- 
thèque. 

Le temps du prêt ne pourra excéder un mois que dans le 
cas où le livre n'est demandé par aucun autre membre. 

Art. 18. 

Les démissions des membres et des titulaires sont adressées 
au conseil, qui en rend compte à l'assemblée générale. Elles 
doivent être données par écrit. 

Art. 11). 
Tout membre effectif (|ui laisse passer deux années sans 
payer sa cotisation, est censé démissionnaire. 

Art. 20. 
Aucune modification ne pourra être apportée au présent 
règlement (jue du eousentemenl des deux tiers {\vs membres 
pr('seuts et sui- l;t demande du conseil ou de (juinze membres 
effeelifs au ukiIus. 



LISTE DES MEMBRES 



SOCIÉTÉ ROYALE DE BOTANIQUE DE BELGIQUE. 



MEMBRES EFFECTIFS. 

Alport (Morton), naturaliste, à Hobart-Town (Tasmanie). . 
AscHMAN, docteur en médecine, président du Collège médical, 

à Luxembourg. 
Baetens (E.), fabricant, à Lokeren. 
Baguet (C), avocat, place du Peuple, à Louvain. 
Balasse (Alph.), rue de Laeken, 6, à Bruxelles. 
Bamps (C), étudiant en médecine, à la Pédagogie du Pape, 

à Louvain. 
Bauwens (L.), receveur des contributions, à Koekelberg, près 

de Bruxelles. 
Beaujean (R.), directeur de l'École moyenne, à St-Hubert. 
Bellynck (A.), de la Compagnie de Jésus, professeur d'histoire 

naturelle au Collège de N.-D. de la Paix, à Namur. 
Bernard (C), rue Malibran, 5, à Ixcllcs. 
Bertrand, commis à la direction des postes, rue Verbist, à 

St-Josse-ten-Noode . 
Blocx (l'abbé), professeur au collège St-Rombaut, h Malines. 



( XII ) 

Blondiau, régenta l'École moyenne, à Thuin. 

BoDDAERT (G.), docteur en médecine, rucBasse-des-Champs, 67, 

à Gand. 
BoDso.\(L.), pharmacien, rue des Guillemins, 17, à Liège. 
BoiGELOT (l'abbé), chapelain, à Champion-Cognelée. 
Bo.MMi:ii (J.-E.), conservateur au Jardin botanique de l'État et 

professeur à l'Université, rue de la Chancellerie, 18, à 

Bruxelles. 
BoivNAERT (Raoul), rue de la Réunion, o, à Mons. 
BouiLLOT, professeur d'arboriculture, à Couvin. 
BouRDEAU (II.), pharmacien, à Soignies. 
Briart (Alex.), à La Hestre. 
Britten (James), assistant à l'herbier du British Museum, à 

Londres. 
Broquet (B.), commissaire d'arrondissement, à Ath. 
Burgers, pharmacien, faubourg St-Léonard, à Liège. 
Campion (F.), à Vilvordc. 

Candèze, docteur en médecine, à Ilautpré (Liège). 
Cardon (Évariste), propriétaire, Marché aux Veaux, 4, à Gand. 
Carnoy (l'abbé J.-B.), docteur en sciences naturelles, à BaufTe, 

près de Brugelette. 
Carron (G.), rue Coppens, 5, à Bruxelles. 
Cerf (H.), rentière, rue des Champs-Elysées, 41, à Ixelles. 
CiiARLiER (Eug.), docteur en médecine, faubourg St-Gilles, 19, 

à Liège. 
CoENEN (Arm.), à Ileer, près de Macstricht. 
CoGNiAux (A.), aide-naturaliste au Jardin botanique de l'État, 

rue Botanique, 44, à Bruxelles. 
CooMANs (L.), pharmacien, rue du Poinçon, 02, à Bruxelh's. 
CooMANs (V.), chimiste, rue du Poinçon, 02, à Bruxelles. 
Couturier (L.), instituteur à riùole moyenne, à Soignies. 
CoYON, professeur au Collège, à Dinant. 



( X"I ) 

Cranincx (Ose), place du Peuple, 16, à Louvain. 

Crépin (F.), conservateur au Musée royal d'histoire naturelle, 

rue de l'Esplanade, 8, à Bruxelles. 
Dardenne (E.), régent à l'école moyenne, à Andenne. 
Daron (P.), rentier, chaussée de Wavre, 85, à Ixelles. 
De Beil, rentier, rue St-Alphonse, 39, à St-Josse-ten-Noode. 
DE Brutelette (B.), membre de la Société botanique de France, 

rue St-Gilles, à Abbeville. 
DE BuLLEMONT (E.), ruc d'Orléaus, 55, à Ixelles. 
Deby (Julien), ingénieur, rue de la Vanne, 21, à Ixelles. 
de Cannart-d'Hamale, sénateur, à Malines. 
de Contreras (F.), ex-consul, rue de Vienne, 15, à Ixelles. 
de Heldreich (Th.), directeur du Jardin botanique, à Athènes. 
DE Kerchove (Osw.), avocat, quai au Blé, 13, à Gand. 
Dekerck (G.), horticulteur, rue Charles Vï, à St-Josse-ten- 

Noode. 
De Keyzer (Edg.), docteur en droit, rue des Sœurs-Noires, 4, 

à Gand. 
DE Lacerda, consul de Belgique, à Bahia. 
Delogne (C), aide-naturaliste au Jardin botanique de l'Etat, 

rué de la Ferme, 16, à St-Josse-ten-Noode. 
Demoor (V.), médecin-vétérinaire, à Alost. 
Dens (G.), avocat, rue de l'Alliance, à St-Josse-ten-Noode. 
DE PiTTEURs (Ch.), doctcur en sciences naturelles, à Zepperen, 

par St-Trond. 
De Prins (A.), docteur en droit, place du Peuple, à Louvain. 
De RmoER (l'abbé P.), directeur de l'Hospice St-Antoine, à Gand. 
DE Selys-Longchamps (Edm.), sénateur, boulevard de la Sauve- 

nière, 34, à Liège. 
Determe (T.), à Mariembourg. 
Dewael (J.), docteur en sciences naturelles, rue Otto-Venius, 

à Anvers. 



( XIV ) 

Do.NCKiEU DE DoNCEEL (llciiri), étutliant, aux Vcnncs, 88, près 

de Liège. 
DoucET (II.), rue de la Loi, 157, à Bruxelles. 
DnuMAUx (A.), professeur au Collège, à Bouillon. 
Du Mortier (B.-C), membre de la Chambre des représentants, 

à Tourna}-, et Montagne du Parc, 13, à Bruxelles. 
DuMORTiER (E.), rue des Palais, 75, à Bruxelles. 
DupoxT (Éd.), directeur du Musée royal d'histoire naturelle et 

du Jardin botanique, à Bruxelles. 
DuHAXD (Emile), rue Lambert-Lebègue, 12, à Liège. 
DuKAXD (Th.)> étudiant, rue Lambert-Lebègue, 12, à Liège. 
DuvERGiER DE ILvuRANNE (E.), membre de la Société botanique 

de France, rue de Tivoli, a, à Paris. 
Errera (Léo), rue Royale, 6, à Bruxelles. 
Fischer (E.), médecin-vétérinaire, à Luxembourg. 
Fontaine (A.), colonel du 4'"« règ. de ligne, à Ostende. 
Fontaine (C), bourgmestre, à Papignies. 
FoRiR (H.), étudiant, rue Robertson, 13, à Liège. 
Funck (N.), directeur du Jardin zoologique, à Cologne. 
FusNOT, chaussée de Waterloo, 129, à Ixelles. 
Gevaert (Paul), étudiant, rue de la Régence, à Bruxelles. 
Gevaert (Gustave), étudiant, rue de la Régence, à Bruxelles. 
GiELEN (J.), rentier, à Maeseyck. 
Gilbert (Ch.), rentier, rue du Nord, 29, à Anvers. 
GiLLE (i\.), professeur à l'École de médecine vétérinaire, à 

Cureghem. 
GiLLEKENs, directeur de l'École d'horticulture de l'État, à 

Vi horde. 
GiLLON (J.), rue de Bèriot, 52, à St-Josse-ten-Noode. 
GiLKiNLT (Alfred), docteur en sciences naturelles, rue Renkin, 

à Li(''i;('. 
Gravet (Frèd.), à Louette-St-Pierre, près de Gedinne. 



( XV ) 

Grun (K.), pharmacien, à Dison. 

GuiLMOT (l'abbé), curé, à Bourseigne-Neuve. 

Hannon, étudiant en médecine, rue Malibran , 125, à 

Ixelles. 
Hanon (F.), docteur en médecine, rue du Marais-Meiboom, à 

Bruxelles. 
Hardy (A.), régent à l'École moyenne, à Visé. 
Hartman (L.), chaussée de Wavre, à Ixelles. 
Hecking (Ose), rentier, à Louvain. 
Hennuy (L.), rue St-Pierre, à Dinant. 

Hobkirk (Ch,-P.), West Riding Union Bank, à Huddersfield. 
HouzEAU DE Lehaye, profcsscur à l'École des mines, à Hyon, 

près de Mons. 
Howse (T.), membre de la Société Linnéenne de Londres, 

St-Paul's Church Yard, 19, à Londres. 
Ingels (R.-C), directeur de la maison des aliénés, hors de la 

porte de Bruges, à Gand. 
Jackson (B.-D.), Stockwell Road, 50, à Londres. 
Jacquemin (g.), capitaine au régiment des carabiniers, rue du 

Thécàtre, 15, à Bruxelles. 
JoLY (A.), professeur à l'Université, rue du Conseil, 71, à 

Ixelles. 
KicKx (J.-J.)î professeur de botanique à l'Université, rue 

St-Georges, 28, à Gand. 
Knuttel (S.), Heerengracht, 1G9, à Amsterdam. 
KoLTz (J.-P.-S.), garde général des eaux et forets, à Luxem- 
bourg. 
Laboulle, inspecteur des écoles communales, à Verviers. 
Lacroix, géomètre, rue de Stassart, 75, à Ixelles. 
Lagasse, professeur de chimie à l'École normale, à Nivelles. 
Lagasse (Ern.), rue de la Paille, 56, à Ixelles. 
Langlois (J.), rue de l'Hôpital, 55, à Bruxelles. 




( XV, ) 

Leboucq (Hector), docteur en médecine, rue Charles Quint, 22, 

à Gand. 
Le Comte (Tliéopliile), membre de plusieurs Sociétés savantes, 

à Lessincs. 
Lecoyer (J.), instituteur à l'Ecole moyenne, à Wavre. 
Ledeganck(K.), docteur en médecine, rue des Longs-Chariots,26, 

à Bruxelles. 
Lejeune (Pli.)y directeur de l'Institut agricole, à Gcmbloux. 
Le Lorrain (C), lieutenant au dépôt de la Guerre, à la Cambre 

près de Bruxelles. 
Linden (J.), directeur honoraire du Jardin zoologique, rue 

Vautier, à Bruxelles. 
Linden (Lucien), horticulteur, rue du Chaume, à Gand. 
Louis (H.), horticulteur, hôtel d'Arenberg, Petit-Sablon, à 

Bruxelles. 
LocvAT (Fréd.), étudiant, rue Monulphe, 59, à Liège. 
LouvEiGNÉ (II.), professeur au Collège, à Lierre. 
Lubbers (L.), chef de culture au Jardin botanique de l'État et 

secrétaire de la Société royale de Flore, rue du Berger, 26, 

à Ixelles. 
Maes (Arnold), Marché-au-Beurre, à Hasselt. 
Malaise (C), professeur d'histoire naturelle à l'Institut agricole, 

à Gcmbloux. 
Marcual (É.), professeur à l'Ecole d'horticulture de Vilvorde 

et aidc-naturalisle au Jardin botanique de l'État, rue Bota- 
nique, 40, à Bruxelles. 
Marloie, professeur à l'École moyenne, à Dinant. 
Martens (Ed.), professeur de botanique à l'Université de Lou- 

vain, rue de la Loi, G, à Bruxelles. 
Massange (L.), à Malmedy. 

Masson(J.), pharmacien, à llaillol, près d'Andcnne. 
Maubert (le fi'èi'c), professeur, fauboui'g Sle-Mai-gueritc, à Liège. 



( XVII ) 

Medal (M. -A.), docteur en médecine (Mexique). 

Méhu (Ad.), pharmacien de l""" classe, rue Nationale, 160, à 

Villefranclie (Rhône). 
Mellaerts (J.-F.), cure, à St-Alphonse-in-'t-Goor (Heyst-op- 

den-Berg (province d'Anvers). 
Mercier, pharmacien, chaussée de Wavre, 98, à Ixelles. 
Meyer (J.), chimiste, à Eisch, près de Luxembourg. 
MiCHOT (l'abbé), à Mons. 
Miégeville (l'abbé), à i\otre-Dame-de-Garaison (département 

des Hautes-Pyrénées). 
MoNHEiM (V.), conseiller communal, à Aix-la-Chapelle. 
Mois'teiro da Silva (il.), étudiant en sciences, chaussée de 

Wavre, 83, à Ixelles. 
MuLLER (F.), président de la Société royale Linnéenne, rue 

De Joncker, 8, Quartier-Louise, à Bruxelles. 
NoEFNET, régent à l'École moyenne, à Thuin. 
Noël (L.), professeur à l'Université, rue de Tirlemont, à 

Louvain. 
Odry (H.), docteur en médecine, 3Larché-aux-Grains, 37, 

à Bruxelles. 
Orban (F. née baronne de Vivario), à Castelalne par Havelange 

(province de Namur). 
PetIt (E.), Cour-du-Bailly, 9, à Mons. 
PiLOY (L.), place de Brouckère, 3, à Bruxelles. 
Pire (L.), professeur à l'Athénée, rue Keyenveld, ill, à 

Ixelles. 
Plon, régenta l'École moyenne, à Turnhout. 
PoNciN (J.-J.)^ professeur de sciences commerciales à l'Athénée, 

à Arlon. 
Preudhomme DE BoRRE (A.), conscrvateur-secrétaire du Musée 

royal d'histoire naturelle, à Bruxelles. 
PuTZEYS (J.), secrétaire général au Ministère de la Justice, 

chaussée St-Pierre, 70, à Etterbeek, près de Bruxelles. 



( will ) 

PvNAERT (Éd.), architecte «le jnrdiiis et professeur à l'Ecole 
d'horticulture, rue de Bruxelles, 142, à G^nd. 

RoBiE, instituteur, à Forest, i)rès de Bruxelles. 

RoDiEu, secrétaire de la Cour d'appel, rue Saubat, 27, à Bor- 
deaux. 

RoDir.AS (Ém.), professeur à l'École d'horticulture, boulevard 
du Château, 4, à Gand. 

RoNDAY (H.), capitaine au 2'"'^ rég. de Chasseurs à pied, profes- 
seur à l'École spéciale des sous-ofTiciers, à Hasselt. 

Rossignol (Alph.), professeur au Collège, à Cliimay. 

RoYER (Cil.), avocat, à St-Rémy, près de ^lontbard (Cote-d'Or). 

ScHAMBEUGEH (P.), régcut à l'Écolc moycnue, à Boom. 

SiRAUX, directeur du Parc, à Enghien. 

Sonnet (Ern.), préparateur au Jardin botanique de l'État, à 
Bruxelles. 

Stephens (H.), architecte de jardins, rue St-Séverin, à Liège. 

Strail (l'abbè Ch.), curé, à Magnée. 

Sthatton (Fréd.), à Xewport (Ile de Wight). — Angleterre. 

Thys (J.), horticulteur, à Wynendaele (Thourout). 

TiLMAN, régent à l'École moyenne, à Visé. 

TosQuiNET (J.), médecin de régiment, à Bruges. 

Van Bambeke, docteur en médecine et professeur à l'Université, 
rue Haute, 5, à Gand. 

Van Bastelaer (D.-A.), pharmacien, Ville-Haute, à Charleroy. 

Vandenboiin (l'abbé H.), professeur à l'Ecole normale, à 
St-Trond. 

Vanden Buoeck, secrétaire de la Société centrale d'agriculture 
de nelgi([ue, rue des Palais, 121, à Bruxelles. 

Vandeiuiaghen (H.), rue des Champs, 08, à Gand. 

Vanderkindebe (L.), professeur à l'Université libre, à Ucclc. 
Vanuer Maesen, étudiant en médecine, rue Sl-Jean-en-Ile, 18, 
à Liège. 



(xix) 

Vander Meersch, docteur en médecine, rue de Bruges, 42, 

à Gand. 
Vander Stock, professeur à l'École normale des garçons, rue 

Ducale, 63, à Bruxelles. 
Vander Wee, pharmacien, à Lierre. 
Van Haesendonck (C), docteur en médecine, à Tongerloo. 
Van Heurck (H.), professeur de botanique au Kruitlkundig 

Genootschap, rue de la Santé, 8, à Anvers. 
Van Horen (Fr.), conservateur au Musée royal d'histoire natu- 
relle, à Bruxelles. 
Van Horen (H.), pharmacien, à St-Trond. 
VanHoutte (L.), horticulteur, à Gendbrugge-lez-Gand. 
Van Meerbeeck (E.), rue Vieille-Bourse, à Anvers. 
Vanpé, régent à l'Ecole moyenne, à Bruxelles. 
Van Segvelt (Edm.), pharmacien, rue du Serment, 11, à 

Malines. 
Van Volxem (C), boulevard du Régent, 52, à Bruxelles. 
Van Zuylen (Alb.), avocat, rue Porte-aux-Vaches, 49, à Anvers. 
Verheggen (H.), régenta l'École moyenne, à Maeseyck. 
Waller (madame), boulevard de Waterloo, 19, à Bruxelles. 
Warsage (W.), répétiteur d'histoire naturelle et de zootechnie 

à l'Institut agricole, à Gembloux. 
Wesmael (A.), architecte de jardins, à Nimy. 
Weyers (J.-L.), rue des Fripiers, 24, à Bruxelles. 
WiLLEMS (A.), horticulteur et architecte de jardins, rue du 

Bourgmestre, à Ixelles. 



( xO 
MEMBRES ASSOCIES. 

ALLEMAGNE. 

ïinwy (Al.), professeur de b()tani(jue à l'Université, neu 

SclKMieberg, près de Berlin. 
De Haiiv (A.), professeur de bot;ini(jue à l'Université, à Stras- 
bourg. 
EicHLER (A.-W.), professeur de botanicpie à l'Université, à 

Kiel. 
Fen'zl, professeur et directeur du Jardin bolani([ue, à Vienne. 
Gahcke (A.), professeur et conservateur de l'Iierbier ro}al, à 

Berlin. 
Ko(;ii(K.), professeurà l'Univei'sité, Gendbiner Slrassc, o").W., 

à lierlin. 
Lohr(M.-J.), pbai'inacien, à Cologne. 
Phi>(.s»eim (\.), à l'Acadénn'c des sciences, à Berlin. 
Keiciie.nbach lils, professeur et directeur du Jardin botaniijue, 

à Hambourg. 
Reichenbach (L.), ancien professeur de botanique, à Lei|)zig. 
ScHiMPER (P.-W.), professeur à l'Université, à Strasbourg. 
SciiuLTz (le docteur F.), membre de plusieurs Académies et 

Sociétés savantes, à Wissembourg (Alsace). 
Stossich, secrétaire de la Société d'borlicullure, à Trieste. 

ANGLETERRE. 

Babincton (Cb. -(].), professeur de botani(jue à rUMivei'sil(^, k 

Uanibridgc. 
I.'akmi (J.-(i.)^ assistant à riicibicr du Jaidin r(>\al^ à Kcw . 



( XXI ) 

Bentham (g.), ancien président de la Société Linnéenne, 

Wilton Place, 25, S. W., à Londres. 
Hooker (Joseph-Dalton), directeur du Jardin royal, à Kew. 
MooRE (D.), directeur du Jardin botanique, à Dublin. 

AUSTRALIE. 

MÙLLER (Ferd. von), ancien directeur du Jardin botanique, à 
Melbourne. 

DANEMARK. 

Lange (J.), professeur et directeur du Jardin botanique, à 
Copenhague. 

FRANCE. 

Brongniart (A.), professeur au Muséum d'histoire naturelle, 

rue Cuvier, 57, à Paris. 
Bureau (Éd.), professeur au Muséum, quai de Béthune, 24, à 

Paris. 
Clos (D.), professeur et directeur du Jardin des plantes, à 

Toulouse. 
CossoN (E.), docteur en médecine, rue Abbatucci, 7, à 

Paris. 
Decaisxe (J.), professeur au Muséum, rue Cuvier, 57, à Paris. 
Des Moulins (Ch.), président de la Société Linnéenne, rue de 

Gorgues, à Bordeaux. 
Duchartre (P.), professeur de botanique h la Faculté des 

sciences, rue Grenelle, 84, à Paris. 
DuRiEU DE Maiso.xneuve, dircctcur du Jardin des plantes, à 

Bordeaux. 
DuvAL-JouvE (J.), inspecteur honoraire d'Académie, rue 

Auguste Broussonnet, i, à Montpellier. 



( XXII ) 

FouR.MEU (Eug.), docteur en médecine et es sciences natu- 
relles, rue Neuve-S*-Augustin, 10, à Paris. 

Germain de Saint-Pierre (E.), a" château du Bessay, par Chan- 
tenay-S^-Imbert (Mèvrc). 

GoDRON (I).-A.), professeur honoraire de l'Université, rue de la 
Monnaie, 4, à Nancy. 

Grenier (Ch.), doyen delà Faculté des sciences, rueS*-Vincent, 
42, à Besançon. 

Jordan (A.), rue de l'Arbre-Sec, 40, à Lyon. 

Le Jolis (V.), président de la Société des sciences naturelles, à 
Cherbourg. 

Lestiboudois (Th.), correspondant de l'Institut, rue d'Amster- 
dam, 41, à Paris. 

Nylander, ancien professeur de botanique, à Paris. 

Planchon (É.), professeur à la Faculté des sciences, à Mont- 
pellier. 

Tui-ASNE (L.-B.), membre de l'Institut, rue Cuvier, 57, h Paris. 

HOLLANDE. 

OuDEMANS (C.-A.-J.-A.), professeur à l'Athénée illustre, à 

Amsterdam. 
SuRiNGAR, i)rofesseur de botanique à l'Université, à Lc}dc. 
Van der sande Lacoste (C.-M.), à Amsterdam. 

ITALIE. 

De Notaris, professeur de bolaiiiciuc à l'Université, à Rome. 
Parlatore (Ph.), professeur de botanique au Musée royal 
d'histoiic natiii'cllc, à Florence. 



( XXIII ) 

RUSSIE. 

Regel (E.), directeur des Jardins impériaux, à Saint-Péters- 
bourg. 

SUÈDE. 

Fries (El.), ancien professeur de botanique, à Upsal, 

SUISSE. 

BoissiER (Edm.), rue de l'Hôtel-de-Ville, 4, à Genève. 

De Candolle (Alph.), cour St-Pierre, 5, à Genève. 

Fischer, professeur et directeur du Jardin botanique, à Berne. 



Liste des Académies , Sociétés savantes, revues pério- 
diciues, etc., avec lesciiielles la Société de botanique 
échange ses publications, 

Allemagne. 

Berlin. — Botanischer Verein fur die Provinz Brandenburg 

und die angrenzende Lânder. 
Brème. — Naturwissenschaftlichcr Verein. 
Brunn. — Naturforscliender Verein. 
Carlsruhe. — Naturwissenschaftlicher Verein. 
Giessen. — Oberhcssischc GcscllschaftfùrNatur-und Heilkundc. 
Graz. — Naturwissenschaftlicher Verein fur Stciermark. 
Kôntgsberg. — Kônigliche physikalische-ôkonomische Gesell- 

schaft. 
Leipzig. — Botanische Zeitung; rédacteurs: MM. De Barv et 

Kraus. 
Vienne. — Kaiserliche-Kônigliche Zoologische Botanische 

Gesellschaft. 
Zwickau. — Verein fur Naturkunde. 



( »iv ) 

Angleterre. 

Londres. — Joiirnnl of liotany; rc'diiclour : M. Trimon. 
^ Linncîin Society. 

> Monthly microscopioiil Journal ; rédacteur : 
M. Lawson. 

Belgique. 

Bruxelles. — Académie royale des Sciences, des Lettres et 
des Beaux-arts. 
» Société entomologique. 

> » malacologique. 

» Fédération des Sociétés d'horticulture. 

Mons. — Société des Sciences, des Lettres et des Arts du Hainaut. 

Danemark. 
Copenhague. — Botaniske Forening 's fvjôbenhavn. 
États-Unis. 

Boston. — Society of Natural History. 
Washington. — Smithsonian Institution. 

Prance. 

Alger. — Socif'té algérienne de Climatologie, Sciences physi- 
ques et natu reliefs. 

Anqers. — S()ciél(' Acaih'miijuc de 3Iaine-et-Loire. 

Bordeaux. — Soci('té Liniu-cnne. 

Cette. — Société d'Horticulture et d'Histoii-e naturelle. 

Cherbourg. — Société des Sciences nalurcilcs. 

Lj/on. — Société notani(|uc. 

» » d'\i;ii('iiiliir('. Sciences cl Arts uliNs. 

Mmilprllicr . Wrww des Sciences naturelles; r(''d;tcleiir : 

M. Dulueiiil. 



( XXV ) 

Paris. — Société Botanique de France. 
Rouen. — Société des Amis des Sciences naturelles. 
Toulouse. — Académie des Sciences, Inscriptions et Belles- 
Lettres. 
» Société des Sciences, physiques et naturelles. 

Grand-duché de Luxembourg. 

Luxembourg. — Institut Royal Grand-Ducal. 
» Société botanique. 

Hollande. 
Nimègue. — Nederlandsche bolanische vcreeniging. 

Italie. 
Milan. — Societa Italiana di Scienze naturali. 
Palerme. — Giornale di Scienze naturali et economische. 
Pise. — Nuovo Giornale botanico italiano. 

Russie. 

Moscou. — Société impériale des IVaturalistes. 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ROYALE DE BOTANIQUE 

DE BELGIQUE. 



4875. — 1V« i. 



Séance du 2 mai 1873. 



(Extrait du procès-verbal.) 

M. B.-C. Du Mortier, président. 

M. F. Crépin, secrétaire généraL 

Sont présents : MM. Ch. Bague t, A. Balasse, C. Bamps, 
Bauwens, Bernard, Bertrand, L. Bodson, G. Carron, 
A. Cogniaiix, L. Coomans, P. Daron, C.-H. Delogne, 
E. Durand, Théoph. Durand, L. Errera, A. Fontaine, 
C. Fontaine, G. Gevaert, P. Gevaert, Ch. Gilbert, 
J. Gillon, Hartman, 0. Hecking, E. Lagasse, Théoph. 
Le Comte, Lecoyer, É. Marchai, F. Muller, L. Pire, 
E. Sonnet, Vander Meersch, G.-C. Van Haesendonck, 
E. Van Meerbeeck, Vanpé, A. Van Zuylen, A. Willems. 

Le Secrétaire général donne lecture du procès-verbal 
de la séance du 6 décembre \S7i. Ce procès-verbal est 
adopté. 

Il fait ensuite Tanalyse de la correspondance. 



( -i ) 

L'ordre du jour appelle les |)i'ojets d'Iicrhorisalion qui 
sont au nombre de deux : 

\° llerhorisalion dans les vallées de la Sure et de FOur, 
aux environs de Diekin^h, Vianden, Eelileinaeli, ete. 

2" JIerl)orisalion aux environs de Bouillon. 

Le |)remier projel est adopté à runaiiimité. MM. Asch- 
man, (j-épin, Fiseher et Kollz sont nommés commissaires 
pour l'organisation de riieihorisation. Il est décidé que 
celle-ci aura lieu pendant la seconde quinzaine du mois 
de juin et que les jours en seront lixés par les commis- 
saires. 

Les travaux suivants sont présentés : 

Notes sur les Thallctrum, par C.-J. Lecoyer. (Sont 
nommés commissaires : MM. De Prins, Bamps et Hecking.) 

Reliquiae Dossinianac ou Calalogue des plantes obse)'i'êes 
flans la province de Liéf/e par P.-J. Dossin, publié par 
Tb. Durand. (Sont nommés commissaires : MM. Bodson, 
Tilman et Hardy.) 

Excursion botanique à Nice, par Léo Errera. (Sont nom- 
més commissaires : MM. Carron, Harlman et Delogne.) 

M. le D"" \ander Meerseb fait une communication 
vci'bale sur la l'écenlc dc'couNcrle du In'iliUaria Melear/ris 
dans la hiandre orientale. 



Les membres sui\aiiis (hii éh- admis par le (lonseil, et 
leur adniissi(ni est ralific'c |i;u- Tasscniblc'c : 

M. Deby (.lulien), iniiénieur ci\il, rue de l:i \ aune, 
à Ixclles; présenié par MM. Delogne et Marcbal. 



(5 ) 

MM. Gilkinet (Alfred), docteur en sciences naturelles, 
rue Renkin, à Liège; présenté par MM. Marchai 
et Bodson. 
Rodier, greffier à la Cour d'appel de Bordeaux ; 
présenté par MM. Crépin et Cogniaux. 

La séance est levée à deux heures et demie. 



Primitiae Monogrâphiae Rosarum. — Matériaux pour servir 
à l'Histoire des Roses, par François Crépin. 

TROISIÈME FASCICULE {Suite). 

Au mois de décemhre dernier, deux motifs m'ont fait 
interrompre la puhlication de mes études sur quelques 
Roses asiatiques : le premier est un voyage que j'ai fait à 
Paris, où j'ai été examiner les Roses conservées dans 
l'herbier du Muséum et le second est l'arrivée des Roses 
des herbiers de l'Académie des sciences de St-Pétersbourg 
et d'une partie de celles du Jardin botanique de la même 
ville. L'examen que j'ai fait des Roses du Muséum d'his- 
toire naturelle de Paris et l'étude approfojulie de celles 
des herbiers de St-Pétersbourg m'ont fourni des obser- 
vations nombreuses, qui sont venues compléter celles que 
j'avais recueillies antérieurement dans d'autres collections. 

Dans les herbiers de Paris, les Roses asiatiques sont 
richement représentées en ce qui concerne les espèces de 
l'Asie mineure, de l'Orient, de l'Himalaya, de la Mongolie 
et de quelques parties de la Chine. Pendant mon séjour 
au Muséum, j'ai même eu la bonne fortune de pouvoir 
étudier quelques Roses des derniers envois de M. l'abbé 
David qu'on était en train de classer, et de beaux spéci- 




(/p) 

mens du Rosa Davidi m'ont complètement convaincu que 
cette espèce nouvelle est parfaitement distincte et restera 
Tune des plus belles et des meilleures acquisitions du 
genre. Ses slyles sont normalement saillants et la rangent, 
sans laisser le moindre doute, dans la section des Syn- 
stylae. Les collections du Muséum ont été mises à ma dis- 
posilionavec une grande bienveillance et j'ai à témoigner 
à MM. Brongniarl et Bureau ma profonde reconnaissance 
|)()ur les facilités qu'ils m'ont accordées dans le vaste 
étahlissomenl (ju'ils ont sous leur direction. Je dois aussi 
remercier MM. Poisson, Ilerincq et Verlot pour l'empres- 
sement qu'ils ont mis à me réunir toutes les Roses des 
divers herbiers. 

• Par l'entremise bienveillante de M. le D"" Maximowicz, 
auquel je ne saurais trop marquer ma reconnaissance, 
l'Académie des Sciences de St-Pétersbourg a bien voulu 
me confier, pendant six mois, ses précieuses colleclions de 
Roses. Celles-ci renferment de grandes richesses et des 
provenances les plus diverses; elles contiennent les types 
du mémoire de C.-A. Meyer(^), ceux du Flora Taurko- 
Caucasica de Marschall von Bieberstein, les espèces 
recueillies dans le Caucase par Ruprecht et qu'a récem- 
ment décrites M. Boissier dans son Flora Orimlalis, 
celles récollées par un grand nombre de voyageurs dans 
l'immense domaine de l'empire russe, dans l'exlrème 
Orient et le centre de l'Asie. Avec les Roses de l'herbier 
de l'Académie, M. Maximowicz m'avail communiqué deux 
gros fascicules de Roses de l'herbier du Jardin botanique 
de St-Pétersbourg. 



(1 ) Vvber die Zimmlroscn. 



(S) 
Grace aux matériaux des herbiers de St-Péters bourg et 
de Paris, j'ai pu modifier d'une façon avantageuse la 
première rédaction de la suite de mon travail. 

12. Rosa acicularis Lindl. 

Le R. acicularis a été décrit pour la première fois 
comme espèce distincte par Lindley en 1820 (Rosar. 
Monogr.f p. 44, tab. 8). Antérieurement, Pallas (Flora 
Rossica, 1784) l'avait rapporté au R. alpina, La descrip- 
tion qu'en avait faite Lindley ayant principalement été 
rédigée sur des pieds cultivés et la figure qu'il en a 
donnée étant assez mauvaise, il en est résulté que certains 
auteurs russes n'ont pas reconnu le type de ce botaniste 
dans la plante si répandue dans le nord de l'Asie. C'est 
ainsi que M. de Bunge, dans le Flora Altaica de Lede- 
bour (1850), le décrit sous le nom de R. Gmelini et que 
dans une note il dit : « Certe non R. acicularis, quae 
affînis, sed differt petiolis inermibus, foliolis glabris, 
pedunculis inermibus, sepalis angustissimis. » A son tour, 
M. Turczaninow l'a distribué sous le nom de R. baica- 
lensis. Enfin, pour une de ses formes occidentales, 
M. Fries, en 1846 {Summa vegetabiiium Scandinaviae, 
p. 171), lui donne le nom de R. carelica. 

L'identité spécifique des formes désignées sous ces 
divers noms a été reconnue en 1846 par C.-A. Meyer, 
dans son remarquable mémoire intitulé : Ueber die 
Zimmtrosen insbesondere ûber die, in Russland wildwach- 
senden Arten derselben (Mémoires de l'Académie impériale 
des sciences de St-Pétersbourg, 6^ sér., t. VI). 

Meyer distingue deux variétés : a hypoleuca : foliolis 
subtus evidenter glaucis ; (3 Gmelini : foliolis subtus 
pallidioribus non vel vix glaucescentibus. 



( ) 

Oil ne doit j);i.s dire étoinié (juiin lypc spceifique 
dislril)iié sur imc vasic ôlciidiic des régions du nord et 
qui, peut-être, fait le tour de riiémisplière boréal, soit 
assez variable. Les deux variétés déerites ])ar Meyer sont 
deux états des folioles qui passent insensiblement de Tun 
à Taulre, et, sous ees deux états, il se pi'ésente un assez 
grand nombre de variétés (pii diiïèrent entre-elles par des 
earaetèics ofTei'ts par les di\ers organes : tige, rameaux, 
feuilles, (leurs et fruits. Il n'entre j)as dans mes inten- 
tions de décrire actuellement toutes les variétés et d'en 
démontrer Tidentité spécifKjue. Plusieurs d'entre elles 
peuvent facilement en imposer au botaniste (jui n'a pas fait 
une élude aj)profondie de Tespèce sur de ricbes matériaux, 
et moi-même, avant que j'eusse suivi pas à pas le 7^. aci- 
rularis dans son immense aire de distribution, j'ai été 
tenté d'élever au rang d'espèce plusieurs variétés. C'est 
ainsi que j'avais désigné, dans i'berbier royal de Berlin, 
sous le nom de R. discolor, une forme recueillie par 
M.Maximowiczen Mandscbourie le long de l'Amour, forme 
(jue j'ai revue dans I'berbier de l'Académie de St-Péters- 
bourg provenant de la même région et récoltée par le 
même voyageur, ainsi que par M. Glebn. Une autre forme, 
également recueillie en Mandscbourie par M. Maximowicz, 
a été désignée par moi, dans Iberbier royal de IJerlin, 
sous le nom de R. aniurcnsis. 

Jus(ju'ici, on n'avait point signalé au Japon, soit le 
R. aciculariSf soit une espèce voisine de ce type; or dans 
I'berbier du Jardin botani(|ue de St-l^élersbourg, j'ai vu 
une magnili(|ue série d'écbantillons en Heurs et en fruits 
d'une foinie sinon spécili(|uement identicjue avec le R. aci- 
iiildris, du moins liès-\oisiiie. l'allé a été recueillie en ISOi 
par M. 'rscbonoski, à l'iid/i jania (Nippon). Iji IS7I, 



M. Lange, de Copenhague, m'en a envoyé des échantillons 
provenant de graines distribuées par le Jardin botanique 
de St Pétersbourg. Dans Therbier du Jardin botanique 
de St-Pétersbourg, j'ai réuni cette forme au R. acicidaris, 
mais, depuis lors, il m'est venu des doutes sur cette assi- 
milation. La plante japonaise présente bien les principaux 
caractères de l'espèce sibérienne ; elle a peut-être pour 
souche cette dernière ou toutes deux ont peut-être le même 
type ancestral, mais, au pointde vue systématique, on devra 
probablement les tenir séparées et les considérer comme 
deux espèces. De même que dans la forme sibérienne, la 
forme japonaise a des axes sétigères, mais les aiguillons 
sétacés sont généralement un peu moins délicats ; les 
sépales sont entiers et persistants et le mode d'inflores- 
cence est le même. D'un autre côté et ce qui me paraît 
important, c'est que les feuilles des ramuscules florifères 
sont 0-5-7-foliolécs dans la plante japonaise et que les 
pousses radicales stériles ont des feuilles 9-li-foliolées, 
tandis que dans la plante sibérienne, les feuilles des 
ramuscules florifères sont 3-S-foliolées, rarement 7-foliolées 
et que les pousses stériles ont des feuilles 7-foliolées. Je 
me propose donc de désigner provisoirement la plante du 
Japon sous le nom de R. nipponensis. 

Meyer a rangé le R. acicularis dans la section des 
Cinnamomeae, qu'il divise de la façon suivante : 

Série I. SUBINERMES. 
R. alpina L. 
R. blanda Ait. 

Série II. ACICULARES. 

R. stricta Donn. 
R. acicularis Lindl. 



(8) 

Sékie III. DIACAJSTHAE. 

K. WoocLsii Lindl. 

H. calirorm'cîi Cluini. et Scliloilil. 

\{. li.xa Ik'lz. 

11. ciiinaniomoa L. 

H. amblyotis 3K'ycr. 



Tciiîml eom))lc des aHinités nalurellcs, le R. an'nthois 
se lapproclie plus du R. alpina (jiie de R. hhnida, espèce 
(|i!i doit èlrc; rangée dans le voisinage immédiat du 
R. cinnamoniea. La forme du R. alj)ina désignée liahiluel- 
lement sous le nom de 7^ pijrvnaiva, a la tige et parfois 
les rameaux sétigères, mais toutefois beaucoup moins 
que \(i R. acicularis ; dans ce dernier état, la Rose des 
Alpes se dislingue facilement par ses feuilles cjui sont 
o-4-foliolées et non pas 2-5-foliolées comme dans le 
R. acicularis. Il existe encore d'autres caraclères distinc- 
tifs entre ces deux types. 

On peut maintenant se demander si le 7^ acicularis 
n'est pas un type circumpolaire et ne passe pas dans les 
régions seplenirionales de FAméricpie en se modifiani j)lus 
ou moins? (^e fait n'aui-ait rien d'élrange et ne serait 
point isolé, car on connaît bon nond)re de tyj)es plus ou 
moins boréaux qui babitent le cercle entier de notre 
bémispbère, soit en conservant exactement les mêmes 
caraclères spécincjues, soit en se modifiani plus ou moins. 
Je crois donc (pi'on peul l'épondre allirmaiivement à la 
(pieslion. En elï'et, j'ai vu dans riieibicr de Ivniilli, con- 
servé dans riierbier royal de JJcrIin, un éclianlillon 
éticpielé de la façon suivante : « Rosa (icicularis. Terra 
Iludsonica (\\ .-.I. Hooker misil). D'Grisebacb ded. 1807» 
(pTon penl lappoiMcr an H. acicularis. (-elui-ci n'est point 



(9) 

signalé dans le Flora BoreaU-Amerkana de Hooker, mais 
il est possible qu'il a été confondu, dans cet ouvrage, avec 
le R, blanda. En second lieu, M. Bourgeau a recueilli 
dans le bassin du Saskatcliawan une Rose sétigère que 
j'ai désignée, dans l'herbier royal de Berlin, sous le nom 
de R. Bourgeauiana et que maintenant je crois pouvoir 
rapporter au R. ackularis. Cette plante présente bien 
quelques différences avec les formes sibériennes, mais 
j'estime que ces différences ne constituent pas des carac- 
tères spécifiques. 

Il y a donc tout lieu de croire que le R. ackularis est 
répandu dans le nord de l'Amérique, comme il l'est dans 
le nord de l'Asie et de l'Europe. 



IS. Roisa o:Kyacautha MB. 

Le JR. oxyacantha a été décrit en 1819 dans le tome 5^ du 
Flora Taurko-Caucaska. Marscliall vonBieberstein n'ayant 
pas indiqué sa patrie, quelques botanistes, croyant qu'il 
était originaire du Caucase, ont cru retrouver le type de 
cet auteur dans certaines formes du R. pimpinelUfoUa du 
Caucase. M. de Bunge, à en juger d'après les échantillons 
de son herbier (herbier Cosson), a décrit pour le R. oxy- 
acantha (Flora Altaka, II, p. 228) une variété du R. aci- 
cularis. 

Pour reconnaître quelle forme pouvait être le R. oxya- 
cantha, il fallait consulter l'herbier de Marschall von 
Bieberstein, car la description de cet auteur ne permet 
pas de se faire une juste idée de cette Rose. L'herbier de 
Marschall von Bieberstein contient deux spécimens du 
R. oxyacantha avec l'indication : « Ex Sibiria. Salesow. » 



( 10 ) 

D'après les clicjuclies, ces spécimens avaient tout d'abord 
été rapportés au li. pimpineUi folia. 

A première vue, le R. oxyacanlha parait constituer une 
simple variété du R. pimp inclli fol t'a , mais quand on 
l'examine altenlivement, on lui recoiniaît plusieui's carac- 
tères parlicuricrs (pii le dislingnent. ('/es( ainsi (jiie les 
stipules supéi'ieures des ramuscules florifères son! dila- 
tées, à oreillettes courtes et larges, que le pédic(dle 
(lorifère est ordinairement accompagné à sa base d'une 
bractée plus ou moins dilatée, ((ue les fleurs sont longue- 
ment pédicellées et que la corolle est d'un rose vif. 
L'absence d'ini caclict spécial, d'un babitus en ({uebpie 
sorte spécifique, et, d'autre part, l'exisience de caractères 
intermédiaires, me font soupçonner que nous sommes en 
présence d'un produit bybride, dont les ascendants sont 
probablement les R. p imp inelli folia et R. acicnlaris. Le 
premier de ceux-ci aurait laissé à l'bybride son faciès 
général et le second lui aurait donné plus ou moins la 
forme de ses stipules, une bractée llorale et la teinte de 
sa corolle. 

Dans le R. oxjjacantha, les feuilles sont fréquemment 
9-foliolées, ce qui le rapprocbe du R. pimpinellifoUa et 
l'éloigné du R. acicnlaris, dont le nombre de |)aires de 
folioles atteint laremeiît ô cl jamais 4. Les {\c\\\ échan- 
tillons de l'bcrbicr de Marscball von IJiebcislein préseiilenl 
des folioles à dents simples, de même (|u'nn échantillon 
de cette Rose conservé dans l'berbiei- de l'Académie de 
Sl-Pélersbourg et ne portani pour loulc indicalion (|ue 
« Rom spi)w.sissi))ia. » 

L'Iicrbici" de l'Acadéniic de Sl-Péici'sboiirg renfci'nie de 
bc.iux (''(•iiiiiililloiis (rniic ioiiiic voisine du /i. o.i i/(i( (inf/ta 
recueillis |);u' M. I''. Sclmiidl, en ISC)^, dans la j)i()\inee de 



( Il ) 

rAniour. Ces échantillons, tout d'abord rapjDorlés au 
R. alpina acideatissima, puis au R. pimpinellifolia, me 
paraisscînt devoir é(re considérés comme produits par le 
croisement des R. pimpinellifolia et R. acicularis. Ils 
diffèrent du R. oxjjacant/ia, par des folioles plus amples, 
plus ovales, à dents composées, par des pédicelles flori- 
fères plus courts et lisses, par des réceptacles florifères 
plus petits et elliptiques. Il est à remarquer que les 
réceptacles semblent très-peu grossir après l'anlhèse, ce 
qui indiquerait que la fructification ne se fait pas ou se 
fait incomplètement. Une chose m'embarrasse pour Tinter- 
prétation de cette forme, ce sont les dents foliaires qui 
sont composées ; or il est à noter que le R. acicularis a des 
folioles à dents simples et que les R. pimpinellifolia que 
j'ai vus jusqu'à présent de la région de l'Amour ont 
également les dents foliaires simples. 

L'herbier du Jardin botanique de St-Pétersbourg ren- 
ferme, à son tour, un échantillon d'une rose recueillie 
par M. Maximowicz à St-Olga en Mandschourie (1860), 
qui esta peu près identique avec les échantillons récollés 
par M. Schmidt. 

Ce qui précède vient certainement enrichir nos con- 
naissances sur le R. oxyacanthay mais celui-ci doit faire 
l'objet de nouvelles observations dans sa j)atric. C'est aux 
voyageurs à rechercher dans quelles conditions il végète, 
à voir s'il croît en compagnie des R. pimpinellifolia et 
R. acicularis, s'il se montre ])ar pieds isolés ou en colo- 
nies, comment il fructifie, si son jiolkn est bien ou mal 
conformé, si enfin il ne présente pas, dans son voisinage, 
des formes en retour vers l'une ou l'autre des espèces que 
je prends pour ses a.scendants. 



( 1'^ ) 



14. Rosa oxyodou Uoiss. 

Ruprccht, dans rexploration qu'il fit dans les montagnes 
du Caucase en 1800 et 1801, rechercha d'une façon toute 
spéciale les Roses de cette région et en récolta une riche 
série, qui est actuellement conservée dans Therhier de 
l'Académie de St-Pétersbourg. Parmi les formes recueil- 
lies, il est une espèce fort inléressanle, nouvelle pour la 
science et qui enrichit le Caucase d'un représentant du 
genre analogue au R. macrop/iylla de I'lfimalaya et au 
R. nlpina des montagnes d'Europe, je veux parler du 
jR. oxyodon, dont Tune des variétés avait été rapportée par 
Ruprecht à notre 7^ rubrifoUa d'Europe. 

Ayant étudié les matériaux du R. oxi/odon que M. Bois- 
sier a eus à sa disposition, ainsi que ceux des R. opiisthes 
et R. haemalodes créés par ce savant, je suis arrivé à 
découvrir que ces trois espèces ne constituent en réalité 
qu'un seul type spécifique. 

Dans le Flora Orientalis, les R. oxi/ocfon et R. opiisthes 
sont rangés dans la section des Pimp'nivUifoliac, (pii com- 
prend en outre les R. pimpinelU folia, R. tuschefica Boiss., 
R. alpina, R. dji)}iilensis ciR. armcna. Telle que la com- 
prend M. Boissier, cette section est composée d'éléments 
bien hétérogènes. C'est ainsi que sa var. tomcnfella du 
7^ j)inipinellifolia ne peut èliT. rapportée spécifi(|U(Mncnt 
à ce type, (pie le R. tnsrhcfica est iiicoiilestahlement une 
variété de 7^ f/hilinosa Sihlh. et Sm. Quant aux R. o.ry- 
odon et 7^ opiisthes, ils ne peuvent, selon moi, être 
associés au R. p/inpincllifolid. Ce (|iii ;i proxoijiK' Tasso- 
cinlioii l';iil(' par M. hojssicr, c'esl rasped de cci'laiii^ 



( 13 ) 

spécimens de son 11. oxijodon, dont la tige offre d'assez 
nombreux aiguillons grêles et sétacés; mais la présence 
de ces aiguillons sétacés n'est peut-être qu'accidentelle ou 
bien ceux-ci ne se produisent qu'à la partie inférieure des 
tiges. Ce qui peut encore arriver, comme on le voit dans 
le R. cinnamomea et dans d'autres types, c'est que les 
aiguillons sétacés envahissent toute la tige des arbustes 
grêles et chétifs. Je crois donc qu'on ne doit donner 
qu'une valeur secondaire à la présence de ces aiguillons 
sétacés et que dans le R. oxyocïon, les aiguillons appar- 
tiennent normalement au type faiblement arqué, parfois 
presque droit, tel qu'on l'observe chez les R. rubrifolia 
Vill. et R. montana Chaix. 

M. Boissier distingue son R. oplisthes du R. oxijodon, 
par des aiguillons tous conformes, par des folioles à dents 
simples, par un réceptacle chargé de longues soies glan- 
duleuses et enfin par des sépales pinnules. J'ai déjà dit 
qu'il fallait tenir peu compte des aiguillons sétacés du 
R. oxyodon, en sorte que le caractère distinctif qu'ils ont 
fourni disparaît ; quant à la dentelure des folioles, on sait 
combien elle est variable dans le même type et, du reste, 
il est à remarquer que les dénis, chez \c R. oxjjdon, son! 
bien composées et non pas « subbiserratis » et que chez le 
R. oplisthes, elles sont doubles dans les feuilles inférieures 
des ramuscules florifères et seulement simples dans les 
feuilles supérieures. Un sépale du R. oxyodon m'a montré 
deux pinnules à sa base et, au surplus, le rameau frucli- 
fère qui a servi à M. Boissier pour décrire le fruit de son 
R. oplisthes appartient bien à la forme qu'il désigne sous 
le nom de R. oxyodon, et les sépales y sont bien pinnules. 
On le voit, il reste assez peu de chose pour distinguer ces 
deux formes, dont M. Boissier soupçonnait déjà les étroites 



( 14 ) 

alliiiilcs, cl, ;i iiioiiis de lomber dans les créalioiis de types 
secondaires, il l'aiii les réunir spécifiqiicnu'nt. 

En voyani le R. haeniatodes classé loin des R. oxfjodon 
et R. opUsl/u's dans la section des Caninae, on pourrait 
croire (pi'il offre de profondes différences avec ces derniers ; 
il n'en est absolument rien et il ne |)eut s'élever le moin- 
dre doute, à mon avis, sur Fidentilé spécifique de celte 
forme avec les deux autres. M. Boissicr a été trompé par 
des apparences individuelles (pii, dans ce genre, répétons- 
le, peuvent en imposer aux j)lus habiles observateurs. 
Les sépales dans le R. hcwmatodes ne sont pas à la fin 
réfléchis et caducs, mais bien redressés, couronnant le fruit 
jusqu'à sa maturité complète et persistants. 

Si l'on voulait tenir compte des différences présentées 
par les échantillons de riierbier de lluprecht qui ont 
servi à établir le R. haematodes, on pourrait subdiviser 
cette forme en plusieurs espèces secondaires. 

A la suite du R. hacmafodcs, M. Boissicr a décrit un 
R. didoensis, qui appartient peut-être encore au même type 
spécifique que les R. oxyodon, R. o})Uslhe^ et R. haenia- 
todes, mais les matériaux (pii le représentent, dans l'her- 
bier de Ruprecht, ne sont pas sulïisamment nombreux 
pour que j'aie pu me former une conviction à cet égard. 

Le R. oxfjodon (inel. R. oplisthes et R. haematodes) est 
un type (pii parait jus<iu'ici propre aux régions orientales 
du (Caucase, type odVant des variations j)arallèles à 
celles d'autres types similaires. Sa place naturelle est 
mar(|née entre le R. n/pina et le R. ntbrifolia, mais il se 
rappioche, semble-l-il, plus de ce dernier et constitue un 
j)assai'e vers la section des Caninae. 

|^)IM■ iciininei-, j'ajouterai (pie ce type est actuellement 
(•idii\é ('lu-/ M. L;in;iII<''c, à Sei-rais, où il a été éle\é de 



( IS) 

graines provenant directement du Caucase. A en juger 
d'après les échantillons qu'en a rapportés tout récemment 
M. Marchai et qu'il doit à l'obligeance de M. Hérincq, 
c'est une forme à dents simples dans les feuilles des 
ramuscules florifères, à dents irrégulièrement doubles 
dans les feuilles inférieures des pousses radicales. Celles-ci 
sont chargées, du moins dans leur parti.e inférieure, 
dç nombreux aiguillons sétacés épars. 11 semblerait donc 
que les pousses stériles, au moins dans leur portion 
inférieure, sont sétigères, mais il reste à voir si cette 
particularité est bien constante. Dans la plante cultivée 
à Segrais, les pédicelles et les réceptacles sont lisses et les 
sépales ne sont pas pinnules. 



15. Rosa Beggcriana Schrenk. 

Le R. Beggeriana est resté, jusqu'à présent, un type 
mal apprécié et classé dans une section à laquelle il n'ap- 
partient pas. Il a été décrit par Schrenk, dont la descrip- 
tion ne m'est connue que par le Repertorium botanicea 
systematkae de Walpers et le Flora Rossica de Ledcbour. 
Walpers classe l'espèce dans la section Synstylae DC, et 
Ledebour, dans la section Nobiles de Koch à la suite du 
R. arvensis Huds. Schrenk, trompé par les apparences, a 
cru voir des styles soudés en une colonne courte et velue; 
or rien de semblable n'existe normalement dans les nom- 
breux spécimens authentiques que j'ai étudiés dans l'her- 
bier de l'Académie de St-Pétersbourg et dans celui de 
M. de Bunge. Les styles sont parfaitement inclus et les 
stigmates forment un capitule sessile au-dessus du disque. 
Le créateur de l'espèce aura sans doute vu, sur certains 



( 10 ) 

éclianlillons desséchés, les styles devenus exserts par la 
contraction du réceptacle florifère ou fruclifère, chose qui 
se présente dans d'autres types à styles inclus. (Test là une 
remar([ue dont on doit tenir compte quand on examine des 
Koses desséchées. 

Le faciès du R. Berjrjeriana n'est du reste pas celui des 
vraies Synstylées ; cette espèce constitue un type à part 
qui ne peut rentrer dans aucune des anciennes sections 
étahlies par les monographes. Avant d'exposer quels sont 
les caractères de cette curieuse plante, je dois lui réunir 
diverses formes que de hons phytographes, nullement 
imhus des principes de subdivisions, ont cru devoir élever 
au rang d'espèce. C'est ainsi qu'une élude approfondie des 
riches matériaux des herbiers de St-Pétersbouriï , de 
Paris, de Bei'lin et de M. Cosson, m'a démontré ridentilé 
spécifique des R. Rerjçjeriana, R. Sikerhjelmii Schrenk, 
R. Lehmannia Bunge et R. Rcrjclii Renter. Je puis ajouter 
à cette liste une cinquième Kose cultivée au Jardin 
des plantes de Paris, élevée de graines recueillies par 
M. l'abbé David en Chine, et à laquelle M. Decaisne 
applique le nom de R. con'osmn. 

La forme Bt'fj(jeria)ia, que je considère comme le 
type, a les folioles à dents simples, ainsi que le R. Rvf/rlii, 
qui devient un simple synonyme ; la forme Silrcrhjchtiii 
a les folioles à dents généralement doubles, ce (|ui existe 
aussi dans le R. coriosma; enlin la forme Lehmanniana a 
les folioles glanduleuses en dessous, à dents conq)osées-glan- 
duleuses. l'jilre ces trois états, il existe des transitions 
(pii ne laissent iuicun doute sur la |)arfaite identité spéci- 
li(pi(' de ces ('in(| prétendues espèces. 

i\ous avons \u (pie le H. /iff/f/rrifuri avait (-lé classé 
parmi \r^ Si/)):<fi/l(ic ; le /». Silrcrhjchiiii a ('li' r;iMii('' dans 



( 17 ) 

la section des Cmnamomeae; \q R. Lehmanniana , a été 
rapporté avec doute aux Cinnamomeae ; Reuter rangeait 
son R. RerjeUi dans une section inédite^, celle des Plso- 
carpae Boiss. FI. Or. mss. (Catalogue des graines recueil- 
lies en 1867 au Jardin botanique de Genève, p. 4) ; enfin 
M. Boissier {Flora Orientalis, II, p. 678) classe le 
R. Lehmanniana dans la section des Diacanthae Godet, 
section qui comprend, dans une première subdivision, 
le B. cinnamomea et dans une seconde, les R. anserinae- 
folia Boiss., R. lacerans Boiss,, R. Lehmanniana et 
R. cabulica Boiss. Ainsi que nous le verrons tantôt, 
le savant auteur de la Flore d'Orient eut bien fait de 
persister dans ses premières idées au sujet de la deuxième 
division de ses Diacanthae et de maintenir son groupe des 
Pisocarpae qui est bien distinct de celui des Cinnamomeae , 
auquel il ne peut en aucune façon être associé. Toutefois, 
si je critique cette association, je dois dire que M. Boissier 
a bien jugé les affinités qui unissent les espèces du second 
groupe de ses Diacanthae. 

Dans riierbier de TAcadémie de St-Pétersbourg, j'ai 
réuni dans une même section, que je désigne sous le nom 
de Microcarpae, les R. Beggeriana (incl. R. Slkerhjelmii, 
R. Lehmanniana) et R. anserinae folia (incl. R. lacerans). 

En comparant les descriptions qui ont été données des 
R. Reggeriana, R. Regclli, R. Silverhjelmii et R. Lehman- 
niana, on pourrait croire que les caractères de l'inflores- 
cence et des stipules sont assez différents dans ces cinq 
formes; cela provient de ce que les descripteurs n'ont pas 
tenu compte et n'ont pas apprécié à sa valeur une particu- 
larité très-curieuse du R. Beggeriana, celle d'avoir ses 
rameaux foliifères fréquemment couronnés par des fleurs. 
Ces rameaux foliifères peuvent être d'assez longues 



( l« ) 

pousses ou (le promj)ls houri^coiis naissant dans le voisi- 
nage des innoreseences normales. Les Ioniques pousses ou 
brandies foliiferes peuvent se leiininer par une inllores- 
eenec (rès-niiillillore, portant même juscjue oO fleurs. 
C'est siu' ces longues pousses que M. de Bmiiie a décrit 
son R. Lehmaaniana. Dans ces rameaux fbliifcrcs trans- 
formés en ramnscules florifères, toutes les stipules sont 
semhlahles ou à j)eu près : ce soni des stipules de rameaux 
lbliifères,à ailes étroites, à oi'eiilelles peliles etdivergentes ; 
d'auli'e part, dans les inflorescences, les bractées et les 
bractéoles sont élroites et petites. Au contraiic, dans les 
ramnscules florifères normaux, les stipules vont en se 
dilatant plus ou moins de la base au sommet des axes, à 
oreillettes plus larges et dressées; les bractées (H bractéoles 
sont plus ou moins dilatées; les inflorescences sont moins 
multiflores que les autres. En second lieu, dans les rameaux 
et ramnscules foliifères devenus florifères, les feuilles sont 
généralement 9-foliolées, tandis que dans les ramnscules 
florifères normaux, elles sont 5-7-foliolées. Il résulte de ces 
fails (pie Taspect général de ces deux soi'Ies de rameaux ou 
lamuscules florifères est assez différent et peut facile- 
ment en imposer à l'observateur qui méconnaît le pliéno- 
mène dont il vient d'être question. 

Avaiil de m'élendre sur d'autres pailieidarilés i\uJ{. /h'fj- 
(/criann, je vais en faire une deseriplion établie sur les 
rielies matériaux (jue j'ai eus à ma disj)()sili<)n. 

noMU BcK«eriaiia Silircnk Eiunii. pi. novar., p. 7."); Walp. Hc/icft. 
ho/, si/sf., II, ),.!!; Lrdcl). r/. Hoss., Il, p. .S^i ; J{ Si/rrr/ijc/mii ScUlvnk 
Hull de la vinsse pliijs. et mal/i.dr l'Acad. de St-Pêfersb. , il, p lîHj; 
I{. Le/i>n"tiiii(in(i lUiiif^c /V. Le/un., p. "iS? ; l5oiîS FI. (h.. Il, p. (I7S; 
H. He(iflii WvwU'V Cal. <jr. Juid. (îrti., I^()7, p i \ H. VDiiosma Dciie 
llorl. l'<nis. 



( 19 ) 

Arbrisseau. Arbrisseau de taille moyenne et ne paraissant pas dépasser 
ord. un mètre de hauteur, à tiges tantôt roides, érigées, tantôt grêles et 
plus ou moins décombantes. 

Tiges. Tiges et rameaux à écorce d'un vert clair et glaucescent, bru- 
nissant par l'âge. Aiguillons jauniitrcs, épars dans la partie inférieure 
des tiges, les uns très-grêles, un peu arqués, presque sétacés, les autres 
plus robustes et plus fortement arqués, devenant régulièrement géminés, 
plus robustes, plus fortement arqués dans la partie supérieure des 
tiges et sur les rameaux. 

Ramuscules florifères. Ramuscules florifères normaux ord. courts, à 
écorce d'un vert clair et glaucescent, aiguillonnés, à aiguillons réguliè- 



celles des ramuscules florifères, 3-7-foliolées. Slipules assez petites et 
assez courtes, glabres, pubescentes ou pubescentes-glanduleuscs en des- 
sous, finement denticulées aux bords, à ailes étroites dans celles des 
rameaux foliifères et celles de la base des ramuscules florifères, à oreil- 
lettes petites, étroites et divergentes, à ailes devenant plus larges dans 
celles du sommet des ramuscules florifères, à oreillettes ovales-triangu- 
laires et dressées. Péfioles ghhrcs, pubescents ou pubescents-glanduleux, 
ord. aiguillonnés, à aiguillons petits et jaunâtres. Folioles ord. petites, 
d'un vert gai, plus ou moins glaucescentes, pubescentes ou glabres sur 
les deux faces, plus rarement glanduleuses à la face inférieure, simple- 
ment ou doublement dentées ou à dents composées-glanduleuses, ord. 
ovales-elliptiques, un peu alténuécs-arrondies à la base, brièvement 
pétiolulées, assez brusquement aiguës au sommet, dentées jusqu'au tiers 
inférieur ou jusqu'à la base. 

Inflorescence. Fleurs en corymbe plus ou moins multiflorc (5-12 fleurs) 
dans les ramuscules florifères normaux, parfois très-multiflores dans les 
ramuscules anomaux (jusque SO fleurs). Bradées ovales-lancéolées, 
acuminées (plus étroites et plus petites dans les ramuscules anomaux), 
les secondaires égalant le sommet ou les deux tiers des pédicclles, glabres, 
pubescentes ou glanduleuses. Pédicelles grêles, lisses ou modérément 
hispides-glanduleux, de longueur variable, tantôt assez longs, tantôt 
courts, dressés ou un peu recourbés à la maturité. Réceptacle florifère 
très-petit (1-2 mill, de larg.), ellipsoïde, ovoïde, ou subglobuleux, deve- 
nant promptemcnt globuleux après l'antlièsc. Sépales petits, entiers, 
ovales-lancéolés, terminés par une pointe elTilée plus ou moins allongée, 



f 




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( ^^0 ) 

lisses ou plus ou moins glanduleux sur le dos, élalés après rauthèse et 
plus ou moins proniplenienl eaducs. Corolle petite (25-50 mill, de 
diamètre), à pétales blanes, étroitement ohovales, plus ou moins échan- 
crés au sommet, dépassant un peu les séj)alcs. Styles velus-laineux, à 
stigmates formant un eapitule sessile. Héceptade fruclifère très-petit 
(en moyenne ;i mill, de long, et de larg.), globuleux, à parois très-minces, 
devenant à la maturité d'un l'ouge-noiràtre. Ald-ncs très-petits et 
nombreux dans cbaque réceptacle. 

Var. a. genuina [R. Begget'iana Schrenk ; li. Hcyelii Renter). Folioles 
à dents simples. 

Var. /3. Silvei^lijelmii {R. Silverltjelniii Sclirenk; R. coriosma 
Dcnc mss.). Folioles à dents la plupart doubles. 

Var. 7. Lehmanniana {R. Lelimanniana Bunge). Folioles glanduleuses 
en dessous, à dents composées-glanduleuses. 

Floraison. D'après les indications recueillies sur les étiquettes 
d'berbiers, cette espèce fleurit et fructifie en juillet et août. Au Jardin 
botanique de Genève, les fruits sont déjà mûrs au mois de juillet, tandis 
qu'à Copcnliague et à Berlin, la fructification ne paraît avoir lieu qu'en 
septembre. En considérant la production fréquente de piompts bour- 
geons florifères et la transformation de rameaux foliifères en rameaux 
florifères, je suis porté à croire que cette espèce fleurit longtemps et 
peut avoir sur le même pied et en même temps des fleurs et des fruits. 

AiuE DE Disi'EusioN. Sclireulc indique son R. Reggeriana dans la 
vallée du Koksu, c'est-à-dire vers la latitude du 45^ degré et vers le 
1)2*^ degré de longitude; il signale son R. Siiver/tjclmii dans la vallée 
du Tschu ; M. de Jiunge indique son R. Lehmanniana dans le bassin 
du Sarafschan au-dessus de Samarkand. Ces trois localités sont échelon- 
nées dans le Turkestan, du sud-ouest au nord-est, entre le 83c et le 
92e degrés de longitude. D'après les nombieux échantillons recueillis 
par Schrenk que j'ai vus dans divers herbiers, les variétés a. genuina, 
/3. Silverlijclmii et 7. Le/unanniana ne sont pas isolées sur des points 
différents du Tui-kestan, mais se rencontrent toutes trois dans les 
mêmes régions. Le R.eoriosnia pi-oviendrait de la Chine et peut-être des 
régions nord-ouest de cet empire. D'après une indication de l'herbier 
du Jardin botani(jue de Sl-Pélersbourg, les graines du R. Regel ii é\v\é au. 
Jardin botani(|iK' de (leiiève auraient été recueillies en Mandsehourie par 
M. Maximowicz. Il réstiilt r.iii de ces indications que le R. Reggeriana 
ocenperail, en longilndc, niic ;iiic exlrriiicmcnl ('icndiif de dispersion. 



( 21 ) 

Cette aire de dispersion est cependant dépassée par celle du R. j)impi- 
neUifolia qui de l'Islande s'étend à la Mandschourie, et par celle du 
R. acicularis qui paraît être circumpolaire. 

Le R. Beggeriana ne peut, je le répète, se confondre 
avec aucune autre espèce étrangère à la section des 
Microcarpae. Ses petites fleurs blanches, son réceptacle 
florifère très-petit, son fruit de la grosseur d'un petit pois, 
la teinte de son écorce, de ses folioles et de ses aiguil- 
lons, lui donnent un cachet tout spécial et bien remar- 
quable. 

Pour terminer, je dois faire quelques observations sur 
le fruit. Celui-ci parait mûrir très-vite, et j'ai vu, dans la 
même frutescence, des fruits parfaitement murs à côté de 
réceptacles encore verts et couronnés par les sépales. Son 
enveloppe est mince et tellement délicate que sur tous les 
échantillons fructifères desséchés que j'ai examinés, les 
sépales ont disparu des fruits mûrs en emportant avec eux 
le disque et le col du réceptacle et de façon à mettre à nu 
l'extrémité des akènes supérieurs. Jusqu'ici, à l'exception 
du R. anserinae folia Boiss., aucune autre espèce ne m'a 
présenté cette singulière et bien curieuse particularité. 



16. Rosa auseriuacfolia Boiss. 

Le R. anserinae folia a de très-étroites aflinités avec le 
R. Beggeriana et on est assez porté à voir, dans ces deux 
espèces, deux races provenant d'un même type ancestral, 
l'une occupant toutes les régions qui entourent l'Altaï, 
l'autre peuplant la Perse et le Belutschistan. Mais avant 
de marquer les différences et les ressemblances qui 
existent entre ces deux espèces, il s'agit de faire connaître 
ce que j'entends par le R. anserinae folia. 



( 22 ) 

Le 7^ ansoinaefolia a élr pour la premiere lois déeril 
par M. lioissier dans le laseieulc IV^ de ses Diarpioses 
plantarnni orientaliuni et ra|)porlé à la section des Cinna- 
momeac de kocli. 

Postérieurement, le même savant a décrit avec 
M. Hidise (Aufzàhlunfj der auf einer Beisr (lurch Trans- 
kaucasicn unci Pcrsicn, etc., pp. 84 et 8o) deux autres 
Roses, les R. laccrans et R. inilis, que je considère comme 
des variétés du R. miser inac folia. 

Ce n'est que peu à peu que j'ai pu éludier complètement 
ces diverses formes, qui sont assez parcimonieusement 
distribuées dans les herbiers ; mais ayant examiné succes- 
sivement les herbiers de MM. Boissier et Cosson, des 
Musées de Paris, de Berlin et de St-Pétersbourg, je suis 
arrivé à une connaissance sufïisante du type qui fait Tobjet 
de cet article. 

M. Boissier distingue le R. anse rhiae folia du 7^ lacerans 
par ses folioles plus larges, plus ou moins glanduleuses siu* 
Tune ou sur les deux faces, à dents plus ou moins doubles 
et glanduleuses. Comme on le voit, ce sont là des carac- 
tères (jue nous constatons entre les diverses variétés du 
R. Refjfjeriana et qui du reste se reproduisent dans les 
diverses variétés d\ui grand nombre de types. Ces carac- 
tères ne peuvent servir à distinguer de viaies espèces, 
mais seulement à délimiler des variétés dont le parallé- 
lisme témoigne bien de leiu' valeur secondaire. 

Une autre forme de la même section est le R. cabulica, 
que M. Boissier a décrit dans son Flora Oricntalis et qui 
me |)ai'aî( n'èlre au fond (pTune variélé du 7^ anscrinac- 
folia. .le n'alliiiiie cepcndaiil i-jen (Tune l'acon absolue, 
parce* (|ue je n'ai \u, dans Therbier de M. Boissier, (pTun 
seul échanlillon de la variété ,3. l(ilisj)ina. 1/auleur marcjue 



(23) 

du reste Faffinite de cette forme avec le R. lacerans et la 
distingue de celui-ci par ses feuilles non glanduleuses, et 
des trois autres espèces de la seconde division de ses 
Diacmithae, par des aiguillons de deux sortes : les uns 
grêles, subulés et droits, les autres, surtout les stipulaires^ 
plus robustes, comprimés et recurves. Cette différence n'a 
pas, selon moi, une très-grande valeur, parce que j'ai vu, 
dans riierbier du Muséum de Paris, un échantillon du 
vrai R. anserinaefolia recueilli en Perse par Aucher-Eloy, 
portant le n" 4485, dont les axes offrent des aiguillons 
sétuliformes épars et des soies et même des glandes 
pédiculées. Ainsi que j'ai pu le remarquer, le R, anseri- 
7iaefolia Boïss. (incl. R. lacerans) est sujet à de nombreuses 
variations dans ses aiguillons, selon que les axes sont plus 
ou moins grêles ou plus ou moins robustes et épais. C'est 
au surplus ce que Ton observe dans le type voisin, le 
R. Reggeriana et qu'on observe dans une foule d'autres 
types. Il est probable, je le répèle, que le R. cahulka avec 
sa var. (3. latispina n'est qu'une variété du R. anserinae- 
folia. 

Quant au R. mitis Boiss. et Bulise, il a été établi sur 
des rameaux incrmes de la variété glanduleuse du R, anse- 
rinaefolia. 

Si le R. anserinaefolia est variable dans ses aiguillons, 
il l'est aussi dans ses folioles, qui peuvent être petites ou 
assez grandes. Les dents foliaires, ordinairement super- 
ficielles, peuvent devenir profondes. C'est ainsi que les 
échantillons distribués parKotschy sous le n*' 622 (herbier 
Cosson et herbiers du Muséum de Paris et de l'Académie 
de St-Pétersbourg) ont des dents profondes et qui donnent 
aux folioles un aspect tout particulier. Des variations analo- 
gues s'observent dans la variété glanduleuse (11. lacerans). 



( 24 ) 

Je proposerai la synonymie suivante pour le R. anseri- 
naefolia, que je divise })rovisoirenienl en deux variétés. 

KoNa anMcrliiucfollu Uoiss. Diarjn., Scr. I, G, p. 51 el Fl. Or.,\\, 
\). iSll \ R. laccrans Boiss. et Buhse Aufz., p. 85; Boiss. Ft. Or., II, 
p. 077; R. mitis Boiss. et Bulise loc. cil., p. 84; R. cabutica Boiss. 
toc. cit., II, p. 678; R. iulispina Boiss. Diagn., Scr. II, 2, p. 49. 

Var. a. genuina {R. anserinaefutia Boiss., R. cabutica Boiss.). Folioles 
pubesccntes sur les deux faces, à dents simples non glanduleuses. 

Var. ^. lacerans [R. tacerans Boiss. et Buhse, R. milis Boiss. et 
Buhse). Folioles puhescentes sur les deux faces, glajiduleuses sur les deux 
faces ou seulement à la face inférieure, à dents composées-glanduleuses. 

Un échantillon que j'ai vu dans riierbier du Muséum de 
Paris, recueilli par Bélanger avec le n*' 641, pourrait 
donner lieu à la création d'une troisième variété, caracté- 
risée par des folioles glabres à dents simples. J'ai vu dans 
riicrbier de M. Cosson un échantillon provenant du mont 
Elbrus et distribué par Kotschy sans n° dont les folioles, 
non glanduleuses sur les faces, avaient des dents compo- 
sées-glanduleuses. Cette quatrième variété forme un 
passage de la variété (jenu'nia à la variété lacerans. Il est 
enfin une variété ({ue, jusqu'à présent, les auteurs ne 
paraissent pas avoir signalée, celle à lleurs plus ou moins 
doubles et qui est sansdoutecultivée.iîélangei l'a recueillie 
en Perse et distribuée sous le n" oo4 (herbier du Muséum 
de Paris). Le réceptable florifère est grossi et campanule. 
M. C. Koch a recueilli une foime également à corolle 
d()id)lée dans son voyage en Arménie. J'en ai vu un échan- 
tillon dans l'herbier royal de Berlin avec Tétiquelte de 
/?. mosihafa L. 

Au lieii de rédiger une longue des('ri|)lion du R. ausrri- 
navfolia,}v vais me bornera le comparer au R. /ie(j(jeriana, 
avec le(juel il est étroitement uni. 



(25) 

Dans les deux espèces, les feuilles paraissent présenter 
le même nombre de folioles ; celles-ci se ressemblent 
beaucoup dans leurs contours, mais dans le R. anserinae- 
folia, elles ont une villosité plus douce, plus dense et qui 
donne aux deux faces un aspect plus ou moins soyeux, 
surtout dans la variété genuina. 

Les aiguillons se ressemblent beaucoup, mais généra- 
lement dans le R. anserinaefolia ils sont plus épais et plus 
robustes. Dans l'une et l'autre espèce, ils sont réguliè- 
rement géminés dans les ramuscules et dans la partie 
supérieure des axes principaux. 

Dans les ramuscules florifères du R. anserinae folia, 
les stipules supérieures sont aussi étroites ou presque aussi 
étroites que les inférieures, et les bractées et bractéoles 
sont étroites, tandis que dans le R. Beggeriana, du moins 
dans les ramuscules florifères normaux, les stipules vont 
en s'élargissant un peu de bas en haut des axes et les 
bractées et bractéoles sont un peu dilatées. Si ce caractère 
d'étroitesse est constant chez le R. anserinaefolia, la forme 
des stipules supérieures avec des oreillettes divergentes et 
la présence de bractéoles étroites constitueront le caractère 
le plus saillant pour distinguer cette espèce du R. Begge- 
riana. Je ferai remarquer que la non-dilatation des stipules 
supérieures chez les espèces à fleurs en corymbe autres 
que les Synstylae est un fait rare et exceptionnel. 

Le mode d'inflorescence est le même dans les deux 
types, dont le corymbe peut être pauciflore ou très-multi- 
flore. La forme et la grosseur des réceptacles florifères et 
fructifères, la forme des sépales et leur mode de dévelop- 
pement, la corolle, les styles, et les akènes ne présentent 
pas de diftërences essentielles. Seulement dans le R. anse- 
rinaefolia, la pubescence envahit presque toujours les 



( 20 ) 

pcdicellcs et le réceplaele, qui sont p;Iabres dans le R. Bcg- 
gcriana. Enfin, dans celui-ci, Tecorcc brunit moins vite, 
reste plus souvent et plus longtemps verte. 

Comme on le voit, à part les stipules et bractées 
qui semblent différentes, je ne découvre pas d'autres carac- 
tères bien saillants pour délimiter ces deux types, qui sont 
incontestablement très-voisins. 

D'après M. Boissier et d'après les étiquettes des écban- 
tillons que j'ai eus sous les yeux, le R. amcrinaefolia 
babiterait la Perse, le Belutscbistan et l'Afgbanistan. Peut- 
être n'existe-t-il en Arménie qu'à l'état cultivé et du reste il 
peut se faire que M. Kocb Tait recueilli dans cette contrée 
vers les frontières de la Perse. 

Ainsi que je l'ai vu dans l'herbier du Muséum de Paris 
et dans celui de M. Cosson, Bélanger et Aucber-Eloy 
l'avaient observé en Perse antérieurement à Kotcliy. Les 
n"' 054, 641 et 705 de Bélanger se rapportent à ce type, 
de même que les n"^ 1457 et 4485 d'Aucher-Eloy. 

17. Rosa Inxa Retz. 

Le R. laxa de Ketzius, qu'il ne faut pas confondre avec 
le R. laxa de Lindley (1820), a été décrit pour la première 
fois en 1805 (Hoffm. Phytor/r. Beitr., p. 59). En 1820, 
J.-E. Wikstrom (Nagra artcr af Vdxtslàgtct Rom in Kongl. 
Vetcnskaps arademicns HandUngar, 1820, p. 207) le 
décrivait à son tour en lui ajoutant une variété (3. incana. 
Tratlinnink, en 1825 {Rome. Monogr., II, p. 15), repro- 
duisait la description de Ketzius en attribuant la paternité 
de resj)è('e à Tbuiiberg. (le mono^n-aphe (jui n'avait sans 
doute pas vu (réchaiilillonsderespèce, iaiii;e le A*, /^/xf/dans 
sa série \ I iiiriluléc R(U(i<ni(ij>vv'iv coniprenaiil \cR.<((ninn 



(27) 

avec ses nombreuses variétés décrites comme espèces. 
En 1825, Sprengel (Syst. veget., II, p. S48) range ce 
type dans la section des Cinnamomeae ; la même année, 
Seringe (Prodr., II, p. 605), copiant Sprengel, le classe 
entre le R. Carolina L. et le R. cinnamomea L. Enfin, 
en iSi^, Ledebourg {FI. Ross., II, p. 75) rapporte le 
R. laxa comme un simple synonyme à son R. alpina. 
Cet auteur marque qu'il a établi cette synonymie en se 
basant sur Texamen qu'il avait fait d'un spécimen du 
R. laxa étiqueté par Swartz et conservé dans l'herbier 
royal de Berlin; or j'ai vu ce spécimen qui appartient bien 
au R. laxa cultivé ou subspontané en Suède et qui ne peut 
en aucune façon être rapporté au R. alpina. 

•En 1846, nous trouvons heureusement, dans les auteurs, 
des documents nouveaux et plus clairs sur le type de 
Retzius, qui jusqu'alors avait été méconnu. C'est ainsi que 
M. Fries (Summ. veget. Scand., p. 172) décrit avec soin 
le R. laxa, toutefois encore à Vétat cultivé, et le classe 
dans sa division des Spinosissimae, groupe des Cinnamo- 
meae. La même année, C.-A. Meyer (Ueber die Zimmtro- 
sen, p. 20) nous fournit d'amples détails sur le jR. laxa 
indigène. Ce botaniste voyageur avait lui-même recueilli 
la plante en Sibérie et avait eu sous les yeux des échantil- 
lons récoltés par Schrenk, Karelin et Kiriloff. 

L'ignorance dans laquelle on était généralement resté 
des vrais caractères du R. laxa a fait que les spécimens 
distribués par les voyageurs ont souvent été mal déter- 
minés et ont reçu, tantôt le nom de R. canina var., tantôt 
ceux de R. Gmelini ou R. cinnamomea. 

La description j)abliée par Meyer est suffisamment 
complète et permet d'y puiser les éléments nécessaires 
pour distinguer \qR, laxa des espèces voisines. 



(28) 
Meyer distingue deux variétés, dont voici les diagnoses: 

a. pubcscens : foliolis subtus potiolisquc tcnuissimc pubcsccntibus; 
stipularum aiiriculis picruinque divcrgcntibus. 

|3. glabra: foliolis subglabcrrimis ; stipularum auriculis adsccndcn- 
tibus subparallclis. 

La direction des oreillettes étant reconnue comme 
ayant quelque valeur au point de vue de la distinction des 
espèces, si une diiïcrcnce existait bien dans cette direc- 
tion entre les deux variétés, ce caractère correspondant à 
un autre tiré de la pubescence ou de la glabréité des 
feuilles, il y aurait là une concomitance qui pourrait faire 
penser à deux espèces distinctes confondues. Mais il 
n'existe pas réellement de différence dans la direction des 
oreillettes ou du moins il n'y a pas concomitance entre 
cette direction et la pubescence ou la glabréité des feuilles. 
Meyer a été trompé par une particularité déjà signalée 
précédemment pour le 7?. Bcf/geriana et qui paraît 
fréquente dans le R. taxa, celle de prompts bourfjeons ou 
de ramimidcs foliifères se développant, en ramuscules 
florifères et dont les stipules des feuilles supérieures restent 
ordinairement étroites comme celles des branches ou ramus- 
cules foliifères, à oreillettes plus ou moins fortement 
divergentes. Dans ces ramuscules devenus accidentellement 
florifères, les bractées et bractéolcs sont beaucoup plus 
étroites que dans les ramuscules florifères normaux. Dans 
ceux-ci, les stipules vont en s'élargissant de la base au 
sommet iU'?^ axes, et les oreillettes des supérieures sont 
dressées, à bords plus ou moins parallèles. 

Dans le 7?. taxa, type que Ton doit ranger à côté du 
R, cinnamomea, les aiguillons les plus robustes sont 
géminés dans la partie supérieure des axes comme dans 



( 29 ) 

cette dernière espèce, mais ils le sont plus régulièrement 
et, en outre, ils sont ordinairement plus forts et plus 
arqués. Sur les axes délicats, ces aiguillons peuvent toute- 
fois devenir droits ou presque droits et même très-grèles. 
A la base des tiges, il peut y avoir (cas peut-être général) 
des aiguillons épars et sétacés. L'écorce est presque tou- 
jours verte et glaucesccnte et ne devient pas purpurescente 
comme dans le R. cinnamomea. Les folioles sont généra- 
lement plus petites et plus nombreuses dans chaque feuille; 
les stipules ont une autre forme; Tinflorescence est diffé- 
rente et plus multiflore, du moins dans les ramuscules 
florifères normaux; la corolle est blanche ou presque 
toujours blanche et plus petite; enfin son faciès est diffé- 
rent de celui du R. cinnamomea. Remarquons que dans 
les deux espèces les sépales sont bien persistants et cou- 
ronnent le fruit à la maturité. 

Le R. taxa ayant été peu ou très-mal connu jusque vers 
1846, il n'y a rien d'étonnant à ce qu'il ait reçu plusieurs 
dénominations. C'est ainsi qu'en 1850, M. de Bunge(F/om 
Altaka, II, p. 12) lui a donné le nom de R. sooncjorka; 
toutefois l'auteur faisait quelques reserves en disant : 
« Affînis videtur R. laxae, sed folia glaberrima et pedunculi 
saepissime armati. An species propria? » Meyer rapporte le 
jR. sooncjorka à sa var. ^.gkibra. Schrenk,qui avait souvent 
observé le R. taxa et qui en a récolté de nombreux échan- 
tillons de diverses variétés, a établi sur l'une de celles-ci 
son lî. Gleberiana. Celui-ci a été rangé par Ledebour 
{FI. Ross., II, p. 76) à la suite du R. cinnamomea, ce qui 
est bien; mais Meyer qui connaissait suffisamment le 
R. laxa, a complètement méconnu le R. Gleberiana, 
puisque dans sa monographie des Cinnamomeae (Ueber die 
Hmmtrosen, p. 56) il exclut cette forme de la section des 



( 30 ) 

Cinnarnoincae en disant : a Rosa Gleberiana Schrenk 
melius inter Uustis eaninas inserenda. » Après avoir vu les 
échantillons sur lesquels Schrenk a établi son espèce, je 
m'expli(|ue parfaitement la singulière confusion qu'a faite 
Meyer. Ces échantillons que j'ai étudiés dans l'her- 
bier de l'Académie de St-Pétersbourg et dans celui de 
M. deBunge (herbier Cosson), sont pour la plupart de longs 
et robustes rameaux foliifèrcs couronnés par une inflores- 
cence et dont l'aspect peut aisément tromper sur l'identité 
du type auquel ils appartiennent. MM. Karelin et KirilofT 
ont, selon Meyer Qoc. cit., p. 21), distribué le R. laxa 
var. p. (jlabra sous le nom de R. oxyacantha (n'* 525) ; 
je n'ai pas vu le n^ 525 distribué par ces voyageurs, mais 
j'ai étudié (herbier de Berlin) deux spécimens qu'ils ont 
étiquetés R. cinnamomea^ n° 560, et (jui sont des variétés 
du R. laxa. C'est ce même n» 560 dans lequel M. Désé- 
glise {Notes extraites de V enumeration des Rosiers de 
l'Europe, de l'Asie et de r Afrique, in Journal of Botamj, 
juin 1874) a cru voir une espèce inédite, (ju'il a désignée 
sous le nom de R. dissimilis. 

Meyer (loc. cit., p. 29) attribue au R. vinnamomea une 
var. {j. mivrocarpa, subdivisée en deux sous-variétés. A la 
première, a. puberula, il rapporte le R. microearpa Retz, 
et à la seconde, b. glabra, il rapporte le R. laxa p. incana 
Wickstr. Après avoir bien étudié (herbier de l'Académie 
de St-Pétersl)ourg) les échantillons de cette variété micro- 
carpa qui se trouvent dans rherl)ier de Meyer et qui 
proviennent du Jardin botiuii(jue de Dorpat et après 
comparaison attentive de la description et de la figure 
du R. microcaiya publiées par Wickstrôm {loc. cit., 
p. 277, fig. 4), je suiij à peu près convaincu que la 
var. microcarpa appartient non pas au R. cinnamomca. 



(31 ) 

mais bien au R. taxa tel qu'il est cultivé ou subspontané 
en Suède. 

18. Rosa Slchreaklana Crép. 

J'ai vu tout d'abord dans l'berbier royal de Berlin, puis 
dans celui du Muséum de Paris, des échantillons d'un 
Rosa, étiquetés de la façon suivante : « Ex herbario borti 
Petropolitani. Rosa canina L. var. collina Koch teste 
Trautv. Songarei. Leg. Schrenk., » que je considère 
comme appartenant à un type spécifique nouveau. Dans 
l'herbier de TAcadémie de St-Pétersbourg, j'ai vu un 
échantillon de la même forme accompagné de cette éti- 
quette : « Songaria. In promontor. m. Ala Tau. 25 aug. 
1860. « 

Depuis plusieurs années, cette espèce est décrite dans 
mes cahiers de notes sous le nom de R. Schrenkiana, 
en l'honneur de l'infatigable botaniste-voyageur qui l'a 
découverte. 

Après en avoir fait une description détaillée, je mar- 
querai quels sont les caractères essentiels qui la distin- 
guent. 

Uosa gichrcnklana Crëp. 

Arbrisseau. D'après les branches ou tiges que j'ai étudiées, il parait 
être un arbrisseau peu élevé. 

Tiges, Tiges assez roides, un peu flexueuses, à écorce d'un vert glau- 
cescent, devenant d'un brun violacé du côté exposé au soleil, à aiguil- 
lons géminés, d'un gris blanchâtre, assez grêles, à pointe toujours un 
peu arquée, soit étalée horizontalement, soit relevée, peu comprimés, 
mais non épaissis à la base, laissant une cicatrice ovale ou elliptique. 

Ramuscules florifères. Ramuscules florifères courts ou assez courts 
(I à 7 centimètres, non compris l'inflorescence), flexueu.x ou arqués, 







( ">2 ) 

plus rarement droits, à ccorco comme celle des tiges, les plus courts 
incrmes ou pres(|ue inermes, les autres aiguillonnés, à aiguillons slipu- 
laires régulièrement ou irrégulièrement géminés, plus petits que les 
aiguillons caulinaires, mais à peu près de même forme, à entrenœuds 
portant un certain nombre d'aiguillons épars plus petits ou dégénérant 
en acicules non glanduleux. 

Fei:ili.es. Feuilles des ranuiscules lloriteres et di's jx'tits raniuscules 
l'oliilères 5-iJ-foliolées. .S7///»/A'.s courtes (!)- 13 mill, y compris les oreil- 
lettes), à ailes modérément dilatées (2-3 mill.), mais s'élargissant un peu 
(très-peu) dans les stipules suj)érieures, entières, à bords finement 
ciliés-glanduleux, à oreillettes lancéolées ou lancéolées-triangulaires, 
algues et divergentes. Petioles glabres, îi Tcxccption des points d'où 
naissent les folioles qui présentent quelques poils, églandulcux, ord. 
coraplèteracnt inermes, rarement pourvus d'un acicule. Folioles assez 
petites, parfaitement glabres, d'un vert opaque en dessus (sur le sec), 
blancbâtres-glaucescentes en dessous, visiblement pétiolulées (1/2-2/.% mill.), 
celles des feuilles inférieures ovales, obtuses, un tiers plus longues que 
larges, celles des feuilles moyennes et supérieures ovales-arrondics, 
presque aussi larges que longues, obtuses ou obtusiuscules, les latérales 
larges et arrondies à la base et ayant une légère tendance à devenir cor- 
dées, la terminale également large et arrondie, mais un peu décurrente 
au sommet du pétiolule, à dents simples, la terminale })lus courte ou 
dépassant peu les deux latérales supérieures. 

Inflorescence. Fleurs solitaires, à pédicelles accompagnés d'une ou 
deux bractées, ou naissant par 2-i. firaetêos inférieures largement ovales, 
brièvement aiguès-cuspidées, finement ciliées-glanduleuses, une fois plus 
courtes qui; les pédicelles, les supérieures opposées à la base des pédi- 
celles, de même forme que les inférieures, deux fois plus courtes que les 
pédicelles. Pédicelles longs, flexueux en S ou arqués, à la fin pencliés- 
recourbés, abondamment glanduleux, à glandes pédiculées assez fines et 
égalant l'épaisseur des pédicelles. Réceptacle florifère ovoïde, plus ou 
moins arrondi à la base, atténué au sommet, très-abondamment bispide- 
glanduleux. Sépales entiers, abondamment bispides-glanduleux, assez 
longs, à |)ointe modérément élargie, se relevant promplement après 
i'anlbèse et probablement persistants. Corolle paraissant as.scz petite. 
Sfi/les velus-Iaineu.x jusque sous les stigmates qui forment un assez gros 
capitule sessile. Réceptacle fnictifèrc (encore vert) ovoïde. 

AidF. i»F nisi'EnsioN. D'après rin(li<;ilion citée ci-dessus, cette espèce 



(35 ) 

aurait été recueillie par Schrenk dans la petite chaîne montagneuse de 
FAla Tau qui sépare le Turkestan de la Songarie. 

Autant que j'ai pu en juger par quelques spécimens, 
cette Rose a un faciès bien tranché qui me fait croire à un 
type spécifique distinct de tous ceux connus jusqu'ici. Sa 
place naturelle me paraît être dans la section des Cinna- 
momeae à côté du R. laxa. Le R. Schrenkiana se distingue 
du R. laxa par ses feuilles des ramuscules florifères 
o-5-foIiolées et non 5-9-folioléeS;, caractère fort impor- 
tant, par ses folioles d'une autre forme, par ses pédicelles 
plus allongés. Il est probable qu'il existe d'autres carac- 
tères différentiels, mais pour les saisir il aurait fallu 
pouvoir étudier une belle série d'échantillons de cette 
nouvelle espèce. Elle semble avoir quelques traits de 
ressemblance avec le R. WebUiana^ mais on peut facile- 
ment la distinguer de celui-ci par le nombre de paires 
de folioles dans les feuilles, par ses stipules et ses brac- 
tées plus dilatées, par ses aiguillons qui sont d'une autre 
forme. 

19. Rosa daTnric.i Pallas. 

C'est Pallas qui, vers la fin du siècle dernier (Flora 
Rossica, II, p. 61), a le premier décrit cette Rose. Lindley 
(Rosar. Monogr., p. 32) en reproduisant la diagnose de 
Pallas, nous dit que les spécimens qui se trouvent dans 
Fherbier de ce botaniste ne correspondent pas avec cette 
diagnose et paraissent être une variété du R. reversa. 
Nous verrons plus loin, en étudiant les variétés du R. da- 
mirica que les spécimens de l'herbier de Pallas ont pu 
appartenir au R. davurica. Trattinnick (Rosac. Monogr., 
H, p. 170) a reproduit, à son tour, la diagnose et la 



( 34 ) 

description de Pallas, cl (|iioi(juc ne paraissant pas avoir 
vu la plante, il la range à côté du R. ânnamomea; il dit : 
« Sine dubio R. ihmamomeae proxima et quasi media 
inter fastiiosam et cinnaniomeatn. » Sprengel (Syst. vcget., 
II, p. 548), de même (fue Ledehour (FI. Ross.j II, 
p. 76), considère le R. davurica comme un synonyme du 
R. cinnamomea. Seringe (Prodr., II, p. 606) (jui n'a pas 
vu Tespeee, range celle-ci non loin du R. cinnamomea et 
dit : « Air. R. cinnaniomeae, sed stipulae angustae et 
aculei patentes longi. » 

Ces différents auteurs ne nous apprenaient donc rien 
de nouveau sur la plante de Dahourie et ce n'est qu'en 
1846 que Meyer {Ueber die Zimmtrosen, pp. ^7-29) nous 
renseigne amplement sur \e R. davurica. Ce monograplie 
considère la plante de Pallas comme une variété du 
R. cinnamomea, qu'il décrit sous le nom de daurica; 
il divise celte variété en deux sous-variétés : a. lancifolia, 
à laquelle il rapporte le R. davurica, h. microphylla, à 
laquelle il donne pour synonyme les R. }yilldenoiciiS\)V., 
R. arenaria Sievers et R. microphylla Willd. Meyer dit : 
^ R. daurica a reliquis R. cinnamomeae varietatibus dilTert 
foliolis septenis angustioribus obscure serratis subtus 
glandulosis. >• Il caractérise de la façon suivante ses deux 
sous-variétés : 

;j. lanci folia : foliolis majorihus 10-15 lin. cifc. loiii;is. 

h. tnicrophyllti : lolioliii parvis W-l lin. longis iiiarginc rocnivatiM. 

Lorsque j'ai vu pom* la j)reniièie fois des écbantillons 
du R. davurica (berbier Vi)\\\\ de herliii), je crus axoir 
affaire à une espèce inédile, «pie je décrivis, dans mes 
eabiers de notes, sous le nom de R. Maximoiricziana. Ce 
nom s'appliquait à des écbanlillons recueillis par M. Maxi- 
mowicz, eu 1851, dans la province de l'Amour près de 



(33) 

Kisi, où la plante est commune. Dans le même herbier de 
Berlin, un échantillon de la même espèce recueilli par 
C. Wilford en 1859 sur les côtes de la Mandschourie, fut 
étiqueté par moi sous le nom de R. Wilfordii. A cette 
époque, j'étais loin de soupçonner la polymorphic du 
R. davurica et, me basant sur des caractères en apparence 
très-marqués, j'avais cru pouvoir admettre comme espèces 
des formes qui ne sont réellement que des variétés. Plus 
tard, Texamen que j'ai fait des matériaux des herbiers du 
Muséum de Paris et de M. Cosson et surtout des herbiers 
de St-Pélersbourg qui sont extrêmement riches en Roses 
du nord de l'Asie, m'a démontré surabondamment l'inanité 
de mes deux créations provisoires. 

Il est à remarquer que cette espèce varie beaucoup dans 
sa taille et que selon la vigueur des pieds, les aiguillons 
affectent des formes plus ou moins différentes. Comme 
dans le R. cinnamomea et plusieurs autres types de la 
section des Ciimamomeae, les pousses dites radicales ou 
plutôt les tiges sont chargées, sur une étendue plus ou 
moins considérable, d'aiguillons sétacés nombreux. Si 
l'arbrisseau reste grêle et petit, il peut arriver que certains 
ramuscules florifères soient envahis par des aiguillons 
grêles, plus ou moins sétacés et épars. C'est le cas qui 
m'a été offert par la forme que j'avais désignée sous le 
nom de R. Wilfordii. D'autre part, les aiguillons stipulaires 
sont soumis à une assez grande variabilité, qui paraît tenir 
à l'âge ou à la vigueur des axes. Tout en restant grêles 
dans leurs diverses formes, ils sont très-petils et courts, 
ou bien ils sont allongés ; ils peuvent avoir la pointe plus 
ou moins arquée ou droite, un peu dirigée vers le bas, 
horizontale ou même relevée. 

Quant aux folioles, leur forme est également sujette à 



( 3G ) 

des variations, comme on doit s'y attendre du reste, d'une 
espèce assez largement dispersée. Dans les échantillons 
de la forme que j'avais appelée R. Maxlmoivivziana^ les 
folioles des feuilles inférieures des ramuscules florifères 
sont obovales, à dents larges et ne commençant que vers 
la moitié ou les deux tiers supérieurs, à dent terminale 
dépassée par les deux dents latérales supérieures. C'est 
celte forme singulière que Pallas a eu en vue dans 
plusieurs passages de la phrase suivante : « Foliola.... 
lanceolata, basi integerrima, a medio versus apicem 
sensim profondius serrata, quaedam fere Spireac vhamae- 
drifolia similia, subretuso-crenala, pleraque acuta. » Les 
folioles peuvent être assez amples et passer par une suite 
de transitions aux presque microscopiques dimensions de 
la variété microphylle que Sprengel a appelée 7^ Wilkh- 
nowii et que j'ai décrite dans le ^^ fascicule de ces 
Priinitiac, pp. 49-51. 

Maintenant se pose la question d'autonomie. Le/i. davu- 
rica constitue-t-il bien un type spéciii(jue distinct, ou 
n'esl-il qu'une variété, une race orientale du R. cînna- 
momca? Il est incontestable (ju'il y a entre ces deux 
plantes beaucoup de traits de ressemblance qui sembleni, 
en tous cas, dénoter une origine commune ; mais, d'un 
autre côté, il existe des différences qui paraissent justifier 
la séparation spécifi(|ue des deux formes, dont le faciès 
général est assez différent. 

Dans le R. davurica, les feuilles des ramuscules flori- 
fères sont ordinaiiement ;i-7-foliolées, rarement O-foliolées 
et celles des tiges, 7-1 1-foliolées, rarement 15-foliolées, 
tandis que dans le R. vinnamomea, les feuilles des ramus- 
cules florifères sont o-j-foliolées, très-rarement 7-foliolées 
et celles des tiges !i-7-fbli()Iées. Les stipules ne sont pas 



( 37 ) 

aussi dilatées que dans le R. cinnamomea. Il faut aussi 
tenir compte de la glandulosité des folioles, qui est géné- 
rale ou presque générale dans le R. daviirica, tandis 
qu'elle n'est que très-exceptionnelle dans le R. cinna- 
momea. Il existe encore d'autres différences d'un ordre 
secondaire. 

Je suis actuellement disposé à conserver le R. davurka 
comme une espèce distincte du R. cmtiamomea. Plus 
tard, quand j'aurai l'occasion de traiter celui-ci dont 
l'étude approfondie reste à faire, je reviendrai sur les 
caractères qui le séparent du type de Pallas. 

A cause de la ressemblance générale de ces deux 
espèces et de la confusion qu'en ont faite les voyageurs et 
certains auteurs, il est difficile de dire où se termine l'aire 
de dispersion du R. cinnamomea et si cette aire envahit 
celle du R. davurica. Meyer signale encore le R. cinna- 
momea var. intermedia sous-var. serrata aux bords de 
rirtysch près de Semipalatinsk, et plus à l'est près d'Ir- 
kiitzk, et la sous-var. serrulata, « in sylvis cis et trans 
baicalensis. » M. de Bunge (FI. Alt., II, p. 227) indique 
également le R. cinnamomea près de Semipalatinsk. Quant 
à cette dernière localité, je n'ai vu, ni dans l'herbier 
de i\Ieyer, ni dans celui de l'Académie de St-Pétersbourg, 
d'échantillons du vrai R. cinnamomea qui en provien- 
nent ; peut-être Meyer s'est-il simplement appuyé sur le 
témoignage de M. de Bunge, ou peut-être a-t-il considéré 
comme R. cinnamomea le n*' 560 de la distribution de 
Karelin et Kiriloff que nous savons appartenir au R. laxa 
et non au R. cinnamomea. Je suis porté à croire que M. de 
Bunge a pris une forme du R. laxa pour le vraijR. cinnamo- 
mea. L'habitation d'Irkutzk me paraît également suspecté, 
attendu que des échantillons conservés dans l'herbier de 



( 38) 

l'Académie de St-Pélersbourg recueillis par Turczaninow 
h Irkutzk et auxquels Meyer semble faire allusion, me 
paraissent appartenir à une forme du R. darurica. 

D'après ce que j'ai vu, il est probable que le vrai 
R, cinnamomea ne dépasse guère à Test la cbaîne de 
rOural, si ce n'est vers aes parties les plus septentriona- 
les et qu'un intervalle assez considérable le sépare du 
R. davurka. 

D'après Meyer, le R, davurka liabite « in Dauriac et 
Mongoliae Iransalpinae locis apricis et belulis ubique 
(Pali.); ad fluvium Argun (Turcz.), prope Nertscliinsk 
(Sosnin). » Dans l'herbier de l'Académie de St-Péters- 
bourg, j'en ai vu de nombreux échantillons provenant de 
la Mandschourie et de l'ile Sachalin. Dans l'herbier du 
Jardin botanique de St-Pétersbourg, certains échantillons 
qui me laissent toutefois quelques doutes me font croire 
que celte espèce s'étend jusqu'au Kamtschatka; elle existe 
à Ocholsk. M. l'abbé David l'a recueillie aux environs de 
Gehol(Schchol), dans la Mongolie orientale. Sur l'étiquette 
qui accompagnait les échantillons envoyés au Muséum de 
Paris, M. David avait écrit : « Tiges d'un mètre, dressées ; 
fleurs d'un rose foncé, odorantes. C'est la seule espèce du 
pays. f> 



lObis. Rosa nmblyotls Meycr. 

Le R. amhlf/otis a été distingué par Meyer dans sa 
monograj>hie des Cinnamomcap. Krman l'avait recueilli au 
Kamtschalka et l'avait sigrialé sous le nom de R. annt- 
srhnfka. D'après Meyer, l\'dlas (FI. Ross., Il, p. 7C)) 
l'avait désigné sous le nom de R. rituiamotnra Kamtscha- 



(39 ) 

tka spontanea ramis (jlabris. Son créaleur dit : « Species 
certe bene dislincla, inter R. cinnamomeam et R. riigosam 
media; a priore stipulis bracleisque tenuissimis mem- 
branaceo-scariosis deeoloribus obtusissimis optime dignos- 
citur; a posteriore facillime distinguitur ramis aciileisque 
glabris, foliolis mollibns tenuibus planis ab'isqiie notis. » 
{Ueber die Zimmtrosen, p. ol). II lui assigne pour Iiabita- 
tion : « In Kamtschatka, ut videtur frequens prope 
Petropawlowsk (Mertens), ad fluvium Tagil, nee non 
in planitie inter Chartscbinsk et Schiwelutsch (Erman). » 

Avant de discuter la valeur de cette forme, je dois dire 
que j'ai vu non-seulement les matériaux étudiés par 
Meyer, mais encore d'autres dont il n'est pas fait mention 
dans sa monograpbie. C'est ainsi que dans l'berbier de 
l'Académie de St-Pétersbourg, j'ai étudié des écbantillons 
du R. amblyotis recueillis dans l'île Sacbalin par 
M. F. Scbmidt en 1800, et dans l'iicrbicr du Jardin 
botanique de St-Pétersbourg, des spécimens récoltés au 
Kamtscbatka par Peters et Stewart sous le nom de 
R. Kamtschatka. 

Notons que Meyer a réuni le R. darurka au R. vinna- 
momea, de façon que les caractères dilTérentiels qu'il fait 
valoir pour son R. amblyotis sont aussi bien opposés au 
R. dacurica qu'au R. cinnamonica. 

Meyer assigne à son R. amblyotis des aiguillons stipu- 
laires (des ramuscules florifères) subulés, droits à pointe 
redressée, tandis (ju'il attril)ue à son R. cinnamomea 
(incl. R. davurica) des aigr.illons subulés, recourbés; or, 
dans le R. davurica, il existe des formes à aiguillons 
stipulaires à pointe droite et redressée, et du reste dans le 
R. amblyotis, il se trouve que les aiguillons peuvent ne pas 
avoir la pointe relevée et même les aiguillons peuvent faire 



( '''> ) 

complùlomcnl (léfam sur les i-amusculcs llorifèrcs. J'ajou- 
terai que dans un éthaiilillon du J\. ambbjolis récollé par 
Peu rs au kauitselialka (Iieil)ier du Jardin botanique de 
Sl-Pélersl)ourg), Taxe de la branche |)()rtcde(ins aiguillons 
sétacés épars. 

Ouanl aux s(ij)ules, le caractère de niend)iaiicux n'est 
pas conslant et il existe des ibrnies du R. daruvira dans 
les(juelles on pourrait diie des stipules <ju'elles sont mem- 
braneuses. 

Meyer dit (jue les folioles sont pubesccntcs en dessous, 
mais il ne parle pas de iilandes ; or il est à remarcjuer que 
très-souvent les Iblioles du R. (nnOhjolis sont glanduleuses 
en dessous, toutel'ois à glandes difficiles à découvrir. C'est 
encore là une parlicularilécjui le rapproche du R. dacurka. 

Autant que j'en puis juger, je suis porté à croire que le 
R. airihlijotis n'est pas un type distinct et que ce n'est au 
fond qu'une variélé remanjuable du R. davurka, à folioles 
oi-(liiiairenienl plus anq)lcs et à bractées ])lus dilatées. Le 
R. danir'na est du resie une espèce assez variable, et, avec 
les matériaux (jue j'ai eus à l'examen, j'aurais pu le subdi- 
viser en jdusieurs variétés assez tranchées et autres que les 
sous-variétés a. lanvifoUa et b. mkrophi/Ua de Meyer. 

Avant d'abandonner l'article consacré au R. anibhjotis, 
je crois devoir poser une (jucstion assez curieuse et (jui est 
celle-ci : Le R. darn n'en passe-t-il en Ainéi-i(pie? J'ai vu, 
dans riierbier du Jardin botanicjue de St-Pélersbourg, un 
bel échantillon (tige avec souche) d'un Rosa recueilli dans 
l'ile d'Lnalaschka et <pii send)Ie avoir les plus grands 
rapports avec le R. (unbhjotis. La souche est longuement 
rampante et les tiges cpii en naissent, mesurant environ 
5 décimètres, sont conqjlèlemenl inei'mes, ainsi que les 
lamusculcsllorilèrcs. Les feuilles sont .'i-T-Ibliolées, à folioles 



( -l! ) 

moins allongées que dans les R. amblyotis et R. davurica, 
à dents composées-glanduleuses et non à dents simples ou 
presque simples bordées de glandes, à face inférieure 
glanduleuse. Les stipules ont les ailes très-dilatées. Dans 
riierbier du Jardin botanique de St-Pétersbourg, j'ai 
désigné provisoirement cette forme sous le nom de jR. aleu- 
tensls. Peut-être n'est-elle qu'une nouvelle variété du 
R. davurica, et c'est cette supposition qui m'a fait poser la 
question précédente. Mais, pour se prononcer sur ce point, 
des matériaux plus nombreux doivent être examinés avec 
beaucoup de soin. 



%0. Rosa rugosa Thunb. 

Dans le 2™^ fascicule des PrimUiae (pp. 51-57), je 
me suis étendu longuement sur le R. rugosa, mais les 
nouvelles observations que j'ai faites sur les ricbes maté- 
riaux des herbiers de St-Pétersbourg et, d'autre part, la 
création d'une nouvelle espèce établie sur une forme de ce 
beau type, me font uiie obligalion d'ajouter quelques remar- 
ques à celles que j'ai déjà faites en 1872. A cette epocjue, 
je n'avais pas encore eu l'occasion de consulter l'intéres- 
sante monographie de Meyer, dans laquelle le R. riifjosa 
est traité avec d'amples développements. J'ai été heureux 
de constater que mes premières idées sur la valeur des 
formes du R. riir/osa étaient confirmées par le monographe 
russe, qui, mieux que tout autre, avait été mis à même 
de bien étudier l'espèce dans ses nombreuses variations. 
En effet, aucun her])ier n'est aussi riche en Roses du nord 
de l'Asie (juc ceux de St-Pétersbourg et le R. nigosa, entre 
autres types, y est représenté par un grand nombre d'échan- 
tillons provenant des localités les plus variées. 



( ^2 ) 

.IiLMiu";! piTsciitJai |)r('s(jii(' passé sous silence la manière 
(loiil Meyer eiileiul sa section des Cmnamomerte, mais avant 
d'exposer de nouvelles remanjues sur le R. rugosa, qui 
sera la dernière Cinnamomée traitée dans ce fascicule, je 
dois l'aire coiniailre le cadre dans lequel le monographe 
russe range ses Cînnamonieae. Celles-ci sont classées en 
(jualre séries, distribuées de la façon suivante : 

SERIES I. — NiibInernu'M. 

Truiici adnlli r;inii(|UO florifcri f^labri, pI('nmi(|U(' jx'iiidis inenncs, 
larissiiiK' aculcolo uiio alterove sotacco vcl selis raris inslrucli, 

i, R. alpina \j.\ "1. H. blanda Ait.; 3. H. nutcrop/ii/llo Wall. 

SERIES II. — Aclciilart-N. 

Trunci adulti ranii((ue llorifoii glabri, aculcis sctaci'is vcl acicularil)U> 
(in R. macrophylla Wall, compressis lalissimis) confcrlis vel spaisis 
setisquo armati ; aculei stipularos distincti nulli. 

i. R. litricla Donn ; 5. R. acicularis Lindl. 

SERIES III. — DlucanChne. 

Trunci hoinatini aculcis sctaceis saepissimc instructi. Trunci adulti 
ranii(juc i^labii supcrnc ad stipularum basin aculcis gcniinatis (sti- 
pulai ibus) subulatis insigniti et intcrduni aculcis aliis minoribus j^racilio- 
ribus armati. 

G. R. Woudsii Lindl.; 7. R. calif arnica Cliani. et Schlccht. ; 8. R. luxa 
Retz.; 1). R. cinnamomea L.; 10. R. amblifolis Mcycr. 

SERIES IV. — LiiMiocludae. 

Rami llorifcri dcnsissime tomcntosi, aculcis sctaceis subulatisquc confor- 
mibus, intcrdum aculcis stipularibus dislinctis sclisquc armati, vcl 
subincrmcs. 

II. R. riKjosa TImnb. 

Meyer allrihue à son H. nicjosa six variétés, (jui sont les 
suivanli's : 

y. Tlniiilx njidiin : rainis aculcis sultconloi rnibus snl)a<(|uil()nj^is redis 
scla(•n^-^nbulali^, paucis \ alidiorilms >par>is lioiiidi.s; acJileis slipu- 



( ''S ) 

anljus millis ; stipulis acutis {icuminatisve. — Hab. iu Japonia. Plan- 
tain non villi. Descriptio c.\ iconibus et descriptionibus citalis. 

/3. ferox : ramis aculeis plerunKjue copiosissimis subconformibus inae- 
qualibus rectis setaccis subiilatisque abis eloniçatis validioribiis sparsis 
horridis ; aculeis stipularibus dislinctis baud uUis; setis glandulosis 
in ramis raris ; stipulis sacpissime latissimis obtusis. — Ab antécédente 
aculeis pro parle validioribus et stipulis saopissime obtusis differt. 
Sed planta culta intcrdum inter varietates a et ,5 ludit. — Hab. in 
Kamlschatka. 

y. Lindleyana : ramis aculeis validis conico-subulalis rectis vel leviler 
recurvatis stipularibus saepe verticillatis et aliis raris per totuni 
ramum dispersis atque aculeis setaceis paueis armatis setisque glan- 
dulosis copiosis instructis ; stipulis obtusis acutis acuminatisve. — 
Aculeis, praeter stipu lares , plerisque suppressis ab antécédente 
differt ; sed altera in alteram transit. — Specimina spontanea non vidi. 

S. Chamissoniana : ramis aculeis stipularibus validis conico-subulatis 
rectis vel leviter recurvatis armatis, aculeis setaceis setisque glandu- 
losis in ramo paueis vel vix ullis ; stipulis obtusis acuminatisve. — 
Haec varietas a var. y fere omnium setarum atque aculeorum abortu, 
praeter aculeos stipulares, diversa est. — Specimina kamtscbatica et 
alia chincnsia in promtu habeo, quae paululum inter se diversa sunt. 

£. Vcnienatiana : ramis aculeis setaceis brevibus raris sparsis setisque 
bispidis et setulis glandulosis copiosis obtectis, aculeis stipularibus 
validis nullis; stipulis latis obtusis. — Est /?. rugosae mutatio aculeis 
validis subulatis omnibus suppressis, et solummodo aculeis setaceis 
setisque acutis capitalisque copiosis hispida. — Ilab. in Kamtschatka. 
Vidi specimina spontanea et culta. 

ç. .mbinermis : aculeis setisque acutis subnullis, setis glandulosis longio- 
ribus brevioribusque copiosis; stipulis vel latissimis obtusis vel acutis 
acuminatisve. — Est quasi var £ aculeis omnibus orbata. — Hab. in 
Kamtschatka et culta in China. 

Comme on le voit, Meyer a établi ses variétés sur la 
forme, rabondanee, la rareté ou Tavortement des aiguil- 
lons ; or, comme nous allons le voir et du reste comme lui- 
même donne à Tentendre, ces variétés passent de Tune à 



kl fil! ^ X 



( '<i ) 

Fautro et ne sont souvent que des variations individuelles. 
Le R. rufjosn olTre d'autres variétés qui sont ou qui paraissent 
être plus eonsfantes et dont les caractères peuvent être 
tirés de piusieui's organes. 

\j[i var. a. Thunhercjiana que Meyer a décrite sur les 
figures publiées par Lindley, Ki;doulé et von Siebold, n'est 
pas, selon moi, autre chose que la var. [3. ferox : les 
dessinateurs ont plus ou moins égalisé les aiguillons (pii 
sont plus ou moins inégaux et se sont contentés de rendre 
Taspect général de l'armature des axes. 

La var. ,3. ferox habile non-seulement le Kamtschalka, 
où elle parait répandue, mais l'Ile Sachalin et le Japon. 
Cette variété est celle qui représente la forme typique à 
folioles fortement plissées en réseau et rugueuses ; c'est 
celle qui est le plus ordinairement cultivée dans nos 
jardins d'Europe, qui a reçu, dans ces derniers temps, le 
nom de R. Rcfjcliana André et Linden (Conf. Pn'mitiae 
Monogvaphiae Rosaruni, fasc. II, pp. oo-o7) et que tout 
récemment M. Lange {Index semimun hort. bot. Hauniae, 
1874, p. 25) a décrite sous le nom de R. Andreae. Des 
échantillons (herbier de l'Académie de St-Pétersbouig) 
recueillis par M. Brylkin en 18()0, dans File de Sachalin 
(rivage occidental près de Kussanai),se rapportent exacte- 
ment à la forme décrite par M. Lange. Cette même variété, 
mais à Heurs blanches, (;sl actuellement cultivée à Segrais 
chez M. Lava liée. 

La vai". y. tj'ndh'i/ana esl un achcniincnuMil vers la \i\v. 
('/iamisstnu'aua. VA\c esl representee vraiscnd)lablcni('ni 
|)ar dvs l'amiiscules llorifèrcs de pieds cidliNés a}anl 
alhîiiil, pai- l.i ciihiiic, une laillc plus ricNéc (|iie la var. 
(3. fcro.r. Crllc liiiMc phis ('levée, connue nous le verrons 
à propos de l:i \;i)-. y. snh/twiniis, doit ;i\oir eiilr;iiné i\i's 



( 45 ) 

modifications sensibles dans Tarmature des axes. Quand 
les buissons restent bas, comme dans la variété ferox, 
les aiguillons sont plus nombreux et les stipulaires res- 
semblent beaucoup aux autres, mais à mesure que les 
axes s'allongent avec leurs entrenœuds, les aiguillons 
sétacés épars diminuent en taille, deviennent plus petits 
ou se transforment en glandes pédiculées et, d'autre part, 
les aiguillons stipulaires, par une loi de balancement, 
deviennent plus robustes. C'est du reste, un fait assez 
fréquent dans les espèces à tiges sétigères. 

Cette observation peut s'appliquer aux variétés Chamis- 
soniana et Ventenatiana, qui nous présentent des axes 
plus grêles et plus allongés que dans la variété ferox. Ces 
variétés Chaniissoniana et Ventenatiana s'observent non- 
seulement au Kamtscliatka, mais aussi en Mandschourie 
et au Japon. 

Quant à la variété subinermis, elle est représentée, dans 
l'berbier de Meyer, par : 1° deux ramuscules fructifères 
et un fragment de tige recueillis au Kamtscliatka et chez 
lesquels les axes, qui sont poilus, ne portent que de fines 
soies glandulifères ; 2« de longs ramuscules florifères 
d'une forme à fleurs doubles cultivée en Cliine. Dans 
celle-ci, les axes, qui sont à entrenœuds allongés et qui 
doivent avoir été recueillis sur des pieds élevés, présentent 
de très-fines soies glandulifères; mais,cbose (jue ne paraît 
pas avoir remarquée Meyer, ils ont porté des aiguillons 
stipulaires assez robustes qui ont été enlevés avec soin et 
dont il ne reste que les cicatrices. Ces écbanlillons ne 
peuvent donc se rapporter à la variété mbinermh, mais 
se rapprocbent beaucoup de la variété Lindleyana. 

Des variétés décrites par Meyer, je ne conserverais que 
deux d'entre-elles : la var. ferox, qui est la forme typique, 



( ^'1 ) 

à liges foi'UMiicnt hérissées cl poilues, à folioles assez larges, 
forlenieni ridées-rugueuses, el à grande eoi-olle, el la var. 
Ventoidtidua, à lacjuelhî j'a|)|)li(|uei'ais le nom de k(unt- 
schatica (7^. kanitschadra \ent.) comme étant le nom le 
plus ancien donné à cette forme, à liges plus grêles, 
moins velues-hérissées, à folioles plus petites et relative- 
ment plus étroites, moins ridées, à corolle de grandeur 
moyenne. Il est presque superllu de faire remarquer 
qu'entre ces deux variétés il se produit des formes intermé- 
diaires. 

Outre ces deux variélés, il en exister une troisième que 
dans les hcrhiers du Jardin botanique et de l'Académie de 
St-Pétersbourg, j'ai désignée sous le nom (]v (jlahrafn, 
mais qu'on pourrait ne considérer que comme une varia- 
tion, variation bien rcmaivpiahle sans doute, qui se 
présente dans Tune et l'autre des deux variétés précé- 
dentes, et qui consiste dans la glahréilé j)arfaile des axes, 
('.elle variation a été recueillie par MM. Brylkin et 
F. Schmidt dans l'ile Sachalin el par M. Tschonoski 
dans la province de Namhu au Japon. 

Dans le 2'"'" fascicule, pp. o4 et 5o, j'ai fait allusion au 
/?. coniscans Waitz que je considérais comme une variété 
glabriu^cula du R. nifjosa. Tel est encoi'c mon oj)inion sur 
cette forme, dont M. Marchai m'a rapporté un bel échan- 
tillon en fruits provenant de Segrais, où cette curieuse 
forme est cultivée dans le vaste arboretum de M. Lavallée. 
La plante de Segrais corresj)oii(l d'inie façon complète à 
réchantillon de ]{. coruscdns (jue j'ai \u dans rhcrbiei' 
royal de IJerliii. 



( '^7 ) 



Notice sur le Calepina Corvini Desv., par H. Verlieggen. 

Le 25 mai 1874, en allant faire une excursion à la 
montagne St-Pierre, j'ai découvert le Calepina Corvini 
Desv. dans des champs de trèfle situés entre Gronsveld 
et Petit-Lannaye, sur le territoire hollandais, mais à 
quelques centaines de mètres seulement de la frontière 
belge. La plante était très-abondante et avait pris un 
grand développement. Il est fort probable que des recher- 
ches nouvelles la feraient observer sur la rive gauche de 
la Meuse, surtout vers Cannes, où la nature du terrain a 
beaucoup d'analogie avec celle de Gronsveld. 

Voici la synonymie et la description de cette rare 
crucifère : 

Calepiua Corvini Desv. Journ. bot., III, p. 158 (181 4') 5 Sprcng. 
Syst., II, p. 850 ; DC. Sysl , II, p. 0^8 ; Prodr., I, p. 225^ BluU" et Fing. 
Conip. FI. Germ., H, p. 115; Sturra Dmtsch. FL, XVI, lab. 68; Sibth. 
FL Graec, VII, tab. 619; Rcbb. /c, II, lab. 2, fig. 4165; Gren. el Godr. 
FL F)., I, p. 152; Koch Syn., éd. 5, p. 66; Boreau FL du centre, II, 
p. 52; Coss. et Germ. FL Par., p. 155; Boiss. FL Or., I, p. 409; Tin. 
FL Lux., p. 554; Matb. FL Belg., J, p. 65. — C. cochlearioides Dmrt. 
Prodr,, p. 121 (1827). — Humas cochlearioides Murr. Nov. comm. Goett., 
VIII, 1777, p. 42,lab.5 ?; Willd. Sp.,Ul, p. 412; DC. FLFr.,l\\\). 721 ; 
W. et K. PL rar. flung., II, lab. 107. — Crambe Corvini Ali. Pedem., 
\, p. 256 (1785). — Cochlcaria auriculaia Lmk Diet., II, p. 165 (1786). 
— Myayrum erncaefolium SiW. Dauph., 111, p. 279 (1789). — J/. bursi- 
folium Thuil. FL Par., p. 519 (1790). — Laelia cochlearioides Pers. Syn., 
II, p. 185 (1807). 

Plante annuelle, herbacée, rameuse, glabre dans toutes ses parties, de 
a-^ décimètres. ^Tige droite, cylindrique. Feuilles radicales lyrées, pétio- 
lées ; feuilles caulinaires sessiles, embrassantes, auriculées, sagiltées, 
entières ou légèrement denticulées. Sépales dressés, non bossus. Fleurs 



( '18 ) 

petites, hluiiclies, ei) ^r;i[)pr,s spicilonnes alloni;éos, non fouillées. Pétales 
iiK'l^aux. Silicule à valves osseuses, indéhiscente, globuleuse, légèrement 
rugueuse, prolongée en un bec eourt, à une seule loge inonosporme. 
Giaini> globuleuse. Fleurit en mai-juin. 

Le Calc'pi)ia Corvini a élc observé dans la plupart des 
contrées du centre et surtout du midi de TEurope, ainsi 
qu'en Palestine, au Caucase et en Perse. Il avait déjà été 
indiqué dans le Luxembourg par Tinanl, qui en avait 
trouvé quelques j)ieds dans les graviers de la Semois aux 
environs (['Jzel, mais il n'a plus été retrouvé à cette loca- 
lité. Mathieu le cite aussi « dans les champs àMaestricht ; » 
mais on sait (pie toutes les indications de cet auteur ont 
besoin d'être conlirmées par de nouvelles observations. 
Notre découverte montre que cette fois Mathieu pourrait 
bien avoir eu raison. 

La présence de celte crucifère près de Maesiricht n'a 
rien de très-surprenant, puisqu'elle est déjà connue aux 
environs de Paris, en Lorraine et le long du Uhin à 
Mayence et Coblentz. Sa croissance dans un champ de 
trèfle fera penser, peut-être avec raison, qu'elle a été 
introduite avec la graine de ce fourrage; mais s'il est vrai, 
comme le pense M. A. De Candolle (Gi'Ofjr. boL, II, 
p. G38), qu'elle n'est (jue naturalisée ou advcntive dans 
toute l'EiU'ope et que ce doit être une |)lanle des bords de 
la mer Caspienne, il n'est pas moins intéressant de con- 
stater (pi'elle continue à s'étendre loin de son lieu d'ori- 
uine. 



( i!» ) 

Heliqui^ dossiniAn^, ou Catalogue des plantes observées dans 
la province de Liège, par P.-È. Dossin, publié et annoté 
par Théophile Durand. 

Par la publication de ce manuscrit de Dossin, je désire 
honorer la mémoire d'un botaniste trop peu connu aujour- 
d'hui, et ensuite appeler l'attention sur un certain nombre 
de plantes qu'il avait observées et qui n'ont pas été retrou- 
vées dans la province de Liège. 

Je crois pouvoir placer ce travail sous le patronage d'un 
savant illustre; en effet, ce sont les lignes suivantes de 
Charles Morrcn qui m'encouragent à le faire paraître : 
« De Candolleavait reçu, sous l'Empire, la mission d'écrire 
la Flore française ; elle devait comprendre, à cette époque, 
une grande partie de l'Europe. Les préfets, à leur tour, 
avaient reçu l'ordre de fournir à l'illustre botaniste tous 
les renseignements possibles. Le préfet du département 
de rOurthe, Micou, s'adressa à toutes les noiabilités 
locales. L'opinion publique désignait à Liège Pierre 
Dossin, qui rédigea en 1806 son Catalogue des plantes 
spontanées du pays de Liège, ouvrage remarquable ; il ne 
fut pas imprimé et reçut cependant une vraie publicité. Il 
le dédia à son ami le curé Ramoux, de Glons, l'introduc- 
teur de l'industrie des chapeaux de paille. De Candolle 
puisa largement dans ce Catalogue. Plus tard, M. Du Mor- 
tier s'en servit avec fruit, comme il le dit lui-même, pour 
la rédaction de sa Florula Belgica. Il est à désirer que cet 
inventaire, précieux pour le temps et l'histoire de la 
science, ne reste pas inédit (U ». 

(1) Etienne Dossin, Botaniste liégeois, par Éd. Morren {Belgique horti- 
cole, 1864). 



( ;io ) 

Dans les pages inléressantes, où M. le professeur 
Éd.Morrcn a retracé la vie deDossin, il nous faisait espérer 
une notice sur rijcrhier et le Catalogue du botaniste lié- 
geois; il est regreltahle que d'autres études soient venues 
rempèclier de donner suite à ce projet. 

Je suis heureux de pouvoir lui <!Xj)rimer ici ma recon- 
naissance, car non content de mettre à ma disposition 
riierbier de Dossin et ses propres collections, il a bien 
voulu m aider de ses conseils. 

Liège, le 20 janvier 1875. 

AVANT-PROPOS. 

Pierre-Etienne Dossin naquit à Liège le 7 février 1777. 
Son goût pour Tbistoire naturelle se manifesta de bonne 
heure. Après avoir aciievé ses éludes, il se rendit à Paris, 
où il se perfectionna dans les sciences sous la direction 
d'Antoine-Laurent de Jussieu. 

Il revint définitivement se fixer dans sa ville natale et 
fut reçu pharmacien le 20 août 1808. Il y mourut le 
26 décembre 18o2. 

On a de lui les travaux suivants : 

Catalogue des plantes qui croissent spontanément dans le 
département de VOurthe et dans quelques endroits circon- 
voisins- 1807, in-8'' de 135 p. (Manuscrit). 

Cas d'empoisonnement des dieiaux et du bétail par la 
Pc'tile-Doure {.lournal d'Agriculture pratique du roijaume 
de liclgique de Cb. Morren, III, p. Ô92, 1850). 

Substitution du Vaccinium Vitis-idaea à V Arbutus Cra- 
ursi, et des mogens de la reconnaitre (^/ielgique horticole, 
11, p. 200, 18;)1). 

(Test \c picmicr (h' ces ouvrages (|ui fait robjel (b' celte 



( SI ) 

notice. J'ai pris ma copie sur Toriginal qui se trouve à la 
bibliothèque de TUniversité de Liège. Je me suis fait un 
devoir de reproduire scrupuleusement le texte de Fauteur. 
Je livre ainsi à l'impression le travail de Dossin, tel qu'il 
allait le publier, lorsque diverses circonstances vinrent 
l'en détourner. 

Blume, dans sa Collection des Orchidées de Java, I, p. 56, 
a admis le genre Dossitiia, dédié au botaniste liégeois par 
Charles Morren. 



Dans son Catalogue, Dossin mentionne M 97 plantes, 
mais il dit que 43 d'entre elles ont été recueillies en 
dehors du département de l'Ourthe ; il reste donc pour ce 
département 1154 plantes; elles se répartissent comme 
suit : 
Phanérogames et cryptogames vasculaires . . . 884 

Muscinées 132 

Hépatiques (Algae de Dossin) 35 

Lichens 103 

Ce nombre est considérable, si l'on songe qu'à cette 
époque les espèces linnéennes n'avaient pas encore subi 
ces démembrements qui ont donné lieu à tant de nouvelles 
créations spécifiques. 

Le département de l'Ourthe était un peu plus grand 
que la province de Liège actuelle ; car si au nord, au sud 
et à l'ouest les limites sont restées sensiblement les 
mêmes, à l'est il comprenait Vieil-Salm, Saint-Vith, Mal- 
medy, Cronembourg, Schleyden, Eupen, etc. 

Dossin ne semble pas avoir beaucoup herborisé dans la 
partie de notre province aujourd'hui prussienne ; il n'en 
indique aucune des espèces caractéristiques. Aussi^ bien 



( -i-i ) 

(juc soixaiHc-liuil nns se soient écoulés depuis Tépoque où 
il écrivait, son Catalogue nous donne-t-il encore un tableau 
exact de la végétation liégoise prise dans son ensemble. 

Je passe maintenant h l'étude particulière des espèces 
citées. 

Plantes recueillies» en dehop.s du département 
de rOuptlie. 

Elles sont au nombre de quarante-trois et comprennent 
59 phanérogames, 2 mousses {Splachmim ampuUareum, 
Hypnum scorpiokles) , i hépatique (Blasia pusUla)^ 
\ lichen (Opegraphe rubella). 

Les phanérogames peuvent se diviser en : 1° plantes 
campiniennes ; 2" plantes namuroises; 3° plantes mixtes 
(qui rentrent aussi bien dans l'une que dans l'autre des 
divisions précédentes). 

1" Plantes compiniennes. 

Elles forment un groupe bien reconnaissable. Dossin 
les a probablement récoltées dans les environs de Peters- 
heim et de Lanaeken, où la plupart d'entre elles ont été 
retrouvées de nos jours. Ce sont : 

llammculus Liiii^iia. Lobelia Dortiiiaiina. 

S[)i'ryula vcrnalis. Myrica Gale. 

Suljularia aquatica. Spirantlies aestivalis. 

Illi'ccbruui vorticillatuin. Hydrocharis Morsus-ranao. 

Scicrantlius pcrcniiis. Pota?7iogelon conipivssus. 

fsDardia paliistris. (^-llla paliistris. 

Ilciosciadiiini iiiiiiidaliiiii. Tn j)lia aiii^iislifolia. 

(li(;iila viiosa. Ilaicx ai'cnaria. 

|jl()i(;lla lacu.slris. iUiyiU'Iiospora fusca. 

IMaiilago Coroiiopus. Scirpus lliiilaiis. 

Scliiiuin paliisti't'. (Idryiicplioiiis caiicscnis. 
Aiiajiallis teiicila. 



(53) 

C'est donc à Dossin que revient la gloire d'avoir le 
premier découvert en Belgique les rarissimes Subidaria 
aquatka et Spiranthes aestivalis. Au resie, depuis de lon- 
gues années, M. Du Mortier l'a reconnu pour leSubularia, 
car il rindique : « In ericetis inundatisCampiniae(Doss.) » 
(Fl.belg., p. 120). 

2» Plantes namuroises. 

Saponaria Vaccaria. Asperula cynanchica, 

Crassula rubens, Galanthus nivalis. 

Digitalis ambigua. Ornithogalum pyrenaicum. 

Globularia vulgaris. Carex claiidestina. 

5" Plantes mixtes. 

Sagina nodosa. Spiraea salicifolia. 

Sisymbrium Sophia. Brunella laciniata. 

Ulex europaeus. Scirpus compressus. 

J'aurais pu former une quatrième division pour les 
Galium boréale et Carex Schreberi, qui ne paraissent plus 
exister en Belgique. 

Depuis 1807, les recherches s'étant multipliées, un 
certain nombre d'espèces des listes précédentes ont été 
rencontrées dans différentes localités de la province de 
Liège. Je crois utile de les citer ici, parce que pour plu- 
sieurs d'entre elles, il y a lieu à véri[ication(0. 

($apouaria Vaccaria L. — St-Laurent (Liège), Venues, Goé, Limbourg, 

Spa, Fraipont, Rcmouchamps, Aywaille. 
jSagina uodosa L. — Modave. 
i!»ii9ymbi-iuin .^uphia L. — Entre Liéije et Sl-Trond, Sclcssin, tlamoir, 

Angleur, Venues. 
lllex curo|iacus L. — Modave, Tilleur, Ougrée, Authisnes, Enibourg, 

Membachj Sart, Stavelot. 



(I) Dans la liste suivante, ces localités douteuses sont en italique. 



( u ) 

Npii-iit'ii Niilii-irolia L. — Val-Benoit, Onpajc, TillV, Coloiistci', Anglcur, 

Vcvviers, Slemhert, Pollcur. 
neloMciadluiii liiuiicluCum Koch, — Entre Fays el Oncux, Bilstain, 

Doiillaminc. 
CrUMNiilu riiheiijii L. — Lieux sees prcs da Liêye. 
LItorollu lacuMtrls L. — Martin-Rive, Douflamme. 
Uijcitull»4 uiiibl^uu Murr. — Verviers, Andriniont, Dolhain, Bilstain. 
Uruiiellu lueliiiiitu L. — Mont (Dison). 
itsperiilu cyiiiiiichicu L. — Ilamoir, Limbourg. 
ftalluni hureale L. — Lcjcune dit en parlant de cette plante : « M. Dos- 

sin, botaniste distingué, a trouvé cette Kubiacée dans les environs 

de Liège ; elle a jusqu'à présent échappé à mes recherches. » Le 

botaniste verviétois doit s'être trompé, puis(|ue Dossin indi(|ue ce 

Galium en dehors du département de TOurthe. 
GalautliiiN nlvallïi L. — Modave, Limbouvfj, Romsée. 
Oriiitlioguluiu Nulfiireuiu U. et S. — Iluccorgne. 
llydroehariM jllorNiis-raiiue L. — A été signalé par erreur à Jupille. 
Potanio^etoii eompressuw L. — Ilerinalle. Dans la Flore de Spa, p. 87, 

Lejoune assigne à ce Potamogeton, la Meuse pour habitation ; mais 

dans la Revue, p. 50, il reconnaît que ce qu'il avait pris pour tel 

est le P. obtii.Hifollusi M. et K. 
Typlia an;;iiMtirolla L. — Vierset-Barse, Hermalle-sous-Argenleau. 
Carcx Schieberl Schrk. — Trouvé, au commencement du siècle, dans 

les environs de Liège, par Closson, il n'a pas été revu depuis. 
jicirpiiM fluitai'M L. — Entre Spa et Francorchamps ? 
— t*oiiipi-t'M»iii.*4 l'ers. — IModave, Sart. 

Pluii(c*i recueillies dans le départeuicut de 
lOiirtiie. 

Phanérogames et cryptogames vasciilaircs. 

Il est exlrcmemcnt remarquable, (|iie S'^^S des plantes 
du Catalogue apparleuanl à ee ehapiire ont été retrouvées 
dans la province de Liège. Les lo suivantes ne sont pas 
dans ee eas. 

Erucastnim obinsangiiliim. Scabiosa syhatica. 

l'inipiiiella liircina. (irepis leilorum. 



( 35) 

CliciiopoaiuiJi urhicuni. Lcmna gibba. 

Rumex niaritimus. Carcx diandra. 

Aristolocbia Clematitis. IIolcus odoratus. 

Salix ambigua. Polypodium dentatum. 

Alisraa nalans. Ophioglossumvulgatum. 
— ranunculoides. 

Quelques espèces citées par Dossin, puis par Lejcune, 
lie se sont plus rencontrées dans notre province depuis 
lors : 

Dianthus Carthusianorum L. — Chaudfonlaine {Flore de Spa, p. 197). 

Alyssum campestre L. — Filot, Ferrières, etc. {Flore de Spa, p. 59). 

Turgenia latifolia Hoffm. — Dcigné {Revue, p. 251). 

Cicendia filiformis Delarbre. — Bruyères entre Theux et Sougnez {Flore 
de Spa, p. 79). 

Xanthium strumarium L. — Verviers (F/o?'e de Spa, p. 255). 

Trifolium alpestre L. — Ce Trèfle, indiqué par Dossin dans le déparlement 
de rOurthe et par Lejeune dans les bois près de Tbeux, n'est pas 
l'espèce de Linné, mais bien une forme du T. medium. 

Si nous comparons les plantes énumérées par Dossin 
dans son Catalogue avec celles mentionnées par Lejeune 
dans la Flore de Spa, nous voyons qu'en 1807 le bota- 
niste liégeois connaissait déjà, dans le département de 
rOurthe, plus de soixante espèces que le botaniste vcrvié- 
tois n'y renseigne pas encore en 1811-1815. 

A Texception des 15 espèces susmentionnées, toutes ont 
été retrouvées dans un plus ou moins grand nombre de 
localités, ainsi que cela ressort de la liste suivante. 

Myosurus minimus L. — Visé, Berneau, Sarolay, Mouland, Fexhe-Slins, 
Houtain-St-Siméon { 1 ). 



(1) Les localités marquées en italique sont devenues douteuses. Les 
espèces (jue Lejeune, dans la Revue de la flore de Spa (1824) indi({ue dans 
notre province, sont précédées d'un astérisque. 



( «c, ) 

Gypsopliila inuralis L. — Villcis-le-Ti'inpN', Vise. 

Dianllius delloidi's L. — (juc. 

iMalva Alcca L. — Liinbourj^. 

Elotlfb palustris Spach. — Hautc-Hodfux, Fosses, entre Trois-Ponls ct 

Hasse-Bodeux. 
Arabis brassicae/ormis Wallr. — Beauregard (Esncux). 
Alyssum incanum L. — Chokier, Liège, IIaut-1'ré, Anglcur, Venues, 

Magnée. 
Teesdalia nudicaulis U.Br. — Lixlie, Hallembaye, TillT. 
"Thlaspi perfolialum L. — Eïiv. de Licye, Lixhe, Embourg, Magnée, 

Lan den. 
Senebicra Coronopus Poir. — Liege, Visé, Magnée. 
Lathyrus tuberosus L. — He Moncin, Hcrstal, Jupille, Visé, Waremme. 
* — sylveslris L. — Lixhe, VVarsage, Fouron-le-Comtc, entre Chènéc et 

TillT, entre Prayon et Andoumont^ Goé, entre Nantistay et Mem- 
bach, Limbourg, Sart, Louveigné. 
— Aphaca L. — Ahin, Chokier, Flémalle-Haute, Ougrée, Val-Benoit, 

Liège, Herstal, Wandre, Visé, Fouron-St-Pierrc, Fouron-le-Comte, 

Warsage, Grivcgnée, Anglcur, Vaux-sous-Chêvremont. 
*Sorbus torminalis Crantz. — Bois entre Liège et Engis, Neasonvcmx, 

Sougnez, Moresnet, Beauregard. 
Myriophyllum spicatum L. — Seraing, île Moncin, Ilcrstal^ Ilerniallc-sous- 

Argentcau, Ben, Gives, Esneux, Fraipont. 
Eryngiuin campestreL. — Modave, Iluy, Mouland, Lixlie. 
Oenanthe aquatica Lmk. — Kinkempois (Angleui), Herstal, Cheratte, Ahin. 
— fistulo^a L. — Ben, Ahin, île Moncin^ Grande-Lèche (Bressouxj, 
llottunia palustris L. — Ben, Gives, Ahin, Ougrée, île Moncin, Hermalle- 

sous-Argenteau, Darion, Fa liais. 
GiMitunculus minimus L. — Modave, Sur-Villers. 
*V^'ronica montana L. — Modave, Tillesse (.\bée)^ Nessonvaux, Haliiisart, 

Fraipont; Magnée, Foret, Noncevcux, St-Roch. 
*LimoselIa a(juaticaL. — Verviers^ St-Hadelin (Olne). 
Digilalis lutea L. — Modave, Vyle, Palogne (Vieux-Ville), Hamoir, Ccni- 

blain-la-Tour, Hoeiiionl, Comblain-au-PonI, Ver^ iers, Theux 
Viburnum Lanlana L. — Engihoul, Aiigleur, Bressoux. 
Filago arv(Misis L. — Oecpiier. 

Inula Heleiiium I^. — Andrimon/ , Magni'-f, Manielle. 
(iota tinchiiia J. (iay. - nalMK>ai( (Fraipont). Magnée. 



(o7) 

*Senecio paludosus L. — Bas-Oha, Huccorgne, Hermalle-sous-Huy, Ahin, 
île 3Ioncin, Herstal, Jupille, Hernial!e-sous-Argenteau, Visé, Nai- 
vagne, Rdnori (Angleur). 

Parietaria officinalis L. — ArgoiUeau, Ensival. 

Hippuris vulgaris L. — He Moncin (Herstal), Hermalle-sous-Argenteau, 
Colonster (Angleur), Waremme. 

Allium sphaerocephalum L. — Entre Huy et Ampsin, Huccorgne, 3Ioha. 

Acorns Calamus L. — Hermalle-sous-Huy, Engis, Herstal, Hermalle-sous- 
Argenteau, Visé, Naivagne, Comblain-au-Pont. 

Ceratophyllum demersum L. — Ben, Gives, Ahin, Chokier, île Rénori, 
île Moncin (Herstal), Fraipont, Oteppe. 

Potamogeton perfoliatus L, — Douflamme, entre Chénée et Tilff, Angleur, 
Grivegnée, Aguesses. 
— pusillus L. — Herstal, Hermalle-sous-Argenteau, Aubin-Neuf- 
château, Fraipont, Magnée, Sart. 

,5annichellia palustris L. — Ahin, Angleur, Herstal, Nessonvaux^ Magnée. 

fLemna trisulca L. — Ahin, Herstal, Hermalle-sous-Argenteau, entre 
Oupeye et Hermalle, Cheratte, Haccourt, Lixhe, Hallembayc, 
Juslenville. 

'arex distans L. — Haccourt, Visé. 

)igitaria sanguinalis Scop. — Liege (plusieurs habitations), Aguesses. 

*hleum Boehmeri Wib. — Chokier. 

lordeum secalinum Seiireb. — Sart, Magnée, Chaudfontaine. 

>sniunda regalis L. — Spa ? 

Lycopodium Selago L. — Env. dc Limbourg, Andrimont, Jalhay, Mem- 
bach, Hockay, Spa, Sart, Jehanster, ïheux, Andoumont, Beaultiys, 
Juslenville, Polleur, Chevron, Stavelot, Malempré. 

:ilella flexilis Agardh. — Douflamme, Theux, Ardenne, ça et là. 



Depuis 1807, la nomenclature botanique a subi de 
)r()foncles modifications; aussi plusieurs des noms que 
)()ssin emploie pourraient-ils induire en erreur sur les 
)laiites qu'il a en vue. Je vais mettre en regard, pour les 
)lus importantes, les noms des espèces modernes aux- 
juelles il faut les rapporter. 

Cette synonymie n'est pas le résultat de recherches dans 



( '■» ) 

les livres, mais bien celui (run examen allenlif de Tlier- 
bier de ce botaniste. 

Je ne m'aventurerai pas à faire le même travail jmur les 
eryptogames cellulaires; elles me sont trop peu familières. 

Acrostichum olïicinalc. = Asplcjiiuni sopteulrionalc. 
Agrostis slolonifora. = Agroslis alba var. 

— puniila, = Agrostis vulgaris var. 

— capillaris. = Agrostis vulgaris. 
Aiithcmis tinctoria. = Cota tiuctoria. 
Arcnaria caespitosa. = Alsine vcrna. 
Brassica alpina. = Arabis brassicacformis. 

— campestris. =: Brassica Râpa. 
Bryonia alba. = Bryonia dioeca. 

Callitriche autumnalis. = Callitriclie vcrna var. 

— intermedia. = Callitriclie vcrna var. 
Carcx curta. = Carex cancscens. 

— ovalis. = Carcx leporina. 

— paradoxa. = Carex diandra. 
Chara flexilis. = Nitella flcxilis. 
Caucalis latifolia. =Turgenia lalifolia. 

Eriophorum angustif'olium. = Eriophorum poljstacbion. 

— polystachion. =: Eriophorum latifolium. 
Serapias longifolia. = Epipactis palustris. 
Euphorbia palustris. = Euphorbia Esula. 
Drosera longifolia. =: Drosera intermedia. 
Fumaria bulbosa. = Corydallis solida. 
Galium spurium. = Galium tricorne. 
Gnaphalium montanum. = Filage minima. 

— rectum. = Gnaphalium sylvaticum. 
Ilieracium dubium. := ilieracium .\uricula. 

— sabaudum. = Ilieracium boréale. 
Juncus articulatus. = Juncus lamprocarpus. 

— inflexus. = Juncus glaucus. 
Phalaris phlcoides. = IMiIeum Boehnieii. 
Poa scabra. = Poa Irivialis. 

— Irinervata. =: Festuca .sylvatica. 



(39) 

Polypodium cristatum. = Polystichum spinulosum. 

— fragile. = Cystopteris fragilis. 
Potamogeton fliiitans. = Potamogeton natans var. 

— marinum. = Potamogeton pectinatus. 
Rosa villosa. = Rosa toinentosa. 
Rumex acutus. = Rumex obtusifolius var. 

— aquaticus. = Rumex Hydrolapallium. 
Trifolium officinale, r—. Melilotus officinalis. 

— alpestre. = Trifolium medium. 

— filiforme. = Trifolium minus. 
Salix decipiens. = Salix fragilis. 

— depressa. = Salix repens. 

— monandra. = Salix purpurea. 
Schoenus albus. = Rhynchospora alba. 
Scirpus Raeothryon. = Scirpus pauciflorus. 
Senecio nemorensis. =:Senecio Fucbsii, 
Stellaria palustris. = Stellaria glauca. 

Muscînées. 

Le Catalogue contient rénumération de 154 mousses, 
dont deux seulement : Spladinum ampullacciim et Hyp- 
num scorpioides récoltées en dehors du département de 
rOurthe. 

Quelques lignes extraites d'un intéressant mémoire de 
M. E. Marchai feront bien comprendre toute l'importance 
4e ce nombre. 

« Les auteurs qui ont écrit sur la flore belge à la fin du 
•siècle dernier et au commencement de celui-ci, Gorter, 
ILestiboudois, Roucel, etc., ne mentionnent qu'un nom- 
bre de mousses très-restreint, et ce qui caractérise leurs 
travaux, c'est l'absence d'indications géographiques pré- 
cises ; celles qu'ils donnent sont généralement si vagues 
qu'il n'est pas possible de reconnaître ce qui appartient en 
propre à notre flore. Pour avoir des indications tout à fait 




( (iO ) 

précises, il faut arriver à 1812. A cette époque, Jean 
Kickx 1"^ énumère 28 espèces de mousses dans son Floi^a 
brnxellensls ; deux ans plus tard, Dckin et Passy, dont le 
cercle des herborisations aux environs de la capitale avait 
été plus étendu, en élèvent le nombre à 67 dans leur cata- 
logue ou Florida bruxellensis. » 

« En 1814, Hocquart en signale à peu près autant, 
pour le Hainaut tout entier, dans sa Flore de Jcni- 
mapesi^). » 

Comme je dois abréger, je citerai, toujours d'après ce 
mémoire, le nombre de mousses indiquées dans quelques 
autres travaux cryptogamiques. 

J. Kickx. — Flore cryplogamiqiie des environs de Lou- 
vain (119 mousses). 

Bcllynck. — Catalogue des Cryptogames recueillis dans 
les environs de Namur (76 mousses). 

G. Aubert. — Catalogue des Cryptogames recueillis 
dans les environs de Louettc-St-Pierre (110 mousses). 

J. Kickx. — Flore cryptogamique des deux Flandres 
(164 mousses). 

De ce qui précède, il résulte qu'il faut arriver en 1867 
pour voir le nombre de 152 espèces dépassé. 

Le défaut que M. Marchai reproche aux anciens botanis- 
tes, ne peut être imputé à Dossin, car si son manuscrit ne 
donne pas d'indications de localités, ce n'est qu'une statis- 
tique. Il y a dans l'avertissement : « Ce catalogue ne con- 
tient qu(î des plantes que j'ai cueillies dans leur lieu 
natal. » et « J'ai désigné par un astérisque celles cpie j'ai 
trouvées hors du département de l'Ourlhe. » 



(I) É. Marchai La llnjoUxjh- cl les Bryologues en liclyùiue {Uvll. Soc. 

UOT. UE FllANCK, XX, 1875). 



( «I ) 

Donc, sauf les Splachnum ainpullaceum et Hypnum 
scorpioides, toutes les mousses du Catalogue ont été récol- 
tées dans le département de TOurthe. 

Les actives recherches auxquelles MM. L. Pire, É. Mar- 
chai, A. Hardy, etc., se sont livrés depuis 1865 dans 
notre province, ont amené la découverte de 185 mousses 
(5 Sphagnum non compris). Malgré ce résultat inespéré, 
quelques-unes des espèces observées par Dossin n'ont pas 
encore été retrouvées. Je crois que les mousses suivantes 
sont dans ce cas : 

Wcissia cirihata Hdw. Neckera pennata Hdw. 

Dicranella cerviculata Sch. Ptcrygophyllum lucens Brid. 

Dicranum flagellare Hdw. Pterygynaudrum filiforme Hdw. 

Physcomitrella patens Sch- Pylaisia polyanlha Sch. 

Lcptotrichum pallidum Hampe. Camptothccium nitens Sch. 

Orthotrichum crispum Hdw. Brachythccium rutahulum Sch. 

Tetraphis pellucida Hdw. Eurynchium praelongum Sch. 

Webera cruda Sch. Hypnum Crista-Castrensis L. 

Encalypta ciliata Hdw. Hylocomium lorcum Sch. 

Mnium cuspidatum Hdw. Andreaea petrophila Ehrh. 
Buxbaumia aphylla Haller. 

Si ces mousses paraissent momentanément perdues 
pour la flore de notre province, elles ne le sont pas pour 
la flore belge, car toutes ont été rencontrées sur d'autres 
points du pays. 

Il est à présumer que des explorations méthodiques 
faites surtout dans les environs de Liège, où Dossin a dû 
plus spécialement herboriser, permettront de réintégrer 
dans le bouquet de la flore liégeoise, les plantes de cette 
liste, dont plusieurs sont des raretés de premier ordre. 



( «^ ) 

Hépatiques (A Ujae). 

Dossil! iiuliqiic trcnlc-cinq liépadqucs dans Ic départe- 
ment de rOurthe. 

Soixante hépatiques ont été signalées dans la province 
de Liège, mais quinze de ces cryptogames n'ont pas été 
observées depuis plus d'un quart de siècle; ce sont : 

Lcjeunia calcarea Lib. *Odontoscliisnia spliagni Dmrt. 

Diplopliyllum Dickson! Dmrt. *Pleuroschisina Irilobalum Drart. 

— minulum Dmrt. *MarsupcIla cmarginata Dmrt. 
Jungermannia sphacrocarpa Hook. Prcissia commutala Nées. 

* — incisa Schrad. Targionia liypophylla L. 

* — barbata .Schrcb. *Antboccros punclatus L. 

— attonuata Lindenb. *Riccia cryslallina L, 

* — selacea Web. 

L'astérisque indique les espèces découvertes parDossin. 

Notre savant confrère Cogniaux, qui a examiné les 
hépatiques de l'herbier Dossin, cite plusieurs fois le nom 
du botaniste liégeois dans son beau Calalogue des Hépa- 
tiques belgesC); il y mentionne comme ayant été trouvées 
par Dossin, les cinq espèces suivantes dont il n'est pas 
question dans le Catalogue manuscrit. 

Lcjeunia serpyllifolia Lib, Lophocoica licleropbylla Dmrt. 

Jungermannia divaricata Engl. Bot. Melzgeria pubcscens Dmrt. 

— setacea Web. 

Je crois utile d'éimmérer les espèces découvertes depuis 
1862. En fondant ces différentes listes avec celle donnée 
par Dossin, Ton aura une slalislique complète des hépa- 



(I) Citlnln(ju(' pour servir d' I iilroihivtion h une ino)io(//(i))/ii(: des llvfut- 
fitjiics de /iih/itjni' (l{i i.i,. i»i; i..v Soc. i»k Hot. w. Hii.c;., X, 1S7I). 



( 03 ) 

tiques qui ont été observées dans la province de Liège; 
ce sont : 

Anthelia setiformis Drart. Jungermannia excisa Dicks. 

Madothcca laevigata Dmrt, Ciiiloscyphus polyanthos Corda. 
Scapania curta Dmrt. — pallescens Dmrt. 

Diplophyllum obtusifolium Dmrt. Blasia pusilla L. 

Jungermannia crenulata Sw. Lunularia vulgaris Mich. 

— inflata Huds. Sphaerocarpus terrestris Mich. 

Obs. 1 . — M. Cogniaux dans son Catalogue des hépati- 
ques belges indique, d'après l'iierbier de Dossin, le Blasia 
pusilla dans la province de Liège; tandis que ce botaniste 
dans son manuscrit, dit l'avoir recueilli en dehors du 
département de l'Ourtlie. Dossin ne mentionne pas la 
localité d'où proviennent ses échantillons. Le savant 
auteur du Catalogue a pu croire, avec raison, que le Blasia, 
à l'égal des autres espèces, avait été récolté dans les envi 
rons de Liège. 

Obs. 2. — Je ne sais trop à quelle espèce moderne, il 
faut rapporter le Marchantia lunaria du Catalogue de 
Dossin. 

Lichens. 

Aucun botaniste, depuis Dossin, ne s'étant occupé de 
l'étude des lichens liégeois, je ne puis établir de compa- 
raison. Les iOo lichens qu^il indique dans le département 
de l'Ourtlie sont autant de nouveautés. 



J'espère, par ces quelques pages préliminaires, avoir 
fait comprendre l'importance de ce Catalogue, qui est le 
plus ancien travail vraiment scientifique que nous possé- 
dions sur la flore de la province de Liège. 



. ( 04 ) 

Ce qui caractérise Ttjeuvre de Dessin, c'esl rexactilude. 
Kn eiïetjà rexccplion des Erucaslruni oblumn<jiduin,Sv(i- 
biosa sylratira, Jlolcus odoiahis et de quelques formes 
secondaires dont il n'est plus (jueslion dans nos flores, 
toutes les piianérogames et cryptogames vasculaires citées 
par Dossin ont été retrouvées en Belgique. 

Ce fait doit engager les amateurs à rechercher avec soin 
les espèces qui, renseignées par ce hotaniste dans le 
département de rOurthc; n'ont pas été revues dans la 
province de Liège. 



En 1820(0, i>I. Du Mortier réunissait et coordonnait 
activement les documents d'où devait sortir la Florula 
bclgica. A cette occasion, Dossin lui lit hommage d'un 
exemplaire manuscrit de son Catalogue. 

i\otre savant Président, toujours jaloux d'encourager 
les débutants, a bien voulu me confier cette précieuse 
relique botani(jue et me permettre l'impression de la 
lettre dédicatoire de Dossin, celle-ci présentant un intérêt 
réel pour l'histoire de la Botanique belge. 

Fragnée-lez-Liége, le 11) avril 1826. 

« A M. li.-C. Dumortier^ à Tournât/. 
u Monsieur, 

« Je vous remercie beaucoup de l'olFre (jue vous me faites de votre 
éclianliiloii de TluUiclrum galiaidcs, (jui m'est inutile comme objet de 
comparaison, à cause (|ue je n'ai (jue le T/iu/ic/rum /lacuni dans mon 
herbier. 

« Je vous envoie qucbjues-unes des plantes que vous désirez d'avoir, 
parmi lesquelles se trouvent la Subiilaire aquatique, une Fétuquc dont je 
ne vois pas la description dans mes ouvrages et une variété naine du 



(I) (a- (pli suit .1 (•((• «Trit ;iii Minimnl de riinpiTssioii, scptcinlnc lS7"i. 



( Go ) 

Pan pratensis (juc j'avais pi'ise pour lo P. linmUis : ne berait-co i)as cette 
plante que vous avez mise par inadvertance dans votre liste sous le nom 
de Carex fmmifis, que je vois, dans la Bévue de la Floy^ede Spa, que vous 
avez trouvée, ainsi que moi, dans les Ardennes ? C'est pourquoi vous la 
verrez marquée d'un astérisque dans le catalogue que je vous envoie, où 
vous serez surpris de ne pas voir quelques plantes faciles à déterminer, 
qui ne sont pas rares dans nos environs et que la promptitude avec laquelle 
j'ai cru devoir m'acquitter de la commission dont les membres de la Société 
des sciences physiques et médicales de Liège m'avaient chargé et mes 
nombreuses occupations m'ont fait omettre : il s'en trouve que j'aurais pu 
à la vérité insérer dans cette copie, telles que le Salvia sclarea et le 
Buxus sempervir ens àoni y ai fait connaître à M. Desfontaines la station 
dans notre pays il y a environ 23 ans; mais j'ai mieux aimé vous le faire 
tenir tel que je l'ai remis à notre Préfet, espérant qu'il vous conviendra 
mieux dans cet état et étant d'ailleurs bien convaincu qu'il doit vous prou- 
ver l'estime et la considération avec lesquelles j'ai l'honneur d'être votre 
très-dévoué serviteur. 

tt P. E. DossiN. « 

Je vais rapidement passer en revue les légères diffé- 
rences qu'une comparaison minutieuse des deux catalogues 
m'a fait découvrir. 

Le manuscrit de M. Du Mortier a pour titre : « Cata- 
logue des plantes qui croissent spontanément aux environs 
de Liège et qui ont été découvertes par P.-E. Dossin, con- 
forme à l'exemplaire c/ui fut remis par l'auteur au préfet 
du département de rOurthej le 1 5 janvier \ 807 » et 
contient les noms de 1191 plantes. Le manuscrit de 
l'Université mentionne donc 6 espèces en plus, savoir : 
Cerastium repens, Dianthus deltoides, Holcus odoratus, 
Marchantia lunar la, Populus fastiglata, Potamogeton 
lucens; mais un simple examen de l'écriture prouve que 
Dossin les y a inscrites longtemps après (0. 

(1) C'est tellement visible que, dès juillet I874., j'en avais fait la remar- 
que; j'ignorais alors l'existence du manuscrit de M. Du Mortier, 



( (•>('. ) 

Dans le manuscrit de M. Du Morlier, les Alisîna natcms 
et ranunculoides, Bupleurum rolundi folium j Pinus syl- 
vestrisj Spiraea salicifolia, Ulricularia vuUjaris sont indi- 
ques comme ayant été récoltés en dehors du département 
de rOin-lIie. J^e mancjue de Tastérisque dans le Calatofjuc 
de l'Université est probablement le résultat d'une simple 
inadvertance. 

Par contre, les Crassula 7'ubens et Galanlhus nivalis ne 
sont plus affectés de l'astérisque. 

Dans la copie de 1826, Dossin assigne aux Agrostis 
capillaris, Epilobium lillosum, fissidens exilis, Jiincus 
pilosuSj J. ulifjinosus, Myosotis pnlustris, Ortliofrichufn 
octoblepharis, Rumex nemolapathimi, Stellar ia palustris, 
les synonymes suivants : Acjrostis vuUjaris, Epilobium par- 
viflorum, Fissidens bryoides, Juncus vernalisy J . subier- 
ticillatus, Myosotis scorpioideSj Orthotrichum affine Rotli., 
Rumex conglomeratus, Stellaria ylaiica. 

Seize plantes vulgaires sont suivies des mots et varietas: 
Jiallota niyra, Campanula rotundifolia, Cistus Helianthe- 
mum , Grimmia apocarpa , Heradeum Sphondylium , 
Fumaria officinalis, Mentha anensis, Leontodon Taraxa- 
cum, Ononis spinosa. Orchis conopsea, 0. Morio, Polyyata 
vulgar is J Thymus Serpyllum, Tilia europaea, Seraj)ias 
lati folia, Veronica officinalis. 

A la lin du manuscrit dédié à M. Du Morlier, Dossin a 
écrit un errata (jui présente une grande importance et 
vient justifier plusieurs de mes rapprochements. 

« FAUTES A CORRIGER. 

Eufthiuhid ji((/us/ris^ lisez Euphurbiii Esula. 
Tiifoliinn (i/jH'shr, lise/ Trifolium nirtlium. 

(fi(/nn I'd/'ici/d/d, lisez ()rc/n's fitscd. 

Acrltit'd fnidiildtd , lisez (Uiijotvichum unili(/d/inii »i 



( 67 ) 

Je termine par quelques mots sur les Thalictrum 
gaiioides et Orchis variegata. 

Thalictrum gaiioides Nestl. — Je crois que l'indication de cette plante 
dans nos Flores résulte d'une erreur de Courtois. En effet, dans la 
Revue de la Flore de Spa, p. 110, on lit : « Je n'ai pas trouvé cette 
espèce; M. Dossin, botaniste très-instruit, doit l'avoir trouvée 
dans la province de Liège ; M. Courtois l'a vue dans son herbier. » 
Lejeune écrivait cette phrase en 1824^, et pourtant, en 1826, 
Dossin soutient qu'il n'a (jue le Th. flavmn en herbier. 

Orchis variegata L. — Cette orchidée doit aussi être retranchée de 
la liste des espèces autrefois observées en Belgique, puisque 
Dossin, sur la foi de qui elle était signalée, reconnaît qu'il a pris 
pour tel VO. fusca. 



Catalogue des plantes qui croissent spontanément dans le 
département de POurthe et dans quelques endroits cireon- 
voisins, par P.-E. DOSSIN, tnembre de la Société des sciences physiques 
et médicales de Liège. — 1807. 



Veneratissinio domino Josepho Ramoux, parochiae Glons ad Jecoram 
pastori dilecto, scientiae botanicae litterarumque cultori eximio, necnon 
Societatis scicntiarum physic : atque medic : leodiensis membro, 
ob amicitiam bencvolentiamque 
D. D. 



AVERTISSEMENT. 

Ce Catalogue ne contient que des plantes que j'ai cueillies dans leur 
lieu natal. 

Quant aux champignons et autres cryptogames dont je ne fais pas men- 
tion ici, je pourrai peut-être en donner la liste plus tard. 

J'ai désigné par un astérisque * celles que j'ai trouvées hors du départe- 
ment de rOuithe. 



( (>H ) 

CLASSIS I. 

Monandria nionogijnia. 

Ilippuris vulgaris. 

Digynia. 

Callilriclic vcnia, — inlcrmcdi;!, — auluniiialis. 

CLASSIS II. 

Diandria monocjynia. 

Ligiistrum vulgare. 

Syringa vulgaris. 

Circœa lutctiana. 

Veronica oHlcinalis, — sorpyllifolia, — Anagallis, — Bcccabunga, - 

scutollata, — montana, — Chamacdrys, — agrestis, — arvensis, - 

hedcracfolia, — triphyllos. 
Utricularia vulgaris. 
Verbena officinalis. 
Lycopus curopaeus. 
Salvia pratensis. 

Dig^jnia. 
Anthoxanthum odoratum. 

CLASSIS III. 

Tria ndriii m onogynia . 

Valeriana dioeca, — oflicinalis, — olitoria. 

Iris Pseudo-Acorus. 

"Schoenus fuscus, — albus, — *compressus, 

(iyperus fuscus. 

Scirpus paluslris, — caespilosus, — liaeothryon, — acicularis, — 'lltiilan- 

— lacuslris, — setaceus, — maritinuis, — sylvalicus. 
Eriopboruin vaginatum, — polystacbion, — angustifoliuni. 
Nardus stricta. 

Dig y ft id. 

.\In|K'( iiiM> pratensis, - agrestis, — genieulaln>. 
IMialaris jdileoido, — ai iindinacea. 



( 09 ) 

Panicum verticillatum, — viride, — Crus-galli, — sanguinale. 

Phleum nodosum, — pratense. 

Milium efFusum. 

Agrostis Spica-venti, — arundinacea, — canina, — stolonifera, — alba, — 

capillaris, — pumila. 
Aira aquatica, — caespitosa, — flexuosa, — caryophyllea, — praecox, — 

*canescens. 
Melica ciliata, — nutans, — uniflora, — coerulea. 
Poa aquatica, — scabra, — sudetica, — trinervata, — pratensis,. — angus- 

tifolia, — compressa, — annua, — humilis, — rigida, — cristata, — 

nemoralis. 
Briza media. 
Dactylis glomerata. 
Cynosurus cristatus, — coeruleus. 
Festuca Myurus, — ovina, — tenuifolia, — rubra Leers, — duriuscula 

Leers, — elatior, — fluitans, — decumbens. 
Bromus secalinus, — grossus, — mollis, — arvensis, — asper, — stcrilis, 

— tectorum, — giganteus, — sylvaticus, — pinnatus, — racemosus 

Link. 
Avena elatior, — pubescens, — pratensis, — flavescens, — strigosa, — 

fatua. 
Arundo Phragmites, — epigeios. 
Lolium perenne, — temulentum. 
Triticum repens. 

Hordeum murinum, — secalinum. 
Elymus caninus, — europaeus. 

Trigynia. 

Montia fontana. 
Holosteum umbellatum. 

CLASSIS IV. 

Tetrandria monogi/nia . 

*(ilobularia vulgaris. 

Dipsacus sylvestris, — pilosus. 

Scabiosa Succisa, — arvensis, — sylvatica, — Columbaria, 

Sherardia arvensis. 

Asperula odorala, — *cynanchiea. 



( 70 ) 

Galium palui-lrc', — uliiiigosuiii, — licicyiiicuni, — scabrum, ercclum, 

— vciuin, — Mollugo, — sylvaticuMi, — Aparinc, — spurium, — 
'horoale. 

Plantago major, — media, — lanceolala, — *coronopifoIia. 

Cenluiiculus minimus. 

Sanguisoiba oflicinalis. 

Cornus mas, — sanguinea. 

"Isnardia paluslris. 

Alchcrailla vulgaris, — Aphaucs. 

Digynia . 
Cuscuta europaea, — cpithymura. 

Tetragyniu. 
Ilex aquifolium. 
Potamogeton natans, — fluitans, — perfoliatus, — densus, — crispus, 

— *comprcssus, — marinus, — pusillus, — lucens. 
Sagina procumbcns, — erecta. 

CLASSIS V. 

PenUindria monogynia . 

Myosotis paluslris, — arvensis. 
Lithospermum officinale, — arvenso. 
Cynoglossum officinale. 
Pulmonaria angustifolia, — officinalis. 
Symphytum officinale. 
Borrago officinalis. 
Lycopsis arvensis. 
Echium vulgare. 
Primula officinalis, — clalior. 
Menyanthes nymphacoidcs, — trifoliata, 
Ilottonia paluslris. 

Lysimachia vulgaris, — ucninruni, — Nuuinuilaria. 
Anagallis jdiacnicca, — coeruica, — *lenella. 
Convolvulus .scjiium, — arvensis. 

Campanula lolundiloli;!, — patula, — KapuncultJ.s, — pt isicifolia, — Tra- 
clieliuni, - ra|>un(ul<>i(K'.s^ — Spec uluin, - lu'deiacca. 



(71 ) 

Phyteuma spicatuin. 

Lonicera Periclyinenum. 

Verbascum Thapsus, — Lychnitis, — Blattaria, — nigrum. 

Datura Stramonium. 

Hyoscyamus niger. 

Atropa Belladona. 

Physalis Aikekengi. 

Solanum Dulcamara, — nigrum. 

Chironia Centaurium. 

Rhamnus cathartica, — Frangula. 

Evonymus europaeus. 

Ribes rubrum, — nigrum, — Grossularia. 

Hedera Helix. 

*Illecebrum verticillatum. 

Thesium linophyllum. 

Vinca minor. 

Digynia. 

Asclepias Vincetoxicum. 

Herniaria glabra. 

Chenopodium Bonus-Henricus, — urbicum, — rubrum, — murale, 

— album, — viride, — Vulvaria, — polyspermum. 
Ulmus campestris, — effusa. 
Gentiana Pneumonanthe, — filiformis, — ciliata, — Cruciata, — Ama- 

rella, — Centaurea parva. 
Eryngium campestre. 
Hydrocotyle vulgaris. 
Sanicula europaea. 

Bupleurum rotundifolium, — falcatum. 
Cauealis grandiflora, — latifolia^ — daucoides, — infesta. 
Daucus Carota. 
Bunium Bulbocastanum. 
Conium maculatum. 
*Selinum palustre, — carvifolia. 
Athamantha Libanotis. 
Peuccdanum Silaus. 
Heraeleum Spbondylium. 
Angelica sylvestris. 



( 72 ) 

Sium angustifolium, — nodiflorum. 

"Sison inundalum. 

Ocnanlhe fislulosa, — pcucedanifolia. 

PhcUandrium aqualicum. 

•Cicuta virosa. 

Aclhusa Cyiiapiuin, — Meum. 

Scandix Poctcn, — Ccrefolium. 

Chacropliyllum sylvestre, — tcmulum. 

Pastinaca saliva. 

Ancthum Focniculum. 

Pimpinella saxifraga, — magna, — hircina. 

Aegopodium Podagraria. 

Trigynia. 

Viburnum Lantnna, — Opulus. 
Sambucus Ebulus, — nigra, — racomosa. 
Alsine media. 

Tetragynia. 
Parnassia palustris. 

Pentagynia. 

Statice Armeria. 

*CrassuIa rubens. 

Linum usitatissimum, — catharticum, — Radiola. 

Drosera rotundifolia, — longifolia. 



Myosurus minimus. 



Polygynia. 

CLASSIS VI. 

Ifcxatulria monogytnn . 
"(ialantbus nivalis. 
Narcissus Pseudo-Narcissus. 
Allium carinaluni, — spbaorocc pliaiuni, — vineale, — oleraccum, — 

ursinniii 
()i nitlio^aliiiii uiiilirllaliiin, *|»M cnaicuiii. 



(75 ) 

Anthericiiin Liliago. 

Narthecium ossifragum. 

Asparagus officinalis. 

Convallaria majalis, — verticillata, — Polygonatum, — multiflora, 

— bifolia. 
Acorns Calamus. 

Juncus conglomeratus, — efFusus, — inflexus, — squarrosus, — articulatus, 

— uliginosus, — bulbosus, — Tenagcia, — bufonius, — pilosus, — 
sylvaticus, — albidus, — campestris. 

Berberis vulgaris. 
Peph's Portula. 

Trigynia. 

Rumex crispus, — Nemolapathura, — maritimus, — acutus, — oblusi- 

folius, — aquaticus, — scutatus, — - Acetosa, — Acetosella. 
Triglochin palustre. 
Colchicum auctumnale. 

Polygynia. 

Alisma Plantage, — natans, — ranunculoides. 

CLASSIS VII. 
Heptandria mo7iogynia. 
Trientalis Europaea. 

CLASSIS VIII. 

Octandria monogynia. 

Oenothera biennis. 

Epilobium angustifolium, — hirsutum, — villosum, — montanum, — 

rosoum, — tetragonum, — palustre. 
Vaccinium Myrtillus, — uliginosum, — Vitis-idaea, — Oxycoccos. 
Erica vulgaris, — Tetralix. 
Daphne Mezereum. 

Trigynia. 

Polygonum Bistorta, — lapathifolium, — amphibium, — Ilydropiper, — 
minus, — Peisicaria, — aviculare, — Convolvulus, — dumetorum. 



l*;iris (|inulriroliu. 
Adoxa Mosclialrllina 



( 7i ) 
TeUu(j\jnia . 

CLASSIS IX. 

Enneandria hexagynia. 
Butomus uinbellatus. 

CLASSIS X. 

Decandria monogynia. 

Monotropa Hypopitys. 

Andromeda polifolia. 

Pyrola rotundifolia, — minor. 

Dig y nia. 

Chrysosplenium alternifolium, — oppositifolium. 

Saxifraga granulata, — palmata, — tridactylites. 

Scleranthus annuus, — *perennis. 

Gypsophila muralis. 

*Saponaria Vaccaria, — officinalis. 

Dianthus Carthusianorum, — Arnieria, — prolifor, — deltoides. 

Trigynia. 
Cucubalus Bchen. 
Silcne anglica, — nutans. 

StcUaria nomorum, — Ilolostea, — graminoa, — palustris, — uliginosa. 
Arcnaria rubra, — trinervia, — cacspitosa, — scrpyllifolia, — tcnuifolia. 

Pentagynia. 

Sedum Telcphium, — rcflexum, — album, — acre, — sexangulare. 

Oxalis Acelosclia, — slricta. 

Agrostcmnia Gitbago. 

Lychnis Flos-cuculi, — viscaria, — diurna, — vosprrlina. 

Ccraslium vulgalum, — viscosum, — ^«iiiiidrcandruni, — arvensc, — 

aqualicuni, — rcpons. 
SptTgula ar\('nsis, — *p('iil;iiidi ;t, — 'immIhsji. 



( rô ) 

CLASSIS XI. 
Dodecandria monogynia. 

Portulaca oleracea. 
Lythrum Salicaria. 

Digynia. 

Agrimonia Eupatoria. 

Trigynia. 

Reseda Luteola, — lutea. 

Euphorbia Peplus, — exigua, — Lathyris, — helioscopia, — plalyphyllos, 
— sylvatica, — Cyparissias, — palustris. 

Dodecagynia. 
Sempervivum tectorum. 

CLASSIS XII. 

Icosandria nionogynia. 
Prunus Padus, — Cerasus, — avium^ — domcstica, — spinosa. 

Digy7iia. 
Crataegus Oxyacantha, — monogyna. 

Trigynia . 
Sorbus aucuparia. 

P enta g y nia. 

Mespilus gcrmanica, — Cotoneaster. 

Pyrus communis, — Malus, — Aria, — torminalis. 

Spiraea Ulmaria, — salicifoh"a. 

Polygynia. 

Rosa arvcnsis, — spinosissima, — villosa, — rubiginosa, — canina. 
Rubus idaeus, — caesius, — fruticosus, 
Fragaria vesea, — stcribs. 






( 7G ) 



Potculilla AtiSL'iina, — ai i^ciilca, — vciiia, — icptaiii». 
ToMiKMitilla oflicinalis. 
Gcuin urbanuiu, — rivale. 
Comarum palustre. 

CL ASSIS XIII 

Poly andr ill inomHjijnia . 

Actaea spicata. 

Chelidonium majus. 

Papaver Aigemone, — Rhaeas, — duhiiim. 

Nymphaea lutca, — alba. 

Tilia ciiropaea. 

Cistus Ilelianthemum. 



Delphinium Consolida. 
Aconitum lycoctonum. 



Aquilogia vulgaris. 



Trigynia. 

Pcnlagynia. 

Polyginia. 

•anuiKMiloidrs. 



Anemone nt^morosa, 

Clematis Vilallia. 

Thalictrum flavum. 

Adonis auclumnalis. 

Ranunculus llammula, — 'Lingua, — Ficaiia, — hederaceus, — auri- 

comus, — scelcratus, — platanif'olius, — bulbosus, — repcns, — 

acris, — arvcnsis, — aquatilis, — fluvialilis. 
Ilelleborus foetidus, — viiidis 
Caltha paluslris. 

CLASSIS XIV. 

JJidynuniia (jynuiospcrnnu. 

Ajuga pyraniidalis, — rcptans. 

Teucrium Hdlrys, — Sc(»i()(l()iiia, — Cliarnacdr) s. 

Ncpcla Calana. 



( '7 ) 

Mentha sylvestris, — rotundifolia, — viiidisj — hirsuta, — arv(>iisis, — 

Pulegiuni. 
Glechonia hodeiacea. 

Laniium inaculatum, — album, — purpureum, — amplexicaule. 
Galcopsis Ladanurn, — grandiflora, — Tetrahit. 
Betonica ofiicinalis. 

Stachys sylvatica, — palustris, — alpina, — annua, — arvensis. 
Ballota nigra. 
Marrubium vulgare. 
Leonurus Cardiaca, — Galeobdolon. 
Clinopodium vulgare. 
Origanum vulgare. 
Thymus Serpyilura, — Acinos. 
Meh'ssa officinalis. 
Melittis melissophyllum. 
Scutellaria galericiilata, — minor, 
^laciniata. 

Angiospermia. 

Euphrasia officinalis, — Odontites. 

Melampyrum arvense, — pratense. 

Pedicularis palustris, — sylvatica. 

Antirihinum Cymbalaria, — Elatinc, — spurium, — miims, — Linaria, 

— Orontium, — majus. 
Scrophularia aquatica, — nodosa. 
Digitalis purpurea, — *ambigua, — lutea. 
Limosella aquatica. 
Orobanche major, — ramosa. 

CLASSIS XV. 

Tetradynamia siliculosa, 

Myagrum sativum. 

* Subularia aquatica. 

Draba verna, — mural is. 

Thiaspi arvense, — campcstre,— porfolialum^ — Bursa-pastoris. 

Cochlearia Armoracia, — Coronopus. 



( 7S) 

Iboris aniarn, — nudicaulis. 

Alyssum iiicaiium, — campestre. 

Bisculclla laevigata. 

Lunaria rediviva. 

Cardaminc impatiens, — hirsuta, — prateiisis, — amara. 

Sisymbrium Nasturtium, — sylvestre, — teriestrc, — amphibium, — 

tennifolium, — * Sophia, — supiiium. 
Erysimum ollicinale, — Barbarea, — Alliaria, — clieiranlboides. 
Cheiranthus Chciri. 
Arabis Thaliana, — arenosa. 
Turritis hirsuta. 

Brassica campestris, — alpina, — Erucaslrura. 
Siiiapis arvonsis, — alba, — nigra. 
Raj)hanus H;iplianisti'um. 

CLASSIS XVI. 
Monadelphia pentandria . 
Erodium cicntarium, 

Deccuidria. 

Geranium sylvalicum, — lucidum, — molle, — pnsillum, — lotundifo- 
lium, — columbinum, — disscctum, — Unberlianum 

Polyatidria. 
Malva rotundifolia, — sylvestris, — Alcca, — moschata. 

CLASSIS XVII. 

Diudelphia hexandria . 
Fumai'ia bulbosa, - ollicinalis. 

Octandria, 
Polygala vulgaris. 

Decandria. 

Sparlium seoparium. 

(jtMiisla sagillalis, — (ineloria, — |)ilosa, — anglica. 

* Ulo.v euiupaeus. 



( '9 ) 

Ononis spiiiosa. 

Anthyllis Vulnei'aria. 

Globus tuberosus. 

Lalbyrus Apbaca, — tuberosus, — pratensis, — sylvestris. 

Vicia Cracca, — saliva, — angustifolia, — sepium. 

Ervum tetraspermum, — birsulum. 

Omilhopus perpusillus. 

Hippocrepis comosa, 

Hedysaruni Onobrychis. 

Astragalus glycyphyllus. 

Trifolium ofticinale, — repens, — praleuse, — alpestre, — monlanuin, 

— arvense, — striatum, — iragilerum, — agrarium_, — procumbens, 

— filiforme. 

Lotus corniculatus; — uliginosus. 

Medicago Lupulina, — sativa, — poiymoipha. 

CLASSIS XVIII. 
Polyadelphia polyandria . 

Hypericum quailrangulum, — dubium, — perforatum, - hmnifusum, — 
moutanum, — hirsutuni, — Elodes, — pulchrum, 

CLASSIS XIX. 

Syngenesia polygamia aeqiialis. 

Tragopogon pratense. 

Picris hieracioides. 

Sonchus oleraceus, — arvensis, — asper. 

Lactuca virosa, — Scariola, — percnnis. 

Prenanthes muraiis. 

Leontodoii Taraxacum. 

Hedypnois hispida, — hii ta, — auctumn.iiis. 

Hieracium Pilosella, — dubium, — murorum, — sylvalicum, — paludo- 

sum, — sabaudum, — umbellatum. 
Crépis foetida, — tectorum, — biennis. 
Hyoseris minima. 

Hypochaeris maculata, — glabra, — radicata. 
Lapsana communis. 
Cichorium Intybus. 

8 



(80 ) 

Arctium Lappa. 

Carduus nutans, — acanthoidos, — ci isptis, — palustris, — Marianns, — 

lanccolatus, — acaulis. 
Cnicus oleraccus. 
Scrratula arvcnsis, — tinctoria. 
Onopordon Acantliium. 
Carlina vulgaris. 
Bidcns tripartitus, - cernuus. 
Eupatorium cannabinum. 
Chrysoconia Linosyris. 

Polygamia super flua. 

Tanacetum vulgarc. 

Artemisia campcstris, — Absinthium, — vulgaris, 

Gnaphalium lutco-album, — dioicum, — rectum, — uliginosum, — mon- 

tanum, — arvcnse, — gerraanicum. 
Conyza squarrosa. 
Erigeron canadcnse, — acre. 
Tussiiago Farfara, — hybrida^ — Pctasites. 
Senecio vulgaris, — viscosus, — sylvaticus, — Jacobaea, — crucacfolius, 

— paludosus, — nemorensis. 
Solidago Virga-aurea. 
Cineraria intcgrifolia. 

Inula Helenium, — britannica, — dysenterica, — Pulicaria. 
Arnica montana. 
Bellis perennis. 

Chrysanthemum Lcucanlhemum, — scgctum, — inodorum. 
Matricaria Parlhenium, — Chamomilla. 
Anthcmis arvcnsis, — Cotula, — tinctoria. 
Achillea Ptarmica, — Millefolium. 

Polygamia frustranea. 

Ccntaurea nigra, — montana, — Cyanus, — Scabiosa, — .Jacca, — Calci- 
trapa. 



( 81 ) 

Monogamia. 

Jasionc montana. 

* Lobelia Dortmanna. 

Viola hirta, — odorala, — canina, — palustris, — lutca, — tricolor, — 

arvensis. 
Impatiens Noli-tangcro. 

CLASSIS XX. 

Gfjnandria diandria. 

Orchis bifolia, — coriophora, — Morio, — mascula, — ustulata, — mili- 

taris, — variegata, — latifolia, — maculata, — conopsea. 
Salyrium viride, — albidum. 

Ophrys ovata, — spiralis, — * aestivalis, — Nidus-avis, — paludosa. 
Serapias latifolia, — longifolia. 

Hexandria. 

Aristolochia Cleraatitis. 

Dodecandria. 
Arum maculatum (voir Monaocla polyandria). 

CLASSIS XXI. 

Monoecia monandria. 

Zannichcllia palustris. 
Chara vulgaris, — flcxilis. 

Diandria. 
Lemna trisulca, — minor, — gibba, — polyrrhiza. 

Triandria. 

Sparganium ramosum, — simplex. 

Carex pulicaris, — pauciflora, — "^arenaria, — intermedia, — vulpina, 

— muricata, — paradoxa, — paniculata, — ovalis, — *Schreberi, — 
curta_, — stellulata, — remota, — cacspitosa, — acuta, — praecox, — 
montana, — flava, — digitata, — *clandestina, — pendula, — distans, 

— pallescens, — panicca, — sylvatica, — flacca, — paludosa, — 
riparia, — vesicaria, — ampullacea, — hirta. 



(82) 

Tetrandria. 

*LittoreIla lacustris. 

Bclula alba, — pubcsccns, — Alnus. 

Urtica urcns, — diocca. 

Pentandria, 



Amaranthus Blilum. 



Polyandria, 



Arum maculalum. 

*Calla palustris. 

Typha latifolia, — *angustifolia. 

Ceratopliyllum dcmcrsum. 

Myriopliyllum spicatum. 

Sagittaria sagiltifolia. 

Poteiium sanguisorba. 

Qucrcus Robur. 

Fagus sylvatica. 

Carpinus Bclulus. 

Cory lus Avellana. 



Xanlhium strumarium. 
l*inus sylvestris. 

Bryonia alba. 



Moiiadelphia. 



Syngenesia. 



CLASSIS XXII. 



Dioecia dlandria. 

Salix nioiiandia, — ainygdaliiia , — dceipioiis, — caprea, — aiirila, 
— ambigua, — dc[)ressa, — vilclliiia, — alba, — vimiiialis. 

Telnmdria. 

Viscum album. 
*M}rica Gale. 



( 8ô ) 

Pentandria, 
Hamulus Lupulus, 

Octandria, 

Populus alba, — tremula, — nigra, — fastigiata. 
Eîineandria. 

Mercurialis pcrennis, — annua. 
*Hydrocharis Morsus-ranac. 

Monadelphia. 

Juniperus communis. 
Taxus baccata. 

CLASSIS XXIII. 

Polygamia monoecia. 

Valantia Cruciata. 

Parietaria officinalis. 

Atriplex patula, — hastata. 

Holcus mollis, — lanatus, — odoratus. 

Acer Pscudo-Platanus, — platanoides, — campestre. 

Dioecia. 
Fraxinus excelsior. 

CLASSIS XXIV. 

Cryptogamia. 

Equisetum sylvaticum, — arvense, — hyemale, — fluviatile, — limosuni, 

— palustre. 

Lycopodium clavatum, — inundatum, — Selago, — complanatum. 

*Pilularia globulifera. 

Osmunda Lunaria, — regalis. 

Ophioglossum vulgatum. 

Polypodium vulgare, — Oreoptcris, — Phegopteris, — Filix-mas, — fragile, 

— aculeatum, — Filix-foemina, — dentatum, — cristatum, — Dryopteris. 
Ptcris aquilina. 



( «4 ) 

Blcchiuiiu spicanl. 
Acroslichum officinale. 

Asj)Ienium Adianllium-nigruin, — RiUa-iiuiraiia, — Scolopendriuin, — 
Tiiciiomaiics, — Celeiacli. 

Musci. 

Pliascuin subuialuiii, — niuticuin, — curvicolluni, — patens, — cuspi- 

datuni. 
Sphagnum obtusifolium, — intermedium. 

Gymnostomumovatum, — pyriformc, — truncalum, — Iledwigii. 
Tetra phis pellueida. 
*Splaehnum ampulhiccum. 
Encalypta vulgaris, — ciliata, — lanceohita. 
Grimmia apocarpa. 

Pterygynandrum gracile, — filiforme. 
Weissia virens, — cirrhata, 
Dicranum purpureum, — scoparium, — heteromallum, — ghiueum, 

— flexuosum, — aciculare, — flageUare, — varium, — pellucidum, 

— ovale, — cerviculatum. 

Trichostomum pallidum, — canescens, — ericoides, — lanuginosum, — 

fontinaloides. 
Didymodon capillaceus. 
Fissidens bryoides, — taxifolius, — adianthoides, — puh inatus, — poly- 

carpos, — sciuroides. 
Torlula subulata, — muralis, — torluosa, — luralis, — unguiculata, — 

ligida, — fallax, — eonvolula. 
PoKlrichum naimm, — aloides, — commune, — pililcium, — juniperinum. 
Neckera pennata, — undulala, — erisj)a, — vitieulosa, — dendroidcs, 

— curlipcndula. 

Orthotrichum crispum, — striatum, — octoblepharis, — cupulatum, 

— anomalum, — diaphanum. 

Leskea eomplanala, — trichomanoides, — attenuata, — sericea, — 

pdJNanllios, — polycaipa. 
Il}pnum denlieulatum, — lilieinum, — compressum, — Crista-Caslrensis, 

— dubium, — prolilcium, — paiietinum, — abietinum, — praelongum, 

— cuspidatum, — Schicbeii, — purum, — nitens, — alopeeurum, -^ 
nuirale, — molcndinariuin, — vclulinnm, — s('r|)cns, — j»alustre, 

— umiulaluiM, — lueiiis, aduncum, — uik inalniM, - cnpiosilni nie. 



1 



(85) 

— rugosum, — *scorpioides, — loreum, — squarrosum, — longirostrum, 
brevirostrum, — triquetruni, — rutabulum, — piliferum, — albicans, — 
lutescens, — myurum, — rayosuroides, — rusciforme, — riparium, — 
stellatura, — fluitans. 

Bryum androgynum, — argenteuni, — annotinum. 

Milium palustre, — fontanum, — crudum, — hornum, — caespititium, 

— capillare, — roseum, — cuspidatum, — punctatum, — ligulatum. 
Funaria hygrometrica. 

Bartramia pomiformis, 
Buxbaumia aphylla, — foliosa. 
Fontinalis antipyretica. 
Andraea petrophila, 

Algœ. 

Jungermannia trichophylla, — eraarginata, — asplenioides, — scalaris, 
spbagni, — globulifcra, — incisa, — barbala, — pusilla, — bicuspidata, 
byssacea, — undulata, — nemorosa, — albicans, — bidentata, — 
trichomanis, — trilobata, — reptans, — tomcntella, — platyphylla, — 
dilatata, — complanata, — tamariscifolia, — epiphylla, — pinguis, — 

— multifida, — furcata. 

Marchantia polymorpha, — hemispherica, — conica, — lunaria. 

Anthoceros punctatus, — laevis. 

*Blasia pusilla. 

Riccia crystallina, — glauca. 

Lichenes. 

Lepraria incana, — lutescens, — rubens, — botryoidcs. 

Variolaria faginea, — aspergilla. 

Opegraphe parallela, — * rubella, — macularis, — astroidea, — cerasi, — 

pulverulenta, — serpentina, — scripta. 
Lecidea imraersa, — parasema, — alrovircns, — subcarnea, — auran- 

tiaca, — nigra, — vesicularis, — Candida, — decipiens, — pustulata. 
Calicium capitellatum. 
Gyrophora glabra. 

Endocarpon Hedwigii, — miniatum, — Weberi. 
Thelothrema perlusiiiii. 
Spliaoroplioion eoiall'iidc's. 
Isidiun» eorallinuui. 



( 8G ) 

Uiceoliiiiii tessnl;it;i, — scni|)os;i, — l)ryo|iIiil;». 

P.iriiK'lia alia, — mullipiinctala, — angulosa, — parella, — suhfusca, — 
cffusa, — cerina, — varia, — crassa, — candelaiia, — circinnala, — 
versicolor, — saxicola, — Icniigora, — murorum, — cycloselis, — 
saxatilis, — conspcrsa, — stellaris, — pulvenilcnta, — parietina, — 
olivacea, — corrugata, — liliacea, — capcrata, — pcrlata, — herbacea, 
scrobiculala, — pulmonacea, — lacera, — chcilea, — crispa, — nigrcs- 
gcm^ — nieloena, — tenella, — pliysodcs, — furfiiracea, — ciliaris, — 
prunastri, — fraxinea, — fasligiata, — farinacca, — jubata. 

Sticta sylvatica. 

Pellidea venosa, — canina, — polydactyla, — aphtosa, — borizonlalis, — 
saccala. 

Celraria islandica, — glauca. 

Cornicularia aculcata, — lanata. 

Usnca florida, — barbata. 

Baeomyces roscus, — rupestris, — cocciferus, — digilatus, — pyxidatus, 
turbinatus, — finibriatus, — radiatus, — cornutus, — alcicornis, — 
uncialis, — rangiferinus, — fuicatiis, — subulatus. 



BIBLIOGRAPHIE. 



1 



Dendrologie LuxEMBOiRGEOisE. — Catalogue des arbres, 
arbrisseaux et arbustes spontanés, subspontanés ou 
introduits dans les cultures du Grand-Duché de Luxem- 
bourrjy par J.-P. KoItz^O. 

Notre savnnt confrère M. Koltz, nprès nous avoir fait con- 
naître la flore du ripand-Diirhé dans un catalogue rédigé avec 



(I) Un vol. in-S", de 217 pages; Lii\(>nibourg, IS7;>. (Kxhait des Publica- 
tions de la section des sciences naturelles de l'Institut lloyal-grand-dueal). 



( 87 ) 

le plus grand soin (1), a voulu compléter son œuvre en nous 
donnant un aperçu complet de tous les arbres, arbustes et 
plantes vivaces ligneuses, dont on a peuplé les bois, les parcs, 
les promenades et les jardins du Grand-Duché de Luxembourg. 

Mieux que tout autre, M. Koltz, comme agent forestier, 
était à même de faire l'histoire des introductions forestières. 
Sa Detidrologie Luxembourgeoise est un précieux recueil, 
dans lequel nos descendants pourront constater la prove- 
nance exotique d'arbres et d'arbustes qui, dans quelques 
siècles peut-être, auront pris les allures d'espèces indigènes 
dans les bois du Luxembourg. Il serait à désirer que la Bel- 
gique possédât un semblable travail, fait avec le même soin, 
la même exactitude et la même science. 

Les espèces cataloguées par l'auteur sont au nombre de 1424. 
Dans ce nombre sont repris les types indigènes au Luxem- 
bourg allemand. 

Chaque espèce comprend le nom spécifique avec indications 
bibliographiques et synonymiques (quand il y a lieu pour ces 
dernières), le nom français, la patrie, la date de l'introduction 
et les localités où l'espèce a été introduite. 

M. Koltz s'est entouré de tous les renseignements qu'il était 
possible de se procurer et, dans ses recherches, il a été secondé 
par des personnes très-compétentes. 

Nous n'avons que des éloges à donner à notre honorable 
confrère sur la manière dont il a conduit son œuvre. Celle-ci 
enrichit la botanique luxembourgeoise d'un livre qui sera, 
nous n'en doutons pas, apprécié très-favorablement par tous 
ceux qui s'occupent de géographie botanique. 

Francois Chkpin. 



(I) Voir Bulletin, XII, p. 117. 




'^^J 



(88) 

Flore du Grand-Dwhè de Luxembourfj, par J.-H.-G. 
Krombach^*). 

Le vétéran de la botani(jiic luxembourgeoise, M. Krombacli, 
a voulu couronner sa longue carrière botanicjue par un 
ouvrage (jui résume les nombreuses observalions qu'il a faites 
dans sa i)rovince depuis le commencement de ce siècle. 

Sa Flore est précédée d'une description pliysi(|ue qui permet 
au lecteur de connaître les caractères geologicjucs, hydrogra- 
phiques et climatériques du Grand-Duché de Luxembourg 
allemand, province qui autrefois faisait partie de la Belgique. 

M. Krombach, pour les descriptions des i"amilles,des genres 
et des espèces, a utilisé les descriptions des bons auteurs. 

Les indications concernant la distribution des espèces indi- 
gènes reposent sur les recherches personnelles de l'auteur. 
Celles-ci ont été enrichies des observations nombreuses qu'a 
faites la phalange botanique luxembourgeoise, dont les princi- 
paux membres font partie de notre Société et parmi lesquels 
nous comptons en première ligne MM. Fischer, Koltz et 
Aschman. Francois Crépin. 



Des effets différents d'une même température sur une 
même espèce au nord et au midi, par M. A. De 
Candollc(2). 

L'observation des phénomènes périodiques avait déjà 
démoiih'é (jue les dates de feuillaison, de floraison et de 
maluralion de plusieurs espèces, correspondent à des 



(1) Un vol. (le ;j(ii payt 
(!2) Hidch. in-i'-, exilait des Comptvs-iwndHs (hs sninns de /'Acddrndf 
tirs sciiiici'.s^ .st-aiicr du 7 juin In7'). 



( 89 ) 

sommes de température plus faibles dans le nord que dans le 
midi. M. A. De Candolle a entrepris de confirmer par une 
méthode directe, les déductions tirées de ce fait, et, dans la 
notice dont nous venons de donner le titre, il décrit les 
diverses expériences qu'il a faites dans ce but. Il fit d'abord 
venir de Moscou, Saint-Pétersbourg, Edimbourg, Montpellier 
etPalerme, des graines de diverses espèces spontanées, parti- 
culièrement du Senecio vulgaris, et il les sema les unes à côté 
des autres à Genève. Celles du nord se trouvèrent bien plus 
hâtives que celles du midi. Il se fit ensuite envoyer, pendant 
l'hiver, des rameaux de Peuplier blanc, de Charme, de 
Tulipier et de Catalpa et il les exposa à une température 
rigoureusement la même. Il constata pour chaque espèce que 
la même chaleur fit développer plus vite les bourgeons 
foliacés des individus de la localité la plus froide. 

L'auteur cherche à se rendre compte de ce curieux phéno- 
mène, et voici l'explication qu'il en donne : « Après une 
grande activité du côté extérieur, la plante perd ses feuilles, 
cesse de grandir, et il se passe alors dans son intérieur des 
translations et modifications de matériaux qui préparent 
l'évolution des bourgeons à une époque subséquente. Dans le 
nord, le mouvement végétatif se concentre mieux à l'intérieur. 
C'est un motif pour qu'au printemps la chaleur produise plus 
vite ses effets. Au contraire, dans les stations méridionales, la 
plante ne cesse pas tout-à-fait de végéter à la surface, et les 
sucs, étant détournés de leur distribution à l'intérieur, ne 
sont plus aussi appropriés aux bourgeons quand un certain 
degré de température se manifeste. » 

On comprendra facilement le parti que les cultivateurs 
peuvent tirer de cette observation : pour avoir des céréales ou 
autres plantes j)récoces, il faut en tirer les graines de contrées 
septentrionales, et, i)0ur les avoir tardives, de conti'ées 
méridionales. A. Cogniaux. 



( 'J<» ) 

Moïiojrapliii! dcr Sap'nidaceen-rjaitiDifj Serja.ma, von 
L. KadlkofcriD. 

Nous avons déjà annoncé précédemment que ce remar- 
quable ouvrage du Dr. Radlkofer avait obtenu l'année der- 
nière le priv quinquennal fondé par Pyr. De Candolle pour 
la meilleure monographie; c'est assez dire (ju'il remplit les 
diverses conditions exigées aujourd'hui d'un travail de ce 
genre. La première de ces conditions est incontestablement 
que l'auteur ait à sa disposition des matériaux d'étude suffi- 
samment riches; M. Radlkofer y a satisfait largement, car on 
ne pourrait guère citer en Europe de collection importante 
qu'il n'ait mise à contribution pour sa monographie. Cette 
richesse extrême des matériaux qu'il a employés, lui a 
permis de rectifier une foule de dénominations erronées 
employées par les auteurs qui l'ont précédé. L'auteur n'a 
rien négligé de ce qui pouvait contribuer à faire connaître 
le genre Serjania : la morphologie, l'histoire botanique et 
horticole, la synonymie des espèces, leur description, leur 
dispersion et l'étude de leurs diverses variations, tout est 
traité avec le plus grand soin. Une série de tableaux analy- 
tiques facilite beaucoup les déterminations, de même que le 
tableau de toutes les espèces du genre d'après les collections 
numérotées (jui ont été distribuées dans les herbiers. En 
général, pour chaque espèce, la diagnose déjà assez développée 
(qu'en dirait certain Académicien?) est suivie d'une description 
très-complète. 

Le nombre des uouvcautc's (h'-criles est très-cousidéi-able. 
En I8()2, le genre couiplait pour' >LM. neuth;iui et Hooker 



(I) Vu vol. \n-i'\iU' XVIII-r)î)2p. ; Munich, \i<7li 



(9-1 ) 

environ 60 espèces. M. Radlkofcr rapporte au genre 7 espèces 
qui avant lui étaient placées dans l'un ou l'autre des genres 
Paulinia, Cardiospei'mum ou Urvillea et il décrit 71 espèces 
nouvelles; il arrive ainsi à un total de 145 espèces, disper- 
sées depuis la République Argentine jusqu'au Mexique, mais 
surtout nombreuses au Brésil. 

A l'exception d'une seule, l'auteur a pu étudier toutes ces 
espèces dans les herbiers. Nous avons constaté avec plaisir 
qu'un grand nombre des espèces nouvelles ont été fournies 
par le ric^ie herbier de Martius, que possède le Jardin bota- 
nique de Bruxelles, et quelques-unes se trouvent exclusive- 
ment dans cet herbier; plusieurs de ces nouveautés sont 
aussi citées comme se trouvant dans l'herbier de notre con- 
frère M. Martens, et d'autres dans celui de M. Van Heurck. 

Constatons aussi que ni le Jury qui a couronné le beau 
travail du Dr. Radlkofer, ni l'Académie des sciences de 
Munich qui l'a publié dans ses Mémoires, ne se sont pré- 
occupés de savoir si certaines espèces décrites par l'auteur 
feraient double emploi avec la monographie des Sapindacées 
qu'il prépare pour la Flora Brasiliensis ; des considérations 
aussi mesquines ne pourraient se produire impunément dans 
tous les pays! Pour nous, nous faisons tous nos vœux, dans 
l'intérêt de la botanique descriptive, pour que M. Radlkofer 
fasse encore beaucoup de doubles emplois analogues, pour les 
autres genres de la famille dont il fait une étude spéciale. 

A. C. 



( '-^'^ ) 

Hepaticolofjia (jaU'ua. — flore anabiliqiic ol dcscripfiic 
des Ifépatifjues de Frame et de Behjique, par T. lïiisnot (0. 

La noHVolle j)iil)li('ali(ni de ^F. Iliisiiol, coinjii'cnanl à la lois 
IV'IikIc (les hépatiques de Franee et de Jîeli^i(juc, intéresse 
évidemiiieiH les botanistes belges, et c'est à ce tilre (pie nous 
croyons devoir la siij;nalcr à leur attention. Disons-le tout 
d'abord, il n'entre pas dans nos vues de vouloir présenter cet 
ouvrage comme indispensable l\ ceux de nos confrères qui se 
livrent à l'étude des hépatiques indigènes, puisqu'il ne décrit 
aucune espèce de notre flore qui ne soit contenue dans le 
Syllogeon les Jungermannideae Europae de notre savant hépa- 
ticologuc, M. Du Mortier. Néanmoins comme Y Hcpalicolocjia 
gallica n'embrasse qu'une région relativement restreinte, on 
comprend que l'auteur ait pu entrer dans des détails que ne 
comportait pas le cadre beaucoup plus étendu des importants 
ouvrages susmentionnés, dont elle nous paraît, pour ce motif, 
constituer un utile complément. 

M. Ilusnot accorde aux hépatiques le rang de sous-classe, et 
les divise en o familles : Jungermanniacées, Marchanliacées, 
Anthocérotécs, Targioniacées et Ricci acées. Ce premier fasci- 
cule comprend le commencement des Jungermanniacées et 
traite des genres Gjjninomilrium,, Sarcoscyphus, Southhjja, 
Plagiochila, Scapania et JangermafUèia, ce dernier étant ina- 
chevé. 

Après avoir, dans un chapitre spécial, décrit avec soin les 
organes de végétation et de reproduction des héi)ati(jues, 
l'auteur trace un tableau analytique des genres de Jungerman- 



(I) I11-8" (leô2 j);i<;os (le l(^\t(' et i j)I;iiiclies. L'oiivrago i-omjjlct, piihlir 
en ô livraisons, eonliendia enviidn 100 jiaj^es de texte et li planches. 
(]lia(|ne livraison : li'. .",ijO ; elic/ Paul -iir, à (laiian, i);ii' Alliis (Orne). 



(93) 

niacécs, puis il procède à l'étude des espèces. Un tableau 
dichotomique est placé en tête de chaque genre et permet 
d'arriver facilement à la détermination des espèces. Les 
descriptions sont, en général, assez courtes, ne dépassant pas 
les limites de bonnes diagnoses ; si parfois elles sont un peu 
plus détaillées, elles restent néanmoins encore d'un usage 
facile et à l'abri du reproche de présenter le caractère délayé 
(style des anti-transformistes), car les marques vraiment 
distinctives de l'espèce y sont indiquées en italique. La distri- 
bution géographique est traitée avec assez de détails, ainsi que 
les indications bibliographiques; pour chaque espèce de la 
flore belge, l'auteur renvoie toujours à nos principales publi- 
cations : aux Sylloge et Jungermannkleae Europae, de M. Du 
Mortier, au Catalogue des Hépatiques belges, de M. Cogniaux 
et aux Hépatiques de VArdenne, de MM. Delogne et Gravet. 

Cette première livraison est accompagnée de 4 planches 
soigneusement dessinées par l'auteur et représentant un certain 
nombre d'espèces, de grandeur naturelle, ainsi que leurs prin- 
cipaux caractères, suffisamment grossis pour en permettre une 
parfaite appréciation. É. Marchal. 



Hepaticae Galliae. — Herbier des Hépatiques de France, 
par T. Husnot. — Fascicules III et IV (iV« 51-100), 
publiés par Tabbé Boulay, Cogniaux, de Brébisson, 
Gravet, Husnot, Lamy, Tabbé Puget et Verheggen(J). 

Nous nous dispenserons de refaire ici l'éloge de cette belle 
publication dont les deux premiers fascicules ont été analysés 
antérieurement dans ce bulletin ; les nouveaux fascicules que 



(1) In-S«, à i fr. le fascicule ; chez l'auteur, à Cahan, par Athis (Orne). 



( '•»i ) 

vient (le tlistiibiier M. Ilusnot sont d'une piéparation aussi 
parl'aite (jue les préec'denls ; nous les trouvons juënic plus 
intéressants encore, par la rareté des espèces (ju'il contien- 
nent. On en appréciera lacilement la richesse par la lecture 
de la liste suivante : 

Fascicule III. GijmnomUrium concinnatum , G. coralloides, 
Sarcosctjphus emaryinatus et var. major, S. alpinus, S. 
Funckii, Alicularia scularis et var. major, A. compressa, 
Soulhbija hyaiina major, S. hyalina minor, Scapania aequi- 
loba, S. undulata purpurea, S. uiidulata spcciosa, S. nemo- 
rosa intermedia, S. umbrosUj JuiKjermannia Schraderi, 
J. Goulardi {espèce inéd.), J.injlata et var. laxa,J. bicrenata, 
.1. incisa et var. compact ior, J. barbata quinquedentuta et 
/. barbata lycopodioides. 

Fascicule IV. Jungermannia Starkii procerior, J. julacea et 
ses var. glaucescens et gracilis, Lophocolea heterophylla, 
Culijpogeia Trichomanis, C. arguta, Mastigobryum trilobatum, 
M. tricrenatum et var. injlexum, lîadula co)nplanata propa- 
guligera, Lejeunia serpyllifolia , L. minutissima, Aneura 
pinguis , A. pinnati/ida , A. multi/ida, Metzgeria [areata, 
M. pubescens, Preissia commutata, Grimaldia dichotoma, 
Jiiccia nigrella, H. natans, IL crystallina, R. Huebneriana cl 
H. /luitans L. É. Makchal. 

Enuineralio Pabnaruin nocariun (puis rallu /luniinis 
Aniazonuni inventas et ad Serlum Pahnaruni vollectas, 
descripsil ol iconibus illuslnivil J. Barbosa Uodrigucs<'). 

La riche véi^étation du bassin de l'Amazone est véritable- 
ment une mine inépuisable pour les botanistes-voyageurs. Les 

(1) Broch. in-8" de i5 pages; Scbastianopolis, 1875. 



(93) 

fructueuses explorations de Martius, de Pocppig, de Spruce et 
d'une foule d'autres n'empêchent pas les voyageurs modernes 
de rapporter, de chaque expédition nouvelle dans ces régions, 
une riche moisson d'espèces inédites. Si nous en jugeons par le 
fragment que vient de publier M. Barbosa Rodrigues, ses 
herborisations sur les rives du Roi des fleuves peuvent être 
comptées parmi les plus fructueuses, puisque le nombre 
d'espèces nouvelles qu'il décrit de la seule famille des Palmiers 
atteint le chiffre de 60 espèces, outre S variétés. 

Ces nouveautés appartiennent aux genres Geonoma (9 esp.), 
Euterpe (5 esp.), Iriartea (2 esp.), Mauritia (1 esp.), Lepido- 
caryiim (2 esp.), Astrocaryum (îi esp. dont 4 nouv.), Guilielma 
(2 var.), Desmonciis (3 esp.), Bactris (50 esp. et 2 var.). 
Cocos (2 esp.), Cyagrus (1 var.), Maximiliana (1 esp.) et 
Attalea (3 esp.). 

La plupart des espèces ne sont signalées que par une 
diagnose très-brève ; mais l'auteur réserve les descriptions 
détaillées pour un grand ouvrage in-folio qu'il se propose de 
publier bientôt sous le titre de Serlum palmarum, et dans 
lequel une planche coloriée sera consacrée à chaque espèce. 

Nous avons vu avec plaisir ce premier travail de l'auteur 
brésilien, car, malgré la richesse incomparable du Brésil sous 
le rapport végétal, le nombre des botanistes de ce pays qui ont 
décrit eux-mêmes les espèces nouvelles qu'ils ont découvertes 
est extrêmement réduit. Et cependant les travaux de botanique 
descriptive ont tout à gagner à être régidés par des botanistes 
habitant la patrie des plantes qu'ils décrivent. Aussi faisons- 
nous des vœux pour le succès du grand ouvrage que M. Bar- 
bosa Rodrigues annonce comme devant faire suite à sa notice 

actuelle. 

A. C. 



( 90) 

Tableau des familles végétales^ avec V enumeration des plan- 
tes les plus utiles, par Louis Pire. — I^reniièrc parlicO. 

Le travnil dont M. I*ii'c vient de commeneer la publication 
est le dével(){)penient des eonlerenees (jiie, depuis plusieurs 
années, il donne a\ee tant de sueeès à h\ Société Linnéenne de 
Bruxelles. Il a })our but de faire connaître les diverses familles 
du règne végétal^ non-seulement par leurs caractères bola- 
nicfues, mais surtout par les espèces que cbacunc d'elles 
lournil soit pour nos besoins, soit pour notre agrément. 

Le premier fascicule (jui vient de j)araître est consacré tout 
entier à la famille des Composées. L'auteur ne pouvait certai- 
nement donner moins de développement à l'étude de cette 
immense famille, la plus nombreuse de toute la phanérogamie, 
s'il voulait présenter un tableau suffisamment complet des 
plantes utiles qu'elle renferme. 

L'examen des espèces les plus remarquables de la famille, 
écrit dans un style très-clair et attrayant, est accompagné d'une 
série de tableaux analytitjues conduisant au nom de tous les 
genres qu'il est utile de connaître et qui sont au nombre de 185. 
Nous recommandons spécialement l'usage de ces tableaux aux 
horticulteurs qui veulent vérifier l'exactitude des noms donnés 
aux espèces qu'ils cultivent. On sait qu'il n'est pas rare de 
rencontrer des plantes cultivées sous des noms erronés ; ces 
tableaux permettront de rectifier facilement ces erreurs, du 
moins (juantaux noms génériques. Quelcjues figures intercalées 
dans le texte, facilitent l'intelligence des caractères de la 
famille; il serait peut-être à désirer qu'elles soient un peu 
plus nombreuses, pour montrer les principales modifications 
de ces caractères. 

(I) liiocli. iii-S" ^c7r2 |)!igfs; I5iii\cll.-s, lN7:i. 



( 97 ) 

Nous verrions avec pinisir la suite du travail de M. Pire 
paraître rapidement, car nous pensons qu'il sera accueilli 
avec faveur par bon nombre de personnes. A. C. 



Mousses et Hépatiques du Mont-Dore, par E. Lamy de la 
Chapelle (^). — Mousses et Hépatiques du département 
de la Haute-Vienne, par le même (2). 

Ces deux catalogues réunis forment un tableau intéressant 
de la végétation des Muscinées sur une portion notable du 
plateau central de la France, jusqu'ici presque inconnue sous 
le rapport cryptogamique. L'auteur a pu rassembler dans la 
Haute-Vienne, 144 mousses et 44 hépatiques, et au Mont-Dore, 
242 mousses et 75 hépatiques. Plusieurs de ces espèces sont 
nouvelles pour la flore française et l'une d'elles est inédite. 
Un certain nombre d'entre elfes sont l'objet de remarques 
intéressantes, particulièrement les suivantes : Bryum gemmi- 
partcm de Not., Bartramia fontana, B. capillaris Boulay, 
Barhula saxicola Lamy (espèce nouvelle, voisine du B. subu- 
lata), B. cylindrica, Trichostomum vaginans, Bhacomitrium 
protensum, Gymnoniitrimn coralloides, Jungermannia crenu- 
lata, J .poi'phyroleuca, J. divaricata, Calypogeia Trichomanis, 
Riccia Huehneriana. 

L'auteur termine par la comparaison de la végétation des 
deux régions qu'il a si bien explorées. Il promet de donner 
prochainement l'énumération des Lichens des mêmes lieux ; 
il est h désirer qu'il tienne parole, car ce n'est que lorsque les 
différents départements auront été étudiés avec le même soin 
que l'on pourra réaliser le vœu de tous les botanistes français : 
la publication d'une Flore cryptogamique française. A. C. 

(!) lîioch. in-8f' de 19 pages ; 1875. 

(2) Bioch. in-S» de 54 pages ; Paris, 1875. 



(!.8) 

Catalogue des Mousses duCalvades, par T. Husnot(*). 

Cc Catalogue concourt au même but que les deux précé- 
dents. Il est rédigé avec tout le soin et la science que l'on 
connaît au spécialiste dont notre Bulletin a déjà signalé 
différentes fois les travaux. Le Calvados est maintenant l'un des 
départements français les mieux explorés sous le rapport bryo- 
logiquo, car bien (jue le sol y soit peu varié et l'altitude 
très-faible, M. Husnot est parvenu à y rassembler 269 espèces 
de mousses. A. C. 



NOUVELLES. 

— La Société botanique de France vient de faire une perte extrêmement 
sensible, celle de son Secrétaire général, M. de Schoenefeld, décédé le 
8 septembre, à l'âge de î)9 ans. M. de Schoenefeld n'avait cessé de se 
dévouer à la prospérité de cette Société, depuis près de vingt-deux ans 
qu'elle est fondée. 

— M. Boreau, professeur de botanique et directeur du Jardin botanique 
d'Angers, si connu par différents travaux de botanique descriptive et 
principalement par sa Flore du centre de la France, est mort au mois de 
juillet dernier, à l'âge de 72 ans. 

— M. Thuret, qui s'est illustré par ses beaux travaux sur les Algues, 
est mort à Antibes au mois de mai dernier. 

— D'après ce que nous rapporte M. IMarehal, (|ui est allé récemmiMit 
étudier les Araliacées des riches herbiers du Muséum d'histoire naturelle 
de Paris pour ses travaux monographiques sur cette famille, la santé de 
M. Brongniart s'est améliorée au point que cet illustre savant a pu 
reprendre ses travaux au Muséum. Nous avons appris cette bonne nou- 
velle avec une satisfaction qui sera certainement |)artagée par tous nos 
confrères. 

— M. le Dr Maxwell T. Masl'TS vient d'être nommé exaniiriati-ur de bota- 
ni(|ue à l'Université de Londres. Il y a pour eollègue le Hév. ]\L Berkeley. 



(I) Broch. in 8° de 37 pages ; Caban, 1875. 



* 



(99 ) 

— 31. le Dr Ed. Regel est nommé directeur du Jardin impérial de 
botanique de St-PétersLourg, en remplacement de M, de Trautvetter, qui 
a donné sa démission pour motif de santé. 

— La fonction d'assistant du directeur du Jardin royal de Kew vient 
d'être rétablie; le traitement qui y est attaché est de 12,^00 francs. Le 
botaniste appelé à ce poste est M. le professeur Thiselton Dyer, qui depuis 
quelque temps déjà était le secrétaire particulier du directeur. 

— M. Maximowicz, l'illustre secrétaire de l'Académie des sciences de 
St-Pétersbourg, qui a consacré presque tout l'été de cette année à l'étude 
des plantes japonaises contenues dans les principaux musées de l'Europe 
occidentale, a honoré récemment de sa visite le Jardin botanique de 
Bruxelles. Il a particulièrement examiné avec intérêt les espèces du 
genre Rheum contenues dans l'herbier général de cet établissement et il 
a bien voulu se charger d'en faire la révision. 

— L'inauguration du Musée royal d'histoire naturelle de Bruxelles, 
complètement réorganisé, a été faite le 27 juillet dernier. Le Roi a daigné 
présider à cette cérémonie. Sa Majesté a manifesté hautement toute la satis- 
faction que lui a fait éprouver l'admirable organisation de cet établissement 
scientifique, La section de Paléontologie végétale n'est pas celle qui l'a le 
moins intéressée, et Elle a vivement félicité M. Crépin, chargé de cette 
section. Parmi les innovations que présente le Musée royal d'histoire 
naturelle, il en est une très-intéressante et qui pourrait être appliquée 
avec fruit aux collections botaniques ; elle consiste dans l'adjonction aux 
étiquettes de chaque espèce, d'un petit planisphère sur lequel se trouve 
figurée son aire de dispersion. 

— Le Catalogue systématique de la collection de Matière médicale, com- 
merciale et industrielle, faisant partie du Musée botanique du D"" Henri van 
Heurck, est sous presse. 11 formera un volume grand in-S" de 250 pages 
environ ; il donnera l'énumération de plus de -ijOOO produits et des ren- 
seignements sur leur origine, leur emploi, etc. 

— La seconde édition du Cours de Botanique de M. A. Bellynck est sur 
le point de paraître chez l'éditeur Mayolez, à Bruxelles. 

— Notre Bulletin a déjà annoncé que le grand ouvrage sur la géographie 
botanique publié en allemand en 1872 par le Dr A. Grisebach, devait être 
traduit en français. C'est M. de Tchihatchef, très-connu pour d'impor- 
tants voyages botaniques en Asie, qui s'esl chargé de cette traduction, 
laquelle porte pour titre : La végétation du globe, d\ivrès sa disposition 



( 100 ) 

suivanù les climats. L'ouvrage complet formera quatre fascicules du prix de 
7 fr. ;J0 chacun. Le premier fascicule a paru ; il forme un volume grand 
in-8'> de xvi-il6 pages. 

— Sous le titre de Rpliquiae Ponrrctianac, 3L Timhal-Lagrave publie 
deux ouvrages inédits de Pourict, l'un des premiers explorateurs du midj 
de la France et de l'Espagne : V Itinéraire pour les Pyrénées et la Cisto- 
graphie. Il y a joint le Chloris J\arl)onensis du même auteur, ouvrage 
deveim aujourd'hui introuvable, et une \otiee biographique sur Pourret. 
Le tout forme un volume in-8", du prix de i francs. 

— M. G. Planchon, professeur à l'Ecole de pharmacie de Paris, vient 
de publier un Traité pratique de la détermination des drogues simples 
d'origine végétale, 2 vol. in-S» avec de nombreuses figures intercalées dans 
le texte. L'auteur puise principalement ses caractères distinctifs dans la 
structure analomique. 

— Les plantes recueillies par le D"" Livingstone pendant son dernier 
voyage aux lacs de l'Afrique centrale, sont actuellement à Kew ; elh'S 
formeront prochainement l'objet d'une publication spéciale. 

— M. le D'' E. de là Savinière va entreprendre prochainement l'explo- 
ration botanique de l'île Celebes. Les plantes qu'il récoltera seront 
publiées au prix de SO francs la centurie; on ne peut souscrire pour 
moins de 4- centuries. S'adresser au secrétariat général de la Société 
botanique de France, rue de Grenclie-St-Germain, 8i, à Paris. 

— M. Ch. Moorc, directeur du Jardin botanicjue de Sydney (Australie), 
vient d'organiser une expédition scientifique qui touchera aux îles Fidji, 
Carolines, Salomon, à la Nouvelle-Bretagne et peut-être à la Nouvelle- 
Guinée. 

— Un nouvel ouvrage de M. Darwin vient de paraître; il a pour titre : 
Insectivoj'ous Plants. Prix : li schellings. 

— L(! 20 mars dernier est mort le Dr A.-C. Heiberg, connu pour un 
Conspectus crilicus Diatomacearum Danicanim, publié en iSfiô. 

— M. É Reverchon, naturaliste à Saint-Agrève (départ, de l'Ardèche), 
annonce un voyage botanique en Corse pendant l'année 187(>. Voici 
les conditions de souscription à ses récoltes de plantes : le prix de la centurie 
est Cixc h 2;> francs; les souscriptions ne peuvent être pour moins de 
2 centuries; si la sousci'iplion n'allcint |»as le chillVe àc ."ODO francs, le 
voyagf! n'aura pa.s lieu; les souscripteurs doivent veiscr la nniitii'- de leur 
souscription avant le J*^^"" mars 1870. 



( 101 ) 

— A vendre un herbier composé de 5000 espèces environ, sans compter 
les variétés, originaires de la France et des contrées voisines. S'adresser à 
M. Ch. Simon, rue de Grenelle, 8-ibis, à Paris. 

— A vendre un herbier composé de 5000 espèces, la plupart de la Suisse. 
S'adresser à M. Bernet, conservateur de l'herbier de M. Boissier, rue de 
l'Hôtel de V^ille, à Genève. 

— MM. Porta et Rigo doivent explorer cette année le sud de l'Italie. Ils 
comptent recueillir au moins 500 espèces^ qui sont mises en souscription 
au prix de 25 francs la centurie. Les souscriptions, accompagnées du prix 
des centuries que l'on désire recevoir, peuvent être adressées à M. Buchin- 
ger, à Strasbourg. 

— M. J.-D. Môller, à Wedel en Ilolslein (Prusse), se propose de publier, 
au commencement de IS7(i, un ouvrage intitulé : Les jiréjmrations des Dia- 
tomées dans toute leur étendue. Il expliquera : 1" la manière de les récolter^ 
2° la manière de nettoyer les Diatomées vivantes, — les Diatomées mortes 
dans la vase, — les Diatomées fossiles ; 5" la séparation des différentes 
espèces ; 4» le mode de préparer, comme préparation ordinaire (préparation 
mélangée) , — comme préparation dite « Typen-Platte « et « Probe-PIatte^ >^ 
avec arrangement particulier, etc. Dans le courant d'octobre, les souscrip- 
teurs seront informés si la publication doit avoir lieu et alors ils auront à 
verser le prix de la brochure, qui est de -iO francs pour l'édition française. 

— M. le Dr NorrHn, d'Helsingfors , publie, en collaboration avec 
M. Nylandcr^ un exsiccata intitulé : Lichens Fenniae eusiccatae. Quatre 
fascicules contenant 200 formes ont déjà paru, 

— Le journal anglais The Naturalist a repris sa publication au le"" août 
dernier, sous la direction de notre confrère M. Hobkirk et de 31. Porritt. 
La plupart des Sociétés d'histoire naturelle de l'Angleterre ont promis de 
lui fournir régulièrement des notes sur leurs séances et leurs excursions. 

— Une collection l» de plus de 5000 espèces, représentées par au-delà 
de GOOO spécimens, provenant de la Caroline du Nord et de l'est de Misis- 
sipi, 2° de 500 espèces provenant d'au-delà du 3Iisissipi, principalement 
de Californie, est à vendre. S'adresser à M. J.-W. Congdon, East Green- 
wich, Uhode Island, États-Unis. 

— Il reste encore quelques collections des plantes récoltées par Spruce 
dans le bassin de l'Amazone, Casiquiabe, Tarapoto et l'Equateur. Les plus 
complètes ne comprennent plus que C^iO espèces, à 57 fr. 50 la centurie. 
Elles sont distribuées par M. N.-E. Brown, à l'Herbier royal de Kew. 




( 102 ) 



BIBLIOTHÈQUE. 

Serjama Sapindaceanim genus inonofjraj)liice (hscriptiim ; 
\ vol. in-'*°, I87:i. (De la pari de l'auleur, M. L. Radlkofcr). 

Enumeratio Palmarum novarum qiias valle fluminis 
Amazonum inventas; broch. in-8", 187;j (De la part de 
railleur, 31. J. Barbosa Rodrigues). 

Beitrage zur Flora (1er Pfalz, von Dr. F. Scliiiitz. Viertcr 
Nachtrag; brocb. in-8" (De la part de l'auteur). 

Des effets différents d'une même température sur vne même 
espèce au nord et au midi; broch. in-4" (De la part de l'auteur, 
M. A. De Candolle). 

Matériaux pour servir à la flore de la province de Liège, 
par II. Donekier de Donceel et Th. Durand, 2*^ fascicule; 
broch. in-8" (De la part des auteurs). 

Ueher eine zweifelhafte, vielleicht nenc Saxifraga, von 
Dr. Rosbach ; br. in-8" (De la part de l'auteur). 

Dégâts causés aux végétaux par les Acarus, par Victor 
Chatel ; broch. in-8" (De la part de l'auteur). 

Ueher den Einfluss der Binnemviisser auf die Vegetation 
des Afergeliindes, von Prof. Dr. II. Hoffmann ; feuille in-4" 
(De la part de l'auteur). 

Verzeichniss der Gefdsspflanzen des Derner-Oherlandes mit 
Berùcksichtigung der Standortsverhaltnisse, der horizontalen 
und verticalen Verhreitung, von Dr. L. Fischer; I vol. in-8", 
1875 (De la part de l'auteur). 

BejHjrt 1)1/ Dr. M.-C. Cooke^ on the Gums, Besins, Oleo- 
resins, and resinous products in the India Museum, or pro- 
duced in India; I vol, in-4', avec 4 pi. (De la part de la Com- 
mission ties pi'oduils dc flndc). 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ ROYALE DE BOTANIQUE 

DE BELGIQUE. 

4875. — N" 2. 



Séance extraordinaire tenue dans la (jrande salle du College 
de Diekirchy le 27 juin 1875. 



(Extrait du procès-verbal.) 

M. B.-C. Du Mortier, président. 

M. F. Crépin, secrétaire générah 

Sont présents : MM. Ascliman, E. Baetens, L. Bodson, 
L. Coomans,P. Daron, E. Fisclier, Alfr. Gilkinet, Koltz, 
F. Millier, Ch. Van Bambeke, Vanderhaeghen, Vander 
Meerscli, membres de la Société royale de Botanique de 
Belgique^ Élie, Haselbecker, Kintgen, P. Kirsch, Krom- 
bach, M. Moiisel, Alfred Nelles, RoUinger, L. Van Wer- 
weke, J. Vercollier, Winterbeck, membres de la Société 
botanique de Luxembourg. 

Un grand nombre d'habitants de la ville assistent à la 
séance. 



10 



( iOi ) 

M. le Président invilo le Dircclour actuel et Tancien 
Directeur du (lollége à prendre place au bureau, ainsi 
que M. le Bourgmestre de la \ille et nos confrères luxem- 
bourgeois : MM. Krombacli, Ascliman, Fischer et Kollz. 

S'adressant à rassemblée, il expose les motifs (jui ont 
engagé noli'e Société à ex|)lorer cette année les boi'ds de 
la Sure et de TOur; il niar(|iic combien celle région 
luxembourgeoise est riche en plantes rares; il rappelle 
le souvenir de Tinant et de Marchant, botanistes luxem- 
bourgeois (jui nous ont fait connailre la flore de la 
province; il leiinine en remerciant les habitants de Die- 
kirch de l'accueil empressé et cordial (ju'ils ont fait à 
notre Société, (lui, dans cette circonstance, s'est associée 
avec sa sœur de Luxembourg. 



Le Secrétaire général donne lecture du procès-verbal 
de la séance du ^2 mai 1875. (^e procès-verbal est adoj)lé. 
Il fait ensuite l'analyse de la correspondance. 



M. Du Mortier, présid(!nl, donne lecture d'un Iravail 
intitulé : Noie sur la Scuopiiularia Tinantii. 

^L Kollz donne leclure d'un lra\ail inlilulé : \o(ice 
bi()(jraj)/iiqu(' sur Jfcuri-Jraii-yvpoiiiurcut' Banni (IcCnxyr/.. 

Le travail suiNant est annoncé : 

Aotes (le palroufolofjie rvtjvtalc, j)ar Francois F.répin. 
(Sont nommés «'onimissaires : MM. JJommer, F.ogniaux et 
(iilkiiiel.) 



( 105 ) 

Le Conseil d'administration propose la nomination de 
M. Krombach , président de la Société botanique de 
Luxembourg, comme membre associé de la Société royale 
de Botanique de Belgique. L'assemblée accepte la propo- 
sition du Conseil et M. Krombach est en conséquence 
nommé membre associé. 

Les membres effectifs suivants ont été admis par le 
Conseil, et leur admission est ratifiée par l'assemblée : 
MM. Prend homme de Borre (Alfred), conservateur-secré- 
taire du Musée royal d'histoire naturelle, à 
Bruxelles ; présenté par MM. Du Mortier et 
Crépin. 
de Lacerda, consul de Belgique, à Bahia ; présenté 

par MM. Crépin et L. Coomans. 
Marloie, professeur à l'Ecole moyenne, à Dinant; 
présenté par MM. Coyon et Cogniaux. 

COMMUNICATIONS ET LECTURES. 

Note sur la Scrophularia Tlnanth, par B.-C. Du Mortier, 
président de la Société. 

L'arrivée de la Société royale de Botanique de Belgique 
sur le sol du Grand-Duché de Luxembourg est une trop 
belle occasion de déposer une fleur sur la tombe d'un de 
ses plus nobles enfants, pour que nous ne la saisissions 
pas avec empressement. François Tinant, l'un des auteurs 
les plus importants de la flore nationale, était notre 
intime ami. Nous fîmes sa connaissance en 1822, lorsqu'il 
était encore avec Marchant fils, élève à l'Athénée de 
Luxembourg, et déjà, à cette époque^ il avait pour la 



( 106 ) 

botanique celte passion qui ne recule devant aucun sacri- 
fice et qui ne s'est éteinle qu'avec sa vie. Doué du ])lus 
heureux caractère et d'une rare aciivilé, Tinant employa 
quinze années à parcourir la vaste province objet de ses 
études, et les fonctions de gaide-général des forêts du 
Grand-Ducbé dont il était investi, lui facilitaient puis- 
samment ses recherches, en l'appelant sur tous les points 
de ce département auquel la France avait donné le nom 
de Département des Forêts. En 1856, il publia sa belle 
Flore LiiJceuiboiD-fjeoise, fruit de quinze ans de l'ccherches, 
ouvrage très-remanpnible par le soin (ju'il y apporta et 
par les précieuses indications qu'il renferme. 11 s'éteignit 
à Dommeldange le 25 janvier 18o3, à l'âge de 48 ans. Sa 
mort fut une perte immense pour la botanique du Luxem- 
bourg qui, après avoir sommeillé plus de trente ans, s'est 
enfin réveillée d'une manière si brillaiite, sous la direction 
des Ivrombach, des Kollz, des Fischei', des Aschman et 
des nombreux mcmiires de la Société luxembourgeoise, 
avec lesquels nous avons le bonheur de fraterniser 
aujourd'hui. 

Tinant avait l'habitude de nous envoyer toutes ses 
découvertes, pour les contrôler et les déterminer. C'est 
ainsi qu'il nous avait adressé un paquet d'espèces de Scro- 
phulaires que nous avions soigneusement mis de côté et 
que nous venons de retrouver, dans lequel se trouve la 
Scrophularia betonkaefolia de sa llore, (jue notre savant 
confrère M. Koltz, dans son Prodrome de la Flore du 
Grand-Duchê de Luxembourg, a rapportée à la 5. aqualicaj 
dont elle dillere entièrement comme nous ballons voir. 
Mais d'abord examinons ce (jue c'est que la S. belonicae- 
folia. Linné a créé cette espèce dans sa Mantissa Plun- 
tarum, page 87, pour une plante du Portugal cultivée au 



I 



( 107) 

Jardin botaïiique d'Upsal. Il lui donne pour diagnose : 
5. foUls cordatis oblomjls dentalis,dentibus integer rimis, ai 
pour synonymes : 5. betonicae folio, Tourn. Inst. 166, et 
S. aquaticamollior, Barrel. le. 274, mala. Linné en donne 
ensuite la description suivante : 

Caulis bipedalis, e rectus, tetragonus, subpiibescens, basi 
purpurascens. Folia opposita, petiolatay oblonga s. triplo 
longiora quom tota (sic), nigosa, subtus sid)pube scent ia, 
argute dentata, dentibus acuminatis integerrimis (ad eoque 
Ebuli simillimis) ad basin profundioribus. Petioli foliis 
breviores. Panicula ter77iinalis stibfoliacea. Corollae triste 
purpurascentes labello virescente. Antherae flavissimae. 

La S. betonicaefolia n'a pas été retrouvée depuis Linné, 
car il est aujourd'hui bien établi que la plante indiquée 
sous ce nom par Viviani et Bertoloni n'est autre chose que 
la S. aqnatica, et quant à la plante de Tinant, elle diffère 
de la description de Linné par ses feuilles non cordées, 
tantôt décurrentes sur le pétiole, tantôt légèrement écban- 
crées à la base, mais jamais cordées; par les dents arron- 
dies et non acuminées; par sa tige glabre; parses feuilles 
non rugueuses et entièrement glabres; par sa panicule non 
foliacée. Qu'est-ce donc que l'espèce de Linn.' ? iNotrc 
savant confrère M. Bentham, dans sa Monogra[;!ne des 
Scrophulariacées, insérée au dixième volume du Prodrome 
de De Candolle, fait connaître que, d'après l'échaitillon 
authentique de l'hei'bier de Linné, la S. betonicaefo.ia de 
cet auteur n'est qu'une forme de la S. Scorodoni: , en 
sorte (|u'elle doit disparaître, 

La plante de Tinant ne pouvant se rapportera la S. beto- 
nicaefolia de Limié, il importait de voir si elle n'avait pas 
été décrite par (fuelqu'auteur moderne. Eu cherchant à 
l'identifler, nous nous étions demandé s'il ne fallait pas la 



( 108 ) 

rapporter ;i la S.obhnrjifolia de Loiscleur-Dcslongchamps, 
dont la (loscripdoii est iiieomplèle. IiKlépeiidamment de 
certains caractères difTéreiils qui semblaient re|)Oiisser ce 
rapprochement, celle» |)lante ayant ponr habitation la Corse, 
où clic a été découverte par MM. De Pouzolz et Soleirol, 
il nous paraissait impossible de retrouver dans le Luxem- 
bourg une plante de la Corse sans i\u\\ existât aucune 
station intermédiaire. La Flore de Frame de MM. Grenier 
et Godi'on vint dissiper nos doutes. Ces savants auteurs 
rapportent Tespece de Loiseleur-Dcslongchamps, comme 
synonyme à la S. aquaticn, avec la .^. betoniraefolia de 
Vivian i, et ils ajoutent : « La plante des bords de la 
« Méditerranée et celle de Corse ne different en rien de 
« celle du nord, et nous regardons comme positifs les 
« synonymes français que nous avons rapportés. (Gren. 
« et Godr. FI. Fr., Il, 7()7). » Pour plus de certitude, 
notre savant confrère M. Crépin se rendant à Paris, nous 
l'avons prié, après qu'il eut examiné et étudié la plante si 
remarquable de Tinant, de vouloir bien la comparer avec 
la .S', oblomji folia de Loiseleur-Dcslongchamps, et cet 
habile observateur a constaté que Tespece de Loiseleur 
n'est autre chose (jue la véritable S. aquadva, confirmant 
ainsi la déclaration de MM. Grenier et Godron. 

La plante découverte par Tinant dans le Luxembourg 
diffère totalement des diverses espèces que nous venons 
d'énuniéi'cr ; ses longues feuilles éti'oiles et sa paiiicule 
mullillore,à rameaux allongés i\\ fastigiés, la distinguent au 
premier coup-d'ccil de toutes les espèces connues. Sa lige 
de deux à trois pieds de hauteui' (st ferme, dioitc^ télra- 
gone, sans ailes, glabre, rougeàtre, souNcnt cramoisie ;i la 
base. Ses feuilles, médioerenienl pi'liolc'es et aurieulées 
au-dessus du milieu (hi pétiole, sont longuement oblon- 



( 109 ) 

giies, de quatre pouces de longueur sur un pouce de largeur, 
arrondies au sommet et à la base, laquelle est quelquefois 
légèrement échancrée, glabres par dessus et par dessous, 
munies sur les bords de larges crénelures arrondies et 
nullement en scie. Sa remarquable inflorescence n'est pas 
composée de cymes courtes formant des verticil les espacés ; 
elle est en tbyrse allongé et fastigié, dépourvu de feuilles, 
composé de cymes opposées à rameaux fins, allongés, dres- 
sés-étalés, cinq ou six fois dioliotomes, munis d'écaillés aux 
articulations, poriant de nombreuses fleurs. Pédicelles 
glabres, les florifères un peu glanduleux. Fleurs nom- 
breuses, disposées en long tbyrse terminal et fastigié. 
Calice entièrement glabre, membraneux sur les bords. 
Corolle moyenne, pourpre foncé. Staminode large, subor- 
biculaire. L'écbantillon que nous possédons porte sur l'éti- 
quette : les bois humides aux environs de Blaschette, où 
nos amis du Luxembourg devront la recbercber. 

On voit par cette description que la plante de Tinant 
diffère essentiellement de toutes les espèces connues. Elle 
se distingue de la S, Scorodoiiia, auquel M. i\yman la rap- 
porte, par la glabréité de toutes ses parties, par la forme 
de ses feuilles et leur crénelure arrondie, par sa panicule 
non feuilléeetà pédicelles fastigiés. Elle diffère de toutes les 
autres espèces par la forme et les crénelures de ses feuilles 
et par celle de sa remarquable panicule. Nous avons donc 
devant nous une espèce inédite et nous ne croyons pouvoir 
mieux faire que de la dédier au savant auteur de la 
Flore Luxembourgeoise , auquel on en doit la découverte, 
en la désignant sous le nom de 5. Tinanfii. En voici 
la diagnose ; 



( 110) 



Scrophiil.irla Tiiifiiitii Dmrt. 

S. foliis elongatisoblongis utrinque rotundatis, margina 
rotuncic crcnatis, paniculà fastigiatà laxà, staminodio 
orbiculari. 

5. bctonicaefolia Tin. Ft. Luxbfj.y p, 525, cxcl. syn. 

La Scrophularia Tinantii a été trouvée par Tinant dans 
les bois biimidcs du Luxembourg, à Blasebette et à 
Schengen aux confins de la Lorraine, où on pourra sans 
doute la retrouver. 

En déposant cette (leur sur la tombe de notre ami 
François Tinanl, trop tot enlevé à la science, et en la 
déposant dans cette charmante ville de Diekirch, nous 
payons un souvenir doublement précieux, car c'est ici qu'il 
y a cinquante-trois ans, nous avons recueilli pour la pre- 
mière fois une autre espèce inédite du même genre, la 
S. wnbrom sur laquelle appelèrent notre attention les bota- 
nistes Diekirchois de cette époque, parmi lesquels figurait 
notre vieil amiKrombach,ici présent, et avec lui Marchant 
père et d'autres qui ne sont plus. Ainsi va la vie : Tinant, 
bien plus jeune (jue nous, est allé herboriser sur les bords 
du Léthé, aux Champs Elysées, tandis que nous deux, bien 
plus vieux que lui, nous avons encore, après plus d'un 
demi-siècle, le bonheur de venir herboriser sur les bords 
de la Sure, dans ces ravissantes contrées, d'y retrouver 
nos amis de la Sociéié bolani(jue du Ijixembourg, et cette 
excellenle population, si clièi'c à mon cœur, qui nous 
accueille avec tant de bienveillance et d'aménilé, et à 
laquelle la Société royale de !H)i;iiii(|iio de Belgique 
s'em|)resse, pni- rorii.iiic de son PrésidenI, de rendre h» 
plus alleclucux honnii.ij^i". 



( Ml 

Saxifraga ^wnmm nova species und ihrenahere Verwandte: 
S. cespitosa A.., spanhemka Gm., und hypnodes L. 
Von D"" med. Roshach zu Trier. 

Alls den bessern Beschreihungen der Saxifraga ces- 
pitosa L., spanhemica Gm.O, und hypnodes L. geht 
hervor, dass diese nur schwierig zu unterseheidenden, 
dazu noch in so vielerlei Formen vorkommcnden, daher 
Iiaufig verwechselten Arten vorzugswcise nacli der grossern 
oder geringern Thcilung ilirer Blatter abgegranzt werden, 
und zwar so, dass man der erstern die grosste, und der 
letztern die geringsteZahl der Blattzipfclzutheilt, wahrend 
indess diese Zalilen bei ài^w einzebien Arten etwas unterei- 
nander iibergreifen, die Sciieidung bierdurcb allein also 
keine scliarfe sein konnte, und desshalb nocb andere 
melir untergeordnete Unterscbeidungsmerkmale zu Hiilfe 
gezogen werden mussten. 

Ganz anders jedoch verlialt sicb dies bei der an der 
Spitzc genannten Saxifraga multifida, wclcbe, jedenfalls 
jenen drcien, besonders abcr der.S. cespitosa am nacbsten 
verwandt, dennocb melir von ibr, als diese von den iibri- 
gen sicb unlerscbeidel. Sie bcsilzl njimlicb eine so vielfache 



(I) Ich schreihe absichtlich : spanlimvca, wcil os nachgewieson ist, dass 
Sponhcim nur die dialoktische Form von Spanheim ist, obcnso wie das 
Spanferkel und die Nalio (Nava) in drr dortigen Mundart das Spohnferkol 
und die Nooh genannl wird. 

Wenn auch der Ansiclit, dass die S^. s^panlicmica Gmel. nur einc Form 
dor S. cespitosa L. [docipiens Elu'h.) darslelle, eine gewisse Beieclitigung- 
nicht abzusprechen ist, so bleibt es doe!i iinmerbin aulTallend, dass der 
Sanien von ersterer sowolil, ais aueb von b'lzlercr niir slels nur ihv Multer- 
pflanze gleicbe Exeniplare iielerle, und dass lelzlere anch nebcn ersterer 
stets erst viel spater bliibte. 



(112) 

TliriliM),u (l(M- Bliidor, wie icli sic Ikm den aiidorn Arlcn 
dcrsclhcMi Kollc nocli nirii^rnds, audi nicht einmal in dom 
ncuorn, so înisfidn-liclicn >\'t'rke von EiiiilcrC) hoseln-ichcn 
g('(nnd('ii li;d)(\ indcni Ix'i ilii" aiicli die licj-in-icrc Zahl dcr 
IJIail/ipIcI immcr nocli die iirosscro an den .uloicliwcr- 
lliii-cn TliciUwi dor S. ccspf/osa id)ors(cigt. Ilici'dni'cli 
allcin sclion dnrflc dalicr dcrsclhcii cin besseror Anspruch 
auf Ark'nrcclil znsU'Iicn als den dici idiriiicri in ihreni 
gegenseiligen Wrliiillniss zn einander. Da sit- indess aneli 
noeli in manelien andern IJezielinngen, namenllieli dnreli 
iliren lasl ginizlielien Alangel von Heliaarung, dnirli sj);ile 
BlCilhezeil, n. s. w. sieh unlei'selieidel, nnd aneli sogar in 
ilirer Traelil von jenen abweieht, so glauhle ieli mit lleeht 
sie als eine hesondere Art anselien zn mnssen, nnd mil 
KiieksieliJ anl' ihr Hauptuntersclieidmigsmeikmal sie als 
S. mul/i/i(la bezeiehnen zn konnen. 

Znm erslen Male sab ieb diese Pflanze vor einigen 
Jabren in (jiiiMen zn l^'blernaeb, woselbst man mirangab, ■ 
dass sie von Vianden berslamme, nnd zog sie seit dicser 
Zeit znr weitern JJeobaeblnng im (iarlen. >iiebt minder 
wnrde mir elwas spiiler noeb milgetbeilt, dass sie aneb 
biinfig in Giirlen zn Ln\end)ni"g angepflanzt Noikomme, 
obnc dass indess libcr ibre eigenlliebe Ilerknid't etwas 
Nrdicres zn ermilleln gewesen wiire. Di( s nnd noeb 
anderes liess micb (U'lin (bx'b Nciinnlben, dass jene 
Pllanze irgendwo im l^nxembnrgcr Gebiele oder an dessen 
Gr.'inzc, nnd zwar znniicbsl wobl an der Oni" oder obern « 
Saner, wo die >'. sixtn/tcnu'cd biinlig Noi'komml, wild- ^ 
wacbsciid v.w lincb-n scin din lie. Daiii'uen lanU'len brielliebe 



(I) IOd^Ici- ;A ) Mnno'/ritii'iic ihr (iiit/innj S(i I 'fnitfd, lli'ohiii, 1N7:2. 



i 



à 



( 115) 

Mitllicilnngcn von Vianden leider dahin, dass die von 
mir lel)cnd eingesendcle fragliclie Saxifrarja von den 
dortigcn Botanikcrn nocli nie in der Umgcgend gesehen 
worden sei. Dies veranlasste mich nun, an die Luxem- 
burger Bolaniker iiberlianpt eine mit einer knrzen 
Beschreibung jcner Pllanze begleilete ofTentliclie Auf- 
fordernngC) zur Aufsuehung ibres natiirlicben Standoris 
zu ricbten, von deren Erfolg ieb indess bis jetzt niebts 
erfabren babe. Ebenso vergebb'cb war eine von mir 
im Sommer 1874 unternommene Untersnebnng des 
untern Our-und des angriinzenden Saiiertbals, indem ieb 
iiberall nur S. spanhernka fand, welcbe, weil sie eben- 
falls ofter angepflanzt wird, wold dureb Verweebslung 
zu der Ecbternaclier Angabe die wabrsebeinlicbe Veran- 
lassung wiirde. Endlicb jedoch gelang es mir im October 
1874- in der Umgegend von Bollendorf an der Sauer auf 
einer iiber eine halbe Stunde langen Sireckc an ungefabr 
sieben Stellen wenige, dazu noeb dureb die Bodenbe- 
bauung bedroble Exemplare einer Saxifrarja zu (inden, 
welcbe, obwobl dureb die damais berrscbende grosse 
Trockenbeit meisl diirftig und balb abgestorben, dennoeb 
mit der in Frage stebenden Saxifrarja der Aebnliebkeit 
zu haben sebienen. Einige besser erbaltenc Exemplare 
pflanzte ieb zu fernerer Beobaebtung an, und sie entwiek- 
elten zicb scbon in diesem Frûbjalire ganz genau in 
derselben Gestaltung wie die Ecbternaeber Exemplare, so 
dass jetzt wenigstens eiii, wenn aueb nur kleines Gebiet 
ibres nalurlieben Vorkommens \on mir festgestellt ist. 



(I) Siehe : Recueil des mémoires el des travaux puij/iès par la Société de 
Botanique du Grand-Duché de Luxembourg , n" I, 1874. 




( 114) 

wiihrciul nndore rcicliliallii^ore Stcllcn lioffonllieh niioh 
iioeli zu linden soin duiTicn. 

Da OS niir hoi diosor in Frai^o slohondon Saxifrdfja znr 
roslornBogrundungilircsAi'lcnrcclils noiliwcndig orsohion, 
audi dio niilioron, ihr iihnliolion und so oft solion unloroi- 
naiidor vorwoclisollon \ Crwandlon in don Krois vorgioi- 
ohondor Boohaclitungon zu ziolion, zo liaKo icli mir 
(liesell)on mogiiolisl iiolit zur Anpllanzung zu vorsolialfon 
gosuolil, und zwar orln'ol ioli I, die S. cespifosa L. in 
vorsoliiodonon Formon ans dom lîodollial im IIarzgol)irgo, 
wo ioli solltsi, sio solion im J. I(S40 hoohaclilot lialto, t2, 
dio S. spcnihonica Gm. von Burgs|)anhoim unwoil dor 
iXahe, also von dor Fundslollo iliios Enldockors, fornor 
von Roth und Viandon an dor Our, von Mandorsoheid und 
Birroshorn in dor Eifol, sammllioh in mchr odor wonigor 
vorsoliiodonon Formon, und ondlioh, wcil os mir nioht 
andors moglioh war, ô, dio S. In/pjiodcs L. aus oinor 
Erfurlcr Giirtnoroi, wohoi ioh indoss homorko, dass diosc 
ganz mil den mir zur Hand gewcscnon golrooknclon 
und unzwoifolhafl iiohton Exomplaron ans Bolgion, 
Soholdand u. s. w., wie auch mil don hossorn nouoron 
Bcsohroihungon uhoroinslimml. Alio dw^^ Arlon hahc 
ich soil oinigon Jahron vioHaoh vormolirl im (iarton 
gozogon, und zwai* skMs so, dass os mir nKiglicli wui'do, 
audi don I'Jiilluss, woldion dor nci sdiiodono SlandoiM auf 
sio ausiihl, glciohzoilig hoi jodor Ail /u ormiiudn. Ohwohl 
nun liiorhoi oin Einlluss dv^ (i-uloiis lihorhaupt insoforn 
nidil zu M'rkonnon war, als dio IMlanzon gr()ssor und 
kriilligci" \\ui(l('ii, so siclllo sidi ini Bcsoiidcrn nodi 
horaJis, dass, ohi:loidi die S. inu/lifi(hi nur wciiig und 
wcnigslon-i iiidil in Bclrrli* dcr BcliaMrmii; und Boscllni- 
hildiuig da\oii hcnilnl wiirdi', dioolhcn aid cinom ilcIiI 



( 115 ) 

sonnigen, trocknen und magcrn Standorte kleiner blieben, 
iind deron Beliaarung iiberall zunalim, dass sie kiirzere 
Aestc, sparsamer vcrastelte Stengel mit viel geringerer 
Blùîhcnzahl trieben, dass die Lange und Breile der 
Blatter, wie audi die Zabi und Breite der Blattzipfel, die 
Lange und Breite der Blatlstiele abnabm, und dass die 
Blatter an dan Enden der Aesle viel dieliter zusammen- 
rucklen, wodurcb denn die sogenannte forma compaeta 
entstand, wabrend der entgegengesetzîe Fall iiberall aucb 
das Entgegengesetzte zur Folge batte. Da diese Verandc- 
rungen aber wieder siimmtliclie Pflanzen zugleich be- 
trafen, so blieb eine Vergleiebung derselben in andern 
Beziebungen daber immerbin moglicb. 

Die Ergebnisse meiner vergleicbenden Beobacbtungen 
babe ieb mit moglicbster Beseitigung dessen, was nur zur 
Bescbreibung gebort , oder nur aul' Formverscbieden- 
beiten zuriicklauft in der am Scblusse beigefugten verglei- 
cbenden Uebcrsicbt so nebeneinander gestellt, dass die 
grossere odergeringere Bedeutung der L'nterscbeidungs- 
merkmale leiebt in die Augen fallt. Da sieb aus der- 
selben, wie aucb scbon bemerkl, crgibt, dass die 5. muUl- 
fida keiner der drei andern Arten so nabe stebt, als der 
S. ccspitosa, so werde icb bei der Besprecbung ibrer be- 
sondern Unterscbeidungsmerkmale vorzugswcise audi nur 
auf diese Art Riicksicbt nebmen, und die durcbgreifcn- 
dein Kennzeicben durcb die Scbrift bcrvorbeben. 

Zum nabern Verstandniss des Folgenden kann icb nun 
nicbt umbin, vorab nocb auf das jenen vier Arten gemein- 
same eigentbumlicbe Wacbstbumsverbaltniss kurz auf- 
merksam zu macben. Sammtlicb treiben sie namlich aus 
einer diinnen ausdauernden Vv urzel mebr oder weniger 
liegende, am Grunde endlicb mil vertrockneten, nacb der 



( HG ) 

Spilzo hill al)or mil frischcii, diclitcr gcdriingtcn BlaKerii 
vcrscliciie Aoslc (Sliimnu'lion), wi'lche zusnmmon eiiion 
(liclilcii iinnicrgniiKMi Umscii dai-slcllcn "). Im rnilijalire 
(mIh'Ix'h sicli ans ciiiii-cii iJlallMclisclii dorsclhcii die 
hliilliciilragcndcii Slciigol, wok'he nacli dcr Friiclilreile 
abslorbcn. \^'ahrond nun jenc Slammclien unler I'ort- 
si'lii'cilcndcni Eiiilrockiicii iln'ci' milci-n Bliillcr als Friili- 
liiiiislrichc wciU'i' wacliscn, l)i'iiigc'n sic anfangs iibcr- 
Iiaupl eUvas cniroi'lcr sleliende und vit'l wcniger odor 
audi gar niclit gollieilic liliiiicr lienor, bci forlschreilen- 
dem V/aclistlium bis in den S|);ilberbsl binein aber solcbc 
mit stets zunebmeiidcr Tbcilung, so dass gcgcn den 
Sebluss der Vt'aebstliumszeil die zuletzt cnlwiekelien 
Blatler die grossie Zabi der Blallzi|)fel besilzen, und an 
den Astenden diu'cb ibre nuinnebr gedi'ungener gewordene 
Slellung oil grosse Roseilen bilden. Zugleicli enlwiekehi 
zich nun allmaiig a us den Bhitlaebsebi wieder neue 
Seitenlriebe furs folgende Jabr, an welebcn nur die aller- 
erslen Bhitler eine geringe oder aueb gar keine Tbeilung 
zeigen, wiibrend das Imgekebrte naeb ibrer Spitze bin 
stattfindel. Diese neuen Herbstlriebe niacben naeb vorber- 
gegangenem Vv'inlerstillsland von der naebsten Bliilbezeit 
an bis zuni llerbsi wieder denselben Lebenshiuf, wie 
sebon angegeben, dureb. Daber komml es, dass man die 
starksle Blatltbcilung und UoscUenbildung, wenn eine 
solelie ubei-bau|)l slaltiindel, slets im Herbsl, und zwar 
an den im voibergegangenen llerbsi enlslandenen Aeslen 



(I) Ailvcnlivu mzclii :ni dcii lici^ciulcn Stiiimiiclicii liiidcii sicli Di't'Iit 
mir l)('i del' N. /ii/jiiiodcs allcin, wii- Koch (Ncrgl. M. u. K. J). fV., iiiid 
Si/noiis.) als Ix'zcicliiKîiul liir dit'se hcrvorlu'ht, soiuloni audi boi di-ii drci 
uiidi'i'ii Alien. 



( 117 ) 

beobachtet, iind dass dessball dcr Rasen zii dicscr Zoit 
oftcrs cin ganz andercs Anscbcn bcsitzt, als dies im 
Friihjahre der Fall war, wo die Friihlingstriebe vor- 
herrsebteii, iiiid nameiUlich, wcnii dieselben, wie ganz 
besonders bei der S. hjjpnodes zugleicli nocb lang 
geslreckt und mit enlfernler stebeiiden, niir wenig oder 
aucii gar nicht gelbeilten Blaaern,die dazii danii gewobn- 
bcb nicbt einmal eiiien Aiifang von Rosetlenbildung, 
soiidern imr zugespilzle Endknospen zeigen, verseben 
sind. 

Im Besondem nun Ireibt die Saxifi'agJi imiltififl» 
aiifsteUj elide, niir selten wurzeliide Stiimmcben, welcbe 
cin steifes, im Friilijabre nnd Herbst von ganz fjlekhem 
Anseben bleibendes, fast halbkiKjelformirj rjenolbtes, im 
Umfang kreisriuides, und scbon bierdurcb ein vor den 
iibrigen Arten zicb auszeiclniendes, grasgiàïnes Kasen- 
POLSTER bilden. Zugleieb besitzt dieses ein viel slarkeres 
Wacbstbum alsjenes von der ibm bierin am niicbsten 
kommendcn5. cespitosa, indem, wenn beide nebeneinander 
wacbsen, das erstere das letztere stets iiberwucbcrt. 

Mit Ausnabme der allerersten im Herbsle eben erst aus 
eimer Seilenknospe bervorbreclienden sind die Blaetter im 
Allgemeinen im Umriss breiteifonnig, bcderseits ganz glatt 
und kahl, und nur am Rande mit zerstreiiten, kleinen, 
sitzenden Druschen verseben. 

Die meisten Blaetter der Staemmchen sind fast bis zum 
Grunde o-, und dann wieder mebr oder weniger tief 
2-0 tbeilig mit nocbmals gespaUenen Zipfebi, deeken sieb 
an den Astenden wegen der langen Blattstiele nur wcnig, 
sind dort nur locker tricbterformig gestcllt, kreuzen sicli 
aus demselben Grunde uberall mebr oder weniger mit 
den Blatlslielen und Blattern der nebenstebenden Aeste, 



( 118 ) 

und bilden dalier audi kcine von einander ahgesonderte 
Rosvtlen, wic die ubrigeii Arh^ii. Im Friililing sind sie 
moist 7-9-, im Ilerbsle mcist 15-15-, sclir sclten nur 
9-, miluiKcr ahor sogar 19-21 zipdig, walircnd an den 
neuen, oben erst aus den Blaltaehseln sich entwickeln- 
den Trieben nur die allererslcn , dazu noeb nie in 
eine Knospe zusammengerolllen DIaltcben zuweilen unge- 
tboill, whvY nie randbiiutig, die folgenden mcisl Ô-7-, 
und die obern 5-9 zipHig sind. Die geringste Blalt- 
ibeilung beobacblet man daber an den eben ersl sicb 
enlwickehiden SeileiUrieben, welehe dann abcr im darauf 
folgenden llerl)ste an ibrer Spitze die zahlreicbste besil- 
zen. Die spiizlicben und mit einem kurzen (1/4-1/2""" 
langem) aulgesetzlen Spilzcben vcrsebenen Blattzutel 
sind lancetllkhlineal, und deren aussere stcben bei den 
starker gelbeilten BlJiltern oft in einem naeb innen ge- 
woiblen Bogen fast seiikrecht vom Millehierven ab. Die 
schmaleUf in der Milte sellen iiber 1""" breitcn, oif/j 
sc/iarf und lief gefturhten Blattstiele sind meistens bei- 
nabe doppell so lang a Is das Blalt, geben nie allmiilig, 
sondern plofzlich in dasselbe iiber, veibreilern sieb an 
ibrem Grunde meisl ebenso j)lolzlieb, sind dort naeb oben 
und unten clwas verdiekt, und meisl aucb nur dort mit 
einigen xccnigen, dazu fast immor driisenlosen Haaren 
verseben. 

Die iMKUN Blaettek der liLiinENDEN Stengel sind 5-, 
mcist 7-9-, zuweilen sogar 1 1 tbeilig, und sowie die 
meisl Ô-5 ibeiligen mittleun gestielt, die obeun aber unge- 
ibeill und sitzend. Ibrc Zipfel sind lineal und spitz, die 
BlattstU'LE der untern langer, und die der milllern 
kiirzer, als ibr JJIatt, widirend sie sicb in Betreif ibres 
Ueberzugs wie im Allgemeinen verbalten. 



( 119 ) 

Die dûnnen, scliwachen und daher sich leicht nieder- 
legenden bluhenden Stengel werden oS-SO'^^" hoch, veras- 
lelii sich oft schon von unten an, und sind scheinbar ganz 
glatt und kahl, jedocli mit furs blosse Auge kaum sicht- 
baren, unten seltnern, oben haufigern sitzenden Driischen 
versehcn. Von ihren 6, meist 12, sogar 16 Aesten tragi 
jeder 1-5, zuweilen aucb 4 Bliithen. 

Die Kelchroehre ist besonders an ihrem Grunde mit 
dicht gedràngten, kaiim sichtbaren sitzenden Driischen 
bedeekt, wahrend die langlichSeckigen Kelchzipfel in ein 
kurzes Spitzchen ausgeben. 

Die Blumenblaetter fand ieb stets milehweiss , und 
elwas kleiner, als bei den andern Arten, jcdoch in der 
Gestalt nicht ganz bestandig. 

Die Narben sind umgekehrt-lancettlich, im Uebrigen 
wie bei den Andern. 

Die Staubgefaesse, der Fruchtknoten und die Capsel 
bieten niebts Bemerkenswertbes, ausser dass letztere im 
Allgemeinen elwas kleiner als bei den iibrigen Aerten ist. 
Der Samen aber kommt, wabrend er sonst kein Unter- 
scbeidungsmerkmal bietet, nur selten zu vollkommner 
Ausbildung. 

Die Bluethezeit beginnt erst mil Anfang Juni, wann 
S. cespitosa vollstandig und S. spanhemica fast verbliibt 
ist, und dauert, wie bei den Andern ungefabr 25 Tage. 



Fasse icli die in der 1. Tabelle angefiirten Unterscbei- 
dungsmerkmale der S. multifida, von den iibrigen ge- 
nannten Arten kurz zusammen, so ergeben sicb als 
solche bauptsâehlicb die starke Blatttbeilung, der fast 
giinzlicbe Mangel irgend einer Bebaarung und statt dieser 

11 



( 120 ) 

nur kleine, kaum siclilbare silzciido Driischen. Leizterer 
Uinstand koiiiile iiuii allerdings an die ehoiifalls als glatt 
angcgehenc 5. palniata Panz. erinnern, wciiii dicsc sicli 
niclit schoii durcli ilire bci weitcm geriiigcre Blaiulicilung 
hinreichend unlerscliiede.ImUebrigeii kommen nun noch 
als Unterselieidungsmcrkmalc mclir unteriicordncter Art 
liinzu die selir sclimaleii Blallziprd, die auflallcnd laiigen, 
diiiHien, eng, seliarf und lief gefurchlen Blaltsliele, welelie 
sicli iiaeli obcii Iiin plolzlieh in die Blatlfliicbe vci'bieitcrn, 
und nur an ibreni Grande mil wenigen driisenlosen 
Haaren versehen sind, der Mangel an Rosellenbildung, 
die fast balbkugelige, dabei kreisrunde Gestall, und das 
im Friihjabre und llerbsle sieli gleiclibleibende Ausseheii 
des Basenpolslers, die bedeulende Ilohe des oft selion 
von unlcn an, und zablreicber sicli veraslelnden Blullien- 
stengels, und endlicb die bedeutend spiUere Blutliezeit. 

Zu einer analytisehenUebersicbt jenerigenannlen Arten 
babe ieb sebiesslicb noeb deren Ilauplunterscbeidungs- 
merkmale in der 2. Tabelle kurz zusammengestellt, und 
wunsche, dass meine Arbeit zu weitern iNacliforscbungen 
in Betreffdes Verbreilungsbezirks der 5. multi/iila anrege. 

Trier im Juli 1873. 



I 



fere 



proptd 



Sm. 



i. Saxlfraga hypnodes L. 



planus, ambitu irregulariter lacinioso- 

partito; 
caudiculis lateralibus elongatis remote 
foliatis, 
repentibus, denique ascendentibus, 
propter foliorum rosulas vere omnino défi- 
cientes, 
autumno demuin apparentes facie diver- 
sissima. 



{exc(Qargine 



graminco-viridia. 



ita vel 



(exceptis integris) ambitu late ovata, 



pie 



niis fissis, partira simpliciter partita, 



plus I partira intégra, 

culorum propter petiolos breviores 



vix sas for- 
P 



modo autumno rosulas raagnas forraantia, 
vere in forma gemmae conicae tantum 
arete agregata; 



iferiora 



omnia Integra 



pleri 



plerumque 3-5-Iaciniata ; 



1. Suiirraga niultiadu RosD 



2. ffaxlfrago cesplloaa L. 3. Saxirraga Kpanheniica Gm. I i. Ciaxirraea hypnoden L. 



O. TURIONUM LATEHALIUM AUTUMNO NASCE^TIUM. 

infima gommarum sessilium nunquam mar- 
glne membranaceo cincta, 



infima gemmarum plerumque breviter sti- 
pititatarum saepe margine membranaceo 



sequentia rarissime intégra, inferiora pi 
; 3-7, superiora S-9-laciniata. 



I sequentia saepe intégra, inferiora 3-, supe- 
i riora plerumque S-Iaciniata. 



sequentia semper intégra, et modo superiora 
3-(raro 5-) laciniata. 



lanceolato-linearia, apice acutiusculae, bre- 
viter (long. J— 1°"°) mucronatae, 

exteriorcs foliorum frequentius partitorum 

a iiervo medio saepe angulo quadrato in arcu 

concavo divergentes. 



folio fere duplo longiores, angusti, medio 

supra angustc et profundc sulcati, 
subito in folium expansi, 

in basi subito dilatât!, supra subtusque 

incrassati, 

et modo istic pilis (plerumque) eglanduhsis 

parce obsiti. 



4. FOLIORUM LACINIAE. 

ellipticae sen lanceolatae, apice modo obtu- ; auguste lanceolatae, aeuminatae, 

sato-rotundatae, modo acutae et saepe ; semper breviter (long. J— I""») mucronatae, | longe (long. 1 — 2""») cuspidato-aristatae, 
breviter (long. c. J""») mucronatae, 
exteriores foliorum frequentius partitorum : exteriores folinrum frequentius partitorum extcriores foliorum frequentius parlitornm 
a nervo medio angulo semiquadrato diver- : a nervo medio angulo, semiquadrato minore ; a nervo medio saepe angulo quadrato diver- 
gentes, divergentes. i gentes. 

•'). PETIOLI 

folio plerumque latiorcs, medio c. 2—3""» : 
lati, i 

supra late et leviter sulcat 
sensim tantum in folium cxpansi, 



folio plerumque breviores, medio c. 2""". lati. 



niodo in foliis frequentius partitis subito i 
ea expansi. 



Tcrsus basin sensim dilatai i, subtusque incrassati, 
modo istic pilis glanduliferis obsiti, sed etiam in cetera parte plus minusve pilis glanduliferis ciliati. 



inferiora 5-9-(interdum W-] partita et uti 
etiam media 3-S partita, petiolata. 



mque lineares, 
acutae. 



U. — FOLIA CAULIUM FLORIFERORUM 

iferiora plerumque 3-S partita, petiolata, I inferiora plerumque 3- (raro S-) partita, pe 

tiolata, 
superiora intégra et sessilia. 

\. LACINIAE (VEL FOLIA INTEGRA) 

anguste lanceolatae. 



nferiora et supe 
intégra, 
et se.ssilia. 



obtusae scu acutae. 



lancolato-linearia, 
longe aeuminatae. 



inferinres folio longiores, medii br 



3. — PETIOLI 

inferiores et medii folio breviores, 
ceterum uti in foliis caudiculorum. 



Nasirrasn niuUinda Rosb. 



Miixarrna^ ccHpKoaa L. 



Ô. Naxlfraicn spanhcmlca GM. 



4. Maxirraitu liypnodca L. 



ô.'i-.'iO"" olti, 

saope iam a basi 

ill riimulos 6-12-lfi parlili, 

raraulis 1-3- (raro i-) floris, 

glabritiem simulantes, scd praesertim su- 

pcrne, iiti etiam calicis tubus glandulis 

minutissimis, vix conspicuis, sessilibus 

obsili. 



C. — CAULES FLORIFERI 

i:i-io»n, alii, 
rainulds 2-4-(i partiti, 



18-32™ alti, I 

plcrumqtie in triente snporiore demum 
in ramulos 2-S partiti, 
ramulis 1-2-norls, 
praesoi'tiin supernc uti etiam calicis tubus pilis glandulifcris dc 



«-IS'" alii, 
inulos 2-3 partiti, 



acutao ct in apiculam br 



quoad foliorum laciniarum apiccm modo 
obtusae, modo simpliciter acutae. 



D. — CALICIS LACINIAE. 

acutae et br 



issinio mucronatae. 



acutae ft in aristam brevem excurrentes. I 



E. — PETALA 

quod attinet formam magnitudinem, dircctioncm et colorem variabilia, itaque lioe loco null 

F. — PISTILLA 

stigmatibus obverse lanceolalis. | stigmatibus obovalis. 

G. — STAMINA, CAPSULA ET SEMINA 

ratione comparationis nulliusmomenti. 

H. — TEMPUS FLORESCENDI 

itio Junii usque versus eius finem. 



triente ultimo Aprilis usque in trientem | triente primo Mail usque 
secundum Maii. 



triente Icrlio Mail usque in trientem 
secundum Junii. 



<^1 '•'^ 



€A(1) 



Gm. et HYPNODIS L. 

sati, modo in basi pilis raris, plerumque eglandulosis instructi ; 
v'iora), nunquam rosulata, semper partita, vere 7-9-, aiitumno 
I'o 11-), media 5-S-partita; caulis supcrne et calieis tubus glan- 

1. S. mulfifidaJ{osh. 
scendentes ; petioli late et leviter sulcati, pracsertim basin versus 
us minnsve rosulata, aut partita (vere 3-7-, autumno o-l I-laci- 
15 caulis superne et calieis tubus glanduloso-pilosus; stigmata 

laciniata, laciniis obtusis seu mucronatis, caulium floriferorum 

5 ellipticis vel lanceolatis, modo obtusis, modo acutis et tunc 

2. S. cespitosa L. 
5-7-laciniata, laciniis anguste lanceolatis^ acuminatis, semper 

5. S. spnnhcmica Gmel. 
liis (acuminatis) cuspidato-aristatis^ caulium floriferorum omnia 

4f. S. hypnodes L. 

naiore, non pro singulis selectis valere. 

Augustae Treverorum Julio anni MDCCCLXXV. 



( 121 ) 

Notice biographique sur Henri- Jean-Népomucène baron de 
CRÀNTZ, de Roodt {Grand-Duché de Luxembourg), par 
J.-P.-J. Kollz. 

Le panthéon luxcmhoiirgoois compte de nombreuses 
illustrations clans tontes les branches de Factivité humaine. 
Toutefois, et en cela il ne fait pas exception avec tous les 
autres pays, les naturalistes y sont peu nombreux. Le 
motif en est connu. Pendant plus de 15 siècles, Tespritde 
Dioscoride fit des sciences naturelles l'auxiliaire de la 
médecine. Il était réservé aux Bauhin, Jean et Gaspar, 
qui vivaient au XVIP siècle, de briser le premier anneau 
de cette sujétion, et depuis eux, la botanique surtout a 
fait d'immenses progrès. 

Le premier de nos compatriotes qui se fit un nom dans 
les sciences naturelles, était également un médecin illustre. 
C'était Henri-Jean-Népomucène baron de Crantz. Con- 
trairement à l'axiome de Tacite, que chaque siècle en 
général se montre indifférent au mérite contemporain, 
son nom brilla près de cinq lustres dans le sanctuaire de 
la science. 

Une phalange de disciples distingués propagea au 
loin ses doctrines et sa réputation. Des circonstances 
malheureuses, indépendantes de sa volonté, firent tomber 
Crantz en disgrâce. Il mourut en exil dans un pays alors 
à peine civilisé et aujourd'hui, après 150 ans, nous ne 
sommes parvenu qu'après de laborieuses recherches, à 
retrouver le lieu de sa naissance. 

En effet, d'après Sweet, Crantz serait « a german bota- 
nist ; » Broeckx, dans son Essai sur l'histoire de la médecine 
belge avant le XIX^ siècle j en fait son compatriote; Merjay le 
dit être de Bittbourg ; de Lucca, de Luxembourg; tandis 



( 122 ) 

que le D'"iVeyen, le fait naître à Roodt sous Niederanven. 
Encore ne le connaît-on le plus souvent que comme 
médecin, et ses biographes ne lui consacrent-ils que quel- 
ques lignes fourmillant d'erreurs et d'appréciations inexac- 
tes. A la demande de notre illustre Président, nous allons 
esquisser la vie de ce botaniste, que le Grand-Duché doit 
s'honorer de revendiquer comme l'un de ses enfants et 
qui compte encore beaucoup de parents dans le pays et à 
Diekirch même. 

Henri-Jean-i\épomucène Crantz naquit à Roodt, aujour- 
d'hui commune de Seplfonîaines, le 24- novembre 1722, 
de Pierre Crantz, mayeur, et d'Anne Simon, d\me famille 
comptant par elle-même et par ses alliances, plusieurs 
pe/sonnages distingués dans les lettres O. 

Après avoir fait ses études au collège des Jésuites à 
Luxembourg, Crantz se rendit à l'université de Louvain, 
où son frère Jean-Mathias était, en 1775, professeur de 
grammaire et thcolocjiae baccalaureatus. C'était en 1747. 
Le Grand-Duché de Luxembourg, comme les autres pro- 
vinces belgiques, ap|)artenait alors aux Pays-Bas autri- 
chiens. La grande Impératrice attirait à Vienne tout ce que 
ces provinces avaient d'illustre et de distingué. Pour 
Crantz, qui se destinait à la médecine, la capitale de 
l'empire avait un attrait tout spécial. 

Van Swietcn, un autre Néerlandais célèbre, y professait 
l'art médical et réorganisait les études dans la vaste domi- 
nation des Hapsbourg. C'est le commentateur du grand 
Boerhave qui conféra à Crantz, en 1750, le grade de 



(I) E. a. Tabljc Ilavlaiigo d'Aywaille \hïé'^e), fils d'une Crépin. 



( 125 ) 

docteur on médceinc. La thèse (ju'il dérendit alors avait 
j)oiir litre : Dissertatio inauguralis mcdka de airalione 
llipiHKrativa, nalura nionstrante riant. 

\'aii Swieton, appréciant à leur juste valeur les talents 
de Cianlz, le recommanda à Marie-Thérèse. Celle-ci 
envoya noire compalriole fréquenter l'école de médecine 
de Paris, où il resta jusqu'en 17oi. Levret et Puzzos y 
furent ses maîtres de prédilection. La réputation de Crantz 
était d'ailleurs déjà si bien.étahlie qu'il fut à la même 
date, nommé membre de TAcadémie impériale des 
Curieux de la nature, avec le cognomen de Clidemnus IL 

A son retour à Vieinie, Crantz devint titulaire de la 
chaire d'obstétrique à l'université. Appelé en cette qualité 
près de sa bienfaitrice dans un cas laborieux, il fît usage 
d'un nouveau mode opératoire, ce qui lui valut le titre de 
conseiller aulique. Il se maintint ainsi au premier rang de 
cette pléiade de savants austro-belges, groupée autour 
de Van Swieten, auxquels Marie-Thérèse accordait une 
attention toute spéciale, et cela au grand déplaisir des 
autres nationalités. Les « Niederlànder, » comme on les 
appelait avec envie à Vienne, primaient partout, grâce à 
leurs talents, et un peu aussi grâce à Van Swieten. 

En I7o7, Crantz abandonna le cours d'obstétrique pour 
occuper la chaire de physiologie et de matière médicale. 
Son professorat ne l'occupa toutefois pas exclusivement. 
De Lucca, son contemporain, dit de lui qu'à cette époque, 
il était déjà une célébrité parmi les plus illustres écrivains 
sur la médecine, l'analomie, la pathologie, la thérapeu- 
tique, l'obstétrique, la traumatologie, la chirurgie, la 
chimie, la botanique. 

Si jusqu'ici le médecin Crantz nous a seul occupé, c'est 
qu'il n'a pas été possible de découvrir quand, comment et 



( 124 ) 

pourquoi il devint botaniste. Sprengel seul parle de lui en 
cette qualité, en ajoutant que sa polémique passionnée 
contre Linné et Jacquin (ce dernier n'était pour Crantz 
qu'un emwîcra^or) nuisirent beaucoup à sa réputation. Ajou- 
tons que son admiration outrée pour Haller, par opposition 
à Linné, n'était non plus pas faite pour le relever aux yeux 
de juges impartiaux. 

Après avoir lu le Materia medica de Crantz, nous som- 
mes tenté d^admettrc que ce furent les études nécessitées 
par la rédaction de cet ouvrage, alors classique, qui lui 
donnèrent le goût de Faimable science. En effet, les plan- 
tes jouaient jusque dans les derniers temps, un rôle pré- 
pondérant dans la médecine, et la chimie, qui est venue 
leur faire concurrence depuis, n^est pas encore parvenue à 
les détrôner toutes. Dans tous les autres cas, Crantz paraît 
ne faire de la botanique que pour elle et non dans un autre 
but. Constatons qu'en 1759, il était déjà membre de la 
Société botanique de Florence. 

Le premier ouvrage exclusivement botanique de Crantz 
date de 1762. C'est: Stirpium austriacum fasciculus L 
(Vienn., 1762; S'' maj. c. tab. aen.). Le IP fascicule est 
de 1765 (Vienn., 1763. c. tab. aen.), le IIP de 1767 
(Vienn., 1767). Cet ouvrage renferme des définitions 
d'une grande exactitude et des descriptions de plusieurs 
espèces et genres créés par l'auteur. 

Son Institutiones rei herbariae juxta mituni naturae 
digestae ex habitu (2 vol. Vienn., 1766 ; 8" maj.), est 
de 1766. C'est sans contredit le travail le plus faible 
de Crantz, et cela parce qu'il connaissait trop peu de 
plantes exotiques pour les faire entrer dans un système 
universel. 

La classification proposée est un système mixte, mi-natu- 



( i2:i ) 

roi, mi-artificicl, se pinçant entre les méthodes de Ray et 
de ^ïoirison. 

Comme supplément à cet ouvrage parut en 1767 : 
Class is UmbeUiferanim emend ata m necessarium Instit. 
7'ei herhariac supplementum (Lipsiae, 8° maj. , e. tab. aen.), 
dans lecjuel il établit les règles à suivre lors de la création 
de nouveaux genres et de nouvelles espèces. 

Enfin parut en 1769 : Classis Cruciformium emendata, 
(Lipsiae, 1769, 8°). C'est dans ce dernier travail qu'il 
établit les trois grandes coupes : Siliquosay Siliculosa et 
forma siliquata. 

Il suffît de parcourir les volumes correspondants du 
Prodrome de De Candolle, pour s'assurer de l'importance 
que la phytographie moderne accorde encore à ces derniers 
ouvrages. 

Les travaux botaniques de Crantz se placent donc entre 
1762 et 1769. Le reproche capital à leur faire c'est 
que l'auteur inaugura pour ainsi dire la manie de créer 
de nouveaux noms, dont ses successeurs abusèrent, au 
grand désespoir des adeptes de Taimable science. 

Ajoutons que si, contre l'habitude des savants d'alors, il 
se créa une grande fortune par ses travaux et par sa pra- 
tique médicale, il en consacra une partie considérable à 
l'étude des sciences et notamment de la botanique. 

La biographie de Crantz, comme homme de science, 
pourrait être close ici, attendu qu'il cessa d'écrire dès 1773, 
époque de son mariage avec Madeleine Trem. Celle-ci, 
qui avait vu le jour à Luxembourg, était une actrice d'un 
grand talent et d'une beauté remarquable. Elle refusa 
les hommages de la cour et de la ville, pour donner son 
cœur et sa main à Crantz. Le bonheur de ce dernier ne 
devait pas être de longue durée; le malheureux botaniste 



( 126 ) 

en méditant à loisir l'axiome devenu trivial — qu'à 
jeune femme, il faut jeune mari, — dut regretter bien 
amèrement d'avoir planté une fleur aussi brillante dans 
son jardin. En effet, tout ce que Vienne possédait de 
distingué fréquenta l'hôtel Crantz. Un archiduc y devint 
assidu, trop assidu même. Marie-Thérèse, qui était très- 
sévère sous le rapport des mœurs et du respect du aux 
liens du mariage, s'en alarma et ne trouva pas de meil- 
leur moyen pour faire cesser le scandale, que d'exiler 
Crantz et sa trop légère moitié à la campagne. Crantz dut 
par suite se démettre de ses fonctions, dont il conserva 
les honneurs et les avantages. Il chercha une retraite à 
Judenbourg en Carniole; mais comme les visites impé- 
riales continuaient, il reçut l'ordre de se retirer dans le 
GaiUhal, vallée solitaire et éloignée de toute communi- 
cation facile. 

Crantz, qui jusqu'ici ne s'était occupé que de sciences, 
devint industriel. Il se livra à la minéralogie, devint 
métallurgiste et fonda l'industrie du fer dans la contrée. 

Joseph II ayant succédé à sa mère, se ressouvint de 
M"^ Crantz. Tenant compte des aspirations de celle-ci, il 
créa Crantz baron. Le diplôme est du 10 octobre 1777, 
et coûta au nouveau noble sa pension de 6000 fl. Il pouvait 
d'autant mieux faire ce sacrifice qu'il possédait six hôtels 
à Vienne et des concessions minières considérables. 

Toutefois la roche tarpéienne est à côté du Capilole. 
Les écarts de M""*^ Crantz continuèrent à empoisonner les 
jours de son mari, tandis que son luxe effréné entama 
considérablement la fortune du baron, qui fut encore 
réduite par suite de dégâts considérables occasionnés à ses 
établissements sidérurgiques par un cyclone. Ce qui lui 
porta toutefois le dernier coup, ce furent les relations 



( 127 ) 

oxislaiii iMiliT III) (Ic ses employés el sa femme. II mourut 
de ehai;i'in et cliai'iié (raimées à Judeuhoiirg, où il fut 
euterré le IS janvier 1707. Il laissa à ses (rois enfanls, un 
gareon e( deux filles, une l'orlune de près de 1,500,000 11., 
dont radminisiralion l'ut retii'ée à sa veuve et eonliée à un 
étranger. 

Si Cranlz avait l'ait de même poui' rédueation de ses 
enfants, il est probable qu'ils seraient devenus des eitoyens 
utiles. Son fils Jean-Clément marclia sur les traces de sa 
mère. Il dépensa son palrimoine en eliiens et en clievaux 
et mourut pauvre et délaissé le 11 mai I84Ô. Sa mère 
était décédée le 11 mai 1809. 

L'hôtel Crantz, à Judenbourg, est aujourd'hui occupé 
par une administration publique. Aucun monument ne 
signale la tombe de notre compatriote à la postérité. 

Plusieurs genres de plantes ont été établis en l'honneur 
de Crantz. L'un d'eux est généralement admis par les 
botanistes ; c'est celui que Nuttall a fondé pour une 
Ombellifère voisine des Œnanthe, habitant l'Amérique et 
rOcéanie. Des autres genres Crantziaj celui de Scopoli 
rentre dans les Alloplectus de Martius, celui de Swartz 
n'est pas distinct du Tricera du même auteur, et celui de 
Schreber est synonyme du Toddalia de Jussieu. 

BIBLIOGRAPHIE. 

Outre les ouvrages cités ci-dessus, Crantz publia les 
travaux botaniques suivants : 

De duabus Draconis arboribus bofanicorum, duôrum 
que novorum generum constihUum, cum fig. aen. 4" maj. 
Viennae, Kraus, 1768. 

Hartmann, primae lineae inUiiuUonuni botanicarum 
cel. Crantz. 



( 128 ) 

Observations sur la Statistique botanique du Forez de 
M. A. Legrand, par le docteur F. Scluiltz. 

Cette statistique, de 290 pages in-octavo, a paru en 
1873, dans les Annales de la Société d'agricnlturey 
industrie^ sciences, arts et belles-lettres du département de 
la Loire, tome M, et j'ai écrit ces observations au com- 
mencement de février 187i. Je cite entre guillemets les 
passages de l'ouvrage sur lesquels j'ai quelque chose à 
dire et je les fais suivre de mes observations. 

« 2. Anemone montana Hoppe ; Exsicc, Schultz h. n., 
« 401. — A. rubra Lam., Jord. » 

M. Jordan, Diagn. d'esp. nouv., 1861, p. 56, a 
démontré que VA. rubra Lam., la plante que j'ai donnée 
dans Vh. n., 401, n'est pas VA. montana Hoppe. J'ai alors 
donné cette dernière de la localité de Hoppe, de Trieste, 
dans Vh. n., 801. 

« 19. Ranunculus nemorosus DG. var. villosus. — 
« R. Amansii Jord. » 

Les R. nemorosus DC, F. Sch. h. n., 806, et R. Amansii 
Jord., F. Sch. h. n., 807 et 807^'^ (j?. villosus St-Amans, 
R. lanuginosus et R. tuberosus Lap.) sont deux espèces 
différentes. M. Jordan, Diagn., p. 79, a indiqué les 
caractères du R. Amansii et dans mes Arch., j'ai ajouté 
des différences du R. nemorosus. 

« 45. Corydalis solida Sm. forma intermedia. » 

Cette forme n'est pas nouvelle, car je l'ai observée il y a 
un demi-siècle et j'ai dislingué trois variétés du C. solida: 
les var. a. digitata, p. crenata et y. intégra (conf. Arch, 
de FL). La première est celle que j'ai donnée dans 
Vherb. norm. 

« 68. Arabis sagittata DC. » 



( 129 ) 

La plante quo j'ai vue tic rune des localités citées est 
VA. hirsuta Scop., F. S. h. n. 

« 117. Pohjfjala vulgaris L. var. (3 oxijptera. » 

Ce nom a été déjà donné par Koch à la même plante. 

« I il. Sagina apetnla L. — Presque toujours chez nous 
« ciliée-glanduleuse, » cl « 142. S. patula Jord. — Tou- 
« jours glabre chez nous. » 

J'ai, depuis plus de 50 ans, observé chacune de ces espè- 
ces en deux variétés bien distinctes, que j'ai décrites dans 
le journal botanique allemand Flora, 1849, p. 26, et que 
j'ai distribuées dans Vh. n. Ce sont : S. apetala L. var. 
a. glabra F. S. /. c. et h. n., 832, — 5. apetala var. 
(3. glamlulosa F. S. /. c. et h. n., 852 bis, — 5. depressa 
C. F. Schullz Prodr. F/. Starg. suppL, 1819, p. 10 
(S. ciliata Fries, S, patula Jord.) var. a. glandulosa F. S. 
in Flora 1849, p. 26, h. n., 458, — et S. depressa var. 
glabra F. S. /. cit. et h. n., 458 ter. 

« 146. Alsine tenui folia Crantz, var. (3. visddula Coss. 
« et Germ. — A. viscida Schreb. ; Exsicc. Schultz h. n., 
« n° 4 10. J'ai rencontré ces deux formes croissant ensemble 
« en abondance. On remarquera de plus que M. le colonel 
a Paris a trouvé récemment en Algérie une variété apétale 
« de VA. temiifolia, d'où l'on peut induire que la corolle 
« n'offre pas de caractère spécifique. » 

Je considère les A. te^iui folia eiA. viscida, comme 
deux espèces différentes. La floraison de la dernière est 
plus précoce, même quand elle croit dans des régions 
plus froides. Le fait que l'on trouve les deux espèces 
croissant ensemble confirme mon opinion. Avoir trouvé 
une forme apétale ne prouve rien contre la différence 
spécifique, car les pétales peuvent avorter dans bien des 
plantes qui diffèrent spécifiquement. 



( ISO ) 

« 161. CerastiiDii obscuruniCUnuh.; Boreau p. II. — 
« C. obscurum ct pallens F. Schultz. » 

Les C. obscurum et C. pallens, que j'ai pris autrefois 
pour des variétés d'une seule et même espèee (C. Lensii 
var. a. pallens et |3. obscurum F. Scli. FL der Pfalz, 
p. 88 et 89, C. gliUinosum a. obscurum et ^.pallens Kot'li), 
n'ayant pas eliangé par la culture pendant plus de 20 ans, 
sont considérés avec raison comme deux espèces, car on 
n'a jamais trouvé de formes intermédiaires. Je les ai 
distribués dans Vh. n,, le C. obscurum Cliaub. n"^ 27 
et 27'''% et le C. pallens F. Scli. FL Gall, et Germ. exs. 
1856, et in Hol. FL Mos., éd. 2, 1842, p. ilD(avec 
description et caractères distinctifs des C. obscurum et 
C. pallens), h. n., 28, et 28''''. — Quand on a vu ces 
deux plantes, il me semble impossible de les confondre 
et de les prendre comme synonymes. 

« 558. Epiloblum tetragonmn L. var. [3. Lamyi. — 
« E. Lamyi F. Scliultz, Boreau! Exsicc. Schullz /i. n.^ 
« 271 bis, ter et quater. » 

Ayant cultivé pendant plus de 20 ans, l'un à côté de 
l'autre, les E. tetragonum et E. Lamyi, ils n'ont pas 
cbangé et toutes les persoimes qui les ont vus dans le 
jardin (Koch les cultivait aussi dans le Jard. bot. d'Er- 
langen) les distinguaient. J'en ai publié les différences 
dans mes Arch, et ailleurs. VE. Lamyi, quoique géné- 
ralement plus petit (et toujours plus tendre), a des fleurs 
plus grandes et les jjétales sont roses, tandis qu'ils sont 
lilas et plus petits dans 17:^. tetragonum. 

« 561. E. montanum var. E. Duriaei G&y. » 

Ayant semé VEpilobium Duriaei Gay, des Pyrénées, 
dans le jardin, j'ai obtenu l'^". montanum. J'ai donc consi- 
déré cette espèce de M. Gay, comme une variété (pie j'ai 



( 131 ) 

nomméo, dans le Flora, 1850, p. 200, E. montanum var. 
Duriaei cl v.c nom se irouve aussi sur les cliquotfcs n'^'' 1004 
cl 10()i'''% (le mou h. n. Il a donc déjà élé donné en 1850 
par moi, 01 pas soulemcnl en 187Ô par M. Le Grand. 
Shuw (inique. Si c'est un mérilc de distinguer une espèce 
nouvelle pour la scienc(% le mérite n'est pas moindi'c de 
j)rouver par la culture que la prétendue espèce n'est 
(ju'une vai'iélé. 

« 59 i. Sedum Fabaria Koch. — 5. Fabaria et pur- 
in purasccns Koch. » 

J'ai déjà déclaré en 18G5 (dans le Jahresb. der Pollichia) 
que le 5. Fabaria Godron est le 5. purpurasccms Koch. Il 
en est de même du S. Fabaria de Grenier, et tout ce que 
j'ai vu de France, sous le nom de 5. Fabaria est le 
S. purpurascens. Le S. Fabaria Wirtg. est le 5. pur- 
puïascens \m\ [t. angnsti folium F. Sch. (lien cite), et il 
paraît que le vrai S. Fabaria Koch, n'a élé trouvé qu'en 
Silésie, d'où je l'ai vu. Les deux plantes ne sont donc pas 
des synonymes de la même espèce. 

« (S^(S. Taraxacum officinale ^^'igg. var. (3. T. laeviga- 
» turn DC, v. y. T. udum Jord. et v. ^. T. palustre DC » 

Sous le nom de T. officinale, on confond souvent trois 
espèces : les T. officinale Weher (non Wigg.), T.glau- 
cescens (Leontodon M.-Bieh.) F. Sch., qui est synonyme 
du T, corniculatum (^Leontodon Kit.) DC, el T. palu- 
dosum (Hedypnois Scop.) F. Schultz ( J. palustre DC). 
Ayant semé le dernier dans le jardin, où le premier est 
une mauvaise herhe, il n'a pas changé. Il s'y trouve 
encore et tout le monde y distingue les deux espèces. 

« 651. Hieracium spicalum Ail. Je crois notre plante 
« identique à celle que l'on reçoit des Vosges sous le nom 
« de cydoniaefolium et ainsi nommée par M. Godron. 



( 132 ) 

« Elle ne se distingue d'ailleurs que par la forme des 
« feuilles, peu ou point dentées et à pointe obtuse, du 
« H.praeruptonim Godr. Le D'' F. Seliultz ne les distingue 
« pas (Arch, de Flore, 574) et les a même distribuées 
« pèle-mèle dans ses Centuries (h. n. n° 709^'s). lyjais c'est 
« à tort, qu'à l'exemple de la Flore de France, il rapporte 
« VH. praeruptorum comme variété au //. prenanthoides 
« Vill. La plante des V^osges est bien différente de celle 
« du Dauphiné et de la Savoie. » 

C'est à l'exemple de Fries que j'ai rapporté dans le 
temps VH. praeruptorum au H. prenanthoides, mais je 
l'en distingue depuis longtemps. Dans le journal Flora 
de 1872, j'ai publié (et je l'ai répété dans mes Arch., 
1872, p. 16), que le nom le plus ancien de cette plante 
est H. striclum Tausch. De plus, j'y ai publié que j'en 
distingue deux formes — forma glabrescens (II. praerup- 
torum Godr.; II. prenant hoides F. S. h. n., 709, et 709^'% 
pro parte) et forma pilosior (H. cydoniaefolium Godr., 
non Villars ; //. prenanthoides F. S. /. c. pro parte). Il 
est possible, mais il n'est pas prouvé, que VE. strktum 
Tausch soit synonyme du H. spicatum Ail. Dans ce cas, 
mes deux formes doivent être nommées H. spicatum f. 
glabrescens et f. pilosior. 

« 713. Cuscuta Epithymum \aY.p). C. Trifolii Bahingi. » 

Babington regardait cette plante comme une espèce 
et moi le premier ai déclaré que c'est une variété, que 
j'ai nommée, dans le Jahresber. der Pollichia, 1863, 
C. epithymum (3. Trifolii. Je l'ai aussi distribuée sous ce 
nom en 1872, dans Vh. n., 108^^', A Wissembourg, je Fai 
aussi trouvée sur le Medicago saliva et sur beaucoup 
d'autres plantes. 

« 725. Myosotis lingulata Lelim. » 



( 133) 

Ce n'est pas Lehmann, mais C. F. SeliuUz (rauleur du 
/'7. Stn)'(/. o( (le la inoiiogr. des lUubala) (\m a donrjé le 
nom de M. linjulatOfCi Lehmann Ta seulement ad()|)lé. Je 
l'ai aussi publié sous ee nom dans Vh. n. Feu Seliulfz 
a eu le (ort de l'appeler plus lard M. caespitosa. 

« X ye)'bascum l/iapsifo)'mi-/loccosum. » 

C'est probablement mon V. thapsiformi-pulverulentum 
{Gnimlzïige, p. 95). 

« X ^ • Lijihnili(Ii-/Ioccosum. » 

C'est probablement mon V. LychniticU-pulverulentum 
(/. c, p. 94). 

« 788. Rhùianthus hirsuta. » 

C'est probablement le R. major Ehrh. var. (3. hirsutus 
F. S. Arch. FI. Fr. et Allem., p. 52 et 75. Si les ailes 
sont plus étroites que la moitié de la graine, c'est le 
R. major var. y. subexalatus F. S. /. c. 

« Orobanc he Galii. » 

Le nom le plus ancien est 0. cari/ophyllacea Smith, 
1798; F. S. h. n. Le nom d'O. Gain est de 1828. 

« 804. Mentha siibspkata Weihe ; Boreau, S08. — 
« J/. aquatica verticillataWiri^. Exsic. Schullz h. n., 350. » 

J'ignore ce que c'est que le 31. subspicataj car je n'ai 
pas vu d'échantillon de Weihe, mais je connais parfaite- 
ment le M. aquatica verticillata. J'en ai vu des échan- 
tillons de Wirtgen et je l'ai recueilli dans des localités où 
l'on peut voir les formes intermédiaires passant successi- 
vement au M. aquatica type. 

« 807. M. arvensis L. var. marrubiastrum F. Schultz 
« h. n.j 125, et var. Palatina F. Schultz, h. n., n°V^88 
«< et bis. » 

J'avais considéré ces deux plantes, ainsi que mon 
M. mkrantha, comme var. du M. arvensis; mais je pense 



que ce sont trois espèces, car elles n'ont pas changé par la 
cnlture dans le jardin et je n'en ai jamais trouvé des 
formes passant au 31. arvensis. 

« M. rolundifoUo-arcemis F. Seliuitz. — M. Wohl- 
« werlhcana F. Schultz. » 

On doit conserver pour celle plante le dernier nom, 
car je Tai trouvée dans des localités où le 31. arvensis 
n'existe pas. Mais mon 31. arvenst-rotimdi folia est un 
hybride. 

« 85 i. Plantago major L. var. |3. intermedia. » 

C'est le P. major fonna intermedia Lange Handb. i den 
Danske FL, 1864, p. 120, et je Fai publié en 1872, sous 
ce nom, dans Vh. n. L'ayant semé dans le jardin, j'ai 
obtenu le P. major type. 

« X Polygonum minori-Persicaria Braun. » 

Sous ce nom, on confond deux plantes différentes : le 
P. Persicaria-minus F. S. in Pollidiia, 1854 (P. minore- 
Persicaria A. Braun ; P. mino ri folium F. S.) et P. minore- 
Persicaria F. S. 1854, /. c.^ non 4. Braun (P. minori- 
florum F. S.). 

« 1045. Jnncus supimis Moench var. [3. Kochii. — 
« /. Kochii F. Schultz Arch, de Flore, p. 126 el h. n. 
« exsicc. 1455. — Je crois que c'est à cette variété qu'il 
« faut rapporter toutes les formes de nos montagnes. » 

Je n'ai pas vu d'échantillon des localités citées, mais 
le /. Kochii est facile à distinguer du J. supinus. Après 
l'avoir distribué dans mon h. n., 1453, je l'ai encore 
donné, dans les nouvelles centuries n« 163, à côté du 
J. supinus, que j'ai donné n° 164. Koch l'avait pris pour 
le J. nirjritellus Don, mais j'ai prouvé, dans mes publica- 
tions, que la plante de Don, que j'ai vue, appartient au 
J. lamprocarpus. Ayant trouvé du /. supinus avec 4, 5 et 



( 135) 

6 étamiiR's, je croyais avoir trouve des passages au 
J. nigritellus Kocli et j'ai nommé ee dernier, dans le 
journal Flora, I8i0, p. (iiO, ./. supinus var. nigritellus, et 
Kocli a suivi mon exemple. Mais ayant trouvé (pie les 
autres caractères qui le distinguent du /. supinus sont 
inaltérables, (juc Ton ne trouve pas de formes intermé- 
diaires, même quand il se trouve à côté du J. supinuSy et 
qu'il ne change pas parla culture dans des pots où j'avais 
semé des graines, je l'ai nommé /. Kochii in Jahresb, der 
Poil. 18o3 et ]8o9; j'y ai indiqué les caractères spécifi- 
ques. 

« 1082. Carex muricata L. var. a. genuina Gren. — 
« C. contigua Hoppe. Exsicc. Schultz h. n., 2^= série, n° 1 72. 
« Var. (3. elongata Gvcn. — C. Leersii. Exs. Schultz /i. n. 
« 2« série, n« 175. » 

Les C. contigua Hoppe et C. Leersii F. Schultz sont 
deux espèces que Linné avait comprises avec les C. divulsa 
et C. echinata, sous le nom de C. muricata. J'ai publié 
dans le journal Flora, 1871, p. 21-28, un mémoire sur 
ces plantes, avec des dessins, tab. 1 et 2, des C. dividsa, 
C. Chaberti, C. Leersii, C. contigua et C. Pairaei. Le 
C. Leersii F. S. in Flora, 1870, p. 23-26 et nov. cent. h. n., 
173, a déjà été décrit et figuré par Leers, sous le nom de 
C. canescens, et par Hoppe, sous le nom de (7. muricata; 
tandis que le Carex décrit et figuré par Hoppe, sous le 
nom de C. contigua, et publié sous ce nom par moi in 
Flora, 1870 et 1871, ainsi que dans les nouvelles cen- 
turies de Vh. n., 171, a pour synonymes C. ^nuricata 
Durieu, Koch, J. Lange, Reichnb., etc. et C. canescens 
PoH. Il est impossible de confondre ces deux espèces, 
surtout en comparant les ligules et les fruits et en regar- 
dant les figures que j'ai publiées dans le Flora. A Wis- 

12 



( 136) 

semboiirg, ils croissent quelquefois dans les mêmes loca- 
lités, mais je n'ai jamais trouvé de formes intermédiaires. 
Cultivés dans le jardin, ils ne changent pas. 

« Glyceria loliacea Godr. » 

Tout ce que j'ai vu sous ce nom n'est pas une espèce, 
mais un hybride des Festiica pratensis, père et Lolium 
perenne, mère, — le Festuca-Lolium pratensi-perenne, ou 
F.-L. elatiori-perenne F. Sch. in Flora, 18o4, p 490 
(Festuca loliacea Huds.). 

« 11 08. Melica MagnolU G. G. — M. Magnolii et nebro- 
« densis G. G. » 

Je n'ai pas vu d'échantillon des localités citées, mais 
je considère les M. MagnolU et nebrodensis comme deux 
espèces. Ayant reconnu que le M. nebrodensis Pari, 
n'est pas celui de G. G., j'ai décrit la plante de G. G. 
sous le nom de M. glauca, in Flora, 1862, p. 462 et 
465, et ce nom est maintenant adopté par les meilleurs 
auteurs. 

« 1193. Bromiis commiitatus Schrad. » 

Le nom le plus ancien de cette espèce est B. pratensis 
Ehrh.,F. S. h. n. 

« Cerastium Lamottei i\oh. — C. petraeum Legrand 
« Stat. bot., n« 162, non Schultz. » 

Je n'ai pas vu d'échantillon, mais d'après la description, 
il me semble impossible de le confondre avec mon 
C. petraeum, que j'ai publié dans Vh. n., et qui ressemble 
aux C. obsciirum et C. litigiosum, mais pas du tout au 
C. Rlaei, auquel le C. Lamottei ressemble d'après la 
description. 



(157) 

Primitive Monogrvpiiiar Rosvrim. — Matériaux pour servir 
à V Histoire des Hoses, par François Crépin. 

TROISIÈME FASCICULE {Suite). 

Au mois lie so|)loml)re dernier, ayant été appelé à 
remplir une mission seienlifiquc en Angleterre, j'ai dû 
interrompre brusquement la publication de la suite de ce 
troisième fascicule. Cette interruption a été fort heureuse, 
car, pendant mon séjour à Londres, j'ai pu recueillir de 
nombreuses observations dans les herbiers du British 
iMuseum, de la Société Linnéenne et de Kew. L'herbier 
du British Museum, que M. Carruthers, avec une rare 
complaisance, m'a permis de consulter, renferme un 
assez bon nombre de types authentiques décrits par 
Lindley dans son Rosarmn Monographia; à la Société 
Linnéenne, j'ai pu examiner les Roses de l'herbier de 
Linné; enfln à Kew, j'ai étudié les riches séries de 
Roses de l'herbier général. Le conservateur de celui-ci, 
M. Oliver, a été pour moi d'une inépuisable obligeance 
dans les recherches que j'ai dû faire, ta-nt dans les collec- 
tions que dans la bibliothèque. 



91. Rosa bracteata Wendl. 

Le R. bracteata a été décrit et figuré par Wendland 
vers la fin du siècle dernier (Verzeichniss der Pflanzen 
zu Herrenhausen, 1797-1798 et Hortiis Herrenhusanus, 
1798-1801). Depuis lors, cette remarquable espèce a été 
l'objet de descriptions et de figures nouvelles qui sont 
citées en majeure partie dans la monographie de Lindley. 

Ce type est éminemment caractéristique et appartient à 



( 138 ) 

une section bien tranchée que Lindley a désignée sous le 
nom de Bractcatae. Cette section, très-naturelle du reste, 
n'a été qu'imparfaitement délimitée par le monographe 
anglais, qui la caractérisait par la phrase diagnostique 
suivante : « Rami fructusquô tomenloso persistente vesliti. » 
Le caractère tiré de la pubescence ne manque pas de 
valeur, mais comme une pubescence, moindre il est vrai, 
s'observe sur les axes florifères, sur les pédicelles et les 
réceptacles d'aulres espèces appartenant à diverses sec- 
tions, il est nécessaire que la diagnose de la section des 
Bracteatae soil enrichie d'autres notes distinctives. Celles-ci 
pourront être tirées des aiguillons régulièrement géminés 
sous les stipules, des stipules profondément laciniées, des 
bractées laciniées, des pédicelles très-courts, du très-grand 
nombre d'étamines, etc. Lindley avait du reste appuyé 
sur les principales particularités qui distinguent celte 
remarquable section. 

Le botaniste anglais avait distingué deux variétés, dont 
l'une, constituant le type, est à ramuseules non séligères, 
à aiguillons géminés plus ou moins robustes et crochus, 
et l'autre, (3. scabrkaulis, présente des entre-nœuds 
chargés de soies glanduleuses, à aiguillons géminés plus 
délicats et droits. Le type se produit surtout dans les 
jardins, où la plante devient plus vigoureuse, à liges et 
branches plus allongées. Ce sont surtout des échantillons 
provenant de la plante cultivée que l'on voit dans les her- 
biers. Remarquons que la forme typique peut croître dans 
la patrie de l'espèce en compagnie de la variété scabrkaulis 
et d'une variation intermédiaire offrant des aiguillons plus 
grêles que dans le type, un peu arqués ou presque droits 
et sans soies glandulifères sur les entre-nœuds. 

Lindley fait des réserves au sujet de la var. scabrkaulis 



( I'-^s» ) 

et di( que des observations nouvelles pourraient hii^n y 
faire découvrir des caractères sulïîsanls pour Télevcr au 
rang d'espèce distincte. Depuis que cet auteur a écrit sa 
monographie, de nouveaux matériaux sont venus cnricliir 
nos herbiers, et ces matériaux, étudiés avec soin, établis- 
sent h\ comj)lète identité spécifique des deux variétés. 

A Tile Formose et dans les régions chinoises voisines, 
la variété srnbricaulis se présente parfois sous une forme 
microphylle bien curieuse à cause de la petitesse des 
folioles, qui peuvent être jusqu'à 5 ou 10 fois plus petites 
que celles de la variété constituant le type. 

D'après ce que j'ai constaté dans les herbiers, le R. brac- 
ieata est une espèce qui habite le sud-est de la Chine, 
(provinces de Kuang-Tung et de Fu-kian), Tile Formose 
et le groupe d'îles compris entre cette dernière et la côte 
chinoise. Lindley signale sa variété (3. scabricaulis dans la 
province de Tsche-Kiang, d'après un échantillon recueilli 
par Sir Staufon que j'ai vu dans l'herbier du British 
Museum. Quant à l'existence de la variété type dans le 
nord-est de l'Inde anglaise (prov. de Bhotan), où l'indique 
Lindley, elle est peut-être bien douteuse, du moins à l'état 
indigène. Roxburgh, sur la foi duquel s'est reposé Lindley, 
avait tout d'abord confondu le R. involucrata avec le 
R.bracteata;ov, il est bien possible que c'est une confusion 
d'espèces qui a donné lieu à l'indication rapportée par 
Lindley. Roxburgh n'est du reste pas le seul qui ait fait 
confusion entre les R, bracfeata et R, involucrata, et des 
voyageurs modernes ont tantôt pris le R.bracteata pour le 
R. involuŒatay et \ice-\ersà, confusion qui pourrait donner 
lieu à de graves erreurs de géographie botanique. Je suis 
donc porté à croire que le R. bracteata n'existe pas dans 
l'Inde, où il est remplacé par le R. involucrata. 



( 140 ) 



2^. Rosa iiiToliicrata Roxb. 

Lc R. involucrata a élé décrit par Lindley en 1820 
(Ros, Monogr., p. 10). Cet auteur a pris le nom d'mto/w- 
crata dans la Flore manuscrite de Roxburgh. Le D'" Bucha- 
nam, qui semble avoir été le premier inventeur de cette 
espèce, lui avait donné le nom de R. palustris (herbier du 
British Museum). 

Le R. involucrata a été admirablement représenté 
dans les Icônes plantarum Incliae orientalis de Robert 
Wight (1820). 

Cette Rose présente des affinités extrêmement étroites 
avec le R. bracteata, et, si Ton admet la doctrine du trans- 
formisme, on peut dire que ces deux formes ont une 
origine commune et que leur isolement géographique n'a 
pas encore produit entre elles des différences très-pro- 
fondes. 

Voici comment Lindley les différencie : 

(R. bracteata) R. foliolis oblongis obtusis glabcrrimis, bractois apprcssis 
pectinatis. 

{R. hwoliicrata) R. foliolis lanceolalo-ellipticis, infra tomentosis, 
bracteis contiguis pectinatis. 

Cet auteur ajoute que le R. involucrata se distingue en 
outre par ses rameaux longs et grêles. 

L'étude des matériaux d'herbiers m'a permis de 
constaler les différences déjà signalées par Lindley. 

Les folioles, dans le R. involucrata, sont relativement 
plus étroites que dans le R. bracteata j elles sont plus 
allongées et on peut les dire lancéolées-elliptiques, à 
sommet plus ou moins atténué, tandis que celles du 
R, bracteata sont obovales, ordinairement arrondies-^obtuses 



( I'll ) 

au sommet. Dans lo U. hi'oluvyata, les l'oliolcs iic pai-ais- 
sent pas aussi épaisses ni aussi nerveuses (jue dans le 
R. bracleala; elles sont ordinairement velues-tonienleuses 
sur toule la laee inférieure, tandis que dans le 7^ brac- 
tcdla, elles n'onl (|ue la eùle velue. 

Les stipules sont, me semble-t-il, un peu différentes 
dans les deux types. Dans le R. involucrala, les ailes 
sont plus longues et par consecjuent plus longuement 
adhérentes au pétiole. 

Ainsi que Tavait fait remarquer Lindley, les pédieelles 
florifères sont moins courts dans le R. iniolacrata, de façon 
que les fleurs sont moins rapprochées des bractées. 

J'ai cru remarquer qu'en général la fleur, dans ses 
différents organes, est moins forte dans le R. iniolucrala 
et que, toutes conditions égales d'ailleurs, le fruit devient 
plus gros dans le R. bravteata. 

Comme l'avait du reste marqué Lindley, les divers axes 
du R. involucrata semblent être plus allongés ; ils sont 
moins contournés en zigzag. 

Dans le R. incolucrala, du moins si j'en juge par 
les matériaux d'herbiers, l'écorce devient noirâtre avec 
Tàge, ce qui ne parait pas se produire d'une façon aussi 
marquée dans le R. bracteafa. 

Enfin dans le R. involucrata, les aiguillons sont toujours 
à pointe droite et plus ou moins relecée, tandis que dans 
le R. bravteata, la pointe est ordinairement plus ou moins 
arquée ou crochue et ce n'est guère que sur les axes flori- 
fères délicats que les aiguillons ont parfois la pointe droite, 
tantôt étalée horizontalement, tantôt un peu relevée. 

Pour bien apprécier les difTérences qui séparent ces deux 
types, il me reste à les étudier sur le vivant, chose que je 
n'ai encore pu faire jusqu'ici. 



( 142 ) 

Lincllcy, postérieurement à la publication de sa mono- 
graphie, a distingué les variétés suivantes du R, involu- 
crata : (3. biirmana, y. parvifolia, §, glabra, £. acutifolia. 

Dans le R. involiicrata, j'ai observé une particularité 
qui lui est commune avec le R. bracteata, c'est de produire 
à l'aisselle des feuilles, sur les branches de l'année, des 
ramuscules florifères. Cette production d'au moins deux 
générations d'axes, la même année, a-t-elle pour cause le 
climat ? Est-elle commune à des arbrisseaux appartenant 
à d'autres familles ? ou bien est-elle une particularité 
spécifique ? J'ai remarqué que le R. bracteata peut 
produire, dans nos jardins d'Europe, plusieurs générations 
d'axes la même année. 

C'est, ainsi que je l'ai déjà dit ci-dessus, le D'^ Bucha- 
nam qui, le premier, a découvert cette Rose ; il l'avait 
observée dans le îVépaul et, semble-t-il, dans des stations 
marécageuses. Si cette espèce végète dans de telles condi- 
tions, elle nous ofl*rirait ainsi une nouvelle note pour la 
distinguer du R. bracteata, qui parait habiter les collines 
et probablement des lieux secs. On a observé en outre 
le R. involiicrata dans les- provinces de Kamaan, Sikkin, 
Assam, dans le district de Silhet, sur les bords de 
l'Irawaddi dans le Birma anglais. Lindley, se basant sur 
un dessin chinois, le signale en Chine. Dans le recueil de 
planches publié sous le titre de : Icônes plantarum sponte 
China nascentiuni, e bibliotheca Rraamiana cxcerptae 
(London, 1821), il existe une planche représentant 
le R, involucrata, ce qui paraîtrait donc dénoter que cette 
espèce existe bien en Chine. Reste à rechercher dans 
quelle partie de ce vaste empire. C'est probablement dans 
la région sudo-occidentale, vers les régions montagneuses 
qui touchent à l'Himalaya. Je dois ajouter que j'ai vu, 



( 14Ô ) 

dniis riiorbior dv V\rM\cm\c dc Sl-Pclersbourg , un 
échaiililloii du //. involurrala provenanl de riicrbicr 
Chamisso, portant Tindifalion : « China. » 



23. Ros.i Lyellii Lindl. 

Lc R. LyoUii a été décrit par Lindlcy en 1820 {7?o.v. 
Momgr., p. 12, tab. I). Postérienremcnt, Trattinniek, 
Sprengel ct Seringe Tout, à leur tour, décrit, mais sans 
rien ajouter à nos connaissances sur cette curieuse forme. 
Avec Lindiey, Trattinniek et Sprengel Tassocient aux 
R. bracfcata et R. involucrata, mais Seringe Téloigne un 
peu de ces deux derniers types, en Tassociant aux R, Bank- 
siae et R. mkrocnrpa. 

Lindiey caractérise cette forme de la façon suivante : 

« R. foliolis oblongo-lanceolatis glabris, bracteis distantibus integris , 
floribus cymosis. « 

Il ajoute que les bractées étroites et entières, trcs- 
écartées des fleurs, distinguent, à première vue, cette forme 
des autres espèces de la section (tes Bracteataej et que, à 
part cette particularité, elle présente les caractères de la 
section. La figure publiée par cet auteur (loc. cit., tab. 1) 
correspond avec la description. 

Avant d'avoir vu les matériaux représentant cette forme 
dans le riche herbier de Kew, je croyais que le R. Lyellii 
constituait un type spécifique bien distinct, se rapprochant 
beaucoup du R. involucrata par la forme de ses stipules et 
de ses folioles et un peu par la forme de ses fleurs. J'avais 
cependant déjà reconnu que les caractères assignés à 
cette forme par Lindiey n'étaient pas tous eonslanis. C'est 
ainsi que des échantillons de l'herbier royal de Berlin et 



( U4 ) 

de mon |)roprc herbier m'ont offert les enlre-iiœuds de 
leurs branches et de leurs ramuscules florifères charges de 
nombreuses soies glanduleuses. Dans ces spécimens, 
les stipules sont moins profondément pectinécs que dans 
la ligure de Lindley; les pédicelles sont chargés de glandes 
pédiculées, glandes qui se retrouvent en plus ou moins 
grande abondance sur le réceptacle et les sépales; les 
réceptacles sont plus petits et moins arrondis que dans la 
forme décrite par Lindley ; les sépales extérieurs (2 ou o) 
sont munis en dessous de leur moitié inférieure de 1 ou 
2 petites pinnules ; enfin les bractées inférieures présen- 
tent quelques laciniures qui, dans les bractées supérieures 
ou bractéoles, sont à peu près transformées en glandes 
pédiculées. 

Je n'ai pas vu, dans l'herbier de Kew, de spécimens se 
rapportant exactement à la description et à la figure de 
Lindley, mais cet herbier renferme une série de formes 
qui me font suspecter la légitimité de l'espèce créée par 
Lindley. C'est ainsi que les échantilloiiS distribués dans 
l'Herbier des Indes orientales de MM. Hooker et Thom- 
son, présentent le faciès général du R. moschata. Ce sont 
de mêmes échantillons que j'ai pris dans l'herbier du 
Muséum de Paris et dans celui de St-Pétersboui'g, pour 
une variété du R. moschata. L'inflorescence et les feuilles 
diffèrent assez peu de celles du R. moschata^ les sépales 
sont pinnatifides_, les bractées sont laciniées, et les axes 
sont glanduleux. 

Deux autres échantillons recueillis |)ar M. Stocks pré- 
sentent des sépales extérieurs un peu pinnules, des bractées 
laciniées et des axes sétigères-glanduleux ; la corolle parait 
être simj)l(î ; les sépales, les réceptacles et les pédicelles 
sont hispides-glanduleux. 



( l^^y ) 

Trois loiii;s numisculos (loriloros provciinni dc riicrbicr 
do \\()\\v ('( i-ccii('illis (h\ns la pai'lic noi'd-oiicsl de rindc, 
oiil la comllo doubico, \v. rccoplacio assez gros ol. des 
sépales pinnules; des glandes reconvrenl les pédieelles, 
les réeeplaeles et les sépales. 

Des éc'Iianlilloiis provenant du iXépaul distribués par 
Wallieh (18^29 II. I., 68^2), ont les (leurs prescjue pleines, 
les pédieelles glanduleux et les axes sétigères-glanduleux. 
Il existe eneore d'autres éeliantillons et eeux-ci pré- 
sentent à peu près les caractères des sj)écimens que je 
viens de décrire brièvement. 

Quoique les styles ne paraissent pas être saillants et 
semblent avoir leurs stigmates sessiles au-dessus du 
disque, comme dans le R. huolucrata, je suis porté à 
voir dans le R. Lijellii une by bride des R. mosc/iata 
et R. huolucrata, produite peul-èlre spontanément, mais 
plus probablement dans les cultures, ainsi que semble le 
témoigner la duplicature de la corolle de la plupart des 
éeliantillons conservés dans les berbiers. 

J'ajouterai que les aiguillons du R. Lyellii ne sont pas 
régulièrement géminés comme dans le R. involucrata. 

Avant de se prononcer d'une façon définitive sur la 
nature de cette Rose, il est nécessaire que les voyageurs 
ou que les botanistes babitant Tlnde nous fassent connaître 
dans (juelles conditions végète cette plante, si elle croit en 
compagnie des R. moschata clR. inioliicrata, si elle ne se 
produit pas parfois dans les cultures et si son pollen est 
bien ou mal conformé. 

A propos de l'opinion que j'émets ci-dessus, je dois me 
défendre contre l'accusation àliybrido manie qu'on pourrait 
porter contre moi. Il me parait incontestable (ju il se 
produit des by brides entre de vraies espèces de Roses, 



• »■•«. 





>•- 




% 


'^.!^ 





( 146 ) 

par exemple entre les R. alpina et R. pimpinelli folia, 
entre le R, galUca et diverses espèces, que le R. iwara 
est sans aucun doute le produit d'un croisement entre 
le R, multiflora et une autre espèce qui très-probablement 
est le R. rugom. Ayant fait une étude approfondie du 
genre, ayant longtemps médité sur la valeur des caractères 
spécifiques des types de ce groupe ardu, ce n'est qu'après 
mûres réflexions que j'invoque l'Iiybridité pour juger de 
la valeur de certaines formes obscures qui, par leurs 
caractères vacillants, ressemblent tantôt à un type spéci- 
fique et tantôt à un autre type, sans qu'il soit permis de 
voir en elles un type intermédiaire ou une variété 
établissant une transition. 

Si le R. Lyellii vient à disparaître comme espèce 
légitime, la section des Rracteatae ne poiuTa plus se 
composer que de deux types :R. bracteata eiR. mvolucrata. 



24. Ro^i) inicropliylla Roxb. 

Le R. microphylla a été décrit pour la première fois 
par Lindley en 1820 (jRo.s. Monogr,, p. 9) d'après une 
figure cbinoise, et son nom a été extrait de la Flore inédite 
de Roxburgb. Le monograplie anglais avait tout d'abord 
classé cette forme dans la section des Bracteatae, entre 
les i? incolucrata et R. bracleala; mais pendant le cours 
de l'impression de son ouvrage, ayant été mis à même 
d'étudier la plante sur des écbantillons secs, il reconnut 
que celle-ci devait être rangée dans le voisinage du 
H. sericea, et page 146 il en donne une nouvelle des- 
cription. 



(147) 

Trallinnic'k,qui ne parail pas avoir vu ros|)ccc, inniiciicô 
|)ai- ro|)ini()ii de Lindley, eonslitue avee le R. sericva, 
(\[\^i\ aj)|)elle I\. }\'(ilh\h{i, el le R. niinoj)hijll(i, une 
seelioii sous le nom de Lindleyana (Rosac. Monorjv., II, 
p. 11)2). Seriui^e, (pii a eepeudant vu des s[)éeimens, 
niainlieut le R. mivrophijll(n\i\ns la seelion du R. bracteata 
{Prodr., II, p. G02). 

Xous allons voir que les auteurs cités ci-dessus n'ont 
pas apprécié à leui' juste valeur les caractères de cette 
espèce el Toni com})rise dans des sections auxquelles elle 
n'appartient en aucune façon. 

Le R. microphf/lla est une des espèces les mieux carac- 
térisées du genre et on ne peut la confondre avec aucun 
autre type. 

Lindley et Seringe n'avaient pu l'étudier que sur des 
échantillons provenant de pieds cultivés dans l'Inde; j'ai 
été plus heureux, car, outre des échantillons provenant de 
pieds cultivés en Europe, dans l'Inde, en Chine et au 
Japon, j'ai pu étudier de heaux spécimens de la plante 
spontanée, recueillis aux hords du lac Hakone (Japon 
central) par MM. les Docîeurs Savatier et Maximowicz. 
Les hords du lac Ilakone est encore jusqu'ici la seule 
hahitalion connue où le R. microphylla ait été observé à 
l'état sauvage. Dans les cultures, soit en Europe, soit dans 
l'Inde, en chine ou au Japon, ce type perd un peu de son 
cachet original; l'arhrisseau devient plus élevé, et les 
fleurs^ au lieu d'être solitaires, sont assez souvent groupées 
par 2 ou 5. 

Je crois bien faire en rédigeant ici une nouvelle des- 
cription sur des matériaux de la plante spontanée. 

llo«ia microphylla Roxb. in Liiidl Ros. Monogr., pp. 9 et 146. 
Arbrisseau. « Arbrisseau dressé, très-ramcux, pouvant atteindre 



( 148 ) 

jusqu'à 8 pieds, à tige (prol)ablement partie inférieure) épaisse de 
2 pouces. « (D"" 3Iaximowicz, in litt.). 

Tiges. Tiges rameuses, un peu flcxueuses en zigzag, à écorce 
devenant brunâtre, lisse, finissant par s'elTeuiller^ aiguillonnées, à 
aiguillons tous géminés, épaissis à la base, les uns à pointe un peu 
arquée, horizontale ou un peu inclinée, les autres (et c'est le plus 
grand noml)re) à pointe droite, relevée et formant un angle ouvert avec 
l'axe de la tige 

Raml'scules florifèrks. Hajnusculcs florifères souvent courts, flexueux 
en zigzag, à écorce glabre, à aiguillons tous géminés, à pointe droite et 
relevée. 

Feuilles. Feuilles î)-Io-foliolécs. Siipuies courtes, toutes à ailes très- 
étroites et [)rcsque nulles et n'étant en quelque sorte formées que 
par une étroite décurrence des oreillettes, bordées de quelques rares 
cils glanduleux, à oreillettes étroites, lancéolées-linéaires, ciliées-glan- 
duleuses, étalées ou divergentes. Pétioles velus, finement aiguillonnés. 
Folioles tantôt très-petite*:, tantôt de dimension moyenne, ovales- 
elliptiques, plus ou moins attéuuées à la base, plus ou moins longue- 
ment atténuées-aiguës au sommet, plus ou moins velues à la face 
inférieure, g'abrescentes en dessus, à dents fines, cuspidées et simples. 

Inflorescence. Fleurs ordinairement solitaires et dépourvues de 
bractées. PédiceUes courts (lO-lS mill.), portant à leur base une feuille 
multifoliolée, chargés de nombreux petits aiguillons jaunâtres, ord, 
étalés horizontalement. Réceptacle florifère (probablement globuleux ou 
subglobuleux). Sépales (à la maturité ou pendant la maturation) 
redressés sur le fruit et persistants, formant une cupule foliacée rappe- 
lant le sommet de Tinvolucre de la noisette, épais et coriaces, muriqués 
sur le dos par de petits aiguillons jaunâtres, les 3 extérieurs découpés 
sur les bords en larges expansions foliacées irrégulières et incisées, les 
deux intérieurs largement spatules, entiers, termines brusquement par 
une assez longue pointe filiforme, blanchâtres-tomenteux aux bords. 

Corolle Disqm large, un peu relevé autour de l'ouverture qui 

est assez étroite, portant à son pourtour une large ceinture marquant 
sans doute la place de nombreuses étamines Capitule stigmatique velu, 
sessile, assez petit, quoique composé de nombreux stigmates. Réceptacle 
fructifère gros, suborbiculaire-déprimé, plus large que haut, plus ou 
moins incliné, chargé de nombreux petits aiguillons jaunâtres aplatis. 
Floraison (La maturité parait se faire en septembre et octobre. j 



( 149 ) 

Aire de dispersion. Comme localités corlainos, je ne connais ([ne les 
bonis (In lac Hakone dans le Japon central, ovi ]\I. le D"" Maximowicz a 
recneilli resj)(>ce en 1S()2 et l\l. le D"" Savatier, en IS7I. Les (M-lianlillons 
qne j'ai vns dans les herbiers et provenant de la Chine, de l'Inde, et 
nu'inr (In Japon, mais d'antres locaiil(''S (pie le lac Ilakone, sont tous à 
fleurs plus ou moins pleines et proviennent des cuhures. Il est donc 
probable (jne ce type intéressant (>st propre au Japon, où il pourrait 
bien être localisé dans les régions montagneuses. 

Voici ce que M. le D'' Savalicr avait écrit sur ce Rosier 
à SOI) ami M. Franchet : « je ne Tai jjas vu en fleurs. Le 
IVuif est acitlulc et les Japonais le mangent. Je Tai goûté 
moi-même et je ne Tai pas trouvé mauvais Les fniils 
étaient verts quand je les ai cueillis. Je ne crois pas qu'ils 
changent beaucoup de couleur en mûrissant, mais je ne 
puis raHirmer. » 

Quanta la couleur des fruits, à voir ceux des échantillons 
desséchés par M. Savatier, on dirait qu'ils deviennent ou 
peuvent devenir rougeàtres, mais il est cependant probable 
que le fruit reste longtemps verdàtre, car M. le D'^ Maxi- 
mowicz, qui croyait Tespcce inédite, a désigné (in Herb, 
hort. bot. Petrop.) celle-ci sous le nom de R. chlorocarjm. 
Parmi les échantillons récoltés par ce dernier botaniste, il 
en est un, du oO octobre, qui porte un gros fruit mûr, plus 
ou moins comprimé par la dessiccation (ce qui semble 
dénoter un état mou ou pulpeux), qui est devenu rougeàtre. 
Reste maintenant à voir si la teinte rougeàtre ne se produit 
que bien tard dans la saison ou ne se produit que par la 
dessiccation. 

Sur l'étiquette qui accompagnait les échantillons du 
R. chlorocarpa Maxim, mss., M. Maximowicz a écrit : 
« FI. sulfureus. » Ai-je mal lu ou bien les fleurs sont-elles 
réellement jaunâtres ? Lindley attribue cependant à son 



( 150 ) 

espèce, qui est certainement celle que j'ai décrite ci- 
dessus, des fleurs roses (pale red). 

A l'état sauvage, les feuilles de ce type sont plus ou 
moins velues, mais j'ai remarqué que dans les cultures, 
elles peuvent devenir tout à fait glabres. 

Roxburgh n'avait sans doute vu que la variété micro- 
phylle, quand il a appliqué le nom de IL 7nkrophyUa, nom 
qui est loin d'être toujours juste, car dans les cultures, 
comme aux bords du lac Hakone, les folioles de l'espèce 
sont souvent d'une dimension qui ne justifie pas le nom 
de mkrophylla. 

Se présente maintenant la question de classification. 
Il ne faut certes pas songera rapprocher le R. 7nkrophylla 
du R. serkea, type isolé dans le genre par ses caractères 
et qui constitue à lui seul une section bien tranchée, que 
j'ai appelée Ebracteatae j il ne peut pas non plus être 
rapproché des R. bracteata et R. iniolucraktjdonl il diffère 
par de vrais caractères de section et dont il ne rappelle en 
rien le faciès. On peut dire qu'à la façon des R. laevigata, 
il. Bankskie et R. serkea, il forme une section à part, 
une section jusqu'ici monotype et dont la diagnose sera en 
quelque sorte formée par les caractères spécifiques : 
aiguillons géminés, feuilles 9-15-foliolées, stipules toutes 
à ailes très-étroites, longuement adhérentes au pétiole, 
à oreillettes étroites et divergentes, réceptacle fructifère 
chargé d'aiguillons aplatis, sépales persistants, les exté- 
rieurs profondément déchiquetés sur les bords et proba- 
blement étamines extrêmement nombreuses. 

C'est l'espèce dans laquelle les feuilles comptent le plus 
grand nombre de folioles. 

Le fruit est extrêmement remarquable par ses petits 
aiguillons, très-roides et piquants, aplatis de bas en haut 



( loi ) 

et qui ressemblent à de petits dards fermement implantés 
dans réeoree du réceptacle. 



25. Rosa scricc» Liiidl. 

C'est encore Lindiey qj^ii a eu l'honneur d'établir 
(Ros. Monogr., j). 105, tab. 12) cette curieuse espèce. 
Celle-ci ne doit pas èlre rangée dans la section des 
Caninae comme l'avait fait le monographe anglais, car 
elle constitue à elle seule une section bien distincte de 
toutes les autres et qui n'a, au surplus, aucun rapport 
avec celle des Caninae. 

Outre d'assez nombreux caractères morphologiques qui 
lui sont propres, ce type nous présente une particularité 
biologique des plus curieuses. C'est ainsi que le long des 
tiges et des branches, il se développe presque toujoiirSj à 
l'aisselle des feuilles, un bourgeon qui donne naissance à 
une ou deux feuilles entourées d'écaillés à leur base. A 
l'aisselle de la feuille supérieure ou de la feuille unique, 
se produit une seule fleur, ou bien, ce qui est plus rare, 
se trouve le rudiment d'un bom^geon. Dans ce dernier 
cas, pendant l'été, ce bourgeon développe ses feuilles qui 
forment bientôt rosette. Remarquons que rarement le 
bourgeon de première génération s'allonge en brancheà 
entre-nœuds plus ou moins allongés. 

Mais revenons au bourgeon florifère. Celui-ci développe 
donc une ou deux feuilles et se termine, sans bractée, par 
une fleur unique. Entre celle-ci et la feuille unique ou la 
supérieure, se montre un bourgeon qui, pendant le même 
étéj se développe en une rosette de feuilles. C'est ce 
bourgeon qui prolonge l'axe florifère, et celui-ci ne 

13 



( 152 ) 

s'allonge d'ordinaire que très-lentement et par une suite 
d'entre-nœuds extrèmements courts et, pourrait-on dire, 
presque nuls. Au temps de la floraison, la fleur paraît 
bien terminale, comme du reste elle l'est en réalité, mais 
bientôt le bourgeon axillaire, en se développant, rejette 
le pédicelle sur le coté. A la maturité, celui-ci plus ou 
moins flexueux et réfléclii, semble être né, par une sorte 
de partition de l'axe, en face d'une feuille et n'a à sa base 
ni feuille, ni bractée. La fleur occupe alors une position 
semblable à celles des cymes unipares feuillées. La succes- 
sion ininterrompue de bourgeons continuant les ramus- 
cules florifères, rend, comme je l'ai dit, ceux-ci Irès-ridés, 
plus ou moins incurvés et ceux d'enir'eux qui mesurent de 
25 à 50 millimètres de longueur sont déjà fort âgés et ont 
pu fleurir 10 ou 12 fois. 

D'autres espèces à fleurs dépourvues normalement de 
bractées comme le R. jnmpinelU folia, par exemple, nous 
offrent parfois Texemple de ce singulier développement, 
mais il n'est qu'exceptionnel. Ainsi dans ce dernier 
type, il se montre entre le pédicelle et sa feuille un 
bourgeon ou un rudiment de bourgeon, mais ce n'est 
que très-rarement qu'on voit celui-ci se développer la 
même année et rejeter le pédicelle sur le côté ; encore ce 
bourgeon développe-t-il des entre-nœuds plus ou moins 
allongés, et on ne peut méconnaitre, à première vue, sa 
nature axillaire. On peut ajouter (|ue ce bourgeon, qu'il 
se développe la même année ou l'année suivante, est 
souvent florifère, et que les ramuscules auxquels il donne 
naissance s'épuisent ou s'atropbient après un petit nombre 
de générations. 

Sous le point de vue du développement des axes 
florifères, on peul dire (pie le R. serirea présente quelques 



( 153) 

rnpporfs avec le R. pimpineJli folia ; quelques autres points 
(le coiilaci existent eneore eiili'e ees deux types. C'est ainsi 
(|ue les leuilles du A*, scricca soni à nombreuses paires de 
folioles, comme dans le R. pitnpiaelUfolia, (jue les folioles 
sont petites et rappellent beaucouj) la forme de celles de 
ce dernier; les stipules ont, comme dans celui-ci, les oreil- 
lettes d'ordinaire dilatées brusquement et très-diver- 
gentes; les axes sont souvent abondamment sétigères ; 
enfin le col du réceptacle est dépassé par une collerette 
de poils. 

Mais à côté des ressemblances, il existe des différences 
très-caractéristiques. Les aiguillons du R. sericea sont 
régulièrement géminés et ont une forme ordinairement 
bien difTérente de ceux du R. pimpmellifolia, et ce qui est 
propre au R. sericea, c'est d'avoir une fleur tétramère, 
exemple unique dans tout le genre. C'est ce caractère 
singulier qui avait fait donner par Roxburgb le nom 
de tetrapetala à ce type. Lindley, décrivant pour la 
première fois celui-ci sur des écbanti lions d'berbier et ne 
soupçonnant sans doute pas qu'un Rosa put être tétramère, 
lui a assigné une fleur pentamère. Il paraîtrait cependant 
que la fleur peut se présenter sous le type pentamère, 
mais ce doit être très-rarement, car les nombreux spéci- 
mens que j'ai étudiés ne m'ont ofl'ert aucune fleur 
pentamère. Quelles que soient les différences existant 
entre le R. sericea et le R. pimpinellifolia, la place 
naturelle du premier est à côté du second ou du moins 
dans son voisinage. 

Ainsi que je l'ai développé amplement dans le 2" fasci- 
cule, le R. sericea est un type précieux pour démontrer 
d'une façon péremptoire que le démembrement à l'infini 
de nos types européens n'a pas sa raison d'être. En ce qui 



( \U ) 

concerne le genre Rosa^ la notion de Fespèce s'est peu 
à peu pervertie en présence des travaux des botanistes 
qui se sont bornés à envisager et à décrire les formes 
de leur canton, de leur province ou de leur pays. Pour 
revenir au sentiment du vrai, il faut nécessairement que 
les auteurs de monograpliies partielles quittent le cbamp 
européen, laissent momentanément de côté toutes ces 
formes secondaires dont la valeur a é(é exagérée par des 
auteurs n'ayant pu exercer leur activité que dans un 
champ restreint, et qu'ils éludient, sur de riches séries, 
les espèces bien caractérisées que nous offre surtout 
l'Asie. Ils découvriront bientôt que la forme du fruit, que 
les dents des folioles, que laglandulosité des feuilles, etc., 
ne peuvent guère offrir de caractères solides pour l'éta- 
blissement des espèces. Je ne reviendrai donc pas sur les 
variations affectées par les divers organes du R. sericea et 
je renvoie le lecteur au 'â*' fascicule des Primitlae. 

Avant d'aborder les détails concernant la distribution 
géographique du R. sericea^ je dois dire un mot d'un 
magnifique pied de l'espèce que j'ai vu cultivé contre 
un mur dans le Jardin de Kew. Ce pied atteignait près 
de 4 mètres de hauteur et couvrait une large superficie 
du mur. Il est probable que ce développement extraor- 
dinaire est dû en grande partie à un sol fertile et au palis- 
sage, et que, dans sa patrie, le R. sericea, du moins si 
j'en juge par les échantillons d'herbier, forme un buisson 
peu élevé, à croissance assez lente et dans le genre 
du R. pimpineUifolia. 

Lindley, d'après des échantillons envoyés par Wallich, 
signalait le R. sericea dans le Gossain Than. Depuis cette 
époque, les montagnes de l'Himalaya ayant été explorées 
par d'intrépides botanistes, le R. sericea a été constaté 



( ISS ) 

dans (livorsos pi'ovirR'Cs de cette région montagneuse. 
Je vais tout d'abord renseigner les localités que m'a fourni 
l'herbier de M. von Sclilagintweit. Province de Garwal : 
Kliarsali via llana down the Jamna Valley to Kutnor. 
8900 to 6100 eng. f. Gaurikund via Trijugi Narain and 
MaserTal to Bilung. GoOO to 7217 eng. f.Sukki across the 
Bamsuru and Chaia Pass to Karsali (Passes between the 
Bhargiratti and Jamna Valleys. (9000-15400 eng. f. 
Procincede Kaniaan : Bageser to Munshari via Kathi and 
Namik.oOOO to 7800 eng. f. Environs of Milum(chief place 
of the district of Johar) 11200 to 12100 eng. f. Province 
de Sikkim : Environs of Darjiling. (iOOO to 8000 eng. f. 
Singhalila ridge from Tonglo to Falut. 9000 to 12000 
eng. f. MM. Slrachey et Winterbottom ont distribué 
l'espèce provenant de Milam ou Mah;m et de Jola 
(Kamaan. 11500 fect), et MM. Hooker et Thomson l'ont 
distribuée de la province de Sikkim (9000 to 14000 feet). 
D'après ces indications, l'espèce occuperait une aire 
étendue dans l'Himalaya. L'herbier du Jardin botanique 
de Sl-Pé(ersbourg en renferme des échantillons recueillis 
en 1872 par M. Przewalski en Chine (partie boréo-occidcn- 
tale), dans la région boisée du bassin du Tetung (province 
de Kansu). 



^0. Ro^a laevigata Michaux. 

Le R. laeviffata, malgré ses caractères très-tranchés et 
(jui ne peuvent le faire confondre avec une autre espèce, 
possède néanmoins une synonymie bien confuse. 

M'appuyant sur Lindiey, j'avais cru qu'on pouvait 
adopter pour celte curieuse espèce de la Chine et du 



( 156 ) 

Japon le nom de R. sinica, mais ayant étudié plus atten- 
tivement la description d'Ailon (Hortus KewensiSj éd. 2, 
m, p. 261, 181 1), je ne puis plus admettre que cet auteur 
ait eu sous les yeux le R. laevigata. Sa diagnose porte : 
« R. fr. suhglobosis glabris, ped. aculeatis hispidis, caule 
petiolisque aculeatis, calycinis foliolis lanceolatis sub- 
petiolatis. » 

Tout d'abord, le fruit ou réceptacle fructifère n'est 
jamais, d'après les nombreux matériaux que j'ai vus, sub- 
globuleux, mais bien subpyriformc, avec un col très-élargi; 
jamais je ne Tai vu lisse (glaber), mais toujours fortement 
hispide, et remarquons ici que par le mot glabris Aiton 
n'entend pas dire dépourvu de poils, car il emploie bien, à 
propos des espèces à réceptacle glabre et chargé de soies, le 
mot de hispidus. A part le caractère de sépales subpétiolés 
que je ne comprends pas, les autres termes de la diagnose 
peuvent s'appliquer à certaines formes du R. indka. Il y a 
tout lieu de croire que cet auteur a eu en vue une Rose 
de la section des Indkae à réceptacle subglobuleux. C'est 
probablement à une forme de cette section que Murray 
{Syst. Veget.) a donné également le nom de R. sinica. 
Dans l'herbier de Linné, je n'ai trouvé aucune trace du 
R. laevigata. 

Le nom de R. sinica étant devenu inapplicable et de 
plus n'étant pas le nom princcps, il faut adopter celui de 
R. laevigata donné par Michaux en 1805 {Flora Roreali- 
Arnericana, I, 295). La description de Michaux est loin 
d'être bien claire, mais il n'y a pas à douter que cet 
auteur n'ait eu en vue la plante de la Chine et du Japon. 
Un an après, Poiret a décrit l'espèce sous le nom de 
R. ternata (Encgvlopêdie incthodique. — Botanique, VJ, 
p. 284). Selon ce botaniste (loc, cit. Suppl., IV, p. 70'^), 



( '''i^ ) 

Bosi' avail nomine ce type R. tvifoliota. Donn l'a 
nommé U. cherokeensis (Hortus Cantabrigiensis, cd. 8, 
p. 170, 18 lo). 

Kn 181Ô, De Candollc (Catalogiis plantarum Horli 
botanivJ MonspeUensis, p. 157) a décrit un R. nicca qui 
est le même que le R. laevigata ; la diagnose laisse 
planer un peu d'obscurité sur l'identité spécifique, mais 
la description qu'en a faite postérieusement Seringe sur 
des échantillons autlienti(jues ne permet plus de douter. 

Chose assez étrange, ce type si distinct, si reconnais- 
sable, fournit à Lindley, à Seringe et à Tratlinnick 
matière à la création de plusieurs espèces. 

Lindley admet tout d'abord le R. laevigata Mx comme 
une espèce distincte : il en avait vu des échantillons 
dans l'herbier de Sabine; d'après un dessin chinois qu'il 
a reproduit et d'après des plantes vivantes et des échan- 
tillons d'herbier, il admet, en second lieu, un R, sinicaj 
et enfin avec une forme sétigère,il constitue son R. hystrix 
qu'il figure tab. 17. J'ai vu dans l'herbier du British 
Museum l'échantillon qui a servi de type à cette dernière 
prétendue espèce, échantillon recueilli par Sir Stauton 
dans le province de Kiang-si en Chine. 

A son tour, Seringe admet comme espèce les R. hystrix, 
R. nivea et R. laevigata et de plus, interprétant très-mal 
une figure du R. laevigata donnée dans le recueil de 
planches publié sous le titre de : Icônes plantarum sf.onte 
China, etc., il en fait son R. amygdalifolia. Je dois 
toutefois ajouter que cet auteur dit du R. hystrix : 
« An R. niveae var.? » 

Trattinnick adopte, de son côté, les R. hystrix, R. nivea 
et R, laevigata et crée, avec la figure chinoise du R. laevi- 
gata dont il vient d'être question, son R. ciicumerina. Cet 



^r 



m 



( 1S8) 

auteur décrivant le dessin chinois attribue à son espèce 
des « slyli in cohimellam longam, gracilem coaliti; » or 
le cône qui surmonte le disque du fruit représenté dans la 
planche chinoise n'est qu'une grossière représentation du 
capitule stigmatique qui a été exagéré et mal rendu. 

Il est fort probable que le R. triphylla de Roxburgh est 
identique avec le R. laevigata, quoique certains botanistes 
aient voulu voir le R. triphylla dans cette forme cultivée 
qui a reçu récemment le nom de R. Fortunei. 

En 1828, W.-J. Hooker (Rotankal Magazine, New 
Ser., II, n° 2847) a décrit l'espèce avec beaucoup de 
détails en lui attribuant une partie des synonymes que 
j'ai rappelés ci-dessus, et sa description est accompagnée 
d'une bonne figure. Cette nouvelle description laisse peu 
de chose à ajouter en ce qui concerne la variété non 
sétigère à l'état florifère. 

Dans cette planche n° 2847, l'une des feuilles du ramus- 
cule florifère est 5-foliolée, ce qui, d'après ce que j'ai vu, 
paraît bien rare, du moins dans la patrie de l'espèce. Déjà 
Michaux attribuait à son R. laevigata des feuilles 5-S-folio- 
lées, et en effet, dans une belle collection de planches 
peintes par Madame Van Bruyssel représentant des 
plantes du midi des Etats-Unis, j'ai vu le R. laevigata 
portant des feuilles 5-foliolées. 

Remarquons que, dans sa patrie, le R. laevigata est 
assez fréquemment sétigère sur ses ramuscules florifères, 
et que les sétules peuvent envahir les branches. Entre la 
forme abondamment séligère et la forme lisse, il existe 
des transitions qui ne laissent aucun doute sur l'identité 
spécifique de la variété laevigata (R. laevigata Mx) et la 
variété hijstrix (R. hgstrix Lindl,). 

La corolle est décrite par tous les auteurs comme étant 



( ISO ) 

(rim hiaiic piir, co qui a fait donner à rcsj)C(*c lo nom 
de K. nirea par Do CandoUe, mais M. Maximowicz a vu, 
à Jokoliama, une variété cultivée à fleurs ?'o.st.s' et inodores. 
Dans cette variété, la corolle est très-grande et mesure 
près de 9 centimètres de diamètre, et, chose assez singu- 
lière, les stipules, même les supérieures, ont leurs ailes 
longuement adhérentes au pétiole. Malgré la couleur tout 
à fait exceptionnelle de la corolle et Tespèce d'anomalie 
présentée par les stipules, je ne pense pas qu'il soit besoin 
d'invoquer l'hybridité pour expliquer ces deux accidents, 
probablement dus à la culture. 

Lindley avait rangé le 7^. laevigata dans sa section 
des Banhiae ; celle-ci, selon cet auteur, comprend en 
outre les espèces suivantes : 7^. si7iica Ait., 7^. recurva 
Roxb., R. setigera Mx, 7?. hystrix Lindl., 71^. microcarpa 
Lindl. et R. Banksiae. Ainsi que je l'ai démontré précé- 
demment, les R, laevigata, R. sinica et R. hystrix repré- 
sentent le même type spécifique; d'autre; part,le7^.se^/V7em, 
dont j'ai vu l'échantillon type dans l'herbier de Michaux, 
est identique avec le R. rubifolia R. Br., qui est une 
espèce de la tribu des Synstylae, comme l'est du reste le 
R. microcarya ; de sorte que la section des Banksiae se 
réduirait à trois espèces, et même à deux : le 7?. recurva 
n'étant qu'un type obscur et qui n'est jusqu'ici connu que 
par une description très-vague. Reste maintenant à voir si 
le 7?. laevigata peut resier associé au R. Banksiae. Ces 
deux types n'ont en commun que des stipules plus ou moins 
libres et plus ou moins caduques et, en dehors de cela, 
ils présentent de telles dissemblances, qu'il n'est pas 
possible de les tenir rapprochés dans la même section 
naturelle. 

Le 7?. laevigata est fortement aiguillonné, tandis que 



( 160 ) 

le R. Bankdae est ordinairement inerme; le premier a les 
feuilles presque toujours o-foliolées et non ordinairement 
o-foliolées comme dans le JR. Banksiae ; ses fleurs sont 
solilaires et non réunies en une espèce d'ombelle simple; 
son réceptacle fructifère devient gros en prenant une forme 
toute spéciale et est couronné par les sépales persistants, 
tandis que dans le R. Banhiae, le réceptacle fructifère est 
très-petit et dénudé au sommet par la chute des sépales, 
qui restent réHéeliis après Tantlièse. 

Il est pour moi hors de doute que le R. laevigata 
constitue un type à part et qu'il doit donner lieu à la 
création d'une nouvelle section. On pourra assigner à 
celle-ci, qui jusqu'à présent serait monotype, le nom 
de Sinicae, atin de rappeler ainsi le nom de H. sinica, 
appliqué si généralement à l'espèce en question. 

La véritable patrie du R. laevigata est incontestablement 
l'extrême Orient. 

Michaux croyait que cette espèce était indigène en 
Amérique; mais depuis cet auteur des doutes se sont 
élevés, et malgré la rapide propagation de ce type en 
Géorgie, dans l'Alabama, la Floride, la Caroline du Sud, 
la Louisane et la Jamaïque, la plupart des auteurs 
américains le considèrent comme étant d'origine étrangère. 
Remarquons du reste que cette magnitîque Rose s'est 
également naturalisée au Cap de Bonne-Espérance, où 
MM. Kuhl et v. Hass l'ont observée entre 100 et 150 pieds 
d'altitude (Herbier du Musée de Leyde). 

Au Japon, elle est fréquemment cultivée dans quelques 
localités, de façon qu'il n'est guère facile de distinguer 
quand les échantillons d'herbier à fleurs simples ont été 
recueillis dans les jardins ou dans le voisinage de ceux-ci. 
Von Siebold la cultivait au Japon sous le nom de 



( If'I ) 

/?. Camellia. M. le D"" Mîiximowicz, qui Tn recollée à 
Nagasaki et à Jokohnma, dit, sur Tiiiie des éliquetles 
accompagnant des éeliaiitillons de la première localité ; 
« In sepihiis et mûris frequens, vix non semper eulta. » 
Outre les localités de Nagasaki et de Jokoliama, j'en ai 
vu des spécimens récoltés par M. de Brandt à Ilakodadi, 
mais je ne sais s'ils proviennent des jardins ou s'ils sont 
indigènes. En présence du témoignage de M. Maximowicz, 
il est permis de concevoir quelques doutes sur l'indigénat 
de Tcspece au Japon. 

M. Oldham l'a recueillie à Tamsuy, dans File Formose, 
où elle est peut-être indigène. 

Voici maintenant les localités chinoises qui me sont 
connues par des échantillons : Chusan. Com. iM. de Mon- 
tigny, 18oo (Herb. Hort. Paris.). — Province de Kouy- 
Tcheou. Com. Perny, 1858 (Ibidem). Shanghai. Com. 
Helol etd'Argy, i860 (Ibidem). Whampoa. Coll. Hance, 
1860 et 1872. Province de Kiang-si. Coll. Sir Stauton 
(Herb. Brit. Mus.). 

J'ai en outre vu des spécimens recueillis dans le nord 
de la Chine par Fortune, en 184o et 1847 (Herb. Mus. 
Paris, et Hort. bot. Petrop.). 

M. Bentham (Flora Hongkouf/ensis, p. 106) la signale, 
d'après M. Harland, à Hongkong. 

En somme, il est certain que cette espèce habite bien 
la partie sudo-orientale de la Chine et peut-être une 
partie de la région boréo-orientale du même empire, 
qu'elle s'étend dans les îles Chusan et qu'elle atteint 
Formose. Il restera à s'assurer si elle n'a pas été intro- 
duite au Japon. 



( 162 ) 

%7. Rosa Bauksiae R. Br. 

Le R. Banksiae a été décrit pour la première fois 
en 1811 (Hortîis Kewensis, éd. II, p. 258), et la descrip- 
tion en fut faite sur la plante cultivée introduite par 
William Ker en 1807. L'espèce était dite originaire de 
la Chine. 

Depuis R. Brown, tous les auteurs qui ont donné une 
description de Tespèce ne Tavaient vue qu'à fleurs pleines. 
Moi-même, jusqu'à ces derniers temps, je ne l'avais connue 
également qu'à fleurs pleines et c'est seulement à partir 
de 1872 que je pus l'étudier à fleurs simples. Ce fut 
tout d'abord sur de beaux spécimens que m'avait envoyés 
le regretté Hanbury. Ces spécimens, qui provenaient du 
jardin du palais Orengo, à la Mortola près de Mentone, 
m'ont permis de bien me rendre compte de la forme 
normale des réceptacles florifère et fructifère qui n'était 
pas connue. Enfin, l'année dernière, il m'a été donné 
d'étudier, au Jardin des Plantes de Paris, des échantillons 
spontanés à fleurs simples que M. l'abbé David a recueillis 
en Chine, dans le Shensi meridional en 1875. 

A part la forme normale des réceptacles florifère et 
fructifère qu'on n'avait pu décrire, les caractères deTespece 
ont été suffisamment décrits pour qu'il ne soit pas besoin 
d'en parler ici longuement. 

Les axes sont presque toujours inermes et je n'ai vu 
d'aiguillons que sur un grand échantillon à fleurs simples 
récolté par M. Kirilow près de Pékin en 1841 (Ilerb. 
Hort. bot. Petrop.). Les aiguillons n'existent que sur la 
branche ou tige ; ils sont rares, un par entre-nœud, petits, 
assez courts et crochus à la façon de ceux du R. arvensis. 



( 165) 

Les réecplac'los florifères des fleurs simples sont irès- 
pelils, larges de 1 i/-2-2 mill., ovoïdes-nrroiulis, assez 
forlemeiU eontraelés au sommet. Dans la forme à fleurs 
pleines, ils sont beaucoup plus gros et largement cam- 
panules. 

Les sépales restent réfléchis après Tanthèsc et tombent 
avant la maturité du l'éeeptaele. 

Les styles sont incluse! leurs stigmates formeni un petit 
capiîule sessile. 

Le réceptacle fructifère est de la grosseur d'un petit pois, 
de forme globuleuse ou subglobuleuse. 

Le IL Baiiksiae reste jusqu'ici seul pour composer la 
section des Banksiae. 

Ainsi que je Tai déjà marqué ci-dessus, à part les 
échantillons à fleurs simples recueillis par M. l'abbé David 
et qui paraissent provenir de pieds spontanés, tous ceux 
que j'ai vus dans les herbiers ont été récoltés dans les 
jardins. Voici la liste des pays ou localités de l'exlréme 
Orient qui ont fourni des échantillons à fleurs pleines que 
j'ai étudiés: Japon (sub nom. /?. Viola). Coll. von Siebold. 
Japon. Coll. Burger. Nagasaki. Coll. Maximowicz. Pékin. 
Coll. Skatschkofl'. Sung kiang. Com. M. de Montigny. 

D'après ce qui précède, il n'est guère possible de 
marquer l'aire de dispersion de cette curieuse espèce et 
on ne peut lui assigner jusqu'ici pour patrie que le Shensi 
méridional d'après M. l'abbé David. 



Observations supplémentaires. 

L'étude que j'ai faite dans les herbiers du Jardin des 
plantes de Paris, de St-Pétersbourg, de Kew et de 



( 164 ) 

Londres, m'a fourni des éclaircissements et des renseigne- 
ments nouveaux qui me permettent de compléter ou de 
corriger les descriplions ou les indications concernant 
quelques-unes des espèces traitées dans les deux premières 
parties de ce 5'^ fascicule. 

Je vais reprendre ces espèces d'après Tordre de leurs 
numéros, et, en oulre, j'ajouterai quelques remarques sur 
diverses formes que j'avais passées sous silence. 



Rosa inicpocarpa Lindl. 

Dans l'herbier du British Museum, j'ai vu l'échantillon 
sur lequel Lindley a décrit son espèce. Cet échantillon 
recueilli par Stauton dans la province de Quang Tung, en 
Chine, est bien le type que j'ai décrit à mon tour. 

La figure de Petiver (Gazophfjladum naturae et artis, 57, 
t. 55, iig. 11) représentant son llosa cheusan glabra, 
juniperi fructu, parait bien représenter le R, inicrocarpa. 

Les spécimens du R. amoyeims Hance n*^ 5690 con- 
servés dans l'herbier de Kew sont des R. mkrocarpa. 
Dans ce même herbier, se tiouvent d'autres échantillons du 
R. mkrocarpa envoyés par M. Ilance avec cette étiquette : 
« i\" 10225. Rosa midti/lora Thbg(?). Hong-Kong. » 

Dans l'herbier du British xMuseum, j'ai vu des échan- 
tillons du R. mkrocarpa recueillis par Lord Macartney en 
Chine, et dans l'herbier de Kew, j'en ai vu d'autres avec 
cette étiquette : « iN" 48. Rosa sp. In hedges very abun- 
dant. 6/61 Near Ningpo. il. Oldham. » Enlin dans l'herbier 
du Jardin des plantes de Paris, se trouvent des spécimens 
récoltés par les pères llelol etd'Argy, en 1865, à Scliang- 
hai, et d'autres recueillis par M. l'abbé David, sans indi- 
cation de localité (probablement du Shensi). 



( 105 ) 

Les indications prcccdciilcs nous rnonircnl, donc (|mo 
le R. inicrorarpa paraît ctro répandu sur une vasio ('Icndue 
do ronij)irc chinois, l^oul-èti'o le Irouvera-l-on dans Tile 
Foiniose. 

Le R. frar/ariai'folia que Seringe (Pro;(r., IF, j). GOI, 
n'' 19) a décrit sur une ligure chinoise |)uhliée dans le 
recueil iniitulé : Icônes plantarum sponle China nasccn- 
tinm, etc., ne doit être rien autre que le R. microcarpa. 



Rosa iniiltiflora Thunb. 

Depuis mes dernières études sur les R. multi/lora 
et R. Luvlae, j'ai examiné un grand nombre d'échantillons 
de ces deux formes et le résultat de mon examen fera 
Tobjet d'une note qui sera publiée dans le prochain 
fascicule et dans laquelle j'aurai à m'étendre longuement 
sur ces deux espèces et sur le R. moschata. 



Rosa platyacantha Schrenk. 

L'étude d'une forme extrêmement curieuse du R. pim- 
pinellifolia recueillie en Mongolie par M. Przewalski m'a 
amené à ne voir dans le R. platyacantha de Schrenk 
qu'une variété du R. pimpinellifolia, variété sans doute 
remarquable, mais qu'avec mes principes de spécification 
je ne puis séparer du type linnéen. 

Cette variété, que j'appellerai platyacantha j poursuit son 
aire de dispersion à travers la Mongolie, toutefois en 
se modifiant un peu. C'est elle que M. Przewalski a 
recueillie en 1871, dans les monts Alaschan aux alên- 



es' 






( 166 ) 

tours (le Kalgan et entre cette ville et le mont Inschan 
(Mongolie). 

A première vue, la forme récoltée par M. Przewalski et 
dont il existe une belle série d'échantillons florifères dans 
riierbier du Jardin botanique de St-Pétersbourg, paraît 
constituer un type bien distinct du R. pimpinelll folia. 
Elle diffère du R. plalijacantha par ses folioles souvent 
beaucoup plus petites, par ses rameaux florifères ordinai- 
rement chargés sur toute leur longueur de très-courts 
ramuscules florifères, plus ou moins pressés les uns 
contre les autres et formant une sorte de grappe con- 
tinue. L'aspect de ces rameaux florifères m'avait fait 
donner à cette forme le nom de R. pimphielU folia var. 
densiflora (in Herb. Horl. bot, Petrop.). Comme dans 
le R. platyacantha, les axes paraissent être complètement 
privés d'aiguillons sétacés ; les aiguillons sont, selon les 
axes, plus ou moins robustes ou plus ou moins délicats; 
ils sont horizontaux d'ordinaire, mais vers le sommet de 
certaines branches, ils sont à pointe plus ou moins relevée. 
D'autre part, les folioles ont une consistance plus ou moins 
coriace comme dans le R. platyacantha. 

Il semblerait que le R. piinpinelli folia, parvenu en 
Asie vers le 100^ degré de longitude, poursuit sa marche 
vers l'extrême Orient en se subdivisant en deux races : 
Tune séligère qui gagne l'Altaï et parvient jusqu'en Mand- 
schourie, l'autre qui diverge un peu vers le midi pour 
traverser la Mongolie. De la Mandschourie, j'ai vu de 
beaux échantillons recueillis par M. Maximowicz, en 
1860, dans le bassin supérieur de l'Usuri. 

Il est à remarquer ({ue la Rose pimprenelle que l'on 
cultive à Pékin et qui est semi-pleine, appartient à la 
variété densiftora dont il vient d'être question. 



( 



( 1«7 ) 

Rosa iiiacrophylla Liiull. 

Jusqu'à préseul, le 7^ nmcrophijlln u'avait pas etc 
siguale ou dehors de FJIimalaya et du TInhet oceideulal. 
Aujourd'hui;, je puis nieuliouuer Texisleuee de eelte espèce 
eu (]hiue, eu m'aj)puyaul sur les découvertes laites par 
M. Przewalski et par M. Tahhé David. Le premier .a 
recueilli le R. iHacrophylla, eu 1872, daus la proviuce 
de Kausu (Cliiue boréo-occideutale), et le secoud, à 
Ipehcachau, eu 1865. 

Les formes chiuoises diffèrent des formes de l'Himalaya 
par plusieurs caractères, qui u'out toutefois rien d'esseutiel 
au point de vue spécifique. Le botaniste qui ne connaîtrait 
pas suffisamment les nombreuses variations de ce type, 
pourra prendre les échantillons récoltés en Chine par 
MM. David et Przewalski et qui sont conservés dans les 
herbiers du Muséum de Paris et du Jardin botanique 
de St-Pétersbourg, pour au moins deux types distincts 
de celui décrit par l^indley. 



Rosa Beg^eriaiia Schrenk. 

Dans l'herbier de Kew, j'ai recueilli une nouvelle 
indication géographique concernant le R. Reggeriana. 
Sous le nom de R. Rrunonii, j'ai vu dans cet herbier un 
échantillon de la variété genuina du R. Reggeriana récolté 
en 1870 par M. le D' Henderson dans son expédition à 
Yarkand. 



14 



(168) 

Rosa iudîca L. 

La patrie du R. indica continue à rester à peu près 
inconnue. Les herbiers que j'ai étudiés jusqu'aujourd'hui 
ne m'ont pas offert de matériaux capables de me faire 
découvrir d'une façon certaine le lieu d'origine de cette 
Rose. Celle-ci est cultivée de temps immémorial en 
Chine, au Japon et dans l'Inde, d'où elle nous est venue 
en Europe sous d'assez nombreuses variétés à fleurs 
pleines, doubles et rarement à corolle presque simple. 
Tous ou à peu près tous les échantillons conservés dans 
les herbiers proviennent de pieds cultivés. J'ai dit tous ou 
à peu près tous, parce que j'ai vu, dans plusieurs herbiers, 
des spécimens d'une espèce de la section Indicae recueillis 
par MM. Hooker et Thomson dans le Nila-Girr (Péninsule 
de l'Inde) et qui ont l'air de provenir d'une plante 
spontanée. Je ne suis pas éloigné de croire que celle-ci 
est le type de plusieurs de nos Rose de Bengale cultivées. 



Rosa Timinea Lindl. 

Dans l'herbier du British Museum, j'ai vu l'échantillon 
sur lequel Lindley a établi son R. viminea. Cet étantillon, 
recueilli dans un jardin et provenant de l'herbier de 
Pallas , ne peut laisser aucun doute sur son identité 
spécifique. C'est une simple forme du R. pimpmellifoliaf 
à axes très-gréles et allongés, à pédicelles et réceptacles 
lisses. Le R. viminea ne représente donc plus qu'un 
simple synonyme. 



I 



( 1G9 ) 

Noie sur les Tii.vlictrum, par C.-J. Lccoycr. 

I. 

Le genre Thalktrum, représente dans le bassin de la 
Meuse et dans eelui de TEscaut par quelques formes du 
T. minus et du T. flavum linnéens, est répandu dans tout 
Tancien continent et dans la majeure partie de l'Amérique. 
Quelques espèces même ont été trouvées dans la plupart 
des îles voisines de ces continents et jusque dans celles de 
la Sonde ; de sorte que la limite septentrionale de l'aire de 
dispersion paraît atteindre le 76° de latitude, et finir, 
au-delà de l'Equateur, au 5I5« de latitude australe. On 
pourrait donc, d'après les observations faites jusqu'au- 
jourd'bui, circonscrire la surface terrestre occupée par les 
espèces de ce genre, au moyen d'une ligne partant des 
Kurilles et passant par Yeso, Niphon, Kiou-Siou, Java, 
Ceylan, le cap de Bonne-Espérance, le Rio-Primero 
(République Argentine), le mont Sorata au Pérou, les 
Andes, la Californie, les côtes américaines du nord-ouest, 
les îles Aléoutiennes, pour aboutir au Kamtschatka. 

L'Europe ne possède que trois espèces de Thalktrum 
parfaitement caractérisées qui lui sont exclusivement 
propres : le T. tuberosum L., le T. macrocarpum Gren. 
et le T, calahrkum Spreng. ; l'Afrique n'en a qu'une, le 
T. rhynchocarpum Dill, et Rich., dont le centre de 
dispersion paraît être vers les sources du Nil ; l'Améri- 
que a quelques espèces qui lui sont particulières, entre 
autres : les T. Cornuti L., T. diokum L., J. podocarpum 



( 170 ) 

H. B. K. et T. anemonoides Michx; l'Asie en compte 
un grand nombre, tant dans la région boréale que dans 
les parties tempérées de l'Himalaya, et parmi les plus 
intéressantes se trouvent: les T. petaloideimi L., T. fila- 
mentosum Maxim., T. baicalense Turcz., T. rutaefolium. 
Hook. f. et Thoms., T. sankidaeforme DC, T. Cheli- 
donii DC, T. rotundi folium DC, T. piindiianum Wall, 
et T. pauciflorum Roy le. 

M. J.-D. Hooker, dans The Flora of British India, 
réduit à cinquante le nombre des espèces du genre Thaiic- 
trunij mais le tableau suivant, qui en expose le dévelop- 
pement depuis Linné jusqu'à nos jours, permettra de voir 
de quelle façon on a dépassé cette limite, soit sans néces- 
sité, soit sans examen sérieux ou en adoptant d'autres 
bases que celles de ce savant pour la constitution de 
l'espèce. 

H. 

Tableau chronologique du genre Thalictrum. 

1737-1767. Les espèces suivantes sont nommées par Linné (Flora Lap- 
ponica, Species Plantarum et Mantissa Plantaruni) : 
I. T. pratense. — 2. T. alpinum. — 3. T. foetidum. — i. T. tubero- 
sum. — 5. T. Cornuti. — 6. T. dioicum. — 7. T. minus. — 
8. T. sibirieum. — 9. T. purpurascens. — 10. T. angusti- 
folium. — 1 1 . T. flavum. — 12. T. flavum speciosum. — 15. T. luci- 
dum. — iS. T. aquilegifoliura. — 15. T. contortum. — 16. T. peta- 
loideum. — 17. T. simplex. 
1769. Par CranCz {Slirpium Austriacarum) : 

18. T. Bauhini. — 19. T. angustissimum. — 20. T. majus. 
1770-1778. Par Jucquin {Florae Austriacae Icônes et Hortus botamcu8\ 
Vindobonensis) : 

21. T. elatum. — 22. T. medium. — 23. T. atropurpurcum. — | 
24. T. nigricans. — 24bis. T. angustifolium. 



( 171 ) 

1777. Par Polllch {H/s(ori<i Planlnvum in Palaiinatu elect, sp. crenc.) 

2a. T. angustifoliuii). 
1781. Par Linné f. {Supplementum Planlarum) : 

26. T. stamincuni. — 27. T. styloideum. 
1781-1782. Par Glllbcrt {Flora Lilhuanica inchoala) : 

28. T. nutans. 

1781-1790. Par j^chang in Pallas {Neue nordische Beitràge) : 

29. T. purpureum. 

[7Si, Par C.-P. Tliunbers; {Flora Japonica) : 

30. T. japonicum. — 51. T. flavum. 

^785. Par .niller {Dictionnaire des Jardiniers) : 
52. T. speciosura. 

1787. Par Krocker {Flora Silesiaca) : 

55. T. longifoliura. 

1788. Par Walter {Flora Carolîniana) : 

ùi. T. carolinianuni. — 55. T. palmatum. 
1788-1791. Par Gaertncr {De fruclibus et seminibus plantarum) : 

56. T. sibiricum. 

1789. Par Vlllars {Histoire des plantes du. Dauphiné) : 

57. T. saxatile, — 58. T. angustlfolium. 
— Par Alton {Hortus Keivensis) ; 

59. T. rugosum. 
1795. Par liOurelro [Flora Cochinchinensis) : 

iO. T. sinense. 
1797. Par Palla» {Catal. des plantes obs. en Tauride) : 

il. T. medium. 
1707-1818. Par stephan in Wllldenow {Species Plantarum) : 

42. T. squarrosum. 
1800-1802. Par Georgl {Beschreibung des russischen Reiche) : 

id. T. purpurascens. 
1801. Par Schuniacker {Enumeralio plantarum Saellandiae) : 

4-i. T. dubium. 
1805. Par Michaux {Flora boreali-Ainericana) : 

io. T. ancnionoides. — iô. T. laevigatura. 
1804. Par Brotero {Flo7'a Lusitanica) : 

47. T. flavum-hispanicum. 

180o. Par Hermann in Lamarck et De Candolle {Flore française) : 

48. T. pauperculum. 



( 172 ) 

1805-1807. Par Hîestler in Pcrsoon {Synopsis Plantarum) -. 

■i9. T. galioides. 
180S-1808. Par Gmelln {Flora Badensis-Alsatka) : 

50. T. Morisonii. 
1809. Par Hornemann {Enumeraiio plantariini liort. hot, Hafniensis) 

51. T. divaricatum. — 52. T. laserpitiifoliura. 
1809-1813 Par Wllldenow {Enumeratio plantarum hort. Berolinensis 

et Herh.) : 
53. T. concinnura. — M. T. discolor. — 55. T. glaucescens. — 
56. T. cordifolium. 

— Par Aliililenberg in Willdeuow {Enumeratio) : 

57. T. ranunculinum. 

1811. Par Tenore {Flora Napolitana ?) : 

58. T. purpureum. — 58bis. T. calabrum. 

1812. Par "fVahlenberg {Flora Lapponica) : 

59. T. flavura /3. rotundifoliura . 

1813-1815. Par iîiprengel {Plantarum minus cognitarum pugillus) : 

60. T. acuminatum. — 61, T. calabricura. — 62. T. divaricatum. 
1815. Par Bernhardi {Calal. hort. Erfurt.) : 

63. T, flexuosum. 

— Par Poii'et {Encyclopédie méthodique) : 
6i. T. speciosum. — 65. T. rugosura. 

— Par Desfoutaines {Tableau de l'École de Botanique du Muséum) : 
6Q. T. angulosum. — 67. T. cinereura. — 68. T. nutans. — 

69. T. vaginatum. — 70. T. glaueum. — 71. T. crenatum. 

— Par Schleicher {Catalogus plant, in Helvetia nascent, et Exsiccata) : 
72. T. ambiguum. — 73. T. flaccidum. — 74 T. humile. — 

75. T. nanum. — 76. T. pubescens. — 77. T. saxatile. — 
78. T. nutans. 

— Par Swartz {Summa vegetal . Scand.) : 

79. T. tenuifolium. 

1815-1825. Par Humboldt, Bonpiand et Kunth {IVova genera et 
species plantar mn) : 

80. T. densillorum. — 81. T. podocarpum. 
1816. Var Vursh {Flora Americae septentrionalis) -. 

82. T. pubescens. — 83. T. rugosura. 
1817-1819. Par Fries {Flora Ilallandica) ; 
Si. T. kcmense, 



( 173 ) 

1818. Par P. Oe Candollc {Regni vegctnbHis systema naturale) : 

85. T. clavatum. — 80. T. longistylum. — 87. T. rulidocarpum. — 
88. T.corynellum. — 89. T. revolulum. — 90. T. carolinianuiii. — 
91. T. foliolosum. — 92. T. aculilobuni. — 93. T. Thunbcrgii. -^ 
94. T. rotundifolium. — 9a. T. mexicanum. — 96. T. glauccsccns. 

1819. Par «Ims {Botanical Magazine, tab. 2025) : 
9Cbis, T. forraosum. 

1821. Par L.iuk {E nwne ratio plantar um hort. hot. Berolinensis) : 

97. T. divergcns. 

1822. Par Walîrotli {Schedulae criticae de plantis florae Halensis) : 

98. T. Bauhinianum. — 99. T. collinum. — 100. T. montanum. 

1824. Par P. U^ CanAoWe {Prodronms sijstematis naturalis regni vege- 

tahilis) : 
101. T. peltatum. — 102. T. Chelidonii. — 103. T. saniculaeforme, 

— Par Fischer in Dc Candolle {Prodromus) : 
104. C. trigynum. 

— Par Lejeune {Revue de la Flore des environs de Spa) ; 
103. T. heterophyllum. 

1825. Par Sprengel {Systema vegetabilium) : 
106. T. Schweiggeri. 

— Par Miihlenbers in iSprengel {Systema) : 

107. T. polygamum. 

— Par Mocett in Sprengel {Systema) : 

108. T. rosmarinifolium. 

— Par Wenderoth {Index plantarum horti Marhurgensis) : 

109. T. altissimum. — 110. T. glaucifolium. — 111. T. glauco- 
phyllura. 

1825-1826. Par Blame {Bijdragen tot de Flora v. Nederlandsch Indie) : 

112. T. javanicum. 
1825-1835. Par PresI {Reliquiae Haenkeanae) : 

115. T. lasiostylum. 

— Par Tauscli in PresI {Reliquiae Haenk.) : 
114. T. Hernandezii. 

1825-1844. Par Siebold et ZuccarinI {Ahhandlungen der konigl. baye- 

risch. Akad. der W issenschaften) : 

115. T. actaefolium. — 116. T. rubellura. — 117. T. hypoleucura. 
1826-1841. Par Sclilechtcndal {Linnaea,N\, p. 573) : 

118. T. raajus. 



-. %V^ 



( 174) 

1827. Par » -C. Du lloi-ticr {Flomla Bolrjica) : 

119. T duncnse. 

1828. Par Ctaudin {Flora Helvetica) : 

120. T. alpestre. - 121. T. exaltatum. 

1829. Par Loudon (An Encyclopaedia of plants) : 
122. T. microearpum. — 123. T. apiculatum. 

1829-1856. Par C.-A. lleyer in Ledebour {Flora Altaica et Herb.) : 
i2i. T. appendiculalum. — 12.5. T. exallatura. — 126. T. gracile. — 
127. T. commutatum — 128. T. isopyroides. — 129. T. pubes- 
cens. — loO. T. confertiflorum. — 151. T. repens. 
1850-1852 Par RelehenbacI» {Flora germnnica excursoi'ia) : 
152. T. capillare. 

— Par Wallich [Plantae asiaticae rariores) : 

155. T. cysticarpum. — 15i. T. cultratum. — 15S. T. elegans. — 
156. T. punduanum. — 57. T. reniforme. 

— Par Fischer, Meyer et Lallement {Index VUl hort. Petropol.) : 

158. T. dasycarpiim. 

1851. Par Le jeune et Courtois {Compendium Florae Belgicae) : 

159. T. rufincrve. — 1^0. T. sphaerocarpum. 

1851-1855. Par Eichwald (iXaturhistorische Skizze von Lithuanen) : 
i4f[. T. eoncinnum. 

1852. Par AndrzejovskI {Noiiv. mém. Soc. natur. Moscou) : 
1-ilbis. T. viperinum. 

— Par Besser in Eichwald {Skizze) : 

142. T. aurieulatum. — 145. T. adiantifolium. 

— Par Hoffmansess {Flora, Int. Bl. 54) : 

143i)is Syndesmon tuberosum. — I45iei\ Syndesmon thalietroides. 
1852-1842. Par w vies (Mantissa) : 

144 T. Kochii. 
1855. Par .^chrader {Linnaea, VIII, litteratur Bericht.) : 

145. T. floribundum. — 146. T. rutbenicum. — 147. T. diffusum. 

— Par W.-J. Hooker {Flora horeali- Americana) : 
148. T. clavatum. 

1855-1858. Par llohenacker (BuW tin de la Société impériale des natura- 
listes de Moscou; Ennnier. Elis.) : 
149 T. medium. 
1854. Par Wl;;ht et i^rntiit {Prodronms Florae fcninsulae Indiae orien- 
tait s) : 



I 



( 175 ) 



lîJO. T. glyphocarpum. 
185'). Par K.eklon et îEcyher {Enumcratio plantarnm Africac auslr.) : 
lal. T. callVuni. 

— Par A. «le iiuii:(e (Enumct'atio planlanim anno 1851 in C/n'na boreali 

colleclariim) : 
Vô2. T. fooniculaccum. 

1857. Par Koch {Si/)iopf!is florae Germanicae et /lelveftcae) : 
155. T. Jacquiiiiamim. 

— Par VelniiiJiiin [Bulletin de la Soc. imp. des naturalistes de Moscou, 

/i« XII) : 
loi. T. angustatum. 

1858. Par Bory et Chaubard (Nouvelle Flore du Pélopoiinèse et des 
Cyclades) : 

lM'>'s. Isopyrura aquilogioides. 

— Par TurcaEautnow (Catnlogus plantarum in t^egionihus Daicalensis) : 
153. T. baicalense. — 156. T. sparsiflorum. 

— Par Grenier [Mémoires de l* Académie de Besançon) : 

157. T. macrocarpum. 

1858-1845. Par Torrey et Gray [Flora of north- America) : 

158. T. filipes. 

— Par SchwelultJB in Torrey et Gray [Flora) : 

159. T. nudieaule. 

— Par Royie [Illustrations of the Botany) : 

160. T. marginatum. — 161. T. Maxvellii. — 162. T. microphyl- 
lum. — 165. T. neurocarpura. — 16^. T. pauciflorum. — 
165. T. radiatum. — 166. T. vaginatura. 

1859-1857. Par Bentham [Planlae Hartivegianae) : 

167. T. pubigerum. 

18-^0. Par Dillon et Richard [Annalesdes sciences naturelles) : 

168. T. rhyncbocarpum. 

1841. Par U^och [Botanische Zeiliing) : 

169. T. sylvaticura. 

— Par Boissier [Annales des sciences naturelles) : 

170. T. orientale. 

— Par nillon in A. Richard [Tentamen Ftor. Abyssin.) : 

171. T. cbymocarpum. 

Par Karelin et KirilofT [Enumeratio plantarum in regionihus 

Altaicis et confinib.us collcclarum) : 



( 176 ) 

172. T. micropodum. — 173. T. agreste. 
1841. Par Moench in Steudel [Nomendator holanicus) -. 
174. T. parvifolium. — 175. T. confertura. 

— Par Tausch in iiteudel {No)n. bot.) : 

176. T. latifoliura. 

— Par Fischer in Steudel {Nom. bot.) : 

177. T. cynapiifolium. — 178. T. Irispermura. — 179. T. oligos- 
permum. 

— Par eochstetter et Steudel in SIeudel {Nom. bot.) : 

180. T. longepedunculatum. 
1842-1853. Par Ledebour {Flotta Rossica) : 

181. T. affine. — 182. T. flavovirens. — 183. T. globiflorum. — 
184. T. strictura. — 185. T. sibiricum. — 186. T. mucronatura. 

— Par Fischer in Ledebour {Fl. Ross.) : 

187. T. dahurici. 

1843. Par Cambessèdes mss. in Jacquemont ex Dietrich {Synopsis 
Plantarum) : 

187bis. T. acaule. 
1843-1846. Par rnylander {Spicilegium plantarum Fennîcarum) : 

188. T. strictum-boreale. — 189. T. leptopbyllum. 

1844. Par litthr {Flora von Trier und Luxemburg) : 

190. T. Leyii. 

1845. Par Ruprecht (Flores Samojedornm cisuralensium) : 

191. T. Friesii. 

1846. PaT Edgeworth {Linnean Society's Transactions) : 

192. T. macrostygma. — 193. T. secundum. — 194. T. peduncu- 
latum. 

— Par Fries {Summa vegetabilium Scandinaviae) : 
195. T. rariflorura. 

1846-1858. Par F. Schuitz {Flora der Pfalz, — Pollichia, — Flora) : 
J96. T. Nestleri. — 197. T. vulgatum. — 198. T. pratense. — 
199. T. praecox. — 200. T. porphyritae. — 200his. T. Billotii. 
1847. Par Grenier et Godron {Flore de France) : 

201. T. odoratum. 

1848-1860. Par A. Jordau (Plantae novae ex Cat. hort. bot. Dij.; 
Observations sur plusieurs plantes nouvelles, rares ou critiques de 
la France; Diagnoses d'espèces nouvelles ou méconnues) : 

202. T. expansum. — 203. T. riparium. — 204. T. nilidulum. 



( 177 ) 

— 205. T. oliduin. — 200. T. praccox. — 207. T. calcanMiin. — 
208. T. monticolum. — 209. T. Laggcri. — 210. ï. piaollorcns. — 
211. T. oreitcs. — 212. T. pyivnaicuin, — 213. T. obscuraluin. 

— 2li. T.maciloiitum.— 2ly. T. Arnaudiac — 2lfi. T. Schultzii. 

— 217. T. Godroiii. — 218. T. frutoloruni. — 219. T. brcvepu- 
bens. — 220. T. thamnophylliim. — 221. T. virgullorum. — 
222. T. arrigcns. — 223. T. dunmlosum. —22i. T. propendcns. 

— 225. T. cminens. — 226. T. tortuosum. — 227. T. ambigcns. 

— 228. T. elegans. —229. T. paradoxura. —230. T. nothum. 

— 231. T. abortivum. —232. T. parisienso. —233. T. silaifo- 
lium. — 23^. T. affine. —235. T. stipcllatura. —256. T. Tirac- 
royii. — 237. T. alpicolum. — 238. T. laetum. — 239. T. procc- 
rulum. — 240. T. rhodanum. — 241. T. subspicatum — 
242. T. medianum. — 243. T. porrigens. — 244. T. udum, — 
245. T. prorcpcns. — 246. T. capita turn. — 247. T. belgicura. — 
248. T. mediterraneum. 

— Par F. s^chulCz in Jordan [Observ. fragm.) : 

249. T. Jordani. 

— Par Tlnieroy in Jordan {Observ. fragm.) : 

250. T. spurium. 

1848-1862. Par Asa Gray [Plantae Wrighlianae; Silliman's Journal) : 

251. T. VVrightii. —252. T. Richardsonii. 

— Par Engelniann in A. Gray {Plantae Fendlerianae) : 

253. T. Fendleri. 

1851. Par llolssleret Oeidrelcli {Diagnoses plantartmi novarum prae- 
sertim orientalium) : 

254. T. olympicum. 

— Par Buckley {Silliman' s Journal, XLV, p. 175) : 

255. T. débile. 

— Par A. de Bnnge {Beitrag zur Kentniss der Flor. Russlands) : 

256. T.****. 

1852. Par VF.-j. Hooker {Icônes plantarum of new or rare plants) : 

257. T.Dalzelii. 

1855. Par C. Hoch et Bouché (/wdeajsem. /ior^. Berol.) : 

258. T. lacerostipellatum. — 259. T. praecox. — 260. T. leu- 
costemon . 

— Par Hooker f . et Thomson {Flora Indica) ; 



( 178 ) 

261. T. platycarpiim . —262. T. rostellatum. —263. T. rutae- 
folium. — 264. T. virgatuin. 
18q9. Par H . Loret {Bulletin de la Société botanique de France) : 

265. T. Grenieri. 

— Par Maxiuioxvlcz {Primitiae Floi^ae Amurensis) : 

266. T. filamcntosum. — 267. T. amurense. 
I860. Par L. Diifour [Bullet, de la Soc. bot. de France) : 

268. T. maritiraum. 

1861 . Par Regel et Tiling {Flora Ajan. in Reg. Uebersichl) : 

269. T. raucronatum. 

1862. Par Tinil)(il-L.ag;rave {inèd., ex herb, de Dieud,) : 

270. T. aurigeranum. 

1866. Par Grlsebacli et Scliencli. in Fuss {Flora Transsylv.) : 

271. T. peucedanifoliura. 

— Par iScliur {Oest. bot. Zeitsch., Verhandl. Siebensb. veeins, Reiseb ; 

in Fuss Flora Transsylv. ) : 
1T1. T. soboliferum. — 275. T. gracile. — 274. T. transsilva- 
nicum. — 275. T. pauciflorum. — 275bisT. laxiflorum. 

— Par Baiinisarten {in Fuss Flora Transsylv.) : 
276. T. niveum. 

1867. Par Hoclistetter in Scliweinfurth {Beitr. zur Flora Ethiop.) -, 
'ill . T. Schimperianum. 

1868. Par B.-C. Du Mortier {Bulletin de la Société botanique de 
Belgique) : 

278. T. depaupcratum . — 279. T. princeps. 
1871-1872. Par Val de Llevre {Oesterreichische botanische Zeilschrift) : 
280. T. athesianum. —281 T. banchianura. —282. T. Bondoni. — 
283. T. bresimense. —284. T. Clesianum. —285. T. corymbosum. 

— 286. T. Lumaeense. — 287. T. meanense. — 288. T. planum. 

— 289. T. revolutum. — 290. T. silleanum. —291. T. subalpi- 
num. — 392. T. tridcntinum. — 293. T. trifidum. — 294. T. 
vaecinense. —295. T. abbrcviatum. 

1875. Par .nielt. Gandoger {Decades plantarum novarum) : 

296. T. integratum. —297. T. platyphyllum. —298. T. Borderi.— 
299. T. obtusilobura. — 300. T. Pyrrlia. — 301. T. tenerifo- 
lium. — 302. T. juranum. — 303. T. oxyphyllum. 



( ^79 ) 

III. 

Le tableau chronologique précédent offre l'état actuel 
du genre Thalktrum, tel qu'il peut être conslitué avec 
des éléments souvent défectueux, épars dans un nombre 
considérable de llores, revues, catalogues ou opuscules à 
consulter nécessairement et parfois dilïiciles à rencontrer 
même dans les bibliothèques les plus riches. Malgré 
le soin minutieux apporté dans la citation des auteurs, 
renonciation des dates et l'énuméralion des espèces, 
des lacunes ou des inexactitudes inévitables seront peut- 
être remarquées dans ce travail, et nous recevrons avec 
reconnaissance des botanistes, les observations et tous les 
matériaux propres à nous permettre de combler les lacunes 
existantes et de rectifier les erreurs commises avec des 
documents mauvais ou incomplets. 

En introduisant encore dans ce catalogue, les espèces 
inédites ou indéterminées des collections publiques et 
particulières et celles que des recherches ultérieures 
feront découvrir, il pourra nous servir de guide dans un 
essai monographique du genre auquel nous nous prépa- 
rons depuis quelques années. 

Aucun travail de cette nature n'a paru jusqu'à ce jour 
sinon le Uebersicht der Arten der Gattung Thalictrum 
welche im russischen Reiche u. s. f. wachsen, Moscou, 
1861, par M. É. Regel, directeur des Jardins impériaux 
de Saint-Pétersbourg. Ce savant traite dans cet aperçu 
les Thalictrum de l'Asie septentrionale et la plupart 
des espèces de l'Europe, parmi lesquelles se trouvent 
plusieurs des formes critiques du groupe minus et du 
groupe flavumj néanmoins il n'admet que dix-neuf 



( 180 

Thalidrum suffisamment caractérisés, mais non encore 
tous définis de façon à en permettre la détermination 
sans doute ni embarras. 

M. Regel fait observer, au sujet des formes critiques et 
des espèces litigieuses de Thalictrum, que ce genre appar- 
tient à cette série de genres difficiles où certaines espèces 
s'enchaînent entre elles par des transitions tellement imper- 
ceptibles que leur distinction exacte augmente en difficulté 
proportionnellement à l'abondance des matériaux à étudier, 
et de façon telle que des caractères distinctifs, paraissant 
d'abord offrir le plus de stabilité, s'évanouissent pour ainsi 
dire, aufur et à mesure que la série des formes se complète. 

Pour vaincre cette difficulté, deux procédés sont 
employés : l'un, trop fréquemment suivi, consiste à ébau- 
cher une description brève ou longue des formes critiques, 
en leur donnant un nom quelconque quand elles ne sont 
pas encore nommées, et en laissant aux autres le soin de 
rechercher les caractères réellement distinctifs de ces 
nouvelles espèces, les seuls qui permettent d'en formuler 
une diagnose rigoureuse. 

L'autre procédé, plus laborieux, consiste, après avoir 
bien compris le genre, à essayer de découvrir les caractères 
constants, fondamentaux de ses grandes divisions (sous- 
genres, sections et sous-sections), afin d'arriver par cette 
méthode analytique jusqu'à l'espèce même, ce qui n'est 
possible du reste que par l'étude de grandes collections ] 
mais la conséquence immédiate de cette méthode est une 
réduction considérable du nombre des espèces, par l'élimi- 
nation de toutes celles qui n'offrent plus aucun caractère 
positifj rigoureux pour leur distinction. 

Quant à ce dernier point, la théorie de M. Regel con- 
corde parfaitement avec l'opinion de M. A. De Candolle, 



( 181 ) 

qui dit que : « Les travaux faits par localités, par espèces 
isolées ou par petits groupes d'espèces, eu herborisant 
dans une province, ou au moyen d'herbiers insuHisants, 
et les travaux plus généraux, mais d'auteurs médiocres, 
seront longicmps encore des sources de synonymes quant 
aux espèces; les manières de concevoir l'espèce seront 
longtemps variées et il y aura toujours peu d'auteurs qui 
se donnent la peine d'étudier toutes les formes d'une 
espèce, toutes les espèces d'une genre, dans les princi- 
paux herbiers de l'Europe, ce qui est indispensable pour 
éviter des erreurs (0. » 

Nous avons dit plus haut que M. Regel n'admet que 
dix-neuf Thalictrum, mais non encore d'une façon absolue, 
car il semble ne voir dans le 2\ contortum L., qu'une 
foi'me du T. aquilecjifolmm L.; de même le T. trigynum 
Fisch. ne lui paraît pas suffisamment distinct du T. iso- 
pyroides C. A. M., ni le T. angiistifolium Jacq. du 
T. flavtmiL.; enfin il pense que des observations nou- 
velles sont nécessaires pour décider si les T, minus L., 
T. elatum Jacq., T. foetidum L. et T. majus Crtz con- 
stituent réellement des espèces distinctes. 

Voici ces Thalictrum avec les synonymes : 

Syn. : T. atropurpureum Jacq. , T. for' 



1. T. aquilegifolinm L. 

mosum Sims. 

2. T. contortum L. 

0. T. sparslflorum Turcz . - 

4t. T. baicaleuse Turcz. 

5. T. fliamentosuin Maxim. 

6. T. alpinum L. 

7. T. petaloideum L. 



Syn. : T. macrocarpum Gren .? 



(1) Lois de la nomenclature botanique, 1867. 



^ 




( 182 ) 

8. T . foeniculaceum Bunge . 

9. T. isopyroides C. A. M. 

10. T. trigynum Fisch. 

11. T. minus L. — Syn . : T. sibincum L,T. monianum Wallr., 
T. saxalile Schleicli., T. repem C. A. M., T. sijlvaticum Koch? 
T. nutans Desf . , T. collinum Wallr., T. ftavovirens Ledeb., 
T. ftexuosum Bernh , T. Schweiggeri Spreiv^ . , T. in>pendiculatum 
C. A. M., r. squarrosvmSic^h., T. Jacquiniamim Koch, T. pu- 
bescens Schleich. 

12. T. datum Jacq. — Syn. : T. muo^o )iutum Leach . , T. capillare 
Rchb., T. medium 3acq., T. diffusum Schrad., T. iucidumh. ?, 
T. gracile C. A. M., T. sibiricum Ledeb., T. glavcescens DC. 

Id. T. fuetidum L. — Syn. : T. aculilobmn DC, T. concinnum 
Willd. \ T. squarrosum Steph., T. odoralum Gren. et Godr. ?, T. 
sibi?'icum Ledeb. 

14. T. maju»$ Crtz. — Syn. : T globiflorum Ledeb. 

1j. T. kemeiise Fries. — Syn. : T. flavum ^. ?'o^^t«rf^■/b/^Mm Wahlbg, 
T. mnjus Schlecht., T. mucrunalum Reg. et Til. 

16. T. siiuplex L. — Syn. : T. strictum Leach . , T. affine Ledeb., 
T. galioides Nestl . ^ T. amurense Maxim., T. exaltatum C. A. M., 
T, 7'ufinerve Lc]. et Court., T. confertiflorumC A. M., T.Jordani 
Schultz, T. nitidulum Jord., T. Bauhini Crtz, T. tenuifolium 
Swartz, T. DauhiniamimW âWr., T. Nestleri F . Schultz, 

17. T. au^ustifolium Jacq. — Syn. : T. laserpitii folium Hornm., 
T. atigusiissinium CrtZj T. Morisonii Gniel., T. microcarpum^u^pr. 

18. '■". flavum L. — Syn. : T. riifinerve Le'] . et Court., T. exalta- 
tum Gaud., T. nigricans Jacq., T. Moinsonii Grael., T. commuta- 
tum C. A. M., T. heterophyllum Lej., T. pauperculurn Herm,, 
T . spurium Tim. 

19. T. ;;laucum Desf. 

M. Regel refuse d'adlierer aux conséquences des prin- 
cipes relalifs à Tespèce émis par M. Jordan; cependant ce 
dernier auteur affirme que : « L'existence en société des 
formes similaires est un fait d'une telle généralité et d'une 
vérification si facile qu'il est impossible de le mettre en 
doute. De même que les diverses familles végétales, ainsi 



( 185 ) 

que la plupart des grands genres, ont comme un ccnfre de 
végétation sur certains poinis du glohe où ils oiïrcnl des 
représonlanls plus nomhi'eux (ju'ailleurs, les lypes liMncens 
qui sont eu (pielque sorte des genres d'un ordre inférieur, 
ont aussi des centres de végétation où les formes similaires 
qui les constituent sont plus nombreuses que partout ail- 
leurs et croissent en société. Ens'éloignant de leur centre, 
les formes se présentent toujours avec des différences 
spécifiques notables ; mais leur nombre paraît aller en 
diminuant. En un mot, on peut dire que les groupes de 
formes similaires sont soumis, sous le rapport de leur 
distribution, à une loi tout à fait analogue à celle dont on 
constate les effets dans l'étude des familles et des grands 
genres. Indépendamment du fait de l'existence en société 
des espèces similaires, il en est un autre qu'il importe 
de faire remarquer ; c'est que ces espèces n'ont aucune 
tendance à s'hybrider entre elles spontanément. On sait, 
d'après la remarque de plusieurs observateurs, que les 
hybridations spontanées s'opèrent presque toujours entre 
des types relativement tranchés, plutôt qu'entre des espèces 
offrant beaucoup d'affinité (*). » 

M. Jordan ajoute encore plus loin, page 14 : « Les 
espèces dites affines croissant ordinairement en société, 
que devient en présence de ce fait constaté, l'objection 
des botanistes réducteurs partisans exclusifs des types 
linnéens, qui ne voient en elles que de simples formes 
stalionnelles d'un même type ? Cette objection tombe ; il 
n'en reste rien, absolument rien. Que leur sert de soute- 
nir que ces formes qu'ils n'ont jamais étudiées sont dues à 



(1) A. Jordan De Inexistence en société des espèces affines ; Lyon, 1875. 

15 



( \U ) 

des causes accidentelles, à Tinfluence des milieux, à des 
conditions diverses de sol, d'humidité, de climat, d'alti- 
tude, lorsque le contraire est établi clairement par les 
faits et lorsque ces formes, loin d'être stationne! les , 
comme il leur plaît de le supposer, se montrent, au con- 
traire, partout soc/a/es ? Elles n'ont pas de tendance à 
s'iiybrider entre elles, d'où il résulte qu'elles n'ont pas de 
tendance à se rapprocher, à se confondre et qu'elles 
demeurent invariablement distinctes. Enfin elles sont 
héréditaires et permanentes, d'où l'on doit conclure 
qu'elles ne peuvent être considérées comme des variétés 
et qu'elles doivent être prises pour des espèces ou pour 
des races, et je crois qu'elles doivent être regardées 
comme des espèces et même comme les seules vraies 
espèces. Si les espèces affines n'étaient pas de vraies 
espèces, elles ne pourraient recevoir d'autre qualification 
que celle de races; mais l'opinion qui tendrait à voir en 
elles des races plutôt que des espèces paraît insoutenable, 
puisqu'elles offrent tous les attributs de l'espèce. Si Fon 
admet, par hypothèse, qu'elles proviennent originaire- 
ment d'un type commun, qui d'un qu'il était d'abord est 
devenu ensuite multiple, on peut aussi bien admettre 
qu'un type linnéen quelconque a pu être démembré d'un 
type plus large, ce dernier d'un autre et ainsi de suite, 
jusqu'à l'identification originelle de toutes choses; ce qui 
revient à donner pleinement gain de cause aux transfor- 
mistes. » 

Cette théorie, préconisée par M. Jordan, se rattache 
évidemment au premier procédé indiqué par M. Regel. 
Loin de vaincre les difficultés que présente la distinction 
des formes litigieuses, cette méthode ne fait que les 
aggraver. En effet, les signes distinctifs absolus faisant 



( 183 ) 

(Icfaiit, M. Jordan utilise dos caractères comparatifs cssen- 
liolloment variables, soiivciU, insaisissables même, si Ton 
ne connaît pas le terme de comparaison. Comment arriver, 
par exemple, à la détermination prompte et certaine du 
T. orcites Jord., si Ton n'a pas encore pu observer le 
T. pracflorens Jord., dont il diffère par la panicule ?woms 
feuillèe, les rameaux et les pédoncules plm allongés, par 
les anthères plus nombreuses et un peu plus grosses, par 
les feuilles plm pâles, |)ar la tige plus fisluleuse et par la 
floraison jo/ms tardive? Comment distinguer le T.frutctorum 
Jord. sans le T. GodroniJovd., dont il diffère par le port 
plus robuste, les folioles plus grandes, d'un vert plus foncé, 
par les stolons moins allongés et moins grêles et par la 
floraison jj/;«s tardive? Comment surmonter aussi les obsta- 
cles analogues que présente la distinction exacte des T. syl- 
vaticu7n Koch, T. praecox F. Scbultz, T. dumulosum Jord., 
T. Kochii Fries, T. praecox Jord., T. saxatile Schleich., 
T. par isiense Jord., T. medium Jacq., T. laetum Jord., 
T. procerulum Jord., T. Bauhini Crtz et T. Bauhinianum 
Wallr.? 

Le terme de comparaison pouvant incontestablement, 
varier lui-même, quant à la taille^ la forme, la couleur et 
la consistance, selon les milieux où il végète, une confu- 
sion extrême doit naître de cette altération et doit logique- 
ment conduire à considérer comme de nouveaux types 
spécifiques, des formes critiques qui ne consistent qu'en 
des modifications insignifiantes ou [accidentelles d'espèces 
déjà connues. 

Enfin ce démembrement infini des types linnéens 
exigerait une vie d'homme, comme l'avoue M. [Jordan, 
pour l'étude d'un genre un peu important et rendrait 
même une œuvre de cette nature parfois irréalisable. 



( 186 ) 

Plusieurs auteurs se sont occupés des Thalktriim avant 
Linné, le créateur de la nomenclature binominale, mais 
nous ne nous arrêterons pas pour le moment aux travaux 
de De Lobel, Tabernaemontanus, Clusius , Dodoens, 
Cornuti, C. et J. Bauliin, Hernandez, Morison, Plukenet 
et Tournefort ; nous nous bornerons à présenter, confor- 
mément à la synonymie admise par la plupart des auteurs 
modernes, le classement des espèces du genre Thalictymm 
par ordre de similitude ou d'aflinité, avec leur aire 
respective de dispersion, telle qu'elle peut être établie 
aujourd'bui. 

Dans cette liste, nous avons fait usage des abréviations 
suivantes : 

Syn. = Espèces synonymes. 

Esp. aff. lit. = Espèces affines litigieuses. 

Le numéro qui suit chaque nom d'espèce se rapporte 
au même numéro du tableau chronologique. 

IV. 

T. aquileffifolium L. (14). — Syn. T. atropurpurmni 
Jacq. (25), T. formosum Sims (96^'^), T. nivemn Baumgt. 
(276), T. laxiflorum Mmr ("270^''), T. pauciflorum Schur 
(27o), T. integratum Gandog. (296), T. platyphyllum 
Gandog. (297), J. 2?orc/er^ Gandog. (298), T. obtusilobum 
Gandog. (299), T. Pijrrha Gandog. (300), T. tenerifolmm 
Gandog. (501), T. juranum Gandog. (502), T. oxyphyl- 
lum Gandog. (505). — Prés couverts et humides, monta- 
gnes boisées. Europe continentale, principalement dans la 
partie centrale; devient de plus en plus rare vers le nord- 
ouest et fait défaut dans les Iles Britanniques. Asie médiane 
et boréale, jusqu'au Kamtschatka; îles Kurilles et Japon. 



( 187) 

Esp. «IT. lit. T. conlortuiuL. (15). — Sibérie, vers Ic lleuvc Yenissei. 
T. rubclluni Sieb. elZucc. (11(5). — Japon; Niphon au pied du mont 
Haconc. 

T. dedans Wall. (155). — Asie : Himalaya, Monts 
Clioor, region tempérée. 

T. Fcudleri Engelm. (255). — Amérique septentrio- 
nale : versant occidental des Montagnes Rocheuses, Cali- 
fornie. 

T. platycarpum Hook. f. et Thoms. (261). — Asie: 
région tempérée de THimalaya, Thibet, Nubra, Hundes, 
Badrinath, Garwhal, Kumaon. 

T. sparsîQoriiaii Turcz. (156). — Asie: Dahurie, 
Sibérie orientale jusque vers le fleuve Amour. Amérique 
septentrionale : Colorado, Montagnes Rocheuses. 

Esp. aff. lit. T. Richardsonii X. Gray (252). — Amérique septen- 
trionale : montagnes Rocheuses. 

T. ciiltratiiiu Wall. (154). — Asie: région tempérée 
de l'Himalaya, Thibet. 

T.Chelidonii DC. (102). — Asie : région tempérée 
de l'Himalaya. 

Esp. aff. lit. T. neurocarpum Royle (165). — Asie : région tempérée 

de l'Himalaya, monts Choor 
T, cysticarpum Wall. (153). — Asie : Himalaya. 
T. renifo7^me WaW. ('57). — Asie : Himalaya. 

T. podocîirpuiu H. B. K. (81). — Bois de l'Amé- 
rique méridionale : Venezuela ; Nouvelle-Grenade, Quin- 
diu, province de Maraquita. 

T. rntîdocappuin DC. (87). — Amérique méridio- 
nale : région tempérée des Cordillères de l'Equateur. 

T. lougistyliim DC. (86). — Syn. T. lasiostylum Presl. 



( 188) 

(1 15). — Amérique méridionale: Cordillères du Pérou, 
Mont Sorata ; Rio-Primero, République Argentine. 

T. piibigcruBii Bentli. (167). — Amérique septentrio- 
nale : bords des eaux près de Lagos, Mexique. 

T. nepMîiiidczîi Tausch (114). — Amérique septen- 
trionale: région tempérée du Mexique, près de Toluea. 

T. iiiexicaiiiim DC. (95). — Syn. T. cordi folium 
Willd. (56). — Mexique. 

Esp. aff. lit. T. peltatiimDC. (101). — Mexique. 

T macrocarpHm Gren. (157). — Europe : Pyrénées 
centrales et Basses-Pyrénées, des Eaux-Bonnes à Argelez. 

T. BfiiîcropodMBBn Kar. et Kir. (17^). — Asie: partie 
rocailleuse des monts Tarbagataï. 

T. liïceroiytîpeBlatiiiii Kocli et Bouch. (258). — Cul- 
tivé au jardin botanique de Berlin et provenant de 
Sibérie? 

T. lcHc«sKcitioai Kocb et Bouch. (260). — Cultivé au 
jardin botanique de Berlin et provenant de l'Amérique 
septentrionale? 

T. piiiicifilorHfln Royle (164). — Syn. 2\ macros- 
tygma Edge\v.(192), J. secundum Edgew. (195). — Asie : 
rochers humides des régions tempérées de l'Himalaya, 
depuis Cashmir jusqu'en Kumaon. 

Esp. air. lit. T. virgatum Hook. f. et Thoms. (2(>'l). — Asie : 
rochers humides de l'Himalaya tempéré oriental, vers le Sikkira. 

T. Cornuti L. (5). — Syn. T. riigosum Ait. (59), 
T. discolor Willd. (54), T. conjnellumDC. (88), T. revo- 
lutum DC. (89), T. pubescens Pursh (82), T. pohjgamum 
Mùhlb. (107), T. confertum Moench (175), T, crenatum 



] 



( «89) 

Desf. (71). — Amérique septenlrionalc : lieux couverts, 
rives des cours d'eau et prairies humides; se rencontre 
dans toute la largeur du continent jusqu'au 56» de lati- 
tude, mais fait défaut dans les terrains nus et les régions 
alpines. 

Esp. aff. Ut. T. dasycarpum Fisch. Mey. et Lallera. (138). — 
Amérique boréale. 

T. IVrightii Gray (251). — Amérique septentrionale : 
ravins des montagnes du Mexique^ province de Santa- 
Crux, Mexico, Sonora. 

T. filameutosiim Maxim. (266). — Asie : Mand- 
chourie, rives de l'Amour et de l'Ussuri. 

T. baicalense Turcz. (155). — Asie : bois et lieux 
couverts de la Mandchourie et des contrées voisines du lac 
Baïcal. 

T. claTatnm DC. (85) — Amérique septentrionale : 
collines sablonneuses de la Caroline et de l'Alabama. 

Esp. aff. Ht. T. clavatum Hook. (U8). — Amérique septentrionale : 
hauteurs situées vers le b?» et séparant les cours d'eau de la baie 
d'Hudson de ceux de la mer Arctique. 
T. filipes Torr. et Gray (1S8). — Amérique septentrionale : croît 

dans la Caroline du Nord. 

T. rhj^nchocarpum Dill, et Rich. (168). — Syn. 
T. chymocarpum Dill. (171), T. longepedunculatum 
Hochst. et Steud. (180). — Afrique : montagnes de la 
Guinée supérieure, vers le Haut-Nil ; de l'Abyssinie, pro- 
vince de Tigré. 

T. pcdiiHcnlataam Edgcw. (194). — Asie : régions 
tempérées de l'Himalaya; moiiiagnes du Kaffcrislan cl de 
l'Afghanistan. 



( 190 ) 

T. i*oistell!)t£oiii Hook. f. et Thoms. (262). — Asie : 
Himalaya tempéré vers le Simla et le Sikkim. 

T. cal.ibiMciiin Spreng. (61). — Syn. T. purpureum 

Ten. (58), T. calabriim Ten. (SS^is) _ Em^ope : bois 
montagneux de la Calabre et de la Sicile. 

T. riitîiefoliiiiii Hook. f. et Thoms. (265) — Asie : 
région tempérée de l'Himalaya vers le Sikkim, Thibet, 
Nubra. 

T. alpiiiiim L . (2). — Syn. T. marginatum Royle (1 60), 
T. mkrophyllum Royle (162), T. acaule Cambess. (187^^^ 
— Lieux humides et fangeux des régions alpines. 
Europe : Laponie, Suède, Norwége, Islande, lies Britan- 
niques, Pyrénées, Alpes. — Asie : Sibérie arctique. Mont 
Saratau, Soongarie, Dahurie, Kamtschatka, Caucase, 
Thibet, Himalaya. Amérique septentrionale : Groenland, 
golfe Saint-Laurent, Canada, Montagnes Rocheuses. 

T. act.iefoliuRii Sieb. et Zuccar. (115). — Asie : 
Japon, près de Nangasaki. 

T. foliolosHiifi DC. (91). — Asie : Himalaya tempéré 
du Népaul. 

T. dioiciim L. (6). — Syn. T. laevigatum Michx (46), 
T. rugosum Pursh (83), T. purpurascensL. (9), T, caro- 
linianum Bosc in DC. (90). — Amérique septentrionale : 
lieux herbeux sur les rives des cours d'eau, principalement 
vers le fleuve Mackensie, jusqu'au 76** de latitude ; devient 
plus rare vers les Montagnes Rocheuses, le Columbia et 
manque dans les régions alpines. 

T. potîiiidîfolium DC. (94). — Asie : régions tem- 
pérées de rilimalaya, Aépaul. 



( 191 ) 

T. staiiiciilacroriiic DC. (105). — Syn. 7\ radiatum 
Roylo (l()5). — Asie : sur les troues (.rarbre cl les roeliers 
humides dans Tllimalaya tempéré, depuis le Simla jus- 
qu'au Sikkim. 

T. JavanlcHiMBlume(l 12). — Syn. T. gh/phocarjmm 
Wight et Arn. (150). — Asie : régions tempérées de 
THimalaya, Neelgherries, Ceylan, Java. 

P. piiiidiiauiiiu Wall. (156). — Asie : Himalaya 
tempéré vers le Kumaon, monls Khasia. 

T. Ilaizelii Hook. (2o7). — Asie : péninsule occiden- 
tale de rinde, collines du Malabar. 

T. petaloideiim L. (16). — Syn. T. stamineum Lin. 
f. (26). — Asie : lieux secs de la Sibérie méridionale et 
orientale, Dahurie, Mongolie, Chine boréale. 

T. isopyroides C. A. M. (128). — Syn. T. vaginatum 
Royle (165). — Asie : rochers et parties montagneuses de 
la Sibérie méridionale, Soongarie, Asie mineure, Mésopota- 
mie, Perse orientale, Beluchistan, Afghanistan et Kashmir. 

T. trîgynuin Fisch. (104). — Syn. T. trispermiwi 
Fisch. (178), T. oligospennum Fisch. (179). — Asie: 
lieux secs, Sibérie, Dahurie, Mongolie et dans le bassin 
de l'Amour. 

T. sqiiarrosnni Steph. (42). — Sibérie. 

T. foetidum L. (5). — Syn. T. styloideum Lin. f.(27), 
T. acutilobiwi DC. (92), T. saxatile Vill. (57). — Dans 
les vallées et sur les rochers bien exposés. Europe: France 
méridionale, Espagne, Suisse, Italie supérieure, Autriche, 
Hongrie, Russie médiane. Asie : Sibérie méridionale et 
orientale, Dahurie, Asie mineure, Perse boréale et 
Himalaya. 







( 192 ) 

E/Np. aff lit. T. alpestre Gaud. (120). — Europe : Suisse, monts 

du Valais et valle'e de Saaz. 
T. pubescens Schleich. (76). — Europe: Alpes françaises et suisses, 

Espagne, Sierra-Nevada. 

T. sibiriciim L. (8). — Syn. T. parvifolium Moench 
(174). — Asie : Sibérie. 

Esp. uff. lit. T. sihiricum Gaertn. (36). — Asie : Sibérie. 
T. concinnum Willd. (53). — Jardin botanique de Berlin, patrie in- 
connue. 

T. minuit L. (7). — Collines nues ou boisées. 
Europe, dans tout le continent et la plupart des îles; 
devient rare vers la Baltique et semble faire défaut dans 
les régions boréales. Asie : croît de la Sibérie à l'Himalaya. 
Afrique : parties septentrionale, orientale et méridionale. 

Esp. aff. lit. T. saxatile Schleich. (77). — Europe : Espagne, 
Italie et dans toute la partie centrale jusque vers le Rhin inférieur. 

T odoratum Gren . et Godr. (201). — Europe : Alpes du Dauphiné, 
route du Bourg-d'Oiseau au Lautaret. 

T. Kochii Pries {\ii). — Europe : partie méridionale de la Suède. 

T. calcareum Jord. (207). — Europe : Dauphiné. 

T. vulgatum F. Schuitz (197). — Europe : vers le Rhin central. 

T. olidum Jord. (205). — Europe : Alpes du Dauphiné. 

T. nanum Schleich. (75). — Europe : Suisse. 

T. repense. A. M. (131). —Asie : Sibérie. 

T. monticolum Jord. (208). — Europe : Alpes du Dauphiné. 

T. aurigeranum Tirab.-Lagr. (270). — Europe : France méridionale. 

T. dunense Dmrt. (119). — Europe : Dunes de la Belgique, entre 
Ostende et Heyst. 

T. monfammi Wallr. (100). - Europe : dans toute la partie centrale. 

T. colUnum. Wallr. (99). — Europe : partie centrale jusque vers les 
monts Ourals et le Volga inférieur. Asie : Sibérie. 

T. dahurici Fisch. (187). — Asie : Dahurie et Sibérie. 

T. flexvosum'&cvxûi. (63). — Europe: rochers, collines, prairies des 
parties montagneuses; Tyrol, Illyrie, Lithuanie, Danemarck, Pays- 
Bas, Gothic. 

T. lumacense V. de Lièv . (286). — Europe : montagnes du Tyrol. 



( lî>3 ) 

T. bondoniX. de Lièv. (282). — Europe : Tyrol. 

T athe.sianum V. de Lièv. (2S()) . — Europe : Tyrol. 

T. concinnion Eicliw. (lil). — Europe : Lilhuanic. 

T. adianti folium Bess. (145). — Europe : liilhuanie près de Wilua. 

T. dvpauperalum Dmrt. (278). — Europe : montague Saint-Pierre, 

Belgique. 
T. subalpinum V. de Lièv. (291). — Europe : montagnes du Tyrol. 
T. sylvaticum Koeh (169). — Europe : vallées du Rhin, du Rhône, de 

la Seine, de la Loire, du Pô et du Danube. 
T. obscuratum Jord. (215). — Europe : versant oriental des Cévenncs. 
T. macilejitum Jord. (214). — Europe : vallée supérieure de la Loire. 
T. A rnaudiae Sord. (213). — Europe : Loire supérieure. 
T. Schullzii Jord. (216). — Europe : bassin du Rhin central. 
T. Godroni Jord. (217). — Europe : vallée de la 3Ioselle 
T. frutelomim Jord. (218). — Europe : vallée de l'Ysère. 
T. bresimense V, de Lièv. (285). — Europe : montagnes du Tyrol. 
T. Greîiieri Lor. (283). — Europe : Jura. 
T. humile Scheich. (74). — Europe : Suisse. 
T. nutam Gilib. (28). — Europe ; Lithuanic. 
T. Sc/nîuperianum Hochst. (277). — Afrique: Abyssinie. 
T. nutans Desf. (68). — Europe : Jura, Alpes françaises et suisses, 

Italie supérieure, Illyrie, Russie méridionale. 
T. acuminatum Spreng. (60). — Patrie inconnue. 
T. franssilvanicum Schuv (274). — Enrope : Transsylvanie. 
T. pratense F. Schultz (198j. — Europe : vallée du Rhin central. 
T. Jacquinianum Koch (155). — Europe : Autriche, Bohème, Moravie 

et Tyrol . 
T. Billotii F. Schultz (200bis). — Syn. T. praecox F. Schultz (199). 

— Europe : vallée du Rhin central . 
T. divnricatum Spreng. (62). — Syn. T. divergens Link (97), T. diva- 

ricatum Horn. (51). — Jardins botaniques de Berlin et de Copen- 
hague; patrie inconnue. 
T. praeflorens Jord. (210). — Europe : montagnes du Dauphiné. 
T, pyrenaicum Jord. (212). — Europe : Pyrénées centrales . 
T. oreiies Jord. (211). — Europe : Suisse, Savoie^ Dauphiné, Italie 

supérieure . 
T . silleanum \ . de Lièv. (290). — Europe : montagnes du Tyrol. 
T. tridcnlinum V. de Lièv. (292). — Europe : Tyrol. 



( 194 ) 

T. praecox Jord. (206). — Europe : Alpes françaises. 

T. Laggeri Jord. (209). — Europe : Valais. 

T. florihimdum Schrad. (145). — Asie : Sibérie. 

T, hypoleucum Sieb. et Zuccar. (117). — Asie : parties boisées des 

monts Kawarayaraa, Hakone au Japon. 
T. flavovirens Ledeb. (182). — Asie : Sibérie. 
T. viperinum Andrz, (lil^'s), — Europe : Russie méridionale. 
T. SchweiggeîH Spvcn^. (106). — Patrie inconnue. 
T. porphyritae F. Sehultz (200). — Europe : vallée du Rhin. 
T. puhescens C. A. M. (129). — Europe : Russie. 
T. majus Crtz (20). — Collines herbeuses. Europe : dans la partie 

continentale et la plupart des îles adjacentes. Asie : de la Sibérie à 

l'Himalaya. Afrique : partie orientale. 
T. miict'ona fiim Ledeh . (186). — Europe : Russie méridionale. Asie : 

Sibérie, Asie mineure, Perse septentrionale. 
T. banchianum V. de Lièv. (281). — Europe : montagnes du Tyrol. 
T. globiflorum Lcdeb. (183). — Asie : Sibérie. 
T. appendiculntum C. A. M. (124). — Asie : mont Altaï. 
T. expansum Jord (202). — Europe : vallées du Rhône et de la Loire. 
T. brevepuhens Jord. (219). — Europe : vallée du Rhône. 
T. thamnophyllum Jord. (220). — Europe : vallée du Rhône. 
T. virgultorum iorà. (221). — Europe : rives du Rhône. 
T. arrigens Jord . (222). — Europe : Rliône. 
T. dumulosum Jord. (225). — Europe : Rhône. 
T. propendens Jord. (224). — Europe : Rhône. 
T, eminens Jord. (225). — Europe : Rhône. 
T, lorluosum Jorà . (226). — Europe: Rhône. 
T. elegans Jord. (228). — Syn. T. nmbigens Jord. (227). — Europe: 

Rhône . 
T. Maxvelln Royle (161). — Asie : Myssore, Indes orientales. 
T. meanense V. de Lièv. (287). — Europe : montagnes du Tyrol. 
T. caffrum Eckl. et Zeyh. (151). — Afrique : Cafrerie, rives du fleuve 

Orange. 
T. medium Poll. (41). — Europe : Russie méridionale. 
T. vaccinenseY. de Lièv. (294). — Europe : montagnes du Tyrol. 
T. medium Hohcn. (149). — Europe : Russie méridionale. 
T. olympicum Roiss. et Heldr. (25i). — Europe : mont Olympe, Grèce. 

T. elatunn Jacq. (21). — Collines, lieux pierreux. 



( 195 ) 

Europe: parties centrale et méridionale. Asie : Sibérie, 
Chine boréale, Asie mineure. Af'ri(juc : Abyssinie. 

Esp. air. lit. T. gfaucesccns WilKl. (•-)')). — Syn. : T. (//((iircscms 
DC. (96). — Europe : Russie méridionale? Cultivé au jardin l)()tani(|ue 
(le Berlin. 

T. a mh i (f uu m Sc\\\cicU. (72). — Europe : Suisse. 

T. capil/arc Rclib. (IÔ2). — Europe : bords de l'Oder près de Francfort. 

T. rul/ienicum Sduad. [iHJ). — Asie: Sibérie. 

T. cynnpii folium Fisch. (177). — Asie : Sibérie. 

T. diffusum Sebrad. (147). — Pairie inconnue. 

T. gracile C. A. M. (126). — Asie : Sibérie, Soongarie. 

T. medium Jacq. (22). — Prairies, bords des cours d'eau. Europe : 
Bassins de la Seine et du Rbône, Hongrie, près du Danube et de 
l'Elbe, Russie. Asie: Sibérie, Dahurie, Cbine boréale. 

T. ])n7'adoxum .lord. (229). — Europe : vallée du Rliône. 

T. nolhum iorà. (230). —Syn. T. abortivum Jorà . (231). —Europe : 
vallée du Rhône. 

T. parisiense Jord . (232) . — Europe : bois près de Paris . 

T. silai folium Jord . (233) , — Europe : bords du Rbône . 

T. affine Jord. (23i). — Europe : Rhône. 

T. stipellalum Jord. (235). — Europe : Rhône. 

T. sihi7ncum Ledeb. (185). — Asie : Sibérie. Europe : Russie méri- 
dionale. 

T. speciosum Mill. (52). — Europe : environs de Montpellier. 

T. Jordani F. Schultz (249). — Europe : Rbône. 

T. nilidulum Jord. (204). — Europe : Rhône. 

T. Timeroyii iovà. (236). — Europe : Rhône. 

T. lucidumL. (13). — Europe: Palaiseau près de Paris, Espagne, 
Silésie, 

T. longi folium Krock. (33). — Europe : Silésie. 

T. kemeiise Fries (84). — Syn. T. leptophyllum 
Nyland. (189), T, majus Schlechtd. (118), T, flavum 
rotundifolium Wahlb. (59), T. mucronaium Reg. et Til. 
(269). — Europe : Laponie. Asie : Sibérie arctique jus- 
qu'au fleuve Amour, Kamtsebatka, lies Kurilles, Lna- 
laschka, une des îles Aléoutieimes. 



( 196 ) 

Esp. aff. lit. T. t-arlflorum Fries (19o). — Syn. T. Fnesù' Rupr. 

(101). T. striclum-boreale Nyland. (188). — Europe : Suède boréale, 

Lapoiiie, Finlande. 
T. praecox Koch et Bouch. (2o9), — Syn. T. ovatuni Hortus Beroli- 

nens. (Walpers). — Cultivé au jardin botanique de Berlin ; patrie 

inconnue. 

T. simplex L. (17). — Collines herbeuses. Europe : 
Norwége, Suède, Finlande, Russie, Danemarck, Allemagne, 
Suisse et partie orientale de la France. Asie : Sibérie, 
Daburie, Soongarie. 

Esp. ttff. lit. T. affine Ledeb. (181). — Asie : Monts Ourals, Sibérie, 
Dahurie, Niphon, Kiou-Siou. 

T. flavum Thunb. (31). — Stjn. T. Tlmnbergii DC. (93) - Asie : 
collines près de Nangasaki et Yedo au Japon. 

T. strictum Ledeb. (184). — Europe : Russie. Asie : Arménie et Sibérie. 

T. tenuifolium Swartz (79). — Europe : Suède. 

T, amurense Maxim. (267). — Asie : Soongarie, Dahurie, Chine boréale. 

T, dubium Schura. {ii) . — Europe ; îles de la Baltique. 

T. aipicoiuin Jord. (237). — Europe : Dauphiné, Valais. 

T. laelum Jord. (258). — Europe : bords du Rhône. 

T. proceruluntj Jord. (239). — Europe : Rhône. 

T. rhodanum Jord . {2iO) . — Europe : Rhône. 

T, subspicatum Jord. (2-^1). — Europe : Rhône. 

T. agreste Karel. et Kiril. (173). — Asie : mont Altaï. 

T. soboliferum Schur (272). — Europe ; Transsylvanie. 

T. clesianum V. de Lièv. (284). — Europe : montagnes du Tyrol. 

T. auriculatum Bess. (1-^2). — Europe : Lithuanie. 

T. nutans Schleich. (78). — Europe : Suisse. 

T. angustifolium Vill. (38). — Europe : Dauphiné, 

T. exaltatum C. A. M. (125). — Asie : Sibérie. 

T. Legii Lôhr(190). — Europe : Haut-Eifel. 

T. confertiflorumC A. M. (130). —Asie : Altaï. 

T. Nestleri F. Schuitz (196). — Europe : partie centrale vers le 
Palatinat. 

T. abbreviatuiu V. de Lièv. (293). — Europe : montagnes du Tyrol. 

T, laserpilii folium Ilorncm. (52). —Europe : cultivé au jardin botani- 
que de Copenhague. 



I 



( 197) 

T. «'ïiis:ii«tiro1iiiDii L. (10). — Europe : Siièdo, îles 
de la li;dti(iue, Allemagne, Autriche, Suisse, FraiH!e 
orientale, Italie supérieure, Grèce, bassin du Danube, 
Russie médiane et méridionale. Asie mineure. 

Esp. air. lit. y. Banhini Crtz (18). — Europe : Autriche. 

T . angusiissimum Crtz (19). — Europe : Autriche. 

T. angusti folium Jacq. (2'ti'is). — Europe : dans toute la partie centrale, 

principalement en Autriche. 
T. anguslifolium Poli. (2o). — Europe : Palatinat. 
T. galioides NestI . (49). — Europe : lieux secs de PEurope centrale, 

Alsace, Suisse, Bavière, Hongrie, Autriche et vers le Danube inféj ieur. 
T. Bauhinianum. Wallr. (98). — Europe : partie centrale. 
T. trifidum V. de Lièv. (295). — Europe : montagnes du Tyrol. 
T. ros7narini foliutn Noceil {iOS) . — Europe : Italie supérieure. 
T. mediterraneum iorà. (248). — Europe : Rhône inférieur, Corse. 
T. peucedani folium Griseb. et Schenck (27 J). — Europe : Transsylvanie. 
T. spuriumTimer (250). — Europe : bords du Rhône, Transsylvanie. 
T. flaccidum Schleich. (75) . — Europe : Suisse. 
T. porrigens 3ord. (245). — T. medianutn Jord. (242). — Europe: 

bords du Rhône. 
T. planum V. de Lièv. (288). — Europe : Tyrol. 
T. revolutum V . de Lièv . (289) . — Europe : Tyrol . 
T. pri7iceps Dmrt. (279). — Europe : Campine belge. 
T. Morisonii Gmel. (50). — Europe : Belgique, vallée du Rhin, Suisse, 

Italie supérieure. 
T. exaltalum Gaud. (121). -- Europe : Suisse. 
T. rufinerve Lej . et Court. (159) . — Europe : bords de la Vesdre près 

de Verviers; indiqué en Sibérie par Ledebour. 
T. commutatumC. A. M. (127). — Asie : Sibérie vers l'Altaï, Dahurie, 

Kamtschalka . 
T. heterophyllum Lej. (lOo). — Europe : bords de la Vesdre (Belgique). 
T. maritimum Duf. (268) — Europe : littoral français de la Médi- 
terranée. 
T. nigricans Jacq. (24). — Europe: dans toute la partie centrale, 

Suisse, France orientale et méridionale, Italie supérieure, Danube 

inférieur, Iles Britanniques. 
T. gracile Schur (275) . — Europe : Transsylvanie. 



( 198 ) 

T. flavniti L. (H). — Syn. T. prafense L. (1). — 
Prairies humides, bords des eaux. Europe : répandu dans 
tout le continent et dans les îles adjacentes; devient rare 
vers la Suède, la Finlande et la Laponic. Asie: signalé 
depuis la Sibérie jusqu'au Kamtschatka,mais peut-être par 
erreur. Amérique septentrionale : renseigné aussi dans 
quelques localités et sans doute par suite de fausse déter- 
nation. 

Esp, aff. lie. T. angulosum Desf. (66). — Cultivé au Muséum de 
Paris ; patrie inconnue. 

T. vaginatum Desf . (69). —Cultivé au Muséum de Paris, sans indica- 
tion d'origine. 

T. paupercuhtm Herm. (-iS). — Europe : Alsace, aux environs de 
Strasbourg. 

T. lati folium Tausch (176). — Patrie inconnue. 

T. corymbosumW. de Lièv. (28S). — Europe : Tyrol . 

T. angustatum Veinra. (15i). — Europe : Norwége et Daneraarck. 

T. rugosutn Poir. (63). — Europe : France. 

T» sphaero car puni Lej. et Court. (140). — Europe : ancienne abbaye 
de Herckenrode près de Hasselt. 

T. capitatum Jord. (246). — Europe : bords du Rhône. 

T. riparium Jord. (205). — Europe : Rhône. 

T. uduni Jord. (244). — Europe : Rhône. 

T. prorepens Jord. (245) — Europe : Rhône. 

T. belgicum Jord. (247). — Europe : Relgique. 

T. ciuefeiiiu Desf. (67). — Cultivé au Muséum de 
Paris, sans indication d'origine. 

T. dcimiflorum H. B. K. (80). — Amérique septen- 
trionale : Mexique. 

T. glaiEciim Desf. (70). — Syn. T. fîavum speciosiim 
L. (12), 7\ /lavum hispankiim Brot. (47), T, speciosum 
Poir. (64). — Régions montagneuses. Europe : France 
méridionale, péninsule hispanique, Suisse, Italie. Afrique : 



( 190 ) 

partie septentrionale. — Ce Thalktrum est généralement 
cultivé. 

T. fociiiciilacciiiu Bungc (152). — Asie : Chine 
boréale. 

T. tiiberosiim L. (4). — Syn. Syndcsmon tuberosum 
ïïoiïms. (145''''). — Lieux stériles, collines pierreuses. 
Europe : Pyrénées orientales, France; Es[)agne septen- 
trionale. 

T. orientale Boiss. (170). — ^yn. hopy rum aquilegioi- 
desliory et Chaub. (lo4'''*). — Régions montagneuses, 
fissures des rochers ombragés. Europe : Grèce méridionale, 
Laconic et Messénie. Asie : Taurus, Liban, Bulghar-Dagh. 

T. aneiuoiioidei» Miclix (45). — Syn. Syndesmon 
thalktroides Hoffms. (143'^''). — Champs et bois. Amé- 
rique septentrionale : de la Caroline au Canada ; devient 
rare vers le nord. 

T. débile Buckl. (255). — Amérique septentrionale : 
Texas, Alabama. 

Le T. japonkum Thunb. (50) (Syn. Dklynamîsta sal- 
viae similis Thunb. Flora Japonica, 364), rapporté par 
Thunberg lui-même au Coptis asplenifolia L., ne peut 
être que le Coptis brachypetala Sieb. et Zucc, suivant ces 
derniers auteurs, le premier Coptis n'ayant pas encore 
été trouvé au Japon. 

Les Thalictrum qui suivent restent provisoirement sans 
être classés, pour défaut ou insuiïîsance de renseigne- 
ments : 

T. nudicaule Schwein. (IS9). — Amérique septentrionale; décrit au 

moyen de spécimens incomplets. 
T. ****Bunge (2d6). — Asie : dans les Alpes de Karatau; décrit au 

moyen d'un seul exemplaire incomplet. 

18 



( 200 ) 

T. purpureum Schang. (29). — Syn. T. purpurascens Georg. {iô). — 

Russie. 
T. carolinianum Walt. (5^). — Amérique septentrionale. 
T. palmatum W ait . (55). — Syn. T. ranunculinum Mûhlb. (57). — 

Amérique septentrionale. 
T. altissimum Wender. (109). — Europe : euîtivé au jardin botanique 

de Marbourg. 
T. glauci folium Wender. (110). — Marbourg. 
T. g laucophyllum Wender. (111). — Marbourg. 
T. sineme Lour. (-iO). — Asie : Cochinchine. 
T. apimlahmi Loud. (125). — Russie. 
T. mic7-ocaf'pmn. Loud . (122). — N'est probablement que la variété 

T. angusd folium L S microcatyum Rupr. {Flor. Ingr., I, p 19). 



Lettre sur la végétation des environs de Nice(^), par 
Léo Errera. 

Cher Monsieur, 

Vous avez bien voulu me demander, avant mon départ, 
une lettre de Nice. Vous voyez que je tiens ma promesse, 
et c'est avec un vif plaisir que je vous envoie ces quelques 
mots à propos de toutes les belles choses que j'ai vues. 

Je ne me souviens pas d'avoir jamais passé des vacances 
de nouvelle année aussi délicieuses. Avoir chaud, tandis que 
vous grelottez, contempler un soleil radieux et bienfaisant 
au lieu de votre atmosphère froide et brumeuse, aller se 
plonger dans les flots tièdes de la Méditerranée alors que 
pour vous toutes les eaux sont des glaçons, quitter la neige 
blanche et monotone pour une végétation verte, variée, 
fleurie, échanger, en un mot, l'hiver pour le printemps, 

(1) Lettre adressée au Secrétaire des publications de la Société. 



( ^^01 ) 

voilà un programme qui, certes, ne maiujue pas des 
attraits les plus alléchants !... 

Vous savez sans doute que tout le littoral de la Méditer- 
ranée est déchiqueté en baies irrégulières affectant la 
forme d'un croissant, décomposé à son tour en d'autres 
croissants plus petits. Nice est au fond de Tune de ces 
baies, qui a pour extrémités le Cap d'Antibes vers l'ouest 
et le Cap Ferrât vers l'est. Entre ces deux limiles, s'avance 
la pointe du Mont Boron qui sépare Nice de sa voisine, 
Villefranche. 

Cette partie de la côte est des plus superbes. D'abord, 
tout le long, les flots calmes et bleus, miroir sans ride 
d'un ciel sans tache, bordés de leur frange d'écume, qu'on 
croirait une dentelle blanche sur les rochers du rivage, 
tantôt couverts de verdure et doucement déclives, tantôt 
sombres, nus et descendant à pic. La plage n'est point 
occupée par du sable comme chez nous, mais bien par 
une infinité de petits caillous sur lesquels vient clapoter 
la mer et qui, échappant sous les pieds, rendent la mar- 
che fort pénible. Puis vient Nice avec ses quais et ses pro- 
menades, sont torrent du Paillon séparant l'ancienne ville 
pittoresque aux ruelles sombres, étroites et tortueuses, 
aux escaliers et aux montées, aux masures délabrées et 
noircies, de la ville nouvelle, aux rues larges et droites, 
aux maisons blanches, aux jardins et aux squares tirés au 
cordeau. Ensuite, derrière tout cela, s'étend la campagne 
toujours belle et riante, et enfin pour arrière-plan à ce 
tableau, pour fond à toutes ces teintes diverses, se dressent 
les premiers contre-forts des Alpes. 

Sur le galet de la plage, à l'embouchure de ce Paillon, 
qui, paraît-il, n'a plus gelé depuis plus de deux siècles — 
ce qui n'a rien d'étonnant puisqu'il est presque toujours 



( 202 ) 

à sec — à son embouchure, dis-je, on voit des femmes 
agenouillées dans des paniers d'osier, pour ne pas se bles- 
ser sur les petites pierres. Ce sont les blanchisseuses : 
elles profitent des quelques gouttes d'eau du torrent pour 
y plonger et y laver le linge sale.... en public. Après quoi 
elles le suspendent à des cordes au bord de la mer, immé- 
diatement en dessous de l'élégante et célèbre Promenade 
des Anglais. Ici, toutes les belles dames, avec leurs éblouis- 
santes toilettes, avec le frou-frou de leurs robes de soie; 

là, un autre frou frou celui du linge sale de ces dames 

que l'on blanchit: c'est, vous le voyez, le dessous des car- 
tes, le revers de la médaille! Tandis que dans la ville 

nouvelle s'étale tout le luxe des étrangères au teint blanc 
et rose — de poudre de riz et de fard, — dans l'ancienne 
Nice s'agite toute la population indigène à l'aspect déjà 
tout méridional etau teint déjà tout hâlé. Ensuite, aufond, 
la campagne est toute plantée d'oliviers et parsemée de 
villas; les montagnes sont couvertes de pins à leur base; 
puis, à mi-côte, la végétation décroît petit à petit, se 
rabougrit, les rochers apparaissent dénudés et enfin, tout 
en haut, le sommet s'encapuchonne de blanc dans ses 
neiges éternelles ! 

Laissez-moi vous faire remarquer en passant que la 
réputation de la fameuse Promenade des Anglais est bien 
surfaite. Figurez-vous une très-longue allée, sans ombre, 
où même en plein janvier, l'on rôtit au soleil, en ayant 
pour condiment une poussière blanche et aveuglante sou- 
levée par les trahies des robes et le roulement des nom- 
breux équipages! En fait de verdure, très-peu de chose : 
une haie basse et glauque d'Atriplex Halimusj de place 
en place, un Nerium Oleander^ un Qiiercus Ilex dont 
l'aspect grisâtre rappelle l'olivier, un Chamaerops aux 



( 205 ) 

feuilles en éventail, un Tamarix déreuillé, (|U('l(|ues 
petits caroubiers et enfin un arbre très-insignifiant dont le 
tronc épais et nu est terminé par une tète monotone, avec 
des feuilles grandes et un peu glaucescentes: le Phf/folacca 
(fioica. Seulement ce qui rachète beaucoup de ces défauts, 
c'est l'admirable situation de la Promenade des Anglais : 
d'une part la Méditerranée, de l'autre une suite ininter- 
rompue de charmantes villas, précédées toutes d'un joli 
jardinet. Là fleurissent en plein air les plantes des con- 
trées les plus chaudes : sans parler des citronniers, des 
orangers, des lauriers d'une taille et d'une vigueur qui 
nous sont inconnues, je vous citerai, entre mille autres, 
une térébinthacée, le faux-poivrier (Schinus molle), avec 
ses rameaux flexibles et ses ravissantes grappes de baies 
qui passent par tous les tons, en allant du vert au jaune, 
et du jaune au rouge le plus vif; le Yucca, dont les 
fruits, d'une saveur assez agréable, mûrissent parfaitement 
à ciel ouvert, alors que nos serres les plus chauffées ne 
peuvent les conduire à maturité ; les mimosées d'Australie 
tout en fleurs, avec leurs étranges phyllodes longs et pen- 
dants, qui leur donnent l'aspect de certains de nos saules, 
et enfin l'un des arbres les plus beaux et les plus utiles, 
les plus gigantesques et les plus gracieux, l'arbre peut- 
être qui, entre tous, réalise au plus haut degré la devise : 
utile dulci, le splendide, le bizarre, le majestueux Euca- 
lyptus globulus. Nous nous figurons connaître cette plante 
lorsque nous en avons vu les chétifs échantillons qui végè- 
tent dans nos serres : erreur profonde ! Ce serait juger un 
géant d'après un nain, un colosse d'après un pygmée. 
Rien, en effet, n'est plus diff'érent que l'Eucalypte 
d'une année ou deux que nous voyons seul chez nous 
— nos exemplaires s'arrètant bien vite dans leur crois- 




( 204 ) 

sance, — et TEucalypte de quinze, vingt, trente ans que Ton 
admire ici. C'est qu'il se produit chez ce végétal un phé- 
nomène d'hétéromorphisme des plus curieux. La plante 
que nous connaissons est herbacée ou, tout au plus, 
frutescente; celle des jardins de Nice est un arbre de 
vingt-cinq à trente mètres de haut, dont le tronc a près 
d'un mètre de diamètre ; la plante de nos serres a des 
feuilles sessiles, opposées, très-glauques, presque prui- 
neuses, largement ovales ; la plante développée a des 
feuilles à long pétiole, alternes, vertes, lancéolées et que 
leur pointe recourbée rend même falciformes. VEuca- 
lyptus globulus a d'ailleurs un aspect tout particulier avec 
son écorce qui se détache et met à nu le liber, avec ses 
rameaux pleureurs, ses feuilles fortement résineuses, ses 
fleurs sans corolle, mais peuplées d'innombrables étamines 
jaunes et entourées d'un calice ligneux et blanchâtre qui 
perd son opercule à l'an thèse. Eh bien ! malgré le déve- 
loppement déjà magnifique que cet Eucalypte acquiert 
ici, il paraît que l'arbre des tropiques diffère encore plus 
de celui-ci, que celui-ci ne diffère de nos maigres spéci- 
mens, puisqu'il est, dit-on, le plus élevé de tous les 
végétaux, au point de dépasser même le Sequoia et de 
pouvoir — selon une belle expression de M. Planchon — 
ombrager encore le sommet de la plus haute des pyra- 
mides ! 

Quant à ses usages, ils sont innombrables : je vous 
rappellerai seulement qu'il a doté la pharmacie de remè- 
des nouveaux et salutaires, la table d'une liqueur excel- 
lente, la menuiserie d'un bois sans rival et les jardins 
d'un ornement splendide. 

Si maintenant nous remontons jusqu'au commencement 
de la Promenade des Anglais, nous arrivons, le long du 



( t205 ) 

Paillon, au quai Masséna qui est garanti du soleil par 
de robustes EiicaUjptm, alternant avec ce beau palmier 
qu'on nomme Phoenix dartf/lifera. Sa lèlc qui s'épanouit 
brusquement au somme! d'un tronc épais, ses feuilles 
longues et pennées qui retombent avec grâce, ses folioles 
étroites et repliées sur elles-mêmes en forme de gouttière, 
ses grands régimes de dattes jaunes entourées d'une 
spatlie presque ligneuse, lui donnent une apparence fort 
singulière. Malgré la température si douce qui règne sur 
ce littoral, de tous les dattiers de Nice et de ses environs, 
un seul, m'a-t-on raconté, parvient à faire mûrir ses fruits. 
C'est celui qui est placé en face de la préfecture. On ne 
sait trop la cause de cette bizarrerie; peut-être faut-il 
l'attribuera la chaleur des luttes politiques dont la préfec- 
ture est l'objectif et qui suppléent ainsi à la chaleur 
solaire insuffisante. 

Si nous quittons un peu la ville pour la campagne, le 
paysage est ici ravissant : et que reste-t-il donc à désirer 
lorsqu'on trouve réunis les flots transparents, le ciel bleu, 
les rochers majestueux, cette trinité grandiose d'où sortent 
toutes les splendeurs de la Nature! 

Pour le botaniste, cette région est un vrai paradis. Il y 
voit se succéder sur un espace de quelques lieues les 
climats les plus différents, depuis le littoral, véritable 
sanctuaire du soleil où la neige profane n'ose jamais 
pénétrer et où s'épanouit la végétation luxuriante de 
l'Afrique septentrionale, jusqu'aux montagnes qui nous 
offrent la flore alpestre de la Suisse et jusqu'aux som- 
mets froids où se montrent les plantes glaciales de 
l'Islande. 

Je ne puis malheureusement explorer un peu que la 
zone maritime, mais la part est belle et je n'ai pas à me 



( 206 ) 

plaindre. Malgré la saison si défavorable et quoiqu'aii 
cœur même de l'hiver, je vous avouerai que je m'attendais 
à beaucoup; eh bien! j'ai trouvé davantage. Après un 
séjour d'environ trois semaines, je ne rapporterai pas 
moins de deux cents espèces, dont un grand nombre en 
fleurs et la plupart étrangères à notre pays. Je dois la 
plus grande reconnaissance à l'inépuisable amabilité de 
M. l'abbé Montolivo, bibliothécaire de la ville de Nice. 
Ce botaniste actif, auquel pas un coin des Alpes-Mari- 
times n'est inconnu, veut bien guider mes recherches 
et c'est à lui que je dois la récolte de mes meilleures 
plantes. 

L'élude de la flore niçoise à ceci de difficile, que l'excel- 
lent climat permet à la plupart des végétaux de se natura- 
liser et de se propager avec une rapidité incroyable. Aussi 
est-il très-malaisé de distinguer les espèces indigènes des 
subspontanées : tous les rochers sont décorés d'une très- 
belle plante, originaire du Mexique et qui ne fut intro- 
duite en Europe que dans le courant du XVI"^^ siècle, 
VAgave amerkana. Ses grandes feuilles glauques, armées 
de redoutables épines, atteignent parfois ici une telle lon- 
gueur qu'elles se replient vers le milieu pour retomber 
élégamment en arrière, tandis que, du centre de la rosette 
radicale, s'élève, haute et majestueuse, la hampe nue 
dans le bas et terminée par la pyramide étalée des 
rameaux fleuris. Je vous citerai encore plusieurs Mesem- 
btijanthemum du Cap de Bonne-Espérance qui abondent 
dans ces parages et surtout le fort étrange Cactus Ficus- 
indka, avec sa tige formée d'articles épais, charnus et 
elliptiques, superposés bout à bout en tous sens, avec ses 
faisceaux d'aguillons sétacés qui remplacent ses feuilles 
et dont la piqûre est des plus désagréables, avec ses fruits 



( 207 ) 

pourprés qui ont tout à fail Taspcct de la figue, mais une 
saveur bien moins délieate. Celte Caclée, quoi(|ue non 
indigène^ est iei tellemenl eommune que M. Monlolivo me 
raconie en avoir trouve sur des rochers inaccessibles au 
mih'eu de la mer, à une distance considérable de toute 
habitation. 

Mais sans s'occuper de ces hôtes étrangers, la flore est 
déjà bien assez riciie et bien assez intéressante. Ce qui 
frappe tout d'abord dans la campagne niçoise, ce que l'on 
voit planté partout, la note dominante, le signe caracté- 
ristique, c'est l'olivier. L'Olea etiropaea est un arbre de 
six à dix mètres, ordinairement tortueux, qui, déjà à peu 
de distance du sol, se divise irrégulièrement en branches 
dont les zigzags bizarres s'étendent en tous sens. Son 
tronc sinueux, son écorce sombre et gercée, ses petites 
feuilles elliptiques, coriaces, roulées par les bords, d'un 
vert cendré en dessus, tout à fait argentées en dessous, 
ses ramuscules décombants et pleureurs, tout son feuillage 
enfin parsemé de taches noires, qui ne sont autres que les 
olives mûres, lui donne une teinte grise et monotone, con- 
duisant droit à la mélancolie. Heureiisement que tout le 
reste du paysage est un préservatif, un antidote suffisant. 
D'abord la cueillette des olives forme déjà une scène des 
plus animées. Au pied de l'arbre on a étendu un grand 
drap en toile épaisse, tout rapiécé. Dans l'arbre, un jeune 
et robuste gars secoue les branches les plus voisines, 
frappe d'un grand bâton les plus éloignées et fait tomber 
ainsi une vraie pluie d'olives que des femmes accroupies 
ramassent et jettent ensemble. Une fois mis dans des sacs, 
ces fruits sont envoyés au moulin à eau où la trituration en 
extrait l'huile. Les olives, telles que nous les connaissons, 
sont des fruits cueillis avant leur maturité et salés. 



( 208 ) 

Ce qui sert encore puissamment à atténuer l'effet morne 
produit par VOlea europaeaj c'est le voisinage d'autres 
arbres dont la nuance est toute différente. Car derrière 
les plaines s'élèvent les montagnes, dont les ondulations 
profondes servent de lit aux torrents méandreux se frayant 
un chemin parmi les pierres, bavant sur les roches et 
bordés de Scirpes, de Joncs, de Carex, d'Equisetum aux 
tiges fines, des longs rameaux grêles du Coriaria myrti- 
folia et surtout du magnifique Roseau méridional à tige 
élevée, à feuilles larges, à épi éiroit et serré, VArundo 
Donax. Or, comme je l'ai déjà dit, les monts sont pour la 
plupart plantés de Pinus halepensis, bel arbre élevé, dont 
la tète toujours verte, au haut du tronc incliné et divisé 
vers la cime, s'élargit en un ample parasol. Par-ci par-là 
se dresse un Quercus Ilex aux petits glands bistrés, un 
Nerium Oleander sauvage avec ses feuilles lancéolées et 
presque toujours disposées trois par trois ; plus loin, dans 
celte anfractuosité du rocher, apparaît un grand Ceratonia 
Siliqua femelle, tout à fait spontané, avec ses feuilles 
imparipennées, à folioles orbiculaires et luisantes, à courtes 
grappes de fleurs fort curieuses avec leur petit calice rou- 
geàtre, leur stigmate sessile sur un ovaire allongé et 
recourbé qui deviendra la gousse. Cette gousse, la 
caroube, a une quinzaine de centimètres de long sur deux 
de large, est charnue, tapissée intérieurement de sub- 
stance pulpeuse où sont enchâssées les graines lisses et 
arrondies. Ce fruit, à goût fort agréable, passe dans le pays 
pour n'être aimé que des chevaux et des Russes : j'avoue 
que je me sens, sur ce point, sujet du Czar ou membre de 
la race chevaline. 

Le Caroubier mâle, avec ses fleurs portant cinq éta- 
mines, se voit beaucoup moins souvent que le Caroubier 



( 209 ) 

femelle; cela provient de ce que les paysans tendent tou- 
jours à substituer celui-ci à celui-là, parce qu'il leur rap- 
porte et qu'un pied mâle sulïit à féconder un nombre 
considérable de pieds femelles. J'ai même vu dans une 
course avec M. l'abbé Montolivo un arbre staminé que 
Ton avait, par grefte, rendu pistillé : on voyait ainsi tout à 
la base naître sur le vieux bois quelques grappes mâles 
alors que, sur tout le reste de lapla nte, les fleurs 
n'étaient munies que d'ovaires. C'est également dans cette 
excursion que ce môme botaniste m'a fait remarquer, 
parmi les Oliviers, une branche de Ficus provenant d'une 
graine tombée accidentellement sous l'écorce d'un Olea, 
de façon qu'une moitié de l'arbre portait des figues et 
l'autre des olives. 

Puisque nous voilà par hasard sous les Oliviers, cher- 
chons par terre quels végétaux leur ombre abrite. Il y a 
surtout là, avec ses feuilles en fer de lance et sa spathe 
pourprée, une Aroïdée, la peste des plantations niçoises 
— mais une jolie peste — VArimi Arisarum ou Arisarum 
vulgare. A côté, l'on aperçoit quelque reste flétri de la 
charmante Nigelle de Damas fort commune ici, un pied 
fané d'Heliotropium europaeum, ou une bourrache aux 
pétales bleus, ou bien la teinte verte sombre des grandes 
et amples feuilles de VArum italkum. Au Cap Ferrât 
(dont le nom provient des minerais de fer qui constituent 
sa masse), sous les oliviers de la magnifique propriété de 
M. Pollonnais, fleurissent déjà le Narcissus niveus Lois. 
(N, papyraceus Gawl.), aux feuilles élancées, aux superbes 
fleurs blanches et odorantes, et le joli Oxalis libijca Viv. 
(0. cernua Thunb.) aux longues corolles jaunes. C'est 
une plante du Cap de Bonne-Espérance qui s'est très- 
abondamment naturalisée à certaines places des Alpes- 
Maritimes. 



( 210 ) 

Tout près du Cap Ferrât, à sa droite et à sa gauche, se 
dressent près de la mer les rochers couverts de leur végé- 
tation si particulière, si caractéristique, si profondément 
niçoise. C'est là qu'on voit le mieux la différence de cette 
flore avec la nôtre. Des familles, qui dans nos espèces 
indigènes n'offrent que des plantes herbacées, y présentent 
des sous-arbrisseaux ou même des arbrisseaux véritables. 
Ainsi les Cistinées de notre calcaire ne nous donnent 
aucune idée des Cistus que Ton trouve partout ici : c'est 
le Cistus albidus aux feuilles tomenteuses et sessiles, le 
Cistus salviaefolius aux pétioles presque connés, le Cistus 
monspeliensis entièrement enduit de substance visqueuse. 
Les Papilionacées de Belgique sont bien mesquines à côté 
d'arbrisseaux tels que le Coronilla Emerus aux pétales d'un 
beau jaune, ou le remarquable Anthyllis Barba-Jovis aux 
capitules jaunâtres, aux feuilles imparipennées d'un blanc 
d'argent et dont le tronc atteint plusieurs doigts d'épais- 
seur. Nos Labiées et notre humble Globularia vulgaris ne 
préparent guère au Rosmarinus officinalis, le romarin 
robuste et fortement parfumé qui atteint plus d'un mètre 
de haut, ni au Globularia Ah/puni, plante non moins 
élevée et ornée de fleurs d'un violet ravissant (0. Nos 
Euphorbiacées ne renferment rien non plus qui ressemble 
à V Euphorbia dendroides, l'Euphorbe frutescente, au feuil- 
lage clair, gai et compact, qui tapisse tous les rochers du 
département, en compagnie de ses sœurs 1'^^ segetalis, 
VE. spinosa, VE. serrata, VE. Characias et le très-rare 
E, Nicaeensis Ail. Enfin aucune de nos Asparaginées n'ac- 



(!) J'en ai trouvé un pied à fleurs blanches, variation qui, je crois, n'a 
pas encore été signalée, 



(211 ) 

qiiicrt le dcvcloppemont du Ruscm aculcatm aux cladodes 
épineux ou de relevant Smilax aspera^ eel, oruemcut de 
toutes les haies du Midi, dont les tiges grimpantes portent 
des feuilles cordées, aiguillonnées et souvent parsemées 
des plus capricieuses panachures. 

Outre ces plantes, les rochers sont encore garnis de 
Rfiammis Alatenms qui fleurit dès janvier ; de trois Téré- 
binthacées, le Cneorum tricoccuniy les Pistacia Terebinthus 
et Lentiscus, dont j'ai observé un curieux hybride et des 
formes de feuilles fort embarrassantes; à'AhjssitmmarUi- 
mum Siux gentilles fleurs blanches; de Centrant/ius ruber 
aux beaux corymbcs rouges ; de petits Ononis minutis- 
sima; de Myrte vert et embaumant ; de Ruta dont le par- 
fum n'est pas précisément aussi agréable ; de nombreux 
Sechim ; de Cotyledon Umbilicus (Umbilicus pendidinus), 
le Nombril-de-Vénus avec ses feuilles en cornet et ses 
grappes brunâtres ; de Rubia peregrina qui s'accroche 
partout; de Senecio Cineraria (Cineraria maritima), grande 
composée toute blanchâtre avec ses nombreuses calathides 
jaunes; de Phagnalon saxatile; de Statice cordata et 
d'Andropogon enfin longuement aristé.... 

Autre part, on aperçoit des champs plantés d'orangers, 
avec leur tètes toutes constellées de l'or de leurs fruits et 
où se mêle harmonieusement au vert intense des vieux 
rameaux la teinte pâle et presque blanche des jeunes pous- 
ses. A leur pied et dans les cultures voisines, s'étalent les 
grappes rosées du Fumaria capreolata sur lequel M. Jor- 
dan a exercé sa verve infinitésimale, la grande pâquerette, 
Rellis sylvestriSfh la hampe élevée, aux feuilles parcourues 
par trois nervures et les fleurons jaunes du (7tt/enrfi</a arven- 
sis, le seul souci que connaisse le botaniste, comme dit la 
chanson. 



( 212 ) 

Plus loin sur les terres labourées, rampent VEcballium 
Elaterlum (Momordica E later mm), Gucurbitacée à corol- 
les jaunes, à fruits élastiques quand ils sont mûrs, et 
l'adorable Veronica Cymbalaria aux fleurettes blanches, 
tout à côté de Setaria parfois difïïciles à déterminer, ainsi 
que d'une Crucifère et d'une Résédacée particulières à 
cet'e région : le Reseda Phyteuma remarqiiable par son 
grand calice accrescent et le Diplotaxis Erucoides aux 
pétales teintés de violet. J'ai aussi rencontré assez souvent 
sur le bord des chemins vers Villefranche, près de Nice, 
une autre Crucifère extrêmement rare et dont ces envi- 
rons sont la seule habitation française. Je veux parler du 
Sinapls pubescens L. (Brassica pubescens Ardoino) avec 
ses grappes jaunes, ses feuilles inférieures pinnatifides à 
segment terminal très-ample et ses feuilles supérieures 
ovales. Une autre plante fort intéressante et que j'avais 
déjà rencontrée du côté de Venise est le Verbascum 
sinuatum aux feuilles onduleuses. Il croît assez fréquem- 
ment ici dans le voisinage de la mer, à côté d'une forme 
curieuse de Cakile marttima Scop., caractérisée par la 
grande taille des appendices cornus de sa silicule : 
M. Jordan a élevé cette variété au rang d'espèce, inutile 
de le dire, et Ta baptisée du nom de Cakile liltoralis. 

J'en aurais encore pour longtemps à vous énumérer 
toutes les merveilles qui se donnent rendez-vous dans cet 
Eden de l'Europe. Je vous peindrais les environs de Nice : 
la riante Villefranche avec sa jolie rade ; tout en bas près 
de la mer, le tiède Beaulieu où viennent mourir les ondes 
bleues et tranquilles de la Méditerranée, et tout en haut, 
perchée sur la cime de son roc abrupt, le front dans les 
nuages, Eze la sombre; et le tortueux Vallon de Magna n ; 
et la sauvage grotte de St-André, cette voûte que le 



( 213 ) 

torrent s'est frayée à (ravers le granit et ((ne tapisse la plus 
ravissante des fougères, le délicat Adianthe Cheveux-de- 
Vénus; et le grandiose Vallon Obscur, (jui semble une 
brèche fantasti(iue taillée dans les rochers immenses par 
Tépée d'un géant; et les découpures capricieuses du Baus- 
Rous avec ses hellébores verts, ses Andropogon brunâtres, 
ses lavatères violacées, ses centaurées roses, ses asphodèles 
blancs ; et St-Jean avec son bois de pins d'Alep rempli de 
sa belle bruyère frutescente, VErica multifloraj aux fleurs 
d'abord blanchâtres, puis roses, puis rouges, puis brunes 
et dont on observe là au moins douze formes, depuis la 
corolle dont les divisions atteignent la base et la rendent 
polypétale, jusqu'à celle dont les dentelures s'aperçoivent 
à peine ; et enfin Monaco, la principauté microscopique, 
assise au sommet de son bloc de roches, Monaco avec sa 
citadelle et ses soixante-douze soldats dont soixante-et-onze 
officiers^ Monaco avec ses murailles ornées des grandes 
fleurs violettes du Campanula macrorrhiza et ses piles de 
boulets soudés entre eux par les lichens et les polytrics, 
Monaco le plus charmant des États et que régit un prince 
aveugle, dont pour surcroit de bizarrerie, la liste civile se 
compose de la rente que M. Blanc, le concessionnaire de 
la roulette, veut bien lui servir, Monaco ce coin neutre 
entre la France et l'Italie, Monaco ce nid d'aigles, habité 
tout au plus par des moineaux !.... 

Voilà tout ce dont j'aurais encore à vous parler, cher 
Monsieur, mais je ne veux pas plus longtemps abuser de 
votre patience. 

J'espère vous revoir bientôt à mon retour pour vous 
montrer les richesses végétales que je rapporte d'ici, et 
vous prie, en attendant, d'agréer l'assurance de ma respec- 
tueuse confraternité. 

Nice, le 18 janvier 1873. 






( ^14 ) 

Observations sur quelques plantes fossiles des dépôts dévoniens 
rapportés par Dumont à l'étage quartzoschisteux infé- 
rieur de son système eifelien, par François Crépin(^). 

Dans son traité classique de géologie, d'Omalius 
d'HalIoy, Tillustre savant dont la perte est toujours si 
vivement ressentie, dit en parlant du système du pou- 
dingue de Burnot : « Les fossiles sont excessivement rares 
« dans ce système, il n'est pas même certain que ceux en 
« très-petit nombre que Ton y a cités, ne devraient pas 
« être considérés comme appartenant aux dépôts qui 
« lui sont inférieurs ou supérieurs (2). » A son tour, 
M. Dewalque fait la remarque suivante sur le même 
dépôt : « L'étage du poudingue de Burnot est très-pauvre 
« en fossiles ; encore n'est-il pas bien sûr que ceux qu'on 
« a cités lui appartiennent. Les empreintes végétales sont 
« assez fréquentes dans les psammites de la base de cet 
« étage, mais elles sont en mauvais état et n'ont pas été 
« déterminées, pas plus que celles que nous possédons des 
« schistes rouges, où elles sont beaucoup plus rares (3). » 
Le même auteur, à la fin de son Prodrome, a pu profiter 



(1) Cette notice était à peu près complètement rédigée quand elle fut 
annoncée dans la séance du 'À7 juin dernier. Comme elle se trouvait encore 
entre les mains de l'un des commissaires lorsqu'à paru le travail de 
M. Gilkinet sur la llore des schistes cuivreux de Rouveroy, je jugeai utile 
d'en moditierun peu la rédaction, afin de l'enrichir de certains documents 
publiés par M. Gilkinet et de plusieurs indications que j'ai recueillies dans 
un récent voyage en Angleterre. 

(2) Précis de géoloyic, 8^ éd., p. 515. 

(3) Prodrome d''ime description géologique de la Belgique, pp. 58-59. 



( 215 ) 

des déterminations (jirEugène Coemans avait faites et 
signale dans Tétage du poudingue de Burnot les végétaux 
fossiles suivants : Chondrites antiquus Gopp. var. major et 
var. minor, Filicftes tepid orach is Coems et Fiticites pin- 
7iatus Coems. 

Dans le Patria Belgicai^), j'ai moi-même signalé ce 
que nous connaissions en 1875 de la flore du poudiiigue 
de Burnot et, m'appuyant sur les collections de Coemans 
conservées au Musée royal d'histoire naturelle de Bel- 
gique, voici ce que j'écrivais : « Dans les schistes cuivreux 
« de Rouveroy, il existe des empreintes de tiges, de 
« rhizomes et de racines d'un Lepidodendron que l'abhé 
« Coemans considérait comme inédit. Les mêmes schistes 
« recèlent des empreintes d'une fougère que le même 
« savant a désignée sous le nom de Fiticites pinnatus, » 

En 1875, M. J. Gosselet, dans une notice intitulée : 
• Le système du poudingue de Burnot » et insérée dans les 
Annales des sciences géologiques, signalait un gîte de plantes 
fossiles dans une carrière du bois Collet. Ce gile existe à 
la base de couches formées de grès d'un vert sombre pré- 
sentant çà et là une couleur gris de fumée ou rouge ; la 
couche, dit M. Gosselet, est très-riche en débris végétaux, 
particulièrement en Sagenariai'^). 

Mes recherches personnelles ont été assez nombreuses 
dans l'étage du poudingue de Burnot. Dans la bande 
méridionale du bassin méridional, j'ai découvert plu- 
sieurs gîtes végétaux, mais aucun ne m'a fourni jusqu'à 
présent d'empreintes susceptibles d'être déterminées avec 



(1) Loc. cit., t. I, p. 475. 

(2) Loc. cit., pp. 3-4. 

il 



( 216 ) 

certitude. Je n'ai pas été plus heureux dans les gîtes de la 
bande septentrionale du même bassin que j'ai constatés 
aux environs de Tilff et d'Angleur. Ce n'est qu'à Naninne 
et à Fooz-Wépion que j'ai pu recueillir des empreintes dont 
la conservation permet des attributions plus qu moins 
exactes. 

A Naninne, mes investigations ont été provoquées par 
la publication d'une note de M. Carruthers sur le Psilo- 
phyton Dechenianumi^) . Le Musée possède, dans les 
collections formées par Coemans, quelques empreintes 
recueillies entre Naninne et Assesse, mais sans indication 
précise de gîte géologique, empreintes que Coemans con- 
sidérait comme étant identiques ou du moins très-voisines 
de VHaliserites Dechenianus Gôpp. du poudingue de Fepin. 
M. Carruthers ayant envisagé cette dernière plante non 
plus comme une algue, ainsi que l'avait fait M. Gôppert, 
mais comme un Psiloplujton qu'il désignait alors sous le 
nom spécifique de Dechenianum, j'étais curieux de savoir 
si l'étage dévonien entre Naninne et Assesse ne m'offrirait 
pas des éléments plus completsde VHaliserites Dechenianus 
ou Psilophylon Dechenianum que ceux des collections du 
Musée. En novembre 1875, j'accompagnai M. Mourlon, 
mon collègue, dans une excursion géologique entre 
Naninne et Assesse. Non loin de la gare de Naninne, vers 
Assesse, nous observâmes le long de la voie ferrée, de 
nombreux fragments d'une sorte de grès schistoïde blan- 
châtre passant au poudingue portant des empreintes sem- 
blables à celles de la collection de Coemans, mais il 
s'agissait d'en découvrir le gîte. Celui-ci fut bientôt trouvé 
par nous dans une tranchée voisine où l'on creusait alors la 



(1) Journal of Botany, novembre 1873, vol. II, p. 521. 



( 217 ) 

sncondc voie du chemin de fer. Il est à remarquer que les 
bancs fossilifères, assez variables dans leur composition 
minéralogique, ont été exploités sur le revers de la colline 
dans la(iuelle passe la voie ferrée. C'est dans Tune des 
anciennes carrières de cette colline que j'ai recueilli les 
empreintes les plus variées et en meilleur état. 

Entin, au mois de février 1874, sur les indications 
fournies par la notice de M. Gosselet, je visitai à deux 
reprises différentes la carrière du bois Collet, à Fooz- 
Wépion, et là je fis une abondante récolte d'empreintes 
d'un Lepidodendron bien caractérisé, accompagnées de 
certaines empreintes que j'avais cru pouvoir rapporter au 
Psilophijton Decheniamim Carr. 

Avant d'aborder la description des quelques rares végé- 
taux qui font l'objet de cette notice, je dois préciser 
autant qu'il m'est possible la position stratigrapbique des 
gites fossilifères de Fooz-Wépion, de Naninne et de 
Rouveroy. 

Le gîte de Fooz-Wépion a été indiqué avec exactitude 
par M. Gosselet. Ce gîte existe dans l'assise que ce géologue 
appelle son grès de Wépion et qu'il considère comme 
correspondant au système ahrien de Dumont. Cette assise 
fait partie du bassin méridional de ce que les géologues 
belges désignent communément sous le nom de poudingue 
de Burnot (E' de la carte géologique de Dumont). 

Le gîte de Naninne est dans l'E^ de la carte de Dumont. 
M. Gosselet rapporte la couche dans laquelle il se trouve à 
l'étage du calcaire de Givet, tandis que M. Mourlon la 
considère comme appartenant au poudingue de Burnot pro- 
prement dit. Du reste, ce dernier géologue publiera pro- 
chainement la coupe de la tranchée de Naninne et nous 
fera ainsi connaître exactement la position de ce banc 



( 218 ) 

fossilifère. Nous sommes là sur le bord méridional du 
bassin septentrional. 

Quant au gîte de Rouveroy, je ne possède sur lui 
aucune indication précise; je puis seulement avancer 
qu'il est en E* de la carte de Dumont et que M. Dewalque 
entre autres range les schistes cuivreux de Rouveroy dans 
le poudingue de Burnot. 

Je dois ajouter que pour tous les géologues belges, les 
terrains dans lesquels se trouvent les gîtes fossilifères de 
Naninne, Fooï-Wépion et Rouveroy sont considérés comme 
appartenant au dévonien inférieur. 



DESCRIPTION DES ESPECES. 
Lepidodcndron Oaspianum Daws. 

Planches I-V. 

Les empreintes de gros rameaux de Lepidodendron que 
j'ai recueillies dans le gîte du boisCollet, à Fooz-Wépion, 
sont nombreuses et dans un état de conservation assez 
remarquable pour le terrain. Plusieurs de ces rameaux sont 
bifurques à angles aigus. Sur quelques-unes des empreintes, 
on voit distinctement la trace des feuilles, qui paraissent 
avoir été ascendantes-incurvées. Malheureusement les cica- 
trices sont trop frustes pour être bien étudiées; elles 
ne laissent voir aucun vestige des cicatriculesdes faisceaux 
fibro-vasculaires. 



( 219 ) 

Les cicatrices ou coussinets foliaires rappellent beau- 
coup ceux du Lcpidodemfron Gaspianmn que M. Dawson 
a décrit et figuré en 18o9(') ; mais, dans cette espèce, les 
feuilles auraient été légèrement ascendantes, puis ensuite 
incurvées de haut en bas (slightly ascending, and then 
curving downwards). Postérieurement (2), M. Dawson a 
figuré un fragment du même type avec des feuilles ascen- 
dantes et dressées qui, sauf leur petitesse, ressemblent 
assez aux feuilles du Lepidodendron du bois Collet. Enfin 
en 1871(>">), Fauteur américain a de nouveau décrit et 
figuré son L. Gaspianum, en lui assignant, comme dans 
son premier mémoire, des feuilles épaissies à la base et 
recourbées en dehors, et courtes? (leaves thick at base, 
acicular, slightly ascending and curving downwards, 
short?). 

On peut, je pense, se demander si l'incurvation des 
feuilles de haut en bas est bien normale ou si elle n'est 
pas plutôt le résultat de l'immersion avant l'envasement 
des rameaux? Je ne suis pas éloigné d'accepter la seconde 
supposition. 

Après avoir très-attentivement comparé les empreintes 
du bois Collet avec les figures publiées par M. Dawson, 
j'estime qu'on peut provisoirement rapporter la plante 
belge au type américain. 

Quant au Lepidodendron des schistes cuivreux de 



(1) The Quarterly Journal of the geological Society of London, vol. IÎ5, 
p. -i83. 

(2) Loc. cit., vol. 18, tab. XVII, fig. 58. 

(3) The fosnil Plant» of the devonian and upper silurian Formatiom of 
Canada, 1871, tab. VIII, fig. 82, 83 ct Si. 



( 220 ) 

Rouveroy que Coemans avait considéré comme une espèce 
inédite, il me paraît être tout à fait identique avec celui 
du bois Collet. La planche II de cette notice est la repro- 
duction d'un beau dessin que Coemans avait fait exécuter (^). 

M. Carruthers, dans une notice intitulée : « ISotes on 
fossil Plants from Queensland{% , » décrit et figure avec 
beaucoup de soin un Lep/f/oc/enrfron d'Australie qu'il iden- 
tifie avec le L. nothum Unger de la Thuringe(3), type 
auquel il croit pouvoir rapporter le L. Gaspianum Daws. 
Il est possible que cette identification soit fondée, mais je 
n'ose pas l'accepter, du moins pour ce qui concerne le 
L. Gaspianum. Cette dernière espèce, telle que la repré- 
sente M. Dawson, ne parait pas avoir les feuilles pétiolées 
et si singulières du Lepidodendron d'Australie. D'autre 
part, le L. nothum de la Tliuringe avait-il bien cette sorte 
de feuilles? Le fragment figuré par Unger ne montre 
aucune trace de feuilles; mais on peut toutefois avancer 
que les cicatrices foliaires de ce fragment ressemblent 
extrêmement à celles du L. nothum australien. 

A propos du L. nothum de la Thuringe, je crois qu'il 
n'est pas sans intérêt de rappeler ici que j'en ai constaté 
l'existence dans les psammites du CondrozàEvieux. L'espèce 
parait être rare, car depuis deux ans que j exploite le gîte 
d'Evieux, je ne suis encore parvenu à en réunir qu'une 



(1) Ce dessin, ainsi que ceux reproduits par les planches IV, V et VI, 
sont dus à Tliabilc crayon d'un jeune officier, M. Noël. Celui-ci avait 
également exécuté pour l'abbé Coemans une série d'admirables planches 
représentant des Eqnisétinées de notre flore houillère. 

(2) The Quarterly Journal of the gpological Society, 1873. 

(5) Beilrag ziir Palàontofogie den ihilringer Waldes, von Richter und 
F. Unger, p. 89, tab. X, f. 4. 



— 221 — 

douzaine d'empreintes : celles-ci représentent des rameaux 
allongés, assez grêles et privés de leurs fcun'llcs. 

M. Gilkinet, dans sa note intitulée : « Sur quelquea 
plantes fossiles de Vétage du poudingue Burnol (dévonien 
inférieur){^)y » a décrit le Lepidodendron de Rouveroy 
sous le nom de L. buniotense. Si Ton compare la figure 
5 accompagnant la note précitée, représentant un fragment 
d'assez grosse branche du L. burnolense, avec la planche II 
de ma notice, on pourra croire qu'il s'agit de deux types 
bien distincts et qu'en outre le L. burnotense ne peut 
être rapporté au L. Gaspianuni. Cependant il n'y a bien 
qu'une seule et unique espèce, qui est fidèlement repré- 
sentée dans la planche II ci-jointe, et dont le faciès ne 
semble pas avoir été exactement rendu dans la figure 
3 de la note de M. Gilkinet. Du reste, à moins que je 
ne me trompe étrangement, les cicatrices foliaires de cette 
figure, au lieu d'être dirigées dans le sens vertical, c'est- 
à-dire de bas en haut, selon la direction du rameau, sont 
dirigées de droite à gauche et paraissent réellement appar- 
tenir à une section transversale d'une large tige. 

Il s'agit maintenant de savoir quelle est la nature des 
ramifications bifurquées qui, dans les gîtes de Rouveroy 
et de Fooz-Wépion, accompagnent fréquemment les 
rameaux rapportés au Lepidodendron Gaspianum. Ainsi 
que nous l'apprend M. Gilkinet, Coemans avait pris ces 
ramifications pour ime fougère à laquelle il avait donné le 
nom de Filicites lepidorachis ; mais je dois faire remarquer 
que Coemans avait abandonné cette première assimilation 



(1) Bull, de l'Acad. roy. de Belgique, 1875, n« 8. 



( 222 ) 

et qu'en dernier lieu il rapportait ces ramifications au 
Lepidodendron qui se trouve représenté dans la planche II 
ci-jointe. M. Gilkinet considère, à son tour, ces ramifica- 
tions comme des branches grêles de son L. hurnotense. 
Je suis loin de vouloir nier la légitimité de cette attribu- 
tion, qui poiuTait bien être fondée, mais avant d'avoir 
constaté l'adhérence de ces ramifications avec les branches 
rapportées au L. Gasp laiium , ow du moins avant d'avoir 
découvert des fragments établissant une transition bien 
marquée entre ces deux sortes d'axes, je crois qu'il est 
prudent de faire des réserves. M. Gilkinet voit dans les 
petits tubercules qui parsèment les branches dichotomes 
de Rouveroy des coussinets foliaires disposés en séries 
spiralées ; il a même cru voir quelques feuilles encore 
attachées à l'une de ces branches dichotomes.? Ces deux 
choses sont bien possibles, mais sur les échantillons que 
possède le Musée, il est très-difiicile de s'assurer de la 
disposition exacte de ces tubercules et aucun d'eux ne 
laisse voir la moindre trace de feuilles. D'autre part, 
les ramifications dichotomes provenant du gîte du bois 
Collet et qui sont très-probablement de même nature que 
celles de Rouveroy, montrent bien rarement quelques 
faibles traces d'organes appendiculaires. Pour expliquer 
Tabsence de cicatrices, on peut toutefois invoquer une 
decortication produite par la macération. 

Provisoirement, j'adopterai la manière de voir de 
M. Gilkinet, mais en faisant des réserves 

Dans le gîte de Naninne, j'ai observé des ramifications 
dichotomes qui paraissent identiques avec celles de Fooz- 
Wépion ; seulement elles ne s'y trouvaient pas associées 
avec des branches du L. Gaspianum. 

Ci-dessus, j'ai fait allusion à un travail de mon savant 



( 225 ) 

ami, M. Carrulhers, concernaiiJ un Psilophfjton Dcchvnia- 
num. Dans cc travail intitule : « On some lycopodiavcoas 
Plants from the old red Sandstone of the north of Scotland, » 
M. Carrulhcrs constitue avec Vllaliserites Dedicnianus 
Go\)p. cl \es Lepidodend?^on nothiim ci Millcri Salter un 
nouveau Psilophi/ton sous le nom de P. Dechenianiim. 
Ayant cru pouvoir identifier les ramifications dichotomes 
des gites de Rouveroy, Fooz-Wépion et iXaninnc avec ce 
nouveau Psilophyton, j'avais étiqueté les pièces des collec- 
tions du Musée sous le nom de P. Dedienianum, Dans les 
figures publiées par M. CarruthersC), la plus grande 
partie des axes sont couverts de petites feuilles squami- 
formes, très-courtes et pressées les unes contre les autres ; 
mais on voit certains ramuseules dénudés et lisses comme 
ceux de la plante de Fooz-Wépion. 

Lors d'un récent voyage à Londres, M. Carrutliers a eu 
la bonté de me montrer, dans les galeries du British 
Museum, toutes les pièces de son Psilophyton, et celles-ci 
m'ont paru ressembler beaucoup aux ramifications dicho- 
tomes de Rouveroy. Y a-t-il entre ces plantes identité 
spécifique? C'est là une question à laquelle on ne peut 
répondre affirmativement ou négativement qu'avec la plus 
grande hésitation. 

Jusqu'à présent, ces ramifications ou ces axes dicho- 
tomes avec lesquels M. Carruthers avait constitué son 
Psilophi/ton Dechenianum n'ont point encore été trouvés 
dans le terrain dévonien d'Angleterre en compagnie de 
branches assez grosses, semblables à celles rapportées par 
moi au Lepidodendron Gaspianum. Cependant M. Salter, 



(i) The Journal of Botany, novembre 1873, tab. 137. 



( 22^ ) 

dans une notice intitulée : « Oti some Remaim of Terres- 
trial Plants in the Old Red Sa7idstone of Caithness i^), » 
a figure (fig. 9*) un fragment tie son Lepidodendron 
nothum dont l'aspect rappelle un peu le L. Gaspianum 
de Belgique. La figure 5 de ce même travail rappelle 
tout à fait les ramifications ponctuées ou tuberculeuses de 
Rouveroy, tandis que les figures 3, 4- et 6 peuvent être 
identifiées avec certaines ramifications dicholomes de 
Fooz-Wépion et de Naninne. Il est à remarquer que ces 
figures 3, 4-, 5 et 6 représentent pour M. Salter des 
racines d'une conifère. On peut se demander si, en 
Ecosse comme en Belgique, nous avons affaire au Lepido- 
dendron Gaspianum représenté par des branches plus ou 
moins fortes et qui ne laissent aucun doute au point de 
vue générique, et par des ramifications supérieures et plus 
ou moins délicates, tantôt pourvues de leurs feuilles, 
ou portant seulement les cicatrices de celles-ci ou bien 
tout à fait lisses, et dont la nature a été méconnue ou 
laisse encore des doutes. 

M. Carruthers m'a appris que depuis assez longtemps 
il a abandonné la création de son Psilophyton Dechenia- 
niim, dont les axes sont maintenant pour lui des rami- 
fications d'un vrai Lepidodendron i'^). Cet auteur semble- 



(1) The Quarterly Journal of the geological Society of London, vol. XIV, 
p. 72, lab. V. 

(2) M. Carruthers abandonne non-seulement son Psilophyton Dechenia- 
num, mais il croit que le genre Psilophyton n'existe pas réellement et que 
les espèces de ce prétendu groupe générique ont été constituées avec des 
axes de Lepidodendron et des fructifications de fougères qui appartiennent 
probablement au genre Rhodea Slur. Moi-même, on le sait, me basant 
principalement sur la fructification, j'avais rapporté au genre Psilophyton 



• ( 225 ) 

rail donc être d'accord avec M. Gilkinet dans l'appréciation 
des branches dicliotomcs dont il vient d'être (jnestion. 
Dans le gîte de \aninne, j'ai observé de très-nombreuses 
empreintes (jui paraissent être les restes d'une ricbe 
végétation ligneuse. Il y existe des traces d'axes plus ou 
moins volumineux, mais ceux-ci sont tellement altérés 
qu'ils ne permettent aucune attribution [)lus ou moins pré- 
cise. Peut-être sont-ils des troncs et des branches du Lepi- 
dodendron Gaspianum et de VArchaeocalamites radiatus. 



FlIlcitCM piiiiiiifii^ Cocms mss. 
Planche VI. 

Je conserve le nom de Filiciles pinnatus donné par 
Coemans à l'empreinte provenant des schistes cuivreux de 
Rouveroy représentée par la planche VI, parce que toute 
autre attribution serait actuellement bien hasardée. En 
effet, avant de cherchera rattacher cette plante à un genre 
quelconque de l'ordre des Filicinées, il faut des matériaux 



une plante des psamrnites du Condroz à laquelle j'avais donné le nom de 
P. condrusorum. Plus tard, j'ai dû reconnaître que son mode de ramifica- 
tion ne permettait pas de la maintenir dans ce groupe et j'en constituai 
un groupe nouveau, sous le nom de Rhacophyton, toutefois sans assigner 
à celui-ci de place précise dans la classification. Si la supposition de 
M. Carruthers se vérifie, si la fructification des Psilophyton appartient au 
genre Rhodea Stur, alors mon Rhacophyton condrusorutn deviendra le 
Rhodea condrusonwi ou bien le genre Rhacophyton viendra se ranger à 
côté du genre Rhodea. Remarquons que si le Rhacophyton ressemble 
assez bien pour ses ramifications ou pinnes à certains Rhodea figurés par 
M. Slur, il offre néanmoins des différences qui sont peut-être assez impor- 
tantes pour lui maintenir son autonomie générique. 



( 2526 ) 

plus complets et dans un meilleur état de conservation que 
ceux qui ont été jusqu'ici découverts. 

Coemans avait joint au dessin de cette espèce un 
calque du Cremalopleris typka Scliimp. et Moug., ce qui 
semble avoir indiqué que ce savant trouvait une certaine 
analogie entre son Filicites pmnatus et la fougère du grès 
bigarré décrite par MM. Sch imper et Mougeot. 

L'empreinte réprésentée par la plancbe VI n'offre pas 
certains détails que M. Gilkinet découvre dans l'empreinte 
qu'il représente par sa figure 1 (loc. cil.). C'est ainsi que 
je n'y vois aucune trace de préfoliation circinée et qu'aux 
deux côtés du racliis on est plutôt disposé à voir des 
segments que des pinnules. 



Archneocalaniltes radiiitiis Stur? 

Dans l'un des gîtes de Naninne (carrière), j'ai recueilli 
quelques empreintes fort intéressantes, mais dont la 
détermination laisse des doutes. Ces empreintes repré- 
sentent des sommités d'axes épais de 2 à o millimètres, 
roides, portant de distance en distance des ramifications 
ou feuilles étroites, une ou plusieurs fois dichotomes, 
simulant assez bien des divisions de Sphenopteris à 
segments linéaires et allongés. Malgré l'insulFisance des 
matériaux recueillis, je suis assez porté à croire que ces 
empreintes représentent des extrémités d'axes grêles de 
VArchaeocalamites radmtiis Stur (Calamités transitionis 
Gôpp.)l'). Les axes ne laissent apercevoir aucune stries 



(1) Die CuJm-Flora màhrisch-schlcsischen Dachschiefert, p. 2, tab, MV. 



< 



( 227 ) 

longitudinale, les entre-nœuds sont peu distincts, mais on 
doit remarquer (jue le grès poudingiforme du gite de 
Naninne a très-mal conservé les empreintes végétales. 



II. 



OBSERVATIONS SUR L'AGE PALEONTOLOGIQUE 
DES ESPÈCES. 

S'il y avait parfait synchronisme entre les assises que les 
géologues belges rapportent au dévonien inférieur et les 
assises rapportées par les géologues étrangers au même 
étage, on aurait à faire remonter l'apparition du Lepido- 
denclron Gaspianiim et de VArchaeocalamites radiatus à 
un âge plus ancien que celui qu'on leur a attribué jusqu'à 
présent. Mais il s'agit avant tout de s'entendre sur la clas- 
sification stratigraphique. 

A l'étranger, des géologues ont enlevé au dévonien 
inférieur certaines assises dont ils ont formé leur dévonien 
moyen; le dévonien moyen est devenu pour eux du dévo- 
nien supérieur et enfin le dévonien supérieur a été réuni 
au carbonifère. 

Voici, par exemple, comment M. Schimper entend le 
système dévonien tout entier : « Nous comprenons dans le 
« terrain dévonien les formations suivantes : les schistes 
« satinés sans fossiles des Ardennes et du Taunus comme 
« étage inférieur, le grès à Spirifères, les schistes à 
« Orthocères (de Sandberger) comme partie moyenne, le 
« calcaire à Stringocéphales et Calcéoles (calcaire dévo- 
« nien de l'Eifel) et les schistes à Cypridines comme 



( 228 ) 

« partie supérieure; ce n'est que dans ce dernier étage 
« (schiste à Cypridines) qu'ont été rencontrés les végétaux 
« terrestres énumérés ci-dessous O. » 

D'après cette classification, une partie de notre dévonien 
inférieur devient du dévonien moyen et le Lepidodcndron 
Gaspiamim doit être rapporté à cet étage. M. Dawson indi- 
que du reste cette espèce en Amérique dans le dévonien 
moyen (Gaspé, etc., New-York, etc., New-Brunswick, etc.) 
et le dévonien supérieur (Gaspé, etc., New-York, etc., 
Maine) ; mais il s'agirait de savoir jusqu'où peut être 
exact le parallélisme de nos étages dévoniens avec ceux 
de l'Amérique du nord. 

Si nous pouvions admettre comme prouvée l'identité 
spécifique du Lepidodendron Gaspianum avec VHaliserites 
Dechenianus et les diverses empreintes que M. Carruthers 
a décrites sous le nom de Psilophylon Dechenianum, nous 
constaterions d'autre part, l'existence de ce Lepidodendron: 
1« dans le Spiriferensandstein en Allemagne, terrain rap- 
porté actuellement par divers géologues au dévonien 
moyen ; 2'' dans le dévonien moyen du nord de l'Ecosse 
(Old Red Sandstone of Caithness). 

U Archaeocalamites radiatus est une espèce caractéris- 
tique du terrain houiller inférieur correspondant au 
calcaire carbonifère; M. Schimper le signale avec doute 
dans le vrai terrain dévonien. M. Dawson Tindique dans 
le dévonien moyen du New-Brunswick. D'après ce qui 
nous est connu de l'étranger, il semble donc que VArchaeo- 
calamites radiatus est un type moins ancien que le Lepido- 
dendron Gaspianum et si c'est bien lui que j'ai constaté 



{!) Traité de paléontologie végétale, volume 111, p. 617. 



( no ) 

dans le gîte de Naninne, on peut supposer que Tnssise 
dans lacjuelle il se trouve est plus récente (jue celle du 
t-rès de \\'épion. Cette indication paléontologi(|ue semble 
donc venir confirmer les idées que M. Gosselet a émises 
sur Tàge relatif de l'assise de poudingue dans laquelle se 
trouve le gîte de Naninne. V Archaeocalamiles radiatus 
existe dans Tampélite de Cliokier à Samson, et d'après 
quelques fragments que j'ai vus il semble exister égale- 
ment dans l'étage des psammites du Condroz. 

Comme le Filkites pinnatus est une espèce qui ne 
paraît pas être connue à l'étranger, on ne peut que 
constater son existence en Belgique dans les scliistes 
cuivreux de Rouveroy. 



EXPLICATION DES PLANCHES. 

Planche I. 

Fig. 1, 2 et 3. Lepidodendron Gaspianum Daws. — Du 
bois Collet à Fooz-Wépion (Collections du Musée. — Réc. 
Crépin). 

Planche II. 

Lepidodendron Gaspianum Daws. — Des schistes cuivreux 

de Rouveroy (Collections du Musée. — Réc. Coemans). 

Obs. — Coemans a fait dessiner l'empreinte renversée. 

Planche III. 

Fig. \, 2 et 5. Lepidodendron Gaspianum Daws.? — 
Du bois Collet à Fooz-Wépion (Collections du Musée. — 
Réc. Crépin). 




( 230 ) 

06s. — Les petites taches plus foncées qu'on aperçoit 
sur les ramuscules des figures 2 et 5 sont des taches 
charbonneuses et non des cicatrieules. 

Planches IV et V. 

Lepidodendron Gaspianum Daws.? — Des schistes cui- 
vreux de Rouveroy (Collections du Musée. — Réc. 
Coemans). 

Planche VI. 

F ilicites pinnatiis Coems. — Des schistes cuivreux de 
Rouveroy (Collections du Musée. — Réc. Coemans). 



BIBLIOGRAPHIE. 

Flora Orîentalis sive enumeratio plantarum in Oriente 
a Graecia et jEgypto ad Indiae fines huciisque observato- 
rum, auctore Edmond Boissier. — Volumen tertium et 
volumen quartum, fasciculus primus (^). 

Le volume troisième de l'importante Flore d'Orient com- 
prend les Calyciflores gamopétales : Caprifoliaceae, Rubia^ 
ceae , Valerianeae , Dipsaceae , Compositae. Le premier 
fascicule du quatrième volume renferme une partie des 
Corolliflorcs : Lenlibulariae , Primulaceae , Myrsineaceae ^ 
Ebenaceae, Aquifoliaceaej Styracaceae^ Oleaceae^ Jasmineae^ 
Salvadoruceae, Apocyneae, Asclepiadeae, Gentianeae, Bigno- 



(1) Un volume in-S", de 1033 pages; Genève cl Bale, 1875. — Un 
fascicule in-S», de 280 pages 5 Genève et Bale, 1875. 



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( '2">l ) 

iiiaccae, SesaiiicaCy Cijrlandraccav, Polcmotuaceae, Convol- 
V u la cea e , Bo rragifiea e . 

Comme la Flore d'Orient est mi oiivrai^e qui se trouve on 
doit se ti'ouver entre les mains de tons les botanistes (jni 
s'oeenpent, soit de la flore d'Hnrope, soit de ij;i'on])es géné- 
raux, il est snpei'lln que nous fassions ressortir ici ec que 
ces nouveaux volumes renferment de nouveau, tant au point 
de vue des espèces, qu'au point de vue de la taxinomie. 

Nous dirons seulement que l'auteur continue à apporter 
le même soin à la description des espèces et à leur distribu- 
tion géograpbique. François Ciiépin. 



Elementary Lessons in Botanical Geography^ 
by J.-G. Baker (1). 

Ce petit ouvrage est composé d'une série d'articles publiés 
dans le Gardener's Chronicle. Dans quebjues mots de préface, 
l'auteur nous apprend que c'est le manque d'un petit traité 
de géograpbie botanique qui l'a engagé à écrire une suite de 
conférences sur les lois et les principaux faits de la distribu- 
tion des plantes. 

Il étudie successivement la distribution de la cbaleur selon 
la latitude; l'influence de la configuration des mers et des 
terres sur la distribution des plantes; la répartition de la 
cbaleur au point de vue de l'altitude; les caractères de la 
flore dans les zones torride ou intertropicale, subtropicale, 
tempérée, arctique et alpine; l'influence de la chaleur et 
de l'humidité sur la distribution des plantes, sur les carac- 
tères botaniques des différentes zones d'humidité; l'influence 

^I) Un volume in-S», do MO pages; Londres, IS/Ti. 

18 



( 232 ) 

de l'homme sur la dispersion des plantes et l'influence qu'ont 
eue le climat et la configuration des mers et des terres, dans 
les temps anciens, sur la distribution actuelle des plantes. 

Dans le 12*' chapitre, qui est le dernier, l'auteur cherche à 
démontrer que la distribution actuelle des plantes sur le 
globe ne peut pas complètement s'expliquer par les causes 
lelluriques actuelles et que pour beaucoup de faits de distri- 
bution et des plus importants, il faut en rechercher l'explica- 
tion dans des époques géologiques antérieures à la nôtre. Il 
termine par les conclusions suivantes : 

1. Que chaque espèce a eu un centre unique de dispersion 
ou création. 

2. Que les espèces ont eu pour leur ensemble plusieurs 
centres de dispersion ou création, de sorte que les caractères 
d'une flore ({uclconque dépendent de la position géographique. 

5. Qu'une large proportion de nos groupes génériques 
existaient avant la fin de l'époque secondaire et se sont perpé- 
tués à travers les nombreux changements géologiques de 
l'époque tertiaire. 

4. Qu'avant la configuration actuelle des mers et des terres, 
les espèces étaient plus largement répandues sur le globe. 

Nous recommandons vivement la lecture du savant travail 
de M. Baker à tous ceux qui s'intéressent à la géographie 
botanique. François Crépin. 



(, 233 ) 

Revision of the genera and species of Asparagaceae, by 
J.-G. Bakcr(l). 

II y a déjà plusieurs années (jue M. liaker a eoniuieneé, 
dans le Journal de la Société Linnéenne de Londres (vol. XI, 
XIII et XIV), la publication d'une série de mémoires sur 
l'importante Camille des Liliacées. 

Cette famille, telle que M. Baker la comprend, renferme 
de 1200 à 1500 espèces, qu'il répartit en trois sous-familles : 
1° les Liliacées proprement dites j caractérisées par leurs 
anthères introrses, leurs styles soudés et leur capsule à 
dehiscence loculicide; '"2" les Colchicacées, dont les anthères sont 
extrorses, les styles libres et le fruit capsulaire à dehiscence 
septicide; 5° les Asparagacées , dont le fruit est une baie. 

Dans trois mémoires antérieurs, M. Baker a fait la révision 
d'une grande partie des Liliacées proprement dites; aujour- 
d'hui il passe en revue toutes les Asparagacées, qu'il range 
en huit tribus comprenant 55 genres et 259 espèces. 

Trois genres placés par les auteurs dans les Asparagacées, 
en sont exclus : le genre Dasylirion est renvoyé dans les 
Liliacées proprement dites, près des Yucca et des Xanthorroca ; 
le genre Fera^rowm, fondé par Miquel sur une description 
incomplète de Jack, appartient à la famille des Palmiers; et 
le genre Dachekia, établi par Kosteletsky pour le Dracaena 
hirsiita de Thunberg et Dallmann, est identique au Palisota 
thyrsoidea de la famille des Commélynacées. 

Après diverses considérations taxinomiques, morphologiques 
et géographiques, l'auteur donne la description concise de 



(1) In-S" de 126 pages et i planclies ; extrait du Linnean Socidifs 
Journal ; BuUmy, vol. XIV, 1875. 



( 234 ) 

tous les genres et de toutes les espèces, et pour faciliter les 
déterminations, il a soin de; ne pas omettre les tableaux synop- 
tiques. Il propose trois nouveaux genres : le genre Speirautha, 
fondé sur VAlbuca? Gardoii Hook. Bot. Mag., tab. 4842 ; 
le genre Gonioscypha, pour une espèce inédite de l'Himalaya ; 
et le genre Campijlandra,com\)reiii\nl le Tupistra? aiirantiaca 
Wall. Les espèces nouvelles sont au nombre de 54, dont 
33 Asparagus ^ cependant, on sait que l'auteur est loin d'être 
porté à multiplier les espèces outre mesure : c'est ainsi que 
les innombrables espèces de Dracaena des horticulteurs sont 
presque toutes fondues en une seule, qui est le Cordyiine 
australis Kuntb, et nous sommes porté à croire que celte 
fusion est fondée, car nous avons peine à admettre que l'on 
accorde une valeur spécifique aux légers accidents de couleur 
qui servent parfois d'uniques caractères distinctifs pour créer 
des nouveautés dans ce genre, comme dans les Maranta{Cala- 
thea), les Dieffhibachia et plusieurs autres. 

L'auteur est trop avantageusement connu des botanistes 
pour que nous ayons besoin d'insister sur la valeur de sa 
Révision; on trouverait à peine à y signaler une petite lacune, 
l'absence de table alphabétique, ce qui rend les recherches 
parfois pénibles, surtout pour les synonymes. Nous devons le 
féliciter d'avoir élucidé un groupe difficile, et dont il est 
d'autant plus important de pouvoir bien distinguer les espèces, 
qu'un grand nombre d'entre elles sont fréquemment cultivées. 
Il acquerrait de nouveaux titres à la reconnaissance des bota- 
nistes si, lorsqu'il aura terminé la révision des Liliacécs, il se 
livrait à un travail analogue pour plusieurs familles voisines 
qui fournissent aussi un large contingent à l'ornementation 
de nos jardins et de nos serres, et pour lesquelles nous 
sommes également privés jusqu'ici de travail monographique. 

A. COGNIAUX. 



( 23o ) 

Almoiu'm adhuc cognitortim monographia^ auclorc 
E. Rcgcl(i). 

Le i^cnre Allium est un de ceux qui n'ont pas encore été 
étu(li('s par 31. liaker dans sa révision des Liliacées; sinon il 
eut été intéressant de comparer le travail de deux botanistes 
très-compétents, placés l'un et l'autre dans un milieu des pins 
favorables aux travaux monograpbiques. M. Regel est généra- 
lement entré pour chaque espèce dans des développements 
étendus : après en avoir réuni les principaux caractères 
dans une assez longue diagnose, il en complète la description 
par l'exposé des caractères secondaires; il en donne ensuite 
la dispersion, puis la synonymie ti'ès-détaillée; il en expose 
avec soin 1rs variétés, et il termine ordinairement par quel- 
ques remarques critiques. En tète du genre, se trouvent les 
caractères des six sections génériques, puis le conspectus des 
espèces. Celles-ci sont au nombre de ^j65, dont 7 douteuses; 
o4 de ces espèces sont ici décrites pour la première fois; 
47 d'entre elles sont inédites et signées l'une de M. Boissier et 
les autres de M. Regel. L'ouvrage est terminé pai* une table 
alphabétique des espèces et de tous leurs synonymes. 

En somme, la monographie de M. Regel enrichit la littéia- 
ture botanique d'un excellent ouvrage, indispensable à tous 
ceux qui veulent suivre les progrès de la botanique des- 
criptive. A. C. 



(I) Un vol. in-8o de 266 pages; Petropolis, 1875. 



( 236 ) 

Classificafion da 40 savons végétaux, par M. Bernardin ('). 

Dnns la brochure publiée sous ce titre, le savant conserva- 
teur du Musée commercial-industriel de Melle continue la 
série de ses intéressantes et laborieuses recherches sur les 
pi'oduits utiles que le règne végétal peut nous fournir. Ces 
recherches ont déjà porté antérieurement sur les Fibres 
textiles (550 espèces), les Matières tannantes (250 espèces), 
les Caoutchoucs et les Gutta-peichas (100 espèces), les Huiles 
végétales (4 GO espèces). Les savons végétaux appartiennent 
aux familles suivantes : Liliacées, Berbéridées, Papayacécs, 
Bégoniacées, Cni'yophyllées, Ph} tolaccées, Sapindacées, Ilippo- 
castanécs, Polygalécs, Simarubées, Bosacées et Légumineuses. 
On sait que l'un des produits savonneux les plus célèbres, 
YÉcorce de Panama^ est fourni par une Bosacée du Chili, le 
Quillaya Segmadermis DC. A. C. 

MÉLANGES. 

— M. Bapin nous a communiqué la description de deux nou- 
velles espèces de Boses que nous nous empressons de publier. 

Ros» Hliir^'tî Bapin inéd. 

Tiges de 2-5 m., robustes. Aiguillons subulés, droits ou 
un peu courbés, les caulinaires élargis et comprimés inférieu- 
rement. Feuilles à pétiole velouté, portant 7 ou 9 folioles 
ovales, pubescentes et glauques en dessous, glabres en dessus, 
la plupart simplement dentées. Fleurs solitaires ou géminées, 
à pédoncule de longueur médiocre et calice glabies plus ou 
moins défléehis après la floraison; sépales allongés, tous 

(1) Broch in-8«; Gand, 1875. 



( 237 ) 

simpk'S ou en p;u'tie un peu pennés vers leur base, rélléelns 

sur le jeune fruit, enfin redressés et persistants. Coiolle 

Fruit ellipsoïdo-oblong, atténué en eol, couionné par les 
sépales dressés, ne contenant que 1-3 carpelles parfaits, les 
autres ne s'étant pas développés. — Ce; Rosier, que nous avions 
envoyé à quelques personnes sous le nom de /?. salevensis ? 
var. velutina, ressemble encore davantaijfe au R. coriifolia 
Fries; il en di/Tère par ses aiguillons subulés, par ses feuilles 
qui portent jusqu'à 9 folioles, tandis que celles du H. coriifolia 
n'en ont que 5 ou 7 au plus; ses fruits allongés et défléeliis 
rappellent ceux de cette variété du /?. alpina qui est le R. lage- 
naria Vill. Nous n'avons rencontré qu'un seul buisson de cette 
plante. C'était dans une prairie silvatique au nord de Che- 
sières, dans les Alpes d'Ollon (canton de Vaud). Alt. 1;)00 m. 
Nous concluons que ce Rosa prturrait être un bybride des 
2 espèces précitées. Dans notre incertitude sur son origine, 
nous lui avons donné, préférablement à tout autre, le nom de 
notre savant ami le I)*" Jean Muret, dé Lausanne, auquel 
la botanique doit un demi-siècle de recherches fructueuses 
pour la géographie de la flore suisse. 

Rosa Lereschii Rapin inéd. 

Tiges de 2-5 m., robustes. Aiguillons subulés, les uns 
presque droits les autres un peu courbés, les caulinaires 
élargis et comprimés inférieurement. Feuilles à pétiole velouté 
et glanduleux, portant 7 ou 9 folioles ovales, glabriuscules, 
églanduleuses, pétiolulées, simplement dentées ou surdentées, 
celles des ramilles florifères un peu arrondies. Fleurs solitaires 
ou géminées, à pédoncule longiuscule et calice hispides-glan- 
duleux, un peu défléchis après la floraison; sépales extérieurs 
pennés, d'abord réfléchis sur le jeune fruit, puis étalés hori- 
zontalement ou ascendants, encore présents lors de la maturité, 
puis enfin devenant peu à peu caducs. Corolle.... Fruits 



( 258 ) 

el!ips()ï(k's, étrniii^lés en col, dispnraissant en majeure partie 
avant leur coloration, ne contenant que i-5 carpelles parfaits, 
les antres ne s'étant pas développés. Ce Rosa qui se rapproche 
du R. Luqcjeri Pui^^et, ainsi qu'il a été décrit par M. Cottet dans 
le 4« Bulletin de la société Murîthiejuie, page 50, en diffère par 
ses feuilles qui portent jusqu'à 9 folioles, tandis que celles de 
ce dernier n'en ont que 7 au plus; il est suitout caractérisé 
par ses fruits défléchis ayant quelque ressemblance avec ceux 
du R. alpina. Nous n'avons rencontré malgré nos recherches 
qu'un seul et vaste buisson de cette plante; c'était dans une 
prairie à peu de distance de l'Hôtel du Chamossaire à Chesières, 
dans les Alpes d'Ollon (canton de Vaud). Alt. 1250'". En con- 
sidération des caractères (jue présente cette forme, que nous 
avions d'abord étiquetée R. salevensis ? var. intermedia, nous 
soupçonnons qu'elle est, ainsi que la précédente, un hybride. 
Dans notre incertitude sur son origine, nous avons aussi cru 
devoir lui imposer un nom indépendant de toute alliance, 
n'impliquant ainsi aucune allusion, en la dédiant à notre savant 
ami M. l'ancien pasteur Louis Lcresche, auquel les sciences 
botaniques doivent une grosse part des découvertes qui ont 
agrandi le champ des connaissances sur la flore de la Suisse. 

— Nous croyons utile, afin de prendre date, de résumer 
ici quelques points de notre premier fascicule de Diagnoses 
de Cucnrbitacées nouvelles, qui doit paraître prochainement. 

Nous subdivisons le genre Anguriu des auteurs modernes en 
(|uatre genres dont voici les caractères distinctifs principaux : 

Aiiguria L. — Fleurs sans bractées; calice vert, à tube 
cylindrique, à 5 dents très-courtes; pétales beaucoup plus 
glands que les dents du calice, d'un rouge vif, étalés, suborbi- 
culaires ou obovales, à onglet étroit; étamines à loges droites 
ou courbées, insérées sur le tube du calice. — Il comprend 
16 espèces, dont 4 nouvelles. 



( 239 ) 

Gnrnnin Co<;ii. — Fleurs snns bractées; oaliec ronij;e, 
à tul)C cylindrique, à I) lobes «llonges; pctnles plus courts (juc 
les lobes du calice, d'un jaune pale, dressés, linéaires ou 
étroitement triangulaires, sans étraui^lement à la base; éta- 
n)ines ti loij;es droites ou courbées, insérées sur le tube du 
calice. — Il comprend 44 Angvna des auteurs et 53 espèces 
inédites. 

Diciidoiiunea Cogn. — Fleurs maies naissant à la base 
de la tige, munies de bractées; calice rouge, à tube subsplié- 
rique, à 5 lobes allongés; [)étales des Gurania^ munis à leur 
base d'une double rangée de petites écailles; étamines à loges 
flexueuses-gyreuses, insérées sur le tube du calice. — Ce 
genre est dédié à notre regretté confrère, le baron Oscar 
de Dieudonné; il comprend VAngnria rhizantha Pocpp. 
ctEndl. 

HcluiouAiii Cogn. — Étamines insérées à la gorge du 
calice, etc. — Il se coujpose de YAnguria leptantha Scbldl. 
et d'une espèce inédite. A. C. 



NECROLOGIE. 

Notre Société a perdu récemment deux de ses membres 
effectifs. 

M. Jean-Baptiste-Jules-Camille VanVolxem, mort à Bruxelles 
le 21 octobre 1875, à l'âge de 27 ans. Il faisait partie de la 
Société depuis le 2 décembre 1866. Van Volxem s'était surtout 
occupé d'entomologie et cette science lui a fait entreprendre 
plusieurs voyages dans les pays étrangers, parmi lesquels nous 
citerons ceux qu'il a faits en Portugal et au Brésil. 

M. Frédéric Louvat, mort à Liège le H octobre 1875, 
à l'âge de 18 ans. Il ne faisait partie de la Société que depuis 




( 240 ) 

quelques mois. Louvat promettait de devenir un botaniste 
très-aetif. Il avait déjà fourni à nos confrères MM. Donckier 
et Durand des renseignements intéressants sur la flore de 
la province de Liège, que ces botanistes ont publiés dans leur 
Catalogne. 



Nous avons aussi le regret d'annoncer la mort d'un de nos 
membres associés : M. Jean-Chârles-Marie Grenier, doyen 
honoraire de la Faculté des sciences de Besançon, profes- 
seur honoraire à l'École de médecine, est mort à Besançon le 
9 novembre dernier, dans sa 69*^ année. Son nom était bien 
connu de tous nos confrères, principalement à cause de l'im- 
portante Flore de France qu'il publia de 1847 à 1856, en 
collaboration avec M. Godron, et de sa Flore de la chaine 
Jurassique, dont le premier volume parut en 1865 et le second 
en 1869. Outre ces deux ouvrages, on a de lui différents 
travaux moins étendus; les principaux sont : Monographia 
de Cerastio^ 1841 ; Catalogue des plantes phanérogames du 
département du Doubs, 1845; Thèse de géographie botanique 
du département du Doubs, 1844 ; Florida Massiliensis advenu^ 
1857. Sa première publication botanique date de 1857; elle a 
paru, de même que la plupart de ses travaux postérieurs, dans 
les Mémoires de la Société d'émulation du Doubs, M. Grenier 
était membre associé de noire société depuis le 5 juillet 
1864. 



NOUVELLES. 

M. le colonel Jcnssenlurch, de Copenhague, l'auleur d'un travail 
inléressant sur les noms populaires des plantes employés en Islande, aux 
îles Feroe, en Norwcge, en Suède et en Danemark, s'est adressé à notre 
Secrétaire général pour obtenir la liste des noms populaires des plantes 



( 241 ) 

employés «'ii B('l;^i(|Uo (wallons et flamands), afin do pouvoir étendre 
son Iravîiil aux autres contrées de TEui'ope. Les recherches de M. le 
colonel .lenssenlui'ch inléressent autant la hotanique que Petiio^^rapliie 
et elles méritent Tappui de tous ceux qui peuvent concourir à Tavance- 
nient de ces deux sciences. Nous invitons donc nos confrères à recueillir 
les noms populaires des plantes, les priant d'en dresser des listes et de 
les envoyer au secrétariat général de la Société. Elles seront transmises 
à M. le colonel Jenssen-Tusch avec les noms de leurs auteurs. 

— M. T. Ilusnot, directeur de la fieiuœ Bryologique, à Cahan, par 
Athis (Oine), se propose de publier une liste des Hiyologues de l'Europe. 
Il prie les hotanistes de bien vouloir lui indiquer les noms et adresses de 
leurs correspondants qui s'occupent des iMousses ou des Hépatiques. 

— Dans la séau'^e du 24 mai dernier, l'Académie des sciences de Paris 
a nommé membre correspondant, M. G. Bentham, ancien président de la 
Société linnéenu"^ de Londres, en remplacement de M. A. De Candolle, 
nommé associé étranger. 

— Notre confrcie associé M le D»" F. Schultz, de Wissembourg, par- 
venu aujourd'hui à un âge avancé, est dans l'intention de se défaire de 
son herbier, qui ne remplit pas moins de quatre chambres et contient de 
nombreux doubles de son Herbarmm normale. Pour se conformer aux 
promesses faites par M. Schultz à ses souscripteurs, l'acquéreur devrait 
s'engager à publier deux nouvelles centuries de cet Herbarium, dont les 
matériaux sont préparés. 

— Dans sa séance du 21 juin dernier, PAcademie des sciences de Paris 
a proclamé les prix décernés pour 1874 Le grand prix des sciences 
physiques {Étude de la fécondation dans la classe des Chaynpignons) n'a 
pas été décerné; mais la valeur du prix a été partagée entre deux 
mémoires, l'un de MM. Cornu et Roze, l'autre de M. Sicard. 

Le prix Desmazières a été accordé à M. J. de Seynes, pour ses tra\aux 
sur les Fistulina. 

Le prix de La Fons-Mélicocq a été partagé entre M. Callay, pour son 
Essai d'un catalogue raisonné et descriptif des plantes vascnlaires du 
département des Ai^dennes, et MM. E de Vicq et B. de Brutelette, 
auteurs du Catalogue raisonné des plantes vasculaires de la Summe. 

Le sujet proposé pour le prix Alhumhert, dont le délai expire le 1er juin 
1876, est V Etude du mode de nutrition des Champignons ; le prix consistera 
en une médaille d'or de la valeur de 2500 fr. Le sujet du prix Bordin est ; 



( 242 ) 

Etudier comparativement la structure et le développement des organes de 
végétation dans les Lycopodiacées ; les mémoires doivent être adressés 
avant le le juin 1877 ; le prix consistera en une médaille d'or de la valeur 
de 5000 fr. 

— La première partie (508 pages) de la 2* édition, revue et augmentée, 
du Cours t'/éme))taire de Botanique, par A. Bellynck, a paru récemment 
à la librairie Mayolez, à Bruxelles. La seconde partie doit paraître inces- 
samment. Le prochain numéro du Bulletin en donnera un compte-rendu. 

— Les importantes collections de M. H. Van Fleurck se .sont 
eniichies récemment de la belle série de préparations microscopiques 
laissée par feu notre confrère M. Bcllcrociie Ouli-e sa propre collection 
et celle de Belleroche, il possède celle de feu le comte A. de Limminghe, 
plusieurs centaines de types de Diatomées de Brébisson et un nombre à 
peu près égal de Smith. L'ensemble comprend actuellement au-delà de 
5000 préparations, dont les deux tiers se rapportent à l'anatomie végétale, 
à la pharmacologie et aux Diatomées. 

Sa collection d'instruments, déjti si riche, a été augmentée des nouveaux 
et magnifiques objectifs inventés depuis un an par VVenham-Ross, par 
Powell et Lealand et par Hasert. Une chambre, avec héliostat, a été 
disposée pour les éludes dans la lumière monochromatique. 

Il y a environ un mois que M. V^an Heurck a ouvert son cours de bota- 
nique médico-commerciale. La ville d'Anvers lui avait offert l'auditoire de 
l'ancienne école de médecine; mais son installation au milieu de ses riches 
collections est si avantageuse que ne pouvant placer dans son Musée les 
nombreux élèves inscrits, il a préféré n'en accepter qu'une partie. 

— M. le professeur H. Bâillon doit publier prochainement un Diction- 
naire de botanique. Cet ouvrage, édité par la maison Hachette de Paris, 
paraîtra par livraisons de 8 feuilles in-^» sur deux colonnes, avec gravures, 
du prix de b francs. 

— M. le professeur Fenzl, déjà très-avancé en âge, est sur le point 
d'jibandonner la chaire de botanique à l'université de Vienne. Il paraît 
que son successeur sera M. le professeur Kerner, d'Inspruck, connu 
surtout pour ses nombreux travaux sur la flore de Hongrie. 

— Le prince de Galles a voulu qu'un botaniste soit attaché à sa suite 
dans son voyage aux Indes. Il a choisi M. VV. Jludd, fils du directeur du 
Jardin botanique de l'université de Cambridge. 

— M. W.-B. Hemsiey vient d'être nommé conservateur delà biblio- 
thèque de Lindley, àla Société d'horticulture de Londres. 



( :245 ) 

— M. Tabbé Boulay est nommé professeur à l'université libre de Lille. 

— La S*" partie de VEmtmcratio lUantarum in Japonia spontc cressen- 
liiim de MM. Fraiichet et Savatier vient de paraître. Elle se termine aux 
Conifères. 

— Les fascicules ()() et 07 de la Flora liraailifnnis (jui viennent de 
paraître, coniprenncnl, le premier les Arislolocbiées par M. le I;»" Master», 
le second les Vocliysiacées par M. Warming, les Callitrichées par 
3L llegelmaieret les Onagrariées par 3L Micheli. 

— L'berbicr du D"" (îiannini contenant plus de -iOOO espèces et riebe 
surtout en plantes des Apennins, est à vendre. S'adressera M. le pro- 
fesseur Caruel, directeur du Jardin botanique de Pise, 

— L'étude de toutes les formes que peuvent revêtir les espèces de 
notre flore, et spécialement les espèces les plus communes, est souvent 
trop négligée. Kien n'est plus intéressant que de voir dans un berbier la 
série de variations présentées par une même espèce; à ne considérer 
que les extrêmes, on bésiterait souvent à les rapporter au même type. 
Notre confrère M. C. Bamps a déjà rassemblé un grand nombre des 
formes les plus curieuses qu'afl'ectent dans les sables campiniens diverses 
espèces vulgaires et il nous en a communiqué une série des plus remar- 
quables. Nous citerons spécialement les espèces suivantes dont il a récolté 
des formes réellement lilliputiennes : Bidens tripartituSy Ranunculus tar- 
dous, R. scfleratus, R. auricotnus, R. Flammula, Filago minima, Naslur- 
tium palush^e, Scabiosa Succisa, Erodium cicutarium, Achillea Nillefo' 
lium, Spoi^ganium nimplix, Polygonum nmms. Pour plusieurs de ces 
plantes, le nanisme était réellement poussé au dernier degré. M. Bamps 
a aussi observé différents cas tératologiques curieux, parmi lesquels 
un Jasione montana à fleurs longuement pédicellées, avec un capitule 
secondaire naissant du capitule principal, un Armeria maritima dont le 
capitule donne naissance à sa base à buit autres capitules longuement 
pédoncules, un Drosera intermedia fascié, un Equiselum limosum à deux 
épis soudés, un Papaver Rhaeas présentant deux tiges soudées, etc. 
Il serait très-instructif, pour ceux de nos confrères qui ont le loisir de 
faire de fréquentes herborisations, de se livrer à des recberches analogues. 

— Parmi les trouvailles que M. Verheggen a faites cette année aux 
environs deMaeseyck, nous devons signaler : Primula ehUior, Polystichum 
TlichjpleriSj Polypodium calcareum et Viola hirta (nouveau pour le zone 
campinienne). A Heure (zone calcareuse), il a observé le Sedum rubens 
et VAsplenium septentrionale. Dans une excursion sur les côtes de la 
mer du Nord, il a récolté le Beta maritima près de Dunkerque. 



( 244 ) 

BIBLIOTHÈQUE. 

Revision of the genera and species of Asparagaceae^ by 
J.-G. Baker; 1 vol. in-8", avec 4 pi. — Elementary Lessons 
in Botanical Geography, by J.-G. Baker; 1 vol. in-i8. (De la 
part de l'auteur.) 

Sur la méthode des sommes de température appliquée aux 
phénomènes de la végétation, par M. Alph. De Candolle; broch. 
in-8°. (De la part de l'auteur.) 

Dendrologie Luxembourgeoise, par J.-P.-J. Koltz; i vol. 
in-8°. (De la part de l'auteur.) 

Reliquiae Dossiniaiiae, par Th. Durand; broch in-8''. (De la 
part de l'auteur.) 

Du mouvement végétal. Nouvelles recherches anatomiques 
et physiologiques sur la motilité dans quelques organes repro- 
ducteurs des phanérogames, par Ed. Heckel ; 1 vol. in-8*', 
avec 4 pi. (De la part de l'auteur.) 

Gefâss-Cryptogamen, von D"^ M.-J. Lôhr; broch. in-8\ 
(De la part de l'auteur.) 



BULLETIN 

1)K LA 

SOCIÉTÉ ROYALE DE BOTANIQUE 

DE BELGIQUE. 

1875. — N" 3. 



Séance du 5 décembre 1875. 



(Extrait du procès -verbal.) 

M. B.-C. Du Mortier, président. 

M. F. Crépin, secrétaire géuéraL 

Sont présents : MM. E. Baetens, G. Baguet, G. Bamps, 
L. Bauwens, G. Bernard, L. Bodson, J.-E. Bommer, 
G. Garron, A. Gogniaux, L. GoomanS;, V. Goomans, 
L. Gouturier, P. Daron, G. De Beil, E. de Bullemont, 
G. Delogne , Th. Din-and, L. Errera, A. Fontaine, 
G. Fontaine, G. Gevaert, P. Gevaert, Gh. Gilbert, 
L. Hartman, 0. Hecking, A. Joly, J. Koltz, E. Lagasse, 
J. Langlois, J. Lecoyer, K. Ledeganck, G. Le Lorrain, 
É. Marchai, E. Martens, F. Muller, L. Pire, G. Pion, 
A. Preudhomme de Borre, P. Schamberger, E. Sonnet, 
H. Vanderhaeghe, E. Vander Meersch, F. Van Horen, 
H. Verheggen, F. Vindevogel. 



'^-yc^ 



( 246 ) 

Le Secrétaire général donne lecture du procès-verbal 
de la séance du 27 juin 1875. Ce procès-verbal est adopté. 
Il fait ensuite l'analyse de la correspondance. 

Le Président soumet à l'assemblée la proposition sui- 
vante faite par le Conseil : L'herbier de Westendorp, qui 
appartient à la Société, sera confié à la garde de l'admi- 
nistration du Jardin botanique de l'État, qui en prendra 
soin comme de ses propres collections, à la condition que 
les paquets de doubles joints à cet herbier deviendront 
la propriété de l'État, lequel pourra en faire des échanges 
à son profit. 

A la suite d'une discussion où il est démontré que la 
Société et l'État trouveront leur avantage réciproque en 
acceptant cette proposition, celle-ci est adoptée à l'unani- 
mité. Elle sera soumise à l'approbation du Gouvernement. 

Le Trésorier ayant rendu compte au Conseil de sa 
gestion financière pour l'exercice écoulé, le résultat en 
est communiqué à l'assemblée par M. Gilbert. Des remer- 
cîments sont adressés à M. le Trésorier pour les soins 
qu'il a apportés dans l'accomplissement de ses fonctions. 

M. Koltz lit le compte-rendu qu'il a rédigé de l'herbo- 
risation générale que la Société a faite dans le Luxem- 
bourg hollandais. Les acclamations qui suivent cette 
lecture témoignent le plaisir que l'assemblée a éprouvé 
à l'audition de ce rapport. 

MM. Muller, Cogniaux, Martens et Van Haesendonck, 
membres du Conseil sortants, sont réélus, le premier 
comme vice-président, le second comme secrétaire des 



( 247 ) 

piibliealions el MM. Marleiis el \aii Haeseiidonek comme 
conseillers. 

M. Bauwens fail la proposiiion suivante: Donner, dans 
chaque numéro du Bulletin, Tindicalion bibliographique 
des principaux articles de botanique qui paraissent dans les 
revues et les journaux scienlifiques que la Société reçoit 
pour sa bibliothèque. Cette proposition est adoptée. 

Les travaux suivants sont déposés : 

l*' Matériaux pour servir à la Flore de la province de 
Liège j 3* et dernier fascicule, par MM. Th. Durand et 
H. Donckier de Donceel. (Mêmes commissaires que pour 
les fascicules précédents.) 

2" Note sur TAndropogon Ischaemlm L., par M. H. V^an- 
denborn. (Sont nommés commissaires : MM. Pire, Carron 
et Hartman.) 

S** Annotations nouvelles à la Flore de la province de 
Brabant, par M. Ch. Baguet. (Sont nommés commissaires : 
MM. De Prins, Bamps et Hecking.) 

4." Notes extraites de V Enumeration des Rosiers de 
l'Europe, de CAsie et de l'Afrique, par M. A. Déséglise. 
(Sont nommés commissaires : MM. Du Mortier, Crépin 
et Delogne.) 

Le Conseil d'administration propose la nomination de 
M. le Docteur Maximowicz, de St-Pélersbourg, comme 
membre associé en remplacement de feu le D^ Grenier. 
L'assemblée accepte la proposition du Conseil et M. Maxi- 
mowicz est, en conséquence, nommé membre associé. 

Les membres effectifs suivants ont été admis par le 
Conseil, et leur admission est ratifiée par l'assemblée : 



( 1248 ) 

MM. Mersch, médecin-vétérinaire, à Vilvorde; présenté 
par MM. Marchai et Crépin. 

Genevier (Gaston), pharmacien de 1"^^ classe, quai 
de la Fosse, 85, à Nantes; présenté par MM. Th. 
Durand eî Crépin. 

Vindevogel (Félix), chef de service au Jardin bota- 
nique de l'État, à Bruxelles; présenté par 
MM. Crépin et Cogniaux. 

Mouton (Victor), étudiant, rue d'Archis, 55, à Liège ; 
présenté par MM. Crépin et Cogniaux. 

Brunaux (Paul), avoué-licencié, à Saintes (Cha- 
rente-Inférieure); présenté par MM. Du Mortier 
et Crépin. 

Hyman (Charles), étudiant, rue Pascal, 4-0, à 
Bruxelles; présenté par MM. Crépin et Marchai. 



COMMUNICATIONS ET LECTURES. 



Compte-rendu de la XI V^ herborisation générale de la 
Société royale de Botanique de Belgique (1875), par 
J.-P.-J. Koltz. 

L'étude des sciences naturelles a de tout temps fait les 
délices des esprits d'élite. La botanique surtout a eu le 
privilège de se créer de nombreux adeptes. La cause en 
est bien simple. L'amour des fleurs est inné. Elles font 
la joie de l'enfance, les délices de la vieillesse et nous 
accompagnent dans tout le cours de la vie. Il n'est donc 
pas étonnant qu'indépendamment de la haute utilité que 
leur élude présente, un charme particulier semble y con- 



( 249 ) 

vicr tonics les personnes curieuses, nalurcllcment frappées 
des merveilles que présente le règne végétal. Sa connais- 
sance la plus intime ne nécessite d'ailleurs pas de dissec- 
tion sanglante, d'opérations meurtrières (|ui rebulent les 
âmes douces et sensibles. Toutefois, l'aimable science 
n'est pas une rose sans épines. S'il a été possible à un 
bomme d'imagination d'écrire un beau et gros livre sur 
une promenade autour de son jardin, on ne peut, à raison 
de la multitude des plantes qui couvrent même une très- 
petite portion de territoire, connaître la végétation d'une 
contrée sans l'avoir explorée par monts et par vaux, dans 
toutes les saisons et par tous les temps. Depuis que des 
voies de communications rapides et faciles ont réduit les 
distances à leur plus simple expression^ ces explorations 
sont certes devenues moins fatiguantes et surtout moins 
désagréables. Les temps sont bien éloignés où le botaniste 
pouvait trouver un gîte forcé et gratuit, lorsqu'il s'aventu- 
rait dans une contrée éloignée, surveillée par une police 
plus zélée qu'intelligente (". 

L'exploration si longtemps projetée dans les environs de 
Bouillon a dû néanmoins jusqu'ici céder le pas à des 
régions plus abordables. La cité qui donna son nom au 
cbef de la première croisade, au liéros du Tasse, si ricbe 
sous le rapport de la végétation comme sous celui de ses 
beautés naturelles, ne présente en effet pas encore toutes 
les facilités que les voies ferrées offrent partout ailleurs 
aux disciples gâtés de Linné. C'est pourquoi les bords de 
la Semois ont été abandonnés pour les plantureuses val- 
lées qu'arrose la Sûre et les coteaux abrupts sillonnés par 



I) Voyez Di; Mortier Florula belgica, p. 2. 



( 250 ) 

les eaux sombres de TOur. Si Tlierborisation promettait 
d'être moins fatiguante et plus agréable, le voyage se pré- 
sentait pour beaucoup, avec les ennuyeuses prémisses 
d'une longue journée en wagon; aussi, un nombre relati- 
vement restreint de sociétaires répondit-il à Tappel. Et 
cependant la région réservée à nos investigations était bien 
connue par la diversité et le nombre de ses richesses 
végétales. Les anciens ouvrages sur la flore belge, à partir 
de la Revue de la Flore de Spa, les signalaient déjà aux 
adeptes de l'aimable science. Les travaux des Courtois, 
des Du Mortier, des Tinant,ne firent que Tembellir d'une 
foule de belles plantes, de végétaux rares, qu'on ne ren- 
contre pas souvent sur un espace aussi restreint. Le 
relevé des espèces récollées permettra de se rendre 
compte des jouissances qui récompensèrent les coopérateurs 
à cette herborisation. 

La première escouadequi partait le 26 juin de Bruxelles 
avec le train du matin, se composait de MM. Du Mortier, 
F. Muller, Crépin, L. Coomans, Baetens et Daron. A 
Liège, elle se renforça de MM. Gilkinet et Bodson, pour 
s'arrêter sur la frontière, à Trois-Vierges, village assez 
important, où nos confrères ne furent pas fâchés de 
trouver un excellent bock de Bavière. De là, le train qui 
jusqu'ici avait principalement parcouru un pays relative- 
ment peu accidenté, côtoya des rochers schisteux de l'aspect 
le plus pittoresque. A Clervaux, les allées majestueuses du 
parc des anciens comtes de Lannoy attirent l'attention 
des touristes. Des tunnels nombreux, s'ouvrant sur de 
vertes vallées arrosées par la Clerf, la Willz ou la Sûre, 
prépaient la vue des manoirs féodaux de Schuttbourg et de 
Bourscheid. La ligne du pêcheur qui se lient sur la rive 
est la tige du Conhim maculatum, qui atteint plusieurs 



(251 ) 

mèlros de liaiiloiir dans les ruines de ees nneiens easiels. 
Le gazon qui lapisse les roehers enire Kaulenhaeh eJ 
Miehelau vsl émaillé de Silène Armeria. A droilc de 
l'avan (-dernier passage souterrain, la roche escarpée est 
reeouverle des louiïes d'un vert glauque du Saxifraga 
decipiens Elirli., lequel fournira aux compteurs de poils, 
le contingent des S. sponhemica, caespitosa, condensata, 
confusn, unifïora, etc. Dans une anfraetuosité à gauche, 
le Centaurea inontana étale ses touffes grisâtres surmon- 
tées de beaux panaches bleus. La vallée s'élargit ; le 
terrain prend une teinte plus chaude; le schiste est rem- 
placé par des roches de grès bigarré. On approche d'Ettel- 
briick, lieu désigné pour la descente générale. MM. Asch- 
man et Koltz se joignent ici aux excursionnistes belges, qui 
sont reçus à la gare par MM. Krombach, président, 
Faulbecker, Nelles et Valerius, membres de la Société 
botanique de Luxembourg. Les présentations sont abré- 
gées par une visite au buffet, où Tappétit, aiguisé par un 
jeune prolongé, fait faire honneur au menu plus que 
sobre du Vatel de Tendroit. 

Il était à peine ^ heures du soir et on ne nous attendait 
au quartier général de Diekirch qu'à 7 heures. Après 
avoir examiné quelques exemplaires du Senecio vernalis 
apporté de Luxembourg, on se décida à se rendre à 
Diekirch en prenant le chemin des écoliers. Les presses et 
tout Fattirail du botaniste en voyage furent expédiés en 
avant. On passa sur la rive droite de la Sure pour y her- 
boriser. Les prairies étant fauchées, on gravit la hauteur 
vis-à-vis d'ingeldorff. Au bord de la Sûre, on trouva : 

Sparganium erectum. Lytrum Salicaria, var. 

Calamagrostis arundinacea. Cirsium olcraceum. 

Campanula glomerata. Myosotis intermedia. 
Polygonum amphibium. 



( 2d2 ) 

Sur la tctc de recluse, L'maria Cymbalaria, et dans 
les champs et les ravins avoisinants : 

Delphinium Consolida. Lathyrus Aphaca. 

liinaria Elatine. Herniaria glabra. 

Sclerantbus pcrennis. Trifolium campestre. 

Orobanche Epitbymuni. ïragopogon orientalis. 

Dipsacus sylvcStris. Lactuca saligna. 

Dans les taillis de la hauteur : 

Gymnadenia conopsoa. Plathanthera bifolia. 
Neotlia Nidus-avis. — montana. 

Listera ovala. Epipactis latifolia. 

Centaurea monlana. Trifolium montanum. 

Viburnum Opulus. Campanula persicifolia. 

Pyrola minor. Rosa tomentosa. 

Rubus saxatilis. Aetaea spicata. 

Sanicula euiopaea. ' Crépis praemorsa. 

Astragalus glycypbyllus. Genista pilosa. 
Orcbis mascula. — sagittalis. 

— maculata. Ilieracium murorum var. syl- 

— latifolia. vaticum. 

— fusca. Molinia eoerulea. 

Arrivés près du nouveau pont d'Ingeldorff, ayant 
Diekirch en vue, on songea au gite; aussi prit-on la voie 
la plus directe. On nota en passant, au hord de la Sûre, 
le Thalktrum flacum, et le long du chemin près des der- 
niers jardins du village : 

Galega olTicinalis. Lappa tomentosa. 

^lelilotus albus. Senecio viscosus. 

Le Mèlilot blanc est quelquefois cultivé sous le nom de 
trèfle géant ou luzerne de Russie. 

Une grande brasserie a été fondée par actions à 
Diekirch. Les jeunes de la Iroupe, connaissant par réputa- 
tion le produit de cet établissement, prirent le devant et 



( 233 ) 

sHKablèrcnl vis-ii-vis de la iïjnc, où ils allcndircnl les 
rc la relata ires. 

I/entrée à Diekireli eut lieu entre chien et loup. A 
riiùlel (les Ardennes, où tout nous attendait, la toilette 
ne fut pas longue. Une abstinence de douze heures, 
agacée par les trépidations du wagon et une course de 
trois heures, étaient certes la nicilhîure sauce du succulent 
repas qui fui servi. Si la séance ne fut relativement pas 
longue, elle n'en devint pas moins joyeuse, grâce au 
vin blanc du cru, atix histoires racontées avec la verve 
inimitable de notre illustre président, aux bons mots 
de i\I. Bodson, et à la bienvenue (jue nous souhaitait 
rOrphéon de Dickiicli. Dans un chalet gothique, illuminé 
à giorno et juché sur une hauteur voisine, cette société 
faisait entendre les mélodieux accents de la musique 
allemande de son riche répertoire. A minuit, elle passait 
devant Thôtel, en lançant dans les airs des WiUkomm! 
auxquels les excursionnistes répondaient à Tunisson et 
cela depuis longtemps, par Schlafe sanft! 

Le 27 juin, le premier train nous amenait l'arrière- 
gardc des membres de la Société. MM. Van Bambeke, 
>ander Meersch, Vanderhaeghe, deGand, avaient pris la 
malle des Indes la veille à Bruxelles. Ils étaient accom- 
pagnés de M. Eug, Fischer, de Luxembourg. MM. \^'er- 
collicr, Rollinger, Elie, Kintgcn, Kirsch, V^an Werwecke 
et Mousel, de la société de Luxembourg, viennent renfor- 
cer notre petite phalange, qui s'éleva ainsi à vingt-quatre 
membres. 

Tout le monde étant libre jusqu'à la séance publique, 
les uns visitèrent l'église en style roman et entendirent 
une messe chantée en allemand, ce qui était nouveau 
pour eux. D'autres herborisèrent en petit comité. Les 



( 254 ) 

tilleuls qui ornent la promenade publique appelée espla- 
nade, attirèrent particulièrement leur attention. Ils 
appartiennent aux espèces Tilia platyphylla Scop. et 
T. ulmifolia Scop. Planté dans des terres rapportées, 
soulFranl plus ou moins du voisinage des habitations, 
chaque pied présente un faciès tellement tranché, qu'il 
aurait pu servir d'illustration à la monographie de 
R. Courtois, publiée dans les Mémoires de l'Académie 
royale de Belgique (^). La course au Wallenbrouck, à la 
recherche de VOrchis sambucina, qui y fut autrefois 
signalé par Marchand, resta sans résultat. On récolta seu- 
lement le long du sentier, derrière le cimetière, les Teu- 
crium Botnjs et T. Chamaedri/s. Un dernier groupe, se 
rappelant la chaleur caniculaire de la veille et en vue de 
celle qui s'annonçait pour cette journée, allèrent prendre 
un bain de rivière. La Sûre, alimentée par de l'eau de 
source, étant très-froide le matin, la figure aigre-douce des 
baigneurs vint dire, un peu tard il est vrai, qu'on ne les y 
reprendrait plus. 

La séance publique eut lieu dans la grande salle du 
progymnase, mise à la disposition de la société par M. le 
Directeur de l'établissement. Sur l'invitation de M. lej 
Président, prirent place au bureau, le conseil d'adminis-j 
tration de la Société botanique de Luxembourg, M. h 
D"" Houss, directeur actuel et M. l'abbé Hehres, directeui 
émérite du progymnase. Afin d'éviter les rédites, nous! 
renvoyons pour le surplus au procès-verbal de la séance. 
Constatons seulement que le public choisi qui formait] 
l'auditoire, était une preuve que la deuxième ville du pays] 



(1) Mémoire sur les Tilleuls d'Europe^ in Nouv. méni. de rAcad. des 
se. de Bruxelles, IX (1835). 



( 255 ) 

apprécinit TlionncMir (Hio la Société lui avait fait en 
demandant son hospitalilé. >i. le Président a d'autant 
plus louché le cœur do ses auditeurs que, rappelant sa 
première excursion à Diekirch, il a pu constater les 
progrès accomplis depuis cinquante-trois ans par cetle 
charmante localité. 

Après la séance, on se prépara aux excursions annon- 
cées par un bon déjeuner. Au désert, on distribua les 
plantes suivantes : 

Laserpitium latifolium. Medicagn minima. 

Trifoliuin alpivstr»^. Sileno conica. 

Elles provenaient de la PuIfermuhl-lez-Luxembourg 
et avaient été récoltées pour les botanistes qui n'auraient 
pas l'occasion de visiter cette habitation classique. Le 
Gentiona ciliafay joint à cet envoi, avait été recueilli sur 
les hauteurs d'OIyry, non loin de la Pulfermuhl. 

Le nombre des excursionnistes permit de les former 
en deux sections. La première, composée de MM. Du 
Mortier, Krombach, Crépin, MuUer, Bodson, Daron, 
^'an Bambeke, Vander Meersch, Faulbecker, Wercollier, 
Zollinger et Koltz, s'achemina vers les hauteurs de Bet- 
tendorffet revint à Diekirch par BastendorfT et le Bames- 
thal. La seconde, formé de MM. Aschman, Eug. Fischer, 
Gilkinet, Baetens, Coomans, Vanderhaeghe, Elie, Kint- 
gen. Kirsch, iXelles, xMousel et Van Werwecke, s'inspirant 
de l'esprit de feu Marchand, se rendit à la Krischelheid 
par le Friedbùsch et Kippenhoff, d'où l'on voit les belles 
ruines du château de Brandcnbourg, pour rentrer par 
Erpeldange, Ettelbruck à Diekirch. 

Le terrain à explorer était essentiellement différent. 
Diekirch, point de départ commun, se trouve sur les allu- 
vions de la Sûre, à 190 mètres d'altitude. La première 



y: ^'^J ^-^ib hié: 






r>>. 



( 2d6 ) 

section longea la vallée de la Sûre jusqu'à son confluent 
avec la Blees. On nota au bord de Teau : 

Juncus glaucus. Thalictrura flavum. 

Uumcx aquaticus. Salix pentandra. 

Bulomus umhcllatus. 

Sur le revers du fossé de la route, un Chénopodiacée 
fixa notre attention, car elle ne ressemblait à aucune des 
espèces rencontrées jusqu'ici. L'examon ultérieur de sa 
végétation a toutefois fait reconnaître une variété exhubé- 
rante de VAtriplex patula, que nous avons intercalée dans 
rherbier sous le nom de ovalifolia. 

Nous nous trouvions alors à une altitude de 188 mètres, 
et le but de l'excursion était devant nous à plus de 
5o0 mètres, qu'il fallait escalader par une chaleur cani- 
culaire. On nota en route : 

Reseda Luleola. Dianthus Carlhusianorum. 

— lutea. Ononis repens. 

Sedum aiireum. Asperula cynanchica 

Genista tinctoria. Trifoliura ochroleucura. 

Vincetoxicum album. Chenopodium olidum. 

Sur la lisière des bois et dans les broussailles : 

Hippocrcpis comosa. Dianthus deltoides. 
Lithospermum purpureo-cocru- — Cartbusianorum. 

leum. Bupleurum falcatum. 

Brunella alba. Linum lenuifolium. 

3Iclainpyrum cristatuni Genista sagittalis. 

Phelipaea coerulea. Plantanthera bifolia. 

Koeleria paniculala. Allium vineale. 
Orobus niger. 

Les Ophrys arachnites et apifera, qui se trouvent à 
cette habitation, étaient défleuris. 

Revenus dans la vallée de la Blees, on ne rencontra 
que des plantes ubiquistes. jNous vîmes de loin le fameux 



( 257 ) 



KompycMi, quo Courtois aj)|)('la la Morilagiu; aux Orchi- 
dées, mais (jui aujourcriiui est bien déchu de son 
ancienne splendeur. La culture est passée par là, et les 
plus beaux lleurons de la couronne de notre Flore, ont 
lait place à des haies à écorccs et à des champs de blé et 
de pommes de terre. 

Près de BastendorlT, nous rencontrâmes dans les mois- 
sons, les Sinapis Chciranlhus et S. alba et le Saponaria 
Vaccaria; sur la hauteur, dans une clairière parmi les brous- 
sailles, le Gijmnadenia conopsea et Lonicera Xylosteum. 

La seconde section se rendit en voiture sur la hauteur 
du Friedhoff, endroit indiqué pour commencer son explo- 
ration. Elle se trouva ainsi en plein terrain primaire, 
dans les schistes siluriens, à une altitude de 570 mètres. 
Passant du plateau aux versants plus ou moins abrupts, 
elle récolla dans une pineraie à Friedbûsch, le 3Ionobopa 
Hijpopitijs, puis dans les ravins boisés et dans les champs : 

Sorbus Aria. Listera ovata. 

— torminalis. Peucedanum Cervaria. 

Campanula persica. Polygala oxyptera. 

Scseli montanum. Sinapis Cheiranthus. 

Corrigiola litoralis. Camelina sylvestris. 

Digitalis purpurea. Teucrium montanum. 

var. alba. Viburnum Opulus. 

var. rosea. — Lantana. 

Turritis glabra. 

Sur les rochers boisés de la Kriscbelheid et du Pre- 



digsthul : 

Rosa rubiginosa var. 
Rubus tomentosus. 

— caesius, var. 

— roseus, etc. 
Echium vulgare var 

(très-communj. 
Libanolis montaiia. 



album 



Teesdalia nudicaulis. 
Vincetoxieum album. 
Digitalis lutea. 
— ambigua. 
Galium sylvestre. 
Pvrethrum Partlienium. 



( 258 ) 

Sur le versant vers la Sûre et sur les bords de celle-ci, 
vers Erpeldange, le Saxifraga decipiens en énorme quan- 
tité et en plusieurs formes, et en outre : 

Cornus mas. • Aspidium aculeatum. 

Actaea spicata. Lacluca virosa. 

Rubus saxatilis Mentha rotundifolia. 

Phalangium Liliago. Epilobium palustre. 

Conium maculatum. Hydrocotjle vulgans. 

Pedicularis palustris. Carex pulicaris. 

he^ Cineraria campestrls, qui y abondait il y a deux ans, 
n'y a plus été retrouvé. 

A sept heures du soir, les excursionnistes se retrouvèrent 
à leur quartier général à Diekircb. M. le Président avait 
invité au repas commun, au nom de la Société, le 
Bourgmestre M. Juttel, MM. les Directeurs du progymnase 
Houss et Hehres et le Président de la Société botanique 
de Luxembourg, M. Krombach. Il s'agissait d'autant 
moins de faire attendre ces Messieurs, qu'on savait par 
expérience que le dîner serait excellent, et qu'une oourse 
prolongée et fatigante nous avait mis dans de bonnes 
dispositions. Ce que nous ignorions toutefois, c'est que la 
Société philharmonique de Diekircb viendrait se faire 
entendre. Elle ouvrit le concert par la Brabançonne et 
le continua par les plus beaux morceaux de son réper- 
toire. Aussi M. le Président, après avoir remercié dans un 
toast la ville de Diekircb pour son bon accueil, n'a-t-il 
pas manqué d'en porter un autre à la Société philharmo- 
nique, dans la personne de son président, M. l'avocat 
Brassel. M. Du Mortier exprima en outre la reconnais- 
sance de la Société botanique envers M. le Directeur 
Houss, pour l'hospitalité qu'il avait accordée à l'assemblée 
générale. Enlin, il proposa de boire à l'union des Sociétés 



( 259 ) 

bolaniques Belge el Luxembourgeoise, en la personne de 
son vieil ami, M. Krombaeli. M. Jullel répondit au 
nom de la ville en buvant à la prospérité de la Société 
royale de Botanique, tandis que M. Krombacb, dans un 
speeeli plein d'bumour, rappela les services rendus à 
l'aimable science dans le Grand-Ducbé par les botanistes 
belges, notamment par M. Du Mortier, avec lequel il 
avait parcouru le pays voilà plus d'un demi-siécle. 

Il se trouvait que notre collègue M. Gilkinet était en 
pays de connaissance. A l'occasion d'une excursion géolo- 
gique, il avait également logé à l'bôtel des Ardennes; il 
était donc au courant des habitudes de l'endroit. La table 
levée, M. Gilkinet se mit au piano et M. le juge de paix 
Heck, qui est un violoniste de premier ordre, accorda son 
instrument. Après la musique classique, vint le tour de la 
musique plus légère. La galerie s'en mêla même, en chan- 
tant des couplets populaires ou des airs à la mode. On 
passa ainsi une belle et longue soirée, dont le souvenir ne 
s'effacera pas de sitôt de la mémoire des assistants. 

Le lendemain à sept heures du matin, la grande majo- 
rité des excursionnistes faisaient une visite à la brasserie par 
action de Diekirch. Cet établissement, monté sur le plus 
grand pied, fabrique de la bière imitation de Bavière. 
On a surtout admiré ses caves monumentales et l'ingé- 
niosité de ses distributions. 

A huit heures, il y avait rappel général pour Texplo- 
ralion de Vianden et de ses environs. Si nous avions 
perdu quelques compagnons, d'autres étaient venus pren- 
dre leur place. Trois voitures transportèrent jusqu'à 
destination MM. Du Mortier, MuUer, Crépin, Aschman, 
E. Fischer, Gilkinet, Van Bambeke, Vander Meersch, 
Bodson, Baetens, Vanderhaeghe, Daron, Coomans et 



■( 260 ) 

Koltz, de la Société royale de Botanique belge, MM. Krom- 
bacli, Kintgen, ÎNelles, Faulbecker, Élie, Mackel, Rol- 
linejer et Valerius de la Société botanique de Luxembourg, 
MM. Gires, de Rollingen et llouss, d'EcIiternach. 

Vianden se trouve sur les terrains primaires. Arrivés sur 
la hauteur qui précède cette antique cité, et après avoir 
admiré de là les ruines de son ancien château féodal, on 
commença à butiner le long du chemin conduisant à ce 
dernier. On récolta : 

Digitalis ambigua, Pyrclhrum Partheiiium. 

Campanula glomerata. Sedum aureum. 

Saxifraga sponhemica. — elegans. 
Montia minor. 

M. Pauly, bourgmestre et député de la ville de Vianden, 
vint alors à notre rencontre et, après nous avoir souhaité 
la bienvenue, nous fit les honneurs de l'antique manoir. 
Dans la chapelle castrale, restaurée depuis quelques 
années, il nous offrit le vin d'honneur, juste au moment 
où M. le D"^ Sassenfeld, professeur de botanique à Trêves, 
se joignait à nous. Sa présence fut d'autant plus fêtée que 
de tous nos professeurs de sciences naturelles, un seul, 
M. Wercollier, assistait à Texcursion. 

Après avoir visité les ruines et récolté les Arabis arenosa, 
Nepeta Cataria , Myrrhis odorata , Omphalodes verna, 
Foenkulum capillaceum, Rumex scutatus, nous descen- 
dîmes par le chemin du Beffroi, auquel aboutissent des 
vignobles produisant le célèbre casse-genou, à Vianden 
même où riiotel de Luxembourg devait nous fournir le 
déjeuner. Nous nous y arrêtâmes le moins longtemps 
possible, attendu que Texcursion de ce jour était longue 
et le temps relativement court. 

Les jeunes remontèrent la ville et prirent le chemin du 



( 261 ) 

Bildcheii. Ce cliemin, taille dans le roe, est horde de 
haies à éeorees, dans lesquelles lleiirissent : 

Digitalis purpuira. Rubus fusco-ater. 
Sinapis Cheiranlhus. — roseus. 

Uubus fastigialus. Rosa rubigiuosa, 

— tomenlosus. 

Derrière le Bildchen, on réeolta les Asplenium septen- 
trionale et Orobus tuberosus var. angustifoliiis, puis dans 
le hois descendant vers Bivels : 

Montia minor. Genista tinctoiia. 

Polygonatum verticillatum. Rosa cineraseens. 

— multifloruni. Lunaria rediviva. 

Arrivé sur le chemin longeant TOur, en face des ruines 
du château de Falkenstein^ juste à l'endroit où le 21 juillet 
1826, Fane de Courtois sauta dans la rivière et y noya 
provisions et collections, toute la Société se trouva réunie. 
Vu l'état du ciel, on décida de ne pas pousser plus loin, 
mais de reprendre la route pour Vianden. 

Dans les prés longeant l'Our, on récolta : 

Sanguisorba officinalis. Rhinanthus Alectorolopbus. 

Campanula glomerala. — angustifolius. 

Pedicularis palustris. Galium uliginosum. 

Les champs au-dessus du chemin nourrissaient VAira 
caryophyllea et VArnoseris minima, et sur les rochers 
surplombant le chemin, croissait Y Amelanchier vulgaris 
en grande quantité. 

Plus près de la villC;, on récolta : 

Centaurea montana. Linaria Cymbalaria. 

Saxifraga sponhemica. Impatiens Noli-langere. 

Le temps se mettant h la pluie, on prit des mesures 

20 



( 262 ) 

pour rentrer à Diekireh. M. le bourgmestre Pauly, qui 
avait bien voulu être des nôtres pour le modeste déjeuner 
pris à l'hôtel de Luxembourg, offrit le coup de l'étrier au 
café Koeh. Dans l'espoir de pouvoir profiter du temps 
entre deux ondées, on passa la frontière pour rentrer 
dans le pays par Walsdorff. Toutefois les recherches 
n'aboutirent qu'à la rencontre de plantes ubiquistes dont 
nous négligerons de faire l'énumération, ainsi que cela a 
eu lieu jusqu'ici. 

La longue veille du jour précédent, jointe aux fatigues 
de la journée, firent raccourcir la soirée. D'ailleurs les 
plantes récoltées devaient être confiées à la presse et les 
malles faites pour le lendemain, car c'était la dernière 
nuit passée à Diekireh. Et quelle nuit ! Il plut à verse et 
le matin, la Sûre, qui la veille encore était limpide, 
charriait un limon rougeàtre, suite des averses qui avaient 
troublé notre sommeil. 

Après avoir pris congé de notre excellent hôtelier et 
l'avoir félicité de la bonne hospitalité qui nous avait été 
départie chez lui, nous nous mimes en route pour Echter- 
nach. Nous nous comptâmes en chemin. Nous étions 
vingt-trois : MM. Du Mortier, Muller, Crépin, Fischer, 
Aschman, Van Bambeke, Vander Meersch, Vanderhaeghe, 
Daron, Baetens, Bodson, Coomans, Koltz, Mousel, Vale- 
rius, Mackel, WercoUier, Kirsch, Nelles, Rollinger, Van 
Werwecke, Sassenfeld et Houss. 

La ville d'Echternach est située au fond d'une belle et 
large plaine que le bassin de la Sure forme en cet endroit, 
et se trouve à lo9™ d'altitude. Arrivés à la gare, nous 
fûmes reçus par le D"^ Rosbach, de Trêves, qui prit égale- 
ment part à l'excursion. On visita d'abord la basilique, 
chef-d'œuvre de l'architecture du moyen-àge. Ensuite on 



( 265 ) 

se partagea en deux bandes, dont Tune prit la rive gauche 
de la Sûre, s'aventura dans les marnes irisées au-dessus 
d'Ernzen, pour aboutir en plein grès luxembourgeois, à 
550-500"^ d'altitude. 

On récolta en chemin, dans les champs et les jachères 
ainsi que les broussailles des ravins : 



Mcdicago falcata. 

— falcato-sativa. 
Trifoliuni inoiitanum. 

— medium. 
Cirsium acaule. 
Bupleurum falcatum. 

— rotundifolium. 

Sur la hauteur : 

Helichrysum arenarium. 
Trifolium ochroleucum. 
Setaria viridis. 



Eryngiura campestre. 
Isatis tinctoria. 
Aquilegia vulgaris. 
Lactuca perennis. 
Teucrium Botrys. 
Pastinaca sativa. 
Vinceloxicum album. 



Genista sagittalis. 
Herniaria glabra. 
Antennaria dioica. 



Dans les bois au-dessus de la Wlatteswies : 



1 



Melampyrum cristatum. 
Actaea spicata. 
Euphorbia stricta. 
Inula salicina. 

Dans la Wlatteswies 

(jymnadenia conopsea. 

— viridis. 
Ophrys api fera. 
Spiraea Filipendula. 
Carum fiulbocastanum. 



Campanula Trachelium. 
Fragaria collina. 
Sorbus Aria. 
Astragalus glycyphyllus. 



Epipaetis latifolia. 

— palustris. 
Ajuga genevensis. 
Carex brizoides. 
Serratula tinctoria. 



Entre cette localité et Echternach : 



Lalhyrus tuberosus. 
Oenothera biennis. 
Euphorbia stricta. 



Trifolium fragiferum. 
Thlaspi perfoliatuni. 



( 264 ) 

Sous la conduite intelligente de M. Guillaume Namur, 
d'Echternach, l'autre section remonta la rive gauche de la 
Sûre en amont de cette localité et dans la direction des 
usines de la Weilerbach. Elle traversa des prairies déjà 
fauchées, puis des taillis au pied des rochers escarpés de 
grès luxembourgeois qu'elle dut gravir et du haut des- 
quels on jouit d'une vue superbe de la métropole de 
St-Willebrord. 

On y nota : 

Lactuca perennis. Polypodium calcareum. 

Inula salicina. Amelanchier vulgaris. 

Sorbus Aria. Orobanche Hederae. 

Polypodium Dryopteris. , Scolopendrium vulgare. 

En descendant le versant vers la Weilerbach, il a été 
récolté : 

Eriophorum latifolium. Ribes alpinum. 

— vaginatum. Rubus saxatilis. 

Lonicera Xylosteura. Campanula patula. 

OEnothera biennis. Diplotaxis muralis. 

Impatiens Noli-tangere. Polygonum Bistorta. 

A trois heures, tous les membres de la Société se 
réunirent au jardin Meyer, où M. le D"^ Rosbach dis- 
tribua le Crassula rubens, récolté par lui dans les vignes 
de Trêves. Il appela ensuite l'attention sur un Saxifraga 
nouveau qui se trouve dans les environs d'Echternach, 
entre Weilerbach et BoUendorfF et dont il donnera la 
description dans le bulletin de la Société sous le nom de 
S. multifida. 

Cette réunion fut clôturée par le dîner d'adieu. Au 
dessert, M. le président porta la santé des botanistes de 
Trêves. D'après un usage antique et solennel, M. le vice- 
président MuUer proposa la santé des commissaires. 



( 265 ) 

M. rVclles, de Diekirch, ne fut pas oublié dans roccurcncc. 
Au nom des commissaires, M. le D"" Aschman proposa le 
toast à M. le président Du Mortier et fit vibrer plus d'une 
corde sensible dans le cœur du vénérable patriote belge, 
en buvant à sa santé dans les localités mêmes qui étaient 
déjà le théâtre de ses herborisations il y a plus de dix 
lustres, et oîi il a alors découvert V Hymenophyllum tun- 
bridgense. 

La cloche appelle, le train est en partance et Ton doit 
mettre la plus grande hâte à régler Taddition. A cinq 
heures, la grande majorité des excursionnistes monte en 
wagon pour Luxembourg, où Ton arrive à huit heures du 
soir. Les adeptes indigènes de Taimable science rentrent 
dans leurs foyers, après s'être séparés à contre-cœur des 
aimables et bienveillants confrères de la Société belge. 

L'excursion officielle étant close, les botanistes belges 
se dispersèrent en ville, qui pour affaires, qui pour visiter 
les alentours. Avant de se séparer, il avait été arrêté que 
comme Ton ne partirait le oO qu'avec le train de une 
heure de relevée, on ferait une petite excursion à Esch-sur- 
l'Alzette. — A sept heures du matin, on se compta à sept 
à la gare de Luxembourg. Arrivé à destination, on récolta 
entre deux trains : 

Cota tinctoria. Cephalanthera rubra. 

Fumaria parviflora, Ervum gracile^ etc. 

Iberis araara. 

Le temps ne permit plus d'aller à la recherche de 
plantes plus rares, et le projet d'escalader le Mont Soleuvre 
tomba à la vue des versants escarpés de ce piton du 
terrain bathonien. 

Avec la clôture de l'excursion, commença la tâche de 



( 266 ) 

votre rapporteur. Quoique cette tâche ait été singulière- 
ment facilitée par la collaboration de ses collègues, Asch- 
man, Fischer et Crépin, il doit réclamer votre bienveillante 
indulgence dans l'appréciation du présent compte-rendu. 
S'il n'a pas eu la prétention de dire et de faire aussi bien 
que ses prédécesseurs, vous n'oublierez pas qu'il a pris rang 
parmi les reporters comme St-Paul est devenu apôtre : 
par la volonté de son seigneur et maître, qui pour lui était 
dans l'occurrence l'assemblée générale de notre Société. 



Note sur /'Andropogon Ischaemum L., par H. Vandenborn. 

Trouvé entre les années 1811 et 1815, dates de l'im- 
pression de la première et de la seconde partie de la 
Flore de Spa, dans laquelle il est cité, p. 265, comme 
ayant été découvert, près de Trongres, sur le chemin de 
Looz, par M. Vitru, principal du collège de Verviers ; 
indiqué de nouveau dans le Compendium, p. 48, comme 
croissant dans les lieux arides des environs de Looz ; re- 
trouvé plus tard dans les mêmes localités par M. Demoor, 
V Andropogon n'avait plus été signalé en Belgique depuis 
plusieurs années et on le regardait, sinon comme perdu 
pour notre flore, au moins comme très-douteux. Aussi dans 
le Manuel de la Flore de Belgique^ le nom de l'espèce est-il 
précédé du signe ? et l'auteur ajoute en note (5^ édit., 
p. 499) : « 11 est fort douteux que cette espèce soit 
indigène et les quelques pieds qui ont été trouvés à Looz 
(Arg. sabl.) n'étaient probablement qu'à l'état d'intro- 
duction. » 

Le 5 septembre dernier, j'ai découvert VAndropogon 



( 267 ) 

dans les environs immédiats de Tongres, au Beukenberg, 
charmante colline, ainsi nommée à cause des beaux et 
nombreux bèlres qui lui prêtent leur ombrage et en font 
une délicieuse promenade. N'ayant jamais vu VAnclro- 
pogoiif ni mort, ni vivant, je ne le connaissais pas au 
moment de le découvrir et je croyais avoir affaire à une 
nouvelle espèce de Dicjitaria. En effet, les arêtes des 
glumelles s'appliquent étroitement contre l'épi, le pin- 
ceau formé par les arêtes des fleurs supérieures passe fa- 
cilement inaperçu et les poils qui entourent la base des 
épillets sont entièrement cachés, de sorte que rien ne légi- 
timait le nom à'Andropogon, qui signifie Barbe d'homme. 
Arrivé chez moi, je n'eus rien de plus pressé que de 
déterminer mon prétendu Digitarla, et aidé de mes 
lunettes de presbyte et de la loupe, je vis des arêtes très- 
longues, des poils en masse à la base des épillets : il n'y 
avait plus de doute, j'avais bel et bien découvert YAndro- 
pogon Ischaemiim.ie cite ces quelques détails à l'intention 
de mes confrères, pour qu^à l'occasion il ne se trompent 
pas, comme je m'étais trompé moi-même. Le faciès de la 
plante vivante est tout autre que celui de la plante séchée. 
Dans celle-ci, les arêtes s'étalent et perdent leur couleur, 
les poils qui accompagnent les épillets s'étalent également 
et l'épi présente un aspect entièrement barbu, ce qui n'est 
nullement le cas pour la plante vivante. Heureux de ma 
trouvaille, je retournai au Beukenberg dans le but d'exa- 
miner si l'espèce y était abondante ; mais, malgré les 
recherches les plus attentives et souvent répétées, je ne 
suis parvenu qu'à découvrir (et seulement sur le versant 
méridional de la montagne) une douzaine de touffes 
perdues dans le gazon formé presque exclusivement par le 
Brachypodium phinatum P. B. Cependant j'ai découvert 



( 268 ) 

à cette occasion les Lathyrus sylvestris et Orobus tiiherosus, 
dont je ne connaissais pas encore Texistence dans le Lim- 
bourg. 

Le 22 septembre, je devais me rendre dans le pays de 
Looz, et connaissant le fades de YAndropogon, de manière 
à le distinguer à une distance de plusieurs mètres, j'avais 
tout espoir de retrouver les habitations découvertes autre- 
fois par MM. Vitru et Demoor. 

Après avoir suivi la grande route de Tongres à Looz, je 
la quittai vis-à-vis de Terhoven, pour me rendre au village 
de Bommershoven par les chemins profonds qui sillonnent 
les Campagnes. — A mi-chemin entre Terhoven et Bom- 
mershoven, je découvris une première habitation; deux 
à trois cents pas plus loin, une seconde plus riche que la 
première, et, à Tentrée du village de Bommershoven, une 
troisième, mais tellement riche, qu'il y avait là seul de 
quoi fournir de nombreux exemplaires de notre plante à 
tous les botanistes de la Belgique. 

Après un quart d'heure de repos, je me remis en route 
et je pris le chemin qui de Bommershoven conduit au 
château de Voort et, sans m'écarter de la route que je 
devais suivre pour arrivera destination, je découvris encore 
six ou sept nouvelles habitations, dont quelques-unes très- 
riches. Arrivé à la hauteur de Looz, que je laissais à 
droite et à la distance d'environ une demi-lieue, VAndro- 
pogon a disparu et plus loin je n'en ai plus trouvé de 
traces. 

Les différentes habitations que j'ai découvertes se 
trouvent toutes sur les bords des chemins, bords formés 
par le talus de la campagne adjacente et qui dans certains 
endroits domine les chemins d'une hauteur de plusieurs 
mètres. Le sol, dans cette contrée, est fortement argileux 



( 269 ) 

et VAndropogon ne se rencontre que sur le talus expose 
au midi, qui, au 22 septembre, était tellement aride et 
brûlé par le soleil, qu'il semblait complètement nu : sur 
le talus exposé au nord et entièrement couvert de verdure, 
je n'en ai pu découvrir un seul pied. On en conclut natu- 
rellement que VAndropogon liabite les endroits secs et 
arides ( « In siccis et aridis » Compendium). M. Demoor 
indique comme habitation : « Lieux sablonneux et aré- 
naires » (Traité des Graminées, p. 254). Comme la station 
de Looz est très-argileuse, il en résulterait, si l'indication 
de M. Demoor se vérifie ailleurs, que VAndropogon serait 
indifférent à la nature du terrain. 

Mais, outre les différentes habitations que j'ai décou- 
vertes sur un parcours d'environ trois kilomètres, n'y 
en a-t-il pas beaucoup d'autres encore dans la campagne 
entre Tongres et Looz? Il serait fort étrange que dans un 
seul voyage je les eusse trouvées toutes; aussi je suis 
persuadé qu'il en reste encore beaucoup à découvrir. 
Cependant n'y eût-il que celles que j'ai vues, il n'en 
serait pas moins vrai que VAndropogon est abondant entre 
Tongres et Looz, et comme, d'autre part, il y est connu 
depuis plus de soixante ans, je pense que nous pouvons 
bien le considérer comme indigène. 

En retournant le lendemain à Tongres, j'ai fait une 
petite provision d'échantillons : ils pourraient être mieux 
préparés ; mais pendant les vacances, je n'ai pas à ma dis- 
position tout ce qu'il faudrait. Je les envoie donc tels qu'ils 
sont à mes confrères qui seront présents à la séance du 
o décembre. 

St-Trond, le 50 novembre 1875. 



( 270 ) 

Matériaux pour servir à la Flore de la province de Liège, 
par Th. Durand et H. Donckier de Donceel. 

TROISIÈME ET DERNIER FASCICULE. 

Avant de donner le catalogue raisonné des découvertes 
botaniques, faites en i87o, dans la province de Liège, 
qu'il nous soit permis de jeter un rapide coup-dœil sur 
l'ensemble de notre ouvrage. 

Les Matériaux renferment 661 2 indications stationnelles 
qui se répartissent entre : 

la zone calcareuse 5845 

la région ardennaise 701 

la zone argilo-sablonneuse .... 68 

De ces indications, six mille cinq cents sont entièrement 
nouvelles et se rapportent toutes à des espèces non vul- 
gaires ; les quelques autres sont la confirmation d'observa- 
tions anciennes. 

Ces chiffres nous font espérer que cette publication, 
dont la préparation a nécessité plusieurs années de recher- 
ches multipliées, ne sera pas inutile. En effet, comme l'a 
dit un savant dont la botanique belge s'honore, « la 
géographie botanique ne pourra avancer à grands pas que 
lorsque nous posséderons pour les diverses contrées du 
globe des Flores bien faites et riches en indications sta- 
tionnelles (^). » 

Dans la préface de notre premier fascicule* nous citions, 
parmi les points qui réclamaient toute l'attention des 
explorateurs, la vallée de la Meuse en amont de Liège, 



>4*(jl.) M. Crépin in Bull. soc. roy. bol. de Belgique, III, p. i'ii. 



( -27 \ ) 



cello de rOurtlie et la partie calcaire du bassin de 
rxAmbIcve; il est possible aiijoiird'luii de se faire une 
idée assez exaelede la végétation de ces diflerenles portions 
de notre province, où il reste cependant de noml)ren\ 
faits intéressants à observer. 

L'Ardenne liégeoise présente encore de vastes espaces 
incomplètement explorés; comme exemples, nous men- 
tionnerons : les vallées de la Hoegne et du Wayai, la 
partie ardennaise du bassin de rOnrtbe, la vallée de la 
Lienne, celle de l'Amblève au-delà de Trois-Ponts et le 
territoire compris entre FAmblève, la Lienne, la frontière 
prussienne et le Luxembourg. Plusieurs berborisations 
fructueuses y ont eu lieu; elles ont amené la découverte 
de trois plantes nouvelles pour la région ardennaise 
(Helleborus foetidus,Rhamnus cathartica, Bryonia dioecà), 
augmenté d'une manière sensible les babilations connues 
de plusieurs plantes rares et fourni de nombreuses don- 
nées sur la dispersion d'espèces plus communes. 

Plusieurs pages de ce fascicule sont consacrées au 
genre Mentha et contiennent notamment l'énumération 
de 12 espèces et de 15 variétés nouvelles pour la flore 
belge, savoir : 

Mentha gratissima Wigg. 

— aniaiirophylla Timb.-Lagr. 

— balsamea Willd. 

— Nouletiana Timb.-Lagr. 

— laevigata Willd. 

— affinis Bor. 



Mentha pcdunciilaris Bor. 

— elata Host. 

— origanifolia Bor. 

— sylvalica Host. 

— Wirtgeniana F. Sch. 

— Strailii Th. Dur. nov. sp. 



Mentha rotundit'olia v. macrostachya Wrtg. 
f. gracilis Malinv. 

— candicans Cranlz v. ramosa Timb.-Lagr, 

— raollissima Borkh. v. inciusa Férard. 

— aquatica L. v. pedunculata Wrtg. 




( 272 ) 

Mentha aquatica v. purpurea Bor. 

V. monocephala VVrtg. 

V. pusilla Perard. 

— subspicata Weihe v. hirsuta Perard. 
V. bracteosa Perard. 

— sativa L. v. latissima F. Sch. 
V. orbiculata Wrtg. 

— paludosa Schreb. v. capitata Wrtg. 

— elata Host. v. amplissima. 

— arvensis L. v. pulegioides Wrtg. 

Les plantes suivantes sont également nouvelles pour 
la flore liégeoise. 

Cardamine dentata Schult. ; Endymion patulum Dmrt. 

Orchis maculata L.v. albicans March. 
V, carnea Tin. 



Sinapis Cheiranthus Vill. 
Rubus Schleicheri W. et N. 



Enfin les Echinospermum Lappula Lehm. et Utricularia 
vulgaris L., qui depuis près d'un demi-siècle semblaient 
perdus, font de nouveau partie de notre personnel floral. 

Au mois d'octobre dernier, nous avons eu la douleur 
de perdre notre plus actif collaborateur, Frédéric Lou- 
vat(*). Jusqu'à ses derniers moments, il n'a cessé d'apporter 
à notre œuvre le concours le plus dévoué. Il nous passait, 
jour par jour, le compte-rendu de ses herborisations et 
par là nous a mis à même de publier la liste de ses décou- 
vertes en 1875; elles sont extrêmement remarquables et 
nous appelons spécialement l'attention sur sa belle trou- 
vaille de V Artemisia campestriSy à Stenval. 

Très-versé dans les langues grecque et latine et doué 
d'une intelligence hors ligne, Louvat avait une véritable 



(I) Il a été enlevé dans sa dix- neuvième année, le 11 octobre 1875. 



( 275 ) 



I 



passion pour la botanique; il Tetudiait dans ses origines el 
dans son histoire, aussi bien que dans les publications les 
plus récentes et dans le champ de la nature. Il a publié, 
dans la Feuille des Jeunes Naturalistes de Paris, plusieurs 
notes qui indiquent un esprit observateur. Il avait entre- 
pris avec ardeur Tétude si ardue du genre Ihibus, et était 
déjà en relations avec plusieurs savants phytographes de 
l'étranger. 

Sa mort est, à tous égards, une véritable perte pour la 
botanique rurale ; elle laisse un vide bien difïicile à combler 
dans la petite phalange des botanistes liégeois. 

En terminant, nous remercions vivement toutes les 
personnes qui ont bien voulu nous communiquer leurs 
récoltes et leurs observations ; elles nous ont ainsi permis 
de rendre notre travail beaucoup plus complet. 



Les abbreviations employées sont les mêmes que précédemment ; et en 
outre : CM. = Charles Mathieu ; JC. = Jules Chalant. 

INDICATION DES COMMUNES AUXQUELLES APPARTIENNENT LES 
HAMEAUX CITÉS. 



Hameaux (i). 


Communes. 


Hameaux. 


Communes . 


Ancomont. 


Lierneux. 


Franehimont. 


Theux. 


Awans. 


Aywaille. 


Gives. 


Ben-Ahin. 


Baronheid. 


Francorchamps. 


Hayen. 


Esneux. 


Broust. 


Visé. 


Hèvremont. 


Goé. 


Coquaifange. 


Sart. 


Hoemont. 


Comblain-Ia-Tour 


Dolembreux. 


Esneux. 


Jehanster. 


Polleur. 


Fraiture. 


Corablain-au-Pont 


Lantremange. 


Jalhay. 



(1) Les hameaux mentionnés dans les premiers fascicules ne sont pas 
répétés dans cotte liste. 



( nk ) 



Hameaux. 


Communes. 


Hameaux. 


Comninnett 


Lassas. 


Haraoir. 


Saint-Léonard. 


Huy. 


Les Forges. 


Gomsé. 


Saint-Roch. 


Ferrières. 


Méry. 


Tilff-. 


Salm-Château. 


Lierneux. 


Neblon-le-Moulin 


Hamoir. 


Sasserotte. 


Theux. 


Neblon-le-Pier- 




Sassor. 


Theux. 


leux. 


Ilamoir. 


Solières. 


Ben-Ahin. 


Oneux. 


Comblain-au-Pont 


Stockay. 


Spa. 


Oneux. 


Theux. 


Rayonpré. 


Sart. 


Odrimnnt. 


Lierneux. 


Reharmont. 


Lierneux. 


Parfondray. 


Stavelot. 


Verleuraont. 


Lierneux. 



RENONCULACEES. 



€leniatfi9 Tilalba L. — Région ardennaise : Polleur, Franehimont, 
Sassor (HD. ED.), Sasserotte (FL). Ces localités appartiennent au 
bassin de la Vesdre. Dans le Manuel, M. Crépin ne signale cette 
Clématite, en Ardenne, que dans les bassins de l'Ourthe et de la 
Semois. 

Tlialictruni flavum L. — Meuse : Modave (FL.), Broust (HD.). 

Anemone ranunculoides L. — Meuse : Solières R. (TD. CM.). Ourthe : 
Plainevaux, Tavier A. (FL.). Vesdre : Halinsart, bois au bord de la 
Vesdre AR. (HF. TD. CM.). 

Rannnculus hederaceus L. — Vesdre : Beaufays, mares AA. (HD.). 

— divaricatus Schrk. — Meuse : Gives, Bas-Oha AR. (TD.), Ben A. 
(TD. CM.), IleMoncin AA. (TD.). 

— aquatills L. var. capillaceus. — Meuse : Gives (TD.), Ben R. 
(TD. CM.), IleMoncinR. (TD.). 

— nuitans L. — Ourthe: Comblain-au-Pont (HD.), Poulseur (TD.), 
Tilff, Grivegnée, Venues (HD.). AmbVeve : Martinrive (HD.). 

— platanifolius L. — Région ardennaise. Ourthe : Sainl-Roch RR. 
(HF. JC). Amblève : Trois-Ponts R. (TD.). 

— aurlcomu« L. — Meuse : Ben, Solières \K. (TD. CM.), Sarola}" 
(H.). Ourthe ; Lassas (TD. CM.). Vesdre : Halinsart (TD ). Amblève : 
Amblève, Martinrive (HD.), Halleux (FL.), Douflamme (TD.). 



i 



( 275 ) 

KanuuculiiN MreloratuA L. — Vesdre : Corncsso II. (Dcwitidc). 

HelleboriiM vIi-IiIIn L. — Mn(sc : Enf»ihoiil, Itois rocailli'ux A A. (MF. 
1874, TD. HD. IIF. ISTÎ)). Ourlhc : Hamoir (XX:. (TD. CM.), 
Ksueii.x A A. (PL.). 

Quelques botanistes ont élevé des doutes au sujet de l'ii)digénat 
de cet Hellébore, même dans la zone calcareuse. Leur opinion élait 
basée sur le petit nombre d'écbanlillons observés dans ses diffé- 
rentes habitations. Entre llamoir et Ouflet, il pullule dans une 
suite de bois rocailleux. 
— foeCidus L. — Ourthe : Oulfet, Ncblon-le-Pierreux, Poulseur 
(TD. CM.), Xhoris (HF. JC), Oneux (CM.). Amblève : Awans 
(HP. JC), Doullamrae (TD.). Région ardeimai.se. Ourlhe : Saint-Roch 
(extrême limite avec la zone calcareuse) (HF. JC). 

Aquilesta vulgaris L. — Ourlhe : Lassas R. (TD. CM.), Plainevaux, 
Tavier (FL.), Colonster (TD.), Angleur (HD.). Vesdre : Soiron 
(Dewaide), Stenval (FL.), Vaux-sous-Chèvremont (HD.). Amblève : 
Raborive, Martinrive (HD.). Région ardennaise. Vesdre : Sart (FL.). 

Delphinium Consolida L. — Ourlhe : Comblain-la-Tour, Xhoris 
AA. (HF. JC). 

Aconitum lycoctonnm L. — Vesdre : En-Rive A. (TD.). Amblève : 

Raborive (HF. JC). Région ardennaise. Ourlhe : Saint-Roch 

(HF. JC). 
Aetaea spicata L. — Meuse : Solières AA. (TD. CM .). Ourlhe : Neblon- 

le-Pierreux (TD. CM.), Hayen, Méry, Dolembreux (PL.). Amblève : 

Amblève, Martinrive (HD.). 

BERBÉRIDÉES. 

Berberis vulgaris L. — Meuse : Vyle (PL.). Ourthe : Esneux (HD.). 

Vesdre : Cornesse, haie (Dewaide et Joris). Amblève : Amblève 
(HD.), Martinrive (TD.). 



CARYOPHYLLEES. 

Diantlius Arnieria L. — Ourthe : Sy (HD.), Comblain-la-Tour (HP.). 
V^esdre : Froid bomont (OIne), Soiron (Dewaide). 

Saponaria officinalis L. — Ourthe : Aguesses (HD.). Vesdre : Piai- 
pont (Dewaide). 



( 276 ) 

«apouaria Vaccaria L. — Meuse : Saint-Laurent (Liege) RR. (FL.). 

siilene venosaGilib. — Region ardeunaise. Vesdre : Spa (HD.). Amblève : 
Trois-Ponts (HD. ÏD.). 

— nutanti L. — Vesdre: Pepinster (HD.). Amblève : Halleux (TD,). 
Doullaiume (FL.). 

Melaiidryum album Gke. — lUeuse : He Moncin (HD.). Ourthe : 
Angleur (HD). Vesdre : Soiron (Dewaide). 

E,ycliuis viscaria L. — Amblève : Belle-Uoche (Douflamme) R. (FL.). 

j^pei'gularla campestris Aschs. — Ourthe: Hoeinont, Comblain-la- 
Tour (HD.). Vesdre : Chèvremont (HD.) 

Alsilne tciiuifolia Wahlnbg. — Amblève : Martiiirive, Halleux (HD.). 

litellaria uetnoruni L. — Ourthe : Colonster R. (TD.). Vesdre : Chênée 
(FL.). Région ardennaise. Vesdre : Spa, Neuf-Marteau (FL.). 

— uligtnosa Murr. — Meuse : Gives (TD.), Ougree (HD.). OmWA/; : 
Ouffet, Anthisnes AR. (TD. CM.), Colonster (TD.). Régiori ardeti- 
naise. Vesdre : Hoekay A. (HI).). Amblève : Salm-Château (1) 
(TD. HF.), Parfondray (HD. TD.), Trois-Ponts (TD.). 

Cerastiiim aquatlcum L. — Meuse : Solières A. (TD. CM.) Vesdre : 
Pepinsler (TD.). Amblève : Douflamme (FL.). 

LLNÉES. 
Linum ii!9i(atf!««iiinum L. — Meuse et Ourthe : Angleur R. (HD). 

OXALIDÉES. 

OxalU dti-lcta L. — lUeuse : He Moncin (TD.). Ourthe : Hayen (FL.), 
Brialmont (HD.). Amblève : Awans (HF. JC). Région ardennaise. 
Vesdre : Sart (FL.). 

BALSAMINÉES. 

Impatleuci JWoll-tansere L. — Meuse : Kinkempois R. (HD.) Ourthe : 
Colonster QQP. (É. et TD.). Vesdre : Chaudfontaine (HD. TD.). 



(1) Une partie de ce hameau appartient à la province de liiége. 



I 

I 



( 277 ) 

r.KRAMACÉES. 

fBoranliini «yl«'ntl(*iini L. — /irf/iDn nriiciinnisc. ypsdrt' : llockjiv A. 
(III>.), Francoiolinnip^ (FÎO. Tl).). Amhlrvr : Snlm-Clir.lo.in H. 
(IIF. ID). 

— prntoiiMC L. — Mrtisp : He Moiioin R. (\. l\l;ir('('lial). 

— pyreiiuioiim L. — |>,s^//v': Trooz A. (FL), Chaudfontnino (CM.). 

— lueiflnni L. — Mrusir -. Hon. R-nnfort, rofliots AA. (TD. (.M ). 
Amh/Pve : Donllaniino (HI).). 

Erodliim moschatiim L'Horit. — Vendre -. Ilôvromnnt, bord do la 
route AA. (HD. F^D.). 

— pimpinellaeroliiini Sihlh. — Menue : Sriossin R. (FL.), 

xMALVACEES. 

Malva sylvestrfs L. — Ourlhe : Fraituie, Tilff (HD.). Fesdre : OIne, 
Soii'oii (Dewaide), Cornesse (Joris), Beaulays (HD.). licyion arden- 
nuise. Ourthe: Saint-Rocli (HF. JC). Vesdre : Polleur (FL.). 

— nioscliatu L. var. iutcgrifolia Lej. — OurlJie : Hanioir, Esueux 
(HD.). Vesdre : Gofl"ontaine-Ct)i'iiesse R. (TD). Région ordennuise. 
Ourthe: Saint-Roch (HF. JC). Amhlève -. Salm-Cliâteaii (TD. HF). 

— — var. hetcropliylla Lej. — Vesdre: Goffoiilaine-Cornesse AA. 

(TD.), Ne.ssonvanx (È. et TD.). 

— — var. laciniiita Desr. — Ourthe : Hamoir (HD.). Vesdre : Hèvre- 

raont (HD. ÉD ). Amblèoc : Awans (HF. JC), Région nrdmnafse. 
Ourthe : Saint-Roch (HF. JC). Amhlève : Trois-Ponts (HD. TD.). 

TILIACÉES. 

Tilla platyphylla Scop. — Meuse : Solières R. (TD. CM.). Ourthe : 
Comblain-la-Tour (HD.), Avistère (É. et TD.), Colonster (TD.). 
Vesdre : Cornesse, Nessonvaiix (TD.). Région ardennnise. Vesdre : 
Hockay (HD.). 

— ulinifoliu Scop. — Vesdre : En-Rive K. (TD.). 
Poly/$ala duhia Bllk. — Ourthe : Anthisnes CC (TD. CM.). 

Je dois à M. Du Alorlier la détermination de ce rare Polygala; 



( 278 ) 

il est très-abondant dans une petite bruyère peu éloignée du 
village, dans la direction de Villers-aux-Tours (TD.). 

Polyscala coiuosa Schk. — Ourthe : Entre Xhoris et Saint-Roch (HF. JC). 

— serpyllacea Weihe. — Région ardpnnaise. Vendre : Hockay 
(HD.), Louveterie, Lantremange, Jehanster (HD. ÉD.). Amblève -. 
Stavelot (HD. TD.). 

ACÉRINÉES. 

Acer Pseudo-Platanus L. — Meuse : Ben. Solières (TD. CM), Abin^ 
Ebein (TD.),Kinkempois [m).) Ourthe: Hainoir, Lassas (TD. CM.), 
Colonster (HD.). Vesdre : GofFontaine, Nessonvaux, Fraipont (TD.). 
Amblève : Douflamrae (HD.). Région ardennaise. Amblève : Trois- 
Ponts (TD.). 

Les renseignements certains font si complètement défaut en ce 
qui concerne nos espèces bgneuses, qu'il est impossible de déter- 
miner, même approximativement, leur degré d'abondance dans 
les différentes parties de la province. 

— platanoides L. — Ourthe : Boncelles, Angleur (HD.). 

CÉLASTRINÉES. 

Evonyinus europaea L. — Meuse : Solières (TD. CM.). Ourthe : Plai- 
nevaux, Tavier, Esneux, Méry, Dolembreux (FL.), Venues (HD.). 
Région ardennaise : Trois-Ponts (TD.). 

MONOTROPÉES. 

Mouotropa Bypopllys DC. — Région ardennaise, Amblève : Env. de 
SartRR(i).(TD. HP.). 

HYPÉRICINÉES. 

Hypericum (luaclrangiilum L. — Ré g io7i ardennaise, Ourthe: Saint- 
Rocb (HF. JC). Amblève: Rasse-Bodcux, Salm-Cbâteau (TD. HF.). 

— Intermedium Bilk. — 3Ievse : He Moncin RR. (A. Marécbal). 



(I) Ne pas confondre celle localité avec Sart près Spa, bassin de la 
Vesdie. 



■ë^ 



( 279 ) 

Hypei-ieuru tetrupteruiu Fries. — Héyion ardennaise. Aiublevc : Bassc- 
Bodoux R. (TI). HF.). 

— ptilvliruiu L. — Vesdre : Beaufays, ISinane (HD.). Région arden- 
naiM'. Vesdre : Ilookay (IID.), flcviomont, Jehanster (II D. FD.). 

— luoiitniiuiii L. — Oiirlfie : Brialiiiont (IID.). 

— liirMiitiiiii L. — Otirlhe : Neblon-lc-Moiiliii (TU. CM.), I'laiiievaux 
(FL.), Colonstcr (TD.). rcsdre : En-Rivc (IIF. TD. CM.), Les For- 
ges (FL.). Amblèvp : Martinrive, Ilalleiix, Doudarnme (TD.). 

DROSÉRACÉES. 

Drosera rotundlfolia L. — Région ardennaise. Vesdre : Spa, Hoekay 
(FL.). Amblève : Baroiiheid (UD.)^ Parfondray (HD. TD.), Basse- 
Bodeiix (TD. HF.). 

— Intermedia Hayne. — Région ardennaise. Amblève : Basse-Bodeux 
R. (TD. HF). 

Parnassia palustrls L. — Région ardennaise Amblève : Trois-Ponts 
R. (HD. TD.). 

PYROLACÉES. 

Pyrola minor L. — Gueule : Sippenacken AR. (H. et Tilman). Onrthe : 
Méry, Hayen, Dolerabreux AK. (FL.). Région ardennaise. Amblève : 
Trois-Ponts R. (TD.). 

RÉSÉDACÉES. 

Reseda liUteo la L. —Meuse: Bas-Oha (TD.), Vivegnis (HD.). Région 
ardennaise. Ourthe : Sainl-Roch (HF, JC). 

— lutea L. — iMeuse : Gives, Bas-Oha (TD.), Vivegnis (HD.). 

— odorata L. — Meuse : Vivegnis, terrains incultes R. (HD.). Subsp. 

PAPAVÉRACÉES. 

Papaver dublum L. — Mease : He Moncin R. (TD. CM.). Ourthe : 
Filot(TD.j. 

— <%rg;emone L. — Vesdre : GolFontaine-Cornesse (HF. TD.). 



'^ 




( ^280 ) 

FUMARIACEES. 

CorydulllA solida Sm. — Meuse : Ben R. (TD. CM.), Modave, Vyle (FL.). 
Ourf/ip : Plainevaiix (FL.). Ambtève: Amblève, Martinrive (HD.). 

CRUCIFÉKES. 

Barbarea lyrata Aschs. — Meuse : Solières (TD. CM.), Gives, Bas-Oha, 
Ahin, Raraet, Liege, Jupille, Herstal AA. (TD.). Ourtlie : Dou- 
llaaime, Chanxhe, Poulseur, Esneux (HD.), Tilft" (IID. HF.), 
Embourg, Colonsler (HD.), Angleur, Aguesses (TD.), Venues (HD.). 
Vesdre : God (TD.), Theux (TD. HF.), Goffontaine (É ol TD.). 

— — var. ai-eiiata [B. arcuata Rchb.). — 3Ieuse : Argenteaii R. (H. ct 

Tilman). 

— intermedia Bor. — Meuse : Solières (TD. CM.), Gives, Ahin, Huy, 
Hermalle-sous-Huy (TD.), Ougree (HD.), Angleur, Liege, Herstal, 
Jupille (TD.). Ourthe: Comblain-la-Tour, Comblain-au-Pont, Dou- 
flamme (HD.), Tilff (HD. HF.), Embourg, Angleur, Vennes (HD.). 
Vesdre : Limbourg (AD.). Amblève : Raborive, Martinrive (HD.). 

Arabls hirsuta Scop. — Meuse : Beaufort (TD. CM.). Oartlie : Lassas, 
Neblon-le-Moulin (TD. CM.), Comblain-au-Pont (HD.). Vesdre : 
Beaufays (HD.). Amblève -. Martinrive (TD.), Halleux (HD.). 

— arenosa Scop. —Meuse : Ben, Beaufort AA. (TD, CM.). 

Cardaniine pratensis L. var. dentata (C. denlala Schult.). Ourthe : 
Vennes R. (HD.). 

— aniara L. — Meuse : Solières AA. (TD, CM.). Ourthe : Ouffet, 
Neblon-le-Mouiin, Hamoir (TD. CM.), Dolembreux (FL.), Embourg 
(HD.), Colonster (TD.). Vesdre : En-Rive (TD.), Les Forges (FL.). 
Amblève : Amblève (FL.). 

— Iiirsnta L. — Ourthe: Hamoir, Poulseur (TD. CM.), Angleur, 
Vennes (fFD.). Vesdre : En-Rive (HF. TD. CM.). 

— $«ylvaticaLink. — Meuse: Argenteau^ Cheratte AR. (H.). 

— impatien.4 L. — Ourthe -. Sy (HD.). 

iVastnrtlum fontanuni Aschs. — Meuse : Chokier (TD.), He Moncin 
(TD. HD.), Lixhe (HD.). Ourthe : Hamoir (TD. CM.), Esneux, TilfT 
(HD.). Vesdre : Beaufays (HD.), Olne, Cornesse (HF.). 



( :28l ) 

IViisturfiuiii iiiiipliibliim H. Br. — Vesidre ; ChaudfinitiiinL' (HI).). 

— pulu»(re DC. — Meuse : Java, Bas-Oha R. (TD.), Ben (TD. CM.)- 
Ourthc : Vcnnrs (HD.). 

— «ylvexire L. var. rlviilare (^V. rivutare Rchb.). — Meuse : 
Lixhc RR. (H.). 

Sii^yinbrliini Tlialianiiiu J. Gay. — Meuse : Boncelles, Ougree (HD.). 
Ourthe : Comhlnin-Ia-Tour, Hoemont, Beauregard, Colonster (HD.). 
Agucsses (HD. TD.). Vesdre : Les Forges (FL.). 

— Mophla L. — Ourthe : Vennes, rocailles des bords de I'Our- 
Ihe R. (HD.). 

— austriacuni Jacq. — Meuse : Ougrée, Vivegnis (HD.), Herraalle A. 
(H. et Tilman). Ourthe : Grivegnée (HD. TD.), Vennes (HD.). 

— taraxaclfolium DC. — 3Jeuse : Sclessin, Ougree (HD.). Ourthe : 
Grivegnée (HD. TD.), Vennes (HD.). 

Erysimum cheiranthoides L. — 3Ieuse : Liege (TD. HD.), Herstal 
(TD.). Vesdre : Beaufays (HD.). 

— orientale L. — 3Ieuse : He du Commerce (Liege) RR. (HD. FL.). 
Ourthe : Vennes RR. (HD.). 

Les quelques rares échantillons de cette Crucifère, récoltés çà et 
là dans les environs de Liège, semblent introduits. 

Uiplotaxis teuiiifolia L. - Mpuse : Bas-Olia (TD.), Hny, Saint- 
Léonard (TD. CM.). 
»iuapi.«i albaL. — Mpuse : lie Moncin, lien inculte R. (TD. CM.). 

— ChcIs-aiEthuw L. — Ourlhe : Hoeraont R. (HD). 

Cette très-rare plante n'était connue que d;ins un petit noiiiîno 
de localités de la province de Namur et à Malines. 

liUnaria redlviva L. — Ourthe : Méry A. (FL.). 

Alys$i«um inoanum L. — Meuse : Angleur QQP. (A. Maréchal), Haut- 
Pré R. (FL.). 

Cochlearia Armoracla L. — Ourlhe : Angleur, Vennes, bords de 
l'Ourfhe R. (HD. TD.). 

Camelina mylvestris Wallr. — Meuse : Liège, terrains incultes R. 
(TD.). Ourthe : Comhiain-la-Tour, Hoeniont R. (HD.). 

Thlaiipi arveuNC L. -• Meuse AR ? : Ahin (TD. HD.), Ougrée (TD.), 



( 282 ) 

Tj'ége (HD.) ÛKrffie : Hamoir, Comblain-au-Pont, Fraiture. Onpux 
(HD.). Vesdre : Goé (TD.), Lfmbnurg (AD ), Halinsart (É. et TD ). 
Anihlève : Sougnez, Aywaille, Dnuflamrne (HD.). 

Teesdalla nudicaulis R. Br. — Même : Haccourt AR. (H.). 

I^epidlum Draba L — 3Ieuse ; Ile Moncin RR (TD. CM.). 

CISTINÉES. 

Heliauthcmiiiu Chaïuaecistus Mill. — i}Jeuse AR? : Ben (TD. CM.), 
Moha, Huy, Ampsin (TD.), Chokier (TD. HD. HF.), Montagne- 
Saint-Pierre, Lixhe (HD.). Ourlhe et Vesdre : C. AC. (HD. TD.). 

VIOLARIÉES. 

Wiola birta L. — Meuse : Marchin (FL.), Engihonl, Flémalle-Haute 
(TD. HD. HF). Ourthe : Hocmont (HD), Plainevaux (FL.), Brial- 
niont {]\D.). VasOrc : Louveigiic, Trooz (FL.j. Amblève : Martin- 
rive (HD.), Halleux (TD.). 

— odorafa L — Mevso : Engiliou! (HF.). Ourdie : Nebloii-lc-Moulin 
(TD. CM.). Vesdre : Soiron (Dewaide). Amh/ève : Martinrive (TD.). 

— — var. alba. — Vesdre : Drolenval (Joris), Cornesse (Dewaide). 

— palii!«trln L. — Rêqinn ordennaise. Vesdre : Spa, Sart, Rayonpré 
(FL.). Ourthe : Saint-Roch (HF. JC). Amblève : Sart, Ancomont, 
Basse-Bodeiix AR. (TD. HF.), Parfondray (HD. TD,). 

— Klviiiiana Rchb. — Meuse. : Solières (TD. CM.). Ourthe : Esneux, 
Méry (FL.). Vesdre : Trooz (FL.). Amblève : Halleux, Dou- 
flamme. (FL.). 

— eanliia L. — Ourthe : Hamoir QQP. (TD. CM.), Famelette (HD.). 

— tricolor L. — Région ardennnise. Vesdre : Hockay, Spa (HD.), 
Sart, Hayonpré (FL.). Amblève : Stavelot, Parfondray, Trois-Ponts 
(HD. TD.), Salra-Château , Lierneux, Odrimont, Verleumont 
(TD. HF.). Zone cnlcareuse. Vesdre : Wegnez, Soiron (Dewaide). 

RHAMNÉES 

Rbamniis cathartica L. — Meuse -. Angleur (HD.). Ourthe : Comblain- 
au-Pont, Fraiture (HD.), Hayon (FL.), Angleur (HD.). Région 
ardennnise. Vesdre : Spa (FL ), Poilcnr (HD. ÉD ). Amblève: Trois- 
Ponls (HD. TD.). 

Cet arbrisseau n'était pas signalé dans la Région ardennai.sc. 



I 



( 283 ) 

PAPILTONACÉES. 

Genista nnsllea L. — Meuse : Marchin (FL.). Ourthe : Dolcnibrcux 
(FL.). Vesdre : Beaufays (III).). Région ardennaise. Ourthe : Saint- 
Roeh (IIF. JC). Vesdre : Hockay (HD.), Louveterie, Lantremange, 
Jehanstcr, Polleur (HD. ÉD.). Amhlcve : Parfondray (HD. TD.), 
Odrimont^ Ancomont, Basse-Bodeux (TD. HF.). 

— AasUtallN L. — Ou7'tfie ; Sy, Hoemont, Oncux AA. (HD.). Région 
ardennaise. Vendre : Sasserotte (FL.). 

— tinctoritt L. — Ourthe: Oneu.x (Coiublain-au-Pont) (HD.). Vesdre : 
Oneux (FL.). 

— pUosa L. — Meuse: Saint-Léonard R. (TD. CM.). Région m^den- 
nalse. Vesdre : Hockay (HD.), Louveterie, Lantremange, Jehanstcr 
(HD. ÉD.), Spa, Sart, Pollcr, Sasserotte (FL.). Amblève : Salm- 
Château (TD. HF.). 

Ulem europaensL. — Meuse : Aubin-Neufchâleau (H. et T. Piedbœuf), 
Ougrée CC. (HD.). Ourthe : Anthisnes AC. (TD. CM). 

Anthyllls Tulnerai-la L. — Meuse : Angleiir (HD.). Ourthe : Oneux, 
Hoemont, Fraiture, (HD.), Colonster (TD.). Vesdre : Juslenville 
(HD.). Amblève : Awans (HF. JC), Douflamme (FL.). 

liOtus tenuis Kit. — Vesdre : Hèvremont R. (HD. ÉD.). 
IMeliiotusmacrorrlilxusW. et K.— Meuse : Herstal, Jupille AR. (TD.). 

var. altlssimiis {M. a/tissinius Thuill.). M^usc : Fie Moncin 

RR. (TD.). 

— offieinali.*< Desr. — Meuse : Flémaile-Grandr^ (TD. HD. UF.), 
Liège (TD. HF.). Ourthe : Comblain-Ia-Tour (HD.). Vesdre : 
Cliauilfonlainc (FL.). Région ardtnnaise. Vesdre : Hockay (HD.), 
Neuf-Marleau (FL.). 

— albuM De>r. — Meuse : Angleur (HD.), Ile Moncin (A. Maréchal). 
Val -Dieu AR. (H. et T. Piedbœuf). 

AleciieaKO dentli'ulata W'illd. — Meuse : Vivegnis (HD.). Vesdre : 
Hèvremont (HD. ÉD ). Ourlhi- : Ague.^ses AA. (HD. TD.). Région 
ardennaise. Vesdre : Lantremange (HD. ED ). 

— inaculata Willd. — M'usr : Vivegnis CC. (HD.). Vesdre : Hèvre- 
mont (HD. ÉD.). Région ardennaise. Vesdre : Lantremange (HD. ÉD ). 



( 284 ) 

Triloiiisiii niertiiiiii L. — Ourlhe. : Bi'ialnioiit (HI).). 

— iDiearnutiim L. — Mnise : Gives, QQP. (TD.), Liege, llichclle 
(DH.). Vesdrc : Chênéc (TD.). Subspontané. 

— elegans Savi. — Ourlhe : Sy, Hoemont, Esneux (HD.). Vesdrc : 
Beaufays (HD). 

— fragifei-um L. — Meusi^ AH?: Chokier (TD.), Vivegnis (HD.). 
Ourthe: TiIff(HD. TD.). 

— procumbent L. — Meuse U ? : dinkier (TD.) , lie Moncin 
(A. Maréchal). Ovrtfie R? : ComhIain-la-Tour (HD.). Vesdrc : 
Baelen, Limbourg (AD.). AmbVeve : Raboiive (HD. HF.). 

Wleia ansustifolia L. var. sesetalls [V. segelalis Tliuill.). — Ourthe : 
Vennes(HD.). 

L.a(byrus tuberosum L. — Meuse : He Moncin AA. (ED. et A. Maré- 
chal), Jupille (HD.). 

Oi-obuM tiibero«iis« L. var, teiiiiiloliiiM Hchh. — Meuse : EngihonI l{. 
(TD. HD. HF.). Ourlhe : Beauregard (HU.). 

Uippocrepiti cuuiosu L. — Ourthe : Oneux (CM). Amblève : Halleux, 
Doullamnie (FL.). 

Ouubrycbis vlciaefulia Scop. — Cette belle plante est abondamment 
naturalisée sur beaucQup de coteaux secs de notre province, princi- 
palement dans la vallée de TOurthe. — Meuse : Landenne-sur- 
Meuse (HD ), Ahin, Moha, Huy R. (TD.), Jemeppe (É. et TD.), He 
Moncin (HD.). Ourthe : Sy, Hamoir, Oneux, Poulseur, Fraiture, 
Esneux (HD.), Plainevaux (HD. TD.), Méry, Famelette, Briaimnnt, 
Embourg (HD.). Vtsdm : OIne, Nessonvaux (HF.). Amblève : 
Sougnez, Uaborive (HD.), Douilamme (TD.). 

LÏTHIIARIÉES. 

PepliM Portula L. — Metise : Ougrée (HO.). Ourthe : Nebloii-le-3ioulin 
K. (TD. CM.), Beauregard (HD.). Région ardennaise. Vesdre : 
Polleur, Lantreniange (HD. ÉD.). 

POKTULACEES. 
.Vuiitia niiiiur Cniol. — lièijion ardennuise. Vesdre : Hocka\' (HD.). 



( 285 ) 

CKASSULACÉES. 

Scduni reflexiiiii L. v;»r. ;claiiec'«fcnM {S. rupas/ra L.). lyciise : 
Chokier I{. (TI). Hl). IIF.). Ourt/,e : Coinblain-aii-Pont (HO.). 
Amhlève : Ueiuouchamps (FL.). 

— piirpiiraHceiiM Koch. — Meuse : Solières (TD. CM.), Boncelles, 
Ouj^rée (HD.)- Ourt/ie : Lassas, Neblon-le-Pierreux (TD. CM.), 
Tuvicr (FL.), Boaurep;ard , Famelette (HD.). Vesdi^e : Soiron, 
Cornesse (Dewaide). Amblève : Sougiiez (HD.), Anaiis (HF. .IC). 
Rpgion ardennnise.. Vesd/c : Hayonprc ^ jXeuf-Marleau (FL.). 
Amblève : Stavelol, Paifondiay (HD. TD.), Trois-Ponts (HD. TD.). 

— var. Fabarin Koch. — Amblcve : Trois-Ponts^ StavcIotR. (HD. TD). 
fieiiipervlvunk (cctoriiin L. — Vieux tous ; Sougnez (HD.). 

— iëchnittsp.:liui Lagg. sec. Crépin. — Cette belle Crassulacée est 
réputée très-raie dans les endroits accessijjles des rocheis de 
Sougnez. Poui tant, en 1875, j'en ai tiouvé des centaines de pieds 
masses vers la partie inférieure de la montagne (HD.). 

AMYGDALÉES. 

CeraMU»i l>adus UC. — Vesdre : Goftonlaine AR. (ED. FL.), Cornesse 
(Dewaide). Région urdenimiHe. Vesdre: Hockay (HD.) Amblcve: 
Trois-Ponts (TD.). 

ROSACÉES. 

$»pii*aeM llniaria L. var. denudata Presl. — Mouse : Cives (TD.), 
Solières, Ben (.TD. CM.). Ourthe : Ouffet, Villers-aux-Tours 
(TD. CM.), Esaeux (HD.), Colonster (TH.). Vesdre : En-Rive (HF. 
TD. CM.). Région ardemiaiso.. Amblève: Salm-Château (TD. HF.). 

— sialicifolia L. — Onrlhe : Angleur; bord de rOiirthe QQP. (HF.). 
Région ardennuise. Vesdre : Polleur A. (HD. ÉD.). 

Rotia. — Ce genre fera l'objet d'un supplément qui paraîtra prochaine- 
ment (HD.). 

Rubus Idaeus L. — Ourtlie : Dolemb;eu\, Plainexaux (FL.), Tilir(HD.), 
Colonster (TD ). Vesdre : Beaufays (HD.), Cliénée (FF..). Hègioit 
ardennnise. Vesdre : Hockay (HD.), Neuf-Marteau, Louveigné (FL.). 
Amblcve : Basse-Bodeux (TD. MF.), Trois-Ponts (TD.). 



( 286 ) 

Riibiis j^chlclclieri W. et N. Rubi germanici, p. 68, tab. XXIII; 
Boreaii Flore du Centre dc la France, éd. 3, II, p. 197 ; Ciepin Ma- 
niieJ, éd. 3, p. 136. — Région nrdennaise. Vf-Mre : Spa (FL.). 

La Revue de fa Flore de Spa est le premier ouvrage beige où il 
est question de cette plante, A la page 101, nous lisons en effet: 
« R. Schleichcri Weihe inëd R. hi/bridiin Wallr. ex fide specimin. 
el. Viri. » Lejeune semble avoir trouvé cette espèce dans la pro- 
vince de Liège, puisque, au bas de la liste où elle est citée, il 
ajoute : « Le docteur Weihe a bien voulu examiner les espèces de 
Rubus qui croissent dans nos montagnes, et il y a reconnu les 
espèces ci-dessus indiquées. » Toutefois Lejeune ne reparlant plus 
du R. Schkiche?^} dans le Compendiimi, son indication antérieure 
résultait probablement d'une erreur de nom. Aussi avons-nous cru 
devoir considérer ce Rubus comme nouveau pour la flore liégeoise. 

M. Du Mortier FL belg., p. 95^ le mentionne comme suit : 
« R. Scfileicheri W. et N. In dumetis (Lej.). » 

Dans son remarquable Essai monographique sur les Rubus du 
bassin de la Loire, M. Gaston Genevier donne une description très- 
complète du R. Schleichcri qu'il range dans la section 3. Fruticosi^ 
sous-section 2. Appendicnlati, !2me groupe Tenuifoliali. — Il ne 
lui assigne qu'une seule habitation, Pierre-sur-Haute (Loire) et 
ajoute en note : « Par sa panicule étroite, penchée au sommet, ses 
pédoncules la plupart uniflores, ses carpelles glabres, ce Rubus 
s'éloigne des auties espèces de ce groupe, » c'est-à-dire des 
R. Guntheri W. et N., cineruscens Bor., mucronulatus Bor., Orea- 
des Mull, et Wirtg., etc. 

Il s'observera probablement dans beaucoup d'autres localités 
belges. 

Frédéric Louval avait rassemblé dc nombreux matériaux sur les 
Ronces de noire province; maiheureusemcMil la mort est venue le 
surprendre avant qu'il ail pu les classer. Parmi ses découvertes 
dans ce genre, je ne puis citer avec certitude que le R. Schleichcri. 
Il m'a dit avoir trouvé le R. suiercctus Anders, à Goffontaine, dans 
la vallée du luisseau de Banneux ; mais il devrait revoir sa déter- 
mination (Théophile Durand). 

Geuin rivale L. — Moresnet, prairies des bords de la Gueule CC. (TD.). 

Potentllla argentea L. — Meuse : Liège (Hl).). Ourthe : Comblain-la- 



r 



(287 ) 

Tour (HD.), Colonster (TH.). Vesdre : Chcvrcmont (A. Maréchal). 

/icf)io)t ardonnaise. Vesdre : Spa, Pollcur (FL.). 
l*oteiiiillai-crta L. — Virux murs. Meuse : Laircssc R. (Ougroc), Ilaiil- 

Pro R. (FL.), VisoR. (IIF.). 
Coiujiriini pnlii.Ntre L. — Region ardcnnaise. Vesdre : Hockay, Coquai- 

fange AC. (FL.). 

SAiNGUISORREES. 

Alchemllla «labra Dmrt. — Ourlhe : Avistère R. (HD.). AmhVeve : 

Martiniivo, Raborive (HD.). Région ardenmdse. Vesdre : Hockay 

(HO). 
fiansiii«>orba oflioinalis L. — Ambl'eve : Raborive (fIF. JC), Dou- 

llaniiueR (HD.). 
Poterlnm dlctyocarpiini Spacb. — Région ardennaise. Vesdre : Lou- 

veigne (FL.). 

POMACÉES. 

MenpllusserraanlcaL. — il/ejtse : Ougree, fioncelles, Kinkempois (HD.). 
Oui the: Oneux, Hoemont, Comblain-au-Pont, Esneux, Beauregard, 
Famelette (HD.), Mery, Hayen, Dolembreux (FL.), Anglcur (HD.). 
Vesdre: Coriiesse (Dewaide), Les Forges (FL.), Reaufays (HD.). 
AmbVeve : Sougnez, Raborive (HD.), Martinrive (TD.), Douflamme 
(HD.). Région ardennaise. Vesdre . Stockay, Sart, Polleur, (FL.), 
Jebanster (HD. ÉD.), La Reid (HD.). 

Pyrns communis L, — Meuse : Modave (FL.), Flénialle-Haute (TD. 
HD. HF.). Ourlhe : Lassas (TD. CM ), Sy, Hamoir, Comblain-au- 
Poia, Famelette, Tiltl" (HD.), Tavier, Méry, Dolembreux (FL.). 
Vesdre : Ninane (HD.). Amhleve : Aywaille, Maitinrive, Dou- 
flamme (HD.). Région ardennaise. Vesdre : Spa, Sart (FL.), Jeban- 
ster, Polleur (HD. ÉD.). Ourihe : Saint-Roch (HF. JC). Amhleve -. 
Lierneux (TD. HF.). 

Mains arerba L. — Ourlhe : Lassas R. (TD CM.)^ Oneu.x, Hoemonr, 
Famelette (HD.), Mcry (FL.) Vesdre : Ninane (HD.). Région nrdnt- 
. naise. Vesdre : Hockay (HD.), Sart (FL.), Polleur (HD. ÉD.). 
Amhleve : Trois-Ponts (TD. HD.). 



( 288 ) 

iiorbuM au4'U|»bria L. — Meuse : SoIièiPS (IP. CM.). Ourthr : Neblon- 
lc-Mou!in, Neblon-Ie-Picrreiix (TD. CM.). Bégion nrdnnaise. 
Ourthc : Saint-Roch (HF. .IC.)- AmhVeve -. Lierneux, Verieu- 
mont (HF. TD.). 

— tormiualis Cranlz. — Ourlhe : Beauregard, rochers AA. (HD.). 

ONAGRARIÉES. 

Kpilobium spieatum L. — Meiise : Ben AR. (TD. CM.). Ourlhe : 
Brialmont, Angleur (HD.). Vesdre : Soiron (Dewaide), Cornesse 
(Dewaide et Joris), Trooz (Dewaide). Région ardennaise. Ourtke : 
SaiiU-Roch (Abbé G. Gërardy). Vesdre : Stockay (FL.). La Reid (HD.). 

— lanceolatuiu Seb. et Maur. -• Region ardennaise. Ourlhe : Saint- 
Roch R. (HF. JC.) 

— rotseum Schreb. — Meuse : He Moncin AR. (TD.). 

— obscariim Schreb. — Vesdre : Cornesse, Soiron (Dewaide et Joris). 
Oenothera biennis L. — Ourlhe : Brialmont; bord de i'Ourthe C. (HD.). 

CIRCÉACÉES. 

t ireaea lutetiaua L. — Meuse : Val-Renoil (Liege) (HD.), Herstal, 
haies AC. (A. Maréchal). Ourlhe : Angleur C. (HF.). 

— intermedia L. — Vesdre : Soiron (Dewaide). 

HALORAGÉES. 

!llyriu|»hyiluin vertlciilatuni L. — Mease: Ben AR. (TD. CM.), Gives, 
He Moncin (TD.). Ourlhe : Colonster (TD.). 

— spicatuni L. — Meuse : Ben H. (TD. CM.), Gives, He Moncin AC. 

(TD.). Ourlhe : Esneux (HD.). 

OMBELLIFÉRES. 

Hydiocotyie vuig;ari8 L. — Région ardennaise. Vesdi^e : Spa (FL). 
Ambleve : Slavelot, Parfondray, Trois-Ponts (HD. TD.), Bassc- 
Bodeux (TD. HF.). 

^aniciiia enropaea L. — Ourlhe: Tiliï(HD.). Vesdre : Juslcnvillc (HD.). 



( 289 ) 

Cariiin BiilhooaMtniiuni Koch. — Ourtlir : Xlinris (TO.), Onoiix. Ilop- 

inonl AC. (HL).). 
Ilelo.vciadiuni noil IHo rum Koch — Menue : Gives All. (TO.), Hin, 

Solit'iTs (TD. CM.), lie Monciii (Ti).), Allciihroek (IN).), (inrthe : 

Sy (HI) ). Xeblon-le-iMoiilii), Ilamoir (TD. CM.). 

.«iluni nn»u»itirolium L. — Oiirthe : iNebloii-le-Moulin R. (TD. CM.). 
— liitlfoliuiii L. — lUeuse : Bressoux QQP. (HO.). 
iMinpliiellu fllNsecta Uetz. — Meuse : Huy R. (TD. CM). 
OEuauthe fisdilosa L. — Meuse : Ben, prairies marécageuse.s CC. 
(TD. CM.). 

Llbanotis montana L. — Ourlhe : Sy AR. (HD.). 

Foeiiiculuni capillacciiiu Gilib. — Meuse : Chokier, rochers AA. 
(TD. HD HF.). Amblève : Amblcve (FL.). 

IMeiiui athaniaiiticuiu Jacq. — Région ardennaise. Amblève : vers 

Baronheid A. (HD.). 
PaMtiiiaca sativa L. — Ourlhe : Esneux R. (HD.). 

Orlaya «randiflora Hoffm. — iVetise : Val-Dieu (H. et T. Piedbœuf). 
OM77/<e:Hoen)ont,Oneux^Fraiture(HD.). /îwi&^èw: Awans(HF..IC.). 

Caiicalis daucoides L. — Meuse : Liège, dans Pile du Commerce C. 

(TD. HD.). Ourlhe : Hoemont (HD.). 
Coiiiuni maculatum L. — 3Jeuse : La Prealle (Herstal) QQV. (TD.). 

HÉDÉRACÉES. 

Cornus mas L. — Meuse : Modave, Marchin (FL.), Ahin (TD. HD.), 
Huy, Engihoul, Chokier, Flemalle-haute (TD.), Liege (HD. ED.). 
Otirlhe : Corablain-la-Tour (HD.), Plainevaux, Esneux (HD. TD.), 
Brialmont (HD.), Dolembreux (FL.). Vesdre : Cornesse (TD.), Les 
Forges, Trooz (FL.). — Probablement plus répandu. 

LORANTHACÉES. 

Viscum album L. — Ourlhe: Esneux (HD. TD.), Beauregard (HD.). 
Atnlj/eve : Amblève, Aywaille;, Martinrive (HD.). 



( 290 ) 



GROSSULARIEES. 

Ribes I'libruni L. — Meuse : Ougrée, Boncelles (HD.). Ourthe : 
Ouffet n., Nehlon-le-Moulin, Neblon-le-Piei-reux C. (TD. CM.), 
Chênée, Venues, haies (HD.). — Cet arbrisseau est abondant dans 
les bois et les prairies fraîches des bords du Ntblon. 

J'ai trouvé, à Altenbrook, un très-curieux Ribes. M. Du Mortier, 
qui en a vu des échantillons desséchés, le rapporte au R. ru- 
bruin L. var. sylvestre Wallr. {R. petraeum Lej. non Wulfî ). Je ne 
partage pas complètement la manière de voir de notre honorable 
Président, mais avant de me j.rononcer, je désire encore étudier 
cette belle forme sur le vif (HD.). 

— llva-crispa L. — i>égion ardcnnaise. Vesdre : Rayonpré, Fol- 
leur (FL.). 

SAXIFRAGÉES. 

Saxifraga sranulata L. — Meuse : Saint-Léonard, Solières (TD. CM.), 
Boncelles, Sclessin (HD.). Ourthe : Ouffet, Neblon-le-Pierreux 
(TD. CM.), Beauregard (HD.), Plainevaux, Tilff (FL.), Chênée (TD.), 
Aguesses (HD.). Vesdre : Les Forges (FL.), Stenval (FL.). 

— caespitosa L. — Amblève : Halleux AA. (TD. FL.). 

Clirysospleuiuui oppositifolium L. — Ourthe : Ouffet, Hamoir, Vil- 
lers-aux-Tours (TD. CM), Colonster (TD.), Méry (FL.). Région 
nrdennaise. Vesdre : Rayonpré (FL.). 

— altei-nifoliuni L. — Meuse : Solières AR. (TD. CM.), Bellaire 
(A. Maréchal). Ourthe : Hamoir, Ouflet, Villers-aux-Tours (TD. CM.). 

ÉRICÎNÉES. 

Aiidroiuetla polilfolia L. — Région ardennaise. Vesdre : Coquaifange 

AA. (FL.). Amblève : Baronheid A. (HD.). 
Erica Tetralix L. — Région ardennaise. Ourthe : Saint-Roch (HF. JC). 

Vesdre : Hockay (HD.) , Louveterie, Lantremange , Jehanster, 

Polleur, Sassor (HD. ÉD.), Spa, Stockay, Sart, Rayonpré (FL.). 

Amblève : Ancomont, Odrimont, AA. (TD. HF.). 



( 291 ) 

PKIMULACliES. 

Hottoiiln paliiMtris L. — Meuse : Gives, mares R. (TD.), Ben, fossés 
dos prairies CC. (TD. CM ). 

Lysiinuclila iiomoriim L. — Meuse : Solièrcs AA. (TD. CM.), Teuveii, 
Fouron-Saint-Marliii (II.). Oiirt/ie : Oiiiïel (TD. CM.), Méry, Ilayen, 
Dolembreiix (FL.). Région ardennaise. Vesdre : Hockay (HD.), Spa, 
Sart, Ncuf-Marleaii, Polleur (FL.), 

— piiiirtata L. — Meuse : Liège, QQP. subsp. (IID.). 

OLÉINÉES. 

E,ig;ustriiiii vulg;ai-e L. — Meuse : Angleur (HD.). Ourthe : Sy (HD). 
Vesdt^e : Hèvreniont, Oneux (HD. ÉD.), Nessonvaux (Dewaide). 
Région ardennaise. Vesdre : Polleur (FL.). 

APOCYiNEES. 

WInca minor L. — 3Jiuse : Huy, Solières AA. (TD. CM.). Ourthe : 
Anlhisnes (TD. C3L), Poulseur (TD.), TiItt(FL.). Bégion ardennaise. 
Vesdre : Rayonpré (FL.). 

GENTIANÉES. 

Menyanthes trifoliata L. — Meuse : Gives AR. (TD ), Ben CC. 
(TD. CM.). Gueule: Moresnet CC. (TD.). Ourthe: E.sneux (CM.), 
Colonster (FL.). Région ardennaise. Vesdre: Hockay (HD.), Spa, 
Stockay, Sart, Rayonpré (FL.). Amblève : Lierneux, Verleumont, 
Sart, Salm-Château (TD. HF.). 

Lininanthemuni uynipheoides Link. — Meuse : Gives^ fossé R. ; 

Bas-Ohadans la Meuse A.\. (TD.), Vivegnis (HD.). 
Gentiana Pnetimouantbe L. — Région ardennaise. Vesdre : Louve- 

terie, Lantremange A. (HD. ED.). 

— gerinauica L. — Vesdre : Hansez (Olne) (Fontaine). 
Erythraea Centauriuiu L. — Meuse AR. : Linchet (FL.), Ampsin, 

Chokier (TD.), Saint-Séverin (TD. FL.), Ramet (TD. FL.), Boncel- 
les (TD. HD.). Ourthe C. AC. : Comblain-la-Tour, Chanxhe (HD.), 
Fontin, Monlfort, Esneux (FL.), Méry (TD.), Rotheux (TD. HF ), 






( 292 ) 

Beauregard (HD.), Tilff, Embourg (UD. TD.), Colonster (HD.). 
Veftdre AC. : iMerabach (HD.), Halinsart (E et TO.), Soiron, Olne 
(Oewaicle), Cornesse (Joris). Ainhiève : Raborive (IIF.), Sarts-sous- 
Oiieux (AO.). 
Erythraea Cciitaiiriuni var. ulbiflora. — Même '. Saiul-Sévoriii (TD. 
HF.). Oarike : Embourg (HD.). 

ASCLÉPIADÉES. 

Viiicetoxicum album Aschs. — Mcust : Ben AA. (TD. C3I.). Oarike : Sy 
(HD.), Hamoir, Ouffet (TD. C.\J.). Hoemont (HD.), Colotister (TD.). 
AnibVeve : Remouchamps, Halleux (FL.). 

CUSCUTACÉES. 

Cuscuta luajor DC. — Vesdre : Chaudfontaine CC. (TD. ot P. Bouna- 
iiieau). 

— Trifolii Rab. — 31eiise: Sclessin CC, (FL.). 

BORRAGINEES. 

Borraiço oUiciualis L. — Mease : He Moncni QQP. (A. Maréchal). 

L,ycopNis arvensis L. — Meuse : Angleur, Val-Benoît AA. (HD.). 
Ourlhe : Hamoir, Esneux Rii. (HD.). 

f^yniphiCum officinale L. - Vesdre : Trooz AA. (TD.). 

Myosotis palustris L. var. strigulosa (M. strigulosa Rchb.). — 
Mease : Gives R. (TD.), Ben, avec le type QQP. (TD. CM.), He 
Moncin (I'D.). Ourlhe : Embourg ^HD.). Atnblève : Raborive^ 
Martinrive (HD.). 

— caespltosa C. F. Schultz. — Ourlhe : Hamoir (HD.). 

— sylvatica Holîm. — Ourlhe : Neblon-le-Moulin R. (TD. CM.). 
L.ltliosperniiiiu officinale L. — Ourlhe : Hamoir, Sy, Esneux (HD.). 
Piilnionaria mollis Wolf in Lehm. Asperif., p. 276; Dmrt. Monog. 

Pulinon.^ p. 28. — Vesdre : Nessonvaux (TD.) , Trooz , Les 
Forges (FL.). 

— uiontitua Lej. ft. Spa^ I, p. 98; Dmrl. /. c.^ p. 50. — Vesdre : 
(jollonlaino R. (TD.). 



( 295 ) 

Pulmonai-la viilffnrls Mcrat Fl. Par., edit. 2, II, p. 104; P. tuberosa 
Schrk ill Art. nov. nul. cur., IX, p. {)7;Diiiit. /. c, p. r>2. — 
Ourt/w : Lassas, Ilaiuoir, Oiiflet, hois rocailleux AA. (TD. CM.), 
Tavier(FL.). Amhlovp : Amblèvc (FL.). — Je dois la détermination 
de ces trois belles espèces au savant auteur de la Monographie 
des Puhiionaires (TD.). 

Echluospcrmuiu liOppula Lehui. — Meuse : Scicssin RR. ; Ile du 
Commerce (Liège) RR. (HD.). 

Cette plante fugace, indiquée en 182i par Lejeunc, dans les 
environs de Liège et de Vorvicrs, n'avait pas été revue depuis 
cette époque dans noire province. 

Cynoglossuni officinale L. — Meuse : Beaufort G. (TI). CM.). Ourlhe : 
Sy, Hamoir, Iloemont (IID.). 

SOLANÉES. 

.«olaniini Dulcamara L. — Ow^the : Ncblon-le-Moulin (TD. CM,), 
Vesdre : Gofïontaine-Cornesse (Dewaide). 

Mieandra phytsaloldes L. — Même : Seraing (HD. ÉD.), Saint-Laurent 

(Liège) R. (FL.). 

Pliysalis Alkekengl L. — Ourthe : Presseux (Sprimont), côte calcaire 
PA. (FL.). 

Atropa Belladona L. — Meuse : Ren AR. (TD. CM.). Ourthe : Neblon- 
Je-Pierreux QQP. (TD. CM.), Poulseur R. (TD.), Méry, Dolem- 
breux (FL.), £sneux(HD.). Vesdre: Gofïontaine-Cornesse, Becoyen 
(Fraipont) (Dewaide et Joris). Région ardennaise. Amblève : Stavelot 
(HD.). 

ryclnm barbaruiu L. — Meuse : Sclessin QQP., Herstal (TD,). 

Datura Stramonium L. — Meuse: Val-Benoît QQP. {\\D.). Ourlhe : 

Vennes (HD.). Vesdre : Entre GofFontaine et Flair (Dewaide et 

Joris), Cornesse, Froidheid (Olne) (Dewaide). 

var. Tatula L. — Meuse : Liège R. (HD.), Visé R. (H.). 

VERBASCÉES. 

l^erbascum thapslfforme Schrad. — Meuse'. Ile Moncin AC. (A. Ma- 
réchal). 

22 



( 294 ) 

Verbascum Lychultis L. — Ourl/ie : H.imoir, Esneux (HD.). 
var. album. — Ourthe : Esneux (IID.). 

SCROPHULARINÉES. 

Weronica polita Fries. — 3Ieuse : Modave (FL.), Ourthe : Chênée, 
Angleur (TD.), Venues (HD.). 

— per«tca Poir. — Ourthe : Brialmont R. (HD.). Ambleve : Raborive 
A. (HD.). 

var. albiflora. — Ourthe : Brialmont (HD.). 

~ luontaiia L. — Region ardennaise. Ourthe : Saint-Roch (Abbé G. 
Gérard}'). 

— Aiiagallis L. — Meuse : Javaz AR. (TD.), He Moncin (HD.). 
Ourthe : Neblon-le-Moulin R. (TD. CM.), Angleur (HD.). Amblève : 
Raborive (HD.). 

Seropliularia aquatiea L. — 3Ieuse : Ile Moncin (TD.). Ourthe : Brial- 
mont (HD.). Vesdre : Ninane, Cbaudfontaine (HD.), Région arden- 
naise. Aniblèiw i Basse-Bodeux (TD. HF.). 

DiSitali<« liitea L. — Ourthe : Hoemont, SyAR. (HD.). 

Antirrliiiiiiin Oroutiuiu L. — Meuse : Ampsin, Hu} (TD.), Ramet 
(TD. FL.), Saint-Nicolas, Saint-Maur (Liège) (HD.). Ourthe : 
Hamoir (Hl).), Esneux (TD. HF.), Tilff (HD. TD.), Sartilman (TD.), 
Colonstci-, Vennes, Angleur (HD.). Amblève : Aywaille (AD.). 

LInarla Elatlne Mill. — Meuse : Val-Benoît (HD. TD.), Kinkempois, 
Visé, Lixhe(HD.). Ourthe : Brialmont (HD. TD. HF.), Tilff (HD.). 
Vesdre : Chèvremont (TD.). H est possible que cette Linaire, très- 
peu apparente, échappe souvent aux recherches, mais elle semble 
faire complètement défaut sur de grands espaces. 

— Cynibalaria Mill. — Meuse : Bressoux (TD.). 

Pediculai'iK sylvatica L. — Meuse : Solières QQP. (TD. CM.). Ourthe : 
Beauregard (HD.), Villers-aux-Tours (TD. CM.). Région ardennaise. 
Vesdre : Hockay, Jehansler (HD. ÉD.), Spa, Sart, Rayonpré, 
Neuf-Marteau (FL.). Amblève : Stavelot, Parfondray, Trois-Ponts 
(HD. TD.), Salm-Château, Sart, Basse-Bodeux (TD. HF.). 



( 295 ) 

Pedlcularls .sylvaCIca var. ulbtOora. — Cette variété croissait avec 

le ()[)<' à Sail (Vendre), IIock;i\', PaiTonJray. 

— pului>4(rlM L. — Ri'ijion ardeniKiise. Vesdre : Hockey (HD.). Am- 
blèoe : Salm-Chàteau C, Bassc-Bodcux R. (TD. IIF.). 

Rhiiiautliiis luiiior Ehili. — Région ardehunise. Vesdre : Ilockay (liD.), 
Spa, Stoekay (FL.). Ainblève : Sart; Verhumont (TD. IIP.). Ourfhe : 
Saint-Roch (Abbé G. Gérardy). 

— luajoi* Ehrb. — Région ardmnaise. Vesdre : Hockay (HD.). Ani- 
blève: Trois-Ponls(HD.TD.),Salm-Châleau,Basse-Bodeux(TD.HF.). 

— Aleetorolophiis Poli. — Région ardejxnaise . Ourthe : Saint-Koch 
(Abbé G. Gérardy). Amblève : Trois-Ponts (TD. HD.), Salm-Châ- 
teau (TD. HF.). 

Melanipyrum arveuse L. — Ourthe : Vieux-Ville, Hamoir CC. (TD), 
Xhoris, Comblain-ia-Tour, Oneux, Hoemont (HD.), Beauregard 
(HD. TD.), Brialmoiit, Embourg (HD.). Vesdre : Goé (AD.), 
Halinsart (HF. TD.). Anibfève : Sart-sous-Oneux (AD). Cette Scro- 
phularinée n'a pas encore été signalée dans le bassin de la Meuse. 

LEMTBULAKIËES. 

l'tricularia vulgaris L. — Cette curieuse plante, renseignée en 182i 
par Courtois à Kinkempois, semblait perdue pour la flore liégeoise. 
Au mois de juillet 187a, dans une bcrborisation avec M. Ch. Ma- 
thien, j'aieu l'heureuse chance de la retrouver en abondance, dans 

les fossés de l'He Moncin (Herstal) (TD.). 

OROBAJNCHÉES. 

Orobauche Rapum Thuill. — Ourthe : Comblain-la-Tour (HD.). Région 
ardennaise. Ourthe : Saint-Roch (HF. JC). Vesdre : Stockay, 
Rayonpré (FL.). Amblève : Basse-Bodeux (TD. HF.). 

— minor Sutt. — Meuse : Sclessin CC. (FL.). 



( 296 ) 

Recherches sur les Menthes de la Flore liégeoise i^). — 
Premier article. 

Dans ce travail, j\ai réparti mes Menthes en dix groupes, d'après le 
système adopté par M. Ernest Malinvaud, de Paris. 

Ces groupes paraissent naturels; les voici énumérés dans leur ordre : 
A. Rolundlfoliae. — B. Sylvestres. — C. Virides. — D. Piperilae. — 
E. Transilotnae. — F. Aqiiaiicne. — G. Sativae. — H. Arvenses. — 
I. Arvensî-rotundifoliae. — J. Gentiles. 

En 1870, un botaniste français, M. Pérard, a exposé une classification 
du genre Mentha {^), basée principalement sur la présence ou l'absence 
d'un indumentum à l'intérieur de la corolle. 

Le genre est divisé en trois sous-genres, et deux de ceux-ci sont, à 
leur tour, subdivisés en sections, comme dans le tableau suivant : 



Eumentha 



i Glabratae. 
'( Sylvestres. 



Mentha v' . , , ( Tubulocalyx. 

^ Trichomentha . A ^ 

( Campanocalyx. 

Menthastrum. 

Les caractères des sections ne sont malheureusement pas assez tranchés. 

Le principe de cette division est emprunté à Ph. Wirtgen [Flura der 
preussic/t. Rheinprovinz (1857), p. ùil-ôid et Herbarium Mentharum 
rhenanarum (1862), troisième édition). 

Les termes à" Eumentha et de Trichomentha ont été proposés par cet 
auteur qui répartit les Gentiles dans ces deux sections, au lieu d'en faire 
un groupe séparé, sous le nom de Menthastrum^ ce qui constitue la 
modification importante apportée à ce système par 3L Pérard. 

M. Malinvaud conserve la division générale linnéenne en Spicatae, 
Capitataeet Verticillalae, et juge en ces termes la classification de Wirtgen : 
« Cette manière de voir a le défaut, à notre avis, d'exagérer l'importance 
« d'un caractère très-secondaire par lui-même et qui n'a un véritable 
« intérêt qu'au point de vue de la détermination de certaines formes 



(1) Auctore Théoph. Durand. 

(2) Bulletin de la Société botanique de France, XVlI, p. 531-347. 



( 297 ) 

w hybrides; lui accorder le premier rang et reléguer au second la dis- 
« position générale de l'inflorescence, c'est méconnaître le piincipe si 
u rationnel de la subordination des caractères qui est aussi bien ajjpli- 
« cable à l'établissement des sous-genres qu'à celui des familles. « Cette 
appréciation est extraite d'une étude inédite du genre Mentha dont 
M. Malinvaud m'a obligeamment communiqué des extraits. 

Je pense, avec Wirlgcn, ?tIM. Slrail et Pérard, que le caractère de 
l'indumentum do la corolle doit jouer un rôle plus considérable dans la 
classification que ne le croit M. Malinvaud. Toutefois je me borne à ces 
citations relatives à un débat doctrinal, dont l'objet ne rentre pas dans le 
cadre des Matériaux. 

La province de Liège est exceptionnellement riche en Menthes; les 
champs sur les plateaux, les bords des rivières et des ruisseaux en pré- 
sentent une variété remarquable. On y retrouvera probablement presque 
toutes les espèces qui ont été décrites en France et dans la Prusse rhénane. 

Je possède, en herbier, plusieurs formes qui ne peuvent se rapporter 
aux Menthes indiquées dans ce fascicule. Je n'ai pas voulu en faire mention 
parce que je ne suis pas encore complètement fixé à leur égard. 

MM. Strail et Malinvaud ont accueilli toutes mes demandes de plantes 
et de renseignements avec une bonté dont je leur suis profondément 
reconnaissant; je leur dois la détermination de plusieurs de mes espèces. 
MM. le professeur Ed. Morren, le R. P. A. Bellynck et A. Devos, conser- 
vateur des collections botaniques de l'Université de Liège, ont eu l'obli- 
geance de me confier plusieurs rares exsiccata. 

En 1873, M. Malinvaud a commencé sous le titre de Mmthue exsiccatae 
praeseriim (jallicae, la publication d'une importante collection de Menthes. 
Deux fascicules ont paru ; ils sont remarquables par la beauté et la 
rareté des échantillons. J'ai eu fréquemment occasion de les citer dans 
le cours de mon travail. 

Parmi les espèces que M. Malinvaud m'annonce comme devant paraître 
dans les prochaines livraisons, j'en vois plusieurs, et des plus intéres- 
santes, dont il est question dans les pages suivantes ; telles sont : 
N" 7. Mentha velulina Lc], — ïi. M. «e«/orosa VVilld. (ex VVirlg.). — 
13, 16, 17. M. sijlvestris L. (formac). — 51-55. J/. (iqnalicaL. (foimae). 
— -io. M. plicata Wrig. (J/. affinis Boi-. r\ p.). — Ijl, M, prclumu- 
laris Bor. — o6. M. clala Bor. — o8. M. fongi/'oh'a Bor. — .30. M. palus- 
iris Wrtg. — (iO. M. oùfusafa Bor. — 62. M. Wirlgaiiana F. Scli. — 
64. M, Pauliana F. Sch. — 82. M. sylvatica Bor. — ^ô-'èi. M. origa- 



( 298 ) 

nifolla Ror. — Pniir de plus amples renscicinemcnts sur cette belle 
publication, je renvoie le lecteur à la Bibliographie de ce Bulletin, où il 
en est longuement question. 

Titres complets de quelques publications citées en abrégé : 

Cb. Strail Monographie des Menthes qui croissent dans les environs de 
Liège, i86i {Bnlletin de la Société royale de botanique de Belgique, TIl). 

Pérard Essai d'aune classification du genre Mentha {Bulletin de la 
Société botanique de France, XVII). 

Wirtgen Herbarium Mcnlharum rhenanarum. — Coblence, l""^ et 
3««éd. (1862). 

E. Malinvaud Menlhae exsiccatae praesertim gallicae (Fn voie de 
publication). 

I. SPICATAE. 

A. ROTUNDIFOLIAE. 

Mendia rotundifolia L. v;ir. riij;;o««n Hoiïm. ; Wirig. Hei^b. Minlh. 
rhen., éd. I, n" 9; M. rugisa Lam. var, obhngifolia Strail 
Mnnngr.: Dur. Matériaux., 1" fasc. — Meuse : Ahin AA. (TD. HD.), 
Les Avins (FL.), Moha (TD.), Bressons (FIF.), Visé (L. Quaedvlieg), 
Naivagne (AD.). 

* var. niacrostachya VVirtg. l. c, éd. I, n» 7; 31. macrostachya 

Ten. sec. Wirtg. — Meuse : Uuccorgne, près de PErmilage QQP. 
(TD.). 

* forma sracilis Malinv. Menth. exsicc., n» 5. — Ourfhe : Esneux, 

bord de la route AR. (TD.). 

B. SYLVESTRES. 

Mentha velutina Loj. Revue, p. 115. — Vrsdre : Stenval ; bord d'un 
champ QQP. (TD ). — Dans celte localité, j'ai rencontré quelques 
spécimens présentant des étnmines saillantes. Dans sa diagnose du 
Compendium, Lejeune dit pourtant « staminibiis corollam vix 
aequantibus, »« ainsi que me l'a fait remarquer 3L Malinvaud. 

* — ;$ratiNMlnia Wigg,; M. rolundifolio-sylveslris Wirtg. /. c, éd. ï, 
n"22. — Ourthe -.EsnvAwVX. (TD. HF.). Cette 3]enthe est nou- 
velle pour la flore belge, car la plante à laquelle Lejeune avait 
donné ce nom, dans la Flore de Spa^ est devenue par la suite son 
M. velufina. 



( 200 ) 

Mentha nomoro«« Willd ; Loj. ot Court. Co»?;)., TI, p. 22'>;yV. sylvestrh 
var. uonornsa Sfrnil Monngr. — Trooz, bord do la Vesdic QQP. 
(TD.). Cc Mentha est remarquable par sa floraison tardive. Ce 
caractère semble avoir échappé aux auteurs qui ont tenté de le 
séparer spécifiquement du M. nylvcatris. 

Depuis plusieurs années, je l'observe à Chaudfontaine, où il a été 
découvert par M. Strail, et jamais je ne l'ai vu fleurir avant les 
premiers jours de septembre, tandis que dès le mois de juillet, 
on rencontre des pieds de M. aylvestria on fleurs. 

Il parait en être de même dans la Prusse rhénane. En elTet, dans 
son Herbarinmy U^ éd., VVirtgen a publié le M. nemorosa dvec des 
échantillons recueillis les uns en août (20 et 27), les autres en 
septembre. Les premiers ont l'épi à peine formé. 

— eanclicaiiH Crantz; iM. sylvPsfrisL. var. cajultcnns Slr-dil Monoijr.; 
Dur. Matériaux, I" fasc. - Vesârr : Goé (AD.), Gomsé R. (TD.). 

*— — var. raniosa Timb.-Lagr. — Fesdre : La Rochelte (Chaud- 
fontaine) QQP. (TD.). — Cette Menthe et sa variété sont publiées 
dans les Menthne oxsiccaiae au n" 18. 

— niollissinia Borkh. ; M. sylves/ris L. var. molliasima Strail Mo- 
nog7\; Dur. Maiéi^iauXy \^^ fasc. — Amblcve : RIartinrive (TD.), 
entre Halleux et IMartinrive (AD.). 

' — — var. incinsa (subfoemina) Pérard Essai. — Vesdre : Chaud- 
fontaine QQP. (TD.). 

— sylvestris L. var. Tulgari» Benth. in DC. Prodr.; Strail Mo- 
nogr.; Dur. Matériaux., l^r fasc. — Vesdre : Gofî'ontaine R. (TD.). 

— — var. «;labra(a Benth. in DC. Prodr., XII, p. 166-167; 
M. syloeslris var. Rosani Strail Monogr. ; Dur. Matériaux, 
le»" fasc; M. Rosani Ten. Fl. Nap..^ app. 5, p. 18, ex ejusd. 
Syll. fl. Nap, p. 281; M. Eisenstadtiana Opitz ex Ten. Syll. fl. 
Nap., p. 281. — Ourthe : Esneux RR. (TD. HF.). — J'ai publié 
cette remarquable variété dans le 2™* fascicule des Menthae exsic- 
catae n** 19, avec des échantillons récoltés à Chaudfontaine. 

— amaiirophylla Timb.-Lagr. Essai monographique sur tes espèces, 
variétés et hybrides du genre Mentha {i). — Ourthe : Venues A. 
(HF.), Angleur (TD.). 

(1) Bulletin de la Société botanique de France (1860). 




( 500 ) 

meutha balsanieu Willd. (Exsicc. Billot); M. sylvestris L. y. pubescens 

Koch ex p. — Vesdre : Trooz R. (TD.). 
* — Mouletlana Timbal-Lagr. /. c. — Vesdre : Mazures (Pépinster) 

AA. (TD.). 

C. VIRIDES. 

Mentha viridis L. var. luacrosteninia Lej. et Court. Conip. II, 
p. 226. — Meuse : Modave, Vyle, bords du Hoyoux et du Ry de 
Pailhe CGC. (FL.). — Jusqu'à ce jour, cette belle plante ne s'était 
rencontrée dans, notre province, que par très-petites colonies. 

* — laevigata Willd. — Oarlhe : Esneux, bord de la route QQP. 
(TD. IID.j. 

Dr.ns son Essai, M. Pérard rapporte les M. laevignta Willd. et 
M . piperelln Opitz, comme synonymes au M. viridis L. var. latifolia 
(variété créée par Lejeune), Ayant eu l'occasion de voir, dans 
l'herbier de Courtois^ le M, viridin var. latifolia Lej. {M. pipcrella 
Opitz), je suis convaincu que ce rapprochement n'est pas fondé et 
que la plante de Willdenow est distincte, au moins comme variété 
remarquable, de celle d'Opitz. 

J'ai reçu de M. E. Malinvaud, un M. piperella Opitz récolté dans 
les environs de Genève et conforme à l'échantillon de l'herbier de 
Courtois. — Wo\r Mcnlhae exskcatae, no20. 

Ici se place le groupe D. PIPERITAE. 

E. TRANSITORiAE. Th. Durand. 

J'appelle ainsi cegroupe, parce que par son mode d'inflorescence, il forme 
la transilion entre les Spicutae (groupes précédents) et les Aquaticae. Il 
comprend les M. pubescens Willd., farta Willd., nepetoides Lej., Maximi- 
tianea F. Sch., Sc/iultzii Bout , qui se distinguent facilement des Aquaticae 
par leur coiolle glabie inlérieuremenl. La première de ces Menthes figure 
dans les Mrnthne exsicvatae sous les n"' 2i et 2?) (deux formes). Les 
M. Maximilinnea et M. Schuitziî forment les n^s 28 et 29 de la même 
publication. Je suis persuadé qu'ils s'observeront en Belgique. 

Mentha nepetoides Lej. Revue de la fore de Spa, p. 116; Malinv. 
Menthae exsiccatae, n° 23. — Vesdre : Nessonvaux A. (TD,). 

f. foliis subtus canesccntibus ; M. nepetoides Lej. et Court. Cotnp.j 

II, p. 22y. —Meuse : Devant-le-Pont (V^isé), rocaillcs uu bord de la 
Mcu5e QQP. (L. Quaedvlieg). 



( 301 ) 

Au mois de novembre 1875, j'adressai à M. Maliiivaud un fort conlin- 
«^cnt de M. nepctoidcs pour son exsiecala. Mes échantillons provenaient 
de la localité classique, Nessonvaux. 

Peu de temps après, le savant spécialiste français m'écrivit : « Votre 
« M. ncpeloidesj de Nessonvaux, est un 31. jmbescens (Exsicc. Wirtgcn) 
« parce (ju'il n'a pas le caractère « foliis subtus canescenlibus » men- 
« tionné par Lojcune {Comp. Fl. bdg.) et qui se retrouve sur les échan- 
« tillons recueillis naguère, par Wirlgon, dans la Prusse rhénane, pour 
« les centuries de Schultz et de Billoi. Toutefois je laisserai le nom de 
o M. nepeloides sur Tétiquelte, mais en reproduisant mon observation 
a dans une note spéciale. Les M. nepctoides Lej., pubesccns Willd. et 
B hhta Willd. ne sont, âmes yeux, que trois variations d'un seul type. 

Dans une lettre du 4 janvier dernier, M. ftlalinvaud revient encore sur 
cet intéressant sujet : « Votre M. nepeloides figurera dans le 2'"^ fasc. 
« sous le n» 25, avec une observation relative à l'absence du caiactère 
u foliis subtils cnnescmtibus. Je désirerais savoir si ce caractère fait 
« toujours défaut sur la plante de Nessonvaux qui doit, sans doute, le 
« présenter plus ou moins, dans les années de sécheresse. Avez-vous 
« des spécimens de cette localité, de diverses années 5 ou pouvez-vous en 
« examiner récoltés à des dates différentes, dans les herbiers de votre 
« pays? Je tiendrais à être fixé sur ce point, parce que je suis convaincu 
« que Lejeune a dû apercevoir ce caractère sur la plante de Nessonvaux. » 
Lejeune créa le M. nepeloides en 1824-, sur des échantillons récoltés 
dans les î'uisseniix près IVessonvaux [Revue de la Flore de Spa^ p. I 16). 
La description qu'il en donna alors convient beaucoup à ma plante, mais 
diffère sensiblement, en ce qui concerne les feuilles et les étamines, de 
celle du Compendium; c'est ce qui ressort clairement de la comparaison 
des deux textes : 

a Staminibus corollae aequalibusj foliis subcordato-ovatis, acutis, inac- 
qualiter acute seiratis, hirsutis. » (Lej. Revue). 

« Foliis elliptico-cordatis, longiuscule peliolatis, acutis, aequaliter serra- 
tis, subtus canescentibus ; staminibus longe exsertis. » (l>ej. Comp.). 

Dans la Revue, il ajoute, en note, que son espèce se distingue du 
M. nemorosd Willd. par ses feuilles pétiolées, verdàtres et la forme do 
ses dents. 

Dans l'herbier de Courtois, on voit un M. nepeloides étiqueté |)ar 
Lejeune, avec la mention « circa Nessonvaux; » les feuilles sont parse- 
mées de poils et d'un vert plus clair en dessous, mais nullement 
canescentes. 



(Ô02) 

Tous mes spécimens de Nessonvaux sont privés du caractère litigieux, 
mais je dois faire remarquer qu'ils croissent dans un petit ruisseau 
alimenté par une source qui ne lai it jamais et qu'ainsi, même pendant les 
plus fortes sécheresses, ils ont le pied dans Peau. 

Les exemplaires que j'ai reçus de M. Louis Quaedvlieg et qui viennent 
des rocailles de la Meuse, à Devant-Ie-Pont, ont les feuilles blanchâtres sur 
la face inférieure. 

fEn résumé, la glabrescenco de la plante de Nessonvaux trouve son 
explication plausible dans le milieu d'humidité permanente créé et entre- 
tenu par l'eau qui baigne ses racines. M. Malinvaud a signalé un fait 
analogue, à propos d'un Mentha très-voisin, le M. piibcscens Willd., dont 
il a publié deux formes (n»» 2i et 25 des Menihne exsiccatae) : la première, 
qu'il nomme aquatica, parce qu'elle croît dans les eaux basses de la Nette 
(Prusse rhénane), est glabrescente ; tandis qu'il donne le nom de terrestris 
à la forme très-velue des terrains secs ou asséchés, et il ajoute « qu'on 
« observe toutes les nuances intermédiaires entre ces deux formes, selon le 
« degré d'humidité de la station, cause évidente des modifications que 
« présentait la plante dans son indumentum et son développement. » (Voir 
étiquette du no25). 

Le caractère de la canescence des feuilles n'étant pas constant dans le 
M. nepetoiâes Lej., ne peut servir à le distinguer du M. piibescens 'WiWd , 
d'autant plus que le 31. pnbescens Willd. var. capifata Wirtg. [Herb. 
Menth. rhénan. ,éà. 3, n" 52) présente manifestement les feuilles blanchâ- 
tres en dessous. 

Il est donc probable, ainsi que l'ont déjà pensé Bentham, Bluff et Fin- 
gerhut, MM. Strail et Malinvaud, que ces Menthes sont des variations d'une 
même espèce. 

Si cette opinion est définitivement admise, le nom de M. nepetoiâes Lej. 
devra être préféré, quoique moins ancien que celui de M. pnbescens 
Willd., parce qu'il est plus compréhensif. 

Lejeune ne distinguait pas les formes séparées par Willdenow sous les 
noms de pubescens et hirta ; chacune des espèces de Willdenow n'est donc 
qu'une partie de celle de Lejeune, et ces trois termes ne sont pas synony- 
mes. On ne conservera les deux plus anciens que si l'on admet les espèces 
correspondantes, et l'on adoptera, au contraire, le nom plus général de 
nepetoidesj si l'on croit à une seule espèce. 



( 5or> ) 

II. CAPITATAE. 
F. AQUATIC A E. 

Mentha nqiiatlca L. var. Kenulna (iron, ot Godr. ; Strail Monogr. ; 

Dur. Motn-iaux, I" fasc. — Mcuae : Oiigrdc, Sclessin (TD.), 

Anglcui- (TD. HD.), Bressoux, He Moncin (TD.), Vise (L. Quacd- 

vlicg). Ourthe : Esneux (TD. HF.). 
*~ — var. pedunciilata Wirlg. /. c, cd. I,n«29, éd. 2, n" 29; 

Rlalinv. /. c, n» 36. — Meuse : Sclessin, bord de la Meuse PA. (TD.). 

* — — var. purpurea; M. purpurea Host. sec. Pérard Essai. — 
Meuse : Antheidt près de l'abbaye de Val-Notre-Dame (TD.), Saint- 
Sëverin R. (TD. IIF.). 

— — var. Iilr.«uta Koch an L.? Wirlg. /. c, éd. I, n» 30; 
Strail Monogr. i Dur. Matériaux, le fasc. — Meuse : Visé (L. 
Qiiaedvlieg). 

* — — var. nionocepliala Wirtg. /. c, éd. 3, n" 39. — Amblève : 
Martinrive PA. (TD.). 

* — — var. puni lia Pérard Essai. — Vesclre : Chaudfontaine, der- 
rière la stalion AA. (E. et TD.). 

— — var. parvIOora Wirtg. /. c, éd. o, n« 4I ; M. aquatica L. 
V. dubia Vill.? Slrail Monogr ; Dur. Matériaux, l^»- fasc. — 
Meuse : Modave (FL.), Devant-le-Ponl (HD. et L. Quaedviieg). 

* — affinU Bor. Fl. du centre de la France, éd, 5, II, p. o09; M. inter- 
media Host FL Austr., Il, p. l^-l, non Beck, nec Nées. — Je 
n'ai encore rencontré que deux beaux échantillons de cette plante 
à Chaudfontaine. Elle croissait parmi des pieds du M. aquatica, 
avec lequel elle est probablement confondue dans beaucoup 
d'autres localités du pays. — Le cuiieux caractère, calice à points 
glanduleux brillants, mentionné par Boreau dans sa description, 
est très-visible sur mes exemplaires. 



( 304 ) 

II J. VERTICILLATAE. 

G. SATIVAE. 

Mentha pllcata Opilz, non Lej. et Court. Choix déplantes^ n» 462. — 
Meuse : Sclessin (TD.), Angleur R. (HD.). 

— subspicata Weihe ex Bor. Fl. du centre de la France, éd. 5, II, 
p. 508; Malinv. /. c, n» 49. — Ourlhe : Rotheux (TD. HF.). 

Dans son Exsiccata, M. Malinvaud dit en note : « Lc M. subspi- 
cata Weihe est une plante incertaine, sur laquelle les Aoristes 
allemands eux-mêmes (qui devraient mieux la connaître) ne 
s'accordent pas; la plupart des botanistes français et belges la 
comprennent comme M. Boreau. » 

* var. Iiirsiita Pérard Essai ; 31. saliva L. f. hirsula Malinv. l. c, 

no U, _ Meuse: Sclessin R. (TD. HF.), Visé (L. Quaedvlieg). 
Vesdre : La Rochette (Chaudfontaine) AR. (TD.). 

* — — var. bracteosa Pérard Essai. — En compagnie de M. H. Forir, 
j'ai récolté deux pieds de cette curieuse variété à Rotheux. 

— ovalifolia Opitz ; 31. paluslris Mônch var. ovalifolia Strail 3Ionogr.; 
Malinv. L c, n» 46. — 3Ieuse : Ile des Corbeaux (Ougrée) RR. (TD.), 
Angleur, près du débarcadère de Rénori CC. (1872). Cette dernière 
habitation a été détruite par l'établissement d'un mur d'eau. 

— obtusata Opitz ; Strail 3Ionogr. — 3Ieuse : Devant-le-Pont (Visé) 

R. (L. Quaedviieg). 

* — peduucularis Bor. Fl. du centre de la France, éd. 3, II, p. 310; 

31. tortuosa Host ? — 3Ieuse : Beaufort, mares au bord de la 
Meuse AR. (TD.), Sclessin R. (TD.). Ourlhe : Angleur, près du 
moulin des Aguesses PA. (TD.). 

D'après ce que j'ai pu voir dans différents herbiers, cette espèce 
paraît répandue en Belgique, et le 31. saliva de plusieurs (loristcs 
belges doit lui être rapporté. 

* — paludosa Schreb. var. capltata Wirtg. — 31eusc : Angleur, près 
de Rénori R. (TD. F^D. HF.). 

— Mativa L. ; Bor. Fl. du centre de la France, éd. 3, p. ;)i2; Strail 
Monogr. — 3Ieuse : Val-Benoit (Liège) AA. (TD.). 



( 305 ) 

IMentlin .«sntUn. var. latirolin Malinv. /. c.^ n« liii; i^. saliva L. var. 
Idlissiina F.Sclmltz Ilcrh. iton,inh\ ii» I2S. — Mmise : Angleur AA. 
(TD.).— Cette habitation a eu le même sort f|uc celle du M. ovali- 
foUa. Mais cette variété se rencontrera certainement sur d'autres 
points de la province. 

* var. oi-bieiiinta Wilj^. l. c, éd. 5, n" 59; Malinv. L c, n" "J9. — 

Meuse : Moelave (FL.), Ougrée R. (TD.). 

Les échantillons des Menthae exsiccatae ont été récoltés à Cham- 
boret (Haute-Vienne) par M. E. Lamy de la Chapelle; M. Malin- 
vaud dit à ce propos : w Cette plante est identiquement celle qu'a 
publiée Wirtgen sous le n"> 59 de son Herbarium Mentharum 
(5e éd.), en ia faisant suivre de : « M. aqualica^ verticillala^ gla- 
v^b7'ata,rolundiore folio Dili.; J/.ous/riaca Auct. pi. » La possibilité 
de retrouver exactement la même forme lécoltée à quinze années 
d'intervalle, sur deux points aussi diftérents que les environs de 
Coblentz et les montagnes du Haut-Limousin, est un fait intéres- 
sant, quelle que soit l'interprétation qu'on lui donne. » 

* — data \\osi\EoT. F L. du centre de la France, éà. 3, II, p. 512. — 
Meuse : Sclessin PA. (TD.). 

* var. auiplissiiua. — Vesdre : Trooz AA. (TD). J'ai décou- 
vert l'habitation de cette belle variété, sur les indications de 
M. Strail. 

H. ARVENSES. 

\lleutlia orisauifolia Bor. Fl. du centre de la France^ éd. o, II, 
p. 509 an Host ? — iMcuse : Angleur, près de Kénori RR. (TD.). 
M. Malinvaud rapporte mes échantillons à une forme terrestris. 

Le M. orif/ani folia appartient-il au groupe des Arvenses ? Ben- 
Ihara, qui avait vu les plantes de Host, le range dans les Sativae 
(Pi^odrome). Il est vrai que dans la f, aquatica^ le calice est tubuleux 
à la base, les verticilles inférieurs sont sensiblement pédoncules et 
ces deux caractères sont plutôt l'apanage des Sativae ; mais on les 
rencontre dans un petit nombre de menthes faisant partie du groupe 
des Arvenses j où rentre le M. origani folia Boreau. Toutefois on peut 
se demander si Boreau a exactement interprété le texte de Host, ou 
du moins s'il en a fait une juste application. Host dit : « Calyx 
tubulosus^ calycis dentés acuminali >^ {Fl. Austr,, H, p. I-i2). Boreau 
a bien traduit le texte, mais a-t-il bien compris l'espèce ? 



( 306 ) 

Dans les Menthae exsiccatae, n«s 83 et 84, M. Malinvaud a publié 
les formes ramosa et simplex du M. origanifolia Bor. Ce savant 
spécialiste regarde les M. dpflexa Drart. et fontana Weihe comme 
des formes de la plante de Boreau. 

''itIenCha sylvatica Host 5 Bor. Fl. du centre de la France, éd. 5, p. S14'. 
— Ourthe : Kotheux QQP. (TO. IIF.). 

— uuuimuittria Schreb. ; Strail Monoqr. — Meuse : St-Séverin 
R. (TO. HF.). Ourthe : Esneux AR. (TD. HF.). 

— arvensfs L. var. exfgua Ali , sec. Strail lUonogr. — Meuse : 
Seraing AC. (TD. FL.). 

var. villosa Beck. ; Strail Monogr. — Meuse : Ramet R. (TD.FL.). 

var. procunibeus Strail Monogr.; M. procumbeus Tbuill. ? — 

Ourl/ie : Aguesses QQP. (HU.). 

— — var. parviflora Lej. ; Strail Monogr,; M. parvifloru Bonn. ? — 

Meuse : Clermont-sur-Meuse, Yernée, Saint-Séverin AA. (TD. HF.), 
Visé (L. Quaedvlieg), Lixhe (HD.). Ourthe : Aguesses R. (HD.). 
Fe«rfrt' : Stenval (TD.) 

' — — var. pulegioidcs Wirtg. /, c, éd. 5. — Région ardennaise. 
Amblèoe : Trois-Ponts AA. (TD.). 
C'est ici la place du groupe appelé par M. Malinvaud Arvensi-roiun- 
difoliae; il comprend les Mentha Mulleriana Schultz, Wohlwerthiana 
Schultz, mîc/onf/itt Schuitz, mollis Schultz, Scordiastrum Schultz^ etc. — 
Ce sont des Menthes très-rares en Belgique; les botanistes belges qui 
voudraient les étudier les trouveront respectivement aux n«^ 68, 66, 
70, 71 et 72 des Menthae exsiccatae. 

J. GENTILES. 

lleiitlia rubra Sm. ; Malinv. L c, n" 61. — Ourthe : Grivegnée RR. 
(TD.). Amblève : entre Halleux et Martinrive (Al).). 

* — Wlrtgenlana Schultz; Wirtg. l. c, éd. 5, n" 4r. — Meuse : 
Visé AA. (HD. et L. Quaedvlieg). Ourthe : Angleur, près du 
moulin des Aguesses R. (TD.). Vesdre : Chaudfonlaine AR. , 
Vaux-sous-Chèvremont (TD.). — Celte belle espèce était confondue, 
en Belgique, avec la précédente. En 1875, j'en expédiai des échan- 
tillons à M. Malinvaud, sous le nom de M. rubra Sm.'^ ce botaniste 



(307 ) 

m'adi'cssa, à ce sujel, l'observation suivante : « Votre M . rubra, 
de Vaux-sous-CUcvremont, est le M. Wirtgeniana^ dont son créa- 
teur, M. Schultz, a écrit : « Dillert à M. rubra Iluds. foliis [)eliolatis, 
w et a M. rubra Sm. foliis breviler serratis vel inlcgris ; denlibus 
« calycis e basi triangulari-lanceolatis. — XII Jahresberichte drr 
* Pollkhia (1854), p. 45. » Wirlgen avait d'abord nommé celte 
plante M. rubra Sm. non Huds. nec Sole ; plus tard il l'a appelée 
;V. Wirlycniana, avec M. Schultz dont il a approuvé la rectification. 

Ucutha 9»trailii Th. Dur. in litt. — J/e^se : Herstal PA. (HF.), Jupillc 
UR. (TD.). 

M. caille viridi, subglahro, a semipedali ad hipedalem 
longitudinem exhibente, setulis vix conspicue sparsis 
exasperato, sulcato, (lexiioso, in ramos effusos diviso, 
iisquc ad apicem foliis pauliiliim decrescentibus vestito. 

Foliis magnis, inferioribus praeserlim longissime 
petiolalis, ovato-lanceolatis, facie saturate dorsoque palli- 
dulo viridibus, basi fere unilateraliter decurrente ciineatis 
et integerrimis, supra medium serratis, parce giandulosis, 
vix liispidulis, ad marginem costasque setulis rarius in- 
spersis ; petiolis glomerulos longe excedentibus. 

Floribus verticillatis; bracteis sublinearibus acutius- 
culis, glabris, ad oras ciliatis, glomerulos vix aequantibus. 

Glomerulis gracilibus, inferioribus paululum, supe- 
rioribus brevissime pedunculatis ; pedunculis pedicellis- 
que glabris atrorubentibus. 

Calycibus minutis, subcylindrico-campanulalis, basi 
glaberrimis, dentibus breviter triangulari-acuminatis, 
parce ciliatis. 

CoroUis purpurascentibus, tubuloso-infundibulifor- 
mibus, intus et extra glabris ; staminibus inclusis ; stylis 
longe exsertis ; fructibus ? 

Planta tota gravem nec ingratum fere citri odorem 
redolente. 



( 508 ) 

Differt a M. rubra Sm. et a M, Wirtgeniana Schultz 
imptimis denlibus calycis valdc I)revi()ribus;a M. Paidiana 
Schultz et a M. gentili Wirtg., calycibus parce ciliatis et 
non ad apicem erebre villoso-barbatis ; ab omni gentilium 
grege, amplitudineet forma mirabili foliorum qiiacomnino 
in mentem M. parietariaefoliam Beck, revocant. 

Ce n'est pas sans une certaine appréhension que je propose une 
nouvelle espèce dans un genre aussi difficile ; je ne le fais toutefois 
qu'après m'ètre entouré de tous les renseignements. J'ai cherché inutile- 
ment dans les Flores, une description, dans les collections, un échan- 
tillon, qui put convenir à ma plante. J'en ai soumis plusieurs spécimens 
à M. Malinvaud. Ce botaniste possède tous les exsiccuta de Menthes; 
pour la préparation des fascicules de son Herharium/û a eu entre les 
mains des milliers d'échantillons provenant de différents pays; cependant 
il n'a su rapporter mes exemplaires à aucun type décrit et sa conclusion 
a été : « Votre Menthe recevra utilement le nom de M. Strailii. » 

J'acquitte un devoir de reconnaissance en dédiant cette nouvelle espèce 
au savant modeste qui depuis tant d'années étudie la flore liégeoise et 
spécialement les menthes de notre belle province. 

Aleiitha geutilis L. var. vesaiia Lej. et Court. Comp., II, p. 235. — 
Angleur, gravier des bords de l'Ourthe R. (IID.). 

var. cuneifolla Lej. l. c. — Ourthe : Venues, bords de l'Ourthe 

R. (HD. ÉD. HF.). 

Piilegium bulgare Mill. ; Mentha Pulegium L. — Meuse : Vivegnis 
AA. (IID ). 

sialvia verdcillata L. — Ourthe: Ilamoir, terrain inculte RR. (TD.), 
Angleur R., Grivegnée AC, (IID.). 

Calaïuiutha Acinots L. — iMeuse R. ? : Ahin (TD. HD.), Chokier (TD.), 
Flémalle-Haute (ÏD. HD. HF.). Ourthe : Vieux-Ville, Hamoir (TD.), 
Corablain-la-Tour (HD.), Reauregard (HD. TD.), Rrialmont (HD.), 
Embourg (HD. TD.). Vesdre : Oneux (AD.), Golfontaine (É.et TD.). 
Amblève : Douflamme (HD.). 

Lamium niutabile Dmrt. — Meuse : Beaufort, Ben C. (TD. CM.), 
Flémalle-Grande CC. (TD, FL.), Grande-Lèche (CM. et P. Bonna- 
mean). 



( 309 ) 

Hyssopiis ofliclnallfl L. — Vieux murs. Meuse^ AR. : Chokier, Flé- 
niallo-Haute CC. (TD.), Val-Saint-Lambcrt (TD. FL.), Ougrëe, 
Liege H. (HD.), Dos-Fanclion AA. (TD.), Visé (HD.). 

illelisMu ofliciiiulls L. — re.st/re : Fosse (Olne) AA. (Dcwaide). 

IVepetu Catariu L. — Meuse : Bressoux, bois de Breux (HF.). Onrtfie : 
Corablaiu-Ia-Tour (FIF. JC). Amblève : Awans (HF. JC). Zone 
(irgilo-sablonueuse : Heure-Ic-Romain A. (H.). 

Galeopsis villosa Iluds. — Rcyion ardennaise. Amblèue : Salm-Château 
(TD. HF.). 

— spcclosa Mill. — Meuse: He Moncin R. (A. Marecbal). Cette belle 
découverte porte à trois, le nombre des habitations de cette labiée, 
signalées dans la province de Liège; elle a, en effet, été indiquée à 
Verviers (Lejeune) et à Magnée (Strail). 

Stachys alplna L. — Ourlhe : Poulseur R. (TD.). Amblève : Raborive, 
Amblève, Martinrive QQP, (HD.). 

Marrubiuni vul^eare L. — Ourthe : Esneux (HD.). Zone argilo-sablon- 
tieuse. Houtain et env. AA. (H.). 

liConurus Cardiaca L. — Meuse: Vivegnis (HD.). Ourthe : Esneux 

(HD.). 
Scutellaria galerlculata L. — 3Ieuse : Antheidt (TD.), Ramet 
(TD. FL.), Angleur (TD. HD.), Liège (HD.). Ourthe : Esneux 
(HD.). Vesdre : Prayon (HD.), Chaudfontaine (TD.), Beaufays 
(TD. HD). 

— minor L. — Ourthe : TilfF (HD.). Région ardennaise. Amblève : 
Trois-Ponts AR. (HD. TD.). 

Teucrium Botrys L. — Ourthe : Sy AA. (HD.). 



VACCINIEES. 

Tacclnlutn uliglnosum L. — Région ardennaise. Amblève : Baron- 

heid(HD.). 
— TUIs-idaea L. — Région ardennaise. Vesdre : Coquaifange (FL.). 
Oxycoccos palnsitrls Pers. — Amblève : Baronheid (HD.), Trois-Ponts, 

Parfondray A. (HD. TD.). 

2$ 



( 310) 



CAMPANULACEES. 

Campanula i-apunculoldes L. — Metise : Liege R. (FL.), Ile Moncin 
QQP, (A. Maréchal). Region. a?-dennaise. Ourthe : Saint-Roch 
(HF. JC). Amhleve : Trois-Ponts (P. Bounameau). 

— persicaefolia L. — Ourthe : Sy, Colonster AA, (HD.), Région 
ardennaise. Ourthe : Saint-Roch (HF. JC). 

— glomerata L. — AmbVeve : Amblève QQP. (FL.). 
«pecularia Speculum Alph. DC. — Ourthe : Xhoris (HF. JC), Hoe- 

mont, Esneux, Vennes (HD.), Chénée (TD. et P. Bounameau). 
Vesdre : Wegnez, Lambermont, Olne C (Dewaide), JVinane (HD). 
Amblève : Awaas (Abbé G. Gérardy). 

Phytenma spicatum L. — Meuse : Ben, Solières, Saint-Léonard (Huy) 
AA. (ÏD. CM.), Altenbrock (HD.). Amblève : Halleux (FL.). Région 
ardennaise. Vesdr» : Spa, Hayen (FL.). Amblève : Sart, Verleu- 
mont, Basse-Bodeux (TD. HF.), Trois-Ponts (HD. TD.). 

— nigrum Schmidt. — Meuse : Ben, Saint-Léonard (Huy) (TD. CM.). 
Ourthe : Villers-aux-Tours (TD. CM.). Amblève : Martinrive (TD.), 
Amblève, Halleux (FL.). Vesdre : Theux (HD.). Région ardennaise. 
Vesdre : Spa, Sart, Hayen, Neuf-Marteau (FL.), Hockay (HD.). 
Amblève : Verleumont (TD. HF.). 

'IVahlenbergia hederacea Rchb. — Région ardennaise. Vesdre : Lan- 
tremange (HD. ÉD.). Amblève : Parfondray AC. (HD. TD.). 

CUCURBITACÉES. 

Kryonla dioeca Jacq. — Ourthe : Chênée (FL.). Vesdre : Soiron (De- 
waide), Cornesse (Dewaide et Joris). Région ardennaise. Vesdre : 
Sasserotte (FL.). 

CAPRIFOLIACÉES. 

»iambucuB Ebulus L. — Meuse : Beaufort CC. (TD. CM.). Amblève : 
Amblève (FL.). 

— raceniosa L. — Ourthe : Dolembreux, Hayen, Tavier (FL.). 
Vesdre : Juslonville (HD ), Cornesse, Soiron (Dewaide), Halinsart 



( 311 ) 

(HF. TH. CM.), Trooz (FL ), Boaufays (HD.). Ambleve : Amblève, 
Marlinrivo (HD.). Région ardcnnaise. Vesdre : Sasserotto (FL.)- 
flbnrniini Opiilu!» L. — Région ardcnnaise. Vesdre : Polleur, Jchanstcr 
(IID. ÉD.). 

liOiilcora XyloMtenni L. — Vesdre : Cliaudfoiitaine (HD.). Vraisembla- 
blement introduit. 

RUBIACÉES. 

Asperula odorat» L. — Ourthe : Dolcmbreux (FL.), Colonster CC. 
(TD.). Amblève : Amblève (HD.), Douflamme (HD.). Région arden- 
naise. Vesdre : Louvcigné (FL.). 

CSaliuni aylvatiouin L. — Vesdre : Hévremont (HD. ÉD.). 

— saxatlle L. — Région ardcnnaise. Vesdre : Hockay (HD.), Spa, 
Sasserotte (FL.). Amblève : Salm-Château, Verleumont, Sart, 
Odriraont, Ancomont, Reharmont, Basse-Bodeux AC. (TD. HF.). 

— uli{ginonani L. — Ourthe : Colonster R. (TD.). Région ardcn- 
naise. Amblève : Salra-Château (TD. HF.). 

— palustre L. v. elougatum Presl. — Meuse : Ile Moncin R. (TD.). 

VALÉRIANÉES. 

Centranthus ruber L. — Ourthe: Tilff, pied des rochers R. (HD.). 
Naturalisé. — L'apparition de cette plante, dans cette habitation, 
est de date récente. 

Valeriana dioeca L. — Meuse : Solières AA. (TD. CM.), Ougrée 
(HD.). Ourthe : Hayen, Dolembreux (FL.). Région ardcnnaise. 
Vesdre : Stockay, Rayonpré (FL.). Amblève : Trois-Ponts (HD. TD.). 

Talerianella olitorla L. — Région ardcnnaise. Amblève : Lierneux 
QQP. (TD. HF.). 

DIPSACÉES. 

Scablosa pratensis Jord. — Meuse : Huy (TD. CM.), Ombret R. 
(TD. HF.). 

DIpsacns pllosus L. — Meuse : Vallée de la Berwinne, dans presque 
toutes les communes (H.). Ourthe : Neblon-le-MoulinQQP. (TD. CM.). 



l 



(512) 

COMPOSÉES. 

Carlina Tulgaris L. — Ourthe : Sy (HD.), Neblon-le-Moulin, Neblon- 
le-Pierreux (TD. CM,), Comblain-au-Pont, Esneux (HD.). Vesdre : 
Hèvreraont, Theux (HD. ÉD.). Amblève : Amblève (HD.), Martin- 
rive (TD.). Région ardennaise. Vesdt^e : Hockay (HD.), Jehan- 
ster (HD. ÉD.). 

CIrsium acaule L. — 3Ieuse : Glons (H.). Ourthe : Sy, Hamoir, Brial- 
mont (HD.). Zoïie argilo-sahlonneuse : Houtain AC. (H.). 

Carduus nutans L. — Oiirlhe : Hamoir, Hoemont, Comblain-la-Tour, 
Brialraont (HD.). Vesdre : Ensival, Oneux (AD.), Cbaudfontaine 
(HD.). Ce Cai'duus est certainement beaucoup plus répandu, mais 
l'étude de sa dispersion a été négligée. 

Lappa glabra Lmk. — Région ardennaise. Amblève : Sart, Lierneux, 
QQP. (TD. HF.). 

— major Ail. — Région ardennaise. Amblève : Sart R. (TD. HF.). 
Ccntaurea serotlna Bor. — Meuse : Glons, Haccourt AC. (H.). 

— nigra L. — Région ardennaise. Vesdre : Jehanster, Polleur, Lan- 
tremange (HD. ÉD.). Amblève : Parfondray R. (HD. TD.), Trois- 
Ponts (TD.). 

— niontana L. — Ourthe : Méry (FL.). Vesdre : Theux (HD.), 
Trooz C. (TD.). Région ardennaise. Vesdre : Spa, La Reid (HD.), 
Rayonpré, Neuf-Marteau (FL.). 

— Scabiosa L. — Ourthe : Comblain-la-Tour (HD.). 
BIdens tripartitus L. — Ourthe : Sy, Hamoir (HD.). 

— cernuus L. — Meuse : Vivegnis (HD.). Ourthe : Hamoir (HD.). 

Anthémis arvensis L. — Région ardennaise. Amblève : Odrimont A. 
(TD. HF.). 

Matricaria Chamomilia L. — Région ardennaise. Amblève : Lierneux 
QQP. (TD. HF.). 

Chrysanthemum segetum L. — Meuse : Ile Moncin (A. Maréchal). 
Ourthe: Hoemont, Oneux (HD.). Vesdre : Wegnez, Cornesse CC. 
(Dewaide), Beaufays (HD.). Région ardennaise. Vesdre : Jehanster, 
J^antremange, F^olleur, Sassor (HD. ÉD.). 



( 313 ) 

Artemisia Abslnthlam L. — Ourthe : Anglcur QQP. (HD.). 

— canipcNtriA L. — Vesdre : Stcnval AR. (FL.). La découverte d'une 
nouvolle habitation do cc rarissime Artemisia est une des dernières 
et des plus belles trouvailles de notre regretté ami. D'après les 
renseignements qu'il nous a donnés, la plante croît sur une colline 
schisteuse, qui a beaucoup d'analogie avec celle de Sougnez, la 
station classique de V A^'lctnisia campestiHs, en Belgique. 

«naphalliitu sylvatlcnni L. — Vesdre : Hêvremont (HD. ÉD.). 

Antennarla diocca L. — Région ardennaise. Vesdre : Hockay (HD.), 
Spa, Sart, Rayonpré (FL.). Amblève -. Verleumont, Sart (TD. HF.). 

Fllago sernianica L. — Oiirthe : Hamoir (HD.). 

— minima Fries. — Ourthe : Comblain-la-Tour (HD.). 

Pnllcarla dysenterica Gârtn. — Meuse : Ile Moncin (TD. et A. Maré- 
chal). 

— Tulsaris Gartn. — Meuse: HeMoncinR. (TD.). 
Innla brltannlcaL. — Meuse : Vivegnis (HD.). 

— Conyza DC. — Vesdre : Olne, Fraipont (Dewaide). 

Erigeron acris L. — Meuse : Val-Saint-Lambert (TD. FL.), Ougrée (TD.), 
Liège (HD. ÉD.), Bressoux (FL.). Ourthe : Hamoir (TD.), Esneux, 
Tilff (HD.), Embourg (HD. TD.). Vesdre . Bilstain, Limbourg (AD.). 

— canadense L. — Ourthe : Brialmont (HD.). 

Arnica montana L. — Région ardennaise. Vesdre : Hockay (HD.), Sart, 
Stockay (FL.). Amblève : Francorchamps (HD. TD.), Odrimont, 
Ancomont, Sart, Verleumont AA. (TD. HF.). 

Senecio sylvatlcns L. — Région ardennaise. Amblève : Trois-Ponts 
(TD. HF.). 

— viscosus L. — Région ardennaise. Ourthe : Saint-Roch (HF. JC). 
Amblève : Trois-Ponts (HD. TD.). 

— erucaefollas L. — Ourthe : Sy, Hamoir, Angleur (HD.). Vesdre : 
Pépinster (TD.). 

— paludosu» L. — Meuse : Bas-Oha R. (TD.), Ile Moncin AA. 
(A. Maréchal), 



&> 



( 314 ) 

Senecio Fuchsll Grael. — Meuse : Solières (TD. CM.). Ourthe : Ouffet, 
Villers-aux-Tours (TD. CM.). Région ardennaise. Amhleve : Stave- 
lot, Parfondray (HD. TD.), Vcrleumont (HF. TD.). 

Tiisstlago Farfariis L. — • Région ardennaise . Vesdre : Louveterie (HD.). 

PelasiCes officinalis Monch. — Meuse : Marchin (FL.). Ourthe : 
Neblon-le-Moulin (TD. CM.), Méry, Plainevaux (FL.). AmbVeve : 
Martinrive, Halleux, Douflamme (TD.), Raborive, Amblève (HD.). 
Région ardennaise. Amblève : Salm-Château (TD. HF.). 

Arnoseris minima Lmk. — Vesdre : Beaufays (HD.). Région arden- 
naise. AmbVeve : Reharraont QQP. (TD. HF.). 

Cichorium Intybus L. — Ourthe : Brialmont, Tilff (HD.). Vesdre : 
Soiron, Olne (Dewaide), Beaufays, Ninane, Chaudfontaine (FL.). 
Région ardennaise. Amblève : Salm-Château (TD. HF.). 

Picric» lileracioltles L. — Meuse : Herstal CC. (A. Maréchal). Vesdre: 
Oneux (AD.). 

Trag;opogon pratensis L. — Meuse : He Moncin QQP. (A. 3Iaréchal). 
Vesdre : Chaudfontaine (HD.). 

Lactuca ^cariola L. — Meuse : Val-Benoît RH. (HD.). 

— muralls Less. — 3Jeuse: Solières (TD. CM.). Ourthe: Chênée(HD.). 

— sallgna L. - Meuse et Ourthe : Angleur R. (HD.). 

— perenuis L. — Amblève : Belle-Roche (Douflamme) R. (FL.). 

Taraxacum vul^are Schk. var. iaevigatum DC. — Vesdre : Chèvre- 
mont R. (HD.). 

Bariihausia foetida DC. — J7m.se : He Moncin (A. Maréchal). 

HIeracium Auricula L. — Amblève : Awans (HF. JC). Région arden- 
naise. Amblève : Reharmont (TD. HF.). Vesdre: Hockey (HD.). 

AMARANTACEES. 

Amaranlus retroflexus L. — Vesdre : Trooz ; remblai du chemin de 
fer QQP. (TD.). Ourthe : Hamoir (H. D.) 

Euxoluii vlrldi» Moq.-Tand. — Ourthe : Angleur (HD.). 



(315) 

AMBROSIACÉES. 

Xanthluni splnosuni L. — Meuse: Herstal R. (TD.). Vesdre : Hîvre- 
mont (IID. ÉD.). 

SALSOLACÉES. 
Chenopodluiu polyspernium L. — Meuse : Angleur, Ile Moncin (HD.). 

— «iilvarlu L. — Meuse : Saint-Nicolas (HD.). Ourthe : Angleur, 
\cm\QS (IID.). 

— murale L. — Meuse : Ile Moncin R. (TD.). 

— hybrldum L. — Meuse : Ile Moncin QQP. (HD.). 
Blltum virgutum L. — Ourthe : Vennes (HD.). 

— Bonui^-Henricus Rchb. — Meuse : Fouron-le-Comte, Lixhe, 
Hallembaye (HD.). Ourthe : Hamoir, Esneux (HD.), Vennes 
(HD. TD.). Vesdre : Beaufays (HD.). Amblève : Awans (HF. JC), 
Aywaille, Martinrive (HD.). 

POLYGONÉES. 

Bumex Bydrolapathum Huds. — Meuse : Ile Moncin QQP. (TD.). 

— conglomeratus Murr. — Région ardennaise. Amblève : Trois- 
Ponts (TD.). 

— scutatuML. — Meuse : Beaufort C. (TD. CM.). Amblève: Dou- 
flamrae (FL.). 

Polygonum BIstorta L. — Vesdre : Soiron (Dewaide), Chaudfontaine 
(FL.). Amblève : Raborive (HD,). Région ardennaise. Vesdre: 
Rayonpré, Neuf-Marteau, Polleur (FL.). Amblève : Salm-Château, 
Sart, Verleuraont, Lierneux, Basse-Bodeux (TD. HF.), Trois-Ponls 
(HD. TD.). 

CANNABINÉES. 

Cauuiibis sativa L. — Ourthe: Embourg QQP. suhsp. (HD.), Région 
ardennaise. Vesdre : Jehansler, R, 6ubsp. (HD, ED.). 



(516) 

Huniulus Lupiilus L. — Meuse : Ben AC. (TD. CM.), He Moncin 
(A. Maréchal). Ourlhe : Plaineveaux, Tavier, Mery, Dolembreux 
(FL.). Vesdie : Olne, Soiron (Dewaide), Cornesse (Dewaide et 
Joris) Trooz^ Les Forges (FL.). 

DAPHNOIDÉES. 

Daphne Mezereum L. — Meuse : Ben, Beaufort, AR. (TD. CM.). 

Ourthe : Hoemont (HD.), Plainevaux, Tavier, Méry, Dolembreux 
(FL.), Beauregard (C. Firket). Vesdre : Halinsart (HF. TD. CM.), 
Trooz (FL.). 

EUPHORBIACÉES. 

Euphorbia exlgna L. — Ourthe : Comblain-la-Tour, Brialmont, Tilff 
(HD.). Vesdre : Beaufays (HD.). 

— Cypai'lassias L. — Amhleve : Halleux (FL.). 

Mercurialis perennis L. — Meuse : Solières, Beaufort, Ben AC. 
(TD. CM.), Argenteau (HF.). Ourthe : Ouffet, Neblon-le-Moulin, 
Neblon-le-Pierreux, Hamoir (TD. CM.), Plainevaux, Tavier, Méry 
(FL.). Vesdre : Halinsart (HF. TD. CM.), Trooz (FL.). Régio7i 
ardetmaise. Vesdre : Rayonpré, Neuf-Marteau (FL.). 

CÉRATOPHYLLÉES. 

Ceratophylluni deiuersuni L. — Meuse : Ben, marc AC. (TD. CM.) 
bords de l'Ile de Rénori AR. (HF. É. et TD.), Vivegnis (HD.). 



SALICINEES. 

lialix cinerea L. — Meuse : Bas-Oha (TD.). 

— anrita L. — Ourthe : J\ebIon-le-Pierrcux (TD. CM.). 

— repens L. — Région ardennaise. Vesdre : Hockay (HD.). Amblève 
Trois-Ponts, Parfondray (HD. TD.). 

var. arsentea Sra. — Ourthe : Saint-Roch (HF. JC). 



/ 



¥ 



( 517 ) 

CUPRESSINÉES. 

jrunlperiiA comniiinis L. — Meuse : Solicres (TD. CM.), Mtirchin (PL.). 
Ourt/ie : OiiHct (TD. Ci\!.), Comblain-au-Pont (IID.), Tavicr, 
Méry, Dolcmbreux, Haycn (FL.). Vesdre : Taiicrcniont (Pcpinster) 
(.loris), Wcgncz (Dcwaidc), Les Forges (FL), Beaufays, Ninanc 
(HD.). Amhlève : Raborive (IID.), Marlinrivc (TD), Ilalleux (HD.), 
Douflamme (TD.). Région ardennaise. Vesdre : Sart (FL.). 

ALISMACÉES. 

Sagittaria sagittacfolla L. — 3Ieuse : Bressoux (A. Maréchal), Ile Mou- 
cin (ÉD. et A. Maréchal). Ourthe : Embourg (HD.), Angleur (HD.). 



Butomus unibellatns L. 



BUTOMEES. 

- 3Ieuse : Vivegnis (HD.). 

LILÏACÉES. 



Gagea sylvatlca Loudon. — Vesdre : Fraipont AA. (HF. TD. CM.). 

Allium Tineale L. — Meuse : Angleur (HF.). Ourlhe : Comblain-la- 
Tour, Angleur, Vennes, Fétinnc, Aguesses (HD.). Vesdre : Chaud- 
fontaine (TD. et P. Bounameau). 

— ursiniim L. — Meuse : Solières, vallée de ruisseau AA. (TD. CM.). 
OurMe : Neblon-le-Mouhn,Neblon-le-Pierreux, Lassas AA. (TD.CM.), 
Colonster A. (TD.). Vesdre : En-Rive CC. (TD.), Trooz, Les Forges, 
Stenval AA. (FL.). Région ardennaise. Vesdre : Rayonpré, Neuf- 
Marteau (FL,). 

Endynilon patulum Dmrt. 

Au mois de juin 1875, j'envoyai à notre savant Président quel- 
ques plantes rares de la flore liégeoise 5 parmi elles se trouvait 
VEndymion de Sclessin (^). Avec son coup-d'œil de botaniste expert, 
M. Du Mortier y reconnut immédiatement VE. patulum. Je vais 



(1) Voir Matériaux, 1er fascicule. 



(318) 

me permettre de reproduire les intéressants renseignements qu'il 
m'a donnés sur cette curieuse espèce (TD.). 

« h"* Endymion patulunif qui est V Hyacinthus non-scriptus de 
Thuillier et probablement de Lejeune, est décrit sous le nom de 
Scilla patitla par De CandoUc dans sa Flore française, III, p. 211 ; 
par Mérat, dans sa Nouvelle Flore de Paris, éd. 1> p. 253; éd. 2, 
II, p. 31 ; par Loiseleur-Deslongchamps, dans sa Flora gallica, 
éd. 2, I, p. 2-^6; par Redouté, dans ses Liliacées, II, p. 25; par 
Roemer et Schultes Systema vegetabiliiim, VII, p. 576 ; par Kunth, 
dans son Enumeratio plantarum, IV, p. 326; par Gandin, dans sa 
Flora helvetica, II, p. 517, où il est figuré pi. XV, bien que 
Gaudin ne l'ait pas vu originaire de la Suisse. Reichenbach en 
donne, sous le nom d''Agraphis patula, une bonne figure dans ses 
Icônes, t. 462, fig. 1089. » 

« Notez qu'elle a été primitivement distinguée par Desfontaines, 
qui l'a nommée Hyacinthus patulus, dans son Catalogue du Jardin 
de Paris, mais sans la décrire. C'est De Candolle qui en a donné 
la description, dans sa Flore française, sous le nom de Scilla patula, 
dont j'ai fait mon Endymion patulum. Notez aussi que mon genre 
Endymion est de 1827, tandis que le genre Agraphis de Link n'est 
que de 1829. » 

« Les deux espèces du genre sont d'ailleurs très-faciles à dis- 
tinguer. » 

« VEndymion nutans a, avant l'anthèse, l'épi tout à fait penché 
et comme pendant ; ses fleurs sont cylindriques, avec ses sépales 
serrés l'un contre Fautre et seulement recourbés à l'extrémité; 
tandis que 1'^. patulum a l'épi dressé avant l'anthèse et les sépales 
ouverts (t. patula), ce qui forme une fleur campanulée. La plante 
est deux fois plus robuste et les feuilles 2 à 3 fois plus larges. » 

w VEndtjmion jiatulum est une plante occidentale, étrangère à 
l'Allemagne, à la Suisse et à l'Italie, c'est à tort que Nyman 
l'indique comme croissant en Italie, car le savant Parlalore, dans 
sa belle Flora Italiaua, II, p. 1S7, n'indique dans ce pays que 
VE, campanulatum, repoussant l'^". patulum. Cette belle espèce est 
entièrement propre à l'Europe occidentale; elle croît jusqu'à Paris, 
où elle a été trouvée par Thuillier; en Belgique, ses seules habita- 
tions connues sont Tournay, Tbielt et Sclessin, mais il est très-proba- 
ble que beaucoup de botanistes l'auront confondue avec VE. nutans. 



( 319 ) 

Il sera donc utile de faire des recherches à Aywaille, à Anixhe 
(Liers) et entre Fays et PoUeur, locahtés de la province de Liège 
où VEndt/niion uufans a été signalé, pour voir s'il n'} a pas eu 
confusion avec VE. palalum. 

Aliiiieari botryol<lcs DC. — Vesdre : OIne Al{. (Fontaine). 

IVarClieeluiii OMMirriisiiiii Iluds. — Ri'gion ardennaise. Vesdre : Coquai- 
fange CC. (FL ). Amhlcve : Baionheid A. (UD.). 

ASPARAGINÉES. 

Asparagus officinalis L. — Ourlhe : Esneux R. (UD.). 
Poly;;unalum officiuale Ail. — OtuHhe : Oneux R. (CM.). 
— verticlllatum Ali. — Région ardennaise. Ourtlie : Saint-Roch 
(Al)bé Gérardy). Vesdre : Spa, Sait (FL.), Hockay (HD ). 

Majauthemum birolluiu F. W. Schm. — Meuse : Altenbroek (HD.). 

Ourthe : Dolembreux, Haycn (FL.). Vesdre : Stenval, Chaudfon- 

taine (FL.). ArnhVeve : 3Iartinrive (FL.). Région ardennaise. Vesdre : 

Hockay (HD.), Sart (FL.). 
Paris quadrlfolla L. — 3Ieuse : Solières, vallée du ruisseau R. 

(TD. CM.). Ourthe : Haraoir (TD. CM.), Hayen, Méry, Dolembreux 

(FL.). AmbVeve : Amblève, Martinrive (FL.). 

IRIDEES. 

Iris Pseudo-Acorus L. — Meuse : Ben (TD. CM.), Gives, Bas-Oha 
(TD.). Ourthe : Hainoir, Keblon-le-Pierreux (TD. CM.). Amblève : 
Douflamme (TD.). Région ardennaise. Amblève : Lierneux, Basse- 
Bodeux (TD. HF.), Parfondray (HD. TD.), Trois-Ponts (TD.). 

AMARYLLIDÉES. 

JVarcissus Pseudo-Marcissus L. — Amblève : HalleuxR. (TD.). 

Galantlius nivalis L. — Meuse : Modave, pelouse monlueuse CGC, 
(FL.). — Cette habitation est si riche, que Louvat put recueillir 
cette gracieuse plante, par centaines d'échantillons, sans craindre 
de la détruire. 




( 320 ) 

ORCHIDÉES. 
Orchis ustiilata L. — Amblève : Raborive AA. (HD.). 

— coriophora L. — Amblève : Douflamme R. (FL.). 

— purpurea Huds. — 3huse : Solières, vallée du ruisseau RR. 
(TD. CM.). 

— niascula L. — Meuse : Solières AA. (TD. CM.). Ourthe : Neblon-le- 
Moulin, Neblon-le-Pierreux, Esneux, Villers-aux-Tours (TD, CM,), 
Plainevaux, Mérj^ Dolembreux (FL.). Vendre : Les Forges, Trooz 
(FL.). Amblève : Reraoucharaps (FL.), Amblève, Raborive (HD.). 
Région ardennaise. OuiHhe : Saint-Roch (HF. JC). 

Orchis luacuiata L. var. albicans March.; Tin. Fl. Inxemb.^^. Hi. 
— Ourthe : Colonster RR. (TD.). 

— — var. carnea Tin. Fl. luxemb., p. 441. — Ourthe: Colonster 
QQP. (TD.). 

— Incarnata L. — Gueule : Moresnet, prairies PA. (TD.). 

— inorio L. v. aibiflora. — Ourthe ; Embourg (HD.). Amblève : 
Martinrive (HD.). 

Opiirys apifera Huds. — Meuse : Chokier RH. (H. Bourgeois). 

Gyninadenla couopsea Rich. — Ourtlte : Beauregard (HD.). Vesdre : 
Theux AC. (H.). 

— viridis Rich. — Ourthe : Chèret R. (HD.), Sartilman (HD.). Am- 

blève : Raborive AA. (HD.). 

Platanthera bifolia Rchb. — Région ardennaise. Ourthe : Saint-Roch 
(HF. JC). Vesdre : Hockay (HD.). Amblève : Sart, Verleumont, 
Odrimont AA. (TD. HF.). 

— montana Rchb. — Meuse : Berneau, Fouron-le-Comte (HD.). 
Ourthe : Plainevaux, Méry, Dolembreux (FL.), Famelette (HD.). 
Vesdre : Les Forges (FL.). Région ardennaise. Fesdre : Spa, Stockay, 
Neuf-Marteau (FL.). 

IVeotCia ovata Bluff et Finger. — Ourthe: Esneux (HD.), Tavier, Méry, 
Dolembreux (FL.), Colonster (TD.). Vesdre: Les Forges (FL.). 
Région ardennaise. Vesdre : Spa, Neuf-Marteau, Louveigné (FL.). 
Amblève : T rois-Ponts (TD.). 



( 321 ). 

IVeottIa Mldiis-avis Rich. — IHense : Oiigrée R. (HD.). Vrsdip : 

Clièvreniont (H. Bourgeois). 
EplpuctlM Intirolla AM. — Amblhve: Martinrivc (TI).). 

IIYDROCIIARIDÉES. 

Elodeu canadensis Rich. — Meuse : Gives, Bas-Oha, mares CC. (TD.), 
Beu AC. (TD. CM.). Ourthe : Angleur, canal dc POurthe A. (HD.). 

JUiNCAClNÉES. 
Triglochin palustre L. — Meuse : Mens (Berneau) (IID.). 

POTAMÉES. 

Potaniogeton polygonifollus Pour. — Région ardennaise. Vesdre : 
Spa, Sart, Stockay, Rayonpre, Neul-Marteau A. (FL.). Amblève : 
Sari AR. (TD. HF.). 

— rufescens Schrad. — Meuse : Ile Moncin R. (TD.). 

— lucens L. — Meuse : Gives, Bas-Oha AA. (TD.), Ben A. (TD. CM.), 
He Moncin (TD.). Ourthe : Tilfï(IID.). 

— crispns L. — iMeuse : Gives PA. (TD.), Ben R. (TD. CM.). Ouri/ie : 
Angleur (HD.). 

— perfoliatus L. — Ourthe : Douflamme, Angleur, Grivegnee (HD.). 

— densus L. — iMeuse : Gives mare R. (TD.), He Moncin (TD.). 

— puslllus L. — Ourthe : Esneux, Tilff (HD.). 

— pectinatus L. — Meuse : Ramet-Yvoz, bord de la Meuse R. (TD.). 

LEMNACÉES. 

Lemua polyrrhiza L. — 3Ieuse : Ile Moncin AR. (TD.), Vivegnis (HD.). 
Vesdre : Beaufays (HD.). 



TYPHACÉES. 
Sparganiuiu erectum L. — Gueule : Moresnet (TD.). 
— simplex Huds. — Meuse : Ile Moncin R. (TD.). 



( 322 ) 

JONCÉES. 

Juncus supinus L. — Région ardennaise. Vesdre : Spa, Rayonpré, 

Sart, Neuf-Marteau (FJi ). Amblève : Trois-Ponts, Parfondray 
(HD. TD.). 

var. flultans (/. fluitans Lmk). — Région ardennaise. Amblève : 

Trois-Ponts (HD. TD.). 

var. iilfginosus (J. uliginosus Roth.). — Région ardennaise. Am- 
blève : Parfondray (HD. TD.). 

— squarrosus L. — Région ardennaise. Amblève : Baronheid (HD.), 
Parfondray, Trois-Ponts (HD. TD.). 

— conipressim Jacq. — Meuse : Sclessin (FL.). Our the : Neblon-le- 
Pierreux (TD. CM.). 

E.uzula siylvatica Gaud. — Meuse : Julémont, Hervé AC, (H.). Ourthe : 
Colonster (TD.). Région ardennaise. Vesdre : Hockay (HD.). 

— uemorosa E. Mey. — Meuse : Solières (TD. CM.). Ourthe : Do- 
lembrcux (PL.). Vesdre : Trooz (TD. CM.), Chênée (FL.). Amblève : 
Remouchamps, Halleux (FL.). Région ardennaise. Tfsdre : Hockay 
(HD.), Spa, Sart, Uayonpré, Neuf-Marteau^ Sasserotte (FL.). 

— multiflora Lej. — Ourthe : Anthisnes (TD. CM.). Région arden- 
naise. Vesdre: Hockay (HD.). Amblève : Basse-Bodeux (TD, HF.). 

— coisjesta Lej. — Ourthe : Anthisnes C. (TD. CM.). 

CYPÉRACÉES. 

Carex puiicarit^ L. — Région ardennaise. Amblève : Baronheid (HD.). 

— distlclia Huds. — Ourthe : Esneux (HD.). 

— vulpina L. — Vesdre : Theux (HD.). 

var. nemorosa (C. nemorosa Willd.). — Gueule : Moresnct, 

mélange au type RR. (TD.). 

— leporlna L. — Région ardennaise. Vesdre : Hockay (HD.), Spa, 
Rayonpré (FL.). Amblève : Parfondray (HD. TD.). 

— eclilnata Murr. — Région ardennaise. Vesdre : Spa (FL.,). Am- 
blève : Basse-Bodenx (TD. HF.), Parfondray, Stavelot (HD. TD,). 



( 3-25 ) 

Carcx remota L. — Amblève : Martinrive (HD.), Amblèvc (FL.) 

— cnncMoonA L. — Region ardeujiaise. Vesdro : Stockay, Polleur 
R. (FL). 

— «(raciliN Curt. — flense : Ben (TD. CM.), Aliin (HD. TD.), Ilcr- 

niallc-sous-IIuy, Anglciir (TD.). Ourthe -. Esnciix (IID.), Agucsses 
(TD.), Venues (fID. TD.). Vesdre : Fraiponl (TD). lii'gwn arden- 
naise. Amblève : Targnon (IID. HF.). 

— flacca Schreb. — Meuse : Ahin (TD.). Ourthe : Beauregard, Fame- 
lette (IID. TD.), Esnoux, Plainevaux, Dolembreux (FL.), Tilff 
(IID.). Vesdre : Goe (HD.). Amblève : Douflarame (HD. HF.). 

— pendilla Huds. — Vesdre : Chènée(FL.). 

— pallescens L. — Ourthe : Beauregard (HD.). Région ardennaise. 
Vesdre : Hockay (HD.), Stockay (FL.). 

— panlcpa L. — Région ardennaise. Vesdi^e : Hockay (HD.), 

— plInlireraL. — Région ardennaise. Vesdre : Hockay (FL.). 

— verna Vill. — Meuse: Argenteau, Lixhe, Loen (HD.). Ourthe: 
Oneux (C3I.), Beauregard (HD.). Vesdre : Trooz (FL.). Amblève : 
Amblève (FL.). 

— digitata L. — Ourthe : Comblain-au-Pont (HD.), 3Iéry (FL.). 
Vesdre : Les Forges (FL.). 

— flava L. — Région ardennaise. Vesdre : Hockay (HD.), Spa, Sart 
(FL.). Amblève: Nonceveux (HD. HF.). 

var. OEdert (C. OEderl Ehrh.). — Région ardennaise. Vesdre: 

Hockay (HD.). 

— laevigata Sw. — Région ardennaise. Vesdre : Hockay R. (HD.). 

— sylvatlca Huds. — Meuse : Ahin C. (TD.), Ramet (TD. FL.). 
Ourthe : Beauregard, Famelette (HD. TD.), Colonster (TD.), Em- 
bourg (HD.). Vesdre : Nessonveaux A. (TD.), Fraipont (HF. TD. CM.), 
Chaudfontaine(FL.). Amblève : Amblève (HD.), Raborive (HD. HF.). 
Région ardennaise. Vesdre : Hockay (HD.). 

— rostrata With. — Région ardennaise. Vesdre : Hockay (HD.), 
Spa, Sart, Rayonpre, Neuf-Marteau (FL.). 

— Tesicaria L. — Meuse : Ben (TD. CM.), Gives (TD.). 



( 324 ) 

Carex riparia Curt. — Meuse : Ben AR. (TD. CM.), Gives R. (TD.). 
Ourthe : Vcnnes PA. (HD. TD.). 

— hirta L. — Meuse : Angleur (HD.). Ourthe -. Vennes (HD.), An- 
gleur (HD. TD.). Vesdre : Chaudfontaine (FL ). Région arden- 

naise. Vesdre : Spa, Sart (FL.). 

La dispersion des espèces de ce genre est très-mal connue dans notre 
province j aussi avons-nous cru nécessaire de signaler des localités, même 
pour des Carcx réputés très-vulgaires, tels que les C. flacca, gracilis, syl- 
vatica, verna. En ce qui concerne ce dernier, nous ne l'avons rencontré 
que sur un petit nombre de points; mais il est toujours extrêmement 
abondant dans ses habitations. 

Scirpus capspitosus L. — Région ardennaise. Amblève : vers Baron- 
heid R. (HD.). 

— lacustris L. — Meuse : Bas-Oha, mares au bord de la Meuse 
AA. (TD.). 

— Tabernaemontani Gmel. — Meuse : Bas-Oha RR., avec l'espèce 
précédente (TD.). 

— maritfiuus L. — Meuse : Bas-Oha R. (TD.). 

— sylvaticus L. — Ourthe : Hamoir, Ouffet (TD. CM.); Fraiture, 
Esneux (HD.). Amblève : Halleux (TD.). Région ardennaise. Vesdre : 
Hockay (HD.). Amblève : Trois-Ponts (HD. TD.), Basse-Bodeux 
(TD. HF.). 

Eriophoruin polystacliyon L. — Région ardennaise. Vesdre : Hockay 
(HD.), Spa, Stockay, Sart, Rayonpré (FL.). Amblève : Salm-Château, 
Reharmont AR. (TD. HF.). 

— latffolluiu L. — Région ardennaise. Amblève : Salm-Château, 
Reharmont (TD. HF.). 

— vaginatum L. — Région ardennaise. Amblève : Baronheid (HD.), 
Sart A. (TD. HF.). Vesdre : Coquaifange (FL.). 

GRAMIINÉES. 

Oplttgmetius Ci'us-galli Kunth. — Meuse : Vivegnis AA. (HD.), env. de 

GIonsAR. (H.). 

var. ai'Utata. — Vivegnis, avec le type R. (HD.). 



( 3!i3 ) 

Neturia rubieuudu Diiirl. — Meuse : Viveguis A. (HD.). 

— Klaiifu P.B. — McHse . (ilons AK. (II.)- 

.%lopeeiii'iiM u^t-'iilt'iiliituM L. — Meuse : lien, bords des losses AC. 
(ID. CM). 

— riiKus Sill. — Meuse : Lixhe, Aubiii-Xeulehàteau AK. (U.). Zone 
(injilo-sabtonneuse : Heuic-le-Uomaiii AR. (H.). 

Milium efTu»iiim L. — Même : Modave (FL.). 

Si'Nleriu coeriileu Aid. —Même : Modave (FL.), Beaufort A. (TD. CM.). 
Ourlhe : Xoblon-!e-Moulin (TD. CM.), Plaiiicvaux, Tavier, Didem- 
brc'ux (FL.). AmbVeve: Aywaille (HD.), Halleux, Doullamme (TD.). 

itiru pruccox L. — Vesdre : Chaudfonlaine (FL.). 

Danthoiiiu decumbent DC. — Ourlhe : Esiieux (HD.). Vesdre : 
Beaufays (HD.). 

IMelic.t iiuiflura Retz. — Meuse : Ben, Beaufort, Solières AA. (TD. CM.). 

0(f?7/?e: Lassas, Hanioir (TD. CM.), Méry, Hayen (FL.). Vesdre: 
Trooz (TO.), Les Forges, Chaudfonlaine (FL.). Aniblève : Halleux 
(FL.). Région ardennaise. Vesdre : Rayonpre (FL.). Amhleve : Trois- 
Ponts (TD.). 

— nutans L. — Ourthe : Méry (FL.). Vesdre : Trooz, Les Forges 
(FL.). Aniblève : Douflamme (FL.). Région ardennaise. Vesdre : 
Rayonpre (FL.). Aniblève : Trois-Ponts R. (TD.). 

— ciliata L. — Ourlhe : Hoemont, Sy, Comblain-au-Pont A. (HD.). 

Catabrosa aquatica P. B. —Meuse : Hermalle R. (H.). Ourlhe : TilfT, 
Colonster A. (HD. ÉD.). 

Glyceria aquaiica Wahlbg. — Meuse : Bressoux (HD.), He Moncin A. 

(TD.). 

Poa palustris L. — Meuse : He Moncin R. (TD.). 

— sylvatica Vill. — Meuse : Teuven AC. (H. et Tilman). Région 
ardennaise. Aniblève : Trois-Ponts R. (TD,). 

— compressa L. — Meuse : Herstal PA. (TD.). 

Bromus arvensis L. — Région ardennaise. Aniblève : Salm-Château R. 
(TD. HF.). 

— grossus DC. — Zone argilo-sablonneuse : Hcure-le-Romain 
AR. (II.). 

94 



(526) 

Festuca glauca Schrad. — AmhVeve : Awans (HF. JC). 

— ardueniia Dmrt. Agiostog., p. 105. — Amblève : Douflamme 
(FL.). — Cette espèce est entièrement distincte du F. ijlauca, par 
sa panicule diffuse et non ressérée et surtout par la forme de ses 
feuilles radicales. Dans le F. glnucn, ces feuilles sont fermées à la 
partie supérieure, où les deux limbes se touchent et elles sont 
arrondies; dans le F. ardvennn, les feuilles sont comprimées et le 
limbe est entr'ouvert l'été (Du Mortier,, in LUI., TD.). 

— Hylvalica Vill. — Région ardennaise. Amblève : Basse-Bodeux R. 
(TD. HF.). 

Brnchypodiuni pinnatutn P. B. — Menue : Ampsin R. (TD ). Ofirtfie : 
Palogne AA. (TD.), Comblain-la-Tour, Hoemont, Brialmont (HD.). 
liOlfum perenne L. var. tenue L. — Ourthe : Angleur (HD.). 
var. eristatuni. — Ourthe -. Angicur (HD. TD,). 

— — var. raïuosuni. — Meuse : Vivegnis AA. (HD.). Ourthe : 

Venues (HD.). 

— multlfloruni Lmk. — Ourthe : Comblain-la-Tour R. (HD.). 

— teinulentiini L. var. niacrochaetum Al. Br. — Ourthe : Com- 
blain-la-Tour, Hoemont (HD.). 

var. robustum Rchb. — Ourthe : Comblain-la-Tour (HD.). 

MardiiH stricta L. — Ourthe : Beauregard (HD.). Région ardennuise. 
Vesdre : Hockay (HD.), Spa, Sart, Rayonpré, Neuf-Marteau, Lou- 
veigné (FL.). 

FOUGÈRES. 

Ceterach oiBciiiaruni Willd. — Ourthe : Neblon-le-Moulin RR, 
(TD. CM.). 

Polypodliiui Phe$;opteris L. — Ourthe : Neblon-le-Moulin (TD. CM.). 
Amblève: Raborive (HF. JC ). Région ardennaise. Vesdre : Hockay, 
(HD.), Hayen (FL.). Amblève: Salm-Château (TD. HF.), Troi«- 
Ponts(TD.). 

— Dryoptei'is L. — Otirthe : Neblon-le-Moulin R. (TD. CM.), Dolem- 
brcux (FL ). Vesdre : Trooz (FL.). Région ardennaise. Amblève : 
Sulm-Châleau, Sart AA. (TD.). 



( 337 ) 

Pol y podium cnlcareum Sm. — Ourlhe : Lassas, Neblon-Ie-Moulia R. 
(TD. CM.). Vesdrc: Chaudlonlaiiie (FL.). Amblève : Uaborive, Ain- 
blôvc (IID.), 3Iai'tiniive, Ilalleux, Douflanime (ÏD.). 

Blecbuuiu «ipicunt L. — Meuse : Solières AR. (TD. CM.). Ourthe : 
Hayon (FL.). 

Scolopeiidrluiu vulj^ure Symons. — Meuse : Solières, Beaufort AC. 
(TD. CM.). Ourthe : Lassas, Hainoir (TD. CM.), Plainevaux , Dolem- 
breux (FL.). Vescire : Fraiponl (TD.). 

Aspleuiuiu septentrionale Holfm. — Région ardeunaise. Amblève : 
Salm-Cliâteau R. (TD. IIF.). 

— Adlautlium-nl^ruiu L. — Meuse : Marchin (FL.), Wandre (H.). 

Cystopteris frasilis Bernh. — Vesdre : Chaudfontaine (FL.). Amblève : 
Halleux (FL.). 

Poiystichum niontauuni Rolh. — Ourthe : Beauregard (HD.). Région 
ardennaise. Vesdre: Hockay (HD.) ^w6/èt;e : Stavelot, Parfondray 
(HD. TD.), Basse-Bodeux (TD. HF.). 

Aspldlum iobatum Sw. — Ourthe : Hamoir, Oneux AR. (HD.). 

— aculeatum Sw. — Meuse : Solières (TD. CM.). Ourthe : Lassas, 
Ouflfet, Hamoir AA. (TD. CM.). 

LYCOPpDIACÉES. 

Lycopodluni clavatiim L. — Région ardennaise. Vesdre : Hockay (HD.), 
Lantremange, Jehanster CC. (HD. ÉD.). Amblève : Verleumout, 
Sart, Ancomont, Reharmont C. (TD. HF.). 

ÉQUISÉTACÉES. 

Equlsetuni maximum Lmk, — Il est extraordinairement abondant à 
Moresnet (voir 1" fasc.), oiî il a élë découvert par M. Baguet. 

— sylvaticum L. — Région ardennaise. Vesdre : Sart CC. (FL.), 
Lantremange, Louveterie (HD. ÉD.). 










( 528 ) 

Notes extraites de FÉnumératmi des Rosiers de l'Europe, 
de VAsie et de F Afrique, par A. Déséglise. 

Roji»a spiuiilifolia Dematra. 

C'est en 1818, que pour la première fois apparaît le 
R. spinulifolia, décrit par Demalra dans son Essai mono- 
graphique des rosiers du cantofi de Fribourg : description 
courte mais concise ! II faut croire que Dematra a distribué 
peu d'échantillons des rosiers énumérés dans son mémoire, 
car, chose incroyable, ce type nexiste pas dans Therbier 
De CandoUe ! ni dans les rosiers publiés en exsiccata par 
Seringe ! L'herbier de M. Boissier est celui qui renferme 
le plus de documents modernes, mais le type de Dematra 
ne se trouve pas non plus dans cette collection. 

1820. Thory, Prodrome du genre rosier, rapporte la 
description de Dematra et donne une très-bonne figure, 
tant pour les aiguillons que pour l'ensemble de la plante, 
mais il y a une faute dans la dentition des folioles qui est 
représentée simple au lieu d'être double. 

1824. Redouté, Les Roses, livraison 57, A, donne une 
très-bonne description du R. spinuli folia, accompagnée 
d'une très-mauvaise figure. 

1825. Seringe, qui a succombé sous le fardeau des 
rosiers dans le Prodromus, n'a pas même connu ce beau 
type, qui pourtant est originaire de la Suisse ! Il en fait 
une variété du R. rubiginosa L. 

1828. Gandin, Flora Helvetica, III, p. 556, donne de 
la plante de Dematra une excellente description et ter- 
mine par cette phrase : « Pulchra rarissimaque stirps 
« hucusque nonnisi in pago Friburgensi, et quidem unico 



( 329 ) 

« loco scilicet supra Chàtel-sur-Montsalvens, ubi euni 
«f primus omnium decamus Dematra ohservavit, inventa 
« est. » Cc qui de nos jours est encore vrai, car c'est la 
seule localité connue de cette curieuse espèce ! malgré 
Taire géographique jurassique et savoisienne que M. Godet 
attribue à la plante de Dematra. 

1828. Desportes, Rosetum Galiicum, qui ne connaissait 
probablement pas le type de Dematra, s'empresse de 
suivre l'exemple de Seringe. 

1828. Wallroth, Historia Rosariim, n'avait sans doute 
pas vu un échantillon authentique de ce rosier, car il le 
place dans son R. Àlpina. 

1838. Reichenbach, Exsiccata^ n° 1899. 

J'ai vu ce n« 1899 de Rchb. dans l'herbier de M. Bois- 
sier, ainsi que deux échantillons donnés par M. Leresche, 
portant la localité de Montsalvens, enfin trois échantillons 
donnés par feu Chavin : « Belle espèce qui n'a été observée 
QUE dans le canton DE Fribourg » (Cliavin). Tous les 
échantillons viennent de la même source, mais sont-ils 
spontanés ou cultivés? Chose étrange, la plante distribuée 
par Reichenbach, Leresche et Chavin ne paraît pas exister 
à Montsalvens. J'ai prié M. l'abbé Cottet de vouloir bien 
s'informer auprès de M. Leresche, où il avait pris à Mont- 
salvens le R, spinulifolia qui se trouve dans l'herbier de 
M. Boissier, avec son étiquette. 

Voici la réponse de M. l'abbé Cottet, lettre du 
7 décembre 1874 : « J'ai reçu samedi soir seulement, 
« en même temps que votre lettre du 4- courant, la 
« réponse de M. Leresche, aux renseignements que je lui 
« ai demandés au sujet du R. spinulifolia qui lui est 
« attribué dans l'herbier Boissier. Ces échantillons n'ont 
« pas été récoltés par lui ; il les tenait de M» le docteur 



( 550 ) 

« Lagger, comme Lagger tenait très-probablement les 
« siens de Emmanuel Thomas. Vous allez vous en convain- 
« ore vous-même par les renseignements de M. Lereschc 
« que je vais vous transcrire mot pour mot » (Cottet). 

Voici la copie de la lettre de M. Leresche : 

« J'avais l'habitude autrefois, lorsque je recevais un 
« envoie de prendre liste de tout ce qu'il contenait; or, 
« j'ai trouvé dans un livre de notes, qu'en 1858, en mars, 
« j'ai reçu de Fribourg, du docteur Lagger, cinq échan- 
« tillons de R. spinulifoUa, mais la dite note n'indique 
« pas de quelle localité provenaient ces cinq échantillons. 
« J'avais aussi alors l'habitude de dresser une liste de 
« tous les envois que je faisais ; or, dans le même volume, 
« je trouve qu'en mai 1858, j'ai envoyé à M. Boissier 
« (ieux échantillons de R. spinulifcdia, sans qu'il soit dit 
« qu'il provenait de Chàtel-sur-MonlsalvensO ; seulement 
« il est compris dans une liste de plantes de Fribourg, 
« Berne, Valais. Il n'est pas dit non plus que ces deux 
« échantillons proviennent de M. Lagger, mais de cela 
« je n'en ai aucun doute, car c'était deux mois après 
« l'envoi que j'avais reçu de lui. Je n'ai trouvé aucun 
« indice dans les nombreuses listes que j'ai parcourues, 
« prouvant que j'ai communiqué cette espèce à d'autres 
« de mes corrrespondants, pas même à MM. Renter et 
« Rapin, auxquels j'ai beaucoup communiqué de plantes 
« à différentes dates. » 

« Je trouve encore dans mes notes que le 24 juillet 



(1) Les deux échantillons conserves dans l'herbier de M. Boissier sont 
accompagnés de l'étiquelte suivante : Ex Herbario Leresche {litre imprimé). 
R. spinulifoUa Dem., Gaud. Chàlel-sur-mont-Salvens (Frihourg). Ecrit 
par M. Leresche ! 



(551 ) 

1838, j'ai passé de Broc à Chatcl-siir-Montsalvens, 
allant à Charmey et Cliàteau-d'Ax, par les Mortals. 
J'ai comme un vague souvenir d'avoir cherche — sans 
le trouver — le Rosa spinulifolia sous une vieille tour 
de Chàlel-sur-Montsalvens; je savais alors que c'était 
la patrie de la dite rose. » 

« Par un vieux catalogue de 1830, je vois que je ne 
possédais pas encore le R. spinulifolia. Dans mon 
herbier, je trouve cinq échantillons et quatre étiquettes 
de R. spinulifolia ; savoir : une première de l'écriture 
de M. Chavin, alors curé à Chatonnaie, canton de 
Fribourg, au bas de laquelle j'ai ajouté : « M. Chavin, 
février 1832, » date de la réception; une deuxième 
étiquette aussi de M. Chavin au bas de laquelle j'ai 
ajouté : « M. Chavin, décembre 1832; » une troisième 
étiquette entièrement de ma main portant : « M. Cha- 
vin, mars 1834, » date à laquelle je lui fis une 
visite dans sa cure de Chatonnaie; enfin une quatrième 
étiquette entièrement de la main de M. Lagger. Toutes 
ces étiquettes portent pour localité Chàtel-sur-Mont- 
salvens, mais aucune n'indique la date de la cueillette; 
et comme ni M. Chavin, ni M. Lagger, n'ont signé 
leurs étiquettes, on ne sait pas bien s'ils ont récolté la 
plante eux-mêmes, ou s'ils la tenaient de quelqu'un 
d'autre. » 

« En dehors de mon herbier, j'ai trouvé trois échan- 
tillons identiques aux précédents, aussi de M. Lagger, 
avec étiquette de sa main, indiquant pour localité : 
Chàtel-sur-Montsalvens, mais toujours sans date ni 
signature. » 

« M. Chavin avait certainement été à Charmey et 
passé à Chàtel-sur-Montsalvens ! mais avait-il cueilli 



( 55Î2 ) 

« lui-même ses échantillons? — On peut dire exactement 
« la même chose de M. Lagger; a-t-il récolté lui-même? 
« — On peut admettre que l'un d'eux les tenait de 
« l'autre. M. Lagger avait-il un récoltcur sur les lieux 
« et qui? Ce n'est pas facile à savoir. — Il m'est venu 
« à la pensée que peut-être M. Lagger récoltait sa plante 
« sur un pied cultivé quelque part? M. le pasteur Coutu- 
« rier, à RoUe, a un herbier très-soigné ; j'ai vu chez 
« lui un unique échantillon de R. splnullfolia, très-bien 
« conservé et fort beau ; l'étiqueUe porte « Chàtel-sur- 
« Montsalvens, » sans date, ni signature, ni indication 
« du collecteur; il dit le tenir d'Emmanuel Thomas, 
« défunt. Cet échantillon est conforme aux miens, il est 
« remarquable par ses grandes folioles » (Leresche). 

Que dire de ces botanistes procurant des plantes 
d'origine douteuse, mais assignant quand même à leurs 
échantillons des localités classiques n'existant que dans 
leur imagination et distribuant comme un type authen- 
tique une espèce inconnue à son auteur! 

Voici les observations de M. l'abbé Coltet : « 1° Il est bien 
« certain que soit M. Lagger, soit M. Chavin, tous les 
« deux ont été plus d'une fois à Charmey; mais auraient- 
« ils passé dix et même cinquante fois par Chàtel-sur 
« Montsalvens, en suivant les chemins ordinaires, que 
« jamais ils n'auraient rencontré le R. spinulifolia, qui 
u se trouve à plus de deux kilomètres en dehors de toute 
« communication. S'' Si M. Lagger avait tiré ses exem- 
« plaires de Chàtel-sur-Montsalvens, par lui-même ou par 
« un collecteur, pourquoi ne leur aurait-il pas assigné 
« une date? Et pourqoui n'aurait-il pas signé ses éti- 
« quelles ? Pourquoi au moins ne pas faire mention du 
« collecteur ? ce qui prouve que les échantillons pro- 



( 553 ) 

« venaient de lui et ne vennient pns directement de 
« Chàlel-snr-Montsîdvens. 5" J'ai interrogé moi-même 
« plusieurs fois M. Larger, au sujet du Rosa KplnulifoUa, 
« lui demandant des explications sur rendroit où il avait 
« été trouvé, si on ne pourrait pas le rencontrer encore; 
« il ne donnait jamais que des réponses évasives :... je ne 

« sais pas ^ on ignore; on ne le retrouve pas; 

« il a disparu; on Ta enlevé pour des cultures : voilà 

« tout ce que j'ai pu obtenir de lui. 4" Je doute que 
« M. Lagger connût véritablement la plante typique de 
« Montsalvens, car il a distribué sous ce nom des formes 
« et des espèces qui en sont très-distinctes; entre autres, 
« il donnait, en 1865, sous le nom de R. spinulifolia 
« Dematra, notre R. fribiirgensis Lag. et Pug. (ce der- 
« nier appartient au groupe du R. pomifera Auct.), 
« comme vous pouvez vous en convaincre par votre propre 
« berbier. J'ai moi-même en berbier l'espèce du Haut- 
« Valais, de l'Obergestelen, localité citée par Kocb dans 
« son Synopsis; les exemplaires de cette localité que je 
« tiens de M. Lagger lui-même, appartiennent au R. gom- 
« bensis Lag. et Pug., groupe du R. pomifera. » 

« 11 est donc certain que les écbantillons de M. Le- 
ft resche proviennent de Lagger, ainsi que très-probable- 
« ment ceux de Cbavin et d'autres, communiqués en 
« 1852 et années suivantes ; mais d'où Mo Lagger tirait-il 
« ses exemplaires? Je partagerais volontiers à ce sujet 
« ridée de M. Leresche, que Lagger tirait ses écbantillons 
« d'un pied cultivé quelque part; mais où ? je n'ai jamais 
« entendu dire que le R. spinulifolia fût cultivé à Fri- 
« bourg; en 1838, i\L Dematra était mort depuis long- 
« temps » (CoTTET, lettre du 7 décembre 1874). 

Maintenant voici mon opinion sur ce R. spinulifolia 



( 354 ) 

envoyé par Emm. Thomas à Reichenbach, et que Lagger 
a distribué depuis. M. Godet, dans la Flore du Jura, 
donne la localité de Lignières (d'après un échantillon de 
l'herbier De Candolle envoyé dam le temps par Chaillet. 
— Godet, /. c); effectivement Therbier De Candolle 
possède ce spécimen et plusieurs autres de Chaillet. 
Mais le rosier de Chaillet envoyé à De Candolle en 1810 
est bien différent de la plante de Chaumont et concorde 
très-peu avec la description que donne M. Godet de son 
R. spinulifolia j cet échantillon de Chaillet, année 1810, 
est la même plante que celle qui vient au Salève (Haute- 
Savoie). 

L'étiquette écrite de la main de Chaillet en 1810, porte 
le n® 420 : « c^est la même plante que je vous ai envoyée 
sous LE N« 188. » (Chaillet).— M. Godet, qui cite Therbier 
De Candolle, n'a donc pas vu ce n" 188 qui se trouve 
dans la même chemise que le n° 420? Ce n« 188, dont 
parle Chaillet sur son étiquette de 1810, est dans Fherbier 
De Candolle depuis Tannée 1807 et vient des environs 
de Neuchàtel. Seringe a mis à ce rosier le nom de 
R. tomentosa var. scabriuscula Ser. ; R. scabriuscula 
Smith. — Or, ce rosier de Chaillet (portant le n° 188), 

EST LE même rosier QUE ReICHENBACH A PUBLIÉ SOUS LE NOM DE 

R. spinuli folia! qu'il tenait d'Em. Thomas! Les folioles, 
les pétioles, les glandes, le tube du calice, les sépales, les 
styles sont absolument identiques au n° 1899, publié par 
Reichenbach comme venant près de Frihourg (Suisse), 
que plus tard Lagger a envoyé comme provenant de 
Chàtel-sur-Montsalvens. J'opine à dire que Thomas et 
autres se procuraient des échantillons sur un j)ied 
cultivé venant probablement des environs de ^euchàtel 
(Suisse), dans lequel on a cru voir la plante de Dematra, 



( 335 ) 

d'où les écliantillons ont clé distribues avec la loca- 
lité erronée de Chàtel-sur-Montsalvciis ; pour moi, je 
n'ai aucun doule à ce sujel, d'après ce que j'ai vu dans 
riicrhicr De CandoUc. Il faut dire que te nom assii^nc 
par Seringe à ce rosier de Chaillet, portant le n'' 188, 
est fautif! 

1843. Kocli, Si/iiopsis, admet comme espèce distincte 
le R. sphmlifoliay d'après Gandin, et donne une localité 
nouvelle : « Obergestelen ; » nous avons vu plus haut que 
le rosier provenant de cette localité est étranger au 
B. spinulifolia Dematra. 

18oo. M. Godet, Flore du Jura, décrit ce rosier, mais, 
est-ce sur la plante du Jura, ou bien d'après le texte de 
Gandin? Ce sont des questions qu'il est permis de poser 
en présence des échantillons distribués par M. Godet, 
sous le nom de R. spinulifolia. Je crois que M. Godet a 
plus fait attention au texte de Gaudin qu'aux écliantillons 
jurassiens et savoisiens qu'il cite comme localités dans 
sa flore. 

1861. Je m'explique difficilement comment Renter, 
en présence de l'herbier Boissier, a pu admettre le rosier 
du Salève et de- la Faucille, comme étant le /?. spinuli- 
folia Dematra. 

1861. Déséglise, Essai monographique ; ne connaissant 
pas à cette époque la plante de Dematra, j'ai décrit sous 
ce nom la plante du Salève, d'où venaient mes échantillons. 

1864. Grenier, Flore jurassique, p. 230, donne une 
description confuse de ce qu'il a en vue de nommer 
R. spinulifolia : on se demande ce que le R. margi- 
nata Wallr. peut avoir de commun avec le rosier de 
Dematra ? 

1872. M. Verlot, dans son excellent Catalogue des 



( 356 ) 

plantes du Dauphiné, mentionne, d'après notre déter- 
mination, un R. spinulifolia à Saint-Eynard, mais c'est 
une détermination erronée. 

Le type de Dematra qui se trouvait dans son herbier, 
déposé au Musée de Fribourg, aurait été volé, ainsi que le 
R. glutinosa Dematra non Sibth., à l'époque de la guerre 
du Sonderbund, d'après le dire de Laggcr. Qui a pu com- 
mettre ce vol ? 

Après plusieurs jours de recherches, M. l'abbé Coltet, 
en suivant pour ainsi dire pas à pas les sentiers parcourus 
par Dematra, en ne laissant pas échapper un rosier qui se 
trouvait sur son chemin, a enfin retrouvé cette plante, dont 
aux dires d'un certain monde botanique, la localité était 
perdue ! la plante était détruite î faute de la chercher sans 
doute? ou de la connaître? 

Le type de Dematra étant pour ainsi dire inconnu dans 
les herbiers, il me fallait un type authentique pour com- 
parer le rosier trouvé par M. l'abbé Cottet. L'herbier de 
Gay, que les botanistes français ont laissé partir de France, 
renferme l'herbier de Gandin; c'est le jardin de Kew qui 
possède aujourd'hui ces deux collections, et le type de 
Dematra se trouve dans l'herbier de Gandin. M. Baker a 
eu l'extrême obligeance de vouloir bien faire la comparai- 
son de la plante de M. l'abbé Cottet, avec celle qui existe 
dans l'herbier de Gandin ; l'identité au dire de M. Baker, 
est incontestable (lettre du 6 octobre 1874). L'herbier 
Gay possède trois exemplaires sous le nom de R. spuniU- 
folici; un seul est authentique, c'est celui de Gandin ! — 
1" celui de l'herbier Gandin; 2" le n" 1899 de l'exsiccata 
de Keicheid)ach ; 5" \\n U. spinulifolia donné à Gay par 
Lagger, que M. Baker, dans sa lettre du 29 septembre 
1874, me dit être très-voisin du R. scabriuscula Sm. 



( "'37 ) 

Nouhuil avoir pour mon licrbicr lo rosier public par 
lleichenhaeli, j'ai demandé à M. Louis Thomas s'il pour- 
rait me le procurer et s'il le connaissait bien ; son afïir- 
mation ne me faisait pas conserver un dou(e; mais, bêlas! 
ce que M. Louis Thomas m'a envoyé comme étant la plante 
distribuée par Emmanuel Thomas, est tout simplement un 
R. tonientosa type ! Est-ce que le rosier d'Emmanuel 
Thomas serait aussi perdu? 

Je crois qu'il est temps de désillusionner nos savants 
qui, dans des plantes très-disparates, voient et prétendent 
tous bien connaître la plante de Dcmalra ; il est temps, me 
semble-t-il, de faire cesser ce trafic et d'inviter les bota- 
nistes a ne plus attribuer à Dematra des plantes qu'il n'a 
ni vues, ni connues, ni même soupçonnées ! 

R. «piuiilifolia Dematra! Essai monog, (1818), p. 8; 

Tratt. Monorj. Ros., II, p. 108; Gandin FI. Helv., Ill, 
p. 556 ; Koch Syn., p. 250 ; R. spinidifolia Dematratiana 
Thory Prod, du genre Rosier j p. 115; R. rubiginosa var. 
spinidifolia Seringe, in DC. Prodr.,ll, p. 616. — Icon. : 
Thory /. c, fig. 1 option, j Redouté Les Roses (1824), 
livr. 57, A, 7nala. 

Description établie par MM. Cottet et Déséglise, sur la 
plante vivante : 

Arbrisseau à port élégant, de 1 mètre à 1 mètre SO cent, de hauteur, 
présentant un aspect glauque violacé. Tige principale munie de nombreux 
aiguillons longs, droits, horizontaux, de io à 18 millim. de longueur, 
inégaux, rarement quelques-uns un peu défléchis, dilatés à la base en 
forme de disque, revêtus d'une pellicule gris-cendré disparaissant avec 
l'âge et laissant l'aiguillon d'une couleur fauve ; rameaux florifères inermes 
ou aiguillonnés, le plus souvent inermes, à écorce d'une couleur glauces- 
cente pruineuse; rameaux secondaires longs, étalés-dressés, parsemés 
d'aiguillons de même forme que ceux des tiges; écorce pruineuse, verdàtre 



l 



( 338 ) 

en dessous. Pétioles glabrescents et charges de glandes stipitées devenant 
rougeâtres ; les pétioles supérieurs plus ou moins parsemés de petits 
aiguillons lins, sétacés, blanchâtres; les pétioles inférieurs presque incr- 
mes. Folioles médiocres, 5-7 rarement 9, les latérales courtement pétio-^ 
lées, la terminale un peu plus petite que les latérales, ovale-elliptique, 
aiguë aux deux extrémités; les folioles latérales sont ovales-elliptiques, 
les inférieures ovales arrondies ou obovales, d'un vert terne en dessus, 
blanchâtres très-glauques en dessous, glabres à la face supérieure; en 
dessous les nervures et toute la foliole couvertes de petits aiguillons 
blanchâtres, courts (1/2 à 1 millim.), ordinairement terminés par une 
petite glande rougeâtre répandant une forte odeur de térébenthine; dents 
principales assez grandes, aiguës, conniventes ou étalées, terminées par 
un mucron, surchargées de 3-4 petites dents secondaires terminées par 
une glande ; les folioles dans le tiers inférieur sont entières ou simple- 
ment dentées. Stipules larges, glabres, vertes en dessus, glauques, 
glanduleuses en dessous comme les folioles; oreillettes aiguës, pubéru- 
lenteSy divergentes, souvent violacées en dessus et vertes en dessous. 
Pédoncules solitaires ou biflores, droits, longs, violacés, hérissés de nom- 
breuses soies violacées toutes terminées par une glande, munis de bractées 
ovales, acuminées, glabres en dessus, pubérulenles-glanduleuses en des- 
sous, plus courtes que les pédoncules. Tube du calice Divisions 

calicinales spatulées au sommet, couvertes en dessous de glandes stipi- 
tées et de petites soies spiniformes ; les intérieures entières ; les extérieures 
munies de 1-2-5 petits appendices filiformes, redressées-conniventes, per- 
sistantes, charnues à la base. Fleur Styles courts, velus; disque 

presque nul. Fruit assez gros, violacé d'un côté, verdâtre de l'autre côté, 
rouge à la maturité, ovoïde allongé, contracté et comme étranglé au 
sommet, couvert de petites soies spiniformes terminées par une glande. 

Hab. — Juin-juillet. Région des montagnes. — Suisse. 
Cant, de Fribourg : Châtel-sur-Montsalvens (Dematra in 
herb. Gaudin ! in herb. Kew; Cottet 1874 !). 

Obs. — Le R. spmulifolia des auteurs présente un 
groupe de formes affines qui demandent à être étudiées 
avec soin ; je donne ici sous la rubrique de variétés ce 
que j'ai pu étudier d'après les échantillons de l'herbier de 
M. Boissier et ceux du mien, afin d'appeler l'attention des 



( 559 ) 

bolanistcs sur ces formes qui mieux étudiées pourraient un 
jour constituer des espèces, tout aussi légitimes pour ne 
pas dire plus, que plusieurs de celles créées dans ces der- 
niers temps. 

B. ti:i*:iii(liroli.i. — R. spinulifolia Hchb. Exs. 
n*^ 1899 ! (non Dematra) ; Billot Exs. n« 5077 his ; 

R. tomentosa var. scabriuscula Seringe? in DC. Prodr., 
Il, p. 618, excl. syn. ; R. Chailletii Déséglise ?nss. 

Description établie sur r échantillon publié par Reichen- 
bach conservé dans r herbier Boissier^ comparé avec celui 
de Chaillet, conservé dans l'herbier De Candolle : 

Echantillon haut de 22 eentim., portant 7 aiguillons longs, horizontaux 
et 4- pétioles munis de folioles. Pétioles tonienieux blanchâtres ^ parsonés de 
glandes fines stipitées, aiguillonnés en dessous. Folioles 7, grandes, ovales, 
les plus grandes mesurant 4 eentim. de longueur sur 2 1/2 eentim. de 
largeur, vertes, glabres en dessus, glaucescentes, parsemées en dessous de 
petites spinuies, mais pas sur toutes les folioles, la nervure médiane parse- 
mée de poils; dents principales aiguës terminées par un mucron, surchar- 
gées de i-5 petites dents secondaires terminées par une glande. Stipules 
glabres sur les deux faces, velues-glanduleuses, aciculées dans la partie 
intrastipulaire ; oreillettes aiguës, divergentes, parsemées de glandes en 
dessous Pédoncules hispides-glanduleux^ bractées ovales-aeuminées, gla- 
bres en dessus, velues et portant quelques glandes en dessous, plus longues 
que les pédoncules. Tube du calice ovoïde, contracté au sommet, les uns 
glabres, les autres hispides ou seulement hispides à la base. Divisions 
calicinales hispides-glanduleuses sur le dos, terminées en une longue 
pointe spatulée velue au sommet, 2 entières, 5 pinnatifîdes, longuement 
saillantes sur le bouton, plus longues que la corolle. La fleur, d'après la 
conservation du coloris sur deux boutons, serait d'un beau rose. Styles 
courts, laineux:. Fruit (d'après le n° 3077^18 de VExs. Billot) ovoïde très- 
allongé, couronné par les sépales persistants. 

— Ce rosier diffère du R. spinulifolia Dematra, par ses 
pétioles tomenleux, peu glanduleux; les folioles très- 
grandes, ovales, la nervure médianevelue, la face inférieure 







( 540 ) 

des folioles beaucoup moins glanduleuse; les bractées plus 
longues que les pédoncules ; les divisions calicinales moins 
chargées de glandes et de soies spiniformes sur le dos; 
les styles laineux. — Le n» 3077 bis de Billot me semble 
la même plante que celle publiée par Reichenbach (bien 
entendu, je ne puis me prononcer que sur les échantillons 
vus par moi et ne puis pas garantir qu'il n'y a pas eu de 
mélange); les divisions calicinales sont plus glanduleuses ; 
les folioles sont un peu plus petites, du reste de même 
forme et pas plus chargées de glandes que dans l'échan- 
tillon de Reichenbach. 

Hab. — Juillet. Région montagneuse. — France. 
Savoie : pentes occidentales du Mont Margeriaz près de 
Chambéry (Songeon in herb, Déségl.). — Suisse. Cant, 
de Neuchdtel : environs de Neuchàtel (Chaillet (i) in 
herb. DC. 1807!); — Cant, de Fribourg : Chàtel-sur- 
Montsalvens ? (Leresche in herb. Boissier), près de 
Fribourg? (Emm. Thomas, Chavin in herb. Boissier). 

C. gl:îî>rcsceus. — R. spinulifolia Christ Die Rosen 
der Schweiz (1875), p. 87, pro parte ; R. glabrescens 
Déséglise mss. 

Arbrisseau ayant 2 mètres de hauteur. Tige florale faiblement aiguil- 
lonnée 5 aiguillons longs, grêles, horizontaux. Pétioles glabrescents à la 
hase, glabres au sommet, parsemés de glandes fines peu abondantes, ineifnes 
ou portant quelques rares petits acicules. Folioles ovales-elliptiques, 



(1) Copie de Tétiquette de Chaillet: « JV" 188, année 1807. Voici une 
« rose que j'ai trouvée près de Neuchàtel et je ne peux l'arranger avec 
« aucun de vos nos. je ja soupçonne une variété ou espèce approchant de 
u la rubiginosa. M. de Haller la croit de la monlana de Villars, et 
« Schleicher la prend pour la villosa. Elle est sans odeur, 4 à 5 pieds de 
VI haut, formant un très-bel arbrisseau. Pétales échancrés (Chaillet). » 



( 3^^ ) 

ghbres sur les doux faces, pou glandulenses on dessous; il y a des folioles 
qui sont complètement églanduleuses; la dentition est comme celle du 
Rosn spinuU folia. Stipules glabres en dessus, pubesccntes églandufeusei en 
dessous; oreillettes aiguës, divergentes. Pédoncules et tube du calice 
bérissés de soies spiniformes terminées par une glande; les pédoncules 
fructifères sont ])enchcs comme ceux du liosa alpina; bractées glabres 
en dessus, pubescentes êglundulemes en dessous, plus courtes que les 
pédoncules. Divisions calicinales comme celles du R. spinulifnlia et aussi 
cbargées de soies et de glandes sur le dos. Styles velus. 

Il dilTère du R. spinidifoUa par les pétioles beaucoup 
moins chargés de glandes, inermes, glabres au sommet, 
glabrescents à la base ; les folioles sont peu glanduleuses, à 
glandes sessiles et rares (dans l'échantillon de Bale, les 
folioles sont presque dépourvues de glandes) ; lés stipules 
glabres sur les deux faces, églanduleuses sur le dos; 
les bractées pubescentes, églanduleuses en dessous ; — 
du R. Chailletii par ses pétioles, la forme de ses folioles 
plus petites, ses stipules, ses bractées plus courtes que les 
pédoncules ; le tube du calice hérissé de soies plus abon- 
dantes, ses styles. 

Hab. — Région des montagnes. — France. Isère : La 
Perrière d'Allevard (Boullu, in herb. Déséglise). — 
Suisse. Cant, de Râle : Jura de Bale (Christ, in herb. 
Déséglise). 

D. Tillosnl». — JR. spinuli folia Godet FI. Jura, 
p. 209, pro parte (non Dematra) ; Renter Catal. Genève 
(1861), p. 6o; Déséglise Essai Monog., p. 118; Cariot 
Étude des fleurs (1865), II, p. 190 ; Grenier FI. Juras. ^ 
p. 250, part. ; Fourreau Catal. des pi. du cour, du Rhône, 
p. 76 ; R. multivaga Déséglise mss. — Exs. Billot 
n« 3077 ! 

Les tiges florales sont inermes ou faiblement aiguillonnées. Pélioles 
irh-iomentenx blanchâtres, parsemés de glandes fines, inermes ou faible- 

35 



( 542 ) 

ment aiguillonnés. Folioles velues en dessous sur les net^ures (à l'état 
adulte des folioles, il y en a dont la villosité existe sur les nervures et 
d'autres dont la villosité se trouve seulement sur la nervure médiane), 
parsemées de glandes pédicellées en dessous, un grand nombre de folioles 
sont dépourvues de ces glandes. Stipules glabres en dessus, presque 
dépourvues de glandes en dessous, à bords ciliés-glanduleux. Pédoncules 
chargés de soies spiniformes terminées par une glande. Bractées ovales, 
glabres en dessus, lomenieuses, églanduleuses en dessous, plus longues que 
les pédoncules. Tube du calice ovoïde, lisse ou hérissé de soies spini- 
formes. Styles velus. Fleur d'un beau rose. Fruit ovoïde, arrondi à la 
base, sensiblement atténué et comme étranglé au sommet. 

Dans l'échantillon que j'ai, venant de Pontarlier, et que 
je tiens de Grenier, le ramuseule est inerme, les pétioles 
sont moins tomenteux et plus glanduleux, les folioles à 
l'état adulte sont glabres sur les deux faces, la côte un 
peu parsemée de poils ; les nervures secondaires portent 
quelques rares glandes petites, sessiles ; les stipules sont 
larges, couvertes de glandes en dessous. Malgré ces 
différences, je crois que c'est la même chose que le rosier 
duSalève; mais il est difficile de se prononcer sur un 
échantillon incomplet. 

Hah. — Juin-juillet. Broussailles des montagnes. — 
France. Doubs. Pontarlier (Grenier, in herb. Déséglise); 
Grenier indique aussi la Grand' Combe-des-Bois, mais je 
n'ai pas vu la plante de cette localité. — Ain : la Faucille, 
Gex (Renter, in herb. Boissier). — Haute-Savoie : Mon- 
tagne de l'Offîège (Puget, in herb. Déséglise), le Salève ! 
— Savoie : les Voirons (Renter, in herb. Boissier). — 
Suisse. Caiit. de Neuchàtel : Lignières (Chaillet, 1810, in 
herb. DC. sub. n^ 420). 

E. ambigna. — R. camberiensis Déséglise mss. 

Tige florale inerme. Rameaux floraux velus à la base de la réunion des 
pédoncules sur l'espace compris à partir de la base des bractées jusqu'au 



( 545 ) 

premier petiole qui vient. Petioles blanchâtres, tomcntcnx, glanduleux, 
inertnes. Folioles glabres sur les deux faces, vertes en dessus, glauques en 
dessous, la nervure médiane pm^aewée de poils et de glimdes, les nervures 
secondaires portent de rares glandes éparses. Stipules glabres en dessus, 
t^elues églanduleuses en dessous, à bords ciliés-glanduleux. Tube du calice 
ovoïde, contracté au sommet, chargé de longues soies spiniformes. Pédon- 
cules bispides-glanduleux. Bractées ovales, glabres en dessus, velues en 
dessous, plus courtes que les pédoncules. Divisions calicinales glanduleuses 
sur le dos, largement spatulées au sommet, 2 entières, 3 pinnatifides, 
plus courtes que la corolle, réfléchies à Tanthèse, puis redressées conni- 
ventes, persistantes. Styles courts, velus. Fleur d'un rose vif. Fruit gros, 
hispide, ovoïde- allongé, affectant une forme lagéni forme. 

Hab. — Juin. Région des montagnes. — France. 
Savoie : Margeriaz près de Chambéry, pentes au-dessus 
de Thoiry (Songeon, in herb. Déséglise). 

F. glabrata. — R. spinulîfolia Verlot Catal. des pi, 
du Dauph., p. 1 18 (non Dematra) ; B. propinqua Déséglise 
mss. 

Arbrisseau haut de i pieds, à racine traçante {il y a des racines très- 
traçantes, car il existait autour du pied mère 4 ou 3 rejetons qui étaient 
éloignés de plus d'un mètre avec une longue racine horizontale. — Verlot, 
lettre du 7 février 1863); la base des tiges est aiguillonnée; aiguillons 
minces, assez allongés ; tige florale et rameaux floraux inermes, à écorce 
vineuse. Pétioles pubérulents, parsemés de glandes fines assez rares, 
inermes (sur mes échantillons). 5-7 folioles ovales ou ovales-obtuses, 
glabres sur les deux faces, la nervure médiane glanduleuse portant quel- 
ques poils, parsemées en dessous de glandes stipitées ou sessiles, vertes à 
la face supérieure, blanchâtres à la face inférieure. Stipules glabres en 
dessus, pubérulentes et plus ou moins couvertes de glandes brillantes en 
dessous ; oreillettes aiguës, divergentes. Pédoncules longs, robustes, soli- 
taires ou i-2-3, bispides-glanduleux. Bractées ovales, acuminées, glabres 
en dessus, pubescentes en dessous, bordées de cils et de glandes, plus 

courtes que les pédoncules. Tube du calice ; divisions calicinales 

spatulées au sommet, chargées de glandes fines stipitées, 2 entières à 
bords tomenteux, 3 pinnatifides^ Styles courts, velus. Fleur. 



( 544 ) 

Fruit ovoïde-allongé, gros, glnhrc, sensiblement rétréci au sommet, 
couronné par les sépales persistants. 

Forme très-voisine de la variété E^ dont elle diffère par 
ses folioles blanchâtres en dessous et plus chargées de 
glandes, ses stipules puhérulentes couvertes de glandes, 
son fruit de forme différente et glabre, par ses rameaux 
floraux glabres, ses divisions calicinales glanduleuses sur 
le dos seulement, et non hérissées de soies spiniformes. 

— Dans la plante cultivée au Jardin botanique de Gre- 
noble, les feuilles sont devenues plus grandes et les divi- 
sions calicinales sont aussi beaucoup moins glanduleuses 
que dans la plante spontanée. 

Hab, — Région des montagnes. — France. Isère : som- 
met du mont Saint-Eynard près Grenoble (Verlot, in 
herb. Déséglise). 

G. hispidella. — R. spinulifolia Godet /. c. part, (non 
Dematra); R. jurana Déséglise mss. 

Description établie sur les échantillons de Chaumont, 
venant de M. Godet ! 

Tige florifère presque inerme, sur trois beaux échantillons je ne vois 
qu'un aiguillon long, blanchâtre, dilaté à la base en forme de disque; les 
ramuscules florifères ont au sommet des aiguillons dégénérant en aiguillons 
sétacés. Pétioles tomenlcux, glanduleux, faiblement aiguillonnés. Folioles 
5-7, la terminale ovale ou obovalo, les latérales pétiolées, ovales-ellipti- 
ques, vertes, glabres en dessus, blanchâtres puhérulentes en dessous; la 
nervure médiane porte quelques petits aiguillons; les nervures secon- 
daires églanduleuses ; dents principales aiguës, mucronées, surchargées de 
1-2 petites dents accessoires terminées par une glande. Stipules glabres 
en dessus, puhérulentes et légèrement glanduleuses en dessous; oreillettes 
divergentes. Pédoncules longs, solitaires, chargés de petites soies termi- 
nées par une glande rougoâtre ; bractées ovales cuspidées, glabres en 
dessus, puhérulentes, églanduleuses en dessous, plus courtes que les pédon- 



( 545 ) 

cules. Tube du calice ovoïde, contracté au sommet, chargé de petites soies 
glanduleuses. Divisions calicinales ovales, spatulëes au sommet, glandu- 
leuses sur le dos; los intérieures entières, tomentcuses aux bords; les 
extérieures portant 1-2-5 petits appendices filiformes. Styles velus. 
Fruit ovoïde. 

La plante de Chaumont de M. Godet, concorde peu avec 
sa description ! il en est de même de celles des antres loca- 
lités assignées par cet auteur au R. spinulifolia. 

Hab. — Suisse. Cant, de Neiichâtel : Chaumont (Godet, 
juin I860, in herb Cottet)! 



BIBLIOGRAPHIE. 

Sur les causes de l'inégale distribution des plantes rares dans 
la chaîne des Alpes y par Alphonse De CandoUeC). 

Dès 1855, M. Alphonse De CandoIIe avait exposé, dans sa 
Géographie botanique, que les causes actuelles sont insuffi- 
santes pour expliquer la distribution des végétaux, qu'elles 
sont même secondaires et partielles, tandis que les causes 
antérieures, soit géographiques, soit géologiques, sont prépon- 
dérantes et générales. Depuis cette époque, il n'a cessé de se 
préoccuper de cette intéressante question. 

Contrairement à l'opinion de M. Grisebach, qui dans son 
important ouvrage. Die Vegetation der Erde, considère la 
chaîne des Alpes, de même que celles des Pyrénées, des Car- 
pathcs, etc., comme un centre de végétation, M. De Candolle 
est d'avis qu'elle a été non un centre, mais un refuge, du 



(I) Broch.in-8^ Florence, 1875. 



( 346 ) 

moins après l'époque glacière. Pour lui, « la végétation de la 
chaîne des Alpes, y compris celle des vallées, est revenue des 
pays voisins lorsque les glaciers se sont retirés, à l'exception 
de quelques espèces qui avaient pu se maintenir sur des 
rochers isolés ou des oasis de verdure, au milieu des neiges. » 
Il expose différents faits qui démontrent que « les vallées et 
«c les groupes de montagnes qui ont aujourd'hui le plus 
« d'espèces rares et la flore la plus variée, appartiennent aux 
c districts dans lesquels la neige et les glaciers ont duré le 
« moins. Au contraire, les parties pauvres, quant à la flore, 
« sont celles où l'influence des neiges et des glaciers s'est le 
« plus prolongée, » 

Le savant auteur prévoit que la disparition des plantes les 
plus rares de l'ancienne flore des Alpes italiennes est pro- 
chaine : une série un peu exceptionnelle d'années sèches ou les 
récoltes inconsidérées de certains botanistes peuvent les faire 
disparaître complètement, comme les plantes de l'île de Sainte- 
Hélène. Il est donc probable, selon lui, que dans un certain 
nombre de siècles, les parties méridionales de la chaîne des 
Alpes ne seront plus les plus riches en plantes rares, comme à 
présent, mais que ce sera la partie centrale de la Suisse; et 
c'est sans doute le phénomène qui s'est déjà produit dans les 
chaînes du Liban et des Pyrénées. 

Alfred Cogniaux. 



Menthae exskcatae praeser^tim Gallicae, par Ernest Malin- 
vaud. — Fascicules 1 et 2. 

Treize années s'étant écoulées depuis la publication de la 
troisième et dernière édition de V Herbarium Mentharum rhe- 
nanarum de Wirtgen, qui n'avait d'ailleurs été préparé qu'à 
un très-petit nombre d'exemplaires, il est impossible aujour- 



( 347 ) 

d'hui de se procurer cette belle collection que peu de bota- 
nistes belges ont la bonne fortune de posséder. Aussi croyons- 
nous que nos honorables confrères apprendront avec un vif 
intérêt qu'il vient de paraître à Paris deux fascicules d'un 
nouvel exsiccata, spécialement consacré au genre Mentha et 
qui promet d'être beaucoup plus complet que tous ceux qui 
l'ont précédé. 

Son éditeur, M. Ernest Malinvaud, déjà connu en France 
par des travaux sur diverses flores locales, au lieu de se 
borner à récolter lui-même les formesd'une seule contrée, s'est 
adressé, pour enrichir son exsiccata, à de nombreux botanistes 
qui lui prêtent un concours dévoué et lui envoient, de diverses 
localités de France, d'Allemagne, de Belgique et de Suisse, les 
espèces et les formes les plus variées et les plus rares. 

L'importance de cet exsiccata est accrue par les nombreux 
échantillons originaux qu'il contiendra, notamment ceux des 
types créés et décrits par MM. Schultz et Timbal-Lagave, qui 
collaborent à cette publication. 

Le savant et regretté Boreau, dont M. Malinvaud est l'élève, 
lui avait communiqué les Mentha du bassin de la Loire, si 
minutieusement décrits dans la 5«« édition de la Flore du 
centre de la France^ et dont on pourra comparer des échan- 
tillons authentiques avec les textes qui s'y rapportent. 

Les numéros de collections antérieures (notamment les 
exsiccata de Wirtgen, F. Schultz, Billot, Lejeune et Cour- 
tois, etc.) sont souvent cités dans la synonymie, qui est l'objet 
d'une révision scrupuleuse, le signe du doute étant invaria- 
blement appliqué à tous les synonymes dont l'exactitude n'est 
pas absolument certaine. Les étiquettes entièrement imprimées 
sont souvent accompagnées d'observations étendues. Elles 
dénotent, chez leur auteur, une profonde connaissance de son 
sujet. 



( 348 ) 

Le soin extrême que M. Malinvaud apporte dans la vérifica- 
tion des échantillons, afin que tous les spécimens distribués 
soient parfaitement semblables, augmente considérablement 
le mérite de son herbier. Nous donnons cette assurance 
de visu, car nous avons examiné les fascicules envoyés à 
plusieurs de nos confrères. 

L'ouvrage complet aura 8 fascicules comprenant chacun 
25 formes. 

Voici les noms des espèces et des variétés publiées dans les 
deux premiers fascicules. 

Premier fascicule. — N" 3. Mentha 7'Otimdifolia L. forma 
gracilis. Seine (Malinvaud). — 8. M . rotundifolio-sylvestris 
Legrand. Loire (Legrand). — 24. M. piibescens Willd. f. aqtia- 
tica. Prusse rhénane (Fr. Koernicke). — 25. J/. puhescens 
Willd. f. terrestris. Prusse rhénane (Fr. Koernicke). — 

28. M. Maximilianea F. Schultz. Alsace (F. Schultz). — 

29. M. Schultzii Bout. Seine-et-Marne (Malinvaud). — 56. 
31. aquatica L. f. pedimculata Wrtg. Seine-et-Marne (Malin- 
vaud). — 41. 31. sativa L. (3f. subspicata Weihe ex Bor.) 
Haute-Vienne (É. Lamy de la Chapelle). — 42. 31. sativa L. 
var. capitala. Seine-et-Marne (Malinvaud). — 44. 31. sativaL. 
f. hirsuta. Seine-et-Marne (Malinvaud). — 55. 31. sativa L. 
var. orbiculata Wrtg. Haute-Vienne (É. Lamy de la Chapelle). 

— 55. 31. sativa L. var. latifolia. Seine-et-Marne (Malin- 
vaud). — 57. 31. sativa L. var. tortiiis Ch. Damiens. Seine 
(Damiens). — 61. 31. rubra Sm. Seine-et-Marne (Th. Dela- 
cour et E. Gaudefroid). — 65. J/. gentilis L. var. variegata 
Sm. (31. degans Lej.). Seinc-el-Marne (cuit.) (E. Bouteiller). 

— 70. 31. arvensis L. var. micrantha F. Sch. Seine-ct-31arnc 
(Malinvaud). — 71. 31. mollis F. Schultz. Alsace (Schultz). — 
74. 31. arvensis L. var. lanuginosa Wrtg. Haute-Vienne 
(É. Lamy de la Chapelle). — 79. 31. arvensis L. var. 7imn- 



( 349 ) 

viularioides Wvlg. Scinc-ct-Oisc (Malinvaud). — 86. J/, ar- 
vensis L. var. agrcslis Sole f. vera. Ilautc-Viennc (É. Lamy 
(Ic la Chapelle). — 87. M. arvensis L. var. agrestis Sole 
1. minor. Haiite-Vienne (É. Lamy dc la Chapelle). — DO. 
Jf. arvensis L. var. latifoUa F. Schultz [M. scrihae F. Schiiltz). 
Seine-el-Marne (Malinvaud). — i)7. M. Pulegiuni L. Suisse 
(E. Ayasse). — tOO. M. Requienii J3cnth. Originaire de Corse 
(cult, au Museum) (B. Verlot). 

Deuxième fascicule. — 4. M. rotundif'olia L. 1". serrata. 
Seine-et-Marne (Malinvaud). — 12. M. longistachya Timb.- 
Lagr. (incd.). Haute-Garonne (Timbal-Lagrave). — IG. 31. syl- 
vestris L. f. minor. Loire (IL Bussow). — 18. M. candicans 
Crantz. Haute-Garonne (Timbal-Lagrave). — 19. 31. sylves- 
tris L. var. Rosani Strail. Belgique (Th. Durand). — 20. 
31. viridis L. var. piperella. Suisse (E. Ayasse). — 21. 31. pi- 
perita Huds. an L. Yonne (Laire). — 25. 31. nepetoides Lej. 
Belgique (Th. Durand). — 26. 31. rotundifolio-hirsiitaTimh.- 
Lagr. Haute-Garonne (Timbal-Lagrave). — 51. 31. aquaticaL. 
f. lutetiana. Paris (Malinvaud). — 52. 31. aquatica L. f. gene- 
vensis. Suisse (E. Ayasse). — 55. 31. aquatica L. f. glahrescens. 
Haute-Vienne (É. Lamy de la Chapelle). — 45. 31. plicata 
Wrtg. Seine-et-Marne (Malinvaud). — 46. 31. aqiiatico-ar- 
vensis Wrtg. f. ovali folia (31. ovalifolia Strail). Paris (Ma- 
linvaud). — 65. 31. Cardiaca Gérarde f. foliosa. Suisse 
(E. Ayasse). — 66. J/. Wohlwerthiana F. Schultz f. inclusa. 
Alsace (Schultz). — 68. 31. 3Iulleriana F. Schultz f. stibspi- 
cata. Alsace (Schultz). — 72. 31. Scordiastrum F. Schultz. 
Seine-et-Marne (Malinvaud). — 76. 31. arvensis L. forma. 
Suisse (E. Ayasse). — 85. 31. origanifolia Bor. f. simplex 
(31. austriaca Host?). Paris (Ch. Damiens). — 84. 3f. origa- 
nifolia Bor. f. ramosa (31. palchella Bor. f. diffusa). Paris 
(Ch. Damiens). — 83. 31 . austriaca Bor. Fl. centre de la France, 



( 350 ) 

éd. 5. Paris (Maliiivaud). — 88. M. agrestis Sole (stam. 
exsert.) f.- ovali folia. Seine-et-Marne (Malinvaiid). — 91. 
M. scribae F. Schultz f. major (M. crenata Beek.?). Seine-et- 
Marne (Malinvaud). — 95. 31. atrovirens Bor. Haute-Vienne 
(E. Lamy de la Chapelle). — 98. M. Boraei Timb.-Lagr. 
Haute-Garonne (Timbal-Lagrave). 

Nous espérons que cette publication, en procurant des 
types précis qui souvent lèveront tous les doutes et toujours 
faciliteront les recherches, engagera plusieurs botanistes 
belges à aborder l'étude du genre Mentha, l'un des plus 
richement représentés dans notre flore. A ce point de vue, 
huit de nos provinces offrent un champ d'exploration com- 
plètement neuf et promettent une ample moisson de décou- 
vertes à ceux qui voudront contribuer à combler cette lacune. 

En terminant, nous faisons des vœux pour que M. Malinvaud 
puisse mener à bonne fin sa laborieuse entreprise ; elle lui 
créera un titre à la reconnaissance de tous les botanistes qui 
se sont heurtés aux difficultés parfois si considérables que 
présente la détermination des espèces litigieuses, particuliè- 
rement dans ce genre critique. Théophile Durand. 



Flore de Montpellier comprenant l'analyse descriptive des 
plantes vasculaires de l'Hérault, leurs propriétés médi- 
cinales, les noms vulgaires, les noms patois et un 
vocabulaire des termes de botanique, par H. Loret et 
A. Barrandon (1). 

Montpellier, si riche par sa végétation indigène et rendue 
illustre par un grand nombre de botanistes célèbres qui ont 

(1) Un vol. in-8° en deux tomes, de XLIV-920 pages, avec une carie du 
département de l'Hérault j Montpellier, 1876. 



(351 ) 

cnseii;né dans son école on qni en sont sortis, Montpellier, il y 
a (jucl(|iies mois à peine, ne possédait pas nne Floi-e moderne. 
Son bagage se composait uniquement de quelques vieux ouvra- 
ges : du Botanictim monspeliense de Magnol (IfiTO), du 
Methodus folionim deBoissier de Sauvage (1748), de VJ/ortus 
monspeliensis (1762) et du Flora monspeliaca (1765), de 
Gouan. 

Alors qu'une foule de localités moins importantes possé- 
daient une ou plusieurs Flores modernes, il était vraiment 
étrange et presque inexplicable de voir Montpellier rester ainsi 
en arrière. Heureusement qu'une bonne Flore de l'Hérault n'est 
plus à l'état de desideratum, grâce aux efforts réunis de deux 
zélés botanistes, MM. Loret et Barrandon. Ceux-ci viennent 
de publier en deux volumes compactes une Flore analytique 
qui est appelée à rendre de grands services aux botanistes des 
départements les plus méridionaux de la France et à fournir 
de précieux renseignements à la géographie botanique. 

Dans une introduction comprenant environ 50 pages, l'un 
des auteurs, M. Loret, traite d'une façon concise, mais sub- 
stantielle, l'histoire de la botanique rurale à Montpellier; il 
dresse des listes d'espèces d'après leurs régions et leurs stations; 
il compare la Flore de Montpellier avec celle d'autres dépar- 
tements; il expose enfin sa façon d'envisager l'espèce. M. Loret 
n'est pas darwiniste ; pour lui, « les espèces sont des créations 
sorties, à diverses époques, de la puissante main de Dieu. » 
Pour délimiter les espèces de leur Flore, les deux auteurs se 
sont gardés de tomber dans les excès de la réduction ou de la 
multiplication des types. En somme, ils sont des linnéens qui 
ont admis les bonnes créations de l'école dite des subdivisions. 

Ayant eu en vue plus spécialement deux buts à atteindre, 
ceux de rendre aisée et sûre la détermination des espèces et de 
faire connaître la distribution géographique des types, ils 



( 352 ) 

onl réduit au strict nécessaire la description des familles et 
supprimé la diagnose des genres, pour donner plus d'extension 
aux tableaux dichotomiques et aux indications de localités. 

Les tableaux dichotomiques sont faits avec beaucoup de 
soins et ont exigé de leurs auteurs une parfaite connaissance 
des espèces. D'autre part, les indications de localités sont 
nombreuses et témoignent de recherches multipliées. 

La partie systématique de l'ouvrage est suivie d'un appen- 
dice dans lequel M. Loret a reproduit en partie ses excel- 
lentes 06sen;a^^/i.ssifr/>/i/siei«*s espèces critiques deVHérault, 
qu'il avait publiées en 1874 et 1875 dans la Renie des sciences 
naturelles. 

Le travail de MM. Loret et Barrandon est le fruit d'un grand 
nombre d'années de recherches et d'études faites avec une 
bonne méthode. Nous sommes convaincu que le prix que le 
monde scientifique attachera à leur livre récompensera ces 
savants des peines et des soins qu'ils se sont donnés par pur 
amour de la science. 

Nous recommandons la Flore de Montpellier à tous les bota- 
nistes du nord qui possèdent dans leur herbier ces belles plan- 
tes de la Méditerranée et qui s'intéressent à la géographie 
botanique. François Crépin. 



Descriptiones plantarum novarum et minus cognitarum, 
auclore E. Regel. — Fasc. 1 à 3(1). 

Dans cette série de mémoires, l'infatigable Directeur du 
Jardin botanique de Sl-Pélersbourg décrit des espèces nou- 
velles ou peu connues, les unes rapportées du Turkestan par 



(1) Brochures in-S» de 57, 72 et 17 pages. 



( 353 ) 

divers collcctoiirs, les autres cultivées au Jardin botanique de 
St-Pétersbourg. 

II saisit habituellement l'occasion d'additions notables à cer- 
tains i;-enres pour faire une revue de l'ensemble de ceux-ci. 
Parmi les genres ainsi révisés, nous signalerons : les Ttdipa 
(50 esp.), I^rcmus (10 cs\).),Solonia, Enrcphalai'los (il esp.), 
une fraction des Berheris à feuilles simples, les Primula 
de Russie et 3Iandschourie (22 esp.), les Gagea de Russie (i7 
esp.). Le genre Astragalus est augmenté de II espèces et les 
Oxytropis de quatre. Enfin l'auteur décrit le genre Piromieava 
(Broméliacées), seulement nommé par Gaudichaud, et les nou- 
veaux genres Schlimia, fondé sur le Lisianthus princeps Lindl. 
de la famille des Gentianées, et Kaufmamna, établi pour le 
Cortusa Semenovi Herder, parmi les Primulacées. 

L'auteur est trop avantageusement connu que pour qu'il soit 
nécessaire d'insister sur le soin qu'il apporte dans toutes ses 
descriptions. A. Cogniaux. 



Bosque jo hist or ko y estadistico del Jardin botanico de 
Madrid, por don Miguel Colmeiro (1). 

Comme le titre l'indique, l'ouvrage que M. Colmeiro vient 
de publier sur le Jardin botanique qu'il dirige se divise en 
deux parties, l'une historique et l'autre statistique. La pre- 
mière, qui est de beaucoup la plus développée, comprend 
deux sections : l'histoire de l'ancien Jardin botanique (1730- 
4780), et celle du Jardin botanique actuel. Cette dernière 
section comprend trois chapitres : l'époque ancienne (1781- 
1804), illustrée surtout par Ortega et Ca vanilles; l'époque 



(1) Un vol. in-So de IV- 105 pages et 7 pi. —Madrid, 1875. 



( 55^ ) 

moderne (1804-1868), pendant laquelle brille principalement 
Lagasca; enfin l'époque actuelle (18C8-1875), commençant à 
la nomination de M. Colmeiro comme directeur du Jardin. 

La seconde partie consiste principalement en une série de 
tableaux synoptiques dans lesquels nous puisons les quelques 
chiffres suivants : le nombre total des plantes cultivées en 
1874 était d'environ 7000 espèces; l'herbier général et les 
différents herbiers spéciaux comprennent ensemble environ 
58,780 espèces; la collection de produits végétaux se compose 
de 0,741 spécimens; enfin la bibliothèque contient 1550 ou- 
vrages, en 2,895 volumes. 

On voit par ces quelques données que le Jardin botanique de 
Madrid occupe une bonne place parmi les intitutions similaires 
de l'Europe, et que l'auteur a accompli un devoir qui lui 
incombait, en mettant les botanistes à même de mieux appré- 
cier l'établissement dont la direction lui est confiée. 

A. COGNIAUX. 



MELANGES. 

Thalictrum. — Notre confrère associé, M. Alexis Jordan, 
nous communique la note suivante : « Dans un article sur le 
genre Thalictrum publié par M. C.-J. Leco} er, dans le dernier 
numéro du Bulletin de la Société royale de botanique de Bel- 
gique, où se trouve une appréciation relative à diverses 
espèces de ce genre, que j'ai fait connaître, j'ai à relever une 
grave inexactitude de sa part. 

« Il dit ceci : « Les signes distinctifs absolus faisant défaut, 
« M. Jordan utilise des caractères comparatifs, souvent insai- 
« sissables si l'on ne connaît pas le terme de comparaison. 
« Comment arriver à la détermination prompte et certaine 



( 355 ) 

« du T. Oreites Jord., si Ton ni\ pas encore pu ol)servcr le 
« T. ])rae/lore))S Jord., dont il diffère par la panicule moins 
« fouillée, les rameaux et les pédoncules plus allongés, etc.? 
« Comment distinguer le T. fnitetorum Jord., sans le 
« T. Godroni Jord., dont il diffère par le port plus robuste, 
« les folioles plus grandes, etc.? Comment surmonter aussi 
« les obstacles analogues que présente la distinction exacte 
« des T. sylvaticum, praecox, dumvlofiiim, etc.? » 

« Il résulte clairement de cet exposé fait par M. Lecoyer que 
je me suis borné à donner des notes comparatives sur les 
espèces que j'avais à signaler; tandis que j'ai, au contraire, 
publié toujours des descriptions renfermant les signes distinc- 
tifs absolus qui caractérisent toutes mes espèces. Dans le 
travail intitulé : Diagnoses d'espèces nouvelles^ où se trouvent 
décrites toutes les espèces du genre Thalictrimi dont M. Le- 
coyer fait mention, dans l'appréciation qui me concerne, il y 
a, pour chaque espèce, une diagnose en termes absolus, suivie 
d'une description complémentaire. Ensuite je mets ordinaire- 
ment en relief quelques-uns des caractères les plus saillants de 
la plante. J'ajoute aussi quelquefois des notes comparatives, 
pour rendre plus facile la distinction des espèces très-rap- 
prochées. L'observation de M. Lecoyer porte donc complè- 
tement à faux. 

« Il me semble qu'on peut appuyer son opinion ou 
combattre celle des autres par des raisons bonnes ou mau- 
vaises, sans jamais recourir à des arguments basés sur des faits 
inexacts, qui puissent induire en erreur un certain nombre de 
lecteurs, comme dans le cas dont il s'agit. Je suis d'ailleurs 
persuadé que M. Lecoyer sera le premier à reconnaître 
l'erreur de fait qu'il a commise et à convenir que j'ai bien 
effectivement publié toujours des descriptions rédigées en 
termes absolus, pouvant servir, dans ma pensée, à distinguer 



( 3S6 ) 

entre elles toutes les espèces qui appartiennent au même genre 
ou à une même section du genre. » 

Cette note, communiquée à M. Lecoyer, a donné lieu de sa 
part à l'observation suivante : — « En réponse à la note pré- 
cédente, je me permettrai seulement de faire remarquer 
qu'en disant que « les signes distinctifs absolus faisant défaut 
« à M. Jordan pour la distinction des formes litigieuses, etc., » 
ce passage s'applique uniquement à la distinction des formes 
alfines et ne se rapporte aucunement aux diagnoses ni aux des- 
criptions des espèces. Je me propose en outre de revenir 
ultérieurement sur ce point, de façon à convaincre M. Jordan 
même que mon plus vif désir est de me rapprocher toujours 
de l'exactitude et de la vérité. » 

Smi* l'aïuylog^cnèse. — M. Emile Mer nous prie d'in- 
sérer la réponse suivante aux observations qui ont été faites 
dans notre Bulletin (XII, p. 560 et suiv.), au sujet d'un de ses 
mémoires. — «: M. Bommcr, à la suite d'un travail swvVAmy- 
logénèse dans le règne végétal qui a paru dans le Bulletin de la 
Société royale de botanique de Belgique (XII, p. 546), a élevé 
quelques objections relativement à divers points du mémoire 
que j'ai publié, en 1875, sur la Glycogénèse dans le règne 
végétal. 

« Je demande la permission de lui répondre brièvement. 

« La première critique que m'adresse M. Bommer, c'est 
d'admettre que la lumière diffuse exerce toiïjours une action 
nuisible. Je ne crois pas avoir émis une opinion aussi absolue 
qui était loin de ma pensée. J'avais déjà remarqué, à cette 
époque, que la lumière produit des effets bien variables, sui- 
vant les végétaux. Les uns (Fougères, Isoetes, Littorella, etc.) 
produisent de l'amidon, même à une lumière trop peu intense 
pour que cette fonction puisse s'accomplir chez d'autres. Tan- 
dis que la plupart des plantes ont besoin, pour se développer, 



(357) 

d'une lumière assez vive qui leur permette de produire de 
la matière amylacée, les palmiers peuvent s'accroître dans un 
milieu trop faiblement éclairé pour que l'amidon apparaisse 
dans leurs feuilles. Mais si certains végétaux craignent un 
soleil trop ardent, peut-être doit-on chercher la cause de leur 
souffrance dans une trop grande evaporation qui, sans amener 
de flétrissement, entraine cependant, ainsi que je l'ai parfois 
remarqué, une déperdition d'eau suffisante pour ralentir leurs 
fonctions nutritives. 

« M. Bommer critique ensuite mon opinion sur la formation 
de la glycose. Pour pouvoir me'faire bien comprendre, j'ai 
besoin d'entrer dans quelques développements : 

« Si la plupart des feuilles renferment de l'amidon, quand 
elles sont exposées à une lumière assez vive, il en est toutefois 
dans lesquelles ce corps ne se rencontre jamais; je citerai 
VÂliium Cepa, qui ne contient que de la glycose et le groupe 
des Fucacées où l'on ne rencontre que des globules probable- 
ment de nature oléagineuse. 

« Je rappellerai ensuite ce que je viens de dire des palmiers. 
Enfin la plupart des feuilles persistantes ne contiennent pas de 
matière amylacée pendant l'hiver. Et cependant elles assimi- 
lent, car elle dépérissent plus ou moins rapidement si on les 
soumet à l'obscurité. On voit donc que l'assimilation n'en- 
traîne pas toujours l'apparition de grains amylacés dans la 
chlorophylle. La' glycose, au contraire, se rencontre dans tous 
les tissus qui sont le siège de cette fonction. Or il est possible 
de concevoir de deux manières différentes la production de ce 
corps : 

« 1° On peut supposer qu'il est créé directement par la 
chlorophylle et que, dans toutes les circonstances où il est 
produit plus activement qu'il n'est employé, il donne en 
partie naissance, par une réaction ultérieure, à de l'amidon ou 



Î6 



( 3o8 ) 

à toute autre substance équivalente (granules oléagineux, etc.). 
Cette transformation de la glycose paraît se réaliser dans 
maintes circonstances de la vie végétale. Ainsi les jeunes 
feuilles, l'extrémité des tiges et des racines, et en général, 
tous les organes qui commencent à se développer contiennent, 
même à l'obscurité, de la matière amylacée qui disparaît 
quand, par suite des progrès de l'accroissement, ils utilisent 
en totalité le sucre qui leur arrive ou que celui-ci leur par- 
vient en moindre abondance. La végétation du ricin et de la 
betterave nous montre des réactions encore plus complexes. 
Il semble que ces substances hydrocarbonées, si voisines par 
leur composition, peuvent se transformer aisément les unes 
dans les autres, probablement à l'aide des matières azotées 
contenues dans les cellules et qui jouent le rôle des ferments. 
L'hypothèse de la création de l'amidon aux dépens de la 
glycose, suivie de la conversion inverse, n'est donc pas en 
désaccord avec la théorie qui a cours aujourd'hui sur la 
transformation des substances ternaires. 

« 2° On peut admettre aussi que la chlorophylle forme 
d'abord de l'amidon qui se transforme en glycose, soit inté- 
gralement, quand la consommation est supérieure ou égale à 
la production, soit en partie seulement, dans le cas contraire. 
On peut alors dire, toutes les fois que l'amidon apparaît dans 
la chlorophylle, qu'il représente l'excès de la quantité pro- 
duite sur celle utilisée, et, dans les circonstances où l'assimi- 
lation a eu lieu, sans cependant donner naissance à la matière 
amylacée, que cette dernière s'est convertie en glycose, à 
mesure qu'elle s'est formée. 

« De ces deux théories, il est impossible pour le moment 
de dire quelle est la vraie. Si j'ai pris parti pour la première, 
c'est parce que, en l'absence de toute preuve expérimentale 
(jui seule pourra résoudre la question, je me suis provisoire- 



( 339 ) 

ment nppiiyô sur les déductions que fournil h\ chimie. On 
sait, en effet, que MM. Boussina;ault et Dehéi-aiu expliquent 
d'une façon assez simple, à l'aide de formules, la formation de 
la glycose dans la feuille, aux dépens de l'eau qu'elle contient 
et de l'acide carbonique qu'elle puise dans l'air. La réaction, 
telle qu'ils l'établissent, rend en outre compte de la quantité 
d'oxygène dégagée. Tout en ne reconnaissant à cette expli- 
cation qu'une valeur théorique, je crois cependant qu'elle 
mérite d'être admise jusqu'au jour où une expérience ingé- 
nieuse viendra la confirmer ou la détruire. » 



NECROLOGIE. 



Nous avons le regret d'annoncer la mort d'un de nos mem- 
bres associés les plus illustres, M. Adolphe Brongniart, 
professeur au Muséum d'histoire naturelle de Paris. Une notice 
nécrologique paraîtra dans le prochain numéro du Bulletin. 



M. Charles Des Moulins, président de la Société Linnéenne 
de Bordeaux et membre associé de la Société royale de Bota- 
nique de Belgique depuis sa fondation, est mort en décembre 
dernier. Quoique dans les dernières années de sa vie il se soit 
surtout occupé de zoologie et de géologie, ses travaux bota- 
niques sont nombreux et plusieurs présentent un grand intérêt. 
Nous citerons en première ligne son important Catalogue rai- 
sonné des phanérogames de la Dordogne, publié en 1840, 
auquel il donna ])lusieurs suppléments considérables jusqu'en 
4859. Dans cet ouvrage, les phytographes trouveront un grand 
nombre de remarques judicieuses sur les espèces critiques, ainsi 



( 360 ) 

que des descriptions précises de certains organes incomplète- 
ment étudiés par les Aoristes antérieurs, comme par exemple 
les caractères exacts des akènes d'un grand nombre d'espèces 
de Car ex. 

Nous mentionnerons parmi ses autres mémoires : Erythraea 
et Cyclamen de la Gironde, 1851 ; Études organiques sur les 
Cuscutes, 4855; Comjjaraisou des départements de la Gironde 
et de la Dordogne sous le rapport de leur végétation spontanée 
et de leurs cultures, 4859; De la connaissance des fruits et des 
graines, 4862. 

Longtemps avant que le Congrès de botanique de Paris eût 
décrété les Lois de la nomenclature botanique (4867), M. Des 
Moulins s'était occupé de cette importante question. On lira 
avec beaucoup d'intérêt son mémoire intitulé : De la propriété 
littéraire en matière de nomenclature scientifique j 1854, ainsi 
que la brochure qu'il a publiée sur le même sujet en 1868, 
sous le titre de : Lettre à M. François Crépin. 

Les botanistes qui ont connu notre eminent confrère associé 
disent que ses qualités morales égalaient sa science; c'est donc 
sous tous les rapports une perte regrettable à ajouter à celles, 
assez nombreuses, que la botanique française a faites dans ces 
derniers temps. A. C. 



NOUVELLES. 



— M. J. Sachs vient de publier, sous le titre de Geschichte der Botanikj 
l'histoire des progrès de la botanique depuis le XVI« siècle jusqu'en 1860. 

— La deuxième édition du Cours élémentaire de Botanique, par M. A. 
Bellynck, que nous avons annoncée précédemment, est aujourd'hui entiè- 
rement publiée; elle forme un beau volume in-S» de 680 pages, avec 
881 gravures. Elle a été soigneusement tenue au courant des progrès 



(361 ) 

accomplis depuis l'cpoquo, d'ailleurs toute récente, de la publication de la 
première édition, et l'auteur a comblé quelques légères lacunes signalées 
dans son ouvrage. L'impression en est très-soignée et tout concourt à 
faire de cet ouvrage l'un des meilleurs traités que nous puissions signaler 
à ceux qui veulent étudier la science des végétaux. 

— Parmi les questions mises au concours par l'Académie royale de 
Belgique, nous signalons les suivantes : « Établir, par des observations et 
« des expériences directes, les fonctions des divers éléments anatomiques 
« des tiges des dicotylédones, spécialement en ce qui concerne la circu- 
« lation des substances nutritives et l'usage des fibres du liber, — On 
« demande Tétude du cycle d'évolution d'un groupe de la classe des 
« algues. « — Le prix, pour la première question, est une médaille d'or 
de la valeur de six cents francs, et une médaille d'or de huit cents francs 
pour la seconde. Les mémoires, rédigés en français, en flamand ou en 
latin, devront être adressés à M. Liagre, secrétaire perpétuel de l'Aca- 
démie, au Musée, avant le l^"" août 1877. 

— La Société botanique de France ouvrira sa prochaine session extra- 
ordinaire à Lyon le lundi 26 juin. La Bresse et les montagnes du Forez 
seront particulièrement explorées. 

— La classe des sciences de l'Académie royale de Belgique a, dans sa 
séance du 15 décembre dernier, nommé membre effectif M. François 
Crépin, et membre correspondant M. Alfred Gilkinet. 

— Le prix Desmazières a été partagé par l'Académie des sciences de 
Paris, dans sa séance du 27 décembre dernier, entre MM. Ém. Bescherelle 
et Eug. Fournier, pour leurs importantes publications sur la flore du 
Mexique et de la Nouvelle-Calédonie. 

— Parmi les ouvrages annoncés par l'éditeur J. Rothschild, de Paris, 
nous remarquons Les Palmiers, dû à la plume de notre confrère M. Osw. 
de Kerchove de Denterghem, Cet ouvrage formera un volume grand in-S", 
avec bO chromotypographies et des gravures sur bois, du prix de 30 frs. 

— M. A. Todaro, directeur du Jardin botanique de Palerme, vient de 
commencer, sous le titre de Hortus hotanicus Panormitanus, la publica- 
tion d'un ouvrage qui paraît par livraisons de deux planches coloric-es, 
avec texte, dans lequel seront figurées les plantes nouvelles ou critiques 
cultivées à ce jardin. Le prix de la livraison est de 10 francs. 

— F. -G. Bartling, directeur du Jardin botanique de Gottingue et pro- 



A » 



( 502 ) 

fesseur à rUuiversilë, est mort le 19 novembre dernier, à l'âge de 77 ans. 
Il est connu particulièrement par son ouvrage Ordines nalurales plan- 
taruni, publié en 1850. 

— G. Munby, qui a publié en 18i7 un Catalogue des piaules de VAlgérie^ 
est mort le 12 avril dernier, à l'âge de 63 ans. 

— M. le professeur H.-L. Smith a acheté toutes les collections de Diato- 
mées laites par f^iébisson. Il met en vente des séries de préparations 
authenliquement étiquetées. Deux centuries ont élé publiées et la troisième 
est presque prête. Beaucoup d'espèces de Brébisson ne peuvent être 
obtenues autrem(>nt. M. Slodder, de Boston, est chargé de la vente. 

— L'herbier de Boreau, contenant 20,000 espèces, dont 5,000 exotiques, 
est à vendre. Il contient tous les types de la Flore du Centre de la France 
et un grand nombre de spécimens authentiques que Boreau avait obtenus 
des auteurs contemporains. S'adresser à M^e veuve Boreau, an Jardin 
botanique d'Angers. 

— Les importantes collections de plantes exotiques éditées par feu 
Hobenaeker, sont mises en vente à prix réduits, par M. K. Keck, à 
Aistershaim (Haute- Autriche). 

— M. le D"" Hampe, à Blankenburg-am-Harz (Allemagne), offre en vente 
plusieurs centuries de mousses exotiques au prix de 50 francs chacune. 

— La nouvelle édition du Synopsis 3Iuscorum de M. Schimper devait 
être mise en vente vers le 1er avril dernier. 

— M. Loscos vient d'entreprendre la publication d'un exsiccata des 
plantes de la province d'Aragon. Le prix de la centurie est fixé à 26 fr. 50. 
S'adresser à M. D. Antonio Chiaves, au Jardin botanique de Barcelone. 

— M. le baron F. von Mueller, de Melbourne, continue activement la 
publication de ses importants Fragmenta pfiytographiae Australiae. Les 
fascicules 77 et 78 viennent de paraître. 

— Le 68» fascicule de la Floî^a Brnsiliensis, récemment publié, contient 
les Amuranfacées , par M. Seubert. 

— M. Thiselton Dyer a abandonné la rédaction de la partie botanique 
du Quarterly Journal of microscopical Sci'nce; il est remplace dans cette 
charge pai' M. VV. Archer, de Dublin. 

— M. J. Poisson vient de publier, dans les Nouvelles Archives du 
Muséum, un import<9nt mémoire sur les espèces du genre Casuarina, 
comprenant leur anatomie et leur organographie et illustré de i planches. 



( r,(i3 ) 

— L'hcibiiM- de Grenier, si riche surtout pour la llore françnise, a élé 
offert au Muséum d'histoire naturelle de Paris. 

— Le tome l*"" des Hymenotnycetex de France, par M. Gillet, d'Alençon, 
est en vente à la librairie Baillière à Paris, au prix de 22 h. 50. Il contient 
52 planches coloriées. 

— Le Prodrome de la Flore du plateau central de la France, par M. La- 
motle, de Clermont-Ferrand, est actuellement sous presse. 

— Une seconde édition des Éléments de botnnii/ucj par M. Duchartre, 
doit paraître sous peu. 

— On attend également la publication du Synopsis analytique de ta flore 
des environs de Paris, par M. Cosson. 

— M. Lieutaud, professeur à TEcole de médecine d'Angers, vient d'être 
nommé, en remplacement de M. Boreau, directeur du Jardin des plantes 
d'Angers et professeur à l'Ecole supérieure de cette ville. 

— M. Éd. André est parti le 7 novembre dernier pour un voyage bota- 
nique et horticole dans la Nouvelle-Grenade et quelques-unes des hautes 
vallées tributaires du bassin de TAmazone. On nous apprend qu'un pre- 
mier envol considérable de plantes sèches, expédié par ce botaniste, est 
déjà parvenu au Muséum de Paris. 

— On annonce la mort de M. H. de Leonhardi, professeur de botanique 
à l'Université de Prague, 

— M. B. Renault, docteur es sciences, est nommé aide-naturaliste de 
paléontologie au laboratoire de botanique du Muséum d'histoire naturelle 
de Paris. 

— Des chaires de botanique viennent d'être créées dans les facultés de 
N'tncy, Lille, Rennes, Borde:iux et Grenoble. 

— M Frings, instituteur à iVeer-Hespen (Landen) ^ offre en vente 
VHerbier de la flore français", par L. Cusin, formant 18 volumes, au prix 
deûOOfr., au lieu de 450 fr., prix de souscriition. 

— La Flora Batava, commencée en 1800 par J. Kops, est continuée 
aujourd'hui par M. J.-VV. van Eden, de Haarlem. Elle parait par livrai- 
sons de 5 planches coloriées, avec texte explicatif. Les livraisons 227 à 251, 
comprenant les planches 1136 à 1160, ont été publiées depuis peu. Les 
phanérogames et les cryptogames sont données simultanément. Cet ouvrage 
est prohiblemenf très-peu répandu en dehors de la Fîollande, puisque 



( 364 ) 

presque tous les auteurs Pont passé sous silence. C'est très-regretlablc, 
car, tant sous le rapport scientifique que sous celui de Texécution maté- 
rielle, la F/o7'o Batava mérite d'être tirée de l'oubli. 

— Le premier volume de l'ouvrage de M. A. Jaeger, Adumhratio Musco- 
rum totius orbis terrarum^ est en vente au prix de 33 fr. à la librairie 
Friedlander, à Berlin. 

— Jardin botanique de l'État, à Bruxelles. — Par arrêté royal du 
31 mars 1876, la démission offerte par M. Dupont, en sa qualité de direc- 
teur du Jardin botanique de l'Etat est acceptée. 

— Parle même arrêté, M. F. Crépin, membre de l'Académie royale 
des sciences de Belgique, est chargé provisoirement de la direction du 
Jardin botanique. 

— Un arrêté royai en date du 31 mars 1876 rapporte les arrêtés du 
5 septembre 1871 et du 9 janvier 1875, relatifs à la nomination des mem- 
bres du conseil de surveillance du Jardin botanique de l'État. 

— Par le même arrêté, sont nommés membres du Conseil de surveil- 
lance du dit jardin : MM. B. Du Mortier, Ministre d'État^ président de la 
Société royale de botanique de Belgique; L. Pire, professeur de bota- 
nique; F. Muller, vice-président de la Société royale de botanique; 
Lavallée, ancien président de la Société du Jardin botanique; Bogaerls, 
directeur des jardins royaux de Laeken. M. Du Mortier remplira les fonc- 
tions de président et M. Pire celles de secrétaire du conseil. 

— En vertu du même arrêté, MM. Cogniaux et Marchai, aides-natura- 
listes au Jardin botanique de l'Etat, prendront le titre de conservateurs. 

{Moniteur belge, du 2 avril 1876). 



( 565 ) 

BIBLIOTHÈQUE. 

Cours élémentaire de Botanique, par A. Bellynck; 2* édi- 
tion; 1 vol. in-8°. (De la part de l'auteur.) 

Notions élémentaires de Botanique à l'usage des écoles, par 

F. Crcpin et J.-J. Poncin; 1 vol. in-18. (De la part des 
auteurs.) 

The Flora of south Australiay b} R. Schomburgk; Adé- 
laïde, 1875; broch. in-8°. (Don de l'auteur.) 

Xotice sur les travaux scientifiques de M. le Z)"" D. Clos 
(1876); broch. in-8". — La Botanique dans Vœuvre de 
François Bacon; broch. in-8". — Des éléments morphologi- 
ques de la feuille chez les Monocotylés ; broch. in-8°. (De la 
part de l'auteur, M. D. Clos.) 

Descrizione di una nuova specie del génère Trapa, par 

G. De Notaris; broch. in-4'^. (Don de l'auteur.) 

Sur les causes de l'inégale distribution des plantes rares 
dans la chaÎ7ie des Alpes, par A. De Candolle. (De la part de 
l'auteur.) 

Lettre sur la végétation des environs de Nice, par Léo Er- 
rera ; broch. in-8°. (Don de l'auteur.) 

Sur quelques plantes fossiles de l'étage des psammites du 
Condroz; broch. in-8°, avec 2 pi. — Sur quelques plantes 
fossiles de l'étage du poudingue de Burnot; broch. in-8^, 
avec 2 pi. — Mémoire sur le polymorphisme des Cham- 
pign07is; 1 vol. in-8% avec 7 pi. (De la part de l'auteur, 
M. A. Gilkinet.) 

Diagnoses de Cucurhitacées nouvelles et observations sur 
les espèces critiques, par A. Cogniaux; broch. in-S*». (De la 
part de l'auteur.) 

IVote sur les Mollusques de la formation post-pliocène de 



( 366 ) 

I'Acudie, par G. -F. Matthew; broch. in-8". (De la part du 
traducteur, M. A. Thielens.) 

Catalogue de la bibliothèque de feu H.-C. van Hall, broch. 
in-S". (De la part de M. F. Muller, libraire à Amsterdam.) 



Sommaire des articles de botanique contenus dans les 
publications périodicfies reçues par la Société {^). 

ALLEMAGNE. 

Erlangen. — Sitzungsberichte der physikalisch-medicini- 
schen Societàt, 1 Heft. 

Ueber Ratanhin von D»" Kreitraair. — Ueber Peucedanin von D' Heut. 

— Aschenanalysen der Friichte von Lithospermum off. und des Holzes 
von Calnmus Rotang und Bambusa von Mutschler, Hoinberger, D»" Ham- 
merbacher. — Ueber Dilaïn von v, Gorup. — Ueber Ustilago? capensis, 
von Reess. 

Leipzig. — Botanische Zeitimg, 1876, n°» 1 à 14. 

E. Askenasy : Ueber den Einfluss des Lichtes aiif die Farbe der Blûthen. 

— P. Ascherson : Kleine phytographische Bemerkungen. — L. Cien- 
kovk^ski : Ueber Palmellenzustand bei Stygeoelonium (1 pi.). — A. Ernst : 
Botanische Miscellaneen. — M. Traube : Ueber das Verhalten der Alko- 
holhefe in sauerstofFgasfreien Medien. - 0. Brefeld : Die Entwickelungs- 
geschichte der Basidiomyceten. — J. Reinke : Untersuchungen ùbor 
Wachstlmm (2 pi.). - E. Pfitzer : Ueber die Geschwindigkoil dei' Wasser- 
bewogung in der Pflanze. — A. Engler : Zur 3Iorpholo<ii.' der Araceae. 

— IMi. van Tieghem : Neue Beobachtungen ùber die Frnchlfntwickelung 
und die vermeintliche Sexualitât der Basidiomyceten und Asconjyceten. 
3L Reess : Ri'chtfertigung. — Arnold Dodel-Port : Beilriige zur Keniitniss 
der Schwârmsporen von Uiollirix zonata. — Thilo Irmisch : Uebci' die 
Ktîimpflanzen von llhipsalis Cassylha und deren Wfiterbildung (I pi.). 



(I) Voyez plus haut, page 247. 



( '^^'^ ) 

ANGLETERRE. 

Londres. — The Journal of the Linnean Society , n"' 77 à 80. 

Conlributions lo the Rotauy of the Expedition of H. .M. S. « Chal- 
lenge?-, • coinraiiiiicated by J.-D. Ilookor. — Note on the Bracts of 
Crucifers, by Masters. — Some observations on the vea;otable productions 
and the rural economy of the province of Haglidad, by Colvill. — On 
Hieracium silhetenso DC, by Clarke. — On tlio Restiaceae of Thnnberg's 
Herbarium, by Masters — Observations on (he fruit of Nitophyllura 
versicolor, by Merrificld. — Notes on Indian Gentianaceae, by Clarke. — 
Note on a Fruit from Comassi^ by Major Bulger. — Additions to the 
Lichen-dora of New Zealand, by D»* Stirlon. — On the diseovejy of 
P/iylira arborpci a ti'ee of Tiistan d'Acn iha, in Amsterjjnm Island in the 
S. Indian Ocean, with an Eiiuinernlion of the Phanerogams and Tascular 
Cryptogams of that Island and of Sf-Paul, by J -D. Hooker. — Extract 
from a Letter of Ilariy Bolus to Hooker. — Observations on some Indian 
species of Gnrcinia, by J. -I). Hooker. — Remarks on the Structure, 
Affinities, and Distribution of the genus A7'is(o'ochia, with Descriptions 
of some hitherto unpublished Species, by Masters. — Monographie Sketch 
of the Durioneae, by Masters (5 pi.). — Revision of the Genera and Species 
of Asparagaceae, by J.-G. Baker. — Revision of the Genera and Species of 
Asparagaceae (continued), by Baker (4 pi.). — Note to Mrs. Merrifield's 
communication on NUophylliim versicolor. 

— The Journal of Botany, edited by H. Tiimen. — 1876. 

A'o dc Janvier : Rumcx rupestris Le Gall, as a British Plant, by H. Tri- 
men (I pi.). — Gustave Thuret, by Farlow. — On a collection of Ferns 
made in Samoa by the Rev. S -J. VVhitmee, by Baker. — On an Asiatic 
Centruli^pis, by Hance. — On the Huskless Walnuts of North China, by 
Hance. — On the Colouring Matter associated with Chlorophyll, bySorby. 
— New Lichens from ihe Cape of Good Hope, by Crombie. — New Lichens 
from ICerguelen's Land, by Crombie. — On the Occurrence of Medicago 
Lappncpa Lmk in Bedfordshire; white .■^o me Addrtions to the Recorded 
Flora of the County, by Pry or. — Short Notes. 

^V" do février : On the Species oi Ghjcusmis, by Kurz (2 pL). — A list of 
Plants collected in Spitzbergen in the Summer of 1875, by Eaton. — Two 
New Hoirgkong Orchids, by Hance. — Three Cunons Phuils, by Rrichen- 



( 568 ) 

bach fil. — A few Corrections for, and Additions to, the « Outline of the 
Flora of Sussex, by Hemsley. — On Rumex Hydrolapathum and. R. maxi- 
mus, by Pryor. — Notice of some Marine Algae from Kerguelen Island, by 
Dickie. — Description of anew Species of Agaricus from Kerguelen Island, 
by Berkeley. — Short Notes. — AEstivation and its Terminology, by 
Asa Gray. 

/V*' de mars : New and rare Hymenomycctous Fungi, by Smith (2 pi. 
col.). — On two new Amaryllidaceae from Natal, by Baker. — On the 
genus Syringodea, by Baker. — The apetalous Fuchsias of South America, 
with descriptions of four new Species, by Hemsley. — Some contributions 
to Plant-Chemistry, hy Church. — Short notes. — New Species of Phane- 
rogamous Plants in Periodicals published in Great Britain during the 
year 1875. 

N° d''avril : John Joseph Bennett, by Carruthers (portrait). — Researches 
into the nature of the Potato-Fungus, Phytophthora infestans, by de 
Bary (9 fig.). 

— The monthly microscopical Journal, vol. XV (1876), 
n«» 85-88. 

The absorptive glands of carnivorous plants, by A.-W. Bennett (1 pi.). 
— Reproduction in the mushroom tribe {Coprimis radiatus Fr.), by 
W.-G. Smith (with cuts). — Further notes on Frustulia saxonicn, by 
W.-J. Ilickie (1 pi.). 

— Gardeners' Chronicle; New series, vol. V, n'" 105 à 121. 

Jackson : Vegetation of New Guinea. — The Silphion plant. — Eryn- 
giums (with cut). — Quercus conferta (with cut). — The new plants of 
1875. — D. T. Fish : Vines, Bunches v. Tendrils (with cuts). — G. Syme : 
Notes of Retinosporas (with cuts). — T. Dyer : Classification of Plants. — 
A. Murray : Pinus Balfouriana (with cut). — John Smith, Ex-Curator of 
the Royal Botanic Gardens, Kew (with portrait). — W. G. Smith : Twin 
Mushrooms (with cuts). — J. G. Baker : A synopsis of the known species 
of Iris. — Grevillea rosmarinifolia (with cuts). — Nombreux articles de 
botanique appliquée. — J. G. Baker, T. Moore et Reichenbach fils : 
Plantes nouvelles des genres Albuca, Cnttleyn, Cypella^ Cypripedium^ 
Dendrobium, Griffînia, Masdevnllia, Oncidium, Odonloglossum, Phalae- 
nopsis. 



M 



( 569 ) 

BELGIQUE. xi. 

Bruxelles. — Bulletin de l'Académie royale des ScicnceSf 
des Lettres et des Beaux-arts de Belgique; 2*^ série, tomes 
59-40 (1875). 

Note sur le Pecopteris odontopleioides, par F. Ciépin. — Rapports de 
.MM. Dewalque et de Koning sur une note de M. Gilkinet concernant la 
flore fossile de l'étage des psammites du Condroz. — Sur quelques 
plantes fossi'es de l'étage des psammites du Condroz, par A. Gilkinet. — 
Premiers et seconds rapports de MM. Morren, Bellynck et Crépin sur le 
travail de M. Cogniaux concernant des Cucurbitacécs nouvelles. — Sur 
les procédés insecticides des Pinguicula, par Ed. Morren. — Note sur les 
procédés insecticides du D7'osera rolundifolia, par Éd. Morren. — Rap- 
ports de MM. Dewalque, de Koning et Dupont sur le travail de M. Crépin 
concernant la Flore des psammites du Condroz. — Rapports de MM. de 
Koning, Dewalque et Bellynck sur le travail de M. Gilkinet concernant la 
Flore fossile de l'étage du poudingue de Burnot. — Sur quelques plantes 
fossiles de l'étage du poudingue de Burnot, par A. Gilkinet. — La struc- 
ture et les procédés insecticides du Drosera hinata Labill., par Éd. Morren. 
— La théorie des plantes carnivores et irritables, par Éd. Morren, 

MoNS. — Mémoires et publications de la Société des Scien- 
ces, des Lettres et des Arts du Hainaut, 1875. 
La graine des Légumineuses, par J. Chalon (3 pi.). 

FRANCE. 

Alger. — Bulletin de la Société des sciences physiques, 
naturelles et cUmatologiques ; 1876, n° 1. 
Nouveaux matériaux pour la Flore atlantique (2^ fascicule), par Pomel. 
Lyon. — Annales de la Société botanique ; 5^ année, n° 1. 

Catalogue de la Flore du bassin du Rhône (3« partie). — Communica- 
tions diverses faites aux séances. 

Montpellier. — Revue des scie^ices naturelles; tome IV, 
n"" 1 à 5. 
Observations critiques sommaires sur plusieurs plantes Montpelliéraines 






(370) 

(suite et fin), par H. Loret. — Note sur quelques formes anomales et 
téralologiques chez les Dialomacccs, par E. Guinard (1 pi.). — De l'inter- 
vention, à distance, des Hyménoptères dans la fécondation des végétaux, 
par Godron. — Sur les progrès récents et l'état présent de la Botanique 
systématique, par G. Bentham, analysé par J, D.-J. — Revue des travaux 
botaniques français, par A. Faure. — La Botanique aux Pays-Bas, par 
Treub. — Société d'Histoire naturelle de Londres, par le D' Paladilhe. — 
Revue allemande et itabenne, par Senoner, 

Paris. — Bulletin de la Société botanique de Frame ; 
tome XX, n°» 4 et 2. 

Discours de M. Bureau. — Le docteur Al. Roussel, par Roumeguère. — 
De Sedo novo a'gericnsi, par Cosson et Letourneux. — Sur le Silphion, 
par Cauvet. — Sur l'origine du Quinquina Calisaya de Santa-Fc, par 
J.-E. Howard (l pi.). — Description d'une nouvelle espèce de Rose améri- 
caine, par F. Crépin. — Sur un mode particulier d'excrétion de la gomme 
arabique produite par V Acacia Verek du Sénégal, par C. Martins. — Une 
excursion botanique aux îles de Molène, d'Ouessant et de Sein, par C. Thié- 
baut. — Herborisations dans l'est et Textrème sud de la province de Con- 
stantino, par V. Reboud. — Plantae in Cyrenaica et Agro tripolitano 
notae, par Cosson. — Index plantarum in imperio maroccano australi 
recentius a cl. Balansa et ab indigenis duobus sub auspiciis cl. Beaumier 
Icctarum, par Cosson. — Catalogue des plantes recueillies dans la région 
orientale et méridionale du Sahara de la province de Constantine, par 
V. Reboud. — Note sur quelques localités françaises de plantes rares ou 
peu communes, par C. Rouy. — De quelques etymologies, par Clos. — 
De quelques remarquables dénominations populaires de plantes, par Clos. 
— Sur un nouveau médicament du Brésil nommé Jaborandi, par G. Plan- 
chon. — Note sur VAgaricus o^alerellus^ par J. de Seynes. — Lettre de 
M. Durieu de 3Iaisonneuve. — Végétation hivernale des Algues deMossel- 
bay, par Kjollman. — Note sur l'organe femelle du Lepiota cepaestipes^ par 
de Seynes. — La question de l'espèce et les évolutionnistes, par l'abbé 
Boulay. — Histotaxie des feuilles de Graminées, par Duval-Jouve. — 
Etudes sur les cellules spiralées de la fleur du Stenocnrpus Cunninghamii, 
par Faivre. — Place des Gymnospermes dans la classification naturelle, 
par LeroUe. — Observations sur le développement des Algues d'eau douce 
composant le genre Bub^achospermum, par Siderot. — La glycogénèse 
dans le règne végétal (suite), par Mer. — Tumeurs produites sur le bois 



( r.7i ) 

(Jos pommiri-s par Ip piicoron hmigôrc, p;ir Prillcux. — Foiigor es ot Lyco- 
podiacées de Tetela del'Oro, par Fomiiier. — Dos CalainagrosUs des 
hautes Andes, parWcddell. 

TouLorsE, — Mémoires de VAcaiUmie des Sciences, Inscrip- 
tions et Belles- Lettres; 7" série, tome VI. 

Anonialios par hypergeiièse dans divers verlicdlcs de l'Erable sycomore, 
par Ch. iMussel (2 pi.). — La feuille et la ramificatiou dans la famille des 
Oinbellifères, par U. Clos. — Une herborisation à Durban et à Cascastol 
dans les Corbières, par Timbal-Lagrave. 

ITALIE. 

PiSE — Nuovo Giornale botanico Italiano, diretto da 
T. Caruel, 187G, n° 1. 

Arcangeli : Sopra una nuova specie del génère Medicngo. — Mori : Des- 
crizione istologica del fusto énW'A [^eriploca graeca [{ pi.). — Saccardo : 
Conspectus generum Pyrenomycetum italicorum. — Cazzuola : Osserva- 
zioni sopra alcuni sai;gi d'acclimatazione di plante. — Caruel : Jllustra- 
zionedi una Papaiacea poco nota (1 pl.);sui fiovi diCeratopfiyllion {\ pi.); 
Osservazioni sul Cynomorium (1 pi.). — De Notaris : Due nuore specie 
die plante italiane. — Levier : Gladioli inarimenris var. nova. 

RUSSIE. 
Saint-Pétersbourg. — Travaux du Jardin botanique; 
Tome III, 11° 2. 

Regel : Alliorum adliuc cognitorum monographia. — E. R. a Traut- 
vettei' : Aliquot species novae plantaruni. — Regel : Descriptiones plantn- 
rum novarum et minus eognitarum : fasc. III. — Herder et Hoeltzer : 
Tempora vernalionis et frondescentiae, eflflorescentiae et fructificationis 
plantarum nonnullarum, sub diu in horto botanico cultarum, ann. 1872. 
— Une notice en russe. 

SUÉDE. 
Upsal. — Xova acta regiae Societatis scientiarum Upsa- 
liensis; Série 5, voJ. IX, fasc. i. 

Obseï valiones Phycologicae, auctore J.-E. Areschoug (2 pi.). — Prodro- 
nius monographia Oedogoniearum, auctore V.-R. Willrock (1 pi.). 



TABLE DES MATIERES 

CONTENUES DANS LE TOME XIV. 




Composition du Conseil d'ailminfstintion de la Société pour l'anuée 

1875 • V 

Règlement VII 

Liste des membi es effectifs et associés de la Société XI 

Liste des publicalions périodiques que la Société leçoit en échange 

de son Bulletin XXIFF 

Procès-verbaux des séances 1, 105,24^ 

Primitiae Monugrapliiae Rosaïuuj. — 3I;itériaux pour sejvir à l'his- 
toire des Roses (5» fascicule, suite', par Fi .niçois Crépia . 5,107 
Notice sur le Calepina CoRViM Desv,, par II. Veilieggen .... 47 
Reliquiae Dossinianae, on Cat;dogue des platites observées dans 
la province de Liège par P.-E. Dossin, publié et annolé par 

Th. Durand 49 

Note sur la Scrophularia Tinantu, par B.-C. Du Mortier .... 1()!5 
Saxifraga multifida nova species und ihre nàbtie Verwandte : S. ces- 

pitosa L., Spanhcmica Gni. und hypnodes L., von D' Hosbach . I II 
Notice biographitine sur il. -J.-C. baron deCianlz, par J.-P.-.l. Koltz. 121 
Observations sur la statisti(jue bolani(jne du Forez de 1\I. A. Legrand, 

par le D»" F. Schuitz 128 

Note sur les Thalictruni, par C.-J. Lecoyer 169 

Lettre sur la végétation des environs de Nice, par Léo Errera . . 200 
Observations sur quelques plantes fossiles des dépôts dévoniens 
rapportés par DumonL à l'étage quartzoschisleux inférieur de son 

système eifélien, par François Crépin . 21 i 

Compte-rendu de la 14™« herborisation générale de la Société royale 

de Botanique de Belgique (1873), par J.-P.-J. Koltz .... 248 
Note sur I'Andropogon Ischaemum L., par H. Vandenborn . . . 266 



( 374 ) 

Matériaux pour servir à la flore de la province de Liège (S™" et 

dernier fascicule), pai- Th. Durand et H. Donckier de Donceel . 270 
Notes extraites de rÉnumération des Rosiers de l'Europe, de l'Asie 

et de l'Afrique, par A. Déséglise 328 

Bibliographie, 

Dendrologie Luxctnbourgeoise, par .]. -P. Ko\[z 86 

F/oi^e du Grand-Dnc/ié de Liixenihourg, par J.-H.-G. Krombach . 88 
Des effets différents d^une même température sur une même espèce 

au word e< aw mîd/, par Alph. De Candolle 88 

M onographie der Sapindaceen-gattung Serjania, von L. Radlkofer 90 

Hepnticolngia gallica, par T. Husnot 92 

Herbier des Hépatiques de France, {i\sc 3 et 4, par T. [lusnot . 93 

Enumeratio Pa/morj/wt Mourtrwwi, par .1. Barbosa Kodrigues . 94 

Tableau des familles végétales, par L . Pire 96 

Glousses et Hépatiques du Mont-Dore. — Mousses et Hépatiques 
du département de la Haute-Vienne^ par E. Lamy de la 

Chapelle 97 

Catalogue des Mousses du Calvado'i, par T. Husnot .... 98 

Flora Orientalis, aiictore Ed. Boissier 230 

Elementary Lessons in Botanical Geography , hy J. -G. Baker . 231 
Revision of the genera and species of Asparagaceae, by J.-G. Baker 233 

Alliorum adhuc cognitaruni nionograp/iia, aiictoie K. Kegel. . 235 

Classification de ôO savons végétaux^ pay M. BcvnanUn . . . 236 
Sur les causes de Vinégale distribution des plantes rares dans la 

c/mme rfe.ç /1/;)f.s, par Alpli. de Candollo 345 

Menthae exsiccntae prtiesertim Gallicaey par Ernest l\îalinvaud . 346 

F/o/-e f/fi jyon^/j<'///er, par H. Loret et A. Bairandoii .... 350 
Descriptiones plantarum novarum et minns cognitarum, auclore 

E. Regel 352 

Bosquejo historico y estadistico del Jardin botaiiico de Madrid^ 

por Don Miguel Coliueiro 353 

MÉLA^GES 354 

Nécrologie 359 

Nouvelles 360 

Bibliothèque 365 



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