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Full text of "Bulletin de la Société royale de botanique de Belgique"

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BULLETIN 



SOCIÉTÉ ROYALE DE BOTANIQUE 

DE BELGIQUE 



(Jaiul, iiii|). (]. Annoot-IJiacckinan. 



BULLETIN 



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SOCIETE ROYALE DE BOTANIQUE 

DE BELGIQUE 

FONDÉE LE l" JUIN 1862 



TOME DIX-NEUVIÈME 



i) 



BRUXELLES 
AU SIÈGE DE LA SOCIÉTÉ 

JARDIN BOTANIQUE DE l'ÉTAT 
1880 



MÉMOIRES 

DE LA 

SOCIÉTÉ ROYALE DE BOTANIQDE 

DE BELGIQUE 



TOME DIX-NEUVIEME 



PREMIERE PARTIE 



ANNEE 18SO 



RRLXELLES 

AU SIÉGB DE LA SOCIÉTÉ 

JARDIN BOTANIQUE DE L'ÉTAT 



CATALOGUE 



DES 



PLANÎES PLDS OO MOINS EAEES 

OBSERVÉES 

AUX ENVIRONS DE TURNHOUT (i), 



PAR 



E. PAQUES S. J. 



En 1868, M. le D"^ Van Haesendonck publiait sa Flo- 
ride des environs de Wester loo (2), florule qui embrasse une 
grande partie de la Campine anversoise méridionale. La 
partie septentrionale a été peu explorée jusqu'à ce jour : 
c'est ce qui nous engage à publier le résultat de nos 
recherches (5). 



(i) En disant plus ou moins rares^ nous prenons cette qualification 
dans son sens le plus large : de cette manière, croyons-nous, notre petit 
travail sera moins inutile pour l'étude de \2i dispersion des espèces. 

(2) Voir Bull., t. VU, 1868, p. 275. 

(5) Ce catalogue est une sorte d'esquisse préliminaire d'une Flore des 
environs de Turnhout, dont nous continuons à rassembler les matériaux 
et que nous espérons publier un jour. 



8 

Les environs de Turnlioui lormenl une vaste plaine, 
peu aceidenlée, s élevant de lii à 05 mètres au-dessus du 
niveau de la mer, et recouverte, de tous côtés, par le sable 
campinien. Vers le sud, le terrain se montre légère- 
ment ferrugineux sur (juelques points. Dans le voisi- 
nage immédiat de la ville, les cultures ont profondé- 
ment moililié le sol primitif. Plus loin, à côté des 
champs cultivés, on rencontre des prés, des landes, 
des bruyères souvent entre-coupées de tourbières et de 
marécages, des étangs, des mares, des fossés et de 
nombreuses sapinières, enfin des bois et des taillis en 
assez petit nombre. De petits ruisseaux sillonnent en 
foule la plaine, et vont se perdre dans TAa, un aflluent 
de la Pelite->èllie. 

L'abondance d'eau et la nature arénacée du sol, qui 
caractérisent Taire embrassée par notre catalogue, font 
déjà deviner les deux traits saillants de la végétation : 
elle est, comme celle de la zone campinienne en général, 
éminemment silicicole et hygrophile. 

Le champ de nos explorations comprend un cercle 
d'environ 4 lieues de diamètre, dont la ville de Turnhout 
occupe le centre. Les endroits visités sont : Zeverdonck, 
Papenbruirge, Lokeren, le bois de Gierle, Vosselaer, 
Slokt, les champs, les bruyères et les sapinières situés 
entre Turnhout et Beersse d'un côté, et Turnhout et 
llaevels de l'autre, Nazareth, Heyzyde, les bords du canal 
et de la roule de Baerle-Duc, ()oslho\en. Schuerhoven, le 
marais du IJereman , \ ieu\-Turnln)ut, JJroek/.yde et 
Sr'lioorvort. 

Nous signalons aussi <|U('l(|ues raretés observées dans 
nos environs par M. .1. Ouarlit r, professeur de botanique 
à l'Kcole moyenne de Turnhout. 



Les espèces nouvelles pour la zone campinienne sont 
précédées d'un astérisque. 

Nous saisissons avec bonheur Toccasion de témoigner 
toute notre gratitude à notre honorable secrétaire, 
M. Crépin, et à nos confrères, MM. Cogniaux et Delogne, 
aux lumières et à l'obligeance desquels nous nous félici- 
tons de nous être adressé. Que tous ceux qui se sont 
empressés de seconder nos efforts et nos recherches 
veuillent bien aussi agréer nos sincères remerciments. 

Clematis Vltalba L. var. Integrata DC. — Turnhout. R. Subsp. 

dans quelques jardins où il est cultivé. 
Ranunculus hederaceus L. — Fossés. Schoorvort, — Papenbrugge, 

R. R. 
Kanuuculus holoieucos Lloyd. — Bords d'un fossé entre le bois de 

Gierleet le village. R. R. 
Ranunculus aquatilis L. var. trichophyllos Chai.x. — Fossés. 

Papenbrugge. A. R. 
Ranunculus aquatiiis L. var. Drouettil F. Schultz. — Fossés. 

Broekzyde. R. 
Ranunculus aquatiiis L. var. paucL««tanilneus Tausch. — Dans 

TAa vers Vieux-Turnliout. A. R. 
Ranunculus Flanimula L. var. caespiticlus Dmrt. — Fossés. 

Broekzyde, Papenbrugge. A. R. 
Ranunculus aui-lconius L. — Prés ombragés. Broekzyde. A. R. 
Ranunculus bulbo»>us L. — l^dousos, boids des chemins. Entre Papen- 

brugghe et Gierle. A. R. 
Ranunculus sardous (j-antz. — Lieux humides. Environs de Naza- 
reth. R. 
Ranunculus arveusis L. — Woissons. Broekzyde. R. R. R. 
Ranunculus sceleratus L. — Fossés. Zeverdonck. AC; mares à 

Turnhout et vers Broekzyde. A. R. 
""Eranthis hyenialis Salisb. — Spontané? Dans un lieu couvert à 

Turnhout. Q. Q. P. 
Berberis vulgaris L. — Haies. Broekzyde. R. R. et subsp. 
lÉiilcne galiica L. — Moissons. Broekzyde, — Papenbiugge, R. R. 
«illene Armerla L. — Pelouses. Broekzyde, R. et subsp. 




10 
tlrlaiiiiryiim iilbiim (ike, — Moissons. Pa|)enl)ruggc, Vossclacr. 

A. n. 

.Mcluiulryuni dlurnum Crop. — Buissons. Entre Lokercn et Vossclacr; 
hois lie Cicrle ct environs. R. 

l.yrhnlM (^Itliago Lmk. — Cette espèce n'est pas commune, — A. C. 
dans <|U('I(iues moissons vers Racvels, elle est A. R. partout ailleurs. 

NperHulu vernall-N Wilkl. — Plateau sablonneux entre Stokt et 
Hoersse. .\R. ; HK. ailleurs? 

.NaKinn ciliutu Fiies. — Bords des chemins. Entre Tuinhout ct Schoor- 
vurt. A. R. 

Armaria triiiervia L. — Talus entre Turnhout et Schoorvort. R. R. 

Arenaria serpyllifolla L. — Moissons vers Broekzyde. — Cett 
espèce est A. R. et non C. 

Stellaria «(lauca With. — Fossés, Broekzyde. Schoorvort. A. R. 

Mtcllurla iilIgliioMa Murr. — Fossés. Broekzyde, Zeverdonck. A. R. 

*CcraHtluni puniilum Curt. — Champs cultivés. Broekzyde. R. R. 

CcraMtluni arvciiMc L. — Talus hcibeux. Raevels, Mer.vplas, Zever- 
donck, Schoorvort. A. C. 

Cerasdum aciuatlcuni L. — Champs humides. A. C. 

IKadiola iiiulliflura Lmk. — Chemin sablonneux. Zeverdonck. R. 

OxallM .%cetoMella L. — Haies. Entre Broekzyde et la route de Zever- 
donck. A. R. — Bois de Gierle. A. C. 

OxallM Atrlcta L. — Jardins. C. Champs cultivés. A. C. 

f^cranliim aiMMOctum L. — Lieux cultivés (M. Quarliei). Champs 
df fièlle veis Broekzyde (E. Pà(jues). A. R. 

Geranium molle L. — Champs de trèlle entre la ville ct Broek- 
zyde. C. ; A. C. ailleurs. 

Geranium Robertianum L. — Bois de Gieile. A. R. Broekzyde. 
W. — Celte espèce est A. R. dans les environs et se rencontre çà et 
là dans le voisinage des haies. 

i:rodlum rlcutarlnm L'IIérit. var. plmpincllaerollum Sihth. — 
Champs de Irèlli; entre Turnhout et Broekzyde. A. C. 

«lai va rotundirolla L. — Bords des chemins. A. C. 

.«lalva «ylveMtrlM L. — Vieux-Tuinhout, près des lialiilalions. O. O. P. 

^flnlva %lrea L. — Mords des elieinins, eiilre Tu riilioul el Htoek/yde. 
R. IL 

Tllla uliuirolla Scop. — .Nous ne pensons pas (|ue celte espèce se 
rencontre à l'élut vraiment spontané. 



11 

Polygala vulgaris L. — Chemin herbeux au delà du bois de Gierle, 
A. C. ; Nazareth. A. R. 
Polygala serpyllacea Weihe. — Entre le bois de Gierle et le vil- 
lage. R. :'Nazareth. R. R. 

Hypericum humlfusum L. var. LIottardI Vill. — Vers Nazareth. R. 

Hypericum perforatum L. var. lineolatuni Jord. — Haies, bords 
des chemins. A. C. 

Hypericum perforatum L. var. mlcrophyllum Jord. — Entre 
Papenbrugge et le chemin de Gierle. A. C. ; A. R. ailleurs ? 

Hypericam quadrangulum L. var. intermedium BUck. — Che- 
min humide vers Schuerhoven. A. R. 

Elodes palustris Spach. — Fossé entre Turnhout et Beersse (M. Quar- 
tier) ; R. ailleurs. 

Drosera rotundifolla L. — Bruyères humides. C, et dans quelques 
chemins humides vers Raevels et à Zeverdonck. 

Drosera intermedia Hayne. — Bruyères humides entre Lokeren et 
Gierle. A. C. (M. Quartier). — Une variété jaune a été observée, 
par M. Quartier, à Heyzyde. 

Pyrola rotundifolla L. — Turnhout, vers le cimetière (M. Quartier). 
Taillis vers Nazareth (E. Pâques). R. R. 

Pyrola minor L. — Lieux couverts. Nazareth ; sapinière entre Turn- 
hout et Raevels. R. 

Mympliaea alba L. — Marais du Liereman. C. ; étangs, fossés à 
Schuerhoven, Broekzyde, Schoorvort, Papenbrugge et Heyzyde. 
A. C. 

Muphar luteum Sibth. et Sm. — Même dispersion. 

Papaver Argemone L. — Moissons. A. C. 

Chelldonium majns L.— Bien que regardée comme commune dans tout 
le pays, cette espèce est A. R. ici. Nous en avons rencontré quelques 
pieds sur des décombres à Turnhout et dans des haies à Oosthoven^ 
Zeverdonck et Broekzyde. 

Fumarla oflOLcinalis L. var. media Lois. — Jardins, lieux cultivés. 
A. R. 

Barbarea intermedia Bor. — Champs cultivés. Oosthoven, Beersse, 
route de Nazareth, vis-à-vis du bassin. A. R. 

Cardamine sylvatica Link. — Bords des fossés entre la ville, le canal 
et la route de Baerle-Duc (M. Quartier). R. 

Cardamine birsuta Scop. — Chemins humides à Broekzyde. R. 



12 

.%'affturtlum rontaniini Asili. — A. C. 

— — vai, ■ulcrophylluni. Fosses. Zcvcrdonck, 

Biockzydc, Sclioorvort ct entre Turnhout 

ct le chemin de fer vers Tilboiirg. Plus 

rare que le type. 

IVasCurlIum aniphlhium R. Br. — Fossés desséches entre Lokeren et 

Turnhout. A. H. Bords de TAa. A. C. 
1%'aMtui'tluni palustre DC. — Fossé vers Ileyzyde (M. Quartier). R. 
Sisymbrium Thallanum .1. Gay. — Champs cultivés. Oosthoven et 

près de la route de Baerle-Duc. A. C. 
Sisymbrium oflicinaie Scop. — Bords des chemins. A. C. 
Elrysimum cheirantholdes L. — Pelouses, bords des chemins. A. C. 

(M. Quartier). 
Slnapls arvensis L. — Cette espèce est assez rare dans nos environs. 

— Bords de la route de Zeverdonck. Q. Q. P. 
Raphanus RaplianlMtrum L. — Moissons, lieux cultivés. A. C. 
TcoKdalla nudicaulls R. Br. — Champs sablonneux. A. C. 
Thlaspi arvcnse [>. — Champs cultivés. Raevels; V'osselaei*. R. R. 
Huulas orlentalls L. — Bords d'un chemin à Oosthoven. R. R. — 

Cette habitation se trouve dans le voisinage de jardins, oîi cependant, 

(Paprès les renseignements reçus, cette espèce n'aurait jamais étécultivéc. 
Ylola odurata L. — Haies aux bords de la route de Baerle-Duc, un 

peu au delà du canal ; Broekzyde, Schoorvort. R. R. — .\ Bioekzyde, 

dans une prairie humide, se rencontre, en assez grande abondance, 

une variété à pétales purpurins-brunâtres. 
¥lola paluNtrls L. — Fossés, prairies humides, l^apenbruggo, Broek- 
zyde. A. C. 
viola sylvatlea Fries var. Itivlolaua. — Haies. Nazareth. A. R. 
Viola oaiilna L. — Piés marécageux veis Nazareth et fossés, à Papen- 

brugge. A. C. 
RhamiiUH FrauKula L. — Haies, taillis. Sehuerhoven, \'ieux-Turn- 

hoiit, Ihoi'kzN de, Schoorvort et Zeverdonck. A. C. 
Genl.*4ta an^llca L. — Sapinières à Nazareth et bruyères humides 

entre I.okcren et Gierlc. A. C. 
4>«*iiU(n tliictoria L, — Hiuyères. Nazareth. H. I{. 
(^riilMta pilota !.. — Bruyèics. Nazaielh. .\. R. 

1 If» ruropacuM !.. — S|K)Mliin('' dan> le bois de (iicrle ; (juclques. 
loulfes vers Vosselacr. R. R. 



15 

liOCusL. — Dans nos environs le JL, corutculatusL. est plus rare que 
le li. uliginotsus Schk. Le premier est A. R. dans des prairies^ des 
pelouses vers Nazareth, Papenbrugge, Zeverdonck et BroekzyJe. Le 
second est fort répandu dans les bois et les prairies humides. 

Melilotus officinalis Desr. non Willd. — Chemin vers Raevels. R. R. 

Triroliuia pi'ocumbcns L. — Lieux cultivés, bords des chemins. A. C. 

Triroliiiiu médium L. — Prés entre Papenbrugge et la route de 
Zeverdonck. R. 

Trifoliiim arvense L. — Endroit sec et herbeux vers Vosselaer. 
A. C. ; bords de la route d'Anvers. A. R. 

¥icia Meplum L. — HaieS; buissons. Broekzydc, Vosselaer et Zever- 
donck. A. C. 

Vicia tetraisperma Monch. — Moissons, les lieux cultivés. Stokt et 
Papenbrugge. A, R. 
— — var. gracillis. — Lieux cultivés vers Broek- 

zydc. R. 

Oi'uittiopiis perpusiiius L. — Bords des chemins, lieux cul- 
tivés. A. C. 

Peplis Poi'tuia L. — Dans des fossés, entre Oosthoven et V^ienx- 
Turnhout. Brockzyde. A, C. 

Motitia fontana L. var. minor. — Lieux cultivés humides. A. C. 
— — var. rivularis. — Champs humides. Route de 

Baerle-Duc. A. R. 

Corriglola iittoralis L. — Chemins sablonneux. Zeverdonck, Loke- 
ren, Stokt. A. R. 

lllicebrum vertlciliatum L. — Champs sablonneux, bords des 
chemins. Schoorvort, Zeverdonck, Papenbrugge, au delà de Broekzyde 
et vers Gierle. C; A. C. ailleurs. 

{^edum purpurascens Koch. -- Haies au bord d'un chemin. Une 
seule touffe à Oosthoven. 

Pruuus spinosa L. — Quelques buissons à Vieux-ïurnhout et à 
Zeverdonck. 

Spiraea salicifolia L. — Bords de deux fossés à Broekzyde ; haies 
vers Papenbrugge. R. R. Peut être naturalisé depuis longtemps ? 

Spiraea tomeutosa L. — Observé par MM. Baguet et De Prins, dans de 
grands marais plus ou moins desséchés de nos environs (Crépin, Flore, 
3e édit. p. 154). — Pas encore retrouvé. 

Riiliiis idœus L. — Buissons, taillis. Papenbrugge. A. R. 



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lluliu.** raoMluw. L — ll;iit'S, bords des chemins, liroek/.ydo. A. R. 

RubiiN Mprciiuelil. W. d N. — Ilaios. Brookzydc, Paponbrugse. R. 

HubuM pllratuM W. cl X. — Buissons, bois, bords des chemins. C. 
Ohs. Nous avons encore recueilli quelques espèces de Rubus qu'il a été 
impossible de déterminer avec une entière certitude. Nous nous propo- 
sons de les étudier, cette année, sur d?s échantillons plus complets. 

Gpuiii urbanuiii L. — Haies, buissons. Broekzyde ; Zeverdonck. A. C. 

Coraarum palustre L. — Près du siphon du Canal entre Turnhout et 
Raevels. O. O. V. (M. Quartier). Fossés à Broekzyde et à Papenbrugge. 
A. C. (K. Pâques). 

PoCeiitlIla Nylvestrls Neck. — Taillis, jeunes sapinières. Stokt, Rae- 
vels, Nazareth, Gierle. A. C. 

Potoiitllla procuiubcns Sibth. — Talus de chemins bordés de fossés 
vers Raerle-Duc, Zeverdonck, Ileyzyde (M, Quartier), Nazareth (E. 
Pâques). 11. 

Potcntllla reptans L. — Bords des allées au cimetière de Turnhout, 
bords des fossés vers Broekzyde. A. R. 

Poteiitilla arsentoa L. — Bords de la route de Bacrie-Duc, un peu au 
(h'l;i (lu canal. C, .\. R. ailleurs. 

Potcntllla recta L. — Ancien chemin sablonneux, vers Raevels; bords 
d'un chemin à Papenbrugge et à Nazareth. RR. — Cette espèce paraît 
assez bien naturalisée dans nos environs. 

RoNa arvciiMU L. — Haies entre Lokeren et Papenbrugge. R. R. 

lioNu poniirora Herrm. — Subspontané dans le voisinage des jardins à 
Turnhout. A. R. 

Alchemllla viilsarl* L. — Taillis entre Turnhout et Schoorvort ; prés 
humides. Zeveidonck. R. 

McnpiluH Koriiianlca L. — Haies. Broekzyde. Schoorvort. R. — Indigé- 
nat assez diiuleiix. 

MorbuM aucuparla L. — Bois. Ciierle, Vosselaer, Nazareth. .\. R. — Pro- 
bablement planl('' en pallie. 

l-:pilohliini Mpicatiini Lmk. — Bords des ehemins à droite du canal 
entir Tiiiiilionl .1 R;ievels. A. R. 

Epllobliini luontaiiuni L. — Endroit humide enti'e Papenbrugge et 
Lokeren (M. Quartier). R. 

I-: pi loi» lu m totraKoniiiii L. — Bords des fossés à Broekzyde. R. 

l-:plloliliiiH iiuliiMtro ]j. — Bords des fossés à Broekzyde. R. 

Oi:iio(li<>i-a blciinlM L.— Prairie entre Stokt et ii roule d'Anvers. Q.Q P, 



15 

Slyriophylluui verticillatuni L. var. ^. interniediuiH Koch. — 

Fossés à Broekzyde. A. C. 
Jtlyriopliylliiiu spieatum L. — Fosses à Broekzyde. A. R. 
IHyriophylliiiu altcruinorum. DC. — Fosses à Broekzyde. R. 
Hydrocotyle vulgaris L, — Bords des fossés à Zeverdonek et Schaer- 

hovenj prés humides à Broekzyde, Papenhrugge et Nazareth, A, C. 
Siuui latifoliiini L, — Celte espèce est très-rare dans nos environs. 

Fossé desséché vers Lokeren. 1 seul pied. 
AEthusa Cyiiapiiiau L. — Lieux cultivés, bords des chemins. A. C, 
OEuanfbe Phellandrium Lrak. — Bords de l'Aa, près du bois de 

Gierle (iM, Quartier) ; fossés et bords de l'Aa à Broekzyde (E. Pâques), 

A. C, 
OEnaiitlie fistiilosa L. — Abondant dans deux fossés à Broekzyde. 
Angelica sylvestrits L. — Prés humides, bords des fossés. A. C surtout 

à Broekzyde. 
Pcucedauum palustre Monch. — Bords des fossés. Broekzyde. A. R. 
Heracleuni iSphoudyliuni L. — Cette espèce est plus commune 

dans la zone qu'on ne le croit généralement. — Prés. Broekzyde j entre 

Broekzyde et Zoverdonck. C. C; A. C. ailleurs. 
Daucu.«) Carota L. — Prés, bords des chemins Raevels, Stokt, A. R. 
Torilis .%uthriseus Gmel. — Cette espèce n'est pas commune, — 

Bords des fossés (M. Quartier). A. R, 
i%utliri.<9cussylve.stris Iloftm. — Prés. Broekzyde, Schoorvort. A. C. 
Chaeropliyllnni tcmuluni L. — Cette espèce est seulement assez 

commune. 
^candis Pecten-Veneris L, — Moissons. Broekzyde, R, R. 
Conluiu maculatum L. — Décombres à Turnhout et bords des che- 
mins à Zeverdonek. R. R. 
Coruus saugufnea L. — Haies à Broekzyde, Q, Q. P. — Paraît être 

subspontané. 
'''Ribes Uva-crIspaL. — Haies. Broekzyde, Schoorvort. R, 
Ribes alplnum L. — Un buisson dans les haies à Broekzyde. Très-pro- 
bablement planté. 
JSasifraga granulata L, — Ce Saxifraga, qui est indiqué comme R. 

en Campine, est C. C. dans les prés entre Turnhout et Zeverdonek, 

vers Schoorvort et à Broekzyde. 
Erica Tetralix L. — Bruyères. A. C. 
Prliuula elatîor Jacq, — Bruyères humides entre Papenhrugge et 

Gierle, R. 



HuttonlM pnluMtriM J^. — Marcs, fosses. Schoorvoit, Ijrockzyde, Vieux- 
Tunilioul, Zeverdonck oL Papeiibrugge. C. et A. C. — Les anomalies 
sont très-fréquentes iians celte espèce : pétales soudés aux sépales; un 
demi pétale soudé à un demi sépale; une partie des sépales régulière- 
nieiil dével<)pj)ée el une partie rudimentaire, etc. 

l.yMiinaclilu ne m or uni L. — Sapinière humide entre Turnhout et 
Haevels. R. R. 

LyMiniachiu thyrslllora L. — Bords de deux mares entre la ville, le 
chemin de fer et la route de Baerle-Duc (M. Quartier). R. R. 

Anatfalll.N arvensis L. var. earnea. — Champs cultivés vers Vieux- 
Tnrnhout, Broekzyde et Schoorvort. A. R. 

Plantago Coronopus L. — Chemins sahlonnoux, Stokt^ Lokeren et 
Zeverdonck. A. C. 

■ lex aqiilfoliuni L. — Bois de Gierle. A. C. ; lieux incultes vers Vosse- 
laer et Nazareth. R. 

Fraxinus excelsior L. — Nous ne pensons pas (ju'il existe à Tétat spon- 
tané dans nos environs. Il est planté ça et là. 

l'Inca minor h. — Broussailles entre Oosthoven et le canal ; taillis 
entre Ooslhoven et Raevels. Q. Q. P. 

Ctentlana l*neunionantlie L. — Bru}ères humides vers Gierle et entre 
Vicux-Turnhout et Arendonck ; hords du canal vers Raevels. A. C. 

Erytiiraea Centauriuni Pers. — Berge du canal entre Turnhout et 
Raevels [M. Quartier). A. R. 

Krytliraea pulcliella Fries. — Sapinière près du canal vers Raevels ; 
champs frais vers Vieux-Turnhout. .\ R. ; prairies humides à Broek- 
zyde et vers Schoorvort. R. 

CuMcuta Epitliymuni Murr. — Sur le Calluna aux environs du Licre- 
man el dans les hruyères vers Gierle. R. 

LycopMlM arvennlM L. — Lieux incultes à Turnhout (.M. Quartier) ; 
champs, hords des chemins à Papenhrugge (E. Pinjucs). A. R. 

.VlyoMotlM arenarla Schrail. — Champs sahlonneux entre Turnhout et 
Broekzyde. A. R. 

IJlhoMperninm arvenNe L. — .Moissons. Vieux-Tnrnhout, Broekzyde 
et Sehooivorl. A. C. 

Molanuni Unlcamara L. — Bords de PAa à Broekzyde et entre 
'l'nnihout el Schoorvort. .\. C; R. ailleurs. 

llyoN(>yaniuM a^rcNtlM Kil. — Jardin à Turnhoul. Q. Q. P. 

VerbaMcnni TliapwuM 1^. — Rords d'un ehenn'n près du Béguinage, lieux 
pierreux à Turnhoul. R. 



17 

Vcrbascnm Blattaria L. — Venu spontanément et en abondance 

dans le jardin de 31. Quartier. 
Teronica pollta Fries. — Champs cultivés. Papenbrugge, Broekzyde. 

A. R. 
Teronica (riphylla L. — Champs sablonneux. Papenbrugge. A. R. 
Teronica arvensU L. — Moissons, bords des chemins. Turnhout et 

Vieux-Turnbout. A. C. 
Veroniea officinalis L. — Prés, bords des chemins. Broekzyde, 

Nazareth, bois de Gierle. A. C. 
Veroniea seuteilata L. — Prés marécagueux. Environs de Nazareth et 

de la route de Baerle-Duc. A. R. 
Veroniea Anagallif* L. — Bords de TAa, près du bois de Gierle. R. 
Antirrliinuni Orontium L. — Champs cultivés près du Canal entre la 

route de Nazareth et celle de Baerle-Duc, et à gauche du Canal vers 

Beersse (M. Quartier). A, R. 
Pedicularis palustris L. — Prairies humides. Chemin de Gierle, 

au delà de Lokcren_, Nazareth, Raevels. A. C. 
Pedieularis syivatica L, — Mêmes habitations, mais plus rare. 
Riiinanthus minor Ehrh. — A. C. 

var. angustirollus. — Prairies^ lieux cultivés. Broekzyde et 

entre Vieux-Tnrnhout et Oosthoven. A. R. 
Rhiuanthus major Ehrh. — Moissons, prairies. C. 
Euplirasia officinalis L. var. nemorosa. — Avec le type et plus 

commun. Pelouses, chemins herbeux. Broekzyde, Schuerhoven et 

entre Broekzyde et Schoorvort. A. C. 
Euphrasia Odontites L. — Lieux herbeux. Broekzyde, Vieux-Turn- 

hout, Papenbrugge, Raevels. A. C. 
Vtricularia vulgaris L. — Fossés, mares. Entre Nazareth et le canal. R. 
IJtrIcularia neglecta Lehm. — Mares, étangs, fossés. Papenbrugge, 

Broekzyde, Oosthoven, Corsendonck, Liereman. A. C. 
Orobanclie minor Sutt. — Champ de trèfle. Entre Turnhout et Broek- 
zyde. A côté du type, à tige d'un rouge foncé et à fleurs purpurines 

pâles, nous avons rencontré quelques rares individus à tiges et à fleurs 

jaunes. 
Mentha aquatica L. — Bords des eaux. A. C. 
L.ycopus europaeus L. — Bords des fossés à Broekzyde. C; A. C. 

ailleurs. 
liamlam amplexicanleL. — Jardins. Turnhoat. A. C; champs. Broek- 
zyde. A. R. 

2 



18 

Latniam InciNum Willd. — Jardins à Turnhout. 11. 

Lumluiu pnrpiireuiu L. var. dcclplenf^ Sond. — Même observation. 

Galeobdolon luCeum Iluds. — IJois de Gierle, buissons entre Tiirnboiit 

et Vosselaer. R. 
Galcopsi** villoma Iluds. — Moissons. Stokt, entre Turnhout et Broek- 

zyde. A. R. 
GaleopMlfl Apociosa Mill. — Champs. Nazareth. Q. Q. P. 
Stachys sylvatica L. — Bruyère sèche entre Lokeren et Gierle, talus du 
chemin de fer vers Tilbourg (M. Quartier), bois de Gierle (E. Pâques). 
A. R. 
Ktachys arvcnsiA L — Moissons. Papenbrugge et Vieux-Turnhout. 

A. R. 
Ncatellarla sal<*riciilata L. — Bords des fossés. Broekzyde, Schoor- 

vort. A. R. 
.cicutcllarla minor L. — Bords des fossés. Bois de Gierle, Schoor- 

vort. R. 
Tencrluiu Scorodonla L. — Endroits buissonneux et secs de la digue 
du canal entre Turnhout et Raevels. A. C.; haies et bords des chemins à 
Stokt, Papenbrugge, Zeverdonck, Broekzyde. A. R. 
Verbena officinalis L. — Bruyère entre Lokeren et Gierle (M. Quar- 
tier) ; buissons vers Gierle (E. Pâques). R. R. 
Vaceinlnm Myrtillus L. — Bois et sapinières vers Gierle, Nazareth, 

Raevels et Schuerhoven, C. C.; A. R. ailleurs. 
Tacclniam Titis-idaea L. — Bois de Gierle. C.; bruyère entre Turn- 
hout et Raevels. A. R. 
Campanula rapuncuioides L. — Buissons. Papenbrugge, entre 

Nazareth et le canal. R. R. 
Campannia Rapuncuius L. — Prés. Raevels. R. 

var. alliinora. — Haies près de la route d'Anvers. R. R. 

Janione montana L. — Coteaux arides et bruyères. A. C. surtout 

vers Raevels, à Stokt et entre Broekzyde et Vieux-Turnhout. 
Adoxa noHcliatelilna L. — Haies entre Broekzyde et la route de 

Zc'venlonck, A. R.; taillis à Zeverdonck. R. 
SambucuM nigra L. — Nous ne pensons pas qu'il existe à l'état 

spontané. On le trouve planté çà et là. 
TIbnrnnm OpuIuN. L. — Haies et taillis. Broekzyde, Vosselaer. R. 
I.onir<>ra Porlflymenum L. — Haies, buissons, taillis. Broekzyde, 
Papenbrugge, Nazarolh. A. C. 



i 



19 

A**iierula otlorata L. — Bois de Gierle. R. — Jusqu'à présent, 
cette espèce n'avait été signalée dans la zone campinienne qu'à 
Averbode. 
Galium sa^satlle L. — Bruyère sèche entre Lokeren et Gierle (M. Quar- 
tier) ; pelouses sèches entre Turnhout etBroekzyde (E. Pâques). A. C. 
Valeriana ofliciualls L. — G. 

— — var. altissima — Prés, bords des fossés. Zeverdonck. A. C. 
Valeriana dioeca L. — Bords humides du chemin de Gierle^ au delà de 

Lokeren, prés marécageux à Broekzyde, digue du canal entre Turnhout 

et Raevels. A. G. 
Valei'ianella olltoria Poli. — Gette espèce est seulement A. C. dans 

nos environs. 
5§caI)iosa Succisa L. — Prairies, taillis. Broekzyde, A. G.; Oosthoven, 

Raevels. A. R. 
Centaui-ca niontana L. (variété à feuilles étroites). — Lieux cultivés 

vers Ooslhovcn. R. R. R. — Probablement échappé des jardins. 
BIdeus tripartiîus L. — Fossés. Broekzyde, G.; A. R. ailleurs? 
Bidcns ceruiius L. — Fossé. Broekzyde. G. 
Autheiuisi arveusis L. — 31oissons, lieux cultivés, surtout \ers 

Broekzyde. A. G. 
Matricaria luodora L. — Moissons vers Broekzyde. R. 
Pyi-etlirum Partheuiuiu Sm. — Bords des chemins et moissons^ surtout 

vers Vieux-Turnhout et Broekzyde. A. R. 
Ctarysanthcniuiu scgctum L. — 3Ièmes localités. A. G. 
Artemisia vulgaris L. — Gette espèce réputée G. dans tout le pays, est 

R. dans le rayon de notre florule. — Nous l'avons rencontrée seulement 

dans des buissons près de Lokeren et à Stokt. Q. Q. P. 
Tauacctum vulg;arc L. — Jeune sapinière vers Raevels, à la droite du 

canal ; endroit inculte vers Lokeren. A. R. 
Guaphalium luteo-album L. — Ghemins sablonneux vers Stokl, 

Lokeren et Papenbrugge. A. R. 
Gnaphalium sylvatlcum L. — Ghemins creux, lieux herbeux et jeunes 

sapinières, près du canal, entre Turnhout et Raevels, G.; R. ailleurs. 
Autenuaria dioeca Gârtn. — Ghemin sablonneux vers le bois de Gierle, 

A. G.j vers Vosselaer. A. R. 
Filago minima Fries. — Gharaps sablonneux vers Raevels. A. G. 
Pulicaria dyscutcrica Gàrtn. — Glairières humides du bois de Gierle. 
A.R. 



20 

Molldtt^o Virgii-aurca L. — Chemin sablonneux menant au bois de 

Gicrle. C. l'as vu ailleurs (M. Quartier). 
Krl^tTOii «cris L. — Lieux herbeux. Racvels. U. 

— — canadoiiNiN L. — C. 
Anter L ? — (Espèec américaine, non encore déterminée). Haie du 

chemin de fer vers Ilerenlhals (M. Quartier) ; bords d'un fossé à Brock- 

zyde (E. râ<|ues). l\. 
rinerai'la paliiAtrlM L. — Bords des fossés. Broekzyde, R. 
lieiieclo sylvatieuN L. — Bords d'un chemin sablonneux à Slokt. A, H. 
'Woiiooio rriicaorolliiM L. — Lieux inculles entre Lokeren et Gierle.R.R. 
Meiiecio .larobaca L. — Cette plante réputée C.,est R. dans nos environs. 

Lieux herbeux entre le béguinage et le chemin de fer vers Tiibourg 

(M. Quartier). 
Kiipatorluni caiiiialiiiium L. — Bords de l'Aa à Broekzyde, talus 

buissonneux de la digue du canal vers Raevels^ bords d'un ruisseau à 

Schucihoven. A. R. 
TiiMNlIaKO Fai-rarus L. — Clairière herbeuse du bois de Gierle, lieu 

inculte à Broekzyde. A. R. 
Pcta.Mltes oflielnalls Moiich. — Bords d'un étang à Broekzyde. R. 
ArnoMcriM niltiinia Link. — Jardins à Turnhout, lieux cultivés vers 

Vieux-Turnliout et Broekzyde. A. C. 
Ciilcorliini ln(ybiif« L. — Bords des chemins. Papcnbrugge, Broekzyde. 

l\. — Païaît n'être que subspontané. 
MonchuN aNper Vill. — Champs cultivés, les lieux incultes, A. C. 

suilout vers Broekzyde et Pajienbrugge. 
WoncliuH arvciiMifli L. — Bords des fossés, lieux cultivés. A. C. 
CreplM paliitlotta Monch. — l^airies humides à Broekzyde. R. 
Hlcrachini i%iii*leiila L. — Bords de la route vers Vieux-Turnhout, 

vers Vosselaei'cl à Slokt. A. [\. 
lliora«*liiiii iiiiii'oruni L. — Sa|)ini('l'es. A. C. 
lllciaeliini « ulKaliini Fries. — Chemin sablonneux vers Gierle, A. C ; 

A. II. près de la loute d'Anvers. 
Ilit'i-arliini trlticiifaluiu Fries. — Bords de la route d'Anvers et sapi- 

nièic N( i> \'i>>mI;i( 1 , cliemin sablonneux veis le bois de Gierle. R. 
Hlrrafliiin lioroali' Fries. — Saj)inière veis le bois de Gierle (M. Quar- 

li.r). R. 
AIrIpIcx liaNiatiiiii L. var. paluluui. — Lieux cultivés et bords des 

(lirniinsniiir la \illr i-l Bnickzyde^ décombres à TumiIkmiI. R. 



!2i 

Chenopodiuni polysperniuni L. — Lieux cultivés. Brockzyde. R. 
Buniex Hydrolapathum Huds. — Bords des eaux (M. Quartier). A. R. 
Runiex sangulueus L. — Bord d'un fossé à Heyzyde (M. Quartier). R. 
Polygonum Bistorta L. — Prairies humides. Broekzyde, Vosse- 

laer. A. R. 
Polygonum amplilbtum L. — Nouveau bassin de Turnhout, fossé 

autour de la prison (M. Quartier). A. R. 
Polygonum mite Schk. — Le type et la var. minus se rencontrent 

dans un fosse desséché entre Oosthoven et le Canal. R. R, 
Polygonum dumetorum L. — Haies et buissons vers Schoorvort et 

Broekzyde. A. R. 
Fagopyrum esculentum Mônch. — Suhspontané çà et là. 
Huniulus EiUpulusL. — Spontané dans des haies à Broekzyde, A. R.; 

ailleurs çà et là subspontané. 
Vlmus campestris L. — Les quelques pieds que nous avons observés 

semblent n'être que subspontanés. 
Mercurlalis annua L. — Jardins^ lieux cultivés. A. C. 
Calllti-iche hamulata Kûtz. — Observé à Gierle par de Dieudonné. 

(Crépin Flore^ o^ édit., p. 389). Pas encore retrouvé. 
Callltrlche truucata Guss. — Fossé à Vieux-Turnhout. R. R. 
Fagus sylvatica L. — Comme indigène cette espèce est R. dans nos 

environs. Bois vers Nazareth Oosthoven. 
4|^uercus Robur L. (excl. var. |3). — Comime indigène A. C. Bois de 

Gierle, bois vers Nazareth et à Oosthoven. 
Corylus Avellana L. — Bois de Gierle. R. 
siallx vlminalls L. var. tenuifolla. — Bords des fossés. Zeverdonck, 

Papenbrugge. A. C. 
Sallx repens L. — Cette espèce que la 5me éd. du Manuel ne renseigne 

pas en Carapine est A. C. dans nos environs. — Chemins humides à 

Zeverdonck, entre Turnhout et Gierle, entre Turnhout et Raevels. 
iMyrica Gale L. — Cette espèce qui est dite R. dans la Campine anver- 

soise, est C. C. aux bords du Liereman 5 A. C. dans des bruyères humi- 
des vers Raevels, Gierle_, Vosselaer; et A. R. à Broekzyde. 
Juniperus communis L. — Landes et bruyères entre Turnhout et 

Beersse, bruyère à gauche de la route de Bae le-Duc. R. 
Alisma Plantago L. var. lanceolatum. — Fossés, bords des eaux. 

\]i\ peu partout, mais plus R. que le type. 
Allsma rauunculoides L. — Mare près de la ville, entre le Canal et la 




/ku u 



29 

roule de Baerle-Duc (M. Quuilicr); bords d'un étang à Oosllioven 

(E. râqucs). II. 
AllMoia natuiiN L. — Dans l'Aa à Brockzydc. A. II. 
i§a;;ittai-ia Nu;;iltirolla L. — Dans l'Aa vers Gierle. A. R. 
=^Frltlllarl!i Mi'Ieasrl.-si L. — Pré vers Zeverdonck. R. R, 
Ornitiiogulum uiubellutiiiu L. — Talus au delà du bois de Gierle et 

vers Zeverdonck etSchoorvort. Le type est assez rare ; la var. augus- 

tifolliim est très-rare. 
JiluNcari botryoldes DC. — Taillis. Zeverdonck. Un seul pied. 
IVartIiecium ossifrasiim Iluds. — Bas-fonds marécageux à la dioite du 

Canal entre Turnhout et Ilaevels ; bords du Liercraan. R. 
Couvallaria niajalis L. — Bois de Gierle. A. R. 
l>oly;;onatiiiu niultinoruni AU. 

ajuutlietuun 

donck. A. R. 
■ rl.s Pseudo-.4corus L. — Bords des fossés. Zeverdonck, Papen- 

brugge. A. C. 
Orchis :iiorlo L. — Prés humides. Gierle, Zeverdonck. A, R. 
Orchis tuaculata L. — Prés humides. Brockzyde, Zeverdonck. Gierle. 

A. C. 
Orchis iatifolia L. var. incaruata. — Avec le type. Prés humides. 

Papenbrugge, Broekzyde, Gierle. R. 
Piatanthera bifolia Rchb. — Berge du Canal entre Turnhout et 

Raevels. R. R. 
Kpipactis iatirolia Ali. — Chemin sablonneux à Stokl, voisinage de la 

route de Baerle-Duc. II. 
■•:i»ipactis paiustris Crantz. — Sapinière à Nazareth, fourré i)rès de la 

route d'Anvers (M. Quartier); bords d'un fossé près de la route de 

Baerle-Due (E. Pâques). R. 
IVeottia ovata Blufl" et Fing. — Piairies humides. Brockz}de, haies à 

Schoorvorl. A. R. 
Ilydrocharis .tlorsus-raiiae L. — Commun lians le Liereman et dans 

(1rs lu>S('-s ;". IJrockzydc ; A. R. ailleurs. 
l*otaiiio;;(>toii poiy;;oiiifollii.s Pourr'ct. — 3Iarf à Lokcrcn. II. 
PotaniOKCtoii alpiiius Balb. — Dans des fossés et dans l'Aa à Broek- 
zyde. R. 
l*otaiiio;;i>toii iiiceiiN !.. — Fossés autour de la prison. A. II. 
l*otaiuo;{ctoii pcrfollatUM L. — A. C. dans le Canal. 



25 

Potamoseton dentus L. — Fossés entre Nazareth et le Canal. A. R. 
Potamoseton ol»tuNifoliii«t M. et K. — Fossés à Broekzyde. R. 
Potamosetou trîchoîcl«*s Chamisso. — Fossés entre Nazareth et le 

Canal; dans le Canal. R. 
Potamoscton pecfinatns L. — Fossés à Broekzyde. R. 

— — var. scopariiis. — Dans le Canal. A. R. 
Lemna trlsiilca L. — Fossés. Broekzyde. A. R. 
Typiia latifolia L. — Marcs, fossés. Papenbrugge, Broekzyde, Liere- 

man. A. R. 
Typha ansustifolia L. — Liereman. A. C; mare vers Heyzeyde. A. R. 
Nparganitiiu .«^implex Huds. — Lieux marécageux entre Oosthoven et 

le Canal, voisinage du Liereman, A. B. 
Junpiis fmipiuus Monch, — Bruyères humides vers Gierle. A. C. 
Juneus tenuis Willd. — Pré marécageux à Broekzyde, C. ; R. partout 

ailleurs, 
liUziila sylvaUca Gaud. — Bois de Gierle. R. 
Eiuxula pilosa Willd. — Bois de Gierle. R. 
Carex fUsticha Huds. — Prés humides, fossés. Broekzyde, Nazareth. 

A.R. 
Carex areuaria L. — Cette espèce qui est indiquée comme A. C. ou 

A. R. dans la zone campinienne est C. C. dans un chemin sablonneux 

menant au bois de Gierle, et C. aux bords de la route d'Anvers et sur 

une colline sablonneuse, entre cette route et Lokeren. 
Carex remota L. — Prés, pelouses humides. Broekzyde. A. C. 
Carex Goodenougliii J. Gay var. jnucella. — Endroits herbeux près 

de la route d'Anvers. R. 
Carex flacca Schreb. — Prés humides entre Nazareth et le Canal, digue 

du Canal entre Turnhout et Beersse. A. R. 
Carex ve»icaria L. {pro parte). — Fossés. Raevels, Broekzyde. A. R. 
Rhyncbospora alba Vahl. — Bruyère humide vers Gierle et à gauche 

de la route de Baerle-Duc, C. ; R. ailleurs. 
Heleocharis multicanlis Koch. — Bruyères humides vers Gierle. A. R. 
Scirpns caespitosus L. — Comme le précédent. 
iScirpiis flultans L. — Mures, fossés. Corsendonck, entre Nazareth et le 

Canal, voisinage du Liereman, Gierle, A. C. 
Erlophorum polystachyum L. {p7'0 parte). — Petits fossés et bruyères 

humides vers Gierle, Raevels et Nazareth. A. C. 
Erioplioriim vaginatam L. — Marécages près de la route de Raevels. R. 



24 

Aiithoxuiitliuiu ofloraUini L. — IVrs, bords dos clioniins. A. C. 
BaldliiKcr» urundlnucea Dinrt. — Bords des eaux, A. C. 
OpIlMiueuuM €ruM-(:aIll KiuUh. — Lieux cultivés. Broekzydc, A. C; 

jardins à Turnhout. A. U. 
Di;;i(itria 8au;;ulnalls Scop. — Jardins à Turnhout. R. 
Ul^ltarla linearis Crép. — Jardins à Turnhout et à Broekzydc, A. C. ; 

chain[)S cultivés à Broekzyde. A. R. 
Alopeciirus prateusis L. — Prés. A. C. 
Deschanipsla flexiiosa Griscb. — Sapinières, bords des chemins. 

Vosselaer, Stokt, Nazareth. A. C. 
Phra{(niites vulgaris Crép. — Marais du Licreman; fossés à Broekzyde, 

C. C. ; A. C. ailleurs. 
Glyceria aquatlca Wahlberg. — Marais du Licrcman, fossés à Rroek- 

zyde. A.C. 
Briza media L. — Prés. Nazareth, Stokt. A. R. 
Bruiuus secallnus L. — Moissons, bords des chemins. A. C. 
Bromus seeallnus L. var. pubcsccns {S. hordcaccus Gmel.) — 

Moissons, bords des chemins. Stokt, Nazareth. A. R. 
Festuca rubra L. — Bords des chemins, prés. A. C. 
Mardus stricta. L. — Endroits sablonneux. Stokt, entre Lokcrcn et la 

route d'Anvers. A. C. 
Polypodluui vulararc L. — Buissons entre Lokeren et Gierle, bois de 

Gierie, bois vers Nazareth, talus des fossés à Heyzyde. A. C. 
Ptcris aquillna L. — Sapinière près du chemin de Gierie, bois de 

Gierie. A. C. 
Blechiium .^plcant L. — Bois de Gierie, bords de fossés ombragés à 

Heyzj'-de, bois entre Turnhout et Nazareth. A. C. 
Asplenlum Fillx-remlua Bornh. — Bois de Gierlc et environs. A.C. 
i%npleniuni BCuta-niurarfa L. — Vieux mur à Turnhout et à Vosselaer. 

A. K. 
PolyNtlchuni FilIx-niaM Rolh. — Bois, taillis. Nazareth, Broekzyde, 

bois de Gieilo. A. C. 
PolyNtichuni nplnulonum DC. — Bois de Gierie. A. C. 
ONuiuiida rc;;aliM L. — Bords du Licrcman. R. R. 
Pllularia ;;lohuiir(>ra L. — Fossé à Broekzvde. R. I\. 
Lycopodium luundatuni L. — Bruyères humides. Nazareth, Heyzyde, 

route de Baerle-Duc et vers Gierie. A. C. 
Equlai-Cuni arvouNo L. — Champs huniidcs. Broekzyde, Slokt. A. i). 



2o 

Equisetum urveuse L. var. ueiuorosum. — Prés humides. Stokt, 

Broekzyde. A. R. 
Equlsetum limosnin L. — Mares e( fosses entre Turnhout et Schoor- 

vort. A. C, 
EquiscCuin hyeniale L. — Lieux marécageux à la gauche du Canal 

entre Turnhout et Raevels. A. C. 
Chara foetida Al. Br. — Liereman. A. C. 
H'iteila nexilfs Agardh. — Étang entre le Canal et la route de Baerle- 

Duc. A. R. 
Mitella opacn Agardh. — Liereman. R. R. 



DESCRIPTIONS ET OBSERVATIONS 



SUR 



PLUSIEURS ROSIERS UE LA FLORE FRANÇAISE, 

PAR 

ALFRED DÉSÉGLISE. 



FASCICULE I. 



Ayant pris la résolution de faire la Monographie des 
Rosiers de notre flore française, et durant la rédaction 
de ce travail qui peut éire de deux années, je suis dans 
Tintention de publier des notes délacliécîs sur les formes 
nouvelles ou mal définies des rosiers (jui me seront 
procurés, afin d'appoler raltonlion des botanistes, pour 
savoir si ces espèces doivent être admises ou rejetées. 
Ne pas réunir ce qui doit être séparé et ne pas séparer ce 
qui doit être réuni! est la marche que j'ai rinlenlion de 
suivre pour celte monographie, dont j'ai amassé en herbier 
des matériaux immenses depuis nombre d'années. 

Le Bulletin de la Société botanique de France (') donne 



(1) Aimcc 187!), Complcs-icndnsj >'» 2, p. Hi'2, tome 26. 



27 

une Liste de plantes croissant dans le bassin siipêrimr de 
VUbaye^ par M. Lannesj à l'arlicle Rosa, je trouve : 
i" R. alpina L. (plusieurs formes). Pourquoi Fauteur ne 
décrit-il pas ces formes? pourquoi s'abstient-il de signaler 
les earaclèies? Personne n'est devin! 

2° R. monlana Chaix. Ce rosier semblerait abondant 
dans cette région; j'aime à croire que toutes les localités 
citées se rapportent bien à la plante de Cbaix? 

3" R. glandulosa Bellardi. Est une plante controversée 
dont M. Crépin(0 a donné une description détaillée d'un 
type authentique de Bellardi conservé dans Therbier de 
Willdenow, portant le N'' 9867 de cette collection. 
M. Lannes qui assigne deux localités françaises à ce rosier 
de Bellardi aurait dû au moins nous en faire connaître les 
caractères. Pour M. Lannes, est-ce une Alpinae ou une 
Pimpinellifoliae? L'auteur de cet article a-t-il pris con- 
naissance de la description de M. Crépin? 

i° R. imponens Ripart. Où M. Lannes a-t-il vu la 
description de Ripari ? L'auteur de cet article devait dire 
en quoi diffère celte espèce de ses voisines. Est-ce une 
Caninae? est-ce une Montanae? L'esprit reste suspendu au 
point? (2) 

S'' R. glauca Vill. 

G'' R, Reuteri Godet. Quelle différence M. Lannes fait-il 
entre ces deux noms ? Le premier placé après le R. 
glandulosa; le second entre R. Chavini et R. nrbica; c'est- 
à-dire que M. Lannes fait du R. Reuteri une Caninae ! 
Cependant qui dit Reuteri dit glauca ! 



(t) Primitiae Monographiae Rosariim (1872), fasc. 2. 

(2) Dcséglise Enum. des Rosiers deVExirope, etc. (.1877), N" 155. 



V- 



7° R. poniifcra Ilerrm. Nous conservons des doulcs sur 
celle délerminalion. 

8" R. didymocarpa Gandoger. Quid ? 

Il csl Irès-bien de publier des lisies de planlcs, mais 
faul-il que les auteurs de ces listes donnent des diagnoses 
pour les formes litigieuses. Les botanisies compilateurs et 
non descripteurs ne sont d'aucune utilité pour ceux qui 
voudront entreprendre une Flore de France; les lisies de 
localités fournies par ces botanopbiles seront la cause 
d'erreurs de la part de ceux qui accepieronl ces enumera- 
tions sans contrôle. 

Je n'ai pas la folle outrecuidance d'espérer que la 
monograpliie que j'entreprends sera complète et exempte 
d'erreurs ; je me borne à énumérer les rosiers et leurs 
localités géograpliiques, en joignant des descriptions et des 
observations critiques qui appariieniunt exclusivement à 
la botanique descriptive. 

Sect. — SYI^STYLAE. 

R. scposita Nob. 

Arbrisseau plus ou moins élevé, à rameaux flexueux ou 
dressés, aiguillonnés, à aiguillons épars peu abondants 
dilatés à la base, presque droits ou légèrement inclinés, 
courts; ramuscules inermes ou ayant quelques petits 
aiguillons espacés, peu nombreux; tige principale à aiguil- 
lons robustes. 

Pétioles lisses, (jhfhrcs, parsemés de fines petites (jlandes 
peu alnmdantes, parsetués de 7'ares poils^ soit dans le sillon, 
soit à la fjase du petiote, aiguillonnés en dessous. Folioles 
5-7, vertes, r/lahres sur les deux fares, un peu luisantes, 
ovales-aiguës ou ovales-obtuses, la terminale longuement 



29 

péliolée, arrondie ou un peu atténuée à la base, les 
latérales subsessiles ou sessiles, doublement dentées, à 
dents principales moyennes, ascendantes ou ouvertes, 
assez régulières, mucronées^ les secondaires terminées 
par une petite glande. 

Stipules plus ou moins allongées, glabres sur les deux 
faces, bordées de glandes, à oreillettes aiguës, droites ou 
divergentes. 

Pédoncules solitaires ou réunis en bouquet peu fourni, 
glabres; bractées à la base du bouquet souvent dilatées au 
sommet, ovales, cuspidées, plus longues que les pédon- 
cules, celles situées à la base du pédoncule de même forme 
et moitié plus petites que le pédoncule, bordées de petites 
glandes. 

Tube du calice ovoïde, glabre. 

Divisions calicinales appendiculées au sommet, glabres 
et dépourvues de glandes en dessous, deux entières à 
bords tomenteux, trois pinnatifides à appendices lan- 
céolés, saillantes sur le bouton, plus courtes que la corolle, 
réfléchies à Tanthèse, caduques. 

Styles soudés en colonne courte hérissée, au-dessus d'un 
disque élevé et conique. 

Corolle carnée ou presque blanche. 

Fruit 

Hab. Juin-juillet. Broussailles des montagnes. 

Haute-Savoie : Le petit Salève à Monnetier. — Ain : 
Colombier de Culoz à Chatel-en-Haut ! 

Obs. I. Par les pédoncules glabres, ce rosier est voisin 
de R. virginea Ripart, dont il diffère par ses feuilles dou- 
blement dentées et ses styles hérissés. Ce caractère des 
feuilles doublement dentées est, je crois, nouveau pour les 
rosiers de l'Europe appartenant aux Stylosae? 




50 

Obs. II. M. Boutcillcr a aussi trouvé un rosier de 
celle section à feuilles doublemenl déniées et qu'il nomme 
R. anccps Bout, inéd.; j'ignore si l'auteur a donné une 
description de cette espèce ? Ce rosier se rapproche de 
notre plante, mais l'espèce originaire de Provins a les 
styles en colonne très-allongée et glabre, les pétioles velus 
et glanduleux, les divisions calicinales à appendices ciliés 
aux bords, les folioles à nervure médiane velue, sa fleur 
petite et blancbe. Je coimais imparfaitement cette forme 
représentée dans mon berbier par un maigre écbanlillon 
que je tiens de M. Bouteiller. Si je juge d'après ce spéci- 
men, les rameaux et ramuscules seraient iiKM'mes? J'ai 
rapprocbé de celle plante inédite deux localités du dépar- 
lement du Clier, que j'ai en berbier depuis longtemps. 

Obs. III. La plante du département de l'Ain a les styles 
moins hérissés que dans celle de la Savoie; le tube du 
calice est presque globuleux. En récoltant ce rosier, j'ai 
cru prendre le R. vircjinca Bip., mais en étudiant la plante 
et en voyant les feuilles doublement dentées, j'ai réuni ce 
rosier à celui que je viens de décrire. 

CA]\II\AE a) I^UOâE. 
R. «epnrabilis Xob. 

Arbrisseau élevé, à rameaux longs, flexueux, à écorcc 
vcrdàlre ou vineuse, incnncs ou parlant de rares petits 
aiguillons roussùtres, dilatés comprimés à la base, droits ou 
inclinés; ramuscules inermes; lige principale à aiguillons 
épars. 

Pétioles inermes, glabres, lisses. 

Folioles 0-7, de inoycrme grandeur, coriaces, vertes, nn 
peu luisantes en dessus, glaucescentes en dessous, la 
terminale longuement péliolée, orale-airjuë ou siibaigiœ au 



31 

sommet, arrondie ou un peu atténuée à la base, les latérales 
péliolées, ovales- subaiguës ou obtuses, la paire inférieure 
plus petite que les autres folioles, simplement dentées, à 
dents assez grandes,réguVières, les supérieures eonniventes 
ou ascendantes, nervures secondaires plus ou moins sail- 
lantes. 

Stipules plus ou moins allongées, vertes, glabres, 
oreillettes aiguës divergentes, les unes glabres aux bords, 
les autres étant plus ou moins bordées de glandes, les 
supérieures dilatées. 

Pédoncules longs, glabres, ordinairement réunis en 
bouquet 2-3-4-5 ; bractée à la base du bouquet ovale- 
cuspidée, glabre, bordée de petites glandes, plus longue 
que les pédoncules, sur un bouquet de quatre pédoncules 
celui de droite et celui de gauche ont à leur base deux 
petites bractées ovales-cuspidées, glabres, moitié plus 
courtes que les pédoncules, les pédoncules intérieurs sont 
généralement dépourvus de bractées. 

Tube du calice glabre, obovoïde plus ou moins allongé. 
Divisions calicinales glabres sur le dos, terminées par un 
appendice plus ou moins long, deux entières à bords 
tomenteux, trois pinnatifides, saillantes sur le bouton, plus 
courtes que la corolle, réfléchies à l'anthèse, caduques 
avant la coloration du fruit. 

Styles courts, hérissés, disque presque plan. 

Corolle d'un rose clair ou carnée. 

Fruit asse;3 gros, rouge, obovoïde plus ou moins allongé. 

Hab. Juin-juillet. Broussailles, haies. 

Cher : Saulzais-le- Potier ! — Haute-Savoie : brous- 
sailles du petit Salève à Monnetier ! 

Obs. Forme remarquable du R. canina par son iner- 
mité, ses feuilles, ses pédoncules allongés, son fruit assez 



32 

gros obovoïde. — \e trouvant rien i\ quoi rapporter ce 
rosier dans les ouvrages à ma disposition, et voulant savoir 
à quoi m'en tenir, j'ai soumis à M. Crépin cette forme 
avec plusieurs autres pour avoir son opinion ; voici la 
réponse de M. Crépin. « Cette Lutctiane est remarquable 
« et ne se rapporte à aucune forme décrite dans celte 
« série, du moins à ma connaissance. » — Ce rosier est 
une Caninae-Nudae que je place après le R. nilens Desv,; 
nul doute que cette jolie forme doit se trouver sur d'autres 
points de la France. 

R. aualoga Nob. 

Arbrisseau élevé, à rameaux verdàlres longs, droits ou 
flexueux, peu aiguillonnés^ à aiguillons roussàtres ou 
blancbàtres, dilatés comprimés à la base, droits, inclinés 
ou crochus, médiocres; ramuscules inermcs ou faiblement 
aiguillonnés, généralement inermes; tige principale à 
aiguillons robustes, dilatés à la base, arqués. 

Pétioles lisses, glabres, inermes, rarement portant 
quelques petits aiguillons en dessous. 

Folioles 5-7, de moyenne grandeur, plutôt grandes que 
petites (relativement), vertes, luisaiites en dessus, plus 
pâles en dessous, glabres, la terminale très-longuement 
pétiolée, ovale, oiale-aiguë,plus ou moins atténuée à la base 
ou obocale, les latérales pétiolées, ovales-obtuses, ovales- 
subaiguës ou obovales, les dernières du pétiole plus petites 
que les autres, simplement dentées, à dents assez grandes 
ascendantes, les supérieures conniventcs ou ouvertes. 

Stipules allongies, glabres, à oreillettes aiguës ou obtuses 
divergentes ou droites, bordées de petites glandes fines. 

Pédoncules assez forts, allongés, glabres, solitaires ou 
réunis en corymbe peu fourni; le pédoncule solitaire porte 



35 

à sa base une petite bractée ovalc-euspidée, glabre, bordée 
de glandes, égalant le pédoncule ; le corymbe ou bouquet 
porte à sa base deux bractées opposées, lancéolées-cuspi- 
dées, glabres, plus longues que les pédoncules, les pédon- 
cules de droite et de gauche ont à leur base deux petites 
bractées opposées moitié plus courtes qu'eux, le pédoncule 
central est sans bractée. 

Tube du calice ovoïde ou obovoïde, glabre. 

Divisions ealicinales spatulées au sommet, glabres en 
dessous, deux entières à bords tomenteux, trois pinnati- 
fides, saillantes sur le bouton, plus courtes que la corolle, 
réfléchies à Tanthèse, caduques avant la maturité du fruit. 

Styles en faisceau, hérissés, disque plan. 

Corolle rose clair ou carnée. 

Fvu'il gros y globuleux, rouge. 

Hab. Juin-juillet. Haies, broussailles. 

France. — Cher : Boursac, commune d'Allogny! Haute- 
Savoie : petit Salève à Monnetier ! Saint-Gervais-les-Bains! 

Suisse. — Valais : les haies à Martigny ! Vaud : Che- 
sières (Rapin, in herb. Déségl.). 

Obs. Relativement à cette forme, M. Crépin m'écrivait 
le 9 janvier 1880 : « .... par la clef analytique que j'ai 
« composée pour les Lutétianes, j'arrive également au 
« R. sphaerica Gren., mais comme vous le dites fort bien 
« ce n'est pas cette forme. Je possède en herbier au moins 
« une douzaine de formes voisine du R. sphaerica aux- 
« quelles je n'ai pu donner de noms connus ; je n'en puis 
« pas donner à votre rose, qui vient enrichir la série des 
« Lutétianes à fruits plus ou moins arrondis. » 



34 

C4I¥I!^AE d) Pl]BESCE]\TES. 

R. Carionii Déségl. et Gillot. 

Arbrisseau élevé, rameaux allongés, verdàires ou vineux, 
aiguillonnés, aiguillons robustes, roussàtres ou blancbà- 
ires, dilatés à la base, droits ou courbés en faux, ceux des 
ramuscules plus petits, opposés ou géminés, présentant 
quelquefois des rameaux et des ramuscules inermes; aiguil- 
lons de la tige principale nombreux, forts, dilatés à la base, 
courbés ou inclinés ; jeunes pousses souvent de couleur 
vineuse. 

Pétioles velus et parsemés de quelques petites glandes, 
inermes ou aiguillonnés en dessous. 

Folioles 0-7, vertes, glabres et parsemées de quelques 
rares poils en dessus, plus paies en dessous et pubescentes 
sur les nervures églanduleuseSy la terminale longuement 
pétiolée, ovale-aiguë ou subaiguë au sommet, arrondie à la 
base, les latérales pétiolées, ovales^ ovales-elliptiques ou 
obtuses, les unes terminées en pointe courte, les autres 
obtuses et même arrondies au sommet, doublement den- 
tées, à dents secondaires glanduleuses, les principales ter- 
minées par un mucron, ouvertes ou déjetées. 

Stipules plus ou moins allongées et étroites, glabres sur 
les deux faces, à bords glanduleux et parsemées de quelques 
cils, oreillettes courtes, divergentes. 

Pédoncules courts, glabres, solitaires ou réunis en 
bouquet par 2-3-5, ordinairement cachés par des bractées 
assez larges souvent denticulées au sommet, ovales-acumi- 
nées, glabres sur les deux faces, à bords ciliés-glanduleux. 

Tube du calice ovoïde un peu contracté au sommet, 
glabre, verdàlre ou de coulein- vineuse. 

Divisions calicinales vertes, glabres en dessous, large- 



55 

meut appendiculées au sommet, deux entières à bords 
tomenteux, trois pinuatifides à appendices portant quel- 
ques glandes, réfléchies à Tanihèse, caduques avant la 
coloration du fruit, saillantes sur le bouton et plus courtes 
que la corolle. 

Styles hérissés au-dessus d'un disque presque plan. 

Corolle d'un rose trèspàle, à la fin presque blanche. 

Fruit rouge, arrondi. 

Aspect du R. tonientella Lem., mais feuilles dépour- 
vues de glandes en dessous. Je place ce rosier à côté du 
R. canescens Bak. 

Hab. Juin-juillet. Les haies. 

France. — Saône- et- Loire : Pignon-Blanc, commune de 
Brion (Gillol); Curgy, Autun route de Nolay, Champ- 
Chanoux (Lucand). — Cher: Saint-Eloy-de-Gy ! — Côte- 
cVOr : Meursault (Ozanon). — Seine-et-Marne : Provins 
(Bouteiller). — Lot-et-Garonne : Agen (de Pommaret). 

Belgique. — Prov. de Liège : Sy (Donckier). 

Angleterre. — Devonshire : Plymouth (Briggs). 

06s. iNous dédions celte espèce à feu J.-E. Carion, qui 
exerçait la médecine à Autun, aussi modeste que savant • 
auteur d'un catalogue des plantes de Saône-et-Loire, 
Carion lié de grande amitié avec Boreau a fourni à ce 
dernier de précieux matériaux pour les trois éditions de la 
Flore du centre de la France, tant en phanérogames qu'en 
cryptogames et dont l'herbier appartient aujourd'hui à la 
bibliothèque de la ville d'Autun. 



of) 

€AIV1]V1E e) COLLIIVAE. 

R. Liicaiidiana Déségl. ct Gilloti'). 

Arbrisseau élevé, à rameaux flexueux, allongés et 
espacés, aiguillonnés ou inermes ; tige principale à aiguil- 
lons robustes, dilatés à la base, courbés ou crochus, 
blanchâtres; ramuscules inermes ou aiguillonnés^ à aiguil- 
lons rares, roussàtres, opposés, courbés ou crochus. 

Pétioles velus ou légèrement velus, parsemés de glandes, 
aiguillonnés en dessous. 

Folioles 0-7, vertes, glabres en dessus, un peu plus 
pâles en dessous, à nervures médiane etsecondaires velues, 
la terminale ovale-aiguë ou subaiguë au sommet, arrondie 
ou un peu rétrécie à la base, les latérales ovales ou ovales- 
elliptiques ou obtuses, les deux folioles inférieures plus 
petites, doublement dentées, à dents principales terminées 
par un mucron, les secondaires par une glande et un peu 
ciliées surtout à la base. Stipules sur les vieux ramuscules 
étroites, sur les jeunes ramuscules lancéolées assez grandes, 
glabres sur les deux faces, ordinairement cuspidées au 
sommet, ciliées glanduleuses aux bords, oreillettes droites 
ou divergentes. 

Pédoncules solitaires ou réunis en bouquet 2-o, tantôt 
glabres, tantôt parsemés de fpielqnes poils ou de petites soies 
glanduleuses sur le même pied ; bractées plus ou moins 
larges, souvent appendiculées comme fjliacées au sommet. 



(1) Nous dédions ce rosier à M. L. Lucand, oflicier retraité qui a su 
mettre à profil les loisirs de la vie de garnison en se créant un riche 
herliier : au botaniste observateur, .M. Lucand, joint le talent d'aquarel- 
liste. Il a fourni à l'un de nous des éticjuettes de rosiers représentant les 
pétales de grandeur naturelle et coloriés, ce qui est d'un grand secours 
pour la détermination des formes aflines. 



57 

glabres, à bords ciliés-glanduleux, plus longues que les 
pédoncules. 

Tube du calice ocoïde ou globuleux contracté au som- 
met, glabre. 

Divisions calicinales appendiculées au sommet, vertes, 
glabres en dessous, deux entières à bords tomeiiteux, trois 
pinnatifides à appendices lancéolés souvent denticulés, 
saillantes sur le bouton, plus courtes que la corolle, réflé- 
chies à Fanthèse et restant réfléchies sur le fruit jusqu'à 
sa coloration. 

Styles courts, hérissés, disque plan. 

Corolle rose clair, à pétales émarginés au sommet. 

Fruit rouge ovoïde oupyriforme. 

Hab. Juin-juillet. Les haies. 

France, — Saône-et-Loire : Autun au-dessus du parc 
de Rivaud (Lucand et Gillot) ; route de Chàlon près les 
Renaudiots (Lucand). 

ANGLETEimE. - Devonshire : les haies près de Blackpool, 
Brixton (Briggs). 

«IIBICII^OSIAE c) PSEIJDO-RUB1GI1VOS4E. 

R. aedueusis Désdgl. et Gillot. 

R. anomala Riparl in herb. Dcségl., sine descript.j Lucand, 
soc. Rocbcloise, exsic, Ann. 1879. 

Arbrisseau touffu, robuste, de ^ à 5 mètres, rameaux 
longs, pendants, inermes ou aiguillonnés, à aiguillons espa- 
cés, assez robustes, dilatés comprimés à la base, inclinés 
ou crochus, blanchâtres ; ramuscules florifères inermes ou 
portant quelques rares aiguillons ; lige principale à aiguil- 
lons épars, inégauX;, robustes. 

Pélioles glabres, glanduleux ou parsemés de petits poils 
cornas et glanduleux, aiguillonnés. 



38 

Folioles 5-7, d"un vert sombre c! glabres, presque lui- 
santes en dessus, couvertes en dessous de glandes vis- 
queuses, la nervure médiane parsemée de petits poils 
blanchâtres, la terminale longuement pétiolée, ovale 
rétrécie aux deux extrémités ou obovale plus ou moins 
arrondie au sommet et plus ou moins cunéiforme à la 
base, les latérales sessiles, obovnles, cunéiformes à la base 
ou ovales un peu rélrécies aux deux extrémités, la paire 
inférieure de moitié plus petite que les autres, dentées en 
scie, à dents chargées de petites glandes ; les feuilles /jor- 
tent quelquefois des glandes espacées et peu abondantes à la 
face supérieure; jeunes pousses d'un vert foncé souvent 
lavées de rouge. 

Stipules plus ou moins allongées, vertes, glabres en 
dessus, les unes parsemées d'autres chargées de glandes en 
dessous, oreillettes aiguës ou un peu cuspidées, droites ou 
divergentes, mais généralement droites. 

Pédoncules solitaires ou réunis en bouquet peu fourni 
2-5, hispidcs-glanduleux, à glandes /)/ms om moins éparses ; 
bractées ovales-acuminées, glabres sur les deux faces, plus 
longues ou égalant le pédoncule, bordées de petites 
glandes. 

Tube du calice oroïde ou globuleux, glabre on hispide à 
la base. 

Divisions calicinales glanduleuses en dessous, étroites, 
spatulées au sommet, deux entières à bords tomenteux, 
trois pinnatifidcs à appendices courts linéaires, saillantes 
sur le boulon, égalant ou plus courtes que la corolle, 
étalées à l'anthèse, puis redressées sur le frnil sans être 
fonnivenfes, caduques au moment do la coloration du 
fruit. 

Styles courts, hrs-hc)isscs, disque plan. 



39 

Corolle petite^ d\in beait rose vif, à pétales élroifs émar- 
ginés au sommet. 

Fruit rouge, ovoïde ou ohovoïde. 

Hab. Juin-juillet. Les haies. 

Cher : Fussy (Ripart) ; Roulon près de Mehun ! — 
Saône-et-Loire : A. C. aux environs d'Autun, Branges, 
Laizy, route d'Étang, Monthélon (Gillot); Brion au Pignon- 
Blanc (Lucand). 

Obs. Ce rosier a Taspect du R. sephtm Thuill., dont il 
diffère par ses pédoncules hispides-glanduleux, ses divi- 
sions calicinales étalées à Tanthèse puis redressées sur le 
fruit sans être conniventes ni persistantes, ses styles courts 
très-hérissés presque velus, sa corolle petite d'un beau 
rose vif. 



LES 

ANOMALIES FLORALES DU POIRIER 



ET LA 



MTURE MORPHOLOGIQUE DE L'ANTHERE, 

PAR 

A. Gravis, 

UOCTELR EN SCIENCES NATL'RELLtS. 



« La réiluclion de tous les orgaoes composés 
de la plaote à un petit nombre de types, cette 
larjje conception philosophique, énoncée par 
G.-F. Wolff (1739), développée par Gœthe( 179 0), 
est une de celles qui out le plus efficacement 
servi aux progrès de l'organograpbie. » 

D. Clos. 

La science ne se borne pas à enregistrer les faits ; elle 
les compare, elle les groupe méthodiquement, elle cher- 
che à les interpréter. De cette élude raisonnée des faits, se 
dégage une vérité qui constitue comme le fondement de 
la science elle-même : à savoir que malgré une variété 
inouïe, tous les phénomènes biologiques se réduisent à un 
petit nombre de faits généraux identiques chez tous les 
êtres vivants; que malgré unediversitéplusgrandeencore, 
toutes les formes peuvent se ramener à quelques ty|)es, 
qu'on pourrait qualifier de formes |)rimilives par rapport 



M 

aux au (res qui seraient les formes dérivées. D'ailleurs, sa?is 
l'existence d'un lien commun, on ne conçoit pas la possi- 
bilité d'établir des classifications, de réunir les individus 

en espèces, i^enres, familles, ordres, classes, de 

manière à présenter une synthèse de plus en plus con- 
densée du règne tout entier. 

Mais ce principe d'unité n'existe pas seulement dans la 
série des êtres, il se trouve aussi dans les différentes parties 
qui composent un organisme complexe. Ainsi l'organo- 
graphie des végétaux supérieurs ne comprend que quatre 
types : la tige, la racine, la feuille et le poil. La fleuret le 
fruit sont des organes composés formés de plusieurs 
pièces qui sont autant d'organes dérivés. Au point de vue 
anatomique, la cellule est Telement ultime unique et com- 
mun à tous les végétaux; les fibres, les vaisseaux, les tissus 
les plus compliqués ne sont que des dérivés ou des com- 
posés de cellules. 

Ainsi de tous côtés se manifeste une puissante unité au 
milieu d'une diversité presque sans limite. C'est l'harmonie 
de la nature : tout se lie, tout s'enchaine; natura non facit 
saltus répétait à chaque instant l'illustre Linné. Mais de là 
découle, comme conséquence, cet autre principe que cer- 
tains esprits trop syslématiques perdent souvent de vue : 
toute division stricte est artificielle, toute distinction absolue 
est forcée; le sirict, l'absolu n'existe pas dans les choses 
de la nature. Cette vérité, d'ailleurs, l'étude comparée 
d'un nombre suffisamment grand de faiîs la met toujours 
en lumière. 

Les progrès de la science dépendent donc autant de 
l'interprétalion que nous donnons des faits, que de la 
connaissance des faits eux-mêmes. Mais bien des faits ne 
trouveraient point leur véritable interprétation, s'il ne 



.4> ■«"' li- ■ 



42 

nous était permis de les étudier que dans les circonstances 
ordinaires, qu'à Télat normal. L'observation des faits 
exceptionnels, anomaux, la léralologie, en un mot, peut 
donc, à un moment donné, concourir eiricacement à 
ravancement de nos connaissances. Cette pensée nous 
justifiera, croyons-nous, du reproche qu'on pourrait nous 
faire de donner trop d'extension à la description des ano- 
malies végétales. 

Dans le présent travail, nous exposerons des faits et 
des considérations qui confirmeront, une fois de plus, le 
principe de la réduction de tous les organes de la plante à 
un petit nombre de types ; mais qui, d'autre part, contre- 
diront les idées de certains auteurs qui généralisant trop 
vite des cas particuliers, veulent soumettre les phénomè- 
nes si variés de la nature à un système étroit, à des formu- 
les catégoriques. Dans la première partie, nous décrirons 
les anomalies observées par nous dans différentes fleurs, 
principalement dans celles du Poirier ; dans la seconde, 
nous discuterons ces faits au point de vue des théories 
émises sur la nature morphologique de ranthère. 



PREiMIERK PARTIE. 
4n<>iiiAlics florales du Poirier. 

Depuis trois ans, nous observons un Poirier (|ui porte, 
cha(|ue année, un certain nombre de fleurs anomales. La 
première année, c'étaient principalement des virescences, 
des prolifications de l'axe floral et des irrégularités dans 
l'insertion des carpelles. Nous avons décrit ces monstruo- 
sités propres à éclairer la question de l'ovaire infère des 



45 

Pomacées, dans une notice insérée au T. XVI de notre 
Bulletin. Les années suivantes, d'autres altérations, non 
moins curieuses, ont affecté principalement Tandrocée, et 
plusieurs autres Poiriers ont montré des cas analogues. 
Nous avons d'ailleurs remarqué que les fleurs tardives que 
portent beaucoup de ces arbres fruitiers sont rarement 
exemptes de déformaiions plus ou moins profondes. En 
étudiant ces nombreux matériaux au point de vue anato- 
mique, nous nous sommes attacbé spécialement à recher- 
cher la nature morphologique de Tanthère. Les résultats 
auxquels nous sommes arrivé sont de nature , nous 
semble-t-il, à concilier plusieurs opinions et bien des faits 
regardés jusqu'ici comme contradictoires. 

Extérieurement, les anomah'es des fleurs du Poirier sont 
peu visibles : le calice y est parfaitement normal ; les 
pétales, au contraire, ont une grande tendance à se méta- 
morphoser en sépales. Ainsi, tantôt on observe cinq appen- 
dices verdàtres, en forme de sépales, et alternant régu- 
lièrement avec les divisions du calice (pi. I flg. 1 .) ; tantôt 
une ou phisieurs pièces de se second calice sont munies 
latéralement d'une expansion pétaloïde (fig. 2.); tantôt 
enfin, la transformation devenant plus prononcée, ces 
appendices se présentent comme des pétales dont la 
nervure médiane épaisse et verdàtre se montre comme un 
dernier reste sépaloïde (fig. 3 et 4). 

Des modifications bien plus importantes ont atteint les 
organes sexuels : nous étudierons successivement l'an- 
drocée et le gynécée. 



44 

I. Androcce. 

Udc incnie (leur prôsenle toujours des étamiues diver- 
sement modifiées. En général on observe : 

\° des étamines p.nfaiiement normales ; 

2° des pétales identiques à ceux de la corollemais prove- 
nant d'une métamorphose descendante des é lamines ; 

0° des pétales plus ou moins développés portant des 
rudiments d'anthère. 

Ces derniers organes sont extrêmement nombreux et 
variables. Ils constituent des intermédiaires précieux entre 
le pétale et l'étamine, et à notre point de vue — la nature 
morphologique de l'anthère — ils méritent de fixer notre 
attention. 

L'étude comparée de ces organes révèle deux phéno- 
mènes qui nous semblent dominer tous les autres. On 
peut les énoncer brièvement comme suit : 

l"* dédoublement de la partie médiane du pétale au- 
dessus de l'onglet; 

2° formation de loges ou sacs polliniquesdans l'épaisseur 
soit du dédoublement, soit des bords du pétale, soit enfin 
des deux parties à la fois. 

Le plus souvent, ces deux phénomènes se manifestent 
simultanément sur le même organe, et ils semblent con- 
courir tous les deux à la formation de ranlhère. (^esl en 
groupant les faits d'a|)rès ces phénomènes généiaux (|ue 
nous allons maintenant d(''crii-e les priiu'i|)au\ passages 
observés entre le pétale et Télamine dans les lleuis ilu 
Poirier. 

A). Lors(|u'il y asimplenieni (édonblenieni de la nervure 
médiane du pélale, on observe d'abord un épaississenient 
veis la base du limbe (lig. 8); puis on voit se détacher, en 



45 

cet endroit, une ou plus ordinairement deux petites lan- 
guettes blanches, pélaloïdes, qui, par leur position aussi 
bien que par leur aspect, rappellent assez exactement les 
deux dénis qui surmontent l'onglet chez les Caryophyllées 
(fig. 5, 6 et 7). 

B). Lorsqu'il y a transformation du pétale en étamine, 
nous avons à noter les modifications que le pétale subit 
dans sa forme extérieure, et celles qu'il éprouve dans sa 
structure intime. Les modifications extérieures sont : 

1'' le rétrécissement de la base du pétale en un onglet 
qui deviendra plus tard le filet ; 

2° l'apparition d'épaississements rosés soit sur les bords 
du limbe, soit sur sa partie médiane renflée ou dédoublée ; 
5° l'atrophie du reste du pétale dont la nervure médiane 
forme le connectif. 

Les modifications internes se localisent dans les épais- 
sissements rosés qui prennent bientôt la structure de 
l'anthère. L'épiderme présente tout à coup une colo- 
ration rose intense et devient Vexothèque; une assise de 
cellules fibreuses constitue le mésothèque, celui-ci doublé 
à rintérieur de cellules délicates ou endothèque. L'en- 
semble de ces trois couches forme les valves qui montrent 
de bonne heure une ligne longitudinale de dehiscence. 
Sous les valves, des loges plus ou moins régulièrement 
délimitées renferment du pollen dont les grains sont 
presque toujours parfaitement conformés. 

La formation des sacs polliniques se trahit toujours au 
dehors par la coloration rosée de l'exothèque; aussi cette 
coloration fournit-elle d'utiles points de repère que nous 
avons cherché à conserver dans nos figures en remplaçant 
la teinte rose par un pointillé recouvrant toute la partie 
colorée . 



46 

Dans le but de rendre celle partie de noire travail aussi 
concise que possible, on nous permettra de ne donner ici 
qu'une simple explication des cas que nous avons figurés. 

— I" Série : Fig. 8-13. On voit, dans cette série, les sacs 
polli niques se former aux dépens du dédoublement médian. 

Fig. 8 : L'épaississement de la nervure médiane est 
bien faible et entièrement blanc, aussi les coupes transver- 
sales montrent à peine une petite lacune dans le paren- 
cbyme incolore qui constitue cet épaississement. 

F'ig. 9 : Le dédoublement médian est plus marqué et sa 
partie basilaire est Icgèremcni rosée ; la coupe transver- 
sale, en cet endroit, fait voir deux logettes dont une assez 
grande et remplie de pollen. Les valves possèdent déjà leur 
structure caractéristique, notamment les cellules fibreuses 
qui n'existaient pas encore dans le cas précédent. 

Fig. 10 : La transformation s'accentue ; les logettes 
sont également bien développées et poUinifères. 

Fig. 11 : A première vue, on croirait que l'antbère 
portée par ce pétale est complète ; cependant les coupes 
transversales ne nous font voir que deux logettes (une dans 
cbaque lame du dédoublement). Nous verrons plus loin 
que CCS deux logettes représentent les lor/ettes antérieures 
de rantbère normale ; comme elles, en effet, leurs valves 
s'ouvrent vers C extérieur de la fleur. 

Fig. 12 : Cet autre pétale porte une anllière également 
réduite aux deux logettes antérieures ; mais ici le lilel de 
ranlbère commence à s'isoler de l'onglet du pétale, tan- 
dis qu'une lamelle pétaloïde surmontant l'antbère accuse 
encore la formation de celle-ci aux dépens d'une lame de 
dédoublement. 

Fig. 13 : Le renflement médian renferme ici trois 
logettes et pcut-èlre même une qualrièmc rudimenlairc 



47 

Les deux logettes du côté gauche se sont, postérieurement 
à leur formation, fusionnées en une seule loge. C'est là, 
d'ailleurs, ce qui arrive généralement dans les anthères 
même normales. Mais alors le nombre des valves indique 
encore le nombre des logettes primitives. 

— 2® 5er/e ; Fig. 14-18. Cette autre série offre des 
phénomènes tout différents. Ici plus de dédoublement 
médian : les logettes se forment dans l'épaisseur du limbe 
même du pélale et près de ses bords. 

Fig. 14 : Un pélale qui diffère peu des pétales normaux, 
montre, du côté gauche, un léger épaississement rosé, 
parallèle au bord, ou plutôt c'est ce bord lui-même 
qui est renflé sur une certaine longueur. La coupe 
transversale nous fait constater, en cet endroit, une petite 
logette parfaitement délimitée. 

Fig. 15 : Le limbe du pétale est réduit ; l'onglet est 
plus marqué et la logette latérale est plus grande et rem- 
plie de pollen. 

Fig. 16 et 17 : L'onglet devient un filet; le limbe 
s'atrophie de plus en plus ; les deux bords renflés simul- 
tanément se rapprochent. Sur la coupe transversale, on 
voit deux logettes pollinifères. Nous montrerons tantôt 
que ces logettes représentent les deux logettes postérieures 
de Tanihère normale : comme elles, en effet , leur 
dehiscence se fait vers l'intérieur de la fleur. 

Fig. 18 : Bel exemple de pétale dont le limbe encore 
assez bien développé porte, sur chacun de ses bords laté- 
raux, un épaississement rose et, le long de sa nervure 
médiane, un épaississement blanc. La coupe transversale 
montre, comme on devait s'y attendre, une logette poUi- 
nifère dans chacun des renflements latéraux, ainsi qu'un 
parenchyme incolore dans l'épaississement médian. Ce cas 



48 

établit la transition entre les eas (|ui précèdent et ceux qui 
vont suivre. 

— 5^ Série : Fig. 19-28. Dans celte dernière série,- nous 
allons voir se combiner les deux sortes de lofjetles : les 
logettes antérieures creusées dans l'épaississement médian 
(comme dans la première série); et les logettes posté- 
rieures creusées dans le limbe du pétale (comme dans la 
deuxième série). 

Fig. 19 : Pétale semblable à celui de la lig. 18, seule- 
ment ici la logette antérieure droite a fait son apparition. 

Fig. 20 et 21 : Ces deux pétales montrent, au contraire, 
deux logettes antérieures et une seule postérieure, le côté 
gaucbe du pétale étant encore foliiforme. La fig. 21 sur- 
tout montre, avec la dernière évidence, que les deux 
logettes antérieures (s'ouvrant vers l'extérieur de la fleur) 
sont creusées dans l'épaisseur de la partie médiane dédou- 
blée, tandis que la seule logette postérieure (s'ouvrent 
vers V intérieur de la fleur) s'est formée, de la même 
manière, près du bord du limbe réduit. La fig. 20 ne 
difl'ère qu'en ce que la partie médiane renfermant les 
logettes antérieures n'est point entièrement dédoublée, 
c'est-à-dire isolée du limbe, mais qu'elle forme simplement 
un épaississement ou saillie antérieure. 

Fig. 22 : Le cùté gauclic seul est transformé en une 
demi-antbère; la laFiguette dédoublée du cùté droit est 
stérile, ainsi que le limbe du pétale du même cùté. 

Fig. 25 : Le pétale est devenu une étamine dont les 
deux logettes postérieures (ou externes) sont surmontées 
d'un limbe péialoïde. 

Fig. 24 : L'antliêre est presque régulière, seulement sa 
logette postérieure gaucbe se termine dans l'épaisseur 
d'un rudiment de pétale qui surmonte Tori^a ne. (l'est ce 



49 

que démontre la eoupe transversale a pratiquée au niveau 
supérieur ; la coupe 6, au contraire, faite au niveau infé- 
rieur, pourrait presque passer pour la coupe d'une anthère 
normale jeune. 

Fig. 25 : La logette postérieure gauche n'a point paru; 
à sa place se trouve la moitié gauche du limbe du pétale. 

Fig. 26 : Une étamine presque normale. 

Parfois il arrive que Tépaississement médian et bilobé 
ne se sépare pas nettement des bords du pétale, qui sont 
eux-mêmes fortement épaissis. Il en résulte, à la base du 
limbe, une sorte de callosité irréguliére et cependant polli- 
nifère, fig. 27. 

D'autres fois, au contraire, la formation des logettes 
postérieures est tellement indépendante de la formation 
des logettes antérieures que ces deux sortes de logettes 
prennent naissance à des niveaux très-tlifférenls ((ig. 28 
et fig. 1, pL II). 

Bien d'autres modifications j>euvent affo'cter les pétales 
anthérifères du Poirier; mais les exemples que nous 
venons de donner suffisent, croyotjs-nous, pour justifier 
les conclusions que nous chercherons à tirer de ces 
faits. 

Nous nous bornerons à signaler en passant quelques 
élamines dont le filet assez fortement aplati d'ai-rière en 
avant, semblait porter deux anthères adossées; celle de 
derrière était plus courte et un peu irrégulière. La fig. 2, 
pi. II, représente une de ces étamines vue de profil, de face 
et de dos; a est la coupe transversale de l'anthère ; b celle 
du filet. Cette dernière montre dtiux faisceaux fibro-vascu- 
laires provenant sans doute d'une ramification du faisceau 
unique normal. 

La fig. 3 représente deux étamines soudées latéralement 




50 

par leur iilct, ou bien une seule élamine ayant subi un 
dédoublement latéral complet. 

Appendice : Nous intercalons ici des observations ana- 
logues aux précédentes, qui doivent nous fournir des 
arguments pour la seconde partie de ce travail. Observés 
dans d'autres familles, ces fails nouveaux ont l'avantage de 
contrôler des anomalies olferles par les Pomacées. 

I. Pacot : Dans les lleurs doubles du P(f paver somrii- 
ferum, on trouve toujours des étamines en voie de trans- 
formation en pétales. Ce sujet ayant été étudié par 
H. MolK*), nous nous borneions aux quelques exemples 
suivants. 

PI. III, fig. 1 : Pétale portant le long de la nervure 
médiane et bien au-dessous du sinus terminal, deux 
renflements blancs de grosseur inégale et situés à des 
niveaux un peu différents. Les coupes tranversales mon- 
trent une logette j)oilinifère dans cliaque épaississe- 
ment. 

Fig. "2 : Pétale fortement lacinié au sommet ; l'une des 
laciniuri's est transformée en anibcre se terminant par 
une languette pjtaluïde. Les coupes transversales font 
voir quati'c logeltes alignées et assez distantes les unes des 
autres surtout en b. 

Fig. 5 : Un cas semblable dans lequel l'antlière parail, 
au contraire, indépendante du limbe. 

Fig. 4 : Trois logeltes seulement sont formées le 
long de la nervure médiane devenue marginale par 



(I) « licubucliluiKjcn iiJjcrdie UmwdiuUund von Anlliercn in Carpelle o, 
dans les VermisclUe Schrifleu ; Irad. (v. dans les Ann. se. nul. But. 
2« série, VIII. 



51 

suite de l'atrophie partielle du limbe du coté gauche. 
Fig. o : Autre exemple montrant parfaitement l'appa- 
rition des sacs polliniques dans V épaissmr du lobe 1er minai. 
Les sacs polliniques sont superposés les uns au-dessus 
des autres et très-irrégulièrement disposés (Coupes 
transv. «, b, c et d). 

Ces anomalies offrent des différences notables avec 
celles du Poirier : 

I" Les pétales du Pavot restant toujours sessiles, l'anthère 
ne se forme point entre l'onglet et le limbe comme chez 
le Poirier, mais ordinairement dans un petit lobe au 
sommet du pétale. Au-dessous d'elle, la nervure médiane 
devient le filet et le reste du limbe s'atrophie. 

^'^ Les laciniures et les plis nombreux que présentent 
les pétales ne permettent pas de décider, d'une manière 
absolue, si une lame dédoublée prend ici part à la 
formation de l'anthère comme dans certaines anomalies 
du Poirier. Au cas qui semble indiquer une anthère indé- 
pendante du limbe (fig. 5), on peut opposer avec avantage 
les fig. 2 et 5 dans lesquelles le lobe terminal renferme 
évidemment toutes les logettes. 

l[. Rosier : Dans les roses pleines, les pétales intérieurs 
deviennent plus étroits et souvent même leur limbe ne se 
développe que d'un seul côté de la nervure médiane. Une 
anthère plus ou moins rudimentaire se trouve ordinaire- 
ment vers le milieu de cette nervure devenue marginale. 
La partie du pétale située au-dessous s'efïîle et devient le 
filet (pi. III, fîg. 20) Ces rudiments d'anthères sont ordi- 
nairement à quatre logettes: les deux antérieures sail- 
lantes, les deux postérieures situées dans l'épaisseur du 
pétale comme le montre très-bien la coupe a fig. 20. 
III. Fe/ar ; Plusieurs pieds de Sisymbrium officinale 



nous ont olï'crt los îuioinulics déerilcs par \c professeur 
Presl, de Prague ('), et donl voici le résumé : 

Le calice et la corolle sont en complète virescence. Les 
étamines présenlenl tous les intermédiaires entre la forme 
normale et celle d'une petite feuille verte, épaisse et poilue. 
L'ovaire considérablement accru renferme un ou plusieurs 
bourgeons foliacés Cfui sont autant de prolifieations endo- 
carpiques. 

Nous ne parlerons ici que des étamines dont Presl s'est 
(railleurs peu occu|)é. 

Les lig. 6-11, pi. Ill, nous font voir les modilications 
extérieures et successives de la feuille staminale. 

Fig. : Petite feuille verte, épaisse et poilue. 

Fig. 7 : Une feuille semblable avec une légère ligne 
rougeàtre près des bords. (Ici, comme cbez le Poirier, celte 
teinte indique la présence de loges poUiniques.) 

Fig. 8, 9 et 10 : La forme de la feuille se modifie de 
plus en plus, en même temps (jue la teinte rouge margi- 
nale s'accentue d'avantage. 

Fig. 1 1 : Une étamine presque normale. 

Les coupes transversales prouvent que la transformation 
de la structure suit une gradation analogue. 

Fig. 1^2 : La coupe montre un parenchyme uniformé- 
ment vert. 

Fig. 15 : Une légère modification se produitdans le tissu 
au-dessous des lignes rouges des bords. En ces endroits, la 



(I) Einigc Mclnmorphoscn der lUnnicntheilc des Sisymhriion officinale, 
dans le Linnaea, t. Il (L'."!), p. "ji!)î), Uib. !>. — Voir aussi Sur les prolifiea- 
tions endocnrpic/ues des fhut's du Genliana lulen L. , jiar M. N. Patouillard, 
dans le Hull. Soc. bot. de France, l. '2'.) (1878). Comptes-rendus des 
séances, 5, p. S.l,". 



00 

teinte verte du paiencliymc est fortement altérée et passe 
au jaune, puis au rougeàtre. 

Fig. 14 : La différenciation du tissu s'accentue. 

Fig IS : Ilexiste quatre centresde différenciation, mais 
ils sont vaguement circonscrits. 

Fig. 16 : Les quatre logetles sont mieux délimitées; les 
deux antérieures font saillie en avant. 

Fig. 17. L'anthère serait normale si les grains de 
pollen étaient formés. Mais, dans les feuilles slaminales 
du Vélar, on peut remarquer que la formation du pol- 
len est toujours en retard par rapport à la métamorphose 
extérieure. C'est ainsi que nous avons rencontré une éta- 
minearrivée à peu près au stade correspondant à la fîg.10, 
et qui cependant montrait sur la coupe transversale un 
parenchyme uniformément vert (fig. 18). D'autres fois, 
l'altération du tissu ne se manifeste que d'un seul côté de 
la nervure médiane (fig. 19)(^). 

Chez le Poirier, le Pavot et le Rosier, l'organe appen- 
diculaire qui se transformait en étamine présentait tous les 
caractères du pétale; chez le Vélar, au contraire, il res- 
semble bien plus à la feuille-type. Aussi remarquons-nous 
que la formation de l'anthère est plus directe et plus 
simple dans ce dernita* cas que dans les précédents. 

IV. Pensée : Chez le Viola tricolor aipestris, comme 
chez beaucoup de Composées, chez le Parisquadrifolia,cli;., 
le connectif dépasse le sommet des loges de Fan- 
thère et s'étale en expansion membraneuse plus ou moins 
étendue. Il est généralement admis que le connectif repré- 
sente la nervure médiane de la feuille ou du pétale trans- 



(l)Cliez le Canna, rétamineest iiorniaiement réduite à une dcmi-anlhèie 
biloculaire : l'autre moitié étant jjétaloïde. 



54 

forme on élamine. Dans les cas rappelés ci-dessus, l'expan- 
sion membraneuse qui siumonlc l'anilièn ", est donc un 
resie de pétale. C'est aussi ce que démontre Tanomalic 
suivante recueillie dans une fleur de Pensée des jardins. 
L'antlière normale porte à son sommet, avons-nous dit, 
une petite lame scarieuse qui n'est qu'un prolongement du 
(onneclif. Or, dans le cas observé, la moitié droite de 
cotte lame était transformée en un pétale coloré, portant 
même une loufle de poils collecteurs du pollen. La moitié 
î^auebe de cette même lame avait, au contraire, conservé 
ses caractères ordinaires. 

II. Gyiiéccc. 

Les anomalies du gynécée ne sont pas moins variées 
que celles de Tandrocée. D'une manière générale, on 
remarque une tendance à l'atropliio des loges ovariennes 
et à la formation d'antbère rudimenfaire le long du style. 
Il en résulte la production d'organes que Ton prendrait 
volontiers pour des étamines ayant un filet court et épais, 
et une antbère uni- plus rarement bilocnlairo surmontée 
d'un style et d'un stigmate. Ces antbères ont la ooulour 
ainsi que l'aspect des antbères normales; le pollen est 
presque toujours parfaitomeni constitué et les valves pos- 
sèdent leur structure caractéristique. Aussi, à part les 
irrégidarilés dans le nombre dos logottes, ces antbères 
diiïèrent-olles à peine des antbères ordinaires par des 
dimensions un peu plus fortes. 

A enté de ces singulières productions, on trouve ordi- 
nairement quelques styles qui n'ont subi aucune modifi- 
cation et ceux-là surmontent loujours une loge contenant 
(](".:> o\ules. Los fig. 10 (M irj, pi. Il, donnent une idée de 



o5 

l'aspect général du gynécée dans les fleurs anomales du 
Poirier. 

Passons en revue quelques exemples des mieux carac- 
térisés : 

PI. IJ, fig. 4 : Style peu anomal présentant seulement 
au dos un épaississement rosé. Les coupes transversales 
démontrent que cet épaississement est formé d'un paren- 
chyme incolore recouvert d'une couche de cellules fi- 
breuses^ puis d'un épidémie pigmenté. 

Fig. 5 : Sur ce style, Tépaississement dorsal s'est creusé 
d'une cavité pleine de pollen et s'ouvrant par une fente 
longitudinale de dehiscence. En considérant les coupes 
transversales, on voit que le renflement pollinifère formé 
au dos du style a une tendance manifeste à se retourner 
en avant. 

Fig. 6 et 7 : Le renflement dorsal se localise et 
s'accentue. 

Fig. 8 et 9 : Dans la plupart des cas, le renflement 
est beaucoup plus volumineux encore. Il est creusé alors 
de deux logelies qui se sont fusionnées ensuite en une 
loge unique munie d'un sillon de dehiscence. On peut 
donc dire que le style porte ici une demi-anthère véritable. 
— Sur la coupe transversale, la partie correspondant à la 
section du style se reconnaît aux poils qui la garnissent. 

La fig. 10 représente la section longitudinale d'une 
fleur dont le gynécée était formé de deux styles normaux 
et de trois styles anlhérifères semblables à celui des 
fig. 8 et 9. Aussi le réceptacle ne renfermait-il que deux 
loges ovariennes correspondant aux deux styles normaux. 

Fig. 11 : La protubérance dorsale est plus considérable 
encore; elle déborde maintenant le style des deux côtés et 
elle est creusée de quatre logettes fusionnées ultérieure- 



0() 

nuiil (k'lix ÎI (kii\. (Vvsl cloiic une anilièrc complete, du 
moins au liivenu inléricur ('(•ou|)e b); car la moilié dmile 
(le Tanllièie sï-levaiil moins liant (jue la moitié liauclie, la 
conpe a j)iali«|n(''e an-dessns iTa rencontré (jue la partie 
gauche contenant deux logettes : cette cou})e est ainsi deve- 
nue identique à celle de la fig. 1). 

Fig. 12 : Le cas représenté ici a été observe très-sou- 
vent aussi. Il consiste en un style portant au dos une 
anilière complète. Au niveau inférieur (coupe d), le style 
se trouve en face du connectif et se confond avec lui ; plus 
haut (coupes c et 6), il a dévié et s'est soudé à la valve 
interne gauche pour ne devenir tout à fait libre (ju'un peu 
plus haut encore (confie a). 

Fig. 15 : Autre coupe longitudinale pratiquée ini peu 
en avant de Taxe floral; le gynécée que Ton voit tout 
entier, est formé de quatre styles identiques à ceux de la 
figure précédente et d'un autre représenté à la lig. G. La 
coupe transversale du réceptacle ne renseignait qu'une seule 
loge ovarienne correspondant au style de la fig. G. (]c stylo, 
en eflel, porte une protubérance dorsale si rudimentaire 
qu'elle n'est formée, sons ré|)i'icrme, que d'une assise 
de cellules fibreuses recouviaiit un parenchyme sans 
logettes ni pollen. 

Fig. 14 : Au lieu d'un siyle en avant de l'anthère, il 
peut y en avoir deux et même trois placés les uns derrière 
les autres. Les coupes transversales nous aj)preiment 
comment ces styles se sont produits par dédoublements 
successifs dans le sens radial (par rapport à la Heur). 

Fig. 15 : Autre exemple de dédoublement radial, ('clic 
singulière production est composée de {\vu\ rudiments 
d'anihères et de d(Mi\ si\ les disposés lou> les quatre les 
lins derrière les autres. 



57 

Fig. J G : L'aiithèie formée derrière le style lend à 
s'isoler et le filet à se detacher du sîyle. 

Fig. 17 : Ici l'anthère est surmontée d'une lame 
pétaloïde ; cet organe réunit donc les caractères du pétale, 
de l'étamine et du pistil ! 

Très-souvent les styles anthérifères sont tordus d'une 
façon si bizarre et tellement compliquée que nous ne 
chercherons pas à les décrire. La fig. 18 peut en donner 
une idée. 

i\ous avons encore à signaler quelques cas qui, 
quoique isolés, n'en sont pas moins très-remarquables. 

Fig. 19 : Grosse anthère dont le connectif élargi est 
replié en carène et se termine par un style rudimentaire ; 
le filet, fortement élargi aussi, est enroulé à la façon de 
la feuille carpeilaire dans la gousse. Peut-être représente- 
t-il la partie ovarienne du pistil? 

Fig. 20 : Organe atialogue au précédent montrant en 
plus un style se détachant de la nervure médiane un peu 
au-dessus du filet, qui est très-court, 

Fig. 21 : Pétale réduit à la moitié droite de son limbe; 
la partie correspondant à la nervure médiane est creusée 
en gouttière (style), qui se prolonge bien au delà de la 
lame et se termine par des papilles stigmatiques. 

Fig. 22 : Autre cas semblable au précédent. Un faible 
épaississement rosé (logette pollinique) apparaît sur le bord 
de la lame. 

Fig. 25 : Le phénomène précédent, en s'accentuant 
davantage, produit un style stigmatifère portant sur le côté 
une anthère terminée par une lame pétaloïde. Ce cas nous 
ramène évidemment à celui des fig. S et 9, cas qui est, 
peut-être, le plus fréquent de tous. 

Nous pouvons maintenant aborder la partie théorique. 




58 



DEUXIÈME PARTIE. 
IVatnre morphologique de l'anlhère. 

Èlal de la question (0 : En morpliolop:ie^ peu de sujets, 
eroyons-nous, ont été aussi controversés que celui-ci. Les 
principales opinions émises sur la nature morphologique 
de Tanthère peuvent se résumer de la manière suivante. 

Agardli et Endlicher regardaient Tétamine comme un 
bourgeon libre à l'aisselle d'un sépale ou d'un pétale. 
D'après eux, ce petit axe porterait, à une certaine hauteur 
au-dessus de son insertion, deux feuilles opposées. Celles-ci 
soudées entre elles et au (ilet s'involutent par leurs bords 
et circonscrivent ainsi deux cavités ou loges dans lesquelles 
se forme le pollen. 

Pour Daniel Mûller, Tanthère seule représente un 
bourgeon, tandis que le filet est une feuille métamor- 
phosée. Quant à la position si anomale de ce bourgeon, 
il cherche l'expliquer en supposant que parti de l'ais- 
selle, il s'est soudé à la feuille dans toute sa longueur 
pour ne devenir libre qu'au sommet de celle-ci. 



(I) Outre les traités générdiix de botanicjuc de MM. Sachs et Diicliailre, 
nous avons consulté, pour la rédaction de cette p irlie de notre travai', les 
ouvraf;es suivants : 

D. Clos : Ln frui/le florale cl Vaulhère. — La fcitille poralc cl le filet sfa- 
minal . — Mémoirca de l"* Académie des sci nces, inscriplions et helles-lcltrcs 
de Toulouse, 6*^ série, t. IV et 7*^ série, t. IX. 

A. Chatin : Dp l^anlhère — Rech» relies su?' le développement, la slrueture 
et les fnnetions de ses tissus, Paris .1. R. Baillière et (ils, I<^70. 

H. Molli : Sur la métamorphose des anllières m carpelles. — Ann. se. nat. 
Hot., 2'-série, VIII(l8r)7). 



Quelques auteurs soutiennent encore la nature axile de 
] etamine, soit d'une manière générale, soit seulement dans 
des cas particuliers. M. Trécul a cherché à démontrer 
que tous les organes floraux sont des formes diverses de 
la ramification de la tige. D'autre part, MM. Kaufmann et 
Magnus considèrent l'étamine centrale de certaines fleurs 
mâles (Camarina, yaias, Caulinia, etc.) comme un pro- 
longement de Taxe lui-même. M. Rolirbach a émis une 
opinion semblable au sujet des étamines du Typha, et 
M. Warming au sujet de celles des Euphorbia et du 
Cyclanthera. 

Mais pour la plupart des botanistes, les étamines, 
comme les autres parties de la fleur, ne sont que des 
feuilles modifiées. Cette transformation est cependant 
assez difficile à expliquer, parce que, à première vue, il 
n'existe aucune analogie entre l'étamine et la feuille-type. 
Aussi les interprétations sont-elles nombreuses et variées. 

Nous ne dirons rien de la théorie bizarre de l'anticipa- 
tion [prolcpsis) de Linné, d'après laquelle les élamines 
seraient les productions de cinquième année du bourgeon 
floral, productions dont la formation était attribuée au 
bois, comme celle du pistil était rapportée à la moelle ! 

C'est le poète-naturaliste Gœthe qui le premier exprima 
nettement la théorie de la métamorphose. L'explication 
qu'il donnait de la transformation de la feuille en étamine 
est cependant des plus singulières. Selon lui, les vaisseaux 
spiraux de la feuille staminale se contractent, se raccour- 
cissent à la manière d'un ressort ; il en résulte une callo- 
sité qui est l'origine de ranlhère. Les grains de pollen 
entièrement développés sont déversés entre les membranes 
de l'anthère par les vaisseaux spiraux qui viennent s'y 
terminer! 



GO 

De Candolle et Engelmann eherchèrenl i\ expliquer la 
formalion de l'anthère par un proeédé analogue à celui 
de la formation de Tovaire. Pour constituer une anthère, 
disaient-ils, la feuille conlourne en cornet chaque moitié 
de son limbe dont les bords viennent se souder à la ner- 
vure médiane devenue le connectif. Cette interprétation 
très-simple eut longtemps cours dans la science. 

Turpin, se basant sur une anomalie observée par 
lui sur la Fraxinelle, affirmait que la feuille staminale 
subit un dédoublement : les deux feuilles opposées ainsi 
formées restent fusionnées dans leur partie médiane, 
tandis que leurs bords libres se soudent l'un à l'autre. 
L'intervalle compris entre ces deux feuilles constitue les 
loges. 

Cette explication ressemble beaucoup à celle deSchullz, 
qui admet que les angles saillants des bords du filet 
donnent naissance à deux valves cellulaires qui, en se 
réimissanl par une suture longitudinale, circonscrivent 
de chaque coté une cavité renfermant le pollen. 

A la vérité, bien de faits ilémonlraienl (jue Télamine 
n'est qu'une feuille transformée, mais, jusqu'ici, les 
véritables processus de celte transformation n'étaient pas 
découverts. Gœthe croyait à une contraction des vaisseaux 
spiraux, De Candolle et Engelmann à une involution des 

bords de la feuille, Turpin à un dédoublement mais 

toutes ces suppositions se ti'ouvenl contredites par cette 
simple observation (|ue le |>()llen se foinie loujoui's dans 
rvpaissviir de la fvaillv on du pélalc, et non pas dans une 
cavité prodailc (rnrance par involution, par dédoublement 
ou par n'importe (piel autre procédé. 

L'organogénie de l'anthère, en elVel, a établi un fait 
qui domine maintenant toute la question, et ce fait est 



()1 

celui-ci : quatre amas poUuiiqiws ou logettes se forment par 
différenciation du tissu dans Cépaisseur même de la feuille 
slaminale; le plus souvent, ces logettes se fusionnent ensuite 
deux à deux y de sorte qu'au moment de la dehiscence l'an- 
thère est biloculaire. « Toutes nos études organogéniques 
et histologiques de l'anthère, dit M. A. Chatin, établis- 
sent cette origine, qui ressort pareillement des observa- 
tions faites sur de jeunes anthères par Mirbel, Purkinje, 
Mohl, Brongniart, Schleiden, Duchartre, Ptc. » 

iAIais tout en admettant que les loges ne sont que des 
cavités creusées dans l'épaisseur du mésophylle, on conçoit 
que plusieurs opinions sont encore possibles quant à la 
manière dont les logettes primitives se trouvent disposées 
dans l'épaisseur du mésophylle. 

Ainsi Cassini et Rœper croyaient que dans chaque 
moitié de la feuille slaminale, il se formait une logette 
du côté de la face supérieure et une autre logette vers 
la face inférieure de la feuille; en d'autres termes, les 
logettes antérieures et postérieures seraient opposées les 
unes aux autres. Il en résulte que le sillon qui sépare les 
deux sacs polliniques de chaque demi-anthère, ou sillon de 
dehiscence, correspond, suivant ces auteurs, au bord 
même de la feuille staminale. 

Bischoff, au contraire, est d'avis que les quatre logettes 
se développent sur la face supérieure de la feuille et 
intérieurement à son bord. Celui-ci ne correspondrait 
donc pas au sillon de dehiscence de l'anthère. 

H. Mohl se rallie à cette manière de voir, car l'étude des 
étamines se transformant en pétales dans les fleurs doubles 
du Pavot, du Rosier et du Nigella damascena, lui a 
démontré que « l'on reconnaît d'une manière indubitable, 
dans ces plantes, que les logettes antérieures et postérieu- 



62 

res des anthères ne naissent point opposées les unes au\ 
autres, en ee que les premières se développeraient sur la 
surfaee aniérieure des pétales et les secondes sur leur 
face postérieure, mais qu'au contraire les deux sortes de 
logettes prennent leur origine sur la face supérieure des 
feuilles, la logette aniérieure plus près de la ligne médiane 
du pétale, la postérieure plus près de son bord. On 
remarque de plus que les deux logettes d'une anthère ne 
naissent point toujours immédiatement Tune à côté de 
l'autre, mais qu'elles se trouvent fréquemment séparées 
par une portion assez large de la corolle et que cette 
portion mitoyenne, dans le retour à l'étal normal, se 
contracte en cloison entre les deux logettes. » (•) 

H. Mohl ne met pas en doute cependant rexactilude des 
observations de Rœper, car quelques lignes plus loin, il 
s'exprime ainsi : « Les raisons cependant alléguées par 
Rœper rendent très-vraisemblable Topinion qu'il existe 
aussi des plantes dans lesquelles les logettes antérieures 
correspondent à la face supérieure d'une feuille, tandis 
que les logettes postérieures en représentent la face infé- 
rieure. Dans les plantes munies d'anthères exliorses, les 
deux logeties représentent peut-être la face inférieure 
d'une feuille, du moins ceci me semble hors de doute 
pour les Cycadées et les Conifères. » 

Enihi il est une deinière opinion qui mérite d'être (idè- 
lemenl rapportée ici, pai'cc (ju'elle émane dun auteur dont 
la compétence en tératologie est solidement établie. 
M. D. Clos n'admet pas avec la généralité des botanistes 



(I) 11. Molli : ^ Sur la uu'-lamorphosc des anl/irrcs en carpelles » Ann. 
se. nul. liai.,'-!'' série, VI M. 



65 

que ««dans la feuille transformée en étamine le pétiole a 
donné le filet, et le limbe a formé l'anthère. » Pour lui, 
l'anthère est .< un organe distinct », un corps surajouté à 
la jonction du péiiole et du limbe de la feuille. « Mais, 
ajoute l'auieur, l'anthère est-elle représentée par quelque 
partie si réduite soit-elle de la feuille-type, ou est-elle un 
organe nouveau? Je ne saurais le dire. - Quant au filet, 
« il répond, dans la plupart des cas, à la nervure moyenne 
de la feuille ftorale, et parfois en même temps à cette 
nervure et à son onglet quand il existe. » 

Cette opinion qui fait de l'anthère un organe distinct de 
la lame du pétale n'est pas tout à fait neuve ; M. D. Clos, 
d'ailleurs, nous l'apprend lui-même. Bernhardi avait déjà 
émis l'idée que l'anthère pourrait bien être un organe 
étranger que l'on trouve quelquefois attaché à des pétales 
(cas tératologiques). L. Bravais dans un important mémoire 
sur les nectaires {^Ann, se. nat. Bot., ^^ série_, XV'III) a 
écrit : « Les pétales présentent quatre parties : le support, 
le nectaire au-dessus du suppoil, les rebords de l'onglet qui 
correspondent aux lojes poil iniques, ei enfin le limbo. »Plus 
loin il ajoute : « Une foule de plantes, les Borraginées, 
Primulacées, Personées, Caryophyllées, Solanées, etc., 
portent sur leurs pétales des empreintes d'anthères. » Les 
rebords de l'onglet des Caryophyllées, les parapétales des 
Borraginées ne sont pas autre chose pour L. Bravais 
que des traces d'anthère. Il suffirait, dit-il en effet, de 
plier en deux ce rebord de l'onglet des Caryophyllées, et 
de le remplir de pollen pour avoir un pétale anthérifère 
ou une étamine pétaliforme. Nous verrons plus loin que 
ce cas s'est trouvé réalisé dans une remarquable anomalie 
observée par M. Masters sur une Saponaire officinale. 

Nous ferons observer que s'il y a, à l'état normal, des 



u 

pétales qui porleiit l'H aranl iV^^^ Inices cranlhùrc, il y a 
aussi des élamines qui portent vu arrière des restes iiou 
moins certains de pétale. L'étamine à filet corniculé du 
BorrcKjo o/fiviudlis peut servir d'exemple. 

Interprétation des faits obserrés : iNous venons de résu- 
mer les théories par lesquelles on a cherché à rendre 
compte de la nature morphologique de l'anthère. \ous 
allons maintenant interroger les faits exposés dans la pre- 
mière partie de ce travail et voir avec laquelle de ces 
théories ils concordent le mieux. 

Tout d'abord, constatons que les nomijreux passages 
observés entre les étaminés et les pétales ou les feuilles 
dans les fleurs du Poirier, du Rosier, du Pavot et du 
Vélar mettent hors de doute la nature appendiculaire de 
rélamine chez les Pomacées, les Rosacées, les Papavé- 
racées et les Crucifères. Cela nous dispense de discuter ici 
l'opinion d'Agardh et Endlicher, celles de MM. Mùller, 
Trécul, Kaufmann, etc. 

Les coupes transversales praticjuées dans les nombreux 
cas de pétales anthérifères nous ont fourni de magnifiques 
exemples de la formation des sacs pollini(|ues dans l'épais- 
seur du pétale en voie de iransformation. Nous n'avons 
donc pas à nous occuper non plus des théories qui ne tien- 
nent pas compte de ce fait capital, c'est-à-dire des théories 
de De Candolle et Engelmann, de Turpin, de Schultz, etc. 

Reslent l'opinion de Cassini et Rœper d'une part, et 
celle de Bischoffet Mohl^d'aulrc pari. Les fii-. 10>2:j, j)l. I, 
ne permelient guère d'hésiler. Chez les Pomacées, comme 
chez les Rosacées, les Papavéracées et les Renonculacées, 
les quatre logeties prennent naissance sous la face supé- 
rieure de la feuille. Nos observations confirment donc 
celles de MohI ; mais, peul-èlre , pourront-elles nous 



65 

apprendre quelque chose de plus au sujet de la nature de 
Tanthère. 

En effet, chez le Pavot, les quatre logettes sont toujours 
à peu près dans le même plan, comme il conste par les 
observations de Mohl et les nôtres. Les fig. ^ et o pi. III 
diffèrent beaucoup de la coupe de l'anthère normale et 
pour arriver à celle-ci par le moyen de celles-là, il ne suffit 
pas de supposer, comme Mohl le fait, un rétrécissement 
progressif de la portion du pétale comprise entre les sacs 
polliniques. Ce rétrécissement conduirait à la juxtaposition 
des logettes, mais rien de plus. Au conlraire, chez le Poi- 
rier, les coupes des pétales anthérifères se rapprochent 
souvent beaucoup plus du schéma général de l'anthère 
introrse. La fig. 24 «, abstraction faite de la lame pélaloïde 
du côté gauche, est identique à celle que les auteurs don- 
nent de l'un des stades du développement de l'anthère 
normale. 

Or dans la plupart des anomalies du Poirier, quevoyons- 
nous ? iVous voyons que, dans chaque moitié du pétale, la 
formation d'une logette près du bord est accompagnée de 
l'apparition d'un épaississement de la nervure médiane 
et que la seconde logette se forme bientôt dans cet épais- 
sissement. De cette manière, les deux logettes antérieures 
font saillie dès l'origine, et si maintenant nous supposons 
le rétrécissement progressif du pétale, les logettes margi- 
nales viendront se placer d'elles-mêmes un peu en arrière 
des premières; elles seront postérieui'cs. Nous aurons 
bientôt l'occasion de chercher la signification de cet 
épaississement antérieur, et l'interprétation que nous en 
donnerons aura l'avantage d'expliquer certaines anomalies 
fort curieuses signalées par plusieurs auteurs. 

Il nous reste à discuter l'opinion de M. le D' Clos. La 



lératologit* confirnu'-l-elle (jiic « rjnilliùrc et la lame du 
pélale sont deux corps essentiellement distincts», en 
d'autres termes que raritlièrc est un organe nouveau, 
« surajouté et dans la plupart des cas sans analogue avec 
le limbe de la feuille » ? 

iM. Clos rapporle comme particulièrement favorable à sa 
ihèsc les anomalies suivantes: 

1° Une Saponaire officinale décrile par M. Masters (in 
Proceed, of Linnœan Soviet]} de 1857, p. 1G0) montrait 
les appendices terminaux des pétales (les fornkes) trans- 
formés en anthères. 

2" Une Linairc commune figurée par Cbavannes avait 
les étamines transformées en pétales; les anthères dont les 
loges ne paraissaient avoir subi aucinie altération, se 
trouvaient parfaitement distinctes à la jonction du filet et 
de la lame. 

0" Chez le Verbnscmn pulcendenfuni et le Bir/nonia 
copreolata, une lame pétaloïdc s'est développée ^ur le dos 
du filet, en arriére de l'anthère, celle-ci restant ce qu'elle 
est d'habitude. 

4" On pourrait ajouter, parmi les formes normales, 
l'étamine à filet corniculé du Borrago oflicinah's : le 
prolongement libre du filet derrière Tanthère nous parait, 
en effet, représenter exactement le limbe du pétale. 

M. Clos conclut (|ue si les anthère^*, même à l'état 
d'ébauche, se retrouvent à la jonction de l'onglet et de la 
lame du pélale, celle-ci ne provient pas de la transforma- 
tion des anthères, ('ela est |)arfaitement exact dans les cas 
dont il s'agit ici ; cependant il ne nous semble pas permis 
de généraliser cette manière devoir. I']ii ell'ot, en opposi- 
tion avec le» faits (pii témoignent de l'indépendance de 
l'anthère par rapport à la lame, nous pouvons en signaler 



67 

bien d'aiiti'cs qui la contredisent non moins clairement. 

1° Chez le Nlgella damascena, Mohl a souvent observé 
la métamorphose de la rangée extérieure des étamines en 
pétales munis d'un onglet long, correspondant au filet, et 
d'une lame pinnalifide. Celle-ci porte quelquefois une 
anthère à moitié développée et organisée de la manière 
suivante : « Les deux logeltes antérieures sont parallèles 
Tune à l'autre sur la face supérieure du pétale, les deux 
logettes postérieures, au contraire, représentent les deux 
lobes inférieurs du pétale sur le bord et en partie sur la 
surface supérieure duquel elles se trouvent placées, de 
manière qu'elles sont contiguës par leur extrémité infé- 
rieure à la logette antérieure, tandis que par leur extré- 
mité supérieure, elles en sont très-éloignées (^). » 

2° De même chez les Roses et les Pavots à fleurs dou- 
bles « on trouvera constamment, dit encore Mohl, dans 
les pétales changés de moitié en anthère, que les logettes 
naissent sur la face supérieure de la feuille d'une manière 
absolument semblable à celle dont j'ai fait mention dans 
le Nigella damascena, et que le bord du pétale se change 
en logettes j)osiérieiires sans qu'il en reste aucune trace. » 

5" M. Olivier a décrit un exemple de transformation du 
limbe en antlière chez un Géranium : « Quatre épaissis- 
semenls se sont montrés sur la page supérieure de la 
feuille, deux près de la nervure médiane, et deux sur les 
bords; puis, par les progrès du développement, les bords 
viennent se placer au devant i^^) des lobes intérieurs, et la 



(1) H. Mohl, /oc. citai. 

(2) Celte expression nous paraît fautive: c'est probablement au der- 
rière, ou à cùlé des lobes intérieurs qu'il faut lire. 



68 

ligne lie dehiscence est à leur point de joiiclion. (in Trans, 
of Linn. Soc, l. XXFIl, 42ô-428)(').' ,. 

4° Les passages que nous avons décrits entre la petite 
feuille verte et Tétamine, dans les lleurs en virescence du 
Vélar, nous ont montre le limbe se transformant peu à peu 
en anthère, pendant que le filet se formait par Télongaiion 
de la partie basiliaire (pétiole). Dans ce cas, il n'y avait 
donc pas addition d'un organe nouveau, mais bien méta- 
morphose d'un organe en un autre. 

o*" Chez le Pavot, quelques cas nous ont prouvé claire- 
ment que l'anthère n'est pas surajoutée, mais qu'elle est 
formée dans une portion très-limitée du limbe du pétale. 
Dans d'autres cas, il est vrai, les laciniures et les plis 
nombreux du limbe rendent la chose moins évidente. 

()" Dans son ^ 4 : Objections à la nouvelle signification 
proposée de Canthèrc, M. D. Clos reconnaît que dans 
certaines plantes l'anthère et le filet paraissent tellement 
unis qu'ils forment un seul corps; ex. : le Gui, le Caslrea 
falcata. Aug. de Saint-llilaire dit même que dans cette 
dernière plante, « le j)élalc tient lieu d'étamine, car le 
pollen est niché dans un pore qui se ti'ouve à l'extrémité 
pointue de chaque pétale. (Leçons de botanique, p. i.jl)!'^'. 

Nous ne pouvons donc admettre sans restrict ion la théorie 
qui fait de l'anthère un organe absolument distinct de la 
lame du pélale. 11 est certain, dans bien des cas, que les 
logetles polliniques se forment dans le mésophylie de la 
lame du pétale, (pie les portions de eehe-ci laissées entre les 
logetles disparaissent peu à peu el(jue la nersuie médiane 



(1) Cilé p.ii' M. D. Clos clans la feuille florale cl ranl/tère. 

(2) Cil(i par M. D. Clos, loc, citât. 



()0 

devient le connectif. Dans d'aulres cas, il parait non moins 
certain que la lame du pétale ne prend point part à la 
formation de l'anthère. Mais alors quelle est la signification 
de ce corps surajouté à la jonction du limbe et de Tonglet? 
M. D. Clos n'a pas cherché à élucider cette question. 11 
ne paraît pas, d'ailleurs, avoir étudié la question de l'an- 
thère au point de vue anatomique, mais seulement au 
point de vue des rapports extérieurs. La lecture de ses 
travaux ne permet même pas de savoir si l'auteur admet la 
genèse des loges polliniques par différenciation du tissu 
primitif plutôt que par involution, dédoublement, etc. 

Malheureusement aussi les anomalies florales du Poi- 
rier ne semblent pas être à la connaissance de M. D. Clos. 
Ni son Essai de tératologie taxinomicjue, ni ses notices sur 
l'élamine ne renferment un seul exemple d'étamines ano- 
males recueillies sur cet arbre. Or ce sont précisément ces 
anomalies qui vont nous permettre de répondre à la question 
que nous nous posions tantôt : Quelle est l'origine, la 
signification de l'anthère lorsque cet organe est indépendant 
de la lame du pétale? 

L'examen des fig. o-12, pi. 1, suffit pour faire ressortir 
ce fait qu'un épaississement de la nervure médiane silué à 
la jonction du limbe et de l'onglet, peut s'accentuer de plus 
en plus, s'isoler parlehaut, etdonner ainsinaissanceà une 
sorte de dédoublement, à une lame pétaloïde comparable 
en tout au rebord de l'onglet des Caryophyllées ou aux 
paiapétales des Borraginées; que, d'autre part, cet épais- 
sissement ou bien la partie basilaire de la lame dédoublée 
peut prendre une teinte rosée, indice de la formation de 
logettes polliniques en cet endroit. Les coupes transver- 
sales qui accompagnent les fig. 8-12 justifient cette in- 
duction. 



70 

Le cas reprcsenlc par la lig. 15 est le seul où nous ayons 
coMsiaté, d'une manière certaine, la formation de plus de 
deux logelles dans le dédoublement médian ; il y en avait 
(rois et peut-être même une quatrième rudimenlaire. S'il 
en était ainsi. Panthère se serait formée tout entière aux 
dépens de la partie dédoublée. Ce cas paraît même réalisé, 
à rétat normal, dans Tétamine du Borrarjo officinalis dent 
nous avons déjà parlé. 

La question est maintenant résolue. L'anthère indépen- 
dante du limbe du pétale est produite par un organe ana- 
logue à l'appendice terminal de Tonglet ou au parapétale. 

Mais ce n'est pas seulement dans ce cas extrême que la 
partie appendiculaire, pour ainsi dire, du pétale (dents 
de l'onglet, parapétale) semble intervenir dans la forma- 
lion de l'anthère. En ellet, dans la plupart des anomalies 
du Poirier, nous avons vu que les deux logeltes antérieures 
seules se formaient dans l'épaisseur de la partie dédoublée, 
tandis que les deux logettes postérieures prenaient nais- 
sance prés des bords du pétale ; qu'en même temps le 
dédoublement médian s'accusait de moins en moins jus- 
qu'à n'être plus qu'un épaississement, une simple saillie. 
A la rigueur, on pouriait dire (pie les appendices termi- 
naux (le l'onglet, bien développés mais stériles chez les 
Caryophyllées, constituent une extrême dont l'autre est 
représentée par la petite saillie antérieure et fertile que 
montre la coupe ti-ansversale de Tanthere introrse typique. 

Cette inteipréiation a l'avantage de l'clicr les deux 
séries de faits tératologicpies rappelés ci~dessus. 

Dans la première série cpii dénionirait l'indépendance 
de l'anthère (Saponaire ollicinalc, Linaire commune, etc.) 
le dédoublement (|ui conduit à la formation du parapétale, 
<!st fortement accusé et l'anthère tout entière se forme à 
ses déjjcns. 



71 

Dans la seconde série qui prouvait, au coniraire, la 
formation de l'anthère dans le limbe (Nigelle, Pavot, 
Rose, etc.), le dédoublement est réduit à une saillie 
médiane contenant deux logettes seulement : les deux 
autres prenant naissance dans le limbe. La saillie anté- 
rieure peut même disparaître entièrement et les quatre 
logettes sont alors sur la même ligne comme le montrent 
certaines coupes du Pavot. 

Ainsi les deux séries que nous avons opposées Tune à 
l'autre ne sont pas coniradictoires, mais contraires, c'est-à- 
dire qu'elles ne s'excluent pas réciproquement, mais qu'on 
peut^ en réalité, passer de l'une à l'autre par des transi- 
tions nombreuses. 

En résumé, nos observations sur le Poirier, le Pavot, etc., 
nous ont permis : 

1° d'établir que la conception de M. D. Clos n'a pas la 
généralité que son auteur lui supposait; 

2*^ d'expliquer la nature de l'anthère dans le cas où cette 
conception est justifiée. 

Il résulte également de nos observations que la loca- 
lisation des logettes polliniques dans le pétale est sujette 
à de nombreuses variations. Les logettes peuvent se 
former dans le rebord de l'onglet (Saponaire de Masters, 
Linaire de Chavannes, Verbasaim , Bignouia, Borrago, 
Poirier, fig. 15); mais elles peuvent aussi se former dans 
le limbe : à sa base (Mgelle, Poirier fig. 20, 2J, 27), à 
son sommet (Pavot, Poirier fig. 16 et 17), ou piès des 
bords latéraux (Vélar, Poirier fig. H et 15). 

Il nous reste à dire quehjues mots d'interpréiaiion au 
sujet des anomalies du gynécée dans les fleurs du Poirier. 
L'absence constante d'ovule rend les faits observés peu 
propres à éclaircir la question de la nature morphologique 



7^2 



(IC 



Tovaire. Par contre, la presence fréquenlc de logetles 
|)ollini(iiies dans le pistil peut nous fournir encore qucl- 
(jues considérations utiles au sujet de ranilière. 

En voyant une grosse anthère munie d'un support très- 
court et surmontée d'un style et d'un stygmate, on serait 
tenté de regarder cette anthère comme un ovaire devenu 
supère et métamorphosé. Ce n'est pas ainsi cependant 
((ue nous interprétons ce phénomène. On ne trouve pas 
ordinairement, il est vrai, de loge ovarienne correspon- 
dant auK styles anthérifères, mais cela s'explique par le 
|)rincipe du balancement organique : le développement 
d'une anthère le long du style amène l'atrophie de la loge 
ovarienne correspondante. 

En décrivant la série des cas représentés à la pi. Il, (ig. 4 
et suivantes, nous avons vu qu'un épaississemenl formé 
au dos du style déborde celui-ci d'un coté ou de l'autre, 
que des logettes pollinicfues apparaissant dans ce rende- 
ment le transforment en une demi-anthère (Hg. 8 et 9). 
Le même phénomène se produisant de l'autre côté, l'an- 
thère devient complète ((ig. 1 I et 12) et tend alors à s'iso- 
ler de plus en plus du style comme par un dédoublement 
(fig. IG). 

Celte interprétation fait naître un rapprochement inat- 
tendu. Dans Candrocce ïious avons vu des pétales émcifre 
en avant un épaississenient ou une laine susceptible de 
s'orfjaniser en anthère; dans le gynécée des tnè})ies /leurs ^ 
nous voyons des styles produire en arrière une protubérance 
capable éyale nient de se transformer en anthère! D'après la 
disposition régidière des organes floraux, l'étamine n'cst- 
elle pas en avant du pétale et en arrière du pistil? 

Quoiqu'il en soit, ces faits j)rouvenl la localisation 
variable des sacs pollini(|ues. En d'autres termes, la 



75 

dilïërencialion du tissu qui amène la formation du pollen 
et des valves de Tantliere peut non -seulement se manifes- 
ter dans le limbe ou dans le dédoublement de la feuille 
staminale, mais encore se montrer accidentellement dans 
toutes les parties de la fleur. iM. D. Clos, de son côté, 
était arrivé à cette conclusion qui ressort également de 
plusieurs monstruosités décrites par d'autres auteurs. Le 
Chamaerops hutnUis a fourni à Molil des ovaires entière- 
ment normaux à part la présence de bourrelets remplis de 
pollen situés des deux côtés de la suture ventrale de 
chacune des trois loges ovariennes. Les Campanula persi- 
cifolia et Rapunculus ont montré leur style surmonté d'un 
corps semblable à une anthère. Chez le Cheiranlhus Cheirî, 
la moitié d'une feuille carpellairc était changée en une 

loge d'anthère etc (') 

Conclusions. — Nous avons déjà fait ressortir que dans 
la question de la nature morphologique de l'anthère, il est 
un fait capital qu'il ne faut point perdre de vue : c'est la 
genèse des sacs poil iniques par différenciation du tissu 
parenchymateux primitif. Or il est établi qu'à l'état téra- 
tologique rien n'est plus variable que l'endroit où se pro- 
duit cette différenciation. Oserait-on prétendre qu'à l'état 
normal, elle ne peut avoir lieu que dans telle partie de 
tel organe déterminé ? Dans le limbe de la feuille stami- 
nale par exemple ! Non, ce serait méconnaître la diversité 
des procédés de la nature, ainsi que les rapports qui 
unissent les phénomènes tératologiques et les processus 
normaux. En conséquence, si abandonnant le domaine des 
faits particuliers nous cherchons à nous faire une idée de 



(I) -Molli, loc. citât, 



1i 

la nature de 1 elamine dans Tcnsemble des phanérogames, 
nous devrons reconnaître qu'il n'est pas possible de rame- 
ner à un type unique la constitution de toutes les élamines. 
Aucune des théories rappelées ci-dessus ne nous parais- 
sant assez générale, nous aurons recours à un système 
d'éclectisme. 

Nous dirons donc que dans beaucoup de cas (probable- 
ment dans la majorité) Télamine est un organe appcndicu- 
laire, c'est-à-dire une feuille modifiée (Renonculacées, 
Crucifères, Papavéracées, Rosacées, Pomacées, etc. ; 
mais que dans d'autres cas, elle semble cire, au contraire, 
de nature dixWe (Cyclmithera, Naias, Casiiarlna, elc.C). 

La partie caractéristique de Teiamine, c'est-à-dire les 
sacs polliniques se forment dans l'épaisseur de l'organe 
slaminal, que celui-ci soit un axe ou un appendice. 

Dans le cas le mieux connu, celui de la feuille staminale, 
le nombre, la forme, les rapports, le mode de dehiscence 
des sacs polliniques sont sujets à de nombreuses variations. 

Le nombre varie énormément. Dans les Cycadées, les 
sacs polliniques sont très-nombreux; dans la plupart des 
familles, au contraire, il n'y a que quatre logettes (|ui tan- 
tôt restent indépendantes jusqu'à la maturité de l'anthère 
(anthère quadriloculaire du Bulomus), tantôt se fusionnent 
deux à deux (anthères biloculaircs de beaucoup de plan- 



Ci) La distinction cnlrc étaniine de nature axile et ctaminc de nature 
appcndiculairc ne nous parait pas avoir l'importance qu'on lui a attribuée 
jus(|u'ici, attendu 1° qu'à l'état initial, il n'est ni bien utile ni bien prati- 
que de rccliercher si une étaniine a été formée par le mamelon central du 
sommet vé;?étatif (étam. axile), ou si elle a été produite par un des 
mamelons latéraux (étam. appendiculaire) j 2« qu'à l'état final, ces deux 
sortes d'étamines ne dillèrcnt pas l'une de l'antie. 



76 
tes.) Chez les Berbéridées, les Aselépiadées, le Nuphar 
hiteiim, le Laiinis nobilis^ TEpicea, le Pin, le Sapin, le 
Mélèze, etc., l'anthère est biloculaire dès l'origine. 

La forme des logettes polliniques est ordinairement 
allongée, plus ou moins cylindrique, ou bien polygonale 
[Araucaria) ; chez les Cycadées, les logettes ont l'apparence 
de petits sacs sphériques. 

Les rapports sont multiples. Rapports des logettes les 
unes avec les autres. — Ordinairement les logettes sont 
juxtaposées parallèlement les unes aux autres, rarement 
elles sont superposées deux à deux (Laurus Cinnamomtim 
et L. Sassafras); rarement aussi elles sont disposées sur 
deux rangs (^Araucaria). 

Rapports des logettes avec la feuille slaminale. — 
Elles peuvent prendre naissance dans le limbe de la 
feuille, vers son sommet, sa base ou ses bords latéraux, ou 
bien dans un épaississement représentant un parapétale, 
peut-être môme dans le filet. Le plus souvent, les quatre 
logettes sont tournées vers la face supérieure de l'organe 
appendiculaire qui les porte ; mais, dans certains cas, il 
semble que les logettes antérieures puissent rester sous la 
face supérieure, tandis que les logettes postérieures appa- 
raissent sous la face inférieure (d'après Rœper) ; enfin toutes 
les logettes peuvent être reportées vers la face inférieure de 
la feuille (anthères exlrorses?, celles des Cycadées et des 
Conifères d'après \Iohl.) 

Quant au mode de dehiscence des sacs, il se fait par des 
fentes longitudinales ou transversales, par des pores, etc. 
En même temps que le parenchyme profond se trans- 
forme en cellules-mères des grains de pollen, le tissu qui 
le recouvre se différencie en couches dont la structure 
caractérise les valves de l'anthère. Quant au filet, nous 
avons vu que son origine n'est pas invariable non plus. 



7 G 

Si, au milieu de celle gi'ande divcrsilé des caraelcrcs 
de lorgane mâle chez les phanérogames, nous cherchons 
ce qu'il y a d'essentiel, de constant dans toute la série, 
nous trouvons simplement, comme énoncé le plus général, 
que rélamine est un organe de nature variahle renfermant 
des amas de pollen ou sacs polliniques dont le nomhre, la 
forme, les rapports, varient extrêmement, mais dont la 
genèse est toujours due à une différenciation du tissu 
profond de 1 organe qui les porte. C'est seulement dans 
le cas particulier de tel ou tel groupe déterminé de phané- 
rogames qu'une plus grande précision est possihle. Les 
travaux ultérieurs complétant les données que nous pos- 
sédons déjà serviront à préciser ces cas pariiculiers. 



EXPLICATION DES FIGLRES. 



N. B. — Les objets sont représentés de face ou de profi! ; dans ce dernier 
cas, le centre de la (leur est toujours supposé du côté droit afin de rendre 
les comparaisons plus faciles. Les coupes sont orientées de la même 
manière que l'organe dont elles proviennent, mais elles sont ordinaire- 
ment figurées à un grossissement plus fort. Le pointillé qui recouvre 
certaines parties remplace la teinte rosée des renflements pollinifères. La 
ligne tracée en travers des figures indique le niveau auquel la coupe a été 
pratiquée, 

PI. 1. 

Pyrus coiiiiuunis L. (Poirier). 

Fig. 1-4. Anomalies de la corolle : pétales présentant à divers degrés 
les caractères des sépales. 

— S-28. Anomalies de Pandrocée : les étamines sont presque toutes 

transformées en pétales. 

— 5-7. Dédoublement de la nervure médiane et formation d'appen- 

dices terminaux de l'onglet. 

— 8-13. Formation des sacs poUiniques aux dépens du dédoublement 

médian. 

— U-I8. Formation des sacs polliniques dans l'épaisseur du limbe. 

— 19-26. Formation des sacs polliniquoë à la fois dans l'épaississement 

médian et dans le limbe du pétale. 

— 27. Exemple de callosité pollinifère à la base du limbe. 

— 28. Exemple de formation indépendante des deux sortes de 

1 omettes. 



78 

• 



PI. II. 



Pjru» coniiiiuiiiM L. (Siiilr). 

Fig. I. Comme pour la figure précédente. 

— 2 et 3. Dé(ioiil)lcmeiit laléral des étamines. 

— JOet lô. Gynécées anomaux. 

— -i-O. Styles présentant un épaississemcnt dorsal s'organisant en 

une demi-antlière. 

— 11 et 12. Styles présentant un épaississemcnt dorsal s'organisant en 

une anthère complète. 

— i4' oX \l). Dédoublements multiples. 

— 10-25. Cas spéciaux (voir le texte). 

PI. m. 

Papnver soninirerum L. (Pavol). 

Fig. 1-4. Représentent : i" un pétale de grandeur naturelle. 

2" la partie anlhéiifère de celui-ci fortement 

grossie. 
3«> deux coupes transversales de celte partie 

à des niveaux différents. 

— 5- Pétale amplifié dans son entier, avec quatre coupes trans- 

versales. 

SiMyiiihrIiim offirlnnlc Scop. {Vein)'). 

— G-l I. Transformations ex(('rirures de la feuille verte et poilue en 

une étamine presque normale. 

— 12-17, Transformations correspondanlos dans la structure intime. 

— 18 et lî). Cas spéciaux. 

Romn. 

Fig. 20. rétidr anllH-rilère de grandeur nalurrllr, avec deux coupes 

transversale grossies. 



LES ARBRES 



A LONGCHAMPS-SQR-GEER (COMMUNE DE WAREMME) 
APRÈS L'HIVER 1879-1880. 



Edm. de SELYS LONGCHAMPS, 

membre de I'Aoademie royale de Belgique, président du Sénat. 

Après riiiver si rigoureux de 1879 à 1880, et les désas- 
tres qu'il a causés, principalement parmi les Conifères et 
les arbres fruitiers de la famille des Rosacées, j'ai pensé 
qu'il était utile de constater, pour les plaines du plateau 
de la Ilesbaye, quelles sont les espèces qui ont le mieux 
résisté, et quelles sont celles qui ont été entièrement ou 
partiellement détruites. 

Cependant;, j'ai crû nécessaire de restreindre mes ob- 
servations à la localité que j'habite, ayant bien vite 
reconnu qu'à quelques kilomètres de chez moi les effets 
de la température variaient sensiblement, bien que le 
terrain fut très-analogue, et l'altitude peu différente ('), 



(1) Je citerai, par exemple, les jardins du château de Waleffcs-St- 
Pierre, appartenant à M. le B»" de Potesta, chez qui fort peu d'arbres 
fruitiers ont été atteints et qui n'a perdu ni ses Wellingtonia, ni ses 
Libocedrus decurrens (Vulg. Thuya géant). Il est vrai que Waleffes est 
aune altitude de 40 mètres plus élevée et qu'il n'y a ni sources ni cours 
d'eau. 



80 

Je ne parlerai donc; que de ee qui s'est passé à Lourj- 
vhnmps-snr-Geer (commune de Waremme) qui fut certai- 
nement la localité la plus maltraitée de toute la Ilesbaye, 
et peut-être de toute la Belgique. 

La terre y est argileuse, très-fertile, et repose sur le 
limon lieshayen. Tout y est cultivé; il ne s'y trouve que 
quelques bouquets de bois qu'on y a plantés. Les arbres y 
croissent rapidement. La futaie qu'on y place en bordures 
ou en avenues comme rapport, consiste surtout en Peupliers 
du Canad;i, et en Ormes gras, que Ton peut vendre avan- 
tageusement à l'âge de 50 à 40 ans pour les premiers, de 
40 à 50 pour les seconds. Fis ont remplacé assez générale- 
ment les Peupliers blancs, les Cliènes et les Frênes qui 
dominaient autrefois, et dont le bois valait mieux; mais 
il fallait un plus grand nombre d'années pour en attendre 
le revenu. 

On a aussi admis les Acacias et les Mélèzes, dont le 
bois est à juste titre très-apprécié et le produit avanta- 
geux. 

Les taillis, pour lesquels j'ai adopté l'Erable, le Saule 
marceau, l'Aulne et le Frêne, y croissent rapidement. On 
peut les couper en général au bout de sept années. 

La rivière le Geer traveise Longcbamps du S. 0. au 
N. E. Elle coule au fond d'inie vallée très-évasée ayant un 
kilomètre de diamètre et l'altitude qui est de 115 mètres 
ne s'élève qu'à lôO'" de ebaque côté, soient 15 mètres 
répartis en pente douce et régulière sur 500 mètres. Vers 
les bords du Geer, existent beaucoup de sources et des 
étangs autour descjuels le parc est situé. 



81 

I. — LES HIVERS DE 1877-78 ET DE 1878-79. 

Il est convenable de dire un mot des phénomènes 
météorologiques qui ont précédé l'hiver de 1879-1880. 

Celui de 1877 à 1878 fui fort doux. La pluie qui avait 
commencé en autoniiue, cjnlinua à élrc excessivement 
fréquente pendant plus d'un an et demi. Les chaleurs 
de 1878 furent nulles. 

La neige et de petites gelées commencèrent dès la tin 
de novembre 1878, mais le restant de l'hiver fût doux^ 
avec un nombre excessif de jours de neige, qui se pro- 
longèrent jusqu'à la fin d'avril 1879. La pluie reprit 
ensuite de plus belle. La chaleur et le soleil manquèrent 
tellement pendant Télé, que les châtaignes, les raisins au 
mur, les figues et les tomates ne purent arriver à maturité. 
Les autres fruits furent abondants, mais dépourvus de 
sucre et de saveur. 

Quelle fui^ principalement pour les Conifères, l'influence 
de ces deux années pluvieuses, froides en été, séparées 
par deux hivers doux ? C'est ce que nous allons voir. 

Tous mes arbres s'en trouvèrent admirablement bien, 
et leur croissance fut splendide. Je citerai parmi les coni- 
fères d'agrément assez nouvellement introduits : Pinus 
excelsa et Lambertiana — les Abies Nordmanniana, 
grandis, Pinsapo, Menziesii, orientalis — le Wellingtonia 
gigantea — le Crijptomeria japonica — le Libocedrus 
decurrens(D. gigantea Carr.) — le Thuya gigantea {Lobii 
Hort.) — Chamaecyparis nutkaensis {T . borcalis Fisch.) — 
le Thuyopsis dolabrata — les Taxus, les Torreya, les 
GinkgOj les Podocarpus et les Cephalotaxus. 

En dehors des Conifères, on remarquait la vigueur et 



82 

la beauté de certains arbustes à feuilles persistantes, 
dont les jeunes pousses avaient passé (ce qui est rare 
cliez nous) deux liivcrs sans geler; je veux parler des Au- 
cuba, des Prunus lusitanica et Laurocerasus, des lleXj des 
Ruscus et de certains Ma/ionia assez tendres. 

II. —l'hiver de 1879-1880. 

La neige tomba le 20 novembre. Le liiermomètre des- 
cendit ce jour-là à — 1° C. et la gelée dura trente-huit 
jouis avec une rigueur jusqu'ici sans exemple. Dès le 
27 novembre, il y avait — 10"; le 5 décembre — 15°; 
le 7 — 21 ; enfin — 25 ou 20" le décembre, qui fut le 
jour le plus froid de Tliivcr. 

Le 28 décembre, commença un petit dégel qui s'arrêta 
le o janvier 1880. Le 6, il y avait déjà o degrés de froid, 
et à partir de ce moment jusqu'au 7 février (soit pendant 
51 jours) il n'y eut pas de dégel. Après cela, il y eut des 
intermittences de petits dégels jusqu'au 18 mars ; puis une 
semaine de gelée jusqu'au 29 mars. 

En avril, la température resta beaucoup en dessous de 
la moyenne babiiuelle. Xous eûmes même quatre jours de 
gelée du 28 avril au premier mai (ce dernier jour — 4° la 
nuit). 

Mai fut également froid, au point (ju'il gela la nuit à 
— 5" le 19, et à — 1" le 51 mai ! 

La neige qui, par parenthèse, tomba un jour de décem- 
bre par — 8" de froid, ne fut ni très-fréquente ni très- 
abondante, mais depuis le 20 novembre jusqu'en avril, 
pendant plus de (pialre mois, elle ne disparut jamais com- 
plètement de parloul, ce (pii attestait combien la gelée 
avail élé i-ude et conlinue. Il en fut à peu pi'ès d(; même 
de la i^hîce sur les éuuiiis. 



83 

En décembre, la nature semblait pétrifiée et morte; 
un blanc linceuil couvrait la terre; les arbres et les 
arbustes à feuilles caduques couverts de givre, avaient 
acquis par l'extrême gelée une raideur et une fragilité qui 
leur donnait Tapparence de la mort, surtout avec Tabsence 
de vent qui se remarque comme on sait en Russie et en 
Sibérie pendant le règne des plus grands froids. 

La mort était hélas une réalité pour un grand nombre 
de Conifères, dont Faspect alors n'offrait cependant rien 
de particulier, et pour beaucoup d'arbres fruitiers. 

Malgré les longues séries de jours de gelée dont j'ai 
parlé et l'intensité de celle-ci, le Geer ne gela pas davan- 
tage que pendant les autres hivers rigoureux que j'avais 
vus; ce que l'on peut attribuer probablement aux sources 
nombreuses qui s'y trouvent et au changement de niveau 
qui se produit plusieurs fois par jour, à cause des trois 
moulins à eau qui existent dans la commune sur une dis- 
tance de moins d'une lieue; et cependant la pente est 
très-faible, la partie inférieure de la roue étant noyée par 
l'élévation généralement trop grande et illégale de la 
retenue de chaque moulin inférieur. Le volume de son 
débit était comme on pense fort réduit. La rivière est du 
reste dépourvue de poissons et de mollusques depuis que 
les eaux des fabriques de sucre s'y déversent et y mêlent 
des combinaisons de potasse, de chaux et d'acides (*). Les 
insectes dont les larves vivent dans l'eau courante, les 



(t) Il serait urgent que le gouvernement mît au concours la question 
suivante : 

9 Trouver le iu()}eii d^évitcr que les eaux provenant des industries 
« agricoles ne contaminent les petites rivières au point de les rendre 



84 

Caloptcryx cl ics Pcrlidcs, par exemple, ne doivent plus 
guère s'y reproduire non plus, à en juger par leur rareté. 

Les arbres et les massifs du parc n'étaient pas plus 
animés. Sous ce rapport, Tliiver de 1880 ne ressemblait 
pas à ceux que j'avais traverses auparavant. On ne vil pas 
ces iroupes de Biuanls jaunes, de Pinsons dVVrdenne 
et du pays et d'autres Fringillidées qui d'ordinaire entou- 
rent les meules de blé de la campagne et s'abattent sur le 
fumier des cours de ferme, lorsque la terre est couverte de 
neige. On eut dit que les associations de Mésanges, de 
Grimpcreaux et de Uoilelcis qui, en celte saison, butinent 
sur les arbres verts avaient émigré. Le froid n'amena 
pas non plus ebez nous, comme on eut pu s'y attendre, 
des oiseaux du nord, tels que Jaseurs, Beccroisés, Bou- 
vreuils. Enfin, on ne vit quelques canards sauvages qu'au 
début de l'biver. 

J'imagine que la manière subite dont le froid se déclara 
poussa les oiseaux d'biver au delà de notre région. 11 est 
de fait, d'ailleurs, que les naturalistes et les cbasseurs du 
reste de la lîelgique ne rencontrèrent jamais moins 
d'oiseaux de passage accidenlel que pendant l'biver (|ui 
vient de sévii'. Je ne connais d'autre e\cci)tion (jue |)our la 
grande Outarde {Olis tarda) dont (juel(|U('s exemplaires 
furent observés vers la lin de la saison. 



<* iiii|)i(j|)rfs à ral)icti\tiiiciil des hcstijuix cl ;i l:i ri'iiidodiiclioii du pois- 
« son ; cl cela suns eoiiijironiellre rexislciice de ces iiidiislries. » 

Ce ne sérail pas tiop ()ue d'ulliir un prix lics-;jiipuilaiil pour la solu- 
tion de celle (jue^lioii (jui iiiléiessc à la lois l'aj^ricuUure, la saule et 
l 'al i/iicii talion publnjucb. 



85 

III. — LE PRINTEMPS DE 1880. 

Nous avons cité les gelées sérieuses qui se produisirent 
non-seulement en avril, mais encore en mai. On consta- 
tait par le thermomètre à minima qu^il gelait fréquem- 
ment pendant la nuit, alors que dans le jour on ne se 
serait pas douté de ces abaissements de la température. Je 
sais bien qu'il s'agit ici d'un thermomètre sans abri, im- 
pressionné par le rayonnement ; mais peu importe, puis- 
que les végétaux ressentirent les mêmes effets. 

Les vents dominants du ?>. E. et de TE. oscillant vers 
le N. ou plus rarement au N3 0. ne cessèrent pour ainsi 
dire de régner pendant plus de six semaines jusqu'au 
20 mai, et produisirent un dessécliement inoui ne nous 
donnant pas même la consolation de recevoir un peu 
d'eau au moyen de giboulées de grêle ou de neige. 

C'est pendant celte première moitié du printemps que 
l'on put prévoir Télendue du désastre éprouvé. 

Le feuillage des Conifères atteints changea successive- 
ment de couleur pour passer au roux ou brun foncé, ou 
même au gris blanchâtre chez quelques-uns. 

Un grand nombre de poiriers, de pommiers et de pê- 
chers que l'on croyait seulement en retard de floraison ou 
de fcuill.'uson ne donnèrent point signe de vie. Il en fut de 
même un peu plus tard, pour quelques-uns qui avaient 
poussé quelques bourgeons ou montré quelques fleurs. 

Il me semble que les deux mois de bise desséchante 
ont du achever la destruction commencée par les frima ts 
hâtifs et continus auxquels ce détestable printemps a 
succédé. 

Le 20 mai, j'ai constaté en détail l'élat misérable dans 
lequel se trouvaient nos jardins. J'ai repris l'examen au 



86 

20 juillet, c{ enfin ail 22 septembre, jour de la fin nomi- 
nale (le Pété, et j'ai vu que pour les Conifères le mal 
s'était encore aggravé depuis le 20 mai, et que nous 
devons nous attendre à voir périr d'ici au printemps de 
1881 plusieurs de ceux qui, pour le moment, ne sont que 
fortement atteints. 

11 me reste à citer les principales espèces observées, en 
ajoutant quelques notes explicatives. 

IV' . — RÉSl'LTATS. 

§ 1" — Conifères. 

Les espèces suivantes, dont la plupart sont acclimatées 
chez nous depuis longtemps, n'ont pas souffert. 

Pliitis sylvcHtrls L. 

— »«trobus L. 

— Cenihra L. 
Ables alha L. 

— excelsa Wall. 

— excelf^a DC. {Piims Abics L.). 

— niera Ait. 

— canaflenNl.«s L. 

I.ari\ oiiropaea Ï>C {P. Lnrix \j.). 

— leptolepiN Sieliold. — Je le considère comme l'une des meilleures 

actjuisilions (|ue l'on ait faites. 

— (laliurlea Tnrcz. 
Taxodiiim «llMdeliiim L. 
Tliiiya oo<*l(l<'iitailN L. 

— plicata Don {Warrenna Ilort.). 

— tfiKuntca Mitl. [MenziesiiDùyigX. — Lobbii Iloit.). — Cetleospècc 
(ju'il ne liiut |):is confondre avec \c Libocedvus drcurrens [Thuya gignn- 
Ira Carrière), est fort rcconimandiihle. Elle est d'une croissance rapide 
et l)ien su|)érieure à celle du T. occidnildlin dont elle n'est peutèlre 
(ju'nnc furnu" californienne. 

CuprcHMUM (Rch'noKpora) plnlfera Sieh. — Espèce magni(l(|ue cl coin- 



87 

pi element rustiqiio qui semble destinée à atteindre une taille élevée. Il 
faut éviter de la confondre avec le C. ohtusa qui lui ressemble beaucoup, 
mais dont tous les exemplaires ont péri celte année. 
Cnpresj^uïi >«>qiiarrosa Sieb. — Je ne suis pas certain de la détermina- 
tion. Peut-être est-ce le C. leptocladus. En tout cas, c'est une espèce 
vigoureuse qui a fait ses preuves et qui mérite une place d'honneur dans 
nos jardins. Elle a un aspect qui rappelle le Cryplomeria gracilis. 

— ericoides Gord. 
Juniperus coiuniiinis L. 

— Mablua L. 

— Tlrginiana L. 

Glngko biloba L. — En 1829-1830, nous avions perdu tous nos Gingko. 
Cette année, ils sont restés magnifiques. 

Cette lisle de Conifères garantis à Tabri de tous repro- 
ches n'est pas longue, parce qu'il me semble qu'il y a 
obligation de n'induire personne en erreur. On peut d'ail- 
leurs l'étendre beaucoup pour l'ornemention des jardins, 
en y ajoutant les nombreuses variétés qui sont dérivées 
des mêmes espèces botaniques. 

Voici rénumération des Conifères qui ont plus ou moins 
souffert de la gelée et dont une grande partie a péri entiè- 
rement : 

Pinuf^ Lai-icio Poir. — L'un d'eux est mort à la fin de l'été. 

— Pinaster Soland [marilima). — JMort. Déjà en 1829-50, j'avais 
perdu des exemplaires forts, âgés de plus de 20 ans. 

— lusiguis Dougl. — Mort. 

— Lambertiana Dougl. — Mort. 

— ]nu;(ho Scop. — A souffert. 

Abies nobilis Liudl. — Il a souffert, mais n'est pas mort; peut-être se 
remellra-t-il. 

— Picea L. [pectinata Lamk. — taxi folia Desf. — argenlea De 
Chambr.). — Des exemplaires énormes âgés de 75 ans sont bien 
malades. D'autres de 20 à 30 ans sont tout à fait morts. On consi- 
dérait cette espèce comme tout à fait acclimatée. Ce qui lui est 
arrivé est l'un des phénomènes les plus inattendus de Phiver 
dernier. 




88 

Abies IVordniunulaua Stev. — Ce n'est selon Parlatorc qu'une forme 
(le la précédcnle. Il n'est donc pas étonnant qu'elle ait été atteinte. 
Cependant les exemplaires ne sont pas morts. J'espère qu'ils se 
rétablironl. 

— balsaniea L. — Morts ou peu s'en faut. — Ne vit pas vieux chez 
nous. 

— Plimapo Boiss. — Sont presque tous morts ; plusieurs n'ont eu que 
la tête gelée et survivront. Ils seront en tout cas totalement 
défigurés. 

— grandis Dougl. [lasiocarpa Lindl.) — Est perdu. Des exemplaires 
avaient leurs feuilles gelées presque chaque liiver; mais n'en 
mouraient point, chose extraordinaire chez les Conifères. Pendiint 
les deux avant derniers hivers qui furent très-doux, ils conservè- 
rent leur feuillage. Cette année, ils sont perdus, quoique quelques 
rameaux inférieurs aient conservé de la flexibilité pendant l'été. Il 
faut renoncer ici à cultiver cette espèce avec chance de durée. 

— Menzlcsll Lamb. — Deux forts exemplaires dont l'un, fort alleiiit, 
a péri en été, l'autre a beaucoup souffert, mais se rétablira proba- 
blement. 

— oricntalls Poir. — A souffert, mais ne périra pas. 

Cedriis atlaiitlca Manetti. — Mort. Je ne possédais plus qu'un petit 
exemplaire abrité. Précédemment, j'avais perdu les autres, ainsi que le 
C. Deodora Lindl. et le C. libani. En 18Ô0, je possédais de forts 
C, libaiii âgés de 25 ans. Ils périrent pendant l'hiver de 1829-30 
et depuis ce temps, à quatre reprises différentes, j'ai essayé en vain de 
le réintroduire. Il y a longtemps que j'ai dû renoncer également à 
la Cuninghamia sinensis II. Br. [P. Innceolata Desf.), quoiqu'il existe un 
exemplaire fort, planté il y a longtemps à Velui près de St-Trond dans 
le parc de Madame Emile de Lexliy et qui continue à vivre, 

^Velliii;(toiila gigaiitea Torrc}-. - Complélemenl perdus. Ils étaient 
plantés (l('|.uis vingt ans \ haul.s de 12 mètres, le tronc très-robuste a\ ait 
l"'7u de diamètre à terre, et à un mètre de terre l'^'-iO; quelques 
branches basses qui avaient été rccouveites par la neige, sont restées 
vertes une partie de l'été. .Aujourd'hui, tout est mort. C'est la perte la 
plus regrettable (jue j'ai faite. Il y a longtemps (juc j'avais dû renoncer 
au Se(ju(j>(i schipe/'i'ircus, i\oi\l (juelqucs exemplaiies vivent dans la vallée 
de la Meuse, tout en |)erdant leurs feuilN'S qui gèlent pendant l'hiver. 

lilhori'driiM dmirreiiM Toi-re> [Craigaiin Mnir. — Tfiii;/a tjifjautea 



89 

Carrière non Nuttal). — Complètement mort. C'est une déconvenue 
presque aussi grande que la perte des Welling tonia. Mes Liboccdriis 
plantés il y a environ 15 ans avaient 6 à 7 mètres de hauteur et 
avaient au pied un mètre de circonférence et îiO centimètres à un 
mètre du sol. 

Bfota orieiitalis L. et ses variétés. — La plupart sont morts. D'autres 
sont très-alteints. 

Tliuyopsijï dolabrata Sieb. — A iiien résisté; je ne l'ai pas placé dans la 
liste des plantes complètement indemnes, parce que quelques feuilles 
ont été fortement roussies et que je ne puis parler que d'après un seul 
exemplaire, haut de moins de 2 mètres. 

Cuprcssus tkuyoidcsL. — ^"est pas mort, mais il ne prospère pas. 

— Lawsoulaua Murr. [Boiirieri Dcne.). — Plusieurs sont morts. 
Les autres le sont à moitié. Cette espèce n'a jamais bien réussi chez 
moi. Dès que les exemplaires dépassent la hauteur de deux mètres, 
ils se déforment et sont mal fournis de rameaux latéraux. 

— nutkaeiisiis Lamb. {T/mrjopsis boreaiis Fisch.) — Espèce ti-ès- 
recommandable, quoique je la place dans la présente liste, paice que 
quelques rameaux récents ont gelé. 

— obtnsa Sieb. — Complètement mort. Ne pas le confondre avec son 
voisin le C. pisifera^ qui n'a pas souffert. 

— sempervlrene L. — Il y a longtemps que j'ai renoncé à cultiver 
le Cyprès ordinaire. ]l gèle à 6 ou 7 degrés. Si je le mentionne ici, 
c'est pour citer le fait singulier qu'il en existe deux forts exemplaires 
âgés de 60 aus dans le parc de Mad. la comtesse de Clérembault, à 
Kinkcmpoix près de Liège. M. Ferd. De Soer qui les y avait plantés, 
m'a assuré que les sujets qu'il en avait obtenus de graines ou de 
boutures n'avaient pas résisté au plein air. 

Juniperiis driipacea Labill. — Mort. 

— excelsa VVilld. — Mort. 

Taxus baccata L. — La catastrophe arrivée aux Ifs est l'une des plus 
imprévues. J'en possédais un grand nombre, les uns âgés de plus 
de 70 ans, d'autres d'âge moyen ou jeunes. Les trois quarts sont 
morts, d'autres à moitié perdus; un petit nombre se sont monircs 
indemnes. On pouvait croire cet arbre complètement rustique et 
presque indigène. 

adpressa Gord. — Mort. Quelques rameaux inférieurs sont restés 

verts pendant l'été. 



90 

Crphnlota\uA pedunrulnta Sicb. — Mort. 

— — vnr. Koraiana Sicb. — Mort. 

— Fortuncl Hook. — Mort. 

— drupaoca Sicb. — Mort. Je ferai toutefois observer que les racines 
ont conservé «le la vie cbez quelques exemplaires de ces trois Cepha- 
lotaxus, car pendant l'été quelques bourgeons ont essayé de se 
développer près de terre à la base du tronc. 

Torreya srandis Fortune. — Mort. 

— calirornlca Torr. [myristica Hook.) — Mort. 

§. 2. — Autres végétaux à feuilles persistantes. 

a) — iV'ont presque pas souffert : 

Slahonia aqulfolluni Pursli. 

— repeuH Don. 

— japonica DC. [Beali Curt.). — Les Muftonia n'ont pas fructifié 
celte année. 

Rvonymu.o radicaiiN Sieb. 
Hypci-lcuni calyeiiiiini L. 
lilioilodeudron ponticiiiti L. 

b) — Ont été fortement atteints : 

RuNcu.i aculeatus L. — La moitié sont morts, bien (ju'ils ayent été 

piotégés par la neige. 
Daphne Laiireolik L. — Alort. 

— McKcreum L. — Ont un peu fleuri, mais sont morts *-n été. 
Aiitriilia japonica L. — Ont été gelés jus(in'au i)ied, d'où ils ont 

ie[)oussé pendant l'été des jets vigoureux. 
PrunuN LauroceranuM L. — Comme les Aucuba. 

— luNltanlea L. — Comme les Aucuba. Depuis plusieurs années, ces 
trois dernières espèces n'avaient plus gelé, de sorte que leurs 
branches étaient fortes. 

Mahonla Japonlra Thunb. — A gelé jus«)u'au pied, d'où quebjues 

brindilles ont poussé pendant l'été. 
Il<'\ n(|nirolinni L. — Pres(jiie tous ont gelé, mais ils ont repoussé 

piMidani, ré'li', les uns du pied, les .-lulres sur le tronc mcMiic 
BiixuM («rnipervIri'iiM L. — .le posséd.iis un liès-grand nombre de 

Buis ilont j)lusicurs fort âgés. Tous ont subi le sort des Ifs. L'nc bonne 



91 

moitié sont morts; d'autres repoussent du pied ou sur le tronc 5 un 
quart peut-être n'ont pas souffert. 
Hedera MellsL L. — Ont été fortement atteints, mais la plupart repous- 
sent du pied ou sur la tige principale. Un petit nombre n'ont pas subi 
de dommage. 

Si je n'ai pas à parler d'un plus grand nombre d'arbustes 
à feuillage persistant détruits ou maltraités par l'hiver, 
c'est qu'après de tristes expériences, j'ai depuis longtemps 
renoncé à cultiver une partie de plantes de cette catégorie 
déclarées rustiques dans les catalogues, sans doute parce 
qu'elles résistent au froid dans le centre de la France 
ou sur les côtes de l'Océan. Il serait désirable que dans les 
catalogues destinés à la Belgique on renonçât à ces indica- 
tions erronnées. 

§ 3. — Arbres fruitiers. 
C'est aussi un désastre que j'ai à enregistrer. 

Pypus communis L. — Nos pyramides âgées de vingt ans sont perdues; 

quelques-unes repoussent sur le tronc, presque toutes du pied. Nous 

avons aussi perdu beaucoup de poiriers en espalier et d'autres dans les 

vergers. — Très-peu de fruits. 
Malus communis Lamk. — Presque aussi maltraités que les poiriers 

dans le potager et à la muraille. Dans les vergers, le nombre des morts 

est moins élevé. Les pommiers en cordon sont détruits. — Récolte des 

fruits presque nulle. 
Cerasus avium L. — Les cerisiers ont moins souffert ; il n'eu est mort 

que quelques-uns. — Récolte passable en comparaison des autres 

arbres fruitiers. 
Prunus tlomestica L. — Les pruniers ont encore moins souffert que 
les cerisiers. — Récolte insignifiante. 

— • Armeniaca L. — Les abricotiers en plein vent sont morts. En 
espalier, ils ont presque tous échappé. — Aucun fruit. 
Pcrsica vulj;aris Mill. — Les pêchers ont tous horriblement souffert. 



92 

Fhisioiirs sont morts; d'autres repoussent du pied ou sont mutilés. 
— Les variétés noniniées Brugnons sont toutes mortes. — Aucun 
fiuit. 
Cyiloiila vul^nri.** Touinf, — Les poiriers de coing ont généralement 

péri. Quelques-uns ont échappé. — Aucun fruit. 
MeMpiliie sermanica L. — Mort. 
Dlospyro»! vir^lniana L. — (En espalier). L'arbre est détruit, mais 

repousse du pied. 
Morus nisra L. (En espalier). — Ont peu soalllert. — Aucun fruit. 
Aiiiysflalnn comniiiiii» Lamk. (A coque dure). — X'esl pas murt, mais 

a été fortement atleinl. — Pas de fruits. 
Rlbe«) Gi'oaHularia et riibriitu L. — Les groseillers ont assez bien 

résisté. — Récolte passable. 
RnbuM Idacus L. — Même observation. — Récolte faible. 
l'orituM man L. — A résisté, mais n'a pas fructifié. 
Corylus Avellana L. — Beaucoup de rameaux gelés et presque pas 

de fruits. Ils repoussent du pied. 
Jusianfl rejEla L. — Les jeunes pousses ont été gelées. Il n'y a eu 

que quelques noix. 
Cantanea vcsca fiacrtn. — Les vieux arbres ont souffert, mais n'ont en 

définitive perdu que quelques branches. Parmi les arbres de ItJ ans 

davantage, plusieurs sont morts, d'autres repoussent du pied. 

Quant au taillis, les pousses de trois ans ont péri, mais pres(jue tous 

repoussent du pied. — La floraison très-retardée n'a produit que de 

très-petits marrons, mal développés. 
FiruM Carica L. — On les arait rendus à l'air libre fin-d'avril. Les 

froids de ce mois et de mai ont détruit les fruits qui auraient mûri en été. 
Vltls vioirera L. — Presque toutes les vignes à la muraille sont 

gelées, mais fort peu ont péri. Elles repoussent vigoureusement du pied 

Quelcjues-unes (jui ont échappé à la gelée, ont donné des raisins qui 

n'ont mûris que très-imparfaitement. 

Les fraisiers {Fragaria vesca) n'ont pas à figtu'cr ici, 
n'étant pas dans la catci;oric des arbres on arhnstes. Il 
n'ont pas d'ailleurs souflert, et ont doiniti une récolte 
sudisante. 



95 

V. — CONCLUSIONS. 

II n'y a certainement pas eu chez nous depuis 75 ans 
d'hiver semhlable à celui-ci, puisque les Ifs et les Sapins 
argentés, plantés alors, n'avaient jamais souffert. 

Si le hameau de Longchamps a éprouvé des dom- 
mages beaucoup plus sévères que des localités qui n'en 
sont éloignées que de cinq kilomètres (telles que Waleffes- 
St-Pierre), il est probable que cela tient à son altitude 
moindre et à l'humidité qui règne près de la rivière du 
Geer et autour des sources. 

Les ravages du froid (abstraction faite de sa grande in- 
tensité) auront sans doute été aggravés par l'époque pré- 
coce et la soudaineté de son apparition, après deux années 
humides qui avaient donné un grand essort à la végéta- 
tion. La bise, la sécheresse et les gelées d'avril et de mai 
auront complété le mal. 

Les jeunes pousses non aoùtées des Conifères ont souffert 
plus que celles des arbres à feuilles caduques, ou pour 
mieux dire ces derniers et les arbrisseaux de la même 
catégorie (exception faite des arbres fruitiers) n'ont souffert 
que très-exceptionnellement. 

Il est tristement curieux que ce soient précisément les 
arbres fruitiers qui ayent été frappés autant que les 
Conifères, non-seulement les espèces de la famille des 
Rosacées, telles que poiriers, pommiers, coignassiers, 
pêchers, abricotiers, pruniers, cerisiers, neffliers, mais 
encore ceux qui appartiennent à d'autres familles comme 
les noyers, châtaigniers, noisettiers et vignes. 

Quant aux plantes vivaces à fleurs, elle n'ont rien montré 
de particulier, ayant sans doute été protégées par la neige. 
Il est remarquable que la floraison de plusieurs d'entre 



94 

elles (jui sont Irès-précoccs (Anemone liepatica, Primula 
(jrandiflora et Auricula, Galanthus nivalis, Crocus vermis y 
Narcissus Pseudouarcissus) n'a élé ((iie peu ou point retar- 
dée. 

Je comprends et j'éprouve moi-même le décourage- 
ment de ceux qui aiment les collections de Conifères. Mais 
rédcxions faites et après avoir porté le deuil de nos beaux 
arbres perdus, je suis d'avis que nous ne devons pas 
renoncer à ce genre de culture. 

En effet, puisque l'on prend bien son parti de cultiver 
à nouveau chaque printemps les plantes annuelles, pour- 
quoi renoncerait-on à planter de beaux arbres que nous 
avons vus prospérer sans encombre pendant un quart de 
siècle et davantage, sans avoir à subir un pareil hiver? 

On a commencé sans hésitation à replanter les arbres 
fruitiers. Il faut faire de même pour les Conifères. Seule- 
ment, il y a lieu de tenir compte des espèces qui ont 
souffert ou sont mortes, pour ne pas planter de nouveau 
les mêmes espèces aux places de choix qui doivent être 
réservées exclusivement aux arbres de position (jui ont 
fait preuve cette année d'une véritable rusticité. 



NOTICE 



SUR LES 



ÎILLEOLS F0BESTIE8S DE BELGIPE 



PAR 

Alfred WESMAEL, 

architecte «le jardins. 



Quant on étudie sur le vif un grand nombre d'échan- 
tillons d'une môme espèce, on acquiert la conviction que 
les caractères considérés comme invariables, sont sujets, 
au contraire, à des variations. 

La récolte de nombreux rameaux de Tilleuls m'a 
conduit à faire une étude sérieuse des espèces quon 
rencontre en Belgique soit dans les bois, soit le long des 
promenades publiques. 

A ma reconnaissance, trois auteurs se sont occupés 
spécialement de ce genre. Ventenat a publié une monogra- 
phie dans le tome IV des Mémoires de Vlnstitul de France. 
Courtois est l'auteur d'un Mémoire sur les Tilleuls d'Europe, 
qui a paru dans le tome IX des Mémoires de l'Académie 
de Belgique. Bayer a publié une excellente monographie 



9G 

du genre dans les Bulletins de la Société de zoologie et de 
botanique de Vienne (1802). C'est de ce dernier travail 
que je me suis servi pour l'étude des Tilleuls de Belgique. 

Les organes qui servent à caractériser les différentes 
espèces, sont au nombre de six : les feuilles, les pétioles 
et les rameaux, les bractées, les fleurs, les styles et les 
fruits. 

Ces différents organes peuvent présenter les caractères 
suivants, qui se groupent en deux sections Tune antagoniste 
de l'autre. 

1" GROUPE. 

A. Bractées pétiolées. 

B. Base de la feuille incisée, subcordée ou cordée. 

C. Feuille entière. 

D. Feuille glabre à la face inférieure. 

E. Inflorescence plus courte ou égalant la feuille. 

F. Bractée plus courte ou égalant l'inflorescence. 

G. Rameaux et pétioles glabres. 
H. Base du style glabre. 

1. Fruit oblong (non globuleux). 

^'"'^ GROUPE. 

A* Bractées sessiles. 
B* Base de la feuille entière. 
C* Feuille lobée, 

D* Feuille pubescente à la face inférieure. 
E* Inflorescence plus longue que la feuille. 
F* Bractée plus longue (jue rinflorescence. 
G* Rameaux et pétioles pubcscents. 
H* Base du style poilue. 
r Fruit globuleux. 



97 

Les caraclères de ees différents organes peuvent être 
soumis à certaines modifications suivant la place qu'ils 
occupent et conséquemment sur un même arbre. 

A. Bractées. 

1" Chaque fois que la bractée supérieure est pétiolée, 
toutes les autres bractées du même rameau sont pétiolées. 

"2° Rarement les bractées supérieures et inférieures 
d'un même rameau sont sessiles et les moyennes pétiolées. 

B. Base des feuilles, 

1" Ordinairement, les feuilles supérieures, et consé- 
quemment celles frappées directement par le soleil, sont 
longuement pétiolées à base arrondie, tronquée ou émar- 
ginée. 

2° Ordinairement, les feuilles inférieures, et consé- 
quemment celles frappées par la lumière diffuse, sont plus 
petites^ plus courtes et plus larges, et la base souvent sub- 
cordée. 

C. Marge des feuilles. 

Les feuilles naissant sur les rameaux des arbres cul- 
tivés en têtards et celles qui existent sur des rejeltons 
radicaux sont toujours plus grandes et souvent lobées. 

D. Pubescence des feuilles. 

La pubescence est variable. La face supérieure est 
ordinairement glabre ou couverte de poils caducs ou pré- 
sentant quelques poils rares. La face inférieure est ou 



1)8 

glabre ou à pubescence clécidue, ou bien bérissée, velue 
ou tomenleusc à j)oils étoiles. Les angles des nervures 
peuvent èire glabres ou velus. 

E. Inflorescence. 

Le pédoncule et les pédicelles s'accroissent avec la 
feuille; ils n'ont tous leurs caractères quau moment de 
Tan thèse. 

F. Longueur des bractées. 

Les bractées sont plus courtes, de même longueur ou 
plus longues que rinflorescence. 

1*^ Sur les jeunes cymes, les bractées sont plus longues. 

^'^ Sur les cymes fleuries, les bradées les égalent. 

3° Sur les cymes fructifères, les bractées sont souvent 
plus longues. 

4° La largeur des bradées peut varier d'après la na- 
ture du terrain. 

G. Pubescence des rameaux et des pétioles. 

Les rameaux de Tannée et les petioles sont souvent 
|)ubescenls ; toutefois, dans la suite : 

1° La pubescence des jeunes rameaux est souvent 
dense, plus tard caduque ; quelquefois quelques poils épars 
persistent. 

2" La pubescence disparaît complètement. 

5° Chez T. jjarri/olia, la pubescence est un cas des plus 
rares. 

]]. Sfijle. 

Le style est on i^labre ou poilu à la base seulement : 
1 ' Pendant la floraison, il peut être plus coiu'l et gla- 



99 

briuscule; après Taiitliese, il peut s'allonger et devenir 
pubescent à la base. 

2° Sur le même arbre, on peut observer des styles à 
base glabre ou poilue, 

I. Fruits. 

Les fruits des Tilleuls sont très-rarement globuleux ; 
ils sont ordinairement subglobuleux, oblongs, ovoïdes ou 
pyriformes. 

Le jeune fruit est toujours lisse; plus tard, à la matu- 
rité, il présente cinq côtes plus ou moins proéminentes. 

Notre étude sur les Tilleuls de Belgique comprend 
trois espèces : 

T ilia parvi folia Ebrh. 

Tilia parvifolia-rjrandifolia Bayer. 

Tilia grandifolia Elirb. 

Tableau synoptique des espèces. 

( Inflorescence pendante 2. 

( — érigée T. parvifoiia. 

[ Feuilles fermes concolores .... 7". jtarvifolia-grandifolia. 
\ — molles discolores .... 7". grandifolia. 
I. Tilla parwirolia Ehrh. Beitr.^ 5, p. 159. 

Feuilles généralement petites, fermes, le plus ord. gla- 
bres, gf/a?(q'Mesinférieu rement, angles des nervures présen- 
tant des poils rougeàtres ou jaunâtres. Limbe de formes 
variables, symétrique ou asymétrique, entier, incisé, sub- 
cordé ou cordé ; pétiole long. Inflorescence muUiflore en 
corymbe érigé, axe primaire de longueur variable soudé 
avec la bractée sur la moitié de sa longueur, la partie 
libre généralement dressée, plus courte, plus longue ou 
égalant la feuille. Bractée pétiolulée ou sessile, plus 




100 

courte, plus longue ou égalant l'inflorescence. Fleurs 
petites, pâles, odorantes, à pédoncules nus à la base. C-o- 
role plane. Étamines nombreuses d'inégale longueur, 
libres, très-rarement soudées à la base. Style glabre, plus 
rarement poilu à la base, s'allongeant après Tantlièse. 
Fruit pelit, oblong ou subglobuleux, apiculé au sommet 
qui est arrondi ou déprimé, les jeunes floconneux-tomen- 
teux, glabres plus tard. Écoree du tronc lisse jusqu'à 20-50 
ans, puis marquée de longues et fines gerçures longitudi- 
nales, celle des rameaux purpurine, généralement glabre. 

Enumeration des formes. 
ABCDEFGHI. 

i. T. parvi folia Ehih. var. ulmifolia Scop. 

Place communale, Boisieux (II^), Mons, Ilyon (II*), Casleaux {H'). 

A BCD E* F G III. 

1. T. parvifolin Ehrh. j3. cyniosa Rchb. 

Bois. Proyon, hameau du Troz (Le.) Sirail ! 

ABCD*E F G H(?)I. 

I. T. parvi folta Ehrh. var. rugosa. T. rugosa Ilort. 
Jardin de l'école des filles. Niniy (H«). 

A B* C D E F- G II I. 

1. T. pnrvifolia Ehrh a. ovali folia Spach. variegatu Ilorl. 

Pépinières. Vilvorde (B'). 

2. Till» parvirolla-^raiidirolin Bayer Vcrltand. zool.-botan. Gesell. 

in \Vir7i, i8()2. 

Feuilles fermes, glabres, rarement poilues, concolores 
ou iVun vert pâle inférieuremcnt ; poils des angles des 
nervures de couleur pâle. Inflorescence multiflore pni- 
dantCj pédoncules nus ordinairement à la basc^ très-rare- 



101 

ment ailés. Corolle plane; filets libres à la base ou soudés; 
style s'allongeant après l'antlièse ; fruit intermédiaire entre 
celui i\e T. parvifolia et T. grandi folia, rarement lisse 
ord. ligné ou côtelé. Rameaux et pétioles ord. glabres, 
très-rarement pubescents. 

Enumeration des formes. 
A B C D E F G H I. 

1. T. intermedia DC. a. europaea. 
Place communale. Boussu (H'). 

A B C D* E* F G H* I. 

1. T. floribunda A. Braun, in herb. Martius ! 
Environs de Tiriemont. Thilens ! 

ABCD*E FG II (I?) 

1. T'. /t!/6nrfa Bechstein. 

Environs de Laeken (B'). 

A B* C D E* F G H I. 

1. T. obliqua Hort. 

Dunes. Nieuport (F. Occ.) Muller! 
3. Tilia grandifolia Ehrh. 

Feuilles molles, vertes, opaques, poilues, faisceaux de 
poils pâles, limbe variable comme forme et comme gran- 
deur, vert inférieurement. Inflorescence pauciflore, rare- 
ment multiflore, pendante; pédoncules nus à la base. 
Corolle plane ; filets libres à la base ou irrégulièrement 
soudés ; style s'allongeant beaucoup après l'anthèse ; fruit 
ligneux, dure, régulièrement côtelé, souvent gros, globu- 
leux, oblong apiculé ou déprimé, côtes souvent aiguës. 
Bractée longuement dépassée par la feuille, décurrentes 
presque jusqu'à la base. Rameaux velus, ponctués ou ver- 



10^2 

ruqueux, (run vcrl cendré, ou rougcàtrc. Ecorce tics vieux 
troncs d'un gris roussàire, rimeusc. Branches érigées, 
grosses, touffues, formant une tète ovale ou pyramidale. 

Enumeration des formes. 

ABCDEFGH 1. 

\. T. praecox Ilort. 

Parc de Bruxelles. 

2. T. corylifolia Hort. — Feuilles nullement lobulées, cordées oblique- 

ment à la base. 
Parc de Bruxelles. 

3. T, europaea L. ? — Feuilles légèrement allongées. 

Jardin du Vauxhall. Mons. 

ABCD*EFGH* I. 

i. T. lalehradeata Hort. 

Place communale Niray (H'). 

ABCD EFGHI. 

T. platyphyllos Scop. T. grandifolîa vera Auct. IIosl in Schcd. 
Place communale. Nimy (H'). 

ABCD*EFG*ni. 

T. pauci flora Hay ne. 

Place communale. Nimy (IP). 



COMPTES-RENDUS DES SÉANCES 



DE LA 



^ ^ 



SOCIETE ROYALE DE BOTANIQUE 

DE BELGIQUE 



TOME DIX-NEUVIÈME 
DEUXIÈME PARTIE 



ANNÉE 1880 



BRUXELLES 

AU SIEGE DE LA SOCIÉTÉ 

JARDIN BOTANIQUE DE l'ÉTAT 




Conseil d'administration de la Société royale de botanique 
de Belgique pour l'année 1880. 



Président : M. J.-J. Ivicrx. ; 

1 

Vice- Présidents : 
MM. Éd. Martens, F. Muller et L. Pire. 

Secrétaire : F. Crépin. 

Trésorier : L. Coomans. 

Conseillers : 

MM. Ch. Baguet, mm. H. Gille, 

J.-E. Bommer, É. Marchal, 

G. CaRRON, Ém. RODIGAS, 

Ch. Gilbert, C. Van Haesendonck. 

A. GlLKINET, 



COMPTES-RENDUS DES SÉâNCES 

DE LA 

SOCIÉTÉ ROYALE DE BOTANIQUE 
DE BELGIQUE. 

ANNÉE 1880. 



Séance mensuelle du 10 janvier 1880. 
Présidence de M. Kickx. 

La séance est ouverte à 6 1/2 heures. 

Sont présents : MM. Carron, V. Coomans, Determe, 
Th. Durand, Gravis, Hartman, Marchai, Muller, Sonnet; 
Crépin, secrétaire. 

Le procès-verbal de rassemblée générale du 7 dé- 
cembre 1879 est approuvé. Seulement M. Carron fait 
remarquer que le procès-verbal le comprend parmi les 
membres du Conseil de la Société nommés commissaires 
pour l'organisation du Congrès, alors qu'il était déjà 
nommé commissaire de la Société royale Linnéenne. 
Son nom doit donc disparaître de la liste des commissaires 
de notre Société. 



6 
Correspondance. 

MM. Haynald et J, von Sachs remercient pour leur 
nomination de membres associés de la Société. 
- M. le D' Aschman fait connaître qu'il ne tardera pas à 
transmettre le compte-rendu de riierborisation générale 
de 1879. 



Ouvrages reçus pour la bibliothèque. 

Echange avec le Bulletin. 

VAthenœum Belge, N'' 24. 

Journal of the Royal Microscopical Society. N° 7 (2 fasc). 

Revue Savoisienne. ]\" 11. 

Bulletin de la Société des amis des sciences naturelles de 

Rouen. 14^ année. 2'' semestre. 
The American Journal of Science and Arts. N" 108. 
Société entomologique de Belgique. — Compte-rendu de 

rassemblée mensuelle du 6 décembre 1879. 
Trimen's Journal of Botany. ]\° 205. 
Annales de F Observatoire royal de Bruxelles. INouvelle 

série. Tomes I et II. 
Annuaire de l'Observatoire royal de Bruxelles. 45' et 

46*^ années. 
Feuille des jeunes naturalistes. ^° 11. 
Revue des sciences naturelles. N" 5. 
Bulletin de l'Académie royale des sciences ^ des lettres et des 

beaux-arts de Belgique. N° 1 1 . 
Brebissonia. N° 5. 
L'Amico dei Campi. N° 11. 
Botaniska Notiser. iN*" 6. 
Botanische Zeitung. N°^ 49 et 50. 






Bulletins des travaux de la Société Murithienne. 6 fascicules. 

Guide du botaniste sur le Grand St~Bernard, par P. -G. 
Tissière. Aigle, 1868. In-lS*». — Guide du botaniste en 
Valais, par le chanoine Rion. Sion, 1872. In-lS". — 
Guide du botaniste sur le Simplon, par E. Favre. Aigle, 
187S. In-18''. — Notice sur le chanoine L.-J. Murith, 
par P.-G.-Tissière. St-Maurice, 1862. In-18". (Dons de 
la Société Murithienne). 

Bulletin de la Société belge de géographie, N° 5. 

Dons des auteurs. 

Destruction of obnoxious Insects, by De H. -A. Hagen. 

Cambridge, 1879, in-8°. 

A Synopsis of the hardy cultivated Sempervivum, by 

J.-G. Baker. 



Lectures, com mnnicat ions. 

M. Th. Durand donne lecture d'une notice deM.Pittier, 
qui sera insérée dans le compte-rendu de la séance. 

DISTRIBUTION DES GENTIANES JAUNE, POURPRE ET PONCTUEE 
DANS LES ALPES DE LA SUISSE, par H. Pittier. 

Il y a quelques temps, mon attention fut attirée par un 
passage d'une communication de M. St-Lager à la Société 
de botanique de Lyon {Annales, W" année, I, p. 4). Il 
avait été frappé, disait-il, du fait que dans les Alpes de la 
Suisse et de la Savoie, les terrains calcaires présentent 
une abondance considérable du Gentiana lutea L., tandis 
que sur les terrains siliceux les G. purpurea L. et G. punc- 
tata L. paraissent prédominer à l'exclusion du premier. 

Une idée exprimée aussi vaguement prête tellement à 



8 

l'équivoque, surtout en ce sens qu'elle autorise à considé- 
rer ces trois espèces comme caractéristiques de certains 
terrains, qu'il ne me parût pas superflu d'aller jusqu'au 
fond de la question en examinant si réellement elles peu- 
vent jouer un tel rôle. Je donne ci-après les résultats 
auxquels je suis arrivé, grâce surtout aux renseignements 
que m'ont fourni quelques naturalistes de mes compa- 
triotes. Qu'il me soit permis de leur adresser ici l'expres- 
sion de ma reconnaissance. 

Avant tout, il ne sera pas inutile d'exposer en quelques 
mots la constitution pétrographique des Alpes suisses. 

En thèse générale, celte immense muraille présente en 
son milieu une large bande de roches cristallines, essen- 
tiellement siliceuses, parallèle à la direction générale de 
la chaîne et courant de l'une de ses extrémités à l'autre. 
Ces roches s'élendant de là fort avant sur le versant sud, 
de manière à y être de beaucoup prédominantes. Au nord, 
elles ne dépassent pas la chaîne principale des Alpes 
bernoises et glaronnaises et sont bordées par une bande 
très-développée de roches secondaires en partie calcaires. 
En restant toujours dans les généralités, on peut dire aussi 
que la partie des Alpes suisses au nord du Rhône et du 
Rhin est formée par des roches de la période secondaire, 
à l'exception de la partie comprise entre l'Allels et le 
Tôdi, tandis que la partie au sud de ces deux fleuves du 
Mont-Blanc à la Bcrnina et au Piz-Buin est en majeure 
partie constituée par des roches primaires où l'élément 
siliceux prédomine. Au nord, les calcaires sont bordés par 
la molasse. 

Voici maintenant les données que j'ai pu recueillir sur 
ces trois espèces et leurs hybrides. 



Gentlana latea L. 

6assi:v du Rhône, 

[0 Siations calcaires : Monts de Caux, lOOO"» (Schn.); Tompey 1500™ 
(Fav. P.); Bretaye, 1700"; Anzeindaz, 1900'»; Bovonnaz, iOOO™; Javer- 
naz, I900«>; Montet, 600-^; Monts de Chiêtres, SOQii (P.); Val Treiscœurs 
(Rion); Mayens de My, IBOO"»; sous Domin, 2000'n (P.); Alpes au-dessus 
de Sion et de Sierre (Pp.); Clavinen^ 1800'n (P.); Alpe inférieure de 
Saxon, lOOOm (Rion); Catogne de Sembrancher, ISOO^ (Chan. Fav.); 
Val d'Hliers (Murith); Lac Taney, UOO^ (P.); le Môle en Savoie, 1850^ 
(Reut); 

2" Stations siliceuses: Haut de MorcIeS; ISOO""; Creux de Dzéman, 
1800°» (P.); Glacier du Rhône, 2000°» ^Ler.); Kehiraatten dans le Binnen- 
Ihal, 1800™ (P.); Simplon ; Saas; Zermatt (Pp.) ; La tiietaz dans la vallée 
des Anniviers, UOO"» (P.); Mayens de Sion, 1S00°» (Wolf.); Cleuson de 
Nendaz, 2100" (Rion); au-dessus de Lourtier de Bagnes; Trient (Chan. 
Fav.). 
Bassin DE l'Aar. 

l» Stations calcaires: Jaman, leOGn»; Moléson, 1800™; Vallée de 
l'Etivaz; Parey, 1800°»; Gsteig, 1200°»; Dungelalp, 1800°»; Col. du 
Nûschcl, 1800°» (P.); Chaîne du Stockhorn : Hohgant (de R); [ffigenthal, 
1600°»; Hahnenraoos, 1900°»; Engstligenthal (P.); Gunzenen (Brown;; 
Rothhorn, 2000'»»; Nesselstock; Pilate, 2000™; Rigi (molasse et nageifluh 
argilo-calcaire), 1800°» (Krauer); Etzel (molasse) 1100"»; Hoherhoiie 
(molasse), 1200°» (Moritzi). 

2" 5/a^ïons cr/s^a^^ntes .• Scheideck ; Wengernalp, 2100°» (Brown). 
Bassin du Rhin. 

1° Stations calcaires: Hoïnli, 1100™ (molasse); Calanda ; Scesaplana 
(Moritzi). 

2" Stations cristallines : Aucune station connue de nous. 
Bassin de l'Inn. 

lo Stations calcaires : Aucune station connue de nous. 

2» Stations siliceuses : Alpes de Capella (Fav.) ; Val Bevers (Ler. Pp.) ; 
entre l'Au et Bevers (Thom.) Cellerina (Moritzi); Val Rosegg (id.). 
Bassin du Pô. 

Station siliceuse : la Baux (St-Bernard), 2000°» (Tiss ). 

Station calcaire : Vallée de Vertosan (G. et B.). 



10 



Gcntlniia Thomusli Hall. f. (lutea X purpurea). 

Bassin du Rhône. 

Stations calcaires : Vcrraux, ICOO"" (Pp.) ; Argentine, 2000'» (Jiicc.) ; 
Bovonnaz, iOOO™ (A. Th.); Dent rouge (M. Borel); Javernaz, lOOOm 
(Chp. T.). 

Stations siliccîtses : Ad moles glaciales Khodani (Gaud.); Glacier de 
Zinal (do R.); Clcusen de Nendaz, 2100™ (Rn.). 
Bassin de l'Aar. 

Stations calcaires: Chaudes, 1600™ (Pich.); Sccx rond (Jacc.) ; 
Gsteig (Fischer); Muhlealp (Glaris. flysch), 2000»" (Heg.). 
Bassin de l'Inn. 

Station siliceuse : Val Rosegg (Pp.). 

Geutlaiia Charpentier! Thom. (lutea X punctata). 

Bassin du Rhône. 

Stations calcaires : Pâturages de la Dent rouge (Borel); les 
Outans (.lace). 
Bassin de l'Inn. 

Stations siliceitses : Val Bcvers (Mt.1; Val Rosegg (Pp.). 

Gentlana purpurea L. 

Bassin du Rhône. 

Statio7îs calcaires : Monl-Folly, ]700ni (Pp.); les Agiles, 1600m 
(Fav. P.); Chamossaire, 2000™ (P.); Isenau, ISOO™ (Ler,); Taveyannaz, 
1700™ (P.); Anzeindaz, 1900™ (Ilall.); Nant, l^OO™; Javernaz/lOOO"» (id.); 
Donin^ 2100™ (P.); Catogne de Scmbrancher, 1800™; (Chan. Favre); 
Dent d'Ochc, 2000™ (Ler.); le Môle, 18J)0™; le Vergy, 2000™ (Rcut.). 

Stations siliceuses : Creux de Dzeman, 2000™ (Mrt.); Mùnstigertlial 
(Lagg.); Mayenwand, 1800™ (Brown); glacier du Rhône, 2000™ (Hall.); 
la Furka (Rn.) ; Egincnthal, 2000™ (Rz.) Kehlmalten dans le Binnenthal, 
1800™ (P.); Pâturages du t«~implon (Chan. Fav.); Saas (Schl.); 
Zermatt. (Rn.) ; Cervin (Ail.); Evolèna, lôOO™ (Rn.); Vallée de Bagnes 
(Chan. Fav.); la Pierra, 2000™ (ïiss.). Col de Balnic, 2000™ (Ler.). 
Bassin de l'Aau. 

Stations calcawes : IMan de Janian (Veil.) Tourhière des Mosses, 
UOO™ (Ler.); montagnes de l'Etivaz (Ler.); Parey, (1800™ (Pieh.); 
Dungclalp, 1800™ (P.); Kyleyalp (Hrown); Niesen, 2200™; Stockhorn, 
2000™; marais sur Ilabkeren, 1200™ (Hall); Ncsselslock (Krauer); 



H 

Pilate, 2000""; Rigi, ISOO»» (Gaud); Vallée d'Urseren (Hall.); Obersan- 
dalp (Heg.). 

Stations siliceuses: Grimsel, 1800°i (de R.) ; Vallée d'Urseren (Hall.); 
Golhard, 2000™ (Gaud.). 
fiAssiN DU Ruin. 

Stations calcaires: Kamor, 1700™; Speer, 1900™ (Pp.); Spliigen, 
2100™ (Hall.); Stockberg, 1700™ (Frolich in Rh.). 

Stations siliceuses : Santa-Maria de Medels, 1800™. (Moritzi) ; Spliigen 
(Hall.). 
Bassin de l^Inn. 

Stations siliceuses : Val Revers ; Val Rosegg (Pp.). 
Rassin du Pô. 

Stations siliceuses : Pctit-Sl-Rernaid, 2100™ (Ail.) ; la Féline (G. et B.); 
Grand-St-Rernard, 2400™ (Tiss.); Mont-Rose, versant sud? (AIL). 

Gentiaua Gaudiniana Thom. (purpurea X punctata). 

Rassin du Rhône. 

Stations calcaires : Paneyrossaz, 2500™ (Mt.); Nant, 1500™ (id.). 

Stations siliceuses : Glacier du Rliône (de R.); Tsermontanax 
(Hausku.) ; la première station à 2000, la seconde à 2200™ (P.). 
Rassin de l'Aar. 

Alpes d'Urseren, stations calcaires et cristallines (Mt.). 

Gentiana punctata L. 

Bassin du Rhône. 

Stations ca/ca/res ; Taveyannaz, 1500™ (Hall.); Solalex, UOO™ (P.); 
Lavarraz, 1700™ (Chp. T.); Nant, 1500™ (Mt.); Javernaz, 1900™ (Hall.); 
Val d'illiers (Ml.); Cornettes de Rise, 2200™ (Mt.); le Vergy, 2000«>. 
(Rent.); la Tournette près d'Annecy, 2300™ (fiouv.) 

Stations siliceuses : Creux de Dzéraan, 2000™ (Mt.); Mûnstigerthal; 
Mayenwand, 1800™ (Lagg.) ; Source du Rhône, 2000™ (Hall.); la Furka 
(de R.); Arolla, 2400™ (Rn.); Tserraontanaz, 2200" (Hauskn.); Glacier du 
Mont-Velan, 2400™ (Chan. Fav.). 
Bassin de l'Aar. 

Stations siliceuses : Grimsel, 1800" (de R.); Gothard (Wahl.). 
Bassin du Rhin. 

Stations calcaires : Saentis, 2400™ (Pp.) : Kamor, 1700™ (Hall.) ; 
Montellin, 2200™ (Moritzi). 



12 

Stations siliceuses : Kreuslipass, aSOOm (Je U.) ; Durrenboden, 
2I00n> (Mt.). 
Bassin de l'Inn. 

Stations siliceuses : Val Feet (Hchsleiner in Ilarb. d(^ R.); bords du 
lac de Sylvaplana, ISOO"" (Pp.); Val llosegg, 2901™; Val Bevers ; Alpes 
de Celleriiia ; Val Camogasc (Moritzi). 
Station calcaire : Septimer, veisanl mdrid onal, 2300'" (Pp.)- 
Bassin d( Pô. 

Stations calcaires : Gries (col du), 2400'" (de R.) ; Val Bedretto (Pp.) ; 
Glacier du Miage (de R.). 

Stations siliceuses : Val Bedretto; Val. Piora, 2000™!; Mont Camoghe, 
2200'" (Pp.); Glacier des Fourchons, 2i00'» (Cban. Fav.); Glacier du 
ftliage(de R.) (i). 

Un seul coup d'œil sur rensemblc de ces données nous 
montre qu'on ne peut absolument songer à restreindre 
Tune de ces espèces à Tun des deux terrains. Toutes 
viennent indifTéremment sur les calcaires ou sur les 
roches siliceuses et c'est tout au plus si Ion peut dire 
que Tune ou l'autre ait une préférence marquée. Comme 
Moritzi et après lui Thûrmann Tout déjà observé pour le 
Gentiana hitca L., elles évitent les sols détritiques trop 
absorbanis et habitent surtout ceux qui sont peu profonds 
cl dont le substratum est massif; nous ajouterons, en outre, 
que dans les limites de leur extension horizontale et 
verticale, elles apparaissent ordinairement avec leur 
station. Le tableau suivant, où la dispersion dans chacun 



(I) \jn ceilain nombre des auteurs cités sont trop connus pour qu'il 
soit nécessaire d'inlerprétcr des abréviations dès longtemps consacrées par 
l'usage ; mais il n'en est pas de même pour tous, ainsi : 

Fav. /*. = Favral et Piltier in mat. inéd. p. la Flore vaud.; Pp. ^ 
Papon, in lilt.; C/ian. Frn^ := Chanoine Favre in litl.; r/c /?. = de Rulle 
in litt.; Lcr. = Leresclic in lilt.; G. et fi. = Gorret et Rich in Guide dans la 
vallée d'Aosle; Jacc. = .laccard in mat, inéd. 



13 



des bassins est exprimée suivant réehelle de Heer, donne 
une idée assez nette de ces limites d'extension, tout en 
servant de base aux considérations qui suivent. 







BASSINS. 




Limites extrêmes 




. 










d'extension 






SS 

< 






♦ô 


verticale en mètres. 


Gentiana lutea L. . . 


9 


9 


4 


4 


1 


500-2100 


— Thomasii H. f. . 


S 


5 





1 





1500-2100 


— Charpentieri Th. . 


< 








1 





1500-2100 


— purpurea L. . . 


7 


6 


4 


3 


3 


1300-2400 


— Gaudîniana Th. . 


2 


1 





0? 


0? 


1500-2300 


— punctata L. . . 


5 


1 


i 


7 


8 


1400-2400 



Donc le Gentiana lutea est, sauf quelques exceptions, 
limité à la partie des Alpes suisses comprise au nord de 
la chaîne qui va du Mont-Blanc au Gothard et de là par 
la Bernina à l'Ortler ; le G. purpurea est circonscrit à 
peu près dans les mêmes limites, mais il s'avance un peu 
au delà de la chaîne par les cols du massif du Mont-Blanc; 
ces deux espèces deviennent de plus en plus rares à 
mesure qu'on s'avance vers l'est. Le G. punctata est 
commun dans les bassins de l'inn et du Pô, assez fré- 
quent dans les parties supérieures des vallées du Rhône 
et du Rhin; mais il ne franchit qu'exceptionnellement les 
chaînes qui limitent ces vallées au nord. Il devient 
d'autant plus rare qu'on s'avance vers l'ouest. 

Il est évident qu'un autre facteur, bien plus important 
que celui de la constitution chimique du sol, doit jouer ici 
un rôle prépondérant et je ne crois pas être loin de la 




u 

vérité en disant que la dispersion de ces trois espèces 
résulte de la situation de leurs centres de dispersion. La 
détermination de leur aire européenne vient à l'appui de 
cette idée. Le Gentiana lutea occupe une étendue considé- 
rable de notre continent. Répandu sur toute la Péninsule 
ibérique, il rayonne de là en Corse, en Sardaigne, aux 
Apennins et jusque dans les Alpes méridionales (Novare, 
Tyrol méridional, Vicentin, Istrie). A l'ouest et au nord de 
la chaîne des Alpes, il occupe les montagnes d'Auvergne, 
le Jura suisse et souabe, les Vosges et le Vorarlbcrg; ilexiste 
encore, quoique déjà très-disséminé, dans laForèt Noire et 
en Tliuringe et même jusque dans les Carpatlies. Comme 
je l'ai dit pour sa dispersion en Suisse, il devient donc 
de plus en plus rare à mesure qu'il avance vers l'est du 
continent. L^aire du Gentiana purpurea est loin d'être 
aussi étendue. Celte espèce est limitée aux Alpes de la 
Suisse, à l'exception de quelques rayons qu'elle envoie 
dans les Alpes de Savoie et peut-être dans la Tarentaise. 
Elle est essentiellement transalpine. Le G. punctata est, 
au contraire, une espèce cisalpine, dont l'aire est aussi 
très-reslreinte, puisqu'elle n'embrasse guère que les Alpes 
de l'Engadine, du Tyrol méridional et du Piémont. 

Ces divers faits m'amènent aux conclusions suivantes. 

Les Gentiana lutea, G. purpurea et G. punctata sont abso- 
lument indépendants de la nature chimi(iue des terrains 
sur lesquels ils croissent. Dans leurs aires respectives, 
c'est plutôt la nature physique du sol, c'est-à-dire son mode 
d'aggrégation qui détermine leur station. Ces espèces ne 
jouent donc à ce point de vue aucun rôle caractéristique. 

Leurs aires sont dépendantes du centre de dispersion, 
qui est transalpin pour les doux premières, cisalpin pour 
la dernière. 



I 



IS 

M. Gravis lit la note suivante, qui sera insérée dans le 
compte-rendu de la séance. Après cette lecture, il soumet 
à l'examen de l'assemblée quelques préparations anatomi- 
ques qui concernent certains points traités dans sa noie. 

NOTE SUR LES EXCROISSANCES DES RACINES DE L'AUNE, 
PAR A. Gravis. 

Dans une précédente séance, j'ai eu l'honneur d'entre- 
tenir la Société de quelques observations anatomiques, 
faites sur les excroissances des racines de l'Aune pendant 
les mois de février et de mars. De nouvelles recherches 
tentées en juillet dernier m'ont fait voir que le contenu 
des cellules parenchymateuses de ces excroissances varie 
un peu suivant les saisons. La différence s'accusait par 
une tendance plus marquée à la formation de granules 
(spores?) de diverses sortes. Voici en peu de mots ce que 
j'ai pu observer. 

1. — Certaines cellules renfermaient un contenu 
amorphe d'apparence visqueuse, ressemblant plus ou 
moins au plasmodiumdu Plasmodiophora Brassicae, nou- 
veau Myxomycèle si jiien étudié par M. Woronin dans 
les excroissances des racines du chou. Des cellules voi- 
sines étaient remplies de petits granules serrés les uns 
contre les autres, et analogues, sous ce rapport, aux 
spores du même Plasmodiophora. 

2. — Dans d'autres cellules, se montrait un groupe 
ovoïde de globules mesurant 4- à 5 p. de diamètre et 
jaunissant par l'iode. Lorsque la membranede ces cellules 
se trouvait ouverte, la masse de globules sortait tout 
entière en conservant sa forme. Par la pression, on pouvait 
parfois isoler quelques-uns des globules qui apparaissaient 
alors avec un très-fin pédicelle. Ces masses ovoïdes 



16 

pourraient donc bien être le véritable Schwzia, mais je 
n'ai pu voir dislinetement ni les hypiies, ni les grappes 
de spores représentées par la fig. 6 du travail de 
M. Woronin. 

o. — De très-nombreux petit corps de 1 p. environ de 
diamètre remplissaient d'autres cellules et étaient animés 
d'un mouvement molléculaire très-intense. J'avais déjà 
signalé ces corpuscules en hiver, mais ils étaient alorsbicn 
moins nombreux. Ce sont ces petits corps en mouvement 
que M. Frank(l) a décrit sous le nom de « Sprosszellchen » 
dans les racines déformées d'un assez grand nombre de 
plantes. Je les ai moi-même retrouvés en nombre vraiment 
prodigieux dans des excroissances radicales qui n'ont pas 
encore été signalées, je pense : dans les excroissances de 
VOmithopus perpusillus L. (2). 

4-. — Enfin presque tous les autres contenus cellulaires 
décrits dans ma note du mois d'avril dernier ont été 
retrouvés : principalement les grains d'amidon et les 
vésicules réfringeantes. Celles-ci ne manquent pas non 
plus dans les excroissances de VOrnithopiis. 

Ces résultats ont été communiqués à M. Woronin qui 
vient de me répondre que depuis qu'il a étudié le Plasnio- 
diophora Brassicae, il croit, en effet, à la présence d'au 
moins deux organismes distincts dans les excroissances 
des racines de l'Aune : l'un serait un organisme plus ou 
moins proche du Plasmodiophora, l'autre serait un cham- 



(1) Ueber die Parnsiten inden Wurzclamchxoelltingen der Papilionaceen, 
von prof. B. Frank, dans le Botanische Zeitung, ^"21 (13 juin 1879). 

(2) Ces excroissances montraient, en outre, des hyphes très-visibles et 
parfois très-nombreux, ramifies, incolores, traversant diamétralement les 
cellules. 



17 

pignon à mycélium (Schinzia). — Resterait à savoir si 
ces deux organismes se trouvent en même temps dans 
toutes les excroissances de l'Aune. 

Il me paraît que le meilleur moyen de débrouiller cette 
question serait de provoquer la germination de toutes ces 
prétendues spores. Malheureusement quelques essais que 
j'ai tentés dans cette voie n'ont pas abouti. 

Une autre difficulté non moins sérieuse, comme le fait 
très-bien remarquer M. Woronin, c'est que les excrois- 
sances radicales de l'Aune vivent indéfiniment sans s'al- 
térer et ne mettent point les spores en liberté comme 
cela a lieu dans les choux atteints du Plasîuodiophora. 

D'ailleurs, la question des organismes parasites à l'inté- 
rieur des cellules est aujourd'hui fort controversée et les 
interprétations sont les plus diverses. C'est ainsi que 
M. Frank considère la grappe de spores du Schinzia Alni 
comme une touffe de « Haustorien » c'est-à-dire d'organes 
formateurs des « Sprosszellchen », lesquels pourraient 
encore se multiplier par bourgeonnement. 

La seule conclusion que l'on puisse tirer de tout ceci, 
c'est que le dernier mot est loin encore d'être dit sur ces 
singuliers organismes, et que de nombreuses recherches 
sont nécessaires pour élucider leur histoire. 



M. Crépin fait la communication suivante. 

Notre confrère M. le Docteur Bamps, de Hasselt, me 
prie d'attirer l'attention des membres de la Société sur 
une publication de plantes en nature entreprise par 
M. Charles Magnier, bibliothécaire de la ville de Saint- 
Quentin (département de l'Aisne), sous le titre de Plantae 
Galliae septentrionalis et Belgii. M. Magnier publiera dans 



18 

cette collection, qui paraîtra par centurie au prix de 
10 francs, les plantes rares et litigieuses des départements 
de FAisne, de l'Oise, de la Somme, du Nord et du Pas- 
de-Calais et des provinces de notre pays. Pour les plantes 
françaises, il a déjà obtenu la collaboration d'un bon 
nombre de botanistes du nord de la France. M. le 
D' Bamps s'est chargé, pour la Belgique, de préparer les 
espèces rares et intéressantes de la Campine limbour- 
geoise. Il invite ses confrères de la Société à coopérer à 
l'œuvre de M. Magnier, par l'envoi des plantes rares ou 
litigieuses de notre pays. Comme l'exsiccata de M. Magnier 
ne sera publié qu'à un nombre assez restreint d'exem- 
plaires, les amateurs sont engagés à ne pas tarder à 
souscrire à cette publication. 



IVomiuation d'an membre effectif à Tie. 

M. le Docteur Woronin ayant versé la somme de cent 
cinquante francs est proclamé membre à vie de la Société 
aux termes de l'article 5 des Statuts. 



Nomination et présentation de membres effectifs. 

MM. Leclercq, Hage, Loze, Janssens et Vander- 
meulen sont proclamés membres effectifs. 

M. D. Laurent, horticulteur-pépiniériste et architecte 
de jardins, faubourg du Parc, à Mons, demande à faire 
partie de la Société. Il est présenté par MM. Marchai et 
Crépîn. 

M. Oscar Geraets, étudiant, à Hasselt, fait la même 
demande. Il est présenté par MM. Bamps ctCrépin. 



19 

M. Nestor Guénair, étudiant, à Huy, fait la même 
demande. Il est présenté par MM. Bamps et Crépin. 

M. A. Vander Bruggen, rue Belliard; 109, à Bruxelles, 
fait la même demande. Il est présenté par MM. Muller et 
Carron. 

M. Paul Briart, étudiant à l'Université, rue Bota- 
nique, 20, à Bruxelles, fait la même demande. Il est 
présenté par MM. Crépin et Muller. 



La séance est levée à 7 heures et 20 minutes. 

Séance mensuelle du 14 février 1880. 
Présidence de M. Bommer. 

La séance est ouverte à 6 heures 4-5 minutes. 

Sont présents : MM. Carron, Donckier, Th. Durand, 
Gravis, Marchai, Robie, Vander Bruggen, Vindevogel; 
Crépin, secrétaire. 



Le procês-verbal de la séance mensuelle du 10 janvier 
1880 est approuvé. 



Correspondauce. 

Le Secrétaire donne lecture d'une lettre de M. le Car- 
dinal Haynald et d'un avis de M. Arthur Félix, éditeur, 
à Leipzig. 



20 

Ouvragées rcçii«4poiir la bibliothèque. 

Echange avec le Bulletin. 

The American Journal of Science. î\° 109. 

U Atlienœum Belge. i\°' 2 et 5. 

Bulletin de la Société botanicpie de France. — Revue 

bibliographique D. Comples-reutius des séances. N'* 2. 
Botanische Zeitiing. N"M à 7. 
Beviie Savoisienne. N" 12. 
Société entomologique de Belgique. — Comptes-rendus de 

l'assemblée générale du 26 décembre 1879 et de l'as- 
semblée mensuelle du 5 janvier 1880. 
Actes de la Société Llnnéenne de Bordeaux. Tome III. 

3" et 4* livraisons. 
VAmico dei Campi. N" 12. 
Annales de la Société d'horticulture et d'histoire naturelle 

de l'Hérault. N" 5. 
Alti délia Societa ialiana dl scienze naturali. Vol. XIX. 

Fasc. IV. Vol. XX. Fasc. 5-4. Vol. XXÏ. Fasc. 5-4. 
Bericht iiber Thàtigkeit der St. Gallischen naturwisseîi^ 

schaftlichen Gesellschaft xcàhrend des Vereinsjahres 

1877-78. 
Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou. 

iS"2. 
Bulletin de la Société belge de géographie. X" G. 
Nederlandsch Kruidkundig Archief. 5 Deel. 2^ stuk. 
Achtzihnter Bericht der Oberhessischen Gesellschaft fur 

Matur- und Ileilkunde. 
Bulletin, mensuel de la Société Linnéennc de Paris. X" 29. 
Bulletin de la Société des sciences physiques et naturelles de 

Toulouse. Tome III. Tome IV. I""* livraison. 
Feuille des jeunes naturalistes. iN'' 112. 



21 

Trimen' s Journal of Botany . IV» 206. 

Schriflen clerNaturwissenschaftlichen Vereins fur Schleswig- 

Holstein. Band, III. Zvveites Heft. 
Revue mycologiqiie. N" 1 . 
Nuovo giornale botanico italiano. N^ 1 . 
Bulletin de la Société Ouralienne (Tamateurs des sciences 

naturelles. Livr. 2. 
Brebissonia. N° 7. 

Dons des auteurs. 

Kritisches Verzeichniss aller bis jetzt beschreibenen Jun- 
caceen nebst Diagnosen neuer Arten, von Franz 
Buchenau. Bremen, 1880. ^1-8". 

Note sur des Safrans {Crocus) à fleurs monstrueuses. In- 8". 
— Observations sur des Marronniers hâtifs {Msculus 
Hippocastanum L.). In-8° — Notions sur l'organisation 
des fleurs doubles et description de la fleur du Lilium 
tigrinum Gawl. flore pleno. In-8'' — Observations sur 
les bulbes des Lis. Paris, 1875. In-8°. (Don de l'auteur, 
M. P. Duchartre.) 

Essai d\m catalogue minéralogique algérien, par A. Papier. 
Bonne, 1875. 1 vol. in-4. (Don de rAcadémie d'Hip- 
pone.) 

Recent additions to the Moss-Flora of the West Riding of 
Yorkshire, by Ch.-P. Hobkirk. In-8°. 

Additions à la flore de Fraipont-Nessonvaux et des envi- 
rons, par M. Michel et N. Remacle. Gand, 1879. In-8°. 

Methodik der Speciesbeschreibung und Rubus. Monogra- 
phie der einfachblàttrigen und krautigen Brombeeren 
verbunden mit Betrachtungen iiber die Fehler der jet- 
zigen Speciesbeschreibung smethode nebst vorschlàgen zu 
deren Aenderung, von Dr Otto Kuntze. Leipzig. Verlag 



22 

von Arthur Félix, 1879. 1 vol. in-^", avec 1 planche. 

(Don (le rautcur et de rédileur.) 
Ziir Eozoon-FragCj von Ollo Knnze. In-folio. — Zur Cin- 

chona-ForscImruj y von Dr Ollo Kunlze. In-folio. (Mêmes 

donateurs). 
Révision de la flore des départements du nord de la France, 

par l'Abbé Boulay, 5™« fascicule. Lille, 1880. In-i8". 



Lectures, coininiiBiiCîitioiis. 

M. Bomnier fait l'analyse d'une notice sur certaines 
particularités du genre Struthiopteris dont il demande 
l'impression dans les mémoires de la Société. Après 
cette analyse, suivie d'observalions sur différents faits 
curieux qui feront l'objet de travaux postérieurs, TAssem- 
blée décide que la notice de M. Bommer sera insérée 
dans les mémoires avec la planche qui l'accompagne. 



M. Crépin donne lecture du travail suivant, qui sera 
inséré dans le compte-rendu de la séance. 

NOTES PALÉOPHYTOLOGIQUES, par François Crépin. 

Je me propose de [)uhlier sous ce titre une série de 
notes sur les végétaux fossiles et principalement sur ceux 
de notre terrain houiller. Ces notes paraîtront à mesure 
que mes études me fourniront des faits nouveaux ou des 
interprétations nouvelles. 

Avant d'aborder mon sujet, je crois utile de donner 
quchjues mois (rexplicalion sur le caractère des études 
que je vais entreprendre dans le Bulletin de notre Société 
de botanique. 



25 

Il règne encore assez généralement un préjugé en ce 
qui touche à la paléontologie végétale, que beaucoup de 
personnes considèrent comme une branche et même 
comme une dépendance de la géologie. Ce préjugé a sa 
source dans la nature du support des empreintes végétales. 
En effet, celles-ci étant appliquées ou même inscrustées 
dans des plaques de schiste ou de grès, il semble naturel 
de les rattacher à la géologie ou à la minéralogie. 

Quelle que soit la nature de leur support, les emprein- 
tes végétales sont bien du domaine exclusif de la bota- 
nique. 

Si la paléontologie végétale, au temps de son enfance, 
a été considérée comme une dépendance de la géologie, 
elle a, de nos jours, repris sa véritable place dans le cadre 
des sciences purement botaniques. Elle ne consiste plus 
dans la connaissance superticielle d'un nombre restreint 
d'empreintes servant aux géologues à caractériser certains 
étages; elle n'est plus l'humble servante du stratigraphe ; 
elle a conquis son indépendance et est appelée à élucider 
des problèmes qui touchent non-seulement à l'histoire des 
êtres organisés, mais encore à celle des révolutions de 
notre globe. C'est elle qui doit nous expliquer l'origine et 
la distribution de nos flores vivantes ; c'est elle qui nous 
dévoilera par quelles étapes ont passé nos grands groupes 
végétaux; c'est elle enfin qui fera connaître par quelles 
phases climatériques ont passé les continents des diverses 
époques géologiques. 

La paléontologie végétale est donc une branche impor- 
tante des sciences botaniques et son étude ne peut se faire 
avec succès que par ceux qui sont initiés aux connaissances 
botaniques. En effet, si les végétaux fossiles peuvent nous 
fournir de précieuses indications pour compléter l'élude 



24 

des plantes vivantes, d'un autre côté, la connaissanee de 
celles-ci est indispensable pour étudier les premiers. Les 
flores anciennes et la flore moderne forment un tout, con- 
stituent un ensemble qu'on ne peut démembrer et que le 
botaniste doit embrasser complètement, pour bien se 
rendre compte de l'ordre établi dans le règne végétal. 

L'importance de la paléontologie végétale a été com- 
prise ; aussi la voyons-nous enseignée dans les établis- 
sements d'instruction supérieuie à l'égal des autres 
brandies de la botanique et, d'autre part, des collections 
de végétaux fossiles sont instalées à côté des collections 
de plantes vivantes et desséebées, qu'elles viennent com- 
pléter. Dorénavant, ce n'est plus dans les Musées miné- 
ralogiques que le botaniste étudiera la paléontologie 
végétale, mais bien dans les établissements consacrés à la 
botanique, où il pourra comparer les végétaux éteints 
avec les plantes des temps modernes. Les Musées miné- 
ralogiques ou géologiques conserveront, comme par le 
passé, des collections de végétaux fossiles pour les besoins 
de la stratigraphie; mais c'est dans les établissements 
botaniques que devront se former les collections vraiment 
botaniques qui doivent servir à l'élude de la paléontologie 
végétale. 

Dans la série d'observations que je me propose de 
publier dans les comptes-rendus de nos séances, il ne 
me sera pas permis de m'aider de ligures; mais je dois 
prévenir le lecteur cjuc ces notes seront successivement 
suivies de mémoires accompagnés de planches repré- 
sentant les objets décrits. 



25 



PREMIERE NOTE. 

OBSERVATIONS SUR LES SPHENOPHYLLUM. 

La sagacité d'un grand nombre d^observaleurs s'est 
déjà exercée sur les Sphenophyllum ^ mais malgré les 
travaux importants publiés sur ce genre, on est encore 
assez éloigné d'être fixé sur la place précise que celui-ci 
doit occuper dans le groupe des cryptogammes et sur la 
délimitation de ses types spécifiques. Mon intention n'est 
pas d'aborder ici une discussion approfondie sur les 
espèces, mais seulement de faire connaître deux formes 
curieuses et un mode de fructification qui ne parait pas 
avoir encore été décrit. 



Splienophyllnm m^piophylliim Sp. nov. 

Le Sphenophylhmi que je désigne sous le nom de 
myriophyllum paraît être connu depuis longtemps; mais 
il a été mal apprécié. Je crois pouvoir rapporter à cette 
plante les figures suivantes : figure 1 de la planche XV du 
Flora des Vorivelt de Sternberg, rapportée au Volkmannia 
gracilis Slernbg ; la figure 5 de la planche 1 et les figures 
des planches 6 et 7 du Steinkohf en flora von Radnitz, rap- 
portées au Calamités communis Ett. ; et la figure 1 a b de 
la planche AU du Fossile Flora der Steinkohlen-Formation 
Westphalens de M. von Roehl, rapportée au Volkmannia 
gracilis Slernbg. J'ajouterai que le D' J. Sauveur, dans 
sa Flore manuscrite du terrain houiller de Belgique, a 
décrit sous le nom d'Asterophyllites Mylii une empreinte 



26 



dont la figure semble correspondre à mon Sphenophyl' 
lum myriophyllum. Je crois intéressant de reproduire la 
diagnose et la description de cet auteur. 

Aster ophyllites Mylii. 

A. caule simplici articulate profunde slriato, articulis approximatis, 
foliis verticillatis subulatis carinatis uninervis. 

Spoc. nov. 

Loc. Environs de Liège. 

La tige de cette plante a tout à fait l'aspect de la tige d'un Equisetum, 
par la disposition des articulations et des stries qui couvrent sa surface. 
Les feuilles qui s'insèrent à chaque articulation sont verticillées, longues 
d'un pouce, subulées, et traversées, comme toutes celles des autres espè- 
ces du même genre, par une nervure médiane unique et très-prononcée. 

Cette plante a beaucoup de rapports avec l'espèce fossile décrite par 
M. de Sternberg sous le nom de Bruckmannia longifolia : elle s'en 
distingue par la longueur moins considérable des feuilles. 

Les nombreuses pièces que j'ai vues ne me laissent 
aucun doute sur Fattribution générique faite de la plante 
désignée sous le nom de Sphenophylhim myn'ophyllum. 
Les sillons correspondent exactement d'un entrenœud à 
l'autre et il n'y a pas alternance comme dans les Calamitvs 
et les Asteroj)hyllifes - chaque articulation présente une 
saillie aiguë comme dans les autres Sphenophylhim; 
enfin les feuilles sont profondément bipartites. Sur les 
gros rameaux ou liges, la partition des feuilles est telle- 
ment prononcée que chaque partie de la feuille paraît 
constituer une feuille indépendante. 

Sur les gros rameaux ou tiges, les sillons sont au nombre 
de seize environ, ce (|ui porte les feuilles de cIkhjuc 
articulation à environ seize ; mais le nombre de celles-ci 
parait être double par suite de la profonde partition 
dont il vient d'etre question. 



27 

La largeur des tiges ou des rameaux varie de o à 
10 millimètres ; les entrenœuds mesurent de o à 20 mil- 
limètres. 

Les tiges sont rarement ramifiées. 

Dans cette espèce, j'ai observé certaines portions de 
rameaux plus ou moins grêles, sur une étendue relati- 
vement considérable (15 cent, et plus), avec des verli- 
cilles de feuilles surmontés de paquets de granules, qui 
sont probablement des macrospores. Celles-ci, mesurant 
environ un millimètre de diamètre, sont finement réti- 
culées. Il est à présumer que ces macrospores proviennent 
de sporanges qui étaient insérés sur les feuilles. Les 
feuilles à Taisselle desquelles se trouvent les macrospores 
diffèrent peu des feuilles ordinaires. Que représentent 
ces portions de tiges ou de rameaux munies de nombreux 
verticilles sporifères ? Représentent-elles des parties 
de grands épis dont les verticilles se sont écartés par 
rallongement des entrenœuds ? Je serais assez tenté de 
le supposer, en me basant sur l'observation d'épis d^autres 
Sphenophyllum à entrenœuds plus ou moins allongés 
que je me propose de décrire plus tard. Ces derniers 
épis rappellent beaucoup les figures 1 et 2 de la plancbe 14 
du Fossil Flora of Great Britain rapportées à VAstero- 
phijllites tuberculata Brongt. 

Le Sphenophyllum myriophyllum constitue-t-il une 
espèce autonome ou bien n'est-il qu'une variété du 5. saxi- 
fragaefoliimi? Il est fort difficile de répondre, dès mainte- 
nant, à cette question en présence de l'incertitude qui 
règne sur la délimitation des types spécifiques. 

Le S. myriophyllum a été observé dans le bassin de 
Mons : au cbarbonnage des Vingt-quatre Actions; aux fos- 
ses Ste-Félicité N" 23 et St-Félix ]N° 13 (Quaregnon); aux 



"^AT/N,^ 



28 

fosses Ste-Hortcnse et St-Louis N° 12; aux charbonnages 
de Crachet et Picquery et de TAgrappe. Dans Tavant der- 
nier charbonnage, Tcspece est fort commune. Si mes sou- 
venirs sont fidèles, j'ai dû recueillir autrefois cette même 
espèce à Bascoup, dans le bassin du Centre. 



Sphcuopliylliian «gracile Sp. nov. 

A première vue, les i-aineaux du Spkenophyllum que je 
désigne sous le nom de gracile ne ressemblent aucune- 
ment à ceux des autres Sphenophyllum connus. Recou- 
verts de leurs feuilles plus ou moins étroitement appri- 
mées sur l'axe, ils sont extrêmement étroits et ne mesurent 
que Î2 à 5 millimètres d'épaisseur. Ces rameaux, plus ou 
moins bifurques par une fausse dichotomie, peuvent être 
mesurés sur une longueur de dix centimètres et même 
d'avantage. J'en ai vu un certain nombre terminés par un 
épi en tout semblable à ceux que M. Germara figurés pour 
son Sphenophyllitcs mujustifolius (Sphenophyllum angiisti- 
folium Ung.) (Verslciner. cL Stehikohl. v. }yettin u. Lôbe- 
jûn, pi. VII, fig. G). 

Les feuilles de ces rameaux grêles, qui paraissent être 
entières, sont très-étroilement linéaires-lancéolées aiguës, 
larges d'un demi millimètre et longues de (juatre milli- 
mètres environ; elles sont fortement carénées sur le dos 
et concaves à la face intérieure; elles sont enfin plus 
ou moins étroitement apprimées et ne montrent aucune 
tendance à s'étaler comme dans les autres Sphenophyllinu. 

Dans cette espèce, d'api'es ce (jue j'ai pu voir, les épis 
ne sont pas axillaires, muis bien tei'niinaux et longuement 
pédicellés. De plus, la fruclilication a dû être très-abon- 
dante chez ce type, car j'ai vu de larges plaques de schiste 
couvertes de ses épis par centaines. 



29 

Cette espèce est-elle réellement nouvelle ou bien n'est- 
elle qu'une forme du S. angusti folium? C'est évidemment 
de ce dernier type qu'elle se rapproche le plus, mais 
dans l'état de nos connaissances sur la plante de Germar, il 
ne peut guère être question, dès maintenant, d'opérer une 
réunion. 

En mélange avec le S. gracile, j'ai observé des tiges 
plus ou moins épaisses d'un Sphenophyllum à entre- 
nœuds rapprochés et à feuilles pluripartites étalées- 
dressées. Ces dernières empreintes formeraient-elles les 
tiges ou rameaux qui ont donné naissance aux ramus- 
cules désignés par moi sous le nom de S. gracile? De 
nouvelles recherches sont indispensables pour exprimer 
une opinion sur ce point. 

Le 5. gracile a été observé au Levant du Flénu, au 
terry dit du IN" 19; au charbonnage de Belle et Bonne, 
à la fosse dite Coure; à Hornu, à la fosse dite de Gorge. 



M. Crépin donne communication d'une note de 
M. Gravet qui sera insérée dans le compte-rendu de 
la séance. 

NOTE SUR LES PUBLICATIONS BRYOLOGIQUES A L'ÉTRANGER, 

PAR Fr. Gbavet. 

Je crois devoir attirer l'attention de mes honorables 
confrères sur plusieurs publications bryologiques fort inté- 
ressantes qui viennent de paraître. 



30 



Miisci Galfiae, par T. Ilusnol, 15« fascicule, !'«: partie 



M. Ilusnot vient de publier la première partie dn 15^ fascicule des 
Mousses de France. Ce fascicule contient les espèces suivantes : 

Dicranum Blyltii, D. elalum , Ftssidens pohjp/njifus, Hydrogouium 
mcditerrnninim var. algeriae. Tinchoslomum Philibc?ii, T. /iarbula, 
/inrbtifa alpi7ia, Ihdwigia ciliata var. leucophaea, OjUholricInim Sprucei, 
Splacinnnn vasciilosiim, Discelium nudum, Brijum pendutttm, B. brevifo- 
lium (syn. B. Muehlenbeekii), B. argenteum var. majus, Breutelia arcuata, 
Fabronia ocloblepharis , Bracbylhecium taetum, llijpmnii intermedium^ 
U. Sendlneri, H. giganleum. II. pallcscens, II. Uoldunianum, IL bndium, 
H. subpinnatum, Sphagnum rubellum. 

Comme on le voit, ce sont presque toutes espèces rares et intéressantes. 
Le Fissidens polyphyllu^ et VOrt/iotricfnim Spi^ucei n'étaient encore 
signalés que dans les Iles Britanniques. La découverte du F. polyp/iyllus 
dans l'ouest de la France est due à M. le B'' Camus, qui a eu la chance de 
trouver cette espèce en fructification : jusqu'à présent, elle n'était connue 
qu'à l'état stérile. VOrthotrichum Sprucei a été trouvé par M. Philibert à 
Bruailles (Saône-et-Loire). 

Le nouveau genre Hydî^ogonium C. 3Iull. est très-voisin du genre T?'i~ 
chostomunij et comprend quelques espèce d'Afrique. C'est dans ce genre 
que se place une mousse observée pour la première fois par iM. Ta.\is aux 
environs de Marseille et que M. C. Mûller a nommée Ilydrogonium medi- 
lerrnnrum : cette espèce est nouvelle pour la Horo bi yologi(jue d'Europe. 
La plante pu])liée dans les Musci Galtiae paraît en être une variété remar- 
quable; M. Débat l'a récoltée en Algérie. 

Ces observations sufTIront pour montrer combien le 1.3« fascicule des 
Mousses de France mérite de fixer l'attention des bryologues. 

Sanonhoig Deutscher Laubmoose, herausgegeben von C. Warnstorf. 

Ces collections comprennent les différentes florules de l'Allemagne et les 
muscinées les plus intéressantes de la Belgique. Elles méritent, sous tous 
les rapports, les éloges que leur ont donnés les journaux botaniques 
d'Allemagn(î et de France. Les échantillons sont nombreux, bien préparés, 
et bien défcrjuinés. Ils sont libres^ et placés dans îles enveloppes de papier, 
ce qui permet de les intercaler très-facilement dans les herbiers. La 
dernière série contient les n"» 286 à -425, parmi lesquels on remarque 



31 

surtout : Andraea foliata, Angstroemia longîpes, Barbula brevirostris , 
R. paludosa, B. rntermrdia var. calva, Bracliylhetium campestre c. fr., 
Braunia sciuroides, Brynm hadium, B. Blindii, B. Duvalii, Buxbaumia 
aphylla, Campylopns polytrichoides , Desmatodon Laureri , Fissidens 
Bloxomi, Fontinalis gracilis c. fr., F. hypnoides, Geheebia cataractarum, 
Grimmia Donnii . Hijpnum callichroum , H. Breidleri , H. H eu fier i , 
H. hamifolium, H. revo/vens, H. slramineum c. fr., Leptolrichum vaginalis, 
Mnimn sei'raium var. obscurum C. W., 3/. spinulosum, M. ambigiiwn, 
Myurella julacea, Orthotrichum rimdare, 0. urnigerum, Plagiothecium 
syivaticum var. mipestre, Pottia subsessilis, Seligeria pusiila, S. iristicha, 
Sphagnum Lindbergii, S. rubellum, Timmia bavarica, T, auslriaca, 
Webera miUms var. pusiila C. W. 

Sous le titre de Sammlung Deuischer Lebermoose, M. C. Warnstorf a 
commencé la publication des Hépatiques d'Allemagne. Cet exsiccata est 
exécuté d'après le même mode que celui des Mousses allemandes et se 
recommande par les mêmes qualités. Les premiers fascicules (n"» 1-61) 
contiennent plusieurs espèces qui méritent d'être citées : Alicularia com- 
pressa, Geocalyx graveolens, Grimaldia borbifrons, Jungermannia acuta, 
J. divaricata, J. intermedia, J. lanceolata, J. minuta, J. Mnelleri, 
J. Reichhardti , J. Taylori, J. anomala, Lophocolea Hookeriana, Sarcos- 
cyphus revolutus, S. sphacelatus. 



Beitrdge zur Laubmoos. — Flora des oheren Weeze — und Gblilgebietes, 
vonC. Roemer. (Sept. Abd.). 

Ce mémoire contient l'énumération des mousses observées par 31. C. 
Roemer dans le bassin supérieur de la Vesdre et de la Geule. Pendant 
quatre ans, il a exploré les environs d'Eupcn et une partie de la province 
de Liège. Son catalogue est donc intéressant pour la flore de notre pays, 
puisqu'il signale plusieurs espèces rares et même nouvelles pour la Belgi- 
que. Je citerai les suivantes : 

Phascum bryoides. — Ensival, 

JVeissia nmcronata, — Goé. 

Dicranella subulala. — Bélhane (Herzogenwalit). 

— squarrosa. — Dans la Gileppe. 
Diranum monlanum. — A. C. dans la rég. ard. 

— longifolium. — » « « 

— fulvum. — La Vesdre, la Hill et la Soor. 



32 

Diramim fuscescens. — Vallée de la Gileppe. 
Camptjlopus brevifolins. — Goé. 
Fissidens pusillus. — Mozarinen. 

— osniundoides. — Bords de la Gileppe. 
Seligeria recurvata. — Limbourg. 
Brachyodus Irichodes. — Bilstain. 
Didimodon fiexifolius. — Vallée de la Soor. 
TricJiOstominn mutabile. — Ile Adam près V^ervicrs. 
Barhula insidiosa. — Entre Membach et Goé. 

— commutata. — Limbourg. 

— Brehissoni. — Bilstain. 

— pulvinafa. — Heggen. 
Grimmia conferta. — Goé. 

— ovata. — Ilalaux. 

— montana. — Membach, Halaux. 

Racomitrium protensum. — Vallées de la Ilill et de la Soor. 
Coscinodon pulvinnius. — Verviers, Dolhain, Ilalaux. 
Orffioirichum Slny^mii. — Goé, Limbourg. 
Bryum murale. — Goé. 

— Mildeanum. — Dolhain. 
Barlramia OEderi. — Belvaux. 
Philonolis capillaris. — Overaet. 
Buxbaumin aphylla. — Membach. 

Fontinalis squamosa \ar. latifolia. — Dans la Gileppe. 
Cylinirolhecium concinnum. — Baelen. 
Brachylhecium laelum. — Membach. 

— M ildeaimm . — Vallée de la Gileppe. 
Eurhynchinmslrialulum. — Ileggcn, Dolhain, Membach. 

— velutinoides. — Membach. 

— Vauc/ieri. — Membach. 

Ilypnum Crista-Cas(rensis . — Vallée de la Soor. 

Le nomi)re des espèces et variétés monlionnéos dans le catalogue est 
d'environ 5i0 ; les stations sont indiquées d'après les cartes géologiques de 
von Dechen. 

Comme M. Ilocmer a trouvé le Dicranum viridr et le Ilypnum im- 
ponenx aux environs d'Eupcn, il est possible que ces deux espèces se ren- 
contreront en Belgique. 



35 

M. Crépin dépose un travail intitulé : Catalogue des 
plantes plus ou moins rares observées aux environs de 
Turnhout, par E. Ptkjues. 

MM. Th. Durand et Gravis ont été désignés pour faire 
un rapport sur ce travail. 



M. Th. Durand donne lecture du travail suivant, dont 
rimpression est votée. 

NOTE SUR L'OUVRAGE « MËTHODIK DER SPECIESBESCHREIBUNG 
UND RUBUS » de M. Otto Kuntze, par Théophile Durand. 

Sous ce titre, le savant botaniste de Leipzig vient de 
publier un ouvrage remarquable, qui comprend une 
monographie des Rubus herbacés à feuilles simples, 
des réflexions sur les défauts de la botanique descriptive 
actuelle, et des propositions pour les corriger. 

Qu'est-ce que l'espèce ? C'est par celte question que 
M. Kuntze débute, en constatant qu'elle a donné lieu 
à des discussions sans fin. Jordan et Darwin ont repoussé 
la conception linnéenne de Tespèce, mais la manière 
de voir de Linné règne encore presque sans partage. 

Lorsque M. Kuntze a voulu écrire un mémoire sur le 
polymorphe /?. moluccanus, il a été forcé d'adopter une 
nouvelle méthode, qu'il propose aujourd'hui, espérant 
qu'on tachera plutôt de l'améliorer que d'en signaler 
les faiblesses. 

M. Kuntze établit d'abord qu'il est nécessaire d'aban- 
donner le mol espèce et de modifier les règles de la 
nomenclature adoptées par le Congrès botanique de 
Paris. L'auteur allemand donne des tableaux des variations 
du Sambucîis nigra, Tilia parvifoiia, etc. , pour prouver 
que les divisions proposées par M. de CandoUe sont 



u 



insufTisantes; car, d'après ce système, il est presque impos- 
sible de classer les formes. 

Le sens du mot espèce n'a pas encore été fixé ; les 
règles pour différencier les espèces affines n'existent 
pas. M. Kuntze a déjà essayé dans la Flore de Leipzig 
de donner une coordination des formes; mais le cadre de 
cet ouvrage était trop restreint. 

Selon lui;, la botanique descriptive est gâtée par 
trois espèces de défauts : défauts négatifs, défauts 
d'ordre, défauts de vanité. En développant cette manière 
de voir, il fait une observatton qu'il est bon de relever. 

Les anomalies et les variations ont été peu collection- 
nées; leur recherche n'étant généralement pas approuvée, 
les formes typiques ont, par conséquent, rempli presque 
tous les herbiers. Ceux-ci nous présentent ainsi une image 
incomplète du règne végétal, et une preuve qui n'est qu'ap- 
parente de la fixité de l'espèce. Toutes les formes doivent 
être classées d'après les affinités et d'une manière claire. 

Il faut des règles fixes dans la nomenclature,. sinon il 
n'y a plus d'ordre possible. Koch a eu tort de biffer les 
noms des auteurs princeps. 

Il est absurde de donner des noms spécifiques à toutes 
les formes incalculables des végétaux. 

On a décrit chaque forme comme espèce, sans s'occuper 
des affinités. C'est ainsi que pour les Cinchona^ au lieu de 
70 espèces, il n'y en a que 4 bien tranchées. On pourrait 
réduire des neuf dixièmes le nombre des espèces. 

Les Ronces d'après les vues qui ont cours aujourd'hui 
peuvent être séparées en centaines et en milliers de 
formes, tandis qu'on peut les rapporter à un très-petit 
nombre d'espèces distinctes. 

« Le jordanisme est justifié, dit M. kuntze, aussi long- 



35 

temps qu'on est personnellement libre de donner un juge- 
ment sur la valeur de l'espèce, mais alors on arrive par 
lui à l'individu spécifié, à un chaos favorable seulement 
à ceux qui se plaisent dans la création de vaines espèces. » 

Un des exemples les plus « effrayants » de cette création 
d'espèces est donné par le Rubus fruticosiis. M. Kuntze 
a réduit le nombre des types spécifiques à sept, tandis 
que d'autres botanistes, par suite d'un groupement défec- 
tueux, en distinguent 72,commeM.Focke,ou 300, comme 
M. Mùller. 

Que fera-t-on pour le genre Rosa ? Dans le rapport 
pour 1876 du Jahresbericht de Just^ 400 espèces de Roses 
sont mentionnées. 

Pour certains auteurs, le Myosotis scorpioides comprend 
S espèces, pour d'autres 20 et plus. Faut-il donner des 
noms à toutes ces formes? Pour ce Myosotis, il y a 82,94-4 
versiformes possibles. 

Je suis d'accord avec M. Focke, dit M. Kuntze, pour 
reconnaître que dans la botanique systématique il faut 
distinguer trois méthodes. 

1° La méthode artificielle ou l'arrangement d'après des 
caractères tranchés. 

2° La méthode naturelle ou l'arrangement d'après les 
similitudes. 

0° La méthode génétique, qui est la plus haute étape, 
l'arrangement d'après les développements. 

Que la troisième méthode soit notre but, c'est elle qui 
nous donne la vue la plus claire et la plus élevée. 

Les plantes d'Europe sont généralement décrites d'une 
manière incomplète ou défectueuse ; les descriptions des 
plantes exotiques présentent des lacunes. Les affinités ne 
seront donc pas de sitôt connues même en Allemagne ; 



36 

il reste beaucoup à faire poin* cataloguer les formes 
affines jus(|u'ici si négligées, pour metlre la botanique 
descriptive d'accord avec le Iranslormisme. 

Le florisle local a beaucoup de formes à enregistrer 
avant que le monographe puisse faire un relevé exact 
de ce (jui existe dans la nature. 

Ma méthode, dit M. kunl/.e, demandera plus de travail 
aux systématieiens, mais les résultats de la botanique 
systématique se simplifieront. 

Le troisième chapitre de l'ouvrage (p. 14) est consacré 
aux modifications que M. Kuntze propose d'introduire 
dans la nomenclature. 

Nous avons à chercher, dit cet auteur, une autre con- 
ception de Tespece. 

Nous appelons Finifornies, les formes des plantes dont 
les plus proches affinités ont complètement disparu. 

Les FlniformeH à variations nombreuses, nous les appe- 
lons Gréyi formes {liubus, Uieracium, Dr aba). 

j Locoformes. 

Ty pi formes. 

l V>rsi formes. 

' Rami formes. 
Les Grégiformes peuvent consister en ^ . .. 

^ ' 1 A vol ormes. 

I Médioformes. 

Mistoformes. 

\ Singuliformes,etc. 

Ces nouveaux termes, dit Tauteur, sont peut-être un 

peu barbares, mais ils sont tout à fait scienliliques. 

Quand les limites sont très-tranchées, ce sont des 

Fini formes. 

Les Locoformes et les TtjpiforDtes sont des variations 

manjuanles des G régi formes. 



57 

Les Locoformes sont dues au climat et vivent isolées 
des formes affines. 

Les Typifonnes sont celles qui, par suite d'un concours 
de circonstances naturelles, sont devenues localement con- 
stantes. Leur existence dépend, par exemple, de la pré- 
sence de certains insectes nécessaires à leur reproduction. 

Les Vcrsîformes diffèrent du type par plusieurs carac- 
tères sans qu'il soit possible pour cela de les assimiler aux 
Loco- et Typiformes. 

Les Ramiforines s'ont des sous-formes des Grégiformes 
généralement en même temps Loco- et Typiformes. La 
Ramiforme est une Locoforme d'une puissance supérieure 
et moins semblable au type; elle est ordinairement 
d'origine monopbylé tique. 

Les Versiformes, les Typifonnes et les Locoformes 
peuvent être désignées comme étant des formes du pre- 
mier, deuxième et troisième degrés. 

Si le cycle des formes est si grand qu'il y en ait encore 
d'autres : 

On peut appeler Zobrinif ormes , les Vcrsiformes appar- 
tenant à une Subgréfji forme. 

Le type existant d'une Ramiforme est VAvo/orme 
et celui d'une Locoforme, Typiforme ou Versiforme est 
une Pré forme. 

Le contraire de Préforme est Postériforme qu'on dé- 
signait jusqu'à présent sous le nom ({'espèce filiale. 

Si l'on peut prouver qu'une forme éteinte a été le point 
de départ d'une Grérjiforme, on la nommera Anféforme. 

Si de nouvelles formes se séparent d'une plante dont 
l'existence est passagère à cause de l'insuffisance du 
concours des animaux, du climat ou du substratum, je 
la nomme Raroforme. 



58 

De la Baroforme comme forme régulière, on pourrait 
diiïérencier les anomalies comme Déformes; elles peu- 
vent être subordonnées aux Locoformes, Typiforines et 
Rami formes. 

Mcdioforme est une forme intermédiaire non hybride; 
on peut la nommer Médiolocoforme si elle abonde dans 
un endroit. 

Les Misloformes sont des formes croisées des Locofor- 
mes, Typiformes et Versiformes. 

Les Hybridiformes sont des formes croisées dérivant 
des Fini formes. 

Les deux formes croisées se rencontrent disséminées et 
passagères. 

Si un organe varie indépendamment d'un autre organe 
de la même plante, M. Kunize appelle ceci Forme ou 
SinrjuUforme. Il est nécessaire de désigner ces formes par 
des adjectifs scientifiquement exacts, c'est-à-dire mar- 
quant exactement la variation, parce que d'eux se compose 
la description des formes combinées pour lesquelles il ne 
serait plus nécessaire de ciier les noms d'auteurs. 

Si diverses Singuliformes se combinent, il en résulte 
des Versiformes, Locoformes et Typiformes. 

Pour les Rami formes variant autrement que les types, 
il faut de nouveau constater les Sinyuli formes. 

Les Versiformes, etc., peuvent résulter de la combi- 
naison de deux ou plusieurs Singuliformes. 

M. Kuntze examine ensuite la valeur de ces groupes et 
reconnaît que toute estimation de valeur est relative. On 
ne groupe que les formes les plus voisines et on les 
examine comparativement au nombre des signes différen- 
tiels. 

Une Locoforme de plus de valeur peut être une Fini- 



39 

forme de peu de valeur, c'est-à-dire que des plantes que 
le Aoriste croit bien différentes par maints caractères, se 
montrent, pour le monographe, comme formes de moindre 
valeur d'un groupe supérieur. 

Les Locoformes de simple valeur et les Finiformes de 
plus de valeur correspondent comme extrêmes à des espè- 
ces de valeur très-minime et à de très-bonnes espèces. 
Entre ces deux catégories de formes, il y a beaucoup 
d'intermédiaires qu'on peut considérer comme espèces 
secondaires. 

Plus une plante est organisée d'une manière supérieure, 
plus elle a d'organes qui peuvent se différencier isolé- 
ment ; aussi trouvons-nous des plantes supérieures souvent 
variables, mais ne présentant pas de formes pouvant être 
séparées comme espèces, tandis que des organismes 
inférieurs se séparent souvent par un seul caractère 
finiforme. 

Pour caractériser les formes de culture, M. Kunize 
propose les dénominations suivantes : 

\. Cidtiforme, en général. 

2. Domito forme. Forme pour laquelle la plante sauvage 
est inconnue ou ne correspond pas d'une façon rigoureuse. 

3. Novi forme. Dans le cas où la Cidti forme est une 
nouvelle production. 

On peut séparer les plantes de cette dernière catégorie 
en Satiformes produites de semences^ et Lusiformes non 
produites de semences et ne pouvant être propagées que 
par la vie végétative. 

Les hybrides si abondants dans les cultures pourront 
s'appeler Cîiltohybrido formes, pour les distinguer des 
Mistoformes et hybridoforines, qui croissent spontanément. 

Si ces expressions répondent à un besoin^ M. Kuntze 






■y '.. 



40 

engage de les accepter en bloc, sans proposer de chan- 
gements. 

De même que la physique ne peut être étudiée sans 
Talgèhre et In minéralogie, sans la cristallographie, de 
même la botanique syslématiciue ne pourra se rendre 
maîtresse de son vaste champ sans Temploi de formules. 

M. Kuntze propose de désigner chaque organe par une 
lettre et la variabilité de chaque organe |)ar des chiffres. 

A = Aiidroccum, Q . . 

B R=rlladix. 

C =: Corolla. S = Semen. 

Ch = Chorographia, locus natalis. St = Stipulae. 

D Sp ^ Spiiiae, aeulei. 

E — Exislenlia, aetas (amuius , T = Tiiehoma (pileus, pubcscen- 

biennis, etc.). tia). 

F = Flos. U 

G = Gynaeceum, gcrmen. V = Vila, biographia, folialio, flo- 
I] = Ilabilus. rescenlia, anlhesis, malu 

I = Iiiflorescentia. ralio defolialio. 

K = Calyx. W 

L =: Lamina folii. X 

M := Fruclus maturus. Y 

N Z 



P = Perlica (caiilis), petioius, pc- 

dunculus. 

A Taide de ces signes, on peut former des composés ou 
dérivés avec lettres doubles, par exemple : 

Pm = Pedunculus fiuctiger. Pi = Peduncnlus inllorescenliae. 

PI = Pcliolns laminae. Pg = Pedicclhis gerniinis. 

Pf = Pedicellu.s floiis. 

Si les |)oils (T) sont diiïérenls dans le cnliec, la corolle, 
la feuille, le fruil, nn écrira Tk, Te, Tl, Tni. 



41 

S'il faut indiquer qu'une corolle change de couleur, 
qu'elle devient rouge, jaune ou blanche, on écrira Cl, C2,C5. 

Donc à Taide de 18 signes, de leurs dérivés et de 
quelques chiffres, il est possible de représenter symboli- 
quement les organes les plus importants et leurs variations. 

M. Kuntze donne beaucoup d'exemples de celte repré- 
sentation par tableau ; nous sommes forcé de renvoyer, à 
l'œuvre même, les botanistes désireux de connaître plus 
exactement cette méthode originale. 

Pourtant nous croyons utile de reproduire le tableau 
suivant; il montrera comment le botaniste allemand repré- 
sente facilement les formes si nombreuses du Sambucm 
nigra L. 

Ml, M2, M5. — Lt, L2, L3. — 2L1, 2L2, 2L3. 

3L1, 5L2, oLo. — 4Lt, 4L2, iLZ, — 5LI, SL2. 

Sti, St2, Sl3, SU. — VI, V2. — Fi, F2. 

Explication : 

Ml Baie noire, M2 virescens, M3 leucocarpa, 
Ll Folioles entières, L2 laciniata, L3 incisa. 
2L1 Folioles immaculées, 2L2 maculata, 2Ld marginata, 2Li variegata. 
3Li Folioles vertes, 3L2 leucophylla, 3L3 xantliophylla. 
4L1 Folioles ovales-lancéolées, 4L2 angustifoliola, 4L3 latifoliola. 
5L1 Folioles glabres, SL2 pilosa. 
Stl Stipules papilleuses, St2, stipulata, St5 multistipulata, Sii astipu- 

lata. 
VI Floraison Juin-Juillet, V2 semperflorens. 
FI Fleur normale, F2 monstrosa. 

On pourra introduire pour des besoins plus rares, 
pour des monstruosités, quelques signes spéciaux. 

La deuxième pariie de l'ouvrage de M. Kuntze, partie 
qui ne comprend pas moins de 150 pages, est consacrée à 
la monographie écrite selon ses nouvelles vues des Ronces 
herbacées à feuilles simples. 



>12 

L'auteur en abordant celte élude expose Torigine des 
dilFérenls groupes du genre Rubus. Il rapporte toutes les 
formes à 5 groupes primaires tropicaux, les Archimono- 
pliylli, Plerophylli, Daclyolopliylli, composés de Ronces 
ligneuses. Soit par suite du transport des graines, par les 
animaux ou par tout autre moyen, dans des contrées plus 
tempérées, sur les hauts sommets ou dans la région septen- 
trionale, des modifications se sont produites et dès lors 
les Ronces herbacées, qui manquent aux tropiques, ont 
fait leur apparition. Ainsi, M. Kunlze est conduit à créer 
de nouveaux groupes qu'il considère comme ayant une 
valeur inférieure à celle des groupes énumérés plus haut, 
mais auxquels il faut se tenir faute mieux. Voici le tableau 
de ces groupes : 

Conspectus gencticus sectionum Ruborum. 

I. Folia omnia simplicia. 

A. Forraae normales Archimonophylli. 

B. Ramiformae Dactylophyllorum Neomonophylli. 
II. Folia pluriraa simplicia Monophylloides. 

III. Folia coniposita, floralia interdum simplicia. 

A. Fruticosus ; stipulae acquales semiadnatae. 

t Folia pinnata Plerophylli. 

ff Folia palmata Daclylophylli et IViopohjphylli. 

B. Fruticosus ; stipulae acquales latac axillares Neoxyloides. 

C. Herbaceus; stipulae plerumque inaequales 

partim perulatae Axyloides. 

Le caractère des stipules a été jusqu'ici employé comme 
base des divisions principales du genre Rubus; c'est 
encore sur ce caractère que M. Focke, dans sa mono- 
graphie, a établi les trois grandes divisions suivantes: 

1 Stipulae latae pcrsistcntes cauli vcl imo peliolo adnatac, 

2 Stipulae anguslae petiolo adnatac. 

3 Stipulae deciduae. 



4o 

M. Kunlze declare que ce caractère ne peut être uti- 
lisé dans beaucoup de cas. Ainsi le R. moliiccanus a en 
général des stipules très-larges, décidues, mais si on vou- 
lait ranger cette grégiforme dans la section 5 de M. Focke, 
on séparerait des formes très-alïines. 

M. Kuntze a étudié sur le vif et d'une manière très- 
complète les formes du Rubus moliiccanus qu'il considère 
comme plus polymorphe que le R. fruticosus. Il coordonne 
les formes dérivées du R. moliiccanus en 7 groupes (p. 29) 
et il les classe de la manière suivante : 

A. 

Gregiforma : R. nioliiccnnus L. Palrin : Asia, Australia tropica rt sub- 
tropica, Midagascar, iMaiiritius. — Variationum uiimerosarum 
principes sunt : 
Avoforma : forma fypica. — Forma frcquoiitissima. 
Ve?'siforinae (ianoides. — In saltiltus. 
Locoforma \\. glabriusculus IJassk. Java-llimalaya. 
Tijpifo7'7nue alrocu7'pne. — Himalaya, Ceyian. 
Locoforinae selosoglandulosae. — In regionibus frigidioi'ibus. 
Locoformae hibernae = Subgregifonna U. hil)ernusO. Ktze. 
B. 
Ramiforma R. versistipulatiis 0. Ktzo. — Pjtria : Asia boroali-orienlalis. 
— Versiforma R. mcdius 0. Ktze etiam in America. Variât : 
Suhgregi forma R. cratacgifolius Bunge. 
Versiforrnae R. corchcrifoliiis L. f. 
R. palmatus Tbbg. 
Locogregiforma R. anoplobalus Focke. Patria : Americalo borealis regio 
medica et Mexio alta. Variât inter versiformas bas. 
Typi forma H. odoratus L. 
Pr (te forma R. médius 0. Ktze. 
C. 
Subgregiforma R. subhcrbacens 0. Ktze. Patria : Himalaya, .laponia, 
Java, Phib'ppinae, Americac septentrionalis pars pacidca. Rlexico. 
# Variât : 
a) Stipulae zh decidnae décolores. 



44 

Versiforma R. pectinellus Maxni. 

— R. nivalis Dougl. 

— R. transieiis 0. Klze. 
Locoformn R. lonylooensis 0. Klze. 

h) Stipules porsistentesrfc virides. 
Locoforma R. calycimis Wallich. 
Finiforma R Dalibarda L. Pati ia : Americae srptentrionalis modia pars 
alcjue atlaiilica E. R. nioali vcrosimiliter nalus. 



M. Kuntze consacre ensuite phis de oO pages à rélude 
détaillée du gregiforma R. mohiccanus ; et il donne un 
tableau des 152 singnii formes ou variétés secondaires de 
cette plante. 

Voici encore quelques exemples de sa notation, pour 
indiquer les variations que présentent la 
feuilles. 



tige et les 



Tige. 

Cl arcuato-crecta. 
C2 clongata {i-\0'"). 
C3 lianoides (15-iO™). 
Ci arcuata (2-C'"). 
C5 prostrata. 

Feuilles, 

Ll grandifolia. 
L2 raediofolia. 
L3 parvifolia. 
Li diversifolia. 



C6 scandcns. 
C7 subropens. 
C8 repens. 
C9 liorbacpa, 
CIO erccta. 



2L1 orbifolia. 
2L2 acutifolia. 
2LÔ longifolia. 



ôLl quinloba. 
5L2 diipliloba. 
oL5 multiloba. 
ÔLi triloba. 
3L5 subloba. 



4L1 grandia cuminala. 
iL2 longia cuminata. 
4,Lô brevia cuminata. 

7L1 sinuata. 
7L2 angulata. 



5LI acutifolia. 
'*L2 obtusifolia, 
5L5 canvatifolia. 

8L1 cordi folia. 
8L2 pcllatifolia. 
8L5 subcordifolia. 



GLl acutiloba. 
6L2 obtusiloba. 



45 

i)Ll rugosa. SL-i truncatifolia. 

9L2 opaca. 8L3 rolundalifolia. 

9L5 nitida. 8L6 cuncifolia. 

M. Kunize examine les variations singuliformes qui 
peuvent présenter tous les organes du R. molnccamis ; 
puis il enregistre les formes (élevées au rang d'espèce 
par divers auteurs) les plus^ remarquables de cette grégi- 
forme, en donnant, pour chacune d'elles, une foule de 
détails intcressanls. Ces formes sont au nombre de 72. 

Il passe ensuite en revue les autres dérivés du R. înoluc- 
canus cités plus haut; R. versistipulatus, iinoplobatiis 
subherbaceus , Dalibarda et leurs variations. 

Le reste de l'ouvrage est consacré à l'examen des groupes 
NeomonoplujUi, Monophijlloides^ Ncoxyloides et Axy hides. 

Une partie tiès-intéressante de ce beau mémoire est la 
planche photographique rcprésenlant les cinquante huit 
modifications les plus imporlantes des feuilles du R.moluc- 
canus. 

Au moment de terminer ce rapide examen de l'ouvrage 
de M. Kuntze, nous n'osons donner notre avis. L'auteur 
fait preuve à toutes les pages d'une profonde érudition et 
sa manière de voir ne pouvait être mieux défendue. Nous 
laissons à des botanistes plus compélenis le soin de déci- 
der si les réformes proposées sont utiles d'abord, puis 
pratiques. 

Nous serons heureux si par ces lignes nous attirons 
l'attention des botanistes de notre pays sur un travail 
aussi original que savant et digne de louies manières de 
l'auteur de la critique des Rubus de la flore d'Allemagne. 
{Reform deutscher Brombceren.) 



46 



IVomiuatioii d'un iticmbre efTectif si Tie. 

M. E. Diivcrgier tie lliuiranne ayant versé la somme 
de eent cinqunnle francs est proclamé membre à vie de la 
Société aux termes de l'article 5 des statuts. 



Xoniiiintioiietpré.«îeiilati»iitlciiieiiibi*e<iiefri'Ctirji. 

MM. Laurent, Geraels, Guenair, Vander Bruggen et 
Briart sont proclamés membres effectifs. 

M. Ernest Poiron, à Jamoigne, demande à faire partie 
de la Société. Il est présenté par MM. Gravet et Crépin. 

M. V.-J.-M. AFonoyer, médecin vétérinaire au régimer)t 
des Guides, rue d'Italie, n" 2.'), à Ixelles, fait la mémo 
demande. Il est présenté pai' MM. Crépin et Bommer. 

M. Fadcux, à Bruxelles fait la même demande. Il est 
présenté par MM. Grépin et Marcbal. 



La séance est levée à 7 beures 45 minutes. 

Séance mensuelle du 13 mars 1880. 
Présidence de M. Carron. 

La séance est ouverte à 7 1/2 beures. 

Sont présents : MM. Briart, Tb. Durand, Gravis, 
Ilartman, Vander Bruggen, Vanpé, Vindevogel ; Crépin, 
secrétaire. 



47 



Le procès-verbal de la séance mensuelle du 14 février 
1880 est approuvé après une rectification concernant la 
présence de M. Vanpé à cette séance. Le nom de M. Vanpé 
a été omis dans le compte-rendu. 



Correspondauce. 

Lettre de M. le Ministre de l'Intérieur en date du 
l^"" mars, qui fait connaître que par arrêté royal du 
26 février un nouveau subside de quinze cents francs est 
alloué à la Société. 

Lettre de Monseigneur le cardinal Haynald qui con- 
firme le don qu'il a fait à la Société d'une somme de 
cent cinquante francs. Une lettre de remercîments sera 
adressée au généreux donateur. 

Les rédacteurs du Bulletin scientifique du Département 
du Nord, l'Association scientifique algérienne et la Societa 
adriatica di scienze naturali in Trieste font des propo- 
sitions d'échanges de publications. Ces propositions sont 
acceptées. 



Ouvrages» reçu«» pour la bibliothèque. 

Ecliîuige avec le Bullelin. 

Bulletin de VAvademic d'Hippone, \°^ (i, 7, 8, \), 10, 12, 

1Ô et 14. 
Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux. V)'' livraison. 
Journal of the Boijal Microscopical Societj/ . \ ol. III. ^" 1. 
The American Journal of Science. !N'"^ 1 10-1 1 1 . 
Bulletin mensuel de la Société Linnéenne de Paris. 



48 

huUelinde IWcadcrnie roijalc des scimrcs, des lettres p.I des 
beaux-arts de Belgique. Tome 48. >" 12. Tome 41). >" 1 . 

Butant ska Cotiser Année 1880. >'" 1. 

Heruv Savoisienne. 'S'' 1 . 

Annales de la Société entoniolorjiqiie de Belgique. Tri- 
mestre IV^ 

A nnuario délia Sorieta dei natural isti in Modena. >"* ô-i. 

Bulletin scientifique du département du Nord. N° I. 

Botanische Zeitung. N"' 8-9. 

VAtlienœum Belge. N" 5. 

Trimen's Journal of Botany. N° 207. 

Feuille des jeunes naturalistes. S° I 15. 

Société entomologique de Belgique. — Assemblée men- 
suelle du 7 février 1880. 

Société belge de microscopie. — Proeès-verhnnx des séances 
du 8 janvier el 2 février 1880. 

Bollettino delta Societa adriatica di scienze natural i in 
Trieste. Vol. III. X- 1, 2 el 5. Vol IV. N°^ 1 el 2. 
Vol. V. N° 1. 

Bulletin de r Association scientifique algérienne. Janvier- 
février-mars 1880. 

Dons di's auteurs. 

Histoire du Gui, par Ed. Bonnet. Paiis 1879, in-8". — 
Note sur le Marrubium Vaillantii Coss. et Germ., par 
Ed. Bonnet. Paris 1879, in-8". 

Orersigt orer de i anrene 1872-78 / Damnark fundne 
sjeldnere eller for den dunski' Iloru nge Arte)-, \vd 
Joli. Lange og H. .Moi'teiiscMi (]op('nIiap;ue, 1878. In-8". 

Note sur l'ouvrage u Mctliodik dir Specicsbeschreibung und 
Pubus de M. Otto Kuntzi , » par Th. Durand, in-8", 



49 

Distribuiioii des Gciitinnes jatmc, pourpre et ponctuée dans 
les Alpes de la Suisse, par H. Pillier, in-8". 

M. Crépin donne lecture d'une deuxième note paléophy- 
tologique, qui sera insérée dans le compte-rendu de la 
séance. Il expose ensuite au tableau noir, par une série 
de figures, les principaux faits qu'il décrit dans cette note. 



NOTES PALEOPHYTOLOGIQUES, par François Crépin. 

DEUXIÈME NOTE. 
I. - OBSERVATIONS SUR QUELQUES SPHENOPTERIS. 

Spheiiopteris spiiiosa Gôpp. 

Jusqu'à présent, le Sphenopferis spinosa n'a été signalé 
qu'à Saarbrûck. M. Gôppert en a donné une belle figure 
dans la planche XII du fascicule II de ses Gattiingen der 
fossilen Pflanzen. Cette espèce si caractéristique se 
retrouve au Levant du Flénu dans les fosses dont les 
terres sont déversées sur le terry dit du N" 19, à la fosse 
Avaleresse du charbonnage de Belle et Bonne, au char- 
bonnage de la Petite Sorcière et au charbonnage des 
Houillères Réunies à Quaregnon. Les belles empreintes 
de ces charbonnages se rapportent parfaitement à celle 
figurée par M. Gôppert. Dans celle-ci, les nervures des 
segments ne sont pas apparv'ntes, ce qui a tenu, dit l'au- 
teur, à ce que la fronde avait une texture très-épaisse. En 
effet, la texture de la fronde parait avoir été plus ou moins 
épaisse dans la plante de nos charbonnages belges. Sur 
certaines empreintes, on ne distingue point les nervures des 



50 

segmciils, mms sur d'autres et les plus nombreuses les 
nervures soul très-bien marquées. Dans Tempreinte de 
Saarbrùek, les lobes des segments paraissent avoir subi un 
commencement de macération sur leurs bords, ainsi que 
je l'observe sur certaines empreintes belges, ce qui a 
rendu ces lobes un peu plus étroits qu'ils ne doivent Tètre 
lorsqu'ils n'ont pas subi d'altération. Dans les empreintes 
qui n'ont pas été atteintes par la macération, les lobes 
sont plus larges et plus airondis au sommet. 

Dans la plante belge, les lobes supérieurs ou seulement 
le lobe supérieur des segments est transformé en une 
espèce de dard aigu comme dans la plante de Saarbriick ; 
seulement ce caractère si curieux n'est pas apparent dans 
beaucoup de segments, à cause des dégagements incom- 
plets de la pierre ou des cassures de celle-ci. 

M. Sluv (Culm-Flora, il ^ p. 124) range le S. spinosa 
dans son genre Diplotlimema. Je ne sais jusqu'où cette 
attribution générique est (ondée, car je n'ai pas encore 
observé d'empreintes montrant la bifurcation du racbis 
qui est l'un des caractères du genre établi par M. Stur. 
Sur les empreintes belges, j'ai mesuré des portions de 
racbis qui atteignent jus(ju'à !20 centimètres de longueur. 

En comparant la ligure du Sphenoptens palnuila Scb. 
{Trait, paléout. végét., pi. XXVIll, lig. 1) avec nos 
empreintes belges du S. spinosa, je suis porté à croire 
que ce 5. palmata n'est qu'une forme plus ou moins 
profondément macérée du S. spinosa, à segments tronqués 
par les cassures de la pierre. 

Parmi les empreintes belges du N. spinosa, il y a des 
formes à segments |)rofondément dissécjués par suite de 
la macération qui ressemblent étonnamment au S. pircaln 
Bron^l {Hist, végét. foss., I, pi. 40, (ig. 4); seulement les 



divisions de leurs segments el les segments eux-mêmes ne 
sont pas étalés dressés sous un angle aussi aigu. Je ne 
pense pas toutefois que celte figure 4 du S. fiircata 
représente la forme disséquée du S. spinosa. 



Splienopteri.«> membranncea Gutb. 

Le Sphenopteris membranacea Gutb. (Abdr. u. Ver- 
steiner. d. Zwick. Schwarzk,, pi. XI, fig. 2) a été par 
quelques auteurs, et entie autres par MVI. Geinitz et 
Schimper, rapporté au S. furcala Brongt. Cette identifi- 
cation est, selon moi, erronée et je pense «lu'on doit 
conserver l'espèce de Gutbier comme un type distinct de 
celui de Brongniarf. M. Geinitz a parfaitement figuré le 
S, membranacea dans la planche XXIV, fig. 9, de son 
Versteiner. d. Steinkohlenform. in Sachsen. 

Sur plusieurs empreintes recueillies au charbonnage 
des Vingt-quatre Actions, on distingue parfaitement le 
mode si curieux de bifurcation des rachis secondaires des 
frondes figuré par Gutbier. D'un rachis principal, qui 
n'est peut-être lui-même qu'un rachis secondaire, se 
détache à angle droit le rachis basilaire des pennes, nu sur 
une longueur de plusieurs centimetres. Ce rachis se 
bifurque une première fois, puis une seconde fois, mais 
d'une manière moins aj)parente, de façon à donner 
naissance à quatre pennes, dont les deux inférieures sont 
rejelées en arrière en se rabattant sur le rachis principal. 

Ce mode de double bifurcation se rapproche beaucoup 
de celui qui a servi à M. Zeiller pour fonder son genre 
Mariopteris (Conf. Note sur le genre Mariopteris in BttlL 
Soc. géoL Fr,y o^ série, t. VII) qu'il a détaché du genre 




S^2 

DiplolhnKnna de M. Stiir. D;m.s les Marioplcris fwrcosa 
Zcillor cl ,]/. kili folia Zcillcr, la douxicme bifurcalioii est 
plus apparente que dans le Sphcnopteris monbranmea^ 
mais je pense (lu'aii fond il \ a idenlilé dans la double 
bifurcation. 

M. Stur (loe. cit.) considère les deux ou (juaire pennes 
des Diplothmema comme constituant des frondes entières 
naissant d'uni' tige plus ou moins grêle, que je ne puis, avec 
M. Zeiller, prendre que pour un raeliis. En effet, celui ci, 
du moins dans les Mariopfcris et divers Sphciiopteris 
[Diphlothmema] de nos cbarbonnages belges, n'a aucun 
des caractères de tiges ou de rameaux de Fougères. 

Il est possible que le Sphenopteris flexuosa Gutb. (loe. 
cit., pi. V, fig. 3) n'est que Télat disséqué du S. mcmbra- 
nacca. 

Le 5. m('7nbranacca n'est pas bien rare aux cbarbonnages 
du Levant du Flénu (terry dit du N° 19) de Belle et 
Bonne (fosse Avaleresse), des Produits (N" "21) et du Midi 
du Flénu (Mancbe d'Apiette). 



Sp3ieiio|>tei*i« aciifiloha Slernbg. 

Le Sp/icnopfcris actif iloba de Slernberg est une espèce 
assez obscure à en juger par la figure assez mauvaise 
qu'en a donnée son auteur [Flora der Vorwelt, fasc. Il, 
pi. XXII, lig. 6.). Heureusement que M. Von Eilings- 
bausen a mieux repiésenté la piaule de Kadniiz par la 
figure 1 de la plancbe 18 de son Stvinkohli'uflora ion 
Uadnitz. D'après ces deux figures, on peut reeonnaiire 
(jiie l'espèce de Slernberg est un type se rapprocliant 
beaucoup du S, iiwmbranacen. Il est 1res probable que les 



55 

S. tmuissima Elt. (loc. cil., pi. J8. fig. 2) et 5. Gatbieri 
Ett. (loc. cit., pi. 19, fig. l-*2) ne sont que des formes du 
S. acutiloba. 

Quant au S. acutiloba que M. Andrà a figuré dans la 
planche VI de son Vorwelllkhe Pflanzeiiy il ne peut, selon 
moi, se rapporter au type de Sternberg. Quoique les lobes 
des segments ressemblent parfaitement à ceux du S. acuti- 
loba, la fougère de Saarbrùck, dont j'ai étudié Téchantillon 
authentique, conservé dans la galerie du Musée d'histoire 
naturelle de Bruxelles, me parait tout à fait différente de 
la plante de Radniiz. Selon M. Stur, M. Andrâ désigne 
maintenant son S. acutiloba sous le nom de 5. Coemanm. 

M. Heer, dans son Flora fossiUs Helveliae, pi. 1, 
fig. 1-6, a figuré un S. acutiloba qui ne paraît pas être le 
même que celui de Radnitz, mais qui semble se rapprocher 
de celui de Saarbriick. 

Le véritable S. acutiloba existe dans nos charbonnages 
belges : Houillères Réunies, Levant du Flénu (terry dit du 
N° 19), Belle et Bonne (Cour), Hornu et Wasmes (Puits 
]N°^ 4 et 6), Produits (St-Louis, A*^ 12 et Puits iV 25). 

Les lobes des segments sont d'autant plus étroits et 
profonds que la macération a fait disparaître plus 
complètement le parenchyme réunissant ou bordant les 
nervures. 



(1) t)'.iprès M. Stur [Reisenh'zzeu in Vcrhandl. d. k. k. geol . Fteich- 
sanslnlt, \S74-, p. 28()), le Sptienoptcris Scttlollicimii figiiK' par Brongniart 
n'esl pas ci'lui de Sternberg et ne serait rien aulre que Tespèce que 
M. Andi a a figurée et décrite sous ie nom de .S. oblusiloba. La pièce qui a 
servi à la planche 51 du tome 1er de VfJisfoire des végélaux fossiles awail, 
selon M. Slur, été incoricctemenl représentée. 



54 

§ipli(-iio|>tei*i« Miiiiv€cii*ii Cvv\). 

Je désigne sous le nom de Splinwpleris Smtceurii la 
belle espèce que M. Audrii, loc. cil., a figurée dans la 
planche X sous le nom de 5. obtusiloba Broivj^ii^). Le 
S. oblusiloba de Brongniart (Hist, vcgêt. foss., 1, pi. 53, 
fig. 2) est une autre espèce, que M. /ciller {Explication 
de la carte géologique de la France, 1. c, p. 59) considère 
probablement avec raison comme appartenant au S. irre- 
gularis Slernbg. Sauveur, dans son atlas des végétaux fos- 
siles des terrains houillers de la Belgique, a figuré, 
pi. XVII I, fig. o, une l'orme micropbylle du S. Sauveiirii 
sous le nom de 5. elegana. 

Les empreintes du S. Sauccurii (juc j'ai vues des char- 
bonnages belges suivants : Houillères Réunies, Belle el 
Bonne (Cour et Avaleresse), Levant du Flénu (terry dit 
du X" 19), St-Louis X" 1*2, N'ingt-qualre Actions, repré- 
sentent les diverses formes figurées par M. Andrii. 

Une magnifique empreinte provenant du Levant du 
Flénu (terry dit du X" 19) présente une belle bifurcation 
dont les branches ont dû se poursuivre sur une longueur 
de 30 à 35 centimètres au moins, donnant naissance à 
des pennes dont les inférieures sont parallèles ou presque 
parallèles entre elles et ne formant pas, comme dans le 
S. luembranacea ou les Marioplcris^ deux subdivisions 
latérales équivalant à peu près au restant des pinnules (|ui 
garnissent les deux extrémités du rachis. 

D'après ce mode de division du rachis, le >. Sanrcur/i 
semble devoii'se ranger dans le genre DiplolhmenHi. 

Je dois ajouter (jue la i)iriii'cati()ii doiil il \ieiil d'eire 
(juestion se présenle sous un angle plus ou moins aigu et 
non sous un angle très-ouvert comme dans la ligure ^1 de 
la planche X de l'ouvrage de M. Andra. 



55 



OBSERVATIONS SUR LES COTES DES CALA3I1TES. 



Tous les auteurs qui ont décrit les Calamités du terrain 
houilIer,ont attribué à ces plantes des côtes alternant régu- 
lièrement d'un entrenœud à l'autre et, dans les figures 
qu'ils ont publiées, les côtes sont figurées comme alter- 
nant avec une régularité géométrique. 

Rien n'est cependant moins régulier que l'alternance 
des côtes dans les Calamités du terrain houiller et il est 
étonnant que les savants qui ont décrit les moules de ces 
plantes n'aient pas remarqué que dans les Calamités 
Suckoivii et C. Cistii, il n'est pas rare de voir les côtes 
correspondre exactement d'un entrenœud à l'autre comme 
dans le Bornia radiata. Cette correspondance exacte ne 
semble pas être le résultat de pressions ou d'accidents. 

Ce fait, que je recommande à l'attention des paléonto- 
logistes, éveille l'attention sur certains Calamités du culm 
que M. Stur a décrits sous les noms de C, ramifer, 
C. Cistiiformis, C, Haueri et C. approximatiformis dont 
les côtes correspondent plus ou moins exactement d'un 
enlrenœud à l'autre ou sont irrégulièrement alternes. 
J'estime que ces dernières espèces doivent de nouveau être 
examinées avec le plus grand soin en les comparant 
avec les formes du terrain houiller. Il est possible que les 
formes du culm et du terrain houiller sont moins étran- 
gères les unes aux autres qu'on ne le pense. 



M. Crépin dépose une notice de M. Déséglise concer- 
nant quelques Roses nouvelles. 

MM. Gravis et Donckier ont été désignés pour faire un 
rapport sur ce travail. 



86 

M. Th. Durancl lil le liavail suivanlqui sera inséré dans 
le compte-rendu de la séaiiee. 



ADDITIONS AU CATALOGUi: DE LA l LOKE LIÉGEOISE, 
l'Ail Thkophile Ocrand. 

Dans les derniers jours de Tannée 1877, j'ai publié, 
dans le Bulletin de la Fédération des Sociétés d'Iiorlicul- 
ture, un Calalo(/ue de la flore Liégeoise {^) présentant un 
tableau complet de la véi?élaiion de celte province avec la 
mention de la dispersion des espèces rares ou assez rares. 

J'écrivais alors (p. G) : « La flore liégeoise eom|)rend 
actuellement 120'2 espèces, 297 races et 117 variétés 
remarquables. » 

Depuis lors, malgré une absence assez longue; je n'ai 
pas cessé de me tenir au courant des nouvelles décou- 
vertes. MM. E. Hoyois, Kinon, M. Michel, V. Mouton, 
E. Nicole!, Schmidt, etc., ont gracieusement continué à 
me faire part de leurs observations botaniques. 

Dans la note (jue j'ai l'honneur de présenter à la 
Société, pour être bref je ne cite que des plantes tiou- 
velles ou très-rares. 

Le tableau statistique de la flore liégeoise(2) (phanéro- 
games et cryptogames vasculaires) doit être modifié de la 
manière suivante : 

Espèces. 
Indigènes (1012) lOU 

Natiiralis.'os (16C) 171 

P<'ul-('lic (loiilcnsos (^i) 27 

Tola! (1202) 1212 (297)3^6 (117)121 



(1) En vente à la librairie Decq ou cliez raulcur. — Prix 2 francs. 
(2)L.c.,p.7. 



Races. 


Variétés, 


(291)559 


(lli) 118 


1 1 


1 1 


(•'i) (> 


2 2 



La flore liégeoise comprend donc 1558 espèces et races 
et 121 variétés. 

Dans la liste suivante, les plantes précédées d'un asté- 
risque ne figuraient pas encore dans le Catalogue. 

Cale. = zone calearcuse. M. Bassin de la Meuse. 

Ard. = région ardennaise. 0. » de l'Ourte. 

Arg.-sabl. = zone argilo-sablonneuse V. » de la Vesdre. 

A. » de PArablève. 
Moiiolropa Hijpopitys DC. Th. Dur. Cat. p. IS. Cale. M. Landeniie sur 
Meuse (Simon) Ard. Spa (V. Mouton). 
— hypophaqos Dmrt. Bull. Soc. bot. belg. t. IV, p. 54.2. — 
M. Iiypophegea Wallr. — p. p. Th. Dur. Cat. p. 15. 
* — abiriina Dmrt. I. c. — M. hypop/iegea Wallr. p. p. Ard. Spa 
(Fôrslei). 

Ces deux dernières plantes ne sont que des formes du M. Hypopilys 
DC; elles se reconnaissent aux caractères suivants. 

M. Hypopitys DC. Tige pubescente; bractées ciliées; pétales, étamines 
et pistils hérissés. — Plante jaunâtre. 

M. hypophagos Dmrt. Tige glabre ; pétales ciliés ; anthères barbues, 
stigmate cilié. — Plante d'un blanc d'ivoire. 

M . abieHna Dmrt. Tige, bractées, fleurs, anthères et stigmates très- 
glabres. — Plante d'un beau jaune doré. 

Elodfs palustris Spach. — Ard. entre Truis-Ponts et Coo (V. Mouton). 

*Drosera anglica L. — Ard. Spa (Fôrster). (Conf. Bull. Soc. bot. belg., 
t. XVIII, 2'«e partie, p. 80). 

*Card(imine Liber tiana Le]. Rev. — Cale. M. Herraalle (Hardy). 

Lunaria rediviva L. — Cale. M. Seilles-Sclaigneaux (Simon). 

* Vicia Lens Coss. et Gerra. — Cale. V. Charneux-Fraipont (Soc. bot. de 
Fraip.-Ness.). 

Dans le Catalogue, j'ai donné l'énumération et la dispersion de iO Rubus 
liégeois (35 espèces et races, 5 variétés); il faut y joindre les Roncessuivantes 
qui ont été signalées dans notre province par M. Focke dans son excellent 
Synopsis Ruboruin Germaniae et après lui par M. Fôrster dans sa Flore 
d'Aix-la-Chapelle. 
"Rubus ulmifolius Schott. fil. in Isis 1818, p. 821.— Focke Syn. rub. 
Germ. 1877, p. 177. — Fôrster Flora exe. des reg. Aachen, 1878, p. 97. 

Cale. V, Pepinster. Ard. Spa. 



o8 

Ce Rubns doit se classer après le R. dincolor W. et N. Th. Dur. Cat. fl. 
licg. p. 26, dont il nVst peut-être pas spécifiquement distinct. 

*— leiœnndrus Focke I. c, p. 210. — Fôrstcr I. c., p. 102. — Ard. Spa. 

Il doit se classer après le R. vulgaris \V. et N. Th. Dur. 1. c. p. 2*j. — 
C'est peut-être ce Rubus que Lejeune et Courtois ont décrit dans le Comp. 
Fl. belg., Il, p. 168, sous le nom de R. vulgaris W. 

*_. ftaiimia Mull. et Wirtg. Herb, rhen., éd. 1, n» 138. — Focke 
I. c., p. 31/f. Forster I.e., p. 118. 

Cette plante se classe après le R. veslitun W. et N.; elle a été découverte 
à Spa. 

— carpi)) i fol ins W. et N. — Th. Dur. I.e., p. 2'). —Focke I. c, 
p. 93. Ard, Spa. 

— Lejevne W. et N. — Th. Dur. I. c, p. %\. — Focke I. c, p. 11*). 
Ard. Spa. 

*— fuscua W. et N. in Blufl" et Fing. Comp. fl. Germ., F, p. (iSl. — 
Focke 1. c, p. 339. Groupe du R. radrda W. et x\. — Ard. Spa, 

Le R. fnlioam W . el N., du même groupe, doit être recherché dans la 
partie orientale de la province; M. Focke I. c., p 331 dit : « Extra Germa- 
niani in territorio helgico certe occurit. « 

Le R. Schlickumi Wirtg. doit aussi être recherché ; M. Focke 1. c, 
p. 2S6, dit : « Verosimile quoque in Belgio prope Spa. »> 

*— Letji Focke Syn., p. 268. — Forster, p. 109, 

Ce beau Rubus appartient au groupe des Adenophori qui n'avait pas 
encore de représentant dans notre pays. M. Focke l'indique de la manière 
suivante : « Ilanc speciem frequenter observavi circa Malmedy et Eupen 
in territorio et helgico et germanico. « 

— nitidus W. et x\. — Th. Dur. Cat., p. 28. — Ard. Spa. 

M. n. Donckier de Donceel avait réuni de riches matériaux sur les 
Roses de la flore liégeoise; il a dû renoncer à les étudier, tout son 
temps étant absorbé par Tentomologie. Pendant mon séjour à Genève, 
M. L. Quaedviieg, propriétaire actuel de i'herhier Donckier, a bien voulu 
me confier les Roses de cet herbier et M. Déséglise, avec une amabilité 
dont je lui serai toujours reconnaissant, a con.sacré plusieurs jours à leur 
détermination. 

Les données obtenues par celle révision m'obligent à refaire compléle- 
mcnt le tableau des Roses de la lloie liégeoise donné dans mon Catalogue 
p. 26 à 28. 

La presque totalité des Roses mentionnées ci-après ne constituent, 



59 

selon toutes probabilités, que des races ou des espèces secondaires, mais ils 
est utile de faire connaître leur présence dans notre pays. 

Je suis la classification donnée par 31. Déseglise dans le Catalogue 
raisonné des espèces du genre Rosier (i). 

Sect. 1. Synslylae DC. 

B. Ai'venses Déségl. 

Rosa arvensis Huds. — Th. Dur. Cal. 11. liég., p. 20. 
*— owt/a Lej.- Déségl. 1. c, n" 21.— * Cale. V. Goé (.\. Donckier). 
var. /lisjj/da Th. Dur. l. c.,|). 20.— H. hispida Loj. non Kiock. 

Sect. 7. Pimpinelli/'ulidc DC. 

Rosa spinosissima L. - Th. Dur. 1. c, p. 20. 

— Riparlii Déségl. Cat., n^ 84.— Tii. i>ui'. I. c, p. 20. — Cale. A. Sarts 

sous Oneux (A. Donckier). 

Sect. 9. Cinnaniunicae DC. 

Rosa cinnamonim L. — Th. Dur. I. c, j). 27. 

— blanda Ait. — R. fraxinifolia Gniel. — Th. Dur. I. c, p. 26. 

Sect. II. Montanae Crép. 

Rosa C?'epiniana Déségl. Cal., n'' ïi'2. — U. Reulerl var. yenniiia 
Gren. —Th. Dur. I. c, p. 28. 

— suhcristala JBaker. Uev. bril. ros., I80i, p. 29. — R. RetUcri var. 

biserrata. — Th. Dur. I. c, p. 28. 

Sect. 12. Caninac. DC. 
A. Nudae Déségl. 

Rosa caninaL. — Th. Dur. l. c, p. 27, 

— lutetiana Leiu. — Th. Dur. 1. c, p. 27. 

* — glaucescens Dcsv. in Alér. 11. Paris (1812), p. 192 — Déségl. Cat., 



(i) Bull. Soc. bot. belg., t. XV, p 17G, et siiiv. 



60 

n» U«. Cale. — 0. F.imclcltc (H. Uonckior el T. Durand). V. 

Verviers (Forstoi). A. Kaborive (H. Doiickicr). 
*Ro8a nitens Desv. I. c— Dëségl. Cat., n° \id.— Calc. M. Ahin (H. Ponc- 

kier et Th. Durand). Arg. sabl. Fooz (T. Durand). 
*— tyntrichostyla Rip. in Déségl. Cat., n" 150. — Calc. 0. Famelettc 

(H. Donckier). 
* — mucronulala Déségl. in Godet FI. Jura suppl. (1869), p. 71. — 

Cat. n° 152. — Ard. Stavelot (H. Donckier et T. Durand). 

— senticosa Achar. — Th. Dur. Cat., p. 27. 

— globularis Franchet. — Th. Dur. Cat., p. 27. — Calc. V. Fraipont 

(See. hot. de Fraip.). 

— sphaerica Gren. — Th. Dur. Cat., p. 27. — Calc. 0. Colonster 

(H. Donckier). 

B. Biseri'alae Crep. 

Roan midinandariensis Lej. — Déségl. Cat., n" 171. — Th. Dur. Cat.. 

p. 27. — Calc. M. Kinkenipois (II. Donckier et T. Durand). 0. Brialmont 

(H. Donckier). Chènée (H. Donckier et T. Durand). Ard. Trois-Ponts 

(H. Donckier et T. Durand). 

*_ ruhelliflora Rip. — Déségl. Cat., n" \li. — Ard. Trois-Ponts 

(R. Donckier et T. Durand). 
* — rubescens Rip. — Déségl. Cat., n» 17."». — Calc. .M. Solières 
(H. Donckier et T. Durand). 

— dumalis Bechst. — Th. Dur. Cat., p. 27. 

♦_ glaberrima Dmrt. Fi. helg., p. ÎM. — Déségl. Cat., n» 178. — Calc. 

M. Livhc (II. Donckier). 
* — oblonga Déségl. et Rip. Cat., n" 179. —Calc. 0. Comblain la Tour 

(H. Donckier). 
'— ctadoleialVip. in Crép. l»riin., I, p. U. — Déségl. Cat., n« 180. — 

Cal. 0. Colonslcr; Sartilman (H. Donckier). Ard. Trois-Ponts 

(II. Donckier et T. Durand) . 
'— glnucina Rip. in herb. Déségl. — Calc. V. Goé (A. Donckier). 
* — villosiuscula Pug. in Crép. 1. c, p. io. — Déségl. Cat., n» 187. 
Ard. Lierneux (Th. Durand et H. Forir). 

— 6î»erra/a Mérat. FI. Par. (1812), p. 100. Th. Dur. Cat., p. 27. 
• — sphaeroidea Rép. in Déségl. Cat., n" 19^. — Calc. M. Lixhe 

(H. Donckier). 
*~ conligua Déségl. Mss. — Calc. M. Lixhe (II. Donckier). 



61 

C. Hispidae Déségl. 

Rosa andegnvensis Bast. — Th. Dur. Cal , p. 27. 

* — Lemaitrei Rip. in Verlot Cat. pi. Dauph., p. Z94^. — Déségl. 
Cat. 11° 204/2. — Calc. 0. Brialmont (H. Donckiei). 

— ambigua Lej. Fl. Spa, p. 98. — Th. Dur. Cat., p. 27. — Calc. Theux; 

Juslenville (Forster). 

D. Puboscentes Crép. 

Rosa dumetoriim Thuill. — Th. Dur. Cat., p. 27. 

— urbica Lem. — Th. Dur. Cat., p. 27. 

*— trichoneura Rip. — Déségl. Cat., n» 2^^/4. — Ard. Stavelot 
(H. Donckier et T. Durand). 

— platyphylla Rau, — R. opaca Gren. — Th. Dur. Cat., p. 27. 

* — 5p/meroca77>a Puget. — Déségl. Cat., n" 242. — Calc. 0. Hamoir 

(H. Donckier). 
* — Carioni Déségl. et Gillot. Mss. — Calc. 0. Sy (H, Donckier). 

E. Collinae Crép. 

Rosa Deseglisei Bor. — Déségl. Cat., n° 250. — Calc. 0. Hamoir 
(H. Donckier). 

Sect. XIV. RIIBIGINOSAE DC. 

A. Tomentellae Déségl. 

Rosa tomentella Lem. — Th. Dur. Cat., p. 27. 

— — var. corijmbosaCive^. — Th. Dur. Cat., p. 27. 

— polderiana Crép. — Th. Dur. Cat., p. 27. 

*— valesiaca Lagg. et Pug. — Déségl. Cat., n» 277. — Calc. 0. Brial- 
mont (H. Donckier). 
* — semiglandulosa Rip. in Déscgl. Cat., n°28f/4. — .\rd. Trois-Ponts 
(H. Donckier et T. Durand). 

C. Pseudo-rubiginosae Déségl. 

Rosa sepinm ThuiW. — Th. Dur. Cat., p. 27. —Calc. M. Lixhe (H. 

Donckier). 
*— agreslis Savi Fl. Pis. (1798), I, p. 473. — Déségl. Cat., n» 507. - 

Calc. V. Verviers (Forster). 
* — arvatica Pug. in Baker Rev. brit. ros., 1864, p. 5. — Déségl. Cat., 

n» 509, — Calc, 0. Brialmont (H. Donckier). 



62 



D. Verac-r^tbiginoaae Dëscgl. 



Rosa rvbiijinosii L. — Th. Dur. Cat., p. 27. 

— comosa Rip. — Th. Dur. Cat., p. 27. — Calc. 0. Ilocmont ; 

Doudammo (H. Donckior). 

— perniixla Drségl. — Th. Dur. Cat., p. 27. — Calc. 0. Brialmont 

(U. Donckior). 

— septicola Déségl. — Th. Dur. Cat., p. 27. — Calc, 0. Comblain-la- 

Tour (Fl. Donckior). 

— ref^inosn Wallr. — Loj. — Th. Dur. Cat., p. 27. 

* — oclii)iornrpn Rop. — Dosogl. Cat., n'^ 531. — Calc. Hoegne. Monl 

ot Pi'ossou.x (Soc. hot. do Fraip.-i\ess.). 
* — dimotphncanlha Mart. — Calc. M. Richelle (Marchai). Plante 

oublioe dans Ic Catalogue de la Flore liégeoise. 

— micrantha Sm. — Th. Dur. Cat., p. 27. 

* — PommareliLi\^^. in Crop. Prim, monog. ros., I, p. fiy. Déségl. Cat., 

u" ."^■2, oh.s. — Calc. 0. E-noux (H. Donckier). 
M. Dcsôglise n'ayant pas vu d'échantillons hion fructifies conserve 
quelques doutes sur l'exactitude de cette détermination. 

*— Lemanii Bor. Fl. Cent. Fr,, éd. 5, n" 875. — Déségl. Cat., n" 3i6. — 
Calc. 0. Rrialmont (II. Oonckicr). 

— rolumlifolinWAW. — Th. Dur. Cat., p. 27. ~ Calc. 31. Goé (II. 

Donckior). 

Toineuinsdc Déség. 

A. ]^erae f())iienfnxae Dos(''gl. 

Rosa cinernsreiis Dnirl. — Th. Dur. Cat , p. 27. — Calc. 0. Hoomont; 

Reauregard ; Em])ourg (II. Donckior). 
* — Rillotiann Crcp. in horh. Déségl. — Calc. 0. Rrialmont; Emhonrg 
(H. Donckior) V. Momhach (II. Donokior), Limhourjj; (fl. Donc- 
kior), ColVontaino (T. Durand). 
— iiispiilaloiilcs Crop. — Th. Dur. Cal , p. 27. — Calc. O. Sy; Rrial- 
mont; Emhourg 'Donokior), V. Hoggon (A Donckior), Boau- 
fays, Ninane(H. Donckior). 

— tomnilosn Sm. — Th. Dur. Cal., p. 27. 

* — — \ar. mavroplnjlla Déségl. Mss. — Ard. l'ollour (H. Donckior et 
E. Dunind). 



65 

*Rosa intromissa Crép. Prim, mon. Ros., f, p. 77. — Déségl. Cat., 
n"578. — Calc. V^. Haut-Fraipont (Soc. hot. de Fraip.-Ness.). 

— dimorplia Bess. — Th. Dur, Cat., p. 27. 

— subglobosa Sm. — Th. Dur Cat., p. 27. 

— intermedia Crép, — Th. Dur. Cat., p. 27. 

B. Po^niferae Déségl. 

Rosa mollis Sm. — Th. Dur. Cat. p. 27.— Calc.V.iMembach (H.Donckier). 

— arduennensis Crép. Th. Dur. Cat., p, 27. — Ard. Spa (ForsterK 

M. Déséglise rapporte au R. reconditn Piig. quelques-unes des localités 
attribuées an /?. pomifern dans le Catalogue de ht flore liégeoi.<>e; la dis- 
persion de ces plantes doit être établie de la manière suivante : 

— pomifera Herrm. — Déségl. Cat., n" ô99. — Th. Dur. Cat., p. 27, 

pro parte. Calc. V. Fond de Foi et (Slrail). Ard. Spa? (Lebrun). 

— Arg.-Sabl. Braives (Th. Durand). 
*— reconditn Pugel in Déségl. Ilev. sect. Toment. (1866), p. 66. — 

Cat., no 401. R. pom! fera Th. Dur. Cat , p. 27, pro parte. — 

Calc.V. Stembert (A. Donckier\ .Vrd. Stavelot (fîardy). 
Potevium guesfphalicuni Bonn. — Th. Dur. Cat., p. 28. — Calc. O. 

Douflanime (E. Nicolet); Erabourg (Th. Durand et E. Nicolel). 
Amnii ninjns L. — Th. Dur. Cat., p. 50. — Ca!c. M. Landenne sur 

Meuse (Simon). 
*Gentiana germanica Wiild. f. un/'flora (G. nniflora Willd.) Wirlg. 

Ilerb rhen'.éd. 1, n" ()î)6. G (icau'is Michel. FI. d^' Nessonv. 

non L. — Calc. V. St-IIadelin (Soc. bot. de Fiaip.-Ness.). 

— ciliafa L. — Calc. 0. Ilamoir (L. de Koninck). 

Cicendia filiforniis Delarbre, — Th. Dur, Cat., p, ôi. — A.'d. entre Spa 

et Sart (V. Mouton). 
Limosella aquaUca L. — Th. Dur. Cat., p. 58. — Ard. entre Sart et 

Spa. AR(V. Mouton). 
Lallirea sqnamaria L. — Th. Hur. Cat., p. -iO. — Calc. M. Landenne sur 

Meuse (Simon), Huccorgne (Kinon). 
Ment/ta Willdennivi iJéségl. et Dur. — Descnp. do nouv. menlh. Biiil. 

Soc. bot. bclg., t. XVII, p. ÔI7. — M. nemoro.sa Th. Dur. Cal., 

n. liég., p. 40. — Calc. V. Goiïonlaine (Th. Durand), Fraipont 

(Soc. bot. de Fraip.-N"ss ). 
*— Morrenii Déségl. et Dur, 1. c, p. 318, — Calc. V. Trooz. (Th. 

Durand). 



64 

*Mentha similis Déségl. et Dur. 1. c, p. 31 i. — Cale. A. Halleux 

(Th. Durand). 
*— Dossiniana Déségl. et Dur, 1. c, p. 325. - Cale. V. Goffontaine 

(Th. Durand). 
* — belgica Déségl. et Dur. 1. c., p. 324. — Cale. V. Chaudfontaine (Th. 

Durand), A. Halleux (Th. Durand). 
— Billoliana Déségl. et Dur. I. c., p. 319. — M. bnhamea Th. Dur. 

Cat., p. iQ. 
— Dumortieri Déségl. et Dur. 1. c., p. 334-. — M. sylveslris L. var. 
microphyUa Lej. — M. Nouletiana Th. Dur. Cat., p. iO. non 
Timb.-Lagr. — Cale. V. 
Le M. dumetormn Wirlg. Th. Dur. Cat., p. 40 (non Sehultes) n'est 
qu'une forme du M. velutina Lej. — La plante de Sehultes appartient au 
groupe des Transitoriae. — (Conf. Malinvaud Revis, des Menthes de 
l'herbier de Lejeune, p. 14). 

^Mentha Weinerniana Opiz. — Malinv. Rev. menthes Lej., p. 8.— Cale. 

V. Bords de la Vesdre (herb. Lej.). 
* — piperellaOph. — Cale. V. Fraipont (Soc. bot. de Fraip.-Ness.). 
*— hirta Willd. — Ard. Spa (Forster) (Conf. Bull. soc. bot. belg., 

t. XVIII, 2'»e part., p. 60. 
* — ballotaefolia Opiz. in herb. De Cloet. Descript. reproduite par 
M. Malinvaud Rev. menthes Lej., p. 23. — Cale. M. Ougrée (Th. 
Durand); V. Fraipont (Soc. bot. de Fraip.-iXess.). M. Strail a 
indiqué un M. ballotaefolia Opiz. à Fond de Foret; je ne sais 
si sa plante est entièrement conforme à mes échantillons. 
*Slachys palustrin L. var. petiolata Th. Dur. — Cette variété ne se 
distingue du type que par ses feuilles franchement pétiolées; 
elle est souvent confondue avec le S. ambigua Ehrh.,qui rappelle 
bien plus par son faciès le S. sylvatica L. — Cale. M. Selessin 
(Th. Durand), V. Nessonvaux ; Fraipont et entre Fraipont et 
Trooz (Soc. bol. de Fraip.-Ness.). 
Melittis ineiissopliylluin L. Th. Dur. Cal., p. 43. — M. Schmidt a décou- 
vert dans les environs de Tillf une nouvelle habitation de celte 
rare espèce. 
*()rmeHix mixta DC. — (]alc. V. Ncssoin.uix ; entre Fiaiponl et Trooz 

(Soc. bol. de Fraip.-Ness.). 
* Aster purviffo7'ns Nces. — Cale. M. Selessin; Hcrslal (Th. Durand), 
V. Fraipont (Soc. bol. de Fraip.-Ness.). 



65 

*Aster Hovae-angl/'ne L. — Calc. 0. Angleur^(H. Donckier). V. Goffon- 
taiiie (Th. Durand), Fr-iipont (Soc. bol. de Fraip.-Ness,). 

*Helmin(hea echioides Gârtn. — Calc. M. Landenne sur Meuse (Simon) 
V. Roty; Novienfosse (SdC. bot. de Fraip.-Ness.). 

*Hie7'aciuin praealtion Vill. — Calc. M. Huy (Wathelet sec. De Vos). 

*Chenopodium opidi folium Schrad. — Calc. V. Fraipont (Soc. bot. de 
Fraip.-Ness.). 

Endymon non-scripius Gke. — Th. Dur. Cat., p. 59. — Arg.-sabl. — 
Marneffe (Kinon). 

Narcissxis poeliciiah. — Tli. Dur. Cat., p. 60. — Calc. V. GofFontaine 
(Th. Durand). 

Spiranl/ies spiralis C. Koch, — Th. Dur. Cat., 62. — Calc. V. Beau- 
fays AC ; entre Beaufays et Trooz (V. Mouton). 

* Allium flexum W. et K. — Calc. V. Verviers (Forster). 

iVI, Forster (Fl, d'Aix-la-Chapelle p. 560) a décrit cette plante comme 
une espèce distincte de VA. carinalum L. ; elle ne semble en différer que 
par la couleur rose de ces fleurs, (Conf, E. Regel. Monog. AUiorum, 1875. 
p. 186). 

*Scirpus Pollichii G. et G. — Ard. Spa (Forster). (Conf. Bull. Soc, bot. 
belg., t. XVIII, 2'ne part., p. 80). 

*Aspleniu7nRuta-niu?^ariaL, var. leplopliyllum. — Calc. V.Goé (Hardy). 

*Selaginella helvetica L. — Calc. Goé ? (Forster). (Conf. Bull. Soc. bot. 
belg., t, XVIII, comptes-rendus, p. 80). 



M. Crépin entrelient l'assemblée de divers envois inté- 
ressants de plantes vivantes que M. Muller vient de faire 
d'Algérie au Jardin botanique de l'Etat. 



Proclamation des membres eflfectifs. 

MM. Potron, Monoyer et Fadeux, présentés à la dernière 
séance, sont proclamés membres effectifs de la Société. 



66 



Pré«cutatioii de nouveaux aueiubres eflTeclif^. 

M. CI). Aigret, géomètre et employé des ponts et 
chaussées, à Marclie, demande à l'aire jiartie de la Société. 
Il est présenté par MM. Hardy et Ciépin. 

M. Julien Foucaud, instituteur, a Saint-CInisloplie, par 
la Jarrie (Charente-Inférieure), fait le même demande, fl 
est présenté par MM. Crépin et Carron. 

M. A. (^allay, membre de la Société bolaniijue de France, 
au Chesne (Département des Ardennes), l'air la même 
demande. Il est présenté par MM. Crépin et Carron. 

M. G. Lamotte, étudiant en droit à TUniversité de 
Louvain, à Xavaugle près de Uoidiefori, fait la même 
demande. Il est présenté par MM. Crépin et Carron. 

La séance est levée à 8 heures. 



Séance mensuelle du 10 avril 1880 
Présidence de xM. E. Marcual. 

La séance est ouverte à 6 ùji heures. 

Sont présents : MM. Carron, V. ('oomans, Th. Durand, 
Gravis, Ilecking, Kobie, Sonnet, Vander liruggen, Vanpé, 
Vindevogel ; Crépin, secrétaire. 



Le procès-verbal de la séance du 15 mars 1880 est 
approuvé. 



67 
Correspondance. 

Le Musée national de Rio de Janeiro, la Société acadé- 
mique de Brest et la Société d'émulation du Doubs font 
des propositions d'échanges de publications. Ces proposi- 
tions sont acceptées. 



OaTpages reçus pour la bibliothèque. 

Échange avec le Bulletin. 

L'Athenœum Belge. N°s 6-7. 

Botanische Zeitung. IV°' 10-13. 

Bulletin sientifique du Département du Nord. ]V° 2. 

Bulletin mensuel de la Société Linnéenne de Paris. N" 50. 

Archivas do Muzeu nacional do Bio de Janeiro. Vol. II. 
Vol. III. 1'^'' et 2"« trimestres. 

L'Amico dei Campi. JN"^ 1-2. 

Bulletin de la Société botanique de France, — Comptes 
rendus des séances. N"' 5. 

Bévue Savoisienne. N° 2. 

Mémoires couronnés et autres mémoires publiés par l'Aca^ 
demie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts 
de Belgique. Collection in-8°. Tome XXX. 

Bulletin de V Académie des sciences, des lettres et des beaux- 
arts de Belgique. Tome 49. N^ 2. 

Bulletin mensuel de la Société Linnéenne de Paris. 
N°« 22-25. 

Trimens Journal of Botany. IN** 208. 

Brebissonia. N°^ 8-9. 

Feuille des jeunes naturalistes. N" 1 14. 

Bulleti7i de la Société académique de Brest. 2® série. Tome 
VI. 1^' fascicule. 

Bulletin de la Société belge de géographie. N° 1 . 



68 

Société belge de microscopie. — Procès-verbal de la séance 
du 4. mars 1880. 

Société entomo logique de Belgique. — Assemblée mensuelle 
du G mars 1880. 

Revue des sciences naturelles. N" 4. 

Botaniska Nolizer. iV° 2. 

Bulletin de la Société botanique de France. — Revue biblio- 
graphique F. 

Jahres-Bericht der naturhistorischen Vereins von <i The Wis- 
consin Natural History Society » fur das Jahr 1879-80. 

Bulletin de la Société Linnéenne de Normandie. 5* série. 
Volumes I et Jï. 

Don des auteurs. 

Report on Temperatures during the Winter of \S7S-79 
at the Royal Botanic Garden Edinburgh, by John Sad- 
ler. Edinburgh, 1880, in-8\ 

Notice bibliographique sur le Guide du botaniste en Belgique, 
par E. Pâques. Louvain, 1880, in-8°. 



Lccturesi, coinmnuications. 

M. Gravis donne lecture d'une notice, qui sera insérée 
dans le compte-rendu de la séance. 

NOTE SUR UNE FASCIE DES TIGES SOUTERRAINES DU SPIRAEA 
SALICIFOLÏA L., par A. Gravis. 

Les fascies des parties souterraines des plantes parais- 
sent plus rares que celles dos organes aériens. Cela tient 
peut-cire à ce (pie les premières sont moins accessibles à 
nos observations. Cependant si Ton considère les organes 
îjppcndicuiaircs (h? In lige comme des rameaux norma- 



69 

lement fasciés, on reconnaîtra que la racine ne présente 
jamais rien de semblable. L'absence des organes appendi- 
eulaires est, en effet, regardée comme un des caratères 
distinclifs de la racine. 

Quoiqu'il en soit, M. D. Clos, dans son a Essai de la 
tératologie taxinomique »(1), n'indique dans la famille des 
Rosacées qu'une fascie de racine chez le Spiraea sorbi- 
folia. 

Le S. salicifolia est un arbrisseau qui possède de nom- 
breuses tiges souterraines fréquemment ramifiées. Ces 
axes ne sont pas des racines, attendu qu'ils portent des 
bourgeons régulièrement espacés et insérés à l'aisselle 
d'une écaille triangulaire représentant une feuille rudi- 
mentaire. Quant aux radicelles qui garnissent ces axes, ce 
sont des racines adventives que l'on voit sortir au voisinage 
des bourgeons comme sur les marcottes. La structure 
anatomique enfin est bien celle des tiges : une moelle 
volumineuse au centre, de nombreux rayons médullaires, 
un anneau ligneux entouré de liber et d'une écorce cellu- 
leuse. 

Lorsque ces tiges souterraines se rapprochent suffisam- 
ment de la surface du sol, les bourgeons dont je viens de 
parler se développent en pousses vigoureuses qui sont 
autant de drageons. 

Il y a quelques jours, M. Crépin m'a remis une tige sou- 
terraine duS. salicifolia présentant une fascie assez bizarre. 
C'est un axe d'abord légèrement aplati dont la section 
a la forme d'une ellipse allongée, le graad diamètre 



(1) Mémoires de rAcadéinie impériale des sciences, inscriptions cl 
belles-lettres de Toulouse. Septième série, t. III, 



70 

clan I occupe par la moelle étalée en ruban. A son sommet, 
cet axe se bifurque en deux grosses branches également 
fasciées, près desquelles prennent, en outre, naissance 
deux rameaux plus petits, cylindriques et normaux. Les 
deux branches fasciées se ramifient encore plusieurs fois, 
et parmi ces dernières ramifications les unes sont nor- 
males, c'est-à-dire cylindriques et à trajet plus ou moins 
rectiligne; les autres, au contraire, se recourbent de 
diverses manières, s'aplatissent de plus en plus et 
finissent par s'étaler en éventail. Ces extrémités étalées 
rappellent assez bien le chapeau de certains Polypores, 
notamment du Polyporus versicolor , dont elles atteignent 
et parfois dépassent même la grandeur. 

Toutes les tiges, cylindriques ou fasciées, ont comme 
caractères communs, la couleur, qui est brune, la présence 
de bourgeons à l'aisselle des écailles, et enfin des radi- 
celles surtout nombreuses près des ramifications. Les 
bourgeons se trouvent disposés en ligne régulièrement 
spiralée sur les rameaux cylindriques, mais ils sont 
rapprochés et disposés en zones concentriques sur les faciès 
terminales. 

Le tout forme un ensemble long de quatre décimètres 
environ qui se trouvait enfoui à un décimètre dans le sol. 



M. Crépin annonce à rassemblée que deux Sociétés 
provinciales d'histoire naturelle viennent d'être fondées : 
l'une à Dinant sous la présidence de notre honorable con- 
frère M. Coyon, Taulrc à Vorviers sous la vice-présidence 
de notre honorable confrère M. Grûn. Ces deux Sociétés 
sont appelées à rendre de grands services 

M. Crépin fait connaître que M. K. Grùn se propose de 



71 

publier une Flore des environs de Verviers avec la colla- 
boration de M. Gens. 11 engage les membres de la 
Société de bien vouloir fournir à i\I. Grûn les renseigne- 
ments inédits qu'ils pourraient posséder sur la végéta- 
tion des environs de Verviers. 



Proclamation de membres à Tie. 

M. Puissant, professeur au Grand Séminaire de Troy 
(État-Unis), ayant versé la somme de cent cinquante francs, 
est proclamé membre à vie de la Société. 



Proclamation de membres effectifs. 

MM. Aigret, Foucaud, Callay et Lamotte, présentés à 
la séance précédente, sont proclamés membres effectifs 
de la Société. 



Présentation de nonveanx membres eflTectifs. 

M. Alexandre Philippe, premier commis au commissa- 
riat d'arrondissement à Marche, demande à faire partie 
de la Société. Il est présenté par MM. Hardy et Crépin. 



La séance est levée à 7,20 heures, 



n 



Assemblée générale du 2 mai 1880. 

Présidenck de ]VI. J.-J. KIckx. 

La séance est ouverte à 1 heure. 

Sont présents : MM. Baguet, Bauwens, Carron, L. Coo- 
mans, Coyon, de Selys-Longchamps, Determe, De Vos, 
Donckier, Th. Durand, Errera, C. P'ontaine, Francotte, 
G. Gevaert, Gilhert, Gillon, Gravis, Le Comte, Lecoyer_, 
Le Lorrain, Marclial, Pire, Kobie, Kodigas, Sonnet, 
Vander Bruggen, Vandermeulen, Van Zuylen, Vindc- 
vogel j Crépin, secrétaire. 



Le procès-verbal de la séance du 10 avril 1880 est 
approuvé. 

Correspondance. 

M. G. Bentham, membre associé, offre à la Société un 
exemplaire de sa Flore australienne. Cette offre est 
acceptée avec reconnaissance et le Secrétaire est chargé 
de remercier notre confrère associé du don précieux (|u'il 
compte faire à la Société. La Société royale de la 
Nouvelle-Galles du Sud (Australie) et la Société acadé- 
mique de TAube font des propositions d'échanges de 
publications. Ces propositions sont acceptées. 



73 



OiiTrages reçus poar lu bibliothèqae. 

Echange avec le Bulletin. 

Bulletin de la Société botanique de France. — Comptes 

rendus des séances. ]\° 3. 
iSiiovo giornale botanico iialiano. N° 2. 
VAthenœum belge, N^^ 8 et 9. 
Revue mycologique. ]\° 2. 
VAmico dei Campi. N°' 3 et ^a 
Botanisk Tidsskrift, III vol. IV eah. 
The American Journal of Science, N" 112. 
Revue Savoisienne. N" 3. 

Bulletin scientifique du Département du Nord. N'' 3. 
Journal of the Royal Microscopical Society. N" 2. 
Mittheilungen des naturivissenschaftlichen Vereins fiir 

Steiermark. Jahrgang 1879. 
Bulletin mensuel de la Société Linnéenne de Paris. N^ 31. 

Don des auteurs. 

Muscinées des environs de Mamers (Sarthe), par L. Che- 
valier. Le Mans, 1879, in-8\ 

Les bourgeons axillaires et les rameaux des Graminées, par 
D.-A. Godron. In-8\ 



Herborisation générale. 

Sur la proposition de M. le Président, il est décidé qu'à 
cause du Congrès de botanique et d'horticulture du mois 
de juillet, il n'y aura pas d'herborisation générale cette 
^nnée. 



74 



Nomination démembres .associés. 

M. le Président fait connaître à l'assemblée que le 
Conseil a porté son choix sur M. le Docteur Strasburger, 
professeur de botanique à léna, pour remplacer feu 
Schimper comme membre associé. Ce choix est ratifié 
par l'assemblée et iM. le D' Strasburger est proclamé 
membre associé de la Société. 



LectnreS) commnnicatlons. 

M. Gravis expose le résultat d'observations qu'il vient 
de faire sur des fleurs monstrueuses de Poirier. Les 
explications que donne ce botaniste sont appuyées sur 
une série de dessins qui permettent aux membres de 
l'assemblée de saisir parfaitement les phénomènes téra- 
tologiques. M. Gravis est prié de rédiger un mémoire 
sur ceux-ci et de déposer sont travail pour être soumis 
à l'examen de MM. Pire et Rodigas. 

M. De Vos annonce qu'il a récemment observé près 
d'Esneux une prairie complètement émaillée de fleurs 
de Colchkum autumnale. 



Congrès de botanique et d*hortlcnltnre de 1SSO. 

M. Crépin annonce à l'assemblée qu'il a été délégué 
par la Commission organisatrice près de la Commission 
fédérale des Congrès et qu'il a pris part aux travaux de 
cette Commission. Celle-ci a obtenu du gouvernement la 
promesse formelle d'un subside important pour aider les 
Congrès dans leurs travaux et leurs publications, et, 
d'autre part, une réduction de 50 % sur les chemins de 



75 

fer tie Télat pour les membres des Congrès, ainsi que 
la franchise postale entre les secrétaires et les membres 
des Congrès. Les adhésions au Congrès de botanique 
et d'horticulture s'élèvent actuellement à 176, parmi 
lesquelles se trouvent celles de nombreux botanistes et 
horticulteurs de l'étranger. Le Congrès se présente donc 
dès maintenant sous les plus brillants auspices. 



EuToi dii Biilletiii à deux S»ocié(és scicutiflciues 
du pays. 

M. le Président annonce que le Conseil a décidé, sauf 
ratification par l'assemblée, que les publications de la 
Société seraient adressées à la Société des naturatistes 
dinanlais et au Cercle de botanique de Veroiers, Cette déci- 
sion est adoptée. 

Proclamation de membres effectif «. 

M. Philippe, présenté à la séance précédente, est pro- 
clamé membre effectif. 



Préseutation de nouveaux membres effectifs. 

M. Arthur Lebrun, régent à l'École moyenne de 
Dinant, demande à faire partie de la Société. Il est pré- 
senté par MM. Soroge et Coyon. 



La séance est levée à 2 1/2 heures. 



76 



SéancD measuello du 9 octobre 1880. 
Présidence de M. Kl. Marciial. 

La séance est ouverte à 7, 1 .'> heures. 

Sont présents : MM. Tli. DuratuI, Gravis; Crépin, 
secrétaire . 

Le procès-verbal de la séance du 2 mai est approuvé. 



Correspondance. 

M. le Docteur Strasburger remercie pour sa nomination 
de membre associé de la Société. 



OiivragCJ^ reçus pour la bibliothèque. 

Échange avec le Bulletin. 

Annales de la Soziété (V horticulture et cV histoire naturelle 
de r Hérault. Tome II. i\° G. Tome 12. iV' 1 et 2. 

Botanisclie Jahrbàcher fàr Systematik, P/lanzengeschichte 
und P/laazengeor/raphie liera usgegeben von A, Engler. 
Livr. 1 et 2. 

Feuille des jeunes naturalistes. .V' 115 à 120. 

Revue Mycolofjique. .\"« 2 et 5. 

Trimens's Journal of Botany, iV« 209 à 214. 

Bulletin de la Société botanique de France. — Comptes 
rendus des séances. IV"^ 1 à 5. — Revue bibliographique 
A et B. — Table alphabétique des matières contenues 
dans le tome XXV. 

The American Journal of Science. N°* 113 à 117. 



77 

Revue Saiohienne. iN*'' /p à 8. 

VAlhenœum Belge. N°^ 10 à 19. 

Botaniska Notiser. N"*^ 5 el 4. 

Abhandlungeii heraasgegeben von ncUuriv issenschaftlichen 

Vereins zii Bremen. Tome VI. Livr. 2 et 5. 
Beilage N"" 7 zu den Abhandlungen des naturwissenschaft- 

lichen Vereins zu Bremen. 
Bulletin scientifique du, Département du Nord. N''^ 4 à 7. 
Transactions of the Connecticut Academy of Arts and 

Sciences. Vol. I (parts I et II), vol. II (part I), vol. Ill 

(parts I et II), vol. IV (part I), vol. V (parti). 
Papers and Proceed ing s and Reports of the Royal Society 

of Tasmania for 1 878. 
Verhandlungen der kais.-konig. zoologisch - botanischen 

Gesellschaft in Wien, Tome XXIX. 
Proceedings of the American Academy of Arts and 

Sciences. Vol. XX (part 1). 
The Transactions of the Academy of Sciences of St-Louis. 

Vol. I (?^'' 2, 5 et 4), vol. H (X^^ 1, 2 et 5), vol. Ill 

(X«^i, 2, 5 et 4). 
Botanische Zeitung. X°^ 14 a 41. 
Sitzungs-Berichte der naturwissenschaftlichcn Gesellschaft 

Isis. 1879. Juli bis Décembre. 
Annuario delta Sociefa dei naturalisti inModena. Anno XIV. 
Proceedings of the Natural History Society of Glascow, 

Vol. IV. Part I. 
Bulletin de la Société Vaudoise des sciences naturelles. 

Vol. XVI. X« 83. 
Brebissonia. 2« année. N'^» 10 à 12. 3" année. X°^ 1 et 2. 
VAmico dei Campi. N°* 5 à 7. 
Bolletino delta Societa Adriatica di scienze naturali in 

Trieste. Vol. V. N° 2. 



78 

Bidlelhi de la Société helr/c de fjêofjrapJiie. X"'' 2 à 4. 
Journal of Ihe Boi/al Miooscopical Sociehj. X"^ 5 et 4. 
VerhaïuUuncjen des nalurforschenden Vereins in liriinn. 

XVII Bniul. 
Sitz\inrjs-berichte des j)/i(jsikalisch-7nedicinischen Socielut zu 

ErUuifjcn. Ileft 1 I . 
Bulletin de In Société impériale des naturalistes de Moscou. 

X« 5. 
Actes de la Société Linnéenne de Bordeaux. Tome III, 

deux fascicules. 
Mémoires de V Académie des sciences, inscriptions et belles^ 

lettres de Toulouse. V 111 série. Tome I et t. Il, i^'sem. 
Bulletin des travaux de la Société Murithienne du Valais. 

Année 1879. 
Bulletin de l'Académie royale des sciences^ des lettres et des 

beaux-arts de Belgique. X"* 5 à 8. 
Bulletin mensuel de la Société Linnéenne de Paris. 

X"« 52 et 55. 
Nuovo rjiornale botanico italiano. X" 5. 
Mémoires et publications de la Société des sciences, des arts 

et des lettres du Hainaut. Tome \\\ 
Revue des sciences naturelles. Tome II. X"' 1 et 2. 
Jahresbericht des Vereins fiir \aturwissenschaft zu Braun- 

scheweig fur das Geschàftsjahr 1 879- 1 880. 
Annales de la Société botanirpie de Lyon. Septième année. 
Annales de la Société d\ifjriculture, histoire naturelle et arts 

utiles de Lyon. 4" série. Tome X. 5° série. Tome I. 
Botanisches Ccntralblatt. X"' 1 à 5o. 
Botanlsk Tidsskrift. Tome \1I. Livr. 1. 
Acta horti Petropolitani, Tomus VI. Fasc. II. 
Bulletin de la Société d'études scientifiques d'Angers. 

Huitième cl neuvième années. 



79 

Bulletin de la Société d'études scientifiques de Lyon. Tome V. 
Table alphabétique des matières contenues dans les dix 

volumes de la septième série des Mémoires de l'Académie 

des sciences, inscriptions et belles-lettres de Toulouse. 
Meddelanden af Socitas pro fauna et flora Fennica. Fende 

Hâflet. 
Természetrajzi Fûzetek az allât-, novény-asvany-és fold tan 

£^o/y6«/. Janvier-juin 1880. 

Dons dos auteurs. 

Catalogo gérai de Orchideas em cultura no Jar dim real de 
Paçod\ijuda. Belem, 1880, in-8". 

Flora Australiensis : A description of the Plants of the 
Australian Territory j by George Benlham. Londres, 
1863-1878,7 vol. in«8^ 

La Phy toy rapide, ou l'art de décrire les végétaux sous 
différents points de vue, par Alph. de Candolle. Paris, 
1880, 1 vol. in-8". 

Catalogue des plantes vasculaires qui croissent spontané- 
ment dans le département de la Charente-inférieure pour 
servir à la carte botanique dressée par Ph. David, 
J. Foucaud et P. Vincent. La Koclielle, 1878, in-8". 

Flora von Trier. — Verzeichsniss Regierungsbezirke 
Trier, etc., von D' Heinriel) Rosbacli. Trier, 1880, 
1 vol. in-18. 

The Flora of British India, by Sir J.-D. Hooker. 
Part VIL 

Index perfectus ad Caroli Linnaei Species plantarum 
nempe primam editionem, auci. Fcrd. de Mueller. Mel- 
bourne, 1880, in-8«. 

Enumeration méthodique des plantes ornementales ou inté- 



80 

rns};an(e.s r/niont etc sifjnalces en 1870, par Aiulrc Do Vos. 
Gaiul, 1880, iii-8". 

Adansoiiia. — Recueil d' observai ions botanif/iies, par Ic 
D' Jl. Bâillon. Tome douzième. Paris, 1879. 

La [vaille florale el le pistil, par 1). Clos. Toulouse, 
1880, in-8". 

Tableau dichotomique des fa}uilles des Pyrénomijcètes, cle., 
par P. Brunaud. iii-8". 

A Review of the British Characeae, by Ifenri and James 
Groves. Londres, 1880, in-8". 

Arboretum Serjrezianum. — Icônes selectae (t)ljora)n el 
fruclicum in horlis Serjrezianis collecloruni , auct. 
Alpli. Lavallée. Livraison L Paris, 1880, iirand in-4''. 

Synopsis des Diatomées de Rehjique, par le D"" Henri Van 
Ileurek. Fascieule L Anvers, 1880. 

Liste des plaides phanérogames et cnjptoqames croissant 
spontanément à Saintes et dans les environs. Supplément, 
par Paul Brunaud. Bordeaux, 1880, in-8^ 

Sur les Valpia de France, par J. Duval-Jouve. xMonlpellier, 
1880, in-8". 

Recueil de coléoptères anormaux, par l'eu S. Mocquerys, 
avee inlroduelion pai- .1. Bourgeois. Rouen, 1880, 
1 vol. in-8». 

Réforme de la nomenriahne bolaniqur, par le 1)' Sainl- 
Lager. Lyon, 1880, 1 vol. in-8". 

Decades plantarum novaruni praesertitn ad (loram europae 
spectantes. Fase. L II el III. Paris, 1875, 1876 et 1877, 
5 hroel). iii-8". — Lssai dune nouvelle classi/iralion 
des Roses, ele. Paris, 187(), in-8". — Rosae novae 
Gallia m austro-or ienfalem colenles. Fase. I el JI. Paris, 
1877-1878, in-8". — Notice bioqra})hi(iue sur Jean- 
Marie-Michel Rer)ta)(lin , botaniste It/onnais. Paris, 



81 

1877, in-8«. (Don de l'auteur, M. M. Gandoger.) 
Prospetto délia Fauna del mare Adriatico,\)?ir Stossisch. 

Part. II. Trieste, 1880, in-8«. 
Herborisations faites dans la Charente-Inférieure en 1879. 

Rapport par J. Foucaud. 1880;, in-8''. 
Hortus botaniciis Panormitaniis^ auctore A. Todaro. T. I, 

fasc, IX. 

Lectnrcis, coBniniiuicatious. 

M. Crépin annonce que M. le Docteur Godron, membre 
associé de la Société, est décédé le 16 août 1880. 

M. Crépin donne lecture d'un passage d'une lettre de 
M. le Docteur Vander Meersch, dans lequel il est question 
des Lobelia Dorlmanna, ISarlhecium ossifragum, Helodes 
palustris et Veronica acinifolia découverts à Gheluvelt, 
près dTpres, par M. Emile De Laveleye. 

M. Crépin fait connaître à l'assemblée que M. V.-F. 
Brotherus, d'Helsingfors, bien connu par plusieurs voyages 
botaniques intéressants, se propose d'explorer le Caucase 
contrai l'année prochaine, et d'y former des collections de 
plantes phanérogames. Celles-ci seront livrées aux sous- 
cripteurs à raison de 15 francs les 50 espèces, 25 francs les 
100 espèces et 40 francs les 150 espèces. Les frais de 
transport sont à charge des souscripteurs. Ceux-ci doivent 
s'adresser à M. A, Geheeb, pharmacien, à Geisa (Saxe- 
>\'eimar). 

M. Crépin rend compte de la marche du Congrès de 
botanique et d'horticulture qui a été organisé, au mois de 
juillet dernier, sous le patronage de la Société et sous 
celui de la Société royale Linnécnne de Bruxelles. Ce 



82 

Congres a parfaitement réussi cl ses séances ont été 
suivies par un grand nombre de botanistes et d'horticul- 
teurs belges et étrangers. Le compte-rendu du Congrès est 
sous presse et paraîtra dans (|uelques mois. 

M. Crépin annonce à l'assemblée que Madame Veuve 
llosbacb, de Treves, a fait don à la Société d'un exem- 
plaire du Flora von Trier de feu son mari. Il est décidé 
qu'une lettre de remerciment sera adressée à Madame 
Rosbacli. 

M. Gravis annonce qu'il a découvert aux environs de 
JJruxelles Vlmpatiens noli-tanfjcre à fleurs cléistogames. 



Proclamation de membres efTectifs. 

M. Arthur Lebrun, présenté à la séance précédente, 
est proclamé membre effectif. 



Presentation de nouTeanx membres. 

M. Jules Henry, instituteur à l'Ecole moyenne de 
Soignies, demande à faire partie de la Société. Il est 
présenté par MM. Crépin et Marchai. 

M. Jules Poisson, aide-naturaliste au Muséum d'histoire 
naturelle de Paris, fait la même demande. Il est présenté 
par MM. Crépin et Marchai. 

M. L. Pigncur, employé au Ministère des travaux 
publics, fait la même demande. Il est présenté par 
MM. Marchai et ('répin. 



83 



Séance mensuelle du 13 novembre 1880. 
Présidence de M. F. Muller. 

La séance est ouverte à 7 heures. 

Sont présents : MM. Carron, L. Coomans, Delogne, 
Determe, Marchai, Sonnet, Vanden Heuvel, Vander 
Bruggen, Vindevogel; Crépin, secrétaire. 



Le procès-verbal de la séance du 9 octobre 1880 est 
ip prouvé. 

Correspondance. 

Le Secrétaire fait l'analyse de la correspondance. 



Ouvrages reçus pour la bibliothèque. 

Échange avec le Bulletin, 

ISova acta regiae societatis scientiarum Upsaliensis. Vol. X. 

Fasc. H. 
Jahresbericht des Vereins fur IS aturkunde zu Zwickau 

1879. 
Bulletin de la Société impériale des naturalistes de Moscou. 

Année 1879. N° 4. Année 1880. N« 1 . 
Botanisches Cenlralblatt. N°' 36 à 41. 
VArnico del Campi. IN"^ 8 et 9. 

Hevue Mycologiciue . N" 8. T^*^ 

L'Athenœum Belge. IN°^ 20 et 21. ^ / 






<& 



'v 



84 

The American Journal of Science. X"' I 18 cl 1 19. 

lievue Savoisienne. IN" 9. 

Journal of the Royal Microscopical Society. N*" 5. 

Annales de laSociéfé malacolofjique de Belrjique. TomcXII. 

Bot a ni se he Zeituny. i\°^ 42 à 45. 

Bulletin scientific/ye du Département du Nord. N" 8. 

Triment Journal of Botany. N"* 215. 

Annales de la Société dlwrticuHure et dliistoire naturelle 

de l'Hérault. N° o. 
Brehissonia. 1\" o. 
Botanische Jahrbiïcher fur Systernatik, P/huizenycschichte 

und Pflanzenyeoyraphie. IJI Jlcff. 
Feuille des jeunes naturalistes. \' 121. 
Bulletin de la Société botanique du France. — Com|)lcs 

rendus des séances. X" 4. 
Botaniska Notiser. N" o. 

Dons des auttuis. 

Synopsis des Diatomées de Belgique, par II. X'an Heurck. 

Fasc. II. 
Observations sur quelques Menthes j par A. Déséglise. 

Angers, 1880, in-8^ 
Catalogue des plantes plus ou moins )-ares observées aux 

environs de Turnhout, pur E. Pà(|ues. Gand, 1880, 

i\otice sur la « Réforme de la nomoulature bota}uq)(r, j/ar 
le D^ Sainl-Lagvr », par Eng. Fouinier. Paris, 1880, 
in-4''. 

Le Peronospora infcstans ou la maladie de la Pomme de 
terre. — Conférence donnée le 11 janvier 1880 à la 
Sociclé royale Linnéeniie, par Aug. Gravis, niuxeiies, 
1880, in-8". 



85 

Organisation (fes écoles de botanique destinées spécialement 
à renseignement j par É. Marchai. Bruxelles, 1880, 
in-8«. 



Lectures, coiniiiiiuicafîousr. 

M. Marchai fait l'analyse d'une notice sur les Hédéra- 
cées récoltées par M. Edouard André dans l'Amérique du 
Sud en 1875-1876; l'impression en aura lieu dans le 
compte-rendu de la séance. 



NOTICE SUR LKS HÉDÉUACEES RÉCOLTÉES PAR M. ÉD. ANDRÉ 
DANS LA NOUVELLE-GRENADE, L'EQUATEUR ET LE PEROU, 

l'AR ÉlIE MaRCHAL. 

Si Ton excepte le Brésil, qui nourrit la plus belle végé- 
tation du monde, la Colombie est sans contredit la partie 
de l'Amérique du Sud qui a le plus contribué à enrichir 
nos cultures de luxe. 

Les premières explorations botaniques qui y ont été 
faites remontent au milieu du siècle dernier. Ce sont celles 
de l'intrépide Loeflling, disciple de Linné, et du célèbre 
botaniste l\.-J. Jacquin envoyé là principalement pour y 
réunir des collections destinées aux serres si connues de 
Schoenbrunn. Depuis, toute une phalange de chercheurs 
courageux ont successivement révélé à la science les 
richesses végétales de cette région si favorisée de Flore. 

Ces voyages dispendieux et d'un succès souvent bien 
aléatoire ne sont pas seulement dus à l'initiative de gou- 
vernements puissants et riches, ils ont été aussi encouragés 
par des nations n'ayant que des ressources très-limitées et 
même par de simples particuliers. C'est ainsi que nous 



86 

pouvons, avec un légitime seniimenl crorgueil, revendiquer 
pour notre petit pnys une part très-honorable dans les 
découvertes les |)lus imj)orlanles (pii y ont été faites. En 
effet, c'est au nom du gouvernement belge (pie furent en- 
trepris, en 1841, les mémorables et fructueux Noyages de 
MM. Linden, Funck et Scblim, et c'est aussi au nom de 
l'horticulture belge que le furent ceux de Herman 
A\'agener, Braam, Gustave Wallis et d'autres encore. 

L'une des dernières explorations botaniques de la région 
des Andes est celle de M. Éd. André, de Paris, chargé 
d'une mission scientifique par le gouveinement français. 
Ses recherches embrassèrent la Nouvelle-Grenade, TEqua- 
teur et le Pérou, région qui dans bien des points constituait 
encore un champ vierge pour la botanique. Cette mission 
admirablement préparée et réalisée, a procuré à la science 
et à riiorticulture des matériaux extrêmement précieux. 
II ne pouvait en èire auiremenl, du reste, étant entreprise 
par un botaniste doublé d'un horticulteur. 

La Belgique plus spécialement encore a bénéficié 
des résultats horticoles produits par cette exploration. 
M. André a envoyé à rétablissement d'introduction de 
plantes nouvelles de M. Linden, à Gand, un grand nombre 
de plantes vivantes dont beaucoup étaient nouvelles pour 
les serres et les jardins. VAnthurium Andrccutuni est de 
ce nombre. Cette admirable Aroidée, à elle seule, sulïirait 
déjà pour fixer à tout jamais dans les annales de Ihorlicul- 
ture le souvenir de ce beau voyage. 

Quant aux plantes dont riniroduclion ne lui a pas été 
possible ou dont Tintéièt était purement botanique, 
M. André en a recueilli des échantillons en nombre consi- 
dérable (4500 espèces représentées par 1 à 10 exemplaires 
de chacune), (ju'en ce moment il étudie personnellement 



87 

ou fait tlélerminer par des spécialistes. Déjà M. Mùller 
d'Argovie a décrit les Lichens et M. A. Cogniaux, les 
Cucurbilacées. L'étude les Fougères, dont la collection est 
très-nombreuse, vient d'être terminée par le D"" Fournier, 
de Paris, auquel notre confrère M. le professeur Bommer a 
prêté son concours pour les Adiantu7n. Les Broméliacées 
non moins importantes sont étudiées par le botaniste le 
plus compétent en cette matière, notre confrère M. le pro- 
fesseur Ed. Morren. Les Hédéracées nous avaient été 
confiées. 

Quoique peu considérable et comprenant un certain nom- 
bre de spécimens stériles, la collection des Hédéracées de 
M. André nous a néanmoins offert beaucoup d'intérêt. Non- 
seulement il nous a été agréable d'y reconnaître quelques 
types nouveaux pour la science, mais encore de pouvoir y 
étudier des spécimens complétant les matériaux insuffisants 
sur lesquels certaines espèces ont été fondées et dont les des- 
criptions, forcément inexactes, pourront être ainsi rectifiées. 
Car c'est là un fait que trop souvent nous avons eu à déplo- 
rer : les spécimens desséchés des Hédéracées sont très- 
imparfaits dans les herbiers. Cela tient surtout à la nature 
charnue des feuilles dont la dessiccation est d'autant plus 
difficile et lente, que chez beaucoup d'espèces ces organes 
présentent, dans leur tissu, des réservoirs gommeux ou 
oléo-résineux. D'un autre côté, ces échantillons donnent 
souvent une idée fausse de la plante à laquelle ils appar- 
tiennent, par le mauvais choix des parties préparées. Ainsi 
à cause de leurs grandes dimensions (0, les feuilles adultes 



{\) Le Didymopanax splendidum Hort. Lind. qui croît dans les parties 
chaudes à Minca et Bucaramanga, où il atteint une hauteur de 30 mètres, a, 
dit-on, des folioles qui mesurent jusqu'à uti mètre de long. 



88 

— les seules cependant (jui soient hien earactérisées — 
font généralement défaut. Le eollecteur elioisit de préfé- 
rence les moins grandes, parce (ju'il peut en emporter un 
plus grand nombre et qu'en outre elles sont mieux en 
rapport avec le format de son matériel à dessécher. Or, 
c'est là une grande source d'erreurs. En effet, les feuilles 
des Hédéracées varient exirèmement chez une seule et 
même espèce sous le rapport de la configuration, de la 
vestiture, de la contexture même suivant leur position sur 
le rameau et d'après Tàge de celui-ci, son état stérile ou 
fructifère : témoin VOreopcmax xalapense qui monire tous 
les passages entre la feuille simple palmatilohée et la 
feuille digitée à folioles longuement pétiolulées. 

Les Hédéracées recueillies par M. André sont des Orco- 
panax et des SciadophyUumj deux genres essentielle- 
ment caractéristiques de la région des Andes entre les 
tropiques, où certaines espèces d'Oreopanax s'élèvent au 
bord des ravins ou quebradas, dans la zone des frimas, 
bien près des neiges perpétuelles. 

I. — OREOPAl^AX DcNE et Planch. 

N° 2180(1) Orcopaiiax capUatuiu Dcne et Planch, in Rew Hort., ISui, 
p. 108, var. /9. calai pae folium É. M.vncH. in Flor. Bras,, fasc. 74, p. 253. 

Hab. — Paramo del Qnindio, in declivitate orientali Cordillerae centralis 
Andium Novo-Granatensium. Alt. 5000 met. (2) — Marlio 1876. 

Arbuscula 3-6 met. alta, ramis dcpauperatis, hctcrophyllis, floribus 
albidis. fn rcgione frigida rara. 

Obs. — Ce spécimen est idcnli(juc à celui de la même variété recueilli 



(1) Éd. André Herb, americ. ucquinoct. 

(2) Les notes sur l'habitat des espèces sont la reproduction le plus 
souvent littérale des éli(|uctles de riicrbier de M. André. 



89 

par Humboldt et Bonpland, dans la Nouvelle-Grenade, et conservé dins 
l'herbier de Kunth au 3Iusée de botanique de Berlin. 

N" 525(). O. argeiitatum Dc.ne et Planch, loc. cil, var. pcn^vi folium Nob. 
Foliis quaiiiin forma typica minoribas, baud (vel rarissime) trilobatis. 

Ilab. — Prope Tuquerrès, in Andium Novo-Granatensium regione frigida 
Alt. 5100-5500 met. — Alaio 187G. 

Arbor 3-8 met. alta^ eaulc raraoso-capitalo, cortice albido, lloribus 
albido-virescentibus, baccis nigris. 

Obs. — Ce spécimen est particulièrement intéressant par ses fruits qu 
permettent de tracer la diagnose complète de cette belle espèce. 

Nous trouvons dans Therbier de Kunth, qui nous a été obligeamment 
communiqué par le Musée de Berlin, un Oreopanax sans nom, recueilli à 
Quito, et qui, d'après l'étiquette, a dû être donné à Kunth, en 1855, par 
Francis Hall. C'est l'O. argentaium. Cette espèce habiterait donc la 
Nouvelle-Grenade et l'Equateur; et, chose assez curieuse, dans celte der- 
nière région, elle porterait le même nom vernaculaire que VO. Sprucei 
Seem. En effet, Fétiquette porte : « Arbor quara Puma-Muqui (Leonis 
pedem) vocant indigenae »; et celle qui accompagne le type de l'O. Sprucei 
dans l'herbier de 31. Bentham, à Kew, porte « The Ecuatorians call this 
Puma- Ma ltd, i. e. Tiger's paw. » 

Cette coïncidence pourrait bien faire suspecter quelque peu la légitimité 
spécifique de VO. Sprtfcei.Du reste Sceman n'a pas sans doute pu bien con- 
naître l'O. argenlatum^ car il a décrit, dans son Journal of Botany ^ t. Ill, 
p. 272, sous le nom d'O. ecuadoriense un spécimen que nous avons vu dans 
l'herbier du British Museum et qui n'est que du plus pur 0. argentaium! (O 

N» U2i. o. Sprucei Seem, loiu cil, 

Var. subattenuatum Noh. — Foliis Iruncato-attenuatis omnibus quiiiquc- 
lobatis, lobis angustioribus. 

Hab. — In sylvis region is frigidae meridionalis Reip. Ecuador. Alt. 
2,900 met. —Anno 1876. 



(0 3Î, André vient de nous faire remarquer que cette singularité n'est 
qu'apparente, attendu que Tuquerrès, où il a récolté ses échantillons du 
N» 5256, se trouve au sud de la Nouvelle-Grenade, et par conséquent peu 
éloigné de la région de Quito. 



90 

Arl)or i-ii met. alta, ramosa, lloribus albidis, haccis nigris. 
Floret Septemhri-Novenibri. — In Paramos frequens. 

N" 1508. O. corlaccum Doe et Planch. Inc. cil.^ sine descript. 

Hub. — Fusagasugâ, ad pedem occid. Cordillerae orientalis Andiura 
Novo-Granatensium. Alt. 1,780 met. — C Febr. 1876. 

Arbor i-iS met. alta, rarais paucis erectis, foliis in coronam amplam, 
conspicuam congestis. — Flores fructusque desiint. 

jN" 4'629 bis. o. Andreanum nov. spec. 

Foliis ovatis vcl ovato-ellipticis apice obtusis rariter aculiusculis basi 
subtruncato-rotundatis, margine intcgris et infra revolutis crassis 
insigniter rigido-coriaccis, o-nerviis ; capitulis masculis crassis 50-70-floris 
in racemum termiii alem digestis, calycis limbo subnulio, petalis y ellipticis 
acalis, starainibus 5, stylo unico, elongato, ovario cflbeto. 

Hab. — In declivilatc oricntali Andium Eciiadorensium. — Alt. 2000 
met. 1876. 

Arbor stalura mediocri, o-i met. alia, trunco simplici vel pauciraraoso, 
ramis petiolis inflorescentiis foliisque subtus loraento stellato ferrugineo 
plus minusve detergibili vestilis. Rami sub inflorescentia IS""" crassi, 
cortice exsiccalione irregulariter corrugate. Folia in speciminibus floriferis 
adsummos ramos conferta. Petioli 5-10 cm. longi sulcati, basi brevissimc 
dilatati. Slipulae minimae, apice liberae. Lirabi 10-15 cm. longi ac 7-9 cm. 
lati, in herbario supra laete flavescenles, tantum tomenti vestigiis secus 
nervos primarios notati, infra abundanter lomentosi, nervis sceundariis 
venisque insigni reticulo supra impresso infia prominente anastomo- 
santibus. Racemus folia suprema longe superans, 50 cm. longus. Capitula 
globosa diametro lu-iO"""' metientia. Pedunculi infcriorcs 20-21)'»"* longi, 
sulcati ascendenle-patuli, bractea membranacea elliptico-acuminata mox 
caduca basi muniti, Bracteolac scariosae oblongo-lineares lloribus vix 
breviores apice pulvinatim pilosae. Petala 1-nervia. Slaminum filamenta, in 
anthesi, petala longe superanlia. Stylus filiforniis diametrum disci mullo 
superans. Flores foeminei ignoti. 

Cette espèce, Tune des plus brillantes du genre et qu'il serait bien inté- 
ressant de voir introduire dans les cullu: es, se rapprocbe par ses gros 
capitules des O. macrucephaliDn Dcne et Plancb. et O. ilkifolium 
É. Mardi.; mais ses feuilles plus larges et obtuses et surtout sa longue 
grappe l'en distinguent à première vue. 



91 

Xola. — Los Nos 820, i2jG et 3621 appartiennent au genre O/'eopanaXf 
mais leur état trop incomplet ne nous permet pas actuellement une déter- 
mination spécifique certaine. 

Sous le N» I8ôi, nous trouvons une forme qui paraît affine aux 0. ma- 
crophijflum et 0. Undent ; elle a été recueillie à TAlto de Limba^ près de 
Tocaima, Nouvello-Grenade, à une altitude de 67Î) mètres. M. André la 
caractérise ainsi très-brièvement : « Arbuscula pauciramosa 5 4 met. alta, 
caule juniori lana aurea dense induto ; petiolis 73 cm. longis. » 

Enfin le N» 2000 nous offre l'inflorescence d'une espèce recueillie à 
Ibagué (Nouvelle-Grenade), au pied oriental des montagnes du Quindio, 
vallée du Magdalena. Nous la croyons nouvelle, et vraisemblablement elle 
appartient au groupe de l'O. floribimdum. Nous n'avons pu la décrire, 
les feuilles faisant défaut. \}ne note de M. André porte du reste cette men- 
tion : « Folia nonnulla collegi : in herbario tamen non jam rursus inveni. » 

II. — SC14DOPHYLLIJ1I P. Browne. 

N" 4627. Sciadophylliiiu nilcraiithiiin Dcne et Planch, in Rev. Ilort., 
1854, p. 107, sine descript. 

Hab. — In sylvis primaevis prope Palanda, in Repub. Ecuador. — 
Alt. 2,000 met. circiter. 1876. 
Arbor simplicicaulis 4-6 met. alta, corona foliorum amplissima. 

Obs. — Cette espèce n'avait jusqu'ici été signalée que dans la Nouvelle- 
Grenade, àOcana, d'où Schlim l'a publiée non-seulement sous le N" 1149, 
mais aussi, d'après ce que nous avons vu dans l'berbier de Kcw, sous le 
N» 699bis. 

N« 5096. S. Goadotii Planch, et Lind. Plant. Colomb., p. 21 (inéd.). 

Hab. — Circa pagum « La Laguna « in Andibus orientalibus Pastoensibus, 
Nova-Granata. —Alt. 5200 met. Maio 1876. 
Arbor simplicicaulis 6-10 met. alta ; Irunco cortice nigrescenle. 
Flores fructusque desunt. 

N» 2665. S. rcri'usiueuiu DcNE ET Planch, in Rev. I/ort , 1864, p. 107. 

Hab. — Alto del Potrerito prope Vijès (Cauca) Novo-Granalensium. 
Alt. 1780 met. fliaio 1876. 
Arbor 10 mot. alta, trunco ereclo simplici vel pauciramoso, ramis 

8 



92 

junioribus lana fulvo aurca indutis; folia amplissima digitata subtus 
aurea; lloribus masculis lutescentibus, foemineis albidis ; baccis roseis. 
Arbor mirabilc visu, 

M. André nous a dit avoir récolté des échantillons du S. ferrugxncum 
dont folioles les atteignaient 70 centimètres de diamètre. C'est un aibrc 
admirable parson port et son magnifique feuillage fauve doré en dessous. 

N*» 2663b's. S. ferrusineum Dcne et Pi.ancfi. var. (?) 

Hab. — Propre Cali, in declivitate Cordillerae occidentalis Andium 
Novo-Granatensium. Aprili 187(). 

Arbor plurim. metralis; floribus fructibusque... ? 

Obs. — Cette forme paraît être intermédiaire entre les S.ferrugineum et 
5. Karslenianum Nob. (2) et semble établir que le dernier pourrait bien 
n'être qu'une variété du premier. Nous ne pouvons néanmoins nous 
prononcer catégoriquement sur ce point, vu l'état trop incomplet de 
l'échantillon que nous avons sous les yeux. 
N» 3328. S. qnlndloeuse DC. Prodr., IV^, p. 261. (1) 

Hab. — Prope Altaquer, in Cordillera occidental, Novo-Granatensi. 
AU. 1030 met. Maio 1876. 
Arbor pauciramosa 4-o met. aita, trunco cortice brunneo. 

No 4-550. S. Plancbonianuni nov. spec. 

Foliis3-8-natis, foliolis oblongis vel elliptico-oblongis, apicc abrupte et 
breviter acuminatis, acutis, basi obtusis, margine integerrimis auguste 
reflexis, crassis rigidissimis ; capitulis minutis 15-25-floris in paniculam 
parvara digestis, floribus 5-meris sessilibus, calycis tubo brève obconico- 
5-angulari, corolla hemispherica apicc depressa petalis ante anlhesin con- 
ferruminatis, staminibus filamcnto brevi, stylis brevibus disco subconico 
ovario in specimine paullura evoluto. 

Ilab. — In regione fiigida Cordillerae raeridionalis, Andium Ecuadoren- 
sium. — Alt. 3000 met. 1876. 



(1) On doit écrire Quindio et non Quindiu, comme l'avait fait Humboldt 
trompé par une erreur daus l'audition du vocable indigène (Ed. André). 

(2) É. Marchai Revision des Uêdcracces américaines, in Bull, Acad. 
roy. Belg.,sér.2, t XLVII, N° I. 



93 

Arbuscula 2-5 met. alta. Rami sub inflorescentia 1 met. attingentes cica- 
tricibus animlaribus confertis notati. Petioli leretes, striati, 5«»«n crassi 
Stipulae in unam intra-axillarera magnamsquamaceamconcretae. Petioluli 
5-5 cm. longisubteretes, superne canaliculati. Limbi 8-12 cm. longi atque 
5-5 cm. lati, costa valida, nervis secundariis utrinque 10-15 paraliellis 
approximatis, patulo-ascendentibus, reticulo satis conspicuo, exsiccatione 
supra flavescentes, pagina inféra tomenlosi, tomento rufo pilis stellatis 
brevibus constituto. Panicula tomentosa (nondum plane evoluta)6cm. 
baud superans. Rami capituligeri angulati et graciles. Capitula globosa 
diametro ante anthesin o-^nim metientia, secus raraos paniculae conferta, 
bractea ovato-naviculari acutiuscula basi munita. Flores flavido brunnei 
bracteolis minimis ciliatisque praediti. Fructus desunt. 

Obs. — Bien que le spécimen que nous avons sous les yeux ne présente 
pas de fruits et que sa panicule soit incomplètement développée, ce qui laisse 
dans le doute quant à l'état sessile et aux dimensions des capitules, l'en- 
semble de ses caractères ne permet de l'identifier avec aucune espèce 
connue et nous oblige à le décrire comme espèce nouvelle. 

A première vue, la forme des feuilles nous l'avait fait rapprocher des 
S. Goudotii et S. villosiim Planch, et Lind.; mais la comparaison que nous 
en avons faite avec les échantillons qui ont servi aux descriptions de ces 
deux espèces dans les Planlae Columbianae, nous a montré qu'il s'en 
éloigne considérablement par la vestilure des feuilles et les caractères de 
l'inflorescence. 

M. Crépin annonce que M. Vanden Dungen, directeur 
des écoles communales de Saint-Gilles (Bruxelles), a 
découvert, au mois de septembre dernier, quelques pieds 
de VEchinaria capitata Desf. au bord d'un cbamp cultivé 
près de Durbuy. Cette Graminée méridionale n'existe 
vraisemblablement en Belgique qu'à Tétat subspontané et 
aura été introduite avec des graines de céréales ou de 
plantes fourragères provenant des régions méridionales de 
TEurope. On sait qu'une autre Graminée méridionale, le 
Lagurus ovatiis L., a été trouvée, il y a quelques années, 
en abondance dans un champ de seigle près de la même 
localité. 



94 

M. Crépin annonce que M. Simon, insiitulcur à Vezin^ 
a trouvé, celte année, le rare Helcocharis ovata R. Br. 
dans un chemin humide de hois à Namplial près de 
VilIers-sur-Lesse. 
Il est donné connaissance à rassemblée d'un prospectus 
publié par le Cercle floral d'Anvers, concernant un con- 
cours national pour un ouvrage de botanique à Tusage 
des instituteurs primaires. Les personnes qui désirent 
connaître les conditions de ce concours peuvent s'adresser 
au secrélaire du Cercle floral, M. H. De Bosschere, 
Longue rue d'Argile, 527, à Anvers. 

M. Marchai attire Taltention des membres de la Société 
sur une carte géographico-bolanique dressée par M. J. Van 
Witzenburg, préparateur au Jardin botanique de l'Elat. 
Cette carte est appelée à rendre des services à tous les 
botanistes qui désirent se faire une idée exacte des zones 
botaniques du pays et des plantes qui caractérisent ces 
zones. 

Proclamation de luciiibrcs effectifs. 

MM. Henry, Poisson et Pigneur, présentés à la séance 
précédente, sont proclamés membres efl'eciifs. 

Présentation de nouTcaux membres. 

M. Tuerlinx, professeur de sciences à l'Ecole normale 
de la ville de Bruxelles, demande à Aure partie de la 
Société. Il est présenté par MM. Marchai et Crépin. 

M. Louis Dubrulle, professeur d'hoi'licullure, aux 
Ecaussinnes, fait la même demaude. Il ol j)résenlé par 
MM. Marchai et Bommer. 



La séance est levée à 7 i/-i heures. 



95 

H Assemblée générale du 5 décembre 1880. 
Présidence de M. J.-J. Kickx. 
La séance est ouverte à 1, 15 heures. 

Sont présents : MM. Bauvvens, Bertrand, Bodson, 
Carron, L. Coomans, Delogne, de Selys-Longcliamps, 
Determe, De Vos, Donekier, É. Durand, Th. Durand, 
Gillon, Henry, Martens, Marchai, Muller, Pire, Robie, 
Rodigas, Soroge, Vanden Heuvel, Vander Bruggen, Vanpé, 
Vindevogel, Wesmael; Crépin, secrétaire. 

M. Boerlagc, docteur en sciences, assiste à la séance. 



Le procès-verbal de la séance du 13 novembre 1880 est 
approuvé. 



Correspondaoce. 

Le Secrétaire fait l'analyse de la correspondance et donne 
lecture d'une lettre adressée par la Société des naturalistes 
dinantais qui remercie la Société de Tenvoi de ses publi- 
cations. 



96 
Comptes^ de 1§80. 

M. L. Coomans donne lecture des comptes pour Texer- 
cice 1880. Ces comptes, vérifiés par le Conseil d'admi- 
nistration, constatent que la situation financière de la 
Société est prospère. L'assemblée vote des remerciments 
chaleureux à M. le Trésorier. 



IVomination de membres associés. 

M. le Président fait connaître à l'assemblée que le Con- 
seil d'administration a porté son choix sur MM. le 
D*" T.-M. Fries, professeui" de botanique à l'Université et 
directeur du Jardin botanique d'Upsal, le D"" F. -A. Fliic- 
kîger, professeur de pharmacologie à l'Université de 
Strasbourg, le D*^ Ch.-G. von >'aegeli, professeur de bota- 
nique à l'Université et directeur du Jardin botanique de 
Munich, pour remplacer les membres associés que la 
Société a perdus cette année : MM. Andersson, Schimper 
et Godron. L'assemblée ratifie le choix fait par le Conseil. 
MxM. les D""' Frics, Fliickiger et von \aegeli sont en 
conséquence proclamés membres associés de la Société. 



Proclamation de membres efTeclifs. 

MM. Tucriinx et Dubrulle, présentés à la dernière 
séance, sont proclamés membres elleetifs. 



97 



Présentation de nouveaux membres. 

M. Cil. De Bosschere, directeur de l'École modèle de 
Bruxelles, demande à faire partie de la Société. Il est 
présenté par MM. Marchai et Bommer. 

M. P. -G. Cluysenaar, professeur de sciences naturelles à 
la Section normale de Huy, fait la même demande. Il 
est présenté par MM. Kickx et Crépin. 



Lectures, communications. 

M. le Président lit son rapport sur les travaux et la 
marche de la Société en 1880. 



Messieurs 



L^article 21 de nos statuts, qui règle l'ordre du jour de 
la séance générale de décembre, prescrit au Président 
« de présenter un rapport sur les travaux de la Société 
pendant l'année. » 

Il y a un an, à cette même époque, notre honorable 
collègue M. Muller, qui occupait alors le fauteuil de la 
présidence, a fait connaître, dans un rapport fort étendu, 
l'histoire complète de notre Société depuis la fondation et 
dressé l'inventaire de toutes les publications insérées dans 
nos Bulletins. Ma tâche ne sera ni aussi longue, ni aussi 
difficile, car je vais simplement, comme le demandent 



î)8 

nos statuts, vous rappeler les principaux faits (|ui se 
sont accomplis au sein tic notre association pendant 
Tannée 1880. 

Je suis heureux, Messieurs, de constater que la Société 
se trouve dans une situalion prospère. Cette année, 
19 nouveaux membres effectifs ont été admis, de sorte que 
le nombre total de ses membres, qui était 202, s'est élevé, 
malgré les démissions et quelques décès, à 207. 

La mort nous a enlevé dans le courant de cette année 
trois de nos membres associés les plus illustres : MM. An- 
dersson,Godron et Scbimper. Le premier de ces savants, 
membre de l'Académie royale de Stockholm, s'est 
distingué par ses recherches sur la flore du nord de 
l'Europe et par une excellente monographie des Salicinées. 
M. Godron, professeur honoraire, décédé à Xancy, s'est 
acquis une très-grande renommée par ses nombreuses 
publications, parmi lesquelles il faut citer son traité sur 
l'espèce et sa Flore de France. Quant au professeur 
Scbimper, de Strasbourg, ses travaux de bryologie et ses 
études de paléontologie végétale lui ont valu depuis long- 
temps l'estime du monde savant. 

Après avoir cité les noms de ces botanistes émi- 
nents, dont nous déplorons la perte, je liens à 
rappeler la mémoire d'un homme qui rendait à la 
science botanique des services d'un autre ordre. Je veux 
parler de M. Ilip. Annoot, qui, depuis de longues années, 
mettait les plus grands soins à l'impression de nos 
Bulletins. Homme loyal et consciencieux, d'un caractère 
essentiellement aimable, il a laissé parmi nous les 
meilleurs souvenirs. 

La Société a pourvu au remplacement des membres 
associés en décernant ce titre à MM. von Sachs, Haynald 



99 

et Slrasburger. Mgr Haynald, cardinal-arcliévèque de 
Kalocsa en Hongrie, a habité pendant quelque temps la 
Belgique, dont il a beaucoup étudié la flore et où il a 
conservé d'agréables relations. Quant à MM. von Sachs et 
Strasburger, leurs importantes publications de physiologie, 
dorganographie et d'histologie végétales les ont depuis 
longtemps placés au premier rang des botanistes de notre 
époque. C'est pour notre association un bien grand hon- 
neur d'avoir pu s'adjoindre des hommes occupant dans la 
science une position aussi élevée. 

Aux termes de Fart. 20 des statuts, la Société, indépen- 
damment de ses assemblées générales, tient des réunions 
ordinaires une fois par mois. Ces réunions ont eu lieu 
cette année les samedis 10 janvier, 14 février, 15 mars, 
10 avril, 9 octobre et 15 novembre. Elles ont été en 
général peu fréquentées, probablement parce que l'heure 
tardive à laquelle elles sont fixées, empêche beaucoup de 
membres d'y assister régulièrement. 

Les assemblées générales ont eu lieu aux jours prescrits 
par le règlement. Dans celle du mois de mai, les membres 
ont été unanimes à décider qu'il n'y aurait pas cette année 
d'herborisation et que le Congrès de botanique et d'horti- 
culture du mois de juillet remplacerait la séance extra- 
ordinaire. 

Voici maintenant le relevé des principales publications 
qui ont paru dans le Bulletin : 

Crépin. — Notes paléophytologiques I et II. 

Gravel. — Note sur les publications bryologiques à 

l'étranger. 
Pittier. — Distribution des Gentianes jaune, pourpre et 

ponctuée dans les Alpes de la Suisse. 



100 

Gravis. — iVote sur les excroissances des racines de 
TAune. — IVote sur une fascie des liges souter- 
raines du Spiraea salicifolia. — Les anomalies 
florales du poirier et la nature morphologique <1( 
Tanthère. 

Durand. — Additions au catalogue de la flore liégeoise. 
— Note sur l'ouvrage : Method ik der Species- 
heschreibung von Rubus de M. Otto Kunze. 

Marchai. — Notice sur les Ilédéracées récoltées par 
iM. Ed. André dans la nouvelle Grenade, TEqua- 
teur et le Pérou. 

Pâques. — Catalogue des plantes plus ou moins rares 
observées aux environs de Turnhout. 

Déséglise. — Descriptions et observations sur plusieurs 
Rosiers de la flore française. 



Si les publications que je viens d'énumérer sont moins 
étendues et surtout moins nombreuses que celles des 
années précédentes, il faut rattribu(?r aux circonstances 
tout à fait exceptionnelles par lesquelles nous venons de 
passer. D'une part, beaucoup d'entre nous ont été distraits 
de leurs études habituelles par cette succession de fêtes 
au moyen desquelles le pays a célébré le glorieux anniver- 
saire de son indépendance; et, d'autre part, des travaux 
qui auraient figuré avec honneur dans nos Bulletins ont 
été réservés pour le Congrès de botanique et d'horticulture. 

Ce Congrès organisé par notre Société unie à la Société 
royale Linnéenne, qui a été honoré par la présence de 
M. le Ministre de rinléricur et auquel ont assisté, non- 
seulement la |)lupart de nos botanistes et horticulteurs 
belges, mais aussi d'illustres savants étrangers, est certai- 
nement révénementle plus intéressant à mentionner dans 



101 

ce rapport. Le Compte-rendu qui est sous presse, repro- 
duira tous les travaux de cette réunion; je puis donc me 
borner à constater simplement ici que les membres de 
notre Société ont pris une large part à la discussion des 
questions les plus importantes : enseignement de la bota- 
nique dans les écoles primaires, arrangement d'une collec- 
tion de produits végétaux^ organisation d'une école de 
botanique au point de vue de renseignement, etc. 

Je ne saurais parler de ce Congrès sans rendre hommage 
au zèle déployé par tous ceux qui ont été chargés de son 
organisation et sans exprimer surtout la reconnaissance des 
botanistes belges envers les deux honorables secrétaires, 
MM. Crépin et Bernard, qui ont mis toute leur activité au 
service de cette entreprise difficile. 

Et maintenant, Messieurs, ma tâche est accomplie et je 
dépose entre vos mains le mandat dont vous avez bien 
voulu m'investir. Permettez-moi de vous exprimer ma pro- 
fonde gratitude pour l'appui bienveillant que j'ai ren- 
contré chez tous mes conh'ères en général et, en 
particulier, dans le Conseil d'administration. Je fais des 
vœux ardents pour que, sous la présidence de mon succes- 
seur, la Société continue à marcher dans la voie du 
progrès : ces vœux se réaliseront sans aucun doute si 
chacun de nous se rappelle ce mot d'un écrivain célèbre : 
Concordia res parvae crescimty discordia maximae dila- 
huntur ! 



M. le Baron de Selys-Longchamps lit un travail inti- 
tulé : Les arbres à Longchamps-sur-Geer (commune de 
Waremme) après l'hiver 1879-1880. L'assemblée vote 
l'impression de ce travail dans le Bulletin. 



102 

M. A. Wesrnacl donne lecture d'une Notice sur les 
Tilleuls forestiers de Belrjigne. L'asscmhlcc vote également 
rimpression de cette notice dans le Bulletin. 



Élections poiii* r.aiiiiéc 1$SI. 

M. L. Pire a été élu Président pour Tannée 1881. 

MM. Kickx, Martens et Muller ont été élus vice- 
présidents pour la même année. 

MM. Bommer, Marchai et Wesmael sont élus conseillers 
pour un terme de trois ans. 



M. Kickx^ en quittant le fauteuil de la présidence, 
remercie en termes émus ses chers Confrères du concours 
bienveillant qu'ils lui ont prêté pendant l'année où il a 
eu riionneur de les présider et il les félicite du choix 
qu'ils ont fait de M. Pire pour lui succéder. 

M. l^iré, après avoir donné l'accolade au Président 
sortant, témoigne à l'Assemblée sa liraiiiude pour l'hon- 
neur qu'on vient de lui faire en l'appelant à la présidence. 
Il espère qu'avec le concours de ses Confrères il par- 
viendra à justifier la confiance que l'on a mise en lui. Il 
remercie au nom de la Société, M. Kickx pour le dévoue- 
ment qu'il a déployé pendant l'année sociale qui vient 
d'écouler. 

Des acclamations répétées suivent les discours de 
MM. Kickx et Pire. 



103 

Onvrages reçns pour la bibliothèque. 

Échange avec le Bulletin. 

Schriften der physikalisch-ôkonomischen Gesellschaft zu 
Kônigsbercj. Année 1877. 2^ fa se. Année 1878 et 1879. 
Année 1880. l^'-fasc. 

Neunzehnter Bericht der Oberhessischen Gesellschaft fur 
Nalur- und Heilkunde. 

Memorie del reale instituto veneto di scienze, lettere ed arti. 
Vol. XXI. 

Botanische Zeitung. N°^ 46 et 47. 

Botanisches Centralblatt. ]\"U!2 à 46. 

LAthenœum Belge. N°^ 22 et î2o. 

Bulletin de la Société botanique de France. — Revue biblio- 
graphique C. 

Bulletin scientifique du Département du Nord. jN° 9. 

Bévue Savoisienne. N" 10. 

Bulletin de la Société des amis des sciences naturelles de 
Bouen. 15® année, 2® semestre. 

Mémoires de la Société académique de Maine-et-Loire, 
Tome XXXV. 

L'Amico dei Campi. X*' 10. 

Bulletin de la Société belge de géographie. '^^ 5. 

Assemblée générale extraordinaire convoquée pour la corn- 
mémoration de la fondation de la Société entomologique. 
Bruxelles, 1880, in-8^ 

Feuille des jeunes naturalistes. N"* 122. 

Trimen s Journal of Botamj. IN° 216. 

Don des auteurs. 
Catalogue des Coléoptères de Belgique et des régions voisines y 
par Cil. Kerremans. Bruxelles, 1880. 1 vol. in-18. 



La séance est levée à 5 heures. 



LISTE DES MEMBRES 



SOCIÉTÉ ROYALE DE BOTANIQUE DE BELGIQUE. 



MEMBRES EFFECTIFS (I). 

AiGRET (Ch.), géomètre employé à l'administration des Ponts- 
et-Chaussëes, à Marche. 

AscHMAJf (le D^ E.), président du Collège médical, à Luxem- 
bourg. 

Baetens (E.), fabricant, à Lokeren. 

Baguet (C), docteur en droit, rue des Joyeuses-Entrées, 6, 
à Louvain. 

Bamps (C), docteur en médecine, à Hasselt. 

Bauwens (L.), receveur des contributions, à Koekelberg 
(Bruxelles). 

Beaujean (R.), ancien directeur de l'École moyenne de 
St-Hubert. 

Bernard (C), chef de bureau au Ministère de Tlntérieur, 
chaussée d'Ixelles, 298, à Ixclles. 



(1) Les noms des membres fondateurs de la Société sont précédés 
d'un astérisque. 



106 

Bertrand (A.), rue des Deux-Tours, 17, à St-Josse-ten-Noode. 
Blox (l'abbé J.), professeur au College St-Rombaut,à Malines. 
BoDDAERT (G.), docteur en médecine, rue Guillaume Tell, 12, 

à Gand. 
Bodson(L.), pharmacien, rue des Guillemins, 14, à Liège. 
BoGAERTs(J.), directeur honoraire des Parcs et Jardins royaux, 

à Laeken. 
BoMMER (Madame E.), me de la Chancellerie, 18, à Bruxelles. 
BoMMER (J.-E.), conservateur au Jardin botanique de l'État, 

prof, à rUniversité, rue de la Chancellerie, 18, à Bruxelles. 
BoNAERT (le Baron Raoul), rue de la Réunion, 5, à 3Ions. 
BosMANS (J.), précepteur de son Altesse Royale le Prince 

Baudouin, Hôtel de son Altesse Royale le Comte de Flandre, 

à Bruxelles. 
Bre.nard (Ém.), propriétaire, à Rebecq-Rognon. 
Briart (Alex.), botaniste, à La Hestre. 
Briart (Paul), étudiant de l'Université libre, à Mariemont. 
Britten (James), aide-conservateur des herbiers au British 

Museum, à Londres. 
Broquet (B.), commissaire d'arrondissement, à Alh, 
Brunaud (Paul), avoué licencié, à Saintes. 
Callav (A.), au Chesne (Déj)artement des Ardennes. — France). 
Campion (F.), gi-eflier de la Justice de |)aix, à Vilvorde. 
CiNDÈZE (E.), membre de l'académie royale de Belgique, 

h Glain, près de Liège. 
Cardon (É.), propriétaire, rue des Rémouleurs, 1, à Gand. 
•Carnov (l'abbé J.-B.), professeur à l'Université, rue 3Lnric- 

Thérèse, 121, à Louvain. 
Carron (G.), rue Coppens, 7, à Bruxelles. 
Casier (E.), sous-lieutenant au 1" régiment des chasseurs à 

pied, à Diest. 
Charmer (Eug.), docteur en médecine, rue St-Gilles, 10, 

à Liège. 



107 

CoENEN (le Baron Arm.), à Heer, près de Maastricht. 

CoGNiAUX (A.), professeur, à Jodoigne. 

CoLAUx (Oct.), étudiant en médecine, à Patignies. 

CoLLN (J.), instituteur, à Louette-St-Pierre. 

*Coo3UNs (L.), phai'macien, rue du Poinçon, 62, à Bruxelles, 

CooMANS (V.), chimiste, rue du Poinçon, G2, à Bruxelles. 

CoYON (A.), professeur au Collège communal de Dinant, 

Craninx(Osc.), rentier, place du Peuple, 16, à Louvain. 

Crépin (F.), directeur du Jardin botanique de l'État, rue de 

l'Esplanade, 8, à Bruxelles. 
Dardenne (É.), régent à l'École moyenne d'Andenne. 
Daron(P.), industriel, à Anhée. 
Debeil (G.), rentier, à Deynze. 
Debry (J.), régent à l'École moyenne de Fosses. 
De Bullemom (E.), rue d'Orléans, 52, à Ixelles. 
De Cannart D'Hajiale (F.), sénateur, à Malines. 
De Creeft (Ch.), ingénieur agricole, à Grenada (West-India). 
De Ghellinck de Walle, propriétaire, quai des Récollets, 5, 

à Gand. 
De Heldreicu (Th.), directeur du Jardin botanique et du 

Musée d'histoire naturelle d'Athènes. 
De Kerchove de Denterghem (le Comte Osw.), gouverneur du 

Hainaut, à Mons. 
De Keyzer (Edg.), docteur en droit, rue du Gouvernement, 20, 

à Gand. 
De Lacerda, consul de Belgique a Bahia. 
Delmelle, médecin-vétérinaire, à Huy. 
Delogne (C), aide-naturaliste au Jardin botanique de l'État, 

à Bruxelles. 
*De Moor (V.), médecin-vétérinaire, à Alost. 
Défaire (Em.), commissaire de police, à Wavre. 
De Pitteubs (le Baron Ch.), docteur en sciences naturelles, 

à Zepperen, par St-Trond. 



108 

De Pri.ns (A.), docteur en droit, place du Peuple, à Louvain. 
De Ridder (l'Abbé P.), directeur de l'Hospice St-Antoine, 

à Gand. 
Déséglise (Alfred), botaniste, rue Thalberg, 4, à Genève. 
De Selys-Longcfiamps (le Baron Edm.), président du Sénat, 

boulevard de la Sauvenière, 54, à Liège. 
Determe (S.), étudiant à TUniversité, chaussée de \yavre, 124, 

à Ixclles. 
*De Vos (André), conservalcur des collections botaniques de 

l'Université, rue sur Meuse, 15, à Liège. 
Dewael (J.), docteur en sciences naturelles, rue Otto-Venius, 

à Anvers. 
Donckier de Donceel (II.), aide-préparateur au Musée royal 

d'histoire naturelle, rue Wéry, 84, à Ixelles. 
Doucet (II.), conseiller communal, rue de la Loi, 152, 

à Bruxelles. 
Dupo.nt (Kd.j, directeur du Musée royal d'histoire naturelle, 

à Bruxelles. 
Durand (Ém.), chimiste, à Jumet. 
Durand (Th.), attaché au Jardin botanique de l'État, rue 

Potagère, 95, à Bruxelles. 
Duvergilr de ITauranne (E.), avenue d'Iéna, 57, à Paris. — 

Membre à vie. 
Errera (Léo), docteur en sciences naturelles, rue Royale, G^', 

à Bruxelles. 
Fadeux (D.), chaussée de Haecht, 95, à Schacrbeek. 
Fischer (Eug.), médecin-vétérinaire, à Luxembourg. 
FOiNTAiNE (le général A.), rue de Lausanne, 52, à St-Gilles 

(Bruxelles). 
Fontaine (C), bourgmestre, à Papignies. 
Foucaud (J.), instituteur, à St-Chrislophc (Charente-Inférieure. 

— France). 
Francotte (E.), professeur à l'Athénée royal de Namur. 



109 

FusNOT, chaussée de Waterloo, 129, à Ixelles. 

Geraets (Ose), étudiant, rue Vieille, à Hasselt. 

GiELEN (J.), rentier, à Maeseyek. 

Gilbert (Ch.), rentier, rue du Nord, 26, à Anvers. 

GiLKiNET (A.), professeur de l'Université, rue Renkin, 15, 
à Liège. 

GiLLE (N.), professeur à l'École de médecine vétérinaire, bou- 
levard d'Anderlecht, 55, à Bruxelles. 

GiLLEKENS (G.), élève à l'Institut agricole, àGembloux. 

GiLLEKENs (L.), directeur de l'École d'horticulture de l'État à 
Vilvorde. 

GiLLON (J.), chef de bureau à la Banque nationale, rue de 
Bériot, 52, à St-Josse-ten-Noode. 

GoDiNEAU (V.), docteur en médecine, montagne de l'Ora- 
toire, 11, à Bruxelles. 

Gravet (Fréd.), botaniste, à Louette-St-Pierre. 

Gravis (A.), docteur en sciences naturelles, rue de Naples, 22, 
à Ixelles. 

Groves (James), botaniste, 13, Richmond Terrace, Clapham 
Road, à Londres. 

*Grûn (Karl), docteur en sciences naturelles et phai-macien, 
pont St-Laurent, à Verviers. 

GuÉNAiR (N.), étudiant, à Huy. 

GuiMOT (l'Abbé), curé, à FlorelTe. 

Hanuse (L.-J.), directeur de l'École industrielle de Pâturages. 

Hardy-De Bast (A.), régent à l'École moyenne de Visé. 

Hartmais (L.), rue Van Schoor, 41, àSchaerbeek. 

HECKI^G (Ose), rentier, rue de la Station, 65, à Louvain. 

Henry (J.), professeur à l'école moyenne de Soignics. 

Heyman (Ch.), industriel, rue des Deux-Églises, 42, à Bruxelles. 

HoBKiRK (Ch.-P.), West Riding Union Bank, à Huddersfield. 

Houzeau (A.), professeur à l'École des mines, à Hyon près de 
Mons, 



no 

Jackson (B.-D.), botaniste, Stockwcll Road, 50, à Londres. 
Jacquemin (G.), capitaine au régiment des Carabiniers, rue 

du Chemin de fer, i7, à Bruxelles. 
Janssens (Ph.), trésorier de la Société royale Linnéenne, 

rue Rogier, 147, à Schaerbeck. 
JoLY (A.), professeur à l'Université, rue Marie-Henriette, 3, 

à Ixelles. 
KicKx (J.-J.), professeur à l'Université, rue St-Georges, à 

Gand. 
KoLTz (J.-P.-J.), secrétaire de la Société botanique à 

Luxembourg. 
Laboulle, ancien inspecteur des Écoles communales, à Vcr- 

viers. 
Lacroix (Ern.), géomètre-expert, rue de Pascale, 35, à 

Bruxelles. 
Lagasse (A.), pharmacien, à Nivelles. 
Lagasse (Ern.), avocat, rue de la Paille, 3G, à Bruxelles. 
Lamotte (G.), étudiant en droit, à Navaugle. 
Laneau (Alfr.), rue de l'Église, à Jette. 
Lan'glois (J.), industriel, rue do l'Hôpital, 37, à Bruxelles. 
Laurent (D.), horticulteur, Faubourg du Parc, à Mons. 
Laurent (Eug.), banquier, à Wavre. 
Lebrun (A.), régent à l'École moyenne de Dinant. 
Leclercq (Ém.), rue de la Comète, 12, à Bruxelles. 
Le Comte (Th.), rentier, à Dcux-Acren. 
Lecover (J.-C), professeur à l'École moyenne de Wavre. 
Ledeganck (K.), docteur en médecine, rue Bcrckmans, à 

St-Gilles (Bruxelles). 
*Lejeune (Ph.), directeur de l'Iiislilut agricole de l'État, à 

Gembloux. 
Le Lorrain (C), [)liarnia(icii, rue du Trône, 102, à Bruielles. 
LoRGE (V.), professeur à l'École de njcderine vétérinaire, 
avenue de la porte de Hal, 21, à St-Gillcs (Bruxelles). 



Ill 

*Louis (H.), horticulteur, Hôtel d'Arenberg, Petit-Sablon, à 

Bruxelles. 
Ioze(G.), sous-lieutenant kVEcole régimentaire, à Wavre. 
Lubbers (L.), chef de culture au Jardin botanique de l'État, 

rue du Berger, 26, à Ixelles. 
*Malaise (C), professeur à l'Institut agricole de l'État, à 

Gembloux. 
iMarchal (ÉL), conservateur au Jardin botanique de l'Etat, 

rue Vonck, 43, à St-Josse-ten-Noode, 
Marconi (C. -F.), professeur à l'École supérieure d'agriculture 

de Portici. 
Martens (Éd.), professeur à l'Université, rue 3Iarie-Thérèse, 27, 

à Louvain. 
Massange (L.), botaniste, à 3falmedy. 
Masson (J.), pharmacien, à Obey. 

Maubert, directeur du Pensionnat St-Ferdinand, à Jemmapes. 
Méhu (Ad.), pharmacien de 1'"^ classe, rue Nationale, IGO, 

Villefranche. 
Mellaerts (l'Abbé J.-F.), curé, à St-Alphonse-in-'t-Goor. 
Mercier (J.), pharmacien, chaussée de \\'avre, 98, à Ixelles. 
MiCHELET (L.), professeur, rue Joseph II, 80, à Bruxelles. 
Michot (l'Abbé A.), naturaliste, à Mons. 
MiÉGEViLLE (l'Abbé), à Notre-Dame-de-Garaison (France). — 

Membre à vie. 
MoNHEiM (V.), conseiller communal, à Aix-la-Chapelle. 
MoNOYER (V.-J.-M.), médecin-vétérinaire au régiment des 

Guides, à Bruxelles. 
Mouton, rue d'Archis, 41, à Liège. 
*MuLLER (F.), président de la Société royale Linnéenne, rue 

du Beau-Site, 23, à Bruxelles. 
Nelles (Alfr.), pharmacien, à Diekirch. 
NoEFNET (F.), professeur retraité, rue des Orphelins, 22, à 
Louvain. 



H2 

Orban de Vivario, au château de Castelalne, par Ilavelange. 
Pâques (l'Abbé), professeur, rue des llécollets, 15, à Louvain. 
Peters (Érn.), pharmacien, rue du Pont-d'Ile, 20, à Liège. 
Petit (E.), botaniste, à Nimy près de Mons. 
Philippe, premier commis au commissariat d'arrondissement, 

à3Iarche. 
PiCHARDO, docteur en médecine, à la Havane. 
PiGXEUR (L.), employé au ministère des Travaux Publics, rue 

de la Consolation, 56, à Schaerbeek. 
Pierrv (Louis), rue Vivegnis, 238, à Liège. 
*PiL0Y (L.), conseiller communal, place de Brouckère, 5, 

à Bruxelles. 
Pire (L.), professeur h l'Athénée royal, rue Kcyenveld, ill, 

à Lxelles. 
PiTTiER (H.), professeur, à Château-d'Oex. 
PoNTHiÈRE (J.), docteur en médecine, rue Malibran, 20, 

à Ixelles. 
PoTRON (E.), à Jamoigne. 
Preud'homme de Borre (A.), conservateur-secrétaire au Musée 

royal d'histoire naturelle, rue de Dublin, 19, à Ixelles. 
^Puissant (l'Abbé), professeur au Grand Séminaire dcïroy. — 

Membre à vie. 
Putzeys (J.), secrétaire général honoraire du Ministère de la 

Justice, chaussée St-Pierre, 70, à Ktterbeek. 
PYNAERT-VANGEERT(Éd.), architecte de jardins et horticulteur, 

rue de Bruxelles, 442, à Gand. 
RoBiE, instituteur, à Forest près de Bruxelles. 
RoDiER, secrétaire de la Cour d'appel, rue Saubat,27,à Bordeaux. 
*RoDiGAS (Ém.), directeur du Jardin zoologiquc, quai des 

Moines, 51 , à Gand. 
RoNDAV (H.), capitaine au 5" régiment des Chasseurs à pied, 

à Tournai. 
Rossignol (Alph.), professeur au College de Chimai. 



RoTTENBURG, pharmacien, rue Haute, d75, à Bruxelles. 
Rousseau (Madame E.), rue du Conseil, 59, à Ixelles. 
RoYER (Ch.), avocat, à Saint-Rémy près de Montbard. 
ScHAMBERGER (P.), régcut à l'Écolc moycnuc de ïhuin. 
ScHEFFERS (L.-N.)? directeur dcs télégraphes, à Maastricht. 
ScHMiTZ (Tabbé), professeur de botanique au Collège N.-D. 

de la Paix, à Namur. 
*ScHUTZ-LouBRiE (A.), négociant en vins, quai des Chartrons, 3, 

à Bordeaux. 
Sonnet (Ern.), préparateur au Jardin botanique de l'État, 

rue du Moulin, 105, à St-Josse-ten-Noode. 
SoROGE (D.), officier de gendarmerie, à Dinant. 
Stasse (Nest.), pharmacien, rue de la Cathédrale, 34, à Liège. 
Stephens (H.), architecte de jardins, rue St-Séverin, à Liège, 
*Strail (l'Abbé Ch.), curé, à Paifve près de Glons. 
Stratton (Fréd.), botaniste, à Newport (Ile de Wight). 
Struelens (A.), professeur au Collège de la Ste-Trinitè, à 

Louvain. 
*TosQuiNET (J.), médecin principal, rue Berckmans, 79, à 

St-Gilles (Bruxelles). 
Tribut (C), professeur d'histoire naturelle à l'École normale 

de Nivelles. 
TuERLiNx, professeur de sciences à l'École normale de la ville 

de Bruxelles. 
*Van Bambeke (Ch.), professeur à l'Université, rue Haute, 5, 

à Gand. 
Van Bastelaer (D.-A.), chimiste et pharmacien, à Charleroi. 
Vandenborn (le Chanoine H.), directeur de l'École normale de 

St-Trond. 
Vanden Broeck(H.), rentier, rue de l'Église, 116, 5*^ section, 

à Anvers. 
Vanden Heuvel (E.), docteur en sciences naturelles, rue de 

Laeken, 118, à Bruxelles. 



114 

Van de.v Wouwfr (le Chevalier Alb.), president du Cercle 

floral d'Anvers, à Cappellen. 
Vander Bruggen (A.), étudiant, rucBcllinrd, 109, à Bruxelles. 
Vanderiiaeghex (II.), naturaliste, rue des Champs, G8, à Gand. 
Vanderki.ndere (L.), professeur à l'Cniversité, à Ueele près de 

Bruxelles. 
Vander Meersch (E.), docteur en médecine, rue de Bruges, 42, 

à Gand. 
Vaisder Meulen (J.), rue du Char, il, à Bruxelles. 
*Van Haesendonck (C), docteur en médecine, à Tongerloo. 
*Van IIeurck (H.), professeur-directeur du Jardin botanique, 

rue de la Santé, 8, à Anvers. 
Van Horen (F.), docteur en sciences naturelles et conservateur 

au Musée royal d'histoire naturelle, à St-Trond. 
Yanpé (J.-B.), régent à l'École moyenne et échevin à Forest, 

près de Bruxelles. 
Van Verren (F.), rue d'Or, 54, à Bruxelles. 
Van Zuylen (Alb.), avocat, rue Kipdorp, Co, à Anvers. 
Verheggen (H.), directeur de l'École moyenne deMaescyck. 
Véro (Mademoiselle Juliette), rue du Parnasse, 24, à Bruxelles. 
ViNDEVOGEL (F.), sous-chcf de culture au Jardin botanique de 

l'État, d Bruxelles. 
Warsage (W.), professeur à l'Institut agricole de l'État, à 

Gembloux. 
*Wesmael (A.), architecte de jardins, à Nimy près de Mons. 
WoRONiN (le D»" M.), Mainzcrstrasse, 14, à Wiesbaden. — 
Membre à vie. 



113 



MEMBRES ASSOCIES. 

(Le nombre des membres associés est limité à cinquante. 
Art. 2 des Statuts.) 



ALLEMAGNE. 

AscHERSON (P.), professeur à l'Université, Friedrichstrasse,217, 
à Berlin. 

De Bary (A.), professeur à l'Université et directeur du Jardin 
botanique de Strasbourg. 

EiCHLER (A.-\V.), professeur à l'Université et directeur du 
Jnrdin botanique, Potsdamerslrasse, 73'', à Berlin. 

Flûckiger (F.-A.), professeur de pharmacologie de l'Université 
de Strasbourg. 

Garcke (A.), professeur à l'Université et conservateur de l'her- 
bier royal, Friedrichstrasse, 227, à Berlin. 

Haynald (le Cardinal D' L.), archevêque de Kalocsa. 

Naegeli (Ch.-G. von), professeur de botanique à l'Université 
et directeur du Jardin botanique de Munich. 

Pringsheim (N.), membre de l'Académie des sciences, Bendler- 
strasse, 51, à Berlin. 

Reichenbach (H. -G.), professeur et directeur du Jardin botani- 
que de Hambourg. 

Sachs (J. von), professeur à l'Université et directeur du 
Jardin botanique de Wurzbourg. 

Stossich (A.), secrétaire de la Société d'horticulture, à Trieste. 

Strasburger (E.), professeur de botanique et directeur du 
Jardin botanique de Bonn. 

10 



ilG 



ANGLETERRE. 

BABixcroN (Ch.-C), professeur à rUuivcrsilé (3t directeur du 

Jardin botanique de Cambi'idge. 
Baker (J.-G.), assistant-conservateur des herbiers aux Jardins 

royaux de Kew. 
Balfouh (J.-II.)? professeur honoraire de l'Université et ancien 

directeur du Jardin botanique d'Edimbourg. 
Bemiiam (G.), F. R. S., 25, Wilton Place, à Londres. 
HooKEu (J.-D.), directeur des Jardins royaux de Kew. 
Oliveu (D.), professeur et conservateur des herbiers des Jardins 

royaux de Kew. 

AUSTRALIE. 

Von Mûller (le Baron Ferd.), directeur du Jardin botanicpie 
de Melbourne. 

CHINE. 

IIaxce (11. -F.), consul d'Angleterre, à Whampoa près de Ilong- 



Kong. 



DANEIVIARK. 



Lange (Job.), professeur de botanique et éditeur du Flora 
Danica, h Copenhague. 

ESPAGNE. 
CoLMEMio (M.), professeur de botanique et directeur du Jardin 
botanique de Madrid. 

ÉTATS-UNIS. 
Gray (Asa), professeur de botanique à l'Université Harvard, 



à Cambridge. 



FRANCE. 



Bureau (Kd.), professeur au Musi-uni, (|uai de Béthune, 24. 
à Paiis. 



W I' \ 

117 

Clos (D.), professeur et directeur au Jardin des plantes de 
Toulouse. 

CossoN (Eug.), membre de l'Institut, rue Abbatucci, 1, à Paris. 

Dëcaisne (J.), professeur au Muséum, rue Cuvier, 57, à Paris. 

DucHARTRE (P.), professeur de botanique à la Faculté des 
sciences, rue de Grenelle, 84, à Paris. 

DuvAL-JouvE (J.), inspecteur honoraire d'Académie, rue 
Auguste Broussonnet, 1, à Montpellier. 

FouRMER (Eug.), docteur en médecine et en sciences natu- 
relles, rue Neuve-St-Augusiin, iO, à Paris. 

Germain de Saint-Pierre (E.), au château de Bessay, par 
Chantenay-St-Imbert. 

Jordan (Alexis), rue de l'Arbre-Sec, 40, à Lyon. 

Le Jolis (V.)? président de la Société des sciences naturelles 
de Cherbourg. 

Nylander (W.), passage des Thermopyles, à Paris. 

Planchon (J.-E,), professeur à la Faculté des sciences et direc- 
teur de l'Ecole supérieure de pharmacie de Montpellier. 

TuLASNE (L.-R.), membre de l'Institut, à Hyères. 

HOLLANDE. 

Oudemans (C.-A.-J.-A.), professeur de botanique à l'Univer- 
sité d'Amsterdam. 

Suringar (W.-F.-R.), professeur de botanique à l'Université et 
directeur du Jardin botanique de Leide. 

Van derSande Lacoste (C.-M.), botaniste, à Amsterdam. 

ITALIE. 

Caruel (T.), professeur et directeur du Jardin botanique de 
Florence. 
ToDARO (Aug.). sénateur et directeur du Jardin botanique de 
Palermo. 



i!3 

LUXEMBOURG. 
Kromb.vcii (J.-II.-G.), ancien pharinncien, à Luxembourg. 

RUSSIE. 

FiscnEU DE Waldheim (A.), professeur de bolaniVjue à l'Univcr- 

silé de Varsovie. 
Maximowicz (C.-J.), membre de T Académie des sciences, au 

Jardin impérial de botanique de St-Pétcrsbourg. 
Regel (Éd. von), directeur du Jardin impérial de botaniijue de 



Sl-Pétersbourg. 



SUEDE. 



Fries (T. -M.), professeur de botanique à l'Université et direc- 
teur du Jardin botanique d'Upsal. 



SUISSE. 

BoissiER (Edm.), rue de l'Ilôtel de Ville, 4, à Genève. 
De Candolle (Alpb.), cour Saint-Pieire, 5, à Genève. 
Fischer (L.), professeur à l'Université et directeur du Jardin 
botanique de Berne. 

VENEZUELA. 

Ernst (A.), professeur à l'Université et directeur du 3Iuséc 
national de Caracas. 



i 



119 



Liste des Académies, Sociétés savantes, Revues pério- 
diques, etc., avec lesquelles la Société échange ses 
publications. 

Allemagne. 

Berlin. — Botanisclier Yerein fiir die Provinz Brandenburg 

und die angrenzendc Lander. 
Brème. — Natiirwissensehaflliclier Vcrein. 
Briïnn. — Naturforschender Vercin. 
Budapest. — Musée national de Hongrie. 
Carlsruhe. — Naturwissenschaftlichcr Yerein. 
Chemnitz. — Naturwissenschaftiiche Gesellschaft. 
Dresde. — Nalurwissenschai'tliche Gcsellseliafi Isis. 
Erlangen. — Physikalisch-medicinische Societal, 
Giessen. — Obcrhessisrhe Gesellschaft fûrNatur undHeilkunde. 
Graz. — Naturwisscnschaftlicber Yerein fur Sleiermark. 
Kiel. — Bofanische Jahrbucher; rédacteur : M. Engler. 

» JVatui'wissenschafllicberYereiii fiir Scblcswig-Holstein. 
Kônigsberg. — Kônigsliche pbysikalisch-ôkonomischc Gesell- 
schaft. 
Leipzig. — Botanische Zeitung; rédacteur : M. De Bary. 

» Bolaniscbes Ccntralblatt; rédacteur : M. Uhlworm. 

Afetz. — Société d'histoire naturelle. 
Offenbach A. M. — OfTcnbacher Yerein lui- Naturkunde. 
Trieste. — L'Aniico dei campi; rédacteur : M. Stossich. 

» Societa adriatica di scienze naturali. 

Vienne. — Kaiserlichc-kônigliche zoologisclie-botanischc Ge- 
sellschaft. 
Wiesbaden. — Nassauiseher Yerein fur Naturkundc. 
Zwickau. — Yerein fiir Naturkunde. 



120 



Angleterre. 

Belfast. — Natural Histoi y and Philosophical Society. 

Edimbourg. — Botanical Society. 

Glciscoic. — Natural History Society. 

Londres, — Trinien's Journal of Botany ; rédacteur: M. Biitten. 

» Linnean Society. 

» Royal 3Iicroscopical Society. 

» The Gardeners'Chionicle ; rédacteur : M. Masters. 

Aastralie. 
Tasmania. — Royal Society. 

Belgique. 

Bruxelles. — Académie royale des sciences, des lettres et 
des beaux-arts. 

» L'Alhenœum Belize; rédacteur: M. Gossart. 

» Fédéi ation des Sociétés d'horticulture. 

» Observatoire royal. 

» Société belge de géographie. 

» » belge de microscopic. 

» » ciitomologiquc de Belgique. 

ï » maliicologique de Belgique. 

Dincuit. — Cercle des naturalistes dinantais. 
Fruijiont-IVessonvavx. — Société bolnnique. 
Mous. — Société des sciences, des lettres et des ai'ts du 

Ilainaut. 
Verviers. — Cercle des sciences naturelles. 

Brésil. 
Ilio-de-Janeiro. — Museu Nacional. 



121 

1^ Danemark. 

Copenhague. — Botaniske Forening's Kjôbenhavri. 

États-Unis. 

Boston. — American Academy of Arts and Sciences. 

» Society of Natural History. 

St-Louis. — Academy of Sciences and Arts. 
New-Haven. — The American Journal of Science. 

D Transactions of the Connecticut Academy of 

Arts and Sciences. 
Washington. — Smithsonian Institution. 

France et Algérie 

Alger. — Association scientifique Algérienne. 

» Société algéricîine de climatologie, sciences physi- 

ques et naturelles. 
Angers. — Société académique de Maine-et-Loire. 

» » d'études scientifiques. 

Annecy. — Société Florimontanne. 
Beziers. — Société d'études des sciences naturelles. 
Bone — Académie d'Hippone. 
Bordeaux. — Société Linnéenne. 
Brest. — Société académique. 
Caen. — Société Linnéenne de Normandie. 
Cherbourg. — Société des sciences naturelles. 
Lille. — Bulletin scientifique du Département du Nord. 
Lyon. — Société botanique. 

» » d'agriculture, sciences et arts utiles. 

» » d'études scientifiques. 

Montpellier. — Revue des sciences naturelles; rédacteur : 
M. Dubreuil. 
» Société d'horticulture et d'histoire natuelle. 

Paris. — Brébissonia ; rédacteur : M. G. Huberson. 



122 

Paris. — Feuille des jeunes naturalistes ; rédacteur : M. Dollfus. 
» Muséum d'histoire naturelle. 

» Société botanique de France. 

» Société Linéenne. 

Rouen. — Société des amis des sciences naturelles. 
Sênmr. — Société des sciences historiques et naturelles. 
Toulouse. — Académie des sciences, inscriptions et belles- 
lettres. 
» Revue mycologique ; rédacteur : 31. Roumeguèrc. 

» Société des sciences physiques et naturelles. 

Grand-duché de Luxembourg. 

Luxembourg, — Institut royal Grand-Ducal. 
» Société botanique. 

Hollande. 
Nimègue. — Nederlandsche botanische vereeniging. 

Italie. 

Florence. — Nuovo giornale botanico italiano; rédacteur : 

M. Caruel. 
Milan. — Societa italiana di scienzc naturali. 
Modène. — Societa dei naturalisti. 
Palerme, — Academia di scienzc e letterc. 

» Giornale di scienzc naturali cd cconomischc. 

Venise. — Realc Instituto vencto di scienzc, letterc cd arti. 

Bussie. 

Ekaliterinbourg. — Société Ouraiienne d'amateurs des sciences 

naturelles. 
Helsingfors. — Socictas pro Fauna et Flora Fennica. 
Moscou. — Société impériale des naturalistes. 
Saint-Pétersbourg. — Jardin impérial de botanique. 



125 



Suède et Norwége. 

Christiania. — Université de Norwëge. 

Lund. — Botaniska Notiser; rédacteur : M. Nordsfcdt. 

» Université. 

Upsal. — Société royale des sciences. 

Saisse. 

Lausanne. — Société Vaudoises de science naturelles. 
Saint-Gall. — Naturwissenschaftlichle Gesells^haft. 
Sion. — Société Muriihienne. 



TABLE DES MATIERES 

CONTENUES DAIVS LE TOME XIX. 



Première partie. 

PagP3. 

Catalogue dos plantes plus ou moins rares observées aux environs 

dcTurnliout, par É. Pâques 7 

Descriptions et observations sur plusieurs Rosiers de la tlore fran- 
çaise, par Alfred Déséglise 26 

Les anomalies florales du Poirier et la nature inorpliologique de 

l'anthère, par A. Gravis iO 

Les arbres à Longchamps-sur-Geer (commune de Waremme) après 

l'hiver de 1879-1880, par Edm. de Selys-Loiigclianips. ... 79 

Notice sur les Tilleuls forestiers de Belgique, par Alfred Wesmael. 93 

Deuxième partie. 

Conseil d'administration pour l'année 1880 3 

Séance mensuelle du 10 janvier [SSO 5 

Distribution des Gentianes jaune, pourpre et ponctuée dans les 

Alpes de la Suisse, par H. Pittier 7 

Note sur les excroissances des racines de l'Aune, par A. Gravis. la 

Séance mensuelle du ii février [S80 19 

Notes paléophytologiques (Première note), par F. Crépin . . 22 

Sur les publications bryoîogiques à l'étranger, par Fr. Gravct ., 29 
Noie sur l'ouvrage « Mcthodik der Speciesbeschreibuiig und 

Rubus de M. Otto Kunlze, par Th. Durand 33 

Séaïtce mensuelle du \d mai^s 1880 46 

Notes paléophytologiques (Deuxième note), par F. Crépin . . 49 

Adiiitions au ('atalogue dans la flore liégeoise, par Th. Durand. 56 



^ 5 ^3 "J ^» 



i26 

Pages, 

Séance mensuelle du \0av7- il \SSO <it> 

iSotc sur une fascic des tiges souterraines du Spiraea satici- 

/o//a L. (1), par A. Gravis 0!^ 

Assemblée généi'ale du 2 mai \Hi<0 72 

Séance mensuelle du 9 octobre iSSO 7() 

Séance mensuelle dv 15 novemli-e 1880 83 

jNolice sur les llédéracccs sud-amcricaincs récoltées par M. Ed. 
André dans la Nouvelle-Grenade, PEqualeur cl le Pérou, 

par El. Marchai 85 

Assemblée générale du l) dccemb7'e ÏSSO !)•> 

Rapport sur les travaux et la marche de la Société en 1880, 

par J.-J. Kickx î)7 

Liste des mcmhrcs de la Société 10.') 

Liste des Académies, Sociétés savantes, revues périodiques, etc. , 

avec lesquelles la Société échange ses publications . . . llî> 



(1) Ce n'est prohidjlemcnt pas du Spiraea salicifulia L. ([u'il s\igit ici, 
mais plutôt du S. sorbifolia L. L'auteur fournira à Tune des séances 
de 1881 une note additionnelle sur ce cas tératologique. 



/)iiU<'àH {//■ f(t Snrû'^t'' 7'of/a/e cfe BotMii</ue' t^le Beltfiçttu. Torm -X/A /V. /. 



'A, 



1. 2. 



\ 







r\ /-1, r- 



m{â) ià 




- SeAPereyns. Zuh/ 



Bidl^im cù la Soci^rm/a^e de Botaju^u^. d^ £elçf\^,^ . Tome X/m. // 




AzLCt deL 









irSeverej^ns.Luh 



iiiiiiiiiini 








5Ù: 
1