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Full text of "Bulletin de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France"

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BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ 



DES 



SCIENCES NATURELLES 

DE L'OUEST DE LA ERANCE 

fomli'c le 27 février 1891 



DEUXIEME SERIE 
TOME II 

PREMIÈRE PARTIE 
1902 



Secrétariat au Muséum d'Histoire Naturelle 

DE 

NANTES 

Nantes. — Iiiip. \\. Gi'IST'hau, A. Dugas, Successeur, 5, quai Cassard 



BULI.ETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ DES SCIENCES NATURELLES 

DE L'OUEST DE LA FRANCE 
EXTRAITS DES PROCÈS-VERBAUX 




Séance du 10 janvier 1902 

Présidence de M. F. .1. Bonnkl, iircsidcnl 

M. le Secrétaire donne lecture du procès- verbal de la der- 
nière séance ; la rédaction en est adoptée sans observation. 

Présenlation de nouveaux membres : 

Membre titulaire : 

M. Rey, professeur de sciences naturelles au Lycée, 2, rue 
Félix, à Nantes; présenté par MM. Bonnel et Ch. Ménier. 

Membre correspondant : 
M. VAN Kempen, Ch., 12, rue Saint-Bertin, à Saint-Omer 
(P.-d.-C.) ; présenté par MM. Bonnel et L. Bureau. 

Après vote, MM. Rey et van Kempen sont admis membres 
de la Société. 

Ouvrages offerts à la Bibliothèque : 

L. Bureau. — Sur les plumages de la Mouette de Sabine 
{Xema Sabinei); broch. in-S", Paris, 1901. 

— Note sur la présence de la Mésange à longue queue d'Irby 
(Acredula Irbyi, Sharpe et Dresser); broch. in-8", Paris, 1901. 



Correspondance : 

M. Louis Bureau, secrétaire général, donne lecture d'une 
notice de M. Ch. van Kempen sur un Falco candicans, tué 
aux Glénans (Finistère). Cette nolice, accompagnée d'un 
cliché, consignant un fait d'un intérêt réel pour la faune 
ornithologique régiojiale, sera insérée dans la première partie 
du Bulletin. 

Communications : 

M. C. BoRGOGN'O présente à l'assemblée des spécimens de 
Periplaneta aastralasiae Fabr., o^ et 9 adultes et immatures, 
ainsi qu'un ootlièque de cet Orthoptère. 

Ces Insectes proviennent de la serre aux Orchidées du 
Jardin des Plantes, où ils commettent des dégâts en s'atta- 
quant aux belles espèces, dont ils dévorent les fleurs. Celles 
du genre Cattleya semblent jusqu'à présent avoir leur préfé- . 
rence. Ces Blattes exotiques sont excessivement agiles et leur 
destruction est difficile; car, outre la rapidité de leur course, 
elles possèdent un vol assez soutenu, ce qui leur permet de se 
déplacer en tous sens et de se cacher dans des plantes sou- 
vent éloignées de celles où elles ont commis leurs méfaits. 

M. P. Citerne présente des feuilles de Trifolium pratcnse, 
les unes normales trifoliolées palmées, les autres anormales 
4-5-6 foliotées offrant plusieurs types : 

1" Un type penné 5-foliolé centripète ; 

2" Un type palmé 5-foliolé centripète ; 

3° Un type palmé 5-foliolé centrifuge ; 

4» Des types 4-foliolés, par le non développement d'une 
foliole de la 2^ paire si le type est centripète, de la !•■% s'il est 
centrifuge ; 

5° Un type palmé 6-foliolé, par l'adjonction d'une 6« foliole 
latérale centrifuge à un groupe 5-foliolé centripète ; 

6"* Un type pédalé centrifuge 4-foliolé, ou à foliole supplé- 
mentaire développée sur le petiolule d'une des folioles 
latérales. 

M. P. Citerne présente (juelqucs femelles de Dytiscns 



marginalis, les unes normales ù élylres cannelés, d'autres à 
éhires lisses comme celles des mâles, une autre à caractères 
intermédiaires. Il dit que la plupart des femelles qu'il a 
rencontrées cette année avaient des élytres lisses, bien 
qu'aucune de ces femelles anormales ne figure dans la collec- 
tion régionale. 

On sait que Darwin considère l'état lisse réalisé chez le 
mâle comme le résultat d'une adaptation plus parfaite au 
milieu aquatique, et l'état cannelé, conservé chez les femelles, 
comme plus favorable au maintien de celle-ci par le mâle au 
moment de l'accouplement. M. Citerne croit que l'accouple- 
ment est aussi ûicile dans un cas que dans l'autre, et que le 
seul fait de la sexualité de l'insecte peut être la cause du 
retard dans son évolution. 

Dans certaines espèces telles que le Dytisciis cîrciimflexiis 
très voisine de la précédente, avec laquelle on la renconlre 
fréquemment, les deux sexes présentent des élylres également 
lisses. Mais il faut remarquer que celle-ci se trouve aussi 
parfois dans l'eau courante, circonstance qui peut expliquer 
l'état plus avancé de son évolution. 

Il émet l'hypothèse que les formes anormales du Dytisciis 
marginalis pourraient être des hybrides des deux espèces 
précédentes. Il a observé, en effet, à plusieurs reprises, des 
tentatives d'accouplement entre des Dytisciis marginalis 
mâles, en l'absence de femelles de leur espèces, avec des 
femelles d'espèces voisines : D. circiimflexiis, D. punctalatiis, 
même avec le Cybister Rœselii. Il n'est pas^absolument invrai- 
semblable que des croisements ne puissent s'opérer à l'état 
libre. 

M. J. Pkneau, à propos du Cybister Rœselii, mentionné par 
M. Citerne, dit l'avoir recueilli au lac de Grand-Lieu et dans 
les marais de Goulaine. 

M. A. Sautot fils présente à la Société et offre pour la 
collection régionale du Muséum une variété intéressante de la 
Perdrix grise (Perdix cimra var. montana), tuée dans le dépar- 
lement. Celte belle variété, qui n'avait pas encore été signa- 



lée en Loire-Inférieure, se trouvait accompagnée d'individus 
portant la livrée de l'espèce typique. 

La localité précise et la date seront indiquées ultérieu- 
rement. 

M. Ernest Marchand annonce la présence, dans la Sèvre, du 
Percoïde américain déjà signalé dans la Loire, à Oudon, et 
tout récemment dans l'Erdre, sous le nom de Lepomis mega- 
lotis. En septembre dernier, plusieurs de ces Poissons ont 
été capturés dans des boisselles tendues pour la pêche aux 
Anguilles, en aval de l'écluse de Verlou. 

M. Marchand signale également la présence dans les eaux 
littorales de ÏAlosa finta L. Ce Clupéide qui, en temps ordi- 
naire, ne se rapproche de nos cotes qu'en février et mars 
pour remonter les cours d'eau où il opère sa reproduction, 
semble ne pas s'être éloigné beaucoup de l'estuaire de la 
Loire après sa descente. Fin octobre dernier, notre collègue, 
M. H. du Bois, en a vu capturer par des pêcheurs de Pornic, 
dans la baie de Bourgneuf. Le 81 décembre 1901, M. Marchand 
en a vu vendre dans les rues de Nantes. Ces Aloses avaient 
été expédiées d'un port du littoral et vendues le malin même 
à la criée de la Poissonnerie. 

M. E. Marchand présente ensuite un certain nombre de 
spécimens d'Homalaxis bifrons Desh. provenant de divers 
gisements de la Loiie-Inférieure et appartenant aux collec- 
tions du Muséum, il fait à leur sujet la communication 
suivante : 

Sur une forme intéressante d'Homalaxis 

appartenant 

à l'Éocène de la Loire-Inférieure 

(Homalaxis bifrons Desh. var. altiuscula nob.) 

Dernièrement, en rangeant en collection les Mollusques 
éocéniques du département, j'ai trouvé dans une boite renfer- 
mant une quinzaine d'échantillons d' Homalaxis bifrons, à 
divers états de conservation, une coquille qui attira mon 
attention tant par son faciès {)arliculicr que par sa fraîcheur 




L'étiquette maïuiscrile du savant auteur des '' Mollusques 
éocéniques de la Loire-Inlérieure ", M. Cossinann, qui accom- 
pagnait les échantillons dans la boite, ne laissait subsister 
aucun doute relativement à l'examen dont le contenu avait 
été l'objet. Mais, étant donné la quantité considérable de 
matériaux soumis à l'examen de Téminent paléontologue, il 
est certain que la coquille dont je donne la diagnose ci- 
dessous, a passé inaperçue. 

Homalaxis bifrons Desh. var. altiiiscula nob. — DilTère du 
type par sa spire subconvexe, trochi forme sur les cinq pre- 
miers tours, le dernier atteignant les deux cinquièmes de la 
hauteur totale, légèrement excavée vers le bord suturai ; 

nucléus apical, papilleux 

/^*^^ /ia- % ^^ saillant ; suture régu- 

%É ^ tf ^^ f i^Éfe^ Hère, canaliibrnie, complè- 

^^ ^^ "^c^ji^ lement dé])ourvue des bar- 

belures formées par les 

P 

(jue Ton observe toujours chez les bifrons typiques quelque 
soit d'ailleurs la concavité de leur spire ; région ombilicale 
normalement élagée et munie de fines dentelures sur la 
carène qui circonscrit l'ombilic. Cette forme curieuse otTre 
beaucoup d'analogie avec \H. Icnidinensis (Defr.), mais son 
sommet est saillant landis que la coquille du bassin de Paris 
a la face supérieure pourvue d'un petit ombilic dû au renfon- 
cement des premiers tours. 

Diam. : G""'" 1/2; épaisseur : 3'"'"l/2. 

Exemplaire unique, la Close (coll. F. Cailliaud, Muséum de 
Nantes). 

xMM. BoNNEL et Ch. Mknier présentent quelques Champi- 
gnons recueillis au cours d'une excursion qu'ils viennent de 
faire à Mauves. M. Bonnel a recueilli également (juehiues 
Mollusques; à signaler principalement la présence de co(iuilles 
mortes du Cijclostomn elegans. Cette localité est nouvelle pour 
le département. 



(iross. 2 diamètres reprises d'accroissement 



Séance du 7 février 1902 

Présidence de M. F. J. Bonnel, Président 

M. le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de la der- 
nière séance ; la rédaction en est adoptée. 

Présentation d'un membre titulaire : 

M. Cil. de CouRTEiLLE, 49 '"% rue de Paris, à Nantes, pré- 
senté par MM. A. Dumas et L. Bureau. 

Correspondance : 

M. le Secrétaire général donne lecty^re : 

1" D'une lettre de M. le Ministre de l'Instruction publirpie 
relative au 40'' Congrès des Sociétés savantes, qui s'ouvrira à 
la Sorbonne le l*^"" avril prochain ; 

2" D'une lettre de remerciements de la Société des sciences 
naturel L>s et mathématiques de Cherbourg ; 

3" D'une lettre du Laboratoire de paléontologie du Muséum 
à propos d'une médaille à offrir à M. le professeur Albert 
Gaudry. 

M. le Président propose à la Société l'envoi de l'adresse 
suivante : 

« A Monsieur le professeur Alhert Gaudry, 

» La Société des Sciences naturelles de l'Ouest de la France, 
qui est hère de vous compter parmi ses membres honoraires, 
a tenu à s'associer à la manifestation que vos élèves et les 
amis du Laboratoire de paléontologie du Muséum ont orga- 
nisée en votre honneur. 

» Je suis heureux de vous adresser, au nom de tous mes 
collègues, l'expression des sentiments d'admiration que nous 
avons pour l'infatigable chercheur de Pikermi et le savant 
auteur des " Enchaînements du monde animal ". Nous nous 
unissons au concert de louanges si méritées qui sera le témoi- 
gnage bien fail)le, mais bien sincère, de la reconnaissance de 



tous ceux qui, en France et à l'étranger, s'intéressent aux 
choses de la nature. 

y) Je ne saurais oublier que notre Muséum de Nantes, 
auquel notre Société est si étroitement liée, vous doit une 
particulière reconnaissance pour les dons de nombreux mou- 
lages dont vous l'avez généreusement enrichi : ils y demeure- 
ront un constant témoignage de l'intérêt que vous nous portez. 

» Nous formons des vœux pour que vous soyez encore 
longtemps conservé à vos élèves et amis, à vos admirateurs, 
à notre France, et à la Science que vous avez illustrée. 

» Le Président. » 

La proposition de M. le Président est acceptée à l'unanimité. 
L'adresse ci-dessus sera remise à M. A. Gaudry au cours de 
la cérémonie. 

Ouvrages offerts à la Bibliothèque : 

Gaudry, Albert. — Sur la similitude des dents de l'Homme et 
de quelques animaux ; par l'auteur. 

Chevrkux, Edouard. — Description d'un Crustacé amphipode 
nouveau de la famille des Stenothoï(lae(Parametopa Kervillei 
nov. gen., nov. sp.) ; par l'auteur. 

M. M^"^ GouRDON fait don de 22 années du Bulletin de la 
Société géologique de France, plus 18 volumes et 186 bro- 
chures diverses traitant spécialement de l'histoire naturelle 
de la région pyrénéenne. 

Présentation de mémoires : 

Camus, Fernand. — Une Hépatique nouvelle pour la France ; 
V Adelanthus decipiens (Hook.) Mitten. 

Dominique, abbé J. — Catalogue des Hémiptères de la Loire- 
Inférieure (2'' édition). 

Muséum : 

M, le D'' Louis Bureau présente à la Société une série 
d'œufs d'Oiseaux appartenant aux espèces suivantes. Ces 



œufs, pondus en captivité, à la Chapelle-sur-Erdre, près 
Nantes, sont otTerts au Muséum par notre collègue, M. Gus- 
tave Ollivry. 

4 œuls de Phasianiis Sommeringii Tem., Faisan de Somme- 

ring; espèce du Japon. 

5 — de Lophophorus Impeijcmus Lalh., Lopliophore res- 

plendissant ; espèce de l'Himalaya. 
3 — de Cer/o/VHs me/anoce/j/ja/a Gr.,Tragopan de Harlings; 
espèce du N.-O. de l'Himalaya. 

3 ^ de Ceriornis Cabotii Gould, Tragopan Cabot; origi- 

naire de la Chine. 

4 — de Cenor/j/s £?/y//jz/ Jerd,, Tragopan de Blyth ; espèce 

de l'Assam supérieur. 

5 — iV Endromia elegans d'Orb. et Lafr., Eudrome élégant ; 

espèce du Chili. Ces œufs, provenant d'un couple 
tenu en captivité, en 1901, sont les premiers pondus 
en France. 



Séance du 7 mars 1902 

l'résidence de M. Th. Vi.\ud, vice-président 

M. Fabre-Domergue, inspecteur général des pèches mari- 
times, directeur du Laboratoire de zoologie de Concarneau, 
de passage à Nantes, assiste à la séance. 

M. le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de la der- 
nière séance; la rédaction en est adopté sans observation. 

Présentation (Tnn memljre affilié : 

M. TuRBÉ, étudiant en pharmacie, 16, rue des Arts, à Nanles. 

Compte rendu de la gestion financière de Vexercice 1901 : 

M. L. Bureau, secrétaire général-trésorier, fait l'exposé de 
la situation financière et soumet à l'approbation de l'assem- 
blée ses comptes de gestion pour l'exercice qui vient de 
prendre fin. 



M. le Président, au nom de la Société, remercie M. le Secré- 
taire général-Trésorier de son excellente gestion et se fait 
l'écho de tous ses membres en attribuant l'état satisfaisant 
des finances de la Société au dévouement autant qu'à l'habile 
gestion de M. L. Bureau. 

M. G. BoRGOGN'O otTre au Muséum un superbe échantillon 
de malachite polie, provenant de Sibérie. 

M. L. Bureau présente et oiïVe pour la collection minéralo- 
gique, un beau grenat, variété almandine, d'une taille remar- 
quable : 0'"08 d'un sommet à l'autre, provenant de Salida, 
Colorado (E.-U.). 

M. M»^*^ GouRDON présente et offre également au Muséum 
les minéraux suivants : 

1" Ghondroarsénite, provenant de Langlan ; 

2" Glaucodote (Mispickel cobaltifère), de Hakansboda, près 
Lindesberg ; 

3° Arséniosidérile, de Romanèche, près Màcon ; 

4" Hypersthène (type) brun lamellaire, de l'ile Sainl-Paul, 
Labrador ; 

5^' Dumortiérite sur gneiss, de Beaumont, près Lyon. 

Communication verbale : 

M. Fabre-Domergue, invité par ^L le Président à vouloir 
bien donner à la Société quelques renseignements sur l'orga- 
nisation et le fonctionnement du laboratoire de Goncarneau, 
s'exécute de la meilleure grâce. Il fait un court historique de 
cet établissement scientilique et donne des détails très inté- 
ressants sur les recherches qui y ont été faites relativement à 
la pisciculture marine. Ces recherches, faites en collaboration 
avec M. le D'" Biétrix,ont porté principalement sur la reproduc- 
tion et l'élevage des Pleuronectides, ainsi que sur l'éclosion et 
la culture de la Sardine jusqu'au stade post-embryonnaire ; 
elles ont fourni, à leurs auteurs, l'objet de plusieurs commu- 
nications à l'Académie des Sciences. 

M. le Président remercie, au nom de la Société, M. Fabre 



Domergue, de l'intéressante communication qu'il a bien 
voulu lui faire. 



Séance du 11 avril 1902 

Présidence de M. F. J. Bgxxel, président 

M. le Secrétaire donne lecture du procès- verbal de la der- 
nière séance ; la rédaction en est adoptée. 

M. le Président annonce à la Société la perte d'un de ses 
membres affiliés : 

t M. Léon RocHARD, étudiant en médecine, interne au 
sanatorium du Canigou, à Vernet-les-Bains (fj^énées-Orien- 
tales), décédé à Paris. 

M. le Secrétaire général-trésorier donne lecture d'une lettre 
de notre collègue, M. le D"" Fernand Camus, priant de l'ins- 
crire comme membre correspondant à vie. 

Présentation de nouveaux correspondants : 
Lisbonne. — Aquarium Vasco de Gama. 

Saragosse. — Sociedad aragonesa de Ciencias naturales 
(Boletin). 

Ouvrages offerts à la Société : 

Darboux et HouARD. — Aide-mémoire du cécidiologue ; don 

des auteurs. 
Camus, Fernand. — Note préliminaire sur un voyage bryolo- 

gique en Corse ; olïert par l'auteur. 
Olivier, abbé H. — Exposé systématique et description des 

Lichens de l'Ouest et du Nord-Ouest de la France ; t. II, 

fasc. III^; envoi de l'auteur. 

M. Maurice Gourdon otfre les ouvrages suivants : 
Beraldi, h. — Cent ans aux Pyrénées; 'A vol. in-8°, Paris, 
1898-1900. 



Chausenque. — Les Pyrénées ou voyages pédestres dans 
toutes les régions de ces montagnes depuis l'Océan jusqu'à 
la Méditerranée ; 2 vol. in-8" reliés, Paris, 1834. 

Bonaparte, prince Roland. — Une excursion en Corse; 1 vol. 
in-4°, Paris, 1891. 

Carthailac. — Ages préhistoriques de l'Espagne et du Portu- 
gal ; 1 vol. in-4'' avec 450 fig. dans le texte et 4 planches, 
Paris, 1886. 

Vallot, J. — Guide du hotaniste et du géologue dans la 
région de Cauterets ; 1 vol. in- 16. 

— Annales de l'Ohservatoire météorologique, physique et 
glaciaire du Mont-Blanc ; t. IV et atlas, Paris, 1900. 

Compte rendu du Congrès international de l'Alpinisme, 
tenu à Paris du 11 au 15 août 1900; 1 vol. in-8% Clermont 
(Oise), 1902. 

Communications verbales : 

M. le D'' Louis Bureau présente à la Société et otTre à la 
collection régionale du Muséum, un Coléoptére trouvé par lui 
sous des feuilles mortes, le 8 avril courant, dans le taillis de 
la Petite Pierre-Braud, près du château de la Meilleraye, com- 
mune de Riaillé. Cet insecte appartient à la famille des 
Silphides, il est connu sous le nom de Silphe à 4 points 
(Xylodrepa A-piinctata). 

C'est la première fois que M. Bureau l'observe à la Meille- 
raye et on peut le considérer comme rare dans cette localité. 

M. J. Péneau fait remarquer que ce Silphide est également 
assez rare dans la région nantaise ; il est ordinairement très 
localisé, c'est une espèce silvestre que l'on rencontre presque 
toujours sous les écorces ou les détritus végétaux des bois et 
taillis où elle se réunit en petites colonies. 

Muséum : 

M. L. Bureau présente à l'assemblée les animaux suivants, 
entrés à l'établissement depuis la dernière réunion : 

1" Mammifères. — Une Hermine, Musiela erminea L., tuée 



à la Ramée, en Vertou, le 23 janvier 1902, par M. Jacques 
Libaudière. Cet animal est en pelage de transition. 

2" Poissons : Une Murène, Miirenn helcna L., mesurant 
1 '" 36 de longueur, capturée à la Turballe, le 9 mars 1902, 
par M. Jules Cavalier. 



Séance du 2 mai 1902 

Présidence de M. F. J. Boxnel, président 

M. le Président donne lecture d'une lettre de M. Louis 
Bureau, secrétaire général-trésorier, s'excusant de ne pouvoir 
assister à la séance par suite d'un deuil survenu aujourd'hui 
même dans sa famille. 

M. le Président annonce également à la Société le décès 
d'un de ses membres honoraires : 

Y M. FiLHOL, P., professeur au Muséum de Paris, memt)re 
de l'Institut, mort à Paris, le 28 avril dernier. 

M. le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de la der- 
nière séance, lequel est adopté sans observation. 

Présentation de nouveaux meml^res : 

Membre titulaire : 
M. TiRLET, industriel, place des Petits-Murs, à Nantes. 

Membre correspondant : 
M. Crozel, g., 4, rue Neuve, à Lyon. 

Ouvrages offerts à la Société : 

FoucAUD, J. — Un hybride nouveau [X Coni:a mixta\ Coniza 
cmibigua x Erigeron canadensis, brochure in-8'' ; don de 
l'auteur. 

Communications verbales : 

M. le D'" A. Viaud-Grand-Marais présente, vivants, des 
spécimens dlsoëles hijstrix provenant de l'ile d'Yeu. 
Il annonce l'arrivée des Martinets. 



M. M"*" GouRDON dit en avoir observés il y a au moins une 
dizaine de jours. 

Nouveaux gisements minéralogiques 

M. Lecointe signale les nouveaux gisements minéralogi- 
(jues suivants : 

Nantes : rue de la Poudrière. — Wolfram en masses lami- 
naires et en cristaux petits, mais très nets. Trouvé une seule 
fois. Un échantillon a été déposé dans les collections du 
Muséum. 

Au Pont-du-Cens. — Adulai re et Orthose en très petits cris- 
taux. Ces deux minéraux sont accidentels dans cette carrière. 

Au Rocher-d'Enfer. — Lollingite cristallisée. 

Doulon : au lieu dit " La Roche ". — Albite en masses 
laminaires et en cristaux ; Apatite cristallisée, rare dans le 
gisement ; Damourite cristallisée ; Mispikel cristallisé ; Chlo- 
rophyllite en beaux cristaux ; Ilménite en masses laminaires. 

Gorges : à deux kilomètres du bourg. — Bowlingite. Ce 
minéral, dont aucun échantillon n'existe dans les collections 
régionales du Muséum, a été déjà découvert par M. Lacroix, 
carrière des Pruineaux, près le Pallet, mais dans un état de 
décomposition assez avancé. 

Oranges anormales 

M. P. Citerne présente des oranges mûries en serres, 
provenant du développement de pistils anormaux analogues à 
ceux cfu'il a montrés à la Société l'année précédente (1). Ainsi 
qu'il l'avait fait remarquer, les pistils ne se transforment en 
fruits que dans les cas d'anomalies légères. Les fruits en 
question sont parcourus par un ou plusieurs sillons longitu- 
dinaux et sont plus ou moins lobés à l'extrémité supérieure, 
indices d'un degré de concrescence carpellaire moindre qu'à 
l'état normal. Quelques-uns présentent sur les côtés de une à 

(1) Voir au Bulletin, 2« série, t. I, 1901, Procès-verb. d. séances, p. xxviii. 



trois cornes formées par des carpelles connés aux autres 
seulement à la base, mais s'en écartant dans leur partie supé- 
rieure qui est libre encore, surmontée du style et tantôt 
dressée, tantôt infléchie ou recourbée en dehors. 

Sur des coupes du fruit, on constate que ces carpelles diver- 
gents sont extérieurs aux autres, que leur cavité est généra- 
lement oblitérée, que parfois elle contient de la pulpe, mais 
ne renferme pas de graines. Parfois, certains carpelles connés 
aux autres dans toute leur longueur, et paraissant normaux 
extérieurement, montrent, en coupe transversale, une position 
excentrique identique à celle des précédents. 

M. C. BoRGOGXO, à la suite de la communication de 
M. Citerne, mentionne le cas observé par lui, une dizaine de 
fois, cette année, d'oranges renfermant une deuxième orange 
(prolifération). 

M. J. Pêne AU présente à la Société une série de Bnichus 
dont il a fait l'élevage. Ces insectes sont préparés avec beau- 
coup de soin et' chaque espèce est représentée à ses divers 
états. 

M. Péneau reçoit les félicitations de ses collègues pour ses 
intéressantes préparations biologiques. 

Muséum : 

M. E. Marchand, en l'absence de M. Louis Bureau, empê- 
ché, présente à l'assemblée les sujets rentrés à l'établissement 
depuis la dernière réunion : 

Poissons. — 1" Une Sole commune, Solea uulgaris, offrant 
une pigmentation différente de celle du type. Cette curieuse 
variété, adressée du Croisic par M. Godard, est d'une colora- 
tion jaune-orangé pâle, très uniforme. 

2° Un Tétrodon hispide, Tetrodon hispidus Lacép., otTert 
par notre concitoyen, M. Frenzer. 



Séance du 6 juin 1902 

Présidence de M. F. J. Bonxel, président 

M. le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de la der- 
nière séance ; la rédaction en est adoptée. 

M. le Président donne lecture d'une lettre de l'Administra- 
tion municipale relative à la souscription ouverte en faveur 
des victimes de la Martinique et propose de voter une somme 
de cin{[uante francs. 

Cette proposition, mise aux voix, est adoptée à l'unanimité. 

Nominatioiï (riin membre honoraire : 

M. l'abbé J. Dominique, membre titulaire depuis la fonda- 
tion de la Société, est nommé, sur la proposition du bureau, 
membre honoraire, à l'unanimité des membres présents, en 
remerciement de son dévouement à l'étude de la laune ento- 
mologique régionale et des nombreux services rendus au 
Muséum. 

M. le Président présente à rassemblée la médaille de 
bronze décernée à la Société pour la publication de son 
Bulletin, à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900 
médaille parvenue tout récemment au secrétariat. 

Communications verbales : 

M. le D"^ Chenantais présente une nouvelle et magnifique 
série d'aquarelles de Champignons observés par lui, à la 
Baule, pendant ce printemps. 

Dans le nombre des espèces représentées par notre habile 
collègue, figurent deux numéros nouveaux pour la flore myco- 
logique de la Loire-Inférieure : Sarcosphaera coronaria et 
Sepullaria foliacea (Schaff.). Ces deux espèces déterminées 
par M. E. Boudier. 

M. F. J, BoNNEL présente à la Société une curieuse ano- 
malie florale de la Digitale pourprée. Cette monstruosité 
consiste en une pélorie de la fleur terminale compliquée de 
prolifération. Cette fleur lui a été communiquée par un élève 



XX 



de l'École de médecine qui dit l'avoir reçue, avec d'autres 
(leurs, de la Beriierie. 

M. C. BoRGOGNO fait remarquer, à propos de cette anomalie, 
que depuis plusieurs jours, il en voit de semblables exposées 
à l'évenlaire d'une marchande de fleurs, place Royale; cette 
monstruosité de la Digitale est donc connue des jardiniers- 
horticulteurs puisqu'ils l'exploitent. 

Muséum : 

M. Louis Bureau présente à l'assemblée les collections 
suivantes entrées à l'établissement depuis la dernière séance : 

1° Un herbier lichénologique, olTert par notre collègue, 
M. l'abbé Dominique, et comprenant : 

a) Collection générale, 32 cartons. 

b) Lichens du littoral de la baie de Bourgneuf (Pornic et 
environs), 6 boites accompagnées d'un exemplaire annoté du 
Catalogue publié par notre collègue, en 1894, dans les Annales 
de la Société académique de Nantes. 

c) Lichenes collecti in Normannia, par l'abbé Hue, 2 car- 
tons. 

d) Lichenes nonnulli andegavensis. Dono dédit Hy, 1 car- 
ton. 

e) Lichenes collecti in regno Belgico, recueillis par G. Dens, 
déterminés par MM. les abbés Hue et .1. Dominique, 6 car- 
tons. 

/■) Lichens de Soc-Trang, Cochinchine. Barland legit, 
Mueller determ., 1 carton. 

2" Lîne collection de Coléoptères recueillis par M. Gaultier 
en Indre-et-Loire, Maine-et-Loire et Loire-Inférieure, compre- 
nant 36 boîtes. 

3" Une collection d'Hémiptères (Hétéroptères et Homop- 
tères) des mêmes départements, en 10 boites. 

Ces deux collections ont été acquises lout récemment 
à M'"^ veuve Gaultier. 



Séance du 4 juillet 1902 

Présidence de M. F. J. Bonnel, président 

M. le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de la der- 
nière séance ; la rédaction en est adoptée. 

Sociétés correspondantes : 

Metz. — Société d'histoire naturelle. (Bulletin). 

Barcelone. - Institutio catalana de historia natural. (Bul- 
letin). 

Ouvrages offerts à la Bibliothèque : 

Camus, Fernand. — Excursions bryologiques en Finistère ; 
broch. in-8°; par l'auteur. 

Ferrary. — Flore des Côtes-du-Nord ; offert par M. F. Camus. 
Cette flore, sans grande valeur scientifique, est très inté- 
ressante au point de vue de l'histoire de la botanique en 
Bretagne. 

Thieullen, a. — Industrie de la pierre taillée aux âges 
préhistoriques. Os travaillés de l'époque de Chelles ; broch. 
in-4" avec figures ; don de l'auteur. 

Janet, Ch. — Études sur les Fourmis et les Guêpes, notes 
n"* 16 à 19; 3 broch. in-8° ; par l'auteur. 

Gentil, A. — Encore le Rosa macrantha. Réplique à M. Hy ; 
1 broch. in-8° ; par l'auteur. 

Chevalier, M. — L'activité volcanique aux Antilles ; 1 broch. 
in-8" ; par l'auteur. 

Communications verbales : 

M. Fernand Camus signale une localité nouvelle de VAde- 
lanthus decipiens en Bretagne. Notre collègue, au cours d'une 
excursion récente, a rencontré cette Hépatique, dans la chaîne 
d'Arrée, aux rochers du Cragou. 

M. Ern. Marchand présente trois exemplaires d'un Curcu- 
lionide qu'il a obtenu de larves et fait à ce sujet la communi- 
cation suivante : 



Sur rOtiorhynchus sulcatus Fabr. et ses mœurs 

Messieurs, les Insectes que je vous présente m'ont été 
apportés, au Muséum, à l'état de larves, dans les premiers 
jours d'avril dernier, par notre ancien collègue, M. Emile 
Gadeceau, qui les avait recueillies en visitant les pots où 
les Primevères Auricules qu'il y cultive paraissaient languis- 
santes. Ces larves en dévoraient les racines. 

Mises en observation le 15 avril, je les trouvai en état de 
nymphose fin mai et, le 20 juin, le premier imago était sorti 
de terre. Je reconnus, alors, que l'Insecte qui causait le 
désespoir de M. Gadeceau, n'était autre que VOtiorhynchiis 
sulcatus Fabr., très connu par ses méfaits et, malheureu- 
sement, trop répandu. On le connaît en France depuis fort 
longtemps ; l'Italie, l'Espagne, la Suisse, l'Allemagne, l'Angle- 
terre et l'Autriche le possèdent et le rangent également 
comme nous au nombre des ennemis de l'agriculture et de 
l'horticulture. On le retrouve de l'autre côté de l'Atlantique, 
à Terre-Neuve, au Canada et dans divers états de l'Union, où 
bien probablement il a été importé d'Europe. 

Les mœurs de VOtiorhynchus sulcatus Fabr. ont été très bien 
observées et il me suffira de citer seulement quelques-unes 
des principales observations qui me sont connues, pour vous 
convaincre que les bestioles que vous avez sous les yeux sont, 
malgré leur petite taille, des ennemis que l'homme ne doit 
pas ménager. 

Dès 1832, Bouché, qui en avait fait l'éducation, le décrit et 
figure la larve, la nymphe et l'imago ; il signale les dégâts 
commis par la larve de ce Curculionide dans les jardins des 
environs de Berlin, où elle s'attaque aux Saxifraga et aux 
Troilus. En 1837, Westv^^ood, mentionnant les dégâts causés 
par elle aux Sedum cultivés en pots, à Londres, décrit de nou- 
veau sa larve. En 1841, Vallot signale ses méfaits dans les 
Vignes ; 14 ans après, en 1855, Newmann mentionne les 
ravages de V Otiorhynchus sulcatus sur les Fougères cultivées 
en serres : Adianthum, Cystopteris et Asplenium ainsi qu'aux 
Saxifraga tomentosa. Lucas, en 1869, publie une note sur la 



métamorphose de cet Insecte qu'il avait obtenu de larves 
ravageant les plantations tVHedera hélix et de Spirea opulifolia, 
à Fontenay-aux-Roses. Il y a 20 ans, en 1882, M. J. Kunckel 
d'Herculais rappelait que l'année précédente, en 1881, ce 
Curculionide s'était attaqué aux Saxifraga cultivés au 
Muséum de Paris, de préférence à ceux du groupe Aizon et 
iimbrosd, en général à toutes les espèces américaines, tandis 
qu'en 1882, c'étaient surtout les Bégonias tubéreux qui avaient 
eu à soufïrir. 

M. Valéry Mayet, dans son ouvrage sur " Les ennemis de 
la Vigne ", le fait figurer au nombre de ces derniers. 

Polyphage par excellence, VOtiorhiinchiis sulcatiis s'attaque 
à tout ce qui lui tombe sous la dent (lisez sous les mandibules). 
L'Insecte parfait est aussi dangereux que sa larve. C'est un 
noctambule qui aime les jeunes bourgeons et il faut, pour lui 
faire la chasse, se munir d'une lanterne ; le jour, il reste 
terré et, pour le trouver, il faut fouiller au pied des plantes 
dont les bourgeons sont attaqués. 

M. Louis Bureau présente un Pic mar, Picus médius Linné, 
mâle adulte, tué par lui, le 14 juin 1902, dans la forêt du 
Gàvre, près du Rond-Point, dans le canton appelé le Chène- 
au-Duc. L'Oiseau avait son nid dans le trou d'un Chêne et 
apportait des Chenilles à ses petits. 

Muséum : 

M. L. Bureau présente un bloc volumineux détaché d'une 
colonie de Filigrana implexa Berck. Ce Serpulien a été ramené 
du golfe de Gascogne par des pêcheurs de l'île de Groix. 
Offert par M. l'abbé Guyonvarc'h. 



Séance du 7 novembre 1902 

Présidence de M. F. J. Bonnel, président 

M. le Secrétaire donne lecture du procès-verbal de la der- 
nière séance; la rédaction en est adoptée sans observation. 



Présentation de nouveaux membres : 
Membre titulaire : 
M. Polo (le docteur) 2, rue Guibal. 

Membre affilié : 

M. MoRANDEAU, Georges, préparateur d'histoire naturelle et 
de matières médicales à l'École de médecine et de phar- 
macie, 13, rue du Château. 

M. le Président donne lecture de la lettre suivante qu'il a 
reçue de notre collègue, M. Ch. Baret : 

« Nantes, le 6 novembre 1902. 

» Monsieur et cher Président, 

» Dans le Bulletin de la Société des sciences naturelles, t. II, 
2« trimestre, 1902, p. xvii, M. Lecointe signale divers gise- 
ments de minéraux parmi lesquels je vois la bowlingite que 
ce minéralogiste aurait trouvée à Gorges. Or, je tiens à faire 
remarquer que M. Lacroix a elTectivement signalé la présence 
de ce minéral, comme produit de transformation, dans le 
gabbro du Pallet, que ce minéral s'y est trouvé sous la forme 
de fibres très fines et toujours en petite quantité, tandis que 
les échantillons trouvés par M. Lacroix ont l'aspect asbestoïde 
avec de grosses cannelures rappelant assez celles de la 
métaxite. 

» M. Lecointe m'ayant soumis un de ses échantillons, je 
lui dis que j'ignorais ce que pouvait être ce minéral, qu'autre- 
fois je l'avais rencontré en très grande quantité dans la 
carrière des Prinaux, que ce pourrait bien être une forme de 
la bowlingite, mais, qu'avant de me prononcer, je tenais a 
avoir l'avis de M. Lacroix. 

» A quelque temps de là, j'eus l'occasion de voir le savant 
professeur du Muséum de Paris auquel je soumis l'échantillon 
de M. Lecointe ; M. Lacroix ne voulut pas se prononcer à 
première vue, il me dit cependant qu'il doutait que ce fût de 
la bowlingite. 



)) Telles sont, M. le Président, les observations que j'ai 
cru devoir vous présenter au sujet de la note de M. Lecointe. 

» Recevez, etc. 

» Ch. Baret. 

» P.-S. — Il y a donc des réserves à faire au sujet de la 
découverte de M. Lecointe. » 

M. le D'" M"' RiVRON présente et otTre au Muséum un beau 
spécimen d\Etheria Cailliaiidi Féruss., provenant de Saraféré, 
sur le Niger (Soudan) et rapporté par notre concitoyen, 
M. le colonel Écorsse, de l'infanterie coloniale. 

M. E. Marchand présente au nom de notre collègue, 
M. C. BoRGOGNo, un Crustacé nouveau (o^ et 9) provenant 
également du Soudan. C'est un Potamonide recueilli par 
M. Écorsse, dans le lac Télé, à l'O. de Tombouctou. 

M. Marchand en donnera la description dans le Bulletin, 
sous le nom de Potanion {Potamonaiiles) Ecorssei, suivant le 
désir de notre dévoué collègue, M. Borgogno, qui l'abandonne 
au Muséum en raison de son intérêt scientifique, ainsi qu'un 
Coléoptère appartenant au genre Trox trouvé par lui dans la 
sciure qui remplissait la boîte renfermant les Crustacés. 

M, G. Ferronnière présente un Phyllopode indéterminé de 
la famille des Branchipes ayant éclos à la Sorbonne dans des 
bocaux remplis d'eau salée où M. le professeur Yves Delage 
avait déposé de la boue desséchée qui lui avait été envoyée 
de la République Argentine. 

Les animaux vivent et se produisent dans leur nouvel 
habitat depuis un certain temps déjà et M. Delage a confié 
leur étude à M. Ferronnière. 

M. Ferronnière rappelle que des éclosions d'animaux voi- 
sins ont été plusieurs fois obtenues dans des conditions 
semblables ; en particulier par von Sieboldt, dans la boue 
desséchée provenant des lacs salés de l'Utach (U. S.). Ce 
savant a pu ainsi étudier en vie Artemia fertilis. 

Il résume les faits les plus connus de la distribution 



géographique des Phyllopodes et insiste sur la grande exten- 
sion de l'aire d'habitat de certaines espèces : en particulier 
Artemia salina et les formes connexes. 

A propos d'Artemia salina, M. Ferronnière en présente 
quelques échantillons capturés par lui, dans les marais 
salants de Batz, au mois de septembre dernier. Il rappelle 
que sa présence est rare dans notre département où cette 
espèce apparaît, au bout de plusieurs années d'intervalle, 
parfois, en des points toujours les mêmes et très circonscrits. 

En dehors de la résistance à la dessiccation, résistance qui 
paraît liée à la maturation des œufs, Artemia salina possède 
également une grande facilité d'adaptation aux changements 
de salure. 

Au dire de Schmankewicz, les individus nés dans une eau 
peu salée présentent une moindre surface branchiale, un 
article de plus à l'abdomen etdescercopodes plus développés, 
caractères qui les rapprochent du genre voisin Branchinecta. 

M. Ferronnière n'a pu encore mener entièrement à bien 
cette expérience qu'il serait fort intéressant de répéter. 

Il offre au Muséum des échantillons fixés de Aëpophiliis 
Bonnairei, Anurida maritima , Machilis maritima, Lygia 
oceanica, Sphœroma serratiim , Obisium littorale, Polydora 
ciliata des marais salants. 

M. le D"" Chenantais présente à l'assemblée une nouvelle 
série d'aquarelles de Champignons exécutées pendant les 
vacances. Comme les précédentes, ces aquarelles, qui sont la 
reproduction exacte de la nature, font l'admiration de ses 
collègues. 

M. Lecointe signale la présence : 

1" Du disthène laminaire, passant à la damourite, au 
village du Cerny, commune du Cellier. 

Le disthène, dans cette localité, se trouve dans le quartz, 
au contact de l'écologite, et en assocation avec la damourite 
vert émeraude, le rutile cristallisé, la zoïsite en cristaux 
aplatis et la muscovite. 



2° Du quartz incrustant, dodécaèdre, enfumé, dans l'argile 
des terrains de transport des carrières des Bruyères, commune 
de Savenay. 

Ce quartz est moulé sur de la calcite scalénoèdre, dont les 
cristaux sont disparus. Les empreintes sont très nettes. 

Il ofîre, pour les galeries minéralogiques du Muséum, un 
échantillon de cendres volcaniques, provenant de l'éruption 
de la montagne Pelée, le 8 mai 1902, et qui détruisit la ville 
de Saint-Pierre (Martinique). 

M. Lacroix, professeur au Muséum d'histoire naturelle de 
Paris, a analysé les cendres de la montagne Pelée. Leurs 
éléments constitutifs sont formés de fragments de verre et 
de minéraux cristallisés. Beaucoup de ces cristaux sont brisés 
à angle vif; d'autres sont intacts. 

Les cendres de l'éruption de la Martinique appartiennent 
à une espèce minéralogique désignée sous le nom d'andésite 
à hypersthène. 

M. J. Peneau donne lecture de la note suivante : 

Sur un Hyménoptére nouveau pour la Loire-Inférieure 
[Stizus tridens] 

C'est à l'ile de Bois que j'ai capturé cette espèce, le 14 sep- 
tembre dernier, et où j'ai pu faire quelques observations sur 
ses mœurs. 

Il faut dire d'abord où se trouve l'île de Bois et ce qu'elle 
est : 

L'île de Bois est la langue de terre bordée par le canal 
maritime au S. et la Loire au N., depuis les écluses de la 
Martinière jusqu'en face le Buzay, ensuite elle prend le nom 
d'île des Masses. 

Lors du creusement du canal, on a rejeté là beaucoup de 
sable que la végétation a promptenient recouvert ; cependant, 
en plusieurs endroits, le sable formant soit des excavations, 
soit des élévations, a laissé des pentes à nu, qui constituent 
de véritables paradis pour le chasseur d'Hyménoptères. 



J'y suis allé deux fois, les 7 et 14 septembre dernier ; malheu- 
reusement le temps peu favorable m'a empêché d'y faire toutes 
les observations que j'aurais désirées, et j'ai dû me contenter 
d'y prendre plusieurs bonnes espèces dont je dois la détermi- 
nation à notre savant collègue, M. l'abbé J. Dominique ; 
parmi lesquelles une nouvelle pour le déparlement : le Stizus 
tridens. 

C'est vers le haut des pentes, où le sable commence à 
prendre légèrement de consistance, qu'il établit ses terriers. 

Celui que j'ai pris avec sa proie, à l'entrée de son habita- 
tion, approvisionnait ses larves avec un Insecte homoptère : 
le Ptyehis spiimariiis Lin. 

En creusant sa galerie, on trouve à une profondeur d'environ 
20 centimètres, dans le sable humide, une petite loge renfer- 
mant une coque en forme d'œuf allongé, formée de petits 
grains de sable fortement agglutinés, et autour de cette coque 
des débris d'Homoptères, ressemblant fort au Ptyeliis. 

La saison étant très avancée, toutes les coques sont vides 
et défoncées à l'une des extrémités pour la sortie de l'imago. 

On trouve l'Insecte sur les plantes du voisinage, où il est 
curieux à voir explorant tous les coins des feuilles, en quête 
de captures ; je regrette beaucoup de n'avoir pu le voir en 
capturer une. 

Muséum : 

M. L. Bureau présente deux superbes Lépidoptères exo- 
tiques, Temopalpus imperialis, d'Assam et Urania Riphene, de 
Madagascar, offerts à la collection entomologique générale du 
Muséum par son frère, M. Edouard Bureau. 

Il présente ensuite à l'assemblée quatre grandes boites de 
Tenthrédinides et deux boîtes de Formicides offertes par 
notre dévoué membre honoraire, M. l'abbé J. Dominique. 

Enfin, M. Bureau montre de beaux échantillons de chlori- 
toïde et de glaucophane recueillis à l'île de Groix et offerts 
par M. l'abbé Guyonvarc'h. 



Séance du 5 décembre 1902 

Présidence de M. F. J. Bonnel, président 

M. le Secrétaire donne lecture du procès-verbal ; la rédac- 
tion en est adoptée sans observation. 

Présentation de nouveaux membres : 

Membre correspondant : 
M. Germain, L., instituteur public, 20, rue Coypel, à Paris, 13^. 

Membre affdié : 
M"*= BouDET, X., étudiante en pharmacie, à Sainte-Pazanne 

(Loire-Inférieure). 

Établissement correspondant : 
Lisbonne. — Collège Saô Fiel (Broteria, Revista de Sciencias 
naturaes). 

Présentation de mémoire : 
Marchand, Ernest. — Inventaire des Tenthrédonides ou 

Mouches à scie (Hymenoptera-Chalastogastra) recueillies 

aux environs de Nantes, suivi de Notices sur quelques 

espèces particulièrement nuisibles. 

Ce travail a été nécessité par l'entrée au Muséum de la 
collection donnée par notre savant collègue, M. l'abbé Domi- 
nique ; il n'en est, pour ainsi dire, à part quelques rares 
exceptions, que le Catalogue. Il comprend l'ensemble des 
espèces signalées jusqu'en 1896 par notre dévoué collègue, 
plus une vingtaine dont les captures n'ont été connues que 
depuis la publication de sa dernière Contribution. Sollicité 
par nous de vouloir bien donner, en une Liste unique, le 
relevé de cette partie de notre faune entomologique, l'abbé 
J. Dominique se récusa en faisant valoir l'état de plus en 
plus précaire de sa santé ; il nous invita à entreprendre ce 
travail et, pour faciliter notre tâche, il mit à notre disposition 
tout ce qui pouvait nous être utile. 

M. C. BoRGOGNO, indisposé, a prié notre collègue, M. Mar- 



chand, de présenter en son nom à la Société, un beau spéci- 
men de Scorpena porciis, péché à Sauzon (Belle-Ile), le 
3 octobre 1902. Il l'offre à la collection régionale du Muséum. 

M. E. Marchand présente ensuite deux Hyménoptères 
nouveaux pour Nantes et la banlieue : I" une femelle de Sirex 
{Paiirunis) jiivenciis Fabr., capturée à la Haie-Fouacière, en 
octobre, par notre collègue, M. Georges de l'Isle ; 2" une 
femelle de Sirex gigas L., prise par lui-même, à Nantes, sur 
le quai Hoche. 

Ces Insectes, fort rares à l'intérieur du département, ne 
doivent pas être considérés comme propres à notre faune ; 
leur rencontre n'est qu'accidentelle. Ils proviennent, sans 
aucun doute, de larves importées dans les pièces de bois 
qui, tous les ans, nous arrivent du Nord. 

Muséum : 

M. Louis Bureau présente à l'assemblée les Oiseaux sui- 
vants rentrés au Muséum depuis la dernière séance : 

Deux Ibis éclatants, Falcinellus igneus, jeunes ; l'un a été 
tué à Sauzon le 12 octobre dernier ; il est offert au Musée par 
M. C. Borgogno. L'autre a été tué le 14 octobre, à Cordemais, 
par M. Pierre Chevalier, et offert par lui. 



TRAVAUX ORIGINAUX 



IJiio iïepatiqiip iiouvoIIp pour la France 

VAde/anfhus decipiens (Hook.) Mitten 

Par M. Fkrnand CAMUS. 



Les environs de Landerneau (Finistère) sont fort intéres- 
sants pour le botaniste, quelle que soit sa spécialité. J'ai déjà 
eu l'occasion de citer dans le Bulletin plusieurs espèces que 
j'y ai recueillies à la lin d'août et au commencement de 
septembre 1900. L'une d'elles, le Lejeimea Mackaiji, n'avait pas 
encore été signalée en France. Je présente aujourd'hui une 
nouvelle acquisition pour la flore française. C'est encore une 
Hépatique, VAdelanthiis decipiens. 

Elle compte parmi les raretés de la flore européenne. 
Découverte au commencement du siècle dernier dans le sud- 
ouest de l'Irlande, par Miss Hulchins, décrite et figurée par 
Hooker, dans son magnifique ouvrage, sous le nom de 
Jungerniannia decipiens, elle a longtemps été considérée 
comme spéciale aux Iles Britanniques, où elle est seulement 
connue dans sept localités, quatre en Irlande, une dans le 
Pays de Galles, une en Ecosse et une dans le Cumberland, 
c'est-à-dire presque à la limite de l'ICcosse : on remarquera 
que les localités anglaises et écossaise sont situées du côté 
occidental ou atlanli((ue de l'île. Elle est toujours stérile dans 
les Iles Britanni(|ues. C'est donc uniquement en considérant 
la physionomie extérieure que Hooker la plaça à côté des 
espèces ,/. spinulosa, J. asplenioides, qui ont depuis servi à 
Dumorlier à créer le genre Plagiochila : elle ressemble assez, 
en etTet, aux petites formes qui gravitent autour du P. spinu- 
losa. Devenue Plagiochila decipiens, notre Hépatique fut 
conservée sous ce nom par Lindenberg dans sa Monographie 
du genre et par les auteurs du Synopsis Hepaticarum. Plus 



2 BULL. SOC. se. NAT. OUKST. — 2" SÉR., T. II 

tard, elle fut découverte dans l'ile de Cuba avec des organes 
Irucliières (figurés par Gottsche, dans Gottsche et Rabenhorst 
Hepaticiv Eiwopœ n° 474). M. Mitten la retira alors du genre 
Plagiochila avec lequel elle n'a que des rapports éloignés. Il 
la rapprocha de quelques espèces exotiques et créa pour elles 
le genre Adelanthas qui ne compte actuellement que sept 
espèces de la zone tropicale ou de riiémisphère austral. 
\J Adelanthas decipiens a encore été trouvé depuis par Richard 
Sprucc dans les Andes de Quito à deux localités ; on l'indique- 
aussi dans les iles de Sainte-Hélène et de Fernando-Po ; 
enfin, il a été signalé récemment en Norvège, par M. Kaalas. 

J'ai trouvé V Adelanthas decipiens au-dessus du village de 
Pont-Christ, commune de La Roche, près deLanderneau. Au 
sud du village, situé au bord de l'Elorn, le terrain s'élève 
rapidement en un coteau boisé portant la propriété de Gorré- 
quer. VHijmenophijllani tandhrigense y est indiqué dans la 
Flore de Lloyd, et j'ai pu le voir sur place. Le sommet du 
coteau est dénudé ; la roche (quartzile de Plougastel) s'y 
montre à nu. C'est sur l'humus, dans les interstices de la 
roche, que vit V Adelanthas, en compagnie des Lepidozia tanii- 
dula, Mastigobryam trilobatum, Plagiochila spinalosa, Dicm- 
nnm Scottianani, Lijcopodium Selago. 

UAdelanthas decipiens a évidemment son centre de disper- 
sion dans la zone chaude ; la douceur du climat et l'humidité 
de l'air lui permettent de remonter sur les côtes atlantiques 
de l'Europe. Je le comparerais volontiers, sous ce rapport, 
aux Lejeanea, au Frullania Hatchinsiœ, même aux Hymeno- 
phijllam. C'est un nouveau lien rattachant la flore de la Bre- 
tagne continentale à celle de la Bretagne insulaire. 

Paris, le 1^'' février 1902. 



Note de M. Ch. van KEMPEN 

Bull. Soc. Se. Nat. Ouest 2e Sér., T. II, PI. A 





Faucon Gerfaut blanc 

Falco candicans Gmel. 

Iles Glcnans (Finistère), tin d'avril 1878 



NOTICE 

;:;ur un 

FAUCON GERFAUT BLANC 

FALCO CANDICANS Gmel. 

Tué aux îles Glénans (Finistère) 

Par Ch. van KEMPEN 



Dans la série d'Oiseaux de proie diurnes de ma collection 
d'histoire naturelle, se trouve un sujet excessivement rare et 
très intéressant pour la faune ornithologique française, prin- 
cipalement pour la partie Ouest, d'où il provient. C'est un 
très vieux o' Faucon Gerfaut, blanc, Falco candicans Gmel. 
J'ai obtenu ce magnifique Rapace, par l'entremise de M. de 
Givenchy, qui possédait autrefois une belle collection d'orni- 
thologie, aujourd'hui disséminée. Il avait trouvé ce P'aucon, 
fraîchement dépouillé, à la fin d'avril 1878, chez DeyroUe, 
à Paris : ce naturaliste venait de le recevoir des iles Glénans 
(Finistère), où des pêcheurs le virent pendant plusieurs jours, 
peu farouche, poursuivant les petits Oiseaux du littoral. On 
finit par le tuer et il fut mis en peau par le curé du village. 

Je donne ici les principales indications de son plumage : 
dessous du corps entièrement blanc ; dessus blanc, avec 
petites taches d'un brun noirâtre en forme de fer de flèche ; 
ailes blanches, avec les extrémités brunes ; queue blanche. 

Saint-Omer, 16 Janvier 1902. 



.Niiiilos. — Btill. Soc. se. nat. Oiiesl., 2" 



P L ANC H E I 

(VI) 



LEGENDE DE LA PLANXHE I (VI) 



1 et 5. Natica obliquata, Desh., grossi 3 et 8 fois Bois-Gouët. 

2. Natica microglossa, Desh., grandi- natur. » 

3-4. Ampullina BATHYGLYPHis, Cossm., grand' nat. Coislin. 

6. Ampullina grossa, (Desli.], grandr nat. Bois-Gouët. 

7-8. Ampullina parisiensis, [d'Orb.], grand'- nat. Coislin. 

9. Ampullina sigaretina, [Lamk.], grand'- nat. Bois-Gouët. 

10-11. Ampullina mutabilis, [SoL], grossi 1 fois 1/2 « 

12-13. Ampullina Vasseuri, Cossm., grossi 1 fois 1/2 » 

14-15. Natica stenoglossa, Cossm., grossi 3 fois Coislin. 



PI. YI 
Bull. Soc. Se. r.at. Ouest 2- Série, T. Il PI. I 




^W % ^ tt 






12 



Clichés Sohier. 




13 



14 



15 



Pliototypie Sùhier et C" 



Mon. éoc. de la Loire-Inférieure 



PLANCHE 1 I 
(VII) 



LEGENDE DE LA PLANCHE II (VII) 



1-2. 
3-4. 
5-6. 
7-9. 

10. 



11. 


12. 


13-14 


15-16 


17. 


18-19. 


20-22. 


23-24. 


25. 


26-28. 


29-30. 


31-32. 



Natica synapïoglossa, Cossiu., grossi 5 fois Coislin. 

Natica venusta, Desh., grande natur. Bois-Gouët. 

Natica perforata, Desh., grossi 2 lois » 

Natica (Amauropsina) arenularia, Vass., 

grossi 2 fois » 

Ampullina (Amaiiropsella) namnetensis, 

Cossm., gr. 2 fois » 

Ampullospira acuminata, [Lamk.], gr. 3 fois Coislin. 
Natica (Neverita) lineolata, Desh., 

grossi 1 fois 1/2 Bois-Gouét. 

Cepatia gepac.ea, [Lamk.], grand' natur. » 
Natica (Naticina) labellata, Lamk., grand' nat. » 

Lacunaria l.evigata, Cossm., grossi 5 fois. » 
Natica epiglottinoides, Desh . , grossi 1 fois 1/2 » 

Adeorbis namnetensis, Vasseur, grossi 5 fois » 

SiGARETUs clathratus, [Gmelln], grossi 3 fois » 

Vanikoro Bourdoti, Cossmann, grossi 5 fois » 

Adeorbis similis, Desh., grossi 3 fois » 

Adeorbis tenuistriatus, Desh., grossi 3 fois » 

Adeorbis bicarinatus, |Lamk.|, grossi 3 fois Coislin. 



(Dltcnioltc De c)lt' cHï. CùM^nianiv 



PI. YII 



Bull. Sec. Se. nat. Ouest 



2" Série, T. II, PL II 




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"lichés Sohior. l'hotolypio Sutiifr ei C' 

Moll. 90C. de la Loire-Inférieure 



PLANCHK m 
(VIII) 



LÉ(iENDE dp: la PLANCHE III (VIII) 



1-2. ScALA [Crisposcala) Morgani, Vass., gr. 2 fois Hois-Gouët. 

3. Scala (Crisposcala) perelegans, de Boury, 

grossi 1 fois 1/2 » 

4-6. Adeorbis Bourdoti, Cossmann, grossi 5 fois » 

7-8. AcRiLLA DuBUissoNi (Vasscur], grossi 2 fois » 

9. » » grandr natur. Coislin. 

10. Scala {Crisposcala) mediana, de Boury, 

grossi 2 fois Bois-Gouët. 

11. ScAEA {Crisposcala) tenuicincta, Cossm., 

grossi 3 fois » 

12. Scala {Bonryiscala) microscopica, Cossm., 

grossi 8 fois >■> 

13-14. Crassiscala millepunctata, de Boury, gr. 2 fois » 

15-16. AciRSA coislinensis, Cossmann, gr. 3 fois Coislin. 

17-18. Canaliscala dictyella, Cossmann, gr. 3 fois » 

19. Tenuiscala mesomorpha, de Boury, gr. 5 fois Bois-Gouct. 

20-21 . AciRSA BRrrANNA, de Boury, grossi 2 fois » 

22-24. AciRSA Vasseuri, de Boury, grossi 2 fois » 

25-26. AcLis {Graphis) Dumasi, de Boury, gr. 5 fois » 

27-28. AcLis (Acirsella) hybrida, de Boury, gr. 2 fois » 

29-30. AcLis (Graphis) gouetensis, de Boury, gr. 5 fois » 

31. Pyramidella terebellata, [Férussac], gr. 3 fois Coislin. 

32-33. Odontostomia Oppenheimi, Cossm., 

grossi 3 fois Bois-Gouët. 

34. Syrnola PR.ELOXGA, [Desh.|, gr. 5 fois » 



PI. Yiir 

Bull. Soc. Se. nat. Ouest 2'^ Série, T. II, PI. Il] 



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l'hûlolypie Sohier et C" 



Moll. éoc. de la Loire-Inférieure 



PL A NCHE IV 

(IX) 



LEGENDE DE LA PLANCHE IV (IX) 



1. Syrnola angusta, [Desh.], grossi 5 fois Bois-Gouët. 

2. Syrnola parva, [Desh.], grossi 5 fois Coislin. 

3. Syrnola {Diptijchus) coislinensis, Cossm., 

grossi 2 fois » 

4-5. EuLiMA TURGiDULA, Dcsh., grossi 3 fois Bois-Gouét. 

6-7. EuLiMA iSubularia) pupoides, Cossm., g. 3 fois » 

8. EuLiMA (Siibiilaria) rectilabrum, Cossm., 

grossi 3 fois » 

9-10. EuLiMA {Siibiilaria) (iONioPHORA, Cossm., 

grossi 2 fois » 

11. Niso TEREBELLÀTA, [Lamk.], grand'' nat. » 

12. Niso DuMASi, Cossm., grossi 2 fois » 
13-14. Syrnola (D/p/yr/ins) Falloti, [Vasseur), gr. 3 fois » 
15-16. Syrnola acicula, [Lamlc.], grossi 3 fois » 
17-18. Odontostoml\ campbonensis, Vass., gr. 3 fois Coislin. 
19-20. Odontostoml\ peryicina, Cossm., gr. 3 fois Bois-Gouët. 
21. AcT.EON PissARROi, Cossm., grossi 3 fois » 
22-24. Odontostomia Dumasi, Cossm., gr. 3 et 2 fois » 

25. ScALA (Cr/5/josca/a) PissARROi, de Bour}', gr. 5 fois » 

26 et 30. Nerita Dumasi, Cossm., grossi 4 fois » 

27-29. Belonidium fragile, [Desh.], grossi 5 fois » 

31-32. Nerita tricarinata, Lamk., grossi 2 fois » 

33-34. Nerita mammaria, Lamk., grossi 4 fois » 



PI. IX 
Bull. Soc. Se. nat. Ouest 2' Série, T. Il, PI. lY 

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Clichés Sohier. Phntotypie Sohier et C''. 

Moll. éoc. de la Loire-Inférieure 







P LAN CH E V 

(X) 



LEGENDE DE LA PLANCHE V (X) 



1-2. Nerita namnetensis, Vass., grossi 1 fois 12 Bois-Gouêt. 

3-4. Nerita INTERNUDA, Cossm., grossi .'3 fois Coislin. 

3-6. Nerita Baylei, Vass., grossi 1 fois 12 Bois-Gouët. 

7-8. Nerita Bourdoti, Cossm., grossi 3 fois » 

9-11. Neritina lineolata, Desh., grossi 3 fois » 

12-14. Neritina Malescoti, Vass., grossi 5 fois » 

15-16. Neritopsis parisiensis, Desh., grossi 3 fois » 

17-18. Tomostoma rostratum, Cossm., grossi 2 fois » 

19-21. » » var. terminalis, Cossm., 

grossi 3 fois » 

22. Phasianella (Tricolia) Vasseuri, Cossm., 

grossi 4 fois » 

23-24. Phasianella (Tricolia) infracallosa, Cossm., 

grossi 3 fois » 

25-26. Phasianella {Steganomphalns) parisiensis, 

d'Orb., grossi 5 fois y> 
27-28. Phasianella (Tricolia) princeps, Vass., 

grandr natur. » 
29-30. Phasianella [Tricolia) Morgani, Vass., 

grossi 3 fois » 
31-32. Phasianella (Tricolia) dissimilis, Desh., 

grossi 3 fois » 



cUTc'inouo de cUt' cUT. (TtK^^Mnami 

PI. X 



Bull. Soc. Se. nat. Ouest 



2' Série, T. II, FI. Y 



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l'Iiototypie Soliier ei C'' 



Mon. éoc. de la Loire-Inférieure 



PL ANGH E VI 
(XI 1 



LEGENDE DE LA PLANCHE VI (XI) 



1. Phasianella (Tricolia) Bonneti, Cossm., 

grossi 4 fois Bois-Gouët. 

2-4. Turbo (Tectariopsis) Munieri, Vass., gr. 2 fois » 

5-6. Otomphalus Dumasi, Cossm., grossi 2 fois » 

7-9. Leptothyra occidentalis, Cossm., gr. 5 fois » 

10-11. Leptothyra obtusalis, [Baudon], grossi 4 fois » 

12-14. Leptothyra (Otaiilax) inermis, [Desh.], gr. 4 f. » 

15-16. Collonia marginata, [Lamk.], grossi 4 fois » 

17. » » grossi 5 fois Coislin. 
18-21. CoLLOMA (Circiilopsis) megalomphalus, 

Cossm., grossi 4 fois Bois-Gouët. 
22-23. Collonia iCirsochilus) acutispira, Cossm., 

grossi 3 fois » 
24-26. Collonia {Leiicorhynchia) callifera, [Desh.], 

grossi 6 fois » 
27-30. Collonia (Parvirota) Pissarroi, Cossm., 

grossi 6 fois » 

31. Gibbula (Phorculus) sulcata, var. hifidocarina, 

Cossm., grossi 3 fois » 
32-34. NoRRisiA (Norrisella) coislinensis, Cossm., 

grossi 5 fois Coislin. 



3Mcnwuc de c^M' J]T, C^aM 



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PI. XI 



Bull. Sec. Se. nat. Ouest 



2" Série, T. II, PI. YI 



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33 34 



Clichés Suhier. Photolypic Soliier el C'i 

Moll, éoc. de la Loire-Inférieure 



PLA NCHE VII 
(XII) 



LKCiENDE DE LA PLANCHE VII (XII) 



1. GiBBULA iPhorcnliis) sulcata, |Lamk.J, gr. 3 fois Bois-Gouët. 

2. " » » variété, gr. 4 fois » 

3. (iiHHULA (7Vjo/Tz//n.s) FRATEHCX'Lus, IDesh.j, gr. 4 f. » 

4. » » » variété, gr. 5 fois » 

5. » » » var. Diimasi, 

Cossm., gr. 6 fois « 

6-7. (>OLLOxiA {Cirsochilns), Dufouri, [Vass.], gr. 4 fois » 

8-9. SOLARIELLA ELEVATA, CoSSUl . , grOSSi 4 fois » 

10. NoRRisiA PTEROCHiLUS, Cossm., grossi 6 fois « 

11-12. DiLLWYNNELLA NAMNETENSIS, COSSIÎI., gr. 4 fois « 

13-15. EuMARGARiTA (Periaiilax) Bourdoti, Cossm., 

grossi 3 fois « 

16-17. SOLARIELLA SUBCRATICULATA, CoSSm., gr. 3 fois » 

18. Turbo (Senectiis) radiosus, Lamk., gr. 4 fois Arthon. 

19-20. Trochus (Tectiis) Dumasi, Cossm., gr. 1 fois 1/2 Bois-Gouët. 
21-22. NoRRisiA (Norrisella) radiaïa, Cossm., 

grossi 8 fois » 

23-24. EucYCLUS Bureaui, Cossm., grossi 4 fois » 

25-26. SOLARIELLA ASPERRLMA, Cossm., grossi 6 fois » 

27-28. SOLARIELLA? coiSLiNENSis, Cossiu . , gr. 3 fois Coislin. 

29-30. SOLARIELLA VALV.VTOiDES, Cossm., gr. 3 fois Bois-Gouét. 

31-32. Trochus {Tcctns) britannus, Vasseur, 

grand'" natur. » 

33-34. Trochus iTectus) gouetexsis, Cossm., 

grand"" natur. « 



PL XII 
Bull. Soc. S3. nat. Ouest 2'" Série, T. II, PL YII 



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Clichés Sohier. Photolypio Suliior et C" 

Mail. éoc. de la Loire-Inférieure 



FLANCHE VIII 
(XIII) 



LEGENDE DE LA PLANCHE VIII (XIII) 



1-2. Trochus {Tectiis) Athenasi, Vass., gr. 1 fois 1/2 Bois-Gouët. 

3 et 8. Calliostoma Bezançoni, [Vass.], grand' natur. » 

4-5. Trochus (Tectiis) Bareti, Vass., grand' natur. » 

6-7. GiBBULA BouRDOTi, Cossm . , grossi 1 fois 1/2 » 

9-10. GiBBULA iPhorciiliis) arthonensis, Cossm., 

grossi 4 fois Arthon. 

11-12. MoNODONTA (Danilia) multicordata, Cailliaud, 

grossi 2 fois Coislin. 

13-14. LiOTiA (Liotina) Gervillei, [Defr.j, 

grandi natur. Bois-Gouët. 

15-16. LiOïiA {Liotina) Warxi, |Defr.), gr. 1 fois 1/2 » 

17-18. LiOTiA (Liotina) Malescoti, Vass., gr. 1 fois 1/2 » 

19-20. LiOTiA (Liotina) Heberti, Vass., gr. 1 fois 1/2 Coislin. 

21-22. Delphinula calcar, Lamk., grand' natur. Bois-Gouët. 

23-24. Cyclosïrema NiTiDULUM, Cossm., grossi 8 fois » 

25-26. Tinostoma helicinoides, [Lamk.], grossi 4 fois » 

27. Delphinula Regleyi, Desh., grand" natur. » 

28-29. Tinostoma rotell.eforme, Desh., grossi 5 fois » 



c)]ïcnxoLic De 3]ï' c)lt. Co.f.'^maiiix 

PI. XIII 
Bull. Soc. Se. nat. Oueat 2" Série, T. II, PI. YIII 




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Clichés Sohier. Phololypie Sohier et C" 

Moll. écc. de la Loire-Inférieure 



PLANCHE IX 
(XIV) 



LEGENDE DE LA PLANCHE IX (XIV) 



1-2. TiNOSTOMA GUTTiFERUM, Cossm., grossi 8 fois Coislin. 

3-5. ScuTUM (Proscutum) patulum, Cossm., 

grossi 3 fois Bois-Gouét. 

6-7. ScuTUM iProscutum) crassiradiatum, Cossm., 

grandi' natur. 

8-10. ScuTUM {Proscutum) britaxnum, [Vass.], 

grossi 1 fois 12 . » 

11-13. ScuTUM (Proscutum) contractum, Cossm., 

grossi 2 fois Coislin. 

14-15. ScuTUM (Proscutum) compressum, [Desh.], 

grossi 2 fois Bois-Gouët. 

16. SUBEMARGINULA PAUCICOSTATA, CoSSm., 

grossi 3 fois » 

17-18. SuBEMARGiNULA RADiOLA, [Lamk.J, gr. 2 fois » 

19-20. SuBEMARGiNULA ELONGATA, |Defr.], grand^ natur. > 

21-22. Emarginula clathrata, Desh., grossi 2 fois » 

23. Emarginula gouetensis, Cossm., grossi 2 fois » 

24-25. Emarginula costata, Lamlv., grossi 5 fois 

26-27. Emarginula (Entomclla) Pissarroi, Cossm., 

grossi 2 fois n 

28-29. Rimula delicatula, Cossm., grossi 8 fois » 

30. FissuRELLA LABIATA, Lamk . , grand' natur. » 

31-32. FissuRELLA SQUAMOSA, Desli., grand' natur. 



PL XIY 
Bull, Soc. Se. nat. Ouest 2' Série, T. II, PI. IX 



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Pholotypie Sohier et C'' 



Moll. éoc. de la Loire-Inférieure 



PLANCHE X 
(XV 1 



LEGENDE DE LA PLANCHE X (XV) 



1. FissuRELLA INCERTA, Desli., grossi 2 fois Bois-Gouët. 

2. P^issuRELLA Besançon'!, Vass., grossi 2 fois » 

3-4. FissuRELLiDEA BouRDOTi, Cossiii., gr. 3 fois » 

5-6. AcMiEA CONICA, [Defr.], grossi 1 fois 1/2 » 

7-8. Patella Bourdoti, Cossm., grossi 3 fois » 

9. AxisocHiTON sp., grossi 2 fois » 

10-11. Chiton {Tonicia) Pissarroi, Cossm., gr. 2 fois » 

12-13. AcALEA NAMNETENSis, [Vass.], grand'' natur. » 

14-16. Velainiella columnaris, Vass., grandr natur. » 

17. Dentalium (Entalis) coislinense, Cossm., 

grand' natur. Coislin. 

18 et 24. Dentalium {Entalis) substriatum, Desh., 

grand' natur. Bois-Gouët. 

19. Dentalium (Fiistiaria) fissura, Lamk., 

grand' natur. » 
20-21. Dentalium (Lcevidentalium) incertum, Desli., 

grossi 1 fois 1(2 » 
22. Dentalium {Fustiaria) eburneum. Lin., 

grand'' natur. » 
25. Siphonodentalium (Dischides) rilabiatum, 

[Desh.], grossi 2 fois » 
26-27. Siphonodentalium armoricense, Cossm., 

grossi 1 fois 12 » 

28. Subemarginula paucicostata, Cossm., gr. 3 fois » 

29. LiOTiA (Liotina) Gervillei, [Defr.], gr. 2 fois » 

30. Emar(;inula c.ouetensis, Cossm., gr. 2 fois 

31. Delphinula Regleyi, Desh., grand' natur. » 
.32. F^issuRELLA LABIATA, Lamk., grand' natur. » 

33. FissuRELLA Bezançoni, Vass., grossi 2 fois 

34. FissuRELLA INCERTA, Desh . , grossi 2 lois » 



cfïXénxohc de cllt^ c)lî. Coi^^niantv 

PL XV 
Bull. Soc. S2. nat. Ouest 2" Série, T. Il, FI. X 



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i;iiehés Sohier. 



31 



32 34 

l'hoto;vpie Sol.ior et C^' 



Mcll. éoc. de la Loire-Inférieure 



PLAN CHE XI 
(XVI) 



LK(iEXJ)K 1)H LA IM.ANCHK XI XVI) 



1. LiMX.EA {Biilimniea) oncodes, (^ossm., gr. 5 fois Coislin. 

2. Hei.ix {Acanthiniila) armoricensis, Cossm., 

grossi 2 fois Bois-Gouét. 

;^-4. Hélix {Acanthiniila) cexchridium, Cossm., 

grossi 5 fois 

.■). Alricula scotina, Cossm., grossi 1 fois 1/2 

6. Terebra iHastula) armoricensis, Cossm., 

grossi 2 fois » 

7. Terebra [Hastula) coislinensis, Cossm., 

grossi 2 fois Coislin. 

8. Gexotia ecostata, Cossm., grossi 3 fois Bois-Gouèt. 

9. Surcula Dumasi, Cossm., grossi 1 fois 1/2 » 

1(1-11. Pleurotomella ORTHOCOLPA, Cossm., gr. 5 fois » 

12. Amblyacrum namnetense, Cossm., gr. 3 fois " 

13-14. Drillia {Crassispira) erronea, Cossm., gr. 3 fois La Close. 

15. Drillia {Crassispira) subcostaria, de Boury, 

grossi 3 fois Coislin. 

1(5. Margixella condexsata, Cossm., grossi 5 fois 

17. GoxioPTYXis XASS.EFORMis, Cossm. et Piss. Bois-Gouct. 

18 . Tritonidea {Pseudopisania) coislixexsis, Cossm. Coislin. 

19. Drillia (Crassispira) Ammoxi, Cossm. et 

Piss., grossi 5 fois Bois-Gouët. 

2(1-21. Seila variata, (Desh.], grossi 5 fois » 

22. Clavella axgulata, [Lamk.], grossi 1 fois 1/2 » 

23. CoLiNA HEMiDiCTYA, Cossm., grossi 5 fois » 

24. CoNOMiTRA TEXUiPLicATA, |Vass.), grossi 3 fois Coislin. 

25-26. Typhis sixuosus, Cossm., grossi 3 fois » 

27. Cypr.ea {Liiponia) .kql'ipartita, Cossm. » 

28-29. Lampusia {Monocirsus) namxetexsis, Cossm., 

grossi ô fois Bois-Gouët. 



JlTt'rnaite De- c)]ï^ clll. (So^Miiaua 

PI. XYI 

Bull. Soc. Se. nat. Oueat 2'^ Série, T. II, PL XI 

12 3 4 5 



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25 26 27 23 



29 



Clichés Suhier. Pholotypie Sohicr et C 

Moll. éoc. de la Loirs-Inférisure 



PL.ANCHE: XII 
(XVII) 



LEdENDE DE LA PLANCHE XII (XVII) 



1. 
2-3. 

4-5. 

6. 

7. 

8-9. 

10. 



12. 

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10. 

17-18. 

19. 

20. 

21. 

22-23. 

21-25. 

20-27. 

28. 

29. 



Strombocolumbus Dumasi, Cos.sm., gr. 2 fois Bois-Gouët. 

SuESSiONiA EUT^MATA, Cossm . , grossï 3 fois » 

SiPHONALiA GOXiocoLPA, Cossiii., grossi 3 fois » 

Typhis parisiexsis, d'Orb., grossi 1 fois 12 » 

Murex (Miiricopsis) coislinexsis, Cossm., 

grossi 2 fois 



Coislin. 
Bois-Gouët. 



30. 



31-32. 
.33-34 . 



Lampusia (Sinipiiliim) gouetensis, Cossm., 

grossi 2 fois 
Lampusia iSimpuliim) ixterstriata, Cossm., 

grossi 2 fois ); 
Murex (Miiricopsis) auversiexsis, Desli., 

grossi 2 fois » 

Bexoistia Dumasi, [Cossm,], grossi 2 fois » 

Cerithium rhaphidoides, Cossm., grossi 2 fois » 

BiTTiuM Dumasi, Cossm., grossi 2 fois Coislin. 

Semivergatus dissimilis, Cossm., grossi 2 fois » 
PoTAMiDES DYSCRiTus, Cossm., grand" natur. Bois-Gouët. 

Lacuxa xaïicella, Vass., grossi 3 fois » 

LiTTORixA PERiDESMiA, Cossm., grossi 3 fois » 

Mathildia distixguexda, de Boury, gr. 3 fois » 

LiTTORiXA coiSLiXEXSis, Cossm., grossi 3 fois Coislin. 
DuMASELLA PRETiosA, Cossm., gTossi 3 fois Bois-Gouët. 

Carixaria mirabilis, Cossm., grand' natur. » 

Mathildia gracilis, de Boury, grossi 5 fois » 
Lathyrus (Pe/'/.sfer/zm) difficilis, Cossm., 

grossi 2 fois » 

ScuTUM {Prosculum), crassiradiatum, Cossm., 

grandi- natur. « 

CoLLOXiA Pissarroi, Cossm., grossi 3 fois ■» 

BiTHiXELLA Dumasi, Cossm., grossi 3 fois » 



3]Xcmoii 

Bull. Sec. Se. nat. 0\ 


■c De 

19St 


PI. XVII 


2' Série, T. Il, PL XII 


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2 3 4 5 6 



♦•♦♦♦♦ 

7 8 9 10 11 12 

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19 20 21 22 23 

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24 25 26 27 28 

m m ^ à 

30 31 32 33 34^ 



Clichés Sohier. l'hototypie Sohier et C'' 

Moll. éoc. de la Loire-Inférieure 



MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 

DE LA 

LOIRE- INFÉRIEURE 
Par M. COSSMANN 



Tome 2e 
1 ) E U X I K M K F A S C ICI' L E 



GASTROPODES 

f S ni te cl fin ' 



h'-n présentant à nos lecteurs ce cinquième et avant-dernier 
lascicule de notre Monographie, nous avons à cœur de 
remercier la Société des Sciences naturelles de l'Ouest, qui 
nous permet, par ce vigoureux etîort, d'entrevoir, dans un 
avenir peu éloigné, l'aclièvemenl de la partie qui nous 
concerne spécialement, celle des Mollusques conchifères et 
des Mollusco'ides. Pour terminer ensuite l'histoire de cette 
l'aune, d'autres coUahorideuis auront à se charger de ce qui 
concerne les Echinides et les Animaux inférieurs (Bryozoaires, 
Zoophyles, Foraminilères, etc.). 

De même que nous l'avons fait à la fin du Tome I'''", nous 
complétons ce Tome II par une table alphabétique des espèces 
qu'il contient, y compris le supplément. Une table analytique 
de l'ensemble des Mollusques sera jointe au Tome III, qui 
traitera des Pélécypodes. 

Novembre iOOi 

.\.UitL-s. — Bull. Suc. *c. ii;il. Oiiesl., '1' ser., t. U, lasc. I, 34 mais 11102. 



() BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2'' SÉR., T. Il [Ô6l 

AmpuUina bathyglyphis ', nov. sp. PI. I (VI), fig. 3-4. 

Test épais ; taille très grande ; forme globuleuse, arrondie; 
spire peu allongée ; à galbe subconoïdal ; protoconque obtuse; 
six tours convexes, luisants, dont la hauteur libre atteint le 
tiers de la largeur, séparés par des rainures extrêmement 
profondes, qui les disjoignent complètement, de sorte qu'ils 
se recouvrent sur le tiers de leur hauteur totale ; surface lisse, 
quoique finement striée par les accroissements, et colorée par 
des fascioles spirales, brunes. Dernier tour supérieur aux 
cinq sixièmes de la hauteur totale, ventru, arrondi à la base, 
qui porte un limbe vernissé, assez large, peu caréné et versant. 
Ouverture égale aux cinq huitièmes de la hauteur totale, 
semilunaire, canaliculée dans l'angle inférieur, versante à la 
jonction du limbe avec le contour supérieur ; labre presque 
vertical, épaissi à l'intérieur, légèrement échancré vis-à-vis de 
la gouttière, avant de se rattacher au bord opposé ; columelle 
non excavée, portant un léger renflement antérieur qui limite 
la région versante de l'ouverture ; bord columellaire très cal- 
leux, recouvrant complètement la région ombilicale et une 
partie du limbe basai. 

DiM. Hauteur : 68 mill. ; largeur : 53 mill. ; épaisseur : 40 mill. 

R.D. Cette magnifique espèce s'écarte absolument de tout ce que 
l'on connaît actuellement dans rÉocène d'Europe, ou des pays 
exotiques ; au premier abord, ses sutures profondément canali- 
culées, son ombilic clos par la callosité columellaire, son large 
limbe basai, rappellent le Genre Megatylotiis, et particulièrement 
M. crassatiniis, de l'Oligocène ; mais, en examinant de plus près les 
caractères de A. bathyglyphis, on constate immédiatement qu'il 
n'est pas possible de le rapporter au Genre Megatylotiis, dont 
l'ouverture est très oblique, de même que chez Natica, tandis que 
notre coquille a le contour supérieur sinueux comme toutes les 
Ampullines, dont elle ne diffère d'ailleurs que par ses sutures 
profondément rainurées. Se l'ai aussi rapprochée de Natica Delbosi, 
de l'Oligocène de Gaas, qui a également les sutures canaliculces ; mais 



t. Ktymi)l()gie : paO-jç, profond ; y/uyu-, rainure. 



|57| M. COSSMAXN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 7 

ce dernier est un Crommium, sans limbe basai. Je ne crois pas que 
le seul caractère des rainures suturâtes mérite la création d'une 
nouvelle section ; c'est pourquoi je dénomme cette coquille comme 
Ainpiillina s. s. On sait d'ailleurs que ce nom, {{ui a été contesté 
par M. Hari'is, doit être conservé pour les formes éocéniques du 
groupe de iV. patiila, tandis que le denre Ampullospira, qu'il a 
proposé pour le remplacer, doit s'appliquer aux formes secon- 
daires, improprement nommées Eiispira. 

Type et loc. Coislin, trois échantillons. Type figuré. (PI. I (VI), 
fig. 3-4), coll. du Muséum de Nantes. Coll. Dumas. 

Ampullina grossa, [I)esli.| PI. I (VI), fig. 6. 

1888 - A. gvossa, Cossm. Catal. Hoc, III, p. 177. 

R.D. Les échantillons du Hois-douët ont une forme un peu 
moins sphérique que ceux de Chéry-CJiartreuve, dans le Bassin de 
Paris ; ils ressemblent identicpiement à la figure 24 de la 
Planche LXX, dans le second ouvrage de Deshayes. Tous les 
autres caractères sont, d'ailleurs, identiques ; forme sinueuse du 
labre, qui est rétrocurrent à la suture ; fente ombilicale médiocre, 
avec un limbe très efiacé ; tours convexes, à peine déprimés 
vers la suture ; flancs beaucoup moins comprimés que ceux de 
A. Edwardsi, qui a le labre bien plus vertical. Je suis surpris de la 
rareté de cette grosse coquille dans le gisement du Bois-Goiiët, et 
surtout de l'absence de jeunes individus, à moins que ceux-ci ne 
soient confondus avec ceux des espèces suivantes, dont il serait 
impossible de les distinguer ; il en résulterait que l'espèce n'atteint 
qu'à l'âge adulte les caractères bien tranchés qui la caractérisent. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouèt (PI. I (VI), lig. 6), coll. Dumas ; 
un autre gros individu, moins intact, coll. Cossmann ; le troisième 
échantillon, d'une taille moitié moindre, coll. Dumas. 

Ampullina parisiensis, |d'Orb.] PI. I (VI), fig. 7-8. 

1881 — Xatica depressa, Vasseur. Atlas, pi. VIII, fig. 1-2. 
1888 — A. parisiensis, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 175. 

R.D. L'erreur commise par M. Vasseur paraît évidente; les 
figures qu'il donne de iV. depressa Lamk. ressemblent identiquement 



8 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'^ SKR., T. II |Ô8| 

à celles qui, dans le premier ouvrage de Deshayes (PI. XXI, 
fig. 11-12), sont dénommées Natica miitabilis, c'est-à-dire à A. pari- 
siensis tj-^pique. D'ailleurs, les échantillons du Bois-Gouët sont 
absolument pareils à ceux que je possède de la tranchée de Villiers ; 
tandis que A. depressa, tel que Deshayes l'a interprété dans son 
premier ouvrage (PI. XX, fig. 12-13), est une coquille beaucou]) 
plus grosse, à rampe suturale moins accusée, dont l'ombilic est 
complètement clos, dont la spire est plus allongée, et dont la 
suture est ascendante au dernier tour. 

Plésiotype et loc. Coislin (PI. I (VI), fig. 7-8), coll. Dumas. — 
Bois-Gouët, Muséum de Nantes, coll. Bourdot, coll. Bonnet. 

Ampullina mutabilis, [Sol] PL I (VI), fig. 10-11. 

1890 — Catal. Éoc, T. V, Suppl., p. 53. 

R.D. Ainsi que je l'ai précédemment signalé, cette coquille se 
distingue d'A. patiila, par sa spire plus courte, à sutures canali- 
culées ; le test est plus mince, et il porte, sur le dernier tour, des 
stries d'accroissement fasciculées. L'espèce est assez rare dans la 
Loire-Inlerieure, et elle n'y atteint qu'une taille inférieure à la 
moyenne. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PL I (VI), fig. 10-11), coll. 
Cossniann. 

Ampullina Vasseuri, nov. sp. PL I (VI), fig. 12-13. 

1881 — Natica Stiideri, Vasseur. Atlas, PL VllI, fig. 23-25, 27-28 
(non Quenstedt). 

Taille au-dessous de la moyenne ; forme sphéroïdale ; spire 
très courte, un peu étagée, à galbe à peu près conique ; pro- 
toconque obtuse, paucispirée ; six tours convexes, très étroits, 
déprimés par une rampe spirale à la suture, portant seule- 
ment des stries d'accroissement obsolètes, parfois assez régu- 
lières. Dernier tour supérieur aux quatre cinquièmes de la 
longueur totale, arrondi, à peine perforé à la base par une 
fente ombilicale, de laquelle sort un limbe étroit, faiblement 
caréné, qui se confond rapidement avec le contour supérieur. 
Ouverture grande, semilunaire, versante et sinueuse en avant, 



[591 M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉMQUES 9 

canaliculée dans l'angle inférieur; labre assez mince, recti- 
ligne, un peu oblique, non sinueux ; columelle peu excavée, 
avec un bord médiocrement calleux, appliqué contre la fente 
ombilicale. 
Dm. Hauteur: 20 niill. ; diamètre : 17 mill. 

R.D. J'ai démontré, dans mon Catalogue de l'Eocène (T. III, 
p. 175), que la dénomination Studeri ne pouvait, à aucun titre, être 
substituée à A. parisiensis d'Orb. Indépendamment de ce motif, les 
individus du Bois-Gouct, que M. Vasseur a désignés sous ce nom, 
ne ressemblent pas du tout à l'espèce parisienne ; ils en ditfèrent par 
leur rampe moins anguleuse au-dessus de la suture, par leur limbe 
beaucoup plus étroit, par leur ombilic moins ouvert, surtout dans 
le jeune âge, où il est généralement clos. Je ne trouve, dans le 
Bassin de Paris, aucune forme qui puisse se rapprocher de cette 
coquille de taille inférieure à la moyenne; A. abscondita a une 
rampe beaucoup plus aplatie au-dessus de la suture; A. Forbesi, 
des sables de Cuise, a la spire plus allongée que l'espèce nantaise, 
avec un bord columellaire plus étalé, un limbe tout différent. 

Typi: et loc. Bois-Gouët (PI. I (VI), fîg. 12-13), coll. Bourdot ; peu 
rare, toutes les coll. — {>oislin, la (Uose, coll. Dumas. 

Ampullina sigaretina |Landv.| PI. I (VI), fig. 9. 

1888 — Cat. Éoc, III, p. 171. 

R.D. Aussi mince qu'A, muiabilis, qui se trouve aussi dans les 
mêmes gisements, celle ci s'en distingue par son ouverture beau- 
coup plus grande, par son ombilic à peu près clos, par son limbe 
plus étroit, formant une carène qui remonte plus en avant sur le 
contour supérieur. Elle est en-core plus rare et généralement dété- 
riorée à cause de la minceur du test. La spire est très courte, les 
sutures sont canaliculées, et les stries d'accroissement forment, 
vers ces sutures, des faisceaux très obliques et assez réguliers. 

Plésiotvpe et loc. Bois-(iouët, unique (PI. I (VI), fig. 9), coll. 
Dumas. — La Close, unique. Coll. Dumas. — Coislin, quelques 
petits échantillons, coll. Dumas. 

Ampullina namnetensis, nov. sp. PI. II (VII), fig. 7. 

Sous-Genre Amauropsella. Taille petite; forme turbinée ; 
spire longue ; six ou sept tours convexes, étroits, dépourvus 



10 BULL. SOC. se. \AT. OUEST. — 2^ SÉlî., T. II [60] 

de rampe à la suture, lisses. Dernier tour égal aux deux tiers 
de la hauteur totale, subsphérique ; base largement perforée 
par un ombilic, dans lequel s'enfonce un stylet détaché de la 
lèvre columellaire. Ouverture ovale, avec une gouttière angu- 
leuse en arrière, arrondie et peu versante en avant ; labre 
presque vertical ; columelle excavée ; bord columellaire 
entaillé en demi-cercle au-dessus de l'ombilic, muni en avant 
d'une lèvre saillante qui donne naissance au stylet. 

DiM. Hauteur : 11 1/2 mill. ; diamètre : 8 1/2 mill. 

R.D. Cette coquille se distingue d'A. siniiosa et d'A. spirata, par 
l'absence complète d'une rampe suturale, par ses tours convexes, 
non anguleux ; sa spire est plus allongée, et son ouverture est plus 
petite. Les jeunes individus, dont la lèvre n'est pas complètement 
formée, se distinguent difficilement d'A. Vasseuri. 

Type et loc. Bois-Gouct (PI. Il (VU), tig. 7), coll. Dumas; rare à 
rètat adulte. 

Ampullospira acuminata, (Lanik.) FI. II (VII), lig. 8. 

1888 — Ampullina acuminata, Cossm. Cat. Eoc, III, p. 179. 

Obs. Je ne connais, du gisement de Coislin, que la pointe de cette 
intéressante coquille ; il est à souhaiter que de nouvelles recherches 
fassent découvrir des échantillons plus adultes ; car, à cet Age, 
l'assimilation est nécessairement très incertaine. On sait cpie 
M. Geo. Harris (Australasian) a proposé de remplacer Eiispira par 
la dénomination Ampullospira ; j'adopte cette rectification, en 
excluant toutefois de ce Genre les véritables Ampullina de Lamarck, 
dont le changement de nom n'est pas justifié, et qui se distinguent 
génériquement par leur limbe basai. 

Plësiotype et loc. Coislin (PI. II (VII), fig. 8), coll. Dumas; 
Muséum de Nantes. 

Cepatia cepacaea, |Lamk.] PI. II (VII), fig. 13-14. 

1881 — Nalica ccpacœa, Vass. Atlas, PI. VIII, fig. 3-6. 
1888 - Cossm. Cat. Eoc, III, p. 168. 

R.D. En comparant attentivement les échantillons du Bois- 
Gouct aux indiviihis du niénic àgc, i)rovcnanl du Calcaire grossier 



[61] M. COSSMAXX. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 11 

parisien, je ne trouve d'autre difTérence qu'une saillie un peu 
moindre de la spire chez les premiers ; encore existe-t-il des 
iV. cepacœa, de Damery, dont les tours sont plus déprimés que chez 
les coquilles des autres gisements. Il n'y a donc pas lieu d'ériger 
même une variété distincte pour les individus de la Loire-Inférieure. 
La même espèce se retrouve identiquement dans le Cotentin, aussi 
bien que dans les environs de Vérone ; son aire géographique est 
donc très étendue. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouct, peu commune (PI. II (VII), 
fig. 13-14), coll. Dumas. 

Natica microglossa, Desh. PI. I (VI), fig. 2. 

lcS81 — .V. epiglotliijta, Vass. Atlas, PI. VIII, fig. 7-10. 
1888 — N. microglossa, Cossm. Cat. Eoc, III, p. 1G3. 

R.D. C'est bien à cette espèce et non à A", epiglollina, qu'il faut 
rapporter les échantillons du Bois-Gouét : M. Vasseur n'a figuré que 
de jeunes individus, et l'on sait que, dans ce groupe difficile, il 
n'est possible d'arriver à une détermination sûre qu'en se servant 
de coquilles adultes. A^. microglossa diffère complètement de l'autre 
espèce, par sa forme moins régulièrement conoïdc et par ses tours 
convexes, dont le profil ne se confond pas exactement avec le 
galbe de la coquille, comme cela a lieu, au contraire, chez A^. 
cpiglotlina ; en outre, le funicule ne remplit pas autant la cavité 
ombilicale et l'ouverture est plus petite, par rapport à la spire. 

Plésiotypk et loc. Bois-Gouët, peu rare (PI. I (VI), fig. 2), 
coll. Dumas. — Coislin, coll. Dumas. 

Natica synaptoglossa ' , nov. sp. PI. Il (VIlj, fig. 1-2. 

Taille très petite ; forme globuleuse ; spire très courte ; 
protoconque obtuse, sans saillie ; trois tours à peine convexes, 
déprimés en arrière, séparés par des sutures linéaires, et 
généralement ornés de quelques stries spirales au-dessus de 
la suture; dernier tour formant presque toute la, coquille. 



\. Étymologie : Twarrro,-, joint ; y/'.jttîz, funicule. 



12 HULL. SOC. se. "XAT. OL'KST. — 2'' SHli.. T. II |62| 

arrondi et presque déprimé à la hase qui est largement ombi- 
liquée. Ouverture grande, semilunaire, canaliculée dans 
l'angle inférieur, non versante en avant; labre oblique et 
légèrement sinueux; columelle peu arquée ; bord columellaire 
très calleux en arrière, complètement conjoint avec la lèvre 
qui reçoit le funicule ; ce dernier est peu saillant, limité en 
avant par une rainure assez profonde. 

Di.M. Ilauleur : ô mill. ; (lianiètre : 4 niill. 

R.l^. Cette petite coquille ne peut se confondre avec les jeunes 
individus de iV. labellata, attendu (pi'on distingue très nettement 
son funicule à l'intérieur de rombilic, limité par une rainure bien 
visible ; seulement, au lieu d'aboutir au milieu à une lèvre bien 
découpée, comme chez X. microglossa, ou chez A'. epifjlolUnoidcs, 
il se termine par une callosité tout à fait confondue avec celle du 
bord columellaire, ce qui donne à la coquille un taux aspect de 
ressemblance avec la Section Xdlicimt. D'ailleurs, les stries 
spirales qui surmontent les sutures, contribuent encore à carac- 
tériser cette espèce, que je ne puis comparer cpi'à A^ obliqiuila ; 
mais ce dernier dilfère par sa spire longue ci conoïdalc, par sa 
suture ascendante sur le dernier tour. 

Type et i.oc. Coislin, peu rare (1*1. 11 (\lli, lig. 1-2), coll. Dumas. 
— Bois-Goucl, coll. Bonnet. 



Natica stenoglossa', nov. sp. PI. 1 (Vli, lig. 14-15. 

Taille petite; forme globuleuse, presque aussi large que 
haute ; spire très courte, à galbe conoïdal ; protoconque 
obtuse, à nucléus sans saillie; trois tours convexes, lisses, 
croissant rapidement, séparés par des sutures profondes et 
rainurées. Dernier tour grand, arrondi, à base perforée par 
un entonnoir assez largement évasé, quoique roml)ilic soit 
médiocrement ouvert ; funicule antérieur, très peu saillant, 
quasi écrasé contre la paroi columellaire, séparé en avant 
par une rainure obsolète. Ouverture grande, semilunaire. 



i. i;tA 



|63| M. COSSMAXX. — MOLLUSQUES ÉOCKNIQUES 13 

avec une très faible goutUère postérieure ; labre oblique, à 
peine sinueux ; columelle recliligne, avec la trace bien marquée 
de l'application de l'opercule ; bord columellaire calleux et un 
peu étalé en arrière, non échancré sous le funicule, dont la 
callosité est anguleusement repliée, de sorte que le bord 
antérieur s'en détacbe visiblement. 

Dm. Hauteur : U mill. ; diamètre : (S 1 2 niill. 

I{.I). Otto peliic coquille ne peut se coiirondic ni avec .V. si/nd})- 
toglossa qui a le funicule |)ostérieur, et des stries spirales, ni 
avec X. obliqimta (jui a la spire plus saillante, la callosité bien 
plus largement étalée et remplissant presque l'ombilic ; chez 
lY. stenoglossa, au contraire, non seulement la callosité à laquelle 
aboutit le funicule est étroite et peu développée, mais en outre, 
elle est repliée sur elle-même et distinctement isolée de la partie 
antérieure du bord columellaire. 

Type et loc. Coislin, deux individus (IH. I (VI), lig. U-l,')), 
Muséum de Nantes. 

Natica epiglottinoides, |)esh. FI. H (Vil), lig. 18-19. 

18S1 - .V. cpij/lollinoidcs, Vass. Allas, Pi. Vlll, fig. 11-14. 
1888 ^ Cossm. Cat. l':oc., III, p. Kiô. 

R.D. (k'Ue espèce se distingue aisément de X. microylossa, par 
sa spire plus saillante, et surtout pour le double feston que décrit 
le contour du bord columellaire, l'un pour le funicule, l'autre en 
arrière plus petit et appliciuésur la base. Les échantillons du Bois- 
Gouct présentent bien ce caractère, de sorte qu'ils comblent la 
lacune qui paraissait exister, pour cette espèce, entre l'apparition 
dans rÉocène inférieur, et l'extinction dans rÉocène supérieur. 
La convexité des tours de spire est accentuée par la petite rampe 
déclive qui surmonte la suture ; enfin, l'ouverture est à [)eine supé- 
rieure à deux fois la hauteur de la spire. 

Pllsiotvpe et i.oc. Pois-Crouet, assez répandue (l'I. II (VII), 
fig. 18-19), ma coll. 

Natica perforata, Desh. PI. IL (VII), fig. ô-G. 

18S8 — X. pcrforala, Cossm. Catal. Koc, III, p. 165. 
H.i). (".elle e uilie a dû être généralement eonroiuhie, au Bois- 



14 liULL. SOC. se. \AT. OUEST. — 2" SKR., T. II (64] 

Gouct, avec la précédente; cependant, elle a la spire plus courte, 
le galbe plus globuleux, le funicule bien plus réduit, presque rudi- 
mentaire chez certains individus. Elle se distingue aussi de A\ 
microglossa par sa forme plus large et moins haute, par son 
ombilic plus ouvert, creusé par des rainures encadrant le funicule. 
Enlin, sa taille est généralement moindre. 

Plésioïvpe et Loc. Bois-douct, rare (PI. II (VII), llg. 5-6), coll. 
Bourdot ; coll. Bonnet. 

Natica obliquata, Desh. PI. I fVI), fig. 1 et 5. 

18S8 — X. obliquata, Cossm. Cat. Eoc, III, p. 164. 

R.D. Un seul petit individu de cette espèce m'a été communiqué 
par M. Bourdot, qui a bien distingué le caractère critique auquel 
on la reconnaît: jonction du funicule avec le bord columellaire ; 
comme elle n'atteint pas une grande taille, il est possible qu'elle 
ait été confondue avec de jeunes individus des autres espèces, et 
notamment avec N. epiglottinoides, dont elle se rapproche par sa 
spire assez saillante, à tours convexes ; une rainure circulaire 
isole bien le funicule fians l'ombilic, qui n'est i)as très largement 
ouvert. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouct, unique (PI. I (VI), fig. 1 et 5), 
coll. Bourdot. 

Natica venusta, Desh. PI. II (VII), fig. 3-4. 

l.S,Sl - Xalica labellata, Vass. ex parte. Atlas, PI. Vllî, fig. 20-22 .so/. 
1X88 — X. venusta, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 169. 

R.D. Cette espèce est caractérisée par son ombilic à demi clos 
par une épaisse callosité columellaire, qui est unie et dépourvue 
de la lèvre détachée, par la([uelle on distingue X. labellata ; en outré, 
le test est plus épais et le labre est un peu plus obliquement 
incliné. Aussi, on ne s'explique pas comment M. Vasseur a pu, 
dans son Atlas, figurer les deux espèces sous l'unique nom labellata, 
qui ne doit s'appliquer qu'aux figures 15 à 19. Dans le gisement du 
Bois-(iouët, le plus grand nombre des échantillons appartient 
d'ailleurs à X. venusta : leur identité avec les individus du Calcaire 
grossier de Grignon me paraît évidente. Section Xatieina. 

Plésotvpe et LOC. Bois-Gouët, commune (PL II (VII), fig. 3-4) 
ma coll. — Coislin, coll. Dumas. 



[65] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES KOCKNIQUES 15 

Natica labellata, Lamk. PI. Il (Vil), fig. lô-lG. 

1881 — xV. labellata, Vass. Allas, PL VIII, lig. 15-19. 

1888 - Cossni. Cat. Éoc, III, p. 170. 

R.D. La petite dépression entaillée dans le bord columellaire, et 
qui sépare la lèvre renversée au-dessus de l'ombilic, de la partie 
appliquée sur la base, n'est pas toujours très visible ; on la 
distingue néanmoins dans la plupart des échantillons, qui sont, 
en outre, caractérisés par leur test mince, par leur entonnoir 
ombilical largement ouvert, à peine rétréci en arrière par la lèvre 
columellaire, par leur spire courte, à tours convexes, séparés par 
des sutures linéaires, ({u'accompagne en-dessus une strie spirale et 
très obsolète. Le labre fait un angle d'environ 35" avec l'axe ver- 
tical de la coquille. Section Naticina. 

Plésiotypk et loc. Hois-Gouët, assez répandue (PL II (VII), 
lig. 15-l(i), coll. Hourdot. — (-oislin, coll. Dunuis, Muséum de 
Nantes. 

Natica lineolata, Desh. PL 11 (VIL, iig. 12. 

1888 — X. lincolala, Cossm. Cat. Koc, IIl, p. Hi". 

R.I). L'échantillon du Bois-Gouèt que je lais ligurer est, en tous 
points, identique à celui que je possède de Beauchamp : c'est le 
même galbe conoïde et assez élevé, les" tours convexes en avant, 
déprimés au-dessus de la suture; toutefois, la callosité columel- 
laire remplit moins complètement l'ombilic, elle paraît moins 
épaisse et plus transversalement tranchée en avant, je ne crois pas 
que cette petite diOerence puisse motiver la séparation d'une 
espèce, ni même d'une variété ; d'autant moins que les échantillons 
deCoislin ne sont pas absolument identicpics à celui (hi lîois-Gouét. 
Section Xcvcrita. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouct, uniciue (PL II (VII) fig. 12), coll. 
Bourdot. — Coislin, trois individus, coll. Dumas. 

Natica arenularia, Vasseur. PL II (VII). fig. 9-11. 

1881 - .V. arenularia, Vass. Atlas, PL VIII, fig. 33-35. 
1888 - Cossm. Cat. Éoc, III, p. 106, PL VH, fig. 34-35. 

Obsekv. Ln comj)arant attentivement les indivi(his du Bassin de 



16 BULL. SOC. se. NAT. OÎIEST. — 2'" SKR., T. II (66] 

Paris à ceux de la Loire-Inférieure, on remarque de légères diffé- 
rences : d'abord la spire de ces derniers est un peu plus longue; 
ensuite les stries serrées el spirales, que porte leur surface, sont 
plus visibles au-dessus de la suture rainurée, sur une sorte de 
rampe obsolète qui borde cette suture ; j'ai même un individu du 
Bois-(iouct, chez lequel celte rampe est limitée par une rainure 
spirale, qui se transforme, sur le dernier tour, en une carène 
émoussée, correspondant à une sinuosité très marquée des stries 
d'accroissement ; toutefois, je ne sépare pas cet individu qui 
paraît être le résultat d'une difformité accidentelle. En définitive, 
malgré ces petites diftérences, je persiste à penser que les échan- 
tillons des deux Bassins appartiennent bien à la même espèce. Le 
labre est mince, très oblicpiemenl incliné, sauf vers la suture à 
laquelle il aboutit presque orthogonalement. 

Les échantillons des environs de Nantes se partagent en deux 
groupes : ceux, très rares, dont le sillon circa-ombilical est bien 
visible, et ceux, beaucoup plus, fréquents, chez lesquels ce sillon 
s'efface à peu près totalement, de sorte qu'on ne reconnaît le Sous- 
(lenre Amaiiropsina, qu'aux stries spirales de la surface ; la même 
oblitération du sillon se |)roduit, d'ailleurs, chez les individus 
parisiens, et je l'avais signalée dans la description. Quoiqu'il en 
soit, ainsi qu'on peut s'en rendre compte en examinant l'ombilic de 
X. Boiitillieri, qui est le représentant très adulte de X. caiialiculata 
(espèce type d'Amaiiropsina), il existe, dans l'ombilic, un funicule, 
limité en arrière par un faisceau de stries spirales, et en avant par 
un sillon assez profond, souvent accentué par une sorte de carène ; 
ce funicule s'aplatit déjà beaucoup chez X. canaliciilatn, puis il 
disparaît à peu près complètement chez X. areinilaria, où il n'est 
plus indicpiè que par le sillon antérieur; enfin, ce sillon lui-même 
s'efface, de sorte que les coquilles à lame columellaire assez mince 
ne ressemblent guère aux Xalica funiculés. Cependant on voit, 
par ce qui précède, (ju'il y a une transition graduelle entre les 
deux formes, de même qu'entre Xatica et Xaticina ; il en résulte 
que Aimuiropsina ne peut être séparé de Xatica que comme un 
Sous-Genre distinct. 

X. arenularia ne se trouve, jusqu'à présent, représenté que dans 
le gisement du Bois-Gouët, et n'a pas encore été signalé dans le 
Bassin de Campbon ; le fait est d'autant plus remarquable qu'il 
s'agit d'une espèce ([ui se retrouve dans le Calcaire grossier supé- 
rieur des environs de Paris, et aussi dans le (>olentin. 



[67J M. COSSMAXX. — M0LLUSQUP:S ÉOCKNiyUES 17 

NÉOTYPES et Loc. Bois-Gouët (PI. II (VII), lig. 9-11), coll. Dumas 
et Bourdot. 

Sigaretus clathratus, [Gmelin| PI. II (VII), (ig. 23-24. 

1888 — S. ciathralns, Cossm. Cal. Éoc. III, p. 172. 

R.I). Cette espèce n'est représentée, au Bois-Gouët, que i)ar 
deux petits échantillons très fragiles, qui ne me paraissent pas 
différer de ceux du Bassin de Paris. De fines stries onduleuses 
couvrent toute leur surface ; mais ce n'est qu'à une taille plus 
grande que ces stries se transforment en filets serrés, déçusses par 
les accroissements. La lame columellaire se réfléchit sur l'ombilic, 
et est séparée de la région pariétale par une dépression bien 
marquée. La protoconque est lisse, planorbiforme, à nucléus un 
peu rétus. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouël, deux échantillons (PI. Il (\'II), 
fig. 2:5-24), coll. Bourdot et Dumas. 

Vanikoro Bourdoti, nov. sp. PI. II (VII), fig. 25. 

Taille minuscule ; forme sigarétoïde; spire un peu allongée, 
poinlue au sommet ; quatre tours convexes, régulièrement 
sillonnés; dernier tour très grand, à base arrondie, largement 
ombiliquée, avec un angle obtus autour de la cavité ombi- 
licale. Ouverture auriforme ; non versante en avant ; labre 
mince, oblique, peu sinueux ; bord columellaire très mince, 
entaillé par une dépression au point où il se détache de la 
base. 

Dm. Hauteur : 2 12 mill. ; diamètre: 2 mill. 

R.D. J'ai hésité à rapporter cette petite coquille au G. Vanilcoro 
(= Xarica), à cause de sa forme sigarétoïde ; pourtant elle .a la 
spire plus pointue que les Sigaretus, qui ont la protoconque pla- 
norbulaire j en outre, son ombilic est circonscrit par un angle 
qu'on observe identiquement chez V. aciita, espèce vivante ; 
d'ailleurs, le tj^pe de Vanikoro (V. cancellata) possède aussi cet 
angle circa-ombilical. J'ai rétabli le nom Vanikoro qui est antérieur 
à Narica, et qu'on n'a pas le droit de rejeter sous le prétexte que 
c'est une démonstration barbare. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (PI. II (VII), fig. 25), coll. 
Bourdot. 



18 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2« SÉH., T. II |H8l 

Lacunaria Isevigata, nov. sp. PI. II (VII), fig. 17. 

Taille très petite; forme globuleuse, naticoïde ; spire assez 
courte, à galbe extraconique ; protoconque styliforme, poly- 
gyrée, à nucléus globuleux et dévié ; quatre tours convexes, 
lisses, non brillants, séparés par des sutures linéaires ; dernier 
tour très grand, subsphérique, à base arrondie, séparée par 
une carène de la fente ombilicale qui est assez étroite. 
Ouverture égale aux sept dixièmes de la hauteur totale, 
semilunaire, un peu versante au point où aboutit la carène 
circa-ombilicale ; labre mince, excavé, oblique, antécurrent 
vers la suture ; columelle lisse, presque rectiligne ; bord 
columellaire assez large, mince sur la base, plus calleux au 
milieu, et surtout sur la région versante du contour antérieur. 

Dm. Hauteur : 3 1/4 mill. ; diamètre : 2 3/4 mill. 

R.D. Cette petite coquille a une réelle analogie avec L. macros- 
toma, du Calcaire grossier de Chaussy ; toutefois on l'en distingue 
par sa spire plus courte, par son ouverture plus grande, par son 
ombilic moins clos, par l'absence de varices lamelleuses. Si on la 
compare à L. turgida, on trouve qu'elle s'en écarte bien davantage 
par sa forme plus globuleuse et par sa surface lisse. 

L'analogie du G. Lacunaria avec Vanikoro est incontestable ; 
c'est pourquoi, j'ai rapproché la diagnose de cette espèce de celle 
de Vanikoro Bourdoti ; mais, d'autre part, Lacunaria se rattache 
aussi à Micreschara, surtout par sa protoconque styliforme. Tout 
ce groupe de coquilles est à classer entre les Xaticidx et les 
Adeorbiidic. 

Type et loc. Bois Gouet, unique (PL II (VII), fig. 17), coll. Dumas. 



Adeorbis tenuistriatus, Desh. PL II (VII), fig. 29-30. 

1888 — A. tenuistriatus, Cossm. Cat. I^oc, III, p. 158 (ex parte}. 

R.D. En comparant attentivement les échantillons du Bois- 
Gouët aux excellentes figures du second ouvrage de Deshayes, je 
conclus qu'ils appartiennent bien à la forme du Calcaire grossier, 
dénommée A. tenuistriatus, tandis que les individus des sables 
moyens doivent conserver le nom A. mitis Desh. ; la réunion, que 



[69J M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCKNIQUES 19 

j'avais proposée, de ces deux espèces, n'est pas justifiée : il y a de 
réelles différences, non seulement à cause de l'existence d'une 
double carène, souvent oblitérée, à la périphérie des échantillons 
bartoniens, tandis que les individus du Calcaire grossier et du 
Bassin de Nantes sont régulièrement et invariablement arrondis ; 
mais encore l'ombilic est beaucoup moins largement ouvert chez 
A. tenuistriatiis que chez A. niitis qui paraît dépourvu de la petite 
côte circa-ombilicale dont on constate l'existence ou la trace chez 
les Adeorbis du Bois-Gouët. Leur surface est d'ailleurs finement 
striée, et leurs sutures sont bordées d'une légère dépression. 
L'ouverture est médiocrement découverte, et le bord columellaire, 
un peu calleux, porte une saillie imperceptible vis-à-vis du jjoint 
de jonction de la côte circa-ombilicale. 

Plésiotyfe et loc. Bois-Gouët, peu commune (PI. II (VII), 
fig. 29-30), coll. Bourdol. — Coislin, deux individus, coll. Dumas. 

Adeorbis bicarinatus |Lamk.| PL II (VII), fig. 31-32. 

1888 — .1. bicariiKtliis, (^ossm. (>at. Eoc, III, p. 159. 

R.D. Les trois individus de Coislin, qui m'ont été communiqués, 
ressemblent complètement à ceux des gisements du Calcaire 
grossier des environs de Paris, qui représentent la l'orme typique, 
décrite par Lamarck : la spire très déprimée, avec une minuscule 
protoconque lisse, comporte trois tours légèrement convexes, 
déprimés contre la suture, et ornés de six cordons carénés, avec 
deux cordonnets plus fins et plus serrés sur la rampe suturale. A 
la périphérie du dernier tour, se dresse l'unique carène lamelleuse 
qui justifie mal la dénomination choisie pour cette espèce, à moins 
que l'on ne compte pour une seconde carène le troisième cor- 
donnet circonscrivant la base aplatie, sur laquelle on ne distingue 
que des filets concentriques, beaucoup plus obsolètes. L'ombilic 
est très largement ouvert, et l'ouverture est assez profondément 
échancrée sur le bord columellaire, à sa jonction avec la base. 

Plksiotvpe et loc. Coislin (PI. II (VII), fig. 31-32), coll. Dumas. 

Adeorbis similis, Desh. PI. II (VII), fig. 26-28. 

1888 — A. similis, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 159. 

R.D. Cette espèce, qui se distingue par sa forme très aplatie et 
par son ombilic médiocre, n"a pas toujours, même à Hérouval, les 



20 BULL. SOC. se. \AT. OUEST. — 2'' SKR., T. II |70] 

ciirènes périphériques plus écartées que les cordons de la base et 
que ceux des tours de spire. Les individus du Bois-Gouët appar- 
tiennent précisément à la variété dont les cordons spiraux sont 
plus régulièrement serrés ; la dépression qui borde leurs sutures 
est aussi moins marquée. Cependant je ne crois pas qu'il soit 
possible de les séparer d'A. similis qui est très variable; ils 
ditrérenl d'ailleurs (VA. inlermediiis par leur spire ])lus aplatie, par 
leur ombilic plus petit, par leurs cordons plus serrés. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouèt, très rare (PI. II (VII), fig. 2(i-2<S), 
coll. Bourdot ; coll. Cossmann et Bonnet. 



Adeorbis namnetensis, Vasseur. PI. II (VII), fig. 20-22. 

Taille très petite ; Ibrme circulaire, déprimée ; spire non 
saillante; protoconque lisse, planorbulaire, composée de trois 
tours ; les suivants ornés de cinq carènes spirales, avec une 
rampe excavée contre la suture. Dernier tour arrondi du côté 
de la spire et orné comme elle, caréné à la périphérie de la 
base, qui est plate et brillante, obtusément ornée de filets 
concentriques, plus saillants à mesure qu'ils se rapprochent 
de la cavité ombilicale, laquelle est grande, à parois arrondies. 
Ouverture très découverte, subquadrangulaire, anguleuse à la 
périphérie, avec une gouttière postérieure, évasée et calleuse. 

DiM. Diamètre : 4 mill. ; épaisseur : 1 1/2 mill. 

R.D. (^ette petite coquille se distingue iVA. rota, d'Hérouval, par 
ses carènes plus serrées à la périphérie du dernier tour, par son 
ombilic orné ; on ne peut la confondre avec A. propiiujiuis qui a 
deux carènes périphériques, ni avec A. quinquec inclus, qui a un 
angle saillant sur les tours de la spire. J'ai repris exceptionnelle- 
ment le nom donné par M. Vasseur, dans les listes dp fossiles qui 
accompagnent son étude géologique, parce qu'il ne peut y avoir 
d'hésitation, cet Adeorbis étant le seul nouveau qui se trouve à la 
fois dans les deux Bassins de SafTré et de Campbon. 

Type et loc. Bois-Gouët, assez commun (PI. II (VII), Ilg. 20-22), 
coll. ('ossmann. — Coislin, commun, coll. Dumas. 



|71| M. COSSMANX. — MOLLUSQUES KOCKNIQUES 21 

Adeorbis Bourdoti, iwv. sp. PL III (VIII), fig. 4-6. 

Taille très petite; forme discoïde, déprimée; spire non 
saillante; protoconque lisse, planorbulaire, composée de trois 
tours; les suivants, convexes en avant, excavés en arrière par 
une rampe spirale qui borde la suture et qui est ornée de 
stries serrées, tandis que la région convexe porte trois ou 
quatre cordonnets plus écartés. Dernier tour égal au tiers du 
diamètre, orné comme la spire en dessous, portant en outre 
trois carènes périphériques, peu saillantes; base convexe, 
avec un large entonnoir ombilical, portant un fdet émoussé 
dans les intervalles des angles concentriques; paroi déclive 
de l'ombilic finement striée. Ouverture à péristome épaissi 
et réfléchi, ovale, avec une petite goullière dans l'angle posté- 
rieur, largement échancrée sur la paroi de l'ombilic. 

DiM. Diamètre : ;} mill. ; é])aisseur : 1 12 niill. 

R.D. (]ette espèce est du même groupe (|u'.4. labiosns, dessables 
de Cuise, caractérise par son péristome bordé et calleux, cchancré 
toutefois comme les Af/eor&/.s- tyj)i(jues. Elle se distingue cependant, 
sans difficulté, de la coquille suessonienne, par l'absence d'angle 
sur la surface des tours de spire, i)ar sa j)èriphèrie garnie de trois 
carènes cmoussées, au lieu des deux carènes tranchantes que porte 
A. labiosns; de plus, la base d'.A. Bourdoti est plus ornée de cor- 
dons concentriques, et l'ombilic ne porte pas les petites carènes 
serrées qu'on observe chez 1 autre espèce. 

Type et loc. Bois-Gouët, deux individus dont un seul a le péri- 
stome complet (PI. III (VIII), fig. 4-(;), coll. Bourdot ; un autre indi- 
vidu non adulte, coll. Cossmami. 

Scala Morgani, Vasseur. PI. III (VIII), lig. 1-2. 

1881 — Scalaria Morgani. Vass. Atlas, PI. X, lig. 18-19. 

Sous-Genre Crisposcala. Taille un peu au-dessous de la 
moyenne ; forme turriculée, assez trapue ; spire longue, à 
galbe conique; environs dix tours convexes, dont la hauteur 
atteint la moitié de la largeur, presque disjoints, portant de 
10 à 14 lamelles axiales, d'abord tranchantes, puis épaissies 



22 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2'" SÉR., 1'. II |72] 

et arrondies, chagrinées, légèrement obliques, reployées vers 
la suture inférieure sur toute la largeur de l'interstice de deux 
côtes du tour précédent; dans l'intervalle des côtes, appa- 
raissent des cordons spiraux, obsolètes, souvent alternés. 
Dernier tour égal aux deux cinquièmes de la longueur totale, 
arrondi à la base sur laquelle les côtes se replient en formant 
un bourrelet qui clôt presque complètement la région ombi- 
licale. Ouverture circulaire, à péristome bordé, un peu oblique, 
versante au point où aboutit le bourrelet. 

DiM. Largeur : 13 1/2 mill. ; diamètre : 5 12 mill. 

R.D. Cette jolie coquille, la plus répandue des Scalaires propre- 
ment dites du Bassin de Nantes, se distingue aisément des Crispos- 
cala trapus du Bassin de Paris par ses cordonnets spiraux, rem- 
plaçant les stries fines qui ornent les intervalles des côtes de ces 
derniers, sauf dans S. Johannœ. L'épaisseur des côtes axiales, qu'on 
n'observe au même degré que chez C. aciiminiensis, n'est pas, chez 
S. Morgani, un effet de l'usure ; on remarque, en efi"et, sur le même 
individu, que les côtes commencent par être lamelleuses sur les 
premiers tours, si bien qu'on pourrait prendre les jeunes individus 
pour une espèce distincte. Si on compare S. Morgani avec S. Godini, 
on trouve qu'il a l'ombilic moins développé et qu'il n'a pas les 
varices de l'autre espèce dont l'ornementation transverse est, 
d'ailleurs, plus fine. 

Il serait difficile de reconnaître cette espèce d'après les petites 
figures de l'Atlas de M. Vasseur; c'est simplement en se guidant 
par le galbe trapu de la coquille qu'on peut risquer cette assimi- 
lation. 

NÉOTYPE et Loc. Bois-Gouët, assez commun (PI. III (VIII), lig. 1-2), 
coll. Dumas. — Coislin, peu rare, coll. Dumas. — Arthon, un 
échantillon, coll. Dumas. 

Scala perelegans, de Boury in coll. PI. III (VIII), fig. 3. 

Sous-Genre Crisposcala. Taille moyenne ; forme turriculée ; 
spire longue, à galbe conique ; environ 10 tours convexes, 
dont la hauteur atteint les trois cinquièmes de la largeur, 
presque disjoints à la suture ; 15 ou 16 lamelles axiales, 
obliques, tranchantes, plus ou moins saillantes, arquées et 



|73| M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 23 

dentelées à leur extrémité inférieure, où elles s'infléchissent 
à droite de manière à se joindre à la lamelle suivante du tour 
précédent ; dans les intervalles des côtes, apparaissent des 
cordons spiraux, épais et réguliers, avec un minuscule filet 
dans chaque interstice. Dernier tour égal aux sept seizièmes 
de la hauteur totale, arrondi à la base sur laquelle les 
lamelles dévient légèrement avant de se replier pour former 
la carène circa-ombilicale. Ouverture circulaire, à péristome 
bordé, avec une minuscule oreillette à droite, vis-à-vis la 
carène. 

DiM. Longueur : IG mill. ; diamètre : 6 1/2 mill. 

R.D. Cette espèce, un peu plus étroite, se distingue aisément de 
la précédente, non seulement parce que ses côtes restent lamel- 
leuses à tout Age, et qu'elles sont plus nombreuses, dentelées en 
arrière, déviées à la base ; mais encore, parce que l'ornementation 
spirale est plus régulière, parce qu'il existe une fente ombilicale, 
et que le péristome porte une oreillette au lieu du bec versant de 
S. Morgani ; enfin les tours sont plus élevés. Si on compare S. pere- 
legans à S. Johannw, dont les cordons transverses sont également 
très développés, on remarque que S. perelegans, dont la taille est, 
d'ailleurs, plus grande, a des côtes plus épaisses et plus nom- 
breuses, un ombilic plus ouvert. 

Je n'ai pas repris la dénomination luiinnelica, indiquée par 
M. Vasseur dans ses listes, parce (|u'il n'est pas certain pour moi 
qu'il ait voulu désigner celte espèce ; il y en a d'autres au Bois- 
Gouët, et dans cette incertitude, je dois plutôt appliquer le nom 
choisi par M. de Bour3\ 

Type et loc. Bois-Gouét, peu commun (PI. III (VIII), fig. 3), coll. 
Bourdot. — Coislin, assez répandu, coll. Dumas. 

Scala Pissarroi, de Boury in coll. PI. lY (IX), fig. 25. 

Sous-Genre Crisposcala. Taille petite ; forme trapue, sub- 
turbinée ; spire peu allongée, à galbe conique ; protoconque 
paucispirée, mamillée, à nucléus lisse et à tours sillonnés ; 
cinq tours très convexes, dont la hauteur égale la moitié 
environ de la largeur, presque disjoints à la suaire, ornés de 



24 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II (74] 

18 à 20 lamelles axiales, peu élevées, peu réfléchies, arquées 
et faiblement auriculées en arrière ; dans les intervalles, 
apparaissent de nombreux cordons spiraux, très serrés et 
très fins. Dernier tour égal à la moitié de la longueur totale, 
subanguleux en arrière par les lamelles, arrondi à la base ; 
fente ombilicale à peu près close entre le péristome et le 
bourrelet très étroit et plissé, formé par le reploiement des 
lamelles. Ouverture circulaire, à péristome entier et bordé 
par la dernière lamelle. 

DiM. Longueur : 5 1/2 mill. ; diamètre : 2 1/2 mill. 

R.D. Cette petite espèce se rapproclie, par son galbe, de S. Mor- 
gani et de S. perelegans; mais elle s'en distingue immédiatement par 
la petitesse de ses cordons transverses. Elle ressemtjle également 
à S. Johaiinœ, du Lutétien des environs de Paris ; mais ce dernier 
a les cordons moins serrés, moins fins, plus inégaux ; il y a donc 
des difTérences suffisantes pour séparer la coquille du Bois-Gouët. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (1^1. IV (IX), fig. 25), coll. Bourdot. 

Scala tenuicincta, Cossmann. PI. III (VIII), fig. IL 

Sous-Genre Crisposcala. Taille petite; forme médiocrement 
allongée ; spire à galbe conique ; protoconque costulée dans 
le sens spiral ; sept tours très convexes, presque disjoints, 
dont la hauteur n'atteint cependant guère plus que la moitié 
de la largeur ; 17 lamelles axiales, obliques, quelques-unes 
plus saillantes, non variqueuses toutefois, à peine denticulées 
en arrière, antécurrentes vers la suture inférieure, où elles 
rejoignent la lamelle suivante du tour précédent ; dans les 
intervalles, on ne distingue que des stries excessivement fines, 
visibles seulement à la loupe, de sorte que la surface parait 
lisse. Dernier tour égal aux deux cinquièmes de la hauteur 
totale, arrondi à la base, sur laquelle les lamelles se replient 
légèrement, avant de former le bourrelet caréné et très mince 
qui garnit la région ombilicale. Ouverture circulaire, à péri- 
stome bordé, avec une oreillette assez large, vis-à-vis le 
bourrelet, et un léger denticule inférieur, à gauche. 

])IM. Longueur : 12 mill. ; diamètre : 3 mill. 



[75J M. COSSMANN. — ÎVIOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 25 

R.D. Cette jolie petite coquille, qui se trouvait confondue, dans 
ma collection, avec des échantillons de S. perelegcms, s'en dis- 
tingue immédiatement par son aspect lisse, dû à la iinesse des cor- 
dons spiraux dans les intervalles des côtes. Si on la compare aux 
Crisposcala du Bassin de Paris, je ne vois guère que S. plesiomorpha 
qui puisse en être rapproché, et encore les lamelles de ce dernier 
sont plus anguleuses en arrière ; en outre, l'ombilic, très développé 
chez l'espèce parisienne, est ici presque clos. D'autre part, on 
pourrait croire que S. teimicincla n'est qu'une forme un peu élancée 
de S. Pissarroi, également unique dans le même gisement ; toute- 
fois cette dernière espèce, outre sa forme trapue et son dernier 
tour plus grand, a les cordons spiraux plus visibles, les lamelles 
plus égales, plus anguleuses en arrière. 

Type et loc. Bois-Gouët, un individu (PI. III (VIII), fig. 11), ma 
coll. ; un fragment dans la coll. de Boury. 



Scala mediana, de Boury in coll. PI. III (VIII), fig. 10. 

Sous-Genre Crisposcala. Taille assez petite ; forme tiirri- 
culée ; spire allongée, à galbe conique ; environ huit tours très 
convexes, dont la hauteur atteint les deux tiers de la largeur, 
à sutures très enfoncées, ornés de 16 à 18 côtes axiales, régu- 
lières, obliques, peu lamelleuses, non dentelées en arrière, 
remplacées par deux varices plus épaisses sur chaque tour ; 
dans les intervalles, apparaissent des cordons alternés. Dernier 
tour égal aux quatre neuvièmes de la hauteur totale, arrondi 
à la base, avec une varice opposée à celle du bord du labre; 
bourrelet extrêmement étroit, masquant presque complète- 
ment la fente ombilicale. Ouverture circulaire, à péristome 
lisse et bordé, dans un plan un peu oblique par rapport à 
l'axe, avec une oreillette à peine saillante sur le contour, vis- 
à-vis du bourrelet. 

DiM. Longueur : 9 mill. ; diamètre : 3 1/2 mill. 

R.D. Cette coquille extrêmement rare a été séparée, avec raison, 
par M. de Bour\', à cause de ses varices régulières sur chaque 
tour; en outre, ses tours sont plus élevés encore que ceux de 
S. perelegcms ; ses lamelles, plus épaisses que celles de cette der- 



26 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*' SÉR., T. II [76] 

nière espèce, sont cependant plus minces que celles des derniers 
tours de S. Morgani; d'ailleurs la coquille a un galbe plus étroit, 
comparable à celui de S. perelegans; enfin l'ombilic est presque 
clos. Si on la compare à S. Godini, elle en difTère par son ombilic 
presque fermé, par se's sutures moins profondes, par ses lamelles 
moins serrées, et par ses cordons alternés. C'est une forme qui 
rappelle aussi Cirsotrema coronale, du Bassin de Paris ; mais, 
outre qu'il n'y a pas de cordon basai, ses lamelles sont à peine 
épineuses et sa forme est plus étroite. 

Type et loc. Bois-Gouët, un seul individu (PI. III (VIII), fig. 10), 
coll. Bourdot ; deux fragments, coll. Bonnet ; deux autres fragments 
usés, coll. Dumas. — Coislin, un individu à tours disjoints par 
l'usure, et deux fragments, coll. Dumas. 



Scala microscopica, Cossmann. PI. III (VIII), fig. 12. 

BOURYISCALA, IlOV. SCCt. 1901. 

Taille très petite ; forme aciculée ; lamelles de Crisposcala; 
ouverture à péristome non bordé, évasé et réfléchi ; pas de 
disque basai ; ombilic à peine apj)arent ; ])ourrelet rudimen- 
taire formé par le reploiement des lamelles. 

Spire clavulée ; protoconque lisse, paucispirée, globuleuse 
à nucléus un peu dévié ; sept tours convexes, presque disjoints, 
dont la hauteur atteint les deux tiers de la largeur, ornés de 
lamelles droites, repliées aux sutures, en avant et en arrière, 
avec des intervalles brillants, qui paraissent tout à fait lisses. 
Dernier tour à peine supérieur au quart de la longueur totale, 
subanguleux à la périphérie de la base qui est peu convexe, 
et sur laquelle les lames, en se reployant, forment une fraise ' 
un peu saillante ; ouverture connue à la diagnose ci-dessus. 

DiM. Longueur: 2 mill. ; diamètre: 1/2 mill. 

R.D. Il m'a èlé impossible de classer ce curieux atome, très 
fraîchement conservé, dans aucune des divisions connues du 



1. Terme de mécani([Uo, outil lainelleux pour le travail du bois et des 
métaux. 



|77| M, COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 27 

Genre Scala ; par ses lamelles saillantes, reployées à la base, la 
coquille se rattache évidemment an Sous-Genre Crisposcala ; mais 
l'absence de rebord au péristome et la verticalité des lamelles 
nécessitent la création d'une Section distincte. La forme de la pro- 
toconque ne permet pas de le rapprocher des groupes de Genres 
minuscules, tels que Aclis. 

Type et loc. Bois-(iouët, unique (PI. III (VIII). fig, 12), coll. 
Dumas. 

Grassiscala millepunctata, deBoury//îco//. PI. III (VIII), fig. 13-11. 

Test épais. Taille au-dessous de la moyenne; lorme trapue, 
rissoïdale ; spire peu allongée, à galbe à peu près conique ; 
huit ou neuf tours convexes, dont la hauteur atteint presque 
la moitié de la largeur, séparés par des sutures peu profondes 
et crénelées ; 15 à 18 côtes axiales, droites, régulières^ un peu 
plus minces que leurs interstices, ne se correspondant pas 
exactement d'un tour à l'autre ; dans les intervalles, on 
distingue des stries spirales excessivement fines, formées par 
des rangées de ponliculations microscopiques, qui traversent 
également les côtes, quand la surface est très fraîche. Dernier 
tour égal aux deux cinquièmes de la hauteur totale, arrondi à 
la base imperforée, qui porte un disque peu convexe, limité 
par une carène spirale, et orné de fines stries concentriques, 
croisées par le prolongement ol)solète des côtes axiales. Ouver- 
ture circulaire, à péristome dédoublé et bordé, sauf sur le 
bord columellaire qui est plus mince. 

DiM. Longueur : 11 1/2 niill. ; diamètre : 6 mill. 

R.D. Cette espèce est provisoirement classée dans le Genre 
Crassiscala ; elle diffère toutefois des espèces parisiennes, telles 
que S. Francisci Caillât, par son disque basai très apparent, comme 
chez S. Chcvallieri, par sa forme trapue, par ses côtes plus 
saillantes, plus régulières que celles de S. variculosa, qui est, 
d'ailleurs, plus élancé. Quant à S. pliccita, il est plus conique et 
moins pupiforme ; en outre, see côtes sont moins serrées et moins 
flexueuses. 

Type et loc. Bois-Gouët, deux individus (PI. III (VIII), lig. 13-14), 
coll. Dumas; trois autres échantillons,' coll. Bourdot. 



28 HL'I.L. SOC. se. NAT. OUKST. — 2'' SKR., T. II 178| 

Acrilla Dubuissoni, [Vnsscur|. PI. III (VIII), fig. 7-9. 

1881 — Scahiria Diibiiissoni, Vasseur. Atlas, Pi. X, fig. 27-28. 

Taille moyenne ; forme élancée, étroite ; spire turriculée, 
longue ; protoconque lisse, polygyrée ; tours nombreux, 
convexes, dont la hauteur égale les deux tiers de la largeur, 
séparés par des sutures très enfoncées, avec une faible rampe 
un peu déclive à la partie inférieure ; fines lamelles axiales, 
obliques et serrées, parfois repliées en arrière sur la suture ; 
dix à douze cordonnets spiraux, entremêlés de filets plus fins, 
et remplacés par de très fines stries sur la rampe postérieure. 
Dernier tour à peine égal aux trois dixièmes de la longueur 
totale, arrondi à la base imperforée, qui porte un disque un 
peu plus finement orné que la spire, et limité par un cordon 
un peu plus saillant. Ouverture à peu près circulaire, à péri- 
stome assez mince ; bord columellaire un peu calleux, excavé. 

DiM. Longueur : 20 mill. ; diamètre : 5 1/2 mill. 

R. D. Celte jolie espèce, très rarement entière au 15ois-Gouèt, 
ressemble par son aspect et par sa couleur à A. reticulata Sol. de 
Barton; mais elle s'en distingue par sa forme plus cylindracée, par ses 
tours plus élevés, munis d'une rampe postérieure, par ses lamelles 
plus serrées, plus obliques, plus obtuses, plus inégales, par ses 
cordons spiraux plus saillants et alternés, enfin par son disque 
basai moins caréné. Elle est beaucoup plus voisine d'A. amjusta, 
du Bassin de Paris, mais elle a des lamelles et des cordons dis- 
posés plus régulièrement, formant un treillis à mailles plus carrées, 
et ses sutures sont plus profondes. A. gallica a des lamelles plus 
repliées et une ornementation spirale plus fine; A. a ffinis esi moins 
allongé et est orné de stries spirales beaucoup plus fines ; je ne 
la compare pas à A. Dcslonchampsi (|ui a un galbe absolument 
différent. 

Néotype et loc. lîois-Gouèt, commune en fragments ; individus 
presque complets (PI. III (VIII), lig. 7-8), coll. Dumas; variété à 
lamelles plus repliées, coll. Dumas. — Coislin (PI. III (VIII), fig. 9), 
coll. du Musée de Nantes. 

Ganaliscala (?) dictyella, nov. sp. PI. III (VIII), fig. 17-18. 

Taille assez petite ; forme un peu trapue ; spire turriculée, 



[79| M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCKNIQUES 29 

à galbe conique ; environ dix tours très convexes, dont la 
hauteur ne dépasse guère les deux cinquièmes de la largeur, 
séparés par des sutures profondes que borde en dessus un 
petit bourrelet lisse, ornés de costules axiales, droites, inter- 
rompues sur le bourrelet suturai, découpées sur les premiers 
tours par deux cordons spiraux qui y produisent des granula- 
tions, mais qui s'efïacent presque complètement à l'âge adulte. 
Dernier tour un peu supérieur au tiers de la longueur totale, 
muni de deux cordons spiraux à la périphérie du disque 
basai, qui est faiblement excavé et lisse, sauf quelques 
accroissements sinueux. Ouverture à peu près circulaire, sauf 
le bec antérieur; labre sinueux, proéminent en avant; bord 
columellaire mince et peu distinct. 

DiM. Longueur : 7 mill. ; (liamètre : 2 12 mill. 

I^.l). (^ette coquille appartient l)icn au même groupe que 
C. heleromorpha du Calcaire grossier parisien ; elle s'en distingue 
toutefois par son bourrelet suturai et par son ornementation 
spirale, en outre par son galbe moins allongé, plus élargi à la 
base. L'examen d'une ouverture complète de cette espèce, qui se 
trouve aussi dans le Cotentin, me cause un réel embarras : cette 
ouverture ressemble beaucoup à celle de certains Potamides, et 
notamment à celle de P. Doiwillei, de la Loire-Inférieure, dont 
rornementation a aussi quelque analogie, et dont la base forme 
aussi un disque isolé par deux cordons. D'autre part, la sinuosité 
du labre ne ressemble nullement au contour rectiligne qu'on 
observe chez tous les Scalidœ. II est donc probable qu'il faudra 
ultérieurement, sinon rattacher Canaliscala au genre Potamides, 
du moins le séparer des Sccdidip. 

Type et loc. Coislin, deux individus (PI. III (VIII), fig. 17-18), 
coll. Dumas. 

Tenuiscala mesomorpha, de Boury in coll. PL III (VIII), fig. 19. 

Taille très petite ; forme étroite, turriculée ; spire élancée, 
à galbe conique ; protoconque lisse, paucispirée, à nucléus 
un peu dévié ; neuf tours convexes, dont la hauteur égale 
les trois cinquièmes de la largeur, ornés de costules axiales 



30 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II [80 

un peu flexueuses, et de cinq cordons spiraux, les quatre 
antérieurs égaux aux costules, le cinquième plus petit. Dernier 
tour égal aux deux septièmes de la hauteur totale, arrondi 
jusqu'au disque basai qui est peu convexe et orné de trois ou 
quatre cordonnets concentriques. Ouverture arrondie, à labre 
mince et peu oblique. 

DiM. Longueur : 4 1/2 mill. ; diamètre : 1 1/2 mill. 

R.D. Cette minuscule coquille se distingue de T. primula, par 
sa lorme plus étroite, par ses tours plus élevés, moins convexes, 
par l'absence d'aspérités à l'intersection des costules et des cor- 
donnets, par son disque tjasal moins large, par son ouverture 
moins dilatée. Quant à T. Cloezi, il est plus conique ; il a cinq 
cordons comme notre espèce, quoique la diagnose en indique six ; 
mais il a l'ouverture plus développée. Enfin T. Miinieri de Raine, 
est plus étroit et a les côtes plus obliques, portant seulement quatre 
cordonnets spiraux. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët, un individu (PI. lit (Vlll), fig. 19), 
coll. Dumas ; un autre échantillon plus roulé, coll. Bourdot ; trois 
échantillons roulés, coll. Pissarro, 

Acirsa britanna, de Boury in coll. PL III (VIII), fig. 20-21. 

Taille petite ; forme turriculée ; spire allongée, subulée ; 
protoconque brillante, polygyrée ; douze à quinze tours 
d'abord convexes, puis presque plans, ou convexes en avant et 
légèrement excavés en arrière, dont la hauteur atteint les trois 
cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures linéaires, 
entièrement lisses, sauf quelques stries d'accroissement un 
peu sinueuses et irrégulières. Dernier tour à peine supérieur 
au tiers de la hauteur totale, arrondi à la base qui est lisse 
et imperforée. Ouverture presque circulaire, légèrement 
versante en avant, avec une gouttière anguleuse en arrière ; 
labre oblique, légèrement sinueux ; bord columellaire faible- 
ment calleux, formant en avant un bourrelet plus épais et 
caréné. 

DiM. Longueur: 15 mill. ; diamètre: 3 12 mill. 

R.l). Cette intéressante espèce se dislingue des coquilles pari- 



[81] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 31 

siennes par sa surface entièrement lisse ; son ouverture, plus 
arrondie que celle des Bayania, répond bien à la diagnose du 
Genre Acirsa, notamment par l'oreillette que forme le bord colu- 
mellairc, dans la région versante de l'ouverture. 

Type et loc. Bois-Gouët, assez commun (PI. Ill (VIII), fig. 20-21), 
coll. Dumas. 

Acirsa Vasseuri, de Boury in coll. P]. III (VIII), fig. 22-24. 

Taille petite ; forme étroite, turriculée ; spire longue, à 
galbe conique; environ douze tours d'abord très convexes, puis 
simplement bombés, dont la hauteur atteint les deux tiers de 
la largeur, séparés par des sutures linéaires, ornés de rai- 
nures spirales, inégalement distribuées, avec des stries 
d'accroissement obliques, obsolètes, irrégulières. Dernier 
tour peu supérieur au tiers de la longueur totale, arrondi à 
la base, qui est ornée comme la spire et imperforée. Ouver- 
ture à peu près circulaire, non versante ; labre oblique, 
épaissi ; bord columellaire un peu calleux. 

DiM. Longueur : 15 mill. ; diamètre : 3 1/2 mill. 

R.D. Avec les mêmes proportions ([ue la précédente, celle-ci 
s'en distingue par son ornementation et par son ouverture non 
versante ; si on la compare à A. strialula, on remarque que son 
ornementation est moins forte, moins serrée, que les côtes et 
varices du sommet se distinguent à peine, tandis qu'elles sont très 
visibles chez A. striatula. Elle diffère d'A. transversaria par son 
ornementation moins forte et par l'absence de côtes variqueuses ; 
elle est beaucoup plus étroite qu'A. Bezançoni et qu'A, funiculosa, 
du Bassin de Paris ; elle est plus petite et autrement ornée qu'A. 
aiwersiensis, du Bartonien. Certains individus sont plus trapus que 
le type décrit. 

Type et loc. Bois-Gouët, assez commun (PI. III (VIII), fig. 22-23), 
coll. Dumas ; variété trapue (PI. III (VIII), fig. 24), coll. Dumas. 

Acirsa coislinensis, nov. sp. PI. III (VIII), fig. 15-16. 

Taille petite ; forme turriculée ; spire assez longue, à galbe 
conique ; protoconque lisse, paucispirée, à nucléus obtus et 



32 HULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*^ SÉR., T. II [82] 

légèrement dévié ; neuf ou dix tours convexes à tout âge, dont 
la hauteur égale la moitié de la largeur, séparés par des sutures 
très profondément rainurées, ornés de huit sillons spiraux, 
régulièrement espacés, avec quelques rares plis d'accrois- 
sement ohliques, très obsolètes et irréguliers. Dernier tour 
égal au tiers de la longueur totale, arqué à la périphérie de 
la base, (jui porte des sillons réguliers comme ceux de la spire, 
et qui est complètement imperforée. Ouverture petite, à peu 
près circulaire, obliquement coupée, plutôt que versante en 
avant; labre mince, très antécurrent vers la suture; columelle 
peu cxcavée, très étroitement bordée à l'extérieur. 

DiM. Longueur : 6 1/2 mill. ; diamètre : 2 miU. 

li.I). Beaucoup plus petite (ju'A. Vasseiiri, cette petite coquille, 
non signalée au 13ois-Gouët, se distingue de la précédente : non 
seulement par son galbe plus trapu, par ses tours moins élevés, ne 
se recouvrant pas à la suture ; mais encore par son ornementation 
composée de sillons réguliers comme ceux des Paryphostoma, et 
aussi par son pcristome encore plus mince, moins versant du 
côté antérieur, où le profil de l'ouverture est tranché dans un plan 
l)lus oblique que la région postérieure, de sorte que le labre forme 
une ligne brisée. 

Type et loc. Coislin, cinq individus (PI. III (VIII), fig. 15-16), 
coll. Dumas. — La Close, un échantillon, coll. Cossmann. — 
Arthon, un individu, coll. Dumas. 

Acirsa hybrida, de Boury in coll. PI. III (VIII), fig. 27-28. 

Section Acirsella. Taille petite; forme très étroite, subulée ; 
spire longue, pointue ; protoconque de cinq tours lisses, un peu 
convexes, à nucléus obtus ; onze ou douze tours presque plans, 
dont la hauteur dépasse les trois quarts de la largeur, se 
recouvrant à la suture qui est linéaire, avec un faible bourrelet, 
ornés de sept ou huit stries spirales, inégalement distribuées, 
croisées ça et là par quelques stries ou plis d'accroissement 
très obliques et généralement peu visibles. Dernier tour 
inférieur au tiers de la longueur totale, ovale h la base, qui est 
peu convexe, imperforée et munie de sillons assez serrés. 



[83] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES EUGÉNIQUES 33 

Ouverture ovale-arrondie, anguleuse en arrière, non versante 
en avant ; labre épais, très oblique par rapport à l'axe 
vertical ; columelle peu arquée, bordée extérieurement. 

DiM. Longueur : 10 mill. ; diamètre : 2 1/4 mill. 

R.D. Cette coquille se distingue aisément des précédentes par 
son galbe beaucoup plus étroit, par ses tours plus élevés, faible- 
ment sillonnés. Elle a la plus grande analogie avec A. inermis, du 
Bassin de Paris ; mais ses stries spirales, et les cordons qui les 
séparent, sont moins développés et plus espacés. 

Type et loc. Bois-C.ouët, peu rare (PL III (VIII), fig. 27-28), coll. 
Cossmann. 

Aclis gouetensis, de Boury in coll. PL III (VIII), fig. 29-30. 

Section Graphis. Taille petite ; lorme aciculée ; spire assez 
longue, à galbe conico-cylindrique; protoconque lisse, pau- 
cispirée, à nucléus oblus; huit ou neuf tours, dont la hauteur 
égale à peine la moitié de la largeur, séparés par des sutures 
profondes, ornés de fines côtes axiales, serrées et sinueuses, 
avec de très iines stries spirales, visibles dans les intervalles 
sous un fort grossissement. Dernier tour égal aux deux 
septièmes de la hauteur totale, ovale-arrondi à la base qui 
porte un large disque sur lequel se prolongent distinctement 
les côtes rayonnantes. Ouverture ovale, à péristome discon- 
linu ; labre un peu sinueux; columelle faiblement calleuse. 

DiM. Longueur: 4 1/2 mill. ; diamètre : 1 mill. 

R.D. Cette petite coquille avait d'abord été confondue avec A. 
eocœnica, du Bassin de Paris : toutefois, ce dernier est bien plus 
étroit, ses tours sont séparés par des sutures beaucoup plus pro- 
fondes, ils sont plus élevés et plus convexes ; enfin son disque 
basai est moins large. 

TypE et LOC. Bois-Gouët, deux individus (PL III (VIII), fig. 29-30), 
coll. Bourdot ; un autre individu, coll. Pissarro. 

Aclis Dumasi, de Boury in coll. PI. III (VIII), fig. 25-26. 

Section Graphis. Taille très petite; forme aciculée; spire 
longue, cylindracée; protoconque paucispirée, à nucléus 



84 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'" SÉR., T. II [84| 

papilleux et dévié, à tours lires ; neuf tours convexes, dont la 
hauteur égale les quatre cinquièmes de la largeur, séparés par 
des sutures presque disjointes, ornés de costules axiales, 
droites et saillantes ; stries spirales non visibles. Dernier 
tour inférieur au quart de la longueur totale, arrondi à la base 
qui porte un disque très étroit et obtusément rayonné. 
Ouverture très petite, légèrement ovale, à péristome mince et 
vertical. 

DiM. Longueur : 4 mill. ; diamètre : 1/2 mill. 

R.D. Cette minuscule espèce se distingue sans peine de la pré- 
cédente par sa forme excessivement étroite, par ses côtes plus 
saillantes et plus écartées, par son dernier tour plus court, par sa 
petite ouverture et par son disque basai très étroit. On pourrait 
aussi la confondre avec A. Boiiryi Cosam., du Bassin de Paris; 
toutefois, elle a les côtes un peu plus fortes et moins serrées, ses 
sutures sont plus profondes, de sorte que, sur les échantillons 
fraîchement conservés, les tours paraissent presque disjoints ; 
enfin ses tours, presque aussi élevés, sont plus convexes. Si on 
compare A. Dumasi avec A. Eiigenei, du Lutétien des environs de 
Paris, qui a aussi des côtes assez saillantes et assez écartées, on 
voit immédiatement que son galbe est beaucoup plus étroit, parce 
que l'espèce parisienne a une forme plus trapue. 

Type et loc. Bois-Gouët, deux échantillons (PI. III (VIII), 
fig. 25-26), coll. Bourdot ; un autre individu incomplet, coll. de 
Boury; 

Eulima turgidula, Desh. PI. IV (IX), fig. 4-5. 

1888 — E. turgidula, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 116. 

R.D. Trapus et tordus comme les échantillons du Calcaire 
grossier parisien, ceux de la Loire-Inférieure se distinguent par 
leurs tours subulés, à profil plan, séparés par des sutures pro- 
fondes. La protoconque est subglobuleuse, à nucléus un peu 
dévié ; le dernier tour est arqué et presque subanguleux à la péri- 
phérie de la base; l'ouverture est courte, arrondie en avant, très 
anguleuse en arrière. La columelle est droite, épaissie par un 
renflement calleux, et limitée par un bord étroit du côté extérieur;, 
le labre est convexe au milieu, un peu rélrocurrent vers la suture. 



|tSÔ| M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 3Ô 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët, assez rare (PI. lY (IX), fig. 4-5) 
coll. Dumas. — Goislin, un échantillon, coll. Dumas. — Arllion, 
un échantillon douteux, coll. Dumas. 

Eulima rectilabrum, Cossm. PI. IV (IX), fig. 8. 

1888 — £. rectilabrum, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 119, PI. IV, fig. 45-46. 

R.I). Les rares indivitlus qu'on trouve de cette espèce, au Bois- 
Gouët, se reconnaissent à leur galbe subulé, à leur dernier tour 
égal aux deux cinquièmes de la longueur totale, et arqué à la péri- 
phérie de la base, sans aucune trace d'angle même émoussé. 
L'ouverture est petite, étroitement anguleuse en arrière, arrondie 
en avant ; le labre est exactement vertical, non contracté sur son 
contour; enfin le bord columellaire est calleux, étroit et arrondi. 
Section Siibiilaria. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët, rare (PI. IV (IX), fig. 8), coll. 
Cossmann. 

Eulima pupoides, Cossm. PL IV (IX), fig. 6-7. 

1888 — E. nitida, var. pupoides Cossm. Cat. Eoc, III, p. 117, PL IV, 
fig. 43-44. 

R.D. Après un nouvel examen des échantillons pupoides de 
E. nitida, et après comparaison avec ceux du Bois-Cîouët, je me 
décide à les séparer comme espèce distincte d'E. nitida Lamk., à 
cause de leur forme moins subulée et de leur dernier tour plus 
gonflé, parfois subanguleux à la périphérie de la base. On les 
sépare aisément d'il, rectilabrum, parce que le contour de leur 
labre est convexe et contracté à l'intérieur ; en outre, le dernier 
tour atteint ici le tiers de la hauteur totale. Section Subulcwia. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët, peu commun (PL IV (IX), fig. 6-7), 
coll. Dumas. 



Eulima goniophora, Cossm. PL IV (IX), fig. 9-10. 

1888 —E. goniophora, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 117, PL IV, fig. 55-56. 

R.D. Cette espèce est facile à reconnaître, à cause de son galbe 
trapu, le diamètre étant égal aux trois dixièmes de la longueur, et 



36 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉK., T. II (86] 

à cause de l'angle obtus qui existe à la périphérie de la base ; le 
dernier tour est beaucoup plus court que chez E. piipoides, et les 
sutures sont peu visibles. Chez les individus du Bois-Gouët, la 
base porte une petite fente ombilicale, presque entièrement 
recouverte par le bord columellaire. On pourrait confondre 
cette coquille avec E. fallax qui a presque le même galbe ; mais ce 
dernier appartient à une autre Section Margineiilima, caractérisée 
par les rangées de varices que porte la spire, et surtout par le 
bourrelet suturai, produit par la trace du sinus que fait le labre, à 
son point de jonction inférieur. Section Siibiilaria. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouct, rare (PI. IV. (IX), fig. 9-10), coll. 
Dumas. — Arthon, un individu, coll. Dumas. 



Niso terebellata, [Lamk.] PI. IV (IX), fig. 11. 

1888 — iV. terebellata, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 124. 

R.D. A peu prés identiques aux échantillons du même âge du 
Calcaire grossier parisien, les deux individus du Bois-Gouët, que je 
rapporte à cette espèce, semblent toutefois avoir la périphérie de 
la base un peu plus anguleuse ; mais les tours sont exactement 
plans, comme chez le type de l'espèce ; l'ombilic, largement ouvert 
et bordé, laisse apercevoir un funicule spiral qui aboutit au tiers 
inférieur du bord columellaire. 

Plksiotype et loc. Bois-Gouët, très rare (PI. IV (IX), fig. 11) 
coll. Dumas, 



Niso Dumasi, nov. sp. PI. IV (IX), fig. 12. 

Taille au-dessous de la moyenne ; forme peu trapue ; spire 
assez longue, à galbe conique ; environ dix tours légèrement 
convexes, dont la hauteur atteint les trois cinquièmes de la 
largeur, entièrement lisses, avec quelques traces d'arrêt de 
l'accroissement du labre ; sutures peu visibles. Dernier tour 
un peu supérieur au tiers de la hauteur totale, arrondi à la 
base, qui est déclive jusqu'à l'entonnoir ombilical, largement 
ouvert, circonscrit par une carène saillante et rainurée en 
dessous. Ouverture ovale, anguleuse à ses deux extrémités. 



(87J M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 37 

DiM. Longueur : 10 12 mill. ; diamètre : 3 1/2 millim. 

R.D. Il est impossible de confondre cette espèce, quoique le 
type soit très incomplet, avec A\ terebellata, à cause de ses tours 
convexes, de son dernier tour arrondi à la base et plus élevé, 
enfin à cause de sa forme plus étroite. D'autre part, si elle a le 
même galbe que N. angiista du Calcaire grossier, elle s'en distingué 
par ses tours plus élevés et par son large ombilic caréné. Elle est 
donc bien évidemment nouvelle. 

Type et loc. — Bois-Gouël, un seul individu mutilé (PI. IV (IX), 
fig. 12), coll. Dumas. . 



Pyramidella terebellata, |Féruss.] PI. III (VIII), fig. 31. 

1888 — P. terebellata, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 94. 

R.D. Je n'aperçois pas de différences entre les individus du 
Bassin de Nantes et ceux du Bassin de Paris : toutefois ceux de 
Coislin sont subanguléux à la périphérie de la base ; leur labre 
'porte intérieurement cinq denticulations saillantes, donnant nais- 
sance à des plis spiraux. 

Plésiotvpe et loc. Coislin, trois individus (PI. III (VIII), fig. 31), 
coll. Dumas. — Bois-Gouét, peu commun. 

Syrnola Falloti, |Vasseur| PI. IV (IX), fig. 13-14. 

1887 — Pijramidella Fa//o//. Vass. .\tlas, PI. X, fig. 24. 

Section Diplychus. Taille un peu au-dessous de la moyenne ; 
forme aciculée ; spire longue, subulée, à galbe légèrement 
conoïdal ; douze tours plans, lisses, dont la hauteur n'atteint 
pas la moitié de la largeur, séparés par des sutures rainurées. 
Dernier tour égal au quart de la hauteur totale, arrondi à la 
base, qui est convexe et imperforée. Ouverture très petite, en 
secteur de cercle ; labre peu convexe, non sinueux, plissé à 
l'intérieur ; columelle peu excavée, faisant un angle à sa 
jonction avec le contour supérieur, munie d'un gros pli 
inférieur, lamelleux et Iransverse, et d'un pli antérieur plus 
petit et plus oblique. 



38 BULL. SOC. se. NAT. OUKST. — 2" SÉR., T. II |88| 

DiM. Longueur : 8 ou 9 mill. ; diamètre : 2 mill. 

R.D. Quand j'ai décrit S. emarginala (Cat. Éoc, III, p. i)6), j'ai 
hésité à le séparer de Pyr. Falloti, à cause de la petitesse des 
figures de l'Atlas de M. Vasseur. Actuellement, après une nouvelle 
comparaison des échantillons eux-mêmes, d'ailleurs très rares au 
Bois-Gouët, je puis affirmer que l'espèce nantaise difFère de celle 
du Calcaire grossier par son galbe plus trapu, par ses tours plus 
étroits et complètement lisses, enfin par l'absence d'une sinuosité 
à la partie inférieure du labre. Elle est beaucoup moins trapue que 
S. ebiirnea et a le pli antérieur plus saillant. Il est bien évident, 
d'autre part, que c'est un Diplychus, et non pas un Pyramidella, 
comme le croyait M. Vasseur, attendu qu'il n'y a que deux plis 
columellaires au lieu de trois, et que le pli pariétal ne se pro- 
longe pas sur le cou, autour de la fente ombilicale, ainsi que cela 
a lieu chez P. lerebellata par exemple. 

NÉOTYPE et Loc. Bois-Gouët, deux individus (PI. IV (IX), fig. 13-14), 
coll. Bourdot; trois autres échantillons, coll. Dumas, coll. Goss- 
mann. 

Syrnola coislinensis, nov. sp. PI. IV (IX), fig. 3. 

Section Diptychiis. Taille au-dessous de la moyenne ; forme 
aciculée, très étroite ; spire très longue, à galbe parfaitement 
conique ; douze à quatorze tours probablement, plans en 
arrière, subimbriqués en avant, dont la hauteur égale presque 
les deux tiers de la largeur, séparés par des sutures rainurées 
au-dessus de la convexité antérieure ; surface lisse et brillante. 
Dernier tour à peu près égal au quart de la hauteur totale, 
arqué et presque subanguleux à la périphérie de la base, qui 
est ovale et imperforée. Ouverture petite, eh secteur de 
cercle ; labre lisse à l'intérieur ; lamelle inférieure très sail- 
lante, renflement antérieur remplaçant le pli, chez les indi- 
vidus adultes. 

Dm. Longueur : 10 mill. ; diamètre : 2 mill. 

R.D. Getle espèce ne peut se confondre avec S. Falloti à cause 
de sa forme plus étroite et de ses tours imbriqués ; en outre, elle a 
le labre non plissé à l'intérieur, et un simple renflement remplace, 
chez elle, le pli antérieur de la columelle. Si on la compare aux 



|89| M. COSSMANX. — MOLLUSQUES ÉOCKNIQUES 39 

Diplychiis du Bassin de Paris, on remarque que ceux-ci ont, pour 
la plupart, un galbe pupoïdal ou trapu qui ne ressemble pas à la 
forme allongée de notre coquille. S. clandesiina, qui s'en rappro- 
cherait par sa forme, a le pli antérieur plus saillant, les tours plus 
étroits et plus plans, avec des sutures plus profondément rainurées. 

Type et loc. — Coislin, uni([ue (PI. IV (IX), Ug. .'5), coll. Dumas. 



Syrnola praelonga, [Desh.) PI. 111 (VIII), fig. 34. 

1888 — S. pnvlonga, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 99. 

R.D. Je n'aperçois pas de didérences entre les échantillons du 
Bois-Gouët et ceux de Mouchy : ils se composent de 15 à 16 tours, 
outre l'embrN^on transversalement dévié, à peine convexes et légère- 
ment imbriqués en avant; leur surface me semble lisse, même 
sous un fort grossissement. L'ouverture est très petite, munie d'un 
gros pli inférieur; il n'y a i)as de plis à l'intérieur du labre. 

Plésiotype et loc. Bois-(".ouét, rare fPl. III (VIII), lig. 34), coll. 
Dumas ; coll. Cossmann. — Coislin, Arlhon, un individu de chaque 
localité, coll. Dumas. 

Syrnola angusta, |Desh.] PI. IV (IX), lig. 1. 

1888 — S. angusta, Cossm. Cal. Éoc, III, p. 100. 

R.D. Caractérisée par la hauteur de son'dernier tour, cette petite 
coquille a les sutures assez obliques, le pli columellaire peu 
saillant, la protoconque relativement grosse, tellement déviée que 
le nucléus repose obliquement sur les tours suivants. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët, unique (PI. IV (IX), fig. 1), coll. 
Dumas. 

Syrnola parva, (Desh.) PI. IV (IX), lîg. 2. 

1888 — S. parva, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 100. 

R.D. Il m'est impossible de rapporter les échantillons de Coislin 
et d'Arthon soit à l'espèce précédente, soit à la suivante ; le dernier 
tour est plus court que celui de S. angusta, et le galbe est moins 
conoïdal que celui de 5. acicula. A la protoconque transver.salement 



40 BULL. SOC. se. N.\T. OUEST. — 2'' SÉR., T II |90] 

déviée, succèdent sept tours un peu convexes, faiblement imbriqués 
en avant. Le pli columellaire est petit, et le labre est à peine 
incliné. 

Plésiotype et loc. Coislin, rare (PI. IV (IX), fig. 2), coll. Dumas. 
— Artlion, coll. Dumas. 

Syrnola acicula, (Lamk.] PI. IV (IX), fig. 15-16. 

1881 — Tiirbonilla acicula, Vasseur. Atlas, PI. X, fig. 16. 
1888 — Syrnola acicula, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 100. 

R.D. Cette espèce est tellement connue, qu'il n'y a pas d'hésita- 
tion possible sur l'assimilation des échantillons de la Loire- 
Inférieure avec ceux du Bassin de Paris : on les reconnaît de suite 
à leur galbe un peu pupoïdal, à leurs tours parfaitement plans, et 
à leur gros pli columellaire. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët, peu rare (PL IV (IX), fig. 15-16), 
coll. Dumas. — Coislin, i\rthon, coll. Dumas. 

Odontostomia Oppenheimi, nov. sp. PL III (VIIL, fig. 32-33. 

Taille moyenne ; forme syrnoloïde, plus ou moins trapue ; 
spire allongée, à galbe à peu près conique ; protoconque 
paucispirée, hétérostrophe, à nucléus obtus, dévié, non pro- 
jeté latéralement ; huit tours tout à fait plans, subulés, dont 
la hauteur égale les deux tiers de la largeur, séparés par des 
sutures linéaires, ornés de stries spirales excessivement fines, 
dont la présence n'empêche pas la surface d'être très brillante. 
Dernier tour à peine supérieur au tiers de la hauteur totale, 
ovale-arrondi à la base qui est imperforée. Ouverture en 
forme de pépin, très anguleuse en arrière, arrondie en avant; 
labre peu épais, à peine convexe, presque vertical, non plissé 
à l'intérieur ; columelle courte,'excavée, munie au milieu d'un 
gros pli transversal, lamelleux et saillant, qui se raccorde 
avec le bord columellaire du côté antérieur. 

DiM. Longueur : 8 1/2 mill. ; diamètre : 2 1/2 à 3 mill. 

R.D. J'avais d'abord classé cette coquille dans le G. Syrnola, 
auprès de S. acicula, quoiqu'elle s'en écarte par son galbe plus 



[91] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 41 

trapu, non pupoïde ; mais, en examinant la protoconque, je me suis 
aperçu qu'elle appartient au G. Odontostomia, parce que le nucléus 
est obtus, et qu'il ne forme pas une projection latérale, perpendi- 
culaire à l'axe de la coquille, comme cela a invariablement lieu 
chez Syrnola. En outre, le pli columellaire est situé moins bas, et 
il encombre plus le milieu de l'ouverture, ainsi qu'on l'observe 
généralement chez Odontostomia. La plupart des espèces pari- 
siennes de ce dernier Genre ont le dernier tour plus élevé et le 
galbe moins allongé que 0. Oppenheimi; 0. modesta, qui s'en 
rapproche davantage par sa forme, s'en écarte par ses tours 
convexes. 

Type et loc. Bois-Gouct, très commun, (PL 111 (VllI), fig. 32-33), 
coll. Dumas. 

Odontostomia pervicina, nov. sp. PL lY (IX), fig. 19-20. 

Taille moyenne; forme trapue; spire assez courte, à galbe 
conique ; protoconque paucispirée, à nucléus très petit, 
obliquement dévié ; sept ou huit tours à peine convexes, dont 
la hauteur ne dépasse guère la moitié de la largeur, séparés 
par des sutures linéaires, que borde en dessus un sillon spiral 
très obsolète, lisses ou ornés de stries spirales d'une telle 
finesse, qu'on les distingue à peine avec une très forte loupe. 
Dernier tour presque égal à la moitié de la hauteur totale, 
arrondi ou subanguleux à \^ base qui est assez largement 
perforée, et subcarénée à la périphérie de cette fente ombi- 
licale. Ouverture petite, anguleuse en arrière, arrondie et 
légèrement versante en avant ; labre mince, peu oblique, 
plissé à quelque distance du contour ; columelle excavée, 
portant au milieu un pli épais, peu saillant. 

DiM. Longueur : 7 mill. ; diamètre : 2 3 4 milL 

H.D. J'ai beaucoup hésité avant de séparer cette espèce d'O. 
hordeola Lamk., qui est lui-même très variable; pourtant les formes 
les moins étroites de l'espèce parisienne n'atteignent jamais un 
galbe aussi trapu que celui de la coquille nantaise ; en outre, la 
fente ombilicale est plus largement ouverte qiie chez 0. hordeola, 
le dernier tour est certainement plus élevé. Mais les autres carac- 
tères sont identiques : forme subanguleuse de la base, sillon supra- 



42 nuLL. soc. se. nat. ouest. — 2'- sér., t. II |92 

suturai, pli columellaire, etc. On peut aussi la comparer à 0. pyramis ; 
mais ce dernier n'a ni fente ombilicale, ni sillon suprasutural. 

Type et Loc. Bois-Gouët, commun (PI. IV (IX), lig. 19-20), coll. 
Bourdot. — Coislin, Arthon, coll. Dumas. 

Odontostomia campbonensis, Vasseur. PI. IV (IX), fig. 17-18. 

Taille moyenne ; forme trapue, ovoïdo-conique ; spire 
assez courte, à galbe conique ; protoconque subglobuleuse, à 
nucléus hétérostrophe et dévié ; six tours plans, dont la hau- 
teur ne dépasse guère le tiers de la largeur, séparés par des 
sutures subétagées, avec un sillon très obsolète au-dessus ; 
surface lisse. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la 
hauteur totale, arrondi à la base qui est perforée par une 
assez large fente ombilicale. Ouverture en forme de pépin, 
très anguleuse en arrière, arrondie en avant ; labre mince, 
peu oblique, plissé à l'intérieur ; columelle courte, excavée, 
munie d'un petit pli médiocrement saillant, situé un peu bas, 
ne se raccordant pas avec le bord columellaire. 

DiM. Longueur : 9 mill. ; diamètre : 4 1/2 mill. 

R.D. J'ai repris pour cette espèce, — qui est localisée dans le 
Bassin de Campbon, tandis que la suivante la remplace au Bois- 
Gouët, — la dénomination proposée par M. Vasseur dans les listes 
jointes à son étude stratigraphique. 11 ne me paraît, en effet, y avoir 
aucune hésitation possible au sujet de l'attribution de ce nom. 
L'espèce parisienne, la plus voisine, par son galbe et les propor- 
tions de son dernier tour, est O. verneiiilensis de Raine, et 
Munier-Ch. ; toutefois on distingue cette dernière par sa fente 
ombilicale moins ouverte, par ses stries spirales, par son pli 
columellaire plus gros. 0. hibrica, du Calcaire grossier deGrignon, 
est beaucoup plus ovale, dépourvu de sillon suturai et de fente 
ombilicale. 

Type et Loc. Coislin, rare (PI. IV (IX), lig. 17-18); coll. Dumas; 
Muséum de Nantes. — La Close, coll. Cossmann. 

Odontostomia Dumasi, noo. sp. PI. IV (IX), lig. 22-24. 

Taille grande ; forme trapue, ovoïdo-conique, quelquefois 
tout à fait globuleuse ; spire courte, à gallie à peu près 



[93| M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCKNIQUES 43 

conique ; protoconque très petite, non globuleuse, à nucléus 
obtus et dévié ; cinq tours convexes, dont la hauteur égale 
les deux cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures 
rainurées, non bordées d'un sillon, ornés de stries spirales, 
finement ponctuées ou plutôt ondulées par les accroissements. 
Dernier tour très grand, supérieur aux deux tiers et atteignant 
même les trois quarts de la longueur totale, gonflé, ovale, 
arrondi à la base, sur laquelle se prolongent les stries spirales, 
jusqu'à la Tente ombilicale qui est presque, complètement 
recouverte par le bord columellaire. Ouverture ovale en 
pépin, un peu anguleuse en arrière, légèrement versante en 
avant ; labre mince, assez oblique, non plissé à l'intérieur ; 
columelle peu excavée, avec un pli oblique et peu saillant ; 
bord columellaire peu épais, assez large, bien limité 

DiM. Longueur : 9 inill. ; dianiètre : ô 1,2 mill. ; taille maximum : 
10 12 mill. 

B.D. Il n'est pas possitjle de laisser la forme du Bois-Gouët 
confondue avec l'espèce précédente, malgré leur analogie ; quoique 
O. Dumasi ait des proportions variables, il est toujours plus 
gonflé et à spire plus courte qu'O. campbonensis ; en outre, il est 
orné, tandis que l'autre est lisse avec un simple sillon supra- 
sutural ; ses tours sont plus étroits, son labre est plus oblique, 
non plissé à l'intérieur comme l'est toujours celui de l'espèce de 
Coislin ; enfin, sa fente ombilicale est bien plus étroite, presque 
totalement close, et son pli est moins saillant, plus oblique. La 
spire d'O. Dumasi est plus courte, et la forme plus globuleuse que 
celle d'O. verneiiilensis. 

Type et loc. Bois-Gouët, commun (in. IV (IX). lig. 22-24), coll. 
Dumas ; échantillon maximum, coll. Bourdot. 



Belonidium fragile, [Desh.) PI. IV (IX), fig. 27-29. 

1888 — Tiirbonilla fragilis, Cossm. Cal. Éoc, 111, p. 114. 

1892 — G. Belonidium, Cossm. Suppl., p. 47. 

B.D. Cette rare coquille est à peu jirès introuvable entièie ; les 
plus gros fragments montrent bien les fines stries spirales qui 
caractérisent les types du Bassin de Paris ; la columelle droite 



44 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2' SÉR., T. II [94] 

porte les deux mêmes plis très obliques, enfoncés dans l'ouver- 
ture ; les tours sont subimbriqués, à sutures rainurées. Au sommet 
d'un échantillon exceptionnellement complet, j'ai pu observer la 
protoconque turbinée, composée de trois tours transversalement 
déviés dans une direction perpendiculaire à l'axe de la coquille, 
exactement comme chez Sijrnola et Tiirbonilla. 

PLÉsiOTYPEselLOC. Bois-Gouc't, ])eu comuiun (PI. IV(IX), fig. 27-29), 
coll. Dumas. — Coislin, Arthon, coll. Dumas. 



Nerita tricarinata, Lamk. PI. IV (IX), fig. 31-32. 

1881 — A\ tricarinata, Vass. Atlas, PI. VIII, fig. 37-39 et 41. 
1881 - N. Oceania, Vass. Atlas, PI. VIII, fig. 40? 
1888 — A^ tricarinata, Cossm. Cat. Éoc, 111, j). 87. 

Observ. Conformément aux indications de l'Atlas de M. Vasseur, 
la forme du Bois-Gouët, à laciuelle doit être réservée la dénomi- 
nation lamarckienne, est la coquille de moyenne taille, à face 
inférieure plane, dont le dernier tour porte trois carènes princi- 
pales ; les cordons secondaires sont au nombre de quatre sur la face 
inférieure du dernier tour, de deux entre la première et la seconde 
carènes, et aussi entre la deuxième et la troisième, ainsi que sur 
la base; un troisième cordonnet plus fin se montre souvent en 
arrière, dans les intervalles des carènes. Chez quelques individus, 
les deux cordons intercalaires se resserrent, et quelquefois même 
il n'en reste qu'un seul ; chez d'autres, le cordon antérieur devient 
plus saillant que l'autre et égale presque les carènes principales : 
c'est à cette dernière variété que M. Vasseur a donné le nom 
Oceania, que je ne puis conserver comme une espèce distincte, à 
cause des changements d'aspect que présente, même dans le Bassin 
de Paris, A', tricarinata. S'il en était ainsi, il faudrait, à plus forte 
raison, séparer les autres variétés que je \iens de signaler ci- 
dessus, et il deviendrait à peu près impossible de trier et de 
répartir les nombreux individus de cette espèce, à cause des inter- 
médiaires qu'ils présentent. La coloration, rarement conservée, se 
compose d'un fond brun, sur lequel se détachent de larges taches 
blanches alignées sur les carènes principales et de petites llammules 
oblongues sur les cordons intercalaires ; tout à fait à la base, il y 
a des zébrures brunes ravonnantcs. 



[95] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 45 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. IV (IX), fig. 31-32), coll. 
Dumas; très commune. — Coislin, coll. Dumas, rare. 



Nerita namnetensis, Vasseur em. PI. V (X), fig. 1-2. 

1881 — .V. namnetica Vasseur. Atlas, PI. VIII, fig. 42-45. 

Taille souvent assez grande ; forme oblongue, semi-ellip- 
soïdale ; spire courte, déprimée sans saillie ; nucléus embryon- 
naire, lisse, en goutte de suif; trois tours plans, séparés par 
une profonde suture, lisses, Tornementation n'apparaissant 
qu'au dernier tour, qui forme presque toute la coquille. Face 
inférieure un peu bombée, munie de sept cordonnets spiraux, 
égaux, croisés par des stries d'accroissement obliques ; trois 
carènes principales, relativement peu saillantes, entre les- 
quelles existent invariablement trois cordonnets, qui tendent 
à s'égaliser avec les carènes; sur la base, quatre cordonnets 
inégaux. Ouverture semicirculaire, assez petite; labre épais, 
très oblique, lacinié à l'intérieur ; septum columellaire plan ou 
excavé, ridé, finement denté sur son contour, avec deux dents 
plus fortes, en arrière. 

DiM. Longueur : 16 mill. ; largeur : 10 mill. ; épaisseur : 8 1 2 mill: 

R.D. Cette espèce a été séparée, avec raison, par M. Vasseur; elle 
se distingue, à première vue, de N. tricarinaki, non seulement par 
sa taille plus grande, mais aussi par le nombre et la régularité de 
ses cordonnets intercalaires, par sa face inteçieure moins aplatie, 
un peu bombée, par sa longueur un peu plus grande, par ses rides 
plus marquées sur le septum ; enfin, sa coloration es! plus noirâtre, 
et les taches blanches, moins régulièrement distribuées sur les 
cordons ou les carènes, s'alignent généralement dans le sens des 
accroissements. L'intérieur du labre est aussi lacinié d'une manière 
plus profonde. Toutes ces dilîerences réunies permettent de séparer 
facilement iV. namnetensis, même des individus de .V. tricavinata 
qui ont un troisième cordonnet intercalaire. 

NÉOTYPE et LOC. Bois-Gouët (PI. V (X), fig. 1-2), coll. Dumas; 
assez commune. — Arthon, un individu, coll. Dumas. — Coislin, 
coll. Dumas ; rare. 



46 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 'i'' SKH., T. II [96] 

Nerita internuda, nov. .s/>. ' PI. V (X), iig. 3-4. 

Taille au-dessous de la moyenne ; forme ovale, oblongue ; 
spire très courte, à nucléus embryonnaire en goutte de suif; 
deux tours et demi lisses, séparés parune suture peu profonde, 
que horde en dessus un faillie bourrelet. Dernier tour formant 
toute la coquille, à face inférieure plane et dénuée de cordons 
spiraux ; trois carènes tranchantes, entre lesquelles il n'y a 
généralement aucune trace de cordonnet intercalaire, ou 
rarement une indication très fugitive. Ornementation com- 
posée, sur la majorité des individus, de fines linéoles noirâtres, 
remplaçant les stries d'accroissements et inclinées comme 
elles, dans l'intervalle des carènes, et de flammules blanches, 
en forme de fers de flèche, sur les carènes ; quelquefois cepen- 
dant, on ne distingue que des zébrures brunes, écartées, sur 
fond blanc. Ouverture petite, semicirculaire ; labre très 
oblique, taillé en biseau, non lacinié sur son contour, simple- 
ment plissé à distance, dans l'ouverture ; septum columellaire 
excavé, lisse, finement denté sur le bord, sauf l'avant-dernière 
dent postérieure, qui est plus grosse. 

DiM. I^ongueur : 7 mill. ; largeur : 5 iiiill. ; épaisseur : 6 mill. 

l\A). Je n'hésite pas à séparer de N. tricarinata cette forme locale, 
qui ne se retrouve pas au Bois-Gouët, et qui se distingue par sa 
surface lisse entre les carènes, par son ornementation, par son 
ouverture non laciniée, à septum lisse, par sa forme mohis bombée, 
et par sa dent postérieure plus forte, relativement aux autres. 

Typk et Loc. Coislin (PI. V (X), fig. 3-4), coll. Dumas, assez 
comnume. Campbon, Muséum de Nantes. 

Nerita Baylei, Vasseur. PI. V (X), tig. 5-6. 

1881 - .V. Baylei, Vasseur. Atlas, PI. VIII, fig. 46-51. 

Taille assez grande ; Ibrme oblongue, cunéoïde en arrière, 
et dilatée en avant ; spire non saillante, courte, à nucléus 
embryonnaire en goutte de suif; surface entièrement lisse ; 
deux tours et demi, séparés par une suture linéaire, le dernier 
formant toute la coquille, arrondi, quoicjue un peu subangu- 



(97 1 M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 47 

leux à la périphérie postérieure. Couleur brun noirâtre, sur le 
fond de laquelle se détachent des flammules ou des ziczacs 
blancs, plus ou moins réguliers, plus petits en avant qu'en 
arrière. Ouverture assez grande, à péristome tranchant ; labre 
oblique, non lacinié sur le contour, très faiblement plissé à 
l'intérieur de l'ouverture ; septum columellaire très étalé, plan 
et lisse, portant sur le bord cinq fines dentelures au milieu, 
deux dents plus fortes en arrière, surtout l'antérieure et en 
avant une large dent non aiguë. 

Dm. I^ongiiciu-: 12 niill. ; largeur : 9 mill. ; épaisseur : 7 uiill. 

R.I). Cette intéressante coquille est bien distincte des précédentes 
par sa surface lisse ; si on la compare à iV. Brimonti et semilnyabris 
Desli., du Landénien des environs de Paris, on trouve qu'elle a 
une ouverture ])lus grande, avec un septum plus étalé, et cpic sa 
forme est plus dilatée en avant, plus cunéoïde en arrière. A", ançiys- 
toiud, du lîartonien d'Auvcrs, a une dentition tout à l'ait dillerente 
sur le bord du sc[)luui, et appartient à un groupe bien distinct. 

NÉOTYPE et i,oc. Bois-Gouët (1^1. V (X), fig. .VO), coll. Dumas; 
assez commune. 



Nerita mammaria, I.amk. P\. IV (IX), fig. 33-34. , 

1888 — X. inai'nnuirid, (lossm. Cat. Eoc, III, p. 88. 

R.D. Je ne connais que quatre échantillons du liois-Gouët, qui 
puissent être rapportés à cette espèce ; leurs plis d'accroissemen 
sont serrés, un peu lamelleux, et dans les intervalles, on ne dis- 
tingue que très obtusément l'ornementation spirale. Le bord colu- 
mellaire de leur septum est tinement et régulièrement denté, tandis 
que son contour extérieur est subcaréné, et que sa surface est à 
peu près plane et lisse. Tous ces caractères répondent assez 
exactement à la diagnose de l'espèce lamarckienne, dont l'orne- 
mentation se montre très variatile dans le Bassin de I^aris. Section 
Odontostoma. 

Plésiotypes et loc. Bois-Gouct, deux individus (1^1. IV (IX), 
fig. 33-34), coll. Bourdot. 



48 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II [98] 

Nerita Dumasi, nov. sp. PI. IV (IX), fig. 26 et 30. 

Section Odontostoma. Taille petite, forme oblongue, semi- 
globuleuse ; spire courte, un peu saillante, à nucléus embryon- 
naire lisse cl gonflé; deux tours convexes, le dernier formant 
toute la coquille, orné de lamelles écartées et de filets spiraux 
un peu moins saillants. Ouverture grande, semi-circulaire ; 
labre mince, très oblique et un peu sinueux ; septum lisse, 
excavé avec quelques bombements inégaux, caréné sur la 
base, finement denté sur le bord columellaire qui n'est pas 
rectiligne, mais convexe en avant, subconcave ou anguleux 
en arrière ; une arête émoussée est généralement parallèle à 
ce bord, sur le septum. 

DiM. I^ongueur : 6 mill. ; largeur: 4 12 miil. ; épaisseur : 3 mill. 

R.D. Cette coquille se distingue assez facilement de .V. mammaria : 
non seulement parce que son ornementation comporte des lamelles 
encore plus écartées que celles des individus de Chaussy, avec 
des filets spiraux beaucoup plus saillants et moins serrés; mais 
encore et surtout par son septum dont le bord columellaire n'est 
pas rectiligne, et dont la surface est inégalement bombée ou 
excavée, avec une arête parallèle au bord. En outre, il semble que 
le labre est plus mince ; mais il n'est complet sur aucun de nos 
échantillons. 

Type et loc. Bois-Gouèt (PI. IV (IX), fig. 26 et 30), coll. Dumas. 
— Arthon, individu douteux et probablement déformé. 

Nerita Bourdoti, nov. sp. PI. V (X), fig. 7-8. 

Seciion Odontostoma. Taille assez petite; forme peu oblongue, 
semi-ellipsoïdale; spire courte, un peu saillante, à nucléus 
embryonnaire lisse, en goutte de suif; deux tours et demi 
convexes, le dernier formant toute la coquille, orné de cor- 
donnets spiraux, serrés et régulièrement alternés; suture 
linéaire, bordée par un faible bourrelet que limite une très 
légère dépression spirale, quoique la face inférieure du der- 
nier tour soit régulièrement arrondie. Ouverture grande, semi- 
circulaire ; labre oblique et légèrement sinueux, muni à l'inté- 



[99] M. COSSMANN, — MOLLUSQUES ÉOCÉMQUES 49 

rieur d'un rebord en biseau, étroit, finement crénelé sur le 
contour interne, jusqu'à sa jonction avec les deux extrémités 
du bord columellaire ; septum assez large, plan, ridé, non 
caréné à l'extérieur ; borvl columellaire non rectiligne, saillant 
vers les trois cinquièmes de sa longueur, et plus grossièrement 
denté sur cette saillie, qu'aux extrémités. 

DiM. Longueur : 7 1/2 niill. ; largeur : 6 1/2 mill. ; épaisseur : 
5 mill. 

R.D. J'avais d'abord rapporté cette intéressante espèce à A^ Bau- 
doni, du Calcaire grossier supérieur des environs de Paris, à cause 
ae son ornementation à peu près semblable, quoique les cordon- 
nets de celle-ci soient plus saillants et alternés, tandis que N. Baii- 
doni a plutôt des sillons fins et régulièrement espacés. Mais, en 
comparant plus attentivement les échantillons, je me suis aperçu 
que ceux-ci ont un galbe tout à fait ditïèrent : tandis que le dernier 
tour de N. Baiidoni présente un profd bien arqué en arrière, 
presque subanguleux à la face inférieure qui forme un plan sur 
lequel la spire ne fait aucune saillie. N. Boiirdoti est plus réguliè- 
rement convexe, et la spire se détache en saillie avec un bourrelet 
à la suture. En outre, le rebord interne du labre est plus complet, 
crénelé sur toute son étendue, le septum est moins convexe et ridé, 
la saillie du bord columellaire est située plus en avant. 11 y a donc 
de sérieux motifs pour ne pas confondre les deux espèces. 

Type et loc. Bois-Gouct (PI. V (X), fig. 7-8), coll. Bourdot ; assez 
commune. — Arthon, échantillons douteux, coll. Dumas. 

Neritina lineolata, Desh. PI. V (X), fig. 9-11. 

Var. elegans Desh. (1824, p. 154, PI. XIX, fig. 3-4). 

1881 - Vasseur. Atlas, PI. VIII, fig. 29-31. 

1888 — Cossm. Cat. Éoc, p. 92. 

R.D. C'est plutôt à la variété elegans qu à N. lineolata tN'pique, que 
ressemblent les individus du Bois-Gouët, par leur ornementation, 
dans laquelle on distingue généralement deux zones de linéoles 
brunes et serrées, séparées et encadrées par trois rangées de 
fiammules blanches et triangulaires ; autour de la spire, qui est à 
peine saillante, il y a une zone composée de taches brunes et de 



50 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'' SÉR., T. II |100| 

flammulcs blanches, alternant régulièrement. On trouve quelquefois 
des exceptions (entièrement linèolées ou entièrement tlanimulées. 
Le bord columellaire porte bien une forte dent postérieure, cinq 
fines dents dans la dépression médiane, et un rentlement posté- 
rieur. 

Plésiotypes et loc. Bois-Gouët (PI. V(X), fig. 9-11), coll. Dumas; 
assez commune. — Coislin, coll. Dumas ; la Close, coll. Cossmann. 

Neritina Malescoti, Vasseur. PI. V (X;, iig. 12-14. 

1881 — iV. Malescoti, Vass. Atlas, PI. VIII, fig. 32. 

Taille très petite ; forme subturbinée ; spire saillante, à 
galbe conoïdal, à nucléus obtus ; quatre tours lisses, convexes, 
croissant rapidement, séparés par des sutures linéaires. Orne- 
mentation composée de larges bandes brunes sur fond blanc, 
obliquement infléchies sur le dernier tour qui est arrondi, un 
peu déclive en arrière. Ouverture égale aux deux tiers de la 
hauteur en profil, assez petite et semi-circulaire de face ; labre 
oblique ; septum lisse, bombé en arrière, un peu excavé en 
avant où il est limité par une carène qui se raccorde avec le 
contour antérieur; bord columellaire sans dents, incurvé. 

Dm. Longueur : 4 1/2 mill. ; largeur : 3 1/3 mill.; épaisseur: 
3 mill. 

R.D. Celte espèce se distingue aisément de la précédente, par sa 
petite taille, par son ornementation à larges bandes inclinées en 
sens inverse des linéoles, par sa spire saillante, par son bord 
columellaire édenté. 

NÉOTYPES et Loc. Bois-Gouët (PI. V (X), fig. 12-14), ma coll. ; 
commune. 

Neritopsis parisiensis, Desh. PI. V (X), iig. 15-16. 

1888 — A', parisiensis, Cossm. Cat. Éoc, 111, p. 85. 

R.D. C'est bien à cette espèce, et non pas à A\ acutispira Cossm., 
qu'il faut rapporter les échantillons de la Loire-Inférieure, de 
même que ceux du Cotentin. Leur ouverture est grande, festonnée 



[101 1 M. COSSMANN. — MOLLUSQUES KOCÉNIQUKS 51 

sur le contour du labre, largement échancrée sur le bord colu- 
mellaire. Le sommet de la spire se détache, lisse, sur une suture 
profondément rainurée, et l'ornementation ne commence qu'à 
l'avant-dernier tour : elle se compose de costules spirales et 
perlées, dont les intervalles, aussi larges qu'elles, sont finement 
guillochés par des accroissements curvilignes ; c'est bien exacte- 
ment la disposition représentée sur la flg. 3 de la pi. LXYl, dans 
l'Atlas de Deshayes. 

Plésiotypes et loc. Bois-Gouët (PL V (X), fig. 15-16), coll. Bour- 
dot ; sept échantillons connus. 

Tomostoma rostratum, Cossm. PL V (X), fig. 17-21. 

Var. terminalis, nov. var. 

1888— r. rostratum, Cossm. Cal. Éoc, III, p. 9:5, pL 111, fig. 40-42. 

Observ. Les écliantillons du I^ois-Gouët ne sont pas absolument 
semblables à ceux du Ruel ; mais, comme ils présentent un aspect 
très variable, je ne crois pas qu'on puisse en faire une espèce 
distincte ; je me borne donc à les désigner sous le nom de variété 
terminalis, comprenant une série d'individus passant de la forme 
nettement rostrée à la forme non rostrée, à peine pointue en 
arrière, dans laquelle le sommet s'enroule obliquement presque à 
l'extrémité de la coquille. Cependant, même chez les individus 
rostres, il semble que le rostre est moins allongé, -moins étroit et 
que le sommet fait une saillie plus proéminente, non reliée au 
rostre par une arête comparable à celle du type du Ruel. Au 
contraire, chez ceux où le rostre se réduit presque à zéro, il 
subsiste une arête bien marquée, entre le sommet et l'extrémité. 
Certains échantillons sont larges et peu bombés. J'en ai figuré un, 
d'autre part, dont le sommet est tout à fait terminal, et qui mesure 
7 mill. de longueur, sur 2 1/2 mill. de largeur, et 2 mill. d'épais- 
seur ; c'est la variété la plus étroite et la plus convexe. On conçoit 
qu'en présence de caractères aussi divers, je n'aie pu me décider à 
proposer un nom spécifique nouveau. Chez tous, d'ailleurs, l'ou- 
verture est petite, et son bord columellaire porte une large échan- 
crure, comprise entre deux saillies latérales ; lé septum est excavé 
dans le voisinage de ce bord, et se bombe au delà, du côté posté- 
rieur ; sur tout le contour de la face inférieure, existe un petit 
rebord limité par une faible dépression. 



52 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II |102l 

Types et loc. Bois-Gouët, individu rostre (PI. V (X), fig. 17-18), 
coll. Dumas ; individus peu ou point rostres (PI. V (X), fig. 19-21), 
ma coll. Dans le cas où l'on séparerait ultérieurement la variété 
comme espèce, ce sont ces derniers qu'il faudrait prendre comme 
types. ^ 

Phasianella princeps, Defr. PI. V (X), fig., 27-28. 

1826 — P. princeps, Defr. Dict. se. nat., T. XXXIX, p. 460. 
1881 — P. princeps, Vass. Atlas, PI. IX, fig. 27-29 (exclus, fig. 26). 

Section Tricolia. Taille assez grande ; forme élancée ; spire 
longue, à galbe conique ; protoconque lisse, paucispirée, à 
nucléus obtus ; environ sept tours convexes, dont la hauteur 
atteint presque les quatre cinquièmes de la largeur, séparés 
par des sutures linéaires que surmonte souvent une dépres- 
sion spirale ; ornementation composée de huit gros cordons 
spiraux, un peu plus épais que leurs intervalles, celui de la 
suture inférieure plus écarté des autres. Dernier tour presque 
égal aux deux tiers de la hauteur totale, ovale à la base qui 
est ornée comme la spire, et complètement imperforée. Ouver- 
ture presque égaie à la moitié de la hauteur de la coquille, 
n'atteignant que ces deux cinquièmes, quand la suture du der- 
nier tour est ascendante ; labre mince, rarement intact, très 
oblique ; columelle lisse, arquée en demi cercle, faisant un 
angle à sa jonction avec le contour supérieur ; bord colu- 
mellaire peu calleux, assez étroit, extérieurement caréné. 

Dm. Hauteur : 20 mill. ; diamètre : 9 mill. 

R.D. Cette coquille remarquable, décrite en cinq lignes, mais 
non figurée dans le Dictionnaire de Defrance, se distingue aisé- 
ment, non seulement par sa taille qui justifie le nom que lui a 
donné l'auteur, mais aussi par ses gros cordons spiraux et régu- 
liers, par son ombilic totalement clos ; cependant il me paraît peu 
probable qu'elle puisse être rapportée aux Phasianella tj'piques, 
car elle a tout à fait le galbe de Tricolia, sans en avoir l'ombilic 
bordé. Les échantillons typiques du Cotentin sont, pour la plu- 
part, moins étroits que ceux de la Loire-Inférieure; néanmoins, ces 
derniers appartiennent bien à la même espèce. 



[103| M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCKNIQUES 53 

NÉOTYPES et Loc. Bois-Gouët (PI. V (X), fig. 27-28), coll. Bourdot; 
peu conumin. 

Phasianella Vasseuri, Cossni. PI. V (X), lig. 22. 

lcS81 — P. princcps, Vass. Atlas, PI. IX, fig. 26 inoii Defr.). 

Section Tricolia. Taille au-dessous de la moyenne ; forme 
globuleuse, turbinée ; spire courte, à galbe conique ; proto- 
conque paucispirée, globuleuse, à nucléus très petit ; trois ou 
quatre tours convexes, croissant très rapidement, séparés par 
des sutures linéaires, ornés de cordonnets spiraux et serrés, 
alternant de grosseur. Dernier tour très grand, formant la plus 
grande partie de la coquille quand on le mesure de face, 
arrondi à la base sur laquelle l'ornementation se prolonge 
jusqu'à un limbe lisse et assez large, circonscrivant une très 
petite fente ombilicale. Ouverture dilatée, égale aux trois 
cinquièmes de la hauteur totale, arrondie, quoique suban- 
guleuse à la jonction du limbe et du contour supérieur ; labre 
mince, très oblique ; columelle arquée, lisse ; bord columcl- 
laire un peu calleux, excavé en avant, caréné" du côté de 
i'ombilic. 

DiM. Hauteur : 6 mill. ; diamètre : 4 1/2 mill. 

R.D. M. Vasseur a figuré un écliantillon de cette espèce, et il l'a 
confondu avec le jeune âge de P. princeps ; or, outre que la taille 
et l'ornementation des deux coquilles sont bien différentes, il suffit 
d'examiner leur base pour se convaincre qu'il s'agit de deux 
espèces bien distinctes : tandis que P. princeps est imperforé et 
que son bord columellaire recouvre la région ombilicale jusqu'à la 
base, P. Vasseuri a une fente ombilicale comprise entre le tjord 
columellaire caréné et le limbe lisse qui est seul en contact avec 
la base ; il en résulte une sorte de bec à l'extrémité antérieure de 
l'ouverture qui ne présente pas la même disposition que chez 
P. princeps ; les jeunes individus de ce dernier, même dans le 
Cotentin, sont d'ailleurs beaucoup moins turbines que les échan- 
tillons de même taille de P. Vasseuri. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. V (X), fig. 22), coll. Dumas ; assez 
rare. 



54 BULL. SOC. se. i\AT. OUEST. — 2*^ SKR., T. II |104| 

Phasianella Morgani, Vasseur. PI. V (X), fig. 29-30. 

1881 — P. Morgani, Yass. Atlas, PI. IX, fig. 25. 

Section Tricolia. Taille au-dessous de la moyenne ; forme 
étroite, subturriculée ; spire un peu allongée, à galbe conique ; 
cinq ou six tours convexes, dont la hauteur atteint les trois 
cinquièmes de la largeur, séparés par des sutures profondes, 
mais linéaires; surface lisse, ornée de flammules rougeàtres, 
alignées sur plusieurs rangées spirales, et se correspondant 
obliquement dans le sens axial. Dernier tour presque égal 
aux deux tiers de la hauteur totale, peu arrondi en général, et 
souvent subanguleux à la périphérie de la base, qui est 
déclive, peu convexe, imperforée. Ouverture peu élevée, 
arrondie, subanguleuse à la jonction du bord columellaire et 
du contour supérieur ; labre mince, oblique ; columelle arquée, 
lisse ; bord columellaire étroit, peu calleux, hermétiquement 
appliqué sur la base. 

DiM. Hauteur : 7 1/2 mill. ; diamètre : 4 mill.. 

R.D. Quoique cette espèce ait été bien caractérisée et qu'elle se 
distingue par son galbe conique, par sa base subanguleuse, par son 
ombilic clos, il est assez difficile de séparer les individus qu'on en 
trouve mélangés avec d'autres espèces ; elle commence à appa- 
raître très rare dans la couche grise, elle est plus fréquente dans 
la couche glauconieuse supérieure, et elle est assez commune dans 
le Bassin de Campbon, notamment à Coislin. Elle a les tours 
moins convexes et la base moins arrondie que P. dissimilis, du 
Calcaire grossier de Grignon ; en outre, sa coloration est différente, 
et ne forme pas les ziczacs qui caractérisent l'espèce parisienne. 

NÉOTYPES et Loc. Bois-Gouët (PI. V (X), fig. 29-30), ma coll. — 
Coislin, Muséum de Nantes, coll. Dumas. — La Close, coll. Coss- 
mann. — Arthon, coll. Dumas. 

Phasianella dissimilis, Desh. PI. V (X), fig. 31-32. 

1881 - P. Lanuirckiana, Vass. Atlas, PL IX, fig. 24 {non Desh.). 
1888 - P. dissimilis, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 82. 
R.D. Les individus du Bois-Gouët que M. Vasseur a rapportés à 



|105| M. COSSMAXX. — MOLLUSQUES ÉOCÉXIQUES 5o 

P. Lamarckiana n'ont pas le galbe ventru et élargi qui distingue 
cette dernière espèce, et particulièrement les échantillons du 
Fayel, auxquels je les ai comparés : ils sont plus étroits, leur 
dernier tour est plus court, exactement comme chez P. dissimilis 
de Grignon ; en outre, la fente ombilicale est circonscrite par un 
angle subcaréné, du côté de la base ; enfin la coloration, quand 
il en reste des traces, paraît tout à fait différente : au lieu des 
rangées spirales de taches oblongues, qui caractérisent P. Lamarc- 
kiana, on distingue des flammules rougeàtres, irrégulièrement 
disséminées, parfois alignées en rangées axiales. "Ainsi que je l'ai 
fait remarquer ci-dessus, ce n'est qu'avec beaucoup de difficulté 
qu'on sépare ces individus de ceux de P. Morgani ; toutefois, on 
les reconnaît, avec un peu d'attention, à leurs tours beaucoup 
plus convexes, à leur base non subanguleuse à la périphérie, à 
leur fente ombilicale carénée. 

Plksiotypes et loc. I^ois-Gouèt (FI. V (X), iig. 151-32 ; coll. 
Uumas : peu comnmn. 

Phasianella infracallosa, non. s/;. PI. V (X), tlg. 23-24. 

Section Tricolia. Taille au-dessous de la moyenne ; forme 
lininéoïde ; spire assez courte, à galbe conique; protoconque 
paucispirée, à nucléus obtus et petit; cinq tours convexes, 
croissant rapidement, séparés par des sutures linéaires que 
surmonte une petite rampe déclive ; surface lisse, ornée de 
petites taches rougeàtres, irrégulièrement disséminées. Dernier 
tour égal aux trois quarts de la hauteur totale, ovale, élancé, 
à base déclive, perforée dans le jeune âge, tandis que l'ombilic 
se ferme graduellement, à mesure que la coquille devient 
adulte. Ouverture ovale, avec une gouttière spirale dans 
l'angle inférieur, non anguleuse en avant ; labre mince, 
oblique, à contour incurvé; columelle excavée ; bord colu- 
mellaire étroit, formant en arrière ulie forte callosité pariétale, 
se confondant, chez les vieux individus, avec le limbe qui 
limite extérieurement la fente omblicale. 

DiM. Hauteur : 8 mill. ; diamètre : 4 mill. 

R.D. Cette espèce ne peut se confondre avec les précédentes, à 



5G BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II [106] 

cause de la hauteur de son dernier tour ovale, et de sa spire 
détendue par la rapidité de l'aecroissement des tours. P. tiirbi- 
noides Lamk., du Calcaire grossier parisien, a des tours plus 
nombreux et plus réguliers dans leur croissance. Aucune autre 
forme parisienne n'a un galbe aussi limnéiforme. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. V (X), fig. 23-24), coll. Dumas ; peu 
commun. 



Phasianella Bonneti, nov. sp. PI. VI (XI), fig. 1. 

Section Tricolia. Taille assez petite; forme variable, mais 
complètement turbinée, comme un Collonia ; spire très courte, 
conoïdale ; protoconque déprimée, à nucléus obtus; quatre 
tours convexes, lisses, dont la hauteur égale la moitié de la 
largeur, séparés par des sutures linéraires, que borde un faible 
bourrelet limité par une dépression obsolète à la partie infé- 
rieure de chaque tour. Dernier tour formant les cinq sixièmes 
de la hauteur totale, déclive en arrière, globuleux à la péri- 
phérie de la base, qui est déclive et convexe jusqu'à la fente 
ombilicale, limitée par un angle obtus. Ouverture peu supé- 
rieure à la moitié de la hauteur de la coquille, arrondie, 
anguleuse en arrière avec une étroite gouttière; labre mince, 
très oblique; columelle arquée, se raccordant presque sans 
angle avec le contour supérieur ; bord columellaire étroit, 
détaché de la fente ombilicale. 

DiM : Hauteur : 6 mill. ; diamètre : 5 mill. 

R.D. Aucune espèce antérieurement connue de Phasianelle ne 
présente un galbe aussi turbiné : c'est au point que certains indi- 
vidus pourraient être pris pour des Collonia, sauf la disparition 
de leur ombilic et de leur ouverture qui est bien celle de Tricolia. 
Quoique je ne connaisse que huit individus de cette singulière 
espèce, je crois pouvoir affirmer qu'elle ne passe pas graduelle- 
ment à des formes plus élancées : l'individu le moins turbiné que 
j'aie vu (coll. Dumas) mesure encore 7 mill. de hauteur, sur 5 mill. 
de diamètre. 

Type et loc. Bois-(iouët (PI. VI (XI), lig. 1), coll. Bonnet. 



[107] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCKNIQUES 57 

Phasianella parisiensis, d'Orb. PI. V (X), fig. 25-26. 

1888 — P. parisiensis, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 84. 

RiD. Les petits et nombreux échantillons que je rapporte à 
l'espèce bien connue du Lutétien des environs de Paris, à laquelle 
ils ressemblent complètement, ne peuvent être confondus avec les 
jeunes individus de P. dissimilis à cause de leur fente ombilicale à 
peu près close, sur laquelle se réfléchit un mince bord columel- 
laire; en outre, leur forme est plus globuleuse, à spire beaucoup 
plus courte, à galbe conoïdal. Néanmoins, je suis obligé de recon- 
naître qu'il faut une certaine attention pour séparer les unes des 
autres toutes ces espèces de Phasianelles du Bois-Gouët. Section 
Eudora. 

Plésiotvpe et loc. Bois-Gouct (PI. V (X), fig. 25-26), ma coll. ; 
assez commun. 

Turbo Munieri, Vasseur. PI. VI (XI), fig. 2-4. 

1881 - T. Munieri, Vass. Atlas, PI. IX, lig. 4-5, PI. XIX, fig. 7. 

Section Tectariopsis. Taille au-dessous de la moyenne ; 
forme globulo-conique ; spire courte, non élagée ; proto- 
conque lisse, complètement déprimée ; cinq tours plans, dont 
la hauteur atteint le tiers de la largeur, séparés par des 
sutures peu profondes, ornés de trois cordons spiraux et gra- 
nuleux, celui qui surmonte la suture est plus large et moins 
saillant que les autres ; de fins filets spiraux garnissent les 
intervalles et traversent aussi les perles du bourrelet suturai. 
Dernier tour égal aux trois quarts de la hauteur totale, bian- 
guleux à la périphérie, avec des nodosités qui n'acquièrent 
toute leur saillie que chez les individus complètement adultes ; 
base imperforée, un peu convexe, ornée de cinq ou six cordons 
concentriques, avec deux ou trois filets très fins dans leurs 
intervalles. Ouverture circulaire, à péristome très épais, taillé 
en biseau, garni intérieurement d'une dizaine de tubercules 
réguliers ; labre oblique ; columelle très courte, excavée, 
aboutissant à la dernière dent tuberculeuse du péristome ; 
bord columellaire peu épais sur la région pariétale, se raccor- 
dant avec l'oreilletle carénée du péristome, au point où cesse 



58 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2<' SKR., T. II | KKSJ 

le large sillon qui sépare le contour supérieur du péristome 
et la rangée interne de tubercules. 

DiM. Hauteur : 13 mill. ; diamètre : 14 mill. 

R.D. Ainsi que je l'ai indiqué dans le 3'' vol. de mon Catalogue 
de l'Éocène des environs de Paris (p. 72), cette espèce est analogue 
à T. Ilenrici Caillât, du Lutétien de Grignon ; toutefois elle paraît 
plus déprimée que ce dernier, dont les épines commencent à un 
âge moins avancé, de sorte que les jeunes individus de T. Heiirici 
ont déjà l'aspect tectarioïde, tandis que les jeunes T. Mimieri, vus 
de dos, pourraient être confondus avec des Collonia globuleux. Si 
l'on compare, en outre, les ouvertures des deux espèces, on 
remarque que T. Miinieri a une garniture interne de tubercules 
plus réguliers et plus serrés, tandis que ceux de l'espèce parisienne 
se transforment, du côté du labre, en crénelures oblonguès. Enfin, 
T. Henrici est subperforé à la base, tandis que l'espèce nantaise 
est totalement dépourvue de fente ombilicale, à tout âge. La sépa- 
ration faite par M, Vasseur est donc tout à fait justifiée. 

NÉOTYPES et Loc. Bois-Gouët (PI. VI (XI), fig. 2-4), coll. Bourdot ; 
peu commun, même dans le jeune âge ; extrêmement rare à l'état 
adulte. 



Turbo radiosus, Lamk. PI. VII (XII), fig. 18. 

1888 — T. radiosus, Cossm. Cat. Koc., III, p. 71. 

R.D. L'individu d'Arthon que je rapporte à cette espèce me 
paraît très voisin de ceux du Calcaire grossier parisien ; la silica- 
tisation du test n'a pas fait disparaître complètement l'ornementa- 
tion, de sorte que l'on distingue très bien les carènes spirales, 
entre lesquelles il y a des cordons plus fins, et dont les intervalles 
sont déçusses par de petits plis axiaux. La base est arrondie et 
porte la même ornementation, jusqu'au bourrelet qui circonscrit 
la fente ombilicale, et qui aboutit à la lèvre antérieure du bord 
columellairc. L'ouverture est grande, à peu prés circulaire, sauf le 
bec antérieur auquel aboutit le bourrelet ; le labre est à peu près 
vertical. vSection Senectus. 

Plksiotvpe et Loc. Arthon, unique (PI. VII (XII), fig. 18), coll. 
Dumas. 



[109| M. COSSMANX. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 59 

Eucyclus Bureau!, nov. ap. PI. VII (XII), fig. 23-24. 

Taille petite ; forme turbinée ; spire assez courte, étagée, à 
galbe conique ; quatre tours convexes, subanguleux, dont la 
hauteur n'atteint pas la moitié de la largeur, ornés de six 
tours spiraux, dont l'un forme l'angle médian, croisés par 
des lamelles d'accroissement qui y produisent des tubulures 
emboitées. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur 
totale, avec une rampe postérieure, un peu convexe au-dessous 
de l'angle, trois cordons au-dessus de cet angle, le dernier 
formant la périphérie de la base, qui est imperforée et ornée 
de cinq cordons concentriques et de plis rayonnants, avec de 
petites crénelures à l'intersection. Ouverture grande, circu- 
laire, à péristome épaissi, sans traces de nacre à l'intérieur; 
labre très oblique ; columelle excavée ; bord columellaire 
excavé, mince sur la région pariétale, élargi et calleux avec 
une faible rainure en avant. 

DiM. Hauteur : 3 1/2 mill. ; diamètre : ô mill. 

R.D. Cette jolie coquille a beaucoup d'analogie avec E. Bezançoni, 
du Bartonien du Guépelle, mais elle est beaucoup plus élancée, son 
dernier tour n'est pas bianguleux comme celui de l'espèce pari- 
sienne, et ses lamelles axiales sont beaucoup plus serrées. C'est 
surtout par la ressemblance de la forme et de l'ornementation que 
je la rapporte au genre Enciicliis, bien (jue je n'aie constaté aucune 
trace de nacre à l'intérieur de l'ouverture. 

Type et loc. Hois-Gouët (PI. VII (XII), fig. 23-24), coll. Bourdot. 
— Coislin, un individu douteux, mais pas assez adulte pour qu'il 
soit prudent de le séparer, quant à présent. 

Leptothyra occidentalis, nou. sp. PI. VI (XI), lig. 7-9. 

Test épais. Taille petite ; forme trochoïde, assez étroite et 
élevée ; spire peu allongée, obtuse au sommet, à galbe tout à 
fait conoïdal ; protoconque lisse, déprimée ; cinq ou six tours 
faiblement convexes, dont la hauteur égale la moitié de la 
largeur, séparés par des sutures rainurées, ornés de six ou 
sept cordonnets spiraux, réguliers et serrés. Dernier tour un 



60 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2' SKR., T. II |110J 

peu supérieur à la moitié de la hauteur totale, subanguleux à 
la périphérie de la base, qui est peu convexe, ornée comme 
la spire et absolument imperforée. Ouverture ])etite, presque 
contractée, circulaire, à péristome épaissi à l'intérieur, un 
peu en arrière du contour; labre très oblique, à profil un peu 
excavé, très antécurrent vers la suture, subvariqueux à l'exté- 
rieur, lisse à l'intérieur ; columelle régulièrement arquée ; 
bord columellaire calleux, hermétiquement appliqué sur la 
région ombilicale, séparé par une rainure très obsolète de la 
carène qui limite la base et se raccorde avec le contour 
supérieur. 

DiM. Hauteur : 5 1/2 mill. ; diamètre : .3 mill. 

R.D. Cette petite coquille se distingue, à première vue, par son 
galbe étroit, beaucoup moins globuleux que L. obtusalis ; en outre, 
le péristome ne porte pas, à droite, les deux protubérances denti- 
formes qui caractérisent cette dernière espèce, et qui ne paraissent 
pas avoir une importance générique. Malgré ces différences spéci- 
fiques, il n'est pas douteux que L. occidenlalis appartient bien au 
genre LeptoUnjra [sensu stricto', à cause de son ouverture circu- 
laire, de son labre subvariqueux, et de sa base imperforée. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. VI (XI), fig. 7-9), ma coll.; commun. 
La même espèce se trouve dans le Colentin, c'est pourquoi je lui 
ai choisi le nom occidentalis. 



Leptothyra obtusalis, [Baudon] PI. VI (XI), fig. 10-11. 

1888 — L. obtusalis, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 72. 

R.D. Les individus du Bois-Gouët sont complètement semblables 
à ceux du Lutétien des environs de Paris : ils ont la même forme 
globuleuse, à protoconque déprimée, à tours convexes, les pre- 
miers ornés de quelques plis raj^onnants vers la suture inférieure, 
et de cordonnets spiraux qui persistent seuls sur les derniers 
tours. La base est imperforée à tout âge, de même que celle de 
l'espèce précédente, et jamais l'ouverture ne porte aucune trace, 
même naissante, d'une oreillette latérale; on distingue seulement 
deux protubérances dentiformes à l'extrémité antérieure du bord 
columellaire ; l'intérieur du péristome semble dédoublé par le 



[lllj M. COSSMANN. MOLLUSQUES KOCÉNIQUES Bl 

sillon caractéristique de Leptothyra. J'ai vu un individu de Coislin, 
remarquable par la finesse de ses stries et par l'absence de plis 
rayonnants ; il pourrait peut-être appartenir à une variété distincte 
de l'espèce commune au Bois-Gouët, 

Plésiotype et loc. Hois-(k)uët (PI. VI (XI), lig. 10-11), ma coll. ; 
assez commun. — Coislin, variété à stries fines, coll. Dumas. 



Leptothyra inermis, |l)csli.| PI. VI (XI), llg. 12-14. 

1888 — L. inermis, Cossm. Cat. Éoc, III, \). 72. 

R.D. Quand les échantillons ne sont pas très frais, il est facile 
de confondre, dans le triage des petits Tiirbinido: du Bois-Gouët, 
cette coquille avec L. obtiisalis. Cependant elle' présente de très 
grosses dilTérences, qu'on aperçoit après un rapide examen, car 
elle appartient à une Section bien distincte du groupe typique, 
dont fait partie l'autre espèce. Dans le jeune âge, cette confusion 
est impossible, attendu que L. inermis est plus déprimé, moins glo- 
buleux et que son ombilic est assez largement ouvert, mais à mesure 
([ue la coquille vieillit, son ombilic se referme, sans disparaître 
toutefois complètement, le galbe devient plus conoïdal et presque 
globuleux; quant à l'ornementation, elle est très voisine de celle 
de L. obtnsalis ; l'angle périphérique de la base, généralement 
visible sur les jeunes individus, tend à disparaître chez les adultes, 
et les plis rayonnants de la suture ne persistent guère davantage. 
Ce n'est donc exclusivement qu'en vérifiant l'existence de l'oreillette 
rainurée, qui existe invariablement chez tous les échantillons de 
L. inermis, qu'on peut s'assurer qu'ils appartiennent à cette espèce 
et non pas à la précédente : cette oreillette est, en quelque sorte, 
l'expansion latérale du bord columellaire, à droite et en haut de 
l'ouverture ; elle est limitée par une carène émoussée qui se 
raccorde en avant avec le contour supérieur de l'ouverture. Celle- 
ci, quoique circulaire, n'a pas le péristome dédoublé à l'intérieur, 
de sorte que le labre est plus mince, non variqueux à l'extérieur- 
Section Otaulax. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. VI (XI), fig. 12-14), coll. Bour- 
dot ; assez comnum à l'état roulé, rare intact. — Coislin, un bel 
individu, coll. Dumas. 



62 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'^ SÉR., T. II |112] 

Otomphalus Dumasi, nov. gen., nov. sp. PI. VI (XI), fig. 5-6. 

DiAGNOSE GÉNÉRIQUE : Test épais, non nacré ; forme tur- 
binée, spire courte, treillissée, à protoconque déprimée ; 
ouverture circulaire, à péristome épais, formant une oreille 
à surface plane, dont le contour caréné circonscrit l'entonnoir 
ombilical, sans aucune trace de funicule ; labre non variqueux, 
lisse à rinlérieur. Type : 0. Dumasi, Cossm. Éoc. 

DiAGNOSE SPÉCIFIQUE : Quatic tours étages, anguleux au 
milieu, plans au-dessus de la carène médiane, légèrement 
convexes sur la rampe inférieure ; quatre filets spiraux sur la 
région antérieure, six sur la rampe postérieure, croisés par 
de fines lamelles d'accroissement crépues dans les intervalles 
des filets. Dernier tour très grand, bordé d'une seconde 
carène à la périphérie de la base qui porte six filets spiraux 
et deux bourrelets circa-ombilicaux, avec des stries d'accrois- 
sement obliques et crépues ; entonnoir ombilical très ouvert 
dans le jeune âge, plus resserré chez les individus adultes, à 
paroi lisse. 

DiM. Hauteur : 12 mill. ; diamètre : 10 1/2 niill. 

H.D. Cette intéressante coquille ne peut appartenir à aucune des 
Sections du Genre Turbo, à cause de son ombilic et de l'absence 
de nacre ; elle s'y rattache cependant par son oreillette largement 
développée, formée par les accroissements de la paroi ombilicale. 
D'autre part, on pourrait aussi la rapprocher de Collonia, et parti- 
culièrement de la Section Cirsochilns, attendu que C. striata a 
presque la même ornementation ; mais elle s'en distingue immé- 
diatement par l'absence de funicule ombilical, et d'ailleurs son 
labre n'est pas variqueux à l'extérieur. Dans ces conditions, je me 
vois obligé de créer un Genre nouveau, intermédiaire, comme 
Leptothyra, entre Turbo et Collonia. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. VI (XI), fig. 5-6), coll. Dumas ; sept 
ccbantillons connus dans diverses collections. 



[113| M. COSSMANN. - MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 63 

GoUonia marginata, [Lamk.] PI. VI (XI), fig. 15-17. 

Type et variété sillonnée. Mêmes références bibliographiques. 

1881 — Delphimila marginata, Vass. Atlas, PI. IX, fig. 12 (3 vues). 

1888 — Collonia manjinala, Cossni. Cat. Eoc, III, p. 73. 

Observ. On rencontre, dans la Loire-Inférieure, les deux formes 
confondues, dans le Bassin de Paris, sous le même nom spéci- 
fique : Tune typique, entièrement lisse ; l'autre beaucoup plus 
rare, couverte de sillons spiraux, fins et réguliers. Comme il 
existe quelques individus dont les premiers tours et la base 
portent quelcpies sillons, tandis que le reste de la spire paraît 
lisse, personne n'a jamais songé, — et j'imiterai cette prudente 
réserve, — à donner un nom nouveau à la variété sillonnée, dont 
l'ouverture, le galbe, les proportions et tous les autres caractères 
(sauf l'élévation plus grande de la spire) sont identiques au type 
lisse. Toutefois, il y a lieu de noter que, dans le Bassin de Nantes, 
la variété sillonnée paraît avoir seule existé à Coislin ou à 
Campbon, tandis cju'au Bois-Gouët, on trouve principalement la 
forme lisse, très commune dans la couche blanche supérieure, 
extrêmement rare, avec quelques individus sillonnés, dans le sable 
gris et fin de la base du gisement. 

Plésiotypes et loc. Bois-Gouët, individus lisses (PI. VI (XI), 
fig. 15-16), ma coll. — Coislin, variété sillonnée à spire un peu plus 
élevée (PI. VI (XI), fig. 17), coll. Dumas. — Campbon, même variété, 
Muséum de Nantes. — Arlhon, coll. Dumas. 



Collonia callifera, |Desh.| PI. VI (XI), fig. 24-26. 

1888 — C. callifera, Cossm. Cat. Koc, III, p. 76. 

R.D. Dans la plupart des collections, cette espèce bien connue a 
cependant été mélangée et confondue avec des Tinosloma, et parti- 
culièrement avec T. umbilicare, qui présente, comme elle, une 
fente ombilicale presque entièrement recouverte par une callosité 
détachée du bord columcllaire. Mais, tandis que chez C. callifera, 
le péristome continu et épais repose sur la base par une callosité 
pariétale, il est discontinu chez Tinosloma, dont la base porte en 
outre un disque vernissé et central, plus blanchâtre que le reste 
de la s|)ire ; au contraire, chez Collonia callifera, ce disque n'existe 



64 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II |114j 

pas, et la callosité caractéristique est mieux détachée, échancrée 
du côté du bord columcllaire, presque toujours marquée de plis 
rayonnants autour de la j)erforation ombilicale. Enfin Tinostonm, 
toujours plus petit, paraît avoir la spire un peu moins déprimée, 
plus conoïdale. Néanmoins, il faut un examen très attentif pour 
séparer ces deux coquilles, qui appartiennent à deux Genres com- 
plètement diirérents, même à deux Familles absolument distinctes, 
tellement leur galbe et leur aspect général se ressemblent. Section 
Leiicorhijnchia. 

Plésioïype et Loc. Bois-Gouët (PI. VI (XI), Hg. 24-26), ma coll. ; 
assez rare. — Arthon, coll. Dumas. 



GoUonia Pissarroi, nov. sp. PI. VI (XI), iig. 27-30, et PI. XII 

(XVII), fig. 31-32. 

Parvirota, noua sectio (1901). Coquille à périphérie 
formant une quille anguleuse ou l)ianguleuse, à spire aussi 
bombée que la base, largement ombiliquée, dont l'entonnoir 
est circonsèrit par un funicule aboutissant au contour supé- 
rieur de l'ouverture; plis courbes rayonnants sur la spire et 
sur la base ; ouverture circulaire, à péristome discontinu. 
Type : Turbo rotatoriiis, Desh. Éocène. 

DiAGNOSE SPÉCIFIQUE : Ti'ois ou quatre tours déprimés, le 
dernier embrassant toute la coquille, formant une rampe un 
peu excavée sous l'angle périphérique, et ornée de plis 
obliques, amincis et presque tangents à la suture ; quille 
périphérique comprise entre cet angle inférieur saillant et le 
pourtour arqué, à peine anguleux, de la base ; sur la quille, 
on distingue des plissements très fins, fascicules trois à trois 
pour chaque ciénelure du pourtour de la base qui porte de 
gros plis rayonnants jusqu'au funicule circa-ombilical ; labre 
mince, oblique ; bord columellaire peu calleux, muni d'un 
léger renflement inférieur, réfléchi au-dessus de l'ombilic. 

DiM. Diamètre : 2 1/4 mill. ; épaisseur : 1 1/2 mill. 

R.D. Cette petite espèce se distingue de C. rotatovia du Suesso- 
nien d'IIérouval, par sa forme plus déprimée, par sa quille mieux 
formée, par son ombilic plus évasé. Toutes deux, ainsi que 



[115] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 65 

Adeorbis radiata Br. et Corn., du Calcaire de Mons, méritent d'être 
séparées des CoUonia typiques, à cause de leur galbe rotit'orme, de 
leur ornementation toute spéciale, de leur péristomc discontinu, 
aminci sur le labre, et de leur ombilic en entonnoir. Toutefois, 
comme elles se rattachent à CoUonia par l'intermédiaire de C. spi- 
ruloides et de C. canalifera, je ne puis en faire qu'une Section et 
non pas un Genre distinct. 

Type et loc. Bois-Gouct, deux individus (PL VI (XI), fig. 27-30), 
coll. Pissarro ; autre échantillon plus frais (PI. XII (XVII), lig. 31-32), 
coll. Dumas. 



CoUonia acutispira, nov. sp. PI. VI (XI), fig. 22-23. 

Section Cirsochiliis. Taille moyenne ; forme turbinée, assez 
élevée ; spire un peu allongée, à galbe à peu près conique ; 
six tours convexes, subanguleux, dont la hauteur égale les 
deux cinquièmes de la largeur, séparés par de profondes 
sutures, ornés de six cordonnets spiraux, serrés, trois sur la 
région antérieure au-dessus de l'angle, trois sur la rampe 
déclive et postérieure ; dans leurs interstices apparaissent 
d'autres filets beaucoup plus fins. Dernier tour égal aux trois 
cinquièmes de la hauteur totale, subanguleux à la périphérie 
de la base, qui porte six cordonnets réguliers et serrés, puis 
trois plus larges autour de la fente ombilicale, le dernier 
plissé, formant funicule. Ouverture circulaire, à péristome 
subdiscontinu en arrière ; labre assez oblique, à profil recti- 
ligne, mince sur son contour, épaissi par une varice externe 
et obsolète, à quelque distance de ce contour, portant à l'inté- 
rieur, vis-à-vis de cette varice, quelques rides irrégulières et 
peu saillantes ; columelle lisse et excavée ; bord columellaire 
calleux, un peu rélléchi sur la fente ombilicale, bien caréné 
à l'extérieur. 

DiM. Hauteur : 4 1/2 mill. ; diamètre : 3 1/2 mill. 

R.D. Cette espèce se distingue aisément de celles de ses congé- 
nères parisiennes qui ont la même ornementation, par sa forme 
élevée, à spire plus allongée : C. striata, par exemple, a une forme 
beaucoup plus évasée, avec une funicule plus visible. M. Vasseur 



60 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SKR., T. II |11(5| 

a figuré une petite coquille intitulée Delphinula Dnfoiiri, qu'on ne 
peut confondre avec celle-ci, à cause de son ombilic plus large- 
ment ouvert et de sa spire bien plus courte, comme on le verra 
ci-après. 

' Type et loc. Bois-Gouët (PI. VI (XI), fig. 22-23), ma coll. ; commune. 
— Arthon, Coislin, coll. Dumas. 

GoUonia Dufouri, [Vasseur] PI. VII (XII), fig. G-7. 

1881 — Delphinula Dufouri, Vass. Atlas, PI. IX, fig. 11. 

Section Cirsochiliis. Taille petite ; forme peu élevée, sub- 
globuleuse ; spire courte, à galbe conoïdal ; protoconque lisse, 
planorbulaire ; trois ou quatre tours convexes, croissant 
rapidement, séparés par des sutures canaliculées, obtusément 
crénelées par quelques plissements raj^onnants ; cinq cordon- 
nets spiraux, avec de fins filets intercalaires, ornent le reste 
de la surface. Sur le dernier tour, ces cordons s'égalisent vers 
l'ouverture, et sont simplement séparés par d'étroits sillons, 
tandis qu'à la périphérie de la base, on distingue deux 
cordonnets écartés et plus saillants, entre lesquels il y a trois 
filets serrés ; base ornée de cinq rubans concentriques entre 
le dernier cordon périphérique et l'ombilic largement ouvert, 
circonscrit par un bourrelet perlé autour duquel ra5^onnent 
quelques plis sur la base ; paroi de l'ombilic striée et munie 
de deux funicules médians qui aboutissent au bord columel- 
laire. Ouverture subquadrangulaire, à labre un peu épaissi^ 
oblique ; bord columellaire peu calleux, à peine modifié par 
le funicule. 

DiM. Diamètre : 4 mill. ; hauteur : 3 1/2 mill. 

R.D. Bien que la figure de l'Atlas de M. Vasseur ne représente 
qu'une vue peu distincte de cette petite coquille, sans grossisse- 
ment, je n'hésite pas à y rapporter l'unique échantillon ci-dessus 
décrit, qui paraît avoir le même galbe et la même ornementation. 
Elle est d'ailleurs indiquée comme très rare par l'auteur, dans les 
listes de son Mémoire. Collonia Dufouri se distingue de tous ses 
congénères par son large ombilic muni d'un funicule double, et 
par son ornementation. 



|1171 M. COSSMANN. — MOLLUSQUES KOCKNIQUES 67 

NÉOTYPE et LOC. Bois-Gouët, unique (PI. VII (XII), fig. 6-7), coll. 
Bounlot ; plusieurs jeunes individus, coll. Dumas ; deux autres 
individus jeunes, coll. Bourdot. 

Gollonia megalomphalus nov. sp. PI. VI (XI), fig. 18-21. 

CmcuLOPsis, nova sectio (1901). Coquille discoïdale, à 
spire déprimée et striée, arrondie à la périphérie, largement 
ombiliquée ; ouverture circulaire, à péristome un peu épaissi, 
presque continu ; labre un peu oblique ; contour supérieur 
non échancré ; bord columellaire à peine modifié par la 
jonction d'un funicule peu visible. Type : C. megalomphalus, 
Cossm. Éocène. 

DiAGNOSE SPÉCIFIQUE : Pi'otoconque lisse, paucispirée, pla- 
norbulaire ; quatre tours convexes, étroits, séparés par des 
sutures peu profondes , ornés de stries spirales fines et 
serrées, que croisent de petits plis rayonnants vers la suture 
inférieure, effacés sur la région médiane et antérieure de 
chaque tour. Dernier tour embrassant toute la coquille, 
arrondi à la périphérie et sur la base, qui est ornée comme la 
spire avec des plis rayonnants et obsolètes autour de la cavité 
ombilicale ; sur la paroi de celle-ci, on distingue, non sans 
peine, un imperceptible renllement spiral, qui tient lieu de 
funicule et aboutit à une légère sinuosité du bord columel- 
laire. Ouverture comme dans la diagnose de la Section. 

DiM. Hauteur : 2 mill, ; diamètre : 4 mill. 

B.D. J'avais d'abord comparé cette coquille aux Adeorbis ou aux 
Circulm ; elle s'en distingue non seulement par les plis rayonnants 
de son ornementation, mais surtout par le contour de son ouver- 
ture, beaucoup moins découverte en dessous-, et précisément 
subéchancrée vers l'ombilic, au point où aboutit, en général, le 
funicule des Collonia. Je la classe donc dans une nouvelle Section 
de ce dernier Genre, remarquable par la dimension de son 
ombilic et la petitesse, presque la disparition, de ce funicule. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. VI (XI), fig. 18-21). ma coll ; très 
rare. — Coislin, Arthon, coll. Dumas. 



68 BULL. SOC. se. XAT, OUEST. — 2^ SÉR., T. II (118) 

Gibbula Bourdoti, nov. sp. PI. VIII (XIII), lig. G-7. 

Taille au-dessous de la moyenne ; forme trocho-turbinée, 
un peu évasée ; spire courte, à galbe conique ; protoconque 
lisse, polj'gyrée, presque planorbulaire et sans saillie ; quatre 
tours convexes, dont la hauteur dépasse les deux cinquièmes 
de la largeur, séparés par des sutures tout à fait linéaires, 
ornés de trois cordons spiraux et perlés, qui sont groupés sur 
la région convexe et postérieure de chaque tour, tandis que la 
région antérieure et un peu concave, ainsi que les intervalles 
des cordons, portent simplement des filets lisses et serrés. 
Dernier tour supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, 
portant un quatrième cordon crénelé et aplati sur la région 
concave, puis une carène périphérique, obtusément crénelée; 
base peu convexe, ornée de sept cordons concentriques, avec 
des perles très obsolètes et des filets lisses intercalaires, 
jusqu'au limbe excavé et plissé qui garnit la perforation 
ombilicale, et qui aboutit à un petit épaississement du bord 
columellaire. Ouverture subquadrangulaire; labre très obli- 
que ; bord columellaire détaché de Tombilic, avec une étroite 
oreillette antérieure. 

DiM. Hauteur : 10 mill. ; diamètre : 11 mill. 

R.D. Cette coquille se rapproche, par son galbe et par sa base, 
(le G. fanuliiin, espèce vivante qui appartient au groupe typique 
de Gibbula; toutefois elle s'en distingue complètement par son 
ornementation. En tous cas, elle ne ressemble aucunement aux 
formes éocéniques jusqu'à présent signalées, qui sont toutes 
classées dans des Sections difterenles de ce Genre. 

Type et loc. Bois-Gouct, un individu adulte (PI. VIII (XIII), 
fig. 6-7, coll. Bourdol ; quatre jeunes écliantillons dans la coll. 
Dumas, et un dans la mienne. 

Gibbula sulcata, (Lamk.] PI. VII (XII), fig. 1-2. 

1888— G. sulcakt, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 61, PI. III, fig. 2. 

R.D. Cette espèce est très variable, dans la Loire-Inférieure 
comme dans le Bassin de Paris, avec cette différence toutefois que 



|119] M. COSSMANX. — MOLLUSQUES KOCÉNIQUES 69 

les variétés sont ici confondues dans le même gisement, tandis 
que, dans les environs de Paris, on peut, à la rigueur, les consi- 
dérer comme des mutations caractérisant des gisements bien 
distincts. Au Bois-Gouët, on trouve d'abord la forme typique, a 
dernier tour arrondi, muni de douze carènes spirales environ, y 
compris celles de la base, celles de la périphérie un peu plus 
écartées que les autres, mais ne formant pas cependant un angle 
saillant; la paroi de l'entonnoir ombilical est simplement marquée 
de quelques stries d'accroissement. La coquille atteint une plus 
grande taille que dans le Bassin parisien (8 mill. sur 5 mill. de 
diamètre). 

A côté de cette forme typique vient une variété anguleuse à la 
périphérie, plus déprimée, mais portant le même nombre de 
carènes, de sorte que je ne puis la rapporter à G. distans dont les 
cordons sont très écartés de la carène périphérique ; comme ces 
échantillons anguleux sont d'une taille plus petite, que leur péri- 
stome est plus mince, on peut se demander si ce n'est pas le jeune 
âge de G. siilcata ; J'ai cependant vu des individus à dernier tour 
arrondi, de la même taille que ceux de la variété. En outre, il y a 
des échantillons dont le classenfcnt est tout à fait embarrassant, à 
cause de leur galbe intermédiaire. Pour tous ces motifs, je ne crois 
pas utile de nommer la variété. Section Phorciihis. 

Plhsiotvpes et loc. Bois-Gouët, forme typique (PI. VII (XII), 
lig. 1), coll. Bourdot. Variété (PI. VII (XII), fig. 2), ma coll.; peu 
commun. — Arthon, coll. Dumas. 

Var. bifidocahina (1901). Je n'hésite pas, au contraire, à donner 
un nom à cette variété, à cause du caractère constant que présente 
ses carènes, qui sont, dès le jeune âge, sillonnées par une, deux 
ou trois rainures spirales, sans se dédoubler complètement 
cependant. Comme tous les autres caractères sont semblables à 
ceux de la forme typique, je ne suis pas d'avis que cette ditférence 
justifie, à elle seule, la création d'une espèce distincte ; mais il 
était intéressant de signaler cette anomalie qui n'a pas été cons- 
tatée, jusqu'à présent du moins, dans le Bassin de Paris. Je n'ai 
pas vu non plus, au Bois-Gouët, de G. bifidocarina qui puisse se 
rapporter à la variété anguleuse de G. sulcata : tous les échantil- 
lons ont bien le dernier tour arrondi à la périphérie. Peut-être la 
spire est-elle un peu moins déprimée, mais la différence n'est pas 
grande . 



70 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. 2'" SÉR., T. II 1 120] 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. VI (XI), fig. 31), coll. Bonnet; assez 
rare. 

Gibbula arthonensis, nov. sj>. PI. VIII (XIII), fig. 9-10. 

Section Phorcnlus. Taille petite ; forme solarioïde et caré- 
née ; spire déprimée, à protoconque planorbulaire, à galbe 
subconoïdal en goutte de suif; trois tours croissant rapide- 
ment, un peu convexes, sauf vers la suture inférieure où ils 
sont déprimés, séparés par des sutures à peine distinctes, 
ornés de nombreux filets spiraux, extrêmement serrés, séparés 
par de simples stries. Dernier tour embrassant presque toute 
la coquille, portant une douzaine de filets jusqu'à la carène 
périphérique, qui est extrêmement saillante ; base convexe 
au milieu, isolée de la carène périphérique par une petite 
dépression, entièrement couverte de filets concentriques, 
jusqu'à la petite perforation centrale, qui est circonscrite par 
un angle obtus, aboutissant à une lèvre columellaire anté- 
rieure. Ouverture subcirculaire, à péristome peu épais, avec 
une gouttière superficielle et antérieure qui cesse sur la lèvre 
columellaire ; labre peu oblique. 

DiM. Hauteur : 'A mill. ; diamètre : 4 1/2 mill. 

R.l). Il est impossible de confondre cette petite coquille avec 
aucune des variétés carénées de G. sulcata ; son ornementation est 
formée de filets beaucoup plus lins, et d'ailleurs sa spire est encore 
plus déprimée, dénivelée à la suture. Néanmoins, elle présente 
bien tous les caractères de l'ouverture de la Section Phorcnlus, de 
sorte qu'on ne peut la comparer aux Adeorbis, auxcjuels elle 
ressemble un peu par son aspect extérieur. 

Type et loc. Arthon, unique (PI. VIII (XIII), fig. 9-10), coll. 
Dumas. 

Gibbula fraterculus, |l)esh.l PI. VII (XII), Hg. .'5-4. 

1888 — G. fralercnhis, Cossm. Cal. Éoc, III, p. (V2, PI. Il, fig. 36. 

H.l). De même (|ue dans le Bassin de Paris, cette espèce se dis- 
tingue assez facilement de G. sulcata, non seulement par ses 



[1211 M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 71 

cordons moins saillants, avec des cordonnets intermédiaires qui 
égalent souvent les principaux, mais surtout par sa spire un peu 
plus élevée, par son ombilic moins ouvert, par sa dent columellaire 
plus saillante, limitant mieux le sillon du contour supérieur du 
péristome. Il y a des individus subanguleux à la périphérie de la 
base et tout à fait trochiformes ; toutefois, comme il existe des 
intermédiaires, je ne crois pas utile de les distinguer comme 
variété. Section Phorciiliis. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët, forme typique (PI. VII (XII), 
lig. 3), ma coll. ; forme anguleuse (PI. VII (XII), fig. 4), coll. Dumas ; 
rare. 

Var. Dumasi (1901). PI. VII (XII), lig. 5. 

Comme je n"ai qu^un seul échantillon de cette petite coquille, je 
n'ose pas la séparer définitivement de G. fraterculus ; il se peut, en 
effet, qu'il y ait des individus intermédiaires entre la variété angu- 
leuse de l'espèce de Deshayes. En tout cas, elle s'en distingue, à 
première vue, par son galbe tout à fait trochiforme, par l'angle net 
que porte la périphérie du dernier tour, dont la base est complè- 
tement plane. L'ornementation comporte quatre ou cinq cordonnets 
subimbriqués sur chaque tour, et les sutures se- distinguent peu 
facilement de ces ornements spiraux ; sur la base, on en compte 
six, et les deux extérieurs sont bifides ; au centre, existe un très 
petit ombilic. 

Malgré le galbe trochoïde de la coquille, et l'aspect subimbriqué 
des cordons spiraux, je ne crois pas qu'on puisse la rapprocher 
du Genre Basilissa, ou du moins des coquilles parisiennes que j'ai 
provisoirement classées dans ce Genre, attendu que son ouverture 
circulaire porte, sur le contour supérieur, le sillon superficiel qui 
s'arrête à mi renflement antérieur du bord columellaire, et qui 
caractérise bien la section Phorculiis. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (PI. VII (XII), fig. 5), coll. Dumas. 

Norrisia pterochilus, Cossm. PL VII (XII), fig. 10. 

1888 — \V. pterochilus, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 63. PI. III, 
fig. 14-15. 

R.D. Les quelques rares individus roulés dans la couche blanche 
du Bois-Gouët, ressemblent complètement à ceux de Chaussy, par 



72 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2' SKR., T. II |122J 

leur lèvre columellaire creusée d'un sillon et fermant presque la 
fente ombilicale ; la spire e.st courte et conoïdale. Section Xorrisella. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. Vil (XII), fig. 10), ma coll. ; 
cinq individus. 

Norrisia radiata, non. sp. PI. VII (XII), fig. 21-22. 

Section Norrisella. Taille très petite ; forme de CoUonia ; 
spire très courte, à peine saillante ; protoconque en goutte de 
suif; trois tours croissant très rapidement, le dernier formant 
presque toute la coquille, à suture linéaire, de laquelle 
rayonnent des plis obliques qui ne persistent pas sur le reste 
de la surface simplement ornée de stries spirales. Dernier 
tour déprimé dans la région plissée au-dessus de la suture, 
à galbe bien arrondi, sans angle périphérique; base assez 
convexe, ornée de plis rayonnants et sinueux, qui n'atteignent 
pas la périphérie, et qui prennent naissance sur l'angle 
crénelé limitant la petite cavité ombilicale et aboutissant à 
une petite lèvre columellaire ; à l'intérieur de l'ombilic, est un 
autre funicule, aboutissant à un petit renflement du bord 
columellaire. Ouverture presque circulaire, à péristome 
mince et discontinu, nacrée à l'intérieur; l"<bre oblique; bord 
columellaire un peu calleux, réfléchi sur l'ombilic, muni en 
avant d'une oreillette un peu creusée. 

DiM. Diamètre : 2 mill. ; hauteur 112 mill. 

R.D. Cette intéressante coquille m'a beaucoup embarrassé : au 
premier abord, j'avais pensé que c'était un jeune CoUonia margi- 
nata, de la variété striée ; mais la nacre de l'intérieur de l'ouver- 
ture, la discontinuité et la minceur du péristome, m'ont obligé à 
renoncer à ce rapprochement. D'autre part, la lèvre columellaire 
un peu creusée, l'angle crénelé qui limite le petit ombilic, ont de 
l'analogie avec N. pterochihis. Je me décide donc à placer A", radiata 
dans la Section Norrisella, quoiqu'il se distingue de ses congénères 
par les stries spirales de sa surface, et les plis rayonnants de sa 
base. 

Type et loc. Bois-Couët, unique (PI. VII (XII), fig. 21-22, coll. 
Dumas. — Arthon, ([uckjues individus, dont un à pou près cer- 
tain, coll. Dumas. 



[123) M. COSSMANN. — MOLLUSQUES KOCÉNIQUES 73 

Norrisia ? coislinensis, nov. sp. PI. VI (XI), fig. o2-34. 

Section NorriselUr! Taille petite ; forme turbinée ; spire un 
peu longue, étagée ; protoconque presque sans saillie; quatre 
tours convexes, dont la hauteur égale les deux cinquièmes de 
la largeur, séparés par des sutures linéaires et bordées en 
dessus d'un imperceptible bourrelet : surface entièrement 
lisse, simplement colorée par des bandes axiales en zigzag. 
Dernier tour presque égal aux trois quarts de la hauteur 
totale, arrondi, non anguleux à la périphérie de la base, qui 
est médiocrement convexe, perforée au centre par un étroit 
ombilic que circonscrit un petit bourrelet granuleux, limité 
par une strie spirale. Ouverture circulaire, à périslome peu 
épais, reposant par une languette pointue sur la base de 
l'avant-dernier tour ; labre peu oblique, non variqueux ; 
columelle excavée ; bord columellaire à peine épaissi à la 
jonction du funicule, subéchancré en arrière. 

DiM. Hauteur : 3 12 mill. ; diainètrc : 3 mill. 

R.D. Cette i)etile coquille, abondante et spéciale au gisement de 
Coislin, se dislingue de N. manda : par sa spire plus élevée ; par 
son péristome beaucoup moins épaissi, ne formant pas une lèvre 
aussi calleuse au-dessus de l'ombilic ; par son cordon et son sillon 
basai beaucoup mieux marqué. En présence de ces ditlerences 
très importantes, je ne su|s pas très sûr que le classement de 
N. coislinensis soit bien exact dans la Section Xorrisella. D'autre 
part, le cordon circa-ombilical n'a pas la position du funicule des 
Collonia, de sorte qu'on ne peut davantage rapporter cette coquille 
à aucune des Sections de ce dernier Genre. Il y a déjà tant de 
subdivisions dans ces petites coquilles éocéniques, intermédiaires 
entre les Trochidœ et les Tnrhinidœ, que j'hésite vraiment à en 
proposer une nouvelle pour cette seule espèce. 

Type et loc. Coislin (PI. VI (XI), fig. 32-34), coll. Dumas; 
commun. 

Dill-wynnella? namnetensis, nov. sp. PI. VII (XII), fig. 11-12. 

Taille petite ; forme globuleuse ; spire courte, un peu 
saillante ; protoconque planorbulaire, sans aucune saillie ; 



74 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II [124] 

quatre tours lisses, convexes, croissant rapidement, séparés 
par des sutures linéaires et enfoncées ; dernier tour embras- 
sant presque toute la coquille, arrondi, un peu déclive à 
la base qui est lisse comme la spire, perforée au centre par 
une fente ombilicale assez étroite, sur le bord de laquelle 
s'épaissit en avant une callosité peu distincte, se rattachant 
au contour columellaire. Ouverture circulaire, à péristome 
discontinu ; labre assez mince, très oblique ; columelle 
excavée ; lèvre columellaire non bordée, dépourvue de tuber- 
cules et de sillon. 

DiM. Diamètre : 4 mill. ; hauteur : 3 12 mill. 

R.D. Cette coquille, assez variable, est embarrassante ; je l'ai 
d'abord rapproché de Boiilillieria crassa, dont elle se distingue par 
sa spire à tours convexes, non conoïdale ; mais, en étudiant atten- 
tivement les caractères de l'ouverture, je remarque des différences 
assez importantes avec B. Eiigenei, qui est l'espèce-type de ce 
Genre ; le péristome ne porte aucune trace du sillon interne et 
supérieur, ni du tubercule antcro-columellaire, qui caractérisent 
B. Eiigenei. Au contraire, la coquille nantaise ressemble tout-à-fait 
au Genre Dillwynnella par sa lèvre columellaire, quoique celle-ci 
soit moins développée, et qu'elle ne se dédouble pas comme la lèvre 
de D. labiosa; même, chez certains individus, elle se réduit à un 
faible bourrelet, et la fente ombilicale est circonscrite par un bord 
subanguleux, de sorte que la coquille prend presque l'aspect d'une 
Phasianelle très courte, quoique la continuité du contour supé- 
rieur de l'ouverture ne présente pas la brisure qu'on observe chez 
Tricolia, et, d'autre part, le péristome est plus épais que celui des 
Eudora. Néanmoins, je ne propose pas de nouvelle Section, quant 
à présent. 

TvPEetLoc. Bois-Gouët (PI. VII (XII), fig. 11-12), coll. Dumas; 
rare. — Arthon, douteux, coll. Dumas. 



Solariella elevata, nov. sp. PI. VII (XII), fig. 8-9. 

Taille petite ; forme élevée, trochoïde ; spire élagée, à galbe 
conique; protoconque lisse, déprimée; six tours bianguleux, 
dont la hauteur égale environ les deux cinquièmes de la lar- 



[125J M. COSSMAXN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 75 

geur, séparés par des sutures peu visibles, bordées par un 
petit bourrelet spiral ; de fines lamelles d'accroissement, un 
peu obliques, ornent les intervalles des carènes et la rampe 
inférieure, qui est complètement plane. Dernier tour supé- 
rieur à la moitié de la hauteur totale, muni d'un ou deux 
filets obsolètes entre les deux carènes principales, qui sont 
lisses, et une autre carène moins saillante à la périphérie de 
la base qui est ornée de six ou sept cordonnets concentriques, 
finement crénelés par des plis rayonnants aux abords de 
l'ombilic; l'entonnoir ombilical est médiocrement large, sa 
paroi est ornée de filets spiraux, croisés par des accroisse- 
ments. Ouverture circulaire, à péristome assez mince; labre 
oblique. 

DiM. Hauteur : 4 3 4 mill. ; diamètre : 4 mill. 

R.t). I^llc se distingue de S. odonlola par son galbe plus élevé, 
par son onitiilic moins ouvert, et par ses carènes dénuées des 
denticules qui caractérisent l'espèce parisienne ; si on la compare 
à S. tricincta, qui est aussi dépourvu de denticules, on remarque 
que son ombilic n'est pas évasé par une rampe comprise entre 
deux carènes, comme cela existe chez ce dernier ; en outre, sa 
spire est plus élevée et ne porte pas trois carènes égales ; enfin, 
S. craticulata, d'Hèrouval, qui a presque le même galbe, a une 
ornementation complètement granuleuse, parce qu'il porte des 
fdets spiraux dans les intervalles des carènes et sur la rampe 
postérieure. Dans ces conditions, on voit qu'il n'est pas possible 
d'éviter de séparer l'espèce nantaise. 

Type et loc. Hois-(;ouèt (1^1. VII (XII), fig. 8-9), ma coll. ; 
commun. 

Solariella subcraticulata, nov. sp. PI. VII (XII), fig. 16-17. 

Taille assez petite ; forme trochoïde ; spire un peu élevée, 
faiblement étagée ; protoconque lisse, planorbulaire et sans 
saillie ; cinq tours anguleux en arrière et tout à fait en avant,- 
dont la hauteur égale le tiers de la largeur, à sutures pro- 
fondes, ornés de filets spiraux et réguliers, dans les intervalles 
des angles, et de deux filets sur la rampe déclive postérieure, 



76 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'- SÉR., T. II [126] 

celui qui borde immédiatement la suture est garni d'une 
rangée de fines perles; lamelles axiales et serrées dans les 
interstices des filets, ne produisant pas de granulations sur 
ceux-ci. Dernier tour bianguleux, avec un cordonnet périphé- 
rique limitant la base qui est un peu convexe, ornée de rubans 
imbriqués, de largeur croissante jusqu'à l'ombilic autour 
duquel ils sont crénelés par des plis raisonnants; ombilic 
assez étroit, à paroi ornée de filets plissés par les accroisse- 
ments. Ouverture circulaire, à périslome discontinu et à labre 
oblique. 

DiM. Hauteur : 5 mill. ; diamètre : 5 mill. 

R.D. Cette espèce se distingue aisément de la précédente, par sa 
hauteur moindre, par ses tours moins étages, par sa rampe 
moins plate, et par ses nombreux fdets intercalaires. Mais elle est 
beaucoup plus voisine de S. crnticiilata Desh., et je l'y aurais 
même rapportée, malgré l'écart stratigraphique des deux gisements, 
si elle n'en différait par l'absence de granulations sur ses fdets 
spiraux, et par les rubans imbriqués de sa base ; il en résulte un 
aspect réellement distinct dans l'ornementation de toute la coquille, 
de sorte que la séparation en est justifiée. Il existe encore, dans le 
Bassin de Paris, une autre espèce voisine : .S. bimarginata Desh., 
dont l'ornementation s'oblitère toutefois avec l'âge, et dont la spire 
est beaucoup moins élevée. 

Type et loc. Bois-Gouct, unique (PL VU (XII), fig. 16-17), coll. 
Dumas ; deux échantillons jeunes, coll. Cossmann. — Coislin, 
unique, coll. Dumas. 



Solariella asperrima, noo. sp. PI. VII (XII), fig. 25-26. 

Taille très petite ; forme trochoïde ; spire élevée ; étagée, à 
galbe conique ; protoconque lisse, subglobuleuse, à nucléus 
minuscule ; trois ou quatre tours anguleux, dont la hauteur 
n'atteint pas le tiers de la largeur, séparés par des sutures 
peu visibles qui sont encadrées entre deux rangées inégales de 
fines perles ; sur l'angle situé plus haut que la moitié de 
chaque tour, est une rangée d'aspérités aiguës ; enfin, dans 
les intervalles, on distingue de très fines lamelles axiales. 



[127] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES KOCÉNIQUES 77 

obliques et très serrées. Dernier tour égal aux deux tiers delà 
hauteur totale, portant sur la rampe postérieure, au-dessous 
de la rangée principale, un rang de nodosités moins saillantes, 
et en avant, un autre rang d'aspérités à la périphérie de la 
base ; celle-ci est peu convexe et munie de trois cordons nodu- 
leux, y compris celui qui borde l'entonnoir ombilical dont la 
paroi est finement treillissée. Ouverture circulaire, oblique, 
à périslome un peu épaissi, reposant par un étroit contact 
sur la base. 

DiM. Hauteur : 4 mill.; diamètre : 8 niill. 

R.l). Je ne connais pas de Solariella fossile qui ait une orne- 
mentation semblable, avec des nodosités aussi saillantes, cepen- 
dant cette coquille doit bien efïèctivement appartenir à ce Genre, 
non seulement à cause de son ouverture et de son ombilic, mais 
même à cause de son ornementation axiale très finement lamel- 
lei.ise ; toutefois, je n'ai pu apercevoir aucune trace de nacre. 

Type et loc. I3ois-Goucl, unique (in. VII (XII), fig. 25-26), coll. 
Dumas ; un autre échantillon moins adulte, coll. Pissarro. 

Solariella valvatoides, nov. sp. PI. VII (XII), fig. 29 30. 

Taille très petite ; forme turbinée ; spire peu élevée, à galbe 
subconoïdal ; protoconque en goutte de suif; quatre tours 
très convexes, dont la hauteur ne dépasse guère le quart de la 
largeur, séparés par des sutures canaliculées, paraissant lisses 
et brillants, quoiqu'ils soient obtusément ornés de quelques 
filets spiraux, assez serrés et régulièrement répartis. Dernier 
tour supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, très 
arrondi, dépourvu d'angle à la périphérie de la base, qui est 
un peu aplatie, largement ombiliquée au centre, et orrtée 
comme la spire, avec une légère dépression circulaire, à peu 
de distance autour de l'angle obsolète qui limite la cavité de 
l'ombilic, sur la paroi duquel on distingue encore quelques 
filets spiraux, très efTacés. Ouverture circulaire, faiblement 
anguleuse en arrière où elle repose sur la base, à péristome 
presque continu, peu épais; labre oblique à 45°; bord colu- 
mellaire mince, non réfléchi sur l'ombilic. 



78 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2- SÉR.. T II [128] 

. DiM. Hauteur : 2 1/4 mill. ; diamètre : 2 mill. 

R.D. Otte minuscule coquille a un peu l'aspect des Yalvata; 
mais, outre que sa surface n'est pas entièrement lisse, son labre 
est très oblique, et son ouverture n'est pas complètement arrondie 
en arrière. Dans le Genre SolarieUa, où je la place, à cause de 
cette ouverture et de l'ombilic basai, elle ne ressemble guère, bien 
évidemment, à sa voisine 5. asperrinm ; toutefois, on peut la 
rapprocher de S. simplex, trochiihis et solarioides, qui sont très 
peu ornés ; elle se distingue des deux premiers par l'absence 
d'angle périphérique, et du troisième par ses tours beaucoup plus 
arrondis. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (PI. Vil (XII), fig. 29-30), coll. 
Dumas. 



SolarieUa? coislinensis, nov. sp. PI. VII (XII), fig. 27-28. 

Taille moyenne; forme solarioïde, un peu déprimée; spire 
peu saillante, à galbe subcoiioïdal ; protoconque lisse, minus- 
cule, planorbulaire ; cinq tours convexes, assez étroits, 
séparés par des sutures linéaires, que borde en dessus une 
rampe faiblement déprimée, ornée de sillons serrés et assez 
visibles, tandis que la région antérieure et plus convexe de 
chaque tour ne "porte que des stries excessivement fines ; 
toute la surface est d'ailleurs luisante, malgré cette ornemen- 
tation. Dernier tour embrassant presque toute la coquille, 
muni d'un angle à la périphérie de la base qui est convexe et 
largement ombiliquée, ornée de filets concentriques, d'abord 
très fins aux abords de l'angle périphéiique, puis plus épais 
vers le milieu, et décroissant ensuite jusqu'à l'intérieur de la 
paroi de l'ombilic qui n'est pas limité. Ouverture arrondie, 
à péristome discontinu ; labre oblique ; bord columellaire 
mince. 

DiM. Diamètre : (> mill. ; hauteur : 3 12 mill. 

U.D. Celte coquille a un peu l'aspect d'un Adeorbis, d'autant plus que 
sa surface n'est pas nacrée, comme le sont généralement les Sola- 
rieUa ; cependant, quoique le contour supérieur de l'ouverture soit 
un peu entamé sur notre unique échantillon, il ne parait pas 



[129] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES KOCÉXIQUES 79 

présenter l'échancure découverte et caractéristique du Genre 
Adeorbis. Elle se distingue de S. solarioides par son ombilic large- 
ment évasé, dépourvu de plis d'accroissement ; d'ailleurs, son 
angle périphérique est aussi saillant que celui de 5. Irochuliis, qui 
se distingue, d'autre part, par son test mince et nacré. 

Type et loc. Coislin, unique (PI. VII (XII), fig. 27-28), coll. Dumas. 



Eumargarita Bourdoti, nui>. sj). FI. VII (XII), fig. 13-15. 

Section Periaiilax. Taille moyenne ; forme trochoïde, peu 
élevée; spire assez courte, à galbe légèrement conoïdal ; pro- 
toconque lisse, paucispirée, à nucléus en goutte de suif; 
quatre tours étroits, convexes, séparés par une suture canali- 
culée et bordée en dessus par un angle garni de petites créne- 
lures perlées ; le reste de la surface de chaque tour est orné 
de sillons serrés et peu visibles. Dernier tour supérieur aux 
deux tiers de la hauteur totale, arqué et presque subanguleux 
à la périphérie de la base, qui est peu convexe, lisse et 
brillante, perforée au centre par un ombilic assez large, dont 
le bord anguleux est crénelé par des rainures rayonnantes et 
courtes ; sur sa paroi, se prolongent ces rainures, formant des 
plissements arrondis que traverse un large sillon spiral. 
Ouverture arrondie, à péristome un peu épais et presque dis- 
continu ; labre oblique ; bord columellaire un peu calleux, à 
peine modifié par les rangées de crénelures circa-et intra- 
ombilicales. 

DiM. Diamètre : 6 mill. ; hauteur : 4 14 mill. 

R.D. Cette espèce a été confondue généralement avec E. spirata, 
commun dans le Calcaire grossier parisien; elle s'en distingue 
cependant, non seulement par sa forme plus surbaissée, moins 
conique, mais surtout par sa base qui ne porte pas de sillon circa- 
ombilical, et dont l'ombilic est bien plus grossièrement crénelé, 
avec un seul sillon spiral sur sa paroi interne, au lieu des sillons 
multiples qui croisent les plis d'accroissement de l'ombilic, chez 
l'espèce parisienne. La disparition du sillon basai est un fait qui 
me cause des regrets quant au choix du nom de cette Section 
fPeriaulax', attendu que cela prouve que ce caractère n'a pas la 



80 BULL. SOC. se. NAT. OLKST. — 2' SÉR., T. II [130] 

constance ([uejelui attribuais ; néanmoins la Section mérite d'être 
conservée, attenrlu que ces coquilles sont réellement difTérentes 
des véritables Enmavgaritci. 

J'ai, d'autre part, à signaler une variété de cette espèce, qui n'a 
pas de cordon crénelé à la suture, qui porte six cordons simples 
sur chaque tour, sept sur le dernier, et dont la base est finement 
sillonnée avec de petits plis rayonnants autour de l'ombilic ; la 
paroi de ce dernier porte de gros plis crénelés par plusieurs cor- 
dons. Comme je n'en connais qu'un individu (coll. Dumas), je n'ai 
pas cru prudent de le séparer encore comme espèce distincte. 

Type et loc. Bois-Gouèt (PI. VII (XII), fig. 13-15), ma coll. ; 
conmiun. — Artlion, coll. Dumas. 

Trochus britannus, Vasseur. PI. VII (XII), fig. 31-32. 

1881 — T. brilannus, Vass, Atlas, PI. VIII, fig. 55-59. 

Sous-Genre Tectiis. Taille moyenne ; forme conique ou 
conoïdale, à galbe un peu variable ; spire subulée, médiocre- 
ment allongée; douze tours plans, dont la hauteur égale à 
peine le quart de la largeur, séparés par de fines sutures peu 
perceptibles, ornés de quatre rangées inégales de granula- 
tions, les deux médianes moins grosses, chargées de perles 
qui ne correspondent pas à celles des deux autres ; en outre, 
toute la surface porte de fines stries spirales, excessivement 
obsolètes sur la plupart des échantillons, dont la majorité ne 
porte que trois cordons granuleux, par suite de la soudure 
des deux inférieurs. Dernier tour un peu supérieur au tiers 
de la hauteur totale, anguleux à la périphérie de la base, qui 
est presque plane, imperforée, ornée de huit cordons concen- 
triques, lisses, s'écartant davantage à mesure qu'on s'approche 
du centre. Ouverture quadrangulaire, déprimée ; columelle 
munie d'une grosse dent entre deux sillons spiraux. 

DiM. Hauteur : 22 mill. ; diamètre : 19 mill. 

R.D. Cette espèce est bien variable, et M. Vasseur en a figuré, 
dans son Atlas, au moins quatre formes différentes, dont aucune 
n'a précisément le galbe conique du plésiotj^pe que je viens de 
décrire ; la plupart des individus portent trois cordons spiraux, et 



[131] M. r.OSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 81 

la variété à quatre cordons ci-dessus décrite, est beaucoup plus 
rare. Néanmoins, il ne me paraît pas possible de séparer les formes 
conoïdales des formes coniques, ni les échantillons dont le nombre 
de cordons n'est pas le même. C'est une espèce moins évasée que 
T. margaritaceiis, dont la base est d'ailleurs lisse. Quant à 2\ mitra- 
tus, ses cordelettes à peine granuleuses, et sa forme extraconique, 
ne permettent pas de le confondre avec l'espèce bretonne. 

NÉOTYPE et Loc. Bois-Gouët, rare entière (PI. VII (XII), lig. 31-32), 
ma coll. 



Trochus Athenasi, Vasseur. PI. VIII (XIII), fîg. 1-2. 

1881 — T. Athenasi, Vass. Atlas, PI. VIII, fig. 60-Gl. 

Sous-Genre Tectus. Taille assez petite ; forme évasée, large- 
ment conique ; spire assez courte, subulée, tectiforme ; prolo- 
conque lisse, polygyrée, conoïdale, à nucléus sans saillie ; 
six à huit tours plans, dont la hauteur égale le cinquième de 
la largeur, séparés par des sutures linéaires, à peine dis- 
tinctes, que borde en dessous un petit bourrelet peu saillant; 
ornementation composée, outre ce bourrelet festonné, de deux 
cordons granuleux, dont les perles ne se correspondent pas ; 
les nodosités du bourrelet sont plus oblongues et très obso- 
lètes. Dernier tour égal à la moitié au moins de la hauteur 
totale, caréné à la périphérie de la base, qui est légèrement 
convexe, imperforée, ornée d'une quinzaine de cordonnets 
concentriques, dans les intervalles desquels il y a générale- 
ment un filet plus fin. Ouverture quadrangulaire, avec un 
gros tubercule à la partie antérieure de la columellaire, et 
une petite callosité vernissée, étalée sur la région ombilicale. 

Dm. Diamètre : 13 12 mill. ; Iiauteur : 11 mill. 

R.I). On ne peut admettre que cette espèce soit simplement une 
variété de T. britannus, et M. Vasseur a été très exactement inspiré 
quand il l'en a séparée : en effet, outre qu'elle est beaucoup plus 
évasée, même que les premiers tours de la précédente, sa base est 
plus finement ornée, son dernier tour est plus élevé, enfin son 
ornementation est bien différente, avec moins de cordons, avec un 
Ijourrelet suturai et festonné. D'autre part, T. margaritaceus, du 



82 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II [132] 

Bassin de Paris, a la base lisse et porte quatre cordons granuleux, 
de sorte que l'espèce nantaise ne peut en être le jeune âge. 

NÉOTYPE et Loc. Bois-Gouët (PI. VIII (XIII), fig. 1-2), coll. Bour- 
dot ; peu commun, surtout à l'état intact. 

Trochus Bareti, Vasseur. PI. VIII (XIII), fig. 4-5. 

1881 - r. Bareti, Vass. Atlas, PI. VIII, fig. 52. 

Sous-Genre Tectus. Taille moyenne; forme évasée; spire 
peu allongée, à galbe extraconique; huit à dix tours plans, 
dont la hauteur égale à peu près le cinquième de la largeur, 
subemboités à la suture, par suite de l'existence d'une rangée 
antérieure de tubulures écartées, oblongues et peu saillantes ; 
au-dessous de cette carène festonnée et déprimée, on compte 
trois cordons de perles assez obsolètes, inégalement écartés, 
et dans les intervalles, on aperçoit de nombreuses stries 
d'accroissement très obliques qui donnent un aspect fripé à 
toute la surface. Dernier tour égal aux deux cinquièmes de la 
hauteur totale, caréné et festonné à la périphérie de la base 
plane, qui porte seulement des filets excessivement serrés et 
assez obsolètes ; le centre est un peu excavé, mais imperforé. 
Ouverture quadrangulaire, rhomboïdale, avec un tubercule 
columellaire peu développé. 

DiM. Hauteur : 14 mill. ; diamètre .• 18 mill. 

R.D. Cette espèce a été séparée, avec beaucoup de raison, par 
M. Vasseur, à cause de sa carène festonnée et de sa base faible- 
ment ornée ; les tubulures oblongues qui ornent la carène anté- 
rieure de chaque tour ne peuvent être confondues avec les nodosités 
rudimentaires de T. Athenasi, et d'ailleurs le nombre des cordons 
granuleux n'est pas le même. 

NÉOTYPE et LOC. Bois-GoucL (PI. VIII (XIII), Jîg. 4-5», ma coll. ; 
rare, surtout à l'état intact, et à la dimension de l'échantillon figuré. 
— Arthon, un échantillon à peu près certain, coll. Dumas. 

Trochus gouetensis, nov. sp. PI. VII (XII), fig. 33-34. 

Sous-Genre Tectus. Taille moyenne ; forme conique; spire 



[133] M. COSSMAXN. — MOLLUSQUES ÉOCÉMQUES 83 

régulière, médiocrement allongée ; douze à quinze tours 
plans, dont la hauteur égale le quart de la largeur, séparés 
par des sutures linéaires, d'abord bordées en dessous d'un 
filet crénelé, puis simplement onduleuses ; ornementation 
adulte composée de deux rangs antérieurs et rapprochés de 
perles écartées, se correspondant de manière à i'ormer des 
crénelures droites, puis d'une bande postérieure de plis cré- 
nelés, au nombre de trois pour deux perles; en outre, les 
accroissements forment de petits plis obliques et obsolètes 
dans une direction opposée, visibles surtout dans les intet- 
valles. Dernier tour à peine supérieur au quart de la hauteur 
totale, anguleux à la périphérie de la base, qui est plane, 
imperforée, ornée de huit cordons concentriques, de plus en 
plus écartés vers le centre, et de petits plis d'accroissement 
curvilignes dans les interstices. Ouverture quadrangulaire, 
déprimée, avec un gros tubercule columellaire. 

DiM. Hauteur : 18 mill. ; dianiètrc : 16 niill. 

R.D. Cette espèce est exactement intermédiaire entre T. crenularis 
et T. ormitiis : moins élancée que le premier, moins évasée et 
moins conoïdale que le second, elle n'a pas la base treillissée 
comme T. crenularis, et ses cordons sont beaucoup plus écartés 
sur la base que ceux de T. ornatiis. L'ornementation de sa spire se 
rapproche davantage de celle de 2'. ornatiis, quoique cependant 
ses crénelures antérieures soient beaucoup plus écartées et moins 
nombreuses sur chaque tour, moins coniluentes et plus perlées que 
celles de T. crenularis, dont les plis postérieurs sont, en outre, 
plus granuleux. En résumé, il n'est pas possible de confondre 
l'espèce du Bois-Gouèt avec aucune de celles du Bassin de Paris. 

Type et loc. Bois-Gouèt (PI. VII (XII), fig. 33-34), coll. Dumas ; 
assez rare, surtout à l'état intact. 

Trochus Dumasi, nov. sp. PI. VII (XII), fig. 19-20. 

Sous-Genre Tectus. Taille au-dessous de la moyenne ; forme 
d'abord conique, puis un peu conoïdale à l'âge adulte ; spire 
un peu allongée ; dix à douze tours, dont la hauteur est infé- 
rieure au quart de la largeur, excavés en arrière, bordés en 



84 BULL. SOC. se. XAT. OUEST.— 2'' SÉH., T. II |1341 

avant d'un bourrelet saillant et arrondi, séparés par des 
sutures linéaires, ornés de crénelures serrées et bifides sur le 
bourrelet, et de quatre cordonnets obtusément granuleux, 
sur la rampe, les deux inférieurs presque confondus au-dessus 
de la suture ; en outre, les accroissements forment parfois des 
stries obliques, assez visibles dans les intervalles de ces cor- 
donnets. Dernier tour inférieur au tiers de la hauteur totale, 
anguleux à la périphérie de la base, qui est plane, imperforée, 
ornée de huit cordonnets un peu plus écartés au milieu que 
vers le centre et la périphérie, et de fines stries d'accroisse- 
ment curvilignes. Ouverture quadrangulaire, assez haute, 
avec un tubercule pliciforme en avant de la columelle. 

DiM. Hauteur : 13 mill. ; diamètre : 9 mill. 

R.D. Bien que cette coquille appartienne au même groupe que 
la précédente et que T. crenularis, elle s'en distingue aisément par 
ses tours excavés en arrière ; d'ailleurs, le bourrelet antérieur 
porte des crénelures beaucoup plus serrées que celles de T. crenu- 
laris, et à plus forte raison, que celles de T. gonetensis, dont le 
galbe est moins étroit ; au lieu des plis qui occupent la région 
inférieure de chaque tour, chez 7\ goiietensis et T. ornatiis, on 
observe ici des cordons granuleux qui rappellent plutôt l'orne- 
mentation de T. crenularis. En définitive, on ne peut admettre que 
ces formes voisines soient des variétés d'une même espèce ; elles 
constituent des espèces bien distinctes, sans aucun intermédiaire 
qui les relie jentre elles. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. VII (XII), fig. 19-20), coll. Dumas ; 
très rare entière, les fragments sont plus fréquents. 

Galliostoma Bezançoni, [Vass.] PI. VIII (XIII), fig. 3 et 8. 

Taille un peu au-dessous de la moyenne ; forme étroite, 
turriculée ; spire allongée, à galbe d'abord conique, puis 
conoïdal, par suite du retrait des derniers tours ; huit tours 
dont la hauteur atteint la moitié de la largeur, les premiers 
plans, lisses, avec un mince bourrelet crénelé contre la suture 
antérieure, les suivants convexes en avant, excavés en arrière, 
avec un gros bourrelet antérieur et arrondi, deux cordons 



[135] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES KOCÉMQUES 85 

lisses sur la partie excavée, et une bande suprasuturale peu 
saillante ; les crénelures des premiers tours disparaissent à 
partir du cinquième, au point de la croissance où commencent 
à apparaître les cordons spiraux. Dernier tour un peu infé- 
rieur à la moitié de la hauteur totale, portant un ou deux filets 
obsolètes entre les cordons principaux et la bande posté- 
rieure, arrondi à la périphérie de la base, qui est convexe, 
ornée de huit gros cordons spiraux, réguliers, un peu plus 
serrés vers la fente ombilicale. Ouverture quadrangulaire, à 
angles arrondis; labre oblique à 45"; bord columellaire 
épaissi et caréné en avant, calleux au plafond. 

Dim. Hauteur : 18 mill. ; diamètre : 7 12 mill. 

R.D. Par sa forme étroite et par son ornementation dépourvue 
de granulations, cette coquille s'écarte, à première vue, de toutes 
ses congénères du Bassin de Paris. Elle se rapproche un peu de 
C. exasperatiim Penn., espèce vivante de la Méditerrannèe et de 
l'Atlantique, mais elle s'en distingue par son ornementation et par 
ses tours plus excavés. 

NÉOTVPE et Loc. Bois-Gouèt (PI. YIII (XIII), llg. .'5 et 8), coll. 
Dumas ; peu répandu. — Arthon, un fragment, coll. Dumas. 

Monodonta multicordata, Cailliaud. PI. VIII (XIII), fig. 11-12. 

1855 — M. mnllicordata, Caill. in listes. Bull. Soc. géol. Fr., 
2'^' sér., XIII, p. 40. 

Section Danilia. Taille un peu au-dessous de la moyenne ; 
forme turbinée, subglobuleuse; spire courte, à galbe conoïdal ; 
quatre tours à peine convexes, dont la hauteur égale presque 
la moitié de la largeur, séparés par des sutures linéaires au 
fond de profondes rainures, ornés de quatre carènes spirales 
séparées par des rainures un peu plus larges, et croisées par 
des lamelles d'accroissement régulières et serrées; la rainure 
suturale est un peu plus large et plus profonde que celles qui 
séparent les carènes les unes des autres ; traces de coloration 
composée de bandes brunes dans la direction axiale. Dernier 
tour supérieur aux deux tiers de la hauteur totale, arrondi à 



86 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*= SKR., T. II |136] 

la base qui porte cinq carènes concentriques, lamelleuses, et 
qui est imperforée au centre. Ouverture circulaire, à péris- 
tome épais ; labre oblique à 45°, lacinié sur son contour et 
longuement plissé à l'intérieur ; columelle droite, munie d'un 
renflement médian, et d'une dent saillante en avant, vis-à-vis 
de laquelle le contour supérieur fait aussi une saillie denti- 
forme ; bord columellaire calleux, largement étalé sur la 
région ombilicale. 

DiM. Hauteur : 9 mill. ; diamètre : 8 mill. 

R.D. J'ai repris, pour cette espèce, la dénomination citée par 
Cailliaud, parce qu'il ne peut y avoir aucune hésitation sur la 
coquille qu'il avait en vue, et qui est la seule de ce Genre, d'ailleurs 
très répandue dans le Bassin de Campbon. Elle ne ressendile à 
aucune des deux espèces parisiennes décrites par Deshayes 
(M. parisiensis et M. perelegans), mais elle a beaucoup plus d'ana- 
logie avec M. conipsa, que j'ai décrit, du Calcaire grossier de 
Vaudancourt ; toutefois, ce dernier paraît moins élevé, subangu- 
leux à la base, et orné d'un plus grand nombre de cordons sur le 
dernier tour et sur la base ; en outre, les lamelles d'accroissement 
forment sur les cordons des nodosités qui n'existent pas chez 
l'espèce du Bassin de Campbon. D'autre part, cette dernière est 
moins élevée que M. Tinei (= M. limhata), espèce vivante qui est très 
variable comme ornementation, et qui est le type de la Section 
Danilia Brusina (1865) ; ce nom de Section doit être préféré à Olivia 
Cantr. (1835), qui fait double emploi avec un Genre d'Épongés 
(Bertholoni, 1810), et à Craspedoiiis Philippi (1847), qui fait double 
emploi avec un Genre de Rhynchophores (Schœnbeer, 1844). 

NÉOTYPE et Loc. Coislin (PI. VIII (XIII), fig. 11-12), coll. Dumas; 
assez commun. 



Liotia Gervillei, [Defr.] PI. VIII (XIII), Fig. 13-14, et PI. X (XV), 
r.g. 29. 

1881 — Liotia (ïmbriata, Vass. Atlas, PI. IX, fig. 7 {non Desh.). 
1888 — Liotia Gervillei, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 54. 

\{.\). Pour (lislinguer entre elles les différentes espèces de Liotia 
du Cotentin et de la Loire-Inférieure, il faut comparer des èclian- 



fl37] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 87 

tillons adultes, aj'ant l'ouverture complètement formée; car l'orne- 
mentation des premiers tours et le galbe de la spire ne peuvent 
fournir d'indication très précise. L. Gervillei, ainsi que je l'ai 
constaté sur un échantillon typique du Cotentin, est caractérisé : 
par son ombilic réduit à une simple perforation, entre le funicule 
antérieur et l'expansion postérieure du bord de l'ouverture ; par le 
double péristome festonné et lacinié, qui circonscrit le cercle parfait 
de l'ouverture; par ses costules assez écartées, même sur les 
premiers tours, que croisent six à huit cordons spiraux sur le 
dernier tour. Je ne connais que trois échantillons du Bois-(iouët 
qui répondent à cette diagnose, non compris celui qu'a fait figurer 
M. Vasseur, dans son Atlas, sous le nom inexact L. fimbriala. 
Cette dernière espèce du Bartonicn a la spire plus haute et 
l'ombilic néanmoins plus ouvert. Section Liolina. 

Plhsiotype et loc. Bois-Gouèt, embouchure adulte (PI. VIII <XIII), 
lig. 11), ma coll.; autre individu |)lus jeune (PI. VIII (XIII), lig. VA), 
coll. Bonnet. 

Liotia Warni, |I)efr.| PI. VIII (XIII), fig. 15-10. 

1881 — Liolia fimbriala, Vass. Atlas, PI. IX, fig. G et 8 (/u>n Desh.). 

1888 — IJota W'avni, Cossm. Cal. Koc, III, p. 54. 

B.D. Après ce que je viens d'indiquer ci-dessus pour caractériser 
L. Gervillei, il ne me reste à ajouter, pour distinguer L. Warni, que 
c'est une espèce plus déprimée à l'Age adulte, et dont l'ombilic est 
plus ouvert, parce que le funicule antérieur est moins épais. Les 
côtes axiales sont plus nombreuses, plus crépues, et sur la base, 
le cordon crénelé qui circonscrit l'entonnoir largement évasé de 
l'ombilic, est plus finement perlé. C'est à cette espèce qu'il y a lieu 
de rapporter les jeunes individus, figurés dans l'Atlas de M. Vasseur, 
sous le nom inexact Delphiiiiila fimbriala. J'ajoute, à cette occa- 
sion, que les échantillons du Bassin de Paris ne sont pas absolu- 
ment identiques à ceux du Cotentin qui représentent le type de 
l'espèce de Defrance : ils sont plus aplatis, leur ombilic est 
circonscrit par une bande lisse et leur péristome est muni d'un 
double bord mieux marqué ; il y aura donc lieu de les séparer 
définitivement. Section Liolimi. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. VIII (XIII), fig. 15-16), coll. 
Dumas ; peu rare, mais généralement jeune ou mutilée. — Coislin, 
coll. Dumas. — Arthon, coll. Dumas. 



88 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2*^ SiÏR., T. II [138] 

Liotia Malescoti, Vasseur. PI. VIII (XIII), fig. 17-18. 

1881 — Liotia Malescoti, Vass. Atlas, PI. IX, flg. 9-10. 

Section Liotina. Taille moyenne ; forme tout à fait discoï- 
dale ; spire aplatie, planorbulaire ; quatre ou cinq tours à 
peine convexes, séparés par une suture canaliculée et cré- 
nelée, ornés de trois cordons spiraux, avec de petites saillies 
subépineuses à l'intersection de costules axiales, écartées et 
sublamelleuses; de fines stries d'accroissement, crépues dans 
les intervalles de ces côtes, complètent l'ornementation. Der- 
nier tour embrassant toute la coquille, anguleux en arrière, 
et muni, à la périphérie, d'une carène saillante et épineuse, 
convexe à la base qui porte quatre cordons concentriques, le 
dernier limitant l'évasement d'un large entonnoir ombilical, 
à l'intérieur duquel s'enroule un funicule spiral, caréné et 
dentelé ; au-dessous de ce funicule, la paroi de l'ombilic est 
seulement ornée de plis lamelleux et serrés. Ouverture circu- 
laire, munie d'un péristome médiocrement large, dédoublé 
en deux rebords festonnés ; labre peu oblique, réfléchi à 
l'extérieur; bord columellaire reposant à peine sur la base. 

DiM. Diamètre : 13 mill. ; épaisseur : 6 mill. 

R.D. Quoique les figures de l'Atlas de M. Vasseur ne soient pas 
très claires, je n'hésite pas à reprendre la dénomination Malescoti 
qu'il a proposée pour cette coquille du Bois-Gouet. Cette espèce ne 
peut évidemment se confondre avec L. Warni : elle est beaucoup 
plus discoïdale, son ombilic est encore plus évasé, et surtout sa 
carène périphérique donne au dernier tour un aspect bien difTérent 
du galbe arrondi de l'autre espèce. Le dédoublement du péristome, 
produit par la jonction du hinicule oml^ilical, conlirme le classe- 
ment de L. Malescoti dans la Section Liotina. 

NÉOTYPE et Loc. Bois-Gouët (PI. VIII (XIII), lig. 17-18), coll. 
Bourdot ; rare à l'état adulte. 

Liotia Heberti, Vasseur. PI. VIII (XIII), fig. 19-20. 

1881 — L. Ih'herti, Xasii. Kech. géol. terr. tert. Bret., p. 270, n^' 12G. 

Section Lioliiia. Taille moyenne; forme déprimée; spire 
planorbulaire ; protoconque lisse, un peu rétuse ; quatre 



[139] M. COSSMANX. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 89 

tours convexes, séparés par des sutures disjointes et crénelées, 
ornés de trois cordons spiraux, avec des tubulures épineuses 
à l'intersection de lamelles axiales assez écartées, dans les 
intervalles desquelles la surface du test est finement remplie 
de petites lamelles d'accroissement, très serrées et chagrinées. 
Dernier tour formant presque toute la coquille, muni, ainsi 
que la base, de six cordons épineux, également saillants, de 
sorte qu'il ne paraît pas anguleux ; base convexe, ornée 
comme la spire ; ombilic assez large, muni d'un funicule 
spiral et lamelleux. Ouverture supérieure aux deux tiers de 
la hauteur totale, grande, circulaire, à péristome assez étroit 
et dédoublé ; labre peu oblique. 

DiM. Diamètre : 14 mill. ; hauteur : 9 mill. 

R.D. Cette espèce, pour laquelle je reprends un nom de liste, 
parce qu'il n'est pas douteux que M. Vasseur a voulu designer 
l'espèce commune à Coislin, se distingue facilement de la précé- 
dente parce qu'elle est moins discoïdale et que son dernier tour 
n'est pas anguleux à la périphérie. D'autre part, son ornementation 
épineuse et même tubulée, ne permet pas de la confondre avec 
L. Warni; elle a, d'ailleurs, le péristome moins épais. 

Néotvpk et Loc. Coislin (PI. VIII (XIII), fig. 19-20), coll. Dumas; 
assez commun. 



Delphinula calcar, Lnmk. PI. VIII (XIII), fig. 21-22. 

1881 — n. calcar, Vass. Allas, PI. IX, fig. 1-3. 

1888 - Cossm. Cal. Éoc, III, p. 51. 

R.D. M. Vasseur a indiqué l'espèce à titre de variété ; il y a, en 
effet, quelques différences, entre les échantillons de la Loire- 
Infèrieure et ceux du Bassin de Paris ; mais, comme ils ne sont 
jamais intacts, que l'ouverture est toujours mutilée, je crois qu'il 
est plus prudent de ne pas les séparer de l'espèce lamarckienne. 
L'unique individu de grande taille, que je fais figurer, et qui est 
d'ailleurs incomplet, mesure 20 mill. de diamètre, sur 13 de hau- 
teur ; sa rangée inférieure d'épines porte six ou sept tubulures 
écartées, au-dessous desquelles il existe, sur une rampe convexe, 
cinq cordons principaux et granuleux, avec des cordonnets secon- 



90 HULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'" SÉR., T. II [140] 

daires subgranuleux, et d'autres lilets intercalaires. Sur le dernier 
tour et sur la base, on compte sept ou huit cordons granuleux, peu 
rapprochés, avec des filets intercalaires ; enfin, sur toute la paroi 
de l'ombilic, qui est largement ouvert, on distingue des cordons 
relevés par des écailles tubulées, et dans les intervalles, de fines 
lamelles d'accroissement crépues. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. VIII (XIII), fig. 22), coll. Coss- 
mann ; commune à l'état jeune ou incomplet ; autre individu com- 
plet (PL VIII (XIII), fig. 21), Musée de Nantes. 

Delphinula Regleyi, Desh. PI. VIII (XIII), lig. 27 et PI. X 

(XV), fig. 31. 

1888 — D. Regleyi, Cossm. Cat. Éoc, III, p. 51. 

R.D. Je ne puis séparer de l'espèce parisienne les quelques frag- 
ments qu'on trouve de cette espèce au Bois-Gouët ; en effet, la 
périphérie du dernier tour porte deux carènes séparées par un 
espace lisse ; l'inférieure porte de larges épines tubulées ; l'anté- 
rieure, ainsi que les quatre cordons de la base et de la paroi 
ombilicale, sont munis d'aspérités spiniformes moins saillantes, 
quoique relevées ; les tours de spire sont étages, et leur rampe 
inférieure porte deux cordons noduleux ou granuleux et inégaux. 
Par ces caractères, cette coquille se distingue facilement de la 
précédente qui n'a qu'une seule rangée périphérique, dont les 
cordons basaux sont plus serrés et plus nombreux, et dont la 
surface est finement ornée dans les interstices. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. VIII (XIII), fig. 27), coll. Bour- 
dot ; quatre fragments connus. 



Velainiella columnaris, Vasseur. PI. X (XV), fig. 14-1(). 

1881 - y. columnaris, Vass. Atlas, PI. IX, fig. 19-23, et PI. XIX, 
fig. 2-3. 
1885 — V". columnaris, Fischer, Man. Conchyl., p. 842, fig. 593. 

Test nacré. Taille assez grande ; forme siibulée, aciculée ; 
spire turriculée, distendue ; tours élevés, à sutures très 
obliques, finement bordées ; surface d'abord plane, puis un 
peu convexe en avant, déprimée en arrière, luisante, quoique 



[141] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉXIQUES 91 

ornée de filets excessivement obsolètes et parallèles aux 
sutures. Ouverture ovale, à péristome épaissi, à bec antérieur, 
dépourvue de columelle. 

DiM. Longueur probable : 5 ou 6 centimètres ; diamètre : 5 à 8 mill. 

Observ. En créant, dans le Manuel de Fischer, le Genre Velai- 
niella, M. Munier-Chalmas a indiqué sa place dans une Famille 
spéciale (Velaimellidœ) qui doit être classée auprès des Haliotidœ. 
En efTet, la coquille — que nous venons de décrire très briève- 
ment, parce qu'elle n'est jamais intacte — peut se définir comme 
un Haliolis malléable, dont on aurait tiré le sommet en l'enroulant 
autour d'un axe, de manière à faire passer toute la coquille par le 
trou d'une filière ; c'est ce qui explique l'absence de columelle, ou 
plutôt la coïncidence de la columelle avec la suture, comme l'a 
exprimé Fischer. Je ne sache pas que ce Genre ambigu ait été 
signalé ailleurs qu'au Bois-Gouët. 

NÉOTYPE et Loc. Bols-Gouët (PI. X (XV), fig. 14-10), coll. Dumas. 
Les petits fragments ne sont pas très rares. 

Gyclostrema nitidulum, nov. sp. PI. Ylll (XIII), fig'. 23-21. 

Taille très petite; forme discoïdale ; spire planorbulaire, 
tout à fait déprimée ; quatre tours étroits, à peine convexes, 
séparés par des sutures linéaires et profondes, à surface lisse 
et brillante. Dernier tour embrassant toute la coquille, 
arrondi à la péripbérie, aplati sur la base qui est également 
lisse, perforée par un ombilic un peu plus petit que le tiers 
du diamètre ; la paroi de cet ombilic est taillée à peu près à 
angle droit, sans aucune trace de funicule. Ouverture à peu 
près circulaire, à péristome discontinu et mince ; labre ver- 
tical, non sinueux; bord columellaire non calleux, un peu 
évasé vers l'ombilic. 

DiM. Diamètre : 1 3 4 mill. ; épaisseur : 1 mill. 

R.D. Cette espèce se distingue de C. obsoletiim, du Calcaire 
grossier parisien, par sa spire moins saillante, à tours moins con- 
vexes, moins ternes, par sa forme plus déprimée, plus aplatie à la 
base, par sa surface lisse, et par son ombilic taillé plus carrément. 

Type et loc. Bois-Gouët (1^1. Vllt (Xtîl), fig. 23-24), ma coll. ; 
assez rare. 



92 HULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2« SÉR., T. II [142] 

Tinostoriia helicinoides, [Lamk.] PI. VIII (XIII), fig. 25-26. 

1888 — T. helicinoides, Cossm. Cat. Éoc. III, p. 48. 

R.I). Les intlividus du Bois-Gouct sont complètement semblables 
à ceux de Grignon : ils présentent invariablement une petite perfo- 
ration ombilicale, presque entièrement recouverte par la callosité 
qui se détache de la partie antérieure du bord columellaire ; à ce 
point de vue, on pourrait les confondre avec des Co//o/? /a ca////<?ra; 
mais, outre qu'ils ont la spire un peu conoïdale, comme T. helici- 
noides du Bassin de Paris, leur péristome est discontinu, et la base 
porte un disque blanchâtre, bien distinct du reste de la surface, 
sans aucune trace de plis rayonnants autour de la perforation 
ombilicale. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouct (PL VIII (XIII), fig. 25-26), ma coll.; 
commun. 



Tinostoma rotellseforme, Desh. PL VIII (XIII), fig. 28-29. 

1888 — T. rotellxforme, Cossm. Cat. Éoc. III, p. 48. 

R.D. Bien que les échantillons du Bois-Gouct ne paraissent pas 
striés, peut-être à cause de l'usure de leur surface, je ne puis les 
rapporter qu'à cette espèce, caractérisée par la dépression du 
centre de la base qui est complètement recouverte par la callosité 
columellaire. L'avant-dernier tour de spire est un peu convexe, 
et sa suture est bordée d'un imperceptible bourrelet. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouct (PL VIII (XIII), fig. 28-29), ma coll.; 
rare. 



Tinostoma guttiferum, nov. sp. PL IX (XIV), fig. 1-2. 

Taille minuscule ; forme subglobuleuse ; spire très courte, 
à peine saillante, à galbe simplement bombé ; trois tours 
croissant rapidenienl, convexes suivant le profil général, 
séparés par des sutures imperceptibles, paraissant lisses sous 
un fort grossissement. Dernier tour embrassant presque toute 
la coquille, arrondi à la périphérie de la base qui est d'abord 
convexe, et dont la surface est séparée, au centre, de la callo- 



[143] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES KOCÉMQUES 93 

site ombilicale, par une strie bien visible; callosité aplatie, 
beaucoup plus luisante que la surface de la base, faisant 
corps avec le bord columellaire. Ouverture circulaire, assez 
grande ; ^abre mince, oblique : bord columellaire calleux, 
appliqué sur la base ; contour supérieur légèrement modifié 
par la jonction de la limite de la callosité basale. 

DnL l^iamètre : 1 1,4 mill. ; hauteur: 3/4 niill. 

R.D. Il n'est pas possible de confondre cette coquille avec T. rotel- 
lœforme, ni avec aucune des espèces parisiennes, à cause de sa 
callosité qui forme presque une goutte de vernis figée au centre de 
la base ; elle n'appartient pas à la Section Megdtijloma, parce que 
cette callosité ne se dédouble pas du péristome. (rest donc une" 
espèce bien distincte, qui caractérise le niveau un peu plus élevé 
du Bassin de Camptjon. 

Type et loc. Coislin (PI. IX (XIY), fig. \-2), coll. Dumas; très 
rare. — Bois-Gouét, un seul individu, coll. Dumas. 



Scutum patulum, nov. sp. PI. IX (XIY), tig. 3-ô. 

Section Prosciitmn. Taille un peu au-dessous de la moyenne ; 
forme ovale, peu bombée, également arrondie à ses deux 
extrémités ; sommet placé du côté postérieur, profil un peu 
bombé en avant, rectiligne à 4.)" en arrière. Surface lisse à 
l'extérieur, brillante à l'intérieur; impression musculaire 
assez large, mal gravée, terminée par des branches assez 
courtes en avant. 

DiM. Longueur: 5 mill. ; largeur: 4 mill. ; éi)aisseur : 1 12 mill. 

R.D. Cette espèce ne peut se rapporter à S. semioimm, du Cal- 
caire grossier des environs de Paris, parce que sa forme est plus 
elliptique et que son sommet est moins terminal ; en outre, elle 
est moins bombée ; elle a le sommet moins central que S. clypeci- 
tiim, du Bartonien, et elle a les flancs moins rectilignes. 

Type et loc. Bois-Gouct (PI. IX (XIV), fig. 3-5), coll. Bourdot ; 
rare. — Coislin, coll. Dumas. 



94 I5ULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*^ SÉR., T. II |144j 

Scutum britannuiii, [Vasseur] PI. IX (XIV), fig. 8-10. 

1881 — Pdrmophoriis britanniis, Vass. Atlas, PI. XI, fig. 24. 

Seciion Prosciitiim. Test très mince. Taille moyenne; forme 
ovale, très allongée, abords latéraux parfois parallèles, égale- 
ment arrondie à ses deux extrémités, généralement très 
déprimée ; sommet situé au cinquième de la longueur, du 
côté postérieur, assez pointu, un peu saillant; profil à peu 
près rectiligne en avant du sommet, légèrement excavé en 
arrière. Surface lisse sur la plupart des échantillons, rarement 
subrayonnée du côté antérieur. Impression musculaire étroite, 
à branches divergentes en arrière, inclinées l'une vers l'autre 
en avant. 

DiM. Longueur : 12 mill. ; largeur : 6 1/2 mill. ; épaisseur : 2 niill. 

R.D. Cette espèce pourrait se confondre avec l'une des nom- 
breuses variétés de S. elonyalum Lamk. ; cependant, elle paraît 
plus ovale, plus large, quoique certains individus aient les bords 
presque i^arallèles ; elle est certainement beaucoup plus surbaissée 
à l'âge adulte, mais les jeunes individus sont souvent un peu plus 
gonflés, par rapport à leur taille, que ne le sont les individus âgés. 
Le sommet de S. hritannum est situé plus en arrière que celui de 
S. elongatiim ; enfin, Timprcssion musculaire n'a pas tout à fait la 
même disposition. 

Nkotype et Loc. Bois-douèt (PL IX (XIV), fig. 8-10), coll. Bonnet ; 
assez ré])andu et surtout très variable. — Coislin, coll. Dumas. 



Scutum crassiradiatum, nov. sp. PL IX (XIV), fig. 6-7 et 

PL XII (XVII), fig. 30. 

Section Prosciitiim. Test assez épais. Taille assez grande ; 
forme plus ou moins allongée, ovale aux extrémités, peu cur- 
viligne sur les flancs, à peine bombée, à contour parfois irré- 
gulier et gauchi ; sommet situé au cinquième de la longueur 
du côté postérieur ; profil à peine convexe en avant, un peu 
excavé en arrière du crochet. Surface externe ornée de côles 
rayonnantes, assez épaisses, plus ou moins régulières, déçus- 



[145| M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCKNIQUES 95 

sées par des stries d'accroissement serrées ; cà et là, Tarrêt 
de l'accroissement forme un redan bien marqué. Impression 
musculaire l)ien gravée, formant en avant un ovale presque 
anguleux, à branches un peu inégales, reliées en arrière par 
une cicatrice arrondie et filiforme. 

, 1 25 mill. , i 8 mil]. , . , -n 

Dm. Loni'ueur : ... ., ,; lart^eur : „ . ,.. .„ ; épaisseur : 4 mill. 
' 10 null. ° ' 81,2 niill. '■ 

R.D. I^'ornenientation et les redans de la surface de cette coquille, 
sa forme irrégulière, m'ont fait d'abord douter qu'elle appartienne 
bien réellement au Genre Sciitiim ; toutefois, elle en a l'impression 
musculaire et la forme générale ; d'ailleurs, S. eloiu/dtam et S. pyra- 
midale ont aussi une ornementation rayonnante. 

Type et loc. Bois-Gouct (PI. IX (XIV), lig. 0-7 et PI. XII (XVII), 
fig. 30), coll. Bourdot ; très rare. 

Scutum contractum, non. s]). PI. IX (XIV), fig. ^11-13. 

Section Prosciiluiu. Test un peu épais. Taille assez petite ; 
forme de gouttière profonde, fréquemment irrégulière, très 
élevée, forlement com{)rimée ou contractée sur les flancs, 
ovale aux extrémités, rectilignesurles côtés latéraux, à contour 
souvent gaucbi : sommet aigu, situé au ((uart de la longueur, 
du côté postérieur, souvent déjeté du côté droit; profil à peu 
près rectiligne de part et d'autre du sommet. Surface ornée de 
costules rayonnantes, assez écartées en arrière,, plus rappro- 
chées en avant, croisées et j)arfbis festonnées par les accrois- 
sements. Impression musculaire assez large, à branches non 
reliées en avant. 

DiM. Longueur : 14 mill. ; largeur : 3 mill. ; hauteur : 4 mill. 

R.D. Il est impossible d'admettre que cette coquille soit simple- 
ment une déformation de l'espèce précédente ; outre qu'elle e.st 
toujours comprimée sur les flancs, subdéviée au sommet, bien 
plus élevée, à profil rectiligne, son impression musculaire est bien 
difiérente, non reliée par une cicatrice antérieure. 

Type et loc. Coislin (PI. IX (XIV), fig. 11-13). coll. Dumas ; assez 
commun. — lîois-Gouët, plus rare. — Artbon, un petit écbantillon, 
coll. Dumas. 



96 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2« SÉR., T. II [146] 

Scutum compressum, |Desh.| PI. IX (XIV), fig. 14-15. 

1888 — .S. compressum, Cossm. Catal. Éoc, III, p. 46. 

R.D. Quoique les échantillons du Bois-Gouët ne soient pas aussi 
allongés qac ceux du Calcaire grossier parisien, je n'ose pas les 
en séparer j)arce que tous leurs autres caractères sont identiques: 
le sommet est placé aussi en arrière, et les flancs sont taillés 
presque perpendiculairement; le profil est excavé en avant, sous 
le sommet. Cette espèce ne peut se confondre avec S. conlractum 
qui est moins allongé, orné de côtes et généralement irrégulier 
dans sa forme générale ; en outre, S. compressum a le sommet situé 
plus en arrière. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. IX (XIV), iig. 14-15), ma coll.; 
assez rare. 



Subemarginula radiola, (Lamk.) PI. IX (XIV), fig. 17-18. 

1881 — Emargimila radiola, Vasseur, Atlas, PI. XI, fig. 22-23. 
1888 — Snbemargimila radiola, Cossm. Cat Eoc, III, p. 41. 

R.D. Aussi variable dans le Bassin de la Loire-Inférieure que 
dans les environs de Paris, cette coquille, tantôt ovale, tantôt 
étroitement allongée, tantôt aplatie, tantôt convexe, se reconnaît 
principalement à son ornementation formée de côtes rayonnantes, 
écartées et subnoduleuses, entre lesquelles il existe une ou trois 
costules plus petites, croisées par des plis d'accroissement généra- 
lement obsolètes ; la côte antérieure, correspondant à l'entaille 
marginale, est toujours plus saillante que les autres, et elle n'est 
pas située tout à fait dans l'axe longitudinal ; chez certains indi- 
vidus, surtout chez ceux qui sont peu comprimés, les côtes posté- 
rieures produisent des digitations assez saillantes sur le contour. 
Néanmoins, il me paraît impossible de distinguer des variétés 
correspondant à toutes ces transformations de la coquille, parce 
qu'elles se relient par des intermédiaires graduels. 

Plksiotvpes et loc. Bois-Gouët (PI. IX (XIV), fig. 17-18), coll. 
Dumas; peu rare. — Coislin, un individu, coll. Dumas. 



[147] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 97 

Subemarginula elongata, |Defr.] PI. IX (XIV), fig. 19-20. 

18VJ — Enmrgiiuild elongata, Defr. Dict. Se. nat., XIV, p. 383. 
1881 — Emargimila elcgans,\aiis. Atlas, PI. XI, fig. 18-21 (non Defr.). 

Obs. Tout (l'abord, il convient de remarquer que la coquille du 
Cotentin ne paraît pas devoir être identifiée à celle de Parnes, 
que Defrance a décrite sous le nom E. elegans, et que Deshayes 
a figurée dans son premier ouvrage d'après l'individu de la collec- 
tion Defrance ; en efi'et, dans le Dictionnaire des Sciences natu- 
relles, Defrance a bien indiqué que E. elegans provenait de Parnes, 
tandis qu'à la page suivante il décrit en ces termes E. elongata 
d'Hauteville : « Cette espèce est plus longue, moins large et moins 
élevée que la précédente; elle a beaucoup de rapports avec elle ». 
Or, on n'a jamais retrouvé à Parnes, d'individu correspondant à la 
description ni à la figure iVE. elegans : celui que j'ai fait figurer 
sous ce nom dans mon Catalogue (III, p. 41, PI. I, fig. 3(5-37), me 
semble tout simplement une variété de S. radiola. Il est donc 
impossible d'ap])liquer à la coquille d'Hauteville le nom elegans, 
et puisque Defrance l'a lui-même désignée comme difTérente sous 
le nom elongata, c'est ce dernier nom qu'il faut reprendre. 

R.D. Cela posé, pour déterminer les échantillons du Bois-Gouët, 
il y a lieu de les comparer à ceux du Cotentin ; or, je constate 
qu'ils sont bien semblables, ornés de douze ou treize côtes 
rayonnantes, entre lesquelles sont intercalées trois costules plus 
petites, treillissées par les accroissements. La côte antérieure, qui 
correspond aux accroissements de l'échancrure, est plus saillante 
et plus large que les autres, ce qui fixe le classement de la coquille 
dans le Genre Subemarginula, quoiqu'elle porte une petite entaille 
sur le bord antérieur. L'impression musculaire se termine par 
deux crochets pointus, reliés par une cicatiice sinueuse. Le 
sommet se projette, chez les adultes, au tiers de la longueur du 
côté postérieur, et la hauteur est égale au petit diamètre. 

NÉOTYPE et Loc. Bois-Gouët (PI. IX (XIV), fig. 19-20), ma coll. ; 
très commun. — Coislin, Arthon, coll. Dumas. — Campbon, 
Muséum de Nantes. 

Subemarginula paucicostata, nuv. sp. PI. IX (XIV), fig. IG, et 
PI. X (XV), fig. 28. 

Taille moyenne ; forme de cuvette évasée, médiocrement 



98 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2« SKR., T. II 1 148] 

élevée; base ovale, à coiilour festonné ; sommet incurvé, se 
projetant au quart de la longueur, du coté postérieur; profil 
convexe en avant, excavé en arrière sous le crochet. Surface 
ornée de dix côtes rayonnantes, écartées, épaisses, subnodu- 
leuses à l'intersection des plis d'accroissement, entre lesquelles 
s'intercale une costule plus obsolète, mais presque aussi 
large ; la côte dorsale antérieure, qui correspond aux accrois- 
sements de la fissure, est extrêmement saillante, arrondie, 
rainurée latéralement ; l'ornementation est complétée par des 
rangées concentriques de poncticulations, dans les intervalles 
des côtes. Impression musculaire assez voisine du bord, à 
branches terminées par des hameçons très allongés. 

DiM. Diamètre : 14 mill. ; hauteur : 8 mill. 

R.D. Bien que je ne connaisse que quatre individus de cette rare 
espèce, dont le plus petit seul est entier, je n'hésite pas à la 
décrire comme nouvelle, et bien distincte de la précédente, non 
seulement par son ornementation, mais encore par son galbe 
moins élevé, pins évasé à la base, par son sommet plus incurvé, 
par son profd plus excavé en arrière, par sa côte dorsale plus 
saillante, pincée entre deux rainures latérales. Sa hauteur est 
presque égale à la moitié seulement du petit diamètre, tandis que, 
chez S. elegans, ces deux dimensions sont sensiblement pareilles. 
Je n'ai jamais vu d'individus qui puissent être considérés comme 
intermédiaires : bien que S. elegans soit très commun, ses carac- 
tères se présentent avec une constance remarquable. 

Type et loc. Bois-Gouct (PI. IX (XIV), fig. IG), coll. Bourdot. — 
Arlhon, un individu incomplet, coll. Dumas. 

Emarginula clathrata, Desh. PI. IX (XIV), fig. 21-22, et 

PL X (XV), fig. 30. 

1888 — E. clathrata, Cossm. Cat. Éoc. III, p. 38. 

R.D. Bien que la figure du premier ouvrage de Deshayes soit 
des plus médiocres, c'est bien à cette espèce, t,elle que je l'ai inter- 
prétée dans mon Catalogue du Bassin de Paris, qu'il y a lieu de 
rapporter les rares ècliantillons du Bois-Gouët, presque tous 
mutilés. On compte plus de trente cotes rayonnantes principales, 



[149] iM. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 99 

et des costales intermédiaires pres{[ue égales, puis, dans les inter- 
valles, d'autres costules encore plus petites ; le tout est élégam- 
ment treillissé par des fdets concentriques, qui forment, avec les 
côtes et les costules, des mailles à peu près carrées. Le sommet, 
un peu incurvé, se projette au quart de la longueur, du côté pos- 
térieur. Enfin la fissure a plusieurs millimètres de longueur, sur 
une côte rainurée. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. IX (XIV), fig. 21-22, et PI. X 
(XV), fig. 30), ma coll.; rare. 

Emarginula gouetensis, nov. sp. PI. IX (XIV), fig. 23. 

Taille moyenne ; forme ovale, assez l)ombée ; sommet se 
projetant presque à l'extrémité postérieure, pointu, un peu 
incurvé ; profil convexe en avant, légèrement excavé en 
arrière. Surface élégamment ornée de dix-huit côtes princi- 
pales, saillantes, régulièrement espacées, avec une finecostule 
intermédiaire, croisées par des filets concentriques, aussi sail- 
lants que les costules, qui forment de petites nodosités à 
l'intersection des côtes; accroissements de la fissure laissant 
de petites lamelles dans l'intervalle de deux carènes dorsales 
et rapprochées. Fissure assez profonde. Surface interne 
marquée par l'impression en creux de l'ornementation externe, 
de sorte que l'impression musculaire n'est pas visible. 

DiM. Longueur : 9 12 mill. ; largeur : G 1/2 mill. ; hauteur : 4 mill. 

R.D. Cette espèce se distingue immédiatement de la précédente 
par son ornementation moins serrée, plus couverte d'aspérités, 
par sa forme moins élevée, par son sommet plus terminal. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (PI. IX (XIV), fig. 23), coll. 
Bourdot. 

Emarginula costata, Lamk. PI. IX (XIV), fig. 24-25. 

1{^88 — E. costata, Cossm. Cat. Éoc. III, p. 37. 

R.D. On distingue aisément cette espèce des deux précédentes, 
non seulement à cause de sa petite taille et de son galbe capuli- 
forme, mais encore par son ornementation qui comporte de 



100 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2" SKR., T. II |1Ô0] 

grosses côtes raj'onnantes, puis des costules intercalaires, et enfin 
des filets plus fins dans les interstices de ces dernières ; un treillis 
à mailles carrées est formé par les accroissements et les côtes ou 
costules. D'autre part, le sommet, qui est enroulé comme un cro- 
chet, se projette au delà du contour i)()stérieur. La fissure est 
large et courte. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. IX (XIV), fig. 24-25), ma coll. ; 
assez rare. — Arthon, coll. Dumas. 

Emarginula Pissarroi, non. sp. PI. IX (XIV), fig. 20-27. 

Section EntomelUi. Taille moyenne ; forme assez étroite, un 
peu bombée; sommet non détaché, coïncidant exactement avec 
l'extrémité postérieure du contour, qui est ovale-allongé ; 
profil parabolique, à foyer postérieur. Surface ornée de nom- 
breuses costules divergentes, de part et d'autre de la rainure 
dorsale, et de fdets concentriques, formant avec elles un treillis 
à mailles carrées, avec de minuscules nodosités dans les 
mailles; accroissements lamelleuxet curvilignesde la fissure, 
entre les deux bords carénés de la rainure dorsale. Surface 
interne vernissée, avec un septum postérieur assez large ; 
bords finement crénelés. 

DiM. Longueur probable : 9 mill. ; largeur : 4 mill. ; hauteur : 
2 1/2 mill. 

R.D. On ne peut confondre cette espèce avec E. clypeaUi qui est 
beaucoup plus déprimé, et dont l'ornementation comporte des 
costules plus écartées, et surtout des accroissements beaucoup 
plus espacés, de sorte que les mailles ne sont pas carrées comme 
celles de notre espèce. D'autre part, elle est moins bombée que 
E. cijmbiola, et son ornementation est moins fine ; son sommet ne 
se projette pas au delà du contour postérieur comme chez ce 
dernier. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique et un peu mutilé (PI. IX (XIV), 
fig. 26-27), coll. Pissarro. 

Rimula delicatula, iiov. sp. PI. IX (XIV), fig. 28-29. 

i^QCi'ion Seinperid. Taille très petite; forme ovale, un peu 
étroite, assez élevée ; sommet adhérent à la surface, se 



[151J M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 101 

projetant un peu au delà de l'extrémité postérieure du contour. 
Surface ornée de nombreuses côtes rayonnantes, peu sail- 
lantes, dans les intervalles desquelles on distingue des costules 
plus fines, et de petits plis concentriques d'accroissement 
beaucoup plus ténus et très serrés, de sorte qu'il n'y a pas 
réellement de mailles formées ; fissure étroite, en forme de 
larme pointue en avant, arrondie en arrière, située vers le tiers 
du côté antérieur. Surface interne creuse ; bords lisses, sans 
septum du côté postérieur. 

DiM. Longueur : 2 mill. ; largeur : 1 1/2 mill. ; hauteur : 1 mill. 

R.D. Cette minuscule coquille ne peut se confondre avec R. 
Defrancei, du Calcaire grossier parisien, parce que son ornemen- 
tation est moins treillissée, ses côtes sont moins saillantes. Elle 
est, au contraire, plus ornée que R. elegans, qui a d'ailleurs une 
forme plus évasée à la base, tandis ([uc R. dclicdtnla a un galbe 
plus arrondi. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (PI. IX (XIV), fig. 28-2U), coll. 
Pissarro ; un autre échantillon plus adulte, coll. Dumas. 

Fissurella squamosa, Dcsh. PI. IX (XIV), lig. 31-32. 

1881 — F. squamosa, Vass. Atlas, PI. XI, fig. 30. 
1888 - Cossni. Cat. Éoc, III, p. 29. 

R.D. Il est facile de reconnaître cette espèce, parmi ses congé- 
nères du Bois-Gouët : ses côtes principales et secondaires sont 
ornées d'écaillés circonflexes, tout à fait caractéristiques. Le 
sommet est élevé et pointu ; il est situé un peu en avant du milieu, 
et le prohl est également déclive de part et d'autre. La fissure est 
circonscrite, à l'intérieur, par un rebord épais. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. IX (XIV), fig. 31-32), coll. 
Dumas; peu commun. 

Fissurella labiata, Lamk. PL IX (XIV), L 30, et PI. X (XV», f. 32. 

1881 — F. labiata, Vass. Atlas, PL XI, fig. 25-28. 
1888 — Cossm. Cat. Éoc, III, p. 33. 

R.D. C'est l'espèce la plus répandue de ce Genre, dans la Loire- 



102 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*= SKR., T. II |152J 

Inférieure ; de même que dans le Bassin de Paris, elle est caracté- 
risée par la lèvre évasée qui termine extérieurement sa fissure, du 
côté du sommet ; il y a généralement au moins trois costules inter- 
médiaires entre les côtes principales ; toutes portent de petites 
écailles squameuses à l'intersection des plis concentriques ; mais 
les écailles sont beaucoup moins circonflexes que celles de 
F. squamosa, dont les côtes sont d'ailleurs moins nombreuses. 

Plksiotype et loc. Bois-Gouët(Pl. IX (XIV), fig. 3U), coll. Dumas; 
commun. — Coislin, coll. Dumas, Muséum de Nantes. 



Fissurella incerta, Desh. PI. X (XV), fig. 1 et 34, 

1881 — F. incerta, Vass. Atlas, PI. XI, fig. 31-32. 
1888 — Cossm. Cat. Éoc, III, p. 30. 

R.D. Il n'est pas facile de distinguer cette espèce de la précé- 
dente : elle est plus élevée et sa lèvre n'entame pas le sommet ; 
mais, comme je n'en ai vu que de jeunes individus, dans la Loire- 
Inférieure, il est bien possible que ces diflférences s'atténuent chez 
les adultes, et qu'en définitive les échantillons de F. incerta du 
Bois-Gouët représentent tout simplement le jeune âge de F. lahiata. 
M. Vasseur a, il est vrai, fait figurer sous ce nom, une coquille 
presque aussi grande que l'espèce de Lamarck ; mais elle est un 
peu usée, de sorte qu'il y a déjà, de ce chef, matière à confusion. 
La présence de F. incerta au Bois-Gouët, n'est donc pas absolument 
certaine. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. X (XV), fig. 1 et 34), coll. 
Dumas; trois ou quatre échantillons. 

Fissurella Bezançoni, Vasseur. PI. X (XV), fig. 2 et 33. 

1881 — F. Bezançoni, Vass. Atlas, PI. XI, fig. 29. 

Taille petite ; forme étroite, ovale, peu bombée ; sommet et 
fissure très excentrés en avant ; profil convexe en arrière, 
rectiligne en avant. Surface externe ornée de nombreuses 
côtes rayonnantes, alternées, croisées par des accroissements 
très serrés qui y produisent seulement des nodosités oblon- 
gues, sans écailles. Bord interne finement plissé; fissure 
encadrée d'un rebord oaival. 



[153] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 103 

DiM. Longeur : 7 mill. ; largeur : 4 1/2 mill. ; hauteur : 2 mill. 

R.D. Cette espèce a été séparée, avec raison, par M. Vasseur, à 
cause de son sommet tout à fait antérieur, de son ornementation 
peu squameuse, et dé son profil convexe en arrière. Elle est très 
rare; car, outre l'échantillon qu'il a figuré, je n'en connais qu'un 
seul autre, que je prends comme néotype. 

Nkotype et Loc. Bois-Gouct, unique (PI. X(XV), fig. 2 et 33), coll. 
Bourdot. 



Fissurellidea Bourdoti, nov. sp. PI. X (XV), fig. 3-4. 

Test mince. Taille petite ; forme ovale, peu bombée, à profil 
un peu excavé de part et d'autre du sommet ; perforation à 
peu près centrale, grande, arrondie. Surface entièrement 
lisse et brillante. Impression musculaire étroite, assez voisine 
du bord, paraissant complètement fermée. 

DiM. Longueur : 5 mill. ; largeur : 3 mill. ; hauteur : 1 1/2 mill. 

R.D. Cette espèce est un peu plus étroite et beaucoup moins 
bombée que F. Minosti, la seule espèce de ce Genre qu'on trouve 
dans le Suessonien des environs de Paris. D'ailleurs sa perforation 
n'est intacte sur aucun des trois individus que j'ai examinés : elle 
est agrandie par une mutilation accidentelle qui en a fait dispa- 
raître le rebord interne, de sorte que je n'ai pu en préciser la 
forme exacte, ni l'emplacement certain. Quoi qu'il en soit, il ne me 
paraît pas douteux que c'est bien une espèce du Genre Fissurellidea, 
à cause de son test mince et de sa surface lisse. 

Types et loc. Bois-Gouët, deux individus (PI. X (XV), fig. 3-4), 
coll. Bourdot. 



Acmsea namnetensis, [Vasseur cm.] PI. X(XV), fig. 12-13. 

1881 — Patella namnetica, Vasseur. Atlas, PI. XI, fig. 33-36. 

Taille assez grande ; forme conique, très élevée; base ovale ; 
sommet presque central, obtus ; profil à peine convexe, de 
part et d'autre. Surface entièrement lisse sur la majorité des 
individus, sauf quelques rayons obsolètes sur des échantil- 



104 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*^ SÉR., T. II |154j 

Ions exceptionnellement frais. Impression musculaire assez 
étroite, frangée, voisine du bord, terminée par deux renfle- 
ments écartés, reliés par un arc de cercle. 

DiM. Longueur : 20 mill. ; largeur : 16 mill. ; hauteur : 15 mill. 

R.D. Cette coquille se distingue d'A. Dutemplei par sa grande 
taille, par sa base moins arrondie, et par son sommet plus central. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. X (XV), fig. 12-13), coll. Dumas; 
assez commun. 



Acmaea conica, |Defr.] PI. X (XV), fig. 5-6. 

1824 — Patella conica, Defr. Dict. Se. nat. 

1881 - Vass. Atlas, PL XI, fig. 37-39. 

Taille moyenne ; forme conique, élevée ; base ovale- 
arrondie ; sommet situé un peu en avant, obtus, profil égale- 
ment déclive de part et d'autre. Surface ornée de côtes 
obsolètes, avec de nombreux filets très lins dans les inter- 
valles; l'ensemble est chagriné par des accroissements très 
serrés, qui produisent, quand la surface est fraîchement 
conservée, de petites ponctulations dans les intervalles des 
filets rayonnants. Impression musculaire étroite, à branches 
peu renflées à leurs extrémités, s'arrêtant aux trois cinquièmes 
de la longueur, et reliées par une cicatrice en demi-cercle. 

DiM. Longueur : 11 mill. ; largeur : 9 mill. ; hauteur : 6 mill. 

H.D. Quand cette espèce est roulée et que la précédente est 
subrayonnée, on pourrait être tenté de les confondre ensemble ; 
toutefois, A. conica est beaucoup moins élevé et moins conique, 
son sommet est moins central et sa base est moins arrondie ; son 
impression musculaire se prolonge moins en arrière ; enfin, quand 
l'ornementation est bien conservée, elle supprime toute hésitation 
dans la comparaison des individus avec A. namnelensis. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PL X (XV), fig. 5-6, coll. Bourdot ; 
commun. — Coislin, coll. Dumas. 



[1551 !^I- COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉMQUES 105 

Patella Bourdoti, nov. sp. PI. X (XV), fig. 7-8. 

Taille assez petite ; forme subquadrangulaire, peu élevée ; 
extrémité antérieure un peu plus étroite et à peu près ovale ; 
extrémité postérieure plus large, subanguleuse à sa jonction 
avec les bords latéraux, et à contour peu convexe ; sommet situé 
aux trois cinquièmes de la longueur du côtépostérieur; profil 
légèrement convexe en arrière, déclive et rectiligne en avant. 
Surface ornée de quinze côtes principales environ, et de trois 
costules intermédiaires, l'ensemble treillissé par des accrois- 
sements assez obsolètes ; bords souvent festonnés parles côtes. 
Impression musculaire très écartée du bord, se détachant sur 
une zone intérieure de couleur brun-foncé, à branches se termi- 
nant aux deux tiers de la longueur en avant, reliées par un 
arc court. 

DiM. Longueur : (i niill. ; largeur : 4 1/2 niill. ; hauteur : 2 1/2 mill. 

R.D. On ne peut confondre cette coquille avec A. conica, et elle 
n'appartient même pas au même Genre, parce que son sommet est 
incliné du côté antérieur, comme l'impression musculaire, tandis 
que c'est le contraire chez les Acma.'a de rÉoccne, quand le sommet 
n'est pas central. En outre, l'ornementation de P. Bourdoti est bien 
différente, et elle festonne les bords de la coquille, tandis que les 
deux Acmœa ci-dessus décrits ont le contour lisse. Enfin, P. Bour- 
doti a une forme bien plus déprimée, franchement patelloïde. 

Type et loc. Bois-Ciouêt (Pi. X (XV), fig. 7-8), ma coll. ; commun. 
— Coislin, douteux, coll. Dumas. 



Chiton Pissarroi, nou. sp. PI. X (XV), fig. 10-11. 

Section Tonicia. Valves médianes arquées, anguleuses au 
milieu, non mucronées, finement granuleuses sur toute la 
région dorsale ; aires latérales isolées par un gradin rayonnant, 
ornées de costules concentriques finement noduleuses. Lames 
d'insertion allongées, ovales, peu saillantes. Surface interne 
gonflée par deux contreforts longitudinaux. Valve inférieure 
ovoïde, en forme de pépin incurvé, avec un sommet central 
très obtus ; surface très finement granuleuse, divisée en deux 
régions par une arête diamétrale presque imperceptible. 



106 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2<= SÉR., T. II fl56] 

DiM. Longueur d'une valve médiane : 10 mill. ; largeur : 4 mill. 

R.D. Cette espèce se rapproche de C. Heherti, du Calcaire 
grossier de Chaussy; toutefois, on l'en distingue par ses valves 
plus arquées, moins grossièrement ornées ; par sa valve inférieure 
moins large, moins ornée, à sommet plus obsolète. Toutes les 
valves médianes qu'on trouve au Bois-Gouët ne sont pas identiques 
à celle que j'ai fait figurer; il }' en a qui sont beaucoup plus 
étroites, plus allongées, plus arquées (comme une pioche de l'aile 
d'un poulet) ; cependant je ne crois pas qu'il y ait deux espèces 
dans ce gisement, et il convient de se méfier de la variabilité des 
valves d'un même individu, selon la position qu'elles occupent. Je 
n'ai pas vu de valve antérieure qui puisse être rapportée à cette 
espèce, et les valves inférieures sont très rares, ce qui s'explique, 
puisqu'il n'y en a qu'une par individu, pour huit à dix valves 
médianes. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. X (XV>, fig. 10-11), coll. Pissarro. 



Anisochiton ? .sp. PI. X (XV), fig. 9. 

Obs. Je n'ai vu qu'une valve en forme de bouclier, plus arrondie 
que A. Rochebriinei, et dans ces conditions, je ne puis encore pro- 
poser de nom spécifique pour cet échantillon. Un rebord assez 
étroit suit le contour de cette valve, et cesse à peu de distance 
des lames d'insertion qui sont grandes et subrectangulaires. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (PI. X (XV), fig. 9), coll. Pissarro. 



SCAPHOPODES 

Dentalium substriatum, Desh. PI. X (XV), fig. 23-24. 

1881 — n. substriatum, Vass. Atlas, PI. XI, fig. 45-48. 
1888 — Cossm. Cat. Éoc, III, p. 12. 

R.D. Cette espèce est très commune au Bois-Gouët ; mais il est 
très rare de recueillir, dans ce gisement, des individus ayant leur 
pointe intacte, et montrant la courte fissure qui caractérise l'espèce. 



[157] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES KOCÉMQUES 107 

Les côtes, très serrées vers le sommet qui est fortement incurve, 
s'espacent à mesure que la coquille vieillit, des costules intermé- 
diaires naissent sur les facettes, égalent les premières, et l'ensemble 
finit par s'effacer sur la région antérieure des individus adultes. 
Section Enlalis. 

Plésiotvpe et loc. Bois-Gouët (PI. X (XV), fig. 23-24), ma coll. 
— Arthon, coll. Dumas. 

Dentalium coislinense, nov. sp. PI. X (XV), fig. 17. 

Section Entalis. Taille moy(?nne ; forme peu courbée, assez 
étroite. Nombreuses côtes longitudinales, aplaties, serrées, 
séparées par une simple strie, s'etTaçant graduellement du 
côté antérieur, sans former de facettes polygonales. Ouverture 
presque circulaire, non oblique. Fissure courte. 

DiM. Longueur : 29 mill. ; diamètre : 2 1/2 mill. 

R.D. Cette espèce est évidemment voisine de D. siibstriatum ; 
mais, malgré la similitude, on la sépare presque au premier coup 
(l'œil, à cause de son ornementation qui ne forme jamais les 
facettes polygonales qu'on constate chez l'autre espèce ; au lieu de 
côtes un peu aiguës, ce sont des rubans aplatis, séparés par de 
simples stries. En outre, l'extrémité postérieure est moins arquée 
que celle de D. snbstrialiim. Si on la compare à D. grande, outre 
la différence de taille, on remarque que ses côtes sont moins nom- 
breuses et mieux rainurées, et que sa fente est beaucoup plus 
courte. 

Type et loc. Coislin (PI. X (XV), fig. 17), coll. Dumas. — Campbon, 
Muséum de Nantes. 



Dentalium incertum, Desh. PL X (XV), fig. 20-21. 

1881 — D. incertum, Vass. Atlas, PI. XI, fig. 49-50. 
1881 — D. armoricwn, Vass. Atlas, PL XI, fig. 40. 
1881 — D. Goiieti, Vass. Atlas, PL XI, fig. 41. 
1888 — D. incertur,, Cossm. Cat. Éoc, 111, p. 11. 

R.D. De même que dans le Bassin de Paris, cette coquille lisse 
se reconnaît à l'absence de fissure à l'extrémité postérieure, ce qui 



108 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2' SÉR., T. II |158l 

fixe son classement dans la vScction Lœvidentaliiun. M. Vasseur en 
a séparé une variété à embouchure un peu plus large et à galbe 
moins courbé, sous le nom D. armoriciim ; mais je ne crois pas 
que ce soit une espèce distincte. Quant à D. Goiieti, la figure en est 
méconnaissable : on ne distingue même pas s'il porte des stries 
longitudinales, de sorte que je crois plus prudent de le réunir à 
D. incerluin. 

Pyksiotype et loc. Bois-Gouët (PI. X (XV), fig. 20-21), ma coll.; 
assez rare. — Arthon, coll. Dumas. 



Dentalium fissura, Lamk. PI. X (XV), fig. 18-19. 

1881 — I). fissura, Vass. Atlas, PI. XI, fig. 51-53. 
1888 — Cossm. Cat. Éoc, III, p. 14. 

R.D. Les échantillons du Bois-Gouët ont bien le même galbe que 
ceux du Bassin de Paris, allongé, étroit, peu courbé, avec une 
fissure postérieure qui ne paraît très longue que quand la coquille 
est incomplète en avant; sur l'individu que je fais figurer, elle 
mesure 3 millimètres de hauteur seulement, et la coquille, à 
laquelle il manque certainement encore quelques millimètres du 
côté de l'ouverture, a 34 millimètres de longueur totale, pour 
3 1/2 mill. de diamètre à l'embouchure. 

Plésiotypk et loc. Bois-Gouët (PI. X (XV), fig. 18-19), coll. 
Dumas; assez commun. — Coislin, coll. Dumas. — Arthon, coll. 
Dumas. 



Dentalium eburneum, Linné. PI. X (XV). fig. 22. 

1881 — D. clmrnenm, Vass. Atlas, PL XI, 42-44. 
1888 - Cossm. Cat. Éoc, 111, p. 14. 

R.D. C'est bien à cette espèce qu'il y a lieu de rapporter les 
quelques fragments annelés qu'on trouve au Bois-Gouët ; le seul 
échantillon à peu près complet, que je fais 'figurer, mesure 24 mill. 
de longueur sur 3 1/2 de diamètre à l'ouverture ; celle-ci a une section 
à peu près circulaire, tandis que son étroite fissure a plus de 
8 mill. de hauteur. Les stries annulaires sont un peu obliques par 
rapport h l'axe. 



|159l M. COSSMAiNN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 109 

PLiisioTVPE et Loc. Bois-Gouct (PL X (XV), fig. 22), coll. Dumas ; 
rare. 

Siphonodentalium armoricense, nov. sp. PI. X (XV), fig. 26-27. 

Taille moyenne ; forme peu arquée, légèrement gonflée sur 
presque toute la longueur, un peu contractée à l'ouverture 
même. Section circulaire. Sommet entaillé par quatre inci- 
sions qui découpent des lobes inégaux et symétriques. 

DiM. Longueur : 13 mill. ; diamètre : 2 mill. 

R.D. Beaucoup plus grande que S. parisiense, cette coquille s'en 
distingue assez facilement parce que son renflement est moins 
antérieur et s'étend sur une plus grande longueur en arrière. 

Type et loç. Bois-Gouct (PL X (XV), fig. 26-27), ma coll. ; assez 
rare. ~ Arthon, coll. Dumas. 

Siphonodentalium bilabiatum, [Desh.| PL X (XV), fig. 25. 

1881 — Gadus hilahiatiis, Vass. Rech. terr. Icrl., p. 205. 
1888 — Siplï. bUabidlum, Cossm. Cat. Koc, III, p. 17. 

R.D. Les individus de la Loire-Inférieure ont été exactement 
déterminés par M. Vasseur ; ils ressemblent comi)lètement à ceux 
du Bassin de Paris, et présentent au sommet les deux fissures 
latérales, sans lobes multiples, qui caractérisent la Section 
Dischides. Même, lorsqu'ils sont incomplets, on les distingue de 
S. armoricense, non seulement par leur petite taille, mais encore 
l)ar leur gonflement plus antérieur. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouêt (PL X (XV), fig. 25), coll. Dumas ; 
très commun. — Coislin, coll. Dumas. 



SUPPLEMENT 



GASTROPODES 



Pour les Tomes I et II 



SUPPLÉMENT AUX GASTROPODES. 



Garinaria mirabilis, nov. sp. PI. XII (XVII), fîg. 26-27. 

Taille moyenne ; forme de corne d'abondance, comprimée ; 
spire embryonnaire lisse, turbinée, dextrogyre, à galbe 
presque conique ; quatre tours superposés, d'abord très 
étroits et séparés par des sutures peu profondes, l'avant-der- 
nier et le dernier beaucoup plus élevés,, séparés par une 
suture de plus en plus canaliculée, jusqu'au détachement de 
la partie antérieure du dernier tour qui est caréné à la péri- 
phérie de la base lisse et perforée. A partir de ce point de sa 
croissance, la coquille devient symétrique, par rapport à la 
quille dorsale ; sa surface est convexe, quoique comprimée, 
sur les flancs, la région interne est arrondie ; elle est couverte 
de plis d'accroissement, sinueux sur les flancs, et obliques 
vers la carène sur laquelle ils forment un crochet saillant ; 
on distingue en outre, sur la région interne et arrondie, 
quelques filets longitudinaux, très obsolètes, formant des 
mailles carrées avec ces plis. 

DiM. Longueur déroulée : 15 mill. ; épaisseur à l'ouverture: 4 ou 
5 uiill. 

R.D. C'est une heureuse trouvaille que la récolte de cet échan- 
tillon dans rÉocène du Bois-Gouet, attendu que ce Genre n'était 
pas encore connu à ce niveau, ainsi que je l'ai indiqué dans la pre- 
mière livraison de mes « Essais », et C. Hiigardi, du Miocène du 
Piémont en était le plus ancien représentant ;toutefois, l'individu du 
Tertiaire de la Jamaïque (C. caperata Gappy), cité dans la troisième 
livraison de ces « Essais » (p. 184), appartenant effectivement à 
l'Oligocène et non pas au Miocène, il se trouve que le G. Carinaria 
est désormais représenté successivement dans tous les terrains du 
Tertiaire. L'échantillon du Bois-Gouèt se distingue par ses plis 
obsolètes et par sa forme amplement déroulée en avant. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. XII (XVII), fig. 26-27), coll. Dumas ; 
unique. 



114 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'= SÉR., T. II [164] 

Limnaea oncodes, nnu. sp. PI. XI (XVI), fig. 1. 

Section Bulimim'a. Taille très petite; forme ventrue, gonflée; 
spire courte, conoïdale ; protoconque obtuse, à nucléus 
minuscule ; quatre tours étroits, très convexes, séparés par 
de profondes sutures ; dernier tour supérieur aux trois quarts 
de la hauteur totale, arrondi, avec des plis d'accroissement 
écartés, à base déclive et imperforée. Ouverture relativement 
petite, régulièrement ovale, à péristome épaissi ; labre peu 
oblique, antécurrent vers la suture ; columelle faiblement 
coudée au milieu ; bord columellaire étroit, recouvrant la 
région ombilicale. 

Dlm. Longueur : 4 mill. ; diamètre : 2 1/4 mill. 

R.D. Beaucoup plus gonflée que toutes ses congénères, cette 
petite coquille se distingue, en outre, par la trace régulière que 
laissent ses accroissements sur le dernier tour. Il ne me paraît pas 
possible de la considérer comme le jeune âge d'une espèce déjà 
connue ; c'est d'ailleurs le seul échantillon de Limnèe qui ait été 
jusqu'ici signalé à Coislin. 

Type et loc. Coislin, unique (PI. XI (XVI), fig. 1), coll. Dumas. 



Auricula scotina ', nov. sp. PI. XI (XVI), fig. 5. 

Couleur très foncée. Taille au-dessous de la moyenne; 
forme ovale, étroite ; spire assez courte, à galbe subconoïdal ; 
six à huit tours très étroits, convexes, lisses, à sutures à peine 
bordées ; dernier tour égal aux cinq septièmes de la hauteur 
totale, ovale à la base qui est ombiliquée, et qui porte une 
varice opposée au labre. Ouverture longue, arrondie et évasée 
en avant, retrécie et canaliculée en arrière ; labre peu oblique, 
épaissi et réfléchi en dehors, dépourvu de dents à l'intérieur ; 
columelle excavée, portant deux dents lamelleuses, très 
écartées, sans aucune trace de dent pariétale ; bord columel- 
laire mince en arrière, détaché en avant. 



1. Etymologie : i/orîtvo-, obscur. 



[165J M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 115 

DiM. Longueur : 14 mill. ; diamètre : 6 mill. 

R.D. Je ne puis rapporter cette étroite coquille à aucune des 
Auricules proprement dites de la Loire-Inférieure : elle a le 
dernier tour et l'ouverture bien plus allongés que A. namnetensis. 
D'autre part, quoiqu'elle soit adulte, elle n'a pas de dent pariétale 
et son labre est nu, de sorte qu'il n'y a pas lieu de la comparer 
aux Pythiopsis du même Bassin. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (PI. XI (XVI), fig. 5), coll. Dumas. 



Hélix armoricensis, Oppenhcim in coll. PI. XI (XVI), fig. 2. 

1895 — HelLr cf. Stueri, Cossm. Moll. éoc, I, p. 16, PI. I, fig. 16-17 
(non Cossm.). 

Observ. J'ai précédemment rapporté à H. Stiieri, du Bassin de 
Paris, des échantillons incomplets provenant du Bois-Gouët ; 
M. Oppenheim m'ayant communiqué un excellent individu de cette 
localité, j'ai pu m'assurer que c'est bien une espèce distincte, qui 
est d'ailleurs actuellement représentée par quatre individys, et dont 
voici la diagnose : 

Taille petite ; forme globuleuse, conoïdale ; spire un peu 
allongée, obtuse au sommet ; nucléus embryonnaire, lisse, 
sans saillie, en goutte de suif ; cinq tours convexes, dont la 
hauteur ne dépasse pas le tiers de la largeur, séparés par de 
profondes sutures, ornés de fins plis d'accroissement très 
obliques et très serrés. Dernier tour égal à la moitié de la 
longueur totale, arrondi et déprimé à la base, qui est perforée 
par un entonnoir ombilical un peu anguleux à sa périphérie ; 
les plis d'accroissement, un peu lamelleux, dont est orné le 
dernier tour, s'atténuent sur la base. Ouverture ovale, sur- 
baissée, à péristome contracté, continu et réfléchi, situé dans 
un plan oblique, incliné à 45'» sur l'axe vertical de la coquille ; 
labre épaissi, lisse à l'intérieur, très antécurrent à sa jonction 
avec la base ; columelle lisse, excavée, calleuse, à rebord 
réfléchi sur l'ombilic ; callosité pariétale transverse, formant 
la jonction entre les bords opposés de l'ouverture. 

DiM. Hauteur : 3 1/2 mill. ; diamètre : 3 mill. 



IIG BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'^ SÉR., T II [166] 

R.D. Les ditrérences entre cette espèce et H. Stiicri sont les sui- 
vantes : forme plus étroite, dernier tour beaucoup plus court, 
base plus déprimée, ombilic plus ouvert, lamelles d'accroissement 
beaucoup plus serrées, moins saillantes ; en outre, les tours de 
spire d'if, arnioricensis sont plus convexes, séparés par des sutures 
plus enfoncées. Dans le quatrième fascicule de mon Catalogue 
illustré des Coquilles fossiles du Bassin de Paris, j'ai rapporté 
//. Stiieri {siib. nom. H. Boiiryi, p. 361) au Sous-Genre Acanthinula 
Beck, dont le type est H. aculeata Muller : H. Stiieri, et surtout 
H. armoricensis, sont loin d'avoir des lamelles aussi saillantes et 
aussi épineuses que cette espèce vivante ; leur forme est moins 
évasée, plus turbinée ; mais les caractères de l'ouverture sont bien 
identiques à ceux d'//. aculeata ; je ne puis donc que confirmer 
cette assimilation générique. 

Type et loc. Bois-Gouët, type figuré dans le premier fascicule 
du T. II (PL V (X), lig. I), coll. Oppenheim ; échantillons primiti- 
vement décrits sous le nom H. Stiieri, coll. Bourdot ; plésiotype 
(PL XI (XVI), flg. 2), coll. Dumas. Autre individu peu lamelleux, 
coll. Bonnet. 

Hélix cenchridium, nov sp. PL XI (XVI), flg. 3-4. 

Section Acanthinula. Taille très petite ; forme globuleuse, 
granuloïde ; spire peu allongée, conoïdale ; protoconque en 
goutte de suif; quatre tours très convexes, dont la hauteur 
atteint le tiers de la largeur, séparés par de profondes sutures, 
ornés de petites lamelles serrées, obliques, très antécurrentes 
en arrière. Dernier tour à peu près égal aux deux tiers de la 
hauteur totale, arrondi à la périphérie de la base qui est un 
peu obliquement déprimée, presque imperforée, et à peu près 
dépourvue de lamelles d'accroissement. Ouverture fortement 
contractée, à péristome épais et bordé, circulaire, très oblique- 
ment déprimé surtout en arrière ; labre à profil un peu oblique 
du côté antérieur, puis très oblique vers la suture ; columelle 
excavée ; bord columellaire étroit et calleux, portant une 
rugosité pariétale, masquant presque entièrement la fente 
ombilicale. 

DiM. Hauteur et Diamètre : 3 mill. 



[167] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 117 

R.D. Cette petite coquille est évidemment très voisine d'//. Stiieri, 
à cause de sa forme conoïdale et de ses lamelles obliques ; mais 
elle est encore plus globuleuse, elle a un tour de moins, à la même 
taille, son ouverture est plus déprimée en arrière ; enfin elle a 
l'ombilic plus resserré, la base plus lisse ; ses tours sont aussi 
plus convexes et séjiarès par des sutures plus profondes, ses 
lamelles sont encore plus saillantes. En tous cas, elle s'écarte abso- 
lument d'//. armoricensis, qui a une forme presque conique, des 
plis d'accroissement au lieu de lamelles, un ombilic plus ouvert, 
et la base subanguleuse à la périphérie. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (PI. XI (XVI), fig. 3-4), coll. 
Dumas. 



ActS3on Pissarroi, nov. sp. PI. IV (IX^, fig. 21. 

Taille au-dessous de la moyenne ; forme ovoïdo-conique ; 
spire peu allongée, à galbe légèrement conoïdal ; protoconque 
hétérostrophe, lisse, paucispirée, à nucléus caché ; cinq tours 
à peine convexes, dont la hauteur atteint les deux cinquièmes 
de la largeur, séparés par des sutures linéaires, ornés de plis 
ou plutôt de sillons axiaux à peine sinueux, croisés et ponc- 
tués par des stries spirales beaucoup moins visibles. Dernier 
tour égal aux cinq septièmes de la hauteur totale, ovale, peu 
ventru, surtout plissé en arrière, tandis que la base ne con- 
serve guère que des stries spirales, beaucoup mieux gravées 
que celles de la spire. Ouverture en forme de pépin, anguleuse 
en arrière, arrondie et un peu versante en avant; labre mince, 
à peine sinueux, presque vertical ; columelle courte, faible- 
ment excavée, avec une torsion formant un pli obtus et peu 
saillant ; bord columellaire peu calleux, recouvrant hermé- 
tiquement la région ombilicale. 

DiM. Longueur: 6 12 mill. ; diamètre : 3 mill. 

R.D. Cette singulière coquille s'écarte complètement des autres 
Actœon, non seulement par son ornementation dans laquelle pré- 
dominent les plis axiaux, mais surtout par son labre non rétro- 
current en arrière; cependant elle a bien la torsion columellaire 
et la protoconque des Actœon, au lieu du pli lamelleux et du 



118 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II [168] 

nucléus dévié des Odontostomia, qui ont d'ailleurs le labre plus 
oblique, non sinueux en arrière. 

Type et loc. Bois-Gouct, unique (PL IV (IX), fig. 21), coll. 
Pissarro. 

Terebra armoricensis, Cossm. PI. XI (XVI), fig. 6. 

1895 — T. pUcatnla, var. armoricensis, Cossm. Moll. éoc, I, p. 46, 
PI. IV, fig. 1-2. 

Observ. Après un nouvel examen des échantillons de la Loire- 
Inférieure, que j'ai précédemment réunis à l'espèce parisienne, je 
suis obligé de reconnaître que la variété armoricensis mérite de 
former une espèce distincte, non seulement à cause des différences 
qu'elle présente, dans son galbe et son ornementation, mais encore 
et surtout à cause de son embrjon radicalement diff'érent : la pro- 
toconque des échantillons de Bretagne est, en efl'et, paucispirée et 
terminée par un gros nucléus dévié, tandis que, chez tous les 
échantillons du Bassin de Paris, la protoconque polygyrée forme 
un bouton conoïdal et subulé, terminé par un très petit nucléus à 
peine dévié. Il y a donc lieu de séparer définitivement les individus 
de la Loire-Inférieure, d'autant plus que parmi eux, au gisement de 
Coislin, il existe encore une autre forme bien distincte, comme on va 
le voir ci-après. Si l'on se reporte à la diagnose que j'ai donnée de 
la var. armoricensis dans le T. I de cette Monographie, on remarque 
que les caractères sont précisément ceux de la majorité des indi- 
vidus : forme trapue, plis droits et persistants, tours un peu étages 
en arrière ; c'est donc ce nom de variété qu'il faut retenir pour 
l'espèce en question. Section Hastula. 

NÉOTYPE et LOC. Bois-Gouèl (PI. XI (XVI), fig. 6), coll. Dumas. — 
Coislin, coll. Cossmann. 

Terebra coislinensis, nov. sp. PL XI (XVI), fig. 7. 

Taille assez petite ; forme étroite, subulée ; spire allongée; 
protoconque polygyrée ; dix à douze tours plans, étroits, 
ornés de plis droits jusqu'au dernier, séparés par des sutures 
lines et ondulées ; dernier tour inférieur au tiers de la lon- 
gueur totale, plissé comme la spire, ovale et court à la base. 
Ouverture d'Hastnla. 



[169] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 119 

DiM. Longueur : 14 1/2 niill. ; diamètre : 3 mill. 

R.D. Par sa protoconque, cette coquille se rattache plutôt aux 
échantillons parisiens de T. plicaliila, qu'à T, arnwricensis ; elle a 
la ['orme encore plus étroite et les plis plus persistants que les 
individus du Bartonien des environs de Paris ; en outre, son der- 
nier tour est beaucoup plus court que celui de toutes les variétés 
de T. plicatnla, chez lesquelles la proportion ne descend jamais 
au-dessous de 0,40 de longueur totale. T. coislinensis paraît être 
conliné dans le gisement de Coislin, et on ne le rencontre pas au 
Bois-Gouët ; c'est l'opposé le plus complet de T. armoricensis, 
comme on peut s'en rendre compte par la comparaison des deux 
figures. 

Type et loc. Coislin (PI. XI (XVI), fig. 7), coll Dumas; coll. 
Cossmann. 



Surcula Dumasi, Cossm. PL XI (XVI), fig. 9. 

1890 — S. dentata, var. Dumasi, Cossm. Moll. éoc, I, p. 48, PL V, 

fig. 1. 

Taille moyenne; forme piroïde, assez élancée ; spire médio- 
crement allongée, à galbe légèrement extraconique ; proto- 
conque lisse, conoïdale, polygj^rée, à nucléus minuscule ; 
cinq ou six tours anguleux en avant, excavés en arrière, avec 
un bourrelet bifide au-dessus de la suture ; l'angle antérieur, 
également bicaréné, se charge peu à peu de petites crénelures 
obliques, se transformant, sur les derniers tours, en courtes 
costules dentiformes ; la région excavée, comprise entre ces 
deux bourrelets spiraux, porte cinq ou six filets spiraux, très 
serrés. Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur 
tolale, assez ventru sur l'angle périphérique, convexe et rapi- 
dement atténué à la base, qui est ornée de nombreux filets 
spiraux, croisés par de fins plis d'accroissement. Ouverture 
piriforme, terminée en avant par un canal rectiligne, étroit 
et allongé; labre mince, profondément entaillé sur la rampe 
postérieure ; columelle presque droite, avec un bord étroit et 
calleux. 



120 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*" SÉR., T. II [170] 

DiM. Longueur : 15 mill. ; diamètre : 5 1/2 mill. 

R.D. Je sépare définitivement cette coquille de S. dentata, auquel 
je l'avais d'abord rapportée comme variété ; les nouveaux maté- 
riaux qui m'ont été communiqués, me permettent d'affirmer que 
S. Diimasi n'a pas les caractères de l'espèce parisienne, et qu'on 
ne peut en faire une variété de celle-ci : outre qu'il est plus trapu 
et que sa spire est plus courte, l'angle dentelé et bifide est situé 
beaucoup plus en avant sur chaque tour; les filets de la base sont 
plus grossiers, moins chagrinés ; enfin, le bourrelet suturai est 
beaucoup plus saillant. On peut également comparer 5. Diunasi 
avec S. costidentata Cossm. et Piss., du Cotentin, qui a le même 
galbe, mais dont les côtes axiales ne ressemblent pas aux créne- 
lures localisées sur l'angle antérieur de l'espèce de la Loire- 
Inférieure; c'est surtout sur le dernier tour que celte différence est 
appréciable. 

NÉOTYPE et Loc. Bois-Gouët (PL XI (XVI), fig. 9), coll. Dumas ; 
trois échantillons dans cette localité, outre l'individu de Coislin, 
précédemment cité. 



Drillia erronea, nom. mut. PL XI (XVI), fig. 13-14. 

1895 - n. Danjoiixi, Cossm. Moll. éoc, I, p. 54, PL V, fig. 34-35 
(non P. Danjon.vi Baudon). 

Section Crassispira. Taille petite ; forme fusoïde, un peu 
étroite; spire un peu allongée; protoconque lisse, paucispirée, 
à nucléus obtus ; cinq tours un peu convexes, avec un bour- 
relet suturai, ornés de quatre carènes spirales crénelées par de 
petites costules obliques, sinueuses et serrées, qui forment des 
perles sur le bourrelet suturai ; dernier tour à peine supérieur 
à la moitié de la hauteur totale, ovale à la base qui est excavée 
vers le cou, et qui est ornée comme la spire ; sur le cou un peu 
gonflé, il ne reste que des filets obliques. Ouverture petite, 
ovale, avec un canal antérieur un peu contracté; labre épaissi 
par une varice, sinueux vers la suture ; cohimelle calleuse, 
droite, à bord étroit. 



DiM. Longueur : G mill. ; diamètre 1 1/2 mill, 



[171] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 121 

R.D. En rapportant cette petite coquille à D. Danjoiixi ' Baudon, 
j'ai commis une erreur que je me hâte de rectifier ; d'après l'inter- 
prétation de M. de Boury (Feuille jeunes natur. 1899, p. 41, PL III, 
fig. 31), l'espèce de Baudon ne diffère de P. sulcata que par des 
caractères fugitifs, tandis que la coquille de la Loire-Inférieure est 
plutôt voisine de D. graniilata, et ne ressemble à P. Danjoiixi que 
par son bourrelet labial. L'ornementation se distingue toutefois de 
celle de D. granulata par son aspect moins granuleux qui comporte 
des carènes crénelées; en outre, la suture est plus nettement bordée 
que celle D. granulata, et le labre porte une varice externe qui 
n'existe pas chez ce dernier. D. evronea est encore plus voisin de 
D. Adriani Dollf. (= Pleur. Dollfusi de Bourj', non Cossm. et Lamb.) ; 
cependant je n'ai pas cru devoir l'y réunir, parce que notre 
coquille porte un bourrelet suturai plus marqué ; en outre, 
D. Adriani a les tours subanguleux en arrière, plus visiblement 
costulés que ceux de D. erronca. 

Type et loc. La Close (PI. XI (XVI), fig. 13-14), coll. Cossmann. 

Drillia subcostaria, de Boury. PI. XI (XVI), fig. 15. 

1899 — Revis. Pleur, éoc, p. 42, PL III, fig. 15. 

Section Crassispira. Taille petite; forme fusoïde, un peu 
étroite; protoconque lisse, paucispirée, subglobuleuse; cinq 
tours convexes, séparés par des sutures à bourrelet perlé, 
ornés de côtes obliques, peu sinueuses, et de six ou sept 
cordons spiraux, plus serrés en arrière qu'en avant ; dernier 
tour égal à la moitié de la hauteur totale, atténué à la base, 
qui ne porte que des filets spiraux et réguliers. Ouverture 
courte, assez large, brièvement tronquée en avant ; labre 
épaissi par une varice externe, à quelque distance au bord, 
très échancré en arrière; columelle droite un peu calleuse, à 
bord étroit. 

DiM. Largeur : 6 mill. ; diamètre : 2 1/4 mill 

R.D. M. de Boury a séparé, avec raison, dans la Feuille des 
jeunes naturalistes, cette espèce de D. costaria qui est localisé 



1, Le texte porte, par erreur, Daiijoitxi ; mais c'est Danjouxi qu'il faut lire. 



122 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*= SÉR., T. II [172] 

dans le Bartonien, et qui a des côtes plus saillantes, des tours plus 
anguleux ; l'échantillon de Coislin ne diffère de celui de Parnes 
que par la varice labiale, plus effacée sur les individus de Parnes. 
D. Vasseiiri se distingue par ses côtes plus écartées, plus épaisses, 
un peu interrompues en deçà du bourrelet. Toutes ces espèces 
sont d'ailleurs extrêmement voisines, et dès l'instant qu'on en 
sépare une, on est obligé, de proche en proche, d'en admettre de 
nouvelles. 

Type et loc. Coislin, unique (PI. XI (XVI), fig. 15), coll. Dumas. 

Drillia Ammoni, Cossm. et Piss. PI. XI (XVI), fig. 19. 

1900 — Faune éoc. Cotentin, I, p. 41, PI. IV, fig. 13-14. 

R.D. L'échantillon du Bois-Gouët a complètement l'aspect de 
ceux du Cotentin ; même sur la base, on distingue les sillons plus 
écartés qui caractérisent l'espèce ; sur le reste de la surface, elles 
sont très fines et très serrées ; il est impossible de confondre cette 
espèce avec D. Vasseuri, à cause de la saillie des côtes axiales, qui 
sont presque noduleuses sur les premiers tours. L'ouverture est 
particulièrement courte, à canal presque nul, et le labre est 
dépourvu de bourrelet. Il n'est pas bien certain que cette coquille 
appartienne à la Section Cymatosyrinx , dont les tours sont 
complètement lisses, et dont la forme est beaucoup plus trapue. 
Section Crassispirci. 

Plésiotvpe et loc. Bois-Gouët, unique (PL XI (XVI), fig. 19), 
coll. Dumas. 

Pleurotomella orthocolpa, nov. sp. PL XI (XVI), fig. 10-11. 

Taille très petite ; forme fusoïde, peu ventrue; spire un peu 
allongée, à galbe à peu près conique ; cinq ou six tours 
convexes, avec une petite rampe postérieure, au-dessus des 
sutures crénelées ; neuf côtes axiales, droites, se succédant 
en pyramide, interrompues sur la rampe, croisées par six 
cordonnets spiraux, entre lesquels il existe un filet plus fin. 
Dernier tour inférieur aux deux tiers de la longueur totale, 
excavé à la base, sur laquelle se prolonge l'ornementation, 
jusqu'au cou qui ne porte que des stries obliques. Ouverture 



[173] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 123 

petite, peu contractée en avant ; labre épaissi sur la dernière 
côte, échancré sur la rampe, columelle presque droite, peu 
calleuse. 

DiM. Longueur : 3 1/2 mill. ; diamètre : 1 3/4 mill. 

R.I). Très voisine de P. polijcolpa, cette petite coquille s'en 
distingue par ses côtes moins nombreuses et plus droites, par ses 
fdets plus serrés ; elle est moins élancée que P. giiespellensis et 
elle a deux côtes axiales de plus ; je la crois donc bien distincte 
des espèces parisiennes. D'autre part, elle n'appartient pas, à 
cause de son embryon, au même Genre que Peratotoma ozocolpa, 
qui a une ornementation similaire. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (PI. XI (XVI), fig. 10-11), coll. 
Dumas, 



Amblyacrum namnetense, nov. sp. PI. XI (XVI), fig. 12. 

Taille très petite; forme biconique, peu ventrue; spire à 
galbe conique ; protoconque lisse, à nucléus papilleux et 
dévié ; cinq tours convexes, bianguleux en avant, ornés de 
costules axiales, épaissies et crénelées sur l'angle antérieur, 
amincies et obliques sur la rampe postérieure, croisées, outre 
les deux carènes inégales de Tangle, par cinq filets spiraux 
sur la rampe, et par deux filets 1res fins au-dessus de l'angle. 
Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, déclive 
et un peu convexe à la base, qui porte des cordonnets sail- 
lants et alternés, et sur laquelle les côtes s'effacent ou sont 
entremêlées de plis d'accroissement. Ouverture peu dilatée, 
terminée par un canal, large et court, tronqué transversale- 
ment à son extrémité ; labre mince, sinueux, échancré au- 
dessous de l'angle ; columelle oblique, recouverte par un 
bord si mince que les filets du cou paraissent s'y enrouler. 

Dm. Longueur : 5 1/2 mill. ; diamètre : 2 1/2 mill. 

R.D. Cette espèce est plus anguleuse et moins allongée que 
A. riigosiim ; son angle est placé bien plus en avant que chez 
A. Bernaiji et A. creniiligeriim ; il en résulte que son ornementation 



124 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'' SÉR., T. II [174] 

spirale est distribuée d'une manière tout ù fait différente, et que 
c'est bien une espèce complètement distincte. 

Type et loc. Bois-Gouët, type figuré (PI. XI (XVI), fig. 12), coll. 
Dumas; autre individu, coll. Cossmann. — Coislin, coll. Dumas. 



Genotia ecostata, nov. sp. PI. XI (XYI), fig. 8. 

Taille petite ; forme à peu près biconiqiie, un peu ventrue ; 
spire peu allongée, à galbe régulièrement conique ; environ 
sept tours carénés en avant et en arrière, excavés et finement 
striés entre les deux carènes, dépourvus de costules axiales, 
séparés par de profondes sutures. Dernier tour un peu infé- 
rieur aux deux tiers de la hauteur totale, ovale à la base, qui 
est faiblement excavée en deçà du cou, et ornée de filets 
écartés, obliquement enroulés sur ce dernier. Ouverture 
courte, étroite, un peu rétrécie en avant, où elle se termine 
par un canal peu allongé et tronqué ; columelle un peu 
excavée en arrière, rectiligne et calleuse en avant. 

DiM. Longueur : 7 mill. ; diamètre : 2 1/2 mill. 

R.D. Cette petite espèce se distingue aisément de G. pyrgota par 
la disparition complète de l'ornementation axiale. D'autre part, elle 
ne peut se confondre avec Dvillia armoricensis, qui a presque le 
même aspect, parce que son dernier tour est beaucoup plus 
allongé, et que son ouverture la place dans un Genre tout à fait 
différent. Je n'ai donc pas hésité à la décrire, quoique son labre 
soit un peu mutilé. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (PL XI (XVI), fig. 8), coll. Dumas. 



Gonomitra tenuiplicata, [Vasseur] PL XI (XVI), fig. 24. 

1896 — Milra Icniuplicata, Cossm. ÏNIoll. éoc, p. 105, PL IX, fig. 18. 

Observ. m. Dumas m'a communiqué de nombreux échantillons 
bien conservés de cette rare espèce, et comme la figure précé- 
demment donnée était un peu défectueuse, je crois utile de la faire 
de nouveau figurer. En examinant attentivement la columelle, je 
constate l'existence d'un sixième pli antérieur, très obsolète et 



[175] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 125 

extrêmement oblique ; les côtes, droites et serrées, sont croisées, 
sur chaque tour, par cinq ou six sillons peu visibles, très serrés, 
répartis sur la région antérieure et sur le bourrelet qui surmonte 
la suture ; le labre, lisse à l'intérieur, est un peu épaissi à quelque 
distance du contour, qui est mince et tranchant. Ces caractères, 
tous constants, me permettent d'affirmer désormais que M. teinii- 
plicata est une espèce bien certaine, à conserver, parfaitement 
distincte de toutes ses congénères, malgré l'imperfection de la 
figure de l'Atlas de Vasseur. 

Loc. Coislin, deux individus (PI. XI (XVI), fig. 24), coll. Dumas. 



Marginella condensata, nov. sp. PI. XI (XVI), fig. 16. 

Taille petite; forme ovale, ventrue; spire courte, conique, 
à sommet obtus ; quatre tours lisses, à peine convexes, étages 
au-dessus de la suture, et obluscment plissés par les accrois- 
sements sur le bomrelet qui la borde ; dernier tour presque 
égal 'aux trois quarts de la hauteur totale, marqué par des 
accroissements obsolètes, ovale-arqué à la base, dont le profil 
atteint directement le contour supérieur, sans former de cou. 
Ouverture un peu supérieure à la moitié de la hauteur totale, 
étroite, anguleuse en arrière, avec une petite gouttière cana- 
liculée, faiblement tronquée sans échancrure à son extrémité 
antérieure; labre vertical, bordé par un gros bourrelet anté- 
rieur, épaissi à l'intérieur jusqu'au-dessus de la gouttière pos- 
térieure ; columelle munie de quatre forts plis, lamelleux et 
parallèles, non bifurques ; bord columellaire calleux, quoique 
peu distinct. 

DiM. Longueur : 3 1/2 mill. ; diamètre : 1 3/4 mill. 

R.D. Cette petite coquille ne ressemble à aucune des espèces 
déjà décrites, soit dans le Bassin de PariS;, soit dans la Loire- 
Inférieure, soit dans le Cotentin ; elle a lés tours étages comme 
M. contabiilata, et plissés sur le bourrelet suturai comme M. cre- 
niilata, mais elle se distingue aisément de ces deux espèces par sa 
taille plus petite, par sa forme plus ventrue et par sa spire plus 
courte ; d'ailleurs, les plis d'accroissement persistent très obtusé- 
ment sur la surface du dernier tour, ce qui est très rare dans le 



126 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2« SÉR., T. II [176] 

Genre Marginella ; ce sont plutôt des rubans aplatis que des plis, 
séparés par des dépressions assez écartées et à peine visibles, 
représentant les arrêts de l'accroissement du bourrelet labial. 

Type et loc. Coislin, unique (PI. XI (XVI), fig. 16), coll. Dumas. 



Clavella angulata, [Lanik.] PI. XI (XVI), fig. 22. 

1889 — Clavilithes cmgulatiis, Cossm. Cat. Eoc, IV, p. 179. 

Observ. Le petit individu du Bois-Gouët, que je rapporte à cette 
espèce bien connue, ressemble identiquement aux jeunes échan- 
tillons de Villiers ; l'embryon globuleux et mamillé est pareil ; les 
côtes noduleuses, au nombre de sept, sont croisées par deux carènes 
antérieures, au-dessous desquelles il y a six filets sur la rampe, 
treillissés par de nombreux plis d'accroissement ; on distingue des 
plis très obsolètes à la partie inférieure de la columelle. Pour la 
substitution de Clavella à Clavilithes, voir « Essais de Pal. comp., 
4p livraison, p. 19. » 

Plésiotype et LOC. Bois-Gouët, unique (PI. XI (XVI), fig. 22), coll. 
Dumas. 

Streptochetus intortus, [Lamk.] 

1889 — S. intortus, Cossmann. Cat. Eoc, IV, p. 175. 

Observ. J'ai trouvé, trop tard pour le faire figurer sur les 
planches de ce fascicule, un exemplaire roulé de cette espèce 
parisienne, qui est bien reconnaissable à la pyramide tordue que 
forment ses côtes noduleuses, interrompues avant la suture infé- 
rieure. Il est bien certain pour moi que ce n'est pas un individu 
adulte de S. brachyspira, précédemment décrit. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët, unique, ma coll. 

Suessionia eutaeniata, nov. sp. PI. XII (XVII), fig. 2-3. 

Taille très petite ; forme ovale, buccinoïde ; spire un peu 
allongée, à galbe subconoïdal ; protoconque lisse, composée 
de trois tours convexes et étroits, avec un nucléus très petit ; 
ie premier tour de spire, après l'embryon, est finement costulé, 



[177] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 127 

les autres, au nombre de trois ou quatre, sont ornés de cos- 
tules épaisses, peu rapprochées, croisées par huit ou neuf 
sillons profonds, qui découpent des bandelettes spirales, par- 
faitement régulières; sutures profondes et ondulées. Dernier 
tour supérieur à la moitié de la hauteur totale, ovale, peu 
ventru, atténué à la base qui est ornée comme la spire, jus- 
qu'au cou très court et dépourvu de bourrelet. Ouverture 
subrhomboïdale, terminée par un canal large et court, un 
peu obliquement infléchi, tronqué sans échancrure à son 
extrémité ; labre épaissi par la dernière côte, un peu sinueux 
en arrière, lisse à l'intérieur ; columelleen S, un peu calleuse, 
à bord lisse. 

DiM. Longueur : 6 mill. ; diamètre : 2 12 mill. 

R.D. Je ne puis rapporter cette coquille à aucune de celles déjà 
décrites dans la Loire-Inférieure ; elle s'écarte, par son ornemen- 
tation formée de sillons spiraux, des deux espèces de Siicssionia 
antérieurement signalées au Bois-Gouét, et on ne peut évidemment 
la classer ni dans les Pleiivotomidœ jRaphitonui' dont la rappro- 
cherait son faible sinus, ni dans le Genre Tritonidea, à cause de 
son ouverture. Elle a plutôt l'aspect des coquilles éocéniques de 
l'Alabama que j'ai conservées dans le Genre Siiessionia, quoique 
leur bord columellaire soit dépourvu de rides. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. XII (XVII), fig. 2-3), coll. Dumas ; 
une douzaine d'échantillons. 



Lathyrus difficilis, Cossm. PI. XII (XVII), fig. 29. 

1897 — Latiriis difficilis, Cossm. Moll. éoc, I, p. 115, PI. VI, fig. 15. 

Observ. Je crois utile de donner une nouvelle figure de cette 
espèce, dont le type peu net et assez roulé est presque méconnais- 
sable sur la planche précitée. Les deux plis columellaires sont 
épais et, en quelque sorte, écrasés ; la columelle, excavée au- 
dessous de ces plis, infléchie au-dessus, n'a pas la rectitude de 
celle des véritables Lathyrus. Quant à la protoconque, elle est 
complètement globuleuse et papilleuse. 

Néotype et loc. Bois-Gouët (PI. XII (XVII), fig. 29), ma coll. 



128 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2« SÉR., T. II [178] 

Siphonalia goniocolpa, nov. sp. PI. XII (XVII), fig. 4-5. 

Taille petite ; forme trapue ; spire courte, à galbe conique, 
protoconque lisse, papilleuse, paucispirée, à nucléus non 
dévié ; quatre tours anguleux vers le milieu de leur hauteur, 
peu élevés, séparés par des sutures linéaires et ondulées, 
munis d'environ douze côtes axiales, épaisses, droites, coudées 
sur l'angle médian, interrompues vers la suture inférieure où 
il ne reste plus que des plis d'accroissement, très fins et cur- 
vilignes ; trois cordonnets spiraux assez saillants au-dessus 
de l'angle, et nombreux filets beaucoup plus fins sur la rampe 
postérieure. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur 
totale, ventru, subitement excavé à la base, qui est finement 
sillonnée et sur laquelle s'effacent les côtes ; cou un peu long, 
contourné, avec un bourrelet peu saillant. Ouverture ovale, 
anguleuse en arrière, terminée en avant par un canal assez 
court, très contourné, tronqué sans échancrure ; columelle 
lisse, excavée, subitement coudée avec le canal. 

DiM. Longueur : 5 mill. ; diamètre : 3 mill. 

R.D. Cette petite coquille se rapproclie de S. variabilis, du 
Calcaire grossier parisien ; mais elle est t^eaucoup plus ventrue, et 
son canal est plus court, plus contourné ; en outre, son ornemen- 
tation spirale est différente. Elle est peut-être encore plus voisine 
de S. minuta, de Grignon ; cependant cette dernière espèce a la 
spire plus allongée, et elle porte environ deux côtes de moins que 
notre S. goniocolpa ; enfin, le canal de la coquille parisienne est 
un peu moins brièvement tronqué que celui de l'espèce du Bois- 
Gouct. 

Type et loc. Bois-Gouët, deux échantillons (PI. XII (XVII), fig. 4-5), 
coll. Dumas. 



Gonioptyxis nassaeformis, Cossm. et Piss. PI. XI (XVI), fig. 17. 

19ÛU — G. nassieformis, Cossm. et Piss. Faune éoc. Cotentin, 
p. G6., PI. XIII, fig. 8. 

Observ. Cette forme très intéressante, — tout récemment décrite 
dans le second fascicule de la Monographie du Cotentin, et qui 



[179] M. COSSMANX. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 129 

appartient à un Genre nouveau, publié, cette année même, dans la 
4'' livraison (p. 114) des « Essais de Paléoconch. comp. », — est 
représentée dans la Loire-Inférieure par un autre échantillon 
unique, un peu plus grand que celui de Fresville. La disposition 
très singulière du pli caréné qui tronque transversalement l'extré- 
mité antérieure de la columelle, et qui se redresse orthogonale- 
ment, en se confondant avec le bord columellaire, le long du canal, 
appelle l'attention de l'observateur, au premier coup d'œil, et 
permet de séparer sans hésitation cette coquille, d'ailleurs remar- 
quable par sa forme ventrue, et par son bourrelet basai que 
circonscrit nettement une dépression rainurée. 

L'ornementation de l'individu du Bois-Gouët est identique à celle 
du type de Fresville : neuf côtes axiales, épaisses, tordues en 
pjramide, croisées par six funicules spiraux, plus deux sur la 
rampe au-dessus de la suture, avec de fins plis d'accroissement 
sur toute la surface. La protoconque, qui n'avait pu être étudiée 
sur l'échantillon-tj'pe, est ici composée de deux tours lisses et 
globuleux ; malheureusement, l'extrémité du nucléus manque, 
mais il semble qu'il devait être dévié, ce qui confirmerait le 
classement du Genre Gomoj)ti)xis dans la famille Chrysodomidsc . 

DiM. Longueur : 10 12 mill. ; diamètre : 7^mill. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouct, unique (PI. XI (XVI), fig. 17), 
coll. Dumas, 



Tritonidea coislinensis, Cossm. PI. XI (XVI), Jig. 18. 

1896 - T. coislinensis, Cossm. Moll. éoc, I, p. 134, PI. XI, fig. 27. 

Observ. Cette espèce a été décrite- d'après des échantillons 
mutilés, et en outre, la planche triple dont fait partie la PI. XI, 
ayant été refaite d'après un report héliographique, au lieu des 
clichés eux-mêmes que le photot^piste avait brisés, la figure est 
presque méconnaissable. Je profite donc de la communication, qui 
m'est faite par M. Dumas, d'un meilleur échantillon, pour en 
donner une nouvelle figure, et pour signaler les plis lires existant 
à l'intérieur du labre, qui est un peu antécurrent vers la suture. 
La partie antérieure des tours de spire, et la région médiane du 
dernier tour, n'est pas complètement lisse ; on y distingue des 
sillons visibles, quoique plus effacés que ceux qui surmontent la 



130 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^" SÉR., T. II [180J 

suture. Le pli columellaire antérieur est spiral, et divisé en deux 
par une petite rainure obsolète. Section Pseiidopisania. 

NÉOTYPE et Loc. Coislin (PI. XI iXVI), fig. 18), coll. Dumas. 



Strombocolumbus Dumasi, nov. sp. PI. XII (XVII), fig. 1. 

Taille assez petite ; forme un peu ventrue, stromboïdale ; 
spire médiocrement allongée, à galbe conique ; tours à peine 
convexes, séparés par des sutures linéaires, simplement ornés 
de sept sillons spiraux, qui séparent de larges rubans aplatis. 
Dernier tour probablement supérieur aux deux tiers de la 
longueur totale, ovale, déprimé au-dessus de la suture, obtu- 
sément gibbeux sur la surface dorsale, obliquement atténué 
à la base, qui dégage un cou très court, sans bourrelet, et qui 
est ornée comme la spire. Ouverture allongée, peu large, à 
bords presque parallèles, avec une profonde gouttière dans 
l'angle inférieur, contractée en avant, où elle se termine par 
un canal très court, tronqué sans échancrure à son extrémité; 
labre presque droit, épaissi et bordé à l'extérieur, taillé en 
biseau et muni d'une crête finement crénelée à l'intérieur ; 
columelle droite, un peu infléchie en avant ; bord columel- 
laire calleux, muni de cinq rides dentiformes en avant, et de 
quelques tubercules pariétaux, très effacés. 

DiM. Longueur probable : 11 mill. ; diamètre : 5 mill. 

R.D. Cette coquille mérite d'être signalée, quoiqu'elle ne soit pas 
dans un parfait état de conservation ; car, jusqu'à présent, on 
n'avait pas encore trouvé de véritables Coliimhellidœ au-dessous du 
Miocène, mais seulement" des Atiliinœ. Je la rapporte, au Genre 
Strombocohimbiis ' (= Strombina Môrch. non Bronn), quoique sa 
columelle soit ridée comme celle de Coliimbella, et que son labre 
soit intérieurement crénelé ; en effet, elle a déjà le canal un peu 
formé, et la forme stromboïde des espèces de ce Genre ; même, il 
semble qu'elle en ])ortc aussi les gibbosités dorsales. 

Type et loc. Bois-Gouct, unique (PI. XII (XVII), fig. 1), coll. 
Dumas. 



1. Essais de Paléoc. comp., ¥ livr., p. 141. 



[181] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 131 

Murex auversiensis, Desh. PI. XII (XVII), fig. 11. 

1889 — M. auversiensis, Catal. Éoc, IV, p. 128, PI. IV, fig. 18. 

Observ. Je ne puis absolument séparer l'échantillon du Bois- 
Gouët de ceux que je possède de cette espèce provenant du Bassin 
de Paris, bien qu'en général, les affinités des coquilles du Bois- 
Gouët soient avec les fossiles du Calcaire grossier parisien, 
plutôt qu'avec ceux du Bartonien : ici, l'identité me paraît complète. 
C'est une coquille peu ventrue, à protoconque papilleuse, composée 
de six tours anguleux, ne portant que cinq filets spiraux, séparés 
par de simples stries, sur la rampe postérieure, tandis que la 
région antérieure est ornée de deux forts cordonnets (y compris 
celui de l'angle) entre lesquels il y a un funicule plus mince ; le 
tout est croisé par une dizaine de varices axiales, sublamelleuses, 
dans l'intervalle desquelles il y a de nombreux plis d'accroissement 
crépus. L'ouverture est peu contractée en avant, et le canal est 
assez large ; le labre est à peu près vertical, lacinié vis-à-vis des 
gros cordonnets de la base, et muni à l'intérieur de cinq dents 
tuberculeuses, peu saillantes. L'échantillon du Bois-Gouèt n'étant 
pas complètement adulte, on n'y distingue pas de rides columel- 
laires ; mais l'espèce appartient bien au Sous-Genre Miiricopsis, par 
son canal ouvert, non contracté, par sa protoconque paucispirée, 
à nucléus subglobuleux. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët, unique (PI. XII (XVII), fig. 11), 
coll. Dumas. 



Murex Plini, de Raine. [T. L.-, p. 138, PI. VI, fig. 44-45.] 

1897 — Siphonalia paehycolpa, Cossm. Moll. éoc, I, p. 126, PI. VI, 
fig. 13-14. 

Observ, Je suis obligé de rectifier ici une assez grave erreur que 
j'ai commise en décrivant, sous le nom Siphonalia paehycolpa, de 
jeunes individus du Murex Plini, tjui est commun et, par consé- 
quent, variable, dans le Bassin éocénique de Nantes. La forme 
typique de ce Mnrex est évidemment élancée ; mais la plupart des 
jeunes individus ont une forme beaucoup plus trapue, et leurs 
tours paraissent anguleux ; en outre, quand la surface est usée, les 
lamelles axiales s'émoussent sur l'angle et prennent l'aspect que 
j'ai signalé chez S. paehycolpa ; toutefois l'intervalle des lamelles 



132 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II [182] 

reste complètement lisse, comme chez M. Plini, tandis que les 
Siphonalia ont toujours une ornementation spirale. Enfin, la proto- 
conque, dont j'ai indiqué l'analogie avec celle des Chrysodomidœ, 
n'est pas aussi papilleuse que celle de Siphonalia ; elle a seulement 
le nucléus globuleux et subdévié, comme cela se produit chez les 
autres Miiricopsis. Il y a d'ailleurs un caractère auquel il est impos- 
sible de se tromper, c'est l'existence du bourrelet qu'on distingue 
très bien sur la figure, quoique défectueuse, de S. pachycolpa, et 
qui représente l'inflexion antérieure des lamelles muricoïdes de 
cette coquille. On ne peut d'ailleurs tirer aucun indice de l'absence 
de dents à l'intérieur du labre, attendu que l'échantillon figuré 
n'est évidemment pas adulte ; on en trouve des individus complè- 
tement semblables, au Bois-Gouët, dans la couche blanche supé- 
rieure où tous les fossiles sont roulés (coll. Dumas, ma coll.). 

Murex coislinensis, nov. sp. PI. XII (XVII), fig. 7. 

Sous-Genre Miiricopsis. Taille petite ; forme trapue ; spire 
assez courte, à galbe conique ; cinq ou six tours convexes ou 
subanguleux en avant, excavés en arrière, assez étroits, 
séparés par des sutures simples, ornés de nombreuses côtes 
axiales, lamelleuses malgré l'usure de ^échantillon décrit, 
obtusément croisées par deux ou trois cordonnets spiraux, 
eiracés par l'usure, mais visibles sur la région antérieure de 
chaque tour. Dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur 
totale, très ventru au milieu, excavé an-dessus de la suture, 
portant, au-dessus de cette rampe et sur la base, quatre ou 
cinq cordons spiraux, écartés ; base excavée, sur laquelle se 
prolongent les lamelles axiales,, jusqu'au bourrelet du cou, 
qui est court et tordu. Ouverture petite, rétrécie par son 
péristome, un peu contractée sur le canal qui est court et con- 
tourné ; labre épaissi par une varice foliacée, muni de six 
dents sur le biseau interne ; columelle excavée, coudée en 
avant avec le canal ; bord columeliaire large, obscurément 
ridé. 

I)nr. Longueur : 10 mill. ; diamètre : R mill. 

U.I). Cette coquille ne peut se confondre avec les individus de 
Murex Plini que j'avais dénommés Siphonalia pachycolpa, parce 



|183] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 133 

qu'elle est encore plus trapue, et surtout parce que ses lamelles 
axiales, plus nombreuses, sont croisées par des cordonnets qu'on 
distingue bien visiblement malgré l'usure du test; en outre, les 
dents internes du labre sont plus nombreuses, et la varice labiale 
est plus épaisse. Elle est moins ornée et plus ventrue que M. aiwer- 
siensis. 

Type et loc. Coislin, uni([ue (PI. XII (XVII), fig. 7), coll. Dumas. 

Typhis parisiensis, d'Orb. Pi. XII (XVII), fig. 6. 

1897 — T. parisiensis, Cossm. Moll. éoc, I, p. 140, PI. XI, fig. 42. 

Observ. a la place du fragment d'ouverture que j'ai précédem- 
ment figuré, je puis actuellement faire phototyper un petit échan- 
tillon à peu près complet, quoique moins fraîchement conservé 
que ledit fragment, et confirmant la détermination antérieure : le 
galbe de la coquille est trapu, mais les cordonnets sont efTacés par 
l'usure. 

Plésiotype et LOC. Bois-Gouct (PI. XII (XVII), fig. 6), coll. Dumas. 



Typhis sinuosus, nov. sp. PI. XI (XVI), fig. 25-20. 

Section Lyrotyphis. Taille petite ; forme trapue ; spire 
courte, à galbe faiblement extraconique, à sommet probosci- 
diforme ; quatre ou cinq tours convexes, étages, lisses ; 
dernier tour égal aux deux tiers de la hauteur totale, muni 
de quatre varices lamelleuses, carénées, lisses, droites en 
avant, fortement contournées et rétrocurrentes en arrière, où 
elles se terminent par une courte tubulure ; dans l'intervalle, 
la surface, entièrement lisse, n'est pas absolument plane, et 
semble porter un bombement, qui aurait été obliquement 
écrasé par une compression latérale. Ouverture ovale, incom- 
plètement close sur le canal, qui est oblique, un peu long, 
contourné ; bord columellaire mince, détaché, coudé en 
avant. 

DiM. Longueur : 8 mill. ; diamètre : 5 mill. 

R.D. Cette singulière coquille ne peut absolument pas se confon- 

9 



134 BULL. SOC. se. \AT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II [184] 

dre avec la coquille précédente, ni avec aucune de ses congénères 
éocéniques, attendu qu'elle appartient à un groupe tout à fait 
différent, caractérisé par la sinuosité rétrocurrente des varices, 
qui sont totalement dépourvues d'épines ou de rugosités. 

TYPEetLOC. Coislin, unique (PI. XI (XVI), fig. 25-26), coll. Dumas. 
— Bois-Gouct, un autre individu récemment retrouvé, ma coll. 

Lampusia gouetensis, Cossm. PI. XII (XVII), fig. 8-9. 

1897 — L. planicostata Desh. var. gouetensis, Cossm. Moll. éoc, 
I, p. 149, PI. XII, fig. 17. 

Observ. Je suis obligé de séparer définitivement cette coquille 
que je considérais comme une simple variété de l'espèce pari- 
sienne ; son système d'ornementation se compose, en effet, de 
crénelures pliciformes et serrées, au lieu de nodosités aplaties, 
écartées ; il j' a cependant des individus chez lesquels ces créne- 
lures s'espacent davantage et deviennent plus carrées sur quelques- 
uns des rubans aplatis du dernier tour ; mais leurs tours sont 
toujours un peu convexes, tandis que les tours de spire de L. pla- 
nicostata ont invariablement un galbe conique. Enfin, les crénelures 
labiales, sont moins nombreuses : trois bifides en avant, deux plus 
grosses en arrière ; la columelle porte deux fortes rides antérieures, 
et il n'y a pas de dent pariétale. L. polysarca C. et P., du Cotcntin, 
se rapproche beaucoup de L. gouetensis : seule, l'ornementation est 
un peu différente. 

NÉOTYPE et Loc. Bois-Gou'H (PI. XIKXVII), fig. 8-9), coll. Dumas; 
assez rare. 

Lampusia interstriata, nov. sp. PI. XII (XVII), fig. 10. 

Sous-Genre Simpiilnm. Taille petite ; forme cunéoïde ; 
spire un peu allongée, à galbe conique; protoconque lisse, 
paucispirée, globuleuse, à nucléus en goutte de suif; quatre 
tours convexes, subanguleux en avant, à sutures ondulées, 
ornés de deux rubans crénelés au-dessus de la suture, puis 
de deux ou trois larges rubans antérieurs, portant des nodo- 
sités axiales, et séparés par trois stries serrées. Dernier iour 
égal aux deux tiers de la hauteur totale, à galbe arrondi; 



[185] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 135 

base un peu excavée en avant, ornée comme le dernier tour, 
jusque sur le cou sur lequel s'enroulent des filets obliques. 
Ouverture ovale, fusoïde, à canal court et peu contourné ; 
labre épais, bordé, vertical, milni à l'intérieur de cinq créne- 
lurcs écartées; columelle droite, coudée en avant avec le 
c.inal, portant quelques rides antérieures, peu saillantes. 

DiM. I^ongueur : 9 mill. ; diamètre : 5 mill. 

l^.D. Quoique L. pohjzonalis soit assez variable, il est impossible 
(l'y rapporter cette coquille, dont je ne connais malheureusement 
qu'un seul échantillon ; ses deux rubans crénelés contre la suture, 
les stries qui séparent les rubans antérieurs, les nodosités axiales 
que portent ces derniers, constituent un sj'stème d'ornementation 
complètement différent, et qui ne ressemble à celle d'aucune espèce 
inirisienne, ni à celle d'aucune coquille du Cotentin. 

TvPE et Loc. Bois-Gouët, unique (PI. XII (XVII), lig. 10), coll. 
Dumas. 



Lampusia namnetensis, nov. sp. PI. XI (XYI), fig. 28-29. 

Section Monocirswi. Taille très petite ; forme trapue ; spire 
courte, étagée, à galbe conique; protoconque lisse, paucis- 
pirée, globuleuse ; trois ou quatre tours anguleux, dont la 
hauteur n'atteint pas la moitié de la largeur, séparés par des 
sutures ondulées, ornés de côtes axiales, nombreuses et 
épaisses, croisées par deux cordons spiraux sur l'angle et au- 
dessus de l'angle, avec des filets intercalaires, et par quatre 
filets à peu près égaux sur la rampe postérieure ; dans l'inter- 
valle, on distingue, en outre, de très fins plis d'accroissement. 
Dernier tour égal aux trois cinquièmes de la hauteur totale, 
portant trois cordons principaux jusqu'à la périphérie de la 
base, sur laquelle se prolonge l'ornementation ; cou très 
court, portant un bourrelet limité par une dépression très 
excavée. Ouverture petite, arrondie, contractée à la naissance 
du canal, qui est court, étroit et contourné; labre \ertical, 
épaissi par une forte varice externe, muni à l'intérieur de six 
dents crénelées; columelle coudée, non ridée. 



136 BULL. SOC. se. NAT, OUEST. — 2« SÉR., T. II [186] 

DiM. Longueur : 4 mill. ; diamètre : 2 3/4 mill. 

R.D. Avec son unique varice, ce petit Monocircus s'écarte abso- 
lument des autres Lampiisia de l'Éocène ; on ne peut le rapprocher 
que de L. cariniilala, du Calcaire grossier de Chaussy, qui a 
d'ailleurs une ornementation beaucoup plus simple. 

Type et loc. Bois-Gouët, deux individus (PI. XI (XVI), fig. 28 29), 
coll. Dumas. 



Cyprœa sequipartita, nov. sp. PL XI (XVI), fig. 27. 

Section Liiponia. Taille un peu au-dessous de la moyenne ; 
forme ovale, légèrement ventrue au milieu, atténuée en avant 
et en arrière. Spire complètement cachée ; surface dorsale 
obscurément ornée de filets spiraux, dont les uns sont le 
prolongement des plis des bords de l'ouverture, tandis que 
les autres sont anastomosés dans l'intervalle des premiers. 
Ouverture très étroite, à bords complètement parallèles, un 
peu élargie en avant, placée exactement au milieu de la 
largeur de la coquille ; échancrure postérieure contournée à 
droite ; troncature antérieure courte ; labre un peu épaissi, 
muni de vingt-cinq crénelures, qui forment des plis allongés, 
un peu excavé en avant, jusqu'à la côte qui se raccorde au 
contour supérieur; columelle excavée en avant, munie d'un pli 
antérieur obtus et oblique, qui se raccorde également avec le 
contour; bord columellaire portant une vingtaine de tuber- 
cules, qui donnent naissance à des plis allongés, et qui sont 
un peu déviés à droite, vis-à-vis de l'excavation de la colu- 
melle. 

DiM. Longueur : 13 mill. ; diamètre : 8 mill. 

R.D, Malgré son ornementation obsolète, cette coquille appar- 
tient bien à la Section Luponict, plutôt qu'à la Section Cijprœdia : il 
suffit de regarder le sommet, pour se rendre compte de la légi- 
timité de ce classement. Dans ces conditions, elle se distingue 
aisément des autres Liiponia par ses filets persistant sur toute la 
surface dorsale, qui est malheureusement décortiquée en partie sur 
l'unique échantillon-type. En outre, cette espèce est particulière- 



[187] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 137 

ment caractérisée par la position médiane de l'ouverture, dont la 
fente divise également la largeur de la face ventrale. 

Type et loc. Coislin, unique (Pi. XI (XVI), fig. 27), coll. Dumas. 



Gerithium rhaphidoides ', nov. sp. PI. XII (XYII), fig. 13-14. 

Taille très petite ; forme étroite, aciculée ; spire turriculée, 
h galbe subulé et conique; environ quinze tours plans, dont 
la hauteur atteint les deux tiers de la largeur, séparés par des 
sutures rainurées ; au-dessus de la suture, deux cordons spi- 
raux, portant des crénelures oblongues et confluentes, avec 
un filet intercalaire ; sur la région antérieure de chaque tour, 
cinq filets lisses, dont l'un est plus saillant en avant. Dernier 
tour à peine égal au quart de la hauteur totale, portant quatre 
cordonnets plus saillants à la périphérie de la base, qui est 
excavée, et sur laquelle il y a trois filets moins proéminents; 
cou droit, court et tronqué. Ouverture petite, arrondie, cana- 
liculée dans l'angle inférieur, terminée en avant par un canal 
presque nul et tronqué ; labre peu épais, proéminent en 
avant, sinueux en arrière, lisse à l'intérieur; columelle 
excavée, lisse; bord columellaire mince, assez large. 

DiM. Longueur : 13 12 mill. ; diamètre : 2 1/4 mill. 

R.D. Cette petite coquille ne peut être confondue avec les jeunes 
individus de C. crenatiilatiim, à cause de sa forme plus aciculée et 
de son ornementation qui comporte deux cordons crénelés en 
arrière, et des filets lisses en avant. L'ouverture se rapproche plus 
de celle de Bitthim, que des véritables Cerithiiim, à cause de la 
brièveté du canal. Elle se distingue de C. ongnstiim par son galbe 
plus allongé, par ses tours moins convexes et par son ornemen- 
tation. 

Type et loc. Bois-Gouct (PI. XII (XVII), fig. 13-14), coll. Dumas ; 
quatre échantillons. 



1. Étymologie : pccf.;, aiguille. 



138 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2>= SÉR,, T. II [188| 

Bittium adelomorphum, [Cossm.] [T. I, PI. XIII, fig. 29-30.] 

1897 — Cerithium adelomorphum Cossm. ]\Ioll. éoc, I, p. 1G5, 
PI. XIII, fig. 29-30. 

Observ. Il y a à faire une rectification au sujet du classement 
générique de cette petite coquille, qui a manifestement l'ouveriure 
d'un Bittium ; il en est probablement de même de C. semicristatum 
Baudon, du Calcaire grossier parisien. 



Bittium Dumasi, nov. sp. PL XII (XVII), fig. 15. 

Taille moyenne; forme assez étroite, turriculée, subulée ; 
spire longue, à galbe subconoïdal ; environ dix tours, plans, 
séparés par des sutures bordées d'un bourrelet, ornés, au- 
dessus de ce bourrelet aplati, de quatre ou cinq filets spiraux, 
inégaux, non alternés, croisés par de petits plis d'accroisse- 
ment obsolètes. Dernier tour presque égal au tiers de la hau- 
teur totale, muni d'une forte varice à l'opposé de l'ouverture, 
portant deux forts cordonnets à la périphérie de la base, qui 
est excavée et ornée de trois filets fins. Ouverture arrondie, 
étroitement canaliculée dans l'angle inférieur, terminée par 
un canal très brièvement tronqué ; labre presque droit, avec 
une forte varice externe, lacinié à l'intérieur; columelle lisse, 
excavée, k bord indistinct. 

DiM. Longueur : 11 mill. ; diamètre : 3 1/2 mill. 

R.D. J'avais d'abord confondu cet échantillon, qui est un peu 
usé, avec B. semigrcmulosum ; mais il a les tours plus plans, un 
bourrelet suturai, des granulations moins apparentes, et deux 
cordons saillants à la périphérie de la base, dont on n'aperçoit pas 
la trace chez l'espèce lamarckienne ; ses varices ne permettent 
pas de le rapprocher de B. evanescens. 

Type et loc. Coislin, unique (PL XII (XVII), fig. 15), coll. Dumas, 



Semivertagus dissimilis, nov. sp. PL XII (XVII), fig. 10. 

Taille au-dessous de la moyenne ; forme hordéolée, turri- 
culée ; spire un peu allongée; environ douze tours d'abord 



[189] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCKNIQUES 139 

convexes, puis presque plans, bordés d'un étroit bourrelet 
peu saillant au-dessus de la suture, ornés, au-dessus de ce 
bourrelet, de six filets spiraux, d'abord obtusément treillissés 
en arrière par des accroissements qui disparaissent vers le 
cinquième tour avant le dernier, où il ne reste que quelques 
traces espacées de varices aplaties. Dernier tour supérieur au 
tiers de la hauteur totale, ovale à la base qui ne porte que 
des sillons concentriques, et qui est absolument dépourvue 
de cou. Ouverture ovale, étroitement canaliculée dans l'angle 
inférieur, à peine rétrécie par l'échancrure versante qui tient 
lieu du canal ; labre peu épais, presque droit, lisse à l'inté- 
rieur, columelle obliquement excavée, à peine coudée en 
avant. 

DiM. Longueur : 7 1/2 mill. ; diamètre : 2 14 mill. 

R.D. Cette petite espèce est extrêmement voisine de S. mela- 
noides, du Calcaire grossier parisien; cependant je n'ai pas pu l'y 
rapporter, parce qu'elle s'en écarte par quelques caractères assez 
importants ; d'abord, elle n'a pas les tours concavo-convexes de 
l'espèce parisienne, elle porte un bourrelet suturai qui fait toujours 
défaut chez celle-ci, et ses premiers tours sont obscurément 
treillissés en arrière, ce qui n'a jamais lieu chez S. melanoides ; 
enfin, son ouverture est un peu diJïérente, avec un pèristome 
beaucoup moins détaché. 

Type et loc. Coislin (PI. XII (XVII), fig. 16), coll. Dumas. 



Potamides dyscritus', nov. sp. PI. XII (XVII), fig. 17-18. 

Taille un peu au-dessous de la moyenne ; forme turriculée, 
un peu trapue à la base ; spire pointue, à galbe parfaitement 
conique ; douze tours convexes, séparés par des sutures 
linéaires, d'abord ornés de costules axiales, espacées et cré- 
nelées par trois filets spiraux; à partir du sixième tour, la 
rangée du bas se sépare, devient plus saillante, et se trans- 
forme en une couronne de petits tubercules d'abord bifides. 



'1. Élymo'ojie : Amt/oitot, difficile à distinguer. 



140 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II [190J 

j3uis simples el épineux, au-dessus de laquelle il y a deux 
fines rangées de perles, reliées par des plis d'accroissement 
irréguliers et obliques. Dernier tour égal aux trois cinquièmes 
de la hauteur totale, avec deux cordons périphériques, non 
granuleux ; base déclive, avec un seul cordon concentrique. 
Ouverture arrondie, dilatée, avec une rainure spirale contre 
le labre, terminée par un canal très court, obliquement 
tronqué ; labre très proéminent en avant, échancré en arrière ; 
columelle lisse, excavée, à bord calleux. 

DiM. Longueur : 21 mill. ; diamètre : 9 iiiill. 

I^.D. La détermination de cette coquille m'a beaucoup embar- 
rassé : au premier abord, elle paraît ressembler à une forme déjà 
connue ; cependant, quand on l'examine et qu'on la compare aux 
autres Potamides de la Loire-Inférieure ou du Bassin de Paris, il 
est impossible de la rapprocher d'aucun d'eux. Son ornementation 
se rapproche de celle de quelques Cérites ; mais son ouverture à 
canal court, à plafond déprimé, est complètement celle d'un 
Potamides. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. XII (XVII), fig. 17-18), coll. Dumas ; 
quatre ou cinq individus, dont un seul est bien complet. 



Potamides occidentalis, nomen mut. 

1898 — P. Cordieri, Cossm. Moll. éoc, p. 185, PI. XVI, fig. 7 (non Dh.). 

R.D. En rapportant à P. Cordieri les échantillons du Bois-Gouèt, 
j'avais déjà signalé les différences existant entre ces derniers et 
les individus du Bassin de Paris. Or, la même forme existe dans le 
Cotentin, et l'examen que j'en ai fait, à l'occasion de l'étude de la 
faune de cette dernière région, m'a confirmé dans l'opinion, précé- 
demment exprimée, de la nécessité de séparer cette coquille de 
P. Cordieri, dont elle s'écarte complètement : par sa forme trapue, 
par sa taille plus grande, et par l'ornementation de ses tours 
moins convexes. J'ai choisi, pour designer la nouvelle espèce, une 
dénomination qui rappelle son existence dans les deux Bassins 
èocèniques de l'ouest de la France. Si on la compare à P. conoideiis, 
on trouve que ses sutures sont plus rainurées et qu'il y a un filet 



[191] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 141 

de plus sur chaque tour ; au contraire, elle porte moins de fdets 
que P. emarginatiis, et s'en distingue aussi par ses sutures. Sous- 
Genre Tijmpanotomus. 



Sella variata, [Desh.] PL XI (XVI), fig. 20-21. 

1889 — Lovenella variata, Cossm. Cat. Éoc, IV, p. 50. 

R.D. Il m'est impossible de confondre avec 5. trifaria, de petits 
échantillons de Seila, du Bois-Gouët, qui sont beaucoup plus étroits 
et plus allongés, et dont les sutures sont plus visibles ; ils se 
distinguent de S. trilirata par leurs tours plans, et par leurs 
lamelles d'accroissement, bien visibles dans les intervalles des 
carènes. Le quatrième cordon, qui existe sur la suture des indivi- 
dus du Calcaire grossier parisien, est à peine perceptible chez 
ceux de la Loire-Inférieure ; mais tous les autres caractères sont 
bien conformes. 

Plésiotypes et loc. Bois-Gouèt, plusieurs individus (PL XI 
(XVI), fig. 20-21), coll. Dumas. 



Colina hemidictya, nov. sp. PL XI (XVI), fig. 23. 

Test très mince. Taille petite ; forme étroite, allongée ; tours 
très élevés, dont la hauteur atteint les quatre cinquièmes de 
la largeur, convexes, séparés par des sutures enfoncées entre 
deux rampes, ornés de trois cordons spiraux, écartés et obso- 
lètes, croisés seulement en avant par de petits plis d'accrois- 
sement droits et presque effacés, qui reparaissent quelquefois 
sur la rampe au-dessus de la suture. Ouverture étroite, angu- 
leuse en arrière, terminée en avant par un canal droit, tronqué 
obliquement sans échancrure ; columelle un peu excavée, 
verticale, avec trois plissements obliques. 

DiM. Longueur probable : 9 mill. ; diamètre : 1 12 mill. 

R.D. Je décris ce fragment parce qu'il présente, quoique incom- 
plet, des caractères absolument distincts de ceux des Colina déjà 
connus ; il s'y rattache toutefois par son ouverture et sa columelle, 
mais il s'en écarte par son galbe étroit et par son ornementation 



142 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II [192] 

obsolète, par ses tours subcj'lindracés. L'espèce parisienne, dont 
il se rapproche le plus, est C. tennis Desli., de Grignon ; mais ce 
dernier a quatre cordons spiraux, et des plis axiaux plus réguliers, 
saillants d'une suture à l'autre. 

Type et loc. Bois-Gouët, unique (PI. XI (XVI), fig. 23), coll. Dumas. 



Benoistia millegranum, Cossm. 

1898 — Brachytrema muricoides, Cossm. Moll. éoc, I, p. 211, 
PI. XVI, fig. 16. 

Observ. Il y a lieu de rectifier la détermination de cette espèce, 
qui se distingue de B. muricoides par ses granulations régulièrement 
distribuées entre les côtes axiales très écartées, au lieu des deux 
rangs de crénelures de l'espèce parisienne. J'avais, depuis 
longtemps, séparé sous ce nom un échantillon du Cotentin, qui 
présente ce caractère d'ornementation encore plus nettement 
visible que ceux du Bois-Gouët. Après un nouvel examen de ces 
derniers, je ne crois pas devoir les séparer de B. millegranum : 
leurs tours portent quatre rangées spirales de granulations avec 
d'autres fdets granuleux, plus fins, intercalés entre ces rangées 
principales ; sur les sept côtes axiales, les rangées principales 
forment des nodosités non tranchantes ; un rang de perles plus 
grosses accompagne généralement la suture. Voir ci-après [B. Du- 
masij les' observations relatives à la dénomination générique 
Benoislia. 



Benoistia Dumasi, [Cossm.) PI. XII (XVII), fig. 12. 

1898 — Brachytrema Dumasi, Cossm. Moll. éoc, I, p. 211, 
PI. XIX, fig. 34-35. 

Observ. Je suis en mesure de donner actuellement la figure 
d'un échantillon adulte de cette espèce, dont je n'avais précédem- 
ment signalé qu'un jeune individu, de sorte qu'on pouvait penser 
que c'était le jeune âge de B. muricoides. Les difTérences que j'ai 
signalées persistent bien à l'âge adulte, ce qui confirme la sépara- 
tion de B. Dumasi. D'autre part, dans mon « Étude sur le Bathonien 
de l'Indre », j'ai eu l'occasion de revenir sur le classement de 
certaines coquilles tertiaires dans le Genre jurassique Brachytiema; 



[193] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCFÎMQUES 143 

j'ai démontré que ces espèces, dont l'ouverture est dépourvue du 
pavillon dilaté qui caractérise le type de ce Genre, lorsqu'il est 
complet, ne peuvent appartenir au même groupe ; leur échancrure 
cérithiale ne ressemble guère à la sinuosité déprimée qu'on 
observe, à la place du canal, chez les Brachytrema jurassiques. 
Aussi ai-je proposé d'attribuer à ces espèces tertiaires le nom 
générique Benoistia, et de les classer dans les Cerithidœ, tandis 
que Brachytrema appartient à une toute autre Famille, voisine de 
Piirpiirinidœ, à ouverture semi-holostome. 

NÉOTYPE et Loc. Bois-Gouët (PI. XI (XVI), fig. 12), coll. Dumas ; 
plusieurs jeunes échantillons, outre le néotype adulte. 

Teliostoma Dumasi, Cossm. (T. I, PI. XVI, fig. 6 et 8-9.] 

1898 — T. Dumasi, Cossm. Moll. éoc, I, p. 210. 

Observ. ]\I. Dumas m'a communiqué de jeunes individus de cette 
intéressante espèce, dont la pointe est à peu près entièrement 
conservée : il leur manque encore l'extrémité du nucléus embryon- 
naire ; mais on peut constater que leur protoconque se compose 
de cinq ou six tours lisses, très convexes, séj)arés par de très 
profondes sutures ; les premiers tours de spire, qui succèdent aux 
tours embryonnaires, sont également convexes, et spiralement 
sillonnés ; ce n'est guère que vers le dixième tour (y compris la 
spire embryonnaire) qu'on commence à apercevoir des traces de 
côtes axiales, et que les sillons séparent de véritables filets ; au 
quinzième tour, le galbe s'aplatit, et tend à prendre son aspect 
définitif, avec un petit bourrelet à la suture ; toute cette transfor- 
mation se réalise graduellement dans l'espace d'un centimètre de 
longueur. 



Mathildia distinguenda, de Boury in coll. PL XII (XVII). fig. 21. 

1899 - il/. Morgani, Cossm. Moll. éoc, II, p. 1, PI. I, fig. 1 (non 
de Boury). 

Taille petite; forme un peu Irapue; spire turriculée, à galbe 
conique ; protoconque lisse, très obliquement déviée, formant 
une crosse saillante et penchée ; sept tours convexes, dont la 
hauteur égale à peu près la moitié de la largeur, séparés par 



144 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2« SÉR., T. II [194] 

des sutures linéaires, que borde en dessous un cordonnet peu 
saillant; ornementation composée de trois cordons princi- 
paux, les deux antérieurs plus saillants, et d'un cordonnet 
juxta-sutural, formant le bourrelet dont il a été question ci- 
dessus ; tous ces cordons spiraux sont croisés par de petits 
plis axiaux plus ou moins serrés, de sorte que les mailles du 
treillis sont tantôt carrées, tantôt oblongues. Dernier tour à 
peu près égal au tiers de la hauteur totale, caréné à la péri- 
phérie du disque basai, qui est excavé et orné de fins plis 
rayonnants. Ouverture circulaire, dans un plan vertical, à 
bec antérieur un peu versant. 

DiM. Longueur : 6 mill. ; diamètre : 2 mill. 

R.D. J'ai déjà signalé les différences qui existent entre la coquille 
du Bois-Gouët et la forme typique du Bassin de Paris : convexité 
des tours, inégale distribution des carènes spirales qui sont moins 
tranchantes, etc.; ces différences paraissent constantes et justi- 
fient la séparation d'une espèce distincte, pour laquelle il y a lieu 
d'adopter la dénomination choisie par M. de Boury. 

Type et loc. Bois-Gouët (PI. XII (XVII), fig. 21). coll. de Boury. 
L'échantillon de ma collection, précédemment figuré sous la déno- 
mination .1/. Morgani, doit être considéré comme un plésiotype. 



Mathildia gracilis, de Boury in coll. PI. XII (XVII), fig. 28. 

Taille très petite ; forme étroite, aciculée ; spire longue, à 
galbe cylindracé ; protoconque lisse, paucispirée, à nucléus 
dévié, non saillant, presque rétus ; huit tours convexes, dont 
la hauteur égale les trois cinquièmes de la largeur, séparés 
par des sutures assez profondes, ornés de quatre cordonnets 
principaux et d'un cinquième, plus petit et peu visible, sur 
la rampe postérieure; plis axiaux, incurvés, assez serrés, 
produisant de faibles nodosités à leur intersection avec les 
cordonnets. Dernier tour égal aux deux septièmes de la 
hauteur totale, portant un sixième cordonnet à la périphérie 
du disque basai, qui est excavé et obtusément treillissé. 
Ouverture circulaire, dans un pian presque vertical. 



[195] M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 145 

DiM. Longueur : 4 1/2 mill. ; diamètre : 1 1/4 mill. 

R.D. Cette espèce, qui appartient vraisemblablement à la Section 
Acrocœliim, à cause de son embryon non terminé en crosse, se 
distingue de M. hacillaris, de l'Éocène inférieur de Liancourt, qui 
a une forme aussi grêle, par ses tours beaucoup moins élevés, 
plus convexes, ornés d'un cordonnet spiral en moins ; ses cordon- 
nets sont d'ailleurs moins carénés, moins écartés, et ses plis 
axiaux, plus saillants, sont beaucoup moins serrés. Quant à 
M. Raincoiirti, qui a aussi les tours convexes, c'est une coquille 
beaucoup moins allongée que l'espèce nantaise, et ses carènes sont 
moins nombreuses. 

Type et loc. Bois-Gouct, unique (PI. XII (XVII), fig. 28), coll. 
Hourdot. 



Lacuna naticella, Vasseur. PI. XII (XVII), fig. 19. 

1899 - L. naticella, Cossm. Moll. éoc, II, p. 17, PI. II, fig. 18-19. 

Observ. En raison de l'imperfection des figures qui représentent 
cette espèce, à l'appui de la précédente description, je crois utile 
de la figurer de nouveau, d'après un plésiotype absolument intact 
(coll. Dumas). 

Littorina peridesmia, Cossmann. PI. XII (XVII), fig. 20. 

1899 — L. peridesmia, Cossm. Moll. éoc, II, p. 21, PI. II, fig. 25. 

Observ. M. Dumas a recueilli une demi-douzaine d'échantillons 
de cette espèce, dont je ne connaissais qu'un seul individu ; je 
crois utile d'en figurer un plus complet que ne l'était le type ; 
comme je l'ai précédemment indiqué, L. peridesmia se distingue, 
au premier abord, par sa base aplatie ; en outre, il existe presque 
toujours, à la périphérie de la base, deux cordonnets spiraux, plus 
saillants que les autres, avec un filet intermédiaire et plus mince. 

Plésiotype et loc. Bois-Gouët (PI. XII (XVII), fig. 20), coll. 
Dumas. 



145 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SKR., T. II [196] 

Littorina coislinensis, nov. sp. PI. XII (XVII), fig. 22-23. 

1899 — Littorina goniata, Cossm. Moll. éoc, II, p. 20, PI. III, 
fig. 1-2 (ex parte). 

Taille petite ; forme trapue ; tours arrondis, portant deux 
filets spiraux un peu plus saillants que les autres, mais ne 
formant pas d'angles périphériques. Dernier tour égal à la 
moitié de la hauteur totale, faiblement anguleux à la péri- 
phérie de la base, qui est perforée par une fente ombilicale, 
non limitée. Ouverture circulaire, à péristome assez mince, 
à columelle excavée, munie d'un bord lisse et très étroit, qui 
laisse découverte la fente ombilicale. 

DiM. Longueur : 6 mill. ; diamètre : 4 mill. 

R.D. J'ai précédemment confondu, avec L. (joniata, du Bois- 
Gouét, les individus de Coislin, qui présentent cependant des 
différences constantes, justifiant la séparation d'une espèce, plutôt 
que d'une variété : d'abord l'ornementation de la spire est un peu 
différente, il n'y a pas d'angle sur le milieu des tours qui sont plus 
régulièrement convexes ; en outre, la base est perforée, et le bord 
columcllaire ne recouvre pas la fente ombilicale ; enfin la forme 
générale est moins élancée, quoique moins turbinée cependant que 
celle de L. peridesmia, qui se distingue d'ailleurs par ses cordons 
spiraux beaucoup plus gros. Le gisement de Coislin étant à un 
niveau un peu supérieur à celui de Bois-Gouët, on comprend que 
L. goniata puisse }' être représenté par une mutation distincte. 

Type et loc. Coislin (PI. XII <XVII), fig. 22-23), coll. Dumas ; 
trois individus. 



Dumasella pretiosa, nor. gcn., n. sp. PI. XII (XVII), fig. 24-25. 

Dl\gnose générique. Taille petite; forme ovoïdo conique; 
spire un peu allongée ; protoconque obtuse, à nucléus peu 
saillant ; surface très finement striée. Ouverture ovale, munie 
d'un bec antérieur auquel aboutit un gros bourrelet basai 
dont se détache en avant la lame du bord columellaire, 
séparée de lui par un faux ombilic; labre mince oblique; 



[197J M. COSSMANN. — MOLLUSQUES ÉOCÉNIQUES 147 

columelle obliquement plissée en arrière par l'enroulement 
du bourrelet basai sous le bord columellaire. 

DiAGNOSE SPÉCIFIQUE. Cinq tours couvcxes, dout la hauteur 
égale la moitié de la largeur, séparés par des sutures rainurées 
et bordées en dessus ; la région inférieure de chaque tour est 
déprimée. Dernier tour presque égal aux trois quarts de la 
hauteur totale, très obtusément anguleux à la périphérie de 
la base qui est déclive, à peine convexe, avec un filet médian 
qui se distingue des stries concentriques dont elle est ornée 
jusque dans le cirque compris entre le bourrelet et la lame 
columellaire. Ouverture, comme dans la diagnose générique. 

DiM. Hauteur : 5 mill. ; diamètre : 2 12 mill. 

R.D. Je propose un nom générique nouveau pour cette singulière 
coquille qui ne ressemble à aucune forme connue ; j'ai choisi le 
nom de notre excellent confrère M. Dumas, et dans la crainte qu'il 
n'existât déjà un Genre Dumasia, j'ai adopté Diimasella. Le classe- 
ment de ce Genre n'est pas facile : on peut le rapprocher soit de 
certains Lacuna à cause de son bec et de son bourrelet, soit des 
Odontostomia, à cause de sa columelle plissée ; mais la forme de 
l'embryon m'oblige à écarter cette seconde hypothèse, et d'ailleurs 
c'est moins un pli columellaire que la trace de l'enroulement basai 
sous le bord ; comme d'autre part, on connaît déjà Lacimodon et 
Laciinoptyxis, je le place provisoirement près de Lacuna. Les 
jeunes individus ont un bec peu formé, et le bourrelet basai très 
obsolète, avec des stries peu visibles. 

Type et loc. Bois-Gouët, deux échantillons (1^. XII (XVII), 
fig. 24-25), coll. Dumas. 



Bithinella Dumasi, iwv. sp. PI. XII (XVII), iig. 33-34. 

Taille microscopique ; forme conoïdale ; spire turriculée ; 
six tours convexes, dont la hauteur n'atteint pas la moitié de 
la largeur, séparés par de profondes sutures ; surface lisse et 
brillante. Dernier tour égal aux deux cinquièmes de la hau- 
teur totale, arrondi à la base qui ne porte qu'une étroite fente 
ombilicale. Ouverture circulaire, à péristome continu, un 



148 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 1^ SÉR., T. II [198] 

peu épaissi ; labre presque vertical, muni d'une varice externe, 
à quelque distance du contour ; columelle arquée ; bord colu- 
mellaire étroit, calleux. 

DiM. Longueur : 1 3/4 mill. ; diamètre On'/»' 8. 

R.D. Cette coquille doit être extrêmement rare au Bois-Gouët, ou 
bien sa petite taille lui a permis d'échapper à toutes les recherches 
sur des tamis même très serrés ; elle se distingue d'ailleurs de 
B. expulsa par ses tours plus convexes, de B. cirsophora par ses 
tours plus nombreux et par son dernier tour moins élevé. 

Type et loc. Bois-Gouët, deux individus (PI. XII (XVII), fig. 33-S4), 
coll. Dumas. 



TABLE ALPHABÉTIQUE 

DES NOMS D'ESPÈCES 
du Tome II 



NOMS SPECIFIQUES 

(genres entre parenthèses] 

acicula (Syrnola) 
acuminata (Ampullospira) 
acLitispira (Collonia) 
adelomorphum (Bittiuni) 
sequipartita (Cj'priiea) 
agglutinans (Xenophora) 
Aimnoni (I)rillia) 
ammonites (Solarium) 
angulata (Clavella) 
angusta (Syrnola) 
aperta (Calyptrii-a) 
arenularia (Natica) 
armoricensis ( Hélix» 

armoricensis (Liltorina) 
armoricense (Siphonodentalium) 
armoricensis (Terebra) 
armoricensis (Vermetus) 
arthonensis (Gibbula) 
Arthuri (Solarium) 
asperrima (Solariella) - 
Athenasi (Trochus) 
auversiensis (Murex) 



RENVOI AU BULLETIN 

(/., pages, pi., fig.) 

II.' 40. IV. 15-16. 

II. 10. II. 11. 

II. 65. VI. 22-23. 

II. 138. non (ig. 

II. 13(). XI. 27. 

IX.- 356. XXVI. 19-20. 

H. 122. XI. 19. 

IX. 337. XXIV. 25. 

II. 120. XI. 22. 

II. 39. IV. 1. 

IX. 353. XXVI. 9-10. 

II. 15. II. 7-9. 

II. 115. XI. 2. 

IX. L.'g. XXVI. 1. 

IX. 325. XXIII. 22-23. 

II. 109. X. 26-27. 

II. 118. XI. 6. 

IX. 310. XXII. 9. 

II. 70. VIII. 9-10. 

IX. 334. XXIV. 16-17. 

II. 76. VII. 25-26. 

II. 81. VIII. 1-2. 

II. 131. XII. 11. 



RENVOI AU TIRAGE A PART 
ifasc, pages, pi., fig.) 

II. 90. IX. 15-16. 
II. 60. VII. 11. 
II. 115. XI. 22-23. 
II. 188. non fig. 
II. 186. XVI. 27. 

I. 50. V. 19-20. 

II. 172. XVI. 19. 

I. 31. III. 25. 

II. 176. XVI. 22. 
II. 89. IX. 1. 

I. 47. V. 9-10. 

II. 65. VII. 7-9. 
II. 165. XVI. 2. 
I. lég. V. 1. 

I. 19. II. 22-23. 

II. 159. XV. 26-27. 
II. 168. XVI. 6. 

I. 4. I. 9. 

II. 120. XIII. 9-10. 

I. 28. III. 16-17. 

II. 126. XII. 25-26. 
II. 131. XIII. 1-2. 
II. 181. XVII. 11. 



bacillaris (Rissoina) 
Bareti (Trochus) 



IX. 341. XXV. 15. 
II. 82. VIII. 4-5. 



I. 35. IV. 15. 

II. 132. XIII. 4-5. 



• Lire : S'- série, t. II, 1902. 
•• Lire : l'* série, t. IX, 189< 



150 



BULL. SOC. se. NAT. OUEST. 



2p SÉR.. T II 



[200] 



NOMS SPKGIFIOUES 
{genres entre parenthèses) 

bathyglj'phis (Ampullina) 
Baj^lei (Nerita) 
Bezançoni (Bayania) 
Bezançoni (Calliostoma) 
Bezançoni (Fissurella) 
bicarinatus (Adeorbis) 
bifidocarina (Gibbula) 
bifrons (Homalaxis) 
bilabiatum (Siphonodeiilalimi 
Bonneti (Phasianella) 
Bourdoti (Adeorbis) 
Bourdoti (Capulus) 
Bourdoti (Eumargarita) 
Bourdoti (Fissurella) 
Bourdoti (Gibbula) 
Bourdoti (Mesalia) 
Bourdoti (Nerita) 
Bourdoti (Patella) 
Bourdoti (Pseudotaphrus) 
Bourdoti (Valvata) 
Bourdoti (Vanikoro) 
britanna (Acirsa) 
britannum (Scutum) 
britannus (Trochus) 
Bureaui (Eucyclus) 



RENVOI AV BULLETIN' 
{t., pages, pi., flg.) 

II. 6. I. 3-4. 

II. 46. V. 5-6. 

IX. 319. XXIII. 11-12. 

II. 84. VIII. 3 et 8. 

II. 102. X. 2 et 33. 

II. 19. II. 31-32. 

II. 69. VI. 31. 

IX. 330. XXIII. 28-29. 

II. 109. X. 2.-). 

II. 56. VI. 1. 

II. 21. III. 4-6. 

IX. 356. flg. 6. 

II. 79. VII. 13-15. 

II. 103. X. 3-4. 

II. 68. VIII. 6-7. 

IX. 315. XXII. 25. 

II. 48. V. 7-8. 

II. 105. X. 7 8. 

IX. 342. XXV. 16-17. 

IX. 349. fig. 4. 

II. 17. II. 25. 

II. 30. m. 20-21. 

II. 94. IX. 8-10. 

II. 80. VII. 31-32. 

II. 59. VII. 23-24. 



RENVOI AU TIR.\GE A PART 
{fasc, pages, pi., (ig.) 

IL 56. VI. 3-4. 
II. 96. X. 5-6. 

I. 13. II. 11-12. 

II. 134. XIII. 3 et 8. 
II. 152. XV. 2 et 33. 
II. 69. VU. 31-32. 
II. 119. XI. 31. 

I. 24. II. 28-29. 

II. 159. XV. 25. 
II. 106. XI. 1. 
II. 71. VIII. 4-6. 

I. 50. fig. 6. 

II. 129. XII. 13-15. 
II. 153. XV. 3-4. 
II. 118. XIII. 6-7. 

I. 9. I. 25. 

II. 98. X. 7-8. 
II. 155. XV. 7-8. 
1. 36. IV. 16-17. 

I. 43. fig. 4. 

II. 67. VII. 25. 

II. 80. VIII. 20-21. 
II. 144. XIV. 8-10. 
II. 130. XII. 31-32. 
II. 109. XII. 23-24. 



Cailliaudi (Mesalia) 
calcar (Delphinula) 
callifera (Collonia) 
campbonensis (Odontostomia) 
canaliculatum (Solarium) 
cenchridium (Hélix) 
cepacœa (Cepatia) 
clathrata (Eniarginula) 
clathratus (Sigaretus) 
clavula (Rissoina) 
cochlcarella (Rissoina) 
coislincnsis (Acirsa) 



IX. 314. XXII. 23-24. 
II. 89. VIII. 21-22. 
II. 63. VI. 24-26. 
II. 42. IV. 17-18. 
IX. 336. XXIV. 11. 
II. 116. XI. 3-4. 
II. 10. II. 13-14. 
II. 98. IX. 21-22. 
II. 17. II. 23-24. 
IX. 339. XXV. 5-7. 
IX. 339. XXV. 10-11. 
II. 31. III. 15-16. 



I. 8. I. 23-24. 

II. 139. XIII. 21-22. 
II. 113. XI. 24-26. 
II. 92. IX. 17-18. 

I. 30. 111. 11. 

II. 166. XVI. 3-4. 
II. 60. VII. 13-14. 
II. 148. XIV. 21-22. 
II. 67. VII. 23-24. 

I. 33. IV. 5-7. 

I. 33. IV. 10-11. 

II. 81. VIII. 15-l(i. 



1201 



M. COSSMANX. — MOLLUSQUES EUGENIQUES 



151 



NOMS SPECIFIQUES 

(genres entre parenthèses) 

coislinense (Dcnlalium) 
coislinensis (Littorina) 
coislinensis (Murex) 
coislinensis (Norrisia) 
coislinensis (Solariella) 
coislinensis (Syrnola) 
coislinensis (Terebra) 
coislinensis (Tritonidea) 
columnaris (Velainiella) 
compressum (Scutum) 
condensata (Marginella) 
conica (Acma-a) 
conicus (Vermetus) 
conoidalis (Vermetus) 
contractum (Scutum) 
cornucopife (Hipponyx) 
costata (Emarginula) 
crassilirata (C^ymenorytis) 
crassiradiatum (Scutum) 



RENVOI AU BULLETIN 

{t.. pages, pi., fig.) 

II. 107. X. 17. 
II. 146. Xll. 22-23. 
II. 132. XII. 7. 
II. 73. VI. 32-34. 
II. 78. VII. 27-28. 
II. 38. IV. 3. 
II. 118. XI. 7. 
II. 129. XI. 18. 
II. 90. X. 14-16. 
II. 96. IX. 14-15. 
II. 125. XI. 16. 
II. 104. X. 5-6. 
IX. 311. XXII. 14. 
IX. 312. XXII. 18-19. 
II. 95. IX. 11-13. 
IX. 352. XXV. 31-32. 
II. 99. IX. 24-25. 
IX. 359. XXVI. 25. 
II. 94. IX. 6-7. 
et XII. 30. 



RENVOI AU TIRAGE A PART 

[fasc. pages, pi., fig.) 

II. 157. XV. 17. 
II. 196. XVII. 22-23. 
II. 182. XVII. 7. 
II. 123. XI. 32-34. 
II. 128. XII. 27-28. 
IL 88. IX. 3. 
II. 168. XVI. 7. 
IL 179. XVI. 18. 
IL 140. XV. 14-16. 
11. 146. XIV. 14-15. 
IL 175. XVI. 16. 
II. 154. XV. 5-6. 
1. 5 I. 14. 
I. 6. I. 18-19. 
IL 145. XIV. 11-13. 
1. 46. IV. 31-32. 
IL 149. XIV. 24-25. 
h 53. V. 25. 
IL 144. XIV. 6-7. 
et XVII. 30. 



delicatula (Rimula) 
dictyella (Canaliscala) 
dilTicilis (Latiiyrus) 
dilatatus (Capulus) 
dilatatus (Hipponyx) 
disjuncta (Homalaxis) 
dissimilis (Phasianella) 
dissimilis (Seniivertagus) 
distinguenda (Assiniinea) 
distinguenda (Mathildia) 
Dixoni (Discohelix) 
Dubuissoni (Acrilla) 
Dufouri (Collonia) 
Dufouri (Solarium) 
Dumasi (Aclis) 
Dumasi (Benoistia) 
Dumasi (Bithinella) 



IL 100. IX. 28-29. 

II. 28. III. 17-18. 

IL 127. XII. 29. 

IX. 355. XXVI. 16 et 21. 

IX. 351. XXVI. 4-5. 

IX. 331. XXIV. 6-7. 

IL 54. V. 31-32. 

IL 138. XIL 16. 

IX. 346. XV. 25-26. 

IL 143. XII. 21. 

IX. 331. XXIV. 26-27. 

IL 28. III. 7-9. 

IL 66. VIL 6-7. 

IX. 333. XXIV. 14-15. 

IL 33. III. 25-26. 

IL 142. XII. 12. 

II. 147. XII. 33-34 



IL 150. XIV. 28-29. 
IL 78. VIII. 17-18. 
IL 177. XVII. 29. 
L 49. V. 16 et 21. 
I. 49. V. 4-5. 
I. 25. III. 6-7. 
IL 104. X. 31-32. 
IL 188. XVII. 16. 
I. 40. IV. 25-26. 
IL 193. XVII. 21. 

I. 25. III. 26-27. 
IL 78. VIII. 7-9. 

II. 116. XII. 6-7. 
1. 27. m. 14-15. 
IL 83. VIII. 25-26. 
IL 192. XVII. 12. 
IL 197. XVII. 33-34. 



152 



BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 



[202] 



NOMS SPECIFIQUES 
{genres entre parenthèses) 

Dumasi (Bittium) 
Duniasi (Ceratia). 
Dumasi (Gibbula) 
Dumasi (Littorina) 
Dumasi (Nerita) 
Duniasi (Niso) 
Dumasi (Odontostomia) 
Dumasi (Otomplialus) 
Dumasi (Rissoia) 
Dumasi (Strombocolumbus) 
Dumasi (Surcula) 
Dumasi (Teliostoma) 
Dumasi (Troclius) 
Dumasi (Turritclla) 
dyscrilus (Potamidcs) 



HEXVOI AU BULLETIN 

(t., pages, pi., fig.) 

II. 138. XII. 15. 
IX. ;538. XXV. 3-4: 
II. 71. VII. 5. 
IX. 328. XXIV. 4-5. 
II. 48. IV. 26 et 30. 
II. 36. IV. 12. 
II. 42. IV. 22-24. 
II. 62. VI. 5-6. 
IX. 343. XXV. 22. 
II. 130. XII. 1. 
II. 119. XI. 9. 
II. 143. non fig. 
II. 83. VIL 19-20. 
IX. 317. XXIII. 4-5. 
II. 139. XII. 17-18. 



RENVOI AU TIRAGE A PART 
(Awc, pages, pi., fig.) 

II. 188. XVII. 15. 

I. 32. IV. 3-4. 

II. 121. XII. 5. 

I. 22. III. 4-5. 

II. 98. IX. 20 et 30. 
II. 86. IX. 12. 

II. 92. IX. 22-24. 
II. 112. XI. 5-6. 

I. 37. IV. 22. 

II. 180. XVII. 1. 
II. Î69. XVI. 9. 
II. 193. non fig. 
II. 133. XII. 19-20. 

I. 11. II. 4-5. 

II. 189. XVII. 17-18. 



eburneum (Dentalium) 
ccostata (Genotia) 
clevata (Solariella) 
elongata (Subcmarginula) 
epiglottinoides (Nalica) 
erronea (Drillia) 
eurycbonc (Pseudomalaxis) 
euta-Miiata (Sucssionia) 



II. 108. X. 22. 
II. 124. XI. 8. 
II. 74. VII. 8-9. 
II. 97. IX. 19-20. 
II. 13. IL 18-19. 
IL 120. XL 13-14. 
IX. 332. XXIV. 9-10. 
IL 126. Xli. 2-3. 



IL 158. XV. 22. 
IL 174. XVI. 8. 
IL 124. XII. 8-9. 
IL 147. XIV. 19-20. 
IL 63. VIL 18-19. 
IL 170. XVI. 13-14. 
I. 26. III. 9-10. 
IL 176. XVII. 2-3. 



Falloli (Syrnola) 
fissura (Dentalium) 
fragile (Belonidium) 
fraterculus (Gibbula) 



IL 37. IV. 13-14 
II. 108. X. 19. 
IL 43. IV. 27-29. 
IL 70. VIL 3-4. 



IL 87. IX. 13-14. 
IL 158. XV. 19. 
IL 93. IX. 27-29. 
IL 120. XII. 3-4. 



Gervillei (Liotia) 

•Geslini (Lacuna) 
globulus (Stenothyra) 
goniata (Littorina) 
goniocolpa (Sipbonalia) 
goniophora (Eulima) 



IL 86. VIII. 13-14. 

et X. 29. 
IX. 324. XXIII. 20-21. 
IX. 348. fig. 2. 
IX. 326. XXIV. 1-2. 
H. 128. XII. 1-5. 
IL :!5. IV. 9-10. 



IL 136. XIII. 13-14. 
et XV. 29. 
I. 18. IL 20-21. 
I. 42. fig. 2. 
I. 20. III. 1-2. 
IL 178. XVII. 4-5. 
IL 85. IX. 9-10. 



[2031 



M. COSSMANN. — MOLLUSQUES EOCEMQULS 



153 



NOMS SPE CHEQUES 
{(jenns enlre parcitthrses) 

gouetensis (Aclis) 
gouetensis (Hayania) 
gouetensis (Emarginula) 

gouetensis (Lampiisia) 
gouetensis (Trochus) 
gracilis (Mathildia) 
grossa (Ani]Hillina) 
guttiferum (Tinostoma) 
gynina (Littorina) 



HENVOI AU BULLETIN 

(t., pages, pi., fig.) 

II. 33. m. 29-30. 
IX. 320. XXIII. 6-7. 
II. 99. IX. 23. 

et X. 30. 
II. 134. XII. 8-9. 
II. 82. VII. 33-34. 
II. 144. XII. 28. 
II. 7. I. 6. 
II. 92. IX. 1-2. 
IX. 329. XXIV. 3. 



RENVOI AU Tm.\GE .\ PART 

ifnsc, pages, pi., fig.) 

II. 83. VIII. 29-30. 

I. M. H. (5-7. 

II. 149. XIV. 23. 
el XV. 30. 

II. 184. XVII. 8-9. 
II. 132. XII. 33-34. 
II. 194. XVII. 28. 
II. 57. VI. 6. 
II. 142. XIV. 1-2. 
I. 23. III. 3. 



liaudintlata (Nystia) 
Heberti (Liotia) 
helicinoides (Tinostoma) 
heniidictya (Colina) 
hordacea (Bayania) 
hybrida (Acirsa) 



IX. 347. XXV. 29-30. 
II. 88. VIII. 19-20. 
II. 92. VIII. 25-26. 
II. 141. XI. 23. 
IX. 321. XXIII. 13. 
II. 32. III. 27-28. 



I. 41. IV. 29-30. 

II. 138. XIII. 19-20. 
II. 142. XIII. 25-26. 
II. 191. XVI. 23. 

I. 15. II. 13. 

II. 82. VIII. 27-28. 



in;e((uilirata (Bayania) 
incertum (Dentaliuni) 
incerta (Fissurclla) 
inermis (Leptothyra) 
infracallosa (Phasianella) 
internuda (Ncrita) 
interstriata (Lanipusia) 
intortus (Strcptochetus) 



IX. 321. XXIII. 14. 
II. 107. X. 20-21. 
II. 102. X. 1 et 34. 
II. 61. VI. 12-14. 
II. 55. V. 23-24. 
II. 46. V. 3-4. 
II. 134. XII. 10. 
II. 126. non lig. 



I. 15. II. 14. 

II. 157. XV. 20-21. 
II. 152. XV. 1 et 34. 
II. 111. XI. 12-14. 
II. 105. X. 23-24. 
II. 96. X. 3-4. 

II. 184. XVII. 10. 
II. 176. non Rg. 



labeilata (Natica) 
labiata (Fissurella) 

laclea (Baj'ania) 
kcvigata (Lacunaria) 
hevigatissima (Bissoina) 
lamellifera (Micreschara) 
lamellosa (Calyptmea) 
Lebescontei (Solarium) 
lineolata (Natica) 



II. 15. II. 1.5-16. 
II. 101. IX. 30. 

et X. 32. 
IX. 319. XXIII. 8-9. 
II. 18. II. 17. 
IX. 340. XXV. 12. 
IX. 357. XXVI. 26-27. 
IX. 354. XXVI. 12-13. 
IX. 335. XXIV. 19-20. 
II. 15. II. 12. 



II. 65. VII. 15-16. 
II. 151. XIV. 30. 

et XV. 32. 
II. 13. II. 8-9. 
II. 68. VII. 17. 
I. 34. IV. 12. 
1. 51. V. 26-27. 
I. 48. V. 12-13. 

I. 29. III. 19-20. . 

II. 65. VII. 12. 



154 



15ULL. SOC. se. XAT. OUKST. 



1204J 



NOMS SPECIFIQUES 

[ijenns cuire purtiithèses) 



lineolata (Neritina) 
lituiis (Ciecuni) 



RENVOI AU BULLETIN 

(/., imijcs, pi., lia.) 

II. 49. V. 9-11. 
IX. 318. fm. 1. 



RENVOI AU TIRAGE A PART 

{fa.w., pages, pi., fig.) 

II. 99. X. 9-11. 
I. 12. fis. 1. 



macéra (Pasitheola) 
Malescoli (Liotia) 
Malescoti (Neritina) 
mammaria (Nerita) 
marginata (Collonia) 
marginata (Homalaxis) 
mediana (Scala) 
megaloniphalus (Collonia) 
mesomorpha (Tenuiscala) 
microglossa (Natica) 
microscopica (Scala) 
millegranum (Benoistia) 
miliepunctata (Crassiscala) 
minuta (Risella) 
mirabilis (Carinaria) 
mirabilis (Hipponyx) 
miriJica (Hartmannia) 
Morgani (Mathildia) 
Morgani (Phasianella) 
Morgani (Scala) 
multicordata (Monodonta) 
multistriatus (Tenagodes) 
mumia (Dissostoma) 
mumiola (Littorina) 
Munieri (Turbo) 
mutabilis (Ampullina) 

naninetensis (Acnuea) 
namnetensis (Adeorbis) 
namnetense (Amblyacrum) 
namnetensis (Ampullina) 
namnetensis (l)ilhvynnella) 
namnetensis (Hydrobia) 
namnetensis (Lampusia) 
namnetensis (Nerita) 



IX. 332. XXIIl. 16-17. 
II. 88. VIII. 17-18. 
II. 50. V. 12-14. 
II. 47. IV. 33-34. 
II. (53. VI. 1Ô-17. 
IX. 331. XXIV. 12. 
II. 25. III. 10. 
II. 67. VI. 18-21. 
II. 29. 111. 19. 
II. 11.1. 2. 
11. 26. 111. 12. 
II. 142. non fig. 
II. 27. m. 13-14. 
IX. 325. XXIII.24. 
II. 113. XII. 26-27. 
IX. 353. non fig. 
IX. 351. XXIV. 24. 
IX. 307. XXII. 1. 
II. 54. V. 29-30. 
II. 21. III. 1-2. 
II. 85. VIII. 11-12. 
IX. 308. XXII. 7-8. 
IX. 350. XXV. 33-34. 
IX. 330. XXIV. 8 et 23. 
II. 57. VI. 2-4. 
II. 8. 1. 10-11. 

II. 103. X. 12-13. 
II. 20. II. 20-22. 
II. 123. XL 12. 
II. 9. II. 10. 
II. 73. VII. 11-12. 
IX. 345. XXV. 23-24. 
II. 135. XI. 28-29. 
IL 45. V. 1-2. 



I. 16. 11. 1(5-17. 

IL 138. XIII. 17-18. 
IL 100. X. 12-14. 

II. 97. IX. 33-34. 
IL 113. XL 15-17. 
I. 25. III. 12. 

IL 75. VIII. 10. 
IL 117. XL 18-21. 
IL 79. VIII. 19. 
IL 61. VI. 2. 
IL 76 VIII. 12. 
IL 192. non fig. 
IL 77. VIII. 13-14. 
I. 19. II. 24. 
IL 163. XVII. 26-27 
I. 47. non fig. 
I. 45. m. 24. 

I. 1. 1. 1. 

IL 104. X. 29-30. 
IL 71. VIII. 1-2. 

II. 135. XIII. 11-12. 
1. 2. I. 7-8. 

1. 44. IV. 33-34. 
I. 24. III. 8 et 23. 
IL 107. XL 2-4. 
IL 58. VI. 10-11. 

IL 153. XV. 12-13. 
IL 70. VIL 20-22. 
IL 173. XVI. 12. 
IL 59. VIL 10. 
IL 123. XII. 11-12. 
I. 39. IV. 23-24. 
IL 185. XVI. 28-29. 
IL 95. X. 1-2. 



1205 



M. C.OSSMANN. 



MOLLl'SQl'KS KOCKNIQUKS 



NOMS s P HJ G I F 1 Q U E S 

{Hinircs entre parenthèses) 

nana (Rissoia) 
nassicformis (Gonioptyxis) 
naticclla (Lacuna) 

nitidulum (Cyclost renia) 



RENVOI AU BULLET 

it., r>aqes, pi., fui.) 



RENVOI AU TIRAGE A PART 

{fasc, paijes, pi I'kj.) 



IX. VAS. XXV. 18-19. I. 37. IV. 18-19. 

II. 128. XI. 17. II. 178. XVI. 17. 

IX. 323. XXIII. 18-19. I. 17. II. 18-19. 

II. 145. XII. 19. II. 195. XVII. 19. 

II. 91. VIII. 23-24. II. 141. XIM. 23-24. 



obliquata (Natica) 
obtusalis (Leptothyra) 
occidcntalis (Leptothyra) 
occidentalis (Potaniide.s) 
oncodes (Lininrea) 
Oppenheimi (Odontostomia) 
orthocolpa (Pleurotomella) 



II. 14. I. 1 et 5. 

II. 60. VI. 10-11. 
II. 59. VI. 7-9. 

II. 140. 

II. 114. XI. 1. 

II. 40. III. 32-33. 

II. 122. XI. 10-11, 



II. ()4. VI. 1 et 5. 
II. 110. XI. 10-11. 
II. 109. XI. 7-9. 
II. 190. 

II. I(i4. XVI. 1. 

III. 90. VIII. 32-33. 
II. 172. XVI. 10-11. 



pachijcolpa , Si])honali(i ' 
parisiensis (Ainpullina) 
parisiensis (Neritopsis) 
parisiensis (Phasianella) 
parisiensis (Typhis) 
parva (Syrnola) 
patelloides (Hipponyx) 
patulum (Sc'utum) 
paucicostata (Subemarginula) 

perelegans (Scala) 
perforata (Natica) 
peridesmia (Littorina) 

perlucida (Hissoina) 
pervicina (Odontostomia) 
phoroides (Calyptrnea) 
Pissarroi (Actteon) 
Pissarroi (Chevallieria) 
Pissarroi (C^hiton) 
Pissarroi (Collonia) 

Pissarroi (Emarginula) 
Pissarroi (Rissoia) 



II. 131. 

II. 7. I. 7-8. 

II. 50. V. 15-16. 

II. 57. V. 25-26. 

II. 133. XII. 6. 

II. 39. IV. 2. 

IX. 351. XXVI. 7-8. 

II. 93. IX. 3-5. 

II. 97. IX. 16. 

et X. 28. 
II. 22. m. ;i. 
II. 13. II. 5-6. 
IX. 327. XXIII. 25. 
II. 145. XII. 20. 
IX. 340. XXV. 8-9. 
H. 41. IV. 19-20. 
IX. 354. XXVI. 14-15. 
II. 117. IV. 21. 
IX. 337. XXV. 1-2. 
II. 105. X. 10-11. 
II. iU. VI. 27-30. 

et XII. 31-32. 
II. 100. IX. 2(5-27. 
IX. 344. XXV. 20-21. 



II. 131. 

II. 57. VI. 7-8. 
II. 100. IX. 15-1(). 
II. 107. X. 25-26. 
II. 183. XVII. 6. 
II. 89. IX. 2. 

I. 47. V. 7-8. 

II. 143. XIV. 3-5. 
II. 147. XIV. 16. 

et XV. 28. 
11. 72. VIII. 3. 
II. (i3. VII. 5-6. 

I. 21. II. 25. 

II. 195. XVII. 20. 

I. 34. IV. 8-9. 

II. 91. IX. 19-20. 

I. 48. V. 14-15. 

II. 167. IX. 21. 

I. 31. IV. 1-2. 

II. 155. XV. 10-11. 
II. 114. XI. 27-30. 

et XVII. 31-32. 
II. 150. XIV. 2(5-27. 
I. 38. IV. 20-21. 



lôB 



BILL. SOC. se. XAT. OILST. 



T. Il 



|20() 



NOMS SPECIFIQUES 
[(loifes entre pa)riith(-ses) 

Pissarro! (Scala) 
planibasis (Valvata) 
planorbularis (Vermctus) 
plicatilis (Rissoina) 
plicatum (Solarium) 
Plini (Murex) 
polita (Nystia) 
polj'gonus (Vernietus) 
polygyrata (Bouryia) 
polygyrata (Stenotliyra) 
prselonga (Syrnola) 
pretiosa (Dumasella) 
princeps (Phasianella) 
proxima (Cymenorytis) 
pterocliilus (Norrisia) 
pupoidcs (Eulima) 



HEXVOI AU BULLETIN- 

(L, pages, pi., ftg.) 

II. 23. IV. 2ô. 

IX. 349. fig. 5. 

IX. 3<i9. XXII. 11-12. 

IX. 340. XXV. 13-14. 

IX. 336. XXIV. 21-22. 

II. 131. non fig. 

IX. 346. XXV. 27-28. 

IX. 310. XXII. 10. 

IX. 323. XXIII. 15. 

IX. 348. fig. 3. 

II. 39. III. 34. 

II. 146. XII. 24-25. 

II. 52. V. 27-28. 

IX. 358. XXVI. 28-29. 

II. 71. VII. 10. 

II. 35. IV. 6-7. 



KENVOI .\UTIKAGEA PART 

[fasc. pages. pL. fiij.) 

II. 73. IX. 25. 
I. 43. fig. 5. 
L 3. I. 11-12. 
I. 34. IV. 13-14. 

I. 30. III. 21-22. 

II. 181. non fig. 
I. 40. IV. 27-28. 
I. 4. I. 10. 

I. 17. II. 15. 

I. 42. fig. 3. 

II. 89. VIII. 34. 

II. 196. XVII. 24-25. 
II. 102. X. 27-28. 

I. 52. V. 28-29. 

II. 121. XII. 10. 
II. 85. IX. 6-7. 



radiata (Norrisia) 
radiola (Subemarginula) 
radiosus (Turbo) 
rectilabrum (Eulima) 
retlexilamella (Crepidula) 
Regleyi (I)clphinula) 

rhaphidoides (Ccrithium) 
rhytida (Xenophora) 

rostratum (Tomostoma) 
rotella'formc (Tinostoma) 



II. 72. VII. 21-22. 

H. 96. IX. 17-18. 

II. 58. VII. 18. 

II. 35. IV. 8. 

IX. 355. XXVI. 17-18. 

II. 90. VIII. 27. 

et X. 31. 
II. 137. XII. 13-14. 
IX. 357. XXVI. 11 

et 22-23. 
II. 51. V. 17-18. 
II. 92. VIII. 28-29. 



II. 122. XII. 21-22. 
II. 146. XIV. 17-18. 
II. 108. XII. 18. 
II. 85. IX. 8. 

I. 49, V. 17-18. 

II. 140. XIII. 27. 
et XV. 31. 

II. 187. XVII. 13-14. 

I. 51. V. 11 
et 22-23. 

II. 101. X. 17-18. 
II. 142. XIII. 28-29. 



scotina (Auricula) 
serpuloides (Vermetus) 
sigaretina (Ampullina) 
similis (Adcorbis) 
sinuosus (Typhis) 
solariiformis (Vermetus) 
sjiirirostris (Hipponj'x) 
squamosa (Fissurella) 



13. 



II. 114. XI. 5. 
IX. 310. XXII. 
II. 9. I. 9. 
11. 19. II. 26-28. 
II. 133. XI. 25-26. 
IX. 311. XXII. 20-22. 
IX. 352. XXVI. 2-3. 
II. 101. iX. 31-.32. 



II. 164. XVI. 5. 

I. 4. I. 13. 

II. 59. VI 9. 

II. 69. VII. 26-28. 
II. 183. XVI. 25-26. 
I. 5. I. 20-22. 

I. 46. V. 2-3. 

II. 151. XIV. 31-32. 



[207[ 



M. COSSMANN, 



MOLLUSQUES EOCKMQUES 



N0:MS SPECIFIQUES 

(genres entre parenthrses) 

stenoglossa (Natica) 
striatus (Tenagodes) 
subcostaiia (Drillia) 
subcraticulata (Solariclla) 
sublamellosus (Hipponyx) 
substriatum (Dentalium) 
sulcata (dibbiila) 
synaptoglossa (Natica) 



REXVOI AU BULLETIX 

{t., pages, pi., fig.) 

II. 12. I. 14-15. 
IX. 308. XXII. 4-6. 
II. 121. XI. 15. 
II. 75. VII. 16-17. 
IX. 352, XXVI. 6. 
II. 106. X. 18 et 24. 
II. 68. VII. 1-2. 
II. 11. II. 1-2. 



RENVOI AU TIRAGE A PART 

(fasc, pages, pi., fig.) 

II. 62. VI. 14-15. 

I. 2. I. 4-6. 

II. 171. XVI. 15. 
II. 125. XII. 16-17. 

I. 46. V. 6. 

II. 156. XV. 18 et 24. 
II. 118. XII. 1-2. 

II. 61. VII. 1-2. 



tenuicincta (Scala) 
tenuilirata (Cymenorytis) 
tenuiplicata (Conomitra) 
tenuistriatus (Adcorbis) 
terebellata (Niso) 
terebellata (Pyraniidclla) 
terebellata (Turritella) 
terminale (Tomostoma) 
tricarinata (Nerita) 
turgidula (Eulima) 
turricula (Paryphostoma) 
turritellata (Malhildia) 



II. 24. III. 11. 

IX. 360. XXVI. 24. 

II. 124. XI. 24. 

II. 18. II. 29-30. 

II. 36. IV. 11. 

II. 37. III. 31. 

IX. 316. XXII. 26-27. 

II. 51. V. 19-21. 

II. 44. IV. 31 32. 

II. 34. IV. 4-5. 

IX. 337. XXIV. 13 et 18. 

IX. 307. XXII. 2. 



II. 74. VIII. 11. 

I. 54. V. 24. 

II. 174. XVI. 24. 
II. 68. VII. 29-30. 
II. 86. IX. 11. 

II. 87. VIII. 31. 

I. 10. I. 26-27. 

II. 101. X. 19-21. 
II. 94. IX. 31-32. 
II. 84. IX. 4-5. 

I. ;51. III. 13 cl 18. 
I. 1. I. 2. 



valvaloidcs (Solariclla) 
variala (Scila) ■ 
Vasseuri (Acirsa) 
Vasseuri (Ampullina) 
Vasseuri (Phasranclla) 
Vasseuri (Turritella) 

Velaini (Turritella) 
venusta (Natica) 
vermetina (Mesaliaj 



II. 77. VII. 29-30. 
II. 141. XI. 20-21. 
II. 31. III. 22-24. 
II. 8. I. 12-13. 
II. 53. V. 22. 
IX. 315. XXII. 28. 
- XXIII. 10. 
IX. 317. XXIII. 1-3. 
II. 14. II. 3-4. 
IX. 313. XXII. 15-16. 



II. 127. XII. 29-30. 
II. 191. XVI. 20-21. 
II. 81. Mil. 22-24. 
II. 58. VI. 12-13. 
II. 103. X. 22. 
I. 9. I. 28. 
- II. 10. 

I. 11. II. 1-3. 

II. 64. VII. 3-4. 
I. 7. I. 15-16. 



Warni (Liotia) 



II. 87. VIII. 15-16. 



II. 137. XIII. 15-16. 



ERRATA 



T. II, p. 9, Ampiillina nanmetensis, au lieu de fig. 7, lire : 10. 
T. II, p. 10, Ampnllospira acuminata, au lieu de lig. 8, lire : 11. 
T. II, p. 15, Natica areiuilaria, au lieu de fig. 9-11, lire : 7-9. 
T. II, p. 98, Emargimila clalhrata, supprimer le renvoi « et PI. X 

(XV), fig. 30 >). 
T. II, p. 99, Emargimila gouetensis, ajouter le renvoi « et PI. X 

(XV), fig. 30 ». 

T. II, p. lOC), Dentaliiim siibstriatnm, au lieu de 23-24, lire : 18 et 24. 
T. II, p. 108, Dentalium fissura, supprimer le renvoi à la fig. 18. 



CATALOGUE 



DES 



HEMIPTERES 

(HETEROPTÈRES, HOMOPTÈRES, PSYLLIDES) 

De la. Loine-Infénieume 

PAU 

l'abbé J. DOMINIQUE 



DEUXIÈME ÉDITION 



A\'AXT-PROPOS 



En 1892, nous publiions, dans ce Bulletin, un Catalogue des 
Hémiptères capturés jusqu'à cette époque dans la Loire- 
Inférieure. Trois ans après, de nouvelles recherches ayant 
fait connaître bon nombre d'espèces nouvelles pour la faune 
de notre région, nous oITrions au Bulletin un Supplément à 
ce premier travail. Depuis lors, c'est-à-dire après une période 
de sept années, durant lesquelles le zèle de nos chasseurs 
d'Hémiptères ne s'est point ralenti, il paraissait opportun de 
publier un deuxième Supplément pour enregistrer de nou- 
velles captures. Nous songions, en effet, à le faire, lorsqu'un 
fait se produisit, assez important dans la science hémipté- 
rologique pour nous décider à modifier notre projet. L'adop- 
tion de la loi de priorité absolue, dans la nomenclature 
entomologique, avait conduit M. le D"" Puton à remanier son 
Catalogue des Hémiptères de la Faune paléarctique, publié 
douze ans auparavant, pour le rendre plus complet et plus 

Niiiiles. — Bnll. Suc se. ual. Ouest., -2- sér., I. II, l;ibc. II, liO juin l',t()2. Il 



162 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II 

conforme aux nouvelles exigences de la science. Ayant 
fidèlement suivi, dans notre premier Catalogue, l'ordre systé- 
matique de notre savant maitre, dont les travaux font autorité 
en la matière, nous avons cru faire œuvre plus utile en refon- 
dant nous aussi, à l'exemple et à la suite de M. le D' Puton, 
notre œuvre primitive augmentée de, la matière du Supplé- 
ment paru et de celui projeté, qu'en continuant à offrir aux 
studieux des listes séparées établies d'après un système de 
classification répudié par les naturalistes jaloux de l'absolue 
pureté des principes. C'est ainsi que nous avons été conduit à 
présenter au Bulletin une deuxième édition de notre Cata- 
logue, notablement augmentée, et mise en accord avec les 
lois de la science actuelle. 

Sans charger notre nomenclature d'une synonymie que l'on 
trouvera aussi exacte et aussi complète que possible dans le 
Catalogue (1899) de M. le D' Puton, ouvrage indispensable à 
tout hémiptériste, nous avons tenu cependant, toutes les fois 
qu'un changement a été opéré dans l'appellation d'un genre 
d'une espèce ou d'une variété, à rappeler, à la suite du nom 
choisi en vertu de son droit de priorité, celui sous lequel 
figurait l'insecte dans nos deux premières listes et dans le 
Catalogue Puton de 1886. 

Nous remercions tous les collègues qui nous ont, avec tant 
de bienveillant empressement, aidé pour la rédaction de ce 
travail : soit en nous communiquant le produit de leurs 
chasses, soit en nous aidant dans les déterminations critiques. 
Parmi ces derniers, nous offrons tout spécialement notre 
reconnaissance à M. le chanoine d'Antessanty, qui a été notre 
initiateur et premier guide dans l'étude des Hémiptères ; à 
M. le D' Puton, le savant auteur du Siinopsis des Hétéroptères 
de France ; à M. le D' Melichar, de Vienne, l'éminent spécia- 
liste des Homoptères. D'autres, hélas ! ont emporté dans la 
tombe, comme M. Lethierry, nos regrets et nos sentiments 
d'inaltérable gratitude. 

Les pages qui suivent sont donc, je me plais à le recon- 
naître, au moins autant remplies du travail de zélés et de 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 163 

savants collègues, que du nôtre propre; ce qui fait, qu'en 
réalité, nous n'avons d'autre mérite que d'avoir soigneuse- 
ment recueilli et coordonné leurs contributions et leurs obser- 
vations, pour y joindre les nôtres, beaucoup plus modestes. 

Abbé J. Dominique. 

Nantes, décembre 1901. 



CATALOGUE 

i)i:s 

(HETEROPTÈRES, HOMOPTÈRES. PSYLLIDES) 
iJe la l^oire-infénieui'^e 



I. — HETEROPTERA Latr. 

Section I. GEOCORIS.E Latr. 
Famillk I. - PENTATOMIDES 

Genre Thyukocoris Schr. 

Corimelœna Wliile 

T. scarabaeoides L. — Clisson, en août; Saint-Brevin, 
Toutïoii, en mai. Bords du Cens, sous la mousse, en 
hiver. PC. 

Odontoscelis Lap. 

O. fuliginosa L. — Dans le sable ou la terre, sous les 
pierres, Pornic et la côte. Bords du lac de Grand-Lieu. En 
été. R. 

Au mois de juin 1900, nous avons, durant plusieurs jours, 
rencontré cet insecte par centaines, cheminant dans la 
poussière ardente, sur les routes de Sainte-Marie à la Plaine 
et au Cormier. Pendant le reste de l'été, nous n'en avons 
plus aperçu un seul individu. 

O. dorsalis F. — Falaises sablonneuses : Pornic et environs, 
en été. RR. 

La larve de cet Hémiptère est hérissée de longs poils qui 
lui donnent l'aspect d'un Irochrotus. 



166 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2» SÉR., T. II 
EURYGASTER Lap. 

E. maura L. — Champs cultivés de la région maritime. En 
été. PC. 

— var. picta Fab. — Sainte-Marie (!). RR. 

E. nigrocucuUata Goëz. = hottentota H. S. — Dunes du 
littoral, en été. Nantes, sous la mousse, en hiver. PC. 

— Var. hottentota H. S. — Avec le type et plus commun. 

Graphosoma Lap. 

G. lineatum L. — Tout l'été et partout, surtout sur les 
Ombellifères. 

PoDOPS Lap. 

P. inuncta F. La Bernerie (D' Marmottan). RR. 

Cydnus Fab. 

G. flavicornis F. — Sables et lieux secs du littoral : Pornic, 
le Pouliguen. PC. 

— var. fuscipes Muls. R. — La Bernerie (D"^ Marmottan). 
G, nigrita F. — La Chevrollière, en mars. RR. 

Geotomus Mis. R. 

G. punctulatus Costa. — Nantes, Couëron, en juin. R. — 
Habitat et mœurs des Cydnus. 

Brachypelta Am. et S. 

B. aterrima Forst. — Dunes, falaises, terrains secs du 
littoral. AC. par localités. 

Sehirus Am. et S. 

S. luctuosus Mis. R. —La Bernerie (D"^ Marmottan). Saint- 
Aignan, au bord du lac, à la mi-mai (.1. Péneau). Le Pouli- 
guen (!). RR. 



J. DOMINIQUK. — HÉMIPTÈKES DE LA LOIHE-INF. 167 

S. morio L. — Dunes du littoral : le Pouliguen. R. 

S. dubius Scop. — Lieux secs, sablonneux : Nantes, Pornic 
et environs. Souvent à la racine des plantes. PC. Le Pouli- 
guen. AC. 

— var. melanopterus H. S. ~ Avec le type. R. 

S. biguttatus L. — Nantes. PC. 

Gnathoconis Fiel). 

G. albomarginatus Goëz. — F'alaises maritimes : Pornic. R. 
Un exemplaire, à Sainte-Luce (E. Gaultier). 

OCHETOSTETHUS Ficb 

O. nanus H. S. — Se prend partout, sans être commun nulle 
pari. 

A Clisson, sous une pierre, au sommet d'un coteau 
dominant la Sèvre, nous avons trouvé une nombreuse 
famille de ce Pentatomide. Les immatures étaient d'un 
rouge vif, passant au jaune chez les sujets plus avancés en 
âge (Cydniis cinnamoineus Garb.), puis au brun et enfin au 
noir de poix, couleur normale de l'insecte adulte. Vers la 
lin de juin 1900, nous avons vu les roules de Sainte-Marie 
au Porleau et à Préfailles (les mêmes qui étaient suivies 
({uelques jours auparavant par des légions d'Odontoscelis 
fiiliginosa), littéralement couvertes, jusqu'à une grande dis- 
tance, d'armées innombrables iV Ochetostethiis . Cette inva- 
sion inexplicable continua trois jours, après lesquels on ne 
rencontra plus dans cette localité que quelques individus 
isolés, çà et là, comme de coutume. 

Menaccarus Am. et Serv. 

M. arenicola Scholtz. — La Bernerie (D' Marmottan) ; dunes 
de Saint-Brevin-les-Pins, fin de mai (J. Péneau). R. 

SciocoRis Fall. 
S. macrocephalus Fieb. — La Bernerie (D"^ Marmottan). 



10(S BULI,. SOC. se. NAT. OUEST. — 2" SKR., T. II 

S. fissus Mis. et R. — La Bernerie (D'' Marmottan). 

S. terreus Schrk. — Falaises du littoral ; souvent enterré 
au pied des herbes ou caché dans les mousses, comme 
toutes les espèces de ce genre, Pornic et la côte. PC. 

Dyroderes Spin. 

D. umbraculatus Fab. = marginatiis P"ab. — Sur les haies, 
les plantes hautes, juin, septembre. Nantes, Orvault, la 
Montagne, Riaillé, Pornic. PC. 

.Eli A Fab. 

^. acuminata L. — C. tout l'été, surtout sur les Ulex. 
JSL. rostrata Boh. — Même habitat, mais AR. 

Neotiglossa Curt. 

N. inflexa Wolf. — La Bernerie (D' Marmottan). 
N. leporina H. S. — Forêt de Toufîou, sous la mousse, en 
hiver. RR. 

F^usARCORis Hahn. 

E. seneus Scop. — Sucé, la Chapelle-sur-P>dre, en juillet. R. 

E. melanocephalus Fab. — Orvault, en mai. RR. 

E. inconspicuus H. S. — Pelouses ensoleillées, abords 
herbeux des bois. Pornic, Touffou. Juillet-septembre. PC. 

Peribalus Mis. et R. 

P. vernalis Wolf. — Sur les Aunes, en août. Nantes, la Haie- 
Fouacière. PC. 

P. sphacelatus F". — Le Cellier, en août, coteaux de la 
Loire (de Fabry). 

Carpocoris Kolen. 

C. purpuripennis Deg. =r fiiscispiniis Boh. — Sur les hautes 
herbes, de juin à septembre. Hiverne. Pornic et la côte. RR- 



.1. OOMINIQUK. HKMIPTKKKS DK LA LOIHEINF. 169 

— var. fuscispinus Holi. — Commun sur le lilloral. — 
Variété de Pornic à quatre ou six taches noirâtres à la base 
de l'écusson. Antennes souvent dépourvues de trait noir 
sur leur premier article. 

C. lunulatus Goeze = ////?.r Fab. — Machecoul (D' Marmot- 
tan); le Pouliguen (VI. Marchand). RR. 

DoLvcoHis Mis. et R. 
Cdi'pocoris Kolen. 

D. baccarum L. CC. tout l'été, sur les arbres, les haies, 
les fleurs d'Ombellifères 

Palomkna Mis. et R. 

P. viridissima Poda. — Un seul exemplaire, pris sur une 
haie, entre Pornic et Sainte-Marie. (!) 

P. prasina L. — CG. partout, toute l'année. 

— var. subrubescens Gorski. ^ Avec le type et presque 
aussi commun. 

Ghlohochhoa Stal. 

Penîaiotna Ol. 

G. pinicola Mis. et R. — Bois de Toufî'ou, au printemps. R. 

PiEzoDORus Fieb. 

P. lituratus F. := incarnat iis Germ. — GC. sur les haies, 
tout Tété. 

— var. alliaceus Germ. — Mêlée au type presque partout, 
elle le remplace dans la région maritime. 

Rhaphigaster Lap. 

R. nebulosa Poda == grisea Fab. — Partout et en toute 
saison. 



170 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'' SHR., T. II 

PF.NTATOMA Laiiiaik 

Tropicoris Ha h. 

P. rufipes L. — AC. Nantes, Clisson, la Montagne. Juin- 
septembre. 

Dans le centre de la France, à Néris-les-Bains (Allier), 
nous avons trouvé cet Hémiptère si commun en septembre, 
dans les parcs plantés d'Ormes et de Tilleuls, que les 
grilles de clôture en étaient litléralement revêtues. Une 
variété d'un bronzé foncé, luisant, métallique, avec les 
cuisses concolores aux cories, a été capturée à Nantes, en 
juillet (Piel de C). 

HOLCOdASTEH Fiel). 

H. fibulata Germ. - Sur les Pins, en été. La Baule, Touffou, 
la Chapelle-sur-Erdre. AR. 

Fur.YDKMA Lap. 

E. ornatum L. — CC. loule l'année sur diverses Crucifères, 
dans les jardins. 

— var. dissimile Fieb. — La Marlinière, près le Pellerin ; 
août. R. (F. Gaultier). 

— var. pectorale Fieb. Vil mêlé au type, mais moins 
commun. 

E. festivum L. var. pictum H. S. La Bernerie (!), en 
juillet. Jardins. 

— var. decoratum H. S. ~ Sainle-Marie-dc-Pornic (!). Fn 
été. 

E. cognatum Fieb, — Sables maritimes, sur les Crucifères. 
AC. 

— var. seneiventer Rey. - A vcnlrc bleu, noiràlrc, métal- 
lique. Dunes de Bourgneuf aux Moutiers (Piel de C ). 

E. oleraceum L. — Mêmes mœurs (jue E. ornalmu, mais plus 
répandu dans la campagne et moins commun. La variété à 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRKS DE LA LOIHE-INF. 171 

dessin blanc-jaunàlre est (ie beaucoup la plus fréquem- 
ment rencontrée. 

PiCROMEHUS Ai:-, et S. 
P. bidens L. — A G. sur les Chênes, en été. 

AuMA Hahn. 

A. custos F. — Surtout, mais non exclusivement, sur les 
Chênes. PC. Clisson, la Baule. Sur les Peupliers, à 
Orvault, en juin (.1. Péneau). 

Troilus Stal. 

PodisiisM. R. 

T. luridus F. — AR. Orvaull, Pornic. .Iuillet-sei)temhre. 
Sur les arbres et les buissons. 

•Ialla Hahn. 

J. dumosa L. — Marais de la Chapelle-sur-Erdre, à la fin 
d'avril. Un seul exemplaire (Piel de C). 

ZiCROXA Am. et S. 

Z. cœrulea L. — R. Région des marais à la Haie-Fouacière 
(de Lisle); Nantes, dans les rues (!) ; Mauves, détritus 
d'inondation, en février (E. (iaultier). 

AcAXTHOsoMA Curl. 

A. haemorroidale L. — Forêt de Touffou, en automne. 
Orvault (E. Gaultier), en mai. 

Elamostethus Fieb"^. 

E. interstinctus L. — Environs de Nantes. Touffou, en 
mai ; la Haie-Fouacière, Orvault, la Maillardière, en avril ; 
Bouaye, au bord du lac, en juin (J. Péneau). R. 



172 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SKH., T. II 

Cyphostethus Fieb. 

G. tristriatus F. — Sur les Pins, en septembre, le Chène- 
Verl (E. Gaultier); Orvault, en mai (id.). RR. 



Famille H. COREIDES 

Phyllomorpha Lap. 

P. laciniata Vill. Polders de Bourgneul", en septembre 
(d'Antessanty). Sous une pierre, en octobre, au Cliène-Verl, 
Nantes (E. (îaultier). Sur un mur, rue de Paris, Nantes, en 
mai (!). 

Nous en avons vu un exemplaire pris en mai 1900, à 
Cbantenay, prairies de Roclie-Maurice, portant sur les 
liémélytres vitrées trois œufs de 1 mill. 1/4 de longueur 
sur .')/4 de millim. de largeur, translucides, nacrés, ovales- 
oblongs, très finement réticulés-[)onctués, oITrant une 
carène sur la partie supérieure. A l'extrémité dirigée vers 
la tète de l'insecte, on remarquait sur cliaque œuf un 
espace ovale, un peu |)lus foncé, indiquant l'opercule que 
doit soulever à son éclosion la larve incluse. Au commen- 
cement de juillet suivant, eut lieu cette éclosion. Nous ne 
pûmes toutefois observer qu'une seule de ces larves, qui 
était manifestement ccUc d\\nc Phyllomorpha, déjà hérissée 
de fines épines. Elle ne vécut que quelques jours, ne trou- 
vant aucun aliment à sa convenance. 

Cextrocoius KoI. 

(A'nlrocareniifi Fieb. 

G. spiniger F. — Espèce très méridionale. La Bernerie (!) ; 
iiy Marmottant. Sur Beta maritima. Accouplement en juin. 
Quelques exemplaires pris sur les falaises escarpées de la 
plage du Sableau, en S'^-Marie-de-Pornic. Juillet 1900, o'et 9, 
(!). RR. 



J, DOMINIQUE. - - HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 173 

Spathocera Stein. 
s. Dalmanni Schill. — AC. région maritime. R. à l'intérieur. 

S. lobata H. S. — RR. Pornic, en été (!). Prairies, à Roche- 
Maurice, en juin (J. Péneau). 

Enoplops Am. et S. 

E. scapha F. — AC. région maritime. R. à l'intérieur. Sur 
les haies, les hautes herhes, surtout sur Beta maritima. 

Syromastes Latr. 

S. marginatus L. — CC. sur les haies, les taillis, les hautes 
plantes. Toute la helle saison. 

Verlusia Spin. 

V. quadrata F. var. rhombea L. = rhomhea L. — CC. 
prairies sèches et lieux incultes. .luin-octohre. 

V. sulcicornis Fab. - Même habitat, mais PC. 

GoN'ocERUS Latr. 
G. insidiator Fab. — Pornic (!) RR. 

G. acuteangulatus Gœze — uenator P'ab. - AR. Pornic, 
environs de Nantes. Juin-octobre. 

— var. acutangulus Put. — Avec le type et moins rare. 

PSEUDOPHLŒUS Bumi. 

P. Falleni Schill. — RR. lieux herbeux, dunes et falaises 
maritimes. Pornic (!). Août-septembre. 

P. "Waltli H. S. — Même habitat et aussi rare. Pornic (!). 
Août. 

Bathysolen F'ieb. 

P. nubilus Fall. — AC. région maritime. R. à l'intérieur. 
Août-septembre. 



174 nuLL. soc. se. nat. ouest. — 2" sÉu., t. II 

Ckhaleptus Costa. 

C. lividus Slcin. — R. Fornic, Clisson, Roche-Maurice, 
ToulTou, le Cellier, sur les Conifères. Juin-seplembre. 

C. gracilicornis H. S. — Pornic, Clisson, S'-Brevin, Roche- 
Maurice et ToulTou; sur les Chênes (J. Péneau). PC. même 
saison. 

BOTHHOSTETHUS Ficb. 

B. annulipes Costa. Un seul individu pris par nous, à 
Pornic, en août. 

CoHEUS Fab. 

C. denticulatus Scop. — C. tout l'été, surtout région mari- 
time. 

C. affinis H. S. ^ pilicornis Put. — Sainte-Marie-de-Pornic, 
en juillet (!). RR. 

Strohilotoma Freb. 

S. typhaecornis F. (1). ~ R. Littoral de la baie de Bourg- 
neuf (!). Prairies de Paimbœuf, à la mi-juin (J. Péneau). 
Prairies de la Loire, à Saint-Hcrblain, mi-mai (J. Péneau). 

MiCRELYTRA Lap. 

M. fossularum Rossi. — Forme brachyptère. AC. par 
localités. Pornic, le Pouliguen, Nantes, Couëron, vallée de 



(I) La description de Slvohitolonm lijp/ixcornis Fab., donnée par l'excellent 
Synopsis de M. le docteur Puton, se rapporte exactennent au d", mais non 
à la Ç . 

Celle-ci, de forme plus rubusle et plus élargie, diffère notablement par sa 
coloration générale d'un testacé fauve. Le premier article des antennes est 
de cette couleur, ainsi que le bec ; le (juatrième est moins noir, conique et 
moins allongé. Les épines latérales du pronotum sont fauves. Les taches du 
rebord du connexivum le sont également. Le ventre est testacé- fauve, avec 
des taclies et lignes brunàtre-pàle, souvent entièrement oblitérées. Les 
jambes sont de la couleur foncière, avec quelques vestiges d'anneaux plus 
obscurs qui, souvent, manquent totalement. 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 175 

la Sèvre, etc. Forme macroptèie. R. Poinic, Nantes, fossés 
près du Croissant, quelquefois appliquée aux murailles. 
Ordinairement avec la forme brachyptère, dans les lieux 
herbeux, sur les coteaux boisés, les felaises maritimes. Fin 
de l'été. 

Camptopus Am. et Serv. 

C. lateralis (lerm. (1). AR. mais un peu répandu partout. 

Alydus Fab. 

A. calcaratus L. — C. dans les lieux herbeux secs et enso- 
leillés. Juillet-octobre. 

Stknocephalus Lalr. 

S. agilis Scop. — \C. sur les Euphorbes, printemps et été. 
S. médius Muls. R. — Environs de Nantes. R. Sur les 
Euphorbes. 

S. albipes Fab. = neglectiis H. S. — Nantes, Pornic. Prin- 
temps et été, sur les Euphorbes. PC. 

Therapha Am. 

T. Hyoscyami L. — AC. toute la belle saison. Nantes, 
Clisson, Rourgneuf. De mai en octobre. 

CoRizLis Fall. 

C. (Stictopleiinis Stal.) crassicornis L. — CC. tout Tété, 
dans les lieux secs, les landes. 



(I) On peut à peine dire que le type pur de cet insecte existe dans la région 
qui nous occupe. Nous n'y avons rencontré que des exemplaires peu foncés 
(passant à la variété brevipes H. S., avec l'anneau noirâtre basai du 4" art. 
des antennes, oblitéré ou nul ; celui du 3" à i)eine visible), ainsi que la 
variété elle-même, mais qui se prend assez rarement avec tous ses caractères 
distiiictifs. 



176 BULL. SOC. se, NAT. OUEST. — 2' SÉR,, T. II 

— var. abutilon Ross. — Avec le type, mais moins commun. 
AC. Sables maritimes, herbeux. 

C. (Liorhyssus Slal.) hyalinus Fab. — PC. Landes, coteaux 
arides, en été. Pornic, Saint-Herblain. 

C. (Coriziis Fieb.) maculatus Fieb. — Mêmes lieux, même 
saison. Pornic, Clisson. PC. 

G. {Coriziis Fieb.) subrufus Gmel, = capitatus Fab. — 
Environs de Pornic, en été. PC. 

C. (Coriziis Fieb.) parumpunctatus Schill. — C. S'-Père- 
en-Rctz, Pornic, garennes de Clisson. Eté. 

C. {Coriziis Fieb.) rufus Schill. — PC. Mesquer, baie de 
Bourgneuf, landes et bruyères de Touffou, Été et automne. 

C. (Rhopaliis Schill.) tigrinus Schill. — La Bernerie (D"" 
Marmottan). 

Choro.soma Curt. 

C. Schilling! Schml. - Dunes du littoral, sur les hautes 
Graminées, en été. La Bernerie, Le Pouliguen. R. 



Fam. III. — BERYTIDES 



Neides Latr. 



N. aduncus F'ieb. — Environs de Nantes, en septembre. 

Pornic, en août. Saint-Brevin, en mai. R. 
N. tipularius L. — Forme macroptère. AC. sur les herbes, 

le long des haies, à la fin de l'été. Nantes, Pornic, Touffou, 

en novembre, dans les détritus, 

Berytus Fab. 

B. hirticornis Brul. — AC. par localités dans les lieux 
herbeux, à la lin de l'été, Nantes, S'-Père-en-Retz, Pornic. 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 177 

B. clavipes Fab. — La Bernerie, forme macroptère (D'" Mar- 
moltan). 

B. minor H. S. — AC. sur les herbes, en été, surtout forme 
brachyptère. La macroptère {B. cognatus Fieb.) a été cap- 
turée par nous, en septembre, à Clisson. 

B. montivagus Fieb. — RR. Pornic, en août (!;. Taillis de 
TouiTou, en avril, sur les Bruyères (J. Péneau). 

B. geniculatus Horv. — Un seul exemplaire pris par nous 
à Clisson, en septembre. 

B. Signoreti Fieb. — RR. Nantes, Pornic (!). 

Metacan'thus Costa 

M. elegans Curt. — La Bernerie (D"^ Marmottan). Falaises 
rocheuses du Sableau, à Sainte-Marie, sur les Ononis, en 
juillet (!). 



Fam. IV. - LYG.EIDES 



,YG.*:us Fab. 



L. (Lygœus) equestris L. — C. par localités. Le Croisic, 

Nantes, Vertou, etc. Septembre-octobre. Affectionne les 

fleurs de Colchiciim autiimnale. 
L. (Lygceiis) saxatilis Scop. — PC. Lieux secs, à la fin de 

l'été. 
L. (iMelanocorypIms) albomaculatus Goëz. = aimnnus Rossi. 

— Région maritime, surtout. R. 
L. (Melanocoryphus) superbus Pollich. = pimctatoguttatiis 

Fab. — AC. tout l'été. Nantes, Pornic, Clisson, S'-Herblain. 

Lyg/EOSOMA Spin. 

L". reticulatum H. S. — CC. tout l'été sur le littoral de la 
baie de Bourgneuf, parmi les gazons des falaises sablon- 



178 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

lieuses. RR. à Tintérieur. Forêt de ToulTou, en octobre et 
détritus des inondations au bord de la Loire, en mars 
(Piel de C). 

Arocatus Spin. 

A. Rseseli Schum. — RR. Saint-Sébastien-lès-Nanles, Font- 
du-Cens (Piel de C). 

Orsillus DalJ. 

0. depressus Mis. — Un exemplaire pris sur un mur à 
Nantes, en octobre (!). 

Nysius Dali. 

N, Thymi WolIT. — AC. sur le Thym cultivé, Nantes, 
Pornic. Août-octobre. 

N. Ericse Schill. — Pornic, la Bernerie. RR. (D'^ Marmottan). 

S. Senecionis Schill. — CC. région maritime où il ofï're une 
variété à antennes entièrement testacées. Moins commun à 
l'intérieur. Dans les vignes, autour de la Haie-I"ouacière, 
nous l'avons trouvé par milliers, en juillet, accouplé sur 
les fleurs d' Anthémis Cotiila L., qui en étaient littéralement 
couvertes. 

C.vMus Hahn. 

C. melanocephalus Fieb. — Sur les plantes basses, dans 
les lieux secs, région maritime. P(^. 

G. claviculus Fall. — CC. région maritime. AC. à l'inté- 
rieur. Mêmes mœurs que le précédent. 

IsCHNORHYNCnUS l'^iel). 

1. Resedae Pz. — Environs de Nantes. PC. 

I. geminatus P'ieb. — C. sur les Bruyères, forêt de ToufToii 
(Piel de C). La Bernerie (D- Marmottan). 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 179 

IscHxoDEMUs P'ieb. 
I. Sabuleti Fall. — Bourgneuf, à la mi-septembre (Piel de C). 

Henestaris Spin. 

H. laticeps Cuit. — AC. littoral maritime, dans les lieux 
sablonneux et ensoleillés. Juin-octobre. Landes de Toufîou, 
en août. 

H. halophilus Burm. — iMèmes localités et mêmes mœurs, 
mais beaucoup plus rare. 

(lEocoHis Fall. 

G. {Piocoris) erythrocephalus Lep. — La Bernerie (D' Mar- 
mottan). 

G. (Geocoris) siculus Fieb. — R. Pornic, plage de Port-Main 
en Sainte-Marie (dWntessanty). De la Bernerie à Bourgneuf 
(Piel de C). Le Pouliguen (E. Marchand). Cet insecte dont 
les allures vives et saccadées rappellent celles des Notio- 
phihis, alTectionne l'abri des plantes maritimes croissant 
sur les dunes et les falaises. Tout l'été. 

Chilacis I-'ieb. 
C. Typhœ Perr. — Thouaré (E. Gaultier). R. 

HeterociASTer Schill . 

H. affinis H. S. — Nantes, en août. RR. 

H. Artemisiae Schill. — La Haie-Fouacière, en août, 

RR. (!). 

H. Urticse Fab. — (>C. toute l'année, sutout sur les Orties. 

Platyplax Fieb. 
P. Salvise Schill. — La Bernerie, en juin (D"^ Marmottan). 



180 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2« SÉR., T. II 

MiCROPLAX Fieb. 

M. albofasciata Costa. — AC. par localités. Nous l'avons 
pris en très grand nombre, avec l'espèce suivante, égale- 
ment méridionale, dans un champ de chaume, près de 
Pornic, au mois de septembre. 

Metofoflax Fieb. 

M. ditomoides Costa. — En familles nombreuses sous les 
plantes traînantes qui croissent dans les vases desséchées 
de l'arrière-port à Pornic, en compagnie habituelle de 
Piesma qiiadrata et de Nabis major. Souvent sur les 
murailles des maisons, à Pornic, en été. RR. à l'intérieur. 
Nantes (!). Prairies de Paimbœuf, en mai (.1. Péneau). 

OxYCARENUs Fieb. 

O. modestus Fall. — La Chapclle-sur-Erdre, en mars (Piel 
deC). RR. 

Macroplax Fieb. 

M. fasciata H S. — Sainle-Marie-de-Pornic, en juillet (!). 
RR. Dans la mousse, en novembre, abords de la forêt de 
Touffou (Piel de C), un seul exemplaire. 

Pâmera Say. 

Plociomerus Fieb. 

P. fracticollis Schill. — Bords du lac de Grand-Lieu, en été 
(D"" Marmottan). En février, dans la mousse, à la Chapelle- 
sur-Erdre (Piel de C). RR. 

RhyparochrOxMUS Curt. 

R. antennatus Schill. — La Chapelle-sur-Erdre, en avril. 
Un seul exemplaire (Piel de C). 

R. prœtextatus H. S. — PC. Région maritime. R. à l'inté- 
rieur. Saint-Herblain, en été. 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 181 

R dilatatus H. S. — Poniic, en été (!). Touftou, en novem- 
bre dans les détritus (Piel de C). Petil-Port, en mars, sous 
les pierres (A. Bruguières). 

R. chiragra F. — AC. lieux secs et sablonneux, surtout du 
littoral. 

— var. sabulicola Thoms. — Avec le type, mais moins fré- 
quent. Pornic, ToulTou, Clisson, Riaillé, en été. 

R. mixtus Horv. — Dunes de Port-Main, près Sainte-Marie- 
de-Pornic, en septembre. Une seule 9 (d'Antessanty). 

PiEzoscELi.s P^ieb. 

P. staphylinus Ramb. - Dunes de Bourgneuf (d'Antes- 
santy). RR. 

Troimstethus Fieb. 

T. holosericeus Scliltz. — C. toute Tannée, dans la mousse 
humide. Nantes, Clisson, Pornic. 

Pterotmetus Am. et Serv. 

P. staphylinoides Burin. — AC. dans la mousse et les 
détritus végétaux. Saint-Herblain, Clisson Pornic et le 
littoral, le Bignon. 

IscHNOcoHis Fieb. 

I. hemipterus Schill. — AC. dans la mousse. Clisson, 

Pornic. 
I. angustulus Boh. — RR. Bruyères de la forêt de Touffou, 

en octobre et novembre (Piel de C.) 

Macrodema Fieb. 
M. micropterum Curt. — La Bernerie (D"^ Marmoltan). 

PiONOSOxMus Fieb. 

P. varius Wolff. — Plage de la Bernerie, sous les plantes 
maritimes arénicoles, en septembre (d'Antessantj'j. 



182 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SKR., T. II 

Lamprodema P'ieb. 

L. maurum F'ieb. — Bourgneuf (d'Antessanly). En sep- 
tembre. 

L. "Weyersi Put. — Rourgneur, en août (Piel de C). 

Plinthisus P'ieb. 

P. brevipennis Latr. — CC. dans les mousses humides. 
Forme brachyptère. Nantes, Clisson, Pornic, la Chapelle- 
sur-Erdre. Espèce hivernante. 

Lasiosomus P'ieb. 
L. enervis H. S. — La Bernerie (D"" Marmottan). 

AcoMPUs Fieb. 

A. rufipes WolfF. — AC. région maritime. R. à l'intérieur. 
Varie à antennes entièrement testacées. 

Stygnocoris Dgl. Se. 

Stijgniis Fieb. 

S. rusticus F^all. — Type brachyptère. Nantes, Pornic. 
Falaises sablonneuses, en été. PC. 

— var. incanus Fieb. — Forme macroptère. Pornic (!). RR. 

S. pedestris Fall. — Sur les Bruyères, landes de ToutTou 
(Piel deC). R. 

S. fuligineus Fourcr. =: arenarius Hah. — C. région mari- 
time ; PC. à l'intérieur. 

Peritrechus Fieb. 

P. geniculatus Hah. — La Bernerie (D"^ Marmottan). 

P. gracilicornis Put. — C. dans tout le département. 

P. nubilus Fall. — Nantes, Pornic, en été. ToutTou, en 
novembre. PC. 



.1. DOMIMQUK. -- HKMIPTKRKS DE LA LOIRE-INF. 183 

P. sylvestris Fab. — C. de Nantes à la mer, tout l'été. 

MicnoTOMA Lap. 
M. atrata (iœze. l^ourgneuf, en septembre (Piel de C. ). R R. 

Trapezonotus Fiel). 

T. arenarius Lin. = agreslis Fall. — Toiillbu, dans les 
landes, en mai (.1. Péneau). Basse-Goulaine, en septembre, 
dans la mousse (Piel de C). Pornic, en juillet (!). RR. 

T. dispar Stal. - PC. Nantes et l'intérieur du département. 

T. Ullrichi Fieb. - Région maritime. PC. Souvent enterré 
à la racine des plantes, dans les lieux secs, comme le pré- 
cédent. 

Calyptonotis Dgl. Se. ; Reul. 

G. Rolandri Lin. — A(>. dans tout le département. 

Aphanus Lap. 

A. (Graptopcltiis) aspersus Mis. et R. — Sainte-Marie-de- 

Pornic, en avril (M"'" Leroy). RR. 
A. (Graplopellns) lynceus l'^ab. — PC. P'alaises maritimes, 

lieux arides, en été. En liiver, caché dans la mousse. 
A. (Xantochiiiis) quadratus Fab. — Le Pouliguen, Pornic, 

le Bignon, etc. AC. 
A. (Aphanus) alboacuminatus Gœze. = pedestris H. S. — 

La Bernerie (D' Marmottan). ToulYou, en novembre (Piel 

de C). 
A. (Aph(inus) vulgaris Schill. — Autour de Nantes. PC. 

A. (Aphonns) Pini Lin. — Environs de Nantes. PC. 

Beosus Am. et Serv. 

B. maritimus Scop. = liisciis P^ab. — AC. à l'intérieur; 
C. sur le littoral. 

- var. sphragmidium Fieb. — Pornic. R. 



184 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

FLmblethis Fieb. 

E. Verbasci Fab. — C. surtout région maritime. Souvent le 
long des murs, à l'ombre, en été. 

E. griseus WolfT. — Nantes. AR. 

Eremocoris Fieb. 

E. plebeius Fall. — Saint- Aignan (Piel de C). PC. En 
automne. 

E. erraticus F'. — La Baule (Bruguières). RR. En juillet. 

Drymus Fieb. 

D. sylvaticus F. — Nantes, Saint-Père-en-Retz (!). PC. 

D. brunneus Sahib. — Toutïou, en novembre, sous la 
mousse (Piel de C). 

ScoLOPOsTETHUs Fieb. 

S. pictus Schill. — Nantes, Pornic. C. Se trouve l'hiver, 
comme ses congénères, sous les fagots ou dans les détritus 
végétaux. Varie à fémurs antérieurs presque entièrement 
noirâtres. Sainte-Marie (!) 

S. affinis Schill. — CC. brachyptère ; R. macroptère. Varie à 
fémurs antérieurs entièrement testacés (Nantes) ; à base du 
3'^ article des antennes testacée (Nantes) ; à moitié apicale 
du 2^ article des antennes noirâtre (Sainte-Marie). 

S. Thomsoni Reut. — Nantes. RR. (!) 

S. decoratus Hah. — Nantes, Bâtz. PC. 

S. cognatus F'ieb. — Sainte -Marie -de -Pornic. Juillet, 
août (!). RR. 

S.pilosus Reut. — Basse-Goulaine, Trenlemoult. PC. 

NoTOCHiLUS F^ieb. 
N. contractus H. S. — AC. à l'intérieur : CC. sur le littoral. 



J. DOMINIQUE. HÉMIPTKHKS DK LA LOIRE-INF. 185 

N. hamulatus Tlioms. = obsciirior Rey. — Environs de 
Nantes, en août. Polders de Bourgnenf. R. 

N. limbatus Fieb. Saint-Aignan, lévrier (Piel de C). 

Orvault, sous la mousse (J. Péneau), avec les élytres conco- 

lores, sans bande visible plus foncée. RR. 
N. noviburgensis d'Ant. — Polders de Bourgneul", en 

septembre (d'Anlessanly). RR. 

Gastrodks Westw. 

G. ferrugineus L. — Forêt de Toulïbu, en octobre (Piel 
de C). RR. 

PVRRHOCOHIS Fall. 

p. apterus L. — CC. partout, pendant toute la belle saison. 
O rd i n a i re m e n t b ra chy p t è r c . 



Fam. V. — TIXGIDIDES 
PiESMA Lep. et S. 

P. quadrata Fieb. — AC. surtout région maritime. 

Vit en nombreuses familles à Pornic, sur les vases dessé- 
chées de l'arrière-port, sous les Chcnopodiiim et les Atriplex 
rampants. Les adultes ofTrent de nombreuses variétés de 
coloration. Le prothorax reste ordinairement plus foncé 
que les hémélytres, qui sont blanches, testacées, rouge- 
brique, tachées ou non de noirâtre. 

P. capitata Woltf. - Nantes, vallée de la Sèvre. AC. En été. 
sur les pelouses. Macroptère. 

P. maculata Lap. — Comme le précédent et avec lui. 
Macroptère, à la Bernerie (P. Laportei Fieb.), à Ancenis. 

Serenthia Spin. 
S. lœta Fall. — La Bernerie (D' Marmottan). 



1(S() IWIA.. SOC. se. NAT. Ol'EST. 2*^ SHH., T. II 

— var. confusa Piilon. — RR. Sucé (Piel de C). Sur les 
Joncs, en septembre. 

CAMin'LosTKiHA Fieb. 

G. verna Fall. — Brachyptère. Sous les mousses, en mars. 
Saint-x\ignan, le Bignon, la Montagne, la Chapelle-Basse- 
Mer (Piel de C). 

AcALYPTA Weslw. 

Orthoslcird Fieb. 

O. parvula Fall. Nantes, Basse-Goulaine, la Chapelle- 
sur-Erdre, sous la mousse, en hiver; macroptère. La Ber- 
nerie (D'" Marmollan). 

— var. minor Put. Pornie (!). 

Dic/rvoNorA Stal. 

D. (Diclyonotd) tricornis Schr. :-- crassicornis Fall. — 
Nantes. RR. La Bernerie (D' Marmottan). 

D. {Scraiilia) strichnocera Fieb. ToufFou, en août 

(E. Gaultier). Un seul exemplaire. 

Dhukphvsia Spin. 

D. foliacea l'ail. — Pornie, en aoûi, sur les Lierres d'un 
vieux mur, en grand nombre. Pris également mais isolé- 
ment à Nantes et la Haie-Fouacière (!). 

(lALKA'rus Ont. 

G. maculatus H. S. — Bourgneuf, en septembre. Un seul 
individu (d'Antessanty). 

TiNc.is Fab. 
T. Pyri Fab. — C. partout. 



J. DOMINigUI-:. IIKMIPTKIÎHS I)K LA I.OIUi:-IM\ 187 

Phyllontocheila Fiel). 
Monanthia Auct. 
P. (Platijchila) Cardui L. CC. sur les C.ardiiacées. 
P. (Platijchiln) auriculata C.osl;). - Snint-Père-en-Relz, 

Vertoii, Clisson, en été (!) 
P. {Lasiotropis) ciliata Fieb. ^=costata Schill. — Un individu 
pris à Nantes, en avril, el un second en août à la Billar- 
dière, près Verlou (!) 

C.ATOPLATUS Spin. 

Monanthia Aucl. 

C. carthusianus Goeze = Knjncjii Latr. — AC. région 
maritime, sur les Ei\]n(]inn\ (!). Thouaré (F. Gaultier). 

PHVSATOCHKILA l'iel). 

Monanlhia Auct. 

P. quadrimaculata WoKT. Fn virons de Nantes (Piel 
de G.). RK. 

P. dumetorum H. S. - G. partout. 

P. simplex H. S. — Basse-Goulaine (Piel de G.), en octobre. 

Monanthia Lep. et Auct. 

M. Humuli Fabr. — Bords du lac de Grand- Lieu (D'" Mar- 
mottan). Environs de Nantes, la Ghapclle-sur-Erdre, dans 
la mousse, en hiver (Piel de G.). 



F^AM. VI. — ARADIDFS 

Aradus P'ab. 

A. depressus H. S. — Pornic, Nantes, en juin, sous des 
planches déposées à terre (!). RR. 



188 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'' SKR,, T. II 

A. truncatus Fieb. — Un exemplaire pris, à la fin de mai, 
sur la grève de Saint-Brevin (J. Péneau) (1). 

A. cinnamomeus Panz. — Toulï'ou (Piel de C. ; J. Péneau). 
RR. 

Aneurus Curt. 

A. laevis Fab. — Sous l'écorce d'un vieux Chêne provenant 
de Cordemais, en avril (E. Gaultier). RR. 



Fam. VII. — HFBRIDES 

Hebhus (Air t. 

H. pusillus Fall. — Lac de Grand-Lieu (D'" Marmotlan). 
H. ruficeps Thoms. — Forme brachyptère. Saint-Aignan, 
en novembre (Piel de C.). Un seul exemplaire. 



Fam. VIII. - GFRRIDIDES 

AhipoPHiLus Sign. 

A. Bonnairei Sign. - Ce curieux hémiplère marin a été 
trouvé pour la première fois sur le continent, par feu 
M. Prié, du Pouliguen, sur la côte voisine de ce port. Il vil 



(1) Le taljlfaii dicliohuniiiuL' du iieiiiv Arculuy, dans lext-elleiit Sjinopsis 
de M. le D' Piiton. range l'espèce truncatus Fieb. parmi celles qui ont 
« l'angle antérieur du pronotum concolore »>. Il convient l'oh.server que dans 
le type, — et l'exemplaire ca{)turé à Saiut-Brevin est aljsolument typique, — 
les angles antérieurs du pronotum portent chacun une tache blanche, très 
visible sur le fond noirâtre, plus transverse et moin.«. grande que chez 
A. depressus. Accidentellement, cette tache est plus ou moins oblitérée. 

« Halswiukel des schwarzen Pronotum mit eingeschlossenem, verwaschen, 
weisshchen, bisweilen verlôschaiidem Fler-k. » (Fiicbiîr, Die eio'opàisrlwn 
Hemiplera, p. 112.) 



.1. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 189 

SOUS les pierres à demi-enlbncées dans le sable vaseux el 
dans les fissures des roches baignées par le flot. M. le D' 
Maisonneuve nous l'a envoyé de Belle-Ile-en-Mer, où il l'a 
capturé en nombre. M. E. Hervé l'a pris aux environs de 
Morlaix (Finistère). Il parait n'arriver à. l'état parfait qu'à 
la fin de l'automne. 

Hydhometra Latr. 

H. stagnorum Lin. — Mares et étangs. CC. Mature en 
avril-mai. 

Vema Lalr. 

V. rivulorum F. — Un seul individu macroptère pris à 
Pornic, en aoùl, sous une pierre, dans un lieu sec et élevé, 
(!). Un autre dans la collection Citerne, au Muséum de 
Nantes, mais sans désignation de localité. 

V. currens Fab. — Etangs et surtout eaux courantes. CC. 
Passe l'été à l'état larvaire ; devient insecte parfait avant 
l'hiver et s'accouple au premier printemps. 

Gerris Fab. 

G. {Hydrot.rechns) najas de G. — CC. toute l'année, étangs, 
canaux, eaux tranquilles. Brachyplère. 

G. (Limnotrechus) lateralis Schum., var. Costœ H. S. — 
Mares à Sainte-Marie-de-Pornic, en août (l). 

G. (Limnotrechus) thoracicus Schum. — Sainte-Marie-de- 
Pornic, en juillet et aoùt(!). Polders de Bourneuf (Piel 
de C.j. Nantes : au Petit-Port (E. Gaultier), en avril. Bou- 
geiiais (J. Péneau). R. 

G. {Limnotrechus) gibbifer Schml. - Nantes, Saint-Père-en- 
Retz, Je Cellier, etc. AC. 

G. (Limnotrechus) lacustris L. — CC. Eaux tranquilles. 
Ordinairement macroptère. 

G. (Limnotrechus) argentatus Schml. — Nantes : au Petit- 



191) lîULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉH., T. II 

Port, en avril (E. Gaultier), avec variété à cuisses intégra- 
lement noires. 



i'AM. IX. - REDUVIDES 

Pl.OIAHIOLA Rt. 

Ploiaria Scop. p. p. 

P. vagabunda Lin. - Nantes, Clisson, Pornic. AC. Été et 

automne. 
P. culiciformis de G. — La Rernerie (D'^ Marmotlan). 

Ploiaria Scop. 

Cerascopiis Heiiick. 

P. domestica Sco|). — Dans les habitations. RR. (!). Un cT 
seulement, pris à Nantes jiar M. E. Marchand. 

Pvgolampis Germ. 

P. bidentata Gœze. — Nantes, sur un mur, en juin. Un 
seul exemplaire (!). Bords du lac de Grand-Lieu, en sep- 
tembre (d'Antessanty). RR. 

Rp:duvius Eab. 

R. personatus Lin. ~ Nantes, Sainl-Herblain, le Cellier. 
AR. 

I^HiATES Serv. 

P. hybridus Scop. - AC. région maritime. P(^. à l'inté- 
rieur. 

Harpactoh La p. 

H. annulatus Lin. — La Maillardière, en Vertou (E. Mar- 
chand). RR. 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE La LOIKE-INF. 191 

H. erythropus Lin. — ToulTou (Piel de C.)- Le Cellier 
(deFabry). RR. 

CoRANUs Curt. 

c. segyptius Fab. ~ AC. surtout littoral de l'Océan. 

C. subapterus de G. — Pornic(!). LeCroisic(E. Gaultier). R. 

PUOSTEMMA Lap. 

p. guttula Fab. — AC. surtout région maritime. Ordinaire- 
ment brachyptère. Un seul exemplaire macroptère de 
Nantes (!). 

P. sanguineum Rossi. — Pornichet (A. Bruguières). Bourg- 
neuf (D' Marmoltan). Le Collet (d'Antessanty). R. 

iNahis Latr. 

N. (Aptiis) apterus Fabr. — CC. tout Tété, sur les haies, 
surtout sur les Clièncs. lîraehyplère. 

N. (Apliis) lativentris Boh. - AC. Brachyptère. R. Macro])- 
tère. La Bernerie (!)■ Marmottan). Sainte-Marie (!). 

N. (Aptiis) major Costa. — A(>. et toujours macroptère. 
Pornic, sur les vases salées de l'arrière-port (!). La Bernerie 
(D' Marmoltan). Clisson (!). 

N. {Nabis) férus Lin. — CC. tout l'été, dans les lieux herbeux. 

N. (Nabis) rugosus Lin. - AC. dans les prés secs, en été. 

N. (Nabis) ericetorum Scholiz. — Pornic, Vertou. Juillet- 
août. R. (!) 

N. (Nabis) brevis Scholtz. — Clisson, en août (!). RR. 



Fam. X. - SALDIDES 
Salda Fabr. 

S. {Salda) saltatoria Lin. — Nantes. La Bernerie (D-" Mar 
mottan). PC. 



192 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2'' SÉR., T. II 

S. (Salda) pallipes Fab. — R. Le Croisic (de Wouilt). Les 
Moutiers (D"^ Marmottan). Thouaré, en juin (Piel de C). 

— var. pilosella Thms. - La Bernerie (D"^ Marmoltan). 

— var. arenicola Schollz. — La Bernerie (D"" Marmoltan). 
S. (Salda) Gocksi Curt. — Nantes, Sautron, en octobre. PC. 
S. (Salda) geminata Costa. — Nantes, Clisson (!). RR. 

S. (Chartoscirta) cincta H. S. —- Le Pouliguen (de Wouilt). 
Nantes, Rezé. R. 

Leptopus Latr. 

L. marmoratus Goeze = boopis Fouicr. — Pornic, la Haie- 
Fouacière. R. 



Fam. XI. - CIMICIDES 

ChMEX Lin. 

G. lectularius Fab. — Trop commun dans les habitations 
des \illes. 

Lyctocoris Hab. 

L. campestris Fab. — CC. partout, surtout dans les détri- 
tus végétaux. Vole au crépuscule, souvent en grand 
nombre, au bord de la mer (Sainte-Marie). 

PlEZOSTETHUS Ficb. 

P. galactinus Fieb. — Sainte-Marie, Nantes (!). R. 

P. cursitans Fall. — Nantes, macroptère. Pornic, brachyp- 
tère. (var, rufipennis Duf.) (!). R. 

Temnostethus Fieb. 
T. pusillus H. S. — Saint-Père-on-Retz, Nantes, Pornic. AR. 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 193 

Anthocoris Fall. 

A. confusus Reut. — Pornic, Nantes, sur les haies. RR. 
Juillet-septembre. 

A. nemoralis Fab. — C. en été sur diverses fleurs ; l'hiver, 
sous les écorces. 

— var. austriacus F. — Nantes, Pornic. Avec le type. PC. 

— var. superbus Weslh. — Thouaré, sur les Saules du bord 
de la Loire, en été (Piel de C), RR. 

A. Visci Dougl. — Sur le Gui, à la fin de l'été. Environs de 
Nantes. RR. 

Anthocoris nemonim L. atTectionne également les touffes 
de Visciim album. Nous l'y trouvons toujours en nombre. 

A. Minki Dohrn. — Avec la précédente, dans les prés rive- 
rains de la Loire (Piel de C). RR. 

A. gallarum-ulmi de G. — Nantes et environs, sur les 
arbres des haies, en été et automne. PC. Varie à antennes 
intégralement noires. 

A. nemorum L. — CC. partout. Mœurs et habitat d'A. nemo- 
ralis. 

A. limbatus Fieb. — Bords du lac de Grand-Lieu (D' Mar- 
mottan). Environs de Nantes, Saint-Sébastien, Thouaré, 
sur les Saules, en été. 

AcoMPOcoRis Reut. 

A. pygmœus Fall. — Un individu (major), pris par nous, à 
Orvault, en juin. 

Triphleps Fieb. 

T. nigra Woltï. — AC. Nantes, Pornic et sans doute partout, 
sur les fleurs. 

— var. Ullrichi Fieb. — Nantes, Clisson, Gorges, Sainte- 
Marie. Juillet-septembre. AC. 

T. majuscula Reut. Clisson, Nantes (!). PC. 

13 



194 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2' SKR., T. II 

T. minuta Lin. — CC. partout, sur les fleurs, les arbres, en 
été. Dans la mousse, l'hiver. 

T. laevigata Fieb. - Nantes, Pornic. Ordinairement sur 
les fleurs, en été. 

Nos exemplaires, vus par M. Lethierry, lui ont paru 
conformes à l'exemplaire de Fieber, que ce regretté savant 
possédait dans sa collection. 

Reuter n'a pas eu connaissance du T. laevigata Fieb. et, 
pour lui, cette forme doit rentrer dans l'espèce T. minuta L. 

Brachysteles Muls. et Rey. 

B. parvicornis Costa. — Nantes, brachyptère. Pris par 
nous sur les buissons, à la fin du printemps. PC. 

Cardiastethus Fieb. 

C. fasciiventris Garb. — Sur les haies, les buissons, au 
printemps et en été. PC. 

Xylocoris Reut. 
X. ater Duf. — Nantes, sous les écorces, en hiver. R. 



Fam. XII. - CAPSIDES 

MiRis Fab. 

M. calcaratus Fall. - CC. sur les herbes, en été. 

— var. virescens Fieb. — Avec le type. 

M. laevigatus Lin. — Également commun sur les herbes, 
l'été. 

— var. virescens Fall. — Avec le type. 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 195 

Megaloceraea Fieb. 

Notostira Fieb. 
M. (Notoslira) erratica Lin. — C. en été, lieux herbeux. 
M. (Megaloceraea) linearis Fuessl. = longicornis Fall. — 

ce. région maritime. A G. à l'intérieur. 
M. (Trigonotyliis) ruficornis Fourcr. — Le Pouliguen. 

Touffou, en septembre (F. Gaultier). RR. 

Teratocoris Fieb. 
T. antennatus Boh. Les Moutiers (D'^ Marmottan). 

Leptoterna Fieb. 

L. ferrugata Fall. - Région maritime, en août, dans les 

herbes. R. 
L. dolabrata Lin. PG. région maritime. R. à Tintérieur. 

MoNALOCORis Dahlb. 
M. Filicis Lin. — G. en été, sur Pteris aquilina. 

Lopi's Hahn. 

L. flavomarginatus Donov. A G. Vertou, ToufTou, Saint- 
Herblain. Au printemps et au commencement de l'été. 

— var. luctuosus Put., 1892. — Dans les prés, les clai- 
rières, au bord du Gens, à Orvault ; tin de juin (J. Péneau). 
RR. 

L. sulcatus Fieb. — G G. surtout région maritime, de mai à 
la mi-juillet. 

L. gothicus Lin. — Nantes. R. (!) 

— var. superciliosus Lin. — Touffou (Piel de G., E. Gaul- 
tier), en sept. R. 

L. cingulatus Fab. == alhomarginatus Hah. — Oudon 
(J. Péneau). RR. 



196 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2'^ SÉH., T. II 

MiRiDius Fieb. 

M. quadrivirgatus Costa. — Prairies, de juin à septembre. 
AC. 

Phytocoris Fall. 

P. meridionalis HS. :=: Signoreti Perr. — Sucé, en juin. 

RR. (Piel de C). 
P. Tiliae Fab. - AC. sur les Peupliers. 
P. longipennis Flor. — Environs de Nantes, en été (!j. RR. 
P. Populi Lin. La Bernerie (D'" Marmottan). 
P. Pini Koerb. La Bernerie (D"" Marmottan). 
P. Ulmi Lin. C. dans toute la région, sur divers arbres, 
P. varipes Bob. — Clisson, Pornic. Souvent sur le Chêne. 
P. Salsolae Put. Les Moutiers (D' Marmottan). 

Megacoelum Fieb. 
M. infusum H. S. C. l'été, sur les Chênes des haies. 

Adelphocohis Reul. 
Calocoris Fieb. pro parte 

A. vandalicus Rossi. - Basse-Goulaine, sur les Chênes, en 

juillet (J. Péneau). RR. 
A. lineolatus Goeze =: Chenopodii Fall. — CC. sur les 

plantes basses, surtout région maritime. 

Calocoris Fieb. 

C. ochroraelas Gmel. = striatelliis Fab. — Environs de 

Nantes. RR. La Verrière, sur les Symplujtiim (Piel de C). 
C. fulvomaculatus de G. — Environs de Nantes. RR. 

(Piel de C). 
C. sexpunctatus Fab. — Saint-Herblain. Nantes, Doulon, 

en juillet. Couëron, en septembre, sur les Cirsiiim et Car- 

diiiis. AR. 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 197 

— var. nankineus Dut'. Avec le type, mais moins com- 
mun. Sainte-Marie, en août. Saint-Joseph-de-Portricq, en 
juin. Doulon, en juillet. 

C. roseomaculatus de G. AC. région maiitime. PC. à 
l'intérieur. 

G. bipunctatus Fab. - CC. toute la belle saison sur diver- 
ses plantes, surtout sur les Ombellifères, les Alliiim. 

HoMODEMUS Fieb. 

H. M-flavum Goeze = marginelliis Fab. — C. dans les prés, 
en juin et juillet, surtout région maritime. 

Pycnopterna Fieb. 
P. striata Lin. — Orvault, en juin. RR. (E. Gaultier). 

Brachycoleus Fieb. 

B. triangularis Goeze = bi maculât as Ramb. -La Bernerie 
(D'' Marmottan). La Baule (A. Bruguières). Bouguenais 
(Piel de G.). D'Oudon à Coulïë, rives du Havre, en juin 
(J. Péneau). 

Stenotus Jak. 

Oncognatims Heb. 

O. binotatus Fab. - Nantes, Saint-Herblain, Pornic. PC. 
En juin. 

LvGus Hah. 

L. rubicundus Fall. - Nantes, Sainte-Luce, en juin. R. 

ToufTou, sur les Bruyères, en mai (J. Péneau). 
L. Kalmi Lin. — CC. partout, sur diverses plantes, en été. 

— var. flavovarius P'ab. — Nantes, Rezé. PC. Avec le type. 

— var. pauperatus H. S. — Les Trois-Moulins, en Rezé. 
Août-septembre (!). R. 



198 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. - 2" SÉR., T. II 

L. Pastinacae Fall. En été, sur les tleurs d'Ombelli- 
fères. En hiver, sous les écorces. Nantes, Clisson. PC. 

L. viscicola Put, — Sur le Gui. Le Petit-Port, Basse-Gou- 
laine, Saint-Sébastien-lès-Nantes, en septembre. A G. 

L. cervinus Boh. - AC. Sur divers végétaux, en été. 

L, pratensis Lin. - GC. partout, toute la belle saison, sur 
les herbes, les plantes basses. 

— var. campestris Fall. — (>omme le précédent, et très 
variable. 

L. lucorum Mey. — Nantes, Basse-Goulaine, en été et 
automne, sur les Saules. R. 

L. Spinolas Mey. - La Haie-Fouacière, en juin (!). RR. 

L. pabulinus Lin. Glisson, sur les Saules, en septem- 
bre (!). PG. 

Plesiocoius F'ieb. 

P. rugicollis Fall. — Bords du lac du Grand-Lieu, en juin 
(D'- Puton). 

G.\MPTOZYGUM Reut. 

Zijglmiis Fieb., Hadrodenm Fieb. pro parte 

C. pinastri Fall. - Toulïbu, en juin, sur les Pins (Piel 
de G.). 

Gyphodema Fieb. 

C. instabile Luc. - Nantes et environs, en juillet. RR. 
Région maritime. PG. 

PoEciLOSCvTus Fieb. 

P. unifasciatus Fab. — Prés humides à Roche-Maurice, en 

septembre (J. Péneau). RR. 
P. vulneratus Wolft". — La Bernerie (D' Marmottan). 
P. cognatus Fieb. - La Bernerie (D"^ Marmottan). 



J. DOMINIQUE. HÉMIPTÈRES DE La LOIRE-INF. 199 

PoLYMERus Heh. 
Foeciloscytus Fieb. pro parte 

P. holosericeus Hah. — Saint-Sébastien-lès-Nantes (Baret). 
Le Petit-Port, en juin. La Chapelle-sur-Erdre, en mai (Piel 
de C). R. 

LiocoRis Fieb. 
L. tripustulatus Fab. — CC tout l'été, surtout sur les 
Orties. 

Camptobrochis Fieb. 

C. lutescens Schill. — CC. tout l'été, sur les Chênes. 
Hiverne sous les écorces et dans la mousse. Très \'ariable. 

Capsus Fab. 

C. cordiger Hah. — La Haie-Fouacière, Bouguenais, le Petit- 
Port, la Chapelle-sur-Erdre, sur les Pteris aqiiilina. Juin- 
août. AR. 

C. trifasciatus Lin. — La Bernerie (D' Marmottan). Orvault 
(E. Gaultier). 

C. ruber Lin. =: laniarius Lin. — (X. jardins, lieux herbeux, 
tout l'été. 

— var. tricolor Fab. — Avec le type. 

Rhopalotomus Fieb. 

R. ater Lin. — En fauchant dans les allées de la forêt de 
Touffou, en septembre (E. Gaultier, Piel de C). R. 

— var. flavicollis Fab. — Avec le précédent et aussi au 
Chène-Vert, en Chantenay-sur-Loire. 

Mimocoris Scott. 

M. coarctatus M. R. — Environs de Nantes, Saint-Herblain, 
la Haie-Fouacière, la Chapelle-Basse-Mer. Juillet-septem- 
bre. Sur les haies. R. 



200 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. - 2^ SÉR., T. II 

PiLOPHORUS Hah. 

p. cinnamopterus Korb. — AC. sur les Chênes des haies, 

à la fin de l'été. Nantes, Clisson, Pornic. 
P. perplexus Scott. — La Berneric (D"" Maimottan). 

Hypselokcus Reut. 

Sthenanis Put. 

H. Visci Put. — Sur le Gui, Saint-Sébastien-lès-Nantes, 
Thouaré, en août (Piel de G.). 

Orthocephalus Fieb. 

Labops Burm. pro parte 

O. mutabilis Fall. — La Bernerie (D"^ Marmottan). 
O. saltator Hah. — A G. Pornic. RR. à l'intérieur. p]nvirons 
de Nantes, en juillet. 

Strongylocoris Blanch. 

S. luridus Fall. — Un individu pris en août à Pornic (!) 
S. obscurus Ramb. = obesiis Perris. — La Bernerie (D' Mar- 
mottan). Toufïou, en septembre (E. Gaultier). 

Halticus Hah. 

H. luteicollis Panz. — Nantes, Saint-Père-en-Retz, Pornic, 
la Haie-Fouacière, en été. A G. 

DiCYPHUs Fieb. 

D. errans Wolf. — Un seul exemplaire, pris sur les herbes 
du talus du chemin de 1er, à Saint-Sébastien-lès-Nantes, en 
août (!). 

D. globulifer Fall. — Sur les Ononis, prairies de la Loire, à 
Thouaré. Lisière de la forêt de ToulYou (Piel de G.). 

D. annulatus WolL — La Bernerie (D' Marmottan). 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA. LOIRE-INF. 201 

Campyloxeura Fieb. 

G. virgula H. S. — CC. sur les charmilles, les Saules, etc. 
Juillet-septembre. 

Cyllocoris Hah. 

G. histrionicus Lin. — La Haic-Fouacicre ; Saint-Herblain ; 
bords du Cens et de la Chézine ; ToufTou. Juin-août. AC. 

^Etorhinus Fieb. 

JE. angulatus Fieb. — C. tout l'été, sur les Charmes, les 
Ormes, les Aunes et divers autres arbres. 

Globiceps Latr. 

G. sphegiformis Rossi. — Forêt de Toullou, sur les Chê- 
nes, en septembre (E. Gaultier). RR. 

G. flavomaculatus Fab. — Pornic, dans les prés secs (!). 
La Baule (A. Bruguières). La Verrière, près la Chapelle-sur- 
Erdre (Piel de C). Mai-juillet. PC. 

G. selectus Fieb. — La Bernerie (1)' Marmottan). 

Orthotylus Fieb. 

O. marginalis Rcul. — Environs de Nantes, en été. PC. 

O. nassatus F. — C. sur les haies, les charmilles, les 
Chênes. 

O. viridinervis Korb. - Nantes, en juillet (Piel de C). RR. 

O. prasinus Fall. — CC. sur les charmilles. 

O. diaphanus Korb. — Sur les Saules, au bord de la 
Loire, à Nantes et Mauves, en août. R. 

O. flavosparsus Sahlb. — AR. Pornic, en été, sur les Ché- 
nopodées ; environs de Nantes. 

O. chloropterus Korb. — C. région maritime, sur les 
Genêts, les Ajoncs. Saint-Père-en-Retz. PC. à l'intérieur. 
Nantes, Juin-septembre. 



202 HUI.L. soc. se. N'AT. OUKST. 2'' SKH., T. II 

O. concolor Korb. — Même habitat, même répartition. 

O. rubidus Fieb. — La Bernerie (D' Marmottan). 

— var. Salsolae Reut. — Les Moutiers (D' Marmottan). 

O. ericetorum Fall. — Environs de Nantes, ToiitTou, Saint- 
Aignan, sur les Bruyères, en été (Fiel de C). R. 

Hyfsitylus Fieb. 

H. bicolor DougL — Sur les Ajoncs en tleur. AC. Rezé 
Saint-Sébastien-lès-Nantes, Pornic. Août-septembre. 

Loxops Fieb. 

L. coccinea Mey. — Sur les Saules, juillet-septembre. RR. 
Saint-Herblain (de Wouilt). Pornic (Piel de C). Thouaré, 
île de la Chênaie, mi-juillet (J. Péneau). 

Hetkrotoma Latr. 

H. merioptera Scop. — C. sur les haies, les buissons, 
surtout sur les Orties, tout l'été. 

Hktehocohdylus Fieb. 
H. Genistae Scop. — AC. au printemps sur les Genista. 

H. parvulus Reut. — Pornic, sur les Genêts en fleur, en 
juin (D' Pu ton). 

H. tibialis Hah. — Également sur les Genêts en fleur, au 
printemps. La Haie-Fouacière, environs de Nantes, Por- 
nic. ce. 

Malacocoris Fieb. 

M. chlorizans Fall. — AC. tout l'été, sur les charmilles, les 
Tilleuls, les haies. 

— var. smaragdinus Fieb. — Assez fréquemment mêlé au 
type. 



J. DOMINIQUK. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 203 

Onychumeni's Reul. 
O. decolor Fall. — Pornic, en aoùtd) RR. 

Hoi'LOMACHUs Fiel). 

H. Thunbergi I^^tII. — La Haie-Fouacière, en juin, sur les 
fleurs d' Hieiaciiim Piloselhi; Pornic, en juin (D"" Puton) ; 
Nantes. R. 

Megalocoleus Reut. 

Macrocoleus Fieb. 

M. pilosus Schz. ;= Tanaceti Fall. - C. sur la Tanaisie, à 

Basse-Goulaine (Piel de C). Juin-août. 
M. xnolliculus Fall. — Pornic, en août (!). Environs de 

Nantes (Piel de C). RR. 

Amblytylus Fiel). 
A. affinis Fieb. — Basse-Goulaine, en juillet (Piel deC). RR. 

Macrotylus Fieb. 

M. Paykuli Fall. — AC. sur les Ononis, surtout région 
maritime. 

Harpocera Curt. 

H. thoracica Fall. — La Bernerie(D' Marmottan). Le Petit- 
Port, en juin (E. Gaultier). 

Phylus Hah. 

P. palliceps Fieb. — Le Petit-Port, sur les Chênes des haies. 

de mai à juillet (Piel de C). RR. 
P. melanocephalus Lin. — Environs de Nantes, Saint- 

Aignan, Toufl"ou. Juin-juillet. R. 
P. Coryli Lin. — Riaillé, sur les Noisetiers, en juin (!) ; 

Saint-Joseph-de-Portricq, la Verrière (Piel de C.). R. 
— var. Avellanae Mey. — Environs de Nantes, en juin. R. 



204 BULL. soc. se. XAT. OUEST. 2'^ SÉU., T. II 

PsALLUs Fieb. 

p. ancorifer Fieb. — Environs de Nantes, Doulon, Saint- 

Herblain, en juillet. AR. 
P. ambiguus Fall. — La Bernerie (D"" Marmottan). 
P. variabilis Fall. - La Haie-Fouacière, sur Sarothamniis 

scopariiis en fleur. Environs de Nanles, C. PC. sur le 

littoral. 
P. simillimus Korb. - Un seul exemplaire, pris aux envi- 
rons de Nantes (!). en aoùl. 
P. Quercûs Korb. Un individu o\ des environs de 

Nanles (!). 
P. lepidus Fieb. — Bords du lac de Grandlieu (D' Mar- 
mottan) ; la Haie-Fouacière, Sainte-Marie-de-Pornic, en 

juin (!). K. 
P. varians H. -S. Environs de Nanles, en mai et juin, sur 

les Saules des prairies de la Loire. PC. 
P. diminutvis Korb. La Haie-Fouacière, en juilleK!). RR. 
P. albicinctus Korb. Autour de Nantes, sur les oseraies 

des rives de la Loire, en juin. R. 
P. roseus Fab. = sangninolenlns Fieb. Sur les Saules, 

aux environs de Nantes. PC. 
— var. querceti Fall, Pornic (!), RR. ; vallée de la 

Sèvre (!), PC; bords de la Loire, sur les Saules (Piel 

de C). AC. 
P. salicellus Mey. — Environs de Nantes, en élé, sur les 

Saules. R. 

Atractotomus Fieb. 

A. Mali Mey, - Nantes, le Pouliguen, sur les arbres. Juin- 
août. R. 

Criocoris Fieb. 

C, crassicornis Hali. - Forêt de ToufYou, en septembre 
(E, Gaultier). Un seul exemplaire. 



.1. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 205 

Plagiognatus Fiel). 

p. Chrysanthemi Wolft'. = viriduliis Fall. La Haie- 
Fouacière, en juin (!) ; Pont-Rousseau (E. Gaultier). R, 

P. fulvipennis Korb. — Poinic, Nantes, Basse-Goulaine, en 
été. PC. 

P. arbustorum Fab. Environs de Nantes, en été. AR. 

— var. brunnipennis Mey. - Plus commune que le type, 
surtout région maritime. Lieux boisés et humides, en été. 

P. albipennis Fall. - Un individu pris en août, à Por- 
nic (!). 

Chlamydatus Curt. 

C. pullus Reut. Pornic, sur les coteaux herbeux, en été. R. 

C. evanescens Boh. — Sous les toufTes de Sediim, où il 
hiverne. Nantes, en mars, talus empierrés, près la gare de 
l'État. Rochers de la Sèvre, près la statue d'Henri IV, à 
Clisson, en septembre (!). 

Neocouis Dgl. Se. 

N. Bohemani Fall. — AC. dans les oseraies de la vallée de 
la Loire, de juin en septembre. Varie à élytres pâles. 

Campylomma Reut. 

C. Verbasci H. S. — Nantes en environs, en été. R. 

C. annulicornis Sign. — Saint-Aignan, en août (Piel de C). 

Sthenarus Fieb. 

S. dissimilis Reut. — Saint-Herblain (de Wouilt). RR. 

S. ocularis M. R. — Basse-Goulaine, en juillet (Piel de C.). R, 

S. Roseri H. -S. — Un exemplaire des environs de Nantes (!). 

— var. vittatus Fieb. — Sur les Saules, Thouaré, en juin 
(Piel de C). R. 



20B BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

S. ochraceus Scott. — Environs de Nantes, en août. RR. 
S. Rotermundi Schltz. — Sur les Peupliers, autour de 
Nantes, en juin et juillet. Belle-Ile, Doulon. AC. 

AsciODEMA Reut. 
A. obsoletum Dougl. — La Haie-Fouacière, en été (!). RR. 

TupoNiA Reut. 

T. Tamaricis Perris. Sur les Tomarix, en été, dans la 
région maritime. R. 

T. Hippophaes Fieb. — Bourgneuf, bois du Collet, en 
septembre (d'Antessanty) ; Montoir, en novembre, sur les 
Tamarix (Piel de C). R. 



Section II. HYDROCORISiE Latr. 

Fam. XIII. NÉPIDES 

Nepa L. 

N. cinerea Lin. - Vases des mares et lieux bourbeux. CC. 

Ranatra Fabr. 

R. linearis Lin. — Egalement sur la vase des étangs, des 
mares. C. 



Fam. XIV. NAUCORIDES 

Naucoris Fab. 

N. cimicoides Lin. - (X. Rivière d'Erdre, étangs, mares, 
fossés. 



J. DOMINIQUE. - HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 207 

N. maculatus Fab. Vit dans les mêmes conditions, mais 
est moins commun que l'espèce précédente. 



Fam. XV. — NOTONECTIDES 

NOTONECTA Lin. 

N. glauca Lin. Eaux stagnantes. CC. 

— var. umbrina Germ. Nantes, bassins du Jardin des 
Plantes. RR. 

— var. marmorea Fabr. - A G. Rivière d'Erdre, lac de 
Grandlieu. 

— var. furcata Fabr. - G. partout avec le type. 

Plea Leach. 

P. minutissima Fabr. — G. dans toutes les mares, les 
étangs et les cours d'eau presque stagnants de la région. 



Fam. XVL — GORIXIDES 



Gorixa GeofL 



G. (MacrocorLva) Geoffroy! Leacli. — A G. Eaux stagnantes. 
G. (MacrocorLva) affinis Leach. = atomaria Fieb. — Por- 

nic, la Bernerie, Sainte-Marie, lac de Grandlieu, la Baule ; 

Bourgneuf, dans les eaux saumàtres. 

G. (Corixa) lugubris Fieb. — Étiers des salines abandon- 
nées, à Bourgneuf (D"" Puton^ ; la Baule (A. Bruguières); 
Saint-Malo-de-Guersac (Piel de G.). R. 

— var. Stâli Dgl. — Montoir et la Grande-Brière, en octobre 
(Piel de G.); le Petit-Port, ruisseau près le Gens, en août 
(E. Gaultier). 



2()cS I5ULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2" SKR., T. II 

C. (Corixa) hieroglyphica Dut". — St-Père-en-Retz, Sainte- 

Marie-de-Pornic, en été (!). PC. 
G. (Corixa) Sahlbergi Fieb. — GC. Eaux tranquilles. 
G. (Corixa) Linnei Fieb. - C. également dans les étangs, 

les mares, la rivière d'Erdre. 
G. (Corixa) limitata Fiel). — Mare de jardin, aux Trois- 

Moulins, en Rezé. Aoùt-septenibre (!). RK, 
G. (Corixa) semistriata Fieb. — Lac de Grandlieu, en juin 

(D'' Puton) ; Sainte-Marie-de-Pornic, juillet-août (!). R. 

G. (Corixa) striata Lin. — Rivière d'Erdre, lac de Grand- 
lieu. PC. 

G. (Corixa) Falleni Fieb. — Petites mares, autour de 
Nantes, en mars ; bassins de jardin, aux Trois-Moulins, en 
Rezé, août-septembre; la Haie-Fouacière, enaoûtd). AR. 

G. (Corixa) distincta Fieb. — Mares aux Trois-Moulins, en 
Rezé, août-seplombre ; la Haie-Fouacière, en août (!). R. 

G. (Corixa) moesta Fieb. — C. dans les mares. La Haie- 
Fouacière, environs de Nantes, Sainte-Marie-de-Pornic, la 
Grande-Brière. 

G. { Corixa) fossarum Leach. — Étiers, vasières, eaux sau- 
màlrcs de la région maritime. R. Un exemplaire des envi- 
rons de Nantes (Piel de C). 

G. nigrolineata Fieb. var. Fabrici Fieb. — Nantes, la 
Haie-Fouacière, Ste-Marie-de-Pornic. Mars-septembre, PC. 

G. {(hjmatia) coleoptrata Fabr. — C. toute l'année dans les 
grands étangs d'eau douce, la rivière d'Erdre, le lac de 
Grandlieu, etc. 

MiCHONECTA Kirk. 

Sigara Leach, Auct. 

M. meridionalis Costa = Scholtzi Fieb. — Petites mares 
dans les dunes de la Bernerie (D"' Marmottan). 



II. — HOMOPTERA Am. Serv. 

SecHon I. AUCHENORH YNCH A Dumf:h. 
Fam. I. — JASSIDES 

Alkhha F'ieb. 

A. albostriella Fall. C. sur les Chênes, à la lin de l'été. 

— var. fulveola H. -S. — Avec le type. C. 

— var. 9 "Wahlbergi Boh. — Avec les formes précédentes. 
AC. 

DiCHANKURA Hardv. 

D. agnata Lelh. — AC-. autour de Nantes, sur les herbes, 
les haies, à la fin de l'été. 

D. mollicula Hoh. — RR. Environs de Nantes. Août- 
octobre. 

D. citrinella Zett. — AR. Clisson, en septembre, sur les 
haies. 

Cni-ORrrA Fieb. 

C. apicalis Flor. — PC. Pornic, Saint-Sébastien-lès-Nantes, 
sur les haies, les Chênes autour des champs, à la lin de 
l'été. 

C. flavescens Fab. — CC. partout, presque toute l'année. 

C. aurantiaca Leth. — RR. Pornic et le littoral (!). 

C. Solani-tuberosi KoU. — A peine moins commun. 
Mêmes lieux, mêmes saisons, mêmes mœurs. 

Em PO ASC A Walsh. 
Kybos Fieb. 

E. smaragdula b'all. PC. Si ce n'est par localités, sur- 
tout autour des marais, sur les haies cl leurs arbres. Envi- 
rons de Nantes, Gorges, etc. Juin-septembre. 



210 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II 

EUPTERYX Cuit. 

E. vittata Lin. — R. Prés marécageux, en Rezé. Septem- 
bre (!). Basse-Goulaine, en novembre, sur Glechoma hede- 
racea (Piel de C). 

E. "Wallengreni Stàl. — Prés secs, à Clisson, Verlou, Rezé, 
à la fin de l'été. R. 

E. filicum Newm. — Sur Pteris aqiiilina. Clisson, Vertou, 
en septembre. R. 

E. concinna Germ. — AC. Sur les Chênes, à la fin de l'été 
et en automne. 

E. pulchella Fall. — Même habitat que la précédente, dont 
elle diffère peu, et plus commune qu'elle. 

E. atropuncta Goeze = Carpini Fourcr. — AC. Nantes, 
Gorges, garennes de Clisson, Sainl-Sébastien-lès-Nantes, à 
la fin de la belle saison. 

E. aurata Lin. — CC. tout l'été et l'automne, sur diverses 
plantes. 

E. Urticae Fab. — C. surtout sur les Orties, de juin à 
octobre. 

E. Gurtisi Flor. — Sur diverses Labiées aromatiques. Envi- 
rons de Vertou, de Rezé, de Nantes. AC. Eté et automne. 

E. Melissae Curt. — Sur les mêmes plantes. CC. à Saint- 
Sébastien-lès-Nantes, sur Salvia officinalis C). Mêmes sai- 
sons. 

Typhlocyba Germ., Fieb. 

T. jucunda H. S. — Autour des prés humides, sur les Aunes 
et les Saules, en été. Nantes, le Bignon, la Haie-Fouacière. R. 

T. sexpunctata Fall. ^ La Haie-Fouacière, août-septem- 
bre (!). R. 

T. nitidula Fabr. — AC. sur les Ormes, les charmilles, à la 
lin de l'été et en automne. Nantes, Clisson. 

— var. Norgueti Lelh. Charmille du jardin de la Philo- 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 211 

Sophie, à Nantes, de juillet à l'automne (!). Prairies de Basse- 

Goulaine (Piel de C). R. 
T. aurovittata Dougl. - RR. Nantes, Clisson, en septembre. 
T. Rosae Lin. - Lieux cultivés autour de Nantes et de 

Pornic. Juillet-novembre. 
T. Lethierryi Ldw. - - AC. sur les Ormes, les Saules, aux 

en\'irons de Nantes et de Clisson. Août-octobre. 

T. gratiosa Boh. — Un exemplaire des Trois-Moulins, en 
Rezé (!). Seplend)re. 

T. Crataegi Dougl. — Environs de Nantes, la Chapelle- 
Basse-Mcr, d'août à novembre. PC. 

T. Ulmi Lin. CC. sur la mousse des troncs d'arbre dans 
laquelle il hiverne. Nantes et environs. Varie sans points 
noirs au vertex et au prothorax. 

T. Quercûs Fi\h. Buissons, haies, taillis de Chênes, 

R. WmIou. en septembre. Sainl-Sébastien-lès-Nantes, à la 
même épo(iue (!). 

T. tenerrima H. -S. - Vertou, sur les haies. Nantes, Saint- 
Sébaslien-lès-Nantes. AC. Fin de l'été et automne. 

T. debilis Dougl. C sur les haies, de se[)tembre à l'hiver. 
Nantes et environs, Vertou (!). 

Zyc.ixa Fieb. 

Z. Alneti Dabi h. Sur les Noisetiers, autour de Nantes, en 

été. PC. 
Z. nivea Mis. et R. — Vertou, Saint -Sébastien-lès-Nantes, sur 

les haies, en septembre. AC. 

Z. scutellaris H. -S. — C à la fin de l'été et en automne, sur 
les haies, les taillis. Nantes, Clisson, vallées de la Loire et 
de la Sèvre. 

Z. parvula Boh. — AC. Toute la belle saison, sur les haies, 

les hautes herbes. Nantes, Pornic et environs. 

Z. lunaris Mis. et R. - AC. à la hn de l'été et en automne. 



212 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2' SÉR., T. II 

sur les haies. Le Plessis-Tison ; prairies de la Loire, en 

Thouaré. 
Z. flammigera Fourcr. := blamiiila Rossi. R. Pornic, 

Nantes, Vertoii, sur les haies. Mars-novembre. 

Z. Tiliae Geoff. — AR. Mêmes lieux, mêmes saisons. 

Z. rubrovittata Leth. Un seul exemplaire de la Haie- 
Fouacière, pris en août (!). 

Z. angusta Leth. RR. Vertou, en septembre (!) 
Z. bisignita Mis, et R. — Vertou, en septembre ; Nantes, en 
novembre, sur les haies. R. 

Gnathodus Fieb. 

G. punctatus Thunb. - AC. autour de Nantes, sur les 
haies, les buissons, les hautes plantes. Juillet-octobre. La 
forme à élytres immaculés est la plus fréquente. 

CiCADULA Zett. 

G. Gyanae Boh. Sur les feuilles nageantes de Xeniiphar, 
dans les eaux de l'Erdre, en août et septembre (Piel de C.). 
Probablement assez commune, mais difficile à capturer. 

— var. diminuta Leth. — R. Environs de Nantes, de Vertou, 
dans les lieux marécageux. Fin de l'été, automne. 

G. sexnotata Fall. — CC. dans la plupart des prés maréca- 
geux, de juillet à novembre. 

Grypotes Fieb. 
G. pinetellus Boh. - Touffou, en octobre (Piel de G). RR. 

Thamnotettix Zett. 

T. fenestratus H. S. — La Haie-Fouacière, en septembre, 
dans les taillis de Rochefort (!); forêt de ToulTou (Piel 
de G.). AR. 



.1. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 213 

T. Fieberi Ferr. — N'est pas très rare, sur les haies, à la fin 

de l'été. Vertou, Rezé. 
T. fuscovenosus Ferr. — RR. Pornic, Vertou, la Haie- 

Fouacière, de juillet et septembre. 
T. tenuis Germ. — Environs de Nantes, en été (Piel de C). 
T. croceus H. -S. — C. Été et automne, sur les haies, les 

buissons, les herbes. 
T. attenuatus Germ. - La Bernerie (D"^ Marmottan). 
T. splendidulus Fab. — Taillis de Rochefort à la Haie- 

F'ouacière, septembre. R. 
T. abietinus Fa 11. — Deux exemplaires de Sainte-Marie-de- 

Pornic (!). Septembre. 
T. subfusculus Fall. — Sur les Chênes, en été. AR. 
T. erythrostictus Leth. — Clisson, Pornic, Riaillé, dans 

les lieux boisés, tout l'été. C. 
T. dilutior Korb. — Sainte-Marie-de-Pornic, en aoùt(!). RR. 
T. quadrinotatus Fabr. — Prés humides, en Rezé (!). 

Septembre. R. 
T. vitripennis Flor. — La Haie-Fouacière, Nantes (!). 

Septembre-novembre. R. 
T. sulphurellus Zett. — La Bernerie (D' Marmottan). 

Athysanus Burm. 

A. stactogalus Fieb. — Sur les Tamarix, en été et en 
automne. Les Trois-Moulins, en Rezé, Bourgneuf. C. 

A. striola Fall. — La Bernerie (D"" Marmottan). Sucé; tour- 
bières de la Grande-Brière (Piel de C.). Septembre. 

A. lineolatus Brull. = obsciirelliis Kb. — Prés, à Pornic, en 
été (!). 

A. distinguendus Korb. — Environs de Nantes, été et 
automne. Lieux herbeux. PC. 

A. plebeius Zetl. — CC. Lieux herbeux, de juillet à l'hiver. 



:^14 HULL. soc. se. NAT. OLKST. 2' SKIl., T. II 

A. sordidus Zell. — Prés, au Chéne-Verl, près Nantes, en 
août et septembre (E. Gaultier) ; Rezé (E. Marchand) ; bords 
de la Loire, sur la prairie de Mauves (!) 

A. variegatus Korb. — (X.. Lieux secs herbeux, été et 
automne. 

A. obsoletus Kb. - Prairies marécageuses, au Breil, en la 
Haie-Fouacière (!). Eté et automne. 

GON'IA(iNATHUS Ficb. 

G. brevis H. -S. — Falaises de Gourmalon, en Pornic ; Sainte- 
Marie (!), août-septembre ; forêt de Touft'ou, en octobre 
(Piel de G.). R. 

Jassus Fab. 

J. atomarius Germ. — Ordinairement sur les Chênes. 

Pornic. R. Juillet-septembre. 
J. commutatus Fieb. — Le Petit-Port, sur les haies, à la fin 

de septembre (E. Gaultier). R. 

J. mixtus Fabr. — Clisson, sur un Chêne, en septembre. 
Nantes, Sainte-Marie-de-Pornic. AC. 

J. modestus Scott. — Pornic, sur des Chênes, en été. R. 

Dkltocefhalus Rurm. 

D. ocellaris n'ait. — Iles de la Loire, en Thouaré (E. Gaul- 
tier). Août. 

D. multinotatus Hoh. — Sainte-Marie-de-Pornic, en sep- 
tembre (!). R. 

var. Mayri Fieb. — Vn exemplaire pris en Rezé, le long 
d'un fossé (!). Août. 

D. argus Marsh. - AC. Nantes, Clisson, Saint-Sébastien- 
lès-Nantes. Août-novembre. 

D. distinguendus Flor. - - AC. allées herbeuses des bois, 
prés secs, à la tin de l'été et en automne. 



J. DOMIMQIK. — IIKMIPTHHKS DE LA I.OIHH-INF. 215 

D. Falleni Fieb. Prés humides, à Gorges, en septembre (!). 
D. pulicaris Fall. — CC. fossés, prairies sèches, tout Tété. 
D. striatus Lin. — G. pelouses sèches, lieux ensoleillés, 

en été. 
D. breviceps Kirschl) — RR. Pornic, lieux herbeux secs, 

sur les falaises (!). Septembre. 

D. languidus Flor. — La Bernerie (D'^ Marmottan). 

D. cephalotes H. -S. — Environs de Nantes. xVoùt-sep- 

tembre. RR. 
D. Minki Fieb. PG. Nantes, Gorges, sur les herbes, en 

été. 

D. flavus Fieb. = metriiis Flor. — S'-Sébastien-lès-Nantes, 
en septembre (!). RR. 

EuPELix Germ. 

E. cuspidata Fab. — Gorges, Pornic, ToufTou. Aoùt-oclo- 
bre. PG. 

E. producta Geim. - Glisson, Pornic, Rezé. Août-sep- 
tembre. PG. 

AcocEPHALUs Germ. 

A. nervosus Schr. =: Striatus Fab. — Fossés, prairies. 
G G. fin de Tété et automne. 

A. carinatus Stal. — Sainte-Marie-de-Pornic, Gouéron. 
Juin-septembre. RR. 

A. bifasciatus Lin. — La Bernerie (D' Marmottan). 

A. tricinctus Gurt. - Sainte-Marie-de-Pornic, en septem- 
bre (!). RR. 

A. assimilis Sign. — Lieux herbeux. Riaillé, Pornic (!). RR. 
A. albifrons Lin. — Nantes, Riaillé, Pornic, Saint-Père-en- 
Retz. Août-octobre. A G. 

A. fuscofasciatus Goeze= Serratiilae Fab. — Pornic, Saint- 
Père-en-Retz, Thouaré. Juillet-octobre. A G. 



216 niu.. soc. se. nat. oukst. — 2' sku., t. II 

A. histrionicus Fab. — Environs de Veitou, en septembre 
(!). RR. La Baille, le Pouliguen (A. Bruguières), en juillet. 
Sainte-Marie-de-Pornic, en septembre (!). AC. région 
maritime. 

Chiasmls Mis. et R. 

G. translucidus Mis. R. — La Bernerie (D"^ Puton), RR. 

Paramksus Fiel). 

P. nervosus Fall. — Les Moutiers (D' Marmottan). Plage de 
Portniain, à Sainle-xMarie-de-Pornic, eji juillet (!). RR. 

Tettigonia Ol. 

T. viridis Lin. — Lieux herbeux humides. C. par localités, 
l'^lé, automne. 

Euacanthl's Lep. et Scrv. 

E. interruptus Lin. — AC. Prés humides, toute la belle 

saison. 
E. acuminatus Fab. — Prairies de la Loire, à Basse-Gou- 

laine, en août (Piel de C). R. 

Penthimia Germ. 

P. nigra Goeze = atra Fab. = var. aeihiops Schr. := var. 
castaiwa Gmel. — Pornic, Toutrou, la Chapelle-sur-Frdrc. 
PC. Juin-octobre. 

— var. ruficollis Fab. — Toulïbu, en juin (Piel de C). 

— var. haemorrhoa Schr. — La Chapelle-sur-Erdre, Toul- 
ïbu (Piel de C). Mai, juin. Ordinairement sur les Chênes. 

Idiocerus Lewis. 

I. scurra Germ. — Sur les Saules, en août, aux environs de 
Nantes (Piel de C); Thouaré (E. (iaullier) ; la Haie- 
Fouacière (!). 



.1. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE EA EOIRE-IN'F. 217 

I. exaltatus Fab. = notatus Fab. — Pornic, Sainte-Marie, 
de juillet à septembre, sur Prunus spinosa (sur Quercùs, 
d'après M. le D' PutoiiK La Verrière (Piel de Ci. 

I. adustus H. -S. — La Haie-Fouacière, juillet à octobre (!). 
Saint-Aignan (Piel de C), en septembre. R. 

I. varius Fab. — La Bernerie (D' Marmottan) ; Saint-x\ignan 
(Piel de C), en septembre. 

I. lituratus Fall. Sur les Peupliers, en août, à Basse- 

Goulaine (Piel de C.) ; Pornichet (D"" Marmottan). 

I. Tremulae Estl. — La Chapelle-sur-Erdre, à la mi-avril 
(Piel de G.). 

I. elegans Flor. - La Bernerie (D' Marmottan); Trenle- 
moult (E. (laultier). 

I. laminatus Flor. — La Bernerie (D' Marmottan). 

I. taeniops Fieb. — Environs de Nantes, Sainte-Marie-de- 
Pornic (!). 

I. fasciatus Fieb. - Prairies de la Loire, à Couëron, sur les 
Peupliers, au printemps (Piel de C.) 

I. confusus Flor. — Environs de Nantes, bords de la Ché- 

sine, sur tes Peupliers (Piel de C). Août-septembre. 
I. socialis Fieb. — Environs de Nantes, en août (!). RR. 
I. Populi Lin. ~ La Bernerie (D'^ Marmottan;. 

I. fulgidus Fab. — Sur les Saules. PC. Nantes, (lorges, 
Saint-Michel-Cbei-Chef, en été. 

Macuofsis Lewis. 

M. prasina Fab. ^ PC. Vallée de la Sèvre, sur les Cbèncs. 
Été et automne. Nantes (Piel de C). 

M. lanio Lin. — C. Également sur les Chênes. Pornic, 
Clisson, Vertou, etc. 

M. scutellaris Fieb. — Thouaré (E. Gaultier). R. 



21(S HULL. SOC. se. \AT. OLEST. — 2' SÉR., T. II 

Bythoscofus Gerni. 

B. Alni Sc'hk. - Sur les Aulnes, les Saules, les Chênes, le 

long des eaux, de juin à octobre. A C. 
B. flavicollis Lin. — PC. sur les mêmes arbres, à la même 

saison. Forêt de Toufibu, sur les Chênes, en septembre 

(E. Gaultier). Même localité (Piel. de C). 

Pediopsis Burm. 

P. cerea Germ. — La Bernerie (D'" Marmottan). La Haie- 
Fouacière,- en août (!). Saint-Sébastien-lès-Nantes, égale- 
ment en août (Piel. de C). PC. 

P. glandacea Fieb. — Pornic, la Bernerie, Saint-Michel- 
Cher-Chef. Juin-octobre. AR. 

P. virescens Fab. — AC. sur les Saules, en été. 

P. mendax Fieb. - - La Haie-Fouacière, en août (!). Couëron, 
près la Loire, en mai et juin (Piel de Cl). AR. 

P. impura Bob. — La Bernerie (D' Marmoltan). 

P. fuscinervis Bob. — Environs de Nantes, en seplembre 
(!). RR. 

P. nassata Germ. — AC. autour de Nantes, sur les Saules, 
à la fin de l'été. 

P. scutellata Bob. — C. sur les Saules, en été. 

Agallia Curt. 

A. sinuata xMls. R. — La Bernerie (D-^ Marmottan). 
A. puncticeps Germ. — CC. prés, pelouses, tout l'été. 
A. reticulata H. S. — Sainte-Marie-de-Pornic (!). Juillet- 
septembre. R. 
A. venosa Fall. — CC. lieux berbeux, toute la belle saison. 

Megophthalmus Curt. 

M. scanicus Fall. — C. tout l'été, sur les herbes, surtout 
région maritime. 



.(. DOMINIQUE. — HÉMIPTHRKS I)K LA LOIKE-IXF. 219 

Ledka Fal). 
L. aurita Lin. — AC. sur les Chênes, tle juin à octobre. 

Ulopa Fall. 

U. reticulata Fab. — C. surtout sur les Bruyères, à la (in 
de l'été. La Haie-Fouacière, Touffou, etc. 



Fam. II. MEMBRACIDFS 

Centuotus Lin. 

G. cornutus Lin. — AC. sur les Chênes, du printemps à 
l'automne. 

Gahgara Am. et S. 

G. Genistae F'ab. CC. sur le Genêt à balai. 



Fam. III. - CERCOPIDFS 



TuiECPHORA Am. et S. 



T. vulnerata (ierin. C. prairies, surtout humides, du 
printemps, à l'automne. 

T. mactata Germ. - Basse-Goulaine, Bougucnais, en été 
(Piel deC). PC. 

— var. (inédite) basalis Fieb. - - Forme atteinte de méla- 
nisme. Mêmes lieux et mêmes conditions d'existence. 

T. sanguinolenta Lin. — Pornic et environs. Juillet- 
septembre. PC. 

Lepyronia Am. et S. 

L. coleoptrata Lin. — AR. en général. C. par localités, en 
été et automne. 



220 HLLL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*- SÉR., T. II 

Aphkophora Germ. 
A. Salicis de G. — A G. sur les Saules, été et automne. 
A. Alni Fall. — CC. pareillement sur les Saules et toute la 
belle saison. 

Ptyelus Lep. et Serv. 

P. lineatus Lin. — Sainte-Marie-de-Pornic, en juillet et 

août (!); Sucé, en octobre (Piel de G.). AR. 
P. campestris Fall. — Pornic, Glisson, en été (!). PG. 
P. spumarius Lin. — GG. partout de l'été à l'hiver ; variétés 

nombreuses. 

— var. ustulatus Fall. — Un exemplaire de Pornic (!). RR. 

— var. leucophthalmus Lin. — Pornic et la côte voisine (!). 
PG. 

— var. lateralis Lin. — Avec le type. A G. 

— var. leucocephalusLin. — La Beraerie (D' Marmottan).R. 

— var. marginellus Fieb. — G. partout. 

— var. apicalis Germ. — La Bernerie (D'^ Marmottan). 

— var. fasciatus Fab. — La Bernerie (D' Marmottan). 

— var. lineatus Fab. — A G. autour de Nantes. 

— var. rufescens Melich. — PG. Environs de Nantes (!). 

— var. pallidus Schr. — Nantes, Pornic. A G. 

— var. Populi Lin. — Environs de Pornic (!). R. 



Fam. IV. — FULGORIDES 
Tettigometra Latr. 

T. virescens Panz. - A G. Pornic, Glisson, etc., dans les 

lieux herbeux. Eté et automne. 
T. laeta H. -S. — Sainte-Marie-de-Pornic (!). Juillet-août. 

Thouaré (E. Gaultier). R. 



.1. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA l.OIHE-I\F. 221 

T. impressopunctata Dut". — AC. toute la belle saison, 

lieux boisés. 
T. obliqua Panz. var. platytaenia Fieb. — Le Cellier, en 

octobre (Fiel de C). R. 

Myndus Stal. 

M. musivus Germ. ~ Nantes, Basse-Goulaine, en été (Piel 
de C). R. 

Cixius Latr. 

C. pilosus Ol. — C. été et automne, surlesCbénes des haies, 
les buissons. 

— var. infumatus Fieb. — Avec le type, mais [«lus rare. 

— var. albicinctus Germ. — Nantes, mêlée au type. R. 

C. venustulus Germ. — Falaises herbeuses, de Pornic à 
Préfailles, en été (!). Nantes, Touilbu (Piel de C.). PC. 

C. nervosus Lin. — AR. sur le littoral. C. à l'intérieur, 
dans les mêmes conditions que C. })ilosiis. 

C. pallipes Fieb. La Bernerie (D' Marmottai! ). 
C. stigmaticus Germ. Forêt de Toutîou, sur les (Chênes, 
en septembre (E. Gaultier). R. 

C. simplex H. -S. — Pornic et environs, sur les haies, en 
été(!). R. 

Oliarus Stal. 

0. quinquecostatus Duf. — Pornic, banlieue de Nantes, 
en été. R. 

Issus Fabr. 

1. coleoptratus Fab. — CC. sur les Chênes, du printemps 
à l'hiver. 

AsiRACA Latr. 

A. clavicornis Fab. — Lieux herbeux, humides, en diverses 



222 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2"' SÉR., T. II 

localités, mais PC. en somme. Falaises de Poinic (!). Été et 
automne. 

Ar.eopus Spin. 

A. pulchellus Curt. — Falaises herbeuses de Poinic, en 
été (!). Sainl-Joachim (Piel de C). En octobre. AR. 

Megamelus Fieb. 

M. notula Germ. — Un exemplaire de la V^errière, près 
Nantes, pris en octobre (Piel de C). 

Stexocranus Fieb. 

S. lineola Germ. - Lieux herbeux humides, haies. AC. été 
et automne. 

Kelisia Fieb. 

K. guttula Germ. - La Haie-Fouacière, pré humide près le 
Hreil, en été (!). Bourgneuf (Piel de C.). R. 

CoNOMELUs Fieb. 

C. limbatus Fab. — Ad prés et fossés humides, sur les 
joncs. Eté et automne. 

Delphax Fab. 

D. discolor Boh. - Fossés humides, en été. Nantes (!). R. 

D. pellucida Fab. — CC. toute la belle saison, dans les 
prés humides et les lieux marécageux. 

D. striatella Fall. - Environs de Nantes et de Pornic, en 
été (!). PC. 

D. elegantula Boh. Quelques o'o', pris à Nantes, en sep- 
tembre (!). RR. 

D. sordidula Slal. Sainte-Marie-de-Pornic, cnaoùl(!). R. 

D. collina Boh. Nantes, fossés herbeux, en septembre (!). R. 



J. DOMINIQUE. HEMIPTERES DE LA LOIRE-IXF. 223 

D. Mulsanti Fieb. — Clisson, Nantes, en été (!). Forme 
macroptère. RR. 

D. forcipata Boh. — Un o' brachyplère, pris dans nii pré 

humide, à Gorges, en septembre ( !). 
D. fuscifrons F'ieb. — La Bernerie (D' Marmottaii). 
D. leptosoma Flor. La Bernerie (D' Marinottaii). 

D. quadrimaculata Sign. - Quelques exemplaires bra- 
chyptères de Pornic, pris en juillet (!). 

D. Aubei Perr. — CC. sur les falaises rocheuses et herbeuses 
de Sainte-Marie-de-Pornic (!). Juillet-octobre. R. à Tinté- 
rieur. Brachyptère. 

D. exigua Boh. — Un seul exemplaire 9, pris sur la falaise 
de Sainte- Marie-de-Pornic. 

D. paludosa Flor. — Nantes, prés humides, en été (!) R. 
Brachyptère. 

D. Fairmairei Perr. — Nantes, Clisson, Verlou, de mars 
en octobre (!). Brachy[)tère et macroptère. 

DicRAxoTROPis Fieb. 

D. hamata Boh. AC. tout l'été, dans les fossés herbeux, 
les prés humides. Brachyptère ; rarement macroptère. 

Stiroma F'ieb; 

S. albomarginata Curt. — La Haie-P'ouacière (!), en été. 
La Verrière, en octobre (Piel de C). R. 

S. Pteridis Gêné. — Coteaux herbeux à Pteris nquilina. 
Pornic (!), en aoiV. !îrachyplère. R. 

S. bicarinata H. -S. — Un seul exemplaire macroptère, pris 
en août, à Pornic (!). RR. 



224 BULL. soc. se. NAT. OUKST. — 2' SKR., T. II 

Section II. STERNORHYNCHA Am. et Serv. 

Subsection I. l^HYTOPHTIRES Hurm. 

Fam. I. ~ PSYLLIDES 

LiviA Latr. 

L. juncorum Latr. — Sur les Joncs, au bord des eaux, le 
long des fossés, en été et en automne. AC. 

Rhixocola Forst. 

R. Ericae Curt. — C. sur les Calluna, autour de la forêt de 
Touifou, à la fin de l'été (Piel de C). 

Aphalara Forst. 

A. Calthae Lin. — Quelques exemplaires pris en août à 

la Haie-Fouacière (!). 
A. exilis Web. et M. — Ile Clémentine, dans la Loire. Un 

seul exemplaire, pris en septembre (Piel de C). 

PsYLLOPSis Loew. 

P. Fraxini Lin. — Pris en été, sur le Frêne, autour de 
Nantes et à Couëron. AC. 

Psylla Geofïr. 

P. pyricola Forst. — Sur les Poiriers, à la Haie-Fouacière, 

en été {!). 
P. simulans Forst. — Prés de la Loire, à Couëron, en juin 

(Piel de C). 
P. Grataegi Schrk. var. triozoides Latr. — Riaillé, sur 

l'Aubépine, en juillet (!). R. 
P. peregrina Forst. ~ Sur TAubépine. Nantes, Pornic, en 

été. PC. 



J. DOMIXIQUt:. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 225 

P. Mali Schdebg. — Jardins à Nantes, sur les Pommiers, en 
été. PC. 

P. Visci Curt. — Sur le Gui. Juillet-septembre. AC. 
P. Alni Lin. — Environs de Nantes, sur les Aulnes, en 
été. PC. 

P. Fœrsteri Flor. — Garennes de Clisson, sur les Aulnes, 
en été (!). R. 

P. Buxi Lin. — CC. sur les Buis dont elle déforme les 
feuilles. Juin-octobre. 

P. Pruni Scop. — Saint-Aignan, fin d'avril (F^iel de C). R. 

P. melanoneura Forst. — Pornic et environs, de mai à 
septembre (!). AR. 

P. ambigua Forst. - Environs de Nantes, la Haie-Foua- 
cière, en été (!). PC. 

Ahytaina Forst. 

A. Genistae Latr. — CC. toute la belle saison, sur Saro- 
thamnns scopariiis. 

HoMOTOMA Guér. 

H. Ficus Lin. — N'est pas rare sur le Figuier, en été et 
automne. 

Trioza Forst. 

T. Urticae Lin. — CC. sur les Orties, mais seulement par 
localités. Saint-Sébastien-lès-Nantes, en août (Piel de C). 



ERRATUM 



Page 178, genre Nysius, an lieu de : S. Senecionis, lire : N. Sene- 
cionis. 



TABLK DES GENRES 



Acalypta 186 

Acanthosoma 171 

Acocephalus 215 

Acompocoris 193 

Acompus 182 

Adelphocoris 196 

Aelia 168 

Aëpophilus 188 

Aetorhinus 201 

Agallia 218 

Alebra 209 

Alj'dus 175 

Amblytylus 203 

Aneurus 188 

Anthocoris 193 

Aphalara 224 

Aphanus 183 

Aphrophora 220 

Aradus 187 

Araeopus 222 

Arma 171 

Arocatus 178 

Arytaina 225 

Asciodema 206 

Asiraca 221 

Athysanus 213 

Atractotomus 204 

Bathysolen 173 

Beosus 183 

Berythus 176 

Botrostethus 174 

Brachycoleus 197 

Brachypelta 166 

Brachvsteles 194 



Bytlîoscopus 218 

Calocoris 196 

Calocoris 196 

Calyptonotus 183 

Caniplobrochis 199 

Caniptopus 175 

Caniptogyzum 198 

Canipylomma 205 

Canipyloneura 201 

Campylostcira 186 

Capsus 199 

Cardiastethus 194 

Carpocoris 168 

Carpocoris 169 

Catoplatus 187 

Centrocaremis 172 

Centrocoris 172 

Centrotus 219 

Ceraleptus 174 

Cerascoptis 190 

Chiasmus 216 

Chilacis 179 

Chlamydatus 205 

Chlorita 209 

Chlorochroa 169 

Chorosoma 176 

Cicadula 212 

Cimex 192 

Cixius 221 

Conomelus 222 

Coranus 191 

Coreus 174 

Corimelaena 165 

Corixa 207 



228 



BULL. SOC. se. \AT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 



Corizus 175 

Criocoris 204 

Cydnus 166 

Cyllocoris 201 

Cynius 178 

Cyphodema 198 

Cyphostethus 172 

Delphax 222 

Deltocephalus 214 

Derephysia 186 

Dicraneura 209 

Dicranotropis 223 

Dictyonota 186 

Dicyphus 200 

Dolycoris 169 

Drymiis 184 

Dyroderes 168 

Elasmostethus 171 

Emblethis 184 

Empoasca 209 

Enoplops 173 

Eremocoris 184 

Euacanthus 216 

Eupelix 215 

Eupteryx 210 

Eurydema 170 

Eurygaster 166 

Eusarcoris 168 

Galeatus 186 

Gastrodes 185 

Gargara 219 

Geocoris 179 

Geotomus 166 

Gerris 189 

(ilobiceps 201 

Gnathoconus 167 

(inathodus 212 

Goniaanathus 214 



Gonocerus 173 

Graphosoma 166 

Grypotes 212 

Hadrodema 198 

Halticus 200 

Harpactor 190 

Harpocera 203 

Hcbrus 188 

Henestaris 179 

Hcterocordylus 202 

Heterogaster 179 

Heterotoma 202 

Holcogaster 170 

Homodemus 197 

Homotoma 225 

Hoplomachus 203 

Hydrometra 189 

Hypseloecus 200 

Hypsitylus 202 

Idiocerus 216 

Ischnocoris 181 

Ischnodemus 179 

Ischnorhynchus 178 

Issus 221 

Jalla 171 

.lassus 214 

Kelisia 222 

Kijbos 209 

Labops 200 

Lamprodema 182 

Lasiosomus 182 

Ledra 219 

Leptopterna 195 

Leptopus 192 

Lepyronia 219 

Liocoris 199 



J. DOMINIQUE. — HÉMIPTÈRES DE LA LOIRE-INF. 



229 



Livia 224 

Lopus 195 

Loxops 202 

Lyctocoris 192 

Lygaeosoma 177 

Lygaeus 177 

Lygus 197 

Macrocoleiis 103 

Macrodema 181 

Macroplax 180 

Macropsis 217 

Macrotylus 203 

Malacocoris 202 

Megacoelum 196 

Megaloceraea 195 

Megalocoleus 203 

Megainelus 222 

Megophthalmus 218 

Menaccarus 167 

Melacanthus 177 

Metopoplax 180 

Micrelytra 174 

Micronecta 208 

Microplax 180 

Microtoma 183 

Mimocoris 199 

Miridius 196 

Miris 194 

Monalocoris v. 195 

Monanthia 187 

Monanthia 187 

Myndus 221 

Nabis 191 

Naucoris 206 

Neides 176 

Neocoris 205 

Neotiglossa 168 

Nepa 206 

Notochilus 184 



Notonecta 207 

Nolosfira 195 

Nysius 178 

Ochetostethus 167 

Odontoscelis 165 

Oliarus 221 

Oncognathiis 197 

Onychiimenus 203 

Orsillus 178 

Orthocephalus 200 

Orthostcira 186 

Ortlîotylus 201 

Oxycarenus 180 

Palomena 169 

Pâmera 180 

Paramesus 216 

Pediopsis 218 

Pentatoma 169 

Pentatonia 170 

Pcnthimia 216 

Peribalus 168 

PeritrccUus 182 

Phyllontocheila 187 

Phyllomorpha 172 

Phylus 203 

Physatocheila 187 

Phytocoris 196 

Picromerus 171 

Piesma 185 

Piezodorus 169 

Piezoscelis 181 

Piezostethus 192 

Pilophorus 200 

Pionosomus 181 

Pirates 190 

Plagiognatlius 205 

Platyplax 179 

Plea 207 

Plesiocoris 198 



230 



BULL. SCOC. se. NAT. OUKST 



2'' SÉH., T 



Plinthisus 182 

Plociomenis KSO 

Ploiaria !'.»(» 

Ploiavia 190 

Ploiariola 190 

Podisus 171 

Podops 1()() 

Poeciloscytus 198 

Poecilosci/liis 199 

Polynierus 199 

Prostemma 191 

Psallus 204 

Pseudophloeus 173 

Psylla 224 

Psyllopsis 224 

Pterotmetus 181 

Ptyelus 220 

Pycnopterna 197 

Pygolampis 190 

Pyrrhocoris 185 

Ranatra 206 

Reduvius 190 

Rhaphigaster 169 

Rhinocola 224 

Rhopalotomus 199 

Rhyparochromus 180 

Salda 191 

Sciocoris 167 

Scolopostethus 184 

Sehirus 166 

Serenthia 185 

Sigara 208 

Spathocera 173 

Stenocephalus 175 

Stenocranus 222 



Stenotus 197 

Sthenariis 200 

Sthenarus 205 

Stiroma 223 

Strobilotoma 174 

Strongylocoris 200 

Stygnocoris 182 

Stijgmis 182 

Syroniastes 173 

Temnosthetus 192 

Teratocoris 195 

Tettigometra 220 

Tettigonia 216 

Thamnotcttix 212 

Therapha 175 

Thyreocoris 165 

Tingis 186 

Trapezonotiis 183 

Triecphora 219 

Trioza 225 

Triphleps 193 

Troilus 171 

Tropicoris 170 

Tropistethus 181 

Tuponia 206 

Typhlocyba 210 

Ulopa 219 

Velia 189 

Verlusia 173 

Xylocoris 194 

Zicrona 171 

Zijgimns 198 

Zvgina 211 



TABLEAU 

Indiquant la répartition des Hémiptères capturés dans la Loire- 
Inférieure entre les différents groupes de leur ordre 



M 

H 









a- =c ^ 

O 5^ 



pentatomides 35 

coreidp:s 20 

berytides .*{ 

lyg.eides 43 

tingidides 12 

aradides 2 

reduvides 9 

saldides 2 

cimicides 10 

capsides 59 

s i hebrides 1 

1 1 gerridides 

J = \ (sauf Acpophiliis) .... 3 

^ l ' n?:pides 2 

-5 = i NAUCORIDES 1 

1 I ' NOTONECTIDES 2 

■^ J CORIXIDES 2 



i 5 ^ , Genre Aëpophilus .... 1 1 

To/faz.r 207 112 

i JASSIDES 30 134 

I \ MEMBRACIDES 2 2 

I / CERCOPIDES 4 9 

1 EULGORIDES 14 38 

t\ 

-= ' PSYLLIDES 8 20 

|/ 

Totaux 58 203 

Totaux gcnéraiLv 265 615 



Espèces 


Pages 


53 


166 


34 


172 


9 


176 


83 


177 


19 


185 


4 


187 


19 


190 


6 


191 


20 


192 


131 


194 



188 



9 


188 


2 


206 


2 


206 


2 


207 


6 


207 



188 



209 
219 
219 
220 



224 



INVKNTAIRK 

DES 

Tenthrédonides ou Mouches à scie 

(HYMENOP TERA-CHALAS TOOAS TRA) 

Recueillies a.u>c eiivirot:»!-; de ISTai^tes 

SUIVI DE 

Notices sur quelques espèces particulièrement nuisibles 

PAR 

Ernest MARCHAND 

Préparateur au Muséum de Nantes 



AVANT-PROPOS 

L'entrée récente au Muséum criiisloire naturelle de Nantes, 
de la collection de Tenthrédonides l'orinée par les soins de 
notre savant et regretté membre honoraire, M. l'abbé J. Domi- 
nique (1) et si généreusement offerte, par lui, à cet établis- 
sement scientifique, nous a mis dans la nécessité de dresser 
l'Inventaire méthodique que nous présentons aujourd'hui, 
afin de nous permettre de la classer dans l'ordre où elle doit 
être exposée au public. 

Le don lie l'éminent entomologiste nantais est d'autant plus 
précieux pour le Muséum, que ce groupe intéressant de l'Ordre 



(1) Notre Inventaire était terminé, lorsque la nouvelle de la mort de notre 
dévoué et savant collègue est venue nous surprendre. 

Atteint, depuis fort longtemps, d'une affection cardiaque qui remlait .sa 
santé des plus précaires, M. l'abbé J. Dominique fut. le 3 décembre, au 
cours d'une promenade dans son jardin, frappé d'une congestion pulmo- 
naire, provoquée par le froid, qui l'enleva en quatre jours. 

L'abbé Dominique est mort le 7 décembre 1902. 



Bull. Soc. se. nat, Oiicsl., i' sci., t. 11, fasr. IlI-lV, -.il (.léccmbro lilOâ. 



234 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

des Hyménoptères ne figurait pas encore dans les collec- 
tions régionales, bien qu'il ait, cependant, depuis longtemps 
attiré l'attention des naturalistes, par le rôle important que 
jouent dans l'économie de la nature certains de ses repré- 
sentants. 

Avant 1891, époque à laquelle l'abbé J. Dominique a 
publié, dans ce Bulletin, sa première liste des Tenthrédonides. 
il semble que tous les etTorts des entomologistes nanlais se 
soient portés sur la seule étude des Lépidoptères et des 
Coléoptères. 

Cependant, M. Edouard Bureau avait formé, il y a quelque 
cinquante ans, une petite collection des Ortboptères de la 
Loire-Inférieure dont la liste a été publiée en 1855 ; les maté- 
riaux de cette note ont été employés par le Muséum. Nous 
avons aussi trouvé, dans une boite provenant du legs de notre 
collègue, M. le D' Paul Citerne, une trentaine de Tenthré- 
donides recueillies jadis par son regretté père dans les envi- 
rons de Nantes, parmi lesquelles quelques bonnes espèces 
qui, à notre connaissance, n'ont pas encore été retrouvées. 

Seul, l'abbé Dominique avait dérogé en s'attachant à l'étude 
des Hémiptères et des Hyménoptères. 

En 1890, il publiait dans les Annales de la Société académique 
de Nantes, un Catalogue des Hémiptères de la Loire-Inférieure, 
Catalogue qui a dû être réédité deux fois dans le Bulletin de 
notre Société, — la dernière dans ce volume même, — par 
suite des nombreuses additions qu'il y avait à y faire. 

Quelques années après la publication de ses « Notes pour 
servir à la connaissance des Tentlirédinides de l'Ouest », 
l'abbé Dominique qui avait trouvé en MM. H. et Th. Piel 
de Churcheville, ses élèves en entomologie, en même temps 
que d'infatigables chasseurs, des collaborateurs plein de zèle 
et précieux par la précision de leurs renseignements et le 
soin apporté à leur éducation des larves, dût, en 1894, publier 
une deuxième liste. 

Deux ans après, en 189G, de nouvelles captures et des éle- 
vages heureux l'obligèrent à en donner une troisième. Avec 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 235 

cette liste, le nombre des espèces signalées se trouvait porté à 
206 auxquelles venaient s'ajouter 11 variétés. 

La recherche des Tenthrédonides dans la région nantaise (1) 
a donné d'excellents résultats ; en dehors de l'appoint qu'elle 
apportait à la connaissance delà distribution géographique des 
espèces : Amaiironematiis alpicola, Hoplocampa chrijsorrhoea, 
Selandria fiirstenbergensis, trouvés aux portes de Nantes, 
n'avaient pas encore été signalés en France, bien que connus 
dans les pavs voisins ; la capture des deux sexes d'Arge thoracica 
Scop., permettait à M. Konow de décrire le mâle jusqu'alors 
inconnu ; enfin, trois espèces purent être révélées à la science 
par réminent spécialiste de Teschendorf : Priophorus discors, 
Tenthredopsis Churchevillei et AUantiis Dominiquei. 

Depuis 1896, date de la publication de la deuxième liste, 
un certain nombre d'espèces est venu augmenter la richesse 
de cette partie de notre faune entomologique. 

De plus, beaucoup de celles dont la présence avait été 
signalée par la capture d'un seul individu, ont été retrouvées 
depuis, dans diverses localités, parfois en nombre. Par suite, 
quelques-unes, considérées comme rares ou même très rares, 
peuvent aujourd'hui être regardées comme assez communes. 

Le présent Inventaire, — qui n'est autre chose, à part quelques 
rares numéros, que le Catalogue de la collection que le 
Muséum doit à la générosité du regretté abbé Dominique, — 
comprend l'ensemble des espèces signalées par cet auteur dans 
les trois listes citées plus haut; plus 21, dont les captures 
n'ont été connues que depuis la publication de sa dernière 
Contribution. 

Le nombre des Tenthrédonides capturées aux environs de 



(i) A part les environs de Nantes, que nous portons à un rayon maximum 
de 20 kilomètres, on peut dire que le département de la Loire-Inft''rieure n'a 
pas été exploré, au point de vue qui nous occupe. On ne trouvera, en efTet, 
en parcourant cet Inventaire, que 2 localités dans le N. : Chàteaubriant et 
Rougé ; 1 à TE. : la foret du Cellier, et, sur le littoral, 3 points : la IJaule, au N. 
de la Loire, Saint-Brévin et Pornic. au sud, et encore ces localités ne figurent- 
elles que pour quelques espèces qui existent d'ailleurs à Nantes même 
ou aux portes de la vide. 



236 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

Nantes est, à notre connaissance, de 238 se répartissanl en 
58 genres. 

Nous avons cru devoir terminer notre Inventaire par 
quelques notices, très succinctes d'ailleurs, sur les mœurs de 
certaines espèces particulièrement nuisibles, pensant, en cela, 
être utile aux personnes qui viennent parfois nous consulter 
au Muséum, au sujet des dommages que leur causent assez 
souvent les Insectes. 

Si tout entomologiste sait que les Mouches à scie sont nui- 
sibles, il n'en est malheureusement pas de même des personnes 
étrangères à l'étude des Insectes. 

Pour la rédaction de cette partie, quelques observations 
que nous avons faites au cours de nos excursions entomolo- 
giques nous ont été très utiles. Nous avons pu en contr()ler 
une partie et combler les lacunes de nos connaissances, pour 
celles que nous n'avions pas observées, grâce aux savants tra- 
vaux faits sur cette matière par Ratzeburg, Curtis, Gehin, 
Goureau, Boisduval et plus récemment par MM. .1. Kunckel 
d'Herculais et L. Carpentier. 

La classification adoptée dans cet Inventaire, pour le range- 
ment des espèces, est celui du Catalogiis Tenthedinidarum 
Europœ que M. F^r. W. Konow publia en 1890; cependant, 
pour les divisions et subdivisions de ce groupe qu'il élève au 
rang de sous-ordre, j'ai tenu compte de sa Monographie, 
actuellement en cours de publication (1). 

En résumé, l'Inventaire qui suit est, ainsi que l'on pourra 
s'en rendre compte, bien loin d'être un travail personnel, notre 
part dans son élaboration est si minime, que c'est à peine s'il 
y a lieu d'en tenir compte. Tout le mérite en revient au regretté 
abbé .1. Dominique et à ses collaborateurs de la première heure. 
C'est lui, en etlét, qui en a fourni les matériaux et qui, dans 
le but de faciliter notre tâche, avait mis très obligeamment 



(I) Konow Fv. W. — Systematische Zuzammenstellung der bisher bekannt 
gewordeii Chalastugastra {Hymenopterunim suborda lertius]. (Teschendorf : 
Zciiscin'ifl. fi'tr syslonatische UynienopWrolog'tj iind Dlplerologie, 1 Jahr., 
lyul ; Il .lalir., 1902 et à suivre). 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TEN THRÉDOXIDES 237 

à notre disposition, les quelques ouvrages qui pouvaient 
nous être utiles. 

Aussi, considérons-nous comme un devoir d'adresser ici, à 
la mémoire du savant entomologiste qui vient de disparaitre, 
le pieux hommage de notre reconnaissance. 

Sa mort prive ses amis, au nombre desquels nous avions 
l'honneur d'être, d'une afTection qu'il savait rendre précieuse 
par sa sincérité et son extrême bienveillance. 

Les sciences naturelles perdent en lui un fervent adepte; le 
Muséum et le Bulletin de notre Société, un de leurs plus 
dévoués collaborateurs. 

Ernest Marchand. 

Nantes, le 10 Décembre i90'2. 



BIBLIOGRAPHIE 



DoMiMQLii, abbé J. — Noies pour servir à la connaissance des 
Tenlhrédinides de l'Ouest (Nantes : Bull. Soc. se. mit. 0. Fr., 
1891, p. 20-30). 

— (contributions au Catalogue des Tenthrédinldes de la Loire- 

Inférieure. Il- liste (Ibid., 1.S04, p. 91-%); 111- liste (Ibid., 1896, 
p. 17-22). 
Galthikh-Villal'me, h. — Coniuiunicalions diverses : in Procés- 
verb. d. séances, Bull. Soc. se. n(d. 0. Fr., 1897, p. l, lui; 
1899, p. V. 

— Sur quekfues Hyménoptères intéressants ou nouveaux pour le 

déparlement de la Loire-Inférieure (Ibid., 1899, p. 85-86). 

Koxow, Fr., W. — Diagnose d'une espèce nouvelle de Tenthré- 
dinide vivant aux environs de Nantes. [Priophonis discors 
n. sp.j. (Extr. et trad. de Wiciicr cntoinologischc Zeilnng, 
XIII, 1874, in Bail. Soc. se. lud. (). Fr., 1890, p. 63-64). 

— Une nouvelle Tenthrédinide : Allanliis Dominiqnei n. sp. (Caen : 

Revue d'Enlomoloyie, XIII. 1894, p. 284-285, reprod. Bull. 
Soc. se. ncd. 0. Fr., 1895, p. 65-66). 

— Description d'une Tenthrédinide nouvelle : Tenlhredopsis 

Chiirehevillei Knw. o' 9 (Bull. Soc. se. mil. 0. Fr., 1897, 
p. 145-146). 

— Neue und einige bisher verkannle arien an der Famille der 

Tenthrediniden (Berlin : Entomologisehe Nachrichten, XXII, 
1896 ; trad. de l'art, concernant le genre Arge Schrank. 
[.4/Y/c //}o/Y/c/ca Spinola o"] , in Extr. et Anal., Bull. Soc. se. 
nat. 0. Fr., 1897, p. 21-22). 



INTRODUCTION 



Jusqu'au moment où M. Fr. -W. Konow, de Teschen- 
dorf (Mecklembourg), les a élevé au rang de sous-ordre, 
les Tenlhrédonides ou Mouches à scie ne formaient qu'une 
section dans le sous-ordre des Hyménoptères térébrants. 
Ces Insectes diffèrent tellement des autres térébrants, tant à 
leur état parfait qu'à l'état larvaire que l'on ne peut qu'approu- 
ver ce savant spécialiste de les en avoir définitivement 
séparés. 

Un des caractères principaux des Tenthrédonides est l'adhé- 
rence du premier anneau abdominal avec le métathorax auquel 
il est contigu dans toute sa largeur au lieu d'être pédicule, 
c'est-à-dire rattaché par un pétiole ou pseudo-pétiole comme 
dans les autres sous-ordres ilschneiimonidea, Vespoidea). 

Leurs ailes les en distinguent également : elles possèdent un 
plus grand nombre d'aréoles ou cellules, dont une dite 
lancéolée, est absolument caractéristique. Cette aréole que 
l'on ne retrouve pas dans tout le reste de l'ordre, peut parfois 
présenter un étranglement vers la région médiane, même être 
divisée par une petite nervure transverse, droite ou oblique, 
mais elle existe toujours. 

Enfin, les femelles des Tenthrédonides ont l'extrémité 
abdomidale pourvue d'une tarière, logée dans une coulisse 
ou gaine constituée par deux valves ou lamelles glabres ou 
velues qui offre la forme d'une scie à manche ; chez les Sirî- 
cidae, seulement, elle prend la forme d'une lime-rape (sorte 
de queue-de-rat) ; seul VOryssiis abietiniif;, qui appartient à 
cette famille, fait exception à la règle, il possède une tarière 
capillaire, non saillante, enroulée dans l'abdomen de la 
femelle à la façon des Cynipides. 

Celte tarière-oviscapte, si différente, comme forme, de celle 
des autres Hyménoptères térébrants (Ischneumonidea) chez qui 
elle revêt la forme d'une lancette, n'est employée par l'Insecte 



240 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^' SÉR., T. II 

que pour les besoins de sa ponte, elle lui sert à entamer ou 
percer les tissus végétaux afin de leur confier ses œufs(l). 

De plus, les Tenthrédonides sont les seuls Hyménoptères 
dont les larves ne soient pas apodes et aveugles et mènent 
une vie libre pour chercber leur nourriture. Dans deux 
familles, sur trois que comprend le sous-ordre des Chalasto- 
gastrn, cliez les Lydidae et les Tenthredinidae, les larves, 
morphologiquement, ressemblent à celles des Lépidoptères, 
que tout le monde connaît sous le nom de chenilles, aussi 
est-ce en raison de cette similitude que les entomologistes 
désignent les larves des Mouches à scie sous le nom de 
fausses-chenilles. 

C'est parfait pour le naturaliste, mais insuffisant pour le 
public qui continue toujours à les confondre avec les vraies 
chenilles ; il ignore que les unes donneront des Papillons, les 
autres des Hyménoptères à leur métamorphose. 

Il est assez facile, cependant, de distinguer une larve de 
Lépidoptère de celle d'une Mouche à scie. 

Les fausses-chenilles des Lydidae exception faite pour le 
groupe des Cephinae dont nous parlerons plus loin — ne 
possèdent, en effet, que trois paires de pattes thoraciques arti- 
culées plus deux appendices fixés au dernier segment et 



(t) En 1857, le maréchal Vaillant ayant présuiité à l'Académie des sciences 
plusieurs paquets de cartouches, provenant des munitions de la garde impé- 
riale, dont les ball':'s avaient été rongées et quelques-uns même percées de 
part en part par un llyménoptère, lors du séjour de cette troupe en Crimée, 
ce corps savant chargea l'un de ses membres. C. IJuméril, d'examiner les 
objets et de faire un- rapport. 

C. Duméril, dans un travail très savant, après avoir énuméi'é toutes les 
observations connues sur les perforations de lames tie plomb par les 
Insectes, dit avt)ir l'econnu, grâce aux études entomologiques auxquelles il 
s'est si longtemps livré, dans l'Hyménoptére troi'vé dans les caisses de 
munitions, le Sivex juvencus. Malheureusement, ces études durent être faites, 
pour la plupart, dans son cabinet, car c'est sur une observation de Jurine. 
qui avait vu l'insecte faire usage de sa tarière pour déposer ses œufs dans 
le bois, qu'il conclut à l'emploi de l'oviscapte tomme instrument de perfo- 
ration des balles ! 

Voir : C. Duméril, Recherches historiques sur les espèces d'insectes qui 
rongent et |)erforent le plomb, C. H. Acad. se, 1857, t. XLV, p. 361-367. 



E MAHCHAXD — INVENTAIHK DES TENTHHÉDONIDES 241 

remplaçant les pattes anales. Les larves des Tenthredinidae 
sont, au contraire, franchement éruciformes ; en plus des six 
pattes thoraciques, elles possèdent, comme les vraies che- 
nilles, des pattes abdominales (speudopodes membraneux 
terminés par une couronne de petites griffes), au nombre de 
sept à huit paires. Leur tête, de même que celle des Lijdidae 
est constitué par une calotte chitineuse hémisphérique et 
pourvue de deux yeux simples très visibles. 

Les vraies chenilles ne possèdent au maximum, outre 
les trois paires de pattes thoraciques, que cinq paires de 
pattes abdominales, et encore ce nombre chez les Géomètres 
descend à trois et même deux paires. Leur tête n'est pas 
arrondie en bouton comme celle des fausses-chenilles, la 
calotte céphalique, chez elles, est plutôt cordiforme, et au 
lieu de n'avoir que deux yeux assez visibles, elles en possèdent 
dix ou douze, très petits, répartis en deux groupes de cinq ou 
six sur les côtés. Enfin, les vraies chenilles n'ont jamais plus 
de seize pattes ni moins de dix, tandis que les fausses- 
chenilles en ont de dix-huit à vingt-deux chez les Tenthre- 
dinidae ou huit seulement chez les Lijdidae, si l'on compte 
comme pattes les deux appendices du segment anal. 

lueurs moyens de défense sont à peu près les mêmes que 
ceux employés par les vraies chenilles. Elles savent simuler 
la mort, se rouler en spirale, se laisser tomber brusquement 
à terre à l'approche d'un danger et se dissimuler ensuite au 
milieu de l'herbe et des broussailles pour échapper à l'attaque 
des Ichneumonides. Si le danger vient d'ailleurs, el'es se 
maintiennent à l'aide de leurs pattes abdominales, redres- 
sent la partie antérieure de leur corps, se posent en point 
d'interrogation et se balancent d'un air de menace. 

Par leur aspect et leur mode de vie, les larves de Siricidae 
diffèrent beaucoup de celles des Lydinae et des Tenthredi- 
nidae ; elles sont franchement mélolonthoïdes, c'est-à-dire 
qu'ellent ressemblent à celle du Hanneton (Meîolontha), elles 
sont dépourvues de pattes abdominales et leurs pattes thora- 
ciques sont courtes ; leurs téguments sont mous et décolorés, 
leur tète est cornée, elle semble dépourvue d'yeux, leurs 



242 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

antennes, courtes, se présentent sous forme de mamelons, 
leurs mandibules sont puissantes et asymétriques; enfin, 
elles mènent une vie cachée à l'intérieur des végétaux. 

Celles des Cephinae, qui mènent un genre de vie analogue à 
celui des Siricidae, appartiennent au même type larvaire. 

Toutes les larves des Mouches à scie qui ont mené une vie 
libre, c'est-à-dire les fausses-chenilles, après avoir atteint 
tout leur développement, abandonnent généralement la plante 
nourricière pour se rendre en terre ou se cacher sous la 
mousse, afin d'attendre la nymphose; une fois cachées elles 
se tissent un cocon plus ou moins soyeux qui, parfois, présente 
une paroi extérieure assez grossière recouverte de particules 
terreuses agglutinées. Il en est, cependant, qui attendent la 
métamorphose sur les plantes où elles ont vécu. Celles des 
Siricidae et des Cephinae se métamorphosent à l'endroit même 
de la plante nourricière où elles se trouvaient avant la 
nymphose et l'insecte doit, pour jouir de la vie libre, se frayer 
un passage à l'aide de ses mandibules 

La durée de la vie des larves à l'état de repos, c'est-à-dire 
depuis le moment où elles cessent de se nourrir jusqu'à celui 
de la métamorphose, est très variable, bien que l'état nymphal 
soit de courte durée. Certaines Tenthredinidae ont jusqu'à 
trois générations par an, le plus grand nombre deux, d'autres 
une seulement. Il y a, d'ailleurs, au point de vue de la durée de 
leur évolution des exce|)tions singulières, qu'il est actuelle- 
ment impossible d'expliquer, même en tenant compte des 
diverses influences que l'on serait tenté d'invoquer : ainsi des 
larves provenant d'une même ponte, vivant dans des condi- 
tions identiques, peuvent donner des Insectes parfaits au bout 
de cinq à six semaines, pendant la belle saison, ou passer 
l'automne et l'hiver à l'état de repos pour ne se métamor- 
phoser qu'au printemps suivant. 

A l'état parfait, les Mouches à scie ont une livrée des plus 
modestes, le noir et le jaune y sont les nuances dominantes, 
cependant certaines espèces telles que les Abia candens et 
sericea possèdent une livrée aux tons vert-doré métalliques 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 243 

dont les chatoiements, sous un rayon de soleil, peuvent être 
comparés à ceux que nous offrent certaines Chrysis. 

La reproduction par voie parthénogénétique a été constatée, 
par divers observateurs, chez un certain nombre d'espèces 
appartenant à la famille des Tenthrenididae, principalement 
chez les Nematides. 

Les Tenthrédonides ne sont pas organisées pour un vol 
soutenu et rapide ; leurs ailes, bien que parcourues par un 
réseau de nervures assez compliqué, restent chiffonnées et 
ne leur permettent pas de traverser les airs avec la même 
hardiesse que la plupart des autres Hyménoptères. Aussi 
leur vol est-il lourd et de peu de durée. Il n'y a guère que les 
Sirex, les géants du groupe, qui aient un vol rapide. 

Les Mouches à scie, comme beaucoup d'Insectes, d'ailleurs, 
sont essentiellement héliophiles; dès qu'un nuage voile le 
soleil, elles disparaissent. 

Amies des fleurs, elles sont très friandes de leur nectar; il 
en est beaucoup, cependant, qui ne négligent pas la miellée 
laissée sur le feuillage par les Pucerons, elles la lèchent même 
avec une certaine gourmandise. Parfois, l'on peut voir un 
Allantiis dévorer une petite proie surprise par lui au cours de 
sa visite sur les fleurs, mais ce n'est que très rarement. 

Si, à l'état parfait, les Tenthrédonides sont des êtres abso- 
lument inoffensifs, il n'en est malheureusement pas de même 
de leurs larves, si justement nommées fausses-chenilles, à 
cause de l'analogie de leurs dégâts et de leur ressemblance 
avec les larves des Lépidoptères ; les relations que bon 
nombre d'entre elles entretiennent avec les végétaux que 
l'Homme cultive pour ses besoins, doivent nous les faire 
regarder comme des ennemis redoutables, des plantations 
forestières, des champs et des jardins. 

On ne saurait donc Irop recommander aux amis de la 
nature, une étude qui a bien ses charmes. En observant les 
mœurs et les premiers états de ces Hyménoptères, ils pour- 
ront contribuer à combler les nombreuses lacunes qui exis- 
tent encore dans leur histoire. 



Hymenoptera-Ghalastogastra 

(TENTHREDONIDEA) 



I. Fam. Lydidae 

1. Subfam. Lydinae 

Ti'il). Lydides 

Gen. Lyda Fabricius 

L. stellata Christ. — La Trémissinièie, près Nantes, en 
mai (Arthur de i'Isle) ; un exemplaire 9. recueilli à Nantes 
même (collection Citerne). R. — Voy. note 1. 

L. flaviventris Retz. — Un couple capturé, en juin, à la 
Haie-Fouacière (abbé J. Dominique). — Voy. note "2. 

L, fausta Klug. — Environs de Nantes, le Chêne- Vert, au 
printemps (Fiel de Churcheville). 

L. Betulae L. — Prés humides, à Basse-Goulaine, au prin- 
temps, sur les Euphorbes (Picl de C). R. 

L. inanita Vill. — Dans un jardin à Nantes, au printemps 
(Fiel de C.) ; deux exemplaires 9, sans indication de la 
localité, mais certainement de la Loire-Intérieure (collec- 
tion Citerne). R. — Voy. note ,'>. 

L. silvatica L. — Une 9 sans indication de localité, mais du 
département (coll. Citerne). 

2. Subfam. Cephinae 

Trib. Cephides 

Gen. Cephls Latreille 

C. phthisicus Fabr. — Pornic, en août (J. Dominique). R. 
C. pygmaeus L. — Nantes, Fornic, la Baule, en été. CC. — 
Voy. note 4. 



246 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2'' SÉR., T. II 

C. tabidus Fabr. — Couëron, dans les prairies bordant la 
Loire, à la fin de juin (Piel de G.) ; deux exemplaires, sans 
indication de localité (coll. Citerne). 

Gen. Phylloecus Newm. 

Ph. compressus Fabr. — Nantes, en été (.1. Dominique). 
RR. — Voy. noie 5. 

Ph. cynosbati L. — Saint-Aignan, 22 avril, ToutTou, 
14 mai o^ 9 (Piel de G.). R. 

Ph. fumipennis Eversm. — Un exemplaire 9, sans indica- 
tion de localité (coll. Giterne). 



IL Fam. Siricidae 

1. Subfam. Xiphydriinae 

Gen. XiPHYDRiA Latr. 

X. Dromedarius Fabr. — Trois exemplaires o' de ce rare 
et bizarre Insecte ont été capturés, en août 1890, dans le 
jardin du presbytère de Saint-Sébastien-lès-Nantes, par 
l'abbé J. Dominique. Ils se tenaient, d'après ce savant ento- 
mologiste, immobiles, par un soleil de feu, sur un vieux 
poteau dépouillé de son écorce, dans l'intérieur duquel, 
ils venaient probablement d'éclore. 

X. Camelus L. — Plusieurs couples issus d'une bûche de 
Bouleau, dans un coffre à bois (J. Dominique) au com- 
mencement de mai, à Nantes. 

2. Subfam. Siricinae 

Gen. SiREX Linné 

S. gigas L. — A élé trop commun pendant quelques années 
sur le littoral, mais heureusement très localisé : Sainte- 
Marie, près Pornic (H. du Bois). 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 247 

A l'intérieur, une seule 9 capturée à Nantes, quai Hoche, 
le 11 septembre 1900 et très probablement importée à l'état 
de larve, dans l'une des pièces de bois, venues de l'étran- 
ger, qui garnissent les chantiers voisins de son lieu de 
capture (E. Marchand). RR. — Voy. note 6. 

S. (Paiiriiriis) noctilio Fabr. - melanoceros Thoins. — 
Une 9 de grande taille, capturée durant l'été de 1890, dans 
les dunes boisées d'Escoublac — la Baule (Dehermann-Roy) ; 
un o' capturé en mai 1895, dans une rue, à Nantes et 
deux 9 prises à Saint-Brevin-l'Océan, l'une, en août 1896, 
de taille ordinaire, l'autre, minuscule (12 mm. sans la 
tarière), durant l'été 1898 (Gauthier-Villaume). R. 

S. (Paiiriirus) juvencus Linné. — Un cf pris à Sainte- 
Marie, près Pornic, le 4 novembre, dans une cave où 
étaient déposées des bûches de Sapin ; y a été trop G. (H. du 
Bois). 

Une 9 capturée, en octobre 1902, à la Haie-Fouacière 
(G. de risle), à l'intérieur RR. — Voy. note 6. 

Notre collègue, M. H. du Bois, en 1896, a dû faire abattre 
dans sa propriété de Sainte-Marie près de soixante Pins 
noirs d'Autriche, âgés d'environ 30 ans. Ces arbres avaient 
soufTert, à un tel point, des attaques répétées de ces redou- 
tables Insectes (^S. gigas et jiwencus) qu'il était impossible 
de les conserver. 

Notre collègue nous a aliirmé que la section transversale 
des troncs otlrait une surface assez criblée pour pouvoir, 
sans exagération, être comparée à un écumoir. 

M. du Bois pense, comme nous, que cet Insecte a été 
importé dans notre région avec les bois du nord. 

Pornic, qui est à proximité, en possède, en elTet, un 
important chantier. 

L'abbé .1. Dominique a capturé à Sainte-Marie, près 
Pornic, dans une habitation, la 9 d'un Insecte partout très 
rare, Ilxilia leucospoides Hochenw, signalé par les auteurs 
comme parasite du S', juvencus L. 



248 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

III. Fam. Tenthredinîdae 

1. Subfam. Cimbicinae 

II) Tril). Cimbicides 

Gen. CiMBEX Olivier 

C. humeralis GeoITr. — Un seul individu o^ trouvé sur une 
haie d'Aubépine, au premier printemps, près de Nantes. 

G. femorata L. — Une larve trouvée sur un Saule, prairie 
de Mauves, a filé sa coque du 16 au 17 mai 1892 ; métamor- 
phosée le 1" mai 1893. Une autre larve, de même prove- 
nance a filé sa coque en juin 1893, l'Insecte parfait en est 
sorti au printemps de l'année suivante (Piel de C). Un 
mâle, de Nantes (J. Dominique) ; un autre, prairie de 
Mauves, 23 juillet 1900 (,I. Peneau). 

Gen. Trichiosoma Leach. 

T. lucorum L. — Un a' seulement, du département mais 
sans indication de localité (coll. Citerne). 

b) Tril). Ablides 

Gen. Abia Leach. 

A. candens Knw. — Un cT, la Maillardière en Vertou, le 
30 juin 1900 (E. Marchand). 

A. sericea L. — Un a" pris sur Scabiosa siiccisa, en Doulon, 
le 13 juin 1895 (Piel de C.) ; une Ç capturée à la ChapcUe- 
sur-Erdre (Dehermann-Roy). 

Gen. Amasis Leach. 

A. amaena Klug. — Un seul o" trouvé immobile dans une 
corolle de Ficaria raniinculoides, au mois de mai, près 
Nantes. 



E. MARCHAND — INVP:NTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 249 

2. Subfam. Arginae 

a) Tril). Argides 

Gen. Arge Schrank, 

Hylotoma Latr. 

A. coeruleipennis Relz. — Doulon, près Nantes, lin avril 

(Piel de C). 
A. Berberidis Schrank. — Pas rare sur les Berberis, au 

jardin botanique de Nantes ; mars-mai. — Voy. noie 9. 
A. enodis L. ^ atrala Klug. — Nantes, en mai, sur les 

Ombellifères (Piel de C.) ; un exemplaire, sans indication 

de localité (coll. Citerne). 
A. thoracica Spin. — Sur les fleurs d'Eiiphorbia, route de 

Paris, près le passage à niveau de la ligne de Chàtcaubriant, 

vers la mi-mai, 9 (Dubochet); o' et 9, Doulon, 23 mai 

(Piel de C.) ; un o', la Maillardière en Vertou, 6 avril 

(E. Marchand). R. 

Le mâle d'Arge thoracica Spinola, n'est connu que depuis 

1896, époque à laquelle M. Fr.-W. KonoNN l'a décrit dans 

V Entomologische Nachrichten, d'après des exemplaires des 

deux sexes, communiqués par MM. H. et Th. Piel de 

Churcheville. 
A. fuscipes Fallén. — La Chapelle-sur-Erdre, en mai. RR. 

(Piel de C). 
A. ustulata L. — Sur les haies, autour de Nantes, de mars 

à juin. PC. 
A. pagana Panzer. — Sur diverses fleurs, en été. AC. - Voy. 

note 8. 
A. melanochroa Gmel. — Dans les bois-taillis. Nantes, 

Vertou, Clisson, Pornic, de juillet à août (J. Dominique). R. 
A. cyanocrocea Fôrst. — Sur diverses fleurs, en été. PC. 
A. Rosae De Geer. — Sur les Rosiers, en été, dans les 

jardins et, à la campagne, sur les haies. C. — Voy. note 7. 



250 BULL. soc. se. XAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

b) Trib. Scliizocerides 
Gen. Cyphona Dahlb. 

G. furcata Vill. — Vertou, en aoùt-sepleinbre (J. Domi- 
nique). R. 

— var. 9 melanocephala Panz. — Nantes, la Haie-Foua- 
cière, en juin, sur Daiicus carota, Sainte-Marie, près Pornic 
(J. Dominique); une 9, sans indication de localité (coll. 
Citerne). R. 

3. Subfam. Lophyrinae 

Trib. Lopliyrides 

Gen. LoPHYRUs Latr, 

L. Hercyniae Hartig. — Vertou, sur les Pins, en août- 
septembre (J. Dominique). R. 
L. Pini L. — Obtenu d'éclosion, à la fm de mai, d'une coque 

trouvée dans la forêt de ToufFou (Piel de C). AR. — Voy. 

note 10. 
L. similis Hartig. — Une 9 provenant d'une larve recueillie 

sur un Sapin, à ToufFou, en octobre 1894; l'insecte est sorti 

de sa coque le 26 avril 1895 (Piel de G.). 
L. pallipes Fallén. — Un o^ issu, en août, d'une coque filée 

par une larve trouvée sur un Piniis siluestris de la forêt du 

Cellier (J. de Fabry). 

4. Subfam. Tenthredininae 

a) Trib. Nemalides 

Gen. Cladius Niger 

G. crassicornis Konow. — Un cr" seulement, trouvé à 

Sainte-Marie, près Pornic (J, Dominique). 
G. pecticornis Fourcr. — Sur les Rosiers cultivés, dans les 

jardins, tout l'été. CC. 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 251 

C. difformis Panz. — Comme le précédent et aussi com- 
commun. — Voy. note 11. 

Gen. Trichiocampus Hartig. 

T. viminalis Fall. — Nantes et enviions, Basse-Goulaine, sur 
les Peupliers, de fin mai à juillet (Piel de C, E. Marchand, 
coll. Citerne). AC. 

T. rufipes Lep. — Une larve, recueillie sur un Orme, à 
Tliouaré, le 29 octobre 1894, ne s'est métamorphosée que le 
26 avril de l'année suivante ; une autre prise, sur la route 
de Paris, à Nantes, a filé sa coque le 20 juin 1895, l'éclosion 
a eu lieu le 3 juillet de la même année (Piel de C). R. 

T. Dre"wseni Thoms. — Environs de Nantes, au printemps, 
sur Prunus spinosa, en fleur ; la coque cachée sous les 
écorces (J. Dominique). PC. 

Gen. Priophorus Latr. 

P. Padi L. — Nantes, sur les Aubépines (J. Dominique) ; Sucé 
(Piel de C). D'avril à septembre. PC. — Voy. note 12. 

P. tristis Zadd. — Nantes, la Haie-Fouacière ; en juin 
(J. Dominique). C. 

P. discors Konow. — Un exemplaire capturé aux environs 
de Nantes, en mai (J. Dominique). 

Lors de sa découverte en Loire-Inférieure, cette rare 
espèce était encore inédite. M. Fr. W. Konow, qui l'a décrite 
en mars 1894, dans le Wiener Entomologische Zeituug, ne 
connaissait que quelques exemplaires capturés dans le nord 
de l'Allemagne, à Mecklenburg, et celui communiqué par 
l'abbé J. Dominique. 

Gen. Camponiscus Carn. 

G. luridiventris Fall. — Un seul (f, pris aux environs de 
Nantes, en juin (J. Dominique). 



252 BULL. soc. se. XAT. OUEST. — 2*" SÉR., T. II 

Gen. Hemichroa Steph. 

H. rufa Panz. — Nantes, à la mi-août, sur les Ombellifères 
des jardins et sur les Aulnes (Piel de C). G. 

Gen. DiNEURA Dahlb. 

D. sulcifrons Konow., var. 9. — Une larve recueillie le 
13 octobre 1894, à Thouaré, sur Crataegiis, a donné l'Insecte 
parfait le 26 avril 1895 (Piel de G.). 

Gen. Gryptocampus Harlig. 

C. testaceipes Brischke. — Environs de Nantes, sur les 

Amentacées, au printemps (J. Dominique). R. 
C. saliceti Fall. — Nantes, sur les Saules, en mai-juin 

(J. Dominique). R. 
C. angustus Hartig. — Environs de Nantes ; comme le pré- 
cédent, sur les Saules et à la même époque, mais RR. 

Gen. PoNTANiA Gosta 

P. leucosticta Hartig. — Nantes et environs, en juin- 
juillet (Piel de G.). R. 

P. Vallisnierii Hartig. — Environs de Nantes; cécidies en 
forme de fèves sur les Salix ; obtenu d'éclosion du 11 au 
16 septembre (Piel de G.). A G. 

P. vesicatorBremi. — Nantes, en mai-juin (J.Dominique). R. 

P. scotaspis Fôrst. — Environs de Nantes, sur les haies 
voisines des marécages, d'avril à juin (J. Dominique). R. 

Gen. Pteronus Jurine 

P. pavidus Lep. — Une 9 prise à Doulon ; des larves 
recueillies sur Salix Caprecie, ont fdé leurs coques à la fm 
de juillet, l'éclosion n'a eu lieu qu'à la mi-aoùt l'année 
suivante (Piel de G.). A G. — Voy. note fS. 

P. miliaris Panz. — Environs de Nantes, dans les prairies 
humides, en fauchant ; de mai à juillet. La coque se trouve 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 253 

dans la mousse (Piel de C.) ; une Ç, avec sa coque, sans 

indication de localité (coll. Citerne). AR. 
P. Glutinosae Cam. — Le Chêne-Vert, route de Vannes, 

près Nantes, au printemps (Piel de C.) 
P. curtispinus Thoms., var. — Thouaré, prairies de la 

Loire, en juin (Piel de C). 
P. palliatus Thoms. — Trouvé au même lieu et à la même 

époque que le précédent (Piel de C). 

P. melanaspis Hartig. — Forêt de Toutïou, sur Ilex aqiiifo- 

liiim, en mai (Piel de C). 
P. hortensis Hartig. — Environs de Nantes, en fauchant 

dans les prés, au printemps. AC. — Sainte-Marie, près Pornic 

(J. Dominique). AR. 

P. Myosotidis Fabr. — Une 9 prise à Vertou, en août, au 
bord d'un étang (J. Dominique); Doulon, plusieurs exem- 
plaires cr' et 9 (Piel de C). 

P. ambiguus Fôrst. — Un seul o^ capturé, en juin, à Sainte- 
Marie, près Pornic (H. du Bois). 

P. Ribesii Scop. — Environs de Nantes, au bord des eaux, 
d'avril à juin (J. Dominique). PC. — Voy. note li. 

P. melanocephalus Hartig. — Thouaré (Piel de C). 

P. Salicis L. — Sur les Saules, de juin à août. C. — Voy. 
note 15. 

Gen. Amauronematus Konow 

A. histrio Lep. — Environs de Nantes, une seule 9 capturée 
le 11 avril (J. Dominique). 

A. alpicola Konow. — La Verrière, près Nantes ; une larve 
prise sur Corylus a filé sa coque le 23 mai 1892, l'Insecte 
parfait, 9, en est sorti le 15 avril de l'année suivante (Piel 
de C). 

Cette espèce, décrite par M. Konow dans le Termés- 
zetrajzi Fùzetek, de Buda-Pesth, vol. XVHI, 1895, p. 186-187, 
était, à cette époque, nouvelle pour la faune française. Elle 
a été retrouvée depuis par MM. Piel de Churcheville. 



254 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR., T II 

Gen. Croesus Leach. 

G. latipes Vill. — Clisson, sur des Roseaux, au bord d'une 
mare, en août; sur un mur, à Nantes, en juin (J. Domi- 
nique). Obtenu de larves recueillies sur Alnus, éclosion le 
26 mai 1895, et de larves vivant sur Carpinus qui ont filé 
leurs coques en juillet et se sont métamorphosées le 18 août 
de la même année (Piel de G.). AR. 

G. varus Vill. — Nantes : de larves prises sur des Alnus du 
bord de l'Erdre ; métamorphoses observées le 25 mai et 
le l^"" juin (Piel de G.). 

Ainsi que le regretté abbé J . Dominique le fait observer dans 
ses Contributions au Catalogue des Tenthrédines de la Loire- 
Inférieure (IIP liste) 1896, p. 19, le 5'' segment abdominal porte 
de chaque côté de la ligne médiane une tache noire, ovale, 
parallèle au bord postérieur du segment ; le 6^ porte une 
bande, également noire, échancrée au milieu et sur les 
côtés ; les derniers segments sont entièrement noirs. 

Il fait aussi remarquer que les larves des C. latipes et 
varus se nourrissent également des feuilles du Gharme, 
lorsque cet arbre se trouve à proximité des Aulnes. Dans ce 
cas, elles donnent naissance à une race d'individus de taille 
beaucoup plus petite que celles qui vivent aux dépens de 
Y Alnus glutinosa. 

Gen. HoLCOCNEME Konow 

H. coeruleocarpa Hartig. — Environs de Nantes, sur les 
Saules, o^ 9 (Piel de G.). RR. 

H. lucida Panz. — Environs de Nantes, la Haie-Fouacière, 
sur les haies, dans les bois, du commencement d'avril à 
juin (J. Dominique) ; le Pron en Rezé (E. Marchand). R. 

Gen. Nematus J urine 

N. luteus Panz. — La Verrière, près Nantes, de larves 
recueillies sur Alnus; mises en éducation, elles se sont 
enterrées fin juin 1896 et métamorphosées le 15 avril de 
l'année suivante (Piel de G.). R. 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 255 

Gen. Pachynematus Konow 

P. Gaprae Panz. — Nantes, prairie de Mauves, la Chapelle- 
sur- Erdre, Basse-Goulainé, en mai (Fiel de G.) ; Nantes 
(J. Dominique). G. — Voy. note 16. 

P. Rumicis Fall. — Saint-Sébastien, 26 mai, Basse-Goulaine, 
12 mai, ÇÇ (Fiel de G.) ; la Joliverie en Saint-Sébastien, 
22 avril, o" 9 (E. Marchand). AR. 

P. leucogaster Hartig. — Un individu a\ capturé aux 
environs de Nantes, en août (J. Dominique). 

P. abductus Hartig. — Nantes, Vertou, dans les prairies, 

en avril-mai. A G. 
P. albipennis Hartig. — Un (f pris ile Clémentine, sur la 

Loire, fin septembre (Fiel de G.). 

Gen. Fristiphora Latr. 

P. Betulae Retz. — Le Petit-Port, à Nantes, de larves 
recueillies sur Populiis, enterrées le 10 octobre 1896, méta- 
morphosées le 13 avril suivant (Fiel de G.). 

P. pallidiventris Fall. — Nantes et environs, de mai à 
Octobre (Piel de G.). 

P. appendiculata Hartig. — Nantes, dans les jardins, de 
mai à juillet. A G. 

P. fulvipes Fall. — Nantes et environs, au bord des eaux, 
sur les Aulnes, en juin (J. Dominique, Piel de G.). R. 

P. Aquilegiae Voll. - - Nantes, la Haie-Fouacière, en juin 
(J. Dominique). AR. 

P. ruficornis Ol. — Environs de Nantes, en juillet (Fiel 
de G.). R. 

Gen. MiCRONEMATUS Konow. 

M. abbreviatus Hartig. — Environs de Nantes, au prin- 
temps (J. Dominique), R. 

M. pullus F'orsl. — La Ghapelle-sur-Erdre, 14 avril, 6 mai, 
99 (Fiel de G.). AR. 



256 BULL. soc. se. XAT. OUEST. — 2^ SKH., T. II 

h) Tril>. Hoplocampides 

(ien. Eriocampojdes Konow. 

E. aethiops Fabr. = Eriocampa soror Woll. = E. Rosae Cam. 

— Autour de Nantes, au printemps. AC. — Voy. note 17. 
E. varipes Klug. — Environs de Nantes, Vertou, Rezé, 

Saint-Sébastien, au printemps. C. 
E. annulipes Klug. — Nantes et environs, dans les lieux 

humides, au bord des mares, en été. C. 
E. limacina Relz. — Partout, pendant tout l'été, surtout 

dans les jardins. TC. — Voy. note IS. 

(ien. HoPLOCAMPA Hartig. 

H. chrysorrhœa Klug. — 9, la Chapelle-sur-Erdre, sur 

Prunus spinosa, le 14 avril 1895 (Piel de C). R. 

Avant cette capture, H. clirysorrhœa, bien que signalée 

comme existant en Angleterre, en Hollande, en Allemagne 

et en Algérie, n'avait pas encore été indiquée en France. 
H. fulvicornis Fabr. — Nantes et la Haie-Fouacière, en 

juin (.1. Dominique). R. — Voy. note 19. 
H. ferruginea Fabr. — 9; la Chapelle-sur-Erdre, le 26 mars 

(Piel de C). 
H. Crataegi Klug. — 9; la Chapelle-sur-Erdre, le 29 avril, 

sur Crataegus oxyacantha (Piel de C). 
H. brevis Klug. — Dans les jardins, au premier printemps, 

à l'intérieur des fleurs de Poiriers. CC. 
H. testudinea Klug. — Nantes et environs, au printemps, 

dans les lieux cultivés (Piel de C). R. 

c) Trlb. Bleiinocampides 
Gen. Mesoneura Hartig. 

M. opaca Fabr. — La Chapelle-sur-Erdre, une 9, le 14 avril, 
puis de larves recueillies à Saint-Herblain sur un Quercus; 



E. MARCHAND — INVEXTAIRK DES TENTHRÉDOMDES 257 

mises en obseivalion, sont rentrées en terre fin mai 1896, 
l'éclosion a eu lieu le 22 mars de l'année suivante (Piel 
de C). Un exemplaire des environs de Nantes (.1. Domi- 
nique). R. 

Gen. Periclista Konow. 

P. melanocephala Fabr. - Lisière de la i'orét de Toulïou, 
au commencement de mai (H. et Th. Piel de C). R. 

F. pubescens Zadd. — 9; la Chapelle-sur-Erdre, d'une larve 
prise sur un Chêne, qui a filé une coque cloisonnée, très 
grande, rugueuse ; l'éclosion a eu lieu le 12 avril (Piel de 
C). R. 

P. lineolata Klug. — Environs de Nantes, de mai à juillet 
(.1. Dominique). PC. 

Gen. Ardis Konow 

A. sericans Hartig. — Le IMessis-Tison, banlieue de Nantes, 
où il n'est pas rare au printemps, dans le bouquet de bois 
de cette propriété. Ailleurs, n'a été rencontré qu'isolément 
(J. Dominique). 

Gen. Rhadinoceraea Konow 

R. micans Ivlug. — Sur les Canw, dans les marais de la 
Chapelle-sur-Erdre, fin d'avril (Piel de C); sur les Iris, au 
printemps, à Oudon (J. de Fabry). I^C. 

Gen. ToMOSTETHL'S Konow 

T. nigritus P^abr. l^rairies de la Loire, à Couëron (Piel 
de C); Basse-Goulaine (E. Marchand). AC. 

T. fuliginosus Schrank. — Sur les plantes aquatiques, 
août-septembre. C. 

T. gagathinus Klug. — Nantes et environs (Piel de C). AC. 

T. ephippium Pauz. — La Chapelle-sur-Erdre, fin mai 
(Piel de C); la Maillardière en Vertou (E. Marchand). PC. 



258 BULL. soc. se. XAT. OUEST. - 2'' SÉR., T. II 

T. fuscipennis Fall. — Nantes et environs, la Chapelle-sur- 
Erdre, sur les Carex et autres plantes aquatiques; prin- 
temps et été (Piel de C). 

Gen. Blennocampa Hartig 

B. pusilla Klug. — Environs de Nantes, sur les haies, au 
printemps. AC. 

B. confusa Konow = geniculata o' Scop. — Un exemplaire 
des environs de Nantes (J. Dominique). 

B. tenuicornis Klug. — Sur les haies, autour de Nantes, 
mai-juin (Piel de C). R. 

Gen. Entodecta Konow 

E. pumilus Klug. — Nantes et environs, dans les jardins, 
juin-juillet (J. Dominique). AR. 

Gen. iMoN'OFHADXus Hartig. 

M. ruficruris Brull. — Nantes et environs (J. Dominique); 
Doulon, la Chapelle-sur-Erdre, en été, sur les haies, les 
plantes des fossés (Fiel de C.). PC. 

M. elongatus Klug. — Environs de Nantes, sur les haies, 
les plantes basses, juin-août. AC. 

M. albipes (imel. — Lieux humides des alentours de Nantes, 
en été (Piel de C). R. 

Gen. Kaliosysphinga Tischb. 

K. Ulmi Sundev. — Environs de Nantes, en juin (J. Domi- 
nique, Piel de C). R. 

K. Dohrni Tischb. — Un seul exemplaire capturé à la 
Joliverie en Saint -Sébastien, le 22 avril 1894 (E. Mar- 
chand). 

Gen. Fenusa Leach. 

F. Thomsoni Konow := pumilio Thomson. — Un individu 9 
f'apturé aux environs de Nantes (J. Dominique). 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 259 

d) Trib. Selandriades 
Gen. Harpiphorus Hartig. 

H. lepidus Klug. — Nantes, un & pris sur une fenêtre 
(.1. Dominique); Basse-Goulaine, sur les fleurs d'Aubépine, 
premiers jours de mai (Piel de C). 

Gen. Athalia Leach. 

A. glabricollis Thoms. — Sur les fleurs des Ombellifères, 
en été, comme toutes les espèces du genre. AC. 

A. spinarum Fabr. — Nantes, Sainte-Marie près Pornic, 
recherche les lieux humides, souvent sur les haies (.1. Do- 
minique). PC. 

A. Rosae L. — Répandu partout, de mai à août. Espèce la 
plus commune du genre. — Voy. note 21. 

— var. cordata Lep. — La Chapelle-sur-Erdre, fin avril 
(Piel de G.). PC. 

A. lugens Klug. — Environs de Vertou, en août-septembre 
(J. Dominique). PC. 

A. annulata Fabr. — INantes et environs, en juin (Piel de 
C); la Patouillère en Saint-Sébastien, la Maillardière en 
Vertou, en juillet (E. Marchand); le Pouliguen, en été, 
cf 9 in copula (D'" Rivron). PC. 

Gen. Selandria Klug. 

S. flavens Klug. — Sucé, la Chapelle-sur-Erdre, fin avril 
(Piel de C). R. 

S. serva Fabr. — Sur les plantes aquatiques, au bord des 
eaux, lieux marécageux, en été. CC. 

S. Sixii Vollenh. — Saint-Aignan, sur les Carex, fin mai 
(Piel deC). AR. 

S. fûrstenbergensis Konow. — Un seul exemplaire pris 
aux environs de Nantes, en août (J. Dominique). 



260 BULL. soc. se, NAT. OUEST. — 2' SÉR., T. II 

La capture de cet insecte, en Loire-Inférieure, est des 
plus intéressantes. Dans une lettre à l'abbé J. Dominique, 
M. Konow lui déclare que cette Sélandrie n'avait pas encore 
été trouvée hors du grand-duché de Mecklembourg. 

S. strammeipes Klug. — Pornic, en août (J. Dominique); 
ToufTou, 7 mai, la Chapelle-sur-Erdre, 20 mai (Piel de C); 
Nantes. AC. 

D'après Lcthierry, les larves de cette espèce vivent en 
grand nombre sur Polystichiim Filix mas et P. spiniilosiim, 
à la fiiî de l'été. 

S. cinereipes Klug. — Basse-Goulaine, a^et9, P'" septembre 
(Piel de C). 

S. foveifrons Thoms. — Environs de Nantes, en mai 
(.1. Dominique). RR. 

S. morio Fabr. — Dans les bois humides et lieux maréca- 
geux, aux alentours de Nantes, en été. AC. 

Gen. Thrinax Konov^^ 

T. interrnedia Konow. — Une Ç capturée sur la lisière de 
la forêt de Touffou, au commencement de juin (Piel de C). 

T. maculata Klug. — Prairies de la Loire, près Mauves, fin 
août (Piel de C). R. 

Gen. Strongylogaster Dahlb. 

S. cingulatus Fabr. — Cette belle espèce, d'après l'abbé 
J. Dominique, n'est pas très rare, au milieu de l'été, dans 
les lieux boisés où elle semble rechercher les grandes Fou- 
gères : alentours de Nantes (J. Dominique) ; Doulon, sur 
les Euphorbes, lorêt de Touffou, Rongé, à la mi-mai (Piel 
de C). 

Gen. Eriocampa Hartig. 

E. ovata L. -- Sur les Aulnes, au bord des eaux, juin- 
septembre. AC. 
E. umbratica Khig. - Lieux marécageux, en été. R. 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 261 

Gen. PoECiLosoMA Thoms. 

p. luteola Klug. — Autour de Nantes, Basse-Goiilaine, 12 mai 

(Piel de C). PC. 
P. immersa Klug. — Lieux boisés, aux enviions de Nantes, 

en été. RR. 

Gen. Emphytcs Klug. 

E. viennensis Schrank. — Environs de Nantes, bords de 
la Loire, sur Eiiphorbia, au printemps. RR. 

E. cinctus L., Klug. — Dans les jardins, sur diverses Rosa- 
cées, pendant toute la belle saison. CC. — Voij. note "22. 

E. togatus Fabr. = cingulatiis Lep. — Saint-Aignan, à la fin 
d'avril (Piel de G.). R. 

E. melanarius Klug. — Nantes et environs, de juin à août. 
AR. 

E. rufocinctus Retz. — Sur les Rosiers, en été AC. — Voy. 
note 2r). 

E. calceatus Klug. — Environs de Nantes, Basse-Goulaine, 
fin août (Piel de G.). AG. 

E. balteatus Klug. — Autour de Nantes. AG. 

E. didymus Klug, — Dans les jardins, Nantes et environs, 
en mai. AG. 

E. braccatus Gmel. = lilmtlis Panz,, Klug, - Un c/ capturé 
à la Maillardière en Vertou, le 80 septem' re 1894 (E. Mar- 
chand), 

E. serotinus Klug. — Une 9, prise sur un mur, à Nantes, 
route de Paris (J. Dominique). 

E. Grossulariae Klug, - Se tient ordinairement sur les 
Aubépines en fleur, au printemps, G. — Voy. note 2i. 

E. tener Fall. — Lieux boisés, humides. Paraît affectionner 
les (Conifères. Printemps-été. PG, 

Gen. Taxonus Hartig, 
T. glabratus Fall, — Marais, lieux humides aux environs 
de Nantes, en été ; Boire-Gourant, en juillet (Piel de G.), AG. 



262 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^' SÉR., T. II 

T. Equiseti Fall. — Autour de Nantes, lieux boisés et bord 

des eaux; mai-août. AC. 
T. agrorum Fall. — Environs de Nantes, au bord des 

mares, en août-septembre ; une 9 capturée, en mai, sur un 

Rosier, à Nantes (Piel de C). R. 

e) Trib. Dolerldes 
Gen. DoLERUS Jurine 

D. pratensis Fall. — Basse-Goulaine, Thouaré, dans les 
prés riverains de la Loire, au printemps (Piel de C.) ; une 
9, sans indication de localité (coll. Citerne). R. 

— var. nigripes Konow. — Basse-Goulaine, sur les Saules, 
fin mai ; Thouaré, prairies de la Loire, à la mi-avril (Piel 
deC.). R. 

D. aericeps Thoms. — 9, Basse-Goulaine, à la mi-mai 
(Piel de C.). RR. 

D. palustris Klug. — La Haie-Fouacière, en juin (J. Domi- 
nique); Bouguenais, 22 mai, la Chapelle-sur-Erdre, sur 
Carex stricta, 18 mai (Piel de C.). 

D. tremulus Klug. — Nantes, dans un jardin, au prin- 
temps (Piel de C.) ; la Patouillère en Saint-Sébastien, le 
19 mai (E. Marchand) ; une 9, sans indication de localité 
(coll. Citerne). R. 

D. madidus Klug. — Prairies marécageuses, près Sucé, le 
13 avril, en fauchant sur les Carex (Piel de C). AR. 

D. anticus Klug. — Thouaré, 8 avril (Pie! de C); Sainte- 
Marie, près Pornic (J. Dominique). AR. 

D. dubius Klug. — Environs de Nantes, sur les herbes, dans 
les prés humides, au printemps. R. 

D. puncticoUis Thoms. — Une 9 capturée au Pron en 
Rezé, le 22 avril 1894 (E. xMarchand); une autre 9, prise à 
la Chapelle-sur-Erdre, le 14 avril (Piel de C.) RR. 

D. gonager Fabr. — Dans les lieux herbeux et jusque dans 
les jardins de Nantes, au printemps. AC. 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 203 

D. picipes Klug. — Thouaré, prairies de la Loire, à la mi- 
avril (Fiel de C). R- 

D. f issus Hartig. — Environs de Nantes, au premier prin- 
temps, dans les prairies (J. Dominique) ; Thouaré, à la 
mi-avril; Bouguenais, le 22 mai, sur les Omhellifères (Piel 
de C.) ; le Pron en Rezé, 22 avril (E. Marchand). AR. 

D. brevicornis Zadd. — La Chapelle-sur-Erdre, à la mi- 
avril (Piel de C). R- 

D. niger L. — Un exemplaire 9 pris aux environs de Nantes 
(J. Dominique). 

D. haematodes Schrank. — Basse-Goulaine, fin de mars, 
sur les détritus déposés par les inondations (Piel de C.) ; le 
Pron en Rezé, 10 juin (E. Marchand); une 9, sans indica- 
tion de localité (coll. Citerne). AR. 

D. taeniatus Zadd. — Basse-Goulaine, le 12 mai (Piel de 
C.)R. 

D. ravus Zadd. — Environs de Nantes, en juin. R. 

D. aeneus Hartig. — Autour de Nantes, dans les jardins et 
lieux cultivés, en mai-juin (J. Dominique); Mauves, à la 
mi-mai (Piel de C). AC. 

D. etruscus Klug. ,=: hispaniciis Mocs. — Deux o' pris à 
Bouguenais, sur les Crucifères, le 22 mai ; Thouaré, le 
14 avril (Piel de C). R. — Espèce méridionale. 

Gen. LoDERUs Konow 

L. palmatus Klug. - Environs de Nantes, dans les prés et 
jardins, au printemps, fin mars (J. Dominique). PC. 

L. vestigialis l^lug. — Mêmes lieux et à la même saison 
(J. Dominique); Thouaré, mi-avril (Piel de C). PC. 

f) Trib. Tenthredines 
Gen. Sci APTERYX Steph. 

S. soror Konow. — Une 9, capturée à la Chapelle-sur- 
Erdre, le 11 avril (Piel de C). 



264 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2' SKK., T. II 

Gen. Rhogogasteka Konow 

P. picta Klug. — Nantes, la Haie-Fouacière, en mai-juin 
(J. Dominique); la Chapelle-sur-Erdre, 20 mai (Picl deC); 
deux 9, sans localité (coll. Citerne). AR. 

R. viridis L. — Environs de Nantes, dans les lieux herbeux, 
de mai à septembre. AC. 

R. lateralis Fabr. — Autour de Nantes, lieux herbeux, 
printemps-élé (J. Dominique, Piel de C.>; la Chapelle-sur- 
Erdre, le 20 mai (Piel de C). PC. 

R. Aucupariae Klug. — Nantes, fin mars (J. Dominique); 
sur la lisière d'un taillis, près Nantes, en mai ; la Chapelle- 
sur-Erdre, 22 avril, et sur Carex stricta, à la mi-mai (Piel 
de C). R. 

Gen. Tenthredopsis Costa 
{Thomsonia Konow, Perineiira Thoms., André ex parle) 

M. le pasteur Fr.-W. Konow, dans son « Tableau anah'- 
tique et systématique du genre Tenthredopsis Çosia », publié 
à Caen dans la Revue dC Entomologie, t. IX, 1890, p. 63-80, 
fait observer que les caractères tirés de la structure four- 
nissent très peu de différences, que, d'autre part, les 
individus de plusieurs espèces otTrent souvent une telle 
variation sous le rapport de la coloration, qu'il est extrê- 
mement difficile de fixer nettement les limites de chaque 
espèce. Aussi, ne faut-il pas s'étonner si la synonymie, en 
raison même dès difficultés mentionnées ci-dessus, se 
trouve, dans ce genre important, singulièrement embrouillée 
et surchargée. La variation se manifeste surtout chez les 
individus 9. 
T. Thomsoni Konow := nassata Thoms. — Environs de 
Nantes, sur les haies, dans les lieux herbeux, au prin- 
temps. AC. 

— 9 var. cordata Fourcr. — Autour de Nantes, même habi- 
tat et même saison que le type. AC. 

— 9 var. femoralis Cam. — Comme le précédent. 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 265 

— 9 var. microcephala Lep. — Nantes et environs, plus 
commun que le type ; la Chapelle-sur-Erdre, en juin. 

T. nassata L. — Autour de Nantes, sur les haies, dans les 
taillis, de mai à juillet (Piel de C.)- AR. 

T. Raddatzi Konow. — Un a\ pris à la Haie-Fouacière, en 
juin (J. Dominique). 

T. dorsalis Lep. — Sur les haies, dans les prairies, au prin- 
temps, ce. 

T. sordida Klug. — Une 9, capturée en juin, à la Haie- 
Fouacière (J. Dominique). 

T. pavida Fabr. — Une 9, prise à la Haie-Fouacière, en juin 

(J. Dominique). 
T. fenestrata Konow. — Un 0% capturé à Doulon, le 23 mai 

(Piel de C). 
T. scutellaris Panz. — Environs de Nantes, sur les haies, 

dans les prairies, au printemps. AC. 

T. Coqueberti Klug. — Mêmes lieux, même saison (J. Do- 
minique, Piel de C). RR. 

T. semirufa Kriechb. — Un o\ aux environs de Nantes, 
(J. Dominique). 

T. stigma Fabr. — Autour de Nantes, sur les haies, dans 
les prairies, au printemps (J. Dominique, Piel de C, 
E. Marchand). AR. 

— var. 9 genalis Konow. — Bouguenais, à la fin de mai 
(Piel de C). R. 

T. Ghurchevillei Konow. — La Joliverie et la Patouillère, 
en Saint-Sébastien, o'9, 12 et 19 mai 1895 ; environs de 
Nantes (Piel de C). R. 

Cette espèce, qui tient le milieu entre T. stigma et 
T. excisa, avec lesquelles elle avait dû être confondue anté- 
rieurement, n'a été révélée à la science qu'en 1897, par 
M. Konow, époque à laquelle MM. Piel de Churcheville 
l'avaient soumise à son examen. 



266 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2«^ SÉR., T. II 

T. excisa Thoms. — Une 9, capturée à la Haie-Fouacière 
(J. Dominique). 

Gen. Pachyprotasis Hartig. 

P. antennata Klug. — Deux individus 9> sans indication de 
localité, mais sûrement de la région (coll. Citerne). 

P. Rapae L. — La Haie-Fouacière, jardin du Pàtisseau, en 
août (J. Dominique); le Chêne-Vert près Nantes, la Cha- 
pelle-sur-Erdre (Fiel de C). A R. 

Gen. Macrophya Dahlb. 

M. rustica L. — Nantes et environs, Pornic, le Pouliguen, 
tout l'été, ce. 

M. rufipes L. — Une 9, capturée dans les Bruyères du Breuil 
à la Haie-Fouacière, en juin (J. Dominique). 

M. haematopus Fabr. — Autour de Nantes, en été, AR; 
Pornic et région maritime, PC. 

— o' var. diversipes Schrank. — Un exemplaire pris à 
Sainte-Marie près Pornic (J. Dominique). 

M. militaris Klug. — Environs de Nantes, en mai (Piel de 
C.) ; une 9, sans indication de localité (coll. Citerne). AR. 

M. quadrimaculata Fabr. — Nantes et environs, en mai- 
juillet (J. Dominique, Piel de C). R. 

M. novemguttata Costa. — Basse-Goulaine, sur Salix, le 
26 mai (Piel de C.) ; une 9, sans indication de localité (coll. 
Citerne). RR. 

Ainsi que l'a fort justement fait remarquer l'abbé 
J. Dominique, chez les exemplaires capturés dans la région, 
le 4e segment abdominal porte latéralement deux taches 
blanches comme celles des 5^ et 6^, indiquées par les 
auteurs, mais beaucoup plus petites. 

M. punctum-album L. — Le Petit-Port près Nantes, la 
Chapelle-sur-Erdre, Couëron, au printemps (Piel de C.) ; 
la Baule. AC. 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 267 

M. Ribis Schrank. — Environs de Nantes, de juin à septem- 
bre (Piel de C). PC. 

M. albicincta Schrank. — Nantes et environs, dans les 
jardins, en mai-juin. AC. 

— var. decipiens Konow. — Nantes, une 9 prise dans un 
jardin, sur les Groseillers, fin mai (J. Dominique). 

M. duodecimpunctata L. -- La Chapelle-sur-Erdre, à la 

ini-mai, bords de la Loire, près Nantes, en août (Piel 

de C). R. 
M. blanda Fabr. — Autour de Nantes, sur les haies, de mai 

à juillet. C. 
M. neglecta Klug. — Cette espèce est la plus commune du 

genre dans la région, mai à juillet. 

Gen. Allantus Jurine 

A. maculatus Fourcroy. — Chàteaubriant, sur un Chêne, 
le 17 mai; Touffou, sur Genista scoparia, le 8 mai (Piel 
de C). R. 

A. tenulus Scop. = bicinctus L. = semicincia o' Schrank, 
Panzer. — Autour de Nantes, surtout sur les Ombellifères, 
tout l'été, ce. 

A. Rossii Panz. — Environs de Nantes, pendant la belle 
saison, se tient, comme le précédent, de préférence sur les 
Ombellifères. CC. 

A. Vespa Retz. = //7c//7c/h6' Fabr. — Environs de Nantes, 
dans les prairies, sur les Ombellifères, parfois sur les Com- 
posées, surtout avant la fenaison. CC. — Voy. note 25. 

A. Scrophulariae L. — Nantes et alentours, sur les Scro- 
phiilaria. AC. 

A. zona Klug. .^ siiccinctiis Lep. — Environs de Nantes. AC. 

A. omissus Fôrst. = viennensis André. — Vertou, pendant 
la belle saison (J. Dominique). PC. 

A. cingulum Klug. — Environs de Nantes, printemps-été. 
CC. 



268 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2" SKK., T. II 

A. fasciatus Scop; — La Chapelle-sur-Erdre, à la mi-mai 
(Piel de C). AR. 

A. arcuatus Fôrst. — Nantes et alentours, printemps-été. CG. 

— var. nitidior Konow. — Prairies de la Loire, à Basse- 

Goulaine, en mai (Piel de C). R. 
A. flavipes Fourcroy. — Un exemplaire des environs de 

Nantes (Piel de C). 

A. Dominiquei Konow. — La Chapelle-sur-Erdre, sur 
Brassica oleracea, le 29 avril, cT ; Tliouaré, sur Raphaïuis 
Raphanistrum, le 14 mai, Ç (Piel de C). RR. 

Cette espèce, nouvelle, pour la science, lors de sa décou- 
verte par MM. Piel de Churcheville, avait été communiquée 
à M. Konow, l'éminent spécialiste qui en a donné la 
description dans la Revue d'Entomologie, t. XIII, 1894, p. 284, 
par l'abbé ,1. Dominique 

La diagnose a été reproduite dans notre Bulletin, t. V, 
1895, p. 65-66, avec corrections de l'auteur. 
■ A. Dominiquei Konow, voisine de A. flavipes Fourcroy, se 
distingue de cette dernière par son clypeus non arqué mais 
échancré en triangle, par sa carène frontale, son scutellum 
hémisphérique et la sculpture de la face dorsale de l'ab- 
domen. 

Gen. Tenthredo L. 

T. Coryli Panz. — La Haie-Fouacière, à la fin de juin 
(J. Dominique); Basse-Goulaine, en mai (Piel de C); le 
Pron en Rezé, le 22 avril (E. Marchand). R. 

T. microcephala Lep. 9. — Un exemplaire, sans indica- 
tion de localité (coll. Citerne). 

T. atra L. — Bouguenais, sur les Noisetiers, à la fhi mai 
(Piel de C). R. 

La larve de T. atra vit communément sur Alnus glutinosa. 

T. dispar Klug. — Deux exemplaires 9 capturés aux envi- 
rons de Saint-Sébastien, près Nantes. 
La larve, d'après E. André, vit sur Scabiosa succisa. 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 269 

T. punctulata Konow. — La Chapelle-sur-Erdre, fin avril 

et mai (Piel de C). R. 
T. livida L. — La Haie-Fouacière, en juin (J. Dominique) ; 

la Chapelle-sur-Erdre, en mai, Basse-Goulaine sur Euphor- 

bia, 30 mai (Piel de C). 

— 9 var. maura Fabr. — Un exemplaire, capturé au Pron 
en Rezé, le 29 juillet (E. Marchand). 

T. mesomelaena L. — Autour de Nantes, Basse-Goulaine, 
le 30 mai, sur les Euphorbes (Piel de C). R. 

La larve se rencontre de fin juillet à septembre sur les 
Ranunciilus, les Heracleum, les Veronica. Elle fait sa méta- 
morphose en terre; l'Insecte parfait apparaît fin mai-juin 
de l'année suivante. 



ERRATA 



Page 235, ligne 14, au lieu de deuxième, lisez dernière. 

— 236, — 21, au lieu de Tenthedinidarum, lisez Tenthredi- 

nidarum. 

— 239, — 22, au lieu de abdomidale, lisez abdominale. 

— 241, — 7, au lieu de constitué, lisez constituée. 

— 243, — 30, supprimer la virgule après redoutables. 

— 247, — 8, lisez Escoublac-la Baule. 

— 254, — 11, au lieu de Tenthrédines, lisez Tenthrédinides 

— 255, — 2, lisez P. Capreae. 



TABLE DES GENRES 



Abia 248 

Allantus 267 

Amasis 248 

Amauronematus 253 

Ardis 257 

Arge 249 

Athalia 259 

Blennocampa 258 

Camponiscus 251 

Cephus 245 

Cimbex 248 

Cladius 250 

Croesus 254 

Crylocampiis 252 

Cyphoiia 250 

Dineura 252 

Dolerus 262 

Emphytus 261 

Entodecta 258 

Eriocampa 260 

Eriocampoides 256 

Fenusa 258 

Harpiphorus 259 

Hemichroa 252 

Holcocneme 254 

Hoplocampa 256 

Hylotoma 249 

Kaliosysphinga 258 

Loderus 263 

Lophyrus 250 



Lyda 245 

Maci'ophya 266 

Mesoneura 256 

Micronematus 255 

Monophadnus 258 

Nematus 254 

Pachynematus 255 

Pachyprotasis 266 

Periclista 257 

Perineiira 264 

Phylloecus 246 

Poecilosoma 261 

Pontania 252 

Priophorus 251 

Pristipbora 255 

Pteronus 252 

Rhadinoceraea 257 

Rhogogastera 264 

Sciapteryx 263 

Selandria 259 

Sirex 246 

Strongylogaster 260 

Taxonus 261 

Tenthredo 268 

Tenthredopsis 264 

Thomsonia 264 

Thrinax 260 

Tomostethus 257 

Trichiocanipus 251 

Trichiosoma 248 

Xiphydria 246 



RÉCAPITULATION 



Espèces de Tenthpedonides 

Recueillies aux environs de Nantes 



I. Fam. Lydidae 

1 . Sf. Lydinae trib. Lydides 1 gen. 6 esp, 

2. Sf. Cephinae trib. Cephides 2 6 

Totaux — 3 — 12 

II. Fam. Siricidae 



1 . Sf, Xiphydriinae 

2. Sf. Siricinae trib. Siricides. . . 

Totaux. 



5 — 



III. Fam. Tenthredinidae 



1 . Sf. Cirnbicinae . 



1 a) trib. Ci m b ici des. 
I h) trib. Abiides. . . . 



( a) trib. Argides 

•i. ^l Arqidae , , .^ c l- j 

' b) trib. Schizocerides. 



). Sf. Lophyrinae. 



4. Sf. Tenthredininae 



. . . trib. I.ophyrides 1 

a) trib, iN'ematides 16 

l b) trib. Hoplocainpides.. 
) c) trib. Blennocanipides. 

d) trib. Selandriades . . . 

e) trib. Doierides 

/") trib. Tenthredines. . . 

Totaux 



2 


3 


2 


3 


1 


10 


1 


i 


6 


51 


2 


10 


10 


21 


9 


36 


2 


20 


7 


51 



210 — M 



Totaux généraux. 



58 



227 



NOTICES 

Sur quelques espèces particulièi'ement nuisibles 



1. Lyda stellata Christ. 

Cette espèce, connue sous le nom de Grande Tenthrède du 
Pin ou Grande Lyda des Pins, cause, à l'étal larvaire, des 
dommages parfois considérables aux plantations de Pins. La 
femelle, dans le courant de juin ou commencement de 
juillet, pond ses œufs sur la face aciculaire des feuilles 
de la dernière pousse ; la larve, aussitôt sortie de l'œuf, se 
tisse une toile pour se mettre à l'abri et se met ensuite à 
ronger les aiguilles, en descendant vers la base de la pousse, 
tout en ayant soin d'agrandir son sac au fur et à mesure de son 
accroissement, le parsemant çà et là de ses excréments, en 
forme de crottes, le sac tissé restant assez clair. 

La larve de Lyda stellata atteint le terme de sa croissance 
ordinairement en août, parfois en juillet lorsque les condi- 
tions atmosphériques lui ont été favorables; elle mesure alors 
environ 20 millimètres de longueur. Sa coloration est brune 
en dessus avec une ligne médiane blanchâtre s'étendant sur 
toute la longueur à partir du premier segment thoracique 
jusqu'au segment anal, la partie antérieure du premier 
segment est de la couleur de la ligne dorsale ; la couleur 
brune du dos, très foncée près de cette ligne, s'éclaircit en 
s'approchant des bords latéraux où elle passe au gris-rou- 
geàtre. Sa tète est fauve. Arrivée à cet état, elle abandonne le 
sac protecteur qu'elle s'était tissé et file un câble pour 
descendre à terre, où elle s'enfonce à une profondeur variant 
de 5 à 15 centimètres suivant que la terre est plus ou moins 
meuble, puis elle se contourne en cercle afin de se pratiquer 
une petite cellule où elle attendra,' sous forme de larve 
contractée, le moment de la nymphose qui n'aura lieu qu'en 



274 BULL. soc. se. \AT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

mai de l'année suivante. Le stade nymphal dure environ 
15 jours, après lesquels la Lyda stellata apparaît à l'état 
parfait, c'est-à-dire en juin. 

On ne recommande guère que l'échenillage contre ce rava- 
geur, mais c'est un moyen peu pratique, étant donné que les 
dégàls se font le plus souvent dans les parties inaccessibles 
des Pins. 

2. Lyda flaviventris Retz. 

La Mouche à scie du Poirier, Lyda flaviventris, bien que 
très polyphage, doit être considérée comme un ennemi des 
vergers et des haies. Sa larve dévore, en effet, très souvent 
les feuilles des arbres fruitiers et des Aubépines et les 
dommages qu'elle cause sont assez importants pour que je ne 
la passe pas sous silence. 

C'est vers la mi-juillet que l'on rencontre sur les Poiriers, les 
Pommiers, les Néfliers et les Aubépines ses colonies larvaires ; 
chacune se compose d'une vingtaine de fausses-chenilles, de 
couleur jaune d'ocre, enveloppées d'un fdet qu'elles ont tissé en 
commun, comme les chenilles d'Hypomoneutes, pour se 
mettre à l'abri et tenir rapprochées les feuilles du bouquet 
dont elles font leur pâture. Quand elles ont dévoré le bouquet 
de feuilles, les larves abandonnent la toile, qui reste chargée 
d'excréments, et se transportent auprès d'un bouquet voisin, 
l'enveloppent d'une toile nouvelle et se mettent à le manger à 
leur aise. Pelles continuent ainsi leur œuvre destructive 
jusqu'à ce qu'elles aient atteint leur complet développement ; 
elles sont à ce moment rendues aux branches inférieures et 
leur taille atteint environ 25 millimètres. Elles sont un peu 
déprimées, leur couleur est d'un jaune ocreux, la tête est 
noire, les antennes, assez longues, sont annelées de noir et de 
jaune, le dos semble parcouru, dans toute sa longueur, par 
trois lignes d'une couleur plus sombre, qui ne sont que les 
vaisseaux vus par transparence. 

Si elles sont assez rapprochées de terre, les larves du 
L. flaviventris filent un tuyau, ou tube, par lequel elles descen- 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 275 

dent à terre ; si elles en sont trop éloignées, elles y parviennent 
au moyen d'un fil, puis elles s'enterrent, parfois jusqu'à 10 cen- 
timètres de profondeur, se tissent une coque soyeuse pour 
passer l'hiver et attendre l'époque de la nymphose, qui a lieu 
au printemps. L'état nymphal dure peu, de 15 à 18 jours au 
maximum ; l'Insecte parfait se rencontre à la fin de mai ou 
dans les premiers jours de juin. 

On peut se débarrasser de ces larves, dont les nids sont 
très apparents, en enlevant les toiles qui les renferment et en 
les écrasant. 

3. Lyda inanita Vill. 

La larve de la Lyda des Rosiers, Lyda inanita, bien que 
moins redoutable que la Mouche à scie de la Rose, Arge Rosae, 
doit être considérée comme nuisible dans les jardins. Elle vit 
isolément sur les Rosiers, les Églantiers, les Noisetiers, avec 
les feuilles desquels elle se construit un fourreau-abri assez 
curieux. Elle découpe à l'aide des mandibules, sur la marge 
des feuilles, une lanière assez longue qu'elle enroule en forme 
de cornet en le consolidant de quelques fils ; lorsque les 
feuilles à proximité de l'abri sont dévorées, elle se déplace en 
sortant son corps presque entièrement du fourreau, fixe 
quelques fils reliant le point qu'elle veut atteindre avec l'ori- 
fice du cornet, se cramponne sur ce point avec ses pattes 
thoraciques et ramène vivement son corps et le fourreau. Elle 
allonge celui-ci au fur et à mesure de sa croissance qu'elle 
finit d'atteindre en août. Elle se laisse alors tomber à terre, 
s'y enfonce et se pratique une petite logette unie et nue pour 
y passer l'hiver. La nymphose a lieu dans le courant d'avril 
suivant et l'éclosion peu de temps après, ordinairement vers 
la fin avril ou le commencement de mai. 

Le moyen à employer pour détruire la Lyda des Rosiers 
est simple, il se borne à une inspection fréquente des arbustes ; 
les fourreaux sont assez apparents pour ne pas échapper à 
l'œil ; détacher les feuilles -abris et les écraser avec leur 
contenu. 



276 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II 

4. Gephus pygmaeus Linné 

Ce joli petit Insecte, connu sous le nom de Céphus du 
Chaume ou Céphus pygmée, bien que paraissant inofTensif 
lorsque au printemps il voltige sur les Renoncules, les Mille- 
feuilles et autres plantes autour des champs, pourrait devenir 
un ennemi assez dangereux pour les Céréales s'il se propageait 
outre mesure. Sa larve vit, en effet, surtout aux dépens du 
Seigle, parfois à ceux du Froment. 

En mai-juin, la femelle du Cephiis pygmaeus perce une tige, 
un peu en dessous de l'épi, pond un œuf et recommence 
l'opération sur une tige voisine jusqu'à l'épuisement de ses 
œufs, c'est-à-dire une quinzaine de fois. La larve sort de l'œuf 
environ dix jours après, dévore les parois internes du 
chaume, ronge les cloisons, puis, un peu avant la moisson, 
se retire près du collet ; là, elle se construit un cocon trans- 
parent, après avoir pris soin de couper la paille circulaire- 
ment à l'intérieur, et attend la nymphose qui aura lieu au 
printemps suivant. 

Toutes les tiges rongées ne donnent, bien entendu, que 
des épis vides ou ne contenant que des grains avortés. La 
paille, d'ailleurs, se brise dès que le vent souffle un peu fort. 

Lorsque Ion s'aperçoit des ravages causés par le Céphus, il 
faut, si le nombre de tiges attaquées n'est pas trop considérable, 
les arracher immédiatement et les brûler; dans le cas con- 
traire, on devra, à l'automne, procéder à un labour sérieux 
afin d'enterrer les éteules à une profondeur telle que l'Insecte 
parfait, lors de son éclosion, au printemps suivant, ne puisse 
sortir de terre pour aller infecter les cultures du voisinage. 

5. Phyllaecus compressus Fabr. 

Le Phyllaecus compressus Fabr., vulgairement nommé 
Pique-bourgeon, est un ennemi aussi redoutable que le 
Coupe-bourgeon (RynchUes conicus Herbs.), bien connu des 
jardiniers pour le dommage qu'il cause aux arbres fruitiers. 

La femelle du Ph. compressus dépose ses œufs, en mai, à 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 277 

l'aide de sa tarière, dans les jeunes pousses des Poiriers ; la 
larve, aussitôt éclose pénètre dans la moële qu'elle ronge 
ainsi qu'une partie de la substance ligneuse ; elle marche 
lentement et ce n'est guère qu'en septembre ou en octobre 
qu'elle arrive à la base du bourgeon. Ayant acquis toute 
sa taille, elle se tisse alors un léger cocon dans la cellule 
qu'elle s'est creusée, passe l'hiver à l'état contracté et se 
change en nymphe au printemps. 

Dans la première quinzaine de mai, le Phyllaeciis compressas 
une fois éclos, perce un trou arrondi, à l'aide de ses 
mandibules, et se met en liberté. 

Le meilleur moyen de détruire cet Insecte est de couper, 
dans le courant de juin, les pousses déformées et à bourgeons 
flétris, puis de les brûler afin d'anéantir la larve dans son 
berceau. 

6. Sirex gigas L. 
S. (Paururus) noctilio F. et juvencus L. 

Les Sirex sont des ennemis redoutables pour les arbres 
résineux : Pin, Sapin, Épicéa, Mélèze ; à défaut de ces 
essences, les femelles confient volontiers au Chêne, au Hêtre, 
au Bouleau, au Peuplier, même au Saule, le soin de nourrir 
leur progéniture. Elles s'adressent indistinctement aux arbres 
sur pied ou abattus, même à ceux dont le bois a été travaillé. 

En juin, juillet, et août, après l'accouplement, la femelle 
effectue sa ponte qui, d'après Bechstein, peut atteindre jusqu'à 
100 œufs. A cet effet, elle choisit un tronc, une pièce de bois, 
enfonce sa tarière jusqu'à la base, dépose dans la plaie un 
œuf ou deux, retire sa tarière et recommence l'opération sur 
un autre point du même arbre ou sur un autre tronc. 

Quehjues jours après le dépôt de l'œuf, la petite larve sort et 
se mel immédiatement à creuser une galerie, plus ou moins 
sinueuse, dans l'épaisseur du bois qui constitue sa nourri- 
ture ; elle met de deux à trois ans pour atteindre son complet 
développement ; la galerie qu'elle creuse augmente de dia- 



278 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^^ SÉR., T. II 

mètre en même temps que sa taille. Lors de la nymphose, 
cette galerie mesure de 50 à 60 centimètres de longueur sur 7 à 8 
millimètres de diamètre ; on peut juger, par là, des dégâts que 
ces Insectes causent lorsqu'un arbre ou une pièce de bois 
a reçu en dépôt un certain nombre d'œufs. 

Lorsqu'elle a fini de croître, la larve se tisse une coque 
soyeuse [Sirex gigas L.] ou bien reste nue [S. {Paiininis) 
juuenciis L.], garde un repos complet, puis passe à l'état de 
nymphe. La métamorphose opérée, l'Insecte parfait attend 
que ses téguments durcissent, puis il se met à creuser, lui 
aussi, mais en choisissant le chemin le plus court, pour 
arriver à la lumière et jouir de la vie libre. 

La galerie de sortie creusée par le Sirex est bien reconnais- 
sable de celle faite par sa larve, car les excréments font défaut. 

L'histoire des caisses de munitions de la garde impériale 
lors de la guerre de Crimée, S. (Paururus) jiwenciis, et de celles 
de l'arsenal de Grenoble, Sirex gigas, sont connues des ento- 
mologistes. Les planches qui avaient servi à leur confection 
renfermaient les Insectes à l'état larvaire. Ceux-ci, une fois 
métamorphosés n'avaient pas, pour sortir, été arrêtés par les 
obstacles ; à l'aide de leurs puissantes mandibules, ils avaient 
percé cartouches et balles (1). 

7. Arge Rosae De Geer 

UArge Rosae est connu de toutes les personnes qui culti- 
vent les Rosiers, sous des noms divers : Mouche à scie de la 
Rose, Hylotome de la Rose. Elle fait en effet leur désespoir, 
car tous les Rosiers et les Eglantiers sont sujets à devenir la 
proie de deux générations de ses larves. C'est en mai qu'a 
lieu la première ponte. La femelle choisit, pour assurer la 
reproduction de l'espèce, les jeunes branches de l'année aux- 
quelles elle fait, à l'aide de sa tarière, une série d'incisions lon- 
gitudinales, dans chacune desquelles elle a soin de déposer un 
œuf, chaque série comprend de 4 à 6 œufs quelquefois. L'opé- 

(1) Voir le renvoi, p. 240. 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 279 

ration se fait dans la matinée, l'Insecte se repose et disparaît 
au milieu du jour pour revenir dans la soirée continuer son 
travail et cela jusqu'à ce qu'il ne lui reste plus un seul œuf. 
Ces blessures multiples donnent aux rameaux un aspect 
racorni et noir. 

Quatre à cinq jours après, l'éclosion des œufs commence 
et les jeunes larves se répandent sur les feuilles voisines 
qu'elles se mettent à attaquer par le bord pour les ronger 
jusqu'à la nervure médiane, car elles sont très voraces 
et croissent assez rapidement. En juin, elles ont acquis tout 
leur développement et mesurent de 18 à 20 millimètres 
de longueur. La couleur est jaune feuille morte avec 
le corps couvert de petits tubercules noirs pilifères. Elles 
quittent le Rosier pour se rendre à son pied, s'enfoncent en 
terre, se creusent de petites cavités dans lesquelles chacune 
se file un double cocon : l'extérieur, d'un jaune testacé, est fait 
d'une soie grossière et rigide, l'intérieur, au contraire, est 
tissé avec une fine soie blanche et molle. La larve reste 
environ un mois dans sa demeure avant de se changer en 
nymphe. 

VArge Rosae parait dans le courant d'août, il s'accouple 
peu de temps après sa métamorphose pour produire une 
nouvelle génération de larves qui dévorera les pousses 
estivales des Rosiers jusqu'en octobre, puis disparaîtra sous 
terre jusqu'au printemps suivant. 

La destruction de cette vermine peut se pratiquer en visi- 
tant attentivement les arbustes attaqués, on recueille les 
larves à la main lorsqu'elles sont peu nombreuses ; dans le 
cas contraire, on étend une toile à leur pied et l'on secoue 
les Rosiers, il n'y a plus alors qu'à écraser les larves tombées. 

Le moyen le plus pratique, d'après Boisduval, serait celui 
découvert par un savant rosiériste, M. Margottin : il consiste 
à planter quelques pieds de Persil près des Rosiers ; la 
femelle, lorsqu'elle abandonne l'arbuste vers le milieu du 
jour, pour prendre sa nourriture, recherche particulièrement 
les fleurs de cette plante. On peut ainsi détruire chaque jour 



280 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2'' SÉR., T. II 

plusieurs centaines d'Insectes, sans piétiner la terre, en les 
capturant à l'aide d'un filet à papillon sur les fleurs de cette 
Ombellifère. 

8. Arge pagana Panzer 

La Mouche à scie villageoise, Arge pagana, est également 
une ravageuse de Rosiers, mais ses larves apparaissent un 
peu plus tard que celles de VArge Rosae ; on ne les observe 
guère avant la première quinzaine de juillet et elles acquièrent 
toute leur taille à la fin du même mois. Elles se distinguent 
de celles de l'espèce précédente par la coloration de leur dos 
qui, au lieu d'être jaune rouille, est vert foncé. Leur taille est 
identique et, comme elles, ont le corps couvert de verrues 
pilifères. 

Le procédé employé par la femelle pour déposer ses œufs 
est le même que celui de l'A. Rosae ; ses larves commettent 
également les mêmes dépradations, seulement, elles ne se 
tissent qu'un cocon de soie blanche peu serré. La période 
nymphale est très courte, car, la larve, enterrée du 20 au 25 
juillet, donne l'Insecte parfait dans les premiers jours d'août. 

Les moyens de destruction à employer contre cette espèce 
sont les mêmes que ceux préconisés contre la précédente. 

9. Arge Berberidis Schrank. 

Le Berbéris, Épine-Vinette ou Vinetier, que l'on cultive 
quelquefois dans les parcs, dans un coin de jardin ou dans 
les haies vives, pour ses petits fruits rouges et acides qui 
font d'exquises confitures, n'est pas seulement attaqué par 
les chenilles de la Geometra berberaria ; VArge Berberidis, 
la Mouche à scie bleue ou Tenlhrède du Berbéris, — qui 
lui doit d'ailleurs son nom, — à l'état de larve, le dépouille de 
ses feuilles et empêche ainsi la formation du fruit. 

Les femelles issues de la seconde génération de l'année précé- 
dente, qui se sont métamorphosées dès la première quinzaine 
de mai, se mettent à pondre aussitôt fécondées, quelques 
jours, à peine, après leur sortie de terre. 



I E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 281 

Elles introduisent leur tarière dans l'épaisseur du paren- 
chyme en attaquant la page inférieure de la feuille, font 
pivoter Toviscapte de façon à lui faire décrire lentement un 
arc de cercle dans l'espace duquel elles déposent de quatre 
à six œufs ; la même opération se pratique trois à quatre fois 
sur la même feuille, puis elles passent à une autre, jusqu'à 
l'épuisement de l'ovaire. 

Les œufs grossissent dans le nid préparé par la mère et les 
petites larves en sortent vers la fin du même mois. Elles se 
répandent alors sur les feuilles qu'elles attaquent avec avidité ; 
elles mangent presque sans relâche, aussi leur croissance est- 
elle rapide et dès le 15 juin elles ont atteint toute leur taille : 
elles mesurent à ce moment environ 13 à 14 millimètres; ces 
larves sont cylindriques, la tête et le segment anal sont noirs, le 
reste du corps vert avec des points noirs pilifères, disposés 
en lignes longitudinales et transversales, chaque segment 
porte latéralement une petite tache jaunâtre. Elles quittent 
l'Épine-vinette pour entrer en terre où elles se filent un cocon 
solide pour attendre la métamorphose qui s'opère environ six 
semaines après, c'est-à-dire dans les premiers jours d'août. 

Ces nouvelles Arge s'accouplent et les femelles pondent, dans 
la première semaine d'août, des œufs d'où sortira une nouvelle 
génération de larves qui dévoreront les feuilles poussées à la 
seconde sève, sans en laisser une. Elles atteindront leur taille 
en septembre, s'enterreront pour passer la mauvaise saison 
dans leur cocon et éclore au mois de mai suivant. 

La destruction de la Mouche à scie bleue du Berbéris peut 
se pratiquer en cueillant les femelles lorsqu'elles viennent 
pondre, — elles sont indolentes etse laissent prendre facilement 
à la main ; — pour les larves, il faut étendre une toile sous 
l'arbuste et le secouer, les fausses-chenilles tombent alors 
comme grêle, il n'y a plus qu'à les écraser. 

10. Lophyrus Pini Linné 

La petite Tenthrède du Pin, Mouche à scie à antennes 
barbues ou Lophyre du Pin (Lophyrus Pini), est un hôte 
redoutable des plantations de Pins. 



282 BULL, soc, se. NAT. OUEST. — 2"^ SÉR., T. II 

Quand elle est abondante dans une région, ses larves 
dépouillent parfois complètement ces arbres de leur verdure 
et cela s'explique facilement, car une femelle de L. Pini pond 
de 80 à 120 œufs, et, il y a le plus souvent deux générations 
par an. 

Les larves de la deuxième génération, qui ont passé l'hiver 
sous la mousse, dans leur cocon, se métamorphosent au 
printemps, en avril-mai. 

Après l'accouplement, la femelle se met à pondre sur les 
aiguilles du Pin ; est-elle sur une à sa convenance ? elle en fend 
le parenchyme avec sa tarière jusqu'à la nervure médiane, 
laisse glisser dans la fente ses œufs côte à côte, en nombre 
assez variable, de 2 à 20. Cette fente est bouchée par la mucosité 
qui s'écoule de la tarière à chaque expulsion et elle présente 
un nombre de tubercules agglutinatifs égal à celui des œufs 
qu'elle renferme. Ces derniers mettent de 14 à 24 jours à 
éclore, ils augmentent de volume dans l'intérieur de la feuille 
et les tubercules agglutinatifs se décollent d'eux-mêmes pour 
livrer passage aux petites larves qui en sortent aussitôt pour 
se répandre sur les feuilles voisines qu'elles rongeront pour 
se nourrir. 

Ordinairement, au bout de huit semaines, elles ont acquis 
toute leur taille et mué cinq fois ; chacune d'elles se tisse un 
cocon en forme de barillet arrondi aux deux bouts qu'elle 
fixe sur une aiguille. En juillet, l'Insecte parfait sort de son 
cocon en découpant, imparfaitement, une calotte hémisphé- 
rique. Les larves issues de cette génération dévorent les 
feuilles pendant les mois d'août et septembre, puis descendent 
à terre, se cachent sous la mousse pour se tisser un cocon 
dans lequel elles attendront leur métamorphose jusqu'au 
printemps suivant. 

Les conditions atmosphériques influent parfois beaucoup 
sur la durée de l'évolution du L. Pini, et il ne faudrait pas 
croire que tout se passe aussi régulièrement que je viens de le 
dire. Il n'y a parfois qu'une seule génération; la ponte de mai 
peut n'achever son évolution qu'au printemps ou à l'automne 
suivant, quelquefois même au bout de la troisième année. 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 283 

Le seul moyen de destruction conseillé contre cette espèce 
est l'échenillage. Le Lophyre du Pin est peut-être, heureuse- 
ment, l'Insecte qui compte le plus d'ennemis : on connaît 
plus de 50 espèces d'Ichneumonides, une dizaine de Tachi- 
naires et cinq à six Chalcidiens qui recherchent sa larve 
pour y déposer leurs œufs. Les Oiseaux et les petits Rongeurs 
lui font également la guerre ; les premiers en le détruisant 
à l'état de fausse-chenille, les autres en dévorant les cocons 
cachés sous la mousse. 

n. Cladius difformis Panzer. 

La Mouche à scie difforme iCladiiis difformis) est encore un 
ennemi des Rosiers. 

Elle n'est pas dilforme comme on pourrait le croire, son 
nom lui vient, tout simplement, de la différence qui existe 
dans la forme des antennes du mâle et de la femelle ; le pre- 
mier les a pectinées, tandis que chez l'autre elles sont à peu 
près filiformes, les articles inférieurs de ses antennes n'ayant 
à leur sommet qu'une petite dent, rudiment des longs appen- 
dices qui ornent ceux du mâle. 

C'est au mois de mai que se montrent les adultes issus de 
la seconde génération de l'année précédente qui a passé 
l'hiver en terre. 

La femelle de cette espèce ne procède pas comme celles 
dont j'ai déjà parlé, pour confier aux Rosiers sa progéniture. 
A l'aide de sa tarière, elle pratique sur la nervure médiane des 
feuilles, à la page inférieure, une petite entaille dans laquelle 
elle dépose seulement un œuf. puis passe d'une feuille à 
l'autre jusqu'à ce qu'elle ait terminé sa ponte. L'éclosion de 
l'œuf a lieu huit à dix jours après. Les fausses-chenilles se 
tiennent appliquées à la face inférieure des feuilles qu'elles 
rongent et percent de trous plus ou moins grands ; elles gran- 
dissent rapidement et, à la fin de juin, elles ont acquis toute 
leur taille. Leur couleur, à cet état, est vert tendre, avec une 
tête ferrugineuse marquée de deux taches noires dans les- 
quelles se trouvent les yeux, le corps porte latéralement 



284 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

deux séries de boutons pilifères, deux sur chaque segment, 
les trois derniers exceptés. 

Pour se métamorphoser, elle plie une feuille en deux, à 
l'aide de quelques fils, puis se tisse un cocon ovale, peu 
solide, d'une soie fine, jaunâtre. Après une réclusion de 15 
jours à trois semaines, l'Insecte parfait procède, avec ses 
mandibules, à l'ouverture du cocon et prend sa liberté. 

En- août, septembre, parfois au commencement d'octobre, 
on rencontre les larves de la seconde génération ; elles s'enfer- 
meront dans leur cocon pour ne se métamorphoser (lu'au 
printemps suivant. 

La destruction de cette espèce est des plus facile : à la fin du 
mois de mai, il n'y a qu'à visiter les Rosiers, couper les 
feuilles où se tiennent les larves et les brûler. 

12. Priophorus Padi Linné 

La Mouche à scie du Cerisier (Priophorus Padi), — bien que 
vivant le plus souvent sur les Aubépines et les Ronces, — peut, 
dans certaines années, causer des dommages sérieux aux 
Cerisiers, en les dépouillant entièrement de leurs feuilles. 

C'est ordinairement de fin avril à la première quinzaine de 
mai que l'on voit cette espèce. Après l'accouplement, la 
femelle dépose sur œufs sur la face inférieure des feuilles des 
Cerisiers, les larves sortent peu de jours après, elles commen- 
cent par ronger le milieu des feuilles, puis, comme elles 
grandissent assez vite, elles finissent par les disséquer com- 
plètement, ne laissant plus que les nervures. 

A la fin de mai, elles sont ordinairement parvenues à leur 
complet développement ; elles sont alors pubescentes, leur 
corps est d'une belle couleur verte sur le dos, plus pâle sur 
les côtés, leur tête est brunâtre, garnie de poils assez roides, 
les yeux sont noirs ainsi que la tache triangulaire médiane. 
Pour subir la nymphose, elles se tissent une petite coque 
satinée, très légère, qu'elles fixent aux feuilles mortes. Le 
Priophorus Padi en sort à la fin de juin ou dans le courant 
de juillet. 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 285 

La ponte de ces Mouches donnera une deuxième génération 
de larves qui dévoreront les feuilles en juillet-août, puis 
passeront l'hiver dans leur cocon pour éclore en mai suivant. 

Le moyen de destruction à employer est le même que celui 
préconisé contre Cladius difformîs. 



13. Pteronus pavidus Lep, 

Les larves de cette Mouche à scie du Saule vivent en 
familles assez nomhreuses sur l'Osier (Salix uiminalis) et, à 
son défaut, sur les autres Saules. 

Cest au commencement d'août qu'on les voit occupées à 
dévorer les feuilles, ne respectant que les nervures médianes 
et secondaires. Comme elles mangent presque continuelle- 
ment, elles acquièrent vite leur taille ; à la fin du mois, elles 
sont prêtes à quitter l'arbuste pour s'enterrer à son pied. 
Elles mesurent environ 10 à 11 millimètres de longueur, 
leur tête est noire, luisante et armée de mandibules assez 
robustes, le premier segment du corps est jaune orange, le 
reste est d'un vert jaunâtre avec trois lignes dorsales noires 
continues, et, sur chaque côté, une ligne interrompue, de 
même couleur, formée par des taches noires situées à hauteur 
des stigmates. 

Aussitôt enterrée, la larve se met à se confectionner un 
cocon brillant, verdàtre, de 9 millimètres environ sur 4 1/2, 
subcylindrique et arrondi aux deux bouts, puis elle attend sa 
métamorphose qui se fait attendre environ un mois ; l'éclo- 
sion n'a lieu, en effet, que vers la fin de septembre. 

Les Insectes s'accouplent et la femelle assure la reproduc- 
tion de l'espèce par une ponte qui donnera des larves qui ne 
se transformeront que l'année suivante. Elle peut également 
reproduire seule sa race par voie parthénogénétique. 

On ne connaît pas encore de moyens très pratiques pour 
détruire cette espèce. Voir ci-dessous ceux préconisés contre 
Pteronus Salicis. 



286 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR . , T. II 

14. Pteronus Ribesii Scop. 

La larve de la Mouche à scie ou Teuthrède du Groseillier 
(Pteronus Ribesii) est connue de tous les jardiniers ; il en est 
peu, en eiTet, qui n'aient pas eu à souffrir plus ou moins des 
ravages cauLés par ses colonies, tant aux Groseilliers à maque- 
reau (Ribes i:va crispa) qu'aux Groseilliers communs, rouges 
ou blancs (. '. riibrum). 

Dans les années propices à sa multiplication, la Tenthrède 
du Groseillier compte jusqu'à trois générations. 

Les fausses-chenilles qui causent les ravages proviennent 
de l'éclosion de mai, due aux œufs déposés sur les jeunes 
pousses par les Insectes issus des larves qui ont passé l'hiver 
enterrées dans leur cocon. Elles commencent par ronger 
l'extrémité des rameaux et avancent sur la tige, la dépouillant 
de ses feuilles, ne laissant d'elles que la nervure médiane. 

Ces fausses-chenilles sont d'une grande voracité, aussi 
croissent-elles très vite ; vers la fin de mai ou le commence- 
ment de juin, elles ont atteint leur maximum de taille qui 
peut varier de 16 à 18 millimètres ; leur couleur est d'un vert 
sale, excepté les trois derniers segments et les côtés qui sont 
plus ou moins jaunâtres ; leur tête est noire, ainsi que leurs 
pattes thoraciques ; leur corps est couvert de petites verruco- 
sités qui donnent naissance à des poils courts. 

A cet état, elles abandonnent l'arbuste en se laissant tomber 
à terre, y rentrent à peu de profondeur et se tissent un cocon 
assez serré et imperméable. On peut trouver parfois, au 
pied d'un Groseillier, des cocons agglutinés au nombre de 
30 à 40. 

La période nymphale dure très peu de temps, car, dès les 
premiers jours de juillet, les femelles nouvellement écloses 
pondent et une nouvelle génération de larves ne tarde pas à 
ronger les feuilles laissées par la précédente ; elles croissent 
rapidement, s'enterrent à leur tour et, vers la mi -août, de 
nouveaux Pteronus commencent à s'envoler. Ils donneront 
naissance à une nouvelle génération qui continuera les 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 287 

ravages jusqu'en septembre, s'enterrera pour passer l'hiver et 
se métamorphoser au printemps suivant. 

Une femelle pouvant pondre jusqu'à 120 œufs, on s'explique 
facilement l'augmentation parfois prodigieuse de cette ver- 
mine. L'accouplement n'est pas d'ailleurs absolument néces- 
saire, les femelles ayant la faculté de reproduire l'espèce par 
parthénogenèse. 

Pour détruire les fausses-chenilles qui infestent les Gro- 
seilliers, on doit étendre une toile au pied de l'arbuste et le 
secouer pour faire tomber les larves ; il n'y a plus alors qu'à 
les écraser. 

15. Pteronus Salicis Linné 

Les oseraies sont parfois ravagées par les larves du Ptero- 
nus Salicis, vulgairement appelée Mouche à scie du Saule. 

Sa larve vil en nombreuses sociétés sur diverses espèces de 
Saules (Snlix alha, uitettiniis) ; elle ressemble, par ses habi- 
tudes et sa taille, à celle du Tenthredopsis pavida, mais sa 
coloration la fait facilement reconnaître : elle est blanc 
verdàtre et son dos ne porte que deux lignes noires longitu- 
dinales, mais elle possède, comme l'autre, les deux lignes 
latérales de taches noires. 

On la trouve de juillet à fin septembre, époque à laquelle 
elle rentre en terre pour tisser un cocon dans lequel elle 
passera l'hiver à l'état de larve contractée ; la nymphose n'a 
lieu qu'au printemps suivant et la métamorphose peu de 
temps après. 

Les moyens signalés pour combattre cet Insecte, sont peu 
pratiques, et encore, pour les employer, faut-il que le dommage 
causé en vaille la peine. On peut, dès que l'on s'aperçoit de 
leurs ravages, se rendre dans les oseraies, le matin, avant que le 
soleil les ait rendu actives, secouer les Saules et recevoir les 
fausses-chenilles sur des nappes. On peut encore, à l'époque 
où les larves s'enterrent, conduire des Porcs ou des Poules 
dans les oseraies. 



288 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

16. Pachynematus Gapreae Panzer 

La Tenthrède du Saule Marceau (Pachynematus Capreae) 
est, comme l'espèce précédente, un ennemi des plantations 
de Saules. Ses larves, qui vivent également en société, ont 
des mœurs identiques. 

Les moyens de destruction à employer sont les mêmes que 
ceux indiqués pour Pt. Salicis. 

17. Eriocampoides aethiops Fabr. 

La larve de cette espèce est un ennemi des Rosiers. 

Au commencement de mai, les femelles pondent sur la face 
supérieure des feuilles, des œufs qui éclosent vers la fin du 
même mois. Aussitôt née, la jeune larve attaque l'épiderme 
et se met à ronger le parenchyme en respectant le tégument 
de la page inférieure. 

Sa croissance est assez lente car elle n'atteint toute sa taille 
qu'en été. Elle est de couleur vert jaunâtre avec une ligne 
dorsale plus foncée ; sa tête est jaune orange, ses yeux 
noirs. A cet état, elle quitte le Rosier, descend à terre pour 
s'y réfugier et se filer un cocon où elle passera la fin de l'été, 
l'automne et l'hiver, à l'état de larve contractée ; la nymphose 
a lieu au printemps suivant et la métamorphose vers la fin 
d'avril ou les premiers jours de mai. 

Les dommages que V Eriocampoides aethiops cause aux 
Rosiers ne se limite pas à la seule perte de la fraîcheur du 
feuillage, — les feuilles qui ont été rongées prennent une 
couleur brunâtre comme si elles avaient été brûlées, — la 
végétation souffre et l'arbuste fatigué ne donne que des 
fleurs mal venues. Pendant qu'elle commet ses ravages, la 
fausse-chenille est assez difficile à découvrir, attendu que sa 
couleur, à ce moment, est verte et se confond facilement avec 
celle du feuillage, elle ne tourne au jaune qu'au moment de 
se rendre en terre. 

Le mode de destruction à employer est le même que celui 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 289 

recommandé pour les autres espèces de Mouches à scie qui 
s'attaquent au Rosier. 

18. Eriocampoides limacina Retz. 

Toutes les personnes qui possèdent dans leurs jardins des 
arbres fruitiers, connaissent cette larve Limace, assez petite, 
noirâtre, gluante, à forme de têtard de Grenouille, qui semble 
collée sur les feuilles des Poiriers ; car, c'est surtout cet 
arbre fruitier qui paraît avoir sa préférence ; mais, à défaut 
du Poirier, les feuilles des arbres à fruits à noyaux, tels que 
le Cerisier, le Prunier, l'Abricotier, voir même le vulgaire 
Prunellier, lui servent de pâture. 

C'est ordinairement dans la première quinzaine de juin 
que les Insectes, qui ont passé l'hiver à l'état de larves 
contractées, dans leur coque recouverte de parcelles terreuses 
ou de menus grains de sables agglutinés, se métamor- 
phosent et se répandent sur les arbres à l'abri desquels elles 
ont hiverné. Les femelles se mettent presque aussitôt en 
devoir de pondre et, on peut voir, en juillet et août, les larves 
Limaces dévorer le parenchynie des feuilles. Comme celles 
de ï Eriocampoides aethiops, elles ne rongent que l'épiderme 
de la page supérieure et le parenchyme, laissant intact le 
tégument inférieur. Les feuilles de l'arbre attaqué prennent 
une couleur brunâtre, l'élaboration de la sève en souffre, la 
végétation s'arrête dans les rameaux, et, les fruits, qui à ce 
moment n'ont guère atteint que la moitié de leur grosseur, 
cessent de profiter et tombent. 

Les larves Limaces subissent plusieurs mues avant 
d'atteindre leur taille ; après chacune d'elles, la peau 
nouvelle semble vert clair, peu à peu la mucosité sécrétée 
par la larve la fait passer au vert sale puis au brun 
noirâtre. 

Quand les larves ont cessé de croître, elles se laissent 
tomber au pied de l'arbre et s'enterrent pour filer leur coque. 

Cette espèce est très sensible aux conditions atmosphé- 



290 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II 

riques, aussi les éclosions s'en ressentent-elles beaucoup; on 
peut, certaines années, en observer, dans les jardins, pendant 
près de trois mois. 

On peut préconiser, pour détruire la larve Limace, le saupou- 
drage à la chaux vive, ou, mieux encore, la fleur de soufre. 
Ce procédé, que j'ai vu employer par mon ami, M. le 
D'^ Samuel Bonjour, est excellent, car les larves meurent au 
bout de très peu de temps. 



19. Hoplocampa fulvicornis Fabr. 

Cette Tenthrédinine, connue sous le nom de Mouche à 
scie des Pruniers, heureusement rare dans la région, peut 
être, certaines années, très nuisible à ces arbres fruitiers. 

Les Insectes sortis de terre au printemps, s'installent 
sur les Pruniers, au moment de leur floraison, pour y lécher 
le nectar et s'y accoupler. Les femelles, à l'aide de leur 
tarière, déposent leurs œufs isolément dans les calices. Dès 
que le fruit commence à nouer, la petite larve sort de l'œuf, 
pénètre dans le noyau et vit de sa substance. 

Bien que, péniblement, le fruit continue à grossir, mais il 
tombe dans le courant de juillet avant d'avoir atteint sa 
maturité. La larve qui en sort pour s'enterrer est, comme la 
plupart des larves qui vivent dans l'intérieur des fruits ou 
des tiges, d'une couleur blanc sale, sa tète est d'un jaune 
roux, avec les mandibules et les yeux bruns. Si on l'écrase, 
elle répand une forte odeur de Punaise. Son existence à 
l'intérieur, dans les fruits tombés, est révélée par la présence 
d'une gouttelette gommo-résineuse à laquelle adhèrent des 
petites masses d'excréments. 

Schmidberger, qui a étudié les mœurs de la Mouche à scie 
du Prunier, dit (ju'une année il a compté, sur un seul Pru- 
nier, 8.000 fruits renfermant chacun une larve ; une quinzaine 
de Prunes, intactes, purent atteindre leur maturité. 

L'unique remède est de secouer vigoureusement l'arbre 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 291 

afin de faire tomber les fruits piqués, que l'on doit ensuite 
ramasser soigneusement pour les anéantir avec les larves 
qu'ils renferment. 



20. Athalia spinarum Fabr. 

Les larves de cette espèce sont assez polyphages, elles 
s'attaquent aussi bien aux feuilles des Navets, des Betteraves, 
des Choux et du Colza, qu'à celles des Rosiers, d'où les 
noms vulgaires donnés à l'Insepte : Athalie des feuilles de 
Rave, Mouche à scie de la Centfeuille. 

UAthalia spinarum compte deux générations par année. 
Les Insectes qui apparaissent dans le courant du mois de 
mai, ou les premiers jours de juin, proviennent de la 
deuxième génération, dont les larves ont passé Ihiver enter- 
rées. La femelle dépose ses œufs dans l'épaisseur du bord 
supérieur des feuilles de la plante où elle s'est posée, Navet, 
Betterave ou Rosier. La piqûre se révèle par la présence d'une 
petite tache. 

La larve nait peu de temps après, se met à dévorer et 
dénude entièrement les feuilles. Sa croissance est assez rapide; 
lorsqu'elle a atteint sa taille, elle est d'une couleur vert sale, 
légèrement chagrinée, paraît striée de noir avec une ligne 
dorsale foncée qui disparaît complètement au moment où elle 
s'enterre pour se filer un cocon. La période nymphale est de 
courte durée, car les Insectes parfaits issus de cette généra- 
tion commencent ordinairement à voler fin juillet-août. Ils 
produisent la seconde génération qui commet ses dépréda- 
tions dans le courant de septembre et d'octobre, s'enterrera 
pour passer l'hiver et se métamorphosera en mai suivant. 

Pour détruire les larves vivant aux dépens des Crucifères, 
je ne connais pas de moyens pratiques ; pour celles qui 
s'attaqueraient aux Rosiers, la destruction en serait plus 
facile : il n'y aurait qu'à recourir aux procédés indiqués plus 
haut pour les espèces nuisibles à ces jolis arbustes. 



292 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

21. Athalia Rosae Linné 

Il ne faudrait pas croire que VAthatia Rosae, appelée vul- 
gairement Tcnthrède de la Rose, — qu'il ne faut pas confon- 
dre avec l'Arge Rosae, Mouche à scie de la Rose, — confie 
seulement aux seuls Rosiers le soin de nourrir ses larves. 
Comme la plupart des Insectes de cette intéressante, mais 
malfaisante famille, ses larves sont très polyphages et on 
peut les rencontrer aussi bien sur les Véroniques, les 
Plantains que sur la Moutarde sauvage. Mais il n'en est pas 
toujours ainsi, et, lorsque Içs femelles déposent leurs œufs 
dans l'entaille faite par leur tarière à la nervure médiane des 
feuilles d'un Rosier cultivé, ses larves lui causent de réels 
dommages. 

Cette espèce a deux générations par an. 

L'Insecte qui se montre en mai provient de la seconde qui 
a hiverné sous terre. La femelle dépose ses œufs ainsi que je 
l'indique plus haut, les larves en sortent peu de temps après; 
elles se mettent aussitôt à manger, mais elles n'attaquent pas 
les feuilles comme celles de VArge Rosae, qui, elles, les dévo- 
rent en commençant par le bord pour s'arrêter à la nervure 
médiane; les fausses-chenilles de WAthalia se contentent de 
manger un côlé de l'épiderme et le parenchyme sous-jacent, 
laissant intacts les nervures et le tégument opposé, si bien 
que les feuilles rongées ressemblent à une légère gaze. 

Elles acquièrent assez vite leur croissance complète. Leur 
couleur à cet état est verte, assez claire, gris verdàtre pâle 
sur les flancs et sur le ventre, la tète est rousse avec les 
yeux noirs, les stigmates blancs, les pattes et les fausses- 
pattes tachées de noir. Rentrées en terre, elles se tissent une 
coque ovale de sept à huit millimètres de longueur sur trois 
à quatre d'épaisseur, de couleur brune, entourée de particules 
terreuses agglutinées, tapissée à l'intérieur d'un tissu soyeux, 
gris. La métamorphose a lieu à la fin de juin ou au com- 
mencement de juillet. Cette génération donne naissance à 
une nouvelle couvée de larves qui dévorent en juillet et août, 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 293 

puis rentrent en terre pour se transformer en Insectes parfaits 
au mois de mai de l'année suivante. 

Le moyen de destruction à employer pour débarrasser les 
Rosiers de cette vermine, est le même que celui que j'ai 
indiqué pour l'Arge Rosoe. 

22. Emphytus cinctus Linné 

La Mouche à scie ceinturée ouTenthrède à ceinture (Em/; Ali/fus 
cinctus) est encore un ennemi des Rosiers. Sa larve ne 
s'attaque pas aux feuilles, comme celles des espèces précé- 
demment citées, mais aux jeunes rameaux qu'elles rongent 
intérieurement. 

La femelle (ÏEmphytiis cinctus, aussitôt fécondée, se met à 
pondre dans les pousses encore herbacées du Rosier ; pour 
cela, elle fait, à l'aide de sa tarière, une entaille dans laquelle 
elle dépose un ou plusieurs œufs, passe à une autre pousse 
jusqu'à ce qu'elle ait terminé sa ponte. Les œufs ne tardent 
pas à éclore et les petites larves, aussitôt nées, pénètrent dans 
le canal médullaire et s'y creusent une galerie en remontant 
vers le bois ligneux, si bien que la sève se trouve arrêtée dans 
le jeune rameau qui se fane ainsi que les feuilles qu'il porte. 
L'état languissant de la branche suffit à déceler la présence 
du parasite. Parfois même, la parlie rongée du rameau se 
brise sous les coups du vent. 

Lorsqu'elle a atteint sa taille, la larve a environ 18 milli- 
mètres de longueur, elle est verte en dessus, blanc verdàtre 
sur les flancs et sous le ventre, le premier segment est teinté 
de noir bleuâtre et les deux derniers sont vert jaunâtre, la 
tête est fauve, avec une tache sur le vertex et les yeux noirs, 
les mandibules sont brunâtres. Elle se tient habituellement 
enroulée en spirale, la queue relevée. Ordinairement elle 
subit la nymphose après s'être filé un cocon de soie blanche, 
de forme ovale, dans la tige qu'elle a fait périr ; mais, dans 
certaines circonstances, par exemple lorsque la branche qui 
la portait est tombée à terre et l'a mise à nu, elle rentre en 



294 bULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2' SÉR., T. Il 

terre et sa coque est alors recouverte de parcelles de terre 
agglutinées. 

La métamorphose a lieu en août; une deuxième génération 
vit en août-septembre, passe l'hiver dans son cocon à l'état 
de larve contractée, et à l'état de nymphe au premier 
printemps suivant, pour apparaître quelques semaines après, 
au commencement de mai, à l'état d'Insecte parfait. 

Le meilleur moyen de se débarrasser de VEmphijtiis cinctiis 
est de visiter les Rosiers, un ciseau à la main, afin d'enlever 
toutes les pousses dont le sommet commence à se flétrir. 
Cette opération doit se faire au mois de mai et en août. 

23. Emphytus rufocinctus Retz. 

Cette espèce, assez commune aux environs de Nantes, cause 
parfois des ennuis aux rosiéristes. En juillet-août, on trouve, 
en effet, les fausses-chenilles des Insectes éclos en mai-juin, 
tapies sur la face inférieure des feuilles de Rosier et en train 
de les dévorer. Elles continuent ainsi jusque vers la mi-sep- 
tembre. Au repos, elles se tiennent enroulées en spirale, la 
queue au centre. 

Lorsque la larve n'a plus besoin de nourriture, elle aban- 
donne l'arbuste en se laissant tomber à terre. A ce moment, 
elle a atteint une taille de 19 à 20 millimètres ; sa tète est 
d'un jaune ocreux avec les yeux noirs ; son dos vert foncé, 
tirant sur le gris verdàtre, les flancs el le ventre blanc sale 
grisâtre, ou blanc jaunâtre. 

Une fois sous terre, elle ne se tisse pas de cocon, mais 
se contracte simplement dans la cellule qu'elle se fait à 
une très faible profondeur, reste à nu pendant tout l'hiver et 
une partie du printemps ; la nymphose n'a lieu qu'au mois de 
mai et l'éclosion de l'imago en juin. 

Les Insectes de cette génération hibernante donnent nais- 
sance à une génération de larves qui fait son évolution 
complète en cinq à six semaines et que l'on voit pendant tout 
l'été. 



E. MARCHAND — INVENTAIRE DES TENTHRÉDONIDES 295 

Pour combattre cette espèce, couper les feuilles attaquées 
et secouer les Rosiers après avoir étendu une nappe pour 
recueillir les larves. 

24. Emphytus Grossulariae Klug. 

Le Groseillier, en plus du Pteronus Ribesii, compte encore 
au nombre de ses ennemis la Tentlirède du Groseillier 
(Emphytus Grossulariae). Comme l'autre espèce de Mouche à 
scie, elle doit son nom aux mœurs de ses larves qui causent 
parfois des dommages appréciables aux jardiniers. 

L'Insecte parfait, provenant de la seconde génération de 
l'année précédente, apparaît au printemps. Après l'accouple- 
ment, les femelles vont pondre sur les feuilles des arbustes 
et, aussitôt l'éclosion de l'œuf, la jeune larve se met à ronger 
les feuilles. Lorsqu'elles sont en nombreuse société, les 
Groseilliers sont vite défeuillés, car ces larves sont très 
voraces ; elles atteignent vite toute leur croissance et ne 
tardent pas à quitter l'arbuste qui les a nourries, pour 
s'enterrer en vue de la nymphose. 

La métamorphose a lieu en juillet. Les larves qui naissent 
de cette génération rongeront de nouveau le feuillage, en août 
et septembre, pour s'enterrer ensuite et passer l'automne et 
l'hiver à l'état de larve contractée, pour se métamorphoser 
au printemps suivant. 

La fausse-chenille de la Tenthrède du Groseillier est d'un 
vert grisâtre sur le milieu du corps seulement, les trois 
premiers segments et les trois derniers sont d'un jaune rouge 
sale, la tête est noire ; elle porte sur toute sa longueur six 
rangées parallèles de petits tubercules noirs surmontés 
chacun d'un poil roide et court. 

Le meilleur moyen de débarrasser les Groseilliers des 
larves qui les dépouillent de leurs feuilles, est celui indiqué 
contre celles du Pteronus Ribesii : il consiste à secouer l'arbuste 
en ayant soin d'étaler, au préalable, une nappe en dessous 
pour recueillir les fausses-chenilles et les écraser. 



296 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

25. Allantus Vespa Retz. 

C'est aux Chèvrefeuilles que la femelle de VAUantus Vespa 
confie le soin de nourrir sa progéniture. Aussi voit-on parfois, 
vers le milieu du mois de mai, les feuilles des espèces cultivées 
dans les jardins (Lonicera caprifolium, L. periclymenum et 
autres) rongées par ses larves. 

A cette époque, les fausses-chenilles d'A. Vespa sont d'une 
couleur gris sale, avec la tête noire ; elles n'ont pas encore 
mué. Après la première mue, la couleur du dos devient plus 
sombre, les flancs et le ventre restent blanchâtres. Au 
deuxième changement de peau, sa livrée change complète- 
ment d'aspect : la couleur du fond reste pâle, le dos porte 
une série longitudinale de taches triangulaires noires ; en 
plus de ces macules, le corps entier, à l'exception du ventre, 
est couvert de petits points blancs. Elles subissent une troi- 
sième mue à la suite de laquelle la couleur du fond peut 
devenir d'un gris plus ou moins verdàtre et même presque 
couleur chair, mais le dessin signalé à la seconde mue n'a 
pas changé. 

A la fin de juin, après avoir ravagé le feuillage, les larves ont 
acquis toute leur taille. Elles abandonnent le Chèvrefeuille, 
en se laissant tomber à terre, où elles pénètrent à peu de 
profondeur pour se filer une coque et attendre la métamor- 
phose qui n'a lieu que vers la mi-aoùt, c'est-à-dire de 40 à 45 
jours après. Il arrive parfois que l'état de larve contractée 
persiste, pour certains individus, jusqu'au printemps suivant, 
époque à laquelle ils se transforment en nymphes pour 
éclore en même temps que ceux de la seconde génération qui 
ne sont entrés en terre qu'à l'automne. 

Quand les fausses-chenilles de WAllanlus Vespa sont en 
nombre suffisant pour causer un réel dommage aux Chèvre- 
feuilles, on doit les détruire en employant le procédé indiqué 
pour les espèces qui s'attaquent aux Rosiers. 



MusGinées rares ou nouvelles 

Pour la région bretonne -vendéenne 
Par M. Fernaxd CAMUS 



Le présent Mémoire contient une liste de Mousses et 
d'Hépatiques qui n'ont encore été signalées ni en Bretagne ni 
en Vendée, ou dont le mode de répartition dans les six 
départements qui constituent la région bretonne-vendéenne 
est encore insuffisamment connu. Il ne faut chercher dans 
ce travail aucune idée d'ensemble. C'est une série de notes 
presque exclusivement géographiques, un simple appoint à 
la géographie botanique régionale. Pour des raisons particu- 
lières, les diverses parties de la région sont ici représentées 
d'une façon très inégale. La Basse-Bretagne, qui m'a certai- 
nement fourni le plus grand nombre de curiosités bryologiques, 
occupe une place prédominante. Le Finistère et une partie 
du Morbihan sont particulièrement cités; mais, sous peine 
de me répéter, j'ai dû à peine parler des Côtes-du-Nord qui 
m'ont déjà fourni le sujet d'un travail publié ici, même, il y a 
deux ans (1). J'ai pareillement passé sous silence les localités 
de plantes rares que j'avais indiquées çà et là dans des 
travaux antérieurs, et celles qui sont citées, d'après moi, dans 
le Muscologia et VHepaticologia gallica. On aurait donc 
une idée inexacte de la dispersion en Bretagne d'un certain 
nombre d'espèces, si l'on s'en tenait aux seules localités 
énumérées dans les listes ci-dessous. 

Quinze espèces sont citées ici pour la première fois dans 
la région, dont douze bretonnes, deux vendéennes et une à la 
fois bretonne et vendéenne. Je fais précéder leur nom d'un 
astérisque (*). Je marque du même signe deux autres espèces 

(1) Note sur les Muscinées de l'archipel de Bréhat et Étude préliminaire 
sur les Muscinées du département des Côtes-du-Nord, etc. Bull. Soc. iSc. 
nat. Ouest, t. X, 1900, p. 105-161. 

Nantes. — Bull. Soc. se. nat. Ouest., 2' scr., t. II, fasc. IIl-lV, 31 décembre 1902. 20 



298 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2*^ SÉR., T. II 

dont Tune, Fontinalis hypnoides, n'avait été trouvée qu'au 
bord de la Loire, et l'autre, Cryphsea Lamyana, qu'au sud 
du fleuve, dans la vallée de la Sèvre-Nantaise et de ses 
affluents. Elles sont donc nouvelles pour la Bretagne propre- 
ment dite, qui ne commence vraiment qu'au nord de la Loire, 
la partie du pays qui s'étend au sud du fleuve, se rattachant 
mieux au Boccage vendéen. Parmi les espèces déjà signalées 
en Bretagne et en Vendée, il en est de valeur très diverse. 
Quelques-unes sont des espèces à large dispersion, communes 
dans certains pays, et, par suite, n'ont pas grand intérêt au 
point de vue général ; mais elles sont rares ou peu connues 
dans nos limites : elles sont donc bien à leur place ici. Si je 
n'avais craint d'allonger outre mesure un travail déjà trop 
long, j'aurais pu augmenter la liste de ces espèces. La même 
crainte m'a fait omettre celles qui — Wehera aimotina, 
Pogonatiim iirnigenim, etc. — bien qu'elles doivent y être 
tenues maintenant pour communes, passent toujours pour 
rares dans la région, la reclilication n'ayant pas, que je 
sache, été faite. On ne trouvera point non plus citées ici 
certaines espèces intéressantes en ce qu'elles sont strictement 
occidentales ou méridionales — Potiia Wilsoni (1), Webera 
Tozeri, Bryiim murale, etc. — parce que ce sont chez nous 
des espèces communes sinon vulgaires, sur lesquelles il n'y 
a plus lieu d'insister. 

Les abréviations suivantes doivent ainsi s'entendre : 

L-Vil Ilie-et- Vilaine 

C.-Nd Côtes-du-Nord 

Fin Finistère 

Mor Morbihan 

L.-Inf Loire-Inférieure 

Vend Vendée 

(■[) .le prends le Potiia Wilsoni dans le même sens que M. Corbière (Mus- 
cinées de la Manche, p. 234-236), c'est-à-dire que je réunis au P. Wilsoni, les 
P. crinitaWUs., P. asperida Mitt. et P . viridifolia Mitt. Seulement, au lieu 
d'adopter le nom nouveau P. Miltenii Corb., je conserve, pour l'espèce ainsi 
comprise, le nom ancien de P. Wilsoni. .le crois que tout bryologue qui aura 
travaillé autrement que sur des échantillons d'herbier, et qui aura fait sur 
nos côtes, un séjour en hiver ou au premier printemps, arrivera forcément 
à partager cette opinion. .l'avoue qu'à un moment je pensais autrement ; 
mais on ne doit jamais s'entêter contre des faits. 



F. CAMUS — MUSCINÉES BRETONNES-VENDÉENNES 299 

Ephemerum sessile (Br. eur.) C Mùll. {E. stenophyllum 
Sch. Syn.). — Rianlec près Port-Louis (Mor.), dans la partie 
hante d'une lande dont le fond est marécageux, à la limite 
d'un petit estuaire soumis à la marée. Cette Phascacée est là 
assez abondante sur une longueur de 12 à 15 mètres, sur la 
terre humide, mélange de sable et dargile, entre les touffes 
largement espacées des Graminées et du Schœniis nigricans. 
Elle croît par pieds isolés ou forme de petits groupes, rare- 
ment des gazons continus. Cependant j'ai trouvé à quelques 
mètres de là, et sur un point que j'ai bien de la peine à ne 
pas croire atteint par le flux lors des grandes marées, car les 
Salicornes en sont bien voisines, de véritables gazons com- 
pacts et feutrés, constitués par le prothalle de cet Ephemerum 
sur lequel se détachaient de jeunes plantules. Quelques rares 
groupes de VEphemenim serratiim se montraient parmi ceux 
de VE. slenophijlhim. On les reconnaît bien sur place. 

Gymnostomum calcareum Br. germ. — Cette Mousse 
éminemment calcicole, comme l'indique son nom, trouve çà et 
là en Bretagne, sur les ruines et la chaux des murs, le support 
qui lui convient. Je l'ai recueillie au château de Fougères 
(I.-Vil.) ; sur de vieux murs à Morlaix et à Landerneau (Fin.); 
sur l'escalier de la chapelle Sainte-Barbe, près du Faouel (Mor. ) ; 
sur les rocailles du Jardin des Plantes de Nantes, Elle existe 
aussi dans la plupart des bassins tertiaires bretons : dans 
celui du Quiou, près Dinan (C.-Nd.) ; dans ceux des Cléons, 
de Campbon, d'/Vrlhon, de Machecoul (L.-Inf.). Elle existe 
probablement dans celui de Rennes que je n'ai pas visité 
depuis plusieurs années. Je n'en connais pas d'échantillons 
tructifiés du Nord-Ouest. 

"Weisia mucronulata Bruch. — Près de Morlaix ; entre 
Tréboul et Poullan, près Douarnenez (Fin.). 

Dicranum Scottianum Turn. -- Cette espèce n'est plus 
une rareté en Basse-Bretagne, et je crois désormais superflu d'en 
énumérer les localités nouvelles, à moins qu'elles ne présen- 
tent quelque chose de spécial. J'en ai trouvé quelques touffes 
sur un bloc de granit surmontant la tranchée même de la 



300 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II 

eôte, au-dessous du calvaire de Kersaint, au fond de l'anse de 
Porsall (Fin.). Je n'ai vu nulle part ailleurs le D. Scottiamim 
s'avancer aussi près du flot. C'est surtout une plante des 
rochers siliceux, mais on le rencontre de loin en loin sur les 
vieux arbres, et il fructifiait autrefois dans cette station près 
de Bannalec. 

Dicranella Schreberi Schimp. — Sillons des champs en 
friche près de la halle de la Forêt entre Landerneau et Brest. 
Rare en Bretagne. 

Gampylopus fragilis Br. eur. — Cette plante se ren- 
contre sur beaucoup de points de la Bretagne ; on peut même 
la dire commune sur la côte, mais elle y reste toujours stérile. 
J'en ai trouve quelques plaques munies de capsules dans la 
forêt de Camois (Mor.). 

Fissidens algarvicus Solms-Laub. — Route de Saint- 
Pol-de-Léon à Penzé (Fin.). 

F. polyphyllus Wils. — J'ai eu à deux reprises, depuis 
1878, l'occasion de visiter la localité de Toul-an-Dioul où, 
à cette date, j'avais trouvé le F. polyphyllus à l'état fertile. II 
y était complètement stérile et, en raison des modifications 
qu'a subies depuis cette localité, on peut se demander s'il 
refructifiera. Comme nouvelles localités, j'indique : le cours 
supérieur de l'Elorn entre Commana et Sizun (Fin.), où il 
est très rare, mais bien développé ; les bords de l'Ellé, au 
moulin de Grand-Pont près du Faoaet, où sa taille est au 
contraire très réduite (Mor.). 

* Brachyodus trichodes Bryol. gerrn. — Forêt de 
Coatloc'h (Fin.), sur des pierres de granit, dans le fond d'une 
rigole très déclive, servant à drainer les eaux d'un plateau 
seulement lors des grandes pluies, en jeunes fruits le 5 octobre 
1902. L'altitude est comprise entre 100 et 150 mètres. La 
présence d'une plante franchement sylvatique à une aussi 
faible altitude est certainement très remarquable. 

* Geratodon chloropus Brid. — J'ai annoncé tout 
récemment, dans la Revue bryologique, la présence dans l'île 



F. CAMUS — MUSCINÉES BRETONNES-VEiNDÉENNES 301 

de Noirmoutier (Vendée), de cette espèce méditerranéenne 
signalée seulement jusqu'ici, sur le littoral atlantique, dans 
une localité du Portugal. Je crois néanmoins devoir la 
rappeler ici au milieu des nouvelles acquisitions de la flore 
bretonne- vendéenne. 

Trichodon cylindricus Sch. — Plante longtemps 
méconnue chez nous. Je l'ai vue pour la première fois en 
Bretagne, sur des charbonnières de la forêt de Juigné près de 
Chàteaubriant (L.-Inf.). Depuis je l'ai rencontrée sur le 
même sustratum à Huelgoat ; à Locronan ; dans la forêt de 
Cascadec (Fin.) ; dans celle de Villecartier (I.-Vil). Elle aime 
aussi la terre humide des fossés et des talus, surtout ceux 
mélangés de menus fragments de schiste, et elle s'est montrée 
dans ces conditions à Hennebont et aux environs de Gourin 
(Mor.) ; à Bannalec ; à Trémaouézan (Fin.). L'automne der- 
nier, l'humidité excessive de l'année ayant précipité le 
développement des petites Muscinées terricoles annuelles, j'ai 
été étonné de la trouver vraiment répandue sur la terre des 
champs laissés en friche, autour de Pontivy (Mor.), ainsi 
qu'à Commana (Fin.). Il n'est pas improbable qu'elle soit 
commune, au moins les années humides, dans cette station, 
et, qu'après avoir été tenu pour rare, le Trichodon cylindricus 
passe à l'état de vulgarité. Il n'en reste pas moins toujours 
stérile. 

*Ditrichum subulatum Hpe (Leptotrichnm suhidatnm 
Hpe olim.). — Ghàteauneuf-du-Faou (Fin.), roule tournante 
descendant du bourg au pont du Roi, escarpement de 
pierre délitée (granit?), un peu en retrait et exposé au midi. 
La localité, unique jusqu'ici en Bretagne, est très restreinte, et 
malheureusement elle est à la merci d'un éboulement. Cette 
plante méridionale, qui se retrouve sur deux ou trois points 
de la Cornouaille anglaise, semble vraiment rare en Bretagne, 
car je l'y ai bien cherchée. Je rappelle que mon ami Brin en 
avait trouvé, il y a une vingtaine d'années, une localité près de 
Saint-Macaire en Maine-et-Loire, localité que des travaux 
de voirie ont bien endommagée, sinon détruite. 



302 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2" SÉK., T. II 

Leptodontium flexifolium Hpe (Didymodon flexifolius 
H. et Tayl.). - Cà et là en Basse-Bretagne : chaîne d'Arrée au- 
dessus de Saint-Rivoal et, dans la commune de Sizun, entre 
Hengoat et l'Elorn ; vallon de Huelgoat ; bois de Saint-Herbot ; 
coteau au-dessus du moulin de Saint-Albin en Dirinon ; très 
abondant dans les taillis clairs de la butte de Locronan, où il 
fructifie bien. Cette Mousse, d'après Scbimper, s'établit 
parfois sur les toits de chaume. Je ne l'ai jamais vue en 
Bretagne dans cette station. Elle se montre surtout dans les 
taillis coupés, là où l'humus noir formé de débris végétaux 
atteint quelques centimètres d'épaisseur. Bien que l'abbé de 
la Godelinais ne l'indique pas dans son Catalogue parmi les 
Muscinées de l'IUe-et-Vilaine, j'en ai trouvé dans son herbier 
un échantillon provenant de la forêt de Villecartier (legit A. 
Colfort). 

Trichostomum cylindricum (Bruch) C. Mùll. {Didy- 
modon cylindriciis Br. eur.) — Indépendamment du type, j'ai 
recueilli autrefois — et n'ai pas retrouvé récemment — à 
Huelgoat une grande forme de cette espèce de teinte vert foncé 
que j'avais rapportée à la variété robiistus du Synopsis de 
Schimper. Cette variété robustiis ne serait autre, parait-il, que 
le Bnrbiila tortuosa auquel n'appartient certainement pas ma 
plante. Celle-ci répond bien à la description de la variété 
Holtii Braithw. dont je ne possède pas d'échantillons. J'ai vu 
une forme semblable sur les rochers du lit du ruisseau du 
Relec entre Pleyber-Christ et le Cloitre (Fin.), et une forme 
encore voisine, mais à feuilles moins allongées, au moulin à 
eau de Berzen près du Faouet (Mor.). La localité de Morlaix, 
pour laquelle je suis cité, est à supprimer : je n'ai rien récolté 
autour de Morlaix qui puisse se rapporter au T. cylindricum 
et je ne m'explique pas la cause de cette indication erronée. 

*Tr. nitidum (Lindb.) Schimp. — Certainement rare en 
Bretagne. Je n'en ai vu qu'une localité authentique, où il 
n'est d'ailleurs représenté que par quelques touffes : Le Faou, 
sur les murs de l'église (Fin.). M. Corbière m'en signale 
in litteris une seconde localité dans le département à Audierne. 



F. CAMUS — MUSCINÉES BRETONNES-VENDÉENNES 303 

Plusieurs plantes que j'ai reçues de la région sous le nom de 
T. nitidiim appartiennent au T. flcwovirens ou au T. matabile, 
deux espèces chez lesquelles le dos de la nervure est souvent 
aussi brillant que chez le T. nitidum. On ne s'étonnera pas 
de voir celui-ci manquer parmi tant de plantes méridionales 
communes en Bretagne. Il ne se contente pas d'un climat 
tempéré et sans froids exirêmes. Il lui faut de la chaleur, des 
endroits chauds et secs et, à ce qu'il semble, un substratum 
calcaire. On s'explique ainsi la rareté ou l'absence en Bretagne 
de quelques espèces méridionales qui se montrent, et même 
assez fréquemment, autour de Paris, malgré la rigueur relative 
des hivers. Le Barlmla memhrnnifolia est un des meilleurs 
exemples du fait. II compte de nombreuses localités autour 
de Paris et dans l'Ouest jusqu'à la Loire ; mais il devient très 
rare au nord du fleuve, et ne se montre guère que sur le 
ciment des vieux murs. J'ai cité comme une exception remar- 
quable la présence de cette Mousse sur des falaises près de 
Saint-Brieuc. Un autre exemple m'a été communiqué par le 
docteur Avice qui a recueilli la même espèce dans des 
conditions semblables près de la tour de Kerroch à Paimpol. 
Au contraire à Paris, dans la vallée de la Loire et dans les 
bassins tertiaires du sud de la Loire-Inférieure, le fi. membra- 
nifolia se fixe souvent sur le roc même. 

*Barbula sinuosa (Wils.). — Sur une pierre, anse du 
Veillon près de Talmonl (Vend.). 

B. Brebissonii Brid. — Cette Mousse ne paraît pas 
s'accommoder du régime des rivières de la Basse-Bretagne. 
Autant elle est abondante sur le bord des eaux lentes et 
vaseuses comme celles de la Loire et de la Vilaine, autant 
elle est rare sur les rivières rapides et limpides du Finistère. 
On l'y rencontre plutôt sur les ruines : chapelle de Pont- 
Christ ; la Roche-Maurice; — et sur les vieux murs : église de 
Saint-Jean-du-Doigt ; de Rumengol ; Roscoff ; Morlaix au 
cours Beaumont et près des vieux remparts où elle porte des 
capsules. Elle abonde sur plusieurs des blocs de granit qui 
forment de si curieux amoncellements sur la côte de Plou- 



304 BULL. soc. se. XAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

néour-Trez. Elle existait autrefois à Quimper, place du Champ- 
de-Bataillc, sur le tronc de vieux Ormes abaltus depuis. Elle 
est plus commune en Ille-et-Vilaine et surtout en Loire- 
Inférieure et en Vendée. 

*B. pagorum Milde. — Sur les arbres des promenades à 
Port-Louis ; Auray ; Pontivy (Mor.). Cette plante est incon- 
testablement une forme malade du B. Isevipila. 

B. papillosa (Wils). — Répandu dans les mêmes stations 
que le précédent, mais très rarement sur les mêmes arbres. 
Ainsi, à Port-Louis, où le B. pagorum abonde, j'ai eu beaucoup 
de peine à trouver quelques brins du B. papillosa. Quelques 
touffes de celui-ci croissaient sur un affleurement de schiste 
le long du halage de la rivière de Lannion (C.-Nd.). 

Grimmia Hartmanni Schimp, — Cette espèce ne figure 
pas dans le Catalogue des Mousses des environs de Brest 
par Le Dantec; mais M. l'abbé Boulay (Muscinées de France) 
la signale comme recueillie depuis par ;Le Dantec dans celte 
région. Je ne l'ai pas encore vue en Basse-Bretagne ; mais je 
l'ai récoltée, à l'autre extrémité de la province, près de 
Gétigné, dans un petit îlot de granit du lit de la Sèvre-Nan- 
tiaise, qui là sert de limite aux déparlements de la Vendée et 
la Loire-Inférieure. Le Grimmia Hartmanni y forme quelques 
toufTes basses avec des feuilles pourvues de granulations. Je 
profite de l'occasion pour rectifier une erreur. Par suite 
d'une transposition d'étiquette, j'ai distribué ({uelques échan- 
tillons de Gétigné comme provenant de Saint-Hilaire-de- 
Mortagne en Vendée. Bien que cette indication erronée n'ait 
pas une bien grande importance au point de vue de la 
géographie botanique, Saint-Hilaire étant situé comme 
Gétigné sur la Sèvre-Nantaise et seulement à vingt et quel- 
ques kilomètres à vol d'oiseau, elle peut égarer les botanistes 
locaux en quête de ce Grimmia. 

Rhacomitrium fasciculare Brid. — Roc'h Trévézel, 
dans les montagnes d'Arrée ; la Boche, sur un escarpement 
de schistes suintants près de la route de Carhaix (Fin.). Le 



F. CAMUS — MUSCINÉES BRETONNES-VENDÉENNES 305 

Roc'li Trévézel atteint 350 mètres ; mais la localité de la Roche 
atteint au plus 40 mèlres d'altitude. La |)lanle est stérile dans 
les deux localités. 

Ulota phyllantha Brid. — On sait qu'à la suite de la 
découverte dans l'Amérique du Nord d'exemplaires fructifies 
de V Ulota phyllantha, celui-ci a été partagé en deux espèces, 
l'une à pédicelle droit, U. phyllantha Brid. e. p., croissant sur 
les arbres, l'autre paraissant spéciale aux rochers maritimes 
et ayant le pédicelle courbé à l'état humide, U. maritima 
C. Mûll, et Kindb. A ces caractères du pédicelle s'en ajoute- 
raient d'autres, tirés de la capsule et du tissu de la feuille 
(Cf. Macoun, Canadian Musci, p. 84-85). Il m'est impossible 
de porter un jugement sur la valeur spécifique de ia plante 
ou des plantes européennes qui restent invariablement 
stériles (1), d'autant que les caractères du tissu foliaire me 
paraissent illusoires. J'ai examiné les feuilles de plusieurs 
échantillons américains et eviropéens sans réussira distinguer 
les deux espèces. Il n'en est pas moins vrai que les deux 
Mousses, je veux dire les Mousses de l'une et de l'autre 
station, ont, dans la majorité des cas, un faciès un peu 
spécial, difficile à préciser, mais que reconnaît d'ordinaire 
un œd exercé, et que — ce qui me parait bien avoir son 
importance — elle paraissent très fixes dans leurs stations 
respectives. La plante des arbres n'est point spéciale à la 
côte : je l'ai trouvée jusque dans les départements de Maine- 
et-Loire et des Deux-Sèvres qui ne touchent point à la mer. 
Au contraire, la plante des rochers ne s'éloigne pas du rivage, 
et elle paraît même ne s'accommoder que des côtes où la 
mer est dure : elle semble vouloir rester toujours à portée de 



(1) On no connaît qne deux exception». R. Spruce a recueilli un fruit de 
VUlota lilnjUanUia à Tunbridge (ex Braithwaite , British Moss-Flora)- 
M"" E. G. Bntton a trouvé dans l'herbier de Schimper, actuellement à Kew% 
un échantillon de la même plante pourvu de cinq capsules et recueilli par 
Schimper à Killarney en 1868. Il est assez étonnant que la seconde édition du 
Synopsis soit muette sur ce fait. Le voyage de Schimper dans les Iles 
Britanniques, entrepris sous les auspices de VVnio illneraria cryptoganiica, 
date de 1865 et non de 1868. Est-ce vraiment une récolte de Schimper'/ 



306 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

la vague. Très rarement VUlota se fixe sur des blocs rocheux, 
dans les estuaires soumis à la marée. Je l'ai vu, dans ces 
conditions, sur la Laita, près de l'abbaye de Saint-Maurice; 
sur la grève de Plougastel, à l'embouchure de l'EIorn ; sur 
celle de Landcvennec, au fond de la rade de Brest, où la 
vague n'existe plus ; au fond du petit fiord qui prolonge le 
port du Conquet (Fin.); enfin M. Mabille l'a recueilli sur la 
Rance près de l'ccluse du Cliatellier (C.-Nd.). Il y a à ces faits, 
dont je puis certifier la constance, une exception apparente : 
j'ai trouvé plusieurs fois loin de la mer VUlota phijllantha 
croissant sur des pierres, mais ces pierres étaient toujours 
situées au-dessous d'arbres dont le tronc ou les branches 
étaient chargés d'Ulota. Les corpuscules reproducteurs tom- 
baient probablement des arbres sur les pierres et s'y 
développaient, comme c'est accidentellement le cas pour 
quelques autres Mousses arboricoles : ainsi j'ai trouvé deux 
fois VUlota crispa croissant sur des pierres — dont une fois 
précisément en compagnie de VU. phijllantha, — plusieurs 
fois aussi le Cryphœa heteromalla, et enfin j'ai noté plus haut 
une station saxicole du Barbula papillosa. Comme localités 
où VU. phyllantha passe des arbres sur les pierres, je citerai : 
le voisinage de la forêt de Boquien (C.-Nd.); la forêt du 
Cranou (Fin.); une allée de Châtaigniers et de Hêtres près de 
de Gourin (Mor.); peut-être aussi doivent figurer ici les 
touffes de rL7o/« /;/7y//a/7//îa croissant à Noirmoutier sur les 
grès de l'anse des Dames, à la limite du bois de la Chaise, 
dont les Yeuses portent la plante sur leurs branches et leurs 
troncs. 

UUlota phyllantha arborum est répandu dans toute la 
Bretagne; on peut même le dire commun dans les trois 
départements des Côtes-du-Nord, du Finistère et du Morbi- 
han. Il devient plus rare dans la partie du département de la 
Loire-Inférieure située au sud de la Loire et dans celui de la 
Vendée qui constitue [)our le moment la limite méridionale 
de l'espèce. VUlola phyllantha sa.rorum est une plante 
beaucoup plus rare, qu'on aurait tort de croire répandue sur 
tout le littoral. On compte encore ses localités, et il en est 



F. CAMUS — MUSCINÉES BRETONNES-VENDÉENNES 3Q7 

peu OÙ il soit vraiment abondant. Voici celles que j'ai relevées 
en Bretagne. Sur la Manche : pointe de l'Arcouest près de 
Paimpol; pointes de Bihit et de Locquémeau, sur la côte de 
Lannion ; plusieurs endroits des environs de Roscoff (dont 
l'îlot de Ti-Saozon); l'Argenton. Sur l'Océan: presqu'île de 
Kermorvan; pointe Saint-Mathieu; Crozon; pointes du Van 
et du Raz (où il est abondant) et plusieurs autres 
points de la région du Cap ; Penmarch ; Quiberon ; le 
Croisic'.' enfin la plupart des îles bretonnes, tant sur la 
Manche que sur l'Océan. Je l'ai bien cherché, mais sans 
succès, et par suite je me crois autorisé à le considérer 
comme au moins très rare sur plusieurs points de la côte 
bretonne qui m'avaient paru lui convenir, par exemple, les 
pointes de Saint-Jacut et de Saint-Cast (C.-Nd.), la côte de 
Brignogan (Fin.), celles de Piriac et de Préfaille (L.-Inf.). Il 
doit exister au cap Fréhel que je n'ai visité qu'une seule fois, 
par un temps qui ne permettait pas d'approcher sans danger 
du bord des falaises. Je ne connais aucune localité de cette 
Mousse au sud de la Loire, sauf celle de Noirmoutier où, 
comme je le disais plus haut, on peut hésiter entre VU. saxo- 
riiin et VU. arborum réensemencé sur rochers. 

Orthotrichum pulchellum Engl. Bot. — Huelgoat sur 
Hêtres; vallée de l'Isole près de Quimperlé (Fin.); forêt de 
Villecartier (I.-Vil. legit J. Gallée). Cette petite espèce est 
toujours très parcimonieusement représentée dans ses locali- 
tés bretonnes. J'en possède un échantillon recueilli en 1812 
par Cauvin à Moustoirlau près Pontivy. 

Orthodontium gracile Schwaegr. — Espèce qui va 
disparaître de la flore bretonne, et par suite de celle de la 
France, si ce n'est pas chose faite aujourd'hui. Il y a grande 
chance (jue la vieille souche de Saule, sur laquelle Tanguy 
fils avait découvert cette espèce à Guipavas près de Brest, 
n'existe plus. J'avais de mon côté trouvé l'OrZ/joc/on/iam entre 
Bannalec et Scaer (Fin.). La majeure partie des échantillons 
que j'avais fournis aux Miisci Galliœ avait été récoltée sur un 
Châtaignier à demi engagé dans un talus de la route qui relie 



308 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2*^ SÉR., T. II 

ces deux localilés. Ce Châtaignier était fort vieux; le tronc, 
en partie vermoulu, ne portait au sommet que quelques 
branches et les pics y avaient creusé plusieurs trous. C'est 
dans les fissures de l'écorce en partie décomposée que s'était 
éiahhV Orthodontium. Le lendemain de la trouvaille, j'avais 
passé ma journée à battre les environs de Bannalec à la 
recherche des vieux troncs d'arbres et de VOrthodontiiim. 
Trois Châtaigniers et deux Chênes m'avaient fourni à grand 
peine à eux cinq une petite provision, égalant tout au plus le 
quart de ce que j'avais récolté la veille sur le vieux Châtai- 
gnier. Je n'avais pas eu l'occasion depuis celte époque 
(30-31 mai 1881) de revoir Bannalec. Me trouvant dans les 
environs au commencement d'octobre dernier, j'eus la curio- 
sité de chercher — sans grand espoir, je l'avoue — si ledit 
Châtaignier exilait toujours, et j'ai fait la route de Bannalec 
à Scaer. Mes prévisions n'étaient que trop fondées. Je n'ai 
plus trouvé de lui qu'un reste de souche enclavé dans un 
talus nouvellement refait et encore peu envahi par la 
végétation, ce qui montrait que l'attentat — les bryologues 
me comprendront! — remontait à quelques années au plus. 
Le programme de ma journée ne me permettant pas de la 
consacrer exclusivement à la recherche, d'aileurs aléatoire, 
de YOrthodontiuin, je me suis contenté de visiter les arbres 
en bordure de la route ou engagés dans les haies d'enclos 
des prairies et champs voisins; mais aucun d'eux n'était, si 
je puis dire, à point, c'est-à-dire à l'état de caducité suffisante 
pour nourrir la plante. Les progrès considérables de l'agricul- 
ture en Bretagne réduiront d'année en année les chances 
de vie de VOrthodontium. C'est à une cause de même nature, 
comme la très bien fait remarquer M. l'abbé Hy, qu'est due 
l'extrême rareté actuelle en Anjou du Zijgodon Forsteri, 
espèce que Guépin récoltait autrefois abondamment, et dont 
on trouve de lui de beaux échantillons dans tous les heri)iers 
de la première moitié du siècle dernier. Le Zygodon 
Forsteri recherchait surtout les têtards des Peupliers. 

*"Webera albicans Sch. — Je ne fais figurer ici cette 



F. CAMUS — MUSCIXÉES BRETONNES- VENDÉENNES 309 

espèce que parce qu'elle n'a pas encore été signalée en 
Bretagne. Elle existe dans les cinq départements bretons, 
mais elle ne paraît pas commune — une douzaine de localités 
seulement — et elle est toujours stérile. On la rencontre 
surtout dans les fossés déclives et le long des sources. Il faut 
se garder de la confondre avec les petits Philonotis qui lui 
tiennent souvent compagnie. 

Bryum pendulum Scliimp. — Cette Mousse semble peu 
s'éloigner du littoral breton où elle recherche les bas-fonds 
mouillés des dunes : anse de Goulven (Fin.); presqu'île du 
Gavre (Mor.) ; Préfaille (L.-Inf.); les Sables-d'Olonne (Vend.). 
Elle se retrouve sur la butte granitique du Puy-Saint-Bonnet, 
située dans le département des Deux-Sèvres, sur la limite de 
celui de la Vendée. 

*B. inclinatum Br. eur. — Marais (en voie d'assèche- 
ment) de Trémaouézan ; Roscoff. au fond de rAber(Fin.); 
marais de l'Erdre à la Popinière (L.-Inf.). 

B. Donianum Grev. — J'ai déjà signalé l'abondance de ce 
Bryum dans la zone littorale du département des Côtes-du- 
Nord. Il continue, tout aussi commun, en suivant la côte de 
la Manche jusqu'à l'extrémité occidentale du Finistère. Parmi 
les localités où il est particulièrement abondant, on peut 
noter les environs de Morlaix, ceux de Saint-Jean-du-Doigt, 
la côte de Goulven et de PIounéour-Trez ; il donne même 
assez souvent des fruits dans cette région. Sur le littoral 
atlantique, il m'a semblé jusqu'ici moins généralement 
répandu, bien qu'il y compte encore, au moins en Finistère, 
de nombreuses localités : le Conquet, Kerhuon, Landerneau, 
Beuzec-Cap-Sizun, Audierne, Pontaven, etc. Il est rare loin 
du littoral. Cependant il existe et fructifie même bien à 
Huelgoat, c'est-à-dire dans une des régions les plus sylva- 
tiques du Finistère : il est vrai qu'il y croît sur un talus bien 
abrite et exposé au midi. Il semble craindre les vents et 
recherche l'abri des haies en surplomb sur les talus des 
chemins creux. Ainsi je n'ai pu le trouver dans la région 
voisine de la presqu'île de Quiberon (Mor.) où les talus sont 



310 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^^ SÉR., T. II 

généralement bas et couronnés d'une végétation plutôt 
chétive. Je ne l'ai pas vu davantage entre le Pouliguen et le 
Croisic (L.-Inf.), sans doute pour la même raison ; mais il se 
montre non loin de là à Guérande où les conditions de vie 
lui sont meilleures. Cette Mousse paraît commune sur le 
littoral vendéen, où je l'ai recueillie dans l'île de Noirmoutier, 
à Challans et à Talmont. J'ai lieu de croire également qu'au 
sud de la Loire et dans le voisinage du fleuve, elle s'avance 
assez loin à l'intérieur, car elle a été signalée en Maine-et- 
Loire, et je l'ai moi-même trouvée, dans ce département, à 
Cholet. 

Philonotis rigida Brid. — Cette espèce méridionale 
existe toujours, bien qu'en petite quantité, sur un escarpement 
schisteux du halage de la Vilaine près de Saint-Malo-de- 
Phily (I.-Vil.). Qu'il me soit permis à son propos — dans ce 
/5u//e/i/i surtout consacré aux travaux régionaux - de rappeler 
la mémoire de mes trois collègues aujourd'hui morts, tous 
trois botanistes bretons ou angevins, J. Gallée et les docteurs 
Avice et P. Brin, en compagnie desquels fut découverte, en 
1876, à Saint-Malo-de-Phily, cette Mousse alors nouveauté 
française. M. Husnot, qui a pu étudier un échantillon de la 
plante de Bonnemaison, rapportée au Ph. marchica dans le 
Botanicum gallicum, a constaté qu'elle appartient au Ph. 
rigida, ce qui revient à dire que cette Mousse existe ou existait 
autrefois aux environs de Quimper. Il y a quelques années, 
on m'a montré à Brest un petit fascicule de Mousses qu'on 
m'a dit avoir été recueillies par Tanguy, et dans lequel j'ai vu 
un bon échantillon fructifié du Ph. rigida, avec la mention 
« Saint-Marc, 24 juin 1890 ». Saint- Marc, commune limitrophe 
de Brest, s'est beaucoup transformé pendant ces dernières 
années, surtout depuis l'établissement du port de commerce. 
Des établissements industriels, une gare de marchandises, 
des villas, des maisons ouvrières l'ont envahi et ont proba- 
blement détruit la localité du Ph. rigidia que, dans une pro- 
menade d'ailleurs rapide, je n'ai pu reconnaître. Par contre, 
j'ai moi-même trouvé une localité nouvelle de cette Mousse, 



F. CAMUS — MUSCINÉES BRETONNES-VENDÉENNES 311 

toujours sur un escarpement schisteux humide, au bord de 
la route nationale de Brest à Paris, entre la Roche et le village 
de Pont-Christ (Fin.). Le Ph. rigida y est stérile et mal 
développé. Ses tiges semblent ne pouvoir achever leur déve- 
loppement et les plus âgées sont comme rasées au sommet. 
J'ai constaté ce même arrêt de développement en août 1900, 
comme en avrildernier et je ne sais à quelle cause l'attribuer. 

*Fontinalis hypnoides Hartm. — Très rare sur des 
souches d'arl)res émergées lors des basses eaux, étang de 
Villecartier (I.-Vil.), en compagnie du Conomitriiimjiilianum. 
Je n'ai pas reconnu le F. hypnoides sur place, et c'est de mes 
récoltes du Conomitriiim que j'en ai extrait quelques tiges. 
Je ne saurais donc dire s'il était rare dans cette localité, la 
seule connue en Bretagne au nord de la Loire. Son existence 
est probable dans d'autres grands étangs de la région. Je dois 
avouer toutefois que mes recherches dans quelques-uns de 
ceux-ci n'ont pas été heureuses. La plante de Villecartier est 
stérile, et il m'est par suite impossible de dire si elle appar- 
tient au F. hpynoides type ou à la forme de la vallée de la 
Loire décrite par M. l'abbé Hy sous le nom de F. Rauani. 

* Cryphaea Lamyana (Mont.). — Moulin du Roi, sur un 
affluent de l'Hyères près de Carhaix (Fin.). Très rare là. 
Cette Mousse se trouvait parmi les échantillons non déter- 
minés de l'herbier de M. Picquenard, provenant des rochers 
de Hilliguet sur l'Isole près de Quimperlé. M. Dismier et moi 
avons été visiter cette localité et en avons rapporté de beaux 
échantillons du Cryphœa. 

Le Cryphœa Lamyana que j'ai vu abondant sur certains 
points de la vallée de la Sèvre-Nantaise et de ses affluents, 
n'avait pas encore été rencontré en France au nord de la 
Loire. Existant dans un affluent de l'Hyères, à une petite 
distance du confluent de celui-ci avec l'Aulne, on peut 
admeUre comme vraisemblable qu'il a pu exister également 
autrefois dans cette dernière rivière. L'Aulne, devenue portion 
du canal de Nantes à Brest, est maintenant coupée d'écluses 
qui ont exhaussé son lit, et qui, en lui maintenant un niveau à 



312 BULL. SOC. .se. .\AT. OUEST. — 2*^ SÉR., T. II 

peu près constant, ont supprimé les périodes d'émersion qui 
semblent indispensables à la vie du Cryphœa Lamyana. La 
Vilaine, le Blavet, dans son cours inférieur (en amont de 
Pontivy), paraissent avoir également fourni autrefois, c'est- 
à-dire avant leur canalisation, des conditions favorables au 
développement de cette Mousse. Elle est à rechercher, avec 
quelque chance de succès, sur les affluents de ces deux 
rivières, sur ceux surtout de la Vilaine, dont le débit est très 
faible en été. 

Leptodon Smithii Mohr. — Bien que répandue en 
Bretagne, cette plante y est cependant beaucoup moins com- 
mune que ne semblent le croire beaucoup de bryologues. Je 
ne l'y ai jamais rencontrée qu'à l'état stérile ; mais j'en ai vu 
des exemplaires fructifies recueillis par Taslé à Vannes et par 
Toussaints à Auray, où le Leptodon était autrefois abondant 
sur les arbres, actuellement renouvelés, de la place qui sur- 
monte la promenade du Loch. Au voisinage de la Loire et en 
Vendée, le Leptodon est plus fréquent, et, dans ce dernier 
département, il fructifie bien dans le bois d'Yeuses de l'anse 
du Veillon. 

Habrodon perpusillus (De Not.) Lindb. (Habrodon 
Notarisii Schimp.). — Le Faon sur quelques Ormes autour 
de l'église ; Landerneau, assez abondant sur les Ormes de la 
jetée de l'Elorn, et aussi, du côté opposé de la ville, au champ 
de foire situé à l'entrée de la route de Carhaix où il est très 
rare ; Lampaul-Ploudalmézeau, près du village de Kerlecli. 
Cette localité appartient au versant de la Manche. Les deux 
autres, ainsi que celles de Lorient et de Chàteaulin que j'ai 
fait précédemment connaître, sont situées du côté atlantique. 
Celle de Brasparts est à supprimer. Elle est due à une erreur 
d'étiquette. J'ai revu, il y a quelques années, les vieux arbres 
situés près de l'ossuaire de l'église de Brasparts et sur 
lesquels je croyais avoir trouvé VHabrodon : ils n'offrent pas 
trace de cette Mousse. La présence de VHabrodon à Brasparts, 
bourg éloigné de la mer et appartenant à la région montueuse 
du Finistère, serait d'ailleurs assez étonnante, bien que les 



F. CAMUS — MUSCINÉES BRETONNES-VENDÉENNES 313 

arbres dont je parlais tout à l'heure, portent quelques belles 
plaques du Leptodon Smithii. 

Heterocladium heteropterum Br. eur. — Rarissime 
fructificans, dit Schimper dans le Synopsis. Les Flores fran- 
çaises de MM. Boulay et Husnot donnent la même note, et je 
ne crois pas que cette Mousse ait été trouvée fertile en 
France ailleurs que dans les Pyrénées. Je l'ai trouvée en 
jeunes fruits, en compagnie du Brachijodiis trichodes, dans la 
forêt de Coatloc'h à l'altitude de 150 mètres environ (Fin.). Il 
pouvait y avoir une dizaine de fruits en tout, en comptant les 
pédicelles encore jeunes. A l'état stérile, V Heterocladium est 
assez fréquent dans toute la Bretagne et dans la partie grani- 
tique de la Vendée. 

Brachythecium glareosum Br. eur. — Espèce à préfé- 
rences calciques, rare et mal développée en Bretagne: Rennes, 
où il fructifie sur la route des Buttes de Coesmes (I.-Vil.); 
bassin calcaire du Quiou. et çà et là environs de Dinan ; 
côtes de Saint-.lacut et de Saint-Cast ; Hillion; Saint-Michel- 
en-Grève (C.-Nd.); Morlaix (Fin.); bassin tertiaire de Saffré 
(L.-Inf.). 

Plagiothecium elegans Schimp. — Fructifie de loin en 
loin: Saint-Herbot; forêt de Cascadec; Morlaix (Fin.); Gué- 
méné-Penfao (I^.-Inf.). Commun à l'état stérile. 

* Marsupella aquatica Schtfn. — Le Professeur Schifïner 
a récemment élevé au rang d'espèce sous le nom de Marsu- 
pella aquatica, la variété aquatica Ldbg du M. emarginata. 
Cette nouvelle espèce a été acceptée par plusieurs hépati- 
cologues et consacrée par M. Stepliani dans son Species 
Hepaticarum. S'il m'est permis de donner mon humble 
avis dans la question, je la crois suffisamment bien caracté- 
risée. Le M. aquatica diffère du M. emarginata par ses 
dimensions plus considérables, ses feuilles plus distantes, 
fortement étalées dès la base, presque squarreuses, orbicu- 
laires, à sinus entamant à peine la feuille, par sa station plus 
aquatique — lit des ruisseaux à courant rapide ou au moins 



314 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

rochers déclives fortement suintants, — enfin par son habitat 
à des altitudes élevées. C'est en effet une plante alpine, tout 
au moins subalpine : in montosis editioribus Europae, dit 
M. Stephani. J'ai donc été très étonné de rencontrer, au mois 
de septembre dernier, en Finistère, dont le point culminant 
n'atteint pas 400 mètres, une Hépatique que j'avais recueillie 
en Suisse et en Corse, à des niveaux de 2000 mètres et plus. 
Le Marsupella était abondamment disséminé sur une longueur 
de quelques centaines de mètres dans le lit de l'Elorn, à 
demi enfoncé dans l'eau, submergé même, en belles touffes 
encombrées de sable et de petit gravier. L'Elorn, depuis sa 
source et dans cette portion de son parcours, sert de limite 
aux communes de Commana et de Sizun dont les centres 
sont assez éloignés. Comme cette partie de la chaîne d'Arrée 
ne se compose que de rochers, de landes et de marais, sans 
fermes ni villages, il est difficile d'indiquer par un nom la 
localité précise du Marsupella aquatica. Si l'on veut bien 
jeter les yeux sur une carte un peu détaillée du Finistère, on 
verra l'Elorn se diriger d'abord du N-E au S-W, exactement 
parallèle à la chaine principale d'Arrée qui limite son bassin 
au Nord, tandis qu'il est limité au Sud par un contrefort 
plus élevé que la chaîne principale elle-même (montagne de 
Toussaines). Après un parcours de 3 kilomètres 1/2 environ, 
l'Elorn se coude à angle droit pour se diriger vers le N-W, et 
il traverse une sorte de brèche de la chaîne d'Arrée. C'est 
vers ce coude et un peu plus bas que se trouve le M. aquatica, 
à une altitude comprise entre les courbes de niveau 200 et 
260 mètres. Toute cette région repose sur des schistes et des 
grès siluriens : elle est donc strictement siliceuse. Malgré 
l'infériorité de l'altitude, le M. aquatica atteint un beau 
développement; certaines touffes mesurent 11 centimètres, 
presque la taille maxima de l'espèce. On devra chercher 
celte Hépatique dans les rivières qui partent du massif 
voisin du Mont-Saint-Michel. Je la considère comme l'un des 
restes les plus remarquables d'une végétation ancienne carac- 
téristique d'un climat plus rigoureux. 

Le Marsupella emarginata Dum. iSarcoscyphus Ehrharti 



F. CAMUS — MUSCINÉES BRETONNES-VENDÉENNES 315 

Corda), qui est surtout une plante des basses et moyennes 
montagnes siliceuses, est largement répandu dans toute la 
Bretagne et dans la partie granitique de la Vendée. Il atteint 
le bord de la mer : Bréhat, Roscofî, Douarnenez, Erdeven, etc. 

Alicularia compressa Syn. Hep. — Autre espèce monta- 
gnarde, moins rare que la précédente en Finistère. Elle 
accompagne sur le Haut-EIorn le Marsiipella aquatica ; elle y 
est plus abondante que ce dernier, s'étend le long de la 
rivière sur un plus long espace et s'y présente avec des varia- 
tions nombreuses quant à la taille et à la couleur qui passe 
du vert au brun et au pourpre. L'A. compressa se trouve 
aussi sur la rivière de Saint-Rivoal où il descend du bourg 
même, jusqu'au bois du Nivot, c'est-à-dire à une altitude de 
120 mètres au plus. 11 reparaît à l'autre extrémité du Finis- 
tère, sur la limite des départements du Morbihan et des 
Côtes-du-Nord, dans un ruisseau, sous-affluent de l'Hyères, 
traversant la lande de Goarem-ar-boulc'h en la commune de 
Saint-Hernin. Il est très rare dans cette dernière localité. 

Galypogeia ericetorum Raddi. —Cette Hépatique méri- 
dionale m'a longtemps échappé, et cela tient à ce que, à 
moins de pluie ou d'un temps très frais, elle est presque 
invisible dans la plupart de ses localités bretonnes. Dans la 
Bretagne, en effet, elle ne se présente presque jamais en 
plaques pures de quelque étendue. Elle se plait surtout dans 
les landes qui ont peu de fond, là où une mince couche de 
terre recouvre les affleurements ou les cuvettes de granit. 
Elle semble rechercher le couvert de VUlex Gallii, et vit en 
* compagnie des Archidium phascoides, Campylopus brevipilus, 
Entosthodon ericetorum, Polytrichum pilifenim, Jimgermannia 
Limprichtii, Fossombronia divers, Riccia bifiirca, d'herbes 
basses, Graminées ou autres, se recroquevillant et dispa- 
raissant complètement au milieu de ces plantes pendant la 
sécheresse. Plus rarement elle s'établit sur des talus. Je l'ai 
recueillie près de Morlaix; dans l'île de Balz; à Pontaven 
(Fin.); à Kerostin près de Port-Louis (Mor.). Elle est presque 
commune dans la région classique des mégalithes , c'est- 



316 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

à-dire dans les communes de Erdeven, Belz, Plouharnel, 
Carnac, où elle compte de belles localités (Mor.). Elle se 
retrouve près des Sables-d'Olonne, sur la côte de Saint- 
Jean-d'Orbetiers (Vend.). Je ne l'ai pas encore vue en état de 
fructification. Des recherches plus suivies la feront certaine- 
ment découvrir dans beaucoup de localités intermédiaires, 
et je serais bien étonné qu'elle n'existe pas dans les plateaux 
de landes rases des grandes îles comme Groix et Belle-Ile. 

Nardia hyalina Carringt. ~ Espèce jusqu'ici peu 
remarquée dans l'Ouest, où sans être commune, elle paraît 
largement répandue ; du moins je lui connais plusieurs 
localités dans chacun des cinq départements bretons. Je ne 
lui ai vu que des périanthes stériles. Elle porte souvent des 
radicules pourpres. Ce caractère qui a été donné parfois 
comme caractéristique du Nardia obovata, n'a aucune valeur 
dans la circonstance. J'ai reçu plus d'une fois de mes corres- 
pondants le N. hyalina pourvu de radicules pourpres sous le 
nom de N. obovata . Ce dernier manque complètement dans 
l'Ouest — jusqu'ici dU moins. 

Aplozia pumila Dum. {Jiwgermannia rostellata Hûben.). 
— Sur l'Isole à Quimperlé; sur l'Odet en amont de Quimper; 
Chàteauneuf-du-Faou, près d'une écluse du canal ; le Faou, 
sur une tranchée schisteuse suintante de la route de 
Rumengol ; au voisinage de moulins, sur la lisière de la forêt 
de Cascadec et de celle de Coatloc'h (Fin.) ; le Faouet, sur le 
Ster-Laer(Mor.). Il faudra probablement ajouter àces localités 
quelques-unes des environs de Pontivy, d'après des récoltes 
non encore vérifiées. 

A. autumnalis (DC.) Heeg. (Jungennannia Schraderi 
Mart.). — En très petite quantité, rochers schisteux moussus 
au-dessous de la chapelle Sainte-Barbe, près du Faouet 
(Mor.); granits de la vallée de la Sèvre-Nantaise à Saint- 
Laurent et à Evrunes (Vend). Rare dans l'Ouest ! 

* Jungermannia exsectœformis Breidl. -- Dans une Note 



F. CAMUS - - MUSCINÉES BRETONNES-VENDÉENNES 317 

intéressante (1), M. G. Dismier a montré tout récemment que 
la plupart des échantillons français rapportés au Jung', exsecta 
appartiennent au J. exsectœfonnis. Il en est ainsi pour la 
plante de l'Ouest qui n'est encore connue que sur deux points 
fort distants : la pointe du Raz, où elle est fort rare à la pointe 
même et à l'entrée de la baie des Trépassés (Fin.) ; le bois de 
la Chaise, dans l'île de Noirmoutier (Vend,), où elle est assez 
abondante sur quelques talus, dans une partie du bois que 
n'ont pas encore envahie les constructions. Elle est stérile et 
propagulifère dans ces deux localités. 

* Lophocolea spicata (Tayl.). — Je ne connais encore de 
localité française pour cette Hépatique que celle des environs 
du Havre, découverte et signalée par M. Thériot. Je l'ai bien 
cherchée en Bretagne, et c'est seulement en octobre dernier 
que j'ai pu mettre la main sur elle à Saint-Nicolas-des-Eaux 
(Mor.). Elle croît sur la surface en pente d'un bloc unique 
de micaschiste entouré de quelques autres blocs qui s'arc- 
boutent entre eux et sont en partie recouverts par la saillie 
en surplomb d'un escarpement schisteux qui tombe sur le 
halage du Blavet. Ces rochers sont donc bien abrités, celui 
qui porte le Lophocolea, est, pour ainsi dire, dans un demi 
jour ; ils doivent être plus ou moins lavés lors des pluies par 
le ruissellement des eaux qui tombent du coteau, ainsi qu'on 
peut en inférer des belles toufYes de ÏAmphoridium Mougeotii 
végétant sur les parois verticales de l'escarpement. Le Lopho- 
colea est très peu abondant ; la localité tient presque dans un 
mètre carré — ce qui ne veut pas dire malheureusement qu'il 
couvre un mètre carré de superficie. Il est complètement 
stérile. Je l'ai vainement recherché au voisinage, le long du 
halage du Blavet, sur quelques points qui semblent convenir 
à cette Hépatique. 

Saccogyna viticulosa Dum. — Je connais en Bretagne 
une quarantaine de localités de cette Hépatique, dont plus de 



(t) Jungermannia exsecta Schm. et J. exsectœformis Breidl. [Bulletin de la 
Société botanique de France, XLIX, '25 juilletl902). 



318 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

la moitié dans le seul département du Finistère. Comme bien 
d'autres Cryptogames, Muscinées ou Lichens, ainsi que je 
l'ai indiqué depuis longtemps, elle se raréfie à mesure qu'on 
va, s'éloignant de l'extrême pointe de la Bretagne, vers les 
limites extrêmes de la province. Je ne l'ai pas encore trouvée 
au sud de la Loire, et la localité la plus méridionale que je 
lui connaisse en Bretagne, est la forêt du Gàvre (L.-Inf.) où 
elle se montre sur deux points éloignés l'un de l'autre de 
quelques kilomètres, et en bon état de développement. Elle 
recherche surtout les rochers granitiques ou schisteux, 
ombragés et frais, rarement suintants, et s'établit soit directe- 
ment sur la pierre, soit sur l'humus qui la recouvre. Il n'est 
pas rare de la trouver sur la terre même des talus des 
chemins creux, quelquefois aussi le long des routes. Enfin 
elle ne redoute nullement le voisinage de la mer. Dans les 
endroits relativement abrités, comme la rade de Brest, elle 
arrive, et parfois abondante, jusque sur la tranchée de la côte 
et s'y établit (côtes de Landévennec, de Daoulas, de Plou- 
gastel) ; mais elle se montre aussi sur le sommet des falaises 
battues du flot, dans des endroits très exposés, formant alors 
de petites plaques moins pures, plutôt mélangées de Mousses, 
et semblant chercher un abri parmi le gazon ou entre les 
pierres : Bréhat, le Conquet, pointe du Raz, Groix, etc. Dans 
quelques localités bretonnes, le Saccogyna atteint un déve- 
loppement qu'on pourrait, sans exagération, qualifier de 
prodigieux. Je ne connais aucune Hépatique qui arrive à 
constituer à elle seule, c'est-à-dire sans mélange d'autres 
Hépatiques ou de Mousses, des plaques d'une superficie 
égale. J'ai sous les yeux une plaque du Saccogyna que j'ai 
recueillie, le 14 octobre dernier, sur des schistes de la vallée 
du Blavet, près de Saint-Nicolas-des-Eaux (Mor.). Elle mesure 
en longueur 55 centimètres et sa largeur moyenne est de 
20 centimètres. C'est donc une superficie de 11 décimètres 
carrés uniquement formés par le Saccogyna, à l'exception de 
trois maigres tiges du Dicranum scoparium qui la traversent. 
Si je n'avais tenu à rapporter une plaque irréprochable, 
j'aurais pu en acceptant des parties altérées, roussies ou 



F. CAMUS — MUSCINÉES BRETONNES-VENDÉENNES 319 

moins pures, en rapporter une de superficie presque double. 
Bien que j'aie gratté la surface inférieure, la profondeur de 
la touffe, sans addition de terre — la plante croissait sur le 
rocher nu — mesure encore sur plusieurs points 2 centi- 
mètres 1/2. Eh bien, ces dimensions sont très inférieures à 
celles qu'atteignait autrefois la plante sur les blocs de granit 
du vallon de Huelgoat (Fin.). Cette épaisseur des touffes du 
Saccogyna, que j'ai vu atteindre exceptionnellement jusqu'à 
5-6 centimètres, est remarquable chez une Hépatique dont les 
tiges sont toujours horizontales, sauf les cas où elles s'élèvent 
parmi des Mousses Leacohnjum, Dicramim et autres. Cela 
tient à ce que, en vieillisant, le tissu de la plante devient très 
dur. Il persiste longtemps sans se décomposer, et, au-dessus 
de la partie superficielle vivante et verte de la plante, on 
trouve un feutrage épais de tiges rousses admirablement 
conservées, comme fossilisées, ne se désagrégeant pour passer 
à l'état d'humus qu'avec une extrême lenteur, vraisemblable- 
ment au bout d'un nombre d'années considérable. iMalgré ce 
beau développement végétatif, peut-être même à cause de lui, 
le Saccogyna est presque invariablement stérile. Assurément 
en raison même de leur configuration et de leur situation 
toute spéciale, les organes reproducteurs doivent laisser peu 
de traces, et il n'est pas étonnant qu'en dehors de la saison 
où ils se développent, ils échappent à des recherches même 
minutieuses. Cependant, au mois d'avril dernier, c'est-à-dire 
à la saison de l'année la plus favorable à cette recherche, j'ai 
visité un certain nombre de localités du Saccogyna, et, parmi 
elles, les deux plus remarquables, le vallon de Huelgoat et le 
bois de Kérérault en Plougastel. A cette dernière localité 
seulement, et cela pour la première fois de ma vie, j'ai vu sur 
place les fruits du Saccogyna et encore ai-je eu de la peine à 
en réunir une trentaine en comptant les saccules incomplète- 
ment développés (1). La majeure partie des fruits était à 



(1) Dans les Iles Britanniques, le Saccogyna, bien que largement répandu, 
fructifie très rarement, as^ez rarement même pour que, dans son bel ouvrage 
récemment terminé, The HepatlcsR of the British Mes, M. W. H. Pearson 



320 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

point (18 avril) avec capsules mûres et même ouvertes. J'ai 
vu d'autre part le Saccogyna dans les conditions les plus 
diverses, favorables ou défavorables à son développement ; je 
l'ai vu depaiiperata, réduit dans toutes ses dimensions — 
variété minor Syn. Hep., d'ailleurs sans autre importance — 
et jamais je n'ai trouvé sur lui trace de propagules, ni sur le 
bord des feuilles, ni au sommet des tiges. Malgré cela, la 
plante se maintient bien, et il ne semble pas qu'elle soit en 
voie de diminution en Bretagne. 

Les botanistes qui n'ont pas vu le Saccogyna viticiilosa 
à l'état frais, ne se doutent pas de l'élégance de cette Hépa- 
tique. Ramollis dans l'eau, les échantillons d'herbier, sans se 
décolorer complètement et noircir comme ceux des Kaniia et 
des Lophocolea, perdent néammoins de leur couleur et 
surtout de leur éclat, et ne donnent qu'une idée imparfaite 
de la plante vivante qui, sans être d'un joli vert, possède un 
éclat vernissé particulier. 

* Cephalozia elachista (Jack) Spruce. — Forêt de Con 
veau, taillis coupé, sur de la terre riche en humus, très 
localisé (Mor.). Je dois la confirmation de ma détermination 
au regretté J.-B. Jack de Constance, le créateur de l'espèce. 

* C. Franscisci Dum. — Marais près de Trémaouézan (Fin.). 
Les anciennes épreuves des cartes de l'État- major figurent 
entre Trémaouézan et Ploudaniel, un vaste espace à demi 
inondé nommé le Grand-Marais. Il ne mérite plus ce nom 
depuis longtemps; il diminue tous les jours et il est peu 
à peu remplacé par des prairies et par des cultures. Les 
bryologues vont perdre à ce progrès pliisieurs bonnes espèces, 
dont le Sphagnum Pylaiei, isolé là de son centre principal de 
dipersion en Basse-Bretagne. 

Je suis encore à peu près certain d'avoir recueilli le Ceph. 



prenne la peine d'indiquer exactement les huit localités où cette Hépatique 
a été trouvée à l'état fertile. Sur la plante de Plougastel, quelques tiges por- 
tent chacune deux saccules éloignés l'un de l'autre de quelques millimètres. 



F. CAMUS — MUSCINÉES BRETONNES- VENDÉENNES 321 

Francisci dans une seconde localité finistérienne : les marais 
voisins des sources de l'Élorn près de Commana. 

C. Turneri Lindb. — Roule de Guilers à Gouesnou; 
route de Landerneau à la Forêt (où abondant) (Fin.); 
Pontivy, route de Stival (Mor.). Dans ces trois localités 
— comme dans la plupart des autres localités bretonnes — 
le C. Turneri croît sur des talus de terre meuble, frais sans 
être précisément humides, et non herbeux. Il porte habituel- 
lement des périanthes nombreux et souvent fertiles. Il y cons- 
titue des gazons purs ou mélangés des Cephalozia biciispidata, 
C. divaricata, Diplophylliiin albicans, Jimgennaimia crenidata, 
Plagiothecium elegans. 

Adelanthus decipiens Hook. — Depuis que j'ai signalé 
la première localité française de cette Hépatique à Pont- 
Christ, j'en ai reconnu trois autres. L'Adelantlms est très 
localisé mais bien développé dans un petit bois situé à l'ouest 
des ruines de la Roche-Maurice de l'autre côté du ruisseau. 
Cette localité appartient comme celle de Pont-Christ à la 
commune de la Roche, mais elle est éloignée de la première 
de 3 kilomètres 1/2. V Adelanthus existe encore au moins 
dans deux localités du versant septentrional de la chaîne 
principale d'Arrée, au Roc'h Trévezel, où il est rare, et aux 
rochers du Cragou où il est plus abondant et où il vit en mélange 
intime avec le Scapania resapinata. Toutes ces localités appar- 
tiennent au département du Finistère. 
*Kantia arguta (Mont.) Lindb. — Cette Hépatique long- 
temps méconnue est probablement très répandue dans 
l'Ouest. Je ne puis pour l'instant donner une idée exacte de 
sa distribution; je me contente d'énumérer les localités dans 
lesquelles je puis certifier sa présence, localités auxquelles 
s'ajouteront plusieurs autres si, comme j'ai lieu de le suppo- 
ser, l'examen microscopique de récoltes non étudiées vérifie 
les suppositions faites sur place : Saint-Cast (C.-Nd.); lisière 
de la forêt de Laz; Chàteaulin ; forêt de Coatloc'h; environs 
de Landerneau (montée de Pencran; plusieurs points de la 
commune de la Roche ; route de Botquénal où il est abondant): 



322 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

Beuzec-Cap-Sizun (Fin.); Gourin; Pontivy; Saint-Nicolas- 
des-Eaux (Mor.). 

Le Kantia arguta se fixe ordinairement sur la terre finement 
graveleuse ou pulvérulente des talus frais et abrités, tapissant 
volontiers les petites excavations produites par l'éboulement 
des terres. Il y forme des plaques lâches et minces, formées 
par le vague entrelacement des tiges, et il est difficile, en 
raison du peu de cohésion du support, d'en enlever de beaux 
échantillons. Il est souvent intimement mêlé avec des formes 
grêles et propagulifères du K. Trichomanes qui, malgré la 
variabilité de ses feuilles, m'a toujours paru bien distinct du 
K. arguta, et qui, pour employer l'expression très heureuse 
de Lindberg, ne prend jamais l'aspect lophocoléoïde de ce 
dernier. 

Lepidozia cupressina Dum. — Çà et là sur les coteaux 
de la rive gauche de la vallée de l'Elorn : Gorréquer près 
Pont-Christ; la Roche-Maurice; Saint-Aibin-en-Dirinon ; Bot- 
quénal et enfin Plougastei où il est connu depuis longtemps. 
Dans plusieurs de ces localités , le Lepidozia est assez 
abondant. Il se retrouve, mais beaucoup plus rare, au Roc'h 
Trévézel (Fin.). 

Diplophyllum obtusifolium Dum. — Paraît très rare 
dans le Nord-Ouest : Caliac, dans une vieille carrière; route 
nationale entre Treglamus et Louargat (C.-Nd.); Saint- 
Laurent-sur-Sèvre (Vendée). 

D. Dickson! Dum. — J'ai indiqué cette Hépatique à 
Saint-Herbot et à Huelgoat; mais j'avais fait depuis quelques 
réserves pour cette dernière localité, ne retrouvant pas 
d'échantillon à l'appui. Le D. Dicksoni existe bien à Huelgoat, 
mais sur un point différent de celui où je croyais l'avoir vu 
autrefois. J'ai reconnu récemment cette espèce dans des 
échantillons recueillis en septembre 1900, sur des blocs de 
granit, en suivant la route de la Feuillée. 

Scapania umbrosa Dum. — Cette Hépatique, très rare 
dans deux localités du Finistère que j'ai déjà signalées : 



F. CAMUS — MUSCINÉES BRETONNES-VENDÉENNES 323 

Huelgoat et Saint-Herbot, se retrouve plus abondante dans 
une troisième, la forêt de Coatloc'h, où j'ai pu en recueillir 
un certain nombre de plaques sur plusieurs points de la 
forêt. C'est encore une espèce montagnarde, égarée à de 
faibles altitudes, 160 mètres maximum à Coatloc'h. 

Madotheca Thuja Dum. — Espèce quelquefois difficile 
à distinguer de certaines formes inermes du Madotheca lœvi- 
gata. La saveur poivrée, donnée comme un caractère de ce 
dernier, caractère très utile en pratique, peut faire défaut, 
comme je l'ai constaté sur un M. lœvigata incontestable, 
à feuilles et à amphigastres dentés. Le M. Thuja semble 
répandu dans la zone maritime ou submaritime de la Bre- 
tagne du côté atlantique. Sur la Manche et à l'intérieur, il 
parait rare. Erquy; Dinan (C.-Nd.); Morlaix ; côte de Plou- 
néour-Trez à Brignogan ; le Conquet (commun); le Faou ; 
Rosnoen; Chàteaulin; Brasparts; Quimper; Locunolé (Fin.); 
le Faouet: Ploermel; Hennebont; île de Groix, où je l'ai 
indiqué par erreur sous le nom de lœvigata (Mor.); entre le 
Pouliguen et Batz; Prigny; Mauves; Clisson ; Boussay 
(L.-Inf.); Saint-Hilaire (Vend.). La plupart des échantillons, 
surtout dans la région maritime, appartiennent à une forme 
spéciale qui a été, je crois, décrite sous le nom de variété 
Corbierei. 

Lejeunea calyptrifolia Dum. — Roc'h Trévézel et 
rochers du Cragou, dans la chaîne d'Arrée; Laz, dans les 
Montagnes-Noires (Fin.). Toujours en faible quantité. J'ai 
patiemment cherché cette petite Hépatique aux environs de 
Landerneau qui me semblent lui convenir, mais jusqu'ici 
sans résultat. 

L. haxnatifolia Dum. — Répandu dans quelques com- 
munes voisines de Landerneau : Ploudiry, la Martyre, 
Pont-Christ, la Roche et surtout Pencran, sur les Hêtres» 
plus rarement sur les Ormes et les Chênes, soit directement 
sur l'écorce, soit plus souvent parmi les Mousses et les Hépa- 
tiques troncicoles principalement F/-M//a/7za dilatata, Metzgeria 
furcata, Neckera pumila, Hypnum resupinatiim. Au nord de 



324 BULL. soc. se. XAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II 

Pencran, le L. hamatifolia abonde sur une allée de vieux 
Hêtres. Cette Hépatique se retrouve loin de là sur quelques 
vieux troncs de Calluna milgaris, au Cragou dans la chaîne 
d'Arrée et à la montagne de Laz (plante o") dans la chaîne 
des Montagnes-Noires. A Coatlosquet près de Pleyber-Christ, 
sur une allée de Hêtres qui ne paient pourtant pas beaucoup 
de mine, j'avais pu en 1879 la récolter en nombre pour les 
Miisci Gallîœ. Depuis lors les plaques que j'avais respectées 
se sont multipliées, et, au printemps dernier, j'ai pu, sur les 
mêmes Hêtres, en faire une nouvelle provision pour un autre 
Exsiccata. Cette espèce, comme la précédente et la suivante 
ne sont pas encore connues en Bretagne en dehors du 
Finistère. 

L. ovata Syn. Hep. — Huelgoat près de la pierre bran- 
lante; Ploudiry sur un Orme (Fin.). 

L. ulicina (Tayl.) et L. inconspicua (Raddi). — Dans un 
travail sur les espèces françaises du genre Lejeunea (Bull. 
Soc. bot. France, XLVII, 22 juin 1900), j'ai indiqué de nom- 
breuses localités bretonnes de ces deux Hépatiques. Depuis 
j'en ai reconnu de nouvelles pour l'une et pour l'autre, pour 
la première surtout qui est décidément commune en Basse- 
Bretagne. 

Quelques respectables que soient les droits de la priorité, 
ceux de la clarté ne le sont pas moins, et le nom de miniitis- 
sima donné tantôt à l'une, tantôt à l'autre de ces espèces, 
tantôt à toutes deux plus ou moins confondues, ne peut 
qu'être une cause d'erreur (1). 



(1) Les petit.s Lejeunea ont été longtemps confondus, même par des Hépa- 
ticologues de valeur. .l'ai parlé {loc. cit. p. 201) d'un sachet de l'herbier Mon- 
tagne, renfermant, à l'état libre, des échantillons envoyés par de Brébisson 
avec la provenance « Falaise et Briquebec » et étiquetés L. minutissima. Ces 
échantillons appartiennent au L. ovata. Dans les « Appunti per un nuovo 
Censimento délie Epatiche Italiane » {Mem. Acad. Torino, ser. 2, XXII, '1865), 
de Notaris décrit et figure (tab. V. 27) le Lejeunea inconspicua. L'explication 
de la figure 27, 8 — placée là pour servir de terme de comparaison avec les 
figures du L. inconspicua — est ainsi conçue « Foglia ed amfigastrii di 
Lejeunia minutissima (= ulicina) da esemplare di Normandia favorito dal 



F. CAMUS — MUSCINÉËS BRETONNES- VENDÉENNES 325 

Blasia pusilla L. — Étang de Marcillé-Robert (I.-Vil.); 
la Paquenais près Dinan, legit F. Morin (C.-Nd.); Tréma- 
ouézan (Fin.) ; Hennebont ; Ploërmel (Mor.). Ne semble pas 
commun dans la région. 

Aneura palmata Dum. — Sur l'humus, dans les excava- 
tions des rochers siliceux (granit, schistes, quartzite), plus 
rarement sur les troncs pourris : Roc'h Tout près Guimiliau ; 
Gorréquer près Pont-Christ ; la Roche-Maurice; Plougastel au 
bois de Kérérault. V Aneura palmaia semble souffrir de vivre 
à une aussi faible altitude (la localité de Kérérault est peut- 
être à 20 mètres seulement au-dessus du niveau de la rade 
de Brest). Il est toujours très petitement représenté et je le 
crois en voie de disparition. 

Riccia Bischoffii Hûben. — En plusieurs endroits sur la 
côte du Croisic, en particulier à l'extrême pointe et près du 
menhir. Plante mâle et plante femelle avec quelques rares 
truits (L.-Inf.). 

*R. Pearsoni Steph. — M. Stephani ayant élevé sous ce 
nom au rang d'espèce nouvelle une plante anglaise considérée 
auparavant comme appartenant au R. nigrella, il était à 
supposer que cette nouvelle espèce se trouve également en 



chiariysimo Montagne. » Cette figure représente, sans doute possible, une 
feuille et un amphigastre du L. ovata et non du L. uliclna ! et il est 
vraisembable que l'échantillon communiqué par Montagne à de Notaris, et 
qui a trompé l'un et l'autre, a été tiré du sachet en que.stion. 

Le mélange d'échantillons de Briquebec et de Falaise, localités dont la 
première appartient au département de la Manche, la seconde à celui dn 
Calvados, serait regrettable au point de vue de la géographie botanique 
régionale, si Ion n'avait pas d"autre preuve de la présence du L. ovata dans 
ces deux localités. Il existe, au Muséum de Paris, un échantillon de cette 
espèce collé sur une carte et étiqueté de la main de de Brébisson « Junger- 
mannia viinutissima Engl. Bot., forêt de Briquebec. » D'autre part, M. Hus- 
not (Hepaticologia gallica) indique, d'après un échantillon de de Brébisson, 
le L. ovata à Falaise, et, dans les Hepalicse Gallim, dans mon exemplaire du 
moins, le numéro 88 B (Lejeunia minutissinia Dum. Bois de la Tour prés 
Falaise. De Brébisson) appartient lui. aussi au L. ovata, C'est par suite d'un 
oubli que je n'avais pas cité ce numéro 88 des Hipaticœ. Galliœ dans mon 
travail sur les Lejeunea. 



326 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

Bretagne. Il en est ainsi en effet, et j'ai reconnu le R. Pearsoni 
sur des échantillons de Mauves (L.-Inf.). Je ferai à loisir 
la revue des autres échantillons bretons figurant dans mon 
herbier sous le nom de Riccia nigrella. Il est probable que la 
majorité, sinon la totalité de ceux-ci, appartient au R. Pearsoni. 
M. Pearson (Hepat. Brit. Isles) ne paraît pas très convaincu 
de la valeur spécifique de la plante qui lui est dédiée. Pour 
ma part, j'avoue ne pas avoir encore d'opinion bien arrêtée 
sur la question. Le Riccia Pearsoni paraît différer surtout du 
R. nigrellapar les dimensions de ses spores 75 u au lieude 59. 
Les i?/cda sont des plantes très embarrassantes. M. A. Crozals 
s'est mis courageusement à leur étude, et c'est à lui qu'il 
appartient désormais d'exposer les caractères et la distribu- 
tion de nos espèces françaises. Dans un premier envoi que je 
lui ai fait de mes récoltes bretonnes, se trouvaient le R. com- 
mutata Jack et le R. Raddiana Jack et Lev., nouveautés 
pour la région. 



RAPPORT A M. LE DIRECTEUR 
du Service de la Carte géologique détaillée de la France 



FEUILLE D'ANGERS 

par 
M. Louis BUREAU 

Directeur du Muséum d'histoire naturelle de Nantes 



La campagne de 1902 a été consacrée à l'exploration de la 
région de la feuille d'Angers comprise entre Baugé et Seiches, 
au nord, et la vallée de la Loire, au sud. 

Les niveaux rencontrés sont, en général, le prolongement 
de ceux observés l'an dernier à l'est de Baugé. 

Le Cénomanien offre, dans la vallée de la Loire, un 
intéressant niveau. Aux Touches-de-Mazé, près Mazé, se 
montrent les Grès du Maine à Terebratella Menardi, bien fossi- 
lifères, représentés par des grès fins et durs et des grès à gros 
grains, passant, par désagrégation, à des sables quartzeux 
grossiers. Ces grès occupent les parties basses du pays et se 
prolongent, sous les alluvions de la Loire, jusqu'à Mazé où 
on les rencontre en creusant les puits. 

Ils se relèvent à la Roche, au N. de Mazé, où ils supportent, 
au N. et au S., les argiles à Ostracées. Exploités çà et là pour 
moellons, sous le nom de tourte, ils ont servi, entre les 
Touches et la Singerie, à la construction des murs du parc de 
Montgeoffroy, près Beaufort-en-Vallée. 

C'est à ce niveau qu'on doit attribuer les sables verts et les 
grès ferrugineux qui surmontent, sur la rive gauche de la 
Loire, le Bajocien de l'abbaye de Saint-Maur, observés par la 
Société géologique de France, en septembre 1841. 

Les argiles à Ostracées débutent par une zone à Ostrea 
flabellata, Gryphaea columba de taille moyenne et rares 

Nantes. — Bull. Soc. se. nat. Ouest., 2' sér., t. Il, fasc. III-IV, 31 décembre 1902. 



328 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II 

0. biaiiriculata, au-dessus de laquelle viennent les couches 
puissantes à 0. biaiiriculata surmontées par des marnes à 
Térébralules, Gryphaea coliimba, 0. carinata, Diiriipadeformis. 

Les marnes cénomaniennes prennent une grande extension 
sur les communes de Baugé, Fontaine-Guérin, Beaufort-en- 
Vallée, Saint-Georges-du-Bois, Fontaine-Milon, Jarzé, Bauné, 
Corzé, Seiches, etc. 

Le Turonien forme ceinture au pied des grands plateaux 
sénoniens de Baugé, Fontaine-Guérin, Fontaine-Milon, Jarzé 
à Seiches et des monticules de Brion, Saint-Georges-du-Bois, 
Sermaise et Cornillé. 

Il est constitué par le tuffeau de F Anjou dans lequel sont 
ouvertes des caves et de petites exploitations en galeries : 
Brion, la Roche, près Saint-Georges-du-Bois, Fontaine- 
Guérin. 

Ce niveau est surmonté par un tufTeau sableux à Bryo- 
zoaires et 0. Roiwillei, visible à l'ouest de Vieil-Baugé (cote 74, 
près le château de Montivert), à Fontaine-Guérin, à la Roche, 
près Saint-Georges-du-Bois et aux buttes de Sermaise. 

Puis, viennent les sables glauconieux à 0. cf. Deshayesi, 
bien exposés près la Boisardière, dans la tranchée de la 
route de Lue à Corzé, où ils sont surmontés par les sables 
sénoniens. 

Le Sénonien, très développé aux environs de Baugé et 
dans la région comprise entre cette ville, Fontaine-Guérin et 
Seiches, conserve le faciès sableux qu'il offre dans le sud-est 
de la feuille d'Angers et le nord de celle de Saumur. 

Il surmonte le Turonien et constitue les plateaux que j'ai 
énumérés à propos de ce dernier étage. Sa composition est 
partout la même. On en peut prendre un bon exemple au 
château de Monet, au sud de Fontaine-Guérin. 

Il se compose d'une puissante assise de sables fins jaunâ- 
tres, parfois blancs, avec lits de sables grossiers à la base, 
contenant de nombreux débris de Rh. vespertilio. 

Dans la masse des sables se sont développés des gâteaux 
gréseux et des tètes de chats avec Bryozoaires et Pecten. 

Cet ensemble est surmonté d'une puissante couche de 



L. BUREAU — FEUILLE d'aNGERS 329 

sables à Spongiaires, bien développée dans la forêt de Chan- 
delais, à l'est de Beaugé, à Jarzé, Fontaine-Guérin, Saint- 
Georges-du-Bois et Fontaine-Milon. 

Entre Jarzé et Beauveau, les sables sénoniens reposent sur 
le Cénomanien, le Turonien faisant défaut. 

Les grès à Sabalites, dont l'âge reste encore incertain, sont 
bien développés à l'est de la ville de Baugé et de Baugé à 
Seiches. Ils couronnent les sables sénoniens. Mais, comme 
des bancs, privés de fossiles végétaux, également utilisés pour 
la fabrication des pavés, se développent, parfois, dans la 
masse des sables, il devient alors difficile de les en distinguer. 

Le Calcaire lacustre couronne les hauts plateaux et 
repose tantôt sur le grès à plantes, tantôt sur les sables 
sénoniens à Spongiaires lorsque le grès fait défaut. 

Aux Grands-Ormeaux, à l'est de Pontigné, le Calcaire 
lacustre débute par une puissante couche d'argile verte. Les 
roches qui entrent dans la composition de cet étage sont, du 
reste, très variées. Ce sont des calcaires, des marnes blanches 
avec silex smectiques (Brion), des meulières (la Chanterie, 
route de Jarzé à Seiches), des silex cimentés par une pâte 
siliceuse (Cuon, château de Monet, au sud de Fontaine-Gué- 
rin, Fontaine-Milon, bois de la Varry, au sud de Jarzé). 

Les faluns se montrent à l'est de Baugé sur les deux rives 
du Couasnon, à Lasse, le Grand-Trouvé, Pontigné. Ils repo- 
sent sur le calcaire d'eau douce, sans intercalation des Sables 
de l'Orléanais, observés dans l'est de la feuille, à Meigné et à 
l'est du Breil. 



DESCRIPTION 

DE 

Deux Arthropodes nouveaux 

Provenant du Soudan français 
(Trox Borgognoi [Coléopt.j et Pot. (Potamonautes) Ecorssei [Crust.]) 

par 

Ernest MARCHAND 

Préparateur au Muséum de Nantes 
(PI. XIII) 



Les Arthropodes que je décris ci-dessous ont été recueillis, 
dans le voisinage de Tombouctou, par M. Écorsse, lieutenant- 
colonel d'infanterie coloniale, qui, dans les premiers mois de 
1902, les a fait parvenir, en compagnie de quelques Mollusques 
du Haut-Niger et des lacs soudanais, à mon collègue et ami, 
M. le D"" Maurice Rivron. Ce dernier s'empressa de partager 
les coquilles avec notre ami commun, son maître en conchy- 
liologie, M. Rorgogno, et lui abandonna les Crustacés pour la 
petite collection carcinologique de son cabinet. 

M. Borgogno me les apporta au Muséum afin de les déter- 
miner. Grand fut mon embarras, car, rien dans les collec- 
tions et la bibliothèque ne pouvait me renseigner d'une façon 
précise sur les intéressants Potamonides. Je dus attendre 
plusieurs mois afin de recueillir les renseignements qui 
m'étaient indispensables. — Je remercie, ici, bien sincère- 
ment MM. les professeurs A. Giard et E.-L. Bouvier ainsi que 
M"^ Mary Rathbun, l'éminente carcinologue de l'U. S. National 
Muséum, de l'obligeance quils ont eu de me les fournir. 

Persuadé que les intéressants spécimens qui m'étaient 
confiés étaient nouveaux pour la science, je prévins M. Bor- 
gogno qui, entièrement dévoué au Muséum, s'empressa d'en 
offrir un couple à cet établissement. 

C'est donc grâce à la générosité de cet excellent collègue et 

Nantes. — Bull. Soc. se, nat. Ouesl., 2" sér., t. Il, fasc. Ill-IV, 31 décembre 1902. 



332 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

ami, que notre Bulletin, consacré aux travaux concernant 
l'histoire naturelle régionale et les collections du Muséum de 
Nantes, doit de publier la description des deux formes nou- 
velles provenant d'une région dont la faune est pour ainsi dire 
inconnue. 

Trox Borgognoi n. sp. 

(PL XIII, fig. 1 ; 5/4 grand, nat.) 

Longeur : 15 mill. ; largeur : 10 mill. 

Ailé. Tête et prothorax recouverts d'un velours gris jau- 
nâtre, dessous du corps et pattes gris noisette pâle ; élytres à 
disque gris cendré bleucàtre, avec quelques gros tubercules 
noir brillant. 

Tête : transverse, coupée carrément sur les côtés ; chaperon 
largement triangulaire, à sommet arrondi et abaissé, relevé 
sur les côtés ; deux tubercules, assez gros, réunis en accent 
circonflexe et un plus petit, en dessous, sur le milieu. Sa 
surface couverte d'un velouté gris jaunâtre, enfumé princi- 
palement sur le bord du chaperon et sur les tubercules ; la 
disposition de ce velouté est irrégulière, elle donne à la tête 
un aspect vermiculé. Vers la base et latéralement, ce velours 
se présente groupé en petits cercles ; les centres dénudés et 
les petits espaces intercirculaires font paraître la tête ponc- 
tuée, à l'œil nu, mais sous la loupe, la disposition en cercles 
de sa courte villosité est manifeste et la ponctuation nulle. 

Antennes noires, brillantes, les derniers articles longue- 
ment ciliés de poils sétiformes ; lamelles roussàtres. 

Prothoiax : nn peu plus de deux fois moins long que large 
(le rapport de ses dimensions est comme 3 : 7), largement 
échancré en avant, avec ses angles très ouverts, le fond de 
l'échancrure recti ligne recouvre le vertex, vue de dessus, 
cette échancrure paraît à fond convexe; côtés légèrement 
arrondis et festonnés par six grosses dents mousses, irrégu-. 
lières; base sinueuse, trois courbes convexes et quatre con- 
caves, la médiane des premières correspond à l'échancrure 
des élytres, ses angles latéro-postérieurs débordent d'environ 



E. MARCHAND — ARTHROPODES NOUVEAUX 333 

un millimètre le bord des éljires. Le velouté gris jaunâtre 
qui le couvre est disposé comme celui de la tête; à l'œil nu, 
il paraît simplement ponctué, mais sous la loupe, l'ornemen- 
tation déjà signalée se révèle avec quelques courtes soies 
spiniformes, noires ; les régions saillantes, seules, offrent 
l'aspect vermiculé observé sur les régions analogues de la 
tête. 

Le prothorax présente deux renflements tuberculeux de 
chaque côté de sa base, les deux extérieurs géminés ; le 
milieu de son disque est relevé par des carènes limitant une 
aire allongée en forme de lance, à pointe mousse, accotée infé- 
rieurement sur deux triangles dont les bases embrassent 
presque toute la largeur de l'échancrure céphalique, qui, 
dans cette partie, s'enfume et passe au brun noirâtre. 

Scutelliim : petit, — un peu plus d'un millimètre de lon- 
gueur, — en pentagone subrégulier plutôt qu'en fer de 
lance, brun grisâtre avec les bords jaune vieil or. 

Élytres : à peine aussi longs que la largeur du corps, très 
convexes, l'échancrure de leur base, pour recevoir le scutel- 
lum, est insignifiante ; leurs bords antérieurs sont légèrement 
courbés en S, et, ainsi que je l'ai dit plus haut, les angles posté- 
rieurs du prothorax les débordent de chaque côté ; ils s'élar- 
gissent jusque vers le milieu de leur longueur pour s'arrondir 
ensuite régulièrement en arrière ; leur bord externe est denté 
en scie en avant, puis, la denticulation diminue et finit par 
disparaître complètement en arrière, où il ne reste, comme 
témoins, que les courtes soies spiniformes que l'on observe 
près du sommet du bord interne de chaque dent. 

Leur disque porte dix rangées de renfoncements irrégu- 
lièrement ponctiformes, chaque relief ou entrepoint, est muni 
postérieurement d'une très courte soie spinuleuse, noirâtre, 
dirigée en arrière ; les intervalles sont relevés en neuf côtes 
inégalement munies de tubercules, les plus gros de ces der- 
niers sont noirs, très luisants, et portent jusqu'à trois ou 
quatre soies disposées en ligne longitudinale, les autres 
conservent la couleur du fond, c'est-à-dire qu'ils sont gris 
bleu cendré et ne porte à l'arrière qu'une soie spinuleuse. 



334 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SKR., T. II 

Chaque élytre porte donc sur son disque dix-neuf rangées 
de courtes soies spiniformes, noirâtres ; les bords suturai et 
marginal en portent également une rangée, mais elles sont 
plus petites et plus rapprochées ; les bords marginaux des 
élytres sont rebordés en dessous et canaliculés sur toute leur 
longueur; la ponctuation presque nulle sur le milieu du 
disque est très accusée en approchant de l'extrémité posté- 
rieure, surtout dans les angles et sur le bord latéral où les 
élytres semblent perforés. 

Pattes : robustes, gris noisette comme les régions sternales; 
les genoux et l'apex des tibias des pattes médianes et posté- 
rieures un peu enfumées ; tibias antérieurs munis, sur le 
bord externe, de deux dents lobiformes, noir brillant, avec, 
un peu au-dessus de la supérieure, l'indice d'une troisième, 
très petite ; tibias médians et postérieurs pourvus de petites 
dents sétigères sur le bord externe, ciliés sur le bord interne. 

Patrie : Soudan français (probablement environs de Tom- 
bouctou). 

Un exemplaire trouvé par M. C. Borgogno, — à qui je me 
fais un plaisir de le dédier, — dans la sciure de bois, qui 
remplissait la boîte contenant les quatre Crustacés. 

Potamon (Potamonautes) Ecorssei nov. sp. 

(PL XIII, fig. 2 à 6 ; 5/4 grand, nat.) 

Carapace : subquadrilatère, peu élargie en avant, assez 
fortement bombée d'avant en arrière et sur les régions hépa- 
tico-branchiales où elle se courbe régulièrement pour atten- 
dre la crête qui limite les bords latéro-antérieurs; sa longueur, 
chez les femelles, atteint les trois quarts de la largeur, chez 
le mâle, elle est moindre, le rapport de ces deux dimensions 
est comme 7 : 10 ; la distance qui sépare les angles orbitaires 
externes, chez les femelles, lui est sensiblement égale ; par 
contre, chez le mâle, elle l'excède d'un peu plus d'un 
douzième (exactement ~) ; la largeur de son bord postérieur, 
chez les femelles, est à peu près égale à la moitié de sa plus 
grande largeur mesurée au milieu de la courbe des crêtes 



E. MARCHAND — ARTHROPODES NOUVEAUX 335 

latérales antérieures ; chez le mâle, elle n'atteint que les deux 
cinquièmes. 

Le sillon semi-circulaire qui, postérieurement, limite la 
région mésogastrique est bien marqué, mais ses branches 
divergentes, sillons gastro-branchiaux ou cervicaux, par 
suite du bombement de la région antérieure de la carapace, 
sont nulles ; c'est à peine si l'on en retrouve des vestiges, 
sous forme de deux courtes dépressions obliques, près de la 
crête post-frontale, à hauteur de l'angle orbitaire externe. 

Les lobes urogastriques, confluents, ne sont pas délimités 
sur la ligne médiane, mais leurs bords latéraux sont nettement 
indiqués par des sillons profonds qui se courbent à angle 
aigu et s'élèvent ensuite pour aller rejoindre, avec une légère 
courbe l'extrémité des deux crêtes latérales antérieures qui 
viennent justement s'évanouir entre les lobes épi-mésobran- 
chiaux. 

La région urogastrique n'est séparée, postérieurement, 
de la région cardiaque que par une ligne formée par une 
faible élévation de cette dernière, le lobe cardiaque postérieur 
se confond en arrière avec la région intestinale ; latéralement, 
et en avant, partent deux sillons peu profonds qui marquent 
la limite des lobes méso-métabranchiaux et vont se perdre 
dans les régions latérales postérieures, en longeant la petite 
crête plus ou plus ou moins perlée qui existe sur les côtés, 
au-dessus de l'échancrure qui ménage le jeu des pattes posté- 
rieures. 

Le sillon mésogastrique est court, mais assez profond, 
en avant, pour diviser la crête post-frontale jusqu'au niveau 
du bord postérieur du front, il s'élève vite en se bifurquant 
obscurément pour disparaître environ au tiers de la distance 
qui sépare la crête du sillon semi-circulaire. 

Le front est lamelleux, oblique ; son bord libre, très légère- 
ment rebordé, droit chez le mâle, est, chez les femelles, légè- 
rement surbaissé au milieu, ce qui, vu de dessus, le fait 
paraître légèrement mais largement échancré. Les angles orbi- 
taires externes, bien que dentiformes, n'atteignent pas la 
hauteur du bord frontal, ils ne dépassent pas en effet le niveau 



336 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉH., T. II 

de l'insertion des pédoncules; le bord externe est plutôt perlé 
que denticulé, les dents en sont très petites, mousses et très 
rapprochées ; un peu avant d'atteindre la dent épibranchiale 
il se courbe brusquement, de sorte que celle-ci se trouve bien 
détachée ; elle peut être dirigée en avant, comme chez le mâle, 
ou bien suivre la courbe de la crête latéro-branchiale, c'est-à- 
dire diriger sa pointe en dedans, comme je l'ai observé chez 
deux femelles. La dimension des orbites, toutes proportions 
gardées, semble augmenter avec l'âge : ainsi, chez le mâle et 
la plus grande femelle, la hauteur atteint les 3/5 de la largeur, 
tandis que chez les deux femelles, de taille plus petite, elle 
n'égale que les 5/8 ; les bords sus et sous-orbitaires sont 
perlés, le premier très finement dans sa moitié externe, 
le second sur toute son étendue et plus grossièrement ; le 
bord supérieur porte, parfois, çà et là, quelques cils assez 
courts. 

Les bords latéro-antérieurs décrivent, à partir de la dent 
épibranchiale, une courbe régulière, ils sont relevés et 
forment une petite crête munie dans sa partie antérieure de 
quatre à cinq dents un peu plus petites que la première, ces 
dents vont en diminuant de taille, s'émoussent et finissent, 
à l'extrémité, par ne plus former qu'une fine perlure qui vient 
se perdre sur le dessus de la carapace dans le sillon qui 
sépare les régions branchiales antérieures des postérieures ; 
ces dernières portent latéralement quelques lignes granu- 
leuses, obliques. 

La crête post-frontale est bien marquée, sans être cepen- 
dant trop saillante, elle s'étend sans interruption de chaque 
côté du sillon mésogastrique jusqu'à la base de la dent 
épibranchiale, point où ses extrémités s'évanouissent en se 
courbant insensiblement au-dedans des premières denticules 
des crêtes latérales ; chez le mâle et les deux petites 
femelles, cette courbure finale est à peine visible, mais chez la 
grande femelle, elle est suffisamment apparente, même sans 
avoir recours à la loupe. Son parcours est le suivant : de 
chaque côté du sillon mésogastrique, elle remonte légèrement, 
s'infléchit à hauteur de l'insertion du pédoncule oculaire, suit 



E. MARCHAND - ARTHROPODES NOUVEAUX 337 

parallèlement le bord susorbitaire, s'en écarte un peu au 
niveau des cornées, se relève sous l'angle extraorbitaire, puis 
se courbe doucement pour finir, comme il a été dit, en dedans 
des premières denticules qui suivent la dent épibranchiale. 
Son bord est très finement perlé à partir de la hauteur de 
l'angle orbitaire interne jusqu'à la fin de son relief. 

La surface du bouclier céphalo-thoracique qui semble lisse 
à l'œil nu, parait, sous la loupe, semblable à une peau de 
gant, tellement elle est finement chagrinée ; une ponctuation 
très fine et assez éparse se voit dans les régions antérieures et 
centrales ; dans les postérieures, les points deviennent un peu 
plus gros, plus serrés, c'est surtout sur les régions latéro- 
branchiales inférieures qu'ils atteignent leur maximum de 
condensation 

Le dessous de la carapace présente une fine perlure sur le 
bord de toutes ses lignes suturales, la région jugale présente 
quelques granulations, assez grosses mais éparses, se rappro- 
chant près du bord infra -orbitaire. 

Le cadre buccal ofïre, dans sa partie antéro-médiane, une 
dent assez forte, triangulaire, aiguë, à base un peu plus large 
que sa longueur, elle est bordée de quelques gros grains en 
chapelet dont le relief la fait paraître excavée. 

Pattes-màchoires : L'ischiognathe est plus long que large, le 
rapport entre ses deux dimensions est comme 3 : 2 ; le sillon 
ischial n'existe pas, à vrai dire ; cependant, chez le mâle et 
l'une des femelles (n» 3), on observe une dépression longitu- 
dinale superficielle, large, partant de sa base pour se diriger 
un peu obliquement vers le milieu de son bord supérieur; chez 
ces deux individus, le vestige de sillon ischial s'observe du 
côté gauche ; la grande femelle (n° 2) et la petite (n° 4) pré- 
sentent à droite, ou à gauche, mais toujours d'un seul côté, 
une légère impression à la base de l'article, mais l'indication 
s'arrête là. 

Cette partie de la patte-màchoire est aussi finement cha- 
grinée que la carapace, mais la ponctuation est plus clair- 
semée, le bord interne, seul, porte une ligne de points assez 
forts et réguliers . 



338 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

Le mérognathe est un peu plus large que haut, ses bords 
internes et antéro-externes sont fortement rebordés, ce qui le 
rend un peu concave ; il offre quelques points sur sa surface 
et ses bords ; la ligelle triarticulée que porte le pan coupé de 
son bord interne est relativement longue, le troisième article 
dépasse de la moitié de sa longueur l'angle antéro-interne 
de l'ischiognathe. 

L'exognathe atteint juste le milieu du bord externe du 
mérognathe, son bord interne présente sur la tranche des 
vestiges de granulations. 

Plastron sternal : chez le mâle, on y remarque quelques fines 
rides transversales très courtes et, sous la loupe, un chagrinage 
un peu plus fin que sur le bouclier céphalo-thoracique ; 
quelques points épars, çà et là ; à l'extrémité antérieure du 
sternum, entre les bases des pattes- mâchoires externes la 
ponctuation est assez dense et on y remarque deux sillons 
profonds : le premier, rectiligne, va de la base d'une patte à 
l'autre, le deuxième est sinueux, il prend naissance au dedans 
d'une petite échancrure punctiforme située sur le bord du 
plastron, à hauteur de l'orifice inspiratoire, s'incline de façon 
à venir affleurer le chanfrein qui borde la partie antérieure 
de la gouttière sternale, puis se relève pour atteindre le bord 
opposé du plastron. Ces deux sillons existent également chez 
les femelles, mais ils sont beaucoup moins profonds. 

Abdomen : celui du mâle est triangulaire et orné de la 
même façon que le plastron sternal, il est nu et dépourvu de 
tout cil sur ses bords; son article terminal a ses bords laté- 
raux un peu concaves et son sommet arrondi ; sa longueur 
est un peu supérieure aux [trois cinquièmes de la largeur de 
sa base; l'avant-dernier article, trapézoïdal, a une hauteur un 
peu plus grande que le fiers de sa base, leur rapport est 
comme 26 : 70. 

L'abdomen des femelles est large, presque obovalaire, il est 
finement ponctué sur sa surface, un peu plus grossièrement 
vers ses bords qui sont faiblement ciliés, le dernier article a 
la forme d'un triangle très obtus, à sommet arrondi, la Ion- 



E. MARCHAND — ARTHROPODES NOUVEAUX 339 

gueur de sa base est un peu supérieure à deux fois sa hauteur, 
exactement 13 : 6. 

Les trois femelles, bien que de taille très inégale, portaient 
toutes des œufs. Les animaux étant conservés à sec, j'ai mis 
les œufs à revenir dans l'eau; après une semaine de séjour, 
ils avaient à peu près repris leur volume primitif, la mensu- 
ration d'un certain nombre m'a donné la moyenne suivante : 
grand diamètre, 2"^"'; petit diamètre, l""" 1/2, et un peu 
aplati. 

Pattes antérieures : subégales chez les femelles, la droite étant 
un peu plus forte que la gauche ; chez le mâle unique que 
nous possédons, cette différence est très accentuée, la patte 
droite atteint un volume double de celui de la gauche qui 
reste dans les proportions de la patte des femelles. Les bras 
débordent peu la carapace et portent sur le bord supérieur 
quelques rugosités, leurs bords inférieurs sont granuleux, 
l'interne porte près de son extrémité une petite dent mousse 
arrondie, perlée. L'avant-bras parait lisse sur le côté externe 
chez le mâle et la grande femelle; cependant, à la loupe, on 
peut distinguer des vestiges de rugosités granuleuses; ces 
rugosités deviennent apparentes à l'œil nu chez les deux 
autres femelles (no^ 3 et 4). 

Le bord supérieur de l'avant-bras, ou carpe, est armé en 
dedans d'une épine forte, courte, mais très aiguë, portant un 
peu au dessous de sa base l'ébauche d'une seconde épine. 

La longueur horizontale de la grande pince, chez le mâle, 
est égale aux cinq sixièmes de la largeur du bouclier céphalo- 
thoracique ; chez les femelles, cette proportion est ramenée 
aux deux tiers. Chez le mâle, la longueur horizontale du doigt 
mobile de la grande pince, mesurée sur son bord supérieur, 
est exactement deux fois celle du doigt fixe de la petite, et, la 
longueur du doigt mobile de cette dernière est égale à celle du 
doigt fixe de la grande pince, mesurée sur son bord interne. 
Ces rapports, intéressants à constater chez le mâle, n'existent 
pas chez les femelles puisque leurs pinces sont presque égales. 
La portion palmaire des mains, aussi bien chez le mâle que 
chez les femelles, à l'œil nu, peut être considérée comme lisse. 



340 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

cependant, la pince droite de la petite femelle (n° 4) présente 
sur son bord supérieur quelques petites lignes granuleuses 
qui deviennent bien visibles si l'on se sert d'une loupe, celte 
ornementation se retrouve chez les autres femelles à l'état de 
vestiges. La face externe de la main porte deux lignes de 
points allongés, la première part de l'articulation de l'avant- 
bras pour aller se terminer entre les doigts, la deuxième 
prend son origine un peu au dessous de la première et se 
dirige parallèlement jusqu'à la base du doigt fixe, s'incline 
pour suivre son sillon latéral ; une troisième ligne ponctuée 
existe à la partie inférieure, mais elle est surtout bien 
visible sur le bord externe du doigt ; la face interne est 
parcourue, dans sa longueur, par une série de lignes sem- 
blables, le doigt mobile porte, comme le doigt fixe, une ligne 
ponctuée sur son bord externe, deux ou trois lignes longitu- 
dinales, plus une de chaque côté de la base des dents. 

Les doigts sont un peu rembrunis à partir du dernier tiers : 
ils sont contigus dans toute leur longueur chez les femelles 
et sur la petite pince du mâle ; la grande pince, chez ce 
dernier, a le doigt mobile un peu courbé, aussi ne touche-t-il 
l'opposant que par son extrémité, leurs bords internes 
portent chacun une vingtaine de petites dents paraissant 
assez aiguës vers l'extrémité seulement, mousses et tuber- 
culeuses sur le reste ; à partir du milieu de leur longueur 
jusqu'à-i'articulation, les doigts présentent quelques dents un 
peu plus grosses qui s'intercalent entre les petites, elles 
augmentent de taille en approchant de l'articulation ; les 
extrémités des doigts sont aiguës et se recourbent Tune sur 
l'autre en se croisant un peu. 

Pattes ambulatoires : n'offrent rien de particulier, glabres, 
elles sont assez grêles, sans cependant être allongées ; le bord 
supérieur de leur méropodite porte des granulations denti- 
forme ; leur dactylopodite, faiblement arqué, avec leur 
pointe simple, longue, aiguë et cornée, portent sur leur bord 
supérieur sept à huit denticules spiniformes, leur bord posté- 
rieur n'en a seulement que trois ou quatre, mais elles sont 
beaucoup plus robustes. 



E. MARCHAND — ARTHROPODES NOUVEAUX 341 

Patrie : Lac Télé, à l'ouest de Tombouctou (Soudan français) ; 
il y est rare. 

Quatre individus seulement : un mâle et trois femelles, ont 
été recueillis par M. le lieutenant-colonel Écorsse. 

Deux de ces exemplaires, le mâle et la femelle de taille 
moyenne (n° 3), sont déposés au Muséum de Nantes ; les 
deux autres, grande et petite femelles (n°''2 et 4), in collection 
C. Borgogno. 

Je suis heureux de donner à cette forme le nom de l'émi- 
nent officier supérieur, qui nous l'a fait connaître. 

Le Pot. Ecorssei me paraît très intéressant car il semble 
représenter dans le Soudan français, sous une taille moindre, 
il est vrai, et avec la petite dent branchiale un peu plus 
détachée, le P. perlatum (H. M.-E.), si répandu dans les 
ruisseaux et rivières de tout le Sud africain. Cette légère 
différence que l'on constate dans la dent épibranchiale, 
rapproche également la forme soudanaise de celle décrite, 
en 1886, par A. Milne-Edwards, sous le nom de Telphiisa 
Batlayi. 

Cette dernière, recueillie, par la mission de Brazza, dans 
les ruisseaux du poste de Ngancin, au Congo, est de la taille 
du P. Ecorssei, mais sa dent épibranchiale est plus aiguë, 
mieux détachée et son front, échancré dans son milieu, est 
nettement bilobé. 

D'un autre côté, le Potamon du lac Télé, par sa taille, la 
forme subquadrilatère de sa carapace, l'absence des sillons 
cervicaux se rapproche du P. margaritarium Cap. de l'île Saô 
Tome (côte occidentale d'Afrique) qui ne diffère de lui que 
par l'absence de dent épibranchiale et sa carapace plus 
déprimée en avant. Le P. Bottegoi de Man, du pays des 
Somalis, a également de grandes affinités avec lui, mais ce 
dernier appartient plus franchement à la série des Potamo- 
naules possédant une dent épibranchiale forte, bien détachée 
et aiguë, alors que P. Ecorssei semble rester sur la limite 
qui sépare ces dernières formes du P. perlatum. 



342 BULL. soc. se. NAT. OUEST. — 2*^ SÉR., T. Il 



DIMENSIONS DES SPECIMENS EN MILLIMETRES 

1 2 

& Ç 

Longueur aux bords latéro-anlérieurs 24 V2 27 3/4 

s Longueur 17 1/2 21 

"1 l Largeur du bord postérieur de la carapace 10 13 1/4 

:= 1 Dislance des angles orbilaires externes 19 20 V3 

■^ I — des dents épibranchiales 23 24 1/2 

.g- \ Largeur du bord libre du front 9 9 1/3 

^ / Distance du bord libre du front à la crête postfron- 

=5 f laie, mesurée à hauteur du sillon mésogastrique 21/3 3 

œ Largeur des orbites 42/3 5 

Hauteur — 3 3 1/4 

g Hauteur près de l'articulation des doigts. . 8 1/2 6 1/2 

«) ■ "S. \ Longueur totale 20 V* 18 Vs 

=1 l I ° / ( mobile 13 1/4 12 

J ) ^ - .les doigts j j.^^ g,^^^ ,^ 

"■ i „ Hauteur près de l'articulation des doigts. . 5 V^ 5 V2 

^ r a. ^ Longueur totale 14 V^ l'' 

•^ I I " i i mobile 91/2 11 

i £ ' — des doigts \ „ c 1 , o < / 

\ * ( fixe 6 1/2 8 1/2 

S ^ Longueur des méropodites 9 10 1/4 8 1/2 

J '1^ i Largeur des méropodites au milieu 22/3 3 2 1/2 

■f I ' Longueur des propodites » 5 3/4 

» = f Largeur des propodites au milieu, » 2 

S. '^ \ Longueur des dactylopodites » 7 



3 


4 


9 


9 


23 


20 


171/2 


15 


11 v* 


10 


17 2/3 


15 1/3 


211/3 


19 


8 1/4 


71/3 


2 1/3 


2 1/4 


41/3 


4 


2 3/4 


2 1/3 


51/2 


» 


15 1/2 


« 


9 


» 


6 1/2 


« 


42/3 


4 


131/4 


12 1/4 


8 1/2 


7 


6 2/3 


51/2 



42/3 

13/4 

5 


)) 
» 
)) 


5 

11 1/4 


41/4 
93/4 



Longueur de l'article terminal 3^/4 6 

Largeur de la base de l'article terminal 5 13 

Largeur du bord postérieur de l'avant-dernier 

article 7 17 1/2 16 13 I/2 

Longueur ou hauteur de l'avant-dernier article. 2 2/3 5 i/a 5 I/4 4 I/3 



Explication de la planche XI II 
(Toutes les figures sont 5/4 grand, nat.) 



Fig. 1. — Trox Borgognoi E. March. 

— 2 à 6. — Potamon (Potamonautes) Ecorssei E. March. 

— 2, grande Ç (no 2 du tableau), coll. Borgogno. 

— 3, petite Ç (n» 4 du tableau), coll. Borgogno. 

— 4-5, mâle, coll. du Muséum de Nantes. 

— 6, moyenne 9 (n^ 3 du tableau), coll. Muséum de Nantes. 



Note de M. Ernest MARCHAND 

Bull. Soc. Se. Nat. Ouest 2« Sér., T. II, PI. XIII 




Pliototypie Dugas, Nantes 



1. — Trox Borgogxoi iioi\ sp. - 5,'4 gmnd. nat. 
2-6. — PoTAMOX (PoTA.MOx.\UTEs) EcoRSSEï iiov. Sp. - 5,4 grand, nat. 



DEUXIEME PARTIE 



EXTRAITS ET ANALYSES 



BIBLIOORAPHIE, NOUVELLES 



LISTE DES COLLABORATEURS 

CHARGÉS DES ANALYSES 



ZOOLOGIE . Mammifères. — L. Bureau (I.. V,.), E. Marchand (E. March.)- 

Oiseaux. — E. Bureau. 

Reptiles et Batraciens. — Viaud-Grand-Marais (V.-G.-M.). 

Poissons. — E. Bureau, E. Marchand. 

Insectes. — S. Iîoxjour (S. B.), l'abbé J. Dominique (J. D.), 
I>. Martin (B. M.) et E. Marchand. 

Invertébrés (Insectes e.rceptés). — Ed. Chevreux (E. Cn,), 
F; J. BoNXEL (F. B..), (1. Ferronnière (G. F.) et 
E. Marchand. 

[ÎOT.'VMOEE : Phanérogames. — P. Citerne (P. G.) et E. Marchand. 

Rliizocarpées , Foiujères , Lycopodiacées , Équisétacées, 
Characées. — Gii. Ménier (Cii. M.j. 

Mousses, Spkaignes, Hépatiques. — É.vi. Ijureau (É.m. W.). 

Lichens. — A. Viaud-Grand-Marais. 

Champignons, Algues. — Cii. Mémer. 
BOTAMQUE FOSSILE : Éd. Bureau (Éd. B.). 
GÉOLOGIE: L. Bureau, L. Davy (L. D.) et Auc. Du.mas (A. Dum.). 
MINÉBALOGIE: Cii IUret (G. B.)cl Ij:on Bouik.eois (L. Bouri;.). 



BULLETIN 

DE LA 

SOCIÉTÉ DES SCIENCES NATURELLES 

DE L'OUEST DE LA FRANCE 

EXTRAITS ET ANALYSES 



I. — ZOOLOGIE 

La Mouette à tête noire en Vendée : par M. Olstalet 
(Paris : "• Omis ", Bnll. du Coiuilé ornith. internation., 
1899, X, p. 228, 32 lignes). 

« M. Polit oînc', nnluralistc à Paris cl nicnibre du Coniilé 
ornithologiquc international, a remis au Muséum, en 1899, une 
Mouette qui avait été tuée, vers le mois de janvier de la même 
année, à FAit^uillon-sur-Mer, par M. Lequin, et qui avait paru à ce 
dernier difîcrer par son jjlumage des Mouettes qui fréquentent les 
côtes de Vendée. Quelque temps après, le même naturaliste reçut, 
exactement de la même localité, un second spécimen de la même 
espèce, mais dans une phase de plumage plus avancée que le 
premier, et il lut, dès lors, facile de reconnaître que ces deux 
Oiseaux étaient des Mouettes à tète noire (Lanis niclanoccphaliis 
Natt.). » 

M. Oustalet rappelle que cette Mouette a été signalée jusqu'en 
Angleterre (Sauxders : Cat. Bird. Brit. mas., 1896, XXV, p. 183) et 
qu'il en existe, dans la collection du D' Marmottan, provenant 
d'Arcachon et de la baie de Somme. Olphe Gaillard, dans ses 
Contributions, etc., 188G, la cite comme se montrant accidentelle- 
ment dans le Calvados ; mais M. Gadeau de Kerville ne cite point 
l'espèce dans sa Faune de Xornuindie. 

L. B. 



4 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II 

Sur les Oiseaux qui se reproduisent en plumage du 
jeune âge et ceux qui ne se reproduisent qu'en 
plumage d'adulte ; par le D'" Louis Bureau (Paris : 

" Omis ", Bull, du Comité ornith. internation. Congrès de 
Paris, séance du 26 juin 1900 (1901 1, procès-verbaux, XI, 
p. 25-26). 

M. L. Bureau «présente un Autour ordinaire (Astnr palumbariusj 
femelle en premier plumage, luée [par M. Etienne Bureau] sur un 
nid contenant trois œufs, dans le département de la Loire-Infé- 
rieure, le 10 avril 1893, et rapproche de ce fait deux cas semblables 
mentionnés par Savatier. Il expose que les individus de cette 
espèce conservent leur premier plumage complet pendant plus 
d'une année révolue, ce qui leur permet de se reproduire une 
fois en plumagp de jeune, avant de continuer à pondre sous le 
plumage d'adulte. 

» M. Bureau mentionne encore une femelle ûWquila Adalbevti 
dont la dépouille est conservée dans sa collection et qui a été tuée 
sur le nid contenant un œuf, aux environs de Séville, le 20 mai 
1880. L'Oiseau n'est ni en premier, ni en second plumage, mais 
peut-être en troisième plumage, avec la livrée roussàtre, très 
différente de la livrée noire, avec tête, scapulaires et petites cou- 
vertures des ailes de coloration blanche. Cette espèce se reproduit 
donc avant d'avoir revêtu le plumage de l'adulte. 

» M. Bureau présente enfin une femelle de Cormoran largup 
(Phalacrocorax crislatiis! en premier plumage, tuée sur les côtes 
de Bretagne. Les femelles pondeuses, sous cette livrée, se mêlent 
souvent aux adultes. 

» L'auteur de cette communication rapproche ce fait des phéno- 
mènes analogues observés par Hardy chez le Grand Cormoran 
[Phalacrocorax carboj sur les falaises de Dieppe. 

» Ces exemples de ponte sous le plumage du jeune âge ne sont 
pas exceptionnels, dit-il, et ne doivent pas être attribués, comme 
on serait tenté de le croire, à un retard dans la mue de l'Oiseau. 
Beaucoup d'Oiseaux qui ne muent pas à l'automne qui suit leur 
naissance et qui conservent normalement leur premier plumage 
pendant une année révolue, se reproduisent une fois avec la 
livrée du jeune âge. 

» Il faut toutefois éliminer les Laridés ou Goélands qui mettent 
plusieurs années à revêtir le plumage d'adulte et ne se reprodui- 



EXTRAITS ET ANALYSES. — ZOOLOGIE Ù 

sent pas avant de l'avoir pris. C'est ainsi que la Mouette rieuse 
jLariis ridilnindiis' et la Mouette tridactvle (Rissa tridactylaj ne 
pondent qu'à deux ans révolus. » 

Sur les plumages de la Mouette de Sabine, Xema Sabinei; 

par le D"" Louis Bureau (Paris : " Omis ", BulL du Comité 
ornith. iniernation. Congrès de Paris, séance du 26 juin 
1900 [1901], XI, p. 285-306, et tiré à part même pagin.). 

L'auteur, comme complément aux Notes publiées par feu le 
baron Louis d'Hamonville et par M. E. Oustalet, dans VOrnis de 
1896-97, a fait paraître un mémoire « Sur les plumages delà Mouette 
de Sabine ». 

Presque chaque année, la Mouette de Sabine se montre sur les 
côtes du Morbihan et de la Loire-Inférieure. Les adultes se mon- 
trent en bandes plus ou moins nombreuses, composées de mâles 
et femelles en plumage de noces, et dans toutes les transitions 
entre ce plumage et celui d'hiver. Le passage commence à partir 
du 15 août, est à son maximum du 20 au 30 de ce mois et se 
prolonge au moins jusqu'au 5 octobre. Il se fait toujours au large, 
entre le plateau du Four et les îles d'Hœdik et Houat. 

(( Les jeunes en premier plumage commencent seulement à se 
montrer vers la mi-septembre (18 septembre 1896), date la plus 
précoce que je connaisse, c'est-à-dire un mois après les premiers 
spécimens adultes (15 août 1893). Au plus fort du passage de ces 
derniers (du 20 août à mi-septembre), les jeunes ne sont certaine- 
ment pas encore arrivés. 

» Mais bientôt ils se montrent isolément ou par petites bandes 
de quatre à cinq spécimens et rencontrent les adultes qui, à ce 
moment, fréquentent les côtes de l'Océan. 

» Les jeunes approchent davantage du rivage et c'est, je crois, la 
"raison pour laquelle ils sont plus répandus dans les collections. » 

C'est principalement sur la livrée de V adulte en plumage d'hiver 
que l'auteur appelle l'attention des ornithologistes. Il montre que, 
contrairement à ce qui a été écrit par plusieurs auteurs, l'Oiseau 
adulte en hiver a la tête blanche et porte, sur l'occiput et la partie 
postérieure du cou, une large tache noire formant parfois un 
demi-collier assez analogue à celui que l'on observe chez la Rissa 
tridactijla jeune. 

Les Mouettes à capuchon ^Larus ridibundus, Larus minutus', 



6 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2*^ SÉH., T. II 

njoute l'auteur ont cinq livrées diirérentes : l^r plumage ou jeune 
avnnl la première mue ; 2^' plumage ou jeune après la première 
mue d'automne ; •> plumage ou jeune après la première mue de 
printemps (ne se reproduit pas) ; 4e plumage ou adulte après la 
deuxième mue d'automne (adulte en hiver) ; 5^ plumage ou adulte 
après la deuxième mue de printemps (adulte au printemps, se 
reproduit pour la première fois). 

11 en est sans doute ainsi chez la Mouette de Sabine ; mais le 
3'' plumage, dont on peut se faire une idée par analogie avec les 
autres Mouettes à capuchon, n'a pas encore été décrit. 



II. — BOTANIQUE 

Essai sur la géographie botanique du Nord-Ouest de 
la France ; par M. H. Léveillé (Le Mans : Bull. Acad. 
internat, degéogr. hotan. <( Le Monde des Plantes », iV"- 136-137, 
mars-avril 1901, p. 58-60). 

« Rechercher l'aire de dispersion des espèces rares, indiquer 
leurs limites d'extension dans l'Ouest de la France, retracer leur 
genèse et leur exode, dépeindre leurs migrations, remonter aux 
causes de leur introduction ou de leur naturalisation, tel sera le 
but de ce travail au cours duquel nous passerons en revue toutes 
les espèces intéressantes de la llore occidentale française. " 

Avec un semblable programme, on peut se rendre compte de 
l'immense travail de recherches auquel l'auteur devra se livrer s'il 
veut mener jusqu'au bout YEss(n dont il nous donne les prémices 
dans " Le Monde des Plantes ". 

M. H. Léveillé débute par un aperçu géographique sur la Mayenne 
et étudie la dispersion du Trapu natans afin, dit-il, de donner aux 
lecteurs un avant-goùt de ce cpie sera le travail qu'il vient d'entre- 
prendre. 

^ E. M.\HCH. 

Les Menthes viroises ; par I^mile Balle (Le Mans : Bull. 

Acad. internat, de géogr. hotan. >< Le Monde des Plantes », 
^o's 146-147, janv.-fév. 1902, p. 23-26). 

L'étude de M. Balle a pour but de ramener à quatre le nombre 
des espèces du genre Menlha que Richard Dubourg d'Isigny, dans 



EXTRAITS ET ANALYSES. — BOTANIQUE 7 

son Catalogue des plantes spontances de raccroissement de Vire 
(Calvados), portait à liait. 

Les formes que l'auteur du Catalogue admettait, d'accord en cela 
avec les botanistes contemporains, étaient : M. silvestris L. n ; 
M. rotundifolia L. xc ; .1/. viridis L. r ; M. hirsiita Sm. xc ; 
M. saliva L. c ; M. arvensis L. xc ; M. paliistris Mœnch. PC ; M. Pule- 
giiim L. c. 

M. Balle rejette cinci des formes mentionnées ci-dessus, pour les 
raisons suivantes : M. silvestris et viridis, leur spontanéité n'est 
pas certaine dans les environs de Vire ; M. hirsiita L. n'est qu'une 
simple forme du M. aqiiatica et M. saliva doit être considérée 
comme un hybride des M. aqiiatica et M. arvensis ; M. paluslris 
Mœnch., d'après de Brébisson {Flore de Normandie, 3'- édit., 1859 ; 
4« édit., 1869), n'est qu'une simple variété de M. s(diva L. qui n'est 
lui-même qu'un hybride. 

L'espèce ajoutée par INI. Balle est Menlha aqualica L. 

Les variétés, formes et hybrides étant rattachées aux types, le 
genre Menlha n'est plus représenté, à Vire et aux environs de celte 
ville, que par qliatre espèces dont M. E. Balle reconnaît l'origine 
indigène; ces quatre stirpes linnéens sont répartis dans les deux 
sous-genres Menlhaslrwn et Pnlegium. 

l<i Sous-Genre : Menthastrum (Calice régulier à gorge nue) 
1"' Section : Spicaxae dnllorescence spicitéc) 

Espèce unique : Menlha rotundifolia Linné. 

2'; Section : Capixaxae (Inflorescence capitée) 

Espèce unique : Menlha aqualica Linné. 

> Section Verxicillaxae (Inflorescence verticillée) 

Espèce unique : Menlha arvensis Linné. 

2e Sous-Genre : Pulegium (Calice subilabié à gorge fermée 
par un anneau de poils) 

Espèce unique : Menlha Pulegium Linné. 

E. March. 

Le Lobelia Dortmanna L dans le Morbihan ; par M. le Df- 
C.-A. PiCQUENARD (Parls : Journal de Botanique, 15" année, 
n° 9, sept. 1901, p. 301-302). 

Dans cette notule, M. le D'- C.-A. Picquenard signale la présence 
du Lobelia Dortmanna L. dans le département du Morbihan. La 
découverte de cette plante fut faite le 15 septembre 1901, sur les 



8 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II 

bords de rétang de Priziac, par notre collègue, M. Fernand 

Camus, ([ui, le lendemain, adressa quelques échantillons à 

M. Picquenard. Sans tarder, ce dernier s'empressa de livrer à la 

publicité la trouvaille de M. Camus (1). 

La découverte du L. Dorlmanna dans le Morbihan est d'autant 

plus intéressante qu'on ne connaissait, avant l'heureuse récolte de 

notre collègue, qu'une seule localité bretonne de cette plante : le 

lac de Grahdlieu, en Loire-Inférieure, où elle fut signalée, en 1898, 

par M. E. Gadeceau. 

E. March. 



III. — GEOLOGIE ET MINERALOGIE 

Minéralogie de la France et de ses colonies. Description 
physique et chimique des minéraux. Etude des conditions 
géologiques de leurs gisements ; par Alfred Lacrolx, pro- 
fesseur de minéralogie au Muséum (Tome III, 1"" partie, 
1 vol. in-8" de VI-400 pages, avec figures; Ch. Déranger, 
éditeur, 15, rue des Sainls-Pères, Paris, 1902). 

Le présent fascicule qui ouvre le tome III et avant-dernier de 
l'ouvrage (voir notamment au Bulletin, Extr. et anal., t. VIII, 
p. 27), se rapporte à des espèces qui appartiennent toutes au 
groupe si important des oxydes et hydroxydes, le reste de celui-ci 
devant être traité dans la dernière partie. Les espèces décrites 
aujourd'hui sont les suivantes : eau ou glace, molybdite, tungstite, 
arsénolite, senarmontite, claudétite, valentinite, bismite, quartz, 
quartzine, calcédonite, lutécite, calcédoine, silex, pseudocalcédo- 
nite, tridymite, lussatite, brookite, anatase; rutile, zircon, cassi- 
térite, polianite ou pyrolusite ; corindon, hématite ; crichtonite, 
ilménite, pseudobrookite ; cuprite, ténorite, massicot ; meymacite, 
opale, malacon ; diaspore, bauxite, goethite, manganite, lépido- 
crocite, hydrargillite, linionite. 

On remarquera, sans qu'il soit besoin d'insister, l'importance au 
point au point de vue des applications oflerle par la plupart des 
minéraux étudiés dans ce volume, pierres d'ornement ou minéraux 
riches et faciles à exploiter ; signalons spécialement la monogra- 
phie du quartz qui comprend à elle seule une centaine de pages. 

L. Bourg. 

(1) Voir au Bulletin, S'usent', t. I. 1901, Prac.-verb. cl. séances, p. xxxix. 
la protestation de M. F. Camus. 



EXTRAITS ET ANALYSES. 



GEOLOGIE ET MINERALOGIE 



9 



Faune éocénique du Cotentin (Mollusques) ; par MM. 

CossMANN el G. Pissarro. [2'- articlcj (Le Havre : Bull. Soc. 
géol. de Normandie, t. XX, juin 1901, avec 9 pi. photo- 
typées). 

Dans ce volume, les auteurs ont décrit les familles des Conida' 
aux Strombidië inclusivement ; comme pour le premier article ana- 
lysé (1), nous donnons ci-après la liste des espèces décrites, avec 
l'indication de celles qui sont communes avec les gisements de la 
Loire-Inférieure. 



ÉNUMÉRATION DES ESPÈCES 


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— bislriatus Desh sp 




— elangatus Desh. sp 

— pleiirolomoides nov. sp 

Heniiconxis dlsjunctus Desh. sp 

— annidiloi' nov. sp 




— granatunis Desh. sp 

— Duniasi nov. sp 




— Douvillei nov . sp 


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— cnintoconoidds nov sp 




Conus parisietisis De'^h 




— Leh'^'uni Desh. 


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(1) Voy. au Bulletin, t. X [1900], Extr. et Anal., p. 82 



10 



HULL. SOC. se. XAT. OL'KST 



2" SKK., T. II 



ÉXr.MÉHATKtX DES ESPÈCES 



Co)iu.s Bareti Vass 

— diversiforniis Desh 

— depeniilus Brug 

Vxia rhabdota Bayan sp 

— délecta Desh . sp 

— Dubii^i iu)v. sp 

— Bonrduli iiov. sp 

— conslantinensis nov. sp.. 

— fresvillensis nov. sp 

Svetiella Oppenlielnii nov. sp.. 
Olivr.lla wqiressa Vass 

— Laumonti Lk. sp. .1 

— hilidiUa Desh. sp 

— Marnilni Mich . sp 

— r)iitveola Lk. sp 

.4 iicilla buccinoides Lk 

— constantlnenais nov. sp.. 

— diibia Desh 

— Ripaudl Vass 

— canaltfera Lk 

Marginella ebarnea Lk. 

— Edwavdsi JJesh 

— Bourdoti Cossm 

— crassula Desh 

— crenulala Desh 

— dicludonioptijclia Cossm. 

— bi/idopUcala Charl 

— cunlabulala Desh 

— cylindracoa J )esh 

— dent'ifera Lk 

— miruJa Cossm 

Crijptospira ovidala Lk. sp. . . . 

— Geslini Vass. sp 

— viUata Edw. .sp 

— acufispirn Cossm. sp. . . . 



COTENTIN 



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LOIRE-INI 



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EXTRAITS KT ANALYSES. 



GÉOLOGIE ET MINEUALOGIE 



ÉNUMÉHATION DES ESPÈCES 



CriijUos.piya suboliva Cossm. tp 

— cencliridumi Cossm. sp 

Pcvslcula angijstoma Desh. sp 

— Goossensi Cossm . sp 

— détecta nov. sp '. . 

Harpa nuitica Lk 

Cnjptochorda stro^Jihoides Herman. . 
Vnlula niusicalis Lk 

— quinqueplicata Bayan 

— niitntta Desh 

— proboscidi fera Cossm. sp.... 

Leploscapha varicnlosa Lk. sp 

Volulilithes bicovona Lk. sp 

— crenuVtfev Bayan 

— cU/iava I^k . sp 

l'sfpliœa reVicta Bayan 

Liii'ii harpida Lk. sp 

Mitra etongata Lk 

— Deliicl Defr 

— pllcatella Lk 

— niixa Lk 

— Lennieii nov. sp 

— Berthelini Cossm 

Strigalella Bernai/i Cossm. sp 

— - jjavisiensis Desh. sj) 

— crassidens Dh . sp 

— suhcnstiilala d'Orli. sp 

— bradnispiru nov. sp 

— labraluUi Lk. sp 

— )nulica Lk. sp 

Cononiitra tenuipUeata Vass. sp. . . 

— graniformis Lk . sp 

— Dollf'iissi nov. sp 

— fitsellina Lk. sp 

— distensa nov. sp 



COTENTIN 



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12 



HLILL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*^ SÉR., T. II 



ÉNUMÉI{Ari()X DES ESPÈCES 



Cononiilra luoiiiwlensis Cossm. sp. 

— textiliosa nov. sp 

— heniifolpodes nov. sp 

Turricula cancellina Lk. sp 

— terehellum Lk. sp 

— continuicosta nov. sp 

— inchoata nov. sp 

— Iwriiigynina nov. sp 

DulicholathyruR funiculosns Lk. sp. 
Çlavella longse.va Sol . sp 

— deforniis Sol. sp 

— conjuncta Desh. sp 

— Nnfe Chem . sp 

— hexacolpa nov . sp 

— angiilata Lk. sp 

— acantltodes nov. sp 

— aniplicala Lk. sp 

Streptochelus BraniU nov. sp 

— squamulosKs Desh. sp 

— diplocophorus nov. sp 

— crassifunis nov. sp 

— incerlus Desh . sp 

— surciàœformis nov. sp 

Sijoini pivus Sol. sp 

— hidbus Sol. sp 

— buibi forme Lk . sp 

Melongena conuloides Cossm 



Suc.ssionia armoricensis Vass. sp. 
Siplionalia intenneriia nov. sp.. . 

— Duniasi nov. sp 

— pyramidala nov. sp 

— semifunis nov. sp 

— biconica nov. sp 

— Bourdoti Cossm 

— ozodop/iora nov. sp 



COTENTIN 



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LOIRE-LXF^ 



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EXTRAITS ET ANALYSES. — GEOLOGIE ET MINERALOGIE 



13 



ÉNUMERATION DES ESPÈCES 


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SiphonaUa sublacryniosa nov. sp 

— scalarina Lk. sp 

CuptoclietHS scala>'oides Lk. sp 

— dvillissfovniis nov. sp 


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— andonixforniis nov. sp 

— clatliratus Lk . sp 




Gonioptyxis nassseformis nov. sp 




— Lennierl nov. sp 




— Hi'/eli Cossni . . 




— flexipUcatits nov. sp 

— Inchoatus Desh. sp 




— crassifunis Gossm. sp 

— DoUfussi nov. sp 
















— columbelloides Cossm . sp 

— siibulatus Lk. sp 

— exsfsperatiis Cossm. 




— baclllavis nov. sp 




— perdubius nov. sp 
























— • noluaona Lk . sn 




— crassilctbruni Desh .sp 
















— ffondosus Lk. . . 


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14 



nULL. soc. se. XAT. OUEST. 



2'' SÉR., T. II 



ÉNUMÉRATFON DKS 1<;SPKCES 



Murex siibfrondosns Cossm 

— JHcnndHS Desh 

? — oispus Lk 

— Plini de Raine 

— lonstanlinensis nov. sp... 

Ti/pliis parisiensis dOrij 

Lanipusia phuslnr Lk. sp 

— ischnos2iira Cossm 

— Bounloti Cossm 

— Lennieri nov. sp 

— Durnorticri Baiid sp 

— yetir.Hloaa Desli. sp 

— pustulifera nov. sp 

— fresviUensis nov. s]) 

— viporinuni Lk. sp 

— fonnosa Desh . sp 

— coliihrina Lk. sp 

— pnhjzonalïs Vass. sp 

— hiciiicta Desh . sp 

— pohjsarca nov. sp 

Mario nndûsa SoL sp 

Cassisonia /larpœforDie Lk. sp.. 

Pirula tricarinata \J< 

Cyprfea elegans Defr 

Tercbelluni sopHuni Sol. tp 

Rimella fissurella Lk. sp 

Gladius sp 

Slronrbu.s nrnatus-l)\\ . sp 

— princeps Vass. sp 



COTENTIN 



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I.OIRE-INF" 



+ 



+ 



Sur environ deux cents espèces décrites, un peu plus d'un quart 
sont nouvelles ; on remarque surtout, parmi celles-ci : Cryplocoiiiis 
])lciirolomoides, divers Heinicomis, quatre Uxia, des Conomitra, des 
Cktvella, de nombreux Si})honalia et Parvisiplw, enfin une espèce 



EXTRAITS ET ANALYSES. —ZOOLOGIE 15 

d'un genre nouveau, Gonioptyxis nassivformis, qui a été retrouvée 
depuis dans la Loire-Inférieure. 

La publication de cet intéressant travail se poursuit très active- 
ment ; les Cerithidœ doivent paraître prochainement et la descrip- 
tion du restant des Gastropodes est en préparation. 

A. I). 



L - ZOOLOGIE 

La crise de l'industrie mytilicole dans la baie de 
l'Aiguillon ; par M. Faiîre-DOxMERgue, inspecteur général 
des pèches maritimes (Paris : Bull, de la Marine mar- 
chande, t. IV, 1902, p. 1 à 4). 

L'étude que donne M. Fabre-Domergue sur la crise que subit 
actuellement l'industrie mytilicole sur le littoral de la Charente- 
Inférieure, intéresse également le littoral de la Vendée, de la 
Loire-Inférieure et du Morbihan, où l'exploitation des moulières 
naturelles n'est pas, à notre avis, suflisamment surveillée ; aussi 
n'hésitons-nous pas à reproduire in-extenso l'article de M. Fabre- 
Domergue, espérant que la lecture de notre Bulletin, plus répandu 
([uc l'organe du ministère de la marine, ouvrira peut-être les yeux 
de nos pêcheurs de Moules qui, en pratiquant leur pêche sans 
méthode, ne se rendent pas compte qu'ils tarissent la source 
d'une partie relativement importante de leur gain. 

« Les boucholeurs de la baie de l'Aiguillon, berceau de l'indus- 
trie mytilicole, se plaignent depuis quelques années de ne plus 
trouver, sur leurs propres concessions, la quantité de jeunes 
moules nécessaires à leur exploitation. Ils en sont réduits à par- 
courir les environs, poussant souvent très loin leurs investiga- 
tions, pour chercher du naissain sur les bancs naturels. Ceux-ci, 
ravagés par des prélèvements de plus en plus hâtifs, de plus en 
plus étendus, s'apprauvissent à leur tour et les boucholeurs, ne 
sachant plus où s'adresser, réclament tous les jours l'autorisation 
d'avancer plus au large leurs bouchots à naissain, dans l'espoir 
d'augmenter ainsi les chances de lixation de ce dernier. 

rt L'étude à laquelle j'ai pu me livrer sur les lieux et au cours de 
laquelle j'ai eu la bonne fortune d'assister à une réunion des inté- 
ressés, convoqués par M. le commissaire de l'inscription maritime 



1() BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — t SÉR., T. II 

(le la Rochelle, m'a permis de déterminer d'une façon précise les 
causes de l'appauvrissement en naissain des bouchots de l'Aiguillon 
et de trouver le moyen d'y remédier. 

» En examinant attentivement, en effet, la façon dont se pratique 
aujourd'hui l'exploitation des bouchots, voici ce que l'on voit tout 
d'abord : les jeunes moules qui se sont fixées sur les bouchots à 
naissain dans le cours du printemps, du mois de mars au mois de 
juin, sont transportées au mois de février suivant, à l'âge de 9 ou 
10 mois par conséquent, sur les bouchots clayonnés. Elles mesu- 
rent à ce moment 3 ou 4 centimètres environ et sont, sinon 
absolument immatures, du moins très peu aptes à fournir des 
embryons nombreux et parfaitement viables. Ces individus, imma- 
tures en fait, achèvent leur croissance dans l'espace d'une année 
et atteignent, à l'âge de 18 à 20 mois, 2 ans au plus, la taille de 
ô centimètres. Ils sont alors enlevés et vendus aussi rapidement 
que possible pour faire place à la récolte du naissain de l'année 
précédente. 

» Dans toute la baie de l'Aiguillon, on ne saurait donc rencon- 
trer une seule agglomération de moules de plus de deux ans ; on 
ne saurait non plus en trouver dont la taille dépasse d'une façon 
notable la taille de cinq ou six centimètres. Cette constatation ne 
s'applique pas seulement aux moules cultivées, elle s'étend à 
toutes celles qui peuvent se trouver dans la région de plus en plus 
vaste où les bateaux des boucholeurs les conduisent à la recherche 
du naissain dont ils ont impérieusement besoin. Il en résulte que. 
la multiplication de l'espèce ne se trouve plus assurée que par la 
reproduction prématurée d'individus à peine nés à la vie sexuelle, 
dont par conséquent les embryons présentent une certaine fai- 
blesse et une tendance manifeste à s'arrêter tôt dans leur crois- 
sance. D'où rareté extrême et toujours croissante du naissain fixé, 
d'où aussi abaissement progressif de la taille de la race. 

» Des observations précises, analogues à celles qui ont été 
réalisées sur l'huître, nous fixeraient complètement sur la taille 
oplima à exiger des moules destinées à la reproduction. Malheu- 
reusement, ces observations nous font défaut jusqu'ici. Nous 
pouvons y suppléer cependant d'une façon largement suffisante en 
pratique, en considérant d'une part ce que l'on sait des lois de 
croissance et de reproduction des animaux en général et de 
l'huître, en particulier, en nous rappelant d'autre part, les faits 
déjà connus de la biologie de la moule. 



EXTRAITS ET ANALYSES. — ZOOLOGIE 17 

» Les auteurs les plus compétents en matière d'ostréiculture 
estiment que l'huître est incapable de se reproduire d'une façon 
normale et complète avant l'âge de trois ans ; ils pensent aussi 
que, à partir de cet âge, sa progéniture gagne en nombre et en 
qualité pendant un certain nombre d'années, au bout desquelles 
survient la décrépitude sexuelle. Or, si nous nous contentons 
d'appliquer la même loi à la reproduction de la moule, nous 
voyons que les reproducteurs normaux de l'espèce font complète- 
ment défaut d-ans la baie de l'Aiguillon. Il ne me paraît pas témé- 
raire de fixer le même âge sexuel optimum aux deux espèces, car 
la croissance de la moule la conduit aussi rapidement, plus rapi- 
dement, même que sa congénère, à une taille de cinq, six et 
huit centimètres. Nordniann en a même rencontré et décrit des 
individus de 13 à 23 centimètres. Nous pouvons affirmer que, 
selon toute vraisemblance, la moule adulte ne commence à se 
reproduire normalement qu'à l'âge de 3 ans et que les meilleurs 
producteurs de naissain sont les individus qui, à cet âge, sont 
parvenus à la plus grande taille. 

» Le seul moj'en logique de reconstituer les bouchots à naissain 
de la baie de l'Aiguillon, de relever aussi la taille des individus 
marchands, consisterait donc à créer, dans la région, des centres 
de reproduction constitués [)ar des moules adultes et d'aussi belle 
venue que possible. On y parviendrait aisément soit en prescrivant 
à chacun des concessionnaires de bouchots la conservation et 
l'entretien d'un petit nombre de pieux « de reproducteurs », soit, 
mieux encore peut-être, en important sur certains points quelques 
milliers de moules hollandaises, dont la taille est sensiblement 
supérieure à celle de la moule rochelaise. Dans les deux cas, les 
pieux ou bouchots à reproducteurs devraient être placés au voisi- 
nage des bouchots à naissain, de façon à ne découvrir partielle- 
ment qu'aux grandes marées. Ils devraient être protégés, par un 
clayonnage convenable, contre l'attaque des raies ou des autres 
poissons déprédateurs. 

w Kst-il besoin, pour constituer ces centres de multiplication, 
d'avoir recours à des mesures coercitives ? Ne suflirait-il pas 
d'indiquer aux boucholeurs la cause de leur appauvrissement pour 
les voir s'engager d'eux-mêmes dans la voie que leur tracent la 
logique et l'observation la plus simple d'une loi physiologique ? Je 
pencherais volontiers vers celte dernière solution. Les boucho- 
leurs de l'Aiguillon sont de véritables agriculteurs marins. La 



18 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II 

prévoyance ne leur est pas inconnue et le remède qui leur est 
proposé ici est assez simple, assez peu dispendieux pour qu'on 
puisse les engager à s'en servir spontanément. « 

Deux Hémogrégarines nouvelles des Poissons ; par 

MM. A. Lavekax et F. Mesml (Paris : C. R. Acad. Se, 

t. CXXXIII, IV 16, 14 oct. 1901, p. 572-577). 

La présence de Grégarines dans le sang des Poissons n'avait 
pas été, jusqu'ici, constatée d'une façon absolument précise ; 
MM. Laveran et Mesnil ont observé et étudié chez des Poissons 
péchés dans la Manche deux espèces vivant, à l'état jeune, enkystées 
dans les hématies et devenant, à l'état adulte, libres dans le sang ; 
ces Hémogrégarines sont diirérentes de celles déjà connues. 

Les auteurs donnent à l'espèce parasite de la Sole ,Solea viiUjavis} 

le nom de Hœmogregurina Simondi n. sp., et à celle parasite des 

Blennies iBleimiiis phniis et R. (i(iUoru;iine> le nom de Ihvmogreiia- 

rina binemina n. sp. 

(;. F. 

Sur le mécanisme de la formation des perles dans le 

Mytilus edulis; par M. Rai)haël Dubois (Paris : C. R. Acad. 

Se, t. CXXXIII, n" 16, 14 oct. 1901, p. 603-605). 

M. Raphaël Dubois a constaté que, chez des Mytilus edulis de 
l'Océan, la formation des perles était provoquée par l'enkyste- 
ment d'un Distome qu'il nomme Distomiim margaritanim n. sp. 
(=: D. Inteiim -? d'après M. Giard). Ce Distome s'enferme au mois 
d'août dans un kyste qui s'entoure d'une couche calcaire de plus 
en plus épaisse et redevient libre, l'année suivante, pour se repro- 
duire, après désagrégation de la perle ainsi produite. 

Le CYcle évolutif des Orthonectides; par MM. Caullery 
et F. Mesnil (Paris : C. R. Acad. Se, t. CXXXII, iV 20, 
20 mai 1901, p. 1232-34). 

Sur la phase libre du cycle évolutif des Orthonectides; 

par MM. Caullery el F. Mesml (Paris : C. R. Acad. Se, 
t. CXXXIII, n" 16, 14 oct. 1901, p. 592). 

De ces deux études, faites en partie à Wimereux et en partie au 
Cap de la Hague, sur Rhopidiud ophiocnmw parasite d'Amphiurct 



EXTRAITS ET ANALYSES. — BOTANIQUE 19 



sqiiamata et Rh. Melchiiikoin d'un Tetraslemma du sable, il résulte 
que ces espèces passent par les phases suivantes : 1" le sporocyste 
ou phase plasmodique (sac plasmodial de Metchnikoff) parasite, 
produit des mâles et des femelles qui, à la maturité du sac plas- 
modial, s'échappent et nagent en liberté; 2" les femelles sont 
fécondées pendant leur vie libre et donnent naissance à des 
embryons asexués qui pénètrent dans les Ophiures et deviennent 
les sacs plasmodiaux. 

G. F. 



II. — BOTANIQUE 

Liste de quelques espèces nouvelles pour la florule de 
Belle-Ile-en-Mer (Morbihan), et de quelques raretés 
retrouvées dans l'île; par M. Emile Gadeceau (Paris : 
Bull. Soc. bot. de Fr.. séance du 26 juillet 1901, t. XLVII, 
p. 269-270). 

" Vn nouveau séjour, d'un mois cette fois, du lOjuin au lOjuillet, 
dans cette île où j'ai déjà passé quelques semaines en juin 1892, 
mai 1894, avril 1895 et août 1896, m'a permis d'accroître très nota- 
blement ma connaissance générale de la flore et de la végétation 
de ce riche champ d'étude. 

En attendant que je sois en mesure de publier les nombreux 
matériaux que j'ai réunis, je prie mes confrères de la Société 
botanique de France de me permettre de prendre date dés aujour- 
d'hui en insérant dans le Bulletin les deux listes suivantes (1). 

plantes nouvelles pour belle-ile-en-mer 

Rdimnculns ophioglossifolius \'û\. 

Raphainis niuritinuis Smith. 
' S/HTç/iilaria iirbica Nym. (déterminé par M. Foucaud). 
* Ilypericiim montannm L . 

Mcdiciujo lilloralis Rhode. 
' Ennun (/racilc DC. 

(l) Les espèces marquées d"un astérisque sont nouvelles pour le dépar- 
tennent du Morbihan. 



20 BULL. SOC. se. XAT. OUKST. — "1" SÉR., T. II 

* Poteriiiin inuricctliim \nr. platylophiiin Spach. 
— — var. stenolophiim Spach. 

' Filago spathnlata Presl ; .Tord. 

Sonchus maritinuis L. 
' Phelipœa civriilea Vill. fornni ikiiki. 

IJnaria Cijmbalaria Mill. 
' Eiiphorbia plalyphyllos L. 

Care.v piinciata Gaiul. 

Ophioglossiim imlgaliiin L. 

PLANTES RARES DANS l'iLE RETROUVÉES PAR MOI EX 1901 

Althœa officiiuilis (Le Gall). — Indication non reproduite par Lloyd, 
FI. (). 

Althœa hirsnta (Le Gall). — Citée i)ar Le Gall, FI. Morb.. p. 103, 
comme RH d'après M'"'- Cauvin, champs sablonneux. Cette indi- 
cation n'a pas été reproduite, FI. de l'Ouest. J'ai retrouvé la 
plante, non dans les champs sablonneux, mais sur les coteaux 
sablonneux avoisinant la mer où les sables contiennent une forte 
proportion de calcaire. 

Lavatera arborea L. — Bory de Saint-Vincent sec. Le Gall, FI. Morb., 
p. 104. — Retrouvé par moi au Gros-Rocher. 

Lavatera cretica L. — Port de Belle-Ile (Arrondeau). 

Melilotus paruiflora Des!'. — (Lloyd). 

Trifolium Michelianum Savi. — RR. (Taslé). 

T. strictum Waldst. — (Lloyd). 

Lotus paroiflorus Dl'sï. — (Lloyd). — Mélange ix L. hispid us, mais 
distinct au premier coup d'ceil i)ar ses pédoncules arqués en 
dehors. — AC. 

Ornithopus ebracteatus Brot. (Taslé). — AC. 

Galium aufjlicuin Huds.; G. ruricolum Jord., Lloyd FI. Ou. — (Le 
(iall). 

Linaria commulala Bernh.; L. radicans Le (iall, FI. Morb.. j). 412. 
— (Le Gall, 1827). 

Gladiolns illyricus Koch. — (Lloyd). 

Scirpus pauci/Iorus LighiL (Gadeceau) (1X92). — Deuxième localité 
dans l'île, constatée en 1901. 

Phalaris minor Retz. — (Lloyd). 

Isoetes Hystri.v Durieu. — (Lloyd). 

Grammitis Ceterach Sw. (Le Dieu) n. 



EXTRAITS HT ANALYSES. 



lîOTAMQUE 







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22 HULL. SOC. se. NAT. OUKST. — 2*^^ SKR., T. II 

Lettre de M. Fernand Camus à M. Malinvaud là propos 
de la répartition dans le Finistère de V Hijmenophyllam 
tunbridgense et de quelques autres Cryptogames vascu- 
laires intéressantes] (Paris: Bull. Soc. botan. de Fr., séance 
du 25 avril 1902, t. XLIX, p. 111-114). 

Cette lettre étant exclusivement consacrée à quelques Fougères 
intéressantes du Finistère, nous la réproduisons intégralement. 

" Landerneau (Finistère). 22 avril 1902. 
» Cher Monsieur, 

>' Je vous envoie par colis postal des échantillons vivants de 
ÏHijmenophylliim tunbridgense Sm., recueillis hier à 3 kilomètres 
de Landerneau, dans la commune de Dirinon, sur des rochers de 
quartzite dominant le moulin de Saint-Albin, en aval de l'étang du 
Rouai. Il est assez abondant dans cette localité que je ne crois pas 
avoir encore signalée, bien que j'en aie déjà distribué des échan- 
tillons en aoiit 1900. J'espère que mon envoi arrivera à temps 
pour la séance du 25 avril, et que vous pourrez partager les 
échantillons entre les Membres présents, dont quelques-uns peut- 
être n'ont pas eu l'occasion de voir cette Fougère à l'état 
vivant. Je vous recommande la teinte bleu-cuivré des frondes bien 
développées. 

» Parmi les localités de VHymenophylliim tanbiiâf/ense indiquées 
en Finistère dans la Flore de l'Ouest de Lloyd, plusieurs sont 
situées dans la vallée de l'Elorn ou rivière de Landerneau, et sur 
sa rive gauche : Plougastel, le Haut-Linglatz en Loperhet, la foret 
de Pcncran, Gorréquer près Pont-Christ. En réalité, toutes ces 
localités ne sont que les anneaux épars d'une chaîne qui a été pro- 
bablement autrefois continue, et qui devait s'étendre dans toute la 
vallée inférieure de l'Elorn. Cette vallée, qui débouche dans la 
rade de Brest, est orientée à peu près NE-SW. L'Elorn, fleuve 
côtier, soumis à la marée jusqu'à Landerneau, a, en aval, une lar- 
geur moyenne d'au moins 500 mètres. Les coteaux, qui le bordent 
d'assez près, s'élèvent en général à 80 mètres, souvent plus haut, 
parfois (Pencran, vis-à-vis Landerneau) jusqu'à 170 mètres. Les 
flancs sont en partie cultivés, en partie occupés par des bois 
taillis, restes de la forêt de Landerneau. Le fond du terrain est 
schisteux; mais, sur la rive gauche, à ces schistes s'ajoutent des 



EXTRAITS KT ANALYSES. — BOTANIQUE 28 

masses puissantes d'un quarlzite li'ès dur — dit quartzite de Plou- 
gastel — formant sur les sommets ou sur les flancs du coteau 
d'énormes blocs d'un effet très, pittoresque. C'est dans les fentes et 
sur les parois, exposés au Nord et à l'Est, de ces rochers que se 
tapit VHymenophylliim. Toutefois, quand ces rochers constituent 
des masses trop considérables, ils sont trop élevés au-dessus du 
sol, trop exposés au soleil et trop battus des vents, et, par suite, 
n'ont qu'une flore très pauvre. Le voisinage de la mer, d'une 
rivière importante, de bois étendus et de marécages tourbeux, 
amène une évaporation considérable qui rend l'atmosphère de la 
vallée très humide et les masses rocheuses sont fréquemment 
noyées dans le brouillard. h'Hymenophylliun trouve donc là les 
meilleures conditions pour son développement. Il ne faut pas 
croire — c'est une opinion assez répandue — que V Hymenophyllum 
cherche uniquement ou du moins préfère le voisinage des cas- 
cades, des ruisseaux très encaissés et ombragés. Il existe en effet 
dans des stations semblables en Finistère même, à Huelgoat et à 
Saint-Herbot, par exemple; mais, pour la majorité des autres 
localités, il se fixe dans des stations rappelant celles de la vallée 
de l'Elorn. Ainsi on retrouve V Hymenophyllum ,H. Wilsoni Hook.) 
sur un des points les plus exposés de la chaîne d'Arrée, au Roc'h 
Trévczel. Là, au sommet (360 mètres) d'une montagne dénudée, 
aux flancs couverts de landes et de marais à Sphagmwi, où la vio- 
lence des vents empêche le développement même des Pins, 
V Hymenophyllum, à peine protégé par les fissures des schistes, se 
maintient grâce aux masses de vapeur qui se condensent presque 
constamment autour de ces sommets. A une longue distance du 
Roc'h Trévezel, j'ai vu, sur un point très restreint de la forêt de 
Duault, dans les Côtes-du-Nord, quelques touffes de VHymeno- 
phyllum tunhridgense. Cette forêt s'étend en longueur sur une 
ligne de collines assez élevées, à escarpements tournés vers 
l'Ouest, c'est-à-dire du côté des vents chargés de vapeurs, et c'est 
certainement grâce à ces derniers et uniquement à eux que l'Hymè- 
nophyllnm peut vivre à Duault (1). 

\ 1) C'est probablement pour l'instant la limite orientale des Hynienophijllurii 
en Bretagne. L'indication par l'abbé Morin de VH. Wilsoni au Tovd-Goulic 
en Côtes-du-Nord, bien que je l'aie patronnée dans le Bulletin (XLI, 1894. 
p. 302), me parait des plus douteuses. Depuis j'ai visité le Toul-Goulic : je n'y 
ai point vu trace d' Hymenophyllum, et la localité ne m'a ponit paru conv enir 
au développement de cette Fougère. ^^«^ï* I h~jt'>- 






24 HULL. SOC. se. XAT. OUKST. — 2'" SKH., T. II 

" Pour en revenir à la vallée de l'Elorn, j'ai trouvé Vllijineno- 
phijllnm tunbvidgense en des localités nouvelles qui relient celles 
déjà connues. Dans les communes de Loperhet et de Dirinon, 
depuis le village de Botquénal jusqu'à l'étang de Rouai, plusieurs 
groupes de rochers m'ont montré VHymenophylliim, tantôt en très 
petite quantité, tantôt en assez grande abondance, comme celui qui 
a fourni la matière de mon envoi. Ces localités sont intermédiaires 
entre celle de Plougastel, la plus anciennement connue et la plus 
abondante, et celle du Haut-Linglatz. Au delà deLanderneau, dans 
la commune de La Roche, on peut voir quelques touffes d'Hyme- 
nophyllnm près du bourg vis-à-vis les ruines de la Roche-Maurice; 
une seconde localité où VHymenophylliim est un peu moins rare 
existe près de la route nationale de Carhaix. Il reste encore dans la 
vallée bien des rochers à explorer, et l'on pourra probablement 
prolonger la série des localités à Ilymenophyllnm au-dessus de 
Pont-Christ. C'est d'autant plus probable qu'en 1878, j'en ai signalé 
une assez abondante à 12 kilomètres de là, au Roc'h Tout, près de 
Guimiliau, dans la vallée d'un autre petit fleuve côtier, la Penzé. 

» Dans toute la vallée de l'Elorn, et aussi au Roc'h Toul, c'est 
invariablement VHymenophylliiiu tniibridgensc qu'on rencontre. 
UH. Wilsoni paraît confiné aux localités, assez voisines entre elles, 
de Huelgoat, de Saint-Herbot et du Roc'h Trévezel. J'ai bien 
cherché le Trichomanes radicans, mais sans succès. UH. tiinbrid- 
gense n'a pas pour support exclusif les rochers. Il se fixe de temps 
en temps sur les souches et les vieux troncs d'arbres, et je l'ai vu 
jusque sur les murs d'une chaumière à Plougastel. 

» Je n'ai jamais vu VHymenophyllum sur la rive droite de l'Elorn 
qui est orientée vers le midi. Il y a quelques jours, dans le bac 
qui fait le passage de Plougastel à Kerhuon, j'ai lié conversation 
avec un individu qui récolte des Mousses — grands Hypniim — 
pour les jardiniers et les fleuristes, et qui rentrait chargé de plu- 
sieurs poches. Je lui ai montré une touffe d'Hymenophylliim qu'il a 
reconnu pour la Fougère très rare dont il venait de me parler. 
D'après lui, il en existerait une petite localité sur la rive droite. 
Je n'ai pu en apprendre davantage de cet homme peut communi- 
catif, qui me prenait sans doute pour un concurrent. Des parcs clos 
occupent les endroits les plus ombragés de ce côté de la rivière, 
et il sera difficile de vérifier le fait. 

» Les localités où croissent les Ilymenophyllnm sont habituelle- 
ment riches en Muscinées, surtout en Hépatiques. Il en est ainsi 



EXTRAITS KT ANALYSES. — HOTANIQUE 25 

dans la vallée de l'Elorn, qui m'a déjà fourni toute une série 
remarquable d'espèces, dont deux nouveautés pour la flore bryo- 
logique française. Une belle Hépatique, dont le type (Jiingerman- 
nia ciipressina Swartz, Flor. Ind. occid.) appartient à la zone 
chaude, et qui compte à peine en France quelques localités, le 
Lepidozia tiimidida du Synopsis Hepalicanim, n'était encore connue 
en Bretagne qu'à Plougastel, où l'ont découverte autrefois les frères 
Crouan. ¥A\e accompagne VHijmi'nophijllam tiinbridgeiise dans la 
plupart de ses localités depuis Plougastel jusqu'à Pont-C.hrist, cl 
s'y montre parfois en coussins magnifiques. J'ai déjà expédié à 
Paris un panier contenant mes récoltes bryologiques de Lander- 
neau, et il est trop tard pour aller la rechercher à l'intention de 
mes confrères de la Société. 

» Une Fougère intéressante remonte la vallée de l'Florn jusqu'à 
Landivisiau, ainsi que l'a montré Blanchard, ancien jardinier de 
la marine à Brest. C'est le Lasti-œa œimda Bab., espèce occidentale, 
qui est d'ailleurs bien plus abondante en Bretagne que les Ihjme- 
nophijllum et qui y a une distribution géographique plus étendue 
que ceux-ci. Je n'ai pas gardé note des localités où je l'ai observée 
en Bretagne. Je vous la signale cependant au Cragou (chaîne 
d'Arrée) où je l'ai aperçue le 7 avril dernier. Elle est déjà indi- 
quée à Pontivy (Morbihan), dans l'ouvrage de Milde, Filices Eiiropx, 
Atlantidis, etc. (1); cependant toutes les localités données par Lloyd 
dans sa Flore de l'Ouest appartiennent au Finistère. Le Lastrœa 
œinula n'offre à cette époque de l'année que des frondes anciennes, 
pour la plupart desséchées et des crosses en voie de déroulement. 
Je n'ai pas cru devoir vous l'envoyer en cet état malgré l'intérêt 
qu'il ])eut off'rir aux botanistes parisiens. 

" J'ai fait au commencement du mois deux courses près deSaint- 
Pol-de-Léon. J'y connaissais le Grammitis leptophylla S\v. qu'y cite 
Lloyd, mais je ne l'y avais vu qu'en septembre, c'est-à-dire à une 
époque de l'année où il est desséché et d'une recherche difficile. 
J'étais loin de m'imaginer qu'il y fût aussi abondant : certains 
talus me rappelaient absolument les environs d'Ajaccio. Je regrette 
de ne pouvoir vous en faire un envoi. Ici il manque. Je me con- 
tente de vous faire connaître deux localités nouvelles, où il n'est 



(1) « In Herbario Preslii inveni sub nomine Aspidii dilalati spécimen 
pulcherrimum Aspidii aemuli ad Pontivy in Bretagne collectum », p. 142. 



2(> HULL. SOC. se. \AT. OUKST. 2^^ SKK., T. II 

représenté que par de rares pieds que j'ai prudemment laissés en 
place : Morlaix et Le Relecq-Kerhuon. 

» Je pars pour le Conquet et compte passer quelques jours dans 
cette localité, le finis leri-w du continent français. (1) 

» Veuillez, etc. » 

Excursions bryologiques du Finistère (Session de Quim- 
per, 7, 8 et 9 août 1901) ; par M. Fernand Camus (Le Mans : 
Bulletin de VAssociation française de Botanique, avril-mai 
1902 ; tiré à part, br, in-8^' de 16 p., imprimerie de l'Institut 
de bibliographie de Paris, Le Mans, 1902). 

En raison de l'importance de cette note pour la flore bryologique 
de l'Ouest, nous la reproduisons in-extenso. 

" I^renant prétexte des études que je poursuis depuis longtemps 
sur les Muscinées de la Bretagne, mes collègues de l'Association 
française de Botanique m'ont fait l'honneur de me charger de 
rédiger la partie bryologique du rapport sur la Session de Quim- 
per. Il est bien difficile, dans des excursions aussi rapides que 
celles que nous avons dû faire, de chercher, avec un peu de suite, 
des Cryptogames. L'énumération des espèces recueillies les 7, 8 et 
9 août ne donnerait qu'une idée incomplète de la richesse bryolo- 
gique des localités visitées pendant ces trois journées. J'ai cru 



(I) [Note ajoutée pendant l'impression. — Pendant les deux seules journées, 
fortement contrariées par la pluie, que j'ai pu passer au Conquet, j'ai fait 
une course dans la petite presqu'île de Kermorvan, où la Flore de l'Ouest 
indique i'Isoetes Hystrix et VOp/iioglossutii lusitanicnni. De ce dernier j'ai 
trouvé, parmi un certain riombre de /eunes frondes stériles, une seule portant 
un épi encore très jeune de sporanges à peine dillérenciés. .le n'aurais point 
rappelé la présence de cette Fougère dans une localité déjà connue, si elle ne 
me fournissait une occasion de confirmer l'idée émise par notre confrère 
de Nantes, M. Cli. Ménier [Sur les Opinoglosses de ta Flore de l'Ouest. 
in Bull. Soc. se. nat. Ouest, Vil, 1897) (|ue VOphioglussuni lusilanicuni est 
une plante estivale et non hivernale, comme il est généralement dit dans les 
Flores et particulièrement dans la Flore de l'Ouest. Ce pied d'Ophioglosse 
était même en avance, fait qui s'explique par la topographie de la localité, 
véritable petite serre exposée en plein soleil, garantie des vents de tous 
côtés, et où la végétation était (24 avril) d'une précocité extrême. J'y ai vu 
l'Anlhyllis Vulneraria fleuri, le Romulea Cohimnie en fruits très avancés, 
alors que le même jour, sur d'autres points de la côte, et le lendemain, à la 
Pointe-Saint-Mathieu, il était encore en pleine floraison]. 



EXTRAITS ET ANALYSES. — BOTANIQUE 27 

plus intéressant de publier ici la liste totale, ou à peu près, des 
espèces, qu'à diverses époques, j'avais moi-même récoltées dans 
ces localités. 

BOIS DU NIVOT 
(Brèche du Toul-an-Dioul) près Saiiit-Iiivoal 

.l'ai visité pour la première fois cette localité le 10 juin 1878, 
espéra"nt y retrouver le Fissidens grandifrons indiqué par de la 
Pylaie. Cette Mousse n'y existe certainement pas, et c'est le 
F. polyphyllus que de la Pylaie avait trouvé. Lors de cette pre- 
mière visite, j'avais pu recueillir ((uelcpies capsules de cette 
dernière espèce, qu'on ne connaissait encore qu'à l'état stérile. 
Depuis, j'ai vainement cherché la plante en fruit. Je crois bon de 
dire que les travaux d'exploitation, opérés depuis cette époque 
dans le bois du Nivot, ont fait une coupure dans une coulée de 
roches schisteuses qui abritaient la plante mâle. Le bois du Nivot 
n'est plus d'ailleurs ce qu'il était jadis. Quelque intéressants que 
puissent être au point de vue agricole les changements qu'il a 
subis, le brj'ologue n'en est pas moins à regretter la mutilation 
d'une des localités les plus originales du centre du Finistère. 

Dans le bois et sur les bords de la rivière de Saint-Rivoal (rive 
droite) on trouve : 

Plenridium nitidum Br. eur. une centurie pour les Mnsci 

Rhabdoweisia fiigax Br. eur. Galliœ de M. Husnot. C'était 

Dicranoweisia Brnntoni Sch. la plante femelle portant 

Dicranella heteromalla Sch. assez souvent des fleurs. La 

Dicranum scoparinm Hed\v. localité est en partie occupée, 

D. majus Turn. aujourd'hui, par le canal de 

Campylopiis tiirfaceiis Br. eur. dérivation de la rivière. La 

— S'est montré dans de jeu- plante mâle se trouvait dans 

nés coupes abondant et char- la portion du bois située un 

gé de capsules. peu en amont, dans les fissu- 

C. fragilis Br. eur. — Rare. res d'une bande de schiste, 

Fissidens polyphyllus Wils. — tombant alors à pic sur la 

Il était autrefois abondant rivière. Un chemin d'exploi- 

dans la partie basse du bois talion a été ouvert à travers 

longeant la rivière, et s'éle- ces rochers. La plante fertile 

vait sur quelques rochers occupait un espace de quel- 

voisins. J'ai pu, sans appau- ques mètres carrés, lavé lors 

vrir la localité, en recueillir des grandes eaux, sur la rive 



28 



liULL. soc;, se. XAT. OUEST. 



T. II 



(jdiiche (le la rivière au point 
où celle-ci baigne la base 
d'un rocher coupé à pic, ce 
qui empêche d'en suivre le 
bord (1). On trouve en 
outre le Fissidens polyphylliis 
sur les blocs de rochers 
épars dans le lit de la ri- 
vière, et même sur ceux qui 
sont plus souvent immergés 
qu'émergés. Il est fréquent 
dans cette station et s'}- déve- 
loppe bien ; mais ses feuilles 
sont souvent en mauvais état 
pour l'étude. Il remonte bien 
plus haut que le bois du 
Nivot, et j'en ai trouvé des 
touffes presque j u s q u ' a u 
bourg de Saint-Rivoal. 

Rhacomilriiim aciciilare Brid. 

R.protensiim A. Braun. — Fruc- 
tifié. 

R. helerostichniu Brid. 

Ulota crispa Brid. 

r. phijllantha Brid. 

Entoslhodon Templcloni Schw. 
— Sur les berges de la ri- 
vière. 

Fimaria hyyrometrica Hedw. 

Brijiim cap illare L. 

Mniuin affine Bland. 

M. iindiilatnm Hedw. 

M. horiium L. 

M. piimialiim Hedw. 

Barlramia pomiformis Hedw. 
var. crispa. 

Alrichiim iindidatum P. B. 



Pufjoiudum naniim, P. B. 
P. aloides P. B. 

Polytrichnm formosiim Hedw. 
P. pilifernm Schreb. 
Diphysciiim foliosiim Mohr. 
Pleryyophylliim liicens Brid. — 

Fruct. 
Ileterocladium h e t e r opier n m 

Sch. 
Thuidinm Utnuirisciiniiu Br. cur. 

— Fructifié. 
lirachylhecinm pliimosiim Br. 

eur. 
Hyocuiniam flayellarc Br. eur. 

— Autrefois abondant. Por- 
tait, en août 1878, d'assez 
nombreuses capsules mal- 
heureusement trop avancées, 
et dont la plupart sont tom- 
bées, et de jeures pédicelles. 
("/était, je crois, la première 
indication de V Hyoconiium 
fertile en dehors des Iles 
Britanniques. Je l'ai vu fer- 
tile également dans les forêts 
du Cranou et de Laz. UHyo- 
comium flagellare n'est pas 
une rareté dans le Finistère. 

l'Airhynchiiim myosuroides Br. 
eur. 

H. Stokesii Br. eur. — PYuctifié. 

Thamiiiiim alopecnriim Br. eur. 

Ptayiothecium eleyans Sch. 

P. iindidatiim Br. eur. — Fruc- 
tifié. 

Hypniim ciiprcssiforme L. 

Hylocomiiun splendens Br. eur. 



(1) C'est ce point que de la Pylaie avait appelé, et très juKteinent, 
du, Toul-an-Dioid. 



Bri'che 



EXTRAITS KT ANAI.YSES. 



BOTANIQUE 



29 



H. brevirostrc Br. eur. — Fruc- 
tifié. 

//. triqiietnim Br. eur. 

H. loreiiin Br. eur. 

Sphagniim siibnilens H. et W. 

S. reciirimm P. B. 

S. (inwetii Huss. 

Mdrsnpella emarijinalu Duni. 

Aliciilaria scalaris (^orda. 

A. compressa (Hook) Sx n. Hep. 
— Il est curieux de constater 
la présence de cette Hépati- 
(jue à une aussi faible alti- 
tude. J'en avais trouvé autre- 
fois de belles touffes j)rès ûu 
bourg de Saint-Bivoal, dans 
le lit de la rivière et dans 
celui d'un affluent. Nous 
avons eu la satisfaction de la 
retrouver abondamment le 
7 août dans la paitie septen- 
trionale du bois du Nivot. 
La plante y est aussi bien 

Sur la rive gauche de la riv 
beuses, un peu en amont du niv 

Campijlopus bvcvipiliis Jir. eur. 
Splachmiin ampnlbiceiim L. 
Pohjlvichwn comnmnc L. 
Sph<tgnuin ciimbifolinuï (Ehr.) 

Russ. 
S. papillosuiu Lindb. 
.S. teiielluni (Sch.) v. Klingg. 
.S. ciispidatum Ehr. 
.S. Gruvelii Huss. 
.S. Pfjbtiei Brid. — Celle loca- 



développée qu'en montagne. 

Xardia hyalina dwr. 

Jiimjermannia vcntricosa Dicks. 

Plmjiochibt spinulosa Nées. 

Saccogyna viticiilosa Dum. 

Cephalozia liiniilœfolia Dum . 
(C miiltiflora R. Spruce non 
Lindb.). — Espèce souvent 
confondue avec le C. conni- 
vcns et plus conunune que 
lui en Bretagne. 

Lepidozia reptans Dum. 

Plciiroschisma Irihbatum Dum. 

Diplophylhun albicans Dum. 

Scapania undidata Dum. 

Madotheca hvvigatci Dum. 

Lejeiinea serpyllifolia Libert. 

L. uUcina (Tayl.). 

Frulkinia Tamarisci Dum. 

Pcllia epiphijUa Corda. 

Mctzgeria fuvcala Dum. 

M. conjugala Lindb. 

ière, dans les parties plates tour- 
eau du bois : 

litè n'est que le prolonge- 
ment de la localité originale 
de la Pylaie (1). 
Le S])hagninu Pylaiei se ren- 
contre d'ailleurs dans tout le 
massif du mont Saint-Michel. 
L'aire de cette Sphaigne en 
Basse-Bretagne s'étend sur 
les deux chaînes montagneu- 
ses el les dépasse au nord et 



(1) '< In .Xrmoi'ica" occideiitali.s iuterioris turfosis paludosisque depressis 
inter montes Arrée.s ad pedem montis Salnl-Micliel prope Château lin habitat, 
rarissinunn. « Rridel. Biifologin universa, I. p. 751. 



30 



Bl'LL. SOC. se. NAT. OUEST. 



au sud. Elle est en voie de 
disparition dans plusieurs de 
ses localités, principalement 
dans les iMontagnes Noires 
(e. g. Laz, St-Hernin) et aussi 
au Cragou, à La Martyre, à 
Tréniaouézan. Aux botanis- 
tes qui voudraient la récol- 
ter en nombre, je conseillerai 



le massif du mont Saint-Mi- 
chel, le Menez c'Hom, les 
sources de la Penzé au bas 
du Roc'h Trévezel. 

Cephalozia fhiitans H. Spruce. 
— Espèce méconnue, peut- 
être moins rare qu'on ne le 
croit en Bretagne. 

Odontoschisma Sphagni Dum. 



Toujours sur la rive gauche, sur les pentes rocheuses faisant 
face au bois du Nivot, on peut recueillir plusieurs des Muscinées 
du bois et en outre : 



Dicramim Scottianiim Turn. — 
Cette espèce est d'ailleurs 
répandue sur toutes les par- 
ties élevées de la chaîne 
d'Arrée et de celle des Mon- 
tagnes Noires. 

Amphoridiiim Mougeotii Sch. — 
Très rare en Basse-Bretagne. 



Lejennca calijptvifolia Dum. — 
Sur les branches vivantes ou 
mortes ûTlex. Se retrouve, 
çà et là, autour du mont 
Saint-Michel et sur plusieurs 
autres sommets du Finistère. 

Rehoulia hemisphœrica Raddi. 



Dans toutes mes excursions antérieures au Toul-an-Dioul, j'étais 
parti de Brasparts. Sur le trajet on peut recueillir quelques bonnes 
espèces, parmi lesquelles le Zijgodon conoïdes qui se montre assez 
fréquent sur les arbres. Je n'ai jamais fait à pied le chemin, suivi 
par les voitures de l'excui-sion, de Quimerc'h au Nivot; je ne puis 
donc rien en dire. Près de Quimerc'h, les talus très secs des che- 
mins n'ont rien oflert d'intéressant. Je rappelle, en passant, que de 
la Pylaie est cité dans le Bryologia iiniversa de Bridel (I, p. 777) 
comme ayant trouvé, à Quimerc'h, la variété o/vnor/cum da Ptycho- 
mitriiim polyphyllnm. Cette variété, qui paraît n'être qu'une forme 
appauvrie du Plychomitviam polyphyllnm (1), espèce très peu 
variable, n'a jias été conservée. Elle n'a ([u'un intérêt historique. 



(1) « Raeoniily'non pohjpkiillum £ Annot'icuni duplo minus, fuliis suh- 
integerrimis. lu Armoricœ occidentalis (Département du Finisterre) montibus 
Kimerc'h circa Chateaulin in jupe meridiem spectente [sic) caespitibus subor- 
bicularibus iiabitat, nec alibi repertmn est. Ciar. La Pylaie legit et commu- 
nicavit. " 



EXTRAITS ET ANALYSES. — BOTANIQUE 31 

HUEI.CiOAT 

Le vallon de Huelgoat est une des plus riches localités bryolo- 
giques du Finistère. C'était peut-être aussi la plus pittoresque 
autrefois. Nulle part en Bretagne on ne trouve une pareille profu- 
sion de jolies rivières coulant sous bois, aux eaux limpides en 
plein été, un pareil entassement d'énormes rochers moussus, et 
cela sur l'espace de quelques kilomètres carrés. Aujourd'hui, 
Huelgoat est très visité. Pendant la belle saison, chaque jour, des 
légions de touristes y viennent passer quelques heures et s'en 
retournent en laissant les traces de leur passage. Un grand nombre 
de rochers ont été ainsi foulés, leurs magniiiques plaques de 
mousses séculaires arrachées avec l'humus qui les nourrissait ; de 
nouveaux chemins, destinés à faciliter le parcours du bois, ont 
modifié certaines localités, et leurs talus se couvrent d'espèces 
vulgaires qui luttent avec avantage contre les espèces rares. Enlin, 
et ça été pour moi à mon dernier voyage une véritable désolation, 
Huelgoat, n'a plus ses belles eaux. Sous prétexte d'éclairer la place 
du bourg (1) à la lumière électrique, on a fait une retenue d'eau, et 
la Rivière d'Argent est réduite, par places, à des mares d'eau 
stagnante, (^es modifications dans le régime des eaux auront un 
contre-coup funeste sur la végétation du vallon de Huelgoat. On 
peut prévoir le moment où les Hijinenophylliim, que j'ai connus 
communs, déjà raréfiés par des l)otanistes ravageurs, auront 
complèlement disparu. 

L'herborisation à Huelgoat se concentre dans le vallon de la 
rivière qui sort de l'étang — dite Rivière d'Argent, — depuis la 
chaussée de l'étang jusqu'à la sortie du bois, et dans le vallon d'un 
affluent de gauche, confluant avec la rivière principale près du 
point où celle-ci croise la route de Carhaix. Le lit de ces rivières, 
auxquelles il faut joindre quelques tributaires de moindre impor- 
tance, est encombré de blocs de granit dont l'examen détaillé 
réclame un long temps. Les flans des vallons sont boisés et semés 
d'énormes rochers de même nature, surtout aux alentours du 
Gouffre. Les blocs de granit abondent du reste dans tous les envi- 
rons de Huelgoat ; mais ils sont à découvert et intéressent i)hitôt 



(1) L'aggfoméralion est très petite. Huelgoat ne se compose guère que 
d'une place rectangulaire. C'est à peine si les maisons se prolongent au delà 
d'une centaine de mètres sur les routes qui en partent. 



:V2 



BUI.L. SOC. se. N'AT. OUEST. — 2*^ SÉH., T. II 



le lichénologue que le bryologue. LY-lang situé au nord-ouest du 
bourg a été créé de toutes pièces. Il est pittoresque, mais sans 
intérêt pour la bryologie. 

A moins d'indication contraire, toutes les espèces de la liste 
ci-dessous proviennent du vallon du Huelgoat. 



Pleiiridinm nilidiim Br. eur. 

Weisia vividnla Hedw. 

Dicranoweisia Rnmtoni Sch. 

Dicranella heteromalla Sch. 

Dicranum Scottianiim Turn. 

D. scopariiim Hedw. 

D. majiis Turn. 

Campilopiis flcviiosiis Hrid. — 
Fructifié. 

C. liirfaceus Br. eur. — Fruc- 
tifié. 

Leiicobnjiiiu (/Idiuiim Hpe. 

Fissidens brijoidcs Hedw. 

F. piisilliis Wils. — Jolie petite 
Mousse qui se montre sur les 
granits du lit des ruisseaux 
dès que ceux-ci découvrent. 
Elle est répandue dans tout 
le N.-O. jusqu'en Vendée. 

F. adiantoides Hedw. 

Ccratodon purpiircns Brid. 

Trichodon cylindriciis Sch. — A 
paru sur quelques charbon- 
nières. 

Ditrichiun homomallum Hpe. 

Poltia trimcata Br. eur. 

Didymodon cylindriciis Br. eur. 
— Sur les rochers dans le lit 
du principal affluent de gau- 
che, .le ne l'ai jamais vu dans 
le vallon de la Bivière d'Ai-- 
gent. Je l'ai trouvé autrefois, 
assez abondamment, au mou- 
lin à eau de Crann, situé près 
de la route de hi Feuillée. 



sur le ruisseau de Fao, l'un 

des ruisseaux d'origine de 

l'étang de Huelgoat. 
D. flexifoliiis H. et T. - S'est 

montré en 1895 dans une 

petite coupe. 
Grimmia riuiilaris Brid. — Très 

commun. 
(i. apocarpa Hedw. — Sur les 

murs de la Chapelle de Notre- 

Dame-des-Cieux. 
G. Schiiltzii Brid. 
G. Ivichophylla Grev. 
Rhacomitviiim ctciciilarc Brid. 
lih. hctcroslichiiin Brid. 
]ili. Idiinginosiim Brid. — Par- 
fois fructifié. 
Iledwigia ciliata Ehrh. 
Ptychomitviiim polyphylliim Br. 

eur. 
Vlota Bnichii Brid. 
V. crispa Brid. 
r. phylUintha Brid. 
Orlholrichiim piilchelliiin Sm. 

— Très rare sur des troncs 

d'arbres au voisinage de la 

Pierre hranlanle. 
0. Lyellii H. et T. 
Fiinaria hygromelrica Hdw. 
Leptobryum piriforme Sch. — 

Sur une charbonnière avec 

de jeunes pédicelles. 
Webera nntaiis Hedw. — Çà et 

là dans le vallon. Egalement 

en aval du bois sur la route 



EXTRAITS KT ANALYSES. 



BOTANigi'K 



:v^ 



de Carhaix et sur la route qui 
se détache de celle-ci dans la 
direction de Morlaix. 

W. annotina Schw. - Commun, 
tous les environs de Huel- 
goat. 

Bryiim enjthvocavpnm Sclnv. 

B. alpiniim L. 

B. capillare L. 

B. pseiidotriquetrnm Schw. — 
Fructifié. 

Mnium imdiilatiim Iledw. — 
Fructifié. 

M. hormim L. 

M. pimctatum Hedw. 

Aidacomniiiin palustre Schw. 

Bartraniia pomiformis Hedw. 

Philonotis fontuna Brid. 

Atrichnm undidcdiim P. B. 

Pogonaliim aloides P. B. 

P. nrniyenun Rohl. — (lénéra- 
lement stérile. 

P. formosiim Hedw. 

P. piliferiim Schreb. 

P. cominiine L. 

Diphysciiun foliosiim Mohr. 

Fontinalis antipyretica L. — 
Rare. 

F. sqiiainosa L. — Cette Fonti- 
nale, généralement répandue 
en Unistère, est d'une extrê- 
me abondance à Huelgoat et 
aux environs. Je ne l'avais 
jamais vue que stérile. Notre 
collègue d'excursion, M. Po- 
tier de la Varde, en a trouvé 
(jnelques capsules. 

Xeckera pumild Hedw. — Fruc- 
tifié. 

Pteregoniiim gracile Sw. 



Pterygophylliim liicens Brid. - 

Fructifié. 
Helerocladiiim heteropterum Br. 

eur. — Type et variété/a//a.r. 
Thiudinm tamarisciniim Br. eur. 

— Fructifié. J'ai recueilli 
prés du Gouffre des tiges sté- 
riles longuement tombantes, 
d'une longueur de quarante 
centimètres environ. 

Climacium dendroides \V. et M. 

— Bords de l'étang. 
Isothecium myurum Brid. 
Brachylhecium albicans Br. eur. 

— A l'entrée de la route de 
La Feuillée, et route de 
Carhaix. 

B. rimdare Br. eur. — Assez 
abondant, quelquefois fruc- 
tifié. 

B. RuUdmlnm Br. eur. 

Scleropodium ca.'spitosum \iv. 
eur. — Près de la chaussée 
de l'étang. 

Hyocomium flayellare Br. eur. 

Eurhynchium myosuroides Sch. 

E. piliferum Sch. 

H. striatum Sch. 

E. Stokesii Br. eur. — Fructifié. 

Rhynchostegium rusciforme Br. 
eur. — Très commun. 

Thamnium alopecurum Br. eur. 

— Fructifié. 
Plagiothecium elegans Sch. 
P. sylvaticum Br. eur. 

P. succulenluni (Wils). — Je 
suis cité dans le Muscologia 
gallica comme ayant trouvé 
à Huelgoat cette Mousse assez 
peu connue. Je me souviens, 



34 



BULL. SOC. se. NAT. OUEST. 



2' SKR., T. II 



en effet, d'avoir envoyé autre- 
fois à M. Husnot un Plagio- 
thechim, voisin du P. sijlva- 
ticiim, qui m'avait frappé par 
ses fleurs synoïques. Depuis 
lors, je n'ai pas eu occasion 
de revoir la plante, et je ne 
puis me prononcer sur sa 
valeur spécifique. 

P. undulaliim Hr. eur. — Fruc- 
tifié. 

Hijpnum ciipvessifovme L. 

Hijpmim resnpinatum Wils. 

H. mollusciim Hedw. 

H. ciispidatum L. 

H. Schreberi Willd. 

H. piiriim L. 

Hylocomiiim splendens Br. eur. 

H. squarrosum Br. eur. 

H. triqaetrum Br. eur. 

H. loreum Br. eur. 

Andreœa rupestris Roth. 

Sphagniim cymhifoliiim (Ehrh.) 
Buss. 

•S. ienelhim (Sch). v. Klingg. 

S. qiiinquefarium Warns. — Sur 
deux ou trois points dans le 
vallon principal et le vallon 
affluent de gauche. Plante 
très élégante formant de lar- 
ges touffes vert tendre, la- 
vées de rose au sommet. 

Sphagniim siibnitens R. et W. 

S. reciirviim P. B. 

S. squarrosum (Pers). — Déjà 
indiqué par les Crouan. 

S. Gravetii Russ. 

Marsupella emarginala Dum. 

Alicularia scalaris (^orda. 

Aplozia crenulala (Sm.). 



A. pumilu Dum. — Moulin de 
Crann. Cette espèce doit exis- 
ter dans le vallon. 

JungermanniaventricosaDicks. 

Plagiochila asplenioides N. et 
M. — Avec quelques périan- 
thes. 

P. spinulosa Nées. — Abondant. 
Les périanthes ne sont pas 
rares, mais toujours stériles. 

Lophocoela hidentata Nées. 

Chiloscyphus polyanthus Corda. 

Saccogyna viticulosa Dum. — 
Etait autrefois très abondant 
sur plusieurs points du val- 
lon, surtout autour du Gouf- 
fre. En grimpant sur les ro- 
chers, les touristes en ont 
détaché avec les pieds et 
détruit de belles plaques. On 
en trouve encore quelques- 
unes, profondes de cinq à 
six centimètres, ce qui est 
énorme pour une Hépatique 
à tiges toujours rampantes. 
La couche superficielle seule 
est vivante. Les parties an- 
ciennes deviennent dures et 
rousses, et conservent admi- 
rablement leurs formes. Com- 
bien peuvent compter d'an- 
nées des plaques d'une pa- 
reille épaisseur? J'ai détaché, 
d'un rocher en 1878, une 
pla([ue dont j'estime la super- 
ficie à prés d'un mètre carré ! 
Je l'ai rapportée en l'enrou- 
lant comme une toile cirée. 
Elle m'a fourni les cent 
échantillons destinés aux He- 



EXTRAITS KT ANALYSES. 



BOTANIQUE 



35 



patica.' (ialUiv. 

Cephalozia biscupidata Duni. 

C hiniilœfolid Dum. 

Kantia Trichomanis Lindb. 

Lepidozia reptiins Dum. 

L. setacea Mitt. 

Trichocolea lomentella Dum. 

Pteiiroschisma trilohatiim Dum. 

Diplophyllum albicans Dum. 

D. Dicksoni Dum. — J'ai indi- 
qué autrefois cette Hépatique 
à Huelgoat et à St-Herbot. Je 
ne puis garantir la première 
de ces localités. J'ai revu 
récemment les échantillons 
de mon herbier. Sur celui de 
St-Herbot, le D. Dicksoni 
existe en très petite quantité 
mais incontestable, mélangé 
avec d'autres Mousses et Hé- 
patiques. Je n'en trouve plus 
trace sur l'échantillon de 
Huelgoat. Ai-je fait erreur, 
ou les quelques brins de 
D. Dicksoni qui pouvaient 
exister ont-ils été absorbés 
par l'examen ? Il vaut mieux, 
pour l'instant, réserver la 
localité de Huelgoat. 

Scapania compacta Dum. 

.S. vesupinata Dum. — En belles 
touffes j)rofondes. 

S. undnUda Dum. 

.S. iimbrosa Dum. — Cette Hé- 
paticpie, (ju'on ne s'attendait 
guère à rencontrer à une 
aussi faible altitude, existe 
sur plusieurs points du val- 
lon, mais elle est fort rare 
dans chacune de ses stations. 



Madotheca lœvi(/(d(i Dum. 

M. Porella Nées. 

Lejeunea serpijllifolia Libert. 

L. ulicina (Tayl.). 

L. ovata (Tayl.). — Parmi les 
Hymenophylliun (1878); sur 
des troncs d'arbres et des 
rochers au voisinage de la 
Pierre Branlante (1900). Tou- 
jours en très petite quantité. 

Frnllania dilatata Dum. 

F. Tamarisci Dum. — Les pé- 
rianthes ne sont pas rares. 

Jnbnla Hutchinsiie Dum. — J'ai 
trouvé, le lei octobre 1878, 
une plaque large comme la 
main de cette belle espèce, 
sur une pierre au bord d'un 
ruisseau. Ce ruisseau est si- 
tué sur la rive droite de la 
rivière de Huelgoat, presque 
à sa sortie du bois. Il draine 
un enfoncement de terrain, 
(jui commence par un petit 
marécage, et, grossi parfois 
du trop plein du canal d'ali- 
mentation de la mine qu'il 
croise, il descend par une 
pente rapide, presque en cas- 
cade, parmi des blocs de 
rochers entre lesquels il dis- 
])araîl cà et là. C'est, à ma 
connaissance, la seule loca- 
lité française de cette Hépa- 
tique, et, bien que j'aie pris 
soin de ne récolter que la 
moitié de la touffe, il est à 
craindre qu'elle n'existe plus. 
En 1895, j'ai consacré une 
après-midi entière à sa re- 



3(i BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 'i*" SKH., T. II 

cherche ; j'ai lait de même couvert aura étoufte cette vé- 

en 1900, et chaque fois en gétation luxuriante, de nou- 

vain. Je conserve encore velles recherches auront plus 

cependant quelque espoir. de chances d'être couron- 

Cette partie du bois a été nées de succès, 

coupée ces dernières années. Fossombronia Diimortieri Linub. 

Lors de mon passage en — Bords de l'étang. C'est la 

1900, la localité était envahie plante que j'ai indiquée, en 

par les Ronces, les Eupatoi- 1881, comme F. angalosd. 

res, le Cirsium palustre, les l^cllia epiphylla Corda, 

grandes Graminées et autres Aneiird pinnatifida Dum. 

plantes qui se développent Metzyeiia furcata Dum. 

après les coupes des bois M. conjiigata Lindb. 

humides. La recherche du Fegatella conicct (>orda. 

Jiibiila Iliitchinsiiv était ren- Reboiilia hemisplneiHii Raddi. 

due fort difficile. Quand le T<trgiomt hy])()j)hijllit L. 

Les Crouan indiquent dans leur Floriilc du Finistère, VOrthotri- 
chnm riviilare à Huelgoat. .le n'y ai jamais vu cette Mousse. Je 
doute même qu'elle y existe : on la trouve habituellement au bord 
de rivières moins limpides. 

Saint-Herbot (7 kilomètres S.-O.) est, pour les touristes, le com- 
plément d'une excursion à Huelgoat. Bien que beaucoup moins 
riches, les bois qui bordent la cascade de Saint-Herbot, surtout du 
côté ouest, sont intéressants pour le bryologue. Je me contente d'y 
signaler les espèces suivantes qui ne figurent pas sur la liste de 
Huelgoat : 



Note ajoutée pendant V impression. — Une rapide excursion à Saint-Herbot 
(2 avril) m'a fourni quelques bonnes récoltes dont je ne puis exposer le 
détail, n'ayant encore pu en faire l'étude complète. Dans les bois qui entou- 
rent la cascade, j'ai trouvé les Atrichutn angustatuni Br. eur. et Didymodon 
[lexifûlius H. et Tayl. ; au moulin du Rusquec, quelques traces de VAplozia 
puniila Dum. A Huelgoat même, à l'entrée de la route qui conduit à Saint- 
Herbot, sur le talus de droite, le Bnjuni Donianum Grev. est très abondant 
et de nombreuses capsules commencent à se montrer. Il est curieux de 
constater dans une des régions les plus sylvatiques du Finistère, la présence 
d'une Mousse méridionale en aussi beau développement. Le Bryum Donia- 
num est commun dans presque! — probablement toute — la partie littorale 
ou sublittorale de la Bretagne et de la Vendée, mais il fructifie rarement. Il ne. 
se montre que (;à et là loin du littoral. 



EXTRAITS ET ANALYSES. 



BOTANIQUE 



37 



Rhabdoweisia fiujax Br. eur. 

Fissidens polyphylliis Wils. — 
Très rare, dans une excava- 
tion de rochers. 

Zygodon conoides H. et T. 

LUota intermedia Sch. 

Tetraphis pellucida Hedw. — 
En petite quantité et stérile. 
Mousse très rare en Finis- 
tère. 

Neckera crispd Hedw. — Très 



rare, sur un tronc d'arbre. 
Plagiothecium elegans Sch. — 

Avec quelques capsules. 
Sphagnum imindatiim Russ. 
Jungermannia Lyoni Tayl. — 

Parmi les toufTes d'Hymeno- 

phylhim. 
Scapania iimbrosa Uum. — En 

mélange avec d'autres Mus- 

cinées. Très rare. 



CHATEAULIN 

Pour les bryologues, le morceau capital, à Chàteaulin, est le 
Habrodon Notarisii Sch. que j'y ai signalé en 1878. J'avais d'abord 
trouvé cette Mousse méridionale sur des troncs d'Ormes, sur la 
colline qui porte les ruines du château et la chapelle Notre-Dame. 
Quelques années plus tard, je la retrouvais en pleine ville, sur les 
Tilleuls de la place du Champ-de-Bataille, où, en dépit du Proto- 
cocciis. elle se maintient bien. Enfin, pendant l'excursion, elle a été 
trouvée sur des Pommiers, à l'entrée de la vieille route de 
Quimper. 

L'après-midi du 8 août, le progranune comportait une excursion 
au Méné-Kerque et la visite des ruines du château. Le Méné- 
Kerque, qui fait partie de la chaîne des Montagnes-Noires, est une 
butte à sommet arrondi, de 200 mètres environ d'altitude, située à 
quelques kilomètres de Chàteaulin, et sur laquelle passe l'ancienne 
route de Quimper. Cette route, presque abandonnée et très escar- 
pée, est, en certains endroits, taillée en plein schiste. 11 y a quel- 
ques années, j'avais récolté sur ses bords, entre le pont du chemin 
de fer et le sommet de la montagne, une assez bonne série de 
Mousses que la grande sécheresse avait à peu près rendues introu- 
vables le 9 août dernier. En voici la liste : 



Campylopns brevifolins Sch. 
Eiitosthodon Templetoni Sch\v 
Fiinaria hygrometrica Hedw. 
Webera annotina Schw. 
ir. Tozeti Sch. 
Bryiim (dpimim L. 



Mniiiin pimclatiim Hedw. 
Philonotis fontaïui Brid. 
Pogonatum nanum P. B. 
P. aloides P. B. 
Pogonatum iwnigeriim Hôhl. 
Polytrichum pilifevnm Schreb. 



;i8 



BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2' SEW., T. II 



P. Jiinipcriinim Ilcdw . 
Archidium phascoides 15ricl. 
Marsnpella emnnjinata Dum. 
M. Fimckii Dum. 



Alicnlaria sctiUwis Corda. 
J linge rnmnnia creniilata Sm. 
Scapania compacta Dum. 
S. irrigua Dum. 



gauche de la route ne fournit i^uèrc que des 



Un petit bois à 
espèces communes : 

Fissidens taxi fol i lis Hedw. 
Orthotrichnm Lijellii H. et T. 
Mniiim horniim L. 
Polijtvichnm forinosiim Hedw. 
Plagiothcciiim elegans Sch. 

Au delà du sommet du Méné-Kerque, nous avons continué à 
suivre la route sur le versant opposé, et exploré, à gauche de la 
route, un marais tourbeux où nous avons constaté : 



Iliipinim Schrcberi Willd. 
Ihjlocominm splendens Br. eur. 
77. loreiim Br. eur. 
//. triqiietnim Br. eur. 



Campijlopiis In'cvipiliis Br. eur. 
Sphagniim cymbifoliiim (Ehrh.) 

Russ. 
S. papillosum Lindb. 
S. tenellum (Sch.) von Klingg. 
S. subnitens R. et W. 
S. recurvum P. B. 
S. mollusciim Bruch. 
.S. rigidiim Sch. 



Sphagniim Gravctii Russ. 

.S. Pyl(dei Brid. — En assez 

petite quantité. 
Lepidozia setacea Mitt. 
Cephalozia bicuspidata Dum. 
Aneiira pingiiis Dum. 
Enfin quelques gazons jeunes 

du Splachniim ampullaceum 

L. 



Je ne connaissais pas ce marais, et, dans une course antérieure, 
j'avais détourné à gauche avant le point culminant de la route. 
J'étais ainsi arrivé à un marais plus déclive, situé sur le versant 
nord du Mené et qui m'avait fourni une série plus variée. Indépen- 
damment des espèces citées tout à l'heure, qui toutes s'y retrou- 
vent, j'en avais rapporté : Jiingermannia inflata Huds., Cephalozia 
connivens Spruce, C. fliiitans Spruce et quelques rares touffes du 
Sphagmim molle Sull. C'était alors la seconde localité française de 
cette Sphaigne (1897). J'avais découvert la première, l'année précé- 
dente, à l'autre extrémité du département, à Saint-Hernin. J'oublais 
de dire qu'au sortir de Chàteaulin, le talus de droite de la route 
fournit assez abondamment le Saccogyna viticulosa Dum. 

La butte schisteuse, très escarpée du côté de l'Aulne, qui porte 
la chapelle de Notre-Dame et les ruines du château, nourrit une 
assez longue série d'espèces. Bien que beaucoup d'entre elles 



EXTRAITS KT ANALYSES. 



BOTANIQUE 



;^9 



soient des espèces assez communes, j'énumèrc celles ([ue je n'ai 
pas indiquées déjà autour de Chàteaulin : 



Campijlopus pohjlrichoidcs De 

Xot. — Rare. 
Fissideiis brijoldes Hedw. 
Pottia truncata Br. eur. 
Barhiila ambigna Br. eur. 
B. muralis Hedw. 
B. ciineifolia Brid. 
B. imguicnlata Hedw. 
B. fallax Hedw. 
B. cylindrica Sch. 
B. convohita Hedw. 
B. hvvipila Brid. 
B. intermedid Brid. 
Grimmia apocarpn Hedw. 
G. id. var. gracilis. — Assez 

bien caractérisé. 
G. pulvinata Sm. 
G. trichophylld (irev. 
Rhacomitrium fasciculdrc Brid. 

— Très rare (IcSSl) ; je ne l'ai 

pas retrouvé depuis. 
/?. hetevostichnm Brid. 
R. canescens Brid. 
Hedivigia cilinta Ehrh. 
Zygodon viridissimiis Brid . — 

Fructifié. 
Ulotd phyllanthd Brid. 
Orthotriclmm anomaliini Hedw. 
0. Stiirmii H. et H. 
Bryiim atropiirpareiim \V. et M. 
B. argenteum L. 
B. capillare L. 
Mniiim affine Bland. 
Bartramia pomiformis Hedw. 
Atvichnm undnlatum P. B. 
Neckera complanata Br. eur. 



.V. piimila Hedw. 
Pterogoninm gracile Sw. 
Homalothcciiim série. Br. eur. 
Camptotheciiim liitese. Br. eur. 
Baehythceinm Rutidndiiin Br. 

eur. 
B. oelutinniu Br. eur. 
B. populeiim Br. eur. 
Scleropodiiim Hlecebrum Br . 

eur. 
.S. eœspitosiini Br. eur. 
Eiirhynehinm circinatum Br. 

eur. 
H. pilifcrnm Br. eur. 
E. stritdum Br. eur. 
E. prielongnm Br. eur. 
E. piimilnm Sch. 
E. Stokesii Br. eur. 
Rhynchostegiiim tenellum Br. 

eur. 
R. confertiim Br. eur 
Hypniim piiriim L. 
Hylocomiiim sqiiarrnsnm Br. 

eur. 
Lophoeolea bidenlata Nées. 
Plagioehila asplenioides N. et M. 
Cephalozia divaricata Dum. 
Diplophylliim albicans Dum. 
Radida complanata Dum. 
Madotheea Thiija Dum. 
M. plalyphylla Dum. 
Lejeiinea serpyllifolia Libert. 
Frullania dilatata Dum. 
Frullania Tamarisci Dum. 
Lunularia imlgaris L. 
Targionia hypophylla L. 



Sans oublier le Habrodon Notarisii. 



40 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SER., T. II 

Dans un chemin très rapide, qui abrège pour les piétons la dis- 
tance de la gare à la ville, j'ai trouvé une fois, sur le talus, quelques 
toufies du Schistostega osmimdacea \V. et M. Cette curieuse petite 
Mousse se retrouve ailleurs dans la région environnante où elle 
n'est probablement pas rare. Trois semaines après la session, je la 
recueillais à quelques kilomètres de la ville, près de la chapelle de 
Kerluhan. Nous aurions pu la chercher, à Quimper même, sur la 
promenade du Mont-Frugy où je l'ai récoltée autrefois. 

Les frères Crouan indiquent sur les ruines du château VÂnomo- 
don viticalosiis H. et T., Mousse généralement commune, mais qui 
devient très rare ! en Basse-Bretagne. Elle semble avoir disparu de 
cette localité. Je l'y ai vainement cherchée à plusieurs reprises. 
Kln 1897, désirant en avoir définitivement le cœur net, j'ai consacré 
quelques heures à cette recherche sans plus de résultat. Enfin, le 
9 août dernier, quelques confrères ([ue j'avais prévenus, n'ont pas 
été plus heureux (1). 

Enfin, dans les environs immédiats de Chàteaulin, et particuliè- 
rement sur le halage du canal en amont de la ville, on peut encore 
recueillir les espèces ci-dessous : 

Pleuridiiim nitidiim Br. eur. Launay. 

Didijmodon rnbelliis Br. eur. Bavbula torliiosa W. et M. — 

D. liiridiis Horns. — Tous les Quelques belles touffes de 

deux sur la route de Port- cette Mousse, qui semble 



il) .le crois devoir mettre les bryologues bretons à l'abri d une cause possi- 
ble d'erreur. Un de nos confrères brestois, M. Baron, m'avait envoyé, peu de 
temps avant sa mort presque subite, une centaine de Mousses parmi 
lesquelles un échantillon richement fructifié d\Anoniodnn 7ntiatlosus éliqueté 
« Château de Chàteaulin ». Il est probable qu'il a distribué à ses correspon- 
dants d'autres échantillons étiquetés de même. Malheureusement, on ne peut 
avoir aucune confiance dans la provenance des échantillons de notre con- 
frère. Désireux de faire figurer dans son lierbier départemental la totalité 
des espèces indiquées en Fmistère par les Crouan, Le Dantec, Miciol et moi- 
même, il avait représenté, par des échantillons de provenance étrangère, les 
espèces qu'il n'avait pu trouver dans le département, tout en attribuant à ces 
échantillons des localités finistériennes. Quelques botanistes agissent encore 
ainsi avec la plus parfaite bonne foi, sans se douter de la gravité des consé- 
quences de leur manière de faire, dont la moindre est d'enlever toute valeur 
scientifique à leurs collections. On ne saurait trop mettre en garde les débu- 
tants contre cette pratique déplorable. 



EXTRAITS KT ANALYSES. 



GÉOLOGIE ET MINERALOGIE 



-il 



très rare en lîretagne, exis- 
taient en 1878 sur un amas 
de débris de schiste, le long 
du halage en amont de Chà- 
teaulin (à la seconde boucle 
(le l'Aulne, si ma mémoire 
ne me trompe pas). Je n'ai 
pas eu occasion de revoir, 
depuis, cette localité. 

B. papillusa ^Yils. 

Ptychomitriiim polijphijllnm Br. 
eur. Çà et là autour de Chà- 
teaulin. 

Ortholriclwm affine Sclirad. 

0. tenelliim Bruch. 

0. leiocarpnm Br. eur. 

Brijiim murale Wils. 

Fontinalis antipyretica L. — 
Rare. 

Cryphsea hetevomalla Mohr. — 



Commun, mais généralement 
mal développé. 

Homalia trichomanoidcs Br. 
eur. 

Petevygophylhim liicens Brid. 

Leskea polycarpa Ehrh. 

Amblystegiam serpens Br. eur. 

A. ripariiim Br. eur. 

Hypiuim rcsupinatiim Wills. 

//. cordifoliiim Hedw. 

H. ciispidatiim L. 

Lejeiuwa inconspiciia De Xot. 

L. uliciiia Tayl. — L'un et l'au- 
tre au voisinage de la route 
de Carhaix. 

Metzgeria fiircala Dum. — Sur 
les arbres le long du canal, 
parfois bien fructifié. 

Reboidia hemisphivrica Baddi. 

Paris, le 20 mars 1902. » 



III. 



GEOLOGIE ET MINERALOGIE 



Légende de la Feuille de Brest (N° ô7 de la Carte géolo- 
gique de France au 1/80.001)); par Charles Barrois (Lille : 
Ann. Soc. géologique du N. de la Fr.. 1902, t. XXXI. p. 16-32. 

M. Barrois venant de publier la Légende de la Feuille de Brest, 
nous la reproduisons à l'intention de nos lecteurs. 

INTRODUCTION 

La feuille de Brest (1) montre un ensemble de roches laminées, 
redressées verticalement à l'époque carbonifère, qui constituent 
deux régions naturelles distinctes, également dénudées, et dont 



(1) Documents et travaux consultés : M.M. Durocher, de Kourcy. Frapolli. 
Iverforne. 



42 HULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2'' SKR., T. II 

tous les sommets ont été abattus, ce sont : le massif de la rade de 
Brest, au sud, et le Léon, au nord. 

Dans la première région, autour de la rade, les rivières suivent 
la direction des plis, coulant entre des crêtes parallèles, profon- 
dément entaillées, dont les lianes tournes au midi portent une 
riche végétation maraîchère, les fruits de Plougastel et une flore 
relativement méridionale. Dans le Léon, les rivières traversent les 
plis normalement à leur direction, déterminant ainsi la dénudation 
d'une vaste plaine, uniformément inclinée vers le N. \V., exposée 
aux vents du large, pauvre en arbres, couverte de prairies, et 
tirant ses ressources de l'élevage du cheval. 

La ligne de partage des deux régions correspond à la crête (hi 
f/nciss de Brest (y, y.) qui, de l'anse de Bertheaume à Plouédern, 
traverse la feuille dans sa plus grande longueur. Au N. de cette 
ligne, les rivières descendent uniformément vers le N., à l'excej)- 
tion d'un seul cours d'eau de quelque importance, la Penfeld, qui 
descend à rebours de la pente tectonique et se jette au S., dans la 
rade, ouvrant ainsi dans la ?rête des gneiss, l'étroite et profonde 
ria, qui constitue le port militaire de Brest. Ce cours anormal est 
dû à un accident de capture, grâce auquel la Basse-Penfeld a 
détourné, vers le sud, à son profit, la Haute-Penfeld, auparavant 
tributaire de l'Aber-Ildut et coulant régulièrement au nord. C'est 
ce que disent indépendamment de la topographie, la forme évasée 
et le fond tourbeux trop large pour son débit d'eau de l'Aber-Ildut, 
en la partie inférieure de son cours, dans le canton de Saint- 
Renan. 

Le port militaire de Brest, comme le goulet de la rade, sont 
d'anciennes vallées, ouvertes à une époque où le niveau de base 
de leurs rivières était au niveau du fond du goulet de Brest, c'est- 
à-dire à l'altitude — 50"' : elles sont actuellement submergées. 

C'est antérieurement à cette même époque, lors du Miocène, et 
lorsque le niveau était à l'altitude +70'", qu'a dû s'opérer le ren- 
versement de courant, si remarquable des rivières de la presqu'île 
de Crozon. Ces rivières, en effet, serpentent comme celles de la 
côte opposée de Plougastel, dans des synclinaux dont le thalweg 
s'abaisse de part et d'autre vers la rade ; mais tandis que celles-ci 
descendent la pente tectonique de ces synclinaux pour arriver à la 
rade, les rivières de Crozon s'éloignent de la rade, traversant des 
couches de plus en plus anciennes pour se diriger vers l'océan, en 
sens inverse de la pente primitive des synclinaux. 



EXTRAITS ET ANALYSES. — (GÉOLOGIE ET MINÉKALOGIE 43 



DESCRIPTION SOMMAIRE DES ETAGES SEDIMENTAIRES 

A. Dunes : Des dunes se forment dans les anses exposées aux 
vents du N. W. : anse de l'Aber, de Dinan, des Blancs-Sablons, les 
plus importantes se trouvent près l'embouchure de l'Aber-Benoit. 

a- Les alluvions modernes, généralement argilo-sableuses, 
sont vaseuses dans la rade de Brest ; elles sont tourbeuses (T) 
dans quelques vallées (Saint-Renan), sur les grèves d'Argentan» 
Bertheaume, Portzic ; caillouteuse près des caps et sur les côtes 
N. de l'archipel de Molène, où elles forment des épis et des rem- 
parts littoraux, appuyés sur d'anciennes levées diluviennes (a''"). 

a''' Le limon jaune, tin, sableux, recouvre au N. de la feuille, 
un plateau dénudé, d'environs 2") mètres d'altitude (lui longe la 
côte, de l'île ^lolène à Plouguerneau. 

a ' •' Les alluvions anciennes mal développées dans les vallées, 
se composent de galets peu roulés, subanguleux (vallée de l'Elorn). 
Des levées de cailloux (pUif/es soiilciH'cs) sont visibles en divers 
points de la côte (anse de Kcrguillé, de Bertheaume, archipel de 
Molène) ; elles atteignent 10 mètres d'altitude et présentent un 
remarquable mélange de roches locales peu roulées et de galets 
très roulés, apportés du N. de la Bretagne, par des courants qui 
n'ont point fait sentir leur influence dans la rade, où ces cailloux 
émigrés font défaut. 

d' Les schistes de Rostellec sont lins, noirs, charbonneux, 
pyriteux et contiennent des lits noduleux de calcaire bitumineux 
noir (Rostellec, Ile Longue), ou des nodules très durs, silico- 
pyriteux (Porsguen, Prioly), fossilifères : Poradoceras Vcrnciiili 
Mûnst., Tornoceras simplex \. Buch., T. nndiilatiim Sandb., Car- 
diola retrostriata v. Buch., Posidonomya vemisla Mùnst. : ils corres- 
pondent au Famennien des Ardennes. Le Frasnien est ici repré- 
senté par les schistes de Traouliors, à Pentamenis globiis Bronn., 
Rhynchonella piigniis Mart., Receptacnlites Neptiini Defr., mais la 
similitude de leurs caractères lithologiques avec les schistes de 
Porsguen nous a empêché de les séparer sur la carte. Cette uni- 
formité de composition, poursuivie de d* à d^, ne nous a 
permis de tracer, sur la carte, entre ces niveaux, que des limites 
approximatives. La faune givetienne n'a pas été reconnue dans la 
rade. 

di Les schistes de Porsguen sont argileux, vert-olive ou gris- 
brunàtre, alternant avec des schistes fissiles plus foncés, vert- 
sombre et présentant à divers niveaux des lits noduleux calcareux. 



44 BULL. SOC. se. NAT. OUKST. — 2' SKH., T. Il 

minces (Le Fret) ou des bancs de fossiles avec test calcaire 
(Porsguen, Rostiviec) : Phacops Potieri Baj'le, Anarcestes siibnaiiti- 
liniis Schlt., Bi/ida lepida Gold., Atrypa reficiilaris Sow., Cystiphylliim 
oesiciilosiim Gold. Ces fossiles appartiennent à difTérents niveaux, 
mais offrent un ensemble cifelien, comme le Calcaire de Sablé, à 
l'est de la Mayenne. 

d- Grauwacke du Faou : Alternances de grès argileux micacés, 
de schistes calcareux grossiers, de schistes feuilletés et même de 
lentilles calcaires (lie Ronde, l'Armorique, Roscanvel, Lauberlach, 
Château du Parc), comprenant la faune de la Baconnière (Mayenne) : 
Wilsonia siibiuilsoni, d'Orb., Alhyris iindata Defr., Choncics sarcimi- 
lata Schlt., (Ih. plcbcia Schnur., Megaiiteris innrnala d'Orb., Leptœna 
Miirchisoiii Barr., Spirifcr Roiisseani, Rou., Trigeria Gaiidryi Œhl. 
A la partie supérieure de ces couches on peut distinguer sous le 
nom de Graiiwacke du Fret, des couches à Spirifcr parado.viis Schlt., 
Pentameriis Œhlcrti nob., Pleiirodyctiiiin grainiliferiim Schlùt., 
correspondant à la Grauwacke de Hierges, des Ardennes. 

d' Grès de Gahard : Grès blancs, peu cohérents, bigarrés de 
fréquentes inllltrations ferrugineuses et présentant quelques lits 
interstratifiés de sable, schiste, argile réfractaire. Ils sont riches 
en lamellibranches : Auiciila crcnatolamcllosa Sandb., A. la'vis\ern., 
A. spinosa Phill., Ciicnllella cnltrata Sandb., Grammysia Davidsoni 
Rou., Orthis Mon nie ri Rou. 

d, Schistes et Quarzites de Plougastel : Schistes grossiers, 
gris-verdàtre, foncés, alternant avec (juarzites vcrt-sombre, très 
durs, blanchissant par altération. Fossiles peu nombreux : gasté- 
ropodes, lamellibranches et brachiopodes dans les lits de schistes 
(Phynchonelld Thebaulti Rou., /?. Pnilloni nob., Spirifer octoplicatns 
Sow.); trilobites et céphalopodes dans les bancs de grès (Homnlo- 
notiis Le Hiri nob., Orthoceras planisepUdiun Sandb.). 

S9-7 Le Gothlandien est représenté par une seule teinte, bien 
qu'il comprenne trois étages superposés. Le supérieur, formé de 
schistes ampélitiques à nodules à Cardiola interrnpta, Orthoceras, 
Bolbozoc, Cendiocaris, a fourni à M. Kerforne les graptolites de 
l'étage de Ludlow, répartis en trois zones distinctes, caractérisées 
respectivement par Monograptns colonus, M. Scdiueyi, M. clcwnlus, 
et est couronné par un niveau à Avicnla glabrci, qui donne avec 
précision la limite supérieure du Gothlandien. L'étage moyen 
formé ])ar les ampélites à Monogniptiis priodon, Cyrtograptus 
Miirchisoni, re|)résente l'étage de Wenlock. L'étage inférieur, le 



EXTRAITS KT ANALYSES. — GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 45 

plus important sur le terrain, mais dépourvu de fossiles, est 
formé de psammites blancs, dérivant de l'altération de grès char- 
bonneux noirâtres, pénétrés de veinules de cpiarz. 

S6--i Les calcaires et tufs de Rosan à Triniiclcns, Cijst idées, 
0. Actoniœ, Triplesid spiriferoïdes, de l'étage de Caradoc, alternent 
avec des tufs de roches éruptives contemporaines, au S. de la 
feuille, de Morgat à Trégarvan ; ils sont représentés au N. de la 
presqu'île de Crozon, par des schistes noirs sans fossiles. Ils 
reposent sur un niveau qui présente une grande extension, celui 
du grés de Kermeur, formé de grès tendres, micacés noirs alternent 
avec les grès. Ce grés de Kermeur, bien que dépourvu de fossiles 
caractéristi([ues, paraît représenter le grès de Saint-Germain-sur- 
111c. 

S^-- Les schistes d'Angers noirs, charbonneux, grossiers ou 
sub-ardoisiers, épais de r)()0 m., admettent dans la région des 
intercalations gréseuses, lenticulaires. M. Kerforne y a distingué 
les zones suivantes, dont quelques-unes n'ont que quelques centi- 
mètres d'épaisseur : schistes noirs de Hagucnez à Sijnhomalonotus 
Aragoi, schistes noirs de Kerarmor à Triinicleiis Burcani, schistes 
de Morgat à Phtcoparia Tonrncinim'i, grès de Kerarvail à Orthis, 
schistes de Sion à Synhoimdonolus Trislctni, avec le niveau à 
Didymograptes géniiniformes de Kcrloch, à la base. Nous rappor- 
tons d'une façon très dubitative à cet étage la bande de schistes 
sombres de la Hoche-Maurice. 

S' Le grés armoricain constitue une puissante masse de grès 
blanc à lingules, scolithes et bilobites, épaisse de plus de ôOUn», qui 
règle les grandes lignes de l'orographie locale. Il présente plusieurs 
subdivisions lithologiques superposées : Grès de Toulinguet, 
Schistes intercalés, Grès du Grand-Gouin ; ces derniers paraissent 
passer insensiblement à la base au niveau du grès fcldspalhiquc , 
reposant sur le poudingue d'Ërquij. 

Cet ensemble est représente au X. de la rade, par les quarzites 
pisaires de la Roche-Maurice, épais de 20 mètres, qui recouvrent 
directement et transgressivement les quarzophyllades de Morlaix : 
leur faune diflerente de celle du grès armoricain, m'a fourni 
diverses espèces de Schizostoma, Bellerophon, Murchisonia, Cypri- 
cardites, Ctenodonta, Synek. Ils forment la crête pittoresque et 
dentelée des rochers de Plougastel, qui domine l'Elorn : on voit 
mieux toutefois dans les grandes carrières de la Roche-Plate, où 
les bancs de grès alternent avec des lits de schiste gris-bleuàtre, 



4(i BULL. SOC. se. NAT. OUKST. — 2"" SÉR., T. II 

combien ces rocliers d'api^arence verticale sont plissés et taillés. 

y. Les phyllades de Saint-Lô, au N. du Finistère, constituent 
un puissant étage de schistes tins, de couleur foncée, bleuâtre, 
alternant en lits de 0.001 à 0.1 avec des zones argilo-grèseuses, 
claires, verdàtres ; l'alternance répétée de ces mêmes couches 
donne à cette formatiou une apparence zébrée et zonée, qui a valu 
à ce fasciès spécial, le nom de Qiiarzophyllades de Morlaix. Ils 
longent la vallée de l'Elorn, montrant de Portzic à La Roche une 
fausse schistosité très marquée, et reposant au N. sur des mica- 
schistes ; ils présentent dans toute cette région des lits intercalés 
de quarzites blancs (G) et de schistes alunifères (Gr.) dont un gise- 
ment (anse de Dinan) a été l'objet d'une demande en concession en 
1799. Les schistes de Saint-Lô affleurent encore au S. de la feuille, 
dans l'anse de Portnaye et au centre des anticlinaux de Crozon. 

G. Les bancs de quarzite, particulièrement importants, sont 
formés de grains cristallins de quarz, avec séricite, et dans cer- 
tains cas de quarz cristallin massif, d'aspect filonien. Leurs rela- 
tions avec les phjilades de Saint-Lô permettent de les rapporter à 
ceux qui ont été distingués au même niveau, sur la feuille de 
Quiberon, ou peut-être de les considérer comme des lambeaux de 
quarzites de la Roche Maurice, étendus transgressivement sur les 
phyllades, et redressés avec eux. Ils autorisent dans les deux cas 
une même conclusion relativement au métamorphisme des couches 
encaissantes : on constate, en effet, en les suivant sur le terrain, 
qu'ils sont interstratifiés dans des schistes argileux près la Roche 
Maurice, — dans des schistes micacés à la Forêt, — dans des 
gneiss à Brest, — montrant ainsi la pénétration et le remplace- 
ment gradués d'un schiste élastique, ])ar un granité gneissique, 
entre ces bancs de quarzite. 

TEHKAIXS KRUPÏIFS El' MÉTAMOHPHIQUKS 

• ■' Les diabases ophitiques coupent en filons minces de 2 à 10 
mètres toutes les roches dévoniennes et les aplites de la Rade ; 
elles remontent à l'époque carbonifère, ainsi que quelques liions 
de porphyrites diabasi{[ues, qui leur ont été rattachés sur cette 
carte. 

V- Les phorphyrites micacées et minettes sont des roches 
sombres microliticiucs, à cristaux d'apatite, fer oxydulé, pyroxène, 
mica noir abondont en piles hexagonales corrodées et pâte essen- 
tiellement formée de microlites de mica noir, pyraxène, avec 



EXTRAITS ET ANALYSES. — GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 47 

leldspath orthose arborescent, (ionnant parfois naissance à des 
structLires variolitiques lluidales. Filons nombreux, indépendants, 
plus minces que ceux de Kersanton, dont ils sont difficiles à 
distinguer, notamment de leurs salbandes ; parfois ils serpentent 
en pointe, dans les fentes des kcrsantons. 

/ Le kersanton forme une cinquantaine de filons, épais de 1 à 
20 mètres; les plus minces sont homogènes, les plus épais sont 
remarciuables par leur structure composite et par les enclaves 
qu'ils renferment. Le plus grand nombre de ces enclaves est 
formé de quarz en blocs anguleux, corrodés, rongés, troués, 
revêtus d'un enduit de chlorite et d'actinose secondaires, ou por- 
tant par places des palmes pétrosiliceuses. Les produits de subli- 
mation qui donnent à certains filons leur structure composite et 
parfois bréchoïde, se détachent sur la masse sous forme de taches 
claires ou foncées, à contours nets ou fondus, arrondies, polyé- 
dri(iues ou allongées en filons, dans des fentes de contraction ; on 
y distingue par ordre d'ancienneté les variétés suivantes : pegma- 
tites à bouquets de grandes aiguilles de mica noir, aplites, i)arfois 
géodiques en leur centre. La venue des minettes termine la série. 
Les modifications de contact montrent un développement de 
salbandes huileuses, à amygdales rcnq)liesde pyrrhotite nickelifère, 
calcite, quarz. Les schistes traversés sont tachetés, noueux, avec 
faible développement de biotite, de pyrite, ils sont altérés comme 
les autres roches au contact, par l'oxydation des pyrites. Cette 
venue lamprophyriquc est postérieure à la consolidation de la 
micrognanulile (/ M qu'elle coupe en filons. 

y ' La microgranulite forme plusieurs filons dans le Léon ; on 
peut suivie le principal, sur une longueur de 8 kilomètres dans le 
massif granitique de l'Aber-Ildut. Il importe de distinguer de ces 
microgranulites les roches aplitiques de la rade de Brest, qui 
paraissent plutôt des produits de difi'érenciation complémentaire 
des kersantpns. Ce sont des roches de couleur claire, blanc-verdà- 
tre, formant un grand nombre de filons linéaires et quelques 
masses laccolitiques à section elliptique. Elles présentent deux 
types principaux d'après leur composition : aplites porphyriques 
à structure microgranulitique (type de l'Ile Longue), apliques euri- 
tiques à structure orthophyrique (type de Rostellec). A l'Est de la 
rade (Pointe Doubidy), on rencontre des types plus grenus que 
celui de l'Ile Longue, où la distinction entre les deux temps de 
cristallisation s'est efTacée. Au contact, les schistes deviennent 



48 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*' SKR., T. II 

cornés ; il s'y développe mica noir, grenat, et dans des blocs 
enclavés : orthose, oligoclase, corindon, pléonaste, rutile, oligiste 
et plus souvent cordiérite. 

yi La granulite tonne les trois massifs alignés de Plouarzel, 
Ploudalmézeau et Loc-Brévalaire, qui se continuent au N.-E. par 
les ellipses granulitiques de la feuille de Plouguerneau. Ces 
roches à gros grains, acides, riches en mica blanc, comprennent 
des filons apliliques grenatifères et des pegmatites tourmalinifères. 
Le massif de Plouarzel ne présente pas la même uniformité de 
grain que les deux autres, exploité pour dalles : il est porphyroïde 
dans sa partie occidentale où il alterne avec des lambeaux de gra- 
nité (falaise prés l'île de Seigle) ; parfois il est feuilleté et alterne 
avec gneiss micacés à sillimanite (Pointe de Corsen). Les argiles 
superficielles provenant de la granulite du massif de Loc-Bréva- 
laire sont employées à la fabrication de poteries. 

7,7' Le granité de Saint-Renan est un granité à deux micas, 
à grains fins, riche en mica noir en lambeaux alignés, étirés, et 
passant tantôt au granité de Kersaint, tantôt à la granulite de 
Plouarzel, tantôt à des gneiss granulitiques dont les débris sont 
reconnaissables. Il est également transformé en arènes fines, 
brunâtres comme celles qui dérivent des roches micacées, et non 
pâles comme celles des granulites. Nombreux filons d'aplite 
blanche. 

7,, 7' Le granit de l'Aber-Ildut se charge de mica blanc et 
perd sa couleur sur les bords du massif, au contact de la granulite, 
plus récente : c'est au N. du massif (Plourin) que la modification 
est la plus profonde, le granité y est rempli de filons d'aplite et 
présente des nids géodiques à tourmaline. 

?-7' Gneiss et micaschistes : Des gneiss granulitiques à lits 
glanduleux lenticulaires de granulite, aplite pegmatite, quarz, 
alternent avec micaschistes à mica noir, feldspathiques ou sillima- 
nitiques, schistes chlorlteux, micacés, grenatifères ou graphitiques, 
gneiss à rutile ou à cordiérite (praséolite, chlorophyllite). Ils dessi- 
nent deux bandes sur la feuille, l'une très bien exposée sur les 
rives de lAber-Benoit, l'autre sur les bords de l'Aber-Wrach, qui 
s'étend de Tréozergat à Lesneven : leur ensemble est identique au 
Ç-'7' de la feuille de Vannes, par ses caractères lithologiques, stra- 
tigraphiques et génétiques. Ce sont des Paragneiss, avec granulite 
subordonnée. 

Çïi. yi Des gneiss granultiques voisins des ])récédents, mais 



EXTRAITS ET ANALYSES. GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 49 

plus pénétrés de filons granulitiques, forment deux bandes, l'une 
de l'île Quemenes à Ploumoguer, l'autre de Ploudaniel à Lanhouar- 
neau : les micaschistes et gneiss sont le plus souvent à l'état de 
tissus discontinus ondulés, en flammèches, riches en micas, silli- 
manite, tourmaline, qui séparent des nappes amygdalaires de 
granulite grenue. Ils présentent les caractères lithologiques des 
gneiss de Saint-Malo (y' ?-') : on y reconnaît parfois de même, dans 
la granulite, les caractères des lambeaux disloqués, bréchoïdes, 
des micaschistes enclavés (anse des Blancs-Sablons) 

yiÇi'' Une granulite feuilletée, glanduleuse, à muscovite, 
avec bancs riches en mica noir, a été distiguée à Porspoder. 

y. Le granité du massif de Plouescat se poursuit au N. de la 
feuille, vers Kersaint (Landunvez) ; il comprend une granitite 
grise, à éléments alignés, porphyroïde, riche en mica noir, qui se 
charge de lambeaux gneissiques à Lampaul et dans les falaises de 
Landunvez. Il est traversé de filons de granulite et de pegmatite. 
Un autre massif de granité, plus important, est celui de Kersaint 
(Plabennec), qui s'étend de Saint-Renan à Plouneventer. Il est 
formé d'une granitite grise, présentant diverses modifications, 
dans rétendue du massif : au centre, porphyroïde, à grains varia- 
bles, parfois avec pinite: à l'ouest, pénétrée de filons de granulite 
et remplie de mica blanc ; au sud, gneissi(|ue, notamment au S. E. ; 
à l'est enfin, présentant d'intéressantes bandes amphiboliques, qui 
proviennent vraisemblablement des premières consolidations basi- 
ques (y, a) et qui sont disloquées et recimentées par le granité 
ordinaire (Ploudaniel, Plabennec, Plouneventer). 

y,x Gneiss de Brest : De Landivisiau à Brest, et juqu'à Tanse 
de Bertheaume, les quarzophyllades de Morlaix sont modifiés, puis 
pénétrés de telle façon par les éléments du granité de Kersaint 
(orthose, oligoclase, mica noir, cpiarz) qu'ils passent à un granité 
feuilleté, connu sous le nom de yneiss de Brest, et rapporté anté- 
rieurement d'un avis unanime au gneiss primitif fondamental. Ce 
passage graduel observé sur le terrain, est confirmé par le fait 
qu'on peut suivre dans le gneiss, les lits de quarzite (G) reconnus 
dans le schiste et qui ont résisté à l'injection granitique. 

y, ?-' Le lambeau de gneiss de Plouneventer ne se distingue 
guère du précédent par ses caractères minéralogiques. 

/ y, Schistes micacés : Les quarzophyllades de Morlaix se 
transforment en schistes ridés, gaufrés , tachetés, micacés, de 
Saint-Marc à la Roche-Maurice, en approchant du massif granitique 



50 BULL. SOC. se. NAT. OUKST. - 2'^ SKR., T. II 

de Kersaint ; ils présentent la même schistosité oblique que les 
schistes non modifiés, et on y reconnaît en lits interstratifiés les 
bancs de quarzite (G). Ils se chargent de feldspath et alternent 
avec des lits lenticulaires du granité gneissique (7,x), qui deviennent 
même prédominants au N. de la F"orèt. 

E*, Diabases, a £* porphyrites augitiques et tufs diaba- 
siques : On trouve en filons et en sills, de l'Aber à Argol et à 
Trégarvan, des diabases à olivine, des diabases grenues sans oli- 
vine, des diabases ophitiques, qui ont transformé les schistes au 
contact en desmosites et en spilosites, ainsi que des porphyrites 
augitiques, fluidales et amygdalaires à structure microliti{|ue et 
cristallitique. Dans l'étage de Rosan, on observe des coulées 
interstratifiées, des projections, des tufs contemporains avec 
cendres et scories huileuses , d'origine nettement volcanique, 
depuis les falaises de Morgat jusqu'à la vallée de l'Aulne. 

7,, Le granité porphyroïde rose de l'Aber-Ildut à grands 
cristaux pho[)hyroïdes d'orthose rose, allongés suivant /;</' ou A' </' 
et mica noir, constitue une belle picric de taille, connue dans le 
commerce sous le nom de granité de Brest, recherchée pour l'orne- 
mentation (socle de l'obélisque de Louqsor, à Paris), et pour les 
constructions à la mer. Il est traversé de filons de pegmatite et 
d'aplites roses, à tourmaline. Les boules énormes qu'ils forment à 
la surface du pays, et sur la côte vers l'île Melon, sont remar- 
quables à la fois par leur volume et parce ([u'elles sont hérissées 
d'aspérités, dues aux enclaves sombres, plus résistantes, dont la 
roche est criblée. Parmi elles, les unes sont arrondies, les autres 
polyédiiques ; les premières micacées, les secondes chargées de 
de lits d'amphibole, d'épidote, avec ou sans cristaux d'orthrose 
rose, alignés suivant la schistosité, sphène, biotite, feldspath grenu 
et quarz. Ce massif appartient à la traînée du granité de Flaman- 
ville. Il est antérieur au granité gris de la région. 

■/, La diorite micacée de Lannilis comprend des roches 
sombres, grenues ou gneissiques, à sphène en gros cristaux, fer 
titane, apatite, plagioclase en gros cristaux, avec cadres de struc- 
ture poecilitique, allant de l'oligoclase au labrador, orthose peu 
abondante, amjjhibole verte en grands cristaux, ancien mica noir 
antérieur à l'amphibole, quarz peu abondant, épidote, chlorite et 
exceptionnellement pyroxéne. Lentilles intrusives de 10 à 20"" 
d'épaisseur, dans les micaschistes et gneiss de vallées de l'Aber- 
Wrach et de l'Aber-Benoit, à structure grenue et à éléments alignés. 



EXTRAITS ET ANALYSES. — GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 51 

admettant entre leurs feuillets, de grosses boutonnières occupées 
par des variétés pegniatiques des minéraux constituant (amphibole, 
plagioclase). Ces roches feuilletées ou pegniatiques sont traversées 
d'autre part, par des filons distincts de couleur rose, de pegmatites 
et d'aplites plus riche en fer que les filons de même nature qui 
traversent les autres roches de la région. Ces diorites nous 
paraissent des roches intrusives très anciennes, homologues dans 
le plateau septentrional de Bretagne, des glaucophanites du plateau 
méridional. 

SCHISTES CRISTALLINS 

Ï-' Schistes cristalliféres et micaschistes : Les schistes à 
minéraux variés micas, grenat, tourmaline, andalousite,staurotide, 
offrent leur plus beau développement au N., dans les falaises du 
Conquet. Ils sont identiques aux micaschistes de Locminé (distin- 
gués par ï-'yi sur la feuille de Vannes), et montrent comme eux des 
glandules de quarz, de pegmatite, de granulite; leurs cristaux de 
grenat sont plus gros que dans le Morbihan, et ceux de staurotide 
beaucoup plus petits. Ces schistes cristalliféres alternent avec des 
lits lenticulaires de gneiss granulitique et de granulite feuilletée 
(Pointe de Saint-Mathieu, de Kermovan, etc.), qui n'ont point été 
distingués sur la carte. 

r)ii Amphibolites et o'i' pyroxénites : Au N. de la feuille, 
lambeaux d'amphibolites et de pyroxénites, interstratifîés dans les 
gneiss et micaschistes de Lesneven, et présentant les mêmes 
caractères que dans la longue traînée décrite sur la feuille de 
Plougerneau. De minces lits d'amphibolite de quelques centimètres 
d'épaisseur, et un lit de pj-roxénite de 20m (Pors-Liogan) se 
montrent intercalés dans les micaschistes 'C^ du Conquet. 

?ic< Le gneiss de Quimperlé forme les massifs alignés de 
Porspoder, Tréglonou, Lanhouarneau, suivant une bande anticli- 
nale qui ramène au jour les plus anciennes roches du Léon. la 
roche dominante est un orthogneiss massif, granitoïde, compacte, 
avec plages étirées et disloquées de mica noir, groupées en essaims 
et non en membranes continues, parfois associées à muscovite. 
Ces gneiss, grenus ou glanduleux, donnent des moellons et des 
pavés grossiers; ils alternent avec des lits à grains plus fins 
micaschisteux, identi(iues à ceux du C--/ auxquels cet étage passe 
insensiblemenl. 

Q Le quarz forme plusieurs groupes de filons peu importants, 



Ô2 IJLLL. SOC. se. NAI . OL KST. 2^' SÉH., T. 11 

(iiver.semcnt orientés; celui de .Miniiiy, en Plouvien, contient des 
cristaux de fluoi-inc. 

lU;.\I.\KyL i:S STR.\TlGK.\J»HlyLliS i:r OKO(iH.\PHlQUES 

La ieuille de Hiest montre dans ses falaises maritimes les plus 
belles sections de l'Ouest de la France, pour l'étude détaillée des 
formations dévoniennes et siluriennes. 

Le Système dévonien comprend environ LÔOU métrés de sédi- 
ments qu'on peut répartir en deux groupes : l'inférieur, formé de 
sédiments arénacés, quarzeux, grossiers, tcrrigénes, atteignant 
environ L4(K) métrés d'épaisseur; le supérieur très mince, formé 
de boues fines, argilo-calcareuses, de 100 à 200 métrés, et repré- 
sentant, sous un faciès pélagique, tous les niveaux du Dévonien 
moyen et supérieui-. 

Le Système silurien est épais de 2.500 mètres environ, dont 
2.000 ordoviciens. .^00 à peine gothlandiens. Ce dernier comprend 
des schistes noirs à nodules calcaires à ortliocères et bivalves 
paléoconques, des schistes ampéliteux à ptéropodes, des boues 
charbonneuses à graptolites ; l'Ordovicien comporte des sédiments 
élastiques plus grossiers, grès et schistes, et des faciès au N. et au 
S. de la feuille, indices de moins grandes profondeurs. La mani- 
festation d'importants phénomènes volcaniques, contemporains de 
ces derniers dépôts et atteignant leur paroxysme lors du calcaire du 
Rosan, porte à penser que ces deux é])oques siluriennes ont été 
séparées par une période d'émersion. 

Ces formations dévono-siluriennes montrent à la fois les der- 
niers affleurements vers l'ouest du grand synclinal central de la 
Bretagne et la coïncidence de sa terminaison continentale avec un 
relèvement d'ensemble de son fond. Elles permettent de rapporter 
à l'époque de formation de ce plissement, c'est-à-dire à l'époque 
carbonifère, le tracé des fondations de la presqu'île armoricaine. 
La forme du pays, avancé en coin dans l'océan, concorde avec la 
convergence dans cette direction, des axes des anticlinaux carbo- 
nifères. Kn effet, ces formations paléozoïques sont dirigées 
N. N.-E. au nord du synclinal, tandis qu'elles sont W. X.-W. au 
sud ; elles constituent ainsi dans le Menez-Hom, deux faisceaux 
convergents vers l'ouest, et respectivement parallèles aux deux 
anticlinaux gneissiques du Léon et de la Cornouaille, définis 
d'autre part dans la Légende de la feuille de Plouguerneau. 



EXTUAIIS HT ANALYSES. (iÉOLOGlE ET MlNÉHALtH;ii: ôo 

Os grandes ondes bretonnes ont été attectées en outre sur la 
Feuille de Brest, de plis longitudinaux et de plis transversaux. Les 
plis longitudinaux, aigus, verticaux, parallèles, dirigés E. N.-E., 
sont en nombre indéterminé dans le Léon ; ils sont au nombre de 
quatre, bien nuuxpiés par la réapparition du grès armoricain en 
voûtes anticlinales, dans la presqu'île de Crozon, où ils corres- 
pondent aux points suivants : lo Mort-Anglaise, 2" Hestou, 3^' Guen- 
venez, 4" Crozon. Les principaux synclinaux dépendant de ces 
plis, se poursuivent des deux côtés de la rade de Brest, de telle 
façon que le synclinal du Fret passe à Daoulas, celui du Poulmic 
passe à l'Hôpital, celui de Tal-ar-Groas passe au Folgoat et au 
Faou. Ces plis longitudinaux ont une même tendance à céder, 
suivant leurs flancs étirés, en déterminant des failles obliques, 
généralement parallèles et pendant au N., elles se distinguent 
ainsi de la faille du goulet de Brest ([ui a enlevé le bord nord du 
bassin silurien. 

Les plis transversaux ont déterminé la dépression de la rade de 
Brest et le relèvement relatif de la presqu'île de Crozon. Ces 
déplacements sont accompagnés d'un très grand nombre de décro- 
chements transversaux, d'importance subordonnée ; je me suis 
borné à en indiquer quelques-uns aux environs de Daoulas. 

Les granités intrusifs sont localisés aux zones anticlinales du 
Léon. Les roches filoniennes carbonifères (kersantons, diabases, 
aplites) des régions synclinales (s^'nclinaux de Daoulas, de 
l'Hôpital, du Faou), paraissent représenter les termes polaires de 
différenciation, d'autres roches granitiques, gisant en réservoirs 
souterrains, sous la rade de Brest, et n'arrivant au jour que plus à 
l'est, dans le massif du Huelgoat, situé sur leur prolongement 
(feuille de Morlaix). 

REMARQUES HYDROGRAPHIQUES 

Les principaux niveaux d'eau se trouvent dans le Léon, à la 
limite des granités et des gneiss plus imperméables. Dans la région 
de la rade, ils suivent les failles principales qui remplissent l'office 
de drains, ou adoptent le niveau du grès de Gahard, la base des 
ampélites, ou d'une manière plus générale la limite des schistes et 
des grès. Le quarzite de Plougastel remplit à E. de la rade, le 
même rôle tectonique et orographique capital que le grès armori- 
cain à W., constituant des crêtes anticlinales abrasées qui limitent 



Ô4 Un.l.. soc. se. NAl. OUKST. - 2" SKR., T. II 

l'horizon, cl entre lesquelles sont localisées les prinoipnles voies 
d'eau. 



I. — ZOOLOGIE 

Recherches sur les Faunes marine et maritime de la 
Normandie ; 'è" voyage, région d'Omonville-la-Rogue 
(Manche) et fosse de la Hague ; par M. H. Gadeau de 
Kerville (Bull, de la Soc. des amis des se. nat. de Rouen, 
4^ sér., se*- année, 1900 [19011, P- 143-224). 

Dans ce mémoire, auquel nous sommes forcé de renvoyer, en 
raison de son importance, M. Gadeau de Kerville donne une 
longue liste d'animaux marins recueillis dans sa dernière campa- 
gne, ainsi que leur habitat. Les déterminations ont été confiées 
aux spécialistes les plus compétents ; plusieurs de ces espèces 
sont nouvelles pour la région. 

Le mémoire est suivi de quatre notes et d'un supplément aux 
travaux précédents sur la Faune marine et maritime de Norman- 
die, de M. Gadeau de Kerville. En voici les sujets : 

Note sur les Copépodes marins de la région d'Omon- 
ville-la-Rogue et de la fosse de la Hague : par 

MM. E. Canu et A. Cligny (Ibidenu p. 225-230). 

Il résulte de ce mémoire, comme du précédent, que la Faune de 
la fosse de la Hague est essentiellement littorale ; les auteurs 
signalent, dans l'anse Saint-Martin, la présence d'un Thcdestris 
peut-être nouveau et d'un Xitocni ti-ès voisin de A'^. tau et N. oligo- 
chœta Giesbrecht, de Kiel. 

Description d'un Crustacé amphipode nouveau de la 
famille des Stenothoïdae {Parametopa Kervillei n, g. et sp.), 
capturé au moyen d'une nasse, par M. H. Gadeau de Ker- 
ville, dans la région d"Omonville-la-Rogue (Manche); par 
M. Ed. Chevkeux {Ibidem, \^. 231-238, 1 pi.). 

Le genre Pariunelopa. créé pour cette espèce, se rapproche des 
genres Mctopa et Stciiolhoe, mais est caractérisé par la grandeur 



EXTRAITS KT ANALYSES. - Z()()l.()(iIE ilO 

du lobe interne des mâchoires de la 2^' paire et jjar le développe- 
ment remarquable des lamelles branchiales. [/in<livi(!ii capturé 
était une t'emelle ovif^èi-e. 

Description d'une nouvelle espèce de Crustacé amphi- 
pode de la famille des Capreîlidés (Cappella erethizon) ; 
par M. P. Mayer (Ibidem, p. 239-24Ô). 

C.ette Caprelle, au (k)s éi)ineiix, figurée par l'auteur, à été trouvée 
aux îles Saint -Marcouficôtoet à Omonville-la-Hogue (draj^ages), par 
M. Gadeau de Kerville, ainsi (pi'au Havre, i)ar M. Hd. (-lievreux. 

Note sur les Acariens marins (Halacaridcd) récoltés par 
M. H. Gadeau de Kerville dans la région d'Omonville- 
la-Rogue et dans la fosse de la Hague : par M. le 

D' E. Trouessart {Ibidem, p. 247-266, 2 pi.). 

Iv'auteur constate tpu' la région exploitée est [)lus pauvre en 
Acariens marins (jue les côtes de Bretagne et même ({ue la côte 
ouest du (^otentin, malgré la similitude du substratuni. Signalons 
dans cette note la ilescrii)tion des Formes intéressantes qui 
suivent : 

Rhuinbocfiuithiis cxojjIus n. s|). 

Rhoinbogiudbns inaynirostiis lioiiyx Trt., subsp. nov. 

Agaiie brevipalpus Trt., tigurée pour la première fois. 

Halacarus loricaiiis Lohm. (fosse de la Hague) esp. nouv. pour la 
France. 



Supplément aux Comptes rendus de mes deux précé- 
dents voyages zoologiques sur le littoral de la 
Normandie: par M. H. Gadeai' de Kerville (Ibidem, 
p. 267-276). 

Ce supplément contient la liste des Bryozoaires de Granville et 
des îles Chausey, ainsi que de Grandcamp-les-Bains et des îles 
Saint-Marcouf. et aussi la description de Orthockidnis Kervillei 
Kieti"., nouvelle espèce de Diptère marin provenant d'un parc à 
huîtres à Maisv ( Calvados». 



ÔB Bl'LL. SOC. se. NAT. OUEST. - 2*' SÉR., T. II 

Description, par M. Tabbé J.-J. Kieffer, d'une nouvelle 
espèce de Diptère marin de la famille des Chirono- 
mides (Clunio bicolor), et renseignements sur cette nouvelle 
espèce découverte par Af-. H. Gadeau de Kerville dans l'anse 
Saint-Martin (côte septentrionale du déparlement de la 
Manche) et trouvée par M. A. Ghevrel à Saint-Briac (Ille- 
et-Vilaine) ; par M- H. Gadeau de Kerville {Bull, de la 
Soc. des amis des se. uni. de Rouen, 4" sér., 36'^ année, 1900 
119011, p. 72-73). 

Cette espèce, Clunio bicolor Kieffer, dont les mâles seuls ont été 
trouvés volant à la surface de l'eau, à mer basse, en été 1899 (anse 
Saint-Martin) et en octobre 1900 (Saint-Briac), diffère de Clunio 
nuirinus Halid. déjà connu sur les côtes d'Irlande, d'Angleterre et 
de France, et a bien pu être, autrefois, confondue avec lui. 

(i. F. 



Note sur la Faune de la fosse de la Hague (Manche) ; par 

M. H. Gadeau de Kerville (Paris : Bull, de la Soc. 
zoologique de France, février 1900, p. 33-37). 

Dans une note préléminaire, M. Gadeau de Kerville annonce à 
la Société qu'il a exploré la fosse de la Hague, dépression sous- 
marine située au Nord et au Nord-Est du cap du même nom, de 
fond rocheux el de profondeur maxima atteignant — 110'". 11 a 
constaté que la Faune en était composée exclusivement d'espèces 
littorales et semblables à celles habitant la zone bathymétrique 
locale dite « des Corallines » ou » des grands Buccins » . 

G. F. 



Description d'espèces nouvelles d'Ha/acar/dœ ; [Ydv M. le 
D' Trouessart (Paris : Bull. Soc. zoologique de France. 
1900, p. 38-43. 

Nous relevons dans cet article une sous-espèce nouvelle prove- 
nant de rOuest de la France : Rhombognathus inagnirostris 
lionyx subsp. nova, recueillie à Saint-Vaast-la-Hougue, dans les 
Liihothaninions. 

G. F. 



EXTRAITS ET ANALYSES. 



ZOOLOGIE 



57 



««fe I M I I I ^^ 






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58 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*= SÉR., T. II 

Le nid du Merle à plastron, Turdus torquatus Lin.; par 
A. Besnard (Le Mans : Bull. Soc. agr., se. et arts de la 
Sarthe, 2^ sér., t. XXX, p. 144-147). 

L'auteur dit que, dans l'espace de 33 ans, il s'est procuré, dans 
les environs du Mans, trois nids de cet oiseau. Deux lui furent 
apportés par de petits dénicheurs. Il trouva le troisième, en mai, 
il y a 5 ans, à Funa} , sur un point très accidenté de la rive gauche 
de l'Huisne. Le nid était à quelques mètres de terre, appuyé à un 
Pin maritime et contenait quatre œufs. 

L. B. 

Observations biologiques sur les Chauves-Souris, faites 
dans les carrières de Neuville-sur-Touques et de Samesles- 
au-Sap (Orne) ; par l'abbé A.-L. Letacq (Rull. Soc. d. 
amis d. se. nat. de Rouen, 36'= année, 1900 |1901], p. 19-21). 

Je me contente de signaler à l'attention de mes collègues qui 
voudraient se livrer à la chasse des Chéiroptères, les intéressantes 
observations de Fauteur. 

E. March. 



Écureuil blanc tué à Aube (Orne). — De l'albinisme 
chez les Mammifères et les Oiseaux; par A.-L. Letacq 
(Paris : Le Naturaliste, 2^ sér., n° 341, 15 mai 1901, p. 117). 

A propos d'une note de M. Ch. Legendre mentionnant deux 
Écureuils blancs (o" et ç) tués dans la Haute-Vienne, l'auteur 
signale un cas d'albinisme complet observé chez un Rongeur de 
cette espèce, tué dans un bois de Sapins, à Aube, en 1899. 

Il mentionne deux cas de mélanisme chez cette même espèce : 
un Écureuil très noir tué dans la forêt d'Audaine, un autre dans 
celle de Saint-Evroult. 

Il rappelle qu'il a signalé, en 1899, deux Moineaux albins observés 
à Saint-Paterne (Sarthe) et que la même année des Rats atteints 
d'albinisme à peu près complet, avaient été observés à Remalard 
(Orne). 

E. March. 



EXTRAITS ET ANALYSES. — ZOOLOGIE 59 

Le Vison à Sainte-Marguerite-de-Viette (Calvados) et 
à AubrY-le-Panthou (Orne) ; par l'abbé A.-L. Letacq 
Bull. Soc. d. amis d.sc. nat. de Rouen, 36« année, 1900 [1901], 
p. 9-10). 

M. l'abbé Letacq signale la présence du Vison à Sainte-Mar- 
guerite-de-Viette où une femelle adulte a été tuée par M. Buquet. 
D'après ce chasseur, ce Mustellidé ne serait pas rare dans ces 
parages ; d'autres exemplaires y ont d'ailleurs été capturés depuis ; 
on prenait cet animal pour une simple variété du Putois. 

La présence du Vison, dans le Calvados ayant déjà été signalée, 
il y a quelques années, par M. Emile Anfrie, à Hermival-les-Vaux, 
près de Lizieux, la note de M. Letacq porte à deux le nombre 
des localités du Vison dans ce département. 

L'auteur cite également la capture de deux Visons, mâle et 
femelle, faite à un jour d'intervalle sur les bords de la Vie, près 
le château d'Osmond, à Aubry-le-Panthou (Orne). 

E. March. 

Rana esculenta à cinq pattes ; par M. Delavigne (Caen : 
Bull. Soc. linn. de Normandie, ïy sér., 4^ vol., 1900 [1901]. 
Proc.-verb. des séances, p. xx.w-xxxvi). 

M. Delavigne signale la capture, au cours de l'été 1897, d'une 
Rana esculenta à cinq pattes. Cette Grenouille, pourvue au côté 
gauche d'une patte postérieure surnuméraire, se développant facile- 
ment d'avant en arrière, avait été pêchée au confluent de la Sarthe 
et de l'Huisne. 

Note sur quelques Papillons de Maine-et-Loire. — Obser- 
vations sur les mœurs des Sesia Ichnenmoniformis, Megîl- 
laeformis et Chrysidiformis ; par F. Delahaye (Méni. Soc. 
nat. d'agric, se. et arts d'Angers, 5" sér., t. III, 1900 [1901], 
p. 88-95). 

Pendant l'été de 1900, l'auteur, au cours d'une promenade ento- 
mologique faite au nord d'Angers, sur la promenade des Fours-à- 
Chaux, a eu la chance de pouvoir observer et capturer en nombre 
les Sesia Chrysidiformis, Meyillaeformis et Ichneumoniformis. 



60 BULL. SOC, se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

D'après M. Delahaye S. Megillaeformis n'avait pas encore été ren- 
contrée en France, bien qu'elle soit connue en Allemagne et en 
Europe orientale. 

Il semble résulter des observations faites par l'auteur que 
S. Megillaeformis ne serait qu'un hybride des deux espèces en 
compagnie desquelles la capture a été faite : S. Chrysidiformis et 
Ichneumoniformis. 

Mais, M. Delahaye ne conclut pas et attend avant de se prononcer 
définitivement, que les nouvelles observations qu'il compte faire, 
viennent changer les probabilités en certitudes. 

E. March. 

Sur deux types de Diptères fucicoles [Orygma luctuosa 
(Meigen), Cœ/opa pilipes (Haliday)]; par M. E. Koubaud {Bull. 
Soc. Dhilomalhique de Paris, 9^ série, t. III, 1900-1901, n°« 3 
et 4, p. 77-80). 

M. Roubaud a constaté, à RoscofT, la présence de Orygma luctuosa 
(Meigen) et] Cœlopa pilipes (Hadilay) ; les larves de ces animaux 
vivent dans les F"ucus décomposés. 

G. F. 



Note sur l'habitat et les mœurs de quelques Collemboles ; 

par M. A. Lécaillon (Bull. Soc. philomathique de Paris, 
9« sér., t. III, 1900-1901, n°^ 3 et 4, p. 67-76). 

Parmi les espèces dont les mœurs ont été étudiées ici par 
M. Lécaillon, relevons comme appartenant à notre région les 
suivantes : 

Anurida maritima Laboulb. recueillie par moi-même, puis par 
MM. Henneguy et Lécaillon au Croisic et à Pen-Rron ; précédem- 
ment connue dans l'Ouest à Saint-Malo et à Roscoff ; enfin observée 
par M. Lécaillon au bord de la rivière de Saint-Rrieuc, dans sa par- 
tie maritime, et par moi-même au bord de la Loire jusqu'à Nantes ; 
cette espèce habite en groupes nombreux au bord de l'eau à la 
limite atteinte par les marées sous les pierres reposant sur le sable 
vaseux ou la vase; elle a des mœurs exclusivement aériennes; tout 
l'été on trouve, côte à côte, des adultes, des œufs et des jeunes à 
tous les états de développement ; elle devient rare à la fin de la 
saison, d'après Claypole. 



EXTRAITS ET ANALYSES. — ZOOLOGIE 61 

Aphorura neglecta Schàffer, recueilli au Croisic, en septembre, 
par M. Lécaillon; habite avec Aniirida maritima, mais plus rare. 

Entomobrya sp. Cette espèce a été trouvée par M. Lécaillon, en 
août et septembre 1900, en plein soleil, sur les plages de la baie de 
Saint-Brieuc, à la limite de la marée, et reculant devant elle en sau- 
tant. M. le D'' Karl Absolon l'identifie avec Entomobrya corticaMc. 
\ar. pallida Schaff., espèce corticole sautant peu ; l'habitat constaté 
par M. Lécaillon ne serait alors qu'accidentel. 

G. F. 

Sur un Callinectes sapic/us M. Rathbun, trouvé à Rochefort ; 
par M. E.-L. Bouvier (Paris : Bail. Muséum hist. nat., 1901, 
p. 16-17). 

M. E.-L. Bouvier mentionne la capture faite dans le troisième 
bassin du port de Rochefort, d'un superbe Crabe cr\ appartenant 
au genre Callinectes. 

L'auteur pensa d'abord que ce Crustacé pouvait appartenir à 
l'une des espèces de ce genre habitant les îles du Cap-Vert et le 
Sénégal, mais après comparaison, il dut reconnaître que l'exem- 
plaire qu'il avait sous les yeux appartenait à une espèce nord- 
américaine, Callinectes sapidus M. Rathbun, classée au premier 
rang des Crabes comestibles des États-Unis, où il abonde vers les 
côtes et est l'objet d'un important commerce. 

Ce beau Crustacé, d'après ce qu'en disent les carcinologues 
américains, est peu difficile sur le choix de son habitat ; il passe 
volontiers de l'eau de mer à l'eau saumàtre pour finalement échoir 
en eau douce où il continue parfaitement à vivre. 

M. Bouvier pense que l'individu qui lui a été adressé de Roche- 
fort, par M. Vieuille qui en avait fait la capture, a traversé 
l'Atlantique, soit à bord d'un navire, dans une chaloupe ou dans 
quelques coins pourvus d'eau, soit accroché aux herbes marines 
qui revêtent la coque des bâtiments. 

E. March. 

Quelques observations sur Loligo média ; par M. L. Joubin 
(Rennes : Bull, de la Soc. scientif. el médic. de l'Ouest, t. XI, 
n° 1, 1902, p. 108-112). 

M. Joubin ayant recueilli Loligo média en très grande quantité 
dans les pêcheries de Cancal et du Mont-Saint-Michel où il vient se 



62 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

prendre, donne une série de figures d'individus à tous les états de 
développement. Les variations de forme et de taille de chaque 
partie du corps expliquent la complication de la synonymie chez 
cette espèce. La partie caudale et, par là même, la coquille, 
s'allonge beaucoup avec l'âge, en particulier chez les mâles ; la 
croissance de cette partie du corps s'arrête chez les femelles au 
moment où les ovaires entrent en activité. 

G. F. 

Les coquilles marines au large des côtes de France. — 

Faune pélagique et Faune abyssale. Description des famil- 
les, genres et espèces ; par Arnould Locard (Ann. Soc. 
d'agric, se. et industrie de Lyon, 1" sér., t. VI, 1898 [1899]. 

Dans son volume " Les Coquilles marines des côtes de France " 
publié en 1892, le savant auteur de la Conchyliologie française 
n'avait pas étendu son étude au delà du voisinage immédiat de 
notre littoral et bien que l'extension bathymétrique de cette faune, — 
naturellement limitée à la zone corallienne, ne dépassant pas une 
profondeur d'environ 75 métrés, — M. A. Locard avait pu signaler 
l'existence de 1.186 espèces de Mollusques testacés : 777 Gastro- 
podes, 11 Scaphopodes, 384 Lamellibranches et 14 Brachiopodes. 

Dans le volume que nous analysons aujourd'hui, l'auteur a mis 
à contribution toutes les recherches scientifiques faites dans les 
eaux profondes françaises et il est arrivé à porter au chiffre de 
1.488 le nombre des espèces ou formes bien distinctes vivant tant 
au large qu'au voisinage immédiat des côtes. 

La faune abyssale, qui seule nous occupe actuellement, comprend 
625 espèces : 341 Gastropodes, 25 Scaphopodes, 242 Lamellibranches 
et 17 Brachyopodes ; 286 espèces sont nouvelles. 

Dans le travail de M. A. Locard, nous relevons à l'intention des 
lecteurs du Bulletin, les espèces recueillies au large des côtes de 
l'ouest de la France. 

Pteropoda (1) 
Cleodora pyramidata Linné. — La Manche, région normande ; 

l'Atlantique, région armoricaine. 



(1) Les Ptéropodes, ainsi que le fait remarquer l'auteur, étant des Mollusques 
essentiellement pélagiques, les profondeurs ainsi que les régions indiquées 
sont celles où leur coquille a été draguée. 



EXTRAITS ET ANALYSES. — ZOOLOGIE 63 

Spirialis retroversa Fleming. — Au large de la Bretagne. 

Spir. bulimoides d'Orbigny. — Au large des côtes de l'Atlantique. 

Gastropoda 

Cancellaria viridiila Fabricius. — Au large des côtes de Bretagne, 

entre 495 et 915 mètres. 
Cerithiopsis metnlata Lovén. — Idem, entre 495 et 1125 mètres.. 
Bittiiim gracile Jeffreys. — Idem, à 1125 mètres. 
Aporrhais bilobatus Locard. — Côtes de Bretagne, depuis la zone 

littorale jusqu'à 415 mètres. 
Tiirritella britannica de INIonterosato. — Au large des côtes de 

Bretagne, à 815 mètres. 
Scalaria geniculata Brocchi. — Idem, entre 585 et 815 mètres. 
Scalaria nana .lefTrej^s. — Idem, à 811 mètres. 
Scalaria clathrata Montagu. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Scalaria Trevelyana Leach. — Idem, à 495 mètres. 
Eulima glubra JefTreys. — Idem, à 1125 mètres. 
Eiilima piriformis Brugogne. — Idem, entre 585 et 815 mètres. 
Eulima bilineata Adler. — Idem, à 815 mètres. 
Eulima solida Jelfreys. — Idem, à 880 mètres. 
Eulimella commutata de Monterosato. — Côtes de Bretagne, depuis 

la zone herbacée jusqu'à 1125 mètres. 
Eulimella ventricosa Forbes. — Idem, depuis la zone corallienne 

jusqu'à 880 mètres. 
Eulimella compactilis JclFreys. — Au large des côtes de Bretagne, 

à 1125 mètres. 
Eulimella Jacqueti de Folin. — Idem, entre 685 et 780 mètres. 
Aclis Walleri Jeflreys, — Idem, entre 585 et 1125 mètres. 
Turbonilla rufa Philippi. — Idem, entre 880 et 1125 mètres. 
Turbonilla magnifica Seguenza. — Idem, à 585 mètres. 
Ptijcbostomon crassum .TefTreys, — Idem, entre 585 et 1125 mètres. 
Plijchostomon nitens Jelfreys. — Idem, entre 420 et 1125 mètres. 
Ptychostomon conoideum Brocchi. — Idem, depuis la zone littorale 

jusqu'à 585 mètres. 
Ptychostomon unidentatum Montagu. — Idem, depuis la zone 

herbacée jusqu'à 880 mètres. 
Ptychostomon suboblongum JelTre3's. — Idem, à 880 mètres. 
Pyramidella nitidula A. Adams. — Idem, à 815 mètres. 
Alvania zetlandica Montagu. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Alvania cimicoides Forbes. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 



64 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉll., T. II 

Alvania Testae Aradas et Benoit. — Au large des côtes de Bretagne, 

à 815 mètres. 
Alvania snbsoliita Aradas. — Idem, entre 875 et 1125 mètres. 
Alvania Jeffreysi Waller. — Idem, idem. 
Alvania pnncturata Montagu. — Idem, à 815 mètres. 
Rissola deliciosa iciîveys. — Idem, à 880 mètres. 
Rissola tnrricnla JefTreys. — Idem, à 1125 mètres. 
Cingula tenuisculpta B. Watson. — Idem, à 880 mètres. 
Clngula turglda JefTreys. — Idem, entre 585 et 1125 mètres. 
Natlca Montagni Forbes. — Idem, entre 851 et 1125 mètres. 
Natica subpllcata Jeftreys. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Lacnna tcnella Jeffreys. — Idem, entre 585 et 1125 mètres. 
Iphilas tnberatns Jeffreys. — Idem, à 585 mètres. 
Phaslanella pulla Linné. — Idem, entre 420 et 880 mètres. 
Janthlna exigua de Lamarck. — Idem, entre 585 et 1125 mètres. 
Solarium monollferum Bronn. — Idem, entre 420 et 880 mètres. 
Turbo peloritanus Cartraine. — Idem, entre 495 et 915 mètres. 
Solariella cineta Philippi. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Solarlella fulglda Jeffreys. — Idem, à 880 mètres. 
Zyzgphlmis snturalls Philippi. — Idem, entre 420 et 1125 mètres. 
Capulus hungarlcns Linné. — Côtes de Bretagne, depuis la zone 

littorale jusqu'à 880 mètres. 
Sclssurella crlspala Fleming. — Au large des côtes de Bretagne, 

entre 495 et 915 mètres. 
Seguenzla retlculata Philippi. — Idem, à 880 mètres. 
Puncturella noachlna Linné. — Idem, entre 585 et 875 mètres. 
Chlton rarinotus Jeffreys. — Idem, à 115 mètres. 

SCAPHOPODA 

Dentallum agile M. Sars. — Au large des côtes de Bretagne, entre 

495 et 1125 mètres. 
Slphonodentallum qulnquangulare Forbes. — Idem, entre 495 et 

3405 mètres. 
Slphonodentallum Lofotense M. Sars. — Idem, à 875 mètres. 
Slphonodentallum af/ine M. Sars. — Idem, à 1125 mètres. 
Cadnlus Ollvll Scacchi. — Idem, à 875 mètres. 
Cadulus subfuslformls M. Sars. — Idem, à 495 mètres. 

Lamellibranchiata 

Saxlcava rugosa Linné. — Au large des côtes de Bretagne, entre 
875 et 1125 mètres, 



EXTRAITS ET ANALYSES. — ZOOLOGIE 65 

Ciispidaria rostrata Spingler. — Au large des côtes de Bretagne, 

entre 585 et 880 mètres. 
Ciispidaria obesa Lovén. — Idem, entre 915 et 3970 mètres. 
Ciispidaria siilcifera JefFreys. — Idem, à 875 mètres. 
Cuspidaria abbreviata Forbes. — Idem, idem. 
Ciispidaria lamcllosa M. Sars. — Idem, entre 875 et 1125 mètres. 
Ciispidaria cosiellata Deshayes. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Verticordia graniilata Seguenza. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Lijonsia formosa JefFreys. — Idem, à 815 mètres. 
Syndesmia nitida Mûller. — Idem, à 1225 mètres. 
Syndesmia lomjicallis Scacchi. — Idem, entre 495 et 3970 mètres. 
Tellina balaiistina Linné. — Idem, entre 585 et 1125 mètres. 
Cytherea Chione Linné. — Au large des côtes de l'Atlantique. 
Venus Casina Linné. — Au large des côtes de Bretagne, à 815 mètres. 
Vernis ovata Fermant. — Idem, entre 880 et 1125 mètres. 
Cyprina islandica Linné. — Au large dans l'Atlantique, zone 

corallienne et au delà. 
Isocardia cor Linné. — Au large des côtes de Bretagne, entre 495 

et 1125 mètres. 
Astarte siilcata da Costa. — Idem, entre 420 et 815 mètres. 
Cardiiim nodosiim Turtou. — Idem, entre 495 et 595 mètres. 
Cardiiim minimum Philippi. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Chaîna Nicolloni Dautzenberg. — L'Atlantique, à 120 mètres. 
Liicina borealis Linné. — Au large des côtes de Bretagne, à 

880 mètres. 
Liicina spinifera Montagu. — Idem, idem. 
Axiniis flexiiosiis Montagu. — Idem, entre 880 et 1125 mètres. 
Axiniis orbiciilatiis Seguenza, — Idem, entre 585 et 1125 mètres. 
Axiniis incrassatiis JefFreys. — Idem, entre 495 et 880 mètres. 
Axiniis croiiliensis JefFreys. — Idem, entre 585 et 1125 mètres. 
Axinus eumyariiis M. Sars. — Idem, idem. 
Axiniis siibovatiis JefFreys. — Idem, entre 480 et 1125 mètres. 
Scacchia tenera JefFreys. — Idem, entre 585 et 815 mètres. 
Kellya suborbicularis Montagu. — Idem, entre 815 et 1125 mètres. 
Lasaea puinila S. Wood. — Idem, entre 420 et 1125 mètres. 
Montaguia bidentata Montagu. — Idem, à 495 mètres. 
Montagiiia ferruginea Montagu. — Idem, entre 585 et 880 mètres. 
Lepton lacertiim JefFreys. — Idem, à 915 mètres. 
Arca nodulosa Millier. — Idem, entre 880 et 1125 mètres. 
Arca obliqiiata Philippi. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 



66 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

Arca pectunciiloides Scacchi. — Au large des côtes de Bretagne, 

entre 420 et 1125 mètres. 
Limopsis aiirita Brocchi. — La Manche, à 350 mètres ; au large des 

côtes de Bretagne, entre 420 et 1125 mètres. 
Limopsis minuta Philippi. — Au large des côtes de Bretagne, entre 

195 et 1125 mètres. 
Limopsis cristata Jeffrej's. — Idem, entre 495 et 875 mètres. 
Malletia obtiisa M. Sars. — Idem, à 880 mètres. 
Niicnla siilcata de Lamarck. — Idem, entre 815 et 880 mètres. 
Niicnla tennis Montagu. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Nucula tumidnla Malm. — Idem, entre 495 et 880 mètres. 
Nucula corbnloides Seguenza. — Idem, à 1125 mètres. 
Leda pernnla Mûller. — Idem, entre 495 et 880 mètres. 
Leda minuta Millier. — Idem, entre 495 et 880 mètres. 
Leda fragilis Chemnitz. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Leda messanensis Seguenza. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Leda pustulosa Jefïreys. — Idem, entre 495 et 815 mètres. 
Leda tennis Philippi. — Idem, entre 495 et 815 mètres. 
Leda striotata Brugnone. — Idem, entre 815 et 880 mètres. 
Leda pusio Philippi. — Idem, à 815 mètres. 
Leda lucida Lovén. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Leda sericea Jelîreys. — Idem, à 915 mètres. 
Leda snbacqnilatera Jetfreys. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Leda pnsilla Jeffreys. — Idem, idem. 
Leda minima Seguenza. — Idem, à 1125 mètres. 
Dacrydium vitieum Holbôll. — Idem, entre 3405 et 3970 mètres. 
Avicula tarcntina de Lamarck. — Côtes océaniques à 130 mètres. 
Pecten suleatns Muller. — Au large des côtes de Bretagne, entre 

495 et 1125 mètres. 
Pecten opercularis Linné. — Idem, entre 420 et 1125 mètres. 
Pecten septemradiatus Mûller. — A l'entrée de la Manche, à 351 m. ; 

au large des côtes de Bretagne, entre 495 et 1125 mètres. 
Pecten amphicyrtus Locard. — Côtes de l'Atlantique, depuis la 

Manche jusqu'au bas Médoc, à partir la zone herbacée jusqu'au 

delà de la zone corallienne. 
Pecten similis Laskay. — Au large des côtes de Bretagne, entre 495 

et 1125 mètres. 
Pecten vitreus Chemnitz. — Idem, entre 420 et 1125 mètres. 
Pecten grœnlandicus Sowerby. — Idem, entre 420 et 880 mètres. 
Amussium Iloskynsi Forbes. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 



EXTRAITS ET ANALYSES. — ZOOLOGIE 67 

Amussium hicidiim Jeffreys. — Au large des côtes de Bretagne, à 

815 mètres. 
Lima siibanriciilata Montaigu. — Idem, entre 495 et 880 mètres, 
Lima elliptica Jeffreys. — Idem, à 1125 mètres. 
Lima Sarsi Lovén. — Idem, entre 495 et 1125 mètres. 
Ostrea cochlearis Poli. — Côtes océaniques, à 130 mètres. 
Anomia ephippia Linné. — Au large de la Bretagne, entre 420 et 

1125 mètres. 

Brachiopoda 
Rhynchonella cornea P. Fischer. — A l'ouest de la Bretagne, à 

1260 mètres. 
Magellania septigera Lovén. — Au large des côtes de Bretagne, 

entre 495 et 1125 mètres. 
Magellania cranioides Mûller. — A l'ouest des îles d'Ouessant et 

vers l'entrée de la Manche, entre 495 et 1260 mètres. 
Cr'ania anomala Betzius. — Au large des côtes de Bretagne, entre 

915 et 1125 mètres. 

Le nombre des espèces recueillies au large des côtes de Bretagne 
et à l'entrée de la Manche est de 140, soit environ le l/5e du 
chiffre total de la faune abyssale, se répartissant comme ainsi : 
Ptéropodes, 3; Gastropodes, 52; Scaphopodes, 6; Lamellibranches, 
75 ; Braclîiopodes, 4. 

Toutes ces formes, à part quelques rares exceptions, se retrouvent 
dans le golfe de Gascogne. 

E. March. 

La Mulette perlière {Un/'o margaritifer Rossm.) et ses sta- 
tions dans l'Ouest de la France; par A.-L. Letacq 
(Paris : Le Naturaliste, ii" 351, 15 octobre 1901, p. 241-242). 

L'auteur rappelle brièvement l'histoire de la Mulette perlière et 
fait remarquer que sa découverte dans l'Ouest ne paraît pas 
remonter à plus de 40 années, époque vers laquelle sa présence 
fut signalée, par Huard, dans la petite rivière de la Vandelle, près 
de Saint-Georges-le-Gautier, dans le département de la Sarthe. 

Millet et Goupil n'en parlent pas, en effet, dans leurs travaux sur 
les faunes du Maine-et-Loire et de la Sarthe. 

Depuis la découverte de Huard, qui rencontra au début beau- 
coup d'incrédules, VlJnio margaritifer a été recueilli dans le 
Finistère, l'Ille-et-Vilaine, la Manche, le Calvados et enfin l'Orne, 



68 BULL. SOC. se. XAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. 11 

OÙ M. Letacq vient d'en signaler quatre localités : Saint-Cénerj'-le- 

Guéret, Sainte-Marie-la-Robert, Vieux-Pont et Antoigny. 

C'est une espèce calcifuge qui aime les fonds siliceux baignés 

par des eaux rapides. 

E. xMarch. 



II. - BOTANIQUE 

Sur un Rosa issu du Rosa multif/ora type, de Thunberg ; 

par M. Emile Gadeceau (Paris : Revue horticole, 74^ année, 
1902, p. 203-205, 2 fig. dans le texte, et Nantes : Bull. Soc. 
nantaise d. amis de rhorticult., 1902, p. 71-77, 2 fig.). 

La note de M. É. Gadeceau est consacrée à une variété intéres- 
sante de Rosa obtenue par notre collègue, M. Georges de l'Isle du 
Dréneuc, de graines du Rosa multifîora type de Thunberg. 

Le Rosier de M. de l'Isle, par ses feuilles, ses bractées, ses 
sépales et ses nombreux petits boutons à fleurs, semble trahir, 
d'après M. Gadeceau, une certaine parenté avec le Turner's 
Crimson Rambler que M. Cochet considère comme une variété 
japonaise du /?. multifîora que l'on cultive sous le nom de Sakou- 
Jbara. 

Tout l'intérêt de la plante obtenue par M. de Tlsle réside dans la 
certitude de sa production par une graine de R. multifîora type. 

Voici la description qu'en donne M. Gadeceau : 

« Rosa multifîora, var. Marie de Lisle du Dréneuc. — Arbuste très 
rameux formant un buisson compact et largement étalé de ImôO à 
2 mètres de haut. Tiges peu épineuses. Feuilles plus grandes que 
dans le type, moins rugueuses, vert foncé, luisantes en dessus, 
plus pâles en dessous, les adultes à peine pubescentes en dessous, 
pétioles à poils mous et à poils glanduleux mélangés ; folioles 
obovales-lancéolées, plus espacées sur le pétiole, vivement dentées 
dans les deux tiers supérieurs ; stipules très glanduleuses, bordées 
de longs cils glanduleux. 

» Fleurs simples, en panicule très largement divariquée (non en 
thyrse pyramidal); boutons petits, ovales-globuleux; sépales 
lancéolés-acuminés, plus dentés et moins tomenteux que dans le 
type, bractées linéaires lancéolées acuminées, bordées de cils 
glanduleux, moins caduques, pétales rose vif (15 à 25 millimètres 
de long sur autant de large, au lieu de 8 à 11 millimètres) ; styles 



EXTRAITS ET ANALYSES. — BOTANIQUE 69 

libres, entremêlés de quelques poils ; floraison un peu plus précoce 
que le type ; non remontant. » 

Par l'abondance de ses jolies fleurs roses, ce Rosier, ainsi que 
le fait remarquer l'auteur, se recommande aux amateurs de Roses 
simples; il joint la grâce de l'Églantine à la vigueur d'une floraison 
exubérante. 

E. March. 

Contribution à la flore rhodologique des Deux-Sèvres. 

Notes sur les Roses recueillies aux environs de l'Absie et 
dans quelques localités au sud de la Boutonne ; par A. 
FouiLLADE (Niort : Bull. Soc. botan. des Deux-Sèvres, XII, 
1900 [1901], p. 225-260). 

L'étude que nous donne M. A. Fouillade est le résultat de ses 
herborisations rhodologiques dans les Deux-Sèvres sur une éten- 
due de 100 kilomètres carrés. 

Rien que relativement restreint, ce champ d'exploration a fourni 
à l'auteur des matériaux intéressants qu'il a su emploj'er fort 
utilement pour en faire une esquisse géo-botanique que les bota- 
nistes consulteront, j'en suis persuadé, avec intérêt. 

L'analyse, même sommaire, des nombreuses formes dont la pré- 
sence a été constatée par l'auteur, ne me semble guère possible 
dans le cadre restreint qui est, dans ce numéro, réservé à la bota- 
nique. Je me borne donc à signaler à l'attention des amateurs du 
genre Rosa, la très intéressante contribution que M. Fouillade 
vient d'apporter à son étude dans la région sud de la flore de 
l'Ouest. 

E. March. 

Le Barbarea praecox R. Br. dans le Maine; par M. H. Lé- 
VEiLLÉ (Le Mans : Bull. Soc. agi\, se. et arts de la Sarthe, 
XXXVIII, 1901-1902, p. 329-332). 

M. Léveillé signale à ses collègues la découverte du Barbarea 
praecox R. Rr., faite par lui le 10 juin 1902, route de Sévigné à 
Roucssay. 

Cette Crucifère, signalée depuis longtemps dans la Mayenne, 
n'avait pas encore été rencontrée dans le département de la 
Sarthe. 

E. March. 



70 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

Note sur un Carex litigieux de la flore de l'Ouest de la 
France : par M. Emile Gadfxeau (Paris : Bail. Soc. bota- 
nique de France, 4" sér., t. II, p. 130-134). 

Cette note intéressant tout particulièrement notre flore, nous 
croyons devoir la reproduire in extenso. 

« En 1878 ou 1879, Maupon distinguait à Sautron, près Nantes, un 
Carex, qu'il s'empressait, suivant son habitude, de communiquer 
à Lloyd. 

L'auteur de la Flore de VOuest recueillit la plante, au même lieu, 
le 28 mai 1879, ne l'y retrouva point le 28 juin 1880 et l'y revit en 
mai 1881. 11 constata dans ses notes « qu'aucun des individus de 
» ce Carex n'avait de fruits mûrs et qu'ils étaient faciles à distin- 
» guer des C. paniculata les plus grêles ou les plus ramassés ». 

11 nota la présence, dans la même prairie, des Carex suivants : 

C. panicutata L. : C. vulgaris Pries, C. ; C. stettntata Good., CC ; 
C. teporina L. (quelques-uns); C. glauca Scop., C. ; C.panicea L., C. ; 
C. ampultacea Good., AC.; C. tœvigata Sm. ; C. xanthocarpa Degl. 

Dans un opuscule publié, en 1879, sous le titre : Herborisations 
de 1878-1879, Lloyd rapporte le Carex de Sautron au Carex 
Bœnninghauseniana Weihe, et il en donne une première descrip- 
tion, remaniée par lui, depuis, dans la 4^ édition de la Flore de 
l'Ouest. 

En mai 1880, je recueillais moi-même ce Carex à Sautron ; il 
croissait en touffes isolées. 

Outre plusieurs des Carex notés par Lloyd dans cette prairie 
marécageuse et rappelés ci-dessus, j'y récoltai aussi le Carex 
disticha Lloyd, FI. 0. ! an Huds ? Quatorze ans plus tard, en mai 
1894, je recherchai, en vain, dans la même prairie, le Carex 
litigieux; je n'y suis pas retourné depuis. 

Dans un envoi, adressé à mon ami M. C.-B. Clarke, pour l'her- 
bier de Kew, en juin 1895, j'insérai quelques échantillons de la 
plante de Sautron, étiquetée : C. Bœnninghauseniana Weihe (Lloydj- 

Le 6 juillet 1899, le savant botaniste anglais, qui prépare une 
Monographie des Cypéracées, me faisait part de ses doutes con- 
cernant l'identité de ce Carex. 11 m'affirmait déjà que ce n'était 
assurément pas le C. Bœnninghauseniana de l'herbier de Kew. 

J'entrepris alors quelques recherches de mon côté. Je constatai, 
tout d'abord, que M. Corbière, dans son excellente Flore de Nor- 
mandie (1893, p. 615), signalait le caractère litigieux de la plante 



EXTRAITS ET ANALYSES. — BOTANIQUE 71 

de Lloj'd qu'il croyait devoir se rapporter au Carex silesiaca 
Figert. 

L'examen que je pus faire, au Muséum de Nantes, des éclian- 
tillons de Carex Bœnninghaiiseniana de l'iierbier Billot ne tarda 
pas à me canvaincre de l'exactitude des appréciations de MM. Cor- 
bière et C.-B. Clarke ; enfin la vue de la planche de Reichenbach 
{le. jl. Germ., tab. (XIX, n" 568) acheva de me convaincre que le 
C. Boenninghaiiseniana de Sautron n'était décidément pas celui 
de Weihe. 

Après un échange de vues assez prolongé avec mon ami de Kew, 
je lui écrivais, le 20 novembre 1899, que je croyais que nous 
étions en présence du Carex liidibimda de J. Gay, dont la descrip- 
tion s'adapte complètement à notre plante. 

Enfin, le 5 août 1900, je recevais de M. C.-B. Clarke une note que 
je résume ainsi : 

« Comparé à l'échantillon de l'herbier J. Gay, votre Carex 
» est (( identically » Carex ludibunda J. Gay, in Ann. se. nat., 
» sér. 2, vol. 10 (1838), p. 357. 

» A la mort de J. Gaj', ses plantes vinrent toutes à Kew, avec 
» les notes de ce botaniste qui les accompagnaient. Peut-être la 
« totalité n'a-t-elle pas été annexée à l'herbier de Kew, mais cha- 
» cun des types le fut, avec les notes qui s'y rapportaient. » 

De sorte qu'aujourd'hui grâce à la comparaison qui a pu être 
faite par M. C,-B. Clarke, nous sommes bien fixés sur l'identité du 
Carex de Sautron : c'est le Carex ludibunda J. Gay. 

Disons, tout de suite, que la détermination faite par Lloyd est à 
peine critiquable, puisque le Carex ludibunda a été rapporté par 
son auteur, J. Gay lui-même, dans son propre herbier et de sa 
propre main, ainsi que l'a constaté M. C.-B. Clarke, au Carex 
Bœnninghauseniana de Weihe ; ce qui n'empêche pas cette opinion 
d'être complètement erronée d'après M. Clarke et moi-même. 

Quant à préciser l'origine exacte de ce Carex ludibunda, nous 
ne le pouvons pas, dans l'état actuel de nos connaissances con- 
cernant son histoire. 

« Les modernes « caricologues », m'écrit M. Clarke, prétendent 
M que '.out Carex stérile est un hybride. Ils prétendent aussi pou- 
» voir dire, dans tous les cas, quels sont les deux parents. Or, 
» relativement à ce dernier point, ces botanistes diff'èrent souvent 
« si complètement entre eux, qu'on en arrive à douter qu'ils con- 
» naissent les parents dans un cas quelconque... Dans les Cypé- 



72 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR., T. II 

» racées, aussi bien que dans d'autres familles végétales, il arrive 
» souvent que certaines espèces offrent un état stérile, sans qu'il 
» y ait hybridité. « 

« Dans le cas particulier de C. ludihiinda, les auteurs sont 
» d'accord : MM. Christ et Kûkenthal ont, l'un et l'autre, envoyé 
» la plante à Kew comme un hybride entre les C. paniciilata L. 
» et paradoxa Willd. ». 

Cet accord, si rare, est bien loin d'être concluant ici ; car le 
Carex paradoxa, l'un des deux parents, n'a jamais été rencontré sur 
aucun point de notre région, il ne figure même pas dans la Flore 
de l'Ouest de Lloyd ! 

On remarquera, qu'avec sa réserve habituelle, Lloyd risque, à 
peine, un soupçon d'hybridité pour la plante de Sautron. 

Duval-Jouve, au contraire, dans une lettre rendue publique par 
M. Besnard (1), croit que « toutes ces formes stériles sont des 
hybrides ». Il est vrai qu'il ajoute, philosophiquement, à propos 
des diversités de noms et d'opinions auxquelles ces formes ont 
donné lieu : « mais qui donc connaît le fond des choses ? » 

Dans le cas du Carex ludihiinda tout est conjectural. 

D'un côté, la variation dans la situation réciproque des fleurs 
mâles et des fleurs femelles des épillets, « tantôt mâles au sommet, 
» quelquefois à la base, quelquefois les supérieurs entièrement 
» mâles, d'autres lois tous femelles (2) o rend difficile le rattache- 
ment de ce Carex à l'un des groupes créés par les « caricolo- 
gues » (3). 

D'un autre côté, l'absence d'utricules parfaits ne permet pas, non 
plus, de rattacher plus particulièrement le Carex ludibiinda à l'une 
ou l'autre des espèces dont il est le plus voisin : C. paniciilata L., 
C. paradoxa Willd., C. teretiiiscula Good. 

Cependant M. Clarke, qui a eu sous les yeux, dans le richissime 
herbier de Kew, pour la préparation de son importante Mono- 
graphie des Cypéracées, de nombreux éléments de comparaison. 



(1) Noie sur quelques plantes réputées hybi-ides des environs de Saint-James 
(Manche) [Bidl. Soc. Lin. Noi-ni., 3« sér., îo (1885-86), p. 187]. 

(2) Lloyd, FI. O., 5« édit., p. 376. 

(3) « Itat ut vix iilla Carex in sexuum dispositione nnagis ludicra videatur, 
» unda quoque deductunn nomen specificum volui. » 

« Aucun Carex ne m'a paru jouer davantage dans la disposition des sexes, 
» d'où le nom spécifique que j'ai voulu en tirer (ludibunda). » (.J. Gay, Ann. 
se. nat., 2^ sér., t. X, p. 357, 1838). 



EXTRAITS ET ANALYSES. — BOTANIQUE 73 

affirme que le Carex Indibnnda doit être placé dans le groupe 
Paniciilatœ, dans lequel les épillets sont généralement femelles à la 
base, mâles au sommet, tandis que Carex Bœnninghaiiseniana 
appartiendrait au groupe « Remotœ », dans lequel les épillets sont 
le plus généralement mâles à la base, femelles au sommet. Cette 
appréciation du savant botaniste de Kew est confirmée ici par le 
port de notre plante de Sautron. 

En résumé, cette étude nous a conduit surtout à vérifier la 
détermination de notre Carex litigieux. 

Voici la s3'nonymie précise établie par M. C.-B. Clarke. 

Carex Indibnnda .1. Gay, in Ann. se. nat., sér. 2, vol. 10 (1838), 
p. 357. 

Carex silesiaea Figert, in Jcdirb. Schles. Gesell. (1889) ; Corbière, 
FI. Norm., p. 615 (1). 

C. Bœnninghauseniana Boot ! Carex, p. 180 ; Lloyd ! Flor. Ouest 
France, édit. 3, p. 337 (en note), non C. Bœnninghauseniana Weihe ; 
cf. O.-F. Lang, in Linnœa, vol. 24 (1851), p. 525. 

C. germanica Richter ! PL europ., p. 169; cf. Beckmann, in 
Abhandl. Ver. Bremen, vol. 9(1886), p. 285-286». 

Le Ceratodon chloropus Brid. sur le littoral océanique 
français ; par Fernand Camus (Cahan : Revue brijologique, 
1902, p. 119-120). 

« Pendant le cours de mes études sur la végétation bryologique 
des îles des côtes françaises, j'ai consacré huit jours du mois 
d'avril 1901 à explorer l'ile de Noirmoutier, située sur les côtes du 
département de la Vendée. Je n'ai pu terminer encore l'étude des 
Muscinées que j'ai rapportées de cette île, et je crois préférable 
d'exposer simultanément et comparativement la végétation bryolo- 
gique des deux îles vendéennes d'Yen et de Noirmoutier, très 
différentes dans leur physionomie et dans leur constitution géolo- 
gique. Je pense toutefois intéresser les lecteurs de la Revue en 
leur signalant dès aujourd'hui une des espèces rares rapportées 
de Noirmoutier. . 

» Il s'agit du Ceratodon chloropus Brid. J'ai trouvé quelques fielles 
plaques de cette mousse sur la lisière du bois de la Chaise (Chênes 



(1) On voit que M. Clarke réunit les C. Indibnnda .1. Gay et silesiacaFigert, 
confirmant ainsi les prévisions de M. Corbière. 



74 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

verts et Pins) non loin des ruines de l'ancien fort Saint-Pierre. 
Elle y est stérile, mais en bel état de développement végétatif. La 
structure si particulière de ses feuilles la fait reconnaître sans la 
moindre hésitation au microscope. Sur place, comme l'a très bien 
remarqué Schimper, elle rappelle le Barbiila gracilis ; mais son 
aspect est moins grêle, sa coloration moins foncée et plus mate. 

» Le Ceratodon chloropus pouvait être considéré, jusqu'à ces der- 
nières années, comme un habitant exclusif de la région méditerra- 
néenne, où il est d'ailleurs loin d'être commun. La deuxième 
édition du Synopsis de Schimper ne l'indique encore qu'à Rome, 
en Sardaigne et dans trois localités de la Provence. Depuis, il a 
été trouvé dans un certain nombre d'autres localités italiennes et 
en Istrie. Je l'ai moi-même indiqué, d'après des récoltes de 
M. Mabile, près de Bastia, en Corse, où je n'ai pas eu l'occasion de 
le voir sur place. Le Catalogue des Mousses du Portugal (1), par 
M. Henriques, le signale pour la première fois sur l'Atlantique : 
Serra de Montemor, Calhariz (Welw. n^"^ 44,88). La localité de 
Noirmoutier est la seconde sur le littoral de l'Océan, et elle est 
séparée de la première par un arc mesurant environ dix degrés de 
latitude (2). Il est permis de croire que le Ceratodon chloropus se 
retrouvera dans bien d'autres localités intermédiaires, d'autant 
qu'il semble une plante amie des terrains sablonneux ou mélangés 
de sable, station très répandue entre Noirmoutier et le Portugal. 

« L'île de Noirmoutier est le point terminus vers le nord de plu- 
sieurs plantes phanérogames intéressantes : Silène Thorei, Cistiis 
salvifolius, Daphne Gnidium (3). Fin serait-il de même du Ceratodon 
chloropus ? C'est possible. Il serait toutefois prématuré de l'affirmer, 
le littoral du Nord-Ouest de la France étant encore trop imparfai- 
tement connu. Certaines espèces — e. g. Bryum Donianum, Calypo- 
geia ericetorum — m'ont jadis échappé, que je trouve, maintenant 
qu'elles me sont familières, dans de nombreuses localités. Rien 
n'empêche de penser qu'il peut en être de même de notre mousse, 
et j'espère (jue de nouvelles recherches me donneront raison ». 



(i) Calologo dos Musgos encontnutos ein Portugal (Boletino da Sociedade 
Broteriana, 1889, voL^vn). 

(2) L'ile de Noirmonlier est travei'sée par le 47« degré de latitude septen- 
trionale. 

(3) On pourrait ajouter le Quevcus Ilex qui, au delà, ne montre plus que de 
lares bosquets ou des pieds isolés dont l'iiidigénat est contesté. 



EXTRAITS ET ANALYSES. — BOTANIQUE 75 

Lichens nouveaux pour la flore de Bretagne ; par 

M, le D' C.-A. PiCQUENARD (Paris : Bull. Soc. botanique de 
Fi., 4« série, t. II, p. 170-171). 

« Les espèces suivantes ont été recueillies dans le sud du dépar- 
tement du Finistère : 
Cladonia glauca Flk. — Forêt de Clohars-Carnoët, côté est de la 

ligne qui va de La Plaine au Château de Barbe-Bleue, 25 avril 1902. 

En beaux échantillons, mais peu abondant. 

Parmetia xanthomyela Nyl. — M. l'abbé Olivier a reconnu cette 
espèce parmi les récoltes faites sur les rochers de Griffbnès, 
dans la gorge du Stangala, le 5 août 1901, par M. Monguillon. 
C'est, d'ailleurs, plutôt une forme qu'une espèce ; car P. xantho- 
myela Nyl. ne diffère de P. lœvigata Ach., au moins à l'état 
stérile, que par la réaction de sa médulle qui jaunit sous l'action 
de K, tandis qu'elle reste incolore dans P. lœvigata. 

Squamaria lentigera DC. — Pelouses sablonneuses calcaires entre 
l'anse de La Torche et le bourg de Penmarcli, 6 août 1902. Rare, 
mais bien développé et bien fructifié. Recueilli, de même que la 
plante précédente, pendant une excursion de Y Association fran- 
çaise de Botanique. 

Lecidea subduplex Njd. — Sur les Mousses d'un tronc d'Abies, 
pente sud de la Montagne de Locronan, 20 octobre 1899. Cette 
espèce avait été trouvée aussi à Canisy, par M. l'abbé Hue 
(Lichens de Canisy, I, p. 47). Elle est déjà à rayer de la flore du 
Finistère, puisque les derniers Abies de la pente sud de la mon- 
tagne de Locronan tombaient, vers la fin du mois dernier, sous 
la hache des bûcherons. Avec ce petit bouquet de bois disparaît 
une riche localité où l'on trouvait abondamment Anaplychia 
leucomela et Borrera ftavicans (c'est là que je l'avais centurie pour 
l'exsiccata d'Arnold) ; on y voyait aussi Anaptichia speciosa et le 
rare Lecanora punicea. De plus, certains Parmelia, souvent 
stériles ici, fructifiaient très bien dans cette localité. » 



HULL, SOC. se. NAT. OUEST. — 2" SÉR.. T II 



III. — GEOLOGIE ET MINERALOGIE 

Feuille de Laval; par M. D.-P. Œhleht (Paris : Bull, des 
services de la Carte géologique de France : G. R. des colla- 
borateurs pour la campagne de 1901. N° (S5, t. XII [1900- 
1901 J, 1902, p. 37-41). 

Le Cambrien n'existe pas sur le liane nord du bassin de Laval. 

M. Œlilert décrit en détail les longues sinuosités et les tronçon- 
nements de la crête des Grès armoricains qui dessine, sur le sol, 
les limites d'un périsynclinal ordovicien autour des massifs grani- 
tiques de Saint-Hilaire-des-Landes, de F'ougères et de Louvigné- 
Gorron. L'intérieur de ce pli est occupé par l'Ordovicien, le 
Gothlandien et quelques lambeaux dévoniens. Cette allure tour- 
mentée et faillée a été produite par des poussées venant du sud-est. 

La discordance qui existe entre les couches du Carbonifère infé- 
rieur (culm et calcaires de Laval) avec celles du bassin houiller 
de Saint-Pierre-la-Cour, a pu être mieux précisée qu'elle n'avait 
été jusqu'ici. 

La cuvette dans laquelle s'est déposée la houille à Saint-Pierre- 
la-Cour est, encore aujourd'hui, représentée par une plaine dans 
laquelle se sont déposés des sables, des argiles et des minerais de 
fer tertiaires. 

L. Davy. 



Sur le Kersanton de la rade de Brest; par M. Gh. Barrois 
(Paris : Bull. Soc. géol. France, 3 avril 1902, 4'= sér., t. II, 
p. 253-254, e[ C. R. Acad. des .sciences, P'' avril 1902, 4'" sér., 
t. GXXXIV, p. 752-755), 

Le Kersanton forme des liions, de l'époque carbonifère, dont les 
salbandes sont métallifères (quelques fois 25 ^/o de pyrrhotite 
nikélifère). 

Les parties centrales ont une structure grenue. Leur masse est 
traversée par des fentes de contraction remplies de roches 
concrétionnées. Le tout est sillonné par des filons de minette. 

M. Barrois explique la genèse de cet ensemble intéressant. 

L. Davy. 



EXTRAITS ET ANALYSES. — GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 77 

Sup l'âge des schistes du Rozel (Manche) ; par MA. Bigot 
(Paris : Bull. Soc. géol. de France, 6 mai 1901, 4<= sér., t. I, 
p. 272-273, 1 fig.). 

« Ces schistes, dans lesquels M. Lebesconte a signalé son Mont- 
fortia Rhedonensis, ne sont pas précambriens. » 

M. Bigot le prouve en établissant la succession des étages 
comme suit : 

Les brèches porphyriques très cristallines de Saint-Germain-le- 
Gaillard et Briquebosq sont prccambriennes ; elles sont surmontées 
par les arkoses de la base du cambrien qui sont recouvertes par les 
schistes du Rozel qui s'étendent jusqu'à Cherbourg et plongent sous 
le grès armoricain. Ces schistes correspondent probablement à 
deux niveaux : les schistes et les grès feldspathiqiies. 

L. Davy. 

Présentation de Venus fa/fax ; par M. G. Dollfus (Paris : 
Bail. Soc. géol. de France. 17 juin 1901, 4^ sér., t. I, p. 421). 

M. G. Dollfus présente un moulage du Venus fallax Millet envoyé 

par M. Davy et provenant de Noyal-sur-Bruz (Loire-Inférieure). Ce 

fossile appartient au miocène supérieur. On ne le trouve pas dans 

les faluns de la Touraine. 

L. Davy. 

Note sur les gpaptolites de la Catalogne et leurs rela- 
tions avec les étages graptolitiques de France ; par 

M. Ch. Barrois (Paris: Bail. Soc. géol. de France, 16 décem- 
bre 1901, 4"^ sér., t. I, p. 637-646). 

Trois pages sont consacrées à l'étude des graptolites dans les 
divisions du gothlandien en Bretagne comparée à la Catalogne et 
M. Barrois termine sa note en apprenant que les formes graptoli- 
tiques caractéristiques espagnoles sont les mêmes qu'en France et 
en Angleterre et caractérisent les quatre étages de Ludlov, Wen- 
lock, Tarannon, Llandovery, ce qui établit la vaste extension des 
mers gotlandiennes. Ces mers étaient tranquilles et peu profondes, 
les dépôts se formaient à une petite distance des côtes. 

Uétage de Llandovery est caractérisé par la prédominance des 
Monograplus du type lobiferus avec Rastrites, Climacograptus, Diplo- 
graptus. Bretagne, Anjou, Catalogne. 



78 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

L'étage de Tarannon npogée du genre Monograptiis. M. lobiferiis 
Sedgwikii, Nilssoni, Hisingeri, Flemmgii. Rareté de Diplograptiis- 
Rastrites remplncées par Cyrtograptiis. Poligné, Catalogne. 

Uétage de Wenlock. Cyrtograptiis, Retiolites associés surtout à 
Monograptiis Flemingii. Andouillé, la Ménardais, Catalogne. 

Uétage de Liidlow. Disparition des Cyrtograptiis, prédominance 

des Monograptiis du tj^pe coloniis, développement des monograptes 

épineux. Bretagne, Crozon, Catalogne. 

L. Davy. 

Discordance du Cambrien sur le Précambrien près de 
Rennes; par M. F. Kehforne (Paris : Bull. Soc. géol. de 
France, 15 avril 1901, 4« sér., t. I, p. 258-259, 1 fig.). 

A quatre kilomètres à l'est de Pont-Réan, un peu au nord de la 

bifurcation des routes de Laillé à Saint-Erblon, une carrière est 

ouverte à la limite des deux formations cambrienne et précam- 

brienne et montre leur discordance. 

L. Davy. 

Observations sur un gisement tertiaire des bords de la 
Vilaine aux environs de Rennes ; par MM. Seunes et 
Kerforne (Paris : Bull. Soc. géol. de France, 30 mai 1901, 
4« sér., t. I, p. 287-288). 

Un dragage dans les alluvions de la Vilaine, près d'Apigné, a 
permis d'établir la coupe suivante : aj Terre végétale et limon, 
1 m. ; bj Graviers de la Vilaine, 4 à 6 m. ; cl Sables faluniens ou 
blocs d'argiles noires contenant les uns comme les autres des 
fossiles nombreux plus récents que ceux des faluns de Bretagne. 
M. G. Dollfus pense que VOstrea edulis rencontrée en ce point est 
identique à celle qui se voit en différents jjoints de la Loire-Infé- 
rieure et du Cotentin dans le Redonien. 

L. Davy. 

A propos d'un nouveau gisement de Cardita striatissima ; 
par M. G. -F. Dollfus (Paris : Bull. Soc. géol. de France, 
20 mai 1901, 4«^ sér., t. I, p. 275-276). 

M. G. Dollfus signale la découverte de la Cardita striatissimaNy st., 
vers la pointe de l'Ile d'Oléron. Cette espèce se trouve en Vendée, 



EXTRAITS ET ANALYSES. — GEOLOGIE ET MINERALOGIE /U 

au sud de la Loire, dans les environs de Nantes, en Anjou, près 
de Laval, près de Rennes, en Basse-Normandie et elle accompagne 
une série de formes qui difTèrent de celles des faluns de la Tou- 
raine et sont plus récentes. 
M. Dollfus donne le nom de Redonien à cette nouvelle division 

du miocène. 

L. Davy. 

Feuille de Brest ; par M. Ch. Barrois (Paris : Bull, des ser- 
vices de la Carte géol. de France : C. R. des collaborateurs 
pour 11 campagne de 1901. N° 85, t. XII [1900-1901], 1902, 
p. 24-26). 

Après avoir, décrit avec précision, sous le nom de diorites 
micacées, des roches spéciales à la partie septentrionale de la 
feuille de Brest, M. Barrois remarque que la présence de ces 
diorites est le seul caractère qui différencie la série des gneiss et 
micaschistes du nord de celle du sud de la Bretagne. Dans la 
région méridionale du Morbihan on trouve, par contre, les roches 
à glaucophane (glaiicophanites), qui sont inconnues dans le nord. 

Le mode de gisement de ces roches est le même, leur composi- 
tion chimique est très voisine. 

On peut, alors, se demander si elles ne proviennent pas d'un 
même magma initial ? 

L. Davy. 



Feuille de Laval (partie comprise dans le département 
d'Ille-et-Vilaine) ; par M. A. Bigot (Paris : Bull, des ser- 
vices de la Carie géol. de France : C. R. des collaborateurs 
pour la campagne de 1901. N" 85, t. XII [1900-1901], 1902, 
p. 27-35). 

M. Bigot suit, avec le plus grand soin, les affleurements des 
diflérents terrains qui forment les synclinaux d'Izé, de la Bouexière, 
d'Erbrée et de la Chapelle-Erbrée, situés de part et d'autre 
des anticlinaux de Sévailles, de Prétourteau et de Balazé ; il étudie 
également la région précambrienne d'Argentré et du Pertre et il 
insiste en terminant sur le rôle important que jouent dans la 
région les nombreuses failles transversales. 

L. Davy. 



80 



BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 



Sur la position des schistes du Rozel (Manche); par 

M. Lebescoxtk (Paris : Bull. Soc. géol. de France, 3 juin 
1901, 4''sér., t. 1, p. 296). 

M, Lebesconte est d'accord avec M. Bigot pour placer ces 
schistes (lie de vin à la base, verdàtres au sommet) dans le Cam- 
brien. Les Montfortia Rhedone nsis \ienneni des couches situées au- 
dessous du Briovérien ou Précambrien. 

L. Davy. 



Note préliminaire sur les graptolites du massif armo- 
ricain ; par M. F. Kerforne (Paris : Bull. Soc. géol. de 
France, 3 mars 1902, 4« sér., t. II, p. 102-103). 

M. Kerforne nous apprend cpi'il prépare un ouvrage complet 
sur les Graptolites du massif armoricain. Il a pu substituer, aux 
cinq zones graptolitiques reconnues autrefois en Bretagne, la divi- 
sion suivante : 

I 10. Zone à Monogroptus clavuliis Pern. 

9. Zone à Mon. Scdiveiji Hopk. 

8. Zone à Mon. colomis Barr. 

7. Zone à Mon. Flemingi Sait. 

6. Zone à Mon. riccartonensis Lapw. 

5. Zone à Retiolites Geinilzi Barr. 

4. Zone à Mon. convolutu.s His. 

3. Zone à Rastrites. 

2. Zone à Dipl. foliacens Mardi. 

1. Zone à Didyon Murchisoni Beck. 
L. Davy. 



GOTHLANDIEN.. 



ORDOVICIEN 



supérieur. 



moyen. 



\ inférieur.. 

^ supérieur. 
/ moyen... 



Note sur l'Infralias de la Vendée et spécialement sur 
un gisement situé dans la commune du Simon-la- 
Vineuse ; par MM. C. Chartron (stratigraphie) et Coss- 
MANN (paléontologie) (Paris : Bull. Soc. géol. de France, 
3 mars 1902, 4<^ série, t. II, p. 163-203, 8 fig., 2 pi.). 

Au-dessus des schistes à séricite du Précambrien s'étendent en 
stratification transgressive les couches horizontales de l'Infralias ; 
cette disposition se voit bien dans une coupe prise dans la com- 
mune du Simon-la-Vineuse (Vendée). On y remarque, en contact 
avec les schistes, une première couche de calcaire jaunâtre ooli- 



EXTRAITS ET ANALYSES. — GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 81 

thique, d'environ un mètre d'épaisseur, contenant des poches 

pleines de sable et des fossiles caractéristiques de l'Hettangien. 

Au-dessus s'étendent deux minces assises, sans fossiles, dont il est 

difficile de préciser l'âge, et enfin les calcaires àOstrea cymbium du 

Lias moyen. 

M. Cossmann décrit et figure les Gastéropodes : 42 espèces, dont 

26 sont nouvelles et 16 déjà citées, 9 de ces dernières appartiennent 

à l'Hettangien de la Moselle. 

L. Davy. 

Sur l'influence sismique des plissements armoricains 
dans le nord-ouest de la France et dans le sud de 
l'Angleterre ; par M. F. de Montessus de Ballore (C. R. 
Acad. d. se, 7 avril 1902, t. CXXXIV, p. 786-788). 

C'est une courte note dans laquelle l'auteur signale les zones où 
l'on a pu constater que l'activité sismique s'est la mieux conservée. 

Elle se termine par cette phrase : En résumé, les plissements 
armoricains ont, malgré leur ancienneté, conservé un reste de vitalité 
sous la forme de séismes relativement assez fréquents, peu intenses et 
à épicentres nombreux. 

L. Davy. 

Sur le Gothlandien inférieur du massif armoricain ; 

par M. F. Kerforne (C. R. Acad. d. se, 15 juillet 1902, 
t. CXXXIV, p. 123-124). 

M. Kerforne a remarqué que la division du (lothlandien inférieur 
désignée sous le nom de Llandovery existe seule en Anjou où elle 
est représentée par des schistes, des phtanites, des calcaires. 

Il a constaté que ce même Llandovery se retrouve à Poligné et 
au Rocher d'Andouillé, mais, que là, il est surmonté par le Taran- 
non, terme qui lui succède immédiatement dans la série. 

L. Davy. 

Feuille de Niort; par M. Jules Welsch (Paris : Riill. des 
services de la Carte géol. de France : C. R. des collabora- 
teurs pour la campagne de 1901, n° 85, t. XII [1900-1901], 
1902, p. 44-52). 

A l'angle nord-ouest de la feuille de Niort, la région, nommée 
la Gàtine, est formée de roches anciennes : grès et poudingues 



82 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

houillers de l'extrémité orientale du bassin de Vouvant, schistes 
satinés sénciteux, quartzites schisteux, quartz, schistes granuli- 
tisés, schistes amphiboliques, porphiroïdes, etc., bientôt recouverts 
par les terrains secondaires de la Plaine de Niort. 

L. Davy. 



Richesses métallifères de la Bretagne. - Généralités sur 
les mines de plomb argentifère (1'"'' partie) ; par M. Macha- 
voiNE, ingénieur des arts et manufactures (C. R. mensuels 
des réunions de la Société de llndiist. minérale. District de 
Paris, 30 novembre 1901, p. 11-15). 

M. Machavoine donne un aperçu général des gisements métalli- 
fères de la Bretagne et du Cornwall anglais, puis il décrit rapide- 
ment les mines de Pontpéan (lUe-et-Vilaine), Huelgoat et Poullaouen 
(Finistère), la Touche (Ille-et-Vilaine), Saint-Mandé (Morbihan). 

Après lui, M. Lodin, ingénieur en chef au corps des mines, 
donne de nouveaux détails sur les fdons de Pontpéan, d'Huelgoat, 
de Poullaouen et de la Touche, il conteste la grande analogie 
signalée par M. Machavoine entre la Bretagne et le Cornwall à 
propos des fdons métallifères. 

L. Davy. 



Concession minière de Trémusson (Côtes -du -Nord) 

(2'' partie) ; Ibid., P'' février 1902, p. 54-59. 

La seconde communication de M. Machavoine est toute entière 
consacrée à la description des gîtes de la concession de Tré" 
musson (Côtes-du-Nord). Il indique neuf fdons à la mine des 
Bouéxières ou Boissières, six fdons à la mine de Plouvard, douze 
filons à la mine de Rue-Bourgée, deux filons à la mine de Ville- 
Alhen. 

D'après M. Machavoine, il y aurait donc à Trémusson un grand 
nombre de fdons, mais leur épaisseur et leur' richesse sont très 
variables. 

L. Davy. 



EXTRAITS ET ANALYSES. — GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 83 

Note sur quelques échantillons de Graptolites de Bre- 
tagne intéressants au point de vue de l'organisation 
et du développement ; par M. F. Kerforne (Rennes : 
Bull. Soc. scient, et médic. de VOuest, 7 février 1902, t. XI, 
p. 124427, 1 fig.). 

M, Kerforne a trouvé en Bretagne des échantillons de grapto- 
lites mieux conservés que le sont ordinairement ceux de cette 
provenance. 

11 figure et décrit un Monogr. convolutiis de Poligné qui est muni de 
son flotteur et aussi des sicules à divers degrés de développement 
chez Monogr. riccartonensis et Monogr. dubius d'Andouillé. 

L. Davy. 



Contribution à l'étude géologique des gîtes minéraux 
de la Normandie î par M. René Masse (Paris : Aimale.<i des 
Mines, 1902, 10« sér., t. I, p. 581-608, 22 fig., 3 pi.). 

Les affleurements de Grès armoricain qui, en quelques points, 
percent le sol jurassique, les coupes naturelles des vallées de la 
Laize et du Laizon, et de récentes recherches de mines de fer, ont 
permis à l'auteur d'assigner au synclinal de Perrière (déjà décrit 
par Le Cornu), la forme d'une ellipse allongée dont le grand axe, 
entre Perrière et la forêt de Cinglais, aurait 20 kilomètres, et le 
petit axe, vers Saint-Germain-le-Vasson, 4 kilomètres seulement. 
Le pendage au N. serait de 80" à 9.y' sud, le pendagc au S. ne serait 
que de 35" à 40" degré nord. 

Les puits et galeries creusés jusqu'au niveau hydrostatique 
(25 m. au maximum), à Assy, commune d'Ouilly-le-Tesson ; aux 
Fengles, commune de Sassy ; vers la Brèche-au-I)iable, commune 
de Soumont-Saint-Quentin, près du village d'Olendon, et au hameau 
du Breuil, commune de Perrières, ont fait constater l'existence 
d'une couche d'hématite rouge, de 6 mètres d'épaisseur, située, 
très régulièrement, dans des assises argilo-schisteuses de l'étage 
des schistes à Calimenes, à 40 mètres au-dessus des Grès armo- 
ricains. 

Après cette étude et celle des autres synclinaux parallèles de 
May-sur-Orne, de Saint-Rémy, etc., M. Masse croit pouvoir expli- 
quer l'état actuel des choses par le seul effet des plis anciens et 



84 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

des érosions qui ont précédé les dépôts jurassiques, sans qu'il soit 
nécessaire de faire intervenir des failles compliquées. 

Il suppose que le bassin primitif dans lequel s'est déposé le 
Silurien, était plus profond à Perrières qu'à May ou à Falaise, ce 
qui explique la plus grande épaisseur des couches de minerai et 
autres en ce point central. 

L. Davy. 



Einige Bemerkungen ûberdie Einschlûsse des Granités 
von Flamonville ; par F. Becke (Wieii : Tschermak\'i 
mineralogische und petrographische Mittheihingen, 1902, 
p. 230-237). 

Texte allemand. 



Observations sur la géologie de Crozon faites à rocca- 
sion d'un mémoire de M. Kerforne sur le Silurien de 
ce canton ; par M. Ch. Barrois (Paris : Bull. Suc. gcol. de 
France, 3 février 1902, 4^ sér., t. II, p. 51-73, 10 fig.). 

Les observations de M. Barrois portent sur les divergences 
d'opinion exprimées par M. Kerforne dans sa thèse sur la presqu'île 
de Crozon, travail qui a été analj'sé dans ce Bulletin. 

La place qui m'est réservée m'oblige à ne pas entrer dans les 
détails que nous donne l'auteur. Aussi, pour résumer le travail de 
M. Barrois, je crois ne pouvoir mieux faire que de reproduire ici 
le texte de l'auteur : 

« En résumé, dans les pages précédentes, j'ai, à la fois critiqué 
» l'œuvre de M. Kerforne, et dégagé les mérites de sa monographie. 
» Jamais une analyse aussi approfondie n'a été faite d'une partie 
» du sol breton, puisque l'auteur a pu consacrer des années à 
» l'étude de quatre communes et qu'il est arrivé à y distinguer 
» dans le Gothlandien, six niveaux, et dans l'Ordovicien, neuf 
» niveaux superposés. Cette dissection attentive du terrain lui a 
» permis de perfectionner toutes les coupes qui avaient été 
» relevées dans la presqu'île ; elle fournit des documents plus 
» précis à la stratigraphie locale. 

» Mais je ne sais s'il a réellement trouvé dans la presqu'île 
)) une confirmation des idées de ses maîtres sur les transgressions 



EXTRAITS ET ANALYSES. — GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 85 

» ordoviciennes et les concordances gothlandiennes ? J'ai montré 
» que les divers niveaux de grès distingués n'avaient pu être 
» suivis et déterminés avec exactitude dans les diverses coupes. 
» Les coupes qu'il invoque doivent être rectifiées ; les contacts sur 
» lesquels il se base sont défigurés par des failles, et ces failles 
» montrent parfois même, comme remplissage, des brèches de 
» friction avec schistes chloriteux, plus voisins de schistes cam- 
» briens à chloritoïdes et surtout de porphyrites augitiques altè- 
» rèes, que de phtanites précambriens auxquels ils sont assimilés. 

» Les quatre étages graptolitiques définis dans le Gothlandien, 
» antérieurement aux travaux de M. Kerforne, sont conservés ; on 
» ne peut encore, en l'absence de caractères suffisants, reconnaître 
» les subdivisions nouvelles qu'il propose. D'autre part, mon 
» interprétation de la tectonique diffère aussi de la sienne. Il me 
rt semble que l'obliquité de toutes les failles, la verticalité de 
)> toutes les couches s'accordent trop bien avec l'amplitude et la 
» généralité des efforts latéraux qui ont ridé la Bretagne à l'époque 
» carbonifère et déterminé la convergence des plis dans le Finis- 
» tère, pour qu'on puisse simplement expliquer la tectonique delà 
» presqu'île par l'action de tassements verticaux inégaux, suivis 
)) de rejets horizontaux, après l'époque dévonienne. 

» Telles sont les raisons qui m'ont empêché, pour la tectonique 
)) de Crozon, d'accepter l'interprétation de M. Kerforne, dans la 
)) feuille de Brest du Service de la Carte géologique de France, qui 
« se trouve actuellement à la gravure. 

« Mais ces divergences, si elles ont quelque intérêt historique, 
» n'ont guère d'importance scientifique générale ; la comparaison 
» des nombreuses cartes géologiques de la presqu'île, données 
» successivement dans ces dernières années, montrera mieux que 
» nos stériles discussions, l'accord fondamental des résultats 
» d'ensemble et le perfectionnement graduel des détails, que je 
» me suis attaché à mettre en relief dans les pages précédentes. « 

L. Davy. 



ERRATA 



Travaux originaux : p. 287, ligne 17, au lieu de : vitettinus, 

lisez : vitellina. 
Extraits et Analyses : p. 26, ligne 6, ai; lieu de : Excursions 

bryologiques du Finistère, lisez : en 

Finistère. 

— p. 64, ligne 18, au lieu de : Cartraine, 

lisez : Gant raine. 

— p. 65, ligne 15, au lieu de : Fermant, 

lisez : Pennant. 

— p. 65, ligne 21, au lieu de : Turtou, 

lisez : Turton. 



TABLE DES MATIERES 

DU 

BULLETIN DE LA SOCIÉTÉ DES SCIENCES NATURELLES 

DE L'OUEST DE LA FRANCE 



Deuxième Série. — Tome II 
1902 



I. - ZOOLOGIE 

1. - PROCÈS- VERBAUX DES SÉANCES 

liages 

BoNNEL. — Cyclostoma elegans, recueillis morts à Mauves. ix 

BoRCOGNO, C. — Présentation du Periplaneta aiistralasiac 
Fabr., a" et Ç adultes et immatures, avec un oothèque 
de cet Orthoptère, recueillis dans la serre aux Orchi- 
dées du Jardin des Plantes de Nantes. (12 lignes) ... vi 

— (Présentation et don au Muséum par M. E. Marchand, 

au nom de M.) d'un beau spécimen de Scorpena 
porciis, capturé à Sauzon (Belle-Ile), le 7 septembre 
1902 XXIX 

— (Présentation par M. E. Marchand, au nom de M.) 

d'une nouvelle espèce de Crustacé, Potamon (Pota- 
monaiites) Ëcorssei, recueilli au Soudan par M. Écorsse. xxv 

— (Ibidem) d'un Coléoptère également nouveau apparte- 

nant au genre Trox, provenant de la même région . . xxv 
BuREAT, Dr Loujs. — Préseucc du Silphe à 4 points, Xylo- 
(Irepa qiiadripunctata, à la Meilleraye (9 lig.). (Obser- 
vation de M. J. Peneau). (5 lig.) xv 

— Présentation d'un Pic mar, Piciis médius L., cf adulte, 

tué le 14 juin 1902, dans la forêt du Gàvre xxiii 



88 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

Pages 

Citerne, P. — Sur les élytres lisses ou c;innelés des Ç de 

Dytisciis marginalis. (30 lig.) vi 

Ferroxxière, g. — Présentation d'un Phyllopode indéter- 
miné de la famille des Branchipes, éclos à la Sor- 
bonne dans des bocaux remplis d'eau salée où avait 
été déposée de la boue desséchée provenant de la 
République x\rgentine, suivie d'une Communication 
relative à des animaux voisins : Artemia ferlilis et 
salina. (33 lig.) xxv 

— Aëpophilus Bonnairei , Amiridn mavitima , Machilis 

maritima, Lygia oceonica, Sphœroma serratiim, Ohi- 
siiim littorale, Polydora ciliala des marais salants, 

offerts au Muséum xxvi 

Marchand, Ernest. — Présence du Lepomis mcgalotis en 
aval de l'écluse de Vertou, en septembre 1901, et de 
l'Alosa finta dans les eaux littorales, de fin octobre 
aux premiers jours de janvier. (17 lig.) viii 

— Sur YOliorhyncIuis siilcatns Fabr. et ses mœurs. (53 lig.) xxii 

— Capture d'une Ç de Sirex (Paiirurns) jiwenciis Fabr., 

dans les premiers jours d'octobre, à la Haie-Foua- 
cière, par M. L. de l'Isle, et d'une 9 du S. gigas L. par 
lui-même, sur le quai Hoche, à Nantes, le 11 septem- 
bre 1900 XXIX 

Peneau, J. — Cybislcr Rœselii, au lac de Grand-Lieu et dans 

les marais de Goulaine vu 

— Présentation d'une série de préparations donnant la 

biologie du Briichus Pisi L xviii 

— Sur un Hyménoptère nouveau pour la Loire-Inférieure 

[Stiziis tridens]. (39 lig.) xxvii 

RiVRON, D' Mw!. — Présentation et don au Muséum d'un 
beau spécimen (WEtheria Cailliaiidi Féruss., prove- 
nant de Saraféré, sur le Niger (Soudan) et rapporté 

par M. le colonel Écorsse xxv 

Sautot fils, A. — Perdix cinerea var. montaiia, variété inté- 
ressante de la Perdrix grise, tuée dans le départe- 
ment et offerte au Muséum vu 

Viaud-Grand-Marais, Dr A. — Annonce l'arrivée des Mar- 
tinets. (Observation de M. Mce Gourdon) xvii 



TABLE DES MATIÈRES 89 

Pages 

MUSÉUM 

Mammifères 

Mnstela erminea L., en pelage de transition, tuée à la Ramée, 
en Vertou, le 13 janvier 1902, par M. Jacques Libaudière xv 

Oiseaux 

Œuts de Phasianiis Sommeringii Tem., Lophophorus 
Impeyaniis Latli., Ceriornis melanocephala Gr. Cer. Cabota 
Gould., Cer. Blijthii Jerd., et Eiidromia elegans d'Orb. et 
Lafr., oflerts par M. Gustave Ollivry xii 

Falcinelliis igneiis, Ibis éclatant, jeune, tué à Sauzon (Belle- 
Ile), le 12 octobre 1902 ; offert par M. G. Borgogno xxx 

Falcinelliis igneiis, }eune, tué à Gordemais (Loire-Inférieure), 
le 14 octobre 1902 ; offert par M. Pierre Chevalier xxx 

Poissons 

Miirena helena L., mesurant l"i36 de longueur, capturée à 
la Turballe, le 9 mars 1902, par M. Jules Gavalier xvi 

Solea viilgaris, sole commune, variété jaune orange, adressée 
du Groisic par M. Godard xviii 

Tetrodon hispidns Lacép., Tétrodon hispide, offert par 
M. Frenzer xviii 

Insectes 

Gollections de Coléoptères et d'Hémiptères recueillis par 
M. Gaultier en Indre-et-Loire, Maine-et-Loire et Loire- 
Inférieure, comprenant ensemble 46 boîtes, acquises 
récemment à Mme \\o Gaultier xx 

Tenthrédinides (4 boîtes gr. format) et Formicides (2 boîtes 

idem), données par M. l'abbé J. Dominique xxviii 

Temopalpiis imperialis, d'Assam et Urania Riphene de Mada- 
gascar ; superbes Lépidoptères oflerts au Muséum par 
M. Edouard Bureau xxviii 



90 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*^ SÉR., T. II 



Annélides 



Pages 



Filigrana implexa Berck. (bloc volumineux d'une colonne 
de), dragué dans le golfe de Gascogne par des pêcheurs 
de Groix ; offert par M. l'abbé Guyonvarc'h xxiii 

2. - TRAVAUX ORIGINAUX 

Dominique, abbé .1. — Catalogue des Hémiptères (Hétérop- 
tères, Homoptères, Psyllides) dé la Loire-Inférieure. 
Deuxième édition 161 

Kempen, Ch. van. — Notice sur un Faucon Gerfaut blanc, 
Falco candicans Gmel., tué aux îles Glénans (Finis- 
tère) (pi. A) 3 

Marchand, Ernest. — Inventaire des Tenthrédonides ou 
Mouches à scie (Hymenoptera-Chalastogastra) re- 
cueillies aux environs de Nantes, suivi de Notices 
sur quelques espèces particulièrement nuisibles. . . . 233 

— Description de deux Arthropodes nouveaux provenant 

du Soudan français [Trox Borgognoi (Coléopt.) et 
Potamon (PotamonautesJ Ecorssei (Crust.)], (pi. XIII). 331 

3. - EXTRAITS ET ANALYSES 

Besnard, a. — Le nid du Merle à plastron, Turdus tor- 

qiiatiis Lin 58 

Bouvier. E.-L. — Sur un Callinecles sapidiis M. Rathbun, 

trouvé à Rochefort 61 

Bureau, D' Louis. — Sur les Oiseaux qui se reproduisent 
en plumage du jeune âge et ceux qui ne se repro- 
duisent qu'en plumage d'adulte 4 

— Sur les plumages de la Mouette de Sabine, Xema 

Sabinei 5 

Canu, E. et Cligxy, A. — Note sur les Copépodes marins 

de la région d'Omonville-la-Rogue et de la fosse de 

la Hague 54 

Caullery et Mesnil, F. — Le C3xle évolutif des Orthonec- 

tides 18 

— Sur la |)lnise libre du cycle évolutif des Orthonectides. 18 



TABLE DES MATIÈRES 91 

Pages 

Cheux. — Observations faites à l'Observatoire de la Bau- 

mette (près Angers), sur l'arrivée de plusieurs Oiseaux 57 

Chevreux, Ed. — Description d'un Crustacé amphipode 
nouveau de la famille des Stenothoidae (Parametopa 
Kervillei n. g. et sp.), capturé au moyen d'une nasse, 
par M. H. Gadeau de Kerville, dans la région d'Omon- 
ville-la-Rogue (Manche) 

Delahaye, F. — Note sur quelques Papillons de Maine-et- 
Loire. — Observations sur les mœurs des Sesia, 
Ichnenmoniformis, Megillaeformis et Chrysidiformis. . 59 

Delà vigne. — Rami escnlenta à cinq pattes 59 

Dubois, Raphaël. — Sur le mécanisme de la formation des 

perles dans le Mytiliis ediilis 18 

Fabre-Domergue. — La crise de l'industrie mytilicole dans 

la baie de l'Aiguillon 15 

Gadeau de Kerville, H. — Recherches sur la Faune 
marine et maritime de la Normandie ; 3'' voyage, 
région d'Omonville-la-Rogue (Manche) et fosse de la 
Hague 54 

— Description par M. l'abbé J.-.î. Kielfer, d'une nouvelle 

espèce de Diptère marin de la famille des Chirono- 
mides (Cliinio bicolore, et renseignements sur cette 
nouvelle espèce découverte par M. H. Gadeau de 
Kerville dans l'anse Saint-Martin (côte septentrionale 
du département de la Manche) et trouvée par 
M. A. Chevrel à Saint-Briac (lUe-et-Vilaine) 56 

— Supplément aux comptes rendus de mes deux précé- 

dents voj'^ages zoologiques sur le littoral de la Nor- 
mandie 55 

— Note sur la Faune de la fosse de la Hague (Manche). . . 56 

JouBiN, L. — Quelques observations sur Loliyo média 61 

Laveran, a. et Mesxil, F. — Deux Hémogrégarines nou- 
velles des Poissons 18 

Lécaillon, a. — Note sur l'habitat et les mœurs de quelques 

Collemboles 60 

Letacq, abbé A.-L. — Observations biologiques sur les 
Chauves-Souris, faites dans les carrières de Neuville- 
sur-Touques et de Samesles-au-Sap (Orne) 58 



92 HULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2*^ SÉR., T. II 

Pay:es 

Letacq, Abbé A.-L. — Écureuil blanc tué à Aube (Orne). 

— De l'albinisme chez les Mammifères et les Oiseaux. 58 

— Le Vison à Saintc-Marguerite-de-Vielte (Calvados) et à 

Aubry-le-Panthou (Orne) 59 

— La Mulette perlière (Unio margaratifev Rossm.) et ses 

stations dans l'Ouest de la France 67 

LocARD, Arnould. — Les coquilles marines au large des 
côtes de France. — Faune pélagique et Faune abys- 
sale 62 

Mayp:r, p. — Description d'une nouvelle espèce de Crustacé 
amphipode de la famille des Caprellidés (Caprella 
erethizon) 55 

Oustalet. — La Mouette à tête noire en Vendée 3 

RouBAUD, E. — Sur deux types de Diptères fucicoles 

[Orygma luctiiosa (Meigen), Cœlopa pilipes (Haliday)]. 60 

Trouessart, D'- L. — Note sur les Acariens marins (Hala- 
caridae) récoltés par M. H. Gadeau de Kerville dans 
la région d'Omonville-la-Rogue et dans la fosse de 
la Hague 55 

— Description d'espèces nouvelles d'Halacaridae 56 



II. — BOTANIQUE 

1. - PROCÈS -VERBAUX DES SÉANCES 

BoNNEL, F.-J. — Présentation d'une anomalie florale de la 
Digitale pourprée. (Observation de M. C. Borgogno), 
(11 lig.) XIX 

Camus, Fern. — L'Adelanihiis decipiens, aux rochers du 
Cragou, dans la chaîne d'Arré ; nouvelle localité 

Citerne, P. — Présentation de feuilles de Trifoliiiin pra- 

tense normales et anormales. (14 lig.) vi 

— Oranges anormales. (20 lig.). Observation de M. C. Bor- 
gogno) XVIII 



TABLE DES MATIÈRES 93 

Pages 

Chenantais, Dr. — Présentation d'une série d'aquarelles 
de Champignons, observés à la Baule et comprenant 
deux numéros nouveaux pour la flore mycologique 
de la Loire-Inférieure : Sarcosphaera coronaria et 
Sepiiltaria foUacea xix 

— Présentation d'une nouvelle série d'aquarelles de 

Champignons, exécutées pendant les vacances 

Viaud-Grand-Marais, Dr A. — Présentation d'échantillons 

vivants d'Isoetes hystrix provenant de l'île d'Yeu. . . . xvi 

MUSÉUM 

Collections lichénologiques données par M. l'abbé J. Domi- 
nique XX 

2. - TRAVAUX ORIGINAUX 

Camus, Fernand. — Une Hépatique nouvelle pour la France, 

YAdelanthiis decipiens (Hook.) Mitten 1 

— Muscinées rares ou nouvelles pour la région bretonne- 

vendéenne 297 

3. - EXTRAITS ET ANALYSES 

Balle, Emile. — Les Menthes viroises 6 

Camus, Fernand. — Lettre à M. Malinvaud [à propos de la 
répartition dans le Finistère de YHymenophylliiin 
tiinbridgense et de quelques autres Cryptogames vas- 
culaires intéressantes] 22 

— Excursions bryologiques en Finistère (session de 

Quimper, 7, 8 et 9 août 1901) 26 

— Le Ceratodon chloropiis Brid., sur le littoral océanique 

français 73 

Cheux. — Observations sur la Vigne, à la Baumette, près 

Angers, de 1880 à 1901 21 

FouiLLADE, A. — Contribution à la flore rhodologique des 
Deux-Sèvres. Notes sur les Roses recueillies aux 
environs de l'Absie et dans quelques localités au sud 
de la Boutonne 69 



94 BULL. SOC, se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. 11 



Pages 



Gadeceau, Emile. — Liste de quelques espèces nouvelles 
pour la florule de Belle-Ile-en-Mer (Morbihan) et de 
quelques raretés retrouvées dans Tile 19 

— Sur un Rosa issu du Rosa miiltiflora type, de Thunberg. 68 

— Note sur un Carex litigieux de la flore de l'Ouest de la 

France 70 

LÉVEiLLÉ, H. — Essai sur la géographie botanique du 

Nord-Ouest de la France 6 

— Le Barbarea praecox R. Br. dans le Maine 69 

PiCQUENARD, D' G. -A. — Le Lobelia Dortmanna L. dans 

le Morbihan 7 

— Lichens nouveaux pour la flore de Bretagne 75 



III. - GÉOLOGIE ET MINÉRALOGIE 

L - PROGÈS-VERBAUX DES SÉANCES 

Baret, Gh. — (Lettre de M.) faisant des réserves relati- 
vement à la bowlingite signalée à Gorges par 
M. Lecointe (voir p. xvii) xxiv 

BoRGOGNO, G. — Malachite polie, provenant de Sibérie ; 

superbe échantillon ofTert au Muséum 13 

GouRDOX, Maurice. — Minéraux ofTerts au Muséum : chon- 
droarsénite, provenant de Langlan ; glaucodote (mis- 
pickel cobaltifére), de Hakansboda, prés Lindesberg ; 
arséniosidérite, de Romanèche, près Màcon ; hypers- 
théne (type) brun lamellaire, de l'île Saint-Paul, 
Labrador ; dumortiérite sur gneiss, de Beaumont, 
près Lyon xiii 

Lecointe. — Nouveaux gisements minéralogiques. (16 lig.). xviii 

- Présence du disthène laminaire au village du Gerny, 
commune du Gellier ; quartz incrustant, dodécaèdre, 
enfumé, dans la carrière des Bruyères, commune de 
Savenay ; cendres volcaniques provenant de l'érup- 
tion du Mont Pelé, 8 mai 1902, off"ertes au Muséum. . xxvi 



TABLE DES MATIÈRES 95 

Pages 

Marchand, Ernest. — Sur une forme intéressante d'Homa- 
laxis appartenant à l'Éoeène de la Loire-Inférieure 
[Homalaxis bifrons Desli. var. altiiiscula]. (1 page, fig.). viii 

MUSÉUM 



XXVIIl 



Chloritoïde et glaucophane recueillis à Groix et offerts 
par M. l'abbé Guyonvarc'h 

2. - TRAVAUX ORIGINAUX 

Bureau, Louis. — Rapport à M. le Directeur du Service de 
la Carte géologique détaillée de la France. — Feuille 
d'Angers. [Campagne de 1902] 327 

CossMAXN, M. — Mollusques éocéniques de la Loire-Infé- 
rieure, tome II, 2'' fascicule (pi. I à XII) 5 

3. - EXTRAITS ET ANALYSES 

Barrois, Charles. — Légende de la Feuille de Brest (no 57 

de la Carte géologique de France au 1 80.000) 41 

— Sur le Kersanton de la rade de Brest 76 

— Note sur les graptolites de la Catalogne et leurs rela- 

tions avec les étages graptolitiques de France 77 

— Feuille de Brest [C. R.] 79 

— Observations sur la géologie de Crozon faites à l'occa- 

sion d'un mémoire de M. Kerforne sur le Silurien de 

ce canton 84 

Becke, F. — Einige Bemerkungen ûber die Einschliisse des 

Granités von Flamonville 84 

Bigot, A. — Sur l'âge des schistes du Rozel (Manche) 77 

— Feuille de Laval (partie comprise dans le département 

d'Ille-et- Vilaine) [C. R.] 79 

Chartron, C. et Cossmanx, M. — Note sur Tlnfralias de la 
Vendée et spécialement sur un gisement situé dans 
la commune du Simon-la-Vineuse 80 

CossMANN, M. et Pissarro, G. — Faune éocénique du Coten- 

tin (Mollusques) [2e article] 9 



96 BULL. SOC. se. NAT. OUEST. — 2^ SÉR., T. II 

Pages 

DoLLFUS, G. — [Présentation de Venus fallax] 77 

— [A propos d'un nouveau gisement de Cardita striatis- 

sima] 78 

Kerforne, F. — Discordance du Cambrien sur le Précam- 
brien près de Rennes 78 

— Note préliminaire sur les Graptolites du massif armo- 

ricain 80 

— Sur le Gothlandien inférieur du massif armoricain .... 81 

— Note sur quelques échantillons de Graptolites de Bre- 

tagne, intéressants au point de vue de l'organisation 

et du développement 83 

Lacroix, Alfred. — Minéralogie de la France et de ses 

Colonies (tome III, Irn partie) 8 

Lebesconte. — Sur la position des schistes du Rozel 

(Manche) 80 

Machavoine. — Richesses métalJifères de la Bretagne. 
Généralités sur les mines de plomb argentifère 
(Ire partie) 82 

— Concession minière de Trémusson (Côtes-du-Nord) 

(2" partie) 82 

Masse, René. — Contribution à l'étude géologique des gîtes 

minéraux de la Normandie 83 

MoNTESSus DE Ballore, F. DE. — Sur l'influence sismique 
des plissements armoricains dans le nord-ouest de 
la France et dans le sud de l'Angleterre 81 

Œhlert, D.-P. — Feuille de Laval [C. R.] 76 

Seunes et Kerforne. — Observations sur un gisement 
tertiaire des bords de la Vilaine aux environs de 
Rennes 78 

Welsch, Jules. - Feuille de Niort [C. R.] 81 



TABLE DES MATIÈRES 97 

Pages 

IV. - DIVERS 

Liste des Collaborateurs chargés des Analj^ses 2 

Errata Ire partie. 226,270; 2e partie. 86 

Extraits des Statuts et Règlement 101 



V. — NOUVELLES 

[Distinctions honorifiques, nominations, congrès scientifiques, 
nécrologie, etc.] 

PROCÈS -VERBAUX DES SÉANCES 

BoNNEL, F.-J. — Adresse envoyée à M. le professeur Albert 
Gaudry, à l'occasion de son Jubilé 

— Présentation à l'Assemblée de la médaille de bronze 
décernée à la Société pour la publication de son 
Bulletin, à l'occasion de l'Exposition de 1900, parvenue 

tout récemment au Secrétariat 

Dominique, abbé J., nommé membre honoraire en remer- 
ciement de son dévouement à l'étude de la faune 
entomologique régionale et des services rendus au 
Muséum 

t FiLHOL, P., membre de l'Institut, professeur au Muséum 
de Paris, membre honoraire 



VI. — ESPECES NOUVELLES 

ZOOLOGIE 

Insectes 
Trox Borgognoi E. Marchand 332 

Crustacés 
Potamon {Potamonautes) Ecorssei E. Marchand 334 



98 



BULL. SOC. se. NAT. OUEST. 



T. II 



PALEOZOOLOGIE 



Acirsa coislinensis Cossmann 

Actaeon Pissarro! C 

Adeorbis Bourdoti C 

Amblyacum namnetense C. 
Ampullina bathj^gljqDhis C. 

— Vasseuri C 

Auricula scotina C 

Bithinella Dumasi C 

Bittium Dumasi C 

Canaliscala (?) dictyella C. . 

Carinaria mirabilis C 

Gerithium rhaphidoides C. . 

Chiton Pissarro! C 

Colina hemidictj^a C 

Collonia acutispira C 

— megalomphalus C 

— Pissarroi C 

Conomitra tenuiplicata C... 
Cyclostrema nitidulum C. . . 

Cypraea aequilirata C 

Dentalium coislinense C. ... 
Dillwynnella ? namtietensis C. . . 

Drillia erronea C 

Dumasella pretosia C 

Emarginula gouetensis C... 

— Pissarroi C 

Eucyclus Bureaui C 

Eumargarita Bourdoti C 

Fissurellidea Bourdoti C. . . 

Genotia ecostata C 

Gibbula arthonensis C 

— Bourdoti 

— fralerculus (Desh.) var. 

Dumasi C 

Hélix cenchridium C 

Homalaxis bifrons Desh. var. 
altiuscula E. Marchand. . . 



Mollusques 

31 Lacunaria laevigata C 18 

117 Lampusia interstriata C 134 

21 — namnetensis C 135 

123 Leptothyra occidentalis C. . 59 

6 Limnaea oncodes C 114 

8 Littorina coislinensis C 146 

114 Marginella condensata C... 125 

147 Murex coislinensis C 132 

138 Natica stenoglossa C 12 

28 — synaptoglossa C 11 

113 Nerita Bourdoti C 48 

137 — Dumasi C 48 

105 — internuda C 46 

141 Niso Dumasi C .:.... 36 

65 Norrisia (?) coislinensis C. . 73 

47 — radiata C 72 

64 Odontostomia Dumasi C 42 

124 — Oppenheimi C 40 

91 — pervicina C 41 

136 Otomphalus Dumasi C 62 

107 Patella Bourdoti C 105 

73 Phasianella Bonncti C 56 

120 — infracallosa C 55 

146 Pleurotomella orthocolpa C. 122 

99 Potamides dyscritus C 139 

100 —occidentalise 140 

59 Rimula delicatula C 100 

79 Scutum contractum C 95 

103 — crassiradiatum C 94 

124 — patulum C 93 

70 Semivertagus dissimilis C. . 138 
68 Siphonalia goniocolpa C 128 

Siphonodentalium armori- 

71 censé C 109 

116 Solariella asperrima C 76 

— ? coislinensis C 78 

VIII — elevata C 74 



TABLE DES MATIERES 



99 



— subcraticula C 75 

— valvatoides C 77 

Subemarginula paucicostHta C. . 97 

Suessionia eutaeniata C 126 

Surcula Dumasi C 119 

Stronibocolumbus Uiimasi C... 130 

Sj'rnola coislinensis C 38 



Terebra armoricensis C 118 

— coislinensis C 118 

Trochus Dumasi C 83 

— gouetensis C 82 

Tinostonia guttiferum C 92 

Tj'pliis sinuosus C 133 

Vanilîoro Bourdoti C 17 



EXTRAITS 



STATUTS ET RÈGLEMENT 



statuts : Art. 7. — Sont membres fondateurs les personnes qui auront 
fait, à une époque quelconque, une ou plusieurs souscriptions de 300 fr. 

Art. 8. — Les noms des membres fondateurs figurent perpétuellement en 
tête des listes alphabétiques, et ces membres reçoivent gratuitement, pendant 
toute leur vie, autant d'exemplaires des publications de la Société qu'ils ont 
fait de souscriptions de 300 fr. 

Art. 9. — Sont membres titulaires les personnes qui versent la cotisation 
annuelle complète (12 fr.). 

Art. 10. — Sont membres correspondants les personnes qui habitent en 
dehors de la ville de Nantes et versent la cotisation réduite (10 fr.). 

Art. 11. — Sont membres affiliés les étudiants en médecine et en phar- 
macie, les étudiants inscrits dans l'une des facultés des sciences, des lettres 
ou de droit, ou autres établissements d'instruction. Ces membres versent la 
cotisation minima (6 fr.). 

Règlement : Art. 4. — Les membres titulaires et les membres corres- 
pondants peuvent toujours racheter leurs cotisations à venir. Ils deviendront 
ainsi membres à vie. Le taux du rachat est fixé à 200 fr, pour les membres 
titulaires et à 150 fr. pour les membres correspondants. 

Le rachat peut être fait en deux annuités consécutives de 100 fr. pour les 
membres titulaires et de 75 fr. pour les membres correspondants. 

Art. 5. — Les membres fondateurs peuvent également verser leurs 300 fr. 
en deux annuités consécutives de 150 fr. chacune. 

Art. h. — Tout membre ayant racheté ses cotisations, peut devenir 
membre fondateur en versant une somme complémentaire de 100 fr. s'il est 
titulaire, et une somme de 150 fr. s'il est correspondant. 

Art. 7. — Les établissements publics et les sociétés scientifiques de France 
et de l'étranger peuvent être admis comme membres de la Société aux 
mêmes charges et aux mêmes droits qu'un membre titulaire si leur siège est 
à Nantes et qu'un membre correspondant dans le cas contraire. 



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