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Full text of "Bulletin du Cercle archéologique, littéraire et artistique de Malines"

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:1e Archéologique 
Bulletin -Tome XIII 




Malines 



1903 

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Proï. Cen. , J 



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BULLETIN 



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Ocrcle jrtcbécloalque, I.lttcratte « .HttistUiue 

DE M ALI NES 




PURCHASEDFORTHE 
UNIVERSÎTY OF TORONTO UBRARY 

FROM THE 

HUMANJTIES RESEARCH COUNCIL 

SPECIAL GRANT 

FOR 

ARTS OF THE LOW COUNTRIES AND 

THE GERMANYS, 1600 - 1850 




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TOME TREIZIEME 



1903 




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M A LINGES 
L. & A. QODENNE, Imprimeurs - Editeurs 

28, Grand* Place, 28 



1903 



Le Cercle n'est pas responsable des opinions émises 
par ses Membres 



CI' 




LISTE T)ES O^EM'BTIES 



Cercle Archéologique de Malines 



Commission Administrative pour 1903 

PRÉSIDENT 
M. G. VAN Caster, Chanoine, rue Notre-Dame, i25, Malines. 

Ailributions : Direction générale de la Société. 

CONSEILLERS 

M. Edm. Magnus, rue de la Station, 42, Malines. 

M. G. Van Doorslaer, Docteur en Médecine, sous la Tour, 9, Malines. 

Ailribulions : Suppléant aux Président et Vice-Président. 

SECRÉTAIRE 



M. H. CoNiNCKx, Professeur à l'Académie des Beaux- Arts, rue du Ruis- 
seau, 9, Malines. 

Attributions : Direction générale du Secrétariat; correspondance de la Société; rédaction des procès-verbaux 
des séances et du rapport annuel; organisation des séances, convocation aux séances, conférences, 
excursions, etc. 



LISTE DES MEMBRES 



TRESORIER 

M. L. Van den Bergu, rue longue du Chevalier, 32, Malines. 

Allribiiliom : Kecoiivrement des sommes diRS i la SoèicK-, comptabililc générale et paiement des dépenses 
effectuées. 

BIBLIOTHÉCAIRE 
M. J. DE WouTERS DE BoucHOUT (chevalier), rue Léopold, 43, Malines. 

AtlriiiulioHi ; Classement et garde des livres et des objets appartenant à ia Société. 



Coniiiiission des Publications 

MM. G. VAN C.\STEK, Chanoine, rue Notre-Dame, i25, Malines. 
H. CoNiNCKX, Secrétaire, rue du Ruisseau, 9, Malines. 
Ad. Reydams, Géomètre, marché au Bétail, 25, Malines. 
G. Van Doorslaer, Docteur en Médecine, sous la Tour, 9, Malines. 
Alb. Le Maire, Commandant d'Artillerie, rue des Vaches, 33, 

Malines. 
R. D'AwAXS, Professeur à l'Athénée Royal de Malines. boulevard 

des Capucins, 141, Malines. 
J. DE WouTERS DE BoiCHOUï (chcvalier), rue Léopold. 43, Malines. 

l^enibres titulaires (i) 

Messieurs 

Andries, Raymond, Docteur en médecine. Conseiller communal, rue 

Léopold, 34, Malines. 
Bernaerts, Florimond, Abbé, Professeur à l'Institut St-Louis, rue du 

Marais, Bruxelles. 
Beukelaers, Charles, Abbé, Secrétaire de l'Archevêché, rue des Augus- 

tins, 24, Malines. 
Boey, Emile, Industriel, marché aux Grains, 7, Malines. 



(i) Extrait du Règlement, 

Art. 4. — Les Membres titulaires sont choisis parmi les personnes qui s'intéressent aux 
travaux du Cercle, Ils ont seuls le droit de vote, paient une cotisation annuelle de douze 
francs et reçoivent les publications. 



LISTE DES MEMBRES 



Broers, Franz, Banquier, vieille rue de Bruxelles, i6, Malines. 

Claes, Désiré, Directeur du Mont-de-Piété, rue des Vaches, 67, Malines. 

Claeskens, Emile, Agent de Change, rue Montagne-aux-Corbeaux, i3, 
Malines. 

Cluytens-Sueten's, Alphonse, Peintre-décorateur, rue de la Chaussée, 54, 
Malines. 

CoEXE, Ernest, Employé, rue Veke, 11, Malines. 

CoF.NE, Jean, Professeur à l'Académie des Beaux-Arts, rae des Augustins, 
5, Malines. 

CoNiNCKX, H^-acinthe, Dessinateur, Professeur à l'Académie des Beaux- 
Arts, Secrétaire du Cercle Archéologique, rue du Ruisseau, 9, Malines. 

CoRDEMANS, Henry, Libraire, Secrétaire honoraire du Cercle Archéolo- 
gique, rue du Gentilhomme, 10, Bruxelles. 

CooREMAXS, Théophile, Chanoine, Archiviste de l'Archevêché, boulevard 
des Capucins, i53, Malines. 

CuvELiER, Charles, Chanoine, chaussée de Tervueren, 8, Malines. 
D'AwANS, Robert, Professeur à l'Athénée Royal de Malines, boulevard 
des Capucins, 141, Maline^. 

De Blauw, Charles, Directeur de ventes. Bailles de Fer, 36, Malines. 

De Blauw, François, Directeur de ventes. Bailles de Fer, 19, Malines. 

De Blauw, Pierre, Agent d'affaires. Bailles de Fer, 19, Malines. 

De Bruyne, Henri, Professeur à l'Athénée Royal de Malines, Boulevard 
des Capucins, 182, Malines. 

de Cannart d'Hamale, Léon, Colonel, chef de l'Etat-Major du Lieutenant 
Général Commandant supérieur de la Garde civique pour les provinces 
du Hainaut et de Namur, Boulevard Dolez, 21, Mons. 

De Cocq, Edouard, Avocat, Membre de la Chambre des Représentants, 
Bourgmestre de Malines, rue du Bruel, 71, Malines. 

De Coco, Fritz, rue d'Hanswyck, 53, Malines. 

De Coco- Van Langendonck, Ernest, rue d'Hanswyck, 40, Malines. 

de Ghellinck Vaernewyck (comte Amaury), rue de l'Industrie, i3, Bru- 
xelles, et château d'Elseghem (par Peteghem\ 

De Goeij, Roger, Professeur à l'Athénée Royal de Malines, rue Con- 
science, 54, Malines. 

Delvaulx, Charles, Avocat, rue Louise, 3i, Malines. 

DE Marneffe, Edg., Chef de section aux Archives générales du Royaume, 
Landen. 



LISTE DES MEMBRES 



DE MEHSTrR HE Betzp.nbroeck, Raymond, Sénateur, château de Betzen- 
broeck, Malines. 

Dessain, Charles, Editeur, rue do la. Blanchisserie, 7, Malines. 
De Ridder, Emile, Négociant, Grand' place, 25, Malines. 
Dewaloue, rue du Marais, 96, Bruxelles. 

DE Wargxy (chevalier Auguste), Juge d'instruction, rue de la Blanchis- 
serie, 2, Malines. 
de Wargny (chevalier Gaspard), rue du Bruel, 49, Malines. 

de Wouters de Bouchout (chevalier Joseph), Bibliothécaire du Cercle, 

rue Léopold, 43, Malines. 
D1ERICKX, Henri. Imprimeur-Libraire, rue de la Chaussée, 72, Malines. 
Dieudonné, Henri, Docteur en médecine, rue Notre-Dame, 79, Malines. 
Duciiateau, Paul, Ingénieur-brasseur, chaussée de Louvain, i, Vilvorde. 

DU Trieu de Terdonck (chevalier Joseph), Propriétaire, château de Muy- 

senhuis, à Muysen. 
Festraets, Pierre, Orfèvre, Professeur à l'Académie des Beaux-Arts, rue 

du Bruel, 87, Malines. 

Frans, Jean, Major d'Artillerie, rue des \'aches, 68, Malines. 

Fris, Hubert, Candidat Notaire, rue des Vaches, 5i, Malines. 

Fris, Prosper, Notaire, rue des Vaches, 5r, Malines. 

Genonceaux, Pedro, Etudiant, rue Léopold, Malines. 

Gevelers, Libert, Chanoine Prémontré, à Neerpelt (Limbourg\ 

Godenxe, Léopold, Editeur, Grand' Place, 28, Malines. 

Hertsens, Alphonse, Entrepreneur, 7, Malines. 

Iserentant, Pierre, Professeur à l'Athénée Royal de Malines. rue du 

Bruel, 84, Malines. 
Janssens, Théodore, Chanoine, Directeur du Collège St-Rombaut, marché 

au Bétail, 56, Malines. 
KbMPENEER, Albert, Abbé, Professeur au Grand Séminaire, rue des 

Vaches, 18, Malines. 
Kennes, Edouard, rue Haute, 18, Malines. 

Lambo, Aloys, Abbé, Econome du Petit Séminaire, rue de la Blanchis- 
serie, 5, Malines. 

Le Blus, Hector, Docteur en Médecine, Conseiller provincial, Echevin 
des travaux publics, longue rue des Bateaux, 78, Malines. 

Lk Comte, Georges, Marchand-Tailleur, rue Notre-Dame, 68, Malines. 



LISTE DES MEMBRES 



Leemans, Louis, Juge de paix, Conseiller communal, rue du Bruel, 55, 
Malines. 

Le Maire, Albert, Commandant d'Artillerie, rue des Vaches. 33, Malines. 

Lemesle, Edouard, Chanoine, Inspecteur diocésain, rue de la Consti- 
tution, 9, Malines. 

LoNCix, Eugène, Docteur en médecine, rue Louise, 33, Malines. 

Magnus, Edmond. Vice-Président de la Société Roj^ale « La Réunion 

Lyrique », Conseiller du Cercle, rue de la Station, 42, Malines. 
Mertens, Désiré, Juge, Conseiller communal. Place d'Egmond, i, 

Malines. 
Meyns, Henri, Architecte, Professeur à l'Académie des Beaux-Arts, longue 

rue des Bateaux, Sg, Malines. 
MiERTS, Louis, Chanoine, Président du Grand Séminaire, rue des \'aches, 

18, Malines. 
NoBELS, Albert, Avocat, Conseiller provincial, rue Ste-Cathérine, 21, 

Malines. 
NoBELS, Jules, Avocat, Échevin de l'Instruction publique, rue Notre-Dame, 

87, Malines. 
Olbrechts, Alphonse, Imprimeur-éditeur, rue des Beggards, 35, Malines. 
Op de Beeck, Henri, Conseiller communal, rue Notre-Dame, 43, Malines. 

Ortegat, Jules, Conseiller provincial, Échevin des Finances, rue des 

Vaches, 78, Malines. 
Peeters, Auguste, Docteur en Médecine, long fossé aux Poils, 79, Malines. 
Pluys, Léopold, Artiste-Peintre verrier, rue de Beffer, 35. Malines. 
Reydams. Adolphe, Géomètre du cadastre, marché au Bétail, 25, Malines. 
Roestenberg, Henri, Industriel, rue de la Blanchisserie, 8, Malines. 
Rogiers, Victor, Directeur de la Banque de la Dyle, Mélane, 5, Malines, 
RooMs, Joseph, Architecte, rue d'Hansvvyck, 66, Malines. 
Rosier, Jean-Guillaume, Artiste-Peintre, Directeur de l'Académie des 

Beaux-Arts, rue Léopold, 40, Malines. 
Stroobant, Louis, Directeur du Dépôt de mendicité de l'Etat, à Merxplas. 
Théodor, Jean, Conducteur principal des Ponts et Chaussées, boulevard 

des Capucins, i83, Malines. 
TiLMANT, Lucien, Professeur à l'Athénée Royal, rue Philomène, 24, 

Anvers. 
\'an Ballaer, Joseph. Curé de Notre-Dame du Sablon, rue Bodenbroeck, 6, 

Bruxelles. 



LISTE DES MEMBRES 



Van Boxmeer, Philippe, Architecte communal, rue Conscience, 7, Malines. 
VAN Caster, Guillaume, Chanoine, Président du Cercle, rue Notre-Dame, 
125, Malines. 

Van Craen, Eugène, Négociant, boulevard des Arbalétriers, 148, Malines. 
Van den Bergh, Frans, Professeur à l'Athénée Royal de Bruxelles, avenue 

Princesse Elisabeth, Schaerbeek (Bruxelles). 
Van den Bergh, Léopold, attaché à l'Administration des Chemins de fer 

de l'Etat, Trésorier du Cercle, rue longue du Chevalier, 32, Malines. 
VAN den Branden de Reeth, Victor (Mgr le baron). Archevêque de Tyr, 

rue du Bruel, 82, Malines. 
Van der Stappen, François (Mgr), Evêque de Jaffa, marché aux Laines, 3, 

Malines. 
Van de Walle, Victor, Notaire, Membre de la Chambre des Représen- 
tants, Echevin de l'Etat-Civil, avenue Van Beneden, 69, Malines. 
Van Doorslaer, Georges, Docteur en Médecine, Conseiller du Cercle, 

sous la Tour, 9, Malines. 
V.\n Hoorenbeeck, Victor. Pharmacien, Conseiller communal, rue des 

Vaches, 7, Malines. 
Van Horenbeeck, Henri, Curé à Gooreind (Wuestwezel). 
Van Melckebeke, Prosper, Pharmacien, rue du Serment, 27, Malines. 
Van Raemdonck, Frans, Négociant, rue de la Chèvre, 19, Malines. 
Van Reusel, Charles, Professeur à l'Ecole Moyenne, rue du Bruel, 48, 

Malines. 
van Velsen, Raymond, Editeur-Libraire, Bailles de Fer, 2, Malines. 
Van Peteghem, Léon, Instituteur, Professeur à l'Académie des Beaux- Arts, 

rue Notre-Dame, 33, Malines. 

WiLLEMS, J.-F.-M.-J., Ingénieur provincial, courte rue Neuve, 1, Malines. 

WiïTMANN, Jules, Docteur en Médecine, rue du Sac, 3, Malines. 

WiTTMANN, Jules, rue d'A-B, 20, Malines. 

Wauters, Martin, Négociant, 26, longue rue des Bateaux, Malines. 

Zech, Maurice, Abbé, Professeur à l'Institut Saint-Louis, rue du Marais, 
Bruxelles. 



LISTE DES MEMBRES 



Membres correspondants (i) 

PAYS-BAS 

Messieurs 
Vorsterman-Van Ovex, A. -A., à Oisterwyck (Brabant septentrional). 

BELGIQUE 

Becquet, Alfred, Vice-Président de la Société Archéologique de Namur, 

rue Grandgagnage, 8. Namur. 
Béthune (Mgr le baron Félix), Archéologue, rue d'Argent. 40. Bruges. 
CuMONT. Georges Avocat, rue de l'Aqueduc, 19. St-Gilles (Bruxelles). 
DE Behault de Dornox, Armand, attaché à la direction du Commerce et 

des Consulats au Ministère des Affaires Etrangères, rue de Turquie, 60, 

St-Gilles (Bruxelles). 
De Bray, Architecte, Anvers. 
De Bruyn, H^'ac, Archéologue, Vlesenbeek. 
Delvigne, Adolphe, Chanoine, Archéologue, rue de la Pacification, 14, 

St-Josse-ten-Noode. 
De Munter, Victor, Numismate, Audenaerde. 
DE R\ADT, J.-Th.. avenue Ducpétiaux, 53, Bruxelles. 
De Villers, Léop., Archiviste de l'Etat, Parc, 24, Mons. 
Gaillard, Archiviste de l'Etat, membre de l'Académie Royale Flamande, 

rue du Jardin, Anvers. 
Goovaerts, Alph., Archiviste-général du Royaume, avenue Marie-Clotilde, 

4, Watermael. 
Hermans, Victor, Archiviste communal, rue des Vaches, 29, Malines. 
Mahy, Hipp., Bibliothécaire de la Société Archéologique de Bruxelles, 

rue de Bodeghem, 5o, Bruxelles. 
Ouverleaux, Em., Conservateur honoraire à la Bibliothèque Royale de 

Belgique, rue Cortembert, i3, Paris. 



(i) Extrait du Règlement : 

Art. <, — Les Membres correspondants son nommés parmi les personnes qui ont rendu 
des services au Cerclf, ou dont le concours peut lui être utile. Ils ne sont astreints à aucune 
cotisation. 



LISTE DES MEMBRES 



Van Cromphout, Bourgmestre de Gaesbeek. 

Van Ei'en, D.-E., Docteur, boulevard de la Senne, 5i, Bruxelles. 
Van Even, Edw., Archiviste communal, Louvain. 

Verhaegen, Paul, Juge au Tribunal de i^e Instance, rue de Toulouse, 
Bruxelles. 

Vervliet, J.-B., Littérateur, rue du Bien-Ètre, 6i, Anvers. 
Zech-Dubiez, Editeur, Braine-le-Comte. 

membres d'iionneur (i) 

Messieurs 

Casati de Casatis, Charles, Conseiller honoraire à la Cour de Paris, rue 
Alfred de Vigny, 16, Paris. 

HiLDEBRAND, Hans, Antiquaire du royaume de Suède, Secrétaire perpétuel 
de l'Académie royale des Belles-Lettres, d'Histoire et des Antiquités de 
Stockholm, membre d'honneur de plusieurs sociétés savantes, à Stock- 
holm. 




(i) Le titre de Membre d'honneur peut être conféré à des personnes qui, par leur haute 
position sociale, peuvent rendre des services au Cercle, ou qui ont contribué, par leurs 
œuvres, aux progrès des études qui font l'objet de ses travaux. 



Sociétés, Commissions & Ttihlicattons 



AVEC LESQUELLES 



notre Oerclc fait rccbatiôc ^e ec9 ^Bulletine 



BELGIQUE 



Anvers. Académie Royale d'Archéologie de Belgique. 

M. F. DoNNET, Bibliothécaire, rue du Transvaal, 53, Anvers. 
Société Royale de Géographie d'Anvers. 
M. Ed. Janssens, Avocat, Secrétaire Général, rue des Récollets, 12, 
Anvers. 

Bruges. Société d'Emulation potcr l'étude de l'histoire et des antiquités de la Flandre. 
M. L. De FoERE, Secrétaire, rue des Jacobins, 7, Bruges. 

Bruxelles. Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux- Arts. 

M. Marchal, Secrétaire perpétuel, Palais des Académies, Bruxelles. 
Bulletin des Commissions Royales d'Art et d'Archéologie. 
M. Massaux, Secrétaire, rue Montoyer, 22, Bruxelles. 



10 ECHANGE DES BULLETINS 

Bulletin de la Commission Royale d'Histoire. 

M. le Secrétaire, rue de Spa, 22, Bruxelles. 
De Wapeiiherauf, Grand Armoriai et Archives de la Noblesse. 

M. D.-G. VAN Epfn, Directeur, boulevard de la Senne, 5i, Bruxelles. 

Bruxelles. Société Royale de Numismatique de Belgique. 

M. A. De Witte, Bibliothécaire, rue du Tronc, 4g, Bruxelles. 

Société Royale Belge de Géographie. 

M. DuFiEF, Secrétaire, rue de la Limite, 116, Bruxelles. 
Société d' Archéologie de Bruxelles. 

M. Mahy, rue de Bodeghem, 5o, Bruxelles. 

Charleroi. Société Paléontologique et Archéologique de Charleroi. 

M. le D"" Wauthy, Secrétaire général, au Musée archéologique, 
boulevard de l'Ouest, Charleroi. 

Enghien. Cercle Archéologique d'E»ghien. 

M. Ernest Matthieu, Avocat, Secrétaire, à -Enghien. 

Gand. Société d'Histoire et d'Archéologie de Ga«</ (Bibliothèque de l'Université), 
Fossé d'Othon, Gand. 
M. A. Van Wervkke, Secrétaire, avenue d'Ekkergem, 48, Gand. 

Hasselt. Les Mélophyles. 

M. Geeraerts, Président, à Hasselt. 

Huy. Cercle hutois des Sciences et Beaux-Arts. 
M. Emile Wigny, Secrétaire, Huy. 

Liège. Société d'Art et d'Histoire du diocèse de Liège. 

M. Jos. Brvs-=ixe, rue du Pont d'Avroy, 35, Liège. 

Louvain. Aualectes pour servir à l'Histoire ecclésiastique de la Belgique. 
M. le Chanoine E. Reusens, rue Neuve, 22, Louvain, 

Maredsous. Revue Bénédictine. 

Abbaye de Maredsous, par Maredret, Namur. 

Mons. Cercle Archéologique de Mans. 

M. Léon LossEAU, Avocat, Bibliothécaire, rue de Nim}-, 37, Mons. 

Namur. Société Archéologique de Namur. 

M. Adrien Oger, Conservateur du Musée Archéologique de Namur. 



ECHANGE DES BULLETINS II 

Nivelles. Société Archéologique de l'arrondissement de Nivelles. 
AI. BuissERET, Secrétaire, à Nivelles. 

Saint-Nicolas. Pays de Waas. 

M. le Secrétaire, à Saint-Nicolas. 

Soignies. Cercle Archéologique de l'arrondissement de Soignies, 
M. Demeulder, Président, à Soignies. 

Termonde. Cercle Archéologique de la Ville et de l'ancien pays de Termonde. 
M. Broeckaert, Secrétaire, à Termonde. 

Tournai. Société Littéraire et Historique de Tournai. 

M. E. SoiL, Secrétaire, rue Royale, 45, Tournai. 
Revue de l'Art Chrétien. 

M. L. Cloquet, rue St-Pierre, 2, Gand. 

Verviers. Caveau Verviétois. 

M. Weber, Président, Verviers. 
Société Verviétoise d'Archéologie et d'Histoire. 
M. P. Dechesxe, Avocat. Secrétaire, rue des Ecoles, g, Verviers. 

ESPAGNE 

Madrid. Revista de Archivas, Bibliotecas y Muscos. Organo oficial del cuerpo 
facultativo del ramo. 

FRANCE 

Compiègne. Sociéti française d'Archéologie. 
Paris. Mélusine. 

M. H. Gaidoz, Directeur à la librairie E. Rolland, rue des Chantiers, 
2, Paris. 

Société Saint-Jean, de Paris. 

M. Léop. Delbeke, Artiste-Peintre, rue de Grenelle, Paris, 

LUXEMBOURG (GRAND-DUCHÉ) 

Luxembourg. Institut Grand-Ducal de Luxembourg. 

M. le Dr Van Werveke, Secrétaire de l'Institut, à Luxembourg. 



12 ECHANGE DES BULLETINS 



PAYS-BAS 

Amsterdam. Société Royale d'Archéologie (De Noord Hollandsche oudheden). 
M. R.-W.-P. DE Vries, Secrétaire, Singel, 146, Amsterdam. 

Ruremond. Limburg. Provinciaal Genootschap voor Geschiedkundige Weten- 
schappeu, Taal en Kunst. 

M. Van Buerde.m, Secrétaire, à Ruremonde. 

Utrecht. Universiteits-Bibliotheek, te Utrecht. 

M. D"" G. Brom, icr Bibliothécaire du Historisch Genootschap, Malie- 
straat, 9, Utrecht. 

Rijswijck (La Haye). Familiehlad. 

M. Vorsterman-Van Oyen, à Rijswijck, près 's Gravenhage. 

SUÈDE ET NORVÈGE 

Stockholm. Kongl. Vitterhets historié och antiquitets Akademien. 

M. le D"^ A. Blomberg, Bibliothécaire de l'Académie des antiquités, 
Stockholm (Suède). 




RAPPORT 



Situation & les Travaux du Cercle Archéologique 



KÂnnée sociale i()02 




Messieurs, 

orsqu'au début de l'année qui vient de finir, 
M. le Vice-Président, Chanoine van Caster, 
voulut bien occuper le fauteuil de la prési- 
::^8s dence, en attendant le rétablissement complet 
du titulaire de ces fonctions, nous étions loin de nous 
douter que le jour était proche, où la mort impitoyable 
viendrait enlever à sa famille, à ses amis, et j'ajouterai 
à ses admirateurs, un homme dont l'existence fut en 
grande partie vouée au culte de l'archéologie et de l'his- 
toire. Aussi le décès de M. Kempeneer, Président de 
notre Cercle, laissera parmi nous un vide, qu'il sera 
difficile, sinon impossible de combler (i). 



(i) Monsieur Jean-Baptiste Kempeneer, Avocat, naquit à Malines. le 
19 septembre i836, et y décéda le 10 octobre 1902. Déférant au désir par lui 
exprimé, aucun discours ne fut prononcé le jour de son enterrement. 



14 RAPPORT 

C'est donc avec un sentiment de tristesse, partagé 
par vous, MM., j'en suis certain, que je vous soumets 
mon rapport sur la situation du Cercle à la fin de 
l'année igo2. Le deuil est dans nos cœurs et c'est par 
un affectueux et pieux souvenir à celui qui n'est plus, 
et qui désira que sur sa tombe ne fussent prononcées 
des paroles de reconnaissance et de regret, que je me 
fais un devoir de commencer la relation succincte des 
faits et gestes de notre société pendant cette période 
annuelle. 

Ami de la dernière heure, je ne saurais, au même titre 
que plusieurs d'entre vous, MM., — qui eûtes le bon- 
heur d'approcher de plus près notre regretté Président, 
qui fûtes ses camarades d'études, ses amis de jeunesse et 
de l'âge mûr, — vous parler de l'homme, de ses grandes 
et précieuses qualités, de la bonté et de l'excellence de 
ses relations, de son aménité, de sa serviabilité, de 
toutes ces vertus enfin, qui lui méritèrent la considé- 
ration, l'estime, voire l'affection de tous. 

Je me sens plus à l'aise pour vous parler de l'érudit et 
du savant, parceque je m'adresse à ceux auxquels il fut 
donné d'apprécier la somme considérable des connais- 
sances les plus variées possédées par M. Kempeneer, 
son intelligente et saine compréhension des faits de 
l'histoire, le culte et le respect qu'il professa pour les 
manifestations de l'art de toutes les époques. 

Lorsque dans un magnifique élan d'admiration pour 
les chefs-d'œuvre de l'art médiéval, le milieu du siècle 
passé vit se lever partout des hommes décidés à reven- 
diquer pour cet art la place honorable qu'il occupe 
depuis lors dans l'histoire de l'art en général, M. Kem- 
peneer fut un des premiers à Malines à se réjouir de 
cette tardive mais juste réhabilitation. 

Fier de pouvoir consacrer son beau talent à une œuvre 
qui lui tenait tant à cœur, il devînt l'âme, sinon la che- 



RAPPORT l5 

ville ouvrière d'une série de conférences qui se donnèrent 
au Cercle catholique, pour lesquelles le père de notie 
excellent confrère et ami M. Pluys dessina des épures 
destinées à compléter par l'image la parole autorisée de 
l'orateur. 

Plus tard, lorsque à la suite de pérégrinations répé- 
tées par les rues pittoresques de sa ville natale, il crut 
pouvoir faire participer à cette rénovation artistique les 
si nombreux monuments légués par le passé, il en fit 
l'objet de causeries familières dans ce même milieu, 
causeries publiées sous le titre de La Commune de 
Matines et les restes de ses monuments (Esquisse archéo- 
logique), dans le journal La Dyle (n°' i3 et 14 de 1866). 
C'est aussi, croyons-nous, le seul produit de la plume de 
M. Kempeneer, qui vit le jour sous cette forme moins 
fugace et plus durable. 

Avec notre Confrère, combattirent pour cette cause 
chère bien des fervents, parmi lesquels, pour ne citer 
que les disparus et respecter la modestie des vivants, 
je citerai les Bernaerts, les Schaeffer, les Van den Eynde 
et les Steurs, ce dernier surtout, qui trouva en M. Kem- 
peneer un sincère et fervent admirateur. 

Champion trop modeste de l'histoire et de l'archéologie 
locales, M. Steurs doit à notre regretté Confrère, la 
considération, posthume il est vrai, dont jouissent les 
résultats de ses longues et laborieuses recherches. 

Malines et ses souvenirs historiques, les monuments 
de son passé, aimés, respectés et rétablis, pour autant 
qu'il dépendait de lui, dans leur splendeur primi- 
tive, tel fut l'objet des préoccupations constantes de 
M. Kempeneer. 

N'est-ce pas en grande partie à lui que nous devons la 
restauration de l'ancien palais de Marguerite d'Autriche, 
notre Tribunal actuel, ce joyau de la Renaissance au 
berceau, que nous envient les étrangers. Et quelques 



l6 RAPPORT 



pas plus loin, si le souvenir de la Veuve du Téméraire, 
Marguerite d'York, revit dans une habitation plus mo- 
deste que sa luxueuse voisine, n'est-ce pas encore à 
à notre Confrère qu'on le doit? 

En mainte circonstance sa parole pesa d'un poids con- 
sidérable dans la balance des discussions où l'archéologie 
était en cause; et si quelquefois les circonstances ne 
permirent pas de donner satisfaction complète aux desi- 
derata de notre Confrère, au moins ceux-ci lui dùrent-ils 
d'être pris en très sérieuse considération, en attendant 
une solution plus favorable qu'il ne dépendit jamais de 
lui de hâter et de provoquer. 

Telles entre autres furent la restauration et l'appro- 
priation des Halles, la réorganisation de notre musée 
local une première fois menée à bonne fin, ainsi que 
lui-même le constata en séance du Conseil communal 
du 20 septembre 1894, reprise ensuite et aujourd'hui 
encore en suspens. 

L'art du moyen âge eût peu ou point de secrets pour 
M, Kempeneer. Non content de s'en tenir à ce que 
pouvaient lui apprendre les publications nombreuses 
paraissant partout, il se plût à aller étudier sur place 
les chefs-d'œuvre reconnus, sans dédaigner les œuvres 
plus modestes dont il savait reconnaître les mérites. 

Les cathédrales de France eurent en lui un visiteur 
enthousiaste. L'Allemagne et ses monuments, d'une 
époque plus reculée, ne lui furent pas étrangers; et dans 
ses conversations, toujours un véritable régal pour ses 
interlocuteurs, il manquait rarement d'évoquer les mul- 
tiples impressions, classées dans son étonnante mémoire, 
qu'il rapportait de ces voyages, étudiés avec soin et 
accomplis dans les conditions les plus favorables à ses 
vues. 

Cet homme, que l'on connaissait comme un fervent 
de l'art du moyen âge, on le vit un jour s'éprendre 



Rapport î7 

de cette Renaissance si belle à laquelle préludèrent les 
primitifs italiens. Le magnifique ouvrage du regretté 
Eugène Miintz, La Renaissance en Italie, fut pour lui une 
révélation, et c'était avec un désir ardent, maintes fois 
exprimé, qu'il attendait la publication, par cet auteur, 
d'un travail analogue sur la Renaissance dans les autres 
pays et surtout en Belgique. La mort, hélas! n'a pas 
permis à l'auteur de mener à bonne fin l'œuvre entre- 
prise, et à son admirateur la jouissance de théories 
aussi savamment exposées dans des publications anté- 
rieures. 

L'art de l'antiquité, de l'Egypte, de la Grèce, de Rome 
et de Byzance n'était pas étranger à notre Confrère, et 
ainsi il se trouva admirablement préparé pour comprendre 
toutes les beautés de la Renaissance, qui puisa sa sève 
aux sources fécondes jaillies sous le ciel clément et 
serein du midi. 

Un Voyage en Italie et un séjour de quelque durée 
dans la capitale du monde chrétien, où les merveilles 
de l'art abondent, fut pour M. Kempeneer l'occasion de 
contempler ces œuvres qu'il ne connaissait que par la 
description d'autrui. Ce lui fut aussi une occasion de 
voir l'art chrétien dans ses origines modestes et généra- 
lement naïves. Les catacombes le tentaient, ainsi que 
leurs peintures hiératiques, qu'en ses immortels tra- 
vaux le chevalier de Rossi révéla au monde des archéo- 
logues. 

M. Kempeneer eut l'occasion de rencontrer l'illustre 
savant dans ces galeries souterraines, et la bonne 
fortune d'entendre de sa bouche et sur place, l'exposé 
de quelques-unes des théories qui l'ont rendu célèbre. 
Je m.e souviendrai toujours avec quel enthousiasme 
communicatif notre Confrère me racontait cet incident 
de son séjour dans la ville éternelle. On le voyait tout 
heureux alors de pouvoir évoquer le souvenir de cette 



10 RAPPORT 

entrevue, souvenir qui fut parmi les meilleurs qu'il eût 
conservé de ses voyages. 

Dilettante de l'art dans ses manifestations les plus 
diverses, professant un non moindre intérêt pour tout 
ce que sa ville natale a conservé de vestiges du passé, 
tant au point de vue de son histoire qu'à celui de l'art 
qui y eut toujours droit de cité, il n'y eut rien d'étonnant 
à le voir saluer avec joie la fondation du Cercle archéo- 
logique de Malines et en devenir un des membres les 
plus dévoués. 

Alors qu'au début nous rencontrions, sinon l'hostilité 
au moins une indifférence qui mit en péril cette entreprise 
que d'aucuns qualifiaient de téméraire, M. Kempeneer 
ne nous ménagea pas ses encouragements. Ce fut lui 
qui, au nom de l'Administration Communale, assista à 
l'ouverture de l'Exposition d'Ait ancien et des œuvres de 
notre président d'alors, M. Willems, statuaire. Ce fut à 
lui aussi que nous dûmes de voir cette même Adminis- 
tration nous accorder, sous forme d'un subside généreux 
régulièrement renouvelé depuis lors, un appui plus 
efficace, origine des ressources qui nous permirent 
la publication non interrompue des travaux de nos 
membres. 

Plus tard, alors que désireux de jouir d'un repos bien 
mérité, M. Kempeneek se retira de la vie publique, il 
se fit un plaisir d'assister à nos séances et d'y prendre 
une part des plus actives. 

Aussi, à ce moment, n'y eut-il qu'une voix parmi nous, 
pour appeler notre Confrère à la présidence de notre 
Cercle, et, Messieurs, vous avez été témoin de l'éclat 
avec lequel M. Kempeneer s'est acquitté des fonc- 
tions auxquelles vos suffrages l'ont appelé à diverses 
reprises. 

Qu'il me soit permis de rappeler ici en quelques mots, 
les causeries et les conférences qu'il prodigua pendant 



RAPPORT 19 



les trop rares instants que nous eûmes le bonheur de le 
voir au milieu de nous. 

Désireux de parcourir avec nous tout le cycle de l'art, 
depuis son admirable efflorcsccnce dans l'antiquité, 
programme qu'il ne lui a pas été donné de réaliser, il 
nous donna d'abord ses impressions sur l'art grec et 
romain, exposé rendu plus intéressant encore par la 
production d'un grand nombre de belles photographies, 
reproduisant les chefs-d'œuvre dont il nous fit valoir les 
incontestables mérites. 

Un choix des plus judicieux présidait à la formation 
de ces collections et, plus d'une fois dans la suite, il 
se plût à nous en faire jouir, témoin ces expositions 
publiques de photographies de Rome et de Florence, 
commentées par lui devant un auditoire qu'il tînt sous 
le charme de son improvisation, aussi méthodique 
qu'abondante en faits et réflexions pleines d'à-propos. 
Quant à l'histoire et à l'archéologie locales, qu'il me 
suffise de vous rappeler ses commentaires savants sur les 
tableaux du Grand Conseil; ses conférences sur l'hôtel 
de Nassau et ses hôtes, sur Marguerite d'Autriche et 
l'église de Brou, et la part imjportante prise par lui aux 
discussions soulevées lors du Congrès archéologique de 
Malines de l'année 1897, au sujet de l'auteur du plan 
de la tour de St-Rombaut, discussions reprises au sein 
du Cercle et reproduites dans notre Bulletin. 

L'étonnante mémoire de notre regretté Président, et 
sa remarquable facilité d'improvisation, qualité inhérente 
du reste et nécessaire à la profession exercée avec tant 
d'autorité et de succès par M. Kempeneer, eut pour 
conséquence de ne laisser des traces de ses causeries si 
intéressantes, que sous forme de notes, jalons principaux 
d'un travail que notre Confrère se proposait de parfaire 
dans le silence du cabinet. La mort, malheureusement, 
est venue entraver ces projets, et de tout ce savoir si 



20 RAPPORT 

abondamment prodigué dans notre milieu, il ne resterait 
qu'un souvenir allant s'affaiblissant avec les années, si 
nous n'avions l'espoir de voir reprendre et continuer par 
son fils, que nous comptons parmi nos Confrères, l'œuvre 
du père, où les éléments abondent et à laquelle ne 
manque'que la forme. Il ne faut pas que se perdent les 
fruits de la vaste érudition de M. Kempeneer, et ses 
travaux, pour posthumes qu'ils seront, ne feront que 
mieux apprécier l'étendue de la perte que font en lui 
l'archéologie et l'histoire de notre ville. 

Plus d'une fois, M. Kempeneer a manifesté son inten- 
tion de publier dans nos bulletins, les conférences qu'il 
donna au Cercle. Ou nous nous trompons fort, ou il a 
mis la main à l'œuvre pour faire honneur à cet engage- 
ment. La maladie seule à arrêté ce bel élan, une maladie 
inexorable, supportée avec le stoïcisme d'un philosophe 
et la résignation d'un chrétien. La mort, en mettant un 
terme à cette existence si bien remplie, a été pour lui le 
passage de cette vie de misère à une vie meilleure. 
Qu'il repose en Dieu. 

La succession de notre regretté Confrère comme 
Président du Cercle, a été reprise, aux termes du 
règlement, par M. le Vice-Président van Caster. Vous 
avez applaudi à sa prise de possession du fauteuil prési- 
dentiel, et c'était justice, MM. Notre nouveau Président 
a fait ses preuves, et la direction de notre Société ne 
saurait être en meilleures mains. Son activité ne s'est 
pas ralentie dans le courant de l'année qui vient de finir. 
Les procès-verbaux de nos séances en font foi. J'y relève 
une série de causeries, préludes de travaux plus complets 
et plus importants, qui ne tarderont pas, je l'espère, à 
voir le jour. Dans cet ordre d'idées, je citerai une étude 
critique en préparation sur la Procession de St-Rombaut 



RAPPORT 21 

du 4' dimanche après Pâques; à mentionner ensuite la 
Biographie de Wcnccslas Hollar, d'après un auteur alle- 
mand, d'où il appert que cet c rtiste ne fut jamais 
apparenté aux Keldermans; de ce chef il n'a pu avoir 
en sa possession le plan original de la tour de St-Rom- 
baut, et à plus forte raison n'a pu reproduire ce plan par 
la gravure bien connue de ce monument. Il est fait 
ainsi justice d'une opinion précédemment émise. La 
publication des Comptes de la construction et de l'entretien de 
l'ancienne maison échevinale, par M. l'archiviste Hermans, 
que vous trouverez aux premières pages de notre bulletin, 
nous fait faire connaissance avec une série de mots et 
d'expressions en usage à cette époque déjà lointaine; 
M. le Chanoine van Caster les a commentés dans une 
troisième causerie, et il serait à désirer que ces inter- 
prétations fissent suite, sous forme de notes, aux patientes 
recherches de notre toujours actif Archiviste communal 
et Confrère. 

Enfin, sous la conduite de M. van Caster, nous avons 
admiré les projections lumineuses des villes et sites 
d'Italie, dues à l'intelligente initiative de M. Osvvald 
Magnus, fils de notre dévoué Confrère et Conseiller du 
Cercle. 

Un véritable régal a été pour nous tous une autre 
séance de projections lumineuses, celles-ci relatives à 
l'Egypte, commentées avec talent par notre Confrère 
M. D'AwANS. Ce voyage au pays des Pharaons, cette 
évocation des colossales merveilles artistiques d'une 
époque qui se perd dans la nuit des temps, et de celle 
digne de ses devancières, qui a nom le barrage d'Assouan, 
inauguré il y a à peine quelques semaines, a permis 
d'apprécier une fois de plus en M. D'Awans l'orateur 
très écouté et de grande érudition. 

Son collègue en professorat, M. Frans Van den 
Bergh, a figuré avec non moins d'honneur à l'ordre du 



22 RAPPORT 

jour de nos séances. Nonobstant les ennuis et les préoc- 
cupations d'un déplacement à l'Athénée royal de la 
capitale, notre Confrèie a trouvé des loisirs pour nous 
parler de l'origine et de la signification des noms de 
famille malinois (Ecnc stiidic over mcchelsche fainilienamcn) 
et des enfants trouvés à INIalines (icts ovcr de vondclingcn 
te Mechelcn). Ces deux sujets, inédits dans les annales 
bibliographiques malinoises, valurent à notre Confrère 
des applaudissements mérités. Le sort des enfants aban- 
donnés, coutume barbare qui date de loin, fit de tout 
temps l'objet des préoccupations de nos magistrats. 
Nombreux aux siècles passés, ces coupables abandons le 
furent davantage encore sous la domination française en 
Belgique. Avec l'arrière-pensée de se créer une pépinière 
de guerriers pour ses campagnes futures, l'empereur 
Napoléon décida l'installation des rouleaux ou tiroirs, 
ad hoc, établis à l'entrée des hospices, facilitant ainsi 
des manœuvres condamnables, auxquelles mit heureu- 
sement fin le roi Guillaume des Provinces-Unies. Les 
registres d'inscription de ces pauvres petits êtres, et 
les lamentables témoins — suggestifs moyens de recon- 
naissance, celles-ci trop souvent tardives, et combien 
rares — qu'ils renferment, mis sous les yeux de ses audi- 
teurs par M. Van den Bergh, n'ont pas peu contribué 
à augmenter l'intérêt de ces communications, faites en 
langue llamande, avec toute la chaleur et le brio que 
l'on connaît à notre dévoué Confrère. Ce sont là des 
études que nous ne désespérons pas de pouvoir publier 
dans nos bulletins. 

M. le professeur Tilmant a continué ses études litté- 
raires du siècle de Marguerite d'Autriche. Trois savants 
en lis Malinois, tel est le titre sous lequel notre Confrère 
commente les tendances littéraires de trois humanistes : 
Varennius, Van Craeneveldt et Longolius. Ce travail forme 
an digne pendant à celui que nous avons pu publier 



RAPPORT 23 

dans notre précédent bulletin, sur les manuscrits de 
Marguerite d'Autriche conservés à la Bibliothèque 
royale à Bruxelles. Il en a toute la saveur et il est d'un 
non moindre intérêt. 

M. le docteur Andries a fait revivre la mémoire d'un 
concitoyen, feu M. De Wulf, poète à ses heures, que 
beaucoup d'entre nous ont connu et se rappellent comme 
un homme de bien, entouré de l'estime générale. Ce 
premier travail de notre Confrère promet pour l'avenir, 
et nous espérons qu'il sera suivi de bien d'autres. Il n'a 
dépendu que de l'auteur de le voir publier dans notre 
bulletin ; ce ne sera que partie remise. 

De M. Reydams, nous avons eu l'avantage d'entendre 
trois communications qui présentaient un grand intérêt. 
Une première est relative à Martin Rythoviits, premier 
évêq'iie d'Ypres, et ses fondations. Les largesses du savant 
prélat, en vue de permettre aux membres de sa famille 
d'aborder les études supérieures, ont beaucoup perdu de 
leur valeur depuis le jour où il dicta ses intentions 
à cet égard, à tel point, qu'elles se trouvent réduites 
aujourd'hui à la somme minime de 3o cents. 

Les pleins fiefs de la ville et de la Seigneurie de Matines 
ont été relevés par notre Confrère dans un second travail, 
qu'il a fait précéder, en guise d'introduction, de quelques 
éclaircissements historiques. Enfin, tout récemment, 
M. Reydams nous a lu des notes historiques sur le 
Vryhrocck. Cette pièce de terre fut concédée, à charge de 
redevance annuelle, par un Berthout, au xiii'' siècle, à 
28 habitants d'Auweghem, et les héritiers et descendants 
des premiers bénéhciaires en jouirent à un titre analogue 
jusque vers la fin du siècle dernier, où ils en furent 
dépossédés, faute de pouvoir justifier de leurs droits. 
La ville recueillit cette succession, dernier vestige du 
régime foncier da moyen âge, que les siècles avaient 
respecté. 



24 RAPPORT 



Dans une séance ultérieure, notre Confrère a appelé 
notre attention sur un article qui fut publié dans 
« L'iVncien Pays de Looz », par M, de Borrcman, et 
en a lu des extraits. Il était intitulé : Les Inghclbrcchls, 
Seigneurs de Stcvoort. Plusieurs membres de cette famille 
étaient d'origine malinoise, et les notes et renseigne- 
ments y relatifs avaient été obligeamment fournis par 
M. Reydams à l'auteur de l'article. 

Un travail littéraire sur les cloches de Pâques, sans 
nom d'auteur, avait été lu par notre Confrère à la séance 
précédant cette grande fête chrétienne. Cet article fut 
reproduit dans un supplément littéraire du xx^ siècle 
et l'anonymat de l'écrivain dévoilé; M. Reydams, fils, 
car c'est de lui qu'il s'agit, a débuté ainsi d'une manière 
fort honorable dans la carrière des lettres. 

\o\\s l'entendez, Messieurs, au point de vue de 
l'activité, l'année 1902 fait honneur à ses devancières. 
Du reste, notre bulletin, qui vous a été distribué, en fait 
foi : il est édité, avec tout le soin que MM. Godenne 
n'ont cessé de mettre aux travaux sortis de leurs 
presses. 

A d'autres points de vue, elle fut peut-être moins 
fertile en faits de nature à vous intéresser. Il en est ainsi 
notamment pour les excursions projetées et faites. 

Une première, réussie en tous points, avait pour objet 
une visite à Waelhem, à l'abbaye de Roosendael, aux 
installations hydrauliques d'Anvers, établies dans le 
voisinage, et à la chapelle de Lazerny. Elle se fit au 
mois d'avril, par un temps favorable, et de nombreux 
excursionnistes avaient répondu à notre invitation. Cela 
nous a valu un substantiel rapport de notre Confrère 
M. Magnus. 

Le succès de cette promenade archéologique fit bien 
augurer des excursions ultérieures. Aussi, celle qui avait 
été projetée à Louvain, fut-elle préparée avec tout le 



RAPPORT 25 

désir de donner pleine satisfaction aux adhérents que 
nous ne doutions pas devoir être en plus grand nombre 
encore que précédemment. Les autorisations nécessaires 
furent demandées et obtenues. L'administration com- 
munale de Louvain, la révérende Mère Supérieure 
de l'hôpital, les révérends Curés des églises paroissiales 
s'empressèrent à l'envi de faciliter l'exécution de notre 
programme. 

Une déception, très sensible pour les organisateurs, 
attendait ceux-ci ; 5 de nos Confrères se bornèrent à 
répondre à leur appel, et allèrent représenter à Louvain, 
le dimanche 22 juin, un Cercle qui compte au delà de 
cent membres ! 

N'insistons pas. 

Une visite à la collection des estampes conservées à 
la Bibliothèque Royale à Bruxelles, figurait encore au 
programme des excursions. A la demande de M. le 
conservateur Hymans, cette visite a été remise. Peut-être 
que dans le courant de cette année, nous pourrons 
reprendre ce projet. 

Il sera inutile. Messieurs, je crois, de répéter que le 
Cercle a fait son devoir quand il s'est agi de travailler à 
la conservation des anciennes façades de la ville. En 
l'occurrence, nous avons pétitionné aux Administrations 
compétentes, et celles-ci se sont toujours montrées des 
plus favorables aux desiderata du Cercle. 

Nous sommes heureux de pouvoir ici leur témoigner 
notre reconnaissance et de faire une mention particulière 
de ceux de nos Confrères qui en font partie. M. l'échevin 
Le Blus et M. le docteur Andries n'ont pas marchandé 
leur intervention et elle fut rarement inefficace. 

Il convient toutefois d'ajouter, que l'Administration 
Communale est admirablement secondée par son archi- 
tecte, notre Confrère M. Van Boxmeer. Il s'acquitte 
avec une conscience rare de la direction des travaux 



20 RAPPORT 

de restauration qui lui incombent de par ses fonctions. 
De par ces dernières aussi, il est en situation d'être au 
courant des intentions des propriétaires d'immeubles 
dont il importe d'assurer la conservation, et le cas 
échéant, ses conseils n'ont pas été sans exercer une 
influence profitable à cette conservation. Nous ne 
pouvons que l'en féliciter, 

11 ne reste plus cju'à mentionner la manifestation de 
sympathie dont fut l'objet, de la part du Cercle, votre 
Secrétaire, à l'occasion de son mariage, les cordiales 
paroles à lui adressées par M. le Président, et le magni- 
fique objet d'art avec dédicace qui lui a été offert. Il 
vous a exprimé sa vive reconnaissance pour ce témoignage 
de confraternelle amitié, et il est heureux de pouvoir 
saisir l'occasion aujourd'hui de vous assurer encore de 
son inaltérable dévouement à notre Société, 

Ainsi que je vous le disais tout à l'heure, notre Cercle 
compte à ce jour au delà de cent membres. Leur nombre 
est donc en progression croissante ; il s'en faut cependant, 
qu'au point de vue des travaux qu'il laisse supposer, 
nous ayions lieu de nous réjouir. Il est étonnant, en 
effet, qu'étant donné ce chiffre assurément respectable 
d'adhérents, notre appel pour la rédaction d'une histoire 
de Malines, provoquée et facilitée par la généreuse initia- 
tive de notre Confrère Mgr van den Branden de Reeth, 
soit resté sans suite. Au mois de juin de l'année 1902, 
les trois ans prévus dans le programme pour la rentrée 
des méuioires, étaient révolus, et aucun travail n'est 
parvenu au jury; il y auia lieu de jMoIongcr le délai 
primitivement fixé. En outre, il faudra pourvoir au 
remplacement de feu M. Kempeneer dans ce Jury, et 
examiner en second lieu si, en présence du départ de 
plusieurs membres de la Commission des publications, 
il ne faudra pas leur donner des successeurs. 

Plaintes fois dans mes rapports antérieurs, j'ai laissé 



RAPPORT 27 

pressentir une situation financière qui n'était pas ce qu'il 
y avait de plus favorable. Nous avons donc limité nos 
dépenses au strict nécessaire, et je suis certain que notre 
dévoué trésorier, M. Van den Bergh, va nous révéler 
une situation plus satisfaisante. 

Nous clôturons donc l'exercice 1902 dans les meilleures 
conditions. 

Notre Société est prospère, et nous pouvons envisager 
l'avenir avec la plus entière confiance. 

Je termine ce trop long rapport, Messieurs, en vous 
proposant de voter des remerciments à MM. les Con- 
seillers Magnus et Yan Doorslaer, dont le mandat 
finit aujourd'hui. Le dévouement de ces MM. vous est 
connu depuis longtemps et nous devons leur en témoigner 
toute notre reconnaissance. 

A notre nouveau Président, M. le Chanoine van Caster, 
nous souhaitons une cordiale bienvenue. Sa présence à 
la tète de notre Société ne peut être qu'un gage de pros- 
périté et de succès. 

H. CONINCKX, 

Secyétaiye. 

Janvier igo3. 





N 




ûeschiedenis van bel Vrijbroek 




EN der meest bekende landelijke domeinen 
van Mechelen, door zijne ligging in een schil- 
derachtig dal, en door zijne geschiedenis, is 
het « Vrijboek » buiten de Brusselpoort en 
nabij de rivier de Senne gelegen. 

De landbouwers kennen het Vrijbroek waar hun vee 
jaarlijks de zomermaanden overbrengt, vêle onder hun 
zijn afstammelingen der gegoeidcn; de bejaarde Meche- 
laars weten op welke behendige en zeldzame wijze, 
deze eigendom van ruim 3i hectaren en van meer dan 
100,000 frank waarde, kosteloos aan de stad kwam; de 
jeugd gedenkt zich met liefde hoe zij 't ijs aldaar door- 
zwenkte en de geschiedkundigen hebben eene gene- 
gendheid voor die eeuwenoude bezitting der roemrijke 
Berthouders. 

Vôôr den aanleg der Leuvensche vaart bestond er 
eene baan die rechtstreeks van de Brusselpoort naar een 
der drij vekens of bareelen van het broek liep. Door de 
vaart in twee gesneden, draagt dezen vveg nog den naam 
van Vekestraat, een verouderd ^voord welk Kiliaan door 
hek vertaald. 



3o 



GESCHIEDENIS 



De geschiedenis van het Vrijbroek klimt op tôt den jare 
1260, toen een Berthout, Wouter V, de Groote genaamd, 
heer van Mechelen, het oppervlakkig gebruik dezer 
beemden, mits eenen jaarlijksclien cijns van 2 schellingen 
leuvens, aan 28 goede lieden verkocht, die ongetwijfeld 
toen de eenigste bewoners van het gehucht Auwegem 
waren. Zij noemden zich : Jan van der Eyken, Wouter 
van der Eyken, Willem van der Eyken, Wouter van den 
Heydenhove, Claes van Eysegheem, Seger van Berble- 
gheem, Aert Stroebant, Willem van der Zinnen, Gijsel 
van Berbleghcem, Hendrik Verhildegaerden, Willem 
de Wolf, Willem van den Dorpe, Pieter de Yisscherc, 
Arnold Sondercost, Wouter van den Puttc, Geeraert 
van Winckelhem, Geldolf van Winckelhem, Willem 
Scoifen, Seger van den Berge, Hendrik de Busschere, 
Hendrik van Oudegheem, Her Henneken Bollen, Willem 
van Oudegheem, Hendrik Roebosch, Wouter van Loe, 
Godscale van Loe en Zeger de Zas (i). 

De verkoopakt zegt dat deze a erve ende erffelijck- 
heijt » tusschen der Eycken, Oudergem en Leliëndael 
gelegen is. 

Auwegem is op de kaart van 1740, de oudste die er 
bestaat, afgeteekend als hebbende voor grenzen den 
Heerweg, nu Steenweg op Hombeeck, de gemeente 
Hombeeck, de leibeek van het Robbroek tôt aan de 
oude baan naar Leest, welke baan als grens dient tôt 
bij de herberg De Eik. Vervolgens wordt de wijk afge- 
paald door den tegenwoordige Auwegemsteenweg tôt 
de Nattenhofstraat, voorbij de brouwerij Versailles, dan 
de Bethaniënbeek die in de Dijle vloeit, voorders deze 
rivier tôt de Winketpoort, en eindelijk de stadsvesten 
tôt aan de Brusselpoort. 



(i) HuLDENBERGHH. — Tooiicu der bcsckyijviitghe der gheslachts afkomste ofte 
ghéboorte Unie van het liuijs van Berthout, fol. 365. 



VAN HET VRIJBROEK 3l 

Laat ons opmerken dat de plaatselijke benaming « de 
Eyke » haren naam aan de herberg gegeven heeft. 

Het gehucht Auwegem had eene oppervlakte van Sig 
bunders en telde slechts 24 huizen in 1740. Dit bewijst 
wel dat de 28 koopers van 1260 de geheele bevolking van 
Auwegem uitmaakte, sommige hunner namen als : van 
Auwegem en van der Eyken, zijn uit de plaats zelve 
ontstaan. 

Het oorspionkelijk klooster van Leliëndael, 00k door 
Wouter Berthout in I23i, op den oever der Zenne, onder 
Hombeeck gesticht, is na de spaansche beroerten in de 
stad verplaatst; dit klooster bezat bij zijne afschaffing 
nog beemden nabij het Vrijbroek. 

Jammer dat de oorspronkelijke titel verdwenen is, de 
vlaamsche overzettingen van het ongetwijfeld latijnsch 
stuk, zijn betrekkelijk van jonge dagleekening. De eene 
komt voor in den roi van het Vrijbroek van 1644, naar 
een voorgaande van i562, de andere in een afschrift 
van het handschritt van Hendrik van Huldenberg, die 
in 1647 burgemeester van Mechelen was. Ze zijn dus 
van hetzelfde tijdstip. Huldenberg zegt dat de akt of 
brief, zooals men zulks toen noemde in den toren der 
tresorij der stad, in de lade F onder n' 184 beruste. De 
geschiedschrijver heeft deze aanduiding uit een oude 
boedellijst afgeschreven, ten zijnen tijde was het oor- 
spronkelijk stuk verloren, anders hadde hij het mede- 
gedeeld. 

De verkooping van het oppervlakkig gebruik, en niet 
des grondgebieds welk Wouter behield, mits eene eeu- 
wigdurende en jaarlijksche rente van 2 schellingen, 
plaatst dezen eigendom onder degene die men cijnsgoed 
noemde. 

De rente is van lage taks, doch de schaarsheid aan 
gemunt geld in dit verwijderd tijdstip en de geringe 
waarde der goederen, dient in acht genomen te w'orden, 



32 GESCHIEDENIS 

en ook moet er opgemerkt worden dat Wouter de Groote 
geen eenvoudige grondeigenaar was, maar Heer, dat is 
te zeggen oppervorst van Mechelen, en hij aldus staat- 
kundige reden had om door een wijs beheer de welvaart 
zijner onderdanen te bevoordeelen. Er bestaan charters 
van hem die onze denkwijze staven. 

Deze cijns moest door ieder der 28 koopers tengelijkc 
dage bctaald worden. Volgens het verdrag, welk onmid- 
delijk op den koop volgde, werd er vastgesteld dat bij 
overlijden der koopers en hunne nakomelingen er aLs 
overgangsrecht ook 2 schellingen en 2 deniers aan den 
Heer zullen gekweten worden en ook dergelijke somme 
als boete aan die welke hun vee zonder recht in het 
broek zullen brengen. Het stcllen dezer rechten bewijzen 
wel dat Wouter hier als oppervorst handelde en dit ver- 
drag uit zijne heerlijke rechten putte. 

Ten jare 1289 gaf Floris Berthout, heer van Berlaer, 
met toestemming zijns broeders Wouter VI, beide zonen 
van Wouter de Groote, die in 1286 overleden was, aan 
het gasthuis van Mechelen, eene weide in 't Vrijbroek, 
met grachten omringd, welke hij bekomen had van de 
inwoners van Auwegem. 

Of dit weiland deel maakte van de goederen welke 
26 jaren te vorens door W^outer V verkocht waren of er 
aan paalde, is onmogelijk op te lossen. 

De Godshuizen bezitten op huidigen dagen nog eenen 
eigendom aldaar, het Frisirke geheeten, 7 hectaren 
44 aren groot, het is te denken dat hij de gift van Floris 
Berthout uitmaakt, Doch toen in i865 de Stad het Vrij- 
boek in bezit nam, beweerde de Godshuizen er ook recht 
opte hebben, ingevolge de gift van 1289, doch zij hebben 
hunnen eisch niet kunnen staven. 

Het Vrijbroek w^as door eenen Hoofdman bestuurd, 
geholpen door 4 gezwoornen, allen erfgenamen, de laatste 
jaarlijks, voôr 1/2 Maart gekozen. 



VAN HET VRIJBROEK 33 

De Hoofdman kreeg een halve hamel, op lo guld. 
geschat, voor eereloon. De dienstlieden waren de knaap, 
prêter, officier of gadeslager, die 6 guld. trok, de smid 
die de beesten brandde en het ijzerwerk der vekens 
vermaakte, de metser die de ark (i) of sluis te herstellen 
had en eenige werklieden welke de grachten openhielden 
en zuiverden. 

Het is te verstaan dat bij keurdag, branddag en bij 
het sluiten der rekening in de herberg Het Fortuintje, 
welke sedert onheugelijke tijden tôt vergaderplaatst 
diende, eenige tonnen moesten gedronken worden, onder 
den kenschetsende naam van echelbier. 

De namen der Hoofdmannen van het Vrijbroek zijn 
ons maar bekendt te beginnen van het jaar 1667, allen 
behooren tôt de famille van den Venne die alhier op de 
Tichelrij nu n° 16 woonde. 

1667, Jonker Jan-Baptist van den Venne, gehuwd met 
jufvrouw Maria Huens. 

1676-1682, Jonker Joos van der Hoeven. 

1684, Jonker Jan-Baptist-Jozef van den Venne, pen- 
sionnaris, geb. 25 Juli 1671, overl. te Leuven 1706. 

1706-1722, Heer Jan-Hendrik Huens, oud commune- 
meester. 

1723, Jonker Jan-Baptiste-Jozef van den Venne, geb. 
17 X^" 169g, overl. 27 f" 1735. 

1735, Frans-Jozef-Constantijn de la Rue, heer van 
Hulplancke, overl. 22 X^^' 1754. 

1755-1804, Jan-Baptist Jozef van den Venne, geb. 
2 Februari 1729, heer van Ophem en' Montenaeken, 
schepen en later communemeester. Hij herbouwde het 
huis der Tichelrij in 1757, zooals het jaartal in randver- 



(i) Deze ark of sluis bevondt zich tegen de Senne, in de vroegere beemden 
van Leliëndael, achter het gehucht Stuyvenberg. De waterafloop geschiedde 
langs daar; er is verandering aan gekomen sedert de afleiding dezer rivier. 



34 GESCHIEDENIS 



siering aanduidt, stierf 4 Maart 1804, en is met zijne 
vrouw te Muyscn begraven, waar hun graf met hunne 
afbeeldsels, door den beeldhouwer Godecharles. Hij 
bezat aldaar het kasteel ter Donck, welks verhef de 
3 Juli 1774 na de dood zijner tante jonkvrouw de la Rue 
geschiedde. Ook in St-Romboutskerk, in de derde kapel 
lings van den omgang, bevindt zich cen marmeren 
gedenkteeken dezer echtgenooten, met zijn afbeeldsel 
opgeluisterd. 

Hun zoon, Filip-Maria-Jan-Baptist van den Venne 
d'Ophem, geb. i Januari 1770, werd in i8ig tôt den rang 
van baron verheven ; hij was rechter te Brussel en over- 
leed aldaar in 1842. Bij zijn testament had hij zijnen 
kleinzoon Filip L'Olivier tôt hoofdman benoemd. Deze 
welke Mu3-sen bewoonde, verkocht dit ambt in i858, 
aan zijnen oom Adolf SchoUaert, rechter bij de recht- 
bank van i'"'" aanleg te Brussel, en die nog in leven is. 

De wapens dezer Hoofmannen welke den naam van 
Van den Venne hebben gedragen, met die hunner 
vrouwen, bevinden zich in St-Janskerk, op het praal- 
gedenkteeken van Leyen, die hun voorvader was. 

Het zijn eigenlijk geene sprekende wapens, maar 
deszelfs uitvinder is toch eenvoudig en spitsvondig 
genoeg geweest van twee zwarte zwaluwen uit een ven 
van sinopel te doen opvliegen (i). 

De drij voornoemde monumenten zijn opgericht door 
baron Filip van den Venne (1770-1842), die de laatste 
van zijnen stam was. 

Flet geleerd werk van den hoogleeraar Paul Errera : 
Les Masuirs, noemt verschillende eigendommen die een 
gelijkaardige oprspronk hebben als ons Vrijbroek, onder 
anderen het Vrij-geweid en de Gemeene- of Loo Weiden 



(1) De sinople au chef d'argent chargé de 2 Lirondelles essorantes de 
sable. 



VAN HET VRIJBROEK 35 

bij Brugge ; claar noemde men de erfgenamen gevreiden 
of gegoeiden = amborgeis van het werkwoord gebeuren 
welk in de i3^' en 14'^'' eeuw ten deele vallen betee- 
kende. 

Zulks is in betrekking met de kollectieve eigen- 
dommen van Gerniaansche oorsprong, als de Neder- 
landsche Mark welke nog in de provincie Drente bestaat. 

Andere voorbeelden zijn hier ten lande aan te halen : 
zoo gaf Jan III, hertog van Brabant, in i33i, het opper- 
vlakkig gebruik der heide aan de ingezctenen van Moll, 
welke deze in deelen splitsen onder den naam van Zavcls, 
die elk hun bestuur hadden. 

De inwoners der gehuchten Groot- en Klein Rees 
onder Casterle, bezaten nog in i83o heide onder gemeen 
gebruik, die op hunnen gezamcntlijke naam op de leggers 
waren ingeschreven. 

Overigens vindt men hiervan sporcn in vêle landen : 
de Mir in Rusland, de Dessa in Java, de Allmende in 
Zwitserland, de Allmaeninger in Skandinavië en Fin- 
land, enz. 

In den loop der tijden zijn de volgende daadzaken 
nopens het Vrijbroek aan te halen, de roi werd in i562 
en in 1644 vernieuwd, de cijns van 2 schellingen 12 
deniers kwam na de verdwijning der Berthouders, onder 
den naam van koningscijns, in s' lands kas en was op 
3 1/2 stuivers gedaald. 

De 12 iVugusti 1667 Vv'erd er door de heeren der wet 
aan de erfgenamen en gezworen bevolen binnen de 
14 dagen hunne rekening te doen voor de schepenen 
jonker Frans Douglas dit Scott en heer Pieter de 
Rhegere. 

Volgens het resolutieboek van 18 Juli 1724, was er 
toen spraak een rasphuis te Mechelen te maken, en de 
stad scheen genegen zulks op het Vrijbroek te doen en 
daar de gevreiden hiertegen opkwamen, noodigde men 



36 GESCHIEDENIS 

den hoofdman van den Venne uit om de eigendoms 
titels te toonen. Deze zegde dat de papieren nog ten 
sterfhuize van zijnen voorganger den communemeester 
Huens berusten; doch de 21 Augusti, werd er bevonden 
dat er geenc andere stukkcn waren dan een règlement. 
De zaak bleef echter onaangeroerd. 

De 28 Juni 1785, zien wij een beklag van den hoofd- 
man van den Venne, kleinzoon van den voorgaande, aan 
het Magistraat inhoudende dat hij met verwondering 
heeft vernomen dat het Wurtembergs régiment in bijwe- 
zen hunner H. K. Hoogheden de landvoogden Christina 
en Albert, de dag te voren krijgsbewegingen in het 
Vrijbroek had gedaan, zonder iemand iets gevraagd te 
hebben, waardoor de weide en de beesten die er in 
waren veel hadden geleden. De pensionnaris de Beelen 
begaf zich hierop bij den majoor Dirix, in de Kraan 
op de Groote Markt verblijvende, welke beloofde de 
schade te betalen. Doch de bevelhebber graaf Cornet 
de Grez beweerde dat deze beemden geen bijzondere 
eigendom waren, daar hun aard niet overeenstemde met 
de toen bestaande rechtstelsels, en hij niet anders kon 
beschouwd worden dan als een gemeente eigendom tôt 
een bijzonder gehucht bestemd. 

Op 8 Augusti 1791, is er nogmaals spraak van gedane 
schade door de soldaten, welke op 80 gulden wordt 
geschat voor de i3 bunders die betrapt waren. 

De zitting van het Municipaal bestuur van 12 Prairial 
jaar VII was vol gevaar voor het Vrijbroek. 

Er werd aan de burgers Van den \^enne en Jacob 
De Wit gevraagd met welk recht zij de 26 bunders w^eide 
bezaten die vermoedelijk gemeente goed waren, waarop 
Van den Venne antwoordde dat zij eigenaars waren en 
er de bewijzen van leveren zouden; doch hij kon niets 
bijbrengen dan een afschrift van den roi. Hierop nam 
het bestuur, g dagen daarna, het besluit dat, vermits hij 



VAN HET VRIJBROEK Sy 

niets bewezen had en indien hij niets bewijzen kon, de 
eigendom als nationaal goed zou beheerd worden. 

Door de oorlogen en bestuurloosheid dier woelige 
tijden bleef de zaak echter vergeten en op het grond- 
legger der jaren 7 en 14 der Republiek, werd het Vrij- 
broek ingeschreven op naam der gemeente Auwegem, 
als weide dienende voor diens inwoners die er recht toc 
hadden. 

Het kadaster van i8og geeft den eigendom op onder 
het opschrift : De belanghebbende van den Polder, 
gezegd Vrijbroek, groot 3o hectaren, 74 aren, 9 centiaren, 
en het tegenwoordig kadaster in i835 gemaakt, onder 
den titel : Mechelen De i\dministratie van het Vrijbroek, 
voor eene opperviakte van 3i hectaren, 4g aren, 25 cen- 
tiaren. — In 1814 hield een Duitschen prins wapen- 
schouw op 't Vrijbroek. 

Het Hollands bestuur heeft in 1817 een geding tegen 
de gegoeiden ingespannen, waarvan wij den inhoud of 
uitslag niet kennen. 

In i832 diende het Vrijbroek voor wapen oefening- 
plaats voor het Fransch léger, welke langs Mechelen 
trok om Antwerpen in te nemen. — In 1841 werd er 
besluit genomen tegen den polder het Robbroek. 
Nog vindt men een brief van 12 November 1839, door 
het Schepencollegie aan den Arrondissements kommis- 
saris, antwoord gevende op een rekwest van een zeker 
getal gegoeiden die reklaam maakten tegen het bestuur, 
waarin men zegde dat volgens inlichtingen, met de over- 
levering instemmend, deze beemden een soort van bijzon- 
dere eigendom waren, waarover het hoofd eener famille 
eertijds beschikt had in voordeel zijner afstammelingen 
en waarvan het genot nog uitsluitelijk behoorde aan de 
talrijke en zeer verspreide belanghebbende en die men 
van den bloede noemt. 

Onvermijdelijke misbruiken waren gedurende den 



38 GESCHIEDENIS 



loop der eeuwen in het beheer van het Vrijbroek geslo- 
pen, welk zich om Stadsbcstuur niet meer bekommerde, 
dat echter onder bestiiuiiijk opzicht opvolger der Heeren 
van Mechelen vvas en in die hoedanigheid de verorde- 
ningen van i562 en van 1644 gemaakt had en in 1667 
de rekening gevergd had; de bezitters zelfs waren, in 
zekeren zin, onbevoegdc en onzekere personen, die noch 
hun deel konden aanduiden, noch hunne titels doen 
gelden. Ailes was op overlevering gegrond, die hoe 
eerbiedwaardig 00k onder zedelijk opzicht, voor de 
bestaande wetten van weinig belang was. Hadden de 
gegoeiden tôt een hoogere stand der samenleving be- 
hoord, dan zouden zij hunne afstamming, sedert de 
iS''"' eeuw, meermaals doen wettigen hebben en dezes 
inschrijving in de goedenis registers gevergd hebben. 
Na 600 jaar, kan Wouter Berthout misschien door een 
stamboom bereikt worden, macr tôt zij ne tijdgenooten 
de 28 inwoners van Auwegem opklemmen is gansch 
onmogelijk. 

Doch openhartig en zonder arglist gesproken, waren 
hunne erfgenamen de natuurlijke eigenaars, en indien 
één der gegoeiden had kunnen bewijzen afstammeling 
te zijn der koopers van 1260, ware hij heer en meester 
van 't Vrijbroek geweest. 

In zelfden zin en sedert onheuglijke tijd bezaten een 
hondertal inwoners en afstammelingen van inwoners der 
gemeentc Baelcn dcn windmolen en de watermolens 
van Hoolst en Schcps met aanklevcn. Willende uit 
onverdeeldheid treden verkochten zij deze goederen 
in 1829, ten hunnen voordeele, zonder dat het gemeente 
bestuur er eenige aanspraak op maakte, zij waren dus 
gelukkiger dan de Mechelsche gegoeiden. 

De vermolmdc kant van bezit had een schrander advo- 
kaat, Willem Frans, schepen van Mechelen doorpeilt 
en de eerwaardige overlevering die, van vader tôt zoon. 



VAN H ET VRIJBROEK 3 g 

sedert 25 geslachten had voortgeleeft, en Avaarover 
g staatsregeringen en duizende gebeurtenissen waren 
heengestapt, blies hij als een kaartenhuis omverre. 

In de maand Februari i865, werd de bvirgemeester 
Verhaeghen door den schepen verwittigd, dat zijne opzoe- 
kingen hem de overtuiging hadden gegeven, dat het 
bestuur van het Vrijbroek aan de gemeente Mechelen en 
niet aan anderen toekwam, en hij zegde voornemens te 
zijn eerstdaags de stad in hare rechten te herstellen en 
aangezien er bij elke opening van het broek een groote 
toeloop van volk zich aanbood, zoo verzocht hij de toela- 
ting om door den kommissaris van policie en door de 
veldwachter te worden bijgestaan. Dit werd toegestaan, 
doch onder verantwoordelijkheid van den schepene, 
s' morgends, 20 Mei, deed de advokaat Frans gedrukte 
plakkaten aanplakken, waarbij het publiek verwittigd 
werd dat hij, in naam der stad, namiddag om 5 ure, 
het gras der leegtens openbaar zou verkoopen en dat 
het broek s' maandags, 22 Mei, om 4 ure s' morgends, 
zou geopend worden. Dit gebeurde aldus in tegenwoor- 
digheid van den kommissaris De Schutter en van den 
veldwachter Veroft, die de sleutels der vekens aan den 
gadeslager De Croes had afgevraagd. Het gras werd aan 
zijnen gewoonen prijs verkocht, 102 paarden en 3io 
hoornbeesten kw^amen ten broek, bijna zelfde getal als 
de vorige jaren. 

Het was een ware staatsaanslag en de Mechelsche 
bevolking vroeg zich af : maar wie is dan meester van 
deze schoone eigendom? 

Het bestuur van het Vrijbroek bestond tôen uit den 
Hoofdman Adolf Schollaert, rechter te Brussel, die zijne 
medestanders in den steek liet en de gezwoornen Emma- 
nuel De Keyser, winkelier, In den Vos, Graanm.arkt; 
Jan-Baptist Geens, hovenier, Sint-Jacobstraat, en Pieter- 
Jan Voet, penningmeester, landbouwer te Hombeeck, 



40 GESCHIEDENIS 

allen van den bloede. Deze drij laatstc, door dagvaar- 
ding van deurwaarder van i8 Mei 1866, deden de stad, 
schepene, commissaiis en veldwachter voor den rechter 
dagen, ten einde in het voile bezit van 't Vrijbroek 
hersteld te worden. Voor den vredererhter, zegden de 
gedaagden in naam der stad gehandeld te hebben, deze 
bevestigde hunne verklaring en nam de verantwoorde- 
lijkheid op zich. Bij vonnis van den vrederechter, van 
8 September 1866, werd de schepen en deelgenooten 
buiten de zaak gesteld en de stad bevolen te herkennen 
cf te loochenen. Tien dagen daarna gingen de drij leden 
van het bestuur van 't Vrijbroek hiertegen in beroep. 

De zaak werdt niet ter rechtszitting gebracht en op 
3o April 1873 boden de stad, Frans, De Schutter en 
Veroft een rekwest aan de rechtbank, waarbij zij vroegen 
dat bij onderbreking van bepleiting gedurende meer dan 
drie jaren, het geding hangende tusschen partijen zoude 
vervallen verklaard worden en de tegenpartij tôt de kos- 
ten zou verwezen worden. 

De rechtbank zitting houdende als beroepshof, bij 
vonnis van 21 Mei 1873, besloot dat de aanleg van 
18 Mei 1866 vervallen was, in gevolge de verdwijning 
van den aanleg in beroep en dat de stad Mechelen, 
ten minste sedert 20 Mei i865, door verjaring in bezit 
was. 

Het middeleeuws stelsel van Hoofdman, gezwoornen 
en erfgenamen of gegoeiden was dus voor altijd ver- 
dwenen, Zij waren ten getalle van 148 voor de laatste 
25 jaren. 

De schepen Frans, beheerde het Vrijbroek alleen tôt 
in 1871, toen hij een voorstel van règlement voor- 
droeg en eçn bestuur vroeg van vijf leden en later van 
twee. Het Schepen-Collegie, in zitting van 11 Maart, 
benoemde de HH. Richard Lamot, brouwer, en Jan- 
Hendrik Van Aken, landbouwer. 



VAN HET VRIJBROEK 



41 



Feitelijk is het verschil van gebruik dezer beemden 
niet veel veranderd, om vrijdom te bekomen moet men 
nu inwoner van Mechelen zijn, doch het grobt getal der 
gegoeiden bezaten die hoedanigheid. De taksen bleven 
00k dezelfde, 3 gulden of 5 fr, 45 eens om vrij te zijn, 
of recht te hebben, er zijne paarden en hoornbeesten te 
zetten, waarvan jaarlijks de prijs is, i fr. 5o voor de 
eerste en i fr. voor de tweede. Na dertigjarig bezit is, 
de 28 Februari 1901, er een nieuw règlement gemaakt. 

Het tegenwoordig bestuur bestaat uit de HH. August 
Diercxsens-Reyntiens, grondeigenaar, die in 1880, in 
plaats van den advokaat Frans toen overleden, genoemd 
werdt, Lodewijk Leemans, vrederechter, en Jaak ]\Iast- 
boom, grondeigenaar. 

Ad. Reydams. 




42 GESCHIEDENIS 



BIJLAGEN 



RoUe van 't Vrijbroek 

Wij Wouter Berthout hebben vercocht eene erve ende eene 
erffelijcheijt, die gelegen is tusschen der E^'ken, Oudergem en de 
Leliëndael, die geheeten is Vrijbroek, aen 28 goede lieden, die aldus 
genoemd zijn : 

Jan Van der Eycken, Wouter Van der E3cken, Willem Van der 
Eycken, Wouter Van der Heydenhoven, Claes Van Eyseghem, Seger 
Van Berbleghem, Aert Stroebanr, Willem Van der Zinnen, Gysel 
Van Berbleghem, Hendrik Verhildegaerden, Willem De Wolf, 
Willem Van den Dorpe, Pieter De Visschere, Arnold Sondercost, 
Wouter Van den Putte, Geeraert Van Wrnckelhem, Geldolf Van 
Winckelhem, Willem Van Stasen, Seger Van den Berge, Hendrik 
De Busschere, Hendrik Van Oudeghem, Her Henneken Bollen, 
Willem Van Oudeghem, Hendrick Hoebosch, Wouter Van Loe, 
Godscale Van Loe, Seger De Sas ende aile h mne naercomelingen 
van wettigen gheboortcn op 2 schellingen Lovens t' sjaers ten 
gelijcken daege. 

Voort die goeden lieden die vooren genoempt sijn, maechten ecn 
ordinancie metten heere van den goeden, dat sij souden houden die 
erffclijckheijt die geheeten is Vrijbroeck, op 2 scheUingen t' sjaers, soo 
wanneer dat zij de kinderen gecrijgen van wettigen houwelijcke, als 
kinderen zijnde van vader of moeder ende te dien aerde gaan 
wouden, sou soude dat kindt of die kinderen comen ende versuecken 
dien aert m t 2 schellingen, 12 den goeden heere ende 12 denieren 
den goede h. 'den ti.ier broec mede te verhuedene. 

Vt)ort waerl dat saecke datter ijcmant /.ijn beesten in dede, dier 
geen gesach loe en hadde, dat men die beesien schutten soude, ende 
dies beesten dat waere moest gevcn 2 schellingen, 12 denieren den 
heere ende 12 den goeden lieden dies broeck es. 

Voort aile jare voor half Meerte soo selen vcrgaderen die lieden 
die daer toebehoeven ende selen kiesen .4 goede lieden die men 
daertoe nemen sal, die het Broeck verhueden selen, 

Voorts selen sij setttn eene knape van gemeijnere handt, die 



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VAN HET VRIJBROEK 4^ 



versien sal dat daer uit broeck gheen onsede oft schade en 

geschiede. . j j- 

Voorts iwaer eenich man die voedinge hoeden woude ende die 
van selven niet machlich en waere te houdene, ende wien hij se 
anders hilde, dat hij se hebben soude in Onse Vrouwen daege 
Lichtmisse en van dien dage houden moet, wilt hij se somers m 
't broeck houden. Voort dat er niemant en noch tuijsschen, mangelen 

noch coopen. 

Voorts waert saecke imanden ontviele een peert oft koei), soo 
mach hij een ander coopen ende int broeck doen, tôt zijn selffs 

oorboire. 

Voort waert saecke dat imant gansen hilde, dat hi) coopen 
machte een gans nut alzoo veel kiekenen als een gans lot eene 
maele brueden mochte. 

Voorts dat geen ander qitic het voorgemelde broeck nutten en 
sal die der ghecnre die daer toe behooren. 



Om te verhuederi ende te versien tcghens d'ongherieff dat 
d'ertîgenaemen van 't Vrijbroeck dagehjckx soo-lanckx soo meer 
H)dende zijn, overmidts d'abuijsen die daer inné gebeuren ende 
geschieden. Daer omme eerst dat mijnheeren Communemeesters, 
Schepenen, Dekens, Gesworene, Trésoriers ende Raedt van der 
stadt van Mechelen vernieuwende d'oude statuten van den selve 
broecke, geordonneert ende gestatueert hebbende deze poincten 
ende articulen naer volgende om die cnverbr^kcHjck voortaene 
onderhouden te woorden. 

1. — Item in den eersten dat aile degii.ne dij int voorn. Vri)- 
broeck, gelegen tusschen de Overste ende Adeghem poorte, ge- 
richt syn nian oft vronwe daer inné sal mogen brenghen ter 
weijen vier peerden, vier hoornebeesten ende vier verckenen oft 
in dier staet eene soch met liaere viggenen, ende suUen al heur- 
lieden selver moeten totbehoerende sijn van 't Saterdaeghs naer 
half Meert dagh, de beestcn die si) ten beginne van April daer te 
voeren of het 't selve oroeck suller, gebracht hebben om opge- 
schreven ende geteeckent te worden sonder dat iemants vrempts 
in 't broeck niet gevrijt, daer paert ende aen hebben magh, op de 
verbeurte van ses stuijvers voor elcke beest tôt behoeft van den 

broecke. , 

2. — Ende alsoo wie opt voorn. broeck meer beesten brenght 
dan voorschreven staet, die sal een jaer lanck het broeck moeten 



44 GESCHIEDENIS 



derven ende inde stadt van den Proijenniers dat si] plegen te 
maecken sullen .'ij moeten betaelen i6 carolus guldens totter stadt 
van Mechelen, dient dese artickel verande;t. 

3. — Ende de beesten alsoo opt broeck gebracht en sullen sij 
niet moghen mangelen, sammelen, veranderen oft vercoopen dan 
blijven soo die te broecke opg schreven sijn op de verbeurte van 
vuijten broecke te blijven ende daer toe 20 stuijvers dan eens een 
peerdt met wete van den gcswoornen. 

4. — Item soo wie opt voors. broeck brenght oft dièse oplaet 
eenighe ruijege peerden, oft die vuijl in 't hooft sijn van den 
reijdende worm sijn gequelt oft loopende gaeten hebben, die sullen 
verbeuren naer d'oude constume 20 stuijvers tôt behoeff van den 
broecke voor d'ierste reijse, voor de tweede reijse dobbel ende 
voor de derde reijse verbeurte van 't broeck van een peerd dat 
jaer gedurende sij dezen artieckel verandert op de verbeurte 
van 3 guld. 

5. — Soo wie daer opbrenght eenighe peerden achter beslagen 
sal daer aen verbeuren 12 stuijvers als voren zij desen voordaen 
uijtgelaten. 

6. — Niemant en sal op het voors. broeck moghen brengen 
eenige beesten sonder der prêter oft geswoornen van den broecke 
eerst daer af kennisse te doen op de verbeurte van 8 stuijvers 
t' elcke reijse d'een heltt tôt preters behoeff ende d'ander heltt tôt 
's broeckx behoeff. 

7. — Item soo wie den voors. broeck eenige beesten dier niet 
wel op en tieren oft varen daer omme en sal men geen ander opt 
broeck mogen doen oft brengen dan met wete en consent van 
den prêter oft geswoornen, op de verbeurte boete van 12 stuijvers 
tôt broeckx behoef. 

8. — Item soo wie den verre van den broecke van doen heett 
ende begeeit te besigen sait selve doen niet voorder dan aent 
vekcn, ende dan terstond wederom opt broeck doen op de ver- 
beurte van 12 stuijvers t'eicker reijse tôt behoef als voren. 

9. — Item soo wie eenighe ongeringhde verckenen opt broeck 
brenght, die sal daer aen verbeuren van elck vercken ende 
't elcker reijse 2 stuijvers tôt behoeff voor den prêter 12 mijten 
't elcker reijse, soo dickmael hij eenige ongeringhde verkens daer 
op bcvindt, tôt 20 stuijvers. 

10. — Item, soo wanneer men bevinden sal eenighe peerden oft 
andere beesten opt voorsch. broeck toebehoorende onvrije per- 
soonen als niet wesende erfgenaem oft oock aengeteeckent in 



VAN HET VRIJBROEK 45 

't boeck van 't vrijbroeck, dat men die sal int schot drijven ende 
daer inné houden tôt dat degene die se toebehooren en de vol- 
daen sullen hebben de boete van 4 carolus guldens, die mijne 
voors. heeren daer toe van nieuws stellende sijn, soo dickmael 
ende menichwerven als nien de voors. vremptde opt voors. broeck 
bevinden sal, metten oncosten van de schote tôt broeck behoetî" 
als voor, sij desen artikel gestelt op 12 guld. 

II. — Soo wie den prêter oft geswoornende geschutte beesten te 
schotte drijvende affhendich wilde maecken vuijt houden of vuijt den 
schotte met gewelt oft behendichheijt haelde oit gerecht al eer hij de 
voors boete ende oncosten van den schotte betaelt hadde of daer af 
metten prêter oft geswoornen overcomen waren dat die t'elcker 
rtijze verbeuren sal boven de voors boete noch 6 carolus guldens te 
beheeren in drijen d'een derde den heere, d'ander de stadt ende 
derde den broecke ende voorts noch staen tôt correctie van den 
heere op de boete van 4 guld. 

12 — Item oft ijemant der geswoornen oft haeren pretere om 
huns voors. dienswille dreijghde, oft eenichsins injurieerde met 
woorden oft met wercken, dat die datr aen verbeuren sal 3 carolus 
guldens t'elcker reijse, die te betalen tôt broeckx behoef ende noch 
staen tôt s'heeren correctie als voor, dese boeten gestelt of 12 guld. 

1 3. — Dat niemant in 't broeck niet vrij wesende op de grachten 
van 't selve broeck en sal mogen visschen op de verbeurte van 
2 carolus guldens, t'elker reijse. 

14. — Dat oock niemant v^ie het seij int voors. broeck vrij of niet 
en sal mogen eenich vlas rueten in de voors. grachten op de ver- 
beurde van geleijcke 2 carolus guldens 't elcker reijse als voren. 

15. — Dat tôt voornoempde broeckxcost, geenen voorderen heijm te 
houden en is dan naar d'oude costume, de drije vekenen van den 
selven broeck, maer soo wie aan 't selve broeck paelt ende niet 
kuijsbaerlijck en heijmt die sal verbeuren 't elcker reijse dat men 
omme gaet 6 stuijvers. 

Soo wie sijn sloote aen 't broeck niet en kuijschte dat sal men 
metten Meijer doen 't sijnen coste. 

16. — D'erfîgenaemen liggende ronthomme d'broeck sullen 
't selve ronthomme moeten bevrijen met eenen thuijn naer oude 
costume oft bij gebreke van dien sait den Meijer doen t'haeren coste, 

17. — Die in 't voorsch-broeck gerecht is moet voor sijn eerste 
incomen betalen 3 guld. eens. 

18. - Item, daar twee gevreijde t'samen in een huijs woonen daer 
afî" en magh d'een in 't broeck sijn beesten brengen naer d'oude 



46 GESCHIEDENIS 

costume dat eenen bevrijden met eenen onbevrijden niet en mach in 
comen op pêne van brceckx verlies. 

19. — In 't voorn. broeck en sal niemant comen dan die vuijt 
geboren is, behalven geesteliicke persoonen. Die van bastaardijen sijn, 
die en hebben daer gheen gesach. 

20. — Dat degene die door 't selve broeck rijdt met eenighe ploeg, 
mits dien verbeuren zal t'elcker reijse 12 stuijvers als voor. 

21. — Dat niemant geoorloft en is int voors. broeck te bleijcken, 
op de bocte van 2 carolus guldens t'elcker reijse. 

22. — Item, soo wie sijn peerden van nu voortacne binnen den 
Vrijbroeck waeteren of drincken wilt sal gehouden zijn, 't veken van 
den voors. broecke achter hem te siuijten, soo wel int incomen als 
int vuijtgaen al op de verbeurte van 10 st. als voren, 

£3. — Item, daer en sal van nu voordaene niemant gecosen 
worden voor geswoornen van den Vrijbroecke dan dier vuijtgeboren 
is van ouders tôt ouders daar inné vrij geweest hebbende. 

24. — Dat de geswoorne van den Broecke bij tijden v^^esende altijd 
t'siaers eens rekeninge sullen moeten doen van den selven Broecke 
voor den Hoofdman die daer bij roepen sal van de gevrijde die hem 
goet duncken ende gelieven sal. 

25. — Dat oock de selve geswoorne tij tijden wesende sullen 
schuldich sijn te doene den bchoirlijken ecde daer toe staende in de 
handen van haeren hoofdman ende 't selve alsoo laetcn te boeck 
teekenen. 

Aldus gedaen, geordineert ende gesloten tôt Mechelen den 
15 Junio in 't jaer 1362. Oriderstont (geteekend) Meere. 

Vernieuwt den i iMay 1644. P. Preuveners. 

Uittreksels der rekeningen 

1674. — Ontfanghen over den nomber van 146 peerden int voors. 
broeck gheweijt hebbende ieder pecrt tôt 12 stuijvers. 

Item over den nomber van 178 hoornebeesten ten advenant 
van 10 stuijvers. 

Item noch ontfangen van de bevrijde te weten tôt 17 ieder 
tôt drije guld. 

1676. — Gegeven aen mijnheer den hooftman Van der Hoeven 
voor een halven hamel de somme van 9 guld 12 st. 

Betaelt aen eenen scbrijtboeck om daerinne te teeckenen aile 
de bevrijde 17 st. 



VAN HET VRIJBROEK 47 

1690. — Bttaelt aen Konincx cijnse 3 st 1/2. 

1691. — Betaelt aen François Van de Velde weerdt in de For- 
tuijne de somme van vier guld. sesthien stuijvers over diversche 
gelaegen. 

1692. ~- Bttaelt aen procureur Broers de somme van 18 guld. 
in voldoeninge der kosten waerinne de rendantes gecondemnert 
sijn bij mijneheere schepenen deser stede. 

Betaelt aen Peeter Vermylen officier voor het gadeslaen van 
het Vrijebroek een jaer 6 guld. 

1694. — Betaelt aen Jan Neutiens voor het gadeslaen van de 
arcke voor.cen jaer 6 guld. 

Item aen Fr. Van de Velde voor het vuijttrecken der beesten 
uijt de grachten 2 guld. 15. 

1694. — Betaelt voor 't afhaelen ende hangen van de vekens 

3 gulJ- 
Item aen Victor De Croes over het voercn van 62 karrcn 

gruijs tôt 4 st. de karre 12 guld. 8 st. 

1697. — Item aen Peeter Persoons over het uijtschieten van de 
leijbeke aen d'arcke 4 guld. 12 st. 

1699. — -ft^'^ ^^^ Michicl Bogaeits over verteert gelags als 
si] gecosen hebben de geswoorne van 't Vrijebroek 14 guld. 

Item betaelt aen selven op den brandJach 16 guld. 

Item betaelt aen Judocus Vanderbeccken smet voor het bran- 
den 3 guld. 

Item betaelt aen stlven voor het maecken van een nieuw 
mercijser 6 guld. 

170;;. — Item betaelt over rep^iratie gedaen van het middelste 
veken die int water lagh, ende over drije eijcke houtens daer 
onder geleijdt en aengevult met beenderen et met gruijs 5 guld. 

n st. 

1715. — Betaelt den officiael op de receptie generaele van sijne 
majt' domeijnen der stede ende lande van Mechelen over twee 
jaere chijns tôt laste van het voors. Vrijbroek 11 st. 6 n. 

1722. — Betaelt Jan-Bapt. de Luna over leveringe van eene 
tonne biers op den kiesdags en gelijcke tonne biers op den brandt- 
dach volgens gewoonte 32 guld. 

1727. — Betaelt Jan Van iMalder voor drije sloten gemaeckt te 
hebben aen de vekens 7 guld. 

1735. -^ Alsoo met het overlijden van Jonk' Joannes Baptista van 
den Venne geu^esene hooftman van het Vrijbroek het selven hooft- 
manschap is comen te vaceren, soo ist dat de ondergesdienende ende 



48 



GESCHIEDENIS 



oude geswoornen van hetselve Vrijbroek daertoe expresselijck ver- 
gadert sijnde met pluralitijt van voisen tôt het selve hooftmanschap 
hebben gecosen volgens ouder gewoonte en immémoriale posses- 
sie, gelijck sij kiesen bij dezen Jonck' Frans-Joseph-Constantinus 
de la Rue, heere van Hulplanche op den laste en d'emolumenten 
daer van auts gedepenteert hebbende. Actum binnen Mechelen desen 
17 Sber 1735. 

1742. — Ontfangen van 37 peerden tôt twelf st. ieder peert 
22 guld. 4 st. 

Item van 51 hoornebeesten à thien stuijvers iedere beeste 25 guld. 
10 st. 

Item over drij gevrijde a twee guld. viertien stuijvers. 

Betaelt aen den Heere hooftman voor sijne vacatie 10 guld. 10 st. 

Item aen den procureur Claessens voor het formeren deser reke- 
ning et het sluijten dier 3 guld. 10 st. 



Lijst der erfgenamen of gegoeiden van het Vrijbroek 

(y. K. heduidt dat zij van vromven kant gegoeid u^aren) 



Van 1676 tôt 1724 

Abrahams, Carel. V. K. 
Abrahams, Jacobus. 
Abrams, Bartholomeus. 
Absillis, Adriaen. 
Absillis, Andries. V. K. 
Absillis, Anthon. 
Absillis, Catrina. 
Absillis, Catrina. 
Absillis, Jan. 
Absillis, Jan. 
Absillis. Jan. 
Absillis, Jan, den jongen. 
Absillis, Jan. V, K. 
Absillis, Rombout. 
Adriaenssens, Jasper. 
Alewaerts, Gilliam. 
Andries. Jan. 
Andries, Jan. 
Ardies, Jan. 



Ariou, Cornelis. 
Auwenroch, Cathlijn. 
Baetens, Jan. V. K. 
Baetens, Peeter. V. K. 
Bal, Hendrick. 
Batemans, Gilliam. V. K. 
Beelaerts, Cornelis. 
Beelaerts, Gilliam. 
Beelaerts, Gilliam, Giles, sone. 
Beelaerts, Giles, Jacq., sone. 
Beelaerts, Gili?, Jans, sone. 
Beelaerts, Gilis, Flips, sone. 
Beelaerts, Jan. 
Beelaerts, Jan, Flips, sone. 
Beelaerts, Jan, Mertens, sone. 
Beelaerts, Jan, den ouden. 
Beelaerts, Nicolaes. 
Bernaer'iS, Anthon. 
Bernaerts, Cornelis. 
Bernaerts, Cornelis, Jans, sone. 
Bernaerts, Francis. 



VAN MET VRIJBROEK 



49 



Bernaerts, Gilis. Picters, sone. 

Bernaerts, Goswinus. 

Bernaerts, Jan, Jans, sone. 

Bernaerts, Lambert. 

BeuUers, Jan. 

BeuUens, Michiel. 

Bevers, Gilliam. 

Blix, Cornelis. 

Blickx, Jan. 

Bl'ckv, Jan. 

Boecxem, Laureijs. 

Boets, Jan. 

Bogaerts, Aert. 

Bogaerts, Jan Fracs. 

Bogaerts, Rombout. 

Boogaers, Francis. 

Bollaerts, Jan Franci?, 

BoUincx, Jan. V. K. 

Bosmans, Anthon. 

BDsmans, Jan. 

Bosmans, Jan. 

Bosselaer, Jan, Anthon. 

Bouwens, Francis. V. K. 

Bouvvens, Maria, wed, Paul Van- 

deneynde. 
Brandts, Hendrik. 
Brandts, Joos. V. K. 
Brandts, Hendrik. 
Brandts, Rombout. 
Brants, Cornelis. 
Budts, Françoys. 
Buelens, Clara. 
Buelens, Françoys. 
Buelens, Jan, den jongen. 
Buelens, Jan. V. K. 
Bulens, Jacob. 
Buts, Cornelis. 
Buts, Jan. 

Buts, Jan, Jans, sone. 
Buts, Jan. V. K. 
Buts, Jenneken. 
Buts, Jesper. 
Buts, Rombout. 
Cabbaev. Jan. V. K. 
Callaerts, Jan. V. K. 
Cammens, Hendrick. 
Cauwenberge, Carel. V. K. 
Cauwenbergb, Hendrik. 
Ceuleers, Christoffel. 



Ceulemans, Gilis. V. K. 

Ceuleneers, Jan. 

Ceuleners, Christoffel. V. K. 

Ceuliers, Christoffel. 

Claes, Cornelis. V. K. 

Claes, Francis. 

Claes, Hendricx, de wed. 

Claes, Jan, Hendrick, sone. 

Claes, Jacques. 

Claes, Jan. 

Cleymans, Cornelis. 

Clottens, Mathys. 

Clottens, Rombout. 

Cluytens, Francis. 

Cluytens, Francis. 

Cluytens, Gilis. 

Cluytens, Hendrick. 

Cluytens, Hendrick. 

Cluytens, Jacques. 

Ckiytens, Mathys. 

Cnops, Jacobus. 

Coeckelberg, Jan. 

Coeckelbergh, Andries. 

Coeckelbergh, Anthon. 

Coeckelbergh, Françoys. 

Coeckelbergh, Gabriel. 

Coeckelbergh, Gilis. 

Coeckelbergh, Govaeit. 

Coeckelbergh, Jan. 

Coeckelbergh, Jacobus. 

Coeckelbergh, Jacobus. 

Coeckelbergh, Mathias. 

Coeckelberghs, Augustijn. 

Consales, Joannes. 

Coons, Laureys. V. K. 

Cornelis, Jacques. 

Croon, Franciscus, Josephus, P., 

sone. 
De Backer, Anthon. 
De Backer, Martinus. V. K. 
De Beeck, Kossemas. 
De Beurger, Peeter. 
De Bock, Engel. V. K. 
De Borger, Adriaen. 
De Borger, Francis. 
De Clerck, Arnoldus. 
De Cleick, Jan. 
De Cock, Anthon. 
De Cock, Jan. 



5o 



GESCHIEDENIS 



De Coninck, Gilliain. 

De Coninck, Jan. 

De Coninck, Peeter. 

De Cort. Anthon. 

De Cort, Hendrick. 

De Coster, Jan. 

De Croes, Francis. 

De Croes, Gysbrecht. 

De Croes, Jan. 

De Croes, Jan-Baptist. 

De Croes, Judocus. 

De Croes, Rombout. 

De Geest, Gilis. V. K. 

De Geest, Jan-Baptist. V. K. 

Degeron, Anthon. V. K. 

De Gotter, Cornelis. 

De Greef, Jan. V. K. 

De Haen, Philips. 

De Jongh, Rombout. V. K. 

De Kempener, Hendrick. 

l^e Keuster, Flips. 

De Keyser, Adriaen. 

De Keyser, Anthon. 

De Keyser, Augustinus. 

De Keyser, Bertel. 

De Keyser, Catrina, Guib., dochter. 

De Keyser, Filips. 

De Keyser, Flips, Jans, sone. 

De Keyser, François. 

De Keyser, Gilliam. 

De Keyser, Gilliam. 

De Keyser, Gilis. 

De Keyser, Gijsbrecht. 

De Keyser, Jacques. 

De Keyser, Jan. 

De Keyser, Jan, Anthons, sone. 

De Keyser, Matheus. 

De Keyser, Philippus. 

De Keyser, Wouter. 

De Laet, Gillam. 

De Laet, Jan. 

De Laet, Jan. 

De Laet, Jan. 

De Laet, Jan-Baptist. 

De Laet, Joos. 

De Meester, Anthonius. 

De Meester, Martinus. 

De Meester, Peeter. 

De Meester, Silis. 



De Mol, Adriaen. 

De Prins, Aert. Y. K. 

De Prias, Jan. 

De Prins, Mattees. 

De Raedt, Matthijs. 

De Rees, Rumoldus. 

De Rooster, Rombout. 

De Roy, Gilliam. 

De Ro\f, Jacques. 

De Roy, Joanna. 

De Roy, Joannes. 

Deurmaels, Jan. 

De Voedt, Jacobus. 

De Von, Francis. V. K. 

De Vor, Jacob. V. K. 

De Vosch, Goovaert. V. K. 

De Vries, wed. Anthon. 

De Vries, Cornelis. V. K. 

De Weirt, Gommer. V. K. 

De Wilde, Guilliam. 

De Wit, Dirick. 

De Wit, Genno. 

De Wit, Jan-Baptist. 

De Wit, Martinus. 

De Wit, Rombout. 

Dietens, Andries. 

Dietens, Jan. 

Dillens, Rombout. V. K. 

Disseldonck, Jan. 

Ditens, Francis. V. K. 

Doiremaels, Jan. 

Doms, Hendrick. 

Doms, Jan. 

Dormaels, Hendrick. 

Dunemaels, Jacques, den jongen. 

Elias, Francis. 

Elias, Jacques. 

Elias, Jenno. 

Engels, Bertel. 

Engels, Jan. 

Eusters, Jacobus. 

Everaerts, Hendrick. V. K. 

Félix, Judocus. V. K. 

Feremans, Anthon. 

Feremans, Gilliam. V. K. 

Feremans, Peeter. 

Fierens, Gilis. 

Fierens, Jan. V. K. 

Flierackers, Peeter. 



VAN HET VRIJBROEK 



5l 



Frans, Francis. V. K. 

Gast, Cornelis, 

Geens, Cornelis, 

Geens, Cornelis. 

Geens, Cornelis. V. K. 

Geens, Michiel. 

Geets, Gabriel. 

Gemin, Jan. 

Gemin de wed. Jan, AnnaSuetens. 

Genits, Huijbrecht. 

Genits, Jan. 

Genits, Lenaert. 

Genits, Michiel, Jans, sone. 

Genits, Rombout. 

Gersemeuter, Cornelis. 

Gerssemeuter, Jan. 

Geuens, Adriaen. 

Geysel, Cornelis. 

Gillams, Flip. 

Godts, Anna. 

Godts, Carel. 

Goedts, Jacques. 

Gomma erts, Christoffel. 

Gommaerts, Francis. 

Gommaerts, Philips. 

Gooris, Jan. V. K. 

Gooris, Martinus. V. K. 

Goosses, Adriaen. 

Goossens, Cornelis. V. K. 

Goossens, Guillielmus. 

Goossens, Jacobus. V. K. 

Goovaerts, Anthon. 

Goovaerts, Francis. 

Goovaerts, Francis. 

Goovaerts, Gilliam. 

Goovaerts, GuiUiam. 

Goovaerts, Ingel. 

Goovaerts, Jan, Wauters, sone. 

Goovaerts, Jenua. 

Goovaerts, Pieter. 

Goeyers, Jacques. 

Goyers, Andries. 

Goyers, Francis. 

Goyers, Jacques. 

Goyers, Judocus. 

Goyers, Marcus. 

Goyers, Rombout. 

Goyers, Rombout. 

Guetweye, Rombout. 



GuDs, Adriaen. V. K. 

Guns, Gerardus, Norbertus. 

Gys, Jan. V. K. 

Haesendonck, Anthon. 

Haesendonck, Jan. 

Haesendonck, Jan. 

Halewaerts, Jan. 

Hallemans, Francis. 

Hasselmans, Carel. V. K. 

Hellemus, Adriaen. V. K. 

Hendrickx, Cornelis. 

Herdies, Engel. 

Herdies, Gilis. 

Heurckmans, Jan. 

Heurckmans, Jenno. 

Heurckmans, Rombout. 

Hoef, Jan. 

Hoefif, Adriaen. 

Holemans, Jacobus. V. K. 

Hoofts, Anthon. 

Horckmans, Francis. V. K. 

Hovius, Jan. 

Huens, Rumoldus, advocaet. 

Huermans, Rombout. 

Huybrechts, Jan. 

Huyckens, Gilis. 

Huysmans, Adriaen. 

Jakens, Jacob. 

Jacobs, Anthon. V. K- 

Jacobs, Corijn. 

Jacobs, Guilliam. 

Jacobs, Guilliam. 

Jacobs, Hendrick. 

Jacobs, Hendrick. V. K. 

Janssens, Anthon. 

Janssens. Elisabeth, wed. Aug. De 

Borger. 
Janssens, Florens. V. K. 
Janssens, Hendrick. 
Janssens, Hendrick. 
Janssens, Jan. 
Janssens, Jan Cornelissone. 
Janssens, Rombout. 
Janssens, Rombout. 
Janssens, Wouter. 
Joostens, Anna. 
Joostens, Jasper. 
Keldermans, Hendrick. V. K. 
Kelles, Jenneken. 



52 



GESCHIEDENIS 



Kersavonts, Cornelis. 

Keuleirs, Jan- 

Keysers, Gijsbrecht. 

Knops, Anna. 

Knops, de wed. 

Knops, Hendrick. V. K. 

Knops Hendrick. 

Knops, Jan. 

Knops, Jan. 

Langeneus, Ingel. 

Langeneus, Jesper. 

Langeneus, Rombout. 

Langeneus, Rombout. 

Langenus, Bertel- 

Lauens, Anthon. 

Lauens, Jan. V. K. 

Lauers, Peeter. 

Lauwens, Adriaen. 

Lauwens, Jan. 

Lauwens, Jan. 

Lauwens, Jan. V. K. 

Lauwens, Joos. 

Lauwens, Rombout. 

Lauwkens, Jan. V. K. 

Le Dieu, Jan. V. K. 

Leemans, Jan. V. K. 

Lembrechts, François. 

Lembrechts, Gysbrecht. V. K. 

Lembrechts, Jacques. 

Lembrechts, Jan, 

Lemmens, Anna. 

Lemmens, Hendrick. 

Lemmens, Martinus. 

Luytens, Michiel. 

Lysens, Hendrick. 

Machiels, Adriaen. 

Machiels, Cornelis. 

Macs, Jan. V. K. 

Maynaerts, Rombout. V. K. 

Melsens, Carel. V. K. 

Mertens, Guilliam. 

Met den aensst, Rombout. V. K. 

Meuldermans, Philipi)uS. 

Meus, CorneHs. 

Meutermans, Daniel. V. K. 

Meysmans, Peeter. V. K. 

Minion, Jan. 

Mollemans, Cornelis. 

Mollemai:s, de wed. 



Monsieurs, Jan. 

Mommaerts, Egidius. 

Mortgat, Jacques. V. K. 

Moysons, Jacob. V. K. 

Nagels, ;^ rnoldus. 

Nagels, Barbel. 

Nagels, Hendrick. 

Nagels, Jan. V. K. 

Nagels, Peeter. 

Nagels, Rombout. 

Neuttiens, Jan. 

Nielens, Andries. 

Oudenrock, Joanna Catharina. 

Ouriou, Jan. 

Palmaerts, Guillelmus. 

Palmaerts, Renir. 

Pauwels, Steven. V, K. 

Peeters, Andries. 

Peeters, Cornelis. 

Peeters, Cornelis. 

Peeters, Daniel. 

Peeters, Guilliam. 

Peeters, Jacob. 

Peeters, Jacob. 

Peeters, Jan. 

Peeters, Jan. 

Peeters, Jan. 

Peeters, Jan. 

Peeters, Jan. V. K. 

Peeters, Niclaes. 

Peeters, Peeter. 

Peos, Jan. 

Pepermans, Adriaen. 

Pepermans, Adriaen. V. K. 

Pepermans, Cathrina. 

Pepermans, Gilis. 

Pereleirs, Jan. 

Persoons, Mattees. 

Popeliers, Jan, Geeraerts, sone. 

Puttemans, Anthon. 

Puttemans, Cornelis. 

Puttemans, Gilliam. 

Puttemans, Jacobus. 

Pustens, Adam. 

Pyperseels, Francis. 

Quackeleers, Gilliam. 

Quackels, Gilliam. 

Quackels, Jacobus. 

Quackels, Philippus. 



VAN HET VRIJBROEK 



53 



Rombouts, Jan. V. K. 
Rulens, Hendrick. 
Scheltiens, Adriaen. V. K. 
Scheltiens, Cathrina. 
Scheltiens, Rombout. 
Scheltjens, Bernaert. 
Scheltjens, Bertet. 
Scheltjens, Carel. 
Schuerweghs, Michiel. 
Segers, Peeter. 
Selleslach, Adriaen. 
Selleslach, Koreyne. 
Selleslagh, Hendrick. 
Sergeysens, Hendrick. 
Slieubus, Adriaen. 
Servranckx, Anthon. 
Servranckx, Jan. V. K. 
Servranckx, Peeter. 
Servrancx, Peeter. 
Smets, Peeter. 
Smets, Peeter. 
Smeulders, Andries. 
Smeulders, David. 

Smeulders, David. 

Smeulders, Jan. V. K. 

Smeyers, Anthon. 

Smyers, Flips. 

Snyers, Jacobus. 

Somers, Adriaen. 

Somers, Andries. 

Somers, Anthon. 

Somers, Gilliam. 

Somers, Inger. 

Somers, Jan. V. K. 

Steemans, Adriaen- 

Steemans, Anthon. V. K. 

Steemans, Jan. 

Steenwegs, Jacob. 

Sterkens, Cornelis. 

Stockens, Bernaert. 

Stockens, de wede. 

Stroye, Anthon. 

Suetens, Andries. V. K. 

Suetens, Cornelis de wede. 

Suetens, Cornelis Born, sone. 

Suetens, Gilliam. 

Suetens, Rembout. 

Suetens, Rembout. 
Suetens, Steven. 



Sutens, Francis. 
Thees, Jan. V. K. 
Troch, Adriaen. 
Tj'rions, Niclaes. V. K. 
Van Aken, Cathrina. 
Van Aken, Cornelis. 
Van As, Flip. 

Van Aschbroeck, Adriaen. V. K. 
Van Aver, Olivier. 
Van Battel, Jan. 
Van Beneden, Adriaentjen. 
Van Beneden, Anthon. 
Van Beneden, Cornelis. 
Van Beneden, Flips, Flips, sone. 
Van Beneden, François. 
Van Beneden, Jan. 
Van Beneden, Jan. 
Van Beneden, Jan. 
Van Beneden, Jan, Huybrechts, 
sone. 

Van Beneden, Jan, Jans, sone. 

Van Beneden, Rombout. 

Van Beisel, Gilliam. 

Van Beirsel, Dirick. V. K. 

Van Berch, Jan, Laureys, sone. 

Vanbergen, Cornelis. 

Van Bergen, Francis. 

Van Berger, Gilis. 

Van Bergen, Gilis, Hendrik, 
sone. 

Vanbergen, Hendiik. 

Van Bergh, Laure^^s. 

Vanbersel, Jacob. 

Van Beveren, Adam. V. K. 

Van Beveren, Francis. V. K. 

Van beveren, Jan. 

Van Boecksetem, Jan. 

Van Boscem, Cornelis. 

Van Breedonck, Jan. V. K. 

Van Buscom, Anthon. 

Van Buscom, Augustijn. 

Van Buscom, Christoffel. 

Van Buscom, Jan. V. K. 

Van Caesbroeck, Christiaen. 

Van Camp, Gilliam. 

Van Campenhout, François. V. K. 

Van Coolem, Elisabeth. 

Van Coolem, Marc. 
Van Croy, Jan. 



54 



GÈSCHIEDENIS 



Van Dam, Jan. V. K. 

Van de Camp, Carel. 

Vandcnbergh, Adriaen. 

Vandenbergh, Coinelis. 

Van den Bosch, Gilis. 

Van den Broeck, Gérard. 

Van den dries, Anneke wed. C. 

Teys. 
Van den Driesch, Francis. 
Van den Driesch, Gilis. 
Vandendries, Jan. 
Vandendriesch, Jasper. 
Vanden Eynde, Joos. V. K. 
Vandenheuvel, Anthon. 
Vanden Heuvel, CorneHs. 
Vanden Heuvel, Francis. 
Vandenheuvel, Gilis. 
Vandenheuvel, Hendrick. 
Vandenheuvel, Jan. 
Vandenheuvel, Jan. 
Vanden Heuvel, Jan. 
Vandenheuvel, Jan, Hendrik, 

sone. 
Vanden Heuvel, Wouter. 
Vanden Kerckhove, Bertel. 
Vande Peiremans, Jacquemyn. 
Vander Auwera, Carel. 
Vander Auweraer, Bertel. 
Vander Auweraer, Cornelis. 
Vander Auwerhaever, Jacobus. 

V. K. 
Vanderbeeck, Jacques. 
Vanderbeeck, Jan. 
Vanderbeeck, Peeter. 
Vanderhaegen, Flips. V. K. 
Vanderhaegen, Frans. V. K. 
Vande Venne, Hendrick. 
Vande \'enne, Jonkrr, Joès, Bap- 

tista. 
Vande Werde, Hendrick. V. K. 
Van Diest, Simon. 
Van Disteldonck, Jan-Baptist. 
Van Daeren, Balten. 
Van Duren, Jan. 
Van Dyck, Cornelis. 
Van Dyck, Cornelis. 
Van Dyck, Gommer. V, K. 
Van Dyck, Jan. 
Van Dyck, Jan. 



Van Dyck, Jan. 

Van Dyck, Joos. 

Van Eelen, Rombout. 

Van Elsen, Adam. 

Van Elsen, Anthon. 

Van Elsen, Anthon. V. K. 

Van Elsen, Jacques. 

Van Es, Albert. 

Van Es, Maria Anna. 

Van Eylen, Francis. 

Van Eysel, Hendrick. 

Van Gendt, Daniel. 

Van Genep, Francis. 

Van Geurps, Cornelis. 

Van Geurps, Jan. V. K. 

Van Geysel, Peeter. V. K. 

Van Gysel, Adam. 

Van Gysel, Adriaen. 

Van Gysel, Anthon. 

Van Gysel, David. 

Van Gysel, Martinus. 

Van Gysel, Mathys. 

Van Haecken, Cornelis. 

Van Hansewyck, Rombout. 

Van Hasselt, Peeter. V. K. 

Van Heelen, Adriaen. 

Vanhoef, Germyn. 

Van Hoeff, GiUs. V. K. 

Vanhoff, Huybrecht. 

Vanhoff, Jan. 

Van Hooft, Jan. V. K. 

Vanhove, Jan. V. K. 

Van Horenbeeck, de wed. 

Van Imbeck, Nicolaes. V. K. 

Van Leuven, Jan. 

Van Leuven, Rombout. 

Van Lier, Adriaen. V. K. 

Van Loick, Jan. V. K. 

Van Loock, Jan. V. K. 

Van Merchtem, Jan. 

Van Meulder, Jan. 

Van Moerenhout, Jan. Y. K. 

Van Neck, Jacobus. 

Van Nieuwenhove, Engel. 

Van Nieuwenhove. FiUppus. 

Van Panhysen, Isac. 

Van Perck, Jan. 

Van Perck, Jan. 

Van Pintsem, Andries. V. K. 



VAN HET VRIJBROEK 



55 



Van Reet, Jan. 

Van Relegem, Anthon. 

Van Relegem, Hendrick. 

Van Rymenam, Jan. 

Van Rj-menant, Wouter. 

Van Schel, Adriaen. 

Van Sinttruyer, Joanna-Maria. 

Van Steenwinckel, Jan. 

Van Steenwinckel, Jan-Baptist. 

Van Tielt, Hendrick. V. K. 

Van Turenhout, Adriaen. 

Van Turenhout, Adriaen. 

Van Turenhout, Bertel. 

Van Turenhout, Francis. 

\'an Turenhout, Francis. 

Van Turenhout, Gommer. 

Van Turenhout, Jan, Jans, sone. 

Van Turenhout, Jan. 

Van Turenhout, Jan. 

Van Turenhout, Jan. 

Van Turenhout, Jan. 

Van Turenhout, Judocus. 

Van Turenhout, Laureys. 

Van Turenhout, Paulus, Hendrick, 

sone. 
Van Turenhout, Paulus. 
Van Turenhout, Peeter. 
Van Turenhout, Philippus. 
Van Ussel, Adriaen. 
Van Vaeck, Andries. 
\'an Vaeck, Hendrick. 
Van Wingen, Jan. 
Van Wingen, Jan. 
Van Wingen, Jan. 
\*an Wingh, Rombout. 
Van Wingh, Rombout. 
Vekemans, Jacobus. V. K. 
Verbeeck, Andries. 
Verbeeck, Jan. 
Verbeeck, Jan. 
Verbercht, Gérard. 
Verberck, Francis, Peeter, sone. 
Verberkt, Peeter. 
Vercammen, Anthon. 
Vercammen, Flips. 
Vercammen, Jan. 
Veie, Servaes. V. K. 
Vei Eycken, Adriaen. 
Vereycken, îSertel. 



Vereycken, Bertel, Louys, sone. 
Vereycken, Gilliam. 
Vereyen, Anthon. 
Vereyken, Jan. 
Vereycken, Jan. 
Vereycken, Jesper. 
Verhaegen. Anthon. 
Verhaegen, Christiaen. 
Verhaegen, Christiaen. 
Verhaegen, Flips. V. K. 
Verhaegen, Francis. 
Verhaegen, Guilliam. 
Verhaegen, Hendrick. 
Verhaegen, Jan. 
Verhaegen, Jan. 
Verhaegen, Jan. 
Verhaegen, Jan, Francis, sone. 
Verhaeren, Jacob. 
Verhaeren, Jan. 
Verhaeren, Jan. 
Verheyden, Cornelis. 
Verhoeveo, Gilliam. 
Verhoeven, Gilliam. 
Verhoeven, Jan. V. K. 
Verhulst, Arnout. 
Verhulst, Daniel. 
Verlinden, Adriaen. 
Verlinden, Anthon. 
Verlinden, Cathlijn. 
Verlinden, Dirich. 
Verliaden, Gilliam. 
Verlinden, Jan. 
Verlinden, Jan. 
Verlinden, Jan. 
Verlinden, Peeter. 
Verlinden, Renier. 
Verlinden, Silis. 
Verlinden, Silis. 
Vermeylen, Michiel. V. K. 
Vermoren, Jacques. 
Vermost, Jan. 
Vermost, Jan. 
Vermost, Jan. 
Verschaeren, Anthon. 
Verschaeren, Cornelis. 
Verschaeren, Guilliam. V, K. 
Verschaeren, Hendrik. 
Verschaeren, Jan. 
Verschaeren, Philippus. 



55 



GESCHIEDENIS 



Verscheen, Anthon. 
Verscheens, de wed. 
Verschoor, Adam. 
V^erschoor, Anthon. 
Verschoor, Augustyn. 
Verschoor. Augustyn. 
Verschoor, Ingelbert. 
Verschoor, Jacquemyn. 
Verschoor, Jacques. 
Verschoor, Jan. 
Verschoor, Laureys. V. K. 
Versctiueren, Cornelis. 
Verschueren, Engelbert. 
Verschueren, Jan. 
^'erschueren, Sebastiaen. 
\'erstraeten, François. V. K. 
^'erstreken, Cornelis. 
Verstreken, Cornelis. 
Verstreken, Gilliam. 
Verstreken, Gilliam. 
Vertongen, Christoffel. 
Vervoort, Balten. 
Vervranckx, Francis. V. K. 
Vuyttenhove, Jan. V. K. 
Waenborch, Gabriel. 
Wayenbergh, Dirick. 
Wa3enbergh, Hendrick. 
Wayenborch, Engel. 
Wayenborgh, Jan. 
Wayenborgh, Jan. 
Wayenborgh, Peeter. 
Wouters, Jan. 
Wals. Jan. V. K. 
Walschaerts, Anthon, sone van 

Jacques. 
Walschaerts, Jan. 
Walschaerts, Jan. 
Walschaerts, Jasper. 
Walschaerts, Peeter. 
Walschaets, Jacques. 
Wellen, Anthoon, 
Willemans, Jan. 
Willemans, de wed. 
Willens, Anthon. 
Willems, Carel. 
Willems, Carel. 
Wouters, Jan. 
Wouters, Jan. 
Wouters, Peeter. 



1725 

Boey, Andries. V. K. 
Embrechts, Livinus. 
Schelliens, Antoon. 
Somers, Lucia. 
Van den Heuvel, Alexander. 
Verschueren, Louwerys. 

1726 

De Keyser, Engel. 

De Vos, Jan. 

De Wolf, Gommer. V. K. 

Huysmans, Maria. 

Jansens, Gilliam. V. K. 

Louwers, Francis. V. K. 

Mersmans, Adriaen. 

Opdebeeck, Gilis. 

Suetens, Jan. 

Van Donghen, Rumoldus, Franc. 

\'erlinden, Jan, sone Jan. 

1727 

Ardiers, Jesper. 

Beernaerts, Jacobus. 

Buedts, Peeter, Cornelis, sone. 

Denijn, Hendrik. V. K. 

De Roeck, Daniel. 

Frans, Peeter, V. K. . 

Geens, Jesper. 

Goorens, Francis. V. K. 

Goosens, Maria. 

Goovaerts, Martinus. V. K. 

Horebeeck, Jan. 

Jacobs, Engel. 

Jacobs, Jacobus. 

Langenus, Peeter, Jans, sone. 

Pepermans, Jan. 

Spruyt, Jacobus. V. K. 

Van Hoof, Jan. 

Van Meulder, Hendrik. 

Van Wingh, Hendrik. 

Verschueren, Jacobus. 

1728 

Bouffie, Jan, Jans, sone. 



VAN HET VRIJBROEK 



57 



Cluytens, Gilis. 

De Ryck, Christoffel. V. K. 

De Vos, Antoon. 

Goyers, Jacobus. 

Peeters, Geeraert. 

Peeters, Mathys. V. K. 

Reniers, Andriaen. V. K. 

Sloots, Geraert. V. K. 

Smeyers, Francoys. 

Soerens, Gilliam. 

Steemans, Martinus. 

Suetens, Rémi. 

Van Beneden, Francoys, Gaspard 

sone. 
Van Beveren, Jacobus, de jonge. 
Van den Bergh, Adriaen sone. 
Van der Jeught, Cornelis. 
Van Steenwinckel, Antoon. 

V. K. 
Verweust, Goris. 
Walschaerts, Paulus. 

1729 

Bauwens, Cornelis. 
Beelaerts, Gilis, Jans sone. 
Bogaerts, Francoys. 
Bulens, Francoys. 
Bulens, Jan. V. K. 
Claes, Martinus. V. K. 
Diters, Jacobus. V. K. 
Everaerts, Elisabeth. 
Geerts, Jacobus. 
Gennin, Gaspar. 
Gilis, Francoys, Jans sone. 
Janssens, Gilis. 
Kokelbergh, Geeraert. 
Lauwers, Adriaen. 
Machiels, Rombout. V. K. 
Peeters, Francoys. 
Peeters, Remigius. 
Quackels, Jacobus, 
Scheltiens, Lowies. 
Servranx, Francoys, jongman. 
Van Beurden, Gaspar. 
Van Boschum, Matttiys. 
Vandenbergh, Francoys. V. K. 
Van Dyck, Gilis. 
Van Turenhout, Paulus. 



Vercammen, Jacobus. 
Verhaegen, Peeter. 
Verhaegen, Jan. V. K. 
Verhoeven, Gilis. V. K, 
Verschoon, Jacobus. 
Voet, Jacobus. 

1730 

Absillis, Jan-Francoys, Jans 

sone. 
Batens, Huybrecht. 
Claes, Andries. 
De Borger, Martinus, Peeter 

sone. 
Goyers, Jacob, Jacobs zoon. 
Maes, Cornelis, Arnoldus. \'. K. 
Meutermans, Peeter. V. K. 
Quackels, Christaen. 
Scheltiens, Hendrik. 
Smeyers, Jacobus, Mondekens 

sone. 
Steemans, Jan, V. K. 
Van Beneden, Jan. 
Vanderbeeck, Peeter-Jan. 
Van Boxsum, Rombout. V. K, 
Van de Werf, Bernaert. V. K. 
Van Poeyer, Mathys. V. K. 
Verbercht, Mathys. 
\'erhocht, Bertel. V. K. 
Wouters, Jan. 

1731 

Boel, Peeter. V. K. 
Cluytens, Elisabeth. 
Goovaerts, Cornelis, jongman. 
Jacobs, Peeter. 
Oosters, Jan. 

Paelders, Christiaen. V. K. 
Quackels, Nicolaas. 
Van Beneden, Joos. 
Van Buscom, Hendrik. 
Van Dyck, Jan. 
Van Noeyen, Philip. 
Verbeeck, Andries. 
Verbeeck, Philip. 
Verschueren, Elisabeth. 
Wauters, Peeter. 



58 



GESCHIEDENIS 



1782 

Batens, Francoys. 

Bernaerts, Francoys. 

Bernaerts , Franco^^s , Rombouts 

sone. 
Biilens, Francoys, de oude. 
Claes, Bertel. 
De Keyzer, Antoon. 
De Laet, Jan, Joos sone. 
de la Rue, Franciscus Joseph. 
De Prins, Matheus. 
De Roeck, Hendrik, Hendriks 

sone. 
De Vos, Philip. 

Goyers, Marcus, Martens sone. 
Maes, Jan. 
Scheurwj'ck, Jan. 
Somers, Jan, Hombeeck. 
Stuers, Rombout. V. K. 
Uyterhoeven, Peeter. 
Van Asbroeck, Peeter- Adriains. 
Van Camp, Cornelis. 
Van den Heuvel, Catharina. 
Van de Sande, Peeter. V. K. 
Van Humbeeck, Jacobus. 
Van Keerbergen, Jan, Jans sone. 
Van Roosbroeck, Cornelis. V. K. 
Van Steenwinkel, Francoys. 

V. K. 
Van Tielt, Jan, Michiel. 
Van Turenhout, Jan, Gaspards 

sone. 
Van Turenhout, Guilliam. 
Verhaeren, Jan-Baptist, Jacques 

sone. 
Verhoeven, Francoys, 
Vermylen, Bertel. V, K. 
Vertommen, Maria, Sloffels 

dochter. 
Verworst, Gregoor. 
Walschaerts, Nicolaas. 

1733 

Brants, Arnold-Joseph. 
Brants, Gaspar- Francoys. 
Crol, Jan. V. K. 
Huybrechts, Jan. V. K. 



Jacobs, Jan-Baptist. 
Meuldermans, Alexander. 
Van Beneden, Augustijn. 
Van Geel, Jan-Francoys. V. K, 
Vermeulen, (Jilis. 
Verschueren, Jacobus. 

1734 

Camans, Hendrik. 

De Keyzer, Filip, Jans sone, Muy- 

sen. 
De Keyzer, Jacobus, Guillams sone. 
De sager, Carel. V. K. 
De Win, Jacobus. 
Gys, Daniel. 
Hasendonck, Wouter. 
Jacobs, Jacobus, Jacques sone. 
Jacobs, Jan-Baptist, Peeters sone. 
Janssens, Peeter?. V. K. 
Keulemans, Coryn. 
Kokelbergh, Peeter, Goovaerts sone. 
Lauwers, Jan, Sempst, Jans sone. 
Meysmans, Augustinus. V. K. 
Lambrechts, weduwe Huybrecht. 
Peeters, Cornelis, Jans sone. 
Peeters, Jan. V. K. 
Peeters, Hendrik. 
Van Beersel, Cornelis. V. K. 
Van de Gersemeuter, Cornelis. 
Van de Gessemeuter, Pauwel. 
\'an der Elst, Hendrik. V. K. 
\"an de Sande, Maria. 
Van Heryck, Jan. 
Van Perck, Jacobus. 
Verbrugghen, Gilis. 
Verrycken, Michael. 
Verschueren, Laureys. 
Vertommen, Antoon. V. K. 

1735 

Cauwenbergh, Michiel. 

Cluytens, Hendrik, Gilis sone. 

Cox, Jan. 

De Bef, Jacques. 

De Boeck, Antoon. V. K. 

De Keyser, Gilis, sone Gysbrecht. 

Fisch, Jacobus. V. K. 



VAN HET VRIJBROEK 



59 



Jacobs, Adriaen, sone Jacques. 

Jacobs, Jan. V. K. 

Rulens, Hendrik. 

Van Calster, Jacobus. V. K. 

Van den Heuvel, Antoon. 

Van de Sande, Anna. 

\'an Coock, Andries. 

1786 

Bernaerts, Jan, Rombouts sone. 

Bovele, Catharina. 

Callottens, Rombout. 

De Coninck, Peeter. 

Dillens, Rombout, sone Peeter. 

Koekelbergh, Guilliam, Goovâerts 

sone. 
Stevens, Maria. 
Tilens, Geeraert. 
Van Boxsom, Hendrik. 
Vandevliet, Mattheus. V. K. 
Van Heylen, Wauter. 
Verhagen, Peeter. 
Verschaeren, Anna. 

1737 

Beelaerts, Bertel. 

Claes, Francoys. 

Claes, Francoys, Jacques sone. 

Claes, Francoys, Francoys sone. 

De Keyser, Philip, Gybrechts 

sone. 
De Laet, Jan-Baptist, Mathys sone. 

Muysen. 
De Meester, Jan-Francoys. 
Fierens, Jan-Cornelis. 
Goyers, Jan. 
Grevers, Martinus. V, K. 
Helmus, Anna. 

Langnus, Francoys, Gaspars sone. 
Mees, Hendrik. V. K. 
Rulens, Math-yS. 
Teugels, Jan. V. K. 
Teurfs, Jan, V. K. 
Van Asbroeck, Elisabeth, Adrianus 

dochter. 
Van Boxsum, Jan. 
Van Camp, Philip. 



Van de Sande, Jan. 
Vermylen, Robert. V. K. 
Wauters, Peeter. 

1788 

Bovele, Rombout. 

Cokelbergh, Hendrik. 

Cokelbergh, Jan Antoon. 

De Ronge, Jan. 

De Wit, Guilliam. 

Engels, Franco^'s. 

Goyers, Gaspar, A'Iarcus sone. 

Jacobs, Jacobus, Peeters sone. 

Van Asbroeck, Anna-Catharina. 

Verycken, François. 

Walschaerts, Christiaen. 

1739 

Bogaerts, Anna-Maria. 
Bogaerts, Gilis. 
Giles, Jan, sone van den sone. 
Van Asbroeck. Elisabeth. 
Van Lens, Joanna. 
Vermeulen, weduwe Peeter. 
Vermeylen, Jan- 
Wauters, Jan, Jans sone. 

1740 

Been, Jan, V. K. 

Bovele, Catharina, Jans dochter. 

Cauwenbergh, Peeter. 

De Keyser, Philip, Philips sone. 

De Laet, Francoys, Matthys sone. 

Dillens, Rombout. V. K. 

Gilis, Peeter, Jans sone. 

Goovâerts, Antonis. 

Jacobs, Judocus. 

Janssens, Elisabeth. 

Janssens, Judocus. 

Mees, Jan, Hendrickx sone. 

Meutermans, Jan. 

Selleslagh, Jan. 

Steemans, Peeter. 

Van Boxsom, Maria. 

Vandenheuvel, Merten, Jans sone. 

Van Dyck, Hendrik. 



6o 



GESCHIEDENIS 



Van Grootven, Cornelis. V. K. 
\'an Noeyen, Jacobus. 
\'an Olmen, Jan, Jans sone. 
Verbist, Aufjustijn. 
Verlinden, Guilliam. Weert. 
Wauters, Francoys. 

1741 

Al>sillis, Maria, Jans dochter. 
Abrans, Catharina. 
Louwers, Jan, Peeters sone. 

1742 

Bojaerts, Antoon. 

Buts, Gaspar, Peeters sone. 

Claes, Francoys. 

De Keyser, Philip, Philijjs sone. 

Dillens, Jan, Rombouts sone. 

Lan^eneus, Anna, Gilis dochter. 

Timmermans. Ann?. 

Van Neelen, Rombout. 

Van Rompay, Cornelis. V. K. 

Vertommen, Rombout. 

1743 

Abrams, Guilliam. 

De Kejser, Francoys, Flips sone. 

Campenhout, 
De Keyser, Jan, Philips sone. 

Geerdegem. 
Dyck, Jan. V. K. 
Geets, Anton. 
Gooris, Jan. V. K. 
Herdies, Anton. 
Jacobs, Jacobus, Jacques sone. 
Jacobs, Joanna-Maria. 
Peeters, Guilliam. 
Rombauts, Cornelis. 
Scheltiens, Anna-Barbara. 
Stockens, Jan. 
Wouters, Jan-Cornelis. V. K. 

1744 

Croes, Rombout. 

De Prins, Jan, Matheus sone. 



Fiaos, Gaspard. 
Goosens, Jan. 
Herdies, Enf^el. 
Palmaerts, Jan-Baptist. 
Ruelens, Peiternel. 
S'eenmans, Anns-Catharina. 
Stiers, Rombout, Rombouts sone. 
Van der Auwera, Jacobus. 
\"erlinden, Rémi. 

1745 

Bautmans. Guilliam. 

Bosmans, Peeter. 

De Keyser, Catharina. 

Dillens, Catharina. 

Gooris, Jan, Mertens sone. 

Hasendonck, Hendrik. 

Lauwens, Hendrik, Adriaens sone. 

Van Beurden, Peeter, Augustyns 

sone. 
Van Dyck, Jan, Giles sone. 
Van Olmen, Jan. 
Van Perck, Anton. 
\'ercammen, Jacobus, Jacobus sone. 
Verryt, Hendrik. \'. K. 

1746 

Frans, Jan. 

Guns, Anna. 

Langeneus, Rombout. 

Nagels, Joos. 

Opdebeeck, Jan, Gaspars sone. 

Paelders, Jacobus. 

Rulens, Jan. 

Van den Eynde, Rombout. 

Van Dyck, Jan, Battel. 

Vercammen, Peeter. 

\'errycken, Michiel, sone Michiel. 

Wauters, Peeter. 

1747 

Cokelbergh, Antoon, Antoons sone. 
De Boeck, Jacobus. 
Frans, Peeter, Gaspars sone. 
Goovaerts, Wauter, Jans sone. 
Hofman, Francojs. ^^ C. 



VAN HET VRIJBROEK 



6l 



Janssens, Nicolaas. 
Langenus, François. V. K. 
Mees, Jacobus, Hendrickx sone. 
Van Beersel, Anton. 
Vandersypen, Nicolaas. V. K. 
Van Dyck, Adriaen. 
Vercanamen, Merten. 
Vermeulen, Jan-Baptist. 
Walschaerts, Anton. 

1748 

Cluytens, Francoys, Hendricx sone. 
De Munter, Dominicus. V, K. 
Langeneus, Peeter, Francoys sone. 
Palmaerts, Guilliam, Renieis sone. 
Fisch, Jan. 
Vanderauwera, Cornelis, Cornelis 

sone. 
Voet, Jan. V. K. 



Goosens, Jan. 

Joostens, Peeter. 

Lambrechts, Augustinus. 

Mees, H3^ronimus. 

Mertens, Lenart. V. K. 

Moons, Guilliam. V. K. 

Petrus, Peeter, Jacques sone. 

Smets, Jan, Muysen. 

Somers, Peeter. 

Stockens, Peeter. 

Van Asbroeck, Peeter. V. K. 

Van Beneden, Antonis. 

Van Boxsom, Laurjs. 

Van den Hout, Gilis. 

Vanderlinden, Jan. V. K. 

Van der Syp, Guilliam. 

Van Hasenbroeck, Gilis. V. K.. 

Verbruggen, Peeter, Peeter sone. 

Verschueren, Anna-Maria. 

Verstrepen, Cornelis, Cornelis sone. 



1749 



1752 



Buts, Jan, Peeters sone. 

De Keyser, Catharine, FJips dochter. 

De Laet, Francoys, Mathys sone. 

De Visser, Joanna-Theresia. 

Faes, Jan. V. K. 

Jacobs, Jacobus. V. K. 

Maes, Christoffel. V. K. 

Steemans, Peeter. 

Van Camp, Francoys. V. K. 

Van den Heuvel, Francoys-Til- 

donck. 
Vermost, Peeter, Jans sone. 

1750 

Absillis, Elisabeth. 

Bernaerts, Peeter. 

Buts, Jan, Cornelis sone. 

Buts, Michiel, Peeters sone. 

De Keyser, Elisabeth, Geerdegem. 

De Win, Guilliam. V. K. 

Engels, Jacobus. 

Frans, Jenno. 

Frans, Judocus. 

Geets, Antonis. 

Geets, Marcus. V. K. 



Bulens, Jacobus. V. K. 
Ceuppens, Jacobus. V. K. 
Ceuppens, Jacobus. V. K. 
Coekelbergh, Jenno. 
Cokelbergh, Maria. 
De Coninck, Francoys. V. K. 
De Voet, Jan-Francus. 
Gys, Peeter. 
Jacob?, Peeter. 
Hasendonck, Jan. 
Heurckmans, Jacobus. 
Langeneus, Peeter. 
Mees, Peeter. 

Meutermans, Cornelis. V. K. 
Pauwels, Francoys. V. K. 
Pellemans, Jan. V. K. 
Pilaet, weduwe. 
Tourne, Jan. 
Vanaken, Peeter. 
Van Beneden, Anton. 
X'andyck, Adriaen. 
\'an Dyck, Lucia. 
Van Elsen, Martinus. 
Van Gysel, Peeter. 
Van Imbeeck, Nicolaas- 
Vercammen, Jan. 



62 



GESCHIEDENIS 



Verhoeven, Martinus. 
Verlinden, Peeter. 
Verschaeren, Adriaen. 

1753 

De Weert, Francoj^s. 

Geens, Michiel. 

Lauwers, Peeter. 

Somers, Peeter. 

Steemans, Jan-Frans. 

Van Asbroeck, Anna-Catharina. 

Van der Auwera, Peeter. 

Verhaegen, Jan-Baptist. V. K. 

Vermost, Jan. 

1754 

Brants, jacobus. V. K. 

Dillens, Jan. 

Dillens, Jan. V. K. 

Robyns, Jan. 

Sutens, Jan. 

Sutens, Jan-Baptist. 

Van der Auwera, Jan-Baptist. 

Verschuren, Joanna-Catharina. 

1755 

Boel, jan. 

Bogaerts, JanFransus. 

Cauwenbergh, Jan. 

Ceuppens, Jan. 

CIu3'tcns, Paulus. 

De Hert, Rombout. V. K. 

De Win, Hendrik. 

Neutiens, Adriaen. 

Selleslagh, Philip. 

Somers, Peeter, GuiUiams sonc. 

Sutens, Joanua. 

Van Boxsum, Peeter. 

Vanhal, Michiel. V. K. 

Van Heylen, Francoj-s. 

Van Tilt, Livinus. 

Van Turenhout, Hendrik. 

Van Turnhout, Joanna. 

Verhaegen, Jan-Baptist. 

Vereycken, Rombout, Jans sone. 

Verhagen, Peeter. 



1756 

Beelaerts, Guilliam, Guilliams sone. 

Cokelbergh, Joanna. 

De Bef, Paulus. 

De Laddersous, Egidius. 

Dillens, Rombout. 

Frans, Cornelis. 

Goovaerts, Wauter, Peetcrs sone. 

Mertens, Laurys. 

Smedts, Joannes-Josephus. V. K. 

Steemans, Jan Fransus. 

Sutens, Peeter, Jan-Baptist sone. 

Van Asbroeck, Jan. 

Van Ettryck, Cornelis. 

Van Gysel, Adriaen. 

Van Gysel, Fransus. 

Verberck, Mijnheer. V. K. 

Verhagen, Philip, Jans sone. 

Verlinden, Jan, Antons sone. 

Verschueren, Elisabeth, dochter 

Frans. ^ 
Verschuren, Jan. 
Wens, Jan-Baptist. V. K. 

1757 

Beelaerts, Jan-Gilis. 

Bogaerts, Peeter. 

Boilinckx, Lodewijk-Jozef. 

De Keyser, Peeter, Philips sone. 

De Voet, Jacobus. 

Gooris, Guilliam. 

Pellemans, Michiel. 

Roomans, Peeter. 

Van Beveren, Jan, Jacobus, sone. 

Vandenplas, Judocus. V. K. 

Van Hocht, Jan. V. K. 

Vermost, Peeter, Peeters sone. 

1758 

BoUinkx, Judocus. 

Cokelbergh, Nicolaas. 

De Laddersons, Joannes-Antonius. 

De Laet, Jan-Baptist, Jan-Baptist 

sone. 
De Laet, Wauter. 
Dillens, Anna-Catharina. 



VAN HET VRIJBROEK 



63 



Goyers, Jan. 

Janssens, Peeter. 

Marivoet, Fransus. V. K. 

Stockens, Gaspard. 

Sutens, Fransus, sone Jan-Baptist. 

Van Beirsel, Cornelis. 

Van Beneden, Peeter. 

Van D^'ck, Cornelis. 

Verhagen, Gilliam, sone Filips. 

Vermost, Joanna-Maria. 

Voet, Jacobus. 

Wayenborgh, Barbara. 

Wens, Jan-Baptist. V. K. 

Wjllems, Judocus. 

1759 

Dillens, Maria. 

Jacobs, Peeter, sone Jacques. 

Jacobs. Wauter, Jacobs sone. 

Janssens, Adriana. 

Van den broeck, Gilis. V. K. 

Van Loo, Gilliam. 

Van Schel, Carel V. K. 

1760 

Beelaerts, Rombout. 
Boel, Elisabeth. 
Cauwenbergh, Peeter. 
De Gelder, Jacobus. V. K. 
De Wilde, Fransus. V. K. 
De Win, Fransus. V. K. 
Hasendonck, Hendrik. 
Schippers, Peeter. V. K. 
Van der auwera, Rombout. 
Van Relegom, Hendrik-Jozef. 
Van Schot, Peeter. 
Van Winge, Geeraert. V. K. 
^"erschuren, Guilliam. 

1761 

Beelaerts, Peeter, Cornelis sone. 
Brias, Augustinus. V. K. 
Claes, Jan. V. K. 
De Laddersous, Philippus-Jaco- 

bus. 
Jacobs, Hendrik, Jan-Baptist sone. 



Puttemans, Jacobus, Guillelmus 

sone. 
Selleslagh, Hendrik, Coryus sone. 
Van Turenhout, Jan, Fransus sone. 
Verhagen, Jan-Fransus, Jan-Fran- 

sus sone. 
Walschaerts, Peeters. V. K. 

1762 

De Hert, Jan, Philips sone. V. K. 

De Prins, Peeter. 

Hermans, Jan. V. K. 

Van Asbroeck, Wauter. 

Van Buscom, Peeter, Hendrikx 

sone. 
Van Calster, Fransus, Augustyns 

sone. 
\'erlinden, Jan. \'. K. 

1763 

Absillis, Jan, Fransus. 

Beelaers, Guilliam. 

Beelaers, Peeter. 

Bernaers, Jan, Fransus. \'. K. 

Buelens, Peeter. V. K. 

Cockelbergh, Carel, Antoon sone. 

De Croes, Jacobus. 

De Keyser, Elisabeth. 

De Laet, Hendrik Jan-Baptist sone. 

De Vos, Engel, Philips sone. 

Doms, Hendrik, Jacobus sone. 

Dyck, Guilliam. 

Jansens, Cornelis, Judccus sone. 

Jansens, Fransus. 

Lambrechts, Wauter. V. K. 

Langeneus, Gilliam, Peeter sone. 

Mollemans, Jacobus. V. K. 

Mollemans, Jan. 

Murrens, Jan. 

Peeters, Peeter. V. K. 

Steemans, Peeter Mertenus sone. 

Sutens, Peeter- Livinus. 

Symons, Fransus. V. K. 

Symons, Jan. 

Van Asbroeck, Jan-Fransus. 

Van Wingh, Machiel. 

Verberght, Bernard. V. K. 



64 



GESCHIEDENIS 



Verharen, Hendrik, Jans zoon. 
Verharen, Jan-Fransus. 
Verhulst, Cornelis. 
Verkerck, Joannes. V, K. 
Vermost, Clara. 
Verschueren, Cornelis. 
Voet, Jacobus, Jans sone. 
Walschaers, Jacobus. 
Walschaers, Peeter. 

1764 

Boel, Peeter. 
Geens, Peeter. 
Jacobs, Jan. \\ K. 
Maes, Theodorus. V. K. 
Spruyt, Joseph. V. K. 
Van den Venne, Jan. V. K. 
Volckx, Jacobus. V. K. 
Vermost, Peeter, Jan. 
\'erstrepen, Peeter. 

1765 

Brion, Hendrik-Ferdinand. V. K. 
Cockelberghs, Hendrik. 
De Bruyn, Gielis. V. K. 
De Wit, Guilliam. 
Smets, Jacobus. V. K. 
Timmermans, Bartholomeus. V. K. 
Van Boeckxom, Fransus. 
Van Boxom, Jan-Baptist. 
A^anderauwera, Joannes. 

1766 

Beelaers, Peeters, Gilis sone. 

De Keyser, Jacobus, Gilliam sone. 

De Ron, Mertinus. 

De Wit, Joanna-Theresia. 

Geets, Jacobus. 

Peeters, Adriain. 

Smedts, Peeter. V. K. 

Van Beneden, Jan, Fransus sone. 

Van Poeyel, Jacobus. 

Van Poeyel, Joannes. 

Van Paeschen. Jan-Baptist. V. K. 

Van Steenvvej^en, Petrus. V. K. 

Verbrughen, Gilis. V. K. 



1767 

Beelaers, Peeter. 
Keersmaeckers, Peeter. \'. K. 
Lauwers, Fransus, Sempst. 
Meulemans. Machiel. V. K. 
Olbrechts, Lodewijk. V. K. 
Rombouts, Cornelis. 
Van Campenhoudt, Jan. V. K. 
Van Loock, Anthoon. V. K. 
Van Seuningen, Jan. 
Verhaegen, Peeter. 
Wyns, Machiel. 

1768 

Biitemans, Anthoen, Gilliam sone. 

De Camber, Peeter-Jozef. V. K. 

De Wit, Gilliam. 

De Wit, Judocus, Jacobus sone. 

Geets, Hendrik. 

Joostens, Peeter-Frances. 

Rombouts, Jacobus. \". K. 

Somers, Gilliam. 

Vandervliet, Anthoen. 

Van Schel, Jacobus. 

Van Thuerenhoudt, Peeter. 



1769 



K. 



Andriessens, Peeter. V 
Cnops, Jacobus. V. K. 
Mons, Jacobus. V. K. 
Mees, Peeter. V. K. 
Van den Hondt, Jan. V. K. 
Vereycken, Rombout, Francus 
sone. 

1770 

Camps, Fransus. 

Ceuleers, Norbertus. 

Crol. Wauter. 

De Coster, Jan. V. K. 

De Vos, Peeter. 

Geets, Adriaen. V. K. 

Huybregts, Anthoen, Jan sone. 

Janssens, Fransus. V. K. 

Mees, Jacobus. . 



VAN HET VRIJBROEK 



65 



1771 

Cokelbergh. Jacobus. 
De Koninck, Jan. 
De Vos, Anthoon. 
Goeyvans, Fransus. 
Serfranckx, Jacobus. 
Vandenbos, Jan-Baptist. V. K. 
Vandewerf, Machiel. 
Vandewerf, Rombout. 
Vermeulen, Peeter. 
Verworst, Jacobus. 
Vermylen, Machiel. V. K. 

1772 

Ber.naerts, Franius. 

Claes, Jan. 

De Keyser, Gilliam. V, K. 

De Keyser, Jan Fransus. V. K. 

DeWinter, Jan. V. K. 

De Wit, Adriana,wed.Van Haecken. 

Geedts, Engel. Hever. 

Henderickx, Jan-Baptist, V. K. 

Puttemans, Jacobus. 

Van Bergen, Peeter Jacobus. 

Van Bascom, Fransus. 

Vermeulen, Peeter. 

Wesemael, Jan-Baptist. V. K. Heffen. 

• 1773 

Blickx, Michiel. 

Brems, Peeter, Jacobus sone. 

Muysen. 
Budts, Gaspar. 
Coosemans, Nicolaus. 
De Boey, Jacobus. V. K. 
De Borger, Peeter-Josephus. 
De Visser, Josephus. 
Dietens, Hendrik. V. K. Battel. 
Gooris, Jan-Fransus. V. K, 
Janssens, Jan. Muysen. 
Maes, Jan, Jans sone. Heffen. 
Meeus, Peeter. 
Peeters, Peeter. Pennepoel. 
Selleslagh, Jan. V, K. 
Timmermans, Peeter. V. K. 



Van der Auwenaren, Jacobus. 
Van de Venne, Joanna. 
Van Loock, Peeter. 
Verheyken, Peeter. V. K. Hever. 
^'erlinden, Jan-Baptist. 
Verschueren, Fransus. 

1774 

Blickx, Gilis. 

Budts, Michiel. 

Cokelbergh, Peeter. 

De Coninck, Jacobus. V. K. 

De Kock, Jacobus. V. K. 

Van der Jeught, Antoon, Cornelis 

sone. 
Van de Venne, Hendrik. V. K. 
Van Vacke, Gilliam. V. K. 

1775 

Cleyens, Jan-Baptist. 

Coen, Jan. V. K. Boortmeerbeeck. 

De Vos, Fransus. V. K. Hever. 

Deyck, Maria. 

Lambrechts, Jan-Baptist. 

Pallemaers, Jan-Baptist. 

Peeter?, Jacobus. Boortmeerbeeck. 

Peeters, Jan. \'. K. 

Schelkers, Hendrik. 

Verschueren, Jacobus. V. K. 

Vertommen, Peeter. 

7176 

Budts, Jan. 

Ceulemans, Michiel. V. K. 

Engels, Michiel. Rymenam. 

Hasendonck, Peeters, Jans sone. 
Sempst. 

Van Vaeck, J.-B. V. K. Boortmeer- 
beeck. 

Verhoeven, Matheus. V. K. 

Verlinden, Guillelmus-Jozef. 

1777 

Batens, Jan. 

Engels, Martinus. Schrieck. 



66 



GESCHIEDENIS 



Firens, Jan-Michel. V. K. Heffen. 
Herremans, Hendrik. V. K. 
Vanderauwera, Rombout. 
Van Dyck, J.-B. 
Van Rompaj-, Hendrik. 
Vermeulen, Jan. 

1778 

Andriesens, Peeter. 
Brion, de weduwe. Sempst. 
Cokelbergh, Jan. 
Cokelbergh, Joanna. 
De Wit, Jacobus. 
Doms, Bertel. V, K. 
Goeyers, Marcus. Neckerspoel. 
Sergeysens, J.-B. V. K. 
Van der Elst, Fransus. V. K. 
Van Lens, J.-B. 
Van Noyen, J.-F. 
Van Turenhout, Jan. 

1779 

Clotens, Cornelis. V. K. Boort- 

meerbeeck. 
Cockelbergh, Gilis-Jozef. V. K. 
De Keyser, Anthoon. V. K. 
De Keyser, Pieter-Jan. 
Engels. Jan-Joseph. Weert. 
Goorens, Martinus. 
Herdies, de wed. 
Hus, J.-B. V. K. 
Janssens, Jan. 

Laenens, Fransus. V'. K. Muvsen. 
Maes, Peeter. V. K. 
Meuldermans, Peeter. Hombeeck. 
Opdebeeck, Fransus. 
Peeters, Peeter. V. K. Heffen. 
Piron, Fransus, V. K. Boortmeer- 

beeck. 
Van Calster, Andries. Elewyt. 
Vanderauwera, Peeter. 
Vandermeulen, Phillippus. V. K. 

Sempst. 
Van Win, Hendrik. V. K. 
Vekemans, Filip. Hombeeck. 
Vermuyten, Fransus. 
Verlunst, Joannes. V. K. Heffen. 



1780 

Arts, Jan. V. K. Sempst. 
Coen, J.-B. V. K. Boortmeerbeeck. 
De Coninck, Cornelis. V. K. Elewyt. 
De Keyser, Anna-Maria. 
De Prins, Jan. Aluysen. 
Faes, Geeraard. 
Goorens, Jacobus. 
Goovarts, Cornelis. Sempst. 
Goosens, Martinus. Hombeeck. 
lieurckmans, Gilliam. Muysen. 
Jacobs, J.-B. Sempst. 
Janssens. Fransus. V. K. Sempst. 
Janssens, Jacobus-Martinus. Sempst. 
Lauwers, Nicolaus. Elewyt. 
Mertens, J.-F. V. K. Muysen. 
Steemans, Philippus. Sempst. 
Van Roey, Fransus. V. K. Leest. 
Verbruggen, Jan. Eppeghem. 
Vercammen, Cornelis. 
Verlinden, Anthon. Hombeeck. 

1781 

Blickx, Rombout. 
Bulens, Eligius-Jozef. Heyndonck. 
De Backer, Philippus. Hombeeck. 
De Buy, Fransus. Heffen. 
De Wilder, Jan-Fransus. 
Geens, Egidius. 
Geens, Peeter. 
Goovaerts, Fransus. 
Jacobs, Hendrik. V. K. Hombeeck. 
Schenes, Jan-Baptist. V. K. 
Van Camp, Gisbertus. 
Vander Jeught, Jan-Francus. 
Van Humbeeck, Joannes-Francus. 
Van Olmen, Catharina, wed. Her- 
remans. 
Vanvaeck, Cornelis. 
Vermeulen, J.-B. Gillis sone. 
Wilms, Jan. 

1782 

BoUinckx, Jan. Hombeeck. 
Broers, Daniel, V. K. 
Caiiwenbergh, Jacobus. Hombeeck. 



VAN HET VRIJBROEK 



67 



Cauwenbergh, J.-F. Leest. 

Cokelbergh, Fransus. 

De Croes, Daniel. V. K. Hom- 
beeck. 

De Keyser, Peeter. Boortmeer- 
beeck. 

De Roeck, Antoon. Hombeeck. 

De Ron, Fransus. 

Engels, Bertel. Campenhout. 

Engels, Peeter. Boortmeerbeeck. 

Goosens, Guibertus-Franciscus. 
Hombeeck. 

Goovaerts, Hendrik. Sempst. 

Harremans, Jacobus. 

Harremans, J.-B. 

Nées, Jacobus. V. K. 

Schers, Cornelis. V. K. 

Scheurwegen, Gilliam. Hombeeck. 

Servracckx, J.-F. Hever. 

Somers, Jacobus. V. K. Hom- 
beeck. 

Van Camp, Antoon. 

Van Campenhout, David. V. K. 
Eppeghem. 

Van de Gessemeuter, J-F. 

Van Engelen, Philippus. V. K. 

Van Gysel, Jan. 

Vekemans, Joseph. 

Verbeeck, Paulus. 

Vercammen, Adriaen. V. K. 

Verheulpen, Jan. V.- K. Hom- 
beeck. 

Verscharen, Jacobus. 

1783 

Beelaerts, Gile. 
Boeykens, Fransus. V. K. 
Bulens, Fransus. Leest. 
Caubergh, Melchior. V. K. 
De Greef, J.-B. V. K. Eppeghem. 
De Keyser, Hendrik. Sempst. 
Rombout, J.-B. Battel. 
Smedts, J.-B. 
Suys, J.-B. Hever. 
Uytterhoeven, Cornelis. V. K. 
Van Asbroeck, Fransus. V. K. 

Sempst. 
Van Beveren, J .-F. V. K. Sempst., 



Vanderauwera, Peeter. V. K. 

Cathelijne-Waver. 
Van Doren, Gilliam. 
Verworst, Peeter. 

1784 

Frans, Peeter. Hanswyck. 
Gilis, Jacobus. 

Gooskens, Jan. V. K. Hombeeck. 
Goe3'kens, Jan. V. K. 
Goovaerts, Peeter. V. K. Sempst. 
Jacobs, Hendrik. Hombeeck. 
Kesselers, Jan. V. K. Eppeghem. 
Onsia, Fransus. V. K. 
Pallemaerts, Antoon. 
Schippers, Andries. 
Smets, Peeter. Battel. 
Van Thurnhout, Jan. 
Vermeulen, Gilliam. Elewijt. 
Walschaers, Jan. Stuivenbergh. 

1785 

Beernaerts, Jan. 

Bom, Peeter. Bonheyden. 

Buelens, Philippus. Sempst. 

Cokelbergh, Peeter, Karels sone. 
Leest. 

Crois, Peeter. Hever. 

De Win, Jan. 

De Win, J.-B. V. K. Eppeghem. 

Keulemans, Anthoon. V. K. 

Keulemans, Jan. V. K. Leest. 

Leemans, Jan. 

Nagels, Hendrik. V. K. Elevi^yt. 

Schelkens, Engelbertus. Waelhem. 

Van Calster, Gilliam. Muysen. 

Van Dam, Hendrik. Hombeeck. 

Van Dosselaer, Engel. V. K. Hom- 
beeck. 

Van Gysel, Hendrik. V. K. Muysen. 

Van Hasendonk, Adriaen. 

Van Hocht, Joseph. V. K. Sempst. 

Van Lier, Gilliam. V. K. 

Van Turnhout, Adriaen. 

Vercammen, Jan, Jans sone. 

Vereyken, Rombout. 

Verhagen, Petronella. 



68 



GESCHIEDENIS 



1786 

Bernaerts, Jan-Frans. 

Bosmans, Carel-Antoon. Vilvorde. 

Budts, Peeter. 

Cokelberghs, Antoon. 

De Laet, Catharina. O.-L.-Vrouw 

Waver. 
De Laet, Maria. Waelhem. 
De Roeck, J.-B. Hombeeck. 
De Sager, Fransus. Hcfstade. 
De Wit, Joseph. 
Doms, J.-B. Elewyt. 
Geets, J.-B. Hever. 
Hofmans, Peeter, V. K. Geerde- 

ghem. 
Horckmans, Jacobus. Hombeeck. 
Lauwers, Francis. V. K. 
Maes, Engel. Heffen. 
Meert, Peeter. V. K. Steenuffel. 
Mers, Jan. Christof sone. 
Meys, Antoon. V. K. Sempst. 
Peeters, Peeter. 
Schellens, Engelbertus. 
Slachmuylders, J.-B. V. K. Malde- 

ren. 
Van den Broeck, Jan. Gilis sone. 
Vander Elst, Joannes. Vilvorde. 
Van Noeyen, J.-B., Philips sone. 
Verhej'en, Engel. V. K. 
Veroft, Peeter. V. K. 
Verscharen. V. K. Elewyt. 
Verschuren, J,, Jacobus sone. 
Walschaerts, Peeter. 

1787 

Andries, Jan. V. K. Hombeeck. 

Bulens, Cornelis. 

Buts, Cornelis. V. K. Elewyt. 

Cauwenbergh, Guillelmus. 

De Smet, J.-B. V. K. 

De Wit, Jan-Antoon, 

Mispelters, Andries. V. K. Mof- 

stade. 
Pallemaerts, Guillelmus. 
Peeters, J.-B. V. K Weert. 
Scheltens, Joseph, 
Scheltens, Joseph, Hendrick sone. 



Van Asbroeck, Antonet. Wert. 
Van den Henden, Jan. 
Van den Heuvel, Frans. 

Hombeeck. V. K. 
Vande Sande, Cornelis. Hombeeck. 
Vande Venue, Jan. 
Vereyken, Frans, 

1788 

De Wert, Frans de jonge. 
Hendrickx, Gilliam. V. K. 
Langenup, Frans. 
Lauwers, J.-B. 
Lauwers, Joanna-Maria, 
Rulens, Antoen. 

Vander Wespen, Joanna-Catharina. 
Vande Sande, Frans. Battel. 

1789 

Beterams, Peeter, Muysen. 

Beelaers, Jan. 

Bulens, Matheus-Nicolaus. 

Ceuleers, Andries". Hombeeck. 

De Keyser, Gilliam. Hombeeck, 

De Mayer. J.-B. V. K. 

De Vos, Philippus. Muysen. 

De Vos, Peeter. 

Geets, Joannes, Ste-Cath.- Waver. 

Hofmans, Adriaen. 

Gooskens, Frans. 

Jacobs, de wed. 

Meuldermans, Jan. Hombeeck. 

Meuldermans, Rombout. Hom- 
beeck. 

Peeters, Frans, V. K. Hombeeck. 

Van Boecksom, Judocus. Eppe- 
ghem. 

Vandenbosch, Hendrik. Geerde- 
gem. 

Vanderauwera, Hendrik. 

Van Loven, Frans. V. K. Ste-Cath. - 
Waver. 

Vekemans, Philippus. Hombeeck. 

Vermeulen, J.-B. Pennepoel. 

Verschuren, Jan-Fraucus. Leest. 

Wens, Christiaen, sone van den 
baes. 



VAN HET VRIJBROEK 



6q 



1790 

Beelaerts, C--J. 

Blickx, Jan. 

Budts, Jan. 

De Win, Hubertus. Hombeeck. 

De Win, Philippus. Hombeeck. 

Jacops, Judocus. 

Marsschalck, Jan. V. K. Heffen. 

Voet, Cornelis. 

1791 

Absillis, Jacobus. 
Budts, Hendrik. 
Crois, Cornelis. Hever. 
De Vos, Hendrik. 
Ombelet, Cornelis. V. K. 
Opdebeeck, Cornelis. V. K. Sempst. 
Pallemaerts, Lodewyk. 
PoUaers, Martinus. V. K. Honi- 

beeck. 
Smets, Jacobus. V. K. 
Van Meulder, J.-B. V. K. Nieuwen- 

roey. 
Vermeulen, Gilis. 

1792 

Bernaerts, Jan. 
Blickx, Jan, Gilis sone. 
Busschot, Jacobus. Leest. 
Geets, Jan-Antoon. 
Goovarts, Antoon. V. K. Hom- 
beeck. 
Jacops, J.-B. 

Lauwers, Jan-Frans. V. K. Elewyt. 
Van Calster, Jacobus. V, K. 
Vandewerf Marcus. 

1793 

Buelens, Maria. Hombeeck. 

Coekelbergh, Guilliam. 

De Greef, J.-B. 

De Roeck, Cornelis. 

Hockens, Jan. 

Jacops, Jacobus. Muysen. 

Teug-els, Gilliam, 



Teughels, Peeter-Jozef. V. K. Hom- 
beeck. 
Vinckx, Jan-Francus. V. K. 

1794 

Cluytens, Jan, Paulus sone. 

Colders, Jan-Baptist. V. K. 

De Coninck, Cornelis. 

De Laet, Jacobus. Leest. 

Jacops, J.-B., sone Hendrik. 

Jacops, Jan-Baptist. Geerdegem. 

Lambreglits, Frans. 

Langenus, Egidius. 

Maes, Antoon. V. K. Hofstade. 

Maes, Peeter. 

Mus, Antoon. Geerdegem. 

Sillaers, Antoon. V. K. 

Smedts, Jan-Baptist, Jacobus sone. 

Van Beveren, Livinus. Hombeeck. 

Van Calster, Wauter. Geerdegem. 

Van Loock, Frans. 

Verstreken, Gilliam. 

1795 

De Coster, Peeter. 

De Keyser, J.-B. 

De Keyser, J.-F. 

De Wit, Hendrik. Hombeeck. 

Diedens, J. -Frans. V, K. Sempst. 

Janssens, Antoon. 

Lauwers, Antoon. Leest. 

Lauwers, Jan. V. K. Hombeeck. 

Lauwers, Jan-Frans, officier, 

Mollemans, Peeter. 

Van As, Philippus. V. K. Hombeeck. 

Van Beersel, Adriaen. V. K. Battel. 

Van Beneden, Jan. V. K. Battel. 

Van Gysel, Lodewijk-Louwerej's. 

1796 

Bernaerts, Egidius. V. K. 
Coekelbergh, Maria, dochter Antoon. 
De Groof, J.-F. 
Doms, Joseph. 
Langenus, Jacobus. 
Leemans, J.-B. 



70 



GESCHIEDENIS 



Mommers, Hendrik. 
Vandenheuvel, Michiel. V. K. 
Van Loock, Jan. V. K. 
Verbist, Gilliam. Battel. 

1797 

Bernaerts, Antoon. Heffen. 

De Goey, Peeter. V. K. 

Diddens, Jan. V, K. Leest. 

Janssens, Jan 

Koosemans, Jan. 

Maes, Jan. 

Maes, Goswinus, V. K. 

Meuldermans, Philii)pus. 

Peeters, Jan. 

Peeters, Martinus. 

Somers, Maria. Battel. 

Van den Houdt, Joseph-Antoon. 

Vanderauwera, Egidius. V. K. 

Hever. 
Van Tilt, Maria. 
Van Turnhout, Gilliam. 
Verbruggen, Guillelmus. Muysen. 
Verhagen, Hendrik. Eppeghem. 
Vervvorst, Jan. 

1798 

Blickx, Peeter. 
Lauwers, Antoon, Mechelen. 
Van der Auwera, J.-B. Muysen. 
Van de Velde, Hendrik. V. K. 

Battel. 
Van Turnhout, Gaspar. 
\'erbist, Peter-Jan. Battel. 

1799 

Aertgeerts, Jan- 

Andries, Peeter jozel. V. K. 

Muysen. 
Beelaerts, Frans. 
Bernaerts, Augustinus. V. K. 

Muysen. 
Borremans, Peeter. V. K. 
Cauwenbergh, Gilliam. 
De Bock, Benedictus. V. K. Mal- 

deren. 



De Vos, Frans. 

De Wilde, Walter. Elewyt. 

Hofmans, Peeter-Jan. Geerdegem. 

Jacops, J.-B. V. K. Geerdegem. 

Janssens, Peeter. V. K. 

Koen, Jacobus. Boortmeerbeeck. 

Langenus. Jan. 

Luyten, Hendrik. V. K. Hever. 

Meysmans. Jacobus. 

Peeters, Jan. V. K. Elewyt. 

Peeters, Jan-Baptist. Boortmeer- 
beeck. 

Peeters, Marcus. V. K. 

Puttemans, Peeter. 

Rombouts, J.-B. Muysen. 

Ruymaeckers, Judocus. V. K. Leest. 

Schenens, J.-B. V. K. Eppeghem. 

Selleslagh, Peeter-Jan. Leest (Bist). 

Somers, Jacobus. Leest. 

Timmermans, Peeter-Jan. Sempst. 

Van Asch, Carel. Leest. 

Van Asch, Michiel. 

Van Beveren, Peeter-Jan. 

Van Geysel, Cornelis. Elewyt. 

Van Ingelghem, Jacobus. V. K. 
Humbeeck. 

Vanhoof, Peeter-Jan. 

Van Opstal, Jan-Baptist. V. K. 

Verdyen, Andries. V. K. 

Vereycken, Jan. 

Verhulst, Joachim. 

Verhoeven, Peeter. 

1800 

De Keyser, Jan, Jans sone. Boort- 
meerbeeck. 

De Keyser, J.-Francus, Jan sone. 

Lauwers, Judocus. 

Logtberghs, Cornelis. Boortmeer- 
beeck. 

Mae:^ Rumoldub, duclor. 

Neeffs, Gilliam. Hombeeck. 

Peeters, Frans. 

Princen, Peeter. V, K. 

Scheltjens, Gilliam. Battel. 

Sergysens, J.-B., J.-B. sone. 

Van Seuningen, Michiel. 

Somers, Peeter. 



VAN HET VRIJBROEK 



71 



i8di 

Borremans, J.-B. 

Coen, Jacobus. Boortmeerbeeck. 

Peeters, Peeter-Jan. 

Schelkens, J.-B. onder Lier. 

Sergysens, Joseph-Petrus. 

Truyers, J.-B. 

Van Steenwinckel, Cornelis. 

Sempst. 
Verhagen, Philippus. Pennepoel. 
Verlinden, Antoon. 
Verschueren, Hendrik. Battel. 
Vloebergh, J.-B. V. K. Leest. 
Vloebergh, Peeter. 

1802 

Alewaters, de weduwe. 

Andries, Jan-Frans. 

Ceuleers, Jacobus. Geerdegem. 

Cokelbergh, Martinus. Leest. 

De Coninck, Hendrik. V. K. 

De Laet, Frans. 

De Smet, Jacobus. V. K. 

Gooris, Frans. Geerdegem. 

Gooris, Frans in de stad. 

Huybreghts, Joannes. 

Jacops, Peeter. 

Lambrechts, Jan-Frans. jWaelhem. 

Lauwers, Peeter. 

Mertens, Peeter-Jan. 

Peeters, Gaspar-Josephus. 

Puttemans, Elisabeth. 

Steemans, Egidius. V. K. Hom- 

beeck. 
Van Dosselaer, J.-F. V. K. 
Voet, Antoon. 

i8o3 

Alewaeters, P.-C- Withuys. 
Borremans, Frans. V. K. 
Budts, Jan. 
Claes, Jacobus. 
Cauwenbergh, Frans. V. K. 
De Bruyn, Peeter. 
De Coninck, Peeter. 
De Raedt, Antonius. 



De Wert, Frans. 

Diedens, Peeter. 

Eekelaers, Gill'am. 

Hendrickx, Frans. V. K. 

Jacops. Michiel. 

Lauvaerts, Frans. V.K. Geerdegem. 

Lauwers, Joannes. V. K. 

Mees, Jan. V. K. 

Sarroen, de weduwe. 

Somers, Peeter-Jan. V. K. Hom- 

beeck. 
Spruyt, Jan-Jozef. V. K. 
Teurfs, Frans, V. K. Muysen. 
Van Bergen, Cornelis. 
Van den Nieuwenhuysen, Jan, 

doctor. V. K. 
Van der Auwera, Jan-Carolus. 
Van der Elst, Gilliam. 
Vandewerf, Rombout. 
Van Nase, Antoon. Muysen. 
Van Lucikens, Janneken, straat- 

wagenaar. 

1804 

Bernaerts, Hendrik-Jozef. 

Buts, J.-B. 

Brion, Frans. Sempst. 

De Vos, J.-B. 

Lens, Rombout. V. K. Bonheyden. 

Neuttens, Gilliam. Battel. 

Pollaers. J.-B. V. K. 

Van Beneden, Hendrik. Battel. 

Van Calster, Frans. O.-L.-Vrouw 

Waver. 
Vos, J.-B. 
Vandenbosch, Joannes-Antonius. 

1805 

Brems, Frans. Muysen. 
Cauwenbergh, Frans. Battel. 
De Barius, Joseph- Rumoldus. V. K. 
De Borger, Guillelmus. V. K. 

Heffen. 
De Potter, Josephus. V. K. Battel. 
Engels, Peeter. Rymenam. 
Jacops, Jan-Baptist. 
Kroes, Guibert. Stuyvenberg. 



72 



GESCHIEDENIS 



Lambrechts, Jan-Frans. 
Persoons, Jan-Frans. V. K. Weyns. 
Van Beisel, Jacobus. V. K. 
Vandenheuvel, Jan-Baptist Hom- 

beeck. 
Vanhas, Philip. Ilombeeck. 
Van Win, Jan-Baptist. Geerdegem. 
Verbruggen, Gillis. 
Cauwenbergh, Jan-Baptist. Sempst. 

1806 

Diedens, Lodewj'k. V. K. Leest. 
Dillens, Cornelis. Battel. 
Fierens, Jan-Frans. V. K. Leest. 
Geevaerts, Jan-Baptist. V. K. Bat- 
tel. 
Huj'brechts, Judocus. Hever. 
Neefs, Jacob. Hombeeck. 
Seroen, Jan-Baptist. 
Vandenheuvel, Peeter. Weert. 
Vekemans, Guillelmus. Hombeeck. 

1807 

Buts, Frans. 

De Kock, Antoon, V. K. 

De Laet, Peeter. Leest. 

De Kersmakers, Peeter. Battel. 

Desaeger, Frans. Muysen. 

De Win, Guillelmus. V. K. Hom- 
beeck. 

Eekelaerts, de weduwe. Leest. 

Herdies, Peeter. 

Keuppens, Hendrik. V. K. Stuyven- 
berg. 

Kluytens, Andréas. 

Meys, Jan-Judocus. V. K. 

Stevens, Jan-Baptist. Hombeeck. 

Van Dam, Jan-Baptist. Waelhem. 

Van Win, de weduwe. 



Absillis, Peeter-Jan. Stuyvenberg. 
Joostens, Mattheus. V. K. 
Smets, Peeter-Jan. 
Stroobants, Jan-Frans. V. K. 
Muysen. 



Van Duven, Filip. V. K. Muysen. 
Vanherp, Antonius. V. K. Half- 

galg. 
Van Poppel, Frans. 
Van Poppel, Petrus. 
Van Win, Jacobus. 
\'erschueren, Jacobus. Hever. 
Weyns, Petrus-Joannes. Vilvorde. 

1809 

Bleeckx, Rombout. 

Brems, Guillelmus. 

De Kraen, Antonius. V. K. 

Huybrechts, Jacobus. Hever. 

Lameir, Joost. V. K. 

Maes, Egidius. Cathelyne-Waver. 

Mertens, Jacobus. 

Robeyns, Bastiaen. Geerdegem. 

Vanden Heuvel, Peeter. V. K. 

Battel. 
Vanhoof, Jan-Cornelis. V. K. 

Hever. 
Verhaegen, Frans. 

1810 

Behets, Jan-Baptist. V. K. Muysen. 

Buts, Jacobus. Elewyt. 

De Keyser, Lodewyk. Hombeeck. 

De Laet, Guillelmus. Leest. 

De Mayer. Jan-Baptist. 

De Wert, Petrus-Jau. Rymenam. 

Geets, Jacob. V. K. Muysen. 

Gooris, Jacob-Egidius. 

Hasendonck, Jan-Baptist. Weert. 

Jacops, Jan Cornelis. 

Kluppels, Jan. V. K, 

Lauwers, Hendrik. V. K. Weert. 

Marivoet, Judocus. 

Scheltens, Jan-Frans. Pennepoel. 

Spolders, Frans. V. K. Hom- 
beeck. 

Van Camp, Frans. V. K. Muysen. 

Vander Kelst, Jan. V. K. Hom- 
beeck. 

Van Dam, Jan-Fransus. Hombeeck. 

Van Lint, Jan. V. K. 

Verschueren, Peeter-Antoon. 



VAN H ET VKIJBKOILK 



73 



Buydens, E.qidius 

De Keyser, Matheus. 

De Vis, Jacob. V. K. Hombeeck. 

Doucet, Christiaen. V. K. 

Geens, Michiel. 

Filips, Antonius. V. K. O.-L.-V. 

Waver. 
Laenen, Guillelmus. V. K Sempst. 
Scheltens, Josephus. 
Somers, Daniel. 
Stock, Adriaen. 
De Laet, Peeter. Hever. 
Van Turnhout, Peeter. 
Van Turnhout, Rombout. 
Verlinden, Jan-Baptist. 
Verschueren. Peeter, de weduwe. 
Walschaers, Jan-Frans. Stuyven- 

berc-. 



Bleeckx, Peeter. V. K. Bonhey- 
den. 

Jacops, Jan Baptist. 

Jacops, Jan-Baptist. 

Mertens, Engelbertus. 

Mons (?) Antonius. Geerdegem. 

Palmans, Jacob. 

Schueremans, Peeter. V. K. Muy- 
sen. 

Van Has, Joseph. 

Willocx, Jan-Baptist. V. K. He- 
ver. 

i8i3 

Andries, Jacob. V, K. Hombeeck. 

De Keyser, Jan-Baptist. Hom- 
beeck, 

De Laet, Carolus. 

De Ron, Jacobs-Jozf f. Geerdegem. 

Hasenvoet, Hendrik. V. K. 

Masant, Pieter. V. K. 

Moons, Frans. Geerdegem. 

Steemans, Antonius. Heffen. 

Verschueren, Judocus. V. K. 
Leest. 



1814 

Aiidiiesens, Guillchnus. 
Cockelbergh, Carolus. Leest. 
Fierens, Peeter-Frans. V. K. V.-L. 

V. Waver. 
Neefs, Jan-Frans. 
Peeters, Jan. Bonheyden. 
Somers, Jan, 

Verhulst, Peeter-Jan. Battel. 
Verschueren, Guillelmus. V. K. 

1815 

Baudewyn, Dominicus. V. K. R3'- 

menam. 
Cabuy, Jan. V. K. 
Frans, Gommarius. V. K. Penne- 

poel. 
Geets, Jan-Frans. Heffen. 
Goosens. Jan-Frans. Hombeeck. 
Horckmans, Jan. V. K. Hever. 
Swingens, Guillelmus, V. K. Hans- 

wyck. 
Van Doren, Hendrik. 
Walschaerts, Peeter. 

1816 

Adriaens, Hendrik. V. K. 

Bernaerts, Jan-Baptist. Cathelijne- 
Waver. 

Bernaerts. Peeter. Leest. 

Coeckelberg, Gommarus. V. K. 
Heffen. 

Cools, Cornelis. Elewyt. 

De Roeck, Petrus-Antoon. Hom- 
beeck. 

De Meyer, Michiel. V. K. Thisselt. 

De Wilder, Michiel. VVeerde. 

Doms, Jan-Frans. Elewyt. 

Jacobs. V. K. Sempst. 

Lauwers, Peeter. V. K. Muysen. 

Pallemaers, Jan-Baptist. 

Peeters, Frars. Muysen. 

Slagmaelders, Carolus. 

Somers, Jan-Baptist. V, K. Geerde- 
gem. 

Teugels, Jan-Baptist. Hombeeck. 



74 



GESCHIEDENIS 



Van Asbroeck, Peeter. 
Vandervliet, Adriaen. V. K. Ryme- 

nam. 
Van Hasbroeck, Jacob. 
Van Kerckhoven, Jacob. V. K. 

Heffen. 
Van Loock, Cornelis. 
Van Rompaey, Cornelis. V. K. 
Verschaeren, Antonius. Elewyt. 
Verschaeren, Jan-Baptist. Elewyt. 

1817 

Boel, Jan-Cornelis. 
Cauwenbergh, Hendrik. V. K. 

Hever. 
Eeckelaers, J.-B. Stuyvenberg. 
Massaert, Joseph. V. K. 
Mees, Jan. Schoonenberg. 
Meysmans, Maria-Josepha. 
Stevens, Jan-Jozef. Hombeeck. 
Veroft, Jacob. Rymenam. 
Wolfs, Judocus. V. K. 

1818 

Buelens, Cornelis. Sempst. 
De Block, Frans. V. K. Wille- 

broeck. 
Eeckeleers, Frans. Stuyvenberg. 
Jansens, Jacob. 
Kockx, Jan, V. K. 
Kroes, Antonius. Stuyvenberg. 
Michiels, Frans. V. K. 
Neefs, Egidius. 
Peeters, Martinus. 
Servranckx, Peeter. Hever. 
Vandenbroeck, Jan-Frans. Wael- 

hem. 
Vanderauwera, Frans-Jozef. 
Van Elst, Jan. V. K. Muysen. 
Verlinden, Frans. V. K. Hombeeck. 
Vermeulen, Gommarus. Pennepoel. 
Verschueren, Jacob. Hever. 

1819 

Buts, Jan-Baptist. 

Ceulaerts, Jozef. V. K. Battel. 



Cornelis, Jan-Frans. V. K. Ryme- 
nam. 

De Koninck, Jacob. Battel. 

De Laet, Egidius. Leest. 

Koekelberg, Peeter. Geerdegem. 

Langenus, Rumoldu;5. 

Lansloodt, Jan-Baptist. V. K. Ca- 
thelijne-VVaver. 

Maes, Frans. V. K. Blaesvelt. 

Permetiers, Jan-Baptist. V. K. 
Hombeeck. 

Vanderveken, Peeter. Stuyvenberg. 

Van Rompaey, Cornelis. 

Walschaers, Frans. Geerdegem. 

Willems, Jan-Frans. Auwegem. 

1820 

Ceulaers, Jan-Baptist. Geerdegem. 

De Blauw, Frans Jozei. V. K. Muy- 
sen. 

Geens, Judocus. 

Gcovaerts, Jan-Baptist. 

Kouvi^enbergh, Petrus-Michiel. 
Sempst. 

Sergeys, Filip-Jacob. 

Van Beersel, Jan-Frans. Battel. 

Van Hasbroeck, Jan. Sempst. 

Van Langendonck, Hendrik. V. K. 

Van Loock, Peeter-Joannes. V. K. 
Stuyvenberg. 

Verhulst, Cornelis-Egidius. V. K. 
Heffen. 

Vertongen, Peeter-Jan. Battel. 

Willockx, Jan-Frans. Hever. 

1821 

Geets, Gilliam. V. K. Hever. 
Hasendonck, Michiel. Campen- 

hout. 
Teugels, Dominicus. Adegem. 
Van de Nieuw^enhuysen, Maria. 
Vanderauwera, Peeter. 
Vandewerf, Peeter. 
Van Gorp, Frans- Cornelis. V. K. 

Hever. 
Van Rompaey, Hendrik-Joannes. 

V. K. 



VAN H ET VRIJBROEK 



75 



1822 

Beelaers, Jan-Arnold. 

Bernaerts, Frans. Muysen. 

De Smedt, Jan-Arjtoon. 

Moons^ Philippus. 

Stock, Frans. 

Van Dam, Guillelmus. Hombeeck. 

Vandenbosch, Jan-Baptist. 

Vekemans, Frans. Battel. 

1823 



Langenus, Jan-Anto n. 

Lemmens, Levinus. V. K. Leest. 

Maes, Jan-Frans- Heffen. 

Neefs, Jacob. 

Nej-skens, Matheus. V. K. Batu 

Rombouts, Walter. Battel. 

Van Hasbroeck, Jan-Baptist. Eppe- 

ghem. 
Verrijken, Michiel. 
Verschueren, Jacob-Hendrik. He- 

ver. 
Verstreken, Jan-Frans. 



Beelaerts, Jan-Baptist. 
Buelens, Jacob. Sempst. 
Cauwenbergh, Jacob. 
Ceuppens, Jan. Hanswyck. 
Croon, Petrus. V. K. Stuyvenberg. 
Dev/ert, Frans-Jozef. V. K. Hefien. 
De Win, Jan-Baptist. Hombeeck. 
Dillens, Jan-Cornelis. Battel. 
Eeckeleers, Jozef. Stuyvenberg. 
Goeyers. Guillelmus. Mechelen. 
Gorreels, Jan-Baptist. V. K. Ele- 

wyt. 
Gorreels, Jan-Frans. V. K. Elewyt. 
Jacobs, Hendrik. Schoonenberg. 
Mees, Peeter-Jan. 
Smets, Peeter-Joannes. Battel. 
Stevens, Guillelmus. Hombeeck. 
Teurfs, Cornelis. V. K. Muysen. 
Van Dam, Jan-Frans. Cathelijne- 

Waver. 
Van Luyten, Jozef-Frans. V. K. 
Van Opstal, Jan-Antoon. 
Verschueren, Jan-Frans. V. K. 
Vinckx, Jan-Antoon. 
Voet, Jacob-Frans. Eppeghem. 

1824 

Andriesens, Peeter-Josephus-Hen- 

ricus. 
Bernaerts, Jan-Frans. 
Buts, Jacob. 
Claes. Frans. V. K. 
Dams, Walterus-Henricus. 
Eykens, Peeter. V. K. Battel. 
Jacobs, Peeter. Muysen. 



1825 

Brems, Guillelmus. V. K. Hom- 
beeck. 

Lauwers, Peeter-Jan. Stuyven- 
berg. 

Moens, Jan-Baptist. V. K. 

Neeffs, Jan. 

Neuttens, Jan-Jozef. Battel. 

Somers, Jacob-Lodewijk. Battel. 

Van Camp, Peeter-Frans. 

Verhoeven, Cornelis. V. K. 

1826 

Beelaerts, Jan-Frans. 

De Coninck, Jan-Baptist. 

De Keyser, Peeter. Hever. 

De Ron, Jan-Frans. Hanswyck. 

Gooskens, Egidius, Muysen. 

Hofmans, Jozef- Antoon. 

Lauwers, Guillelmus. Geerdegem. 

Opdebeeck, Jan. 

Peeters, Joseph. 

Van Bulck, Jan-Frans, Ramst. 

Vandenbroeck, Jan-Frans, Heffen. 

Vande Ven, Antonius. 

Van Poeyer, Judocus. Elewyt. 

Verryken, Frans. 

Wilms, Jan-Jozef. 

1827 

Cluytens, Peeter-Benedictus. 
Scheers weduwe. Hombeeck. 
Van Asbroeck, Michiel. 



76 



GESCHIEDENIS 



Van Calster, Jan-Baptist. Rymenam. 
Vandepoel, Peeter. V. K. Heffen. 
Vande Ven, Jan-Pieter. 
Van Reeth, Antonius, Rumpst. 

1828 

Absillis, Frans. Baltel. 
Van Asbrcerk, Fran?. Sempst. 
Vandensande, Jan-Baptist. Battel. 
Vander Auwera, Et^idius. 

1829 

Eeckeleers, Jacob. Heffen. 
Polfliet, Frans-Jozef. 
Timmermans, Frans. Sempst. 
Vanden Bosch, Antonius. V. K. 

Hever. 
Van De\ ck, Antonius. V. K. Ele 

wyt. 
Van Geysel, Judocus. Bittel. 
Verworsf, Michiel. Sennej^at. 

1830 

Aelevvaeters, Jan. Leest. 
Bernaerts, Petrus-Josephus. 
Horckmans, Petrus-Francus. 
Teugels, Jan-Baptist. Hombeeck. 

1831 

Bulens, Peeter-Joannes. Hombeeck. 
Van Gorp, Jan-Baptist. Hombeeck. 

1832 

Andries, Petrus-Josephus. 

Bernaerts, Jacob-Emmanuel. 

De Keyser, Joseph. Meerbeeck. 

De Roeck, Jan-Baptist, V. K. Schoo- 
nenberg. 

Gooskens, Js.n-Baptist. Hombeeck. 

Jacobs, Jacob. V. K. Hombeeck. 

Jacobs, Jacob. V. K. Muysen. 

Palmaers, Peeter-Jan. 

Slashmeulder, Martinus. Hom- 
beeck. 



Van Herck, Rumoldus. V. K. Battel. 
Van Beersel, Peeter-Jan. Battel. 
Van Roost, Peeter. Battel. 
Wellens, Peeter. O.-L.-V.-Waver. 

1833 

De Coninck. Jan-Jozef. 
De Wit, Hendrik. V. K. Battel. 
Gooris, Bartholomeus. 
Huybrechts, Jan-Frans. Auwegem. 
Huybrechts, Jan-Joseph. Auwegem. 
Nobels, Jan-Petrus. V. K". 
Steemans, Frans. V. K. 
Wellens, Guillelmus Carolus. 
Weert. 

1834 

Bernaerts, Cornelis. 

Bernaerts, Jan-Baptist, Hanswvck. 

De Coninck, David. Muysen. 

Flips, Jan-Baptist. Hombeeck. 

Geens, Jan. 

Jacops, Jan-Baptist. Weert. 

Palmaerts, Guillelmus. 

Philips, Frans. Rymenam. 

Rombouts, Jacob. Battel. 

Van Camp, Frans. V. K. Ste-Cath.- 

Waver. 
Vander Steen, Hendrik. V. K. Stuy- 

venberg. 
Van Gysel, Judocus. Battel. 
Van Winkel. Martines, Hompeeck. 
Vf rvloet, Jan-Baptist. V. K. Pas- 

brug. 
Walschaers, Petrus-Joannes. 

1835 

Absillis, Carolus. Leest. 
Apers, Jan-Baptist. V. K. Baltel. 
De Coninck, Jan-Baptist. Muysen. 
De Coster, Philippus-Joseph. V. K. 

Muysen. 
De Greef, Jan-Baptist. Eppeghem. 
De Laet, Hendrik. Hombeeck. 
Feremans, Fr. V. K. Geerdegem. 
Gooskens, Peeter. Hombeeck. 
Jacobs, Jan-Baptist. Geerdegem. 



VAN HET VKIJBKOEK 



77 



Jansens, Jacob. V. K. Hever. 
Kersselaeis, Pceter-Joanres. Epjr- 

ghem. 
Lauwers, Jacob-Lambert. B t el. 
Teugels, Jan-Joz'f. lîoinbeeck. 
Van Camp, Jan-Frans. Muysen. 
Vandenheuvel, Jai-Biptis'. Wecit. 
\^anderauwera, Frans. V. K. 
Van Hasendonck, Miihiel. Wcprt. 
Vekemans, Hendrik. H'~mbeeck. 
Vt.kemans, Jan-Frans. Honibeeck. 
Verschueren. Judocus-Fran?. Batte]. 

1836 

Andries, Jan-BapMst. Sempst. 
De Brie, Jozef. V. K. 
Mommens, Jan. Geerdegem. 
Stevens, Egidiu'. Hombeeck. 
Stpvens, Jan-Frans. Hombeeck. 
Suetens.Waltf rus.V K Stuyvrnterp 
Verworst, Fiars. Auvvegem. 

1887 

Delaet, Jacob. Blaesveli. 
Van Turnhout, Cornelis. 
Verlinden, Jacob V. K. Auwegem. 

1838 

Absil'iî, Jan. Stuyvenberg. 
B'eeckx, Hendrik. 
B'iiremars, Joseph. Neckerspocl. 
Claes Jan. V. K. Neckerspoe]. 
Gooskens, Frars. Hombeeck 
Hobbens. Hendrik. V. K. 
Lauwers, Walterus. 
Seroen, Frans 

1839 

Andriesses, Pe'ruî-Joannes. Den- 

d'rmonde. 
De Keyser, Jacob-Emm >nuel. 
Mommens, Guillelmus. 
Nobels, JanPetnis. 
Peeters, Egidius. 
Vanderelst, Jan. V. K. 



1840 

J;<r b-, Jan-Bap^is'. Muysen. 
St 11. slrfgh.Dominicus.Stuj-venberg. 
Viindei heuvel, Jacob. Gefrdegem. 
Vau hcrp, Alexander-Josc ph, Half- 

Van Lint, Petrus-Jor nnes. V. K. 
BaMrl. 

1841 

Leemans, Egidius. Vilvorde. 
PotTms, Antoi ius. V. K. Hombeeck. 
Vandersande, Jan-Frans. Battcl. 

1842 

Cennpens, Jacob. V. K. 

Jacops. Petius-Franciscus. Miiyser. 

Peeters. Mattlieus. Muysen. 

Van Beneden, Peirus. V. K. Batte]. 

Van Eetvelde, Jan. V. K. 

VanGeysc], Antoniu'=. Elewyt. 

1843 

Buggenlioudt, Frans. V. K. Datte]. 
Cool-, Jan-Frans. Elewyt. 
Corsemans, Jozf f. Stuyvenberg. 
Couwenberg, Jan-Baptist. B iUe\. 
Couwenbfrgh, Petrui-Francu?. FJat- 

te]. 
De Coninck. Jan-Antoon. V. K. 
Jacobs. Pe rus-Joanncs. Muysen. 
Lauwf rs. Jan-Frans. 
Schelkens, Guil]e]mu''. Ste-Catli.- 

Waver. 
Schuereman s, Jacob- Hendrik. Boort- 

meerbcec]c. 
Socelders, GuilUlmus. Hombeeclc. 
Suetens, Jan. S'uyvenberg. 
Walschierts, Fians. Stuyvenberg. 

1844 

Bru ne, Emmanuel 

iJeèmet, Cornelis. 

Maes, Florent. Wiilebroeck. 



78 



GESCHIEDENIS 



Van Calster, Jan-Baptist. Geerde- 

gem. 
Van Craen, Jan-Baptist. V. K. Pen- 

nepoel. 
Verlinden, Adolf. 



1845 



Bleeckx, Frans. 

1846 

De Keyser, Joseph. 
Voet, Jan. Hombeeck. 

1847 

Boete, Jan-Baptist. 

Coeckelbergh, Jacob. 

De Coninck, Jacob. Battel. 

De Moer, Jan. V. K. Wolverthem. 

Doms, Jan. Sempst. 

Goovaerts, Petrus, 

Smedts, Jan-Baptist. V. K. Hom- 
beeck. 

Van Hoof, Petrus- Jozef. Auwe- 
ghem. 

Verreth, Jan-Antoon. V. K. 

1848 

Apers, David. Battel. 
Busschots, Dominicus. Leest. 
Van Hoof, Petrus-Jozef. 
Verlinden, Petrus-Joannes. V. K. 
Voet, Lodewijk. Leest. 



1849 



Stuy- 



Absillis, Adrianus-Matheus. 

venberg. 
De Conink, Jacobus. Battel. 
De Croes, Jacobus. Auweghem. 
Desmedt, Adrianus. Geerdeghem. 
Desmedt, Adrianus. Hombeeck. 
Van Laugendonck. Robertus. 
Walschaers, Rumoldus. 
Willems, Carolus-Lodewijk, Stuy- 

venberg. 



1851 

Cooseraans, Petrus. Auweghem. 
Frans, Petrus. 

Vermeulen, Petrus-Joannes. Hom- 
beeck. 

1852 

Ceulers, Jacobus. Battel. 
Croen, Petrus. Stuyvenberg. 
Dens, Josephus. Auweghem. 
Eeckelaers, Josephus-Franciscus. 

Battel. 
Geets, Petrus Joannes, Cathelijne- 

Waver. 
Jacobs, Jan-Baptist. Battel. 
Jaspers, Judocus-Lodewijk. Hout- 

hen. 
Rombouts, Joannes-Franc Battel. 
Scheltiens, Joannes-Ant. Battel. 
Smets, Jacobus. Battel. 
Suetens, Petrus- Antonius. 
Van Beneden, Petr.-Joannes. Battel. 
Verworst, Joannes. Auweghem. 

1853 

Jaspers, Joannes-Franc. Houtem. 
Moons, Victor. 
Palmans, Jan-Franciscus. 
Vanderauwera, Jacobus. 
Verbessem, Guillelmus. Elewyt. 

1855 

De Laet, Jan. Leest. 
Vandenheuvel, Frans. 
Vandergote, Egidius. Leest. 
Van Rymenam, Jan-Baptist. 
Verbruggen, Jan-Baptist. Battel. 
Verschueren, Jan. 
Voet, Walterus. Stuyvenberg. 

1856 

Bernaerts, Jacobus. Heffen. 
Ilobbens, Frans. 
Mertens, Frans. 



VAN HET VRIJBROEK 



79 



1857 

Andries, Peeter-Jan. Hombeeck. 
Suetens, Rochiis. Stuyvenberg. 
Vanden Broeck, Joseph. Waelhem. 

1858 

Boiremans, Joseph. Neckerspoel. 
De Neef, Sebastianus. Ste-Cath- 

Waver. 
Feremans, Félix. 
Geens, Henricus. 
Kluppel, Joannes-Antonius. 
Rombouts, Philippus-Guillelmus. 
Scheltiens, Joseph. Pennepoel. 
Vandeven, Frans, hovenier. 
Verstreken, Frans, hovenier. 
Veryken, Frans. 

1859 

Bernaerts, Antonius. Muysen. 

Bleeckx, Petrus-Joseph. 

Crois, Petrus. 

De Amandel, Jacobus- Florentin, 
Muysen. 

Delaet, Frans. Leest. 

Geens, Michael. 

Slagmeulders, Petrus-Joannes. Hom- 
beeck. 

Tambuyser, Jan-Baptist. 

Vandewerf, Michael. 

Van Boxem, Antonius. 

Van Sebroeck, Joannes-Franciscus. 
Battel. 

Verbessem, Joannes. Hofstade. 

Verryken, Joannes-Franciscus. 
Rumpst. 

Verschueren, Guill.-Jan. Hofstade. 



Walschaerts, Jan-Baptist. Auwe- 
gem. 

1860 

Geens, Ferdinand, 

1861 

Buts, Jacobus. 

Gielens, Guillelmus. Perck. V. K. 

Hofmans, Frans. 

Moons, August. 

Neefs, Guillelmus. 

Peeters, Josephus. 

Servranckx, Frans. Houtem. 

Servranckx, Petrus-Carolus. Hou- 
tem. 

Van Kerkhoven, Jozef. Heffen. 

Vandevenne, Frans Hendrik. V. K. 
Wespelaer. 

Verschueren, Jan Francus. Heffen. 

Wouters, Frans. V. K. 

1863 

Bernaerts, Petrus. 
Croes, Frans. Stuyvenberg. 
De Brie, Lodewyk. 
Hofmans, Josephus Alexander. 
Marchau, Carolus. 
Suetens, Judocus. 
Vanderpoel, Joannes Franciscus. 
Vandewerf, Carolus. 
Van Loock, Frans. 
Verschueren, Jan-Baptist. 
Voet, Petrus, Adolphus. Stuyven- 
berg. 
Andries, Jan-Baptist. 
Peeters, Antonius, Hombeeck. 



8o GESCHIEDENIS 



Testament du Baron van den Venne 

Copie du teslûiiioil du Baion van deii Venue, devant le notaire 
Coppyn, à Bruxelles, le nS février 1S42. 

« je lègue à mon petit fils Philippe L'Olivier toute ma part et 
droits que j'ai dans certain polder à Malines, nommé Vrijbroek, situé 
près de Malines, sous le hameau de Stuyvenberg, je lui confère en 
outre particulièrement la qualité de président, de chef ou gouverneur 
de ce même polder, telle qu'elle a été possédée par mes parents et 
aïeux depuis 150 ans, ainsi que par moi. » 

Vente de Ph. L'Olivier à Ad. Schollaert 

Par devant Maître Louis- François-Xavier Martroije, Notaire, résident 
à Bruxelles, et en présence des témoins nommés ci-après. 

A Comparu : 

Monsieur Philippe L'Olivier, propriétaire, domicilié à Muysen, 
lequel a déclaré vendre, céder et transjiorter, à Monsieur Adolphe 
Télesphore Joseph Schollaert, avocat à la Cour d'appel séant à Bru- 
xelles, y domicilié, ici présent et acceptant. 

La part et les droits qui lui compétent et appartiennent dans les 
fruits et revenus de certain Polder, nommé Vrijbroeck, situé près de 
Malines sous le hameau de Stuvvenberg, ainsi que la qualité de 
Président, chef ou Gouverneur du dit Polder, tels que le vendeur le 
possède et détient par suite de certain legs particulier lui fait dans le 
testament de feu le Baron van den Venne avenu devant le Notaire 
Coppyn à Bruxelles le dix huit février Mil huit cent quarante deux. 

Il est expressément conditionné que tout en transmettant à 
Monsieur Schollaert, les droit?, litres et qualités prémentionnés avec 
les prérogatives y attachées, le vendeur se reserve toute part immo- 
bilière qui pourrait, en propriété territoriale, provenir ou dériver des 
dits droits, titres et qualités. 

Sous le bénéfice de cette réserve, au profit du cédant, les droits, 
titres et qualités par lui transmis à Monsieur Schollaert sont vendus 



VAN HET VRIJBROEK 



et cédés à ce dernier, pour et moyennant le prix de trois cents francs, 
lequel a immédiatement été payé au vendeur qui le reconnaît et en 
donne décharge. 

Dont acte etc. à Bruxelles, le 12 juillet 1858, etc. 

Contrat entre Adolphe Schollaert et Guillaume Frans 

Entre Monsieur Adolphe Schollaert, Juge au Tribunal de Première 
Instance séant à Bruxelles, y domicilié agissant en sa qualité d^ 
régisseur (hoofdman) du polder dit Vrijbroeck situé sous Malines au 
hameau de Auweghem d'une part, 

et Monsieur Guillaume Frans avocat & conseiller communal à 
Malines, y domicilié, agissant tant en sa qualité de délégué par 
l'administration communale de Malines, pour ce qui concerne le 
Vrijbroeck, nommé en cette qualité dans la séance du conseil com- 
munal du trois juin 1800 soixante cinq que comme se portant 
personnellement fort pour l'exécution des présentes et comme près- 
tant sa garantie personnelle au premier soussigné d'autre part; 

A été convenu ce qui suit : 

Article i. — Toute gestion du Polder dit Vrijbroeck dans le chef 
du premier soussigné vient- à cesser. 

Article 2. — Les adhérités du polder sont maintenus dans tous 
leurs droits à l'égard dudit polder. 

Article 3. — Seront placés dans les archives communales de la ville 
de Malines : 

a) Un registre oblong, relié en parchemin renfermant diverses 
annotations relatives au Vrijbroeck. 

b) Un registre de recettes et dépenses depuis 1672 jusqu'en 174s; 

c) Un second registre idem de 174; à 1795; 

dj Une copie par extrait du testament de feu M. le baron van dei: 
Venne avenu devant M'' Coppyn, notaire à Bruxelles le 18 Février 
1842. 

e) Une expédition d'un acte passé devant M"" Martroye, notaire' à 
Bruxelles en date du douze Juillet 1800 cinquante huit entre 
M. Phihppe L'Olivier et M. Schollaert. 

Ces documents paraphés par les deux soussignés sont remis entre 
les mains de M, Frans qui se charge d'en effectuer le dépôt aux 
archives. Pour les recettes & dépenses depuis 1795 il existe deux 
registres qui se trouvent entre les mains de M. Decocq, notaire à 
Malines. La ville de Malines en poursuivra la restitution à ses irais 



82 GÈSCHIEDENIS 

risques et périls sans que M. SchoUaert puisse être soumis à aucune 
garantie ni recours. 

Article 4. — MM. De Keyser, Voet &: Geens étant restés nantis de 
l'encaisse du ^■'rijbroeck, la ville en poursuivra le recouvrement à ses 
frais risques et périls, sur le montant de cet encaisse sera prélevé ce 
qui est dû à M. Jamar pour ses honoraires et déboursés. 

Article 5. -^ Monsieur SchoUaert est dégagé de toute responsabi- 
lité & la ville de Malines ne pourra formuler aucune réclamation 
contre lui. 

Article 6. — Si une réclamation quelconque était, par qui que ce 
soit produite contre le premier soussigné sieur SchoUaert la ville de 
Malines serait tenu de le garantir et de le tenir indemne de toute 
condamnation qui pourrait être prononcée. 

Ainsi fait à Bruxelles en double original le vingt trois avril mil huit 
cent soixante six. 

Approuvé l'écriture ci-dessus. 
(si^né) Frans. 

Approuvé l'écriture ci-dessus. ■ 

(signé) SCHOLLAERT. 

Vrijbroek van Mechelen 

De rechthebbende van het Vrijbroek zijn verwittigd dat de opening 
voor het vee zal plaats hebben Maandag 7 Juni 1869, van 5 ure 
's morgens tôt middag, in de herberg de Kriekelaar, aan den 
Hombeeckschen steenweg. 

Niemand zal op het Broeck mogen brengen andere beesten dan 
degenen die zijnen eigendom zijn, en wie in fout zal bevonden 
worden, zal zijn recht tôt vrijdom verliezen. 

De peerden met de ijzers aan de achtervoeten, zuUen niet aanveerd 

worden. 

De Bestierder, 

Frans. 

Projet de règlement de Frans, en 1871 

Le Conseil aborde le second objet à son ordre du jour, qui est le 
projet de règlement pour l'administration du Vrijbroek. 

M. le Président. Le Conseil ne peut se prononcer immédiatement 



VAN HET VRIJBROEK 83 



sur cet objet. Il y a un rapport et un projet de M. l'échevin Frans, 
dont M. le Secrétaire va vous donner lecture. 

M. le Secrétaire fait la lecture des deux pièces suivantes : 

« Messieurs, dans sa séance du 3 juin 1865, le Conseil communal 

m'a fait l'honneur de me charger de l'administration du Vrijbroek, 
» Chaque année je vous ai rendu compte de ma gestion. Mes 

comptes à ce jour peuvent être résumés comme suit : 

Recettes Dépenses Excédant 



I865-I866 


993 40 


856 88 


136 52 


1866-1867 


4693 52 


4688 46 


5 06 


I867-I868 


9438 15 


8836 57 


601 58 


1869 


3998 33 


2089 03 


1909 50 


1870 


5381 50 


3548 65 


1832 85 



24504 90 20019 59 4485 31 

» Parmi ces dépenses figure l'achat de cinq obligations Belges 

4 1/2 °/o, lesquelles au pair ci fr. 5000 

» En ajoutant le solde du dernier compte 1832 85 

» L'encaisse du Broek à ce jour est de 6832 85 

» Les dépenses étant de fr. 20019 59 

» Dgnt pour achat des fonds publics fr. 5000 

» Les frais d'exploitation et d'amélioration se sont 

élevés à 15019 59 

» Dans les archives de la ville nous possédons un règlement de 
1562; nous y lisons entr'autres : 

« Om te verhouden ende te versien daarom ist dut Mijnheeren 

» Communiemeesters, Schepenen, Drossaers, geswoorne, Trésoriers ende 
» de Raedt van der stadt van Mechelen, vernieuiuende d'onde statueten, 
» gestatueerd hebben de poïnten ende articulen naervolgende, om die 
» onverbrekelijk voortaen onderhouden te worden. » 

» Et ce règlement a été renouvelé le i" mai 1644. 
» Ce texte prouve que de tout temps l'autorité locale s'est reconnu 
le droit de réglementer le Broeck. 



84 GESCHIEDENIS 



» Nous n'aurions pas ces anciens documents, que nous dirions 
que la loi coniniunale du 30 mars 1836 a attribué cette faculté au 
Conseil communal. 

» Hn effet, l'art. 75 met dans les attributions du Conseil tout ce 
qui est d'intérêt communal; et l'ait. 77, n°' 2 et 4 lui donne expressé- 
ment le pouvoir de régler tout ce qui concerne la répartition et le 
mode de jouissance des pâturages, le parcours tt la vaine pâture. 

K Ces dispositions justitient l'intervention du Conseil; et je vous 
prie, Messieurs, de vouloir bien soumettre à son agrcation le règle- 
ment ci-joint. 

» Malines, le 6 février 1871. 

» (sif^uè) Frans. » 

« Projet de rc^Jeiueut peur radiiiiuislralion du Vrijbrock 

» Le Conseil communal de la ville de Malines, 

» Vu l'art. 77 de la loi communale du 30 mars 1836. 

» Arrête ; 

» Art. I. — Les habitants de la commune auront droit d'envoyer 
leurs bestiaux au pâturage du Vrijbroek dans la période qui sera 
annuellement fixée par la commission ci-après nommée. 

» Art. 2. — Personne ne pourra envo\'er au pâturage des bestiaux 
qui ne sont pas sa propriété. 

» Art. 3. — Tout propriétaire qui veut jouir de la faveur du pâtu- 
rage, devra déclarer à la commission, avant le ;' avril de chaque 
année, le bétail qu'il se propose d'introduire. 

» Art. 4. — Le Vrijbroeck sera administré par une commisrion de 
cinq membres nommés par le Conseil communal, dont un membre 
choisi dans le Conseil et quatre parmi les habitants de la commune. 
Leur mandat est honorifique; sa durée est de cinq ans; chaque année, 
avant le i' mars, il sera renouvelé par cinquième. Le membre sortant 
n'est pas rééligible. La nominatit)n sera faite sur deux listes doubles 
de candidats, présentées l'une par la commission du Broeck, l'autre 
par le Collège des Bourgmestre et Echevins. 

» La première sortie sera fixée par le soft. 



VAN HET VRIJBROLK 85 



» Art. 5. — La commission tic-dra la main à ce qur L- Brorck 
profite principalement à la classe indigente. 

» Art. 6. — La commission choisit dans son stin mu pic-i- 
dent, son trésorier et son secrétaire; cts fonctions pourront être 
cumulée. 

» Elle nomme et révoque un ou plusieurs gardes et règle leur 
salaire. 

» Elle pourra vendre publiquement tout ou partie des fruits selon 
les circonstances et au mieux des intérêts du Broeck. 

» Elle pourra publiquement louer, pour L- terme de troi<, six ou 
neuf ans, le droit de chasse et de pêche, sauf approbation du Ccllc^ie 
échevinal. 

» Elle arrête annuellement son compte de recettes et dépenses 
avant le 31 décembre, et le soumet à l'approbation du Conseil com- 
munal avant le 15 janvier suivant. 

» Art. 7. — La commission fait le règlement d'ordre et de dis- 
cipline du Vrijbroeck et le soumet à l'approbation du Collège éche- 
vinal. 

» Art. 8. — L'ouverture du Broeck aura lieu chaque année du 
15 mai au 15 juin, selon la saison. 

» L'ouverture sera annoncée par atiiche au moins 24 heures à 
l'avance. 

» Le Broeck sera fermé au plus tard le 31 octobre. 

» Art. 9. — Il sera perçu au profit du Broeck, avant l'admission 
du bétail, un franc par bête à cornes, et un franc cinquante centimes 
par cheval. 

» Art. 10. — Celui qui cor,tr<.viendra aux prescriptions de la 
commission, pourra être expuUé du Broeck; et, selon la gravité du 
cas, avec l'approbation du Collège échevinal, le Broeck pourra lui 
être interdit pour une ou plusieurs années. 

» Art: II. — Le Collège des Bourgmestre et Echevins a la sur- 
veillance du Vrijbroeck. 

» A cet etîet, il visite la propriété chaque fois qu'il le juge conve- 
nable, veille à ce qu'il soit régi et exploité selon sa destination, et 
prescrit les améliorations à y introduire. 

» Le Bourgmestre assiste, lorsqu'il le juge convenable, aux 
réunions de la commission administrative. Dans ce cas, il préside 
l'assemblée et il a voix délibérative; et en cas de partage, il a voix 
prépondérante. 

» (signr) Frans » 



86 GESCHIEDENIS 



Vrijbroek van Mechelen 

De opening van het Broek zal plaats hebben Woensdag 29 Mei 
1872, van 5 tôt II ure 's morgens, in de herberg La Ville de Mons, 
buiten de Brusselsche poort. 

Niemand zal cens anders beesten op het broek mogen brengen. 

De peerden met de ijzers aan de achtervoeten zuUen niet aanveerd 
worden. 

DE KOMMISSIE : 

pRANS; Van Aken; Lamot. 



Testament de Frans 1880 

Dans son testament devant le notaire Peeters, à Malines, en date 
du 27 avril 1880, l'échevin Frans dit : 

« Je donne une somme de cinq cents francs à la caisse du Vrijbroek 
dont j'ai revendiqué la jouissance au profit de la classe indigente. » 



STAD MECHELEN 



Règlement van het Vrijbroek 

Art. I. — De gemeentelijke eigendom van 't Vrijbroek wordt 
beheerd door eene onderzoeks- en toezichtscommissie, samengesteld 
uit drie leden benoemd door het Schepencollege, er niet in begrepen 
den Burgemeester, voorzitter, van rechtswege. 

Art. 2. — De Commissie noemt onder hare leden haren onder- 
voorzitter en haren secretaris-schatbewaarder. 

Art. 3. — De Commissie vergadert op de bijeenroeping van den 
voorzitter of op aanvraag van twee harer leden. 

In aile beraadslaging is de stem van den voorzitter beslissend in 
geval van gelijkheid van stemmen. 

Art. 4. — De Commissie is ingesteld om, onder het toezicht van 
het Schepencollege, het goed bestuur van het Vrijbroek te verze- 
keren. 

Art. 5. — De Commissie bepaalt jaarlijks de weiden die zullen 



VAN HET VRIJBROEK 87 



gegraasd worden en die waarvan de grassingen zullen verkocht 
worden; zij zal de ontvangst doen van hetgeen voor het weiden 
verschuldigd is, alsook der opbrengst van de grasverkoopingen. 

Zij voert aile noodige onderhoudswerken uit. 

Art. 6. — De Commissie noemt een of meer bijzondere wachters, 
gelast met de bewaking der weiden en der uit te voeren werken. 

Art. 7. — De Commissie maakt jaarlijks eene begrooting, die zij 
vôôr 15 October aan de goedkeuring van den Gemeenteraad onder- 
werpt en zij legt hem insgelijks vôôr den 15 Mei, de rekening van 
het vorige dienstjaar voor. 

Zij draagt het SchepencoUege ieder jaar een verslag voor over dm 
toestand van het Vrijbroek. 

Opgemaakt en vastgesteld door den Gemeenteraad van Mechelen 
in zitting van 28 Februari 1901. 

De Secretaris, De Biirgemeestey-Voorzitter, 

L. De Bruyne. Ed. De Cocq. 








/Tlû/Z CÛCl/J^ 



a^a^ 



Académie Ste-Cécîle 

SOCIÉTÉ DE MUSICIENS AMATEURS, A MALINES 

AU DÉBUT DU XVIll'' SIÈCLE 




l'époque où fut fondée cette société de musi- 
ciens, l'art instrumental avait pris un grand 
r/i-vr^K^w^ essor dans notre pays, où des réunions simi- 
2^-^^^^^^^^ laires se créèrent dans plusieurs villes. A 
Mons, entr'autres, une puissante association de ce genre 
prit naissance en 1678. Elle reçut le titre à' Académie 
musicale de la ville de Mons. 

Avant la fin du xvi* siècle, les instruments en usage, 
seulement chez les troubadours et les ménestrels, 
n'étaient point admis à l'église. On ne connaît pas de 
composition de musique religieuse, où les instruments 
soient indiqués antérieurement à iSyS. Il n'y avait pas 
alors de parties d'orchestre dans la musique, les instru- 
ments devaient jouer ce que les voix chantaient, et ne 
s'unissaient à celles-ci qu'aux fêtes solennelles. 

Une création nouvelle vint tout à coup changer ces 
dispositions et donner une part importante à l'instru- 
mentation dans la musique vocale, sacrée et profane. 

Ce fut l'invention du drame musical, qui eût lieu dans 
les dernières années du xvi^ siècle. La composition des 



go ACADÉMIE STE-CÉCILE 



orchestres des premiers auteurs de musique dramatique 
avait pour but de varier les effets du chant, et les 
instruments faisaient entendre de temps en temps des 
ritournelles. 

Après une activité d'invention, l'art resta quelque 
temps stationnaire. Ce fut surtout le célèbre Alexandre 
Scarlatii, né en Sicile, en i65g, qui contribua le plus au 
progrès du drame lyrique pendant le xvii" siècle. De 
l'Italie, l'opéra fut introduit en France, où Lulli, né 
à Florence, mais élevé en France depuis l'âge de i3 ans, 
obtint en 1672, la direction du théâtre, créé l'année 
précédente à Paris, et qui est encore aujourd'hui l'Aca- 
démie de musique ou l'Opéra bien connu. 

L'habileté des artistes dans l'art de jouer des instru- 
ments, fit introduire, au commencement du xvii^ siècle, 
de plus grandes difficultés dans la musique instrumen- 
tale. La musique de chambre, vocale et instrumentale 
suivit les progrès de la musique dramatique, ce qui eut 
pour résultat de donner le jour à de nombreuses compo- 
sitions instrumentales, telles que sonates, morceaux de 
concert et symphonies. 

La Belgique suivit l'impulsion et le goût musical de 
l'époque, et c'est ainsi que s'organisèrent les associations 
de musiciens. 

C'était au lendemain de la Ste-Cécile de l'année 1704; 
quelques amateurs de musique, Malinois, réunis à l'occa- 
sion de la fête de la veille et sous l'impulsion de 
l'engoùment de l'époque, se groupèrent en société, inti- 
tulèrent celle-ci ô! Académie de musique, sous le vocable 
de la sainte, patronne des musiciens, et depuis lors, 
pendant plus d'un demi -siècle, se réunirent toutes les 
semaines, pour s'adonner, quelques heures durant, à leur 
art favori. 

Un pur hasard nous a fait découvrir l'existence à Ma- 



A MALINES, AU XVIII^ SIECLE QI 

lines de cette société, et sa floraison en plein xviii' siècle. 
Le catalogue de la vente ^ Moons-Vanderstraeten-Van 
Lerius », nous étant tombé sous la main, renseignait, sous 
le n° 167 du tome V : « Grand Registre de Messieurs de 
» l'Académie établie sous la protection de Sainte Cécile 
» vierge et martire leur illustre Patrone dans la ville et 
» Province de Malines, » in fol. pi. veau. En note, — 
» Ms. fort intéressant. Il contient entr'autres la liste des 
» membres de cette Académie de musique, commençant 
» à l'année 1704 et la catalogue de sa bibliothèque 
» musicale ». C'était plus qu'il n'en fallait pour exciter 
notre curiosité, et il résulta, des informations prises, qu'il 
avait été acquis à cette vente par feu M. Kempeneer, 
un érudit et un fervent du vieux Malines et de son 
histoire. Avec la meilleure grâce, l'intéressant manuscrit 
fut mis à notre disposition, et ainsi il nous fut permis 
de faire revivre cette société dont il n'existe nulle trace 
dans nos archives. 

Il nous paraît assez intéressant de rechercher pourquoi 
nos musiciens du xviii' siècle invoquèrent la protection 
de sainte Cécile. La légende nous représente cette sainte 
douce et poétique, chantant avec les chœurs célestes les 
louanges du Créateur. L'art, sous toutes les formes, a 
popularisé la Cécile musicienne. Raphaël et le Domi- 
niquin, pour ne parler que des peintres, ont fait revivre 
sur la toile la martyre patricienne et lui ont dû des 
chefs-d'œuvre. A peine né, son culte s'épanouit en une 
riche efflorescence. On lui dressa des autels, on chérit 
et l'on fêta sa mémoire, victorieusement elle traversa 
les siècles, et le jour qui lui est consacré fut et est 
encore, jour de liesse et de réjouissance, partout où la 
musique trouve des admirateurs et des fervents. Son 
culte aux Pays-Bas date de loin. En Flandre, à Douai, 
on en trouve une première fois la trace en 1457; à Alost, 
il est. signalé en 1483; à Anvers dès i5i5; à Audenarde 



g2 ACADEMIE STE-CECILE 



en i557 ; à Grammont, en i56o; à Termonde, en [65o (i). 
La ville de Malines ne fut pas parmi les dernières à 
instaurer la célébration de la mémoire de la sainte. 
Les comptes communaux de i5i6-i7 (2) témoignent 
que son souvenir y était déjà en honneur au début du 
xvi" siècle. 

Ce n'est donc pas un sujet d'étonnement que la créa- 
tion à Malines, en 1704, d'une Académie ou Société de 
musique sous le patronage de sainte Cécile. 

Le respectable in-folio où sont consignés les faits et 
gestes de l'Académie, porte, collée sur la feuille de garde, 
une gravure, peu artistique comme exécution, repré- 
sentant sainte Cécile. Nous donnons, en tête de cette 
notice, la reproduction de cette gravure, intéressante 
par les instruments dont la Sainte est entourée et qui 
donnent une excellente idée de ceux en usage à cette 
époque. Ce registre, ainsi que l'image, furent offerts à la 
Société, par un des fondateurs, Horace Van Milanen, 
pensionnaire de la Ville et de la Province de Malines. 
Sous l'image, on lit quelques vers reproduits sur la 
gravure. 

A la première page du volume, se lit le texte latin 
suivant : Omnibus miindi plaaiisse rcs est plcna fortnnœ, 
placuisse doctis plcna virtiitis, placnisse nullis plcna doloris. 
(C'est une chose pleine de fortune de plaire à tout le 
monde; pleine de vertu de plaire aux savants; et pleine 
de douleur de ne plaire à personne). 

A la page suivante est transcrit le règlement en texte 
français. Le même règlement en texte flamand y fait 
suite. Il nous fournit tous les renseignements sur le but, 
l'administration et autres détails relatifs à la Société. 



(:) Voir à ce propos : La musique aux Pays-Bas avant le XIX^ siècle, par 
Edm. Vanderstrakten, tome I. 

(2) Fol. 195. It ij St. R. Wyns gheprnst den sanghers van St. Rom. als 
men Sinte Ceciliemisse sanck. iij st. ix id. 



A MALINES, AU XVIII^ SIÈCLE qS 

Nous résumons ci-après ces dispositions, ainsi que tout 
ce qui est de nature à présenter quelque intérêt glané 
dans les inscriptions ultérieures du registre. Dans l'an- 
nexe n° I, nous reproduisons le texte complet. 

Le but de l'Académie était d'entretenir et de perfec- 
tionner le chant et la musique instrumentale, de procurer 
aux membres et à leur famille, l'occasion de se distraire 
agréablement, par l'audition de la musique du jour. 

La Société devait comprendre au moins douze mem- 
bres musiciens, au delà de ce nombre, il fallait, pour 
être admis, être présenté au Prévôt, réunir les deux tiers 
des suffrages, être à même d'exécuter une partition de 
musique au choix du Doyen et payer un droit d'entrée ; 
dans le cas contraire, la contribution d'entrée était 
doublée. Au début, les membres exécutants étaient tous 
amateurs; plus tard, on se vit obligé, pour les fêtes de 
l'Académie, de recourir à des gagistes. 

L'Académie était administrée par un Prévôt, un Doyen 
et un Fiscal, à renouveler tous les six mois, mais rééli- 
gibles pour les six mois suivants, à la majorité des deux 
tiers des voix. 

Le Prévôt était chargé de faire convoquer les membres 
par un messager à ce désigné, l'avant-midi du jour de 
la réunion ; de faire les propositions, de recueillir les 
voix, de proclamer le résultat du scrutin ; il avait voix 
prépondérante en cas. de parité, et exerçait la police, 
c. à. d. imposait les amendes en cas de contravention 
au règlement. A son entrée en fonctions, il payait deux 
écus pour la masse. 

Le Doyen avait la direction de la musique ; aucun 
morceau ne pouvait être exécuté qui ne lui avait été 
présenté et agréé par lui. Il distribuait les instruments 
et en avait la garde. Il était chargé de l'acquisition des 
morceaux de musique et de la rentrée de ceux prêtés 
aux membres. 



94 ACADEMIE STE-CECILE 

Le Fiscal était préposé aux finances; il faisait toucher 
les amendes et autres droits. Il tenait note de l'écot, 
c. à. d. de la dépense hebdomadaire en fait de boissons, 
la payait après toute réunion et déposait le reliquat 
entre les mains du Doyen, tous les trois mois. 

Les Membres avaient les obligations suivantes : le 
droit d'entrée était fixé à dix escalins du Roi pour les 
membres musiciens, à vingt pour les autres, indépen- 
damment des arrérages dus à la masse. Les réunions 
étaient obligatoires tous les lundis. Les séances se 
tenaient de 5 heures de l'après-midi à 8 heures, et même 
jusque g heures. On y payait un écot à raison de un 
escalin du Roi, et pour la masse deux sols par tête. Le 
décès ou le départ d'un membre entraînait le versement 
d'une somme de six florins. Dans le premier cas, ils 
servaient à faire dire la messe de Requiem, chantée pour 
le repos de son âme, à laquelle tous les membres devaient 
assister. Pour celui qui quittait volontairement l'Aca- 
démie, on organisait un concert d'adieu. Tous les ans, 
ils devaient assister à la messe chantée en l'honneur de 
sainte Cécile, le jour de la fête de la Sainte et le lende- 
main à la messe des trépassés, s'il y en avaient eus, et 
aller à l'offrande. Une réunion se tenait ce jour-là, pour 
la reddition des comptes. 

Les mesures d'ordre et les pénalités étaient sévères. 
Celui qui négligeait d'assister à. la messe de Requiem, 
pour un membre défunt, ou à la messe annuelle, payait 
six sols d'amende. L'absent à la messe de sainte Cécile 
encourait une amende de douze sols. 

Le jour de la réunion, tout retard entraînait une 
amende; celui qui n'a^rrivait pas avant la fin du carillon 
et le son de la cloche, payait quatre liards; après cinq 
heures et demie, six liards; après six heures, deux sols; et 
à sept il était considéré comme absent, auquel cas il avait 
à payer, indépendamment de la masse, trois sols d'amende. 



A MALINES, AU XVIII^ SIÈCLE g5 



Toute musique exécutée sans le consentement du 
Doyen, ne pouvait figurer au programme tout le mois 
courant, et le fait de l'avoir exécutée entraînait une 
amende de deux sols. Une amende de deux liards encou- 
rait celui qui maniait un instrument, soit pour l'essayer, 
soit pour le toucher, sans le consentement du Doyen. 

En cas de contestation, l'assemblée, sur la proposition 
du Prévôt, examinait, tranchait, et les partis avaient à 
se soumettre, sous peine de dix sols d'amende et d'exclu- 
sion pour le récalcitrant, qui ne pouvait rentrer au sein 
de l'Académie qu'après amende honorable et paiement 
d'un nouveau droit d'entrée. 

Tout jeu étranger à la musique, cartes, trictac, etc., 
était défendu, sous peine de six sols d'amende et du 
double en cas de continuation après remarque faite. Il 
était défendu de fumer. Défense aussi de poser des verres 
ni autre vaisselle à boire ou à manger sur le buffet ou 
pupitre à musique, à moins qu'il fut débarrassé d'instru- 
ments et de papiers à musique, sous peine de deux liards 
d'amende pour chaque contravention. 

Les amendes profitaient au messager, hormis celles 
des absences, qui allaient à la masse. Le messager rece- 
vait en outre un pourboire des membres nouvellement 
admis, et des dignitaires le jour de leur élection. En cas 
d'absence autorisée, son remplaçant bénéficiait des pro- 
fits du jour. 

Les étrangers n'étaient admis que du consentement de 
l'assemblée, leur introducteur payait l'écot et la masse, 
et, le cas échéant, les amendes encourues par leur hôte. 

Tel est le résumé des dispositions réglementaires qui 
régissaient l'Académie Ste-Cécile. Elles étaient établies 
avec l'intention manifeste d'assurer l'assiduité des mem- 
bres aux séances ordinaires, en même temps que la 
stricte observance des devoirs et des égards imposés par 
la condition sociale de ceux-ci. 



gÔ ACADÉMIE STE-CÉCILE 

Malgré d'aussi minutieuses prescriptions, la néces- 
sité se fit bientôt sentir de les renforcer, et, en 1711, 
le règlement fut modifié, parce que, lisons-nous dans 
l'introduction, « des inconvénients se sont rencontrés 
dans l'interprétation et dans l'inobservance dicelle ou 
autrement ». (Voir annexe II). 

Indépendamment du Prévôt, du Doyen et du Fiscal, il 
fut désigné un Contrôleur pour les recettes et les dépenses 
et pour faire les fonctions du Fiscal en cas d'absence de 
celui-ci. Le Doyen, en plus de ses attributions primitives, 
devait veiller à conserver intacts les morceaux de musique 
appartenant à l'Académie, à les livrer, et renseigner à 
son successeur tels qu'ils se trouvaient annotés sur une 
liste ad hoc, et à mentionner sur celle-ci les nouvelles 
pièces données ou achetées. 

Le Fiscal devait produire quittance des dépenses, 
percevoir et collecter les amendes primitivement dans 
les attributions et au profit du messager, les consigner 
dans une boîte à ce destinée, à en rendre compte tous 
les trois mois, afin que ces fonds pussent être employés 
selon qu'il conviendrait à l'x^cadémie. 

Le Prévôt, à l'expiration de sa charge, devait vérifier 
ses comptes, produire les quittances nécessaires et déposer 
les fonds dans la caisse, afin de pouvoir y recourir en cas 
de besoin. 

Le droit d'entrée était augmenté. Celui qui avait 
fait preuve de connaissances et de capacité, soit en 
chantant ou en jouant la musique qui lui avait été 
présentée à cet effet par le Doyen, payait vingt escalins. 
Dans le cas contraire, il payait une pistolle. 

Aucune excuse n'était admise à l'avenir pour le paie- 
ment des absences et des masses. L'absence non auto- 
risée pendant six semaines consécutives obligeait ce 
confrère au payement de l'écot et de la masse, comme 
s'il avait été présent. 



A MALINES, AU XVIII^ SIÈCLE 97 

Ceux qui s'absenteraient pendant toute l'année dans 
les mêmes conditions et n'auraient pas satisfait leurs rede- 
vances avant la clôture des comptes annuels, seraient con- 
sidérés comme démissionnaires et ne pourraient rentrer 
qu'après nouvelle présentation et admission, paiement 
du droit d'entrée et de leurs redevances antérieures. 

Ceux dont l'absence, soit aux réunions ordinaires, à la 
messe de sainte Cécile ou à la fête qui y succède, était 
justifiée, paieraient nonobstant toutes leurs absences de 
l'année et le loyer de la chambre, et ne seraient exempts 
que de la masse. 

Les confrères qui se présenteraient après l'évangile de 
la messe les jours où il en était célébrée, étaient consi- 
dérés comme absents et payaient l'amende. 

De plus, en lieu et place de l'offrande à laquelle plu- 
sieurs ne participaient plus, chaque confrère paierait au 
Fiscal un demi-escalin pour les messes à célébrer lors 
d'un décès, ou le jour de l'anniversaire. 

Rien ne prouve mieux la vogue et le succès des réu- 
nions hebdomadaires, que les modifications suivantes 
apportées au premier règlement. 

Pour l'introduction des étrangers, le membre respon- 
sable ne paierait plus que l'écot, sans préjudice des 
amendes le cas échéant. Au plus jeune des assistants était 
confié le soin de recevoir les personnes qui se présente- 
raient pour demander à voir un confrère momentanément 
empêché; si la personne en question ne se trouvait pas 
être convenable d'être introduite dans . la Société, le 
:membre en question était invité de s'en abstenir à l'avenir; 
toutefois les amis personnels des confrères étaient reçus, 
sans autorisation préalable. Si un étranger s'introduisait 
abusivement sous prétexte de relation avec un confrère, 
l'Académie jugeait par qui seraient payés l'écot et les 
autres droits. En cas de récidive, le confrère intéressé 
payait les redevances d'usage. Exception était faite pour 



gS ACADÉMIE STE-CÉCILE 

les amateurs qui savaient chanter ou jouer la musique 
qui leur était présentée et qui s'en acquittaient au gré 
de l'Académie; celle-ci, alors, les considérait comme ses 
hôtes. 



La liste des membres (voir annexe III) nous fait faire 
connaissance avec les musiciens et amateurs de musique 
malinois du xviii" siècle. 

Les plus grands noms de l'aristocratie malinoise s'y 
retrouvent à côté de ceux de hauts fonctionnaires civils 
et militaires, des professionnels de la musique et même 
de personnes étrangères à la ville. Le beau sexe y est 
représenté par deux demoiselles, dont l'une au prénom 
gracieux de Cécile. A ce titre on aurait eu mauvaise 
grâce de ne pas l'admettre, et nos concitoyens de jadis 
étaient trop galants pour ne pas lui faire place au 
milieu d'eux. 

Bref, tous s'y trouvaient rapprochés par un besoin 
commun de cultiver l'art de la musique. 

Les membres fondateurs méritent une toute première 
mention. Ce furent : 

Jean-Baptiste Daneels, baron de Corbeeck-Loo, etc. 

Horace Van Milanen, pensionnaire de la Ville et de la 
Province de Malines. 

Antoine Colfs, qui devint plus tard carillonneur et orga- 
niste de l'église St-Rombaut. 

Pierre-François de Roiibaix, chef-major du district de la 
Ville et de la Province de Malines. 

Michel dit Trieii, greffier-audiencier militaire. 

Henri Rombaiit de Roiibaix, lieutenant-colonel. 

François Dams. 

Hubert-Antoine Rossignon, avocat au Grand Conseil et 
pensionnaire de la Ville et de la Province de Malines. 



A MALINES, AU XVIII^ SIECLE QQ 

François Bals, chapelain à Duffel. 

A la première séance, c. à. d. à celle du 23 novembre 
1704, on admit les membres suivants : 

Jean Faydherbe. 

Antoine-Ferdinand Hullet, drossart de Keerberghen. 

Antoine Gybkens. 

Jean-Baptiste Jacobs, carillonneur de l'église Saint- 
Rombaut. 

Jean Van Milanen, chanoine. 

L'élément ecclésiastique était dignement représenté 
au sein de la Société. 

Un de ses membres figure parmi les fondateurs, un 
autre est admis à la première séance, et plus tard : 

Pierre Cluts, curé de l'église Ste-Catherine; 

Delhaye, chapelain à Wolverthem ; 

Jean Driesscaert, chapelain à St-Rombaut ; 

Josse Neeffs, chapelain à St-Rombaut et membre de 
la Gilde de la vieille arbalète; 

Baron de Ryckel, Supérieur de l'abbaye Ste-Gertrude, 
à Louvain; 

De Malengreau de Jaitte, prêtre; 

Baron de Mangersen, commandeur de Pitsembourg; 

Van Bree, chanoine. 

Parmi les représentants de l'autorité civile et militaire 
se remarquent : 

Horace Van Milanen, pensionnaire de la Ville; 

Henri-Rombaiit de Roubaix, lieutenant-colonel ; 

Pierre-François de Roubaix, chef-major du district, 
fondateurs ; 

Hubert-Antoine Rossignon, pensionnaire de la Avilie; 

Bernard- Alexandre Hiicns, commune-maître; 

Jean-Baptiste Scheppers, greffier de la Ville; 

Romain 't Sestigh, commune-maître; 

Walther de Voldenan, major d'artillerie; 

Percheval, conseiller et receveur général des Domaines ; 



lOO ACADEMIE STE-CECILE 



• Georges Bertouch, quaitier-maître-géncral et lieutenant 
général des troupes danoises, compositeur de musique; 

Gîtillaione Snoy, échevin, etc. 

A côté de ceux-ci figurent : tout le monde aristocra- 
tique, dont plusieurs noms nous sont encore bien connus 
à Malincs, tels que les : Scheppcrs, Van Kicl, dît Trien, 
Poullet, Neeffs, Coloma, van den Branden de Reeth, etc., 
deux dames, M^"" Cécile de Grauw et de St-Vaast, à qui 
échurent les différentes dignités de l'Académie, des 
avocats et des conseillers au Grand Conseil, et aussi deux 
médecins : Pian et Pannée. 



Il nous paraît intéressant de faire connaître le local 
où se tenaient ces réunions musicales. Les recherches 
faites à ce sujet nous ont amené à croire que l'immeuble 
occupé par l'Académie, était la maison portant à cette 
époque le nom de « Koningin van Sweden », et qui est 
aujourd'hui le n^ 3 du Marché au Beurre. Le 4 sep- 
tembre lySg, cet immeuble fut acquis pour la somme 
de quatre mille florins, par la corporation des Fripiers. 
D'après les annotations trouvées dans le registre de 
cette corporation, conservé à nos archives communales, 
cette mutation de propriété, qui d'un particulier, Jean- 
Josse Neeffs (i), passa à une corporation, ne changea en 
rien les habitudes de la société ; tout au plus l'usage de 
cette salle, qui servait jusqu'alors exclusivement aux 
musiciens, devint-il commun à ceux-ci et aux membres 
de la corporation pour leurs réunions. 

Plus tard, ainsi qu'il conste du procès-verbal de l'as- 
semblée générale au 3o avril 1761, les membres de 



(i) Nous devons ce renseignement ai.x obligeantes recherches de notre 
confrère M, Ad. Reydams. 



A MALINES, AU XVIII^ SIECLE lOI 



l'Académie donnèrent plein pouvoir à leur Piévôt, pour 
conclure un bail de 6 ou g ans, avec la Chambre des 
Fripiers. Au delà de cette date, le registre de l'Aca- 
démie est muet. Les comptes du Doyen des Fripiers 
nous indiquent qu'un accord a dû se faire, mais les 
conditions nous échappent, par la diversité des sommes 
payées annuellement pour le loyer, et qui varient suc- 
cessivement de 140 florins (1761) à 200 florins (1763), 
et 60 florins (1766). En l'année 1770, au i5 mars, nous 
trouvons la dernière mention de payement annuel de 
60 florins. Il nous parait probable que la société allait 
à son déclin et que les payements sont restés en souf- 
france. En effet, le journal « Wckelyks Bericht », année 
1773, p. 417, annonce pour le 16 novembre, la vente 
d'une quantité de musique consistant en symphonies, 
concerts, sonates, ouvertures, etc., et de divers instru- 
ments de musique, parmi lesquels un clavecin de la 
fabrication de Jean Clochct (i). Ces musiques proviennent, 
à n'en pas douter, de l'Académie Ste-Cécile, le registre de 
la corporation des Fripiers en fait loi, par la mention 
au chapitre des recettes, d'une somme de 82-3-3 florins, 
provenant de la vente des musiques et autres objets de 
V Académie bourgeoise (2). A remarquer, cette dénomination 



C]) Op den 16. November 1773. sal men verkoopen ten Huyse van Joanr.es 
van den Berghen op de groote merckt alhier, een schcone Bibliothèque 
bestaende in Théologie, Rechtsgeleerde, Historien, en Wetenschapen. 
Een menichte nieuw musieck bestaende, in simphonies, concerti, sonate, 
overture, aria, etc. Musicale Instrumenten, eene clavercimbel door Joannes 
Clochet, etc. Item eene menichte schiideryen van verscheyde meester, als 
oock een groote partye Porcelynen waer onder veel oude Rotse, schoone 
spiegels, luysters etc. het welcke aile naer de Boecken sal verkoght woi- 
den, waer van de catologuen sullen te bekomen sj-n den 5. deser maerdt 
mits twee oorden voor den armen, tôt Mechelen en andere steden by de 
uytgevers van dit Bericht. 

(2) S.V. n° 1, p. 17 v^° : ontfangen van deken Jan Van den Bergh, betaelende 
voor de heeren van de Accademie borgeoise van het musieck ende andere 
effecten door den selven S'' Van den Bergh verkocht de somme van 82-3-3. 



102 ACADEMIE STE-CECILE 

de Bourgeoise, qui reparait ensuite sous la forme de 
« Concert bourgeois )>, Sans doute que la société, après 
ses difficultés financières s'est reconstituée et démocra- 
tisée et a, dès lors, en abandonnant le nom prétentieux 
d'Académie, adopté celui de « Concert bourgeois ». La 
société, sous cette nouvelle dénomination, paie son lo3^cr 
annuel, qui est de 66 florins, jusqu'en 1780. 

A partir de cette époque, nous ne trouvons plus trace 
de la société de musique, et la salle fut utilisée dans la 
suite comme salle de spectacle et de concert (i). Une 
troupe d'opéra flamand, sous la direction de l'acteur 
bien connu Jacques Neyts, prit possession de cette 
salle, au loyer annuel de 25o florins. Nous en trouvons 
mention dans les registres de la Chambre des Fripiers, 
jusqu'au i septembre 1786 [fi-n du registre] (2). 

La salle où l'Académie tenait ses séances avait quatre 
fenêtres (résolution du g décembre 1754), et elle était 
précédée d'un corridor, qu'une lanterne en verre éclairait 
en hiver (voir inventaire). 

L'aspect de ce local nous est révélé par les détails 



(i) Parmi les concerts donnés dans cette salle, nous relevons les suivants : 

1° Le 5 décembre 1773 par le S"" Pocorn\% corniste et ses deux filles can- 
tatrices. (Wekelyks Bericht, 1773, p. 482). 

2° Le 18 mai 1778, par le S"' Rakeman, violoncelliste. (Wehelyhs Bericht, 
1778, p. 232). 

3° Le 21 mars 1782, par M'"' Neyts, cantatrice, fille de l'acteur Jacques 
Neyts. (Wekelyhs Bericht, 1782, p. 149). 

Une salle de la commanderie de Pitzembourg était utilisée également à 
cette époque pour des auditions musicales, ainsi en fut-il le 3 mars de 
l'année 1782, où le S'" Hoclibrucker, harpiste, et le S'' Seeburger, corniste, 
s'y font entendre. (Wekelyks Bericht, 1782, p. 182). Le 11 mars 1783, le 
S'' Michel Esser s'y fait entendre sur le violon et la viole d'amour. (Weke- 
lyks Bericht). Enfin le 14 mars 1784, c'est le tour des S"'* Brunetti, violoniste 
Polack, corniste. {Wekelyks Bericht). 

(2) Pour d'autres détails concernant cet immeuble, consulter. A. Rèydams, 
De namen en korte geschiedenis der hitizen van Mechelen, au Bulletin du Cercle 
Archéologique de Malines, t. V, p. 3o6 et F.-E, Delafaille, Bydragen tôt 
ophcldering der geschiedenis van Mechelen, t. II. Mechelen, H. Dierickx-Beke 
Zonen. 



A MALINES, AU XVIIl'^ SIÈCLE Io3 

d'un inventaire, et les dons faits à la Société par des 
membres. Nous nous figurons cette salle semblable à 
celles des appartements de l'époque : un lambris peu 
élevé en chêne, les murs tapissés en cuir doré, le plafond 
à poutres et solives apparentes; quant aux meubles, une 
grande table à coulisses, recouverte d'un tapis, sur lequel 
était posé la sonnette (don du S' Ant. Colfs) ; 17 chaises 
en cuir d'Espagne; chacune d'elles offerte par les mem- 
bres lors de leur installation ; 20 chaises en jonc ayant 
même provenance, un grand pupitre à musique, avec ses 
branches d'éclairage et leurs accessoires, deux mouchettes 
et leurs supports (don du S' Daneels) ; une grande armoire 
pour serrer la musique et les instruments (don du S' 
du Trieu); un grand porte-manteau (don du S' Fayd- 
herbe) ; un poêle en fer avec accessoires, une table-ser- 
vante avec allonge, supportant un plateau, deux autres 
plateaux (dont un offert par le S"" De Roubaix); une 
grande armoire servant à renfermer les verres et les 
pots, six verres à bière et six verres à vin, un bac à eau 
pour rafraîchir les bouteilles, un panier pour déposer les 
verres à rincer, et en fait de provisions, 24 bouteilles 
de vin. Un détail intéressant à noter à ce propos, c'est 
qu'au début les confrères se contentaient de déguster de 
la bière, et que plus tard cette boisson, peut-être trop 
démocratique, fut remplacée par du vin (résolution de 
1745-46). Nous avons vu qu'on y faisait également usage 
d'aliments. 

Quant à la décoration de la salle, nous y voyons : une 
niche avec petite statue de sainte Cécile (don du S' Ant. 
Colfs) et deux branches dorées, à lumières (don du S' 
Faydherbe) ; une plus grande statue de la Sainte, dont 
le corps, selon la mode du jour, était formé d'une cor- 
beille en osier recouverte d'étoffe, et dont les membres 
étaient sculptés, la tête, les mains et les pieds, ayant 
été offerts par le pensionnaire Van Milanen ; un tableau 



104 ACADÉMIE STE-CECILE 

représentant l'histoire de Jephté, offert par le môme, et 
un autre que nous supposons avoir représenté également 
sainte Cécile (don dn S' Faydherbe), au bas duquel 
s'accrochait un grand bras de lumière doré (don du S' 
Rossignon); un clavecin (de la fabrication de Jean Clo- 
chet) avec pupitre (ce dernier offert par le S' Ant. Colfs), 
complétait cet ameublement, dont l'ensemble fait sup- 
poser un milieu ou une place de dimensions plus qu'or- 
dinaires. 

En fait d'autres instruments de musique, nous ne 
trouvons dans l'inventaire, qu'un violon (ténor) fabriqué 
par Snoeck (don de S' de Roubaix); une contre-basse, 
(don fait par les amis du Seigneur Wynants à son décès 
en 1725) n'y est point mentionnée. Si nous ne trouvons 
d'autres instruments mentionnés dans l'inventaire, c'est 
que probablement chaque membre en avait un qui était 
sa propriété. 



Nous connaissons donc le logis et les occupants du 
logis; il nous reste à dire un mot des réunions et des 
fêtes qui faisaient l'attrait et le charme de ce sanctuaire 
de sainte Cécile (voir annexe IV). 

Il y avait d'abord les réunions hebdomadaires, les 
lundis de l'Académie, où l'on faisait de la musique de 
5 à 8 et quelquefois jusque 9 heures. Pendant cette assez 
longue séance, les membres se rafraîchissaient avec la 
bière brune de Malines, plus tard avec du vin; c'était, à 
part l'agrément que procure la musique, la seule jouis- 
sance que pouvaient se permettre les exécutants et les 
auditeurs, à qui étaient défendus les jeux et le tabac. A 
certain moment, on jugea utile, soit par mesure d'éco- 
nomie, soit par ennui, l'ennui naissant de l'uniformité, 
ou pour toute autre cause, à ne plus faire de la musique 



A MALINES, AU XVIIl'' SIECLE Io5 

pendant toute une partie de l'année, c. à. d. d'après une 
résolution du 3o novembre lySS « depuis le lundi avant 
» la Semaine Sainte jusqu'au lundi après le jour des 
» Ames, et les gages des musiciens et des serviteurs de 
» l'Académie seraient retranchés à proportion ». 

Le bout de l'oreille semble percer ici et il ne sera pas 
téméraire de supposer que les finances de l'Académie, 
obérées par les frais résultant de ses fêtes, n'aient été 
cause de la suppression partielle de ceux-ci. Les gages 
des musiciens s'élevaient, lisons-nous dans les résolu- 
tions, pour un certain Rops, hautboïste entr'autres (i), 
d'abord à cinq et plus tard à sept sols, avec retenue 
d'un escalin pour chaque absence (résolution du i5 dé- 
cembre 17D6). 

Indépendamment de la séance ordinaire, il y en avaient 
d'autres extraordinaires, parmi lesquelles celles de la 
Ste-Cécile et des jours suivants, dont le programme se 
résume à peu près en ce qui suit : à la fête même de la 
Sainte, se célébrait à l'église des RR. PP. Jésuites, une 
messe solennelle à 11 heures; la présence des membres 
y était obligatoire. Le lendemain à la même heure, et 



(i) En dehors de Gérard Rops, hautboïste, nous relevons dans les résolu- 
tions, les noms des gag^istes ou musiciens professionnels suivants : Jacohs, 
qui remplaça Rops en lySS, Anthoins, Naret et les frères Streitner. Ces 
derniers apparaissent dans les comptes communaux à partir de 1742. Le 
premier mentionné se nomme François, et est remplacé comme musicien 
communal en 1754, par Jacques Streitner; Pierre Streitner est signalé la pre- 
mière fois en 1755. Il devait y avoir encore un quatrième du même nom. 
Cette famille avait réuni une belle et nombreuse collection d'instruments 
de musique, à en juger par l'annonce de la vente faite après le décès de 
Pierre, en 1787, Nous y trouvons des contre-basses, des violes, des clari- 
nettes, des flûtes, 4 paires de cor, des trompettes, des harpes, etc. 

Wekdyks Bericht, 1787, bl. 409, Dynsdag den 19 Juni 1787, naer middag 
ten twee ueren zal men publiekelyk verkoopen binnen Mechelen ten sterf- 
huyse van M' Petrus Stritner eene schoone collectie van musiek van dif- 
férente fameuse meesters, in différente koopen volgens eene geschreve 
catalogue daer van zynde. Item aile soorten van musicaele instrumenten, 
als bassen, violen, clarinetten, flut-traveis, vier koppelen walthorens, 
trompetten, arpen, etc. 



lo6 ACADÉMIE STE-CÉCILE 



en la même église, se chantait la messe du Rcqincm; enfin, 
le troisième jour de la fête annuelle, se tenait une séance 
où se faisait le règlement des comptes, après laquelle 
les membres réunis procédaient à de fraternelles agapes, 
suivis de bal, d'où les personnes étrangères n'étaient pas 
exclues. En I753, on décida, afin d'être tout à la joie 
et au plaisir, de ne plus parler finances avant ce festin, 
jugeant sans doute cet appéritif trop indigeste; la reddi- 
des comptes fut alors remise à un moment plus propice. 
Ces festivités se donnèrent toujours au local même de 
l'Académie, quelquefois cependant, les salons d'un con- 
frère s'ouvraient, -hospitaliers et accueillants, pour les 
membres, leurs dames et amis; il en fut ainsi notamment 
en 1757, date à propos de laquelle les résolutions nous 
apprennent les faits suivants : 

« Résolutions prises le 18 novembre 1757 par Messieurs 
» les Confrères de la Grande Accadémie de musique à 
» Malines à ce spécialement convoqués ; 

» 1° Que M' Colfs aura la bonté de se charger de la 
» musique et de la messe le jour de Ste-Cécile, laquelle 
» sera célébrée le jour de la dite Sainte le 22 de ce 
» mois, à II heures du matin et la messe de Requiem 
» le jour suivant à la même heure à l'église des RR. 
» PP. Jésuites et font prier Messieurs de Judoigne et 
» Fiennes d'aller en demander la permission au R. P. 
Recteur ; 

» 2° Le concert se tiendera le 24 de ce mois chez le 
» Baron de Hovorst et la fête ensuite laquelle sera un 
» ambigus et d'une seule soirée, l'on prie M' le Fisque de 
» faire l'accord à 3 escalins par tête et pour les étrangers 
» au delà de la couple, payeront 6 esquellins par tête ; 

» 3° L'on n'admettera que les valets des anciens officiers 
» et de ceux qui sont actuellement en service; 

)) 4° Qu'il n'y aura que huit musiciens pour le bal et 
» deux voitures pour la nuit du bal ; 



A MALINES, AU XVIII^ SIÈCLE IO7 



M 5° Quand à la dépense des domestiques et musiciens, 
» l'on se réglera selon la dépense de l'année dernière. 

» Ita est, 
» B°" DE HovoRST DE Pellenbergh, Prévôt ». 

Avec l'éclat que comportait la circonstance, fut fêté au 
local, le cinquantenaire de l'Académie. Le i5 décembre 
1754, les résolutions suivantes furent prises à cet effet : 

« Le même jour on a résolu à toutes voix : Attendu 
» que c'est la cinquantième année révolue depuis l'éta- 
» blissement de l'Académie d'en célébrer le jubilé. 

)) A quel effet lundi 3o de ce mois on chantera à dix 
)) heures dans l'église des RR. PP. Jésuites une messe 
» en musique suivie du Te Deuin. 

» Le même jour à cinq heures du soir il y aura 
» concert, où on aura soin d'inviter les meilleurs musi- 
» ciens. 

» Après le concert on soupera à la chambre ordinaire 
» de l'Académie et le souper sera suivi d'un bal. 

» Les confrères pourront mener à l'un et à l'autre leur 
» couple gratis, et ceux qui mèneront quelqu'un au-delà 
» de leur couple paieront un écu par tête. 

» Pour subvenir aux frais nécessaires à ce que dessus, 
)) chaque confrère contribuera un demi souverain qu'ils 
» viennent à la fête ou non. 

» On aura soin d'avertir et inviter les confrères absens. 

» Ainsi résolu à toutes voix le i5 décembre 1754. 

» Etaient signés à la résolution en original : G. De 
» Traux, prévôt. J. C. Van den Branden, doiën. F. J. 
» De Bors fiscq. 

» Le contrôleur était absent. 

)) Ita est, 
» G. De Traux, prévôt », 



I08 ACADÉMIE STE-CÉCILE 

A l'occasion, le local de l'Académie s'ouvrait pour des 
hôtes, que les confrères accueillaient à bras ouverts ; 
d'autres fois l'usage du local était momentanément cédé 
à des artistes étrangers, pour s'y faire entendre; enfin, 
quelquefois on autorisait des bals, autres que ceux qui 
réunissaient les confrères de l'Académie. C'est ainsi qu'en 
l'année lySg, on fit fête aux musiciens Le Beau et Tiirlct ; 
en 1760, le S' Blandi, et en 1761, le S' Cifoletti, musicien 
attaché à la Cour de Manheim, y donnèrent un concert 
public. Pour ce dernier même, en considération de ses 
talents, on remit la séance ordinaire à un autre jour. 

Pour les bals qui s'y donnèrent, nous en trouvons 
mention en 1760. L'Académie se départait donc à l'oc- 
casion de ses principes sévères, qui ne laissaient guère 
place à une tolérance plus large, moins exclusive de 
divertissements peu en rapport avec l'idée qui présida à 
sa fondation. Il est vrai que cette tolérance est le présage 
d'une prospérité décroissante et qu'elle est le signe pré- 
curseur d'une décadence qui ne s'est guère fait attendre. 
Les sociétés, comme les individus, vivent et meurent, 
quelque noble qu'en soit le but, quelque utile que puisse 
être une existence. 



Pour terminer, il sera intéressant de jeter un coup 
d'œil sur la musique qui s'exécutait au sein de cette 
Académie. La nomenclature des pièces qui constituaient 
le fonds de la Société est conservée dans le registre qui 
nous a déjà fourni tant de renseignements. Nous pouvons 
ainsi nous faire une idée du goût de nos musiciens, du 
genre de musique qu'ils exécutaient à leurs réunions, et 
des auteurs à la mode. (Voir annexe V). 

Parmi les auteurs mentionnés dans le catalogue, les 
Italiens ont incontestablement le pas sur les autres. Ils 



A MALINES, AU XVIII*' SIECLE lOQ 

sont représentés par Thomas Albinoni, Antoine Baldacini, 
Antoine Caldara, Archangelo Corelli, J.-B. Lnlly, Antoine 
Marini, Michel Masciti, Jules et Louis Tagliotti, Torri et 
Torelli. Les Allemands, en plus petit nombre, par Godefroy 
Finger, Graff, Pepusch, Petz et Walter. La Suisse y a son 
représentant par Henri Albiscastro,' et l'Angleterre par 
Piircel. Nos compatriotes n'y sont pas négligés. Un Cox 
ou Cocx, probablement le maître de chant à la cathédrale 
d'Anvers, et un autre compositeur, Alphonse d'Eve, né 
près de Courtrai, occupent une large place dans cet 
inventaire. Même un concitoyen, membre de l'Académie 
et compositeur de musique, Georges Bertouch, a fait don à 
la Société de quatre de ses compositions : La Bataille de 
Denain, Sonata Dolorosa, Carillon et La Prise de Douay. 

Ce qui rend l'inventaire très intéressant pour les musi- 
cologues, c'est l'énumération de plusieurs compositions 
musicales inconnues des maîtres cités, et à côté de ceux-ci 
des noms d'auteurs dont nous n'avons pas trouvé mention 
dans la Biographie universelle de Fétis, ni dans les 
autres ouvrages que nous avions à notre disposition. 
Tels sont : Antoine Albinoni, Autgarde, Ganter, Folle, 
Gilotti, Gidty, Loyselet, Artemio Motta, Noser, Smelser, 
Trevisano et Vennetto. Les morceaux de musique que l'on 
trouve dans ce document sont principalement des sonates, 
morceaux de concert, des symphonies, et presque toute la 
série des opéras de Lully. Toutes ces compositions sont 
écrites pour la classe des instruments à cordes, quelques- 
unes seulement pour une ou deux flûtes ou pour hautbois. 
Enfin, quelques morceaux pour chant. 

Cet ensemble nous fournit une excellente idée du 
genre de musique qu'on exécutait à l'Académie et n'est 
pas sans offrir certain intérêt. 

Le nombre infime de nos compatriotes qui figurent 
sur cette liste n'étonnera pas celui qui est un peu au 



IIO ACADEMIE STE-CECILE 

courant des annales de la musique dans nos provinces. 
Alors (jue, bien des années avant l'époque qui nous 
occupe, nos compositeurs nationaux rivalisaient de talent 
avec ce que les fastes musicaux comptaient de plus 
grandes célébrités, le xvii*^ siècle et la plus grande partie 
du XVIII'" furent à ce point de vue on ne peut plus mal 
partagés. 

L'état troublé de nos provinces, où les désordres et les 
guerres régnaient à l'état endémique, n'avait guère été 
favorable à l'éclosion de talents destinés à briller. 
Balloté sur les vagues de la politique, disputé par les 
potentats européens, notre pays était mieux fait aux 
coups de canon qu'aux accords mélodieux et pacifiques 
de la musique. 

De tous les arts, celui-ci fut pour ainsi dire le seul 
à souffrir de cet état de choses. Les cours étrangères 
donnaient le ton dans la prédilection marquée pour 
telle ou telle expression de l'art musical, tout en attirant 
nos compositeurs de quelque renom. Et à ces cours, de 
même qu'à celle qui comptait notre pays dans ses pos- 
sessions d'outre-frontière, la musique italienne faisait 
prime et accaparait la faveur générale. L'Autriche, que 
le Traité d'Utrecht avait mis en possession de nos 
provinces, faisait fête aux artistes de la Péninsule. Pen- 
dant toute la première moitié du xviii' siècle, il n'y 
eut à Vienne que des compositeurs Italiens. Beaucoup 
d'opéras allemands n'étaient que des traductions d'opéras 
italiens, et le style italien seul pouvait prétendre au 
succès. Mozart môme, à ses débuts, en subit l'influence. 
La France en fut tributaire, car Lully ne fit que de la 
musique italienne. Bref, les circonstances et les événe- 
ments imposèrent, pour ainsi dire, les préférences, dont 
nous constatons une fois de plus, sur un théâtre moins 
vaste, il est vrai, la tyrannique influence. 

La musique dans nos provinces était donc italienne. 



A MALINES, AU XVIII^ SIECLE III 

Les auteurs italiens avaient la vogue et il a fallu qu'un 
Grétry naquit à notre pays pour faire reconquérir par 
celui-ci la place hautement enviable qu'il occupa jadis 
et qu'il continua à occuper dans les fastes musicaux de 
l'Europe. 

Nous venons de retirer de l'oubli le passé d'une 
société de musique, qui réunit pendant plus d'un demi- 
siècle l'élite de la population malinoise. 

Honorer sainte Cécile et sacrifiera Euterpe, encourager 
et excercer même un art qui s'est depuis lors singulière- 
ment démocratisé, passait donc à bon droit pour un 
délassement d'une haute et saine moralité. Les classes 
dirigeantes prêchant d'exemple, les professionnels ne 
pouvaient manquer de jouir d'une juste et unanime 
considération. C'était là un bien efficace stimulant; 
l'influence s'en fit sentir et continue encore d'excercer 
ses effets. Des sociétés de musique plus nombreuses 
n'ont pas tardé à surgir. De trois qu'elles étaient au 
commencement de ce siècle, elles sont arrivées aujour- 
d'hui à un total de 36. Mais faut-il le dire, la qualité 
n'a pas été en progression constante comme la quantité. 
A ce point de vue il y a beaucoup à dire et non moins 
à faire. Cependant, étant donné les tendances musicales 
actuelles de nos concitoyens, il est à espérer que par 
l'organisation d'un enseignement populaire, on arrivera 
à inspirer le goût de la bonne musique, à réprimer la 
pléthore de sociétés sans valeur et à provoquer la nais- 
sance, sous les auspices de l'administration communale, 
d'une phalange musicale vraiment artistique. 

D' G. Van Doorslaer. 



Malines, le i3 mars igo3. 



112 ACADEMIE STE-CECILE 



ANNEXE I 



Règlement pour Messieurs de l'Académie, établie sous la 
protection de Sainte Cécile, Vierge et Martire, leur 
illustre patrone dans la ville et province de Malines. 



Premièrement la dite Académie sera composée des Prévôt, Doïen, 
Fisque et autres confrères à renouveller de demie année à autre, ne 
soit que par nouveau choix les officiers soient continuez par deux 
tiers de voix de Messieurs de l'Académie, et non autrement. 



La charge de Prévôt consistera à faire convoquer par le Messager 
à ce étabU les Messieurs de l'Académie à l'heure par lui fixée, dont 
l'avertance sera faite du moins avant midi, il aura pareillement le 
droit des propositions, la collecte des voix, et définition de la réso- 
lution avec la décisive en cas de parité des voix, la semonce pour 
le silence et droit d'amende en cas de contravention dont sera 
provocation à l'Académie sous bénéfice du namptissement de 
l'amende et non autrement, le dit Prévôt donnera à son avènement 
à l'office deux écus à la masse au lieu d'une récréation. 

3 

La charge de Doïen consistera dans la direction de la musique, et 
ne sera aucune simphonie. Motet ou autre air joué, chanté, ni mis 
sur le buffet ne soit qu'il fut préalablement présenté et agréé par le 
dit Doïen, à peine de deux sols d'amande, et que l'air induement 
présenté au buffet, ne pourra être joué ni chanté pendant le mois lors 
courant si aura t'il le soin que l'Académie ne soit point sans musique, 
et aura la distribution des instruments, lesquels l'on ne pourra ma- 
nier pour les essaier ou toucher sans son consentement à peine de 
deux liards d'amande, le Doïen pourra pareillement ordonner aux 
Messieurs de l'Académie d'apporter les pièces de musique qui se 



ANNEXES Il3 



trouveront chez eux, en cas que l'Académie souhaitât de les faire 
représenter. 



L'office du Fisque consistera à exécuter les amandes et autres 
droits de l'Académie, à tenir note de l'ècot; le païer avant la sépara- 
tion de l'Académie et a renseigner le reliqua dont il tiendra note 
afin de déposer l'argent entre les mains du Prévôt de trois mois en 
trois mois. 



Lorsque l'Académie sera une fois formée par le nombre de douze 
musiciens, personne n'y pourra entrer, a moins d'être présenté au 
Prévôt qui proposera le prétendant à l'Académie, et s'il est agréable, 
il sera reçu par deux tiers de voix païant outre l'arriérage de la masse, 
pour droit d'entrée dix Escalins du Roi s'il peut jouer la partie que 
le Doïen lui distribuera autrement il sera obligé d'en païer vingt, si 
longtems que le droit ne sera pas augmenté à la délibération de 
l'Académie par deux tiers de voix. 



Quand il y aura dispute parmi les confrères, la question sera 
proposée par le Prévôt et délibérée par l'Académie, et celui qui aura 
perdu sa cause sera obligé d'acquiescer à l'opinion de l'Académie 
selon la pluralité des voix, sans murmurer après admonition du 
Prévôt, à peine de dix sols d'amande, et s'il refuse de se taire ou de 
païer la dite amende, sera par la pluralité des voix mis hors de 
l'Académie, son nom sera biffé, avec note du sujet de son deporte- 
ment, et il ne sera plus admis, que par nouvelle proposition, admis- 
sion, et paiement du nouveau droit d'entrée après due réparation de 
son offense à l'appaisement de deux tiers du corps. 



Chaque semaine sera tenu congrégation ordinaire le lundi depuis 
cinq heures de l'après midi jusqu'à huit, ou au plus tard jusqu'à neuf 
heures du soir dans le lieu à ce préfigé, et celui qui sera en défaut 
d'être au dit lieu avant la fin du carillon, et son de la cloche, four- 
faira l'amende de quatre liards, après cinq et demi six liards, et après 



114 ACADEMIE STE-CECILE 

six heures deux sols, et celui qui tardera jusques à sept, sera tenu 
pour absent. 



Les Messieurs de l'Académie paieront pour l'écot un escaiin du 
Roi, et deux sols au profit de la masse, chaque jour de congrégation 
ordinaire. 



Personne ne pourra mener aucun étranger dans l'Académie, qui ne 
soit préalablement proposé et agréé par la Compagnie, et son intro- 
ducteur paiera pour lui en secret l'écot, avec la masse, et sera respon- 
sable pour les amendes de son hôte, au cas qu'il faillit contre les 
règles de l'Académie. 

10 

Après les neuf heures du soir le Doïen prononcera que l'Académie 
est fini l'écot sera fait et ajusté par le Fisque et ceux qui voudront 
rester plus avant feront nouvel écot à leur frais privé. 

II 

Celui qui sortira de l'Académie soit par trépas ou abandonnement 
paiera à l'Académie la somme de six florins, pour lesquels en cas de 
trépas sera chantée un messe de RequicDi pour le repos de son âme à 
laquelle messe les Messieurs de l'Académie interviendront et iront à 
l'oflrandre, à peine de six sols d'amende. Et en cas d'abandonnement 
volontaire, lui sera fait un concert d'adieu dans une congrégation 
ordinaire ou extraordinaire si son départ presse au jugement du 
Prévôt. 

12 

Les Messieurs de l'Académie feront annuellement chanter une 
messe solemnelle à la Fête de leur Sainte et Illustre Patronne à 
laquelle les confrères entreviendront à l'heure désignée à peine de 
douze sols d'amende, le lieu et l'heure de la messe seront résolu dans 
la pluralité des voix à l'ordinaire précèdent aussi bien que le repas à 
taire le même jour, si l'on n'aime mieux (par la dite pluralité) le 
dilTérer à un jour plus commode. 



ANNEXES Il5 



M 



S'il y a des confrères trépassez, le lendemain se fera la messe de 
Requiem pour leurs âmes. Les Messieurs de l'Académie y entrevien- 
dront et iront à l'offrande, à peine de six sols d'amende et le soir il y 
aura congrégation ordinaire, a l'endroit du festin, quand l'écot et 
compte final de l'année sera fait par le Prévôt et sera procédé à l'élec- 
tion de nouveaux officiers. 

Qui sera absent des congrégations ordinaires sans excuses légiti- 
mes proposées et agréés par l'Académie, fourfaira l'amande de trois 
sols au dessus des deux sols de la masse susmentionnée. 



15 

11 ne sera permis de jouer aux Cartes, au Tricquetrac, ni autre exer- 
cice non musical, pendant le tems de la congrégation, à peine de six 
sols d'amande, à doubler en cas de continuation après réquisition faite 
d'en désister. Et ainsi sera t'il à l'égard de ceux qui y prendront du 
tabac en fumée. 

16 

Il ne sera pas permis de poser aucun verre ni pot ou autre ustancile 
à manger oq à boire sur le buffet destiné pour la musique, sous 
l'amende de deux liards, pour chaque contravention, ne soit que ledit 
buffet fut vuidé de tous instruments et papiers de musique. 



17 

Les confrères qui seront admis à l'Académie et les nouveaux 
officians élus donneront au messager pour leur félicitation la pièce 
selon leur qualité et discrétion, et aura ledit messager les amendes des 
contrevenans, horsmis celles des absences qui iront dans la masse, 
et au cas d'absence du messager par consentement du Doïen, son 
adjudant en fera les devoirs et aura les profits du dit jour. 



Il6 ACADÉMIE STE-CÉCILE 



ANNEXE II 

Messieurs de l'Académie ayant trouvé bon et conseillable pour le 
meilleur établissement de leurs règles d'y faire quelque augmentation 
et diminution par rapport aux inconveniens qui se sont rencontrez, 
soit dans l'interprétation ou non observance d'icelles ou autrement, 
ont a cet éfet en leur assemblée du 2" de mars 171 1 conçus et formez 
les articles suivans. 



Scavoir sur la première règle, où il est dit que l'Académie sera 
composée, des Prévôt, Doïen et Fisque, a été résolu d'y ajouter un 
Controlleur qui sera obligé de tenir le contrôle de la recette et dépense 
du Fisque et de faire la fonction du dit Fisque en son absence. 



Sur la troisième concernant la charge de Doïen a été résolu et 
trouvé bon que par dessus les devoirs à lui imposez par ladite règle, 
il sera obligé de prendre soin que toutes les pièces de musique con- 
servées dans la caisse restent dans leur entier, lesquelles à la fin de 
son office, il aura a livrer et renseigner au nouveau Doïen en la 
forme et manière qu'elles se trouvent annotées dans la liste faite en 
conséquence, et par dessus ce prendra aussi soin que les nouvelles 
pièces données ou achetées soient inscrites sur la dite Liste. 

3 

Sur le quatrième a été résolu de charger le Fisque de vérifier par 
bonnes quittances la dépense de ses comptes. 



Sur le cinquième ou Messieurs de l'Académie se sont réservez 
l'augmentation du droit d'entrée a été résolu de l'augmenter jusqu'à 
vingt escalins pour celui qui sçaura jouer où chanter la pièce de 
musique qui lui sera proposée par le Doïen pour faire sa preuve, et à 
une pistolle pour celui qui ne voudra pas faire preuve, où qui ne 
l'aura pas exécutée en forme due. 



ANNEXES 117- 



Sur le neuvième, concernant les étrangers ou amis que, Messieurs 
de l'Académie voudront y amener, a été résolu que doresnavant, ils 
ne payeront pour eux que l'écot, sauf que l'on n'entend de déroger 
ici aux autres règles émanées au fait des amandes et excès. Ht arrivant 
que lesdits étrangers ou amis vinssent a demander un Confrère, ou 
Confrères occupez à jouer, ou a autre exercice musical, le plus jeune 
des Confrères non occupé aura la bonté d'introduire le dit amis ou 
étranger, laissant cependant à sa prudence d'en informer le Fisque 
et de l'introduire sans autre formalité; ou bien d'appeler celui où ceux 
après qui il sera demandé et si après il se trouve que la personne 
introduite n'est pas agréable a l'Académie, celui, ou ceux après qui il 
aura été demandé, seront requis et admonesté de ne plus les introduire, 
ni amener à l'avenir, parmi quoi il sera permis aux Confrères d'intro- 
duire leur amis sans qu'il soit besoin (comme auparavant) de deman- 
der la permission. 



Et comme il est arrivé souvent que plusieurs étrangers se sont 
émancipez de demander après quelques Confrères, sans qu'ils en fussent 
connus requis, ni invitez par où ils se trouvoient chargez de leurs 
écots, et autres droits, pour à quoi remédier, il a été résolu qu'en 
pareil cas l'Académie jugera hors des circonstances par qui ledit écot 
et autres droits devront être supportez pour cette fois seulement, et 
s'il arrivoit qu'ils demandassent une seconde fois après ledit Confrère, 
il sera en ce cas obligé de payer l'écot pour lui. Bien entendu que 
tous les amateurs qui pourront chanter ou jouer la pièce qui leur sera 
proposée, et que l'Académie jugera être tels seront à sa charge. 



Sur l'onzième a été résolu que les amandes au regard du défaut de 
venir à la messe y reclamée tiendront lieu, sauf que les Confrères qui 
se présenteront après l'Evangile encoureront les dites amandes ni 
plus ni moins que s'ils avoient été absent. 



Et comme par les Règles onzième et treizième, il y est disposé 
d'aller à l'offrande, et que elle ne s'est observé, il a été trouvé bon 



Il8 ACADÉMIE STE-CÉCILE 



au lieu de ladite offrande que chaque Confrère paiera au Fisque un 
demi Hscalin, pour faire célébrer des messes pour les âmes des Con- 
frères trépassez soit au jour de l'anniversaire ou quand un ou plusieurs 
confrères viendront à mourir. 



Plus pour augmentation de ladite treizième Règle, a été résolu que 
le Prévôt aiant fini son tems devra vérifier son compte de l'année 
avec bonnes quittances, lequel étant coulé et arrêté sera gardé dans 
la caisse à ce destiné pour en cas de besoin y prendre recours. 



10 



Sur la quatorzième a été résolu pour prévenir toutes difficulté, que 
chaque Confrère paiera ses absences et masses sans que doresnavant 
s'admettent aucune excuse. 



II 



Et pour les animer à fréquenter avec diligence l'Académie, et en 
augmenter tant qu'il se pourra la réputation a été résolu que ceux 
qui s'absenteront six semaines consécutives sans le consentement et 
permission du Prévôt ou en son absence de celle du Doïen, ou autres 
officiers, ils seront tenus de payer les ecôts et masses; ni plus ni 
moins que s'ils avoient été presens. 



12 



Par dessus ce a été résolu que ceux qui s'absenteront pendant 
toute l'année sans le consentement et permission comme dessus et 
ne viendront pas satisfaire a ce qu'ils pourront être redevables avant 
que le compte de l'année de leur absence, soit coulé et arrêté, seront 
tenus et reputez pour avoir quitté et abandonné l'Académie, et de ce 
sera fait mention au Livre conformément aux règle, et ce Confrère, 
ou confrères, ne seront plus admis que sur nouvelle présentation, et 
parmi païant de nouveau le droit d'entrée, et tout ce dont ils étoient 
redevables à l'Académie. 



ANNEXES IIQ 



13 



Et comme les amendes d'absences sont principalement décernées, 
pour hors d'icelles fournir aux frais que l'Académie est obligé de 
supporter tant pour les messes annuelles qu'autres occurrences où il 
s'agit de l'honneur et réputation de l'Académie et des Confrères il a 
été résolu, que ceux qui pour de justes raisons seroient absent, et par 
la empêchez de se trouver tant dans les assemblées ordinaires que 
dans la messe annuelle qui se célèbre en l'honneur de leur Illustre 
Patronne, et à la recréation qui se fait entre les Confrères seront 
obligez de païer non obstant ce, toutes les absences de l'année avec 
le loïer de la chambre et ne seront exempts que des masses. 



14 



Finalement a été résolu que les amendes que le Cnape ou Messager 
tire conformément aux règles, en son absence seront reçues et collec- 
tées par le Fisque, ou Controlleur qui les consigneront dans une bocte 
particulière, que l'on fera faire à ce sujet, et que ledit Fisque sera 
obligé de renseigner tous les trois mois pour être emploïées la et 
ainsi que l'Académie le trouvera convenir. 



120 ACADEMIE STE-CECILE 



ANNEXE III 

LISTE DES MEMBRES 
a) Membres Fondateurs 

Jean-Baptiste Daneels, baron de Corbeeck-Loo, etc. (i). 

Horace Van Milaneu, Pensionnaire de la Ville et de la province 
de Malines (2). 

Antoine Colfs (^). 

Pierre- François de Roiibaix, Chef major du district de la Ville et de 
la Province de Malines (4). 

Michel du Trien, Greffier audiencier militaire. (Il quitta l'Académie 
en 1726). 

Henri- Ronibaut de Roiibaix, Lieutenant-colonel. 

François Dams. 

Hubert- Antoine Rossif^non, Avocat au Grand Conseil, Pensionnaire 
de la Ville et de la Province de Malines (5). 

François Bals, Chapelain à Duffel. 

b) Membres reçus à la séance du 28 novembre 1704 
première séance de l'Académie 

Jean Faydherbe. 

Antoine Ferdinand Hullet, Drossart de Keerbergen (6). 

Antoine Gybkens. 

Jean-Baptiste Jacobs (7). 

Jean Van Milanen, Chanoine. 

Louis Zef^ers (a quitté l'Académie le 25 mai 1705). 



(ij Décédé le 3 janvier 1716. 

(2) Décédé en 1710. 

(3) Décédé le 11 luin 1729. Il occupa les fonctions de carillonneur de 
St-Rombaut. de 1714 à 1729, et cumula à celles-ci celle d'organiste de l'église 
St-Rombaut, à partir de 1717. Voir D"" G. Van Doorslaer, Le carillon et les 
carillonneiirs de la tour St-Romhatit, 1893. 

(4) Décédé le i3 avril 1743 (St-Jean), époux de Dame Isabelle Cleymans. 

(5) Décédé le 22 février 1729 (St-Rombaut). Célibataire, rue des Béguines. 

(6) Décédé le i avril 1743 (St-Pierre). 

(7) Il occupa les fonctions de carillonneur de St-Rombaut, de 1700 à sa 
mort, en 1713. Voir D"" G. Van Doorslaer, ouvr. précité. 



ANNEXES 121 



c) Membres reçus plus tard 

Jean-Engelberl de Ronirée, Seigneur de Paedenbourgb Ma:(e, Comte 
de Jodoigne [reçu le 2^ novembre 1705] (i). 

Aiignsîin Van Goethein, Avocat au Grand Conseil [reçu le 23 
novembre 1705] (2). 

Norbert Helleiiians, Avocat au Grand Conseil (reçu le 23 novem- 
bre 1705). 

P/'ene Clitts, Curé de l'église Ste- Catherine [reçu le 23 novem- 
bre 1706] (3). 

Jacques Van Milanen, Avocat au Grand Conseil (reçu le 23 
novembre i', 06). 

Van Ertborn, Secrétaire de Bonheyden, etc. (reçu le 23 novembre 
1707, a quitté l'Académie en 17 12). 

Bernard- Alexandre Huens, Commune-maître de la Ville et Pro- 
vince de Malines [reçu le 13 novembre 1709, a quitté l'Académie 
en 1729] (4). 

Jean- Baptiste Scheppers, Avocat au Grand Conseil, Greffier de la 
Ville et Province de Malines (reçu le 23 novembre 1710, a quitté 
en 1711). 

Jean-François Poidlet (reçu le 23 novembre 17 10, a quitté l'Aca- 
démie en 173 1). 

Georges Bertouch, Quartier-maître général et lieutenant- général 
des troupes Danoises (5). 

Guillaume- François Van Kiel (reçu le 23 novembre 1715). 

Delhaye, Chapelain à Wolverthem (reçu le 23 novembre 1716). 

de St-Vaasl, Conseiller au Grand Conseil, Conseiller au Conseil 
privé. Chancelier du Pays de Gheldre (reçu le 20 décembre 17 17). 

Gosiuin IVijnants, Avocat [reçu le 23 novembre 1721] (6). 



(i) Décédé le 12 janvier 1738 (Ste-Catherine), enterré dans l'église Abba- 
tiale de Grimbergen. 

(2) Décédé le 28 juillet 1709. Il demeurait à la Mélar.e. 

(3) Décédé en 1707. 

(4) Décédé le 3i mai 1735 (St-Rombsu ). 

(5) Auteur de quelques morceaux de musfque, dont il fait don à l'Aca- 
démie. Docteur en droit à Kiel, naquit le 19 juin 1668 à Helmershausen, 
en Franconie, et fut d'abord conseiller à Zittau. Vers la fin de 1693, il prit 
du service comme auditeur et quartier-maître dans l'armée danoise. Il est 
mort en 1742. Il jouait du violon et composait (V. F.-J. Fétis, Bio^'rapJiie 
tiniverselle des musiciens, V^ édition). 

(6) Décédé en 1725. 



122 ACADEMIE STE-CECILE 



Jean Driesscaert, Chapelain de St-Rombaut (reçu le 23 novembre 
1721, a quitté l'Académie en 1725). 

M""' Cécile de Gramu (reçue le 23 novembre 1722). 

Josse Neeffs, Chapelain de l'église St-Rombaut et de la Gilde de 
la vieille arbalète (reçu le 23 novembre 1722, a quitté l'Académie 
en 1743). 

Natalis Pauwels (reçu le 23 novembre 1723, a quitté l'Académie 
en 1724). 

Jean de Neve, Chef échevin du Pays de Waes (reçu le 23 novem- 
bre 1723). 

Guillaume Snox, Avocat au Grand Conseil, Echevin de la Ville et 
de la Province de MaUnes, Conseiller au Grand Conseil (reçu le 
23 novembre 1723, a quitté l'Académie en 1754). 

Jean Van der Zijpe, Avocat au Grand Conseil (reçu le 23 novem- 
bre 1724, a quitté l'Académie en 1729). 

Pierre Keyaerts, Secrétaire du Grand Conseil, Greffier du Pays de 
Waes (reçu le 23 novembre 1724). 

Charles de Parli, Vicomte de Courirai, Avocat au Grand Conseil 
(reçu le 23 novembre 1725, a quitté l'Académie en 1748). 

Romain 't Sestigh, Echevin de la Ville et Province de Malines, 
commune-maître (reçu le 23 novembre 1726, a quitté l'Académie 
en 1730). 

Henri-François Marchant, Avocat au Grand Conseil, Conseiller à 
Luxembourg (reçu le 23 novembre 1726, a quitté l'Académie en 
1730). 

Pierre- Engelhert Coloma, baron de Moriensart, etc. (reçu le 23 
novembre 1730, a quitté l'Académie en 1754). 

Corneille- Jean- Marie Van den Branden, Seigneur de Reeth [reçu 
le 23 novembre 1730] (i). 

Baron de Rijckcl, Supérieur de l'abbaye de Ste-Gertrude à Louvain 
(reçu le 23 novembre 1732). 

M'"'' de St-Vaast, reçue vers 1733 (2), 

Scheppers, minor. 

Bodaux (a quitté l'Académie en 1742). 

Colfs, major. 

Colfs, minor. 

Van den Bosch (a quitté l'Académie en 1754). 



(i) L'écédéle 8 février 1761. 

(2) Son nom a été omis dans la liste, mais elle fissure plus tard parmi les 
dignitaires de l'Académie. 



ANNEXES 123 



Pian (i). 

Pannée [reçu vers 1737] (2). 

Motteau [reçu vers 1739, a quitté l'Académie en 1744] (3). 

Provost. 

Van Bertel. 

Wirix, Avocat, Conseiller au Grand Conseil. 

de Ronquier, Avocat (reçu le 23 novembre 1741). 

Lamosnier, Conseiller (4). 

Respani. 

Schoiilen (5). 

Donoghne, Seigneur de Geldorp, Avocat, Conseiller de Sa Majesté 
à Gand. 

Comte d'Helissem (a quitté l'Académie le 14 décembre 1756). 

Le Camus, Avocat (reçu en 1 744). 

Comte Charles de Coloma (reçu le 23 novembre 1745). 

De IVolfSj Chanoine de Zellaer [reçu le 23 novembre 1745, a 
quitté l'Académie en 1750J (6). 

Fan Folden, Avocat, Conseiller de Sa Majesté, à Gand [reçu le 
23 novembre 1745, a quitté l'Académie en 1750] (7). 

De Kerrenbrocck, vicomte de Grimberghen [reçu le 23 nov. 1745J (8). 

Papeians de Morchoven, dictas Van der Sirepen, Avocat (reçu le 
3 février 1749, a quitté l'Académie le 29 novembre 1755). 

d'Ortho, Avocat (reçu le 10 février 1749, a quitté l'Académie le 
10 mars 1758). 

Chevalier de Cingal (reçu le 23 novembre 17-19). 

Baron de PoederU de la Coiirtoibois (reçu le i décembre 1749). 

Oostdijck (reçu le i décembre 1749). 

Ludovisi (reçu le i déc. 1749, a quitté l'Académie le 5 déc. 1756). 

de Traux, Conseiller à Luxembourg (reçu le 1 décembre 1749). 

van den Branden de Reeth, fils (reçu en 1750, a quitté l'Académie 
le 4 décembre 1759). 



(i) Médecin. Voir Aperçu historique sur la médecine et les médecins à Matines, 
p. 114, par le D"" G. Van Doorslaer. 

(2) Médecin. Voir ibid., p, 116. Son nom a été omis dans la liste, mais il 
figure en 1738 comme contrôleur de l'Académie. 

(3) Décédé en 1760. 

U) Décédé le 3o décembre 1760. 

(5) Décédé en mai 1745. 

(6) Décédé en 1751. 

(7) Devenu pensionnaire de la ville de Bruges. 

(8) Décédé le 23 février 1757, 



124 ACADEMIE STE-CECILE 



Baron d'Hovorsl de Pellenbergh (reçu en 1750). 

Honoré, Avocat, Conseiller à Luxembourg (reçu en 1750). 

Pisieux, Avocat. 

Huwijn de ter Heyden, Avocat [reçu en 1750J (i). 

De Maleingreau de Jaitte, Prêtre (reçu en 1750). 

Coî}ite Ferdinand de Rotnrée et de Jodoigne (reçu en 1750). 

Comte J.-B. de Bergeyck (reçu en 1750). 

de Vinchal de Morval (reçu en 1750, a quitté l'Académie le 9 
décembre 1754). 

de Mignon (reçu en 1751). 

Thijs^reçu en 1751, a quitté l'Académie en 1752). 

De Bars, Conseiller à Luxembourg (reçu en 175 1). 

de Fiennes (reçu le 17 décembre 175 1, a quitté l'Académie en 1760. 

Malcamp de Vlinderbeke (reçu le 4 décembre 1752). 

La Ketulle, Comte de Rupelmonde, baron de Wissekercke (reçu 
en 1753, a quitté l'Académie le 10 décembre 1755). 

Florisonnc (reçu le 4 décembre 1753). 

Beatijo:!^ (reçu le 4 décembre 1753, ^ quitté l'Académie le 14 dé- 
cembre 1756). 

Baron de Mangcrsen, Commandeur de Pitzembourg (reçu le 
7 janvier 1754, a quitté l'Académie le 27 octobre 1755). 

Gilles (reçu le 7 janvier 1754). 

fValtber de Voldenan, major d'artillerie au service de S. M. L et R. 
(reçu en 1755, a quitté l'Académie en 1756). 

Départ:^ de Grispen (reçu le 20 novembre 1758, a quitté l'Académie 
le 4 décembre 1759). 

Henri-Joseph Dierix de Bodimont (reçu le 18 novembre 1759). 

Landegem (reçu le 22 novembre 1759). 

St-Vaast (reçu le 22 novembre 1759). 

Beriot (reçu le 22 novembre 1759). 

Gens (reçu le 22 novembre 1759). 

Comte d'Flisseni (reçu en 1760). 

Van Bree, Chanoine (reçu en 1760), 

Vanderfosse (reçu en 1760). 

De Mulder (reçu le 29 décembre 1760). 

Percheval, Conseiller et Receveur général des domaines de Sa 
Majesté (reçu le 29 décembre 1760). 

Comte de Respani (reçu le 21 février 17 61). 



(i) Décédé en 1755. 



ANNEXES 125 



ANNEXE IV 



Résolutions 

1725- 1726, — Dans le courant de l'année est mort le très-noble 
Seigneur Wynants, les membrts de l'Académie ont résolu qu'en 
considération de ses fonctions de Prévôt, le service de Requiem devrait 
se célébrer avec grande pompe. A cet effet on exécuterait la plus 
belle musique et on révérerait les 3 autels et le jubé de drap noir. Les 
frais seraient couverts par les Confrères. Les amis ont pa3-é l'obligation 
de décès, et ont fait à l'académie cadeau d'une contre-basse. 

1745-1746. — A l'unanimité on résolut de supprimer l'usage de la 
bière, et de se pourvoir de vin pour ceux qui en ferait la d .-mande, 
, ou pour toute autre circonstance, 

4 Décembre 1753. — On décida qu'a l'avenir on ne tiendrait plus 
les agapes au jour de la clôture des comptes. Ceux-ci seraient réglés 
à une séance ordinaire. 

9 Décembre 1754. — Le baron de Hovorst Pellenbergh fut chargé 
de l'acquisition de 4 rideaux en coton pour les fenêtres de la salle de 
réunion. 

15 Décembre 1754. — L'académie aiant des musiciens à ses gages 
entre autres Gérard Rops hauboïste lui a sur requête par lui présentée, 
accordé sept sols par concert au lieu de cinq sols qu'il avait cy devant, 
à condition qu'il fréquente diligemment les concerts, et qu'on lui 
défalquera un escalin pour chaque absence dont sera tenue note par 
le serviteur de l'académie. 

Le même jour on a résolu à toutes voix : Attendu que c'est la 
cinquantième année révolue depuis l'établissement de l'académie d'en 
célébrer le jubilé. 

A quel effet Lundi 30 de ce mois on chantera à dix heures dans 
l'église des Révérends Pères Jésuites une messe en musique suivie du 
Te Deum. 

Le même jour à cinq heures du soir il y aura concert ou on aura 
soin d'inviter les meilleurs musiciens. 



120 ACADÉMIE STE-CÉCILE 



Après le concert on soupera à la chambre ordinaire de racademie 
et le souper sera suivi d'un bal. 

Les Confrères pouront mener a l'un et a l'autre leur couple gratis, 
et ceux qui mèneront quelqu'un au delà de leur couple paieront un 
ccu par tête. 

Pour subvenir aux frais nécessaires a ce que dessus chaque confrère 
contribuera un demi Souverain, qu'ils viennent à la fête ou non. 

On aura soin d'avertir et inviter les confrères absens. 

Ainsi résolu a toutes voix le 15 Décembre 1754. 

Etaient signés à la résolution en original G. De Traux prévôt, 
J. C. van den branden Doien, F. De Bors fiscq. 

Le Contrôleur était absent. 

Ita Est 

C. G. De Traux, prevot. 

30 Novembre 1755. — Le même jour en pleine assemblée a été 
résolu que depuis le lundy avant la Semaine Sainte jusqu'au Lundy 
après les jour des âmes il n'y auroit plus de concert et que les gages 
des musiciens et du serviteur de l'académie seroient retranchés a 
proportion. 

13 novembre 1756. — Accordé avec les quatre Streydeners musi- 
ciens en conformité des résolutions à ce prises, qu'ils auront pour 
leur présence de chaque concert de cette académie de musique, 
chaqu'un douze sols, étant conditionné que le père aura en cas d'ab- 
sence es dits jours de concert six sols, et ce en considération de son 
grand âge tout ce iisque ad revocationon. 

12 Décembre 1756. — A ete accordé a Vellekens domestique de 
l'académie son gage en entier de 18 H. 9 sols. 

Résolutions prises le 18 novembre 77/7 par messieurs les confrères 
de la grande académie de musique de Malines a ce spécialement 
convoqués : 

1° que Mons"^ Colfs aura la bonté de se charger de la musique et 
de la messe le jour de S" Cicile laquelle sera célèbre le jour de la dite 
Sainte le 22 de ce mois a 11 heures du matin et la messe de Requiem 
le jour suivant à la même heure à l'église des R. P. Jésuites et font 
prier messieurs de Judoigne et Fiennes d'aller en demander la 
permission au R. P. Recteur; 



ANNEXES 127 



2° Le concert se tiendra le 24 de ce mois ciiez le B" de Hovorst et 
la fête ensuite laquelle sera un ambigus tt d'une seule soirée l'on prie 
M"" le fisque de faire l'accort a 3 esqualins par tète et pour les étrangers 
au de la de la couple payeront 6 esquellins par tête; 

3° L'on n'admettra que les valets des anciens officiers et de ceux 
qui sont actuellement en service; 

4° Qu'il n'y aura que huit musiciens pour le bal et deux voitures 
pour la nuit du Bal; 

5° Quand à la dépense des domestiques et musiciens l'on se réglera 
selon la dépense de l'année dernière. 

Ita est, 

B" DE Hovorst de Pellenbergh, Prevot. 

Résolutions prises en la grande accademie de musique 
le i^ novembre i/jS 

i" Que M"" Cols le cadet est prié de vouloir se charger de faire 
chanter la messe le jour de S'^ Cécile 

2° Que le concert extraordinaire aura lieu cette année en la grande 
chambre de l'académie de musique et suivie d'une fête laquelle sera 
un ambigus et d'une seule soirée. Qu'on prie M' le fisque de faire 
l'accord le plus économe pour la table; 

3° Que chaque confrère c|ui mènera à la fête plus de personnes que 
au delà sa couple devera payer quatre eschalins par tête; 

4^^ Que l'on n'admettera que les valets de messieurs les confrères 
officiers et de ceux qui sont actuellement en service; 

5° Qu'il ni aura que sixe musiciens pour le bal et un carosse pour la 
nuit du bal; 

6° Quand a la dépense de musiciens pour leur soupe on se réglera 
comme de coutume. 

Sic est, 

Le comte de Romrée et de Jodoigni-, Prevot. 

Il a ete résolu que le S"" Jacobs sera remplacé pour musicien de 
l'académie de musique en la place de feu S' Robs. 

Résolutions de la grande académie de musique du iS f" i'js<) 

Que la grande messe se fairat à l'honneur de S''^ Cicile le 22 a 10 
heures du matin chez les R. P. de la Société de Jésus. Le Baron de 



128 ACADÉMIE STE-CÉCILE 



Hovorst est requis d'en demander la permission aux Pores ainsi que 
pour le jour suivant la messe de Reqtiiem. 

M' Ronquier est prié de vouloir s'adresser au maître de la musique 
de S' Rombaut afin qu'il ait soin de la musique pour les deux messes. 

Le jour de la fête se tiendra le 25 de ce mois. 

Ita est, 
le B" DE Hovorst Pellenbergh, Prevot. 

Resolutions du )i Décembre lyj^ 

Messieurs les confrères ont convenu de retenir pour le concert 
d'aujourdhuy les musiciens amateurs Le Beau et Turlet pour lesquels 
ils payeront par chaque confrère deux esquelins. 

Resolutions du 2 février ij6o 

Monsieur le Prevot avant proposé aux messieurs de l'académie 
présents duement convoqués s'il convenait d'accorder la chambre de 
l'académie pour quatre Bals a donner par messieurs les confrères et 
étrangers qui souhaiteront de s'associer ce qui at été unanimement 
accordé sauf que le tout sera aux fraix et dépens des signants pour les 
dits quatre Bals. 

Ita est, 
B" DE Hovorst Pellekbergh, Prevot. 

Resolutions du 12 mars ijéo 

... que les deux musiciens Strydeneers puinés seront advertis par 
le valet de l'académie de faire leurs soumissions envers Monsieur 
de Mignon Doyen de la susdite académie pour luy avoir manqué de 
respect au dernier concert le 10 du présent mois et au cas de refus 
le dit valet les advertira qu'ils peuvent chercher leur argant chez 
Monsieur le fisque et qu'ils ne peuvent plus mettre le pied dans la 
dite académie. 

Résolutions du ij mars iy6o 

1° De payer au sieur Anthoins le même prix par concert qu'on 
paye a M. Naret. 



ANNEXES 12g 



2° De faire blanchir les chambres et dépendances de la maison de 
l'accademie et faire nettoyer les fenêtres. 

Resolutions du ij novembre lySi 

... d'accorder leur chambre au sieur Blandi musicien pour donner 
un concert au publicq pour demain et autre jour qu'il leur serat assi- 
gné par Monsr le Prevot que la messe ce célébra le jour de Ste Cécile 
samedy prochain et celle de Requiem le lundy suivant 

que le festin se faira le lendemain de la Ste Cécile que Monsr le fisque 
sera chargé de convenir avec l'aubergiste Siresia du nepas par mi 
4 esquelins par tête que le payement quant aux étrangers, sera faite 
par les confrères invitans a raison de 4 esquellins par tête au delà de 
leur couple, a l'exception pourtant que les demoiselles Snoy, Rich- 
tug (?) les cadettes et d'ortho seront aux frais communs. 

M. le fisque sera pareillement prié de convenir pour le vin et d'en 
prendre ailleurs les espèces qui manquent chez le dit Seresia. 

Résolutions du i} février i'j6i 

Ouï les propositions faites a scavoir si l'on poura accorder au sieur 
Cifoletti, musicien attaché à la cour de Manheim pour le lundy pro- 
chain ait ete résolu après due convocation de tous les confrères 
unanimement que la chambre lui seroit accordée en considération de 
ses talans supérieurs et que le concert ordinaire de l'accademie seront 
transfère a un autre jour de la semaine a faire par les officiers etc. 

Resolutions du )0 avril I/61 

Apres due convocation de tous les confrères de la grande acca- 
demie de musique at ete résolu sur le fait de la chambre des fripiers 
proposé par M. le Prevot qu'il pourra passer le bail jusques à la 
concurence de la somme de huit pistolles par an pour le terme de 
6 et 9 ans laissant cependant au même prevot de franc les conditions 
les plus avantageuses de l'accademie ainsq arrête en pleine assemblée 
jour mois et an que dessus et ont signé le Br de Hovorst Pellenbergh, 
Prevot J de Mignon, Doyen, Vanderfosse, ControUeur et de Ron- 

quier, ancien de la dite accademie. 

Ita est, 

Le B" de Hovorst Pellenbergh, Prevot. 



l30 ACADÉMIE STE-CÉCILE 



ANNEXE V 



Lijste der stucken van 't musick 

Zoo (ioor de Heeren Confreers vereert a!s door hun 't samenlyck 
gecocht, berustende in de casse van de accademie, zoo àls volght : 

In de laeye geteekent n" i 

S3'n de motten voce sola. 

Mundi illecebris &^ cant. : sol. met 5 instrumenten. 

Luces meae &* ait. sol. met 3 instrumenten. 

In de laeye geteekent n° 2 

syn de fransche, ende Italiaensche stucken om te singhen met hare 

accompaignementen. 
Heureux qui peut voir &^ bas. sol. met 2 instrumenten. 
Ah jattendraij longtemps &-' : bas. sol. met 4 instrumenten. 
De prologe van amadis en chaconne met hare instrumenten en 

liberi. Lib. 9. 

Ou rigoureux martire de noser &^ met 2 instrumenten. 
Dans un désert inaccessible &^ bas. sol. met 2 instrumenten. 
Uit dopera d'Armide met 4 voisen en 4 instrumenten. Lib. 9. 

Sensa speme difarmi &^ met 2 supperiussen. 

In de laeye geteekent n° j 

syn de stucken voor de fluyten. 

6 Sonnaten van Purcel, met 2 fluyten en i bas. fluyt. Lib. 3. 

6 Sonnaten van Purcel a flauto sol. et bas. Lib. 2. 

6 Sonnaten van Finger a flauto sol. ou viol, et basso continue. Lib. 2. 
I Ouverture met hare suiten en chacconnen a 2 flauti et basso con- 
tinuo. Lib. 2. 

Ouverture met hare suite a 2 flaut. et bas. cont. 

» » » 

» » » 

» » » 

» )) » 

6 Sonnaten a 2 flaut., 2 haudbois de Sr Finger. Lib. 5. 



ANNEXES ^^^ 



In de laeye geteekent tf 4 

syn de stucken voor eene viole met den bas continuas 

6 Preludien allemanden &^ et 6 sonnaten van Archangelo^Cor^- 

relly. , , . r ïK -7 

5 Sonnaten von Vennetto met viol. sol. et bas. cont. i^ d. 

1 1 Sonnaten van Pepus a i viol, et bass. cont. 

In de laeye geteekent n° J 

syn de stucken met 2. , . , . u , \\\^ - 

12 Sonnaten van Trevisano a viol, bas-viol, et bas. cont. Ub. ,. 
4 Sonnaten van GiUotti a viol. bas. viol, et bas. cont. Ub. ,. 
4 Sonnaten van GiUotti a 2 bassi et bas. cont. ud^ 3- 
12 Preludien allemanden cV van Archangelo Correlli a 2 viol, et^bas. 

12 Sonnaten van diversche aucteurs a 2 viol. bas. cont. LiD. ,. 

. Ouverturen met hunne suiten van Sr Pez a 2 viol bas. cont. Lib. 3. 
3 Ouverturen met hunne suiten van Graff a 2 viol. bas. cont. Lib. 3. 

In de laeye geteehnt n° 6 

syn de stucken met dryen. 

5 Simphonien van Finger a 2 viol, bas. viol, et bas. cont. Lib 4^ 

12 Sonnaten van Anthonio Caldara a 2 viol., basso viol, et^basso 

continuo. . , , • 1 ^f ^r,r. 

12 Concerten van Guilio Taglietti a 2 viol., basso viol. et^_con- 

tinuo. . , 1 • 1 ^t ^^^r. 

12 Sonnaten van Anthonio Baldassini a 2 viol., basso viol. et^_con- 

12 p"rdudien, allemanden &^ van Sr Albinoni a 2 viol, basso^_viol. 

et basso continuo. t ;k\i 

5 Sonnaten van Michèle Mascitti 2 viol, bas. ende bas. cont. LiD. 4. 

In de laeye geteekent n° 7 

syn de stucken met vieren. . ., 

4 Sonnaten Gellotti a 2 viol, 2 bas. et bas. cont. J^ '^^ 

4 Sonnaten van Torry a 2 viol, alto viol, basso viol et basso œmi- 
nuo. 



l32 ACADÉMIE STE-CÉCILE 



12 Concerten viin TorrelU- a 2 viol., alto viol., basso viol, et basso 

continuo. Lib. 5. 

12 Concerte!! als sy!npho!iien van Luige Taglietti a 2 viol, alto 

viol., basso viol, et basso continuo. Lib. 5. 

10 Concerten van Guilio Taglietty a 2 viol., alto viol, basso viol, et 

basso continuo. Lib. 5. 

12 Concerten van Henricy Albicastro a 2 viol., alto viol., basso viol. 

et basso continuo. Lib. 5. 

4 Ouverturen met hunne suiten van eenen hooghduytschen n:ieester 

a 2 viol., alto violino, bas. viol, et bas. cont. Lib. 5. 

In de laeye geteckcnt n" S 

syn de ouverturen !îTet vieren. 

2 Ouverturen met hunne suiten van Graff a 2 viol., alto viol, et 

basso continuo. Lib. 5. 

2 Ouverturen !net hunne suiten van Gutty a 2 viol., alto viol, et 

basso continuo, . Lib. 5. 

2 Ouverturen met hunne suiten van Graff a 2 viol., alto viol, et basso 

continuo. Lib. 5. 

2 Ouverturen met hunne suiten van Cox a 2 viol, alto viol, et basso 

continuo. Lib. 5. 

2 Ouverturen met hunne suiten van Toile a 2 viol., alto viol, et basso 

continuo. Lib. 5. 

4 Ouverturen met hunne suiten van André Pursel a 2 viol., alto viol. 

et bas. continuo. Lib. 4. 

2 Ouverturen met hunne suiten van W.ilter a 2 viol, alto viol, et 

basso continuo. Lib. 4. 

4 Ouverturen met hunne suiten van LuUy a 2 viol., alto viol, et 

basso continuo. Lib. 4. 

4 Ouverturen met hunne suiten van Pursel a 2 viol, alto viol, et 

basso. Lib. 4. 

I Intrade met hai-e suite a 2 viol., alto viol, et basso, Lib. 4. 

/;/ de laeye geleekent 11° 5? 

syn de symphonien met vyffven. 

5 Sy!iiphonien van Gelloti a 2 viol., alto viol., tenore, basso viol, et 

basso continuo. Lib. 6. 

5 Symphonien van Loyselet a 2 viol., alto v'ol., ténors, basso viol, et 

basso continuo. Lib. 6. 



ANNEXES ^33 



6 Sonnaten van Ant. Albinoni a 2 viol., alto viol, ten., bas. viol et 

,. Lib. 6. 

Dasso continuo. . , ^ 1 

12 Sonnaten van Anthcnio Marini a 2 viol., alto viol, ten basso 

•1.1 . Lib. 6. 

viol, et basso cont. . 

Concerten van Artemio Motta. . .!, , 

Opéra Sesta van Corelli. ^ • 

I Ouverture met haere suite van M. d'Eve. t^art. 5. 

hi de laeye geteekent n" 10 

syn de ouverturen, ende Intrades met vyfFven. 

4 Ouverturen met hunne suite ende chaconne van Pez a 2 dessus, 

haut cont., taille, basso viol, et basso contmuo. ^ U^- ('• 

4 Ouverturen met hunne suiten ende chaconne van Pez a 2 dessus, 

haut cont., taille basso viol, et basso continuo. Lib. b. 

4 Ouverturen met hunne suiten en chaconne van Pez a 2 dessus, 

haut cont., taille et basso viol, et basso continuo. Lib. 6 

4 Ouverturen met hunne suite en chaconne van Pez a 2 dessus haut 

cont. taille et basso viol, et basso continuo. Lib 6. 

3 Ouverturen met hunne suiten van Pez a 2 dessus, haut ^^o^^^. taille, 

basso viol, et basso continuo. ^ ■ • 

1 Ouverture met hare suiten en chaconne van d'Eve a 2 dessus, haut 

cont , taille, basso viol, et basso continuo. 
3 Ouverturen met hunne suite van d'Eve a 2 dessus, haut cont^, 
taille, bas. viol, et continuo. ^ ' 

2 Ouverturen met hunne suiten van d'opéra Phaeton et Gallathee 

a 2 dessus, haut cont. taille basso viol, et continuo. L^b. b. 

2 Ouverturen met hunne suiten van d'opéra Persée et Roland a 2 

dessu- haut cont. taille basso viol, et contmuo. Lib. 6. 

3 Ouverturen met hunne suiten van d'Eve a 2 dessus, l^^^^'u^é' 

taille, bas. viol, et continuo. ' 

In de laeye geteekent n° 11 

svn de ouverturen met sessen. , . , ^ 

.Ouverturen met hunne suiten van d'opéra Thezee ende Alceste a 2 

dessus, haut contre, taille, tenore, bas. viol, et bas. cont Lib. 7. 
2 Ouverturen met hunne suiten van d'opéra Isis en Triomphe d aniour 

a 2 dessus, haut, cont., taille, tenore, bas. viol, et continuo. Lib 7. 
4 Ouverturen met hunne suiten van Pez a 2 dess. haut ^^o"^- t^^^'^^' 

ténor, bas. viol, et bas. cont. ^ • 7' 



l34 ACADÉMIE STE-CÉCILE 



In de la exe ^eteekent n"" 12 

svn de sonnaten en concerter! met ses. seven, en acht partyen. 

6 Concerten van Albinop}- a 2 violini, violl. concert, ten. basse viol. 

et coniinuo. Lib. 7. 

12 Concerten van Albinony a 2 viol., viol, concert alto viol. ten. 

basso viol, et basso continuo. Lib. 7. 

5 Sonnaten grossi van Torrelli a 2 viol., viol, concert alto viol, basso 

viol, et continuo. Lib. 7. 

I Sonnate van d'Eve a 2 viol. 2 bassi 2 ténors et basso continuo. 

Partes 7. 
12 Sonnaten van Smelser. Lib. 9. 

I Sonnate par accord van Finger a 2 violl. tenore basso viol, et basso 

continuo. Partes 6. 

In de casse van den heere deken 

syn de volgende stucken : 

I Sonnate met dry tenores van Ganter. Partes 4. 

I Sonnate met dry tenores van eenen Italiaensche meester. Partes 4. 
I Sonnate par accord bestaende in allemande, Corrante &'' van 
Autgarde. Partes 3. 

I Variatie van Pez a dessus haut cont. taille et basso. Partes 4. 

1 Sonnate van Smelser a 2 viol, et bass. cont. Partes 3. 

2 Ouverturen met hunne suiten en chaconne van d'Eve a 2 dessus, 

haut contre, taille, basso viol, et cont. Lib. 6. 

2 Ouverturen met hunne suiten en chaconne van d'Eve a 2 dessus. 

haut cont., taille basso viol, et basso continuo. Lib. 6. 

I Enghelsche suit. Partes 5. 




Eenige woorden over Léo Dewulf 




VER pas eenige jaren stierf hier te Mechelen 
Léo Dewulf, welke zeker door menigeen uwer 
p gekend geweest is, doch die wel verdient niet 
gansch vergeten te worden, voor de dicht- 
stukken welke hij destijds voortbracht. Dit spoorde mij 
aan U voor te leggen w^at ik zelf van Hem weet of mij 
door anderen over onzen medeburger verteld wierd. 

Ik zeg medeburger, want alhoewel te Peteghem in 
Oost-Vlaanderen geboren, den 4 Julij 1822, verbleef 
Dewulf het grootste deel ;zijns levens in onze stad, en 
velen uwer zullen zich nog dien braven man herin- 
neren. 

Zijne eerste jongheid slcet hij in het geboortedorp, 
alwaar hij de geringe geleerdheid opdeed, welke hem 
als landbouwerszoon zou voldoende wezen cm later den 
vaderlijken stiel voort te zetten. 

Doch er wachte den buitenjongen eene gansch andere 
toekomst. 

Na een slecht nummer in de loting getrokken te 
hebben, wierd hij in het 6' linie-regiment te Mechelen 
ingelijfd. Door zijnen goeden aanleg en voorbeeldig 
gedrag ging de jonge soldaat dapper vooruit en klom tôt 



l36 EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF 

dcn graad van onder-offîcier. De korpsoverste maakte 
hem tôt zijnen bijzonderen schrijver en deze gelegenheid 
had eencn grooten invloed op de goede fortuin van den 
knappen sergeant. 

Te dien tijde woonde in den Korten Bruul de gekende 
kok en fijne eetwaren koophandelaar Fraipont, die de 
begoede burgers door de hoedanigheid van zijn waren 
had weten naar zijnen winkel te lokken. De heer kolonel 
waardeerde er insgelijks de waarde van en zond Dewulf 
bijna dagelijks om bestellingen te doen. 

Meestal was het de dochter die de klanten bezorgde, 
en het zal dan ook niemand verwonderen, dat die dage- 
lijksche bezoeken van den fermen onderofficier, met een 
dichterlijk hart bezield, in den boezem van de schoone 
winkeldochter de grootste genegenheid voor hem deden 
ontstaan, Doch, zoo als het dikwijls gaat, ^venschte de 
vader voor de juffer eenen beteren maatschappelijken 
stand voor haren toekomenden dan. dien van zedigen 
landverdediger, en verzette zich dan ook tegen de weder- 
zijdsche neiging der jongelieden. 

Dewulf zocht dan, tegen zijne dienstjaren in het léger 
gingen eindigen, eene plaats, en wierd onderwijzer in 
eene geestelijke school van BrusseL 

Eene gelukkige kans om terug naar Mechelen te 
komen decd zich weldra op, met het afsterven van een 
hulp-commissaris van politie in onze stad, en in zitting 
van 8 meert i856, wierd hij door den Gemeenteraad tôt 
dit ambt genoemd. Het zelfde jaar nog had zijn huwelijk 
plaats met mejuffer Fraipont. 

Xa eenigen tijd te Mechelen verbleven te hebben, 
wierd Dewulf commissaris van politie te St-Jans-Molen- 
beek. 

Alhoew^el zeer benijdenswaardig, kwam deze plaats 
toch niet overeen noch met het ideaal, noch met het 
karakter van onzen dichter, en hij aarzelde niet haar te 



EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF iZj 



verruilen, tegen eene gansch andere, doch eene meer 
winstgevende positie. Hij huurde in aanbesteding de 
eet- en drankzaal van de statie van Mechelen, welke toen 
nog het middenpunt der Yzeren Wegen was van het land, 
en eene belangrijkheid had welke zij sinds dien verloren 
heeft. Op weinige jaren vergaarde Dewulf zich daar eene 
fortuin, welke zijne oude dagen komerloos maakte. 

Sinds sleet hij een stil burgersleven. De dichtervlam 
was reeds lang uitgedoofd en de godsdienst alleen hield 
hem nog bezig. Hij was toen kerkmeester van O. L. Y. 
van Hanswyck. 

Stilaan verminderden in dit vroeger sterk gestel de 
geest en de krachten, en hij stierf te Mechelen, Con- 
sciencestraat, 58, den 21 Juni i8g5, na vijf maanden te 
voren zijne vrouw verloren te hebben, 

Wat zijne dichtvverken aangaat, de eerste dagteekenen 
van 1845. Zij hadden voor onderwerp het landelijk leven 
en de poezy van den buiten. De geboorteplaats is nog 
frisch in het geheugen, en hij beschrijft ze met al de 
kracht van zijn minnend hart. 

Later brengt hij stukjes voort, gevolgd naar fransche 
dichters in den trant van Lamartine. 

Maar weldra doet het soldatenlevem de vaderlands- 
liefde in zijnen boezem blaken en dan zingt zijne lier 
gedichten over de vrijheid, het vaderland, de Belgen, 
enz. Talrijk zijn de stukjes waarin de vaderlandsche 
snaar wordt aangeslagen : Bezock van Leopold I te 
Mechelen, Huwelijk van den Hertog van Bradant, 's Lands 
ona/hankelijkheid, enz. Het is daar de soldaat die zingt, 
die beseft, dat hij bij het jonge vaderland en bij het 
jonge stamhuis eene roeping heeft te vervuUen : in tijd 
van vreede vaderlandsliefde opwekken, in tijd van 
oorlog het vaderland met goed en bloed ten dienste 
staan. Begrepen, zooals Dewulf het doet, moet het léger 
de beste kweekschool van vaderlanders zijn. Bij iedere 



l38 EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF 



plechtige gebeurtenis in de Koninklijke famille, brengt 
hij hulde aan de vorsten of hunne klnderen. 

Te dier gelegenlieid komt zelfs van het hof een gouden 
sieraad als bedanklng voor den dichter. Het was eene 
dasspeeld met robijnen en fijne peerlen, eene bie ver- 
beeldende. Deze onderscheiding ontstak de nijdigheid 
van zekeren mededinger Hendrik Carpentier, een gewe- 
zen pastoor, te Schaerbeek verblljvende, welke een hevig 
en kwetsend fransch spotrijm tegen Dewulf ultgaf. 

Daarna zien wlj de muzenvrlend een en anderen weg 
inslaan, en in 1860 verschljnt blj de Weduwe Dierlckx- 
Beke, een boekdeel van honderd bladzijden : Proeven 
van oorspronkclijke fabelcn, met eene titelplaat van 
W. Geets. 

Ik heb het genoegen er het eigenhandschrift met 
verbeteringen van te bezitten, en heb bemerkt dat de 
schrijver ze allen in eens niet heeft laten drukken. Drie 
jaren nadien, in i863, kwamen nog verschillende andere 
fabelen uit in vier bladzijden. Uit dezelfde drukkerij 
vinden wij nog van hem : Hiilde aa?t Prudcns Van Diiyse, 
een in- 18° van vier bladzijden, 

Buiten die verzamelde dichtstukken bestaan nog me- 
nigvuldige kleine andere, welke bijna allen bij verschil- 
lende drukkers uit de pers kwamen ; andere verschenen in 
dagbladen of bleven berusten in handschrift. Tusschen 
deze zijn verschillende liederen waarvan er zelfs op 
muziek gezet wierden, onder anderen door M. Tho- 
massen, onzen stadgenoot. 

Het is bijna overtollig te zeggen dat van Dewulf 
nog menigvuldige gelegenheidsdichtjes bestaan, zoowel 
fransche als vlaamsche, die hij maakte voor vrienden- 
feesten, sterfgevallen of geboorten, huwelijken of in het 
kloostertredingen, enz. 

Ik wil U hier een staaltje mededeelen van het « hu- 
mour » welke hij in sommige wist te brengen. Het is 



EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF l3g 

het grafschrift van J.-B. A..., bijgenaamd Tist Koop, 
welke in den fc bak » (amigo) overleed, den 5 Octo- 
ber 1872. 

Hier ligt Tist Koop! 

Wiens levensloop 
Was vol van wederwaardigheden. 

In den geneverbak, 

Verloor hij door den kwak 
(Dit doodend gif!) verstand en reden. 

Eilaas ! ook in den hah, 
Wen zich zijn levensdraad verbrak 
Ging 't grootste van de kramen, 

Den adem geven. Amen. 

Waaraan het den dichter Dewulf vooral mangelt, is 
de juistheid in uitdrukking; het passende woord dat een 
beeld uit de lijst doet treden om hart en geest van den 
lezer te treffen, vindt men zelden bij hem. 

Nemen wij een voorbeeld in het dicht : Op het graj 
mijns vaders : 

Zoo hoort me in bloemseizoen den blijden leeuwerik zingen, 
In 't mira der zwoele lucht, waar niets zijn rust stoort, 
Wen plotseling een gier den zanger komt bespringen, 
En met een scherpen klauw hem wreedelijk doorboort. 

Zoo hoort me in, voor men in — dat mag voor zeker 
heeten de dichterlijke vrijheid wat verre drijven, en dan 
een leewerik die vliegt en zingt en in zijne rust wordt 
gestoord — vliegen en tevens zingen kan toch geen rus- 
ten zijn. 

Gieren (vautours), zijn ten onzent niet. Somtijds kan 
men er een sperwer (épervier) zien. Zulk een roofvogel 
kan toeschieten, maar niet bespringen. Zijne klauw kan 
de borst van den leeuwerik verscheuren, maar niet door- 
boren. 



140 EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF 

Bij de ontleding van bijna elk dichtstuk zouden wij 
zulkeopmerkingen kunnenherhalen. Hetgeenbewijstdat, 
niettegenstaande onloochenbaren natuurlijken aanleg, 
Dewulf de gelegenheid en den tijd niet gehad heeft 
zijn talent tôt rijpheid te brengen en zijnen smaak te 
louteren. 

Gedichtjes als « aan eene blinde vink » waarin de 
dichter de stelling belichaamt kwaad loonen met goed, zijn 
een bewijs dat in den politie-commissaris een dichterlijk 
gemoed klopte dat, na het prozaïke proces-verbaal voor 
den broode geschreven, hij 's avonds zich gelukkig ge- 
voelde de vleugelen eens open te slaan en den geest in 
hooger en reiner sferen te laten zweven. 

De tweede bundel, in 1860 bij Dierickx-Beke uitge- 
geven, vertoont aanstonds veel vordering in de vers- 
bouwkunde. In den eersten bundel, bij Van Velsen van 
de pers gekomen, stuit men dikwijls op harde versregels, 
op verlammcnde stoplappen, op stroeven vorm ; in den 
tweeden is de vorm gesmijdiger en vloeiender geworden, 
de dichter heeft meer taalgevoel verkregen, hij streeft meer 
naar welluidendheid, houdt de pen met vaste hand en 
stelt zichzelven hooger eischen. Was de eerste bundel 
een bonté tuil van allerlei bloemen, geplukt waar de 
dichter ze toevallig vond, de tweede is uitsluitend een 
fabelverzamcling, en zooals Dewulf, die vader geworden 
is, in zijn laatste stukje zegt, geschreven om de jeugd 
het nuttige en deugdzame te doen verkiezen boven het 
oogverblindende klatergoud. 

Overal in den dichterarbeid van Dewulf is de invloed 
te bespeuren van Helmers, ToUens, Ledeganck, Van 
Duyse, Van Ryswyck, de gevierde dichters van zijnen 
tijd. Hij heeft ze genoten, ze in zich opgenomen en zich 
dan op hunne stappen gewaagd. Het is minder zijn 
eigen gevoel, zijn eigen denken, zijn eigen beschouwen 
van menschen en zaken, die hij weêrgeeft, dan wel een 



EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF I4I 

naklank van wat reeds door anderen voor hem werd 
gezeid. Verder dan de leerschool is Dewulf niet gegaan, 
een meester is hij nooit geworden, oorspronkelijkheid, 
noch in vorm, noch in gedachten, is bij hem niet te ont- 
dekken. Hij zocht zijne indrukken in de wereld buiten 
hem, maar begreep niet dat er stormen kunnen woeden 
in het menschelijk hart; dat hij een groot dichter is, die 
met het ontleedmes in de hand, het menschelijk hart 
aandurft, om er de verborgenste vezeltjes van bloot te 
leggen en er de kiem op te zoeken van driften, die tôt 
daden zullen uitgroeien. En nochtans, hoe buitengewoon 
voordeelig was hij geplaatst, die politie commissaris- 
dichter, wien talrijke familiegeheimen werden blootge- 
legd, die dagelijks de zedelijke wonden kon peilen van 
's menschen zwakheden, wien het gegund was in het 
geheime leven te lezen als in een open boek. 

Niets van dit ailes, en nochtans daar moest, met wat 
meer meesterschap over taal en vorm, de oorspronkelijk- 
heid liggen van Dewulf's talent. Hij zweefde in dichter- 
droomen, maar zag niets van hetgene er rond hem omging. 
Zou het dan waar zijn dat men eindigt met geen belang 
te hechten aan wat men dagelijks ziet en, wat meer is : 
van ambtswege verplicht is te zien ; en dat men zich 
niet eens afvraagt of dit alledaagsche niet voor anderen 
allerbelangrijkst zou kunnen worden, gelouterd en gewij- 
zigd door een dichterlijk gestemden geest? 

Exempla trahunt. Ik ben zeker U allen te doen glim- 
lachen met te vertellen dat bij de getrouwe bedienden 
welke Dewulf bij zich had om den nogal belangrijken 
handel der wachtzaal in vertrouwen te doen gaan, hij 
had weten de liefde tôt den verzenbouw te ontsteken en 
buiten eenige simpele rijmtjes van die dichterschool, 
vinden wij in het Nedcrlandsch Stuiversntagazijn van rond 
1875, en in de bladen van de drukkerij Van Mol, van 
Mechelen, Lier en Gheel, wekelijks in verzen de oplos- 



142 EENIGE WOORDEN OVER LEO DEWULF 

sinsen verschenen van de raadscls welke deze bladen 
aan hunne lezers te vinden gaven en waaronder de 
schrijvers fier de firma van het buffet lieten prijken. 

Wij willen dan de verdiensten van Dewulf als dichter 
niet overschatten ; in de letterkundige geschiedenis van 
den Nederlandschen stam is geene plaats voor dichters 
van derden rang; maar wij oordeelen dat de naam van 
Dewulf niet onopgemerkt zal voorbijgaan voor wie het 
later zal ondernemen het overzicht te schrijven van het 
kunstleven te Mechelen. De noodige stukken vergaren, 
nu het nog tijd is, om Dewulf 's naam bij dit overzicht tôt 
zijn voile recht te laten komen, dat was ons eenig doel. 

D' R. Andries. 




LE LIVRE DES APPRENTIS 



Corporation des Peintres & des Sculpteurs 



A MALINES 




^ LLES sont nombreuses encore, les œuvres d'art 
que jusqu'ici on a en vain cherché à attribuer 
\N i^^^ à leurs auteurs véritables. La comparaison de 
é è' ^^^^1^ celles-ci avec celles d'artistes connus a bien 
produit des résultats sérieux; la critique bien comprise, 
exercée avec le discernement qui a eu des conséquences 
si importantes dans le domaine de l'histoire, n'en est 
plus à sa première victoire. Cependant, une certitude 
complète ne peut être obtenue qu'avec preuves et docu- 
ments à l'appui, puisés à des sources non suspectes et 
sûres, à trouver surtout dans nos archives et ailleurs 
aussi, partout enfin où l'on peut espérer glaner des 
renseignements, quelque peu importants qu'ils puissent 
paraître à première vue. 

Il a fallu quelque temps avant que l'on se décidât à 
s'engager dans cette voie. On se bornait le plus souvent 
à payer un juste tribut d'admiration au mérite de 
l'œuvre, à en exalter les qualités maîtresses, même à 
l'attribuer, souvent assez légèrement, à tel ou tel artiste 



144 LE LIVRE DES APPRENTIS 



dont la renommée universelle n'avait certes nul besoin 
d'un nouvel écho pour proclamer la gloire. Et l'on 
oubliait qu'il y avait autre chose à faire, qu'il y avait 
un devoir de justice à remplir vis-à-vis d'un autre, 
inconnu et ignoré celui-là, qui avait droit aussi à sa part 
de la gloire trop généreusement distribuée à autrui. 

On a convié les dilettante et les professionnels à des 
manifestations artistiques que l'histoire contemporaine 
pourra enregistrer avec un légitime orgueil ; on a réuni 
l'œuvre d'un Van Dyck, d'un Rembrandt, d'un Frans 
Hais et d'autres, en un magnifique et luxuriant faisceau 
de merveilles artistiques. On a pu ainsi apprécier les 
phases si diverses et si intéressantes de leur talent 
transcendant. Cependant on a fait mieux. L'exposition 
des Primitifs à Bruges, dont le souvenir ne s'effacera 
pas de si tôt de la mémoire de tous ceux qui ont pu en 
admirer les trésors, dispersés en d'autres temps, a été 
l'apothéose de quantités de nos maîtres flamands déjà 
connus, en même temps que celle d'autres dont le nom 
et la personnalité restent encore une énigme. Là aussi 
la comparaison a permis d'identifier bien des chefs- 
d'œuvre, et l'on a provoqué des recherches, qui ne tarde- 
ront pas à assurer à ces inconnus d'hier, un rang hono- 
rable parmi leur confrères, plus heureusement partagés 
dans l'estime et l'admiration publiques. 

Ces considérations, pour générales qu'elles soient, 
trouvent cependant à s'appliquer à nos artistes malinois 
du passé. Sans doute, un grand nombre d'entre eux sont 
favorablement connus et appréciés; mais, pour quelques- 
uns qui sont privilégiés, il y en a d'autres qui souffrent 
de l'oubli, et qui n'auront qu'à gagner à la publication 
de documents révélateurs de leur nom trop longtemps 
ignoré. 

Comme nous le disions plus haut, tout renseignement, 
quelque modeste qu'il soit, peut avoir son importance, 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 145 

et c'est pourquoi, et bien plus encore parceque les 
archives de notre corporation artistique locale ont disparu 
ou sont inaccessibles, que nous voudrions marquer la 
juste importance d'un recueil qui comprend, à côté des 
noms des apprentis, ceux des maîtres qui les ont initiés 
à l'art dans lequel, plus tard peut-être, ils ont à leur 
tour cueilli des lauriers. 

Avant d'entrer dans de plus longs développements à 
ce sujet, nous voudrions résumer ce qui a été fait avant 
nous dans le domaine de l'histoire artistique de Malines, 
et succintement rappeler le souvenir-de ceux qui ont déjà 
contribué à la faire connaître et à en signaler l'impor- 
tance grande qu'on lui accorde dans l'histoire générale de 
l'art dans nos provinces. 

Notre intention n'est pas de nous occuper des mono- 
graphies d'artistes malinois qui ont trouvé l'hospitalité 
dans des revues et autres publications de l'espèce, ni de 
de celles publiées isolément par leurs auteurs. Non pas 
que nous dédaignions ces études très consciencieuses et 
dignes d'intérêt en raison même de leur spécialisation ; 
mais nous préférons émettre quelques réflexions à propos 
des rares travaux d'ensemble qui ont paru sur la matière 
et sur leurs auteurs. 

Abstraction faite des renseignements fournis par des 
archives publiques ou privées, nous devons le plus grand 
nombre de ceux qui nous ont permis de connaître la 
plupart des artistes malinois, à Egide-Joseph Smeyers, 
artiste lui-même et non sans mérite. 

Il était bien placé pour ne pas ignorer les faits et 
gestes de ses confrères en art. De son vivant, la corpo- 
ration des peintres et des sculpteurs, si elle ne jouissait 
plus de sa situation florissante d'autrefois, existait quand 
même; elle possédait encore ses archives, ses règlements 
souvent modifiés, tous les témoins de son passé, éléments 
indispensables pour faire revivre ses origines, son déve- 



146 LE LIVRE DES APPRENTIS 



loppement graduel et les autres vicissitudes de son 
histoire. 

Loin de se borner à ce qui, au point de vue de 
l'histoire de l'art et de ses disciples, était d'un intérêt 
purement local, Smeyers élargissait le cercle de ses 
recherches, et recueillait ainsi une ample moisson de 
renseignements que ne dédaignaient pas de mettre à 
profit les auteurs, ses contemporains. Descamps, entre 
autres, eut maintes fois recours à notre concitoyen. Une 
lettre publiée par M. Emmanuel Neeffs dans la biogra- 
phie de Smeyers — à laquelle nous renvoyons pour de 
plus amples renseignements — prouve en quelle haute 
estime le tenait l'auteur du « Voyage pittoresque dans la 
Flandre et le Brabant ». 

Il convient aussi de tenir compte de la longévité plus 
qu'ordinaire de notre artiste : né en 1694, il mourut en 
1771, presque octogénaire, dans un état voisin de la 
misère, à l'hôpital Notre-Dame. Le billet de faire part, 
que nous croyons inédit, distribué à cette occasion, est 
conçu en ces termes : 

Wort uyt liefde gerecommandeert in de gebeden der catholijcke 
christene geloovigen de ziele van ^Lgidius Josephus Smeyers, in sijn 
leven vermaerden historié schiider, sone van Jacobiis, const-schilder, 
ende van Catharina Capelinans, gedoopt binnen Mechelen in S. Cat- 
lijnen den sesden Augustus sesthien hondert-vier-en-negentigh, 
overleden (bericht synde met de Heylige Sacramenten der H. Kercke) 
dcn elfsten April des avonts omirent negen uren van desen jaere 
1700 een en seventich; wiens Lijckdienst gedaen sal worden op 
Sondagh den 14 April ten 9 ure in de kercke van het Gasthuys van 
Onze Lieve Vrouwe over de Deyle. 

Requtescat in Pace. 

Fils et petit-fils d'artistes, qui avaient fait leurs 
premières armes dans la corporation où lui-même avait 
fait les siennes, il naquit à temps pour être témoin 
des derniers beaux jours de cette corporation, ou au 





G. D. de Azevedo. d'après un dessin de A. Van den Eynde 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES I47 

mcins, pour recueillir de la bouche de ses proches les 
traditions d'éclat et de gloire qu'elle avait eus dans les 
siècles précédents. Il vécut assez longtemps pour assister 
à son déclin, et il put utiliser, au grand avantage de ses 
goûts et penchants personnels, les archives, que le temps 
et les hommes n'avaient pas encore dispersées. 

Nous avons donc plus que des présomptions pour 
ajouter foi à l'œuvre historique d'Egide-Joseph Smeyers, 
ou au moins à cette partie de son œuvre qui nous est 
parvenue par bribes et morceaux, ou grâce à l'usage qu'en 
ont fait ses contemporains d'abord, les auteurs modernes 
ensuite. 

Parmi les contemporains de Smeyers qui ont mis à 
profit les renseignements recueillis par lui sur nos 
artistes, il convient de citer Azevcdo, de Maeyer, et Rymc- 
nans. 

Le premier n'est pas un inconnu pour nous. Sa 
chronique de Malines est une mine féconde de dates et 
de faits, à laquelle on puise toujours avec fruit. Plus que 
jamais l'importance de cette publication est appréciée, et 
elle a valu à son auteur une réputation qui a franchi 
les limites étroites de sa ville natale. Feu le bibliophile 
Aug. De Bruyne avait continué cette chronique inache- 
vée, en utilisant le manuscrit d'Azevedo. Cette suite a 
figuré en annexe aux almanachs de la société littéraire 
« La Pivoine » des années 1861 et 62, et à son tour elle 
attend qu'elle soit reprise et menée à bonne fin. 

Azevedo naquit le 4 août 17 12, et il mourut le 22 
février 1782 (i). Il a connu Smeyers et a eu avec lui des 
relations d'amitié. Ainsi il a pu recueillir de sa bouche 



(i) Gérard-Dominique de Azevedo-Continho-Y.-Bernal, historien et chro- 
niqueur, fut chanoine et prévôt de l'église Notre-Dame au delà de la Dyle, 
(voir PiRON, Levensheschrijving, em.; Goethals, Lectures relatives à r Histoire des 
Sciences, des Arts et des Lettres en Belgique, t. I, p. 247; Baron de St-Génois, 
Biographie Nationale, t. I, p. 5g5). 



148 LE LIVRE DES APPRENTIS 



quantité de renseignements utiles, qu'il a transcrits dans 
un cahier manuscrit appartenant aujourd'hui à notre 
confrère M. François De Blauw. Au dos du volume est 
collée une étiquette qui porte : de Azevedo, schildcrs vmi 
Mechclen. Le contenu n'est pas exclusivement consacré à 
des artistes malinois. Il y a, de plus, des extraits d'ar- 
chives de corporations et de gildes, relatives aux dépenses 
faites par celles-ci pour l'acquisition d'œuvres d'art ; il y 
a ensuite des notes sur des concit03^ens de l'auteur, et 
des monographies d'artistes étrangers et de grande 
réputation, tels que Otto Vénius, David Teniers, 
Jacques d'Artois, Adrien Brauwer, etc. En outre, il 
signale les œuvres d'art existant de son temps dans les 
églises et autres établissements religieux des villages 
voisins. Il a toujours soin de citer Smeyers toutes les 
fois que c'est de lui qu'il tient les notes qu'il transcrit. 

Un second manuscrit a pour auteur Grégoire de Maeyer, 
dont l'état-civil et la situation sociale nous sont malheu- 
reusement inconnus. Nous savons de lui qu'il n'a pas 
limité ses recherches aux artistes malinois; car nous 
trouvons son nom fréquemment cité avec celui de 
Rymenans, dans le volumineux recueil d'annotations, 
bien connu sous le nom de Chronologische algemcyncn aan- 
wyzer, rassemblées par feu l'archiviste Gyseleers-Thys. 

Le manuscrit de de Maeyer a été acquis par la Ville 
à la vente de la bibliothèque de feu M. Delafaille, et il 
est intitulé comme suit : 

Catalogue 

ofte 

Nacmlijst dcr Konstschildcrs 

ende 

Beeldhouwers gebortig der 

stad 

Mechclen. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 14g 

Met eenige aenteekeningen hiin acngaendc 

Byeen vergaedert uit de annotât i en van 

Wijlent D'Heer Greg. de Maeijer. 

A la 2" page se trouve la note suivante : 

Dese heeft ditto heer het meeste deel gehoort iiyt Snteyers, 
andere heeft hy aengeteekent uyt bocken dces acngaende schry- 
vende als uyt het guide cabinet van C. de Bie, Van Mander, etc. 
gelyk in den volgende catalogue te sien is. 

Het meeste deel van dese annotatiën waeren geschreven in 
het leven van ^gidius Josephus Smeyers het welk oorsaek is 
dat de dood van desen in deselve niet en word aens^eteekent. 



"ô' 



Enfin, à la page suivante figure la table des noms 
cités dans le manuscrit et les sources où l'auteur a puisé. 
A ce dernier point de vue, nous croyons utile de la 
transcrire. 



Sebastiaen Van Aken. 

B 

Melchior Brattauw (catalogue raisonné de tableaux, desseins et 
estampes, etc., par P. Remy, à Paris 1737, fol. 74). 

Gregorius Beerings (Van Mander fol. i45v° druck van 161 8). 

Gregorius Beerings den jongen. 

Carel Emmanuel Biset (de Bie 518. Joffroy 75). 

Biset (Campo Weyerman). 

Bockstuyns. 

Hans Bol (Van Mander, fol. 177. JofF. 73). 



Alexander Colin (mémoires de Pollnitz, tom. 2 de l'an 1735, fol. 
172 et 173).^ 
Joannes Cauthals. 



l5o LE LIVRE DES APPRENTIS 

J. Coxie den jongen (Joff. 75). 

J. Coxie den ouden. 

Coxie broeder van Jan den jongen (lettre à un amateur de la 

peinture avec des éclaircissements. Dresde 1755). 

Michel Coxi (Joff. 72. Van Mand. I75v° en 176). 

Desen Michiel Coxie heeft geschildert eenige stukken tôt Roomen 
in de kerke van Maria del Anima. 

Raphaël Coxie. 

Frans Crabbe (Van Mand. fol. 149. Meghels berigt 1783, 416). 

E 

Cornelis Enghelrams (Van Mand. f. 149). 

F 

Lucas Fayd'herbe (Bie 500. Joff. 74). 

Lucas Fransoys den jongen (Bie 374. Joff. 74) hij heett gectst 
eenen kersnaght naer Van Dyck waer op synen naem staet. 
Lucas Fransoys den ouden (Bie 152. Joff. 73). 
Peeter Fransoys (Bie 152 en 153. Joff. 73), 



de Graef. 

H 



... . Van Hesen, heeldthouwer, discipel van Lucas Fayd'herbe. 

Hegret. 

Hendrick Herregouts. 
Jacob de Bornes (Joft. 76). 

J 

Daniel Janssens (Joff. 76). 

L 

Langemans. 

M 
Maurus Moreels. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES l5l 



P 

de Paep. 

Rombaut, Pauly. 

Le Pla. 

R 

Ridel. 

S 

..... de la Saive. 

Schillemans. 

Hans Snellinck (Van Mand. f. 208 v°. Haubraken, i'-^ deel. f. 35). 

Aegidius Smeyers. 

Aegidius Josephus Smevers. 

Jacq. Smeyers. 

Sloots. 

Van den Steen. 

T 

Anna Maria Van Thielen (Bie 347). 
Franchoise Catharina Van Thielen (Bie 347). 
Jean Philippe Van Thielen (Bie 345, 346. JotFr. 74). 
Maria Theresia Van Thielen (Bie 347). 

V 

Lucas Van Valkenborg (Van Mand. 177. Joff 72 en 73). 
Merten Van Valkenborg (Van Mand. 177. Joff. 72 en 7 0- 
Niclaes Van der Veken (Joff. 75). 
Frans Verbeeck (Van Mand. f. 1^9). 

Verhaegen, beeldhouwer, discipel van Plumier. 

Joannes Verhoeven. 
Merten Verhoeven. 
David Vinkebooms (Van M. 212. Joff. 73). 

W 

Wincelhoven, portrait schilder is gereyst naer Enghmdt alwaer 

hy gestorven is. 
Wincelhoven schilderde landtschappen is discipel.... 



l52 LE LIVRE DES APPRENTIS 



Catalogue van de schilders, dewelke in den voorgaende niet en 
staen, waervan de bvgevoegde fragmenten handelen. 

Christiaen en hendrick Paludaen. 
Willem Paludaen, syn broeder. 

Michiel Cocksien, misschien Machiel Coxie, waervan in de voor- 
gaende 

Roostere. 

Dese naervolgende uyt Descamps yies des peintres. 

N. Frans, minnebroeder. 

Vincent Geldersman. 

Frans Hais. 

Jacques de Poindre. 

Pierre Stevens. 

Louis Tolput. 

Marc Willems. 

Indépendamment des auteurs cités dans cette table, 
Mayer a également mis Smeyers à contribution. 

Une copie de son manuscrit a été faite par Schellcns et 
celle-ci appartient aussi à AI, Fr. De Blauw. 

Le greffier, J.-B. Rynnenans, n'est pas non plus un 
inconnu pour les archéologues malinois. Né à Diest, le 
ig novembre 1748, et décédé à Malines, le 25 octobre 
1840, il fut contemporain de Smeyers (i). Nous verrons 



(i) Une courte notice biographique a été consacrée à J.-B. Rymenans, 
par PiRON, dans ses Al^aneene kvensbeschrijving der mannen en vroiiivcn van 
Belgiën. Il y est dit que Rymenans fut membre secrétaire de la commission 
médicale locale et Greftîer de la Justice de Paix du canton nord de Malines. 
Il fut poète flamand à ses heures et non sans mérite. 

A ces quelques lignes nous tenons à ajouter les renseignements suivants 
que fournit Schkllens, dans sa Mechelsche Chronycke, ms. ipassim). 11 en 
ressort que Rymenans, en raison de ses aptitudes et de ses connaissances, 
fut recherché pour occuper des fonctions publiques; que bien malgré lui, 
sans doute, il les accepta, et qu'en général il y fournit peu longue car- 
rière, préférant peut-être son ofticine de pharmacien, la littérature et les 
recherches historiques concernant sa ville d'adoption aux préoccupations 
administratives ou bureaucratiques. Il ne fit exception que pour ses fonc- 
tions de Greffier de la Justice de paix, qu'il occupa pendant environ un 
demi-siècle, c'est-à-dire justju'à sa mort. 




J.-B. Rymenans, d'après une lithographie 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES l53 

plus loin pour quelle part il a contribué à faire connaître 
les artistes, ses concitoyens. 

Les résultats des recherches de Smeyers et de ses 
continuateurs ne furent jamais publiés, et il appartenait 
au. xix" siècle de nous les faire connaître, par l'organe 
de feu Emmanuel Neeffs (i). Son Histoire de la Peinture 
et de la SculpttLre à Matines est bien connue et appréciée 
à sa juste valeur. M. Neeffs avait à sa disposition une 
bibliothèque bien fournie, riche surtout en documents 
intéressant sa ville natale. De plus, l'archiviste d'alors, 
M. V^an Doren, inaugurant la serviabilité et la bonne 
grâce de tradition depuis lors parmi ses successeurs, lui 
fournit maint renseignement précieux pour ce vaste 



Rymenans, natif de Lierre, épousa à Malines, le 5 avril 1795, Barbe Van 
denNest. En juin 1790, il fut désigné comme secrétaire delaGilde Malinoise 
« den ouden boog ». Sous le régime français, on le nomma, en septembre 
1794, comme membre du « Comité de surveillance ». Ces fonctions il les 
déclina, en faisant valoir ses nombreuses occupations et les soins à donner 
à une nombreuse famille. On n'insista donc pas davantage. Au mois de 
décembre de la même année, on revînt à la charge. Le sieur Bertrand 
ayant eu une discussion au sein du « Comité de Secours » avec un de ses 
collègues, Joffro^-, au sujet d'un projet présenté par celui-ci, fut invité à 
se retirer. Rymenans le remplaça et devint ainsi greffier de ce Comité. En 
janvier 1795, on eut recours à son talent littéraire, en l'invitant à traduire 
en flamand le compte-rendu de la séance de la Convention nationale du 
28 décembre 1794, destiné à l'impression. Cette même année il fit partie de 
la municipalité et installé comme tel. Toutefois, à la fin du mois de janvier 
de l'année suivante, il se retira et il devint Greffier du Juge de paix Oli- 
vier. En 1796, on voulut le nommer aux fonctions de Juge, pour partager, 
avec Olivier, la Justice de paix des deux cantons de la ville. Il refusa. 
Nommé taxateur des contributions le 18 août 1799, il se retira le 20; nom- 
mé au bureau de l'état-civil le i5 février 1814, en remplacement du sieur 
Adr. Verreth, il céda la place à celui-ci le i5 octobre suivant. Enfin, le 
7 janvier 1819, il fut nommé inspecteur de l'Hôpital civil, fonctions plus 
compatibles avec celles dont il avait fait sa carrière. Il mourut en 1S40 (Sa 
femme, née le 3 février 1755, était morte le i3 avril i8i5). 

(i) Né à Malines, le i3 septembre 1841, décédé Bourgmestre de Bonhey- 
den, le 26 janvier 1S79 (Voir la notice biographique que nous avons publié 
sur lui dans la 2° édition des TabUaîix, Sculptures et objets d'Art, conservés dans 
les édifices religieux et civils de Malines; De Vlaamsche school, n° 25, p. 57; Le 
Messager des Sciences historiques, iSyo, p. 496; et la Biographie Nationale, t. XV, 
p. 540). 

12 



l54 LE LIVRE DES APPRENTIS 

travail. M. Neeffs signale souvent les sources auxquelles 
il a puisé, quoique, à notre avis, il ne met pas suffisam- 
ment en relief combien lui furent utiles les recherches 
de Smeyers. Abstraction faite des nombreux détails 
inédits, puisés dans les documents, et de quelques autres 
empruntés à un manuscrit de De Bruyne, le travail de 
AL Neeffs n'est très souvent qu'une variante des notes 
de Smeyers, arrangées et mises en ordre par Azevedo 
et de Maeyer. Toutefois, loin de vouloir diminuer le 
mérite de sa publication, nous devons, au contraire, 
constater que cette partie de son travail ne fait pas trop 
mauvaise figure à côté de la partie documentée. 

Si M. ISleeffs avait eu en sa possession le manuscrit 
que nous analysons plus loin, il aurait pu produire une 
œuvre bien plus riche encore en renseignements de toute 
nature, véritable monument élevé à la mémoire des 
artistes malinois, ses concitoyens de jadis. 

Compléter, et au besoin rectifier le travail de M. Neeffs 
là où des recherches ultérieures ont pu modifier les faits 
tels qu'ils étaient connus de son temps, telle est notre 
intention, sans toutefois vouloir être assez téméraire 
pour supposer un seul instant qu'à son tour un autre ne 
viendra, après nous, apporter sa part de renseignements 
utiles et intéressants. Nous ne faisons aujourd'hui que 
nous engager dans cette voie, dont ces pages constituent 
la première étape. 

Le manuscrit dont nous nous occupons appartient aux 
archives de Malines, et il a été acquis à la vente de feu 
M. Delafaille. 

C'est une copie faite par Smeyers et complétée par 
Rymenans, du livre des apprentis de la Corporation 
des Peintres et des Sculpteurs, du milieu du xvi' jusqu'à 
la fin du xvii'' siècle. 

Ce cahier, d'une quarantaine de feuillets, ne décèle 









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DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES l55 

aucun apprêt. Smeyers a emplo3"é le blanc du papier de 
la correspondance qu'il recevait ; ce sont des lettres de 
son cousin Cappellemans, de Bruxelles, de l'année 172g 
et suivantes, et quelques-unes portent encore son adresse : 
Monsieur Smeyers paintre dans la rue dit poyvre à Malines. 
Rymenans a fait de même : il a écrit au verso des pages 
de sa correspondance, et son adresse s'y trouve aussi : 
Mynhecr J. B. Rymenans, ten Imyze van d'Heer Mertens, 
Meester apotheker omirent de cor en Mcrckt tôt Mechelen. 

L'origine du manuscrit ne saurait donc être mise en 
doute (i). Les apprentis y sont inscrits par ordre alpha- 
bétique des prénoms ; la profession à laquelle ils se 
destinent, le maître qui les reçoit, la date à laquelle ils 
ont commencé l'apprentissage, et la redevance payée de ce 
chef sont mentionnés ensuite. Çà et là, une note rappelle 
les conditions d'admission ou toute autre particularité 
y relative. A côté de chaque nom d'apprenti, Rymenans 
a écrit les noms des doyens alors en fonction. 

A la fin du recueil, Smeyers indique la date d'entrée 
dans la corporation des artistes les plus connus et le 
droit payé par chacun d'eux. Il termine en mentionnant 
que les extraits ont été pris du livre de la corporation 
et d'autres originaux (2). 

Rymenans y a joint une table alphabétique des noms, 
que M. Delafaille a fait suivre d'addendas, renfermant 
ceux qui avaient échappé à l'auteur précédent. 

En fait de renseignements précieux fournis par ce 



(i) A la page 416 du Wekeîijhs hericld voor de Provincie van Mechelen, de l'année 
1783, nous trouvons un nouveau témoignage en faveur de la foi à ajouter à 
la copie du livre des apprentis dont nous nous occupons. Il est dit dans 
une note au bas de la page, que le plus ancien apprenti inscrit dans le livre 
susdit était : Erasmus van den Wonwer, à la date du iS juillet i53S. Ainsi que 
le lecteur pourra s'en convaincre, cette allégation se vérifie dans la copie 
que nous publions. 

(2) Ne nous occupant dans le présent travail que des apprentis, nous 
utiliserons ces notes ultérieurement. 



l56 LE LIVRE DES APPRENTIS 



manuscrit, il faut signaler : le nom des aspirants 
peintres, sculpteurs et orfèvres, la liste des maîtres et 
celle des doyens de la corporation, pendant les i5o 
années qu'il embrasse. Il sera donc inutile de nous 
étendre davantage sur l'importance qu'il présente au 
point de vue de l'histoire de l'art à Malines. 

L'histoire de la Corporation a été écrite par M. Neeffs. 
Nous nous bornons à la résumer, en la faisant suivre de 
certaines particularités que nous révèle le livre des 
apprentis. 

L'existence de la Corporation de St-Luc à Malines 
comprend trois phases principales. La première se 
distingue par l'aspiration constante vers l'autonomie; 
une période de prospérité caractérise la seconde ; et la 
troisième est marquée par le déclin que précipite un 
esprit d'intransigeance, dont s'accomodait mal l'art, libre 
dans son essence. 

Les faits saillants sont rares dans cette histoire. En 
tant que corporation, l'existence se déroule plus ou 
moins banale. Elle est comprise dans quelques lignes 
et peu de dates. 

Au début, tout ce qui de près ou de loin avait quelque 
rapport avec l'art, se confondait parmi les éléments de 
corporations plus importantes, et l'artiste ne jouissait 
guère de plus de considération que l'artisan. Les peintres 
étaient compris parmi les menuisiers, et les sculpteurs 
parmi les maçons. 

Cependant, avec le temps, l'art de la décoration peinte 
ou sculptée s'émancipa de la tutelle de la grande con- 
struction, et tendit à se mettre davantage à la portée du 
spectateur; le tableau de chevalet se substitua à la 
fresque, les images et les figurines sculptées ornèrent les 
oratoires privés et les intérieurs pittoresques de l'habita- 
tion. Une considération progressive s'attacha au créateur 




Em. Necffs, d'a})rés une lithogra])hie de FI. Van Loo 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES iSj 

de ces petites merveilles, et cette faveur croissante fut 
mise à profit par la collectivité, qui réclama et finit par 
conquérir son autonomie et son indépendance. 

Pour les artistes malinois, ce moment ardemment 
désiré et non moins tenacement poursuivi, se place à 
une date qui coïncide, à quelques années près, avec la 
période où l'art flamand, avec les Van Eyck et leurs 
disciples, s'affirme personnel et vivace. 

La première trace d'un corps constitué de peintres 
est à trouver dans une décision du magistrat du 28 août 
143g, tranchant un différend qui s'était élevé entre les 
jurés des peintres et ceux des maçons, qui se disputaient 
la juridiction dont ressortaient les verriers. S'inspirant 
d'une ordonnance du 3 avril 142g, le magistrat donna 
gain de cause aux maçons. 

Les comptes de la Ville viennent à leur tour apporter 
leur témoignage, et ensuite les faits suivants qui, classés 
par ordre de dates, constituent les éléments de la phase 
première de l'existence de la Corporation. 

Le 16 octobre 1443, les Franciscains s'engagent à 
célébrer annuellement, le jour de la St-Luc, une messe 
en l'honneur du patron des peintres et anniversaire de 
Jean van Battele, peintre, ami et bienfaiteur du couvent. 
— En 147g, des artistes fondent à St-Rombaut, à l'autel 
de St-Jean-Baptiste, un service pour le repos de l'âme 
d'un confrère, Jean de Hellaer, et de son épouse. — En 
i5i5, Jean de Mabuse peint un chef-d'œuvre pour l'autel 
de la Corporation, St-Liic peignant la Vierge, dépouille 
opime que l'archiduc Matthias lui ravit et transporta à 
Prague lors des troubles du xvi' siècle (i). Ceux-ci ayant 



(i) Dans un manuscrit (ancien n" 1906), conservé aux archives de Malines 
(qui nous paraît être de la main de Azevedo), renfermant les déclarations 
d'objets enlevés lors du pillage de la Ville, en 1572, nous lisons ce qui suit : 

« 39a Declaratio de opificio pictorum. 

» Verloren ten huj^se van Machgieel de Bruynere in de catlyne strate, in 



l58 LE LIVRE DES APPRENTIS 

pris fin, la Corporation des peintres fut autorisée à 
établir son autel à l'église Ste-Catherine; plus tard, il 
reprit sa place première dans l'église St-Rombaut. Un 
nouveau tableau fut commandé à Abraham Janssens, qui 
exécuta le triptyque qui nous est conservé. — En 1541, 
les sculpteurs se réunissent aux peintres ; des rolle ou 
règlements leur sont accordés. — Enfin, en i564, un 
nouveau règlement, définitif cette fois, est arrêté ; on y 
rappelle les accords réciproques intervenus le 3 avril 
1541, entre les peintres, les sculpteurs et les menui- 
siers, et le 7 février i543, entre les sculpteurs et les 
maçons. 

La Corporation fut enfin établie sur des bases solides; 
elle vécut quelques années de prospérité, pendant les- 
quelles, comme les peuples heureux, elle n'eut pas 
d'histoire. En fait d'événements, on ne trouve à signaler 
que ce qui suit : le 26 septembre 1600, les francs-maîtres 
sont autorisés à recevoir un deuxième apprenti. Le 
nombre de ces derniers augmentant, on éleva la rétri- 
bution d'entrée, par ordonnance du g octobre 1606. 
Néanmoins, par décision du 3 janvier 1611, on permit 
d'accueillir comme tels et dans tous les cas les orphe- 
lins et les enfants trouvés. Enfin, le ig mars 1618, 
les orfèvres viennent s'adjoindre aux peintres et aux 
sculpteurs. 

Tout jusqu'alors souriait à la Corporation. De par 
ses prérogatives, elle régnait en maîtresse absolue sur la 
production des œuvres d'art, et elle pouvait ne pas tolérer 
qu'on lui fit la concurrence. Malheureusement, cette 
dernière se produisit en la personne des marchands de 



den eersten een coercappet een albe en eenen overrock — en noch isser 
ghenomen het pellen (drap mortuaire, poêle) van den scielders ambachte — 
noch wel dry pont in gelde dat den altaer touhoort van sinte Lujxkas 
altaer toubehoort en noch ses gulden die te jan fermans ghenomen is, 
daer hy het was mede betaelt soude hebben. " 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES iSq 

tableaux, profession qui alors déjà paraissait à d'aucuns 
comme très lucrative; ces industriels se permirent de 
marcher sur les brisées de l'Association toute puissante 
encore. De là, réclamation de se produire, favorable- 
ment accueillie par le magistrat, qui permit d'appliquer 
une amende de 25 florins au contrevenant. De plus, les 
doyens furent autorisés à pratiquer des visites domi- 
ciliaires, les échevins préalablement connus, chez toute 
personne suspecte de trafiquer d'œuvres d'art, et qui ne 
pourrait pas exciper d'une patente de franc-maître. Cette 
ordonnance date de i6ig. 

Les ressources de la Corporation semblent aussi ne 
plus avoir été aussi abondantes, et elles nécessitèrent 
une série d'ordonnances destinées à y porter remède. 
Une première, du i8 janvier 1627, décida que pour un 
terme de 6 ans, le droit d'entrée serait porté à 28 florins 
pour les étrangers à la Gilde, et à i5 florins pour les fils 
de franc-maître. Une seconde, du 29 octobre i635, 
rendue à la suite d'une nouvelle supplique, fixa ces taux 
à 40 florins pour les étrangers et à 25 pour les descendants 
au premier degré des francs-maîtres. 

Les années suivantes sont marquées par plus d'un 
incident, qui trahit les progrès constants de la concur- 
rence faite à la Corporation et la pénurie des revenus. 
Elle lutte désespérément pour l'existence, secondée dans 
ses efforts, et de façon plus ou moins heureuse, par le 
magistrat. 

C'est ainsi que, sur l'avis de la Corporation, celui-ci 
fit avorter une tentative, que le succès obtenu ailleurs 
devait encourager à se produire. Plusieurs des membres 
de la Corporation, et non des moins méritants, cherchèrent 
à affranchir l'art du coude à coude débilitant avec des 
comparses, que la requête ad hoc, présentée par Luc 
Fayd'herbe le vieux, Jean Fayd'herbe le jeune, Jean 
Van den Steen, Bouckstuyns, Eloy Bonnejonne, Huys- 



l60 LE LIVRE DES APPRENTIS 



mans, Sonnemans, Sébastien Van i\ken, l^hilippe de 
Grave, Jean de Coxie et Ferdinand Saeyes, quali- 
fiaient de « stoffeerders, popmakers, cladders en andere 
winckelhoudende persoonen, directelyk tcgen de natuer 
van remonstranten libérale conste ». Cette trop, juste 
sélection s'opérant, les promoteurs auraient érigé une 
Académie de dessin, dont les portes s'ouvriraient toutes 
larges à quiconque se serait senti animé du souffle de 
l'art. 

Cette initiative, disions-nous, fut mise à néant, et il a 
fallu à peu près un siècle pour que cette idée reprit 
corps et s'affirma par une institution, qui elle-même déjà 
compte plus d'un siècle d'existence. Chose digne de 
remarque, un disciple de Rubens, qui fit honneur au 
maître, notre immortel Fayd'herbe, chercha à débar- 
rasser l'art des entraves que lui mettait le régime cor- 
poratif d'alors, et il a été donné à Herrcyns, le der- 
nier représentant de l'école du grand maître de l'art 
flamand, de réaliser le rêve caressé par nos artistes du 
XVI r" siècle. 

En 167g, parut une nouvelle ordonnance répressive 
de la concurrence des marchands de tableaux, brocan- 
teurs ou autres personnes étrangères à la Corporation, 
interprétée plus favorablement encore et confirmée en 
1702. 

Sous l'impulsion des idées nouvelles, ces ordonnances 
finissent par être trop peu efficaces pour permettre à la 
Corporation de résister aux assauts qu'on lui livrait. 
Les étrangers à la Corporation s'émancipent de plus en 
plus de sa tutelle déprimante, et elle finit par végéter 
misérablement jusqu'à la fin de l'ancien régime. 

A côté d'elle se fondit et se développa l'Académie des 
Beaux-Arts, sous la direction éclairée de Herreyns, 
institution qui libérait des entraves d'antan l'art, dégé- 
néré il est vrai, de cette époque. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES l6l 

Telle est, esquissée à larges traits, l'histoire delà Cor- 
poration des peintres et sculpteurs à Malines, ainsi que 
M. Neeffs la retrace avec plus de développement dans 
son Histoire de la Peinture et de la Sculpture à Malines. 

Cependant, cet auteur ne donne que peu ou point de 
détails au sujet de la vie intime, de l'organisation inté- 
rieure de la Corporation. 

Il avait en sa possession, dit-il dans le premier cha- 
pitre de son ouvrage, les rolle ou règlements originaux, 
qui forment, avec quelques pièces détachées conservées 
aux archives, les seuls documents qui aient échappés à 
l'action destructive du temps et des hommes. L'auteur 
étant sobre en fait d'éclaircissements de l'espèce, et les 
possesseurs actuels du précieux manuscrit ne tolérant 
pas qu'un regard indiscret y soit jeté, force nous est de 
nous contenter du peu que M. Neeffs veut bien nous 
apprendre, et des quelques renseignements complémen- 
taires suivants que nous extrayons du livre des apprentis. 

Les apprentis formaient plusieurs catégories. La 
première comprenait les fils de maîtres et ceux qui ne 
l'étaient pas. Les premiers seuls étaient dispensés de 
paver la redevance d'apprentissage, qui s'élevait pour 
les autres, avant 1564, à 3 florins du Rhin et 2 sous. Cette 
somme fut portée, à partir de cette date, qui correspond 
à l'octroi de nouveaux règlements à la Corporation, à 
6 florins pour les aspirants peintres et sculpteurs, et à 
4 florins pour les apprentis orfèvres. 

Une deuxième catégorie d'apprentis comprenait ceux 
auxquels par charité on laissait faire l'apprentissage, 
c'est-à-dire ceux qui apprenaient, au moyen d'aumônes (op 
aelmoesen), les orphelins (putterijjongens, blauvvjongens 
en ro3qongens), et enfin les enfants trouvés. 

La durée de l'apprentissage était de 4 ans. 

L'admission dans la Corporation, c'est-à-dire l'obten- 
tion de la maîtrise, avait lieu ensuite, après les épreuves 



102 LE LIVRE DES APPRENTIS 

d'usage. Alors encore était exigé le payement d'une rede- 
vance dont l'import a beaucoup varié. C'est ainsi que 
Smeyers nous apprend qu'Antoine F ay d'herbe paya 20 
florins, étant célibataire, en i6o5. Daniel Janssens, dans 
les mêmes conditions, paya 40 florins en 1660. Eloy 
Bonncjonnc, en i65o, Jean Van den Steen, en 1670, Jacques 
Lepla, célibataire, en 1673, Jean Sloots en 1684, payèrent 
autant. 

Michel Co.xie, en 1698, ne paya rien, n'ayant pas 
d'enfants ; un autre Michel, en 1623, paya 6 florins 4 sous, 
étant fils de maître, comme le précédent. 

En 1628, Valentyn Van Lantscroottne paya que 28 florins; 
en 1622, Guillaume De Paep, 22 florins, et Gérard van den 
Dale, la même année, 28 florins. 

Bref, quoique une somme fut fixée par les règlements, 
nous croyons qu'il y eut bien des cas où l'on dérogea à 
ces prescriptions, et que les entrées de faveur n'étaient 
pas bien rares. 

Les doyens étaient élus et renouvelés au mois de 
septembre de chaque année. M. Neeffs a publié une 
liste des doyens, que nous reproduisons, en la complétant 
par tous les noms que nous avons pu extraire du livre 
des apprentis. C'est ainsi qu'il n'y a plus que de rares 
manquants pour tout le xvii" siècle. 

Nous ferons remarquer, que le plus souvent nous 
mentionnons les deux doyens de la première partie de 
chaque année, et les deux de la seconde. Nous obtenons 
ainsi quatre noms. Des fois il y en a davantage. 

Plutôt que de nous exposer à élaguer celui qui réelle- 
ment occupa la charge de doyen, nous avons préféré 
reproduire tous ceux que Rymenans renseignait pour 
l'année en cours. Ce cas cependant ne s'est produit que 
fort rarement, et nous aurions peut-être l'explication de 
ce fait, s'il nous était permis de connaître plus en détail 
les péripéties de l'existence de la Corporation. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



l63 



Les doyens de la Corporation des Peintres et des 
Sculpteurs à Malines 



Crabbe, 


Jean, (juré). 


peintre, 


1479. 


de Bruyne, 


Jean, » 


)> 


1480. 


Crabbe, 


François, » 


» 


i533. 


Crabbe, 


François, » 


» 


1539. 


de Poeys, 


Nicolas, » 


)) 


1540. 


Crabbe, 


François, » 


» 




Palete, 


Guillaume, » 


)) 




Crabbe, 


François, 


» 


.549- 


Van Oulerschaeten, 


Antoine, 


» 




Feermans, 


Jean, 


» 


1559. 


Vinckenbooms, 


Jean, 






Verbeeck, 


François, (juré), 


peintre. 


i563. 


Van Duerne, 


Antoine, » 


sculpteur. 




Van Duerne, 


Charles, » 






Van Steynemolen, 


Godefroid, 




i58i. 


Sneilinckx, 


Daniel, 


peintre, 




de Vadder, 


Jérôme, 


n 


1584. 


Van der Ouwermolen, 


Henri, 






Van Conincxloy, 


Barthélémy, 


peintre, 


i58S. 


Michiels, 


Rombaut, 


)) 




\^an Dorne, 


Jean, 




1593. 


Feremans, 


Corneille, 


peintre. 




Van Doorne, 


Jean, 




1594. 


Feremans, 


Corneille, 


peintre. 




Van Conincxloy, 


Barthélémy, 


» 




Verbeke, 


Jean, 


M 




Van Conincxloy, 


Barthélémy, 


» 


1596. 


Verbeke, 


Jean, 


» 




Van Conincxloy, 


Barthélémy, 


» 


1597. 


Verbeke, 


Jean, 


» 




Van Duerne, 


Jean, 


sculpteur. 


1597. 


Feremans, 


Corneille, 


peintre. 




Feremans, 


Corneille, 


)) 


1598, 


Van Duerne, 


Jean, 


sculpteur, 




Van Conincxloy, 


Barthélémj-, 


peintre. 




Michiels, 


Rombaut, 


» 




Van Trecht?, 








Van Conincxloy, 


Barthélémy, 


peintre, 


1599, 


Michiels, 


Rombaut, 


» 




Verbeke, 


Jean, 


» 




Van Conincxlo}% 


Barthélémy, 


» 


1600, 


Michiels, 


Rombaut, 


» 




Van Duerne, 


Jean, 


sculpteur. 





164 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Feremans, 


Corneille, 


peintre. 




Feremans, 


Corneille, 


» 


1601. 


Michiels, 


Rombaut, 


» 




Vranckx, 


J. François?, 


» 




Verbeke, 


Jean. 


» 


1602. 


Michiels, 


Rombaut, 


» 




Vranckx, 


J. François?, 


)) 




Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur. 




Van den Bossche, 


Jean, 


)) 


i6o3. 


Michiels, 


Rombaut, 


peintre. 




Verbeke, 


Jean, 


» 




Verbeke, 


Jean, 


» 


1604. 


Michiels, 


Rombaut, 


» 




Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur. 




Van Duerne, 


Jean, 


» 




Van Duerne, 


Jean, 


» 


i6o5. 


Van den Bossche, 


Jean, 


» 




Michiels, 


Rombaut, 


peintre. 




Feremans, 


Corneille, 


» 




Feremans, 


Corneille, 


peintre. 


1606. 


Michiels, 


Rombaut, 


)) 




Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur. 




Verbeke, 


Jean, 


peintre. 




Verbeke, 


Jean, 


)) 


1607. 


Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur. 




Feremans, 


Corneille, 


peintre. 




Michiels, 


Rombaut, 


)) 




Feremans, 


Corneille, 


» 


1608. 


Michiels. 


Rombaut, 


» 




Verschueren, 


Michel, 


» 




Van Calster, 


Martin, 


sculpteur. 




Van den Bossche, 


Jean, 


» 




Verschueren, 


Michel, 


peintre, 


1609. 


Van Calster, 


Martin, 


sculpteur. 




Feremans, 


Corneille, 


peintre. 




Michiels, 


Rombaut, 


n 




Feremans, 


Corneille, 


» 


1610. 


Michiels, 


Rombaut, 


)) 




Verschueren. 


Michel, 


)) 




Van Calster, 


Martin, 


sculpteur. 




Verschueren, 


Michel, 


peintre, 


1611. 


Van Calster, 


Martin, 


sculpteur. 




Van den Bossche, 


Jean, 


» 




Michiels, 


Rombaut, 


peintre. 




Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur, 


1612- 


Michiels, 


Rombaut, 


peintre. 




Feremans, 


Corneille, 


» 




Verschueren, 


Michel, 


» 




Feremans, 


Corneille, 


» 


i6i3. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



l65 



Verschueren, 


Michel, 


peintre. 




Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur. 




Michiels, 


Rombaut, 


peintre. 




Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur. 


1614. 


Michiels, 


Rombaut, 


peintre. 




Feremans, 


Corneille, 


)) 




Verschueren, 


Michel, 


» 




Feremans, 


Corneille, 


peintre. 


i6i5. 


Verschueren, 


Michel, 


» 




Ceulemans, 


Pierre, 


)) 




Van Calster, 


Martin, 


sculpteur. 




Ceulemans, 


Pierre, 


peintre. 


1616. 


Van Calster, 


Martin, 


sculpteur. 




Adriaenssens, 








Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur. 




Michiels, 


Rombaut, 


peintre. 




Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur. 


i6i(7. 


Michiels, 


Rombaut, 


peintre. 




Van Calster, 


Martin, 


sculpteur. 




Ceulemans, 


Pierre, 


peintre. 




Van Calster, 


Martin, 


sculpteur. 


i5i8. 


Ceulemans, 


Pierre, 


peintre. 




Verschueren, 


Michel, 


» 




Van Tissenaken, 


Tobie, 


» 




Verschueren, 


Michel, 


)) 


1619. 


Van Tissenaken, 


Tobie, 


» 




Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur. 




Van Calster, 


Martin, 


» 




Van den Bossche, 


Jean, 


» 


1620. 


Van Calster, 


Martin, 


» 




Fayd'herbe, 


Antoine, 


)) 




Ceulemans, 


Pierre, 


peintre. 




Fayd'herbe, 


Antoine, 


sculpteur. 


1621. 


Van Calster, 


Martin, 


» 


1623. 


Verschueren, 


Ambroise, 


peintre. 




Franchoys, 


Luc, 


» 




Van Calster, 


Martin, 


sculpteur. 


1624. 


Verschueren, 


Ambroise, 


peintre. 




Van Calster, 


Martin, 


sculpteur, 


1625. 


Franchoys, 


Luc, 


peintre. 




Van Calster, 


Martin, 


sculpteur. 


1626. 


Franchoys, 


Luc, 


peintre. 




Schillemans, 


Gaspard, 


sculpteur. 




Van den Bossche, 


Jacq-jes (peut-être 








Jean)?, 


» 




Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur. 


1627. 


Schillemans, 


Gaspard, 


» 




Van Calster, 


Martin, 


» 




Van Recht, 


Jean, 


peintre. 





i66 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Van Calster, 


Martin, 


sculpteur. 


1628. 


Van Recht, 


Jean, 


peintre. 




Fa3'd'herbe, 


Antoine, 


sculpteur. 




Verschueren, 


Ambroise, 


peintre. 




Fayd'herbe, 


Antoine, 


sculpteur, 


1629. 


Verschueren, 


Ambroise, 


peintre. 




Verschueren, 


Pierre. 






Beerincx, 


Grégoire, 


peintre. 




Verschueren, 


Philippe, 


sculpteur. 


i63o. 


Beerincx, 


Grégoire, 


peintre. 




Van den Bossche, 


Jean, 


sculpteur. 




Van den Bossche, 


Jean, 


» 


i63i. 


Beerincx, 


Grégoire, 


peintre. 




Verschueren, 


Phihppe, 


sculpteur. 




Verschueren, 


Ambroise, 


peintre. 




Van Recht, 


Jean, 


» 




Verschueren, 


Ambroise, 


» 


1632. 


Van Recht, 


Jean, 


» 




Beerinckx, 


Grégoire, 


» 




Franchoys, 


Luc, 


» 




Berincx, 


Grégoire, 


» 


1633. 


Franchoys, 


Luc, 


» 




Schillemans, 


Gaspard, 


sculpteur. 




Van Recht?, 


Jean, 


peintre. 




Ceulemans?. 








Schillemans, 


Gaspard, 


sculpteur, 


1634. 


Van Recht, 


Jean, 


peintre. 




Franchoys, 


Luc, 


» 




Beerincx, 


Grégoire, 


» 




Labbé?, 


Maximilien, 


sculpteur. 




Van Campenhout?, 


François, 


peintre. 




Franchoys, 


Luc, 


» 


1635. 


Beerincx, 


Grégoire, 


» 




Van Loo, 


François, 


sculpteur. 




Labbé, 


Maximilien, 


» 




Van Loo, 


François, 




1635. 


Labbé, 


Maximilien, 


sculpteur. 




Franchoys, 


Luc, 


peintre. 


1637. 


Van Loo, 


François, 


sculpteur. 




Franchoys, 


Luc, 


peintre. 


1638. 


Van Loo, 


François, 


sculpteur. 




Beerincx, 


Grégoire, 


peintre. 




Labbé, 


Maximilien, 


sculpteur. 




Schillemans, 


Gaspard, 


)) 




Van Recht, 


Jean, 


peintre. 




Van Loo. 


François, 


sculpteur, 


i63g. 


Labbé, 


Maximilien, 


» 




Beerincx, 


Grégoire, 


peintre. 




Franchoys, 


Luc, 


» 


1640. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



167 



Van Loo, 


François, 


sculpteur. 




Franchoys, 


Luc, 


peintre, 


1641. 


Vau Loo, 


François, 


sculpteur. 




Van Recht, 


Jean, 


peintre. 




Van Elsen, 


Wautier, 


)) 




Van Recht, 


Jean, 


» 


1642. 


Van Elsen, 


Wautier, 


» 




Van Loo, 


François, 


sculpteur. 




Voorspoel, 


Jacques, 


)) 




Franchoys, 


Luc, 


peintre. 




Van Loo, 


François, 


sculpteur. 




Schillemans, 


Gaspard, 


» 




Beerincx, 


Grégoire, 


peintre. 




Van Loo, 


François, 


sculpteur. 


1643. 


Voorspoel, 


Jacques, 


» 




Van Loo, 


François, 


» 


1644. 


Voorspoel, 


Jacques, 


» 




Schillemans, 


Gaspard, 


» 




Van Elsen, 


Wautier, 


peintre. 




Schilts ou Schillemans, 


Gaspard, 


sculpteur, 


1645. 


Van Elsen, 


Wautier, 


peintre. 




Voorspoel, 


Jacques, 


sculpteur. 




Beerincx, 


Grégoire, 


peintre. 




Levens, Grégoire (d'après 


M. Neeffs, nous 


supposons qu'il y 


a ici eireur 


de lecture et qu'il s'agit de Beerincx). 






Beerincx, 


Grégoire, 


peintre. 


1646. 


Voorspoel, 


Jacques, 


sculpteur. 




Van Elsen, 


Wautier, 


peintre. 




Schillemans, 


Gaspard, 


sculpteur. 




Van Elsen, 


Wautier, 


peintre. 


1647. 


Schillemans, 


Gaspard, 


sculpteur. 




Lan Loo, 


François, 


» 




Van Campenhout, 


François, 


peintre. 




Schelkens. 






1648. 


Van Loo, 


François, 


sculpteur. 




Van Elsen, 


Wautier, 


peintre, 


1649. 


Van Campenhout, 


François, 


)) 




Van Campenhout, 


François, 


» 


i65o. 


Van Elsen, 


Wautier, 


)) 




Schelkens 








Beerincx, 


Grégoire, 


peintre. 




Labbé, 


Maximilien, 


sculpteur. 




Labbé, 


Maximilien, 


» 


i65i. 


Beerincx, 


Grégoire, 


peintre. 




Van Elsen, 


Wautier, 


» 




Schillemans, 


Gaspard, 


sculpteur. 




Van Loo, 


François, 


» 


i65i. 


De Wille (ou de Wilde), 


François, 


peintre. 




De Wille, 


François, 


» 


1652. 



i68 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Van Loo, 


François, 


sculpteur. 




De Wille, 


François, 


peintre. 


1653. 


Van Loo, 


François, 


sculpteur. 




Beeriacx, 


Grégoire, 


peintre. 




Voorspoel, 


François. 






Labbé, 


Maximilien, 


sculpteur. 




Van Campenhout, 


François. 


peintre- 




Labbé, 


Maximilien, 


sculpteur. 


1654. 


Van Campenhout, 


François, 


peintre. 




De Wille, 


François, 


» 




Van Loo, 


François, 


sculpteur. 




Van Loo, 


François, 


» 




De Wille, 


François. 


peintre. 


1655. 


Schillemans, 


Gaspard, 


sculpteur. 




Van Elsen, 


Gautier, 


peintre. 




Schillemans, 


Gaspard, 


sculpteur. 


i656. 


Van Elsen, 


Gautier, 


peintre. 




Schillemans, 


Gaspard. 


sculpteur. 


1657. 


Van Elsen, 


Gauthier, 


peintre. 




Van Campenhout, 


François, 


» 




Van Doren, 


Jean. 






Labbé, 


Maximilien, 


sculpteur, 


1658. 


Van Orssa^tîhen, 


François, 


peintre. 




Van Elsen, 


Wautier, 


» 


1659. 


Van Dooren, 


Jacques. 






Van Elsen, 


Gautier, 


peintre. 


i66o. 


Van Dooren, 


Jacques. 






Van Elsen, 


Barthélémy. 






Beerincx, 


Jean, 


peintre. 




Van Elsen, 


Barthélémy, 




i66i. 


Beerincx, 


Jean, 


peintre. 




de Wille, 


François, 


)) 




Labbé, 


Maximilien, 


sculpteur. 




de Wille, 


François, 


peintre. 


1662. 


Labbé, 


Maximilien, 


sculpteur. 




Van Elsen, 


Wautier, 


peintre. 




Beerincx, 


Jean. 


)) 




Van Elsen, 


Wautier, 


» 


1663. 


Berincx, 


Jean, 


)) 




Van Elsen, 


Barthélémy, 




1664. 


Berincx, 


Jean, 


peintre. 




Van Elsen, 


Barthélémy, 




1665. 


Van Orssaghen, 


François, 


peintre. 




Van Elsen, 


Barthélémy, 




1666. 


Van Orssaghen, 


François, 


peintre. 




Van Orssaghen, 


François, 


» 


1667. 


Van Elsen, 


Barthélémy. 






Van den Eynde, 


Michel, 


sculpteur. 


166S. 


De Hornes, 


Jacques, 


peintre. 





DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



169 



De Hornes, 
Verhoeven, 
Berincx, 
Verhoeven, 
Berincx, 
Van Elsen, 
De Hornes, 
Van Elsen, 
De Hornes, 
Van Elsen, 
De Hornes, 
De Dry ver, 
De Hornes, 
Schillemans. 
De Hornes, 
Schillemans, 
De Dryver, 
Janssens, 
De Dryver, 
Janssens, 
Labbé, 
Smej^ers, 
De Dr 3' ver, 
Janssens, 
Berincx, 
Vander Veken, 
Langhmans, 

Smeyers, 

Janssens, 

De Dryver, 

De Dryver, 

Smeyers, 

Langhmans, 

Berincx, 

\^ander Veken, 

De Dryver, 

Vander Veken, 

De Drj'ver, 

Sme\'ers, 

Langhmans, 

Smeyers, 

Langhmans, 

De Dryver, 

Berincx, 

Smeyers, 

Langhmans, 

Langhmans, 

Smeyers, 

De Dryver, 



Jacques, 

Jean, 

Jean, 

Jean, 

Jean, 
. Barthélémy. 

Jacques, 

Barthélémy-, 

Jacques, 

Barthélémy, 

Jacques, 

Jean, 

Jacques, 

Corneille, 

Jacques, 

Corneille. 

Jean, 

Daniel, 

Jean, 

Daniel, 

Maximilien, 

Gilles, 

Jean, 

Daniel, 

Jean, 

Nicolas, 

François, 

Gilles, 

Daniel, 

Jean, 

Jean, 

Gilles, 

François, 

Jean, 

Nicolas, 

Jean, 

Nicolas, 

Jean, 

Gilles, 

François, 

Gilles, 

François, 

Jean, 

Jean, 

Gilles, 

François, 

François, 

Gilles, 

Jean, 



peintre. 



peintre. 

peintre. 

peintre. 

sculpteur, 

peintre. 



sculpteur, 

peintre. 

sculpteur, 

peintre. 

sculpteur. 

peintre. 

sculpteur, 

peintre. 

» 
sculpteur. 

peintre. 

» 
sculpteur. 

» 
peintre, 
sculpteur, 
peintre, 
sculpteur. 



peintre, 
sculpteur, 
peintre, 
sculpteur. 

» 
peintre. 

)) 
sculpteur. 

)) 
peintre, 
sculpteur. 



1669. 
1670. 

lôyr. 
1672. 
1673. 

1674. 
1675. 
1676. 

1679. 
1680. 
l68r. 

1682. 

1683. 
16S4. 

i685. 



1687. 



I3 



lyo 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Berincx, 


Jean, 


peintre. 


1689. 


De Drijver, 


Jean, 


sculpteur. 




Vander Veken. 


Nicolas, 


« 


1690. 


De Hondt, 


Jean, 


peintre. 




Vander Veken, 


Nicolas, 


sculpteur. 


1691. 


De Hondt, 


Jean, 


peintre. 




Vander Meulen, 


Laurent, 


sculpteur. 




Smeyers, 


Gilles, 


peintre. 




De Hondt, 


Jean, 


peintre. 


1692. 


Vander Veken, 


Nicolas, 


sculpteur. 




De Hondt, 


Jean. 


peintre, 


1694. 


Vander Veken, 


Nicola;-, 


sculpteur. 




Vander Meulen, 


Laurent, 


» 


1695. 


Verlinden, 


Pierre-Simon, 


peintre. 




Vander Meulen, 


Laurent, 


sculpteur. 




Verlinden, 


Pierre-Simon, 


peintre. 




Berincx, 


Jean, 


peintre. 


1702. 


Toussijn, 


Nicolas, 


sculpteur. 





(Extrait de la Chronique malinoise, ms. de Schellens : i8i3. « Maandag 
21 Jun^' sterft Jan Anth. Jarssens, lesten deken der kladschilders). 



Le xvi" siècle et une partie du xvii* peuvent être 
envisagés comme l'âge d'or de l'art à Malines, et rien 
n'est plus curieux, à ce point de vue, que les déductions 
que permet le manuscrit dont nous venons de parler. Le 
nombre des apprentis pendant la première partie de cette 
période peut s'évaluer à environ 3x5; celui des maîtres 
à plus de 400. La première moitié du siècle suivant n'est 
guère moins fécond, mais le nombre décroît à mesure 
que l'on avance vers la fin. Si l'on estime à environ 600 
le nombre des jeunes gens qui se destinent à l'art ou à 
l'art industriel pendant toute la durée de ce siècle, on 
peut hardiment avancer qu'au moins les trois quarts 
appartiennent à son début. Il en est de même des maîtres, 
qui atteignent un total sensiblement le même. 

La décadence de l'art à Malines vient ensuite. Elle 
est parallèle au magnifique épanouissement de l'école 
d'Anvers, et c'est, attiré par cet éclat inusité, que bien 
de nos maîtres abandonnent leur ville natale pour aller 
s'établir dans la nouvelle métropole des arts. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES I7I 

Avant que Rubens ne fut venu imprimer à cette école 
naissante une impulsion qui la plaça pour longtemps à 
la tête de ses rivales, Malines fut un centre d'activité 
artistique intense. La production était importante et 
nombreuse; à défaut de la preuve nouvelle que nous 
en apporte ce débris des archives de la Corporation 
malinoise dont nous venons de parler, une autre aussi sug- 
gestive découle des inventaires et nomenclatures de toutes 
ces œuvres d'art détruits lors des troubles du xvi^ siècle, 
ou emportés par les trop peu scrupuleux envahisseurs, 
pour s'en faire des trophées de victoire. 

Mais vienne le xv!!!*" siècle, alors le désert se fait à 
Malines; l'art croupit. Quelques artistes de grande valeur 
lui naissent encore il est vrai, des sculpteurs surtout, 
mais le nombre en est petit. 

Le xix" siècle ne fut guère mieux partagé, et au point 
de vue du talent, les artistes d'alors ne se sont pas 
affirmés supérieurs à une honorable moyenne. 



172 LE LIVRE DES APPRENTIS 

A plusieurs reprises, nous venons de citer dans ces 
pages, le nom de M. Delafaille. Il n'est que juste qu'à 
lui aussi nous payions le tribut du souvenir, et que nous 
rappelions ce que lui doit l'histoire et l'archéologie 
locales. 

Bien peu ignorent que M. Delafaille fut, sa vie durant, 
un chercheur infatigable, toujours à l'affût de quelque 
trouvaille, mais manifestant une prédilection marquée 
pour tout ce qui de près ou de loin pouvait intéresser 
la ville de Malines. Né à une époque où le goût et la 
vogue de l'Ancien n'avaient pas pris l'extension univer- 
selle d'aujourd'hui, instituteur au début de sa carrière, 
puis employé communal et enfin directeur du Mont-de- 
Piété, le défunt, autant par disposition naturelle qu'en 
raison des loisirs que lui laissaient ses occupations, ne 
dédaigna pas de recueillir et de conserver ce à quoi de 
son temps on n'accordait qu'un dédain irraisonné (i). Il 
parvint à se créer une collection d'antiquités malinoises et 
autres, et à se former une bibliothèque bien fournie, l'une 
et l'autre jouissant d'une réputation plus qu'ordinaire. 



(i) Les notes biographiques suivantes nous ont été fournies par la famille 
de M. Delafaille : Né le 7 octobre i83o, à Malines, de Henri-Joseph et de 
Anne-Françoise Van Trichtveldt, il fit ses premières études à l'école 
primaire supérieure du Gouvernement, dirigée par J.-E. Kops. Il conquit 
le diplôme d'instituteur à l'Ecole normale de Lierre, et fut nommé, en cette 
qualité, à l'école communale de la rue des Vaches (actuellement école pour 
filles), à Malines. Poursuivant ses études, il obtint le diplôme pour l'ensei- 
gnement moyen et il de/int régent à l'Ecole moyenne de l'Etat. Il quitta 
l'enseignement pour raisons de santé. On le nomma au bureau de la popu- 
lation à l'Administration Communale, et, en i865, il devînt Directeur du 
Mont-de-Piété (il résigna ces fonctions sur la fin de sa vie). Il reçut la croix 
civique le 5 mai 1886, pour services rendus durant 35 ans. Il avait été décoré 
(médaille de bronze) pour acte de courage et de dévouement, le 28 février 
1867 (incendie à l'hospice « Cellekens », Allée des Récollets). 

Il était fondateur de la société dramatique « De Taalzucht »; trésorier de 
la « St-Jansgilde », bijgenaamd <f De Peoene »; fondateur de ia société 
chorale « La Réunion Lyrique ». et secrétaire, président et membre de 
jurys de concours organisés par des sociétés malinoises, etc., etc. 

Il décéda à Malines, le 19 août 1900. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES lyS 

Non content toutefois de sauver de la perte ou de la 
destruction des documents et des souvenirs du passé, 
il a cherché à en tirer profit, pour enrichir de quelques 
pages intéressantes et inédites l'histoire de sa ville natale. 
C'est ainsi qu'il fit successivement paraître, partie en 
feuilleton ou articulets dans les journaux locaux, partie 
en publications ordinaires, les études et ouvrages sui- 
vants : 

Geschiedenis van Mcchclcn ; 

Gemeentekerkhof van Mechelen ; 

Binnen- en buitcnkerkhoven van Mcchclcn; 

Berg van Bermhertigheid van Mechelen ; 

Kritiek op Mechelen; 

Versieringen dcr straten van Mechelen tijdens de plecht- 
viering van het c?jS' jubé Ijaar van 0. L. V. van Hanswyck; 

De veldslag van Ransbeek ; 

Ontploffing dcr Zandpoorl te Mechelen; 

De Spaansche furie te Mechelen; 

Hongersnooden en volksziekten ; 

Proccssiën gchouden in opcnbarcn nood met het bccld van 
0. L. V. van Hanswyck; 

Mechelen en zijn stadhîiis; 

Geschiedkundige wandeling op St. Romboiits toren te Meche- 
len (en collaboration avec M. Raymaekers); 

Bijdragcn tôt opheldering der geschiedenis van Mechelen, 
2 volumes; 

Geschiedenis van Hanswyck; 

Peeter Croon en zijne werken; 

Levensschets van B.-J. De Bruyne ; 
id. van Jozef-Jaak de Munck ; 

Remmenis Valerius en zijne werken; 



174 L^ LIVRE DES APPRENTIS 



De vcldslag van Schciit ; 

Les Aîmanachs Malinois, ouvrage posthume en publi- 
cation, etc., etc. 

Il laissa, en outre, quantité de notes classées, qui 
forment les éléments de bien d'autres publications que 
la mort ne lui a pas permis de mener à bonne fin. 

A son heure, M. Delafaille était journaliste, et la 
presse politique malinoise est passablement riche en 
articles dont il fut l'auteur. A ce point de vue tout 
spécial, il ne nous appartient pas de l'apprécier. 

Comme auteur malinois, son œuvre est éminemment 
variée, et elle dénote une patience rare dans la recherche 
du détail, que d'aucuns auraient dédaigné, mais qui 
n'est ni sans originalité ni saveur, à raison du parti 
qui en a été tiré. Au reste, c'est cette impression qui 
s'est dégagée pour chacun de la vue de sa biblio- 
thèque, des notes manuscrites et de la collection d'anti- 
quités délaissées par lui. Celles-ci furent, à deux reprises, 
la dernière malheureusement au lendemain de la mort 
de M. Delafaille, disputées à coups d'enchères passion- 
nées, par les bibliophiles et les amateurs. 

Toutefois, cette tendance poussée à l'extrême devait 
nuire à la largeur de vues que l'on est en droit de réclamer 
de l'historien, et dont on peut, tout au plus, excuser 
l'absence chez le chroniqueur. A ce point de vue, l'œuvre 
historique de M. Delafaille aurait certainement gagné à 
être conçu dans un esprit plus accueillant de faits et de 
choses d'intérêt général. 

Et cependant, cette patience et cette minutie n'ont 
jamais été stériles; nulle part ailleurs elles n'ont eu 
de meilleur et de plus appréciable résultat que dans ce 
recueil de folklore local, qui forme la plus intéressante 
partie des Bijdragcn tôt opheldcrmg dcr Gcschicdcnis van 
Mechelen, IP deel. 




Kd. Delataille. d'après une pliotuRiaphie 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES ïjS 



Par expérience personnelle, nous savons nous faire 
une idée des longues et laborieuses campagnes qu'il lui a 
fallu pour réunir ces manifestations naïves des croyances 
et des sentiments de toute une population : ces prières 
enfantines, ces jeux et ces chansons. Aussi ce travail serait 
suffisant pour que le nom de M. Delafaille échappât à 
l'oubli, si le nombre de ses autres travaux et la réputation 
de chercheur, qu'il avait acquise déjà de son vivant, 
n'étaient là pour lui assurer une place honorable parmi les 
écrivains malinois. 

Parmi les nombreux documents que M. Delafaille 
était parvenu à réunir, se trouvaient les manuscrits de 
Smeyers et de de Maeyer, auxquels nous venons de con- 
sacrer ces pages. Avant nous, il comprit le grand intérêt 
qu'ils présentaient au point de vue de l'histoire de l'art 
malinois, et sans doute songeait-il, lui aussi, à en faire 
l'objet d'une publication complémentaire de celles qui 
avaient parues sur la matière. Tout, en effet, semble 
l'indiquer. Une fiche spéciale était affectée à chaque 
nom qui figurait dans la liste des apprentis, et elle 
portait en outre les renseignements que M. Delafaille 
avait recueilli sur le titulaire. Ces fiches, réunies en 
II volumes reliés, ont été rachetées par la famille du 
défunt. Celui-ci avait, de plus, extrait des Registres 
paroissiaux, tout ce qui intéressait les artistes malinois. 
Nous possédons la majeure partie de ces extraits. Il était 
donc outillé pour se mettre à l'œuvre, et nous ne doutons 
pas que, ses qualités de patience et de ténacité aidants, 
il ne fut parvenu à recueillir sur nos artistes quantité 
de renseignements qui eussent pu être utilisés avec 
fruit. 

Nous reconnaissons donc volontiers qu'il nous a 
devancé dans la voie d'exécution où nous venons seule- 
ment de nous engager, qu'il nous a en partie facilité la 
besogne, par le respect pieux avec lequel il a compulsé 



176 LE LIVRE DES APPRENTIS 

et conservé des documents que sa mort a fait tomber 
en d'autres mains. Tout cela, nous tenons à le répéter, 
nous oblige à un devoir personnel de reconnaissance 
envers M. Delafaille, que ne lui refuseront pas non plus 
tous ceux qui, à son exemple, portent quelque intérêt à 
notre histoire locale. 

H. CONINCKX. 



Les pages suivantes reproduisent les inscriptions du 
Livre des apprentis de la Corporation des Peintres et des 
Sculpteurs à Matines. 

Les noms sont classés par ordre alphabétique pour 
chacun des deux siècles qui y sont représentés : le xvi*" 
et le xvii*-. Dans une première colonne figurent les noms 
des apprentis; dans la deuxième, l'objet de leur appren- 
tissage, toutes les fois qu'il est renseigné (on remarquera 
que ce détail manque presque toujours pendant le xvi" 
siècle); la troisième colonne renferme le nom du maitre 
qui les reçoit; et la quatrième, la date du commencement 
de l'apprentissage. 

L'ordre que nous avons admis n'est pas celui suivi par 
Smeyers; mais il facilite et simplifie les recherches. 

Nous nous sommes bornés à respecter l'orthographe 
des noms et celui des renseignements complémentaires 
qui accompagnent quelques-uns de ceux-ci. 



MEMORIEN 

wegens de Mechelsche Schilders ende Beeldsnyders 

UYT DEN AMBACHTS-BOECK 



DE LEERJONGHENS BOECK 

int jaer i55o 



Die Leerjonghens die leeren conterfeyten om een 
goût of sielver smet te worden sijn achter in den boeck 
ghestelt ao Ixxv. 

(verso) 

Item dit boeck is ghemaeckt anno Ivj Synt Jans 
kermisse ende beghint met ter letter a, b, c. Van den 
leersjonghers die betaelt hebben oft die op daelmoessen 
ontfn. s}^ en noch betalen moeten ende oie. die te 
voren op daelmoessen ontfanghen waeren. 

Item deze waeren te voren op daelmoessen al ontfn. 
eer dit boeck ghemaeckt was ende moeten betalen als sy 
haer ambacht volhert hebben en syt wynnen connen. 

Item die betaelt hebben die syn met een cruysken 
betaelt ghestelt in dit boeck van de leerionghens die op 
daelmoessen leeren. 



178 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



1500 



Ariaensens, Sielis, 

Baeckx, Hansken, 

Basseliers, Lodewyk, 
Beaghele, Peeter van 

Antwerpen, 
Beda, Hendrik, op 

aelmoesen, 
Beda, Huybrecht, 
Berckman, Pieter, 
Bisschop, Thomas, 
Bisscopper, Daniel, 
Bisscoppen, Frans, 
Boekstujfn, Roment, 
Boeynans, op aelmoe- 
sen. 
Bol, Justus, 
Bollaerts, Coppen, 
Bollaerts, Kersten, 



goutsmit, 
om schilder, 



Tys, Jochem, 

\'inckfelt, Joeris, 

de Vos, Hendrik, 
Lefevere, Sarle, 



i5o5. 

I Juni. 

i562, 2 Febr. Vr 

Paesschen. 
1574, 27 Jan. 
i585, I Oct. 



Beda, Huybrecht, i5£5. 

Fermans, Jan, iSSg, October. 

Myleman, Aert, i562, 3 Febr, 

Houbens, Jan, i563, 20 April. 

Snellinck, Daniel, i558, 25 Dec. 

Bessemer, Peeter, i55S, 25 Dec. 

Hoebens, Jan, i556. 

i556, i3 Jan. 



Tissenaken, Romb. 1596, 25 Jun. 
Fevers, Caerle, i568, 26 Meert. 
Peeter, inde croo- 1564, 12 Aug. 
ne alias Vanden 
Broecke, Peeter. 
Desen leerjongen was den eersten die onder de nieuwe rolle van 't schil- 
dere quamp en ses guldens van leeren gaf aen 't ambacht. 



Bornons, Pauken, Conterfeyten 
tôt goutsmit. 
schilder, 
Boykens, Machiel, op 

aelmoesen. 
Brussers, Jaak, op 

aelmoesen. 
Buyck, Roment, put- 

terijjongen. 
Buysrogge, Jan, op 

aelmoesen. 
Bruwees, Guillaume, goutsmit, 

Cauweliers, Pieter, op 
aelmoesen. 

Claes, Merten, op ael- 
moesen. 

Claysens, Adriain. 

Cléments, Joris, daer 
moeder is Linken 
Daniels. 

Cle3'mans, Peerken. 



Michiels, Romb., 
Michiels, Romb., 



1598, 14 July. 

1599, I Jan. 
1573, 12 Oct. 



denNynnen,Barth. i55i. 

Feermans, Jan, 1571, April. 

Smet, Antoon, i55i, 25 April. 

de Alomperen, i588, 14 Nov. 

Hans. 
Fermans, Corneel, i5S3, i Decemb. 

i556, 2 Decemb. 

de Vadder, jeroom, 1567, 17 Oct. 
Crabbe, Peeter, i5qi, 2 Decemb. 



Roels, Rommont, i56o. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



179 



Cocksyne (van) Adr., 

Coeck, Anselmus, 
Coertmans, Heynken, 

Coppens, Robert, 



Couckaerts, Coppen, 
Covelaers, Geromken, 

op aelmoesen. 
Crowies, Lodewyk, 

Hendrik zone, stad 

speleman der stad 

Mechelen. 
Cuppen, Beltelke, 
Daems, Hendrik, 
Daems, Roment, 
Dauvoers, Jacus, 

Davydt, Thoentje, 

de Berthout, Hyppol. 
de Bey, Hansken, 

de Boey, Gielis, Mau- 

rus zone, 
de Booees, Henske, 
de Boysie, Claude, 
de Boysis, 

de Bruyne, Bertelken, 
de Ca, Siel, 
de Caele, Luycx, op 

aelmoesen. 
de Cock, Adriaen, 
de Coeck, Jan, 

de Cordes, Caerle, 

zone van Vincent, 
de Croej, Hansken, 
de Cuestere, Adam, 
de Cuypere, Hubert. 
Defner, Augustyn, 

de Grauw, Peerken, 
de Grève, Hansken, 

de Grefve, Peerken, 
de Griminer, Hans, 



schilder, 
schilder, 



goutsmit, 



Van Cocksyne, 1574, 9 Mey. 

Raphaël. 
Stelijcke, Antoni, i58i, 11 Sept. 
Roeyen van Erck- i56o, Nov. 

lantz, Goeyvaert. 
Vandenblocke, Fr., i562, 18 Jan. 

alias trommelsla- 

gher. 
Vlamme, Ghysbr., i576,Paesschen. 
Van Arendonck, i555, n Juni. 

Jooris. 
van Cocxuysen, i56i, 2 Oct. 

Michel. 



Stevens, 
Verhoeven, Jan, 
Dupont, Jaak, 
van Coecksye, 

Maghiel. 
Van den Houte, 

Adriain. 
Inghelrams, Corn. 
Van Noterschae- 

ten, Antoon. 
Inghelrams, Andr- 



1594, 6 Nov. 
(omtrent i56i). 

1571, Nov. 
1573, July. 

1572, 19 Dec. 

1573, Sept. 
i558. 

1571- 



Bols, Jacus, 1570, 16 Aug. 

Beerincx, Pauwel, i5gg, i Oct. 
de Mompere, Hans, iSgS, 14 Nov. 
de Vos, Heyndrik, i565, 8 Juny. 
De noo, Jacus, 1576, Juny. 

Haek, Adam, i554, i3 Mey. 



Bous, Adriaen, 
Van den Block, 

Frans. 
Van den Broecke, 

Crispyn. 
Stevens, Jacus, 
Ceulemans, Pieter, 
de Bruyne, Kerst., 
Van Noterschaten, 

Gabriel. 
WoUebos, Hans, 
de Neeve, Jan, 

VandenWyer.Wil. 
VandenWyer, Aert, 



(omtrent i555). 
1549, 19 Meert. 

i567, i5 Mei. 

i597, I July. 
1598, 21 Juny. 
1571, 3 Oct. 
1559. 

1596, 12 Nov. 
i562, 22 Jan. Vr 

Paesschen. 
i562, i5 Meert. 
1571, Meert. 



i8o 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



de Groete, Merck, 


Vanden Broecke, 
Peeter. 


i584, 23 Oct. 


de Hacn, Geeraert, 


Vanderborcht, Ph. 


i562, 8 Junj'. 


de Helt, Matheus, 


VandenVenne,Jan. 


i567, 4 July. 


de Herstraete, Roment, 


Vander Wj^ecke, 
Robert. 


i558. 


de Ka, Nicolas, 


de Ka, Jan, 


i559, 25 Aug. 


de Kaele, Sicle, Sy- 


Verhulst, Floris, 


i559, Febr. 


mons sone. 


alias Bessemer. 




de Kuster. Hansken, 


Roguyts, Aert, 


i562, i8 Oct. 


de la Porte, Hansken, beltsnijder, 


Righuyts, Pieter, 


iSgo, i5 Jun. 


de Marres, Peeter, 


Verpoorten, Mach. 


iSSg, 6 Mey. 


de Neve, Hansken, 


Inghelrams, Andr. 


i574, Paesschen. 


meester Gheert, de 






herbiers sone. 






Dans, Hans, Lam- 


Verschueren, Ma- 


iSgS, I Mey. 


brecht sone. 


chiel. 




de Poeter, Antonius, 


Verbeke, Jan, 


idSq, Augustus. 


de Praet, August3'n, 


Vanderveken, Lau- 
werys. 


iSSg. 


Derwoers, Schasper, 


Van Coxien, Mach. 


iSyS, July. 


de Spaegnaert, Pierk., 


de Bruyne, Kerst. 


i558. 


de Hovder (of de So- 


de Cuyper, Jan, 


i559. 


veer?). 






de Vleeschouwer, 


de Bruene, Kerst. 


i562, ig April. 


Pauken. 






de Vos, Willem, 


de Puyndere, Jac, 


iSSg. 


de Vos, Frans, Wil- 


de Vos, Hendrik, 


1573, Meert. 


lems zone. 






de Wint, Antonius, 


de IloUander, Wil. 


i55i, 8 Meert. 


de Wint, Willem, van 


Verhulst, Lancelot, 


i563, 4 Juny. 


Brussel. 






de Wynt, Jeppen, op 


de Helt, Lambr., 


1571, 20 Nov. 


aelmoesen. 






de Woolff, Hensken, 


Apostool, Gielis, 


I Juni, i56i. 


Diellens, Peerken, 


Fielix, Antoon, 


1573, Nov. 


alias Crabb, op ael- 






moesen. 






Dircx, Gert, op ael- 




i555, 14 Jul5\ 


moesen. 






Derkiens (of Dier- 


Vanderbeeck, Phil. 


i5g7, i5 Dec. 


kens?), Hans, 






Donjon, Jeroom, 


Sbcrc, Hendrik, 


i56i, 2 Juny, 


Drewa, Antoon zoon 


Scheppers, Jan, 


1592, 7 July. 


van Byeken Schep- 






pers. 






Druyver, Simoen, 


Hoepcn, Jan, 


i55g, Juny. 


Dubois, Hansken, teekenen tôt 


Vanderbeeck, 


iSgô, 24 Sept. 


goutsmit, 


Hans. 





DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



I»I 



Dubois, Hansken, 
du Pont, Louwies, 

Eentros, alias de Bac- 

ker, Pauken. 
Emmens, Joos, 
Evels, Pietken, 
Eyskens, Merten, 
Fayd'herbe, Antoon, 
Fayd'herbe, Mendrik, 

Feermans, Hans, 
Franchoys, Luc (ende 
ierste bijgecomen), 
Gaylens, Fransen, 

Geens, Jacob, heeft ge- 



schilder, de Mompere, Hans, iSgS, 3o Oct. 

Van Waes, Pieter, i56o, 21 Meert, 
vr Paesschen. 
Van Tielt, Jan, iSSg, 16 Meert. 

deDekenen.Caerle, iSyi, Jan. 
Reguyts, Aert, i55g. 

Bol, Jacques, iSSg. 

beeltsnyder, Kerael, Philip, iSgs, i Oct. 

d'Assonville, Mer- i588, Sept. 

ten. 
Feermans, Jan, i566, 12 Febr. 
Van Outter, Mat- 1584, 11 Oct. 

thys. 
Van Tryf, Machiel i562, 8 April na 

(of Van Truf ?), Paesschen. 

Oe3'ens, Gheeraert, 



leert bij eer Geens Jan zijn vader in 't ambacht van 't schilderen gecomen 
was, waar door dat heer Gilis van Gottenies appointeerde dat Jacob 
Geens voors. betaelen soude voor sijn leeren gelijck als de andere 
vremde leerjongens doen, dwelck Jacob voorn. gedaen heeft ge vende 
III rens. g. 11 st. endat in 't jaer i56i, Vr St- 

Jansmine. 



Geerts, Claes, 
Geerts, Flups, 
Goeyvaerts, Herman, 

Goeyvaerts, Wouter, 
Gommaers, Coppen, 

Goosens, Hansken, 
Gooten, Merten, op 

aelmoesen, 
Gouns, Hansken, 

Grauwens, Alexander, 



i556. 
Bessemers, Pieter, 1564, 10 April. 
VanSteynenmolen, i562, 3 Jan. 

Goevaert. 
Peeters, Aert, 1575, i Aug. 

Van den Haute, i556, 4 Sept. 

Adriaen. 
Tiuyts, Hans, iSyi, 10 Mey. 

de HoUander Wil- iSSy. 

lem. 
Van den Haute, i562, 6 Oct. 

Adriaen. 
Verporten, Mach., 1594, 26 Xov. 



Bij ordenans van de wet, want Machiel nog een onvrijen jongen hadde, 
het was een engels jongen uyt clooster van de Kathuyser. 



Guellens, Bastiaen, 
Hollemans, Jacob, op 

aelmoesen. 
Hemelrycks, Hanske, schilder, 



Regouts, Aert, 1571, Jan. 

Bessemers, Floris, i555, 27 Aug. 



Hemelrycks, Hendrik, 
Herbouts, Hans, 
Herremansen, Herm., 
Heyns, Jan, op ael- 
moesen. 
Hoevest, Lieven, 



Van Tissenaken, iSgo, 10 Aug. 

Roment. 
de Vocht, Hendrik, 1592, 27 July. 



schilder, 



de Helt, Hans, 
Verhulst, Merten, 
Vanden Block, 

Frans. 
Mertens, Hendrik, 



iSgS, 25 Dec. 
i5g6, 25 Jan. 
i553, 8 Mey. 

i562, 8 Juni, 



l82 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Hoeybosches, Christ., 
Houdekoken, Adr., 
Horbens, Jan, op ael- 

motson. 
Huydelers, Adriaen, 
Inghelrams, Corneel, een leerjongen 

genaemt Coppenmuncks, 
Janssens, Willem, 
Jaspers, Ghysbert, 

Jenten, Dierick, 

Joresseen, Gielis, 
Keridder, Hans, 
Koninckxloy, Roment, 

op aelmoesen van 

putterije. 
Kuelemans, Pieter, 
Langwuyts, Peerken, 

op aelmoesen. 
Lappostool, Claes, Peeters zoone, da 

Van den Broecke, leeit bij 
Lemmens, Roment, 

Lenaerts, Hans, 
Loemants, Hendrik, 

op aelmoesen. 
Lombaers, Caerle, 
Machiels, Rombaut, 
Mascapt, Ilansken, 
Matteus, Oriaen, 
Mathuys, Hansken, 

Mathys, Gielis, Hu- 
brechts soene. 

Mergherls, Casen, In- 
ghelsman, op ael- 
moesen. 

Merremans, Roment, 

Meys, Peerken, 

Moens, Coppcn, op 
aelmoesen. 

Mois, Engel, Jorissen, 

Moons, Dirk, op ael- 
moesen. 

Motteman, Carel, schilder, 

Neeffs, Adriaen, op bceltsnijder, 
aelmoesen- vonde- 
linck. 



Enguys, Symon, i562, i5 Dec. 
Swinnen, Romb., 1574, i Meert. 
Van de \Vy ère, Jan, 1546, 21 Oct. 

Godtbetert, Will., i558, Kersmisse. 

i556, 22 Sept, 
de Brune, Kerst., i563, 4 Febr. 
Van Valckenborch, i563, 25 Dec. 

Merten. 
de Bruyne, Kers- i556. 

tiaen. 
Pastenaken, Hend. iS^g. 
Cuelemans, Pieter, iSgô, i Jan. 
Feermans, Corn., iSgS, 8 Nov. 



Voerhuyden, Hans, iSôg, 12 Aug. 
Vranckx, Fransen, i588, 11 July. 



ar moeder af es joffruwe 


Cathelijne 


Verbeke, Caerle, 


i5gi, 


I Nov. 


Stevens, Antoon, in 


i56o, 


Sept. 


deboggijnestraat, 






Liere, Jan, 


i562. 


i5 Meert. 


Van den Broeke, 


1587. 




Peeter. 






Cocksynen, Frans, 


i562. 


14 Oct. 


Vinckbooms, Phil., 


1573, 


Aug. 


de Roec. Hendrik, 


i55S, 


I Dec. 


Vrints, Jan, 


i5g4, 


14 Meert. 


Van Coninxloo, 


i5g6, 


3o April. 


Bartholomé. 






Van den Hauten, 


i56.. 




Ariaen. 






Cresel, Jan, alias 


1572, 


2 Sept. 


Mergherls, 







Honnecore, Claes, 1573, Jul. 
Bessemers, Merten, 1573, 17 April. 
Rayens, Goeris, i558, Sept. 

Pastenaken, Hend., iSSg. 
Liere, Jan, 1557. 

Machiels, Romb., i5g7, 22 Nov. 
Van den Broeck, i5g8, 20 Nov. 
Pieter. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



l83 



Olivys, Baptiste, 



Van deii Haute, 

Ariaen, 
Van Scelle, Wout., 



Omlop, Jan, op ael- 

moesen. 
Oostens, Frans, Verhage, Jooris, 

Oyens, Merten, De Béer, Adriaen, 

Pachtere, Aert, leert Verschueren, Mach. 

op d'aelmoesen op putrijcken van de roy kinderen. 



Pauwels, Coppen, 
Pauwels, Heynken, 

op aelmoesen. 
Pauwels, Jaak, op 

aelmoesen. 
Peelmans, Matthys, 
Peeters, Aert, 
Penninck, Jacques, 
Par, Hans, 
Pieten, Jacus, 
Poepetens, Hensken, 
Proest, Lodewyk, 
Pyls, Pierken, 
Rans, Claes, 

Regouts, Adriaen, op 

aelmoesen, 
Roguyts, Thoentien, 

Rombouts, Hans, 

Roysen, Baptiste, 

Koysens soon. 
Scheers, Willem, 
Seelkens, Dirkus, 
Schers. Hendrik, 
Schils. Jacques, 

Schotels, Hensken, 
Segers, Geromken, op 

aelmoesen, 
Sermertens, Coppen, 
Snyers, Willem, 

Jacques sone, 
Sonnecoeten, Claes, 

Somers, Paesschier, 

op aelmoesen. 
Spilemans, Jasper, 
Sterde, Anneken, 



Webels, Andries, 
Pauwels, Jan, 



i558. 

i55o, I Feb. 

i558. 

i56i, Mey. 
,i582, 2 Febr. 

i563, 14 Nov. 
1549, 25 Aug. 



met sijn vader, i553. 



beeltsnijder, 



Cuellemans, Pieter, 
Stevens, Hieron., 
Van Duerne, Jan, 
Cocksj-n, Raphaël, 
Cuyts, Jasper, 
Willijams, Sielis, 
De Vos, Hendrik, 
Eessels, Hans, 
Erts, Jasper, alias 
Baert. 



Roguyts, Philip, 
sijnen 00m. 

Van de Vacken, 
Lauwerys. 

Smet, Antoon, 

beeltsnijder, Holemans, Geer., 
Colyns, Crispen, 
Smets, Antoon, 

goût of silver- Verpoorten, Mi- 
smet. chiel. 

Boextuyn, Frans, 



Inghelrams, Corn., 
Van Tissenaken, 

Tobias. 
Stevens, Jorony- 

mus. 



beeltsnijder. 



Van Deurne, Jan, 
Hoogberghen, 
Frans. 



1596, 19 Juiii. 
i56i, 25 April. 
1590, 7 Meert. 
i564, i5 April. 
i558, 8 Oct. 
i562, 2 Juni. 
i565, 24 April. 
i562, 3 Febr. 
i562, 4 Dec. 

i555. 8 Sept. 

i563, i5 Mey. 

1576, te Paes- 

sclien. 
1559. 

i558, Oct. 
1571, Meert. 
i56i, 14 Oct. 
1598, 21 Juni. 

i56o. 

1549, II Jan. 

i564, i5 Oct. 

1596, 10 Mey. 

t559, 5 Jan. 

i579, 19 July- 

1597. 3o Me5'. 
i56i. 



i84 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Sternie, Hansken, 
Stocmans, Peerken, 
Suens van Thilborg, 

Adriccn, op aelmoe- 

sen. 
Suetens, Hans, 

Suys, Hans, 



Swylien? Roment, op 

aelmoesen. 
Syllenis, Heynken, 

Symons, Peeter, 
Symoens, Philip, 
Tejs, Heynken, 
Thielemans, Hansken, 

op aelmoesen. 
Thys, Joachim, 
Tielmans, Nyelken, 

op aelmoesen. 
Tousyns, Nicolas, schilder. 
'T Sas, Andries, 
Tubbacx, Heynken, 
Turroen, Stoffel, 
Tys, Jacus den jongen, 

Van Antw erpen, Mer- 
ten, Antoen sone, 

Van Baesroye, An- 
dries, Zielis sone, by 
Jan Tougts (?) en Machiel Van den 

Van Baesroe, Jasper, 

Van Beve, Romment, 

Van Brecht, Jan, 

Van Brieckberke, 
Oriaen op aelmoesen. 

Van Calster, Merten, 

Van Cruybeke, Jaak, 

Van de Kerckhoven, beellsnijder, 
Adriaen, op aelmoe- 
sen, vondelinck. 

Van den Berghe, Die- 
rick. 

Van den Bossche, An- 
tonis. 

Van den Bossche, Cae- beeltsnijder, 
rel, op aelmoesen uit de putterye. 



bij sijnen vader, iSSg. 
Vandenhoute, Adr. i573, Me}'. 
Verschueren, Ma- i582, 4 Nov. 
chiel. 

Vanden Bossche, iSgS, 23 Nov. 

Jan. 
Machielsens, Rom- iSgS, 5 Nov. 

mont, alias Groen- 

tens. 

omtrent i55o. 



Smets, Philip, 



i56o, Dec. 

Kerstmis. 
1573, Aug. 
1578, Sinxen. 



Vrancx, Fransen, 
de Duyts, Jan, 
Boejman, Servaes, i56i, Juni. 
1557. 



Van de Wyer, Joes, 

Vanden Wyer, Wil- 
lem. 

Michiels, Rombaut, 

de Neve, Jan, 

Liere, Jan, 

Eskens, Merten, 

Vanden Broeck, 
Pieter. 

Verschueren, Ma- 
chiel. 

Van Cocksyne, Ra- 
phaël. 
Wille ontfangen. 

Verpoorten, Michel, 

Bol, Hans, 

Smets, Philibert, 

Verborcht, Pauwel, 



i562, 24 Nov. 
i552, 10 Meert. 

i588, Jan. 
i587, Febr. 
i56o. 

1570, 4 Sept. 
1593, I Dec. 

i585, 16 Febr. 

i588, 21 Apr. 



i594, 22 Meert. 
1572, April. 
1559, Jul. 
i55o, 8 Nov. 



Van Dueren, Jan, i583, 10 Febr. 

Wollebos, Hans, iSgg, 5 Oct. 

Vanden Broecke, 1598, i Oct. 
Pieter. 

Vanden Blocke.Sie- 1562, i5 Meert, 
lis. na Paesschen. 

Bosman, Servaes, i558, 18 Oct. 



Kael, Philip, 



1598, I Junj' 



DE LA GILDE DE ST-LUC, A MALINES 



l85 



Vandenbossche, 


Cornelis, Peeter 


1571, 


I Mey. 


Hansken, 


den jongen, 






Van den Bossche, Lu- 


Van den Haute, 


i56i, 


Juny. 


dolf. 


Adriaen. 






Van den Bossche, 


Truyts, Jan, 


i587, 


10 April. 


Sloffele, 








Van den Broecke, Jo- 


Lambrecht, Nica- 


i585, 


20 Febr. 


ris. 


sen. 






Vanden Broeke, He- 


Vandenbroeke, Pie- 


1579, 


20 Oct. 


lyas. 


ter. 






Vanden Broeck, Pie- beeltsnijder, 

ter. 
Van den Broeke Teu- 


Cael, Nicolaas, 


i582, 


18 April. 


Van den Broeke, 


iSgS, 


i5 Aug. 


ken. 


Pieter,synenoom. 






Vandenbruele, Simon, 


Vinchennovens, 
Antoon. 


i583, 


3 Mey. 


Vanden Eynde, Cor- 


Inghelrams, Cor- 


i568. 


23 April. 


neel. 


neel. 






Vanden Haute, WilL, 


De Neve, Janssen, 


i558. 


5 Febr. 


Van den Hecke, Siele, 


De Neve, Jan, 


1572, 


Mey. 


Van den Hoeve, Hans, 


Verschueren, Ma- 
chiel. 


159S, 


12 Nov. 


Van den Hove, Jan, 


de Cuj^per, Jan, 


i556. 




Van den Hout, Frans, 


de Cuyper, Jan, 


i562, 


3 Jan. 


Vanden Poel, Balten, 


Bessemers, Janssen 


1570, 


22 Febr. 


Van den Veecken, Ger., 


Verhulst, Merten, 


i562. 


9 Juiy- 


VandenWiUe, Mach., 


bij zijnen vader, 


i58o. 


I Mey 


VandenWouwer, Eras- 




i538. 


18 Jul. 


mus, op aelmoesen. 








Vander Auwera, Bapt., 


Van der Haegen, 


1573, 


Meert. 


op aelmoesen. 


Joris. 






Van den Wille, Hans., 


bij zijn vader Mach, 


, 1575, 


25 Oct. 


Van der Hoeve, Abram, 


Hoeberghen, Fran. 


1559. 




VanderHoeven, Frans, 


Ceppen, Paulus, 


i558. 




Van der Hyden, Hans., 


Vandenblocke,Piet 


. i563. 


12 Febr. 


Vanderleinden, Sarel, 


De lantmeter, Rom. 


1570, 


7 Febr. 


VanderLinden, Jaspar, 


Van Valckenborgh, 
Luc. 


i564. 


3o Aug. 


Vander Meerre, Herm., 


Vlaminc, Gysbr., 


i563, 


I Meert. 


Vanderneuwermuelen, 


Van Tielt, Jan, 


i564, 


8^^"^'" dach 


Heynrick, 




voor Kersdach 
styl van Brab. 


Van de Rje, Siel, 


Van Cocksyen, Raf. 


, 157S, 


omtrent 






Paesschen. 


Vau de Schlype, Claes, 


Pastenaken, Hend., 


, 1554, 


4 April. 


Vander Veeken, Ma- 


Oyens, Geriet, 


i553, 


i5 Dec. 


chiel. 








Van Diest, Joos, op 


Block, Pieter, 


1571, 


29, Nov. 



aelmoesen. 



14 



i86 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Van Diepenbeecken, 

Boudewyn. 
\'an Dueren, Samuel, 
Van Eeghem, Geert, 

Van Elssen, Hans, 

leert bij aelmoessen sonder betaelt 
wesende onvrij meesters sone. 

Van Gmendale, Jo- 
seph. 



Van Halder, Antoon, schilder. 
op aelmoesen, we- 
sende van putterye. 

Van Haltère, Joseph, 

Van Heevert, Roment, 

Van leteghem, Pierke, 

Van Leemput, Jan, 

Van Leuven, Karel, 

Van Loven, Hansken, 

Van Middeldonck.Cor- 
nelis. 

Van Muscom, Corne- 
lis, alias Patster. 

Van Nieuwenhuysen, 
Hans, op aelmoesen 
puttereye. 

Van Nuffel, Broeten, 

Van Oppem, Nicolaas. 
Van Papenbroeck, 

Nyel, op aelmoesen. 
Van Pastenaken, Tys- 

ken. 
Van Rans, Hansken, 

\'an Rootvent, Frans, 
Van Roye, Jan, 



Van Roye, Léonard, 
Van Sconbroeck, Pee- 

ter. 
Van Sellaer, Stoffele, 

op aelmoesen. 



Hoeberghen, Jan, i562, i5 Meert. 



Berts, Vernando, 
Van Duerrene, An- 
toon. 
Tiron, Christiaen 
zijn schoonvader. 
te hebben het recht 

Vranckx, Frans, 



Wollebos, Hans, 



i594, 3o Oct. 
i568, i8 Juni. 

iSgg, lo Oct. 

van 't ambacht 

i564, Sint-(jeer- 
truj^den dach 
halfmeert styl 
van Brabant. 

iSgg, 8 Jul}'. 



Maes, Jan, i558, Mei. 

Vanderborch^ i56o, Jan. voor 

Jacques. Paesschen. 

Verwoort, Philip, iSSy. 
Godbetert, Willem, i556, Kersmisse. 
Bessemers,Merten, iSyô, i5 Mey. 
Verbeke, Hans, 1594, 6 Jan. 
Stevens, Antoin, i566, Baemisse. 

Verbeke, Frans, i55g. 

Feremans, Corneil, iSgg. 18 July. 



de Velschouwer, 

Jan. 
De febre, Karel, 
Monkaert, Jan, 



1559. 

i58i, 7 Juny. 
i552, II Meert, 



Pastenaken, Hen- i556. 

drik. 
Verschueren, Ma- i5g6, i5 April, 

chiel. 
Coesaert, Jan, 1564, i5 Jan. 

Anthonis (in de be- i558, Oct. 

gijnenstraat, mis- 

schien Stevens 

Ant.). 
De Cuyper, Jan, i56i, Mey. 
Verbiest,Romment, i583, 21 April. 

1557. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



187 



Van Steynenmolen, 

Septher. 
Van Stock, Den5'S, 



V^an Vaes, Pieter, i558. 



de Vadder, Hiero- i563, 5 Jul. 
nymus. 
Deze is van Jeroom de Vadder gegaen en is bij Jan Van Kersbeke comen 
van nieuws beginnende vier jaren tijds het schilders ambacht leeren 
beginnende int eerste van Meye i565. 
Van Stockum, Denys, de Vadder, Hieron. i563, 5 Jul. 

Dezen Denys is van Jeroom de Vaddere gegaen, ende is Jan Van Keis- 
beke komen beginnen vier jaeren tijts uj't te leeren het schilders 



ambacht, 
VanTurenhout, Hans. 
Van Vaelem, Gielis, 
Van Vossel, Pierken, 
Van Waelhem, Corc, schilder, 
^'ellens, Luppeken, 
Verbeke, Hansken, 
Verbercht, Roment, 
Verbiest, Corneel, op 

aelmoesen. 
Verbruggen, Lambr., 



beeltsnijder. 



i565, I Mey. 

Crabbe, Pieter, iSgj, 20 July. 

Bercx, Huybrecht, 1567, z3 Juny. 

Oeyens, Geeraert, i55g. 

B'sschop, Frans, i5gg, i5 Nov. 

Feermans, Corn., 1594, 16 Aug. 

Vervoort, Philip, i56o, Sept. 

Lemens, Machiel, 1547, 14 Jan. 

Verbeke, Jan, i552, 9 Oct. 

Vander Ouwerraeu- 1584, 19 Sept, 
len, Hendrick. 



Ver délie, Antoon, 
Verelst, Pierken, op 

aelmoesen. 
Verheyden, Coppen, 
Verheyen, Hansken, 

Bartolomeus zoon. 
Verheyden, Jakessoon conterfe^-ter tôt Vander Beeke, 

van Hans. plaetsnijden, Hans. 



Wael, Phihp, 
Scalie, Jan, 

Berincx, Goeris, 
Stevens, Antoon, 



Verlinden, Hansken, 

Jans soone. 
Verhuden, Fluys, 

Verlist, Hans, 

Vermeulen, Antoni, op stoffeerder, 

aelmoesen-putterye, 
Verporten, Machiel, 
Verraren, Claes, 
Verraren, Cornelis, 
Verstraete, Roment, 

Jeronimus sone, 
Verstraeten, Heynken, beltsnijder, 



de Neve, Jan, 

Van Dueren, An- 
toon. 

Verhuerts, Pieter, 

Fayd'herbe, Hen- 
drik. 

Bessemers, Floris, 

Smet, Gilis, 

Vermasen, Ariaen, 

De Vleeshouwer, 
Roment. 

Van Avent. Jan, 



1598, I Oct. 
i553, 16 Me3^ 

i562, i5 Mey. 
i562, I Oct. 

1594, 20 Aug. 

i568, Jul. 

i562, Mey. 

1589. 

1599. 5 Oct. 

i563, beg. Dec. 
i558, 17 Nov. 
1593, Baefmisse. 
i562, 4 Febr. 

1597, I Aug. 



Denselven leerjongen die leert voort sijn ambacht bij den sone van Jan 
van Avent Hans genompt om oorsaeke dat synen meester terstont daer 
naer quam te sterven. 
Verstraeten, Merten. \'anderbeck, Karel, 1596, i Febr. 

Vlamincx, Floris, op Raur, Jan, 1554. 19 Aug. 

aelmoesen. 



IÔ8 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Vrints, Giel, op ael- 

moesenputterj'^e. 

Waers, Floris, 



stoffeerder, Feremans, Corncel, iSgS, 16 April. 



Vlaminc, Ghys- i562, April voor 
brecht. Paesschen. 

Walrave Gilliam, loert om goutsmet te worden bij Hans Geens alias 
prinssens oft om silver smet oft op die messen te bijten ; desen voornoem- 
den iscomen schilderen leeren bij Machiel Verchueren, 1-97, i3 Jul. 



Steven, Jacus, 



1598, 27 Aug. 
1572, II Febr. 



i5go, I Febr. 
i58o, 2 Juni. 
1587, 20 July. 



Walraeve, Hansken, 
Weerts, Philip, op 

aelmoesen. 
Wellens, Jacus, 
Welwildens, Samuel, 
Wollebos, Hans, 

Wolkaerts, Ilans, 

Wouter?, Floris, 
Wouters, Frans, 
Wouters, Roment, 
Ysserwools, 

Ysermans, Frans, 

die als leerjongen aanveert is van Gilliam van Notescate vier jaere tijds 

1564 7 Mey ende heeft sijn leergelt betaalt bij Fransen Vinckbooms. 
Ysermans, Peerken, Tys, Jochom, i5gi, 3 July. 

Zaketj'ns, Fransen, de Vriese, Jan, i556, i3 Febr. 

alias Verbeke. 
Zegers Jacques, Merten Zegers Smaltmakers zeune is besteet om 't schil- 

ders ambacht te leeren bij Fransen Vrancx den lesten Augustus i585 
op aelmoesen. 
Zenten, Dirk, De Bruyne, Kerst., i556. 

Xbont?, Ingel van Raesselt, i562, 10 July. 

Brussel. 

1600 



Steven, Jacus. 

De Coster, Hans, 

Verschueren, Ma- 
chiel, 

Vandendaele, Bap- iSôg, 8 Mey. 
liste. 

Finet, Antoon, i564, Aleert. 

Godtbeteit, Willem, i56i, Meert. 

Verbeke, Karel, 1572, Mey. 

Lambrechts, Nica- 1587, 5 April. 
sius, 

Vinckbooms, Frans, i56i, Mey. 



Ackermans, Peeter. 
AUemans, Fluys, 
Alrams, Gielis, 



schilder, 
beltsnijder, 



schilder, 



Amens, Pauwel, 

Andries, Gaspard, » 

Aubri, Remj' van schilder, 

't putterij. 
Augustyns, Jeroom, schilder, 

op aelmoesen — niet 

volleert. 
Baetmans, Gaspard, cleynsteker, Tissenaken, David, i6i5, i5 July 



Michiels,Rombout, 1612, 24 Jul. 
Vanderborst, Mert. 1682, 28 Meert. 
Vandekerckhof, 1654, 4 Mey. 

Constant. 
Steenbach, Corn., 
Smeyers, Jacques, 
Verschueren, 

Machiel. 
Van Campenhout, i63o, 3o Juty. 

Frans. 



i652, 12 Mey. 
1693, 12 Junj'. 
1609, 3 Mey. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



189 



Baetmans, Lambrecht, 
Baltus, Bartholo- 

meus. 
Beda, Hans, 
Beex, Jan, 
Berincx, Aibret, 
Bernaerts, Artus, 

sijnen tijt is begonst 
ambacht, 4 gui. 
Bessemers, Jan, 
Bessémers, Jan, 
Beys, Gérard, 

Biset, Jooris, 
Blancx. Baudewyn, 
Blick, Guillaume, 
Blieck, Melsen, 
Bliek, Romment, 
Blondel, Guillaume, 
Boekstuyns, Gielis, 
Boekstuyn, Roelant, 
Boelmans, Pieter, 
Bonjonne, Eloy, 
Bordel, Christiaen, 
Borkelmans, Mart., 

Ant. 
Boonants, Antoni, 
Boot, Joos, 
Boot, Guill., zoon van 

Jan. 
Bosmans, Hans, 
Brans, Hans, 

Brans, Pieter, 
Brants, Guillaume, 
Brouwers, Peerken, 
Buyl, Jan, 
Caep, Frans, 
Carondolet, Ferdi- 
nand. 
Carels, Hendrik, 
Carridder, Filip, 
Castelnove, Elig. Fr., 

Caudelier, Jaak, 
Cauthals, Marcus, 
Ceulemans, Ingel, 
Ceuleraans, Pieter, 
(Duffeleer). 



stoffeerder, 
beelthouwer, 

cleynsteker, 
schilder, 

» 
goutslager, 
den 3 Mey 167 1 

schilder, 

beltsnijder, 

schilder, 

schilder, 

cleynsteker, 

» 
schilder, 
beltsnijder, 
beltsnijder, 
schilder. 



Van Aven, Romb., 1609, i July. 



schilder. 



schilder, 
cleynsteker, 

schilder, 

goutslager, 

schilder, 

goutslager, 

schilder, 



albestsnijder, 

schilder, 

beltsnijder, 

beltsnijder, 
schilder. 



Van den Lants- 

croon, Valentyn. 
Van Loven, Hend., 
Sponssaert, Nie, 
Verhuyck, Jan, 
Majer, Christiaen. 



1645, I Oct. 

i6o5, i5 Meert. 
1644, 2 April. 
1664, 22 Aug. 



hij heeft het recht betaelt van den 



Bonjonne, Eloy, 
Wabbens, Franc., 
d'Assonville, 

Melchior. 
Coxie, Michel, 
Stevens, Jacques, 
Neuss, Gilis, 
Verhulst, Jacques, 
Boeynants, Ant., 
Schillemans, Jasp. 
Langhmans, Frans, 
Verbiest, Corneel, 
Sme^^ers, Nicolaes, 
Franchoys, Luc, 
Rombouts, Guill., 
Le Salve, J.-B. (de 

Namur). 
Ceulemans, Pieter, 
Berinckx, Gooris, 
Vanden Venue, 

Michiels, Rombaut, 
Verbeke, Hans (de 

jonghe). 
De Hornes, Jaak, 
Rens, Joos, 
Van Avent, Peeter, 
Massaer, Christof., 
de Reyger, 
Guens, Hans, alias 

prince. 
De Hemeler, Jasp., 
Verbekeken, Jan, 
Labbe, Maxim, den 

jongen. 
Schillemans, Jasp., 
Verschueren, Piet., 
Verschueren,Mach. 
Franchoys, Luc, 



1661, 7 Oct. 
1627, 1 July. 
i6i5, I Oct. 

i6i5, i5 Sept. 
1602, I Sept. 

1618, 17 Oct. 
1629, i5 Nov. 
i6i5, I Mey. 
1614, 2 Jan. 

1662, 20 July. 
1612, 25 April. 
1636, 14 Mey. 
i638, 6 Mey. 
i638, 2 Sept. 
1634, 21 Oct. 

1606, I Meert. 
161 1, Febr. 
i6i5, II Dec. 

1601, 3i Jan. 

1610, I July. 

1660, 25 Aug. 
i659. Sept. 

1601, I Febr. 
1681, 26 Sept. 

1611, i5 Mey. 

1602, i5 Sept. 

1619, II April. 
1609, I Jan. 
1672, 20 Juny. 

1629, 6 Aug. 
1614, 18 Mai. 

1608, I Aug. 

1609, 7 May. 



igo 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Christyn, Jan, schilder, 
Clerens. Bartholom., » 

Cluppel, Machiel, conterfeyter, 

Coetters, Antoni, van schilder, 

de vindelingen, op d'aelmoesen. 
Coppens, Frans, 
Coppens. Robert, 



Ceulemans, Ingel, 1618, 20 April. 
Vanden Bossche, i6i2,3o April. 
Bisschop, Frans, 1600, i5 Aug. 
Steenbanck, Corn., i638, Kersmisse. 



Coleman, Jaak, 
Cornelis, Beernard, 



beltsnijder in 

steen. 
schilder, 

beltsnijder, 

schilder, 



Cornelis, Pieter, 

heeft het ambacht verlaten. 
Cornet, Alexander, goutslager, 



Collaert, Cornelis, 
Van Egom, Liv., 

Bisschop, Frans, 

de jonge. 
Vanden Lants- 

croon, Valentyn. 
Franchoys, Luc, 

Floers, Peeter, 



i63i, 16 Nov. 
1628, 26 Dec. 

1610, i5 April. 

1662, 25 Febr. 

1661, 7 Oct. 



synen tijt van vier jaeren is innegegaen den 25 Juny 1641, heeft betaelt 
't recht van vier guldens. 



Couppyn, Nicolaas, schilder. 



Franchoys, Luc, 



Cortens, Peeter, 
Coutermans, Alex., 
Crabeels, Antoni, 
Craesbeeck, Frans, 

Crimoens, Pieter, 

Crom, Jan, 
Croon, Jasper, 
Crooen, Ingenaus, 
Cuelemans, Hans, 
Daems, Antoon, 



goutsiager, 

clejmsteker, 
beltsnijder, 

konterfeyten 

tôt goutsiager. 
cleynsteker, 
beltsnijder, 
schilder, 



(tusschen 

1681). 
1624, 17 Jan. 
1618, 4 Mey. 
1616, 17 Oct. 



1647- 



Schali, Antoon, 

Buschop, Hans, 

Verhaeyck, Corn., 

Vanden Kerckhove i663, i5 Aug. 

Coenraet. 
Franchoys, Luc, i63o, i5 Sept. 

Regaets, Rombaut, i63o, 14 Aug. 
Van Loo, Frans, 1628, 28 Oct. 
Francho3-s, Peeter, 1656-57. 
Matthys, Hans, 1618, 16 April. 

Verstappen, Romb. i635, 2 Juny. 



beltsnijder, 

heeft d'ambacht verlaeten den i Januari i636. 
Daems, Nicolaas, beltsnijder, Verhae3'ck, Corn 



Dams, Sebastiaen, 
Daps, Hansken, 
op aelmoesen. 
Davidts, Frans, 



schilder, 



Struelens, Jan, 
Mares, Peeter, 



goutsiager, Caers, Peeter, 



1611, I Meert. 
1618, i5 July. 
1602, 8 Nov. 

1652, Meert. 



hii heeft het ambacht verlaten. 



Davidts, Hans, 
Davits, Pieter, 
de Beken, Guillaume, 
de Bolion, Machiel, 
de Borghcr, Antoni, 

de Borgher, Gielis, 
de Bonne, Esperantie 

Tousyn. 
de Bruyn, GicHs, 



cleynsteker, 
schilder, 
goutsiager, 
schilder. 



cleynsteker, 
schilder, 

beltsnijder. 



Van Egom, Lieven, 1609, i5 Dec. 
Verbeken, Jan, 1611, 24 Oct. 

Koen, Gdis, 1660, i3 Oct. 

De Bolion, Jan, i63o, 23 July. 
Verschueren, Am- 1617, i Mey. 

brosius. 
Verbeeck, Hans, 1618, 14 April. 
Rombauts, Gheer., r6i4, 2 Sept. 

Valentyn (van den i653, 20 Aug. 
lantscroon). 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



igi 



de Bruyn, Hans, schilder, Opdebeke, Guill., i6i3, 25 Juny. 

de Bruytie, Hans, » Scherps, Joris, 1616, 23 Juny. 

de Bruyn, J.-B., » Verhoeven, Jan, 1644, Kersmisse. 

de Cael, Pieter, beltsnijder, Van Calster, Mert., 1614, i5 April. 

de Cort, Rombaut, heeft drij jaren en half leeren schilderen bij De Hooghe 

ende is met consent van de dekens bij meester \'erhoeven Jan gaen 
voortsleeren, (omtr. 1641-1654). 

de Coster, Jaak, beltsnijder, Verstappen, Romb. i636, i Jan., 

en leert voorts bij Labbe Maximiliaen. 



de Coster, Jaak, schilder, 

de Coster, Daniel, » 

de Crueke, Christiaen, 
de Cuestere, Adam, schilder, 

verkregen bij request. 
de Dryver, Remy, stofifeerder, 
de Gra.ef, Philip, schilder, 

de Grauwe, Frans, » 

de Grauw, Jan, » 



de Greef, Paschier, 
de Grove, Hendrik, 



stoffeerder, 
cleynsteker, 



de Hellyn, Paschier, schilder, 

de Heyden, Jan, » 

de Hey, Mathias, op stoffeerder, 

aelmoesen; van het putterij. 
de Hon, Cornelis, 



de Namur, Jehan, 1614, Jan. 
Verschueren,Peet., 1609, i5 Sept. 
Mattheens, Matth., 1618, 12 Meert. 
Ceulemans, Pieter, 1600, i Mey. 

Feremans, Corn., 1608, i Nov. 
Verhoeven, Jan, 1648, 7 Oct. 
De Bruyne, Hans, 1601, 8 Oct. 
Berincx, Gregorius. i635, St-Jans- 

misse. 
Vrints, Gielis, 1637, 5 Febr. 

Van Eeghem, Lie- i6i6, 24 Mey. 

brecht. 
Smeyers, Nicolaas, i633, 21 Nov. 
Verbercht, Frans, 1673, 6 Sept. 
Labbe, Maximil., 1640, 23 Juny. 

1682, 29 Oct. 



de Hont, Hans, schilder, 

de Hornes, Jaak, » 

de Kegel, Jan, » 

de Konink, Guill., goutslager, 

de Kuyper, Jan, schilder, 

de Lambeit, Jacques, » 

de Lan, Antoon, conterfeyter, 

de Leenher, Frans, beltsnijder, 

Delien, Frans, » 

de Longueval, Andr., » 

de Maey, Antoni, » 

de Maey, Jaak, schilder, 

de Man, Jaak, leert schilderen bij Jan de Saive of Namur, sijnen leertijt 
sal eynden den 5 April 1618, niet tegenstaende hij bij Jan de Namur eerst 

begint den 5 April 1616, mits hij te voren nog geleert heeft. Betaelt het 

recht, VI guld. 
de Man, Pauwel, schilder, Verbeke, Hans, 1600, i Juny. 

de Mares, Otho, » Van Else, Wouter, 1611, i Dec. 

de Mayens, Jan, Regaets, Rombaut, 1618, 24 Mey. 



Van der Vorst, 

Martinus. 
Schippen, Jaak, 
Berincx, Gooris, 
Verhoeven, Jan, 
De Becker, Adr., 
Adriaens, Gilis, 
Stevaerts, Joos, 
Stevort, Joos, 
Van der Veken, 

Nicolaas. 
Van der Veken, 

Nicolaas. 
Van Calster, Mert. 
Van Aven, Hans, 
Verbeken, Philip, 



i6o5, I Sept. 
i63û, I Sept. 
1676, II Jan. 
1675, 4 Aug. 
i635, I Oct. 
1619, 28 Aug. 
1619, 10 July. 
1684, 8 Aug. 

1684, 8 Aug. 

1606, Kersmisse. 
1606, I Meert. 
1602, 4 Sept. 



ig2 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



de Moulder, Nico- 

laas. 
de Munck, Augustyn, 

de Munck, Caerle, 

de Munck, Nicolaas, 

de Musjm, Jaak, 
de Nelis, Jaak, 
de Neeffs, Jan, 
de Neve, Nicolaa -, 
de Nola, Frans, 
de Pape, Thomas, 

de Pla, Jaak, 
de Pont, Jan, 

de Post, Frans, 
de Rengoumort, Fr., 
de Rengoumont, Ren. 
de Rese, Dominicus. 

de Reyger, Bernard, 
de Ridder, Joris, 
de Ridder, Joris, 
de Roe, Rombout, 
Dervaert, Frans, 
de Touwel, Jeron., 
de Visscher, Lowies, 

Jans sone. 
de Vocht, Gommaer, 

(was een putterije). 
de Voocht, Romment, 
de Voren, Jan, 
de Vos, Antoon, 
de Vos, Rombout, 
de Vriese, Philip, 

de Wilde, Frans, 
de Wilde, Frans, 
de Winter, Pieter, 
de Wist, Lodevvyk, 
Doms, Frans, 
Dooms (Doms of 

Daems Jan), 
en leert voorts by 
Dryboom, Jan, vinde- 

linck. 



belfsnijder, 

cleynsteker, 

» 

schilder, 

beltsnijder, 

» 
schilder, 
beltsnijder, 
schilder, 
)) 

schilder, 



goutslager, 
cleynsteker, 
beltsnijder, 
beltsnijder, 

schilder, 

)) 
conterfeyter, 
schilder, 
beltsnijder, 

schilder, 



Van den Steen, 

Jesper. 
Van Egom, Lie- 

ven. 
Verbeken, Hans 

(de jonge). 
Adriaenssens, 

Gielis. 
Favd'herbe, Ant., 
Van Nopen, Frans, 
Van Redite, Hans, 
Fayd'herbe, Ant., 
Herregouts, David, 
Le Saive, J.-B. (de 

Namur). 
Le Saive, J.-B. 
Vanden Beken, 

Philip. 
Renssers, Joas, 
Tissenaken, Tob., 
Fayd'herbe, Ant., 
(Schillemans) Jasp. 

Schieldemans. 
Le Saive, J.-B., 
Van de Wal, Jan, 
Verhoeven, Jan, 
Franchoys, Luc, 
Vererden, Adriaen, 
WoUebos, Jan, 
Berincx, Gregor., 



stoffeerder, Labbe, Maxim. 



beltsnijder, 
schilder, 
beeltsnijder. 
schilder, 
schilder van 
stoffecrnn. 
schilder, 
conterfeyter, 
schilder, 
stoffeerder, 
teekenaer. 
beltsnijder, 



Fayd'herbe, Ant., 
Ponssaert, Nicol., 
Labbe, Maxim., 
Rombauts, Willem, 
Feermans, 



l6Sl, 12 Aug. 

1607, i3 Nov. 

1612, 2 July. 

1628, 12 Dec. 

i632, 2 Mey. 
1626, I Oct. 
1614, I Mey. 
i63o, 29 Meert. 
i63o, i5 July. 
i638, 12 April. 

1666, 17 Mey. 
1600, i5 July. 

1672, 23 Jun3^ 

1608, I Jan. 
ito6, I Meert. 
161 8, 14 Jul}-. 

i665, 4 Jan. 

1644, 27 July. 

1643. 

1666, 3 Junv. 

161 1, 1 Mey. 

i6i8, 24 A'Ie^'. 

:647, 26 Meert. 

1634, 12 Jun3^ 

161 1, I Mey. 
i656, I Sept. 
1665, 3 Nov. 
1641, 2 July. 
i6i3, I Mey. 



Bournon, Pauwel, i6i3, 3 Aug. 
Franchoys, Luc, 1629, i5 Jan. 
Opdebeeck, Guill., 1625, 19 Dec. 
Vrints, Gielis, i63i, 12 Aug. 

Smeyers, Jaak, 1691, 22 Aug. 

Fayd'herbe, Ant., i65i, 16 Mey. 



Fayd'herbe Luc na de dood van Antoon. 
schilder, Ponssaert, Nicol., 1637, 



Dec. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



ig3 



Duchenoni, Ramena, 
Duplis, Nicolaas, 
Duyers, Jan Lodew., 
Eesters, Marck, 
Egerickx, Merten, 
Eggerickx, Hans, 
Egret, Théodore, 
Egret, Pieter, 
Erber, Pau^vel, 
Everaedt, Hendrik, 
Everaerts, Melchior, 
Everaerts, Karel, 



goudsmid, 

schilder, 

beltsnijder, 

conterfeyter, 
schilder, 



goutslager, 

schilder, 

cleynsteker, 



Eulens, Roelant, schilder, 

Fayd'herbe, Jan, beltsnijder, 

Felton, Georges (in 

lerland geboren) op aelmoesen. 
Filian, Jan, (i) stoôeerder, 

Finsent, Melsen, cleynsteker, 

Fonteyn, Hans, 
Franco, J.-B. 
Frayman, Philip, 
Fredericx, Jan, 
Fryman, Frans, 
Gaeylens, Antoni, 
Geens," Philip, 
Geens, Frans, 
Geeraerts, Geeraart, 
Gelyns, Joos, 
Genits, Gielis, 
Glattigy, Peeter, 

blauwjongen. 
Gheeraerts, Cornelis, beltsnijder, 
Goeries, Bartholom., » 

Goeris, Lauwerys, 
Gooris, Pieter, 
Goetgebuers, Hans, 
Goetkins, Jaak, 
Goovaerts, Frans, 
Goris, Antoni, 

hij heeft het niet voilent. 
Goysens, Lambrecht, schilder, 
Grison, Lauwer3's, » 

Gysbrechts, Renier, beltsnijder, 

heeft het beltsnijden verlaeten. 
Gysbrechts. Simon, beltsnijder. 



schilder, 

beltsnijder, 
schilder, 

n 

albestsnijder, 

schilder, 

beltsnijder, 

cleynsteker, 

schilder, 

beltsnijder. 



schilder, 

goutslager, 

schilder, 

beltsnijder, 

stoffeerder, 

goutslager. 



Franchoys, Luc, 
Adriaens, Gilis, 
Lauwerys, Jan, 
Berincx, Goris, 
Berincx, Goris, 
Drua, Antoon, 
Berincx, Corneille, 
Van Rintel, Joes, 
Berinckx, Joris, 
Reussen, Melchior, 
Franchoys, Luc, 
Vanden Bossche, 

Jan. 
Smej-ers, Jaak, 
Fayd'herbe, Ant,, 
Vanderbeken, Jan, 

De Dry ver, jan, 
Verbeeck, Hans, 
Coxie, Michel, 
Verhoeven, Jan, 
Verstappen, Romb. 
Fayd'herbe, Ant., 
Franchoys, Luc, 
Lemmens, Karel, 
Verhoven, Gielis, 
Drua, Antoon, 
De Cael, Pieter, 
Tissenaken, Romb. 
WoUebos, Jan, 
Lauwerys, Jan, 

Hovitt, Hans, 
Verstappen, Romb. 
de Hornes, Jaak, 
Reussen, Melsen, 
Van Doorne,Hans, 
Lauwer^'s, Jan, 
De Dryver, Rémi, 
Loers, Pieter, 

Vermasen, Adr., 
Van Bintel, Jan, 
Van Loy, Frans, 



VandenLanscroon i653, 25 Jan. 
Valentyn. 



1628, 


I July. 


1609, 


I Mey. 


1670 


i5 Aug. 


I6I7. 


25 Sept. 


1629, 


i5 Oct. 


16I4 


i5 Aug. 


i65i, 


19 Oct. 


1655, 


I Meert. 


1621, 


4 Aug. 


1643, 


23 Juny. 


1607, 


I Aug. 


1610 


I July. 


1689 


i3 Febr. 


1618 


18 Febr. 


1608 


I Meert. 


1684 


7 Juny. 


1625 


20 Aug. 


1604 


I Febr. 


1553 


25 Oct. 


1629 


i3 Meert 


1634 


18 Mey. 


i63: 


17 Jan. 


1609, 


I Jan. 


1619, 


20 Febr. 


1602, 


i5 Mey. 


i63i, 


April. 


1606 


I April. 


1616 


4 Mey. 


1684 


g Oct. 


1625 


I Juny. 


1627 


10 Meert 


1664, 


27 Meert. 


1634 


I Oct. 


I6i5 


21 April. 


1672, 


6 Sept. 


1626 


16 Sept. 


i63o 


6 Sept. 


1602 


, i5 Aug. 


i659 


24 July. 


1639 


, i5 Aug. 



(1) Voir Huys, Filiaan Jan. 



194 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Hallemans, Karel, schilder, 
Hayeler, Sebasliaen, cleynsteker, 
Ha3rert, Robert, beltsnijder, 



Hoer, (?) Nicolas, 



cleynsteker. 



Hemelers, Jasper, cleynsteker, 

Hemeleers, Nicolaas, schilder, 
Hens, Hans, » 

Hergaudts (Herre- » 

goudts), David. 
Hermans, Nicolaas, 
Herregouts, David, 



Hoeyeler, Willeke, 



schilder, 
conterfeyten 

tôt goutsmet. 
beltsnijder, 



Van Recht, Jan, 
Verhaeyck, Corn-, 
Vandenbossche, 

Jan. 
Van Eegom, Lie- 
vin. 
Vandenbossche, 

Jan. 
Stevens, Jaak, 
Schippers, Hans, 
Van Avendt, Mel- 

chior. 
Van Wael, Jan, 
Salmeer, Joos, 



Hulstbos, Corneel, beltsnijder, 
Huys, Balthasar, schilder, 

Huys, Filiaan-Jau, stoffeerder, 
jonghen van S. Rombauts Hu5's. 
Imbrechts, Hans, schilder. 



Imbrechts, Antoon, 

Inghels, Karel, 
Jacobs, Machiel, op 

aelmoesen. 
Jacobs, Antoni, 

Janssens, Hans, 
Janssens (hollander) 

Hans. 
Janssens, Daniel, 
Jeshoeven, Frans, 
Jourets, Godevaert, 
Kersavont, Corneel, 
Kerstiaens, Hans, 
Klement, Steven, 
Kholton, Joorse (Yrs- 

man). 
Kolien, Machiel, 
Labbe, Maximiliaan, 
Labbe, Maximiliaan- 

Andries sonc. 
Labbe, Rémi, 
Laddersous, Ferdin., 
Ladersoe, Jaak, 
Laenens, Bartholom., 



schilder bij sij- 
nen broeder. 
calausteken, 
beltsnijder, 



beltsnijder, 



schilder, 

beltsnijder, 

schilder, 



beltsnijder, 

cle\nsteker, 

beltsnijder, 

schilder. 



beltsnijder. 



i63o, i3 July. 
1614, I Nov. 
i5i2, 1 July. 

i6o5, 25 April. 

1608, 3i JuW. 

1612, i5 Sept. 
i6o5, I July. 
1616, i5 Jan. 

1647, I Mecrt. 
i6i5, i3 Nov. 



Van Avent, Hans, 1600, i Dec. 

Jans sone. 

Van Avondt. Jan, 1628, 16 Dec. 

de Namur, Jan, 1608, i Jan. 

De Dryver, Jan, 1684, 7 Junj'. 

Verschueren, Am- i6i3. i jan. 

broos. 

Franchoys, Lucas, 1604, Kersmisse. 

Van Egom, Lievin, i63o? 

Van Calster, Mert. i5ii, i Dec. 



Labbe Maxim. 

fStoffaen ?). 
Bayens, Antoon, 
Van Huffel, Frans, 

(Hassel?) 
De Hornes, Jaak, 
Janssens, L'aniel, 
Kaulier, Pieter, 
de Namur, Jan, 
Bisschop, Hans, 
Verhoeven, Jan, 
Verbeke, Frans, 

Lauwer\ s, Jan, 
Van Egom, Lievin, 
(Van den Lants- 

croon) Valentyn. 
Berincx, Jan, 
Verberckt, J.-B., 
Herregouts, David, 
Van Calster, Mert., 



1646, 24 Mey. 

161 5, 4 Mey. 
1612, i5 Jan. 

1648, 22 Sept. 
1682, I Jan. 
1639, Meert. 
1612, 5 Jan. 
i6i3, 2 Jan. 
i655, Kersmis. 
1608. 

1666, 12 April. 
1602, 20 Dec. 
i65o, I Dec. 

i656, 24 April. 
1654, 19 Sept. 
1644, 10 Nov. 
1610, 24 Nov. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



ig5 



Laforge, Peeter, schilder, 

Lanchals, Pieté , heeft » 

hetambacht verlaten. 
Langeneus, Rombaut, beltsnijder, 



Lansloot, Melchior, 
Lauwaerts, Jaak, 

Lauwers, Frans, 
Lauwerys, Herman, 
Lauwerys, Jaak, 
Lauwerys, Jaak, 
Lauwrej's, Andries, 
Lebas, Marcus, 
Lemmiens, Corneel, 
Lemmens, Corneel, 
Lemmens, Jan, 
Lettemer, Jaak, 



schilder, 
stoffeerder, 

schilder, 

)) 
goutslager, 
schilder, 
beltsnijder, 
schilder, 



schilder, 



Smeyers, Nicolaas, i638, lo April. 
Verschueren, Am- i633, i Sept. 

broos. 
Labbe, Maxim., 1654, i5 Aug. 
Geuns, Hans, i6i5, 2 Jan. 

Fayd'herbe, Hen- 1620, 2 Nov. 

drik, 
Van Ranst, Jan, 1628, 28 Nov. 
Van Doorne, Hans, 1609, i Jan. 
Massaer, Christ., 1674, n Febr. 
Ceulemans, Peeter, 1611, i5 Me^'. 
Bosteyn, Frans, 1682, 22 Febr. 
Stevaert, Joos, 1611, i5 Sept, 

de Namur, Jehan, 1620, 21 Aug. 
Opdebeeck. Guill., 1618, i5 April. 
Verhuyck, Guill., 1647, 6 Jan. 
Van Recht, Hans, 1616, 5 Mey. 



Lodewyk Albert leert schilderen door transport van Jasper Van den 
Steen en nu by David Herregauts schilder den i3 April 1674. 



Louche, Corneel, 
Lowies, Nicolas, 
Lowies, Guillaume, 
Machelbergh, Jaak. 

Maes, Simon, 

Malys, J.B., 
Mahieu, Guillaume, 
Marcelis, Christiaan, 
Marminon, Jan, 
Matheeusens,, Guill., 



schilder, 
goutslager, 

)) 
beltsnijder, 

schilder, 

goutslager, 
schilder, 

)) 
stofïeerder. 



Matheeusens, Math., schilder, 



Matth3's. Frans, 



teekenaar. 



en leert bij denzelven, beltsnijden, 



Matthys, Hans, 
Matthys, Frans, 
Matthys, Jaak, 
Matthys, Pieter, 
Menons, Geeraert, 

Mercelis, Joos, 
Merck, Philip, 
Merica, Antoon, 
Mersaer, Jan, 
Mertens, Hans, 
Mescien, Jan (vinde- 
linck). 



stoffeerder, 
beltsnijder, 
schilder, 

beltsnijder, 

beltsnijder, 

cleynsteker, 

schilder, 

goutslager, 

schilder, 



Stevart, Joos, 1614, 14 Juny. 

Reussen, Nicolaas, 1625, 20 Dec. 
Herens, 1618, 22 Mey. 

Vanden Lanscroon, 1670, 10 April. 

Valent}^. 
Adriaenssens, 1620, 20 Aug. 

Gielis. 
Debecker, Adr., 1672, 12 Mey. 
Ceulemans, Pieter, 1602. 
Berincx, Gregorius, i653. 
Labbe, Maxim., 1641, 12 Aug. 
Matheeusens, Hans 1607, i Mey. 

synen broeder. 
Matheeusens, Adr. 1606, 16 Cet. 

synen broeder. 
Fayd'herbe, Lucas, 1644, 9 July. 
1644, 12 Nov. 
Van Aven, Romb., 1606, i Dec. 
Fayd'herbe, Lucas, 1645, Meert. 
Ceulemans, Pieter, 1600, i Jan. 
Bayens, Antoon, 1G24, i Oct. 
Vandenbroeck, 1601. 18 Aug. 

Pieter. 
Schillemans, Jasp., 1649, 24 Aug. 



De Munck, Aug., 
Coxie, 

Goors, Pieter, 
Vrancx, Frans, 
Bayens, Antoon, 



1617, i5 July. 
1662, 5 Dec. 
1660, Febr. 
1600, I Jan. 
1642, I Meert. 



igô 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Minola, Antoni, heeft 

betaelt xii stuyvers 
Mockman, Joris, 
Mocquin, Bernard, 
Momboirs, Philip, 
Neins, Sielis, 
Neus, riens, 
Nieuwenhuysen, 

Guillaume. 
Nieuwcnhuyse, Ferdi- 

nando-Paterj-n. 
Nuenhuyser, Hans- 

Willem. 
Nyns(Neyei5s) Romm. 
Oies (Oeyens) Sebast., 
Ongers (Hongen) 

Osewalt. 
Opdebeke. Guillaume, 
Oppermans, Thomas, 
Overloots, Jaak, 

Paeps, Bartholomeus, 
Palidaen, Hans, 
Pallet, Machiel, 
Paillet, Machiel, 
Paillet, Romment, 
Papart, Jaak, 
Papcns, Guillaume, 
Pauli, Romment, 
Pauwels, Frans, 
Pàuwels, Jan, 
Pauwels, Maxim. 
Perquesie, Thomas, 
Persoons, Guillaume, 
Plisset, Bernard, 
Poels, Mcrten, 
Ponsaert, Nicolaes, 
Popeliers, Machiel, 
Potbeckker, Pieter, 
Raes, Baptiste, 
Redel, Freder.-Frans, 
Regouts, Aert, 
Reghouts, Lucas, 



reekenaar 
cm op 't goût 
conterfeyter, 
schilder, 

)) 
cleynsteker. 



beltscijder, 

schilder, 

cleynsteker, 

beltsnijder, 

schilder, 

schilder, 

stoffeerder, 

schilder, 



cleynsteker, 

» 
schilder, 

)) 
beltsnijder, 
schilder, 
goutslager, 
schilder, 

» 
beltsnijder, 

)) 
schilder, 



beltsnijder, 
cleynsteker. 



Berincx, Gregor., 
smeden. 

Van Orssagen, Fr., 
Vanderbeken, Jan, 
Dehelt, Hans, 
Verhaegen, Corn., 
Suen, Gielis, 
Lauwervs, Jan, 



omtrent 1645. 

omirent i65i. 
i6o5, 25 Sept. 
i6i3, 14 April. 
1609, i5 Meert. 
162c, 18 Oct. 
1669, 26 Nov. 



Rengoumont, Corn., beltsn;;der, 
Reniers, Gielis, » 

Renssens, Melscn, den jonghen 

(hij is nu in een clooster). 
Robert, David, beltsnijder, 



Verstappen, Rom- i632, 5 Sept. 

ment. 
Ceulemans, Pieter, 1608, 1 April. 



Regouts, Romb., 
Lauwrys, Jan, 
Le Saive, J.-B., 

WoUebos, Hans, 
Labbe, Maxim., 
Mattheenssens, 

Adriaen. 
Verbiest, Corneel, 
Van Aven, Romb., 
Tissenaken, Bar., 
Tissenaken, Romb. 
Tissenaken, Romb. 
Verschueren, Amb. 
Drua, Antoon, 
Voorspoel, Jaak, 
Van Ranst, Jan. 
Reussens, Joos, 
Servaes. Herman, 
Van Recht, Jan, 
De Cael, Peeter, 
Van Aven, Abrah., 
Coxie, Michiel, 
Verbist, Corneel, 
Schippers, Jaak, 
Verhoeven, Jan, 
Schotelt, Pauwel, 
Fayd'herbe, Lucas, 
Regouts, Rombaut, 
Reghouts, Rom- 

baul sijn oom. 
Fayd'herbe, Ant., 
Labbe, Maxim., 
Herregouts, David, 



Bayens, Antoon, i65o, i Jan. 



I6II, 


.1 Febr. 


1676, 


3o Mey. 


1641, 


S July. 


1602, 


I April. 


i653. 


4 Aug. 


1612, 


9 Juny. 


i6i5, 


25 April. 


1618, 


I Aug. 


1602, 


12 Nov. 


1609, 


6 Meert. 


1609, 


I Febr., 


i6i5, 


6 April. 


1610, 


1 Mey. 


1636, 


7 July- 


1628, 


28 Nov. 


1660, 


Dec. 


i63o. 


4 Mey. 


1622, 


16 Aug. 


1628, 


21 Aug. 


1617, 


22 Aug. 


1609, 


1 Meert. 


1616, 


I Jan. 


1609, 


II Nov. 


i65S, 


18 Oct. 


1609, 


I Meert. 


1672, 


20 Nov. 


i6i5, 


i5 April, 


1625, 


i5 Aug. 


i6og. 


I Jan. 


i65i, 


29 July. 


1632, 


II Aug. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALTNES 



197 



Robert, Eloy, 
Robes, Simon, 
Roddeleers, Hansken, 
Rodrigues, Jan, 
Roelants, Hans, 
Rombaut, Guillaume, 

Roose, Philip, 

Rydel (Redel) Freder.- 

Frans-Andries. 
Rymenans, Pieter, 
Rj'^naers, Sebastiaan, 
Saef, Dominicus, 
Salcedo, Ant. -Vincent, 
Salomeer, Joos, 
Samors, Antoni, 
Scerps, Hans, 
Scherps, Jooris, 
Scheltens, Jan, 
Schiel, Corneel, 
Scliut, Corneel, 
Schoutbroeck, Guill., 
Schrynwerckers, Va- 

lent3^n. 
Schuermans, Ferdin., 
Sebastiaen, Frans, 
Seeberge, Athanasius, 
Sermerttens, Rom- 
baut. 

Desen voorschreven 
Frans 
Servaes, Herman, 
Sidders, Nicolaas, 
Simons, Karel, 

Slents, Jan, 
Sluys, Guillaume, 

(vondelinck). 
Smets, Frans, 
Smets, Hendrik, 
Smets, Jacob, 
Smets, Segher, 
Smeyers, Nicolaas, 
Snyders, Baptiste, 

Snyers, Andries, 

Snyers, zoon van 
Andries. 



stoffeerder, 

schilder, 

beltsnijder, 

conterfeyter, 

beltsnijder, 



schilder, 
beltsnijder, 

belthouwer, 
beltsnijder, 

» 
schilder, 
cleynsteker, 
beltsnijder, 
stoffeerder, 
schilder, 
beltsnijder, 
schilder, 

)) 
conterfeyter, 
beltsnijder. 



Tousyn, Hendrik, 
Smeyers, Gielis, 
Van Doorne, Jan, 
Berincx, Gooris, 
VanCalster, Mert., 
Van Avent, Hans, 

Jooris zoon. 
Roelants, Jan PoL, 
Fayd'herbe, Lucas, 

Pauwels, Romm., 
Langemans, Frans, 
Schillemans, Jasp., 
De Hornes, Jaak, 
Regouts, Rombaut, 
Janssens, Hans, 
Vrints, Gielis, 
Schippers, Hans, 
Bajens, Antoon, 
De Hornes, Jaak, 
De Hornes, Jaak, 
Verhuyck, Machiel, 
Fayd'herbe, Ant., 



Verbeken, Hans, 
beltsnijder, Fayd'herbe, Lucas, 
schilder, Verhaek, Michiel, 

conterfej'ter tôt Berinckx, Jooris, 

goutsmit. 
leert nu schilderen bij Van Ophem, 



i653, 22 April. 
1691, July. 
1600, I Aug. 
i63i, i3 Aug. 
i6o5, 2 Nov. 
1600, 12 Nov. 

1610, 3i Mej'. 

1672, 20 Nov. 

1646, 7 Febr. 
i66g, :6 Aug. 
i653, 3oJuny. 

1673, 12 Jul}'. 
1620, 24 Mey. 

1611, i5 Mey. 
1624, 18 Aug. 
i6o3, 8 Mey. 
1626, 20 Nov. 
1645. 3i Mey. 
omirent i638. 
1672, 10 Aug. 
1620, 17 Febr. 

i6c 3, i5 Sept. 
i65o, 8 Oct. 
1648, 27 Nov. 
i63i, i5 Juny. 



schilder, 
beltsnijder, 



schilder, 
beltsnijder, 

beltsnijder, 

clejmsteker, 

schilder, 

beltsnijder, 

schilder, 

schilder-cle5n- 

steker. 
teekenaar en 

schilder. 
schilder, 



Ceulemans, Pieter, 
Labbe, Maxim., 
Vanden Steen, 

Jasper. 
Van Orssagen, Fr., 
Labbe, Maxim., 

Bayens, Antoon, 
Verhauyck, Corn., 
Smeyers, Jaak, 
Van Loo, Frans, 
Franchoys, Lucas, 
Silvorst, Pieter, 

Verhoeven, Gielis, 

Verhoeven, Jan, 



i53i, 25 Dec. 
1612, I Oct. 
i563, I Aug. 
i6cg, 10 Me}'. 

i65d, Aug. 

1641, 16 Nov. 

1619, 23 Me}'. 
1618, 19 Dec. 
169 1, I Aug. 
i65 ', I April. 
161 5, 24 Juny. 
tusschen 1612 en 
i5i5. 

1642, 20 Meert. 

1642, 20 Meert. 



198 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Snyers, Antoon, 
Snyers, Frans, 
Spalirt, Jaak, 



schilder, 

beltsnijder, 

schilder, 



Spies, Giliam, 

Staes, Vincent, » 

Steenbanck. Corneel, » 

op aelmoesen (vondelinck). 

Storms, Aertus, beltsnijder. 

Stroolens, Jaak, schilder, 
Stuers, Antoni, 3> 

Stuers, Geerart, cleynsteker, 

Strypen, Peeter, schilder, 



Suetens, Frans, 
Suetens, Rombaut, 
Suetemans, Jaak, 
Syraons, Frans, 
Taels, Carel, 
Taels, Rombaut, 
Taelt, Guillaume, 
Tintoli, Sebastiaen, 
Tison, Pieter, 
Tisson, Pieter, 



cleynsteker, 

schilder, 

beltsnijder. 



schilder, 
beltsnijder, 



Tollenaers, Matheus, schilder, 
Van Aken, Sebastiaen, conterfeyter. 
Van Aoinberk, Jaak. beltsnijder, 
Van Assche, Guill., 



Van Aver, Joos, 
Van Baelen, August., 
Van Baelen, Peeter, 
Van Baesrooj-, Rémi, 
Van Bakkelghem, 

Hans. 
Van Bem, Jan, 
Van Beygeem, Hans. 
Van Bocxum, Corneel, 
Van Bouchout, Adr., 
Van Cammen, Jan, 
Van Campenhout, 

Frans. 
Van Cocksye, mees- 

ters sone. 
Van Coelput, Baldwi- 

nus, Egid. 
Vande Kerckhove, 

Balth., 



goutslager. 

cleynsteker, 
stoffeerder. 



bellsnijder, 
schilder. 



schilder, 
schilder, 



Vrints, Gielis, 161S, 17 Mey. 

Franchoys, Luc, 1612, 2 Mey. 

Van Voorspoel, 1641, i Sept. 

Jaak. 

Van Ranst, Hans, 1620, 20 Aug. 

Coxie, Jan, i653, 14 Jan. 
Matheeusens, Adr., 1614, 24 Sept. 



Van Loo, Baptiste, 
Schippers, Hans, 
Francho3's, Luc, 
Hemelers, Jasper, 
Bisschop, Frans (de 

jonghe). 
Tissenaken, Tob., 
Hemelers, Jasper, 
Bisschop, Frans, 
Van Doorne, Jan, 
Van Aven, Jan, 
Van Calster, Mert,, 
Coxie, Machiel, 
De Reygers, Gielis, 
Fayd'herbe, Ant., 
Van der Meulen, 

Laureys. 
Michiels, Rombaut, 
Franchoys, Luc, 
Lauwerys, Jan, 
Van Avent, Hans, 

Jooris soon. 
Pauwels, Frans, 
Tissenaken, Tobias, 
Van Egom, Lieven, 
De Dryver. Rémi, 
De Dryver, Rémi, 



i6i5, 20 Dec. 
160S, i5 Dec. 

1617, II July. 
i63o, I Sept. 
1612, 14 April. 

1618, i5 Juny. 
i63?, 9 Sept. 

1617, 20 Juny. 
i6o3, 1 Jan. 
1612, I Aug. 

1618, 17 Meert. 

1611, I Sept. 
1614, i5 Aug. 
1624, 29 Febr. 
:695, 24 July. 

i6i5, 16 Nov. 
1666, 28 Dec. 
i685, I Mey. 
1600, I Jun}^ 

1671, 20 Meert. 
1604, 7 Mey. 

1612, I Aug. 
i632, i5 Meert. 

1619, 14 Mey. 



Faj'd'herbe, Ant., 1626, 7 Mey. 

Van Avent, Melch., i6i3, i Jan. 

Thys, Joachim, 1610, i Mey. 

Matheensen, Ar., 1616, 8 Mey. 

Franchoys, Luc, i638, 18 Aug. 

Salmier, Joos, 161 1, i Sept. 

Van Renst, Hans, 1616, 20 Me}'. 

Egret, Theodor, i665, 25 Aug. 

De Hornes, Jaak, i655, Bamus. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



199 



Vandenberg, Anselm.. 


, cleynsteker, 


Daems, Nicolaas, 


i632, 


12 Sept. 


Vandenberch, Hend., 


goutslager. 


Van Oosterwyck, 
Jaak. 


1672, 


20 Juny. 


Vandenbevaer, Phil., 


schilder. 


Matheens, Math., 


i6i5. 


26 Oct. 


Vanden Bloke, Gielis, 


» 


Bisschop, Frans, 
den jongen. 


i6i3, 


i5 Mey. 


Vanden Bos, Jan, 


schilder. 


Berincx, Cornelis, 


1649, 


Bamus. 


Vanden Bossche, Car., 


1 '^ 


Bangwits, Pieter, 


i6o3, 


lOct. 


Vandenbranden, Hans 


.beltsnijder, 


Van Avent, Hans, 


1626, 


16 Dec. 


en leert sijnen t3-dt voort bij Hans 


Vanden \"elde. 






Vandenbroek, Philip, 




Vandersteen, 


1670, 


voor ker- 


Vandenbroecke. Guil- 






mis. 


laume, op aelmoe- 


schilder. 


Bisschop, Frans, 


1608. 




sen. 
Vandenbroeck, Jan, 


beltsnijder, 


BoekstU3'ns, 


1696, 


12 Meert. 


Vandenbroeke, Phil., 


» 


Verhaeyck, Corn., 


1611, 


I Jan. 


Vandenbroeck, Phil., 


beltsnijder, 


Labbe, Maxim, 


1661, 


10 Aug. 


Vanden Daele, Geer., 


schilder, 


Stevens, Jaak, 


1609, 


i5 Juny. 


Vanden Ende, Mach., 


beltsnijder. 


Regouts, Rombaut, 


1644, 


6 Meert. 


Vanden Enden J.-B., 


)) 


Vanden Ende, 
Machiel. 


1653, 


Paesschen. 


Vandeneynde, Hans, 


schilder. 


Croy, Hans, 


i6i5. 


10 Aug. 


Vanden Eynde, Hans, 


)) 


De Helt, Hans, 


1610, 


I Jan. 


Vandenhoef, Philip, 


goutslager, 


De Becker, Adr. . 


1667, 


20 Febr. 


Vandenhoie, Guill., 


schilder, 


BoDJonne, Eloy, 


l657, 


4 April. 


Vandenhoute, Pieter, 


» 


Le Salve, J.-B., 


1652, 


2 Sept. 


Vanden Kerckhove, 


beltsnijder. 


Schillemans, Jasp., 


, 1627, 


St-Jans- 


Coenraet. 






misse. 


Vanden Loey, Ant. , 


beltsnijder. 


Weimers, Corn., 


i63i. 


24 Febr. 


Vanden Nieuwen- 


schilder. 


Van Campenhout, 


i63i, 


5 Mey. 


huj'se, Jasper. 




Frans. 






Vanden Schrieck, 


beltsnijder, 


Saefs, Rombau^ 


1666, 


19 Meert. 


Andries. 










Vanden Slype, Jaak, 


schilder. 


Berincx, Goris, 


i6o5. 


I Sept. 


Vanden Steen, Jan, 


belthouwer, 


Bawens, Antoon, 


1646, 


29 Dec. 


Vanden Steene, Piet., 


schilder, 


Dielkens, Peeter, 
alias Crab. 


1602, 


i5 Oct. 


Vanden Velde, Hans, 


beltsnijder, 


Schiedemans, Jasp, 


. 1616, 


24 July. 


Vanden Walle, Jan, 


schilder. 


Van Ophem, Fr., 


1629, 


I Jan. 


Vanden Zype, Philip, 


)) 


Verbeke, Frans, 


1612, 


25 Oct. 


Vande Plas, Lauwer., 


teekenaar. 


Vander Vorst, Jan, 


1694, 


25 Aug. 


Vanderbeeken, Ignat., 


, beltsnijder. 


Lauwerys, Jan, 


1663, 


i5 Meert. 


Vander Borcht, Jaak, 


)) 


Van Avent, Abrah-, 


1614, 


i5 Nov. 


Vander Essche, Corn. 


, schilder, 


Matthys, Jaak, 


1609. 




Vandergrecht, Gomm. 


, » 


Coxie, Machiel, 


1602, 


I Febr. 


Vanderhaeghen, Piet., 


, )) 


De Hondt, Jan, 


1694, 


i6 Aug. 


Vander Hoffstadt, 


cleynsteker. 


Vanden Bossche, 


i6o5. 


I July. 


Antoni. 




Jan. 






Vander Meulen, Jaak, 


, schilder. 


Stevens, Jaak, 


1614, 


i5 Febr. 



200 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Vander Meulen, 

Lauwerjs. 
Vander Noort, Hans, beltsnijder, 
Vanderr3'cken, Aeiius schilder, 

Vander Strepen. Piet., schilder, 
^'ander Veken, Corn., beltsnijder, 
Vander Veken, Corn., » 

Vander Veken, Frans, schilder, 
Vanderveken, GieliF, beltsnijder, 
Vander Vorst, Pieter, schilder, 
Vandervorst, Jan-Ant. » 

Vander Vorst, Christ., » 



beltsnijder, Vander Stock, Petr. i655, lo Nov. 



Schiilemans, Jasp., 1611, i Aug. 
Adriaenssens, i633, 2 Oct. 

Gielis. 
Franchoys, Luc, 161 1, Jan. 
Vander Veken, Nie. 1687, 18 Sept. 
Vander Veken. Nie. 1671, i5 Meert. 
VanDoorne, Hans, 1611, 3 April. 
Vander Veken, Nie. i663, 3o Nov. 
Schippers, Hans, 1606, i5 Dec. 
Verhoeven, Jan, 1661, i5 îMeert. 
Verhoeven, Jan, 1648, Paesschen. 
ende heeft het ambacht verlaten en Jan Verhoeven heeft eenen anderen 
in sijn plaets genomen. 



Vander Wouwen, stoffeerder, 

Mensken. 
Vande Veken, Nicol., beltsnijder, 
Vande Vliet, Hans, schilder. 
Vande Wiel, Martin., » 

Vande Wouwer, clevnsteker, 

Balth. 
Vande Wouwer, Jer., schilder, 



Vrints, Gielis, 

Labbe, Maxim., 
Disson, Joris, 
Le Saive, J.-B., 
Tissenaken, Tob., 

Vanden Broecke, 

Guillaurne. 
Verbeke, Frans, 
Bisschop, Hendr., 



1616, g April. 

1647, 20 Nov. 
1612, i5 Juty. 
1645, i5 Sept. 
1612, 2 Jan. 

1614, 16 Juty. 



Smeyers, Gielis, 
Ceulemans, Pieter, 
Tos3'n, Nicolaas, 



Vande Zyp, Adriaan, schilder, 
Vandiest, Hans, op » 

aelmoesen. 
Van Doeren, Jaak, 
Van Dort, Dirik, schilder, 

Van Dry wegen, Balth., beltsnijder, 

Carcls zoon. 
Van Drywerken, schilder, 

Sebastiaan. 
Van Eegoin Lieven is geauthoriseert van de weth op den i April 1602 te 

ontfangen al oft hij sijn leerjaren volleert hadde bij eene eigen meester. 
Van Ekeren, Joachim, teekenen tôt Franchoys, Luc, 1628, 2 Jun}-. 



1610, 25 Oct. 
1604, i5 Aley. 

i6S5, I Juny. 
i6o3, i5 Aug. 
16S7, 6 Mey. 



Bonnejonne, EI03-, i65o, 26 Nov. 



Van Elsen, Wouter, 



goutsmeden 
schilder, 



Disson, Joris, alias 

Clemens. 
Coxie, Jan, 
Franchoys, Luc, 
Le Saive, J.-B., 
Van Recht, Hans, 
out oft silver smede. 



Van Emele, Pieter, schilder, 
Van Erp, Edward, conterfeyter, 
Van Erp, Edward, schilder, 
Van Eyck, Dierik, 

den jonghen, conterfeyter tôt 
Van Eyck, Geerart, 

teekenen om goutsmet te worden bij Van Orsum, Frans 
Van Eyck, Geerart, teekenaar, Verhoeven, Jan, 

Van Florssum, Jan, beltsnijder. Van Eghom, Liev. 

uit putterye. 



1601, 4 April. 

i65i, i3 Jan. 
i632, 3 Juny. 
i633, 12 July. 
1619, I Aug, 

i656, 7 Nov. 

1661, r4 Jan. 
1634, 12 Oct. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



201 



Van Geele, Maxim, 
Van Geenen, Jeronim. 
Van Geil(Geel), Dier, 

Van Gersmoetere, Fr. 



schilder, Verhaeck, Michel, i655, i Sept. 

» Le Saive, J.-B. i65o, i Sept. 

» Bisschop. Franp, i6i5, i Jun}'. 

den ouden. 
» Michiels, Romb., 1601, 18 Nov. 

op aelmoesen van de welke Margreta Van Gerseraoeten zija moeyken 
borghe blijft voer de 6 guld. 
Van Haechten, Hans, Tissenaken, Tob,. i6o5, i5 Meert. 

Van Hassel, Frans, stoffeerder, D'Assonville, Mel., 1620, 23 .April. 
ende leert nu bij zijnen vader omdat zijnen meester gestorven was. 



stoffeerder, 



schilder, 

)) 
bellsnijder, 
cleynsteker. 



stoffeerder, 
bellsnijder, 

)) 
schilder. 



Van Hassel, Jar, 

Van Hassel, Philip, 

Van Hese, Corneel, 

Van Hese, Servaes, 

Van Hoovorst, Jan, 

Van Huissen, Pieter, 

Van Kercken, Antoni, beltsaijder, 

Van Kerckhove, Ro- 

ment. 
Van Lier, Alphons, 
Van Loeck, Gabriel, 
Van Loo, Bapt., 
Van Loo, Pieter, 
Van Loven, Corneel, 
Van Loven, Rombaut, 
Van Loven, Rombaut, 
Van Loven, Symon, 
Van Mechelen, Math., 
Van Mompeyen, 

Hendrik. 
Van Niewenhuysen, 

Pieter. 
Van Ollens, Guill., 
Van Oostenryck, Fr. 
Van Oostenryck, Jaak » 

Van Opstal, Machiel, schilder, 
Van Orley, Jeroom, » 

Van Orley, Richard, . stoffeerder, 
Van Orssagen, Guill., schilder, 
Van Orssagen, Frans, » 

Van Oudenaerden, Jan beltsnijder. 
Van Paffenroy, Andr., schilder. 
Van Polom, Hans, 
Van Roeckhout, Piet 
Van Rooe (?) Jan, 



schilder, 
goutslager. 



cleynsteker, 

schilder, 

beltsnijder. 



Van Schelle, Dismas, 
Van Sinttruyen, Nie, 
Van Steensel, Guill., 



beltsnijder, 



De Dryver, Rémi, 
De Dryver, Rémi, 
Coelemans, Pieter, 



1657, 9 Juny. 
1660, 16 April. 
1619, 3o April. 



AdriaeDssens,Giel. i6i3, i5 Meert. 



Labbe, Maxim., 
Tissenaken, Tob., 
Pauwels, Romb., 



i657, 20 Oct. 
1610, I Jan. 
i653, i3 Febr. 



Konincxloo, Barth. :6oo, 5 Jul}', 

De Dryver, Jan, 1694, 25 Aug. 
Schillemans, Jasp., 1620, 4 Aug. 
Van Calster, Mert., i6o3, i Oct. 
Le Saive, J.-B., i6o5, i July. 
Verhuyck, Jan, i655, 12 April. 
Berinckx, Corneel, 1634, i Juny. 

1609, i5 Jan. 

i6i5, 4 Nov. 

1604, 16 Sept. 

i6gi, 26 Oct. 
(ofi9?). 

i63o, 3 Jan. 



» Schippers, Jaak, 

» Stevens, Jaak, 

De Kael, Huybr., 

cleynsteker, Daems, Nicolaas, 



Stevaerts, Joos, 1617, 21 Aug. 

Sanders, Gielis, 1668, 4 Aug. 

Pauwels, Jan, i663, 2 Nov. 

Van Aven, Romb., 1604, i5 Aug. 

Drua, Antoon, 1612, i5 Aiig. 

Fayd'herbe, Hend. 1625, 29 Dec. 

Geuns, Hans, 1606, i Nov. 

Huys, Balthasar, i6i3, i Oct. 

Mechelenborch, 1681, 10 Juny. 

Matheys, Jaak, 1611, i July. 

Verhulst, Jaak, 1620, 4 Aug. 

Franchoys, Luc, 1671, 9 July. 

Vandenlanscroon, i656, 5 July. 

Valentyn. 

Van Loo, Bapt , 1618, i Meert. 

Del Vael, Frans. 1626, 28 Dec. 

Van Calster, Mert., i6i3, Januari. 

i5 



202 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Van Stensel, Kerst., 
Van Stock, Pieter, op 

aelmoesen. 
Van Tolhuj'se, Antoni, 
\''an Urel, Rombaut, 
Van Urssel, Romment 
Van Vechter, Mathj^s, 
Van Vierstel, Alonsi, 
Van Vinselhoven, 

VVouter. 
Van Vo^elsanck, Fr., 
Van Waeterloe, Tob., 
Verachter, Hendrik, 
Verarden, Corneel, 
Verbanck, Jan, 
Verbeek, Huybrecht, 



beltsnijder, 



schilder, 

beltsnijder, 

schilder, 

schilder, 
beltsnijder, 

schilder, 

beltsnijder, 

schilder, 

» 
stoffeerder, 
schilder, 



Verbeeck, Marcus, stoffeerder, 
Verbercht, Guillaume, leert teekenen 
bij deken François Van Orssagen. 
Verbercht, Jan, schilder, 

Verberkt, Machiel, beltsnijder, 
Verbercht, Peeter, schilder, 
Verberj^ht, Anselmus, beltsnijder. 



Verbiest, Rombaut, 
Verbist, Cornelis, 
Verbrecht, Hans, 
Verclu^^sen, Corneel, 
Vercluysen, Antoni, 
Verellen, Melchior, 
Verelst, Philip, 
Vergaelen, Pieter, 
Verhaeyck, Guil., 
Verhenst, Hans, 
Verheyen, Hans, 
Verhoeven, Gielis, 
Verhoeven, Hans, 
Verhoeven, Hans, 
Verhoeven, Machiel, 
Verhoeven, Marcus, 



goutslager, 
schilder, 

» 
beltsnijder, 
stoffeerder, 
schilder, 

beltsnijder, 
schilder, 
beltsnijder, 
cleynsteker, 



schilder, 
beltsnijder, 



Verhulst, Jaak, cleynsteker, 

Verhulst, Jan, beltsnyder, 

Verhulst, Pieter, schilder, 
Verhulst, PhiUp, 

Verhulst, Rombaut, beltsnijder, 
leert voort bij van Loo Fransen. 
Verhuyck, Corneel, 



VanCalster, Mert., 
Van Kerckhoven, 

Coenraet. 
Verschuren, Mich., 
Labbe, Maxim., 
De Momper. Hans. 
Van Egom, Lieven, 
Verhoeven, Jan, 
Van Doorne, Jaak, 

Verhoeven, Jan, 
Voorspoel, Jaak, 
Bournon. Pauwel, 
Sponssaert, Nicol., 
Vrints, Gielis, 
Vanden Venne, 

Merten. 
De Dryver, Rémi, 
voor sijn plezier, 

Verhoeven, Jan, 
De Paep, Valentijn, 
Van ElsenWouter, 
Vanden Lanscroon, 

Valentijn. 
Koers, Peeter, 
Thys, Joachim, 
Stevaert, Joos, 
Verloo, Frans, 
Vrints, Gielis, 
Verbeken, Jan, 
Bisschop, Frans, 
Bayens, Antoon, 
Thys, Joachim, 
Van Aven, Hans, 
Tissenaken, David, 
Silvorts, Pieter, 
Silvorts, Pieter, 
Van Ophem, Nie. 
Van Ranst, Hans, 
Vanden Kerckho- 
ven, Coenraet. 
Tissenaken, Tobias, 
Paep, Valentijn, 
Matheus, Hans, 
Herregauts, David, 
Verstappen, Romb. 



Tissenaken, Tobias, 1600, 5 July. 



1625, 


25 Aug. 


1660 (omirent). 


i6i3. 


4 Juny. 


1638, 


i5 Meert. 


1600, 


I Juny. 


1620, 


i5 Mey. 


1645, 


4 Sept. 


i659. 


8 Juny. 


i65i, 


I Juny. 


1644, 


7 Sept. 


1619, 


27 Febr. 


i654, 


10 Mey. 


1628, 


i5 Dec. 


1619, 


17 Jan. 


i65o, 


8 Dec. 


1662. 




1642, 


Dec. 


1666, 


2 Febr. 


1612, 


26 July. 


1664, 


2 Febr. 


1657, Juny. 


1600, 


I Dec. 


1610, 


I July. 


1607, 


25 Sept. 


1620, 


20 Aug. 


i6i3. 


1 Dec. 


1610, 


i5 Mey. 


1655, 


II Nov. 


1600. 




1610, 


3i July. 


1612, 


I Aug. 


1609, 


i5 July. 


i6o3. 


9 Nov. 


1612, 


i5 Aug. 


1612, 


26 Mey. 


1665, 


25 Aug. 


1602, 


10 Sept. 


1646, 


I Aug. 


1618, 


23 Nov. 


i639, 


12 Febr. 


1633, 


I Aug. 



DE LA GILDE ST-LUC, A MALINES 



203 



Verlinden,Pieter-Sim., schilder, 
Verloo, Frans, beltsnijder, 

Verlycke, Jan-Frans., schilder, 
Vermeulen, Geeraert, stoffeerder, 
Vermeulen, Geeraert, schilder, 
Vermeulen, Han?, beltsnijder, 
Vermeulen, Pieter, schilder, 
Verpoorten, David, beltsnijder, 
Verpoorten, Pieter, » 

Verrvcken, Corneel, schilder, 
Veireycken, Josef, » 

Verstappen, Frans, beltsnijder, 
Verschueren, Hans, schilder, 

(hij was van 't roothuys). 
Verschueren, J.-B , schilder, 
Verschueren, Philip, cleynsteker, 
Verstappen, Frans, beltsnijder, 
Verstappen, Rombaut, » 

Versteven, Nicolaas, schilder, 
Versteven, Pieter, w 

Versteven, Rommeut, leekenen tôt 

goutsmit, 



Franchoys, Luc, 1677, 5 Aug. 
Van Calster, Mert., 1601, 3i Oct. 
Franchoys, Pieter, i652. 
Fayd'herbe. Hend., 1016, 25 Dec. 
Van Muysen, Fr., i655, 16 April. 
Van Calster, Mert,, 1608, Dec. 
Coxie, Michiel, i655, 11 Jan. 

Laurys, Thomas, i635, 8 Jan. 
Laurj's, Thomas, i63i, 22 July. 
Beiinkx, Corneel, 1660, Mey. 
Berincx, Jan, i652, 2 Dec. 

Vander Meulen, 1694, 12 Aug. 
Verschueren, Ma- i6og, 3 Dec. 

chiel. 
Bonnejonne, Eloy, 
Tissenaken, Romb., 
Van der Meulen, 
Van Aren, Hans, 
Van Dooren, Hans, 
Van Dooren, Hans, 
Verschueren, Ma- 

chiel. 



desen selven verandert tôt schilder ingaende Sinxen 



Verstraeten, Corneel, stoffeerder, 
Verstraeten, Frans, beltsnijder, 
Vervaeren. Guillaume, cle3'nsteker, 
Vient?, Nicol., op ael- schilder, 

moesen-vindelinck. 
Vieux, Pieter, 



Vierponts, Hans, 

Viers, Hans, 

Vies, Jan, 
Vincent, Jan, 
Vlemmincx, Jaak, 
Vlemincx, Joachim, 
Voorspoel, Pieter, 
Vrancx, Guillaume, 

Vrancx, Jasper, 
Vranckx, Pieter, 
Vrins, Marten, 
Vrints, Jan, op ael- 



beltsnijder, 
stoffeerder, 

schilder, 

beltsnijder. 



cleynsteker, 
schilder. 



stoffeerder, 

schilder, 

beltsnvder, 



Feremans, Corn., 
Fayd'herbe, Ant., 
Daems, Nicolaas, 
Ponsaert, Nicolaas, 

Fa^^d'herbe, Ant., 
D'Assonville, Mel- 

chior. 
Verschueren, Am- 

broos. 
VandenSteen, Jan, 
De Kael, Jan, 
Pauwels, Romb., 
Verbeeck, Hans, 
Coxie, Michel, 
Matheenssens, 

Hans. 
De Dryver, Rémi, 
Scheppers, Jan, 
Van Doorne, Jan, 
Fayd'herbe, Ant., 



moesen heeft betaelt het recht, vi guld. 
Vrints, Gielis, op ael- Feremans, Corn., 

moesen. 
Vrints, Remy, schilder, Verpoorten, 

Wabbes, Adriaen, beltsnijder. Van Calster, Mert. 



1660, 20 July. 
1611, I Febr. 
1694. 
1608, i5 July. 

1619, 21 Febr. 
i6i3, 6 April. 
1602, 12 April. 

i6o3. 

1610, i5 Nov. 
i635, I Oct. 
1626, i5 Juny. 
1642, 25 Dec. 

i638, 28 Dec. 
i6i3, 10 Juli. 

1611. I Jan. 

1681, 10 Nov. 
1674, 20 April. 
1644, 2 Jan, 

1620, 2 Junj'. 

1606, I Meert. 
1614, 6 April. 

1629, 16 Dec. 
1601, i3 Mey. 
r662, I Oct. 
1626, 2 Dec. 

i6o5, 26 Sept. 

1607, i5 Nov. 
1620, 7 Mei. 



204 



LE LIVRE DES APPRENTIS 



Wabbens, Frans, 
Wabbens. Nicolaas, schilder, 
Wagemans, Nicolaas, beltsnijder, 
Walraeff, Hans, schilder, 

Watla, Hendrik, » 



Watton, Govaer, 
Wendricx, Jaak, 
Wiaerts, Hans, 
Wiemes, Pauwel, 
Wouters. Hendrik, 
Wouters, Philip, 



goutslager, 
teekenaar, 
schilder, 



cfoutsmeder. 



den selven leert voort het schilderen, 
Wouts, Augustijn, schilder, 
Wu^-ts, Guillaume, cleynsteker, 
Wydmes, Cornelis, beltsnijder, 
Ysermans, Hans, schilder, 

Ysermans, Hans, » 



Schillemans, Jasp., 
Coxie, Michel, 
Van Doorne, Jan, 
Verbeken, Frans, 
Van Conincxloo, 

Barth. 
Pauwels, Jan, 
Verhuyck, Jan, 
de Namur, Jan, 
Cleyenborg, Gielis, 
Coxie, Michel, 
Thys, Joachim. 

Conveler, Hans, 
Verhulst, Jaak, 
I-'ayd'herbe, Ant., 
Drua, Antoon, 
Schippers, Jaak, 



1608, I Nov. 
i6i3, i5 Sept. 
i653, Nov. 
1614, II Oct. 
i6c3, I Juni. 

1661, 23 Juni. 
1654, Meert. 

1610, 17 Jan. 
1616. II Mey. 
1649, July. 
160X, I Nov. 

1611, 26 Aug. 
i633, 6 Febr. 
i6i3, 3 Jul3\ 
i6o3, 12 Aug. 
i6i3. 4 Nov. 




UN MANUSCRIT 



ATTRIBUE A 



ÉGIDE-JOSEPH SMEYERS 



(Étude bio-b ib liograph iqn e) 




^E manuscrit, dont les archives communales de 
Malines possède une copie, assez mauvaise 
il est vrai, faite par ordre de feu M. l'archi- 
viste \'an Dooren, appartient à la Bibliothèque 
royale de Bruxelles. Il est catalogué sous le n° 17232, 
fonds Van Hulthem, n*^ 752. C'est un manuscrit de la fin 
du xviii^ siècle, écrit au recto et au verso des pages, d'une 
écriture assez lisible, et semble avoir été fait d'un seul 
tenant. Il comprend 58 feuillets de papier, d'une lon- 
gueur de 28 cm. sur une largeur de 21 cm., reliés dans 
une couverture en cuir jaune-brun fort solide. 

Attribué par le catalogue de la Bibliothèque royale à 
Égide-Joseph Smeyers, peintre et écrivain malinois, ce 
manuscrit a été acheté par feu M. Van Hulthem, pour la 
somme dérisoire de 3 francs 70 centimes, le 6 avril 181 1, 



206 MANUSCRIT ATTRIBUÉ 



lors de la vente de la bibliothèque du notaire Antoine 
Nuewens, de Bruxelles, bibliothèque fort importante 
pour l'époque, car elle comptait 450 manuscrits et 
plusieurs milliers d'ouvrages. Il porte pour titre : 

Konst-minne?ide wandelinge 

wesende 

Een kort bescrijf 

van aile het gène 

Dat binncn Mechclen in de publike Plaetsen 

te sien is 

7net een korte aenteekeninge 

van de Principaelste wercken 

getrocken 

u\t diversche scrijvers ende hand-scriftcn 

met een kort levens-relaes 

van diversche Beeld-hottwers ende konst-schilders 

de ivclke 

binnen Mechelen geboren sijn 

ofte 

het grootste deel hiin Icven versleten hebben 

ofte 

overvloedighe wercken alhier gcmacckt hebben. 

MDCC.LXXX. 

Comme le titre l'indique, l'ouvrage se compose de deux 
parties; la première, comprenant 44 feuillets, contient 
une description, au point de vue historique et artistique, 
des églises, des couvents et des autres monuments de 
Malines à la fin du xviii' siècle; la seconde partie, des 
pages 8g à 106, se compose de notices biographiques 
concernant un très grand nombre d'artistes dont des 



A EGIDE-JOSÉPH SMEYÊRS 207 

œuvres se trouvent dans les édifices décrits dans la pre- 
mière partie. Elle porte comme en-tête : 

Aenteekeninge op diversche Beeld-hoiiwers 
Ende schilders in dese wandelinge gemeldt. 

Enfin l'ouvrage se termine par une table des matières 
fort bien dressée. 

Lorsqu'on ouvre le livre, l'attention du lecteur est 
immédiatement attirée par cette note élogieuse écrite 
par feu Van Hulthem lui-même : Ouvrage curietix, où l'on 
trouve une infinité de choses concernant les artistes de Matines 
et leurs prodiictio7is, dont il n'est fait mention nulle part 
ailleurs, et ce qui doit le rendre encore plus précieux aux yeux 
des amateurs, c'est qu'on y trouve la description de tous les 
couvens et d'autres institutions publiques qui n'existent plus 
(y 8^" 1828). Nous examinerons plus loin si réellement 
le manuscrit mérite ce grand éloge de Van Hulthem; 
occupons-nous tout d'abord de son auteur. 

Le catalogue de la Bibliothèque de Bourgogne attri- 
bue, disions-nous, cette œuvre au peintre malinois Egide- 
Joseph Smeyers. Cette attribution est fausse, et pour 
le démontrer, il suffira de résumer la vie de Smeyers 
d'après la biographie qu'en a tracée Em. Neeffs, dans 
les pages 403 à 421 du tome I de son livre « Histoire 
de la peinture et de la sculpture à Matines », tout en corri- 
geant de-ci de-là des erreurs de détail, mais assez impor- 
tantes cependant. 

Égide-Joseph Smeyers naquit à Malines, où il fut 
baptisé le 6 août 1694, dans l'église Ste-Catherine. Il 
descendait d'une famille d'artistes; non seulement son 
père Jacques, son grand-père Égide et son bisaïeul 
Nicolas furent trois maîtres d'un mérite reconnu, mais 
il se rattachait encore par sa grand'mère paternelle. 



208 MANUSCRIT ATTRIBUÉ 

Elisabeth Herregoudts, à la famille dcvS peintres, les 
David, Maximilien et Henri Herregoudts. 

Jacques Smeyers, marié le 3i octobre 1688, était 
uni depuis six ans déjà à Catherine Capellemans, lorsque 
sa femme lui donna, le 5 août 1694, un fils qu'on appela 
Égide. Cet enfant fut élevé avec le plus grand soin et 
de bonne heure son père essaya de lui inculquer les 
principes de son art; mais le jeune Égide ne mordit pas 
du tout aux études artistiques, il avait beaucoup plus 
de goût pour les sciences littéraires. Ses humanités 
terminées au Collège de l'Oratoire à Malines, Égide ne 
se sentit aucune disposition ni pour le droit, ni pour la 
théologie. Ce qui l'attirait surtout, c'était l'histoire et 
les sciences auxiliaires de cette branche du savoir humain, 
principalement l'archéologie. Il commença à scruter le 
passé de sa ville natale et s'aperçut bientôt que la con- 
naissance du dessin et de la peinture lui aurait été d'un 
grand secours pour ses travaux historiques. Il se remit 
à la besogne sous la direction paternelle, et ses succès 
furent très rapides. 

Grâce à ses multiples connaissances littéraires, il 
s'acquit de grandes relations. Il fut notamment l'ami et 
le commensal du baron Charles-Godefroid de Loë, 
commandeur de Pitzembourg, qui, en lyiS, l'emmena 
avec lui en Allemagne, à Dusseldorf. Il n'avait pas vingt 
ans. Pendant trois ans il travailla dans cette ville rhénane, 
sous la direction de Jean-François Douven, de Rure- 
monde. Ce peintre eut une très grande influence sur 
Égide, qui s'inspira toujours dans la suite de ses prin- 
cipes et de ses méthodes. 

Un mot sur ce peintre ne sera donc pas, pensons-nous, 
déplacé ici. 

Douven, Jean-François, et non Douwen, comme plu- 
sieurs l'ont appelé, naquit à Ruremonde, en i655, et 
mourut à Dusseldorf, en 1727. Il perdit fort jeune ses 



A ÉGIDE-JOSEPH SMEYERS 209 

parents, et sa famille le confia au peintre liégeois Gabriel 
Lambertin, qui de son voyage en Italie, avait rapporté 
une très belle collection d'études et de dessins. Ce furent 
là les modèles dont se servit Douven, et cette étude affina 
beaucoup le goût du jeune peintre. A la mort de Gabriel 
Lambertin, son neveu, le paysagiste Christoffel Puitlink 
accepta Douven comme élève. Mais peu après, celui-ci, 
maître de son art, retourna à Ruremonde, et trouva dans 
sa ville natale un Mécène dans la personne de Don Juan 
de Velasco, superintendant des finances, qui possédait 
une superbe galerie d'œuvres des petits maîtres italiens. 
Douven copia ces tableaux, et ses productions furent 
tant appréciées, que le Prince Électeur l'appela à Dus- 
seldorf, pour exécuter son portrait. Son travail fini, il 
reçut le titre de peintre de la Cour; il se fixa dès lors 
définitivement à Dusseldorf, ne s'occupant plus que de 
portraits. 

C'est à ce moment que Smeyers entra dans son atelier, 
et Douven voulut absolument lui faire abandonner sa 
branche favorite, la peinture d'histoire, pour les tableaux 
de genre. Il n'y réussit pas, mais eut cependant une 
grande influence sur Smeyers; car les qualités maîtresses 
de Douven, son coloris aux tons osés et bien nuancés, 
sa grande force d'expression et la pose majestueuse de ses 
personnages, se retrouvent dans les œuvres de Smeyers. 

Celui-ci, au moment où il faisait ses préparatifs pour 
un voyage à Rome, fut obligé de reprendre le chemin de 
la patrie, rappelé à Malines par l'état maladif de ses 
parents, principalement de son père, frappé de cécité et 
atteint d'accès de goutte, qui le clouaient toute l'année 
dans son fauteuil. De retour à Malines, Egide, dont le 
talent s'était mûri, se mit courageusement à la besogne, 
ne dédaignant même pas d'abandonner l'atelier pour des 
travaux de décoration, afin d'adoucir les derniers jours 
de ses parents. Il perdit sa mère aveugle, elle aussi 



2IO MANUSCRIT ATTRIBUE 

depuis six ans, en 1733; son père était décédé quelques 
mois auparavant, le 6 décembre 1732. Libre et indépen- 
dant, Smeyers consacra à ses penchants littéraires la 
plus grande partie de ses ressources; il se créa une riche 
bibliothèque et forma une belle collection de gravures, 
d'après Rubens et d'autres maîtres flamands. Malheu- 
reusement, comme beaucoup d'artistes, il dépensa large- 
ment, sans compter, et 

Se trouva fort dépourvu 
Quand la bise fut venue. 

En effet, en 1763, malade, épuisé, il dut faire argent 
de tout ce qu'il possédait. D'abord il emprunta à ses 
amis, donnant en gages ses collections et ses livres, 
puis il les vendit à un prix dérisoire. A bout de ressources, 
il sollicita des secours un peu partout, notamment à 
Son Excellence le comte de Frankenberg, archevêque 
de Malines, et, grâce à la charité de ses concitoyens, il 
put entrer en 1769, comme pensionnaire à l'hôpital de 
Notre-Dame au delà de la D3'le, où il mourut un jour 
de l'année 1771. La date exacte de sa mort diffère en 
effet suivant les sources auxquelles on s'adresse. Si l'on 
consulte la chronique de Malines par Schellens, on y 
trouve ce passage : 

Wat nacr 8 iiren 's avonts is in dcn Heere ontslacpeji /Egidius 
Josephiis Smeyers, gebortig van Mechele^i den 6 Augustus i6g4 
in S" Cathelyne parochie, ecnen vermaerden historié en portrait 
schilder, uytnemende in kerkelijke en wereltlijcke historié, 
besitter van diversche taelen, alsgriekx, latijn, dnijts, franschs. 
Hij had vcele jarcn zijne ondcrs blind onderhoitden en gedient, 
hij is nooit gehiiwt geweest, hij was bij veele groote m achting; 
hij is DEN 14 Augustus met solcmnelen dienst gedaen door 
den proost van 0. L. W . M' Azevedo begraven in 0. L. W. 
gasthms. 



A EGIDE-JOSEPH SMBYERS 211 

Dans un livre, déposé aux archives communales de 
Malines, et qui, de par son caractère même, devrait 
pouvoir être considéré comme un document d'une sûreté 
indiscutable, nous lisons : 

^gidiiis Josephiis Smeyers sepidtus ciim exsequiis in templo 
obiit 28 Avril 1771. 

Cette date du 28 avril 1771, bien qu'elle soit tirée du 
Register der borghcrs en vreemdelingen overledejt in O. L. 
Vrouwe Gasthiiijs beginnende den 2 Januari 1741 ende eyndi- 
gende met den 23 december 1778, doit être rejetée comme 
aussi inexacte que celle de Schellens. Nous estimons en 
effet que les deux documents qui suivent sont péremp- 
toires, et nous donneront la date exacte de la mort du 
peintre Smeyers. La première de ces pièces d'archives 
est la lettre mortuaire annonçant le décès d'Égide. Elle 
est libellée en ces termes : 

Wort uyt liefdcgereconimandecrt in de Gebeden der Catholycke 
Christ ene Geloovigen de ziele van ^gidius Josephiis Smeyers in 
sijn leven vermaerden H istorie-Schilder , sonevanjacobns Const- 
schilder ende van Catharina Cappellemans, Gedoopt binnen 
Mechelen in Sint Catlijnen den sesden Augiistns sesthien- 
hondert-vier-en-negentigh, overleden (bericht synde met de 
heilige Sacramenten der H. Kerckejdenelfsten April des Avonts 
ontrent negen iiren van desen Jaere ijoo een-en-seventigh ; 
wiens Lijck-dienst gedaen s al worden op Sondagh den 14 april 
ten g tire in de Kercke van het Gast-Huys van Onse Lieve 
Vronwe over de Dey le. 

Requiescat in Pace. 

L'autre document, tout aussi probant, nous semble-t-il, 
porte la même date du 14 avril 1771. C'est une notice 
biographique rédigée en latin, publiée par les amis et 
admirateurs de Smeyers et qui fut remise au moment 



212 MANUSCRIT ATTRIBUÉ 



de l'offrande aux personnes assistant au servicv" funèbre. 
En voici la traduction : 

L'mi i~~i, le II avril, vers S heures et demie du soir, passa 
de cette vie mortelle à l'immortelle : 

Le très distingué Egide-Joseph Smeyers, peintre des plus 
célèbres, né à Matines, de son père Jacques et de sa mère 
Catherine Cappellemans et qui y fut baptisé dans V église 
paroissiale de S" Catherine, le 6 août iG()4. Après avoir fait 
d' excellentes études d'humanités, il s'adonna, à l'exemple de 
son père et de son grand-père, qui furent des artistes admirés, 
au même art de la peinture et y excella avec d'autant plus de 
bonheur qu'il joignait à cet art une érudition universelle. Il 
possédait en effet plusieurs langues, l'histoire tant sacrée que 
profane et un très grand sens critique. Il cultiva la poésie 
latine et flamande, la littérature et les arts, mais s'appliqua 
surtout à l'étude de l'histoire de son pays. Il réunit avec soin 
une bibliothèque qui n'était pas ci dédaigner, et beaucoup 
d'autres choses qui contribuent à la culture de l'esprit d'un 
artiste et d'un lettré. Par toutes ces qualités qu'il possédait à 
un très haut degré et par ses nombreuses peintures qui se 
répandirent dans la Belgique tout entière, il s'acquit un nom 
immortel. Il n\'st donc pas étonnant que les érudits de son 
temps furent ses amis et ses admirateurs . Il fut aimé des grands 
et principalement du cardinal, Thomas-Philippe d'Alsace, 
(dont le souvenir ne s'effacera jamais du cœur des Malinois), 
et ainsi, il a vécu, toujours célibataire, non sans gloire. Mais, 
la fortune étant devenue une marâtre pour lui, il se retira, 
deux ans avant sa mort, vieux et affaibli, à l'hôpital Notre- 
Dame au delà de la Dyle, dans sa ville natale. Il vécut très 
vieux sur cette terre, lui qui avait honoré ses père et mère, 
deux vieillards aveugles, et qui avait longtemps pourvu à leur 
existence. Enfin, après une maladie de quelques jours, il s' endor- 
mit pieusement dans le Seigneur, muni des derniers sacrements 



A ÉGIDE-JOSEPH SMEYERS 2l3 

des mourants. Ses obsèques solennelles furent célébrées dans 
l'église dudit hôpital le 14 avril à g heures du matin, et il y 
fut enterré selon les rites religieux jusqu'au jour du jugement 
dernier (i). R. I. P. 

Les admirateurs d'Égide Smeyers ne crurent pas cet 
éloge funèbre suffisant pour perpétuer le souvenir de 
l'artiste. Ils décidèrent de publier une brochure « in 
memoria », relatant la vie de leur ami et tout ce qui 
intéressait son œuvre. Ce fut un de ses intimes, Jean- 
François Vander Elst, l'éditeur du journal Wekelijks 
Bericht voor de stad ende provincie van Mechelen, dont le 
premier numéro parut en janvier 1773, qui en prit l'ini- 
tiative. Il lança, le 27 avril 1771, en Belgique et à 
l'étranger, la lettre-circulaire suivante : 

« Myn Heer, 

» Den Konst-Schilder Smej^ers, alhier over we3aiige 
dagen Overleden synde, hebbe d'eere UE toe te senden 
synen Lyck-brief, ende eensvveegs te versoecken, in 
geval eenige van syne schilder-stucken by UE bevonden 
worden, my te willen opgeven wanneer de selve geschil- 
dert syn, ter wat groote, wat verbeelding, en waer 
geplaetst, als mede ten wat pryse, daer by voegen copye 



(i) Anno MDCC.LXXI, die xi. Aprilis circa médium horae nonae ves- 
pertinae ex hac mortali vita ad immortalem transiit. 

Ornatissimus Vir ^Egidius-Josephus Smeyers, Pictor celeberrimus, Me- 
chliniae natus, Pâtre Jacobo, Matra Catharina Cappellemans, ibidemque 
in Ecclesia Parochiali S. Catharinae sacris undis renatus die vi. Augusti 
MDC.XCIV. Studiis humanioribus apprime imbutus, Patris Avique, Pic- 
torum non incelebrium, exemple, ad eamdem Artem animum adpulit, tan- 
toque felicius ea excelluit, quanto magis omnigenam eruditionem cum 
Pictura conjunxerit. Variarum enim Linguarum, Historiae, cum sacrae tum 
profanae, et sanae Critices peritus, Poëseos latinae ac vernaculae, Litte- 
raturae, et Artium cultor, praesertim vero Patriarum rerum sciutator, 
Bibliothecam non contemnendam, aliaque, quae ad Artificis, liberalioris- 
que Hominis animum excolendum faciunt, affatim collegit ; quibus omnibus 



214 MANUSCRIT ATTRIBUE 

synderQuitantie,ende voortsalle andereomstandigheden 
die eenigsints souden konnen dienen tôt opheldering 
van het leven van dien Overledenen, waeraen men alhier 
van sin is met den eersten de handt te slaen, ende tôt 
welcken eynde die ondersoecken worden gedaen ; waer 
toe ick niet en twyffele ofte UE sal geerne mede-deelen 
al het gène in uwe macht is; ondertusschen hebbe 
d'eere van in die afwachtinge, met veele eerbiedinge 
te syn. 

Myn Heer, 

» U. E. D. W. Dienaer 
» J.-F. Vander Elst, Boeck-drucker. 

» Mechelen den 27 april 1771. » 

Ce projet eut-il un commencement d'exécution? Nous 
l'ignorons; malgré de nombreuses recherches, il nous a 
été impossible de nous procurer cette brochure qui 
devait présenter un si grand intérêt pour l'histoire de la 
peinture malinoise. Avant de conclure toutefois à la 
non-existence de la brochure, nous avons eu recours 
aux lumières de notre aimable Confrère, M. l'éditeur 
van Velsen, successeur de Vander Elst. M. van Velsen, 
qui habite encore le siège de l'imprimerie Vander Elst, 
Bailles de Fer, n^ 2, maison où Smeyers fut recueilli 



non mediocriter instructus, Picturisque eius quam late patet Belgium ab- 
unde sparsis, immortale nomen est adeptus. Nec mirum quod omnes fere 
sui temporis Eniditos, amicos et admiratores habuerit, Magnatibus vero, 
et praecipue Thomae-Philippo, Cardinali Alsatio (cujus memoria e Mechlinien- 
sium cordibus non delebitur), carus fuerit, itaque, semper cœlebs, non 
inglorius vixerit, Verum, fortuna novercante, senex et languidus in Xeno- 
dochium ad B. M. trans Diliam in Urbe patria biennio ante mortem secessit, 
factusque est longaevus super terram, qui Patrem et Matrem, senes ambo 
et caecos, honoraverat, diuque sustentaverat. Tandem, post aliquot dierum 
aegritudinem, ultimis moiientium Sacramentis praemunitus, pie in Domino 
obdormivit, in ejusdem Xeuodochii Ecclesia, celebratis die xiv. Aprilis 
hora nona sollemnibus exsequiis, rite sepeliendus donec veniat immutatio 
ejus. R. I. P. 



A ÉGIDE-JOSEPH SMEYERS 2l5 



pendant un certain temps et dont un des salons, soit dit 
en passant, est décoré de quatre panneaux peints et non 
signés, mais qui peuvent être attribués sans hésitation 
au pinceau de Smeyers, a bien voulu rechercher dans 
ses papiers et ses livres la solution de la question. Il n'a 
pas été plus heureux que nous : il croit aussi que cette 
plaquette n'a jamais été imprimée. 

De tout ce qui précède, ressort clairement, pensons- 
nous, qu'Égide Smeyers est mort le ti avril 1771 et 
qu'il a été enterré le 14. Il n'est donc pas l'auteur du 
manuscrit n° 17232 qui porte la date de 1780. Si, pour 
étayer cette conclusion, il n'y avait que cette date de 
1780 inscrite à la fin du titre, notre raisonnement serait 
peu probant, nous l'avouons très volontiers. Le texte 
même du manuscrit nous fournira une série d'autres 
arguments, qui doivent faire adopter notre manière de 
voir. Signalons tout d'abord qu'aucun des passages que 
nous allons citer ne se trouvent ni en note, ni en marge, 
mais que tous font partie intégrante du texte même. 

A la page 38, dans le chapitre « De Minders- 
broeders », nous lisons à propos de trois tableaux de 
A. Van Dyck : 

Deze dry stiicken van van Dyck zyn in de maend van Jitlius 
van dit jaer l'jji gekuyst door Merckx van Antwerpen. 

Plus loin encore, page 63, dans la notice consacrée 
au couvent « De Nonnen van Bethanien », l'auteur 
nous dit : 

Denieuwe or gel is aldaer gestelt door Van Peteghem ij'ji. 

Parlant de l'école « De schole van O. L. V. der 
Engelen », nous trouvons page 79 : — endc in 't jaer i'j~4 
is opgerecht eene capelle om misse te lesen. 

Page 86, au sujet de l'Académie de Dessin, l'auteur 
écrit : 



2l6 MANUSCRIT ATTRIBUÉ 

In 't jaer iJJ'^ dcn 21 odober is alhier begonst een Académie 
van de Teecken, Perspectief ende Bonwkunst en dewelke syne 
Konifiglvke Hooghyd Karel Alexandcr, Hertogvan Lothrynen 
ende Bar, Gouverneur gêner ael der Nederlanden by brieven 
van den i3 november ijjS heeft gelieven te nenien onder syn 
spéciale ende immédiate bescherming. 

Enfin, page 106, nous trouvons la biographie d'Égide 
Smeyers lui-même, avec l'arbre généalogique de sa 
famille jusque et y compris Égide. 

Discuter plus longtemps nous semble oiseux : nous 
ne sommes pas en présence d'une œuvre originale de 
Smeyers, et attribuer ce livre à notre artiste malinois est 
évidemment une erreur bibliographique, que l'auteur du 
catalogue aurait évité très facilement, s'il avait poussé 
un peu plus loin ses investigations. 

Le Wekelyks Bericht voor de stad ende provincie van 
Mechelcn, a publié à partir de l'année 1783, une relation 
historique sur Malines sous le même titre que celui de 
notre manuscrit, et dans un avant-propos pour l'année 
1784, l'éditeur V'ander Elst nous dit que cette relation a 
pour auteur H. D. V. D. N. Sous ces initiales se devine 
aisément le nom de H. D. Van den Nieuwenhuysen, 
prêtre malinois, qui a beaucoup étudié le passé de sa 
ville natale et qui mourut ici le 20 novembre 1780. Mais, 
ajoute Vander Elst, nous avons cru devoir amplifier ce 
travail, afin de donner à nos lecteurs l'origine et le déve- 
loppement des ordres monastiques dont plusieurs viennent 
d'être supprimés. 

Faut-il ajouter foi à cette affirmation? Van den Nieu- 
wenhuysen est-il l'auteur de la Konstminnende Wandelinge? 
A première vue, on doute. En comparant le texte du 
journal avec celui du manuscrit, il semble qu'on se trouve 
en présence de deux travaux absolument différents, bien 
que traitant la même question, et s'inspirant presque 



A EGIDE-JOSEPH SMEYERS 217 

toujours des mêmes sources. Le texte édité par Vander 
Elst est plus long, plus diffus, composé au moyen d'ex- 
traits empruntés de droite, de gauche, souvent avec peu 
de discernement, aux chroniqueurs malinois. On est 
hanté par l'idée d'une supercherie littéraire, destinée à 
donner de l'autorité à une publication en la plaçant sous 
la signature d'un homme instruit, chercheur émérite, 
connu et hautement apprécié par tous les lecteurs du 
journal. Et cependant il n'en est rien. Le manuscrit de 
Van den Nieuwenhuysen, celui qui nous occupe, y est; 
il forme, pour ainsi dire, les pièces de soutènement de 
tout l'édifice, pièces qui sont soigneusement cachées, 
comme si on voulait les faire oublier, par le reste de la 
construction. En effet, le texte du manuscrit est dans 
les articles du Wckelyks Bericht si découpé, si déchiqueté 
en bribes et en morceaux, qu'il est fort difficile de le 
reconstituer. 

Aussi n'avions-nous pas tous nos apaisements, et 
pour nous convaincre, avons-nous comparé l'écriture du 
manuscrit avec des autographes de \^an den Nieuwen- 
huysen, conservés dans les archives des hospices civils 
de Malines. Après cette confrontation, nul doute ne fut 
plus possible. Le manuscrit n° 17232 est entièrement 
écrit de la main de Van den Nieuwenhuysen. 

Est-ce à dire que cette Promenade artistique est son 
œuvre personnelle? Loin de nous cette pensée! V^anden 
Nieuwenhuysen a été un bon historien, un chercheur 
consciencieux et fort érudit, mais il fut un médiocre 
critique d'art. Ami intime de Smeyers, n'a-t-il pas reçu 
de cet artiste de précieux renseignements, de judicieuses 
appréciations ; ne serait-il pas permis de croire que 
Smeyers, malade, impotent, eût remis à son ami les 
notes qu'il avait réunies en vue de la publication d'une 
Konstminnende Wandelinge? Nous sommes tentés de l'ad- 
mettre. Mais dire quelle part revient à Sme3^ers dans ce 

16 



2l8 MANUSCRIT ATTRIBUÉ 

travail, est un point impossible à élucider, faute de ren- 
seignements, et en attendant la solution de cette question, 
nous devons cataloguer le manuscrit sous le nom de son 
auteur matériel, de Van den Nieuwenhuysen. 

Le manuscrit ayant été édité, quelle importance faut-il 
encore lui accorder? Celle d'une simple curosité biblio- 
graphique? Certes non, et cela pour plusieurs motifs. 
D'abord, le manuscrit n'a pas passé entièrement dans 
le texte du Wckclyks Bericht. Il s'arrête dans le n» du 
25 mai 1788 au chapitre De Nonnen van Bcthanien. Ensuite 
il est écrit dans une langue simple et claire ; le texte 
émaillé de citations fort exactes, avec des notes marofi- 
nales, des références nombreuses : garantie appréciable 
pour le chercheur. Enfin, il décrit les œuvres d'art objec- 
tivement avec une justesse remarquable et donne sur les 
artistes cités des notes qui ont leur prix et que Vander 
Elst n'a pas toujours crû devoir reproduire. 

Bien qu'abusant un peu trop des termes chef-d'œuvre, 
maître réputé, etc. (meesterstiikken, vermaerde meester, etc.), 
pour qualifier des tableaux médiocres et des peintres 
ordinaires, petit péché de chauvinisme facilement par- 
donnable, la Konstminncnde Wandclinge mérite, à notre 
avis, en tous points, la note élogieuse que lui a décernée 
Van Hulthem. C'est pourquoi nous avons cru devoir appe- 
ler l'attention de nos distingués confrères sur ce bon tra- 
vail, et pour leur permettre de mieux juger de son impor- 
tance, nous terminons cette courte étude par le relevé 
de tous les monuments décrits par l'auteur (i). Ce sont : 

De Metropolitane kerke van den H. Rumoldus; de 
Kercke van O. L. over de Deijle; de Parochiale kerke 
van de HH. Petrus ende Paulus; de Parochiale kerke 



II) Il nous est agréable de réitérer ici à notre collègue M. H. Coninckx, 
secrétaire de notre Cercle, nos plus vifs remercîments pour les précieuses 
indications qu'il a bien voulu nous fournir. 



A EGIDE-JOSEPH SMEYERS 219 

van de H H. Joannes Baptista, apostel ende Joannes 
Evangelist; de Parochie-kercke van de H. Catharina ; 
de Parochiale-kercke van Hanswijck onder het bestier 
de Canoniken Régulier; de Minder-Broeders; de Paters 
Augustijnen; de Lieve Vrouwe-Broeders; de Capuci- 
nen ; de Ongeschoende Carmelieten ; de Paters Predick- 
Heeren; de huyse der Prekerinne; de Cellebroeders ofte 
Alexiaenen; de Commanderije van Pitzenbourg; het 
Aerts-bisschopslijk Seminarie; het groot Beggijn-hof; het 
klyn Beggynhof; de Nonnen van Blydenbergh ; de Non- 
nen van Bethanien; het Klooster van Tabor; het Clooster 
van Muijsen; het arme Clarisse-Clooster; de Rycke Cla- 
ren ; de Carmeliteressen ofte Theresianen ; het Clooster 
ter ziecken ; het Gasthuys van Ons-Lieve-Vrouwe ; de 
Swarte Susters ; de Urselinnen ; de Proostdije van 
Lelien-dael ; de Marollen ; de Apostelinnen ; het Godts- 
huys van den H. Julianus; het Godtshuys van de H. 
Dryvuldighijd ; het Godtshuys van de HH. Petrus ende 
Paulus; het Godtshuys van de H. Barbara; het Godts- 
huys van Oliveten ; het Blouw-Huys ofte St-Josephs- 
Huys; het Godtshuys van de H. Maria Magdalena ; het 
Godtshuys van St-Heylwich, geseyt de Putterye; de 
schole van O. L. Vrouwe der Engelen; de Capelle van 
den H. Rumoldus; de Capelle van den H. Geest; de 
Capelle van den H. Jacobus apostel; de Capelle van 
den H. Martinus; de Capelle van het V'ieesch-huys ; de 
Capelle van de H. Anna; den grooten Raedt van Haere 
Majesteyt; het Aertsbisschoplyck Paleys ; het Stadt-huys 
van Mechelen ; de Publicke schole; Arsenael ende Maga- 
zijn van haere Magesteijt; Guldens en Rethoryke-Kamer 
Peone; Académie van Teecken, etc.; op de Groot Brugge; 
de Fontyne Brugge. 

R. D'AwANS. 

Le 3o janvier igoS. 



FESTIVITES EN L'HOIEDR DE SAINT RUIOLD 



(Première Conférence) 



Procession de la Paix, dite Peys-Processie 




Messieurs, 

'est aujourd'hui, 3 avril igoS, le six-centième 
anniversaire de la victoire remportée par nos 
ancêtres sur le duc de Brabant, Jean II, et 
son allié Jean Berthoud. Le fait est rappelé 
annuellement par la procession dite de la Paix, Peys- 
Processie, dans laquelle les reliques du saint évêque 
Rumold sont portées par les principales rues de la ville. 
Cette solennité fut établie dans des circonstances assez 
particulières pour que nous en conservions le souvenir. 

La situation de la Seigneurie de Malines, au centre 
de l'ancien duché de Brabant, rendait le gouvernement 
de ce domaine fort difficile aux princes-évêques de Liège, 
qui en étaient les souverains depuis le x' siècle. D'autre 
part, les Berthoud, possesseurs du Pays de Malines * (i). 



* Les chiffres arabes entre parenthèses renvoient aux Notes; les chiffres 
romains, aux Documents. 



222 FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 

usèrent toujours d'intrigues influentes pour gagner la 
sympathie des habitants. Vers la fin du xii^ siècle, le 
Berthoud d'alors (2) fut choisi pour avoué par le Chapitre 
de Saint-Rombaut, et quoiqu'aucun document historique 
ne prouve qu'il était aussi l'avoué des évoques de Liège, 
il était parfaitement sur la voie pour le devenir, lorsqu'il 
mourut en 1200. Son fils était le quatrième Berthoud, du 
nom de Gauthier; mais dans l'histoire de Malines on 
l'appelle Gauthier I, parce qu'il a, le premier, joué un 
rôle politique dans cette ville. Il devait y avoir acquis 
une certaine importance, pour que l'évêque de Liège, 
Hugues II de Pierrepont, fît accord avec lui, en I2i3 (I). 
Gauthier, qui ne porte aucun titre dans ce document, 
reconnaît devant ses pairs, qu'il est l'homme-lige de 
l'évêque, et tenu d'aider celui-ci et l'église de Liège 
contre tout homme. Son fils, Gauthier II, peut être 
considéré comme le premier avoué. Il prend du moins 
ce titre, Advocatus Magliniensis, dans la lettre (II) par 
laquelle il annonce à ses administrés, que le mercredi 
après l'octave de Pâques (7 avril) 1241, il a fait promesse 
de fidélité, comme il le devait, à son seigneur Robert, 
évoque de Liège. A sa mort, son fils Gauthier III, dit 
le Grand, lui succéda. Ce jeune seigneur, poussant 
jusqu'au bout les prétentions de ses prédécesseurs, prend 
dès i25i (3), ouvertement le titre de Seigneur de Malines. 
Il contribue largement à la fondation du couvent des 
Augustins, réserve l'exercice des métiers aux artisans 
réunis en corporation, abandonne certains revenus aux 
Echevins, et ne néglige rien qui puisse contribuer au 
bien-être des habitants de Alalines, et leur faire préférer 
sa domination à celle de l'évêque de Liège. Quelques 
années avant sa mort, arrivée en 1286, il s'était associé, 
dans le gouvernement de ses domaines, son fils Gauthier 
IV, qui périt à la bataille de Woeringen, en 1288. Le 
fils puîné de ce dernier, Jean, fort jeune alors, devint 



PROCESSION DE LA PAIX 223 

seigneur sous la tutelle de son oncle Florent, seigneur 
de Berlaer. 

Les empiétements des avoués, commencés par Gau- 
thier I, en 12x3, avaient été continués par ses successeurs, 
sans que les évêques de Liège aient pu s'y opposer 
efficacement. Jean Berthoud, tout jeune qu'il était, se 
conduisait en vrai seigneur indépendant. Hugues III 
de Chàlons, devenu prince-évêque le 24 août 1296, se 
voyant dans l'impossibilité d'empêcher directement les 
félonies de son avoué, pensa qu'il lui trouverait un 
maître dans le duc de Brabant. Il fit avec celui-ci un 
contrat (III), d'après lequel il engageait Malines, Heyst 
et ce qui en dépendait (4), à Jean II et ses héritiers, 
jusqu'au troisième inclus, à la condition que le duc ferait 
restituer par Berthoud tout ce que lui et ses prédéces- 
seurs avaient enlevé à l'église de Liège, et paierait en 
outre une somme de douze mille florins. 

L'évêque comprit bientôt qu'il avait été mal inspiré 
en se fiant au Duc, qui, au lieu de soigner les intérêts de 
l'église de Liège, à laquelle appartenait la Seigneurie de 
Malines (5), fit tous ses efforts pour lui ravir son bien. 
Le 12 novembre i3oi, il fit, avec Jean Berthoud, un 
accord (IV), aux termes duquel ils auraient chacun la 
moitié des droits de seigneur. Un mois plus tard, le 
i3 décembre, les deux usurpateurs voulant se concilier 
les bonnes grâces des Malinois, donnèrent une charte (6) 
de libertés et de privilèges de tout genre, et consentirent 
à n'imposer aucune nouvelle charge sans le consentement 
de la Commune. Cependant la bonne entente ne fut pas 
de longue durée. La nomination d'un écoutète, qui ne 
leur était pas sympathique, mécontenta surtout les arti- 
sans. Le nouveau gouverneur eut bientôt des démêlés 
avec les Métiers, et perdit la vie pendant les troubles 
que causa son imprudente gestion (7). 



224 FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 

Le Duc voulut venger la mort de son représentant. 
Il s'avança vers Malines, avec un corps d'armée assez 
considérable, mais il trouva les portes closes et fut obligé 
de faire le siège de la ville. Quoique les remparts élevés 
et leurs fosses profondes fussent déjà une bonne défense, 
les habitants inondèrent encore les alentours de la rive 
droite de la Dyle, pour tenir l'ennemi à distance de ce 
côté. Mais au sud, le niveau plus élevé du terrain 
rendait l'inondation impossible. Le Duc commença par 
brûler les maisons de la banlieu, et se persuadant qu'il 
ne viendrait pas à bout de la résistance des Malinois, il 
fit appel à ses sujets et assiégea la ville avec des forces 
nombreuses. Malheureusement, les deux moitiés de son 
armée demeuraient séparées l'une de l'autre par la Dyle, 
quand une couple de ponts, jetés sur la rivière, pouvaient 
les réunir dans une action commune contre les assiégés. 
Ces derniers firent quelques sorties heureuses et par- 
vinrent à faire entrer par la rivière des munitions dans 
la ville; mais sur d'autres points ils furent refoulés par 
les assiégeants. 

Le mercredi de la Semaine Sainte, troisième jour 
d'avril i3o3, ils firent porter la châsse contenant les 
reliques de saint Rumold, par la rue du Cimetière (8), 
jusqu'à la porte (g) de la Mlle, où ils la déposèrent 
après avoir fait d'abord le tour des remparts, comme 
pour abriter la cité sous la protection de son Patron. 
Prenant alors de nouveau courage, ils sortent de la Ville 
et se jettent avec impétuosité sur ceux d'Anvers et de 
Lierre, campés de ce coté, et les poursuivent jusqu'au 
pont de Waelhem. Le Duc se trouvant de l'autre côté 
de la rivière, arriva un peu tard au secours de ses alliés. 
Il parvint cependant, mais non sans peine, à s'opposer 
aux Malinois, qui se retirèrent dans la Ville, tout en se 
félicitant de leur part de victoire. Ils en rendirent grâces 
à Dieu et à saint Rumold. Pour conserver le souvenir de 



PROCESSION DE LA PAIX 225 

cette mémorable journée, le Magistrat fit vœu de porter 
ainsi le saint corps tous les ans, le même jour, et de 
l'accompagner avec des flambeaux de cire vierge (lo). On 
y ajouta la promesse d'assister à ce cortège, nu-pieds et 
en tunique de lin (ii). 

La victoire n'était pas complète, et elle ne le devint 
point, car les essais de ravitaillement ne réussirent pas 
toujours aux assiégés. Maîtres par eau, ils équipèrent 
encore à la hâte quelques bateaux, qui descendirent la 
rivière jusqu'à Rupelmonde, pour y acheter des vivres. 
Après un premier succès, ils firent une nouvelle tentative. 
Mais, dans lentretemps, le Duc s'était entendu avec 
ceux d'Anvers, pour faire expédier de là une petite flotille 
à la rencontre de ses indomptables ennemis. Un combat 
naval eut lieu et la victoire resta aux alliés, qui firent 
butin complet. Ils emmenèrent les hommes de l'équipage 
pour les enfermer dans les prisons du Stcen. 

Les assiégés, ne pouvant tenir plus longtemps, faute 
de vivres, furent obligés de se rendre. Ils le firent, non à 
merci, mais en posant certaines conditions au vainc|ueur. 
D'après les usages du temps, ils auraient dû demander 
pardon en linge simple, tête et pieds nus, et la corde au 
cou. Ceux de Flandre, écrit le chanoine David : Geschic- 
denis van Mechelen, étaient habitués aux comédies de ce 
genre, mais à Malines des négociations furent ouvertes, 
et l'on finit par s'entendre. La soumission des habitants, 
envoyée au Duc, porte la date du 28 juin (\^). Elle est 
faite aux conditions suivantes : 

Les Portes de la Ville seront au pouvoir du Duc. 

Cinq arbitres, établis de commun accord, pourront 
imposer des amendes, mais pas de prison ni de pèleri- 
nages, ni d'exil, ni aucune condamnation contraire aux 
usages locaux. 

Tous les sujets du Duc faits prisonniers lui seront 



226 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

rendus, et les Malinois, tombés entre les mains des alliés, 
seront également relâchés. 

Dans la suite, le Duc, Berthoud et les cinq Arbitres, 
nommeront les échevins. 

Le Duc et Berthoud agiront envers ceux de Malines 
selon la décision des cinq Arbitres, pour le bien de 
la Ville. 

Malines conservera ses droits et ses franchises, et 
pourra se procurer, de telle manière qui lui plaira, sous 
réserve de l'approbation des Echevins et des Jurés choisis 
parmi les Métiers, l'argent nécessaire au paiement de ce 
qui est dû ou le sera dans la suite. Ceux de Neckerspoel 
et du Nieuland seront compris dans la paix conclue (12). 

Les habitants exposeront tous leurs griefs aux cinq 
Arbitres, et tout ce que ceux-ci décideront en leur faveur 
sera observé par le Duc et Berthoud. 

Les cinq Arbitres seront : Godefroid comte de Vianden, 
Gauthier seigneur d'Enghien, Jean sire de Cuyck, Arnold 
seigneur de Waelhem, et Gilles Berthoud seigneur 
d'Hombeeck. En cas d'absence de l'un d'eux, les quatre 
autres agiront validement. Ils pouront cependant élire 
un cinquième arbitre. 

Ces propositions, faites au Duc par les Malinois, ne 
constituaient pas précisément ce que l'on pourrait appeler 
une soumission respectueuse. Néanmoins Jean II consent, 
et deux jours plus tard, le 3o juin, il donne des lettres- 
patentes (i3), dans lesquelles il reprend presque mot à 
à mot les demandes laites, pour les confirmer ensuite 
d'une façon solennelle. Mais tout n'était par fini. Les 
Arbitres devaient encore régler ce qui était laissé a leur 
appréciation. Leur prononcé est du 14 septembre (VI). 
Ils accordent tout ce qu'ils peuvent, et terminent ainsi 
par l'injonction de la peine pécuniaire : « ceux de Malines 
paieront au Duc et à Berthoud, cent mille livres de 



PROCESSION DE LA PAIX 227 

paiement de Brabant (14), dont 16,000 livres seront 
versées à la Saint-Lambert de l'année prochaine (17 sep- 
tembre 1304), 6000 l'année suivante, le même jour, et 
ainsi de suite pendant quatorze années successives, pour 
parfaire le total de 100,000 livres ». 

D'après le premier article de la soumission, les Portes 
de la cité devaient être remises au bon plaisir du Duc. 
Jean II se montra généreux. Il ne fit pas démanteler la 
ville, mais commanda de faire une brèche dans le mur 
d'enceinte, à côté de la Haute porte ou Supérieure (i5). 
C'est par là qu'il fit son entrée, avec la même satisfaction 
que s'il avait passé sur les ruines complètes des fortifi- 
cations. Ainsi se termina le différend, plutôt à l'avantage 
des Malinois qu'à celui du Duc. Si ce dernier recevait 
quelqu'argent, ses adversaires conservaient leur enceinte, 
et ils auraient fait des sacrifices encore beaucoup plus 
grands pour en empêcher la destruction. 

Le succès obtenu par ceux de Malines leur permettait 
bien de chanter victoire, car c'était la faim et non la 
valeur de leurs ennemis qui les avait vaincus. La vic- 
toire, avons-nous dit, avait été remportée le mercredi 
saint, troisième jour d'avril i3o2. Les historiens et les 
chroniqueurs sont unanimes à dire que l'événement eut 
lieu dans la Semaine Sainte. L'ancienne Légende dit : 
le mercredi, op ten scorsscll Woensdagh. D'après la Chro- 
NYCKE VAN Brabant, cc fut le jcudl-salnt, op ten heyligen 
Witten Donredach. Jean de Klerck dit à ce propos, que 
ce même jour, le duc de Brabant brûla les maisons 
situées à l'extérieur des fortifications : 

Ende hi siac in die huuse den brant 
Di hi but en vesten vant, 
Rechte op enen Witten dondersdach 
Die in die Passie-weke gelach. 



228 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

Le poète confond sans duute, car ce fait est évidem- 
ment antérieur à la sortie des assiégés. De Klerck ajoute 
parfois des détails assez inexacts. Ainsi, quand il raconte 
les allées et venues des religieux qu'il dit envoyés en 
parlementaires, il cite les Frères-Mineurs et les Frères 
Prêcheurs : 

Minncbroeders ende Jacobine 
liepen sere ende daden pinc. 

Or, les Frères Prêcheurs ou Dominicains, appelés 
Jacobins en France, ne vinrent s'établir à Malines qu'en 
i65i, trois siècles et demi après le siège dont nous par- 
lons. Des chroniqueurs plus récents racontent, sans 
citer de sources, que ceux de Malines firent leur mémo- 
rable sortie la veille de Pâques. Mais il faut s'en tenir, 
pensons-nous, au témoignage de rx\ncienne Légende, qui 
est conforme à la Tradition. Ce témoignage nous apprend 
que, d'après le vœu du Magistrat et du peuple, la Proces- 
sion anniversaire devait avoir lieu le même jour, op dieu 
dagh. Or, cette Procession se faisait primitivement le 
mercredi de la Semaine Sainte; et ce n'est que vers i320 
qu'elle fut transférée au mercredi après Pâques, premier 
jour libre alors, parceque le lundi et le mardi étaient 
fêtes d'obligation. Le compte de la \'iile de cette année 
mentionne les dépenses faites à l'occasion de la Proces- 
sion, le mercredi dans l'octave de Pâques : swoendagh in 
de Pacschedaghe. La Procession de la Paix, tout en étant 
une cérémonie religieuse, restait pour le peuple une 
réjouissance publique, et les joies bruyantes inséparables 
des fêtes populaires troublaient le recueillement requis 
pendant les offices de la Passion. Il n'est donc pas 
étonnant que l'on ait transféré cette solennité dès les 
premiers temps de son établissement. 

Le mercredi de la Semaine Sainte de l'année i3o2. 



PROCESSION DE LA PAIX 229 

vieux style (i6), était bien le 3 avril i3o3, car l'année i3o2 
se terminait seulement le samedi saint, 6 avril i3o3, 
selon notre manière de compter, et la Pâque était célébrée 
le lendemain, 7. Le souvenir de la délivrance de Malines 
nous est du reste conservé par une mention du Marty- 
rologe de l'Abbaye Cistercienne de Roosendael, située 
autrefois près de la Nèthe, non loin de Waelhem. On y 
rappelait, au troisième jour d'avril, l'anniversaire des che- 
valiers qui avaient trouvé la mort sous les murs de la 
Ville : 3 April, Lodewyck van Dujfle, her Geert van Voors- 
selaer, Gilles, en andere die te Mechclen bleven. 

Pour célébrer l'anniversaire de leur triomphe, les 
Malinois ont attaché plus d'importance au jour qu'à la 
date, conformément au vœu d'après lequel ils s'étaient 
obligés de faire annuellement la Procession le mercredi 
saint : op dien dach. Nous avons donné plus haut les 
motifs de la translation de cette solennité. Le jour de 
la Procession était férié à Malines, et il n'est devenu 
ouvrable qu'en lySi, lors de la réduction des Fêtes 
accordée le 3 avril de cette année, par Benoit X[V. 
Cependant, pour lui conserver dans une certaine mesure 
sa solennité d'autrefois, le Magistrat fit, le 4 avril 1752, 
une ordonnance (VII) défendant d'ouvrir les magasins 
avant la rentrée de la Procession. 

En considération de la rigueur habituelle de la saison 
pendant l'octave de Pâques, le Chapitre métropolitain 
proposa, en 1757, au Cardinal Thomas-Philippe, de 
transférer la solennité de la Procession à un autre jour. 
L'archevêque choisit le troisième dimanche après Pâques, 
et son intention fut portée à la connaissance du Magistrat, 
par le Pensionnaire de la Ville, requis à cet effet. Le 
Magistrat consentit à la translation (VIII), et depuis cette 
époque, la Procession eut lieu le troisième dimanche après 
Pâques, jusqu'en 1849, comme nous le dirons ci-après. 



230 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

Il est à remarquer que, jusqu'en 1785, la Procession 
de la Paix était indépendante de l'Office ecclésiastique 
célébré le même jour, et dans lequel il n'était pas fait la 
moindre mention du saint Martyr. Tout en étant une 
cérémonie religieuse, elle était en même temps, et plus 
encore peut-être, une fête civile, une réjouissance patrio- 
tique. Aussi le Magistrat en faisait-il annuellement les 
frais. A partir de i320, les comptes de la Ville renseignent 
les dépenses occasionnées par la construction d'un pont 
de bateaux sur la Dyle, à l'endroit où elle sort de la 
Ville, entre la porte du Guichet, Winketpoort, et le bastion 
dit Vlccschoiiwcrstoren, qui se trouvait sur la rive opposée. 
En 1564, il fut résolu de ne plus faire de pont, et par là 
même il fallut modifier l'itinéraire du cortège en remon- 
tant la rive gauche jusqu'au pont de la Grue, puis en 
passant sur ce dernier et descendant la rive droite par 
les Tuileries, les Doubles-Maisons, la rue du Passage, 
les pont de l'Ecluse et la rue des Planches, on débouchait 
au rempart, que l'on suivait comme à l'ordinaire (IX). 

Le Magistrat invitait directement lui-même les évêques 
et les prélats d'Abbayes à la solennité (X), et cet usage 
demeura jusqu'en iSyi. Il fut aboli, paraît-il, à cause 
des troubles politiques de l'époque. 

A part cette Procession de la Paix, il y avait encore, 
en l'honneur de saint Rumold, quatre fêtes qu'il est 
opportun de rappeler ici : 

1° La Fête principale, en souvenir de son martyre arrivé 
le jour de saint Jean-Baptiste, le 24 juin 776. Mais 
comme la solennité du Précurseur devait conserver la 
priorité, la fête de saint Rumold fut reculée au jour 
octaval, I juillet. On croit pouvoir attribuer ce change- 
ment au pape Alexandre IV, qui régna de 1264 à 1261. 
Ce jour-là, les Reliques étaient aussi portées en pro- 
cession, comme cela se pratique encore aujourd'hui. 



PROCESSION DE LA PAIX 23 1 

2° La Translation des Reliques, en souvenir de leur 
transfert à Steyn-Ockerzeel, à la demande du Seigneur 
de l'endroit, malade de la lèpre. 

3° La Réduction des Reliques à Malines. 

4° La Recollection ou le Rassemblement des Reliques, 
établie en i586, en souvenir de la Reconnaissance des 
Reliques, dispersées lors de la profanation de l'église 
métropolitaine par les Gueux, en i58o. 

Revenons à la Translation et à la Réduction. Ces deux 
offices se rapportent à une même tradition, dans laquelle 
il est assez difficile de séparer la légende proprement 
dite de l'histoire. D'après la légende, les Reliques de 
saint Rumold auraient été portées à Steyn-Ockerzeel, 
à la fin du xiir' siècle, à cause des guerres. Elles y furent 
mises en terre, au château de Ham, fortin à murs épais 
et entouré d'un large fossé. On ne les croyait pas assez à 
l'abri dans Malines, qui n'était que faiblement fortifiée. 
Lorsque la guerre eut cessé, les chanoines de l'église de 
Malines vinrent réclamer le précieux dépôt. Le proprié- 
taire du château, pour lors malade de la lèpre, demanda 
aux chanoines d'adresser des prières à leur saint Patron, 
pour obtenir la guérison du seigneur d'Ockerzeel. En 
reconnaissance, celui-ci aurait donné son bien au Chapitre. 

Nous admettons volontiers qu'il peut y avoir dans ce 
récit un fond de vérité, mais on ne le distingue que très 
confusément à travers les circonstances légendaires dont 
il est entouré. Remarquons d'abord qu'il n'y avait pas de 
guerre à l'époque indiquée. Ensuite, il semble que l'on 
ne devait pas porter les Reliques ailleurs pour les mettre 
en terre. Cela pouvait se faire également en ville, comme 
on l'a pratiqué à la fin du xviii' siècle. Du reste, Malines 
n'était pas si mal fortifiée; elle avait ses remparts, ses 
portes et ses fossés. Enfin, on ignore absolument quel 
était ce seigneur d'Ockerzeel, et jamais on n'a pu décou- 
vrir l'acte par lequel il aurait fait hommage de son bien au 



232 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

Chapitre de Malines. On peut admettre, dit Sollerius, 
qu'un seigneur d'Ockerzeel, malade, ayant appris les 
faits et gestes de saint Rumold, décrits par Theoderic 
de Saint-Trond, premier historien de notre Martyr, aura 
demandé et obtenu qu'on lui envoyât les Reliques du 
Saint. Il obtint sa guérison, et quelques jours plus tard, 
le précieux dépôt fut reporté à Malines. En reconnais- 
sance, il aurait, fait une donation au Chapitre. « Je n'ose- 
rais dire », ajoute le même écrivain, « combien de temps 
j'ai dépensé à faire des recherches à ce sujet. Cependant, 
je n'ai pas mieux réussi que d'autres à trouver une 
solution satisfaisante, et j'avoue franchement qu'il faut 
couper le nœud plutôt que de chercher à le défaire (17) ». 

La Translation des Reliques à Steyn-Ockerzeel avait 
eu lieu le 18 octobre; mais comme on célèbre ce jour-là 
la fête de saint Luc, on en remit le souvenir anniver- 
saire au 19. C'est cet office que le pape Pie VI permit 
de transférer au 3"'" dimanche après Pâques, par décret 
du 24 septembre 1785. Ce changement est fort regret- 
table, car il amena la confusion de deux solennités si 
distinctes par leur nature, et par les faits dont elles sont 
destinées à rappeler le souvenir. 

En effet, depuis 1757, la Procession de la Paix se 
faisait déjà le 3'"" dimanche. C'était une fête de réjouis- 
sance populaire, à laquelle il fallait garder son caractère 
particulier, conformément à son institution plus de 
quatre fois séculaire, sans y greffer une nouvelle solen- 
nité, celle de la Translation. Cette seconde fête devait 
naturellement finir par se substituer à la première. Aussi 
la Procession de la Paix, cérémonie principale, ne parût- 
elle plus dès lors que comme accessoire, ou plutôt comme 
la mise en action de la Translation, et il n'est pas éton- 
nant qu'elle finît par être entièrement perdue de vue. 

Ainsi, lorsqu'en 1847 la fête du Patronage de saint 



PROCESSION DE LA PAIX 233 

Joseph, fixée au 3™^ dimanche après Pâques, eut été élevée 
de rite et étendue à toute l'Église, la Translation de saint 
Rumold fut reculée au dimanche suivant, le 4"'' après 
Pâques. Ce n'était certes pas un motif pour avancer 
aussi la Procession de la Paix, qui n'avait absolument 
rien de commun avec la Translation des Reliques, car 
la coïncidence de ces deux solennités n'existe que depuis 
1785. Puis encore, la Procession se faisant en dehors de 
l'office liturgique du jour, elle pouvait très bien demeurer 
affectée au 3"'' dimanche. 

Faute de n'avoir pas distingué ces deux solennités, la 
principale fut effacée par l'autre, et le souvenir de son 
origine demeura perdu. A peine en est-il parlé à la fin 
de la 5""" leçon de l'office, où il est dit que « ce même 
dimanche de la Translation, les Reliques de saint Ru- 
mold sont portées en procession par le vœu du peuple, en 
souvenir de la paix obtenue par son intercession, après 
le siège de Malines : Dominicain tertiam post Pascha, qua ob 
pacem sancti Rumoldi intercessio7ie post obsidiiim Mechliniae 
féliciter obtentam, ejusdem rcliqiiiae ex voto cîrcnmferuntur ». 

C'est bien peu, pour nous rappeler le souvenir d'un 
acte patriotique que nos ancêtres ont célébré solennelle- 
ment pendant des siècles, et nous porter à la reconnais- 
sance envers le saint tutélaire de la cité. Faut-il s'étonner 
alors que le peuple n'en ait pas conservé mémoire (18)? 

Diverses circonstances ont effacé le souvenir de l'évé- 
nement historique auquel la Procession de la Paix doit 
son origine. Elles ont fait oublier le motif pour lequel 
les Reliques de saint Rumold étaient portées par la ville 
après les solennités pascales. Depuis la restauration du 
culte à la suite du Concordat de 1802, cette procession 
se fait à l'intérieur de l'église métropolitaine. 

La Procession de la Paix, tout en étant solennité 
religieuse, était, avons-nous dit plus haut, une fête patrio- 

17 



234 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

tique. Le Magistrat de la ville en était le principal 
organisateur, et il en supportait les frais. Les comptes les 
renseignent sous la rubrique : te sente Rommouds Omme- 
ghanghe. Evêques et Prélats, que le Magistrat invitait 
directement lui-même, venaient rehausser la fête de leur 
présence; et cet usage, commencé à l'origine de la 
Procession, fut continué jusqu'en iSyo. Les troubles 
religieux d'alors en causèrent, paraît-il, la suppression. 

Les membres du Magistrat, en tabbart noir, portaient 
tous, sauf les Echevins, un chaperon de drap rouge. 
Cette coutume avait été introduite en 141 7. On lit dans 
le compte de la Ville : It Jan de Cleedennaekere, van xlij 
Caprnynen te maken die de poirters hadde te Paesschen. Les 
employés de la Ville, les trois Marguilliers, laïcs et le 
Bedeau du Chapitre portaient la même insigne. Vers 1 579, 
le chaperon fut remplacé par un simple brassard. Voici la 
liste des personnes qui portaient cette marque distinctive : 

L'Ecoutête, le Receveur du Roi, les deux Commune- 
Maîtres, le Commandeur de Pitsembourg, les deux 
Pensionnaires, les deux Maîtres de Police (ou Jurés de 
la Bourgeoisie), les deux Trésoriers, les deux Secrétaires, 
les deux Greffiers, le Receveur de la Ville, l'x^mman, 
les deux Médecins et le Chirurgien de la Ville, les trois 
Marguilliers laïcs de l'église métropolitaine, les deux 
Drossarts du district, les deux clercs et les deux 
employés de la Trésorerie, le Contrôleur des travaux 
communaux, le Concierge de la Maison échevinale, le 
Bedeau du Chapitre. Ils recevaient comme jeton de 
présence, deux florins et demi. Le Commandeur de 
Pitsembourg portait deux brassards; il entrait dans le 
cortège à l'hospice Sainte-Barbe (ig), rue du Bruel, et le 
quittait au couvent des Apostelines (20), rue Notre-Dame. 

Les membres du Magistrat et tous les attachés à 
l'administration communale tenaient un bâton blanc, en 
souvenir du vœu fait en i3o3, d'accompagner le cortège 



PROCESSION DE LA PAIX 235 

en tunique de lin et nu-pieds, vœu dont ils avaient été re- 
levés par le Souverain Pontife, au dire des chroniqueurs. 

Après la prise de la ville par les Gueux, le g avril 
i58o, la Procession de la Paix fut empêchée pendant 
cinq ans. Grand nombre de citoyens avaient été tués 
par les rebelles, qui s'étaient emparés de Malines par 
trahison. Lorsque le pouvoir du Roi eût été rétabli, on 
décida de faire célébrer tous les ans, le lendemain de la 
Procession de la Paix, un service funèbre en mémoire 
des cito^^ens qui avaient trouvé la mort en défendant 
leur Religion et leur Patrie. Cet office était marqué en 
ces termes dans le Manuel du Chapitre : Anniversarium 
Civitatis M echliniensis , pro Civibiis defiindis in interceptione 
eiusdem. Ce pieux usage, interrompu sous la Terreur, à 
la fin du xviii^ siècle, demeura oublié depuis lors. 

Jusqu'en 1541, bon nombre de bourgeois de Bois-le- 
Duc venaient régulièrement à la Procession, et y por- 
taient à leur tour les Reliques de saint Rumold ; en cas 
d'absence, ils étaient remplacés par les ouvriers de la 
Ville. Il en venait aussi de Maastricht, qui persévérèrent 
plus longtemps que ceux de Bois-le-Duc. Leur dernière 
visite en corps eut lieu en 154g. On les remplaça par les 
Gardiens des portes de la Ville et les Trompettes. Les 
douze cruches de vin que l'on avait coutume de présenter 
aux pèlerins étrangers furent données pendant assez 
longtemps à leurs remplaçants. 

C'était aussi une vieille coutume d'offrir un déjeûner 
au Magistrat et aux ouvriers de la Ville, à l'issue de la 
Procession. On y servait de la viande, du pain et de la 
bière. On y ajouta du vin (21), lorsqu'en i520 la gouver- 
nante Marguerite d'Autriche vint au Beyaert, pour voir 
défiler le cortège. 

La Procession était formée par divers corps religieux, 
civils et militaires, dont le nombre, augmenté successi- 
vement, avait nécessité certaines dispositions relatives à 



236 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

l'ordre dans lequel ils devaient se suivre. Cet ordre n'a 
cependant pas toujours été le même. Ainsi, le 14 mars 
1606, le Magistrat décida que les Métiers précéderaient 
et qu'ils seraient suivis par les Chars; puis venaient les 
Religieux, le Clergé séculier, le Très Saint Sacrement, 
les Gildes et le Magistrat. Mais le ig juin, il y eut une 
nouvelle disposition, d'après laquelle les Chars devaient 
suivre le Clergé. Cette résolution, prise à la suite d'obser- 
vations présentées par l'Archevêque, se trouve consignée 
en ces termes dans le Registre du Magistrat : op hcden is 
by Myn Hccren gheordinccrt dat tcn acnstaendcn Oinmcgavghc 
de spcclwagcns zeclen voighcn nacr de Clergie, en het Ecrwer- 
dich Heylich Sacrament , nid jeghenstaende d'ordonnantie van 
xiij Mecrt 1606, die in harc voordcre poinctcn sal worden 
achtervolcht. 

Voici quel était l'ordi'e de la Procession en lyyS : 

Métiers : i. Forgerons, 2. Charpentiers, 3. Maçons, 
4. Merciers, 5. Chapeliers, 6. Cordiers, Harnacheurs et 
Selliers, 7. Meuniers, 8. Bateliers, 9. Bouchers, 10. 
Poissonniers, 11. Porte-faix, 12. Brasseurs, i3. Brouet- 
teurs, 14. Boulangers, i5. Jardiniers, Fruitiers et 
Vanniers, 16. Tisserands de laine, 17. Tisserands de 
serges, 18. Tondeurs, ig. Tailleurs, 20. Chaussetiers, 
21. Tanneurs, 22. Corroyeurs, 23. Cordonniers, 24. 
Epiciers, 25. Charrons, 26. Tonneliers, 27. Menuisiers, 
28. Tourneurs, 2g. Marchands de lin, 3o. Tisserands de 
lin, 3i. Fripiers, 32. Barbiers, 33. Peintres, 34. Scieurs 
de long, 35. Couvreurs en paille, 36. Tisserands de tapis 
de poil, 'ij. Boutonniers. 

Gildes : i. Escrimeurs, 2. Arquebusiers, 3. Archers, 
4. Jeune Arbalète, 5. Vieille Arbalète. 

Ordres religieux : i. Dominicains, 2. Capucins, 3. 
Carmes chaussés, 4. Augustins, 5. Frères-Mineurs. 

Clergé régulier : Les chanoines de la Congrégation du 
Val-des-Ecoliers, établis à Hanswyck. 



PROCESSION DE LA PAIX iZ'J 

Clergé séculier : i. L.e Chapitre de Notre-Dame au delà 
de la Dyle, 2. Les Séminaristes, 3. Les Curés, Vicaires 
et Chapelains des diverses églises, 4. Les Oratoriens, 5. 
Les Zellariens, 6. Les Chanoines capitulaires de l'église 
Métropolitaine. 

La Châsse, contenant les reliques de saint Rumold, 

L'Archevêque. 

Le Magistrat de Malines. 

Après le Concordat de 1802, la Châsse fut portée 
exclusivement par les Stadsrneesters, c'est-à-dire par les 
patrons et marchands de la Ville qui fournissaient, en 
travail ou en nature, tout ce qu'il fallait à l'Administra- 
tion communale, en dehors de la besogne simple et 
quotidienne des ouvriers (stadswerklieden) à solde fixe. 
En retour, les Stadsmeesters avaient exclusivement la 
direction des pompes à incendie. Comme porteurs de la 
Châsse, ils ont bénéficié, à juste titre, du déjeuner offert 
par l'Administration communale, d'après l'ancienne tra- 
dition, jusqu'en i8g5. 




238 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



FËSTMTES EN L'HONNEOR DE SAINT RUIOLD 

(Deuxième Conférence, ij juillet i^O)) 



Procession de Juillet — Processions votives 
Reliques — Châsses de 1369, 1631 et 1825 



PROCESSION DU l" JUILLET 

Le I" juillet, avons-nous dit, se célèbre la fête princi- 
pale de saint Rumold, en souvenir anniversaire de son 
martyre. L'usage de faire ce jour-là une procession avec 
ses reliques aurait commencé au xiii' siècle, s'il faut en 
croire une chronique de Bois-le-Duc, où il est dit que 
les habitants de cette ville y venaient depuis 1267. 
Cependant les Comptes de la Ville n'en font aucune 
mention avant 1377. 

De i55o à 1570, les Évêques et les Prélats furent aussi 
invités à la procession de juillet, comme ils l'étaient à 
celle de Pâques, depuis 1417. Le Magistrat y portait 
également le chaperon rouge, remplacé plus tard par le 
simple brassard (22), et un bâtonnet aux couleurs de 
Malines, jaune d'or et rouge. Les bâtonnets figurent dans 
les Comptes sous le nom de Stockskens ou Royekens : i55i. 
« Betaelt Gheerdt Schocfs vocr het vcrwcn van xciiij, stocxkens 
diencnde ter Proccssie in hilio vocrscrcven. Costc stiick eencn 
halvcn braspemiinck. — ij pond, xviij schcllingen,jx deniers », 
et en i575 (( lacob Schooff, schildcre, voer 't schilderen van 
hondert en drye Royekens oni in den Ommeganck mede te 
gaenc. Per ord. — ■'^'ij pd, xvij se. iij d. » 



PROCESSIONS VOTIVES 239 



PROCESSIONS VOTIVES 

Outre la Procession de la Paix et la Procession de la 
Kermesse, il y en avait d'autres, prescrites par l'Autorité 
ecclésiastique ou demandées par le Magistrat, ou le 
peuple, en temps de calamité publique. Nous en trouvons 
une première mention dans le compte de i367, mais 
sans indication d'itinéraire. Elle eut lieu le 18 octobre. 
Les chanoines d'Hansw3^ck l'accompagnaient, de même 
que les religieux des grands Ordres, déjà établis à 
Malines à cette époque : les Frères-Mineurs, les Carmes- 
Chaussés et les Augustins. En outre, le Magistrat 
demandait aux Béguines le secours de leurs prières et 
leur donnait une aumône. Les demandes de ce genre se 
faisaient assez fréquemment, même lorsqu'il n'y avait 
pas de supplication solennelle publique : It int Beginen 
Hof ghedraghen omme ghebet te doene jeghen swaer weder van 
den groote reghene, xx en xxj jidio (iSyS), ix mottoene. Le 
18 octobre 1479, la châsse fut encore portée en procession 
par les Gildes. Ce 18 octobre était, semble-t-il, le jour 
préféré pour les supplications. Cette préférence paraît 
raisonnable quand on se rappelle que, d'après la légende, 
ce même jour les Reliques avaient été portées auprès du 
Seigneur de Steyn-Ockerzeel, affligé de la lèpre, et que 
le malade avait été guéri par l'intercession de saint 
Rumold. 

Lors de la peste qui régnait à Malines en i66g, il y 
eut encore un recours public, et l'on distribua au peuple 
des images, avec prière au saint Patron de la cité, et à 
saint Libert (23). 

Dans la crainte de voir la Ville assiégée par l'armée 
française, l'Archevêque Humbert-Guillaume de Préci- 
piano ordonna une procession à faire le 3o juillet lyoS, 
avec le très Saint Sacrement et les Reliques de saint 
Rumold. Le Magistrat de la Ville, guidé par les mêmes 



240 FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 



sentiments patriotiques, publia une ordonnance prescri- 
vant la fermeture des boutiques à quatre heures après 
midi, et engageant les habitants à recourir à l'interces- 
sion de leur saint Protecteur, qui les avait déjà mainte 
fois exaucés en pareille circonstance (XI). 

Un pèlerinage national à saint Rumold, patron de 
l'église métropolitaine et du diocèse de Malines, eut lieu 
le 27 août 1871, pour obtenir par l'intercession des saints 
Patrons de la Belgique, le rétablissement du Souverain 
Pontife dans ses droits. 

Une procession de plus de i5,ooo pèlerins, venus des 
principales paroisses du diocèse et du dehors, parcourut 
le long itinéraire prescrit pour la circonstance. On y 
porta 240 bannières et ig châsses à reliques dont voici 
la liste : 

1. Malines (église métropolitaine). Petite châsse en 
argent, dite Pest kasje, parce qu'elle contient des reliques 
des saints, invoqués contre la peste et autres maladies 
contagieuses. 

2. Andcrlecht. Châsse en argent, de S. Guy, ou Guidon, 
Confesseur, décédé iii3. 

3. Anvers. Châsse en argent, des XXXVI saints, con- 
tenant des reliques des principaux saints invoqués 
contre diverses maladies. 

4. Bruxelles. Châsse en bronze doré, de S. Boniface, 
Evêque et Confesseur, né à Bruxelles ii83, mort à la 
Cambre, le ig février 1260. 

5. Diest. Châsse en argent, de S. Jean Berchmans, 
Confesseur, S. J., né à Diest, mort à Rome, le i3 août 
1621. 

6. Forest. Châsse en argent, de Ste Alêne, ou x\line. 
Vierge et Martyre, née à Dilbeek, au vu' siècle, tuée 
à Forest, par les satellites de son père. 

7. Gheel. Châsse en argent, de Ste Dymphe, Vierge et 
Martyre, décapitée par son propre père, au commen- 



PROCESSIONS VOTIVES 24I 

cernent du vii^ siècle. — Reliquaire en argent du Martyr 
S. Gereberne. 

8. Grand Bigard. Châsse en cuivre doré, de Ste Wi- 
vine, abbesse de Bénédictines au xii^ siècle. 

9. Ittre. Châsse de Ste Lutgarde, née à Tongres 1181, 
morte au monastère d'Aywières, 1240. 

10. Lembecq. Châsse en argent, de S. Véron, Confes- 
seur, mort en 863. 

11. Lierre. Châsse en argent, de S. Gommaire, con- 
temporain et ami de S. Rumold, décédé 774. 

12. Nivelles. Châsse en argent, de Ste Marie d'Oignies, 
décédée [2t3. 

i3. Maillard (Meldert). Châsse en cuivre doré, de Ste 
Ermelinde, Vierge, décédée vers la fin du vi'' siècle. 

14. Ophcm. Châsse de Ste Avide- Erène, Vierge et Mar- 
tyre. 

i5. Saintes. Châsse du xii'' siècle, en cuivre doré, de 
Ste Rainelde, Vierge et Martyre, du vu" siècle. — La 
châsse, placée sur un char de triomphe, attelé de quatre 
chevaux, arriva le dimanche matin, vers 7 heures. On 
avait quitté Saintes, la veille à 2 heures après midi. 
Les conducteurs des chevaux portaient leur costume tra- 
ditionnel. 11 est à remarquer qu'à la procession de 
Saintes, qui sort le matin à 6 heures, pour rentrer à 
midi, les reliques de la Patronne du village sont con- 
duites, depuis trois siècles, par les descendants d'une 
même famille. Ils fournissent les chevaux et les conduc- 
teurs. Environ trois cents pèlerins de Saintes faisaient 
cortège aux reliques de Ste Rainelde. 

16. Liège. Précieux reliquaire en argent, orné de pier- 
reries, de saint Lambert, Evêque et Martyr. 

17. Namur. Statuette en argent, de S. Aubin, patron 
de la cathédrale, contenant une relique du Saint. 

18. Reckheini. Châsse de 1621, en fer forgé, décorée de 
peintures, contenant le chef de Ste Pétronille. 



242 FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 

ig. Tournai. Châsse en argent ciselé, dite des Damoi- 
seaux, contenant des reliques insignes de S. Eleuthère et 
de S. Piat. 

Le cortège se mit en marche vers 10 1/2 heures, et 
lorsqu'il fut entré à l'église métropolitaine, l'Archevêque 
Victor-Aug. Dechamps prononça un admirable discours 
sur les paroles de l'Evangile selon S. Matthieu : Le 
royaume des Cicitx souffre violence et les violents l'emportent. 
Après cette allocution, Son Excellence le Nonce apos- 
tolique célébra la Messe solennelle. La cérémonie se 
termina à i heure. 

L'usage de faire le tour de la châsse d'un Saint ou de 
son image, quand la disposition des lieux le permet, est 
fort ancien. Les gens de la campagne surtout le pra- 
tiquent encore à l'église métropolitaine, en suivant le 
pourtour du chœur. 

RELIQUES DE SAINT RUMOLD 

Quoique l'on ne puisse préciser le moment auquel le 
corps du saint Martyr fut levé de terre, on peut admettre 
que cette première exaltation eut lieu à la fin du xii'' ou 
tout au commencement du xm' siècle, époque à laquelle 
fut commencée l'église bâtie sous son invocation. 

Le plus ancien document écrit, relatif aux Reliques du 
saint patron de Malines, c'est l'acte de leur translation 
dans la châsse construite de ]366 à i36g. Cette céré- 
monie eut lieu en présence des abbés d'Egmond, de 
Vlierbeeck, de Baudeloo, de Villers, de Saint-Bernard- 
sur-l'Escaut, de Saint-Michel à Anvers, de Grimbergen 
et de Jette, des doyens de Maastricht et de Malines, du 
prieur d'Hanswjxk et de Guillaume, chantre de Saint- 
Rombaut (XII). 

Cent dix ans plus tard, en 147g, aucun des habitants 
de la ville n'avait vu les Reliques, et l'on se demandait 



LES RELIQUES 248 



quels souvenirs de saint Rumold pouvaient bien se trou- 
ver dans la châsse. Le Chapitre, le Magistrat et les 
Marguilliers demandèrent à l'évêque de Cambrai de 
pouvoir ouvrir le Reliquaire, afin d'examiner si les étoffes 
dans lesquelles les saints ossements avaient été envelop- 
pées n'étaient point consumées par le temps. 

L'évêque écrivit à son suffragant Godefroid, aux ab- 
bés de Saint-Bernard-sur-l'Escaut, de Villers, de Bau- 
deloo, d'Afïlighem, de Saint-Michel, de Grimbergen, de 
Tongerloo, de Dilighem (Jette), d'Averbode,de Parc et de 
Sainte-Gertrude, de même qu'au prévôt de Caudenberg, 
afin qu'au moins trois ou quatre d'entre eux fussent pré- 
sents à la solennité de l'ouverture que ferait l'évêque 
suffragant, avec toutes les cérémonies d'usage. On devait 
déterminer trois jours pour l'ostension des Reliques, et 
lui envoyer les lettres que l'on pourrait trouver dans la 
châsse (XIII). 

L'ostension eut lieu le 25 mars 1479 (vieux style), le 
6 et le g avril 1480. Les Reliques furent replacées dans la 
châsse en présence de Marguerite d'York, de Marie de 
Bourgogne, de divers prélats et de plusieurs personnes 
de distinction ; 73 témoins sont nommés dans la lettre du 
suffragant, contresignée par les Prélats, et où il est dit 
que les Reliques étaient en bon état de conservation et 
complètes (XI\'). Le document porte la date du 10 avril 
1480. D'après le texte, il paraît qu'à cette époque aucun 
os n'avait encore été distrait. La légende flamande est 
plus explicite. Elle dit que les ossements ont été juxta- 
posés de façon à former le squelette entier, d'après les 
indications du médecin, maître Jean de Poeitere, de 
maître Lambert, son frère, et de plusieurs autres méde- 
cins et chirurgiens de la ville (24). L'évêque de Cambrai 
approuva, le 16 avril 1480, tout ce qui avait été fait par 
son suffragant (XV). 

Lorsqu'au mois d'août i566 les iconoclastes brisèrent 



244 FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 

les images des Saints et saccagèrent les églises, les 
Reliques de saint Rumold furent cachées chez un bour- 
geois dont le nom ne nous a pas été conservé. 

Une ostension eut lieu le i5 avril iSôy, sous la pré- 
sidence de l'évêque suffragant, Pépin Rosa, en présence 
de Rombaut Vergheest, doyen du Chapitre, de plusieurs 
chanoines, de l'Ecoutête, des commune-maîtres, échevins 
et autres membres du Magistrat. On fit à cette occasion 
le chronogramme : 

WIt donderdach aprIL vIJftIen 
Werdt sInte roMboUt VrIJ gesIen 
doen hIJ net op godts aUtaer LaCh 
VooR aL de WereLt dIe 't aensaCh. 

En i568, les Reliques furent encore montrées au peuple. 

Après que la Châsse eut été saisie par la Commission 
des fortifications en iSyS, le coffret contenant les reliques 
était demeuré au-dessus de l'autel, recouvert d'un simple 
drap de soie. Le g avril i58o, la Ville fut prise par les 
rebelles, sous la conduite d'Olivier van den Tempel, gou- 
verneur de Bruxelles, et de l'anglais Norritz, colonel de 
la garnison de Lierre. La soldatesque se mit aussitôt à 
piller les églises, les couvents et les maisons particulières. 
Des soudards, entrés dans l'église métropolitaine, y dé- 
truisirent bien des objets d'art, et s'emparèrent de tout 
ce qui, à leurs yeux, pouvait avoir quelque valeur maté- 
rielle. Ils firent sauter le couvercle du coffret aux reliques, 
et n'y ayant trouvé que les ossements, ils laissèrent le tout 
sur place (25). C'est ce même jour, 9 avril, à 8 heures du 
matin, que Rombaut Vercammen, fossoyeur de l'église, 
vit le coffret ouvert. Il en prit un os qu'il emporta chez 
lui. Plusieurs autres personnes survenues après lui, firent 
de même. Une béguine, Anne van Roye, pria le nommé 
Guillaume de Lannoy, un des chantres, de lui remettre 
une relique. Celui-ci étant monté sur l'estrade derrière 



LES RELIQUES 246 



l'autel, prit le crâne de saint Rumold et le donna à la 
béguine, qui l'emporta dans son tablier. Un écolier, 
Rombaut van den Zype, et sa sœur, avaient pris aussi 
un ossement. Ils s'en retournèrent avec la béguine van 
Roye, qui était logée avec une de ses consœurs, Marie 
Meersman, dans la maison dite 't Verguld Brandijzer, 
actuellement n^ 4, aux Bailles de fer. La famille van den 
Zype occupait la maison voisine, aujourd'hui n*^ 2, dite 
De Guide Poort, 

Ce Rombaut van den Zype devint prêtre, et chanoine 
à Turnhout. Il voulut être enterré dans son ancienne 
église paroissiale, à Malines (26), et y fonda un anniver- 
saire. La dalle qui couvre ses restes, porte encore au- 
jourd'hui cet épitaphe, où il est rappelé qu'étant enfant 
il recueillit avec sa sœur des ossements de son saint 
Patron : 

D. O. M. 

ET PIAE MEMORIAE 

DNI RUMOLDI VAN DEN ZYPE 

CANON ICI QUONDAM TURNHAUTANI 

QUI S. RUMOLDI RELIQUIAS 

HAERETICO FURORE SOLO SPARSAS 

CUM ANNA SORORE PUER COLLEGIT 

ET PARENTIBUS TRADIDIT 

ATQUE III POSTLIMINIO HUIC ECCLESIAE 

UBI TESTAMENTO CONDI VOLUIT 

ET ANNIVERSARIUM FUNDAVIT 

OBIIT VI. XBRIS A° 1627 

HAEREDES POSUERUNT. 

Il existait encore à l'église métropolitaine une autre 
pierre sépulchrale, avec mention de Reliques sauvées par 
le défunt. Cette pierre, entièrement usée aujourd'hui, 
couvrait les restes de Zacharie de Dry ver, échevin, dé- 
cédé le II oct. i63i, et portait l'inscription : 



246 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



Hier ligt bcgracven den cersaemen Zcger de Dryver, in sijn 
leven schepenen des landts van Mechelen, ende siiperintendent 
van den gemeynen armen deser stede die als het de7i vijandt 
hier in deze kercke al was pilderende heeft een groot deel der 
H. Reliqiiiën van S. Rombout nit den choor 7net groot peryckel 
syns lyfs ende leven weg gedraeghen ende eerleyck over de vyf 
iaeren lang bewaert; Die gestorven is den 11 octobcr i63i 

D'autres personnes encore enlevèrent des ossements, 
pour les emporter chez elles. Dans l'après-midi de ce 
même jour, plusieurs autres, et aussi quelques jeunes 
gens, en prirent également. Lors de la Reconnaissance, 
en i585, ces témoins déclarèrent qu'ils avaient trouvé le 
coffret renversé et les ossements gisant dehors, sur la 
plate-forme derrière l'autel, à l'endroit où la châsse avait 
toujours été exposée. Plusieurs de ces personnes avaient 
conservé pieusement chez elles les reliques enlevées. 
Quelques-unes les avaient données à l'un ou l'autre prêtre 
de leur connaissance. 

Lorsque la Ville fut retournée sous la puissance du 
Roi d'Espagne, le Magistrat résolut de reprendre la Pro- 
cession de la Paix. L'Archevêque Jean de Hauchin fit 
annoncer dans les églises que les personnes qui avaient 
sauvé les reliques de saint Rumold, lors des troubles, 
devaient les apporter en déans les trois jours, dans la 
chapelle de saint Martin (27), devant les juges délégués 
par Lui : Mathias Hovius, Archidiacre de l'église mé- 
tropolitaine, et Melchior Huys, chanoine, tous deux 
licenciés en théologie, et les Chanoines réunis en cha- 
pitre. Ces juges entendirent les témoins qui déclarèrent, 
sous la foi du serment, que les reliques apportées par eux 
étaient bien celles enlevées du coffret contenant les pré- 
cieux restes de saint Rumold, placé sur le maître autel 
de l'église métropolitaine. La Reconnaissance solennelle 
eut lieu le 3 novembre (XVI), et l'Archevêque décida que 



LES RELIQUES 247 



l'anniversaire de cette cérémonie serait célébré dans la 
suite à la même date, sous le titre de Recollection ou 
rassemblement des reliques de saint Riimold. Depuis le 
Concordat de 1802, cet office a lieu le dimanche dans 
l'octave de la fête principale du Saint, au commencement 
de juillet. 

Dans le procès-verbal de la Reconnaissance des Reli- 
ques, il est dit que les ossements reconnus et approuvés 
furent déposés dans un coffret, et que l'Archevêque fit 
apposer son cachet sur l'entrée de la serrure : easdem 
recollectas, recognitas et approbatas divi Rtimoldi reliqnias 
hiiic cistulae sive capsidae reverenter immisit et imposiiit, ejiis- 
qiie seram sito contrasigillo obtiirari et commiiniri fecit. Ce 
document officiel ne donne pas de détails quant au 
nombre ou à l'espèce des ossements. 

De Munck dit, dans ses Gedenck-Schriften, que l'on 
trouve une liste des ossements qui auraient été recon- 
nus alors (en i585i comme véritables reliques de saint 
Rumold, et enfermés dans la châsse : M en bevindt eenen 
Leyst van de gebeenderen, de welcke alsdan voor waere Reli- 
qtiiën van den H. Rumoldus zoudcn herkent ende in de kasse 
gesloten geweest zijn; puis il donne la liste en note. 

Ce manque de précision nous étonnait de la part de 
de Munck, qui a l'habitude de citer les sources et de 
donner les textes des documents, d'après les originaux. 
De Munck lui-même a peu de confiance dans cette liste, 
comme le prouve le ton dubitatif de son dire. Il paraît 
vouloir dégager sa responsabilité. Nous supposons qu'il 
l'a prise dans Foppens : Mechlinia Christo nacens et 
crescens. Cet auteur, qui écrit toujours en latin, dit qu'il 
ajoute la spécification des ossements d'après un manus- 
crit privé, flamand : porro e Manustripto particidari ver- 
nacido hic addirniLs spéciiicationem fragmentoriim corporis 
S. Martyris Riimoldi titnc recollectortim. Ce manuscrit 



248 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

auquel l'auteur fait allusion, pensons-nous, est conservé 
aux archives de l'évêché. C'est un cahier in-folio non 
cousu, formé de 24 feuillets non numérotés, dont 12 sont 
remplis par les témoignages fournis en i585, lors du 
rassemblement des Reliques (XVII). 

Il est sans titre, et contient la transcription de huit 
documents (28), dont le septième est celui qui se rap- 
porte au Rassemblement des Reliques : Vergaederinge van 
de verstroyde Reliquiën van dc7i H. Ronibaiit. L'auteur 
débute par une courte notice historique, rappelant la 
prise de Malines par les Gueux, l'Ordonnance de Jean 
de Hauchin, concernant la Recollection des Reliques; 
suivent alors, cités semble-t-il, in extenso, d'après les 
procès-verbaux que le chroniqueur doit avoir eu sous les 
yeux, les dépositions des témoins touchant les reliques 
dont ils font restitution. Après avoir donné ces déposi- 
tions, l'auteur les résume ainsi : Bovcnstaende devoiren 
alsoo gedacn syndc, heeft men bevonden dat de naervolgende 
partyen van de Reliqiiim van Sinte Rombaut syn by cen 
gcbracht, ende vergaedert geweest. 

La liste qui nous occupe n'est donc qu'un résumé des 
dépositions qui précèdent; mais ce résumé est fautif. En 
effet — pour ne signaler qu'une erreur manifeste, — il y 
est dit : Hct twclfste, Dry beefien van de heitp tôt aan de 
knie, ce qui signifie : « Trois os depuis la hanche jus- 
qu'au genou ». Or, en examinant les dépositions des 
témoins, que nous donnons dans l'Appendice, document 
XVII (voyez page 333), nous en trouvons en réalité trois, 
dans lesquelles il est question de l'os de la hanche; mais 
il n'y en a que deux où il est parlé de l'os allant du 
genou à la hanche. 

1° Rombaut van den Zype, 7""^ témoin, apporte un 
grand os, qui semble être l'os allant du genou à la 
hanche : een lanck been hetwelck scheynt te wesen het been 
van die knyen tôt aan de hope; 



LES RELIQUES 24g 



2° Egide Sukens, prêtre, chapelain de l'église, g'"^ té- 
moin, présente un grand os, qui lui paraissait être celui 
allant du genou à la hanche : cen lanck bcen van den 
H . Martclaer S'^ Rombaut, alsoo hv scyde schyncnde te wesen 
van aen de knyen tôt in de hopc ; 

3° Zacharie Versteynemeulen, vicaire, i5'"^ témoin, 
apporte une hanche, encore un autre os, et une vertèbre 
dorsale : een groot hopebeen; met noch ecn schoon ander been, 
ende een niggebeenken. 

Dans aucun autre des 64 témoignages il n'est question 
de fémur ni de hanche. Il nous paraît donc évident 
qu'aux n°' 7 et g, il s'agit des fémnrs, tandis qu'au n^ i5 
on indique simplement la hanche. 

Cette seule remarque suffit, croyons-nous, pour faire 
apprécier la liste des reliques à sa juste valeur. 

Nous venons de voir que Foppens n'en assume pas 
la responsabilité. De Munck ne s'y fie point. Le scribe 
du cahier paraît se refuser aussi à la charge, car il omet 
d'ajouter concordat, comme il le fait pour d'autres docu- 
ments qu'il a transcrits; peut-être que son modèle n'était 
pas non plus revêtu d'une déclaration d'authenticité. 
Quoiqu'il en soit, la liste susdite ne nous parait point 
réunir les qualités voulues pour que nous la considérions 
comme document historique officiel. 

Le 5 juillet i63i, la châsse fut ouverte par l'Arche- 
vêque Jacques Boonen, qui en prit quelques reliques 
pour les offrir à l'Abbaye de Saint-Trond, en reconnais- 
sance pour les reliques de saint Libert, qu'il en avait 
reçues. Depuis lors, les reliques demeurèrent scel- 
lées jusqu'en 1680. On célébra cette année-là, pour la 
première fois, le jubilé séculaire du martyre de saint 
Rumold, et avec d'autant plus de solennité, que cette 
fête était remise depuis cinq ans déjà. En effet, le 
I juillet 1675 était le goo""' anniversaire. 

L'archevêque, malade à Bruxelles, députa le chanoine 

18 



25o FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLÙ 

Aimé de Coriache, archidiacre et vicaire-général, pour 
procéder, en son nom, à l'ouverture de la châsse, en pré- 
sence du Prévôt du Chapitre, François van den Venue, 
conseiller ecclésiastique au Grand Conseil, de Nicolas 
van der Laen, commune-maître, et de J.-B. van den 
Venue, pensionnaire de la Ville. Le 28 juillet, dernier 
jour du Jubilé, l'Archevêque présida lui-même la solen- 
nité de clôture. Il apposa son cachet sur les principaux 
ossements et sur le crâne, et aussi en divers endroits 
à l'extérieur du coffret, après y avoir déposé les re- 
liques (XVIII). 

Il est à remarquer que, sans faire un dénombrement 
complet des reliques, on spécifie les principales ; celles 
probablement sur lesquelles l'Archevêque avait imprimé 
son cachet ; Cranium, in ciijiis parte sinistra visitur martyrii 
locîis, id est apertiira seu pcrforatio, cum vicinariim partium 

laesione Brachiorum et tibiarmn fistulas, partes scapula- 

ntm, diversas costidas, et varia alla ossiiun fragmenta. 

Après ce premier jubilé, neuf fois séculaire, il faut 
attendre un siècle pour assister à une nouvelle ouverture 
de la châsse; un accident faillit l'occasionner en 1766. 
De temps en temps l'argenterie de la châsse devait être 
nettoyée, et cette opération délicate était toujours con- 
fiée aux religieuses de Béthanie. A cet effet la châsse 
était transportée au couvent, et le coffret contenant les 
reliques demeurait à la salle capitulaire. Or, lorsqu'en 
1766 on enleva le coffret, on constata que deux des trois 
galons qui l'entouraient étaient rompus. Le troisième, 
resté intact, garantissait suffisamment la fermeture. 
Le Cardinal-Archevêque de Franckenberg eut alors 
l'idée de faire la visite des Reliques. Le Magistrat, 
auquel il avait fait part de cette intention, envoya ses 
députés pour assister, au nom de la Ville, et selon l'habi- 
tude, à cette cérémonie. Les délégués firent observer à 



LES RELIQUES 25l 



Son Eminence, que neuf années plus tard, en 1775, on 
aurait à célébrer le millénaire du martyre de saint 
Rumold, et la prièrent en conséquence de vouloir diffé- 
rer la visite jusqu'alors. Le Cardinal constatant qu'il n'y 
avait pas péril en la demeure, puisqu'un des galons était 
encore parfaitement scellé, décida de surseoir. Cepen- 
dant, pour plus de sûreté, il entoura le coffret de deux 
nouveaux galons, qu'il fixa en quatre endroits, en y appo- 
sant son sceau de sa propre main. Cette cérémonie eut 
lieu le 3 mai. Un exemplaire du procès-verbal fut remis 
au Magistrat, un autre au Chapitre et le troisième déposé 
aux archives de l'évêché (XIX). 

L'ouverture eût donc lieu le 24 juin 1773. Son Emi- 
nence le Cardinal Jean- Henri de Franckenberg présidait 
la cérémonie, à laquelle assistaient les évêques Jean- 
Robert-Ghislain Caïmo de Bruges, Félix- Hubert-Joseph 
de Wavrans d'Ypres, et Gérard Van Eersel de Gand ; 
Thomas-Marie Ghilini, archevêque de Rhodes, Nonce 
apostolique, les dignitaires et chanoines du Chapitre, 
l'Ecoutête de la Ville et les principaux membres du 
Magistrat. 

Le Crâne fut séparé des autres reliques, et placé, 
pour tout le temps du Jubilé, dans une cassette vitrée, 
au-dessus de la châsse. Guillaume- Jacques-François 
Herreyns, directeur de ri\cadémie, fut chargé par le 
Magistrat de faire le dessin du crâne, et reçut de ce chef 
un salaire de 23 florins 2 sous. L'artiste fut invité à se 
rendre dans la salle capitulaire, où la précieuse relique 
avait été exposée. Etaient présents : les chanoines Jean- 
Henri Haenen, vic.-gén., Guill. -Joseph van Meldert, 
archiprétre, Melchior-Antoine Keller, et Pierre-Joseph 
van Helmont, secret, du Card.-Archev.; les bourg- 
mestres J.-B. van den Venne et J.-Ant. Pansius; les Pen- 
sionnaires J.-B. -Nicolas van der Fosse et Ch. -Guill. -Jos. 
de Quertemont; Corn. -Jos. -Fr. Poullet, receveur, J. -Al. 



252 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

van der Linden, secret.; les médecins jurés Barthélémy- 
Rombaut Beelaerts et Pierre Blanckx; les chirurgiens 
Rombaut-J .-B. Jacobs et J.-Gommaire de Looze. Le des- 
sin achevé (29), tous les délégués l'examinèrent, et après 
avoir constaté la parfaite ressemblance avec le crâne du 
saint martj^r, exposé à leurs yeux, ils en signèrent la 
déclaration (XX). A leur tour, les Médecins et les Chi- 
rurgiens firent comme tels une déclaration particulière, 
par laquelle ils certifient qu'ils ont trouvé le crâne de 
couleur jaune allant au brun, ayant au côté gauche l'os 
temporal brisé, et dans l'os pariétal du même côté, une 
ouverture longue de trois largeurs de doigt (XXI). Ils 
ajoutent que cette brisure doit avoir été faite au moyen 
d'un instrument dur. L'os est de couleur cendrée en cet 
endroit. Cette déclaration se trouve également gravée 
sur la planche des Klauber, de même que l'attestation 
du secrétaire de la ville, certifiant que la gravure con- 
corde avec le dessin de Herreyns. Tout au bas se trouve 
Fres Klanbcr sciilp. Aug. Vindcl. (Fratres Klauber sculp- 
serunt Augustae Vindelicorum). La planche I est une 
réduction, en demi-grandeur, de la gravure. 

Le 9 juillet 1775, les Reliques furent de nouveau 
renfermées dans le coffret en forme de cercueil, recou- 
vert de velours rouge, et le tout fut déposé dans la 
châsse. Le procès -verbal fut fait en quadruple. Un 
exemplaire fut mis avec les Reliques, un autre donné au 
Chapitre, un troisième au Magistrat, un quatrième aux 
Marguilliers. De plus, le Cardinal en fit transcrire le 
texte dans le Registre aux procès-verbaux, conservé à 
l'évêché (XXII). 

L'état des reliques y est constaté dans les termes sui- 
vants : Brachioriim et Tibiariim fistulas, partes scapiilarum, 
diversas costulas, et varia alia ossium fragmenta, ac specialiter 
Cranium sancti Martyris (in ciijns parte sinistra visitiir aper- 
tura seu perforatio, lethalis vidneris locus). Les expressions 



LES RELIQUES 253 



sont, presque les mêmes que celles employées par Al- 
phonse de Berghes, en 1680 (voyez p. 25o). Celui-ci signale 
le crâne en premier lieu, et constate que les parties voi- 
sines de celle où le coup a été porté sont endommagées. 

Les Français firent leur entrée à Malines, le 27 
novembre 1792, et le i5 décembre suivant, ils s'empa- 
rèrent de l'argenterie de l'église métropolitaine, laissant 
à peine le strict nécessaire pour la célébration des 
offices. Le 16 janvier 1793, ils scellèrent les portes du 
maître-autel où se trouvait la châsse, mais ils finirent 
par se rendre à la sollicitation du clergé, et enlevèrent 
les sceaux le i'' février suivant. 

Le Cardinal Jean-Henri de Frankenberg, désirant 
sauver les Reliques, conçut le projet de les faire enlever 
de la châsse. Il s'en ouvrit au chapelain J.-Fr. De Haes, 
sacriste, et à Pierre-Joseph Gooris, fossoyeur. Le cha- 
noine Bernard Smets devait s'entendre avec eux, pour 
aviser ensemble aux moyens d'exécution, se promettant 
mutuellement de garder le plus grand secret. Ils se ren- 
dirent à l'église le i3 février, â une heure et demie. 
Smets et Gooris montèrent dans l'autel dont de Haes 
referma les portes. Ils dévissèrent alors le couvercle de 
la châsse; mais n'étant pas outillés pour l'enlever, ils 
durent remettre cette opération au lendemain. Elle 
réussit alors, et ils purent prendre le coffret contenant 
les reliques, qu'ils descendirent de l'autel. Puis ils refer- 
mèrent la châsse. Le coffret portait intactes les trois 
empreintes du sceau du Cardinal de Franckenberg, ap- 
posées le 9 juillet 1775, comme le constata le chanoine 
Smets, qui avait assisté à l'ostension des reliques de cette 
année. Gooris emporta le coffret à la chambre qu'il 
occupait à l'église comme veilleur; mais cet endroit ne 
lui parut pas assez sur, et il cherchait le moyen de trans- 
porter les reliques hors de l'église. Cela n'était pas facile. 



254 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

Les soldats, qui étaient jour et nuit de garde, bivoua- 
quaient dans le transept sud, où ils faisaient du feu 
devant l'autel Sainte-Anne. Toutes les portes de l'église 
demeuraient fermées, excepté celle du Sud, par laquelle 
se faisait le relèvement du poste. Quoi qu'il fut défendu 
sévèrement de porter des paquets ou des valises à la rue, 
le soir ou la nuit, Gooris trouva pourtant le moyen de 
s'évader avec le précieux dépôt. Comme il devait tous 
les soirs fournir au poste du charbon et des chandelles, 
il s'entendit avec un des enfants de chœur nommé Meyer, 
qui l'aidait journellement dans cette besogne, pour retar- 
der le ravitaillement jusque plus avant dans la soirée. 
Il recommanda à Me3^er de s'attarder quelque temps à 
causer avec les soldats, pour lui permettre d'achever 
une besogne importante. Entretemps Gooris monta à 
sa chambre, descendit le coffret et sortit par la porte 
du Nord, où l'attendait le sacriste de Haes. Ils s'en 
allèrent à la demeure du chanoine Smets, située au 
marché aux Laines, et 3^ déposèrent le précieux fardeau. 
Gooris se procura alors une caisse d'emballage dans 
laquelle on put, le 16 février, sans éveiller de soupçon, 
transporter le coffret jusque chez l'étainier Joseph 
Smets, neveu de Gooris, qui habitait près de la porte 
Sainte-Catherine, la maison appelée La Dcmi-Lnne . Le 
23 mars, les Reliques furent encore enlevées de ce second 
asile et déposées dans la maison de Gooris, à l'enseigne : 
H . Ritmcldus (3o), au coin de la rue des Béguines, sous 
la Tour. On fit une enveloppe en plomb, dans laquelle 
on enferma la caisse contenant le coffret à reliques, et 
(juc l'on souda. Le tout fut mis en terre, dans la petite 
cour de la maison, sous le dallage. 

Lc'i3 avril I7g3, le chanoine Smets écrivit au Magis- 
trat, pour lui apprendre ce qui avait été fait et lui 
demander de vouloir désigner deux députés qui assis- 
teraient, avec ceux du Chapitre, à la découverte des 



LES RELIQUES 255 



reliques. Elle eut lieu le samedi i3, à lo heures du 
matin. On retrouva le coffret intact, et procès-verbal de 
la séance fut dressé par le greffier G.-J.-J. van der Lin- 
den. L'après-midi du même jour, les reliques furent 
portées processionnellement à l'église et replacées dans 
la châsse. 

Les armées françaises ayant fait leur seconde invasion 
en Belgique, au mois de juin 1794, le fossoyeur Gooris 
voulant parer à toute éventualité, enleva de nouveau les 
reliques, le i juin, et les emporta vers minuit dans sa 
maison; mais il craignit de les y conserver. Après les 
avoir enveloppées comme la première fois, il les fit 
transporter le 3 juillet chez son neveu, où le précieux 
dépôt avait encore été gardé l'année précédente. Les 
reliques furent de nouveau mises en terre, envelop- 
pées dans du plomb, et elles demeurèrent en cet en- 
droit jusqu'à l'arrivée de l'Archevêque de Roquelaure, 
en 1802. 

Le 8 mai de cette année (18 floréal an X), l'archiprêtre 
J.-G. Hulen et l'adjoint de la mairie, P. -A. Pierets, 
allèrent à la maison de l'étainier Smets, pour consta- 
ter (XXIII) l'identité du coffret, qui fut déterré en leur 
présence (3i). Plusieurs autres personnes, ouvriers et 
voisins, assistaient à cette cérémonie. Le procès-verbal 
authentique, conservé par Gooris, ainsi que sa déclara- 
tion (XXIV), relative à l'enlèvement des reliques fait 
en 1794, furent remis par lui à l'évêché, lors de l'examen 
des reliques en i825, et le secrétaire J.-B. van Vreckem, 
lui en donna des copies authentiquées. C'est par les 
soins de ce môme Gooris que beaucoup d'ornements ont 
échappé au pillage. Le Conseil de Fabrique lui donna, 
le 3o août, un témoignage de satisfaction pour les ser- 
vices qu'il avait rendus (XXV). Ces divers documents, 
ainsi que les notes de Gooris, relatives aux argenteries 
possédées autrefois par l'église métropolitaine, et les 



256 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

démarches faites par lui pour le Chapitre (32), afin de 
les récupérer, au moins en partie, me furent données il 
3^ a environ vingt-cinq ans, par le dernier descendant de. 
l'employé consciencieux et zélé, auquel nous devons la 
conservation des reliques de saint Rumold, et de plu- 
sieurs ornements et vases sacrés de notre église métro- 
politaine (33). 

Le coffret contenant les reliques avait souffert de 
l'humidité pendant les huit années qu'il avait été caché 
sous terre. Mais on attendit jusqu'en i825, année jubi- 
laire d'un demi-siècle, pour procéder à l'ouverture. Elle 
fut faite le 23 juin, après Compiles, avec la plus grande 
solennité, par l'Archevêque, le prince François-Antoine 
de Méan. On trouva les étoffes de soie rouge, qui enve- 
loppaient les ossements, détériorés par l'humidité. Le 
procès-verbal enfermé dans le coffret était illisible, 
l'encre ayant disparu en grande partie, mais le sceau du 
Card. de Franckenberg était bien conservé. Plusieurs 
des ossements portaient le cachet de l'archevêque de 
Berghes, sous lequel avait eu lieu l'ostension de i68o. 
Sur le crâne se trouvait en outre le sceau du cardinal 
de Franckenberg, apposé en 1775 (34). Cette relique 
insigne fut exposée dans une urne en cristal, au-dessus 
de la nouvelle châsse en cuivre doré. Après la quin- 
zaine d'offices solennels célébrés à l'église, les reliques 
furent placées dans un nouveau coffret; on y déposa en 
outre deux jetons, l'un frappé en 1776, l'autre en i825, 
et le 10 juillet il fut fermé et scellé en divers endroits. 
Le procès-verbal de cette cérémonie (XXVI) fut dressé 
en quintuple. Un exemplaire, dont lecture avait été don- 
née séance tenante, fut enfermé avec les reliques, le 
second fut remis au Chapitre, le troisième au Magistrat, 
le quatrième aux Marguilliers de l'église métropolitaine, 
le cinquième conservé à l'évèché. Le passage de ce pro- 
cès-verbal relatif à la spécification des ossements consta- 



LES CHASSES 257 



tés lors de l'ouverture faite le 23 juin, est identique à 
celui de 1775 (voyez p. 252), à la différence de la paren- 
thèse qui ne renferme que les trois derniers mots : 
Brachiorwn et tibiarum firtulas, partes scapularum, diversas 
costîdas et varia alia ossiimi fragmenta ac speciatiter Cranium 
S. Martyris, in cîijiis parte sinistra adkiic conspicitur aper- 
tura sen perforatio (lethalis vitlneris locus). En 1875, ii""^ 
centenaire de saint Rumold, il n'y eut pas d'ostension 
des reliques. Le 600"'^ anniversaire de la délivrance de 
Malines, rappelant la victoire du 3 avril i3o3, a passé 
inaperçu. 

Nous avons signalé successivement la manière dont 
les reliques sont décrites dans les procès-verbaux d'os- 
tension, depuis 1680. Aucun de ces documents ne donne 
la spécification ni le nombre des ossements. Il s'ensuit 
que la liste donnée par quelques copistes, et que l'édi- 
teur de l'Album du Jubilé de i825 a publiée également, 
n'a aucun caractère officiel. Le témoignage du manus- 
crit dont nous avons parlé plus haut est grandement 
sujet à caution, et il nous faut attendre une nouvelle 
ostension. Elle aurait été fort opportune cette année, à 
l'occasion de l'Anniversaire de six siècles, pour la célé- 
bration duquel nous avions entrepris ce travail. 

LES FIERTES OU CHASSES DE SAINT RUMOLD 

Lorsque le corps du saint Martyr eut été levé de 
terre, on enferma ses précieux restes dans une châsse 
dont la forme et les dimensions ne nous ont pas été con- 
servées. D'après la vieille légende, elle était d'argent. 
Lors de la procession votive de i3o3, la châsse était en 
bois de cyprès et recouverte d'un drap d'or. Après le 
succès obtenu le 3 avril de cette année, les habitants 
voulurent offrir à leur saint protecteur un reliquaire plus 



258 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

riche et plus artistique. Dès i356, il existait à la maison 
échevinale, une custode particulière, dans laquelle on 
gardait l'argent offert pour la nouvelle Fierté. Cette œuvre 
d'art, à peu près terminée, en i366, fut portée la première 
fois dans la procession, le quatrième jour de Pâques, 
21 avril 1367. Elle avait, comme la plupart des châsses 
du moyen âge, la forme d'une église, et pouvait avoir 
six pieds (i"'7o) en longueur, et deux (o'"6o) en largeur. 
Nous en connaissons le dessin par les peintures conser- 
vées à l'église métropolitaine. L'auteur ou les auteurs 
de ces peintures ont pu faire un dessin assez exact de 
cet intéressant chef-d'œuvre d'orfèvrerie, car la châsse 
n'a été détruite qu'en iSyS, sous le gouvernement calvi- 
niste. Sur six des vingt-cinq tableaux (les N°' 17, 18, 19, 
20, 21 et 25) est figurée une chapelle ouverte, où l'on 
voit un autel, et sur celui-ci, en guise de rétable, un 
groupe de la Très sainte Trinité entre deux anges; à 
droite du groupe, saint Libert, et à gauche sainte Ma- 
deleine, patronne secondaire de l'église. Près de l'autel 
se trouve la châsse. Le dessin est à peu près le même 
sur les six panneaux. Le reliquaire se composait d'un 
soubassement haut de 8 pouces (o™2o), dans lequel se 
trouvaient les précieux restes du Saint. Sur cette base 
s'élevait, dans le sens de la longueur, huit travées, dont 
les deux extrêmes de part et d'autre déviaient un peu 
vers les petits côtés, où la largeur était moindre qu'c;u 
milieu de la châsse. La figure I fait comprendre cette 
disposition originale. 

Les travées étaient séparées, deux à deux, par des 
contreforts à pinacles avec niches, qui alternaient ainsi 
avec d'autres plus simples. Des fenêtres ra3^onnantes, 
découpées dans les parois, permettaient d'apercevoir 
la statue du Saint gisant. Il était figuré en habits ponti- 
ficaux. Aux petits côtés du reliquaire se trouvaient deux 
statuettes : la Ste Vierge et S. Jean-Baptiste; S. Rumold 



LES CHASSES 



aSg 



et Ste Marie-Madeleine (Aboyez Fig. I, a. b. c. d.). Des 
arcs ornés de volutes, appuyés sur la corniche, se croi- 




Fis'. I — Plan de la Châsse de saint Rumold (iSCg) 

saient comme les nervures d'une voûte (voyez Fig. II), 
et portaient à leur sommet le Christ en croix, la sainte 




Fig. II — Châsse de saint Rumold (1369) 



260 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

Vierge et saint Jean l'Evangéliste. Le couronnement de 
baldaquins n'entrait peut-être pas dans le plan primitif. 
Il est en tous cas d'une grande originalité, et n'était pas 
achevé dès l'abord. En effet, la châsse, telle qu'elle était 
terminée en i366, pesait 741 marcs, tandis qu'en i36g, 
elle en pèse io5i. On ne s'expliquerait pas cette diffé- 
rence énorme s'il s'était simplement agi de petites ajoutes 
ou d'achèvements partiels. Nous croyons que cette par- 
tie supérieure du reliquaire fut confectionnée après i366, 
et que l'on y dépensa les 3oo marcs d'augmentation accu- 
sés par le compte, en i36g. On avait encore employé 
pour dorer la châsse, 38 1/2 onces de métal. Elle était 
sans pareille dans la contrée. 

La châsse avait été exécutée par les frères Albert, 
Martin et Herman Melijs, de Munster. Le 16 janvier i368, 
ancien style, ils donnent quittance complète et déclarent 
que les bonnes gens de Malines les ont entièrement 
satisfaits. L'original est conservé aux archives, il est 
muni de trois sceaux (XXVII). 

Le 3 avril 1369, les reliques furent déposées définiti- 
vement dans la nouvelle châsse. 

En i56i, le Magistrat demanda à Martin Cuperus, 
suffragant du cardinal Granvelle, de vouloir ouvrir la 
châsse qui fut réparée à cette occasion. 

Elle fut démontée en i566, et cachée à la maison éche- 
vinale. C'est ainsi qu'on la sauva alors. L'année suivante, 
le coffret renfermant les Reliques, recouvert d'un drap 
d'or, fut seul porté en procession. 

En i568, la châsse subit une grande restauration. 
Dix ans plus tard, elle fut détruite. 

C'était au moment le plus critique de la révolution 
politico-religieuse du xv!*" siècle. De leur propre auto- 
rité, les Etats généraux venaient de décerner le gouver- 
nement général des Pays-Bas au jeune archiduc Mat- 
thias, en lui adjoignant comme lieutenant — en réalité 



LES CHASSES 201 



comme tuteur — Guillaume le Taciturne. Mais battus à 
Gembloux par Don Juan, Matthias et son lieutenant 
furent obligés de se replier vers Anvers. Menacés d'un 
mouvement en avant de l'armée espagnole, les Etats 
s'occupèrent en toute hâte d'organiser la résistance. Une 
Commission des fortifications fut établie, et on s'em- 
pressa de parer aux nécessités premières. 

C'est dans ces circonstances que les Etats réclamèrent 
le métal précieux de la châsse de saint Rumold. Ainsi 
disparut, comme tant d'autres à cette époque, ce joyau 
d'orfèvrerie médiévale. Le Magistrat de Malines obtint, 
non sans peine, dit-on (35), la faveur de pouvoir employer 
le produit de ce magnifique reliquaire aux fortifications 
de la Ville et aux besoins de la cité. Nous le voyons, 
en effet, offrir au nouveau gouverneur, Ponthus de 
Noyelles (36), à la bienveillance duquel on attribuait cet 
avantage, une chaîne d'or de 6oi florins 5 sous. Quant 
au métal de la châsse, sa vente produisit 19,296 florins 
2 sous. On employa 10,771 fl. 9 s. 6 den. de cette somme 
aux fortifications de la ville, et 8,624 ^- ^2 s. 4 den. 
pour payer les dettes de la Commune. 

La triste période des troubles religieux étant pas- 
sée, il fallut attendre une trentaine d'années avant de 
pouvoir s'occuper de la construction d'une fierté nou- 
velle. 

En 1617, on se mit à l'œuvre, en faisant prendre un 
dessin de la châsse de saint Trond, que l'on disait 
exécutée d'après notre ancienne. Nous n'avons pas pu 
constater l'exactitude de ce dire. Quoiqu'il en soit de la 
ressemblance ou de la dissemblance des deux châsses, il 
est toujours certain qu'au commencement du xvii^ siècle, 
on ne pouvait obtenir d'un artiste quelconque un dessin 
en style du moyen âge. Avec la meilleure volonté du 
monde, il n'aurait pas été capable d'en produire. Une 
châsse en Renaissance était donc inévitable. Mais il y 



202 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

a Renaissance et Renaissance. Il y en a une bonne, 
délicate, qui en conservant les principes de l'art ogival 
n'en modifie pour ainsi dire que le décor. Il y en a 
une autre qui, ne ramenant plus la mesure de la taille 
humaine, exagère démesurément les proportions. C'est 
l'époque où le Rubénien écrase toute la délicatesse du 
style. 

C'est sous cette dernière influence que la châsse sera 
exécutée, car c'est avec des orfèvres d'Anvers que le 
Magistrat contracte le 26 septembre. Ils s'apellent Gery 
Somers, Jean ThieuUiers et Louis van Heese. La fierté 
aura une longueur de 5 1/2 pieds (i'"54) et une hauteur 
de 3 1/2 (o'^gy). On fera d'abord un coffre en chêne, sur 
lequel on appliquera les plaques en argent. Elles seront 
repliées sous le fond, à la largeur d'un pouce (o"'o25). 
Le métal aura une valeur de 48 sous l'once (2g 1/2 gram.) 
et il sera payé 3i sous l'once pour salaire. Les orfèvres 
pourront y employer 10,000 onces, soit pour 39,5oo 
florins d'argent. Au besoin était-il permis de dépasser de 
200 onces le poids convenu, et alors la Ville paierait 
seulement la valeur du métal employé au-delà, mais ne 
donnerait plus rien pour la façon d'icelui. Les entre- 
preneurs déposèrent, comme épreuve de capacité, une 
coupe en argent ciselé, portant à l'intérieur l'Adoration 
des Mages, et s'engagèrent à fournir un travail entiè- 
rement semblable (XXVIII). 

Le 17 mars 162 1, le travail fut expertisé par des 
maîtres de Bruxelles et d'Anvers, qui le trouvèrent défec- 
tueux en certaines parties. Il était aussi très incomplet. 
D'après une note conservée à l'Archevêché, postérieure 
au 3i janvier 1624, neuf apôtres, quatre docteurs de 
l'Eglise et deux grandes figures que l'on ne détermine 
pas, avaient coûté 2,245 florins. Mais ce travail des orfè- 
vres d'Anvers ne doit pas avoir été satisfaisant, car 
aucune de ces figures ne fut employée. Le Magistrat 



LES CHASSES 203 



résolut de faire remanier la châsse (37), et s'adressa à 
l'ingénieur Franquart de Bruxelles, qui fournit de 
nouveaux patrons (38), d'après lesquels on modifia des 
parties d'orfèvrerie déjà exécutées. Gery Somers, chargé 
de la ciselure, accompagna le Pensionnaire et le Tréso- 
rier de la Ville à Bruxelles, pour y traiter avec l'orfèvre 
Joachim de Maeyer. . Cela se passait au mois d'août 
1628; mais le travail n'avançait guère, car deux ans plus 
tard, en août i63o, en porta à Bruxelles le reste de 
l'argent provenant de l'ancienne châsse, c'est-à-dire les 
parties rebutées depuis 161 7, année de l'entreprise du 
travail. Après l'achèvement, la nouvelle châsse fut exper- 
tisée le 25 juin i63i. Le 3 juillet on la montra à l'archi- 
duchesse Isabelle, et le lendemain on l'embarqua pour 
l'amener à Malines, par le canal de Willebroeck. Une 
petite troupe de soldats armés se trouvaient à bord. Le 
5 juillet, on arriva à Malines, et le débarquement eut 
lieu au quai des Tuileries, La Châsse, portée à l'église, 
y fut déposée dans la chapelle de l'Archevêque (39). On 
s'occupa aussitôt de la confection d'un grand coffre en 
chêne, bardé de fer, intérieurement garni de tôles, muni 
de serrures et de forts cadenas (40), qui fut déposé au 
jubé, devant le chœur. Ce coffre abrita la châsse jusqu'en 
i665, lorsqu'on éleva le maître-autel actuel. On paya 
pour tous les travaux, y compris les changements succes- 
sifs, exécutés au reliquaire de 1617 à i63i, un total de 
24,497 florins 18 sous 3 deniers. La pi. II donne le des- 
sin de la châsse qui se trouve dans Sollerius, p. 47, c'est 
une gravure de H. Diamaer. Lorsque le 19 mai 1617, le 
Chapitre s'entendit avec le Magistrat au sujet de la 
confection d'une nouvelle châsse en argent, l'Archevêque 
donna 3ooo florins, en exprimant le désir de la voir 
portée exclusivement par les membres du clergé. Mais 
cette clause ne put être gardée. Le plan avait été modifié 
et développé au point que pour porter le reliquaire, 



264 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

après son entier achèvement, il fallait encore 18 hommes, 
comme pour la première fierté (41). Le clergé et les reli- 
gieux des divers ordres faisaient leur étape du parcours 
en ville, tandis que les Métiers était obligés de fournir 
un contingent de porteurs en proportion du nombre de 
leurs membres, pour faire le tour de la ville par les 
remparts. 

Voici l'ordre des divers groupes de porteurs, avec 
l'indication des points de relai, tel qu'il était suivi au 
xviii^ siècle : 

1. Dix-huit prêtres séculiers : quatre du Séminaire, 
trois de l'Oratoire, deux du Grand Béguinage, quatre 
chapelains de l'église métropolitaine et cinq vicaires des 
paroisses de la ville, en surplis et étole, portaient la 
châsse, en sortant par la porte méridionale de l'église, 
jusque devant le Vieux-Palais ; 

2. Dix-huit Frères-Mineurs jusque devant la maison 
l'Impératrice, actuellement n° 6 au Marché au Blé; 

3. Dix-huit Augustins, jusqu'à la Chapelle Saint- 
Jacques, au coin de la rue du même nom; 

4. Dix-huit Forgerons, jusqu'au moulin de l'Hôpital, 
qui se trouvait au Boulevard des Capucins actuel, devant 
l'entrée de la rue Penninc ; 

5. Neuf Maçons et neuf Charpentiers, jusqu'à l'hos- 
pice Oliveten ; 

6. Huit Boulangers, quatre Brasseurs et six Meuniers, 
jusqu'à la Porte des Nonnes, devant la rue du même 
nom. 

7. Douze Bateliers (schippers) et six Constructeurs de 
bateaux (schipmakers), jusqu'à la porte Sainte-Catherine; 

8. Neuf Merciers et neuf Poissonniers, jusqu'à la 
première tour, passé la porte du Cimetière. Cette tour 
se trouvait au boulevard Sainte-Catherine, à peu près à 
égale distance entre la porte susdite et celle des Vaches. 

9. Dix-huit Tanneurs, jusqu'à la première tour, passé 



LES CHASSES 205 



la porte des Vaches, à peu près vis-à-vis de la sortie du 
Stompaertshoek. 

10. Six Cordonniers, huit Tailleurs et quatre Ton- 
deurs, jusqu'à la porte du Clos ; 

11. Neuf Peintres et neuf Chaussetiers, jusqu'à la 
porte du Sablon, qui se trouvait devant la rue ou plaine 
des Berthoud. 

12. Quatre Tisserands, huit Epiciers et six Fripiers 
(Directeurs de Ventes), jusqu'à la porte d'Hanswyck ; 

i3. Dix-huit Jardiniers, jusqu'à la Vieille porte de 
Bruxelles, devant la rue du même nom ; 

14. Dix-huit Bouchers, jusqu'à la Chapelle Saint- 
Jacques ; 

i5. Dix-huit Carmes chaussés, jusqu'au Marché au 
Blé, devant la maison Le Porc, actuellement n^ 14; 

16. Dix-huit Capucins, jusqu'au Grand Pont; 

17. Dix-huit Dominicains, jusqu'au Vieux Palais; 

18. Le même groupe qu'au commencement. 

Les Maîtres-ouvriers de la Ville, munis d'un bâton 
blanc, devaient marcher non loin de la châsse, afin de 
pouvoir facilement aider les porteurs en cas de besoin, 
principalement aux relais. En 162 5, le Magistrat avait 
publié une ordonnance stipulant un salaire de dix sous 
par personne, et une amende de trois florins pour les 
manquants (XXIX). Ce n'était que la confirmation d'une 
ordonnance antérieure déjà fort ancienne. 

Cette belle châsse, inaugurée en i63i, fut démontée 
quatre ans plus tard. Une panique s'empara des habi- 
tants lorsqu'au mois de juin i635, l'armée française vint 
mettre le siège devant Louvain, et la fierté fut cachée, 
de même que le coffret contenant les reliques. Lors- 
qu'après quelques semaines le siège eut été levé, l'orfèvre 
Joachim de Meyer fut mandé, à l'effet de remonter la 
châsse, afin qu'elle put être portée en procession, le 
29 juillet; ce travail coûta 40 livres 16 sous. On lit à ce 

19 



>66 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



sujet dans le compte de la Ville : Betaelt Joachim de 
Mever, silversmidt , over vier daghcn vacatiën, soo voir hem 
als voir twee syne kncchtcn, als de selve hier geweest hebbcn in 
julio i63S, ende met aile diligentie dach ende nacht geëm- 
ployeert cm de silvere Casse cens te kiiysschen ende in een te 
setten per quittancic oiiderteeckent als boven. — xl p. xvj s. 

La châsse fut encore nettoyée à neuf en 17 14, 1740, 
1751, 1766 et pour le grand jubilé de 1775; mais elle 
subit en 1797 le sort de son aînée. Nous avons vu com- 
ment le zélé Gooris était parvenu à sauver les reliques 
de saint Rumold. Il aurait aussi voulu sauver la châsse, 
mais il fut trahi (dit-il dans ses notes) par une personne 
qui aurait dû plutôt l'encourager dans son entreprise : 
En hetgene ik boven al bej animer e, is dat se behoiidcn was; 
maer d'ontrouw van éénen persoon heeft se vernietigt, daer by 
de vreese dcr gène die ander moesten stcrkcn, en verworpen 
hebbcn de middelen om se te solvere^i. La châsse avait été 
démontée en 1797, et l'argent transporté à la Monnaie de 
Bruxelles. En 1802, on utilisa la charpente en chêne. 
Elle fut couverte de velours rouge ornée de galons, et de 
rinceaux de papier argenté. Aux deux côtés se trouvait 
en lettres de cuivre doré : Corpus sancti Rumoldi. 
C'était bien pauvre, en comparaison de la richesse des 
fiertés précédentes, mais on ne pouvait encore songer à 
mieux faire pour le moment. 

Une Commission fut instituée en i823, dans le but 
de recueillir, au moyen de dons et de souscriptions, les 
sommes nécessaires pour couvrir les frais d'une nouvelle 
châsse. On ouvrit un concours auquel se présentèrent 
douze concurrents. Les juges experts donnèrent leur pré- 
férence au projet d'un nommé Jacobs, d'Anvers, et l'exé- 
cution fut entreprise par J.-F. Van Deuren, orfèvre à 
Malines. Le dessin de ce reliquaire donne idée du goût 
artistique de l'époque. Sur chacune des faces ciselées 
en ronde bosse, un épisode de la vie de saint Rumold. 







Ô^^l 




Châsse construite pour le jubilé de 1825 



LES CHASSES 267 



Les huit colonnes doriques qui supportent l'entablement 
sont assez grossières. Quatre statuettes, d'un travail peu 
délicat, sont ailées, pour figurer des génies. Ces person- 
nages tiennent chacun une lampe funéraire. A la partie 
supérieure du monument est un socle, qui portait primi- 
tivement deux cornes d'abondance attachées à un vase, 
sur lequel le crâne du Saint fut exposé pendant le jubilé 
de 1825. Ces cornes, en bois sculpté et argenté, furent 
remplacées, cinquante ans plus tard, par une statuette 
couchée de saint Rumold, prévue dans le projet primitif. 
Nous donnons, planche III, une réduction au vingtième, 
de la châsse, d'après le dessin de J. Vervloet, lithogra- 
phie en 1825, pour l'Album de la Cavalcade. Comme on 
peut le voir, ce dessin était incomplet de la plinthe infé- 
rieure ou soubassement, qui n'entrait probablement pas 
dans le premier plan. Nous n'avons trouvé aucun ren- 
seignement relatif à cette modification. 




268 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



FESTIVITES EN L'HONNEUR DE SAINT RIIIOLD 

(Troisième Conférence, 7 août i()0}} 



Groupes historiques et allégoriques 

Cortège des Géants — Décor des rues 

Programmes et Albums 



GROUPES HISTORIQUES ET ALLÉGORIQUES (*) 

La procession de la Paix n'était pas un cortège exclu- 
sivement religieux. Dès les premières années de son 
organisation, on y introduisit des ménestrels chargés 
de chanter les louanges de saint Rumold, en s'accom- 
pagnant d'instruments à cordes. V^ers le milieu du 
xiv*" siècle, on y voit apparaître d'autres groupes dont la 
la variété et le nombre allèrent toujours croissant. Les 
comptes de id)j5 à i387 mentionnent les dépenses faites 
annuellement pour la représentation des Apôtres et des 
Prophètes. Plus tard on figura d'autres personnages de 
l'histoire biblique. En 1401 apparaissent les premiers 
chars sur lesquels on représentait différents épisodes 
de l'histoire sacrée. Des spécialistes étaient chargés de 
l'organisation des groupes. Le nommé Jean de Visscher 
et son compagnon Jean van Battele reçoivent, en 1406, 
quatre escalins de gros pour avoir bien représenté la 



(*) M. Tarchiviste V. Hermans a bien voulu nous communiquer le fruit 
de ses recherches dans les comptes de la Vaille. 



GROUPES HISTORIQUES ET ALLÉGORIQUES 269 

Passion, et ils sont en même temps engagés pour les 
années suivantes, à la condition d'améliorer toujours 
leur représentation, autant que faire se pourrait, 07n 
datse die Passie wale geordineert hadden op haren coste, ende 
van jare te jare houden moet (sic) ende te beteren, ende niet 
argheren. 

Trente ans plus tard, apparaissent Les Rois Mages 
avec douze compagnons, entourés de chameaux et 
d'éléphants; puis. Saint Georges terrassant le dragon, et 
La Conversion de saint Patd. En 1484, on ajoute trois 
nouvelles scènes : Le Jugement, La Transfiguration et 
La Chute du premier homme. Le compte de 1492 men- 
tionne David, Aaron, La Tige de Jessé. Nous trouvons 
ensuite : La Vallée de Josaphat, L' Annonciation, L'Etable 
de Bethléem, La Présentation au temple, etc. 

Vers la fin du xv^ siècle s'introduisent encore, insen- 
siblement, des scènes tirées de l'histoire profane, et 
même de la mythologie; mais elles ne furent jamais 
nombreuses. Les épisodes de la vie de saint Rumold 
formaient, jusque vers le milieu du xv!*" siècle, une des 
parties principales du cortège. 

En i56i, bon nombre de pièces neuves et de nou- 
veaux chars virent le jour. Le cortège avait été organisé 
par les membres de la Société littéraire De Lisch-bloeme 
(la tieur d'Iris). Ils reçurent une récompense de 3oo livres 
d'Artois (ou 3oo florins). Le compte de la Ville de cette 
année porte : — « Betaelt den gecommitteerden vande 
Lisch-Bloeme, ter cause van den nyeuwen Ommeganck, 
in Julio XV' lxi, bij hun lieden gheordonneert en met 
dj^versche nyeuwwerck ende stucken verchiert, insge- 
l3'Ckx van sekere nyeuwe speel wagens ende andersints 
diversche oncosten totten voornoemden ommeganck, 
ghehanghen ende ghedaen al tôt chieroete ende verchie- 
ringhe van den selven ; ende in recompense van dien is 
hunlieden gegunt. — iij' pond Art's ». 



270 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

Le xvii'^ siècle fut. très fécond en sujets de tous genres. 
On fit un char sur lequel on représenta la scène décrite 
au v" chapitre du prophète Daniel : — Balthassar, dernier 
roi de Babylone, qui régna de 554 ^ ^^8 avant notre ère, 
donna un jour une grande fête, pendant laquelle il se fit 
apporter les vases enlevés au temple de Jérusalem, afin 
de les faire profaner par ses courtisans. Soudain une 
main mystérieuse traça sur le mur ces trois mots : Mane, 
Tekel, Phares. Balthassar fait appeler Daniel, pour 
avoir l'explication du phénomène. Le prophète apprit 
alors à ce prince que son impiété allait être punie, et 
qu'il perdrait non seulement son royaume, mais aussi 
la vie. 

Au premier plan se trouvait le roi et sa cour; plus 
en arrière, des musiciens qui amusaient les convives 
par de gais refrains; au fond, les paroles de la ven- 
geance divine apparaissaient étincelantes. Les registres 
des comptes nous apprennent aussi que le banquet 
(bankd van Baltliajsar) n'était pas simplement figuré, 
mais que les convives mangeaient bien pendant la pro- 
cession (42) et ne buvaient pas mal le lendemain, car 
on leur octroyait alors une tonne entière de bière 
brune. 

A l'époque des archiducs Albert et Isabelle, on fit 
un char représentant les XVII Provinces des Pays-Bas, 
qui roula dans les cortèges pendant plus de soixante ans. 
En 1644, il y avait dix chars : le Monde, le Banquet de 
Balthassar, l'Agricidtitre, les XVII Provinces, la Justice, les 
Arts libéraux, la Religion, le Triomphe de l'Eglise, l'Enfer, 
le Paradis. 

Ce nombre toujours croissant de groupes était souvent 
un obstacle à la marche régulière du cortège. Il fut 
décidé, en 1606, que les chars suivraient le clergé; puis 
viendraient les Gildes et le Magistrat. 



GROUPES HISTORIQUES ET ALLEGORIQUES 27I 



Cet ordre du Cortège fut sans doute modifié vers 
le milieu du xvii^ siècle, car dans un programme 
imprimé vers cette époque, chez la veuve Henri Jaye, 
mais sans date, les divers groupes sont disposés comme 
suit : 

Ouverture. Trois trompettes. 

I" Char. — Les Vicissitudes des choses humaines aboutissant toutes 
à la Mort. 

La Fa?nille des Géants : le Vieux Géant; le Géant; la Géante; les 
trois jeunes géants, la Suivante, figurant les orgueilleux qui s'imaginent 
pouvoir se passer de tout le monde, tandis qu'il leur est impossible 
de se mouvoir sans l'aide d'un simple porte-faix. 

Le Cheval Bayard. Symbole du luxe mondain. 

La Roue de Fortune. Instabilité des positions dans le monde. 

2^ Char. — Le Festin de Balthassar. Jouissances extravagantes 
expiées. 

y Char. — Le Banquet populaire. Quoique plus simples, les 
réjouissances du peuple ne sont pas sans danger. Le lendemam 
regrette souvent les plaisirs de la veille. 

Groupe d'estropiés, de boiteux, misérables et vicieux de tout genre, 
suivis du Vuylen hruyde^om. 

Diogène à la recherche d'un homme. 

4^ Char. — Les XII Mois, apprenant à tous qu'il faut faire tout en 

son temps. 

5^ Char. — Les XVII Provinces. En suivant les conseils donnés 
ci-dessus, on rendra le pays heureux. Les habitants vivront unis. 

6' Char. — La justice régnera partout. 

7^ Char. — Les Arts libéraux seront favorisés par la paix. 

8^ Char. — La Religion fleurira et se propagera pour le bien de 
l'humanité. 

Le Navire, figurant la Barque de Pierre, l'Eglise, triomphera de 
tous les obstacles. 

9^ Char. — L'Enfer sera le sort de ceux qui s'éloignent de la 
Barque. 

10*= Char. — Le Paradis sera la récompense de ceux qui suivront 
les enseignements de Pierre. 
Les cinq Gildes. 



272 FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 

Le Clergé : Les ordres religieux. — Le prélat et les chanoines 
d'Hanswyck. — Le doyen et les chanoines de Notre-Dame. — 
L'Archevêque. — Le prévôt du chapitre, les chanoines et le clergé de 
l'éghse métropolitaine. 

La Châsse. 

Le Magistrat. 

Les Métiers, au nombre de trente-six. 

En 1675, la guerre entre l'Espagne et la France em- 
pêcha la célébration du Jubilé. Mais en 1680 il y eut 
de grandes réjouissances. C'était la première fois que 
l'on fêtait un anniversaire séculaire. Les groupes se suc- 
cédaient dans l'ordre suivant : 

Les trente-six Métiers. 

Les Ordres mendiants. 

Le Prieur et les Chanoines d'Hanswyck. 

Les Prévôt, Doyen et Chanoines de la Collégiale de Notre-Dame 
au-delà de la Dyle. 

Les Prévôt, Doyen, Chanoines et le Clergé de l'église métropo- 
litaine. 

Sa Grandeur l'Archevêque de Malines. 

Cette première partie était suivie de la Cavalcade 
composée de divers groupes de cavaliers et de dix 
chars : 

i'^'' Char. — La Religion. — Les Malinois défendant le tombeau du. 
Christ et délivrant, en ij'jj, la ville de Lierre de l'oppression des 
Gueux. 

2" Char. — Les Arts libéraux exercés par les habitants de Malines. 

Y Char. — La Justice. — Le Grand Conseil institué par Charles 
le Téméraire, confirmé par Philippe le Bon. 

4= Char. — La Seigneurie de Malines, une des XVII Provinces. 

5<= Char. — Le Pays de Malines. — Villages qui en dépendent. 

C" Char. — Le Festin de Balthassar. 

"1" Char. — Les Quatre Eléments, l'Eau, le Feu, l' Air et la Terre. 

S*" Char. — Les XÎI Mois, dont la succession continue rappelle 
la brièveté du temps. 



GROUPES HISTORIQUES ET ALLÉGORIQUES 278 

9= Char. — S. Rumold annonce la Foi aux populations payennes de 
ces contrées. 

10^ Char. — Le Paradis, récompense d'une bonne vie. 
La Roue de Fortune. — La fajnille des Géants. 
Le Cheval Bayard. — La Licorne. — Les Chameaux. 
Le mauvais mari (vuylen bruydegom). 

La troisième partie comprend : 

Les Gildes : Escrimeurs, Couleuvriniers, Archers, la Petite ou 
Jeune Arbalète et la Grande ou Vieille Arbalète. 
Les Reliques de S. Rumold dans la Châsse en argent. 
Les Membres du Magistrat. 

Depuis i636, le Très Saint Sacrement n'était plus 
porté dans la Procession de la Paix, ni dans celle de la 
Kermesse. Au xviii^ siècle, il fallut encore prendre une 
autre mesure, pour conserver aux processions, que l'on 
faisait avec les Reliques, leur caractère religieux. On en 
sépara entièrement et pour toujours, les groupes histo- 
riques et tout ce qui était venu s'y ajouter dans la suite 
des siècles, de même que la série des Géants. Le 
cortège religieux eut dès lors sa sortie le matin, tandis 
que les groupes, sous le nom de Cavalcades ou Fracl- 
treinen, continuèrent à circuler l'après-midi. 

En 1775, la fête de saint Rumold fut célébrée d'une 
façon vraiment princière (Voyez plus loin : Programmes 
et Albums). Le programme de la Cavalcade, élaboré non 
sans difficultés, était bien conçu et logiquement déve- 
loppé. Laissant de côté les emblèmes et les symboles 
qui avaient fait jusqu'alors le fond principal des repré- 
sentations, on s'attacha tout particulièrement à rappeler 
les faits principaux de la vie et du martyre de saint 
Rumold. Voici le résumé de ce programme. 

Introduction. — Joie de Malines à l'occasion du Jubilé. Trom- 
pettes, tymbalier, deux génies, les quatre parties du monde. 
Potre-étendard de la Ville. — Porte-étendard de l'école latine. 



274 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

Les Archiducs Albert et Isabelle, fondateurs de cette école. 

Cavaliers espagnols. 

Le char de la Pucelle de Malines^ conduit par Apollon. 

i'''^ Partie. — État de Malines avant l'arrivée de saint Rumold. 

Des sauvages à cheval. 

Le Paon (payé par les Etainiers), emblème de l'ignorance orgueil- 
leuse du paganisme. 

Quelques satires entourant Bacchus as=--is sur un rocher. 

Le deuxième char (construit aux frais des Jardiniers et des Chape- 
liers. Il coûta 1554 flor. 7 sous). 

2" Partie. — La Conversion des Pays-Bas à la vraie Foi. Le cortège 
représente les anciens habitants de Malines. 

Sur le char se trouvent les Différents évêques qui évangélisèrent nos 
contrées (les Brasseurs payèrent 934 flor. 2 sous pour leur quote-part, 
et les Bouchers 750 flor.). 

3'= Partie. — Arrivée de saint Rumold. 

Deux chevaux marins, montés par des divinités (l'un d'eux fut fait 
aux frais des Plafonneurs). 

Le bateau amenant saint Rumold. 

Sur le char (fait par les Boulangers et les Epiciers), Le saint évêque 
reçu par le comte Adon et sa cour. 

4'' Partie. — Saint Rumold convertit les habitants de Malines. 

La lumière chassant les ténèbres, les vertus cardinales. 

Le Lion (payé par les Chirurgiens), emblème de la courageuse vigi- 
lance du saint évêque. 

Les trois vertus théologales. — Le bonheur temporel et 
éternel. 

Le char figurant saint, Rumold érigeant la croix sur les ruines d'un 
temple de Diane (les Orfèvres, les Peintres et les Sculpteurs en 
couvrirent les frais). 

5^' Partie. — Naissance et résurrection du jeune Libert. 

Musiciens. — Emblèmes de Vertus. 

Sur le char (payé par les Menuisiers, les Chaussetiers, les Tailleurs 
et les Fabricants de couvertures de laine) se trouvaient Adon et Elise 
heureux de voir leur enfant unique rappelé à la vie. 

6= Partie. — Mort de saint Rumold. 
Groupe d'héroïnes. 

La Licorne (payée par les Drapiers) figurait le saint évêque détrui- 
sant le venin de l'incrédulité. 



GROUPES HISTORIQUES ET ALLÉGORIQUES 276 

Le Pélican (payé par les Cordonniers), emblème de la sollicitude 
pastorale de saint Rumold, 

Sur le char, Malines plongée dans la douleur, et plus bas, le Martyr 
étendu; près de là, ses deux meurtriers. 

7« Partie. — Malines pleure la mort de son Apôtre et se réjouit de 
sa gloire. 

Le Phénix (payé par les Portefaix et les Brouettiers) figurait saint 
Rumold vivant dans le cœur de ses serviteurs, auxquels il procure 
les faveurs célestes. 

Le char représentait Le saint Martyr élevé dans la gloire. 

8^ Partie. — Malines heureuse de sa conversion qu'elle doit à saint 
Rumold. 

La pucelle de Malines, accompagnée de la Piété et de la Méditation, 
Elles sont suivies de quelques amazones qui portent les titres d'hon- 
neur dont Malines a joui depuis longtemps sous la protection de son 
saint protecteur : Bellicosa, Prudens, Beata, Félix, Elegans, Virgo, In 
fide Constans. 

Le char (payé par les Merciers) représente La Victoire que la Sainte 
Eglise a remportée sur le paganisme, par le ^èle apostolique de saint 
Rumold. 

^^ Partie. — La maison d'Autriche. 

Les princes qui gouvernèrent la Seigneurie de Malines depuis 1350, 
année de l'inauguration de Jean III, duc de Brabant. 

L'Aigle figurant la piété et la magnanimité de la maison d'Autriche. 
(Cet emblème était dû à la munificence des Pharmaciens). 

Sur le char, conduit par la Prudence, se trouvait Marie- Thérèse, 
entourée de ses enfants. (Les Poissonniers payèrent 11 55 florins pour 
couvrir les frais de ce char, et les Tanneurs se chargèrent du reste de 
la dépense). 

Le Cortège des Géants. 

En 1825, le programme était plus simple, un corps de 
dragons à cheval ouvrait la marche. Le cortège ne 
comprenait que cinq parties : 

I. — Quatre Renommées, le Porte-étendard de la ville. 
Personnages figurant les Sciences et les Arts. 

I" Char. — Le Pucelle de Malines, entourée de Vertus. 

II. — La Cour de Rome. 

2^ Char. — S. Rumold recevant sa mission. 



276 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

III. — Malines payenne, représentée par 50 personnages. 

^'^ Char. — La prédication de S. RumoJd — renversement des Idoles. 

IV. — Apôtres qui ont prêché la foi dans nos contrées. 

4*^ Char. — S. Rumold dans la gloire, entouré d'anges tenant les 
insignes épiscopaux et des palmes. 

V. — Officiers de la Couronne, Hérauts d'armes, pages, chambel- 
lans. 

5"" Char. — La Maison Orange-Nassau. 
Le Navire, Le Bien-être de la Patrie. 

Le cheval Bayard, emblème de l'union et de la fidélité des habi- 
tants. 

Le Cortège des Géants. 

Un corps de dragons fermait la marche. 

Le I juillet 1875, on célébra le onze centième anniver- 
saire du martyre de S. Rumold, Voici le résumé du 
programme de la Calvacade organisée à cette occasion : 

I. — Etablissement du Christianisme à Malines {xni" sièck). 
Quatre hérauts. 

Le porte-étendard de la ville. 
Huit cavaliers armés. 

Char. — S. Rumold prêchant la foi 01 présence du comte Ado)i et de 
son entourage. 

Quatorze dames nobles. 
Huits nobles Franks. 
Huit Fauconniers. 

II. — Les Croisades et la Féodalité (xhi'' siècle). 
Quatre trompettes. — Un gonfalonier. — Deux écuvers. 

Départ des Mnlinois pour la Terre-Sainte. Gauthier I, Berlhoud et 
ses deux fils. 

Litière de Sophie de Looz, Dame de Malines, portée par deux 
chevaux. 

Un moine porte-croix. — Deux gentilshommes. 

III. — Etablissement du régime communal à Malines (xiv^ siècle). 
La procession dite Peys-processie de 1302 (en nouveau style 1303). 
Cortège de piétons. — Vingt enfants de choeur. — Quatre diacres. 
Deux chanoines portant la châsse primitive. 

Doyens et jurés des Métiers. — Nobles et bourgeois en armes. 
Char. — Thibaut de Bar, évêque de Liège, érige la cité en Commune. 



CORTEGE DES GEANTS 277 

IV. — Les Reliques de S. Rumold (xv^ siècle). 
Vingt-quatre jeunes filles à cheval. 

Char. — Ostension solennelle de 14']^) (en nouveau style i jSo). 

V. — Les Chambres de Rhétorique (xvi^ siècle) rentrant en triomphe 
après les succès remportés au Landjuweel, Concours littéraire à' Anvers 
(en 1561). 

Char. — La Pivoine. — Personnages divers. 
Traîneau de la même Chambre. 

Char. — La Fleur d'Iris (Lisch-bloem), six jeunes filles portant 
les prix. 

VI. — Les Métiers et les Gildes (xvii= siècle). 
Cortège de piétons. 

La fanfare des Orphelins de l'hospice Sainte-Hedwige. 
Doyens et membres de chacun des Métiers. 
La Châsse, faite au xvir siècle, portée par huit hommes. 
Quatre membres du Magistrat. 

VII. — Les personnages célèbres nés à Malines. 
Quatre Renommées. 

Douze jeunes filles, représentant les Sciences et les Arts. 
Char. — Sur un piédestal, la statue de Malines couronnant ses 
enfants. 

VIII. — L'Omme^ang. 

CORTÈGE DES GÉANTS (*) 

Nos grandes Cavalcades, composées de groupes de 
piétons et de cavaliers et de chars de triomphe, sont 
toujours suivis d'une série de figures s3miboliques et 
grotesques, à laquelle le peuple a conservé le nom de 
Ommcgang. Depuis un siècle on l'appelle aussi Reuzen- 
trevn, Cortège des Géants. Le groupe principal est celui 
de la Famille des Géants, composé autrefois de dix per- 
sonnages dont neuf sont encore « en vie ». 



(*) Nous devons les clichés à l'obligeance de notre confrère M. Henry 
Dierickx-Beke. Ils sont exécutés d'après les gravures que J. Hunin fit 
en 1825, à l'occasion du Jubilé de saint Rumold. 



278 



FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 



Le Géant dont il est fait mention pour la première 
fois en 1492. Il devait avoir certain âge alors, puisque 
cette année-là on lui donne un nouvel habit. La tête fut 
repeinte à cette occasion. Ce personnage figura seul dans 
rOmmegang pendant plus d'un demi-siècle. On lui donna 
une compagne en 1649. 

La Géante. La carcasse de cette belle dame est en 




osier. On la paya 2 fl. 5 sous. Puis il fallut encore 14 
aunes de damas jaune, 4 de satin blanc, 2 de velours 
noir; de l'or de Chypre, du sandal, des franges de soie, 
des floches, du passement, du taffetas, et enfin une tête 
sculptée, dont le prix nous est inconnu. Le reste de 



CORTEGE DES GEANTS 



279 



l'accoutrement avait coûté 58 fl. 14 s. 5 d. Le coiffeur 
ne demanda que dix sous pour arranger la chevelure. Par 
contre, Barbe, la modiste, reçoit, pour avoir ajusté les 
vêtements, i fl. 5 s. Elle fut encore aidée dans cette 
besogne par un domestique et huit filles, au salaire de 
trois sous par tête. Vers i65o, un oculiste, Nicolas van 
Bouchoud, fournit de nouveaux yeux à la Géante, et 
trois années plus tard, on lui donne une tête entière- 
ment neuve. Elle n'en devint que plus coquette, car en 
1669, la femme Fayd'herbe lui confectionne une jupe 
rouge, garnie de dentelles, et en 1678, Guillaume Rouc- 
kaert est obligé de lui friser une nouvelle perruque : 
frizon voor de Reitsinne. 

Le Vieux Géant, dit Groot- 
Vader, père du Géant ou de 
la Géante — les chroniqueurs 
ne nous apprennent pas ce 
détail généalogique — vint 
s'établir auprès de ses en- 
fants, l'an 1600, Jacques van 
Roy reçut i5 florins pour faire 
le squelette de cet homme ex- 
traordinaire : voor het maeken 
van het binnenwerk van den nicii- 
wen Rese. 

Le Grand-Papa s'est tou- 
jours payé du luxe, car il 
n'est jamais sorti sans se faire 
traîner par six beaux chevaux 
noirs. Cette étiquette est ob- 
servée depuis trois siècles, 
avec la plus grande rigueur. 
La tête de cet important per- 
sonnage est l'œuvre d'Alexandre Colyns. La ville lui paya 
275 florins, tant pour son salaire que pour celui de son 




28o 



FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



neveu qui l'avait aidé. Ce salaire parait excessif pour 
l'époque, mais nous pensons que c'est celui du modelage 
complet du personnage. La peinture de ce nouveau Géant, 
y comprise celle du char sans doute, coûta 287 florins. 

Depuis 1680, sa tête est rendue mobile. Cette délicate 
opération a parfaitement réussi, car pendant ses prome- 
nades en ville, le Grand Géant tourne toujours la tête 
de côté et d'autre, comme pour se rendre bien compte des 
changements survenus depuis sa dernière sortie. 

La Suivante vint augmenter le groupe en i6i5. Les 
comptes l'appellent Cameniere, femme de chambre. La 
Géante était assez grande dame pour se faire aider dans 
les soins du ménage. Puis encore, la famille pouvait 
s'accroître. Les comptes donnent toutes les dépenses 
faites pour cette figure qui parut régulièrement dans les 
cortèges jusqu'en 1680. Après cette date, il n'en est plus 

fait mention, et pas un 
artiste n'en a fixé les 
traits. Il n'est donc pas 
étonnant que son souvenir 
soit entièrement perdu. 

Les TROIS Enfants. 
En 1618, la famille s'ac- 
crut en effet, par la nais- 
sance d'une fillette, Miekc, 
et de deux garçonnets, 
Jannckc et Clacske. Martin 
van Caestre sculpta les 
tètes et les mains de ces 
enfants, et Libert van 
Thielen reçut i53 flo- 
rins pour les habillements 
qu'il leur avait fourni : tôt het becteeden van de jonge rats- 
kens. Voilà donc trois personnes de plus à entretenir, et 
partant une augmentation des dépenses annuelles. On 




CORTEGE DES GEANTS 20l 

pratiquait pourtant l'économie dans ce ménage, car 
parfois les vieux habits des parents étaient utilisés pour 
les marmots. Ainsi, par exemple, il est dit dans le 
compte de 1649, que le Géant s'est payé un complet 
tout nouveau, et que sa défroque a servi au raccommo- 
dage des vêtements des enfants : tôt rcparatie aan de 
cleederen van de kinderen. ■ 

Il est curieux de constater qu'alors comme aujour- 
d'hui, on mettait plus de soin à la toilette des filles qu'à 
celle des garçons. Ainsi, Micke portait un petit lionceau 
d'abord, et plus tard un petit chien, dont la peau devait 
être renouvelée annuellement. Elle avait un éventail, 
des épingles dorées dans les cheveux, et faisait changer 
sa coiffure d'après la mode. Le fait est signalé dans le 
compte de lôSg : aen Anna van Rymenant, voor 7 pal- 
Iceren van het hoofd van 't cleyn reusinneke, op de nieuwe 
mode. 

Cette jeune personne poussait même la coquetterie 
jusqu'à se faire farder, au prix de 5 florins six sous; car 
cette somme fut payée à Jean de Dry ver : voor het 
schilderen ende cireren oft blanqiietten van een van de cleyn 
reuskens. Sans aucun doute, il s'agit ici de la fillette. 

Chacun de ces personnages avait un Gardien, qui le 
conduisit au moyen d'une bretelle en velours rouge ornée 
de broderies. 

En i553 commença l'usage de faire danser les Géants 
devant les maisons des membres du Magistrat, ou d'au- 
tres personnes de distinction, situées sur le parcours. 

Il y avait parfois renouvellement général des costumes. 
En 1662, le père, la mère, la suivante et les trois enfants 
reçoivent des perruques de nouveau crin, et en i665 de 
nouvelles mains. 

Voici quelles étaient les autres pièces de l'Ommegang, 
d'après l'ordre de leur confection. 



282 



FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 



Le Cheval Bayard. Il date de 141 5, mais il a pu, 
grâce aux soins dont il a toujours été entouré, traverser 
cinq siècles sans trop perdre de sa vigueur. Inutile de 
signaler toutes les restaurations que le vieux coursier a 
dû nécessairement subir. 

La crinière et la queue exigent les plus grands frais. 
Pendant plusieurs années, le cordier Philippe Caluarts 
procure le crin nécessaire au cheval, au lion, etc., 







c'est-à-dire à tout ce qui porte une queue dans l'Om- 
megang. Le cheval est monté par les Quatre fils 
Aymon, dont tout le monde connaît l'histoire ; mais 
pendant la première période de son existence, il ne 
portait que trois frères. Quel était le manquant? Nous 
ne pourrions le dire. L'examen des comptes ne nous a 
pas permis de fixer la date à laquelle le quatrième frère 
est venu s'asseoir auprès des autres. 



CORTEGE DES GEANTS 



283 



Le Navire de Guerre. Le premier fut construit en 
i594, probablement aux frais de la Corporation des 
Bateliers, car les comptes de la ville n'accusent que le 
pourboire payé à cette occasion. De tout temps, les 
Bateliers se sont chargés d'entretenir le bâtiment qu'ils 
considéraient comme leur bien, sous l'ancien régime, et 
leurs enfants ont toujours eu le privilège d'en former 
l'équipage. Cette vieille coutume est encore observée 
aujourd'hui. Le trois-màts actuel porte la date 1647. 




Les Chameaux. Huit de ces chevaux du désert 
apparurent en i5oi. On les devait à la munificence de 
quelques petites corporations qui les entretenaient de 
leurs deniers. Les chameaux étaient généralement mon- 
tés par des Indiens. Les jeunes gens qui désiraient 
remplir ce rôle, devaient se noircir la figure, les bras 
et les jambes. 



284 



FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 



Depuis la fin du xviii^ siècle, il n'existe plus que 
deux chameaux, montés par des Cupidons, qui lancent 
de temps en temps des flèches dans les vitres, et la 
Ville paie la casse. 




Les petits Chevaux. En 1648, arrivent des petits 
chevaux, en assez grand nombre. Ils sont faits en osier. 
Les cavaliers qui les montent sont engagés dans les 
paniers jusqu'à mi-corps, et portent le cheval sur lequel 
ils paraissent s'asseoir. Des jambes bottées, peintes sur 
les flancs, prétendent compléter l'illusion. 

La Roue de Fortune. Ce symbole des vicissitudes 
de la vie humaine date de i6i5. Une grande roue est 
placée sur un traîneau muni d'un pivot disposé oblique- 
ment, de manière que les jantes de la roue aient un 
point de contact avec le sol. Le traîneau, en s'avançant, 
fait tourner la roue. Huit personnages y sont placés en 



CORTEGE DES GEANTS 



285 



cercle : un avocat, une dame, un mejidiant, une paysaniie, 
un arlequin, une bigote, un chasseur et une jnendiante. Le 
pivot, prolongé en forme de colonnette, porte une 
statuette représentant La Fortune. La roue entraîne les 
personnages de conditions variées autour de la petite 




déesse capricieuse, qui demeure impassible au bonheur 
et à l'adversité de ceux qui s'agitent autour d'elle. Lors 
de la confection de ce groupe, il fallut débourser 54 flo- 
rins sept sous pour la toilette : voor 't maken der cleederen 
van sekere personnagiën gestelt op 't rat van avontnren. 

Le Vuylen-Bruydegom, depuis i825 mieux connu 
sous le nom de Op-Signorke, est le dernier venu de notre 
Ommegang. On l'appelait Vuylen-Bras. C'est en 1644 
que Valentin van der Lantscroon tailla cette parfaite 
trogne d'ignoble buveur. Le compte de 1678 est le 
premier qui mentionne l'achat du drap nécessaire au 
bernement du mannequin. On lui donna, vers la même 
époque, le nom de Viiylen-Brnxdegom. L'usage de le 



286 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

berner avait été introduit pour récréer les nombreux 
étrangers qui affluaient toujours à Malines, pour voir 
les processions, les cortèges et l'Ommegang : tôt recrcatic 
van de kcrmisgasten. Depuis qu'on le bernait, le Vuylen- 
Bruydegom était un véritable souffre-douleurs. Aussi 
fallait-il le raccommoder sans cesse, et renouveler de 
temps à autre la bourre qui formait ses entrailles. Il 
portait des souliers en peau de chamois. Le person- 
nel de son service comprenait quatre berneurs et un 
gardien. 

On est tenté de sourire au mot Gardien, qui rappelle 
les contes légendaires de Collin de Plancy et Félix 
Bogaerts. Il n'y avait là pourtant rien d'extraordinaire, 
car tous les personnages de l'Ommegang avaient leurs 
gardiens : les Géants, le cheval Bayard, le Navire et 
les Chameaux. 

Or, il ne viendra jamais à l'idée de personne que 
la Géante, par exemple, qui pèse environ cent kilos, 
pourrait jamais être enlevée par un filou. Et le che- 
val Bayard, que huit hommes ont de la peine à porter! 
Et le Navire!.. Et cependant le Navire a toujours con- 
servé ses deux gardiens, comme nous l'avons constaté 
lors de la dernière cavalcade de 1888 : deux bateliers, en 
pantalon blanc et grand habit de velours cramoisi, reli- 
que de la garde-robes de quelqu'ancien seigneur de la 
cour de Louis XIV. Coiffés aujourd'hui d'un panama à 
la place du vieux tricorne, et armés d'une canne à pom- 
meau, ils sont simplement chargés d'écarter les curieux, 
et surtout les enfants, qui empêcheraient la marche régu- 
lière du cortège (43). 

Comme le parcours était assez long, le nombre de 
berneurs du Vuylen-Bruydegom fut doublé en 1767. Il 
fallait une certaine connaissance pratique pour bien ber- 
ner en cadence, car on chantait pendant cette opération. 
Aussi des hommes choisis s'exerçaient-ils préalablement, 



CORTÈGE DES GEANTS 287 

et des choppes de bière récompensaient ce travail d'ap- 
prentissage. La Ville payait le rafraîchissement servi 
aan dcgenc die geprobcert hebben te worpen den Vnylen- 
Britydegom. Cela se passait ainsi en 1737, et l'on peut 
dire que cet exercice se répétait tous les ans, quoique 
les comptes ne donnent pas toujours le détail des 
dépenses par le menu. 

Au jubilé de 1775, il y eut quatre sorties de la Caval- 
cade. C'est pendant la seconde sortie, celle du 4 juillet, 
qu'arriva l'accident qui donna naissance aux légendes 
signalées plus haut. Le bonhomme, mal lancé, allait 
retomber en dehors du drap, comme cela arrivait parfois, 
ou peut-être menaçait-il de s'abattre sur les curieux qui 
se pressaient autour de lui. A ce moment, un bourgeois 
d'Anvers, Jacques De Leeuw, étendit la main pour écar- 
ter la poupée. On lui prêta des intentions que sans 
doute il n'avait point. Roué de coups, contusionné et 
blessé même, il s'enfuit dans une maison voisine pour 
échapper à de plus grands malheurs. Le fait s'est passé 
rue Sainte-Catherine, à peu près à la hauteur de la rue 
du Poivre, dans laquelle la plus grande partie du cor- 
tège avait déjà pénétré. Le 3o août suivant, De Leeuw 
écrivit au Magistrat, pour demander une indemnité et 
réclamer sa canne et son chapeau, qu'il avait perdus 
dans la bagarre. 

Le 5 juillet, il y eût une troisième sortie de la cavalcade, 
et une quatrième le lundi 10. Le Vuylen-Bruydegom y 
était, et fut berné comme d'habitude. Les comptes accu- 
sent une dépense de i5 florins 12 sous, payés à Antoine 
Geeraerts, pour le salaire des berneurs : voor de persoonen 
de welcke geworpen hebben den Vuylen-Briiydegom. 

Depuis lors, le Vuylen-Bruydegom est démodé et 
partant exclu de l'Ommegang; mais il continue à végéter 
sous le nom de Op-Signorke. A l'occasion du jubilé de 



288 



FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 



saint Rumold, célébré en i825, le graveur Joseph Hunin 
représenta le héros berné par quatre hommes, vier manncn 
met vicr miitscn, comme dit le refrain. Il fit une seconde 
planche, où Signorke est figuré sortant d'une armoire dont 




ÏLYY - OrPA SIGNOORJLEJ* 



il a fait sauter la serrure. Une troisième planche de Hu- 
nin n'est qu'une réduction de la précédente. Le petit 
drôle 3^ est représenté dans la même attitude, mais sans 
aucun accessoire (Voyez page suivante). 

Dès 1817, lors de l'introduction du prince de Méan 
comme Archevêque de Malines, J.-B. Rymenans, greffier 
du tribunal, mais poète à ses heures, avait composé une 
pièce de vers dans laquelle, tout en badinant à propos de 



CORTEGE DES GEANTS 



289 



la prétendue tentative de vol, il se moque de ceux qui 
ajoutent foi à l'origine anversoise de la poupée. Il termine 
en faisant prédire par son héros, que nonobstant sa 
séquestration, les gravures de Hunin le feront connaître 
au loin, et lui procureront une renommée sans pareille 
dans l'histoire. Heureusement, Rymenans n'a pas été 
très bon prophète. Signorke ne paraît plus jamais dans 




SIGNOORKEN 

les cortèges. Il gît toujours dans le vieux coffre, qui fut 
employé en 1578 au transport des argenteries confisquées 
par la Commission des Fortifications. 

Il ne sera pas sans utilité, croyons-nous, de compléter 
cette notice par un résumé très succinct de ce qui a été 
écrit au sujet de notre phénoménal Op Signorke, par de 
Plancy et Bogaerts, déjà cités, et d'autres encore. 



290 FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 

Collin de Planc}^ raconte qu'en 1292, le duc Jean le 
victorieux avait fait berner un bourgeois d'Anvers, 
coupable d'avoir maltraité sa femme. Mais la première 
expérience de ce nouveau genre de correction eut un 
résultat très fâcheux. Un des berneurs a3'"ant lâché un 
coin du drap, le patient se brisa le crâne contre un 
poteau. Le duc en fut fort alarmé et décréta que dans 
la suite on ne bernerait plus les coupables qu'en effigie. 
On fit donc un mannequin. Cependant la leçon profita 
si bien aux Anversois, que pendant deux siècles il n'y eut 
plus lieu d'appliquer la peine. 

A l'époque de Charles-Quint, un seigneur espagnol 
s'était permis de maltraiter sa dogna. Le bernement fut 
décidé; mais lorsqu'on voulut arriver au fait, on trouva 
la poupée, qui n'avait pas encore servi, entièrement 
rongée par les rats. Il fallut à la hâte en faire une 
nouvelle. D'après Collin, elle ressemblait si bien au 
ségnor coupable, que l'on aurait pu s'y méprendre. On la 
berna devant sa demeure, et ce seul exemple produisit 
encore un excellent effet. Les espagnols s'amendèrent au 
xv!*" siècle, comme les bourgeois d'Anvers s'étaient cor- 
rigés au xiv'', et la poupée courait risque d'être reléguée 
à son tour dans l'un ou l'autre grenier communal. Il fut 
résolu de la berner annuellement. En 1546, c'est toujours 
Collin de Plancy qui parle, les Malinois la volèrent, pour 
se venger des reproches ([ue les Anversois leur adres- 
saient au sujet de l'incendie de la tour de l'église Métro- 
politaine. Cette méprise eut lieu, paraît-il, en 1687. Le 
rapprochement des deux dates suffit pour faire ressortir 
l'anachronisme, et montrer que ce Monsieur de Plancy 
n'était pas fort au courant de notre histoire. 

D'après Bogaerts, Signorke représenterait le fou de la 
Chambre de Rhétorique d'Anvers, qui aurait dû l'em- 
porter sur celui de la Pivoine de Malines, lors d'un 



CORTÈGE DES GEANTS 29I 

Landjuweel donné à Bruxelles en 1542, et les Malinois 
auraient enlevé ce mannequin, en 1546, lors d'une fête 
littéraire analogue donnée à Anvers. Bogaerts, que nous 
avons très bien connu, était fort en littérature. Il l'ensei- 
gnait à l'Athénée d'Anvers. Mais l'histoire n'était pas sa 
spécialité. Il s'en occupait en poète. Anversois de nais- 
sance, il a pu se tromper en ce qui concernait Malines. 
A nous de redresser ses erreurs, dans l'occurrence. 

D'abord les deux fêtes, qui servent de point de départ 
à toute sa broderie littéraire, n'ont jamais eu lieu. 

Après leur triomphe de Dicst, en 1540, ceux d'Anvers 
auraient dû donner un Landjuweel en retour. C'était 
l'usage, et les Chambres littéraires n'y contrevenaient 
point sans motif grave. Or, les Anversois attendirent 
jusqu'en i56i pour donner leur fête. Et Bogaerts la 
place en 1546! Mais passons. « Ceux de Malines, conti- 
nue-t-il, venus à Anvers par centaines (!), s'emparèrent 
de la poupée, sans que les intéressés aient pu les en 
empêcher. Les Anversois, enflammés de colère, s'adres- 
sèrent au Magistrat pour obtenir vengeance. LTne guerre 
civile paraît imminente et elle aurait éclaté sans doute, 
sans la présence d'esprit d'un des commune-maîtres, qui 
promit aux émeutiers de leur donner un autre manne- 
quin. » Comme c'est naturel! Tout un peuple au paro- 
X3^sme de la fureur, calmé subitement à la perspective 
d'un joujou! Et dire qu'il y a des naïfs qui croient cela! 

En 1873, Haegens fit paraître dans la revue De 
Vlaamsche School, un article intitulé : Gcschiedenis van 
Signorkcn aan de kinderen verteld. C'est une simple tra- 
duction de la prose de Bogaerts. L'auteur a eu le bon 
esprit de la présenter comme un conte dont la lecture 
peut amuser les enfants. 

Peu de temps après, parut dans la même revue, une 
réponse signée C. Seffen (pseudonyme de Corneille 



292 FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 

Neeffs). Elle avait ce titre : Geschiedenis van Signorkcn 
aan groote menschen vcrteld. L'auteur y démontre que la 
poupée en question fut confectionnée à Malines et n'a 
jamais eu le moindre rapport avec Anvers. 

En 1875, I. H. I. (I. H. Jongeneelen) réédita en 
flamand les commérages de Collin et de Bogaerts, sous 
le nom : Historié van hct alom vermaard Op Signorkcn ! 

Une réponse décisive à ce dernier opuscule, avec 
appréciation sévère bien méritée, fut publiée alors par 
M. l'Archiviste Hermans, dans une brochure intitulée 
La vérité sur Op Signorkcn, où il donne l'histoire complète 
du mannequin, et réfute toutes les fausses légendes qui 
s'y rapportent. Aussi peut-on dire que, depuis lors, le 
débat sur cette question est bien terminé. 

DÉCORS DES RUES 

Le neufcentième anniversaire du martyre de saint 
Rumold n'avait pas été célébré en 1675, à cause de la 
guerre entre l'Espagne et la France. La bonne volonté 
n'avait pourtant pas fait défaut, car, dès 1667, on en avait 
déjà formé le projet. Pour avoir été remises, les festivités 
n'en furent pas moins belles en 1680. La chambre de 
Rhétorique, la Pivoine, représenta jusqu'à quatre fois la 
Vie de saint Rumold, composée en vers par l'abbé Basuel, 
organiste de l'église Métropolitaine. La Cavalcade fut 
décrite par le poète Augustin-Casimir Redel, qui composa 
encore des stances pour les tableaux des arcs de triomphe 
placés en divers endroits sur le parcours du cortège. Ces 
tableaux représentaient des épisodes de la vie du Saint. 

Le premier arc, haut de 32 pieds, large de 20, se 
trouvait devant l'Allée des Récollets. On y voyait saint 
Rumold recevant sa mission du pape Etienne- III. 

Le second, haut de 90 pieds, large de 40, érigé devant 



DÉCORS DES RUES 2g3 

l'Hôpital espagnol d'alors (44), figurait diverses circon- 
stances de la vie et de la mort de saint Rumold. Ce 
décor coûta 706 fl. 11 s. 2 d. 

Le troisième, haut de 60 pieds, large de 3o, était placé 
en travers de la rue Sainte-Catherine, passé le carrefour 
formé par les rues du Poivre et des Beggards. Il repré- 
sentait saint Rumold, faisant à Malines sa première 
prédication. 

Le quatrième faisait fond dans la rue des Vaches, 
entre celle de Saint-Jean et le Biest. Saint Rumold y 
était figuré dans une gloire, intercédant pour la ville de 
Malines. 

Le cinquième, en forme de portique triangulaire, 
décorait le Marché-au-Bétail. Sur une des faces était 
représentée la Religion, sur la seconde, Neptune et 
Thétys, regrettant la disparition de leur culte. La 
troisième face figurait saint Rumold triomphant d'Apollon 
et de Diane, debout sur une pyramide d'où sortaient 
deux fontaines. Cet arc et celui du Pont de la Fontaine 
coûtèrent ensemble g52 fl. i3 s. 

Le sixième avait des dimensions colossales. Il mesurait 
148 pieds (40 m.) en élévation et i25 (35 m.) en largeur. 
Dans les niches de la colonnade qui en formait l'étage 
inférieur, se trouvaient les statues de Philippe-le-Bon, 
de Charles II, roi d'Espagne, des Berthoud, etc. Dans le 
balcon de l'étage supérieur, à perspective fuyante, se 
trouvait saint Rumold reçu par le comte x-^don. Cet arc 
gigantesque était, de même que les sept autres, l'œuvre 
de Daniel Janssens (45). L'artiste fut aidé dans l'exécution 
de ses projets par son ancien maître, Jacques de H ornes 
(46) et un autre artiste nommé Jean de Hondt. Le modèle 
du grand arc est conservé au Musée communal. Les 
frais de la peinture s'élevèrent à la somme de i633 florins 
i5 sous, sans le prix de la toile. On érigeait cet arc de 
triomphe dans son entier ou en partie (47), à l'occasion 



294 



FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 



des jubilés de saint Rumold ou de l'inauguration des 
Souverains. Nous nous rappelons l'avoir vu en 184g, 
lors de l'inauguration de la statue de Marguerite d'Au- 
triche; en 1854, à la visite de la Famille Royale; en i863, 
pour le jubilé de N.-D. d'Hanswyck; et, la dernière fois, 
lors du onzième centenaire du martyre de saint Rumold, 
en 1875. La Planche IV le figure réduit à 1/400. Le 
placement seul de cet arc triomphal, qui couvrait toute 
la façade des Halles, du moins en élévation, coûta la 
somme de 3367,85 francs. 

790 mètres cour, étançons 
415 » » longerons 

469 m. carrés plancher à 2 
350 gîtes 

Clous et crampons 
Ancres .... 
Un menuisier à 4.20 fr. ^ 
Un id. 4.40 fr. \ 

Huit manœuvres à 2.40 fr. 
300 petits câbles à 2 fr. 
Huit kilos de ficelle 

Fr. 3367.85 

Le septième arc, élevé au Pont de la Fontaine, haut 
de 40 pieds, large de 10, était décoré d'un tableau repré- 
sentant saint Rumold rappelant à la vie le jeune Libert, 
fils du comte Adon. 

Le huitième, haut de go pieds, large de 5o, se trouvait 
près de l'entrée de la rue d'Adeghem. Le saint patron de 
la ville y était figuré protégeant les habitants lors du 
siège de i3o3. 

Une description, en vers, de ces arcs de triomphe, 
parut chez Gilbert Lints ; et une autre, en prose, fut 
publiée par Jean Jaye (voyez plus loin. Programmes et 
Albums). 

En 1775, on érigea dix arcs, deux de plus qu'en 1680. 





595.00 




311.25 


fr. . 


938.00 




550.00 




30.00 


• 


20.00 




162.00 




345.60 




600.00 




16.00 




Grand arc de triomphe peml i-ar Damel Jaubsens 
érioé devant les Halles, en iô8o 



DÉCORS DES RUES 296 



L'un se trouvait dans la rue de Stassart, à la hauteur de 
la rue du Poivre, l'autre dans la rue du Bruel, devant 
l'entrée de la rue du Lièvre. Celui qui avait décoré le 
Pont de la Fontaine fut érigé devant la Vieille rue de 
Bruxelles. Cette rue aboutissait alors aux rues d'Hans- 
wyck et Notre-Dame. La rue d'Egmond n'existait pas à 
cette époque. Elle fut percée de 1837 à iSSg. 

Les arcs de triomphe que nous venons de décrire 
servirent pendant assez longtemps à diverses occasions ; 
mais après des remaniements successifs et des restaura- 
tions fréquentes, ils finirent par ne plus être employés. 
Le grand arc de la Halle est le seul que l'on ait conservé 
j usqu'auj ourd'hui . 

A partir du xv!!!"' siècle, on décora les rues d'une façon 
plus vulgaire. Les petits sapins, devenus par la suite 
traditionnels, reliés par des guirlandes de verdure ou 
d'étoffe, étaient plantés dans toutes les rues. De 1770 à 
1775, environ cent trente façades de maisons furent 
bâties ou restaurées. A aucune autre époque il n'y eut 
pareil élan. Il était d'autant plus louable qu'il contribuait 
à l'embellissement permanent de la ville. 

Au siècle suivant, on suivit un autre système. Les 
habitants d'une même rue se cotisaient pour en exécuter 
le décor à frais communs. La largeur des façades déter- 
minait la proportion de la côte-part. C'étaient des candé- 
labres, des vases, des statues, en gabarit, représentant 
les principaux personnages de notre histoire; des plantes 
d'orangerie sur poteaux décorés de cartels, et reliés par 
des festons. Pour le jubilé de 1875, on généralisa un 
usage introduit depuis quelque temps : celui d'arborer 
le drapeau national, et de suspendre de grandes bannières 
en travers des rues. Depuis lors, pas une maison pour 
ainsi dire qui n'ait sa hampe, et à la moindre occasion 
on hisse le drapeau. 



296 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

En temps ordinaire, les hampes restent, et ces bâtons 
de toutes grandeurs, penchés à divers degrés sur les 
passants, offrent un coup d'œil fort désagréable. Pourtant 
le système n'est pas mauvais; mais, comme on n'abuse 
que des bonnes choses, on est arrivé à l'excès dans la 
pratique. Les voisins arborent le drapeau pour un gamin 
de quinze ans qui remporte le prix de sa classe, aussi 
bien que pour un lauréat universitaire ou un artiste de 
grande renommée. 

Nous n'avons plus, comme autrefois, de ces décorations 
d'ensemble. Chacun fait à sa guise. Il orne sa façade 
comme il l'entend. Il y attache des festons, des étoffes, 
des lambrequins aux fenêtres, des cartels avec emblèmes 
ou inscriptions sur les trumeaux. Il y a de l'émulation, et 
parfois des primes sont attribuées par un jury d'hommes 
compétents. 

PROGRAMMES ET ALBUMS 

Le plus ancien programme des Groupes de la Proces- 
sion est sorti des presses de la V"^" Henri laye, imprimeur 
juré de la Ville. Il se compose de quatre feuillets non 
numérotés, format petit quarto, et porte pour titre : 

« Processie ghenaempt Omme-Ganck oft Kermisse 
vande Processie, Graefs-Stadt ende lurisdictie van 
Mechelen, onder welcke de Reliquiën vanden H. 
RoMBOVDT, patroon derselver, berustende in eene ver- 
maerde costelijcke silvere kasse, met groote eerbiedinghe 
om-gedragen worden by de Geestclyckhcyt die in menichte 
de selve komen vereeren, beneffens de Borgerye met 
hunne geordonneerde wapenen, naer veel fray-vercierde 
Speel-Wagens daer op verthoont worden verscheyde leer- 
lijcke Moralisatim, tôt stichtinge ende deuchdelyck ver- 
maeck van den aen-siender. » 



PROGRAMMES ET ALBUMS 297 

Plus bas se trouvent les armoiries de Malines avec la 
devise in trouwen vast. L'année « i663 » est ajoutée à 
la main. 

A la dernière page, dans un ovale : S. Jean écrivant 
son évangile. 

Au-dessus, in principio; au-dessous, erat verbvm. 

Plus bas. Tôt Mechelen, Ghedruckt by de Wcdnwe Hen- 
drick Iaye, gesworcn boeck-dnickcr der selvcr stcdc. 

Jean Jaye, imprimeur-juré de la Ville, publia en 1680 
une description en prose des Arcs de triomphe, suivie 
du Programme de la Cavalcade, sous ce titre : 

ce Negen-hondert-jaerigh lubilé-vreught bewesen in 
de stadt Mechelen ter oorsaecke van de feest van den 
H. RuMOLDus, bisschop, martelaer, grooten apostel 
ende patroon der selve stadt. Tôt welcker meerder 
Verciersel ende Eere op-gerecht zyn menige Triumph- 
bogen, toe-geruste Triumph-Waegens ende andere son- 
linge Vreugde-teeckens... Ghedruckt by Jan Jaye 
gesworen Stadts Boeck-drucker 1680. >> 

Gilbert Lints fit paraître, la même année, une descrip- 
tion en vers des scènes figurées sur les arcs de triomphe, 
sous le titre : 

« Afbeeldinghe van de Arcken triomphael die tôt lof 
van den H. Rumoldus zyn op-gerecht, over syne negen- 
hondert-jaerige jubilé in de vermaerde graef-stadt en de 
provincie van Mechelen. Welcke Arcken seer constigh 
uyt-gewerckt ende verciert met Rym-dichten ende Jaer- 
schriften, etc. Ghedruckt te Mechelen by Ghysbrecht Lints, 
woonende op den hoeck van de groote Merckt, 1680. » 

En 1680, Gilbert Lints édita encore une description, 
également en vers, du Cortège, y compris les Métiers, 
sous le titre : 

« Afbeeldinghe van den Ommeganck ende Parade 



298 FESTIVITÉS DE SAÎNT RUMOLD 

gedaen door de loffel3xke Borgeiye van de Provincie, 
Jurisdictie, ende Graef-stadt van Mechelen; in dicht 
beschreven door A. C. R. (Augustin-Casimir Redel). 
Ghedruckt te Mechelen by Gysbrecht Lints » (sans date). 
Ce programme n'était pas encore illustré. 

A l'occasion de ce Jubilé, parut encore chez Jean Jaye : 
« Bly-eyndende-treur-spel van het leven ende wondere 
daeden vanden H. Rombout, arts-bischop van Dublin, 
Bekeerder, Martelaer, ende Voor-spreker der Stadt ende 
Provincie van Mechelen, in syn negenste guide jaer, 
gedicht door Philippus Claudius Basuel, Priester ende 
organist der selver Stadt, Verthoont op het Schouburg 
vande Reden-Rycke Gulde-broeders vande Vergaederinge 
van S. Jan (geseyt de Peoene) op den 12. i5. 16 ende 
17 Julii 1680. » 

Pour conserver le souvenir de ce premier Jubilé sécu- 
laire, les Marguilliers de l'église métropolitaine firent 
frapper deux médailles différentes, en argent et en cuivre, 
de forme ovale. La première (Figure VII) mesure o"'022 
sur o™oi6. A l'avers se trouve saint Rumold bénissant de 





Fig. VII — Médaille du Jubilé de i6So. Petit module 

la droite, tandis qu'il tient une croix à longue hampe de 
la gauche. A ses pieds gît son meurtrier. Au revers, 
saint Libert, en costume de guerre, avec manteau sur les 
épaules, tenant de la droite une hallebarde et de la 
gauche un bouclier aux armes de Malines. 



PROGRAMMES ET ALBUMS 



2Q9 



La seconde médaille (Figure VI II) mesure o'"o28 sur 
o™02i. A l'avers, saint Rumold est représenté comme sur 
la précédente. Au revers, saint Libert est figuré sans 
manteau. 




Fig. VIII — Médaille du Jubilé de 1680. Grand module 



On s'y était pris longtemps d'avance pour préparer la 
célébration du Jubilé millénaire de 1773. Les membres du 
magistrat, délégués dans ce but, se réunirent la première 
fois en octobre 1770. Les Doyens des métiers, convoqués 
ensuite, s'entendirent avec leurs Jurés, pour déterminer 
la part de coopération qu'ils pourraient prendre à l'orga- 
nisation de la cavalcade. Le Magistrat lui-même s'était 
déjà réuni le 24 juillet 1769, et dans cette séance on avait 
proposé de demander un plan de cavalcade aux Orato- 
riens et aux Jésuites. Quelques-uns des membres du 
Magistrat, plus portés pour ces derniers, leur deman- 
dèrent en secret de vouloir élaborer un plan. Les Jésuites 
avaient organisé le cortège d'Hanswyck de 1738, où 
figuraient les élèves de leur Collège, mais d'un autre 
côté ceux de l'Oratoire avaient déjà coopéré au jubilé de 
1680, à l'occasion duquel les élèves de l'école de la Ville, 
qu'ils dirigeaient, avaient représenté un drame dont le 
prospectus parut en flamand et en latin. Voici le titre 
de cette dernière brochure : 

« Mechliniae Jubilus sive S. Rumoldus in vita miri- 



3oO FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 

ficus, in morte gloriosus, nobilissimo ac amplissimo 
Magistratui Civitatis et Provinciae Mechliniensis, post 
trinam saeculorum triadem, venerandam Apostoli sui 
memoriam solenni jubileo célébrant!, scenice exhibe- 
bitur a studiosa Juventute Scholae Publicae Patrum 
Oratorii, die lo et ii julii hora 3 post meridiem, quo 
tempore annua promeritae Juventuti Praemia distri- 
buentur. » 

Les Oratoriens avaient encore organisé un cortège, en 
1730, pour fêter le centième anniversaire de leur établis- 
sement à Malines. 

Les Jésuites ayant refusé d'expliquer leur plan, dont 
ils n'avaient présenté qu'un résumé, le 18 novembre 1771, 
des membres du Comité s'adressèrent aux Oratoriens 
pour connaître leur projet, afin de pouvoir comparer les 
deux plans et prendre de l'un et de l'autre ce qui pourrait 
convenir. C'était peu raisonnable et pas pratique du 
tout; aussi les Oratoriens refusèrent-ils carrément. Entre- 
temps les Jésuites, voulant fixer définitivement leur projet, 
donnent à Herreyns tous les détails nécessaires pour 
l'arrangement de quatre chars. Ils s'entendent en même 
temps avec le sculpteur P. Valckx, pour l'exécution maté- 
rielle. Ce travail est approuvé à la maison échevinale, le 
i5 juin 1772, et les Métiers se chargent des frais d'exé- 
cution. La Compagnie de Jésus ayant été supprimée 
par Clément XIV, le 20 septembre 1773, le Magistrat 
invita l'ancien préfet du Collège à la séance du 6 décem- 
bre, à l'effet de régler l'exécution ultérieure du plan 
qu'il avait élaboré. L'abbé De Brouwer, ainsi s'appelait 
l'ancien préfet, tenait absolument à ne pas voir son 
projet modifié. Et tout en voulant prendre la respon- 
sabilité de son œuvre devant la critique, il consentait à 
la voir paraître sous un autre nom, au choix de ces 
Messieurs. 

Il y eut alors un revirement dont nous n'avons pu 



PROGRAMMES ET ALBUMS 3oi 



découvrir la cause. Des démarches furent faites auprès 
des Oratoriens, pour qu'ils acceptassent la direction de 
cette partie de la fête. Mais ils refusèrent, disant qu'ils 
paraîtraient devant le public comme incapables de con- 
cevoir un plan de cortège, et que pour ce motif ils ne 
tenaient point à s'en occuper encore. Après bien des 
pourparlers, il fut résolu de passer le projet, tel qu'il 
était, aux Oratoriens, en leur permettant d'y apporter, 
dans l'exécution, les modifications qu'ils jugeraient oppor- 
tunes. Un nouveau plan, exposé en séance, du Comité, le 
6 juillet 1774, fut admis, et le 21 novembre le Magistrat 
lui-même l'approuva définitivement. 

Cette résolution déplut cependant à certains membres, 
et aussi à quelques bourgeois, notamment à ceux qui 
avaient mis tant de hâte pour faire adopter le plan 
des Jésuites, deux ans auparavant. Ces mauvaises têtes 
répandirent le bruit que les fêtes seraient remises d'un 
an. On essaya, par tous les moyens possibles, d'entraver 
l'exécution et de retarder les travaux. Le public finit 
par croire qu'en réalité rien ne serait prêt, et ces rumeurs 
s'accréditèrent au point que la question fut mise à l'ordre 
du jour à la séance du Magistrat, tenue le 16 janvier 1775. 
Le temps pressait, car il ne restait que six mois. Heu- 
reusement, la majorité décida de ne rien différer, mais 
de nommer un Comité exécutif avec pleins pouvoirs, 
pour arriver à la réalisation complète du programme 
de la Cavalcade. Nous avons donné ce programme 
pages 273-275. 

On déploya grand luxe pour l'Album de la Cavalcade 
en 1775. Les dessins (48) des chars et des emblèmes 
furent faits par G. Herreyns, directeur de l'Académie, 
qui reçut de ce chef une somme de 291 fi. 10 sous. 
De La Rue, de Bruxelles, grava deux chars, le i" et 
le 8"°'. Van Campenhout, le 7^ et le 9' et six emblèmes : 



302 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



le Phénix, le Pélican, l'Aigle, la Licorne, le Cheval 
Marin et la Roue de la Fortune. Les six autres chars et 
le train des chevaux furent confiés au burin des frères 
Klauber d'Augsbourg. On leur paya pour ce travail 
2160 florins et 748 fl. pour l'impression. Van Campenhout 
en avait reçu 600. En y ajoutant divers salaires y relatifs, 
la somme totale des dépenses faites pour les planches 
gravées de ce magnifique Album, était de 368d florins. 
Nous n'avons pas trouvé la note payée pour l'impression 
du texte. Le tirage fut fait à 2000 exemplaires, sur papier 
fort, à la suite d'une décision du Magistrat : de selve te 
driLcken op dick papier, ter quantiteyt van twee ditysent exem- 
plairen van iederen wacgen, ende van de peerden nacr proportie. 
Cette dernière phrase ferait supposer que la planche 
représentant l'attelage des chars fut tiré à 12000 exem- 
plaires, puisque six chars étaient gravés à Augsbourg. 
Le texte est imprimé dans les deux langues, séparément. 
Le format de l'Album est in-quarto, mais un certain 
nombre d'exemplaires, avec texte français à justification 
spéciale, et tirés sur folio, furent distribués aux person- 
nages de la Cour et aux Magistrats, lors de la visite du 
Gouverneur général. On avait payé 84 florins pour la 
reliure de l'exemplaire présenté au Prince. 

Un jeton commémoratif du Jubilé de 1775 (Figure IX) 
fut frappé en Hollande. A l'avers : buste de S. Rumold, 
en exergue : s. rvmoldvs mart. mechlin. patron. Au 
revers : la Pucelle de Malines, la droite tenant une 
croix et une palme, est appuyée sur l'écusson de la 
Ville; la gauche lève une cassolette d'encens, fumante. 
En exergue : praesuli svo dévote jvbilat mechlinia. 
Diamètre 0^028. 

Des exemplaires en argent furent donnés, au lieu de 
prix, aux trois premiers des classes latines de l'école 
de la Ville, dirigée par les prêtres de l'Oratoire. Les 



PROGRAMMES ET ALBUMS 



3o3 



340 enfants qui avaient pris part à la Cavalcade, en 
reçurent aussi, à la place du paquet de dragées que l'on 




Fig. IX — Jeton du Jubilé de 1775 

avait eu coutume de donner aux figurants des cortèges. 
La distribution de ces souvenirs eut lieu le 17 août. 

Un jeton en or (Figure X), frappé à la Monnaie de Bru- 
xelles, fut offert aux Gildes étrangères à la Ville, pour le 
plus beau cortège ou pour la plus grande distance. A 
l'avers se trouve le buste du prince Charles de Lorraine; 




Fig. X — Jeton offert aux sociétés, en 1775 



en exergue : car. alex. loth. dux. belg. praef. Au 
revers, les armoiries de Malines avec couronne comtale 
et trophées, formés par les armes des diverses Gildes 
de la Ville. En exergue : anno iubilaei m. d. ce. lxxv. 
s. p. Q. MECHLIN. Diamètre o"o36 (49). 



3o4 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



Le gouverneur, prince Charles de Lorraine, vint à 
Malines pour voir la Cavalcade, en 1775. Le Magistrat 
lui offrit à dîner dans la grande salle de la Vieille 
Arbalète; mais un dîner de Gargantua, qui coûta environ 
cinq mille florins pour 42 personnes ! Le prince indiqua 
lui-même 20 personnages de la Cour auxquels le Magistrat 
devait envoyer une invitation. Neuf autres étaient invi- 
tés, parcequ'ils suivaient toujours le souverain. Seulement 
6 personnes de la Ville étaient admises à la table de Son 
Altesse Royale : le Cardinal-Archevêque, le Lieutenant- 
général de Navarre, le Président du Grand Conseil, 
l'Ecoutête de Malines et les deux Commune-maîtres. 

Voici les détails des dépenses faites à cette occasion : 

Flor. Sous Den. 

Sermettens, serrurier, pour l'arrangement de la 

cuisine 21 19 o 

Laurent T'sas, pour treillis placés aux fenêtres de 

la bouteillcrie 11 4 o 

V'" Jean Arts, menuisier, pour tables, etc., à la 

cuisine 22 15 o 

Fr. de Hont, pour peinture de boiseries à la salle 

de la Gilde 63 o o 

Pierre Ardies, maçon, pour fourneaux, etc., à la 

cuisine 97 ^ 9 

Au sieur Poulet, pour ses avances au fourrier 

de S. A. R 5^ II 

A Chabotteaux, ses débours pour salaires : 4 cou- 
ronnes au sieur de Ridder et 25 couronnes au 

cuisinier du baron de Gottignies . . . 78 15 o 

Au sieur Poulet, pour chercher à Bruxelles les 

argenteries nécessaires au dîner, et pourboires. 75 12 6 
A Chabotteaux, pour ses services et ceux des offi- 
ciers de la cuisine 1149 15 

Pour le logement des officiers et aides-cuisinier. 48 18 o 

Au sieur Huet, maître-d'hôtel de Son Eminence, 

pour les serviettes achetées à Courtrai, vin de 

Tokay, chocolat, etc 457 4 6 

A M"^ Lens, lingère de Son Eminence, pour linge 

employé au dîner 74 6 3 



PROGRAMMES ET ALBUMS 



3o5 



A Chabotteaux, maître-d'hôtel de S. A. R., 

à-compte pour débours .... 
Au même, pour location de marmites, porcelaines 

pour confitures et fruits .... 
A M"^ Croes, concierge, pour vins et services 
A Jacques Morissens, pour épiceries . 
A B. Bernaerts, pour jambons et lard . 
A Pierre Geniets, pour viande de bœuf 
A Rémi Suetens, pour viande de mouton . 
A Egide Geens, pour viande de veau et quartiers 

d'agneau ....... 

A Egide Colibrant, pour du pain. 

A la V''^ Suetens, pour poulardes et dindons 

A la V"= Cabuy, pour du poisson 

A F. F. Daes, tapissier à Bruxelles, pour tapis et 

chaises 

Au même, pour une chaise de chambre 

A Van Campenhout, pour deux chandeliers offerts 

à l'hôtelier de Son Eminence . 
A Jean Pauwels, pour location de cuves 
A J.-B. de Croes, pour la course du trésorier 

Poulet à Bruxelles 

A M"^ Gooris, pour fourrage des chevaux de 

S. A. R 



A Bosmans, employé des Fourriers, pour services 

extraordinaires 

A Jean Bemus, pour nettoiement de cuirasses 

fusils, etc 

A Hubert Cattersel, pour lavage du linge et des 

serviettes 

A Pierre Gillis, pour Hvraison de légumes . 

A la V^= de Croes, pour débours de salaire au 

Confiturier 

A F. Verhuyck, pour fourniture de choux . 
Au servant de la Gilde, pour services rendus 

Total des dépenses, 4612 fl. 6 s. 3 den 



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15 


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G 


42 


18 


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3 


3 


G 


35 


4 


G 


6 


6 


G 



Lors du Jubilé de i825, parut un programme in-40, 
rédigé en flamand, comprenant : Une notice historique 



3o6 



FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 



de la Ville et de S. Rumold, un mot sur les Châsses et 
les Reliques et les préparatifs des fêtes jubilaires. Suit 
alors une description de la Cavalcade avec les noms des 
240 enfants qui figurèrent sur les chars et dans les 
groupes. Un appendice contient les programmes des 
solennités, séances musicales, expositions, tirs et réjouis- 
sances populaires de tout genre. 

Le volume renferme des planches lithographiées par 
Burggraaff de Bruxelles, représentant les chars et les 
figures de l'Ommegang, dessinées par J. Vervloet, direc- 
teur de l'Académie des Beaux-Arts (Nous avons donné 
le Programme page 275). 

On frapppa un jeton commémoratif (Figure XI). A 
l'avers se trouve un buste de S. Rumold, avec l'inscrip- 
tion : A MARTYRio ANNO ML. Au rcvcrs, la Pucelle de 
Malines tenant de la droite une branche fleurie, la 
gauche appuyée sur un bouclier aux armes de la Ville. 




Fig. XI — Jeton du Jubilé de 1825 



En exergue, le chronogramme : senatUs popULUsqUe 
rUMoLDo ConseCrant. Diamètre o™028. Chacun des 
enfants qui avaient pris part au cortège, reçut un exem- 
plaire de l'Album et un jeton. 

Un second jeton, en étain (Figure XII) fut frappé la 
même année. A l'avers, saint Rumold en buste. En 
exergue : n. rumoldus patroon der stad mechelen. 



PROGRAMMES ET ALBUMS 



3o7 



Au revers, deux branches de chêne formant un cercle, 
et au centre : jubelfeest mdcccxxv. Diamètre o"'o33. 




Fig. XII — Jeton en étain, du Jubilé de i825 



Un programme-album fut également publié en iSy5. 
Le texte est dans les deux langues. Le plan de la 
Cavalcade est dû à Emm. Neeffs. Les dessins des Chars 
furent exécutés par W. Geets, directeur de l'Académie 
des Beaux- Arts (Nous avons donné le Programme 
page 276). L'ouvrage est édité chez Simonau et Toovey, 
à Bruxelles. Son format extraordinaire, H. o"'42; L. o"54, 
est d'un usage peu commode. Les noms des 372 enfants 
qui ont figuré dans la Cavalcade se trouvent à la fin, 
avec l'indication du rôle qu'ils ont rempli. 

Un jeton de grand module fut frappé à l'occasion du 
Jubilé de 1875. On y voit, à l'avers, saint Rumold 
enveloppé d'un péplum agrafé sur l'épaule gauche. De 
la droite, il élève la croix de missionnaire. De l'autre 
main, il tient un bâton pastoral recourbé à l'extrémité 
supérieure. Devant lui, un homme et une fem.me, à 
genoux, dans une attitude pieuse, écoutent les paroles 
de l'apôtre. En exergue, le chronogramme : MeChLInIa 
JUbILans exCUDIt apostoLo. Dans le bas, les armoi- 
ries de la Ville. 

Au revers est représentée la Châsse de 182 5, et 
au-dessous, deux palmes en sautoir. En exergue se 



3o8 



FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 



trouve un second chronogramme : CLerUs popULUsqUe 
sanCto rUMoLDo. Dans le bas, les armoiries du Cha- 
pitre métropolitain. Diamètre, o™o5. 




Jeton, grand module, de iSyS 



On frappa aussi une médaille de tout petit module. 
Diamètre o"'o2. C'est une réduction du grand jeton que 
nous venons de décrire. On y voit les mêmes inscriptions 
et les mêmes ornements. 

Il en existe encore une, (Figure XIV), où se trouve, à 
l'avers, saint Rumold en habits pontificaux; à ses pieds, 
ses deux meurtriers tenant chacun une houe (5o). En 
exergfue : h. rumoldus patroon van mechelen. 





Fig. XIY — Jeton, petit module, de 1875 

Au revers, une vue de la tour et de l'église métropo- 
litaine, côté ouest. En exergue : So jarige jubel/eest. iS'jS. 
Diamètre o'"o2. 



PROGRAMMES ET ALBUMS 



3og 




A part ces deux souvenirs d'édition officielle, il existe 
encore deux médailles 
qui ne rappellent le 
Jubilé que par l'in- 
scription de leur re- 
vers. 

La première, en for- 
me d'écusson surmonté 
d'une couronne mu- 
rale et accosté de deux 

branches, l'une de chêne, à dextre, l'autre de laurier à 
senestre, porte au centre de l'avers les armoiries de 
Malines, timbrées d'une couronne comtale. Au revers : 

FÊTES JUBILAIRES DE S' ROMBAUT PATRON DE LA VILLE. 

La seconde, circulaire, rappelle la visite de la Famille 
Royale. Elle porte à l'avers le Roi Léopold II, la tête 
à gauche. En exergue : 
Visite de la Famille Royale, 
2c? juin iS-jS. i\u revers, 
les armoiries de la Ville, 
avec couronne comtale. 
Pour que l'on ne s'y 
trompe pas, sans doute, 
l'auteur a ajouté la légende : Ville de Malines. En exer- 
gue : Souvenir des Fêtes jiibilatoires (!) de S' Rombaut patron 
de la Ville i8jS. 

Arrivé au bout de notre tâche, nous offrons au bien- 
heureux Rumold l'hommage de ce travail entrepris pour 
sa glorification. Nous avons la confiance que le saint 
Patron de notre cité — pour nous servir des paroles 
par lesquelles Son Eminence le Cardinal Archevêque 
terminait sa lettre pastorale du 12 avril 1902, — nous 
conservera vivante et agissante cette sainte foi du Christ dont 
il a été parmi nous l'apôtre et le martyr. 




SANCTO . RVMOLDO 

EPISCOPO . MARTYRI 

CIVITATIS . MECHLINIENSIS . TVTELARl 

OPVS . HOC . QVALECVNQVE 

DE . FESTIVITATIBVS . EIVS . INTER . MALINATES 

SEXTO . lAM . SAECVLO . SERVATIS 

A . TEMPORE . QVO . IN . VRBIS . OBSIDIONE 

SACRA . EIVS . LIPSANA 

E . POPVLI . VOTO . CIRCVMLATA . MOENIBVS 

ADVERSVS . HOSTES . EXSTITERE . PRAESIDIViM 

PRIDIE . NONAS . APRILES . MCMIII. 

DICABAT . DEVOTISSIMVS . CLIENS 

GVLIELMVS . VAN CASTER 

ECCLESIAE . METROPOLITANAE . CAPITVLARIS 

POTENTEM . ROGITANS . PATRONVM 

FT . CLERVM . SERVET . AC . PLEBEM 

ET . EOCVM . SVO . SANGVINE . SACRATVM 

AB . HOSTE . INDESINENIER . DEEENDAT (*). 



(*) Antienne à Magnificat de l'Office du saint. 



APPENDICE 3ll 



APPENDICE 



Notes 

(i) Le Pays de Malines, situé aussi en Brabant, formait un des sept quar- 
tiers du Marquisat du Saint-Empire. Il comprenait les Villages suivants : 
Dufifel, Waelhem, Waerloos, Contich, Reeth, Aertselaer, Schelle. Niel, 
Eeckeren, Bonheyden, Rymenam, Keerberghen, Schrieck, Putte (Wavre- 
Saint-Nicolas), Wavre-Notre-Dame, Berlaer, Beersel, Iteghem, Norder- 
W3xk, Gheel, Ouwen (Grobbendonck) et Droogenbosch. 

(2) La puissance des Berthoud seigneurs de Grimbergen avait été bien 
réduite lors de la destruction complète de leur château, en iiSy, et il était 
devenu impossible à cette famille de récupérer son ancien pouvoir. On croit 
généralement que Gauthier et Gérard, fils d'Arnould Berthoud, firent alors 
un partage, dans lequel le premier laissa à son frère cadet la seigneurie de 
Grimbergen, considérée dorénavant comme peu importante, et retint pour 
lui-même les pays situés autour de Malines. 11 mourut en 1180. Son fils et 
successeur, appelé aussi Gauthier, fut le premier avoué du Chapitre de 
Saint-Rombaut. 

(3) Le diplôme se trouve dans Miraens. /. Notitia ecclesiarum Belgii, cap. 
CXCIV, page 767. Il suffit de le citer, car il n'intéresse Malines que par le 
titre Dominus de Machlinia, dont Berthoud se prévaut dans ce document. 

(4) Le District comprenait les hameaux voisins de la cité : Neckerspoel, 
Pennepoei, Hans wyck, Geerdeghem, Auweghem, Battel ; et les Villages de 
Muysen, Hever, Hombeeck, Leest et Heffen. — Le village de Heyst-op- 
den-Berg, avec les hameaux voisins et le Village de Gestel-sur-Nethe, for- 
maient le Ressort. 

(5) Aussi le serment exigé de ceux qui désiraient devenir Bourgeois de 
Malines, contenait-il promesse de fidélité mi bon Saint Lambert, c'est-à-dire à 
l'église de Liège : Van deser ure voortwert, sal ic haut ende ghetrouwe syne mine 
Vrouiven Sente Mariën, ende den goeden Sente Lambrechte, ende onsen gerechten 
Herscape, ende der stad van Mechelne, ende ekken te sinen rechte : der stad scade sal ic 
weren, hare vrome sal ic maken waer dat ic mach na ntinen besten verstane. So mi 
God helpe, ende dese Heylighen, ende aile Gods Heylighen. 

(6) Nous avons publié cette charte dans notre Histoire des Rues de 
Malines, — Impr. Ryckmans-Van Deiiren, 1SS2. L'original est conservé aux 
Archives communales. 

(7)' Dans ses Brabantsche Yeesten, Jean De Klerk appelle cet écoutète Enen 
goeden nian van der stat, et il ajoute que les gens des Métiers, coupables du 
meurtre, étaient détestés par les gens de condition : Want die ghemeente wart 
ghekat Van den goeden lieden overal. Ces derniers, ajoute-t-il, quittèrent la ville 



3l2 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



et portèrent plainte au Duc : Want si die ghemeente ontsaghen Ende voeren dit den 
hertoghe claghen. On dirait donc qu'il y avait alors à Malines mauvaise 
entente entre les Bourgeois et les Métiers. Ceux-ci se prévalaient peut-être 
avec excès des privilèges qui leur avaient été octroj^és depuis que Gauthier- 
le-grand les avait réunis en corporations. Or, la nouvelle charte ne permet- 
tait plus que l'association des Drapiers et celle des Forgerons : dat evghcne 
ghulde en si, noch briiederscap hiiincii d^r v.Licidvan Machehie, sonder (uitgenomen) 
de ghulde van den Wollewerke ende Sinte Loys ghulde, ende ivaer si ghemaed siin, si 
selen of{a.{, te niet) siin. Elle défendait aussi, sous de fortes peines, l'érection 
de nouvelles. On comprend que les Métiers ne se sont pas laissé enlever 
leurs privilèges sans se plaindre, et sans faire tous leurs efforts pour recon- 
quérir le pouvoir. Pour eux, le nouvel écoutète était un adversaire, qui avait 
mission de les soumettre. Sa tâche était fort ingrate. Il a pu se méprendre 
dans le choix des moj'ens de répression à employer pour apaiser les 
troubles qui désolaient la ville et dans lesquels il perdit la vie. 

(8) Actuellement rue de Stassart. Le baron de Stassart 3- naquit le 10 
octobre 1780, dans la maison No 20. Il mourut à Bruxelles, le 2 septembre 
1854. C'est alors que le nom de la rue du Cimetière fut changé. 

(9) Doen de inannen van Wapenen gereedt waren, ginck de Processie toi vôôr de 
kerckhoff-poorie, daer hlijvende ende hiddende Godt ende Sinie Rombout cm vidorie ; 
vooris irocken de Rtiyiers uyt met al dat volghen mochte (Chronique de Tongres). 

(10) Doen dankien sij Godt ende Sente Rombout, gelovende dan Ommeganck eeweUjch 
te hoiiden, ende sijn lichaam rontomme die stadt te dvaeghen met nietiiver-waschlidiie, 
op dieu dach (Chronique de Tongres). 

(11) « De gantsche Burger3'e ging in wit Ij-nwaet, het hoofd ende de 
voeten bloot, gelyck sy dat in hare geloften beloofd hadden; maer sj^ 
hebben sedert, om het straffe en koude jaergetye waerin dese Processie 
geschiedt, daer van door de Pausen ontslaging gekregen. » 

(12) Voici le texte : Ende die van N eckerspoele ende van den Nuwen lande selen die 
beteringhe met ons helpen draeghen, gelijc dat boven bescreven es. Le quartier de 
Neckerspoel ne faisait pas partie de la Ville, et le Nieuwland, tout en 
étant compris dans l'enceinte fortifiée, avait encore à cette époque, aussi 
bien que le Neckerspoel, ses échevins particuliers. 

(i3) L'original est aux Archives de la Ville. 11 en existe une transcription 
dans le Privelegie-Boek B, fol. 5i, et une autre dai:is le Rood-Boek, I, 27. 

(14) La livre de paiement de Malines valait 7,25 fr., celle de Brabant avait 
la même valeur. D'après cela, l'amende se serait élevée à 725,1.00 francs, 
ce qui paraît énorme. Mais si l'on considère la phrase qui suit dans le 
texte du jugement, cette valeur semble devoir se réduire beaucoup. On 
y lit en effet : dat's te verstane t' hertoglun penninc die men heet Torre, over 
sesthien penninghe. A Louvain, le Torre valait 2 frs 46. Ailleurs, il ne valait 
que 16 deniers ou 12 centimes. C'est cette dernière valeur qui paraît devoir 
servir de base d'appréciation dans l'occurrence. Ainsi l'amende s'élèverait 
à la somme de 12,000 frs, assez considérable pour l'époque. 

(i5) Cette porte, située à l'extrémité de la rue Haute, appelée primiti- 
vement Overste strate, reçut le nom à'Overste porte, Porte supérieure. En 1698 



APPENDICE 



3i3 



fut donné l'octroi pour la construction de la nouvelle chaussée vers 
Bruxelles par Vilvorde. L'ancienne route par Elewyt, Perck, Dieghem, 
demeura abandonnée, et le nom d'Oversie porte fit place à celui de Brussel 
poort, Porte de Bruxelles. 

(16) D'après le vieux style ou de Cambrai, l'année commençait le Samedi 
saint à midi et finissait le Samedi saint l'année suivante à la même heure. 
Elle comprenait donc une partie de cette année, et toutes les dates, du 
1" janvier jusqu'au Samedi saint, appartenaient à cette année, en nouveau 
style, mais, en vieux style elles faisaient partie de l'année précédente. C'est 
ainsi que le 3 avril i3o2 est en réalité, d'après notre calendrier actuel, le 
3 avril :3o3. 

(17) « Ceterum, ut candide dicam, plus temporis ei disquisitioni impendi, 
quam fateri audeam, neque tamen milii magis datum est Corinthum adiré, 
quam ceteris, eo demum redactus, ut aperte pronuntiare cogar, nodum 
esse scindendum magis quam solvendum. » (Ada S. Rumoldi XI II. De 
Translatione in Steynockerseel, N. 149). 

(18) Le 12 mars 1902. Son Eminence le Cardinal Goossens, voulant 
raviver le culte de saint Rumold, à l'occasion de la fête dite Translation 
des Reliques, adressa au clergé et aux fidèles de la ville de Malines, une 
lettre pastorale particulière, pour les engager à imiter le zèle de fleurs 
ancêtres, en honorant le saint Martyr, l'apôtre de leur cité, par l'assis- 
tance à l'Ofiîce de la Translation de ses Reliques, célébré solennellement le 
IVe Dimanche après Pâques, et à recourir souvent à l'intercession de leur 
glorieux Patron. 

L'épisode de Steynockerseel est aussi rapporté dans ce document, 
et les principaux faits de la Légende, rappelés par les anciens tableaux 
de l'église métropolitaine y sont bien esquissés; mais il n'y est pas 
fait mention du siège de Malines de i3o3, ni de la Procession faite 
alors avec les reliques du Saint, ni du vœu émis à cette occasion par le 
Magistrat et les Bourgeois, de répéter annuellement cette cérémonie, en 
action de grâce. 

(19) L'Hospice Sainte-Barbe se trouvait dans la rue du Bruel. entre la 
rue du Chien bleu et celle de la Bourse. Son emplacement est occu})é 
aujourd'hui par les maisons nos ^^ et 46. 

(20) Les maisons n^^ 110, 112 et 114 ont été bâties, il y a un demi-siècle, 
sur le terrain de l'ancien couvent. 

(21) « Van eenen Banckette gedaen int ?vIo!enysere ende in den Roeyen- 
schildt ten Ommegange van S. Rommouts te Paesschen xv^xx ; ende 
geschonken mynder ghenadisher Vrouwc van Savoven ende myne heeren 
bon Fernando" met meer andere heeren e..de Vrouwen van den Hove, te 
broode, te bière, te vleesche, te wyne, met allerhande specien ende andere 
diversschen oncost. » (Extrait du comité de iSso). 

{22) On lit à ce sujet dans le compte de 1579 : « Betaelt Pieter de Dryvere, 
van leveringe van xvij ellen root Stammet by hem gelevert ende dienende 
totte lappen die men gewoenlyck es te distribueren den Wethouders ende 
andere Officieren van der Stadt, ten Ommeganghe in Julio Ixxix, per 
Ordonnancie ende quytancie. — xlij pond, xv schellingen, ix deniers ». 



^14 



FESTIVIT]âs DE SAÎNT RUMOLÔ 



(23) Voici le texte de cette prière : 

sInte roMboVt sYt ons toeVL\'Cht In De pest 
Sinte Rombout goeden vaeder, 
Wic kon ons toch wesen naeder? 
Als Gy : die ons door Godts woort 
Hebt ghebroght in Christo voort. 
Bisschop Martelaer, uw' kinderen, 
Door de Pest laet niet verhind'ren 
Van dees quael ons toch bevrj^t; 
Toont dat g'onsen Vaeder syt. 
'T syn haest neghen hondert jaeren, 
Dat wy weerdichh^ck bewaeren 
Uw' Ghebeenten : Vaeder, toont 
Dat G3' onsen dienst oock loont. 
Sinte Lichert, onsen broeder, 
Wilt nu oock syn ons behoeder : 
O hejdighen Mechelaer ! 
Helpt ons toch in dit ghevaer. 
Soon van Ado, wie ghegheven 
Heeft Runioldus tweemael 't leven, 
Voor uw' mede-borgers staet 
Dat van hun de Pest wech gaet, 
sanCte rVMoLDe tVIs In peste sis refVgIo 

(24) « ...In presentye der excelenten meesters, mester Jan die Poertere, 
ende mester Lambrecht syn broeder, ende meer ander Medecyns ende 
Surgyns der stadt van Mechelen, die dit ghebeente tsamen voegden metten 
handen des Suffragaens voerschreven, so datter toen niet en ghebrac. » 

(25) Au-dessus du maître-autel, et un peu en arrière, se trouvait un palier 
supporté par des colonnettes. Il s'étendait entre les deux colonnes du 
chevet du chœur, et les pèlerins faisant le tour par la nef circulaire, 
pouvaient passer au-dessous. Sur le palier, un édicule en pierre abritait 
la châsse de saint Rumold. On pouvait la voir et la toucher à travers les 
grilles formant les côtés latéraux de l'édicule. Une rampe d'une quin- 
zaine de marches, disposée de chaque côté de l'autel, donnait accès au 
palier. 

Après cjue la châsse eut été sacrifiée, en 1578. le coffret contenant les 
reliques était demeuré dans l'édicule en pierre. C'est là qu'il fut ouvert et 
renversé le 9 octobre i585, et que les ossements gisaient sur le sol. Le jour 
ne pénétrait que mystérieusement dans cet endroit, à travers les grilles, et 
c'est ainsi que l'on comprend le dire de certains témoins venus tardivement 
pour prendre des reliques : qu'ils ont du tâtonner pour saisir un ossement, 
parce qu'il 3- faisait obscur ; ovcrmidts het aldaer doticker was- 

(26) Il est enterré devant la troisième chapelle du pourtour du chœur, 
côté nord, qui servait autrefois de petite sacristie. L'entrée particulière 
des chanoines communique aujourd'hui avec cette chapelle. 

(27) La chapelle Saint-Martin se trouvait aux Bailles-de-fer, derrière la 
maison le Perroquet, i\° 23. Une allée, ménagée entre cette maison et la 




Vue du maître-autel de l'église Métropolitaine avec l'édicule en pierre, 
Sint-Rommotds huyshen, d'après la page-titre de l'Antiphonaire imprimé par 
ordre du Cardinal de Granvelle, premier archevêque, chez Christophe 
Plantin, en iSyS. 



(Festivités de Saint Rumold, pat^e 314, note 25. 



rfw^^y^ ^' *^.^ «' ' ' ^^..«/ ? ;m«JW?,^ '* ^3yg/f'j^v^^^^^^ 



1 



ANNEXES 3l5 



voisine, donnait accès à une cour au fond de laquelle se trouvait le sanc- 
tuaire dédié au grand évêque de Tours. 

(28) Voici les titres des documents transcrits dans ce cahier : 

1° Ordonantie ofte Regels van het Broederschap van Sinte Rombaut, 
begonst iut jaer i.loi. — Gecollationeert tegens zeker out geschrift op par- 
quement, berustende in het Artsbisdom van Mechelen; is daennede be- 
vonden t' accorderen, door my notaris ouders, quod attestor (signé A). 

2° Bulla Leonis X Pont, qua concedit diversas indulgentias illis qui 
ecclesiam S. Rumoldi certis diebus visitaverint, et pro conservatione et 
reparatione aliquid contribuerint. 17 Martij i5i6. — Collatio facta cum suo 
originali, asservata (sic) in Palatio arcbiepiscopatus mechlinien, per Nota- 
rium publicum infra scriptum. — Quod attestor (sans nom). 

3° Bulla Pauli V Pont, qua concedit diversas indulgentias Confrater- 
nitati S. Rumoldi, Mechl. sub diversis conditionibus, — Collatio facta cum 
suo originali custodito apud Provisores etc. (signé A : v.). 

4° Apertura Thecae Reliquiarum sancti Rumoldi 3''^ Apr. iSôg. — Col- 
latio facta cum suo Originali existente in Capsa lignea asservata in Archivis 
Civitatis ÎNlechlinicn, per Not. etc. (sans nom). 

5" Licentia a Joanne de Burgundia episc. cameracen. data pro apertione 
Feretri Reliquiarum S. Rumoldi Mechliniae, indulgendo praesentibus 
40 dies indulgentiarum. 3 Martij 1479. — Collatio etc. (comme au 4"). 

6° Declaratio apertionis Feretri Reliquiarum S. Rumoldi Mechliniae, 
10 Aprilis anno 1480. — Collatio etc. (comme au 4"). 

70 Vergaederinge van de Verstroyde Reliquiën van den heyligen Rom- 
baut (sans aucune souscription). 

8° (Décret de Jean de Hauchin, sans titre)- Rmus in Christo pater et Dnus, 
D. Joes de Hauchin etc. (sans souscription). 

9° Declaratio Apert-ionis Feretri Reliquiarum S. Rumoldi 28 julii 1680. — 
Collatio facta etc. (comme au 4°). 

(29) Le dessin original de Herreyns est conservé aux Archives de la Ville. 
Tout autour se trouve la déclaration des délégués et des médecins, avec 
leurs signatures apposées dans la séance même du 3 juillet 1775; une copie 
exacte faite par le même artiste fut envoyée à Augsbourg, pour être repro- 
duite par la gravure. 

(30) D'après une note manuscrite de P. J. Gooris, le chanoine van 
Beughem composa deux strophes et un chronogramme pour décorer la 
façade de la maison : 

Noteert 
dat het hiiys daer ik in Woou, Sinte Riimoldus genaemt is, en den cecretxris van Ben- 
gem dit wetende, heejt deeze Versen ten dieu eynde doen aen mtjnen gevel cchten. 

jste 

Om niet gerooft te zyn, ontheert, verminkt, gebroken 
Sint Rombouts Lichaem werd in Rombouts hu\'s gedoken. 
Nu dat de godd'looshej'-d uyt Mechelen is vlug 
Het keert uyt Rombouts huj's, in Rombouts kerk terug. 
In 't midden van den gevel, onder den naam van Rumoldus, dit cronicon : 
aUDHt eXULIT proteXIt 
sUspIrI\ pLagas MeChLInIenses. 



3l6 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLÎ) 



2de Vejrs 

Apostel dezer stad, Rumoldus, man van deugden, 
Beschermer van 't geloof en oorzaek van onz' Vreugden 
Weest altijd onzen troost, houd over Mechelen 
Gestaedig uwen schild uw oog' uw' Vleugelen. 

(3i) Monsieur Huleu, prêtre assermenté, n'avait aucune autorité ni aucune 
mission; l'adjoint Pierets beaucoup moins encore. Néanmoins, ils firent 
un procès-verbal, sans égard pour l'Archevêque, dont le vicaire général 
résidait pourtant à Malines, pour lors. Voici le texte de ce document, 
d'après la copie authentique du chanoine Van Helmont : 

« L'an dix de la République Française, le dix-huit floréal, à trois 
heures de relevée, nous Jean Ghislain Huleu, Archi-prêtre de la Ville et 
ancien District de Malines, et Pierre André Pierets, adjoint de la Mairie 
de la ville de Malines, délégué par le Maire à l'effet ci-après à exprimer, 
sommes allés au domicile du citoyen Joseph Smets, étainier, rue d'Anvers 
en cette ville, afin d'y constater l'identité des Reliques de saint Rombaut, 
patron tutélaire de Malines, y déposées depuis huit ans ; après avoir fait 
creuser la terre à l'entrée de la cave de la dite maison. » 

(32) Gooris avait obtenu du chapitre une commission écrite et signée 
par le secrétaire, le chanoine Ponthieure de Berlaere : 

« Le Chapitre de l'église Métropolitaine de saint Rombaut à Malines 
déclare d'avoir commis, comme il commet par cette, le citoyen M. Goris, 
habitant de Malines et fossoyeur de la ditte église, pour réclamer et 
redemander le calice, appartenant à la sacristie de la même église. 

» En foi de quoi nous avons fait signer la présente commission par notre 
secrétaire. Fait à Malines, le 17 janvier 1796, vieux stile. 

» Par ordonnance du chapitre; — J. L. J. Ponthieure de Berlaere, secret, 
du Chapitre. » 

(33) Ce dossier renferme : « 1° Memorie van de zilvere vaeten en orna- 
menten genomen door de Franschen, ten tyde van den generael Dumourier, 
en geconsigneert in de puijkamer over den autaer van S^e Anna... tôt dat 
dezelve zyn getransporteert en gevoert in de Munt tôt Brussel. 

» 2° Memorie van de resterende ornamenten en silverwerk competerende 
de kerke van S*<= Rumoldus binnen Mechelen. 

» 3" Memorie van verschotten gedaen door Mj' P. J. Gooris, grafmaker 
der Metropolitane kerke van 3*° Rumoldus ten tyde van het achtervolgen, 
reclameren en wederbrengen van het zilverwerk... door order van den 
Eerw. Heere de LansHeer (sic), canonnik en président van het aerts- 
bisschoppelijk seminarie, en den zeer eerw. Heere canonnik Du Trieu als 
gecommitteerden door het Capittel. (La quittance est du 2 mai 1793). 

» 40 Staet en inventaris van de ornamenten en effecten toekomende aen 
de metropolitane kerke van S'^ Rombouts binnen Mechelen, de welke 
onder de directie ende opsigt van den ondergeteekenden ten tyde van 
eenige jaeren zyn berustende ge weest. 

5° Une déclaration qu'il laisse à ses héritiers et qui commence ainsi : 
« Ik. P. J. Gooris voorgenomen hebhende om aen mijne naerkomeliugen achter te 
laeten eene waere gedagtenisse van allm het gène is voor gevallen ten tyde van myne 



ANNEXES 3 17 



hediening ah grafmaker en sacrist der métro politane kerk... hehben goed gevonden 
van voor af op te stellen eenen sta.t, etc. » 
6° Les documents signalés plus haut no^ (3i), (32). 

(34) Extrait du Procès-verbal du 10 juillet 1825 : « scilicet brachiorum 
et tibiarum fistulas, partes scapularum, diversas costulas et varia alla 
ossium fragmenta, ac specialiter cranium S. Martyris, in cujus parte 
sinistra adhuc conspicitur apertura seu perforatio (lethalis vulneris locus) 
mimitum, uti et notabiliores Reliquiarum partes, pro majore antefatarum 
fide, minore sigillé Illustrissimi ac Reverendissimi Domini Alphonsi de 
Berghes septimi Mechliniensium antistitis, et quoad Cranium, Eminen- 
tissirni Domini Johannis Henrici de Frankenberg decessoris, sicuti praefati 
sumus, hujus sedis Archiepiscopi, decessorum nostrorum, in cera hispanica 
rubra impresso ». 

(35) 1° « Op ten xxvi Me}- Ixxviij syn by ordonn. van der Weth gereyst 
naer Brucele de Commognimeestere Merode ende Trésorier Cnaps, om 
metten Gouverneur Heere van Bours te communiceren nopende de 
Brieven vanden Hove gesonden aen de weth, van aile tsilverwerck soude 
doen bringen te Hove aen de Staeten. Daer over gevaceert b}^ de twee 
gecomiteerde, metten oncosten vande huerpeerden ; per ordon. ende 
quytan. x L. viii. S. » 

2° « Den selven van Merode gecommitteert van weghen der Weth. 
jonckheer Lanchelot van Gottingneys en M^ Phls Marotelle gecom. vand. 
camere vand. fortificatie ende Franchois Cnaps vand. Gemeynte w^eghen 
t' samen gereyst naer Antwerpen den xxvij May Ixxviij om te spreken met 
myn Heer van Bours, vand. Cassen weghe, ende te vinden aile middelen 
datse te Mechelen mochte blyven om geemployeert te worden naer advyse 
vand. Breeden Raede ende der Geme^mte etc. gevacheert elcx v daeghen 
ten pryse voorschreven. 1 x p. » 

3° « Item voor de ses huerpeerd. elcx x s. sdaechs, voor v daghen xv p. 
voor het defroyement van d. peerden, v daghen xij p., compt al te saemen 
blykend. by ordon. en quytan., Ixxxvij p. » 

(36) Ce Ponthus a laissé de tristes souvenirs à Malines. 11 était très dévoué 
à la Réforme, et puisait largement dans le trésor public, pour lui-même et 
pour ses amis. Après cela, il se plaignait encore du Grand Conseil, du 
Magistrat et de la Commune. 11 adressa une requête à Son Excellence, 
qui députa un membre du Conseil privé et un Commis des Finances, 
pour s'informer des motifs de sa plainte et entendre les accusations. 
On lui reprochait la destruction de la châsse et le détournement des 
deniers publics à d'autres usages que ceux auxquels ils étaient destinés. 
Les extraits suivants des documents originaux nous dispensent de com- 
mentaires. 

Extrait d'une lettre du Sieur de Fromont, chef des Finances, adressée à Ponthus de 
Noyelles, le 6 novembre iSyç. 

« Je m'esbahis que vous avez poursuivy si diligemment l'establissement 
de la nouvelle Religion en la ville de Malines; aussi qu'avez voulu, et osé 
faire fondre tant de reliquaires, et mesmes la fierté de Saint Rombaut tant 
ancienne et de si grand renom : ce que toutes fois moy, ny aultres bons 
Catholiques ne vouldroit faire, côme aussi n"a fait le Prince d'Oranges, lors- 



3l8 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



(^u'il estoit à Malines, ny depuis les Espagnolz tant affectez à la 
pecune, ne les ont touchez, ainsi inviolablement conservé. Je ne vous 
rememoieraj', cùbien vous en avez tiré, puiscjne le Commun en va à la 
moustarde » 

Dcclaraiion du Président et membres du Grand Conseil à charge de Pontlms de 
NoyeUes, concernant la vente de la châsse et le produit de cette vente. — Reg. IX, 
fol. 261. 

« Sur ce que Messire Jehan de Vendeville, docteur es droitz et conseillier 
du Roy en son Conseil Privé, et Jehan de Drenckwaert cômis des Finances 
députez par son Ex. pour prendre enqueste et information sur la Requeste 
présentée à sa d. Ex" par Messire Ponthus de Noyelles S"" de Bours 
Gouverneur et Capitaine de la ville de Malines, se deullant des griefs qu'il 
disoit luy avoir este faictz en cette ville de Malines, tant par ceux du 
Grant Conseil, <iue Magistrat et Cômune dicelle Ville, et oyr et entendre ce 
que iceulx voudront dire sur lad. plainte et doléance, ont requis à ceulx 
dud. Grant Conseil de ensuivant lourd, charge et cômission en date du XVI 
de Novembre XV- Ixxix. de laquelle ensemble de lad' Requeste dud. S'' de 
Bours ilz ont faict ostention, déclarer ce qu'ils scavent de ladvenue dud. 
faict et du contenu de lad. Requeste lesd. du Grant Conseil .. dient et 
déclarent ce que sensuyt. 

» En premier lieu, ne veuilent ic}- faire particulière déduction de... 
l'usurpation du revenu de la Ville, en forçant par menaces les Trésoriers 
à bailler deniers, quant et à qui bon lui sembloit, pour estre employez 
à son plaisir et voluntez, usant du semblable au reg*ard des deniers 
procédez de la Phiertre de S. Rombaut, cômettant à l'administration 
diceulx gens de petite qualité conduite et crédit, ayant encore à rendre 
compte diceulx, employez pour a pluspart en aultres usaiges quilz navaient 
été destinez... 

» Ainsi faict et déclarez par le 5 Président et Conseillers dud. Grant 
Conseil tous collégiallement assemblez, hors mis les Conseillers Monsima, 
Richardo, et France, })résentement absens de la Ville, le xxviij de 
novembre iSyg. » 

(37) On lit dans le Registre aux Résolutions du Magistrat : « Den 9 
Augusti 1628 is in Policic-camer geresolveert dat men sal hermaecken de 
bcgonste Casse van S* Rombouts, en dat men de selve sal maecken op den 
voet en naer het model daer aff gemaeckt by den ingénieur Franckart, 
dwelck gestelt is in de handen van den heer Theodoor van der Laen, 
ridder, als Trésorier ; en sal daer over met den eersten geaccordeert 
worden met meester Jrarhim de Mayer, silversmet tôt Brussel. » 

(38) On lit dans le com})tc de 1641 : « Betaelt Jacques Franckaert, voor 
tgene "hy van over lange gepretendeert heeft over diversche teekeningen, 
gemaeckt tôt het model van casse van Ste Rombout. B3' ordon. en quitan. 
— ij'^ xl. ]). » 

(39) La chapelle de la seconde travée dans le pourtour du chœur, côté 
Sud. Elle est murée aujourd'hui. 

(40) La ferronnerie de ce coffre est l'œuvre de Rombaut t' Sermettens. 
Le peintre Corneille Verpoorten le décora des peintures que nous y voyons 
encore aujourd'hui. 



ANNEXES 3l9 



(41) D'après de Munck, on avait confectionné un brancard chargé de 
pierres dont le poids équivalait celui que la Châsse devait avoir après son 
achèvement. L'essai fut fait à l'église, et dix-huit hommes furent jugés 
nécessaires. Cette expérience a fait naître la légende des pavés qu'une 
tradition populaire croit déposés dans la Châsse. 

(42) On paya deux livres pour un chaudfroid destiné au banquet de 
Balthassar : Een venesoen-pasteye voor den wagen van Balthazar. — ij libras 
(compte de la Ville). 

(43) Voici, d'après le compte de 1679-1680, les détails des frais payés à 
cette occasion : 

« Betaelt aen de dragers vaut Ros beyaert, danser vôôr het selve, moe- 
selaer ende gaedeslaenders, op den Kermis dach, den S^ten j^iy 1680, de 
somme van vyf en veertich gui x st. voor henlieder arbeyt, ende daer inné 
begrepen een tonne goet hier, tôt Recreatie tsavonts. — fol. 171. 

5) Item aen de draegers van den Reuse, Reusinne ende Cameniere, 
gaedeslaenders ende moeselaer tsaemen de somme van veertich gui. ende 
X st. voor henlieder loon, daer in begrepen xiiij gui. voor eene tonne 
goed bier. 

» Betaelt aen de draegers van de dry clyne Reuskens, den moeselaer 
ende dry gaedeslaenders, tyde vant marcheren van den Ommeganck, 
omdat daer geen disordre en soude geschieden, tsaeme de somme van 
acht guld ende 2 st. » 

(44) Le Cercle Catholique, La Loyauté, l'Ecole normale catholique et 
l'hospice De Cellekens occupent l'emplacement de l'ancien Hôpital Espagnol. 

(45) Daniel Janssens naquit à Malines, le 4 avril lôSy. Apprenti de la Gilde 
de Saint-Luc dés 164S, il en devint confrère en 1660, et décéda à Malines, 
le 3i août 1682. 

(46) Jacques de Hornes mourut en 1674. Il est donc certain que les 
préparatifs du jubilé avaient commencé longtemps d'avance, même dans 
l'hypothèse qu'on aurait pu le célébrer l'année suivante. De fait, les fêtes 
furent remises jusqu'en 1680, à cause de la guerre avec la France. 

(47) C'est ainsi que l'on n'érigea que la partie inférieure, le rez-de- 
chaussée ou la grande colonnade de l'arc de triomphe, lors de la joyeuse 
entrée de l'empereur Charles VI, 18 octobre 1717. Une peinture, conservée 
au Musée communal, représente ce décor. On y voit sur l'estrade une table 
et un siège à haut dossier, destinés au Souverain. Ce mobilier se trouve 
également au Musée. 

(48) Les dessins de Herreyns sont conservés au Musée communal. 

(49) La Gilde de Tirlemont obtint le prix d'éloignement ou de la plus 
grande distance, et celle de Lierre reçut celui du plus beau cortège, comme 
ayant fait la plus belle entrée en ville. La médaille, ornée d'un nœud de 
soie rouge et jaune, couleurs de Malines, fut remise aux chefs des Gildes 
avec les cérémonies d'usage. 

(50) La houe est une espèce de pelle recourbée que l'on emploie pour 
remuer les terres fortes, et dont les maçons se servaient aussi pour mélanger 
le sable et la chaux dont ils faisaient le mortier. 



320 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



Documents 

I. — Accord entre l'évcque de Liège, Hugues de Pierrepont, et 
Gauthier I Berthoud, déterminant les droits et les obligations de ce 
dernier. — 1213. 

Voyez SoLLERius, Acta S. Rmuoldi, page 114, N° 61. — David, 
Geschicdenis van Me.chelen, Bylagen, page ^41, Num. m. 

II. — Gauthier II Berthoud annonce à ses administrés qu'il a fait 
promesse de fidélité à son Seigneur Robert, évèque de Liège. — 1241. 

Ego Walteius Bertoldt Advocatus Maglinicnsis, notum facio universis, 
présentes littcras inspecturis, quod ego apud Tudinium, feria quartâ post 
Octavas Pasche, venerabili Patri et Domino meo, Roberto Dci gratiâ 
Leodiensi Episcopo, feci fidelitatem prout tenebar, et homagium ligium 
contra omnes. In cujus rei testimonium, présentes litteras sigilli mei 
munimine roboravi. Actum die predicta anno Domini millesimo ducen- 
tcsimo quadragesimo primo. 

D'après le Cartiilaire de la Cathédrale de Liè^e. 
Voyez SoLLERius, page 114, N° 63. 

III. — L'évêque de Liège, Hugues de Châlons, engage Malines 
Heyst et ce qui en dépend, à Jean II, duc de Brabant, et à ses 
descendants, jusqu'au troisième inclus. - 22 octobre 1300. 

L'original est conservé aux Archives du Royaume a Bruxelles. 
Voyez MiRAEUS, Opéra Diphniatica, I, page 212. — David, 
Bylagcii^ pa^e 441, Num. iv. 

IV. — Accord entre Jean II, duc de Brabant, et Jean Berthoud, à 
l'effet de déterminer leurs droits respectifs à Malines. — 12 no- 
vembre 1301. 

L'original est conservé aux Archives du Royaume à Bruxelles. 
Voyez WiLLEMS, Brahantsche Yeesten, I, Codex diplomaticus, xc, 
page 693. — David, Byhn^en, page 447, Num. vu. 

V. — Les Malinois consentent à s'en tenir au prononcé de cinq 
arbitres. — 28 juin 1303. 

Cartulaire des ducs de Brabant, B, folio 51 v^", aux Archives du 
Royaume à Bruxelles. 

Voyez WiLLEMS, Brahantsche Yeesten, I, Codex diplomaticus, xcviii, 
page 707. — David, Bylagen, page 465, N. x. 

VI. — Sentence des cinq arbitres prononçant entre le duc Jean et 
ceux de Malines, à l'effet de rétablir la paix entre le Seigneur et ses 
sujets. — 14 septembre 1303. 



ANNEXES 321 



Allen den ghenen die dese lettren selen zien, ende lioren lesen, Godevert 
grave van Vianen hère van Grimberghen. Jan hère van Kuc, Arnout hère 
van Walem ende Gilis Berthout hère van Honebeke, salut ende kennesse 
van waerheiden. 

Wi doen cont, want tuschen eenen edelen prince Janne herttoghe, bider 
gracien van Gode, van Lothricke, van Braibant ende van Lemborch, Janne 
Berthoude hère van Mehgelne in ene zide, ende de stat van Mehgelne in 
dander side, ene twijst ende orloge heft gheweest, ende in beden ziden 
scade es ghesciet van doeden, van brande, van roeve, ende van andre 
scaden van den selven orloge, soe es comen Jan herttoghe van Braibant, 
en de Jan Berthout hère van Mehgelne in deen side, ende die van Mehgelne 
in dandre zide, bi rade van gueden liden, ende zijn des bleven in Seegheren, 
in den hère van Edinghen, ende in ons viren die hir vorghenomt sijn, dat 
wi vive, die hir vorghenomt sijn, van aile der scaden dir (die er) tuschen 
ghevallen zijn, selen versien op onse beste, ende wat wi daer ut seeghen, 
dat dat Jan herttoghe ende Jan Bertout vorghenomt in deen zide, ende die 
van Mehgelne in dander zide, vast ende ghestade houden selen, ende dat 
nemmermeir te brekene, noch daer ut nemmermer te gane gheliic dat de 
partie (pariyé'iij hebben ghelovet te houdene, in die compromissie die darop 
es ghemact ende besegelt. Ende in manieren, waere dat sake dat wi vive, 
die hir vorghenomt sijn, te gadere niet seegen en mochten, och niet over 
een en droeghen (niet overeen kwamen) van den zeeghene. och daer niet wesen 
en mochten, dat wi wi vire, die hir vorghenomt sijn, seegen mochten, ende 
dat onse seeghen stedecheit hebben sal ende vast ghehouden zijn, emmer- 
meir, sonder eeneghe boesheit. Wi vire seegeren, gheliic dat wi hir vorghe- 
nomt sijn, omdat die hère van Edinghen met ons niet wesen en mah als dit 
seeghen te seeghene tuschen Janne herttoghe ende Janne Bertoude vorghe- 
nomt, in deen side, ende die van Mehgelne in dander zide, soe hebbe wi 
seegheren vorghenomt, op onse beste verzien de scade die ghesciet es in 
beden siden, in dit vorghenomt orloge, ende op al die twiiste dir tuschen 
hebben gheweest, ende hebben de bordene (last) van desen seeghene tons 
wert (te ons waari, op ons) ghenomen, ende es onse seeghen ende seegen 
aldus : Dat aile die twiiste, die gheweest hebben tuschen Janne herttoghe 
ende Janne Bertoude in deen zide, ende die van Mehgelne in dander zide, 
ende hare hulparen in beden ziden, dat daer af sal zijn ende es en wettech 
zoendinc (verzocning) van doeden, van brande, van roeve, ende van al alre- 
hande dingen, dir tuschen zijn ghesciet ende gheweest, ut ghenomen dien 
dat wi op die vesten ende op die porten van Mehgelne niet en seeghen, 
ende dat die bliven in therttoghen hant, ende in tgraven liant van Vianen, 
gheliic dat die compromissie spreck, die dar op ghemact es ende besegelt. 
Vort es dat onse seeghen, als van den scepenen te settene, van jaere te 
jaere, te Mehgelne, dat sal staen gheliic dat die compromissie sprecht.Vort 
es dat onse seeghen, dat al die ghene die doet sin bleven, ende verbernt 
(verhrand), ende gheroef sijn in sherttogen zide, ende in Bertoudts zide, dat 
daer af sal die herttoghe van den zinnen, ende Berthoudt van den zinen, de 
stat van Mehgelne in wetteghen zoendinghe houden, alsoe dat die van 
Mehgelne daer af in paise selen bliven, ende wettech zoendinc sal sijn, ut 
ghenomen dien dat die van Mehgelne den ghenen die hare portren zijn, die 
ut waren om therttogen wille, ende om Berthoudts wille, ende daer af 



322 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



scade hebben ghehadt van brande, och dien hare huse te broken zijn (wier 
hiiizen neérgeworpen zyn) och thare ghenomen (of wien hei htimie ontnomen is), 
daer en bennen (terwyl) dat sie ut waren, dat kenleec es ende toenleec es, 
dat dat die van Mehgelne gelden (vergoeden) selen van j aère te j aère, bennen 
drien jaeren, ende dat in te gane van sente Bamesse naest comende over 
een jaer, deen derdendeil in dierste jaer, dander derdendeil in dander jaer, 
terde derdendeil in lerde jaer vergouden te sine. Noch es dat onse seeghen, 
dat dat havelec guet (roercnde goed, meiihel) dat dir (van die) van Mehgelne 
\vas, wacrt ghelegen was, dat onverwandelt (onveranderd, nog in ivezen) was 
op dien tiit dat die zoene ghesproeken was, dat dat die herttoghe sal doen 
gelden als verre alst onder hem lach, ende Bertoudt alsoe ghelike, ende al 
dat zelve selen die van Mehgelne doen therttoghen liden, ende Berthoudts 
liden, van dien dat onverwandelt was, daer ment met der wareheit vindt. 
Noch es dat onse seeghen, es dat sake dat sider (sedert) dat die zoene ghe- 
sproken was, ieman doet si gheslaghen, och verminct, och andre mesdaet 
ghesciet, om doccoison (ier gelegenheid) van den orloge, och tsine ghenomen 
(of iemand het zyne genomen), dat dat sal doen betren die herttoghe ende 
Bertoudt in beden ziden. Vort es dat onse seeghen, dat die ghene die bin- 
nen (gediirende) den orloghe buten Mehgelne hebben gheweest, om thert- 
toghen wille, och om Berthoudts wille, och van vreesen (of uit enkele vrees 
gaan loopen zyn), dat die paisleke ende vredelike selen zijn binnen Mehgelne 
liefs ende guedts (vooy hnnnen persoon, zoo wel als voor hun goed). Vort es dat 
onse seeghen, dat die van Mehgelne selen gheven, in betringhen (by wyze 
van hoei) den herttoge ende Bertoude hondert dusentech pont paiments van 
Braibant (kUnhend Brahardsch geld), dats te verstane therttoghen penninc 
dien men heet torre over sestien penninghe, als guet als hi es op den dach 
van heiden dat dit seeghen gheseegt es, och die werde daer af. Ende van 
desen hondert dusentech ponden selen die van Mehgelne gelden den hert- 
toghe ende Bertoude, van seinte Lambrechts daghe dat naest toe comende 
es, over een jaer, sestien warven dusentech pont des vorghenomts pai- 
ments, ende vort van dien seinte Lambrechts dage viertien jaer naest vol- 
gende, elcs jaers op sente Lambrechts dach sesse dusentech pont der 
vorghenomder munten, als soe dat daermede de hondert dusentech pont 
wcrden volgouden. Waer oec dat sake, dat die van Mehgelne dese pen- 
ninge niet en gouden, ten termpten (termynen), ende ten daghen dien 
vorghesproken zijn, ende de herttoghe ende Bertout cous^ ende scade af 
hadden, dat souden die van Mehgelne gelden metter hoefscout (met of 
hoven de hoofdschuîd), als vêle ende als groet als men redenleke ghetonen 
mochte. Waer oec dat sake, dat die herttoghe och Bertoudt dese vorghe- 
nomde penninghe, och eenech deil van den vorghenomden penninghen, 
iemene (aan iemand) wouden gheven och bestaden, wien dat waere, och hoe 
mencghen dat ware (aan laie ofhoevelen ook), dat moeten hen die van Mehgelne 
gheloven ende gelden, gheliic dat sijt Bertoudt ende den herttoghe hebben 
gheloef. Vort seeghe wi, dat die van Mehgelne selen gelden mir vrowen 
(aan Mevrotiw) van Mehgelne, Berthoudts moeder, har scade die sie heft in 
dorloghe ghehadt, als groet als sise redenleec ghetoenen mach. Ende om 
dat dit seeghen vast ende ghestadech sal zijn ghehouden, soe hebbe wi, 
seegheren die vorghenomt zijn, onse propre segele ghehanghen ane dese 
lettren, in orconscape ende in kennessen der waerheit. 



ANNEXES 323 



Dit was ghedaen ende gheseegt int jaer ons heren dat men screef dusen- 
tech, drie hondert ende drie jaer, des saterdacbges vor seinte Lambrechts 
dach. 

D'après l'oric^inal conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez David, page 468, Num. xr. 

VII. — Ordonnance du Magistrat, défendant d'ouvrir les boutiques 
avant la rentrée de la Procession. — 4 avril 1752. 

Alsoo dat naer loffelyke gewoonte op morgen, wesende den vierden 
Paeschdach, sal gedaen worden de jaerl3'ksche Processie met de Reli- 
quiën van den H. Rumoldus, Patroon deser stadt, rontom de vesten 
derselve Stadt; tôt welcke Processie de Ambachten ende Gilden op de 
ordinaire manière moeten assisleren, ende dat het niet betaemel5fck en 
soude syn van ten tyde van de selve te doen andere slaeffelycke wercken, 
soo is 't dat Myn Heeren die Schouteth, communie-Meesters, Schepenen 
ende Raedt der stadt ende Provintie van Mechelen, ordonneren van aile 
Borgers ende ingesetenen deser Stadt, van des morgens op den voerschre- 
ven vierden Paeschdach hunne winckels te sluyten, ende de selve aldus 
gesloten te houden totdat de voerseide Processie wedergekomen zyn zal 
in de Hooft-Kercke van S* Rombout, op de boete van ses guldens, te 
bekeeren naer ouder gewoonte. — Actum in Police}^ den 4 April lySa. 
Onderteeckent J. F. Keyaerts. 

De bovenstaende Ordonnantie is door den Schepen cnape Louvau, 
beneffens den Stads-trompetter, op aile gewoonetycke plaatsen gepubli- 
ceert, den 4 April 1752. 

D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 

VIII. — Le Magistrat consent à transférer la Procession de la Paix 
au 3"'"^ dimanche après Pâques. — 16 mai 1757. 

Eod. is voorgedraegen door den Heere Raedt Pensionaris Wouiers, dat 
zyne Eminentie den Aerts-Bisschop Cardinael hem hadde laten verzoeken, 
van zich te begeven tôt zyne voors. Eminentie, welke aen hem te kennen 
gegeven heeft, dat die van het Capittel Metropolitaen, by expresse depu- 
tatie; verthoont hadden dat het verscheidemael gebuert is, gelyck nu 
lestmael noch is geschied, dat op deu vierden Paesch-dagh, alswanneer 
van oude tyden de Processie met de Reliquien van den H. Rumoldus, 
berustende in de silvere Casse, rontom deser Stadts Vesten seer Solem- 
nel^xk gedaen wordt, het Weder seer onstuimig is, ende groote regens, 
hagel ende sneeuw syn vallende, waer door de selve Processie met 
behoorlycke decentie ende devotie van de Inwoonders deser Stadt niet 
gedaen en wordt, hebbende om dese redenen verzocht, van de geseide 
Solemniteyt ende Processie te transfereren tôt eenen anderen bequaemen 
dagh, welcke motiven syne voors. Eminentie eenighsints gewichtigh 
gevonden hebbende, hadde geoordeelt ten effecte voors. te fixeren den 
derden Sondagh naer Paesschen, onder d'agreatie nochtans van Mj-ne 
Heeren, waer op geresolvt is, dat den voorn. Heere Pensionaris aen Sj-ne 
Eminentie zoude kenbaer maecken. dat M}-ne voors. Heeren wel willen 



324 



FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



condescenderen in de Translatie van de Solemniteyt ende Processie 
voorgemelt. 

D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 

Voyez De Munck, Bewysstukken, G g, page xxxix. 

IX. — Résolution du Magistrat, modifiant l'itinéraire de la Pro- 
cession. — 9 avril 156^^. 

Alsoo b\' Mj-n Heeren van der weth dezer Stede van Meehelen geordon- 
neert is, dat men van nu voortaen den Heyligen Sant ende Patroon van 
Ste Rombout, altyt des goensdachs naer Paesschen, omme draegen sal, 
afkomende van den Cattenbergh lancx der Deelen, over de nieuwe stej'nen 
brugge, ende soe wederomme lancx der tichelrye voor by den Noot-Godts, 
soo datter geen hauten brugge over de Deele op scheepen meer gemaeckt 
en sal worden, ende want men daartoe meer dragers behoeven sal dan 
men tôt hiertoe gedaan heeft, soo is b}^ derzelver Weth oock geordineert, 
dat die van den Schippers Ambacht alhier, de Casse van den voorschreven 
hejdigen Patroon van Sinte Rombout aenveerden ende dragen zullen, van 
beneden den voorschreven Cattenberch af, met vier en twintich geschicte 
gesellen, tôt over de voorschreven nieuwe steynen brugge, ende van daer 
voorts soo sullen de selve Casse comen aenveerden die van den ambachtc 
van den Scheepmaeckers en de Tregeletrs, elck van hun met twelf 
geschicte gesellen, ende die alsoo voorts draegen, tamelyck ende reveren- 
telyck, tôt over de Sluys-brugge ; autoriserende den Dekens ende geswooren 
van de voorschreven dry Ambachten, dat zy oock in hun Ambacht daer 
toe zullen mogen kiezen, ende neemen, sulcken gesellen, als hun duncken 
sal daer toe nutste ende bekwaamste te sj'ne, welcke gesellen, alsoo by 
den voorschreven Dekens en Audermans gecoren wesende, schuldig ende 
gehouden zullen zyn, de voorschr. Casse tamelyck ende manierelyck elck 
sj-nen Wech gelyck alhier vooren geschreven staet te draegen; op de 
peene soo wie hem hier inné t' soecken maecten ofte we3'geringe doen, sal 
van dan aen verbeuren de boete van sessendertich stuyvers, te bekeeren 
in drj-en, d'een derden deel de Stadt, dander den Heere, et 't derde deel 
tôt behoef van den voorschreven Ambacht respectivelyck, daer sulcken 
gesclle onder oft in wesen sal. 

Aldus gedaen in de voorschrevc Weth van Meehelen op den negensten 
dagh van April vyfthien honderd vier en 't sestich voor Paesschen, ende 
was onderteeckent my présent Staes. Onder stont : naer Collatie, is dese 
Copie met de originele acte bevonden te accorderen, quod attester. Ondt. 
VooRspoEL Nots. Pubs. 

D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 

Voyez De Munck, Bewysstukken, E e, page xxxvnj. 

X. — Minute de la Lettre envoyée par le Magistrat de la Ville aux 
Evêques et Prélats, pour les inviter à la Procession. — 12 juin 1561. 

Révérende in Christo Pater et ornate Domine. 

Cum sacra quelibct a Patribus traducta rcligio vana censeri non debeat, 
nec a posteris oblivione quavis aboleri ; gestientes itaque maiorum nostro- 
rum inherere vestigiis, propensissimis animis affectamus prosequi quic<]uid 



ANNEXES 325 



Religionis prisce horum traditione imbuti suscepimus. Porro cum annue 
Processionis huius 0[)idi Solemnitas instet, opère pretium nobis visum est 
quo magis huiuscemodi Processionis décor et honor augmentenlur. tue 
Paternitati obnixe supplicare, ut prima Dominica mensis Julii proxime 
instanti, eandem tua presentia, una cum Abbatialis dignitatis insulis, vittis, 
thyaris, et insigniis (sic) decorare digneris, prout de tua frugali humanitate 
(oui omnem operam nostram et studium offerimus et vicissim nuncupamus) 
plane confidimus. 

Révérende in Christo Pater et ornate Domine, tuam venerandam Pater- 
nitatem faustam ac florentem tueatur Deus optimus Maximus. 

Scriptum xii* die mensis Junii anno salutis millesimo quingentcsimo 
sexagesimo primo. 

Magistri Communitatis, Scabini et Consilium opidi 
Machliniensis, ad quevis tibi grata deditissimi. 

Ati bas de la miimle : 

Revercndo in Christo Patri et ornato Domino Abbati Monasterii Grim- 
bergensis, Gittensis, Domino nostro sincère delecto. 

Reverendissimo in Christo Pâtre ac Domino nostro, Domino Archie- 
piscopo Calcedoniensi, Suffraganeo Cameracensi ac Abbati monasterii de 
Crespyn. 

Abbati Sti Michaëlis. 

Abbati Sti Bernardi. 

Abbati Monasterii Flederbacensis. 

Abbati Monasterii lîeylicxemensis. 

Abbati Monasterii Grimbergensis. 

Abbati Monasterii a Percke. 

Abbati Monasterii Dielegimensis. 

D'après r original conservé aux Archives de la Fille. 
Voyez De Munck, BewyssUikken, M m, page xliij. 

XI. — Ordonnance du Magistrat prescrivant de fermer les boutiques 
pendant la Procession, et engageant les habitants à accompagner ce 
cortège religieux, — 29 juillet 1705. 

Alzoo Syne Doorluchtige Hoogweerdigheydt heeft goedt gevonden, in 
dese tegenwoordige Consistentie van tyde, te ordonneren, op morgen naer 
noen den 3o. deser, te houden eene générale Processie met het Hoogweer- 
dichste H. Sacrament, ende de Reliquien van den H. Ruinoldus, soo is 
't dat Myne Heeren, die Schouteth, Commr'e, Schepenen, ende Raed 
deser Stede, hebben geordonneert, gelyck sy ordonneren by desen, dat 
een jegelyck, ten geseiden daeghe, sal hebben te sluj'ten syne Winkels 
ten vier ure naer noen, vermaenende eensweghs eenjegelj'ck, de voors, 
Processie by te woonen, ende met aile vierigheidt te aenroepen onsen 
Patroon den H. Ruinoldus, die onze Voor-vaederen voortyts in diergelycke 
benautheden, soo geluckelyck heeft verlost, interdicerende voorts aile 
de ghene, die dese voors. Processie sullen accompagneren, te gaen al 
klappende, met gedeckten hoofde, ofte te doen eenige dergeh'cke insolentie, 



320 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



ailes op de boete van ses guldens Actum in Police3'e den 29. July 1705. 
Ondt. B. A. Van den Zype. 

Gepubliceert ende ter Puyen afgelesen terpresentie 
van Heere Schouteth ende den Heere Communemre 
Snoy, dool" den ondcrs. Sccretaris deser Stede, den 
29. Juh' voorschreven. 

Ondt. B. A. Vand. Zype. 

D'après l'original conservé aux Archives ce la Fille. 
Voyez De Munck, Bewysstul:hen, B b, page xxxvij. 

XII. — Procès- verbal de la Translation des Reliques de saint 
Runiold dans la nouvelle châsse en vermeil. — 3 avril 1369. 

Anno Domini iVI°CCC™° Sexagesimo nono, die tercia mensis Aprilis, que 
fuit ferla tercia post Pascha Domini nostri Ihesu Christi, Pontificatus 
Sançtissimi in Christo Patris ac Domini nostri, Domini Urbani, divina 
Providentia Pape quinti, anno septimo, Reliquie sancti Rumoldi, Archie- 
piscopi et Martyris, de antiqua capsa translate sunt ad aliud preciosum 
feretrmn per Villam Machlinensem ex pio voto constructum, presentibus 
dicte translationi Prelatis infrascriptis, una cum Dominis Canonicis et 
Capellanis ecclesie sancti Rumoldi, viris opidanis dicte Ville Machlinensis. 
Sequuntur nom'na Prelatorum : Johannes Egmundensis, Theodericus 
Vlitderbacensis, Ordinis S. Benedicti; Gerardus de Bodeloe, Nicholaus 
Villariensis, Joannes sancti Bernhardi prope Scelle, Ordinis C3'sterciensis ; 
Martinus sancti Michaelis Antwerpiensis, Radulphus Grymbergensis, 
Johannes Jettensis, Ordinis Premonstratensis, monasteriorum humiles 
abbates; necnon Sigerus de Novolapide, sancti Servaty. Traiectensis 
Leodiensis Diocesis, Cornélius S*' Rumoldi, predictarum ecclesiarum 
Decani; Henricus Prior Monastery de Hanswica iuxta Machliniam, Ordinis 
Vallisscolarium, et Wilelmus Cantor dicte ecclesie sancti Rumoldi. Et 
quia nos Prelati prenominati dicte translationi interfuimus, sigilla nostra 
presentibus duximus apponenda. 

D'après un iiianuserit du XV 11'^ siècle, conservé à révêché de Malines. 
Voyez SoLLERius, § xiv, Num. 155, page 37. — De Munck, 
Beîvysslnhhen, W w, page Ixxxv, 

XIII. — L'évéque de Cambrai permet à son suffragant d'ouvrir 
la châsse de saint Rumold, et d'examiner les Reliques. — 3 mars 1479, 
vieux style. 

Joannes de Burgundia Dei et Apostolicae sedis gratia Episcopus Came- 
racensis, Reverendo in Christo Patri, Domino Godefrido eàdem gratiâ 
Dagnensi Episcopo, nostro suffraganeo, et in pontificalibus vicario, nec 
non venerabilibus in Christo patribus sancti Bernardi, supra Schaldam: 
Villariensi, et de Bauwelo, Cisterciens! ; sancti Pétri Hatîligemiensi, sancti 
Benedicti; sancti Michaelis Antwerpiensi; sancti Pétri Grimbergensi; 
beatae Mariae de Tongerloe; ejusdem beatae Mariae Jettensi, Averbodiensi 
et Parcensi, Praemonstratensi; ac sanctae Gertrudis Lovaniensi, Canoni- 
corum Regularium sancti Augustini Ordinis, nostrae Cameracensis, Léo- 



ÀNÎ^ÈXEÔ 327 



diensis, et Tornacensis dioecesium monasteriorura Abbatibus, ac Praepo- 
sitD de Frigido monte, hujus oppidi Bruxellensis, ejusdem nostrae 
dioecesis, aut tribus seu quatuor unà cum dicto nostro suffraganeo ex eis ; 
salutem in Domino sempiternam. Gratum pariter et acceptum Domino 
Deo altissimo credimus impendere famulatum, cum Christi fidèles ad illa 
studiosius opéra excitamus, per quae Dei et Sanctorum suarumque Eccle- 
siarum veneratio et honor attoUitur, populi crescit devotio, dubia de medio 
tolluntur et salus augetur animarum. 

Sane exposito nobis pro parte Vicedecani et Capituli atque Rectorum 
fabricae Ecclesiae sancti Rumoldi oppidi Mechliniensis, dictae nostrae 
dioecesis, assistentibus eisdem legislatoribus ejusdem oppidi : qualiter in 
dicta Ecclesia et feretro, valde sumptuoso et decoro, reconditum sit corpus 
beatissimi Martj'ris et Pontificis Rumoldi, quod cum à memoria hominum 
apertum et visitatum, populoque ostensum non sit, a plerisque dubitatur, 
ab aliis vero ignoratur, si ejusdem beatissimi Martyris atque Pontificis 
corpus, sive saltem corporis ossa illic sint recondita : quae quidem reli- 
quiae propter dubium seu ignorantiam hujusmodi, in débita veneratione 
haberi omitluntur : timeatur etiam quod panniculi, quibus sunt involutae, 
brevi cludendoque illic appositi, propter temporum lapsum, vetustate con- 
sumpti formidantur : quare pro parte eorum, nobis fuit humiliter suppli- 
catum, quatenus ad Dei laudes dictique sanctissimi Martyris et pontificis 
venerationem, ac Christi fidelium devotionem amplius excitandam, fere- 
trum praetactum, cum solemnitatibus et ceremoniis ad hoc requisitis, 
auctoritate nostra aperiri et visitari, populoque pro ipsius devotione aug- 
mentanda, ostendi, ac deinde renovatis praefatis documentis, breviculis, et 
pannulis sive telis iterato recludi, mandare vellemus et dignaremur. 

Nos ilaque Sanctorum meritis, inclytam caelorum gloriam Christi fidèles 
minime assequi dubitantes, qui eorum patrocinia, per condignae devotionis 
obsequia promerentur. lUi namque venerantur in ipsis, quorum gloria ipse 
est, et retributio praemiorum. Devotis vestris supplicationibus pie inclinati, 
vobis omnibus seu saltem tribus aut quatuor ex vobis, si ceteri nequierint, 
vel nolint interesse, praesente tamen praelibato nostro vicario in Pontifica- 
libus et sufïraganeo ; de quorum circumspectione et industria ad plénum 
confidimus, comitatum committimus, quatenus aliquo die solemni, ad hoc 
per vos ordinando, ecclesiam praetactam accedentes, feretrum praedictum 
cum solemnitate et reverentia, quibus decet, aperiendo, reliquias inibi 
reconditas, et illarum documenta, si quae illis sint annexa, discrète et cum 
maturitate visitetis, capsulam seu capsulas eidem feretro inclusam, seu 
inclusas, et vestes, breviculos, pannulos, sive telos, quibus reliquiae 
hujusmodi forsan involutae reperientur, si vetustate consumptae, vel 
consumpti fuerint, extrahendo, illosque seu illas, aliis in locis sacris et 
capsis reponendo, alias seu alios per dictum nostrum suffraganeum conse- 
crandas, seu consecrandos, pro ipsarum reliquiarum reverentia et honore 
apponatis et applicetis. 

Reliquias hujusmodi dicta die solemni et duobus aliis diebus, per vos 
aut dictum Capitulum deputandum, ut dubium hujusmodi de medio 
tollatur, ipsaeque eo amplius in reverentia habeantur, populo cum talibus 
reverentia et honore, quibus decet, ostendendo ; nec non dehinc designa- 
tiones earumdem reliquiarum , cum bona specificatione documentorum 



328 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



suorum, quae illic reperiri continget, nobis fideliter remittendo, ad fincm, 
quod, singulis visis et rimatis mature, nostrum desuperdecretum interponere 
valeamus, per quod ipsi Christi fidèles praefati scire poterunt, (luid illic 
venerari debeant et exinde populi devotio crescere et augmentari dubiumque 
removeri possit et valeat. Nos etiam de omnipotentis Dei misericordia, 
beatissimaeque Dei genitricis Virginis Mariae matris, ac beatorum Pétri 
et Pauli Apostolorum, sancti Rumoldi praefati, omniumque Sanctorum 
meritis et intercessione confisi, omnibus et singulis vere poenitentibus et 
confessis et contritis, qui dicti feretri apertioni, praefatarum quoque reli- 
quiarum visitationi et ostensioni, nec non officio Missae, quod pro tune 
illic celebrari contigerit, quadraginta dies indulgentiarum, de injunctis eis 
poenis misericorditer in Domino relaxamus. Datum et actum Bruxellae, 
dictae nostrae dioecesis ; sub sigillo nostro anno Domini millesimo quadrin- 
getitesimo septuagesimo nono, more Gallicano scribendo, mensis Martii 
die tertia. 

Voyez SoLLERius, § xiv, Num. 157, page 37. 

XIV. — Rapport sur l'Ostension des Reliques, présenté à l'évèque 
de Cambrai, par son SutîVagant. — 10 avril 1480. 

Reverendo in Christo Patri et Domino, Domino joanni de Burgundia, 
Dei et Apostolicae sedis gratia Episcopo Cameracensi ejusve in spiritua- 
libus vicariis, vestri humiles et devoti, Godefridiis eadem gratia Episcopus 
Dagnensis, vestrae paternitatis suffraganeus, ac in pontificalibus vicarius, 
nec non Franciscus Villariensis, Livinus de Poedeloe, Martinus sancti 
Bernardi supra Schaldam, Ordinis Cisterciensis, Bartholomeus Averbo- 
diensis, Wernerus de Tongerloe, Joannes sancti Michaëlis Antwerpiensis, 
Marcus Grimbergensis, Rolandus Jettensis, Ordinis Praemonstratensis, 
Cameracensis, Tornacensis, et Leodiensis dioecesium monasteriorum 
Abbates, salutem cum omni honore et reverentia ac veritate subscriptorum. 

Notum fecimus vestrae reverendae paternitati, qud visis a nobis et 
cum ea, qua decuit reverentia. receptis vestrae paternitatis litteris, et ad 
requestam venerabilium dominorum Vicedecani et Capituli sancti Rumoldi, 
ac legislatorum opidi Machliniensis, dictae, Cameracensis dioecesis, impe- 
tratis et concessis, feretrum ac capsulam beati Rumoldi Marts-ris, in 
ecclesia ejusdem, in quo seu qua, corpus seu ossa, et reliquiae ejusdem 
recondita esse credebantur, honorifice et sumptuose constructum, juxta 
tenorem vestrarum litterarum, praesentibus annexarum, aperiri fecimus. In 
eo vero cum magna reverentia ossa ac reliquias corporis beati Rumoldi 
Martyris, sana, salva, intégra, et incorrupta, ac bene redolentia; lethalis 
vulneris signo, in sinistra parte capitis invente reperimus : et propterea ad 
populi devotionem augmentandam, dicta ossa et reliquias corporis ejusdem 
gloriosi Martyris, dcbilis ad hoc solemnitatibus et ceremoniis requisitis 
mediis, populo et Christi fidelibus cunctis ad ecclesiam ipsius Martyris 
advenientibus, et in magna et copiosa multitudine confluentibus, eadem 
vestra auctoritate tribus vicibus et diebus, videlicet in die Annunciationis 
Virginis gloriosae, mensis Martii vigesima quinta, pro prima ; feria quinta 
in Paschalibus, mensis Aprilis sexta, pro secunda; et Dominica octava 
Paschae, ejusdem mensis nona, anni ab incarnatione Domini, millesimi 



APPENDICE 32g 



quadrigentesimi octuagesimi, pro tertia, vicibus, ostendi et exhiberi, nobis 
praesentibus et astantibus decrevimus et fecimus. 

Ostensione et publicatione et exhibitione hujusmodi factis, praemissis et 
elapsis, reliquias et ossa corporis ejusdem gloriosi Martvris, nil diminuendo 
vel abstrahendo, sed sana, intégra, et illaesa, pro ut reperimus, cum novis 
panniculis, telis ac rébus aliis. ad hoc solemniter consecratis, iterato ubi 
una nobiscum interfuerunt, Illustrissima Domina, Domina Margareta, 
Eduardi Régis Angliae germana, et hujus oppidi Duaria relicta, quondam 
muluendissimi principis Domini Caroli Ducis Burgundiae, Brabantiae etc. 
et Maria ejusdem Caroli filia, ac illustrissimi et invictissimi Domini Maxi- 
miliani Austriae et Burgundiae Ducis conthoralis, et domina Machliniensis, 
ac nobiles Domini, Philippus De Croy, Comes de Symay; Ludovicus de 
Brugis, Comes Udonii ; Princeps de Steenhuvse ac Dominus de Gruethuse, 
Balduinus de Lannoy, et Joannes de Boeveryes, Dominus de Wierres, 
Milites : nec non venerabiles viri Domini et magistri, Joannes de Platea 
Vicedecanus; Robertus Hendrick Cantor, ^"Egidius de Musenis, Balduinus 
Hidde, Joannes de Kerckhove, Antonius Capitis, Judocus Nachtegale, 
Henricus Ghiselberti, Canonicus et Plebanus; Petrus Laurentii, Joannes 
Pycoti, Matthaeus Godefridi, Canonici; Hermanus de Busco, Antonius 
Ysendyn, Lambertus de Thenis, Ludovicus Walteri, Bartholomaeus 
Imbrechs, beneiîciati de Cellaer ; Joannes de Quercu junior, et senior, 
Augustinus Albi, Martinus Lancum, Henricus de Ghele, Cornélius Ducis, 
Joannes Dorspoel, Joannes Huberti, Joannes Vernyen, Symon Robosch, 
Capellani ecclesiae sancti Rumoldi; nec non Wilhelmus prior in Hanswyca, 
Joannes Cattendyck etc. Leonardus de Merica, sacrae paginae professores ; 
Cornélius Vicegardianus Minorum, Joannes Boer Augustinianorum, et 
Godefridus Carmelitarum, Priores ; Dominus Antonius vander Aa miles, 
Scultetus; Domicellus Henricus de Oevenbrugge, alias de Colem militis ; 
^gidius Vranx, magistri Communitatis; ^Egidius de Ghestele ; Rumoldus 
de Baerdeghem, Joannes de Hamme, Joannes de Dufifele, Petrus de 
Cennen, Georgius de Dorpe; Jacobus Beckeve, Henricus Langhe, Arnoldus 
de Damme, alias de Beneden. Petrus Caluwaert, Joannes de Baesrode et 
Jacobus Robbyns, Scabini; Wilhelmus de Winckele, Andréas Hoots 
decani Lanificii ; Joannes Mol, Ludovicus de Hevst, Antonius Boem, 
Wilhelmus de Béret, receptores sive reddituarii ; magister Hubertus 
Wellemans pensionarius; Theodericus Adriani, Joannes Barbier, secre- 
tarii; Reynerus de Heelt; Bartholomaeus de Busco, Henricus de Erpe, 
Joannes de Béret, Joannes de Beckere, Godefridus Vriese, Rumoldus 
Quayvoer, jurati; Joannes de Platea, griffier; Petrus de Boene de Yetegem, 
Rumoldus Vleminc, rectores fabricae; Joannes de Brande, alias Cronaert, 
virgarius; Wilhelmus Oubeerts, alias Trabekier, custos et gubernator 
feretri, et quam plures alii utriusque sexus incolae hujus oppidi Machli- 
niensis et extranei : includi et recludi, magnis, reverentia, honore et 
diligentia intermediis, jussimus et mandavimus, et personaliter duobus 
notariis subscriptis ad hoc vocatis et requisitis inclusimus, et ad pristinum 
feretrum, unde per nos extracta fuerunt, reposuimus. 

Quae omnia et singula, sic ut praemittitur, per nos acta, vestrae pater- 
nitati sub appensione nostrorum sigillorum, ac subscriptione notarioium 
fideliter et legaliter scribimus, testamur, notificamus et insinuamus. Datum 

23 



330 FESTIVITES DE SAINT RUMOLt) 



et actum Machliniae, Cameracensis dioecesis, in Ecclesia sancti Rumoldi, 
praemissis piaesentibus, anno Dominicae Incarnatlonis millesimo quadrin- 
gentesimo octuagesimo, indictione tertia décima, mensis Aprilis die décima, 
Pontificatus sanctissimi in Christo Patris et Domini, Domini Sixti divina 
providentia Pàpae quarti, anno nonno. Sic subscripUnn. Et ego Georgius 
Monachi presbj^ter, Cameracensis dioecesis, publions sacri Imperiali 
auctoritate, ac venerabilis Capituli hujus Ecclesiae sancti Rumoldi notarius 
et scriba juratus, et Vice-plebanus ejusdem, quia supradictis apertioni, 
ostensioni corporis ac reliquiarum sancti Rumoldi Episcopi et Martyris, 
inventioni et in loco suo pristino reinclusioni, caeterisque praemissis una 
cum dictis reverendis patribus interfui, eaque omnia sic fieri vidi et scivi : 
ideo bas patentes, dictorum dominorum sigillis sigillatas, et manu mei in 
hac causa connotarii subscripti scriptas, manu propria subscripsi, signoque 
et nomine meis solitis signavi, in praemissorum fidem et testimonium, 
rogatus et requisitus. 

Et ego Hubertus de Wesemale, presbyter, Cameracensis dioecesis, 
perpetuus beneficiatus de Cellaer, in Ecclesia sancti Rumoldi, publicus 
Apostolica auctoritate Notarius, quia supradictis, etiam apertioni corporis 
ac reliquiarum sancti Rumoldi, inventioni, ostensioni et in loco suo pristino 
reinclusioni, caeterisque praemissis, una cum dictis reverendis patribus ac 
cum praescripto connotario interfui, eaque sic fieri vidi et scivi ; ideo bas 
patentes litteras manu propria scriptas, ac dictorum dominorum sigillis 
sigillatas, manu eadem subscripsi, signoque et nomine meis solitis signavi 
in praemissorum fidem, rogatus et requisitus. 

Voyez SoLLERius, Num. i6i, page 38. 

XV. — Décret de Jean de Bourgogne, évêque de Cambrai, au sujet 
de rOstension des Reliques, faite par son Suffragant, — 16 avril 1480. 

Universis et singulis sanctae matris Ecclesiae Christi fidelibus, prae- 
sentes litteras inspectùris, Joannes de Burgundia, Dei et Apostolicae sedis 
gratia Episcopus Cameracensis, salutem in Domino sempiternam. Gratum 
pariter et acceptum Deo impendere credimus famulatum, dum a mentibus 
Cbristi fidelium, dubitationum nebula propellentes, ad Dei omnipotentis 
laudem, honorera et gloriam, Sanctorumtiue suorum venerationem in lucem 
veritatis deducimus, quae propter temporis diuturnitatem eisdem Christi 
fidelibus erant invisa, et ea propter aliis sic, aliisque sic afferentibus, 
admodum ignota. Sane nuper pro parte dilectorum nobis in Christo Vice- 
decani et Capituli, ac rectorum fabricae ecclesiae Collegiatae sancti 
Rumoldi, nec non legislatorum et incolarum oppidi Mechliniensis, nostrae 
dioecesis, nobis seriose exposito; quod cum a memoria hominum feretrum 
sanctissimi et gloriosissimi Martjais atque pontifiais Rumoldi, ipsius eccle- 
siae Collegiatae Patroni, quod in eadem sumptuosissimo opère extructum, 
sub magnis veneratione et honore servetur, apertum, neque dictis fidelibus 
ostensum non fuerit a pluribus dubitatur, ab aliis vero ignoratur, si ejusdem 
Martyris atque pontificis corpus, sive corporis ossa in eodem feretro sint 
recondita : unde sit, quod ipse Martyr et Pontifex, ejusque reliquiae, in 
tam grandi veneratione, sicuti merito deberent, praesertim ab aliquibus 
haberi funittuntur. 



APPENDICE 33l 



Ouare pro parte praefatorum exponentium, nobis fuit humiliter suppli- 
catum, quatenus feretrum hujusmodi per reverendum in Christo Patrem 
Dominum Godefridum Episcopum Dagnensem, nostrum suffraganeum et 
in ponlificalibus Vicarium, nonniiUosque alios ecclesiae Praelatos aperiri 
ac illius reliquias, nec non documenta antiqua illis, ut verisimiliter puta- 
batur, apposita, cum debitis diligentia, reverentia, et honore, nostra aucto- 
ritate visitari et examinari, ac dictis Christi fidelibus, pro eorumdem 
augmentanda devotione, ac dubitantibus procul pellendis, ostendi mandare 
dignaremur. Nos itaque devotis eorum supplicationibus inclinati, praelibato 
Domino Episcopo Dagnensi, nec non caeteris monasteriorum dictae nostrae 
ac Leodiensis et Tornacensis dioecesium Abbatibus, super praemissis 
nostras vices impartiti sumus, committentes eisdem, quatenus feretrum 
hujusmodi aperiendum, reliquias in eodem reconditas ac documenta illis 
apposita, summa cum diligentia visitarent : illasque populo tribus diebus 
solemnibus, pro amplioii magnificentia et gloria, ipsiusque Sancti vene- 
ratione ostenderent nobisque rescriberent, quid in praemissis et circa ea 
fecerint et invenerint, ad finem quod singulis visis et mature rimatis, 
nostrum desuper decretum interponere valeremus : 

Cujus quidem commissionis vigore atque praetextu, praelibatus Reve- 
rendus in Christo Pater Dominus Godefridus Episcopus Dagnensis, nec 
non Franciscus Villariensis, Livinus de Boudeloe, Martinus sancti Ber- 
nardi supra Schaldam, Cisterciensis, Johannes sancti Michaelis Antver- 
piensis, Bartholomeus Averbodiensis, Wernerus de Tongerloe, Marcus 
Grimbergensis, et Rolandus Jettensis Praemonstratensis Ordinis, dictarum 
nostrae, Leodiensis et Tornacensis dioecesium monasteriorum Abbates, 
feretrum hujusmodi aperiri facientes; reliquias in illo existentes, et docu- 
menta illarum diligenter atque mature visitaverunt et examinaverunt, 
illasque populo tribus diebus solemnibus, de nostris auctoritate et consensu 
ostenderunt : per quas quidem visitationem, examinationem et ostensionem 
luculenter constitit et constat, qualiter in feretro hujusmodi ossa ac reliquias 
corporis praedicti sanctissimi Martj^ris et Pontificis Rumoldi. sana, salva, 
intégra, incorrupta, ac bene redolentia, lethalis vulneris signo, in sinistra 
parte capitis invento, cum magna reverentia reperierunt, recondita : quae 
cum simili reverentia, post dictorum trium dierum solemnium elapsum, 
nil addendo seu subtrahendo, sed sana, intégra et illaesa, pro ut illa repe- 
rierunt, cum novis panniculis, telis ac rébus aliis, ad hoc per dictura 
suffraganeum nostrum solemniter consecratis, iterato recluserunt. 

Nos itaque iîde dignis relationibus praelibatorum dominorum Episcopi 
et Abbatum, fidem indubiam adhibentes, praesentium tenore decernimus 
et declaramus, ossa et reliquias corporis praedicti sanctissimi Martyris et 
Pontificis, in dicto feretro indubie fuisse et esse recondita, ac ea ut talia ac 
pro talibus, a singulis Christi fidelibus veneranda esse et venerari debere : 
in quorum omnium et singulorum, fidem et testimonium praemissorum, 
praesentes patentes litteras exinde fieri, et per secretarium nostrum signari, 
nostrique sigilli jussimus et fecimus appensione communiri. Datum et 
actum Mechliniae, dictae nostrae dioecesis, anno Domini millésime qua- 
dringentesimo octuagesimo, mensis Aprilis die décima sexta. 



Voyez SoLLERius, page 39. 



332 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



XVI. — Décret de Jean de Hauchin, archevêque de Malines, 
reconnaissant les Reliques de saint Rumold, recueillies après leur 
dispersion. — 3 novembre 1585. 

Reverendissimus in Christo Pater et Dominus, D. Joannes de Hauchin, 
Dei et santae Sedis Apostolicae gratia Archiepiscopus Mechliniensis etc. 
Reducta hac civitate Mechliniensi (quae anno millesimo quingentesimo 
octogesimo, die nona Aprilis, per haereticos, Dei et Ecclesiae suae Catho- 
licae inimicos, ex improvise misère invasa et spoliata fuit, destructis et 
profanatis Dei templis, reliquiisque Sànctorum disjectis et dispersis) ad 
}iristinam potentissimi Régis nostri Catholici, Domini et Principis sui 
naturalis, obedientiam; sua auctoritate pontificia protinus jussit congregari 
et recolligi, omni (jua fieri potuit diligentia. reliquias S. Rumoldi pontificis 
et Martyris, suae metropolitanae ecclesiae, et hujus civitatis Patroni : 
desuperque et illarum verificatione per Reverendos et egregios dominos et 
magistros, Mathiam vanden Hove Archidiaconum, et Melchiorem Huys 
Canonicum, presbyteros, sacrae Theologiae Licentiatos, ad hoc per Reve- 
rendissimam dominationem suam, suosque confratres et Canonicos. prae- 
fatae ecclesiae capitulariter députâtes, diligentem capi, et per me notarium 
publicum, ejusdem Reverendissimae paternitatis suae Secretarium infra- 
scriptum, fideliter conscribi informationem et attestationem. 

Quibus peractis ostensioneque earumdem recollectarum reliquiarum, 
populo, in praesentia totius Cleri, magnificorum et ornalissimorum L omi- 
nofum Consiliariorum supremi parlamenti Consilii, Gubernatoris, Schulteti, 
Burgimagistri et Consulum, nec non notabiliorum civium hujus civitatis, 
ad hoc in hodiernam diem, tertiam videlicet mensis Novembris, quae 
Dominica fuit, post Vesperas convocatorum, et in capella divo Martino 
sacra simul congregatorura, publiée facta, atque dicta informatione, sic, 
uti praemittitur, super earumdem reliquiarum recollectione et verificatione 
capta, una cum attestationibus fide dignorum, super iisdem factis et anno- 
tatis, alta et intelligibili voce, per me notarium et secretarium praedictum. 
de mandato eorumdem Dominorum, Reverendissimi et Canonicorum, 
praelecta, idem Reverendissimus Domin;is noster, pontificalibus indutus, 
easdem recollectas, recognitas et approbatas divi Rumoldi reliquias, huic 
cistulae sive capsulae reverenter immisit et imposuit. ejusque seram suo 
contrasigillo obturari et communiri jussit, ad tempus, et donec successu feli- 
cioristemporis, decentiori et magis ornato feretro reponipossent ; elargiendo 
liberaliter omnibus et singulis Christi fidelibus, qui huic Recollectionis 
reliquiarum divi Rumoldi solennitati interfuerant, et singulis annis in illius 
Recollectionis festivitate (quim in perpetuum die tertia Novembris in hac 
civitate Mechliniensi celebrari et observari voluit) divinis officiis in dicta 
ccclesia dévote interfuerint, quadraginta indulgentiarum dies in forma 
Ecclesiae consueta. 

Quo facto, eadem cistula sive capsula (cui praesentes, manu propria 
ejusdem Reverendissimi Domini subscriptae, et dicto suo contrasigillo eis 
subimpresso munitae, in rei sic gestae perpetuam memoriam quoque 
impositae sunt) processione cum toto Clero hujus civitatis praecedente, 
populoque eamdem dévote subséquente, illinc ad praefatam metropolitanam 
ecclesiam reverenter delata fuit, in loco condecenti, sicuti quondam solet. 



APPENDICE 333 



ad honorem Dei omnipotentis, et S. Rumoldi illius Patroni, cum solennita- 
tibus, processionibus et caeremoniis, antiquitus observari solitis et con- 
suetis, quart! sua Reverendissima dominatio, praedecessorum suorum 
vestigia insequendo, dicta sua auctoritate approbat, et confirmât, in 
perpetuum conservandam. Actum ut supra successive, anno Domini mille- 
simo quingentesimo octogesimo quinto, Indictione décima tertia, dicta die 
tertia Novembris, pontificatus sanctissimi in Christo Patris et Domini 
nostri, D. Sixti, divina providentia ejus nominis Papae quinti anno primo. 

Voyez SoLLERius, § xvi, Num. 184, page 44. 

XVII. — Procès-verbal contenant les dépositions des témoins 
lors de la Reconnaissance des Reliques de saint Rumold. — 3 no- 
vembre 158J. 

V ergaederinge van de verstroyde Reliquié'n van den heyligen Romhaut. — Naer 
dat de stadt van Mechelen op den 9 April i58o door cryghsvolk van den 
Prins van Oranien by surprise ingenomen was, en aile de kerken ende 
geestelijke plaetsen geinvadeert, ende geplundeert, de reliquien ende 
heyligdommen geprofaneert, ende gedestrueerd, en naer dat de selve stad 
van Mechelen wederom gekomen was onder de gehoorsaemheid van 
hunnen naturelijken Heer den Konink van Spaenien, soo ist dat den Hoog- 
weerdigsten Heer Joannes de Hauchin Aertsbisschop van Mechelen, heett 
last gegeven aen aile Pastoors ende predicanten van op den 27 octobris 
i585 (wesende eenen sondagh) te verkondigen, en de heeft op swaere straffe 
geordonneert van dat eenider, die eenige reliquien heeft (principaelijk van 
sinte Rombaut) deselve te brengen in handen van de EE w : Heeren 
Matthys van den Hove Archidiaken, ende Melchior Huys, pristers ende 
Canoniken van Sinte Rombauts, Commissarissen daer toe gestelt, dewelke 
de selve hebben ontfangen, ende hun precieselyck geinformeert over aile de 
ontstandigheden ende ingevolge den selven Last is voor hun gepasseert het 
naervolgende : 

Alsoo in den jaere i5So den negensten dagh van April, tôt grooten jam- 
mere en de Verdriet deser Stad van Mechelen, is de selve onversienlyck 
ende listelyk bij die ongoddelijcke ketters. ende heretycken ingenomen 
geweest, de kerken, kloosters, ende aile andere geestelijke plaetsen gein- 
vadeert, gespolieert ende geprofaneert ende reliquin van Godshejdigen 
aldaer berustende, tôt groote versmaedenisse van dien, verstroydt ende 
onveêrgeworpen, en de sonderlinge van den heyligen Martelaer ende 
Patroon van deser kerken sinte Rombaut, wiens lichaem tôt gods eere, en 
synder eeuwiger memorie in de selve plach te berusten : Van welke 
reliquien, alsoo men hadde verstaen vêle ende diversche godvrugtige 
persoonen, hadden gerecouvreert, opgenomen ende bewaert ofte doen 
bewaeren, soo ist dat de voorschreve stad, nu onlancx tôt gehoorsaemheyd 
der Co : lij : haeren naturelijken Heere, ende Prince gekomen, ende gere- 
concilieert wesende ; die Hoogweerdige Heere ende Vadere in Gode, Heer 
Jan, duer die gratie Gods ende des Heylighs Stoels van Roome, Aerts- 
bisschop van Mechelen, hierop alvoren raed, ende advies genomen hebben- 
de met die Eerw. Heeren Archidiaken, deken, ende Cantor, ende reside- 
rende Canoniken deser voorschreve kerke, om tôt deser ende andere 



334 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



verstroyde H. Reliquien wederomrae te geraeken, ende om die tôt stichtinge 
cnde devolie van de goede geme^-nte der kerke ende andere geestelijke 
plaetsen, daer die pleghen te berusten, te restitueeren, om in eeren ende 
gewoonelijke reverentien gehouden te worden, heeft naer den heysch van 
sijn digniteyt, ende geestelijke overigheyd, op den VI dag der maand 
Octobris anno iSSS des Sondaghs, in aile Prochie kerken der voorschreve 
stad, bij die Pastooren ende Prcdikanten doen verkondigen ende gebieden 
seer scherpelj-ck ende op seker pinen, dat die gène, die eeniqe H. Reli- 
quien, het waere van den H. Martelaere ende vriend Gods sinte Rombauts, 
ofte van eenige andere heyligen, onder hun waeren hebbende, ofte imand 
wiste, die alsulken onder hun hadden, die binnen drij daegen daer naer te 
voorschijne te brengen, ende te geven in hande van den Eerw. Heere ende 
meester Matthijs Van den hovc pristere, licentiaet in der Gotheyt, Archi- 
diaken, en de Heer Melchior Huys, ook prister ende licentiaet in der 
gotheyt bej^de Canoniken in der voorschreven kerke, Commissarissen 
daertoe expresselijk bij de voorschreven Heeren gedeputeert, overbren- 
gende ende seggende goedt bescheet, waar, hoe, ende bij wat middelen, sij 
aen de selve overgebragte Reliquien waeren gekomen, ofte hadden ver- 
kregen. Immers soo naue als U mogelijk om doene soude wesen, tôt 
meeder versekerheydt van dien, ende om aile Calomnie ende opspraeke 
van de quaedwillige en de ongoddeloose menschen te schouwcn, welke 
geboden achtervolgende soo sijn gecompareert voor die heeren Commis- 
sarissen voornoemt, ende mij openbaer notaris ende secretaris des voor- 
schreve Hoogw. Heeren Artsbisschop van Mechelen die persoonen 
naergenoemt overbrengende die Reliquien onder geannoteert, ende daar 
op bij eede neerstelijk geexamineert wesende, hebben verclaert, suicx, 
ende alsoo hier claerelijk is naervolgende. 



In den Eersten is gecompareert voor mijn Heeren die Commissarissen 
voorschreven joufvrouwe Maria Meersman begyntien oudt Iviij jaren, 
woenende op de Balaene in t'huj's van Mijnheer Desouri, op t'hoeckxken 
van de Meulenstraete, verclaerende op haeren eedt, dat sij wel indachtig 
is dat Anneken de Roy, haer mede-begjmtien, haer déponente geseyd heeft, 
op den eersten dag van de pillagie deser stadt, te weten in het jaer van 
tachentigh, gehaelt te hebben uyt Sinte Rombauts kerke een hoofd ofte 
beckeneel, d'welk sij sijde waeragtig te sijn Sinte Rombauts hoofd want 
(alsoo sij haer velclaerde « sic ») soo was haer dat gegeven uj-t die kiste, 
die stont ter plaetse, daer Sinte Rombauts Casse plachte te staene, van 
eenen jongen sanger van Sinte Rombauts kerke, genoemt Guilliame, welk 
hoofd sij haer corts daernaer heefi getoont, ende verclaert de selve 
déponente, nu het hoofd haer getoont wesende bij den Eerw. Heere den 
Archidiaken, te sijne het selfste dat die voornoemde Anneken haer somtijds 
getoont haddc. 

Anneken Van Roye oudt Sy jacren, begiji.tien van t'groot begijnhof alhier 
binnen Mechelen, verclaert onder eedt hoe dat op den eersten oftetweeden 
dag (sonder anders den te3'dt sekerlijk te weten) naer het innemen ofte 
pillagie deser stad, d'welk gebeurde anno 80, den negensten dag van April, 
is gekomen in de kerke van Sinte Rombauts, duer die deure van onse 



APPENDICE 335 



Lieve Vrouwe van Cameryck, alwaer sij onder andere gevonden heeft 
eenen genoemt Guilliam de kannoy (sic) een van de jongste sangers van de 
selve kerke, bij den welken sij dede afnemen van Onse Lieve Vrouwe 
eenen schoonen gauwen lakenmantel, die sy leyde en berghde in haeren 
schoot; gaende van daer metten selven Guilliam nae den Choir, ter plaatse 
daer die Casse Van Sinte Rombaut placht te staen ; alwaer sy sag staen 
een houte kiste ofte Casse, ende daer inné een verscheurt zyden kleedt 
waer inné gewonden was (alsoo haer den voorschreven Guilliam tôt 
haerder begeerten boven geklommen sj'nde, sijde) het gebeente van een 
lichaam, waer uyt met groote haesten sy sag den selven Guilliam nemen 
het beckeneel hetwelk hy haer in haeren schoot leverde, en hoewel sij 
geerne van den selven gebeente meer soude gehad hebben, soo en durfde 
sij nochtaas aldaer niet langer vertoeven, over mits den grooten grouwel 
ende verveirtheid die sy hadde van krijgschvolk, ende hun overlast, 
welken overlast sij soo lichtelijk niet en soude ontgaen hebben, ende hadde 
gedaen den voorschreven gauwenlaeken mantelvan Onse Liever Vrouwen, 
die sij in haer schoot hadde, ende daer mede bedeckt het voorschreven 
beckeneel, want tewijlen de selve mantel haer was bij de soldaeten ont- 
wellicht : soe behiel sij 't voorschreven beckeneel by haer, ende ginck 
alsoo seer verbaest naer huys, seer bedeckt houdende het voorschreven 
beckeneel, te weten in 't gulden brandtijsere bij de ijsere lene, alwaer sij 
was woonende met Hendrick Deens, sijde laeken vercoopere, seer God- 
vruchtig man, alsoo sij segt : de welken 'tsij t'selven te kennen gaf ende 
ook aen heer Aert Masculier, Sellaer in Sinte Rombauts kerke, aen Heer 
Jan Deens nu overleden wesende, aen een begijntien bij haer woonende 
genoemt Mayken Meersman,.tot welken beckeneel, om luttel gehandelt te 
worden, sij verclaert te doen maeken te hebben een Casseken over de drye 
seyden met gelaesen gesloten, bij eenen schrijnmaekere genoemt Jan, 
woonende op die balaene aldernaest den Thabor, verclaerende voorts hoe 
dat sy t'anderen tijden versoeckt geweest hebbende bij Lynken ende 
Bayken Snoucks, byde begjmkens niechten van heer Thomas Luytens 
Capellaen van t' voorschreven grootbegijnhof, hun lieden heeft geleent het 
selve beckeneel, om op sinte Ursulendag daer voor misse te doen, ende 
daer mede hun devotie te houden, d'welk sy wederomme binnen acht 
daegen haelende, heeft wel gemerckt dat het selve Beckeneel was, dat sy 
hun geleent hadde, maer alsoe sy koste bemerken, soo was daer een kleyn 
stuckxken afgepits, waeromme niet wel tevreden wesende en heeft noyt 
meer weg geleent ; maer daer naer altijdts by haer gehouden ende in groote 
heere en de devotien bewaert. 

Dit voorschreven afgebroken stuckxken is overgebracht in handel van 
mijne Heeren die Comissarissen bij Barbara Van den dycke, die onder 
haeren eedt dat haer Lynken Bessems dat selve stuckxken gegeven hadde, 
dat sy (alsoo sy haer syde) t' selve afgepits hadde ten tyde dat hun t' selve 
Beckeneel by de voorschreven Anneken Van Roj^e geleent was. 

Beyken Snouckx begyntien, geroepen wesende voor myne Heeren die 
Comissarissen, ende haer getoont wesende het voorschreven beckeneel, 
verclaert op haer deel hemelrickx het selve te syne, dat hun lieden geleent 
was op Sinte Ursulendag by Anneken Van Roye haer mede begynken. 

Heer Aernoult Masquelier, prister, Sellaer in Sinte Rombauts kerke 



336 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



geroepen synde voor myne heeren die Comissarissen voorschreven, hecft 
verclaert op syn pristerschap hoe dat hy, vier ofte vyi dagen, naer dat die 
spoliatie van Sinte Rorabauts kerke geschied was, te weten in t' jaer van 
80, hy heeft gesien len huyse van Hendrick Deens alsdan woonende in 't 
guide brandijsere, aen den Steeu\vj„h, sekcr beckeneel, hetwelk hy van 
Anneken Van Roye begijnken verstont gehaelt te syne uyt Sinte-Rombauts 
Choir ter plaetse daer Sinte Rombauts Casse gestaen hadde, welk becke- 
neel hem bij de voorschreven Heeren getoont wesende, hy segt niet te 
twyffelen, t' is het oprecht, ende waerachtig beckeneel van den heyligen 
Martelaer Sinte Rombaut, door dien hy t' selve nog wel tweemael van te 
voren hadde gesien, te weten die eerste reyse, ten teyde dat de stadt 
geplundert was van de Spaegnjaarden wesende alsdoen die Casse onsloten, 
en die Reliquiën uytgenomen, ende daer naer, doen die selve Reliquien 
wederomme waeren innegelegd, heeft 00k nog eens t' selve beckeneel 
getoont gesien by myn Eerw. Heere den suffragaen van mechelen, Pepyn, 
t' welke was van de selve gedaente, ende couleur, gelyk hy het t' selve nu 
is bevindende, ende aenmerkende, verclaert ook hoe dat de vo"rschreve 
Anneken Van Roye is een seer deugdelyke ende dévote herte, die niet en 
soude willen uytgeven dan die gerechtige waerheydt. 

GuiLLiAEME DE Lannoy oudt omtrent 24 jaeren geweest hebbende cho- 
rael van Sinte Rombauts kerke alhier binnen Mechelen, een teydt van vyf 
ofte ses jaeren, verclaert op synen eedt solemnelyck gedaen in handen van 
myn Eerw. heeren den Archidiaken, hoe dat op den eersten ofte den 
tweede dag van de laetste furie die gebeurde in t' jaer van 80, in de maendt 
van April, van den dagh anders niet sekerlyk wetende duer die groote 
beroerte ende turbatie die binnen de stad was, is gekomen in de kerke van 
Sinte Rombauts om te siene oft hy aldaer niet en soude hebben kunnen 
salveren. Ende aldaer wesende, heeft hem geadresseert ter plaetse daer die 
casse van Sinte Rombauts placht te staene, ende siende de deuren open- 
staen, soo is hy geklommen over het tweede letsel daer de dr}- candelaers 
opstonden, ende namp uyt die houte kiste, die hy daer vont staende, met 
het gebeente ofte Reliquiën van Sinte Rombauts daer inné liggende het 
hooft ofte beckeneel, t' welk lag op 't cattuen, ende gaf alsoe met ter 
haesten een begynken genaemt Anneken Van Roye t' selve in haeren 
schoet leggende ende verburgende, die op syn weerlickx was gecleet, haer 
seer wel kennende, en die daer omme hem seer was biddende; ende hem 
déponent by die heeren Commissarissen het selve beckeneel getoont we- 
sende, ende wel gesien ende gevisiteert hebbende, segt dat te houden voor 
het selve dat hy hier voortyts uyt de voorschreven houten kiste hadde 
gelanck ende haer Annekens voorschreven in haeren schoet gegeven, te 
meer het selve verkennende aen dat groot hckteenen dat men was aen- 
merkende, over die een syde van den selven beckeneele. Verclaert nog 
voorts ten selven tyde afgenomen te hebben van het belt van Onser Lieve 
Vrouwen in de selve kerke eenen gauwen laeken mantel die hy ook de 
voorschreven Anneken in haeren schoet gaf, welken mantel alsoo hy 
naemaels verstaen heeft, haer by de soldaeten is afgenomen geweest. 
Anders voorts men hier af niet breeder weten te spreken, deur dien h}' van 
dier tydt af tôt nu toe uj^t Mechelen geweest heeft, verclaerende deser syne 
voorgaende depositie waerachtig te wcsen. 



APPENDICE 337 



RoMBAUT VAN DE Zype sone Hendricx, oudt omtrent 16 jaeren, heeft 
overgebracht in handen van m^'n heere den Archidiaken voorschreven, 
een lanck been, hetwelck scheynt te wesen het been van die knyen tôt aen 
de hope. verclaerende op S3-n saligheyd ende deel hemeliekx het selve 
niet synder eygender hand genomen te hebben uyt die houte kiste staende 
daer die Casse van S^^ Rombaut plocht te staen, in S*^ Rombauts kerke 
alhier binnen Mechelen, welke houte kiste hy bevond boven opengebroken 
te syne, en dat op den eersten dagh van furie ofte pillagie die geschiede in 
t' jaer 80 lastleden, hebbende het selve been van daer gedraegen ten huyse 
van synen vader, in de Gulden poorte, ende genae\ft in eenen schoonen 
witten lynwaerten doeck, ende alsoo tôt nog toe seer wel bewaert, ver- 
claerende nog voorts, dat h}^ op den selven tydt met hem in de kerke 
van S*s Rombauts leyde een begynken dat alsdoen was woonende in 
t' brandysere aldaer naest syn svaeders huj'^s, en wederomme met de 
selve uit de kerke komende, soo syde hem t' selve beggynken, hoe dat 
sy Ste Rombauts hooft in haeren schoot hadde, en sagh in haeren schoot 
een juweel van gouden laeken, alsoft t' geweest hadde een Choircappe, 
maer komende met het selve beggynken tôt outrent het palays, siende 
dat het voorschreven bcgg5'nken aengetast wierdt van een ingelschen 
soldaet, heeft haer verlaeten ende liep t' huyswaerts, niet wetende hoe 
dat er daer voorts mede gevaeren is. Op hetgene des voorschreven is 
gevraegt ende geexamineert wesende Hendrick van de Zype, vadere des 
voorschreven Rombauts, heeft verclaert hoe dat hem synen sone van dit 
been, ende hoe dat hy dat gehaelt ende verkregen hadde in t' lange ende 
breede te kennen gegeven, denwelcken hy beval het selve ■wel ende 
secre*elyck te bewaeren, gelyck hy segt gedaen te hebben, t' selve alsoo 
waeragtig te syn by synen eede affirmerende. 

Heer Pieter Bernaerts, prister prochiaen van 3*^ Peeters, bringt 
over, in handen van mynheeren die Commissarissen, seker stuckxken 
van eene rubbe gestelt in een rond syden capselken, t' welk hy ver- 
claert hem gegeven te syn van een ionge dochter, die hem syde dat 
gehadt te hebben van den soon van Hendrick van de Zype, met noch een 
kleyn stuxken dat de voorsclireven heere Pieter syde daer afgebroken te 
hebben bu3'ten het selve capselken wesende, t' selve alsoo in fide 
sacerdotij verclaerende. 

Is gecompareert voor myn heeren die Commissarissen voorschreven, 
heer Gilles Sukens, pristere, cappellaen in Sinte-Rombauts kerke, voorts 
brengende met groote eer ende reverentie een lanck been van den 
H. Martelaer S**^ Rombaut, alsoo hy seyde schynende te wesen van aen 
de knyen tôt in de hope, hetwelck hy by synen eed verclaert, gehad te 
hebben van wjden Jan van de Houte nu overleden wesende, glaesemaeker, 
die placht te woonen onder den thoren van S**^ Rombaut, dewelke Jan in 
syn levé verclaerde hem t' selve been in de laeste furie gehaelt te hebben 
in de kerke van 5*^ Rombaut, in den Choir, aldaer verstroyt ende 
uj^tgeworpen lag met noch andere gebeente ofte Reliquien van 3*^ Rom- 
baut, ontrent die plaetse daer de Casse placli te staene, ende het selve 
been geleyd wesende by het been hier voren overgebracht by Rombaut 
sone van Hendrick van de Zype, is bevonden te wesen van gelyke groote 
ende couleur ende kennende sulcx dat niet te twyfelen en is t' is van de 

24 



338 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



selve Reliquiën, gelyk hy déclarant verclaert t' selve voor sulcx tôt noch 
tôt nog in eere ende reverentie en met devotie bewaert te hebben. 

Willem de Gurtterf, oudt 40 jaeren, gehouwt wesende, schipman, 
woonende alhier binnen Mechelen in t' gulden leeuwken, verclaert op 
synen eed, hoc dat hy, op den tweeden dag naer het laeste innemen van 
Mechelen, is sfekomen in S'^ Rombauts kerke in den Choir, ende siende 
aldaer ontrent de plaetse daer S'<^ Rombauts Casse placht te staene, veele 
beenderen ofte Reliquiën van S*e Rombaut, alsoo hy wel presumeerde, 
verstroyt liggen, heeft met' er haest sommigh gebeente opgeraept, waer af 
hy corts daer naer gaf aen Heer Jan Moens, pristere woonende ontrent 
Onser lieve Vrouwer kerke, een lanck pypbeen, ende die reste heeft by 
hem gehouden tôt noch toe, in groote devotie, ende met hem dikmaels te 
schepe gehad, ende megevoert uyt vreese dat het hem t' huys soude 
genomen hebben geweest, welk gebeente schynt te syn van t' steert-been; 
ende heeft hem laeten duncken dat hy ende syn schip altydts bewaert syn 
geweest van aile quaede fortune erde ongeluck ; ende wesende dit 
gebeente gevocht aen noch seker ander gebeente, gelyck dat overbracht 
hadde Pieter Morissens, metsere, sonder daer af eenig ander bescheet te 
hebben connen aligeren, dan dat t' sj^nen soldaeten hem hadden gegeven, 
hem te verstaen gevende dat sy t' in de Choir van Ste Rombaut in de furie 
opgeraept hadden, soe heeft men werkelj^k bevonden die op een te passen, 
en te wesen van eenen lichaem, ende alsoo waarachtige Reliquiën van 
Sinte Rombaut. 

Compareerden oock voor myn voorschreven Heeren die Commissa- 
rissen Anthoixe Morissens, oudt ig jaeren, ende Pieter Morissens, oudt 24 
jaeren, gebroeders byde metsers gewoonelyck te werken aen S'e Rombauts 
kerke, welken verclaert op synen eedt, waerachtig te syn hoe dat hy, op 
den eersten dagh van de voorschreven furie (soe hun dunckt) is gekomen 
in de Choir ontrent de plaetse daer S^e Rombauts Casse placht te staen, 
ende siende dat het gebeente van den H. Martelaer S^e Rombaut lacht 
ontrent de selve plaetse verstroyt, soe heeft hy daer af sommige opgeraept, 
te weten sommige kleyn beenkens van ribben ende een kleyn pypbeen, 
dat hy daernaer synen voorschreven broeder Pieter Morissen te bewaeren 
gegeven heeft, welke syn broeder het selve gebeente in handen van de 
voorschreve heeren Commissarissen heeft overgelevert, verclaerende hy 
Anthoine de selve te syne, die hy synen broeder t' anderen tyden te 
bewaeren gegeven hadde. 

JORis VAN Beringhe, jougman ongetrouwt, wesende in den ouderdom 
van 18 jaeren, sone van meester Adriaen van Beringhe chirurgien oft 
barbier, woonende alhier binnen Mechelen aen die eysere lene, verclaert 
voor die gerechtige waerheydt, en op syn deel hemelryckx, hoe dat hy 
naer het laeste innemen deser stadt : in de meeste furie op den eersten 
dagh, ontrent den avondt tusschen dry ende vier uren, is gekomen in de 
kerke van 3*^ Rombauts ende aldaer een wyle tydts geweest hebbende is 
geklommen op die plaetse daer die Casse van S*<^ Rombauts placht te staen, 
ende heeft aldaer opgenomen seker gebeente lanck ontrent onder halven 
voet, met noch een kleyn kort beenken schj-nende te wesen van de vergei- 
ringe van het ruggebeen met de hoepe, welck gebeente lach uytgestort 
uj-t een houten kiste, daer t' scheen ingelegen te hebben; en heeft dat 



APPENDICE 339 



thuyswaert gedraegen, hebbende het grootste been in bewaeringe gegeven 
aen heer Joris van Beringhe pristere, cappellaen van S*^ Rombauts kerke, 
ende het kleynste aen syn vader, der voorschreve meester Adriaen, die 
t' selve gebeente als waeragtige Reliquiën van S'^ Rombaut tôt nu toe in 
groote eere, reverentie, en met devotie bewaert hebben, gelyck 00k is 
verclaerende Catharina Delaet hm-svrouwe des selfs meester Adriaens» 
affirmerende oock onder eedt t' selve gebeente te wesen dat haeren voor- 
schreven sone doen ter tydt t' huys gebracht hadde, sonder veranderinge 
daer af (d' haers wetens) gedaen te hebben. 

Heer Jan Moens, pristere, cappellaen van onser lieve vrouwe over 
Deyle, oudt ontrent 65 jaeren, verclaert in fide sacerdotij, hoe dat in de 
paeschdagen naer het laeste innemen deser stad, aen hem gebracht is 
geweest by Willem de Gurttere schippere woonende in den gulden Leeuw 
by die groot brugge, seker gebeente schynende te syn een scheen been, 
die hem verclaerde hoe dat hy t' selve gebeente, in de spoliatie van 
S*^ Rombauts kerke, ontrent die plaetse daer die Casse plachte te staenei 
opgenomen hadde, en dat het was ontwyfFelyck van der gebeente van 
den H. martelaer 5*^ Rombaut, waeromme hy déponent heeft het selve 
gebeente tôt nu toe met groote eere ende devotie bewaert; hier op ook 
ondervraeght wesende den voorschreven Willem affirmeert op sj-n manne 
waere den voorschreven heer Jan de waerheyd verclaert te hebben. 

Rombaut Vercammen, oudt 33 jaeren, grafmaeker van S*^ Rombauts 
kerke, verclaert by synen eedt, hoe dat hy op den eersten dagh des 
smorgens t' acht uren, naer dat dese stad ingenomen was, hem bevind 
heeft ter plaetse, daer die Casse van S*^ Rombaut plachte te staene, daer 
toen stont in plaetse van dien een houte kiste, die hy bevond boven open- 
gesmeten te syn, ende sag daer inné het gebeente liggen op een zeyde 
kleedt, niet sekerlyk wetende oft het hoofd daer in was, ofte niet, deur de 
groote verbaesthe^'d ende verveertheydt, maer laegen alstoen nogh die 
gebeenten in de voorschreven houte kiste onverstroyt, en namp hy 
déponent daer uyt een gebeente hetwelk hem doght te wesen het cleynste 
been dat komt aen de joncture van de hand, waer af hy sommige mede- 
gedeeld heeft naemelyk den ouden schouteh BouvcAercke, nu stadthoudere 
van de leene, die t' selve als heden heeft doen overleveren by myn heere 
den Canonnick Longin geleyd in een swert courat sacxken, item aen 
Eustachius van Bierbeke causmaeker wooTiende in de Roye van Jessé een 
stucxken, item aen die huysvrouwe van Rombaut D'huens ontfanger en 
trésorier van de stad, item noch aen de huysvrouwe van Coenraert van 
Alen rentmeester van t' Capittel, item noch aen Pieter Morissens die 
t' selve als heden overgebracht heeft; die reste wesende noch een kleyn 
stuckxken heeft Rombaut voorschreve overgebracht, ende is bj^ den 
anderen geleyt, anders hier af niet meer wetende. 

Heer Seger Versteynemeulen, pristere onderpastoor van S*^ Rombauts 
kerke brengt over seker schoon Reliquiën van S'e Rombaut, te weten een 
groot hopebeen met noch een schoon ander been, ende een ruggebeenken 
dat hy verclaert hem gegeven te syn van Seger de Dryvere, Peeters sone 
die het selve gebeente (soo hy verclaert heeft) gehadt heeft in de laeste 
furie in S^e Rombauts kerke, daer die kiste van S*^ Rombaut stont in 
dewelke hy voorschreve gebeente vondt liggen op cattoen. 



340 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



Hier naer compareerde voor myn heeren die Commissarissen heer ende 
meester Laureys Naegelmaecker, prister Plebaen van Sinte Rombauts 
kerke, de welke in de tcgenwoordighcj-d van Eustachius van Bierbcke gaf 
over seker kle5'n stuckxken van gebeente seer vast gebonden in schoon 
pampier, ende met draet toegebonden, verclaerende dat hem t' selve was 
gegeven te Namen,in de stadt wesende by den vcorschreven Eustaer, die 
00k verclaerde ende affirmeerde t' selve te syne dat hy den voorschreven 
heere Plebaen gegeven hadde; en dat hy dat ontfangen hadde t' anderen 
tj'de van Rombaut Vorcammen, grafmaeker van S*'= Rombauts hier vooren 
genoemt. 

Adriaen van Vorssele, oudt entrent 16 jaeren, nu schole gaende in de 
groote schole, moeder noch vaeder hebbende, woonende nu tegenwoor- 
dighlyk by Joffrouw van Waterd3'ck, verclaert hoe dat h}' ten tyde die 
kerke van S''' Rombauts ingenomen ende gesplolieert wert, hy in de selve 
kerke is geweest ende geklommen wesende op die plaetse waer de Casse 
van S*"^ Rombaut plachte te staene. heeft daer inné getast, overmits dat het 
aldaer doncker was, ende alsoo van op den bodem ofte grondt opgenomen 
vyf beenkens waer af het eene was een rubbeken ende de andere viere 
hais beenkens waer af hy alhier de twee is overleverende, die tôt nu toe 
bewaert heeft Jan van de Wiele woonende op de merct naest de Croone ; 
van de welke den voorschreve Jan (alsoo hy aen Adriaen verstaen heeft) 
de andere heeft weghgegeven, niet wetende aen wyen, heeft noch de selve 
Adraen doen overbrengen by Jan de Vleeschouwer seker stuckxken van 
kle^'n beenkens die hy segt hem t' anderen tyde gegeven te hebben, maer 
alsoo hun dunckt, soo syn die veel kleynder dan doen hy hem die leverde, 
welken Jan verclaerde anders geen ontfangen te hebben. 

QuiNTEN Cappers, oudt 20 jaeren, jonck geselle woonende op de Coren- 
merct, verclaert op synen eedt hoe dat hy ten tyde van de furie op den 
eersten dagh gekomen in de kerke van S'e Rombauts outrent die plaetse 
daer die Casse plach te staene, en siende aldaer doen liggen bynae het 
geheel gebeente van S*e Rombauts lichaem, heeft daer afgenomen het 
nekebeen, waer af hy een stuck gegeven heeft t' ander tyde aen Anthonius 
van Dormaele alhier présent wesende t' selve alsoo bekennende, ende 
overleverende, ende het ander deel aen een begynken genaemt Magda- 
leenken, een seer oudt persoon woonende in de Schipstraete, ende nu in 
t' begynhoff, t' selve soo waerachtigh te syne, hebben byde deze persoonen 
verclaert. 

Elisabeth die hu\^s vrouwe van meester Jan Gheens woonende alhier op 
de Wollemerct, brengt over een beenken wesende een dick cnotselken in 
een briefken gewonden, daer daerop stont geschreven : dit is van t' ge- 
beente van S^^ Rombaut; dwelke sy verclaert gevonden te hebben in 
t' sterfhuys, en onder de juweelkens van haer moyken saliger ; niet anders 
wetende, t' is van de Reliquiën van den H. Martelaer 5*^ Rombaut, gelyck 
naer t' coleur genoech is uytweysende. 

Marie Oyvaerts weduwe wylent Cornelis van Heyst woonende in de 
Lange nieuwstraet achter Onse lieve Vrouwe kerke heeft overgebracht een 
kleyn beenken t' welk sy verclaert haer gegeven te S3-ne by eenen genaemt 
Hans Gomaer Jans sone die toen woonde in de Steenstraete over de groote 
brugge, dewelke haer déponente syde, ten teyde dat hy haer dat gaf, hoe 



APPENDICE 341 



dat hy t' voorseyde gebeente ofte Reliquien hadde gehaelt in Sinte Rom- 
bauts kerke, ter plaetse daer die Casse plachte staene op den selven dagh 
dat die kerke ingenomen en gespolieert was van de geusen, waer omme s\' 
segt het selve gebeente alt^'dts in eeren gehouden te hebben als ontw3^fife- 
lyk wesende van Sinte Rombaut, hebbende gesien dat de voorseyde Hans 
het been ont stucken brack, waer af hy haer een deel gaf, ende het ander 
deel behielt hj^ by hem, naermaels verstaen hebbende hoe dat h}- syn deel 
soude gegeven hebben Mayken van den Eynde syn moyken woonende nu 
in holland in den Haege : dese Reliquien by die heeren Comissarissen ge- 
visiteert wesende, dunckt hun aen t' couleur ende merck dat sy syn van 
den heyligen martelaer Sinte Rombaut. 

Jai^i Van Elsen oudt 3i jaeren gehauwt wesende, woonende in den 
Steenwegh. in de guide handschoen. Causmaecker, verclaert op sijnen 
eedt hoe dat in 't innemen van de Stadt van Mechelen, in de eerste furie syn 
huys wordt ingenomen van eenen brusselaer genaemt Pieter apotiquaire 
denwelke hem als gevangen met een lompe gebonden lej'de in Sinte 
Rombauts kerke geloovende wel dat het was op den eersten dagh van de 
furie ende komende ontrent die plaetse, daer die Casse van Sinte Rombaut 
plachte staene, soo heeft hj- vêle gebeenten sien liggen boven op de taffele, 
soe vêle al oft van eenen geheelen lichaem hadde geweest. hetwelk hem 
dochte te liggen op den grond van de Casse van Sinte Rombaut, ende 
namp daeraf seer properlyk ende secretelyk sonder wete van syn soldaet 
een stuckxken van een rubbe dat hv verstack, en soude het beckeneel 
oft iet anders groot genomen hebben, hadde hy weten bergen van de 
soldaten, die het hem sonder eenigh twj'ffel wederomme afgenomen soude 
hebben, ofte ten minsten eenige schamperliesperheyd aengedaen; ver- 
claerende van de selve rubbe gedeylt te hebben die weduwe Jan Bliek, die 
daer op ondervraegt wesende, heeft bekent t' selve waeraghtig te wesen 
hebbende ook het selve stuckxken overgebracht verclaert dat het selve is 
soe hem dunckt, dat hy op die voorseyde tafel ofte gront van de kiste hadde 
sien liggen. 

Jan in den Dagh, oudt 26 jaeren, getrouwt, lootgietere woonende op den 
hoeck van de beghynestraat in den meersman, verclaert hoe dat in die 
furie als die kerke van Sint Rombaut gespolieert werd, alsoe hy verstaen 
heeft van sj^n moedere, soe hadden sj'n susters, die doen maer oudt en 
waeren seven ofte acht jaeren, geweest in den Choir van Sinte Rombauts 
ontrent die plaetse, daer die Casse van Sinte Rombaut hadde gestaen, 
siende die luyden van de beenderen ofte reliquien opraepen van Sinte 
Rombaut, ook mede opgeraept seker gebeente, al oft' geweest hadde van 
een schene, sulckx dat syn moedere presumeerde het selve gebeente te 
wesen van den heyligen Martelaer, Sinte Rombaut, hebbende het grooter 
eeren gehad, hebbende syne ouders t' selve gebeente mede gedraegen 
naer holland, niet te min voor hun vertrek zoe gaven sy Linken Smits 
woonende in de Coestrate een stuckxken, dat van t' principeelste stuckxken 
afgesneden was, dewelke de selve Linken Smits voor myn heeren die 
Comissarissen comparerende onder haeren eedt daer af gevraegt wesende, 
eerst bekent t' selve afgesneden te hebben van een groot been van gelyke, 
dat overbracht by Joris Van Beringe. 

Rombaut Laurens, oudt 28 jaeren, schoenmaker, woonende in de hiiyde- 



342 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



vettershamp, ende met hem Jan Jolej'^ns, oudt 33 jaeren, 00k oudt schoen- 
maker, woonende 03k in den hamp in de Augustyn straete, verclaerende 
de selve Jan Jole3'ns onder eedt dat hy op den eersten dag van de furie is 
in de kerke van Sinte Rombauts geweest ter plaetse, daer die Casse van 
Sinte Rombaut plachte staene, en siend^ de h^mte kiste, daer die lichaem 
ofte gebcente van Sinte Rombaut innelaegcn, dat op dat nedergeworpen, 
heeft daer af genomen een beenken hotwclk schynt te zyn van entrent de 
oire, welk beenken lach buyten die kiste mr;cr seer naest daer aen, welk 
hy gegeven heeft t' anderen teyde den voornoemden Rombaut t' selve 00k 
alsoo bekennende, ende alhier ovcrleggende, verclaerende 00k onder eedt 
het selve te syne dat hy van den voorsej^den Jan ontfangen hadde, ende 
tôt nu toe wel getrouwelyk bewacrt hadde. 

Christoffiîl Joest, oudt schoenmaker, woonende in de Bogaertstraete, 
oudt onUrent 46 jaeren, brengt over een rubbeken, hetwelk hy voorwaer 
verclaert hem gegeven te syn van synen knecht, die genaemt was Jacques 
Boens nu woonende Sinte Claes in t" landt van Waes, die hem verclaerde 
dat hy hem dat gaf, t' selve opgenomen hebbende in Sinte Rombauts 
kerke omtrent die plaetse daer Sinte Rombauts Casse plachte staen, en 
dat in de laeste furie, t' selve alsoo by eede affirmere. 

Baptista Verwyen, causmaecker ende wynroyer deser stad, brengt over 
twee beenkens van eender rubbe van Sinte Rombaut, verclaerende op 
synen eedt hoe dat Joest de Custere die nu absent is hem t' anderen 
teyde gegeven hadde, ende hem voorwaer gesej-t, hoe dat hy die gehaelt 
hadde Sinte Rombauts in de kerke, outrent die plaetse daer de Casse 
gestaen hadde. 

Haxs van Lare, Janssone, oudt 17 jaeren, bringt over een beenken, 
hetwelk schint te syne van den hais van Sinte Rombauts, verclaerende 
hem t' selve gegeven te s^-ne b/ Baptista Verweyen voor reliquie ende 
gebeente van Sinte Rombaut, ende t' selve bewaert te hebben van een 
maendt naer die laeste pillaige ofte furie. 

Barbara Verspyck, jonge dochter, oudt 29 jaeren, brengt inné een 
stuckxken van een Rubbe, meynende voorwaer te wesen Reliquie ofte 
gebeente van Sinte Rombaut, en voor lichteeken zegt hoe dat het selve 
opgeraept is in de furie, in Sinte Rombauts Choir ontrent die plaetse daer 
die Casse van Sinte Rombaut plachte staene b}' een jonck mej'ken 
geheeten Joanneken in den Boom, die haer syde, dat het gebeente al 
verstroyt lagh in de Choir. 

Guiluam Van Orsagiien, blauwverver, woonende in de begyne straet, 
verclaert op synen eedt dat h\- op den eersten dagh van de furie heeft 
opgeraept in Sinte Rombauts kerke, ontrent de plaetse daer Sinte Rom- 
bauts Casse plachte staene seker beenkens wel tôt vyve ofte sesse toe, 
dewelke hy daer naer heeft gedeylt onder dwersche vrinden, die hj- niet wel 
en soude weten te specificeren, waervan Tru^'ken van Alckhem alhier 
présent wesende brengt over een beenken, hetwelk den voorseyde Guilliam 
verclaert eene te sj-ne van dat hy in de laeste furie geraept hadde ter 
plaetse voorse^'de, ende syn suster hadde gegeven die t' aen de voorsei'de 
Truj^ken hadde gegeven, alsoo sy oock was bekennende. 

Barbara Verstraeten, bcghynken, oudt 40 jaeren, brengt alhier over 
seker beenken, wesende een dick cnobbelken van Sinte Rombaut alsoe 



APPENDICE 343 



sy meyndt haer t' anderen tyde g^egeven by eene genaemt Anneken Buys 
jonge dochtere, nTi overleden wesenie. dewelke haer sekerlyk geseyt 
hadde, dat het was gebeente van Sinte Rombaut, ende dat sy t' sekerlyck 
wel wiste, gelyk 00k schynt by het couleur ende reuke. 

Anneken, die weduwe van François van den Kerkhove, wooiiende la 
de Egenstraete, geeft over seker reliquie van Sinte Rombaut, alsoe sy 
seyde ende dickmaels verstaen hadde van haeren man ten tyde dat hy 
noch leefde, anders daer af geen bescheet hebbende. 

Barbara Mans, weduwe van meester Pieter van den Houte, woonende 
in den Pruel, bringt over seker lanck beenken, welk sy verclaert by haeren 
sone Hans van den Houte, nu oudt S3^nde 18 jaeren, opgeraept geweest 
te hebben in Sinte Rombauts kerke, in de laeste furie op de plaetse daer 
de Casse van Sinte Rombaut plachte staene, hetwelk den voorseyden 
Hans oock alsoe heeft verclaert. 

Hans Wabbels, oudt 18 jaeren, woonende aen Sinte Rombauts Cappelle, 
verclaert voor die gerechtige waerhejdt, hoe dat hy ten tyde van de laeste 
furie is gekomen in Sinte Rombauts kerke alwaer hy geklommen wesende 
op die plaetse daer Sinte Rombauts Casse plachte staene, namp uyt een 
houte kiste, die hy daer vont openstaen dr\- riibbekens, die op t' cattoen 
laegen, dewelke hy naemaels heeft gede3lt onder die vrinden, sulckx, 
dat hy daer af, soo hy verclaert niet en heeft gehouden, verclaerende het 
selve waeragtigh te syne, ende syn hier af diversche stuckxkens over- 
gebracht. 

Elisabeth Cuypers, begynken, oudt omtrent 3o jaeren, brengt over twee 
kleyn stuckxken, die schj'nen te wesen van Sinte Rombaut, maer en weet 
daer af geen sekerheyd anders dan dat Grietken Boers ook begynken. nu 
overleden wesende, die t' haer gegeven heeft, haer voorwaer te verstaen 
heeft gegeven, dat het was van Sinte Rombauts gebeente. 

De hu^-svrouwe van Hendrick Verspeycke, woonende op de Vecmerct, 
brengt over twee beenkens heyligdom met groene bandekens, vercla^-rende 
hoe dat wylen haeren man, eenen daj^h ofte twee naer de laeste furie die 
opgeraept hadde in Sint Rombauts Choir, gelyck hy haer dickmaels 
verclaert heeft. 

Rombaut Vercammen. grafmaecker, brengt v'yf kleyn stuckxken verclae- 
rende op seynen eedt, dat hy die selve uyt die kiste, daer Sinte Rombauts 
Reliquiën inlaegen, in de laeste furie genomen heeft, ende t' ander t^de 
synder moeder hadde gegeven. 

Een Begynken genaemt Lynken Muys bringt over twee kleyn stucks- 
ckens, die schynen te syne van Sinle Rombaut, maer en weet deselve 
daeraf geen bescheyt te seggen dan dat haer en vrouwe genaemt Leysken 
Van Reykenno3-e, die nu overleden is, haer gegeven hadde vastelj-ck heer 
affirmerende, dat het waeren van de Reliquiën van den H. Martelaer 
Sinte Rombaut. 

Lynken Van Mullen, woonende op die botermerct, oudt 52 jaeren, 
weduwe van Steven van Agullem steenhouder. herft overgebracht een 
kleyn beenken, hetwelk sy verclaert haer t' anderen teyde ge^ev n te syoe 
by eenen genaemt Hans de Brauwere, sone van Jan de Brauweie, nu 
woonende soo s' verstaet t' Antwerpen, die haer heeft verclaert voor seker, 
dat hy het selve beenken in de laeste furie opgeraejjt hadde in Sinte 



344 FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 



Rombaiitskerke entrent die plaetse daer die Casse van Sinte Rombaut 
plachte staenc, hebbende het selve tôt noch toe in groote eeren gehadt, 
ende geconserveert. Daer nae soo is gekomen Anthonius Morissen, metsere, 
verclaerende voor die waerhej'dt hoe dat hy den voornoemden Hans 
de Brauwere, die hy seer wel kent, ten teyde van de furie heeft gesien in 
den Choir van Sinte Rombauts ende aldaer met den anderen sien opraepen 
van de gebeenten, dat aldaer verstrovt lag, entrent die plaetse daer die 
Casse gestaen hadde. 

Siister Meriken Cauliers, swerte suster, oudt 5o jaeren, medemoeder, 
brengt over een kleyn beenken, Sichynende te vi-esen van de arm pype, 
welk sy verclaert gehadt te hebben van wylent Hendrick Sinerut, cremer 
by t' palais, die haer versekerde ende verclaerde t' selve afgesmeeckt te 
hebben van Capiteyn Tongerloe. die naer s.yn verclaeren b}' hem hadde 
een geheel armp^'pe van de Reliquien yan Sinte Rombaut, maer overmits 
de doodt van den voorseyden Hendrick en weet anders niet seker te 
seggen, t' selve alsoe op haer professie verclaerende. 

Suster Annekex Sgrenen, oyck swerte suster, oudt 34 jaeren, brengt over 
een beenken nauw een lit groot welck schynt te syne van Sinte Rombauts 
reliquien, welk S3' verclaert gehadt te hebben in die Egemstraete, ten hu^'se 
van Jaspar Smits, als hy overleden was, door gifte van François Smits 
synen sone, denwelke haer verclaerde, dat seynen voorseyden vadere 
t' selve hadde gehaelt uyt Sinte Rombauts kerke tegen d'eerde liggende 
in den Choir omtrent de plaetse, daer die Casse plachte staene, alsoo hy 
hem dikmaels verclaert hadde. 

MuYKEN Wyshaegen, Hcndrickx dochtere, weduwe van Guilliam van 
Woutere, woonende in de Schipslraete, oudt 47 jaeren, brengt over een 
beenken van de Reliquien van Sinte Rombaut, hetwelk schynt te syne het 
bantken van de kleynste armpype d'welke sy verclaert t' en anderen teyde 
haer gegeven te seyne by den grafmaecker van Sinte Rombaut genaemt 
hier vooren geexamineert. 

Insgelyks heeft oyck overgebracht PiEXErv de Pont, tegenwoordig roy- 
draeger van Sinte Rombauts kerke een kleyn stuckxken van de selve 
Reliquien hetwelk hem gegeven is geweest, alsoe hy verclaerde by den 
voorseyden roydraegere, die oyck t' selve met ojxk het voorgaende articule 
alsoe bekent heeft. 

Jacques vax Bocxhem, jonck geselle. pingjaert maekere, woonende in de 
Cathelyne straete, brengt over een seker kleyn stuckxken van reliquien 
(alsoo scheynt) verclaerende hem t' selve alsoe t' anderen tyde gegeven 
te syne voor reliquien van Sinte Rombaut te Berghen in Henegauwe by 
een begynken genaemt Anneken dewelke hem verclaerde, hoe dat s}^ dat 
opgeraept hadde in de furie omtrent die plaetse daer die Casse van Sinte 
Rombaut gestaen hadde. 

Beyken Ruelens, jonge dochtere, woonende op de viemerct, brengt over 
een kle^m stuckxken, hetwelk aen t' couleur ende reuke schynt te wesen 
van de reliquien van Sinte Rombaut, maer en weet daer af geen meerder 
bescheet, dan dat eenen man wiens naem sj^ niet en kent, omtrent die 
furie haer dat gegeven heeft haer voorseker seggende dat was \'an de 
gebeente van Sinte Rombaut. 

Vrouwe Margrite de Pieïers, vrouwe des Cloosters-van Cleyenbergh, 



APPENDICE 345 



verclaert op haer professinge, hoe dat haer op den tweeden dagh van de 
furie was gegeven een kleyn beenken hetwelk schynt te syne het langste 
lith van den duym, by eenen genaemt Adam Persoons Anlhonius sone, 
Procureur postuleerende voor de weth van dese stadt, denwelke haer 
affirmerende t' selve in de furie genomen te hebben uyt die voorseyde 
houte kiste, welk beenken sy heeft overgelej'd, verclaerende het selve le 
sjrne dat haer by den voorse3'den gegeven is geweest. 

Anxeken Eskens, die huysvrouwe van Adriaen van de Werchtere, caus- 
macker, woonende achter t' Vieeschuj^s, bringt over een kleyn stuckxken 
d' welk schinckt te wesen van de reliquien van Sinte Rombauts, sonder 
nochtans daer af eenige sekerheyt ofte bescheet te weten. 

Leysken Sconimckx, weduwe wylen Daneels, woonende onder t' veer- 
huj'S aen den steenwegh, bringt over seker stuckxken van reliqviien, 
d' welke sy verclaert haer over lanck gegeven te wesen by eenen genaemt 
Hans Mathys Haerts sone, nu overleden wesende, die haer in syn leven 
verclaerde dat hy het selve hadde gehaelt in de kerke ten teyde van den 
trouble ter plaetse daer Sinte Rombauts Casse plachte staene, t' selve 
alsoo affirmeerende bj' haeren eedt. 

Leliken Smits, begynken, bringt over seker kleyn stuckxken hetwelk 
haer hier voorseyde gegeven is geweest voor reliquien van Sinte Rombauts 
anders geen sekerheydt daer af hebbende, met noch diversche andere 
Reliquien. 

Suster Anneken van Herelt, religieuse van het Clooster van Ble3-en- 
berghe, bringt over een kleyn stuckxken, hetwelk sy segt haer gegeven te 
syn van een CJarisseken, voor Reliciuien van Sinte Rombaut, anders daer 
geen bescheet af wetende. 

Leonora t'Sermettens, begynken, oudt 5i jaeren, brengt over seer kleyne 
reliquien, waer de sommige schynen te sj-ne van Sinte Rombaut, verclae- 
rende haer de selve by diversche persoonen gegeven te syne ende sonder- 
linge een stuckxken van Sinte Rombaut,van François van den Kerckhoven, 
die placht te woonen in den e3-seren Roestere in de Egemstraete, smit, die 
nu overleden is, die haer seyde dat hem gegeven was van eenen geusen 
soldact met sommige andere stuckxkens die sj^ bringt, van heer Jan Van 
Thienen, woonende bj' onse lieveVrouwe kerke, nog een ander stuckxken, 
van een begynken. 

Desen Heer Jan vax Tiiienen, comparerende voor mjm heeren die Com- 
missarissen verclaert, hoe dat hy voorseyde stuckxken reliquien ontfangen 
heeft van eenen genaemt Quinten, cleermaker, woonende in t' Moen- 
stratien achter onse lieve Vrouwe kerke, die hem verclaerde, dat hy dese 
stuckxkens opgeraept hadde in Sinte Rombauts kerke, ten teyde van de 
furie, welcken Quinten is nu bu3'ten de stadt. 

GoRiz RoBYxVs, oudt 48 jaeren en aerbeyder, woonende op de Groenvis- 
merct, bringt over een geheel rubbeken, ende twee stucken dewelke h3^ 
op syrjcn eedt verclaert gehaelt, ende opgeraept te hebben op den eersten 
dagh van de furie, ter plaetse daer Sinte Rombauts Casse plachte staene, 
welke reliquien h3' tôt noch toe b3' hem heeft gehouden, sonder daer af 
imand gede3it te hebben, dan alleenl3-k t' kle3-r]ste stuckxken, dat h3' 
hadde gegeven die weduwe in de Re3-gere, die hem t' selve wederomme 
gegeven heeft, om alhier over te brengen, gehxk ook gedaen heeft. 

25 



346 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



Noch soo hccft Neelken Pauwels overgebracht een stuckxken van 
gebeente, dat sy segt t' anderen tyde ontfangen te hebben van den voor- 
seyden Goris Rob3'ns. 

Elisabeth van Paffenkoye, jonge dochtero, oudt 27 jaeren, woonende 
in t' Meulenyzer, brengt over een van het paternoster been van de Reliquien 
van Sinte Rombaut, t' anderen tyde tôt haeren huyse gebracht, waer af 
hoe wel sy geen sonderlinge bescheet enheeft, overmits, dat Elisabeth ende 
Catrinne byde beg3'nkens nu overleden syn, die t' altyts voor Reliquien 
van Sinte Rombauts hebben gehouden, ende daer af oynt imandt en hebben 
willen deylen hoe kleyne stuckxkens dat men daer af van hun begeert 
heeft, gelyck Jo"^ Ra'' Neefs alhier présent wesende heeft verclaert sulckx 
dickmaels van hun begeert te hebben, maar noynt connen verwerven, ende 
blcckt dit stuckxken te wesen van de Reliquien van Sinte Rombaut, niet 
alleene van reuke ende couleur, maer is ook bevonden te passen op die 
ander paternosterbeenen, die n^gh ander personen hebben overgebracht. 

Jo^^ Anna Van de Wiele bringt over twee kleyne slucxkens haer hier 
voorteyts gedeylt b}^ Rombaut Vercammen, grafmakere voorseyd. 

Adam Brousaert, oudt 55 jaeren, woonende op de Veemerct. brengt over 
seer kleyn stuckxkens van Reliquien afgesneden van den bant van het 
groot been gementionneert in t' verclaeren hier voren van Jan in den Dagh, 
die hem die stukxkens t' anderen tj^de gedeylt hadde. 

Compareert oock Isabeau Brûlot, huysvrouwe van Cornelis Smeyers, 
woonende in de Coestrate, overbrengende oock een kleyn stukxken 
hetwelk Leynken Smits alhier compareerende verclaert, afgesneden te 
syne van het voorseyde groot been boven gementionneert, te weten op Jan 
in den Dagh. 

PiETER VAN DEN KERCKHOVE, oudt 5o jaeren, smit, woonende in den Bruel 
tegenover t' huj's van Grimberghen, bringt over een stuckxken afgesneden 
van een meerder stuck, het welk hy segt hem gegeven te syne by Pieter 
Joesen, smit, denwelcken hem verclaert heeft t' selve ontfangen te hebben 
van eenen man die hy hem niet en noemde, die dese Reliquien seyde 
t'anderen teyde opgeraept te hebben outrent die plaetse daer Sinte Rom- 
bauts Casse plachte staene te weten in de laeste furie. 

Meester Michiel Elewouts, conserge van 't Paleys brengt over seker 
klyen stucksken van Reliquien van Sinte Rombaut, alsoe dat schynt, die 
syn broeder Laureys Ellewout nu woonende in Spaeniën, t'anderen tej'de 
gegeven hadde, hem soo seker verclaerende dat hy in de laeste Pillagie, 
te weten in t" jaer 80 de selve geraept hadde in Sinte Rombauts Choir, niet 
verre van de plaetse, daer die Casse plachte staene. 

Rombaut Burremans, oudt 35 jaeren, blauverver, woonende in de 
Cathelyne straete, bringt over een stuck van een rubbe, dewelke hy 
verclaert hem gegeven te syn by Geroen Versprangen, nu woonende 
buyten de stadt, wiens moeder is een wasserse ende achterwaresse, 
wonende in de Bogaert straete, welken Geroen op den eersten ofte 
tweeden dagh van Spilaige komende uyt Sinte Rombauts met die rubbe 
in, hoe dat hy die gehaelt ende opgeraept hadde op die plaetse daer Sinte 
Rombauts Casse was berustende, seggende dat hy daer af een stuck behielt 
by hem, niet wctende voorts wat hy daermede gedaen heeft. 

Jan Wernier, Clocklui'der van Sinte Rombauts kerke, oudt 26 jaeren. 



APPENDICE 347 



bringt over seker klej'n stuckxkenvan gebeente ofte Reliquien van Sinte 
Rombaut, hem t' andere teyde by Joos de Kuster gegeven, die hem ver- 
claerde dat hy deselve stuckxkens gehaelt hadde in de furie, entrent die 
plaetse daer die Casse plachte staene, t' selve alsoo by eede affirmerende. 

Jenneken Dellens, die vrouwe van de vondelingen. brengt over seker 
kleyn beenkens, die sy segt gevonden te hebben in seker sterf hu3's, daer 
sy inné verwaert hadde, ahvaer men sej^de waeragtiglyk dat het waeren 
reliquien van Sinte Rombaut. 

Lynken Vervoert, huysvrouwe van Cornelis Vervoert, timmerman 
woonende tegenover de Craene, verclaert hoe dat in de laeste furie ofte 
pillaigie van deser Stadt van Mechelen, die geschiede in t' jaar 80, in den 
april, waeren tôt haeren hu5'se gelogeert ingelsche ofte schotsche soldae- 
ten, dewelke, soo wel sy als haeren man, heeftzien onder handen hebbende 
schoon silvere juweelen, naementl3'-k een groot silveren Cruyce, ende 
eenen schoonen silveren in gelé, dewelke sj'^ hun lieden hebben sien van 
een doen, ofte sien in stucken breken, wegen en vercoopen aen coop- 
luyden, die sy niet en kende, maar hoorden wel dat sj^ goedt ingels 
spraeken, presumerende soo dat het ingelsche waeren, ende alsoe deselve 
corts daer naer syn vertrocken ende hun Camer verlaeten, sy déponente in 
t' huj^s, en keeren van de selve Camer, heeft gevonden in de schauwe liggen 
een lanck cristael over beyde sej-den hopen, gecasseert oft gebroken, en 
daer by liggende een rubbe, die sy nu met den selven cristaelen is over- 
leggende in de handen van myn heeren die Comissarissen, alwaer sj^ oock 
byvondt liggen een lanck briefken, hetwelk sy naemaels getoont hebbende 
t' saemen aen eenen minnebroeder, seyde haer denselven minnebroeder, 
dat sy t' wel bewaeren soude, want alsoe hy se5'de t' briefken was uyt- 
wej^sende, dat het was een rubbe van Sinte Rombaut, in sulken vueghen, 
dat t' syt voor sulckx tôt noch toe gehouden heeft, verclaerende noch voorts 
in de selve Camer gevonden diversche andere Reliquien, waer af sy oock 
de sommige alhier is overbrengende ; het selve alsoe waeragtig wesende 
onder eedt affirmerende. 

Naer dat het voorseyde gebesoigneerde gedaen was soo is aan syne Eer- 
weerde den Aertsbisschop gesonden de naervolgende declaratiënniettegen- 
staende op den 3 November te vooren over het gène voorse^'d syne voor- 
sej'de hoogweerdigheyd daer over gedepecheert heeft eene acte in forma. 

23 November An^, Arnoldus Matthys Cornelis sone bringt twee groote 
beenen in twee stoolen gewonnen met een schoone rubbe, verclaerende dat 
synen broeder Hans Matth\fS overleden S3mde van in t' jaer i58i, in sjms 
vaders huys bracht op den dagh van de ingelsche furie, sonder te weten 
oft het voor ofte naer den noene was, ende voor redene van syne weten- 
theydt gevende dat hy opgeraept hadde in de Choir van Sinte Rombaut, 
outrent de plaetse daer die Casse van Sinte Rombaut plachte staene, 
aldaer het selve met meer andere gebeente verstroyt lach; ende verclaert 
den selven Arnoldus dat hy t' selve gebeente opgenomen als boven, sagh in 
syn vaders hu3^s van den eersten dagh van de furie, en dat het selve 
gebeente met syn vaders meubelen is vervuert by den selven synen vader 
ende moeder naer Ceulen, aldaer sy tôt noch toe in grooter eerweerden 
gehadt hebben, ende na uw wederom met haere meubelen afgesonden 
synde, syn syne ouders noch voor desen winter te Ceulen gebleven. 



348 



FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



Op heden den 23 November, compareert Eleonora t' Sermettens brin- 
gcnde twee stucksken van Sinte Rombaut in een oiidt wit doosken komende 
uyt handen van Heysken den soene van Claerken, d'uj-tdraegerse, seg- 
gende t' selve te svne van Sinte Rombaut, ende hem gegeven te zyne van 
Quinten den Cleermaeker dat ons eertyden gebracht heeft een stuck van 
S* Rombaut, daer dit af is, hetwelk hy heeft gekregen van eenen soldaete 
knccht die op syne schouweren stont opklimmende in t' huj^sken, daer die 
Casse van Sinte Rombaut plachte staene, waer uyt dien knecht dit namp (i). 

De Bovenstaande Devoiren alsoo gedaen synde heeft men bevonden 
dat de naervolgende partyen van de Reliquien van Sinte-Rombauts syn 
by een gebracht, ende vergadert geweest : 

Eerst het doodtshooft met een deeltien daarvan, 

tweede, vyf beentiens uyt den hais, 

het derde, een been uyt den neck, 

het vierde, een beentien van de hoir, . 

het vyfde, vier rubben, 

het sesde, vyf stucken van een rubbe, 

het sevenste, dry stucken van het rughbeen, 

het achtste, het pater noster been, 

het negenste, twee stucken van het steertbeen, 

het thiende, twee pypbeenen van den arm, 

het elfste, een been van de handt, een lith van de selve, ende het 
voorste lith van den dujaii, 

het twelfste, dry beenen van de heup tôt aen de knic, 

het derthienste, het been van de scheen, 

het vierthiende, het koesselbeen. 

het vjffthiende, dry groote beenen sonder te weten van wat partye, 

het sestiende, 45 oft 46 kleyne beentiens sonder te weten waer van. 

Welke gebeenten ofte Reliquien alsoo vergaedert synde in presentie 
van t\vee raetsheeren van den grooten raedt, gouverneur, schauteth, 
borgemeesters, schepenen, de principaele borgers van de stad, ende de 
geestelykhe^'-dt der selve, syn de voorseyde Reliquien in presentie van 
aile de voorseyde, in de Capelle van Sinte Marten alhier, in een houte 
Casse geleydt door den Aertsbisschop van Mechelen Joan de Hauchin 
en de selve besegelt met synen zegel van t' Aertsbisdom, waer over h}' 
gedepecheert heeft een formele acte, ende doen teekenen doer zynen 
secretaris Goossens, ende het selve alsoo gedaen Z5mde, is de voorseyde 
Casse mette Reliquien processie geweys gesloten gedraegen naer Sinte 
Rombauts kerke alhier, ende daernaer gestelt op het oxael van aldaer, 
recht boven de Choir deure, alwaer de voorgaende silvere vergulde 



(i) Ici se termine la série des témoignages. Le copiste y .ajoute la liste des ossements reconnus, dans 
laquelle il commet l'erreur que nous avons signalée (voyez pages 248 à 249). Nous ferons encore 
remarquer l'ortbograplie du mot qui a causé sa méprise. Dans le procés-verbal où il revient trois fois, 
il est écrit hope, tandis que dans la liste ci-dcssus il est mis licitp. Cette dernière orthographe est aussi 
celle de Foppens et de De Munck. 



APPENDICE 34g 



Casse met de Reliquiën van den H. Rombaut alt3^dt sj'n f^estelt geweest 
geh'k breeder bl3'ck uyt de archiépiscopale acte in f latj'n hier naer 
volgende (i). 

Diaprés un manuscrit du XVI I'^ siècle, conservé à Véveché de Malin es. 
Voyez FoppENS, Mecbliuia Christo nascens et crescens. 

XVIII. — Procès-verbal de l'Ostension des Reliques, du 28 juillet 
1680. 

Quoniam nunc agitur annus qiiintus supra nongentesimum, quod sanctus 
Rumoldus MechUniensium Apostohis, postquam Evangelii hicem hue 
invexerat, martyrii pahnam est hoc loco adeptus : et ad nos delatum fuerit 
ardens studium, quo fertur totus Clerus, Magistratus et popuhis hujus 
civitatis Mechliniensis, ut pro conversionis suae beneficio, quod a miseri- 
cordiarum Domino consecuti sunt per ministerium dicti sancti Martj-ris, 
agant gratias in gaudio et jubilatione, et ut Apostoli, Patroni sui, annun- 
tient gesta, extollant mérita, depraedicent martyrium, et magnificent 
triumphum, ad honorem ejus, qui martyrii dédit victoriam, eumque juvit, 
ut vinceret, et quod ad praefatos fines coepta esset metropolitana nostra, 
praedicto sancto Martyri sacra, augustius adornari. arcus triumphales 
erigi, paramenta sacrificii et aharis, arte et pretio spectabilia praeparari, 
ac demum omnibus esse in voto, ut hierotheca continens reliquias ejusdem 
sancti Mart5Tis, ex argento affabre constriicta, pristino splendori et nitori, 
diuturno pulvere nonnihil obfuscata, restituatur; et ex oa extrahatur 
notabilis aliqua pars sacri corporis ibidem reconditi, quae publicae venera- 
tioni et conspectui omnium exponeretur in tempore jubilaei (quod ob belli 
incommoda ad pauculos annos fuit dilatum) inchoandi a primis Vesperis 
Dominicae quartae post Pentecosten, praesentis anni, et in Dominica 
sexta subseeiuente post Pentecosten inclusive terminandi, juxta buUam 
Apostolicam desuper expeditam Romae apud sanctum Petrum, sub annulo 
Piscatoris die vigesima sexta Aprilis, praesentis annis qui est quartus 
sanctissimi Domini nostri Innocentii Papae undecimi. 

Nos tam religiosis studiis et votis cupientes cooperari, et in expurga- 
tionera hierothecae, ejusdemque apertionem et alicujus notabilis reliquiae 
ad efifectum ut supra, extractionem et publicam eius expositionem consen- 
tiendo, notabili infirmitate tune detenti, coacti fuimus, dictas apertionem 
et extractionem committere, prout commisimus. Reverendo admodum 
Domino Amato Coriache, in dicta Metropolitana nostra Canonico Archi- 
diacono, Vicario nostro Generali, qui coram electis testibus, videlicet 
admodum Reverendo et Amplissimo Domino Francisco Vanden Venue, 
Praeposito praedictae ecclesiae et magni Concilii regii senatore eccle- 
siastico, et nobili viro Domino Nicolao vander Laen, civitatis Mechli- 
niensis Burgimagistro, et Domino Joanne Baptista vanden Venne Pensio- 
nario, supradicta argentea hierotheca, sublato tecto, aperta, invenit aliam 
ex ligno thecam rubro holoserico obductam, bene clausam et circumcinctam 



(i) Ce dernier paragraphe n'est que la traduction d'une partie de l'acte d'authenticité donné par l'arche- 
vêque Jean de Hauchin, le 5 novembre 1583 (voyez Documenl XVI, page 552). 



35o FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



chorda ex bj-so et auro contexta, et in diversis locis munita minori sigillo 
Illustrissimi ac Reverendissimi Domini Jacobi Boonen, quarti Mechli- 
niensium Archiepiscopi, idem noster Vicarius Generalis, coram antedictis 
testibus, dictam ligneam hierothecam, praefata chorda byssina resecta, 
aperuit et remolo gossijjio, quo obtegebantur inclusa, ac byssini rubri vélo 
aperto, deprehendit in hoc thesaurum Reliciuiarum, infra latius specifica- 
tarum, quas enixiori cultu et veneratione, qui aderant, excipientes (uti per 
tôt secula fecerunt praedecessores nostri) Deum in Patrono suo effuse 
laudaverunt ex Mechliniensi Provinciae et civitali gratulati sunt de 
thesauro tam prelioso, prout praemissa omnia, et quae mox subsequentur, 
ex fide digna praememoratorum testium relatione dedicimus, et signanter 
ex ea quam nobis fecit praememoratus Dominus Vicarius noster generalis. 

Qui, cum de praemissis facta esset relatio similis, tam dictis Capitulo 
Metropolitico, quam Magistratui civico, et tam huic quam isti increvisset 
ingens desiderium videndi, coram honorandi Reliquias antefatas, impetum 
ferventis devotionis non valens sistere, eam hierothecam, cujus conve- 
nienter clausae et asservatae clavem apud se retinebat, in choro ante 
summum altare, praesentibus Dominis Canonicis Capituli Metropolitani 
aliisque multis de Clero, Dominis Consulibus, hujus civitatis aedituis, 
aliisque diversis de regimine ejusdem civitatis et magno civium numéro, 
postridie festi praecursoris Domini ante meridiem denuo aperuit, et 
eorumdem omnium conspectui et venerationi exposuit sacras Reluiquias 
ante dictas, et specialiter cranium, in cujits parte sinistra visitur martyrii 
locus, id est apertura seu perforatio, cum vicinarum partium laesione, 
quam impius caementarius, de adulterio a sancto Martj're admonitus, 
dolori suo indulgens, adunco ferro percutiens, in capite creduliter intulit, 
et vitam ei abstulit temporalem, qui percussori aeternam procurare sata- 
gebat. Praeterea idem noster Vicarius generalis congregatae multitudini 
exhibuit visendas brachiorum et tibiarum fistulas, partes scapularum, 
diversas costulas, et varia alia ossium fragmenta, quae religiosa pracde- 
cessorum nostrorum solicitudo praedictae hierothecae veneranler inclusit 
et sancte servavit usque in hodiernum diem. Quibus peractis et dimissa 
multitudine, iterato hierotheca fuit conclusa, et convenienter sigillata 
extra eam, de Capituli cum dicto nostro Vicario generali deliberatione ; 
rémanente praememorato cranio, quod durante jubilaeo apte super hiero- 
thecam positum, totius populi Mechliniensis et adventantis aliunde multi- 
tudinis conspectui et venerationi, in dicta nostra Metropolitana, ad Dei 
honorem et gloriam exponeretur : pro ut et factum est. 

Cum autem finito jubilaei tempore, eadem Relicpiia reponi debeat in 
saepefata hierotheca, et apponi apud reliquum sceleton antedicti sancti 
Martyris, ea propter nos a supradicta infirmitate nostra, per Dei gratiam, 
nonnihil relevati, praesentibus admodum Reverendo et Venerabili Domino 
Praeposito praefato, Michaële vanden Perre Decano, ceterisque Dominis 
de Capitulo ejusdem nostrae Metropolitanae (assistente nobis praefato 
Vicario generali) ncc [non] praesentibus nobilibus Dominis Martino Ignatio 
de Hornes, toparcha de Nil, Sculteto civitatis et provinciae Mechliniensis, 
Consule praefato, aliisque pluribus Dominis de Magistratu ac diversis 
omnis gcneris aetatis ac conditionis personis, hierothecam jussimus aperiri, 
et in eadem apte cum reliipiis sacris ossibus, reposuimus supradictum 



APPENDICE 35î 



cranium ipsum, pro majori in futurum fide et securitate, minori nostro 
sigillo cerae hispanicae impresso siû^illavimus, uti et ceteras Reliquiarum 
saltem notabiliores partes, ubi id commo'le fieri potuit, eodem nostro 
minore sigillo munivimus : declarando ipsas omnes hactenus sollicite 
conservatas et publicae venerationi a tôt seculis fuisse expositas, et ab 
omnibus pro veris et indubitatis Reliquiis sancti Rumoldi Martyris, semper 
habendas et in veneratione retinendas. Et ut id convenienter et pro antiquo 
more fiât, eamdem hierothecam fideliter clausimus, et sigillo nostro 
obsignavimus diversis in locis, et reponi eam jussimus in summo altari. 
In quorum omnium fidem et robur has expediri mandavimus, et earum 
unum exemplar includi hierothecae, alterum Capitulo Metropolitano, 
tertium Magistratui, quartum aedituis suprafatis consignari et nostris 
quoque registris Archiepiscopalibus inscribi. Datum Mechliniae, sub 
nostris signatura et sigillo, die vigesima octava Junii anno millesimo 
sexcentesimo octogesimo. 

Voyez SoLLERius, page 48. 

XIX. — Le Cardinal-Archevêque Jean-Henri comte, de Francken- 
berg, déclare que deux des trois bandes qui entourent le coffret des 
Reliques ayant été rompues, il en a mis deux nouvelles, qu'il a scellés 
en quatre endroits, — 3 mai 1766. 

Joannes Henricus Sacri Romani Imperii Comes à Frankenberg et Schel- 
lendorf, Dei et Apostolicae Sedis Gratia Archiepiscopus Mechliniensis, 
Primas Belgii, Ordinis sancti Stephani Régis Hungariae Crucis Majoris 
Eques, Sacrae Caesareae et Regiae Apostolicae Majestatis actualis Con- 
silarius intimus, etc. etc. 

Tenore praesentium fidem facimus et testamur. Nos per Députâtes 
Magistratus certioratos, quod duo ligamina arcae Reliquiarum S'' Rumoldi 
fracta essent, die 3 Maii 1766. ivisse ad locum capitularem Ecclesiae 
nostrae Metropolitanae, ubi praefata arca erat deposita pro tempore quo 
exterior argentea erat transportata ad Moniales de Bethania ab iisdem 
mundanda; et quidem itendebamus visitare, Reliquias in ea a>servatas, 
ac deinde praedictam arcam de novo obserare, ligare, sigilloque nostro 
munire. Verum cum ex Deputatis Magistratus (quem de supradicta nostra 
intentione et die informaveramus) in praedicto loco capitulari intellexeri- 
mus, quod Magistratus intendat post novem annos celebrare solemne 
jubilaeum centum annorum, qui erit annus millesimus a Martyrio praedicti 
S'', atque sumptibus pro eo faciendis singulari parcimonia jam inde 
provideat, ideoque multum desideret ut usque ad annum meditati jubi- 
laei differeremus apertionem, eamque tune (uti anno 16S0 factum est) cum 
majori pompa et apparatu publiée in choro Metropolitico faceremus : 
Hinc Nos observantes, quod arca praedicta, sigillo Decessoris nostri 
Alphonsi de Berges impresso super una ligatura aurea omnino etiam- 
num intégra, adhuc débite esset munita, votis Magistratus bénigne 
annuimus, et eandem clausum, atque ut supra sigillatam reliquimus, ac 
pro majori securitate binis novis ligaturis flavis firmavimus, et quadru- 
plic sigilli nostri impressione manu propria munivimus. Harum autem 
litterarum nostrarum tria exemplaria originalia confici et expediri jussimus 



352 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



uniim nempe pro capitulo nostro Metropolitano, alteram pro Magistratu 
hiijiis civitalis et tertium asservandum in Archivio nostro. Datum. 
Mcchliniae die 4 Mali 1766. 

JOANN. HENR. Archiep. Mechlin. 

De Mandato Excellentiae suae, 
G. De Wannemaeher, Secret. 

D'après l'original conservé à l'archevêché de Malines. 
Voyez De Muxck, Beiuyssiithhcn, X x, page Ixxxv. 

XX. — Le dessin du crâne de saint RuniolJ est déclaré conforme. 

Resolutione habita in pleno Magistratus hujus Urbis ac Provinciae 
Mechliniensis Consistorio ut praeclarum Divi Martyris ac Patroni monu- 
mentum ea qua par est historica fide ad Posteritatem transmitteretur 
jussumest, ut ejusdem Martyris Cranium exactissime, a latere sinistro, ubi 
locus Martyrii cum laesione, et perforatione partium reperitur, delinearetur 
ac postea aère excuderetur, idque in praesentia (praemissis visitatione, 
confrontatione, ac oculari singularum partium inspectione) infrascriptarum 
personarum, ut omni negotio eo modo quo dictum peracto delineatio 
approbate ac débite authenticata in publicum ederetur : munita singularum 
personarum, ad hoc qualificatarum subscriptionibus quae delineatio facta 
fuit in loco Capitulari Ecclesiae Metropolitanae di tertia Julij anni millesimi 
septingentesimi septuagesimi quinti in praesentia Feverendi admodum 
Domini Jo^nnis-Henrici Haenen, Vicarii Generalis; Reverendi admodum 
Domini Archipresbyteri Reverendi admodum Domini Keller, Canonici; 
et Revendi Domini Petri-Josephi van Helmont Secrctarii Excell. Domi. 
Archiepiscopi ; Dominorum Consuliim, Pensionariorum, Thesaurarii, ac 
Secretarii; Dominorum Medicorum, ac Chirurgorum juratorum, et inventa 
in omnibus partibus exacta, et naturali Cranio conformis : in quorum fidem 
subsignarunt die mense et anno ut supra. Signatimi : J. H. Haenen Vie. 
Gen.lis, G. J. van Meldert Archipbr., M. A. Keller Can. Metrop. P. J. 
van Helmont Secret. Exe mi D. Archiepi. J. B. van den Venne Consul, 
J. A. Pansius Consul, Van der Fosse Cons. Pensionarius, C. G. J. 
De Quertenmont Cons. Pensionarius 1775., C. J. Pouliet Thesaurarius, 
J. A. Van der Linden Secret. B. R. Beelaerts Medicus Juratus, P. Blanckx 
Medicus Juratus, R. Jo. B.ta Jacobs Chirurhus, J. G. de Loose Chirurgus; 
Plus bas se trouve ; G. J. F. Herreyns delineavit. 

D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez De Mun'ck, Bezuxsstuhken, A a a, page xcj. 

XXI. — Déclaration des Médecins et des Chirurgiens, relative au 
Crâne de saint Rumold. 

Infrascripti Medici jurati et Chirurgi anno millésime sqptingentesimo 
sepluagesimo quinto die mensis Julij tertia, demandati sumus ex parte 
.Delegatorum Magistratus Urbis ac Provinciae Mechliniensis, ad compa- 
rendum hora sexta- pomeridiana ut visitaremus & daremus justam 



APPENDICE 353 



et adaequatam declarationem de Cranio Divi Rumoldi. quod executum fuit 
in loco Capitulari Ecclesiae Metropolitanae coram Delegatis lam Capituli 
quam Magistratus. 

Imprimis invenimus Cranium ex flavo fusco colore tinctum ; deteximus 
praeterea fracturam ossis temporalis sinistri, cum perferatione ossis parie- 
talis sinistri, quae extendebatur in longitudine ad très digitos transversos ab 
osse frontis ad os occipitis, et in maxima latitudine ad duos digitos 
trar.sversos, ubi color Cranii erat cineraceus, et quam judicamus inflictam 
fuisse aliquo instrumente duro ; quod ita attestamur. 



B. R. Beelaerts M. L. 



Actum Mechliniae ^. ^^^^^^ . ) P- Blankx M. L. 

die mensis Julij tertia tgna um . ^ R, J. B.ta Jacobs Chirurgus. 

1775. \ J. G. De Loose Chirurg. 

D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez De Munck, Bewysstnhken, page xcij, B b b. 

XXII. — Procès-verbal de l'Ostension des Reliques, du 9 juillet 

1775- 

Joannes Henricus Sacri Romani Imperii Comes a Frankenberg et Schel- 
lendorff, Dei et Apostolicae sedis Gratia Archiepiscopus Mechliniensis, 
Primas Belgii, Ordinis Sancti Stephani Régis Hungariae Crucis majoris 
Eques Sacrae Caesareae et Regiae Apostolicae Majestatis actualis Con- 
siliarius intimus, etc. etc. etc. 

Omnibus bas visuris, salutem in Domino. 
Notum sit universis, Nos, Anno Domini millesimo septingentesimo 
septuagesimo quinto, die vigesima quarta mensis junii, qua celebrabatur 
festum Nativitatis S. joannis Baptistae Praecursoris Domini; Pontificatus 
Sanctissimi in Christo Patris ac Domini nostri, Domini Pii, Divina Pro- 
videntia Papae VI. Anno primo; récurrente Anno millesimo a quo glo- 
riosissimus Christi MartjT ac Pontifex Rumoldus Mecbliniensium Apos- 
tolus et Patronus, per sacrilegum coementarium, sociante ei sicario cupi- 
dine auri ducto, ipsa die Praecursoris Domini Nativitati sacra, propterea 
quod, instar joannis Baptistae, prioris adulterium redarguisset, adunco 
ferro perçusse lethaliter Capite, vitam amisit temporalem ac aeterna potitus 
est : Ut piis Cleri popidique hujus Civitatis Mechliniensis, pro Conver- 
sionis suae Bénéficie per ministerium dicti sancti Martyris consecuto, 
Deo omnipotenti maxime in gaudio et jubilatione gratias agere gestientis, 
ac Patroni sui sacras exuvias e lipsanotheca, in qua asservantur, extra- 
hendas, conspectuique suo exponendas, enixiori cultu ac Veneratione 
excipiendi incredibili desiderio flagrantis, vêtis ebsecundaremus ; ad ma- 
jorem Dei gloriam, sanctique sui Mart3-ris et Patroni nostri Rumoldi 
honorem; jubilaeum inchoandum die vigesima quinta l'unii, quae erat 
Dominica infra Octavam Nativitatis S. Joannis Baptistae, et Tertia post 
Pentecosten, a primis Vesperis; per quindecim dies continues protra- 
hendum et die nona mensis julii sequentis, seu Dominica quinta post 
Pentecosten terminandum, in Ecclesia nostra Metropelitana solemniter 
celebrari permisisse. 



354 FESTIVITÉS DE SAINT RUMÔLD 



Quarc, post quam Officium ipsa die Praecursoris Domini, a primis 
Vesperis, solemiiiori pompa in ir'ontificalibus celebraveramus, deS. Joanne 
Baptista, in Ecclesia praefata nostra Aletropolitana pristino splendori et 
nitori magnifiée restituta, ac splendide exornata, finitis secundis Vesperis 
et Comj)letoriis ejusdem festi, ornamcntis rubri coloris induti, Nos contu- 
limus ante summum Altare Chori, ubi assistentibus V^enerabilibus Nostris 
in Christo Fratribus, jll™''^ ac R'^'^ DD' Joanno Roberto Gisleno Caimo 
Brugensi, Felice Huberto Josepho de Wavrans Jprensi, et Gerardo 
Govardo van Eersel Gandavensi, Episcopis, suffraganeis nostris pontifica- 
liter ornatis, praesentibus etiam DD. Praeposito, Decano, Archidiacono, 
Archipbro, duobusque aliis Ecclesiae nostrae Metropolitanae Canonicis 
Diaconi et Subdiaconi munere fungentibus, circa mensam coram Nobis ad 
infrascripta paratam considentibus, Cappis respective et Dalmaticis Rubri 
coloris paratis, et DD. Schultelto, Consulibus et Pensionario hujus Civi- 
tatis coram Mensam praefatam sedentibus; relicjuis de Clero ac de Scabi- 
natu stalla et sedilia débite disposita pro more occupantibus, adstantibus 
tam in Choro quam in odaeo et pcr totam Ecclesiam Nobilium utriusque 
sexus, et cuiuscumque conditionis ac status ingenti midtitudine, hymnum 
Veni Creator, etc. intonavimus : Choro illum décantante, Tlieca lignearubro 
holoserico obducta, sacras Mart3Tis Rumoldi Exuvias complectens, per 
praefatos DD. Praepositum, Decanum, Archidiaconum et Archipresbyte- 
rum extracta e majori hierotheca argentea aftabre confecta, exposita in 
medio Chori, coram Nobis allata et supra mensam reposita est. 

Tune, finito hymno, decantavimus Orationem de Spiritu Sancto; jussi- 
mus praelegiper Notarium seu secretarium nostrum, Litteras nostras de 
die quarta Maji Anni mille&imi septingentesimi sexagesimi sexti; [quibus 
constitit, Nos, ipsa die praesentibus eleetis de Capitule noslro Metropoli- 
tiae et de Magistratu testibus, praefatam ligneam thecam, ligatura aurea 
una etiamnum omnino intégra, et sigillo 111™' ac R™' D™' Alphonsi de 
Berghes septimi Mechliniensium Archiepiscopi, super ea impresso munita 
ciicumcinctam, pro majori seeuritate binis novis ligaturis flavis firmavisse, 
et quadruplici, sigilli nostri impressione munivisse] perlustratam unde- 
quaque praefatam thecam ligneam, eamque débite clausam sigillatam et 
obfirmatam, ut supra dictum est; repertam, resectis per Archidiaconum 
nostrum singulis ligaturis, Aperuimus, et remoto gossipio quo obtege- 
bantur inclusa, ac byssini rubri vélo aperto deprehendimus in hoc the- 
saurum Reliquiarum, videlicet Brachiorum et Tibiarum fistulas, partes 
scapularum, diversas costulas, et varia alia ossium fragmenta, ac speciali- 
ter Cranium Sancti Mart3Tis, in cujus parte sinistra visitur apertura seu 
perforatio, lethalis vulneris locus] munitum, uti et notabiliores praefatarum 
Reliquiarum partes, pro majori in futurum fide, minore sigillo praefati 
Deeessoris nostri Alphonsi Archiepiscopi, cerae hispanicae impresso, 
prout ex Littcris ejusdem Archiepiscopi Alphonsi de die vigesima octava 
Julii, Anni millesimi sexcentesimi Octogesimi, praefatae hierothecae inclu- 
sis, vidimus. 

Quas sacras Reliquias religiosa Praedecessorum nostrorum solicitudine 
usque in hodierum diem sancte eonservatas, conspectui et venerationi 
omnium adstantium exposuimus in duabus Pelvibus argenteis collocatas 
supra mensam praefatam Cranium. vero supra Cratcrem reposuimus, et 



APPENDICE 355 



habita per Nos Oratione latina in Laudem gloriosissimi Patroni nostri, 
postquam ejusdem Martyris Cranium veneranter osculati fueramus, et 
lUustrissimis Episcopis caeterisque Canonicis, Ministris et Consulibus 
adsiantibus, Clero ac Magistratiii osculandum praebueramus, pulsantibus 
intérim Ecclesiae Metropolitanae et aliarum Ecclesiarum Civitatis Cam- 
panis, praefatas sacras Reliquias thurificatas, iterato in eadein theca lignea 
reposuimus, ejusdemque conclusae et convenienter sigillatae Clavem apud 
Nos asservantes, Cranium sancti Martyris extra Theccum remanens in 
Reliquiario argenteo Crystallis a quatuor partibus munito, apte supra 
hierothecae argentae tectum reposito conclusimus, durante jubilaei quin- 
dena, totius populi Mechliniensis et adventantis aliunde multitudinis cons- 
pectui et venerationi exponendum, prout, postquam theca lignea hiero- 
thecae argenteae per eosdem Praepositum, Decanum, Archidiaconum et 
Archip'brum mandata fuerat, in média navi Ecclesiae n'rae Metrop'nae 
solemniter delatum a Clero et expositum fuit, tribusque diebus Dominicis 
immédiate sequentibus, scilicet diebus vigesima quinta junii, secunda et 
nona julii, per Urbem solemni ac generali instituta supplicatione ante 
meridiem supra memoratam hierothecam argenteam expositum, publiée ac 
cum jubilo translatum fuit. 

Finito autem Jubilaei tempore, scilicet die nona Julii, a meridie post 
completorium eodemritu prout factum fuerat die festo Nativitatis S. Joannis 
Baptistae, pulsantibus omnium Ecclesiarum Civitatis campanis, solemniter 
e média navi Ecclesiae Metrop'nae in Choro relata est Hierotheca argen- 
tea, cantante Clero Psalmum i5oum LaudaU Dominum in Sanctis ejiis etc.; 
indeque extracta per DD. Praepositum, Decanum, Archidiaconum et 
Archipresbylerum Ecclesiae n'rae Metrop'nae Theca lignea rubro holo- 
serico obducta, coram Nobis ante summum Altare Chori in faldistorio 
sedentibus, supra mensam allata est, uti et cooperculum seu tectum 
argenteae Hierothecae cum supraposito reliquiario complectente Cranium 
S. Rumoldi apud reliquum sceleton ejusdem S. Martyris reponendum. Ea 
propter Nos, assistente Venerabili nostro in Christo Fratre, Celsissimo 
ac Revmo Dno Ferdinando-Maria, Sacri Romani Imperii Principe a Lob- 
kowitz, Namurcensium Episcopo, pontificaliter ornato, praesentibus etiam 
RR. adm. ac Venerabilibus Dominis Hyacintho-Joanne-Jacobo de Partz 
Praeposito praefatae n'rae Metrop'nae. et Magni Concilii Regii Senatore 
Ecclesiastico ; Joanne-Henrico-Haenen Decano, Curiae n'rae Metropoli- 
ticae Ofïiciali, acVicario nostro Generali, Ludovico Deudon Archidiacono, et 
Guilielmo-Josepho van Meldert Archipresbytero ejusdem Metropolitanae 
Ecclesiae Canonicis Graduatis, cappis indutis, ac Joanne-Baptista-Roberto 
van Velde ejusdem Ecclesiae Canonico, et Joanne-Francisco-Gisleno 
Huleu, pariter Canonico Graduato, Seminarii nostri Archiepiscopalis 
Praeside, Diaconi et Subdiaconi munere surgentibus, necnon praenobili 
Viro D'no Hyacintho Barone Van der Hemm, Civitatis et Provinciae 
Mechliniensis Schultetto, praenobili Viro D'no Joanne-Baptista Van den 
Venne, ac Consultissimo Dno Joanne- Antonio Pansius, dictarum Civitatis 
et Provinciae Consulibus, et praenobili Viro Dno Joanne-Baptista-Nicolao 
Van der Fosse earumdem Civitatis et Provinciae Consiliario Pensionario, 
caeterisque de Clero ac de Magistratu hujus Civitatis, singulis loca eadem 
ut die vigesima quarto Mensis Junii praecedentis occupantibus, ac diversis 



356 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



omnis generis, aetatis et conditionis personis (praelectis per infrascriptum 
Secretarium nostrum litteris nostris datis die quinta hujus mensis fidem 
facientibus de actis et gestis coram Deputatis nostris in visitatione ligneae 
thecae conlinentis Sancti Rumoldi Reli<]uias, et delineatione Sacri Cranii 
ejusdem Martyris, caeterisque in loco Capitulari ejusdem Ecclesiae Metro- 
politanae peractis die tcrtia hujus mensis) hierothecam denuo aperuimus, 
sacrasque Reliquias inde extractas conspectui et venerationi omnium adstan- 
tium exposuimus supra mensam praefatam in duobus pelvibus argenteis, et 
Cranium e reliquiario suo extractum supra craterem argenteum repositum 
veneranter osculati, Illustrissime Episcopo Namurcensi, Clerc, Magis- 
tratui, caeterisque adstantibus osculandum praebuimus, Choro intérim 
canente Antiphonam : Iste Sancius cum Psalmo 46°, Omnes Génies plaiidite 
manihus etc. nec non Antiphonam propriam de S. Rumoldo, qua finita, 
cantataque per Nos Oratione de eodem S. Pontifice, praefatas sacras 
Reliquias omnes cum Cranio S. Martyris thurifîcatas, iterato in eadem 
hierotheca lignea débite reposuimus, declarando ipsas omnes ab omnibus 
pro veris et indubitatis Reliquiis S. Rumoldi Martyris semper habendas et 
in veneratione retinendas. Quod ut convenienter et pro antiquo more fiât, 
eamdem hierothecam fideliter clausimus, et Sigillo nostro obsignavimus 
diversis in locis, ac reponi jussimus in hierotheca argentea ut hactenus in 
summo Altari asservanda ; quo peracto, intonavimus Hymnum Te Deum, 
finitoque Hymno decantavimus Orationem de S'ma Trinitate, pro gratia- 
rum actione de tôt Nobis collatis Beneficiis per mérita gioriosissimi Patroni 
nostri Rumoldi. 

In quorum fidem et robur has expediri mandavimus, et earum unum 
Exemplar includi hierothecae, alterum Capitulo, tertium Magistratui, 
quartum AEdituis Ecclesiae Metropolitanae consignari, et nostris quo- 
que Registris Archiepiscopalibus inscribi. Datum Mechliniae, in Choro 
Ecclesiae nostrae Metropolitanae, in ipso ostensionis ac recognitionis 
sacrarum Reliquiarum praefatarum actu, sub nostris signatura et si- 
gillo. Die nona Mensis Julii Anni millesimi septingentesimi septuagesimi 
quinti. 

jfOANN. HENR. Archiep. Mechlin. 

Et quia Nos, ultimo scriptis apcrtioni thecae, ostënsioni Reliquiarum 
S. Rumoldi et in loco pristino reinclusioni hac die nona Julii anni Millesimi 
septingentesimi septuagesimi quinti peractae intcrfuimus, praesentes litte- 
ras pariter signatura nostra sigillique nostri impressione munivimus. 

Actum die, loco et anno ut supra. 

FERDIN AN DU S Episcopus Namurcensis 

De Mandata Excellentissimi ac Reverendissimi 
Domini Archiepiscopi praefati. 

P. J. Van Helmont Secret. 

Diaprés l*original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez De Munck, Bewysstuhhcn, page xciv, D d d. 



APPENDICE 357 



XXIII. — Procès-verbal dressé le S mai 1802, lors de la levée de 
terre des Reliques de saint Rumold, cachées depuis 1794. 

L'an dix de la Republique française, le dixhuit floréal, à trois heures 
de rélevée, nous Jean Gislain Huleu, archiprètre de la ville et ancien 
district de Malines, et Pierre André Pierets, adjoint de la mairie de la 
ville de Malines délégué par le maire à l'effet ci- après à exprimer, 
sommes allés au domicile du cit03'en Joseph Smets, étainier, rue d'Anvers 
en cette ville, afin d'y constater l'identité des reliques de St Rombaut 
Patron tutelaire de Malines, y déposées depuis huit ans ; après avoir 
fait creuser la terre à l'entrée de la cave en ladite maison, nous avons 
trouvé une caisse de plomb, dont le couvercle étant ôté, nous avons vu 
une autre caisse en bois en forme de cercueil; les planches supérieures 
étant pourries, nous les avons fait rétirer et nous avons apperçu une 
enveloppe de linge tout pourri, et une autre enveloppe de soie rouge 
liée avec des rubans blancs également pourris, puis ayant fait lever de 
terre le tout ensemble, nous avons déchiré l'enveloppe de linge et 
enlevé celui de soie rouge sous lequel nous avons reconnu le reliquaire 
dans son entier, revêtu de velour rouge, lié avec trois bandes de galons 
d'or, chaque duement cachetée du grand cachet du cardinal de Franken- 
berg ancien archevêque de Malines, le Reliquaire ayant la forme d'un 
cercueil de la longueur de trois et demi pieds, de la largeur d'un et 
demi pieds, et de la hauteur, vers la pointe, d'un pied, quatre et demi 
pouces, mesure de Malines; le même enfin, et dans le même état que le 
premier sousi2;né l'a vu, lorsque les S'^s Reliques y ont été déposées 
en 1775, par le susdit cardinal, et que les susmentionné Joseph Smets a 
vu y déposer en terre, il 5' a huit ans. De tout quoi nous avons dressé 
le présent procès-verbal pour servir là et ainsi qu'il appartiendra, en 
présence des citoyens Joseph Smets père étainier, Jean Leysen, Jean 
Joseph Smets fils de Joseph, Augustin Joseph Hinckels tailleur, Pierre 
Stappers garçon étainier, tous habitans de cette ville, qui nous ont 
assisté pour déterrer le reliquaire précité, fait à Malines les jour, mois 
et an que dessus. 

(Signé) J. G. Huleu Archiprètre de Malines / P. A. Pierets adjoint / 
J. Smets / JJ. Smets / Jean Leysen par -\~ ne sachant pas écrire A. J. Hinc- 
kels / Pierre Stappers. Sauveur Bette. Enregistré le 21 Messidor an X 
(10 Juin 1802). — Baratte à Malines fol. 75, 2^ case / reçu fr. 1,01. 

Pour copie conforme à l'original reposant aux archives du secrétariat de Tarchevêché 
de Malines le 4 Aou'. 1S2S. 

J. B. Van Vreckem, Secret. II. 

D'après la copie écrite et authentiquée par le chanoine Van Vreckem, 
secrétaire de l'Evêché, de notre Collection. — L'Archevêque de Méan 
en fait itiention dans le procès-verbal de 182J (voye:^ pa^e )6i.) 

XXIV. — Déclaration de P.-J. Gooris, employé de l'église, relative 
à la manière dont il a sauvé les Reliques de saint Rumold, dans la nuit 
du 2 juillet 1794. 

Verklaringe de welke den ondergeteekende mits dezen is doende, van 



358 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



ailes hetgene is geschied, tôt het bcwaren en verzekeren der h. h. reli- 
quien. van den H. Rumoldus. 

In het jaer duyzent zeven hondert'vier en negentig, in de maend Junii 
de fransche légers de Nederlanden ingerukt zynde, en allengskens onze 
stad naderende, spraken my eenige overgebleve geestelyke, de andere 
gevlugt zynde, wegens de Reliquien van den h. Rumoldus, opdat dog 
de dezelve niet zouden val] en in de handen der goddelooze : hebbe dan 
op I Julii, zonder kennis van iemand het deksel van de zilvere kasse 
genomen, en daer in gevonden een koffer omwonden met roode zyde, 
ombonden met linlen; het zelve daer uytnemende, hebbe het gedragen 
in myne werkkamer, daer na de zilvere kasse weder gesloten als voren. 
Den volgendcn nacht, tusschen XI en XII uren, hebbe ik hetzelve uyt 
de kerk gebracht in mj^n hu3^s op den hoek der begyne straet, genaemt 
S* Rumoldus. Den volgenden dag hebbe ik gaen spreken mynen neef 
Josephus Smets, tingieter woonende in de Antwerpsche straet, in wien 
ik vertrouwen had, om de reliquien in zyn huys te bergén, hetwelk hy 
aenveerde. Den 3 Julii heb ik de reliquienkasse gestelt in eene kist van 
bout, en dezelve toegesloten zynde, hebbe ik die in eene groote pak- 
mande geplaets en bedekt met hoye, al of het flesschen met wyn waren, 
en dus door de voerders der wynen doen voeren naer voorschreven 
huys; daer ailes ontpakt zj-nde, toonde ik mynen neef de reliquie-kasse. 
Daer na dezelve boven het deksel der zyde nog met een lindekleed 
omwonden hebbende, hebbe hetzelve nog teenemaal bekleed met bert. 
Dit gedaen zynde, hebben wy hetzelve wedergestelt in de groote houte 
kiste. Ondertusschen de plaets bereid zynde vôôr den kelder op de 
achterplaetse, den grond en zykanten met loot bekleed, hebben wij de 
kiste met de h. Reliquien daer in gestelt, hetzelve dekkende met een 
loode deksel en voorders met aerde gevult, daer over eenen steen grond 
als voren, alwaer hetzelve is gebleven tôt eenige dagen voor de inkomste 
van Z^'ne Hoogw. den Artsbisschop van Mechelen Joannes Armandus. / 
In teeken der waerheit hebbe ik dit eygenhandig onderteekend. / P. J. 
Gooris, Sacrist S' Rumoldus. 

Den ondergeteekenden verklaert mits dezen dat P. J. Gooris sacrist 
van S* Rumoldus de originele stukken der bovegemelde afscbriften zorg- 
vuldiglyk bewaert heeft en aen het bisdom heeft afgegeven tôt inlichtingen ; 
die tôt het sluyten der kasse van den h. Rumoldus op lo Julii 1825 zeer 
dienstig geweest zyn. 

J. B. Van Vreckem, Can. Secret. //. 

D'après la mitiule originale, de noire collection. 

XXV. — Certificat d'honnêtes services, donné à P.-J. Gooris, par 
les Marguilliers de l'église métropolitaine, le 30 août 1817. 

Nous soussignés déclarons et certifions que le sieur Pierre-Joseph 
Gooris, natif de Malines, employé de l'église métropolitaine en cette 
ville, depuis vingt-six ans, a rendu des services très importans à ladite 
Eglise, surtout en recelant, pendant les temps les plus critiques, ses 
ornemens précieux, vases sacrés et autres effets également précieux. 

Nous déclarons en outre qu'à l'arrivée de Mgr Jean Armand de 



APPENDICE 359 



Roquelaure, Archevêque de Malines, il a réproduit et remis lesdits 
ornemens et effets en bon état et très bien conservés, à la grande 
satisfaction de tout le clergé de la métropole, en présence des autorités 
ecclésiastiques et civiles. 

C'est pourquoi nous lui avons donné, bien volontiers, le présent certi- 
ficat, comme un juste titre pour le recommander à tous ceux qui liront 
les présentes. 

Fait à Malines le 3o Août 1817. 

/ J. J. Hertinckx, Can. S. Rum. 
„. ^ 1 C. F. Michaux, Cantor. 
^ ■ I J.-B. Van Vreckem, secrétaire de l'archevêché. 
\ P. A. Pierets Marguiller, fabricien. 

D'après l'original, de notre collection. 

XXVI. — Procès- verbal de l'Ostension des Reliques, du 10 juillet 

1825. 

Franciscus Antonius, Princeps De Méan, Dei et Apostolicae sedis gratia, 
Archiepiscopus Mechliniensis, Primas Belgii, etc. etc. etc. 

Omnibus has visuris, salutem in Domino. 

Notum sit universis, Nos, anno Domini millesimo octingentesimo 
vigesimo quinto, die vigesima quarta mensis Junii, qua celebratur festum 
nativitatis Sancti Joannis Baptistae Praecursoris Domini, Pontificatus SS»»' 
in Christo patris ac Domini nostri, Domini Leonis, divina providentia 
Papae XII, anno secundo; récurrente anno millesimo quinquagesimo, a 
quo gloriosissimus Christi Martyr ac Pontifex Rumoldus, Mechliniensium 
Apostolus et Patronus, per sacrilegum coementarium, sociante ei sicario, 
cupidine auri ducto, ipsa die Praecursoris Domini nativitati sacra, prop- 
terea quod, instar Joannis Baptistae, prioris adulterium redarguisset, 
adunco ferro perçusse lethaliter capite, vitam amisit temporalem ac aeterna 
potitus est : ut piis cleri populique hujus civitatis Mechliniensis, pro con- 
versionis suae beneficio per ministerium S*' Martyris consecuto, Deo 
omnipotenti maximo in gaudio et jubilatione gratias agere gestientis, ac 
Patroni sui sacras exuvias e lipsanotheca, in quo asservabantur, extra- 
hendas conspectuique suo exponendas enixiori cultu ac veneratione exci- 
piendi incredibili desiderio ilagrantis, votis obsecundaremus, ad majorem 
Dei gloriam sanctique sui Martyris ac Patroni nostri Rumoldi honorem, 
Jubilaeum, inchoandum a primis vesperis festivae nativitatis S^i Joannis 
Baptistae, seu a die vigesima tertia Junii, quae erat feria quinta subsequens 
Dominicam quartam post Pentecosten, scilicet a tempore pomeridiano 
istius dici, et protrahendum per septemdecim subséquentes dies, ac die 
décima subsequentis mensis Julii, seu Dominica septima post Pentecosten 
terminandum, in Ecclesia nostra Metropolitanae celebrari permisisse. 

Quapropter ipsa die Praecursoris Domini, solemniori pompa in Pontifi- 
calibus celebrato ofïicio et missa de S*:" Joanne Baptista, in ecclesia nostra 
Metropolitana pristino splendori nitide restituta, atque exornata, finitis 
secundis vesperis et completorio, ornamentis rubri coloris induti, assisten- 
tibus nobis VV. DD. Josepho Forgeur et Petro Josepho Van Helmont 



36o FESTIVITÉS DE SAINT KUMOLD 



canonicis Senioribus, Archidiaconi et Archipresbytcri, (ciuorum dignitatcs 
adhuc in capitulo nostro Metropolitico desunt) vices respective adimplen- 
tibus, aliisque duobus DD. canonicis subsetinentibus Rutgero Théodore 
De Plaine et Thoma Gilbcrto Baraton (praetcrmisso V. D"° Jacobo Josepho 
Hertinckx tertio in ordine canonico titulari, valetudine non satis, firma 
laborante) capituli depiitatis, tandemque duobus VV. DD. Canonicis 
Diaconi et Subdiaconi partes gerentibus, pluvialibus respective et Dalma- 
ticis rubri coloris indutis, praesentibus etiam in habitu chorali caeteris 
VV. DD. capituli nostri, canonicis tam titularibus qiiam honorariis, cantore, 
succentore, reliquisque de clero civitatis RR. DD. Pastoribus et Recto- 
ribus cum suo clero, quin et Praenobili viro Domino consule, aliisque de 
scabinatu, ac de consilio fabricae Deputatis, spectatissimis viris, stalla et 
sedilia pro more occupantibus, adstante denique per totam Ecclesiam 
nobilium utriusque sexus et cujuscumque conditionis ac status ingenti 
multitudine, a cantoribus praemoniti, hymnum Veni Creator intonavimus, 
choro illum décantante, eodemque finito, ac Py per çantores decantato, 
subséquente, decantavimus orationem de Spiritu sancto. 

Deinde cum assistentibus et Diacono ac Subdiacono processimus e sede 
nostra archiepiscopali ad médium chori, ibique, recitando, benediximus 
novam thecam cupream affabre elaboratam, intègre deauratam, inconibus 
ac figuris variis et limbis argenteis decoratam ; necnon capsulam ligneam 
byssino rubro ad extra, ac veste serica deintus coopertam et sera munitam, 
juxta ritum in Pontificali Romano, titulo de Benedictionihus capsarum pro 
Reliquiis inchidendis . 

Quibus peractis ascendimus cum eodem comitatu ad altare summum, 
ubi considentes, facie ad populum versa, inter altare et mensam in gradiljus 
ejusdem ad infrascripta depositam, atque ad eamdem mensam accesserunt 
Deputati a Magistratu et aeditui laici, occupantes sedilia a dextris et 
sinistris disposita. 

Tune delata "coram nobis tlieca lignea antiqua hactemis continente S'' 
Rumoldi mart3Tis exuvias, eam reperimus tribus ligaminibus aureis 
etiamnum integris, atque Eminentissimi D"' Joannis Henrici, Piae me- 
moriae, Decimi Mechliniensium Archiepiscopi impresso sigillo, pariter 
illaeso, usque hodiedum mimitis circum ligatam et rite clausam, sed serae 
qua olim theca haec claudebatur pessulum vi retractum, quo circa per 
Secretarium nostrum adstantem, legi fecimus litteras de 25 Aprilis novissimi 
circa examen nostro nomine et mandato peractum, quibus nobis constiterat, 
sicut et nunc nobis constitit, thecam hanc non tantum ligaminibus istis 
et sigillis munitam, sed etiam sera débite obditam fuisse, cujus pessulus 
propter deperditam ex infortunio clavim, ipsa die 25 Aprilis nouissimi, 
coram commissariis nostris vi deductus fuit, uti latius in praefatis litteris 
continetur. 

Hisce praemissis, resectis per nosmetipsos singulis thecae ligaturis, 
eam dévote aperuimus; litteras vero authenticas de die nona Julii, anni 
millesimi se})tingentesimi septuagesimi quinti, a Decessore nostro Joanne 
Hcnrico inclusas eidem thecae invenimus, easdem tamen recognoscere 
haud potuimus, nisi ex sigillo adhuc integro ejusdem antistitis ad praefatas 
litteras appenso. Deinde invenimus in eadem theca sacrum thesaurum 
involutum gossvpio et vélo holoserico rubro pariter putrefactis; scilicet 



APPENDICE 36l 



brachiorum et tibiarum fistulas, partes scapularum, diversas costulas et 
varia alla ossium fragmenta ac specialiter cranium S. Martyris, in cujus 
parte sinistra adliuc conspicitur apertura seu perforatio (lethatis vulneris 
locus) munitum, uti et notabiliores praefatarum reliquiarum partes, pro 
majore in futurum fide, minori sigillo Illust™' ac Rev^ii D"' Alphonsi 
de Berghes, septimi Mechliniensium antistiti3,et,quoad cranium, Eminent™' 
D"i Joannis Henrici de Franckenberg, decimi, sicut praefati sumus, hujus 
sedis Arhiepiscopi, Decessorum nostrorum, in cera hispanica rubra 
impresso, prout nobis rite constitit ex authenticis eorumdem antistitum 
litteris, Alphonsi videlicet de die vigesima octava Jnlii, anni millesimi 
sexcentesimi octogesimi; et Joannis Henrici dédie nona Julii anni millesimi 
septingentesimi septuagesimi quinti, quarum exemplar pro duplicata usque 
hodiedum in gazophylacio capitulari conservabatur ob cautelam solitam, 
si quando simile exemplar thecae inclusum adeo deterioratum foret, ut 
ejusdem tenorem publica leclura nemo posset communicare in ordine 
ad reliquiarum harum authenticam recognitionem : Causa autem unde 
putrefacta sint exemplar thecae inclusum, gossypium et vélum holosericum 
quibus involutae conspiciebantur sacrae reliquiae, haec fuit, quod olim 
saepedicta Reliquiarum theca, ne profanarentur tempore revolutionis 
gallicanae. in terram defossa latuerit per octo circiter annos usque ad 
diem S'^'*™ Maji anni millesimi octingentesimi secundi, prout nobis constitit 
ex rei gestae instrumento legali ejusdem diei et anni, quod nunc tantum- 
modo detegere et nancisci potuimus atque archivio nostro servandum 
tradidimus(i), insuper animadvertendum venit quod eodem tempore maris 
aestus fréquenter major solito inundaverit civitatem Mechliniensem, et 
aquae per rimas cistae, sub terra conditae, gossipium et vélum sericum, 
aliaque integumenta deterioraverint ; ipsas vero Reliquias intégras sed, 
ut videtur, paulo fusciores reliquerint. 

Has Sacras Reliquias, religiosa Praedecessorum nostrorum sollicitudine 
usque in hodiernum diem sancte conservatas, conspectui et venerationi 
omnium adstantium exposuimus in variis pelvibus collocatas; cranium 
vero in mensa praefata supra craterem reposuimus. Postquam idem S. 
Martyris cranium osculati fueramus, et VV, DD. canonicis nobis minis- 
trantibus, viro D"^ consuli aliisque de scabinatu ac aedituis deputatis 
adstantibus osculandum praebueramus, cantoribus caeterisque de clero 
ac magistratu idem praestaveramus, pulsantibus intérim Ecclesiae Metro- 
politanae et omnium civitatis Ecclesiarum campanis, Reliquias S. Martyris 
in nova theca lignea holoserico et byssino decorata, benedicta ut supra 
fatur, deposuimus, ejusdem obseratae clavim ad manus Secretarii nostri 
asservandam tradentes, ipsamque capsulam vittis obligavimus, ac sigillo 
nostro in cera hispanica rubra impresso muniri fecimus ac per quatuor 
canonicos seniores deferri in medio chori, ibique super indui nova hiero- 
theca cuprea deaurata ac etiam benedicta, de qua supra; cranium vero 
extra caeterarum S^i Martyris exuviarum receptacidum remanens, urnae 
crystallinae débite inclusum et sigillatum, supra ejusdem hierothecae 



(i) Le procès-verbal auquel l'archevêque de Méan fait allusion, est celui du iS floréal an X (8 mai 1S02). 
Il tut conservé jusqu'en 1825 par le sacristain Gooris qui le remit alors à l'archevêché, et reçut en retour 
une copie authentiquée. Nous en avons donné le texte, page 557, document XXIII. 



362 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



cooporculum apte relig-avemus, pio totius populi et aliunde adventantis 
multitudinis conspectui et venerationi, durante toto Jubilaei tempore, 
exponendum in média navi Ecclesiae nostrae Metropolitanae; ubi solem- 
niter a clero cantante ps. i5o Laudate Domi: uin in sanctis ejus, delatum atque 
depositum fuit; decantata, posl Anam Iste sandits ac >'' congruum. per nos 
oratione de Sancto Martyre, factaque incensatione, finem imposuimus 
primae isti S. Reliquiarum recogriitioni et ostensioni; quin et duabus 
Dominicis diebus immédiate sequentibus, vigesima sexta scilicet Junii et 
tertia Julii, per civitatem solemni ac generali instituta supplicatione ante 
meridiem supra memoratam hyerothecam expositum publiée et cum Jubilo 
translatum fuit. 

Finito autem Jubilaei tempore, scilicet die décima Julii, quae erat 
Dominica scptima post Pentecosten, facta intra fines Ecclesiae nostrae 
Metropolitanae post missam Pontificalem solemni supplicatione cum 
delatione memorati feretri S. Rumoldi; a meridie post completorium, 
eodem ritu quo factum fuerat die festo nativitatis S. Joannis Baptistae, 
24 Junii praecedentis, pulsantibus omnium Ecclesiarum civitatis campanis, 
solemniter e média navi Ecclesiae Metropolitanae in choro relata est 
hierotheca, cantante clero Ps. 116 Laudate Dnmimim omnes gentes. 

Cum itaque feretrum ad médium chori delatum fuerit, nosque ad altare 
pervenissemus, ibique cum assistentibus nobis Canonicis aliisque munici- 
palitatis, ac aedituorum deputatis, cadem loca, uti die 24 Junii, circa 
mensam supra gradus altaris dispositam occupaverimus, quatuor Seniores 
çanonici denuo supra hanc mensam detulerunt cooperculum hierothecae, 
et ex urna supraposita extraximus Cranium S. Martyris, quod crateri 
argenteo superposuimus. 

.Deinde iidem quatuor Venerabiles Çanonici, eodem modo, ad nos attu- 
lerunt thecam ligneam continentem alias S*' Martjfris Rumoldi reliquias, 
quas, pariter inde extractas, conspectui et Venerationi omnium adstantium 
in variis pelvibus argenteis exposuimus; cranium vero veneranter osculati 
sumus; canonicis nobis adstantibus, deputatis e magistratu ac aedituis, et 
deinde cantoribus, universo clero, ac de scabinatu in coro degentibus 
osculandum praebuimus, choro intérim cantante antiphonam Iste sanctus 
cum ps. 46 Omnes gentes fhudite minibus, nec non antiphonam eamdem 
repetente, cum t. et k}, atque per nos cantata oratione de eodem S. Pontifice 
et Martyre, ])raefatas Sacras Reli(]uias omnes cum cranio thuriiicatas, 
iterato in eadem theca lignea deposuimus, declarando ipsas omnes ab 
omnibus, pro veris et indubitatis Reliquiis Sancti Rumoldi Pontificis et 
Martyris, semper habendas et Venerandas esse. 

Quod ut convenienter et pro antiquo more fiât, eamdem thecam fideliter 
clausirtius, ejus serae clavem nobis reservavimus, variis ligaminibus aureis 
obligavimus et sigillo nostro in cera hispanica rubra impresso diversis in 
locis obsignavimus, et per (luatuor Seniores canonicos deferri curavimus 
in medio chori, ibique superindui majori hierotheca cuprea deaurata, 
nova, dein ab aurifabro débite occlusa, et, ut hactenus, in summo altari 
asservanda. 

In quorum fidem ac robur has expcdiri litteras mandavimus, et earumdem 
unum exemplar, prius a Secretario nostro alta voce perlectum, sacrae 
thecae includi, alterum Capitule nostro, tertium Magistratui civitatis, 



APPENDICE 363 



quartum aedituis Ecclesiae Metropolitanae consignari, et quintum nostris 
quoque Registris Archiepiscopalibus inscribifecimus. Et ne, quod evenisse 
dolebamus, infortunio aliquo adhuc eveniat, clavim serae thecae S. Reli- 
quiarum eodem tenore quadrupliciter confectam. nobis unam reservando, 
alteram et tertiam capitulo Metropolitico, ac in domo civica asservandas, 
quartam aedituis Ecclesiae nostrae Metropolitanae consignandum, chartae 
duriori occlusas etiam sigillo nostro obsignavimus. 

Utque de tante Dei beneficio gratias agamus congruas, finem imposuimus 
tantae solemnitati decantando hymnum Te Deum, cum oratione gratiarum 
actionis. 

Datum Mechliniae, in choro Ecclesiae nostrae Metropolitanae, sub 
nostris signo sigilloque, die décima Julii, anni millesimi octingentesimi 
vigesimi quinti. 

Franciscus Antonius 
Princeps De Méan 
Archiepiscopus Alechliniensis. 
Pro majori in futurum fide sigillum nostrum 
in cera hispanica rubra cranio imposuimus. 
Datum die et anno ut supra. 

Franciscus Antonius 

Princeps De Méan 

Archiepiscopus Mechliniensis. 

De Mandato 
J. B. Van Vreckem Secret. //. 

D'après l'original conservé aux Archives de VEvêché. 

XXVII. — Les Frères Albert, Martin et Herman Melijs, orfèvres de 
Munster, déclarent que le Magistrat de Malines leur a payé tout ce 
qui leur était dû pour la confection de la châsse de saint Rumold. ^- 
i6 janvier i'.68 (vieux style). 

Allen denghenen die desen brief selen sien of horen lesen : Aelbrecht 
Melijs. Mertten ÎMelijs ende Herman Melijs gebruederen van Munsteren, 
Saluut met kennisse der Waerhej't. Want eersame wise ende bescheydene 
liede Commoenj'emeesters Scepenen ende Raet der stad van Mechelen 
aen ons voertijts bestaedden te volmakene hoer werk vander cassen 
mijns heren sente Rommouts ende ons alrehande saken ende gheloeften 
daer om deden ende gheloefden ghelikelek aise die cyrographen wel 
begripen die daér op ghemaect sj'n. Ende want wij nu dat voers. werc 
ende dier casse metter Gods helpen al volmaect hebben ende volwracht, 
soe doen wy cond yeghewelcken dat wy kennen ende lien dat ons die 
voers goede liede van Mechelen aile die voers saken ende gheloeften 
die sie ons van den voergh. werke gheloeft hadden, wel ende volcomelec 
ghedaen hebben ende al betaelt, ende vanden selven gheloeften ende 
vorwaerden ende van allen anderen saken die wy der voers stad ochte 
horen poerteren ej-schende mochten sijn in enigher manieren tôt op ten 
dach van heden, scilden wij quite dier selver stad haer poirters ende 
aile de ghenc dies ane horen mach gehelec ende altemale wert want 



364 



FESTIVITES DE SAINT RUMOLD 



wij die cj'i'ographen van den voers. gheloeften niet bi ons en hebben 
omme die der voergh. stad over te ghevene, soe gheloven \V3' hem in 
goeden trouwen die selve cyrogTaphe te sende och te bringhene tusschen 
hier ende Paeschen naest toe comende, want si ons al voldaen hebben 
ghelijc als voerscr. es, Ende wij ghebruedere voers. gheloven bi onzer 
trouwen ende sekerheyt dese voers. quitantie ende saken vaste ende 
gestade te houdene, ende nemmennecr daer ieghen te comene ocht te 
doene bi ons, bi enighen van ons, ochte b}' j'emene van onsen weghen, 
aile arhgelijst ute geschej'den. In oerconden der waerhevt soe hebben wij 
ghebruedere voers. dese (juitancie bezeghelt met onsen pr peren seghelen. 
Ghegheven int iaer ons Heren dusentich driehondert tsestich ende achte, 
na de usage des hocfs van Camerike, op den sestienden dach in ianuario. 

D'après l'orif^inal conservé aux Archives de la Fille. 

XXVIII. — Contrat passé entre la Ville de Malines d'une part, et 
les orfèvres Gery S.r.ners, Jean Thieulliers et Louis van Heese 
d'autre part, pour la confection d'une châsse en argent. — 26 sep- 
tembre 16 17. 

Op ton xxvj. Septembris anno 1617 syn Heeren Nicolaes vander Laen. en 
Joes vander Hoeven, Ridders, ende Communm'rs der Stede van Mechelen, 
Heere ende Mr. Anthonis du Pin Voorschepene, Heer Jan van Wachten- 
donck, Riddere ende jersten Geswoorne van der Deken3'e, Heer Jan vander 
Laen oock Ridder, Trésorier, Heeren en M'rs Pauwel van Kerstynen. ende 
Arnoult de Fumael, Pensionarissen, Aile gedeputeerde by het Magistraet, 
over ende in dennaeme van de voors. Stede, met ende ten byzynevan Heer 
ende Mr' Anthonis de Mol Choordeken, Heer ende Mr' Jan vanden Ej-nde 
Penitentier, ende Heer en Mr. Jan Silvoirts Plebaen van de Métropolitaine 
Kercke van Sinte Rombouts, overcommen ende v'accordeert, met Wierick 
Spmers, Hans Thieulliers, ende Loys van Heese, aile dry Silversmeden, 
nopende het maecken van eene Silvere Kasse, ter eeren van Sinte Rom- 
bout Patroon der voors. Stede, welcke Kasse de selve drj'e Silversmeden 
by desen hebben aengenomen te maecken op de grootte, gewichte, condi- 
tien.ende bespreken hier naer volgende. 

In den jersten dat de voors. Kasse sal wesen van de lenghde van vyff 
voeten eenen halven, de breede ende hoochde van dyen, mitsgaeders het 
deck ende Toren, ciraten, figueren, ende andere wercken naer advenant 
ende den verheysch van t' selve werck, ende naer de selve proportie ende 
groote, op den voet van de oude Kasse daer van hun sal gelevert worden 
dieteekeninge oft model. mitsgaeders een kasse van Schrynhout, op ende in 
de welcke de voors. Silvere Kasse sal worden gevrocht endegemaeckt, mair 
aile de figuren groote ende cleyn, met allen t' gène t' voors. model ver- 
hej'scht, soo van ciraten, ende andersints volgende.de ^s. teekeninge der 
oude Kasse, suUen de >''s. Silversmeden aennemers, maecken op hunnen 
cost, om daer naer de voors. Silveren Kasse te maecken. 

Het Silver sal wesen op de allo^'e ende keur van acht-en-veertich stuy- 
vers donce, daer van van elcke plate ende stuck Assye sal worden gedaen 
by de gène, die daer toe syn gestelt t sy tôt Antwerpen oft Brusselen ailes 
ter bclicflcn van het Magistraet. 



APPENDICE 365 



Sal dese Kasse met aile figueren, torren en ciraeten in t' geheel in silver 
op den keur ende allo3'e als voren, wescn vande weerde van negen-en- 
dertich duysent 5oo gulden daer inné begrepen de hand oft fatsoen vande 
voors. aennemers op den prys van eenen-dertich stuyvers voor d'once, 
maeckende met het silver t saemen dry gulden en xix. stuyvers, op welcken 
prys partyen syn veraccordeert vuytbrengende Thien duysent oncen sonder 
meer, ten v/aere vuytterlyck twee hondert oncen, ende soo verre die be- 
vonden v^^erdt meer te wegen dan vuytterl' thien duysent twee hondert 
oncen, sal de Stadt gestaen mits voor tvoirder gewichte alleeneh'ck betae- 
lende het silver, sonder eenich fatsoen. 

Aile platen moeten gesmet zyn ende van de selve platen, allen het werck 
daer van vuytgedreven, soo vangelycken gedreven suUen syn aile figueren, 
en pilernen groot en klyn sonder datter yet en sal worden gegoten dan den 
Torren ende het ciraet op de cappe, ende rontsomme den affhanck van het 
deck ten ware eenigh hooffdekens ende handekens soo clej^n dat het 
onmogelj'ck soude wesen die te dryvene. 

Den bodem van de voors. Silvere Kasse en sal nyet wesen van silver, 
dan alleenelyk van dick Schrynhout en sullen de Silvere Platen vande 
Kasse rontsomme den selven houten Bodem om geleyt worden, ontrent de 
Breede van eenen duj'm. 

Welcke Aennemers ten betooge van hunne conste, in handen van de 
voors. gedeputeerde hebben gcstelt een gedreven Schaele, daer inné staende 
syn de drye Coningen, met beloefte van dit aen,L;enomen werck, soo wel 
ende loffelyck ende eer beter te maecken dan de selve schaele, rejm ende 
suyver in aile partyen ende stucken. 

Ende sullen de voors. aennemers ten eersten maecken een geheel quar- 
tier van de ts. Silvre kasse, om daer aen te sien oft t' selve sal wesen ge- 
maect loffelj^ck volgende henné beloefte, ende soo verre myn Heeren van 
de Magistraet contrarie.bevinden, ende nyet volcommen naer hunnen sinne, 
sal d-i Stadt gestaen midts over t selve quartier, alleenel' betalende het 
Silver, ten waere de aennemers thennen coste, t selve werck beterden ende 
maecten loffel', ende in welcken gevalle de voors. aennemers suUenmogen 
voorts wercken, ende anders nj-et; ailes op den >''s voet, end ; gewichte, op 
pêne van telcken elck stuck van dyen te vermaecken t hennen coste. 

Sal de voors. Kasse en allen de wercken van dyen by de voors. aen- 
nemers in persoone nefïens henné knechten gevrocht worden binnen deser 
Stede van Mecheleji, ter plaetsen die hun sal verleent worden, alwaer de 
gecommitteerde van het Magistraet, ende anderen van hennen twegen 
sullen accès hebben tallen stonden, tôt visitatie van tvoors. werck. 

Sullen de selve aenemers leveren allen het silver ten pryse, alloye ende 
keur voors. 

Sonder dat de Stadt in eenige onkosten hoedanigh die souden mogen 
wesen, sal gehouden syn, maer gestaen, midts telcken betaelende het silver 
soo d'aennemers tselve sullen leveren, en het fatsoen, soo met stucken het 
werck sal wesen gemaect ende gelevert voor elcke once ten pryse als 
voren, te weten het silver ten pryse van acht-en-veertigh stuyvers donce 
ende het fatzoen van dyen van xxxj. stuyvers. 

Ende op dat de fs. aennemers tvoors. silver ten alloye ende keur als 
voren, souden moegen verwercken, sullen myn Heeren van het Magistraet, 



366 FESTIVITÉS DE SAINT RUMOLD 



tôt dyen eyndc Vcrygen toelatinge ende permissie van Hacre D.oiluch- 
tichste Hoocheden. 

Ende de voors. aennemers vn-e hoiiden geduiende dit werck van wacht 
ende van aile mo^'el^-ckhej-t die hun souden moegen aendoen die van het 
ambacht vande Silveismeden deser StcJe, van dat s}- lieden aennemers 
alhicr wercken solder te wesen int sclve ambacht. 

Welcke aennemers suUen schuldigh ende gehouden wesen te stellen 
goede ende souffisante borge voor het silver dwelck hun telcken sal in 
handen gestelt worden. 

Daer voren nyettemin ende tôt loffelj'cke volcomminghe van t <s. werck 
ende elck punct hier voren verhaelt, de voorschreven aennemers hun 
hebben >''bonden ende verobligeert, soo sy hun tbinden ende verobligeren 
by desen, een voor al, ende elck als principael, met renuncialie van 
excussie, ende van aile exceptien ende weeren hoedanich die zouden 
moegen wesen. 

Etait si^né : N. vander Laen, J. vander Hoeven, J. van Wachtendonck, 
A. du Pin, Wierich Somers, Hans Thuyllier, en Loys van Hezen; Jan 
vande Wauwer ende Jan vande Brande, als getuigen. Au bas : Ghecol- 
lationeert jeghens d'ori.i<ineel minute, js daer mede bevonden corcorderen' 
by my, était signé. Paefifenrode. 

D'après l'original conservé aux Archives de la Ville. 
Voyez De Munck, Bezuysstukken, page Ixxx, R r. 

XXIX. — Ordonnance du Magistrat déterminant les fonctions des 
Ouvriers de la Ville dans les Processions. — 23 mars 1625. 

Myn Heeren van der Weth deser Stadt Mechelen, in Policic Camere ver- 
gadert synde, hebben geordonneert ende ordonneren mits desen, de werck- 
lieden vande selve Stadt, die op andere jaeren gewoon syn geweest te 
helpen draegen de Casse van St. Romhoiit, voortaen ten Processie daghe 
van Paesschen, hun te vinden in de Kercke van Sinte Roinboiit, alvoiren de 
Processie sal wesen vuytgegaen, ende geduerende de selve Processie, 
continuel' te bh'ven ontrent de voors. Casse, soo omt' assisteren de Geeste- 
lyckheyt, in het opdragen, ende affdragen van de selve Casse, onder den 
Thoren vande voorschreven Kercke ende andersints, als oock om op de 
vesten te suppleren de plaetsen van dye van d'Ambachten, die in faulte 
soude mogen wesen, van de Casse op hunnen thour te commen draghen, 
op de boete van dry guldenen te verbeuren by elck van de voors. werck- 
lieden, die in gebreken sullen blyven van dese t'achtervolgen, ende sal elck 
van de défaillante in wyens plaetse de voors. wercklieden de voorn. Casse 
sullen hebben gedraegen, aen de selve wercklieden moeten betaelen thien 
stuyvers, volgende d'Ordonnantien daer van op heden vuj'tgegeven, Actum 
xxiiij Meerte 1625. Etait signé. F. van PaefFenrode 1625. 

D'après l'original conservé aux Archives de la Fille. 
Voyez De Munck, Beiuysstukhen, page xlj, K k. 




Le Premier Consul à Malines 

2 Thermidor an XI — 21 juillet iSoj 



Messieurs, 

Cdrutus du joug des rois sauva la république; 
Cctave fit fermer le temple de Janus; 
!z;uma sur les autels fonda sa politique; 
>nnibal se fraya des chemins inconnus; 
•Déridés triompha des Marats de l'Attique; 
>lexandre aux combats signala sa valeur; 
!^omulus d( s Romains prépara la grandeur; 
Hilus chez les mortels sut mériter des temples; 
Mt dans un héros seul je vois tous ces exemples (i). 

C'est de ce héros, de ce génie extraordinaire, de 
Napoléon Bonaparte que je veux vous entretenir ce soir. 
Mon intention n'est pas de vous esquisser à grands traits 
l'épopée napoléonienne, ni même de vous narrer le 
voyage du Premier Consul à travers nos provinces. Je 
désire uniquement vous montrer en quelques pages ce 
que firent, lors de son passage par notre ville, la popu- 
lation et la municipalité de Malines, pour recevoir digne- 
ment le premier magistrat du pa3's. 



(i) Acrostiche du citoyen Combes Daunous, membre du Corps législatif, 
pour être placé en-dessous d'un buste du Premier Consul (Cf. Le Compilateur 
des nouvelles nationales, politiques et littéraires, n° du 24 prairial an XI). 



368 LE PREMIER CONSUL 

Ce sujet, je l'ai choisi intentionnellement, car si les 
journaux de l'an XI fourmillent de détails intéressants 
sur ce voyage, si les mémoires et les livres contemporains 
de cette époque nous relatent les moindres faits de cette 
tournée triomphale dans les différentes villes de la 
Belgique, ils ne mentionnent qu'une ou deux fois le 
nom de notre cité. A les lire, on se figure que Napoléon 
ne fit que traverser au galop Malines, étape entre Anvers 
et Bruxelles. 

Or, il n'en fut rien. Napoléon s'arrêta quelques heures 
avec sa suite dans notre ville, où il fut accueilli par les 
acclamations frénétiques d'une foule enivrée, au bruit 
des cloches sonnant à pleine volée et des salves d'artil- 
lerie tirées du haut des remparts (i). 



* 

* * 



Par le traité d'Amiens (27 mars 1802), la France, pour 
la première fois depuis le début de la Révolution, se 
trouvait en paix avec l'Europe : époque glorieuse pour 
la France, heureuse pour l'Europe, où l'humanité cessa 
quelques instants de gémir sur des lauriers! Période 
trop rapide et trop courte, durant laquelle nos voisins 
du sud connurent une ère d'abondance et de prospérité 
sans bornes. 

Ce fut sous ces brillants auspices que Napoléon fut 
proclamé Consul pour dix ans, et, seulement trois mois 
après, la magistrature suprême lui fut déférée à vie, par 
un vote enthousiaste du peuple, promptement ratifié 
par le Sénat conservateur, ce corps législatif préposé à 
la garde et à la conservation du pacte constitutionnel. 

La loi fondamentale de la France fut entièrement 



(i) BouRRiENNE, Mémoires, tome V, pp. 198-199. 



A MALINES 36g 



remaniée à cette occasion, et dans un sens nettement 
monarchique. C'est alors que Bonaparte conçut le projet 
de visiter, à l'exemple des souverains, les différentes 
provinces du pays. Mais les affaires de l'État ne lui 
permirent pas de mettre son dessein à exécution avant 
l'année i8o3 (i). 

La session du Corps législatif avait été close le 8 prai- 
rial an XI (28 mai i8o3), le Tribunat avait également 
cessé de se réunir, et toute discussion législative se 
trouvant ainsi suspendue, le Premier Consul fut libre de 
quitter Paris. Il donna sur le champ des ordres pour un 
voyage dans les départements du nord de la France et 
de la Belgique (2). 

Plusieurs motifs concoururent à décider Napoléon de 
commencer son voyage officiel à travers le pays par nos 
provinces. Ce ne furent certes pas de futiles considéra- 
tions d'étiquette qui le poussèrent ; il avait un but plus 
grand, plus politique. Le chef d'état voulait s'assurer de 
l'attachement de ses nouveaux sujets, dont l'antipathie 
pour la Convention et le Directoire avait déchaîné des 
luttes fratricides. Le général désirait reconnaître la 
frontière du pays la plus exposée aux attaques de 
l'ennemi, de l'Angleterre. Car la paix avait été rompue 
(12 mai i8o3), et la guerre avec la Grande-Bretagne, la 
lutte à outrance qui semblait renouveler celle de Rome 
et de Carthage, avait recommencé, pour ne finir qu'en 
i8i5, avec la chute de l'aigle impérial à Waterloo. Enfin 
le prétendant (car le Premier Consul méritait déjà alors 
ce nom) voulait s'essayer au rôle de prince et ressusciter 
le cérémonial monarchique, loin des Parisiens frondeurs, 
loin des Français de l'intérieur, dont un grand nombre 
étaient encore imbus des passions de la Révolution. Le 



(i) Duc DE RoviGO, Mémoires, tome I, pp. 468-472. 

(2) Comte MiOT de Melito, Mémoires, tome II, pp. 104-106. 



370 LE PREMIER CONSUL 



cult(; des Belges pour la tradition, leur goût inné des 
splendides cortèges et des superbes Joyeuses-Entrées, 
leur gratitude envers l'auteur du Concordat étaient pour 
Napoléon autant de sûrs garants du succès de son 
expérience (i). 



* 
* * 



Partis du château de St-Cloud le 6 messidor, Bonaparte 
et sa femme entrèrent en Belgique le 20 du même mois, 
par la Flandre française. Le Premier Consul, pendant 
que Madame Bonaparte gagnait directement Gand, 
entreprit une tournée d'inspection le long de la côte, en 
passant par Ostende, Cadzand, Flessingue et l'île de 
Walcheren ; de là il se dirigea vers le chef-lieu du dépar- 
tement de l'Escaut. Après un court séjour dans la ville 
de Gand, dont les habitants, restés froids tout d'abord, 
le saluèrent à son départ d'acclamations enthousiastes (2), 
Napoléon et M"'" Bonaparte se dirigèrent sur Anvers. 
Ils étaient accompagnés d'une suite nombreuse et bril- 
lante, car le Premier Consul avait exigé que ce voyage 
se fit en très grand apparat. Il avait même, pour cette 
raison, fait distribuer des subsides supplémentaires fort 
importants, aux dames d'honneur de Joséphine de 
Beauharnais. M™" de Rémusat, plus tard dame du palais 
de l'impératrice, reçut pour sa part 3o,ooo francs (3). 

Le 18 juillet (2g messidor an XI), le cortège débarqua 
à Anvers, en face de la Tête de Flandre, à l'endroit dit 
Bicrhoofd. La ville avait reçu une décoration splendide, 
œuvre de l'artiste M. Van Brée. De nombreuses fêtes 



(i) Div Lanzac de Laborie, La domination française en Belgique, tome I, 
pp. 452-454. 

(2) M^^" DE Rémusat, Mémoires, tome I, pp. 243-244. 

(3) M'"" DE RÉMfSAT, Mémoires, tome I, pp. 233-234. 



A MALINES , 371 



avaient été organisées en l'honneur des hôtes de la ville, 
et dans les audiences que le Premier Consul accorda aux 
autorités, il eut à subir une série d'harangues flatteuses 
et d'éloges hyperboliques. 

Mais tout cet encens ne lui fit pas oublier le but prin- 
cipal de son séjour à Anvers. Le lendemain de son 
arrivée, de grand matin, il parcourut à cheval la ville en 
tous sens, et inspecta avec le plus grand soin le port, les 
fortifications et la citadelle. De cette visite il rapporta 
la plus fâcheuse impression; si Anvers, de par sa position 
géographique, était un endroit idéal pour la création 
d'un grand port militaire et marchand, notre métropole 
commerciale présentait, en i8o3, un aspect lamentable. 
C'était un ensemble de décombres et de ruines ; elle 
ressemblait à peine à une cité d'Europe (i). Bonaparte 
voulut la relever de sa chute, et ordonna à cet effet 
une série de travaux, dont on a fêté récemment le cente- 
naire (2). 

Après un arrêt de deux jours, Napoléon continua le 
2 thermidor (21 juillet i8o3) son voyage vers le chef-lieu 
de la Dyle. Il quitta Anvers à trois heures de l'après-midi, 
et arriva vers cinq heures à Malines, où il s'arrêta quelque 
temps; puis il se dirigea sur Bruxelles, et fit son entrée 
dans la capitale de notre pays, assez tard dans la soirée, 
entre huit et neuf heures (3). 

Depuis plusieurs semaines déjà, le Collège municipal 
de Malines s'occupait de cette visite mémorable et prenait 
toutes les mesures qu'exigeait un tel événement. En 



d) Réponse de Napoléon au discours du maire d'Anvers (Beetémé, 
Anvers, tome II, page 98). 

(2) Voir, sur le séjour de Napoléon à Anvers et les travaux qu'il y fit 
entreprendre, notre article du 9 août 1903, dans le n° 120 du journal Le Mou- 
vement Maritime. 

(3) Ga::ettevan Antiuerpen, n° 60, vrijdag, 10 thermidor, Jaer XI der Fransche 
Rep., of 29 july o. s. 



3/2 LE PREMIER CONSUL 

séance du i3 messidor, le maire De Plaine rédigea, avec 
l'assistance de ses adjoints Pierets, Dusart et Verhaghen 
et du secrétaire de la Ville, le citoyen Gambier, une 
proclamation aux habitants, par laquelle il leur annonçait 
la prochaine venue du premier magistrat du pays et leur 
faisait connaître les premières dispositions arrêtées par 
la municipalité, pour montrer à l'auguste voyageur les 
sentiments de gratitude et d'attachement de la population 
malinoise (i). 

Tout d'abord le maire décrétait que le jour du passage 
du Premier Consul serait considéré comme jour férié, 
avec défense formelle, sous menace de peines judiciaires 
pour quiconque, de travailler. Il ordonnait en outre que, 
ce même jour, la circulation de tous les véhicules et le 
transport de n'importe quelle marchandise pondéreuse 
seraient interdits dans les rues que traverseraient Napo- 
léon et son escorte. 

Ensuite il priait instamment les propriétaires et les 
locataires des maisons situées dans les rues d'Anvers et 
de la Chaussée, aux Bailles de fer, dans la rue d'Or, au 
Marché aux Grains et dans la rue Haute, de bien vouloir 
faire repeindre ou recrépir les façades de leurs immeubles. 
Le maire les engageait aussi très vivement à pavoiser 
et à orner, pour le passage du Premier Consul, leurs 
maisons avec des tapis, des écussons nationaux entourés 
de festons et de tentures, des guirlandes et d'autres 
motifs décoratifs, et à joncher les rues de verdure et de 
fleurs. 

Le maire promettait que la municipalité organiserait 
de belles fêtes, notamment une illumination générale de 
la ville, dont le signal serait donné par une sonnerie de 
la grosse cloche de la cathédrale, et à laquelle il invitait 
les habitants à coopérer. Le maire De Plaine terminait 



(4) Archives communales de Malines, carton u° 120, pièce n° 78. 



A MALINES 373 



sa proclamation, en disant qu'il comptait sur les senti- 
ments patriotiques bien connus des Malinois, pour donner 
à la réception du Premier Consul une splendeur et une 
munificence dignes de l'homme que l'on voulait fêter. 

Cette proclamation fut affichée sur les murs de la ville 
et publiée dans les journaux locaux (i). 

Il faut croire que cet appel au patriotisme des Malinois 
ne produisit pas tout l'effet désiré par le maire ; car il 
fut suivi, peu de jours après, le 26 messidor, d'une 
nouvelle communication municipale (2), par laquelle 
De Plaine faisait savoir à ses concitoyens, qu'un avis de 
l'autorité supérieure lui annonçait l'arrivée prochaine du 
Premier Consul, et par laquelle il engageait les habitants 
à hâter, autant que faire se pourrait, les travaux en cours 
d'exécution, de façon à être prêt pour le jour tant désiré. 

Dans l'entretemps, l'activité du Collège municipal ne 
chômait pas. Il apportait le plus grand soin à l'organi- 
sation de la partie officielle des fêtes, et s'entourait des 
renseignem,ents les plus circonstanciés, pour donner à la 
réception du Premier Consul une splendeur, sinon supé- 
rieure, du moins égale à celle faite par les autres villes 
de la Belgique de la même importance que Malines. 
A cet effet, le secrétaire municipal Gambier adressa 
différentes lettres (3) à un de ses amis, M. Lammens, 
homme de loi, à Gand, le priant de lui fournir des indi- 
cations nettes et précises sur ce qui se faisait dans sa 
ville en vue de l'arrivée de Napoléon. Il demanda aussi 
à son collègue d'Anvers, le citoyen Bourceret, de le 
tenir au courant, même en lui envoyant des courriers 



(i) Voir Den Aenhoiidiger van het arrondissement van Mecheïen en omUggende 
plaetse, n° 28, sondag, 21 messidor, 11 jaer der Republiek. 

(2) Archives communales de Malines, carton 120, pièce 80* et Den Aenkon- 
diger, etc., n° 29. 

(3) Archives communales de Malines, carton 201, pièces 12, 16 et 19, 
minutes des lettres de Gambier à Lammens. 



374 LE PREMIER CONSUL 

« express », de tout ce qui pouvait intéresser Malines au 
sujet du voyage du Premier Consul (i). 

En possession de ces renseignements, le Collège décida 
en premier lieu la formation d'une garde d'honneur, 
composée de vingt-quatre cavaliers, qui iraient recevoir 
Bonaparte à son entrée dans l'arrondissement, et lui 
serviraient d'escorte jusqu'à la limite du département. 
Pour cela, un registre d'inscription fut ouvert à la mairie, 
et un appel aux jeunes gens de la ville, tiré à cinquante 
exemplaires, fut placardé sur les murs de la cité (2). 
L'empressement des jeunes Malinois fut très grand, et 
très vite la liste des vingt-quatre cavaliers arrêtée. La 
mairie voulut témoigner à ces jeunes gens toute sa satis- 
faction pour leur ardeur patriotique et pour leur précieuse 
autant que généreuse collaboration ; elle décida l'achat, 
aux frais de la Ville, de vingt-quatre plumets et d'autant 
de sabres de cavalerie, qui devaient compléter l'uniforme 
des gardes d'honneur, et qui leur seraient gracieusement 
offerts par le Collège, à titre de souvenir (3), en même 
temps qu'un diplôme commémoratif, œuvre du talentueux 
graveur malinois J. Hunin. 

L'uniforme de ces gardes d'honneur était fort joli et ne 
dément nullement le sentiment artistique du beau si vi- 
vace chez les Malinois. Leur coiffure consistait en un cha- 
peau bicorne noir, surmonté d'un grand panache vert, 
avec une base de plumes rouges; ils portaient un habit de 
cheval serré à la taille, en drap vert, avec de grands revers 
galonnés d'or, garni d'une double rangée de boutons 
dorés; le col droit, ainsi que les parements des manches, 
étaient en drap rouge. En-dessous de l'habit, un gilet 



(i) Archives communales de Malines, carton 280, pièces 3 et 7, minutes 
des lettres de Gambier à Bourceret. 

(2) Archives communales de Malines, carton i38, liasse A. 

(3) » » carton i38, liasse B. 




Modèle adopte pour ruiiilonne de la Garde d'honneur du général consul 
Bonaparte, par les volontaires de Malines. ce S germinal an lo. 



C : De Plaine, Maire 
J. H. Ga-mbier 



Sceau 
de la 
Mairie 



A MALINES 375 



également en drap rouge, et au cou une large cravate en 
soie noire; une culotte en drap chamois, avec des bottes 
à la Souwarow, en cuir noir, et des éperons dorés, un 
ceinturon de cuir rouge, auquel pendait un sabre de cava- 
lerie, et des gants blancs complétaient fort harmonieu- 
sement cette belle tenue (1). Elle fut fort remarquée aux 
fêtes de Bruxelles, auxquelles le maire de cette ville avait 
eu la gracieuseté d'inviter le sous-préfet, ses cinq collègues 
de Malines et les vingt-quatre gardes d'honneur, qui 
participèrent ainsi à l'entrée triomphale de Bonaparte 
dans la capitale de notre pays (2). 

Toutes ces mesures furent soumises par le Collège à la 
ratification du Conseil municipal, qui les accepta; mais 
il les jugea néanmoins insuffisantes, et vota un ordre du 
jour dans lequel il décida que la ville rendrait « au libé- 
rateur de la France » les honneurs dus aux souverains 
régnants (3). Fort de cet arrêté, le Collège décréta que 
toutes les autorités civiles, judiciaires et militaires 
seraient invitées à aller en cortège recevoir Napoléon, 
hors des portes de la ville; qu'on lui ferait présenter, 
par une jeune fille personnifiant Malines, les clefs de la 
cité et les vins d'honneur, qui seraient déposés sur un 
char allégorique spécialement construit pour la circon- 
stance (4). 

Le sujet de ce char représenterait « Malines remer- 
ciant Napoléon du grand honneur fait à la cité en la 
visitant ». Pour cette allégorisation, il fallait un certain 
nombre de personnages. Le maire fit appel à la bonne 



(i) Voir l'aquarelle représentant le modèle de l'uniforme adopté par la 
garde d'honneur, que nous avons reirouvée dans le carton 129 des Archives 
communales, et qui est déposée maintenant au Musée de la ville. 

(2) Archives communales de Malines, carton 201, pièce 10. 

(3) Archives communales de Malines, registre des procès-verbaux des 
délibérations du Conseil municipal, an XI, p. 116 v°. 

(4) Archives communales de Malines, registre des procès-verbaux des 
délibérations du Collège municipal, an XI, p. 200. 



376 LE PREMIER CONSUL 

volonté de quelques jeunes filles et de quelques jeunes 
gens des meilleures familles malinoises. Tous acceptèrent 
avec empressement : ce furent MM"" Van Leemput, Yan 
der Elst et Gambier; MM. Dusart, fils de l'adjoint, 
De Reeth, Braeckhaert, Broeckhoven et les deux jeunes 
de Meester, dont l'un habitait le Bruel, l'autre l'allée 
Saint-Jean, dite Klapgat (i). 

Un grand tonneau, surmonté de la statue du dieu 
Bacchus, se dressait sur le devant de ce char monu- 
mental (2). 

Lorsque le char de triornphe fut entièrement construit, 
on constata que sa hauteur ne lui permettait pas de sortir 
par la porte Ste-Catherine, appelée alors porte d'Anvers. 
Cet obstacle n'arrêta pas le maire; il s'adressa à l'adjoint 
du génie Briquelet, et lui demanda de faire enlever par 
ses hommes la poutre supérieure de la porte, de façon à 
avoir l'ouverture nécessaire à la sortie du char (3). Briquelet 
répondit très aimablement que ce travail n'incombait pas 
au corps du génie, mais que, par déférence pour le 
maire, il consentait à diriger et à surveiller cet impor- 
tant travail. Il proposait de le confier à l'entrepreneur 
Rommel. Ce fut ce dernier qui l'exécuta (4). 

Si le Collège municipal faisait preuve d'une grande 
activité et cherchait à ne rien laisser au fait du hasard, 
le sous-préfet de Wargny, de son côté, s-'acquittait avec 
un zèle des plus louables de la lourde tâche qui lui incom- 
bait. A la demande du commandant militaire de la place, 
agissant par ordre du général Belliard (5), il ordonna de 
réparer le pavage des rues et de sabler celles-ci pour le 



(i) Archives communales de Malines, carton 201, pièce 5. 

(2) Archives communales de Malines, section de la comptabilité, car- 
ton 18', mandat de payement n° 3io. 

(3) Archives communales de Malines, carton 202, pièce 11. 

(4) » » carton 202, pièce 20. 

(5) » » carton 201, pièce 21. 



A MALINES 377 



passage du cortège. De plus, comme on avait reçu avis 
officiel de Paris, du ministre de la police, qu'une bande 
de filous, nous dirions maintenant de pickpockets, était 
partie de cette ville pour se rendre dans les diverses loca- 
lités visitées par le Consul, M. de Wargny recommanda 
à la police locale la plus sérieuse attention et la plus 
grande perspicacité, et annonçait que lui-même avait 
engagé un certain nombre d'agents secrets, qui se glisse- 
raient dans la foule le jour de la fête et surveilleraient 
tout spécialement les membres de cette bande (i). 

Enfin, le sous-préfet réquisitionna encore dans son 
district les 120 chevaux nécessaires au transport des 
bagages de Napoléon et de sa suite (2). Pour cette 
réquisition, des mesures vraiment draconniennes furent 
édictées. Tous les chevaux de l'arrondissement durent 
être présentés à l'inspection du maire et du sous-préfet, 
le 28 messidor, à six heures du soir, dans la cour des 
Halles. Les propriétaires des animaux choisis furent 
obligés de signer une déclaration par laquelle ils s'enga- 
geaient à mettre leurs montures à la disposition du 
maître des postes, dès le 3o messidor, à huit heures du 
soir, (( sous peine d'une amende de 5oo francs, à payer 
sur le champ et sans qu'il soit besoin de procédure ou 
de condamnation ultérieures, le tout sous obligation de 
leurs personnes et biens tant individuellement que soli- 
dairement » (3). 

De ces 120 chevaux, 35 furent fournis par 12 pro- 
priétaires habitant la partie « intra muros » de la ville, 
alors que le sous-préfet n'avait taxé celle-ci qu'à 3o che- 
vaux. De Pennepoel il en vint dix, ainsi que de Wille- 



(i) Archives communales de Malines, carton 208, pièce 6. 

(2) Archives communales de Malines, registre des procès-verbaux du 
Collège municipal, p. 120 v°. 

(3) Archives communales de Malines, carton 52, pièce 11. 



378 LE PREMIER CONSUL 

broeck, cinq de Geerdeghem, quatre de Battel et un 
de chacun des hameaux d'Audeghem et d'Hanswyck. 
Des autres villages de l'arrondissement furent amenés 
les 54 chevaux nécessaires pour compléter le nombre 
fixé (i). 

Nos édiles espéraient ardemment que Xapolcon s'arrê- 
terait plus longtemps qu'il ne le fit dans notre bonne 
ville et ils étaient intimement convaincus qu'il assisterait 
à un « Te Deum » à St-Rombaut, d'autant plus qu'on 
savait le Premier Consul dans d'excellentes relations 
avec l'Archevêque Mgr de Roquelaure, qui le complimen- 
terait ainsi que M""" Bonaparte, au nom du clergé de son 
diocèse, lors de leur arrivée à Anvers. On jugea donc à 
propos de faire décorer la cathédrale, et on octroya un 
crédit extraordinaire de 200 francs (2), pour mise en état 
de l'orgue, au citoyen J. André, nommé organiste le 
24 messidor an X, aux appointements annuels de 800 fr., 
« avec charge d'entretenir l'orgue » (3). 

Les deux points extrêmes de la ville, la porte d'Anvers 
par où le Premier Consul ferait son entrée dans Malines, 
et la porte de Bruxelles que le cortège traverserait pour 
se rendre dans le département de la Dyle, avaient éga- 
lement reçu une décoration spéciale. Sur la chaussée, 
vers Waelhem, et en avant de la porte d'Anvers, s'élevait 
un immense arc de triomphe, dont les inscriptions exal- 
taient la gloire du jeune héros. Entre cette arcade et la 
porte de la ville, avaient été plantés ii5 arbres, reliés 
entre eux par des guirlandes de chêne, qui formaient un 
berceau de verdure des plus agréable à l'œil. Sur le côté 
de la route, près de l'arc de triomphe, avait été dressée 



(i) Archives communales de Malines, carton 120, pièce 89. 

(2) Archives communales de Malines, registre des procès-verbaux du 
Collège municipal, p. ii5 v". 

(3) Archives communales de Malines, carton 181, liasse C. 



A MALINES 379 



une immense loge, garnie d'un luxueux mobilier. La 
même décoration avait été faite du côté de la porte de 
Bruxelles, mais elle n'avait nécessité que l'emploi de 
quatre-vingt-dix arbres (i). 

Tous ces préparatifs et tous ces travaux occasionnaient 
naturellement de très grands frais; or, le budget ordinaire 
de la ville était, en i8o3, des plus modestes, et ne portait 
aucun poste sur lequel on pouvait imputer ces dépenses 
imprévues. Aussi le maire crut-il devoir en référer au 
sous-préfet (2). Celui-ci le rassura rapidement en lui 
adressant une lettre officielle par laquelle il lui fit con- 
naître que le conseiller d'État « ayant le département 
des recettes et dépenses de cette ville » avait mandé au 
Préfet des Deux-Nèthes, que toutes les dépenses que 
l'on ferait pour la réception du Premier Consul étaient 
d'ores et déjà approuvées (3). Cette nouvelle mit le 
Collège municipal à l'aise et on dépensa, dès lors, très 
largement, avançant à de simples fonctionnaires des 
sommes de mille, deux mille francs et plus, dont ils 
justifiaient l'emploi dans des termes assez obscurs : 
« pour dépenses relatives aux préparatifs pour l'arrivée 
du Premier Consul » (4). 

Enfin! le jour heureux tant souhaité par les autorités 
arriva. Le i" thermidor, le maire fit placarder une 
dernière proclamation aux habitants, par laquelle il 
les prévenait que Bonaparte ferait le lendemain son 
entrée à ]\Ialines, mais qu'ignorant encore le moment 
exact de son arrivée, il le ferait annoncer par la grosse 



(i) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton 18-, 
mandat de paiement n° 323, se montant à la somme de 68 fr. 49 cent., émis 
au profit du citoyen Pierre Vanden Bossche, régisseur du comte de Jodogne. 

(2) Archives communales de Malines, carton 201, pièce i5. 

(3) » » carton 201, pièce 17. 

(4) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, car- 
ton 18-, mandats de paiement n°^ 168, 211, 243, etc. 



38o LE PREMIER CONSUL 

cloche de la cathédrale, et qu'il espérait que chacun se 
porterait à l'envi sur le passage du Premier Consul, 
pour témoigner sa joie et son respect « au libérateur de 
la France » (i). 

Le 2 thermidor, vers trois heures de l'après-midi, se 
réunirent donc à l'hôtel de la mairie, entièrement 
restauré et mis à neuf à cette occasion (2), les autorités 
civiles, judiciaires et militaires, et peu de temps après, 
un défilé des plus imposants se mit en marche pour la 
porte d'Anvers, dans l'ordre suivant : 

Le cortège s'ouvrit par une compagnie de grenadiers ayant tous 
les tambours du régiment en tête, suivie immédiatement d'un corps 
de musique; 

Puis venaient le char de triomphe; 

Les membres de la Mairie et le Conseil municipal; 

Le Commandant d'armes de la place avec son Etat-major; 

Les Président, Juges, Juges-suppléants et Commissaires du gouver- 
ment près le Tribunal de i"^^ Instance; 

Le Magistrat de sûreté; 

Les Juges de paix; 

Les Conseillers de département; 

Les Conseillers d'arrondissement; 

Le Receveur particulier d'arrondissement; 

Les Receveurs et Vérificateurs de l'enregistrement ; 

Le Greffier du tribunal de police; 

Les Notaires ; 

Le Contrôleur des contributions; 

Le Préposé et le Syndic de la marine; 

La Commission des hospices civils; 

Le Bureau de Bienfaisance; 

Le Directeur de la poste aux lettres et celui du mont-de-piété; 

Le Receveur communal; 

Le Directeur de l'octroi; 

Les Répartiteurs de la Ville; 



(i) Archives communales de Malines, carton 120, pièce 82. 
(2) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton 18-, 
mandats de payement n'^^ 198, 2i5 et 217. 



A MALINES 38 ï 



Une compagnie de grenadiers et un peloton de gendarmerie 
fermaient le cortège qui était bordé à droite et à gauche par une 
troupe de soldats d'infanterie formant la haie (i). 

Arrivé hors la porte d'Anvers, près de l'arc de triomphe, 
le cortège s'arrêta et les membres de la mairie prirent 
place avec M"" Désirée Gambier, qui personnifiait la 
Ville de Malines, dans la grande loge préparée pour la 
réception de Bonaparte et de sa suite. 

Le sous-préfet et la garde d'honneur avaient précédé 
quelque- peu les autres autorités, pour se rendre à 
Waelhem, extrême limitede l'arrondissement de Malines, 
à la rencontre du Premier Consul (2). 

Bientôt se firent entendre du haut des remparts les 
salves d'artillerie, auxquelles répondirent les notes 
cristallines du carillon, soutenues par le son des cloches 
de toutes les églises, lancées à pleine volée. Kt ces bruits 
auxquels se mêlait le brouhaha d'une foule immense qui 
se pressait dans les rues, ne devaient cesser qu'à la 
tombée de la nuit ; car pour la circonstance avait été 
suspendu l'arrêté préfectoral, qui ne tolérait la sonnerie 
des cloches que pendant un quart d'heure, le matin entre 
9 heures et midi, et pendant le même laps de temps, 
l'après-midi entre 3 et 5 heures, les jours des grandes 
cérémonies et des fêtes officielles (3). Des ordres en 
conséquence avaient été adressés aux curés des églises 
de St-Rombaut et de Notre-Dame, aux desservants 
d'Hanswyck, de Ste-Catherine, de St-Jean, de St-Pierre 
et de St-Paul (4). 

Mais, au loin sur la chaussée d'Anvers, s'élève un 
nuage de poussière qui se rapproche rapidement; c'est 



(i) Archives communales de Malines. carton 201, liasse 52. 

(2) » » carton 201, liasse 53 

(3) » » carton 48. 

(4) » » carton 280. liasse 25, pièce 5. 



382 L,E PREMIER CONSUL 



le convoi des hôtes si attendus, et quelques minutes plus 
tard, Napoléon et M'"'' Bonaparte, descendus d'une su- 
perbe calèche attelée de six chevaux en flèche pénètrent 
dans la loge, entourés de leur brillante suite, qui 
comptait parmi les personnages les plus marquants, 
MM"'" de Rémusat et Tallouet, dames d'honneur de José- 
phine, MM. de Rémusat et Salmatori, préfets du palais, les 
aides-de-camp généraux Moncey et duc de Rovigo, et le 
colonel Eugène de Beauharnais, beau-fils du Consul (i). 
Le maire, dans une très courte harangue, se fit l'organe 
des corps constitués, en assurant Bonaparte de leur 
dévouement sans bornes pour son auguste personne. 
Il le pria d'accepter les clefs de la ville, et, suivant 
l'ancien usage qui en a consacré l'offrande aux chefs du 
gouvernement de nos provinces, il lui présenta les vins 
d'honneur, que Napoléon fit distribuer aux malades et 
aux invalides des hospices. Puis s'avança au-devant de 
lui M"" Gambier. Cette charmante jeune fille d'à peine 
quatorze ans lui offrit, dans un petit discours fort bien 
tourné, Ihommage des sentiments de respect, d'amour et 
d'attachement dont étaient pénétrés tous les habitants 
de la ville pour le premier magistrat et le libérateur du 
pays. Elle complimenta aussi avec la meilleure grâce du 
monde M""" Bonaparte, qui la remercia très cordiale- 
ment (2). M"' Gambier s'acquitta de sa tâche avec une 
telle assurance, sans se déconcerter un seul instant, et 
elle insista si vivement auprès du Premier Consul, que 
celui-ci, ému, consentit, faveur extraordinaire d'un homme 
aux idées si arrêtées, à honorer de sa présence l'hôtel 
de ville de Malines, bien qu'il eut décidé de se rendre 
directement d'Anvers à Bruxelles, sans arrêt prolongé (3). 



(i) M'' DE Rémusat, Mémoires, tome I, passim. 

(2) Archives communales de Malines, carton 201, liasse 52. 

(3) Joîirnal des Débats, n° du 20 thermidor an XI. 



A MALINES 383 



Bonaparte se souvint peut-être aussi à ce moment que 
les autorités municipales de Malines s'étaient montrées 
peu auparavant fort généreuses à son égard, et qu'il 
leur devait bien un peu de reconnaissance. En effet, 
quelques jours avant, le 6 juillet i8o3 (17 messidor 
an XI), le Conseil municipal, sur la proposition du 
maire (i), avait voté, à l'unanimité, pour faire partie de 
la flotte française, qui tenterait une descente en Angle- 
terre, la construction d'un bateau à fond plat, à faire 
exécuter dans les chantiers de MM. Danet et C"" (2), 
et qui porterait le nom de « Ville de Malines « (3), 
bien que la municipalité eût consenti à intervenir pour 
une part de beaucoup supérieure à celle qui lui incom- 
bait dans la construction et l'armement d'une frégate de 
44 pièces, à offrir par les habitants du département des 
Deux-Nèthes. C'était là une nouvelle charge pour la 
ville d'au moins 6000 francs (4). 

Les présentations faites, Bonaparte et son escorte 
remontèrent en voiture, et le cortège reprit le chemin 
de la ville; il s'avança jusque sur la Grand' Place, de 
façon que la voiture de Napoléon et de Joséphine 
s'arrêta juste au pied du perron de la maison communale. 
Bonaparte, avec sa suite, pénétra dans la grande salle de 
notre hôtel de ville, où il accorda quelques minutes 
d'audience aux différentes autorités. Il reçut en premier 



(i) Archives communales de Malines. Procès-verbaux des séances du 
Conseil municipal, carton des minutes n° i5. Etaient présents à cette séance : 
MM. De Plaine, maire, président; Van Haecht; Leemans; Reyntjens; 
Verhoeven; Rijcke; Slavon ; Dellafaille; VanderElst; Vanprovyn; Dusart; 
Parasiers; Vandevenne et Broers, conseillers. 

(2) Archives communales de Malines, registre des procès-verbaux du 
Collège municipal, an XI, p. 118 v°. 

(3) Le Moniteur universel, n° du 28 thermidor an XL 

(4) Thiers, Histoire du Consulat et de l'Empire, Bruxelles. 1845, tome I, pp. 
6o3-6o5. Voir la dépêche du 22 prairial an XI, du ministre de l'Intérieur 
Chaptal, fixant les prix des bateaux plats de i^"", de 2^ et de 3^ rang, publiée 
dans le journal « Le Mercure français », n° 309. 



384 L^ PREMIER CONSUL 



lieu le Conseil municipal. Celui-ci fit son entrée, ayant à 
sa tête la jeune demoiselle Gambier. Après une allocu- 
tion du maire, M"'' Gambier remit au Premier Consul, 
qui daigna les recevoir, deux pétitions. La première 
émanait d'un certain nombre d'habitants de la ville, et 
faisait connaître au gouvernement français la malheu- 
reuse situation des créanciers de l'État en Belgique, qui, 
malgré les plus vives instances et les démarches les plus 
pressantes, ne parvenaient pas à se faire payer. L'autre 
faisait l'historique complet des études entreprises jadis 
pour réunir l'Escaut à la Meuse par le Rupel, la Dyle, 
le Démer et un canal de jonction. Un plan fort détaillé 
de ce projet était joint à cette supplique, qui démontrait 
que l'exécution de ce travail aurait valu à Malines un 
énorme développement de son commerce fluvial. Napo- 
léon promit à la jeune fille de prendre bonne note des 
desiderata de la population malinoise (i). 

Successivement défilèrent devant lui les divers autres 
corps constitués, dont les chefs le congratulèrent dans 
les termes dithyrambiques les plus propres à célébrer 
son génie, à exalter ses rares qualités d'administrateur, 
vantant tour à tour son amour pour l'humanité et son 
horreur pour l'effusion du sang, accompagné de la tirade 
obligée dans laquelle le pays tout entier partageait son 
juste ressentiment contre l'ennemi de la France et où la 
République lui offrait toutes ses ressources, en hommes 
et en argent, au cri de « guerre, guerre à mort à l'Angle- 
terre ». 

Un seul d'entre eux, J.-B. Verhaghen, le président du 
tribunal de i'" instance, osa lui faire observer que les 
juges qui, pour la plupart, n'avaient d'autres moyens 
d'existence, ne touchaient pas régulièrement leurs 
appointements, et qu'il leur était dû de l'arriéré non 



(i) Journal « L'Oracle » de Bruxelles, n" 207, du 7 thermidor an XI. 



A MALINES 385 



seulement pour la présente année, mais encore pour les 
années antérieures. Le Premier Consul parut surpris; et, 
fort mécontent de cette négligence, il donna ordre à son 
secrétaire particulier de veiller à faire remédier prompte- 
ment à cette situation (i). 

Après ces audiences, le Premier Consul et les person- 
nages de sa suite, avant de regagner leurs voitures, 
acceptèrent quelques rafraîchissements du superbe ban- 
quet que la municipalité avait fait préparer à leur inten- 
tion (2). Puis le cortège reprit sa marche triomphale, au 
milieu d'une foule délirante qui l'accueillit par des accla- 
mations unanimes de Vive Bonaparte, Vive le Premier 
Consul, Vive Madame Bonaparte! Il traversa la rue de 
la Chaussée, les Bailles de fer, la rue d'Or, le Marché 
aux Grains et la rue Haute, dont toutes les maisons 
étaient décorées d'emblèmes, de draperies, de feuillage 
et de fleurs, et dont quelques-unes étaient ornées 
d'inscriptions, interprètes souvent ingénieux et naïfs, 
mais toujours fidèles des sentiments qui animaient nos 
concitoyens. 

A la hauteur du Pré-aux-Oies, le char de triomphe 
obliqua et s'arrêta sur cette place, d'où les personnages 
du char saluèrent une dernière fois de leurs hourras le 
Premier Consul et son état-major. Le reste du cortège 
continuant sa route, sortit de la ville par la porte de 
Bruxelles, et après avoir traversé le pont du canal, les 
autorités prirent congé de Napoléon et de sa femme, en 
face de l'auberge dite Leyden, aujourd'hui « La Ville de 
Mons )) (3). 

Bonaparte, accompagné du sous-préfet et des gardes 



(i) Voyage de Bonaparte dans les départemenis, Paris, an XII, 1804, chez 
Barba, libraire, pp. 224-225. 

(2) Archives communales de Malines, carton 201, liasse 52. 

(3) Archives communales de Malines, carton 201, liasse 52. 



^ 



386 LE PREMIER CONSUL 

d'honneur d'Anvers et de Malines, qui l'escortaient jus- 
qu'à Bruxelles, parvint bien vite à Sempst. A la limite 
du village s'élevait une grande arcade, garnie de bandes 
de drap des plus vives couleurs, d'oriflammes, de fleurs 
et de verdure, qui produisait le plus bel effet. Comme 
la générosité des villageois et les maigres ressources de 
la caisse communale n'avaient pas suffi pour ériger cette 
construction monumentale, la municipalité malinoise 
était intervenue et avait généreusement pris à sa charge 
la plus grande partie des frais (i). Un peu plus loin, à 
la frontière des départements des Deux-Nèthes et de la 
Djde, se dressait un autre motif décoratif : c'était une 
statue colossale d'une femme personnifiant la rivière, et 
sur son immense piédestal s'étalait en lettres d'or, cette 
inscription : 

« Je donne mon nom à ce département; 
» Tu donneras le tien à ton siècle. » 

Là le Premier Consul descendit de voiture pour 
monter un beau cheval blanc. Pendant que Napoléon 
recevait les compliments et les félicitations des autorités 
du département de la Dyle, venues au-devant de lui, son 
épouse continua à brides abattues sa route vers Bruxelles, 
de façon à arriver à temps pour pouvoir participer au 
cortège qui introduirait le jeune héros dans la capitale 
des anciens Pays-Bas (2). 

Lors de l'arrêt qu'il fit à Sempst, le Préfet de la Dyle 
attira l'attention du Consul sur l'ancienne maison de 
campagne de Rubens. Le château du Steen apparte- 
nait alors au plus grand et au plus remarquable des 
architectes belges du xv!!!*" siècle, à Laurent -Benoit 
Dewez, l'auteur de tant d'intéressantes constructions, 
parmi lesquels nous citerons le palais du Conseil privé 



(i) Archives communales de Malines, carton 2o3, pièce 14. 

(2) SiMONNiN, Voyage du Premier Consul, Paris, an XI-i8o3, pp. 104-106. 



A MALINES 387 



et du Conseil des finances à Bruxelles (aujourd'hui 
l'université), les églises des monastères de Bonne-Espé- 
rance et d'Orval, le phare d'Ostende, bâti en 1772, entiè- 
rement en pierre de taille, le château de Belle-Vue à 
Tervueren et la maison de correction de Vilvorde (i), 
Dewez, malgré son grand âge, — il est né en 1731 — 
avait installé à côté de sa seigneuriale demeure, une 
fabrique de briques et de carreaux, qui occupait, en 
i8o3, plus de cent ouvriers, et pour pouvoir diminuer le 
prix de vente de ses produits, il avait creusé une large 
voie d'eau, qui mettait sa briqueterie en communication 
directe avec Bruxelles par ce canal et la Senne (2). 

Nous ne suivrons pas plus loin Napoléon. La relation 
de son itinéraire pour son retour de Bruxelles à Paris 
est étrangère à l'objet que nous nous sommes proposés 
de traiter ce soir. Ce serait par trop sortir du cadre de 
notre travail. Rentrons donc à Malines. 

Le cortège, qui avait conduit l'auguste visiteur jusqu'à 
la porte de Bruxelles, revint en ville par le même 
chemin. Au Pré-aux-Oies, le char de triomphe reprit la 
tête et on regagna ainsi l'hôtel de la mairie par la rue 
Notre-Dame, le Bruel et la Grand' Place, où le cortège 
se disloqua (3). Il était sept heures; chacun rentra chez 
soi, impatient d'assister aux festivités annoncées pour 
le soir et qu'on disait devoir être fort jolies. 

Elles le furent, en effet, et la Mairie eut la bonne inten- 
tion d'y faire participer le peuple. Vers 8 1/2 heures du 
soir, Salvator, la grosse cloche de St-Rombaut, donna 
le signal des illuminations. La ville présenta l'aspect 
d'un palais enchanté ; tous les monuments et la plupart 



(i) Messager des sciences et des arts de la Belgique, Gand, i833, tome I, pages 
450-454. 

(2) Barbet, Voyage du Premier Consul à Bruxelles, Bruxelles, an XI, pages 
91-102. 

(3) Archives communales de Malines, carton 201, liasse 52. 



388 LE PREMIER CONSUL 

des maisons furent éclairés avec autant de goût que de 
profusion; de quelque côté qu'on jetait les yeux, ce 
n'était que des arceaux, des guirlandes, d'immenses por- 
tiques en verres de couleurs et des transparents, sur les- 
quels s'étalaient des inscriptions laudatives en l'honneur 
du Premier Consul (i). Sur la Grand' Place avaient été 
organisés un concert et un bal populaire, pour lequel on 
avait recouvert une partie du marché, au moyen du 
plancher du théâtre et de matériaux empruntés aux 
magasins des Halles (2). A l'hôtel de ville, les membres 
de la mairie avaient invité les autorités et leurs dames 
à assister à un concert suivi d'une partie dansante, dont 
les morceaux furent exécutés avec brio par les meilleurs 
artistes de notre école de musique (3). Les danses se pro- 
longaient encore dans la grande salle de l'hôtel de ville, 
quand éclatèrent les premiers pétards d'un beau feu d'ar- 
tifice qui clôturait la série des fêtes. Fait assez curieux 
à noter, ce feu d'artifice fut tiré sous les ordres de la 
citoyenne Brias, parce que son mari, artificier de son 
métier, se trouvait à Bruxelles en qualité de trompette 
de la garde d'honneur malinoise (4). 

Ce ne fut pas tout. Les autorités municipales, heu- 
reuses de la bonne réussite des festivités et de l'accueil 
enthousiaste fait par la population au Premier Consul, 
voulurent donner aux personnes qui avaient le plus con- 
tribué à la visite de Napoléon à l'hôtel de ville, une 
marque de leur profonde gratitude. 

Le dimanche xii thermidor, le Conseil municipal se 



(i) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton i8, 
mandat de pa^-ement n° 3oo. 

(2) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton i8, 
mandat de paiement n° 307. 

(3) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton 18, 
mandat de payement n° 297 a. 

(4) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton 18, 
mandat de payement n" 296. 



A MALINES 389 



réunit en séance extraordinaire, à laquelle furent invitées 
toutes les autorités civiles, judiciaires et militaires, ainsi 
que les jeunes gens qui avaient figuré sur le char de 
triomphe. Le maire, en ouvrant la séance, remercia cha- 
leureusement ces charmants enfants et leur remit à chacun 
une médaille d'argent sur laquelle se trouvaient gravés le 
portrait du Premier Consul et une légende rappelant 
son passage par Malines. Il remercia tout particulière- 
ment M"^ Gambier et lui réitéra toute sa satisfaction et 
celle des autorités pour la façon remarquable avec la- 
quelle elle s'était acquittée de sa tâche le jour de l'arrivée 
de Napoléon, en lui souhaitant la bienvenue au nom de 
la population (i). Les neuf médailles qui furent distri- 
buées à cette occasion avaient été gravées par J.-J. De 
Raedt, graveur à Paris (2). 

Tels furent. Messieurs, les fêtes et cérémonies orga- 
nisées par Malines pour le passage de ce grand conqué- 
rant. Vous avez pu le constater dans le cours de ma 
lecture : on fit largement, très largement les choses, et 
vous en conviendrez d'autant mieux, lorsque je vous 
aurai dit que les dépenses faites à cette occasion par la 
ville seule, et que j'ai relevé poste par poste dans les 
comptes officiels, s'élevèrent à la somme rondelette de 
17,116 francs gg centimes (3). 

R. D'AwANS. 
Malines, le 25 septembre igo3. 



{i) Journal de Bruxelles, tome LV, page 363. 

(2) Archives communales de Malines, section B, comptabilité, carton iS^, 
mandat de payement n° 3o2. Nous copions ci-dessous, à titre de curiosité, 
la quittance de M. De Raedt : 

De la part des Messieurs de la Mairie ordonné à J. J. De Raedt, à Paris. 
9 méda'Ues d'argent port selon la quittance francs 90 = 43 centimes, 
pour le port » 3 = 00 » 

pour le port des lettres » 2 = 5o » 

pour une Lettre de Change à M. Polfiiet » o = 46 » 

francs 96 = 39 » 

(3) Registre de la comptabilité an onze, chapitre XX : Dépenses éven- 
tuelles, imprévues et extraordinaires. 




GARDE D'HONNEUR 



BONAPARTE 

Nous, Maikk de la Ville de Malines 

Département des Deux-Nèthes, animé du désir de donner à la 
Garde d'Honneur à Cheval, qui s'est organisée à notre demande 
pour l'arrivée du Premier Consul une marque distinctive 
de notre zèle pour le dévouement qu'elle a montré de coopérer 
à recevoir avec éclat et dignité le Héros de la France, digne 
de notre amour et reconnaissance, et déclarons que le Sabre 
dont est armé Monsieur 

Membre de cette Garde, lui a été décerné pour faire partie 
de son Uniforme, comme un témoignage que nous avons ren- 
du aux sentiments qui le distinguent. 

Fait à l'Hôtel de la Mairie de la Ville de Malines le 



(Réduction du diplôme remis aux gardes d'hounetir de Napoléon.) 



ANNEXE 



3gi 



ANNEXE 

Extraits des registres des Comptes de la Ville (i) 



COMPTABILITE AN ONZE 



CHAPITRE VINGT 



Dépenses éventuelles, imprévues et extraordinaires 



P ti 


<u 

5 S 


DATES 


DÉTAIL. 


SOMMES 




« 


1—1 


MOIS 


il. 


6 


i68 


64 


17 


germinal 


Au C° Dusart, inspecteur de la salle pour 
diverses dépenses qui seront occasiou- 
nées par les préparatifs de l'arrivée du 
!«'' Consul 


2000 




l88 


68 


5 


floréal 


Au C" Dusart, inspecteur de la salle pour 
diverses dépenses imprévues . 


200 




198 


72 


14 


)) 


Au C" Van Hoe}^ peintre, pour ouvrages à 
l'hôtel de la mairie au sujet de l'arrivée 
prochaine du i'^"' Consul . 


76 


74 


211 


76 


23 


» 


Au C" Dusart, même inspecteur, pour 
dépenses à faire pour l'arrivée du i*'" 

Consul 

A reporter 


1000 








3276 


74 



(i) Les comptes concernant les dépenses de l'an XI forment pour chaque chapitre du budget municipal 
un registre spécial. Celui dont sont extraits ces détails, est un cahier cousu de 26 feuilles de papier 
grand format. Il est enfermé dans la farde n" 18' de la comptabilité générale. A ce registre sont joints> 
comme pièces justificatives, leî mandats de payement délivrés par le maire et les originaux des notes des 
divers fournisseurs. Le montant de ces notes est calculé en florins et en deniers et transformé le plus 
souvent, par un employé municipal, en francs et centimes. 



3g2 



LE PREMIER CONSUL A MALINES 



2l5 

227 

228 

229 

241 

242 
243 

252 

253 

286 

295 
296 

297 






DATES 



77 


23 


82 


3 


83 


3 


84 


3 


89 


8 


90 


8 


91 


8 


94 


i5 


95 


20 


lOI 


19 


102 


6 


io3 


6 


104 


9 



floréal 



prairia 



messidor 



thermidor 



SOMMES 



DETAIL 



Report 

Au C" de Hertoghe, menuisier, pour ouvra- 
ges au sujet des préparatifs pour l'arrivée 
du i"'' Consul 

Au C° Verhulst, peintre, pour divers 
ouvrages au sujet des préparatifs pour 
l'arrivée du i'^"' Consul 

Au C" Sanders, peintre, pour le même 
objet 

Au C° Leva, peintre, pour le même objet 

Au C" Jacobs, pour livraison de doux au 
sujet des ouvrages faits pour l'arrivée 
du i'^' Consul 

Au C° Vandenbergh, pour livraison de 
couleurs au même sujet 

Au C° Dusart, inspecteur de la salle, pour 
dépenses relatives à l'arrivée du i*'^ 
Consul 

Au C" Driessens, ferblantier, pour ouvra- 
ges au sujet de l'arrivée du i"^'' Consul 

Au C" Dusart, inspecteur de la salle, pour 
dépenses imprévues .... 

Au C" Dusart, inspecteur de la salle, pour 
dépenses de l'arrivée du i" Consul . 

Au C" Peeters et autres ouvriers de la 
ville pour ouvrages relatifs à l'arrivée 
du i'^'' Consul 

Au C" Brias, pour le feu d'artifice donné 
le jour du passage du i'='' Consul 

Aux C"^ mentionnés dans les États pour 
les différentes musiques et sonnage de 
la grosse cloche lors du passage du 1" 
Consul 

A reporter 



fe 



3276 



80 



ii3 



49 
91 



392 
242 

617 
io5i5 



U 



74 



64 



75 
80 

52 



47 26 
33 

1042 97 
28 58 
25oo 
2000 



39 



09 

94 



ANNEXE 



393 



DATES 



s" 
5 s 



io5 
106 
107 
108 
109 



it3 



ii5 



116 



117 



12 


thermidor 




AN XI 


12 


» 


12 


» 


12 


)) 


16 


)) 


18 


» 


18 


» 


20 


» 


22 


» 


22 


» 


22 


» 


29 


)) 



DETAIL. 



Report 

Au C" Verhulst, peintre, pour ouvrage à 
l'arcade érigée au même sujet . 

Au C" de Hertoghe, menuisier, pour ou- 
vrages au même sujet 

Au C° Woutergeerts, contrôleur, pour 
divers débours au même sujet . 

Au C" Dusart, inspecteur de la salle pour 
diverses dépenses au même sujet . 

Au C" Deraet pour les médailles d'argent 
distribuées aux enfants qui ont été sur 
le char de Triomphe, etc. 

Au C" Bries charpentier pour ouvrages à 
l'arcade qui a été érigée pour la récep- 
tion du i'"' Consul .... 

Au C° Woutergeerts pour les frais d'un 
Bal donné au même sujet 

Au C° G. Rulens cordier pour livraison de 
cordages emplo3^és à l'arcade érigée 
pour l'arrivée du i" Consul . 

Au C" Van den Nieuwenhuysen serrurier 
pour divers ouvrages relatifs à l'arrivée 
du i^"" Consul 

Au C" Jacobs F. marchand de fer pour 
livraison de doux emploies aux mêmes 
ouvrages 

Au C" C. Smets graissier pour flambeaux 
livrés à l'occasion de l'arrivée du i'='" 
Consul 

Au C" Van den Bossche pour les arbres 
qui ont été plantés sur le passage du 
i*^'' Consul. 



SOiMiMES 



io5i5 

65 

204 

253 

1000 

96 






39 



A reporter 



225 


32 


144 


77 


222 


32 


io3 


04 


25l 


07 


119 


73 


68 


49 


13270 


62 



394 



LE PREMIER CONSUL A MALINES 



^1 


c 
^1 


324 


119 


327 


121 


328 


122 


329 


123 


33o 


124 


334 


126 


335 


127 


347 


l3l 


348 


l32 


35i 


i33 


390 


143 



DATES 



D E T A I l_ 



SOMMES 



fe u 



29 



ihermidor 

AN XI 



fructidor 



compl" 
AN XII 



Report 

Au C" Dusart inspecteur de la salle 
dépense d'agents secrets et de perma- 
nence au même sujet 

Au C" Van Looven plafonneur pour ouvra- 
ges au sujet de l'arrivée du r"' Consul. 

Au C'' Wijnants plafonneur pour ouvrages 
au sujet de l'arrivée du i^'^ Consul. 

Au C° Tondeur pour livraison d'une par- 
tie des planches au même sujet 

Au C° A. Morissens pour livraison de 
couleur au même sujet. . 

Au C" Leva pour livraison de couleurs à 
l'occ. de l'arr. du i" Consul . 

Au C" André pour avoir réparé l'orgue de 
la métropole à la même occasion. 

Au C" Baujoz pour livraison de bois, 
planches, etc. pour l'arcade qui a été 
érigée pour l'arrivée du 1'='" Consul . 

Au C° De Haegh plafonneur pour ouvra- 
ges faits au même objet 

Au C" Dusart, inspecteur de la salle, pour 
dépenses relatives à l'arrivée du i'='' 
Consul 

Au C° Dusart, pour dépenses relatives au 
passage du i'^' Consul 

Total 



13270 


62 


427 


57 


77 


37 


38 


92 


57 


06 


32 


88 


28 


39 


£00 




II24 


72 


65 


58 


5oo 




1293 


88 


17116 


99 



BIBLIOTHÈQUE MAUNOISE 



CATALOGUE SPECIAL 



(Suite) 



CHAPITRE IV 



Soctété6 locales 



SOCIÉTÉS ANTERIEURES AU XIX"'"^ SIECLE 



§ I. — ANCIENS SERMENTS OU GILDES 



1. Oorspronck der Gildens. — Voy. « Archives » DD. 
Notices, s. P'^ n*^ 23. 

2. Arbalétriers. Ancienne confrérie de la Vieille Arba- 
lète, par M. Dti Trieii. — Voy. « Journal de Malincs » 
année 1842, n°' i5 et 17. 



396 SOCIÉTÉS LOCALES 



Geschiedkundige aanteekeningen rakende de 

Kruis- of Voetboog-gilde te Mechelen. Notice par M. 
Van Melckebeke. — Voy. chap. 11. 

x\ncienne confrérie de la Jeune Arbalète, par le 

même. — It., n°' 17 et ig. 

3. Arciiers. Ancienne confrérie de tir-à-l'arc dite société 
de S. Sébastien de Malines, par M. Du Tricu. — Voy. 
« Journal de Malines » année 1842, n°' i3 et 14. 

De St-Sebastiaan of Handbooggilde te Mechelen. 

Notice par M. Van Melckebeke. — Voy. chap. 11. 

4. Arquebusiers. Geschiedkundige aanteekeningen 
rakende de Sint-Christoffel of Kolveniersgilde te Meche- 
len. Notice par le même. — Voy. chap. 11. 

5. Escrimeurs. De S. Lambrechts of Schermersgilde 
te Mechelen. Notice par le même. — Voy. chap. 11. 

§ n. — ANCIENNES CORPORATIONS & INDUSTRIES 

a) Anciennes corporations 

1. De aiubaciiten te Mechelen, par M. J. Schaeffer. — 
Voy. c( Œuvres complètes » t. 3, p. 49. 

2. Poissonniers. Vischverkoopers ambacht te Me- 
chelen. Notice par le même. — Voy. « Gazet van 
Mechelen » année i863, n°' 2, 9, i5, 24, 29, 32, 34, 39, 
41 et 45. 

3. Boulangers. Ambacht der Bakkers te Mechelen. 
Notice par le même. — Voy. « Gazet van Mechelen » 
années i862-63, n°' 20, 23, 25, 26, 28, 3i et 33. 

4. Boucliers. Beenhouwers-ambacht te Mechelen, par 
le même. — Voy. « Mechelsche Courant » année 1867, 
n°^ II, 3o et 33. 

5. Bateliers. Schippersambacht te Mechelen, par le 
même. — Voy. « Gazet van Mechelen » année i863, n°'4g. 



CHAPITRE IV 397 



5i et 52. — It. « M echelsche Courant » année 1864, n°' 3, 
8, 12, i3, 18, 22, 3o, 34, 37, 41 et 48. 

Rolle voor de Schippersnatie. — Tôt Mechelen, 

b}^ Joannes-Franciscus Vander Elst, 1771, in-4°. 

6. Haieurs. Ambacht der Lyntrekkers te Meche- 
len. Notice par M. J. Schaejfer. — Voy. « M echelsche 
Courant » année 1864, n°' 5o et 52. — It,, année i865, 
no 4. 

7. Débardeurs. De Kraenkinderen, par le même. — 
It., année ib65, n°' 10, i3 et 16. 

8. Portefaix. Buildragers-ambacht te Mechelen, par 
le même. — It., année 1867, n°' 2g, 41 et 5i. — It., 
année 1868, n° 6. 

g. Brouettiers. Kordewagenaars-ambacht te Mechelen, 
par le même. — It., année 1866, n°' 34 et 41. — It., 
année 1867, n^ 26. 

b) Anciennes industries 

1. Forgerons. Ambacht der Smeders. Notice par M. 
J. Schaejfer. — Voy. « Gazet van Mechelen » année 1862, 
n°^ II, i3 et 18. 

La Ferronnerie artistique. Notice par M. H. 

Coninckx. — Voy. (c Bulletin du Cercle archéologique de 
Matines » t. i, p. 120. 

2. Fondeurs de cloclies. Mathias Van den Gheyn et 
les célèbres fondeurs de cloches de ce nom, par M. 
Xavier van Elewyck. — Bruxelles et Louvain, 1862, 
in-80. 

Eenige aànteekeningen rakende de Mechelsche 

Klokgieters, par M. Fr. Steiirs. — Voy. chap. 11. 

Eenige aànteekeningen rakende de Mechel- 
sche Klokgieters, par M. G. Van Doorslaer. — Voy. 
chap. II. 



398 SOCiÉTÉS LOCALES 



Les cloches chez nos Pères. Notice par M. Fernand 

Donnct. — Voy. i'. Annales de l'Académie royale d'archéologie 
de Belgique » s. v. t. i, pp. i3, 389 et 5oi. 

Notes sur les fondeurs de cloches Malinois, par 

M. Louis Stroobant. — Voy. « Bulletin du Cercle archéolo- 
gique de Malines » t. 10, p. 69. 

Quelques anciennes cloches d'églises de fabri- 
cation belge en Italie et en Angleterre, par M. S. 
De Schryver. — Voy. <( Annales de la Société d'archéologie 
de Bruxelles » t. 16, p. 436. 

3. Fondeurs de canons. Armes de guerre, par M. 
Alexandre Pinchart. — ■ Voy. a Archives des arts, sciences et 
lettres » t. 2, p. loG ; et t. 3, p. i5. 

Histoire de l'Artillerie en Belgique, depuis son 

origine jusqu'au règne d'Albert et d'Isabelle, par M. 
Paul Henrard. — Bruxelles, i865, in-8°. 

Hans Poppenruyter, Remy de Hallut, Gérard et 

Gaspard van den Nieuwenhuysen, fondeurs de canons à 
Malines, par M. Fernand Donnet. — Voy. « Bulletin du 
Cercle archéologique de Malines » t. 9, p. 79. 

Un canon en bronze coulé en 1474 par Jehan de 

Malines. Notice par M, Armand de Behaidt de Dornon. 
— It., t. 10, p. 83. 

4. Maçons. Metsersambacht te Mechelen. Notice par 
M. y. Schaeffer. — Voy. « Gazet van Mechelen » année i863, 
n°' 38, 39, 41, 42 et 43. 

5. Drapiers. Lakenmakers ambacht te Mechelen. 
Notice par M. jf. Schaeffer. — Voy. « Gazet van Mechelen » 
année i863, n°' 46, 48 et 5i. 

L'Industrie des Draps à Malines, par M. H. 

Coninckx. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique de 
Malhies » t. 5, p. 449. 

Privilèges accordés à la gilde des Drapiers, par 

Gauthier Berthout, seigneur de Malines, le 28 août 1276. 



CHAPITRE IV 399 



— Voy. P.-J-. Van Doren « Inventaire des archives » 
t. I, p. 8. 

Règlement de Jean II, duc de Brabant, et de 

Jean Berthout, relatif au métier des Drapiers, du 20 juin 
l302. — It., t. I, p. 23. 

T'saemenspraecke tusschen Jan Snaphacn, ende 

Gecrt Rompen, raeckende de Drapperye van JMechelen, 
1666, in-40. 

- — — Provisionele ordonnantie ende règlement ghe- 
maeckt op het stuck vande Drapperye ende t'gene daer 
van dependerende, waer naer eenen jeghelycken hem 
b}^ provisie sal hebben te reguleren, 1667. — Tôt 
Mechelen, ghedruckt b}' Robert Jaye, i568, in-4'^' ; relié 
avec le n^ précédent, 

De glasraam der Lakenmakers in S. Rombauts 

kerk. Notice par M. Fr. Steiirs. — « Geschiedkundige ver- 
handelingen, etc. » p. 106. 

6. Cuir doré. Kunstnyverheid. Het Gouden Leer. 
Notice par M. F. Vershiysen. — Voy. « De Vlacmsche 
School » année 1862, p. 27. 

Même notice, en français, par le même, pet. 

in-80. 

7. Oenteiie. Fabrication de la Dentelle. Notice par 
M. J.-B.-J. Breton. « Voyage dans les départemens de la 
France ». — Paris, 1801, in-8°, p. 32. 

La « Matines ». — Voy. « Le comfnerce & 

l'industrie de Matines à l'Exposition universelle d'Anvers, 
en 188S. » — Rapport par '\{. L. Teugels-Op de Beeck, 
p. 104. 

Histoire de la Dentelle, par M"'^ Biiry-P attiser. 

— Paris, 1890, pet. in-fol., p. 102. 

Une industrie qui se meurt. La Dentelle de 

Malines, par M. de Wouters de Bouchout. — Voy. « Bulletin 
du Cercle archéologique de Malines » t. 11, p. ii3. 



400 SOCIÉTÉS LOCALES 



8. Papier peint. Manufacture établie à Malines vers 
la fin du xYii' siècle. — Voy. « Mcchelsch Nieuws- en Aen- 
kondigingsblad » année 1866, n" 3o. 

9. Caractères d'imprimerie. Epreuve des caractères 
qui se fondoient ci-devant à La Haye dans la fonderie 
de J. De Groot, présentement établie à Malines, 1788, 
in-8°. (i) 

§ III. — CHAMBRES DE RHÉTORIQ.UE 

a) Essais historiques 

1. Réponse à un ami qui demandoit des éclaircis- 
semens sur une célèbre Académie qu'il y auroit eu à 
Malines au xii. siècle; et sur l'époque des constitutions 
des Chambres de rhétorique de la même ville, par 
M. de Vivario, s. 1., 1787, in-8°. 

2. Anciennes sociétés littéraires de Malines, par 
M. Hilaire du Trieu de Terdonck. — Voy. « Journal de 
Malines » année 1842, n°' 7, 8, g, 10 et 11. 

3. Geschiedkundige aenteekeningen rakende de Sint- 
Jans-Gilde, bygenaemd De Peoene. Notice par M. Van 
Mclckebeke. — Voy. chap. 11. 

4. De Rederykitamers. Notice par M. H . Coninckx. — 
Voy. « Jaerboek van de Rederykkamer De Pioen te Mechelen )> 
1892-93, pet. in-80. 

5. Een vlaemsche Opera-troep te Mechelen in de 
xviii'^' eeuw, par M. F.-E. Delafaille. — Voy. « Bydragen 
tût opheldering der Geschiedenis van Mechelen » t. 2, p. 97. 

b) Pièces jouées par elles 

I , Pièces présentées par (c la Pivoine » et « la Fleur de 



(i) Voy. « Résolutions du Magistrat » année 1789, p. 108. 



CHAPITRE IV 401 



Lis » de Malines, au concours des Chambres de rhéto- 
rique, ouvert à Anvers en i56i. — Voy. « Spelen van sinne 
ghespeelt binnen der stadt van A ntwerpen int jaer ons Heeren 
1S61 ». — Tôt Antwerpen by M. Willem Silvius, i562, 
in-4°, avec fig. 

2. De schadt-kiste der Phjlosophen ende Poeten, 
waer inné te vinden syn veel schoone leerlycke blasoenen, 
refereynen ende liedekens, gebracht ende gesonden op 
de Feoen-camere binnen Mechelen, van d'omliggende 
steden in Brabant, Vlaenderen, Hollandt ende Zeelandt. 
Geprononciert ende gesonghen op henlieder feeste den 
3 mey van den jaere 1620. — Gedruckt tôt Mechelen, 
by Hendrick Jaye, 1621, pet. in-fol., avec fig. 

3. Bly-eyndende-treur-spel van het leven ende won- 
dere daeden van den H. Rombout.... Gedicht door 
Philippus Claudius Basucl, priester ende organist der 
selver stadt, verthoont op het schouburg vande reden- 
rycke gulde-broeders vande vergaederinge van S. Jan 
geseyt « de Peoene » op den 12, i5, 16 ende 17 julii 1680. 
— Gedruckt by Jan Jaye, in-4°. 

4. Xooneei der on-gebreydelde Liefde, vertoonende 
met zege-prael van een blyd'eynde-spel « Naer druck 
geliick » in jaer-tellende vaersen gestelt door Joannes 
Elincx. Verthoont door de tuchtige constlief-hebbers der 
reden-rycke guide van S. Jan geseyt « de Peoene » op 
den 22 februarii 1688 ende volgende daegen. — Tôt 
Mechelen, by Jan Jaye, in-4°. 

5. Vreugfiit en deug^bt. Uyt-gejauwde nederlage naer 
druck, en zegenpralenden eer-triumph gheluck van het 
H. Cruys. Bly-eyndend'treur-spel waer tusschen byde 
te pas komt een groot deel der Passie O. L. Heere 
Jesu-Christi. Sullende speel-wys verthoont worden door 
de armjonstige, leersame van 't H. Cruys beginnende 
Confraterniteyt, schuylende besonderlyck onder den 
standaert van den H. Libertns en voor-spraecke van 

29 



402 SOCIÉTÉS LOCALES 

de sangh-liefster of rym-minnaresse Siiite Cecilia tôt 
Mechelen, den i Cruys-dagh en volgdende des jaers 

1706 — Ailes lest nieuw in rym-const gestelt door 

D. L. J., in-80. (i) 

6. Pièces représentées au théâtre du Vieux Palais par 
les membres de la Pivoine, de ij5o à 1786. 

En 1750 « De beiveringh van het waer geloofvan den 

H . bisschop cnde martelaer Blasiiis »-. 

En 1766 « De levende siichtige Sottigheyt » comédie 

en trois actes, suivie de celle en un acte « Den Turckschen 
Afgesant «. 

En 1770 « Den Hoiitkliever cnde Lucile « pièce en 

deux actes. 

En 1786 « Den gewaendcn Lord « reproduction 

de l'opéra français « Le faux Lord ». 

S IV. — ÉCOLES PUBLIQUES & CERCLES PARTICULIERS 

a) Ecoles publiques 

a') COLLÈGE DIRIGÉ PAR LES JÉSUITES 

Pièces jouées par leurs élèves 

1. ïv. Juilius Brutus tragoedia in scenam dabitur a 
studiosa juventute gymnasii Societatis Jesu, Mechliniae 
2 et 3 septembris 1751. — Lovanii, typis Joannis Jacobs, 
in-4°. 

2. Mors Xerxis, Persarum régis, tragoedia in scenam 
dabitur etc., Mechliniae die 3o et 3i augusti 1758. — 
Mechliniae, typis J.-F. Vander Elst, in-40. 



(i) Cette pièce, découverte par M. Delafaille et analysée par lui dans 
son ouvrage « Bydragen tôt ophelderiiig der Geschiedenis van Mechelen » t. i, est 
l'œuvre d'une Chambre de rhétorique malinoise inconnue jusqu'alors. 



CHAPITRE IV 403 



3. Elias in coeluni raptus exhibebitur etc., Mech- 
liniae die i et 3 septembris lyDg. — Mechliniae, it., 
in-4°. 

4. Horatius sororicida in scenam dabitur etc., Mech- 
liniae die I et 2 septembris 176 1. — Mechliniae, it., 
in-40. 

5. Judicium Salonionis in scenam dabitur etc., Mech- 
liniae die 3i aug. et i sept. 1763. — Mechliniae, it., 
in-40. 

6. Sennaciierib exhibebitur a studiosa juventute 
gymnasii Societatis Jesu, Mechliniae die 14 febr. 1765. 
Ludis bacchanalibus. — Mechliniae, it., in-40. 

7. :Xabucliodoiiosor regno restitutus in scenam dabi- 
tur etc., Mechliniae die 2 et 3 septembris 1765. — 
Mechliniae, it., in-4". 

8. Amasias rex Judae in scenam dabitur etc., Mech- 
liniae die 28 et 29 augusti 1771. — Mechliniae, it., 
in-40. 

g. Evilnierodaciii in Joachin clementia exhibebitur 
etc., Mechliniae die 3i aug. et i sept. 1773. — Mech- 
liniae, it., in-4°. 

a-) ÉCOLE DIRIGÉE PAR LES PP. DE l'oRATOIRE 

Programmes de leurs exercices scolaires 

1. Exercitatio pubiica habebitur ab alumnis scholae 
publicae mechliniensis, sub moderamine Presbyterorum 
congregationis Oratorii Domini Jesu. — Mechliniae, 
typis J.-F. Van der Elst, 1785, in-4°. — It., 1787, 
in-8°. 

2. Exercitatio pubiica etc. — Mechliniae, typis F.-J. 
Van der Elst, 1792, in-8'^'. — It., 1795, in-S^. 



404 SOCIÉTÉS LOCALES 



Programmes de leurs exercices dramatiques 

1. Den jubilé van Iflechelen, ofte S. Rombout WOn- 
derlyck in het leven, glorieus in de doodt,... sal speel- 
wys vertoont worden door de Jonckheydt van de publicke 
schole, onder de bestieringe van de PP. van het Oratorie, 
op den 10 ende 11 julii 1680.... — Gedruckt by Jan 
Jaye, in-4'^. 

Mechliniae Jubilus, sive S. Rumoldus in vita 

mirificus, in morte gloriosus... scenice exhibebitur a 
studiosa Juventute scholae pub. PP. Oratorii, die 10 et 
II julii... — Mechliniae, typis Joannis Jaye, in-40. 

2. Neoniacliius, sive filius prodigus, exhibebitur ab 
alumnis scholae pub. mechliniensis, sub moderamine 
RR. Presbyterorum congregationis Oratorii D. Jesu. — 
Mechliniae, typis Joannis Francisci Vander Elst, lySS, 
in-4°. 

3. Inopia et copia Samariae sub rege Joram, exhi- 
bebitur etc. — Mechliniae, it., 1763, in-40. 

4. Fides christiana a Varane Persarum rege oppug- 
nata, per Audam episcopum in Suene, Persiae primate 
ac filiis plantata, probata et coronata... in scenam 
dabitur etc. — Mechliniae, it., 1766, in-4'\ 

5. Ulysses placans Deos sanguine Astyanactis... in 
scenam dabitur etc. — Mechliniae, it., 176g, in-40. 

6. Perfectio evangfeiica, sive Antonius eremum in- 
grediens, exhibebitur, etc. — Mechliniae, it., 1771, 
in-4^ 

7. Absalonis in patreni rebellio punita, in SCenam 
dabitur etc. — Mechliniae, it., 1772, in-40. 

8. Adouias, occupans regnum, in scenam dabitur etc. 
— Mechliniae, it., 1776, in-4°. 

9. Aman, tragaedia, in scenam dabitur etc. — Bruxel- 
lis, typis P.-J. Lemmens, 1777, in-40. 



CHAPITRE IV 405 



Congratulations d'anciens élèves de l'Oratoire 

1. Laeto acroamate, ac vario carminis génère amo- 
ris et affectus ergo, Musae patriae ornatissimis ac con- 
sultissimis Dominis, Adriano et Dismae Corten, Mechli- 
niensibus ac fratribus gemellis, solemnem J. U. lauream 
adeptis, gratulantur et applaudunt. — Lovanii, pridie 
Kal. octobris i652, pet. in-4*^. 

2. Geluit-wenscii aen den Heer Guilielmus-Riimoldus 
De Gortter, gheboortigh van Mechelen, op den dagh 
synder licentie in byde de rechten der Universiteyt van 
Loven, 1712, in-plano. 

3. Aen den Heer Andréas- Amatiis Van Kerrenbroeck, 
gebortigh van Mechelen, etc., den 3i januarii iy5o, 
in-plano. 

4. Domino Henrico-Josepho-Gielis d'Hujoël, Mechli- 
niensi, in aima Universitate Lovaniensi juris utriusque 
licentiae gradum summa cum laude adipiscenti, die 
26 junii 1738. — Lovanii, typis Joannis Jacobs, in- 
plano. 

5. Domino Philippo-Josepho De Wever, ex S. Nicolai 
Wasiae, in quatuor poedagogiorum concursu ex Castro 
Primo, tertio Idus novembris Lovanii proclamato. — 
Mechliniae, apud Laurentium Vander Elst, 1741, in- 
plano. 

6. Domino Joanni-Baptistae-Athanasio Scheppers, Mech- 
liniensi, in aima Universitate Lovaniensi juris utriusque 
licentiae lauream summa cum laude consequenti, die 
5 novembris 1742. — Lovanii, typis Joannis Jacobs, 
in-plano. 

Autre pièce en latin relative au même. — Lovanii, 

it., in-plano. 

Pièce en français dédiée encore à lui. — A 

Louvain, chez Pierre-Augustin Denique, in-plano. 

7. Aen den Heer Henriciis-Franc-Joscphis Blyckaerts, 



406 SOCIÉTÉS LOCALES 



gebortigh van Mechelen, doende syne licentie in de 
mcdecynen in de Univeisiteyt van Loven, den 26 augusti 
1744. — Tôt Loven, by Joannes Jacobs, in-plano. 

8. DotMîno jfacobo-Antonio Blyckaerts, MechUniensï, in 
aima Univcrsitate Lovaniensi juris utriusque licentiae 
gradum summa cum laude adipiscenti, die 22 maitii 
1747. — Lovanii, typis Joannis-Baptistae Vander Haert, 
in-plano. 

g. Domino Joanni- Francisco D'Ancré, Mechliniensi, in 
aima Universitate Lovaniensi medicinae lauream summa 
cum laude adipiscenti, die 2 decembris 1750. — Lovanii, 
typis Joannis Jacobs, in-plano. 

10. Domino Comelio- Francisco Nelis, Mechliniensi, in 
solemni quatuor paedagogiorum concursu Primo in 
artibus, 21 octobris 1753. — Lovanii, typis ^gidii 
Pétri Denique, in-plano. 

Autre pièce en latin dédiée à lui. — Mechliniae, 

typis Laurentii Vander Elst, in-4*', 

11. Domino Henrico-Mariae-Fraucisco-Jacobo De Vi- 
vario, Mechliniensi, quum in aima Lovaniensi Academia 
summa cum laude J. U. licentiae laurea condecoratur, 
die 23 julii 175g. — Lovanii, apud viduam Henrici 
Vander Haert, in-plano. 

Inauguration d'anciens élèves de l' Oratoire 

1. Verbael der in-haeling van den Heer Henricus 
van Gacnieren, Eersten van Loven, door de Jongheyd 
der hooge scholen van Mechelen, onder de bestiering 
der Priesters van 't Oratorie. — t'Antwerpen, by Joannes 
Borckx, 171g, in-4". 

2. Besclirjvinge der inhalinge van den Heer Joannes- 
Baptista Van Namen, geboortig van Niel, Eersten van 
Loven, door etc. — Tôt Mechelen, by Laurentius 
Vander Elst, 1738, in-40. 



CHAPITRE IV 407 



3. Kort verhael der inhalinge van den Heer Phi lippiis- 
Josephîis De Wever, geboren in de parochie van S. Nicolaes, 
den Eersten van de Philosophie in de Universiteyt van 
Loven, den welken sal onthaelt worden, door etc. — 
Tôt Mechelen, it., 1741, in-4°. 

4. Cavalcade ende triumph-waegens met dewelcke den 
Heer Cornélius- F ranciscus Nelis, geboortig van Mechelen, 
Eersten van Loven, sal ingehaelt worden, door etc. — ■ 
Tôt Mechelen, it., 1753, in-40. 

Thèses d' Université d'anciens élèves de l'Oratoire 

I. Dissertatio inaugnralis juridica quam, pro adi- 
piscendo gradu doctoris juris romani et hodierni, in 
Academia Lovaniensi publico ac solemni examini sub- 
mittit Philippiis Henot, Mechliriiensis, 22 decembris 1818. 

— Lovanii, typis Francisci Michel, in-4"^. 

2. It. Theodoriis Félix, Mechliniensis, 27maii i8ig. 

— Lovanii, it., in-40. 

3. It. Petnis-Franciscus Wafelaer, Mechliniensis, 

g augusti 1823. — Lovanii, G. Cuelens, in-8°. 

4. It. A.-M.-J. Molitor, Mechliniensis, i4augvisti 

1824. — Lovanii, it., in-8°. 

5. It. Napoleo-Henricus-Ghislenus Vermylen, Mech- 
liniensis, 14 novembris 1829. — Lovanii, typis Peeters 
et Lameere, in-8°. 

6. It. Paidiis-Aiignstus Fremie, Mechliniensis, 

6 maii i83o. — Lovanii, Franc. Michel, in-80. 

7. It. Joamies-Henriciis-Emmanuel Genotte, Mech- 
liniensis, i3 maii i83o. — Lovanii, typis Peeters et 
Lameere, in-8°. 

Pièces diverses concernant V Oratoire 

I. strena Gpisratnmatutn M aximiliaiîi Le Sayve, Mech- 
liniensis, congregationis Oratorii Presb., D. Gaspari Del 



408 SOCIÉTÉS LOCALES 



Boiivri cognato suo charissimo, Musarum cultori, in 
germani amoris tesseram D. D. — Mechliniae, typis 
Roberti Jaye (i656), in-4''. 

2. Oratio funebris in obitu Anthonii-Francisci Pelt, 
Ultrajectini, collegii scholae, pub. mechliniensis sub 
moderamine Presb. Oiatorii alumni, declamata per jfaco- 
biim-Franciscum Diericx, mechliniensis ejusdem scholae 
candidatum. — Mechliniae, typis Gisberti Lintsii, 
1695, in-40. 

3. Cento Tirsriiianus in solemni inauguratione Caroli 
Sexti Imperatoris, Mechliniae i5 Kalendas novembris 
1717, dedicatus collegii scholae pub. mechliniensis sub 
moderamine.... alumnis, per G. -F. De Rees ejusdem 
Orat. Presb. — Antverpiae, in-4°. 

4. Euciiaristicoii urbis ac provinciae mechliniensis 
Magistratui a pub. ibi scholae alumnis sub moderamine... 
decantatum, 3 julii 1730. — Mechliniae, typis Laurentii 
Vander Elst, in-plano. 

5. ciiroiiicon congregationis Oratorii per provinciam 
archi-episcopatus mechliniensis diffusae, ab anno 1626 
usque ad finem anni 1729, authore *** (Pierre De Swert), 
ejusdem congregationis Presb. — Insulis Flandrorum, 
1740, in-40. 

a^) ÉCOLE DE NOTRE-DAME DES ANGES 

1. Hondert-iaerigflie instellins:e der schole van Onse 
Lievevrouwe der Engelen, gemeynelyck genaemt de Arvi 
Schole binnen Mechelen, gehouden den i5 augustus 1777. 
— Tôt Mechelen, by Joannes-Franciscus Vander Elst, 
in-4°. 

2. Schole heden ingestelt vier-maal vyf-en-twintig 
jaeren onder den schoonen titel der Lin^e Vroiiw ter 
Engelen, door Juffvrouw Cath. Peremans ende den Eerw. 
Heer Joann. Dewint. — Tôt Mechelen, it., in-S^. 



CHAPITRE IV 409 



b) Cercles particuliers 

1. Société dite « Genootschap van cyferhmde » ayant 
pour devise « Ktinst baert roem ». Le 17 novembre i85o, 
elle célébra dans son local « La Cour de Beffer », la yS™^ 
année de son existence. — Voy. « De Dylbode » année 
i85o, n° 46. 

2. Société littéraire ayant pour devise « Tcmpore, 
Concordiâ, Amoenitate » fondée àMalines le i janvier 1786. 
Règlemens. — P'-J- Hanicq, 1792, in-plano. 

3. Société patriotique, fondée le 28 janvier de la 
même année, et supprimée avec la précédente le i3 
décembre 1794. Elle eut pour commissaires MM. Fran- 
çois- Henri- Fra7ico-y-Féo de Briez, bourgmestre de Malines, 
Jean-Ernest -Ghislain-Xavier Coloma, baron de Leeuw- 
Saint-Pierre, et F. Scheppers. 

§ V. — BEAUX-ARTS 

a) Gilde de Saint-Luc 

Essai historique, par M. Enim. Neeffs. — Voy. « His- 
toire de la peinture et de la sculpttire à Malines » t. i, 
pp. I à 47. 

b) Académie royale de peinture et de sculpture 

1. Ordonnantie voor de publiecke scholen van 
Teecken, Bouw ende Doorsightconsten. — Tôt Meche- 
len, by J.-F. Van der Elst, 1774, in-4°. 

2. Essai historique, par M. Eînm. Neejfs. — Voy. 
« Histoire, etc. » pp. 49 à 84. 



4IO SOCIETES LOCALES 



c) Académie Ste-Cécile 

Société de musiciens amateurs à Malines au début 
du XVIII' siècle, par M. G. Van Doorslacr. — Malines, 
L. & A, Godenne, igo3, in-8°. 

II 
SOCIÉTÉS DU XIX"''^ AU XX"^^ SIÈCLE 

§ I. — SOCIÉTÉS MUSICALES, OU MUSICALES & DRAMATIQUES 

1. L,a Mélodie, société d'harmonie, créée le i avril 
i8o5, cessa d'exister le 25 décembre 1897. En 1808 et 
i8og, elle se fit entendre à Louvain et à Boom. Souvenirs 
de ses visites : 

Couplets à l'occasion de l'Harmonie de Louvain 

à celle de Malines, le 4 juillet 1808, gr. in-8" 

Chanson pour la société libre d'Harmonie de 

Louvain à la société d'Harmonie de Malines, le 5 juillet 
1808. — A Louvain, impr. de J. Meyer, in-8*^. 

Couplets chantés à l'occasion de la réunion de 

l'Harmonie de Malines à celle de Louvain, le 6 sep- 
tembre 1808, en la ville de Louvain. — A Louvain, it. 
in-8°. 

Chanson ou abordage de l'Harmonie de Malines, 

à Boom, le 3o juillet i8og, in-4°. 

2. Pliilliarnionie, société d'harmonie. En 1811, elle 
se rendit à Termonde. Souvenirs de sa visite : 

Chanson ou visite rendue par la société Philhar- 
monique de Malines à l'Harmonie de Termonde, le 
25 août 181 1. — Malines, impr. de P.-J. Hanicq, in-80. 



CHAPITRE IV 411 



Liedeken opgedraegen door P. Vermeiilen en 

A. J. E. (André-Joseph-Emmanuel) Rossignol, Directeurs 
van de societeyt der Harmonie van Mechelen, aen de 
Heeren Directeurs van de societeyt der Harmonie van 
Dendermonde, den 23 augustus 1811. — Gedrukt tôt 
Mechelen, by P.-J. Hanicq, in-40. 

Liedeken of eerbied opgedraegen aen de Har- 
monie van Dendermonde door de jonge liefhebbers van 
fluyt en trommel van de Harmonie van Mechelen, 
den 25 augusti 18 11. — Gedrukt tôt Mechelen, it., 
in-40. 

3. Enseignement mutuel de musique à Malines, 
organisé par M. Pierre Siebens, en 1821. — Algcmeen 
advertentie-blad, année 1821, n° 35. 

4. Ecole de musique élémentaire et de chant, ouverte 
à Malines en 1824, par M. Joseph-Henri Mees, propagateur 
de la méthode du méloplaste. — Algemeen advertentie- 
blad, année 1824, n° 78. 

5. Muziek-minnaren. Société d'harmonie et de chœurs, 
dirigée en i825 par MM. Corneille-Jean-Joseph Tuerlinckx, 
Benoît- Antoine Steeghmans, et G. Neefs. 

De wedstryd van ApoUo. Invitation à un con- 
cours, ouvert à Malines le 4 juillet i825, faite par les 
Amateurs de musique de cette ville aux sociétés de 
Bornhem, Contich, Duffel, Elewyt, Huy, Hamme, 
Lebbeke, Saint-Nicolas, Puers et Tamise; s. 1., in-plano. 

6. Réunion Lyrique (l838-l86l). — Voy. Aîig. Thys 
« Les sociétés chorales en Belgique ». — Gand, 1861, pp. 
25 à 26. 

Geschiedkundig overzicht der koormaatschappij 

« la Réunion Lyrique » van Mechelen. — Mechelsch Nieuws- 
en Aankondigingsblad, année i865, n° 40. 

La Royale Réunion Lyrique de Malines (i838- 

1898). Historique par M. A. Beaudin. — Malines, impr. 
H. Van Santen, 1898, in-8°. 



412 SOCIÉTÉS LOCALES 

7. ste-céciie, société royale de fanfares, créée le 
6 octobre i83g. — Règlement. Malines, typ. de E.-F. 
van Velsen, 1854, in-S». 

8. Société des chœurs, créée en 1840. 

g. Ecole de cbant, établie en cette ville par le magis- 
trat, le 19 février 1842. 

10. VHnion, société d'harmonie, citée en 1842. 

11. ivcs XTpog:rapiies-l^éiopiiiies, société chorale et 
d'harmonie, fondée par M. Hanicq, en 1843, en vue de 
fournir à ses compagnons compositeurs, pressiers et 
relieurs, un délassement à la fois agréable et moralisa- 
teur. Ce cercle est le premier en Belgique, qui fut com- 
posé exclusivement de travailleurs. 

12. L,es Bons Amis Réunis, société de chant d'ensem- 
ble, citée en 1848. 

i3. L,es Concerts, société de symphonie et de chant 
d'ensemble, citée en 1846. 

14. St-Grég-oire, société de chant, créée en 1847, par 
M. Wiiyts-Adriaens, organiste de l'église des SS. Pierre 
et Paul. 

i5. L,'Union Fraternelle, société chorale et de fanfares, 
fondée en juin i85o, pour répandre le goût de la musique 
parmi les employés et ouvriers de l'arsenal des chemins 
de fer de l'Etat à Malines, et pour développer le senti- 
ment de la bonne harmonie entre eux. 

16. Cercle Orpiiéique, société de chant, établie au 
Labyrinthe, le i février i853; le 11 août suivant, il 
changea de nom, et prit celui de « Cercle de Rore ». 

17. D*Eendras:t, société de fanfares, à Pasbrug, citée 
en 1854. 

18. Les mélancoliques, société de chant, citée en 1854. 
ig. La Persévérance, société royale de fanfares, créée 

le I octobre i855. 

20. L'écho de la Dyie, société chorale et dramatique, 
créée le 11 juin 1862. 



CHAPITRE IV 4X3 



21. Cercle Polymnie, société chorale, citée en i863; 
il cessa d'exister le 17 septembre 1866. 

22. lever en Eendraclit, société de fanfares, citée en 
i863. 

23. Joppa-Sinjoorken, cercle choral, créé le 27 février 
1864. 

24. Hospice Ste-Hedwige, société de fanfares, créée 
le 17 janvier 1866. 

25. De Kring: der XIV, cercle musical, cité en 1866. 

26. L,es Chanteurs réunis, société citée en 1867, local 
« Casino » rue Haute. 

27. Oe ware jonkheid, société musicale, citée en 
1867, local « Couronne Belge » Vieille rue de Bruxelles. 

28. Ste-Ceciiiaskring:, cercle musical et dramatique, 
cité en 1867, salle « Ste-Catherine » rue dite Zeelstraat. 

2g. Les joyeux Amis, société chorale, citée en 1868. 

3o. Aitijd £ender, société chorale et dramatique, citée 
en 1868, estaminet « Marguerite d'Autriche » Grand' 
Place. 

3i. Kunst en Nijverlieid, société de fanfares, citée en 
1873. 

32. De Xaverianen, société de fanfares et dramatique, 
créée le i3 août 1874. 

33. Constantia, société de fanfares, citée en 1874. 

34. L,' Alliance, société de fanfares, créée le 21 décem- 
bre 1875; elle cessa d'exister en 1880. 

35. De jonge libérale IVacht, société d'harmonie et 
dramatique, citée en 1875. 

36. ly' Aurore, société chorale, créée le 17 mars 1876. 
Het zilveren Jubileum der zangmaatschappij 

« L'Aurore » van Mechelen, 1876-1901, par M. S., 
membre de l'Aurore. — Gazet van Mechelen, année 1901, 
n°' 144 à 14g, i5i, i55, i56 et 157. 

37. Cercle Grétry, société de symphonie, créée en 
1876. 



414 SOCIETES LOCALES 



38. De jonge Tlaaiusche katholieke V^aclit « Hoop 
en Moed » société de fanfares, créée en 1876. 

3g. Toî aller ifVelzijn, société de fanfares, à Neckers- 
poel, citée en 1876. 

40. De Triendenkring:, société d'harmonie, citée en 
1876. 

41. De Dag^eraad, société chorale et dramatique, citée 
en 1876. 

42. Eendraclit niaakt luaclit, société de fanfares, à 
Hanswyck, créée le i janvier 1877. 

43. Verniaak, société chorale, citée en 1877. 

44. La Belle Alliance, société musicale, citée en 
1877. 

45. De Vereenigde Muzikanten, société de fanfares, 
citée en 1877. 

46. I^es Amis Réunis, société de fanfares, créée le 5 
juillet 1878. 

47. lever spant de Kroon^ société d'harmonie, créée 
en 1878. 

48. Ecole de musique religfieuse, fondée à Malines, 
le 2 janvier 187g, par M. Jacques-Nicolas Lemmens. 

4g. Société de fanfares, formée en 1880, parmi le 
personnel-ouvrier des ateliers de M. Henri Zech. 

5o. De Toiiiarding^skring:, cercle de symphonie, cité 
en 1880. 

5i. Cercle Hérodiade, société chorale, à Neckers- 
poel, créée en 1881. 

52. De M-are Bertiiouders, société musicale et drama- 
tique, citée en 1881. 

53. Pennepoei's ifVeerg-aim, société de fanfares, créée 
en 1881. 

54. De Toekonist, société chorale et dramatique, créée 
en 1882. 

55. Eendracht Vooruit, société de fanfares et drama- 
tique, à Neckerspoel, créée en 1882. 



CHAPITRE IV 4X5 



56. De Sint-Gregorius-vereeniging:, école de chant 
d'église, créée en 1882, par M . Edgar Tincl . 

57. Cercle des XV, société chorale et dramatique, 
division de l'Aurore, créée en 1882. 

58. Cercle TVeber, société chorale, créée en 1882. 

5q. Moed en Volhardiiig-, société chorale, citée en 
1882. 

60. Petite pbalangfe musicale, citée en 1882. 

61. L,a Pommelette, société de fanfares, à Necker- 
spoel, citée en 1882. 

62. Studentenkring-, cercle de fanfares, cité en i883. 

63. De Zangvereenigitig-, société de chant d'ensemble, 
créée en 1884. 

64. I^a Chorale Malinoise, société de chant d'ensem- 
ble, citée en 1884. 

65. L,e Cercle Choral Malinois, cercle cité en 1884. 

66. Eer en Trouw, société de fanfares, citée en 1884. 

67. Nooit te lui oni t'eten, société de chant, citée en 
1884, local (c de Vergulde Klok » rue Adeghem. 

68. Ons Genoegen, société de fanfares, à Battel, citée 
en 1884. 

6g. Cercle Mozart, société d'harmonie, créé en i885. 

70. Cercle Syniphonique, cité en 1886. 

71. I^'Alliance ^Vallonné, société chorale et drama- 
tique, citée en 1888. 

72. De Weezenbond, société de fanfares, citée en 1890. 
y 2). Jong niaar Moedig:, société chorale et dramati- 
que, citée en i8gi. 

74. Symphonie Burlesque, société de chant, créée en 
i8g3. 

75. De St-janss:iide, société musicale, créée le 25 mai 
1892, par feu M. Théodore De Coster, ancien échevin delà 
ville de Malines. 

76. De Dag:eraad, société musicale et dramatique, 
créée en 1892. 



4l6 SOCIÉTÉS LOCALES 



77. i>e quatuor niaiinois, cercle de symphonie, cité 
en 1892. 

78. iv'union ciioraie, société de chant d'ensemble, 
citée en 1892. 

79. De Cijferistensfiide, société de chant, citée en 
1893. 

80. Me Verbroederîng, société musicale et dramatique 
citée en 1893. 

81. De van Roor's kring:) cercle de symphonie, créé 
en 1894. 

28. Ste-Ceciiîa, société d'harmonie « division du 
W erkmanskmtg » citée en 1894. 

83. De ivaui^-ertak, société de chant, citée en 1895. 

84. Gelijklieid en Reckt, société de chant, citée en 
1895. 

85. De St-I^eonards l^annen- en Vrou-^^en-koren, 
société chorale, citée en 1895. 

86. Kunst en £endraciit, société d'harmonie, créée 
en 1896. 

87. L,a 9lélodie, société de fanfares, créée en 1897. 

88. Pennepoei-Vooruit, société de fanfares, citée en 
1897. 

89. Cercle "WagTier, société de symphonie, citée en 
1898. 

90. St-Jans-BercliniansTrienden, société de fanfares 
et dramatique, citée en 1898. 

91. I^es Cyclistes Réunis, société de fanfares, citée 
en 1898. 

92. Kunst en Vrîj, société d'harmonie, citée en 
1899. 

93. Oud-ieeriins:enbond der gemeentescholen, société 
d'harmonie, citée en 1899. 

94. Postfanfaren, société de fanfares, citée en 1899. 

95. De oiijftak, société chorale et dramatique, citée 
en 1899. 



CHAPITRE IV 417 



§ II, — SOCIÉTÉS DRAMATiaUES, OU DRAMATiaUES ET LITTERAIRES 

1. De Emuiatie, société dramatique, créée le 8 juin 
1820, local « le Labyrinthe » rue de l'Ecole. 

2. L,es amis de r Académie, société dramatique, citée 
en 1846. 

3. iv'Espérance, société dramatique, créée en 1847. 

4. De Xaaizuciit, société royale, dramatique et litté- 
raire, créée en i85o. 

5. L,es ^fusopbiies, société dramatique et littéraire, 
créée le i" janvier i85i ; elle cessa d'exister en 1862. 

6. i^a Pivoine, société dramatique et littéraire, citée 
en i85i. 

Jaarboek van de rederijkkamer De Pioen te 

Mechelen, voor 1892-93 en 1894. — Mechelen, drukkerij 
Paul Ryckmans, 2 vol. in-8° (i). 

7. De Hoop, société dramatique, local (.<• Salle de Paris » 
citée en i865. 

8. De Vlaamsclie Taalminnaren, société dramatique, 
citée en i865. 

g. Moed en Eendraciit, société dramatique, citée en 
i865. 

10. Cercle dramatique et littéraire, local « l'Union » 
Marché au Bétail, cité en 1869. 

11. De Dyiezonen, société royale dramatique, créée 
le 2 février 1872. 

12. Het 'Wiiiemsfonds, société littéraire et drama- 
tique, créée le 17 mai 1874. 



(i) Le i" février iSSg, anniversaire de sa réorganisation, La Pivoine nomma 
comme membres correspondants de sa société : MM. Frans De Poiter et Ph. 
Blommacrt, littérateurs, à Gand; Guido De Gezelle, professeur et littérateur, à 
Roulers; L. Vleeschotiivev, Mathoi et jfohan Van Rotterdam, littérateurs, à 
Anvers; Eugène Stroohant, littérateur, à St-Pierre-Leeuw, et J.-M. Danisen- 
lerg, littérateur, à Bruxelles. — Voy, « Gazet van Mechelen » année iSSg, n° 33. 

3o 



4l8 SOCIÉTÉS LOCALES 



13. De Vlaamsclie Bond, société dramatique et litté- 
raire, créée en mai 1874. 

14. De Moedertaai, société dramatique, créée en octo- 
bre 1874. 

i5. Taai en Vrijiieid, société dramatique, citée en 

1874. 

16. De Vrije viamingen, société dramatique, citée 

en 1877. 

17. De Ivischbioeni, société dramatique et littéraire, 
créée le 2 février 1878. 

18. De Jonge Katholieke Strijders, société drama- 
tique, créée en 188 1. 

ig. lya Fidélité, société dramatique et littéraire, citée 
en 1884. 

20. Hernianskring, société dramatique, créée en 1886. 

21. De Werknianszonen, société dramatique, citée 
en 1887. 

22. Kunstverbond, société dramatique, citée en 
1889. 

23. De Kunstbroeders, société dramatique, citée en 
1889. 

24. De Vrijheidszonen, société dramatique, créée en 
1890. 

25. De ivelietak, société dramatique, citée en iSgS. 

26. De S. Franc.-Xav. kring:, société dramatique, 
citée en 1893. 

27. Voor Taai en Kunst, division du Katholieke Werk- 
manskring, société dramatique, citée en 1895. 

28. ir'Égiantier, société dramatique et littéraire, créée 
en 1897. 

29. De Vlaanische Tooneelstrijders, société drama- 
tique, citée en 1897. 

30. De Jongfe Tooneelliefliebbers, société drama- 
tique, citée en 1897. 

3i. De L,auwertak, société dramatique, citée en 1899. 



CHAPITRE IV 419 



§ iir. — écoles publiq.ues, cercles litteraires, scientifiaues 
& d'archéologie 

a) Ecoles publiques 

1. Collège de la ville de Malines. Programme des 
exercices littéraires et examens publics. — ÎMalines, 
Veuve F.-J. Vander Elst, 1812 à 1819. — It., P.-J. 
Hanicq, 1820 à 1826. — It., van \xlsen- Vander Elst, 
1828 et 1829, in-40. 

2. Collège municipal de Malines, établi à Pitzen- 
bourg. Programme des exercices publics, i836, et i838 
à i85o. — Malines, van Velsen-Van der Elst, in-4'^ et 
in-8°. — Distribution solennelle des prix, 1841-1850. — 
Malines, it., in-8°. 

b) Cercles littéraires 

1. Zuid-nederlandsche luaatsctiappij van taalkunde, 

société littéraire, créée en i86g, local « Hôtel de la Cam- 
pine » place de la Station. 

2. Davids-fonds, société littéraire, créée le 3o avril 
1875. 

c) Cercles scientifiques 

I. Société des sciences médicales et naturelles. — 

Annales. — Bruxelles, 1841-1843, et Malines, J.-F. 
Olbrechts, 1844- 1 856, ^^ vol. in-8''. Le dernier est 
incomplet (i). 

Suite des réflexions philosophiques sur les progrès 

et les entraves de la médecine, par G.-B. Groenendaels. 
Malines, J.-F. Olbrechts, i854, in-80. 



(i) Fondée à Malines, en 1840, par quelques médecins, chirurgiens et 
pharmaciens de la ville. 



420 SOCIÉTÉS LOCALES 



Compte-rendu des travaux scientifiques de la 

société des sciences médicales et naturelles de Malines, 
par G.-J.-J. Van Melckebeke. — Malines, A. Steenackers- 
Klerx, i855, in-8^'. — Voy. chap. ii. 

2. Société d'arithmétique, local « Salle de Paris » 
citée en 1848. 

3. Société de physique, local « de Xieuwe Fonteinen » 
rue dite Zakstraat, constituée en 1872, par M. Ladiiron, 
premier professeur de mathématiques au Collège com- 
munal. 

4. Van Beneden'skring:, société scientifique, créée le 
23 octobre 1897. — Voy. « Mechelsch Nieiiws- en Aankon- 
digingsblad » n" 44, 

d) Sociétés d'archéologie 

1 . Société archéoio{*:ique, littéraire et artistique de 
Malines. — Règlement, s. d., in-8° (i). 

2. Cercle archéologique, littéraire et artistique de 
Malines. — Règlement du 6 août 1886, français et 
flamand, pet. in-8°. — It., du 16 mars 1894. — Malines, 
L. & A. Godenne, in-S», 

Choses d'antan, par M. H. Coninckx. — Voy. 

(f Bidletin du Cercle archéologique de Malines •>•> t. 7, 
p. 204. 

Bulletin. — Malines, 1889-1891, H. Dessain. — 

1892, Henry Cordemans. — 1893-1902, L. & A. Godenne, 
12 vol. in-8°. A continuer. 



(i) Fondée en i85o, par MM. Du Trieu de Terdonck, sénateur; De Broiiwer 
de Hogendorp, De Perceval et Félix van den Branden de Reeth, représentants ; 
Ed. Pycke, membre de la Députation permanente; De Painv, bourgmestre; 
Broers et Fris, échevins; De Cannaert, De Crâne d'Heysselaer, D'Avoine, D'' L. 
DeJgetir, Dusart, H. Du Trieu, Henot, Morissens, Corn. Neeffs, H. Peeters, Pluys, 
J. Tuerlinckx, Van Doren, archiviste, 1$. Van Overstraeten et Aug. Vermeulen. 



CHAPITRE IV 421 



§ IV. — SOCIÉTÉS ARTISTIQUES 

1. Société pour l'encouragement des beaux-arts, créée 
à Malines en 1812. Cette société, qui ouvrait tous les 
deux ans une exposition d'ouvrages d'art, exécutés par 
des artistes vivant alors, est une des plus anciennes du 
pays qui ait donné l'exemple de ce mode d'encourage- 
ment. 

Catalogues d'œuvres d'art exposées ici, de 1812 à 

i853, Malines, P.-J. Hanicq. — De i855 à 1884, it., 
H. Dessain. — De 1889 à 1894, it., Alb. Tuerlinckx, 
5 vol. in-80 et pet. in-80. 

2. Institut des beaux-arts, fondé à Malines, le 20 
novembre i838, par M. Char les- Augustin Waiders et 
quelques autres amis des arts, cessa d'exister au mois 
d'avril 1892. 

Règlement de i838. — Malines, J.-F. Olbrechts, 

in-8". — It. de 1873, J. Ryckmans-Van Deuren, in-8°. 

Rapport fait à l'assemblée générale de l'Institut, 

en 1843 et 1844, par M. Armand de Perceval, secrétaire 
de la société. — Malines, J.-F. Olbrechts, in-8°. — It., 
en 1847, par M. J.-F. De Keyser, vice-président de la 
commission administrative. — Malines, it., in-8°. 

Catalogue de l'exposition et du concours institués 

par l'Institut des beaux-arts, pour l'encouragement de 
l'art appliqué à l'industrie. — Malines, J. Ryckmans- 
A^an Deuren, 1873, in-8°. 

3. Catalogue de l'exposition d'antiquités malinoises, 
érigée dans la maison Concordia, par la Sint-Jansgilde, 
surnommée De Peoene, à l'occasion de la 875™^ année 
jubilaire de N.-D. d'Hanswyck. — Malines, H. Dessain, 
i863, in-8^ 

4. Catalog^ue des objets d'art religieux du moyen âge, 
de la renaissance et des temps modernes, exposés à 



422 SOCIETES LOCALES 



l'hôtel Liedekerke, à Malines. Septembre 1864. Rédigé 
par W. H. James Wcale. — Malines, H, Dessain, in-8^. 

— It. seconde édition. — Bruxelles, Charles Lelong, 
1864, in-8°. 

Album des objets d'art religieux du moyen âge et 

de la renaissance exposés à Malines en 1864, photogra- 
phiés par J. Macs, avec texte descriptif par W . H. James 
Weale. — Bruxelles, 1864, in-fol. 

Exposition d'objets d'art religieux du moyen-âge, 

de la renaissance et des temps modernes à Malines. — 
Voy. « Messager des sciences historiques » Gand, 1864, 
pp. 386 à 3g8. 

Considérations sur l'art chrétien, ou une visite 

à l'exposition d'objets d'art religieux ouverte à Malines, 
du 28 août au 10 octobre 1864, P^-r M. P. D. Kiiyl. — 
Voy. (( Analectes pour servir à l'histoire ecclésiastique de la 
Belgique » t. i, pp. 481 à 497. 

5. Tueriinckx-kring:. Cercle créé en 1876, local « Hof 
van Vlaanderen » rue dite Hallestraat. 

6. Catalogue de la section d'art ancien, comprenant 
les objets d'art confectionnés avant le xix'' siècle, exposés 
à Malines, au local des Frères de N.-D. de Miséricorde. 

— Malines, E.-F. Van Velsen, i883, pet. in-8^ 

It. de la section des beaux-arts, comprenant les 

objets d'art du xix^ siècle. — Malines, H. Dierickx- 
Beke fils, i883, pet. in-8«. 

7. I^ucasgilde, société pour l'encouragement et le 
progrès des arts plastiques, créée le i juillet 1886. 

8. Exposition malinoise d'art ancien, aoùt-septembre 
1888. Catalogue, par M. V. Hermans. — Malines, J. 
Ryckmans-Van Deuren, in-8". 

g. De Eiltel, Orgaan van den kunst-en letterlievenden- 
kring. — Mechelen, Edw. Van Doeselaer, 1893-94, gr. 
in-40 illustré. 

10. Me HuLst. Kunstgilde. Letterkundige bijdragen, 



CHAPITRE IV 423 



liederen, teekeningen en houtsneden. — - Mechelen, Rei- 
mond van Velsen, i8g8, gr. in-8° illustré (i). 

§ Y. — SOCIÉTÉS d'horticulture & d'aGRICULTURE 

a) D'horticulture 

1. Rèsfienients. De iSSy et de i83g. — Malines, 
P.-J. Hanicq, in-8°. — De i85i, it., E.-F. van Velsen, 
in-8°. — De 1874, it., J. Ryckmans-Van Deuren, pet. 
in-80. 

2. Expositions d'été et d'hiver. De i838 à 1854. — 
Malines, P.-J. Hanicq, 3 vol. in-8". De i856 à i858, it., 
H. Dessain, in-80. — De i883 à 1887, it., E.-F. & Raym. 
van Velsen, in-8°. 

3. Programme de l'exposition internationale de 
produits horticoles et d'objets d'art & d'industrie se 
rattachant à l'horticulture, qui sera ouverte du 3 au 
6 juillet 1887, à l'occasion du So""" anniversaire de la fon- 
dation de la société royale d'horticulture de Malines. — 
Malines, Raym. van Velsen, in-8^. 

b) D'agriculture 

I. Lrandbouwers-vergaderingen van het vijfde en zesde 
landbouwelykdistrikt der provintie Antwerpen, vereenigd 
met de koninglyke societeit derbloementeeltte Mechelen. 
Règlement en programma. — Mechelen, van A^elsen- Van 
der Elst, 1849, in-8°. 

Catalogue der tentoongestelde voorwerpen. — 

Mechelen, P.-J. Hanicq, 184g, in-8°. 



(i) Ce cercle, créé en 1897, ^st dû à l'initiative de MM. Joseph Rooms, 
Van Perck, Edouard De Kevzer et Guillaume Goovaerts. 



424 SOCIETES LOCALES 



Exposition agricole, horticole et de bétail, ouverte 

à Malines, le 7 octobre 184g. Compte-rendu. — Voy. 
« Algcmcen Acnkondigings-blad « année 184g, n" 41. 

2. Société Dorotiiée, local « Cheval d'or » rue des 
Béguines, créée en octobre 1872. 

Landbouw-maatschappij Dorothea te Mechelen. 

Tweede tentoonstelling van land- en hovings-bouw 
opbrengsten, op 4, 5, 6 en 7 octobsr 1874. Mechelen, 
H. Dierickx-Beke Zonen, in-8*^. 

It., 3'^^ tentoonstelling op i, 2 en 3 october 1876. 

— Mechelen, it., in-8°. 

§ VL — SOCIÉTÉS INDUSTRIELLES & COMMERCIALES 

1. Société pour la fabrication de schalls de cachemire 
et autres, établie à Malines, par arrêté royal du 22 mars 
1828, ayant cessé d'exister en 1834. Extrait des statuts de 
la société, en français et en flamand. — Malines, van 
Velsen-Van der Elst, in-40. 

2. Peinture sur verre. Etablissement fondé en 1834, 
par M. Jean-François Pluys, et continué, à partir de i865, 
par son fils, M. Léopold Pluys. 

Exposition nationale de 1880. Notice. — Malines, 

J. Ryckmans-Van Deuren, in-8°. 

3. Arsenaux de construction de l'État, à Malines, 
en i835. — Voy. n" 27, p. 36. 

4. Succursale de la lainière Saint-Léonard, siège 
social à Liège, constituée à Malines, le 27 janvier i838. 

— Voy. n° 27, p. 117. 

5. Statuts de la société anonyme pour la filature du 
lin à la mécanique, approuvés par arrêté royal du 
20 février i838. — Malines, P.-J. Hanicq, in-4'^. 

6. Catalogue des produits de l'industrie malinoise, 
admis à l'exposition du mois d'août i838. — Malines, 
it., in-8^ 



CHAPITRE IV 425 



7. Statuts de la société en commandite, sous la déno- 
mination de société industrielle et commerciale de la 
Belgique, et sous la raison sociale de A. De Wit et C'% 
établie à Malines le 8 juillet 1842. — Malines, J.-F- 
Olbrechts, in-S^. 

8. Exposition des produits de l'industrie malinoise 
en 184g. Rapport par M. Armand de Perceval. — Voy. 
i85t, « Algcmecn Aenkondigings-blad » n°' 28, 2g et 3o. 

g. Ateliers de construction Verhaglien, créés en 
par M. Guillaume Ragheno. — Voy. n^ 27, p. 3r. 

10. Fabrique de laines artificielles, créée en 1864, 
par M. Ramacher, père, et continuée par ses deux fils. — 
Voy. no 27, p. 6g. 

11. Papeteries et ateliers de construction de M. De 
Naeyer, à Willebroeck, créés en 1862. — Voy. n° 27, 
p. 3o. 

12. Catalogue des produits de l'industrie malinoise, 
admis à l'exposition de i863. — Malines, E.-F. van 
Velsen, in-S^. 

i3. Etablissement François Loret, pour le tissage 
à la mécanique et la fabrication d'orgues. — Voy. 
« Mechelsch Nieuws- en Aenkondigingsblad » année i865, 
n°' i5 et 16. 

14. Fabrique de tissus de laine et couvertures, créée 
en 1868 par M. P, Roestenberg. — Voy. n° 27, p. 58. 

i5. Règlement de la société commerciale et indus- 
trielle de Malines, en français et en flamand. — Malines, 
H. Dierickx-Beke Fils, 1868, in-80. 

16. Scierie à vapeur de M. Th. Van Schendel et C" . 
Voy. n° 27, p. ii3. 

17. Etablissement de M. Zeck-Van Deiiren, situé au 
Béguinage. — Voy. n° 27, p. 116. 

18. Savonnerie et Huilerie à vapeur de MM. J. et A . 
Opdebeeck, frères. — Voy. n^' 27, p. 117. 

ig. Manufacture rovale de tapis de MM. H. et A. 



420 SOCIÉTÉS LOCALES 



Bracqîicnié, frères, transférée de Tournai à Malines, en 
1870. — Voy. no 27, p. 40. 

Catalogue des peintures décoratives, tableaux 

anciens et modernes, aquarelles, dessins, gravures, 
dépendant de la succession de M""-' P" H . Bracqtienié, 
dont la vente aura lieu à Paris en décembre 1902, 
gr. in-8" illustré. 

20. Société Cabany et O" des ateliers de construction, 
fondée à Malines, en 1870. — Voy. n^ 27, p. 32. 

21. Fabrique de toiles damassées, sous la firme de 
M. De Witte-Loushergs, depuis 1870. — Voy. n^ 27, p. 46. 

22. Fabrique de flanelles et couvertures de M. 
Dessain, en t88i. — Voy. n" 27, p. 60. 

23. Koopliandel- en nijverlieidskring. Cercle créé 
en 1881, local « Café des Arts ». 

24. Katholieke niJTcrlieids- en koopliandelskring:. 
— Cercle cité en 1881, local « De Kraai » rue de Notre- 
Dame. 

25. XentoonstelHng: ten voordeele der vrije katholieke 
scholen van Mechelen. Mechelsche handel en nijverheid. 
Cataloog. — Mechelen, J. Ryckmans-Van Deuren, i883, 
pet. in-8". 

26. Katholieke Werkmanskring, met kenspreuk 
« Help îi zelve, zoo helpe n God » opgericht te Mechelen, 6 
December 1884. Standregels. — Tentoonstelling-tombola 
ingericht door dcn zelven, 6 Septem.ber-6 October 1891. 
Naamlijst. — Mechelen, H. Dessain, in-8", avec plan 
de la ville. 

27. LrC commerce et l'industrie de Malines à l'expo- 
sition universelle d'Anvers. Rapport présenté au Cercle 
commercial et industriel de Malines, par M. L. Teugels- 
Op de Beeck, secrétaire du Cercle. — Malines, N. 
Olbrechts, i885, in-80. 

28. Katholieke handel- en nijverheidsbond. Cercle 
commercial et industriel, local « De Kraai » rue de 



CHAPITRE IV 427 



Notre-Dame, créé le 6 janvier i8g5. — Voy. « Mechelsch 
Nieuws- en Aankondigingsblad » n° i. 

29. Ile nieu>ve vrije niJTertieiflsscliool. Nouvelle 
école industrielle, ouverte le 18 octobre 1897. — It., n° 38. 

§ VII. SOCIÉTÉS DE BIENFAISANCE 

1. Reg-lement voor de maatschappy van weldadigheid, 
I october 182 1. — Voy. « Algemeen Advertentie-blad » 
n° 79. 

2. Société de Matines pourlesoulagementdes pauvres. 
Catalogue des objets d'art et d'agrément offerts par la 
charité, en i836, i838, 1843 et i852. — Malines, P.-J. 
Hanicq, in-8° et pet. in-8". 

Rapport sur la situation de la société, à l'époque 

du 3o juin 1840, 1841 et 1842, par le président M. Ch. 
Dit Triai de Terdonck, in -4°, 

3. Société « Secours des pauvres » local « Salle de 
Paris » rue du Bruel, créée en 1842. 

4. Société « Secours des pauvres )> local « Estaminet 
l' Amitié y> présidée en 1842 par M. Louis-Joseph Stoffels. 

5. Société charitable de S. Jean-François Régis, 
établie à Malines, pour faciliter le mariage civil et reli- 
gieux des pauvres. Règlement. — Malines, P.-J- Hanicq, 
1842, in-80. 

Compte-rendu des premières opérations de la 

société, parle président M. F. van den Branden de Reeth. 
— Malines, it., 1843, in-8°. 

6. Sociétés de S. Vincent de Paul et de S. Jean- 
François Régis, à Malines. Rapports lus à l'assemblée 
générale du 26 décembre i853. — Malines, P.-J. Hanicq, 
1854, in-80. 

Rapports sur les œuvres des sociétés de S. Jean- 
François Régis et de S. Vincent de Paul pendant les 
années 1864 et i855. — Malines, H. Dessain, in-8°. 



428 SOCIÉTÉS LOCALES 



7. Rapport sur les œuvres de la société de S. Vincent 
de Paul à Malines pendant l'année iSSy. — Malines, 
H. Dessain, pet. in-8°. 

Genootschap van den H. Vincentius a Paulo. 

Verslag van den byzonderen raed van Willebroeck, ge- 
daen den 19 December 1861. — Mechelen, Steenackers- 
Klerx, in-8". 

La société de Saint-Vincent de Paul en Espagne. 

— Malines, H. Dessain, i85i, in-8°. 

8. Société de prévoyance, ou caisse en faveur des 
ouvriers, établie à Malines, le 26 avril 1845, sous le 
patronage de S. Joseph. — Malines, P.-J. Hanicq, pet. 
in-8°. 

Arrêté royal approuvant les statuts de la société 

de prévoyance en faveur des ouvriers de Malines. — 
Bruxelles, i852, in-8°. 

9. Oe t>ewaerscliool. Institution de bienfaisance, 
fondée en 1854. 

Société des écoles gardiennes de la ville de 

Malines. Rapport présenté en assemblée générale du 
i5 avril 1857. — Malines, H. Dessain, pet. in-8"". 

10. Société « Secours des pauvres » local « Pavillon 
Belge » Grand'Place, citée en i858. 

11. Cercle philanthropique, local « Cheval d'Or » rue 
des Béguines, créé en 1861. 

12. lyiefdadigheidsbond. Association de bienfaisance, 
fondée en i865. 

i3. Société dite ce Weezenvrienden » local « Lion d'Or » 
cimetière de S. Rombaut, créée en 1866. 

14. Société « Secours des pauvres » local « Café l'Union » 
citée en 1878. 

i5. Association des Dames du denier des pauvres, 
citée en 1879. 

16. De onde liouten Kandelaar. Société de charité, 
local c( De Kraai » rue de Notre-Dame, citée en i885. 



CHAPITR IV 429 



17. Les voisins réunis. Société de charité, l(x:al 
« Estaminet La Scie » rue des Nonnes, citée en 1888. 

18. Société « Zonder Naam niet zonder H art » hors la 
porte d'Anvers, citée en 1891. 

ig. Société (( Secours des pauvres » local « Alcazar ^^ 
rue de Ste-Catherine, citée en 1895. 

20. Société K De Burgerskring » rue de l'Empereur, 
créée le 23 décembre 1895. 

21. Société « Maatschappij tôt beschcrming der dieren » 
local « Café Munich » Bailles de fer, créée en 1896. 

§ vin — SOCIÉTÉS DIVERSES 

1. Planche tracée de l'installation de la R.*. L.'. de 

St-Jean, sous le titre distinctif de « La Concorde » à 
L'O.*. de Malines (12 mars 1809). — A Bruxelles, des 
presses du F.*. Ad. Stapleaux, l'an de L.'. V.*. L.*. 
5809, in-8°. 

2. Société « La Constance » à Malines. Règlement. — ■ 
Malines, van Velsen-Vander Elst, 1827, in-8°. 

3. Société d^agfrénient dite « De Plaisance » citée 
en 1847. 

4. Genootsciiap « Ouden Edelen Kî'uisboog » te Mechelen. 
Règlement. — Mechelen, P.-J. Hanicq, 1848, in-S"^. 

Projet du règlement de la société royale « Ouden 

Edelen Kruisboog » . — Malines, H. Dessain, 1834, in-8'^. 

Règlement de la société royale « Ouden Edelen 

Kruisboog » à Malines, sous la présidence d'honneur de 
S. A. R. Monseigneur le Duc de Brabant. — Malines, 
it., i855, in-80. 

5. Gymnase-Gantier. Nouveau local, rue de l'Ecoutète, 
inauguré le 12 octobre i852. 

Club des gymnastes malinois, fondé en i865. 

6. Association constitutionnelle et libérale de Malmes. 
Règlement. — Lierre, E.-J. Van Mol, i858, in-80. 



43o SOCIÉTÉS LOCALES 



It. — Malines, E.-J. Van Mol, 1876, in-8-'. 

7. Cercle catlioiique a La Loyauté » fondé le i5 dé- 
cembre i863. 

8. Société de tir à la cible de la Légion garde-civique 
de Malines. Règlement. — Malines, E.-J. Van Mol, 
T874, pet. in-80. 

g. Société royale des Ex-Sous-Officiers de l'Armée 
belge, fondée à Malines en 1878. 

10. Véloce-club Malinois, fondé le i août i885. Statuts, 
Règlements. — Malines, Alb. Tuerlinckx, pet. in-4°. 

1 1 . Oiipartijdigfe Boekdruklcer<!)bond (De) van Me- 
chelen, fondé en 1890. 




CHAPITRE V 43 1 



CHAPITRE V 

SoIcnnitc6 d jfctc6 Mverses 

I 

SOLENNITÉS 

§ I. — JUBILÉS 

a) De Saint-Rombaut 

1. Année 1648. Processie ghenaemt Omme-ganck oft 
kermisse van de provincie, graefsstadt ende jurisdictie 
van Mechelen, onder welcke de reliquien vanden H. 
Romboudt patroon der selver berustende in eene ver- 
maerde costelycke silvere kasse, met groote eerbiedinghe 
omgedragen worden by de Geestelyckheyt... beneffens 
de Borgeiye met hunne geordonneerde wapenen, naer 
veel fray-vercierde speel-waghens, daer op verthoont 
worden verscheyde leerlycke moralisatien, tôt stichtinge 
ende deuchdelj^ck vermaeck vanden aen-siender. — - Tôt 
Mechelen, ghedracktby deWeduwe Hendrick Jaye, in-4". 

2. Année 2(549. Même titre. — Tôt Mechelen, ghe- 
druckt by Robert Jaye, in-40. 

3. Année 1680. Negen-hondert-jaerigh [ubilé-Vreught 
bewesen in de stadt Mechelen, ter oorsaecke vande feest 
van den H. Rumoldus, bisschop, martelaer, grooten 
apostel ende patroon der selve stadt... — Gedruckt by 
Jan Jaye, 1680, in-40, 

Afbeldinghe vande arcken triumphael, die tôt lof 

van den H. Rumoldus syn op-gerecht, over syne negen- 
hondert-jaerighe Jubilé, in de vermaerde graef-stadt ende 
provincie van Mechelen... — Ghedruckt te Mechelen, 
by Gysbrecht Lints, 1680, in-4°. 



432 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 

4. Année 1714. Processie ofte Oimneganck op de ker- 
misse der stadt ende provincie van Mechelen in 't jaer 
1714, den eersten julii, met eene corte uyt-legginghe 
vanden selven, in-4'\ 

Rype aenmerckinghen op den triomphanten en 

solemnelen Ommeganck der stadt Mechelen, die naer 
33 (?) jaren rustens heden 't jaer 17 14, soo prachtigh en 
magnifie wordt verthoont trots aile steden van Neder- 
landt, in-8". 

5. Année 1737. Vreugde-tekenen by wyse van Omme- 
ganck op de kermisse der stad ende provincie van 
Mechelen, den 8 en 9 julii 1737. — Tôt Mechelen, by 
Laurentius Vander Elst, in-40. 

6. Année i775' Triomph uyt-galmende het duysend- 
jaerig Jubilé van den H. Rumoldus.... als mede kort 
begryp van het leven van den selven Heyligen, benevens 

den Prael-treyn Tôt Mechelen uyt te werken op 

maendag 26 juni 1775 en eenige andere dagen. — Te 
koop tôt Loven, by Joannes Jacobs, in-8°. 

Prael-treyn verryktdoor ry-benden, prael-wagens, 

zinne-beelden en andere oppronkingen, toegeschikt aen 
het duyzend-jaerig Jubilé van den... Heyligen Rumoldus, 
onder 't gezag der Heeren van het Magistraet der zelve 
stad ende provincie, en de medewerking van den Adel 
en de Borgery, uytgewerkt door de Latijnsche School 
onder de zorgder Priesters van 't Oratorie van den Heere 
Jésus. — Tôt Mechelen, by Joannes-Franciscus Vander 
Elst, gr. in-4'^, avec 19 pi. dessinées par Guillaume 
Hcrrcyns. — Het byvoeghsel van allen het ghene dien- 
aengaende is verright geweest den 24 junius 1775 ende 
vyftien naer-volgende daegen, 126 pp. manuscrites gr. 
in-4". 

Train triomphal orné de cavalcades, chars de 

triomphe, symboles et autres ornemens à l'occasion du 
Jubilé de mille ans de Saint Rombaut... exécuté sous la 



CHAPITRE V 4.33 



protection du Magistrat, et l'assistance de la Noblesse 
et Citoïens de la ditte ville par l'Ecole Latine sous la 
direction des Prêtres de la Congrégation de l'Oratoire 
de Notre Seigneur Jésus. — A Malines, chez Jean- 
François Vander Elst, gr. in-40, etc. 

Description de la cavalcade ornée de chars de 

triomphe, emblèmes etc. etc. qui, à l'occasion du Jubilé 
millénaire de Saint Rombaut... sera exécutée les 26 et 
27 de juin, 3 et 10 de juillet 1775. Sous la protection du 
Magistrat... par la jeunesse des Ecoles Latines... — 
A Malines, chez Jean-François Vander Elst, in-fol. etc. 

L'année millénaire. Stances pour le Jubilé de 

Saint Rombaut, patron de Malines, commençant le 
25 juin et finissant le g juillet de l'année 1775. — A 
Bruxelles, chez J.-B. Jerez, in-4'^. 

Klaer-blinkende Licht, ofte het wonderbaer leven 

van den Heyligen Rumoldus... Opgeheldert in neder- 
duytschen rym ter oorzake van 't duyzent-jaerig plechtig 
Jubilé syns glorieuze dood. — Gedruckt tôt Mechelen, 
by Joannes-Franciscus \'ander Elst, 1774, in-40. 

Recueil de sept chansons composées à l'occasion 

du dit Jubilé : 

1. Het wonderbaer leven ende dood van den H. 
Rumoldus, patroon van Mechelen... Gerymt ende ge- 
zongen door Giiiliehmis De Coen, Brusselaer, in-plano, 
avec gr. s. b. 

2. Rumoldus H. Leven, word hier in 't kort beschreven, 

syn deugd gesteld in 't licht, met sangen en gedicht 

Door Jan Baptist componist, in-plano, avec gr. s. b. 

3. Triiimph-liedeken. Par le même, ibid. 

4. Jubel liedeken van aile de schoone cieraeten die 
met dezen duyzend-jaerigen Jubile binnen Mechelen 
zullen te zien zyn... Gerymt ende gezongen door 
Guilielmus De Coen, Brusselaer, in-plano. 

5. Klugtig Jubile liedeken. Par le même, ibid. 

3i 



434 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 

6. Nieuw liedeken op het afnemen van den vuylen 
Bruydegom. Gerymt ende gezongen door Guilielmits De 
Coen Brusselaer, in-plano. 

7. \^riendelycke noodinghe tôt de Triumphende Jubile 
nu aen-staende, met een liedeken ter eeren van den 
Heylighen bisschop ende martelaer S. Rombout patroon 
van Mechelen, in-plano, 

7. Année 1825. Prael-treyn, plegtigheden, vreugde- 
feesten en vercieringen van het vyftig-jaerig Jubilé der 
martelie van den Heyligen Rumoldus, apostel en patroon 
der stad Mechelen. Waer by gevoegd is een kort begryp 
van het leven van dien H. martelaer; eenen oogslag op 
Mechelen, etc. etc. — -Te Mechelen, by Van Velsen-\"an 
der Elst, i825, gr. in-4°, avec 14 pi., et plan de la ville, 
dessinés par M. Vcrvloet. 

Beschryving der prael-wagens, ry-benden etc. 

etc,... uytmaekende den prachtigen Prael-treyn, welken 
binnen Mechelen, ter gelegentheyd van het duyzend- 
vyftig jaerig Jubel-feest van den H. Rumoldus... den 
28juny, 5 en 12 july i825, zal plaets hebben. Beneffens 
een kort begryp van het leven van dezen Heyligen. — 
Te Mechelen, gedrukt by P.-J. Hanicq, pet. in-8°. 

Récit historique de la vie de Saint Rombaud, en 

prose et en vers, suivie d'une description de la Cavalcade 
et fêtes publiques qui auront lieu à l'occasion du Jubilé. 
— Malines, chez P.-J. Hanicq, i825, in-80. 

Verzameling der merkweerdigste jaerschriften, 

zinnebeelden, verzen en andere opschriften waermede 
het Aertsbisschoppelyk Seminarie, de collégien en de 
voornaemste straten der stad Mechelen versierd zyn, ter 
gelegenheyd van het Jubel-feest van den H. Rumoldus, 
beschermheyligen dezer stad, den 24 juny i825. — 
Te Mechelen, by P.-J. Hanicq, in-80. 

Chronogrammen, emblemata, verzen en andere op- 
schriften, ter gelegentheyd der duyzend en vyftig-jaersche 



CHAPITRE V 435 



Jubel-feest geplaetst, aen het Aertsbisschoppelyk Semi- 
narie van Mechelen, in-8'\ 

Vreugde verzen tôt lof van de duyzend en vyftig- 

jaerige Jubelé van den heyligen Rumoldus patroon van 
Mechelen. — t' Antwerpen uyt de drukkery van J. Thys, 
in-40. — Voy. Année 1775. « Recueil de sept chansons, etc. » 

8. Année 1875. Ommegang de Saint-Rombaut. Caval- 
cade historique organisée par la ville de Malines, à 
l'occasion du Jubilé de Saint-Rombaut, patron de la 
commune. Plans et dessins de M. Willem Geets. Texte 
français par M. Emmanuel Nceffs. — Bruxelles, V" 
Simonau-Toovey, album gr. in-fol. 

Vie de Saint Rombaut, apôtre de Malines, offerte 

à la piété des fidèles à l'occasion du onzième centenaire 
de son martyre 775-1875, par M. P. Claessens. — Malines, 
E.-F. Van Velsen, 1875, in-S^. 

Elfhonderdjarigjubelfeest van den H. Rumoldus, 

patroon van de stad en het aartsbisdom Mechelen, aldaar 
martelaar gestorven den 24Juni 775... Door J.-H. Jonge- 
neelen, Pr. — Mechelen, H. Steenackers, 1875, pet. 
in-4*^. 

Fêtes du Jubilé de Saint-Rombaut. — Voy. 

ce La Dyle » année 1875, n°' 27 et 28. 

b) De Notre-Dame d'iîanswyck 

I. Année 1738. Beschryvinge der Jubel-jaeren van 
Hanswyck ende voornaementlyck van het wonderdaedigh 
Beeldt van Maria, aldaer voortydts buyten, nu binnen 
Mechelen door menighvuldige wonderheden vermaert, 
ende van de solemnele Processie te houden op den 17 
ende 24 augusti 1738... — Tôt Mechelen, by Lauren- 
tius Vander Elst, in-40. 

Kort verhael van de prachtighe ry-bende, of 

Cavalcade, verciert met verscheyde zegen-wagens, en 



436 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 

andere vreugde-stucken, die ter oorsaeck van het seven 
hondert, en V3''ftig-jaerig Jubilé van het mirakeleus beeld 
des (sic) alder-he3digste maegd, en moeder Gods Maria, 
rustende in de parochiale kerck van Hanswyck, sal uyt- 
gevoert worden door de Joncheyt van het gymnasium 
der societeyt Jesu binnen Mechelen den 17 en 24 augusti 
1738. — Tôt Brussel, by J. Lambertus Marchant, 1738, 
gr. in-4«. 

2. Année 1813. Prael-treyn tôt lof van Maria, zul- 
lende geschieden den i5, 23 en 2g augusti i8i3, verbeel- 
dende de Litanie van 0.-L.~Vrouw van Loretten, door 
prael-wagens en andere oppronkingen, toegeschikt aen 
den Jubilé van acht-honderd en vyf-en-twintig jaeren, dat 
men de Alderheyligste Maegd en Moeder Gods Maria in 
de kerke van Hanswyck binnen Mechelen, in haer mira- 
keleus Beeld heett geëert, — Gedrukt by P.-J. Hanicq, 
in-80. 

De stad en provincie van Mechelen, eenpaerig 

verheugd over de 825-jaerige geheugenisse, dat aldaer 
geëerd en aengeroepen is geweest de Alderheyligste 
Maegd en Moeder Gods Maria in haer mirakeleus en 
overal-vermaerd Beeld, onder den alouden titel van 
O.-L.-Vrouwe van Hanswyck. — Tôt Mechelen, by 
P.-J. Hanicq, i8i3, in-40 et in-8^ 

3. Année 1838. Cavalcade religieuse à l'occasion du 
jubilé de 85o ans, célébré avec grande pompe en 
l'honneur de Notre-Dame d'Hanswyck à Malines, pendant 
la dernière quinzaine du mois d'août i838; avec le texte 
flamand en regard. — Malines, P.-J. Hanicq, album 
in-fol. obi., avec 20 pi. dessinées par M. J. Vervloet. 

Description de la cavalcade et des fêtes publiques 

qui auront lieu à l'occasion du Jubilé de Notre-Dame 
d'Hanswyck, à Malines, pendant la dernière quinzaine 
du mois d'août i838. — Malines, P.-J. Hanicq, pet. 
in-8". 



CHAPITRE V 437 



It., en flamand. — Mechelen, it., pet. in-8". 

4. Année 1863. Album van den Jubilé van 875 jaren, 
ter eere van O.-L.-Vrouw van Hanswyk, of geschied- 
kundige beschryving van den Grooten Praeltrein en der 
openbare feesten die plegtiglyk zullen gevieid worden te 
Mechelen, gedurende de vyftien laetste daegen der 
maend augusty i863. — Mechelen, H. Dierickx-Beke 
Zonen, gr. in-4°, avec 20 pi. lith., dessinées par 
M. Victor Vervloet. 

Beschryving van den Grooten Praeltrein die zal 

plaets hebben ter gelegenheid van den Jubilé van O. L.V. 
van Hanswyk, te Mechelen, op 17, 24 en 3o augusty i863. 
— Mechelen, it., pet. in-8°. 

5. Année 1888. Fêtes jubilaires de Notre-Dame 
d'Hanswyck à Malines, 988-1888. Cavalcade suivie de 
l'ancien Ommegang dont la sortie aura lieu le 20 et le 
26 août et le 6 septembre. Notice historique et texte 
explicatif, avec le flamand en regard, par M. vati Castcr. — 
Malines, H. Dessain, album in-fol. obi., avec 20 pi. 
dessinées par M. Léon De Pape, et chromol. par 
MM. H. Caals & Schneider, à Anvers. 

?; II. — VISITES DE NOS SOUVERAINS & d'aUTRES 

1. Année 1744. Korte beschryving van het orden der 
prachtige ry-bende of Cavalcade, die ten opsight van de 
blyde komste binnen de stad van Mechelen van hunne 
Doorluchtigste Hoogheden Maria Anna, Arts-Hertoginne 
van Oostenryck ; ende Caroliis Alexander, Prins van 
Lorreynen, sal uytgevoert worden door de Jonckheyt 
van het gymnasium der Societeyt Jesu, als oock van 
sommige cieraeten tôt het selve eynde toebereyd door het 
Magistraet der selve stad. — Tôt Loven, by Joannes 
Jacobs, in-4°. 

2. Année 1746. Entrée solennelle à Malines de 



^38 SOLENNITÉS ET FETES DIVERSES 



S. M. Louis XV, roi de France, le i5 mai 1746. — Voy. 
a Gcschicdcnis van de stad en de heerlykhcid van Mechelen » 
door J. David, p. 4o5. 

3. Année 1780. Réception faite, le 24 septembre 1780, 
à S. M. Gustave III, roi de Suède, voyageant sous le nom 
de Comte de Haga. — Voy. (c Wekelyks Bericht voor de 
provincie van Mechelen » p. 431. 

4. Année 1781. Visite faite à Malines, le 23 août 
1781, par LL. Ax^. SS. l'Archiduchesse Marie-Christine 
d'Autriche, et le Duc Albert-Casimir de Saxe-Tesschen, 
Gouverneurs Généraux des Pays-Bas Autrichiens. — 
It., p. 5x2. 

5. Année 1803. Entrée solennelle du Premier Consul, 
le 21 juillet i8o3. — Voy. « Annonces et nouvelles poli- 
tiques » année i8o2-i8o3, n°' i5i et i52. 

6. Année 1815. Réception faite par le Magistrat à 
S. M. Guillaume Premier, roi des Pays-Bas, le 2g mars 
i8i5. — • Voy. (c Le Courrier Belgique », n°' 7g et 80. 

Lier-zang der Belgen op de blyde inkomste van 

L. M. Willem den Eersten, Koning der Nederlanden, 
den 2g meert 181 5, par M. Jean-Baptiste Olivier, membre 
du conseil communal. — Mechelen, P.-J. Hanicq, 
in-80. 

7. Année 1816. Réception faite par le Magistrat à 
S. A. R. le Prince héréditaire d'Orange et à son auguste 
épouse, le 17 octobre 18 16. — Voy. « Le Courrier 
Belgique », n" 27g. 

Der Belgen -zang ter gelegentheid van het huwe- 

lyk aangegaan door S. K. H. den Erf-Prins Willem- 
Frederik van Oranje met H. K. en K. H. de Princesse 
Anna-P aidowna van Rusland, op hunne blyde aankomst 
binnen Mechelen, den 17 october 1816, in-8"'. 

8. Année 1831. Réception faite par le Magistrat à S. 
M. Léopold Premier, le 28 juillet i83i. — « Voy. Alge- 
meen Aenkondigings-blad » n*' 3i. 



CHAPITRE V 4^9 



g. Année 1849. Visite de la Famille Royale à Malines, 
le 2 juillet 1849, à l'occasion de l'inauguration .de la 
statue de Marguerite d'Autriche. — It., n^ 27. 

10. Année 1854. Programme des fêtes qui auront lieu 
à Malines à l'occasion de la visite de la Famille 
Royale. — Malines, E,-F. Van Velsen, in-8°. 

Cavalcade et fêtes publiques, données par la 

ville de Malines, le 3 juillet 1854, à l'occasion de la 
visite de S. M. le Roi et de la Famille Royale. — 
Malines, A. Steenackers-Klerx, album in-fol. obi., avec 
i5 pi. dessinées par MM. J. et Victor Vervloet, et lith. 
par M. Ed. Setdenslagh. 

Fêtes de Malines. Lundi 3 juillet. — Voy. 

« Algemeen Aenkondigings-blad » n° 28. 

Banquet offert au Roi et à la Famille Royale, 

par la ville de Malines, le 3 juillet 1834. — Carte du 
menu, gr. in-4°, dessinée par M. Céleste Wmiters, et lith. 
par M. Ed. Seldenslagh. 

11. Année 1863. Visite de S. M. et de la Famille 
Royale, le 17 août i863, à l'occasion du Jubilé de Notre- 
Dame d'Hanswyck. — Voy. <( Mechelsch Nieiiws- en 
Aenkondigingsblad » n''" 36 et 38. 

12. Année 1875. Visite de S. M. et de la Famille 
Royale à Malines, le 5 juillet 1875, à l'occasion du 
Jubilé de Saint-Rombaut. — Voy. « La Dyle » n" 27. — 
It. et Mechelsch Nieuws- en Aankondigingsblad ». 

i3. Année X885. Vnns Boudewyn te Mechelen. — Voy. 
Prins Boudewyn, door Hendrik Gobbers, p. 75. — 
Ninove, weduwe Prosper Jacobs & Zonen, in-8°, avec 
portrait. 

14. Année 1888. Visite de S. M. et de la Famille 
Royale à Malines, le 2 septembre 1888, à l'occasion 
du Jubilé de N.-D. d'Hanswyck. — Voy. « La 
Dyle » n" 37. — It. <c Mechelsch Nienws- en Aankondigings- 
blad ». 



440 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 



§ III. — INAUGURATIONS & MANII-ESTATIOKS 

1. Année 1835. Inauguration du chemin de fer de 
Bruxelles à Malines, 5 mai i835. — Voy. « Moniteur 
Belge » 6 mai. — Voy. encore ce Souvenirs du Vieux 
Bruxelles » par Joe Diericx de Ten Hamme. — Bruxelles, 
i8go-gi, 2 V. in-8", t. t, p. 3. 

Pose de la première pierre du Nouvel Hôpital, 

rue de l'Empereur, par S. M. Léopold Premier, Roi des 
Belges, 3 juillet 1854. — It. 

Pose de la première pierre de V Abattoir public, 

par S. M., le même jour. — It. 

2. Année 1849. Fêtes inaugurales de la statue de 
Marguerite d'Autriche. — Malines, \'an \'elsen-Van der 
Elst, gr. in-8<^, avec 12 pi. dessinées par M. J. Vervloet. 

Voy. encore « Algemeen Aenkondigings-blad >> 

n"' 26, 27 et 28. 

3. Année 1854. Inauguration de la statue de Luc 
Fayd'herbe, œuvre de M. Jean-Baptiste De Bay, 2 juillet 
1854. — Voy. « Algemeen Aenkondigings-blad » n*^ 28. 

4. Année 1860. Inauguration de la statue de Michel 
Van Cocxyen, dit Coxic, œuvre de M. Louis Royer, 16 
décembre 1860. — Voy. <c Rapport sur l'administration et 
la situation des araires de la ville de Malines » année 
1860-1861, p. 68. 

5. Année 1861. Pose de la première pierre de deux 
Nouveaux Hospices, par M. Victor Tesch, Ministre de la 
Justice, i5 juillet 1861 . — Voy. « Gazetvan Mechelen » n" 5. 

Pose de la première pierre de la Nouvelle Ecole 

communale au quartier Sud de la ville, par M. Charles 
Rogier, Ministre de l'Intérieur. — It. 

6. Année 1862. Inauguration de la statue de Rembert 
Dodoens, œuvre de M. Joseph-Jean- Antoine Tuerlinckx, 
7 juillet 1862. Cantate mise en music|ue à cette occasion 



CHAPITRE V 441 



par M. Gustave Van Hoey, et exécutée sous sa direction 
par 200 choristes et instrumentistes. — Voy. « Gazet van 
Mechelen » n° 4, 

7. Année 1868. Plechtige inhaling der Bekroonde 
Leerlingen van het vrye burgers-kollegie van Sint-Rom- 
baut, 28 september 1868. — Voy. « Archives « dd. 
Notices, s. P'', n« 23. 

8. Année i:87r. Inauguration du Marché Couvert, 8 
janvier 1871. — Voy. « Mechelsch Nieiiws- en Aankondi- 
gingsblad » rf 2. 

Manifestatie der werklieden van het Arsenaal 

des IJzeren-wegs onzer stad, 22 October 1871. — Voy. 
« Archives » dd. Notices, s. P'', n^ 22. 

g. Année 1874. Nouvelle Prison Cellulaire, hors la 
porte des Vaches, ouverte au public, 1 5 et 16 mars 1874. 
— Voy. (c La Dyle » n° 11. 

Genootschap der Xaverianen te Mechelen. Plech- 
tige wijding en inhuldiging van hun nieuw lokaal, 6 
december 1874. — Voy. « Archives » dd. Notices, s. 
P'=, no 22. 

10. Année 1877. Manifestation en l'honneur de M. le 
Professeur P.-J. Van Beneden. Louvain, 18 juin 1877. — 
Compte-rendu publié au nom de la commission organi- 
satrice. — Gand, 1877, in-8". 

[I. Année 1885. Inauguration de la Nouvelle Salle, 
rue des Vaches, par les élèves de l'Ecole moyenne de 
l'Etat pour filles, 6 juillet i885. — Voy. « La Dvle » 
n° 27. 

12. Année 1886. Manifestation en l'honneur de Mon- 
sieur P.-J. Van Beruden à l'occasion de son cinquante- 
naire de Professorat (i836-i886). Louvain, 20 juin 1886. 
Compte-rendu publié par le comité organisateur. — 
Louvain, 1886, in-8°. 

— ■ — • Inauguration du buste en bronze de M. le Pro- 
fesseur P.-J. Van Beneden, œuvre de M. Joseph Willems, 



442 SOLENNITES ET FETES DIVERSES 

offert à lui par le Magistrat de la ville de Malines, 

5 juillet 1886. — Voy. « La Dyle » n°' 27 et 28. 

i3. Année 1890. Inauguration des travaux d'améliora- 
tion du régime de la Dyle par M. De Bniyn, Ministre 
de l'Agriculture, de l'Industrie et des Travaux publics, 

6 octobre 1890. — Voy. « Mcchclsch Nieuws- en Aankondi- 
gingsblad » n° 41. 

14. Année 1898. Inhuldiging van het standbeeld van 
P.-J. Van Beneden, œuvre de M. Jiil. Lagac, op zondag 
24juli i8g8. Programma derfeestelijkheden. — Mechelen, 
Ed. Van Doeselaer, in-8° obi., illustré. 

Groote feesten ter gelegenheid der inhuldiging 

van het standbeeld des beroemden natuurkundige P.-J. 
Van Beneden, zondag 24 Juli. — Vov. « Mechelsch Nieuws- 
en Aankondigingsblad » n°' 3o et 3i. 

Feestzang voor de onthulling van het standbeeld 

van Van Beneden, gedicht door M. Victor Van de Walle, 
en getoonzet door M. Gustaaf Van Hoey. — Voy. « Bulletin 
du Cercle archéologique de Malines » t. 7, p. i5i. 

i5. Même année. Le Centenaire de la guerre des 
Paysans à Malines. — Voy. u La Dvlc )> n" 44. 

— — Herdenking van den Boerenkrijg, — Voy. 
(.( Mechelsch Nieuws- en Aankondigingsblad » n" 44, 

16. Même année. Inauguration de la Nouvelle Caserne 
du 2'"' régiment d'artillerie, 3 décembre i8g8. — It., 
n°' 49 et 5o. 

§ IV. — CONGRÈS 

I, Année 1863. Assemblée générale des Catholiques en 
Belgique. Première session à Malines, 18-22 août i863. 

— Bruxelles, H. Goemaere, 1864, 2 vol. in-8*^. 

Malines. Fêtes et Congrès, par M. J. Chantrel. 

— Paris, C. Dillet, i863, in-80. 

Le Congrès Catholique de Malines, par Joseph 



CHAPITRE V 443 



Boni/ace. — Bruxelles, Tircher et Manceaux, i863, in-8°; 
relié avec le n° précédent. 

2. Année 1864. Assemblée générale des Catholiques en 
Belgique, Deuxième session à Malines, 29 aoùt-3 sep- 
tembre 1864. — Bruxelles et Paris, i865, 2 vol. in-8°. 

3. Année X867. Assemblée générale des Catholiques en 
Belgique. Troisième session à Malines, 2-7 septembre 
1867. — Bruxelles, Victor Devaux et C", 1868, in-8°. 

4. Année 1879. xvii^ Nederlandsch taal- en letter- 
kundig Congres te Mechelen. — Mechelen, J. Ryckmans- 
Van Deuren, 1879, in-8°. 

Handelingen van het xvii' Nederlandsch taal- en 

letterkundig Congres, gehouden te Mechelen den 24, 25, 
26 en 27 augustus 1879. — Mechelen, H. Dierickx-Beke 
Zonen, in-8°. 

5. Année 1881. Congrès musical organisé par la Royale 
Réimion Lyrique, le 12 septembre i88r. — Voy. a Mechelsch 
Nieiiws- en Aankondigmgsblad « n°' ij et 38. 

6. Année 1889. Assemblée générale des œuvres catho- 
liques de l'archidiocèse de Malines, 29, 3() avril et i mai 
1889. — Malines, J. Ryckmans-Van Deuren, 1890, in-8". 

7. Année 1891. Assemblée générale des Catholiques en 
Belgique. Session de 1891. — Malines, Paul Ryckmans, 
1892-1893, 3 vol. in-8°. 

Le Congrès de Malines et les Réformes sociales. 

Documents publiés par M. Jean Corbiait, avocat. -- 
Bruxelles, 1892, in-8^\ 

8. Année 1897. Congrès archéologique et historique de 
Malines, 1897. xii^ Session. Questionnaire. — Malines, 
L. & A. Godenne, in-8°. 

Annales du xii'^ Congrès archéologique et histo- 
rique de Malines, 1897; publiées par M. Louis Stroobant, 
secrétaire-général. — Malines, it., in-8°. 

— — Mémoires présentés au xii° Congrès archéologique 
et historique de Malines, 1897. — Malines, it., in-8". 



444 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 



Rapport sur le Congrès historique et archéolo- 
gique tenu à Malines, du 8 au ii août 1897, par M. Paul 
Bergmans. — Gand, 1897, in-8°. 

?5 V. — AUDITIONS MUSICALES lNI nKAM.\TIQ.UES 

1. Année 1842. Concours de chap.t d'ensemble donné 
par la Rcunion Lyrique, le 5 juillet 1842. — Voy. « Alge- 
ineen Acnkondigings-blad » n"' 27 et 28. 

2. Année 1856. Nouveau concours organisé par la 
même société, le i3 juillet i856. — It,, n^ 29. 

3. Année 1857. Troisième concours ouvert par elle, le 
12 juillet 1857. — Voy. « Gazct van Mechelen » n''' i et 2. 

4. Année 1863. Quatrième concours de chant d'en- 
semble donné par la Réunion Lyrique, le 23 août i863. 

— It., n« II. 

5. Année 1865. Cinquième concours ouvert par elle 
sous le patronage de la ville, à l'occasion du 25' anni- 
versaire de sa fondation, le i octobre 1865. — Voy. 
« Mechelsche Courant » n"' 17 et 18. 

6. Année 1868. Concours dramatique organisé par la 
société « De Taalzucht » le 18 octobre 1868. — It., 
n"' 20 et 21. 

7. Année 1875. Sixième concours international ouvert 
par \2, Réunion Lyrique , le 4 juillet 1875. — Voy. a Mechelsch 
Nieiiws- en Aankondigingsblad » n° 27. 

8. Année 1876-77. Concours dramatique organisé par 
la société •« De Taalzucht >> à l'occasion du 25'' anniversaire 
de sa fondation. — It., année 1877, n'' 12. 

9. Année 1880. Septième concours international orga- 
nisé par la Royale Réunion Lyrique, le 17 octobre 1880. 

— Voy. c( Mechelsch Nieuws- en Aankondigingsblad » 
n*^ 42. 

10. Même année. Concours dramatique international 
ouvert par la société « De Dylezonen », le 3i octobre 



CHAPITRE V 443 



1880, — Voy. « Rapport sur l' administration d la situation 
des affaires de la ville de Matines » année 1880-81, p. y 5. 

11. Année 1886. Concours international de chant 
d'ensemble organisé par la société « l'Aurore » 3 et 4 
octobre 1886. — Voy. « Mechelsch Nieiiws- en Aaiikondi- 
gingsblad » n°' 40 et 41. 

12. Année 1887. Grand concours international pour 
sociétés d'harmonie et de fanfares civiles et militaires, 
ouvert par la société de fanfares « La Persévérance » 2 et 
3 octobre 1887. — • It., n°' 40 et 41. 

t3. Année 1888. Cinquantenaire de la société Royale 
« Réunion Lyrique » 12 août 1888. — It., n" 34. 

14. Même année. Franciscus. Oratorium in drie 
deelen voor soli, koor, orgel en orkest, door Edgar Tinel. 
Gedicht van Lodewyk De Koninck. ('"'' audition, 22 août 
1888). — Brussel, Breitkopf en Hartel, gr. in-4'^. Offert 
par l'auteur à l'Administration Communale de Alalines. 

i5. Année 1897. Concours de Carillon, 27 juin 1897. 
Morceau imposé : Sonate pour carillon, par M. Gustave 
Van Hoey. — - Voy. « Rapport sur l'administration et la situa- 
tion des affaires de la ville de Matines » année 1896-97, p. 99. 

16. Même année. Audition de musique ancienne 
offerte à MM. les Membres du Congrès le lundi 9 août 
1897, à la Grande Salle des Fêtes, rue des Vaclics. — ■ 
Malines, L, & A. Godenne, in-8° illustré. 

17. Année 1899. Boduognat. Muziek van Edmond 
Pallcmaerts. Gedicht van Victor Van de Walle, 9 janvier 
1899. — ^'^- S. gr. in-40. Offert par l'auteur à l'Adminis- 
tration Communale de sa ville natale. 

§ VI. — CÉRÉMONIES & FÊTES RELIGIEUSES 

I. Année X760. Jubileum quinti secali coUeu^ii C .n ):ii- 
corum Zellariensium in honorem B. Vira;. Mauac fundati 
1260. Adjûncto encomio fundatoris Rev. D. Arnoldi de 



446 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 

Zellaer, ecclesiae S. Rumoldi Mechliniae canonici et 
scholastici, incomparabilis munificentiae viri, &c. — 
Lovanii, typis Joannis Francisci Van Overbeke, in-4°. 

2. Année 1785* Beschryvinge der plegtige diensten, 
der ciraeden, zinnebeelden ende opschiiften, met de 
vertaelinge dier &c. ter occasie van de Dry-hondert- 
jaerige Jubel-feest der instellinge van het Koninglyk 
Broederschap van O.-L.-V. van Seven Weeën, door 
Philippus den I Arts-hertog van Oostenryk, Koning van 
Spagnien &c. in de collégiale en parochiale kerke van 
O.-L.-V. over de Deyle tôt Mechelen... — Te koop tôt 
Mechelen, by J. F. van der Elst, in-S*^. 

Uytbrej^dinge van de zinnebeelden der coUe- 

giaele kerke van O.-L.-V. over de Deyle tôt Mechelen, 
opgeluystert met zeer christelyke en stigtbaere zede- 
lessen, door P. Ae. V. A. Capucien, ten opzigte van den 
Dry-honderd-jaerigen Jubilé der Zeven Droefheden der 
aldersmertelykste Maegd ende Moeder Gods Maria. — 
Tôt Mechelen, uit de drukkerye van P. J. Hanicq, lySS, 
pet. in-80. 

3. Année 1844. Bénédiction de notre grosse cloche 
Salvator, 26 novembre 1844. — Voy. « Journal d'annonces 
de Malincs, etc. » n°'47 et 48. 

4. Année 1855. Proclamation du dogme de l'Imma- 
culée Conception de la Sainte Vierge, 4 mars i855. — 
It., n°' 9 et 10. 

5. Même année. Fête de Notre-Dame des Sept- 
Douleurs, 16 septembre i855. — It., n"^ 38. 

6. Année 1865. Translation des reliques du Bien- 
heureux Jean Berchmans, 23 juillet i865. — Voy. 
« Mechelsch Niciiws- en Acnkondigingsblad » n°' 3i, 32, 33, 
34 et 35. 

7. Année 1871. XX V anniversaire de l'élévation de 
Pie IX au Trône Pontifical, 18 juin 1871. — It., n°' 27, 
28, 29, 3o, 3i et 32. 



CHAPITRE V 447 



8. Même année. Pèlerinage national à S. Rombaut, 
patron de l'église métropolitaine et du diocèse de 
Malines, pour obtenir, par l'intercession des SS. Patrons 
de la Belgique le rétablissement du Saint Père dans 
tous ses droits, 27 août 1871. — Voy. « La Dyle » n°' 35 
et 36. 

g. Année 1876. Le couronnement de l'image miracu- 
leuse de N.-D. d'Hanswyck, 3o juillet 1876. — It., n° 32. 

10. Année 1877. Grand Jubilé épiscopal de Sa Sainteté 
Pie IX, 21 mai 1877. — Voy. « Mechelsch Nieiacs- en 
Aankondigingsblad » n° 21. 

11. Année 1885. 4^ Centenaire de l'érection de la 
Royale Confrérie de Notre-Dame des VII Douleurs, 
20 septembre i885. — Voy. « La Dyle » n"' 38 et 3g. 

12. Année 1888. Canonisation de Jean Berchmans. 
Fête célébrée à cette occasion, 10 juin 1888. — Voy. 
« Mechelsch Nienws- en Aankondigingsblad » n» 25. 

II 

FÊTES DIVERSES 

§ I, — FÊTES PUBLIQ.UES CIVILES & MILITAIRES 

i. Année 1764.; Explication du Feu d'artifice qui sera 
exécuté sur la Grande Place de Malines le 2 d'août 
1764. Dédié à S. A. R. Monseigneur le Duc Charles de 
Lorraine et de Baar &c. &c. par M. le Général comte 
de Ferraris. — A Malines, chez J. F. Van der Elst, f. in- 
plano. 

2. Année 1770. Rym-galm uytblaesende den tvvee 
hondert jaerigen Jubel der zege-praelende sticlitinge van 
Ste Heylwighs Godtshuys geseyt Het Pulleiye gexieit... 
binnen Mechelen den 4Junii 1770. — Tôt Àlechelen, by 
Joannes-Franciscus Vander Elst, in-4°. 



448 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 

3. Année 1780. Exercices militaires durant un mois, 
exécutés à Bonheyden par les deux compagnies de 
canoniers en j^arnison à Malines, i5 août — i5 septembre 
1780. — Voy. « Wckc'lyks Bericht voor de provincie van 
Mcchclcn » pp. 371 et 387. 

4. Année 1785. De openinge der Schelde, geeyscht 
door Joseph den II Roomsch Keyzer... zal door de 
konst-minnende Jonkheyd vertoont worden op Zondag 
i3 februarii, binnen Mechelen. — 1785, in-4". 

5. Année 1864. Cavalcade, au profit des pauvres, 
14 février 1864. — ■ Voy. u Mcchclsch Niciiws- en Aenkondi- 
gingsblad » n°' 7 et 8. 

6. Année 1879. Programma der feesten gegeven ter 
gelegenheid van het xvii" Nederlandsch Taal- en Letter- 
kundig Congres, 24, 25, 26 en 27 Augustus 187g. — 
Mechelen, E.-J. Van Mol, 2 f. in-plano. 

7. Année 1883. Manifestation en l'honneur de M. le 
Bourgmestre Vcrhaghen à l'occasion du xxv^ anniversaire 
de son entrée au Conseil communal. — Voy. « De Bnr- 
gerij î) n"' 43 et 44. 

8. Année 1885. Grande cavalcade au profit de la 
Fédération de bienfaisance, organisée par les principales 
sociétés et par la garnison de la ville, i5 mars i885. — 
Voy. « La Dyle » n°' 11 et 12. 

g. Même année. Réunion générale de toutes les sec- 
tions du pays de la société « Het Davidsfonds » 3i août 
et I septembre i885. — It., n°' 36 et '5j. 

10. Année 1886. Manifestation en l'honneur de M. 
Joseph Polaster, chef d'atelier, à l'occasion du 5o' anni- 
versaire de son entrée en fonction dans les ateliers cen- 
traux du chemin de fer de l'Etat, 11 avril 1886. — Voy. 
« Mechclsch Nieuws- en Aankondigingsblad » n°' i3, 14 et i5. 

11. Année 1888. Hommage à M. Edouard Broers, à 
l'occasion de la cinquantième année de sa carrière admi- 
nistrative, i5 avril 1888. — It., n°^ 16 et 17. 



CHAPITRE V 



449 



12. Année 1896. Les Combattants de i83o, à Malines, 
I octobre i8g6. — Voy. « De Biirger » n° 40. 

i3. Année 1897. Grande Retraite aux flambeaux par 
les sociétés de la ville, 3 juillet 1897. 

14. Année 1898. Inauguration des drapeaux offerts 
par le Roi aux anciens militaires sous le règne de S. M. 
Léopold I, et à ceux de 1870-1871, 17 juillet 1898. — 
Voy. (c Mechelsch Nieiiws- en Aankondigingsblad » n° 29. 

i5. Année 1899. Fête organisée par nos facteurs à 
l'occasion de l'inauguration de leur drapeau, 16 juillet 
1899. — It., n°' 29 et 3o. 

§ H — FETES CIVILES PARTICULIERES 

a) Fêtes de sociétés 

1. Année 1812. Lof van Pyl en Boog, gezongen op de 
byeenkomst der Schutters van zeven steden, Mechelen, 
Aelst, Antwerpen, Gend, Brugge, Loven en 7 Sas van Gend, 
vierende hun Concordaet binnen Mechelen den 21 juny 
1812. — Mechelen, P.-J. Hanicq, in-4°, in-8°. 

2. Année 1821. Couplets dédiés par la Société de 
l'Arbalète à Malines, à son fondateur et digne chef 
M. Palms, pour être chantés à toutes ses réunions solen- 
nelles et lui servir de Palladium, 3o avril 182 1. — 
Malines, P.-J. ffanicq, in-40. 

3. Année 1834. MeCh'Len oUDste febI sChaar, gY 
teLt VYf-en-tWIntIg Jaar. Jubel-zang. 22 november. 
— Te Mechelen, by P.-J. Hanicq, f. in-fol. 

4. Année 1858. Banquet offert à M. François Hanicq 
par la Société Royale « Oiiden edelen Kniisboog » à l'occa- 
sion du 2y anniversaire de sa nomination de Trésorier 
de celle-ci, 27 septembre i858. — Voy. « Gazct van 
Mechelen » n° i5. 

5. Année 1874. Inauguration du buste offert par la 

32 



45o SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 

Société Lyrique à son Vice-Président, M. Victor Van 
Dciircn, le 2 5 janvier 1874. — Voy. « Mechelsch Niciiws- en 
Aankondigingshlad )> n° 4. 

6. Année 1889. Buste en bronze de M. le Chanoine 
van Casier, œuvre de M. Joseph Willems, offert à lui, le 
2 décembre 1889, par le Comité exécutif de la cavalcade 
organisée à l'occasion des fêtes jubilaires de N.-D. 
d'Hanswyck (1888). 

7. Année 1900. Manifestation organisée par le Cercle 
archéologique de Malines, le 22 mai 1900, en l'honneur 
de M. le Chanoine van Casier, nommé Chevalier de 
l'Ordre de Léopold. — Malines, L. & A. Godenne, 
in-8°, avec portrait. 

b) Fêtes de famille ou d'amis 

1. Année 1780. Aen den konst-ryken Heer G. Herreyns, 
historie-schilder van S. M. Gustavus den III, Koning 
van Sweden. — Door synen waeren Vriend J.-B. 
R(ymenans), f. in-8*^. 

Aen Myn HeerD^Cor/, schilder vansyne M., ende 

van syne H. den Prince van Condé, over syn dicht 
opgedraegen aen Myn Heer G. Herreyns, schilder van 
Gustaev' den III, Koning van Sweden, verongelykt door 
heymelyke rond-gestroeyde schriften. — Par le même, 
f. in-8°. 

2. Année 1788. Op het houwelyk van à^¥iee.ï Francisciis- 
Josephus Vander Elst ende Jouffrouw Isabella Gyselinckx, 
den 16 van gerst-maend 1788, in-8^. 

3. Année 1803. Epithalame en chant que la compagnie 
du Labyrinthe a l'honneur de présenter à Monsieur 
Vermeitlen et à Mademoiselle Schcppcrs, unis en mariage 
le 3o thermidor an XI, f. in-40. 

4. Année 1808. Aen den Heere D octor Joannes-Ignaiius 
Le Clercq, in houwelyk vereenigt met de edele Jouffvrouw 



CHAPITRE V 45l 



Maria-Theresia-Regina Dellaf aille, den 4 des jaers 1808, 
in-40. 

5. Année 1816. Aen den Heere Joannes-Baptista Ryme- 
nans, greffier van het vrede-recht, op zyn huwelyk 
aengegaen met Juffvrouw Cornelia-Joscphina Van Hnmbccck, 
tôt Mechelen den 12 september 1816, f. in-8". 

5. Année 1817. Epithalame à l'occasion du mariage 
de Monsieur Charles Van Kiel avec Mademoiselle Julie 
Bosselaer, célébré à Malines ce g octobre 181 7, par la 
Société Botanique, f, in-40. 

Bruyloft-lied, f. in-40. 

7. Année 1818. Couplets chantés à l'occasion du ma- 
riage de Monsieur Corneil Vermylen, avec Mademoiselle 
Jeannette Palms, célébré le 28 janvier 1818. Par un 
Parent, f. in-40. 

8. Année 1819. Aen Jouffvrouw Maria-Magdalena (Oli- 
vier) vierende den feestdag van haere Patroonesse den 
22 july 1819, f. in-80. 

9. Année 1823. A Monsieur Jean Van den Wiele, rentier 
à Malines, et MdiàemoiseWe , Jeannette Olivier, née au 
Cap de bonne Espérance, unis par les liens du mariage 
le 22 avril i823, Epithalame ou Chant Nuptial avec 
accompagnement de piano, lyre ou guitarre, in-8°. 

10. Année 1826. Couplets à l'occasion du mariage de 
Monsieur Charles Hofmans avec Mademoiselle Marie- 
Anne Hamers, célébré le 6 septembre 1826. — Malines, 
Van Velsen-Vander Elst, f. in-8". 

11. Houwelyks-lied. — P-'J- Hanicq, f. in-8^. 

S III. — FÊTES RELIGIEUSES PARTICULIERES 

a) Fêtes pour hommes 

I. Année 1661. R. D. Andreae Vanden Campe, eccle- 
siae metrop. Divi Rumoldi capellano, dum incruentae 
victimae suae primitias Verbum Verbo sisteret, & Deum 



452 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 

Deo immolaret. — Mechliniae, typis Gisberti Lintsii, 
in-plano. 

2. Année 1669. Keyserlycke weerdichyt bethoont in 
den Eerw. Heer Judoats De Keyser... in het celebreren 
van syn eerste Misse in de metrop. kercke van S. Rom- 
baut, den 29 julii i66g. — Gedruckt, by Gysbrecht 
Linto, in-plano. 

3. Année 1708. Den geluckighen uytganck uyt syn 
vaders huys met Abraham van den Eerw. Heer Judocus 
Backx... onder den reghel van de Canonicken régulier 
van den Grooten Vader Augustinus, in de vermaerde 
prostdye van onse L.-V. van Hanswyck, den 20 mey 1708. 
— Te Ghendt, by dérfghenamen van Maximiliaen Graet, 
in-plano. 

Eer-galm opgedraghen aen den... Heere Jiidocns 

Backx, ten daghe van syne solemnele professie in het 
clooster van de Canoniken regulieren van Hanswyck, 
den 20 mey 1708. — Tôt Brussel, by judocus de Grieck, 
in-plano. 

4. Année 1711. Onbloedighe offerhande van den seer 
Eerw. Heer Philippiis Gotmnaers, cappellaen van de 
metrop. kerck van den H. Rumoldus,... den 14 april 
1711. — Tôt Loven, by Peeter De Vaddere, in-plano. 

5. Année 1712. Gheluck-wensch aen den seer Eerw. 
Heer Judocus Backx, canonick régulier van de vermaerde 
prostdye van onse L.-V\ van Hanswyck... doende heden 
syne eerste offerande... den 19 juni 1712. — Gedruckt 
te Mechelen by Andries Jaye, in-plano. 

6. Année 1713. Liefdens op-draght aen den Eerw. 
Heere Joannes-Franciscus Bosselaer, ter occasie van... 
syne eerste Misse... in de capelle van het wyt-beroemt 
en bloeyende Seminarie tôt Mechelen, op den 16 julii 
1713. — Tôt Mechelen, gedruckt by Andries Jaye, in-4'^. 

7. Année 1722. Den hemel-rycken geest in den grooten 
vader ende propheet Elias bevleescht en in het vleesch 



CHAPITRE V 453 



ontvleescht, in den naer-dravenden propheet Eliseus 
verdobbelt... Frater Petrus De V leeschonwer . . . op syne 
dryvoudighe beloftenisse in het vleesch ontvleescht, 
binnen Mechelen den 8 februarius 1722. — Door 
Arnoldus Lacourt wort dit ghejont, in-plano. 

8. Année 1724. Elisesche vrage van Godt toeghestemt 
aen den... Heer Petrus- Josephiis De Grave... op syne 
dryvoudighe belooft-feeste in het Order van de Eerw. 
Paters Carmelieten in het Professiehuys binnen Mechelen, 
den 2 january 1724. — Tôt Ghendt, by Joannes Eton, 
in-plano. 

Broederlycke plicht rym-galmigh gequeten ende 

bethoont aen den . . . J onghelingh Pc triis-Josephiis De Grave. . . 
doende syne solemnele professie in het vermaert clooster 
der Eerw. P. P. Carmeliten binnen Mechelen. — Tôt 
Dendermonde, gedruckt by Daniel Van Noorthover, in- 
plano. 

g. Même année. Eximia dignitas et excellens potestas 
quas R. D. Joannes-Franciscits Ryckaert... adipiscitur, dum 
incruentum missae sacrificium... Deo in aris sacrât in 
sacelloSeminariiArchiep. Mechliniae nona januarii 1724. 
— Mechliniae, typis Laurentii Vander Elst, in-plano. 

10. Année 1735. Amsterdamsche Y-Swaan op de 
dappere daaden van den beroemden helt... Gerebrandiis 
Moolenaar, door belofte van gehoorsaamheyt, armoede 
en suyverheyt, den duyvel, de wereld, en het vleesch 
verwinnende, in het clooster der EE. PP. Lieve Vrouwe 
Broeders binnen Mechelen, den 11 februarii 1725. — 
Tôt Mechelen, by Laurentius Vander Elst, in-4°. 

11. Année 1728. Lof-dicht tôt eer... van Myn Heer 
Franciscîis-Bcnedictiis De Grave, doende syne solemnele 
professie in het vermaert convent der Eerw. PP. Carme- 
liten binnen Mechelen, op den 19 augusti 1728. — Tôt 
Ghendt, by Joannes Eton, in-plano. 

12. Année 1735. Epinicion R. D. Antonio van Slab- 



454 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 

bccck Mechliniensi, congregationis Oratorii D. Jesu 
inciuentam novae legis hostiam Aeterno Patri primum 
immolant! tertio idus martii 1735. — Luvanii, typis 
Pétri Augustini Denique, in-plano. 

i3. Même année. De priesterlycke weerdigheyt ver- 
thoont in den Eerw. Heer Philippiis Callaerts, doende 
syne eerste ontbloedighe offerhande in de kercke der 
Commanderye van Pitzenburg binnen Mechelen, den 
26 junii 1735. — Tôt Mechelen, by Laurentius Vander 
Elst, in-plano. 

14. Même année. R. D. Joanni-Baptistae Melaert 
Mechliniensi, congregationis Oratorii D. Jesu in sacris 
ejus primitiis agni immaculati celebratis die 2 octo- 
bris 1735. — Lovanii, typis Martini Van Overbeke, 
in-plano. 

i5. Année 1736. Aen den seer Eerw. Heer Cornelins- 
Joscphiis Dmwé gebortigh van Mechelen, op syn eerste 
onbloedigh sacrificie opgedragen in de parochiale ende 
collégiale kerke van onse Lieve Vrouwe over-Dyl te 
Mechelen, den 3 april 1736. — Tôt Loven, by Joannes- 
Bapt. ^^an der Haert, in-plano. 

16. Année i737. Glorieuse victorie over den duyvel, 
de wereldt ende het vleesch, behaelt door F. Joanncs- 
Francisciis De Coninck op den dagh van syne solemnele 
professic by de Eerw. Paters Augustynen binnen 
Mechelen, den 2 junii 1737. — Tôt Mechelen, by 
Laurentius Vander Elst, in-plano. 

17. Année 1740. De priesrerlycke weerdigheyt ver- 
thoont in den seer Eerw. Heer Joanncs-Baptista Coers, 
priester van het Oratorie, syn eerste onbloedigh sacrificie 
op-offerende in de parochiale kerck van Sint Jans tôt 
Mechelen, den 29 september 1740. — Tôt Mechelen, by 
Laurentius Vander Elst, in-plano. 

18. Année 1741. Zegepraal behaalt op zich zelf, den 
duyvel, de wereld en het vleesch door den... Heer Pctrits-' 



CHAPITRE V 455 



Frmicisciis-Josephiis De Keesschieter van Haveren... als hy 
zigh selven slag-offert aan Godt volgende dévangelische 
raaden in't order van de Eerw. Paters L.-V. Broeders 
binnen Mechelen, den 19 van januari 1741. — 'tx\nt- 
werpen, by de weduwe van Petrus Jacobs, in-plano. 

ig. Même année. Den Eerw... Rumoldiis-Ludov .- 
Joseph. De Rees, de eerstelingen van syn onbloedigh soen- 
offer toe-stierende aen den Alder-hooghsten binnen 
Mechelen, den 25 juny 1741. — Tôt Mechelen, by 
Laurentius Vander Elst, in-plano. 

20. Année 1743. Vreughde-rym ter eere van... Joannes- 
Francisciis Mariman... in syn eerste sacrificie in de 
parochiale kercke van S. Jans, binnen Mechelen den 
3o junii 1743, in-plano. 

21. Année 1746. Conincklyck priesterschap verbeldt 
in... Franciscus De Coninck, Canonick régulier, ...opdrae- 
gende syne eerste onbloedige offerhande in de parochiale 
kercke van O. -L.-V. van Hanswyck,den 27december 1746. 
— Tôt Mechelen, by Laurentius Vander Elst, in-plano. 

22. Année 1748. De priesterlycke macht... verleent 
aen... Judocus-Philippiis Gooris, Godt op-offerende syn 
eerste onbloedigh sacrificie in de capelle van den 
H. Martinus binnen Mechelen, den 2 van julius 1748. — 
Tôt Mechelen, by Laurentius Vander Elst, in-plano. 

23. Année 1750. Verheugde geluck-wenschingh over 

de priesterlycke macht en weirdigheydt gedaen aen 

PetriLS-Josephiis-Ignatiiis De Raedt, syne eerste onbloedighe 
offerhande aen den Almoghenden op-offerende in de oude 
vermaerde capelle van S. Martinus binnen Mechelen, 
den 16 junius 1750. — Tôt Mechelen, it., in-plano. 

24. Année 1752. Sacerdotalis dignitas in vero sacri- 
ficie Missae, primitus celebrato per R. D. Joannem-Fran- 
ciscum-Gislcmini Van den Zype. Mechliniensem Congrega- 
tionis Oratorii Jesu, die 5 mensis martii 1752. — Lovanii, 
typis HenriciVan der Haert, in-plano. 



456 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 

25. Même année. De stemme des Heeren... verthoont 
door den Eerw. Heer Martimis Jacobs, organist, in de 
collégiale kercke van O. L. \\ binnen Mechelen, doende 
syue, eerste onbloedige offerhande aen Godt, den 1 1 junius 
1752. — Tôt Mechelen, bij LaurentiusVan der Elst, 
in-plano. 

26. Année 1754. Oeffeningh der pristerlycke macht 
betoont door den Eerw. Heer Jacobiis Collier, syne 
eerste onbloedige offerande aen Godt opdraegendc in 
de parochiale kercke van S. Catharina binnen de stadt 
Mechelen, den 2 julius 1754. — Tôt Mechelen, it., 
in-plano. 

27. Année 1757. R... D° Joanni-Francisco Foppens, eccl. 
metrop. S. Rumoldi Canonico Graduato Archidiacono, 
Districtus Mechliniensis ad occidentem Archipresbytero 
XXV a'' jubilanti die 11 octobris. — Mechliniae, typis 
Joannis-FrancisciVan der Elst, in-plano. 

28. Année 1758. Het groot priesterlyk geluk in den 
Eerw. Heer Henriciis Calliiwel... in ailes seer wel naer 
aile synen wensch gelukt, als wanneer hy in syne eerste 
Misse Godt het geluk van al heeft opghedraeghen... 
in de parochiaele kercke van den H. Joannes binnen 
Mechelen, den i3 junius 1758. — Tôt Mechelen, it., in- 
plano. 

2g. Année 1760. Geestelycken bauw door den Broeder 
Augnstimis Colibrant, doende syne solemnele professie, 
onder den standaert van den H. Vader Dominicus binnen 
Mechelen, den 21 meert 1760. — Tôt Mechelen, it., 
in-plano. 

3o. même année. Priesterlycke macht... afgebeelt in 
den... Heer Jiidociis-Livinus De Pootcr, opdraegende nu 
hier 't eerste onbloedigh sacrificie in het clooster der 
Religieusen Canonikerssen Régulière van Thabor tôt 
Mechelen, op den 9 meert 1760. — Tôt Mechelen, it., 
in-plano. 



CHAPITRE V 457 



3i. Même année. R... D°° Petro De Laddersotis Mech- 
liniensi,... dum primis in aris incruentum sacrificium 
vero coeli Deo offert Mechliniae in monasterio Urbani- 
starum, 17 junii 1760. — Bruxellis, typis P. J. Lem- 
mens, in-plano. 

32. Année 1762. De apostelyke voorsienigheyd ver- 
toont in den Eerw. Heer Petrus-Joscphus Loiiys... uytdey- 
lende voor d'eerste reyse de apostolyke schatten in de 
parochiale kerke van St. Jan tôt Mechelen, den 4 octo- 
ber 1762, in-plano. 

33. Année 1763. Domino Joanni-Rumoldo Colibrant, 
eccl. metrop. S. Rumoldi Capellano, sacerdotii sui 
primitias Patri aeterno offerenti in sacello conception] 
immaculatae genetricis Dei Mariae sacro, nona januarii 
1763. — Mechliniae, apud Joannem Franciscum Van 
der Elst, in-plano. 

Pièce en vers flamands relatives au m.ôme. — 

Tôt Mechelen, it., in-plano. 

34. Année 1764. Vyf en twintigh jaerigh gebouw vol- 
trocken door den seer Eerw. Heere Joannes-Antonins Van 
den Maie, Godt danck ofFerende syner 25 jaerige besti- 
ringe der pastorye van Patte, den 10 september 1764. 
— Tôt Mechelen, it., in-plano. 

35. Année 1766. De valsche wereld veracht door den... 
Broeder Henricus Betranis, doende syne solemnele pro- 
fessie onder den regel van den H. Vader Augustinus, in 
het vermaert clooster der Alexianen (gesyt) Cellebroeders 
binnen Mechelen, den 2 juli 1766. — Tôt Mechelen, it., 
in-plano. 

36. Année 1771. R. Domino Joanni-Baptistae Van Elc- 
wyck, Canoniae B. M. V. de Bethléem, congregationis 
Lateranensis Capituli Windezemensis electo Priori meri- 
tissimo, die i3 maii 1771. — Lovanii, typis Joannis 
Jacobs, in-plano. 

Liedeken tôt lof van den Eerw. Heer Joannes- 



458 SOLENNITÉS ET FETÊS DIVERSES 

Baptista Van Elcwyck, gebortigh van Mechelen, van de 
vermaerde Priorye van Bethlehem by Loven Prior ge- 
kosen, op den i3 mey 1771. — Tôt Loven, it., in-4°. 

37. Même année. Lof-digt opgcdraegen aen den Eerw. 
en Hoog-geagten Heer Jacobiis-Eniariuei Van C aster, Prior 
der Canoniken regulieren van de vergadring van de H. 
Genoveva, Pastor in Hanswyck, vierende het 25ste jaer 
van priesterschap, binnen Mechelen, den 24 julii 1771. 
— Uyt de druckerye van Joanncs-Franciscus Vander 
Elst, in-40. 

38. Année 1773. Roem-galm aen den seer Eerw. Heer 
H enviais- Antoniiis De Mtintcr van Puers,... eerbiediglyk 
opgedragen binnen Puers, den 4 januarii 1773. — Tôt 
Mechelen, it., in-plano. 

39. Année 1779. Engelsche verheventheyd, door 't 
weerdig priesterschap vertoont, in den Eerw. Heer 
Joannes-Jacobus Michiels, den eersten keer aen Godt opdra- 
gende het onbloedig sacrificie der Misse in de kerke 
van O. L. Vrouwe over de Deyle, den i3 junii 1779. — 
Tôt Mechelen, it., in-plano. 

40. Année 1782. Lof-dicht opgedraegen aan den Eerw. 
Pater Judociis De Wilde,... solemnelyk vierende synen 
5o jaerighen Jubilé in het klooster der Eerw. Paters 
Onse-Lieve-Vrouw-Broeders binnen Mechelen, den 28 
october 1782. — Tôt Mechelen, it., in-fol. 

41. Année 1783. R. Domino Joanni-Baptistac Van Ele- 
wyck, canoniae B. V. M. de Bethléem, cong. Lat. Cap. 
Wind. Priori, (|uinquagesimum professionis annum 
completo [ubilaeo celebranti, die 12 octobris 1783. — 
Lovanii, typisVan der Haert, in-plano. 

Ode rhythmica R. Domino etc. — Lovanii, it., 

in-plano- 

42. Année 1785. Aen den Eerw\ Heer Jcannes-Antoniiis 
Buydens, gebortig van Mecheleji,... opdraegende syne 
eerste onbloedige offerande in de parochiale kerke van 



CHAPITRE V 459 



de H. Catharina, den 24 mey 1785. — Tôt Loven, by 
J. Jacobs, in-plano. 

43. Année 1786. Palémons zang aen den Ed. en Zeer 
Eerw. Heer Joarines-Baptista Lehardy , gebortig van 
's Hertogen-Bosch, pastoor tôt Boort-Meerbeek, in het 
aertsbisdom van Mechelen, vierende solemnelyk het 
25ste jaer van syn herderlyk ampt, op den 10 van wyn- 
maend 1786. — Tôt Mechelen, gedrukt by P. J. Hanicq, 
in-4°. 

44. Année 1788. De weirdigheyd des ouderdoms afge- 
beeld in den Eerw. Pater Cornelius-a-Sancto-Joannc, pleg- 
tiglykj vierende syne 5o jaerige [ubel-feeste in de kerke 
der Eerw. P. P. Carmelieten O-L-V Broeders binnen 
Mechelen, den 25 augustii 1788. — Tôt Mechelen, by 
F.-J. Van der Elst, in-40. 

45. Année i:792« Den ouden Tobias nog heden 
levende in den agtbaeren grysaert Bartholomaeits-Josephiis 
Bossyn, Pater van de Cellebroers, vierende syne voile 
Jubel-feeste in het 28''^^ jaer syner regeringe in hun 
convent tôt Mechelen, den 16 october 1792. — Tôt 
Mechelen, it., in-plano. 

46. Année 1814. Applausus R. Domino Joanni-Jacobo- 
Joscpho Moons, Mechliniensi, antea Mechliniae parochiae 
S. S. Joannis-Baptistae et Joannis Evangelistae Pastori, 
nunc collegialis et parochialis ecclesiae civitatis Turn- 
holtanae Plebano, dedicatus 1814, 8 junii, in-plano. 

47. Année 1815. Onbloedige offerhande aen Godt 
opgedraegen, door den Eerw. Heer Alcxander-Joseplms 
Dolmans, gebortig van Lanaaken, den 26 february 181 5, 
op het Groot-Beggyn-hof te Mechelen. — Tôt Mechelen, 
de wed. F.-J. van der Elst, in-4". 

48. Année 1816. Geluk-wensch aen den Eerw. Heer 
Joannes-Baptista Pauwels, geboortig van Boom, aen Godt 
opdraegende zyne eerste onbloedige offerhande tôt 
Mechelen, op 't Groot Beggyn-Hof, den 19 december 



460 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 

1816. — Tôt Mechelen, gedrukt by P.-J. Hanicq, in- 
plano. 

4g. Année 1818. Rym-galm opgedraegen aen den 
Eerw. Heer Joannes-Nicolmis Voet, ter gelegentheyd van 
syne eerste onbloedige offerhande, gedaen in de metrop. 
kerk van den H. Rumoldus, op don ]8 van de maend 
mey 1818, in-40. 

5o. Année 1823. Au très R. P. Gabriel-Joseph Lcemans, 
à l'occasion de ses Prémices, solennellement offertes 
dans l'église paroissiale de Notre-Dame à Malines, le 
27 mai 1823, in-4'^ et in-plano. 

5i. Même année. Den verheven trap der priesterlyke 
weerdigheid, plechtiglyk beklommen door den zeer 
Eerw. Heer Petrus De Toiimay, zyne eerste onbloedige 
offerande aen den Allerhoogsten opdraegende in de paro- 
chiale kerke van O.-L.-Vrouwe over de Dyle, den 23 
van sprokkel-maend 1823. — Te Mechelen, by P.-J. 
Hanicq, in-8°. 

52. Année 1825. Lof van priesterlyke waerdigheyd 
toegeeygend aen den Eerw. Heer Ivo-Jomines-Baptista- 
Josephns Bosselaer, over het opdraegen van zyn eerste 
Godlyk-verzoen-offer in de parochiale kerk van O.-L.- 
Vrouwe over de Dyle, den i3 meert 1826. — Te Meche- 
len, by Van Velsen-Vander Elst, in-4". 

Het Heillot van den Eerw. Heer Ivo-Joannes- 

Bapt.-Josephus Bosselaer, hem toegezongen toen hy de 
eerste mael het heilig Misoffer aan God opdroeg etc. — - 
Te Mechelen, by P.-J. Hanicq, in-4^. 

A Monsieur Ivcs-Jean-Baptiste-Joseph Bosselaer, 

à l'occasion de l'offrande solennelle de ses Prémices sur 
le maitre-autel de l'église paroissiale de Notre-Dame 
à Malines, le i3 mars 1825, in-S''. 

53. Année 1827. Aan mynen wel Eerw. broeder P^-Zn/s 
Fris, ter gelegenheid van zyn eerste heilig Misoffer aan 
God opgedragen in de succursale kerk van de H. Catha- 



CHAPITRE V 461 



rina binnen Mechelen, den 21 oogst 1827. — Te 
Mechelen, by Van Velsen-Van der Elst, in-4". 

04. Année 1828. Op het eerste offer van den Eerw. 
Heer Petrus-Joannes Borgers, toegewyd aen den Almo- 
genden Vader, in de kerk van O. L. Vrouwe over de 
Dyle, den 25sten van oogstmaend 1828. — Te Ant- 
werpen, by J.-B. Heirstraeten, in-40. 

55. Année X829. De weerdigheyd van den priester- 
staet afgeschetst ter gelegenheyd van de eerste onbloe- 
dige offerande, opgedraegen aen den hemelschen Vader 
door den Eerw. Heer Thcodoriis-Corncliiis-Josephiis De 
Brmiwer, in de kerk van O.-L.-Vrouw binnen Mechelen, 
den 22sten van lentemaend 182g. — T'Antwerpen, by 
G. Van Merlen, in-40. 

Vers dédiés à Monsieur Théodore-Corncillc-Joseph 

De Broiiwer, par son beau-frère et ses sœurs, à l'occasion 
de la célébration de ses Prémices dan.s l'église parois- 
siale de Notre-Dame au-delà de la Dyle, le 22 mars 
182g. — A Malines, chez Van Velsen-Van der Elst, 
in-40. 

Couplets chantés à l'occasion des Prémices du 

R. M. Théodore De Broiiwer, le 22 mars 182g. Dédiés 
par son beau-frère et ses sœurs, in-fol. 

56. Année 1831. Lof-dicht aen onzen weerden broeder 
Petrus-Albertîis Diijon, op zyne 5o jaerige Jubelé gevierd 
in het klooster der Cellebroeders binnen Mechelen, den 
28 augustus i83i. — Te Mechelen, by J.-F. Gilis, 
in-plano. 

57. Année 1832. Stances dédiées au R. M. Victor- 
Jean-Baptiste Scheppcrs le jour de sa première Messe, 
célébrée le 25 avril i832 dans la métropole de S: Rom- 
baut. Par votre cousin et ami P.P. — A Malines, chez 
Van Velsen-Van der Elst, in-4°. 

Couplets dédiés au même, à l'occasion de sa 

première Messe etc. — A Malines, it., in-8°. 



462 SOLENNITÉS ET FETES DIVERSES 

58. Année 1834. Le Néomiste. — Vers dédiés à 
Monsieur J. J. Schejfcrmeycr à l'occasion de sa première 
Messe, cclcbrcc à Malines le 27 mai 1834. Vos condis- 
ciples, Les Séminaristes malinois. — A Malines, it. in-8^. 

h) Fêtes pour femmes 

1. Année 1673. Victori-wensch over de strydende 
bruyt Christi Jouffrouw Thcresa Del Gado, haer bege- 
vende.... op het Groot Beggyn-hoff binnen Mechelen den 
21 aug. — Tôt Mechelen, by Gysbrecht Lints, in-plano. 

2. Année 1688. j ou^i'on-w Elisabeth Peeters, onder den 
witten standaert der H. Begga haer ziele verpandende... 
in het Groot Beggyn-hoff der stadt ende provincie 
Mechelen, op den 10 november 1688. — Tôt Mechelen, 
by Jan jaye, in-plano. 

3. Année 1710. Joffrouw Angcla Herman... in den Hof 
van de H. Begga, alwaer sy is doende haere professie 
binnen Mechelen, den 2 november 17 10. — t'Antwerpen, 
by Joannes Paulus Robyns, in-plano. 

4. Année 1728. Jouffrouw Clara-Henrica Van Kiel, 
doende haere professie op het Groot Beggyn-hof binnen 
Mechelen, den 17 november 1728. — Tôt Mechelen, by 
Laurentius Van der Elst, in-plano. 

5. Année 1743. Jouffrou Comelia Janssens, haere pro- 
fessie uytsprekende op het Beggyn hof binnen de stadt 
Mechelen, den 28 mey 1743. — Tôt Brussel, by Jac. van 
de Velde, in-plano. 

6. Année 1745. Mevrouwe Antonia Bosmans, Abdisse 
25 jaeren van het clooster der Urbanisten binnen 
Mechelen, geviert den 10 october 1745. — Tôt Loven, 
by Joannes Jacobs, in-plano. 

7. Année 1754. Joffrouwe Barbara-Christiana Scheppers, 
oudste Hof Joffrouwe van het groot Beggyn-Hof,vierende 



ÔHAPITRE V 463 



haeren Sojaerigen Jubilé binnen Mechelen, op den 10 
september 1754. — Tôt Mechele:!, by Laurentius Van 
der Elst, in-plano. 

— — Autre pièce, en vers, dédiée à la même. — Tôt 
Loven, by Henricus Vander Haert, in-plano. 

8. Année 1757. Jouffrouw Elisabeth Janssens, geboor- 
tigh van Butsel onder de Baronie van Bautersem, doende 
haere solemnele professie in het klooster van Sion binnen 
Mechelen, den 16 augustus 1757. — Tôt Loven, it., in- 
plano. 

g. Année 1759. Dorothca (eertydts) Anna De Ruysser 
doende haere solemnele professie in de abdye van 
Roosendael by Walem, den 6 mey ijog. — Tôt Meche- 
len, by Joannes-Franc. Van der Elst, in piano. 

10. Même année. Jouffrouw Joanna Cenlemans, als- 
wanneer sy sich aen haeren bruydegom verbint door 
haere belofte op het groot Beggyn H of binnen Mechelen, 
g october ij5g. — Mechelen, it., in-plano. 

11. Même année. Jouffrouwe Catharina Audiens, ge- 
bortigh van Bonhe3^den, doende haere professie op het 
out en kleyn Beggyn-hof van Mechelen, den 16 october 
175g. — Tût Mechelen, it., in-plano. 

12. Même année. Jouffrouw Maria- Anna Van Mom- 
peyen op den dagh van haeren halven Jubilé, geviert in 
het clooster van Bethanien binnen Mechelen, den 16 
october I75g. — Door J.-F. Vander Elst en M. A. Van 
Mompeyen ul. swager en suster, in-plano. 

i3. Année 1760. Suster Catharina De Wever, geboor- 
tigh van Bouchout, doende haere solemnele professie in 
't klooster der Swerte Susters binnen Mechelen, den 
i5 januarius 1760. — Tôt Mechelen, by Joannes-Fran- 
ciscus Vander Elst, in-plano. 

14. Année 1762. Jouffrouw Catharina De Coeck, i^cbor- 
tigh van Mechelen, doende haere solemnele professie 
binnen de stadt Loven, onder den Regel van den H. 



464 SOLENNITÉS ET FÊTES DIVERSES 



Augustinus, den g me)^ 1762. — Tôt Mechelen, it., 
in-plano. 

i5. Azi-.-.lz -:7J« Jouffrouw Maria-Theresia-Joscpha- 
Scraphina De Jonge, gebortig van Brussel, vierende het 
5oste jaer van haere beloften in het clooster der Carme- 
literssen tôt Willcbroek by Mechelen. — Tôt Loven, by 
Joannes-Franciscus Van Overbeke, in-4". 

16. Année 1781. Jouffrouw Maria- Joanna-Isabe lia - 
Joscpha Crabeels, doende haere plegtige beloften in het 
slot der ongeschoende Carmelieterssen tôt Willebroeck, 
op den 23 april 1781. — Tôt Mechelen, by J.-F. van der 
Elst, in-fol. 

17. Année 1782. Jouffrouw Maria-Anna Van Hencxt- 
hoven, op haere professie in het klooster, genaemt den 
Berg Thabor binnen Mechelen op den 7 january 1782. 
— 't Antwerpen, by J.-B. Carstiaenssens, in-plano. 

18. Même année. Jouffrouw Isabella- Maria- Jacoba 
Vandcr Elst, gebortig van Mechelen, ten daege van haere 
plegtige professie op het Groot Beggyn-hof binnen de 
de stadt Brussel, den 12 junii 1782. — U geschonken 
door uwen eenigen broeder Francus-Joseph Van der Elst, 
in-plano. 

ig. Année 1784. A très-noble DevuoiseWe, M arie-Thérèse- 
Antoindte de Burlet, de Malines, au jour qu'elle célèbre 
son Jubilé de 25 ans d'entrée au couvent de Ste Ursule 
à Louvain, le 3o août 1784. — A Louvain, chez J. Jacobs, 
in-plano. 

20. Année 1787. Joufîvi'ouw Anua-Theresia D'Hollander, 
doende haere solemnele professie op het Groot Beggyn- 
hof binnen Mechelen, den i mey 1787, in-plano. 

21. Année 1788. Dochtev Carolifia Du Pont, alswanneer 
zy uytspreekt haere solemnele beloften in O. L. V. 
Gasthuys binnen Mechelen, den 3o september 1788. — 
Tôt Mechelen, gedrukt by Petrus-Josephus Hanicq, 
in-plano. 



CHAPITRE V 465 



22. Année 1789. ]oM^^xoMw Elisabeth Vermeulen, doende 
haere plegtige beloften op het oud Beggyn-hof binnen 
Mechelen, den 14 van hoey-maend 1789. — Tôt Meche- 
len, by F.-J. Van der Elst, in-plano. 

23. Année 1790. Matroone, VrouweCatharinaSchockaert, 
Priorinne 22 jaeren in de abdye van Roozendal, op den 
dag van haeren vollen Jubilé van professie, geviert den 
3o augusti 1790. — 't Antwerpen, by J. Grange, in-4". 

24. Année r79i. Jouffvrouw Joanua-Mana Claes, op den 
dag van haere belofte, gedaen op het groot Beggyn-hol 
binnen Mechelen, den 8 februarius 1791 . — 't Antwerpen, 
it., in-plano. 

25. Année 1792. Opdragt aen Jouffrouw Theresia 
Massart, op den dag van haere belofte op het Groot 
Beggyn-Hof binnen Mechelen, den 8 mey" 1792. — Tôt 
Mechelen, by P.-J. Hanicq, in-plano. 

26. Année 1796. Jouffvrouw Joanna-Carolina Van der 
Elst, gebortig van Mechelen, ten dage van haere plegtige 
professie op het groot Beggynhof binnen de stad Brussel, 
17 junii 1796. — F--J- Van der Elst, typ. Mechl. inv. et 
fec, in-plano. 

27. Année 1805. Jouffvrouw' Paidina-Maria-Theresia 
Gillis, gebortig van Mechelen, haer aen Godt opdraegende 
in het Gasthuis van den H. Joannes binnen Brussel, 
den 18 februarii i8o5. — Tôt Mechelen, by F.-J. van der 
Elst, in-plano. 

28. Année 1806. Jouffvrouw Maria-Theresia Coreman, 
gebortig van Merchtem, plegtiglyk vierende haer vyftig- 
jaerige Jubel-feest in het Gasthuys van O.-L.-Vrouwe 
binnen Mechelen, den 29 van hoey-maend 1806. — Tôt 
Mechelen, it., in-plano. 

29. Année k8ii. Vrolyke en gestichtige rymkens, ter 
gelegentheyd van het 25 jaerig Begynschap van de 
Jongvrouwe Theresia Blondeau, op het Groot-Begynhof 
tôt Mechelen, uytgesproken op den dag van haere 

33 



466 SOLENNITES ET FÊTES DIVERSES 

Patroonersse, den 14 van wyn-maend 181 1. — Tôt 
Mechelen, b}^ P--J- Hanicq, in-S*^. 

30. Année 1817. Rym-digt opgedraegen aen Joufvrouw 
M aria- Anna Herbosch, doende haere proffessie op het 
groot Begyn-Hof binnen Mechelen, den 36 augustus 
1817. — Tôt Mechelen, it., in-plano. 

31. Même année. Jouffvrouw Maria-Francisca-Joscpha 
Vereeckcn, met het doen van haere beloftens op het Groot 
Beggyn-hof te Mechelen, den 11 van slagt-maend 1817. 

— Tôt Mechelen, it., in-40. 

32. Année 1818. Zuster Apollonia, vierende het vyf- 
tigste jaer naer haere plegtige inwyding in het klooster 
van Galileën tôt Mechelen, den 24 augusti 1818. — Tôt 
Mechelen, by de wed. F.-J. van der Elst, in-plano. 

33. Année 1833. Ter gelegenheyd der plegtige belofte 
van Petronilla Van Asbrocck, gedaen den 4 juny i833, in 
het klooster der Zwart-Zusters te Mechelen. — Te 
Mechelen, by P.-J. Hanicq, in-40. 

34. Année 1855. Gedachten by de plegtige belofte die 
M argarcta-Dorothea Van Pelt deed in Ste Elisabeths Gast- 
huis te Mechelen, den 12 november i855. — Mechelen, 
by E.-F. Van Velsen, in-8°. 

35. Année 1856. Aen Zustei' A Hgusiina, ter gelegenheid 
van hare plegtige professie in het klooster der Zwarte 
zusters te Mechelen, 3o juny i856. — Te Mechelen, by 
A. Steenackers-Klerx, in-plano. 

36. Année 1894. Aan de Eerw. Moeder M aria- Anna 
De Coninck, Abdisse van het klooster der zusters Claris- 
sen-Coletienen binnen Mechelen, ter gelegenheid van 
haren Gouden Jubel, 19 april 1894, door L. De Koninck. 

— Mechelen, H. Dessain, in-80. 



CHAPITRE VI 467 



CHAPITRE VT 

Ibiôtoire Si Hrcbéolooic 



HISTOIRE 

§ I. — ARCHIVES 

a) Inventaires des archives déposées ici 

1. Gachard (L,~P.J. Collection de documens inédits 
concernant l'histoire de la Belgique. Bruxelles, i833- 
i835, 3 V. in-8°. — Voy. v. 2, p. 3i. 

2. Gyseleers-Xliys (B.-J.-F .-C .). Additions et correc- 
tions à la Notice de M. Gachard sur les archives de la 
ville de Malines. — Aux dépens de l'éditeur, i836-i838, 
4 V. in-8^ 

3. Van Doren (P.-J.). Inventaire des Chartes & Octrois 
de la ville de Malines. — Malines, E.-F. Van Velsen, 
i85g-i862, 2 V. in-8°. 

Inventaire des Lettres missives (i 385- 1699). — 

Malines, it., i855-i868, 3 v. in-8'\ 

Inventaire des Affaires civiles et ecclésiastiques de la 

ville de Malines; publié par V. Hcrmans. — Malines, 
it., 1876, in-8°. 

4. Hermans (V.). Inventaire des Lettres missives {1600- 
1674). — Malines, it., i885, in-8°. 

Inventaire des Registres & Rouleaux de la ville de 

Malines. — Malines, A. Olbrechts-De Mae3^er, 1894, 
in-8°. 



468 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 



b) Inventaires de nos archives conservées ailleurs 

1. Oachard (L.-P.J. Les archives royales de Dussel- 
dorf. Bruxelles, 1881, in-80. — Voy. p. 61 « Les Bcrthoid 
et la seigneurie de Malines ». 

2. Inventaire des Cartulaires conservés dans les dépôts 
des archives de l'Etat en Belgique. Bruxelles, 1895, in-8°. 
— Voy. p. 80. 

3. Inventaire des Cartiilaires belges conservés à l'étran- 
ger. Bruxelles, i8gg, in-8°. — Voy. p. 46. 

4. Inventaire des Obititaires belges (collégiales et 
maisons religieuses). Bruxelles, 1899, in-8°. — Voy. 
p. 46. 

§ II. — HISTOIRE GÉNÉRALE 

a) Histoire de la ville 

1. Dynter (Edmond de). Chronique des Ducs de Bra- 
bant ; publiée par M. P.-F.-X. De Ram. Bruxelles, 1854- 
1860, 4 V. in-4°. — Voy. « Table analytique des matières » 
t. I , i"' partie, p. 216. 

2. Guicciardini (Loiiis). Beschryvinge der gantscher 
Nederlanden, deur M. Liidoviciim Gidcciardiniim, over- 
gheset in de Nederduytsche spraecke, deur Corneliuni 
Kilianum, ende vermeerdert, deur Petrum Montanum. 
Amstelodami, 1648, in-fol. — Voy. p. i3i. 

3. Graniaye (J.-B.j. Historiae et Antiquitatum urbis et 
provinciïe mechliniensis libri III. — Bruxellse, 1607, 
pet. in-4°. 

4. T aiGTius (RemmenisJ. Chronyke van Mechelen. Ver- 
meerdert met eene achtervolgende Tafel &c. makende 
een korte générale Chronyke van den jaere 355 tôt den 
jaere 1680. — Tôt Mechelen, by J.-F. Van der Elst^ 
s. d., pet. in-4'\ 



CHAPITRE VI 469 



Den mechelschen Almanach, voor schrickeljaer 

1680. It., pour les années i683 à i68g, 1692 à 1694, 1697 
et 1698, 1700 et 1703, avec une continuation de la Chro- 
nique jusqu'au 21 février 1702. — Tôt Mechelen, by 
Gysbrecht Lints, i5 v. in-S^ obi. 

5. JeoflTroy (J.-B.). Verhaling ofte Historié der Pro- 
vintie van Mechelen etc. — Voy. chap. 11. 

6. Azevedo (G.-D. de). Korte Chronycke van vêle 
gedenckweerdige geschiedenissen, soo in de principaele 
steden van het Hertoghdom van Brabant als in de stadt 
en provincie van Mechelen, voorgevallen 't sedert de 
geboorte ons Saligmaeckers tôt desen tegenwoordigen 
tyde. — Tôt Loven, b}^ Joannes Jacobs, 1747 et an. 
suiv., 3 V. pet. in-8°. (i'"^ édition). 

Korte Chronycke der stadt ende provincie van 

Mechelen, by een vergaedert u}/t verscheyde soo ge- 
druckte als geschreve chronycken,archieven der cloosters, 
ambachten etc. — Tôt Loven, by J.-B. Vander Haert, 
1773-1779, 9 V. pet. in-80 (2' édition). 

Oudheden der stadt ende provincie van Mechelen, 

beginnende van de sesde eeuwe, met sommige vermeer- 
deringe tôt verbeteringe der Mechelsche Cronyke begonst 
in druck te geven ten jaere 1747. — Tôt Loven, by J.-B- 
Vander Haert, 1776, pet. in-8°. 

Kronyk van Mechelen, beginnende met de maend 

november i582, makende het gevolg op de Kronyk van 
G.-D. de Azevedo, door Attg. De Bniyne. — Voy. « Alma- 
nak van de Sint-Jansgilde, bygenacmd de Peoene » p. j5. — 
Mechelen, A. Steenackers-Klerx, 1861, in-8<^. 

7. De Munck. (J.-J.). Gedenck-schriften etc. — Voy. 
chap. II. 

8. Seigneurie (De la) de Malines. Voy. « Descrip- 
tion historique, chronologique et géographique du Duché de 
Brabant )) p. 314. — Bruxelles, Jos. Ermens, 1791, 
in-8^ 



470 HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE 

g. Ferrier (A.J. Description historique et topogra- 
phique de Malines. — Bruxelles, i836, in-S*^. 

10. David (JJ. De Heerlykheid van M echelen. Extrait 
de la Revue « De Middelaer «. — Leuven, 1840-42, in-8°. 

11. Gyseleers-Tliys. Tyd-reken-kundige beschryvinge 
der Heerlykheid van Mechelen, dienende tôt vermeer- 
dering en verbetering aen de zoo genaemde Heerlykheid 
van Mechelen, uytgegeven onder hetbestier van M. David. 

— Mechelen, J.-F. Olbrechts, s. d,, in-8° Voy. « Œuvres 

complètes » t. 7. 

Liste des Seigneurs de Malines, depuis Notger, 

évêque de Liège, jusqu'à Adolp, dernier Seigneur de 
Malines, ainsi que des Seigneurs depuis que la Seigneurie 
n'a plus appartenu à l'église et au chapitre de Liège. 

— Voy. a Œuvres complètes « t. 3, p. 14g. 

12. Van den Branden de ReetlifF.-F.-y4J. Recherches 
sur l'origine de la familledesBerthout,etc. — Koy.chap.ii. 

i3. Raadt (J .-Th. de). A propos d'un diplôme relatif 
à la maison des Berthout. — Bruxelles, 1888, in-8°. 

Egide Berthout I" dit à-la-Barbe. — Bruxelles, 

i88g, in-8'^; relié avec le n" précédent. 

14. "Wauters (Alphonse). Histoire et description de 
Malines. — Voy. « Les Délices de la Belgique » p. 86. 

— Bruxelles, 1844, in-8". 

i5. David (J.). Geschiedenis van de stad en de Heer- 
lykheid van Mechelen. — Leuven, 1854, in-8°. 

16. Ruytjens (Jean-Comeillc). De stad Mechelen en 
hare oude gedenkstukken. Geschiedkundig overzigt, door 
J-.C.-R. — Mechelen, i856, J.-F. Olbrechts, in-8°. 

17. Dbaiiis (M.-C.-H .). Opkomst en bloei van het 
Christendom in Mechelen, of merkweerdige voorvallen 
rakende de stad en de kerk van Mechelen, van het begin 
der aenkondiging van het H. Geloof in deze streken, tôt 
op onze dagen toe. — Mechelen, A. Steenackers-Klerx, 
1857, 2 V. pet. in-4^. 



CHAPITRE VI 471 



18. Vander Elst (P.-C.J. Marquisat d'Anvers et Sei- 
gneurie de Malines. — Vov. « Annales de l'Académie 
d'archéologie de Belgique » s. 2, t. i, p. 54g. 

ig. Xorfs (L.). Malines (Mechelen). Esquisse histo- 
rique. — It,, s. 2, t. 6, p. 400. 

20. Steurs (Fr.J. Eenige bladzyden uit de geschiedenis 
van Mechelen aan de leerzame jeugd opgedragen. — 
Mechelen, E. & I. Van Moer, i883, pet. in-8°. 

Herziene uitgaaf. — Mechelen, Steurs-Bussers, 

igoo, pet. in-4°. 



b) Histoire du district 

1. jeofFroy (jf.-B.). Verhaling ofte Historié der pro- 
vintie van Mechelen etc., p. 5. — Voy. chap. 11. 

2. De Munck (J.-J.). Gedenck-schriften etc., p. 28. 
— Voy. chap. 11. 

3. Van Doren (P.-J.). Accord conclu entre Jean 
Berthout, seigneur de Neckerspoel, et Jean Berthout, 
seigneur de Berlaer, pour applanir les difficultés qui 
s'étaient élevées entre les habitants de Neckerspoel et 
de Malines, 27 août I2g5. — Voy. « Inventaire des archives 
de la ville de Malines » t. i, p. 12. 

Les villages composant le district sont déclarés 

faire partie du domaine et de la juridiction de l'église de 
Liège, comme la ville même de Malines, 28 janvier i3o8 
(n. st.). — It., p. 36. 

4. Besciirijviiig: van den Boeren Crygh geschiet 
outrent de Capelle ten Bru3men Cruysse op den 3 meert 
1748 (sic), tusschen den Baron de Clinchamps, Colonel 
van een régiment Loreynsche voetgangers, ende tusschen 
een groot getal Boeren van St. Catlyne Waver ende 
andere omliggende Parochien, aengeleyt door Jan 
Cadodder. Door G. D. B. — Tôt Mechelen, by Hendrick 



472 HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE 

Jaye, 1648 (sic), in-8°. — Voy. Delà/aille « Bydragen tôt 
opheldermg etc. » t. 2, p. 140. 

Jan Kadodder. — Voy. « Archives « DD. Notices, 

s. i^'', n*" 22. 

5. I>e kapei van Bruinekruis en de baenstrooper. — 
Voy. « Gazct van Mcchelcn » année i858, n"' i, 2 et 3. 

c) Histoire du ressort 

1. Ernde (R. N . van den). Provincie, stad ende dis- 
trict van Mechelen, opgeheldert etc., pp. 398, 3gg, 436, 
45 1, 452 et 457. — Voy. chap. 11. 

2. De Munck (J.-.J). Gedenck-schriften etc. p. 41. 

3. Van Doren (P.-J.). Sentence du conseil privé qui 
règle l'administration de Heyst et du ressort de Malines, 
17 février i55o. Voy. « Inventaire des archives de la ville de 
Malines » t. i, p. 238. 

4. Lriekens (Lodewyk). Het Ressort van Mechelen, of 
de geschiedenis der gemeenten Heist-op-den-Berg, Bois- 
schot, Hallaaren Gestel. — Mechelen, L. & A.Godenne, 
1898, in-8°. 

d) Histoire du pays de Malines 

1. Butkens. Pa3^s de Malines. — Voy. « Trophées du 
Duché de Bradant » t. 2, p. 69. 

2. De l^lunck (J.-J.). Het Landt van Mechelen. — Koi'. 
« Gcdcnck-schriftcn etc. » p. 48. 

3. Gaiesioot iL.). Revendication du Pays de Malines 
par la Maison d'Egmont (1440-1564). — Gand, i87g,in-8°. 

4. Raadt (J.-Th. de). Les Seigneurs du Pays de 
Malines. — Berlaer et ses Seigneurs. Notice historique 
sur la commune de Berlaer. — Anvers, 1889, in-8°. 

It. — Keerbergen et ses Seigneurs. — Gand, 

1889, in-80. 



CHAPITRE VI 473 



Notice historique sur Broechem et ses Seigneurs. 

— Malines, M. Dessain, i88g, in-S^. 

De Heerlykheden van het Land van Mechelen. — 

Niel en zyne Heeren. — Gent, 1889, in-8°. 

It. — Duffel, Gheel en hunne Heeren. — 

Turnhout, 1890, in-8'*. 

& Stockmans (J.-B.). It. — Geschiedenis der 

gemeente Schelle. — Lier, i8gi, in-80, avec 7 pi. 

Les Seigneurs du Pays de Malines. — Wavre- 

Notre-Dame et ses Seigneurs, Notice historique sur la com- 
mune de Wavre-Notre-Dame. — Nymegen, 1891, in-80. 

Le Manoir de Bosschesteyn appelé vulgairement 

Halmalshof et Allemanshof à Broechem. — Malines, 
Henry Cordemans, 189 1, in-8°, avec 2 pi. 

De Heerlykheden van het Land van Mechelen. 

Norderwyck en zyne Heeren. — Turnhout, 1892, in-8°. 

Les Seigneuries du Pays de Malines. — Itegem 

& ses Seigneurs. Notice historique sur la commune d'Ite- 
gem. — Malines, L. & A. Godenne, 1894, in-8°, avec6 pi. 

5. Piot (Ch.), Inventaire des archives de la Cour 
féodale du Pays de Malines. Voy. « Inventaires divers ». 

— Bruxelles, 1879, in-fol. 

6. Costunien, stiel ende manière van procederen, in 
den Hove van Befferen, Lande van Mechelen. — Tôt 
Mechelen, gedruckt by Jan Jaye, 1675, pet. in-4°. 

It. — 't iVntwerpen, by Michiel Knobbaert, 1682, 

in-fol. 

It. — Tôt Mechelen, by Laurentius Vander Elst, 

s. d., in-80. 

7. liVaeiiieiii. Charter der vryheid van Waelhem 
(i365) avec la traduction française en regard, par 
M. Ch.-Fr. Stallaert, gr. in-4° (i). 



(i) D'après une copie insérée dans le recueil de Van der Borch, intitulé 
« Geslachts qfkomste van het huys BerthotU » reposant aux archives communales 
de Malines. 



474 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

De Munt te Waelhem, in 1421, par M. C.-P. Ser- 
rure. — Voy. « Vaderlandsch Muséum >> t. i, p. 201. 

Abdy van Rooscndael, by Mechelen., par 

M. jf. Schaejfer. — Voy. « Œuvres complètes » t. 3, 
p. 40. 

Waelhem, par M. G. z'aii Cashr. Voy. « Bulletin 

du Cercle archéologique de Matines » t. 2, p. 23 1. 

L'abbaye du Val des Roses, Roosendael, près de 

Waelhem, par le même. — It., p. 24g. 

Excès commis par les Malinois au village de 

Waelhem en 1423. — Voy. Gyseleers-Thys « Œuvres com- 
plètes » t. 4, p. 42. 

De Boerenkryg te W'aelhem, door Ad. Reydams. 

— Voy. « Bulletin du cercle archéologique de Matines « t. 8, 
p. i33. 

8. Rytiienam. De Slag van Rymenam (i augusti 
1578), par le même. — It., t. 5, p. 197. 

— — De groote Paal van Rymenam, par le même. — 
It., t. 8, p. 121. 



S m. — HISTOIRE PA' TICL'LIERE 



a) Période féodo-communale 

I. David fj.). (jiftbrief van Karel den Eenvoudige ten 
voordeele der kerk van Luik, giS. — Voy. « Geschiedenis 
van de stad etc. » p. 437. 

Overeenkomst tusschen Hugo van Pierrepont, 

bisschop van Luik, en Wouter Berthout, waerdoor de 
regten en pligten des laetsten bepaeld worden, I2i3. — 
It., p. 441. 

Compromissum tusschen Hendrik, bisschop van 

Luik, en Wouter Berthout, tôt vereffening hunner ge- 
schillen te Mechelen en in de onderhoorige plaetsen, 
4 dec. 1268. — It., p. 443. 



CHAPITRE VI 475 



Verpanding van Mechelen door bisschop Hugo 

van Châlons, aen hertog Jan II van Brabant, 22 oct. i3oo. 

— It., p. 442. 

Verdrag tusschen hertog Jan II van Brabant en 

Jan Berthout, tôt bepaling van beider regtente Mechelen, 
12 nov. i3oi. — It., p. 447. 

Vergunning van nieuwe Privilegiën aen die van 

Mechelen, door hertog Jan II van Brabant en Jan 
Berthout, 20 juny i3o2. — It., p. 463. 

Onderwerping der Mechelaers aen hertog Jan II 

van Brabant en aen Jan Berthout, volgens uitspraek te 
doen door vyf scheidsmannen, 28 juny i3o3. — It., p. 465. 

Uitspraek der vyf scheidsmannen tusschen hertog 

Jan en Jan Berthout van de eene zyde, en de Mechelaers 
van de andere, tôt verzoening der stad met hare Heeren, 
14 sept. i3o3. — It., p. 468. 

Akkoord gesloten tusschen Thiebout bisschop 

van Luik en Gielis Berthout, om hun beider regten te 
Mechelen te bepalen, den 28 january en den 23 february 
1307. — It., p. 482. 

Blyde inkomst van Willem I, graef van Henegau, 

van Holland en Zeeland, in zyne stad van Mechelen, en 
bevestiging van de voorregten der Mechelaers, 21 dec. 
i3i3. — It., p. 489. 

Brieven van verkooping der stad en Heerlykheid 

van Mechelen, aen Lodewyk, graef van Vlaenderen, i333. 

— It., p. 492. 

Beklag van den luikschen kerkvoogd wegens de 

overeenkomst getroffen tusschen den graef van Vlaen- 
deren en den hertog van Brabant, en verbod aen de 
Mechelaers van er zich naer te gedragen, 11 juny i337. 

— It., p. 5ii. 

Blyde inkomste van graef Lodewyk van Vlaen- 
deren als Heer van Mechelen, 20 aug. i356. — It., 
p. 535. 



476 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

Uitspraek van graef Lodewyk van Vlaenderen 

over de merkten van zout, haver en visch, tusschen de 
steden van Mechelen en van Antwerpen, i3 sept. i358. 
— It., p. 55g. 

2. 'Willems (jf.-F.J. Lettres de Wauthier Berthout, 
seigneur de Malines, concernant le paiement de la dot 
de sa femme, et l'engagement de la ville de Malines par 
l'évêque de Liège, pour 4,000 marcs de Cologne, 18 déc. 
1255. — Voy. « Les gestes des Ducs de Brabant » v, i, p. 654. 

Les arbitres nommés par le duc de Brabant et la 

ville de Malines prononcent sur leur différend, 10 déc. 
1307. — It., p. 745. 

Florent Berthout, seigneur de Malines, promet 

au duc de Brabant la fidèle alliance d'Adolphe de la 
Marke, si celui-ci est nommé évèque de Liège, 6 mars 
i3i3. — It., p. 753. 

Lettres de Guillaume, comte de Hainaut et de 

Hollande, confirmant les privilèges de la ville de Malines, 
20 mai i3i6. — It., p. 754. 

Lettres du duc Guillaume de Bavière, comte de 

Hainaut, de Hollande et de Zélande, par lesquelles- il 
promet à son neveu, le comte de Flandre, d'adjuger à la 
comtesse de Flandre les villes de Malines et d'Anvers, 
avec d'autres avantages, par le jugement arbitral qu'il 
prononcera endéans le mois, sur leurs différends avec le 
duc et la duchesse de Brabant, 5 mai i357. — It,, v. 2, 
p. 536. 

— — Négociations et pourparlers entre le conseil du 
duc de Brabant et le conseil du comte de Flandre, sur 
les limites des deux pays, la ville de Malines et les 
privilèges d'Anvers, g décembre i363. — It., p. 6o3. 

3. Gaciiard (L.-P.J. Compromis entre Jean II, évêque 
de Liège, et Gauthier II, de la maison de Berthout, 
avoué ou seigneur de Malines, par lequel ils nomment 
des arbitres pour prononcer sur leur juridiction respective 



CHAPITRE VI 477 



dans cette ville et ses dépendances, 19 avril i233. Voy. 
« Analedes belgiqiics concernant l'histoire des Pays-Bas », — 
Bruxelles, i83o, in-S^, p. 237. 

4, Coninckx (H.). La Joyeuse Entrée des Seigneurs 
de Malines. — Voy. ^ Bulletin du Cercle archéologiqiic de 
Matines » t. 6, p. i65. 

5. Deiafaiiie (Fr.-Ed.). De veldslag van Scheut, 
17 oogst i356. — Voy. « Mechelsch Nieuws- en Aenkondi- 
gingsblad » année i863, n°' 3 et 4. 

b) Période Bourguignonne 

I. Van D or en (P.-J.). Lettres de Philippe le Hardi, 
duc de Bourgogne, et de Marguerite, son épouse, conte- 
nant le serment prêté par eux aux habitants de Malines, 
le 21 mars i383. — Voy. « Inventaire des archives de la 
ville de Malines » t. i, p. yS. 

Lettres de Philippe le Hardi, du 22 juin i387, 

par lesquelles il ordonne à l'écoutête d'Anvers de faire 
exécuter la sentence concernant les étapes de sel, de 
poisson et d'avoine, en vertu de laquelle les Anversois 
ne pouvaient retenir qu'un tiers de ces denrées, et les 
deux autres tiers devaient être mis en vente à Malines. 
— It., p. 75 et suiv. 

Lettres du même, du mois d'août 1393, contenant 

règlements et privilèges pour les marchands de la hanse 
teutonique, qui feront le commerce à Malines. - It., p. 76. 

Lettres de Jean, duc de Bourgogne, contenant le 

serment prêté par lui aux habitants de Malines, le 23 
avril 1405, date de son entrée en cette ville. — It., p. 80. 

Lettres du même, du i5 avril 1409, contenant 

octroi pour les habitants de Malines de deux franches 
foires annuelles de huit jours, l'une à tenir le lundi avant 
l'Ascension, l'autre le 27 septembre. — It., p. 81. 

Lettres de Philippe, duc de Bourgogne, conte- 



478 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

nant le serment prêté par lui aux habitants de Malines, 
le 8 octobre 141 9, date de son entrée en cette ville. — 
It., p. 94. 

Lettres du même, du 24 mars 1445 (n. st.), par 

lesquelles il change l'époque des deux franches foires que 
son père avait octroyées à Malines. L'une de ces foires 
se tiendra dorénavant le 25 juillet, l'autre le 2 février. 
— It., p. 120 et suiv. 

Lettres de Charles le Hardi, contenant le serment 

qu'il prêta aux habitants de Malines, le 3 juillet 1467, 
lors de sa joyeuse entrée en cette ville. — It., p. 149. 

Lettres du même, du 16 octobre 1467, par les- 
quelles il pardonne aux habitants de Malines les excès 
commis par eux dans la dernière émeute, moyennant 
certaines modifications apportées à leurs privilèges, et le 
payement à son profit de 3o,ooo florins du Rhin. — It., 
p. i5o. 

Lettres de Marie, duchesse de Bourgogne, du 

mois de mars 1477, par lesquelles, en attendant qu'elle 
puisse se rendre à Malines, pour y recevoir et prêter le 
serment accoutumé, elle déclare confirmer tous les privi- 
lèges de la ville, et révoquer l'ordonnance du 16 octobre 
1467, qui les avait modifiés. — It., p. 164. 

Lettres de Marie de Bourgogne, du 25 juin 1477, 

contenant le serment qu'elle prêta le même jour aux 
habitants de Malines. — It., p. i65. 

Lettres du 9 janvier 1478 contenant le serment 

prêté, le même jour, par l'archiduc Maximilien d'Autriche, 
en qualité d'époux de Marie de Bourgogne. — It., p. 166. 

Lettres d'Edouard IV, roi d'Angleterre et de 

France, du i3 mars 1478, par lesquelles il fait con- 
naître qu'en considération de sa sœur, la duchesse de 
Bourgogne, il accorde, la vie durante de cette prin- 
cesse, aux bourgeois de Malines qui ont leur résidence 
habituelle en cette ville, les mêmes privilèges que ceux 



CHAPITRE VI 479 



dont jouissent en Angleterre les marchands de la hanse 
teutonique. — It., p. i66. 

2. Conincltx (H .). Philippe le Hardi et Marguerite de 
Flandre, inaugurés à Malines le 21 mars i383. — Voy. 
« Bulletin du Cercle archéologique de Malines » t. 6, p. igo. 

Jean sans Peur, inauguré à Malines le 23 avril 

1405. — It,, p. 194. 

Philippe le Bon, inauguré à Malines le 8 octobre 

1419. — It., p. 195. 

Charles le Téméraire, inauguré à Malines le 

3 juillet 1467. — It., pp. ig6 et 25g. 

Marie de Bourgogne, inaugurée à Malines le 

25 juin 1477. — It., p. 202. 

Maximilien, roi des Romains, époux de Marie de 

Bourgogne, inauguré à Malines le g janvier 1478. — It., 
pp. 204 et 268. 

Une émeute à Malines en 1467. — ■ It., t. 3, p. 3oo. 

3. Oproer binnen Mechelen ten jare 1467. — Voy. 
« Archives » DD. Notices, s. i''*', n" 16. 

4. Oaiesioot fL.-G.J. Marguerite d'York duchesse 
douairière de Bourgogne (i468-i5o3). — Bruges, 187g, 
in-8°. 

— Encore un mot sur Marguerite d'York veuve de 

Charles le Téméraire. — It., 1884, in-8". 

Quelques renseignements concernant la famille 

du chancelier Hugonet. — It., i883, in-8°. 

5. Vautier (George). La domination des deux derniers 
ducs de Bourgogne en Belgique. — Voy. « Revue trimes- 
trielle » t. 35, p. iig. 

c) Période Austro-Espagnole 

I. Van Doren (P.-jf). Lettres de 10 février i486 (n. st.), 
par lesquelles Marguerite d'York, veuve du duc Charles 
le Hardi, reconnaît avoir vendu à ceux de Malines, pour 



480 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

la somme de 12,000 florins, sa maison qui avait appar- 
tenu autrefois à l'évêque de Cambrai. — Voy. « Inven- 
taire des archives de la ville de Malines » 1. 1, p. lyS. 

Lettres du roi Maximilien, du 24 novembre 1488, 

par lesquelles il fait connaître que, pour récompenser les 
Malinois des services qu'ils ont rendus à son fils Philippe, 
il leur confère le droit que ceux de Bruxelles prétendaient 
avoir aux étapes de sel, de poisson et d'avoine, déclarant 
ces derniers déchus de ce droit, parce qu'ils tenaient le 
parti de ses ennemis. — It., t. i, p. 17g. 

Lettres de Maximilien et de Philippe, du mois 

d'octobre 148g, par lesquelles, voulant reconnaître la 
loyauté et les services des habitants de Malines, ils 
déclarent que les gens d'église et bourgeois demeurant 
dans cette ville seront, pour les biens qu'ils posséderont 
hors de la franchise de Malines, exempts pour toujours 
de toutes tailles, aides, subventions, impositions et autres 
charges accordées au profit de ces princes et de leurs 
successeurs. — It., t. i, p. 180. 

Lettres patentes de l'empereur Frédéric III, 

du 10 janvier i4go, par lesquelles il élève au rang de 
comté la ville de Malines et son district, qui n'étaient 
jusqu'alors décorés que du titre de seigneurie. — It., 
t. I, p. 182. 

Lettres du roi Maximilien et de Philippe le Beau, 

du 27 mars I4g5 (n. st.), contenant le serment prêté, le 
même jour, par ce dernier, à sa réception comme seigneur 
de Malines. — It., t. i, p. i83. 

Lettres de Charles, prince d'Espagne, du 5 

février i5i5 (n. st.), contenant le serment prêté par lui 
le dit jour, à sa réception comme seigneur de Malines, 
ainsi que la confirmation des privilèges de cette ville. — 
It., t. I, p. ig4. 

Acte contenant le serment prêté, le 8 septembre 

154g, aux habitants de Malines, par le prince Philippe, 



CHAPITRE VI 481 



comme héritier et successeur éventuel de Charles-Quint, 
ainsi que le serment réciproque des habitants. — It. 
t. I, p. 234. 

2. I^c Giaj (Edouard). Correspondance de l'empereur 
Maximilien P' et de Marguerite d'Autriche, sa fille, 
gouvernante des Pays-Bas, deiSoyà i5ig, publiée d'après 
les manuscrits originaux. — Paris, i83g, 2 v. in-8°. 

3. Gachard (L.-P.J. Commission de régente et gou- 
vernante générale des Pays-Bas donnée par l'empereur 
Maximilien à l'archiduchesse Marguerite, 18 mars i5og 
(n. st.). — Voy. <■<■ Bulletins de la Commission royale 
d'histoire » s. 3, t. 12, p. 168. 

Lettres patentes de l'empereur Maximilien par 

lesquelles il commet l'archiduchesse Marguerite, le duc 
Frédéric de Bavière, le comte Félix de Wurtemberg, 
le président de Plaine et Xicaise Hackeney, pour, en 
son nom, émanciper son petit-fils l'archiduc Charles : 
23 décembre i5i4. — It., s. 2, t. 7, p. 71. 

Lettres par lesquelles Charles-Quint, pour la 

part et portion de l'archiduchesse Marguerite, sa tante, 
en la succession de l'empereur Maximilien, lui alloue 
la somme de deux cent mille florins d'or à payer en 
plusieurs termes; lui promet le troisième des plus riches 
joyaux délaissés par l'empereur, avec un autre joyau 
dont il fera choix, et lui cède et transporte, sa vie 
durant, sous certaines réserves, la ville et le territoire de 
Malines, 18 septembre i52o. — It., s. 3, t. i3, p. 2g. 

Commission de régente et gouvernante des 

Pays-Bas donnée par Charles-Quint à l'archiduchesse 
Marguerite, ig octobre i520. — It., s. 3, t. i3, p. 37. 

Lettres de Marguerite d'Autriche, i52o-i527. — 

It., s. 3, t. 4, p. 235. 

Maladie et mort de Marguerite d'Autriche, gou- 
vernante des Pays-Bas. — Voy. '■<. Collection de docnmens 
inédits concernant l'histoire de la Belgique » t. i, p. 2g i. 

34 



482 HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE 



4. "Van der Haegflien (Phj. Antoine de Ligne et 
Marguerite d'Autriche. Deux lettres de la correspondance 
de Henri VIII, d'après les manuscrits du British 
Muséum. — Voy. « Messager des sciences historiques ». 
— Gand, i865, p. 119. 

5. Michelant. Inventaire des vaisselles, joyaux, tapis- 
series, peintures, manuscrits, etc., de Marguerite d'Au- 
triche, régente et gouvernante des Pays-Bas, dressé en 
son palais de Malines, le g juillet i323. — Voy. « Bulletins 
de la Commission royale d'histoire » s. 3, t. 12, pp. 5 
et 83. 

6. Fons-Mélicocq (De la). Plaintes et doléances de 
Charles-Quint contre François I", roi de France, adres- 
sées à l'Assemblée de Alalines, le 18 avril i528. — Voy. 
« Messager des sciences historiques ». ■ — Gand, i863, p. 268. 

7. Procès-verbal de la reconnaissance des sépul- 
tures : 1° de Marguerite de Bourbon, duchesse de 
Savoie; 2" de Philibert-le-Beau, duc de Savoie; 3° de 
Marguerite d'Autriche, sa femme; et de la translation 
dans de nouveaux cercueils des restes mortels des deux 
princesses. — Bourg-en-Bresse, 1857, gr. m-â^'\ 

8. Goovaerts (Alphonse). La ville & le district de 
Malines érigés en comté, en 1490, par l'empereur 
Frédéric III. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique de 
Malines » t. 4, p. 317. 

g. Caster (Guillaume van). Le Chapitre de la Toison 
d'Or tenu à Malines, en I4gi. — It., t. 11, p. 241. 

10. Gachard (L.-P.). Relation des Etats Généraux 
tenus à Malines aux mois de février et de mars I4g2. — 
Voy. <■<■ Bulletins de la Commission royale d'histoire )> s. 3, 
t. 4, p. 33o. 

Séjour de Charles-Quint à Malines, de i5o6 à 

i5t4. — Voy. <■<■ Collection des voyages des souverains des 
Pays-Bas » v. 2, pp. 3 et suiv. — Bruxelles, 1874-1882, 
4 V. in-4°. 



CHAPITRE VI 483 



Séance solennelle des Etats Généraux tenue à 

Malines, le 18 octobre i5o6, à la mort de Philippe le 
Beau. — Voy. (c Bulletins de la Commission royale d'histoire » 
s. 2, t. 5, p. 107. 

Relation des Etats Généraux tenus à Malines au 

mois de février i5i2. — It., s. 3, t. 3, p. 348. 

Les derniers moments de Marguerite d'Autriche. 

— Voy. « Bulletins de l'Académie royale de Belgique » s. 2, 
t. I, p. i33. 

La translation des entrailles de Marguerite 

d'Autriche, en 1778. — It., s. 2, t. 11, p. 226. 

11. Coninckx (Hyacinthe). Inauguration de Philippe 
le Beau à Malines, le 27 mars 1495 (n. st.) — Voy. « Bulle- 
tin dît Cercle archéologique de Malines » t. 6, pp. 206 et 269. 

Inauguration de Charles-Quint à Malines, le 

5 février i5i5 (n. st.) ■ — It., t. 6, pp. 207 et 270. 

Philippe II inauguré à Malines le 8 septembre 

1549. — It., t. 6, p. 21 1. 

12. Cachet (Emile). Forme tenue aux vigilles et 
services de feu de très-noble mémore Phelipes, le roy de 
Castille, de Léon, de Grenade, etc., duc de Bourgongne, 
conte de Flandres, d'Arthois, etc., faicte en la ville de 
Mallines, le dimenche XVIIP et lundi XIX' jour de 
jullet l'an mil V et sept. — Voy. « Bulletins de la Com- 
mission royale d'histoire n s. 2, t. 5, p. ii3. 

i3. Rueiens (Ch.). Obsèques de Philippe le Beau 
célébrées à Malines (18 et 19 juillet 1607). — Bruxelles, 
1860, in-80. 

14. Fons-Mélicocq (De la). Pompe funèbrede Philippe 
le Beau, roi de Castille, (mort le 25 septembre i5o6), 
célébrée à Malines. Bruxelles, 1860. — Voy. « Revue 
d'histoire et d^ archéologie » t. 2, p. 21 3. 

i5. Namèclie f/ï .-^.j. Enfance de Charles-Quint passée 
pendant sa plus grande partie à Malines. — Voy. « Cours 
d'histoire nationale » t. 8, p. 25o. 



4Ô4 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

Traité signé à Malines, le 5 avril i5i3, par les 

ambassadeurs de Henri VIII et les commissaires de 
Marguerite. Aux termes de ce traité, le pape l'empereur, 
les rois d'Arragon et d'Angleterre, la reine de Castille, 
représentée par son père, se liguaient pour combattre 
les Français hors de l'Italie, et leur faire tout le mal qu'il 
serait au pouvoir des contractant.",. — It., t. 8, p. 3ii. 

16. Henné (Alexandre). Mort de MsiYguente d'Autriche 
(i53o). — Voy. « Histoire dit règne de Charles-Quint en 
Belgiqiœ » t. 4, p. 341. 

17. Altnieyer (^^.-^ j. Marguerite d'Autriche. Sa vie, sa 
politique et sa cour. — Liège, 1840, in-8°. 

18. Buickens (Fr.). Notice sur Marguerite d'xAutriche, 
gouvernante des Pays-Bas. — Voy. chap. 11. 

ig. O'Avoine (P.-J.J. Essai historique sur Marguerite 
d'Autriche. — Anvers, 184g, in-8°. 

20. Baux (Jules). Histoire de l'église de Brou. — Lyon, 
1854, in-8"; 2" édition revue et augmentée, avec 6 pi. 

21 . Vandernieersch ('P.-C.j. Ouverture du tombeau 
de Marguerite d'Autriche et de Philibert de Savoie, 
élevé dans l'église de Brou, département de l'Ain. — Voy. 
« Messager des sciences historiques )>. — Gand, 1857, p. 373. 

22. Juste (Théodore). Charles-Quint et Marguerite 
d'Autriche. Etude sur la minorité, l'émancipation et 
l'avènement de Charles-Quint à l'empire. — Voy. 
« Mémoires couronnés et autres mémoires publiés par l'Aca- 
démie royale de Belgique », collection in-8", t. 7. 

23. Quinsonas (Comte E. de). Matériaux pour servir 
à l'histoirede Marguerite d'Autriche, duchesse de Savoie, 
régente des Pays-Bas. — Paris, 1860, 3v.in-8o, avec 17 pi. 

d) Période Espagnole 

I. Van Doren (P.-J.). Lettres de Philippe II, con- 
tenant le serment qu'il avait prêté le 26 octobre i555 aux 



CHAPITRE VI 485 



députés des états de ses ville, franchise et communauté 
de Malines, ayant été présents à la cession des Pays- 
Bas que lui avait faite Charles-Quint, son père, et le 
serment réciproque prêté ensuite par ces mêmes députés. 

— Voy. « Inventaire des archives de la ville de Malines » 
t. I, p. 244. 

Lettres patentes de Philippe II, du mois de mai 

1575, contenant le rétablissement des cinq gildes de 
Malines, et un nouveau règlement pour ces corporations. 

— It., t. I, p. 257. 

— — Conditions auxquelles la ville de Malines fera sa 
réconciliation avec le roi, i août 1579. — It., t. i, p. 25g. 

Lettres de Philippe II, qui ratifient le traité fait 

par Alexandre Farnèse avec les habitants de Malines, 
4 septembre 1579. — It., t. i, p. 262. 

Acte de pardon et d'oubli accordé par le duc de 

Parme aux habitants de Malines, avec lesquels il n'avait 
été fait aucun accord, 17 juillet i585. — It., t. i, p. 264. 

Lettres de l'archiduc Albert, contenant le serment 

prêté par lui, au nom de l'infante, à ceux de Malines, 
avec le serment réciproque de ces derniers, 22 août 1598. 

— It., t. I, p. 271. 

Lettres des archiducs Albert et Isabelle, contenant 

le serment prêté par eux à la ville, de maintenir les 
privilèges, droits et coutumes dont elle jouissait lors de 
l'inauguration de Philippe II, et le serment réciproque 
des habitants, 6 décembre 1599. — It., t. i, p. 275. 

— — Lettres de l'archiduc Albert, contenant le texte 
en latin du serment prêté par lui, au nom du roi Phi- 
lippe III, aux députés de la ville et district de Malines, 
et celui prêté par eux, 26 mai 1616. — It., t. i, 
p. 288. 

Lettres de l'infante Isabelle, contenant le serment 

prêté par elle, au nom de Philippe IV, aux députés 
de la ville, franchise et territoire de Malines, avec le 



486 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

serment réciproque de ceux-ci, 16 mars 162 3. — It.,t. i, 
p. 294. 

2. Gachard (L.-l\). Lettre de Philippe II aux évêques 
des Pays-Bas, sur la conduite à tenir par eux pour le 
maintien de la religion et l'extirpation des hérésies, 
8 août iSSg. — Voy. « Bulletins de la Coînmission royale 
d'histoire » s. 3, t. 9, p. 3oo. 

Alexandre Farnèse à Philippe II, ig juillet i5yg. 

— Négociations pour la réduction de Malines. — Envoi 
de lettres de pardon à ceux de Malines. — It., s. 2, t. 4, 
p. 461. 

— — Alexandre Farnèse à Philippe II, 3 août iSyg. 

— Réconciliation de Malines. — It., p. 467. 

Acte de rémission et pardon général accordé par 

le prince de Parme à la ville et aux bourgeois de 
Malines, 17 juillet i585. — It., s. 3, t. i3, p. i3o. 

Lettre de Philippe IV aux archevêques de 

Malines et de Cambrai, touchant la prohibition des 
livres et livrets qui se publiaient sur la mendicité des 
religieux, 12 décembre 1634. — It., s. 3, t. 3, p. 43i. 

3. PouUet (Edmond). Lettre de Marguerite de Parme 
à l'archevêque de Malines, ou à son vicaire, le 7 janvier 
i566, relative à la publication et à l'observance du 
concile de Trente. — It., s. 4, t. 3, p. 317. 

4. l^ettre du prince de Parme à l'archevêque de 
Malines, pour le prier de se rendre à une réunion de 
prédicateurs des ordres religieux, convoquée à Louvain, 
afin d'aviser aux moyens de s'opposer aux progrès de 
l'hérésie, 7 octobre i585. — Voy. « Analedes pour servir 
à l'histoire ecclésiastique de la Belgique » t. 9, p. 335. 

5. Stroobant (Louis). Lettre de l'Archevêque de 
Malines à Marlborough et sa réponse. — Voy. « Bulletin 
dit Cercle Archéologique de Malines » t. 7, p. 344. 

6. ReiflTenberg: (Baron F.-A.-F.-T. de). Déduction 
et narration de Testât et conduicte de la ville de Malines, 



CHAPITRE VI 487 



durant les derniers troubles de ces pays, 26 mars i565- 
25 september 1567. Relation inédite publiée par lui. — 
Bruxelles, 1847, in-8°. 

7. Saint-Génois [Baron J. de). Confiscations exercées 
à Malines, de 1567 à 1570. — Voy. « Btillctins de l'Aca- 
démie royale de Bruxelles » s. i, t. 5, p. 614. 

8. Baeten {JJ. Geuzengeschiedenis, i566-i58o. — 
Voy. « Archives » DD. Notices, s. i*"', n° 14. 

g. Année isT^. Waerachtige historié, en getrouwe be- 
schryvinge van de alteratieenveranderinge, geschiet in de 
stadt Mechelen, en 00k van de groote Tirannie, en onge- 
hoorde wreedtheit van de Spaigniaerden, daerna gevolgt 
indenjare 1572. — Gedruckttot Mechelen, i58i, pet. in-8". 

— ^ — Discours du pillage de Malines, fait le 2 octobre 
1572. — Voy. J.-F. Willems « Mengelingen van historisch- 
vaderlandschen inhoiid » p. SgS. 

De Spaensche Furie, of Mechelen op 2 october 

1572 doorde Spanjaerds veroverd, par M. F.-E. Delà/aille. 
— Mechelen, Steenackers-Klerx, 1862, pet. in-4°. 

10. De hertog: van Aiba en de Spaensche wreedheden, 
par le même. — Voy. chap. 11. 

11. Année 1580. Vraye narration de ce qu'est traicté 
avec ceux de Malines, tant par escript que verbalement 
de la part de l'archiduc Matthias gouverneur général du 
Païs-Bas, etc. — A Anvers, de l'imprimerie de Christofle 
Plantin, i58o, in-8^ 

Waerachtighe verhalinghe van tghene dat ghe- 

tracteert is met die van Mechelen, soo wel schriftelyck 
als mondelyck, van wegen des artsch-hertogen Matthias, 
gouverneur generael van Nederlandt : mits-gaders oock 
van die van Antwerpen, etc. — T'Antwerpen, by Chris- 
toffel Plantyn, i58o, in-S». 

De Engelsche Furie, of Mechelen op 9 april i58o, 

door de Staetschen veroverd, par M. F.-E. Delà/aille. — • 
Voy. chap. 11. 



488 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 



12. Année i595. De Lirani oppidi ab Hollandis 
occupati, per Mechlinianos et Antverpianos admirabili 
liberatione commentariolus, J. Bcrnartii. Una cum brevi 
narratione de origine et progressu calamitatum Belgii. 
Editio secunda. — Lovanii, ex officina Joan. Masii, 
i5g5, pet. in-8°. — Voy. chap. 11. 

De stadt Lier door de rebellen verrast ende door 

de borgers van Mechelen ende van x^ntwerpen ontset, 
door J.-J. De Mimck. — Tôt Mechelen, by Joannes- 
Franc. Van der Elst, 1781, in-80. — Voy, chap. 11. 

De Furie of Lier, op den 14*^" october iSgS door 

den vyand verrast en door de burgers van Antwerpen en 
van Mechelen hernomen, door G.-J. Avondroodt. — Lier, 
1840, in-8". 

i3. De Ridder {Alfred). Une relation inédite de l'in- 
auguration des archiducs Albert et Isabelle aux Pays- 
Bas. — Voy. « Messager des sciences historiques ». — Gand, 
1892, p. 408. 

14. Coninckx (H.). Albert et Isabelle inaugurés à 
Malines, le 6 décembre i5gg. — Voy. « Bulletin du Cercle 
archéologique de Malines » t. 6, pp. 220 et 273. 

Philippe III inauguré par anticipation, le 26 mai 

1616. — It., p. 227. 

Philippe lY inauguré le 16 mars i623. — It., 

p. 228. 

Charles II et Marie -Anne, reine régente d'Es- 
pagne, inaugurés à Malines le 24 février 1666. — ■ It., 
p. 22g. 

Philippe \' inauguré le 2 février 1702. — It., 

p. 23t. 

e) Période Autrichienne 

I. Korte aenteekeningen rakende de stad Mechelen 
tydens de xviii' eeuw (i 700-1743). — Extrait du journal 



CHAPITRE VI 489 



« Mechclsch Nieuws- en Aenkondigingsblad » 1 865-1 86g, pet. 
in-4°. 

2. CoMînckx (H.). Charles VI inauguré à Malines, le 
18 octobre 17 17. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique 
de Malines » t. 6, pp. 232 et 278. 

Marie-Thérèse inaugurée à Malines, le 14 mai 

1744. — It., pp. 237 et 281. 

Joseph II inauguré à Malines, le 20 août 1781. 

— It., p. 242. 

Léopold II inauguré à Malines, le 28 juillet 1791. 

— It., pp. 245 et 291. 

François II inauguré à Malines, le i3 août 1792. 

— It., p. 248. 

3. Année 1718. Oproer binnen Mechelen, in 1718. 
Getrokken uyt het verhael van eenen ooggetuygen. — 
Voy. « Archives » DD. Notices, s. 1^'% n^ 16. 

Soulèvement de Malines, en 1718. Extrait de la 

relation d'un témoin oculaire, communiquée au Baron 
de Reijfenberg par M. Van Nieuwenhuysen de Malines. — 
Voy. « Archives faisant suite aux archives philologiques -» 
t. 3, p. 201. 

Oproer binnen Mechelen, in 1718, par M. G.-J.-J. 

Van Melckebeke. — Antwerpen, 1864, pet. in-4°. — Voy. 
chap. II. 

Oproer te Mechelen, in 1718, par M. H. Comnckx. 

— Voy. « Bidletin du Cercle archéologie de Malines », t. 7, 
p. 283. 

4. Année 1744. Lettre de l'archiduchesse Marie-Anne 
et du duc Charles-Alexandre de Lorraine à l'impératrice 
Marie-Thérèse, sur leur arrivée aux Pays-Bas, et leur 
réception à Anvers, Malines et Bruxelles, 27 mars 1744, 
par M. L. P. Gachard. — Voy. « Bulletins de la Commission 
royale d'histoire ^\ s. 2, t. 7, p. 199. 

5. Année 1780. De Geuzen te Mechelen, par M. J. 
Baeten. — Voy. « Archives » DD. Notices, s. 1'''% n^ 14. 



490 HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE 

6. Année 1781. Représentations du cardinal de Franc- 
kenberg, archevêque de Malines, au prince de Starhem- 
berg et aux gouverneurs généraux, contre le séjour de 
l'abbé Raynal à Bruxelles; suivies de la réponse du prince 
de Starhemberg, 26-29 novembre 1781, par M. L.-P. 
Gachard. — Voy. «■ Bidleiins de la Commission royale d'his- 
toire », s. 2, t. g, p. 246. 

7. Année 1783 à 1789. Versamelinge van verscheyde 
stukken, waer onder men vind den oogslag op de godde- 
loesheden bedreveji in de nederlandsche kerken, sedert 
1783 tôt 1789, als 00k het vertrek der geuze-doctoors van 
Loven, plegtiglyk in cavalcade vertrocken den 21 novem- 
ber 1789, etc. etc. etc., by een vergaedert door Sinceriis 
Recht-nyt (i). ■ — • Tôt Brussel, 1790, 2 v. in-8", avec 12 pi. 

8. Année 1787. Remontrance du magistrat de la ville 
et province de Malines, du 12 mai 1787, à l'empereur et 
roi, suivie de la réponse faite à celui-ci, le 5 juin suivant, 
par Marie-Christine et Albert-Casimir, in-8'^. 

Requête présentée à LL. AA. RR. de la part du 

magistrat et des députés des dix-sept corps de métiers, 
intérvenans au conseil large de la ville de Malines comme 
faisans, ainsi joints, les Etats de la province. Malines, 
le 6 juin 1787, in-8'\ 

Lettre adressée à LL. x\A. RR. les Gouverneurs 

Généraux des Pays-Bas, le 22 juin 1787, par les Prévôt, 
Doyen et Chapitre de la métropole de Malines, 
in-fol. 

Lettre adressée par les mêmes, le 26 juin 1787, 

à Messeigneurs les Etats de Brabant, in-fol. 

Supplique adressée à S. M. par les Etats de la 

ville et province de Malines. — Malines, ce 5 novembre 
1787, in-80. 

— — Lettre à adresser à S. E. le comte Ferdinand de 



(i) L'abbé Van dey Elskcn. 



CHAPITRE VI 491 



Trauttmansdorff-Weinsberg, ministre plénipotentiaire de 
S. M. pour le gouvernement général des Pays-Bas. Avec 
l'avis d'un Malinois à son ami. — 1787, in-8°. 

g. Année 1788. Requête présentée à Messeigneurs les 
Etats de Brabant, dans leur assemblée le 21 novembre 
1788, par les étudians en théologie Brabançons, qui ont 
été chassés du Séminaire de Malines, par M. de Stas- 
sart, Fiscal du grand Conseil, le 2 août 1788, in-8°. 

Memorie ofte Manifest voor het Xederlands volk, 

ende specialyk voor den Derden Staet van het hertog- 
dom van Brabant, de welke moest gepresenteert worden 
aen het Gouvernement, aen de Gedeputeerde der Stae- 
ten etc., wanneer de moorderye tôt Mechelen ende 
Antwerpen geplogen, ende wel besonder het dépêche 
van den 8 oogst hebben voltrokken de slavernye ende 
verdooft de stemme van aile waere borgers (24 novembre 
1788), in-8°. 

Mémoire ou Manifeste pour la Nation belgique, 

et spécialement pour le Tiers-Etat du duché de Brabant, 
qui devoit être présenté au Gouvernement, aux Députés 
des Etats, etc., lorsque le massacre de Malines et 
d'Anvers, et surtout la dépèche du 8 août ont consommé 
l'oppression et étouffé la voix de tous les vrais citoyens, 
in-8^ 

10. Année 1789. De Dry Heintiens aen het hoofd der 
Nederlanders, verplettende den tiran van Oostenryk, 
in-4°. 

Tegen-vergift en het zelve versterkt, waer by voor 

de Oostenryksche Nederlanden, en in 't besonder voor 
de provincien van Mechelen en Brabant, bewezen word : 
De rechtveirdigheyd en noodzaekelykheyd van te weyge- 
ren aile aiden en subsidien, tôt dat de schendingen en 
infractien aen de constitutien zullen zyn herstelt, etc. 
etc. 1789, in-8". 

Personen en feiten uit de Brabantsche omwente- 



492 HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE 

ling te Mechelen. Advokaat Thomas Van den Eyndcn, 
bygenaamd den « Didliis Sandiis », par M. H. Coninckx. 

— Voy. « Mcchclsch Nieuws- en Aatzkondigingsblad » année 
1892, n"' II, i3 à 24; 26 à 2g; et 3 1 à 40. 

iT. Année 1790. Recueil de lettres de leurs AA. RR. 
i\lbert et Marie Christine au comte de Trauttmansdorff. 

— A Bruxelles, chez Lemaire, 1790, in-8". 

Extrait d'une lettre datée de la ville de Malines, 

le 22 février 1790. — Lettre d'un patriote Malinois, 
écrite de Paris, à un ami du Peuple à Bruxelles, le 
10 avril 1790. — Lettre d'un Plalinois à son ami à 
Valenciennes, le 5 octobre 1790, ïn-S'^. 

T'zaamenspraak tusschen eenen Engelsch-man, 

eenen Gentenaar, eenen Brusselaar ende eenen Meche- 
laar, nopens de tegenwoordige gesteltenisse van de zoo- 
genaamde catholyke vereenigde Provincien. — Gedrukt 
in 't Land der VVaarheid, in de maand maart 1790, 
in-80. 

Lettre de Mr. Roderigue à son ami à l'armée. 

Malines, 22 avril 1790. — It., seconde lettre, i mai 1790. 

— It., troisième lettre, 22 mai 1790. — It., quatrième 
lettre, 22 juin 1790. — It., cinqième lettre, 24 juillet 
1790, in-80. 

Brief van den Waeren Brabander, in antwoord 

op het Affiche aengeplakt door het bevel van d'Heer 
De Broux, vader, 7 may 1790. — Brussel, de 17 may 
1790, in-8°. 

Copye van eenen brief van J. Boekhouder, neef 

van den Waeren Brabander, aen eenen zyn'er vrienden 
te Brussel, 19 mey 1790, in-8'^. 

Door het Recht van den Natuer ende van de 

Volkeren betracht de rust ende vrede van de stad ende 
provincie van Mechelen, 1790, in-8''. 

— — Samenspraek tusschen dry dekens van den Bree- 
den-raede van Mechelen, gehouden in zekere herberge 



Chapitre vi 498 



van die stad, den 14 february, over den keus van het 
nieuw magistraet van 12 february 1790, pet. in-S^. 

Den Boom der kennisse van goed en kwaed, ofte 

het onfeylbaer ken-teeken, waer aen men kennen ende 
onderscheyden zal de booze ende ongetrouwe vaderlan- 
ders, tusschen de opregte ende getrouwe (1790), in-8". 

Lof-gai m op de Hoog-geachte Heeren Hcnriciis 

Vandcr Noot, Henriciis Vandcr Mecrsch ende Henriciis 
de Franckenberg, Cardinael ende Arts-Bisschop van 
Mechelen, als ook tôt lof der Heeren Staeten ende het 
Volk van Brabant. Benevens de Aenspraek van den 
Leeuw' tôt de Negen Natien der stad Brussel, Als ook 
een Rouw-Klagt van Josephus den II, 1790, in-S"^. 

12. Année 1791. Lettres du cardinal de Franckenberg 
à l'empereur Léopold et au comte de Cobenzl, vice- 
chancelier de cour et d'état, écrites en 1791 ; rapport de 
Cobenzl à l'empereur; décision de l'empereur; letlre du 
comte de Mercy-Argenteau, ministre plénipotentiaire 
aux Pays-Bas, par M. L.-P. Gachard. — Voy. «■ Annlcctcs 
belgiques » p. 33. — Bruxelles, i83o, in-8". 

Declaratie van den Keyzer ende Koning, mede- 

brengende wederroepinge van verscheyde edicten, ordon- 
nantien ende decreten raekende de kerkelyke zaeken, 
16 meert 1791. — Te koop by P.-j. Hanicq, in-8". 

i3. Année 1792. Malines après la Révolution braban- 
çonne, par M. G. Ciimont. — Voy. « Bidlctin du Cercle 
archéologique de Malines » t. 11, p. 167. 

De Geuzen of de fransche liberalen te Mechelen. 

i^ Inval 1792, par M. J. Baeten. — Voy. « Archives » DD. 
Notices, s. i'''', n" 14. 

Première occupation de Malines par les troupes 

françaises, du 16 novembre 1792 jusqu'au 24 mars 1793, 
par M. H. Coninckx. — Voy. « Bulletin du Cercle archéolo- 
gique de Malines » t. 2, p. 287. 

Copie d'une lettre de l'adjudant général lieute- 



494 HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE 

nant-colonel Thouvcnot , au ministre de la marine. 
Malines, le 22 décembre 1792, par le colonel Guillmtmc. 
— Voy. « Revue d'histoire et d' archéologie » t. 3, p. 184. 

14. Année i793. Entretien familier d'un Français répu- 
blicain, membre de la société des amis de la liberté et 
de l'égalité de la ville libre de Malines, avec un habitant 
de la même ville. A l'estaminet, 1793, pet. in-8°. 

Persoonen die van de Club van Mechelen zyn 

geweest ende wat zy U3^tgerecht hebben, 1793, in-8". 

: Réoccupation de notre territoire par l'armée 

autrichienne, par M. H . Coninckx . — Voy. « Bulletin du 
Cercle Archéologique de Malines » t. 3, p. 5. 

Lettre de Corneille- François de Nélis, évêque 

d'Anvers, à l'empereur François H, sur ses sentiments 
et ceux de la nation belge pour leur souverain, 19 juillet 
1793, par M. L. P. Gachard. — Voy. « Bulletins de la 
Commission royale d'histoire » s, 2, t. 8, p. 249. 

Lettre du même, au comte de Trauttmansdorff, 

chancelier des Pays-Bas, contenant un exposé de ses 
vues sur différents objets relatifs au gouvernement de 
ces provinces, 9 septembre 1793, par le même. — It., 
p. 255. 

f) Période Franco-Hollandaise 

(Régime français) 

1. Année 1794. De Geuzen of de fransche liberalen te 
Mechelen. 2' Inval 1794, par M. J. Bacten. — Voy. 
« Archives ». DD. Notices, s, 1'''% n^ 14. 

La deuxième invasion française, par M. H. 

Coninckx. — Voy. (.<■ Bulletin du Cercle archéologique de 
Malines » t. 3, p. 10. 

2. Année 1796. Malines sous la République française, 
par le même. — It., t. 4 (Supplément), p. 5. 

3. Année 1797. Mémoire concernant l'attentat porté à 



CHAPITIE Vî 495 



la réunion de l'Assemblée électorale du département des 
deux Nèthes, dans le local désigné par l'administration 
centrale à Anvers, avec la correspondance y relative, 
afin de faire retirer la force armée qui avoit investi le 
local de la séance ; avec la traduction flamande en 
regard. — A Malines, de l'impr. de F.-J. Van der Elst, 
1797, in-80. 

4. Année 1798* EUoedige herrinnering van het jaar 
1798 binnen Mechelen. — Mechelen, H. Dierickx-Beke 
Zonen, i865, pet. in-8°. 

Les Fusillés de Malines, par M. Georges Eekhoud. 

— Bruxelles, i8gi, pet. in-8°. 

Eene bydrage tôt de geschiedenis van den 

Boerenkryg, 1798, par M. Ad. Reydams. — Voy. « Bulletin 
du Cercle archéologique de Malines » t. 5, p. 435. 

Martelaars der Vryheid te Mechelen in 1798, 

diooi' F r ans Van den Bergh. — Mechelen, Victor Heymans, 
1898, in-8°. — Voy. chap. 11. 

De Boerenkryg te Mechelen in 1798, door 

Atig. De Rees. — Mechelen, Paul Ryckmans, 1898, in-8". 

— Voy. chap. 11. 

Eenige bladzyden herinneringen aan de fransche 

overheersching te Mechelen van 't einde der xviii'^^ eeuw. 
(Uit dagboeken van tydgenoten); par M. H. Coninckx. — 
Voy. ce Bulletin du Cercle archéologique de Malines » t. g, 
p. 37. 

5. Malines sous la république française. Depuis la 
deuxième invasion française jusqu'à l'avènement de 
Napoléon P' à l'empire, par le même. — It., t. 4 (Sup- 
plément), p. 5. 

(régime hollandais) 

I. Gerlacfae (Baron E.-C. de). Correspondance de 
Mgr de Méan avec le gouvernement, relative au collège 



4g6 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

philosophique, du 21 juillet et du 16 septembre i825, 
ainsi que du 18 septembre 1826. — Voy. « Œuvres com- 
plètes » t. 3, pp. 54, 60 et 66. 

2. Van der Itleulen (jf.-B.). Willem den koppigen, 
ingedrongen Koning der Nederlanden, aenleyding ge- 
vende tôt den opstand der Belgen in i83o; met een 
omstandigverhael van devierroemweerdigedagen, groote 
voorvallen en gevolgen. — Brussel, 1 833- 1839, 2 v. in-8^. 

3. Claes (Désiré). Humoristische schets van de Regee- 
ring vau Willem I in de vereenigde Nederlanden met 
geschiedkundige toeiichtingen. — Hasselt, 1902, in-8°. 

§ IV. — REÇUS & TRAITÉS DIVERS 

a) Récits divers 

i. Stroobant 'Loiiis). Un conflit de juridiction au xiv*" 
siècle, à Malines. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique 
de Malines » t. 9, p. 23. 

2. Raadt (J.-Th. de). Une k paix du sang » relative au 
meurtre de Philippe van der Elst (1402). — It., t. 7, 
p. 169. 

3. Steurs (Fr.). De Bohemers te Mechelen (14 19). — 
« Voy . « Geschiedkundige verhandelingen etc. » p. 98. 

4. Guerre entre les villes de Bruxelles, d'Anvers et 
de Malines en 1437. — Voy. « Journal de Malines » 
année 1842, n" 3o. 

5. Oeiafaiiie (F.-E.). Ontploffing der Zandpoort, te 
Mechelen, ten jaere 1546. — Voy. « Archives » DD. 
Notices, s. ï^'% n° 16. 

6. Cordemans (Henry). Une loterie de tableaux et 
d'objets d'art à Malines en i5Sg. — Voy. « Bidletin du 
Cercle archéologique de Malines » t. 2, p. 343. 

7. Peeters (Hendrik). De Wees van Mechelen. Drama 
in vier bedryven. Het stuk speelt te Mechelen ten jare 
1572. — Antwerpen, J.-P. Van Dieren, s, d., in-80. 



CHAPITRE VI 497 



8. Une exécution capitale au xvii^ siècle. — Voy. 
(c Archives » DD. Notices, s. i'"', n° 22. 

g. Van Doorslaer (G.). Drama in O. L. V. kerk te 
Mechelen ten jare 1697. — Voy. « Bulletin du Cercle 
archéologique de Malines » t. 7, p. 353. 

10. Comment un moine devint roi (1715). — Voy. 
« Archives » DD. Notices, s. :'''% n° 22. 

11. Verhoeven (G. -F.). Treur-dicht op de dood van 
]\Iaria Theresia Keyzerinne, Koninginne van Hongaryen 
en Bohemen, &c. &c. — Tôt Mechelen, gedrukt by 
P.-J. Hanicq, 1781, in-40. — Voy. chap. 11. 

12. Ode aen den Doorlugtigen Heer Henrik Van der 
Noot, als zyne Edele zich stelt aen het hooft van de 
Vrywillige Hulp-benden, par le même. — Tôt Mechelen, 
1790, gr. in-4°. 

Eerbiedig Lof-gezang aen den Doorlugtigen 

Heer H. Van der Noot, op xv van hoey-maend des zelfs 
H. E. Naem-dag toegewyt, par le même. — Tôt Loven, 
by J. Michel, s. d., gr. in-4°. 

Vers à Monsieur Henri Van der Noot, présentés 

par les Volontaires la veille de sa fête, le 14 juillet 1790. 

— A Malines, chez F.-J. Van der Elst, in-40 (i). 

i3. Notice historique sur Peerke van Boekweistrooi. 

— Voy. « Journal d'annonces de Malines » année 1844, 
no 18. 

Wavre-Notre-Dame. Peerken uit 't Boekweit- 

stroo, célèbre médicastre. Sa condamnation, i8o3, par 
M. P. Notclteirs. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique 
de Malines » t. 3, p. 81. 

A propos de Peerken uit 't Boekweitstroo, par 

M. G. Van Doorslaer. — It., p. 325. 



(i) Ces vers, composés par M. Battdeivyns, furent présentés à lui par 
M. l'avocat J.-P. Broers, greffier de la députation des Etats de la province 
de Malines. — Voy, « Chronique de Schellens » t. 7, p 126. 

35 



498 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 



Encore un mot à propos de Peerken uit 't Boek- 



weitstroo, par M. P. Noteltcirs. It., t. 4, p. 375. 

Onze-Lieve-Vrouw-Waver. Peerken uit 't Boek- 

weitstroo, beruchte groenedoctoor ; Z3me veroordeeling, 
i8o3, par le même. — Brecht, 1891, in-8'\ 

De l'art de guérir, par M. J.-Th. De Raadt. — 

Soignies, s. d., in-80. 

14. I^e premier aérostat (1784). — Voy. « Archives » 
DD. Notices, s. i*"', n^ 22. 

Les Montgolfières à Malines, par M. Louis 

Stroobant. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique de 
Malines » t. 7, p. 341. 

i5. Surnoms de Malines. — Voy. a Archives «. DD. 
Notices, s. i*"', n*^ 22. 

16. I^e vin de Malines (xiii" siècle). — It. 

17. Chronique des cabarets. — It. 

18. Opcomste van Koffehuysen, snuyf-toebak, gene- 
ver, Lovensch en Hoegaerts bier, en wyn, te Mechelen. 
(1700). — It. 

b) Traités divers 

1. Souvenirs astronomiques et météorologiques. — Voy. 
« Archives » DD. Notices, s. i""', n° 22. 

2. Deiataille (F.-E.). Hongersnooden en volksziekten. 
Episoden uit de geschiedenis van Mechelen. — Voy. 
chap, II. 

Jacoba van Loen gravin van Heynsberghe. 1463- 

1465. — Voy. (c Bydragen toi opheldering etc. •» t. i, p. 25. 

3. Cordemans (Henry). Histoire de l'art typogra- 
phique à Malines et Bibliographie raisonnée de ses 
productions. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique de 
Malines » t. 6, p. i. 

Bibliographie des Coutumiers de Malines. — It., 

t. I, p. 45. 



CHAPITRE VI 499 



4. Stroobant (Louis). Notes sur le système pénal des 
villes flamandes du xv^ au xv:!*" siècle. — [t., t. 7, p, 21. 

5. Hachez (Félix). Les coupables de Malines graciés 
au Vendredi-Saint (i733 à 1787). — It., t. 11, p, 8g. 

6. Htorni(W.). Du rôle des chapitres ecclésiastiques 
dans l'organisation de l'enseignement aux Pays-Bas. — 
It., t. 9, p. 97. 

7. Xilniant (Lucien). Les Humanistes Malinois. — 
It., t. 12, p. 79. 

8. Van Doorsiaer (G.). Aperçu historique sur la Méde- 
cine et les Médecins à Malines avant le xix'' siècle. — 
It., t. 10, p. 121. 

9. NeefTs (Emmanuel). Histoire de la peinture et de la 
sculpture à Malines, 2 v. in-8°. — Voy. chap. 11. 

10. Stracké (Fr.-L.). Over beelden en schilderyen 
der H. Maagd in Mechelen. Conférence donnée par lui 
au Cercle « La Loyauté ». — Extrait du journal « De 
Mechclsche Courant » année 1876, n°' 10, 11, i3, i5 et 16. 

11. "Wauters (Alphonse). Bernard Van Orley et Michel 
Coxie. Conférence donnée par lui à Malines, le 24 avril 
1887 (Compte-rendu). — Voy. « Bulletin chi Cercle archéo- 
logique de Malines » t. i, p. 128. 

12. Mahy (Hippolyte). La Sculptura et les sculpteurs à 
Malines du xiv'' au xviii'' siècle. Conférence donnée par 
lui, à Malines, le 24 février 1889 1 Compte-rendu et 
extraits). — It., t. i, p. i3i. 

i3. Zech-Du Biez (G.). Les Almanachs Malinois et 
leursauteurs. — It.,t. 12, p. loi. 

§ V. - COUTUMES, MŒURS & DIALECTE JADIS EN VIGUEUR 

a) Coutumes 

i. Omnieg-ang^en. La Pucelle de Malines. — Voy. 
« Archives » DD. Notices, s. i^'', 11° 22. 



5oO HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 



La Roue de fortune, par M. V. Hermans. — Voy. 

« Bulletin du Cercle archéologique de Matines » t. ii, 

p. 171. 

Op-Signorketi. Antwerpen en Mechelen, 10 

november 1861. — Voy. « Archives » DD. Notices, 
s. i°''\ no 22. 

De geschiedenis van Signorken aan de kinderen 

verteld, door G. Haegens. — Voy. « De Vlaamsche school >^ 
année 1873, p. 3i. 

De geschiedenis van Signorken aan groote men- 

schen verteld, par M. C.-V.-J.-G. Nceffs. — It., p. 76. 

Historié van het alom vermaard Op-Signorken ! 

en den ouden ommegang der Reuzen, door J.-H. (Jonge- 
neelen). — Mechelen, E. et I. Van Moer, 1875, pet. 

in-8^ 

La Vérité sur Op-Signorken ! par M. V. Hermans. 

— Malines, E.-F. Van Velseii, 1875, in-8°, deux éditions. 
Op-Signorken, 2g janvier 1876. — Voy. « Archives » 

DD. Notices, s. I'"^ n° 22. 

2. van Gaster (G.). Eenige aanteekeningen over den 
oorsprong en de geschiedenis der Ommegangen te Mechelen . 

— Mechelen, J.-C. De Roy, 1889, in-8°. — Voy. 
chap. II. 

Origine et histoire des Cavalcades de Malines, 

par le même, — Anvers, Cl. Thibaut, i88g, in-8°. 

3. Van Doorsiaer (G.). Les porteurs de la châsse de 
saint Rombaut. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique 
de Malines » t. 3, p. 329. 

4. Deiafaiiie /Fr.-Eii.;. HH. Dry Koningenfeest. — 
Voy. « Bydragcn tôt opheldering etc. » t. 2, p. 79. 

5. Coninckx (H.). Kapellekens Kermis. — It., t. 5, 

p. 219. 

Goeden Vrydag. — It., t. 5, p. 7. 

Gulden Mis. — It., t. 5, p. 240. 

< Negromanciën. — It., t. 5, p. 23o. 



CHAPITRE VI 5oi 



b) Mœurs 

1. Deiafaiiie (Fr.-Ed.). Kindergebedekens. — Voy. 
« Bydragen tôt opheldering etc. » t. 2, p. 7. 

Oude raadgevingen. — It., t. 2, p. i5. 

Kinderliederen. — It., t. 2, p. 41. 

Kinderspelen. — It., t. 2, p. 23. 

Sint-Mertensfeest. — It., t. 2, p. 53. 

De Greef van Halfvasten. — It., t. 2, p. 45. 

2. Coninckx (H.). Zedeschetsen. Wettige en onwettige 
kinderen, overspelders, enz, — Voy. « Bulletin du Cercle 
archéologique de Matines » t. 5, p. 25. 

c) Dialecte 

1. "Wiiiems (J.-F,). Dialect van Mechelen. — Voy. 
« Bclgisch Muséum » année 1841, p. 5y. 

2. Stroobant (Louis). Aï my, expression populaire à 
Malines. — Voy. <( Bulletin du Cercle archéologique de 
Matines » t. 7, p. 347. 

§ VI. — PIÈCES HUMORISTIQUES <Sc PAMPHLETAIRES 

a) Pièces humoristiques 

I. Recueil de 28 pièces en vers et en prose publiées à 
Anvers et à Malines, de 1765 à 1766, au sujet du prétendu 
incendie arrivé dans ces deux villes en 1687 et 1765, 
in-4°. 

Brand van Mechelen, 27-28 january 1687. Poème 

dû au bourgmestre J.-B.-J. Van de Venne, et mis en 
musique par le chanoine Basuel, en 1746. — Voy. « Alge- 
meen Acnkondigings-blad » année i856, n^ 14. 

Incendium Mechliniense, sive Luna Ardens nocte 

inter XXVII et xxviii januarii 1687. Coss. Francisco Cosma 
à Wachtendonck, & Joanne Dominico Stalins toparchâ 



502 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

de Rolleghem. Lusus poëticus R. P. Livini de Meyere S. 
Jesu. — Mechliniae, apud J.-F. Vander Elst, s. d., in-4". 

La Lune Incendiaire, poëme héroï-comique du 

Père Meyere, par le Baron de Reiffenherg. — Gand, 18 19, 
in-4°. 

De Torenbrand van Mechelen in den nacht van 

den 27 en 28 january 1687... ; vry gevolgd naer het latyn 
van Livinus De Meyer, Jesuiet, door J.-F. Willems. — 
Antwerpen, 1827, in-8°, avec pi. 

It., édition in-40, avec pi. 

De Torenbrand van Mechelen (naer het latyn 

van L. De Meyer); door Prud. Van Diiyse, i836, in-8". 

De Mechelsche Torenbrand. — Voy. « Archives » 

DD. Notices, s. i""', n^ 22. 

Relation véritable de l'incendie de la tour de 

Saint-Rombaut, par M. Emm. Neeffs. It., n° 22. 

L'incendie de la Tour de Saint-Rombaut, à 

Malines, en 1687, par M. V.Hermans. — Gand, i877,in-8°. 

lets over de spotnamen onzer belgische steden in 

't algemeen en over den naem van Maenblusschers den 
Mechelaren gegeven, in 't b3'Zonder, door Aiig. Mertens. 
— Antwerpen, 1847, in- 8". 

Les sobriquets des villes flamandes. — Voy. 

« Bulletin des Soirées populaires de Verviers » 1878-1879, 
no 8, in-8°. 

L'incendie de la Tour de Malines. — ■ Voy. « Bul- 
letin du Cercle archéologique de Maliiws^^ t. 11, p. 3o5. 

2. Aan den seer geleerden Hcer Jacobus-Antonius 
Blyckaerts, geboortigh van Mechelen, doende syne glo- 
rieuse licentie in b3^de de rechten, in de wyt-vermaerde 
Universiteyt van Loven, den 22 meert 1747. — Gedruckt 
in den Maenen-brandt in Sinte Rombauts Toren, by de 
Quckers in de Steir, in-plano. 

3. Het broederlyU gezelschap uyt den Haezewind 
wenscht geluk aen den ervarensten Heer, Heer Joannes- 



CHAPITRE VI 5o3 



Ignathis Le Clercq, over syn zaligmaekende kruysken des 
houwelykx met Mejouffvrouw Maria-Thcresia-Regina 
Dellaf aille, verkregen door de Wet en Heylige Kerk op 
den vierden january 1808, en neemt de vrypostigheyd 
hem te zeggen het geene hier naer volgt, f. in-8°. 

b) Pièces pamphlétaires 

1. Den niecbelsclien buUebak op de hekel gezet, 
ofte de hairkliveryen van Jeroon Stcvart kleinen Pastoor 
van 't groot Beggynhof, gehairkliefd door Demokritus 
Waerman. — Tôt Spottenburg, gedrukt by Grimmert 
Ongenâe, in den Vlegel, 1720, pet. in-8°. 

2. Klagi-dicht op de dood van den Eerw. Heere 
H. D. Van den Nieiiwenhuysen. Nu in haer duyster eenig- 
zins verlicht, in-4°. 

Herkleede klagt-dicht op de dood van den Eerw. 

Priester H enricus-Dominicus Van den Nieiiwenhuysen, in-40. 

3. Bescliryviiige van eene pragtige Cavalcade te 
geschieden ter oorzaeke van de vernietinge van de 
Capiteyns der Cerkels met allen hunnen aenhang, en 
van den Raed der Eerste Instantie, 1787. — Tôt Brussel, 
uyt de drukkerye der geassocieerde Vaert-kappoenen, 
omtrent den Mest-bak, in-40. 

4. Ad perpetuani rei memoriam. Tôt eeuwige gedag- 
tenisse. De Mechelsche onteerde Kraemenplaets, onder 
den stads-bewindhebber den Heere Baron Van der 
Hejum,... En onder den Heere Y Fêo de Briez, etc. etc. 
— Op den Bamis-tyd van den jaere 178g, in-40. 

§ vu. — FEUILLES d'aNNONCES & JOURNAUX DE LA LOCALITÉ 

I. Weitelyits bericht vGor de stad ende provincie van 
Mechelen, 1773-1777; it.,voor de provincie van Mechelen, 
1778; it., voor de stadt ende provincie van Mechelen, 
177g; it., voor de provincie van Mechelen, i78o-i7g6; 



504 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

it., voor het canton van Mechelen, 1797. — Tôt 
Mechelen, by J.-F. Van der Elst, 1773-1788, en by 
F.-J. \'an der Elst, 1789-1797, 25 v. in-80 (i). 

2. iVekelyks toerigft voor het canton van Mechelen, 
7 janv, 1798-15 avril 1798. Bcrigt voor het canton van 
Mechelen, 22 avril 1798-5 nov. 1798. Den A en kond igcr V3.n 
het canton van Mechelen, ende omliggende plaetsen, 6 
mai 1799-17 sept. 1801, Den A enkondiger V2in het arron- 
dissement van Mechelen, ende etc., 27 sept. 1801-27 déc. 
1807. Aenkondings-blnd van etc., 3 janv. i8o8-i5 janv. 
1809. Aenkondings-blad voor etc., 22 janv. 1809-13 janv. 
1811. Feuille d'annonces pour l'arrondissement de Malines, 
et places circonvoisines, avec le texte flamand précité en 
regard, 20 janv. 1811-18 août 1811. Feuille d'annonces 
pour l'arrondissement de Malines, avec le titre flamand 
en regard, 25 août 1811-2 février 1812. Affiches, annonces 
et avis divers de Malines, avec la traduction flamande en 
regard, 9 février i8i2-3i déc. i8i5. Aenkondingen, plak- 
kaerten, en verscheyde berigten van Mechelen, 7 janv. 1816- 
3i déc. 1820. Aenkondingen, piakkaerten en berigten der stad 
Mechelen en omliggende plaetsen, 7 janv. i82i-3o sept. 
1827. — Tôt Mechelen, by F.-J. Van der Elst, 1798- 
1811 ; by de wed. F.-J. Van der Elst, 1811-1822; en by 
Van \^elsen-Van der Elst, 1 823- 1827, i5 v. in-4°. 

3. L,e Courier de l'Escaut, fondé en 1784, par P.-J. 
Hanicq, prit successivement les titres de : Courier bel- 
giqiie (3 janvier 1790); de Courier de l'Escaut (4 février 
1796); de Courier des dcparlements réunis (22 mars 1799); 



(i) Ce journal, fondé au commencement de 1773, contenait, outre les 
annonces proprement dites, les ordonnances du gouvernement et de la 
commune. Quant aux nouvelles, le Bericht ne les donna que depuis 1789; 
à cette époque l'importance des événements politiques engagea l'éditeur à 
ajouter aux annonces des extraits de journaux. Par l'adjonction des 
nouvelles, disparurent entièrement les articles si intéressants sur l'histoire, 
les antiquités et les arts de notre ville, dûs à la plume (TAzevedo, Verhoeven 
et Rymenants. Voy. « Algemccn Aenkôndigings-hîad etc. » année 1847, n° 52. 



CHAPITRE VI 5o5 



de Gazette de Matines (22 janvier 1801); de Courier impar- 
tial (28 janvier 1801); de Annonces et nouvelles politiques 
(17 février 1801); de Gazette de Matines (20 décembre 
i8og); et de Courier Belgique (7 février 1814). — Imprimé 
à Bergen-op-Zoom, de 1784 à 1789; à Malines, chez 
P.-J. Hanicq, du 3 janvier 1790 au 2 décembre même 
année; à Breda, du 4 décembre 1790 au 26 mars 1791 ; 
à Malines, chez P.-J. Hanicq, du 3o mars 1791 au 
18 janvier 1801; it., chez H. Vermeiren, du 22 janvier 
icoi au i5 février 1801; et chez P.-J. Hanicq, du 17 
février 1801 au 3o mars 1819, 33 v. in-40 (i). 

4. Journal d'afflclies de Malines, Anvers, Turnhout, 
Lierre et le Brabant, avec le flamand en regard, 3 jan- 
vier i82i-3i mars 1821. Journal universel d'affiches des 
provinces d'Anvers et du Brabant méridional, avec etc., 
4 avril 1821-27 août 1823. Journal universel d'affiches de 
Malines, Anvers, Lierre, Turnhout, Bruxelles, Vilvorde, 
avec etc., 3o août i823-3o décembre 1827. — A Malines, 
chez P.-J. Hanicq & Van Velsen-Van der Elst, 7 vol. 
in-fol. 

5. Algemeen aenkondigfingfs-blaâ van Mechelen, 
Antwerpen, Lier, Turnhout, Brussel, Vilvoorden, etc., 
avec le français en regard, 7 octobre 1827-19 avril 1857. 
— Tôt Mechelen, by Van Velsen-Van der Elst, 1827- 



(i) Ce journal fut fondé à une époque où commençaient à s'agiter toutes 
les questions politiques et sociales qui ont amené la révolution française 
et qui ont changé la face du monde. Alors il n'existait pas de journaux 
politiques en Belgique, et le fondateur du Courrier de l'Escaut fit de grands 
sacrifices pour créer des correspondances dans plusieurs capitales. Son 
impartialité lui attira les rigueurs des maîtres étrangers qui régnaient en 
Belgique; il fut parfois supprimé par la censure et réussit toujours à se 
relever ; mais ces suppressions ont amené quelques lacunes regrettables. 
Il cessa de paraître à une époque où la presse avait fait d'immenses 
progrès, où notre pays, sans avoir obtenu l'indépendance ni les institutions 
libres auxquelles il aspirait, se reposait cependant sous un gouvernement 
moins hostile à l'expression du sentiment public et de la vérité. Voy. 
« Mechelsch Nieuws- en Aenkondigingsblad » année iS65, n° 5. 



5o6 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

i85o; en by E.-F. Van Velsen, i85i-i857, 8 v. gr. 
in-fol. 

6. Journal de IHalines et de l'arrondissement. 

Feuille hebdomadaire. Politique, littérature, industrie 
et commerce, 1841-1843, gr. in-fol. (i). 

7. I>e Urlbode. Wekelyksch nieuws- en aenkon- 
digings-blad. Gematigheid, onpartydigheid en waerheid. 

— A Malines, chez J.-F. Olbrechts, 1846-1836, 11 v. 
in-fol. 

8. mechelscii tïerigt, inhoudende de verkoopingen 
der notarissen van Mechelen, en andere bekendmakin- 
gen, Een ruim deel, zooals eertyds in « De Dylbode » zal 
onder den titel van « Nieiiwstydingen » op het einde van 
het blad behouden worden. Onpartydigheid, gematig- 
heid en waerheid, ziedaer de zinspreuk die \vy nu meer 
dan ooit zullen getrouw blyven. — A Malines, chez J.-F. 
Olbrechts, i857-i863 ; chez la veuve J.-F. Olbrechts, 
1863-1878; chez A. Olbrechts-De Maeyer, 1879-1901, 
45 v. tr. gr. in-fol. A continuer. 

9. De standaert van Bleclielen. Nieuws- en Aenkon- 
digingsblad, wekelyks verschyncndc. Verspreiding der 
vlaemsche tael en bevordering van den algemeeneu wel- 
stand, door den bloei van godsdienst, koophandel, 
nyverheid en landbouw, door de verbetering van het 
ondervvys en de beschaving der werkende klassen. 

— A Malines, chez Steenackers-Klerx, 1854- 1856, g^** 
in-4°. 

10. Cazet van l^echeien. Blad van de stad en van 
het arrondissement. Steeds steunende op godsdienst en 
grondwet, zullen wy de catholyke gezindheid onver- 
moeid voorstaen, en al wat tôt roem en heil van 't vader- 



(i) Le Jownal de Malines, imprimé dabord à Anvers par les Jrères 
Dewevfr, puis à Malines, par J.-I*". Olbrechis, et enfin à Bruxelles, par 
L. Lignier, cessa d'exister le lo septembre 1843. 



CHAPITRE VI DOy 



land strekken kan, hoogst ter herte nemen. — A Malines, 
chez A. Steenackers-Klerx, sa veuve et ses entants, iSSy- 
1864, 5 V. in-fol. 

Byvoegsel der Gazet van Mechelen. Berigten der 

stad Mechelen. — A Malines, chez J. -F. Gillis, 1860- 
1862, 3 V. in-fol. 

1 1 . Mechelscli Nieu^s- en Aenkotidigfingfsblad. — 
Mechelen, H. Dierickx-Beke Zonen, i862-igo3, Sg v. 
in-fol. et gr. in-fol. A continuer. 

12. De Burgery, Mechelsch blad ter bevordering van 
's lands welvaert en vooruitgang, 1 863- 1893. Après avoir 
changé de nom en 1894, pour prendre celui de « De 
Biirger », ce journal cessa d'exister en 1901. — A Bruxel- 
les, chezj. Nys, i3 sept. -8 nov. i863; à Lierre, chez 
E.-J. Van Mol, i5 nov. i863-3 mai 1874; à Malines, 
chez le même-1874 10 déc. 1876; et chez sa veuve, 1876- 
1901, gr. in-fol. 

i3. Mechelsclie Courant van de stad en het arron- 
dissement, 1864-1868; it., Nieuws- en Aenkondigings- 
blad. 1869-1882; it., Katholiek Weekblad voor de stad 
en het arrondissement Mechelen. — A Malines, chez 
Steenackers, 1864-29 oct. i865 ; chez E. et I. Van Moer, 
5 nov. 1865-1882; chez J.-C. De Roy, i883-i886; et chez 
sa veuve, 1886-1898, 33 v. gr. in-fol. 

14. L,a Dyie. Journal hebdomadaire de la ville et de 
l'arrondissement de Malines. Notre programme peut se 
résumer en ces simples termes : être catholiques, consti- 
tutionnel et profondément dévoués au bien-être de notre 
ville. — K Malines, chez J. Ryckmans-Van Deuren et sa 
Veuve, 1866-1893; et chez Paul Ryckmans, i8g3-igoo, 
in-fol. (i). 



(i) Dans son œuvre précitée « Opzoekiugen hetrekhelyk de Mechelsche Druhpers 
van lyyS tôt içoo », M. Ed. Van Doeselaer nous renseigne sur tout ce qui 
en cette matière a vu le jour pendant ce laps de temps. 



5o8 HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

II 

ARCHÉOLOGIE 

§ I. — TOPONYMIE & IXPOGRAPHIE 

a) Toponymie 

1. Den oorspronck van clen naem Mechelen. — Voy. 
« Archives » DD. Notices, s. :'"'', n'' 22. 

2. Reciierciies sur le nom de Malines, par M. Edg. 

de Marncffe. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique de 
Malines » t. 4, p. i. 

Questions de toponymie. Encore le nom de 

Malines, par le même. — It., p. 347. 

3. Etudes sur l'origine du nom de Malines, par M. 
C.-A. Serrure. — It., p. 219. 

4. SchaefTer (J.). Benaming van Neckerspoel. — Voy. 
ce Gazet van Mechelen » année i858, n°' 10, i5, 16 
et 17. 

h) Topographie 

1. Azevedo (G.-D. de). Historische saemen-spraeke 
over de stadt van Mechelen, tusschen Pipinus ende 
Ludolphus de selve stadt door-wandelende. — Tôt 
Mechelen, by J.-F. Van der Elst (1775), in-8*\ 

2. Schaeffer (J.). Over de oorspronglyke benaming 
der openbare plaetsen en bezonderstc straten van Meche- 
len. — Extraits du journal « Algemeen Aenkondigings-blad 
van Mechelen » années 1842 et 1845, in-80. 

3. Rapport présenté au Conseil communal de Malines, 
le 18 juin i85i, par la Commission chargée de reviser 
les dénominations des rues, places publiques, portes et 
boulevards. — Malines, J.-F. Gilis, i852, in-80. 



CHAPITRE VI 509 



4. Schaeffer (J.). Begin en aengroei derstad Mechelen. 

— Voy. « Œuvres complètes » t. i, p. 7. 

Oude en Nieuwe Bruel. — It., p. 87. 

5. Kempeneer (J.-B.). La commune de Malines et 
les restes de ses monuments. Esquisse archéologique. — ■ 
Voy. « La Dyle » année 1866, n°' i, 2, 3, 5, 6, 8, 10, 11, 
i3 et 14. 

6. Tableau s:énérai des noms des rues et de la concor- 
dance du nouveau numérotage des maisons avec l'ancien, 
dressé par le Collège des bourgmestre et échevins, le 
i5 septembre 1866. — Malines, Olbrechts, 1867, in-8". 

7. Bernaerts (G.-L.J. Détails archéologiques sur le 
Grand-Pont et les Bailles de fer, à Malines. — Voy. 
« Mechelsche Courant » année 1871, n° '5j. 

8. Steurs (Fr.J. Eenige terechtvvijzingen aangaande : 
1° De oorsprong van Mechelen. — 2" H et sticht van den 
H. Rumoldus bij Mechelen. — Voy. « Geschicdkiindige 
verhandelingen etc. » pp. 66, 71 et 76. 

De oude bruggen van Mechelen. — It., p. i. 

De Oude en Nieuwe Vischmerkt te Mechelen. 

— It. 

g. van Caster (G.). Histoire des rues de Malines et de 
leurs monuments. — Malines, J. Ryckmans-Van Deuren, 
1882, in-8°. 

Collection des guides belges. Malines. Guide 

historique et description des monuments. — Bruges, 
(1887), pet. in-8°. 

Bemerkingen over de benamingen van eenige 

straten der stad Mechelen. — Voy. « Bulletin du Cercle 
archéologique de Malines « t. 3, p. 21g. 

Malines. Guide illustré. — Malines, L. & A. 

Godenne, i8g7, in-8°. 

Namen der straten van Mechelen en korte be- 

schrijving hunner vorige ofnogbestaandeoudegebouwen. 

— Mechelen, Steurs-Bussers, igoi, in-8°. 



5lO HISTOIRE ET ARCHÉOLOGIE 

10. Rueiens (Ch.J. Malines. Mechelen. Situation. — 
Origine du nom de la ville. — Développement de la 
ville. — Rues et édifices. — Bruxelles, 1884, in-8". 

11. Reydaiiis» [Ad.). De namen en de korte geschie- 
denis der huizen van Mechelen (met tien platen). — 
Mechelen, L. & A. Godenne, 1896, in-8^. 

De omwaterde hoeven in den omtrek van Meche- 
len. — Voy. « Bulletin du Cercle archéologique de Malines » 
t. 7, p. 217. 

Het Blokhuis. Laatste overblijfsel der buiten- 

versterkingen van Mechelen. — It., t. 8, p. 83. 

12. Coninclcx (H.). A travers le vieux Malines, ce que 
révèlent les archives de Pitsembourg. — It., t. 11, p. 35. 

§ II. — ÉDIFICES CIVILS & MILITAIRES 

a) Edifices publics 

1. monuniens (Les) de Malines et son Conseil com- 
munal. — Voy. « Journal de Malines » année 1842, n° 46. 

2. Oud paieis of Schepenenhuis, par M. jf. Schaeffer. 

— Voy. (c Œuvres complètes » t. i, p. 37. 

Ancienne Maison échevinale ou Vieux Palais. 

Documents inédits publiés par M. V . Hermans. — Voy. 
« Bulletin du Cercle archéologique de Malines » t. 12, 
p. i3. 

Les sculptures de la Salle du « Vierschaar » à 

l'ancienne Maison échevinale de Malines, par M. H. 
Coninckx. — It., t. 10, p. 33. 

3. Hôtel de ville. Het Stadhuis, par M. J. Schaeffer. 

— Voy. u Œuvres complètes » t. i, p. 42. 

Mechelen en zyn Stadhuis, par M. F.-E. Dela- 

faille. — Voy. chap. 11. 

Hôtel de ville, par M. G. van Casier. — Voy. 

<( Histoire des rues de Malines et de leurs monuments » p. gg. 



CHAPITRE VI 5ll 



4. Halle (L,a) de Malines, par M A.-G.-B. Schayes. 

— Voy. « Histoire de l' architecture en Belgique » t. 2, p. 25g. 
De Halle, par M. J. Schaeffer. — Voy. a Œuvres 

complètes » t. i, p. 11 g. 

La Halle de Malines, par M. J.-B. Kempeneer. 

— Voy. « La Dyle 1) année 1866, n°' i3 et 14. 
La Halle de Malines, par M. G. Bernaerts. — 



Voy. (c Messager des sciences historiques •>•>. Gand, i86g, 
p. 261. 

De oude Lakenhalle te Mechelen. — Voy. « De 

Vlaamsche School » année 1886, p. 14g. 

De la restauration des Halles et du Palais du 

Grand Conseil à Malines, par M. Philippe Van Boxnieer. 

— Voy. « Bulletin du Cercle archéologique de Malines » t. i, 
p. 17. 

5. iflunt (De) te Mechelen, par M. J. Schaeffer. — 
Voy. « Œuvres complètes » t. i, p. 8g. 

■ Ateliers monétaires, par M. V . Hermans. — Voy. 

« Inventaii'c des archives » t. 8, p. 488. 

6. Arsenal militaire* Artilleriehuis, in de Adeghem- 
straat, par M. y. Schaeffer. — Voy. « Œuvres complètes » 
t. I, p. i55. 

7. Musée (Le). Catalogue du Musée de la ville de 
Malines. — Malines, H. Dierickx-Beke Fils, 1861, gr. 
in-80 (i). 

It., deuxième édition, publié par M. Emni.Neeffs. 

— Malines, J.-F. Olbrechts, i86g, in-8". 

b) Maisons princières 

T. Keizersiiof. Hof van Oostenryk, par M. y. Sc/^a^^f. 

— Voy. « Œuvres complètes » t. i, p. 41. 



(i) Créé en 1844. Antérieurement à cette date, les hospices Saint-Julien et 
Sainte-Barbe tinrent lieu de Musée. 



5 12 HISTOIRE ET ARCHEOLOGIE 

Restes du palais de Marguerite d'Yorck, par M. 

J.-B. Kcmpenccr. — Voy. « La Dyle » année 1866, n° 5i. 

Historique du Palais Impérial, par le même. — 

Voy. (c Rapport sur l'administration des affaires de la ville de 
Matines » année 1892-93, p. 87. 

Het Keizershof, par M. F. Steiirs. — Fo)'. chap. 11. 

Palais de Marguerite d'York, veuve de Charles-le- 

Téméraire, par M. G. van Castcr. — Voy. « Histoire des 
rues, etc. » p. i56. 

2. llHargriet van Oostenryk (Hof van), par M. J. 
Schaeffer. — Voy. u Œuvres complètes » t. i, p. 40. 

Ancien Hôtel de Marguerite d'Autriche, par M. 

J.-B. Kcmpcncer. — Voy. « La Dyle » année 1866, 
n°^ 6 et 8. 

Palais de Malines, in-8'', s. d. ni 1. 

Het Hof van Margareta van Oostenryk te 

Mechelen, bygenaamd het Hof van Savoye, par M. F. 
Sieurs. — Voy. chap. 11. 

De gebouwen der Rechtbank van eersten aanleg, 

oud Hof van Margareta van Oostenryk te Mechelen, par 
M. G. van C aster. — Voy. a Bulletin du Cercle archéologique 
de Malines :» t. 4, p. i5. 

c) Maisons seigneuriales 

1. De Borciit op Neckerspoel, of het oud kasteel der 
Leenheeren van Mechelen, par M. F. Steurs. — Voy. 
« Mechclsche Courant » année 1874, n°' 35 et 36. 

2. Païenne ou Carondelet (Hôtel de), 1474, rue dite 
Zak straat, par M. G. van Casier. — Voy. « Histoire des 
rues de Malines etc. » p. 323. 

3. Nassau (Hôtel de), 1494', plaine des Berthout, par 
M. J. Schaeffer. — Voy. « Œuvres complètes » t. i, p. i33. 

Restes de l'hôtel de Nassau, par J.-B. Kempeneer. 

— Voy. « La Dyle » année 1866, n*^' 10. 



CHAPITRE VI 5l3 



L'hôtel de Nassau, à Malines, par M. Einni. 

Neeffs. — Voy. chap. ii. 

4. Busieydeti (Hôtel de), i5o3, rue des Vaches. Hof 
van Busleyden, nu de Berg van Bermhertigheid, par 
M. y. Schaeifcr. — Vo\. « Œuvres complètes » t. i, p. 127.' 

L'hôtel de Busleyden, à Malines, par M. Emm. 

Neeffs. — Voy. chap. 11. 

It., par M. G. van Caster. — Voy. « Histoire des 

nies de Malines etc. » p. 168. 

Les fresques de l'hôtel de Busleyden à Malines, 

par M. H. Coninckx. — Voy. «■ Bulletin du Cercle archéolo- 
gique de Malines » t. 6, p. 11 3. 

5. Chièvres (Hôtel de), i5o5, rue du Poivre. Hof van 
Chièvres, par M. Fr. Stcurs. — Voy. « Mechelsch Nieuws- 
en Aenkondigingsblad » année 1870, n*^ 37. 

6. Hoogstraeten (Hôtel d'), i5l2 (Petit séminaire). 
Hof van Hoogstraeten, par M. J. Schaeffer. — Voy. 
« Œuvres complètes » t. i, p. 12g. 

Ancien hôtel de Hoogstraeten, par M. J.-B. 

Kempeneer. — Voy. « La Dyle » année i86f), n" 3. 

Antoon van Lalaing, raadsheer van Margareta 

van Oostenryk, met een overzicht der Heeren van 
Hoogstraeten, par AL Ad. Reydams. — Voy. « Bulletin du 
Cercle archéologique de Malines » t. 5, p. 127. 

7. Eg^mont (Hôtel d') 1539, Pottery, par M. G. van 
Caster. — Voy. (.<■ Histoire des rues de Malines etc. » p. 256. 

8. Grimbergiie (H