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Full text of "Bulletin du Cercle archéologique, littéraire et artistique de Malines"

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:1e Archéologique 

Bulletin - Tome XV 

Malînes 
1905 




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BULLETIN 

nu 

( ercle, .H rcbéolooique, Jâttécaire Si .HttistiQue 

DE MALINES 




PURCHASED FOR THE 
UNIVERSITY OF TORONTO UBRARY 

FROM THE 

HUMANITIES RESEARCH COUNCIL 

SPECIAL GRANT 

FOR 

ARTS OF THE LOW COUNTRIES AND 

THE GERMANYS, 1600 - 1850 







(ttffram^artiflique 




TOME QUINZIÈME 



1Q05 




M A L I N E S 

L. &■ ^. GOTfEU^U^E, Imprimeiirs-Editciirs 

28, Grand' Place, 28 
1903 



Le Cercle n'est pas responsable des opinions émises 
par ses Membres 



Z)A' 



V ^^ 




LISTE 'DES D^iEM'B%ES 

DU 

Cercle Archéologique de Malines 



Commission Admini^tratire pour X905 

PRÉSIDENT 
M. G. VAN Caster, Chanoine, rue Notre-Dame, i25, Malines. 

AUribulions : Direction générale de la Société. 

VICE-PRÉSIDENT 
M. G. Van Doorslaer, Docteur en Médecine, sous la Tour, 9, Malines. 

Altribulioiis : Suppléant au Président. 

CONSEILLERS 

M. Edmond Magnus, Industriel, rue de la Station, 42, Malines. 
M. Robert D'Awans, Professeur à l'Athénée Royal de Malines, boulevard 
des Capucins, 141, Malines. 

Aliribuiions : Suppléant aux Président et Vice-président. 

SECRÉTAIRE 

M. H. CoNiNXKX, Professur à l'Académie des Beau.x-Arts, rue du Ruis- 
seau, 9, Malines. 

Allribuùons : Direction générale du Secrétariat; correspondance de la Société; rédaction des 
procès verbaux des séances et du rapport annuel; organisation des séances, convocation aux 
séances, conférencei, e.xcursions, etc. 

TRÉSORIER 
M. L. Van den Bergh, rue longue du Chevalier, 32, Malines. 

Aliribuiions ; Recouvrement des sommes dues à la Société, comptabilité générale et paiement 
des dépenses effectuées. 

BIBLIOTHÉCAIRE-ARCHIVISTE 
M. J. DE Wouters de Bouchout (chevalier), rue Léopold, 43, Malines. 

Aliribuiions : Classement et garde des livres et objets appartenant au Cercle. 

I 



LISTE DES MEMBRES 



Comité des Finances 

MM. G, VAN Caster, Chanoine, Président, rue Notre-Dame, i25, Malines. 
H. CoNiNCKX, Secrétaire, rue du Ruisseau, g, Malines. 
L. Van den Bergh, Trésorier, rue longue du Chevalier, 23, Malines. 
Edg. Buedts, Pharmacien, marché au Bétail, 7, Malines. 
Léop. Pluys, Artiste-peintre-verrier, rue de Beffer, 35, Malines. 

Comité des Publications 

MM. G. van Caster, Chanoine, Président, rue Notre-Dame, i25, Malines. 
H. Coninckx, Secrétaire, rue du Ruisseau, 9, Malines. 
Ad. Reydams, Géomètre, marché au Bétail, 25, Malines. 
G. Van Doorslaer, Docteur en Médecine, sous la Tour 9, Malines. 
R. D'Awans, Professeur à l'Athénée Royal de Malines, boulevard 

des Capucins, 141, Malines. 
J. DE Wouters de Bouchout (chevalier), rue Léopold, 43, Malines. 

]^embres titulaires (i) 

Messieurs 

Andries, Raymond, Docteur en médecine, rue Léopold, 34, Malines 

(19 octobre 1900). 
Bernaerts, Florimond, Abbé, Professeur à l'Institut St-Louis, rue du 

Marais, Bruxelles (11 mai 1894). 
Beukelaers, Charles, Abbé, Secrétaire de l'Achevêché, rue des Augus- 

tins, 24, Malines (5 août 1898). 
Boey, Emile, long fossé aux poils, 83, Malines (10 juin 1888). 
Broers, Franz, Banquier, vieille rue de Bruxelles, 16, Malines (7 février 

1897). 
Buedts, Edgar, Pharmacien, marché au Bétail, 7, Malines (18 décembre 

1902). 

Claes, Désiré, Directeur du Mont-de-Piété, rue des Vaches, 67, Malines 
(3 novembre 1899). 



(1) Extrait du Règlement. 

Art. 4. — Les Membres titulaires sont choisis parmi les personnes qui s'intéressent aux 
travaux du Cercle. Ils ont seuls le droit de vote, paient une cotisation annuelle de douze 
francs, et reçoivent les publications. 



LISTE DES MEMBRES 



Claeskens, Emile, Agent de Change, rue Montagne-aux-Corbeaux, i3, 

Malines {21 février 1902). 
Cluytens-Suetens, Alphonse, Peintre-décorateur, rue de la Chaussée, 54, 

Malines (19 janvier 1894). 
CoEMANS, Charles, rue Conscience, i, Malines (7 novembre 1902). 
CoENE, Ernest, Emplo^^é, rue Veke, 11, Malines (23 février 1894). 
CoENE, Jean, Professeur à l'Académie des Beaux- Arts, rue des Augustins, 

5, Malines (i^r août 1902). 
CoNiNCKx, Hj-acinthe, Dessinateur, Professeur à l'Académie des Beaux- 
Arts, Secrétaire du Cercle Archéologique, rue du Ruisseau, 9, Malines 

(24 mars 1886). 
CooLEN, Emmanuel, Avocat, rue de l'Empereur, 19, Malines (19 février 

1904)- 
CoRDEMANS, Henrjf, Libraire, Secrétaire honoraire du Cercle, rue du 

Gentilhomme, 10, Bruxelles (24 mars 1886). 
Costa, Henri, Candidat notaire, rue du Poivre, 12, Malines (3 avril 1903). 
CosTiER, Lieutenant d'Artillerie, rue Fayd'herbe, 2, Malines (26 janvier 

(1903). 
CuvELiER, Charles, Chanoine, rue Louise, 29, Malines (5 août 1898). 
D'AwANS, Robert, Professeur à l'Athénée Royal de Malines, Conseiller 

du Cercle, boulevard des Capucins, 141, Malines (28 décembre 1900), 
De Blauw, Charles, Directeur de ventes, Bailles de Fer, 36, Malines 

(21 fé\Tier 1902). 
De Blauw, François, Directeur de ventes. Bailles de Fer, 19, Malines 

(20 septembre 1895). 

De Blauw, Pierre, Agent d'affaires, Bailles de Fer, 19, Malines (24 mai 
1901). 

de Cannart d'Ha.male, Léon, Colonel, chef de l'Etat-Major du Lieutenant 
Général Commandant supérieur de la Garde civique pour les provinces 
du Hainaut et de Namur, Boulevard Dolez, 21, Mons (24 mars 1893). 

De Cocq, Edouard, Avocat, Membre de la Chambre des Représentants, 
Bourgmestre de Malines, rue du Brucl, 71, Malines (23 novembre 1900). 

De Cocq-Zech, Fritz, rue d'Hanswyck, 33, Malines (7 novembre 1902). 

De Cocq- Van Langendoxck, Ernest, rue d'Hansw3^ck, 42, Malines (5 août 
1898). 

De Coninck, Joseph, Bailles de Fer, 7, Malines (20 mai 1904). 
DE Ghellinxk Vaernlwyk (vicomte Amaury), rue de l'Industrie, i3, 
Bruxelles, et château d'Elseghem [par Peteghem] (24 mars 1893). 



LISTE DES MEMBRES 



De Glas, Joseph, Avocat, Grand' Place, 18, Malines (25 octobre 1901). 

Delvaulx, Charles, Avocat, rue Louise, 3i, Malines (17 sejitembre 1897). 

Deltenre, Ernes% Avocat, longue rue des Bateaux, 77, Alalines (3 avril 
igoS). 

DE Marneffe, Edgar, Chef de section aux Archives générales du 
Royaume, rue du Chemin de fer, Louvain (28 mai 1892). 

DE Meester de Betzenbroeck, Raymond, Sénateur, château de Betzen- 
broeck, Malines (24 novembre 1893). 

de Meester, Marcel, château de Ramsdonck par Capelle-au-Bois (20 mai 
1904). 

Dessain, Charles, Editeur, rue de la Blanchisserie, 7, Malines (9 juin 1889). 

De Ridder, Emile, Négociant, Grand' Place, 25, Malines (i'"'' août 1902). 

Dicvos, Isidore, négociant, Mélane, 12, Malines (19 février 1904). 

DE Wargny (chevalier Auguste), Juge d'instruction, rue de la Blanchis- 
serie, 2, Malines {^^ novembre 1S93). 

DE WouTERS DE BoucHOUT (chevalier Joseph), Bibliothécaire-Archiviste du 
Cercle, rue Léopold, 43, Malines (18 septembre 1896). 

DiERiCKX, Henri, Imprimeur-Libraire, rue de la Chaussée, 72, Malines 
(24 février 1899^ 

DiEUDONNÉ, Henri, Docteur en médecine, rue Notre-Dame, 79, Malines 

(23 juin 1893). 
DoNNET, Fernand, Administrateur de l'Académie Royale des Beaux-Arts, 

rue du Transvaal, 53, Anvers (20 mai 1904). 
DucHATEAU, Paul, Ingénieur-brasseur, chaussée de Louvain, i, Vilvorde 

(17 août 1900). 

DU Trieu de Terdonx'K (chevalier Joseph), rue du Poivre, Malines (i5 mars 
1889). 

Festraets, Pierre, Orfèvre, Professeur à l'Académie des Beaux-Arts, rue 

du Bruel, 87, Malines (24 novembre 1893). 
Fris, Hubert, Candidat Notaire, boulevard des Capucins, 176, Malines 

(17 septembre 1897). 
Fris, Prosper, Notaire, rue des Vaches, 21, Malines (27 août 1897). 
Genoxceaux, Pedro, Avocat, rue Léopold, Malines (25 janvier 1901). 

Gevelers, Libert, Chanoine Prémontré, â Neerpelt [Limbourg] (27 sep- 
tembre 1901). 
Godenne, Léopold, Editeur, Grand' Place, 28, Malines (28 avril 1893). 

GoiDTs, Gustave, curé des SS. Jean-Baptiste et Evangélistc, aumônier de 
la Garnison de Malines, rue des Vaches, 20, Malines (i5 janvier 1904). 



LISTE DES MEMBRES 



Herbillon, Joseph, Professeur à l'Athénée Roj^al de Malines, 23, rue de 

la station (29 juillet 1904). 
Hertsens, Alphonse, Entrepreneur, Tuileries, 7, Malines (17 septembre 

1897). 
Hertsens, Gabriel, Industriel, Conseiller communal, marché aux Grains, 

8, Malines (18 décembre 1903). 
HuYGHEBiERT, Fraus, Négociant, rue du Bruel, 97, Malines (i5 janvier 

1904J. 
IsERENTANT, Pierre, Professeur à l'Athénée Roj^al de Malines, rue du 

Bruel, 84, Malines (i^r septembre 188S). 
Janssens, Théodore, Chanoine, Directeur du Collège Saint-Rombaut, 

marché au Bé'ail, 56, Malines (24 novembre 1893). 
Kempeneer, Albert, Chanoine, Professeur au Grand Séminaire, rue des 

Vaches, i8, Malines (17 juin 1838). 
Kennes de Lessart, Edouard, Propriétaire, rue Haute, 18, Malines 

(17 septembre 1903). 
Laenen, Joseph, Abbé, Archiviste-Adjoint de l'Archevêché, boulevard 

des Arbalétriers, 140, Malines (8 mai 1903). 

Lambeaux, Général, rue longue des Chevaliers, 2, Malines (18 décembre 
1903). 

Lambo, Aloj's, Abbé, Econome du Petit Séminaire, rue de la Blanchis- 
serie, 5, Malines (21 avril 1899I. 

Le Blus, Hector, Docteur en Médecine, Conseiller provincial, Echevin 
des Travaux publics, longue rue des Bateaux, 78, Malines (23 juin 1893). 

Le Comte, Georges, rue Notre-Dame, 68, Malines (24 mai 1901). 

Leemans, Louis, Juge de paix. Conseiller communal, rue du Bruel, 55, 
Malines (21 juillet 1893). 

Lemesle, Edouard, Chanoine, Inspecteur diocésain, rue de la Constitu- 
tion, 9, Malines (28 décembre 1900). 

LoNCiN, Eugène, Docteur en médecine, rue Louise, 33, Malines (23 no- 
vembre 1900). 

Magnus, Edmond, Industriel, Vice-Président de la Société Royale « La 
Réunion Lj'rique », Conseiller du Cercle, rue de la Station, 42, Malines 
(2 décembre 1892). 

Mertens, Désiré, Juge, Conseiller communal. Place d'Egmond, i, Malines 
(24 novembre 1893). 

Meyks, Henri, Architecte, Professeur à l'Académie des Beaux-Arts, longue 
rue des Bateaux, 59, Malines (28 avril 1.S93). 



LISTE DES MEMBRES 



MiERTS, Louis, Chanoine, Président du Grand Séminaire, rue des Vaches, 

i8, Malines (23 novembre igco). 
NoBELS, Albert, Avocat, Conseiller provincial, rue Ste-Catherine, 21, 

Malines (17 septembre 1897). 
NoBKLs, Jules, Avocat, Echevin de l'Instruction publique. Vieille rue de 

Bruxelles, 22, Malines (23 novembre 1900). 
Noël, Léon, Abbé, élève au Collège du Saint-Esprit, rue de Namur, à 

Louvain (25 septembre 1903). 
Olbrechts, Alphonse, Imprimeur-éditeur, rue des Beggards, 35, Malines 

(1" août 1902). 

Op de Beeck, Henri, Industriel, rue Notre-Dame, 43, Malines (3o avril 

1897). 
Ortegat, Jules, Député Permanent, rue des Vaches, 78, Malines (28 avril 

1893). 
Peeters, Auguste, Docteur en Médecine, long fossé aux Poils, 79, Malines 

(ler avril 1898). 
Pluys, Léopold, Artiste-Peintre-verrier, rue de Beffer, 35, Malines (3o avril 

1897). 
"Poupeye, attaché à l'Administration des Chemins de fer vicinaux, rue du 

Bruel, 54, Malines (i5 janvier 1904). 
Préherbu, Juge de Paix, rue de la Constitution, i5, Malines (25 mars 

1904). 
Reydams, Adolphe, Géomètre du cadastre, marché au Bétail, 25, Malines 

(ler juillet 1892), 
RoGiERS, Victor, Directeur de la Banque de la Dyle, Mélane, 5, Malines 

[1^^ août 1902). 
RooMS, Joseph, Architecte, rue de la Station, 24, Malines (i" août 1902). 
Rosier, Jean-Guillaume, Artiste-Peintre, Directeur de l'Académie des 

Beaux-Arts, rue Léopold, 40, Malines (27 janvier 1893). 
Stevens, Guillaume, Chanoine, rue d'Hanswyck, 36, Malines (8 mai 1903). 
Stroobant, Louis, Directeur du Dépôt de mendicité de l'Etat, à Merxplas 

(i3 avril 1894). 
Tambuyser, Raphaël, Négociant, boulevard des Capucins, 206, Malines 

(24 juin 1904). 
Théodor, Jean, Conducteur principal des Ponts et Chaussées, boulevard 

des Capucins, i83, Malines (21 juillet 1893). 
Van Ballaer, Joseph, Curé de Notre-Dame du Sablon, rue Bodenbroeck, 6, 

Bruxelles (24 janvier 1890). 



LISTE DES MEMBRES 



Van Boxmeer, Philippe, Architecte communal, rue Conscience, 7, Malines 
(24 mars 1886). 

Van Breedam, A.médée, Étudiant, boulevard des Capucins, 174, Malines 

(18 décembre 1903). 
Van Camp, Gustave, rue longue du Chevalier, 6, Malines (20 mai 1904). 
VAN Caster, Guillaume, Chanoine, Président du Cercle, rue Notre-Dame, 

125, Malines (21 février 1890). 

Van Craen, Eugène, Négociant, boulevard des Arbalétriers, i38, Malines 
(3o août 1901). 

Van den Bergh, Léopold, attaché à l'Administration des Chemins de fer 

de l'Etat, Trésorier du Cercle, rue longue du Chevalier, 32, Malines 

(24 mars 1886). 
van den Branden dk Reeth, Victor (Mgr le baroni, Archevêque de Tyr, 

rue du Bruel, 82, Malines (21 février 1890). 
VAN den Kerckhove, Alcxis, Propriétaire, château de Wayenesse, 

Rymenam {18 décembre 1903). 
Van der Stappen, François (Mgr), Evéque de Jaffa, marché aux Laines, 3, 

Malines (26 février 1897). 

Van der Voordt, Docteur en médecine, rue Louise, 11, Malines ( 29 juillet 
1904). 

Van de Walle, Victor, Notaire, Membre de la Chambre des Représen- 
tants, avenue Van Beneden, 69, Malines (2^ novembre 1886). 

Van Doeselaer, Edouard, Imprimeur-Libraire, rue du Bruel, 60, Malines 

(18 décembre 1903). 
Van Doorslaer, Georges, Docteur en Médecine, Vice-Président du Cercle, 

sous la Tour, 9, Malines (i3 mars 1891). 
Van Holsbeek, Artiste-Peintre, à Contich (i5 janvier 1904). 
Van Hoorenbeeck, Victor, Pharmacien, Conseiller communal, rue des 

Vaches, 7, Malines (5 août 1898). 
Van Horenbeeck, Henri, Curé à Gooreind [Wuestwezel] (23 juin 1893). 
Van Melckebeke, Prosper, Pharmacien, rue du Serment, 27, Malines 

(14 septembre 1900). 
Van Raemdonck, Frans, Négociant, rue de la Chèvre, 19, Malines 

(i^r août 1902). 
Van Reusel, Charles, Professeur à l'Ecole Moyenne, rue du Bruel, 48, 

Malines (28 février 1894). 
van Velsen, Raymond, Editeur-Libraire, Bailles de Fer, 2, Malines 

(i3 mars 1891). 



LISTE DES MEMBRES 



Van Peteghem, Léon, Instituteur, Professeur à l'Académie des Beaux- 
Arts, rue Notre-Dame, 33, Malines (27 septembre 1901). 

Verbist, Aloys, Curé-Doyen de Notre-Dame au delà de la Dyle, cimetière 
Notre-Dame, Malines (3 avril 1903). 

Verheyden, Prosper, Littérateur, longue rue de Ruysbroeck, 5o, Anvers 
[Zurenborg] (iS décembre 1903). 

Wauters, Martin, Négociant, longue rue des Bateaux, 26, Malines 
(21 février 1902). 

WiLLEMS, J.-F.-M.-J., Ingénieur provincial, courte rue Neuve, i, Malines 
(27 août 1897). 

WiTTMANN, Jules, Doctcur en Médecine, rue du Sac, 3, Malines (19 mai 
1893). 

WiTTMANN, Jules, Propriétaire, rue d'A-B, 20, Malines (26 février 1892). 

Zech, Maurice, Abbé, Professeur à l'Institut Saint-Louis, rue du Marais, 
Bruxelles (11 mai 1894). 

Membres correspondants (1) 

PAYS-BAS 

Vosterman-Van Oyen, A.-A., à Oisterwyck (Brabant septentrional). 

BELGIQUE 

Becquet, Alfred, Vice-Président de la Société Archéologique de Namur, 
rue Grandgagnage, 8, Namur. 

Béthune, (Mgr le baron Félix), Archidiacre de la Cathédrale, rue d'Ar- 
gent, 40, Bruges. 

Cumont Georges, Avocat, rue de l'Aqueduc, 19, St-Gilles (Bruxelles). 

DE Beiiault de Dornon, Armand, attaché à la direction du Commerce et 
des Consulats au Alinistère des Affaires Etrangères, rue d'Espagne, 92, 

. Bruxelles. 



(1) Extrait du Règlement : 

Art. 5. — Les Membres correspotulaiits bont iioniiiiés parmi les personnes qui ont rendu 
des services au Cercle, ou dont le concours peut lui être utile. Ils ne sont astreints à aucune 
cotisation. 



LISTE DES MEMBRES 



De Bray, Architecte, Anvers. 

De Bruyx, Hj'acinthe, Archéologue, Curé émérite rue Delporle, 17, 

Tirlemont. 
Delvigxe, xAdolphe, Chanoine, Archéologue, rue de la Pacification, 18, 

St-Josse-ten-Noode. 

DE MuNTER, Victor, Numismate, Agent de la Banque Nationale, Lei, i5, 

Louvain. 
DE Raadt, J.-Th. avenue Ducpétiaux, 63, Bruxelles. 
De Villers, Léop., Archiviste de l'Etat, Parc, 24, Mons. 
Gaillard, Secrétaire de l'Académie Royale Flamande, Gand. 

GoovAERTS, Alph., Archiviste-général du Ro^-aume, avenue Marie-Clothilde, 
4, Watermael. 

Hermans, Victor, Archiviste communal, rue des Vaches, 29, Malines. 

Mahy, Hippohte, Bibliothécaire de la Société Archéologique de Bru- 
xelles, rue de Bodeghem, 5o, Bruxelles. 

OuvERLEAUx, Em., Conservateur honoraire à la Bibliothèque Royale de 
Belgique, rue Cortembert, i3, Paris. 

Van Cromphout, Bourgmestre de Gaesbeek. 

Van Epen, D.-E., Docteur, boulevard de la Senne, 5i, Bruxelles. 

Verhaegex, Paul, Juge au Tribunal de i^^ Instance, rue de Toulouse, 

Bruxelles. 
Vervliet, J.-B., Littérateur, rue du Bien-Ètre, 61, Anvers. 



Meintires d'honneur (i) 

Casati de Casatis, Charles, Conseiller honoraire à la Cour de Paris, rue 
Alfred de Vignj-, 16, Paris. 

HiLDEBRAND, Hans, Antiquaire du royaume de Suède, Secrétaire perpétuel 
de l'Académie royale des Belles-Lettres, d'Histoire et des Antiquités de 
Stockholm, membre d'honneur de plusieurs sociétés savantes, à Stock- 
holm. 



(1) Extrait du Règlement : 

Le titre de Membre d'honneur pourra être conféré à des personnes, qui par leur liante 
position sociale, peuvent rendre des services au Cercle, ou qui ont contribué, par leurs œuvres, 
aux progrès des études qui font l'objet de ses travaux. 



lO LISTE DES MEMBRES 



Sociétés, Commissions & T^iihlications avec lesquelles le Cercle 
fait l'échange de ses 'Bulletins. 

BELGIQUE 

Anvers. — Acadcmie Royale d'Archéologie de Belgique. 

M. F. DoxxhT, Bibliothécaire, rue du Transvaal, 53, Anvers. 

Société Royale de Géographie d'Anvers. 
M. Ed. Jansskns, Avocat, Secrétaire Général, rue des Récollets, 12, 
Anvers. 

Bruges. — Société d Emulaiion four l'étude de T histoire et des A utiquités de la Flandre. 
M. L. De Foere, Secrétaire, rue des Jacobins, 7, Bruges. 

Bruxelles. — Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts- 
M. Marchal, Secrétaire perpétuel, Palais des Académies, Bruxelles. 

Bulletin des Commissions Royales d'Art et d'Archéologie. 
M. Massaux, Secrétaire, rue Montoyer, 22, Bruxelles. 

Buïïetin de la Commission Royale d'Histoire. 
M. le Secrétaire, rue de Spa, 22, Bruxelles. 

Bulletin des Musées Royaux des Arts indus 'ricls et décoratifs. 
M. Van Overloop, Conservateur en chef, à Bruxelles. 

De Wafcnheraut, Grand Armoriai et Archives de la Noblesse. 
M. D.-G. VAN Epen, Directeur, boulevard de la Senne, 5i, Bruxelles. 

Société Royale de Numismatique de Belgique. 
M. A. De Witte, Bibliothécaire, rue du Trône, 49, Bruxelles. 

Société Royale Belge de Géographie. 
M. DuFiEF, Secrétaire, rue de la Limite, 116, Bruxelles. 

Société d'A rchéologie. 
M. Mahy, rue de Bodeghem, 5o, Bruxelles. 

Charleroi. — Société Paléontologique et Archéologique de Charleroi. 

M. le Secrétaire général, au Musée archéologique, boulevard Jacques 
Bertrand, Charleroi. 

Courtrai. — Cercle Historique et Archéologique. 

M. l'Abbé E. De Gryse, S. T. D., Président, à Courtrai 

Enghien. — Cercle Archéologique d'Enghicn. 

M. Ernest Matthieu, Avocat, Secrétaire, à Enghien. 



ECHANGE DES BULLETINS II 

Gand. — Société d'Histoire et d'Archéologie de Gand (Bibliothèque de l'Univer- 
sité), Fossé d'Othon, Gand. 
M. A. DiEGERiCK, Bibliothéca're, Boulevard de la Citadelle, 14, 
Gand. 

KoninkUjke Vlaamsche Akademie. 
M. Dr Potter, Secrétaire, Gand. 

Hasselt. — Les Mélophiles. 

M. Geeraerts, Président, à Hasselt. 

Huy. — Cercle hiitois des Sciences et Beaux- Arts. 
M. Emile Wigny, Secrétaire, Huy. 

Liège. — Société d'Art et d'Histoire du diocèse de Liège. 
M. Jos. Brassine, rue du Pont d'Avroy, 35, Liège. 

Louvain. — Analectes pour servir à l'Histoire ecclésiastique de la Belgique. 

Maredsous. — Revue Bénédictine. 

Abbaye de Maredsous, par Maredret, Namur. 

Mons. — Cercle Archéologique de Mous. 

M. Léon LossEAU, Avocat, Bibliothécaire, rue de Nimy, 37, Mons. 

Namur. — Société Archéologique de Namur. 

M. Adrien Oger, Conservateur du Musée Archéologique de Namur. 

Nivelles. — Société Archéologique de l'arrondissement de Nivelles. 
M, Buisseret, Secrétaire, à Nivelles. 

Saint- Ni colas. — Annales du Cercle Archéologique du Pays de Waas. 
M. l'abbé Reynaert, Secrétaire, à Saint-Nicolas. 

Soignies. — Cercle Archéologique de V arrondis ement de Soignies. 
M. Demeulder, Président, à Soignies. 

Termonde. — Cercle Archéologique de la ville et de l'av.cien pays de Ter monde, 
M. Broeckaert, Secrétaire, à Termonde. 

Tournai. — Société Littéraire et Historique de Tournai. 
M. E. SoiL, Secrétaire, rue Royale, 45, Tournai. 

Revue de l'Art Chrétien. 
M. L. Cloquet, rue St-Pierre, 2, Gand. 

Verviers. — Caveau Verviétois. 

M. Weber, Président, Verviers. 

Société Verviétoise d'Archéologie et d'Histoire. 
M. P. Dechesne, Avocat, Secrétaire, rue des Ecoles, 9, Verviers. 



12 ÉCHANGE DES BULLETINS 



ESPAGNE 

Madrid. — Rcvistas de Archivos, Biblioihectis y Museos. Ors^ano oficial del 
cuerpo facultative del ramo. 

FRANCE 

Compicgite. — Société fravçaise d'Archéologie. 
Paris. — Société Saint-Jean, de Paris. 

M. Léop. Delbeke, Artiste-Peintre, rue de Grenelle, Paris. 

LUXEMBOURG (GRAND-DUCHÉ) 

Luxembourg. — Insti'ut Grand-Dtxal de Luxembourg . 

M. le D' Van Werveke, Secrétaire de l'Institut, à Luxembour;,^ 

PAYS-BAS 

Amsterdam. — Société Royale d'Archéologie (De Noord HoRandsche oudheden). 
M. R.-W.-P. DE Vries, Secrétaire, Singel, 146, Amsterdam. 

Rurentonde. — Provinciaal Geuootichap voor Gcschiedkundige W et.nschat^pen, 
Taal en Kunst. 
M. Van Buirdex, Secrétaire, à Ruremonde. 
Utrecht. — Universiteits-Bibliotheek, te Utrecht. 

M. D"" G. Brom, i'''' Bibliothécaire de Historisch Gcnootschap, Alalie- 
straat, 9, Utrecht. 

Rijsivijck. — Familieblad. 

M. Vorsterman-Van Oyex, à Rijswijck, près La Haye. 

SUÈDE ET NORVÈGE 

Stockholm. — Kongl. Vitterheis historié och antiquitefs Akademien. 

M. le D"' A. Blomi^erg, Bibliothcraire de l'Académie des antiquités, 
Stockholm. 



RAPPORT 



Situation & les Travaux du Cercle Archéologique 



Année sociale i<^04 



lu en séance du 23 décembre 1904 



Messietjrs, 



ko N vertu des dispositions du nouveau règlement 
1^ là^^a ^^ Cercle, la séance de clôture de l'exercice 
*^ II^^nW' social a été reportée au mois de décembre 

^ et coïncidé ainsi avec la fin de l'année civile. 



Quoique par la force des choses cette séance voit son 
ordre du jour moins corsé et partant moins intéressant, 
à première vue, que celui des séances habituelles, elle 
a, en tant que séance d'aftaires, une utilité pratique, 
incontestable. Elle est, en outre, une évocation ou plutôt 
une remémoration de ces réunions mensuelles assidûment 
suivies, où l'on se revoit avec un égal plaisir, où toujours 
il y a quelque chose à apprendre, où l'on respire, enfin, 
une atmosphère moins banale que celle où forcément la 
plupart d'entre nous passent le plus clair de leur exis- 



14 RAPPORT 

tence. Vous ne m'en voudrez donc pas, si, au risque de 
voir se produire quelque mouvement d'ennui, je viens 
vous présenter un compendium de ces séances, et faire la 
somme des connaissances nouvelles dont s'est enrichie, 
grâce au zèle infatigable de nos travailleurs, l'histoire 
du passé de notre ville. Bien plus, renchérissant sur le 
vieil adage, je suis persuadé que vous ne vous contenterez 
pas de revenir une unique fois à ce qui vous aura plù, 
mais que vous retrouverez toujours un même intérêt à 
relire ceux des travaux de nos Confrères que nous 
publions dans le Tome XIII de notre Bulletin, qui vient 
de vous être distribué, en attendant que les autres le soient 
dans le volume dont on entamera bientôt l'impression. 

Ce Bulletin, MM., depuis quelques années, est devenu 
la principale affirmation de l'existence du Cercle. Notre 
Commission des publications y consacre tous ses soins 
et la majeure partie de nos ressources. Aussi, son impor- 
tance n'est-elle pas appréciée seulement dans le cercle 
restreint de notre milieu local ; une réputation de bon 
aloi lui est acquise depuis longtemps et s'étend bien au 
delà de ces limites étroites. Nous pouvons être heureux et 
fier qu'un résultat, qui n'est pas à dédaigner, ait couronné 
des efforts auxquels tous, MM., vous avez coopéré. 

Les circonstances amènent inévitablement des vides 
dans nos rangs ; mais ils ne sont pas longtemps à être avan- 
tageusement comblés, et nous pouvons dire que l'élément 
travailleur de notre Cercle, en se renouvelant, se com- 
plète heureusement et s'inspire, au grand profit de nos 
travaux, des idées et des exigences que le progrès des 
études historiques et archéologiques impose chaque jour 
davantage. 

Pour vous en convaincre, MM., je vous convie à 
passer en revue avec moi les communications faites à nos 
séances mensuelles. Je vous rappellerai ensuite les ques- 
tions d'intérêt général qui ont été soulevées et discutées 



RAPPORT l5 

à nos séances les faits et les événements auxquels le 
Cercle s'est intéressé ou auxquels il n'a pu rester étranger; 
enfin, pour clôturer ce rapport, je vous initierai succinc- 
tement aux opérations des différentes Commissions du 
Cercle, qui, comme vous l'entendrez, n'ont pas eu à 
chômer, surtout dans le courant de ces deux derniers mois. 

Pour les communications faites à nos séances, je vous 
les rappellerai par ordre de date. 

La première a eu pour auteur M. le Chanoine Kempe- 
NEER, et elle avait pour titre : Les vicissitudes de la Sei- 
gneurie de Malines pendant la première moitié du xi v-- siècle. Ce 
sujet est d'un intérêt palpitant, car cette époque a exercé 
une influence décisive sur les destinées de la Seigneurie. 
Aussi notre confrère l'a-t-il traité avec toute la conscience 
que l'on pouvait espérer de l'héritier d'un nom que le 
Cercle saluera toujours avec vénération et respect. 
L'auteur a commémoré une époque troublée où la 
seigneurie de Malines fut l'enjeu d'une partie engagée 
entre les évoques de Liège et les ducs de Brabant, partie 
qui se joua à coups d'estoc et de taille, et qui finit par 
détacher de la couronne de Liège un joyau de prix, qui 
alla briller plus tard au front des souverains de la 
maison de Bourgogne. 

En même temps que l'auteur retrace les péripéties 
de cette lutte, où les accalmies furent rares, il apprécie 
le caractère des divisions intestines qui se manifestèrent 
concurremment avec ces difficultés extérieures. En un 
mot, son travail est une évocation, sous des aspects pour 
la plupart nouveaux, d'une des pages les plus mouve- 
mentées de notre histoire locale. 

Ce ne fut toutefois pas la seule constitution à notre 
passé que nous dûmes à notre confrère... Dans une 
séance ultérieure, il nous parla de la Seigneurie d' Eeckhoven 
et des chevaliers de ce nom, lignée honorable qui vécut du 
xiii^ au xiv^ siècle. D'aucuns parmi ses membres se signa- 



l6 RAPPORT 

Icrent par leur bravoure dans les (guerres du Biabant; 
d'autres lurent échevins de la ville de Malines. Le castel, 
berceau de la famille, s'éleva sur les rives de la Nèthe, 
à Waelhem, presqu'en face de l'ancienne abbaye de 
Roozendael, à laquelle les Berthoud attachèrent leur 
nom. Aujourd'hui encore, la ferme d'Eeckhoven rappelle 
le souvenir de cette famille, qui eut son nom inscrit dans 
les fastes de notre histoire. 

M. l'abbé Laenen, archiviste-adjoint de l'archevêché, 
n'en est pas à ses débuts. Sur un théâtre plus vaste, il a 
fait ses preuves. Aussi ses communications ont-elles été 
marquées au coin d'un consciencieux souci de la vérité 
historique. Nous lui devons des communications qui 
portent pour titre : 

De Ziekenbus van lui onde smecders ambacht te Mechelen; 

La bibliothèque des aneiens arehevèques de Malines; 

Les Lombards à Malines. 

Dans la première de ces études, M. l'abbé Laenen 
nous initie aux opérations d'une caisse de secours et de 
prévoyance qui fleurit il y a des siècles, jusqu'au jour où 
« la grande niveleuse » la faucha, ne prévoyaiit pas que 
tôt ou tard on devrait fatalement revenir à cette organi- 
sation et s'en inspirer pour porter remède à une situation 
sociale des plus précaires. 

Mieux que personne, notre Confrère, de par ses fonc- 
tions, a été à même de regretter que les trésors biblio- 
graphiques, réunis grâce aux largesses et par les soins 
éclairés de nos évêques, aient dû payer leur tribut dans 
les déprédations commises à l'époque troublée de la fin 
du xviii' siècle. Peu de choses échappa au naufrage 
des collections auxquelles l'archevêque Jacques Boonen et 
le Cardinal d'Alsace, Thomas- Philippe, avaient attaché 
leurs noms, et dont la bibliothèque nationale de Paris 
recueillit les dépouilles opimes. 

Enfin, une autre série de faits d'ordre plus vénal est 



RAPPORT 17 

rappelée dans ce chapitre de l'histoire financière de la 
ville, auquel les Lombards ont attaché leur nom. A ce 
point de vue, Malines a eu son importance antérieure- 
ment au xv^ siècle. Milieu de change international, elle 
vit affluer en ses murs les représentants des nations 
méridionales, qui s'y livrèrent, sous l'œil bienveillant des 
autorités, rarement désintéressées peut-être, à des opéra- 
tions dont la moralité fut fort sujet à caution. 

Durant une longue suite d'années, fleurit à Malines 
une industrie qui porta au loin le renom de fondeurs de 
cloches et d'artillerie, des Van den Gheyn, Van den Nieu- 
wenhuysen, pour ne citer que les mieux connus et tant 
d'autres. Pouvons-nous espérer que l'héritier indirect du 
premier de ces fondeurs parviendra à faire refleurir en 
nos murs une industrie que l'on pouvait croire à jamais 
perdue pour Malines? M. Gonthier a rouvert l'ancienne 
usine Cabany, pour y installer une fonderie de cloches, 
que nous avons été invité à visiter, en même temps que 
nous pouvions assister aux préliminaires de cette délicate 
opération. A cette occasion, notre toujours dévoué Pré- 
sident, M. le Chanoine van Caster, nous en a expliqué 
la marche successive et sa communication a été com- 
plétée par des graphiques qui rendaient plus intelli- 
gibles la description détaillée des phases diverses de la 
fonte des cloches. 

Dans une autre occasion, M. le Chanoine van Caster 
nous a donné la primeur du rapport qu'il fut chargé de 
faire à la séance annuelle et publique de la Commission 
des monuments, sur la peinture murale dans les monuments 
publics de la Belgique. Son opinion, vous la connaissez, 
MM. « Un plan d'ensemble n'a jamais existé pour la 
décoration picturale des édifices des siècles passés. Il en 
est autrement de la polychromie, qui est destinée à faire 
valoir les parties architecturales des constructions. » 

Notre Président a brillamment défendu sa manière de 



RAPPORT 



voir ; celle-ci est basée sur l'examen des vestiges nom- 
breux que conservent, en plus grand nombre que les 
autres, les monuments religieux de la Belgique, et que 
l'on met au jour au fur et à mesure que l'on poursuit 
l'œuvre de la restauration de ces chefs-d'œuvre de l'art 
architectural des siècles passés. 

Votre Secrétaire vous a fait faire connaissance avec 
les objets mobiliers artistiques et autres que renfermaient le 
Sanctuaire d'Hanswyck et le couvent du prieuré de ce nom. 

Objets précieux, œuvres d'art, témoignages de la piété 
de nos pères, tout se dispersa sous le souffle réformateur 
de l'empereur sacristain et bien peu de ces trésors eut 
l'heur d'échapper à la destruction qui devait fatalement 
en être la conséquence. 

La biographie d'un enfant de Malines, Royer, que les 
circonstances enlevèrent à sa ville natale et qui alla 
à l'étranger prodiguer les trésors de son talent, a fait 
l'objet d'une autre communication de votre Secrétaire; 
il vous soumit, en outre, son appréciation au sujet de 
l'œuvre d'un autre concitoyen, J.-B. Vrints, éditeur 
plutôt que graveur d'estampes. Ces appréciations furent 
corroborées et confirmées par des considérations que fit 
valoir M. Van Holsbeek, artiste-peintre et notre confrère. 

M. Hermans, notre toujours dévoué archiviste com- 
munal, a repris les recherches au sujet de l'auteur 
des miniatures du livre de chant de Marguerite d'Autriche, 
manuscrit à la conservation duquel il est veillé avec un 
soin jaloux. S'il est permis de ne pas partager l'opinion 
émise par M. Hermans quant à l'auteur supposé de cette 
merveille artistique, du moins devons-nous lui savoir 
gré d'avoir apporté sa part à des recherches auxquelles 
M. Verheyen, notre Confrère, a ajouté un chapitre des 
plus important. 

M. le Docteur Van Doorslaer n'a pas redouté de 
rouvrir les débats sur une question fort controversée, et 



RAPPORT 19 

d'apporter sa contribution à la recherche de l'auteur du 
plan de la tour de St-Rombaut, à Malines. Notre 
Confrère ne nous a pas habitué à l'idée de voir traitées 
par lui des questions de cette nature ; l'histoire de 
Malines dans ses relations avec l'art où s'illustrèrent 
Hippocrate et Gallien, et celui dans lequel brilla Orphée 
et dont les effets lénifiants contribuent, prétend-on, à 
rendre Thomme plus sociable, font l'objet de ses constantes 
préoccupations. Cela n'a pas empêché que les recherches 
de notre Confrère aient eu pour résultat de jeter le doute 
dans l'esprit de ceux qui estimaient devoir écarter de la 
liste des auteurs présumés du plan du colossal monu- 
ment, celui de Gauthier Coolman, dont les restes 
reposent à l'ombre de la tour dont on lui conteste la 
conception. L'avenir nous apportera, peut-être, la solu- 
tion à cette question d'un intérêt peu ordinaire. 

Enfin, notre Confrère M. Reydams, d'ordinaire plus 
fécond, s'est borné cette fois-ci à nous faire faire connais- 
sance . avec quelques glanures intéressant Fayd' herbe, 
De Raedt et le général Ernest-Léopold de Holstein. 

Tel est, MM., un résumé succinct des communications 
qui ont été faites à nos séances mensuelles. Vous les 
retrouverez dans notre Bulletin pour la plupart. 

En outre, j'attire votre attention sur le Bulletin biblio- 
graphique qui clôt ce volume et qui comprend le relevé, 
avec analyse sommaire, des publications d'intérêt local 
qui voient le jour dans le courant de l'année. 

Notre Confrère, M, l'abbé Laenen, a bien voulu 
assumer la tâche de s'occuper de ce chapitre, tâche faci- 
litée par la nature de ses occupations professionnelles. A 
vous, MM., il appartient de la lui faciliter davantage, 
en lui signalant les publications rentrant dans cette 
catégorie ou celles dans lesquelles on pourrait espérer 
glaner quelque chose qui puisse avoir de l'intérêt pour 
nos lecteurs. 



20 RAPPORT 

Abordant une autre catégorie de faits, je dois, en tout 
premier lieu, signaler la participation de notre Cercle au 
Congrès de Mons, et le rapport humouristique et chaleu- 
reusement applaudi par vous, de notre délégué-suppléant, 
M. le juge Préherbu. A l'avenir, il est tout désigné 
au choix de nos confrères, pour les représenter à ces 
assises annuelles. Espérons aussi que l'occasion s'en pré- 
sentant, il ne se refusera pas à nous faire des communi- 
cations que d'avance nous saluons comme un vrai régal. 

A l'occasion des travaux qui s'exécutent en ce moment 
à la Dyle, les fouilles ont mis à jour les vestiges d'une 
cité lacustre, qui s'est révélée par des pieux, des clayon- 
nages et une barque taillée à coups de hache dans un 
tronc d'arbre. Ces objets ont pris, pour la plupart, le 
chemin de la capitale. C'est regrettable; mais au moins 
est-on certain qu'en en enrichissant les collections natio- 
nales, elles ne seront pas celées à l'intéressé, alors que 
maint autre objet intéressant est allé s'enfouir dans les 
vitrines des collectionneurs plus soucieux de leur intérêt 
que de l'intérêt général. Ces cas ne se présentent que trop 
souvent, et il serait à désirer qu'une surveillance plus 
scrupuleuse s'organisât le cas échéant. 

Dans cet ordre d'idées nous avons aussi à déplorer 
que les protocoles des notaires, antérieurs au xix^ siècle, 
d'un intérêt capital pour l'histoire de Malines, n'aient pu 
rentrer dans notre collection locale d'archives. Malgré 
les multiples démarches de notre Président et de M. le 
Docteur Van Doorslaer, on a opposé une fin de non 
recevoir à ces instances. Une fois de plus, il nous parait 
être du devoir de nous tous de veiller à ce que, à l'avenir, 
pareils faits ne puissent se représenter. Nous en avons 
d'ailleurs le ferme espoir, maintenant surtout que 
notre Président s'est vu désigner pour faire partie de 
la Commission des monuments et, de ce fait, jouir 
d'une autorité devant laquelle devront s'incliner bien des 



RAPPORT 21 

résistances. Vous n'avez pas hésité, MM., à reconnaître 
que ce témoignage flatteur rendu au mérite de M. le 
Chanoine van Caster était également un honneur 
apprécié pour notre Cercle, 

M. le Vice-Président, D' Van Doorslaer, s'est fait l'in- 
terprète de ces sentiments, en félicitant notre Président 
en séance publique du Cercle. Du reste, nous ne sommes 
pas les seuls à reconnaître ses mérites, et à l'occasion on 
est heureux de pouvoir recourir à sa profonde connais- 
sance de notre ville et de ses monuments et de lui 
demander, ce à quoi il ne se refuse jamais, de guider les 
amateurs et les érudits dans leur visite à Malines. Il en 
fut ainsi notamment lors du Congrès organisé par la 
société Malines- Attractions. 

Enfin, MM., nous avons été heureux de pouvoir nous 
associer aux manifestations de sympathie dont a été 
l'objet Sa Grandeur Mgr van den Branden de Reeth, 
Archevêque de Tyr, notre révérendissime Confrère, à 
l'occasion de son jubilé épiscopal. Bien souvent, MM., 
nous avons l'honneur de le voir assister à nos séances, 
et vous n'ignorez pas, qu'à l'exemple de feu le baron 
van den Branden de Reeth, son père, il est un fervent 
admirateur de notre histoire locale et du glorieux passé 
de sa ville natale. 

Il me reste, MM., à vous dire un mot des opérations 
des différentes Commissions instituées au sein du Cercle. 

La Commission administrative a eu à s'occuper acti- 
vement, dans ces derniers temps, de la recherche d'un 
nouveau local. Celui que nous occupions au Musée, et 
qui avait été gracieusement mis à notre disposition par 
l'Administration Communale, vient d'être désaffecté de 
son ancienne destination et sera compris dans la partie 
des Halles que l'on se propose de reconstruire. Après 
bien des démarches, nos délégués, M. le Chanoine van 
Caster et M. le Docteur Van Doorslaer, sont parvenus 



22 RAPPORT 

à nous obtenir une salle à l'hôtel de ville, qu'il sera 
toutefois nécessaire d'approprier à cette nouvelle desti- 
nation. Le Cercle devra intervenir dans les frais qui en 
résulteront, moyennant le versement d'une somme une 
fois payée. Le Cercle contribuant pour sa part à ces frais 
d'aménagement, nous pourrons bientôt disposer d'un 
local qui ne nous fera pas regretter celui que les circon- 
stances nous obligent à quitter. 

La Commission des publications s'est maintes fois 
réunie pour s'occuper de l'impression du bulletin du 
Cercle, Grâce à ses efforts, le volume qui vous est distri- 
bué et auquel notre imprimeur, M. Godenne, a consacré 
ses soins habituels, sera digne en tous points de nos 
publications antérieures. 

Enfin, la Commission des finances a été heureuse de 
constater, après mainte séance d'angoissant souvenir, 
que les ressources financières du Cercle seront suffisantes 
pour couvrir les frais multiples auxquels nous sommes 
astreints. D'année en année, en effet, nos ressources 
augmentent, grâce surtout à des adhésions de plus en 
plus nombreuses. Celles-ci s'élèvent, pour l'année 1904, 
au nombre de 18. 

En résumé, MM., la situation du Cercle continue à 
être des plus satisfaisantes : au point de vue de ses 
Bulletins, notre Société fait honneur à ses engagements 
antérieurs; au point de vue financier, nous sommes par- 
venus à rétablir l'équilibre dans un budget fortement 
obéré jadis, et au point de vue administratif, vous serez 
d'accord avec moi, MM., que ceux auquels vous avez 
commis le soin de gérer la Société s'acquittent de leur 
mission, souvent délicate, à notre entière satisfaction. 

Je vous propose, MM., en terminant ce trop long 
rapport, de leur voter des remercîments. 

H. CONINCKX. 



Les Lombards à Malînes 



1295-1457 



SOMMAIRE : Ce que l'on entendait jadis par usure. — 
L'îisitre condamnée par les lois ecclésiastiques. — Le taux de 
l'intérêt. — Motifs pour lesquels les princes toléraient l'usure. 
— Les marchands lombards. — Première mention des usuriers 
lombards à Matines. — Attitude des magistrats communaux 
du Brabant à l'égard des jisuriers. — Protection accordée par 
les magistrats de Matines aux usuriers lombards. — Le pri- 
vilège des Lombards en 1842. — Emprunts faits par la ville 
de Matines aux usuriers. — Divers contrats entre le magistrat 
et les Lombards, en 1342 et i356. — Renouvellements successifs 
du privilège des Lombards. — Le renouvellement du privilège 
en 14S4. — Conflit entre la ville et le duc de Brabant. — 
Suppression du droit de la ville d'accorder des octrois de tables 
de prêt, en 14s-/. 



C^%P» 'usure a été considérée à toute époque comme 
"Tiy un des crimes les plus infamants. 
^ Seulement, jadis, l'on entendait par usure, 
^vvî non pas le prêt à un taux exorbitant, mais 



tout emprunt pour lequel le débiteur était tenu de rendre 
au créditeur une somme supérieure à celle qu'il avait 



24 LES LOMBARDS A MALINES 

reçue. En d'autres mots, tout prêt à intérêt était de 
l'usure. Quidqiiid acceditur sorti, dicitur usura, proclamait 
saint Thomas, et sa doctrine était rigoureusement suivie 
par tous les théologiens (i). Le Concile de Latran, en 
i3ir, avait, de son côté, lancé l'anathème contre 
quiconque prétendrait que l'usure n'était pas un péché. 
Dans le diocèse de Cambrai, auquel nous appartenions 
à cette époque, les anciens statuts synodaux, qui datent 
du commencement du xiv^ siècle, refusent aux usuriers 
la sépulture ecclésiastique. Dans un synode du même 
diocèse, tenu en i328, l'évêque s'élève avec force contre 
les usuriers publics, qui se glorifient, dit-il, de leurs 
iniquités et se laissent aveugler à tel point par leur 
sordide avarice, qu'ils vont jusqu'à mettre des enseignes à 
leurs maisons pour faire connaître à tous leur odieux trafic. 
En conséquence, l'évêque excommunie tous les usuriers 
publics et ordonne aux prêtres de les dénoncer comme tels. 

C'étaient là, on le voit, des remèdes très sévères, 
contre un mal, il faut le dire, bien terrible. En effet, si 
le moindre intérêt, demandé à titre du prêt lui-même, 
constituait l'usure, généralement les usuriers exigaient 
des intérêts que l'on a peine à comprendre aujourd'hui. 
En i3o6, le duc Jean II de Brabant, voulant mettre un 
frein à la cupidité des usuriers d'Anvers, leur défendit 
de prêter aux Anversois à plus de deux deniers par livre 
et par semaine, et aux étrangers à plus de trois deniers; 
ce qui faisait, pour les Anversois, le modeste taux de 44 0/0 
par an et pour les étrangers de 65 ^jo ! 

Et notons que c'était là le taux légal et un adoucis- 
sement aux pratiques usuraires en cours. 



(i) Les théologiens admettaient toutefois certains titres qui pouvaient 
justifier dans des circonstances déterminées le prêt onéreux. Cfr. E. vax 
RoEY, De jiisto audario ex contradu crediti, Louvain, 1903, pp. 3 et suivantes. 



LES LOMBARDS A MALINES 25 

L'on se demande comment de tels excès étaient pos- 
sibles. 

C'est que, d'une part, le numéraire était fort rare et 
que, d'autre part, le nombre de ceux qui en éprouvaient 
le besoin était devenu de plus en plus considérable. Ce 
n'étaient, d'ailleurs, pas seulement les particuliers qui 
avaient à recourir aux usuriers, les princes et les villes 
devenaient leurs débiteurs. La comtesse de Flandre, 
Jeanne de Constantinople, fut obligée, en 1221, de s'adres- 
ser à des usuriers pour se procurer de quoi payer la 
rançon de son époux, Ferrand de Portugal, retenu 
prisonnier au Louvre. Vers i3og, un certain Thomas 
Fino, de la compagnie des Gallerani, prête à diverses 
reprises, et à des taux très élevés, au comte de Flandre, 
Robert de Béthune, et prend même le titre de varlet du 
Comte; et nous connaissons par de nombreux documents 
les multiples emprunts que les ducs de Brabant con- 
tractèrent avec les usuriers. 

Ceux-ci étaient généralement d'origine italienne ou 
française. C'étaient des marchands du nord de l'Italie 
ou du sud de la France, qui étaient venus se fixer dans 
nos contrées, sous couleur de commerce de marchandises 
d'abord, comme banquiers ensuite, et qui, enfin, prati- 
quaient l'usure et étaient seuls à tenir table publique 
de prêt. De là, les noms de Lombards ou de Cahorsins 
donnés à ces usuriers. Dans une étude récente, nous 
avons indiqué, pour le Brabant en général, jusqu'où les 
nécessités économiques d'une part, et l'espèce de sujétion 
dans lesquels les Lombards tenaient le duc, qui était leur 
débiteur, d'autre part, ont peu à peu obtenu divers privi- 
lèges, diverses exemptions en faveur de leurs maisons de 
banque. Les marchands lombards, qui se réunissaient 
en sociétés, se trouvaient autorisés, par des lettres paten- 
tes d'octroi, d'exercer leur infâme négoce; ils étaient sous 
la sauvegarde spéciale du prince ; — ils étaient exempts 



26 LES LOMBARDS A MALINES 

de tout impôt; — ^ sauf le cas d'homicide, ils ne pouvaient 
être punis pour leurs méfaits, que d'une amende qui ne 
dépassait pas vingt livres de gros ; — et le prince leur 
garantissait même sa protection contre toute mesure 
prise à leur égard par l'empereur et même par le Pape. 

Cela se passait dans le Brabant (i). 

Dans la Seigneurie de Malines, les Lombards n'étaient 
pas moins bien traités, et la ville semble même avoir 
constitué pendant plus d'un siècle, une espèce de petite 
terre promise pour l'usure. 

C'est en I2g5 que nous trouvons la première mention 
des Lombards à Malines, bien qu'il soit certain qu'à 
cette époque ils y aient été fixés depuis longtemps. Il 
s'agit d'un accord entre le seigneur de Malines et celui 
de Neckerspoel, afin de régler certaines difficultés qui ne 
cessaient de se produire entre les habitants des deux 
localités voisines. Cet accord portait que les Toscans, 
Lombards ou Juifs pratiquant l'usure, ne pourraient plus 
dorénavant exercer leur négoce au Neckerspoel, qu'aux 
conditions qui leur étaient faites à Malines même (2). 

Quelles étaient ces conditions? 

Le document ne nous le dit pas, mais il nous apprend 
que l'usure, ici comme ailleurs, était aux mains des 
marchands italiens et des Juifs. 

Les Malinois s'adonnaient-ils aux mêmes pratiques? 

A cette question encore nous ne saurions donner de 
réponse adéquate. Toujours est-il que la Grande Charte 



(1) Voyez ; J. Laenen, Usuriers et Lombards dans h Brahaiit au XV' siècle, 
dans les BulleUns de l'Académie royale d' Archéologie de Belgique, 1904, pp. 124 
et suivantes. 

(2) Archives de la Ville. Cartons des chartes, n° 18 de l'inventaire ; — Copie 
dans le Roodboek, I, 134. — Analysé dans van oen Branden, Recherches 
sur l'origine de la famille des Berihout, Mém. cour de l'acad., in-4°, t. xvii, p. 117, 
imprimé par extraits dans Thys, Additions et Corrections. 



LES LOMBARDS A MAEINES 27 

de i3oi permit à tout bourgeois de la ville, membre de 
la gilde, à l'exception des foulons et des orfèvres, dé 
pratiquer le change, du consentement des échevins, 
doyens et jurés, moyennant une taxe de dix livres à 
payer au seigneur (i). De même, en i3o5, l'évêque de 
Liège, lors du retour de la ville sous sa souveraineté, 
accorda une faveur semblable moyennant trois livres (2). 

Or, pour qui connaît les affinités entre le change et 
l'usure, l'autorisation de pratiquer le premier menait 
nécessairement au second. 

Quoiqu'il en soit, si les deux grands privilèges n'auto- 
risaient pas directement l'usure, ils semblent être le 
point de départ d'un privilège unique, dont Malines 
jouissait seule parmi toutes les villes soumises à la domi- 
nation des ducs de Brabant, celui d'autoriser de son 
propre chef et à son propre profit, la tenue des tables de 
prêt. Partout ailleurs, le droit d'accorder des octrois aux 
usuriers était considéré comme un privilège incontesté 
du souverain. 



(i) « Dat elc man die guldebruder es binnen Machelne, sonder mers- 
» manne ende silversmede, moghen wisselen, omme tien ponden 's jaers, 
» alselcs gelts, aise men van erfiiken oiiden chinse nemt, ende dien wissel 
» te verborghene, na rade der scepenen, der dekens, ende der geswoerne. » 

Archives de la ville. Carions des chartes, n° 19 de l'inventaire; — copies : 
Privilegieboek, A. 47 v° et 166 v°, Roodboek, I, 18. — Analysé dans Gachard, 
Dociimenis inédits concernant l'Histoire de Belgique, Bruxelles, i835, II, 35; van 
den BrAsPEN, Recherches, p. 124 ; — imprimé : Jan de Clerck, Brabantsche 
Yeesien, éd. Willems, Bruxelles, -i83g, I, 696. David, Geschiedenis van de stad 
en heerlijkheid Mechelen, Louvain, 1854, p. 451. 

(2) Archives de la Ville. Cartons des chartes, n° 35 de l'inventaire ; 
— copies : Privilegieboek, A, 47 v° et 166, 1°; Roodboek, I, 3i. — Ana- 
lysé dans Inventaire analytique, p. 3o; Gachard, Documents inédits, concernant 
l'Histoire de Belgique. Bruxelles, i835, II, 35 ; van den Branden, Recherches, 
p. 124; — imprimé dans de Clerck, Brabantsche Yeesten, éd. Willems, 
Bruxelles, 1839, I, 696; Danid, Geschiedenis van de stad en heerlykheid Mechelen, 
Louvain 1854, p. 451; Sollerius, Acta Sancti Rumoldi, Anvers, 1718, p. 175; 
\'erhoe\ EN, Grond-wet ojte Constitutie van Mechelen, 1790. — Vidinms, original 
de i3o5, aux Archives de la Ville, n"^ 36 de V Inventaire. 



28 LES LOMBARDS A MALINES 

Quant à la redevance de dix ou plus tard de trois livres 
à payer au seigneur, nous ne savons jusqu'où elle fut 
acquittée. Cette stipulation semble bien être restée lettre 
morte aussi bien qu'un autre article du traité conclu 
en i336, entre le duc de Brabant et Louis de Maie, 
comte de Flandre, par lequel les deux princes se parta- 
geaient les profits des tables de prêt à Malines (i). 

Les échevins de Malines, dans la question de l'usure, 
se présentent sous un jour tout autre que leurs confrères 
des villes brabançonnes. Partout ailleurs, les magistrats 
communaux semblent redouter les foudres lancés par le 
pape Clément V, au Concile de Vienne, contre ceux qui 
favoriseraient l'usure. A Anvers, les échevins obtiennent 
du duc, par dérogation aux usages suivis, de ne plus 
délivrer aux usuriers des lettres scabinales faisant par 
elles-mêmes pleine et entière foi en justice, et n'admet- 
tant aucune preuve contraire (2). A Louvain, le duc 



(i) Cfr. F. DoNNET, Les Lombards dans les Pays-Bas, exirait des Annales dti 
Cercle archéologique de la ville et de l'ancien pays de Termonde, z" série, t. viii, 
1900, p. 23, et J. Laenen, Usuriers et Lombards dans le Brabant au XV^ 
siècle, p. i38, note i. 

(2) Jan, bi der graciën Gods hertoge van Lothringen, van Brabant, van 
Limburg, mercgreve des heilichs rijks, grave van Henegouwe, van 
Holiant, van Zeelant ende heere van Vrieslant. Want de borge- 

meestereu ende scepenen van onser stad van Antwerpen, dewile 

overlast hebben geweest in haer zielen ende conscientie mids dat zij 
onderwilen aen Lombarden in onser stad... openbaerlic tafel houdenen 
van woeker of van perseme, brieve bezegelt hebben sonder proeve ende 
sonder eedt, dwelc es clairlic teghen der heiligen kercken recht ende 
in groeten achterdeele onser heerlicheyt ende onser voirs. stad recht, 
alsoe wij daeraf verstaen hebben van onsen wijsen, verstendigen ende 
van den geleerden, volcomelic geinformeerd zijnde, omme dair af tont- 
lastcne die zielen onser lieven heeren ende voervaderen saliger gedach- 
ten, onse siel ende conscientie daer in te quitene ende onser hoir ende 
nacomeUnge ende die sielen ende conscientie van onser scepenen ende 
goeder Heden van Antwerpen voirs.; soe eest dat wij uut gherech e 
ionsten ende minne, die ons dair toe bevorderen, gegeven hebben ende 
verleent, geven ende verleeuen voir ons, voir onse hoir ende nacome- 
linge onser scepenen ende goeden lieden van onser voirs, stad van 



LES LOMBARDS A MALINES 29 

promet, dans les privilèges accordés à la ville, en i327, 
de ne jamais obliger les échevins d'assister à des contrats 
usuraires, ni de rendre des sentences dans des causes 
entachées d'usure (i). 

Une faveur semblable avait été accordée l'année pré- 
cédente à la ville de Bruxelles (2). Le duc lui-même, 
d'ailleurs, venait de recourir au Pape, à l'effet d'obtenir 
cassation et annulation des privilèges qu'il avait accordé 
aux usuriers et des contrats qu'il avait conclus avec eux, 
« dans sa jeunesse, alors qu'il était entouré de perfides 
» conseillers » (3). 

Tout cela était, peut-être, la conséquence d'une con- 
sultation demandée en iSig aux docteurs de l'Université 
de Paris. Ceux-ci avaient déclaré que les échevins qui 
prêteraient sciemment la main à des contrats usuraires, 
encourraient, par le fait même, l'excommunication (4). 

Des scrupules de ce genre ne semblent pas avoir tour- 
menté nos échevins malinois. 

Tout d'abord, outre que nous les trouvons en relations 



Antwerpen, die nu siio of namaels sullen wesen, aile te samen ende 
elken van hen zunderlinge, dat zij van nu vandane teeuweliken dagen 
dair af onbelast bliven ende wesen sullen... — Archives de la ville 
d'Anvers, Rood fluweelen privilegieboek, fol. 20, Diplôme du duc Jean IV, du 
22 janvier 14.19-1420. Copie. 

(i) « Idem hebben wi hen gegeven, ende geven, dat wi vortane nemmer- 
» meer onse scepenen van Lovene dwinghen en selen over perseme (woeker) 
» vorwerde te stane, noch vonnesse te wisene van persemen in engenre 
» manieren. » Archives communales de Louvain, Cartidaire. Copie ; — 
Imprimé dans Willems. Brahantsche Yeesten, p. 773. 

(2) « Voert geloven wi hen voer ons, onse hoir ende naecomelingen, dat 
» wi, onse hoir noch naecomelinge nemmermeer naemaels onsen liven 
» Schepene van Brussele, die nu syn ende naermaels syn selen, aenleggen 
» en selen, noch versuecken, aenleggen, noch versueken doen in geene 
» manieren te stane, noch te sine over persemaerde, voorwaerden noch 
» over gelofie, die men hen doet noch daerop te wisene. » Den Luyster ende 
Glorie van hei heriogdom van Brahant, t. I, p 89, art. VIII. 

(3) Cfr. J. Laenen, Usuriers et Lombards, documents, n° i. 

(4) Voyez cette très intéressante consultation dans Willems, Brahantsche 
Yeesten, documents, pp. 760-763. 



3o LES LOMBARDS A MALINES 

suivies d'affaires avec des usuriers, nous les voyons 
parfois, jusqu'à des imprudences manifestes, épouser 
leurs querelles et protéger leurs usures. 

C'est ainsi, par exemple, qu'à la demande d'un mar- 
chand lombard, appelé Nosse, ils détinrent en prison 
pendant toute une année, un autre marchand de Flo- 
rence, Trufifin de Spina, pour une dette de quinze mille 
livres que celui-ci devait au premier (i). 

L'ensemble des documents laisse, d'ailleurs, l'impres- 
sion que jusqu'au milieu du xiv' siècle, les usuriers et 
Lombards jouissaient d'une grande liberté à Malines : 
ils pouvaient y dresser en toute liberté leurs tables de 
prêt, et exiger sur les sommes empruntées tels intérêts 
qu'il paraissait leur convenir (2). 

Le premier document que nous possédions, et il 
semble bien être en réalité aussi le premier privilège 
de l'espèce accordé à Malines, lequel établit des tables 



(i) Archives de la ville de Malines. Carto7is des chartes, n° 661 de l'inven- 
taire. Le 24 mai i3o5, Truffin de Spina donna au magistrat de très curieuses 
lettres, par lesquelles il déclarait pardonner à la ville les torts qu'il avait 
subi à Malines par suite de sa détention. Ces lettres sont scellées par les 
abbés de Saint-Bernard et de Saint-Michel, par le chapitre de Saint-Rom- 
baut, par la commanderie de Pitzembourg. Elles portent aussi le sceau de 
la corporation des marchands transalpins en Brabant. 

(2) Cette situation privilégiée des changeurs à Malines explique peut- 
être, en partie du moins, la présence dans cette ville de ce grand nombre 
de marchands italiens que nous y rencontrons dès les premières années 
du xiv'^ siècle. Pendant toute la durée de ce siècle, l'importance de 
Malines, comme marché financier, semble avoir été fort considérable. 
Nous y trouvons à diverses reprises, des établissements d'agents de la 
Caméra pontificale, chargés de transmettre à Rome l'argent recueilli par 
les Collcdores. Tels furent notamment Berthold Jean Sonaghini, en 1372, 
1374 et 1375; Bernard Nicolai, en 1374; Jean Bonaguida, en i363 et i365. 
— Cfr. D"" JoH. Peter Kirsch, Die paepstlichen Kollektoren in Deutschland 
waerend des XIV Jahrliunderts. Paderborn, 1894, p. lxii-lxiii. 

Ces négociants y représentaient les principales maisons de banque 
italiennes, telles que les Alberti, — - Ibidem, p. 368; — et les Soderini, — 
Ibidem, p. 373. 



LES LOMBARDS A MALINES 3l 

officielles de prêt à monopole plus ou moins rigoureux, 
date du milieu du quatorzième siècle. 

C'est un octroi accordé à des marchands d'origine 
italienne, leur permettant l'usure et leur garantissant en 
toutes choses et contre toutes personnes, aide, faveur 
et protection. 

« Nous les avons reçu, est-il dit dans cet acte, et nous 
les admettons au nombre de nos libres concitoyens, sous 
notre sauvegarde, protection efficace, et garde spéciale. 
Nous leur promettons, à eux et à chacun d'entre eux, de 
les défendre et de les protéger dans notre dite ville et 
dans sa franchise, au même point que nos autres conci- 
toyens. Nous voulons qu'ils jouissent et qu'ils puissent 
se revendiquer tous et chacun des droits, libertés, cou- 
tumes de la même ville, dont nos autres concitoyens 
jouissent et qu'ils peuvent revendiquer, et cela pour un 
terme de quinze années consécutives. Nous leur défen- 
dons seulement de fabriquer du drap, soit eux-mêmes, 
soit par d'autres. Ensuite, nous consentons bien expres- 
sément à ce que, dans notre ville et franchise, ils puissent, 
eux et chacun d'entre eux, acheter, vendre, faire le change, 
consentir des prêts et disposer de leurs marchandises et 
argent liquide comme ils l'entendent et comme il peut 
le mieux leur convenir. 

» Quant à nous, ni nous-mêmes, ni personne d'entre 
nous ne demanderons ni ne recevrons rien d'eux à 
l'occasion des dits marchés, concessions et négociations, 
et nous ne souffrirons pas qu'aucun seigneur ou personne 
d'autre ne demande ou ne reçoive, à l'occasion de ce qui 
précède, quoi que ce soit. 

» Ils payeront toutefois, comme tous nos autres conci- 
toyens, les accises sur les marchandises susceptibles de 
ce droit... 

» De plus, nous permettons à nos échevins et à leurs 
successeurs, d'assister à toutes et à chacune des conven- 



32 LES LOMBARDS A MALINES 

lions qu'ils conclueront, soit avec des étrangers, soit 
avec nos concitoyens, à l'exception des stipulations 
pénales et d'abandon, et nous les autorisons à délivrer 
des lettres scellées du sceau des échevins, et nous 
rendrons justice aux marchands sur toutes les lettres 
scellées par nous. 

» Et si quelque bien volé leur a été vendu ou engagé, 
ils ne seront pas tenus de le rendre avant d'avoir été 
remboursés et nous leur promettons de ne pas les 
inquiéter sur ces affaires, ni de permettre que d'autres 
les inquiètent. 

» Ils pourront, après les avoir gardé pendant une année 
et un jour, vendre les biens donnés en gage et disposer 
de leur prix. » 

Tous ces avantages et d'autres encore, le monopole 
de la table publique de prêt dans la ville, notamment, 
les échevins de Malines les garantissaient sous serment. 
Ils renonçaient d'avance à tout motif de droit pour 
obtenir l'annulation de ce contrat, dont ils s'engageaient 
sous peine de mille livres de gros tournois, à observer 
exactement chacune des clauses, promettant d'indemniser 
les marchands lombards de tous dommages subis par la 
faute de la ville (i). 



(i) Archives de la ville de Malines, Chronologische aenwijser, année 1342. 
« Datum cmno Domini m" ccc° quadragesimo secundo, feria tercia post festmn Con- 
ceptionis Béate Marie Virginis. » La copie de l'Aenwyser a été faite en 1S04 
et porte comme indication « Ex arch. civitaiis, 1S04 ». Toutes les recherches, 
qu'avec sa proverbiale amabilité, le dévoué archiviste communal. 
M. Hermaks, a bien voulu faire pour retrouver une copie plus ancienne 
ou même l'original de ce document, sont restées infructueuses. Il en est 
de même de divers autres actes de la même époque, copiés dans les 
volumes du Chronologische Aenwyser. Les dernières lignes du document 
que nous reproduisons ci-après. Annexes, n° IV, semblent indiquer que 
la copie a été faite, non d'après une expédition originale, mais d'après un 
registre, peut-être d'après l'un des registres des actes scabinaux, perdus 
aujourd'hui. — Voyez le texte latin du document ci-après, Annexes, n° I. 



LES LOMBARDS A MALINE3 33 

Les lettres que nous venons d'analyser furent accordées 
le g décembre 1342, à Obert de Monte Magno, à François 
et à Jacques de Pomario, ses neveux, à André, Walewan 
et Gabriel de Monte Magno, ses frères, à Obert, Déat, 
Jean et Manfride, encore ses frères, à Jacques de Roka, 
à Symon de Roka et à Jean de Roka. 

Le même jour, les échevins donnèrent encore d'autres 
lettres à Simon de Myrabile, sire de Pareweys et à ses 
héritiers, par lesquelles la ville garantissait à ceux-ci 
les mêmes avantages que ceux concédés à Obert de 
Monte Magno et à ses associés (i). 

Voilà donc nos bourgeois à la merci de marchands 
étrangers. 

Pour en arriver là, il fallait des circonstances tout à 
fait spéciales. 

Ces circonstances, c'étaient les dettes contractées vis- 
à-vis de Lombards, c'était, en 1342 surtout, un besoin 
pressant d'argent. 

Déjà les années antérieures, nous trouvons à plusieurs 
reprises, que le magistrat et la ville s'étaient rendus 
débiteurs de ces usuriers. 

La malheureuse révolte de i3oi, notamment, avait 
valu à la ville une amende de cent mille livres tournois. 
C'était là une somme énorme pour l'époque (2), que 



(i) Simon de Mirabile et son associé pourraient bien, d'ailleurs, n'être 
que les membres de la firme d'Obert de Monto Magno. C'est ce iju'on 
pourrait inférer du texte même de l'octroi, que nous reproduisons ci- 
après, Annexes, n° II, et qui suppose que le destinataire avait entre les 
mains le privilège accordé à Obert, et surtout de la clause du monopole. 
A moins que celle-ci ne doive pas être prise à la lettre. Dans ce cas, 
ce second document et les prêts dont nous parlons ci-dessous, s'expli- 
queraient aisément. 

(2) Pour se rendre compte de la valeur de l'argent liquide à cette époque, 
il suffira de rappeler qu'au prix de cinquante livres, l'on pouvait s'acheter 
une splendide maison de grand commerçant, avec toutes ses dépendances, 

3 



34 LES LOMBARDS A MALINES 

jamais la ville n'aurait pu trouver dans ses propres 
ressources, et laquelle, même en admettant une remise 
partielle de l'amende par le duc, devait nécessairement 
obliger le magistrat à recourir aux usuriers. C'était ce 
que l'on fit du reste, et de nombreux documents nous en 
ont conservé le témoignage. 

En i3o5, le lo avril, Gossuin d'Ancigna, dit Anselmin, 
Gandulphin d'Ancigna, Guillaume et Opechin d'Arachie, 
Bouduin d'Arachie, de Roka, déclarent tant en leur nom 
propre qu'en celui de leurs associés, libérer la ville de 
Malines de toutes les sommes dont elle leur était rede- 
vable (i). 

L'année précédente, semblable quittance avait encore 
été donnée par Gossin d'Ancigna (2), tandis que, un mois 
plus tard, le 22 mai i3o5, la ville s'engagea à rembourser 
à Bénincin Gharret, les six cents livres qu'elle lui avait 
empruntées pour payer une partie de l'amende (3). 

En d'autres circonstances encore, il n'y a point de 
doute à cet égard, bien que les documents positifs nous 
manquent, le magistrat dût s'adresser aux Lombards, et 
chaque fois il devait lui en coûter gros. 

La plus grande partie des documents, malheureu- 
sement, qui pourraient nous renseigner jusqu'où la ville 
se trouvait à la merci des usuriers, sont irrémédiable- 
ment perdus. Ce qui nous en reste, toutefois, est assez 
suggestif. 



à preuve : « l'héritage attout le treffons et toutes ses appartenanches c'oa 
» appiéle le maison des Coarsùis, séans daleis l'astre Saint-Rommond, à 
» Malines, lequels lidis Denis [de la Roque ou de la Roka, Lombard] vendi 
» à la ville de Malines ». Archives de la ville de Malines, Cartons des 
Chartes, n° gSg de l'inventaire. 

(i) Archives de la ville de Malines, Cartons des Chartes, n° 37 de l'in- 
ventaire ; copie : Roodboek, I, 71-72. 

(2) ARCiirvES DE LA VILLE DE Malines, Roodhoek, I, 72. 

(3) Archives de la ville de Malines, Cartons des Chartes n° 660 de l'in- 
ventaire. — La ville fut condamnée à 100,000 livres. 



LES LOMBARDS A MALINES 35 

Voici, par exemple, les clauses d'un emprunt de douze 
cents livres de gros tournois, consenti par Obert de 
Monte Magno et ses associés. 

Les usuriers s'engagent à prêter à la ville la somme 
de douze mille livres tournois, payables en trois termes, 
pendant trois années consécutives, à l'époque des 
payements de la pension aux étrangers, et à rembourser, 
également en trois années consécutives, à partir de la 
Noël 1346, et ce au taux d'un denier par semaine et 
par livre; ce qui équivaut à peu près à 22 % par an. 
De plus, les usuriers promettent d'avancer au fur et 
à mesure qu'ils pourraient en avoir besoin et moyennant 
un gage, les sommes nécessaires aux receveurs de la 
ville. 

En même temps, les Lombards s'engageaient à dimi- 
nuer leurs usures et à ne prêter dorénavant, sur gages 
bien entendu, aux Malinois, qu'à raison de 44 %. Ils 
promettaient de ne pas admettre ceux-ci comme garants 
de prêts consentis à des étrangers. 

L'on pourrait croire que de telles conditions, accom- 
pagnées surtout de l'octroi que nous venons d'analyser, 
étaient plutôt onéreuses pour la ville. Il semble, au 
contraire, que les Italiens aient jugé qu'elles ne satis- 
faisaient qu'à moitié leur scandaleuse cupidité, car bien 
qu'ils eussent promis de délivrer au sujet de ces enga- 
gements un écrit scellé de leur sceau, ils s'y refusèrent 
avec une mauvaise foi toute méridionale, dès qu'ils 
eurent en mains le privilège de la ville (i). 

Quant aux payements à faire, les Lombards n'y 
allèrent pas de meilleur cœur, car les comptes de la ville, 
de l'année 1342-1343, mentionnent à diverses reprises 
des dépenses « vatt teren die si deden » quand les délégués 



(i) Archives de la ville de Maunes, Chronologische aenwyser, i852. Cfr. 
annexe n° IV. 



36 LES LOMBARDS A MALINES 

de la ville s'abouchèrent avec les usuriers pour les 
amener à verser les sommes promises (i). 

En même temps que la ville concluait ce contrat avec 
la maison officielle d'usure de Malines, elle demanda 
aussi de l'argent aux usuriers Jean de Serra, Guillaume 
Payns et à Georges de Calatio et Pierre de Valle, qui 
lui avancèrent les uns et les autres quatre cents livres, 
gratuitement, disent-ils, par bienveillance, sans aucune 
malice, usure ou condition, mais à la condition seulement 
de rendre l'argent à la Noël 1346, sous peine de cinq 
sous d'amende par jour de retard. 

Un contrat identique, aux mêmes conditions et de la 
même importance, fut encore conclu l'année suivante, 
avec Jean de Serra et François Bildewin, cette fois, pour 
une somme de cent quatre-vingt douze livres, sous peine 
de trente deniers par jour de retard. Ces amendes repré- 
sentaient respectivement un intérêt de vingt-deux et de 
trente-trois pour cent (2). 

Nous ne pouvons que constater ce fait sans être à 
même de donner l'explication d'une générosité, que l'on 
s'attendrait si peu à rencontrer chez les compatriotes 
d'Obert de Monte Magno. 

Le privilège de la table publique de prêt de 
Malines fut renouvelé à l'expiration du premier octroi, 
soit en i55y, en faveur de Richard de Monte Magno, 
Georges de Pomario et ses fils, Georges De Aet, 
Jean de Aet, Manfred, son frère, et Egide de Aet, 
son neveu, qui obtinrent les mêmes faveurs que leurs 
prédécesseurs et, en plus, à l'expiration de leurs quinze 



(i) Archives de la ville de Malines, Comptes, année i342-;343. 
. (2) Archives de la ville de Malines, Chronologische aenweyser, années 
J342 et 1343. 



LES LOMBARDS A MALINES By 

années, une année de grâce pour faire rentrer leurs 
créances (i). 

Les documents nous manquent sur le second renou- 
vellement de l'octroi qui dut avoir lieu en 1372 et sur le 
troisième en iSSy. Lors du quatrième, en 1402, les 
usuriers, à l'exemple de ce qui se passait ailleurs dans 
le Brabant, durent payer la forte somme à la ville. Les 
comptes de cette année, en effet, renseignent une recette 
de cent livres de gros (2). 

Cette redevance ne fut payée probablement qu'une 
fois, au renouvellement même du privilège, du moins 
les comptes ne portent pas de traces de payements 
ultérieurs. 

Lors de nouveaux renouvellements de l'octroi, il n'en 
fut plus de même. 

Les tenanciers de la table de prêt furent alors astreints 
à une redevance annuelle, payable en deux termes, au 
mois de mars et au mois de septembre. Barthélémy 
Trabukier acquitta de ce chef, en 143 1, quarante-deux 
livres et treize sols par terme. 

Ce fut à ce Barthélémy Trabukier et à ses associés 
que les échevins accordèrent le dernier privilège qu'il 
leur fut permis d'octroyer. 

Cela se passa en 1454. Les Lombards, à cette occasion, 
y étaient allés généreusement de leurs deniers. Si géné- 
reusement même, que la chose offusqua les officiers du 
prince. Partout ailleurs, en Brabant, le duc, qui, nous 
l'avons dit, était seul à autoriser l'ouverture des tables 
publiques de prêt, trouvait moyen par là de se créer une 



(i) Archives de la ville de Malines, Amwysev, année iSSy. 

(2) Archives de la ville de Malines, Comptes, année 2402-1403. « Item 
» ontfanck van de Lombaerden gaf doen men haer privilegiën verniwet 
» waren in ri paymenten. » 



38 LES LOMBARDS A MALINES 

nouvelle source de revenus dont l'importance allait gran- 
dissante d'année en année (i). 

Bref, le procureur-général contesta le droit de la ville 
de Malines à accorder de son propre chef ces octrois, et 
évoqua l'affaire devant le Grand Conseil. « A l'occasion, » 
est-il dit dans les lettres de pardon accordées à la ville, 
en 1457, « de ce que notre dit procureur maintient qu'il 
» était vrai que les dits de Malines, l'an mil quatre cent 
» cinquante-quatre dernièrement passé, avaient de leur 
» volonté indue, contre droit et sans notre su, congé et 
» licence donnés et octroyé par leurs lettres patentes à 
» Barthélémy Trabekier et Jacques Trabekier, son neveu, 
» Lombards, pouvoir et autorité de pouvoir prêter à 
» usure dans notre dite ville de Malines en leur donnant 
» pour ce faire privilège, franchise et liberté, promettant 
» les garantir et défendre contre tous princes, sans en 
» excepter nous, ni autres quels qu'il fussent; et ce sur 
» certaines et grosses peines auxquelles ils avaient par 
» leurs dites lettres obligé le dit commun corps de notre 
» dite ville. En usant au surplus les dits défendeurs en 



(i) J. Laenen, Usuriers et Lombards. Les comptes de la recette des tables 
de prêt, pour le xv® siècle, sont conservés aux Archives générales du 
ROYAUME à Bruxelles, Chambres des Comptes, reg n"^ 24660 et suivants. 

Les usuriers Rasse et Guillaume Asseniers et leurs compagnons, qui 
tinrent table de prêt à Anvers, de 1406 à 1432. payaient annuellement cent 
francs; leurs successeurs, do, 1432 à 1446, cent couronnes d'or « forgiez à 
Tournay », et les usuriers de la même ville, en 1454, cent cinquante cou- 
ronnes. Vers la même époque, de 1415 à 1443, les usuriers de Bruxelles 
payaient deux cent francs ; ceux de Herenthals seize florins du Rhin, ceux 
de Lierre vingt florins ; ceux de Louvain huit livres de vieux gros, chaque 
livre évaluée à cinq couronnes de France ; ceux de Maestricht sept livres 
de vieux gros de Flandre ; ceux de Nivelles trois livres quatre sous de 
vieux gros; ceux de Tirlemont cinquante couronnes d'or de France; ceux 
de Vilvorde vingt florins du Rhin. 

Encore ne s'agit-il là que des redevances annuelles. De multiples autres 
circonstances, telles que renouvellements d'octrois et joyeux avènements 
de princes, fournissaient, de plus, à la fiscalité des ducs de Bourgogne, le 
prétexte à de nouvelles exigences. 



LES LOMBARDS A MALINES Sq 

» leurs dites lettres de tels termes et si hautes paroles, 
» comme s'ils fussent princes ou seigneurs du pays. Et 
» pour avoir baillé le dit octroi et privilège et souffrir 
» aux dessus-dits en user avaient les dits défendeurs pris 
» et reçus des dits Barthélémy et Jacques grosses sommes 
» de deniers et rentes annuelles desquelles ils avaient 
» disposé à leur bon plaisir... » 

Tout cela, prétendait le procureur-général, constituait 
une infraction et une offense aux droits et hauteurs du 
prince, et entraînait par le fait même, pour la ville, la 
perte de toutes ses franchises et de tous ses privilèges, 
la confiscation de son sceau et la mettait complètement 
entre les mains du duc, pour être gouvernée selon son 
bon plaisir. 

Le procureur réclamait, en outre, une amende de cent 
mille livres de gros, monnaie de Flandre. 

La ville, de son côté, avait envoyé députation sur 
députation au duc (i), et lui avait remontré que depuis 
plus d'un siècle elle se trouvait dans la paisible posses- 
sion de ce qu'elle considérait maintenant comme un 
droit. 

Malheureusement pour eux, les échevins avaient à faire 
à trop forte partie, et ils durent finir par céder. Ils pré- 
sentèrent donc des excuses au duc, « remontrant de par 
» la dite ville, que leur intention n'avait pas été et n'était 
» de soutenir aucun procès rigoureux à l'encontre de nous 
» (le duc), ni d'attendre sentence définitive ni rigoureuse, 
» mais si en ce que dit est ils avaient offensé et mes- 
» prins, ils en requéraient merci et que de notre grâce le 
» leur voulussions pardonner. En nous offrant aussi pour 
« amende la somme de mille livres de gros de notre 
» monnaie de Flandre, pour une fois, et que le cens 



(i) Archives de la ville de Malines, Comf'ùs, année 1456-1457. 



40 LES LOMBARDS A MALINES 

» OU la rente annuelle qu'ils prenaient et recevraient des 
» dits Lombards usuriers à cause du dit octroi fut de ci 
» en avant appliqué à notre profit et de la quelle dès 
» maintenant ils se départaient. » 

Ce fut à ces conditions que la ville obtint son pardon. 

Et les Lombards, demandera-t-on ? Les magistrats 
avaient eu soin de demander au duc l'annulation de 
leurs octrois, comme. radicalement nuls; néanmoins, la 
ville composa avec les usuriers et leur paya une indem- 
nité (i). 

Ce fut la fin des usuriers, que j'appellerais communaux, 
ce ne fut pas celle de l'usure officielle, car, plus tard 
encore, nous trouvons diverses maisons de Lombards 
établies à Malines, de l'autorité du prince (2). 

L'usure officielle n'y fut définitivement supprimée, 
comme dans les autres villes des Pays-Bas, que lors de 
la fondation du Mont-de-Piété. Celui-ci, grâce aux 
encouragements et aux précieux concours de l'archevêque 
Jacques Boonen, fut ouvert le 28 septembre 1620 (3). 

Joseph Laenen. 



(i) Archives de la ville de Malines. Comptes, année 1471-1472. « Item 
» gegeven Nycasius Tzambel met Bartholomeus Trabukier zyn zweer, 
» voir een tractaet met hun gemaect, spruytende uter privilegicn van de 
» Lombaerde, diewelke die stad hunliede voirmaels veiieent hadde by 
» overdraghene van den ghemeyne rade om tvorseid privilégie te nyeuten 
» te doene op xxv Tb g°- 

(2) Archives de l'Archevêché de Malines, Cameracensia. Miscellanece, t. vu, 
fol. iio v°. Minute d'une lettre, de l'année i5o6, de l'évêque Jean de Croij 
en faveur de Jean de Falletis, Dimanche et Antoine de Massetis, usuriers 
à Anvers, Malines et Bruxelles, par laquelle l'évêque ordonne aux curés 
de leurs paroisses respectives de les admettre à la fréquentation des 
sacrements. — Cfr. J. Laenen, Usuriers et Lombards dans le Brabaitt au XV^ 
siècle, p. i35 et documents, n° 2. 

(3) De Decker, Etudes historiques et critiques sur les Monts-de- Piété en Bel- 
gique. Bruxelles, 1844, p. 89. 



ANNEXES 41 



DOCUMENTS 



Pririlège des I^onibards 

I 

1^42, 10 décembre 

Universis présentes litteras inspecturis, magistri communitatis, 
scabini, jurati, consilium totaque communitas ville Mechliniensis, 
Cameracensis diocesis, veritatis noticiam cum sainte. 

Noverint univers! et singuli tam présentes quam futuri quod nos, 
in pleno et generali consilio propter communem et evidentem nostram 
et totius ville nostre utilitatem, more solito congregati, tractatu et 
deliberatione diligenti prehabitis, dilectos nostros Obertinum de 
Monte Magno, Franciscum et Jacobum fratres, dictos de Pomario, 
ejus nepotes, Andream de Monte Magno, Walewannum et Gabrielem, 
eius fratres, Oberlum, Deatum, Johannem et Menfredum, eius fratres, 
Jacobum de Roka, Symonem de Roka et Joannem de Roka, lom- 
bardos mercatores, eorum heredes et familiam ac omnia ipsorum 
bona presentia et futura in nostros liberos suscepimus et recipimus 
coopidanos et in nostram salvam et securam protectionem atque 
custodiam specialem, promittentes ipsos et eorum quemlioet defendere 
et tueri in dicta villa nostra et infra totam libertatem eiusdem sicut 
nostros coopidanos, volentes quod ipsi gaudeant et uti debeant 
omnibus et singulis iuribus, libertatibus et consuetudinibus ipsius 
ville, quibus ceteri nostri coopidani utuntur et uti potuerunt, in futuro 
termino quindecim annorum ex nunc proximo et continuo subséquent! 
durante, hoc salvo quod fieri pannos per se aut per alium aut alios 
non procurabunt ullo modo.Volumus insuper et expresse consentimus 
quod ipsi et eorum quilibet in dicta villa nostra et in tota libertate 
eiusdem dicto durante termino possunt emere, vendere, cambire, pre- 
stare, eorumque merchandisias et negotiationes [facere et exercera 
cum (i)] eorum denariis, rébus atque bonis prout eis placuerit et 
videbitur expedire, nosque aut aliquis nostrum propter huiusmodi 



(i) Notre copie porte : faté et exète iù. 



42 LES LOMBARDS A MALINES 



merchaturas, concessiones, negotiationes ab eis quicquid non petemus 
aut recipiemus nec ipsos occasionnare debemus, non patiemur etiam 
quod aliquis dominus aut persona, occasione premissorum, ab ipsis 
quicquid iiabeat vel recipiat ullo modo; salvo tamen quod de quibus- 
cumque eorum merchatis, que facient assisias, solvent sicut ceteri 
nostri solvere sunt consueti, negociatione vadiorum ipsis invadiato- 
ribus ad mansionem ipsorum pervenientium seu apportatorum spe- 
cialiter excepta, sic quod inde nullas assisias solvere tenebuntur; etiam 
talis moneta qualem mutuando exposuerint ipsis restitui débet sive 
reddi. Preterea permittimus quod scabini dicte ville nostre qui pro 
tempore fucrint, intererunt singulis et omnibus conventionibus et 
contractibus quas ipsis homines extranei et non intranei ville 
nostre promittere voluerint singulis vicibus quibus fuerint requisiti, 
pénis et abandonibus dumtaxat exceptis; et quod ipsis dabunt litteras 
sigillis ipsorum scabinorum sigillatas secundum quod huiusmodi 
conventiones facte fuerint coram eis; et super hiis quos sigillaverint 
mercatoribus iusticiam seu iusticie complementum faciemus. Item si 
aliqua bona furata aut maie acquisita ipsis vendita fuerint aut invadiata 
et hoc veraciter perciperetur, huiusmodi bona reddere non tenebuntur 
nisi prius suo fuerint persoluti, et super huiusmodi bonis ipsos 
occasione seu calangiare non poterimus, nec calangiari permittemus 
ullo modo; verumtamen si aliqua bona ipsis invadiata per annum et 
unum diem custodierint extunc ea vendere potuerunt et de eisdem 
disponere secundum sue libitum voluntatis, et de hoc ipsos quitos 
servabimus contra quoscumque; necnon de dicto termino, si necesse 
fuerit, credendum erit unius ipsorum merchatorum seu famille simplici 
juramento. Promittimus insuper dictos merchatores, eorum heredes, 
familiam et quemlibet eorumdem servare, defendere et tueri in dicta 
villa nostra et in tota libertate eiusdem,pacifice et quiète, contra quos- 
cumque dominos et personas ab eorum iniuriis, violentia et gravamine. 
Non permittemus eciam ipsos aut eorum aliquem vel ipsorum bona 
ab aliquo capi vel arrestari aut aliquam custodiam in domibus eorum 
poni. Etiam si de ipsis super aliquo casu coram scabinis questio 
moveretur, tenebuntur dicti merchatores se secundum ius et statuta 
dicte ville super hoc excusare et in ydiomate melius sibi noto. Item si 
guerra habentur aut tallie,scota vel excommunicaliones in villa fierint 
de hiis predicti merchatores facient et stabunt similitudini ditioris 
opidani ville nostre supradicta. Non poterunt etiam aUqui quicumque 
fuerint in dicta villa aut in libertate eiusdem pecunia supra vadia aut 
pro lucro publice prestare durante termino supradicto. Et si predicti 
Lombardi merchatores aut eorum heredes vel eorum aHquis prêter 



ANNEXES 43 



terminum dictorum quindecim annorum m dicta villa nostra perse- 
verare seu morari voluerint, volumus et consentimus quod hoc faciant 
et utantur omnibus iuribus et libirtatibus quibus ceteri nostri coopidani 
gaudent et utuntur. Premisseque conventiones omnes et singulas de 
articule in articulum observare promittimus et adimpleri, in nuUo 
contrafacere vel venire per nos, alium aut alios, aliqua ratione vel 
causa, de iure vel de facto, sub fide et iuramento nostris corporaliter 
prestitis et sub pena et bandimo mille librorum grossorum turonensium 
antiquorum bonorum et legalium, quamquidem penam pecuniariam 
seu pecunie summam, si nos in defectu premissorum aut alicuius 
eorum fuerimus, predicti merchatores vel eorum heredes dare possint 
et conferre supra nos et dictam villam Machliniensem ac universa 
bona nostra cuicumque domino vel iudici voluerint, ecclesiastico vel 
seculari, qui nos et quemlibet nostrum cogat et cum effectu compellat 
ad observationem et satisfactionem omnium et singulorum premisso- 
rum, preterea custus et expensas necnon dampna, si quos facerent vel 
haberent occasione huiusmodi defectus nostri, eisdem solvere et 
restituere promittimus, una cum pena pecuniaria supradicta; de quibus 
quidem custibus, dampnis et expensis stabimus et credemus trium 
ipsorum merchatorum aut heredum suorum predictorum simplici 
iuramento; — sub talibus eciam modo et forma : si nos in aliquo pre- 
missorum deficere contigit, quod absit, quod predicti merchatores vel 
eorum heredes aut alter eorum seu familia huiusmodi defectum coram 
magistris civitatis et scabinis dicte ville nostre manifestabunt et 
ostendent seu facient ostendi et tune incontinenti huiusmodi defectus 
ex parte ville nostre amoveri débet et mendari, omnibus fraude et 
dolo pretermissis, si vero huiusmodi detectus non amoverentur nec 
emendarentur, volumus et consentimus expresse quod predicti mer- 
catores ex tune vel eorum heredes cum presentibus litteris procèdent 
et operentur prout poterunt et tenebuntur, secundum formam et 
tenorem earumdem. Insuper nos magistri civitatis, scabini, iurati, 
consilium et tota communitas ville predicte nos ipsos et quemlibet 
nostrum insolidum, heredes et successores nostros et omnia nostra ac 
heredum et successorum nostrorum bona mobilia et immobilia 
presentia et futura ad arrestandum et detinendum in omnibus et 
singulis dominiis sive locis in quibus inveni poterimus seu poterunt 
vel haberi usque in plenam satisfactionem omnium premissorum 
obligamus cum etfectu, quibuscumque dominis et iudicibus ecclesias- 
ticis et secularibus ubicumque locorum constitutis tam presentibus 
quam futuris solempniter et expresse supponendo, renunciantes in 
premissis exception! doli mali, privilegio fori et crucis, omnis appella- 



44 LES LOMBARDS A MALINES 

tionis remedio, omnibusque litteris, gratiis et indulgentiis apostolicis 
et quibuscumque aliis impetratis et impetrandis, omnibusque aliis 
exceptionibus, cavellationibus, defensionibus et beneficiis et omni 
iuris auxilio canonici et civilis privilegiato seu privilegiando, quibus 
mediantibus contra premissa posset aliqualiter fieri seu veniri et 
specialiter juri dicenti generalem renunciationem non valere. Et nos 
magistri communitatis, scabini, jurati, concilium totaque communitas 
ville Machliniensis predicte premissa omnia et singula de articule in 
articulum in presentia nostra publice et manifeste legi fecimus eaque 
a nobis ac heredibus et successoribus no.tris firmiter observari 
volumus et adimpleri, sigillumque communitatis dicte ville nostre 
presentibus apponi fecimus in testimonium veritatis omnium premis- 
sorum. 

Datum anno Domini m° ccc° quadragesimo secundo, feria tercia 
post festum Conceptionis Béate Marie Virginis. 

II 
Autre privilège des Lombards 

1)42, 10 décembre 

Universis présentes litteras inspecturis. Magistri civitatis, scabini, 
jurati, consilium totaque communitas ville Machliniensis, Came- 
racensis diocesis, veritatis noticiam cum salute. Notum facimus 
universis quod nos domnum Symonem de Myrabile, domnum de 
Pareweys, suosque heredes cum ipsius familia et bonis universis 
presentibus et futuris suscepimus et recipimus in nostros liberos 
coopidanos, in nostram salvam et securam protectionem eo modo 
quod ipsum defendere debemus et tueri in dicta villa nostra et infra 
totam libertatem eiusdem tamquam nostrum coopidanum, termine 
quindecim annorum exnunc primo et continue subsequentium per- 
durante, promittimus insuper bona fide ipsum servare et tenere in 
eisdem libertatibus et conventionibus quas Obertino de Monte Magno 
suisque sociis dedimus et concessimus et prout in litteris super hoc 
confectis, die hodierno, sigillé ville nestre sigillatis, plenius centinetur 
et hoc servare et adimplere promittimus sub eisdem iuramento et 
pœna seu bandimo et ebligatiene cum omnibus suis cenditionibus 
a nobis factis et promissis quantum et prout in dictis litteris lucidius 
sunt concepte. 



ANNEXES 45 



In cuius rei testimonium presentibus litteris sigillum communitatis 
ville Machliniensis predicte ducimus apponendum. 

Datum anno Domini millesimo ccC"" quadragesimo secundo feria 
tercia post festum Conceptionis Béate Marie Virginis. 

III 
RenouTellement du privilégie des Lrombards 

^357} 4 décembre 

Conventiones renovate cuni Lombardis. Anno Domini millesimo 
QQçmo quinquagesimo septimo feria secunda ante Conceptionem Béate 
Marie Virginus fuerunt conventiones inter villam Machliniensem et 
Lomhardos renovate cum aliquibus clausulis additis ultra primas 
conventiones quas villa Lombardis olim tradidit de data m° ccc° 
quadragesimo secundo feria tercia post festum Conceptionis Béate 
Marie Virginis et durabit terminus de novo renovatus ab hodierno 
die usque ad festum Nativitatis Domini et ab illo die inantea quoad xv 
annos sequentes et cum nova condicione quod dicti Lombardi eorum 
heredes et famille de gratia speciali unum annum integrum post dictos 
XV annos infra quem eorum débita requirere poterunt observabunt. 
Hec sunt nomina Lombardorum quibus nove conventiones ex parte 
ville sunt concesse, videlicet, Ricardus de Monte Magno, Georgius de 
Somario, eius filius, Georgius de Aet, Johannes de Aet, Manfredus 
eius frater, Egidius de Aet, eorum nepos. 

IV 
ConTention conclue entre la ville et les I^onibards 

IJ42, 10 décembre 

Nos Gabriel et Walewanus de Monte Magno fratres et Jacobus de 
Roka, pro nobis et sociis nostris ad domum Lombardorum Mechli- 
niensem pertinentibus, bona fide promittimus ville Machliniensi con- 
cedere et mutuare in parata pecunia xii<= lib. grossorum et cum talibus 
terminis, videlicet iiii'^ lib. grossorum immédiate, iiii'' lib. gross. a 
festo Omnium Sanctorum preterito usque ad aliud festum Omnium 
Sanctorum proximo venturum sive sequens semper in terminis in 
quibus dicta villa suis pensionariis foraneis secundum tenorem suarum 



46 LES LOMBARDS A MALINES 

litterarum erit solutura, residuos vero iiiic lib. gross. a festo Omnium 
Sanctorum, quod erit anno Domini m° ccc° xliii, usque ad festum 
Omnium Sanctorum deinde proximo sequens, quod erit anno 
Domini m'' ccc° xliiii, et semper in terminis similiter in quibus dicta 
villa Michliniensis suis pensionariis foraneis, ut supra, erit pro 
tempore solutura. Quamquidem pecunie summam dicta villa nobis 
mercatoribus solvere promisit terminis subsequentibus, videlicet 
iiii Ib, gross. in festo Natalis Domini quod erit anno eiusdem m° ccc° 
xlvi, iiii<= lib. gross., in festo Natalis Domini, quod erit anno eiusdem 
n." ccc° xlvii, et ultimas iiii"^ lib. gross. in festo Natalis Domini, quod 
erit anno eiusdem m° ccc° xlviii, prout in litteris ville predicte nobis 
super dicto debito datis et magno sigillo ville sigillatis plenius conti- 
netur, item promittimus concedere mutuare, quotiescumque fuerimus 
requisiti, ville Marhliniensi et assisiatoribus ville, si egerint ratione 
assisie, sub certis pignoribus mobilibus et non alias, quamlibet libram 
pro denario in septimana. Ceteris vero indigentibus quamlibet libram 
pro duobus denariis qualibet septimana, suis vadiis mobilibus inter- 
venientibus et non alias. 

Insuper promittimus quod nuUum burgensium seu indigenarum in 
plegium recipiemus in causa cuiuscumque extranei nos vel merci- 
monia nostra contingente et iste promissiones fieri sub pena et obli- 
gationibus contentis in litteris seu privilegiis dictorum Lombardorum 
superius conceptis secundum quantitatem summarum vel conventio- 
num predictarum, prout concordatum erat cum dicto Gabriele feria 
tercia post Conceptionem Béate Marie supradicta [et promiserunt 
ville Machliniensi super hiis tradere litteras suis sigillis sigillatas, 
quas, habitis suis privilegiis, sigillare recusaverunt] (i). 

V 
ConTention conclue avec les I^ombards 

1^42, 10 décembre 

Universis présentes litteras inspecturis, magistri communitatis, 
scabini, jurati, consilium totaque communitas ville Machliniensis, 
Cameracencis diocesis, veritatis noticiam cum salute. Notum facimus 



(i) Ces derniers mots ont probablement été ajoutés par le scribe de la 
ville, dans le registre, perdu aujourd'hui, où le copiste de 1804 a relevé ces 
actes. Cfr. p. 32, note i. 



ANNEXES 47 



univcsis tam presentibus quam futuris, quod nos et quilibet nostrum 
principaliter et insoliJam tenemur et efficaciter sumus obligati, de 
vero et iusto debito nobis ad usus ville nostre necessario et[abj eisdem 
in parata peciinia valiter mutuata, tradita et deliberata, j^ratis, cum 
amore, nulla interveniente malicia, condicione, vel usura, discretis viri 
Johanni de S^rra, Guillelmo dicto Caijnus, lombardis merchatoribas, 
in quaJrinoentis libris grossorum turonensium régis Francie anti- 
quorum, bonorum et legalium, vel auri scuto dicto vulgariter theu- 
tonice scild bono legali pro sedecim denariis et obolo dictorum 
grossorum turonensium coraputando vel valor earumdem in alio 
bono et legali pagamento. Quas quidem quadragintas libras dictorum 
grossorum turonensium nos debitores prenominati et quiiibet nostrum 
insolidum promittimus et convenimus bona fide solvere et restituere 
dictis merchatoribus lombardis seu latori presentium ad festura 
nativitatis Domini Nostri Jesu Christi, quod erit anno eiusdem 
millesimo ccc™" quadragesimo sexto, et si de dicta pecunia termino 
prenominato persolvenda defecimus in toto vel in parte, quod absit, 
promittimus extunc et tenemur dare et solvere dictis merchatoribus 
aut uni eorum insolidum vel latori presentium aut transscripti earum- 
dem authenticam sigillatum, qualibet die huiusmodi defectu solutionis 
durante, nomine pêne, quinque solidas grossorum turonensium pre- 
dictorum unacum omnibus et singulis dampnis et expensis et interesse, 
quas et que fecerint et sustinuerint predicta pecunie summa recu- 

peranda 

Datum anno Dni m° ccc° quadragesimo secundo feria tercia post 
festum Conceptionis Béate Marie Virginis. 




ÉPISODES 



LA VIE MÉDICALE 



D'ANTAN 



1471 



Contrat ^'H0t?ociation entre ^cu]: cbirnroicnc^ 



;|=^^^ A consultation de nos anciens registres scabi- 



naux est le plus souvent intéressante. Des 

^^H documents variés, dont la nature ne permet- 

Qvs tait pas toujours un classement spécial, s'y 



trouvent, de ce fait, réunis. 

Tout acte passé devant les échevins, que ce soit vente, 
acquisition, contrat, partage ou tous les autres faits 
devant avoir force de loi, y sont consignés au fur et à 
mesure qu'ils se présentent. 

C'est ainsi qu'au 4 mai 1471, nous y trouvons la 
transcription d'un contrat entre deux chirurgiens, maître 



5o ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 



Jean Van den Broeke et maître Roland Raduwaerts, 
ayant pour but de partager en commun les honoraires 
de leur profession. 

Le texte est en flamand ; voici en substance les 
conditions de cette association. 

Les deux intéressés s'engagent à partager les bénéfices, 
tous frais déduits, du traitement des malades ou blessés 
qui se seront adressés à l'un d'eux. 

L'association est faite pour la vie, à partir de la 
St-Jean 1471, à moins que de commun accord ils n'en 
réclament la dissolution. 

Les honoraires, inférieurs à 4 sous, seront aban- 
donnés en totalité à celui dont l'intervention a été 
réclamée. 

Celui des deux qui sera sollicité par un malade ou 
blessé, devra, sous peine de perdre tous ses droits, en 
prévenir son confrère en déans les trois jours. 

Maître Raduwaerts, investi des fonctions officielles 
de chirurgien juré de la ville et de l'hôpital, s'engage à 
abandonner, annuellement, à son associé, le tiers de 
toutes les rémunérations qui lui seront octroyées par le 
magistrat. Dans ce partage ne sont pas compris le drap 
pour vêtement que lui donne la ville, les jambons et le 
saindoux qu'il a l'habitude de recevoir de l'hôpital. Par 
contre, son associé devra lui céder le tiers de ses hono- 
raires chaque fois qu'il sera appelé à assister un confrère 
étranger à l'association. 

Les honoraires reçus pour soins donnés aux pestiférés 
ou aux personnes atteintes d'autres maladies contagieuses 
seront au bénéfice exclusif de celui qui aura été appelé 
à intervenir. 

Il est regrettable que nous n'ayions pu trouver la raison 
de pareille association. On ne peut donc faire que des 



ÉPISODES DE LA VIE MEDICALE d'aNTAN 5i 

conjectures, et celle qui se présente à l'esprit après la 
lecture du contrat est celle-ci : maître Roland Radu- 
waerts, investi des fonctions officielles de chirurgien juré 
de la ville et de l'hôpital, était privé par là de certaines 
ressources professionnelles qu'il cherchait à retrouver 
ainsi dans son association avec maître Jean Van den 
Broeke. 

Toutefois, si cette hypothèse est la vraie, nous 
devrions nous étonner de n'avoir pas rencontré plus d'un 
contrat semblable, à moins que l'expérience faite n'ait 
prouvé le peu d'efficacité de cette union. Ceci ne paraît 
pas impossible; en effet, maître Raduwaerts est moit 
vers 1473, les comptes communaux ne le mentionnent 
plus au service de la ville après cette date, et maître 
Jean Van den Broeke, le survivant, ne refait plus, avec 
un autre, pareil contiat. Pures hypothèses; bornons-nous 
donc à constater qu'il n'est point banal de rencontrer 
un document établissant ojfLcicllcmait les conditions 
d'une association professionnelle, que nos mœurs châtiées 
répudient aujourd'hui. Mais ce qui nous choque mainte- 
nant devait souvent répondre à un besoin de ces temps. 
A preuve encore l'édit, publié par le magistrat en 1453, 
défendant à quiconque faisait partie de la corporation 
des chirurgiens-barbiers, de procéder à la toilette capil- 
laire de leurs clients, un dimanche ou un jour de fête. 
C'était la consécration officielle du repos dominical, en 
faveur duquel on a tant de peine à légiférer aujour- 
d'hui. 

Le contrat nous apprend encore qu'aux fonctions 
officielles de la ville et de l'hôpital étaient attachés 
certains bénéfices qui sans doute feraient encore plaisir 
aux titulaires d'aujourd'hui. 

Le document est donc curieux et original à différents 
points de vue; il est aussi, croyons-nous, l'unique de son 
espèce, et ces titres justifient sa communication. 



52 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 

Reg. Scabinaux, n" 91, f'^ 5 

4 Jiiax 14/1 

Item meester Jan Van den broeke alias in den bonten osse aen deen 
zyde en meester Roelant Raduwaerts aen dander zyde, cyrurgyns, 
hebben openbaerlic voir ons gekent ende geleden dat zy underlinge, 
ende met malcanderen zelcere vorwerden overdragen ende gesloten 
hebben, aengaende huerer beyder pratyken, van cyrurgien naer inhout 
van eenen ced^len die z}^ voir ons daden lesen, ende dar aft dinhout 
ende teneur hier na volgt, ende gescreven staet : In den yersten dat 
meester Jan Van den broeke ende meester Roelof Raduwaert tsamen 
sullen cureren ende meesteren, aile zieke ende gewonde persoenen, die 
hen oft eenigen van hen toecomen sullen ende deylen allen den 
loon baten ende prouffiten die sy oft eenich van hen wynnen zelen, 
half en half, ghildenen ende betalene insgelycx aile den cost die daer 
toe behoiren sal, oie half en half. Item dat dese vorwerden ingaen 
ende beghinnen sullen. nu sinte Jansmisse naestaende ende dueren 
harer beyder leven lang ten ware dat zy in toecomene tyde mal- 
canderen hairs goetsmoetswille van de voirse-vorwerden verdragen, 
ontslaen ende ontlasten wouden, maer gebuerdet dat een van hen 
beyden van de selve geselscape ende vorwerden afgaen woude ende 
dandere niet, soe sal de ghene die scheyden wilt, moeten gecregen 
den goedenmoet van sinen geselle die niet scheyden en wille. Item 
dat aile den loon die beneden vier stuivers wesen sal alleene bliven 
ende toebehoiren sal denghenen die daer aff den arbeyt doen sal. Item 
soe wanneer yemende van hen beyden eenich pacient oft zieke 
toecomen sal dat die alsdan sculdich sal syn sinen geselle de wete 
dair aft te doene bynnen drie dagen tyts ten langsten ende oft eenich 
van hen beyden des niet en daden soe sal hy dair aen verbueren aile 
de prouffiten baten ende loon die van dien paciente comen ende 
vallen zuUen, sonder eenich wederseggen. Item soe wanneer de 
voirsc. meester Jan Van den broecke van eenigen anderen cyrurgyn oft 
meester dan van meester Roelof sinen geselle geroepen gehaelt oft 
versocht wort te comene over enigen pacient dat hy dan gestaen sal 
metten derden penning van sinen loone meest Roeloef sinen geselle 
te gevene sonder meer, insgel3'cx sal de voirsc. meester Roelof 
sculdich syn meester Janne voirg. te gevene den derden penning van 
aile tgene des hy jaerlicx van der stad wegen van Mechelen opbeuren 
ende ontfangen sal aengaende sinen dienste uutgenomen van der 



ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 53 



stadlakene vander hespen corne ende liesen die hy jaerlicx van den 
gasthuysen pleegt te hebben want dair inné en sal de voirsc. meester 
Jan niet sculdich syn mede te deylen. Ende es oie vorwerde dat elc 
van hen beyden alleene hebben ende behouden sal aile de baten ende 
proffiten die hy gecrigen sal van de pacienten die besmet oft besiect 
zelen worden by de geheugene Goids van de pestelencien alsoe verre 
hy die alleene visiteert, besuect ende pynt te cuererene ende anders 
niet, sonder argelist. Welke voirg. vorwerden gelyc die voirsc. staet 
de voirsc. partien in beyde zyden, ende elc van hem besunder 
gelooit hebben, goet vast gestentich ende van weerde te houdene, 
ende dair niet tegen te doene nocht geheugen gedaen te worden by 
hen selven oft yemende anders heymelic oft openbaer onder eenige 
gesocht verme in eeniger manieren. 



54 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 



II 

I 6i 3 

IProccô entre mébecin et cbinirôien 

Un petit dossier, reposant aux archives communales, 
nous apprend que devant le magistrat de la Ville, a été 
introduit, en i6i3, une cause, dont les deux héros 
étaient Henri Coggeman, médecin, et Jean .Beelaers, 
chirurgien. 

Cette affaire fut retentissante par son objet qui dans 
l'occurrence était une maîtresse gifle administrée par le 
chirurgien au médecin. 

Coggeman expose son aventure à peu près en ces 
termes : 

Arrivé dans le pays, il y a une trentaine d'années, 
fuyant, en raison de ses convictions religieuses, le sol 
inhospitalier de la Hollande, il est venu s'établir à 
Malines pour exercer l'art de la médecine, qu'il y pra- 
tique depuis en qualité de médecin juré ou pension- 
naire de la Ville. 

De tout temps il s'est efforcé de ne léser qui que ce 
soit, ni par actes ni par paroles; au contraire, il s'est 
évertué à prodiguer, tant de jour que de nuit, les secours 
de son art à ceux qui le sollicitaient. 

Nonobstant ces précédents à l'abri de tout reproche, 
il lui est arrivé, à la date du 3 juin, vers g heures, alors 
qu'il faisait ses visites, de rencontrer aux Bailles de fer, 
le défendeur Beelaers; celui-ci, sans rime ni raison, 
s'est élancé sur lui, sa main s'est abattue sur la joue du 



ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 55 



plaignant, dont le chapeau roula à terre. L'attaque avait 
été si soudaine et si violente et le docteur en éprouva 
une commotion telle, qu'il lui fallut une heure pour se 
remettre. 

Non content de s'être livré à ces voies de fait, 
Beelaers en accentua la signification, en déclarant avoir 
prémédité son acte et en se glorifiant d'avoir réalisé un 
attentat depuis longtemps projeté. Ce dont, au reste il 
s'était vanté publiquement depuis longtemps. 

CoGGEMAN se plaint vivement de la brutale attaque 
de son antagoniste. Il estime ce procédé d'autant plus 
blâmable, qu'il est un homme d'âge (soixante-quatre ans) 
et que rien dans son attitude ne justifiait cette inquali- 
fiable manière d'agir, puisque, sans aucune arrière- 
pensée, il s'apprêtait à saluer amicalement son trop vif 
et peu endurant agresseur. 

De tout quoi l'appelant s'est montré fort marri, et il 
l'est davantage des intentions subséquentes du défen- 
deur. Beelaers, en effet, tout en ayant recours aux 
bons offices de tiers pour dissuader le plaignant de 
réclamer une juste réparation du dommage moral subi, 
se garde bien de faire par lui-même toute démarche en 
vue de se faire pardonner sa grossière façon d'agir. 

Bien plus, en présence de témoins, il n'a pas hésité à 
renchérir sur ses intentions belliqueuses et à déclarer 
que le plaignant pouvait s'estimer heureux d'en être 
quitte à si bon compte, et de n'en sortir que giflé au lieu 
d'être balafré. 

Considérant l'injure faite à une personne de l'âge et de 
la notoriété du plaignant, dont les fonctions appellent 
l'estime générale, puisqu'il est toujours prêt à se sacrifier 
pour le soulagement de l'humanité souffrante, et d'un 
autre côté, la répentance nulle de l'inculpé, Coggeman 
demande : 

Que Beelaers soit cité à comparaître devant le 



56 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 

magistrat, pour y demander, à genoux, pardon à Dieu 
et à la Justice pour le méfait commis, être condamné 
ensuite, à donner, en guise d'amendes, à l'autel des 
SS. Cosme et Damien, dans l'église Ste-Catherine, a ccn 
root armcsyne altacr clcet met ccn paer syde gordyncn », un 
revêtement d'autel en soie moirée rouge, avec une paire 
de rideaux de soie; et en cas de récidive, être banni ou 
voué à d'autres peines arbitraires ou capitales. 

L'appelant laisse aux juges le soin de lui allouer 
toute réparation qu'ils jugeraient utile, pour le dédom- 
mager de l'injure subie. 

Avec un rare C3^nisme, Beelaeks, le défendeur, dans son 
factum, avoue le fait mis à sa charge, tout enjoignant l'iro- 
nie à la justification de l'acte dont se plaint Coggeman. 

Cette justification il la base sur le tort fait par l'appe- 
lant au défendeur; il lui a mis à dos bien des clients, lui 
a fait du tort dans sa profession. Ce qui du reste est bien 
aisé pour les deux médecins pratiquant actuellement en 
cette ville, vis-à-vis des nombreux membres de la cor- 
poration des chirurgiens. 

Quant à la gifle qu'on lui impute et à la chute du 
chapeau de Coggeman, Beelaers conteste le retentis- 
sement de la première, et il insinue que le couvre-chef 
du médecin a quitté sa place par surprise (mccr ghe- 
trockcn als gheslaeghen), la force et la soudaineté du 
soufflet ne pouvant le faire tomber. 

Pour ce qui est de la commotion éprouvée par le 
plaignant, le défendeur s'en moque agréablement et 
n'hésite pas à la traiter de fable inventée pour les besoins 
de la cause, attendu que Coggeman a pu continuer à 
faire ses courses. 

Bref, Beelaers estime qu'il a infligé au plaignant une 
correction méritée, lui faisant ainsi expier le tort que 
Coggeman lui avait fait subir dans sa profession, a3'ant 
du reste toujours honorablement exercé celle-ci, puisque 



ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN S"] 

ses confrères l'ont appelé à différentes reprises aux 
fonctions honorables de doyen de la corporation, et 
qu'ainsi il a pleine confiance dans l'indulgence des juges 
qui pardonneront l'argument frappant, tout en déboutant 
la partie adverse de ses conclusions. 

Le conflit, on le voit, est des plus délicats. D'une part, 
le médecin Coggeman (i), homme respectable, âgé de 
64 ans, remplissant les fonctions officielles de médecin 
juré de la ville depuis 3o ans, est traité très irrévéren- 
cieusement en public par un chirurgien, qui, d'autre 
part, se prétend lésé dans ses intérêts professionnels par 
le médecin. Il nous est impossible de débrouiller la 
vérité dans cette affaire, parceque la suite du procès et 
surtout le jugement font défaut au dossier. 

Nous estimons que quelqu' ait pu être le tort de 
Coggeman, l'argument employé par le chirurgien pour se 
défendre n'est pas de ceux qui plaident en sa faveur et 
qui prouvent d'une façon péremptoire. 

Si les documents du dossier ne font qu'exposer l'af- 
faire, ils nous apprennent, entr'autres détails intéres- 
sants, le nombre des médecins pratiquant à Malines à 
cette époque, ils nous donnent quelques détails intimes 
sur les personnages et nous reflètent l'état d'âme des 
deux antagonistes. L'étude des mœurs et des rapports 
professionnels de cette époque peut aussi en tirer son 
profit. 

Nous transcrivons ici quelques lignes de cette pro- 
cédure, dont la lecture est intéressante par la naïveté de 
l'exposition et par certains détails qu'une analyse ne 
peut rendre avec leur originale saveur. 



(i) Voir pour y lus de détails sur Cogge.max, D"" G. Van' Doorslaer, 
Aperçu historique sur In médecine et les médecins à Malines, Impr. L. & A . Godenne, 
igzo. 



58 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 



H. Coggeman, médecin, contre J. Beelaers, chirurgien, 
qui l'avait injurié et maltraité. i6i3 

Aensprake voor Doctor Hhnricus Coggeman aenlegghere tegens 
J.w Beelaers, barbier ende verweerdere. 

1. De voorschreven aenleggere omme te fùnderen de conclusie in 
het eynde van desen te nemen seyt waerachtich te syn dat hy alhier 
te lande, nu geleden omtrent dertich jacren om die religie vuyt 
hollandt is gecomen en hem heeft begeven tôt het exercitie van 
médecine in quahteyt van Doctoor pensionaris deser stede. 

2. Hebbende hem in 't selve offitie en oock anderssins in zyn 
dagelycxsche conversatie zoe gedraghen ende gecomporteert dat hy 
verhoopt dat nyemandt van Inwoonders deser stede hem van zynen 
handel mede redene soude cunnen oft moghen beclaegen. 

3. Soe hy oock niet gelaeten en heeft by daege ende by naechte 
een yegelvck van dese stede soe arme als rycke t assisteren naer 
zyn vermoghen in 't gène daer inné zy des aenleggers hulpe van doen 
hebben gehadt. 

4. Ende hoewel dyen volgcnde niemande geoorl-oft en was 
d'aenleggere eenich gewelt hinder oft ongelyck te doen. 

5. Het is nochtans alsoe dat de voorscreven verW' zynde den 
aenleggere op den derden Juny ten negen uren omtrent de yseren 
leen in 't gemoet gecommen zonder eenige oorsaecke ott occasie den 
selven een caekslach heeft gegeven. 

6. Niet tegenstaende dat de selve aenleggere den voorscreven 
verweerdere soe minnelyck was gruetende sonder achterdencken van 
eenich quaet als gaende om syn visite te doen. 

7. Ende daer mede noch nyet te vrcden zynde om den voorscreven 
aen"^^ zynde tegenwoordich een man oudt outrent vierentsestich 
jaeren noch meerder leet te doen ende voorder te picquerende heeft 
hy hem nyet vermijt te seggen dit is htt gheen dat Ick lange in myn 
sinne hebbe gehadt nu hebbe ick het volbracht. 

8. Hebbende hem oock voor date van 't voorscreven faict in 
presentie van verscheyde luyden met eeren gevanteert dat hy sulcx 
soude doen. 

9. Dies te voorscreven aen'^ soodanige exorbitante en excessive 
injurien ende straetschcndcrie ad animùm renocerende zynen raedt 



ÉPISODES DE LA VIE MEDICALE d'aNTAN 5g 



terstont last heeft gegeven om diesaengaende in rechte behoorlicke 
reparatie te vervolghen. 

10. Hoewel des aenleggers begheerte tôt noch toe niet en is 
volcomen door dien dat de verw'"'^ dagelycx d'een ende d'andere was 
opmaeckende om met den aanleggere te veraccorderen met presen- 
tatie dat hy hem over 't voorscreven faict zoude verghiffenisse bidden 
ende andere reparatie doen naer 't seggen van goede mannen. 

11. Sonder dat hy nochtans daer naer nae dese saecke eenichssins 
voorder heeft omme gesien oft met d'aenlegghere in eenige commu- 
nicatie is ghecomen meynende per avontuer dat het zelve zyn faict in 
een persoen van sulcken ouderdom ende qualiteyt als voorscreven is 
ongestraft ende vergeten soude blyven. 

12. Ondertusschen is noch tôt kennisse van aenleggere gecomen 
dat de voorscreven verweerdere 't sedert dat het voorscreven faict 
gecommiteert is geweest in plaetse van leetwesen hem nyet en heeit 
vermyt genoechsaem spottende met den aenleggere te verclaeren in 
presentie van verscheyde getuygen dat de selve aenleggere hem 
behoerde te bedancken dat hy anders nyet ontfangen en hadde dan 
een simpel caecksmeet mits dat hy vermeerdere van meyninge was 
geweest ende vastelende voor hem genomen hadde hem een snee in 
syn aensicht te geven. 

13. Synde aile tselve onverdrachelycke saeken in een goede ende 
welgereguleerde republieque als es dese stadt Mechelen ende bysonder 
gheensins tollerabel in 't regard* van sulcken persoen wiens professic; 
is de borghers in hunne siecte dagelycx t'assisteren die oversulcx 
in aile securiteyt en sonder eenige achterdocht lancx de straeten 
behoorde te gaen. 

14. Sulcx dat de voorscreven aenleggere tgene voorsch es inne- 
siende mitsgaders het cleyn leetwesen dat de voorscreven verw"^^ van 
soodaenich misuys is hebbende en oock beducht zynde dat zoo verre 
dit gedissimuleert werde hem naermaels meerdere ende swaerderc 
inconvenienten mochten overcomen gedwongen is geweest zyn 
toevlucht tôt de Justitie te nemen. 

Condudeert ten eynde dat de voorscreven V'"'^ gecondempneert zal 
werden alhier in gebannen vierschaer te compareren ende op zyn 
knyen Godt de justitie verghiffenis te bidden ende voorts tôt een 
amende te geven aen Sinte Cosmas ende Damianus authaer in S*'^ 
Catharine kercke een root armesyne autaer cleet met een paer syde 
gordynen verbiedende hem voorts aen den voorscreven verweerdere 
oft nyemandt anders soedanich gewelt niet meer te doene op pêne van 
bannissement oft andere arbitrale oft capitaele stratHnge. Vuyterlinc 



6o ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 



sullen den voorsc. aenleggere aengewesen werden alsulcke andere 
meerdere ende mindere conclusien als myn Eerw. heeren in recht 
ende redene ende naer de gelegentheyt van saecke sullen bevinden te 
behooren maeckende heysch van costen. 



Suplicque doer Jan Beelaers chirurijyn verweerdere 

Teghens 
Heer ende M'^ Hendrick Cogman doctor in de medecynen 

aenleggere 

I 

2. Hebbende hem insgelycks in syncn ampt deuchdelyck gedraegen, 
daer hy tôt diversche reysen deken van den ambachte is gecosen 
geweest. 

3. Ontkennende niet te min expresselyck dat hy in syn eyghen 
particulier van den aenlegghere noyt en soude verongelyckt geweest 
hebben. 

4. Maar ter contrarie presenteert die selve verweerdere te bethoonen 
dat die voers. aenlegghere hem doer opspraecke ende misprysinghe 
syne patienten ende necringhe heeft ontrocken waer van hem den 
selven aenleggere onder eedt niet en soude derren expurgeren gelyck 
by des verweerdere antworde in den vyfden ar''= geposeert is. 

5. Heeft oversulcx den selven verw''^ teghens den aenleggere min 
misdaen gehadt dan den aenleggere van te voren thegen de verweer- 
dere. 

6. Synde eenen legelyckx kennelyck genoech hoe grootelyckx 
eenen doctor in de medecynen (want zy luttel in getal syn, ende nu 
tegenwoerdich maer twee in dese stadt van Mechelen) aile de chirur- 
gyns die menichfuldich syn doer hunne opspraeke kunnen in hunne 
neeringhe beschaedighen. 

7 

8 

9. Sulcx dat tôt dien eynde den voersc. verweerdere des voersc. 
aenleggers hoet van syn hooft meer heeft afgetrocken als affgeslae- 
gen, gelyck blyckende genoech is vuyt die circonstantien in dese 
saecke te merken zynde. 

10. Als te weeten dat den aenleggere den zelven hoet met zyne 
handt noch zoude gevat hebben eer dien ter ccrde viel, het welcke by 
hem niet ontkendt en wordt. 



ÉPISODES DE LA VIE MEDICALE D*ANTAN 6l 



II. Waer vuyt oick wel te betooghen is het contrarie van de 
vyffde ar'^ des aenleggers aenspraeke, waer by dat hy in den derden 
ar'^ syns vrs. replicque is persisterende, mits dattet onmoegelyck 
waere met een simple kaeksmete den hoet van iemants hooft te 
smyten, want niemant den hoet op de kaecke en draecht. 

12 

13. Te meer dat den selven aenleggere eene clyne saecke hooche- 
lyck opnemende seydt in den zelven ar''= wel een ure daer naer 
geweest te hebben eer hy by zyn zelven conste gecomen daer hy 
nochtans daaromme niet gelaeten en heeft voerts achter straetelyks 
synen wech te vervolghen, het welcke iemande van syn selven 
wesende onmoghelyck waere te doene. 

14 

' 38.'. '.'..'. 

Versoeckende oversulcx als tanderen tyden den aenlegghere syne 
conclusien by myne Eerw. heeren affgewesen ende den verweerdere 
geabsolveert te worden makende oick auderwerff eysch van costen. 



02 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 



III 

1663 

polcmiciuc flDcMcale 

La maladie dont mourut le chevalier Henri Florent 
DE Laurin, conseiller et avocat fiscal au Grand Conseil 
de Malines, fut la source d'une polémique médicale qui 
se manifesta à coups de brochures et de libelles dont les 
exemplaires sont introuvables. 

Deux de ceux-ci sont signalés dans la bibliographie 
médicale, publiée par le D' Broeckx. Leurs titres nous 
renseignent sur l'objet de la controverse. 

Le chevalier de Laurin, mort en l'année 1662, fut 
assisté, durant le cours de sa maladie, par plusieurs 
médecins appelés en consultation, parmi lesquels les deux 
médecins Malinois Arnold d'Ancre et Jean Vroesen. 

Le premier était un médecin très estimé, même en de- 
hors de Malines, à telle enseigne que ses soins avaient été 
réclamés par un colonel, habitant la ville d'Anvers, où 
certes ne manquaient pas de célébrités médicales à cette 
époque (i). 

L'autre médecin occupait à Malines les fonctions 
officielles de médecin pensionnaire de la ville, constituant 
un poste de confiance (2). 

L'affection à laquelle succomba le malade avait donné 
lieu à de vives discussions entre confrères. L'opinion de 
l'un diagnostiquant le scorbut fut combattue par l'autre 
qui conclut à l'obstruction. 



(i) Voir D"" G. Van Doorslaer, Aperçu historique sur la médecine et les méde- 
cins à Malines. Impr. L. & A. Godenne, 1900. 
(2) Id. 



épiSODÈS DE LA VIE MEDICALE D*ANTAN 63 

Peu après le décès du conseiller, le D"" d'Ancre jugea 
utile, pour sauvegarder sa réputation médicale, d'exposer 
en un volume ses considérations sur le mal dont de 
Laurin avait été atteint; cet exposé portait comme titre : 

« Concertationes, consultationes et jiidiciamediconim, demorbo 
amplissimi D. D. de Laurin consularii et fiscalis regii etc. 
Principium sanationis escognitio morbi yy. Matines. 1662. in- 12. 

Cette publication, dont le titre annonce déjà l'attaque, 
fut amèrement critiquée par son confrère le D' J. Vroe- 
SEN, dans une brochure de 92 pages, éditée à Malines, 
chez Robert Jaye, au i^' janvier i663. Son titre n'est pas 
moins combattif. 

« Xeniiim calendis jamiariis anni 16 63, auspicibus dicatum 
d'Ancre medico-mastigi, qui argumeniis temerario sensu con- 
ceptis amplissimi viri ac DominiD. H en rici de Lau rin , majes- 
tatis catholicœ a consiliis necnon in supremo senatu fisci regii 
advocati; mânes e ruere ac vindicare conatur. Quorum argumen- 
torum rationes exciitiuntur ac refellimtiir per Joannem Vroe- 
sen, medecinœ doctorem et apud mechliniensis archiatriim. » 

Malgré des recherches à la Biblothèque Royale de 
Bruxelles et dans d'autres dépôts de livres, il nous a été 
impossible de retrouver un exemplaire de l'un ou l'autre 
de ces imprimés. 

Un de ces hasards, qui font le bonheur des chercheurs, 
nous fit découvrir un jour, en bouquinant, une impres- 
sion malinoise de Jean Jaye, relative à cette même 
polémique, et qui est plus rarissime encore, car son 
existence n'est signalée dans la bibliographie médicale 
de Broeckx, ni ailleurs. 

La lecture de ce document fait regretter la perte des 
deux premiers écrits, car de la plume des polémistes ne 
semble pas avoir coulé de l'eau de roses. 

Nous en aurons une idée par l'analyse du pamphlet, 
comprenant i5 pages en texte latin, publié par d'Ancre, et 
dont le titre occupe toute la première page comme suit : 



64 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 



XENIVM XENIO 

REPOSITVM 

ENC.^NIALE 

Ipiis Calendis lulii Anni m. dc. lxiii. pro X'indiciis 

A. D'ANCRE 

MEDICI CIVITAl IS MECHLINIENSIS 

G. PLANNAUPST^O 

ITEM MEDICO 

In quo ex ordine reprivlentantur 

PASSIONES SATYRIC^ 

Temerario lenfu concepts, & vice iblidorum Argument, pofita; 

D. JOANNE VROESEN 

MEDICIN^ [ut fe inicribit] DOCTORE 
ATQVE APVD MECHLINIENSES ARCHIATRO 

Ad rcfellciidani fiindaiiicntalcm, ralionc atque Aucîovitatc 

fidlani, ac vcnvu opiuioncni diâi d'ANC RE 

DE MORBO 

Ampliffimi ac Nobilillimi Viri Domini 

D. HENRICI DE LAVRIN 

Dum viveret Conliliarii atque Filcalis Regii &c. 
Oui captât rijus hominum famamque dicacis 

Fingere qui non vif a potejl 

Hic niger ejl, hune tu Romane caveto. 

Homines qui gejiant, quique aufcultant crimina, 
Si meo arbitratu liceat, onines pendeant : 
Gejlores linguis, ,Auditores auribus. 

Mechliniiç, Typis Îoannis Iaye. 1663. 



ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 65 

La traduction répond à peu près à ceci : 

Présent assaisonné fait en retour d'un présent, le jour 
même des calendes de juillet i663, en faveur de 
A. d'Ancre, médecin de la ville de Malines, par un 
autre médecin, G. Plannaupsteus, dans lequel sont 
exposées les attaques satiriques conçues sans raison et 
lancées en place d'arguments solides par Jean Vroesen, 
docteur (tel qu'il s'intitule) en médecine et médecin en 
chef à Malines, pour réfuter l'opinion, appuyée sur la 
raison et l'autorité et conforme à la vérité du dit d'Ancre, 
au sujet de la mort du seigneur Henri de Laurin, en 
son vivant conseiller et avocat fiscal royal, etc. 

La riposte de Vroesen parut le i" janvier i663, et 
portait le titre de Xcnium, c'est-à-dire cadeau, autant 
dire un cadeau de nouvel an. 

La réponse faite par Plannaupsteus, que nous avons 
sous les yeux, porte, elle aussi, le titre de Xenium, 
donc, chou pour chou ; et l'auteur explique lui-même le 
sens qu'il entend donner à sa réponse. 11 ne s'agit plus 
ici d'une œuvre calomnieuse, mais d'un présent encœnialis, 
dont il se servira dans les repas pour assaisonner les 
mets et tempérer le vin ! 

Les quelques vers qui terminent l'exposé du titre 
peuvent être traduits comme ceci et sont évidemment à 
l'adresse de Vroesen : 

« L'homme qui court après la gloire de faire rire, 
» après la réputation de plaisant, qui est capable de 
» supposer ce qu'il n'a point vu..., un tel homme a 
» l'âme noire, c'est de lui qu'il faut se garder. — Les 
» hommes qui colportent les calomnies et ceux qui les 
» écoutent seraient pendus, si la chose dépendait de 
)> moi, les premiers par la langue, les autres par les 
» oreilles. » 

Au revers du titre est décrite l'image de la calomnie, 
d'après un tableau d'Apelle : sur la droite du tableau 

5 



66 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 

est assis un homme qui porte de longues oreilles, dans 
le genre de celles du roi Midas : il tend de loin la main 
à la Délation qui s'avance. Près de lui se tiennent deux 
femmes, l'Ignorance et la Suspicion. De l'autre côté on 
voit la Délation approcher sous la forme d'une femme 
divinement belle, mais la figure enflammée, agitée et 
comme transportée de colère et de fureur. De la main 
gauche elle tient une torche ardente, de l'autre elle 
traîne par les cheveux un jeune homme tendant les 
mains vers le ciel et semblant implorer les Dieux. Elle 
est précédée par un homme pâle, hideux, au regard 
pénétrant, paraissant amaigri par une longue maladie. 
C'est l'Envieux. Deux autres femmes accompagnent la 
Délation, l'encouragent, arrangent ses vêtements et 
prennent soin de sa parure, l'une est la Fourberie et 
l'autre la Perfidie. Derrière elles marche une femme à 
l'extérieur désolé, vêtue d'une robe noire et déchirée : 
c'est la Repentance ; elle détourne la tête, verse des 
larmes et regarde avec une confusion extrême la Vérité 
qui vient à sa rencontre. 

C'est ainsi, dit le texte, qu'à l'aide de son pinceau, 
Apelle représenta le danger auquel il avait échappé. 
Apelle, en effet, avait été calomnié auprès de Ptolémée IV 
Philopator, comme complice de la conjuration tramée 
à Tyr par Théodote. Il se vengea de la délation par le 
tableau décrit plus haut. 

A la page 3, le D' d'Ancre s'adresse au lecteur pour 
expliquer comment il se fait qu'après avoir reçu, six mois 
auparavant, la critique de Vroesen, il n'y avait point 
répondu. 

« J'avais cru trouver, dit-il, une œuvre sérieuse et 
savante, inspirée par la mienne et par le souci de la 
vérité, je ne vis qu'un ouvrage sans fond et sans 
méthode, un ramassis d'invectives et de sarcasmes, respi- 
rant la haine et l'envie, engageant une lutte à la façon des 



ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 67 

Andabatares, des femmes, des guêpes, c'est-à-dire déme- 
surément pleine de fiel. En résumé, dit-il, on trouvait à 
chaque page des charretées d'invectives, telles qu'on 
croirait sentir des ordures « meras merdas ». Je jetai 
le volume, et comme à ce moment la servante entrait 
dans ma chambre, je lui dis de balayer cette ordure à la 
rue. Elle le fit et poussa le libelle jusque dans la Dyle 
voisine de ma demeure. Je le suivais des yeux, comme 
on ferait d'un cadavre qu'on emporte, et accompagnait 
son départ de ce chant funèbre qui me vint à l'esprit : 

« xAUez avec cette eau pure, vous à qui les latrines 
sont le partage. Colorez-la, infectez-la, les anguilles 
vous fuieront, que pe: sonne n'en brasse ou n'}^ pèche. 
Berthe, prends garde, ne l'emploie ni pour les verres, 
ni pour les mets. Le livre se désagrège et n'a plus de 
résistance, il n'y a plus d'obstacles pour lui. 

» Après avoir souhaité tout le bien possible au Xeniiun, 
ajoute d'Ancre, j'avais repris mes occupations sérieuses, 
lorsque six mois plus tard m'arrivait un messager envoyé 
par un médecin Hollandais que je ne connaissais pas. 
Le messager m'apportait une lettre en même teirips qu'un 
choix des railleries et des calomnies dont Vroesen 
m'avait gratifié. La lettre respire une réelle S3'mpathie 
à mon égard, plaide ma cause et me presse vivement de 
confondre mon adversaire. Je fus alors, je l'avoue, long- 
temps hésitant à prendre une détermination. 

» D'une part, mon naturel me retenait, et je fus tenté 
par ce passage de Juste-Lipse : « Qu'y a-t-il de commun 
entre moi et ces hommes inquiets, dont l'unique occu- 
pation est de discuter? ce n'est pas mon propre d'agir à 
la façon de Thyeste. Et si vous me faites répondre et 
réfuter, le débat sera-t-il clos? Ce serait plutôt le com- 
mencement des discussions, et pour un seul écrit de moi, 
il y en aura trois en réponse. 

» D'autre part, l'exhortation d'un écrivain désintéressé 



68 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 

m'engageait, joignant à cela la considération qu'on n'est 
pas réfléchi, mais obstiné, quand on n'obéit pas à un 
meilleur conseil, qu'il y a un temps de parler et un 
temps de se taire. Devant Dieu, la conscience nous suffit, 
mais devant les hommes, la bonne réputation est aussi 
nécessaire. Il est inhumain, celui qui, avec une conscience 
intacte, néglige de la défendre. 

» Après mûre réflexion, je me suis décidé : je ne ferai 
pas subir la peine du talion, je me bornerai à montrer 
de quelles armes misérables on s'est injustem.ent servi 
contre moi. Je commencerai par la lettre du médecin 
Hollandais et la ferai suivre par la liste des injures 
choisies. J'y ajouterai les témoignages donnés en ma 
faveur par des personnages les plus illustres et les plus 
intègres. Ainsi s'évanouiront ces insultes. 

» C'est en vain que les corneilles vous poursuivent 
quand les aigles vous défendent. 

» Ne portez pas un jugement précipité avant d'avoir 
pris connaissance de ma défense. 

» A. D'ANCRE. » 

Suit alors, à la page 5, la lettre adressée à d'Ancre 
par son confrère Hollandais. 

« Très expert Confrère, 

» Je ne vous cache pas qu'en voyant le libelle de 
Vroesen, je tremblai pour vous; en effet, que de pro- 
messes magnifiques en débutant; mais après examen, je 
ne tardai pas à m'apercevoir que l'auteur ne tenait pas 
ses promesses et que l'ouvrage ne renferme rien qu'un 
médecin ou un honnête homme puisse approuver. 

» Je ne vois nulle part un argument pour prouver que 
les symptômes relevés par vous ne s'appliquent point au 
scorbut. Nulle part non plus ce maître éminent ne pro- 



ÉPISODES DE LA VIE MEDICALE d'aNTAN ÔQ 

nonce le nom de la maladie dont souffrait ce seigneur. Il 
s'attache à un seul point, à établir, et encore le fait-il en 
vain, qu'ilyaeu desobstructions, ce que je ne vois pas que 
vous niez absolument. Je crois que vous vous contentez 
de dire, d'accord en cela avec Fernel, que si les obstruc- 
tions se rencontrent assez souvent dans les maladies, 
elles n'en sont pas la cause intime, et qu'il faut en cher- 
cher une plus générale et de plus haute importance, et 
que dans le cas du conseiller de Laurin, vous l'estimez 
être le scorbut de forme maligne. 

» Je crois que la source de son humeur noire doit être 
cherchée dans ce fait, que vous avez qualifié les obstruc- 
tions (qu'il avait prétextées) d'asile d'ignorance ; mais il 
a tort, car même les auteurs qui enseignent aux médecins 
les pronostics à tirer de l'inspection des urines, leur 
persuadent que quand ils ne peuvent diagnostiquer la 
maladie ou sa cause, ils disent (afin de ne pas paraître 
ignorant) que le malade souffre d'obstruction. Ce que fait 
aussi ce grand médecin, votre adversaire, à l'article 35, 
page 46, quand il dit que les obstructions sont cause de 
toutes les maladies, à moins qu'il ne dise des maladies 
communes, ou peu graves, ce qu'on ne peut toutefois 
déduire du texte imprimé tort incorrectement, qui porte 
a coMMiuM », Car dans ce cas il aurait dû prouver que la 
maladie dont il s'agit était une affection peu sérieuse. 

» Au surplus, il aurait dû prouver que le conseiller 
avait souffert d'obstructions, et expliquer comment des 
symptômes de cette gravité seraient apparus sans l'exis- 
tence de scorbut. Mais là-dessus il fait silence, et dans 
les bons mots, assez gai, ici c'est un poisson muet. 

» Il prouve par sarcasmes, rien par raison; or, si cette 
méthode de discussion est la vraie, elle vaincra aisément 
le très grave Xantippe ou tout autre homme. Certains 
médecins de Bruxelles, qui combattent votre manière de 
voir, ne sont pas plus heureux. Au contraire, les symp- 



70 EPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 

tomes qu'ils signalent dans le cas du conseiller nous 
inclinent fortement à penser qu'il s'agissait du scorbut. 
L'absence d'autres S3^mptômes dont ils requièrent la 
présence ne prouve nullement le contraire. 

» Je m'arrête en vous engageant vivement, quoique 
j'admette que vous soyez occupé par des études plus 
utiles, de prendre en main votre cause, à y consacrer 
quelques moments de vos loisirs et à refréner l'arrogance 
de votre adversaire, ce dont je ne doute pas en lisant la 
lettre du 7 novembre 1662, adressée à votre adversaire 
et insérée dans son Xcniimi. 

» Quant à moi, piqué par l'effronterie de cet homme, 
j'ai voulu choisir et vous envoyer quelques fleurs assez 
élégantes cueillies dans un si grand amas de calomnies, 
non pour en faire comme lui un cadeau calomnieux, mais 
un cadeau d'un fumet spécial [encaenialis| qui assaisonne 
de sa vertu assez amère votre vin et vos mets. 

« Ce qui nuit, instruit, pour que vous ne vous glori- 
fiez pas de la science qui vous a été donnée par Dieu; 
souvenez-vous que vous êtes de l'espèce humaine dont le 
sort dépend de la langue, comme il est écrit dans « Les 
Proverbes », chap. 18. La mort et la vie sont soumis à la 
langue. 

)) Je vous conseille de vous dispenser d'insultes et de 
vous occuper seulement à affermir votre opinion, et de 
la venger des insultes des gens masqués. 

» Portez-vous bien et aimez celui qui vous aime quoi- 
qu'inconnu. Je suis, en effet, 

Très expert maître, 

» Le Vôtre de cœur. 

» G. Plannaupsteus, Médecin 

d'une ville de Hollande. 

» le I mai i663. » 



EPISODES DE LA VIE MEDICALE DAN TAN 7I 



A cette lettre suit, aux pages 8, g et lo, le choix 
d'injures recueillies dans le Xenitim de Vroesen : 

Choix des plus remarquables railleries, calomnies, 
etc., que Jean Vroesen, médecin de la ville de Malines, 
dirige contre A. d'Ancre, dans le libelle qu'il a intitulé 
Xenium, imprimé à Malines le i" janvier i663, typogra- 
phie de Robert Jaye. 

Dans la préface, page i8. Il appelle d'Ancre un ignorant, 
etc., ne connaissant ni les principes, ni les termes de son 
art, et qui, ne s'inclinant devant aucun raisonnement, ni 
devant les préceptes de son art, s'entête dans son erreur. 

Page 20, art. i de la réponse. Il écrit que ses adversaires 
(mot qu'il sous-entend) engagent un combat où les futili- 
tés le disputent au mensonge et l'ignorance à l'arrogance. 

Page 28, art. 8. Il dit que d'Ancre, dans des consul- 
tations qui eurent lieu à Bruxelles, débita des choses si 
absurdes, si inconsidérées, si insensées, que les médecins 
de Bruxelles en éclatèrent de rire. 

Page 26, art. g. Qu'on n'eut aucune confiance en son 
inepte conseil, à cause des idées insensées qu'il rêvait de 
faire adopter par le malade et les médecins. 

Page 28, art. 12. Qu'on n'eut jamais une si grande 
confiance en lui que de mettre en application un remède 
conseillé par lui. Il le compare à un laurier insensé. 

Page 28, art. i3. Il affirme que ses paroles ne découlent 
pas de la vérité, mais par un défaut toujours renouvelé 
d'un cerveau malade. 

Page 3o, art. 16. Que son arrogance et son ignorance 
crasse furent la cause de son exclusion de la consultation ; 
qu'aucun des médecins présents ne se retirât, fatigué 
d'entendre ses inepties. 

Page 3i, art. ij. Il l'engage à s'en aller enseigner sa 
fausse doctrine aux Saramentes, aux Indiens et aux 
peuples que ne gouverne ni la raison, ni la science. 



72 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 

Il écrit, qu'il ne manque de preuve de son incapacité, 
qu'il a donné des preuves patentes à sa famille, à ses 
amis et à tous les médecins. 

Page 36, art. 23. Qu'il n'a pu invoquer l'ouvrage de 
d'Ancre, à cause de son insignifiance. 

Page 3-;, art. 24. Ses paroles, dit-il, font apprécier l'art 
médical sous un mauvais jour. 

Page 40, art. 3o. Qu'il ne possède pas une puissance 
intellectuelle telle qu'il ait pu avancer quelque chose 
dans les consultations qui soit appuyé sur de sérieux 
fondements, encore moins qu'il ait pu donner un avis 
prépondérant (il en appelle tous les médecins à témoin). 

Page 41, art. 32. Que jamais il ne s'est trouvé au 
premier rang dans le temple d'Esculape. 

Page 48, art. 38. Il le traite de hibou de l'erreur. 

Page 5o, art. 3g. Il demande à sa philosophie stupide 
de respecter les mânes d'Aristote. 

Page Sj, art. 41. Que ses oreilles ont chaud du bruit 
fréquent de ses inepties. 

Que sa manière de voir est absolument fausse et 
contraire à la raison et à l'autorité. 

Page 66, art. 44. Que son écrit contient presque autant 
de mensonges que de lignes. 

Il l'appelle un vagabond. 

Page 61, art. 44. Il affirme que ces inepties ont 
provoqué des nausées au Docteur Verspecken de Lierre. 

Page 63, art. 4g. Il le croit fou. 

Il le conjure de s'en aller avec ses monstres fanatiques 
et de mettre un frein à sa sagesse folle. 

Page 66, art. So. Il lui reproche d'ignorer ce qui ne 
l'est pas des barbiers et des tisserands. 

Page 68, art. S3. Il calomnie publiquement Paracelse, 
le traite de mauvais médecin et Van Helmont de génie 
contrefait. 

Page 68, art. S4. Il appelle les remèdes de d'Ancre 



ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 78 

insensés, sa promesse fausse, et considère ses écrits 
comme de ceux qu'on ne condamme qu'avec l'entier 
assentiment des lecteurs. 

Page 66, art. 55. Il lui semble qu'il lui reste à peine le 
temps de bien polir son esprit. 

Fage jo, art. 5j. Il appelle à témoins, grammairiens, 
rhéteurs, logiciens et médecins, de la façon misérable 
dont il est, par son ignorance, battu partout. Tous regret- 
teront la perte du papier blanc souillé par un remède si 
sot et si sordide. 

Page ji, art. 5-]. Il l'apostrophe dans les termes 
suivants : « si tu scrutes ton cerveau, et que tu répètes les 
éléments de la médecine, tu t'apercevras comme tu es 
petit, et loin de la vraie connaissance des maladies ». 

Page ji, art. 58. Faisant allusion à la majuscule A qui 
précède le nom d'Ancre, à plusieurs reprises il donne à 
cette lettre le sens d'Acesias (mauvais médecin). 

Pages j5 à 85. Il répond à la lettre lui adressée le 
7 novembre 1662, par d'Ancre, le fouet des médecins, 
(comme il écrit). 

Toute cette réponse est calomnieuse, elle est la répé- 
tition et le résumé des précédentes insultes et l'éclosion 
de nouvelles. Même on y rencontre des injures tellement 
graves et énormes, que je ne crois pas qu'elles puissent 
être lues sans indignation par les gens honnêtes et paci- 
fiques et encore moins par des gens en colère et passionnés. 
C'est pourquoi je n'en ai rien voulu reproduire. 

Page 86. Là figure le témoignage de trois médecins 
Bruxellois. Ceux-ci écrivent (p. 8g) qu'ayant appris que 
d'Ancre était imbu de principes erronés, hémophobe, et 
éloigné de la vraie méthode de guérir, ne l'ont admis à la 
consultation qu'à la prière expresse du malade, et qu'ils 
ont non seulement rejeté son opinion, disant que tous les 
symptômes se rapportaient au scorbut, mais l'ont consi- 
dérée comme ridicule, donnée sans jugement et raison. 



74 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 

A cette longue énumération, suivent, à la page ii, 
quelques considérations émises par d'Ancre lui-même 
sur l'envie, la jalousie et la calomnie. 

Qui, quod vult dicit, 
Quod non vult audiet. 

(Celui qui dit tout ce qui lui passe par la tête, entendra 
des choses qui ne lui plairont guère.) 

Celui qui ne cesse de dire du mal d'autrui montre par 
là qu'il mérite qu'on dise de lui ce qu'il dit des autres. 
L'envieux et le jaloux sont les ennemis et les adversaires 
de tout le monde. Ils ne souffrent point que quelqu'un 
soit plus considéré qu'eux. Ils poursuivent les hommes 
de bien et ceux qu'entoure l'estime publique. Ils blâment 
tous ceux qui mènent une vie honorable. 

Celui qui dans le titre de son Xeniiim calomnieux 
appelle son confrère mcdicomastyx, c'est-à-dire (fouet des 
médecins), ne montre-t-il point trop clairement à chaque 
page de son libelle qu'il est réellement tel lui-même? A 
notre époque, la calomnie et l'envie se sont partout 
répandues, et le nombre des dangereux oisifs, censeurs et 
zoïles est plus nombreux que jadis celui des mouches en 
un jour d'été. Mais forçons, ajoute-t-il, les grenouilles 
qui coassent et les pies qui jacassent, à se taire. 

A cette même page vient une déclaration signée de deux 
professeurs de l'Université de Louvain. Elle est jointe 
là sans doute pour détruire l'effet de la déclaration des 
trois médecins Bruxellois : 

« Nous soussignés attestons que le très expert Arnold 
d'Ancre a obtenu sa licence à l'Université de Louvain il 
y a de nombreuses années, que pendant tout le temps 
qu'il a passé à Louvain, il a vécu en honnête homme 
et sans avoir de différend avec personne, qu'après avoir 
terminé ses études de philosophie (dans lesquelles il s'est 
placé au i'^' r^ing), il s'est appliqué à l'étude de la 



ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN yS 

médecine. Il 3^ fit de tels progrès, qu'il rivalisa avec ses 
compagnons par son amour du travail et son intelligence, 
et se distingua. Nous savons que dans l'excercice de son 
art, en différents endroits, il sut se faire agréer, qu'il 
l'emporta sur d'autres par son activité et la sûreté de son 
jugement, surtout dans les cas de maladies très graves. 
C'est pourquoi, si nous pouvons être agréables à cet 
homme de mérite en le recommandant, nous sommes 
certains de mériter la reconnaissance de ceux qui le 
recueilleront parmi eux. Donné à Louvain, le 2g no- 
vembre i658. » 

Etait signé 

V. F. Plempius Med. Doct. et Prof. Prim. 

Item 
P. DoRLix Medicinse Doctor et Professor 
Primarius, pro tempore Prior. 

Revêtu du grand sceau sur cire rouge, de la Faculté de 
Médecine de l'Université de Louvain. 

A la page i3, l'auteur A. d'Ancre présente, sous forme 
de Jociis, jeu d'esprit, des considérations sur les calomnies 
de Vroesen. 

« On peut voir, dit-il, par l'exposé de toutes ces injures, 
combien Galien, s'il était présent, aurait raison d'ordon- 
ner une saignée. Même Paracelse et Van Helmont, 
d'habitude sobres dans l'effusion de sang, n'hésiteraient 
pas en présence d'une aussi vive effervescence de bile. 

» Et si le patient s'y refusait, peut-être pourrait-on le 
guérir sans le saigner en faisant disparaître la cause des 
symptômes relevés chez lui. Car, ablata causa, l'effet doit 
nécessairement disparaître. Or, la cause est sans aucun 
doute l'Envie, qui est aussi une maladie, 

» Comment la supprimer? 

» Hic, labor, hoc opus est! » 



76 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 

« Pendant que j'y pensais, écrit d'Ancre, des habitants 
de Meirhout et des seigneurs Cadetti, se souvenant du 
titre dont le malade (Vroesen) les honora à l'art. 5 et 
d'autres dans le Xcniitm qu'il édita, m'ont tiré d'embarras, 
en m'envo3''ant une prescription d'Esope : 

» Une grenouille quittant ses marais fétides, parcourait 
les forêts et, confiante dans sa langue bavarde, prati- 
quait la médecine parmi les bêtes sauvages. Elle n'était, 
disait-elle, inférieure ni à Hippocrate, ni à Galien, ni 
même à Paracelse, ni à Van Helmont, dont elle trai- 
tait l'un d'esprit contrefait et l'autre de mauvais médecin. 
Elle avait appris la médecine dans la cabale des Rabbins 
chez les Juifs, des descendants d'Avicenne, et d'Haly- 
Abba, et chez les Arabes, des petits-fils d'HERMES trois 
fois grand chez les Egyptiens, des mscriptions de la 
table d'éméraude d'avant le déluge, et disait qu'elle pos- 
sédait à fond la doctrine cachée des pythagoriciens. Les 
autres l'écoutaient, avec confiance, lorsque le renard plus 
fin se joua d'elle : regardant sa face pâle, étiolée, il lui dit: 
Domine Medice cura te ipsum. Seigneur médecin, guéris-toi 
toi-même. 

» Pour le cas où cette prescription ne guérirait pas le 
malade, afin que l'affection ne devienne désespérée, ils 
promettent encore d'autres ordonnances. 

» En outre, les médecins de toute la Campine promettent 
leur assistance et leur dévouement, soucieux qu'ils sont 
de la santé de l'archiatre. d'Ancre ajoute ensuite qu'il 
survint encore un autre qui a rédigé l'ordonnance 
suivante : à la veille de la canicule et par mesure de sage 
précaution pour que le malade ne retombe pas prochai- 
nement dans un nouvel accès, il prescrit : 

R. Eau de pompe 8 livres. 

Eau de neige dist. 2 livres. 

Glace d'hiver conservée 6 onces, 
vél. Q. S. M. F. Julep. 



EPISODES DE LA VIE MEDICALE d'aNTAN 77 

» Qu'il en boive à ses repas et pendant toute la canicule 
jusqu'à satiété. » 

Le pamphlet finit à la page i5 par quelques vers 
flamands, par lesquels, dit d'Ancre, un poète flamand 
s'avisa de rapprocher les noms des deux adversaires, et 
cela en réponse à l'allusion faite par Vroesen dans son 
opuscule à la page 71, art. 58, à la lettre A qui précède le 
nom de d'ignoré, l'interprétant toujours comme Acésias 
(mauvais médecin). 

DEn zeeverenden Vors die niet en kan als queken, 
Heeft onlancx hem verftout den Ancker uytte breken, 
Hy fpoude tegen hem feer leelijck fijn venyn : 
Maer wat hy deed' oft niet, 't wou even-wel niet zijn. 
Den Ancker ftaat te vaft, en vreeft voor geen tempeeften : 
Veel minder eenen Vors, den llechften vande beeften. 
Die fijn vvooningh hout in't flinckende moras : 
Oft ergens in een beeck, oft in het mottich gras. 
Dit paft op Vrosen vvel, mits men maer vvil her-ftellen : 
De letter R, naer d'O; dan falmen Vorsen fpellen. 

Al nempt hy noch tôt help dry geeften hem ghelijck 
Den Ancker niet en svvicht, den Vors hem berght in't slyck. 

Puis un verset de l'Apocalypse 16. 

a Et je vis de la bouche du faux prophète sortir trois 
esprits immondes sous forme de grenouilles. » 

Enfin, il finit par un mélange de vers latins et de 
vers allemands, adressés à l'homme masqué, et qu'on 
peut traduire par ces mots : 

Tu ris de moi, je ris davantage de toi. 

Tu me méprises, je te méprise bien plus. 
Toi qui méprises, ne seras-tu pas à ton tour méprisé? 
Quand de lassitude tu aura cessé de mépriser, 

Tu continueras à être méprisé. 



78 ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 



Ici finit, à notre connaissance, cette polémique médi- 
cale, dont nous n'avons eu sous les yeux que la partie 
épique et non scientifique. 

Il est difficile de discerner, par ce qui nous a été 
donné d'analyser, de quel côté se trouve la vérité, de quel 
côté se trouve le calomniateur. 

D'après les déductions possibles, le chevalier de 
Laurin, malade, était soigné d'une part par le D' d'Ancre, 
qui semble avoir eu la confiance du malade, d'autre part 
par le D' Vroesen et trois médecins de Bruxelles. 
D'après le premier, l'affection dont souffrait le seigneur 
était le scorbut ; les autres le niaient et \^ovaicnt dans 
tous les symptômes la caractéristique d'une obstruction. 
On dirait, à première vue, que la vérité doit se trouver 
du côté du plus grand nombre, mais aussi faudrait-il 
connaître ceux-ci. Les médecins Bruxellois nous sont 
totalement inconnus. V^roesen occupait à Malines les 
fonctions de médecin juré de la ville, poste auquel il 
fut appelé en i65o. La considération attachée à cet 
office était grande, et donnait à ceux qui l'occupaient 
un relief, que n'avait pas dédaigné Rembert Dodcens 
en son temps. Ils étaient deux médecins jurés de la 
ville au moment de la discussion, mais le second titu- 
laire n'était pas d'Ancre, c'était le confrère Servaes (i). 
Faut-il en déduire que d'Ancre n'avait pas la consi- 
dération nécessaire pour occuper ce poste? Rien ne nous 
permet pareille hypothèse, son séjour à Malines ne nous 
est pas connu avant 1662. Il pouvait donc ne pas avoir 
été à Malines avant la nomination de ses deux con- 
frères. Vroesen mourut en 1668 et Servaes en 1672, 
et de d'Ancre nous ne trouvons plus trace à Malines 
après 1667. On peut se demander s'il a eu l'occasion 



(i) Voir D'' G. Van Doorslaer, Aperçu historique sur la médecine et les 
médecins à Malines. 



ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 79 

de solliciter ce poste? L'absence du titre pour d'Ancre 
ne prouve donc rien contre lui". Nous savons encore 
que d'Ancre avait été appelé à Anvers, en 1667, pour 
soigner un colonel; il y eut même à cette occasion un 
conflit à propos d'honoraires. Le fait d'être appelé à 
cette époque dans une ville étrangère plus importante 
que Malines, puis surtout le texte du certificat délivré 
par les deux professeurs de Louvain, semblent cepen- 
dant donner quelque relief à d'Ancre. 

Nous avons donc à faire ici à deux confrères ayant 
de la considération, mais dont l'étoile de l'un éclipsait 
probablement celle de l'autre. D'où l'envie; cela semble 
du reste ressortir clairement du document analysé. 

Quel est maintenant ce médecin Hollandais, qui vient 
ainsi incognito donner un coup d'épaule à son confrère 
Malinois? Ce nom inconnu en Hollande est, à notre 
avis, un nom de guerre, sinon d'Ancre l'aurait bien 
connu ou se serait bien efforcé de le connaître. Mais 
pourquoi garder cet anonymat? S'il voulait rendre ser- 
vice à son malheureux ami, il aurait mieux réussi en se 
montrant au grand jour. Mais cet anonymat ne cache-t-il 
pas plutôt un intéressé, c'est-à-dire d'Ancre lui-même? 
Cela nous parait même assez probable. 

Quant à l'affection même dont souffrait et dont est 
mort de Laurin, elle aurait été le scorbut, d'après 
d'Ancre, une simple obstruction d'après Vroesen. La 
discussion nous apparaît assez étrange au sujet d'une 
maladie comme le scorbut, ayant des symptômes bien 
définis et bien connus déjà depuis un siècle avant cette 
époque. Notre concitoyen, le savant Dodoens, en avait 
donné une description magistrale en i556, à l'occasion 
d'une épidémie. Il faut croire, si c'était le scorbut, 
qu'on ait eu à faire, comme cela arrive fréquemment 
dans tout genre de maladie, à une affection fruste, et 
comme le scorbut est accompagné de constipation, il 



8o ÉPISODES DE LA VIE MÉDICALE d'aNTAN 

se peut que d'Ancre ait eu raison, la constipation 
seule, à moins d'être due à un obstacle, ne constituant 
pas une affection mortelle. 

En l'absence des autres éléments de la discussion, il 
est donc difficile de prendre position dans le débat. 

On semble discuter à propos de tout, de la maladie et 
du traitement, on trouve des partisans de la saignée, 
d'autres la critiquent. 

Ces discussions ne doivent pas nous étonner pour 
l'époque qui nous occupe. On était à une période de folie 
scientifique. La médecine était faite de systèmes, on 
cherchait à se soustaire à l'empire des maîtres de l'école 
grecque, qu'on avait tant respectés auparavant. Après 
Paracelse, Van Helmont chercha à modifier les idées 
en cours. Il n'y réussit qu'imparfaitement, grâce aux 
théories du philosophe René Descartes, dont les prin- 
cipes donnèrent à la théorie médicale une face toute 
nouvelle et qui avait un grand nombre de partisans. 

A cette révolte scientifique succédèrent le désordre et 
la licence, et il y eut presque autant de systèmes de 
médecine que de médecins. Rien d'étonnant dès lors que 
ce goût de discussions scientifiques se soit exercé à 
propos des malades. 

Aussi quelle constatation étrange pour notre époque, 
d'assister ainsi à un débat public au sujet de l'affection 
d'un seigneur; mais on ne respectait rien, on ne se 
respectait pas soi-même. 

Si le débat dont nous venons de parler ne nous apprend 
rien au point de vue scientifique, au moins donne-t-il 
une excellente idée des armes qu'employaient nos ancêtres 
dans leurs joutes. De l'esprit, il y en avait, un peu de 
toutes les qualités, quelquefois assez bien pimenté. Cela 
caractérise surtout les mœurs médicales de l'époque et, 
à ce titre, cette brochure est un curieux document. 

D' G. Van Doorslaer. 




Les Aliénations de Malines 



AU XIV SIECLE 



Etude sur la situation politique de la Seigneurie 

(i3oo-i357) 



Principaux ouvrages consultés : Jan De Klerk, Brabantsche Yeesten, 
édit. Willems; LodewijK van Velthem, Spie^el Historiaal, édit. 
Le Long; Edmundi Dyxteri Chronica diiciim Lotharingie et 
Brabajitia, édit. De Rara; Joannes Chapeavillus, Oui gesta 
pontificum Leodiensium scripserunt auctores prcecipui; Jean des Preis, 
dit d'Outremeuse, Ly Myreiir des Histors, édit. Bormans; La 
Chronique liégeoise de 1402, édit. Baclia; Wauters, Table chronolo- 
gique des chartes et diplômes imprimés, t. VIII et t. IX. Les collections 
de documents sont citées au cours de l'exposé. — Pirenne, Histoire 
de Belgique, t. II; David, Vaderlandsche historié, t. V et Geschiedenis 
van de stad en van de heerlykheid van Mechelen (celui-ci mentionné 
0. c); Butkens, Trophées tant sacrés que profanes du duché de 
Brabant, 2'»« édit.; Fisen, Historia ecclesia Leodiensis; Kervyn 
DE Lettenhove, La Flandre communale, édit. 1883. 



Nombreuses furent les fluctuations qui firent passer 
Malines et ses dépendances sous diverses souverainetés 
dans le cours des siècles. Compris dans l'empire carolin- 
gien, le territoire malinois passa à l'empereur Lothaire, 

6 



82 LES ALIÉNATIONS DE MALINES 

puis à son fils Lothaire II. A la mort de ce prince, ses 
deux oncles, Louis le Germanique et Charles de France, 
se partagèrent ses états à Meersen (i). « Malines était, en 
870, une abbaye de bénédictins assez importante pour 
être, comme Fosse, énumérée parmi celles qui furent 
comprises dans la part de Charles le Chauve » (2). Nous 
constatons qu'aux premières années du x^ siècle, elle 
appartenait à l'église de Liège, sans qu'il nous soit 
possible d'établir avec certitude l'origine de ces droits (3). 
Ballotté quelque temps entre la France occidentale et la 
Germanie, le royaume de Lothaire fut définitivement 
rattaché à cette dernière sous Henri l'Oiseleur (4). Un 
diplôme de l'empereur Otton II, délivré en faveur de 
Notger le 6 janvier 980, confirma l'église de Liège dans 
ses droits et possessions (5). Malines s'y trouve nommé- 
ment désignée ; il en est de même dans les confirmations 
ultérieures accordées aux évêques de Liège, notamment 
par les empereurs Henri II (6), Henri IV (7) et par le 
souverain pontife Adrien IV (8). 



(i) BuHMER-MûHLBACHER, Rcgestu Impcrii, t. I, p. 571; Mir.î:us et Foppens, 
Opéra diplomatica, t. I, p. 3i ; Butkens, o. c, t. I, preuves, p. 7. 

(2) KuRTH, No'gcr de Liège, t. I, p. 180. 

(3) Par un acte de giS, confirmé par Charles le Simple, l'évêque Etienne 
cédait, à titre précaire, l'abbaye de St-Rombaut avec ses dépendances, 
terres, bois et habitants. Le document se trouve reproduit dans Mir.eus et 
Foppens, 0. c, t. II, p. 806; Sollerius, Ada sancii Rtmioldi, p. ii3; David, 
0. c, p. 437; BoRMANS et ScHOOLMEESTERS, Cartulaire de Si-Lambert, t. I, p. 16; 
voir aussi Kurth, 0. c, t. I, p. 181. 

(4) Bohmer-von Ottenthal, 0. c, t, II, p. i3. 

(5) BoHMER, Regesia chronologico-diplomatica reguni atque iniperatoruin, p. 555 ; 
SiCKEL, Diplomata regum atque imperatorum, t. II, p. 238; MiR^us et Foppens, 
0. c, t. I, p. 5o; BoRMANS, Recueil des ordonnances de la principauté de Liège, 
i''* série, p. 2; Bormans et Schoolmeesters, 0. c, t. I, p. 19; Kurth, 0. c, 
t. II, p. 64. 

(6 MiR.Eus et Foppens, 0. c, t. III, p. m; Sollerius, 0. c, p. 172; 
Bormans, Recueil cité, p. 4; Bormans et Schoolmeesters, 0. c, t. I, p. 25. 

(7) Bormans, Recueil cité, p. 8; Bormans et Schoolmeesters, 0. c, t. I, p. 34. 

(8) Jaffé-Wattenbach, Regesta pontificum Romanorum, t. II, p. i36; Mir/Eus 
et Foppens, 0. c, t. II, p. 825; Bormans et Schoolmeesters, 0. c, t. I, p. 74. 



AU XIV* SIÈCLE . 83 



Les institutions et les événements malinois de cette 
époque sont peu connus ; au xii^ siècle, l'importance de 
la ville était modeste. Le développement allait se pro- 
duire rapidement pendant le xiii^ siècle ; il se manifeste 
dès lors sur le terrain industriel et commercial. Tandis 
que les métiers, la draperie surtout, gagnent en impor- 
tance, la situation de la cité sur la Dyle, voie de péné- 
tration puissante, en faisait un port d'intérieur qui 
balançait celui d'Anvers (i). 

Jusqu'au xiii^ siècle, il n'y a pas de traces du partage 
de l'autorité politique entre les évêques et d'autres 
seigneurs. De l'examen des documents de l'époque, le 
bollandiste Du Sollier a pu conclure : « Erat igitur 
tribus istis seculis verus Mechliniœ Dominus Episcopus 
seu Ecclesia Leodiensis sic ut Bertholdis nec umbra 
relinquatur » (2). Les difficultés intérieures et exté- 
rieures avec lesquelles les princes liégeois se trou- 
vèrent aux prises ébranlèrent lentement leur puissance 
à Malines. En opposition à l'évêque, surgit l'influence 
de son avoué Berthout et de son ennemi le duc de 
Brabant (3). Il en fut particulièrement ainsi sous le 
règne agité d'Henri de Gueldre. En 1267, peu après 
la paix conclue entre l'évêque et le duc Henri, les 
Malinois, appuyés par Jean I, se soulevèrent. Le remuant 



(i) La multiplication des institutions religieuses fournit un autre indice 
des accroissements de la ville : les Franciscains, les Augustins et les Carmes 
y ouvrent successivement des couvents en i23i, 1242 et 1254. En 1264, on ne 
comptait pas moins de 40 bénéficiaires attachés à l'église collégiale de 
St-Rombaut. 

(2) SoLLERius, 0. c, p. io5. — La situation subordonnée des Berthout est 
nettement marquée dans le compromis passé en i2i3 entre le prince-évéque 
Hugues de Pierrepont et son avoué Gauthier. David, 0. c, p. 441 ; Bormans 

et SCHOOLMEESTERS, 0. C, t. I, p. 169. 

(3) Les Malinois s'étaient déjà prononcés contre l'évêque en 1212, dans la 
guerre que soutint ce dernier contre Henri I, au sujet de la succession du 
comte de Moha. — Des contestations entre le prince-évêque et son avoué 
existaient en i233. Bormans et Schoolmeesters, 0. c ,X.\^ p. 3ii. 



84 LES ALIÉNATIONS DE MALINES 

prélat s'efforça vainement de s'emparer de la ville, force 
lui fut de lever le siège (i). 

Les usurpations des Berthout, s'appuyant désormais 
sur le Brabant, donnaient des préoccupations incessantes 
aux princes-évêques. Pour maintenir dans le devoir cette 
lointaine enclave, il eût fallu dépenser d'énormes efforts. 
Obligés à concentrer leur attention sur l'état liégeois, se 
trouvant à court d'aigent, les évêques aimèrent mieux 
céder provisoirement ou définitivement leur seigneurie à 
d'autres princes, moyennant finances. La plus grande 
instabilité caractérise la situation de Malines pendant 
la première moitié du xiv^ siècle ; le traité d'Ath amena 
enfin une solution définitive en iSSy. 

Notre étude a pour objet d'esquisser ces aliénations 
successives. 



I 



Engagère de Malines au Brabant et rétablis- 
sement de l'autorité liégeoise (1300-1313). 

La lutte entre patriciens et plébéiens fut particuliè- 
rement ardente dans la principauté sous l'épiscopat 
d'Hugues de Châlons. Ce prélat se trouva fort dépourvu 
au milieu des troubles. Il emprunta à Jean II de Brabant 
une somme de douze mille livres tournois noirs. Le 22 
octobre i3oo, il donnait en gage au prêteur une partie 
des revenus de la mense épiscopale (2). Le même jour, 
le prince-évêque céda également au duc de Brabant, 
Malines, Heyst-op-den-Berg et autres dépendances, pour 



(i) VAN Heelu, Rymhronyk, édit. Willems, p. i5; David, o. c, pp. 443 et 446; 

BORMANS et SCHOOLMEESTERS, 0. C, t. II, pp. l88, 2O4 Ct 3l8. 
(2) BORMANS et SCHOOLMEESTERS, 0. C, t. II, p. SSg. 



AU XIV' SIÈCLE 85 



la durée de quatre vies, en d'autres termes, pour la 
vie de Jean et de ses successeurs jusqu'au troisième héri- 
tier (i). Le surlendemain, il envoya ordre aux Malinois 
d'obéir à Jean II (2). En faisant l'acquisition de la sei- 
gneurie, celui-ci avait assumé l'obligation d'arracher à 
Jean Berthout tout ce que ce dernier et ses prédécesseurs 
avaient usurpé, sur les droits, hauteurs et prérogatives 
des princes-évêques. Le duc mit un égal empressement 
à prendre possession de Malines et à oublier ses engage- 
ments concernant les Berthout : il voulait asseoir 
solidement son autorité dans la ville. A l'expiration de 
l'engagère, les Liégeois, espérait-il, ne songeraient plus 
à reprendre possession de la seigneurie, en y voyant les 
Brabançons profondément ancrés. Comment y réussir? 
Loin de déloger Jean Berthout, il préféra s'entendre avec 
lui. Il ménagea cette puissante maison de Grimbergen, 
naguère menaçante pour l'autorité ducale, qui détenait 
des territoires étendus dans le pays de Malines (3). En- 
suite, pour enlever aux Malinois le désir de retourner 
sous la domination liégeoise, il fallait capter leurs bonnes 
grâces. L'octroi de la kciwe de i3oi trahit ces préoccupa- 
tions. Quelques jours auparavant, le duc s'était entendu 
à l'amiable avec Jean Berthout (qui prend officiellement 
le titre de seigneur de Malines), pour partager avec lui 
le pouvoir (4). Aussi, c'est de concert que Jean II et le 



(i) M1R.EUS et FoppENs, 0. c, t. I, p. 212; BuTKENS, 0. c, t. I, preuves, p. 137; 
David, 0. c, p. 442. Les Opéra diplomatica ioni erronément mention de Jean I 
au lieu de Jean IL 

(2) Gachard, Documens inédits, t. H, p. 35; David, 0. c, p. 73, n. 2. 

(3; Le pays de Malines, ainsi appelé par ce que les avoués ou seigneurs 
de Malines en étaient propriétaires, s'appela aussi plus tard, pays de Clèves 
et pays d'Arckel. Il était absolument distinct de la seigneurie et relevait du 
duché de Brabant. De Munck, Gedenck-schriften, p. 47; David, 0. c, p. 4; 
PiOT, Inventaire des archives de la cottr féodale de Malines, p. IL 

(4) L'acte fut passé le 12 novembre iSoi, De Klerk, 0. c, t. I, P- 693; 
David, 0. c, p. 447. 



86 LES ALIÉNATIONS DE MALINES 

seigneur de Malines accordent, le i3 décembre i3oi, la 
charte qui affirme l'érection de l'agglomération malinoise 
en commune (i). Cette heureuse situation ne se maintint 
pas longtemps. Dès i3o3, Malines était en guerre avec 
le duc, qui vint mettre le siège devant la ville. Finale- 
ment, celle-ci dut se rendre, mais non à merci : des 
propositions de paix furent faites par les assiégés et 
acceptées par Jean II (2). La sentence définitive était 
déférée à l'arbitrage de Godefroid, comte de Vianden et 
seigneur de Grimbergen, de Jean, seigneur de Cuyck, 
d'Arnold, seigneur de Waelhem, de Gilles Berthout, sei- 
gneur de Hombeeck, et de Gauthier, seigneur d'Enghien. 
En attendant la décision des cinq arbitres, les Malinois 
abandonnaient la garde des portes de la ville à Jean de 
Brabant, à Gilles Berthout et à Godefroid de Vianden. 
L'échevinage malinois, viager, sous la charte de i3oi, 
devenait annuel ; la nomination ne se faisait plus par 



(i) VAN Caster, Namen der straten van Mechelen, p. 55, et Histoire des mes de 
Malines, p. 337; De Klerk, 0. c, t. I, p. 696; David, 0. c, p. 451. Analysé par 
Gachard, 0. c, 1. c; Van Doren, Inventaire des archives de la ville de Malines, 
t. I, p. i5; VAN DEN Branden, Recherches sur l'origine de la famille des Berthoid, 
p. 124 (T, XVII des Mémoires couronnés de l'Académie). 

(2) Ces négociations nous ont été conservées dans trois documents : 
a) Acte de soumission des Malinois contenant les propositions de paix, pu- 
blié à la suite de De Klerk, 0. c, t. I, p. 707 et par David, 0. c, p. 465; analysé 
dans Van Doren, 0. c, t. I, p. 25 et van den Branden, 0. c, p. 134. b) Accep- 
tation des clauses précédentes par Jean II et Jean Berthout. Azevedo, Oud- 
heden, p. 149. Ces deux actes sont datés : in 't jaer ons Heren MCCC en de 
drie jaer sfrindaechs na sente J ans- dagh Baptiste, c) De nouvelles lettres de Jean 
II et de Jean Berthout, plus étendues que les premières qu'elles confirment, 
datées sonnendaghes na Sinte Jans-dagh Baptiste. Azevedo, 0. c, p. 160 ; De Klerk, 
0. c, 1. 1, p. 709; anal, dans Gachard, 0. c, t. II, p. 36; Van Doren, t. I, 0. c, p. 
27; VAN den Branden, 0. c, p. i36. Azevedo affirme qu'il s'agit de la fête de la 
Décollation de S. Jean, célébrée le 29 août, et van den Branden suit sa ma- 
nière de voir.WiLLEMs, et après lui David et Van Doren, ont cru devoir s'en 
tenir à la fête principale, la Nativité de S. Jean-Baptiste, au 24 juin. L'expli- 
cation d'AzEVEDO semble mieux s'accorder avec la durée prolongée du siège 
de la ville. Celui-ci aurait donc pris cinq mois : de la fin mars au 3o août. 
C'est également le mois d'août qui est indiqué dans Butkens, 0. c, t. I, 
p. 354. 



AU XIV* SIÈCLE 87 



cooptation, mais appartenait au duc, à Jean Berthout et 
aux arbitres. Pour le reste, les citoyens conservaient leurs 
privilèges. La part d'intervention de l'élément démocra- 
tique se trouve même renforcée : quatre membres élus 
dans chaque métier sont adjoints au conseil des échevins 
et des jurés, pour statuer ensemble sur le mode de pré- 
lèvement des amendes. Le règlement des arbitres parut 
le 14 septembre de la même année. Il confirmait le 
compromis de l'acte de soumission et stipulait, en outre, 
le montant des frais de guerre à payer par les Malinois, 
des dédommagements à la mère de Berthout et des 
garanties pour les bourgeois qui avaient tenu le parti du 
duc de Brabant (i). L'insurrection de i3o3 avait été 
l'œuvre des métiers, non de la bourgeoisie (2). La réconci- 
liation du duc et de la ville fut scellée sur parchemin; elle 
n'obtint pas l'adhésion unanime des habitants. De puis- 
santes sympathies poussaient les Malinois vers Liège (3). 



(1) BuTKENS, 0. c, t. I, preuves, p. 137; Lùnig, Codex Germaniœ diplomaticus, 
t. II, col. iiSg; David, 0. c, p. 468, Analysé dans van den Branden, 0. c, 
p. i36 et Van Doren, 0. c, t. I, p. 27. 

(2) De Klerk, 0. c, t. I, p. 423. 

(3) A lire le mémoire sur les origines des Berthout, il semblerait qu'après 
la réconciliation avec Jean II, les Malinois se soient pris d'enthousiasme 
pour le régime brabançon. Nous pensons qu'à côté des partisans du duc, 
les amis de la domination liégeoise restèrent nombreux. Ces deux partis se 
confondaient dans une bonne mesure avec des groupements sociaux. Ici 
comme dans nos autres principautés, des rivalités de classes sévirent âpre- 
ment au commencement du xiv° siècle. L'insurrection de i3o3, qui se 
rattache à ces agitations démocratiques, fut favorisée par les Liégeois. Si 
ceux-ci ne fournirent pas aux mutins l'appui armé qui leur aurait été pro- 
mis, le texte des lettres de réconciliation suppose une connivence du 
prévôt de St-Lambert et des chanoines Libert et Jean de Willebringen avec 
les insurgés. Dans ces divisions, la bourgeoisie tenait naturellement pour le 
Brabant, où le patriciat urbain conservait sa situation privilégiée. Les 
métiers, en communion d'idées avec les communes liégeoises, se tournaient 
vers le prince-évêque. Le siège de Malines avait cruellement blessé l' amour- 
propre malinois. Les exemptions fiscales et autres faveurs accordées par 
Jean II ne parvinrent pas à effacer ce mécontentement. Il eut pour résultat 
de fortifier le parti liégeois au détriment du Brabant. van den Br:\nden, 0. c, 
p. 139; VAN Velthem, 0. c, pp. 292 et 294. 



88 LES ALIÉNATIONS DE MALINES 

En i3oi, Hugues de Châlons avait quitté la chaire de 
St-Lambeit pour prendre possession du siège de Besan- 
çon (i); son successeur, Adolphe de Waldeck, mourut 
après un an d'épiscopat (2). La principauté échut alors à 
Thibaut de Bar, prélat de la cour de Boniface VIII (3). 
Le nouvel évêque refusa de ratifier l'engagère d'Hugues 
de Châlons et voulut reprendre la seigneurie. Cette 
attitude cadrait parfaitement avec les dispositions domi- 
nantes dans la ville. Une députation malinoise vint 
engager Thibaut à rétablir la domination liégeoise (4). 
Le 18 mars i3o5, le prince-évêque accorda un diplôme 
de concessions nouvelles. Avec cet acte, les libertés 
malinoises atteignirent leur apogée ; c'est sur cette base, 
ébréchée plus tard, que la constitution malinoise se 
maintint jusqu'à la chute de l'ancien régime (5). Berthout 
n'intervint pas dans cette charte, sans doute qu'il 
appu3^ait encore le duc de Brabant. D'ailleurs, le retour 
des Malinois au siège de St-Lambert n'était pas encore 
un fait accompli. La crainte de représailles braban- 
çonnes arrèta-t-elle les Malinois? Jean d'Outremeuse 
raconte que le prince-évêque envo3^a à Malines deux 
chanoines de St-Lambert, Gauthier de Bronshoren et 
Nicolas Paren, pour obtenir que la ville se livrât aux 
Liégeois. Ils ajoutèrent des menaces à leur sommation ; 
mais la population se prononça en grande majorité en 
faveur de Liège et la reconnaissance de l'autorité de 
Thibaut de Bar eut lieu le 8 avril i3o6, vendredi après 



(1) EuBEL, Hierarchia catholica medii (svi, t. I, pp. 314 et 140. 

(2) EuDEL, 0. c, t. I, p. 314. 

(3) Idem. 

(4) HocsEM dans Chapea ville, 0. c, t. II, p. 349. 

(5) SoLLERius, 0. c, p. 175; David, 0. c, p. 472, avec traduction flamande; 
BoRMANs, Recueil cité, i""* série, p. i38; Bormans et Schoolmeesters, 0. c, 
t. III, p. 56. Extraits et analyses dans Butkens, 0, c, t. I, preuves, p. 140; 
van Caster, Namen der siraien van Mechelen, p. 396, trad. flam. ; Gachard, 0. c, 
t. II, p. 36; Van Doren, 0. c, t. I, p. 3i. 



AU XIV^ SIÈCLE 8g 



Pâques (i). Au commencement de i3o8, la restauration 
liégeoise est complète. La preuve en est dans les con- 
ventions conclues entre Thibaut et Gilles Berthout, 
successeur de son frère Jean. L'intervention des com- 
mune-maîtres nous montre l'existence d'institutions, 
inconnues sous le régime brabançon, introduites par la 
charte liégeoise de i3o5. Cette réconciliation de Gilles 
Berthout avec le prince-évêque, stipulée dans les accords 
du 28 janvier (2) et du 23 février (3) ; la soumission de 
l'avoué qui prête l'hommage à Thibaut de Bar (4), ne 
s'expliquent que par l'impossibilité de rétablir l'autorité 
ducale. La domination épiscopale n'apportait pas à 
Gilles Berthout une amélioration de sa situation. Le 
compromis, passé le 12 novembre i3oi entre Jean II et 
Jean Berthout, consacrait certes la préséance du duc, 
mais Berthout y était officiellement reconnu comme le 
seigneur de Malines avec lequel le duc partageait les 
droits et émoluments. Le langage de Thibaut de Bar est 
bien différent, Gilles Berthout redevient l'ancien fonction- 



(i) Jean des Preis, o. c, t. VI, p. 75. — Jean de Brabant fut troublé dans la 
possession de Malines, après en avoir joui sept ans, dit Edmond de Dynter. 
Il se contredit en admettant le rétablissement de l'autorité épiscopale du 
vivant de Jean Berthout. Celui-ci était décédé le 25 août 1304. La ville serait 
restée dix ans au pouvoir du Brabant, d'après Div.eus; ce qui est inadmis- 
sible. Dynter, 0. c, t. II, p. 653; Div.eus, Renim hrahanticanim Uhri XIX, 
p. 140. 

(2) Publié par Sollerius, 0. c, p. 176, et David, 0. c, p. 482. Ce dernier 
intercale en caractères distincts les ajoutes apportées au texte primitif par 
le document suivant; analysé par van den Branden, 0. c, p. 149 et 
Van Doren, 0. c, t. I, p. 36. La date du 3i janvier est donnée en suivant une 
copie de ce jour, conservée aux archives de Dusseldorf, dans Wauters, 
0. c, t. VIII, p. 283. 

(3) Publié par Sollerius, 0. c, p. 178; Bormans et Schoolmeesters, 0. c, 
t, III, p. 80; analysé par Van Doren, 0. c, t. I, p. 39. Ces accords furent 
encore confirmés à diverses reprises, notamment le i décembre, puis le 
I janvier 1309. Mir.ï:us et Foppens, 0. c, 1. 1, p. SgS et t. III, p. i5i; Martene 
et Durand, AmpUssima CollecUo, 1. 1, col. 1416-1425; Butkens, 0. c, t. I, p. 36i; 
Azevedo, 0. c, p. 142. 

(4) Gachard, Les archives royales de Dusseldorf, dans le Bulletin de la C. R. 
Hist. 4e série, t. IX, p. 333, n° 18. 



go LES ALIÉNATIONS DE MALINES 

naire liégeois « villicus noster ». On l'appelle « nobilem 
virum Egidium dictum Berthout de Mechlinia ». 

Les événements qui s'étaient déroulés à Malines 
n'avaient pu laisser le duc indifférent. Apprenant la 
soumission de la ville aux Liégeois, il alla l'assiéger. Les 
importants préparatifs de guerre de Thibaut de Bar 
l'amenèrent à se retirer (i). Le chroniqueur des ducs de 
Brabant insinue que Jean II n'aurait cédé que devant 
l'autorité de la chose jugée (2). En tout cas, le prince- 
évêque n'avait pas voulu se mettre en possession de 
Malines sans invoquer des arguments juridiques à l'appui 
de ses agissements. Quel était le caractère de la cession 
faite par Hugues de Châlons? Celui-ci n'avait pas entendu 
aliéner un droit de propriété, mais avait concédé au duc 
l'usufruit de la seigneurie. Hugues ne pouvait ici engager 
ses successeurs, et à sa mort l'usufruit cessait sponta- 
nément. Soutenait-on qu'il y avait eu un véritable 
transfert de propriété? S'il en était ainsi, répondaient 
les Liégeois, la donation était caduque : en effet, l'évêque 
n'avait pas consulté le chapitre de St-Lambert, dont le 
consentement était requis; de plus, il ne pouvait aliéner 
irrévocablement un bien ecclésiastique sans autorisation 
pontificale. Celle-ci n'avait pas été demandée. Jean de 
Brabant représentait les peines qu'il s'était données, pro- 
testait de l'injustice qu'il y avait à lui reprendre la seigneu- 
rie au moment où il en espérait recueillir des bénéfices. Le 
Souverain Pontife, devant lequel le différend fut porté, 
le trancha en faveur du prince-évêque. — Le règne de 
Thibaut fut une période de grande prospérité indus- 
trielle pour la ville de Malines (3). Le port ressentit 



(i) Jean des Preis, 0. c, t. VI, p. 102 ; Fisen, 0. c, t. II, p. 45. 

(2) Dynter, 0. c, t. II, p. 653. 

(3) Azevedo, Korie Chronyk van Mechelen, ad annum i3o7 ; Diianis, Opkomst 
en hloei van het chrisiendoin in Mechelen, p. 84. C'est notamment alors que fut 
construite l'ancienne maison échevinale ou Vieux Palais, qui sert aujourd'- 
hui de local au dépôt d'archives communales. 



AU XIV^ SIÈCLE gi 



cependant les fâcheux effets de l'abandon de Jean II. Le 
duc avait, en i3oi, enlevé à Anvers le privilège des 
étapes du poisson, du sel et de l'avoine, pour le donner 
à Malines. Il désirait maintenant le retrait de cette 
charte : le 29 octobre iSog, l'empereur Henri de Luxem- 
bourg restitua les droits d'étape à Anvers (i). 

Thibaut de Bar suivit l'empereur dans son expédition 
en Italie : blessé mortellement à Rome, il expira le 
i3 mai i3i2 (2). Cette tragique disparition fut le signal 
de sanglantes guerres civiles dans la principauté; le 
peuple de Liège mit le feu à l'église et au monastère de 
St-Martin, où les nobles s'étaient réfugiés. L'histoire 
conserva le souvenir de cet événement sous le nom de 
Maie Saint Martin. La vacance du siège ne prit fin que 
l'année suivante. 

Jean II mourut le 7 octobre de la même année, laissant 
la couronne à son fils Jean III, à peine âgé de douze ans. 
Gilles Berthout était décédé en i3io. Pas plus que ses 
deux frères Gauthier et Jean, qui l'avaient précédé à 
Malines, il ne laissa d'enfant qui put lui succéder. 
Son oncle Florent, seigneur de Berlaer, recueillit les 
droits attachés à l'avouerie. Il fut le dernier représentant 
mâle de cette puissante famille, qui alla se fondre dans 
les maisons de Gueldre et de Juliers (3). Moins disposé 
que son prédécesseur à accepter la dépendance à l'égard 



(i) Publié dans Butkens, o. c, t. I, preuves, p. 141. 

(2) Jean le Prêtre et Hocsem dans Chapeaville, 0. c, t. II, pp. 355 et 352, 
et dans Bâcha, La chronique liégeoise de 1402, p. 261. 

(3) Généalogie des Berthout descendants de Gauthier V le Grand ou I 
comme seigneur de Malines : Gauthier V 

I 

Gauthier VI Florent 

I I 



Gauthier VII Jean Gilles Sophie épse du comte de Gueldre 



Marguerite Mathilde Isabelle Marie 

épse du comte 
de Juliers. 



92 LES ALIÉNATIONS DE MALINES 

de Liège, il reprit la politique d'émancipation de ses 
ancêtres et s'unit étroitement au Brabant (i). La mort 
de Thibaut de Bar et l'anarchie qui sévissait à Liège 
favorisèrent ses projets. Dès le mois de juin i3i2, 
Florent s'intitulant seigneur de Malines, fit hommage 
au duc de Brabant et reconnut recevoir de lui en fief la 
seigneurie et l'avouerie (2). Par cet acte, Berthout s'enga- 
geait à mener ses hommes et les troupes levées à Malines 
et dans sa banlieue en aide au duc contre n'importe quel 
ennemi. Les comptes communaux de i3i2 prouvent que 
ce n'était pas une déclaration platonique : des mois de 
juin à septembre, on signale à diverses reprises des 
dépenses faites pour la guerre. Cette alliance entre 
Malines et le Brabant fut renouvelée solennellement 
dans un traité conclu en octobre i3i5, entre le magistrat 
malinois, le duc Jean et ses bonnes villes (3). 



(i) Florent apparaît comme l'homme de confiance de Jean IL C'est à lui 
que le duc confie l'administration du duché en son absence; l'acte du 
16 juin i3ii, qui confère cette mission, montre que Florent Berthout n'avait 
pas attendu la mort du prince-évêque pour reprendre le titre de seigneur 
de Malines. Gaciiard, Bulletin cité, p. 336. 

(2) Les archives communales possèdent en copie l'acte de relief, rédigé 
en latin et daté du 29 juin i3i2. Edité dans Lûnig, 0. c, t. II, col. 1173, 
G(yseleers)-T(hys), Additions et Corrections, t. I, p. 70; analysé dans 
Van Doren, 0. c, t. I, p. 44. Un texte français du même acte, portant la date 
du 3o juin, a été pubHé par Butkens, 0. c, t. I, preuves, p. 142, et reproduit 
par David, 0. c, p. 114, n. i. 

(3) Le texte du traité inséré dans Den Luysier ende Glorie van hei Hertoghdom 
van Bradant hersielt, t. I, p. 83, a été reproduit dans G(yseleers-T(hys), Reken- 
kundige Beschrijving der Heerlijkheid van Mechehn, p. 16; en fragment dans 
Butkens, 0. c, t. I, preuves, p. 149. 



AU XIV^ SIÈCLE gS 



II 

Domination du comte de Hainaut. Restauration 
de l'autorité épiscopale (1313-1328). 

Adolphe de la Marck, prévôt de St-Martin à Worms, 
monta sur le siège épiscopal de Liège après un interrègne 
des plus sanglants. Décidé à rétablir vigoureusement le 
calme dans sa principauté, il ne voulait pas être entravé 
par les affaires malinoises dans la poursuite des fauteurs 
de troubles. C'est à Avignon, où l'élu reçut successivement 
le sous-diaconat, le diaconat, la prêtrise et la consécration 
épiscopale, qu'il obtint de Clément V l'autorisation de 
mettre en engagère la seigneurie de Malines (i). Le 
prince-évêque se trouvait à court d'argent et fut d'autant 
plus heureux de passer Malines au comte Guillaume 
de Hainaut et de Hollande, par une engagère révocable 
après cinq ans. Les quinze mille florins que le comte 
lui paya à cet effet servirent à acquitter les «.<. fructus 
primi anni » dûs au Siège Apostolique (2). Cette aliéna- 
tion fut confirmée le 25 novembre i3i4, par Louis de 
Bavière (3). Par lettres du 24 août i3i3, Guillaume avait 
notifié aux Malinois l'accord intervenu entre lui et l'évê- 
que. Il ne néglige pas de mentionner ici, et dans d'autres 
actes subséquents, l'approbation donnée par Clément V à 
la mise en engagère. De la rédaction de ce document, il 
ressort clairement que dès avant la réception de celui-ci, 
les Malinois reconnurent leur nouveau seigneur (4). Le 



(1) EUBEL, 0. C, t. I, p. 314, 

(2) HocsEM dans Chapea ville, o. c, t. II, p. 364; Bacha, 0. c, p. 268; 
Dynter, 0. c, X. II, p. 654. 

(3) Devillers, Monuments pour servir à l'histoire des provinces de Xamur, de 
Hainaut et de Luxembourg, t. III, p. 43. 

(4) Devillers, 0. c, t. III, p. 656. 



94 LES ALIENATIONS DE MALINES 



21 décembre, le comte de Hainaut se fit inaugurer à 
Malines; il jura le maintien des franchises communales, 
reçut le serment des magistrats et s'engagea dans les 
limites de son pouvoir à restituer les droits d'étape. Ce 
fut la première joyeuse entrée malinoise (i). Sur ces 
entrefaites, la veille de la Saint-André, un traité d'alliance 
avait été conclu entre Adolphe et le comte de Hainaut (2) ; 
le 6 juin de l'année suivante, ce dernier s'unit également 
à Jean de Brabant (3). Quelles relations existaient en ce 
moment entre le duc et le prince-évéque? Avant la nomi- 
nation d'Adolphe de la Marck, Florent Berthout s'était 
employé à rallier Jean III à cette candidature. En 
échange de son appui, le duc obtint la promesse de 
l'alliance d'Adolphe au cas où la principauté liégeoise 
écherrait à celui-ci (4). Ces bons rapports existaient-ils 
réellement? Le texte de l'alliance du 6 juin permet d'en 
douter. Jean III et Florent Berthout y font entendre 
d'amers reproches à l'adresse de l'évêque (5). Ces repro- 
ches concernent également la commune de Malines. L'un 
et l'autre se seraient arrogé des droits appartenant à 
Berthout. Ces empiétements lésaient aussi l'autorité du 
duc de Brabant. C'est de celui-ci que Florent tenait sa 
seigneurie, ses privilèges et sa situation. Si la validité de 
l'acte de relief fait par Florent Berthout était sérieuse- 
ment soutenable, Jean III aurait eu lieu de se plaindre. 



(i) Le document a été édité par Sollerius, o. c, p. i8o ; David, o. c, p. 429 ; 
VAN Castkk, Histoire des rues, p. 347. — Anal, dans Gachard, Documens inédits, 
t. II, p. 37, et Van Doren, o. c, 1. 1, p. 45; voir Martene et Durand, 0. c, 1. 1, 
col. 1425, ainsi que Coninckx, La Joyeuse Entrée des seigneurs de Malines, p. 14 
(extrait des Bulletins du Cercle archéologique de Malines, 1897). 

(2) Devillers, o. c, t. III, p. 657. 

(3) Devillers, 0. c, t. III, p. 674. 

(4) De Klerk, 0. c, t. I, p. 753. 

(5) « Nous Jehan, duc dessusdit et monsgr. Florent Bertaul, sires de Maslines, nous 
dolons de ce que li evesques de Liège et la ville de Maslines vœllent apropier à iauh 
aiicunnes droitures qui appartiennent au dit sires de Maslines, lesquelles il doient tenir 
de nous duc dessus dit, non mie de Véveske ». Devillers, 0. c, t. III, p. 676. 



AU XIV^ SIECLE g5 



Mais comment légitimer cette démarche de Florent 
Berthout, qui prétend détenir du Brabant ce que ses 
ancêtres et ses prédécesseurs avaient relevé des princes- 
évéques? Le comte de Hainaut promit dans ce traité 
d'engager l'évêque à accepter un arbitrage. Une réunion 
se tiendrait à Malines quelques jours plus tard, au len- 
demain de la Saint-Jean-Baptiste. Les deux parties y 
feraient valoir leurs arguments par devant Guillaume, 
qui prononcerait ensuite. La rencontre projetée n'eut pro- 
blement pas lieu (i). Une nouvelle aliénation vint mettre 
Florent Berthout hors cause. (^ Il restait encore au comte 
Guillaume une difficulté à aplanir pour rendre son 
autorité complète à Malines, car il ne voyait pas d'un 
œil indifférent la seigneurie partagée entre lui et Florent 
Berthout. Il nourrissait l'espoir de s'y établir d'une ma- 
nière fixe et définitive, et désirait par conséquent entrer 
en arrangement avec ce dernier, afin d'éloigner tout 
obstacle qui eût pu lui susciter des difficultés ou gêner le 
libre exercice de son pouvoir. Il engagea donc Florent 
Berthout à faire abandon en sa faveur des droits qu'il 
exerçait dans Malines; celui-ci finit par y consentir (2) ». 
Dès les premiers mois de l'année i3i6, le comte de 
Hainaut devint sans partage seigneur de Malines. Florent 
Berthout avait cédé tous ses droits sur la principauté (3). 



(i) L'année suivante, vers le mois d'octobre, Adolphe et Jean eurent une 
entrevue à l'abbaye de Vlierbeek. Jean de Hocsem, qui était présent, 
raconte que les deux princes contractèrent alliance et que le jeune duc fit 
hommag:e à l'évêque, d'une manière fort indéterminée, des fiefs qu'il tenait 
de lui. Il n'y fut donc probablement pas question explicitement de Malines. 
Chapea VILLE, 0. c, t. II, p. 373. 

(2) VAN DEN Branden, 0. C, p. i5g. 

(3) Guillaume s'engageait à servir à Florent Berthout et à ses descendant?, 
une rente annuelle de 23oo livres tournois, sans préjudice d'un capital de 
23,ooo livres, à verser immédiatement. L'acte du i mars, qui en fait foi, a été 
publié par Butkens, o. c, t. I, preuves, p. 149, et Van Mieris, Charterboek der 
graven van Holland, t, II, p. i5i. Des actes subséquents se trouvent dans 
Devillers, 0. c, t. III, pp. 58, 63 et 64 et Van Mieris, 0. c, t. II, p. i53. 



gÔ LES ALIÉNATIONS DE MALINES 

Le duc élevait des prétentions sur la collation des droits 
des Berthout et s'était plaint à Guillaume lui-même, de 
prétendues usurpations de l'évêque à ce sujet. Des diffi- 
cultés surgirent entre les deux alliés. La querelle ne se 
prolongea pas cependant : le comte avait hâte de prendre 
possession de ses nouveaux pouvoirs, il céda et fit hom- 
mage à Jean III (i). 

Les actes scabinaux de cette époque portent la trace 
des changements survenus à Malines : ils sont donnés 
au nom du comte de Hainaut et de Hollande. La distinc- 
tion des droits acquis du prince-évêque et de ceux 
achetés à Florent Berthout y est nettement accusée. 
L'engagère y paraît provisoire, la vente conclue entre 
Guillaume et Berthout semble définitive (2). Le comte 
espérait que la cession faite par Adolphe de la Marck 
allait se transformer en aliénation irréformable ; à l'expi- 
ration du terme de cinq ans, l'évêque, il en avait la 
conviction, n'aurait pu rembourser la somme avancée. 
Mais Adolphe y avait pourvu. Les guerres civiles qui 
avaient ensanglanté sa principauté avaient pris fin par la 
paix de Fexhe-le-haut-Clocher, de i3i6. En vertu d'une 
clause additionnelle du traité de Fexhe, les habitants de 
Huy furent condamnés à fournir une somme de treize 
mille livres tournois, qui servit entre autres au rachat de 
Malines (3). Le comte de Hainaut eut voulu conserver la 
ville, mais les termes de l'engagement étaient formels. 
Le 22 juin i3i8, Guillaume reconnaissait être rentré en 



(1) DyNTER, 0. C, t. II, p. 654; BUTKENS, 0. C, t. I, p. 387. 

(2) La formule : « a Domino Episcopo Leodiensi ac Domino Floreniio Beriaiit 
dépend. » est remplacée par la suivante : « a Domino comité Hanonie ac Hollan- 
die dépend, tam de bonis que possidet loco Domini Episcopi quam de bonis propriis per 
ipsum Domimim comitem hereditario acquisitis ». 

(3) Cette stipulation ne faisait que confirmer une des conditions de la paix 
de Hansinelle, du 20 août 1314. Bormans, Recueil cite, i'" série, pp. i5o et i58; 
Bâcha, 0. c, p. 279. 



AU XIV^ SIÈCLE 97 



possession de la somme prêtée au prince-évêque (i). 
L'année suivante, il leva le serment par lequel les ma- 
gistrats s'étaient liés envers lui et leur recommanda 
d'obéir à Adolphe de la Marck (2). Dès lors, les droits 
attachés à l'avouerie n'avaient plus la même importance. 
Le 25 mai i3i8, Guillaume accorda la possession de la 
ville et de la seigneurie à Florent, qui reprit aussitôt le 
titre de seigneur de Malines (3). 

Les actes malinois prouvent le rétablissement de la 
situation d'autrefois, on est revenu dès i3ig aux formules 
de i3i3 : Guillaume n'est plus mentionné à un titre quel- 
conque ; par contre, il est question de l'évêque et de 
Berthout (4). Si les actes civils sont rendus au nom de 
l'évêque de Liège, les Malinois se croient obligés, en 
vertu du traité de i3i5, à combattre sous les drapeaux 
brabançons. La guerre de Fauquemont fournit l'occasion 
de remplir cet engagement. Le seigneur de cette ville ne 
cessait de léser dans leurs intérêts les habitants de 
Maestricht et tâchait, par ces exactions, de remédier à 
l'état déplorable de ses finances. Fatigué de présenter de 
stériles récriminations, le jeune duc de Brabaut franchit 
la Meuse, à la tête d'une armée, dans le cours de l'été de 
i3i8. Les Malinois se distinguèrent brillamment dans 
cette campagne, la prise de la place forte de Sittard, prin- 
cipale opération militaire de cette guerre, fut en bonne 
partie leur œuvre. La ville de Sittard et la citadelle de 



(1) BORMANS et SCHOOLMEESTERS, 0. C, t. III, p. 179. 

(2) Les lettres sont datées de Dordrecht, 23 octobre iZig. Les Malinois 
sont relevés du serment prêté successivement à Guillaume, comme rem- 
plaçant de l'évêque et comme acquéreur des droits des Berthout G(yse- 
leers-T(hys), Additions et Corrections, t. I, p. 74; Van Doren, 0. c, t. I, 
p. 49. 

(3) L'abandon fait par Guillaume, le 22 mars i322, des bénéfices provenant 
de la seigneurie, ne concerne plus des droits de souveraineté. Devillers, 
0. c, t. III, pp. 80 et 798. 

(4) G(yseleers)-T(hys), Tyd-Reken-Kundige Beschrijvinge, 3'i° afleveritig, 

p. 25. 



g8 LES ALIÉNATIONS DE MALINËS 

Heerle, enlevées au sire de Fauquemont, furent depuis ce 
moment réunies au duché de Limbourg (i). 



III 

Vicissitudes de la Seigneurie jusqu'à la vente 
de Malines au comte de Flandre (1328-1333). 

La prospérité croissante de Malines et sa situation 
favorable au commerce donnaient à la ville une impor- 
tance exceptionnelle. Malheureusement, l'évêque de 
Liège n'avait ni le pouvoir, ni le goût d'en recueillir tous 
les bénéfices : en réalité, la seigneurie formait une répu- 
blique indépendante, presque toujours alliée à l'ennemi 
né des Liégeois, le duc de Brabant. C'est dire qu'Adolphe 
de la Marck eût cédé volontiers la seigneurie à un prince 
qui lui offrirait une suffisante compensation pécuniaire. 
La possession de la ville devient dès lors l'objet d'ar- 
dentes convoitises. Plus que tout autre, le duc Jean 
désirait rendre permanente et légitimer en droit l'in- 
fluence si fréquemment exercée dans l'enclave liégeoise. 
D'autre part, sur ce point une entente avec le prince- 
évêque paraissait impossible. Jean III espérait-il des 
jours plus favorables ou comptait-il sur l'œuvre du temps 
pour consolider juridiquement une situation existante en 
fait? Quoiqu'il en soit, l'occupation de Malines par un 
prince capable d'y maintenir son autorité, d'utiliser 
l'acquisition de la seigneurie, lui eût été intolérable. 
L'engagement de ne pas acheter Malines semble dès 
lors une condition assez naturelle d'une alliance braban- 
çonne. x'\insi, lisons-nous dans le traité, conclu le 6 août 



(i) HocsEM dans Chapeaville, o. c, t. II, p. 376, et dans Bâcha, p. c, p. 280; 
De Klerk, 0. c, t. I, p. 453; Dynter, 0. c, t. II, p. 496. , 



AU XIV^ SIÈCLE 99 



i328, entre Jean III et Guillaume de Hainaut : « Encore 
sommes accord et, pour débas eskiuwer et pais entirement 
à nourir entre nous et nos pays, ke nuls de nous n'aquerra, 
par quelconques causes u titèles que ce soit, le part 
ne le droiture que li evesque de Liège et li église de 
Liège ont et avoir pueent en la ville de Malinnes, 
ne es appendances u appartenances, ceste alloiance du- 
rant » (i). 

Dans la principauté liégeoise, des luttes se succédaient 
sans interruption. Les rivalités de Dinant et de Bou- 
vignes avaient causé la mort de nombreuses victimes; 
Liégeois et Namurois dévastaient à l'envi les frontières 
des deux pays. A peine la paix est-elle conclue, que 
d'autres querelles non moins acharnées éclatent : la 
haine des Awans et des Waroux se réveilla plus furieuse 
que jamais. Adolphe de la Marck recourut à une nou- 
velle engagère de Malines. En i328, la ville était cédée 
à Renaud de Gueldre, moyennant paiement de douze 
mille florins. Si cette aliénation avait acquis de la stabi- 
lité, les descendants des Berthout auraient pu un jour 
réunir tous les droits dans la seigneurie. Le comte 
Renaud accompagna son allié, le prince-évêque, au siège 
de Tongres, mais l'abandonna bientôt et quitta la place 
dès le début des opérations. Cette déloyauté amena 
Adolphe à révoquer l'engagère : dès i32g, la somme 
versée par Renaud de Gueldre était remboursée (2). 

Déjà le comte de Flandre, Louis de Nevers, s'était 
fait le bailleur de fonds de l'évêque de Liège. Il lui avait 
avancé une somme de vingt mille florins en 1627 ; il fut 
entendu alors que Malines constituerait la garantie du 



(i) Devillers, 0. c, t. III, p. 198; Van Mieris, 0. c, t. II, p. 466. 

(2) HocsEM dans Chapeaville, o. c, t. II, pp. 401 et 404, et dans Bâcha, 
0. c, p. 3oo. — Malines aurait été engagée d'abord au comte de Gueldre, 
ensuite au Hainaut, et les deux engagères seraient antérieures à l'épiscopat 
d'Adolphe de la Marck, d'après Pirenne, 0. c, t. II, p. 19. 



lOO LES ALIENATIONS DE MALINES 

paiement de la dette (i). Un peu plus tard, la cession 
de Malines sembla un fait accompli. Dans une lettre 
adressée à l'évêque et au chapitre de Liège, le 20 juillet 
1329, Jean XXII se plaignit de la vente de Malines au 
comte de Flandre et des hostilités qui l'avaient suivie (2). 
La tranquillité de nos provinces exigeait impérieusement 
le maintien du statu quo à Malines. On s'en rendit 
compte à Avignon, et les papes multiplieront leurs 
efforts pour empêcher les princes-évêques de détacher la 
seigneurie de leurs autres états. 

Les dispositions des esprits n'étaient rien moins que 
pacifiques en i32g. La guerre contre le sire de Fauque- 
mont s'était rallumée. Cette seconde expédition fut aussi 
heureuse pour le duc de Brabant que la précédente. 
Fauquemont, pris le 9 mai, subit la destruction de sa 
citadelle et de ses murs. Ce n'était que le prélude de 
conflagrations autrement importantes. Renaud de Fau- 
quemont avait été soutenu dans ses entreprises par Jean 
l'Aveugle, parent du duc (3). Ils se réfugièrent l'un et 
l'autre à la cour de France. Réduits à une impuissance 
complète, ils imaginèrent de soumettre leurs différends 
avec Jean III à l'arbitrage de Philippe VI. Celui-ci en 
informa le duc qui, décidé à conserver intégralement sa 
conquête, déclina la médiation (4). Ce refus humilia 
sensiblement le monarque. La rupture fut ensuite con- 
sommée par l'hospitalité offerte dans le Brabant à Robert 



(i) Kervyn, 0. c, p. 167. 

(2) Anal3'sé dans Riiîzler, Vatihanische Ahten sur Zeii Lndivigs des Bayern, 
p. 423. 

(3) Jean l'Aveuo^le, cousin germain de Jean III, était fils de Marguerite de 
Brabant, sœur de Jean II. La couronne de Bohême, qu'il obtint par sa 
femme, ne lui apporta aucun profit; il voulut donc relever son pouvoir en 
s'agrandissant dans nos régions, son séjour habituel. C'est dans ce but 
qu'il éleva des prétentions sur une part de la succession de son aïeul 
Jean I. 

(4) Dynter, 0. c, t. II, p. 556. 



AU XIV^ SIÈCLE lOI 



d'Artois (i). Les laborieuses intrigues ourdies par Jean 
l'iA-veugle allaient aboutir : avec un chef aussi puissant 
que Philippe, la coalition formée contre le duc devenait 
formidable. Adolphe de la Marck y trouvait sa place 
marquée : les sujets de plainte ne lui manquaient pas. 
La principauté venait d'être profondément bouleversée 
par les émeutes de Pierre Andricas ; choisissant son 
moment, Jean III avait pris d'assaut la ville de Malines. 
L'opposition aux Liégeois triomphait : la bourgeoisie, 
restée en bonne partie fidèle à la cause brabançonne, 
avait réservé au duc le plus joyeux accueil (2). 

Les Malinois se lancèrent dans la lutte avec ardeur : 
leur contingent accourut le premier à Heylissem, à l'appel 
du duc; l'entrée en négociations provoquera parmi eux 
des manifestations de vif mécontentement. Les alliés 
dévastèrent le Brabant au printemps de i332. Presque 
aussitôt les affaires changèrent brusquement de face. 
Jean XXII, organisateur zélé de la guerre sainte, souffrit 
des complications élevées en Lotharingie. Les projets de 
croisade, fort avancés, paraissaient à la veille de leur 
réalisation. Le moment était propice : les rois de France 
et d'Angleterre se montraient sympathiques à l'expédi- 
tion; les relations des deux monarques justifiaient encore 
l'espoir d'une action combinée de leurs pays (3). Dès le 



(i) Beau-frère de Philippe VI, dont il avait épousé la sœur, Robert 
d'Artois fit de vains efforts pour obtenir le comté d'Artois dévolu à sa tante 
Mathilde. Pour entrer en possession du fief qu'il convoitait, il ne craignit 
pas de recourir à des pièces fausses. Banni du royaume de France au mois 
de mai i332, il se réfugia sur les terres du duc de Brabant, où il trouva un 
abri au manoir d'Argenteau. Il se rendit plus tard en Angleterre et y 
engagea Edouard III à faire valoir ses droits sur la couronne de France. 
Ses excitations eurent une influence déterminante sur l'ouverture de la 
guerre de Cent ans. Jehan le Bel, Chroniques, édit. Polain, t. I, p. gS; 
Froissart, Chroniques, édit. Kervyn de Lettenhove, t. XVII, p. 3co, et t. XX, 
p. 144; De Klerk, 0. c, t. I, p. 492. 

(2) Jean des Prkis, o. c, t. VI, p. 485. 

(3) Lot, Projets de croisade sot{s Charles le Bel et sous Philippe VI de Valois, 
p. 5o3 (Bibl. Ecole des Chartes, t. XX); Déprez, Les Préliminaires de la Guerre de 
cent ans, p. 85 (Bibl. Ecoles françaises d'Athènes et de Rome, t. LXXXV, 1902). 



I02 LES ALIÉNATIONS DE MALINES 



10 avril, le Souverain Pontife avait écrit à Philippe VI, 
une lettre par laquelle il le pressait d'arrêter les hosti- 
lités (i). La tête de l'opposition vint à défaillir : le roi de 
France s'établissait médiateur entre les parties et procla- 
mait une trêve d'une année. Ses griefs personnels contre 
le duc s'évanouissaient avec le départ de Robert d'Artois. 
Jean de Brabant, qui avait répudié naguère l'intervention 
royale, se soumettait sans réserves au jugement que por- 
tera Philippe sur les conflits avec les divers alliés (2). 
Quelques jours plus tard, le 8 juillet, le traité de Crève- 
cœur en Brie opérait une union intime entre la maison 
de Brabant et celle de Valois. On y stipula le mariage 
de Marie de France, fille de Philippe VI et de Jean, 
héritier présomptif de la couronne ducale (3). Le jeune 
prince avait été précédemment fiancé à une fille de Guil- 
laume de Hainaut. Jean III sacrifiait ainsi l'amitié de ce 
dernier. Le commencement des pourparlers dut coïncider 
à peu près avec les débuts des opérations militaires. Jean 
Desprez nous a transmis le texte d'un jugement prononcé 
entre Jean III et Adolphe de la Marck par l'évêque de 
Térouanne, l'abbé de St-Nicaise de Reims et d'autres 
représentants du roi, le dimanche 14 juin (4). Il y est dit 
que le prince-évêque a protesté qu'il ne pourrait recon- 
naître des stipulations contraires aux engagements con- 
clus avec le comte de Flandre au sujet de Malines. Le 
document en question répondant aux griefs articulés par 



(1) RiEZLER, 0. C, p. 529. 

(2) Gachakd, Bulletin cité. p. 276. 

(3) ViARD, La France sons Philippe VI de Valois, dans la Revue des Questions 
Historiques, t. LIX, 1896, p. 366. 

(4) Jean des Preis, 0. c, t. VI, p. 5o8. Ea i332, le dimanche suivant la 
St-Barnabé, n'était pas le 12 juin, comme le porte la transcription du 
document, mais le 14. — Jean de Vienne, doyen de l'église du Mans 
jusqu'au 5 avril 1328, devint ensuite évêque d'Avranches. Transféré de ce 
siège à celui de Térouanne, en i33o, il resta attaché à cette église pendant 
4 ans. Du 12 octobre 13-4 jusqu'à sa mort, survenue le 14 juin i35i, il fut 
archevêque de Reims. Eubel, 0. c, t. I, pp. 64, 367 et 440. 



AU XIV^ SIÈCLE I03 



l'évêque et communiqués à Philippe VI, constitue des 
propositions provisoires. L'évêque Ghini d'Arras et Hues 
Quireis, maitre d'hôtel du roi de France, arrivèrent dans 
nos régions, afin de préparer, sur la base de cette sen- 
tence, l'adoption des conditions de paix définitive qui 
allaient être arrêtées à Cambrai, après l'expiration de la 
trêve d'un an (i). Ils se rendirent dans diverses villes, 
notamment à Bruxelles et à Malines; leurs travaux les y 
absorbèrent pendant de nombreuses journées (2). Les 
deux commissaires français prononcèrent le jugement 
pacifique à Cambrai, le 20 mai, en présence du duc de 
Brabant et des représentants d'Adolphe de la Marck (3). 
L'apaisement obtenu ne fut que momentané. En s'abste- 
nant de résoudre le problème malinois, l'évêque d'Arras 
et Hues Quireis laissaient la porte ouverte à de nouveaux 
conflits. Louis de Nevers, présent lui aussi à Cambrai, 



(i) André Ghini de Malpighi, trésorier de l'église de Reims, fut nommé, 
le 18 décembre 1329, évêque d'Arras, par Jean XXII. Le 12 septembre i334, 
il fut transféré au siège de Tournai. Dans sa première promotion du 20 
septembre 1342, Clément VI le créa cardinal du titre de S e-Suzanne. Ghini 
quittait la curie pour se rendre en Aragon, le i février 1343. Il mourut à 
Perpignan, le 2 juin 1343. Eubel, 0. c, t. I, pp. 17, 46, 117, 5i6. — Hue 
Quieret, chevalier, figure dans les journaux du Trésor de i332 comme 
maître de l'hôtel et chambellan de Philippe de Valois. Sa mission dans 
nos provinces ne fut pas la seule; en février i336, il se rendit auprès de 
Benoit XII et alla préparer le terrain en vue de la visite du roi à Avignon. 
Amiral depuis i336, il commanda à diverses reprises des croisières dans 
la Manche et la mer du Nord, pour donner la chasse aux navires anglais 
transportant les laines. Sa flotte, qui emporta la ville de Southampton en 
i338, était munie de bouches à feu. Hue Quieret exerça également un 
commandement à la bataille navale de l'Ecluse, du 24 juin 1340, dans 
laquelle il perdit la vie. Déprez, 0. c, passim; Viard, 0. c, p. 400; Les 
Grandes Chroniques de St-Denis, édit. Paris, t. V, p. 387. 

(2) C'est en présence des deux fondés de pouvoir de Philippe VI que le 
comte de Flandre et le comte de Gueldre se rencontrèrent à Malines le 
14 avril i333. Les difficultés qui, à la suite du traité de Crèvecœur avaient 
surgi entre le duc et le comte de Hainaut, les occupèrent particulièremen^ 
On y projeta une seconde réunion, à tenir le 22 juillet, et à laquelle assis- 
teraient aussi Jean III et Guillaume. Devillers, 0. c, t. III, p. 298; 
Van Mieris, 0. c, t. II, p. 541. 

(3) Jean des Preis, 0. c, t. VI, p. 5i2. 



I04 LES ALIENATIONS DE MALINES 

s'aboucha avec les chanoines de St-Lambert, députés 
par le prince-évêque. Il leur représenta combien les sym- 
pathies de Philippe VI pour le duc de Brabant étaient 
préjudiciables aux intérêts liégeois. Jean III s'était em- 
paré de Malines et la sentence d'arbitrage ne soufflait 
mot de la restitution de la seigneurie à Adolphe de la 
Marck. Pour rentrer en possession de ce territoire, les 
Liégeois devraient monter une expédition militaire des 
plus onéreuses. Mieux valait donc presser la vente, dont 
il était question depuis si longtemps. Le 22 mai, Louis 
délivrait procuration à son cher et aimé clerc et conseiller, 
Jean de Cadzand, pour négocier l'achat de Malines (i). 

Nous espérons publier prochainement le dévelop- 
pement et la continuation de cette étude, avec, en 
annexe, diverses pièces justificatives inédites. 

Chanoine Kempeneer. 



(i) Nous lo3'S cuens de flandre, de nevers et de relhest faisons savoir 
atous que nous avons donne et donnons par ces présentes pooir et man- 
dement especial a notre chier et ame clerc et consellier, maistre Jehan de 
Caedzant de traiter au nom de nous et pour nous a révèrent père en Dieu 
mess. Adolf par la grâce de Dieu evesque dou liège notre cousin et a 
honnour. hommes le doyen et le capitle del église dou liège et atous aultres 
a qui il appartient ou puet appartenir sur le vendage et achat de la ville de 
Maalines et des appcrtenances dycelle et de achater dycelle pour cous et a 
notre oes et de nous obligier atenir lâchât de ladicte ville et appertenances 
et a paier les deniers pour lesquels elle soit a notre oes et lui achetée 
et de faire tout che qui au dit achat appartendra ou sera proufitable ou 
nécessaire et que nous en ce cas feriens ou faire pourriens se présent y 
estiens. Et promettons sus lobligacon de tous nos biens avoir ferme et 
estable tout ce que par notre dit clerc sera fait, convenanchiet et procurée 
es choses dessus dites et chascunedj'celles. En tesmoing desquelles choses 
nous avons fait mettre notre scel en ces présentes lettres qui furent faites 
et donées a Cambray le velle de la penthecouste xxii jours de may lan 
de grâce mil CCCXXXIII. Archives générales du royaume, Inventaire des 
Registres des chambres des comptes, t. I, p. 2i5, n° 47; Archives du Nord à 
Lille, Inventaire sommaire des archives de la chambre des comptes par Desplanque, 
t. II, p. 64. 




BBKl 





L'Hôtel de ville de Malines 



SON ORIGINE, SON HISTOIRE ET SA RESTAURATION 



Conférence donnée au Cercle Archéologique 
par le Chanoine G. van Casier, le 4 août igoS 



Messieurs, 




EPUis de longues années déjà, nous avions, à 
diverses occasions, exprimé le désir de voir les 
façades de l'Hôtel de ville rétablies dans leur 
état primitif. Chaque fois que l'on renouvelait 
les couches de peinture, nous regrettions que, sous pré- 
texte d'économie, les édiles faisaient régulièrement une 
dépense assez ronde et fort inutile. Le badigeon, pour 
être composé de céruse et d'huile, n'en est pas plus artis- 
tique. Et cependant, depuis plus d'un siècle, il a la 
prétention de faire la toilette de notre vieux Beyaerd 
(c'est le nom que portait autrefois l'Hôtel de ville de 
Malines). 



io6 



Désirant arriver à une solution pratique, nous don- 
nâmes à notre Cercle, le 3 avril igo3, une conférence sur 
l'état de délabrement extérieur du Beyacrd, et la néces- 
sité de mettre la main à l'œuvre pour rendre au monu- 
ment son aspect d'autrefois. 

Comme suite à cette conférence, il fut décidé d'écrire, 
au nom du Cercle, à l'Administration communale, et de 
lui demander qu'après avoir poursuivi déjà la restaura- 
tion de plusieurs maisons appartenant à des particuliers, 
elle voulut bien s'intéresser aussi à la restauration de la 
Maison de tous les habitants de la ville. Voici la teneur 
de cette missive : 

Malines, le 3 avril 1903. 

Messieurs les Bourgmestre et Echevins 
de la Ville de Malines, 

Notre Cercle Archéologique a déjà recommandé à votre sollicitude 
les façades de plusieurs habitations bourgeoises, dont l'état de déla- 
brement réclamait une restauration urgente. Vous ne vous êtes pas 
contentés, Messieurs, de contribuer largement aux dépenses exigées 
par les travaux de ce genre. Vous avez trouvé le moyen de perpétuer 
votre œuvre en rendant la Ville propriétaire des façades dont vous 
avez entrepris et achevé la restauration ou même la réfection com- 
plète. 

Nous pensons que le moment est venu d'attirer votre attention sur 
les façades d'une maison qui doit intéresser tous les habitants de la 
Ville, et en particulier les membres de l'Administration communale. 

L'ancien Magistrat de notre cité en prit possession en 1474. Le 
bâtiment principal date au moins du xiv% si pas du xiii'' siècle. Il 
conserva sa physionomie primitive jusqu'au xviii^ On démolit alors 
le pignon regardant la Grand' place; les fenêtres furent privées de 
leurs croisillons, garnies de faux appuis à balustres, et de volets à 
jalousies. Les lucarnes à gradins furent également enlevées, pour faire 
place à une corniche immense, qui paraît construite pour abriter les 
passants. Les murs en pierre furent cachés sous un crépi épais recou- 
vert lui-même de couleur à l'huile. 

Depuis bientôt deux siècles, cette façade occasionne, à intervalles 



Planche II — Hôtel de ville de ft'alines 
Façade latérale S.-E., vers la Grand' place 




Etat actuel (UMVi) 



DE MALINËS I07 



réguliers de cinq à six années, des dépenses assez rondes dont on 
pourrait réduire la fréquence par une restauration bien comprise et 
exécutée dans de bonnes conditions. 

Notre Hôtel de ville, restauré comme il mérite de l'être, fera 
honneur à l'Administration qui lui aura rendu son aspect primitif. 
Agréez, Messieurs, l'assurance de notre considération la plus dis- 
tinguée. 

Le Secrétaire, Le Président, 

H. CoNiNCKX. G. VAN Caster, chan. 

Au commencement de cette année, on entama enfin le 
dérochage des diverses façades, et bientôt le monument 
se montra à nos regards avec des témoignages assez nom- 
breux pour permettre une restitution complète de son 
état antérieur (voyez planches I et II). 

A la demande de M. l'Échevin des Travaux publics, 
nous mîmes la question de la restauration de l'Hôtel de 
ville à l'ordre du jour de la séance de notre Cercle, tenue 
le 3 mars dernier. Nous avions cru que le sujet, si inté- 
ressant pour divers motifs, aurait provoqué un échange 
de vues et fourni des renseignements historiques per- 
mettant, si pas une conclusion immédiate — que l'on 
aurait pu considérer à juste titre comme intempestive, — 
du moins quelques conjectures pouvant servir de base 
à un projet de restauration. 

N'étant pas préparé moi-même, j'aurais préféré m'in- 
struire davantage avant de prendre part à la discussion ; 
mais personne ne demandant la parole, je fus obligé de 
conférer à l'improviste, me rappelant ce que mes souvenirs 
avaient pu garder. Je fis un résumé succinct de l'histoire 
du Beyaerd, et complétai ce récit en expliquant comment 
je concevais la restauration désirée. 

La conférence d'aujourd'hui ne sera donc pour ainsi 
dire que le développement de ce que disais très sommai- 
rement à la séance du 3 mars. 



io8 l'hôtel de ville 



Restaurer un bâtiment, c'est remettre à sa construction 
une partie usée ou disparue. Pour bien restaurer, il faut 
nécessairement se borner à refaire ce qui existait d'abord, 
et surtout se garder de modifier, sous prétexte de vouloir 
embellir. 

Mais pour refaire, il faut connaître ce qui était autre- 
fois, et consulter les sources qui peuvent fournir les 
renseignements indispensables. Dans le cas présent, 
nous avons les Archives de la Ville, des peintures fort 
anciennes, des dessins plus ou moins corrects, et enfin 
le bâtiment lui-même. 



Ce que les Archives nous apprennent 
au sujet du « Beyaerd » 

Le plus ancien document relatif à l'Hôtel de ville, est 
une reconnaissance du Magistrat de Malines, qui s'engage, 
« en corps, à payer en déans les quinze jours après Pâques 
i3ii, au lombard Berard de Croisilles, la somme de 
5o livres de gros tournois pour l'achat de la maison des 
Caorsins, appartenant à Denis de la Rocq, aussi lom- 
bard. En outre, chacun des membres du Magistrat donne 
en garantie ses meubles et immtmbles quelconques. Le 
paiement devra se faire entre les mains du dit Berard, 
ou au porteur de cette lettre de reconnaissance, datée du 
I août i3io, » et dont voici le texte : 

A tous chiaus que ces présentes lettres verront et orront, li maistre 
dou commun eschevin jurés consaus et toute li communités de la 
Ville de Malines salus et connissance de veritei. 

Sachent tuit que nous devons et sommes tenu et cascuns de nous 
pour le tout à no boin ami Berard de Croisilles, lombard, depar Denis 
de la Rocq, lombard, chyunquante libras de gros tornois vies dou roy 
de France, boins et loiaus pour le raison del héritage à tout le trefîons 
et toutes ses appartenanches, con appièle le maison des Caorsins, 



DE MALINES ^ lOQ 



séant daleis lattre Saint Rommoud à Malines; le quel li dis Denis vendi 
aie ville de Malines; les quels Denis nous promettons et avons encou- 
vent et cascuns de nous pour le tout par le volontei et requeste don 
dit Denis, à rendre et à paier au dit Berard ou au porteur de ces 
lettres, dedens les prochains quinze jours après le Pasque prochaine- 
ment venant. Et se nous deftalions de paier cesse dette devant dite, 
fust en tout ou en partie, que sa namegne au termine devant nominei, 
nous volons et consentons que li dis Berars ou li porteres de ces 
lettres puist despendre sour nous et pour le ville de Malines cascuns 
jor après ce qu'il nous ara requis de paier ceste dette, vinc sols de 
paiement communément courant à Malines; lesquels vine sols pour 
cascun jor nous lui promettons à rendre et à paier avec tous cous 
frais et damages quil en aroit et seroit en quelconques manières que 
ce fust si avant com il ou li porteres ces lettres le porroit monstrer 
raisonnablement avoec le principal dette et sans celi amenrir. Et quant 
à ce nous nous mettons et obligons en droit et en loy et en abandon 
envers toutes justices et cascun de nous pour le tout et tous nos biens 
aussi moebles et nonmoebles presens et avenir ou conlis puist trouver. 
Et rononchons à toutes exceptions et bares de plait et de bois die et 
à toutes les autres coses généralement et especialement quelles que 
elles soient que aidier nous porroient et le devant dit Berard ou le 
porteur de ces lettres grever contre ces présentes lettres ou contre 
aulcune des convenenc^es deseuredites. En tesmoignage et en fer- 
metéi de la quel cose nous avons scelees ces présentes lettres dou 
commun scel dele Ville de Malines devantdite, qui furent faites et 
données enlan de grâce mil trois cent et dis, le jor de la feste saint 
pierre entrant aoust. 

(Original sur parchemin : grand sceau avec contrescel en cire verte, 
pendant à queue de parchemin sigillvm machline. — En signe d'acquit, 
le document porte plusieurs entailles par le milieu du texte.) 

Monsieur Hermans, archiviste-bibliothécaire de la 
Ville, nous a communiqué un cahier manuscrit contenant 
des extraits des comptes communaux, adhéritances, etc., 
relatifs aux bâtiments qui composent notre Hôtel deville. 
Nous y trouvons qu'en i345, le Receveur communal, 
Jean de Rogbroec, permet au lombard Léonard Gardetes, 
de faire à sa maison appelée le Beyaerd, autant de 
fenêtres et de portes qu'il lui en faudra, du côté de la 



IIO " L HOTEL DE VILLE 



Place (3). Le i décembre i383, la A'ille achète d'un 
nommé Jean Palyn, le Beyacrd avec toutes les charges 
dont il était grevé (4). Les Registres aux' adhéritances, 
dits Goedenisse-boecken, des années i385 et i385, nous 
font connaître que divers remboursements de rentes ont 
été effectués alors (5). Une maison dite Profetc, et une 
autre appelée Tabbacrt, situées derrière le Beyacrd et 
appartenant à la Ville, subissent d'importantes répara- 
tions en 1395 (6). C'est là, à notre connaissance, tout ce 
que les Archives nous apprennent au sujet des propriétés 
acquises par le Magistrat jusqu'à la fin du xiv' siècle. 
Puis, après une période de cinquante années de parci- 
monie, les achats reprennent. Il est à remarquer pourtant 
que toutes les propriétés acquises ne sont pas affectées 
aux services communaux. Il en est qu'on met en location. 



(3) loannes de Rogbroec, miles, receptor ville Machlinen, pro utilitate 
eiusdem velle, consentit Leonardo de Gardetes, lombarde, quod idem 
Leonardus in hereditate sua, Beyaerd, sita iuxta forum Machlinie... poterit 
corpentare seu edificari facere... tôt fenestras et ianuas quot ipsi suffîciant, 
versus forum. [Indic. citron. 1345, 8.) 

(4) Dat die stat cochte den Beyaert metten chynse die dair toe behoerde, 
jeghen Janne Palyn. i Dec. Ixxiijx (Compte communal, i3S4-S5, fol. 199, v^°). 

(5) Receptores ville ad opus eiusdem ville, iiij firtellas siliginis hereditarii 
pacti quas habuit ad hereditatem dictam Beyaert dicte ville, super forum 
propre atrium beati Rumoldi situatam. [Goedenishock, i385, fol. 5i, V*"). 

Johannes Sconejans, beenhauw^er, filius quondam Nycholai Sconejans 
obtulit usufructum quem habuit in x libras lovanienses hereditarii census, 
ad hereditatem dictam Beyaert cum omnibus domibus ad hanc pertinen- 
tibus fundo etc. nunc ville Machlinensis prope atrium ecclesie sancti Ru- 
moldi super fo;um Machlinense situatam. A beato Rumoldo iure, etc., ad 
opus Johannis Coc, qui Johannes Coc, post premissa. t. Rumoldo Bau re- 
ceptori ville Machlinensis ad opus eiusdem ville dictas x libras lova- 
nienses a beato Rumoldo w^arandas, etc. ut supra. 

(Goedmishoek, n» 8, i386, fol. 86.) 

(6) Hem, van metsene ane den Prophète achter den Beyaert, xxij in Mey. 
— Item, van timmerne ane den Prophète achter den Beyaert, v in lunio. — 
Item, van deckene tac op ten Prophète ende opten Tabbaert, xij in lunio. — 
Item, van iij scoorsteenpipen te hogene in den Prophète, nevea den Tab- 
baert, xxiij Octobris. {Compte communal, 1395.) 



DE MALINES III 



mais toujours sous réserve que le bail serait rompu dès 
que la Ville aurait besoin de l'immeuble loué. C'est ainsi 
qu'en 1444, on indemnisa une femme, parceqù'elle avait 
été obligée de louer une chambre ailleurs (7). En 1457, 
on achète la maison d'une veuve van Loven, située rue 
des Ciseaux, à côté de la porte de sortie du Beyaerd (8). 
Cinq années plus tard, le sellier Jean de Zedelere et 
l'armurier Corneille Geereghem cèdent leurs propriétés 
contigues au Beyaerd (g). Un forgeron, qui avait vendu 
sa maison avec réserve de pouvoir l'habiter sa vie durant, 
renonce à ce droit moyennant une indemnité de xii livres 
XV escalins de Brabant (10). Le compte de i5oo nous 
apprend que les Receveurs ont loué une maison à 
Jacques van de Venne, une autre à Gauthier de Grève 
et une troisième à Christophe van Scoenoye (11). En 
i5o8, deux maisonnettes situées derrière le Beyaerd, et 
appartenant à Paul Frays, sont aussi achetées par la 



(7) Item ghegeve eenen vroukene die achter den Beyaert woonde ende 
elders i camere huren moeste buyten tyds, omme der tymmeringhe Wille 
van der Stad. [Compte communal, 1444.) 

(8) Item ghecocht ieghen de Weduwe van Loven, 't huyske achter ane de 
poirte van den beyaert gheleghen in de Scheerstrate. 

Item betaelt drien gesellen, van den huyse achter den beyaert af te bre- 
kene. {Indic. ChronoL, i4.5y, p. 42.) 

(g) 1463. Item betaelt Janne de Zedelere zadelmakere, van zjmder hofstad 
ghelegen tusschen den Beyaert ende Macharis de Barbier, gelyc dat blyct 
by eenen scepen brieve. — Ultima Septembris Ixiij. — xiij libias grossorum. 

Item betaelt Cornelys Gheereghem den Wapenmakere, van zynder hof- 
stad aldernaest den beyaert, achter vytcomende met eenen plaetskene ende 
met eene stalle, gelyc dat blyct by enen scepenbrieve — comt op xxx pon- 
den grooten. 

(10) 1496. Item betaelt den smid van onsen genadighen heere, van den 
afcoop van den huyse in den Beyaert, dat hem toegesegt was zynen leef- 
dage te bewoenene, ende de stad wederomme overgelaten heeft. — xij pon- 
den XV scheUingen brabants. (Indic. chronoL, p, 3i,) 

(11) Op ten xx^ dach van ja"" a° xv'', so hebben de Rentmeesters van der 
stad verhueri Jacob van den Venne, alias Eveloge, het cleyn huys in den 
Beyaert, gestaen tusschen Keyserick ende meester Willem Boeckmans. 

(Ten selven tyde) verhuert Wouteren de Grève een huys aen den Beyaert, 
geheeten Keyserricke, uut voeiweerden waer 't by alsoe dat de stad het- 



112 



Ville (12). C'est sans doute la dernière acquisition faite 
pendant le xvi" siècle, car nous n'avons pas trouvé men- 
tion d'achats ultérieurs. 

On n'avait cependant pas attendu jusqu'alors pour 
faire la toilette des parties affectées aux services de la 
Ville. Le ménage du Magistrat était bien fourni d'usten- 
siles de tout genre : chenets, casseroles, coffres, bancs, 
tables, nappes, etc. Nous avons trouvé dans un vieux 
Rootbocck, appelé aussi XaoK et Registre mutilé, un inven- 
taire du mobilier, dressé en 1444 (i3). 

L'extérieur du monument était également bien soigné. 
Henri de Bock et Jean van Berlacr fournissent un cadran 
en fer forgé, à placer dans la partie supérieure du pignon 
principal. Ils y avaient employé 606 livres de métal; et 
il leur avait été pa3'é de ce chef 10 livres 2 escalins de 
gros (14), De nouvelles charpentes furent établies, en 1455, 
au bâtiment de l'entrée, à la construction voisine où était 



selve huj^s binnen desen voergescreven jaerschaire notelec te doen hadde, 
dat sy alsdan terstont selen mogen aenveerden. 

Verhuert Kerstoffelen van Scoenoge de Scheemaker, 't cleyn huys in den 
Beyaert naest de trappen, met conditie als Keyserryke, boven. 

(Registre mutilé dit Xcccog (Chaos), et aussi Otid-Roothoek.) 

(12) Item betaelt Pauwels Frays, aen de comerscap van ij hu3skens die 
hem toebehoerden, gelegen achter den Beyaert, ende ieghen hem gecocht, 
ende daer af hem betaelt, boven den chyns uytgaende. — xviii. nob. — 
ij ponden X schellingen. {Compte communal, i5;8.) 

(i3) Dit es den htysraed van den Bcyaerd : Item, Twee banken op den vloer, 
een banc ind kameiken. — It. vier . . ? . . in de scryfcamere, twee bran- 
dere, een tafele met twee scraghen. — It. boven op de zaie ij banken voer 
de venstere, ende iij banken. — It. Cantoor daer men op recht, twee bran- 
dere, twee schmale teghen 't vier te settene. — It, In de cokene een yseren 
panne, een kiste met ammelaken. — It. een ammelaken van xij ellen iij 
(juart, een van vi ellen, twee ammelaken elc van vi elle lanc, twee dwalen 
van iij ellen, — It, een grote lanterne in den Beyaerd voer op ten vloer. — 
It, I dossine lederen cussen. {Registre mutilé d-d Xacoç (Chaos), p, cxvi.) 

(14) Item betaelt Heinric de Bock ende Janne van Berlair.voir vi<^ vi pond 
geslegens ysers gebesicht toten wyseren op den Beyaert, coste elc pond in 
ronde gewracht, iiij gulden. — Comt tsamen op x pond ij schellingen groo- 
ten Mechelsch. {Compte communal, 1454-55, fol. 154 verso.) 



DE MALINES Il3 



le bureau du Receveur communal, et à la cage d'escalier 
qui existe encore aujourd'hui derrière ce bâtiment. L'en- 
treprise est faite pour la somme de 27 livres i3 escalins 
2 deniers de gros, monnaie de Malines (i5). La fabrique 
de l'église Saint-Rombaut cède à l'Administration com- 
munale les pierres nécessaires à la confection de lions. 
Nous ferons remarquer qu'il s'agit ici des lions placés sur 
le garde-corps du perron devant le Beyaerd, et non de 
ceux qui décoraient le pignon de la façade (16). Ces 
derniers, au nombre de sept, furent polj^chromés par 
Jean den HoUandere, pour le prix de 2 livres 3 escalins 
de gros de Malines (17). Le même artiste fut chargé 
de décorer le cadran de l'horloge. 

Un incendie détruisit, en 1462, diverses dépendances 
du Beyaerd et quelques-unes des maisons avoisinantes. 
D'après le compte communal, ceux qui avaient tra- 
vaillé à éteindre le feu furent récompensés pour leurs 
peines (18). On n'attendit pas longtemps pour remettre 
une toiture neuve sur le bâtiment incendié. Ce travail fut 



(i5) Betaelt Janne den domme ende Lauweris Vanden Bossche, voir dat 
zy gf maect hebben ende getymmert den Beyaert met drie stagien ende de 
cappe, den Wendelsteen met eender stagien metten cappen, den clej^nen 
Beyaert met drie stagien met eender cappe, ende opten Rentmeestere 
camere een cappe. Al besteet aen hen beider in tasse, ende hen gegeven 
xxvij ponden xiij schellingen ij deniers grooten Mechelsch. 

(Compte ccmmwial, 1454-55, fol. 148 v^°.) 

(16) Item, betaelt der kercken van Sint Rommout van steenen ghecocht 
omme de leuwen daer af te makene die voir den beyaert staen. — Comt 
XV schellingen ix deniers grooten. ende Peterea Waelpuyt betaelt van den 
leeuwen van den voirseiden steenen te makene xviii schellingen grooten. 
— Comt op xxxiij schellingen ix deniers grooten mechelsch. 

(Compte communal, 1454-55, fol. i5i v^^.) 

(17) Item betaelt meester Janne den HoUandere, vande wyseren van den 
Beyaert, ende van den zeven leeuwen boven den gevel, te stofferen ende te 
vergaildene. Comt op ij ponden iii] schellingen grooten mechelsch. — xiiij 
in Julio. (Compte communal, 1454-55, fol. 154.) 

(18) Item betaelt den ghenen die ten brande waeren, doent brande neeven 
op den Beyaert. ij Octobris. ilndic. Chronol., 1462, p. 28.) 



114 L HOTEL DE VILLE 



confié à Jean Wischhagen (ig). Il est à remarquer que 
les diverses propriétés qui forment le bloc appartenant 
à la Ville, sont considérées comme situées dans l'enclos 
du Beyaerd. Ce nom ne s'appliquait pas seulement aux 
parties affectées à l'usage de l'Administration commu- 
nale, mais à l'ensemble. 

Peintures anciennes figurant le « Beyaerd » 

Il existe à l'église Métropolitaine une série de vingt- 
cinq tableaux représentant des épisodes de la vie et de 
la légende de saint Rumold. Au vingt-unième, figure un 
édicule ouvert du côté du spectateur. Dans l'édicule, la 
châsse du Saint est exposée à la vénération des fidèles 
prosternés, et adressant leurs supplications au protecteur 
de la cité. Au-dessus de l'édicule, dans une perspective, 
on voit le chœur et la partie absidale de l'église, le 
Beyaerd et une partie des halles. Ces tableaux, qui 
sont loin d'avoir tous la même valeur artistique, parais- 
sent avoir été peint de 1480 à i5i5. On peut donc 
admettre que celui qui nous intéresse fut peint entre 
i5oo et i5io. Cette peinture est ainsi un des documents 
les plus importants pour l'histoire de notre Hôtel de 
ville, parce qu'il nous montre le Beyaerd tel qu'il était 
après l'achèvement des travaux d'appropriation et d'agran- 
dissement que mentionnent les archives. En la citant, 
nous l'appellerons la vieille peinture (voyez planche III). 

Il est un second tableau, conservé à la chambre des 
marguilliers de l'église des SS. Pierre et Paul, que nous 
nommerons la peinture de 16S0 (voyez planche IV), parce 
qu'il fut fait en cette année, en souvenir d'une guérison 



(19) Item betaelt meester Janne Wischhaghen, van den tymmerwerc te 
makene vanden nuwen Beyaerde. (Indic. chronol, p. 3i.) 



p-.anche 111 — Hôtel de ville de Malines 



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11 JI,!^'JJ»M'"'i 

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D-après une vieille peinture de 1500 environ (tableau no 21 de la légende de S. Rumold) 
conservée à l'église métropolitaine 



Pl.incliL' I\' Hôtel de ville, pignon S. -E., vers la Grand' place 




D'après une peinture de 1650, conservée à l'église des SS. Pierre et Paul 



DE MALINES Il5 



extraordinaire arrivée l'année précédente, par l'interces- 
sion de saint François-Xavier. La scène est figurée au 
premier plan, à gauche du tableau; une vue de la Grand' 
Place occupe le milieu. On y remarque le pignon de 
l'Hôtel de ville tel qu'il était alors. L'artiste s'est trompé 
en mettant quatre fenêtres à la façade, tandis qu'il n'en 
existe que trois. On ne peut lui en vouloir pour cette 
petite erreur concernant un détail qui était pour lui sans 
importance. La peinture a cependant pour nous une 
grande valeur historique. Elle prouve, en effet, que 
l'Hôtel de ville avait, du côté de la Grand' Place, un 
pignon à gradins, aux détails près, semblable à celui de 
l'entrée principale. 

Aquarelles et dessins du « Beyaerd » 

Divers aquarellistes et dessinateurs ont reproduit 
des vues de Malines et de ses principaux monuments. 
On connaît Mardulyn, De Noter, van den Eynde et 
d'autres . 

De Noter est le principal producteur des aquarelles 
malinoises. Il en fit plusieurs éditions, les unes plus 
coquettes que les autres. Cet artiste ne manquait pas de 
talent, mais il avait le grand défaut de manquer de 
fidélité. Il cherchait à rendre ses vues plus pittoresques, 
et, pour ce faire, il ajoutait volontiers des clochetons, 
des pinacles, des lucarnes, des flèches, voire même des 
pignons à gradins, là où rien de semblable n'avait existé. 
Il perçait des fenêtres dans les pleins et bouchait celles 
qu'il ne lui plaisait point de voir à la place qu'elles 
occupaient dans la construction. Il plantait des arbres 
lorsque le paysage lui paraissait exiger ce décor, ou les 
supprimait quand ils gênaient la vue. Il a fait des 
perspectives absolument impossibles. Certains de ses 



ii6 l'hôtel de ville 

dessins montrent au spectateur non seulement ce qui est 
devant lui, mais encore ce qui se trouve à droite et à 
gauche, c'est-à-dire ce qu'il ne pourrait apercevoir qu'en 
se tournant successivement de côté et d'autre. Il a fait 
de vrais panoramas. 

Le dessin du Beyaerd que nous a laissé De Noter ne 
pourrait pas servir de guide au restaurateur. Bornons- 
nous à faire remarquer le pignon qu'il ajoute à l'extrémité 
gauche de la façade principale. Pareille disposition est 
de nature à plaire aux amateurs de symétrie, mais elle 
ne saurait se justifier. 

Mardulyn n'était pas aquarelliste, mais ses lavis sont 
vrais. Leur auteur est fidèle. Il n'ajoute rien, ni ne 
retranche rien. On peut cependant lui reprocher assez 
d'incorrection dans le dessin. Mardulyn n'avait pas le 
compas « dans l'œil ». Ses portes et ses fenêtres sont trop 
étroites ou trop larges, trop hautes ou trop basses; 
mais elles sont à la place qu'elles occupaient dans le 
bâtiment. 

Van den Eynde n'est pas non plus fin dessinateur. 
Ses aquarelles ne sont pas plus correctes que les lavis 
de Mardulyn, mais elles flattent davantage par la cou- 
leur. Elles ne peuvent cependant pas être comparées 
aux œuvres de De Noter, ni comme dessin ni comme 
exécution. 

Nous avions indiqué comme quatrième source de 
renseignements le bâtiment lui-même. Nous y puiserons 
largement lorsque nous examinerons de quelle manière 
le Beyaerd a été transformé, et comment il devrait être 
restauré. 

Transformation du xvii< et du xvii^ siècle 

Les difiérents bâtiments acquis par ]a Ville subirent, 
après le xvi'' siècle, des modifications assez importantes. 



Planche V — Hôtel de ville de Malines 




Appareil intérieur du premier bâtiment 



DE MALINES II7 



Les unes sont relatives aux dispositions intérieures, les 
autres concernent l'extérieur. Ces dernières nous inté- 
ressent tout particulièrement. iVussi ne signalerons-nous 
les autres que pour autant qu'elles soient connexes avec 
les changements extérieurs. 

Les comptes communaux de cette époque ne donnent 
pas, comme ceuxde la période précédente, desdétailsassez 
précis qui permettent de reconnaître le travail exécuté 
et la partie du monument à laquelle il se rapporte. Les 
Receveurs se sont contentés d'indiquer dans leurs regis- 
tres le montant des payements, et d'ajouter que la 
dépense est faite pour achat de bois, de pierre bleue ou 
blanche, de briques, etc. Le prix de la journée est égale- 
ment inscrit sans la moindre mention du travail pour 
lequel le salaire est payé. 

Nos recherches, et celles qu'a bien voulu faire pour 
nous M. l'archiviste Hermans, nous ont cependant fourni 
quelque notions précises au sujet des travaux successifs 
de quelque importance, exécutés au Bcyacrd, du xvi" au 
xix^ siècle. 

Examen des divers bâtiments 

Rappelons que l'Hôtel de ville est un ensemble de 
bâtiments successivement acquis et appropriés par l'Ad- 
ministration communale. 

Le premier bâtiment est celui de l'entrée. L'appareil des 
murs, tant à l'intérieur (voyez planche V) qu'à l'extérieur 
(voyez planche I, i) nous paraissent indiquer une con- 
struction du xiii^ siècle. D'autres la croient antérieure à 
cette époque. L'ancienne entrée du souterrain près du 
perron, les deux arcs en plein cintre au côté latéral, les 
modillons de la corniche et le corbeau du rampant de 
gable de la façade d'entrée (voyez planche W) sont des 
indices authentiques de nature à corroborer cette opinion. 



ii8 l'hôtel de ville 

Le second bâtiment comprend les trois travées de l'anti- 
chambre ou petit salon. Il n'a jamais eu plus de largeur 
du côté de la rue, comme le prouve le maître mur 
qui le termine et contre lequel s'appuie la cheminée. 
C'est ce second bâtiment dont l'intérieur a été le plus 
remanié (voyez planche I, 2). Il a un souterrain dont la 
voûte est bien au-dessus du niveau de la rue, comme 
dans le bâtiment de l'entrée. 

Au rez-de-chaussée, une grande fenêtre-tympan — dont 
le contour est encore partiellement visible à la hauteur 
de l'entre-sol, entre les fenêtres de celui-ci — éclairait 
une place qui servait, paraît-il, d'oratoire au Magistrat. 
On sait que dès iSyg, l'évêque de Cambrai, Gérard de 
Dainville, avait accordé au Magistrat de Malines la 
faveur de faire célébrer la Messe à la maison échevi- 
nale (20). Ce privilège n'avait évidemment pas cessé 
lorsqu'après la cession de la maison échevinale au Grand 
Conseil, le Magistrat fut installé au Beyacrd, où les 
bureaux de l'Administration étaient déjà établis depuis 
plus d'un siècle. Mais retournons à notre façade. A côté 
du tympan, deux fenêtres légèrement arquées donnaient 
du jour dans une chambre voisine de l'oratoire. Les arcs 
existent encore sous la troisième fenêtre de l'entre-sol. 
Cette disposition nous est une preuve que l'appareil n'a 
pas été remanié en cet endroit. 

Au-dessus de l'oratoire et de la place contigue, se 
trouvait la salle des Echevins (le petit salon actuel), dont 
le sol était de niveau avec celui de la Vicrschacrc (le 
palier supérieur du grand escalier), établi dans le premier 
bâtiment. En 1698, le Magistrat fit relever le plancher 
de la salle des Echevins jusqu'au plain-pied du grand 



(20) On lit à ce sujet dans le compte communal de 1379-80, fol. 91 \^° : Item 
eenen cnape ghegheven in hoejscheyden, die eneu hrief brachie van Camericke, dat inen 
op den scepenhuis Misse doen moclite. vu deniers groote. 



Planche VI — Hôtel de ville de Malines 




Corbeau supportant le degré inférieur du pignon principal (Planche I, 1) 




ModiUons des murs latéraux du premier bâtiment (Planche I, 1) 



DE MALINES II9 



salon (21). Le corridor dallé qui longe le petit salon est 
un témoin fidèle de la disposition antérieure. Toutefois, 
ce n'est qu'en 1760 que les fenêtres ont été changées et 
relevées à lahauteurdecelles des autres appartements (2 2). 

L'exhaussement du niveau de l'antichambre permit 
d'établir dans le second bâtiment un entre-sol — comme 
il s'en trouvait déjà dans le troisième et le quatrième — 
et une salle au rez-de-chaussée, au-dessus de la cave. 
C'est dans cette dernière salle qu'est établi aujourd'hui 
le bureau de la population. L'appartement de l'entre-sol 
est occupé par le Receveur communal. 

Le troisième bâtiment (voyez planche I, 3) semble n'avoir 
compris d'abord que les travées 5, 6 et 7. Nous pensions 
que la 4% en biais et assez étroite, avait formé un espace 
couvert entre le second bâtiment et le troisième. A l'étage 
supérieur, cet espace formait un corridor de dégagement, 
dans lequel se trouvaient les marches conduisant d'un 
bâtiment à l'autre, avant l'exhaussement dont il est dit 
plus haut. Ce qui n'était d'abord qu'une conjecture est 
bien une réalité. Nous avons eu l'occasion d'examiner 
le sous-sol de l'Hôtel de ville. Il contient diverses caves 
dont les séparations principales correspondent à celles 
des bâtiments qu'elles supportent. Une seule des fonda- 
tions ne porte plus rien aujourd'hui. C'est bien sur elle, 
croyons-nous, que devait s'élever le mur séparât if des 
travées 4 et 5. 

Extérieurement, cette quatrième travée semble aussi 
isolée au milieu de la façade. Son appareil ne ressemble 
pas à celui des bâtiments qui l'avoisinent de part et 



(21) Den 14 oost is geresolveert de camer vanhet CoUegie te egaleren met 
de twee groote cameren, ende tôt dese bekostinge gedestineert de costen 
der maeltyt die gewoon is gehouden te worden 's maendaghs naer half 
Oogst. [Resolidiehoek.) 

(22) Dry nieuwe vensters gesteldgelyk aen degene die in de andere kamers 
waren. 



120 L*HÔTEL DE VILLE 



d'autre. Cela nous paraît une nouvelle preuve en faveur 
de ce que nous avons dit plus haut. 

Ce troisième bâtiment comprend, au rez-de-chaussée, 
la salle de milice ; à l'entre-sol, l'Etat-civil ancien et 
l'actuel ; à l'étage, le grand salon. Chacune des salles a 
donc été allongée de l'espace correspondant à la quatrième 
travée. Ce travail doit dater de la fin du xvii' siècle 
(une des poutres du grand salon porte le millésime 
1680). 

Le quatrième bâtiment est fort distinct du précédent. 
Il le dépasse en élévation. Le pignon qui séparait son 
comble de celui de la construction voisine a perdu ses 
gradins. Celui qui le fermait du côté de la Grand' Place 
fut démoli vers la fin du xviii' siècle, et remplacé par le 
fronton triangulaire qui existe encore. Une entrée par- 
ticulière donne accès au vestibule, où l'on trouve à droite 
les bureaux du cadastre ; tandis qu'à gauche une double 
porte s'ouvre sur la salle de la milice, dans le troisième 
bâtiment. A l'entre-sol se trouve la petite salle des ma- 
riages, et au-dessus de celle-ci la salle des séances du 
Conseil communal (voyez planche I, 4). 

Le cinquième bâtiment (voyez planche I, 5) à droite du 
pignon de l'entrée, est en briques. On peut l'attribuer à 
la fin du xv' siècle, et il a conservé ses formes primi- 
tives. La partie la plus élancée a servi de cage d'esca- 
lier, comme le prouvent les petites fenêtres bouchées 
aujourd'hui. Elles sont placées en direction ascen- 
dante, suivant la rampe de l'escalier qu'elles étaient 
destinées à éclairer. Si quelques fenêtres ont été bou- 
chées, d'autres ont été ouvertes pour satisfaire aux 
exigeances d'une nouvelle distribution intérieure (voyez 
planche VII). 

. Telles sont les transformations subies par le Beyacrt, 
du xvi" au xix" siècle. Examinons ce qu'il y aurait à faire 
pour lui rendre son cachet d'autrefois. 



Planche Vil — Hôtel de ville de Malines, façade latérale N.-O. 




Façade principale du cinquième bâtiment 



DE MALINES 121 



Comment l'Hôtel de ville devrait être restauré 

Nous avons dit que pour bien restaurer, il fallait se 
borner à refaire ce qui avait existé d'abord, ni plus ni 
moins. Etant donné l'état actuel des façades de l'Hôtel 
de ville, il s'agit d'en examiner les diverses parties, de 
voir ce que chacune d'elles était autrefois, et de tirer de 
cette comparaison une conclusion pratique pour une 
restauration éventuelle. 

Cette conclusion sera naturellement exclusive. Si d'un 
côté elle va dire ce qui devrait être fait, elle doit aussi 
vous mettre au courant de ce qu'il faut éviter et ne 
pas faire. 

L'appareil. Sa disposition est variée dans les divers 
bâtiments. Il faudra la conserver telle qu'elle est; sauf 
à la quatrième travée, qui doit faire partie du troisième 
bâtiment. Il ne faudrait pas uniformiser l'appareil pour 
faire croire que la construction a été faite d'un seul jet. 
Les jours des soupiraux et de l'ancienne entrée de cave 
sont bouchés en partie. Rien ne s'oppose au maintien de 
l'état actuel, mais il conviendrait de conserver l'appareil 
des encadrements d'autrefois. 

Les ancrages. Dans la façade du second bâtiment, les 
clefs d'ancre sont simples, mais fort longues, et attachées 
par deux tirants, témoins de l'ancienne disposition de 
la toiture en cet endroit (voyez planche I, 2). Il n'y a pas 
de clefs d'ancre visibles aux étages inférieurs ; et il ne 
faut pas que l'on en mette, sous prétexte de régularité. 

Les fenêtres. Nous avons vu, page ti8, la disposition 
particulière qu'avaient les fenêtres au rez-de-chaussée du 
second bâtiment. Elles furent remplacées, en 1698, par 
celles que nous voyons encore aujourd'hui en cet endroit. 
La disposition des locaux exige que le nombre actuel 
des fenêtres soit maintenu, et que l'on mette des croisil- 

9 



122 l'hôtel de VÎLLË 



Ions dans celles du rez-de-chaussée et de l'étage. Un 
simple pied-droit suffit pour diviser celles de l'entre-sol. 

Nous voudrions cependant les trois fenêtres du petit 
salon (anti-chambre) moins élevées, afin de mieux caracté- 
riser le second bâtiment qui, — comme nous venons de 
le dire — était moins élevé que le suivant. L'abaissement 
de la toiture à son niveau premier, conduirait logique- 
ment à faire émerger le pignon séparatif caché sous la 
toiture, entre le second bâtiment et le troisième. Puisque 
ce pignon existe encore, il n'y a qu'à lui rendre les 
gradins qui furent enlevés vers la fin du xviii^ siècle. 

Les balustres placés sous les seuils des fenêtres du 
haut étage (voyez planches I et II) simulent de faux bal- 
cons. Il a fallu entailler les allèges pour leur trouver 
place. Leur existence ne se justifie en aucune façon. Quant 
à leur effet décoratif, nous pensons qu'il a toujours été 
fort douteux. 

Les lucarnes. Sans aucun doute, des lucarnes en maçon- 
nerie garnissaient le bas du toit. ]\lais quel était leur 
nombre? D'après l'usage général, il en fallait autant 
qu'il y avait de fenêtres à l'étage supérieur de la façade; 
c'est-à-dire une lucarne par travée. La vieille peinture 
(voyez planche III) n'a que neuf fenêtres, et le bâtiment 
en a dix, conformément au nombre de ses travées. D'un 
autre côté, le tableau de i65o (voyez planche IV) donne 
quatre fenêtres à l'étage pour la face latérale, tandis qu'il 
n'y en a jamais eu que trois. Y a-t-il erreur de la part 
des peintres, ou bien le nombre des fenêtres aurait-il été 
changé? Dans l'occurrence, nous admettons plutôt l'erreur 
des peintres. Comment supposer, en effet, que l'on ait 
changé toutes les fenêtres de cette longue façade pour en 
mettre une de plus? Les travées sont nettement marquées 
par les clefs d'ancre placées au moment même de la 
construction. Il eut été impossible de changer cette 
division. Nous pensons (]_u'il y a toujours eu dix fenêtres, 




Planche VIII — Ancienne maison échevinale. bâtie en 1374 
cédée à l'usage du Grand Conseil en 1474 



DE MALINES 123 



et qu'il faut aussi dix lucarnes. Si elles y ont été autre- 
fois, on pourra les y mettre encore. Mais si l'espace au- 
dessus de la première fenêtre près du grand pignon de 
l'entrée est trop étroit, — ce que nous pouvons admet- 
tre, — on ne placera pas de lucarne à cet endroit ; et dans 
ce cas il n'y en aurait que neuf. Et qui sait s'il n'en a pas 
été ainsi autrefois, et si l'auteur de la vieille peinture ne 
s'est pas guidé d'après le nombre de lucarnes? Cela ne 
semble pas impossible. 

Il est peut-être un autre moyen d'expliquer l'absence 
de la dixième fenêtre. Nous avons vu plus haut (Examen 
du troisième bâtiment, page iig) que la quatrième travée de 
la façade correspondait à un corridor de dégagement, et 
qu'elle est moins large que les autres. Qui nous dit que 
la fenêtre destinée à éclairer cet espace était de la même 
forme que celles du bâtiment voisin, avec lequel elle 
n'avait pas de rapport dans le principe? Comment cet 
espace situé entre deux bâtiments était-il couvert : par 
une toiture de comble ou, ce qui paraît le plus proba- 
ble, par un appentis? Dans ce cas, le placement d'une 
lucarne est impossible en cet endroit. Ce n'est qu'une 
conjecture, il est vrai, mais elle n'est pas déraisonnable, 
et l'ancien état des lieux ne la démentira point. 

Le chéneau. Parfois les eaux pluviales tombaient 
directement du toit sur le sol. D'autres fois elles étaient 
receuillies dans un collecteur ouvert qui conduisait les 
eaux à l'extrémité du bâtiment pour les déverser par un 
tuyau de descente. Dans les bâtiments importants, à 
murs fort épais, le chéneau était un véritable chemin de 
ronde. Nous en avons un exemple à l'ancienne maison 
échevinale (voyez planche VIII), où le chéneau est bâti 
quelque peu en surplomb, sur une moulure à gorge 
profonde et chargée de rinceaux et d'animaux divers. 
Mais ce luxe ne pourrait être employé à l'Hôtel de ville, 
d'abord parceque la construction est trop simple, et 



124 



l'hôtel de VILLlî 



ensuite parcequc ses murs ne sont pas assez épais. Nous 
croyons que primitivement il n'y a pas eu de collecteur 
du tout au bas du toit de notre Hôtel de ville, et que les 
eaux pluviales tombaient directement sur la rue. Ce 
système ne pourrait pas être adopté dans la restauration. 
De toute nécessité, il faudra un collecteur passant devant 
les lucarnes, qui seront placées en retraite sur le mur de 
façade. Rien ne s'oppose au placement en surplomb de 
la devanture du chéneau, qui serait ainsi supportée par 
une simple moulure sans ornements sculptés. 

On a parfois mis sur les versants des grands toits 
diverses rangées de lucarnes à croupe de comble, d'après 
le nombre d'étages établis dans la charpente. Cette 
pratique fut bientôt exagérée, et les lucarnes furent 
semées à profusion sur les toits des grands monuments. 
Les combles de notre Hôtel de ville ne requièrent point 
ce décor superflu. En effet, d'après ce que nous avons dé- 
montré en examinant l'état des bâtiments (voyez page 117), 
deux pignons séparatifs, diviseront la toiture en trois 
parties. Aucune de ces parties ne présentera une super- 
ficie assez grande pour y semer des lucarnes, comme sur 
les beaux combles des Hôtels de ville du Moyen Age, à 
Bruxelles, Louvain, Audenarde et ailleurs. Que si l'on 
tient absolument à ce décor de lucarnes, il faudrait n'en 
mettre que trois, ou cinq, sur chacune des parties séparées 
par des pignons, d'après leur étendue respective. 

Les pignons. Il en faudra quatre, dont deux de façade 
et deux séparatifs : l'un entre le deuxième et le troi- 
sième bâtiment, et l'autre entre ce dernier et le qua- 
trième. Ces pignons ne constitueraient pas une nou- 
veauté, mais le rétablissement de l'état ancien. Ils existent 
encore sous les toitures. Il faut les rendre apparents en 
y remettant les gradins que la désolante mutilation du 
xviii'^ siècle leur a enlevés. 

Le pignon principal à la façade d'entrée est le plus 



DE MALINES 125 



important. Son appareil est assez fruste en certains 
endroits. Plusieurs lézardes, déjà séculaires sans doute, 
devenues visibles depuis le dérochage, exigeront un soin 
particulier de la part du restaurateur. Il évitera de 
prendre pour ce travail des mesures trop radicales qui 
altéreraient le caractère de la construction. Cependant, 
rien n'empêche de rétablir la partie supérieure du pignon, 
qui paraît avoir été modifiée vers le milieu du xv^ siècle, 
lors du placement de l'horloge. Des lions, tenant les 
armoiries de Malines, seront placés, comme autrefois, sur 
les diverses piédestaux, qui ornent les gables et le 
sommet. 

Du côté de la Grand' place, il faudra aussi restituer à 
la façade le pignon qui la couronnait d'abord. Le tableau 
de i65o nous ie montre dans son état ancien, ou à peu 
près (voyez planche IV) ; car la peinture ne permet pas 
de se rendre compte de tous les détails. Le nouveau 
pignon ne devra pas singer le principal, dont il n'est pas 
le contemporain. Il pourrait, croyons-nous, se modeler 
sur ceux des maisons ii et 12 du Quai au Sel, qui datent 
du XVI' siècle. 

Les niches. A l'ancienne Maison échevinale, l'architecte 
Keldermans avait établi des niches entre les fenêtres de 
l'étage. Ce bâtiment, construit vers la fin du xiv^ siècle, 
comportait ce luxe décoratif; mais il ne serait pas raison- 
nable, croyons-nous, de vouloir orner de la même 
manière notre Hôtel de ville actuel, dont la bâtisse compte 
environ deux siècles de moins. 

Le Perron. La vieille peinture (voyez planche III) 
nous donne encore sa disposition première. On y mon- 
tait du côté gauche seulement. La rampe de l'escalier et 
le garde-corps du palier étaient en pierre et ajourés. 
Les montants qui séparaient les panneaux étaient aussi 
ornés de lions (voyez page ii3, note 16). Ils étaient proba- 
blement polychromes, comme ceux du pignon de la façade. 



126 l'hôtel de ville 



Nous n'avons pas trouvé de renseignements à ce sujet 
dans les comptes communaux. 

Une porte carrée donnait accès au vestibule. Elle était 
surmontée d'une petite fenêtre à division, semblable à la 
partie supérieure des fenêtres qui avoisinaient l'entrée. 

L'Auvent. C'est encore la vieille peinture (voyez planche 
III) qui nous prouve qu'autrefois un auvent s'étendait 
sur toute la largeur du premier bâtiment. Il était formé 
d'une toiture à charpente en chêne, ardoisée et repliée en 
trois frontons ouverts et sans base. La restitution de cet 
abri, qui exista jusqu'en 1773, rendrait superflu l'emploi 
de marquises d'un goût fort douteux, que l'on suspend 
parfois au-dessus du perron actuel à l'occasion de cer- 
taines solennités. 

Le bâtiment en briques (voyez planche VII). La restaura- 
tion de cette dépendance de l'Hôtel de ville se fera sans 
peine, à la condition qu'elle soit sobre. L'entourage 
des fenêtres actuelles sera en pierre, comme celui des 
anciennes. Rien n'empêche, nous parait-il, de laisser 
subsister les encadrements des petites fenêtres, bouchées 
aujourd'hui, qui indiquent parleur disposition, la direc- 
tion de l'ancien escalier. 

Nous ferons remarquer que dans l'état actuel, un palier 
de l'escalier qui mène à la salle d'archéologie, au second 
étage, passe devant une fenêtre qui ne parait pas primi- 
tive. Mieux vaudrait, semble-t-il, faire deux petites 
fenêtres, l'une au-dessous, l'autre au-dessus du palier. 
Nous venons de voir que nos ancêtres avaient ainsi fait. 
Ils étaient logiques. 

Ce bâtiment en briques doit conserver son caractère 
à l'extérieur. Il n'y a qu'une seule bande en pierre, et 
elle est taillée en larmier. On aurait tort de vouloir mul- 
tiplier les cordons, sous prétexte d'enjoliver. Dans l'état 
actuel, les pierres d'angle sont systématiquement distan- 
cées par cinq ou six rangées de briques. Le restaurateur 



DE MALINES I27 



devra fidèlement conserver cette disposition et ne pas 
placer des pierres d'angle sur toute la hauteur du bâti- 
ment, comme c'était l'usage à une époque postérieure. 
Que l'on renouvelle les parties frustes de la façade d'un 
monument, c'est raisonnable, mais il ne faut pas lui faire 
peau neuve d'une coupe moins ancienne. 

La grande fenêtre. Cette fenêtre éclaire latéralement le 
grand escalier du bâtiment d'entrée, et date de la fin du 
xviii^ siècle. Elle est plus que simplement déplacée dans 
un bâtiment du xiii% On pourrait la remplacer par deux 
triplets superposés, ou par deux baies géminées, ou par 
toute autre forme de fenêtre que l'on voudra. 

Peut-être pourrait-on lui conserver sa forme actuelle 
en moulurant l'intrados et les pieds droits. Des meneaux 
dans le style du bâtiment couperaient agréablement l'aire 
de la fenêtre. Le même système a été suivi à l'ancien 
palais de Marguerite d'Autriche, où l'escalier d'honneur 
est éclairé de la même manière, par deux grandes 
fenêtres datant de la dernière période ogivale. 

Deux arcs en plein cintre sont demeurés visibles à la 
partie supérieure du mur. Nous pensons que leurs tym- 
pans ont toujours été aveugles. Les fenêtres qu'ils 
couronnaient étaient à arc surbaissé ou à linteau, sur 
lequel reposait le tympan. Du côté intérieur existent 
encore les arcs de décharge qui formaient l'encadrement 
supérieur de ces fenêtres. Il est probable que dans le 
premier état de la construction elles aient été fermées 
par de simples vantaux. Les arcs de décharge de ces 
anciennes fenêtres étaient bien visibles jusqu'au com- 
mencement de cette année (igoS). Il a fallu les cacher 
sous le crépi lorsque le grenier du bâtiment fut trans- 
formé en salle de séances pour notre Cercle. 

Dans la disposition actuelle, le plancher de cette salle 
couperait à mi-hauteur au moins les deux fenêtres dont 
nous parlons. Cela prouve incontestablement que toute 



128 l'hôtel de ville 



la charpente de ce bâtiment a été modifiée. A-t-on mis 
un étage en plus, ou bien le nombre des divisions hori- 
zontales a-t-il été diminué? Nous admetterions volontiers 
cette dernière hypothèse. C'est-à-dire que le plancher du 
grenier se trouvait à plus d'un mètre au-dessus du plan- 
cher actuel, précisément au point où l'épaisseur des murs 
latéraux est réduite à sa moitié. A cette hauteur, la dis- 
tance depuis le sol est assez grande pour être divisée en 
quatre étages; surtout qu'à cette époque la hauteur des 
appartements était généralement assez réduite. 

Lors du changement que nous signalons, on établit 
trois étages : le rez-de-chaussée, le grand palier, autre- 
fois la Vicrschaere, et le grenier, drie stagiën. Et le 
bâtiment fut couvert d'une charpente neuve, ende die 
cappe, comme nous l'apprend le compte communal 
de 1454-55 (voyez page ii3, note i5). 

En 1462, un incendie consuma une partie des maisons 
voisines du Beyaerd et causa également des dégâts aux 
bâtiments communaux. Le principal fut pourtant épargné, 
à en croire l'indicateur chronologique, où il est dit 
que l'incendie eut lieu à côté (neven) du Beyaerd (voyez 
page ii3, note 18). 

Messieurs, je termine cette conférence qui aurait pu 
paraître longue, sans l'intérêt spécial du sujet et son 
actualité. Il fallait vous exposer en détail l'origine, l'état 
ancien et l'état actuel des bâtiments divers qui com- 
posent notre Hôtel de ville. Vous avez pu examiner, au 
cours de cette conférence, ce qui existait d'abord, com- 
ment l'agglomération du Beyaerd s'est formée, quand et 
de quelle manière se sont exécutées les transformations 
successives des siècles, et enfin, vous aurez aussi, j'aime 
à le croire, partagé nos idées quant à la nature des 
travaux à exécuter, et aux écueils à éviter dans la restau- 
ration. C'est là, pensons-nous, la méthode à suivre en 



DE MALINES I29 



restaurant ces précieux souvenirs de notre histoire locale. 
Je fais des vœux pour que l'Admistration communale ne 
tarde pas davantage à mettre la main à l'œuvre, afin 
de pouvoir, dans le plus bref délai possible, nous exhiber 
le Beyaerd dans ses plus beaux atours du Moyen Age. 



APPENDICE 



Après avoir examiné les divers bâtiments dont l'en- 
semble constitue l'Hôtel de ville, leur formation et leurs 
transformations successives, il faut visiter l'intérieur. 

Six marches mènent au vestibule où se dresse un esca- 
lier monumental à double rampe, construit à la fin du 
xviii" siècle. A gauche, l'entrée du cabinet du Commis- 
saire de Police; à droite, celle du bureau de la popula- 
tion. Du même côté, une vingtaine de marches condui- 
sent à l'entresol. La première chambre, à droite, est celle 
du Receveur communal. La seconde est affectée au ser- 
vice de la Caisse d'Epargne. La troisième, divisée en 
deux sections, est occupée par l'Etat-civil : l'ancien, com- 
prenant les registres des Baptêmes, des Mariages et des 
Décès des anciennes paroisses, depuis le commencement 
du xvi^ siècle jusqu'en 1794; le moderne, établi (23) en 
vertu de l'arrêté des Représentants du peuple, du 26 
Brumaire an III (i5 novembre 1794). Enfin, la quatrième 
place, au fond du bâtiment, est la petite salle des Ma- 



(23) Les premiers actes de l'Etat-civil nouveau sont inscrits aux dates 
suivantes de l'an III : pour les Mariages, au 21 Frimaire (11 décembre 1794); 
pour les Naissances, au 2 Nivôse (22 décembre 1794); et pour les Décès, 
au 27 Nivôse (16 janvier 1795). 



i3o l'hôtel de ville 



liages. Elle est ornée de lambris de style Louis XVI, 
datant de 1781. 

Revenant au Vestibule d'entrée, saluons les statues de 
trois malinois célèbres : Michel Coxic, peintre (1499- 
1592), Cyprien Rore, musicien (i5i6-i565), et Luc 
Fayd'herbe, sculpteur (1617-1697). Ces œuvres sont dues 
à trois artistes, aussi malinois : Louis Royer, Louis 
Grootaers et Joseph de Bay. 

Derrière la statue de Fayd'herbe, sous le premier pa- 
lier du grand escalier, se trouve le passage qui mène aux 
bureaux de police, au corps de garde et à l'amigo. C'est 
l'administration disciplinaire de la cité. Ces locaux ont 
une entrée particulière commune du côté latéral, près du 
chœur de Saint-Rombaut, 

En remontant le grand escalier, on trouve au palier 
sous lequel nous venons de repasser, l'entrée du Quartier 
de l'Administration communale proprement dite : une 
salle d'attente où se tient l'Huissier. Entre les deux fe- 
nêtres qui éclairent la place, se trouve le régulateur qui 
dirige la grande horloge de la tour de Saint-Rombaut. 
A cette salle aboutissent le Secrétariat, la chambre du 
Collège échevinal, un parloir où se trouve la Carte fi- 
gurative DE LA Ville de Malines, en 12 feuilles, 
gravée par J, Hunin. En haut, à droite, on lit : Le dessin 
de la Carte figurative de la Ville de Malifies est déclaré au- 
thentique et conforme à l'original, déposé aux Archives; en 
conséquence, foy doit être ajoutée aux exemplaires qui seront 
fidellemcnt gravés et imprimés d après ce dessiîi. Fait à Ma- 
tines, efi séance municipale, le 22 Germinal an 8 (12 avril 
1800). Plus bas se trouvent les signatures : J. H. Millier, 
P^"- adm'; P. Ridderbosch, adm.; Vanvelsen, Sctr. A gauche, 
la dédicace de la carte : dédiée au Maire, le citoyen De 
Wargny, P. H. Pierets, C. D. Deplaine, L. Dusart, adjoints, 
et J. A. Gambier, secret, composant la Mairie de la Ville de 
Malines, Département des Deux-Nèthes, Par leur Concitoyen 



DE MALINES l3l 



J. Hunin, graveur, An X (1802). La planche en cuivre de 
la feuille 7, comprenant le plan de la Ville proprement 
dite, est conservée au Musée communal. Au bas du plan, 
sur la g" feuille, se trouve une Vue de Malmcs du côté du 
Nord. Le cuivre de cette estampe est également conservé 
au Musée, de même que le dessin à l'aquarelle d'après 
lequel la gravure fut exécutée. Dans le parloir susdit se 
voit encore un plan moderne de Malines et de sa ban- 
lieue. Sortant de là, à gauche, l'entrée des divers bu- 
reaux. Le quartier des employés du Secrétariat est 
surmonté d'un étage, dont une partie des appartements 
est occupée par la Commission Médicale. Les autres 
servent de dépôt aux archives de l'Administration com- 
munale. Revenant au palier, il faut remarquer au-dessus 
de la porte que l'on a traversée, un grand tableau de L. 
Rotthier. Il représente, d'une façon un peu trop poétique, 
la scène qui eut lieu le 23 octobre 1797, au cimetière St- 
Rombaut : l'exécution, par les soldats républicains, de 
quarante-deux citoyens, la plupart paysans, parmi les- 
quels un vieillard de 70 ans. 

Regardant à gauche, on aperçoit un portrait en pied de 
Guillaume I, roi de Hollande, peint par Herreyns. Après 
avoir gravi la seconde rampe, on aboutit au palier supé- 
rieur. C'est là que se trouvait autrefois la Vierschaere, où 
se rendait la justice. Devant le visiteur se dresse une ma- 
jestueuse figure du Temps, statue en bois peint, par J.-F. 
Van Geel. A droite, un tableau de Ch. Wauters, repré- 
sente l'Entrée du Grand Conseil à Malines, en 1474. 
A côté de ce tableau, une demi-porte sert d'entrée au 
bureau des listes électorales. Près de là, un petit escalier 
mène au Iccal du Cercle Archéologique, ménagé dans les 
combles du Beyacrd. Les pieds droits de cinq fermes de 
la charpente, reliés par de solides entraits, divisent la 
place en six travées. Cette charpente date de 1453. Vis- 
à-vis de l'entrée se trouve une grande armoire en chêne, 



i32 l'hôtel de ville 



que ferment des vantaux pliants, ornés de belles char- 
nières forgées. Ce meuble date du xvi" siècle, et fut fait 
pour la Ville, dont les armoiries sont découpées dans le 
manteau de la serrure. Une cheminée en pierre se trouve 
du môme côté. Elle provient de l'ancien palais bâti pour 
Marguerite d'York, en 1482. La taque en fonte, placée au 
foyer, est un souvenir de l'ancienne Infirmerie du Grand 
Béguinage. Elle date de la fin du xvi^ siècle, de même 
que les deux crémaillères suspendues dans l'âtre. La 
scène figurée sur la taque est : La visite de la reine de 
Saba au roi Salomon, décrite au chapitre X du troisième 
Livre des Rois. 

Près de là, une grande table en chêne sert de bureau. 
La tablette provient de l'ancienne corporation des 
Brouettcurs (Kordewagenaers). Témoin des copieuses li- 
bations des membres de cette association, elle pourrait 
sans doute nous énumérer les chopes qu'elle vit servir 
deux siècles durant, et nous dire le goût qu'avait, à 
diverses époques, la bière de Malines, dont elle doit 
avoir été souvent imprégnée. 

Mais redescendons à la Vicrschacre. Devant nous, une 
porte élevée sur degrés, sert d'entrée à l'antichambre, dite 
Petit Salon. On y acte les mariages à nombreuse as- 
sistance. Le décor de ce salon date de 1698. Le manteau 
de la cheminée repose sur des cariatides, et porte en son 
milieu les armes de Belgique, tenues par deux lions. Le 
tout est abrité par les draperies d'un baldaquin que sou- 
tient un génie. Deux autres génies se trouvent de côté et 
d'autre. Toute la construction est en bois peint. 

Au mur faisant face aux fenêtres, on voit deux ta- 
bleaux de J. Van Orley : l'un représente l'empereur 
Charles VI, l'autre Philippe V, roi d'Espagne. Entre ces 
tableaux, sur un piédestal noir, est posé le buste en 
bronze de P.-J. Van Beneden, commandé par la Ville, en 
1886, à l'occasion du 40^ anniversaire de professorat de 



DE MALINES l33 



l'illustre savant à l'Université de Louvain. C'est l'œuvre 
de J. Willems, professeur de modelage à l'académie des 
Beaux-Arts de Malines. Les traits de l'éminent docteur 
sont frappants de ressemblance. Vis-à-vis de la cheminée, 
une belle peinture de W. Geets : Marionnettes à la cour 
de Marguerite d'Autriche. 

De part et d'autre de la cheminée, un double battant 
met l'antichambre en communication avec le grand salon 
construit en 1680, comme l'indique l'inscription d'une des 
poutres. Entre les deux portes se trouve l'ancienne che- 
minée de la salle du Conseil. Elle est en style Louis 
XIV, faite en 1704 et a coûté ôSg florins 2 sous (24). Elle 
est exécutée en marbre blanc. Le trumeau est en bois 
peint. Dans sa partie inférieure, aux côtés d'une glace, 
deux génies, assis, figurent la Justice et la Force. Plus 
haut, sous un baldaquin dont deux génies soulèvent la 
draperie, sont sculptées les armoiries de la Ville, avec 
la devise In fide constans. Aux deux côtés sont des 
emblèmes chargés de bandelettes sur lesquelles on lit : 
Magnificentia, Beilum, Sapientia, Fortitiido, Fax, Magna- 
nùnitas. 

Sur le mur opposé aux fenêtres sont deux portraits en 
pied, peints par Herreyns, représentant les empereurs 
Joseph II et Léopold II. 

Entre les deux est suspendu un petit triptyque dont 
les vantaux sont intérieurement couverts d'armoiries. Au 
panneau central, Charles-Quint est représenté au milieu 
d'un cercle de blasons. Plus bas se trouve l'inscription 



(24) Où lit à ce propos dans le Compte de 1704, fol. 211 : « Ten deseii jare 
is gemaecht de schouw in het Collegie van Stadhouderen, hinnen het stadhuys, ende 
heeft gecost 65g gl. 2 st. te weten : aen Antoniiis Van Lier, 23o gl., aen den held- 
houwer, i3o gl., Nicolaus Toussaint, van vergiilden, 240 gl. 10 st. Jan de Hont heeft 
geschildert de wapen, ende het stukxken dat in de schou'ûj siaet, in april 1704, 14 gl. 
Jan Rogmandus, de schouw geschildert, iS gl. 12 st.; Sebasiiaen van Aken heeft het 
portrait van den Keyser geschildert, Jj'imy 1704, 26 gl. » 



l34 L*HÔTEL DE VILLE 



suivante, rappelant les nombreux titres du jeune souve- 
rain : Cbaiies, par la oi'i'îcc ^e Bien, catbolicciue vo^ 
be CastUlc, ^c Xeon, t»'Hvaoou, ^e5 ôeuî déciles, ^e 
'îIolle^o, bc Seville, &e (5cenat)e, ^e SarMne, ^e lira* 
messant et ^e 36ouoie; arcbi^uc ^'Bllst^ce, ^uc t)e 
36ourooone, ^e Xotbier, ^e Bvabant, ^e Stiere, ^e Co= 
tinte, ^e Carniole, ^e Ximbonvo, De Xu^embonvo et ^e 
(3bel^ve5; comte De jflan^re, ^e fl^absbonro, t)e Uroie, 
b'Bvtois, be Bouvooone; palatin ^c llDavnnant, ^e UdoI* 
lan^e, ^e Zeellan^e; prince ^e Zwavc et be Casteloi= 
cjne et lantcirave bXlsaie et comte ^e 3Borcbelone, 
^e tt>amnr, ^e Eutpben, be Sill^, ^e Coirse, &e 3fri= 
bonro et ^e Carrolois, ^e ponrtenanw, be Balost et 
^'©Stravant, etc. Ce triptyque est dû au pinceau de Jean 
van Battele, qui le fit pour la Ville, en iSiy. On lit à ce 
sujet dans le compte de cette année : liein betaelt Janncn 
van Battele, schildere, van ccn tavercel jeghen hem ghecocht ter 
stadt behoef, hangende in de Rentmeester caniere, daer aile de 
landcn van den Coninck ingcschreve ende geschildert stacn, xx 
Philippiis-gulden . 

Dans la même salle se trouvent les bustes en teire 
cuite des anciens bourgmestres : Baron de Steenhault de 
Waerbeek, par Oct. Huysmans; Philippe De Pauw, par 
Th. Blickx; Edouard Broers, par le même; Vicomte 
de Kerckhove, par Tuerlinckx; Philibert Verhaeghe, par 
J. Willems; Florimond Denis, par le même. 

Le mur qui séparait le grand salon de la salle du 
Conseil fut enlevé en 1898. Par suite, il fallut aussi dé- 
monter la cheminée. On la rétablit dans la place précé- 
dente où nous l'avons signalée. Les belles boiseries de la 
salle du Conseil furent placées en 1725. Les peintures du 
plafond, œuvre de Pierre Verlinden, coûtèrent 25o florins 
de change; mais la Ville dût fournir les échaffaudages 
nécessaires. Ce plafond, exécuté en 1710, est encore tou- 
jours en bon état de conservation. On y voit des génies 



DE MALINES l35 



supportant les sceaux des divers souverains qui accor- 
dèrent des privilèges à la Ville, et tenant des banderoles 
avec légendes (25). Un cadre doré attaché à l'un des pan- 
neaux de la boiserie, vis-à-vis des fenêtres, contient la 
lettre envoyée aux communes, en i856, par le roi Léo- 
pold I,''pour les remercier de leur participation à son 
jubilé de 25 ans de règne. La signature est de la main du 
roi. Contre le même mur, une console supporte le buste 
de Léopold I. Les bustes de Léopold II et de la reine 
Marie- Henriette se trouvent entre les fenêtres du fond de 
la salle. Deux statuettes en marbre blanc occupent les 
angles de la place. Elles sont dues au ciseau de L. Bien- 
aimé, qui les exécuta à Rome en i865. 

Cette salle communique avec une antichambre où les 
Conseillers se réunissent avant d'entrer en séance. De là 
un corridor dérobé nous ramène à la Vierschaere. Il passe 
d'abord près du vieil escalier tournant (Wendclstecn) bâti 
en 1454; puis traverse une ancienne place avec voûtes à 
nervures, appelée la chapelle. On y conservait autrefois 
les registres contenant les actes scabinaux. Sous cette 
place s'en trouve une autre, également voûtée, où l'on 
gardait avec un soin jaloux les Privilèges de la Ville, 
dans un vieux bahut à verroux (Die comme der Privile- 
gièn). Ce meuble et tous les documents formant le dépôt 
des archives se conservent actuellement au Vieux-Palais, 



(25) Voici le tête de ces légendes : Johannes dux Brahantia, forum piscium, 
AVENUE ET SALIS xUj decemhHs MCCCI. — Joannis II, dux Brahatiticz, fouu.m 
UNivERSALE xix Hovembris MCCCIII. — Gidliehmis contes Haynnonia forum 
PISCIUM, AVENiE ET SALIS, xxj decembvis MCCCXIII. — Johannes dtix Biirgtm- 
dice, Libers nundin^ xv aprilis MCCCCIX, et Philippus dux Burgundia, 
Liberté nundin^ xxiv martii MCCCCXXXXI V . — Ludovicus contes Flandriœ, 
forum piscium, aven^ et salis, XX augusti MCCCCLVI. — Karolus dux 
Burgundiœ. Telonium Nussense in Junio MCCCCLXXV. — Maximilianus 
et Philippus, archiduces Austriœ , talonium Gravelixganum , in octohri 
MCCCCLXXXIX. — Fredericus Imperator, Comitatus Mechliniensis, x ja- 
nuarii MCCCCXC. 



i36 



L HOTEL DE VILLE DE MALINES 



OÙ l'on a également installé la Bibliothèque de la 
Ville. 

Près de l'ancien dépôt aux privilèges, au pied du Wc?i- 
delsteen, une porte dérobée s'ouvre sur la Salle de Milice 
qui occupe, comme nous l'avons dit, le rez-de-chaussée 
du troisième bâtiment. Une autre porte, à deux battants, 
établit une communication entre cette salle et le vestibule 
ménagé dans le quatrième bâtiment, et donnant sur la 
Place (voyez page 120). De l'autre côté de ce vestibule, 
vis-à-vis de la salle de milieu, se trouvent les bureaux du 
Cadastre, par lesquels nous terminons notre visite de 
l'Hôtel de ville. 




Mechelsche Levensbeschrijviflgen 



;?fe>3)ij het ontstaan van den Mechelschen Oudheid- 
kundipfen Krinsf, waren het niet allen des- 




kundigen die zich haastten er deel van te 
maken. Het tegenovergestelde greep plaats, 
de stichters der maatschappij konden niets anders dan 
zich, in den beginne, vergenoegen met een platonisch 
streven naar het einde waar men, zijde aan zijde, naar 
toe wilde. 

Mechelens verleden moest niet langer een geheim voor 
velen blijven ! Dat wilde men. Doch hoe hiertoe geraakt? 

Om dan aan den opkomenden of aanteprikkelen op- 
zoekingsgeest van velen eene degelijke en wel afgeba- 
kende wending te geven, besloot men, het tôt stand bren- 
gen aan te moedigen der levensbeschrijving van hen, 
wier naam als befaamde, verdienstelijke of slechts door 
de omstandigheden gekende medeburgers, in hetplaatse- 
lijk geschiedboek konden aangeteekend worden. 

Ten onrechte dacht men, dat dit slechts een niet te 
lastig tijdverdrijf zoude geweest zijn, daar men niet 
rekende op al de moeilijkheden die zich voordoen, en 



l38 MECHELSCHE 

op het tal van navorsschingen die men zich getroosten 
moet om de noodige inlichtingen in te winnen. 

Daar men niet verre kwam met het gedane voorstel, en 
men toch iets wilde doen, gelastte men eene bijzondere 
kommissie om, onder vorm van alphabetische lijst, eene 
verzameling namen te laten verschijnen van medeburgers, 
die de hierboven vereischte hoedanigheden vereenig- 
den; onvermijdelijk moesten in dien lijst leemten voor- 
komen, doch deze konden met ter tijd aangevuld 
worden. 

In den beginne ging ailes goed, en er werden loftelijke 
pogingen aangewend om pennevruchten in den opgege- 
ven zin voort te brengen. 

Van lieverlede echter ging dit eerste vuur aan 't smeu- 
len en sedert lang schijnt het, om zoo te zeggen, uitge- 
doofd. 

Hoe weinig aanmoedigend deze voorgaanden ook wezen 
mogen, hoeft men nochtans het opgegeven doel niet 
ait het oog te verliezen ; dat men, integendeel, kracht- 
dadig werke om toch eens dit ontwerp te verwezent- 
lijken. 

Uit die rede, en ook omdat de gelegenheid zich voor- 
doet om ons met Mechelsche levensbeschrijvingen onle- 
dig te houden, laten wij in de volgende bladzijden, welke 
geenszins op letterkundige waarde willen aanspraak ma- 
ken, den uitslag onzer desaangaande opzoekingen ver- 
schijnen (i). 

Moge het voor velen eenen spoorslag wezen om het 
hunne aan die hoogst nuttige taak bij te brengen. 

Ook aan allen die ons zoo ruimschoots en zoo welwil- 



(i) Eenige dezer levensbeschrijvingen zijn reeds verschenen, de andere 
wachten hunne beurt om te verschijnen in de « Biographie Nationale ». 
De eene en de andere zijn hier vertaald en desnoods met doelmatige 
bijzonderheden vermeerdert. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN iBq 

lend door hunne inlichtingen geholpen hebben, sturen 
wij eenen welgemeenden dank. 

Wij hebben voor het rangschikken dezer levensbe- 
schrijvingen, bij voorkeur aan andere, de kronologische 
volgorde in acht genomen. 



ROBIJNS, Jan 

Prelaat van de St-Michiels Abdij te Antwerpen 



Jan Robijns werd te Mechelen geboren in het begin 
der xv^ eeuw, en hij overleed te Antwerpen, op 17 Julij 
i486. 

Het obituarium der abdij van Sint-Michiel te Antwer- 
pen, maakt melding van hem in de volgende regelen : 

« i486. Ampliss. D. Joannes Robijns, de Mechlinia, 
» Persona in Nederockerseele. A° 1478, 19 Decembris 
» electus hujus Ecclesise Abbas vigesimus septimus. In 
» festo S'' Thomse Apost. 21 dictse mensis benedictus. 
» Rexit annis 8. Sepultus ante pedes avunculi D. Olardi 
» Terlinck etiam Abbatis hujus Ecclesise. » 

Op 19 December 1478, werd Robijns gekozen tôt abt 
van de bloeiende en wijd beroemde St-Michiels abdij te 
Antwerpen. Hij was de 27^ in de volgorde der prelaten 
en de opvolger van Andréas Achtenruyt, eenen Hoog- 
straetenaar. 

Met de abten van Villers, Bodelo, St-Bernard, Aver- 
bode, Tongerloo, Grimbergen en Dieleghem, was hij 
tegenwoordig als getuige en bijstaander aan Godefridus, 
hulpbisschop van Kamerijk, bij het erkennen en het uit- 



140 MECHELSCHE 



stellen, in het jaar 1479, der reliquïen van den H. Ru- 
moldus, martelaar en patroon der stad Mechelen. 

Zijn stoffelijk overblijfsel werd in de kerk van St-Mi- 
chiel, aan de voeten van zijnen 00m Olard Terlinck, in 
leven 00k abt, bijgezet. 

Het epitaphium dat op zijn graf prijkte, luidde als 
volgt : 

« Conditur hoc saxo Robijns de stirpe Joannes 

» Pastor certe bonus, Mechlinia genitus. 

» Terlinck eius erat Olard avunculus Abbas, 

» Ante pedes cujus nunc iacet ipse nepos, 

» Qui comis fratribus, bonus hospes, fidus amicus, 

M Vincens commendos prœlia sœva tulit. 

» Post mala, dum damna studet ut restauret iniqua, 

» Sustulit heu! nimium mors inopina virum. 

>> Anno Domini MCCCCLXXXVI, XVII Juli. » 

Weinig of geene voorvallen van belangopleverenden 
aard kan men in het leven van onzen medebursrer aan- 

o 

treffen. Doch, de moeilijke omstandigheden waarin hij 
door zijne medebroeders tôt de hooge weerdigheid van 
abt gekozen werd, hebben zijnen naam voor het nage- 
slacht bewaard. 

Niet zelden gebeurde het dat, bij het afsterven van 
eenen prelaat en in afwachting dat zijnen opvolger niet 
alleen aangeduid, maar dezes keus door de daartoe ge- 
zaghebbende overheid goedgekeurd was, het beheer der 
goederen en inkomsten van het klooster toevertrouwd 
of aanbevolen werd aan hooggeplaatste geestelijken of 
leeken, door rang, fortuin of invloed het best geschikt 
om zulks waar te nemen. 

Van lieverlede ontstonden daaruit misbruiken, daar 
het meermalen gebeurde, dat de voogd ten zijnen profijte 
de genoemde inkomsten dacht te mogen opstrijken, en 



LEVENSBESCHRIJVINGEN I4I 

alzoo dergelijke functiën als winstgevende, zeer gezochte 
en nabeoogde bedieningen aanzien werden. 

Zoo wel als de overige kloostergemeenten van Belgiën 
gingen de Premonstreiten met dien staat van zaken ken- 
nis maken, en slachtofTers worden van de stoornissen en 
steeds droevige gevolgen die er uit voortsproten. 

Luc DE ToLLENTis, bisschop van Sebenico in Dalma- 
tïe, en Pausselijken nuntius van Sixte IV aan het hof van 
de Hertogen van Burgondië, was er in gelukt het inko- 
men der Abdij van Tongerloo met eene som van duizend 
florijnen 's jaars, ten zijnen voordeele, te belasten. Niet 
lang, echter, mocht hij deze geldelijke voordeelen genie- 
ten, en deze eindelijk ontberen moetende, spande hij aile 
krachten in om eene vergoeding te bekomen, die hem 
dan toegestaan werd ten nadeele der Sint-Michiels abdij 
van Antwerpen, wiens zedelijke noodwendigheden en 
geldelijke inkomsten onder zijn beheer gesteld werden. 

Te vergeefs verhieven zich de belanghebbenden tegen 
de voogdij waarin ze, zonder raadplegen, gesteld werden; 
te vergeefs werden er daaromtrent pogingen aangewend 
door de hertogin Maria van Burgondië, de Staten van 
Brabant en de Senaat van Antwerpen, deze laatsten 
bij rekwest van 4 Mei 1477 aan den H. Stoel gericht; 
ailes bleef vruchteloos! 

Ondertusschen stierf, op 14 December 1478, de abt 
Andréas Achteijruyt. Krachtens de voorrechten beko- 
men in 't jaar 1460, welke aan de kloosterlingen eenen 
abt met mijter en ring toestonden, ging men over tôt den 
keus van eenen opvolger aan den afgestorvene, en met 
het inzicht om daarin te handelen als naar gewoonte en 
zoo 00k daarover de gevergde goedkeuring te bekomen. 
Aan Jan Robijns viel die hooge weerdigheid ten deele. 
Doch, daar de abdij onder voogdij stond, en ingezien de 
toestand waarin deze zich tegenover den Pausselijken nun- 
tius bevond, kon het niet anders of de geestelijke over- 



142 MECHELSCHE 



heid moest de handelwijze der kloosterlingen streng be- 
oordeelen en met geen gunstig 00g aanzien. Wat te voor- 
zien was gebeurde 00k, en bij bulle van de maand 
Augustus 1479, werden de kloosterlingen en den nieuw 
gekozenen abt in den ban der Heilige Kerk geslagen. 

Deze drocvige toestand was, gelukkiglijk, van korten 
duur. De Paus, beter ingelicht, hief de banvloek op, 
ontsloeg de abdij van aile verplichtîngen jegens vreem- 
den, bevestigde de kloosterlingen in hunne vroege- 
re voorrechten, en als gevolg daarvan, de keus van Jan 
RoBijNS als abt, door lien gedaan. 

Deze laatste bekleedde tôt aan zijne dood het ambt 
dat hem het vertrouwen zijner medebroeders verworven 
had. 



AzEVEDO, Chronijcke van Mechelen ab anno 14'] g. 
DiERCxsENS, I. C, Antvcrpia Christo nascens et crescens. 
Génard, p., Vcrhandeling over St-Michicls abdij in de Ver- 

zameling van Grafschriften der Provincie Antwerpen. 
Sanderus, Chorographia sacra Brabantiœ... 



DE ROOSE, Godfried 

Bouwmeester en Beeldhoiiwer 



Godfried De Roose leefde te Mechelen op het cinde 
der xv" en in het begin der xvi" eeuw. De naam van 
dezen kunstenaar zoude onbekend gebleven zijn, zoo 
men niet gevonden had dat hij met het ontuerpen en het 



LEVENSBESCHRIJVINGEN I43 

maken van een H. Sakramentshuis voor de kerk van « den 
H. Sulpicius » te Diest gelast was geweest. 

Dit H. Sakramentshuis moest een oudere vervangen 
dat in 1448-49 was opgebouwd. Den 28 Mei i526, 
verstond men zich met de Roose, om een nieuw op 
te richten, dat, verheven boven de trappen waarop het 
vorige gestaan had, eene hoogte hebben moest van twee- 
en-dertig voeten. 

Den 3o Mei van het volgende jaar, was de beeldhou- 
wer met het werk klaar; doch, wanneer het er op aan 
kwam om met hem at te rekenen, vond men dat het 
goedgekeurde plan niet was gevolgd geweest en 00k dat 
het stuk aan de vereischte hoogte gebrek leed. Dien ten 
gevolge oordeelde men dat de Roose geen recht had op 
de geheelheid van de som voor dewelke men overeenge- 
komen was. En zoo werd het dan ook gedaan. 

Neeffs, Histoire de la peinture et de la sculpture à Matines, 
PiRON, Levensbeschrijving van mannen en vrouwen van Bel- 

gië 

Raeymaekers, Notice historique sur l'église primaire de 

St-Sulpice à Diest (Messager des Sciences historiques, i856- 

1857). 



ROGIER, Niklaas 

Kunstschilder 



Men noemde Niklaas Rogier den « Mechelschen », 
misschien om hem te onderscheiden van anderen, en hij 
was werkzaam te Mechelen omstreeks i56o. 



144 ' MECHELSCHE 

Hij gaat door voor eenen goeden landschapschilder. 
Verdere bijzonderheden zijn over hem tôt nog toe niet 
gekend. 

Immërzeel, De levens en werken der Hollandsche en Vlaam- 
sche knnstschilders, beeldhouwers, gf'aveiirs en boiiwmeesters. 

Nagler, Ncues algemeiner Kùnstler lexicon. 

SiRET, Dictionnaire historique et raisonné des peintres de 
toutes les écoles 

Van Mander, Carel, Le livre des peintres. 



VAN RAUBERGHEN, Philip 

Norb&i'tijner Kanunnik en 34' abt van Grimberghen 



Van Rauberghen zag het lieht te Mechelen, ten jare 
i544, in het huis « den Rollewagen » geheeten, gelegen 
recht over de Steenstraa.t. 

Den kloosterlijken staat omhelsd hebbende, werd hij, 
in de hoedanigheid van kanunnik premonstreyt, gelast 
met het bedienen van de parochie Wemmel in Brabant, 
gelegen op een zestal kilometers van Grimbergen. 

In i5g4 verhief hem de algemeene keus zijner kloos- 
terbroeders tôt de weerdigheid van abt van het oude en 
vermaarde klooster van dien naam. De abt van Parck, 
algemeen Vikaris van het orde, zat dezen keus voor, wel- 
ke den ig Mei door Jan de Fruetis, generaal, goedge- 
keurd werd. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN 145 

Rauberghen ontvong den 3o Mei de gebruikkelijke 
wijding te Brussel, in de kerk van de H. Maria-Magda- 
lena, door Jan Lesley, bisschop in partibiis van Ross, 
bijgestaan door Lieven Cauwenbergh, abt van Dili- 
ghem, en Jan Boenencroy, overste van Coudenberg. 
Nochtans werd hij, door eigen toedoen, eene tweede 
maal in die weerdigheid bevestigd, den 8 Januari 1600, 
door den Nuntius Octave Frangipani, en wel om rede 
dat, door de pauselijke goedkeuring gesterkt, hij met 
meerder gezag en nut zijne abtsplichten en verbintenis- 
sen zoude kunnen waarnemen. 

Rauberghen werd 00k kapellaan van Zijne Majesteit 
benoemd den 8 September 1606. 

Hij was afgevaardigde bij de Staten van Brabant en 
overleed te Grimbergen, den 10 februari i6i3. 

Men is het ééns om teverklaren, dat Van Rauberghen 
de grootste diensten bewees, zoo aan Godsdienst als aan 
kloostergemeente, aan wiens hoofd hij omstreeks negen- 
tién jaren lang gestaan heeft. 

Men kan, wel is waar, opwerpen dat hij, zoo doende 
slechts de plichten van zijne weerdigheid heeft waarge- 
nomen. Doch men verlieze niet uit het 00g, de gansch 
buitengewone moeilijke tijdsomstandigheden die hij be- 
leefde en die, verre van zijne taak te gemakkelijken, de 
uitvoering er van met de grootste hindernissen en moei- 
lijkheden deden gepaard gaan. 

De zoo woelige geloofsverdrukkende dagen uit de 
tweede helft der xvi^ eeuw zagen Rauberghen onver- 
poosd en onvermoeibaar, ailes trotseerende, met aan- 
moedigende en overtuigende welsprekendheid, in Bra- 
bands hoofdstad het woord Gods verkondigen, de zieken 
bezoeken, biecht hooren en de HH. Sakramenten be- 
dienen. 

Later, wanneer betere tijden opdaagden, en het aan 
de verstrooide kloosterlingen gegund werd hunne schuil- 



146 MECHELSCHE 

plaats te Brussel te verlaten en het kloosterhuis van 
Grimbergen opnieuw te betrekken, was er gebrek, zoo 
wel aan gecstelijke disciplien aLs aan geldelijke midde- 
len, om wéér goed te brengen wat door de omwenteling 
vergruisd of in vergetelheid en niet ondeihouden gevallen 
was. 

Rauberghen kende geene rust zoo lang in dit ailes 
niet voorzien was, en kloostergebouwen en kerk en abts- 
woning uit hunne puinen heropgerezen waren. Ten dien 
einde, leest men, « hield hij zeer nauw huis, sparig aan 
zijn zelve, zoodat hij nauwelijks zijnen nood voldeed ». 

Zoo bereikte hij eindelijk zijn doel, als wanneer hij, 
in den ouderdom van acht-en-zesentig jaren, « zingende 
den lofzang Ave maris stella », zaliglijk in den Heer ont- 
slicp. 

Zijn grafschrift herinnerdc die uitstekende hoedanig- 
heden, en met rede luidde het : 

« In dit graf rust broeder Philippus Van Rauberghen, 
» uitmuntend door zijne welsprekendheid, zijn geloof en 
» zijne leeringen. Wanneer dit Norbertijnershuis, met 
» zijne aanhoorigheden en hoeven door de oorlogen ver- 
» woest lag, herstelde hij het in zijnen vorigen staat. » 

Hoc tegitiir tiimulo f rater a Raiiberghe Philippus, 

Doctrina, eloqiiio, religione micans. 
Hœc diim marte domus N orbertina vasta jaceret, 

Et villœ, prisco reddidit iste loco. 
Terra tegit terram, sed spiritiis astra siibivit. 
Die, lector, blanda, page quiescit. Amen. 

Archicvcn van de Abdij van Grimbergen. 

Beschrijf van de stadt Mechelen. Voorgestelt bij een Vriende- 
lijke Verliandelinge, door twee curieuse gocde Vrijiden, 
Pepinus komende van Brussel, zijnen vriend Ludolphus 
tôt Mechelen besoecken in het jaar ijjS. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN I47 

De Ram, Synodicon Belgicum. Gallia christiana. 
Sanderus, Chorographia Abbatiae Grimbergi. 
Van Craywinckel, Légende der Heiligen. 
Van Gestel, Historia Sacra et Profana Archiepiscopatus 
Mechliniensis. 



Hercules PONTIUS (DU PONT) 

Kronijkschrijver 



Remerus Valerius kende eenen Pieter Du Pont en 
haalt van hem eene geschrevene kronijk aan, als kunnen- 
de met nut door de Mechelsche geschiedschrijvers ge- 
raadpleegd worden. 

Piron, in zijne Levensbeschrijving van Mannen en Vron- 
wen...., spreekt van eenen Hendrik Du Pont als 
schrijver eener kronijk, welke met het jaar 754 begint en 
met 1467 sluit. 

Noch Valerius, noch Piron gevenden juistenvoornaam 
van den schrijver op, en het is wel aan Hercules Pon- 
Tius of Du Pont dat men eene kronijk te danken had, 
waarvan heden slechts een gedeelte, en dan nog in kopij, 
onder n» 13727 in de Koninklijke boekerij te Brussel be- 
waard is. 

Dit uittreksel, naar het op het einde luidt, werd geno- 
men door Pieter Du Pont, notaris in « haar hoocheden 
Grooten Raede alhier binnen Mechelen geadmitteert ». 

Deze notaris oefende zijne bediening uit van iSgo tôt 
1620. Zijne ambtspapieren berusten tôt heden nog op 
het Gerechtshof dezer stad. 



148 MECHELSCHE 

Men vinclt eenen Peter Du Pont, in i5gT, rentmees- 
ter wezende van 't klooster Salvator, genaamd Thabor, 
en in i5g2 als proviseur van St-Rombouts kapel. 

Het extract der kronijk van Hercules Du Pont, dat 
Peter (misschien aan hem door familiebanden verwant), 
gelijkvormig verklaart met het oorspronkelijke schrift, 
vangt aan als volgt : 

Extract vuyt seker ont handtboeck gemacckt bij Hercules du 
Pont in welckcn bocck dat staet dat int Jaer naer Christus onsen 
heerc gcboorte anno seven hondert twelve dat alsdocn regneerden 
in Vranckrijck Pipinus, Amandus, Willebrordus, Lambertus, 
Lebuimiis en Hubert us die preekten dwoort Godts in Brabant ; 
anno ^54, was een artsbiscliop wettich sone van den coninck van 
Schotlandt den welckcn Mechclen gebracht heeft tôt kersten ghe- 
loove, ende naer veel andcr articulen van geschiedcnissen sulckx 
als hier naer volght. 

Hier krijgt men dan het omstandig verhaal te lezen 
van den oproer ontstaan te Mechelen, in de maand Ju- 
li van het jaar 1467, en waartoe eenen inbreuk op het 
zoo betwistte privilégie van stapelrecht voor zout, visch 
en haver aanleiding gaf. Daarop volgt de aanhaling eener 
reeks stukken die, op het toen reeds eene eeuw durende 
geschil betrekking hadden, en waarvan het laatste opge- 
geven stuk dagteekent van 22 Julij i635. 

Wie was nu Hercules Du Pont? 

Diens voornaam is niet alledaags en z6ô men hem 
aantreft op een tijdstip dat met de aanduidingen van het 
handschrift overeenstemt, mag men met zekeren schijn 
van waarheidveronderstellendat men den juisten persoon 
vôôrheeft. 

Zoo verneemt men uit « zeker register berustende op 
de Tresorij der stad Mechelen », zegt de Chronologische 
aanwijzer, dat op 12 September iSyS, Hercules du 
Pont in de handen van de communemeesters zijnen eed 
als ce stadscontrollcur » aflegde, en wel in dczer voege : 



LEVENSBESCHRIJVINGEN I49 

« Dat hij Hercules zal houde goede controlle van aile 
» de materiale van der stadt iegenwoordich in esse zijn- 
» de ; die zelve wel te beware en gade te slaen gelijck 
» zijn eyge proper goede, en voorts goeden toesicht te ne- 
» men op de werklieden en op heurlieden handel, elck 
» in't zijne, gelijck hij in zijn eygen zake soude moghen 
» doen; insgelijcks dat hij wel getrouwelijck aile weken 
)) zal overbrenghe de dachure van elcken werkman en 
» voirs te doen gelijk een goed en getrouwe controUeur 
» schuldich en gehouden es te doen. » 

Niet lang echter bekleedde Hercules du Pont deze 
plaats; immers op 23 Meert iSyS, vindt men dat Jan 
BouRNON op zijne heurt en in de hoedanigheid als hier- 
boven, den eed aflegt in « plaatse en bij deportement 
van Hercules du Pont ». 

Moet men van het woord deportement afleiden dat Her 
CULES DU Pont de stad heeft moeten ontruimen? Wat 
kon de reden daarvan geweest hebben ? Was het mis- 
schien voor zaken van Godsdienst, gelijk het aan meer- 
deren voorviel? 

Eindelijk de kerkregisters van SS. Pieter en Pauwel 
melden, dat Hercules du Pont begraven werd op 12 
September i585. 

Deze kronijkschrijver schijnt dan te huis te behooren 
bij die reeks, niet zonder verdiensten wezende stadsgeno- 
ten, die in vroegere tijden het zich als eene plicht aanre- 
kenden,enernstigmeenden eene zendingte vervullen,met 
voor het nageslacht het verhaal der feiten en voorvallen 
te bevvaren, waarvan zij ooggetuigen geweest waren. 

Zoo lang zij zich daarbij bepaalden verichtten zij prijs- 
baar werk, en slechts enkelen traden die grenzen niet 
te buiten ; doch meerderen schreven soms letterlijk de 
van vroeger levende dusdanige gemaakte opstellen af en 
dienden ze als eigen werk op. 

Zoo 00k is het het geval geweest met de kronijk van 



l5o MECHELSCHE 

Hercules du Pont, ten minste, voorwathet gedeeltebe- 
treft dat handelt over den oproer van 1467; door Hendrik 
CoELPUT (1606-1669), afgeschreven en in dezes Kronijk 
prijkende zonder aanduiding van ooisprong, zoude men 
het aanzien kunnen als pennevrucht van hem die eene 
halve eeuw later als du Pont hier te Mechelen werk- 
zaam was. Het tegenovergestelde is waarheid. 

Meer dan waarschijnlijk heeft Remerus Valerius de 
kopij van Pieter du Pont, bij gebrek aan de kronijk van 
Hercules, als het oorspronkelijke schrift aanzien. Ten 
andere,geeft Piron genoegzame inlichtingen over de door 
hem genoemde kronijk, om ze te vereenzelvigen met het 
handschrift dat te Brussel bewaard is. De voornaam 
Hendrik van den schrijver schijnt dan eene lezingfeil te 
wezen, en ongetwijfeld beoogt Piron, zoowel als Vale- 
rius, Hercules du Pont waarvan hier spraak is. 



REYMAERS, Rumoldus 

Kaniinnik 



Rumoldus Reymaers werd geboren te Mechelen in de 
eerste helft der xvi' eeuw en is aldaar overleden den 
4'" Januari 1377. 

Licentiaat in de Godgeleerdheid van de hoogeschool 
van Leuven, vroeg hij in i562 de pastorij van Onze Lie- 
ve Vrouwe kerk over de Dijle te Mechelen, welke door 
het afsterven van Egidius Yan der Jueght open stond. 

Die benoeming moest gedaan worden door het kapittel 
der hoofdkerk. 

Twee dezes leden, kanunnik Antgnius Conthault, 



LEVENSBESCHRIJVINGEN IDI 

geestelijke Raadsheer bij den Grooten Raad, en de 
deken Rumoldus Vergheest, lagcn met elkander over- 
hoop, daar zij zich niet verstaan konden wanneer het er 
voor ieder van hen op aan kvvam, van, gelijk men in de 
wandeling zegt, van wéék te zijn. Beiden hadden hun 
nen kandidaat voor de openstaande plaats. Reymaers was 
door den eersten voorgesteld, en Philippus Boetius Van 
Helmont door den tweeden. Reymaers had, den 12 
April, gezagvoerders aangesteld om het vereischte te 
doen, en hij biedde zich in persoon aan, den 3o April. 

Tusschen beide kanunniken onstond er dan een stre- 
ven om het welgelukken hunner wederzijdsche kandida- 
ten, en dien strijd viel eindelijk ten voordeele van Boe- 
tius uit. 

Om Reymaers min of meer over dien tegenslag te 
troosten, werd hem, bij pauselijke provisie, een jaarlijks 
pensioen van 36 gulden op de pastorij toegestaan. Hij 
genoot daarvan tôt aan zijnen dood. 

Bij het oprichten der nieuwe Bisdommen in de Neder- 
landen en het herinrichten van het Metrapolitaan Kapit- 
tel, werd Reymaers kanunnik genoemd ; in die hoeda- 
nigheid volgde hij aan deken Vergheest op, dien Gran- 
VELLE, te gelijkertijd met Maximiliaan Morillon, tôt 
de waardigheid van z\lgemeenen Vikaris verheven had. 

Reymaers was de eerste gegradueerde in de Godge- 
leerdheid, die door brieven van Kardinaal Granvelle, 
luidens de oprechtingsbuUe, genoemd was. 

Hij trad in dienst den 17 Juli, alhoewel zijne benoe- 
ming reeds van den 5'" Mei dagteekende. 

Bij laatsten wil, voor notaris Bogaerts uitgebracht, 
stichtte hij eene studiebeurs ten voordeele van het groot 
collegie van Godgeleerdheid te Leuven. Hij stichtte ook 
een jaargetijde in St-Romboutskerk en een in het kloos- 
ter van Thabor, waar hij eertijds biechtvader geweest 
was. 



l52 MECHELSCHE 

Hij werd begraven in St-Romboutskerk, in de kapel 
toegewijd aan de HH. Macarius en Antonius. Zijn giaf- 
schrift luidde als volgt : 

Hier bij dcsen autaer Icght begraven 

Heer Romboiit Reymaers 

Licentiaet in de Godtheyt 

Canonick in zijn levcn deser kcrcke 

die sterft in hct jacr ons heere iSy/ 

dcn 4 dag van janîus. 

AzËVEDO, Chronijcke van Mechelen. 

Baeten, J., Verzaineling van naamrollcn betrckkclijk de kcr- 
kelijke geschiedenis van het aartsbisdom van Mechelen. 

FoppENS, Notitia Capitidi Mechliniemis (hs. in het aarts- 
bisdom). 

Gyseleers-Thys, Chronologische Algemeenen acnwijzer (hs. 
op het stadsarchief). 

Van den Eynden (Kan.), Provincie, stad en de district van 
Mechelen 

Van Helmont, Capitidum Mechliniense (hs. in het aarts- 
bisdom). Viri insignes capitidi M echliniensis . 



RUTZ, Gaspard 

Schilder en plaatdrukker 



Deze Mechelaar, welke omstreeks het midden der 
xvi" eeuw hier ter stede zijne kunst uitoefende en zijnen 
handel dreef, werd betrokken, met andere onzer inboor- 
lingen, waaronder menige kunstenaar, in de zoo treurige 



LEVENSBESCHRIJVINGEN l53 

voorvallen welke hier ten lande, tijdens de godsdienst- 
oorlogen ontstonden. 

Wanneer hertog van Alva die oproeren met geweld 
dempen ging, treft men Rutz op den lijst der talrijke 
schaar uitwijkelingen die geloofsvrede en tevens eene 
veilige schuilplaats in den vreemde zoeken gingen. 

De stad Keulen werd Rutz' toevluchtsoord, want daar 
vind men, hem betreffende, de volgende aanteekening 
in de verslagboeken van den Raad : 

« iSôg, 3i Aug, Jasper Rutz schilder. Jaspern Rutz 
» van Mechelen is, naar zijn verzoeken, geoorloofd in 
» deze stad te wonen, er zich eerlijk en vroom naar de- 
» zer stad ordonnantiën zonder klagen te gedragen en 
» zich met het schildersambt bezig te houden. » 

Als dusdanig verschijnt hij ook in een oud register dat 
tôt in de xvi^ eeuw terugwijst. 

De huisraad van Rutz, hier te Mechelen, was in de 
maand December iSôy door den huissier Servaas Ba- 
chelier aangeslagen geweest en geschat op 208 ponden 
en 40 stuivers. 

Onder andere meldt de daarvan gemaakte inventaris 
en zonder meerdere aanduidingen, een aantal doek- 
schilderingen « légères paintures sur thoyle » welke, 
gedeeltelijk aan vreemden toehoorende, aan Rutz voor 
den verkoop waren toevertrouwd geweest. 

Men weet daaruit ook, zegt Neeffs, dat onzen stads- 
genoot woonde in de Ste-Kathelijne straat, in een huis 
wiens uithangberd een paard droeg, doch dat in de 
rekeningen van Petrus de Mesmaker, Raadsheer des 
Konings en ontvanger der verbeurde goederen te Meche- 
len, de « gulden schildersezel » genaamd wordt. 

Het is dan meer dan waarschijnlijk dat Rutz niet 
alleen zelf de kunst beoefende, maar dat hij zich tevens 
bemiddelde om de penseelvruchten zijner kunstbroeders 
aan den man te brengen. 



i54 mecHelsche 



Verder moet Rutz ook plaatdrukker en uitgever ge- 
weest zijn, zoo men ten minste kan afleiden van de 
aanduidingen op zekere platen en boekwerken waarge- 
nomen, waar hij als a excudor » op vermeld staat. 

Zoo verscheen in iSyy, te Keulen, een boekwerk met 
koperen platen verrijkt : Abraham De Bruyn's, Diversa- 
rmn gentium armatura cqiiestris. De inleiding aan dit werk 
bevat den naam van den uitgever welke er zich Jaspar 
Rutus Mechliniensis noemt 

In de kataloog van Petrus Wouters, kanunnik van 
St-Gommarus te Lier, een in-8", gedrukt te Brussel, in 
1797 (bl. 325, no i83), kan men den titel van een tweede 
boekwerk lezen, alzoo vermeld : Habits des nations étran- 
gères rassemblés par Jac. Boissard et gravés par le soin de 
Gaspar Rutz de Matines, in-65, pi. oblong, i58i. 

Eindelijk, naar Nagler's aanduiding, kent men nog 
van Rutz : 

De Rîist op de Vlncht naer Egypte, naar F. Baroccio 
(Caspar Rutz, excud.). 

Het laatste avondmaal (Livius forlivetanus In. Casp. 
Rutz, exe. i582), eene kopij naar Corn. Cort. 

Ongeveer een drij kvvart eeuws later, en wel in i65o, 
treft men als kopergraveerder eenen anderen Rutz aan, 
wiens naam voorkomt onder eene kleine plaat verbeel- 
dende de H. Anno, tweede aartsbisschop van Keulen, 
dragende het model eener kerk. Op den achtergrond ver- 
rijscht de kerk der H H. Gereon en Joris te Keulen. 

Volgens de Liggeren der Antwerpsche St-Lucasgilde, 
was er alsdaar een Gasper Rutz, « gelasmaecker », wel- 
ke in i583 als meester's zoon geboekt staat; diens zoon. 
was « houtbreker van weeckhout ». 

In aile geval, zoo den vader van den « gelasmaecker » 
met den Mechelschen Rutz moet vereenzelvigd worden, 
dan is diens verblijf in den vreemden van korten duur 
geweest, en zou hij, dank de politieke omstandigheden, 



LEVENSBESCHRIJVINGEN l55 

na weinige jaren van zijne verbaiining teruggekomen 
zijn. 

Verdere biographische bijzonderheden, geboorte noch 
stervensdag, zijn tôt heden van hem niet gekend. 

Kramm-Christiaan, De levens en werken der Hollandsche 
en Vlaamsche kunstschilders , beeldhouwers, graveicrs en 
bouwnieesters van den vroegsten tôt op onzen tijd. 

Kôlnischer kiinstler in alter und neuerzeit Johann Jacob Mer- 
Los neii bearbeitete und erweiterte nachi'ichten von dent 
leben iind den werken Kôlnischer Kûnstler. H erhaiisgegeben 
von Edward Firmenich Richartz tinter mitwirkîing von Her- 
mann Keussen. 

Nagler, Nettes algemeiner Kiinstler Lexicon. 

Neeffs, Histoire de la Peinture et d<i la Sculpture à Ma- 
tines. 

RoMBAUTs en Van Lerius, De Liggeren en andere Histo- 
rische archieven der Antwerpsche Sint-Lucasgilde. 



SMETS 

Schilder 



De kunstenaars van dien naam zijn herkomstig van 
Mechelen, en leefden meest allen in de xvi' en xvii' eeuw. 
Hunne werken vindt men in den vreemde, en vooral in 
Frankrijk. 

Zôô is het, door Pinchart, bekend dat een Kersten 
Smets, schilder, naar Frankrijk uitweek in het begin van 
het jaar i55o, en zich te Lyon neêrzette. Hij trad vervol- 
gens in den dienst van den koning van Navarre, Hen- 



l56 MECIIELSCHE 



DRiK d'Albret, die zijne kunst benuttigde aan het ver- 
sieren van het alom gekende en vermaarde slot te Pau. 
Wanneer hem, door den dood, zijn beschermer ontno- 
men werd, bleeft Smets in den dienst van den hertog 
VAN Vendôme, schoonzoon van den oveiiedene, tôt wan- 
neer de wapenstilstand van Vaucclles, tusschen Hendrik 
II en Karel V, Smets toeliet, omstreeks Kerstmis van 
het jaar i556, in zijn vaderland terug te keeren. 

Deze tijdelijke vrede was van korten duur, en bij 
het hernemen der vijandelijkheden, werd Smets, die 
men dacht van franschen oorsprong te zijn, te Brussel 
in echtenis genomen. Het is nochtans te betwijffelen of 
de gevangzetting van Smets van langen duur geweest is, 
daar hij aan Philip II, opvolger van Karel V, bij dezes 
laatsten troonsafstand, een smeekschrift zond, dat zoo 
v/elsprekend en behendig de zaak van den ondergetee- 
kenden pleet, dat het moeilijk zoude geweest zijn 
aan die dringende en overtuigende redenen te weder- 
staan. 

Daar men de naam van Smets te vergeefs zoekt op den 
lijst der Mechelsche meesters van dien tijd, mag men 
veronderstellen dat onze stadsgenoot geene meerdere 
hinderpalen te overwinnen heeft gehad om terug naar 
Pau te gaan, alwaar, zoo hij in gemeld schrift aanmerken 
deed, de hertog van Vendôme hem nog 5oo franken 
schuldig was. 

lets meer dan eene eeuw later, vindt men melding van 
eenen anderen schilder van dien naam, te Auch (Dépar- 
tement du Gers, Frankrijk). Hij trad aldaar in den echt 
op 24 Februari 1708, met Joanna Cornu, dochter van 
Frans, notaris, en Joanna-Maria Seutetz. 

Nagenoeg omtrent dien tijd werden er, vôôr en van het 
magistraat van Auch, jaarlijks portretten uitgevoerd, en 
men is niet verre van te gelooven dat Smets daar in mede 
hielp. Spijtig genoeg is het dat deze verzameling met de 



LEVENSBESCHRIJVINGEN iSj 

fransche omwenteling, op de groote markt der plaats, 
verbrand is geweest. 

Jacob S mets, want zulks was de naam van onzen me- 
deburger, was zoon van Pieter, eenen mechelschen 
Bouwmeester, en Catpiarina Barnabe, en zou, volgens 
de doopregisters van Ste-Kathelijne kerk, op 17 October 
1680 kersten gemaakt zijn. Hij stierf te Auch, in den ou- 
derdom van 84 jaren, in 1764. Volgens het leerjongens- 
boek van het mechelsche schildersambacht, zou hij in 
1691, als leerling van Jacob Smeyers, vader van Egied, 
aangenomen geweest hebben. 

Van zeer jongs af werkzaam, is het niet te verwonderen 
dat hij een groot getal werken heeft kunnen voortbrengen 
en deze treft men meestendeels in kerken aan. Doch 
slechts twee van die kunstwerken kan men met zekerheid 
aan hem toeschrijven, en wel eene Martelingvan S. Sebas- 
tiaan, in de kleine kerk van Meilhan bij Auch, en eene 
Afdoening van het Kriiis, gedagteekend van 1743, van 
middelmatige uitvoering, in de Jacobijne kapel te Auch. 

Uit zijn huwelijk sproten een zoon en eene dochter. 
Deze zoon, Jan-Baptist, was stom doof, leerling van 
zijnen vader, dus 00k schilder, doch, onder kunstoog- 
punt, min goed begaaft dan de vader. 

Naar aanduiding van eenen plaatselijken zoeker, M. 
Calcat, wien men ook de voorgaande inlichtingen no- 
pens de Smets van Auch te danken heeft, kent men eene 
reeks werken door Jan-Baptist voortgebracht. 

Aanmerkingswaardig is het dat deze Smets meest 
altijd zijn lichaamsgebrek openlijk bekend en zijne 
werken steeds teekende : Peint par J. B. Smetz, muet, à 
Auch. 

De van hem gekende werken zijn dan de volgende : 

Muséum van /^«c/^ ; de beeltenissen van den H. Jeroôm 
en van Pater Amhroise de Loniby. 

Kapel van den H. Antonius der hoofdkerk : een drij- 



l58 MECHELSCHE 

luik, verbeeldende, in het middengedeelte, den H . Ro- 
chus, en op de zijdeuren de HH. Antoniiis en Paiilus. 

Kapel van S. Eloy : de H. Dominicus den roozenkrans van 
de H. Maagd ontvangende. 

Kapel der Jakobijnen : Christiis aan het Krnis. 

Kerk van Castin : Christus aan het Krnis. 

Kerk van Meilhan : 0. L. V . van Wee. 

Kapel van het Vagevuur, in de oude hoofdkerk van 
Lectoure : eenen man en eene vrouw uit het vagevuur door God 
den Vader verlost. 

Klooster van den Carmelusberg : de berouwhebbende 
Magdalena en Christus te Bethanië. 

Kapel van het kasteel Saint-Jean-le comtal : eene 
onbevlekte ontvangenis. 

Kapel van het kasteel Verduzan : Het hnwelijk van Maria 
en Joseph, dat later, bij veiling, in onbekende handen is 
overgegaan. 

Calcat, Les deux Sniets, peintres à Auch (Société archéo- 
logique du Gers. Soirées archéologiques, etc., t. Vil, 
pp. 72 et ss. Bulletin, t. I, pp. 33-36, igoo). 

Pin G H ART. Archives des Arts, Sciences et lettres. 

H. CoNiNCKx, Le livre des apprentis de la corporation des 
peintres et des sculpteurs à Matines. 



DE ROOSTER, Jaak 

L andschapschilder 



Deze schilder moet omstreeks het midden der xvii^ 
eeuw te JNIechelen geboren zijn. Later vindt men hem 



LEVENSBESCHRIJVINGEN l5g 

als leerling bij den franschen meester Nicolas Poussin, 
wiens invioed hij in ruime mate ondergaan heeft. 

Het eenige, tôt hiertoe van hem gekende werk, is een 
landschap, van tamelijk groote afmeting, dat heden 
prijkt op het stadsmuseum. 

Naar klassieken smaak samengesteld, in den trant die 
zoo eigen aan Poussin was, ziet men op dit stuk : rechts, 
op het voorplan, eene fontein aan den ingang van eenen 
in puin gevallenen tempel, waarbij zich eenen groep per- 
sonen bevindt ; meer opwaarts ontwikkelt zich het eigen- 
lijke landschap ; op den achtergrond ziet men eene reeks ge- 
bouwen, waaronder eenen tempel, onregelmatig geplaatst 
aan den voet van eenen berg. Hier en daar ontwaart 
men andere personen die het landschap verlevendigen. 

Dit tafereel meet 2"'52 X a'^SS, en werd aan het mu- 
séum geschonken door M. Piscaer, staadssekretaris. 

Zonder een meesterstuk te zijn, maakt die schildering, 
als versiering, toch tamelijk goeden indruk. 

Desaillez d'Argenville, Abrégé de la vie des plus fameux 

peintres. 
Nagler, Nciies algemeiner Kiinstler Lexicon. 
Neeffs, Histoire de la peinture et de la sculpture à Matines, 

iD., Catalogue du musée de Matines. 
SiRET, Dictionnaire historique et raisonné des peintres de 

toutes les écoles. 



VAN ROOST, Willem 

Geestelijke schrijver 



Geboren te Werchter, op 24 Julij 1661 en gestorven te 
Eckenduinen, bij den Haag, op 22 Februari 1746. 



l6o MECHELSCHE 

Vaî^ Roost was hier ten lande een der ieverigste 
voorstaanders van het Jansenismus en verwierf daardoor 
eene droevige vermaardheid. 

Met onvermoeibaren vlijt, eene betere zaak waardig, 
zag men hem woord en pen ten dienste eener verdachte 
leering stellen, de vermaningen zijner overheid versma- 
den en dezer beslissingen het hoofd bieden. 

Doch was het niet van den eenen tôt den anderen dag 
dat de wederspannige priester tôt dien staat van hard- 
nekkigheid en versteendheid kwam. Van lieverlede 
verergde eene, in den beginne, verdokene beknibbelings- 
lust en halstarrigheid, en wanneer paus Clemens XI 
door de bulle Unigcnitiis de Honderd en een voorstellen van 
den franschen Jansenist Quesnel, als strijdig met de 
leeringen der H. Kerk verklaarde, en later deze beoor- 
deeling bekrachtigde met de encycliek Pastoralis qfficii, 
weigerde Van Roost vlakaf zich aan 's Pausen besluit- 
selen te onderwerpen. 

Deze hoogst laakbare handelwijze ging gepaard met 
een privaat leven, den dienaar Gods onwaardig, en bracht 
Van Roost voor het geestelijk gerecht van het aarts- 
bisdom. 

Het onderzoek dat ten zijnen laste geopend werd, 
bracht zijne woelige en weinig stichtende levenswijze 
aan den dag; en, alhoewel de bijeenverzamelde getuige- 
nissen, misschien niet altijd van overdrijven en on- 
beduidendheid vrij te pleiten zijn, vormen zij eene 
opeenstapeling van bewijzen die den afloop der zaak 
ruimschoots wettigen. 

Bij het doorbladeren van den daarop betrekkelijken 
bundel treft: men menige bijzonderheden aan, die de taak 
van den levensbeschrijver niet weinig vergemakkelijken. 

Gepromoveerd in de tweede linie te Leuven, zegt 
Baetens, in zijne Verzameling van naamrollen.., werd 
Van Roost bachelier formecl in de Théologie, professor 



LEVENSBESCHRIJVINGEN IDI 

van Syntaxis in het collegie van de H. Drievuldigheid te 
Leuven, in 1692 pastoor te Wilte, in het diocees van 
Luik, en in 1700 pastoor van het gasthuis te iVntwerpen. 

Reeds van toen af kon Van Roost, voor al wat met de 
Jansenistische leerlingen in betrekking stond, met moeite 
eene zekere voorliefde bedwingen. Wanneer dit aan de 
ooren kwam van Mgr Van Beugem, Bisschop van Ant- 
werpen, wilde deze prelaat daarover grondig ingelicht 
wezen. Intusschentijd had Van Roost de stad verlaten, 
wel voorziende dat, zoo het 00k gebeurde, hij van zijne 
bediening zoude opgeschorst worden. 

Die vernedering was hem geene aanbeveling in de 
gunst zijner naburen en daarom achtte hij het voorzichtig 
niet langer te verwijlen in het kleine dorp, tusschen 
Sint-Truiden en Sint-Leeuw gelegen, waar hij zich voor- 
loopig ophield. Hij trok verder, en hij ging zich vestigen 
te'Gronkele, een gehucht gelegen op eene mijl afstand 
van Sint-Truiden, in het bisdom van Luik. 

Daar gehuisvest bewerkte hij ten zijnent eene vereeni- 
ging van vrouwen ; deze werkten om haar met handen- 
arbeid een onderkomen te verschaffen, terwijl hare geeste- 
lijke belangen aanVAN Roost toevertrouwdwaren. Gelijk 
het te verwachten was, gaf deze inrichting weldra tôt 
opspraak aànleiding. 

Van Roost werd uitgenoodigd om te verschijnen voor 
het consistorie van het bisdom Luik, en daar uitleg over 
zijne doenwijze te geven. Hij beliep daarvoor eene strenge 
berisping. 

Men verweet hem verder van te Sint-Truiden te ver- 
spreiden en aan te leeren eenen door hem aldaar 
gemaakten en gedrukten catechismus, een onverpoosd 
werken om handlangers aan te winnen, in een woord 
zich zôô te gedragen dat hij verdiende de tamboer der 
Janscnisten genoemd te worden. 

Zoo stonden de zaken voor Van Roost, wanneer in 



102 MECHELSCHE 



1711 de aartsbisschop van Mechelen, Humbert a Pr.î:- 
ciPiANO, het tijdelijke met het eeuwige verwisselde. De 
openstaande stoel bleef tôt in 1717 zonder titularis. 

Ondertusschen zocht het metropolitaan kappittel eenen 
opvolger te geven aan den plebaan, Lambert Baerts, 
dien men verdacht de leeringen te deelen welke in iyi3 
door de bulle Unigenitus veroordeeld geweest waren. 
Eenige kanunnikken dachten aan Van Roost, en beij- 
verden zich om van dezen te vernemen welke, desnoods, 
zijne gedragslijn tegenover de meergemelde bulle zoude 
geweest zijn. Eene goede betrekking in vooruitzicht 
hebbende, en raisschien 00k wel een gunstig teriein 
beoogende om op tijd en stond zijne bekeeringslust den 
vrijen teugel te laten vieren, beloofde Van Roost al wat 
men wilde, bijgevolg eene volkomene onderwerping aan 
de Pauselijke schikkingen en aan al de anderen die daar 
op zouden volgen. Zoo kwam het dat, niettegenstaande 
meer dan twijffelachtige voorgaanden, Van Roost als 
kanunnik-plebaan van St-Rombouts ingeleid werd op 
8 October lyiS. 

Eindelijk kwam er een opvolger aan den afgestorvene 
aartsbisschop; Thomas-Philippus d'Alsace de Boussu 
wasmet deze hoogeweerdigheid bekleed, wanneer in 1718 
de encycliek Pastoralis officii het licht zag. 

Deze aartsbisschop was de eerste der belgische 
kerkvoogden die zich openbaarlijk en plechtig aan 
's Pausen woord onderworpen verklaarde. De grootste 
meerderheid zijner geestelijkheid volgde zijn voorbeeld; 
zoo was het ten minste met het metropolitaan kapittel 
gelegen. Van Roost alleen en zijn onderpastoor Jan 
Van Leydecker, maakten daarop uitzondering en ver- 
klaarden niet ééns te zijn met de leeringsverklaringen 
van den aartsbisschop, welke op 17 October [718 ver- 
schenen waren. 

Op 3 November zond \'an Roost een rekwest aan den 



LEVENSBESCHRIJVINGEN l63 

Staatsraad, waarin hij het geschil blootlegde en zijn 
gedrag trachtte te wettigen, onder voorwendsel dat de 
bulle niet met de gewone pleegvormen was afgekondigd 
geweest, en dat deze niets dan stoornis onder de geloo- 
vigen brengen kon, zoo als het in Frankrijk geschied was. 

Daar hij ook voor de gevolgen zijner wéérspannigheid 
vreesde, stelde hij ailes in 't werk om de burgerlijke 
overheid ten zijnen gunste te stemmen. 

De daarop volgende dag werden, door het metropoli- 
taan kapittel, pogingen aangewend bij Van Roost om 
hem op zijne verklaringen doen terug te komen. Doch 
te vergeefs. Eindelijk na aile middelen uitgeputtehebben 
om het verloren schaap naar den schaapstal terug te 
krijgen, deed de Aartsbisschop den belanghebbende 
aanzeggen van voor de geestelijke overheid te verschijnen 
den lo November, na hem voorafgaandelijk van zijne 
bediening opgeschorst te hebben. 

Van Roost koos voor zaakgelastigde den notaris Van 
DER Elst; door dezen werden protest op protest gezon- 
den aan de herhaaldelijke dagvaardigingen van den 
Aartsbisschop. Van Roost, intusschentijd, wachte zich 
wel zijnen persoon ten beste te stellen. 

Eindelijk, op i December 17 18, werd de zaak aan het 
geestelijk gerecht overgeleverd ; Van Roost werd beticht 
van in 't jaar 1702, eenen boek in drukte hebben gegeven, 
voor titel voerende Geestelijke zedcpunten, welke onder- 
scheidene stellingen, door de bulle Unigenitus veroordeeld, 
inhield. In de voorrede had de schrijver verklaard zijne 
zienswijze ontleend te hebben, aan de Abrégé de la morale 
de l'Évangile van Quesnel. 

Ingezien de tijdsomstandigheden werd, op aanvraag 
van den Gouverneur Markies de PriÉ, het geding tijde- 
lijk uitgesteld. Het oogenblik was slecht gekozen om 
zich met zaken bezig te houden die op het achterplan 
geschoven werden voor anderen en wel bijzonderlijk 



164 MECHELSCHE 



door de onlusten die zoowel te Mechelen als te Brussel 
de stiengstc en onafgebrokene aandacht der overheden 
vereischten. 

Van Roost maakte van deze gelegenheid gebruik om, 
van Brussel, aan den keizer meermalen smeekschriften te 
sturen, om hem met de zaak in te lichten. Doch dit aan- 
houdend schrijven bleef steeds onbeantwoord of ten 
minste had geen gevolg, daar men van hoogerhand 
overtuigd was dat, ingevolge de bestaande schikkin- 
gen, er aan de meer gemelde pauselijke bulle, zoo wel 
als aan de vorige, het noodige gevolg moest gegeven 
worden. 

Van Roost wende zich nog tôt den Pauselijken Nun- 
tius; doch daar, veel minder dan elders, werd er aan 
zijne eisschen gevolg gegeven. 

Ondertusschen ging Van Roost onverpoosd voort met 
de Jansenistische geloofsbegrippen met woord en daad 
aan te preken en te verspreiden. 

Zoo leerde hij in sommige scholen der stad, in den 
Bruul en in de Boodschap in de Kathelijne straat, 
eenen daartoe opzettelijk geschreven catechismus, alhoe- 
wel hem dit door den Scholaster was verboden geweest. 

Verder zag men hem niet omgaan dan met personen, 
zoo geestelijke als wereldlijke, verdacht van de gedoemde 
leeringen aan te kleven. Onder andere met Sinay, kanun- 
nik van O.-L.-Vrouw, en Borrekens, kanunnik Zellaer; 
de pastoors van Waelhem en van Bonheyden; Bessemers, 
professor van wijsbegeerte, in den Valk, te Leuven, 
SoBLETS en BossELAER belegdo hij geheime samen- 
komsten, waar er middelen beraamd werden om tegen 
het erkende gezag in zaken van geioof in te gaan; daar 
ook ontvong men jansenistische geschriften, welke ver- 
volgens verspreden werden. 

In vereenigingen van geestelijke dochters, was 
Van Roost te huis; daar ook werd hij op ontijdige 



LEVENSBESCHRIJVINGEN l65 

stonden aangetroffen, terwijl men er zich soms onledig 
hield met zaken met dewelke de godsdienst weinig of 
niets te doen had. 

Opmerkenswaardig is het, dat Van Roost te Mechelen 
zooveel bijval genoot, terwijl hij elders min gunstig 
ontvangen werd. Te Lier onder andere, was het volk, 
door het magistraat verwittigd, hem zoo vijandelijk en 
mistrouwend gestemd, dat hij daar onmogelijk eene 
woonplaats vinden kon. Het is waar, Mechelen was een 
broeinest van Jansenistism, en tôt over eene halve eeuw 
nog deed zich hier de invloed dezer wanhopigmakende 
leeringen op menigen christene gevoelen. 

Zoo verliepen een tiental jaren, wanneer de toestand 
derwijze verergerde, dat de geestelijke overheid zich 
genoodzaakt vond een nieuw onderzoek tegen Van Roost 
in te spannen en de zaak eindelijk op te roepen voor 
26 Juni 1728. 

Zoo min als vroeger beantwoorde Van Roost aan de 
herhaaldelijke dagvaardingen die tegen hem gezonden 
werden. Hij vergenoegde zich met zich daar schriftelijk 
tegen te verzetten, en ook met te vragen, dat men het 
geschil zoude onderwerpen aan het oordeel van twee 
door hem te verkiezen bevoegde Lovenaars. 

Dat mien daar niet in toestemde, laat zich gemakkelijk 
begrijpen. De rechters oordeelden dat de zaak uitgepleten 
w^as en Van Roost werd plichtig verklaard : ten eerste 
aan ketterij door de volgende werken : 

De geestelijke zedepwiten (i'j02). 

Den Goeden Reghel van den goetwilligen oefenaer ( 1J14). 

De Psalmen van David (i'j2S), 

en ten tweede, van te leiden een laakbaar en berispelijk 
leven. 

Op 23 Augustus werd Van Roost door den Cardinaal 
d'Alsace in den ban der H. Kerk geslagen en beroofd 
van zijne geestelijke bedieningen en voorrechten. Voorts 



l66 MECHELSCHE 

werd hij verwezen tôt opsluiting en vasten, en zich aan 
eenen daartoe aangeduiden biechtvader te beschuldigen 
« niet opdat hij door de absolutie van zijne zonden zoude 
ontslagen worden, zegde de officiaal Melchior, maar 
wel opdat hij door goeden raad van dcn biechtvader tôt 
betere gevoelens kome en tôt leedwezen zijner zonden, 
en zoude verdienen van door pauselijke toelating van den 
banvloek ontslagen te worden. » 

Bij verstek veroordeeld, had Van Roost het nogtans 
geraadzaam gevonden den weg te nemen naar Holland, 
het toevluchtsoord van aile Jansenisten, waar hij, in 
Amsterdam, een antwoord drukken liet aan het vonnis, 
dat hem te treffen kwam. 

Later ging hij zich vestigen bij eenen jansenistischen 
pastoor te Eyckenduinen, bij den Haag, waar hij overleed 
op 22 Februari 1746. Hij werd twee dagen daarna ter 
aarde besteld. 

Men kent van hem de volgende werken : 

Points spirituels de morale (Anvers, 1^02). 
Points spirituels de morale mêlés d'affections sur la vie et les 
misères et la doctrine deJ.-C, 2' édition (Bruxelles, 1J02). 
De goeden regel van den goedwilligen oefenaar (A^itwerpen, 

La bonne règle de l'exercice volontaire on le Dévot solitaire 
(Anvers, 1J14). 

De Psalmen van David, met korte bemerkingen op den 
Historischen, Geestelijken en Zedelijken zin ; benevens eenige 
Lofzangen der H. Schriftimr, voornamentlijk degene die 
volgens de order van den Roomschen Brevier wettelijk, in de 
Getijden der H. Kerke gelé zen worden (Gendt, 172S). 

Psalmen met verklaringen (lyig). 

Brieven van den Eerw. Heer Giiiliclmus Van Roost, canonik 
ende Plebaen van de metropolitane kerk van Mechelen, aen 
een Bnrger der zelfde stad, waer in d'ongeregtigheid van het 



Planche X 




'■00' ' - Tît 



Jaii-Baptist RIJMENANS 



LEVENSBESCHRIJVINGEN 167 

vonnis ieghen hem aldacr iiytgesproken door de Cardinael 
den 20 Aug. ij2^klaerblijkelijk wordaangewezcn uit d'Acten 
zelf in 7 vonnis vermeld (Amsterdam, 1J2S). 

Archives de l'Archevêché. Dossier Van Roost. 

Baeten, J.-B., Verzameling van naamrollen betrekkelijk de 

Kerkelijke Geschiedenis van het Aartsbisdom van Mechelen. 
Claessens, p., Histoire des Archevêques de Matines. 
De Feller, F. X., Dictiomiaire historique. 
PiRON, Algemeene levensbeschrijving der mannen en vrouwen 

van België. 
Van de Velde, Synopsis monwnentorum conciliorum omninm 

archiepiscopatus mcchliniensis , ab anno rSSg, adannum 1S02. 
Van DER Haeghen, Ferd., Bibliographie gantoise, recherches 

sur la vie et les travaux des imprimeurs de Gand. 



RIJMENANS, Jan-Baptist 

Apothekcr, Kronijkschrijvcr en Dichtcr 



Geboren te Diest den ig November 1748, van J an-Paul 
en Isabella-Theresia Cockx; echtgenoot, in eerste 
huwelijk, aangegaan den 8 April 1785, van Barbara van 
den nest; na afsterven dezer hertrouwd, met Carolina- 
JosEPHiNA V^an Humbeeck, den 12 September 1816; 
gestorven te Mechelen den 25 October 1840. 

Wat RijMENANS was, als jongeling, weet men niet. Het 
zullen gewis algeene rozen geweest zijn die hij in den 
morgend van zijn leven plukken mocht, en misschien ligt 
daarin de reden van die geestesgesteltenis die zich in 
philosofeerende en spotzieke uitboezemingen weleens 
zoude oplossen. 



l68 MECHELSCHE 



Op zes-en-dertigjarigen ouderdom vindt men Rijme- 
NANS werkzaam als helper, in de apotheek van meester 
Mertens den ouden. In de maand Juni 1784, en te 
gelijkertijd met Pieter Blanckx, eenen mechelaar, werd 
hij toegelaten om de vereischte bewijzen van bekwaam- 
heid tôt het oefenen van het apothekersambt te geven. 
Hij bckwam het daartoe gevergde diploma den 5 Augusti 
van dit zelfde jaar. Bij het afsterven van Mertens, nam 
hij dczes apotheek, omtrent de grootbrug(i) gelegen over. 

Uiterst goed gevuld was de lange levensbaan van 
onzen stadsgenoot. Rijk aan jaren, was Rijmenans niet 
minder rijk aan ondervinding, want hij was ooggetuige 
van de eeuwen lange veelvoudige en zoo woelige staatsbe- 
roeringen en regeringshcrvormingen der xviii^ en xix^ 
eeuw. 

Weinig, echter, schijnt hij daar mede bemoeid geweest 
te zijn, en hij heeft slechts ter loops openbare of 
ambtelijke bedieningen vervult die hem, dank het aan- 
zien dat hij onder zijne medeburgers genoot, om zoo te 
zeggen opgedrongen werden. Als Griffier van het vrede- 
gerecht van het noordkanton der stad, was hij nogtans 
langer werkzaam. 

In de maand Juni van het jaar 1790, aanvaardde hij 
schrijver te worden van de gilde « Den ouden Boog ». 

Onder het fransche bewind, in 1794, drong men bij hem 
te vergeefs aan, opdat hij zoude lid worden van het zoo 
genoemde u Comité de surveillance ». Doch later liet hij 
zich gezeggen, wanneer tusschen twee der leden van dit 
comiteit, Bertrand en Joffreoy, oneenigheden oprezen, 
en deze laatsten verzocht werd zijn ontslag in te dienen. 
Rijmenans werd in zijne plaats gesteld en vervulde de 
bediening van sekretaris. 

Als ietterkundige had hij reeds den naam verworven 



(i) Op een huis naar, rechts, als men van de Yzeren leên komt. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN IÔQ 

van een scherp spottend, bijtend doch geestig dichter, 
altijdbereidom, ten dienste van de straatkronijkmeesten- 
deels, doch ook voor andere lierzangweerdige zaken, 
zijne harp te stemmen. Wanneer men dan het verslag 
der zitting van de Nationale conventie van 28 December 
1794 onder het volk verspreiden wilde, werd Rijmenans 
met de vertaling daar van gelast. 

In lygS werd hij als lid der municipaliteit van 
Mechelen aangesteld ; doch reeds op het einde der maand 
Januari gaf hij daarvan zijn ontslag. 

Op 6 Ventôse van het jaar II (1794) was Rijmenans als 
griffier van den vrederechter Olivier genoemd geweest. 
Ditzelfde jaar nog, wilde men hem het vredegerecht van 
het pas ingerichtte tweede kanton toevertrouwen ; doch 
zulks weigeide hij, alhoewel hij op 3o fructidor jaar V 
(1797) en 9 vendémiaire jaar VI (1798) dit eervol doch 
niet weinig last opleverende ambt waarnam. 

De jury van openbaar onderwijs van het Département 
der Twee-Nethen nam hem tôt sekretaris in Februari 
1798. 

In 1799 was hij gedurende twee dagen taxateur der 
contributiën en in 1814, gedurende negen maanden, stond 
hij aan het hoofd van de bureelen van den burgerlijken 
stand. 

Doch vroeger, en wel in i8o3, was hij hernoemd 
geweest als griffier van het vredegerecht. Hij nam deze 
functiën waar tôt aan zijn overlijden. Later, op 7 Januari 
1819, noemde men hem Opzicner van het burgerlijk 
gasthuis, en op 28 Februari 1820, lid van de plaatselijke 
Geneeskundige commissie, waarvan hij ook de sekretaris 
werd. 

Uit dit ailes blijkt dat Rijmenans het niet hield met 
den vroeger bestaanden staat van zaken, en dat hij de 
nieuwe regeeringswijze, dank onwenteling en oneenig- 
heden ingevoerd, verre van vijandig was. 

12, 



170 MECHELSCHE 



Wat er 00k van zij, Rijmenans hield weinig van ambte- 
lijke kluisters en nog minder van regelmatige en eentoo- 
nige bezigheden. Verre van hem was nogtans het ge- 
dacht, na afgedane dagelijkschen arbeid, zoo maar de 
armen gekruisd door het leven te gaan, en vrije stonden 
en welverdiende rust in niets doen door te brengen. 
Dâârvan getuigen talrijke handschriften en menigvuldige 
aanteekeningen, opgezocht en bijeenverzameld, om de 
geschiedenis zijner aangenomen moederstad op te hel- 
deren en ze op tijd en stond in het licht te geven. 

Aan zijne onverpoosde werkzaamheid heeft men, onder 
andere, de volgende werken in handschrift te danken, 
welke op het stadsarchief bewaard worden : 

Guide brocders van dcn ouden edelen Kruysboge binnen de stad 
Mechelen. iSjS-ijjj; 1^00-1^24; i'j2S-ij4g; ijSo-i-jgS 
(4 registcrs). 

Extraden der stadsrekeningen van i3i i tôt i-jgi(Svol.in-fol.). 

Matériaux recueillis par de Azevedo, Van den Nieuwenhuysen 
(Henri-Dominique), de Vivario (Henri- Marie- François- 
Jacques) Rijnumans et autres antiquaires de Matines, pour 
former une histoire nationale, i vol. ^1-4"^. 

Vervolg der cronijke van Mechelen, ten tijde van het Gouverne- 
ment van den Prince Alexander van Parma, sedcrt dot 
ig November MDLXXXII tôt syne doodt den 3 December 
MDXCII, door G.-D. de Azevedo; en vermeerdert met 
verscheyde aenteekcningen, door J.-B. Rymenans. Register 
in- 4^ ( Voorsch rift) . 

In medewerking met Gyseleers-Thijs : 

Recueil chronologique d'extraits tirés tant des actes et registres 
reposant aux archives, que de différents ouvrages imprimés et 
manuscrits concernant l'histoire de la Ville et province de 
Matines, g g vol. inffol. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN I7I 

Memoriën wegcns de Mechelsche Schilders en Beeldsnyers iiyt 
den Ambachtsboeck. De Leerjonghensboek uit jaer iSSo. 

Kopij gcnomen door G. Smeyers, schilder, en volledigd 
door Rijmenans, in-4°, op 't stadsarchief. 

Verder bestatigt men dat het dichtersvuur bij Rijme- 
nans zelden smeulde, en het zich meermalen lucht gaf, 
vooral in dien kring vanjollige vrienden en viezekwasten, 
die dagelijks in den Hazenwind vergaderd, zich daar den 
Mechelschen bruinen eerlijk lieten smaken. 

Voor nabestaanden en ook voor kennissen weigerde 
Rijmenans nooit zijn dichtersgevoel en verzenmakerslust 
den vrijen teugel te laten vieren. Van huwelijk, zilveren 
en gouden bruiloft en jubelfeesten was Rijmenans de 
aangeduiden zanger en, zoo het pas gaf, van de gek- 
scheerige en kwatongerige straatkramerij de onmisbaren 
en erkenden dichter. 

Op een tijdstip, wanneer de Viaamsche taal door 
uitheemschen invloed verbasterd was en door gelegen- 
heidsdichters tôt eene ware woordenknoeierij vervormd 
werd, gaf Rijmenans doorgaans blii'ken van ongekunstel- 
den, lossen en toch tamelijk zuiveren letterkundigen 
smaak. 

Weinig of niets is er van zijn dichterswerk in druk 
overgebleven. Op het stadsarchief vindt men slechts het 
volgende : 

A en den konstrijken Heer G. Herreyns, historieschilder van 
S. M. Gustavîis den III, Koning van Sweden. Door synen 
waeren vriend J. B. Rymcnans, f. 171-8". 

A en Myn Heer De Cort, schilder van syne M. ende van syneH. 
den Prince van Condé, over sijn dicht opgedraegen aen Mijn 
Heer G. Herreyns, schilder van Giistacv den III, Koning 
van Sweden, verongelijkt door hcymelijke rond gesiroeyde 
schriften, f. in-8". 



172 MECHELSCHE 



Aen den Heere Dodor Joannes Ignatiiis Le Clercq, in hoiiwelijk 
vereenigt met de edelc Jouffrouw Maria-Theresia-Regina 
Dcllafaille, dcn 4 des jaers nS'oS, in-4° . 

Zôô het, onder letterkundig oogpunt, te betreuren valt, 
dat zeer weinige dichtwerken van Rijmenans in druk 
gegeven zijn, is het onder andere oogpunten misschien 
beter dat de Muze van Rijmenans, die zich geenszins 
schuchter en al te dikwijls weinig kiesch voordoet, zoo 
ze niet aan verheven gedachten volkomen gebrek lijdt, 
onder den sluier blijve waar de tijd haar ingewikkeld 
heeft. 

Op eene steendrukplaat is Rijmenans als een kloeke 
negentiger voorgesteld ; hem is een Juvenal in de 
handen gegeven. Zoo dit zijn lievelingslektuur was, dan 
laat zich tusschen den welgekenden Romeinschen satiri- 
kus en Rijmenans zekere overeenstemming van gedachten 
veronderstellen en verklaren zich de strekkingen en de 
aard van 's dichters uitboezemingen. 

Deze plaat (i), waarvan de teekenaar niet gekend is, 
draagt voor opschrift : 

Joannes-Baptista rijmenans 
Natus Diesthemiœ ig (/"' 1^48 

Onder aan schreef eene vriendenhand de volgende, 
voor de geestesrichting van Rijmenans zôô beteekenis- 
voUe regelen : 

Dcn anipicnacr, van gcstdtc hVijn, 
Vol geestig vucr, vol schrander hrijn, 
Van jougsheen vriend der Mnsenschaer 
Nu tiveemacl vier en viertig jaer ; 



(i) Welwillend medegedeeld door den H^ Doktor Andries. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN lyS 

Bevogt op 't spoor van béer Feniey, 
De Ji juste soort van dwingelandij ; 
Geen botmuyl, geen tartitf of dweep, 
Ontliep lij'n juvenalis :(urep. 

Nogtans volkminnend, stil en -wijs, 
yittgt oproer, en omhelst den peys 
IVant is greffier van 7 vrede-regt, 
Van als bet eerst wird opgeregt ; 
En scboon ^ipi band daer is geboeyt, 
Zij ;{Wîerig P indus roosen stroeyt; 
Dus ciert Apol met lauwerkrans 
Het sneeuwwit boofd van Rijmenans. 

Bernardus de BRUYNE, amicus, amico Dicat io v^'"'» 1838 

Libre de soins, exempt d'envie. 

Toujours joyeux, souvent dispos. 

Entre les Nymphes de Paphos 

Et les neuf sœurs de Castalie 

En dépit de la sacristie, 
A rire des cafards, à me moquer des sots, 
Sans songer un moment à l'éternel repos. 

Je passe doucement ma vie. 

En Rijmenans zwanenzang klonk : 

Mijnen tijd is se hier versleten, 
Sedert ik hier oorsprong nam; 
Sonder dat ik heh geweten 
Om wat reden ik er kwam. 
'k Heb er koude en heet verdragen, 
'k Heb beproeft van ^Jier en ^oet ; 
En geworsteld met de vlagen 
Van geluk en tegenspoed. 
'k Zal den kop dan nederleggen, 
't Is het lot van ;(ot en wijs; 
Valt daer iets tegen te ^eggen 
Rijmenamke, goede reis. 



174 MECHELSCHE 



Op het stadsarchief bevindt zich een handschrift dat 
getiteld is : 

Verzamcling van Vlaamsche licderen door J.-B. Rijmenans en 
zijne vricnden gedicht. 

De volgende onuitgegeven gedichten zijii daaraan 
ontlcend. Hoe weinig het ook weze, heeft men alzoo een 
gedacht van wat Rijmenans als dichter vermocht : 

RlJMDICHT OP VeRHOEVEN (i) 

Een zoet getintelt Dijnsdag avond 

droôp in mijn oor en toetste 't brijn 

als Lammens jubel wierd gehavond 
met klank van bellen grof en fijn. 

Den wind als voerman aller toonen 

en vriend van Willem dreef 't geluid 



(i) Willem-Gommar-Frans Verhoeven, handelaar te Mechelen, geschied- 
schrijver en dichter, geboren te Lier, den 24 julij lySS, overleed alhier den 
16 mei 1809. 

Eerste sekretaris van de besturende Kommissie der Akademie van 
beeldende kunsten te Mechelen, schreef htj, ter gelegenheid van de 
feesten die ingericht werden toen Karel van Lorreynen aan deze in telling 
den titel schonk van Koninklijhe Akademie van schilder en beeldhomvkunst, een 
vlaamsch dichtstuk dat zijne eerste proeve op het terrein der letteren was, 
en te Leuven, zonder den naam van den schrijver, gedrukt werd onder den 
volgenden titel : 

Proeve van dicht-kunde op de ouitheyd, eer, achtbaerheyd en voortgang der vrije- 
hunsten; Loven, I. P. Overhehe, ry-4; in-4", 4S bladzJjden. 

Als geschiedkundige werken kent men van hem nog de volgende : 

Algemeyne inleyding tôt de al-oude en midden-tijdsche Belgische historié. 

Voorreden tôt de historischt tijd en oordeelkttndige verhandelingen tôt antwoord 
op de vraeg : welk is den oorsprong geweest van de compagnien, bekent 
in de steden van Brabant onder den ndam van eed ofte van gilden? Welke 
waeren de pligten en de voorregten van de gildebroeders ? Welke zijn de 
krijgs verrigtingen die deze compagnien b'jgewoont hebben ? 

Het portret van Verhoeven, door Van den Nieuwenhuyzen geschilderd, is 
bewaard op het stadsrauseum. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN lj5 

Zoo verr' in Mech'len menschen woonen, 

want ieder kroôp zijn huisken uit 
en vroeg ; wat heil'gen viert men morgen ? 

ik loôg en sprak, men moet ter steê 
niet altijd voor de heil'ge zorgen 

dat zij met d'Hemel zijn te vreê ; 
't is Lammen oom « God wilt hem spaeren » 

die heden zijnen jubel geeft, 
omdat hij vijf en twintig jaren 

heeft in onvrugtbaerheyd geleeft. 
Was 't daarom dat m'op Rombout lulde? 

Hoe vriend? dat dunkt u ongemijn! 
't een schaeps-hoofd mag het ander hulde 

in aile land daer bellen zijn. 

Liedcren gezongen op September i8i6 



Daer zijn weer Mechelaers aen 't woelen, 

het is om schuppen zot te doen, 
't is vreugd en deugd die zij bedoelen, 

het staet hun altijd even groen. 
De vrolijkheid is zotten eygen, 

zij houd tôt Mechelen vasten woon 
en als zij 't in hun horens krijgen 

dient schuppen zot hun vôôr Patroon. 



Naer Muysen word de Reys genomen 
niet dat het daer nog kermis is, 

waer daer ons zotte boUen koômen 

is 't vleesch wel goed, maer beter visch ; 

en daer men visch eét, moet men buysen, 
dit weten ons gemikkers 't best. 



176 MECHELSCHE 



men buyst en roept er vivat Muysen, 
schoon Muysen is een enk'len nest. 



Maer opdat bij die viese lieden 

terwijl zij smeéren in 't gemeyn, 
niet altemets mogt iet geschieden 

dat niet te broederlijk zou zijn, 
is 't noodig dat zij Buydens stellen 

vôor opperhoofd of président, 
Want wie zou beter oôrdeel vellen 

als hij die Muyzens wetten kend. 



Drinkt dan den Dikken zijn gezondheyd, 

wenscht hem geluk met zijn gezag, 
men ziet aen zijn' volkome rondheyd 

dat hij zijn nat en droog wel mag : 
Den goeden Rossignol, och Ermen! 

verliet te vroeg zijn beste maets; 
God wilt zijn lieve ziel ontferm.en 

en laet ons Bu3"dens in zijn plaets. 

Dank dicht van jfoannes-Baptista Rijmenans (na zijn hnwelijk 
met Mej. Carolina Van Htinibeeck) aen Vermeylen, meester- 
bakker. 

Vriend Vermeylen 

die de peylen 
waer med' mij de teere min 
geriefde voôr mijn herts-vriendin, 

en de banden 

voor ons handen, 
Zongt op zoo een zoeten toon 



Planche XI 




Jaak-Jan DE RAEDT 



LEVENSBESCHRIJVINGEN 177 

alsoyt Naso was gewoon, 

'k staen verlegen 

wat daer tegeii 
in te brengen ; want de pligt 
vraegt een antwoôrd voor u dicht ; 

'k zou hier neven 

die wel geven, 
't dankbaer hert wilt zig ontslaên ; 
maer zien ik Karlintje staen ! 

Daer zijn pennen 

meer te kennen 
Schrijvers lust is uytgedooft, 
liefd' alleen vult hert en hoofd, 

neemt dan broeder 

hier ter goeder 
Uer, in dank mijn goede wil, 
houd mij kwijt, en houd het stil. 

PiRON, Levensbeschrijving van inannen en vronwen in België. 
ScHELLENs, MechclscJw kronijk. 
RijMENANS, Nagelaten handschriften. 
Hermans, Inventaire des Archives, tome VIII. 
DoNNET, Fern. Faniilie papieren. 



DE RAEDT, Jaak-Jan 

Kimstcnaar en Iceraar aan de Akademie van Beeldende 
kunsten te Mechelen 



Geboren te Mechelen, den 14 Maart 1757, en aldaar 
overleden den 17 November i838. 



178 MECHELSCHE 



De schilder Herreyns had te Mechelen in 1772 de 
grondslagen gelegd eener Akademie van beeldende 
kunsten, en een groot getal jongelingen had aan den 
oproep van den meester beanlwoord. Onder deze was 
De Raedt een der eersten, alhoewel hij, aan eene ge- 
goede familie toehoorende, de kunst meer uit liefhebberij 
dan om er zich eene broodwinning van te maken aan- 
leeren wilde. 

Van den beginne af vielen aan De Raedt ondeischei- 
dingen ten deele, en in 1779 behaalde hij den eersten 
prijs van teekenen naar het levend model. Verder, getui- 
gen de programmas der prijskampen van de hoopvoUe 
gesteltenissen van den toekomenden leeraar. 

In 1783 had Herreyns geweigerd het bestuur der Aka- 
demie van Briissel in handen te nemen, alhoewel hem 
daarvoor eene jaarwedde van 1800 florijnen aangeboden 
werd. Hij verkoos te Mechelen aan den groei en den 
bloei zijner instelling blijven voort te werken. Hij w.ilde 
dan 00k eene grootere uitbreiding aan zijn ondervvijs 
geven, en ten dien einde koos hij zich, als bekwame en 
geschikte medehelpers, zijne twee oudleerlingen De Raedt 
en den beeldhouwer Van Geel. 

Deze twee leeraren, « Onder-direkteurs » genoemd, 
werden gelast met het aanleeren der grondbeginselen 
van de teekenkunde. Later echter, wanneer men de 
Akademie herinrichte, en wel in 1801, werden hun 
belangrijkere en veelvuldigere kursussen toevertrouwd. 

In den beginne waren de functiën aan de Akademie 
weinig winstgevend, en het was aan de tusschenkomst 
der hoogere overheid te danken dat daarin op doelmatige 
wijze voorzien werd. 

In 1807 wilde men aan Van Gheel den voorrang, als 
professor, op De Raedt geven, alhoewel deze twee leeraren 
samen genoemd en van eerst af op gelijken voet gesteld 
geweest waren. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN I79 

Met rede gekrenkt in zijne ambtelijke waardigheid 
verkoos De Raedt niet meer, in zulke voorwaarden, aan 
de Akademie werkzaam te blijven. Doch korten tijd 
slechtsbleef ditschreeuwendonrecht, aan den medehelper 
van Herreyns aangedaan, duren, en het desaangaande 
besluit, door den adjunct Pierets voorgesteld, en bij 
verrassing door den Maire geteekend, werd ingetrokken 
en de zaken in haren vorigen staat hersteld. 

De Raedt hernam zijne functiën, en bleefdeze bedienen 
tôt in de maand October van het jaar i825, wanneer hij 
daarvan zijn ontslag gaf. Hij zegde dan ook vaarwel aan 
de Maatschappij van Schoone Kunsten, waarvan hij 
bestuurlid was. Misschien waren nieuwe ontstane moei- 
lijkheden, of weiniggunstigegesteltenissenvan overheden 
of kunstbroeders de oorzaak, dat De Raedt het gepast 
oordeelde van het openbaar kunstenaarsleven afscheid te 
nemen. 

Zijne begrafenis staat geboekt als hebbende eene 
indrukwekkende plechtigheid geweest. 

Als schilder heeft De Raedt weinig of geene ver- 
diensten. Alhoewel men slechts een klein getal zijner 
voortbrengselen kent, pleiten deze geenszins ten zijnen 
voordeele. 

Hij schilderde eenen St-Andries voor het vischver- 
koopersambacht ; dit stuk is niet meer te vinden. Een 
tafereel verbeeldende Christiis en de discipelen van Enimaiis, 
zijn eigen portret in pastel, en een ander waarop men hem 
meent te moeten herkennen, omringd van kinderen en 
kindskinderen, zijn heden in het bezit der famille. Op 
het stadsmuseum bewaard men van hem het levens- 
groote zittende portret van den bouwmeester De Noter. 

Als teekenaar, integendeel, heeft De Raedt meerdere 
verdiensten. 

Portretten, studiehoofden, samenstellingen van allen 
aard, nateekeningen van werken van groote meesters, 



l8o MECHELSCHE 

zooals de St-Marten van Van Dijck, uit de kerk van 
Saventhem, heden in bezit der famille, getuigen van 
eene meer dan alledaagsche behendigheid, en verraden, 
treffend, den invloed van den meester Herreyns, zonder 
nochtans, onder oogpunt van nauwgezetheid, en hoogst 
gemakkelijke uitvoeiing met dezes werken gelijk te staan. 

Alhoewel men vermeent dat De Raedt ook graveerder 
geweest is, zijn er nochtans van hem geene dergelijke 
voortbrengselen gekend. 

Kortom, als kunstenaar mag De Raedt niet hoog 
geschat worden ; hij genoot het voordeel van door 
Herreyns, tusschen anderen uitverkozen te worden, om 
met dezen meester aan de Académie van Beeldende 
Kunsten te onderwijzen en in het vvaarnemen van die 
bediening, leverde hij eene lange en eervolle loopbaan. 

Het portret van De R.œdt is geteekend geweest door 
J.-J. Eechout en op steen gezet door Burggraef. Een 
afdruksel is er van bewaard op het stadsarchief. 

SciiELLENS. Kronijke van Mcchclen. 

Archicven van de maatschappij foi aanmocdiging dcr Schoone 

Knnsten. 
Archieven van de Akademie van Beeldende Knnsten. 
CoNiNCKx. L'Académie de dessin, depuis sa fondation en 

i']j2 jusqu'en iS3o. 
Neefs. Histoire de la peinture et de la sculpture à Matines. 



RESTELEU, Pieter-Joseph 

Geestelijke redenaar en schrijver 



GeborenteGeeraardsbergenden l'^'Juni i757,engestor- 
ven, pastoor-doken, teWaerschoot, den 2g December 1829. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN l8l 

Gepromoveerd als licenciaat in de Godgeleerdheid te 
Leuven, in 1777, werd Resteleu priester gewijd in 1781. 
Het daaropvolgende jaar vindt men hem als coadjutor 
te Idegem en Smeerhebbe, in het land van Aalst. 

Wanneer in November i788Alexander Dolman pastoor 
van het Groot Beggijnhof geworden was, en dien ten 
gevolge de pastorij van Ons-Lieve-Vrouwe parochie 
open viel, dong Resteleu naar die plaats mede en nam, 
ten dien einde, deel aan den daartoe, als naar gewoonte, 
ingerichten prijskamp, welke plaats had den 8 Mei. Deze 
proef was hem gunstig ; hij werd pastoor-deken dezer 
parochie genoemd den 19 Juni 1789, en een jaar later 
onderzoeker van den opperkerkraad van het aartsbisdom. 

De toestand hier te Mechelen was op dien oogenblik, 
even als elders, ailes behalve gerustwekkend. Twee- 
dracht en hervormingsgeest heerschten onverdeeld, en 
het was in die hachelijke omstandigheden dat de fransche 
légers België veroverden en generaal Dumouriez het alge- 
meen bewind, op franschen leestgeschoeid, in handen nam. 

Deze veldoverste stuurde den 8 November 1792 eene 
afkondiging aan de Belgen, waarin hij hen aanzette, 
onder de deftigste en verdienstrijkste burgers, vertegen- 
woordigers te kiezen, die zouden gelast worden met de 
noodige bestuurlijke ambten te vervuUen. Hier te Meche- 
len waren die vertegenwoordis^ers twintigf in ijetal, 
waaronder Resteleu. 

Die uitheemsche overheersching was echter van korten 
duur. Oostenrijk herwon onze provinciën, doch 00k maar 
voor weinige maanden ; en wanneer dan Frankrijk voor 
de tweede maal zijne gewapende benden op België 
losliet, moest Resteleu met de andere Mechelsche 
geestelijkheid ondervinden, hoedweepzuchtig en tergend 
de aard van den overwinnaar was. 

Zonder vertoeven werden er middelen beraamd, aan- 
genomen en toegepast, om op stelselmatige wijze het 



l82 MECHELSCHE 



verdverde land uit te buiten. Burger Laurent begon 
met eene gedwongene belasting af te kondigen, en 
Resteleu, als deken der parochie, en alhoewel de kerk 
ook het haie daar moest bijbrengen, kreeg voor zijn deel 
een duizendtal florijnen in de belasting te betalen. 

Slechts weinigen tijd bleef Resteleu dan nog te 
]\Iechelen vertoeven en den 23 Juni 1796 betrad hij de 
pastorij te Mortsel. Daar deze parochie, ten gevolge van 
het Concordaat, aan het bisdom van Gent toegevoegd 
werd, was het ook in dat bisdom dat Resteleu zijne loop- 
baan vervorderde, en den 14 Januari i8i3 tôt pastoor- 
deken der gemeente Waerschoot, bij Eecloo, genoemd 
werd . 

Daar ook overleed hij, zestien jaren later, de nagedach- 
tenis latende, leest men in een geschreven dagboek op 
de pastorij bewaard, van eenen man begaafd met meer 
dan gewoon geheugen, wezende een uitstekend redenaar; 
als persoon, van eene stichtende waardigheid, getemperd 
door een galhartig en vroolijk karakter, wiens gastvrij- 
heid en naastenliefde spreekwoordelijk geworden waren. 

Na zijne dood verscheen te Gent, in i833, in drij 
boekdeelen in-8*^, eene verzameling van sermonen door 
hem gepredikt; die uitgaaf was getiteld : Scrmooncn op 
de Evangcliën van aile de Zondagcn en bij'zondcrste fecstdagen 
van het jaer, en andere kerkelijke plechtigheden opgedragen 
acn de jonge geestelijkheid. 

Aan hem is men ook verschuldigd eene vertaling van 
Blanchakds « Ecole des mœurs «, welke insgelijks te 
Gent uitgegeven werd in 1819, onder den titel : 

De school der zeden of zedelijke en historische bemerkingen 
op de grondregels der wijsheid toi nul der jongheid en andere 
persoonen, die zich m dx wereld treffelijk willen gcdragen. 

PiRON, Algemeene levensbeschrijving van mannen en vronwen 
van België. 



Planche Xlt 




Lodewijk ROYER 



LEVENSBESCHRIJVINGEN l83 

Handschrift bewaard op de pastorij te Waerschoof. 
Baeten, J., Verzameling van fiaamrollen bctrckkelijk de ker- 

kelijke geschiedenis van het Aartsbisdom van Mechelen. 
CoNiNCKx, Matines sous la République française. 



ROYER, Lodewijk 

Beeldhouwer 



Geboren te Mechelen, in het huis genaamd den « Kruis- 
drager » op de Lange Nieuwstraat, den i Augusti lygS, 
overleden te x\msterdam, den 5 Juni 1868. 

Zoon van Jan Royer, landmeter van i" klas en van 
Barbara Le Maître, zag de jonge Lodewijk het dag- 
licht in een midden dat voordeelig gestemd was om 
ingeboren kunstneigingen te bevoordeelen, derwijze dat 
ze latere ontwikkeling aanmoedigen en in ruime mate 
vergemakkelijken konden. 

Aanvankelijk bestemd om op geschikten oogenblik 00k 
het ambt van vader uit te oefenen, werd de jongeling 
naar de Akademie zijner geboortestad gezonden. 

Het onderwijs was daar nog steeds onder den invloed 
van de kunstbegrippen van den stichter, schilder Her- 
REYNS, en zou eene gansch andere wending aan de kunst- 
opvoeding van Royer geven. Ten andere, niet gansch 
verduisterd was de glans, op stadskunstroem, door de 
werken der Mechelsche beeldhouwers der twee laatste 
eeuwen verspreden. Minder goed begaafd waren, wel is 
waar, hunne navolgers ; doch de overleveringen van 
vroeger waren slechts verflauwd, en niet verloren gegaan. 

Geen wonder dan, dat Royer, wien eene kunstenaars- 
ziel ingeboren was, zich aan die, noch niet gansch uitge- 



184 MECHELSCHE 



loopen bron, met gretige teugen laven ging, kunstenaar 
werd, en beeldhouwer. 

Jan Frans Van Giieel was zijn eerste leermeester 
en onder diens leiding besteedde hij ruim acht jaren aan 
het machtig worden van het techniek, het bekomen van 
die zwierigheid en losheid van uitvoering, die doorgaans 
zijne kunstvoorbrengselen kenmerkten. 

Reeds in 18 10 behaalde Royer den eersten prijs van 
teekenen naar liet levend model; en zes jaren later, dus 
op diij-en-t\vintigjarigen ouderdom, werd zijn beeld, 
Hcbc denncktar aan Jupiter schenkende, door de Antwerpsche 
maatschappij van Schoone Kunsten met eene gouden 
medalie bekroond. 

De stadgenoten van den veelbelovenden jongen kunste- 
naar namen deze gelegenheid te baat, om naar loffelijke 
gewoonte, en zoo het de waarde van de bekomene onder- 
scheiding betaamde, den primus te verwelkommen en te 
feesten. 

« Den 27 Augustij zegt Schellens, was de Peperstraat, 
waar de primus woont, versierd met groen en festons, 
jaarschriften, arken, enz. » Komende van Antwerpen 
in den namiddag, werd Royer door de IVIeclielsche 
Akademie ingehaald, naar haar lokaal, het « Oud 
Paleis » geleid, en daar begiftigd met eene zilveren 
medalie. 

Er werd hem dan ook eene plaats van leeraar op de 
Akamedie aangeboden; doch, naar meerdere en grootere 
volmaaktheid in zijne kunst erlangende, wees Royer 
dit, voor hem zoo vleiend voorstel, af. 

Op de tentoonstelling die hetzelfde jaar te Mechelen 
gehouden werd, kreeg men eene in halfverheven beeld- 
werk vervaardigde samenstelling van Royer te zien, 
waarvan het onderwerp, onder allegorische vorm, op het 
huwelijk doelde van den Erfprins Willem Frederik 
VAN Orange met vorstin Anna Paulowna van Rusland. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN ibD 

Ongemeen groot was de bijval die aan het werk van 
RoYER ten deele viele; eene gouden medalie was de 
belooning die de beeldhouwer voor zijn kunstwerk 
verwierf. 

Korts daarop vertrok Royer naar Parijs. In i8ig ging 
hij daar voortwerken onder de leiding van eenen stads- 
genoot, J.-B. De Bay, en de korte, doch welgevulde 
stonden die hij daar, rusteloos, aan kunstarbeid door- 
bracht hadden voor hem eenen crrooten en beslissenden 
vooruitgang voor gevolg. 

Wanneer in 1820 de driejaarlijksche groote prijskamp 
van beeldhouwkunde te Amsterdam uitgeschreven werd, 
vindt men Royer onder het getal der mededingers. De 
uitslag beantwoorde echter niet aan zijne verwachting. 
Doch liet hij daarvoor niet Rome, der kunst wereldstad 
te bezoeken en daar eenen Ecce homo bust in marmer uit 
te voeren, die zich heden op het Paviljoen te Haarlem 
bevindt. 

In Nederland wedergekeerd, verwaarloosde hij niets 
om eene tweede maal den kampstrijd in de beste voor- 
waarden kunnen aan te gaan. 

Intusschentijd plukte hij nieuwe lauweren op de 
tentoonstelling van Brussel, in 1821, waar hem zijn 
Claudius Civilis den eersten prijs verwierf. 

In 1823 dong hij voor de tweede maal te Amsterdam 
naar den « Prix de Rome ». De mededingers hadden 
eene7î Greekschcn herder vlitchtende voor eene slang die hem in 
den hield tracht te bijten te vervaardigen, en Royer gelukte 
daarin zoodanig, dat hij als laureaat uitgeroepen 
werd. Het prijskampwerk van den kunstenaar bekleed, 
zegt men (i), eene nog zeer voordeelige plaats in de 
verzameling van bekroonde werken bewaard op de 



(i) Mechelsch Nieuws- en Aankondigingsblad, Zoadag 4 Jiini 1868. 

i3 



l86 MECHELSCHE 



Koninklijkc Akademic van Schoone Kunsten te Amster- 
dam (i). 

Mechelen ging eene tweede maal hareii inboorling 
vieren mogen. Zij deed het met zoo vcel te meer luister 
dat het hier ecnen Prijs van Roomcn gold, iets waartoe de 
gelegenheid zich nooit had voorgedaan, en zich later ook 
niet meer hernieuwd heeft. Het ontbrak dan niet aan 
feestelijkheden. 

RoYER werd door de leeraren en leerlingen der 
Akademie afgehaald aan de afspanning « Hamburg « 
buiten de Antwerpsche poort, zegt Schellens. Onder 
klokgelui en beiaardspel stapte men naar het <c Oud 
Paleis » waar Burgemeester en Schepenen, van 't Stad- 
huis komende, den held van het feest, namens het 
stadsbestuur, kwamen gelukwenschen en hem met eene 
herinnering van dezen heuchelijken dag vereeren. 

Naar gewoonte, in dergelijke omstandigheden, gaf des 
andcrendaags de Akademie een bal, waar het niet aan 
vreugde en geestdrift ontbrak. 

RoYEii ontvong nu van het Staatsbestuur, en gedurende 
vier jaren, eene toelage van 1200 Nederlandsche gulden. 
Dit liet hem toe in Italie rond de reizen en in dit bevoor- 
rechte land der kunsten, van 1824 tôt 1828, schatten van 
schoonheidsleer, die hij zich later zoo ruimschoots ten 
nutte maakte, weelderig in te zamelen. 

In Nederland teruggekomen ging Royer zich vestigen 
in den Haag, en later, wanneer onder den- drang van 
staatkundige voorvallen het Zuiden zich van het Noorden 
afscheurde, verkoos de kunstenaar getrouw te blijven 
aan den vorst waarvan hij reeds de bevoorrechte beeld- 



(i) Op het Rijksmuseum, te Amsterdam, bestaat nog heden eene levens- 
groote schilderij, vervaardigd door den in den tijd van Royei; beroemde 
PiENEMAN, die den Amsterdamschen kunstvriend Roothaan voorstelt, Royer 
gelukwenschende over zijnen arbeid. 



LEVENSBESCHRIJVI^;GEN iSy 

houwer was, en onder wiens regeering hij op de kunst- 
baan zijne eerste lauweren geoogst had. 

Hij trouwde in die stad met Mejuffer Carolina Kerst, 
« een hoogst beschaafde en gegoedige vrouw, leest men, 
die rozen op zijn huwelijkspad strooide, even als de Genius 
der kunst zulks op zijn weg als kunstenaar deed », 

Royer sliep ook niet op zijne lauweren, en gedurende 
eenen meer dan gewoonlangen levensloop, bracht hij 
talrijke kunst gewrochten vooit, die hem eer en roem 
verworven, gunst en genegenheid van landgenoten en 
kunstbroeders. 

In 1834, bij het afsterven van Godecharles, werd hij 
tôt beeldliouwer van den Koning van HoUand genoemd ; 
« Royer woonde dan in den Haag, waar hij woonplaats 
en atelier had in het gebouw dat zich op het terrein van 
de grenadiers kazerne bevindt, ter rechterzijde binnen 
het hek aan den kant der kazerne straat » (i). Een jaar 
later werd hij lid van de 4*" klas van het Nederlandsch 
Koninklijk Instituut; in iSiy, Bestuurder van de Afdee- 
ling van Beeldhouwkunde der Koninklijke Akademie 
van Amsterdam (2) ; in i852 briefwisselend lid van de 
Akademie van België, klas van Schoone Kunsten, 
afdeeling Beeldhouwkunde; en opvolgentlijk ridder van 
de orde van den « Nederlandschen Leeuw » en groot 
ofhcier van de orde van de « Eiken Kroon ». 

RcYER had de eer eenige boetseerlessen te mogen geven 
aan wijlen H. M. Koningin Sophia, eerste gemalin van 
KoNiNG Willem III, en deze vorstelijke leerlinge ver- 
vaardigde, onder 's kunstenaars leiding, eene buste van 
haren eersten zoon Prins Maurits. 



(i) C. VosMAER in de « Nederlandsche spectator » 1868. 

(2) Leze kunstinstelling' bield op le bestaan met het overlijden van 
Royer, daar Z. M. Koning Willem III haar niet hnger verkoos te subsi- 
dieeren. In 1870 werd door den Staat eer.e nieuwe kunstinstelling gestichf, 
en wel de hedendaags bestaande Rijks Akademie vocr Bf eldende kunsten. 



l88 MKCJIELSCIIE 



Wat de andere Iccrlingen van Koyek betreft, teekent 
mon jozEF TuERLiNCKx aan van Mcchelen, en E. F. 
Georges van Amsterdam, l^cnkelijk zijn dat de eenigste 
niet. 

RoYER weid op g Juni 1868 te Amsterdam ten grave 
gedragen. De heiinnering aan den betreurden afgestor- 
vene luidde als volgt : 

BID VOOR DE ZIEL 

VAN ZALIGER 

den Heer 

LOUIS ROYER, 

Ridder der orde van den Nederlandschen Leeuw, Groot- 
Officier van de orde der Eikenkroon, Beeldhouwer 
van Z. M. den Koning der Nederlanden, Direkteur 
aan de Koninkl. Akademie van Beeldende Kunsten te 
Amsterdam, geboren te Mechelen, 2 Augustus, 1793, 
overleden te Amsterdam, 5 Juni, 1868, en begraven 
op het Kerkhof van den H. Nicolaus e. m. 

De stoLitste ku- stnaarsseest en 't kinderlijkste liart 

Mag oiiderdeaardsche kroon niet schittren meer, nocli kloppen. 

De iioodstorm vell' den eik en slecht' der bergen toppen — 

Deze eik viel voor een woord, een rtuistring, vol van smart 

Door 't menschlijk oor verstaan, niaar zegenvol gesproken : 

't W as GoD, 't was Ood, die 't sprak. HI.J lieeft ons liart gebroken... 

Gezegend zij zijn Naain ;_ Wat ieinant wensohte ot bad — 

GoD had het redite voor : de Heer, in liefde ontstoken, 

Wil ooli cens kroonen Wie zoovoel heeft liefgehad. A. Th. 

Ziet, de Ileer heeft er eencn geroepen, dien Ilij met versiand en bedrcven- 
hifid bcgîiafd heefi, om werken uit te vinden en te maken in metaal en mar" 
mer, en daarhij liel veruiogcn orn nndcrcn le leeren. F.n liij legdc er zijn liart 
op loc en lot in zijne naclilgepeinzcn wcrkie hij zijn kunsinerk af ; hij liielp 
de glorii'n der ceuw die voorbijgaat bewaren, maar hij kon bidden te œid- 
den van zijn kunslenaarsieven en ondcr de inspanning zijner ziel de wet des 
Allcrhoogsien nasircvcn ; [uitrocpende] « Met ons, o Heer! de roem, maar 
aan nwcn Naani alleen ! » 

l.iod. XXXV, .'O^i, xx\i, 2»; F.ccli. XXXVIII, '28 59 ! 
I". ex m, '.I. 

O Heer, zijt zijner ziele genadig. 

On^e Vtidcr. (Vces gcorosl. 

De Tijd van g Juni 1868 bevatte het volgende doods- 
bericht : 

« Den 5^'" dezer overleed in den ouderdom van 
74 jaren en 10 maanden, gesterkt door de genademid- 



LEVENSBESCHRIJVINGLÎN l8g 

delen der II, Kerk, mijn dierbare Echtgenoot, de Heer 
Louis Royer, Ridder in de orde van den Nederîanschen 
Leeuw, Groot-Officier van de orde der Eikenkroon. 
Beeldhouwer van Z. M. den Koning, Directeur der. 
Beeldhouwkunst aan de Koninklijke Akademie van Beel- 
dende kunsten alhier ; zeven-en-dertig jaar mocht ik, in 
het gelukkigst huwlijk, met hem verbonden zijn. 



» C.-F. Royer, 
» Amsterdam, 8 Juni 1868 ^^ 



geb. kerst. 



De Redactie voegde er bij : 

(c Slechts eenige maanden is het geleden, dat in 
Neêrlands hoofdstad de uitgelezen menigte van edele 
beoefenaren en begunstigers der schoone kunsten en der 
letteren bij het kunststuk van Vondels standbeeld, tevens 
den nog zoo krachtigen, alhoewel schier j5 jaren tellen- 
den kunstenaar, Louis Royer, bewonderden ; pas acht 
dagen zijn er voorbij, dat zijne vrienden zich in zijne 
standvastige opgeruimdheid nog verheugden : sinds werd 
de man, die niets van een grijzaard had dan de onder- 
vinding en de hooge jaren, ongesteld, en is na eenige 
dagen bezweken. Na vroegtijdig de H. Sacramenten der 
stervenden te hebben ontvangen, is hij in den Heer 
overleden, den S''^" dezer. Morgen d, i. 9 Juny, zal om 
Il 1/2 uur de begravenis plaats hebben op het R. Kath. 
kerkhof bij de kerk De Liefde. Wij zullen nader op de 
schitterende loopbaan van den hooggeschatten overledene 
terugkomen maar wenschen reeds nu, dat hem, om zijne 
nagedachtenis in eere te houden, een blijk van hoog- 
schatting en vriendschap, waar hij het meest prijs op 
stelde, gebragt worde, namelijk : een christelijk gebed 
tôt God voor de rust en de glorie zijner ziel ». 



igo 



MECHELSCHE 



De groote Amsterdamsche dagbladen, De Tijd en het 
Algemeen Handclsblad, gaven verslag over de droevige 
plechtigheid der teraardebestelling. Het laatste dezer 
bladen wijdde daaraan de volgende regelen : 

« Uitvaart Royer 

n De begrafenisplechtigheid van onzen beroemden 
stadgenoot Luuis Royer, heeft heden ochtend ten ii ure 
in allen eenvoud plaats gehad op het R. C. kerkhof, by 
de kerk De Liefde. De stoet, die de lykwagen volgde, 
bestond uit drie koetsen, waarin de naaste betrekkingen 
en meest vertrouwde vrienden van den overledene gezeten 
waren en werd verder gevormd door het bestuur van een 
vyftig-tal leden van de Maatschappy Arti et Amicitiœ. 
In de kerk en op de begraafplaats was eentalryke menigte 
b3^eengekomen. 

» Onder vêle andere kunstbroeders en veieerders van 
Royer, merkten wy op den beeldhouwer Strackée, den 
schilder Israëls en den directeur van de Kon. Académie 
van beeldende kunsten Wynveldt ; echter meenen wy dat 
er slechts zeer weinige, niet in Amsterdam woonachtige 
kunstenaars tegenwoordig waren. Nadat de kerkelyke 
plechtigheid binnen de muren van den tempel was 
geëindigd, werd de lykkist, versierd met een trophée, 
gevormd uit Royer's beeldhouwinstrumenten en een 
lauwerkrans, omvattende deinsigniën Z3mer verschillende 
ridderorden, grafwaarts gedragen. Toen de kist in de 
groeve was nedergelaten en de plechtige beaarding was 
afgeloopen, sprak de Heer C. Rochussen een kort woord, 
uit naam van de Maatschappy Arti et Amicitiœ en bracht 
hulde aan Royer als een van de voornaamste stichters 
en der warmste voorstanders van die Maatschappy. 
Daarop zei de Heer W. J. Hofdyk, in weinige, maar 
blykbaar diep gevoelde en indrukwekkende woorden. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN IQI 

voor het laatst vaarwel aan den man, die door zyne 
werken eeuwig in de geschiedboeken van Neerlands kunst 
zal leven en die niet alleen als kunstenaar groot was 
geweest, maar, wat by den sprel^er nog meer gold, een 
warm, trouw en waarachtig vriend, die in de herinnering 
van allen, die hem goed gekend hadden, altyd zal blyven 
vooitleven. Eindelyk nam de Heer Alberdingk Thym 
hetwoord en dankte, uit naam der diepbedroefdeweduwe 
en der broeders van den overledene, voor de laatste eer 
hem door de aanwezigen aangedaan en, naRoYER's groote 
verdiensten als kunstenaar met eenigq weinige woorden 
te hebben geschetst, sprak hy verder naar aanleiding van 
de laatste verstaanbare woorden, die van de stervende 
lippen van den beeldhouwer vernoraen waren, namelyk 
de schoone en veelbeteekenende uitdrukking La Poésie 
ne finit pas. Hieruit nam de begaafde en beschaafde 
redenaar aanleiding om de aanwezige kunstenaars erop 
te wijzen, dat Royer een der laatste vertegenwoordigers 
was geweest van eene richting in de kunst, die nu in 
onzen tyd tôt de geschiedenis begint te behooren, name- 
lyk de idéale opvatting van de antieke kunst, toegepast 
door het kunstbewustzyn van de zonen van den nieuweren 
tyd. Hy toonde aan, dat terugkeer tôt die richting 
ondenkbaar en ook min wenschelyk was, maar prees de 
ernstige studie van Royer's richting dringend aan en 
waarschuwde de nu levende kunstenaars voor het te veel 
huldigen van het stoffelyke in de kunst ten koste van het 
geestelyke, dat hoogere inspiratie en leiding aan elken 
kunstenaar waarborgt en in onzen tyd by velen gevaar 
loopt niet te worden gezocht. Met diepe stilte en 
gepasten eerbied werd al het gesprokene aangehoord, 
dat zeker lang in het geheugen van die het hoorden 
leven zal. » 

Onze Noorderburen waren nooit rijk geweest aan 
goede beeldhouwers en tôt over een honderdtal jaren 



192 MECHELSCHE 



waren zij mee&tentijds, des aangaande, de schatplich- 
tigen van vreemden. 

Wanneer Royer zich ten hunnent vestigen kwam, en 
de dooi" hem reeds zoo mild geoogste lauweren eene bron 
van welgelukken voor de toekomst liet te gemoet zien, 
betrad de kunstenaar eenen vruchtbaren doch schaarsch 
bebouwden akker, waar voor talrijke kunstgewrochten 
ruime en allerbest geschikte plaats voorhanden was. 

« En zoo kwam het, zegt een sclirijver in eene 
» dichterlijke opwelling, dat zijn arbeid op de pleinen 
« der Nederlanden verrees, omlijst door de groene 
» twijgen die de natuur daar om heen vlocht, als een 
» reusachtige lauwerkrans,... de merkten werden minder 
» naakt zoodra zijn arbeid er den gloed van zijn génie 
» over verspreidde, en tôt in vorstelijke paleizen fluister- 
)) den des nachts zij ne scheppingen aan de andere 
» beelden de geschiedenis huns meesters toe ». 

RoYER werd voor Nederland wat de gebroeders Geefs 
weleens voor België worden zouden. Doch vooraleer 
over zij ne meestgekende kunstwerken verder uit te 
weiden, past het, eenige woorden te zeggen over deze, 
met de welke Royer de baan der kunst intrad. 

Het eerste werk, dat schijnt gansch den invloed van 
Van Geel's begrippen te hebben ondergaan, verbeelt 
Hébé den nectar aan Jupiter schenkende. Dit beeld vertoont 
zich als eene bevallige doch tengere figuur, aan wiens 
voet de g(jddelijke adelaar naar het verleidend drui- 
vensap reikhalst. Het werd aan de stad Mechelen 
geschonken door den Heer Henot, rechter, en prijkt 
thans op het stadsmuzeum. 

De allegorische groep, waarvan hierbij de plaat, 
verbeelt, naar aile waarschijnlijkheid, Ence onthaald door 
Dido terwijl Jupiter met welbehagen op den door hen 
gevormden groep néérziet. Links van den toeschouwer 
is ceii ncérgehurkte verpersoonlijkte stroom. Zoo wat 



Planche XIII 




LEVENSBESCHRIJVINGEN ig3 

overal zijn, kwistig, kindergroepjes gezaaid, figuurtjes, 
zoo smakelijk en mollig van vormen, dat ze hunne 
verwantschap met dusdanige zoo karakteristische schep- 
pingen van Verhaghen niet loochenen kunnen. 

Die sanienstelling doelt op het huwelijk van prins 
Willem Frederik Van Oranje met de russische groot- 
vorstin Annna Paulowna (i). De zeer verre afgewerkte 
schets, — zoo men hier niet met het oorspronkelijke stuk 
te doen heeft? — jammerlijk gebrokkeld, is de eigen- 
dom van den heer Leopold Van Den Bergh, kunst- en 
oudheidminnaar onzer stad. 

Het model van de ClaudiusCivilis, bekroond te Brussel, 
eene figuur die nimmer totuitvocring gekomen is, bevindt 
zich in de pleisterverzameling van het Rijksmuseum te 
Amsterdam. Het gaat uit in teekening in de-Verzamcling 
van de merkwaordigste voortbrengsclen der hedendaagsche 
Ncderlandschc kimstschool Gent, 1824. 

De held, aanvoerder der Batavieren en overwinnaar 
van Romeinsche veldheeren, is naakt verbeeld, met de 
eene hand het oorlogszweerd omklemmende en de andere 
naar de borst gericht. Hij schijnt den vijand te trotseeren 
en hem zijnen onwrikbaren stalen overwinningswil naar 
het hoofd te slingeren. 

Om nu te komen tôt de openbare gedenkteekenen die 
Nederland aan Royer's ieverigen en onvermoeibaren 
beitel te danken heeft, hoeft er genoemd te worden : 

de kolossalen Leeiiw voor het monument van VanSpeyk, 
aan den vuurtoren te Egmont-aan-zee ; 

het standbeeld van Admiraal de Riiyter, opgericht te 
Vlissingen in 1841. « De held is afgebeeld, zegt Immer- 
» zeel, staande op het scheepsverdek, rugwaarts naar 



(i) Ten ware men hier te doen hadde met het door C. Vosmaer aange- 
haalde bas relief: Vereeniging van Belgic met Nedeyland? 



194 MECHELSCHE 



» het roer gekeerd, houdende in de rechterhand den staf, 
» en met de andere hand in de zijde rustende ; (i) 

het standbeeld van Rembrandt , ingehuldigd te Amster- 
dam, op de Botermerkt, den 7 Mei i852 (2). 

Het ontwerp om het aandenken van den grootsten der 
Nederlandscheschildersinbronstevereeuwigen, ontstond 
te 's Gravenhage, bij een prachtmaaltijd die aan Nicaise 
De Keyzer en andere Belgische kunstenaars aangeboden 
werd den 11 Juh'- 1841. Bij openbare inschrijving, welke 
een vierhondcrdtal bijtreders verwieif, aan wiens hoofd 
de Erfprins, later koning Willem III stond, Averden de 
noodige gelden ingezameld. 

RoYER, met de uitvoering van het standbeeld gelast, 
zette zich dapper aan 't werk; doch onvoorziene omstan- 
digheden, waaronder buitenlandsche politieke Staatsbe- 
roeringen, maakten, dat slechts tien jaren later het 
gedenkteeken kon onthuld worden, in het bijwezen van 
den Koning en prins Hcndrik, eener talrijke schaar voor- 
name kunstenaars en onder den toeloop van eene tallooze 
en geestdriftige menigte. 

Talrijk 00k en prachtig waren de feesteh ter dier gele- 
genheid ingericht. De eigenaardigste onder deze was 
voorzeker het huldebetoog dat, op den grooten stads- 
schouwburg,zoowel aan den held van het feest als aan den 
kunstenaar, die dezen voor het nageslacht doen herleven 
had te beurt viel. De vermaârde Nachtronde van Rem- 
brandt, was op het tooneel in levende personen verwe- 
zenlijkt; toen op een gegeven oogenblik, Royer daarvoor 



(i) « Inhet kolossalebronzenbeeld, in 1841 opgericht, heeit hij opgelukkige 
wijze het karakter van onzen zeeheld bewaaid en een indrukwekkend 
kunstwerk gemaakt ». 

VosMAER in de « N ederîandsche spedator » van 4 Juli 1868. 

(2) « Een zeer fraai beeld weder — maar is het Rembrandt? Die zijne 
werken, zija leven, zijne eigene portretten kent, zal bezwaarhjk toestem- 
mend durven antwoorden ». 

VOSMAEK, up. cit. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN IqS 

gebracht werd, en hem eene lauwerkroon op het hoofd 
daalde, traden die personen den niet weinig ontroerden 
kunstenaar toe om hem de hand te drukken, onder het 
geestdriftig juichen der opgetogen toeschouwers. Indruk- 
wekkend oogenblik, dat den kunstenaar steeds als eene 
zoete herinnering bijbleef ! 

het standbeeld van Prins Willem I, bijgenaamd den 
Zwijger, opgericht op 't Plein te 's Gravenhage en den 
5 Juni î868, zijnde de dag van het « Tweede Eeuwfeest 
van den Munsterschen vrede » aldaar onthuld. Ter dier 
gelegenheid werd Royer, die sinds iSSg ridder der orde 
van den « Nederlandschen Leeuw » was, tôt kommandeur 
der « orde van de Eiken kroon » benoemd ; 

het standbeeld van Erasmiis, geplaatst op de konink- 
lijke boekerij in den Haag (i) ; 

een groot Christusbeeld, in steen, op het Roomsch katho- 
liek kerkhof der zelfde stad ; 

het standbeeld van Laiirens Janszoon Coster (2), plechtig 



(i) « Dit is een werk dat den man kenteekent die zijne kunst geheel meester 
is; ds houding- en de even schoon als eenvoudig gedrapeerde tabberd zijn 
uitmuntend, en een fijn gevoel voor schoone vormen is er onmiskenbaar 
aanwezig. 

Maar — en deze aanmerking zal zich meermalen opdringen — als men 
den snedigen, geestigen Erasmus kent, gelijk men hem kent uit Holbeins 
zoo karaktervolle en zoo individueele portretten, indien men onder anderen 
diens Erasmus-figuur ten voeten uit beschouwt, dan is het onbetwistbaar 
dat de beeldhouwer niet is doorgedrongen tôt dat karakter. Gelaat en 
gestalte zijn geïdealiseerd, — maar ter voorkoming van een gewoon mis- 
verstand haast ik mij er bij te voegen, dat niet dit eene griei is. De beeld- 
houwkunst heeft als monumentale kunst andere eischen als de schilders- 
kunst, doch ook de beeldhouwkunt mag, als zij ons een portret beeld geeft, 
niet in zoodanige mate idealiseeren dat het persoonlijke karakter te veel 
verloren gaat in het algemeen » 

Vosmaer, op. cit. 

(2) « In meerdere mate is in het standbeeld van Willem van Orange, in 1848 
onthuld, het historische karakter bewaard, dat daarentegen in 's meester 
laatste werk, Vondel's beeld, weder onder het algemeene is schuil gegaan. 
Van Ccster's pcrscon is ons zeer weinig bekend; daarom voldoet ons het, 
in i856 onthulde beeld, van dezen in menig opzicht weder beter. » 

Vosmaer, op. cit. 



ig6 MECHELSCHE 



onthuld op deGrooteMarkt te Haarlem, den i5 Juli iS56. 
Daaromtrent drukte de Heer L. Metman in zijne ter dier 
gelegenheid uitgesprokene redevoering, zich uit als volgt : 
« W'ie stemt, dit beeld aanschouwende, niet toe, dat de 
« kunstenaar zich tôt de hoogte van zijn onderwerp heeft 
M weten te verheffen ? Gij ziet den Uitvinder der Boek- 
» drukkunst voor u, als in eene voorwaartsche beweging, 
» om aan alleoorden derwereldverlichting en beschaving 
» over te brengen. Met de opgeheven regteihand, toont 
» hij u de losse letter, — het geheim zijner vinding; 
» de gansche houding van het gelaat geeft u den denker 
» te kennen ; de beukenstam, achter hem, herinnert u 
» aan het snijden der letter waarvan Jiiniiis gewaagd, en 
» het opperkleed wordt in de hoogte gehouden, opdat 
)) niets zijn gang moge belemmeren. Hoe gelukkig is de 
» kunstenaar er in geslaagd zijn verheven gedachte weêr 
» te geven ! Hetzij gij let op de evenredigheid der 
» vormen, op de volmaakte uitvoering van gelaat en 
» handen, of op de sierlijke plooiën van het kleed, gij 
)) zulfsteeds de getuigenis afleggen dat Royer, door dit 
)) gewrocht van zijn génie, een nieuwen, ja, misschien 
» den schoonsten lauwer heeft gevlochten in den krans 
» van zijnen roem » ; 

het beeld, de Eendracht voorstellende, geplaatst boven 
het Gcdenktcckcn voor het inctalen kriiis, dat zich verheft op 
den Dam, te Amsterdam, alwaar het den 26 Augusti i856 
onthuld werd ; 

het monument op het graf van Pastoor Telders, 
onthuld in October 1837 op het Roomsch katholiek 
kerkhof, buiten de Raampoort, te x\msterdam, als erken- 
tenis aan den stichter van dit kerkhof; 

een groep, in wit marmer, voorstellende de Jiiris- 

prudcntie en de Philologie, « op een geel gevlamd marmeren 

» socle, zegt de Haaideinschc Courafît, waarop deze inscrip- 

» tiegegrifd is : Cornelio Jacobo VanAssen, optimo stiidiorimi 



LEVENSBESCHRIJVINGEN igj 

)) duci discipuli pientissimi D. L. M. Dit voortreffelijk en 
» met smaak bewerkt kunstgewrocht is den genoemden 
)) Hoogleeraar aan de Leydsche Académie, bij zijn 
» Emeritaat, door zijne voormalige Oud-Leerlingen, op 
» den 4 December i858 plechtig geschonken « ; 

het standbeeld van Michel Coxie, den vlaamschen 
Raphaël, door het stedelijk bestuur van Mechelen aan 
RoYER besteld, en in bijwezen van den kunstenaar, 
Burgemeester, Schepenen, Gemeenteraadsleden en uit- 
genoodigden, in den voorgang van het stadhuis, op 
i6 December 1860 gehuldigd. In statige houding, het 
hoofd opgeheven, is de schilder door Royer voorgesteld. 
De eene hand houdt de teekenkool en de andere het 
schetsboek. Om den hais draagt Coxie de medalie waar- 
mede hij door Karel V vereerd werd. 

Het was de laatste maal dat Royer zijne geboortestad 
bezocht, en hij werd in dien, men weet niet waarom, 
streng beperkten kring hartelijk onthaald. De kunstenaar 
bedankte later, per brief, voor de hem bewezene gulle 
gastvrijheid. De Gazetvan Mechelen, van dien tijd, anders 
zoo praatziek voor wat onbeduidende plaatselijke nieuws- 
jes betrof, rept geen woord van deze plechtigheid ; 

het gedenkteeken voor Simon Styl, plechtig onthuld 
te Harlingen, den 2g December 1860, zijnde, zegt de 
Haarlemsche Courant, « het borstbeeld van dien vermaar- 
» den Vaderlander, op voortreffelijke wijze door den 
» beeldhouwer L. Royer te Amsterdam vervaardigd, en 
» in het voorportaal van het stadhuis aldaar op een 
» voetstuk geplaatst » ; 

het standbeeld van Joost van Vondel, geplaatst in het 
« Vondelspark » te Amsterdam. In de Vlaamsche School 
van 1867 treft men daarover het volgende aan : « De 
» onsterfelijke schrijver van Lucifer is voorgesteld in 
» zittende houding, den schedel met een lauwerkroon 
» omkranst, de pen in de hand en de blikken vol 



ig8 MECHELSCHE 



» bezicling. Het standbeeld is voortreffelijk van opvatting 
)) en uitvoering en wordt voUedigd door de hoekbeelden 
» van het voetstuk, verbeeldende het Treiirspcl, het 
» Hckcldicht, het Licrdicht, en het Lccrdicht. Deze vier 
)) beelden, in turkschen steen, zijn gemaakt door den 
M Heer P. J. Cuypers; liet standbeeld is in brons. » 

De lijst op maken van de andere werken die door 
RoYER zijn voortgebracht geweest, is tôt heden toe eene 
niet weinig moeilijkheden opleverende taak, daar het 
grootste getal derzelven, in Nederland uitgevoerd, aldaar 
gebleven zijn, en er slechts enkele in zijne geboorte stad, 
deels op het muséum, deels bij bijzonderen bewaard zijn. 
Doch in afwachting dat meerdere inlichtingen zulks 
toelaten, vergenoege men zich met het hiernavolgende, 
eensdeels ontleend aan hier ter stede weinis^ i^ekende of 
verspreide uitgaven die er van gewag maakten. 

Vooreerst dienen aangeteekend te worden de v/erken 
van RoYEK die men hier te Mechelen aantreft : 

Op het stadsmuzeum : Mcrcuriiis dcn jongcn BaccJiiis 
ivegvocrcnde, plaaster in levensgroote ; den Prins van 
Orangnc, buste in plaaster; Michel Coxic, verkleinde 
schets van het standbeeld, dat op het stadhuis geplaatst 
is. Yerder, in verschillige kunstverzamelingen der stad 
vindt men eenige schetsen van Royer ; zoo onder andere : 
Cérès en H. Familie bij Mej. Van Beveren, het gcestelijk 
huwelijk van de H . Catharina bij M. Leop. Van den Bergh 
hooger genoemd; den H. Antoniiis, eerste gemodelleerd 
werk van den kunstenaar en den herder Paris (pendule 
onderwerp) bij Mev. Guillaume, geboren Royer, nicht 
van den beeldhouwer ; de Koning en de Koningin van 
Holland in médaillons, de ouders van Royer, in buste en in 
teekening, bij M. Frans De Blauw; eenen St. Pieter bij 
M. Huyghebaert (Kathelijnestraat). 

C.Vosmaer, in zijne « nekrologie » over L. Roy'er, zegt 
dat hem door eene lithographie bekend is een allegorisch 



LEVENSBESCHRIJVINGEN IQQ 

bas-relief op de V erecniging van Belgic en Ncdcrland, om- 
streeks i83o, door den kunstenaar ontworpen. 

Alberdinck-Tpiym, in eenige bladzijden waarvan ver- 
der spraak zal zijn, meldt de volgende werken van Royer : 

Borstbeeld van Prinscs Anna Paiilowna; een dito van 
dezelfde als Koningin der Nederlandeu] Adam en Eva, 
marber uitgevoerd op last van Prinses Marianna der 
Nederlanden ; Neêrgehurkte schoonheidsgodin ; Venus met 
de liefde; Venus verre zen iiit hct zeeschuim ; Paul en Virginie 
slapendc ; Paul en Virginie in de regenbni; Slapende kindje ; 
Christophorus ; De Liefde tôt de ziel komende (schets) ; lo bas 
relief voorstellende feiten iiit de geschiedcnis van beroemde 
JeziiUen in de kerk van den H. Franciscus Xaverius te 
Amsterdam, ontworpen te Romen op last van pater 
Roothaan (i). 

IiMMERZEEr. somt de volgende werken van Royer op : 

Op het paleis van Zijne Majesteit koning Willem I : 
eene buste in marmer van Reinbrandt, een borstbeeld van 
Zijne Majesteit koning Willem I, en een dito van wijlen hare 
Majesteit de koningin der Nederlanden, de buste van een 
Gricksch meisje, aile drie in marmer; op het paleis van 
Zijne Majesteit, koning Willem II : eene groep : La 
Veuve du soldat, eene buste van Ste-Cecilia, beide in albast, 
eene buste van Zijne Majesteit Willem I, in marmer, en 
een basrelief voorstellende eene Heilige Familieie Rome, 
uit marmer vervaardigd ; te Berlijn bij H. K. H. Prinses 
Albert, de marmeren buste van Kojiing Willem I (2); op 
het paviljoen bij Haarlem, een Ecce Homo en buste van 



(i) Gekende oversteder Jezuïten, geborente Amsterdam, den 23 Xovem- 
ber 1785, gestorven der 6 mei i853. 

(2) « Voor Willem I en II, voor prinses Albert, maakte Royer een aantal 
werken, waarin zijn kennis, zijne kuns-vaardigheid, zijn begrip van de 
eigenschappen der plas'.iek, zijn gevoel voor schoone en edele vormen 
zich duidelijk toonen. » 

VosMAER, op. cit. 



20O MECHELSCHE 



Lco XII beide uit marmer te Rome vervaardigd. 
Verder de buste in marmer van Zijne Majesteit koning 
Wîllcm IL 

Christiaan Kram geeft nog de volgende werken van 
RoYER op : 

De Gctrouwc vriendschap, een marmer dat bestemd was 
voor de buitenplaatst van den Heer J. de Vos Jac, en de 
busten van Professer J. Bosscha en Mevrouw Hofdijk- 
Ukena. 

Van drijvoudigen doch verschillenden aard waren de 
strekkingen onder wiens invloed Royii.r's talent gevormd 
werd. 

Herreyns kunstinrichting kneedde het naar Rubens 
grootsche en levensrijke natuurideaaliseering, vcrvormd 
en op verbasterde wijze aangeleerd door Van Geel, die 
echter bij overlevering door Verkaegen eerst, en vroeger 
door Fayd'herbe, ook aan de school van den grooten 
vlaamschen kunstenaar niet vreemd was. Doch opgeleid 
door eenen meester wiens kunst noch manhaftig, noch 
sterk was en slechts op fijnheid en zwierigheid van vorm 
aanspraak maakt, kon het niet anders of Royer's eerste 
scheppingen moesten slechts door deze twee laatste 
eigenschappen gekenmerkt worden. 

De school van David, vertegenwoordigd door De Bay, 
prentte daarop den stempel van den stijven, doch nauw- 
keurigheid van lijnen bcoogenden klassieken geest, later 
getemperd door den invloed van al het ideaalschoone, 
dat zoo mild in de voortbrengselen der zuiderkunst- 
scholen aanwezig is. 

In rijperen leeftijd, ontweek Royer den drang der 
nieuw^e gedachten, zoo kwistig sedert i83o op den kunst- 
akker gezaaid, en waaruit sproten het romantismus eerst, 
dan het realisinus, en later de hedendaagsche neigingen, 
die aan de beeldhouwkunst eene zôô bevoorrechte plaats 
onder aile anderen hebben doen innemen. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN 201 

Waar dan Royers's kunst iets of wat gebrek aan lijd, 
is aan dat weinige naar natuur en uitdrukkingswaarheid 
strevende gevoel, dat hare voortbrengselen wat minder 
eentoonigheid en wat meer leven en bezieling zoude 
geschonken hebben (i). 

Men buige echter met eerbied voor hem, die den 
laatsten talentvoUen vertegenwoordiger geweest is van 
de vlaamsche kunstschool van i83o. 

De drooge eenigzins stijve historische taak van den 
levensbeschrijver loopt hier ten einde, men late nu 
het woord aan den gevierden letterkundigen en met 
Royers's kunst zoo ingenomen verwante, om op zijne 
beurt des kunstenaars leven en werk in eenige gevoel- 
volle bladzijden te beschrijven ente beoordeelen. 



De tijd is nog niet gekomsn, om den merkwaardigen man, wiens, 
naam wij boven deze bladzijde schrijven, in al ziji doen en laten, zijne 
zoo wel vervulde levenstaak en den invloed, dien hij in engeren en 
ruimeren kring geoefend heeft, te schilderen. 



(i) « Hulde dwingen zijne werken ous meestal af, v/arme geestdrift en 
ontroering boezemen zij ons echter in mindere mate in. Was het omdat hij 
de grenzen van zijne kunst schroomde te overschrijden, of ten çevolge van 
eene meer kalme dan vurig gevoelende kunstenaarsnatuur, zeker is het dat 
hij doorgaans in zija werk eene zekere terughouding, eene zekere kalmte 
bezit. Bedrieg ik mij niet dan lag dit ook aan de richting die hij voortdurend 
heeft gevolgd. Zij was de klassieke, maar de klassieka zoo als men die in 
het begin dezer eeuw begreep en waarin men wat tôt hetreëele en karakte- 
ristieke behoorde, met eene groote vreeze vreesde. Sedcrt dien tijd heeft 
het kritisch en historisch onderzoek leeren onderscheiden en doorgronden 
en ook in den klassieken stijl de realiteit en het individueel karakteristieke 
als elementen van kunst erkend. » 

En verder ; 

« Intusschen zouden ook Royer's portretbusten doen denken, dat men in 
de boven aangeduide eigenschap minder een gebrek in 's meesters kunst 
dan wel in zijn systeem hebbe te zien. Er bestaan verscheidene portretten 
van zijne hand die aan het behoud van den schoonen vorm, karakter, leven, 
individualiteit paren. » 

VOSMAER, op. cit. 

14 



202 MECHELSCHE 



Maar te lang heeft zijn beeld reeds ontbroken in de galerij der 
Katholieke Nederlanders, dien wij in dezen Almanak een gedenksteen 
wijden, om het niet vergeeflijk te maken, dat wij op liet werk van den 
naneef een weinig vooruitloopen, en terwijl we met zijn portret onzen 
bundel ibSo vercieren, daaraan een paar woorden ten gcleide geven, 
die we reeds gedeeltelijk bijeen vroegeregelegenlieidhebbenuitgespro- 
ken, maar die toch ook in dezen ruimer kring niet onwelkom zullen zijn. 

Zijn vader, Jolian-Baptista Royer (op zijn vlaamsch liet men de 
sluit-r hooren, terwijl de klemtoon op de 2" lettergreep bleef rusten), 
was een kundig, kloek en plichtgetrouw landmeter, die, naar het 
schijnt, uit de Ardennen stamde; zijne moeder, Barbara le Maistre, 
behoorde tôt eene der deftigste Brabantsche familiën (i). Wellicht 
heelt hij aan haar den adel en teêrheid te danken, die met iiet krach- 
tige en goedige zijner warm gekleurde natuur zoo trouw te zamen 
gingcn (2). Een geestig man, niet wars van machtspreuken, heeft 
gezegd, dat het geen dichter was, die zijne kunstoefening niet met 
een den minnehederen gewijd tijdperk had aangevangen. 

Ondertusschen geloof ik, dat onder de a austères jeunes hommes » 
de « cet âge mauvais » (^), zoo als Théoph. Gautier zich uitdiukt, er 
wel zijn, dien men den dichtertitel niet zal betwisten, en die toch 
met Lambert ten Kate en Balthasar Haydecoper zijn begonnen, in 
plaats van met Anakreon en Janus Secundus. Zoo heeft ook Royer 
als knaap, in plaats van aniourketis te boetseeren, zijn vader de 
geometrale kettingen nagedragen, en op menige torenmeting het 
leerstuk van Pythagoras toegepast. 

Totn hij de teekenschool te Mechelen bezocht, was het een 
slechte tijd. Te Rome zaten wel eenige jonge Duitsche vluchte- 
lingen, in de schaduw der muren van een vervallen klooster, de 
nieuwe Kerstening der kunst voor te bereiden (4), ondanks de voor- 
nemens van den Franschen Caîsar, die op eene vernieuwing der Eeuw 
van Augustus bedacht was; maar de vruchten van hunnen arbeid 
zou Royer, toen hij dertien jaren later langs de monumenten dwaalde 
der Eeuwige Stad, nauwelijks bespeuren. En toch had dat jong en 
klassiek gestemd gemoed, in dat vroege tijdperk, reeds een voorgevoel 



(i) Philips Jakobs d""; zij zijn gehuwd den 7" Nov. 1779. 

(2) De meest geraadpleepfde kunstgeschiedboeken geven een verkeer den 
geboortedatum van hem op. Hij kwam ter wereld te Mechelen, den 
1" Augustus 1793, ten 10 uur des avonds. 

(3) « De strenge jongelieden van dit onzalig tijdvak. » 

(4) Zie Abu. i853, bl. 198. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN 203 



van de wedergeboorte, waarvan hij later mcer getuige dan inleider 
zijn zoo. Met minachting werd aan de Mechelsche school en door de 
Professoren Van Geel en De Noter op het zoog?naamJe«gottische» 
neêrgezien. Zij haalden daar de neus voor op, alsof ieder hunner het 
hart van een Rafaël in den boezem droeg, en met lange tijne vingeren 
zoo betooverende vormen zou gaan neerschrijven, als v^'aarin de 
jongeling van Urbino eenmaal al de kieschheid van zijn sensualisme 
en al zijne s) mpathie voor de natuur in haar vormenadel, bij diepen 
afkeer van al wat geen gratie aandutdt en lossen, maar eenvoudigen 
zvv'ier, — plach iiit te storten. Maar die wateren kondigden door hun 
rumoer reeds aan, dat zij geene diepe gronden hadden. De meesters 
van RoYER werd.n, bij hunne minachting voor de kunst der middel- 
eeuwen, dan ook niet bezield door eene diepgewortelde vereering 
van de edclste openbaring dcr stoffelijke gratie; ook niet geheel door 
eene licht verklaarbare gehechlheid aan akademische kanons, maar 
vcel meer door een ovtrblijfsel van den dampkring, dien zij aan 
Ruben<;, den alvcrblindenden Vlaming, dankweten. Menigmaal kroop 
de jeugdige Louis, na de lessen der Akademie of in de werkplaats te 
hebben bijgewoond, in den kelder ot naar den zolder van zijnen 
meester, en betastte en bewonJerde en teekende daar de fraaie haut- 
reliefs der tomben van toetssteen, die, als oude materie om nieuw 
fabriekwerk van te nîaken, door den beeldhouwer waren aangekocht. 
Het ging hem aan het hart, dat die rijk en diep gebeitelde zerken van 
Bisschoppjn, Ridders en Edelvrouwen, verminkt en verhakt, als 
kunst werken spcorloos verdwenen. Menigmaal had hij de zucht, een 
der vercierende arkaturen, nissen met heiligen en schraagpijlertjes te 
fedden, maar de moed ontbrak hem den voornamen spot zijner 
meesters en medeleerlingen te trotseeren, en hij liet zijner smaak het 
akademisch keurslijf aanpassen, alsof die knellende gordel de slagen 
van zijn krachtig gemoed niet te veel en onbarmhartig te keer 
ging. 

Toch vond hij tôt zekere hoogte zijne rekening bij de tegenwerking 
zijner meesters. Hun Rubensianisme kwam hem ten goede, en hield dien 
grooten natuurzin in hem levendig, die gemaakt hetft, dat zijn 
laatste tijdperk misschien wel zijn schittercndste genoemd moet 
worden. 

Daar bestaan teekeningen van hern van den jare i8io,die getuigenis 
geven eenerzijds van zijn gevoelige opvatting der allegorische school- 
typen, anderzijds van het levendig kleurgevoel, dat hem altijd deed 
zeggen : « ik heb mijne roeping gemist; ik had schilder moeten 
worden ». 



204 MECHELSCHE 

Ik hnast mij intusschen nadrukkelijk tegen deze zijne meening op 
te komen. Ware hij schilder geworden, ik ben overtuigd, dat deskun- 
digen van hem gezcgd zouden hehben : « De beeldhouwer heeft in 
hem den schilder bedorven. » Neen, hoe ingenomen ook met Rafaël, 
ja, wat misschien meer zegt, hoe gewoon om steeds Rubens en Van 
Dijck, als dj meesters bij uitnemendheid aan te halen : '( 't is zoo 
schoon als Fan Dijck, » luidde de hoogste lof, die van zijne lippen 
kwam, — en hoe groot een bewonderaar van Gudin, - hij was een 
beeldhouwer : al zijne teekeningen dragen er de kenmerken van : zoo 
wel wat keuze van onderwerp, wat kompozitie, als wat behandeling 
betreft : ze zijn er maar te zeldzamer en te beiangrijker om. En daarom 
waarschijnlijk zal de Muze der Historié in het dagboek der kunst 
willends zijn de pen te halen door hetgeen zij van het gebeurde in 
de hoofdstad van Nederland op de bladzijde van 18 Nov. 1868 heeft 
aan moeten teekenen. De portefeuille van Royer is ter veilingtafel 
gcweest, en de honderden bladen, waaraan hij gedurende 58 jaren 
zijne geheimste en edelste kunstgedachten het eerst had toevertrouwd, 
en waar hij de veelzijdige vruchten zijner studiën op had verzameld, 
hebben siechts zeer moeilijk koopers kunnen vinden. De Maceenen 
(op enkele eervolle uitzonderingen na) schitterden er door hunne 
afwezigheid. Nederland is getuige geweest van het voorval : dat 
enkele losse krabbelingen met de pen, door een dilettant (i), onder de 
zittingen dt-r 4'= klasse van het Koninklijk Instituât uit verveling of 
speelschheid ten papiere gebracht, méer hebben mogen gelden dan 
eene geheele reeks van schetsen, door de hand van een volvormd en 
beroemd kunstenaar, in voile rijpheid des geestes ontworpen. 

Noord-Nederland heeft in de laatste drie eeuwen de gewoonte 
zijne beeldhouwers uit het Zuiden te roepen. Het schijnt, dat sinds den 
storm van 1566 onze Hollandsche grond met onvruchtbaarheid 
geslagen is, binnen de hoven, waar men, in de xiir en xv'' Eeuwen, 
de meesters van het « levend steen » en de bewerkers van het willig 
bout plach te telen. Die storm had ook BelgiC'n niet gespaard : maar 
Belgiën heeft er voor gerouwd en geboet; en de xv!!*" en xviii^ 
Eeuwen ten onzent hebben de kerkontblooting bijgestemd. Niettemin 
haaiden de Burgemeesters van Amsterdam de stammen der Quellinen 
en Hemony's met heuschheid in, en kroonden den beitel en de 
metaalschup, die de goden en halfgoden voor hun panthéon in het 
leven ricpen. 



(i) M"" Jac. van Lennep. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN 2o5 



Toen de xix' eeuw de hulde, die vroeger dagen aan het idée 
plachten te brengen, meer overdroeg op de denkende en handelende 
individus, — moest er een andere Quellinus uit het zuiden komen, 
ora onze Staatslieden, geleerden, amiralen, kunstenaars en dichters in 
metaal te vereeuwigen. 

RoYER had zijne opleiding genoten in een land, waar een opgewekt 
volks- en gem?enteleven bovendreef op den siroom der worstelingen, 
waar het lang aan ten prooi was geweest. Hij be^reep zulk een daad, 
als de oprichting van een standbeeld; hij wist wat feesten waren; hij 
kon zich doordringen van de groote ideën, die zulk eene plechtigheid 
behooren te bezielen. 

Het broederschapsgevoel, dat in Belgiën krachtig heerscht, en dat 
bij ons bijna ontbreekt, was ook een van de voornaamste prikkels om 
RoYER te steunen en vooruit te brengen. Heeft de maatschappij Arti 
et Amicitiae hem ten grave gedragen, zij kon al ten opzichte van een 
harer stichters niet veel minder doen. Sprekender bewijs van geest- 
verwantschap was het, dat de leerlingen der Mechelsche Akademie, 
toen hij den 25^" Aug. 1816 te Antwerpen den prijs behaalde met zijn 
schier zonder ernstige bedoeling ingezonden beeld van Hébé, aan 
den primiis van 18 10 ook van hunne zijde een gouden eerepenning 
wilden ofteren, opdat hij niet alleen prins zou zijn naar de keur der 
overheid, maar ook onder de instemming des volks. 

Het is geen wonder, dat men hem aan de:(e school zoelhaast tôt 
professor benoemde (i); maar evenmin, dat hij hiervoor bedankte en 
in het schoone koninkrijk van i8r^ naar ruimer werkkring streefde. 
Tôt de tentoonstelling van 1821 in de koninklijke Brusselsche resi- 
dentie droeg hij zijn grootsch bataafsch heldenbeeld van Claudius 
Civihs bij en behaalde daarop den « eersten eereprijs ». Dit is de 
voorbereiding geweest zijner vestiging in onze noordelijke provinciën, 
waar hij zich bij al het charakterische van zijn zuid-brabantschen 
aard en tongval, steeds een plichtgetrouw burger betoond heeft. Hij 
werd trouwens door de eerste koningen uit het huis van Oranje 
bizonder beschermd, en was dan ook kinderlijk gehecht aan de 
regeerende dynastie. Met tranen in de oogen herinnerde hij zich de 
reizen dat Willem de W hem onder den arm had genomen en hem 
de schoonheden zijner galerij had doen waardeeren. Ook koningin 
Anna-Paulowna heeft hem zeer onderscheiden. Als kroonprinces 
plach zij reeds, met den koninklijken gang haar eigen^ langs de 



(1) 2 Mei 1819. 



206 MECHELSCHE 



beeldhouwwerken der tentoonstelling tegaan,en het werk van onzen 
kunstenaar terstonJ herkennend, te zeggcn : « Ce sera pour moi » (i), 
zonder een lakei den prijs te hebben laten vragen. Toen Royer haar 
buste maken zoude, vroeg ze, of een vroegere, die haar dus in jeiig- 
diger leeftijd voorstelde, niet, met eenige bijwerking, nog zou kunnen 
dienen. « Dat borstbeelde stelde de princes van Oranie voor ant- 
woordde de beeidhouwer bescheiden », en mij valt de eer te beurt 
de konin^in der Nederlanden te mogen maken. « De muskovietsche 
grootvorstin verhief het hootd met al de majesteit die in haar was, 
en Royer verwierf met zijn werk de goedkeuring van koning en 
koningin beide, Nooit had het Willem den II'' gefrappeerd, dat 
zijne vrouw een zoo schoonen hais had. Toen Royer de buste 
van dezen koning maakte, kwam Willem I het werk bezichtigen. 
(' Monsieur Royer dit, que j'ai un beau front », zeide de zoon. » Je 
savais seulement que vous en aviez beaucoup », scherste de vader (2). 

Het is jammer, dat later uit het oog is verloren, hoe kunstbescher- 
ming een der treffelijkste eigenschappen is van de souvereiniteit. Toch 
heeft Royer het voorrecht gehad de beginselen en praktijk zijner 
kunst aan eene vorstelijke Moeder te mogen leeren, die eene uitdruk- 
king zocht voor hare rouw, in het boetseeren der geliefde trekken 
van haar kind : die Moeder was Hare Majesteit Koningin Sophia (3). 

Ook heeft de meester het ontwerpen en uitvoeren van een zijner 
schoonste en jongste scheppingen aan een lid van het Stamhuis te 
danken. Zijn « Adam, waar zijt gij? » is in 't marmer verschenen op 
last van Princes Marianna der Nederlanden. Indien men weten wil, 
hoe overheid en volk anders tegenwoordig over de scheppingen der 
beeldhouwkunst denken, heeft men slechts een blik te slaan op den 
ingevulden katalogus der veiling Ro3'er. Die heerlijke groep Adam en 



(i) « Dat is mij. » 

(2) Een andere lezing is, dat Willem de 11° zeide : « De Heer Royer zegt, 
dat ik een mooi voorhopfd heb. Willem P zou geantwoord hebben : Men 
heeft mij over mijn front (voorhoofd) nooit een kompliment gemaakt ». 

(3) 't Is hier voor mij eene geschikte gelegenheid, om met het oog op 
mijne bijdrage in den Almanak 1878, mede te deelen, dat mij van eene 
hoogst geëerbiedigde zijde is opgemerkt, dat de Koningin hare studie op de 
laatste Stuarts in de Revue des detix Mondes, heeft laten plaatsen, onder de 
stellig bedongen voorwaarde, dat de naam en waardigheid van den au;eur 
verborgen zou blijven en dat de Koningin de bekendmaking eene onbe- 
scheidenheid van den Direkteur der Revue genoerad heeft, die zij zeer 
betreurde. Wij zeggen : Gelukkig vergrijp! Want HoUand wint er eene 
aanspraak bij op de waardeering zijner naburen. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN 207 

Eva, dat model op de halve grootte, waarin de rijke gedachte met 
zulk een zeldzame volledigheid van schoone profielen was uitge- 
sproken, die groep tintelend van menschelijk leven en lijden, uit den 
aard der zaak veel volmaakter dan eenige uitvoering van marmer zijn 
kan, — heeft mogen gelden, op de verkooping van 17 November-68, 
de som van f. 33. 

Toen Royer in 1823, op zijn Griekschen Herder, den « grand prix 
de Rome » behaalde, door de Nederlandsche Akademie van Beeldende 
Kunsten, in navolging der Fransche uitgeschreven, — en toen hij, 
eenige jaren later, met den titel van Beeldhouwer des Konings 
vereerd, naast J. W. Pieneman, A. B. Taurel, J. A. Kruseman en 
M. G. Fétar van Elven optrad, om de Koninkiijke Akademie te Am- 
sterdam een nieuw en ongekend leven bij te zetten, had men niet 
mogen verwachten, dat zelfs het jongere geslacht in ons vaderland 
zoo weinig voor de beeldhouwkunst, en voor de monumentale kunst 
in 't algemeen, zou blijven voelen. 

Men mag zich overtuigd houden, dat, indien Royer zich, na het 
sluiten van den vrede tusschen HoUand en Belgiën, in zijn geboorte- 
land had neêrgezet, zijn laatste levenstijdperk hem minder bittere 
oogenblikken zou hebben opgeleverd. Heeft het ministerie Van- 
Zuylen-Humskerk, brekende met het axioma dat « kunst geen 
regeeringszaak » is het besluit gekontrasiniëerd, waarbij hem een 
hooge rang in 's Konings ridderorden verzekerd werd, het later 
Gouvernement heeft het zwaard van Damokles opgehangen boven 
de instehing, waar hij een derdigtal zijner kiachtigste levensjaren aan 
gewijd heeft, en nog heden aarzelt men de Hoogeschool voor Kunst 
in Nederland op degelijke grondslagen te vestigen. 

Maar wanneer hij te midden zijner leerlingen stond, en hun de ge- 
heimen der kunst voorhield en als inprentte, met al den gloed, die uit 
zijn oogen plach te schitteren,en waarvan de allerbevoegdste, tôt twee 
reizen toe, in het openbaar met bewondering gewaagd heeft (i), — 
of wanneer hij, in zijn atelier een gevoelige schets boetseerde, een 
borstbeeld het leven instortte, of beitel en hamer hanteerde, dat de 
scherven u om de ooren vlogen, — dan vroeg hij niet naar hetgeen 
daar buiten gebearde; dan was hij geheel overgegeven aan den dienst 
der Godin; die hem eenmaal haar stempel in de ziel had gedrukt, en 
uit de verrukking van wier liefde hij nooit weer tôt de koelheid, die 
de financier praktische wijsheid noemt, zoude terugkeeren. 



(i) Mev. BosBOOM. Toussaint. 



208 MECHELSCHE 



En deze liefde — hoe edel was zij! Ik meen dat er, buiten de dus 
oenaamde christelijke scholen, geen kunstenaar in Europa is, die de 
Venus Urania, door Royer in de iMediceesche en die van Melos 
beide opgezocht en vereerd, een zuiverder wierook gebrand heeft. 
Neem zijne verschillende Venus-koncepties, zijne schoone jonge 
vrouwen, op die Venus-typen geïnspireerd! Aan de vruchten kent 
men den boom. Het is niet de qualiteit van Venus te zijn, het is zjlfs 
niet de graad van naaktheid, waaraan de zedelijkheid van een beeld te 
toetsen is. Zie zijne Necro^ehurkte. scboonheids^odiii in albast, met hare 
mollige, doch altijd delikate vormen. Hoe vreemd aan zelfbewustzijn, 
veel meer nog aan zelibehagen, is die onbewolkte blik! Hoe straalt het 
van harmonie uit hare kalme gedaante en handeling. Zie zijne luimig 
graciëuze groepen van Venus, met de Liejde, het jongsken niet 
strenger bestraftende dan met de levensvreugde der klassische kunst 
samengaat. Zie vooral zijn aanspraak looze Venus verre:(en uit het 
^^eeschuim, maagdehjk naief, slank en edel, met een waas van onbe- 
proefde, maar dan nog onbeleedigde fierheid, — en zeg mij, niet 
slechts of deze beelden geen zuiver, geen edel welgevallen bij een 
onbedorven genioed opwekken, maar zelfs of zulk een gemocd, 
indien het niet uit Genesis I de nadere kennis van het goed en kwaad 
had opgedaan, aarzelen zou deze beelden onberispelijk te noemen. 
Maar het is, helaas, waar : wij leven hier in eene vervallen waereld, 
en het dem Reinen ist Ailes rein kan voor de kunst geen vrijbrief zijn. 

Geen wonder, dat deze kunstenaar, met zijn edelmoedige, kinder- 
lijke geaardheid, met zijn afkeer van plomb zinnelijke vormen, ook 
bizonder uitmuntte in het scheppen van kinder-typen. Zijn beroemde 
Paul en Virginia slapend, in albast, vond eene plaats in het paleis des 
konings Willem I; niet in het groot uitgevoerd, is zijne Paul en 
Virginia in de regenbui, in een voortreftelijk geboetseerde kleischets 
voor handen, om aan te geven, tegenover zijn slapend kindjen, hoe de 
verschillende levensfazen, ook binnen den begrensden kinderkring, 
door een groot kunstenaar met betooverende bevalligheid zijn uit te 
drukken. 

En naast zijne opvatting der schoonheid — zie zijn begrip van de 
kraeht : het denken in Wi'lem den Zwijger — eene gansch andere 
overleggingskunst toch wcêr dan het spottend filozofische van zijn 
Erasmus; zie het kalm triomfeerende van zijn Coster, die de heer- 
schappij van den Burgerstand schijnt in te wijden; het vaste, des 
noodsuitdagende van z\]nDe i^Mji7t';,,hetdoordringende, mediteerende, 
daadgereede van zijn Rembrandt; het schitterende en geduchte van 
zijn Vondel. Zie, eindelijk, de stoffelijke kraeht en stoftelijke neigingen 



levensbeschrijvingEn 209 

zich zinrijk krommend onder het bestier van den kindgeworden God, 
in zijn onovertroffen Chrisiophorus. Zal ik over de christelijke schep- 
pingen van dezen Christen uitweiden? — Er is geen specifiek 
onderscheid tusschen zijne klassische en bijbelsche of legendarische 
scheppingen. 

Ik zou durven beweeren, dat 00k hij het tijdperk en de richting der 
bij uitnemendheid christelijk genoemde kunstenaars heeft uitgedrukt 
in zijne kunst, en op zijne wijze. Indien over de evangelische 
sujetten, bij hem, geen zoo teeder mystiesch waas hgt als bij de 
kathoHeke hoofden der Dusseldorpsche school — hij heeft voor de 
mythologische en allegorische, met andere woorden voor de niet 
kerkelijke intellektueel-typische kunst gedaan, wat zij voor de kerke- 
hjke volbrachten. Om dit te erkennen moet men zijne zoo even 
aangeduide scheppingen n:et die van andere kunstenaars vergelijken, 
welke buiten de hervorming van Overbeek en CorneHus staan ; bij 
voorbeeld met Thorvaldsen en met Canova. Over zijne eenvoudige 
kompozitie der Fentis, uit het :(eeschiiim ri)\endj ligt eene zedigheid, 
eene naïeveteit, eene natuuronschuld, die aan het zelfde onderwerp, 
de praalzieke en tegeHjk gemeene Venus van den beroemden Deen 
geheel vreemd is. In 't geheel kan Thorvaldsen, vooral waar het de 
opvatting van vrouweHjke schoonheid aangaat, met onzen Neder- 
lander (die hem toch zeer vereerde) niet worden gelijk gesteld. Nooit 
zou RoYER zich eene lijn vergeven hebben, als het linker beenprofiel 
der Briseide consionata, een vorm minder verwerpelijk in Thor- 
valdsens bedelares, die hij ten onrechte eene Carità betitelt, maar ôok 
voorkomende bij zijne fluitspeelster in de kompozitie der Mu:(en 
dansend om de Gratièn. 

RoYER heeft eene schets gemaakt van een groep, die zoover ik weet 
niet uitgevoerd, zelfs niet voUedig ontworpen is, maar toch genoeg- 
zaam aangeduid en voldragen om in eene vergelijking gebracht te 
kunnen worden : De Liefde, tôt de :{iel komende. Gi) kent den 
prachtigen, maar al heel waereldschen, hoewel volstrekt niet plat 
zinnelijken groep van Canova : Psyché et l'amour ; de Italiaan is hier 
veel minder gemaakt dan hij zich doorgaans betoonde, en nochtans 
— die ziel kan niet gedoopt zijn. Zie, integendeel, de schuchterheid en 
naïeve gratie der jonge maagd bij Royer; de terughouding en toch 
het verlangen van zijn jongeling : ge zult mij zeggen : « De Heilige 
Geest is daar overheen gegaan. » Inderdaad was dan 00k het Vatikaan, 
om meer dan eene reden, zijn eigenaardig heiligdom. Bladzijden vol 
taalfouten, maar vol poëzie, heeft hij geschreven over den Apollo, over 
Rafaël, maar 00k over Léo XII, wiens profiel en en-face hij onder de 



210 MECHELSCHE 



godsdienstoefening teekende, otn er een zeer bewonderd (en door het 
Nederlandsch Gouvernement aangekocht) borstbeeld van 't huis te 
brengen. Hij had den algemeenen noemer gevonden voor het heihge 
en ongewijde. 

In een vroegeren Ahnanak (i) heb ik mij reeds de opmerking 
veroorloofd, hoe de Voorzienigheid o;> een geheel bizondere wijze 
de krachtige persoonHjkheid van Louis Royer omringd had van 
zielen, die, zelve dwalemle, na cenig verkeer met hem zoodanig 
doordrongen werden van zijn vurig en vruchtbaar Katholicisme, dat 
zij geen weer?tand konden bieden aan de stem der genade, die hen 
terugriep in Gods Kerk. Niet alleen hebben iwee zijner leerlingen 
geheel zelfstandig het Katholicisme omhtlsd, maar ook de edele 
vrouw, die haar leven aan het zijne verbonden had, die de rozen der 
liefde vlocht door de lauweren van zijn roeni, en die met de ailes 
overwinnende kracht der vrouwehjketederheid aile praktischeschreden 
van dit bruisende génie ten goede wendde, is hem in zijne Kerk 
gevolgd, en nog heden een voorbeeld van teedere en heldere Gods- 
vrucht (2). 

Het is merkwaardig wat hoedanigheden en neigingen, die elkaar 
schijnbaar uitlosten, in Royer op harmonische wijze samenvloeiden. 

Op een blaadjen 'staan twee afgewerkte potloodsteekeningen van 
gelijke grootte : de eenc stelt voor : de lieve martelares 5^ Aones; de 
andere Veiuts, de liefde behnorrende. En dat deze beide schetsen mecr 
gepast op verschillende blaadjes geteekend zouden zijn, kwam bij 
onzen kunstenaar niet eenmaal op. In Rome, te midden van den 
tooverkring der antieke kunst, ontwierp hij, op last van zijn edel- 
moedigen Amsterdamschen beschermer, A. B. Roothaan, de tien 
bârelicfs, voorstellende de voornaamste fciten uit de geschiedenis 
van beroemde Jezuïeten, welke thans de kerk van den H. Franciscus 
Xaverius te Amsterdam versieren. Het is eene intéressante reeks, die 
ontwerpen van Royer, allerkeurigst met potlood in gekorrigeerde 
vormen overgeteekend zoo door hem zelf ais door Landsheer, de 
l'iennes. Van Ysendyck en Van den Abeele. 

Hij had Italie, met al haar schoonheid van luchten en lijnen, als 



(i) 1876, bl. 81. 

(2) Carolina Freoerica Kerst, fi:eboren te Deventer 17 Dec. 1801, gehuwd 
in den Haag i5 Juni i83i. Dankte Mevrouw Royer aan haar stamvader van 
moeders zijde, den dapperen John of Gaunt (Jan van Geni), vierden zoon 
van Koning Eduard III, den moed in i83i haar hand aan een Beig te 
geven, — zij HoUandschen-Officierszuster, dochter en kleindochter ? 



LEVENSBESCHRIJVINGEN 211 



dronken. Hoogst gevoelig voor de Natuur, vertrouwd met de ge- 
heimen van haar planten- en vogelenleven, wist hij nauwelijks waar- 
aan meerdere zuchten van zijn hart en bladen van zijn schetsboek te 
wijden; aan het landschap van Portici of aan hare freskoos. Maar zoo 
ook maakte hij geen scheiding, als van licht en duisternis, tusschen 
de kunst der Antieken en de kunst van Lucca délia Robbia, Perugino 
en Rafaël. Ja, met het zelfde hart bewonderde hij het Kalkarscbe 
snijwerk van Peter Gieszen, de beteugelde weelderigheid van Jean 
Goujon, den pittigen zwier van Albrecht Durer, de Dietsche jonge- 
lingsdartelheid van Goltzius en de machtige geledingen van Micaël- 
Angeloos monumentbeelden. 

Alleen het aangekleed réalisme heeft hij nooit in zich opgekomen. 
Hij waardeerde toch hoog Meissonier en de Duitsche moderne genre- 
schilders; maar zelfs deed hij aan zulke kunst niet, en matig slaagde 
hij in de afbeelding der « broekskens » en schoenen met a strikskens » 
van onze beroemde Nederlanders. Dat het menschbeeld, in zijne 
edelste, vooral Grieksche, verschijningen, voor hem dan ook steeds 
punt van uitgang bleef, spreekt van zelf, en geene drapeering liet hij toe, 
die de herinnering verzaakte van het lichaam, waar zij om heen hing. 

Het stijllooze natuurbejag trof hij met al de kracht van zijn afkeu- 
rend oordeel. Het gemeene duldde hij niet; tenzij het door ailes over- 
winnende eigenschappen vergeeflijk werd. Zoo bewonderde hij Jan 
Steen in zijne beste uitingen; zoo waardeerde hij het werk van zijn 
landgenoot en vriend De Braeckeleer. Maar voor het overige — zoo 
min het wulpsche als het platte kon voor zijn oog genade vinden : 
en van hooge beteekenis was het voor ons, die om zijn sterfbed 
stonden, dat zijn laatste woord, aan het einde eener loopbaan zoo 
vol werkzaamheid en overweging, als een instinktief verzet, als eene 
uitdaging was, het matérialisme en daarmee het ongeloof naar het 
hoofd geworpen, het woord, vloeiend van deze 74-jarige lippen : 
La Poésie ne finit pas (i). 

Zijne laatste werken waren tôt vriendschapsgaven bestemd : de 
buste van een zijner petekinderen : Mevrouw Sterck, geb. Kervel, in 
eene in klei geboetseerde Maria met het kind, zoo natuurlijk en edel 
als men zich maar voor kan stellen; geschonken raan het jonge 
meisjen, dat hem zoo liefhad, of hij haar grootvader was geweest : 
Mej. Catharina Alb. Th. 

Hij overleed te Amsterdam, den 5 Juni, 1868. J. A. Alb. Th. 



(i) « De poëzie heeft geen einde. 



212 MECHELSCHE 

Uit den « Volks-Almanak voor Nederlandsche katholieken ». 
Gesticht in 1852, door J.-A. Alberdingk-Thym en H.-J.-C. van Nou- 
huys. 

Jaargang 1880. 
Catalogue du Musée de la Ville de Malines. 
Louise Stratenus, Uit het kven van den Mechelschen 

bccldhouwcr, Louis Royer (Dietsche Warande, i88q, n° 6). 

De Vlaamsche School, 186 j- 1868. 
Immerzeel, De levens en werken der Hollandsche en 

Vlaamsche Knnstschiiders, Becldhoiiwers, Graveurs en 

Bouwniecsters van het bcgin der vijftiende eeuw tôt heden 

toe. 
Kramm, id... id... van den vroegsten tôt op onzen tijd. 
ScHELLENS, De Meclielsclie Chronijcke. 
Journal d'Annonces, 18S2. 

Mechelsch Niemvs- en Aankondigingsblad , 1868. 
Nagler, Neues algemeiner knnstler lexicon... 
Alberdingk-Thym, De Beeldhouwer Louis Royer (Volks 
- Ahianak voor Nederlandsche katholieken, 1880). 
D' Vosmaer, Louis Royer in de Nederlandsche Spectator 

van 1868. 
Algemeen Handelsblad, Amsterdam 1868. — De Tijd. — 

Amsterdam, 1868. 
Winkler-Prins, Geillustreerde encyclopédie. 



PLUYS, Jan, Frans 

Glasschildcr 



Pluys, Jan Frans, werd geboren te Mechelen, op 
6'" September 1810, en overleed aldaar op 23 Juni 1873. 



Planche XIV 




Jan-Frans PLUYS 



LEVENSBESCHRIJVINGEN 2l3 

Hij was niet alleen een ieverige en onvermoeibare 
werker, maar ook een steeds naar verbetering stre vende 
kunstenaar, en het is aan hem grootendeels te danken dat 
de vroeger zôô bloeiende kunstnijverheid van het glas- 
schilderen van dag tôt dag in aanzien won. Ondanks 
moeilijkheden van aile aard, meestendeels op stoffelijk 
gebied, herwon hij voor haar die uitvoeringsmiddelen die 
haar in vroegere eeuwen zôô groote en welverdiende 
gunst verworf. 

Immers, die kunstnijverheid was in het begin der 
negentiende eeuw tôt eenen staat van verval gekomen 
die voor hare heropbeuring met recht vreezen deed. Zij 
die in de middeneeuwen en tijdens de Herboring op 
eene zoo rijke en afgewisselde reeks van meesterwerken 
roemen mocht, zag in de opvolgende kunsttijdstippen 
hare voortbrengselen langsamerhand verwaarloozen, ja 
hare vroegere, met onverschilligheid bejegenen, door de 
alvernielende werking des tijds verdwijnen, wanneer 
niet 's menschens handen medehielpen om des te ze- 
kerder haren ondergang te voltrekken. Het kwam er 
eindelijk toe dat de noodzakelijkste eigenschappen van 
die kunstwerken gansch uit het oog verloren gingen, 
zelfs gansch vergeten werden. Zoo zocht men nog te 
vergeefs naar doorschijnendheid die hoogst gevergde 
hoedanigheid van het gekleurd glaswerk. 

Pluys die in den beginne slechts een eenvoudige 
glasmaker was, legde zich nochtans toe op het samen- 
stellen van zoo genaamde glazen « mozaïken » met 
ongemeenen smaak uitgevoerd. Die poging werd met 
grooten bijval bekroond, in zoo verre, dat men hem eene 
oude glasschildering ter herstelling bracht. Van den 
eersten oogenblik af begreep Pluys dat het hem aan 
noodige kennis van het tekniek der vroegere kunstenaren 
ontbrak, om hun spoor met welgelukken te volgen. 

Het ontbrak hem echter niet aan taaien wil en nietsaf- 



214 MECHELSCHE 

schrikkende volhardingsgeest om moedig de handen aan 
't werk te slaan en aan de scheikunde, onder andere, 
doelmatige oplossingen te ontleenen om in zijne onder- 
neming te slagen. Gelukkiglijk vond hij daarvoor als 
vernuftig medewerker en wijzen raadsman, Stoffels, 
wiens naam zoo nauw verbonden is met de eerste studie- 
jaren van onzen alom gekénden medeburger, professer 
Van Beneden. 

Na onverpocsd werken en langdurige opzoekingen, met 
moedeloose stonden gepaard, gelukte het dan eindelijk 
aan Pluys, de doorschijnende brandverf van vroeger 
terug te vinden, en daardoor eene gansche omu^enteiing 
in de hedendaagsche glasschildering te bewerken. 

Dat was echter niet genoeg. Zich min goed op kunst- 
terrein begaafd achtende, aarzelde hij niet, om met 
degelijkheid van uitvoering ook volmaaktheidvan vorm te 
paren, de hulp en medewerking in te roepen van den wel- 
gekenden teekenaar en samensteller Edward Dujardin. 

Zoo was het hem dan eindelijk gegeven meerder 
werken in gevorderde kunst te leveren die met lof mogcn 
vcrmeld worden. 

Bij koninklijk besluit van 25 November iSig, verwierf 
Pluys een uitvindingsbrevet, terwijl bij uitzondering, 
het Staatsbestuur hem in Januari 1841, ontsloeg van de 
daarvoor gevergde taks in de schatkist te storten. 

Hetzelfde jaar verwierf hij met Capronnier, Laroche 
en Defossés de zilveren medalie op de tentoonstelling 
van Brussel, en het stadsbestuur nam deze gelegenheid 
te baat, om hem eene eeremedalie te stemmen. 

Men kan de beoordeeling zijner werkwijze vinden in 
eene verhandeling over de glasschildering door O' Kelly, 
verschenen in iSSg en in de geschiedenis der glasschil- 
dering uitgegeven in 1860 door professer Levy. 

Menigvuldig in getal waren sinds dien de werken 
waaraan Pluys zijnen naam hechten mocht. 



LEVENSBESCHRIJVINGEN 2l5 

Onder anderen hoeven de volgende genoemd te 
worden : 

De vensters der kerk van Hamersvelt bij Amersfoort 
(Holland); zes in brandverf uitgevoerde geschilderde 
vensters te Hofstade ; negen andere in de kapel van het 
H. Bloed te Brugge, naar de oude teekeningen gemaakt; 
te Tourcoing eene venster, verbeeldende de trouw van 
O.-L.-Vrouw; in de kerk St-Sulpice te Diest, het her- 
stellen der oude glasschilderingen en het vervaardigen 
van vier nieuwe verbeeldende de geschiedenis van den 
H. Joannes Berchmans; al de glasschilderingen in de 
kerk van Boussu en Fagnes : vier andere in de kerk 
van de « Finistère » te Brussel, geplaatst in het koor, 
waaronder te melden zijn deze verbeeldende de Aanbid- 
ding der Herders en der Koningen; de vensters van 
het koor en van de kerk te Thourout ; de herstelling van 
de groote venster van den kruisbeuk van St-Gommarus 
kerk te Lier, gegeven door Elisabeth van Cuilenbourg 
in aandenken van haren eersten man, Jan van Luxem- 
bourg; in St-Rombouts kerk te Mechelen de vensters van 
het koor, eene in den kruisbeuk verbeeldende de afkon- 
diging van de Onbevlekte Ontvangenis als geloofspunt, 
en eene in de kapel van den Roozenkrans in de zijbeuk; 
geschilderde glasramen in de kerken van Bouchout, 
Rhodes-Ste-x\gathe, St-Truiden, Herck-la- Ville, in de 
kapel van het Oud Beggijnhof te Gent, enz. 

Pluys vergenoegde zicht echter niet met glasschil- 
deringen voort te brengen ; hij waagde zich ook op 
oudheidkundig terrein, waaruit een ontwerp tôt her- 
stelling der Mechelsche Halle ontstond, en hij hield zich 
tevens onledig met samenstellingen in middeneeuwschen 
bouwtrant, waaronder kerkgestoelten, die van St-Rom- 
bouts onder andere, hoogzalen, autaren, enz. 

Bij zijn overlijden nam Leopold Pluys, zijn zoon, 
's vaders kunstnijverheid over. Het huis bleef bloeien en 



^^ MECHELSCHE 



woii in aanzien : ook wanneer koiteJing-s aan ri., 
ger van vader P...s het LeopoldsoS vêle d Xd 
was die onderscheidin^r eene .velvprrl.-. / ''^^l"'^ '^^^^' 
wachte eWcenning van le éZ::;;!^^^.^^!,^- 
aan de glasschildering aïs kunstnijverhe.dttetn " 

Fanulie herinncringcn ; 
De Bclgische Illustrat'ic : 1873-74 no 17 
Etablissement L.Pkivs nip r1^ -pl^r Vo 
J. %ck„,ansAjD::::e5 '''''"' ''' -*- (Salines, 

L7«rf,„/n> Belge. La peinture sur verre, n» 25, ,881. 



H. CONINCKX. 



La Restauration de THôtel de ville 



DE MALINES 




OTRE première préoccupation avant de prendre 
notre crayon a été de faire l'intime connais- 
sance de notre sujet. Nous nous sommes 
efforcés en premier lieu de puiser à nos 
archives tous les renseignements que nous avons su 
découvrir concernant le Beyaerd et nous avons relevé 
d'autre part, aussi exactement que possible, les bâtiments 
existants. L'examen consciencieux de l'un et de l'autre 
de ces données nous conduira, espérons-le, à savoir 
approximativement ce que fut l'ancien bâtiment et ce 
qui en est resté. 

Etudions ces deux points pour commencer. 

Que furent les premières constructions de notre Hôtel 
de ville? Jusqu'où se sont étendus les bâtiments de la 
période ogivale ou antérieure? 

Notre première maison communale se trouvait vers la 
Grand' place, à côté du Vieux Palais, actuellement à 
l'usage des archives. Démolie vers iSyS, elle fut rem- 
placée par le Vieux Palais précité, qui servit de maison 
échevinale jusqu'au jour où le magistrat voulut bien 

i5 



2i8 RESTAURATION DE l'hÔTEL DE VILLE 

céder, en 1473, ses locaux aux membres du Grand Conseil ; 
de là son nom de Vieux Palais. Il faut croire cependant 
que cette seconde maison échevinale n'était pas seule à 
satisfaire aux services cotnmunaux durant cet intervalle, 
car, simultanément, il fut fait usage d'un bâtiment appelé 
de Bcyacrd, situé près du portail septentrional de la 
cathédrale, faisant encore actuellement partie de notre 
Hôtel de ville ; la bâtisse couvrant le vestibule et le grand 
escalier appartient encore à cette vieille construction. 
D'après d'HANis (i), elle servit surtout comme halle aux 
grains; de là, d'après une vieille dénomination, le mot 
flandrisé Beyaerd, signifiant dépôt. Elle était utilisée 
également par les receveurs et trésorier de la Ville, pour 
leurs réunions. D'autres prétendent que le nom de Beyaerd 
devrait son origine à une auberge tenue dans ces lieux. 
Quoiqu'il en soit, d'après les comptes communaux, il 
porta ce nom dès avant que le Magistrat y transporta 
ses principaux pénates. 

Le Beyaerd appartient à l'époque romane, il fut donc 
construit avant i25o, probablement vers 1200. Il est donc 
antérieur aux plus anciennes parties de notre église mé- 
tropolitaine. Le dérochage de la façade vers celle-ci amis 
à jour des arcs pleins cintres et un appareillage de murs 
très primitifs, que nous retrouvons d'autre part au bas 
du pignon à l'entrée principale. Vers l'intérieur dans le 
vestibule à l'étage, lorsque nous percions il y a quelque 
temps l'ouverture qui mène au local de notre Cercle 
archéologique, nous avons retrouvé le même plein cintre. 
Cependant, à la naissance de celui-ci au nu extérieur du 
mur, se trouvait un linteau en pierre bleue, derrière lequel 
existe un arc surbaissé. D'après des photographies que 
nous tenons des Archives, vues prises au moment où le 
vestibule était décrépi il y a quelques années, ces arcs 



(i) Opkomst en bloei van het christendom in Mechelen. 




^«^Kivrji 



à 






i^' 




DE MALINES 2ig 



en segments de cercle existent nombreux vers l'intérieur. 
Nous en avons rencontré au grenier, avant de crépir les 
murs de notre salle de réunion. L'absence du plein 
cintre vers l'intérieur rapproché de la découverte faite en 
perçant le mur vers le nouvel escalier, et la présence 
des pleins cintres actuellement mis à jour vers la métro- 
pole, semblent prouver que le système de l'opposition 
intérieurement de l'arc peu cintré à l'arc plein cintre 
extérieur était d'application générale dans les fenêtres 
de la construction primitive. Cette combinaison s'expli- 
que par le fait que ces fenêtres n'étaient vraisembla- 
blement pas des fenêtres à châssis, ni à verrières, le verre 
n'étant pas encore utilisé dans les constructions civiles, 
mais des volets ou vantaux tournant sur des gonds, que 
nous avons effectivement rencontrés dans l'ouverture 
pratiquée. Ces vantaux, dans une baie semi-circulaire, 
n'auraient su s'ouvrir qu'imparfaitement, surtout dans les 
embrasures profondes de ces temps. La forme que nous 
avons donnée aux deux fenêtres éclairant le grand 
escalier, à part le niveau du linteau qui descend plus bas 
qu'à la naisance du plein cintre, à cause du gitage du 
grenier se présentant sinon devant l'ouverture, pourrait 
donc bien être approximativement la forme primitive. 
Le gîtage actuel du grenier devait être plus élevé dans 
le principe, témoin les arcs qui passent au grenier. Nous 
en arrivons à conclure que le bâtiment roman avait trois 
étages, sans le grenier, et comme les maisons bourgeoises 
de cette époque ne comportaient jamais ce dévelop- 
pement, nous acceptons volontiers l'opinion de feu le 
chanoine d'HANis, donnant comme destination primitive 
à ce bâtiment, la conservation des grains de la localité. 
Voyons maintenant ce qui est conservé de cette 
construction. Les murs crépis du vestibule ne nous 
permettent pas de juger de leur ancienneté ; nous avons 
heureusement les photographies dont nous parlions plus 



220 RESTAURATION DE L HOTEL DE VILLE 

haut, témoignages évidents de l'âge respectable de ces 
parois. Dans la façade, le pignon semble être complète- 
ment refait à partir du premier étage, à peu près. Le 
pignon à gradins a été construit probablement au quin- 
zième siècle, avant 1455 ; car en cette année on plaça les 
lions sur les gradins (i). Ce fut en 1475 seulement que le 
perron fut placé devant l'entrée. Il ne serait pas étonnant, 
jusqu'à preuve du contraire, que le pignon fut construit 
presque en môme temps, car, vers le milieu du xv' siècle, 
on travailla beaucoup à l'ancien (2) et un peu plus tard 
au nouveau Beyacrd, comme nous le verrons plus loin. 
Du côté opposé à la façade, nous voyons le pignon avec 
son appareillage semblable à celui de la partie romane 
vers l'église. Les gradins n'y sont plus évidemment, car 
les toitures romanes étaient plus plates que les gothiques; 
on voit l'appareil en moellons arrêté à la naissance de la 
toiture et le pignon complété en maçonnerie de briques. 

Du long côté vers la cathédrale, nous avons des traces 
évidentes mises à nu et reproduites par les petites 
photographies. 

Maintenant vers l'autre long côté, c'est-à-dire vers les 
belles salles de l'Hôtel de ville, nous voyons toute la 
partie supérieure corniche comprise de l'ancien bâtiment, 
semblable au mur visible vers la cathédrale, bien con- 



(i) 1455. It. betaelt der kercken van St. Rom. ome steenen ieghem hem 
liede gecocht ter stadt behoef, omme de leeuwe mede te maken op ten 
Beyaert xv s. ix d. gr. 

It. betaelt Peteren Waelpuyt van de vors. Leeuwen te maken. 

XVIII s. gr. 

Stadsrekening 1454 1455. 

(2) 1456. It.betaeld Hendrick van Rotselaer met zijne geselle van metsene 
in den Beyaert aen de wannesteghe, vijf weken (82 dagen) 5 p. 9 s. 6 d. 

1457. It. betaeld Ilondrick Tijcke van metsene in de vorste keltere van 
den Beyaert 4 dagen... 

1458. It. betaeld Hendrick van Rotselaer met zijne geselle van metsene in 
den Beyaert... 



l'hindie WIl Resl;iura(ion de l'IInlfl de \ilk- 




Murs du vestiindc (vues prises au ninnienl où ds Otak'ut décrépis) 



DE MALINES 



221 



servée sous la toiture. De ce côté de même que de l'autre, 




en-dessous du premier encorbellement du pignon vers la 
place, on remarque encore des têtes sculptées que l'on ne 
rencontre plus que nous sachions, à cet endroit dans les pi- 
gnons du xv^ siècle; c'est un reste du pignon primitif, pro- 
bablement. Celui-ci a-t-il subsisté jusqu'au moment (en 
1455) où la toiture (i) actuelle du Beyaerd fut reconstruite 
et surélevée? c'est possible. En tous cas nous supposons 
que le pignon a été fait en même temps. Nous n'avons su 
jusqu'ici trouver la preuve absolue de ce travail de ma- 
çonnerie dans nos archives. Nous chercherons encore. 

Résumons donc : sont conservés de l'ancien Beyaerd les 
quatres côtés à peu près, sauf la façade, dont le pignon, 
depuis le premier étage, semble avoir été construit vers 
1455 et la toiture qui date de la même année. Les lions 
placés au sommet (?) en même temps ont disparu, le 
perron, ajouté en 1475 (2), a été remplacé par le perron et 
la porte d'entrée que nous y voyons actuellement dans 
le style transitoire du Louis XV au Louis XVL 

Quant au « cleynen beyaerd » dont les comptes font 
mention, de même que le « rentmeestercamere », ils 



(i) 1455. It. betaelt Jan den Domme en de Laywerijns van den Bossche, 
voir dat sij gemaect hebben ende getymmert den Beyaert met drien stagien 
ende de cappe ende den wendelsteen met eender stagie ende de cappe, den 
clejnen Beyaert metten cappe ende drie s'agieu voor gegeven. 

XXVII L. C. XIII s. II d. gr. Mech. 

(2j 1475. It. betaeld denselve (Andries Keldermans) van den voirpay te 
makene voir den beyaerd aen hem besteet in tasse comt op xviii L. C. G. 



222 RESTAURATION DE L HOTEL DE VILLE 

comportent peut-être les constructions adossées au bâti- 
ment roman vers la cathédrale au coin de la façade 
principale. 

Ces petits bâtiments, au moins en partie, devaient 
exister très anciennement à cet endroit, témoin la niche 
à peintures dans la nouvelle cage d'escalier, mais ils 
doivent avoir subi des modifications radicales en premier 
lieu et des transformations nombreuses plus tard, car 
tantôt les fenêtres sont à chaînages, tantôt elles ne le 
sont pas ; les gradins essentiellement précaires doivent 
avoir été remplacés; il nous semble ne plus les aper- 
cevoir au petit tableau de la cathédrale ; d'ailleurs, 
lorsqu'en 1455, la toiture fut renouvelée, ces frêles gradins 
auront probablement été remaniés aussi. Quoiqu'il en 
soit, ces constructions ont pris leurs formes à plusieurs 
siècles, peut-être que les murs intérieurs dérochés nous 
en diraient davantage. 

Arrivons maintenant au grand bâtiment, le dernier 
qui doit nous occuper, allant du Beyacrd vers la Grand' 
place ; car nous ne pensons pas que la maison échevi- 
nale ancienne se soit jamais étendue davantage, sauf 
pour la partie appelée « chapelle » sinon en petites dé- 
pendances, cour ou jardin. Nous croyons pouvoir affirmer 
que ce bâtiment a été construit presque de toutes pièces 
vers 1463. En effet, cette année, nous rencontrons des 
citations nombreuses de maçonneries, travaux en pierre 
de taille, charpenteries, etc., exécutés au bâtiment dit 
« nieuwen Beyaerd ». La construction d'une toiture 
complètement nouvelle figure à cette année. Comme on 
cite à plusieurs reprises des travaux aux voûtes qui 
ne peuvent être que les voûtes de la pièce appelée 
aujourd'hui chapelle et de la place d'en-dessous située 
dans l'aile qui nous occupe, nous avons l'assurance qu'il 
s'agit bien dans les comptes de cette partie du bâti- 
ment. D'autre part, nous trouvons un poste de 108 pieds 



DE MALINES 223 



de faîtières placées au sommet de la toiture « boven op 
het dac » ; or ces io8 pieds de longueur représentent 
environ la longueur totale du bâtiment que nous dis- 
cutons. 

Les importantes fournitures signalées dans les comptes, 
notamment de nombreuses couvertures de gradins, de 
pièces de cheminées, de seuils de fenêtres de toutes 
espèces, de coins de cheminées et de 5 verges d'our- 
dons (5 roejen arduyns), c'est-à-dire pierres unies pour 
parements, démontrent que le bâtiment tout entier doit 
avoir été en jeu (i). Comment expliquer dans ce cas le 
deuxième pignon à gradins qui se remarquait jadis dans la 
toiture, entre la 3^ et la 4^ fenêtre à partir du coin de la 
Place? Peut-être un ancien mur ou bâtiment conservé, 
des cheminées à conduire au faîtage, ou d'autres considé- 
rations ont-elles exigé la conservation de cette saillie 
dans la toiture? 

Comment fut-il, ce bâtiment de 1463? 



(i) ANNEXE A 

1463. It. betaelt Hendrick Machiels en vijf gesellen met hem van 
brekene en van metsene aen den beyaerd van 7 weken beginnende 
29 in januari 1462 en eindigende 19 maert 1462. 2 steenhouwers 
27 daghe van steen schoon te makene 11 £. 7 s. 7 d. 

1463. It. betaelt M. Janne Wischhagher van den timmerwerc te 
maken van den nieuv^en Beyaert aen hem besteet in tasse komt op 

XXXVI £. c. 

— It, betaelt den seiven van der cappe van den selven Beyaert te 
hoeghene ende van den sieper te lenghene aen hem besteet in tasse 
comt VI L. c. 

1463. Betaelt Andiies Keldermans van twee capiteelen te makene 
daar 't welfsel op reisen sal ende van twee halve capiteelen. 

— It. denselve Machiels van metsene ut. supra, drie weken 8' april 
1462 twee steenhouwers 8 £. 7 s. 10 d. 

— It. betaelt Andries Keldermans van vier capiteelen op d'andre 
zijde van de camere in 26 maart ils. 



224 RESTAURATION DE l'hÔTËL DE VILLE 

Ici les documents sont précieux. Voici un dessin à la 
plume que nous faisions de l'Hôtel de ville, tel qu'il 
figure dans le 21' des petits tableaux représentant la vie 



— It. betaelt Hendrick (machiel) voorseyt ende 5 gesellen met hem 
van metsene ut supra van 5 weken 13^ mei 1463 en 2 steenhouwers 

II £. 16 s. 2 d. 

— It. betaelt Andries Keldermans en peter waelpuyt van de drie 
sloetsteene van de bouten boven te houwenen met tien voeten onder 

hen 18 dagen met xiii voeten steens de voerseyde sloetsteene of 

6 weken ende tien voeten osinen elke voet 

— It. betaelt drie handwerkers van de gruyse in den beyaerd weg 
te doene. 

— It. betaelt Hendrick Machiels en 3 gesellen van metsene aen den 
beyaerd van 8 weken i octobris 1463 en i steenhouwer. 

— It. betaelt Hendrick Machiels en 3 gesellen van metsene in den 
beyaerd, enz. 

— It. betaelt denselve en 3 gesellen met hem van metsene in den 
beyaerd enz. 

— It. belaelt dirk de poort voor 1403 vierendeelen calx geleverd te 
schepen en te mande aen den beyaerd 

It. 209000 karreelen geleverd aen den beyaerd tichelen 

vorsten, enz. 39 £. 19 s. 3 d. 

— It. betaelt Anthonis van Beveren ende Hendrik tijcke van de 
witte wercke geleverd aen den nieuw huyseîi van den beyaerd (suit une 
série d'autres travaux) 20 £. 

— It. betaelt Anthonis voorseyt van 214 voeten dorpele ende calu- 
pene gebesigd aen te voorseyde werk, 6 groote dorpele aen de 
venstere in den beyaerd, 8 dorpele, schenkels van schouwen, schoor- 
steenen, hoeksteenen. 6 L. 

— It. betaelt Anthonis voorschreve van 55 wendelsteenbollen 
gebesigd aen de wendelsteen achter den beyaerd 22 s. 8 d. 

— It. betaelt den kerckmeestere van S. Rombout van 20 stukke 
steens oudende 74 voeten om die repriese af te maken in den beyaerd 

2 L. 9 s. 3. d. 

— It. betaelt Luyc van Weelmond van 5 roejen arduyns geleverd 
aen den beyaerd 15 stuks steens boven op te kanteelen van den 
bcvaerd, 12 stukken te 7 groote de voet ende 23 groote kanteelsteenen 
elck stuk te 9 groote de voet, item 183 voeten hoyen aen de kanteelen 
elck voet 5 groote ut supra 30 £. i s. 7 d. 



Planche XVllI Rùparation de THôtel de ville 




Pignon vers la Grand' place, d'après une peinture de 1660 



DE MALINES 



225 



et la légende de S. Rombaut, se trouvant à la cathédrale, 
et datant de i5oo environ. D'autre part, grâce à M. Jules 
Wittmann fils, il nous a été donné de découvrir le tableau 
de St-Pierre, qui représente le pignon vers la Grand' 
place, tel qu'il était encore en 1660. Ce tableau, tel 
une photographie, ne saurait mentir. Nous l'avons 
fait reproduire pour nos lecteurs. La peinture de la 




Hôtel de ville de Malines, croquis à la plume d'après un tableau de 1500 environ 
(Légende de S. Rombaut), à la cathédrale. 



— li. betaelt Steven van aflighem van io8 voeten vorsten boven op dac 
van den beyaerd ^eleet coste 5 £. 8 d. 

— It. wout. Coolman en Henric Machiels van welvene die voûte in 
den beyaerd ende den muur tusschen beide op te me sene en van 
paveyene aen hen besteet comt op ix £ b. xvj s. nij d. 

— It. betaelt Andries Kelderman van vi leeuwe te makene die 
op te uytgepannen venstere van den beyaert staen, van elck leeu 
X s. y den valet xv s. gr. 



220 RESTAURATION DE l'hÔTEL DE VILLE 

Grand' place fut faite sur les lieux, car la configuration 
générale nous permet encore aujourd'hui de préciser 
l'endroit d'où le peintre a pris son point de vue. Avec 
ces deux documents nous savons parfaitement quel 
était l'aspect de l'Hôtel de ville vers t5oo. Le pi- 
gnon à l'entrée était tel qu'il existe actuellement, sauf 
le perron gothique, qui n'avait qu'une montée du côté 
de la Grand' place et qui était couvert d'une toiture en 
auvent, formée de trois pignons à ogives en bois, établis 
respectivement au-dessus de chacune des fenêtres du rez- 
de-chaussée. Dans le pignon un cadran indiquant les 
heures. Il se trouvait là où l'on remarque les assises 
alternées de briques et de pierres blanches ; la forme 
générale en est encore ronde. Ce cadran disparut pro- 
bablement lors des transformations, en 171 5, dont nous 
allons parler, car ce fut vers cette époque que les grands 
cadrans de la tour St-Rombaut furent établis. L'horloge 
de l'Hôtel de ville, au pied de cette tour, n'avait plus 
d'utilité, de même qu'elle n'en aurait plus aujourd'hui, 
pensons-nous. Les lions avaient déjà disparu vers i5oo. 
Ils ont existé cependant, car à part la citation des 
comptes, qui n'indique pas leur emplacement il est 
vrai, nous remarquons aujourd'hui encore les doguets 
qui les fixèrent. 

Quant à l'aile vers la Grand' place, elle avait des 
auvents au rez-de-chaussée, au-dessus deux rangées de 
six petites fenêtres se trouvant respectivement à la gauche 
et à la droite du bâtiment éclairant la partie supérieure 
du rez-de-chaussée et un entre-sol vers la Grand' place. 
A l'étage, neuf grandes fenêtres pareilles à celles du pignon 
au-dessus du perron et établies à la hauteur de ces dernières; 
à la naissance delà toiture une lucarne à gradins au-dessus 
de chaque fenêtre de l'étage, le tout couvert d'une toiture 
de laquelle émergeait un pignon, à gradins lui aussi. Vers 
la Grand' place, le grand pignon à gradins avait deux 



DE MALINES 227 



étages, chacun de quatre fenêtres. Éclairant le grenier, 
il y avait des séries superposées de quatre, trois, deux 
et une fenêtres, diminuant d'importance vers le sommet. 

Le petit tableau de St-Rombaut reproduit vaguement 
les silhouettes douteuses des petits bâtiments vers la 
cathédrale. Certains détails ne répondent pas trop cepen- 
dant à ce qui en existe encore. 

Revenant à l'aile s'étendantàla gauche du perron, nous 
nous demandons maintenant ce qui subsiste encore de 
la construction de 1463. Rien ou presque rien! Même 
l'appareil en pierre blanche, visible aujourd'hui, date 
de 1715 seulement. Les comptes de la ville de 1714-1715 
sont très explicites sous ce rapport (i). C'est alors que 
les rangées de quatre fenêtres du pignon vers la Place 



(i) ANNEXE B 

Résolutions du Collège Echevinal 

171 3 (29 décembre). Changement de la façade, côté du corps de garde. 

1715 (17 juillet). Démolition du mur sur les fondements duquel doit 
s'élever le nouveau bâtiment. 

171 S (19 août). Le dit mur, faisant face au Vieux Palais, n'est pas 
assez solide pour soutenir le bâtiment. 

1715 (22 août). Changement de la façade, côté du Vieux Palais. 

17 15 (16 sept.). Par suite de ce changement, la porte d'entrée 
devrait occuper le milieu du bâtiment. 

1718 (10 janvier). Présentation au collège de deux plans y relatifs. 

Comptes de la Ville, i7i4-i7i5 

— Betaelt Guill. van Oolen 200 gulden, voor het afbreken van een 
stuk gevel aan het stadhuis, aen d'eerste stagie tôt onder toe en 
wederom op te maken volgens de conditie van aenbesteding tôt 
onder de cornis. 

• — Betaelt den zelven voor het vullen van de timpanen langs den 
kant van de merkt, het slippen van den muur komende voor de 
vensters, het vullen van de platen boven de architragie etc. per aen- 
besteding van 12 october 1715. 215 guldens. 



228 RESTAURATION DE l'hÔTEL DE VILLE 

ont été remplacées par les trois fenêtres actuelles, et que 
le nombre de fenêtres vers le Vieux Palais a été augmen- 
té, de même que ces fenêtres ont été placées à un niveau 
plus élevé, question de former un entre-sol plus spa- 
cieux. Ce fut à la fin du xvii' siècle et au commence- 
ment du xviii% qu'on établit luxueusement, telles qu'ils 
existent encore, le grand salon et la salle du Conseil. Le 



— Denselven 128 guldens voor het maken van eenen schijmuur in 
den kelder onder het wijn comptoor, mits gaders het fondere van den 
moyermuur midts bevonden wird denselve was hangende zonder 
eenig fondament, bij aanbesteding... 

— Betaelt denselven lOD guldens voor het atbreken van den gevel 
langs den kant van de Merkt van aan de fondamenten tôt aan de 
eerste stagie bij aanbesleding van 17 july 1715. 

— Betaelt denselven 300 guldens voor het afbreken en opmaken 
van den gevel langs den kant van de ijzere Lene, van aan den hoek 
tôt aan de schijmuur neffens het collegie bij aanbesteding van 
20 oogst 171 5. 

— Betaelt de dekens van de metsers en timmerlieden voor op den 
4 feb. 1715 gevisiteerd te hebben het stadhuys, soo aan de cap, 
vensters, muragie als solderingen 10 guldens. 

— Betaelt François Langhmans voor diversche teekeningen en 
modellen gemaakt te hebben met copien van de gevels van het stad- 
huis, suikerhuis, etc. sedert 24 meert 1714 tôt 17 augustus 1712. 

228 guld. 

— Martin Claatife, 31 guld. voor 79 nachten gewaakt te hebben op 
het openliggende werk van het stadhuis tôt den 24 septembere 1715. 

Guill. Verberckt, 13 guld. voor 33 nachten gewaakt te hebben ibid. 

— Gaspar Smets, 25 guld. voor gemaakt te hebben, een coopère 
vaas om te stellen op het nieuw dak van het stadhuis, septembre 1715. 

1717-1718. Betaelt Henricus Frans Verbruggen en Tobies de 
sagher, 250 guld. over hunne vacatiën in het visiteren en teekenen 
van den bouw van het stadhuis, met de verandering van de houte 
modellen, sedert 19 mei tôt 2 tebr. 1718. 

(Nous devons beaucoup de ces extraits au concours bienveillant de 
notre vénérable archiviste communal, M. V. Hermaks.) 



DE MALINES â2Q 



rez-de-chaussée reçut de plus nombreuses et de plus 
grandes fenêtres. Ce fut à cette époque probablement 
aussi, que la grande corniche, que nous croyions posté- 
rieure cependant, a remplacé les lucarnes et les pignons 
à gradins disparus. Lors de cette reconstruction presque 
totale, par mesure de précaution, les coins du pignon 
vers la Grand' place furent maintenus. On y remarque 
encore très bien la hauteur qu'occupaient jadis les dif- 
férents étages des fenêtres. Vers le pignon d'entrée, il 
reste également des fragments de l'ogive de la fenêtre 
éclairant la place voûtée en-dessous de celle connue sous 
le nom de « chapelle » et qui s'étendait probablement 
jusqu'à la façade. 

Il nous reste maintenant à tirer les conclusions de tout 
ce que nous venons d'établir. 

Nous ne saurions nécessairement pas reconstruire 
dans son intégrité la bâtisse romane. Outre qu'il faudrait 
modifier les étages, faire un pignon moins pointu à for- 
mes inconnues, les portes et les fenêtres d'un bâtiment 
archaïque de l'espèce ne répondraient nullement à la (K s- 
tination actuelle du bâtiment. 

Pour obtenir les formes anciennes de l'aile vers la 
Grand' place, il faudrait qu'on l'abatte complètement, car 
non seulement les façades, mais tout l'intérieur, devraient 
subir des changements radicaux, à cause de la différence 
du niveau des étages actuels avec les anciens niveaux. Il 
ne serait pas possible même de nous rapprocher de 
l'aspect ancien (à moins toujours de démolition totale), 
car les nombreuses fenêtres actuelles et leur niveau 
modifié ne permettent raisonnablement pas la reconstruc- 
tion de lucarnes à gradins au-dessus de chacune d'elles. 
Vers la Place, les rangées de quatre fenêtres, remplacées 
par des rangées de trois fenêtres, imposent à ce pignon 
une configuration radicalement nouvelle. 

Il ne suffit pas de prétendre que si le nombre de 



23o RESTAURATION DE l'hÔTEL DE VILLE 

fenêtres dans ces vieux tableaux ne correspond plus à ce 
qui existe aujourd'hui, ce soient là des erreurs de nos 
vieux copistes, et d'invoquer d'autre part ces mêmes 
œuvres pour prouver l'authenticité d'autres formes! Les 
façades, d'après les comptes, ayant été démolies com- 
plètement sauf les coins, nous préférons admettre que 
lors de leur reconstruction on a changé le nombre de 
fenêtres, plutôt que de supposer fautives les anciennes 
vues. Leur auteur, notamment pour le pignon vers la 
Grand' place, se serait amusé dans ce cas à composer un 
pignon de son crû, alors qu'il en voyait les formes devant 
lui. Nous préférons voir dans ces tableaux faits par des 
contemporains, des reproductions fidèles, quitte à ne 
plus vouloir copier les parties sujettes à critique, com- 
plètement changées depuis lors. 

Contrairement à l'usage général, qui voulait faire alterner 
les lucarnes avec des vides au-dessus de chacune des fenêtres, 
ici elles étaient toutes surmontées d'une lucarne. Déjà 
les intervalles entr'elles devaient être très rapprochés, 
les trumeaux séparant les fenêtres étant fort étroits. S'il 
fallait donc une lucarne de plus sur neuf, elles se tou- 
cheraient presque. De plus, se trouvant à un mètre plus 
haut que les primitives, elles en imposeraient aux pi- 
gnons voisins, qui eux ne seraient pas remontés. La lu- 
carne à côté du pignon irait même butter les encorbelle- 
ments des gradins de ce dernier. 

Voilà, clairement motivé, pourquoi nous n'avons que 
cinq lucarnes au lieu de dix. Elles avanceraient en saillie 
sur le nu des façades selon l'usage, témoin toutes les an- 
ciennes lucarnes de l'époque que l'on pourrait encore 
découvrir à Alalines, et ne se présenteraient pas en re- 
traite pour faire passer le chenal. Le chenal n'existant pas 
primitivement, pour ne pas nuire à l'aspect ancien, passe- 
rait à l'intérieur derrière les lucarnes, tel qu'on le voit 
au Palais de Justice et ailleurs. 



DE MALINES 23l 



Nous ne pensons pas que l'Administration Commu- 
nale veuille bouleverser tout l'intérieur de l'Hôtel de 
ville, pour reconstituer des parties totalement disparues 
des anciennes constructions. Nous avons été, au con- 
traire, chargés de l'étude des façades seulement, et nous 
voudrions donner à celles-ci un aspect digne de la pre- 
mière maison de la cité. C'est pourquoi nous avons 
pensé que la préoccupation archéologique seule ne pou- 
vait nous inspirer. Il faudrait dans ce cas construire à 
nouveau, ce qui n'est plus restaurer, quoiqu'on dise. Nous ne 
pensons pas que ce prétexte par trop esclave pourrait 
nous faire pardonner les malheureuses lignes et la trop 
grande simplicité d'une restauration fort coûteuse. Bien 
des gens intelligents, pensons-nous, regretteraient dans 
ce cas la dépense assez rondelette qui en résulte- 
rait. 

Il fallait, selon nous, arriver à constituer un ensemble 
harmonieux, respectant les éléments anciens conservés. 
Cet ensemble traité dans le style du xv^ siècle, qui a vu 
s'effectuer l'agrandissement et la reconstruction partielle 
de l'ancien Beyaerd, garderait, vers la cathédrale, les 
fragments plus anciens, appropriés au service de la cage 
d'escalier. 

Nous donnons ci-contre la reproduction de notre 
projet. Nous avons également fait photographier les 
façades actuelles, que l'on trouvera reproduites un peu 
plus loin. 

Ici se pose la question : si nous respectons les éléments 
romans, si nous maintenons intactes les parties formelle- 
ment reconnues comme appartenant à l'époque gothique, 
ne devrions-nous pas respecter également la porte d'entrée 
avec son perron Louis XV - XVI? Il est évident que la 
règle pour la conservation ne peut être absolue, car dans 
ce cas nous devrions garder la corniche ; on ne mettrait 
même pas la main au bâtiment. Mais, étant donné que 



232 RESTAURATION DE l'hÔTEL DE VILLE 

la porte d'entrée et le perron constituent un type, si pas 
artistique, au moins bien proportionné du genre, étant 
donné que leur présence ne nous semble pas défigurer 
l'ensemble, considérant surtout qu'il faudrait détruire des 
éléments existants de réelle valeur pour les remplacer 
par des constructions gothiques de notre conception, 
d'après de vagues données de l'archéologie, il nous a 
semblé que nous commettrions acte de vandales en dé- 
molissant le perron actuel. C'est d'ailleurs ainsi que les 
restaurations sont comprises par les institutions s'occu- 
pant de la conservation de notre art ancien. Nous avons 
peut-être un peu dépassé la note en maintenant, elle 
aussi, la petite porte d'entrée plus loin vers la Place. 

Nous avons donc conçu de toutes pièces l'aile vers la 
Grand' place, pour le motif que nous disions plus haut. 
Nous l'avons traitée plutôt sobrement, pour qu'elle ne 
détonne pas avec le pignon d'entrée, auquel nous avons 
ajouté, telles des statues accrochées, sans toucher à aucun 
élé?nent essentiel de l' ancienne façade, quelques niches, qui, 
avec celles figurant dans les autres parties des façades, 
devraient contribuer à donner à notre Hôtel de ville 
régénéré l'aspect caractéristique de nos anciennes maisons 
communales. 

En effet, on remarque ces niches à la plupart d'entre- 
elles, de même qu'on les retrouve à notre ancienne mai- 
son échevinale, dans un entourage très simple également. 
Ce bâtiment est plus ancien il est vrai, mais plus tard 
les niches étaient d'application plus générale encore. Nous 
voudrions y voir figurer les statues de nos anciens 
seigneurs et des figures portant notamment les armoi- 
ries des communes faisant jadis partie du pays de 
Malines. Ces niches, nous le répétons, ne viendraient 
qu'enrichir les parements nus sinon, de façades conçues 
pour le reste dans la note des anciennes. Nous avons cru 
encore relever cette pauvreté par le cordon sculpté en 




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DE MALINES 233 



encorbellement au-dessus des étages, nous n'avons pas 
rétabli pour les motifs cités plus haut le cadran du pignon 
d'entrée, que nous avons remplacé par une petite fenêtre 
surmontée de la rosace encadrant les armoiries de la 
Ville. D'autre part, nous avons enrichi la toiture par des 
cheminées en pierre de taille, surmontées d'ornements 
en fer, cheminées à maintenir pour les besoins intérieurs; 
nous avons encore augmenté le jeu et la beauté de cette 
toiture, par des lucarnes d'aspect varié, dont nous avons 
cependant respecté le vieux type, conservé vers la mé- 
tropole. 

Pour ce qui regarde les petits bâtiments adossés au 
Beyaerd, vers l'église, nous avons cru ne pas devoir 
tenir compte des gradins actuels qui doivent avoir 
subi de nombreuses reconstructions. De même tout 
ce coin fut modifié, car nous ne saurions donner un 
âge certain à cette partie de l'édifice, qui se distingue de 
tout le reste par une pauvreté et une insignifiance indignes 
de son voisinage. Tout en conservant l'agencement 
général, pour prévenir une déception, nous avons relevé 
ces parements en briques selon la mode du xv^ siècle, 
telle qu'elle se présente au palais de Marguerite d'Au- 
triche et dans d'autres constructions de l'époque. Ce coin 
gagnerait ainsi un chaud coloris et une silhouette origi- 
nale. 

Nous n'ignorons pas que les plans ainsi conçus sont 
de nature à soulever des objections, objections auxquelles 
nous nous attendions déjà avant de prendre notre parti. 
Nous répondons à cela que nous poursuivons un double 
but : ne pas perdre de vue ce que l'archéologie réclame 
en fidélité, mais, d'autre part, sous prétexte de cette 
prétendue fidélité, ne pas nous embrouiller dans des 
reproductions de formes totalement disparues, ne s'adap- 
tant plus à des façades transformées depuis lors ; fidélité 
très relative donc, qui nous mènerait à un aspect très 

l6 



2^4 



RESTAURATION DE l'hÔTEL DE VILLE 



mesquin et fort décousu. Nous voudrions, au contraire, 
obtenir un ensemble harmonieux, rappelant les anciennes 
maisons communales. 

Un trop large tribu payé à l'archéologie nous écarte- 
rait de cet objectif, et cela en grande partie, nous ne savons 
assez le dire, 7ion pas pour conserver, mais pour faire à neuf. 
Si les formes réclamées existaient encore, nous devrions 
nous incliner, mais puisqu'il faut concevoir à nouveau, 
soyons au moins un peu pratiques 





Planche XXI — Ancienne Maison Echevir.ale 







BSSj BBKj 







DE MALINES 235 



De Beyaerd 

(Article mamiscrit inédit par feu F archiviste Van Doren) 



Karel de Groote had aan de vermogen de abdijën en kloosters op- 
gelegd in de nabijheid hunner stichten een herberg te hebben, waar de 
pelgrims en vreemde (sic) rijzigers (i) de gastvrijheid zouden genieten 
en in geval van ziekte verzorgd worden. In die vertrekkenwerden ook 
opgenomen de slaven die de landerijen dier kloosters of abdijën 
bebouwden, wanneer zij door krankheid of ouderdom buiten staat 
waren om hun gewoon werk te verrigten. Zulkdanig een gasthuis of 
herberg bevond zich oudtijds ook in de nabijheid der abdij van den 
H. Rumoldus hier te Mechelen, en werd uit dien hoofde de bijaerd 
genoemd. Dit gebouw, heden nog gedeeltelijk in wezen, is verre uit 
het oudste der stad en niettegenstaande de menigvuldige veranderin- 
gen die hetzelve door den loop van tijd heefc ondergaan, kan men 
zich nog eenigermate een denkbeeld maken van hetgeen het oorspron- 
kelijk geweest is. Volgens dat ons de oude muren aantoonen, bestond 
het uit twee" verdiepen, welke twee groote zalen vormden, in wier 
midden eene breede schouw stond. leder dezer zalen schepte haer 
licht lings de toenmalige abdij, nu St Rombout kerk, door zes 
vensters van romanschen stijl. Geheel het gebouw heeft eene hoogte 
van meters en vier meters breedte; de muren met 

enkelen witten steen gemetseld, hebben eene dikte van 75 centie- 
meters. 

Zoo lang echter de bevolking niet zeer talrijk was en zich bepaalde 
tôt de dienstbare lieden, die de abdij van den H. Rumoldus of eenige 
aanzienlijke familiën toebehoorden, was de beyaard voor de nood- 
wendigheden der zieken en reizigers voldoende; maar later dag en 
wel bijzonder in den beginne der xiii= eeuw was die toestand van 
zaken te Mechelen gansch veranderd. 

Bij het uitbreiden van den laken handel hadden eene menigte 
werkHeden zich hier ter stede neergezet, en daar deze in hunne 



(i) De spelling van het handschrift werd behouden. 



536 KESTAURATION DE l'hÔTEL DE VILLE 



ziekten geenen anderen toevlugt dan den byaard hadden, werd deze 
welhaast te klein om aile die ongelukkigen te ontvangen. Men vond 
zich der halve genoodzaakt eene andere schuilplaats voor hun te 
openen. Zoo kwam omstreeks 1200 het gasthuis van O.-L.-V. over 
de Dijl tôt stand, tôt welkers stichting Theobald, bisschop van Luik 
en heer van Mechelen, Wouter Berthout, voogt van St. Rombouts- 
Kapittel en de inwoonders der gemeende stad het hunne bijbragten. 
Op het einde derzelfde eeuw werd voor de vreemde reizigers het 
St. Juliaans of passanten gasthuis gebouwd, als ook een gasthuis voor 
de pelgrims die dan meest St. Jacob in Galliciën bezogten. Dit laatste 
droeg den naam van St. Jacobsgasthuis. 

De Byaard, althans zonder bestemming, werd later het eigendom 
van zekeren Leonardus de Gadetes, een lombaerd of wisselaar. Dit 
volkske, 't welk zich hier te lande aan den schandigsten woeker over- 
leverde, wisselde gemeenlijk omtrent de kerken of andere openbare 
plaatsen die 't meest bezogt werden. 

Die Gadetes willende de bijaard tôt zijne bijzondere woning her- 
schapen, verzocht in 134'), aan het stedelijke bestuur om langs de 
zijde der Groote Markt zoo veel deuren en vensters te mogen maken 
als hij zou goed vinden; 't welk hem dan ook gereedelijk werd toe- 
gestaan (3). 

Sedert I374had men te Mechelen een nieuwschepenhuisbegonnen 
te bouwen, doch daar hetzelve onvoltrokken was gebleven, bestond 
er gebrek aan plaats. Dit gaf dan ook aanleiding aan de magistraat tôt 
het aankoopen van den bijaard, als zijnde ditgebouw door zijne Ugging 
voor 'stadsdienst zeer wel geschikt. De koop geschiedde in 1^83 (4). 

Aanstonds werd de tresory of kamer der rekeningen (5) in den 



(3) Joannes de Rogbroec, miles, receptor ville Machlinensis pro utilitate 
ejusdem velle consentit Leonardo de Gadetes, lombarde, quod idem Leo- 
nardus in hereditate sùa, beyaerd, sita juxta forum Machlinise poterit 

carpentare seu edificari facere tôt fenestras et januas quot sibi sufticiant 
versus forum chron. aenw ., 8. 

(4) It. W" van den maie van d. ass. weghen van d. erffenissen die hir ver- 
pacht hadde jeghen de statt van den jare lxxxiij en van den jare lxxxiij en 
daer en binne dat de statt cochte den bejraert met den schijnse die d. toe 
behoorde jeghen Jane Palijn i December lxxxiij, chron. aenw., p. 71. 

(5) 1427, op ten XI dach van februari ano xiiij, cxxvij doe wt ontfange wil- 
lem van den driessche als fjesworen clerc te zine op den beyaerd en dede 
op den selve dach sine eed, in scepen cam voir comoengemeest en scepen 
hier naer besere welke eet ghim eelt dat hij zwoer de register inderekeninge 
van de stad enz. 



DE MALINES 237 



bijaard overgebragt. En daar de stadsrekeningen des tijds te St. Rom- 
bouts in de paykamer berusteden, iets wat de trésoriers groote 
moeilijkheid veroorzaakte, maakte men weinig daarnaar een gebouw 
't welk twee gewelfde verdiepen liad en uit dien hoofde de toren 
genaamd werd. In het onderste verdiep werden de gemeende rekenin- 
gen en later ook de andere stadsarchiven bewaard. De Breede raad 
en de Dekens der woUewerken, die te voren op het schepenhuis ver- 
gaderden, gingen insgelijks hunne zittingen op den bijaard houden. 
Daar bevond zich ook de lakenpers (ii). Om het gebouw te bewaren 
was er eene persoon of concierge aangesteld. Deze moest de maal- 
tijden bereiden welke men aldaar van tijd *ot tijd gaf, en den wijn of 
het hier bezorgen welke in zekere omstandigheden door de stad 
geschonken werden (7. 1° 2° et 3°). 

In 1444, werd er aan den bijaard getimmerd (8); 't jaar later her- 
verwde Wouter van Battel den wijzer van het uurwerk 't welk in den 
gevel stond (9), en omstreeks 1449 maakte men beneden eene nieuwe 
kamer in welke Jan de Hollander^ de picture maakten van den drien 
State der wereld (10). 

Sedert min dan eene eeuw had de Groote Markt een geheel ander 
aanzien gekregen. Benevens de bijzondere woningen welker puntige 
voorgevels, meest uit hout gesneden en aile van elkanderverschillende, 
een schilderagtig tafereel opleverden, prijkten daar ook verscheide 
eerlijke gebouwen. Hier zag men de Halle, treffelijk bewijs des toen- 
maligen bloei van den lakenhandel te Mechelen, en die door haren 
ogivalen bouwtrant, hoewel onvoltooid het 00g des oudheidskundigen 
heden nog verlustigt. Daar verhefte zich het ranke schepenhuis met 
zijne doorluchtige torentjes, zijne beelden en zijnen bos van vanen 
aile in schitterend goud gekleurd; verder beschouwde men het ont- 



(11) 1450 dat de stad Mechle sal moghe doe hanghe een 

waeghe op des stadhuyse orne die laken die daer come t pertse te moghen 
doen weghene alsoo lange enz., enz. 

(7) 1430. It. betaald Thomaes in den beyaert van den maeltijd die ons 
heeren daeden in den beyaerd doe mijn vrouwe van Bourg"^ te Mech. come 
war, chron. aenw., p. 46, enz. enz. 

(8) 1444. It. gheg eene vroukene die aeht der beyaert woonde en eld 
I came huuren moeste buj-te tijd ome tijmeruighe wille van de stadt, chron. 
aenw., p. 58. 

(9) 1445. It. betaeit Wout. van Battele, van den wijser voir den Beyaert 
te verwe, chron. aenw., p. 4. 

(10) 1449. It. bet. Jane den Hollander, voir de picture die hi in de nuwe 
camer op den beyaerd ghemaeck heeft. 



238 RESTAURATION DE l'hÔTEL DE VILLE 



zaggelijk gevaerte der trotsche St. Romboutskerk en dezer nieuwe 
toren, die eenmaal het prunkjuweel van Belgie moest \vezen,rees staiig 
in de hoogte op, 

Alleen de Bijaard had een nedrig voorkomen en vormde als het 
ware een stootend kontrast met al die pracht en sierlijkheid die hem 
omripgden. Derhalve voelde men de noodzakeHjkheid van ditgebouw 
te vernieuwen en eeniger mate op te luisteren. 

Dit werd niet uitgesteld. 

De werken begonnen in 1455, en nog dat zelfde jaar werd gemaakt 
en getimmerd, de bijaard met drie stagien en de cappe en de wandel- 
steen met eene stagie en de cappe, de kleine bijaard met de cappe 
en drie stagien, en op de rentmeesterskamer eene cappe (12). 

Met vreugd aanschouwden de Mechelaars het gebouw, 't welk een 
nieuw sieraad voor de Groote Markt was. Maar ongelukkiglijk die 
vreugd duurde niet lang. Den 2 October (i 3) 1462, onstond er een 
verschrikkend onweder : gansch de stad daverde onder de geweldigste 
donderslagen; de bliksem schoot zijne vurige schigten door de don- 
kere opeen gepakte wolken heen en bedreigde de inwoonders met een 
groot onheil. Eensklaps vloog de veemarkt in brand; niet een der 
talrijke huizen waarvan zij omringd was, ontkwam het geweld der 
vlammen. 

Zie Gramaye, Historia et aniiquitatum urbis etprovincia Mechliniensis. 
Lib. I, Sect, VIII, F° 5. Op den zelfden oogenblik stond de Byaard 
met de aanpalende huizen in voile vuur. Eenige dezer laatste even als 
de huizen op de Veemarkt, branden tôt den gronde af maar de bijaard, 
dank aan de hulp der burgerij die van aile kanten toesnelde, bleef 
grootendeels staan en verloor slechts de kap. 

Deze ramp werd het volgende jaar ter degen hersteld. De bijaard 



(12) 1455. Bet. Jan den Dôme en Lauwere van den Bussche, voir dat zij 
gemaeck hebben ende getijmmert den beyaerd (zie vroeger). 

(i3) 1461-1463. Ten jarei45i volgens eene geschreven mechelsch chroniike 
brande te Mechelen den Beyaerd af met veel huyzen. Andere chronijken 
stellen het op 1463, (zie Rem. valerius, mechele chronijk erdruk, p. 172 ad. 
1463 en verhalen het als volgt : In 't jaar 1463, omtrent sinxen, soo geschiede 
daer een groot onweer van blixem en donder en de hitte van blixem was 
soo groot dat den beyaert op de Groote Merckt afbrande met andere 
grootte huysen daar omtrent desen voirs. beyaert was het sheeren huys 

daer men de dekenye hiel en de justitie administreerde van aile en het 

stadhuys daer die schepenen hunnen raet hielden dat wird gehouden op 
het hooghuys met de trappen dat nu het parlament heet. chron. aenw., 
p. 56 enz. enz. 



Planche XIII Ruslaiiriition de l'Hôtel de ville 




f'açade vers la Métropole 



DE MALINES 289 



teenemaal hersteld en met eene nieuwe en verhevene kap bekleed, 
prijkte eerlijker dan te voren neven de twee aanpalende huizen welke 
nieuw gebouwd werden (17). Alsdan werd 00k gemaakt de wendel- 
trap tegen den toren (teekenîng en beschrijv. van den gevel). 

Dewijl men alzoo eenen nieuwen luister bijzette, scheen men reeds 
het voorgevoel te hebben dat hij eerstdaags eene verhevene bestemming 
:(0U verkregen hebben. En inderdaad, pas eenige jaren daarnaar, in 1474, 
werd te Mechelen het Parlement ingesteld. Dit hoog gerechtshof 
nam zijn vertrek op het oude schepenhuis, en de magistraat ging over 
naar den Bijaard, die sedert het stadhuis genaamd werd. Dit gebouw 
't welk ter dier. gelegenheid merkelijke veranderingen onderging, 
was alsdan binnenwaarts nagenoeg in dezer voege verdeeld : 

Den vloer opkomende, alwaar een Lievenvrouwenbeeld was ge- 
plaatst (XV) bevond men zicli tegen over de dekenij, later de wees- 
kamer. Verder waren verscheidene vertrekken, die de conchergery 
uitmaakten. — Rechts was de ingang der tresory, uit deze plaats 
kwam men in het onderste verdiep van den toren, waar, zoo gezegd 
is, de stadsarchiven bewaard werden, Achter de tresory kwam de 
Greffie en de secretary. Links had men eenen steenen wendeltrap 
(wendelsteen) die naar de hoogere verdiepen leidde en die heden nog 
bestaat, hoe wel de ingang er van verandert zij. Op het tweede 
verdiep, boven den vloer en dekenij, opende zich eene ruime zaal; 
daar was het dat de vierschaar gehouden werd; en om de rechters 
des te beter aan hunne plicht te doen herinneren, stond op de muren 
het Oordeel Ons Heeren afgemaald. Tegen de vierschaar bevond 
zich oostwaarts de Schepenen Kamer, waar deze leden van de Magis- 
traat elkander raadpleegden voor aleer hun vonnis uit te spreken. Op 
de schouw dier kamer zag men het beeld van den gekruisten Christus, 
waarneven de beelden van O. L. Vrouwe en van S' Jan (XVI 1°); 
verder waren er nog eenige andere vertrekken, die later door de 
twee groote achterzalen vervangen werden. Tusschen de vierschaar 
en de Schepene Kamer lag eene gewelfde kamer ingesloten, welke 
het tweede verdiep van den toren vormde, en eerst voor boven 
greffie en naar het overgaan van de magistraat op den Bijaard, voor 



(17) 1463 It. betaelt M. Jane wischhaghe van de timmer werc te makene 
van de nuwe beyaert. Stadsrek. chron. aenw., p. 28, 3o, 3i, enz. 

(XV) 1482 Van onse lieve vrouwe te maken op ter vloer beneden in den 
beyaert enz. Chron. aenw., p. 45. 

(XVI) 1482 it. bouwen van d. wijck van de crucifix te maken in de beyaert 
boven int scepen camer voer de scouwe met onse lieve vrouwe en sint jan. 



240 RESTAURATION DE L HOTEL DE VILLE 



kapel diende (XVI 2°). De bijaard, als het ware tôt een nieuw schepen- 
huis herschapen, scheen voor altoos tôt verblijt van de magistraat te 
moeten dienen. Dit was echter het geval niet. In 1477, ging het 
parlement, 't welk hier te Mechelen drie jaren vroeger was opgericht 
geweest te niet en de magistraat ziende dat al de pogingen gedurende 
detwee volgende jaren door hem aaangewend cm dit hooggerechtshof 
weder te bekomen, vruchteloos bleven, vèrliet in 1481 den byaard en 
keerde op het oude schepenhuis terug (XVII). De bijaard bleef zoo 
hij voor dezen geweest was, de zetel der tresory en der Dekeny, en 
meermaals gebruikte men de ruime vertrekken van het gebouw om 
geene of andere aanzienlijke personaedjen te ontvangen. 

In 1485 schonk de stad aldaar een banket aan den Aartshertog 
PhiHp (XVIII) en zijn gevolg. Deze jonge vorst bewoonde alsdan het 
gewezene hof van Bourgongen (daarnaar Konings en Keysers hof 
genaamd) alwaar hij onder de toezigt van Margareta van York werd 
opgevoed. Zoo verliepen er nog eenige jaren, tôt dat in 1473 en 1497 
de reken kamers van Ryssel, Brussel en den Haag, zich op den bijaard 
kwamen nederzetten. 

Ziehier hoe het met deze zaak toeging. Karel de Stoute, die in 1473 
het Parlement te Mechelen had ingesteld, had nog dat zeltde jaar de 
rekenkamers van Ryssel en Brussel (de rekenkamer van den Haag 
w^as reeds met die van Brussel vereenigd) tôt eene kamer vereenigd 
welk hij insgelijks te Mechelen had gevestigd eerst op den bijaard en 
't jaar daarna zoo 't schijnt in het huis van Gottignys in den nieuwen 
Bruel (XIX). Deze rekenkamer had, zoo als het Parlement, opge- 
houden te bestaan in 1477. Maar Philip de Schoone, meerderjarig 
geworden zijnde, hervatte het werk van zijnen grootvader; in weerwil 
van den hoogsten tegenstand, inzonder wegens Brabant, vereenigde 



(XVII) it. bet. iiij cordewagers van dat sij den huysraet van den beyaert 
afdede en opt parlement wed. op dède comt op : iiij st. 

Stadsrek. chron. aenw., p. 58. 

(XVIII) Chron. aenw., p. 67. 

(XIX) Ten jare 1497 had de stad Mechelen bekomen door het toedoen van 
den heer Francis Busleyden, proost van Luyck, dat de dry reken Camers 
van den prince binnen Mech. gesteld werden enz. (Zie Azevedo, chron. 
ad ann.) 

1497 It. gegeven den proost van Ludock (sic) by overdraghe van den 
ghemeynen camere, voor zeker diensten die hij den stad gedaen heeft om 
te solliciteeren de reken camere ons genade heeren binnen Mechelen 
gheleet te worden. C. xxv st. br. 

Stadsrek. chron. aenw., p. 68. 



Planche XXIV - Restauration de l'Hôtel de ville 




Façade vers la Grand' place 



DE MALINES 24I 



hij wederom de drie genoemde Kamers te Mechelen. Zie Gachard. 
Het stedelijk bestuur ten hoogsten vergenoegd over deze uitmuntende 
gunst, welke het grootendeels aan den magtigen invloed van den 
proost van Luik, François Busleiden, te danken had, stelde aanstonds 
de bovenzalen van den bijaard ter beschikking der Rekenkamer die 
aldaar hare zitting hield. Doch dit was van korten duur. Na het 
verloop van een jaar zag Philip de Schoone zich genoodzaakt de drie 
Rekenkamers wederom op den ouden voet te herstellen. Sedert dit 
oogenblik wist men schier niet meer wat met den bijaard aan te 
vangen; men bevindt dat ten jare 1500 verscheidene huizen in den 
bijaard gelegen of daar aanpalende, door de Rentmeesters verhuurd 
werden, doch telkens met besprek dat de stad deze tôt zich mogt 
nemen dan en wanneer zij het zoude noodig vinden (XXI). Deze 
voorwaarden doen genoegzaam zien dat men nog altoos de hoop 
koesterde van het gebouvv' eenmaal te kunnen benattigen. En inder- 
daad, hier toe deed zich weldia eene allergunstigste gelegenheid op. 
Ten jare 1503 stelde Phihp de Schoone, den Grooten Raad te 
Mechelen in. 

De magistraat, zoo als hij weleer bij de oprichting van het Parle- 
ment gedaan had, stond het Schepenhuis aan het Parlement af en 
trok wederom op den Byaard, ditmaal om er te bHjven voor altijd. 
De stad nam aanstonds tôt zich de huizen welke in 1500 waren 
verhuurd geweest en vergrootte zelfs het gebouw door het aankoopen 
van twee woningen daar achter gelegen (XXII). Den 13 Mei 15 13 
werd hier een dier feesten gegeven, welke de stad van tijd tôt tijd 
oprichte om het hof te verlustigen en inzonder om den jongen Prins 
Karel en zijne zusteren hun verblijf te Mechelen zoo aangenaam 
mogelijk te maken. Een herten jagt had plaats op de (jroote Markt. 
De princessen die het feest waren komen bijwonen werden met 15 
getten rijnschen wijn vereerd (XXIII). Den zelfden dag speelde de 
Lischbloem verscheidene spelen op den bijaard, bij welke gelegenheid 



(XXI) i5oo. Op te xx'' dach van jan" an° xv"... verhuurt Woutere De Grève 
een huys aende Beyaert geheeten Kej^sserrijk, met voorweerden waert bij 
alsoo dat de stad hetselve huys binnen desen voerg. jaerscaeren notelee te 
doen hadde, dat zij alsdan terstont selen naoghen aenv. 

Chron. aenw., p. 74 v°. 

(XXII) i5o8. It. betaelt Pauwels Fraijs aan de comerscap van ij huyskens 
die hem toehoorden gelegen achter den beyaert... 

Stadsrek. chron. aenw., p. 56. 

(XXIII) Chron. aenw., p. 19 r° et v°. 



242 RESTAURATION DE L HOTEL DE VILLE 

volgens aloude gewoonte, de wijn niet vergeten werd; de stadsreke- 
ning spreekt van lo getten die men alsdan ledigde. Sedert vêle jaren 
bezat de magistraat het voorrecht van mis te mogen doen lezen op 
het Schepenhuis, zelfs wanneer de Godsdienst in de stad zou opge- 
schorst wezen, doch alsdan mogt de mis niet dan met geslotene 
deuren geschieden. Dit gebrnik had met iiet verlaten van het Sche- 
penhuis niet opgehouden. Tengevolge eener beraadslaging van lo 
November 1550 werd er besloten dat er voortaan aile werkdagen van 
de week, den Zaterdag alleen uitgenomen, eene mis op het Stadhuis 
zou gelezen worde (XXV). Maar reeds naderde het tijdstip van 
opstand tegen Spanje. In 1580 hadden de Geuzen zich meester van 
Mechelen gemaakt, waar zij omirent vijf jaren verbleven en hunnen 
moedwil tegen al wat roomsch gezind was los vierden. De concierge 
van het Stadhuis, Arnould van de Wiele, die zich altoos als een 
vroom en godsdienstig burger had gedragen, werd juist om deze 
reden van zijn ambt beroofd; in zijne plaats werd aangesteld zekere 
Jan Riibbens. Deze was een huidevetter uit den Ham, die hier aan het 
hoofd van het geuzen gespuis stond en zich onder zijne makkers 
door zijne duUe woede deed onderscheiden (XXVII). Zie Foppens, 
Mechlinia Christo nascens et crescens, inss. ad annum. 

Rubbens nam de gelegenheid te baet en trok geen garing voordeel 
uit zijne nieuwe bediening, zoo het genoegzaam bewijzen de menig- 
vuldige feestpartijën en wijnplengingen, welke tijdens het beheer der 
geuzen in de conciergery plaats hadden. Intusschen te midden van de 
ongehoorde plunderingen, door de roofzuchtige benden van Noritz 
en van Van den T3mpel hier te Mechelen aangericht, waren de 
meubelen van het stadhuis ongehinderd gebleven. Men denke echter 
niet dat hunne behouding aan de edelmoedigheid der plunderaars te 
danken zij; wel neen ! Zij werden door de Magistraat zelve geschat en 
met geld afgekocht; men betaalde aan Rubbens de som van 168 
ponden zoo voor het raatzoen der meubelen als voor het gelag 't welk 
ter dier gelegenheid gegeven werd (XXVIII). - In 1585 ruimden de 
geuzen Mechelen en Rubbens met hun. Den 22 Augusti, werd de 
Magistraat hersteld; ter dier gedachtenis deed men Michaël van 
Coxien een tafereel maken waarop afgebeeld stond een gekruiste 
Christus, en wederzijds O. L. Vrouwe en Sint Jan; boven het Kruis, 



(XXV) Chron. aenw., p. 83. 

(XXVII) Chron. aenw., p. 88. 

(XXVIII) Chron. aenw., p. 69. 



DE MALINES 248 



zag men den hemelschen Vader aan den voet de H. Maria Magdalena, 
en rondom de atbeeldzels van al de wethouderen die alsdan de 
Magistraat uitmaakten. Dit tafereel werd geplaatst in de Schepenen. 
Kamer, alwaar het voor de fransche onwenteling nog bestond, doch 
is dat sedert, even als zoovele andere kunstgevrochten, verdwenen, 
zonder dat men wete waar het verbleven zij. Ofschoon de godsdienst 
oefeningen te Meciielen gepleegd werden onmiddelijk naardat deze 
stad onder het beheer van den Koning van Spanjen was terrugge- 
keerd, nogtans bevindt men dat de mis op het stadhuis niet dan om- 
trent eene eeuw later hernomen werd, namelijk in 1680, Men koos 
alsdan voorlooping tôt Kappellaan den Eerw. Heer R. Wauters die in 
deze hoedanigheid eene jaarwedde van stads wege genoot. Later dag 
in 171 3, dit ambt open gevallen zijnde boden de Carmeliten (O. L.V. 
Broeders) hunnen dienst aan en stelde voor, de mis op het stadhuis 
kosteloos te lezen; doch hunne aanvraag werd van de hand gewezen, 
en Romb. de Munck kapellaan gekozen. 

Omtrent dezen tijd, 1680, moet het stadhuis van binnen merkelijke 
veranderingen ondergaan hebben. Zoo 't schijnt zou de groote zaal 
achter de Schepenen kamer, alsdan gemaakt zijn geweest, ahhans op 
den balk voor aan de schouw staat het jaardatum 1680 en boven, op 
den zolder, is zeer duidelijk te zien dat deze zaal eertijds twee ver- 
trekken vormde. Weinige jaren daarnaar, 14 Augustus 1698, nam de 
Magistraat het besluit van de Kollegie of schepenen, kamer gelijk- 
vloers te doen leggen met de twee achter zalen. In 1704 werd in deze 
kamer gemaakt de schoone gebeelde schouw (XXIX) welke men 
heden daar nog ziet en waarin men ten jare 17 15, het portret stelde 
van Keizer Karel de VI, dit portret was geschilderd door Josephus 
Fappera en koste 63 guldens, men weet niet wat er van die schilderij 
geworden zij. (Josephus Fappera heeft geschilderd het portret van 
Zijne KeizerHjke en Koninglijke Maj., om te dienen in het collegie, 
17 July 1715). 

De trappen en de groote deur met de twee kleinere zijn gemaakt 
in 1705 en 6 (XXX). Den 17 Maart 1710 besteden de Trésoriers aan 
Pieter Simon Verlinden het schilderen van de plafonds op de achterste 
zaal, waar heden de gemeenteraad zijne zittingen houdt, (XXXI) tôt 
versiering dezer zaal had de stad nieuwe tapijten aangekocht; doch 



(XXIX) Stadsrek. fol. 24, chroD. aenw., p. 57. 

(XXX) Stadsrek. 1706 f. 191, chron. aenw., p. 47. 

(XXXI) Chron. aenw., p. 4. 



244 RESTAURATION DE L HOTEL DE VILLE 

de onkosten, welke hier uit ontstonden, werden door het staats- 
bestuur als overtollig aanzien en hcl weigerde dezelve in de stads- 
rekening te laten opnemen, weshalven men zich genoodzaakt vond 
deze tapijten te verkoopen. ResoL B. 171 2 f' 12e — 129 N°. 

De marmeren schouw, welke deze zaal versiert is het werk van 
Frans Lan^emans en werd aldaar geplaatst in 171 >. 

Stadsr. 1714 — 15 f° 159. — 

Intusschen eischte de voorgevel van het stadhuis groote herstelhng, 
stadsbouwmeester Langemans werd wegens de Magistraat gelast een 
bestek hier toe op te maken. Deze meester, in stede van zich te 
bepalen bij eene eenvoudige herstelHng, en aan het oude gebouw 
zijne schilderachtige gedaante te laten, had liever het in den bedorven 
smaak van zijne eeuw op te luisteren en, als het ware tôt eene niets 
beduidende burgerwoning te verbasteren. De herstellings zeggen wij 
eerder, de vernielingswerken vingen in 1715 aan. Nog dat zeltde jaar, 
werd de puntgevel langs de zijde der Halle, die dreigde in te storten, 
ten gronde gelegd; de vensters langs den kant van de Groote Markt, 
tôt aan de Kollegie Kamer, werden insgelijks weggebroken en het 
werk der wijze ingericht dat men namaels den ingang in 't midden 
des nieuwen gevcls zou kunnen brengen. Middelertijd onstond er 
tusschen de Magistraat en het staatsbestuur een nog al hevige twist 
nopens het betalen der onkosten door deze herstellingswerken ver- 
oorzaakt, doch alzoo het eene afgedane zaak was en men er niet meer 
kon op terug komen, werd het geschil haast bijgelegd. 

Men bestede nog eenige volgende jaren tôt het versieren zoo van 
den gevel van het stadhuis, als van de binnenvertrekken van het 
stadhuis. Omstreeks 1725, werd de achterste zaal met besnedenen 
houtwerk bekleed. — In 1737 dacht men aan het herstellen der 
secretarij. Deze werd in 1741 toegezegeld door het geestelijk hof, als 
zijnde de secretaris Van der Zijpen van Jansennisterij verdagt. — In 
1760 werden op de KoUegiekamer drie nieuwe vensters gesteld, 
gelijkvormig dengenen die alsdan in de twee andere groote kamers 
stonden. — In 1773, ter gelegenheid van het aanstaande jubelfeest, 
werd de achterste zaal geschilderd en verguld. — Terzelvertijd werd 
de paye veranderd en het overhangende daksken weggedaan. (41) stads- 
rek. 1774-75)- 

Aan de Burgemeesterskamer, op den entresol, tegen de bovengreffie 
bracht men in 1781 ook eenige verandering toe : zij werd versierd 
met ornementen in plaaster, alsook met eene schoone marmeren 
schouw. 



DE MALINES 



245 



Er bleef steeds van het oude stadhuis niets meer over dan de woning 
van den concierge : 00k deze verdween in de eerste jaren van het 
fransche bestuur hier te lande, en werd insgehjks vervangen door een 
gebouw van modernen stijl. Omtrent denzelven tijd stelde men op den 
vloer eenen zwierigen trap, welke rust op vier steenen pilaren. Deze 
komen voort van het oude bisdom, 't welk eenige jaren te voren 
afgebroken was geweest. 



Ph. Van Boxmeer. 




Boekbanden met Blinddruk 

UIT DE 15e EN DE lô^ EEUW 

IN DE STADSBIBLIOTHEEK EN ARCHIEVEN TE MECHELEN 




lOEKBANDEN van vôôr de 17' eeuw hebben, sinds 
enkele jaren, de belangstelling opgewekt om 
de degelijkheid der techniek en de schoonheid 
der versiering; 00k als middel tôt bepaling der 
herkomst van een handschrift, wel eens van een naam- 
loozen druk, moet, naar de ondervinding leerde, aan den 
band aandacht geschonken worden (i) ; in elk geval is hij 
een document, vaak het éénige, dat iets leert over de 
wederwaardigheden van het exemplaar ; voor de geschie- 
denis der bibliotheek is hij een geloofwaardig getuige. De 
band van registers behoorend tôt archieven is doorgaans 
— hoewel de regel niet algemeen is — vervaardigd ter 
plaatse zelf waar de oorkonde ontstond ; hij levert dan 
versieringsmotieven die betrouwbare elementen zijnvoor 
het aanwijzen van den oorsprong van andere banden . 



(i) P. ScHWENKE. ZuY ErforscMug der deidschen Bucheitibande des i5. und i6. 
Jahrhunderts. Sammlung bibliotheks-wissenschaftlicher Arbeiten herausge- 
geben von Karl Dziatzko. 11 Heft. 1898, S. 114-125. 



248 BOEKBANDEN 



Om al die redenen is het nuttig oude banden met 
blinddruk op te sporen. Vôôr' het verschijnen van 
L. Gruel's Manuel historique et bibliographique de l'amateur 
de reliures had Lempertz (i), te Keulen, bijzondere aan- 
dacht aan het onderwerp geschonken. In ons land 
bekommerden zich baron de St-Genois (2), Pinchart (3), 
soms Ferd. Van der Haeghen (4), Ed. van Even (5) er 
mêe; maar om tôt dieper gaande en meer omvattende 
studie aan te sporen moest James W. H.- Weale den 
catalogus van banden en wrijfsels bewaard in de National 
Art Library van South Kensington Muséum uitgeven 
benevens de waardevolle inleiding (6), die een bondige 
doch stevige geschiedenis der boekbinderij in Engeland, 
de Nederlanden, Frankrijk, Duitschland en Italie is. 
In het verleden jaar verschenen dégel ijk werk van Jean 
Loubier, Der Biicheinband in aller und neuer Zeit, worden 
Weale's opzoekingen met vrucht benuttigd; men mag 
veronderstellen dat zij den spoorslag gaven voor het 
publiceeren, in den Inventaire archéologique de Gand, van 
een twintigtal fiches aan oude banden gewijd en onder- 
teekend door de heeren Paul Bergmans en Victor Van 
der Haeghen. Pater J. Van den Gheyn, in zijn uitvoe- 
rigen catalogus van de handschriften der Koninklijke 
Bibliotheek te Brussel, vermeldt geregeld en soms met 
tamelijk veel bijzonderheden, of met verwijzing naar 
gelijkaardig werk door Weale beschreven, de merkwaar- 
dige banden die bewaard zijn in de hem toevertrouwde 
verzameling. Burggraaf de Ghellinck Vaernewyck hield 



(i) Heinrich Lempertz. Bilder-Hejte zur Geschichte des Buclierhandels. Cocln, 
i853-i865. • 

(2) Messager des sciences historiques, i853, p. 238. 

(3) Archives des arts, sciences et lettres. 

(4) Bibliographie gantoise. 

(5) Mengelingen voor de geschiedenis van Brahant, 1871, blz. igS. 

(6) Bookhindings and ruhhings of hindings in the National Art Library, South 
Kensington. 



UIT DE l5^ EN DE l6^ EEUW 24g 

in 1902 vôôr de Akademie voor Oudheidskunde eene 
voordracht over La Reliure flmnande au xv^ siècle (i). Er 
was een plaatsje voor oude banden in de Brugsche Ten- 
toonstelling der Vlaamsche Primitieven en in de provin- 
ciale Tentoonstelling van het Boek, gehouden te Gent in 
1904. Eene merkwaardige verzameling banden met blind- 
druk ligt in de tentoonstellingzaal van de Koninklijke 
Bibliotheek te Brussel en het Muséum voor Kunstnijver- 
heid in diezelfde stad brengt, sinds eenige maanden, een 
stel welgeslaagde facsimile onder oogen der bezoekers. 
Het Muséum Plantin-Moretus, waar sinds jaren eene 
reeks zeer fraaie banden uitgestald zijn, heeft, naar aan- 
leiding van het inrichten van vier tôt verleden jaar niet 
gebruikte zalen, een grooter aantal werken van dien aard 
in nieuwe toonkassen kunnen leggen . De groeiende belang- 
stelling, die hier en daar monografiën over banden en 
binders deed ontstaan, is groot genoeg geworden om 
den heer Paul Bergmans te nopen, aan de Gentsche 
Maatschappij voor Oudheidskunde eene « Inleiding tôt 
een geschiedenis der boekbinderij in Vlaanderen in de 
i5' en de i6^ eeuw » aan te kondigen (2). Een hoofdstuk 
zulker geschiedenis moet de heer Victor Van der 
Haeghen reeds geschreven hebben, te oordeelen naar de 
samenvatting eener lezing over de Gentsche boekbinders 
van de 14' tôt de 17^ eeuw, verschenen in het BuUetijn 
van het Gentsche genootschap (1904, blz. Siy-Sig). 

Evenzeer de archieven als de nog bestaande banden 
zijn hem daarbij van nut geweest; en het uitstekende 
voorbeeld weze ons een aanwakkering om, bij 't naslaan 
van archieven, vlijtig op te teekenen wat over binders en 
hun werk daarin ontmoet wordt. 

Blijft op dat gebied nog zeer veel te doen, het is er 



(i) Annales de T Académie royale d'Archéologie, 1902 pp. 399-416. 
(2) BuUetijn, 1902, bladz. 188. 



17 



>5o BOEKBANDEN 



verre van af dat de bibliotheken en archiefverzamelingen 
zouden doorzocht zijn met het doel de fraaie banden in 
gestempeld leder te verzamelen en te beschrijven. En 
toch zaldat noodig zijn vôôraleer er kan gedacht worden 
aan het opstellen eener geschicdenis onzer boekbinderij. 



De bibliotheek en het archief der stad Mechelen zijn 
arm aan merkwaardige banden met blinddruk. Van het 
negental werken die de aandacht vestigen is er slechts 
een enkel, dat uit berderen overtrokken met leder is ver- 
vaardigd; drie, die drukken bevatten, hebben hunne 
documenteele waarde verloren : de oude dekselbekleed- 
sels werden ingelegd op vernieuwde banden, zoodat niets 
bewijst dat het ingesloten boek en de versiering van 
eerstaf bij elkander behoorden ; vier andere zijn slappe 
registeromslagen ; het laatste is een Duitsche band van 
wit zwijnsleder, waarvan het type in vêle bibliotheken 
wordt aangetroffen. De acht eerste zijn Vlaamsche, vier 
daarvan kunnen als Mechelsch beschouwd worden. Geen 
enkele band is echter met een boekbindersnaam getee- 
kend noch draagt een boekbindersmerk. 

Met het oog op de versiering onderscheidt men zes 
banden met paneelstempels en twee met lijnen en kleine 
stempels. Drie der paneelstempels zijn bewerkingen van 
het zeer verspreide eikels-motief. 

I. — Het codex dat de Inventaire des archives t. viii, 
p. 72, noemt « Sententie-boek der guide van den ouden kruys- 
boog ie Mechelen, van 1433 tôt 1564 », is een register ge- 
naaid opvierlederen ribben in een omslag (280X205 mm.) 
van bordpapier bedekt met bruin kalfsleder ; op ieder 
plat is viermaal een paneel (104X65 mm.) geprent waar- 
van de lijst belegd is met symmetrisch loofwerk op de 





PI. XXV — Paneel geprent op den omslag van het 

Register atT Gilde van den Ouden Voetboog te Mechelen (1433-1564) 

(Mechelsch Stadsarchief) 



UIT DE l5^ EN DE l6^ EEUW 25l 

kortere zijden en, op de langere, met twee aanziende 
wassenaars, door een lelie gescheiden en geplaatst tus- 
schen twee spinklosvormige, schuin liggende ornamen- 
ten; op elken hoek een blad; het ingelijste vak is met 
een driedubbele lijn omgeven en heeft van weerszijden 
eene reeks van 4 1/2 halve bogen, met de holte naar bin- 
nen gekeerd; tusschen hunne omgekrulde uiteinden zijn 
eikels bevestigd, zoodat er acht heele en twee halve op 
eene rij in het midden overlangs het paneel komen; de 
rùimte tusschen een eikel en den tegenoverstaanden boog 
is met een kruisbloempje aangevuld. Sporen van twee 
paar lederen snoeren. De binnenzijde van den omslag is 
met papier beplakt; geen vrije schutbladen. 

De stempelsnijder styliseerde de bladornamenten naar 
eisch der gothieke kunst. Moeielijk is het echter, te 
bepalen wanneer het bandje vervaardigd werd. Het 
handschrift op perkament begint op f. 2 recto met de 
woorden : « Int jaer onss heeren m. CCCC Tweender- 
tich, Inde maent mert voer paeschen, was verclaert by 
Commoengemeesteren ende Scepenen vander Stad van 
mechelen, Dat de Ix. ghesellen vander ghulden vanden 
voetboghe te mechelen aenghenomen sijn vander stad 
van mechelen Inder manieren hier na volghende ». Het 
kreeg echter veel later zijn huidigen omslag. Behalve de 
verordening waarin de plichten der kruisboogschutters 
omschreven worden en den eed dien zij moeten afleggen 
(f. a" -4') bevat het boek de « correctien... uutghelesen 
Inde Colue ter presencien vanden hoodman ghesworne 
ende ghemeynen gheselscape », zijnde de besluiten waar- 
bij aan plichtvergeten leden eene straf — doorgaans eene 
bedevaart — wordt opgelegd ; op den rand der bladzijden 
is, bij iedere « correctie », de naam des bestraften ge- 
schreven; herhaaldelijk zijn die namen weggesneden 
door 's binders schaaf ; na de acten van 1470 bemerkt men 
die beschadiging van het handschrift niet meer, ten ware 



252 BOEKBANDEN 



men de randnota eener correctie van i525, waar eene 
letter onvoliedig is, ook voor afgesneden hield. Uit 
onregelmatige nummering der folio's is, wegens het 
behoorlijk volgens van den tekst, met het oog op het 
herbinden van het boek niets af te leiden. De 48 eerste 
der 5o folio's behoorden gewis van eerstal tôt een en het 
zelfde schrijfboek : op f. 47'' staat een inventaris van het 
zilverwerk der gilde, opgemaakt in 1467, en op f. 48" 
eene lijst van boeten die tegen bepaalde bedevaarten 
opwogen ; alleen de twee laatste, op onglet geplakte en 
wit pfebleven folio's, kunnen door den binder aan het 
register toegevoegd zijn. 

Of de omslag gemaakt zij in de i5''eeuw ofzelfs na 
i525, het paneel, waarmee hij werd beprent, is zeker niet 
veel later dan rond i5oo gesneden ; het is het oudste type 
eener bandversiering waarvan de eikels het kenmerk zijn. 

Nauw met dit paneel verwant is de stempel (109 X 66) 
van een band uit de bibliotheek van het Muséum Plan- 
tin-Moretus (B 2714. Odysseia. Straatsburg, Wolf Cepha- 
leus, 1534) : alleen in de lijst is verschil op te merken; de 
kortere zijden vertoonen een vogel tusschen loofwerk en 
op de hoeken staat een ornament samengesteld uit een 
dubbel gegaffelden tak en een halven boog waarvan de 
uiteinden arendskoppen zijn. Het exemplaar heeft toe- 
behoord aan den bekenden 16^-eeuwschen geneesheer en 
taalkundige Johannes Goropius Becanus, die lang te 
Antwerpen verbleef, maar het is niet uit te maken of 
het boek in deze stad gebonden is. 

2. — Eene derde bewerking van het eikels-thema staat 
op de beide deksels van het vernieuwde bandje (i) van 
Dat Vyants Net (Antwerpen, Jan van Ghelen, i56i), in de 
Mechelsche stadsbibliotheek. Het paneel (98X61) wijkt 



(i) Een dergene waarvan sprake is op bladz. 25o. 



UIT DE l5* EN DE l6^ EEUW 253 

insgelijks van het oudste voorbeeld alleen af door de ver- 
siering der kortere lijstzijden, die bestaat uit een vrij 
eenvoudig symmetrisch ornament uitloopend op een 
blad. 

3. — Met het groote paneel (144X87) geprent op bruin 
kalfsleder en dat we vinden ingelegd op den insgelijks 
vernieuwden band van Politicq Onderwys (Mechelen, 
Jacop Heyndrix, i582) in de Mechelsche bibliotheek, 
vangt eene andere reeks varianten van het eikels-thema 
aan, die gekenmerkt zijn door een versiering der langera 
lijstzijden bestaande uit een draak, naar het middenvak 
gewend, en geplaatst tusschen twee takken; aan een der 
takken zitten eikels ; op het bedoelde paneel hangen aan 
den andere granaatappels; op de hoeken een granaat- 
appel; de bovenste lijstzijde is met een eikentak belegd, 
de onderste draagt een blind schild met links een eikel 
aan een takje en rechts een granaatappel aan een takje; in 
het middenvak zijn de bogen met eikels zoo geplaatst, 
dat de linkerrij 5 vruchten heeft en de rechter 4 en aan 
elk uiteinde een halve; de eikels vormen een zigzaglijn en 
de ruimte tusschen eene vrucht en den tegenoverstaanden 
boog is ingenomen door twee bloempjes. De wijzigingen 
die aan het oude voorbeeld gebracht zijn, hebben aan de 
samenstelling meer zwier en grooter decoratief vermogen 
bijgezet. 

Weale (R. 523) vond dit paneel op den band van een 
Parijschen druk van i5o3, rangschikt het bij Fransch 
werk en meent dat het gebruikt werd te Parijs. 

In een kleineren eikels-stempel (91X62) volgt het mid- 
denvak het oudere model doch heeft slechts 3 1/2 eikels 
op iedere rij om aan den benedenrand plaats te geven 
aan den naam des binders : Jebau novins ; de granaat- 
appels zijn op de hoeken door artisjokken en elders 
door kruisbloemen vervangen; een gebloemde tak op 



254 BOEKBANDEN 



de bovenste, een tak met eikels op de onderste lijstzijde. 
Een band met dit paneel is gereproduceerd in Giuel's 
Mamiel, p. i37; hij bevatte een Parijschen druk van 
i52g. Het Muséum Plantin-Moretus bezit een zeer mooi 
exemplaar van een dergelijken band ; het boek is gedrukt 
te Keulen, bij Euch. Cervicornus, in 1542 en het Kunst- 
gewerbe-Museum te Keulen heeft er een dat een uit- 
gavevan Marten De Keyser, Antwerpen, i533, bekleedt. 
Bij zijne reproductie zegt Gruel : 

« Cette décoration, sans être de celles qu'on peut 
qualifier de remarquables, est d'une jolie composition; 
elle a de plus une particularité qui la rend intéressante : 
c'est qu'elle fut employée tour à tour, à des époques 
différentes, par divers relieurs, en France, en Italie et en 
Allemagne. Jehan Norins a bien signé cette plaque, qui 
est ici en fac-similé; cependant mes recherches m'auto- 
risent à croire qu'il n'en est pas l'auteur. Avant d'aller 
plus loin, je tiens à établir que tout dans la composition 
indique une origine française, mais elle a dû être très 
en faveur dans la première moitié du xvi^ siècle, puisque 
antérieurement et postérieurement au Maître qui nous 
occupe, je la trouve reproduite : 

» 1° Sur un volume in-4<^ relié en veau brun : M. Annei 
Liicani civilis belli libri. — Parisiis apiid Simonem Coli- 
7îœuin, iS28{i)à^\i'n. dessin tout-à-fait semblable, mais sans 
aucun nom ni légende; la gravure est peut-être plus 
fine et l'ensemble légèrement réduit. 

» 2° Sur un in-8° : Josepho délia giierfa indaïca tradotto 
nella lingiia Toscana et nuovamente con diligent ia stampato. — 
hi Vinegia per Vettor. q. Piero Ravano, MDXXXI, veau 
brun, plaque identiquement semblable comme dimen- 
sions et comme dessin, mais avec cette différence que le 



(i) « Collection particulière ». 



'^"^ii'i^ii. 



UIT DE l5' EN DE lÔ" EEUW 




nom de Jehan Norins est remplacé dans le bas par une 
bande chargée de cinq quatre-feuilles. En outre, l'estam- 
page révèle une gravure fatiguée. 

» 3° Sur un in-S^ : Quintiliani opéra. — Coloniœ, J. Gym- 
niciis excudit, 1S41 (i), veau brun, plaque décorative 
tout-à-fait pareille à celle de Jehan Norins, avec cette 
différence que le nom de ce dernier a été remplacé par 
celui-ci : Hans van CoUen. » 

Inderdaad, in Heinrich Lempertz' Bilder-Hefte zur 
Geschichte des Bucherhandels (C. Tafel ix, B) wordt de 
bedoelde band van Hans van Collen — die volgens den 
schrijver een Keulenaar was (2) — gereproduceerd. Het 
Kunstgewerbe-Museum te Keulen bewaart een uit een 
ouden band geknipten en op karton geplakten afdruk van 
dezen stempel (104 X 68). 

Hoeverre het past, van de eikels-paneelen te zeggen 
dat « tout dans la composition indique une origine fran- 
çaise » wordt door Gruel niet uitgelegd; hij verwijst niet 
naar andere toepassingen van het motief, die onbetwist- 
baar Fransche zouden zijn ; aan zijne bevestiging is des 
te minder waarde te hechten daar wij ten onzent oudere 
bewerkingen gebruikt vinden. 

Eene achtste bewerking is afgebeeld in J. & J. Leigh- 
ton's Catalogue of early-printed and other interesting books, 



(i) « Tiré du Bilder-Hefte de M. Lempertz. — Cologne, i853-i865 ». 
(2) Lempertz bevestigtzulks op gezag van Merlo, doch in dezes Ktinsi 
und Kûnstley in.Kdln, S 89, wordt van Hans van Collen niets méér verteld 
dan precies dat zijn naam gegraveerd is op den stempel van denzelfden 
band (Quintiliani opéra. Colonice, J. Gymnicîts, 1S41), die later door Lempertz 
werd afgebeeld. Merlo roemt Hans van Collen daarom « Formschneider 
zu Koln um 1541 ». Hoewel hij een Adolph van Collen vermeldt, die in iSSg 
steenhouwer te Keulen was, vindt men 00k leden der famille van Collen 
— heel natuurlijk — buiten Keulen : in de Liggeren der Antwerpsche Sint- 
Lucasgilde zijn ingeschreven een Hendrik van Collen (1493), een Aerd van 
Collen (i5o6-i52i) en twee Peeter van Coller, de een « goutslagere » (i5io) 
en de ander « gelaesmaker » (i536). 



256 BOEKBANDEN 



mamiscripts and fine bindings, igoS, onder n' Sygo; in het 
midden der kortere lijstzijden staat een uil ; het bandje 
bevat een druk van J. Knoblouch, Straatsburg i525, en 
een van H. Steyner, Augsburg i533, 

Eene negende variante draagt op de benedenzijde der 
lijst een merk met de initialen I H, dat tusschen twee 
draken geplaatst is ; in het middenvak staan de twee 
rijen van 4 1/2 eikels derwijze dat al de vruchten op eene 
rechte lijn komen, wat aan de samenstelling een zwaar 
en stijf uitzicht geeft. Dit paneel (iio X 65,5) vindt men 
op den band van een druk van J. Froben, Basel, i526, 
in het Muséum Plantin-Moretus, welk boek in de lô^eeuw 
aan Antwerpsche leden der familie Triapain toehoorde ; 
nog is er mêe beprent de band van een druk van Simon 
Cock, Antwerpen, i53o, welk exemplaar in het bezit der 
Antwerpsche Jezuieten was en zich laatst in de biblio- 
theek van ridder van Havre te Antwerpen bevond (i); 
Weale (R. 53o) rangschikt het in zijne Fransche afdeeling 
omdat hij het aantrof op den band van een Parijschen 
druk van i539. 

Eindelijk is ons eene tiende variante (106x66) bekend, 
die op elk der beide deelen van een druk van J. 
Secer, (Hagenau, i526), in het Muséum Plantin is te 
vinden; het middenvak is als datgene van het I-H-paneel 
maar de lijst wijkt van al de andere modellen af : op 
elken hoek staat een eikel, slingerende lijnen verdeelen 
de lijstzijden in vakjes waarin een dier geplaatst is : 
links vervolgen twee honden een hert, rechts twee andere 
een eenhoorn; op de kortere zijden, een draak. 

4. — Op den nu bruin verkleurden maar vroeger roo- 
den kalislederen omslag (3/0X255) van het register « F. 



(i) In den catalogus der veiling van Havre heeft het boek n"" i258 ; een 
wrijfsel van den band werd mij destijds medegedeeld door den heer Em- 
manuel de Bom. 



UIT DE l5' EN DE l6' EEUW 267 

Chambres de rhétorique; S. I, n^ i » is eene poging te 
bemerken om de versiering in overeenstemming te 
brengen met den inhoud van het handschrift. Dit laatste 
beslaat 22 perkamenten folios; tusschen f. i en f. 2 is 
een blad papier geplakt waarop de titel is geschreven : 

Oorspronck !1 Der Cameren van Rethorycke, :! Statuten ende Or- 
donnancien der selve ' onder den Titel 1 Jésus metter balsem 
bloume ; BinnendeseNederlandeninne-ghesteltden20Meert1492.il 
Tôt Mechelen door Philips den Schoonen Arts-hertogh van Oos- !| 
tenryck, Hertogh van Brabant, Grave van Vlaenderen, Heere 
van Mechelen &c. ,! Augmenteert ende Confirmeert de Ordonnan- 
tien der selve !i den lesten November 1505 Welcke oock Confir- 
meert MAxiMiLiAN Roomsch Keyser ende Carel Arts-hertogh van 
Oostenryck, Coninck van i; Spagnien, ende Heere van Mechelen &c. 
20 Januarij 1507. I binnen Mechelen voorsz. Waer naer de selve 
oock ander mael gheconfirmeert zijn door Vrauwe margarite 
Moeye van den voorn. : Arts-hertogh Carel als Gouvernante van 
dese voorn : Neder-landen zynde tôt Mechelen 7. Meert 151 1. ;i De 
welcke andermael vernieuwt ende gheconfirmeert zyn binnen ij 
Mechelen by de voorn : Keyser Maximilian ende ': Arts-hertogh 
CAREL in hunnen Raede li 24 Meert 15 12. jl ond'. Haneton Ghe- 
registreert inden nieuwen Janeten-Bouck, fol. ccxvi" /v. 

Op f. 2 (gemerkt : j) is, op de breedte van het blad, 
een purpere gothieke M rustend op een groen kussen ge- 
schilderd; de volgende letters van den naam maximilian 
staan er onder; in de initiaal is een zwarte adelaar op 
oranje grond geplaatst. 

Op f. 21 verso staat : 

De brieven ende articlen ghescreuen ende gheinsereert In desen 
bouck, houdende twintich bladeren ghescrifte, zyn ghecoUonneert 
ende gheaccordeert metten originalen brieuen ende articlen By my 

Haneton 

R'* Inden nieuwen Jannetenenbouck fol. ccxvi° verso. 

Men mag aannemen dat dit handschrift in of kort na 
i5i2 gemaakt is. Het is met een groen-en-rood koordje 
genaaid in den omslag dien het zeker van eerstaf gehad 



258 BOEKBANDEN 



heeft. Bij middel van driedubbele filets, die tôt aan de 
randen doorloopen, is elk plat verdeeld in rechthoekige 
vakken ; de nauwste liggen aan de randen en vormen 
eene smalle lijst; daarin bevinden zich twee breedere, 
rechtstaande rijen van drie vakken, die een paneel be- 
vatten; in het midden van het plat komt eene staande rij 
van vier groote vakken ; in elk dezer is een Sint-Andries- 
kruis geteekend bij middel van tegen elkander geplaatste 
afdrukken van een rechthoekig stempeltje (7X18) voor- 
stellend een omwonden staf ; in de hoeken van het kruis 
is een vlammend vuurslag geprent; deze stempels 
benevens eene lelie treft men 00k in de lijstvakken aan ; 
hetzesmaal afgedrukte paneel (67X42)stelt den dubbelen 
gekroonden adelaar voor in een veld dat door boog- en 
spitsboogvormige lijnen begrensd is; van dit veld gaan 
stialen uit ; de lijst van het paneel is met symmetrisch 
slingerende lijnen belegd, die op boven- en onderzijden 
van de spitsbogen uitloopen ; de paneelgrond is met 
bloempjes bezaaid. Het voorste deksel is erg beschadigd. 
Vroeger had de omslag twee paar snoeren. 

Het keizerlijk teeken en heel de overige bandversie- 
ring bestaande uit zinnebeelden die aan het huis van 
Bourgondië eigen zijn stemmen overeen met den aard 
van het handschrift. Er is niet aan te twijfelen dat de 
omslag wel voor dit laatste vervaardigd werd. 

Het paneel is een lichtelijk verkleindemaarzeer trouwe 
repliek van datgene (71,5X46,5) welk het keurige bandje 
versiert van een exemplaar van Den duytschen Soittcr 
(Ghcprent Tantwerpen op die mari aider naest den grooten mor- 
tier, i5o4); naar dit boek, bewaard in het Muséum Plan- 
tin-Moretus, is bijgaande reproductie gemaakt, 

Heel het keizerrijk door gebruikten de boekbinders 
kleine stempels waarop een dubbele adelaar gesneden 
was maar de heraldieke paneelen van het Mechelsch 
register en van Den duytschen Souter behooren wel in 




Planche XXVI 
Den duytfchen fouter. - Gheprent Tanhverpen op die mart aider 



nael't den gro 



oten mortier. 1504 (Muséum Plantin-Moretus). 



UIT DE l5' EN DE l6^ EEUW 269 

onze gewesten thuis. De graveerders, die voor Ant- 
werpsche boekbinders uit de i5'en de i5' eeuw arbeiden, 
wijken niet merkelijk af van de ordinantiedezer paneelen : 
het rijks- of landswapen wordt vaak geplaatst in eene 
ruit — is de vierlobbige figuur, waarin de adelaar onzer 
paneelen staat, niet eene gewijzigde ruit? — die inge- 
schreven is in een rechthoek, welke al of niet van 
eene lijst is voorzien. Zôô is de samenstelling van het 
adelaarspaneel door Weale (R. 328) aangetroffen op den 
band van een druk van Geeraard Leeu, Antwerpen, 
welke laatste ook het boek zou gebonden hebben (i); zoo 
is de schikking in het leeuw-paneel (2) met het omschrift 
^obannes î)e | wou^a | antwevpie | me fecit en zoo nog 
in twee dubbele-adelaar-paneelen waarvan de lijst een 
renaissance versiering heeft, het eene geprent op drie 
hoogst waarschijnlijk te Antwerpen vervaardigde banden 
(c. i53i-i543) in de bibliotheek van het Muséum Plantin- 
Moretus, het andere op de deksels van een boek (drie 
saamgebonben werken van Savonarole, te Florencië 
gedrukt in i520-i52q) dat weleer aan de abdij van Ton- 
gerloo toehoorde en nu in de stadsbibliotheek te Ant- 
werpen is. De ruit is echter verdwenen uit de plaat 
beschreven bij Weale onder n' 403 (Netherlandish rub- 
bings) en die anders veel gelijkenis met het paneel van 
het Mechelsch register heeft; en uit het paneel met het 
Antwerpsch stadswapen en het omschrift 3-obannes ( t>e 
WOllC)a I me fecit [ antwerpie op het dusgenaamde « keur- 
boek metten doppen » in het archief der stad Antwerpen. 

5. — De stadsbibliotheek van Mechelen bezit een 
exemplaar der eerste uitgave van Franciscus Vervoort's 



(i) Weale, Inirod., p. Ixij. 

(2) Weale, Catalogue, R. 329 ; bij nadere beschouwing van het wrijfsel 
bleek de naam wel de wouda, niet de woudix te zijn. 



200 BOEKBANDEN 



De pane angelormn, bezorgd door Pater Petro Godefridi 
(Leuven, Reynier van Diest, i552. « Men vintse te coope 
tôt den huyse van Aert Peeters, woonende tôt Mechelen 
in die Eeghemstrate, teghen over het huys van der 
Aa) » (i). De band is vernieuwd; oude dekselbekleedsels 
van bruin kalfsleder beprent met een grooten stempel 
zijn er op ingelegd. Die stempel (97x63) is samengesteld 
uit twee paneelen gescheiden door eene fries (i3x63) met 
vier vakken ; in elk vakje een dier : i. een hond, 2. een 
hond, 3. een everzwijn, 4. een hond; het eerste paneel 
(62X41) is overlangs in twee vakken verdeeld, elk met 
eene rij van vier dieren geplaatst in de bochten en ranken 
van een wijngaardtak; omschrift : IDe pi'Ofun&ÎS | Clamaui. 
a^ te ^omîne | bomtne | ejauM. vocem. meam ; het tweede 
paneel, even groot als het eerste, vertoont dezelfde 
ordinantie al zijn de dieren niet dezelfde als die der 
overeenstemmende rijen in het eerste paneel ; omschrift : 
o|m«Jia. si perlas '. famâ. seruare. mémento | qua. semel | 
amlssa. nula. reuisio. erît. 

Dezelfde in één stempel vereenigde paneelen en fries 
staan op het achterste plat van de handschriften n' 5067 
— een franciskaner processionaal uit de 16' eeuw — en 
n"" 4651 — een gebedenboek uit de iS*" eeuw — in de 
Koninklijke Bibliotheek te Brussel; de bestanddeelen 
worden 00k beschreven door Weale (R. 408) die ze aan- 
trof op een Nederlandsch Getijdenboek berustend in het 
aartsbisschoppelijk Muséum te Utrecht. Uit andere 
elementen samengestelde stempels van dien aard ver- 
sieren twee banden in de bibliotheek van het Muséum 
Plantin-Moretus, B t32i (i5o8) en B25o4(i5i3); deze 
laatste in dezelfde als die van n' i3i09 (i522) in de Ant- 
werpsche Stadsbibliotheek. 



Il) Het laatste folio, waarop drukker en verkooper vermeld zijn, ont- 
breekt in het exemplaar. 



UIT DE l5^ EN DE l6' EEUW 261 

6. — Het papieren register waarin zijn opgeteekend 
de legaten door de gildebroeders van den ouden voetboog 
vermaakt aan de « Gulden van den Ridder Sint Joorys » 
— het boek der « doodschulden » — diende van i526 tôt 
iSgo. Het is gebonden tusschen eiken berderen (220X i55) 
met schuine kanten, overtrokken met bruin kalfsleder. 
Een bedreven hand heeft op ieder plat met dubbele filets 
eene lijst met twee zoomen (5 mm.) afgeteeken ; tusschen 
de zoomen is de lijst 12 mm. breed en versierd bij middel 
van drie stempels : op de hoeken een vierkant (10) met 
een figuurtje dat een draak mag wezen; op de langere 
zijden eene rij afdrukken van een driemaal gebogen tak 
waaraan drie bloempjes zitten en die in een rechthoek 
gesneden is (6X20); op de kortere zijden een rechthoek 
(6,5X22) waarin men een hond bemerkt die een vluchtend 
dier vervolgt. De spiegel (i38X73) van het plat is door 
dubbele filets, die overhoeks loopen en de zijdemiddel- 
punten twee aan twee verbinden, in vier ruiten en acht 
driehoeken verdeeld; op de snijpunten een zesbladerig 
bloempje; in elke ruit, overhoeks geplaatst, een vier- 
kante stempel (i3) met een loopend grifFoen; in elken 
driehoek een klimmende leeuw^ in een vierkant (10); bij 
de hoeken van het plat een vijfbladerig rozet. Twee 
koperen gegraveerde sloten ; de rug is met een lap Ieder 
beplakt. Perkamenten schutbladen. 

7. — De rekeningen van het vischverkoopersambacht, 
van i486 tôt 1543, zijn geschreven in een papieren regis- 
ter, voorzien van een slappen omslag van bruin Ieder, 
waarvan de klap de voorsnede en deels het voorste plat 
bedekt. Die registerband is merkwaardig om de zorg 
besteed aan de versiering en om de verscheidenheid der 
stempels. Op voor- en achterkant (295X180) omvat een 
breed raam, bezoomd door driedubbele filets, een veld 
dat in ruiten verdeeld is door diagonalen en bands- en 



202 BOEKBANDEN 



baarsgewijze loopende dubbele filets, die de punten 
veibinden welke elke der vier zijden in vier verdeelen. In 
elke ruit staat een ronde stempel (D. i3); de sujekten 
zijn : ecn meermim, een duif met stralenkroon (voorstel- 
ling van den H. Geest?), een klimmende leeuw ; in de 
driehoeken langsheen de zijden, een sterretje; op de 
raamzijden, afdrukken van eene lelie in een vierkant 
(8 mm.); op de hoeken van het plat, een dubbele arend in 
een vierkant (ii mm.); op het vak der klap, welke de 
voorste snede bedekt, zijn rijen van twee vierkante 
stempels geplaatst : den dubbelen arend en het Godslam; 
dit vak heeft eene lijst van afdrukken van een kleinen 
loofwerkstempel ; op de roode rugriemen, tôt versterking 
der ribben aangebracht, is herhaaldelijk een schildje met 
drie ossekoppen geprent. 

8. — Een papieren rentenboek van het Begijnhof, 
getiteld, f. i""" : « Dese boeck weert geschreuen jnt laer 
ons heere docn menscref xv' ende vertich inhouwende 
allen die renten vanden couenten wt oude boecken 
ghescreuen ende vernyevet », heeft een slappen omslag 
van bruin kalfsleder (285X2o5); driedubbele filets teeke- 
nen twee ramen af, het eerste belegd met afdrukken van 
een uitgespreide roos (D. i8), het tweede met overhoeks 
geplaatste vierkanten (i5) waarin een rozetvormig orna- 
ment vergezeld is van een letter aan elke zijde : n, b, Q [?J, 
a [?], de ingesloten ruimte is bedekt met vier staande 
rijen stempels, onder en boven door een liggende rij 
begrend; die afdrukken vertoonen slechts twee sujekten : 
een draak en een zittenden aap. De achterzijde van den 
omslag is eenvoudiger : een omlijst veld verdeeld in vier 
ruiten en acht driehoeken; op dit plat treft men enkel de 
twee eerst gemelde stempels aan. 

g. — Drie werken van Dodoens, gedrukt bij Chris- 



UIT DE l5' EN DE l6^ EEUW 203 

toffel Plantin in i566, iSôgen 1574, zijn samengebonden 
in wit zvvijnsleder op karton (174x96). H et voorste 
deksel is beprent met een paneel (ii3X74) waarvan het 
middendeel een ovaal is ; daarin ziet men, boven den 
genadestoel, Christus aan het kruis; aan weerszijden een 
bordje met drieregelig opschrift (onleesbaar) ; onder de 
armen van het kruis de initialen H V M ; boven het 
ovaal de Duive in een stralenkrans en, in het weelderig 
lijstwerk, twee engelen die met een kelk het bloed uit de 
wonden van Christus opvangen; de rechterengel draagt 
een kruis, de linker de zuil der geeseling; lager zitten 
kleiner engelen met de werktuigen der Passie en in de 
vier hoeken bemerkt men de gevleugelde zinnebeelden 
der evangelisten ; eene plint onder het ovaal draagt 
den volgenden tekst : 

SIC. DEVS. DILEXIT. MVNDVM. OMNI 
S. QVI. CREDIT. IN. EVM. NO 

N. PEREAT. SED. HABET 

VITAM. AETERNAM 

Het achterste plat vertoont een paneelstempel (112X76) 
met een nauw boordetje vol ornament rond een viervou- 
dige lijst : twee rechthoeken, eene ruit en een ovaal 
dooreengestrengeld en met loofwerk versierd ; in het 
ovaal is Christus afgebeeld, staande bij de bron met de 
Samaritaansche vrouw; daaronder : 

VIE CHRISTUS MIT 
DEM SAMARISCH 
EN WEIB RET I4O 

Boven het ovaal bevindt zich een schildje met de ini- 
tialen H V M. 

Op ieder plat is het paneel omringd met een rolor- 
nement van versierde pijlers. 



264 BOEKBANDEN 



Er zijn overblijfsels van twee paar groene fluweelen 
linten aan het boek. De snede is rood. 

Op de binnenzijde van het voorste deksel ziet men, 
behalve « Ex-libris de Cannait d'Hamale «, in oud 
schrift : Joh. Wôllf. G. Ulm.; op de binnenzijde van het 
achterste deksel : Costcn aile 3 theil sampt dcin bimdt 2 s. 
3 k. 

Het paneel van het achterste plat is beschreven door 
Weale (R. 812) naar het wrijfsel van den band van een 
handschrift vervaardigd door broeder Joris Keyffer, van 
het Elchinger klooster bij Ulm. Weale heet die band een 
Zwabische, gemaakt omstreeks i585. 

De initialen H V M kunnen even goed die van den 
stempelsnijder als die des binders zijn. 

Opmerkelijk is, op den band der Mechelsche stads- 
bibliotheek, het Duitsche opschrift van het tweede 
paneel : tusschen de talrijke Duitsche kloosterbanden, 
door Weale beschreven, is er geen enkel waarop een 
bijbelsche voorstelling in de volkstaal is toegelicht; in 
den rijken Katalog der im germanischen Muséum vorhande- 
nen interessanten Bucheinbande und Teile von solchen, 189g, 
wordt slechts éen paneel van dien aard vermeld ; het 
staat in gouddruk op den band n"" 257 ; twee andere, 
waarvan een in reproductie, vindt men beschreven in 
J. & J. Leighton's prijscatalogus : Catalogue of early 
printed, and other interesting books (igoS), onder n' 5533, 



Prosper Verheyden. 




Mechelsche Boekbinders 



IN DE 14e. IS'^ EN lô'" EEUW 




N eene nota over boekbanden en omslagen uit 
^ de iD"" en de i5^ eeuw, bewaard in de Mechel- 
sche stadsbibliotheek en archieven, werden 
eenige fraaie werken van Mechelschen oor- 
sprong beschreven. Het register 1486-1543 der Visch- 
verkoopers, het boek der ordonnanciën van de rede- 
rijkerskamers, het zoogezegd « Sententieboek » der Gilde 
van den Ouden Voetboog en het doodschulden-register 
dezer Gilde, het rentenboek van het Begijnhof vertoonen 
een groote verscheidenheid van zeer keurig versierings- 
gereedschap. Zij veroorloven te bevestigen dat te Meche- 
len, in de iS" en de 16^ eeuw, boekbinders werkzaam 
w'aren, die hun ambacht grondig kenden en van de 
stempels — wellicht geleverd door de zegelstekers wier 
namen zoo menigwerf in onze stadsrekeningenvoorkomen 
— een oordeelkundig en smaakvol gebruik wisten te maken . 
Wie die banden vervaardigde weten wij wel niet ; maar 
de stadsrekeningen leveren de namen eener reeksbinders, 
die in de 14% iS'^ en lô*" eeuw de registers van het 
gemeentebestuur maakten. Het spreekt van zelf dat 
zulk wxrk geen aanspraak op kunstwaarde heeft; de 

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266 MECMELSCHE BOEKBINDERS 



folianten, die ons uit dien tijd overblijven, zitten aile in 
den eenvormigen « hoornen » omslag. Stevigheid ont- 
breekt er niet aan en zij hebben op modem werk althans 
dit vooruit, dat ze van kloeke ribben en besteekbanden 
van gevlochten riempjes voorzien zijn ; maar zij laten 
niet toc, aan de vervaardigers meer dan de destijds 
gewone handigheid toe te kennen. Het zou dus weinig 
belang opleveren, de namen dier vaklieden op te zoeken, 
indien we niet, minstens voor de i5^ en de i6^ eeuw, waar- 
devoller Mechelsch werk bezaten. Zonder dit rechtstreeks 
in verband te brengen met de boekbinders die voor de 
stad werkten, mogen wij wel aannemen dat de gemeente 
zich wendde tôt de meest ervaren onder hen, zoodat het 
nut kan hebben, hunne namen en het tijdvak hunner 
werkzaamheid bekend te maken : wellicht wordt eens 
kunslrijk werk aangetroffen, dat door hen werd voort- 
gebracht. 



Niet altijd vermelden de stadsrekeningen in de « vuyt- 
gheven van menigherande dinghen » en soms in « der 
stad werke », den binder, die de « rekeningheboecken » 
maakte en in een omslag zette. Vôôr 1378 en van 1462 
tôt 154g treft men slechts naamloos bindwerk aan. Gere- 
geld worden, vôôr 1 365-66, sommen besteed aan « pau- 
pier, francsiin, perkement », maar slechts in laatstge- 
noemd jaar (f. 67) wordt g schellingen groots uitgegeven 
« van iij paupierboeken te bindene ». In i378-7g wordt 
voor 't eerst de boekbinder genoemd. 

Boekbinders vermeld in de stadsrekeningen 

1378 tôt i38i. Brueder Jan van Thorout. 
i383-i386. Claus Willebeys. 
i387-i38g. Jan Baninc. 



IN DE 14% l5^ EN 16'' EEUW 267 

1392-1398. H(er) Frizo. 
1400-1412. Jan Baninc. 
1412-1446. Peter van Ghestele. 
1446- 1462. Her Vastraert Baninc. 
1 535-36. « Den boeckbinder achte Ste Rom. torre ». 
i549-5o. Peeter Draecx. 

i55o-i56o. Steven de boeckbindere, Steven vander 
Beecke, 

i56o-i567. Gommaer Coppens. 

i562-63. Lysken Draecx. 

i563-i58o. Jan Mynsheeren. 

i569-r58o. Vincent Mûris. 

i58i-i583. Lincken, weduwe Jan Mynsheeren. 

1583-84. Aert M eu ri s. 

i585-i643. Hans (Jan) van Campenhout. 



In 1378 was dus een monnik, « brueder Jan van 
Thorout », stadsboekbinder en de « her Vastraert 
Baninc », die van 1446 tôt 1462 registers maakt, is, te 
oordeelen naar den titel die hem gegeven wordt, een 
priester. Wellicht is 00k Frizo, die van 1392 tôt 1398 
boeken bond voor de gemeente, een geestelijke : vôôr 
zijn naam staat telkens h. Dat het magistraat zich in de 
14^ en i5^ eeuw heihaaldelijk tôt geestelijken wendde 
kan op de schaarsheid vàn leeken-boekbinders wijzen of 
op de grootere vaardigheid der eersten. Het is bekend 
dat het boekschrijven en inbinden in kloosters en zelfs 
bij priesters gehecht aan parochiekerken (i) een gelief- 
koosde bezigheid was. 

De Mechelsche geestelijken, die als stadsboekbinder 
optreden, staan niet alleen : in 1421-22 vertrouwde de 



(i) Léo de Burbure. Toestand der heeldende kimsten te Antwerpen, omirent 1454, 
bl. 28-37. 



208 MECHELSCHE BOEKBINDERS 

stad Gend haar boekbinderswerk toe aan een Witte- 
broeder, in 1473 aan priester Pieter Cools en verder aan 
de « Fraters » of Hieronymieten, die van 1430 tôt iSôg 
arbeidden (i). Te Binche bonden Jakème Brissot en 
Jakème de Germez, priesters, een missaal op kosten der 
stad (2), in i3g3-g4. 

Enkele onzer boekbindeis kregen van de stad een ver- 
goeding voor de materialen ten behoeve van de register- 
banden gebruikt ; soms wordt de levering van omslagen 
vermeld. Peter van Ghestele en Her Vastraert Baninc 
voorzien de stadsklerken van inkt. Perkament en fran- 
sijn worden doorgaans geleverd door een Willem, een 
Claus, een Jan, die « de perkementer » worden genoemd ; 
papier, zoo « vander groten als der cleynen forme », door 
talrijke ingezetenen ; de voorraad wordt echter 00k vaak 
opgedaan ter markt van Antwerpen of Brugge. Er kan 
geen spraak van zijn, al de posten der rekeningen, die 
de boekbinders betreffen, mede te deelen ; het opstel 
ervan blijft jaren lang bijna onveranderd. Voor elken 
binder zijn hier nochtans de eerste en de laatste vermel- 
ding, 00k die welke eenig belang kunnen opleveren, 
overgeschreven. 

Brueder Jak VAX iHOROUT. — 1 378-79, f 85. It. bfueder Jan van 
thorout van iiij papierboeken te bindene ende van stoffen daer toe 
ghebeseght ij in nouemb Ixxviij 2 guldene peter val xv d, 

1 380-81, f 1 37. brueder Jan van thorout van v papierboeken te bin- 
dene ende van stoffen daer toe iiij s g° vlem val xviij d g° ij ing. 

Claus Willebeys. — 1383-84, f. 220. It. claus willebeys van iiij 
groten papierboeken en ij cleinen papierboeken te bindene ende te 
makene ter stad behoef ende de wisselboeke te bindene ende te 



(i) V. VAX DER Haeghen. Les relieurs gantois du XI V^ au XVII' siècle (Bull, 
de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Gand, 1904, pp. 317-19). 
(2) PiNCHART. Archives des Arts, I, 58. 



IN DE 14% l5' EN 16' EEUW 269 



settene in de grote oude boeke van iij Jaren comt v mott viij d g° 
vlem val iiij s vij d g° i ing. 

1385-86, f. 2^1. — Claus willebeys van x boeken te bindene met 
siere stoffen die hi daer toe dede ende vte ende in te scuttene comt 

vij s iij d g°. 

Jan Baninc. — 1387-88, f. 146. — It. Joh. baninc van i) niewen 
wisselboeken te bindene ende van i. wisselboek te settene ende te 
bindene int grote rekeninghe boec comt te gader iij s g° vlem val 

ix d g° iij ing. 

1388-89 f. 136''°. — Johs baninc van iiijgroten reken boeken te bin- 
dene ende te makene ende van 2 wisselboeke in een ander reken boec 
te settene ende van iiij groten coffertueren comt al op ij s g° oud. 

Jan Baninc hield het stadswerk niet; van 1392 tôt 
1398 bond H. Frizo voor het magistraat; in 1400 treffen 
wij den eerste terug aan : 

1400- 1401, f. 143''^ — Joh baninc van viij boeken te bindene die 
der stad toebehoren xvj s g° vlem val iij s vj d g° ij ing. 

Jaarlijks wordt nu een som ingeschreven ter betaling 
van zijn arbeid, soms ook voor « coffertueren daer de 
vors. boeke in ghebonden syn » ; in 1411-12 wordt h ij 
voor de laatste maal vermeld : 

141 1 12 f. 179'''. — Jan baninc van j. grote boeke te bindene ende 
te maken dat h adelyen heeft, comt op iiij s g** vlems val 

ix d g° ij ing. 

H. Frizo. — 1392-93, f. 135. — It. h. frizo van iiij papier boeken 
te bindene vij in december xcij iiij s viij d g° vlem val 2 s iiij d g°. 

It. de selve h. van v papierboeken te bindene te half october xciij 
V s iij d g" vlem val 2 s vj d g°. 

1397-98, f. 153'°. — h. friczo [0/ fritzo] van ij groten reken boeken, 
ende van iij wisselboeken, ende van i. wissel bouke te settene in 
I. reken boec comt op vij s g° vlem val j s ix d g°. 



270 MECHELSCHE BOEKBINDERS 

Een post der stadsrekening van 1 396-97, waarin H. 
Frizo genoemd wordt, is overgedrukt in den Inventaire 
des Archives de la Ville de Malines, t. VIII, p. 425. 

Peter van Ghestele. — Deze binder volgt onmid- 
dellijk Jan Baninc op en blijft vierendertig jaar in 
bediening. 

1412 13, f. 18;'". — p van ghestele van iii] wissel boecken ende 
ij rekenboeke te bindene ende van vj coffitorien comt op xviij s g° 
vlems valent iij s vij d g° j ing. 

Zijne rekening steeg soms vrij hoog : 

1435-36 (onder : Vutgheven van menegerande dinghen). — peter 
van ghestele van der stad wisselboeke te binden vander stad assiz 
rolen van Incte ende van iiij ander boeken die de rentmeester beze- 
ghen inden beyaert ende van j nuwen register te binden comt tzamen 
op XX s g° mech. 

1445-46, f. dix. — Item betaelt peeteren van ghestele van gten 
Rkeninghe boecke ende cleyne te maken ende te bindene vander ass 
Rolle ende vanden ynte te leveren bynnen desen Jaer a° xlv xlvj 
comt op xvj s g°. 

Her Vastraert Baninc (1). — Het zal wel niet 
gewaagd zijn aan te nemen dat « her Vastraert Baninc » 
een zoon was van Jan Baninc en vaders bedrijf voort- 
zette al was hij geestelijke geworden. Cornelis van 



(i) De naam wordt soms vastraert baning, vastraert bauyuck, fastraert baninc. 
Is de voornaam een andere vorm van <' Fasferad = Fastrada, Fastarada, q. 
d. consilii constans »; of van « Fastrad = Werdrad, Frugi » (bij Kiliaen)? In 
de lijst van Nederlandsche voornamen, volgens een boekje van 1726 over- 
gedrukt, met een inleiding van J. F. Willems, in \\&\ Belgisch Muséum, V. 388, 
komen rog voor : « Vast, Vastert, Vedastus, 6 febr., S^'Ivester, ult. d., 
Fastredus, 19 maj' ». 

Te Mechelen bestaat de familienaam Vastraerts in de 16'' eeuw : « Jan de 
scriuer gheelghieter f. qd. lo. van haeltert es poerter eius pleg. Augustyn 
vastraerts » (Registre vanden ghecochten poorters 11 Juli 1527). Dat is wel 
de oudere voim van den huidigen naam der familie Festraets. 



IN DE 14% iS'^ EN 16' EEUW 27I 

Wouwe of de Wouda, boekbinder, koster en later 
priester en kapelaan in O. L. Vrouwekerk te Antwerpen, 
en Lambrecht Rait, een boekbinder die, kanunnik der 
zelfde kerk geworden, zijn gereedschap legateerde aan 
Peeter van den Houte, een jongen priester (i), leveren 
voorbeelden van die gehechtheid aan het ambacht. 

1446-47, f. clxv. — Ghegeuen her vastraert Baninc vande groten 
ende cleynen Rekeninge boeken te bindene ende te maken metten 
assize Rollen ende van Inte te leuern bynnen desen jare comt tzamen 
op xvj s g°. 

I46i-62,f.clxvij'''°. — bet.herfastraert baninc vande grote Registeren 
ende cleynen boexken te byndene vanden ass rollen groet ende cleyn 
te maken ende van allen den Incte binnen den Jaer te leuerene comt 
op xvij s g°. 

Van dan af tôt negentig jaar later treft men geen 
namen van boekbinders in de stadsrekening meer aan : 
de jaarlijksche uitgave wordt ingeschreven zonder ver- 
melding van den ambachtsman. Ook wanneer hij belang- 
rijker werk dan het maken van registers verricht wordt 
zijn naam verzwegen : 

1512-13, f. 218. — Betaeit van eenen boecke vander gesten van 
Rome gecocht ter stad behoef coste vj s iij d ende van bindene iij s 

ix s iij d. 

In 1 535-36 wordt, bij een ander buitengewoon werk, 
gewag gemaakt van « den boeckbinder achte Ste Rom. 
torre », maar het gewone werk blijft naamloos : 

1535-36, f. ij" xxij''^. — bet. den boeckbinder achte Ste Rom. torre 
vanden slapere te verbinden ende vermaken viij s. 

Idem f. ij' xxvij. — betaeit vanden Registers metten cleynen boecx- 



(i) Zie ridder Léo de Burbure, t. a. p. 



272 MECHELSCHE BOEKBINDERS 

kens te doen maken ende binden vanden assyze RoUen ende Incte 
van desen Jaere xx s. 

Peeter Draecx. — In i54g-5o werden de privilegiën 
der stad verzameld en overgeschreven in een foliant dat 
ingebonden werd door Peeter Draex : 

1549 50, f. 242'". — Item betaelt Peeter Draex, boeckbindere, voer 
eenen boeck te binden dienende totter privilégie iiij s (i). 

Dit privilegieboek bestaat nog, maar het werd in de 
17' of 18' eeuw herbonden. Hoewel Draecx in de stads- 
rekeningen van 1 585-86 vermeld wordt treft men van 
hem geen ander boekbinderswerk aan. In het Imposten- 
boek van 1544 staat hij aangeteekend als boekbinder (2) 
(hij woonde toen in het « Tooverstraetken », dat het 
huidige Krankenstraatje op het Beggijnhof is) (3). Even- 
als voor eenige andere onbemiddelde burgers, wordt bij 
zijn naam geschreven : « pauper ». In i55o vindt men 
hem reeds als boekverkooper gevestigd en wij zuUen hem 
in die hoedanigheid nader leeren kennen in aanteeke- 
ningen betreffende de Mechelsche boekhandelaars der 
16" eeuw. Voor Christoffel Plantin, met wien hij van 
i558 tôt i58o zaken dreef, verrichtte hij arbeid die aan 
zijn vroeger ambacht herinnert : in i556 worden op zijn 
krediet i5 gulden en later nog 6 gulden ingeschreven 
voor het opplakken en kleuren van landkaarten (4) : 

1566. Adi 9'' februarij doibt avoir... 

pour avoir mis sur toille et painct pour nous 12 Cartes de Mercator 
ascavoir Europa a s. 25 la P. val. fl 15 s- d- 



(i) V. Hermans, Inventaire des archives de Maliiies, t. VIII, p. 2. 

(2) V. Hermans, t. a. p., bl. i3o. 

(3) G. VAN Casthr, Histoire des rues de Malines et de leurs monumeiiis, p. 171. 

(4) Archieven van het Muséum Plantin-Moretus. Register XL(Grootboek), 
f. 68. 



IN DE 14', l5' EN 16' EEUW 2^2> 

pour façon de 10 Anglia Marcatoris quil a mis sur toille et painct 
a s. 12 la P. val. fl 6 s- d- 

In het niet gedagteekende verzoekschrift (i), dat de 
« geadmitteerde boecvercoopers Peeter Draex, Jan van- 
den poêle, Jan myns Heeren, Jan- Franchoys, ende Vin- 
cent Murus )) zonden « Aen de Eer : discrète Heeren 
Schoutet, Comunim[eeste]rs ende Schepenen der stadt 
van Mechelen » — en dat, zooals in een opstel over 
de Mechelsche boekhandelaars zal aangetoond worden, 
tusschen iSyo en Augusti 1572 geschreven werd — 
wordt gezegd « dat de supplianten anders niet en hebben 
om hare cost mede te winnen, dan met boecken te ver- 
coopen ». 't Zou bewijzen dat Draecx toen bepaald van 
het boekbinden had afgezien, zoo we niet met zekerheid 
wisten dat minstens drie der « supplianten », namelijk 
Jan Mynsheeren, Vincent Mûris en Jan vanden Poêle, 
wèl nog een andere broodwinning dan hunnen han- 
del in boeken hadden : de beiden eerste binden regis- 
ters voor de stad in i563-i58o en iSôg-iSSo en Lys- 
bet Draecx, de vrouw van Jan vanden Poêle, wordt 
nog in 1570 in de stadsrekeningen « boeckbinnersse » 
genoemd. 

In de laatste dagen zijns levens is het nog bekend, dat 
Draecx weleer « boeckbinder van zijn styl » was, Wan- 
neer zijn handel ten gronde is gegaan, hijzelf door 
ouderdom en ziekte ondermijnd is en armer geworden 
dan toen hij, eenenveertig jaar vroeger, in het Toover- 
straetken woonde, ontvangt hij wekelijks een aalmoes 
van de stad en hoewel hij nog in 1584-85 « boeckver- 
cooper » genoemd wordt krijgt men, de laatste maal dat 



(i) P.-J. VAN DoREN, p. V. Hermans, Inventaire des archives de la ville de 
Malines, t. VI, p. 166. De tekst van het stuk is — tamelijk slordig — over- 
gedrukt in F. E. Delafaille's Bijdragen iot opheldering der geschiedenis van 
Mechelen, I, bl. 176. 



274 MECHELSCHE BOEKBINDERS 

zijn naem in de rekeningen voorkomt, een herinnering 
aan zijn vroeger bedrijf : 

1585-86, f. cxxvj'°. — Betaelt Peeteren Draecx oudt impotent ende 
ongevallich man, boeckbinder van zijn styl, hem in puerder aelmoeser 
gegeven van mynen heeren vander weth, aile weken twelfF stuvers, 
begonst den vierthiensten Novembris Lxxxv, totten xxv Decembris 
daer naer, Beloopende bij vier zyner quit ter somme van iij £ xij s. 

We mogen dus aannemen dat de man kort na Kerst- 
mis 1485 overleden is. 

Steven vander Beecke. — Tien jaar lang vindt men 
Steven vander Beecke in elke stadsrekening tôt driemaal 
toe. Hij maakt en bindt registers en levert papier en inkt : 

1550-51, f. ij" xxj'°. — bet. Steven de boeckbindere voor twee 
groote boecken te binden dienende inden conthoire vanden Reken- 
m[eesters], ende andere diveerssche crauwenen ts" xvj s. 

1557-58, f. ij" Ixxxiij. — Betaelt steven vander beecken boeck- 
bindere van dat de zelve der stadt gelevert heeft diveersche Registers 
pampier ende Inck per ordonn ende quitan xv £. 

(Andere posten in dezelfde rekening f. ij' Ixxxvj en 
ij^- xc). 

1559-60, f. 326. — Betaelt steven de boeckbindere van diversche 
Registers ghebonden thebben ende voir diverssche leveringhe van 
pampier ende Inck per ordonn ij £ ix s. 

(Zie 00k f. 327^° en 333). 

Hij werkte wel eens voor Sint-Janskerk : in de rekening 
dezer parochie, 1541-42, f. xix'° staat : 

Item den boeckbindere int scoelstraetken heeft gebonden ende 
gerepareert diversche boecken in onse kercken daer af dat hy hebben 
wilde, ierst van een papieren missaelke sestien stuvers, Noch van vier 
boecken groot ende cleyne, daer de doppen ende sloeten aen ghe- 



IN DE 14% l5' EN 16^ EEUW 276 



broecken waren, dertich stuvers, Item van twee AnthifFeneers te 
herbinden, vanden eenen sesse gulden, ende vanden anderen viere 
gulden, Noch van eenen parkement missael te herbinden vanden 
booms gelaten (i), twee gulden thien stuvers, Somma tsamen xiiij 
gulden xvj stuvers, ende men es met hem overcomen ende hem 
betaelt met grooter bee, met Elfve guldenen, valen. ij Th xv se bra. 

« Den boeckbinder int scoelstraetken » is immers 
niemand anders dan Steven vander Beecke : in het 
Impostenboek van 1544 ziet men, onder de inwoners van 
de « Scoelstraete oft Lachelstrate » : 

Steven de boeckbinder, [huert] voer xvij guld, v' ij guld xi s. 

In « Tboeck vanden x" ende xx" penninck », van i55g, 
is aangeteekend : 

Schoelstrate .... Steven vander beeke boeckbinder huert tôt xviij 
gui. V'' den x'' en xx= ij £ viij s. 

Een post uit de rekening van Sint-Janskerk van i553- 
54 (f. xiij™) bepaalt nadert zijn adres : 

Item betaelt den boeckbindere tegen over de groot schole woen- 
nende van te versiene den souter gescreven In parkement ende 
tgraduael met Latoenen platen ende oick den voerss. souter te 
herbinnen voer al tsamen twee Rinsgulden ende eenen stuver 
makende x s iij d. 

De begrafenis van dezen boekbinder is als volgt op- 
geteekend in het doodenregister van St-Romboutskerk : 

1560. Den xvij*^^" october. Steven vander beeke den boeckbinder 
inde scoelstrate op viij % [wasj xx s. 

In de stadsrekening van 1 562-63 wordt natuurlijk een 
vergissing begaan wanneer daar geschreven wordt : 



(i) Aan de kerk nagelaten door leden der familie Booms. 



276 MECHELSCHE BOEKBINDERS 

f. 331''°. Betaelt Steven de boeckbinder van sekere nyeuwe Registres 
voor den Clercken vanden trésoriers gemaect ende ghebonden Item 
merten de Lersmaker vanden standaert te dragene in Julio Ixiij 
tsamen xxix s. 

De klerk heeft Gummarus Coppens bedoeld, die dade- 
lijk na Steven vander Beecken's dood stadsboekbinder 
wordt. 

Gummarus Coppens. — De man is ons alleen uit de 
stadsrekeningen bekend, waarin zijn naam voorkomt 
van i56o tôt iSôy, de laatste maal met dien van Jan 
Mynsheeren, die terzelfder tijd als Coppens, en 00k in 
1 563-04, voor de stad registers bindt. 

1560-61, f. iij' xxxvii)^". — Betaek gomair coppens boeckbinder 
voir tbinden van seker Registres voir tcomptoir soe vanden assysen 
als impost xvj s. 

1562-63, f. iij'' xxii). — Betaelt Gommaer coppens boeckbinder 
vander stadt van dat de selve binnen desen Jaere gebonden heeft 
diverssche boecken Registers vande renten int rood Leder met 
dobbele sloten mitsgaders vanden Leveringe vanden assyse roUen in 
octobri Ixij den clercken vanden trésoriers gelevert blyckende by drye 
ordonn beloopende iiij £ xix se. 

1566-67, f. 236. — Betaelt gommare coppens ende Jan myns heeren 
boeckbinders van datse bynnen desen laere tôt behoefve vander stadt 
diverssche boecken Registres ende anderssins voerde stadt gebonden 
hebben met eenige leveringhe van pampier alst blyct by zesse ordinan 
comende op x ij £ vij. 

LijSBETH Draecx. — Van iSSj tôt iSyS wordt Lijs- 
ken of Lijsbeth Draecx, « boeckvercoopersse onder 
stadthuys )>, « cremersse » en « boeckbinnersse » door 
de gemeente betaald voor het reinigen der « logie » van 
het stadhuis, voor het « cleeden » dier plaats, — dat is 
voor het spannen van een zeii ter beschutting voor de 
zon, — voor het leveren van almanakken en andere 
boeken en eindelijk voor het binden der stadsrekeningen 



IN DE 14.% iS" EN 16^ EEUW 277 

in hoornen omslagen, — dit laatste echter alleen in i562- 
63 : (i) 

1562-63, f. 320. — Betaelt Lysken Draecx boeckvercoopersse van 
dat de selve binnen desen jaere gereynicht ende gekeret heeft de logie 
vanden stadthuyse, mitsgaders vande leveringe van diverssche alma- 
nacken ende van dbinden vande groote registers vander stadt reke- 
ninge in hoorne copperkels in Decembri Lxij. Per ordonn ende 
quitan tsamen beloopende xlviij s. 

f. 531. — Betaelt Lysken Draecx boeckvercoopersse onder stadt- 
huys van dat de selve gelevert heeft sekere twee groote borne vellen 
tôt de groote rekeninge vander stadt in Decembri Lxij, ende vande 
selve te doen binden. Voorts van twee nyeuwe charten vande gecon- 
cipieerde schepvaert vander Masen ende acht valuatie boecxkens by 
haer der stadt gelevert tsamen vij £ iij s. 

Er staat « te doen binden ». Het was dus bekend dat 
Lijsken Draecx aan boekbinders bezigheid verschafte. 
Haar man, de oud-schoolmeester en boekverkooper Jan 
vanden Poêle, oefende nochtans, voor zooverre wij weten, 
het boekbindersbedrijf niet uit. Het zelfde jaar werd aan 
Coppens verzorgd bindwerk toevertrouwd. In 1570-71, 
f. ij' Ljcv en 1573-74, f. CxLj'° noeint de opsteller der 
stadsrekening Lijsbeth Draecx nog « bceckbinnersse 
onder stadthuys » ; ze wordt echter slechts betaald als 
schoonmaakster en voor het leveren van almanakken. 
Wij zullen Lijsbeth Draecx bij de boekhandelaars terug- 
vinden. 

Jan Mynsheeren en Vincent Mûris; Lincken, 
weduwe van Jan Mynsheeren. — Van i563 tôt 1079 
wendde de gemeente zich steeds tôt twee en meer boek- 
binders. In i566 zagen we reeds Gommarus Coppens en 
Jan Mynsheeren gezamenlijk aan 't werk. Deze laatste 
werd voor de eerste maal in 1 563-64 betaald : 



(i) Ook aangehaald door Delafaille, t. a. p., I, bl, 193. 



278 MECHELSCHE BOEKBINDERS 

1563-6/', f. 317. Betaelt Jan mynsheeren boeckbinJer vande groote 
Rekenn deser stede te bindene mitsgaders andere Registers vander 
stadt met eenige Leveringe van pampiere v £ viij s. 

In 1567-68 is Mynsheeren de bijzonderste binder ge- 
worden : 

1567-68, f. iij' xliij. — Betaelt Jan mynsheeren ende andere boeck- 
tinders vander stadt van diverssche Registers, Rentiers boecken, 
Rekenn vander stadt ende diverssche andere boecken tôt behoeve 
vander stadt gebonden met eenige leveringe soe van pampiere als 
anderssins blyckende by zess diverssche ordonn mette quitan comcn- 
de op xij £ viij s. 

f. ii]' xlviij'°. — Betaelt Jan myns heeren boeckbinder van sekere 
Rekenn vanden trésoriers oft heure clercken gebonden ende andere 
quaternen verset ij £ ix s. 

Het volgende jaar wordt nogmaals gewag gemaakt van 
« Jan mynsheeren ende ander boeckbinders ». 

In 1 569-70 (f. ij'' Ixxxix) wordt aan Jan Mynsheeren 
en Vincent Mûris samen xvij £ viij s. betaald voor het 
binden van registers; in de twee volgende rekeningen 
treft men nogmaals beiden aan; in 1572-73, f. CLj, 
« Janne myns Heeren ende ander boeckbinders »; in 
1573-74, f. CLij, enkel den eerste ; in 1574-75, f. ij'xxviij, 
1575-76, f. cxcvij, en 1578-80 staan de namen van Myns- 
heeren en Mûris nu eens samen in éen post, dan in af- 
zonderlijke posten der zelfde rekening; de boekbinders 
leveren 00k papier en linieeren schrijfboeken ; in 1576-77, 
f. CL xvij'°, en 1577-78, f. CLxxxv"% werkt « Vincent 
Mûris, bouckbinder, » alleen aan de registers der stad. 

De rekening, voor Mûris als boekhandelaar in het 
grootboek van Christoffel Plantin geopend, toont aan dat 
hij stierf tusschen den 9" November en den 3o" December 
1578. Jan Mynsheeren overleed eenige maanden later. 
In het begrafenisboek van St-Romboutskerk vindt men, 
op den i5" Mei 1579 : 



IN DE 14', l5'' EN 16' EEUW 279 



« Jan rnijns Heeren boecbinder aent kerchoofl. op viij Th. » 

De stad liet binst de twee volgende jaren registers 
binden door de zorgen zijner weduwe : 

1581-82, f. Lxxiiij. — Betaelt der weduwe Jans mynsheere voer 
dbinde van seker Rekeninghe Registers boecken tôt behoeve vander 
stadt, mitsgaders eenige leveringhe van boecken aende ministers 
ende dienaers vanden kercken gelevert als anderssints opde Loon van 
hare man vande paspoerte te schrijvene blyckende by vier distincte 
ordinan mette quitan xxiij £. ij s. 

Jan Mynsheeren verrichte dus « buiten tijds » ook 
schrijfwerk voor de stad. 

I58_-S3, f. 79'°. — Betaelt Lincken mynsheeren voor dbinden van 
diverssche Registres boecken tôt behoeve vander tresorye, secretarye 
als inde giiffie blyckenJe by twee distincte ordman mette quytan 

il) £. ij s. 

Aert Meuris. — Wij mogen veronderstellen dat Aeit 
Meuris, die in i583-84 registers voor de stad bindt, een 
zoon is van Vincent Mûris, wiens weduwe een tijd lang 
den boekhandel voortzette. 

1583-84, f. 76. — B t.ielt Aert meuris boeckbinder voer tbinden van 
ij Registers metten cooperculen den contoire gelevert xviij s. 

Een andere aanteekening in dezelfde rekening betref- 
fende registerbanden : 

f. 85'°. — Betaelt Merten huyssens (i) voer tpampier, compactuer 
ende cooperculen van deze twee tegenwoerdinghe Reeken boecken 

iii) £. xviij s. 

Hans Campenhout (Jan van Campenhout). — Acht-en- 
vijftig jaar lang bleef de boekhandelaar Hans Campen- 



(i) Wordt hier de Antwerpsche boekhandelaar bedoeld ? 



280 MECHELSCHE BOEKBINDERS 

hout, of van Campenhout, stadsboekbinder. Zijn naam 
vindt men voor de eerste maal in de rekening in i585-86 : 

f. Cxvij^°. — Betaelt hans Campenhout boecbinder van gebonden 
te hebben zeker Reg[istlre voorden greffie, midts voor tplecken van 
zekere placcate volgende specifficatie ende ordonnan xxvj s. 

f. Cxxij. — Betaelt hans van Campenhout boeckbinder, zoo voor 
dbuinen van eenen pampieren boeck voorde Tresor3-e als voor tpappe 
van een missael boeck ende een huys brief per ord*^ xij s. 

Jaarlijks worden hem sommen uitbetaald voor bind- 
werk en voor levering van perkament en almanakken ; 
reeds in de laatste jaren der i6^ eeuw krijgt hij, als ware 
hij stadsbeambte, zijnen nieuwjaar. In 1640-41 wordt 
bindwerk betaald aan hem en aan Thomas de Grave; het 
volgende jaar aan hen beiden en aan Otto Gartius ; in 
[643-44 wordt Gartius « notaris » genoemd, zoodat de 
betaling als een loutere vergoeding voor onkosten kan 
beschouwd worden. Franchois van Campenhout, onge- 
twijfeld een zoon van Jan, was 00k boekbinder; in 
1645-46 wordt het maken en binden van registers betaald 
aan Franchois van Campenhout, Jan Jaije — den druk- 
ker — en Thomas de Grave. Jan van Campenhout werkte 
dus de laatste maal voor de stad in 1642-43. 

Het handschrift van de Servais, dat in eeniger mate 
het verlies van een groot aantal rekeningen van St-Jans- 
kerk vergoedt, zegt bij i586 : « In de maend Meert werd 
gekogt en gebonden eenen psalterium Romanum voor 
acht guldens en werd gebonden tôt Mechelen bij Hans 
van campenhaut boeckbinder die er in junio vier guldens 
aftrok ». 



De rekeningen onzer kerken zouden ons ongetwijfeld 
meer berichten over de Mechelsche boekbinders en hun 
werk geven. 



IN DE 14% l5' EN 16' EEUW 281 

In G.-J. de Servais' Jaer boeken der parochiekerk van de 
HH. Joannes-Baptist en Joannes Evangelist, binnen Mechelen, 
wordt een post der kerkrekening van 1444 overgeschre- 
ven : « It. betaelt voor het binden van eene choorboek 
en om de lessen te schrijven die er ontbraeken, t' saemen 
9 schell, 6 deniers ». Emm. Neeffs, die voor het opstellen 
zijner Chronique artistique de l'église de St-Jean à Matines 
geheel de reeks der rekeningen van Sint-Janskerk, van in 
de eerste helft der i5^eeuw, schijnt doorzocht te hebben, 
vermeldt bindwerk enkel bij de jaren 1485 — « reliure 
d'anciens livres et missels » — i535 en i586; de namen 
der binders verzwijgt hij. Eenige der bedoelde rekeningen 
kon ik raadplegen (i). In die van 1479-80, f. 4"°, maken 
we kennis met een boekbinder — den koster van 
PiTZEMBURG — en met een boekbeslager — Ghijs in de 
Halle — benevens met de boekschrijvers Loys van 
Cottem (2), Willem de Cuype en Kerstiaen Liekens, aile 
drie priesters : 

1479 f. 4'''. — It. her loys van cotte(m) den boec vander prefacien 
ghescreven ende ghenoteert, ende oec den boec daermen de palmen 
endc de keersen wt consacreert ende wydt, hem daer af ghegeven 

X s. iiiij d. g. 

It. de zelve i. quaterne uit dou graduael ghescreven ende ghe- 
noteert, hem daer af betaelt v s. g. 

It. de coster te pitsenborch tsekre boec, ende oec i. stuc vanden 
graduale ghebonden, hem bet v s. iij d, g. 

It. ghijs inde halle de zelve ij boeke ghesloet ende doppen daer op 
gheslegen, bet xviij d g. 

It. XXV doppen daer toe ghecocht, costen ij s, vi d. g. 



(i) Dank zij de bereidwillit^heid van den E. H. kanunnik Kempeneer, 
leeraar bij het Groot Seminarie; die rekeningen zijn van 1477-1482, iSig i522 
en i536-i558. Op den omslag van het register vvelke deze laatste reeks bevat 
staat : « Nota datter gheen ander Rekeninghen te vinden sj-n op volghende 
totten jaere 1584 exclus, die inde pillagie deser stadt Anno i58o genomen 
ofte verloren moghen wesen ». 

(2) Die in 1459 een formulier voor het doopsel schreef, volgens de reeds 
gemelde Chronique artistique van Neeffs. 

19 



282 MECHELSCHE BOEKBINDERS 

It. her willem de cuype, vêle ymnen ghescreven ende ghenoteert, 
ende die inden ouden souter gheset bet vij s. x d. g. 

It. dien souter ghebonden bet. ix stuvers, ende ghesloet ghe- 
gh[even] viij gl, ende aen iiij registers die in de vors(eide) boeke 
liggen, bet v gl vj mit, loept iij s. iiij d. g. vj mit. 

It. her kerstiaen liekens oec i. ymneer ghescreven ende gheno- 
teert, hem daer af bet vj s. ix d. g. 

It. tcleyn missaelken ghebonden bet daer af ij s. g. 

It. tselve ghesloet met ij ander missale ghegh[even] xviiij g. 

Waar de Servais van de vier processieboeken spreekt, 
die op last van pastoor Paul Pignoleeu in i535 geschre- 
ven werden door Ambrosius du Pois van Brussel en ver- 
lucht door Anthonius Gooris, van Mechelen, voegt hij 
erbij, blijkbaar volgens de rekening : « Wird alsdan ook 
betaelt aen Jan den boekbinder voor het binden der 
voors. vier processie boeken à thien stuyvers ider en 
voor de stoffe daer in te binden vier stuijvers te samen 
elf schellingen ». 

Jan de boekbinder is ons nog uit geen ander stuk be- 
kend. Is het fundatiën-register, welk thans in het bezit is 
van den E. H. Kempeneer, wezenlijk een der vier « pro- 
cessie boeken » waarvan hier spraak is, dan zouden wij 
tevens een werk van Jan den boekbinder kennen : het 
bewuste codex is gebonden tusschen berderen overtrok- 
ken met brain kalfsleder dat met een rolornement van 
gering belang is beprent ; het bronzen gegraveerde beslag 
van het vroeger geketend boek is gewoon-stevig doch 
opmerkelijk fraai; de slothaken zijn van ringen voorzien 
om het open- en toetrekken te vergemakkelijken ; de 
geschreven titel zit onder een hoornen blaadje in een 
koperen lijst bevestigd op het voorste deksel. 

GuMMARUs Verbruggen, kostcr van Sint-Janskerk, 
was voor velerlei arbeid aan te spreken ; hij hanteerde 
de pen en wist van 't boekbeslagersambacht wat af ; hier 
volgen drie posten die zijne vaardigheid toelichten : 



IN DE 14% l5' EN 16' EEUW 283 



1537-38, f. xvi)'". — Item betaelt gommaren den coster van een 
boecxken te scrijvene om de clocken te wyene twee stuvers Noch 
den zelven van eenen Registere int marterilogie boeck eenen halven 
st. tsamen vij d xij[miten]. 

1538-39, f. xvj^°. — Item betaelt Gommaren den costere van viere 
daghen te luyene over de huysvrouwe van onsen keyser karolus, aile 
daghen drie poijsen, ende noch een poyse over de vigilien dwelck dat 
de Rendtmeesters vander stadt hier voermaels altijt plaghen te 
betalen ende nu niet betalen en wilden compt op xij s. 

Item den selven betaelt van vier knoppen te makene aen diversche 
boecken ende aende materlogie ij d. xij [mitenj. 



Het mag verbazend heeten dat ons slechts weinig 
boekbinders bekend zijn, die te Mechelen wrochtten in 
het eerste kwartaal der i6^ eeuw, toen Margaretha van 
Oostenrijk hier hof hield, talrijke geleerden en kunste- 
naars om zich heen schaarde en zelf eene belangrijke ver- 
zameling boeken bezat, die meestal in berderen bedekt 
met fluweel of leder gebonden waren (i). 

De lijkenregisters van Sint-Romboutskerk bevatten 
eenige aanteekeningen betreffende boekbinders van dien 
tijd : 

1508, p" julij. — Clément de boeckbinder onder den torre, hij was 
ghehaelt op viij Ib. v^^as (2) xvij s. 

Clément had dadelijk een opvolger : hetzelfde register 
zegt dat « de boeckbinder onder den torre » den i3" 
Maart i5og borg blijft voor de begrafeniskosten van 
« Francke een eut man inde molestrate hy papegays ». 

Heette de bedoelde ambachtsman Wouter of Wau- 
TERS? Het schijnt te blijken uit de volgende akte : 



(i) MiCHELANT in het Btilletin de la Commission royale d'histoire, 1874, p. 3 et 83. 
(2) Delafaille kent deze aanteekening, t. a. p., I blz. 186. 



284 MECHELSCHE BOEKBINDERS 



1516, xxvij Augusti. — sft marie tverwers des boeckbinders wyf 
op sincte rummondts kerchof bij meester wauters van testamente 
voer die costers. xviij st. en iiij st. 

Dan had meester Wauter waarschijnlijk een Gent- 
schen bloedverwant te zijnent in de leer : 

1522, ultima mai]. — peeter wouijtiers van ghent tôt sboeck- 
binders achter dcn tore ij fi, viij legaet j st. 

Wij weten dat in i535 de « boeckbinder achte S'" Rom 
torre » een « slapere » voor de stad inbond (i). 

Op de Stalenbrugge — de eerste in de Kathelijne- 
straat; ze werd 00k Horenbrugge genoemd — woonde in 
i5i2-i5i4 een boekbinder met name Merten : 

15 12, p" novembris. — sit Digne van lupegeem mertens boeck- 
binders wijf opte stalen brugge xviij st. 

15 14, ultima octobris. — stt mertten die boeckbinder opte stalen 
brugge ■ vij st. 

De boekbinder Gielis woonde in i522, in den Bruul : 

1522, xxviij' mav. — gielis boeckbinders wyi Inden bruel met iiij Tb 

xiij st. 

Volgens het Impostenboek van 1544 bewoonde hij toen 
in de Nonnenstraat een huis van acht gulden huur 
's jaars : 

Gielis de boeckbinder h[uert] voer viij xxiiij s. 

Wij zagen reeds dat boekbinders vaak een boekwinkel 
hadden. Het is dus geoorloofd te veronderstellen dat 
deze Gielis niemand anders is dan Gielis Vanderheyden, 
die na 1541 boekverkooper was « te Mechelen onder 
den Beyaert ». 

(i) Ziebl. 271. 




Planche XXVII 
Baïul van Clans van Dormait.- (naar cfn dcr L-xeniplarun 
lot'bi'hoorcnd aan liet AAnscuni Planlin-Moretns') 



IN DE 14% l5^ EN 16^ EEUW 285 



In het « Registre vanden ghecochten poorters » van 
1445-1656 is, vôôr de zeventiende eeuw, geen enkel 
boekbinder ingeschreven. 

De Antwerpsche Vierschaar- of Poortersboeken inte- 
gendeel getuigen dat « Claus van Dormale van mechelen 
boeckbinder » op Vrijdag, den 6" Maart i533, vôôr 
Paschen (in n. s. : i534), als poorter « geeedt ende ont- 
fanghen » werd. Een jaar vroeger, namelijk in i532, 
werd « Claus van Duermale, boecbyndere » als vrij- 
meester in de Antwerpsche Sint-Lucasgilde aanvaard (i), 
Het is mogelijk dat Claus van Dormale te Antwerpen zijn 
ambacht had geleerd en jaren lang uitgeoefend vôôr hij 
lid van de Lucasgilde en poorter werd ; tôt dit bewezen 
zij kunnen wij ook aannemen dat de man in i532 van 
Mechelen kwam. 

Talrijke door hem vervaardigde banden zijn bewaard 
gebleven; zij zijn aile gemaakt uit bordpapier overtrok- 
ken met bruin kalfsleder; vôôr- en achterdeksels zijn 
beprent met een groot paneel voorstellende Karel V, tôt 
bij de knieën afgebeeld in een rond médaillon met het 
omschrift : CAROLUS. V. ROMA. IMP. SEMPER. 
AVGVST ETAT. SVE XLII ; daarboven staat een 
schild met dubbelen adelaar tusschen loofwerk; onder 
het médaillon ziet men de Hercules-zuilen verbonden 
door een wimpel met de keizerlijke leuze : PLVS 
OVLTRE; de paneellijst is met sierlijk renaissance 
loofwerk belegd ; de benedenzijde draagt een schildje 
met het merk van den boekbinder, dat zijne initialen 
C V D bevat. 

Baron de St-Genois beschreef in Le Messager des scien- 
ces historiques, i853, p. 240, een dergelijken band toebe- 



(i) De Liggeren en andere historische archieven dey Antwerpsche Sint-Lttcasgilde. 



286 MECHELSCHE BOEKBINDERS 

hoorend aan de bibliotheek der Gentsche Hoogeschool ; 
de National Art Library (i) te Londen heeft er een en 
Weale zag er andere in ettelijke verzamelingen (2). Het 
Muséum Plantin-Moretus bezit zes voortreffelijk be- 
waarde banden gestempeld met het beschreven paneel; de 
uitgaven dagteekenen uit de jaren 1542-1547. Naar een 
dier banden is de bijgaande reproductie vervaardigd. De 
omslag der Antwerpsche stadsrekening van 1 542-1 543 
is met hetzellde paneel versierd : waarschijnlijk was 
Claus van Dormale als stadsboekbinder de opvolger 
van den drukker Willem Vorsterman, die den 23" Juli 
1543 overleed. In de nog voorhanden zijnde stads- 
rekeningen is Van Dormale niet vermeld. 

Een Antwerpsche schepenbrief van i56o bewijst dat 
« Claus Van Dormale, boeckbindere », in 1549 nog 
leefde (3). 



Het kan geen belang, geen nut hebben, boekbinders op 
te zoeken die na 1600 arbeidden ; reeds in de tweede 
helft der 16^ eeuw verloor het ambacht in onze streken 
zijn kunstkarakter ; de vaklui van dien tijd kunnen echter 
nog den smaak en de vaardigheid afgeleerd hebben, die 
hunnen voorgangers eigen waren ; wellicht hebben zij 
nog nu en dan het schoone versieringsmateriëel gebruikt, 
dat zij in hunne leerjaren hanteerden. 

Prosper Verheyden. 



(i) W. H. James Weale, Boohbindings and Ruhhings qf Bindings in ihe Natio- 
nal Art Library, South Kensington. Catalogue, B. 94. 

(2) T. a. p., Introduction, p. Ixiij. 

(3) De manuscripte nota's van ridder Léo de Burbure brengen op het 
spoor van deze laatste inlichting. 



NASCHRIFT 



Bij de beschrijving van drie met eikels versierde stempels, aange- 
troffen op banden bewaard in de stadsbibliotheek en het archief te 
Mechelen (blz. 250-256), worden eene reeks omwerkingen van die 
paneelen opgegeven en aangetoond dat het motief, in strijd met 
Gmel's bewering, veeleer een Vlaamschen oorsprong zou hebben. 

Het tweede deel van Gmel's Manuel, in 1905 verschenen en even 
rijkelijk als het eerste met prachtige reproductiën voorzien, staaft de 
hier uitgedrukte meening. Het beschrijft een band inhoudend een 
Keulschen druk van 1529; benevens een paneel dat in zijn omschrift 
den bindersnaam Jacohus Clerce de Ghele te lezen geeft, vindt men 
daarop een eikels-stempel (100 X 67), waarvan de lijst eene gothieke 
versiering heeft. Dat bedoelde stempel niet werd gereproduceerd 
mogen we spijtig heeten. 

Volgens een in het tweede deel van Gruel's werk in héliogravure 
gebrachten band met figuur-paneelen, zou de naam van Jehan Norins 
moeten zijn Norvis; Weale (R. 517-518) las echter op een dergeHjken 
band Jehan Noryn. 

Gruel beeldt 00k in zijn nieuw boek een fraai bandje af dat beprent 
is met een paneel waarvan het omschrift luidt : lobannes &e wou&a | 
antwerple \ me feclt | ; in het middenvak staat de gekroonde dubbele 
adelaar in een ruit; de vier driehoeken tusschen lijst en ruit zijn elk 
met een draak bezet. Deze stempel bevestigt nogmaals dat de inge- 
schreven ruit wel een traditie is bij de Antwerpsche binders. 

P. V. 




Boekhandelaars te Mechelen 

IN DE l6<^ EEUW 




IN het begin der lô*" eeuw moest er zeker te 
Mechelen genoegzaam vraag naar boeken zijn 
om aan boekverkoopers een broodwinning te 
verschaffen : de geleerden en de kunstenaars 
die aan het hof van Margaretha van Oostenrijk vertoef- 
den, de leden en de ambtenaars van den Grooten Raad 
waren de intellectueele bevolking komen vermeerderen. 
Toch werd tôt heden nog geen spoor gevonden van eenig 
drukker of handelaar in boeken, die te Mechelen in de 
veertig eerste jaren dier eeuw zou gearbeid hebben. 

Kort vôôr (i) en in dien tijd leefden in onze stad wel 
menschen, die boeken vervaardigden : de « scriversse )> 
Katheline vander Beke (2) ; priester jan Hulzel alias de 
Molendino (3); priester Lodewijk van Cotthem (4); de 



(i) En wellicht laiig vôôr dien tijd : in de stadsrekening van 1397-98 staat : 
It. van 1 misse boeke ghecocht ter stad behouf jegen romond vander porten viiij in oegst coste 
iij Ib go vl. val. xv s go. 

(Medegedeeld door D'' G. Van Doorslaer). 

(2) Registre vanden ghecochten poorters : (6 Aug 1461) katheline vander 
beke scriversse f. pétri van antwerpen portersse. 

(3) PiNCHART, Archives des Arts, I, 96. 

(4) Emm. Neeffs, Chronique artistique de l'église de Saint-Jean, à Malines (bij 
't jaar 1459). Hère Loys van Cottem schreef nog in 1479 voor Sint-Janskerk 
(zie Mechelsche Boekbinders, blz. 281). 



2gO BOEKHANDELAARS TE MÊCHELEN 

de boekschrijvers en verluchters Judo en Simon vanden 
Valgaerden (i); de calligraaf Jan van Lille (2); de ver- 
luchters Antoon Ghoris of Gorys (3) en Willem Goris (4); 
Jan van Battel, schilder, schoonschrijver en verluchter (5) 
en zijn zoon Jacob (6) ; Jan Reymers, een « verlichtere » (7), 
wellicht dezelfde die 's keizers schilder was (8) ; meester 
Jan vanden Stocke (g). 

De stad kocht soms boeken (10), maar wij weten niet 
of een Mechelsche handelaar ze leverde. Dat geprente 
boeken teMcchelen noch voortgebracht noch in eigenlijke 



(i) PiNCHART, I, 102, en Em.m. Neeffs, Histoire de la peinture et de la sculpture 
à Matines, I, lio. Een hunner broeders, Jan, was schilder (zie Neeffs, t. a- p.), 
een ander, Claus, perkamentmaker : Registre vanden ghecochten poorters 
(19 Oct. i5oo) « Claus vanden valligate perkementmaker f qd M. Wouters 
van Diest es poirter eius pleg. henr. schermers ». 

(2) PiNCHART, I, io3, en Emm. Neeffs, Chronique artistique, etc. 

(3) PiNCHART, I, io3; Neeffs, Histoire, etc., I, 317; Bull, du Cercle Arch. de 
Malines, XII, 317. 

(4) Neeffs, Histoire, etc., I, 5o2. 

(5) PiNCHART, I, 243 en II, 6; Neeffs, Histoire, etc., I, i36 en 139. 

(6) P. Bergmans in de Petite revue de l'art et de l'archéologie en Flandre, 1902, 
n" 23-24. 

(7) Neeffs, Histoire, etc., I, 307, waar de kunstenaar volgens een afschrift 
van de Liggeren der St-Lucasgilde van Mechelen, Jan Roymers heet. In 
het Impostenboek van 1544 (stadsarchief), fol. igS, is Jan Reymers, ver- 
lichtere, ingeschreven bij de bewoners der Kathelijnestraat. 

(8) Stadsrekening 1548-49, fol. 237^ : 

Betaelt Reymer skeysers schilderen vander schilderye voer tschouwe Inde dekenye te versiene 

xxiij s. 

(9) Stadsrekening i5i2-i3, f. 218 : 

Betaelt meester Janne vanden stocke van eene boeke te scrivenne voer de stadt inhoudende de 
statute smodalia voer zyn moeyte iiij phi xxv s. 

(10) Stadsrekening i5i2-i3, f. 219V ; 

Betaelt van eenen boeke vander gesten van Rome gecocht ter stad behoef coste vj s iij d ende 
van bindene iij s. ix s iij d. 

Stadsrekening i5i5-i6, f. cciij : 

Betaelt van vyf boeken van historien gebonden in berderen inhoudende diverse historien 
Coningh van vranckerycke van yngeland vanden hertogen van bourgne vande lande van vlaen- 
dren brabant etc. genoemt monstrelet ende gecocht ter stad behoef coste ulta Juny xv^' xvj iij "^ 

F(;/ boeken? Enguerrand de Monstrelet's Chroniques de France, d'Angleterre 
et de Bourgogne werden, volgens Brunet, telkens in drie deelen uitgegeven. 

De Gesten van Rome en deze Chroniques zuUen wel niet « ter stad behoef » 
gekocht zijn, maar veeleer om ze te schenken aan Margaretha van Oosten- 
rijk, voor wier bibliotheek de stad in die jaren aanzienlijke kosten deed. 



UIT DE î6' EEUW 291 

boekwinkels gevent werden kan uitgelegd worden door 
de nabijheid van Antwerpen en van Leuven. Het is licht 
aan te nemen dat de begoeden hunne lectuur recht- 
streeks kregen uit de werkhuizen en winkels, die bijzon- 
der in de groote handelsstad talrijk en bedrijvig waren. 
Nog in de tweede helft der eeuw, wanneer men te 
Mechelen minstens zes boekhandelaars te gelijker tijd 
aantreft, bestellen notabele ingezetenen, zonder be- 
moeiïng dier tusschenpersonen, boeken bij Christoffel 
Plantin. Geringe lieden zullen, vôôr het eerste boeken- 
stalletje geopend werd, hun gading aan almanakken 
en prognosticatiën, aan volksromans, aan geestelijke 
tractaatjes en gebedenboeken wel gevonden hebben op 
de jaarmarkten eerst en later bij de « cremers » die 
schrijfgerief verkochten. Wordt niet Lysken Draecx, 
wanneer ze reeds verscheidene jaren « boeckvercoopersse » 
is, in i562 door den opsteller van de stadsrekening 
« cremersse » genoemd? Zoolang de keizerlijke ordon- 
nanciën den handel in boeken niet « scherpelyck » ver- 
boden hadden aan niet- geadmitteerde boekverkoopers, 
dat is vôôr 1546 (i), was er niets onregelmatigs in het 
venten van drukwerk door de « cremers » ; school- 
meesters, oudekleerkoopers en « uijtdragerssen » vinden 
het zoo natuurlijk, ondanks de herhaalde ordonnanciën 
een handel voort te zetten dien ze waarschijnlijk onge- 
hinderd sinds vêle jaren drijven, dat rond iSyi de 
geadmitteerde boekverkoopers bij de wethouderen moeten 
klagen over de ongeoorloofde mededinging. Lang vôôr 
Gielis Vanderheyden « onder den Beyaert » stond zal er 
dus voor iederendeen te Mechelen gelegenheid geweest 
zijn, zich de laatste voortbrengselen der Antwerpsche 
persen aan te schaffen. 

Onze erkende boekverkoopers leefden zoo min als de 



(i) Placcaerten van Vlaenderen, I, 1 35-141. 



2g2 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN - 



niet-beëedigde, die hun 't bestaan moeilijk maakten, van 
hun handel alleen ; zes hunner, Vanderhe3^den, Draecx, 
Lijsbeth Draecx, Mynsheeren, Mûris en van Campen- 
hout, oefenden, naar we reeds zagen (i), het bedrijf van 
boekbinder uit en waarschijnlijk zijn aile zes daarmeê 
begonnen; éen was vroeger en bleef houtgraveerder, 
namelijk Bernaert vanden Putte ; Jan vanden Poêle was 
schoolmeester vooraleer hij met zijne vrouw, de « boeck- 
binnersse » Lijsbeth Draecx, een winkel van boeken 
opende; van Jan Kersavent, Aert Peeters en Jan Fran- 
choys weten we niet wat ze verder verrichtten. 

Over 't algemeen woonden de boekverkoopers in het 
midden der stad. Drie hunner hadden een kraam tegen 
den gevel van het stadhuis, niet in een vaststaande 
gebouwtje,zooals men er vêle rondom het Paleis en het 
Vleeschhuis aantrof : terwijl de tiende en de twintigste 
penning geheven worden op deze laatste kramen, vindt 
men de boekenstalletjes van Gielis Vanderheyden, van 
Peeter en van Lijsbeth Draecx niet in de impostenboeken. 
Wanneer we toch weten dat in vêle steden boeken aan 
de kerkdeur werden verkocht — de ordonnanciën van 
1546 en van i55o stellen het vast — mogen we met reden 
gissen, dat Vanderheyden, Peeter Draecx en Lijsbeth 
Draecx een kraam hadden aan die zijde van den 
Beyaert, welke op het Zuidportaal van Sint-Rombouts- 
kerk uitzicht heeft. Wââr ergens aan de Yzeren Leên Jan 
vanden Poêle in i5'/a^-j5 was « voortstaende » is ons 
niet duidelijk. 

Het is bekend aan wat strenge wetten de boekhande- 
laars zich te houden hadden van 1540 tôt iSyo en het 
zal voldoende zijn hier bondig in herinnering te brengen 
diegene der talrijke van i52i af uitgevaardigde edikten 
betreffende het verspreiden van boeken, die meer recht- 



(1) Mechelsche Boekbinders in de 14", i5'= en 16" eeuw, 



UIT DE l6^ EEUW 293 



streeks het tekoopstellen van drukwerk aangaan. H et 
plakkaat van « den 17" dach van Hoymaent » i526 (i) 
bevat reeds verbod, uitlandsche boeken te verkoopen 
zonder dat ze eerst onderzocht zijn; in dat van den 
18" December 1544 (2) — een herhaling van dat van den 
22" September 1540 — wordt aan den « principael officier 
vander plecke » opgelegd, aile jaren twee maal om te 
gaan, acht dagen vôôr Kerstmis en acht dagen vôôr Sint- 
Jansmis, om « te visiteren aile de winckels daer men 
» boecken vercoopt ende nemen by inventaris aile de 
» boecken die daer te coope zyn, ende die tooghen, 
3) eenige gheleerde, hem dies verstaende, om te vernemen 
)) oft daer eenighe suspecte boecken onder zijn ». Dat 
bezoek mag overigens ten allen tijde gebeuren en printers 
of boekhandelaars mogen geen boeken verkoopen tenzij 
dat zij die eerst overgelevert hebben bij inventaris « den 
principalen officier vander plecken ». 

De ordonnantie van den 3o" Juni 1546 (3) is slechts eene 
« corroboratie ende ampliatie vande voorgaende plac- 
caten »; zij beveelt niemand te laten boeken verkoopen 
ten zij hij van goeden name weze en den eed hebbe 
afgelegd. « En zullen ook gheen craemers oft andere, 
hoedanich die zijn, dan de voorschreven librariers ende 
Bouck-vercoopers, gheadmitteert ende gheapprobeert so 
voorschreven es, in huere huusen, voor die kercken oft 
andere openbare plecken, nocht op der straten, eenighe 
Ghetyden, Liedekens, Baladen, Refereynen, Almanac- 
ken, Pronosticatiën, Beelden, gheprent, oft andere hoe- 
danige zaken, voortan mogen vercoopen : op de peyne 
van vyftich Carolus guldenen ». De geadmitteerde boek- 
verkoopers moeten in hunnen winkel den inventaris 



(i) Placcaerten van Vlaenderen, I. 

(2) Placcaerten van Brabant, I, 466. 

(3) Placcaerten van Vlaenderen, I, i35. 



294 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

hangen van al de werken die zij te koop stellen. Zij 
mogen niet verkoopen « eenige boecken die zijn gerepro- 
beert bij de Vniversiteyt van Leuven » ; het prenten, 
koopen en bewaren van zulke boeken was t.rouwens ver- 
boden. In de ordonnantie van den 25" September i55o (i) 
worden de vroegere bepalingen herhaald en stipter om- 
schreven (2) : 

Dat die van onse raden nyemande en suUen admitteren om boucken 
te vercoopen, Ten zij dat die van goeden name zijn, ende zweren 
dese onse ordonnancie te observeren ende onderhouden, Oick en 
suUen zij nyemant admitteren, ten zij dat hij woene in besioten oft 
geprevilegierde stede : inde welcke stede, ende in ghene andere 
plaetse, hij zijne voirscreven boucken sal mogen vercoopen. 

Dat voirtacn aile librariers oft bouckvercoopers gehouden sullen 
wesen te hebbene, ende openbaerlijcken te hangen in huere wincke- 
len, den inventarys van aile gereprobeerde boucken, naevolgende de 
voirs. declaratie van onser Universiteyt van Loevene, Ten eynde dat 
zij, oft de ghene die de selve hier naemaels souden willen coopen, 
gheene ignorancie daer van gepretenderen en kunnen. Opte peyne 
van hondert Carolus guldenen. Insgelijcx den inventarys vanden 
boucken die zij in huerlieder winckel hebben, sonder eenige daer afF 
te verzw'ijgen, opde selve peyne. Ende ten eynde dat de zaken voir- 
screven te bat mogen onderhouden ende geobserveert worden, Soe 
sullen de principale officieren vanden plaetsen, daermen eenighe 
boucken vercoopen sal, gehouden wesen, ten alderminsten twe mael 
tsiaers te gaen visiteren mit eenigen geleerden man, aile de winckelen 
vanden voirs. Hbrariers ende bouckvercoopers, Om te ziene oft zij 
aldaer eenige boucken oft andere impressien ende printingen bij dese 
onse ordinancie verboden ende nyet gepermitteert vinden sullen, Om 
voirts de voirs. librariers ende bouckvercoopers te stratfen ende 
punyeren bijde peynen boven vercleert. 



(i) Placcaerten van Vlaenderen, I, 195. 

(2) De aangehaalde tekst is die der Ordonnaniie ende Edid des Keysers Kaerle 
die V. vernieiiwt in de Keyserlijcke stadt van Augspurch, Inde maent va Sepiemher, 
des Jaers M. CCCCC. L. Om textiyperen die secieu, Ende om te conserver en oyise onde 
oprechte gheloeve, ende Kerkelijche reliqie. Gheprint te Loeven, bij Servaes Sassenus, 
ghesworen printer (Privilège van den 20" October i55o), fol. Cij. 



UIT DE lÔ*" EEUW 295 



Ende boven dien suUen de voirs. officieren de voirscreven visitatie 
doen tallen tijden ende stonden, alst hen goetduncken sal. Ende sullen 
de voirscreven bouckvercoopers gehouden zijn, hen telcker reysen 
oepeninge te doene van huere huysen ende winckelen, ende de voir- 
screven inventarysen thoenen, als zij des versocht sullen zijn, Opte 
peyne van hondert Carolus guldenen. Ende des nyetmin bedwongen 
te wordene realijcken ende bij feyte, de voirs. inquisitie ende visitacie 
te laten doene, Nyet iegenstaende eenighe previlegien, exemptien, 
oft vrijheyden ter contrarien, Noch oick die différencie oft diversiteyt 
vanden iurisdictien : waer toe wij, om de gemeyne welvaert, ende 
cm te verhueden aile perijckelen ende inconvenienten, zunderlinge in 
faveure ende aensienninge van onsen heyligen kersten geloeve, gheen 
aenschouw en willen genomen te zijne. 

En sullen oick voirtaen gheene cremers, oft eenige anJere, dan 
alleenlijcken de voirs. geadmitteerde ende geapprobeerde bouckver- 
coopers soe voirs. es, nyet mogen te coope stellen voir de kercken 
oft andere openbare plaetsen, noch te coope dragen inde stadt ende 
achterstraten eenige getijden, lyedekens, baladen, refcrcynen, alma- 
nacken, pronosticatien, oft andere gelijcke geprinte zaken, Opte ver- 
buerte vande voirscreven boucken, ende arbitrale correctie. 

Al die voorschriften werden nogmaals herhaald in de 
ordonnancie van den ig" Mei 1570(1), die liet ambt van 
hoofdprinter instelde. 

In i568-6g werd, ingevolge deze plakkaten, een inven- 
taris der te Mechelen te koop gestelde boeken opgemaakt 
ten koste der stad : 

f. 211'°. — Betaelt M"" Roinmont Vanden Venne clerck vander 
secretarie van dat de selve by ordonn. vander weth metten suffra- 
gaen ende gardiaen vanden Minnerbruers als gecommitteerde vanden 
Hove geinventorieert heeft aile de boecken vanden boeckvercoopers 
deser stede ende den selven inventaris int net gestelt, geauctentiseert 



(i) Ordinancie, statuyt endegebot prouisionnael onss Heeren des Conincx, Aengaende 
de Printers, Boeckvercoopers ende Schoelmeesters. Met gratte ende previlegie. Geprint 
inde Princehjcke Stadt van Bruessele, by my Michiel van Haniont, geswooren Boec- 
printer, ivoonende inde Pongehnerct oft onder het Stadthuys. D. M. Lxx. 



296 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 



ende overgegeven daer inné gebesoigneert xvj dagen tôt xv stuvers 
sdaechs per ordonn. x ij £. (i) 

Die inventaris zou natuurlijk het kostelijkste document 
zijn voor de geschiedenis van den Mechelschen boek- 
handel ; maar hij is « overgegeven « — en waar hem nu 
gezocht? 

Een ander stuk — het rekwest waarover reeds gespro- 
ken werd — dat een uitvloeisel van de plakkaten is levert 
ons de namen van vijf Mechelsche boekverkoopers. De 
Inventaire des archives de Malines (2) vermeldt het document 
en Delafaille drukte het over — doch woorden werden 
weggelaten of verminkt, en Jan Mynshe,eren, wiens naam 
wel duidelijk is afgescheiden van dien van Jan Fran- 
choys, werd in eenen adem met dezen laatste genoemd 
zoodat slechts één persoon schijnt aangeduid te zijn 
door den langen naam : « Jan myns Heeren Jan Fran- 
choys ». — Delafaille kent trouwens Jan Mynsheeren 
niet. Het stuk luidt : 

Aen de Eer : discrète Heeren Schoutet,ComuniméC5/^rs en de Sche- 
penen der stadt van Mechelen. 

Vertoonen in aider' ootmoet u onderdanige beurgers ende geadmit- 
teerde boecvercoopers Peeter Draex, lan vanden poêle, lan myns 
Heeren, lan Franchoys, ende Vincent Murus, hoe dat diverssche 
schoelmeesters hun vervorderen hun iongers boecken te vercoopen, 



(i) Door Delafaille overgedrukt-. Azevedo kende dien post ook ; 

" Op den 16 Meert wirden by bevel van den Hertogh van Alba, in den naeme van den Coninck, 
in aile Steden op den selven dagh, aile de hiiysen en winckels van de Boeckdruckers, Boeck- 
verkoopers en Boeckbinders des morgens vroegh gesloten, en goede Wachten voor en in de 
seVve liuyscn gestelt, tôt dat aile liunne Boecken gevisiteert waren. Den Hooghu'. Heere 
Pipinus Rosa Bisschop van Salubrien, Suffragaen van den Cardinael Granvel, met Henricus 
Pippinck Minderbroeder, ende Jor. Jan Baptist Keerman Schepene alsdan, waren binnen 
Mechelen de Gecommitleerde van den Hove, den Clerck van de Secretarye van de Stadt stelde 
den Inventaris in het net, die den selven Geautenticqueert zijnde, over-leverde, waer in hy 
gebesoigneert hadde 16 dagen, en van de Stadts daer voor betaelt wirdt tôt 16 stuyvers daeghs; 
men bevindt dat aan Jor. J. B. Keerman, hier voor van Stadts-wege gegeven wirdt een halve 
Ame Rynschen Wyn. „ 

(Azevedo. Chronycke van Mechelen, bij het jaar i568, o. s.). 
(2) T. VI, p. 166, 



IN DE l6' EEUW 297 



die sy hun leeren, ende dat al teghen d'ordinantie ende verbot van 
d'mandament ons genadich Heeren de Co'^ Majt. onlangs gepubliceert. 
Ende mede insgelyx diversche oudecleercoopers ende uijtdragerssen, 
die hun vervorderen te coopen ende vercoopen aile boecken, die zy 
te coope vinden zoo wel goede aïs quade, ende sunderlingen in dezen 
periculoosen tyt, ailes tegen d'ordinantie voers. Soc eest, dat wy 
supplieren ende ootmoedelycken bidden, dat u. L. daer in belive te 
versien ende de schoolmeesters, oude cleercoopers ende aile andere 
beuelen tzy by édicté, oft anderssins, dat nimant, van wat qualiteyt 
oft conditie hy zy, zal mogen vercoopen eenige boecken ofte andere 
geprewte dingen, ten zy dat hy geadmitteert zy achtervolgende d'or- 
dinantie voers., dwelck de voers. supplianten ootmoedelyck bidden^^ 
zyn, aengesien dat de supplianten anders niet en hebben om hare cost 
mede te winnen, dan met boecken te vercoopen. Aldus belive dan u. 
E. op die marge van desen te teekenen zulx als uwen raet bevinden 
zal te behoorene. Dit doende etc. 



Dit rekwest — of liever die gelijktijdige kopij — draagt 
geen datum en is van geen kantschrift voorzien ; maar 
de schrijvers roepen een ordonnancie in die « onlangs 
gepubliceert » is en waarbij aan niet geadmitteerde 
boekverkoopers verboden vvordt handel in drukwerk te 
drijven ; zij bedoelen waarschijnlijk diegene van Mei 
iSyo; in i55o, toen het voorgaande edikt op 't stuk der 
printers en boekverkoopers werd afgekondigd, had 
Draecx alléén, voor zooveel wij weten, een winkel. Het 
vertoog zou dus omstreeks iSyo geschreven zijn ; in elk 
geval vôôr den 29" Augustus 1572, toen Jan Franchoys 
stierf ; zij ne vier confraters overleefden hem. 

Den heer F.-E. Delafaille komt dank toe omdat hij 
de eerste, in zij ne Bijdragen tôt ophelderijtg der geschiedenis 
van Mechelen, eenige nota's over Mechelsche boekver- 
koopers ten beste gaf ; het stadsarchief en de rekeningen 
van Christoffel Plantin leveren echter meer inlichtingen 
over den persoon en de werkzaamheid der i6'-eeuwsche 
librariers te Mechelen en plaatsen er eenigen in het licht 



298 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

wier naam aan Delataille niet bekend was (i). Bij de zes 
door dezen schiijver geciteerde boekjes die, luidens hun 
titel of hun colophon, te Mechelen te koop waren, wor- 
den er in dit opstel tien andere beschreven en ik vermoed 
het bestaan van nog enkele andere. Verdere opzoekingen 
in het stadsarchief en in de boekerijen zouden onge- 
twijfeld wat hier volgt merkelijk kunnen volledigen. 

Peeter vanden Perre 

Met eenige aarzeling wordt Peeter vanden Perre hier 
als boekhandelaar opgegeven : al wat wij van hem weten 
bepaalt zich immers bij een post der stadsrekening van 
1541-42, f. 214, vvaarin wordt gezegd : 

Betaelt Peeter vanden perre voer eenen Almanack ij s. 

Die man kan natuurlijk 00k eenvoudig een « cremer » 
of een stadsbediende geweest zijn. 

Gielis Vanderheyden 

Het gebruiksrecht van Mechelen, op bevel van Karel 
V in geschrifte gesteld en door hem goedgekeurd in 
i535, werd voUedigd en deels toegelicht in 1541 (2). De 
eerste wettenverzameling verscheen in druk te Antwerpen 
bij Michiel van Hoochstraeten, in i535; het bijvoegsel 
kwam bij denzelfden drukker van de pers en bij den titel 
wordt een Mechelsche boekverkooper vermeld : 



(i) Hoewel in de zoo nuttige lijst van drukkers en boekhandelaar s met 
wie Plantin in betrekking was, opgenomen in de folio-uitgave van Max 
Rooses' prachtigen Christophe Plantiu, voorkomen, benevens Draecx, Mûris 
en Vanden Poêle, 00k Bernaert van den Putte en Jan Campenhout. 

(2) Henry Cordemans. Bibliographie des Coutumiers de Malines (Bulletin du 
Cercle archéologique de Malines, t. I, pp. 45-54). 



IN DE i6^ EEuw . 2gg 



Additie Ainpiiatie en- il de declaratie vanden Cofiumen / vfancien / 
endeJHjl van proce \\ deren der Jiadt vryheyt enàt iurifdictie van Meche- 
len I II ghepubliceert opten xxix. dachvan Nouemb. Int laer \\ ons Heeren. 
M. D. ende XLJ. [Houtsneden : Mechelsch stadswapen en keizerlijke 
adelaar met de spreuk : PLVS OUTRE]. 

C Gheprint Tantwerpen inde Râpe by my Michiel \\ van hoochjlraten [ 
ende men vijnje te coope bi Gielis \\ vanderheyden boeckvercooper te 
Mehelen [sic] onder \\ den Beyaert. 

8 ongenummerde bladen gemerkt Aij-Bij, kl. 4°, Goth. letter. De 
tekst, begonnen op bl. 2% eindigt op bl. 6^; bl. 7 is wit; op bl. 8*^ een 
houtsnede : het keizerlijk wapen gedragen door engelen. 

De omstandigheid dat vakgenooten van Gielis Vander- 
heyden in het binden en verkoopen van boekeh een 
bestaan vonden veroorlooft aan te nemen dat Vander- 
heyden de c( Gielis de boeckbinder » is, die in i522 in 
den Bruul woonde en twee-en-tvvintig jaar later in de 
Nonnenstraat (i). Hij bewoonde in i55g een kleiner huis 
in de Befferstraat : in het boek van den tienden en 
twintigsten penning geheven in dat jaar staat : 

Gielis vander heyen huert tôt v gui v'' den x'^ x s. 

De volgende belastingbetaler is Cornelis vanden 
Berghe die « den slutel » huurt. De Gulden SIeutel is, 
volgens den heer A. Reydams (2), het huidige nummer 
i5, zoodat Gielis Vanderheyden in Roeland, thans 
nummer i3, zal gewoond hebben. 

Jan Kersavent, de Jonge 

Een lid der talrijke en oude Mechelsche familie Kers- 
avont of Kersavent had in het midden der lô'^ eeuw, zoo 
al niet een boekwinkel, toch boeken te koop in zijn huis. 



(i) Zie Mechelsche Boekbinders in de 14^, i5^ en 16' eeuw. 

(2) De Namen en de korte Geschiedenis der Htiizen van Mechelen. 



3oO BoEKIIANDLLAAKS TE WLCHIiLEN 

In Paquot's Mémoires, 8°, t. X, p. 240, vvorden de titels 
van twec werken van Jasper Kersavent opgegeven : 

Dat Fondanient der lon^hers; anderwerf ^hecorri^eert, ende vrr- 
mecrderi, hy M. laspar Kerfavent... feer profitelyck, gheleert, ende ghe- 
lefen voor aile Icecke ongeleerde menfcben... Te coop by lan Kerfavent 
die jonohe, te Mechelen : en by Martin Raeyimiker... tôt Loven. IJSO. 

De beschrijving luidt : 

« 12° Goth., pp. 304, non chiffrées, sans compter un 
Calendrier qui est à la tête de l'ouvrage ». 

Een fchoon Tractact van dye heyliohe Kerche... Lnven, by Hugo Corn- 
luels, geftuorcn Boehprinter. 

Paquot voegt er bij : « A la suite du précédent V-Zij : 
i55o. 12° Goth., pp. 72 non chiffrées. C'est une Instruc- 
tion sur l'autorité de l'Eglise, pour précautionner les 
simples contre les erreurs de Luther. Ces deux opuscules 
sont ornés de figures en bois ». 

Geen van die beide boekjes heb ik gezien. Dat Jan 
Kersavent zich niet « boeckvercooper » laat noemen zou 
laten vermoeden dat hij slechts bij uitzondering handel 
in boeken drijft, en dan nog enkel om de schriften van 
Jasper Kersavent, zijn bloedverwant, aan den man te 
brengen. 

Waar Jan Kersavent ergens woonde kon ik nog niet 
achterhalen. Het Impostenboek van 1544 bevat de 
namen van een zevental Kersavonts, die allen verbleven 
in de Blauvvhondstraat en de Borzestraat (de eerste en 
de tweede « vleeschhouwersstraten ») of in den omtrek; 
een Jan Kersavont Jooss[one] woonde in de « derde 
vleesschouwers strate achter de borsse » ; op den « Steen- 
wech ende ouden vischmerct » — dus aan de Yzeren Leên 
— huurde een Jan Kerssavont een huis van eenentwintig 
gulden. In iSSg vindt men onder de Kerssavonts slechts 
éen Jan, een vleeschhouwer. 



IN DE l6^ EEUW 3oi 



De registers van den burgelijken stand geven ook al 
weinig duidelijke inlichtingen. De vrouw van een 
Joannes Kersavens, geboren Elisabeth Kersavent, werd 
den i3" September i558, in Sint-Romboutsparochie be- 
graven ; de lijkdienst van een Jan Kersavent, « aen tvlees 
huys » werd den i5" Januari i555 gedaan; in de 
registers derzelfde parochie is, bij het jaar i577, de be- 
grafenis aangeteekend van twee Jan Kersavons, waarvan 
een vleeschhouwer was. 

Over den schrijver van Dat Fondament der Jonghers 
weten wij iets meer. 

Paquot (t. a. p.)zegt van « Gaspar Kersavent » : 

Auteur inconnu aux Bibliographes, etoit un prêtre habitué à 
Malines, & vraisemblablement natif de cette ville, où le nom de Ker- 
savent est encore connu aujourd'hui. 11 vivoit en 1549, et son livre 
peut faire juger qu'il exerçoit l'emploi de Catéchiste, ou de Maitre 
d'Ecole (i). 

In den loop van opzoekingen in de rekeningen van 
Sint-Janskerk teekende ik aan : 

1555-66, f. xiiij. — Item betaek by claesen van Heyst van eenen 
nieuwen papiere soutere, gecocht by Her Jaspar kerssavont vijf ende 
twintich stuvers ende vanden zelven zoutere te planerene ende bin- 
dene betaelt by Heer Henrick vanden Wiele neghen stuvers valen. 
xxxiv st. makende ix s ix d. 

De heer kanunnik Kempeneer liet mij weten dat hij 
« meester Jaspar Kersavonts » geregeld vermeld vindt 
in dezelfde kerkrekeningen van i543 tôt i558, in het 
kapittel « Uytgheven van missen » : 

Item betaelt meester Jaspar Kerssavonts voer de misse van Requiem 
gelesen aile weken des vrijdachs voer den autaer boems. 



(i) Piron, in zijne Levensheschrijvingen, nam deze nota van Paquot on- 
nauwkeurig over en begon dan nog wel met te zeggen dat G. K. aan aile bio- 
grafen onbekend bleef I 



302 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 



De schrijver van Dat F itndament dcr Jonghers was heel 
dien tijd, waarschijnlijk nog jaren lang daarna, als 
priester en kapelaan verbonden aan Sint-Janskerk. Uit 
het vervolg dezer studie (zie onder Jan Mynsheeren) zal 
blijken dat de man nog leefde in iSyS. 

Dat Fiindament der Jonghers werd meermaais uitge- 
geven; men merke op dat de editie, waarvan de titel bij 
Paquot bekend is, reeds a anderwerf ghecorrigeert, ende 
vermeerdert » heette ; wanneer men daarbij bedenkt dat 
bij Jan Mynsheeren in i573-'74 nog boeken van Jasper 
Kersavent te koop lagen, en deze schrijver dus de ge- 
woonte had, op de uitgaven zijner werken het adres van 
een Mechelschen boekverkooper te laten drukken, mag 
men hopen dat wel eens een vroegere editie Y3.n Dat Fiinda- 
ment gevonden worde, die insgelijks luidens den titel bij 
Jan Kersavent den Jonge of bij een ander Mechelaar 
verkrijgbaar was. 

De bibliotheek der Gentsche Hoogeschool bezit een 
exemplaar van Dat fondament der Jonghers gemaect ende 
anderwerf ghecorrigiert, by M. Jaspar Kers-auont Priester. 
Het welcke men is vserende in allen Scholen binnen den Bisdoni 
van Ypre. — Tôt Ypre. By Peeter de Vriese inden Pellicaen 
inde Ziiudtstrate. iSyô. 

Dit boekje van 64 ongenummerde bladen, 8°, met 
gothieke letter gedrukt en met kleine, slechte houtsneden 
versierdjWerduitgegevenop lastvan Martinus Rythovius, 
bisschop van leperen, doch « een weynich ghecort ende 
ghevoecht ten profijte der selver [n. 1. de Zondagsche] 
scholen » ; het mandament is gedagteekend van den 
1" Mei 1570, zoodat er wel een lepersche uitgave van vôôr 
1576 zal bestaan. De bisschop noemt den schrijver « den 
geleerden ende devoten Heere M. Jaspar Kers-avont 
Priestere ». Het boekje bevat « Die Cijffer-Tafel, mits- 
gaders den Vlaemschen ghetale, accorderende deen opden 



IN DE l6' EEUW 3o3 



anderen », vier alphabets en verder gebeden en onderricht 
in de kristelijke jeering. 

Uitgaven van twee andere werken van Jaspar Kers- 
avent, Cohtmne der waerheyt en Den Reghcl der jfonghcrs, 
vindt men beschreven waar van den boekverkooper Jan 
Mynsheeren in deze studie spraak is. Het tweede dier 
boekjes is slechts een beknopt Fiindament der Jonghers en 
de schrijver verwijst er in naar twee andere werken van 
zijne hand : Dat fimdament des gheloofs, waarschijnlijk een 
breeder uitgewerkte prototype van het Fundament der 
Jonghers — en Va7t die vij. dootsonden. 

Jasper Kersavent was ongetwijfeld een der Mechelsche 
bezorgers van de uitgaven der werken van den minder- 
broeder Franciscus Vervoort : wij zullen zien dat Calumne 
der waerheyt en Den Reghel der Jonghers dikwijls worden 
opgenomen in de lijsten der « boecxkens tsamen deser 
stede », welke de niet allen bij name vermelde « eerweer- 
dighe heeren » voornemens waren « corts in die printe » 
te geven. De kapelaan van Sint-Janskerk was dus be- 
vriend met den Mechelschen monnik, met Antoon 
Vervoort, pastoor van het Begijnhof en schrijver van 
Beghynken van Mechelen, met Jan Verbrugghen, « erf- 
prochiaen van Neckerspoele », en met Pater Petrus 
Godefridi van Antwerpen. 

Peeter Draecx 

Peeter Draecx, de arme boekbinder die in 1544 in het 
Tooverstraetken woonde, moet reeds vijf jaar later naar 
den omtrek der Groote Markt verhuisd zijn of tegen het 
stadhuis een boekenkraam gehad hebben : het is niet 
waarschijnlijk dat het magistraat hem in een povere, 
afgelegen buurt ging opzoeken om hem het privilegie- 
boek te laten binden, terwijl Steven vander Beecke uit 



304 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

de Schoolstiaat de gewone boekbinder van het gemeente- 
bestuur was en, naar wij uit de rekeningen van Sint- 
Janskerk weten, verzorgd werk kon leveren. In i55o 
althans is Draecx « gheadmitteert boeckvercooper, voort- 
staende onder den Beyaert » : zôô laat hij zich noemen 
op eene nieuwe tiitgave van de Mechelsche Costumen : 

Coftumen v/ancien || etide ftijl van procederen der Stadt \\ Vryheyi / 
ende Jurifdictie van MecheJen met die \\ Additien / ^heapprobeert ende 
^heauctoriieert j \\ byde Keyj'erlijcke Maiefteyt j ah Heere van \\ Meche- 
len. Inden Jare ons Heeren. \\ M. CCCCC. ende Vtjftich. \\ 

[Houtsnede : Mechelsch stadswaper)|. 

C Men vindl defe Coftumen ende Vfaîitien te \\ Coope tôt Mechelen 
by my Peeter Draecx / 11 gheadmitteert boeckvercooper voort \\ ftaende 
onder den Beyaert. \ 

[Onderaan f. 63'] : 

C Gheprint Thantwerpen inde Berchftrate in \\ den berch van Oli- 
ueten j by mi Marten de Ridd' \\ Tôt behoef van Peeter Draecx tôt 
Mechelen. \\ 

[bl. 64' : Drukkersmerk van Marten de Ridder]. 

In-8°, 64 bl., van Aiij tôt het voorlaatste genummerd 
I-lxi. Goth. letter. 

Behield Peeter Draecx tôt bij het einde zijner loop- 
baan zijn boekenstalletje onder den Beyaert, hij ver- 
huisde meer dan eens. In i55g bewoont hij, volgens 
« Tboeck vanden x" ende xx" penninck », een vrij groot 
huis in de « Steenstrate. In Sinte Rom. prochie » : 

Peeter draecx huert tôt xxiiij gl v"^ den x<= ende xx'' iij £ xij s. 

Het adres van zijn boekenkraam — « aen Stadthuys » 

— vindt men nog op het titelblad van : 

Onfer lieuer 1; Vroniven Ghelyden || in Duyljche 11 [Houtsnede : de 
Blijde Boodschap] Gheprint tôt Loeucn by Antho- \\ nis Marie Ber- 
gaigtie. \[ Met Priuilegie der Cou. Maieft. ij6}. \\ [Onder de omlijsting 

— een renaissance ornament in houtsnede — :j Men vintfe te coope te 
Mechelen aen Stadt- |i hu\s by Peeteren Draeck boeckvercooper. 



IN DE l6' EEUW 3o5 



In-8°, 40 ongenummerde bladen ; tusschen bl. 2 en 
bl. 3 is ingevoegd een houtsnede met onderschrift : Sanda 
Johanncs ora pro nobis en wit verso ; op het verso van het 
laatste blad, houtsnede : Maria met Jezuskind gezeten 
op een maansikkel in een stralenkrans. 

Uit een post der stadsrekening van 1566-67 is af te 
leiden dat Draecx het benedenhuis van het lokaal der 
rederijkersgilde De Lisbloem bewoonde ; hij zal dan 00k 
wel lid van die gilde geweest zijn : 

1566-67, f. 234'°. — Betaelt peeter draecx van zekere verleyt geld 
aende Reparatie van zeker huys onder de lisbloeme camere per 
ordinan xxxj s. 

In i574 vindt men den man gevestigd in het huis op 
den hoek van de Begijnenstraat, Onder den Toren. Èen 
manuscript dat in het bezit is van D' G. Van Doorslaer, 
eene onvoltooide adressenlijst genomen in de ig^ eeuw, 
blijkbaar uit het in de stadsarchieven ontbrekende 
impostenboek van 1574 — het origineel is « gedaen den 
xxvj Novembris xv' Lxxiiij » — geeft de namen op van 
de burgers die wonen aan « dander zijde van der baghyne 
strate comende weder naer St-Rombouts kercke » en 
vermeldt dan de ingezetenen wonende « achter St-Rom- 
bouts Torre, tôt aen St-Rombouts Capelle » ; deze lijst 
begint met : « Eerst. Pieter draecx boeck vercooper ». 

Vier jaar later is hij daar weg. Het « Quohier vanden 
x" ende xx" penninck » van 1578 geeft Draecx niet op 
bij de bewoners van « de zijde beginnende aende bagij- 
nestraete Streckende tôt Aende hondtsbrugghe » ; zijn 
opvolger in het hoekhuis, « Jan inden dach tenneghietere 
huerdt syn huys van de kerckm'' van st rombouts voor 
XXV £ ts[jae]rs ». In het Quohier is Draecx niet te vinden. 
Toch weten wij, dat hij in dat zelfde jaar '78 en 00k in 
i58i-82 nog boeken verkocht « onder stadthuys »; de 
stadsrekeningen zeggen : 



3o6 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

1578-80, f. 212. — Betaelt pieter draecx boeckvercoopere voor 
diuerssche almanacken sce «^ebonden als ongebonden by hem der 
stadt geleuert a° Ixxviij per ordonn. ende quitan ij £. 

Zelfde rekening, f. 216. — Betaelt pieter draecx boeckvercooper 
onder stadthuys van diuerssche ahnanacken by hem voor mynen 
heeren vander weth ende andere officieren geleuert te Jaersmisse Ixxx 
per ordinan. ij £. x s. 

1580-81, f. Ixxxvi). — Betaelt Pieter draex boeckvercooper onder 
stadthuys voerde Leueringhe vanden almanacke voerde weth vanden 
Jare Lxxx (i) by hem geleuert per ordinan. quitan iiij £. 

Slechts met Nieuwjaar i5y6 begon Peeter Draecx het 
stadsbestuur yan almanakken te voorzien; tôt dan toe 
had Lysken Draecx ze geleverd : 

ï 576'775 f- t!Lix. — Peeter draecx boeckvercooper van diuersche 
almenacken bij hem geleuert mynen heeren vander weth zoo ten 
nyeuwen Jaere Lxxvj als Lxxvij per ord*= xxxij s. 

1577-78, f. CLxxxvj, — Betaelt pieter draecx bouckvercooper ouer 
de leueringh van diuersche almanacken ende een boucxken bij Twee 
ordonn. tsamen xxvj s. 

Leveringen van almanakken zijn nog aângeteekend 
in de stadsrekeningen van 1578-80 en i58o-8i (zie hier- 
voren), in die van i58i-82, f. 6f" en f. 68^° (2), in die van 
i582-83, f. 72'°. Bij 't begin van het jaar 1584 verbergt 
de opsteller der rekening ternauwernood dat Draecx nog 
amper bij name boekverkooper is, dat hij ten onder is 
gebracht en, bejaard en arm, een aalmoes krijgt van de 
wethouderen, die hem sinds vijf-en-dertig jaar aan het 
stadhuis met zijn boekenstalletje weten staan. De reke- 
ning zegt : 



(i) Dit moet natuurlijk Lxxxj zijn. 

(2) Deze laatste post wordt aangehaald door Delafaille. 



IN DE l6^ EEUW 307 



1583-84, f. 85. — Betaelt Peeter draex Librarier voerde Leueringe 
vanden nieuwen almanacken voerden heeren wethouweren, Inde 
Tresorije Inde secretarije, item voer zijnen nieuwen Jaer In trespect 
van zijnen ouwerdom den zelven gegunt, volgende dordon. de a° 
Lxxxiiij ende des selffs quitan. vij £. 

Ket volgende jaar wordt het vernederende woord 
« aalmoes » neergeschreven en heel de ellende van den 
hulpbehoevenden ouderling tôt staving der billijkheid 
van de uitgave verhaald : 

1584-85 (i), f. 56''°. — Betaelt Peeter draeck arm oudt ende Im- 
potent mensche ter aelmoessen ende onderhoudt van zijnen cranck- 
heden per ordinan. i £. xvi s. 

In de nota over Mechelsche boekbinders (zie blz. 274) 
is de tekst uit de stadsrekening van i585-86overgedrukt, 
w^aarbij aan « Peeteren Draecx oudt Impotent ende 
ongevallich man, boeckbinder van zijn styl » gegeven 
wordt « in puerder aelmoesen » aile weken twaalf stui- 
vers; den 25" December i585 werd die betaling gestaakt 
zoodat weinige dagen daarna Draecx zal overleden zijn. 
In de lijkenregisters die nog bestaan is zijn begrafenis 
niet opgeteekend ; stierf hij in het gasthuis? 

De boekhouding van Christoffel Plantin levert een 
beeld van de eerst stijgende, na i5y2 spoedig afnemende 
welvaart van Peeter Draecx. Zij geeft ons bovendien een 
kijk op dezes werkzaamheid als boek- en landkaartver- 
luchter en op zijne betrekkingen met den graveerder 
Bernaert vanden Putte. 

Pas drie jaar nadat Plantin zich als drukker vestigde 
telde hij Draecx onder zijne klanten : in het journaal van 
i558 is, op den datum van den 14° Januari, eene levering 
van boeken aan Draecx aangeteekend, die door bemidde- 



(i) Delafaille kent den post betreffende de levering van almanakken, die 
op f. 57 staat. 



3o8 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

ling van den Antwerpschen graveerder « Bernard vanden 
put » geschiedde. Den Mechelschen boekverkooper wer- 
den gezonden : 12 Fransche en 12 Vlaamsche almanak- 
ken van Nostradamus; benevens 12 A Imanach plat nostrad . ; 
12 Dialogues de l'ancre et l'épée en een Le grand proprié- 
taire (i) die geruild werd tegen een boek geleverd door 
Draecx. Eerst den 14" October kocht deze laatste weer 
boeken die aan zijne vrouw werden afgeleverd : i Heures 
latin-franc, en 4 America van Staden (2) en denzelfden dag 
nog 2 Amérique flameng met 2 Secrets flameng (3). Den 
I" December haalt zijne vrouw een veertiental boeken 
en twee handalmanakken. Den ig" December i558krijgt 
Draecx, door tusschenkomst van « bernart le paintre », 
een half honderd Vlaamsche almanakken van Nostra- 
damus. 

Vermoedelijk in dat jaar reeds hield Draecx zich bezig 
met het kieuren van boekprinten en landkaarten. Zijne 
betrekkingen met Bernaert van den Putte, « taylleur de 
cartes et de figures », zooals Plantin hem later noemt, 
staan met die werkzaamheid stellig in verband. Den 
14" October i558 schrijft Plantin in zijn journaal dat hij 
van Draecx' vrouw ontvangen heeft : 2 fasciculus tcmporu7n 
a i4patt. picte et 2 Belgica de 6 patt. picte ; den i" Decem- 
ber : « Je luy debuoys 56 patt. » zoodat wij mogen ver- 
moeden dat Draecx hem reeds vroeger gekleurd werk 
geleverd had. Wij zullen zien dat hijzelf hem later 
kaarten laat afzetten. 

Slechts den ig" Augustus i55g treft men w^eer eene 
bestelling van boeken aan : 4 Hortulus romanus met sloten 



(i) Le Propriétaire des choses, soms Le grand Propriétaire des choses, van Bar- 
tholomeus de Glanvilla; de cditie van i556, bij E. GrouUeau, te Parijs? 

(2) Warachtige Hisiorie Endc Beschryvinge Een lants In America ghelegen,... 
heschreven door Hans Staden van Homborch tit den Hoogdtiiische over gheset. 
Plantin, i558. 

(3) De Secreten van den eerweerdighen heer Alexis Piemontois, Plantin, i558. 



IN DE i6^ EEuw 3og 



en, den 14" September, 2 Affrica (t) gebonden in kalfs- 
leder. De eerste eenigzins belangrijke levering van boe- 
ken dagteekent van den 8" October i55g; zij bevat een 
aantal Fransche boeken, tusschen welke Con[naissanc[e des 
chemins de france, 16'' Paris, Psaulmes 16° note par. [met 
muziek, gedrukt te Parijs?], Amours de Daphnis cl Chloc, 
2 Singularité z de la france antartique (2), i Antiquitez du 
monde 8° par [Parijs?], 2 Moralité de paix et guerre 8", 
gand, I Manuel ou calendrier par maistre manauld, enz., 
benevens enkele uitgaven van Plantin, samen voor 3 gul- 
den 4 stuivers 1/2, Al die boeken, op een drietal na, 
waren gebonden in schaapsleder. Den i3" November 
komen daar nog bij 6 Hortulus anime (3) met vergulden 
band en, den 12" December, 5o almanakken van Nostra- 
damus, deze laatste besteld « par bernart » ; denzelfden 
dag nog andere boeken, waartusschen Nouveau test. (4) 
Proverbes en Psalnies en 2 5 almanakken. 

Bovendien teekent Plantin eene reeks landkaarten 
aan, die Peeter Draecx ter hand worden gesteld ; de 
prijs is enkel per stuk opgegeven en niet in de eindkolom 
gebracht ; blijkbaar worden die kaarten dus niet verkocht 
aan Draecx, doch hem enkel toevertrouwd om gekleurd 
te worden. 

In i56o wordt slechts éene bestelling ingeschreven : 
« A Pieter Draeckx a malines par antoine. -= 6 magia (5) 
en blanc, 3 Hortulus dores 3 Hortulus sans dor., 2 magia 
nat. lie ». 

Nadat Plantin van zij ne vlucht naar Parijs is terugge- 
keerd en zij ne drukkerij heeft heropgericht worden de 
betrekkingen tusschen hem en Draecx hernomen. 



(i) Historiale descripUon de l'Afrique, par Jean Léon. Plantir, i556. 

(2) André Thevet. Singularitez de la france a7!tarctiqtie. Plantin, i5"8. 

(3) Hortiihcs anime leodiensis. Plantin, iSSy. 

(4) Nouveau Testament. Plantin, iSSg. 

(5j J.-B. Porta, Magia naturalis. PI. i56o. 



3lO BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 



In i565 koopt deze laatste zeven maal boeken in den 
Gulden Passer; sommige bestellingen, als die van den 
22" Januari, van den 27" October, gelden voor 72, voor 
98 boeken « tant de notre impression que d'ailleurs » ; 
benevens werken als die welke hij reeds vroeger kreeg 
stippen wij aan : Amadis de gaule (i) Emblemata Sam- 
bîicij {2) en Emblemata Alciali(5), Sententiœ vetenim poeta- 
rum (4), Virgiliiis (5), Horatius{6), Lticaniis (7), Sallicstiiis {8), 
Sententie Ciceronis (g), en werken van Erasmus. 

In i566 bestelde hij, inelfmaal, ii3 boeken en vier 
dozijn almanakken; in i567 kocht hij zes maal boeken 
bij Plantin, samen 63 werken; hij kreeg bovendien een 
aantal « aultres liures en don pour port de pacquets au 
painctre de Malines » (10); in i568 levert de Antwerpsche 
drukker hem in acht maal 148 boeken benevens almanak- 
ken en iSofiguren in-4"; in iSôg bevatten acht leveringen 
samen yS boeken en 25 Vlaamsche cathechismussen voor 
eene waarde van 12 gulden i stuiver. 

De keuze der boeken gekocht door Draecx is niet zeer 
afgewisseld ; behalve de reeds vermelde werken zien we 
in de rekeningen voorkomen : Historia JrumentGrum 
dodonei (11), Clément Marot (Lyon); Decameron (Lyon), 



(i) Amadis de Gaule, in-4°, 12 vol., Plantin, i36i. 

(2) Eviblemaia Joannis Sambuci, Plantin, 1564. 

(3) Emblemata Andréa: Alciati, Plantin, i566. 

(4) SententicE vetermn poeiantm, Plantin, i56i. 

(5) Virgilius. Opéra, Plantin, 1564. 

(6) Horatius. » » » 

(7) Lucanus. » » » 

(8) Sallustius. » » » 

(9) Ciceronis ac Demosthenis sententiœ, Plantin, i56i. 

(10) Waarschijnlijk Claude Dorizi, die in i565 heihaaldelijk boeken kocht 
bij Plantin. Zie over dezen schilder. Emm. Neeffs, Histoire de la Peinture 
et de la Sculpture à Malines, t. I.; en Pinchart, Archives des Arts, t. III, 
p. 199. 

(11) Plantin, i566. 



IN DE l6^ EEUW 3ll 

Concile de Trente flameng; Théâtre du monde; Anatomia 
Valverdi (i); Bybel dtiytsch (2); de schoolboeken van 
Despauterius; Emblesmes de Junius en francois (û), Rey- 
nard de vos (4), Melusine, Margaretha van limborch, Hore 
en espanol steelsij, en meer andere. 

Na den 19" September i56g zijn de betrekkingen 
tusschen Draecx en Plantin onderbroken tôt 1572 ; in 
dit jaar komt op het debiet van den eerste nog i gulden 
7 stuivers voor 2 hand almenachs de hasardt (5) en 24 dis- 
cours de ladmiral ; in 1579 draagt Plantin de rekening in een 
nieuw grootboek over ; de tien jaar oude schuld van den 
Mechelschen boekverkooper beloopt dan i3 gulden 
i3 stuivers 3/4; den 27" April i58o kwam daar nog een 
dozijn schoolboeken bij ; maar nooit werd de rekening 
betaald. 

Van i565 tôt i569 zoovvel als vôôr i56o kleurde 
Draecx landkaarten van Mercator en van Ortelius voor 
Plantin ; soms plakte hij ze op lijnwaad ; hij leverde hem 
00k kaarten gegraveerd door Geeraard de Jode, Bernaert 
van den Putte en anderen. 

Den 22" Januari i565 schrijft Plantin op het debiet 
van Draecx : « Je luy ay baille 3 Europa marcatoris et 
3 Anglia marcatoris a paindre » ; deze zes kaarten komen 
« afgeset » terug den 5" Maart en Draecx wordt gekredi- 
teerd voor : 

3 Europa marcatoris Afgeset de façon 24 fl. 3. s. 12. 

3 Anglia marcatoris afgeset 12 patt. de façon fl, i. s. 16. 



(i) Viva imagines partium corporis kumani, PI., i566. 

(2) Vlaamsche Bijbel met houtsneden van Arn. Nicolaï en Geeraard van 
Kampen, uitgegeven door Plantin, i566. 

(3) Emblemata Hadriani Jimii, Plantin i565 ; Fransche tekst, 1567. 

(4) Reynaeyt de Vos, Plantin, i566. 

(5) Van Peeter Hassard van Armentiers, medecyn te Ludick, opsteller van eea 
bij Plantin gedrukten almanak voor 1576. 



3l2 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

Toen vrouw Draecx op dien 22" Januari boeken kwam 
halen biacht ze den Antwerpschen drukker kaarten van 
Jemme den Pries, van Vopelius, van Geeraard De Jode 
en andere : 2 mappa niondi Gemme Frisij aan 32 stuivers 
het stuk; 2 Europa Vopellij (i) aan 28; i Reinstrome aan 
i5; 2 Norwege Geraeri Jode aan 16; 2 Hollant aan 11 ; 2 
Terra sancta aan 12 ; i Grecia aan 12 ; 2 Bradant aan 11 ; 
2 Oistland aan 10; 2 Guclderland aan 11 en 2 Frieslant aan 

11 stuivers. De vergelijking der prijzen met de sommen 
betaald voor het afzetten der Mercator-kaarten laat ver- 
moeden dat de reeks van den 22" Januari 1 565 niet aan 
Plantin werd verkocht, doch slechts voor hem gekieurd, 

Den 24" October wordt aan Draecx verleend voor « 17 
cartes de diverse sorte que sa femme nous a apporté », 
18 gulden 8 stuivers. Drie maand later worden 6 Europa 
en 6 Anglia van Mercator op zijn débet gebracht en daar- 
onder vermeld : a Avec 12 Europa pour mettre surtoille 
pour nous et 8 Anglia » ; den 9" Februari i566 (2) waren 

12 Europa en 8 Anglia opgeplakt en vrouw Draecx bracht 
nog 2 Anglia marcatoris terug; Draecx had dus 6 Europa 
en 2 Anglia voor zijn winkel gehouden. 

Den 17" Februari i567 schrijft Plantin : 

Reçu de sa femme estant présente en Anvers par la paincture de 
4 Europa Mercat. a. 2) s. tl. 5 s. — 

2 fasciculus temporum Latine painctes fl. i s. 12. 

En daarop volgt eene lijst gekleurde en ongekleurde 
kaarten ; later levert Draecx nog i Mappa Hortelij picta 
en 2 francia de Bernard picta. 



(i) Gaspar Vopelius Medebach, te Keulen en te Nuremberg, vervaardiger 
van wereldkaarten en van kaarten van Europa, is bekend in Lelewel's 
Géographie du Moyen-âge, t. II, p. 210. 

Eene Universalis charta van Gaspar Vopelius, gedrukt in 1544, is ver- 
meld in den inventaris van landkaarten door Viglius de Zuichem bij erfgift 
geschonken aan het door hem te Leuven gestichte collège (Pinchart, II, 3io). 

(2) Zie Mechelsche Boekhinders, blz. 272. 



IN DE l6^ EEUW 3l3 



De landkaarthandel wordt in i568 druk voortgezet : 
Plantin krijgt den i6" Februari i8 kaarten, den 6" Maart 
6, den 22" Augustus 38; slechts 25 van dit laatste aantal 
werden gekleurd door Draecx : 

1568. Adi 22 de Augst. 
Ledit Receu de Peeter draex. 

4 Mappa vopellij 30 
2 Gallia belg. Jode 16 
2 Palestina van arnaud [NicolaïJ 
2 Gallia Bernard [vanden Putte] 

1 Gallia Jode 1568 

2 Europa Vopellij 
Il a painct pour nous 
6 Europa Mercat. 25 
6 Asia Horteli) 12 

1 Mappa Horteli) 

2 Duitslant Hortei. 

5 Anglia mercat. 11 
5 Terra s. Mercat. 10 

fl. 35 s. 4 

Den 22" November levert Plantin 2 Europa van Mer- 
cator ; den 5" December krijgt hij integendeel van Draecx 
i3 kaarten, de eene gesneden in hout, de andere in koper 
en den 9" Maart iSôg nog de i5 volgende : 2 Asia de 
Hortelius, 1 Europa Vopellij, 2 Spangien, 2 Belgica Gérard 
Jiide, 2 Gallia Jude, 2 Mappa Hortelij, 2 Gcrmania Jude en 
2 Italia Jude, voor een bedrag van 14 gulden 6 stuivers. 
Met de levering van i Anglia Marcatoris door Plantin, 
den 3o" Maart iSôg, eindigt de handel in landkaarten 
dien hij sinds elf jaar dreef met Draecx. 

De drukker voorzag dezen laatste wel cens van papier 
en perkament : in i566 vinden wij een riem pot-formaat 
aangeteekend en in i568 twee riemen handpapier, 
benevens 3 pond oud perkament en eenmaal 3, eenmaal 
i3 pond perkament. 

Den laatsten Januari i565 wordt ingeschreven : 



fl. 6 


s. — 


I 


12 


I 


4 


I 


4 


3 


15 


7 


10 


3 


12 


— 


12 


2 


10 


2 


15 


2 


10 



3l4 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

« Receu dudit | Peeter Draecx] i paire de cousteaux avec 
leur gaigne ». Wordt hier niet boekbindersalaam bedoeld, 
dat Draecx, wegens verwaarloozing van zijn eerste am- 
bacht, niet meer behoefde? 

We merkten op dat zeer dikwijls in de rekeningen 
gewag wordt gemaakt van vrouw Draecx : van i558 tôt 
iSôg gaat zij te Antwerpen boeken halen en betalen, 
kaarten leveren. De bemiddeling van Bernaert vanden 
Putte spaarde haar soms eene reis : hij nam zoowel 
boeken voor Draecx in ontvangst als hij — den 2" No- 
vember i566 b. v. — geld voor hem bij Plantin 
bracht. 

De Mechelsche landkaartenkleurder schijnt slechts 
zoolang bij Plantin klant te zijn geweest als deze hem 
arbeid gaf; werden de betrekkingen wellicht gestaakt 
omdat Draecx rond iSyo reeds een « impotent ende 
ongevallich man » vol « crancheden » werd en onbe- 
kwaam om zelfs het afzetten van kaarten, laat staan het 
zware boekbinderswerk te verrichten ? 



Aert Peeters 

Franciscus Vervoort, een Mechelsche minderbroeder 
die den 24" November i555 overleed (i), schreef een 
aantal ascetische werkjes die met weglating van zijn 
naam werden « int licht voortgebracht » tijdens zijn leven 
en nog een tijd na zijn dood door Jan Verbrugghen, 
« erf-prochiaen van Neckerspoel », en door Pater Petrus 
Godefridi, van Antwerpen. 

Zijne spreuk Heere wannecr? wordt echter altijd 



(1) [Paquot]. Mémoires pour servir à l'histoire littéraire des dix-sept provinces des 
Pays-Bas, 8°, t. VI, p. 233. — Paquot zelf schrijft echter aan Godefridi 
een aantal werken van Vervoort toe. 



IN DE î6'' EEUW 3l5 



onder den tekst geplaatst (i). De uitgevers werden in de 
eerste jaren der onderneming bijgestaan door Aert Peeters, 
een Mechelsch burger die de boekjes ten zijnent te koop 
stelde en woonde in de Adeghemstraat, tegenover het 
huis Vander Aa. Het huis der edele familie van dien 
naam, in 1647 de brouwerij De Gulden Arend, is nog een 
aanzienlijke eigendom met koetspoort en draagt nu num- 
mer 44 (2), zoodat Aert Peeters zal gewoond hebben in 
het huidige nummer4i, aan welken grooten puntgevel 
in 1647 De Kriekenboom uithing. 

« Dboec vanden imposten » van 1544 bevestigt dat 
Aert Peeters in de Adeghemstraat (nu nog in gewest- 
spraak : « de Dêgemstraat ») woonde : 

f. 270 (Adeghemstrate). — Aerdt peeters h[uert] voer xvj gui 

ij gui. viij s. 

Hij was overleden of had de stad verlaten in iSSg : 
(c Tboec vanden x" ende xx" penninck » van dat jaar 
spreekt van hem niet. 

Den i5" December i55i kreeg Peeters, op verzoek van 
hemzelf en van Jan Verbrugghen, een driejarig privilège 
van den keizer voor het « doen printen, vercoopen ende 
distribueren « van « vier Boecxkens ghenaemt ende 
ghetituleert, De pane /\.ngelorum, Die woestijne des 
Heeren, Des Vyants net, ende dat hantboecxken der 



(i) Zie den l rii f van Henricus Hels^anus, prov'nciaal der Minderbroeders, 
aan den aartsbisschop van Trier geschreven den 3o" Juni i55i en overge- 
rirukt in De Pane Angelorinn, Antw., S;mon Cock, i556, en Anlw., N. vanden 
Wcuwe.'e. i563, en in Dat Vyants Net, Antw.. Si non Cock, i556 en Antw., 
Jan van Ghelen i56i : « dat ick... over vonden hebbe, dat b}' ors is 
eenen godminnenden Minnebroeder te Mechelen gtbcren ende daer woon- 
achtich, dye dit boeck gheschreven ende vergaert heeft ende oversien, daer 
u werrdicheyt eens deels na is vraghende, ende meer ander boeckcn die 
ghy vint met dit woort. O Heere wannefi? gheteeckent int eynde. Bereet 
to' luven dienst, noch levende is, gaende ende staende wel te passe ». enz. 

(2) A. Reydams. — De Namen en de korte Geschiedenis der Huizen van Mechelen. 



3l6 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 



kerstene menschen, midts gaders die figueren daer toe 
dienende » (i). 

Het privilège kon geen onmiddellijk uitweiksel hebben 
voor Die Woesiijnc des Heeren, want pas een jaar 
vroeger, den 3i" October' i55o, had de Antwerpsche 
printer H ans van Liesveldt eveneens een driejarig pri- 
vilège gekregen voor het drukken van dit werk. Het» 
kwam bij hem van de pers in i55i en was « int licht 
voortgebracht vanden eerweerdighe(n) Pater, Petro Gode- 
fridi ». Die eerste uitgave der Woestijne is een met niet 
bijzondere zorg gedrukt 8° van 328 ongenummerde 
bladen, met een aantal kleine houtsneden in den tekst. 
Op het verso van het titelblad staat eene groote houtsnede 
voorstellend een monnik biddend bij den gekruisten 
Christus ; op een wimpel leest men heere wanneer ; die 
gravuur werd door den drukker gebruikt in Vervoort's 
Des vyants Net van i552 en, zonder dat daartoe aanleiding 
bestond, in het naamlooze werkje Den troost Gcds, 
verschcnen in i562 en tweemaal gemerkt met de 
spreuk der Antwerpsche rederijkerskamer De Goudbloem : 
« Groeiende in diiechden ». De bedoelde uitp^ave der 
Woestijne is in veertig « dachreysen » verdeeld; bl. 3i4^ 
eindigt de tekst en wordt verteld : « Eerst is dit boeck 
van eenen Godminnende Minrebroeder gescreven, te 
Mechelen gheboren, namaels vanden Eerweerdighen Pa- 
ter, Petro Godefridi int licht ghebrocht », enz.; onder die 
verklaring : Heere wanneer ; op de ommezijde begint 
« Een soet sermoon opten Paeschdach vander verrysenisse 
Jesu Christi ghebenedijt », dat op het laatste blad recto 
eindigt en nogmaals gevolgd is van F. Vervoort's spreuk. 
Het overige dier voorlaatste bladzij wordt ingenomen 
door het privilège en het colophon. 



(i) Delafaille drukte (bl. 189) het privilège over volgens den tekst opge- 
nomen in Des Vyants Net {A.n{\v., Hans van Liesveldt, iSSz). 



IN DE l6^ EEUW 3l7 

Op de leest van deze Wocstijne zullen verdere uitgaven 
der werken van Vervoort geschoeid worden ; in vêle zal 
de schrijver op een printje worden voorgesteld biddend 
op Golgotha ; de toelichting nopens zijn persoon zal niet 
ontbreken, zoo min als het komplimentje tôt een of meer 
bezorgers der uitgaven. 

Aert Peeters en Jan Verbrugghen konden dus, zoolang 
October i553 niet voorbij was, van hun privilège voor 
de Woestijne geen gebruik maken ; en wezenlijk hebben 
zij, voor zooverre ik weet, ze niet benuttigd ; maar zij 
haastten zich de drie andere werken in druk te laten 
brengen. Zij wendden zich eerst tôt Hans van Liesveldt; 
reeds den 29" Maart i552 leverde hij hun Des Vyants Net, 
onder opzicht van druk, papier en illustratie veel beter 
verzorgd dan de Woestijne : 

t^ Des vyants i| Net / der boofer wercken / raet / vi- ! fweneît / ende 
hedriechlijcker foeckelijcheyt / jj ende sijnder verholender Jiricken / daer- 
der 11 veh in allen Jlaten mede luorden gehou- \\ den endà gheuangen / 
efide ghebracht ter eewi- \\ ger verdoemenijje. Door den E. H. Mee- \\ 
Jîer Janvan Bruggheint licbt ghe- il brocht j Erf Prochiaenvan '1 Necker- 
fpoel I Tôt I Mechelen. ; [Houtsnede : rij duivels een net spannend om 
een vrouw (de ziel) die de hand opsteekt tôt God, verschijnend in de 
wolkenj. Cum Gratiaet Pnuilegio bnperiali. 1; [Op bl. 155'' :J Gheprint 
Tanlwerpea bi iny Hans van ;| Liefueldt j ghefworen Boeckprinter der \' 
K. M. woonende op die Camer- i^ poort brugghe / inden fchiU |! van 
Artoys. jj Int iaer ons Heeren. M. D. endt L IL |; den xxix.Jîen dach 
van Meerte. !l 

In-8°, i55 ongenummerde bladen gemerkt Aij-Uij ; 
veertien houtsneden ; de spreuk heere wanneer staat 
aan het einde van den tekst; bl. i53, dezelfde houtsnede 
als achter den titel der Woestijne van i55i ; dan volgt het 
privilège voor Verbrugghen en Peeters ; op het verso van 
het laatste blad, houtsnede : eene vrouw met het 
Mechelsch wapenschild (zonder het adelaarschildje), ge- 
merkt FECIT PETRVS 11 VAN DER BOERCHT l552. 



3l8 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

De Pane angeloriim en Thantboecxken der Christenen men- 
schen verschenen in i552, het eerste den 20" Augustus, 
het tweede den 12" Octobcr, te Leuven, bij Reinier van 
Diest ; die uitgaven zijn merkwaardig omdat zij het 
adres van Aert Peeters omstandig opgeven : 

C Dit is bel || Boeck vanden hey l li(^hen Sacramen \\ te / ^benoe)iipt / 
Il De pane an- \\ geîoriim. il Met Prhtilegie. \\ [Omlijsting in houtsnede 
voorstellende bijbelsche scenen, gemerkt p b (Petrus vander Borcht)]. 
I Bl. 192^ :] (i) Gheprinl hinnen Loven in die Legherftrate by my Reynier 
van Dieft ghefiuoren Boeck-printer. lut jaer ons heeren M. D. ende L IL 
den xxften dach Augufti. [Zelfde bl , verso : ] Men vintfe te coope tôt 
den hnyfe van Aert Peeters, woonende tôt Mechehn in die Eeghemjtrate, 
teghen over het huys van der AA. 

In 8°, 192 ongenummerde bladen gemerkt Aij-Z iiij. 
Goth. letter. Op het verso van het titelblad staat eene 
houtsnede voorstellende een monnik biddende vôôr 
Christus aan het kruis; achter den monnik, twee heili- 
gen ; in het verschiet een zicht op Mechelen ; het 
Mechelsch wapenschild versiert den bidstoel van den 
monnik; vôôr hem, tusschen den rand der plaat en het 
kruisbeeld, de spreuk o heere || wawneer || .5.[roeder] 
F.[ranciscus] K.[ervoort] || . 

Bl. 2% onder een kopstuk in houtsnede, luidt de meer 
uitgebreide titel : 

*i* Partis angelorum. || C Leerende vander grooter liefden || die ons 
die heere hewefen heeft / hem \\ feliien ons geuende ende latende in- \\ 
den îueerdighen heylighen facraniea- \\ te. Ende hoe jnij [sic] ons daer 
toe weer- \\ delijck Julien hereyden om die vruch \\ ten te ontfanghen. ht 



(i) Aan het exemplaar der Mechelsche stadsbibliotheek ontbreekt het 
laatste blad ; ik heb geen ander exemplaar gezien. De teksten van dit laatste 
blad zijn ontleend aan Paouot, Mémoiycs, 8°, t. VI, p. 344, die het weik aan 
Godefridi toeschrijft maar het niettemin 00k vermeldt, doch bondiger, in 
zijne lijst der werken van Franciscus Vervoort (t. VI, p. 234). 



IN DE l6^ EEUW 3l9 



licht voort \\ ^hebracht vanden Eerweerdighen || Pater (Peiro Godefridi) 
generael \\ Minijter vanden broeders ende fu- \\ fters der derder Regulen 
finte Fran ji cefci / van het cappittel van Zep \\ peren j ende ouersie van || 
Tconuent van Ant- { werpen der fel Ij uer oorde- || nen. || 

Een drietal houtsneden met het monogram van Petrus 
vander Borcht zijn, benevens andere, herhaaldelijk in 
den tekst gebiacht. 

Op. bl. igo^ vindt men eene belangwekkende lijst van 
boekjes die te koop waren of zouden gesteld worden bij 
Aert Peeters : 

t[ Een re^ifterken van veel ^oeder ende dénoter boecxkens j die 
welche fom-mi^he ^hedrucht ^ijn j ende sommi^he diemen bij der hul-pen 
^ods noch druc-ken fal. 

C EerJ't is dit boeck met meer andere gode ende goddelycke leerin- 
ghe I doer eenen godminnende Minderbruer ghefcretien tôt Mechelen 
gheboren / ah. Die Woejtijne des heeren / vander paffien. Ortulus 
anime j een gebeedeboecxken aider kerftenen menfchen. Tvijants net j hoe 
wij Godts wercken fiillen bekennen wt des boosen gheefts wercken / met 
aile fyn ingheuen j ende fyn temptatie wederftaen. Den luech ter nouiti- 
en j daer aile gbeeftelijcke menfchen door worden f^heleert / om te comen 
tôt aile volmaccktheyt ende duechdfaemheyt des leiiens. Conincks luijn kel- 
der I trooftelijck voor aile bedroefde fondiohe herten. Den gulden berch 
der kennijje Godts / fpreeckende van een fconiuende leven. Op Davidts 
Pfalmen tfamen / die vei claringhe nae die vier Doctoren der heyligher 
kercken j ende op elcken Pfalm een fermoon / voor aile gheeflelijcke 
persoonen / tuien dat dwoort Godts niet en wordt ghefayt. Het Cransken 
des leiiens ons heeren met fyn fguren ende goede ghebedekens. Den 
wijngaert des heren / daert int cort feer vierich wordt befcreuen die 
pajfie des heeren. Op Cantica veel fermoonen vander volmaeckfheyt, 
ende die liefde Godts. Fander verfmadenijfe des iceerells / ende der 
fonden / ghenoempt den Scadt der wijfheyt / voor aile ionghers goet. 
Het Hemelfche Hierufalem / vander glorie des cewighen Icuens fpre- 
ckende. 

Defe Jyn naemaels vanden eerweerdighen Pater (Petro Godefridi) 
generael Minifter int licht ghebracht ter eeren Godts / ende falichheyt 
aider menfchen / met behulpe van veel ghelecrde ende eerweerdighe 
mannen / ende borgheren van dijer 



320 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 



[bl. 191' :] fiadt voorfcreiien / daermen die oock 

aliijt te coope vhidl / ah in die Eegem 

ftrate lotten hnyfe van Aeri Peelers 

IViens namen dat moeten blij- 

uen ghefcreuen int boec des 

leneus tfamen / daer wij 

Julien worden ^ej'pijjï 

van het broot der 

Ingelen / 

Als 

ghij 

nv hebl 

verftaen j fa- 

lich die den hee 

re dienen ende 

bemin- 

nen I 

vuant fi in 

;^_yn vruechde fui 

len gaen / daer ons door 

Jefiuni blijfcap fal ivorden 

gegeiien / God b/otelijck te ge- 

bruycken luaracbiich / die daer 

J;{ opperfte goet is almachtich. Am^n. 

Het zetsel dezer bladzijde vormt dus het beeld van 
een kelk. 

Op bl. 191'' staat het privilégie verleend aan Peeters 
en Verbrugghen, den i5" December i55i. 

Ziehier de beschrijving van Thantbocxken, naar het 
exemplaar der bibliotheek van de Leuvensche Hooge- 
school : 

Thanthoex- 1 hen der Chriftenen \\ menfchen / îî Leereiide den cort- 
ften i! u'cch aider dnccbden !! om te comen tôt der \\ liefden Gods j ende 
aile vohnaectheyt |I des leiiens. \\ Met Grzcie mde Priuil. '! [Onilijsting : 
dezelfde houtsnede als op het titelblad van De pane angelorum; daar- 
onder :] C Tôt Mechelen \\ Ten huyfe van Acrt Peeters / in ;! die 
Eeghemfirate / teghen ouer \\ Thuys Vander A A. !! [Bl. 200'' :| C Ghe- 



IN DE l6^ EEUW 321 



print binnen Loiien in die \\ Lécher firaele bij mij Reynier van 1' Diejl / 
ghejworeii boeckprinter. \\ M. D. enàc LU xij. Octob. \', 

200 ongenummerde bladen 8^, gemerkt Aij-bbiiij. 
Goth. letter. Op het verso van het titelblad staat de 
houtsnede die men achter den titel van De pane aiîgelonim 
vindt. 

Bl. 3% na den « prologe », een meer uitgebreide titel : 

tE Hier beghint dat haut \\ Boecxken der kerftenen menfchen / vol 
aider falighcr leeringen / ende vierige ge- \\ bedekens I met oeffeninge der 
daghen / ii Hoe een ker/ien menjch :(ijn leuen fal '\ regukren / in wat 
ftaet dat hi is / ![ om falich te luorden / nae |: dat ghebodt Gods. {! Int 
licht voortgebracht van den Eer I! weerdigen Pater (Petro Godefridi). !î 

Tusschen het 14' en i5' kapittel, bl. i5o^, vindt men 
eene lijst van boeken en nogmaals het adres van Aert 
Peeters. Men bemerke dat de lijst niet geheel overeen- 
stemt met diegene welke in De pane angelonim werd opge- 
nomen ; men vindt er namelijk niet meer in : Den wech 
ter novitien, Den gitlden berch, het Cransken des Icvens (dat 
echter slechts een ander titel van Dat gitlden ghcbede 
boecxken schijnt te zijn), Op Cantica, Den Scadt der wijsheyt 
en Hemelsche Hiernsaleni. Integendeel worden Die woestijne 
en Panem, benevens Die medicijne der sielen vermeld : 

C Dit boeck is ierfi van eenen godminnende rninrebruer ghefcreiien / 
te Mechelen gheboren j met de je naevolgende. Die Woestijne des Heeren / 
leerende vander passieu [sic] ons Heeren. Panem angelorum / vanden 
gebenedijden Jacraniente tracterenle. Die medicijne d' Jiclen / een boecx- 
Ixen om di jiechen te vertroojlen / ende tôt een falich eynde te bringen 
Ortulus anime j een gebede boecxken om inder kercken te draghen. Den 
luijngaert der fiel en / corter dan die JVoeftijne / die paffie Ihcfii ver- 
clarende. Dat gulden ghebede boexkcn / met dat leuen lefii in figiiercn 
ende oratien gefteit om daghelijcx daer wt te le/en. Conincx zuijnkelder 
troojlelijc aile bedroejde herten. Dauids PJalmen met een clein declaratie 
aen elcken Pfalm een fermoon gefielt voor geefielijcke perfoonen / die 
gheen fermoonen en hebben enà.Q dien dagelijcx fonder verfaen lefen. 



322 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

Tvyants net leerende boe een menfch in valfche contemplatie vanden 
vyanl iiiel bedro^en en J'ai worden / eiide boe u'i die gbeeji tut die naluere 
Julien bekennen / ende die geeflen procuen oftji xul God :{ijn / ofl «^ âc. 
Deje tfanien syn onerlefen van yfceyden i^f/eerde mannen / enàt nae 
met grooien coji enàt aerbeyt ter eeren gods f/z le falicb:^^ aider menscen 
van die béer en cnàt veel eerweerdigbe niaonen / der Jîadvan Mecbelen / 
enÛQ vanden voorf. H. Petro Godefridi int licbt gebrocht / ende oni baer 
duecbt iville enàt groote falicb:( / fo luorden fi m^ des Keyserlijcker 
macbt enàii prinilegie gedrnct op d:( de nienfcen / goede boccken coopendc 
falicblijc geleert fonden -woordcn. Ende nicn vintfe te coope tôt Aert 
Peeters / tegen ouer bet buys vander AA / i)i die Eegemliraete. Tôt 
Mecbelen. 

Daaronder : C Hccre wanneer. 

Bl. 197* krijgt de tekst een gedagteekend bijvoegsel : 

Amw domini M. D. LU. May. xxxi Hct badt eens een deuoot 
Bagijncken / eenen Religioes / dat fi [sicj baer lereen [sicj fferuen 
niocbte. Hij vraecbde baer wai dat ccn gbej/oriien menfch luas / ende sy 
begeerde dat van hem te booren j ende hier in gheleert te luorden. 

Die les eindigt bl, 198^'; de spreiik van F. Vervoort 
staat er onder alsmede een citaat uit « Johanncs int .x.xi. 
Cap. », welke dikwijls 00k in andere uitgaven op die 
spreuk volgt. 

Op bl. 198^-199'' is het bekende privilège overgedrukt. 
Bl. 200* is wit ; boven het colophon op bl. 200'' staat een 
hoLitsnede voorstellende eene vrouw die het Mechelsch 
wapenschild houdt ; de gravuur is geteekend : Fecit 

PE : I TRUS VAN I DER BOERC | HT l55l. | 

De tekst is bovendien opgeluisterd met 46 gravuren, 
voor welke echter slechts 22 drukblokken gebruikt zijn, 
waarvan sommige drie en viermaal benuttigd werden. 
Men onderscheidt niet min dan zeven stellen platen; 
eene reeks van drie werd eenige maanden vroeger door 
Hans van Liesveldt in Des Vyants Net geplaatst ; twee 
andere houtsneden zijn gemerkt met monogrammen van 
Petrus vander Borcht ; zeven, die geen halve bladzij 



IN DE l6^ EEUW 323 



vuUen, schijnen uit het begin der eeuw te dagteekenen ; 
er is een Christus aan het kruis, een zeer schoone Ecce 
Homo, een Maria Magdalena, aile drie blijkbaar van 
verschillige graveerders ; eindelijk heeft de drukker een 
stel van zeven groote gothieke platen — scenen uit de 
Passie — gebruikt, die wellicht in metaal zijn gesneden 
en waarin wit en zwart wondervol harmonisch verdeeld 
zij n . 

Het privilège van Aert Peeters voor het uitgeven en 
verkoopen der vier gemelde boekjes werd niet vernieuwd 
en het blijkt niet dat hij er ooit een kreeg voor andere 
werken . 

In een tweede uitgave van Thantboccxken (Brussel, 
Michiel van Hamont, zonder jaartal) beroept zich de 
drukker op het octrooi dat in i55i aan Jan Verbrugghen 
en Aert Peeters werd verleend. De houtsnede, die achter 
den titel staat, is eene navolging van diegene welke men 
op het verso van het titelblad der uitgaven van i552 en 
van De Pane Angeloriim, i552, vindt maar hoewel de bid- 
stoel van den monnik insgelijks het Mechelsch stads- 
wapen draagt zijn de initialen van Broeder Franciscus 
Vervoort onder zijne spreuk, wonder genoeg, vervangen 
door N. K. 

Van Die Woestijne des Heeren verscheen in i554 bij Jan 
van Ghelen, te Antwerpen, eene omgewerkte uitgave die 
te koop was te Mechelen, aan de poort van het Begijn- 
hof; het privilège, verleend aan den drukker, dagteekent 
van den ii" Juni i554; in i55y herdrukte Jan Roelants, 
te Antwerpen, de eerste editie zonder vermelding van 
een Mechelschen verkooper; te Leuven verscheen het 
boek in iSyS bij P. den Smith en in i586 bij Jan Alaes 
en Peter Fabri ; H. Verdussen, te Antwerpen, drukte 
het nog in iSgg en in 1612. 

Des Vyants Net verscheen nog in i556, bij Simon Cock, 
die een privilège van den 11" Juni i554 inroept; bij Jan 



324 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

van Ghelen, in i56i; bij Pauwels Stroobant, insgelijks 
te Antwerpen, in i5g7 en in i6og; van Peeters is in 
die uitgaven geen spraak meer. 

Simon Cock leverde in i556 ecn herdruk van De Pane 
Angelorum, nogmaals met privilège van den ii" Juni 
1554; Nicolaas van den Wouwere, te Antwerpen, drukte 
het werk in i563. 

Aan de Poort van het Begijnhof 

Tôt i585 lag het uitgestrekte en dichtbevolkte Begijn- 
hof buiten de stad, tusschen de Dijle en den Antwerp- 
schen steenweg. Ten gerieve der tahijke dévote dochters 
zuUen wel al vroeg gebedenboeken en geestelijke trac- 
taatjes op het hof zelve te koop geweest zijn. In i554 
werd aan de poort een boelvwinkel gehouden, naar 
blijkt uit het colophon van eene omgevverkte uitgave der 
Woestijne des Hecren : 

C Dye zuoeJNj- \\ ne des Heeren / leerende hoe een ^oel ]\ kerJJen 
menfch j Chrijfum / dlicht der luaer- 'i beyt / enàt nid' duechden /al 
navolgen in defe duvjhr ji u'oejlijne des bedrocfde luerelts / in aile 
volmaect || heyt. Metten Apollel sprekcnde. rené Ji van mi / er- \\ gens 
inné te verblijen / ^^'n inden crnce Jefu Crijli / |j gebenedijt. Nu lued' 
vanden Autoor des boecx {i) feer \\ neerjhlijc met arbeyt fbetert j 
enàt die .xl. dachrey- j [en op .jo. ghebrocht / daer aile materie in 
befloten \\ wort / bit licht gebrochi j vanden Eer. Pater Pe- \\ tro Gede- 
fridi j [sicj Generael niinijler vanden Bruers \\ enàt Siijhrs des derde 
regels S. Francifci. Ende \\ ouerjh vant Coniient van Antwerpen des 
il feliien Oordene. \\ C E^ Mechelen fuldy my vinden aen die \\ 
baghijne poorte. \\ Defe Boecken tfamen de fer Jlede / Jegghe ick v '| 
voorwaer claerlijck Sijn vanden Eer. heeren met ![ haer profïjt den 
arinen ghcghenen. Diet aldits ver- !! re met lijden enàc tranen hebben 



(i) Oi^er dezen schuilnaam (Franciscus Vervoort), zie V. A. Delà Mon- 
tagne, Sclndlnamen en Deviezen uit vroeger Tijd (Tijdschrift voor Boek- en 
Bibliotheekwezen, i" jaarg., blz, 166). 



IN DE l6^ EEUW 325 



moeten befiieren deer- Ij lijck. Wilt Je fus minnelijch hem [sic] nUeii ver- 
leenen ij voor eenen looii / Jijn eeiuich lenen. AMEN, il C Met Graîie 
enAt Preuile^ie van .iiij. iaroi [Omlijsling in houtsned<% mcdaillons 
van de vicr Evangelisten en van KerkvaJers] [Bl. iqo\ in fine :] 
C Gheprint Ihaniiuerpen / op die lomhaerde ve/te / || indewitten Hafe- 
luint I by Jcin van Ghelen / |1 ghejworen boecprinter der Key. Ma. '\ 
Anno M. CCCCC. euAt .Liiij. ii den xx. Septembris. 'i C Ende men 
vindife nocb te coope tôt Mechclen i| opt groot Baghijn hof aende poorte. \\ 

164 ongenummerde bladen 4°, Goth. letter (titelblad 
rood en zwart). Houtsneden van Petrus vander Borcht, 
Ant. de Worms, andere gemerkt met nnonogrammen, 
waarvan 't eene de letters H D, 't andere R bevat; andere 
houtsneden nog, naar Albr. Durer. Bl. i53''sluit het werk 
met Vervoort's spreuk Heere wanneer en begint : 

C Ecn foet Sermoen |i opien Paejchdach vander verrijfenijje Jefii il 
Chrifti ghebenedijt. \\ 

Het eindigt op bl. i63\ insgelijks met de spreuk van 
Vervoort en is gevolgd van : 

C Den Regifter van de \\ Boecken die corts in die printe nv fui lin 
cotnen \\ ter eeren Gods e)ide aile fielen salicheyt. 

Die luoejlijne des heeren. Tviats net nv ybetert. || Coninckx wijn 
kelder. Marie Jeiien blijfchappen. || Medecijn boeck der Jielen. Maria 
feuen wee. \\ Deii boom des Leuens. Den Kerften Ridder. \\ Dat gheejte- 
lyck trifoor. Panis angelonim. \\ Medecijn boeck der dwalende gheef- 
ten. Il Calomne der waerheyt. Den berch van myrren. \\ Ortulus anime. 
Leliendale der contemplatien. !| Guide ghebee boeck. Boeck d'goddeliker 
wijfhi. , Bruygoms Mantel. Keyfers munte. !; Dat roofe cransken. Den 
minnenbrief d' fielen. il Hant boeck der kerften menfchen. \\ Der niaech- 
den Mey. \\ 

In deze lijst komen reeds voor Calomne der waerheyt, 
van Jasper Kersavent, en Den berch van myrren, van 
Antoon Vervoort. Wordt met Den Kerften Ridder eene 
nieuwe uitgave bedoeld van het werk van Erasmus? Vast 
niet : dat werd immers onder zijn tweeden titel, den 



320 ■ BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 



kcrftcn reghcl, in i55o op de lijst der verboden boeken 
gebraclit. 

Bl. 164^ wordt gewag gemaakt van het « octroy » ver- 
leend aan den drukker; het stuk was « Ghegeven tôt 
Bruesel », den 11" Juni i554. 

De Mechelsche bezorgers der uitgaven van Vervoort 's 
geschriften lieten 00k het adres van het boekenstalletje 
van 't groot Begijnhof plaatsen in Tkcyscrs Muntc en in 
Medccyn der Siclen : 

t^ Tkeyfers \\ Munte oft het Scijs boeck / lee- Il rende wat een goet 
kerjten men/ch \\ is / ende aen wat teeken dalmen dat \\ bekennen fal / 
^helyckmen eenen penninck l| is bekentievde aen fijn Munie enào. aen 
fijn opschrift. lut licht ghebracht / door M. ij lan verbniggbeh / 
Prochiaen •' van Neckerfpoel tôt !| Mechelen. \\ Prouerb. I Cap. || Si 
lactauerunt te peccatores ne acqidefcas. ;| C Hoenick inden mont / brengt 
die :(iele 1! inder hellen gront. Ii C Gheprint Thaniwerpen by Jan van 
Ghelen. \\ Ende men vintje te coope tôt Mechelen |! aen dye Baghijnen 
poorte. ] Met Keyferlijcke Preinlesie van vier Jaren. \ [bl. 16] C Ghe- 
print Thaniwerpen bi Jan \ van Ghelen Anno. M. CCCCC. ^;/de Lv. il 
Den i. Februarij. 

16 ongenummerde bladen 8°. Titel zwart en rood, 
Goth. letter ; een houtsnede van Petrus vander Boicht, 
drie andere zonder merk. Bl. i5 wordt bondig vermeld 
het octroy verleend den 11" Juni 1554. Het beschreven 
exemplaar is in de Mechelsche stadsbibliotheek. 

C Medecijn der i fielen / voor aile menfchen / gee- \\ ftelijcke ende 
weerlijke [, Jeer profijlelijck. '■'. Leerende hoe hem elck Kerften men/ch 
fal Wjchicken / om eenjalighe doot te Jleruen. \\ Ende hoemen dieftecken 
fal fier cken / leeren / Il ende vermanen in haer wlerjle. [\ Door Meejter 
Jan Verbriigghen int I. licht ghebrocht / Erf Prochiaen i! van Neckerf- 
poele I lot Mechelen. il ►î< ;î C Men vintfe te coope / lot Louen / il bij 
mij Reijnier van Dieft / ghefworen \\ boeckprinter II Ende lot Mechelen / 
aen die Be- ii gijnen poorte. i Met Gratie ende Priiiilegie / der K. M. \\ 

Het exemplaar der stadsbibliotheek van Mechelen, het 
eenige van die uitgave dat ik onder oogen kreeg, heeft 



IN DE l6^ EEUW 327 



slechts de quaternen A-L en is voor een goed deel onvol- 
ledig. Ongenummerde bladen, 8°. Goth. letter. 

Slechts in die weiken van F. Vervoort, voor welke Jan 
van Ghelen privilège bekwam den 11" Juni i554, werd 
gezegd dat zij te koop waren aan de poort van het 
Mechelsch Begijnhof. Simon Cock kreeg denzelfden dag 
privilège voor De Pane angelorinn, maar toen hij het werk 
twee jaar later drukte bleef de aanduiding der Mechel- 
sche verkoopplaats weg. Den i3" Juni i554 werd aan 
Jan van Ghelen « octroy « gegeven voor Briiygoms Man- 
telkcn, vanden inwendighen naiiolghen des leuens enàe des 
cruycen ons liefs Heeren Ihesu Christi, den mensch leerende 
enàQ eyntelijck brengende tôt aider volcomenheyt . Door Petriim. 
Godefridi, enz. (ondanks deze laatste bevestiging toch een 
werk van F. Vervoort, want bij het einde van den tekst 
vindt men dezes spreuk), dat hij httzelfde jaar drukte 
zonder gewag te maken van het Mechelsch Begijnhof (1). 
Den 21" Juni i554gafde Raad van Brabant hem een vier- 
jarig privilège voor Medecyn der sielen, die hij herdrukte 
in 1557, 1559 en i566 (2), en voor Beghijnken van M echeltn. 
Daer den reghel inné staet, hoe elck beghinnende goet inensche 
sal coinen totter volmaectheyt der diiechden tôt ter heylicheyt 
ende puerheyt des herten, door den eerweerdigen hcere, heere 
Anthiienis veriioort, eer Prochiaen vanden Beghijn houe te 
Mechelen, ende Licentiaet inder heyligher scriftueren, dat den 
18" Augustus i556 van de pers kwam en door hem werd 
herdrukt in i55g (latere uitgaven : Leuven 1604 en 
Antw., G. Lesteens 1634); van het boekvvinkeltje der 
Mechelsche begijnen is daarin geen spraak meer. 



(i) Andere uitgaven : Antw., M. Huyssens, 1607 en H. Aertssens, 1646; 
E. H. J. Reusens, in de Biographie naiionale (onder P. Godefridi), kent eene 
Fransche uitgave (Atrecht, G. de la Rivière, iSgô). 

(2) Jan Roalants gaf Medecyn uit in i558, met vermelding van de toelating 
tôt drukkcn verleend den 21" Juni 1554. 



328 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

Pater F. Servaas Dirks (Histoire littéraire et bibliogra- 
phique des Frères mineurs de l'Observance de St-François en 
Belgique et dans les Pays-Bas) kent van F. Vervoort's 
Hortulus anime eene Brusselschc uitgave van 1602, en 
van diens Gulden Ghcbeden boeck eene uitgave bij 
Godtgaf Verhulst, Antw,, z. j.; beide boeken waren 
« approuvés le 11 juin i554 »; wellicht wordt op het 
titelblad der eerste uitgaven van die werken gezegd dat 
ze te koop waren aan de poort van het Mechelsch Begijn- 
hof? Ik heb die eerste editie's nietgezien. Jan van Ghelen 
kreeg, den 27" December 1564, een nieuw « octroyé » 
van drie jaar voor Hortulus Anime, « wt dien zijnen ter- 
mijn van zijn eerste consent oft Octroyé is geexpireert... 
ende om by den suppliant zijne groote excessie[ve] cost, 
die daer omme gedaen, so inde Lijsten te doen sniden 
als anderssins te recupere[renj » (elke bladzij heeft name- 
lijk als omslijsting eene houtsnede van Petrus vander 
Borcht) ; de nieuwe druk is van i565. R. Velpius, te 
Leuven, drukte het boek in 1574 voor zich en voor Jan 
Foulaert, van Antwerpen. Paquot zegt (onder François 
Vervoort) dat Oriulus anime, «■ vers i552 » verscheen, en, 
« corrigé », bij Jan van Ghelen, in i556 « ou environ ». 
Het Gîtlde Ghebcdcn-bocck beleefde uitgaven te Antwerpen, 
bij P. Stroobant in i6i5 (in dit boek worden twee goed- 
keuringen ingeroepen, de eene van i58g, de andere van 
i6i5; er zal dus wel eene uitgave van c. iSSg bestaan), 
bij J.Trognesius in 1616, in 1627, bij H. Aertssens in i638 
en bij Godtgaf Verhulst in 1672 (deze laatste is niet de 
datumlooze die Dirks kent); al die uitgaven bevatten een 
« Prologhe met een ootmoedige gediensticheyt des 
Auteurs, tôt den eerweerdigen Heere M. Merten de 
Cuyper van Mechelen, Doctoor inder Godheyt, Bisschop 
van Calcedonien, Suffragaen van mijn Heere van Came- 
rijck, ende Abt van S. Crespijn », welke voorrede steeds 
onderteekend is : Heer, wanneer? 



IN DE l6^ EEUW 329 



Dat al die boekjes echter wezenlijk aan de poort van 
het Begijnhof te koop lagen is wel buiten twijfel. Al is 
het niet zeker dat de werken, waarvan de titel werd 
opgenomen in de lijsten die men vindt bij het einde der 
vroege uitgaven van de geschriften van F. Vervoort, aile 
gedrukt werden, wàt daarvan de pers verliet zal zeker in 
het winkeltje der begijnen aftrok gevonden hebben. Bij 
de uitgaven, die we reeds kennen, zijn nog te voegen : 
Een seer nutte bedicdinghe ende wtlegginghe vanden alder- 
hcyligsten sinte Gregorins den Pans, een dal der claertste licht 
vander gheheelder Kercken op de setietî Psalmen der penitentien 
vanden Coninck David (in fine : Heere wanneer), Antw., 
J an van Ghelen, z. j, met privilège van den 17" Decem- 
ber i56o (Bibl. Muséum Plantin-Moretus); De Sermonen 
enàe manieren van leiiene des Godlijckste enào. heylichste 
Bernaerdts alreclaerste Doctoor enàe honichvloeyende Leeraer 
ende Abt van Clarendale toi zijnder Siister, waer inné 
gehouden wordt die Somme van allen duechden, seer noote- 
lijc totter Christen Religie, die God begeeren te behaghen 
(in fine : Heere wanneer), Antw., Jan van Ghelen, 
1557, met privilège van den 3i" October iSSj (Bibl. 
Muséum Plantin-Moretus); Het Bniylocht Cleedt der 
Liefden Gods, verclarende hoe seer dat een yegelijc Christen 
mensche van noode is totter salicheyt, ende wat groote wonder- 
lijcke vruchten die Charitate m dye siele der menschen is 
werckende. Ghemaeckt by broeder Frans Veruoort, ghecorri- 
geert ende int licht gebracht by den Eerweerdighen Heere 
Broeder Hendrik Pippinck, Minister Provinciael van Neder- 
duytslant, Antw., Peeter van Keerberghen, i566 (Stads- 
bibl. Antw.). Van Antoon Vervoort zal men er zeker, 
benevens Beghijnken van Mechelen, gevonden hebben : Den 
Berch van Myrren... Docr M. Anthoniits van der Voort... 
Prochiaen van dat groot Baghyn hof van Mechelen, Antw., 
Jan van Ghelen (volgens den catalogus der veiling Aug. 
De Bruyne, n" 926-927). 



330 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

Vermoedelijk is de boekwinkel van 't groot Begijnhof 
terug ingericht zoodra de begijntjes in iSgS hun nieuw 
hof binnen de stad gevestigd hadden. Hij bestond nog 
in i63o : den g" December van dat jaar werd aan « Joufr. 
Anna de Man, Begijne op 't groot Begijn-hof van 
Mechelen », privilège verleend om « te moghen doen 
drucken, vercoopen ende distribueren een Boecxken 
bedeelt in tvvee deelen gheintituleert dcn blydcn Requiem 
ende het Cloosterken der gheestelycke verrysenisse ». 

De titel van het eerste deel luidt : 

Deti Boeck der \\ ^heejleliicke fan^hen li Bedeelt in twee deelen '; den II 
bliiden reqviem !| ende II ghelvckighe vyt-vaert || Van een falighe fiele, 
die om tôt oprechte inwendiohe i rujie te comen, haer felven met aile 
creaturen gron- || delijck in den Heere af Jlorf. Het luelck den rechten || 
wegh is tôt het Cloojlerken der gheejîelijcke || Verrijfeniffe, oft van 
ontwordeiitheydt / || d'welk het tiueede deel is \\ van dejen boeck. \\ Door 
eenen Religieus van d'Oorden van finte François || ghenaemt Minder- 
broederen Capucynen || In omnibus Requiem quafiui. Eccli. 24. \\ In aile 
dinghen hebbe ick ruJle ghefocht. !| [Naamcijfer I H S in houtsnede] 
Thantwerpen, || Bij Hendrick Aertjjens, inde Cauunerjlrate, inde \\ witte 
Lelie. Anno 16} i. Met Gratie ende Priuilegie. || Men vercooptfe tôt 
Mechelen opt groot Begijnhof. 

Lysbeth Draecx. — Jan vanden Poel 

Lysbeth Draecx, die in 1 562-63 door de stad betaald 
wordt voor het inbinden van registers en in de stadsreke- 
ningen van iSyo-yi en 1573-74 nog « boeckbinnersse » 
genoemd wordt, stond evenals Peeter Draecx met een 
boekenkraam aan het stadhuis. Hoogst waarschijnlijk 
was hij haar broeder en had zij van hem het boekbinden 
geleerd. Het mensch was uittermate gedienstig voor de 
« heeren vander weth » ; zij reinigde jaren lang — van 
i557 tôt 1575 — de « logie » van het stadhuis en spande 
er bij zomerdag een zeil om de vroede magistraten tegen 
de felle zon te beschutten; zij leverde doek voor dit 



I^ DE l6' EEUW 33: 



scherm en verder almanakken en andere boekjes; slechts 
wanneer zij haar kraam naar de Yzeren Leen verplaatste 
en ze bij de « heeren » uit der oogen, uit der harten was, 
kreeg Peeter Draecx voor de eerste maal van het stads- 
bestuur eene bestelling boeken. 

Geen enkele maal is in de stadsrekeningen spraak van 
haar echtgenoot, Jan vanden Poel; alleen een vluchtige 
aanteekening in het journaal van ChristofFel Plantin, 
wanneer Lysbeth Draecx in i5y6 de rekening van haar 
man komt vereffenen, leert ons dat zij vanden Poel's 
weduwe is en daarmêe is verklaard waarom ook zij in 
datjaarals boekverkoopster verdwijnt en tevens waarom 
zij in het vertoogschrift van Draecx en consoorten niet 
genoemd wordt. Om de eigenaardigheid van sommige 
bijzonderheden worden hier de posten der stadsrekening 
aangehaald, die Lysbeth Draecx betreffen en die in het 
opstel over Mechelsche boekbinders geen plaats vonden : 

1557-58, f. ij'^lxxxv. — Betaelt Lysbeth draeckx boeckvercoopersse 
van dat dezelve seker cleet gehangen heeft voir stadth[uis] tegen die 
sonde per ordonn. x ij s. 

1561-62, f. iij*^ xxviij. — Betaelt Lysken draecx boeckvercoopersse 
van dat de zelfue binnen desen geheelen Jaere gecuyst ende gerey- 
nicht heeft onder de logie vanden stadthuyse mitsgaders van divers- 
sche almanacken soe in scepencamere, secretarye dekenye ende inden 
conthoire gelevert al binnen den Jaere eenentsestich per ordonn. 

vj £. 

Zelfde rekening, f. iij'= xxxvij^° — Betaelt Lysken draecx cremersse 
onder stadthuys van sekere cleet by haer gecocht omme tsomer 
daechs te hanghen onder tdack vander Logie vanden stadthuyse 
tôt bescherminge vander sonne voir mynen heeren vander weth 

xix s. 

1562-63, f. 320. — Betaelt Lysken Draecx boeckvercoopersse van 
dat de selve binnen desen Jaere gereynicht ende gekeret heeft de 
logie vanden stadthuyse, mitsgaders vande leveringe van diverssche 



332 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 



almanacken ende van dbinden vande groote registers vander stadt 
rekeninge in hoorne copperkels in Decembri Lxij. Per ordonn. ende 
quitan. tsamen beloopende (i) x £ vij s. 

Zelfde rekening, f. 331.— Betaelt Lysken Draecx boeckvercoopersse 
onder stadthuys van dat de selve geleuert heeft sekere twee groote 
horne vellen tôt de groote rekeninge vander stadt in Decembri Lxij 
ende vande selve te doen bindene. Voorts van twee nyeuwe charten 
vande geconcipieerde schepvaart vander Masen ende acht valuatie 
boecxkens by haer der stadt gelevert tsamen (2) vij £iij s. 

1563-64, f. 30'°. — Betaelt Lysken Draecx boeckvercoopersse 
onder stadthuys ter oirsaecken van sekere moyte ende arbeyt by haer 
aile den laere deure gehadt int cuysschen, keren ende veghen de 
Logie vanden stadthuyse per ordonn. vj £. 

Zelfde rekening, f. 317'". — Betaelt Lysken draecx boeckvercoo- 
persse van eenen Jaere der stadt almanacken ende pronostica^" te 
leverene x ij s. 

1566-67, f. 229'". — Betaelt Lysbeth draecx voer zekere moeyte by 
haer gehadt tôt cuysschen ende Reynigen der stadthuys Logie ende 
voerpuye, mitsgaders vanden leveringhe van diverssche almanacke 
tôt behoefve vander stadt per ordinan. de anno Lxv vj £ xij s. 

Zelfde rekening, f. 232. — Betaelt Lysbeth draecx voer zekere 
moeyte by haer gehadt int cuysschen ende Reynigen vander stadt 
huyse puye ende Logie, voirts van diverssche almanacken, pronosti- 
catien voer der stadt gelevert, al tselve voer een Jaer in Ja'''° Ixvj per 
ordinan. vj £ xij s. 

1568-69, f. 204. — Betaelt Lysken draecx boeckvercoopersse onder 
stadthuyse van twee jaeren lanck de logie voor stadthuys te cuys- 
schen, reynigen ende diverssche almanacken gelevert tôt behoeve 
vander stadt blyckende by twee ordonnantien (3) xiij £ iiij s. 

1569-70. — Betaelt Lysbeth draecx van een geheel Jaer van 
tcuysschen reynigen ende keren voor den stadthuyse mitsgaders 



(i) en (2) Aaupehaald door Delafaille. 
(3) Aangehaal i door Delafaille. 



IN DE l6* EEUW 333 



vander leveringe vanden almenacken tôt behoeve vander stadt te 
kersmisse Ixix vj £ xij s. 

1570-71, f. ij<= Ljcv. — Betaelt Lysbet draecx boeckbinnersse onder 
stadthuys van dat sy, gecuyst gekleet ende gereynicht heeft de logie 
vanden stadthuyse voer een geheel jaer mitsgaders sekere almanacken 
gelevert thebbene tôt behoeve vander stadt per ordonn, secunda 
Januarij Ixxj vj £ xij s. 

1572-73, f. CxLvj"". — Lysbeth draecx boeckvercoopersse onder 
stadthuys, ter oirsaken van treynigen, cuysschen, ende keiren de 
puye onder stadthuys, mitsgaders voor dleveren vanden almanacken 
tôt behoeve vander stadt, ende haer gecommitteerde voor een geheel 
Jare per ordonn. vj £ xij s. 

1573-74, f. CxLj'°. — Betaelt Lysbeth Draecx boeckbinnersse onder 
stadthuys, voor treinigen cuysschen, ende keren vander paj^en onder 
stadthuys, ende Leveren vanden almanacken tôt behoeve vanden 
conthoire, secretarye, te kersmisse a'* Lxxiij vj £ xii s. 

1574-75, f. ij'^ xix. — Lysbeth Draecx In Recompense van haeren 
aerbeyt ende moeyte by haere gehadt van een Jaer lanck de baillien 
te onder tstadthuys te reynigen te keeren ende te cuysschen naer 
ouder costuyme compt tsamen met twaelff stuvers voor dleveren 
vanden almanacken tôt behoefF vanden stadthuyse verschenen kers- 
misse Lxxiiij vj £ vij s. 

Zelfde rekening, f. \f xxj^°. — Lysken draecx boeckvercoopersse 
voor eenen boeck vander munten by haer der stadt gelevert per 
ordonnan. vj s. 

Schoolmeester Jan vanden Poel woonde, volgens het 
impostenboek van 1544, in de « Bruesselstrate » : 

f. ij' XXXV. — Mr Jan vanden poêle scoelm"' h[uertj voer vij gl. 

xxj s. 

Een Jan vanden Poêle, wien geen titel gegeven wordt, 
bezat in die zelfde straat een huis dat 20 stuivers 
belasting zou betalen. Dat was zeker niet de school- 
meester, want den 29^" November i556 overleed een 
« Jan vande poêle int ossen hoot achter de halle » 



334 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

— niet een schoolmeester dus, maar veeleer de man die 
in i544 eigenaar was van het huis in de Brusselstraat. 

Volgens het handschrift dat in het bezit is van D' Van 
Doorslaer (i) trof men in 1574 onder de bewoners van 
« De Drapstrate beghinnende aen de balane brugge totte 
Mol )) aan : « Jan Van de poêle boeck vercooper ». 

De titels van werkjes die bij hem te koop waren 
leeren ons dat hij in i574-'75 een boekenkraam hield 
aan de Yzeren Leên, — we weten trouwens dat Lysbeth 
Draecx na Kerstmis 1574 niet meer aan den Beyaert 
stond. 

Onder n' 967 van den catalogus der veiling Aug. De 
Bruyne staat : « De Généalogie en Afcompst van de Poetische 
Godeiî van nietiws ghemaect by Innocent Egare... Men vintse 
te coope by Jan van den Poêle voorstaende ae7i Dyseren Lene 
tôt Mechelen, iSy4. — In fine : Gheprint Thantwerpen op onser 
liever [sic] Kerckhof inden Gulden [sic], By my Peeter Mesens. 

— In- 12. dem. rel. Très rare ». 

Het dikwijls geheel subjectieve « très rare » schijnt 
hier terecht gebruikt te zijn. Die uitgave kon ik niet 
vinden. De bibliotheek der Leuvensche Hoogeschool 
bezit echter een vroegeren druk van de Nederlandsche 
vertaling van Innocent Egare's Poetische Goden (2) : 

C -D^ Généalogie \\ ende Afcompjl vande Poetifche Go |! den / van 
nyeus ^hemaeckt bi Innocent Egare : \\ tôt profijt ende injlructie van aile 
lief il hebbers van Conften / Als \\ Goutfmeden / ScJnl- \\ ders / Beelt- 
Jnij li ders. âc. || [Houtsnede : de vergadering der goden] <[ Gheprint 
Thantwerpen op die Lombaerde li vejle teghen ouer den witlen Haefwint. 
By my \\ Marten de Ridder ghefworen boecprinter vand' \\ K. M. gead- 
mitteert. Anno. M. D. ende XLIX. \\ C Met Gratie ende Pretnlegie 
van II tzuee laren. \\ 



fi)Zieblz. 3o5, 

(2) Innocerd Egare is de schuilnaam van den Franschen schrijver Gilles 
d'Aurigny (zie Brunet). 



IN DE l6' EEUW 335 



40 ongenummerde bladen kl. 8°, • gemerkt. Aij-Eij, 
Goth. letter. Bl. 3o^ : C Extract wt den Tractaet / dwelck 
Liiciamis beschreuen heeft aengaende de figure poiirtraicture 
vanden Fransoysschen Hercules. Bl. 33* : C De Schilderie 
van Cupido / ghemaect by Innocent Egare. H et privilège 
werd aan Marten de Ridder verleend den 22" December 
1547. Ongetwijfeld had Peeter Draecx, die bij de Ridder 
in i55o liet drukken, dit boekje ten gerieve van rede- 
rijkers en kunstenaars in zijn winkel. 

Volgens inlichtingen verstrekt door den heer Ferd. 
Vanderhaeghen, bestaat er eene uitgave die 00k in 1574 
gedrukt was, doch bij Jan van Ghelen ; eene andere 
(Rotterdam, Jan van Ghelen, 1606) is vermeld onder n' ii3g 
in den catalogus der veilig R. délia Faille, 

Jan vanden Poêle liet bij Peeter Mesens nog drukken : 

Een Tractaet 11 Van Crimine II le faken, gefedt by manière van een II 
Judiciele practica van faken die dlijf aengaen / enà.t !l is genomen wt de 
Keyferlijche Rechten / mitj'ga- Il ders de allegatien vande Rechten in 
Latijn I leeren II de walmen doen ende laten fal (na wtwijfen van II de 
Rechten) in faken daer dore dat een menfche 'I fonde mueghen hefcha- 
dicht werden aen :(ijn !l goet j famé / oft aen :(ijnen lichaeme. Il [Hout- 
snede : een gehoeid gevangene vôôr een rechterj Gheprint Thantvver- 
pen inden gui- Il den Bybel, by Peeter Mefens. Il £? ^^^ vintfe ooc te 
coope by Jan vanden Poêle / Il voortftaende aen DijferenLene / tôt 
Mechelen. [Bl. 60% in fine :] £^ Gheprint Thaniwerpen op II onfer lieuer 
Vrovven Kerck- Il hof, inden gulden Bybel, Il by my Peeter Mesens. H M. 
D. LXXV. Il 

60 ongenummerde bladen 8°, Goth. letter (toelating 
tôt drukken, bl. i\ en « die epistel », bl. 2="'' in Rom. 
letter). 

Dit werkje van Andréas Perneder (de schrijver wordt 
in « die epistel » genoemd) is een herdruk van de uit- 
gaven die in i55o, i55i en iS5j bij Hans de Laet te 
ifVntwerpen verschenen. In den druk van Mesens voor 
Jan vanden Poel wordt (bl. i'') aan het privilégie herin- 



336 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

nerd, dat Hans de Laet kreeg den 24" December 154g, 
volgens de vroegste edities. 

Hans de Laet drukte in i55i 00k De Manière oni een 
Procès te voeren en Dboeck van Exceptien inden Rechte, twee 
werkjes van Jacob Salwechter. In i553 reeds herdrukte 
hij het eerste, in i55j het tweede; vaak vindt men de 
beide boekjes van Salwechter met dat van Perneder 
saamgebonden : zij vormden te zamen eene populaire 
handleiding in de rechtskunde. Jan vanden Poel liet, 
behalve Een Tractaet van criminele Saken, bij Peter Mesens 
in 1575 Dboec van Exceptien inden Rechte drukken en 
onderaan het titelblad stellen : Men vintse oock te coope by 
Jan Van den Poète voortstaende aen dyseren Lene tôt 
Mechelen « (i). Het is zeer waarschijnlijk dat dezelfde 
drukker in hetzelfde jaar hem 00k eene nieuwe uitgave 
heeft bezorgd van De Manière om een Procès te voeren, en 
dat men op het titelblad daarvan het adres van Jan 
vanden Poêle zal vinden. 

De heer Ferd. Vanderhaeghen schreef mij dat de 
boekerij aldaar uitgaven van de drie werkjes bezit, die 
gedrukt zijn bij Jan van Ghelen in iSyS; hij vermoedt dat 
die uitgaven varieteiten zijn van diegene van Mesens, 
en dat zij met deze laatste enkel door de adressen ver- 
schillen. 

In de rekeningen van Jan vanden Poel bij Christoffel 
Plantin bemerken wij dat reeds vroeger de eerste zich 
bijzonder op den handel in werken over rechtsgeleerd- 
heid toelegde. Bij den Antwerpschen drukker was hij 
niet wat men een gewone klant kan noemen ; in i566 en 
1567 ruilt hij boeken met hem; slecht in 1572 koopt 
hij er. 

Den i" December i566 teekent Plantin in journaal en 



(i) Volgens Delafaille (blz. 196); ik heb deze uitgave van Dhoec van Excep- 
tien niet gezien. 



IN DE l6' EEUW 337 



grootboek aan dat hij van « Jan van den Poel libraire a 
Malines ^> ontvangen heeft de vijf eerste, ingebonden 
deelen van een werk in-folio, een oude uitgave ; de titel 
— één woord — is echter onleesbaar geschreven; de 
waarde werd op 8 gulden vastgesteld. Twee weken later 
koopt hij van de vrouw van Jan vanden Poel, voor 
12 gulden, te ruilen voor andere boeken, een Corpus cano- 
niciim, in-folio-uitgave van A Porta te Lyon, i55o, in 
drie ingebonden deelen. Nog vijf weken later, den 21° 
Januari i567, zal Vanden Poel 18 gulden te goed 
hebben voor een Corpus Civile in-folio, insgelijks gedrukt 
bij Hugo a Porta te Lyon in vijf deelen gebonden met 
sloten. 

De Mechelsche boekhandelaar neemt dadelijk voor 
de bedongen waarde boeken bij Plantin ; bij de eerste 
ruiling heeft hij er 21 en 100 almanakken van Nostra- 
damus — reeds voor een stuiver te veel ; bij de tweede 
gaat hij met 67, bij de derde met 271 boeken weg en hij 
put telkens geheel zijn krediet uit. 

Tusschen de aan hem geleverde drukken merken wij 
op : 2 Pradique criminelle d'Amhoud (i), 6 Exceptions du 
droit, en nog tweemaal 6 Exceptions du droit 6^//[ère?] twee- 
maal 12 Ordonnances de Malines en 6 Idem en flameng 4°, 
2 Leenrechten van gendt; verder Vlaamsche en Latijnsche 
Bijbels en Testamenten, 12 Licdekens boecken, twee dozijn 
Het Leven der Keijseren, 2 Schat dcr Duijtscher talcn, 6 Col- 
loques francois-flameng, 12 Handboexkens, 4 Reynaerd de vos, 
12 Materien in duytsch Sylvius, 10 A. B. C. Sylvius plats en 
flameng, twee maal 4 Magia naturalis en flameng, 10 Nos- 
tradamus en flameng, 16 Lantwinninghe, 3 Emblèmes Sam- 
bucus flameng, 12 Tobias, 25 Manierlycke Seden, 25 Broeder- 
lycke liefde, 12 Langhe passien, 12 keersten spieghel ; aan 



(i) Een uitgave van Joos de Damhoudere's Practijcke ende handbouck in cri- 
minele zaeken. 



338 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

Fransche boeken : 2 Secrets d^ Alexis, 22 Exemples de 
Sylvius francois, 2 Paracelsiis en français, enz., eindelijk 
verschillende Hortulus animer, Horae, en een aantal 
Latijnsche klassieken, benevens cathechismussen, alma- 
nakken en papier, 

Nog tweemaal koopt Vanden Poel boeken bij Plantin : 
den 18" November en den i3" December 1572, — de 
eerste maal niet meer dan 26 discours de france en 2 leven 
der Maechden; de tweede maal 56 boeken plus 25 alma- 
nakken en 6 cartabellen ; de Einblcmata Sambiicii en 
Jiinii met Vlaamschen tekst komen daartusschen voor, 
werken van Dodoens en andere boeken van de gewone 
keuze, Het totaal der twee koopen bedroeg 7 gulden 17 
stuivers. Dieschuld werd eerst vereflend doordeweduwe, 
op 7" Mei 1576 : 

La vefiic De Jehan Vanden poul de MaJines a paije ad ditto la somme 
de fl. 7 et rabat s. ly p'^ entier pavement de ce que feu son marij debvoit 
val. in ns fl. y. 

Onmiddellijk daaronder is in het journaal geschreven : 

La vefiie de Jehan Vanden Poel Lisbet Draeckx doibt [? dit woord 
is onduidelijk geschreven] p' compte nouveau 6 Etymologia Des- 
/)[auterii] 4° fl. — s. 18. 

Den 18" Juni betaalde zij 16 stuivers na eerst een 
stuiver, dan anderhalf en eindelijk twee stuivers afge- 
dongen te hebben : 

IS76. ad 18 Junij en anvers. De la vefue de Jehan vanden poel p'' 
payement de tout ce quelle doibt xvij [het laatste cijfer is doorgehaald] 
patt. et demi jedis 16 \ [de breuk is doorgehaald] patt. 2 p'' rabat 

fl. — s. 16 è. 

In het grootboek is 18 stuivers ingeschreven nevens de 
vermelding : « payoit s, 16 — reste rabat ». 

Dat was de laatste maal dat Lysbeth Draecx in Plan- 
tin's winkel kwam ; zij droeg geen boeken meer mêe ; we 



IN DE l6' EEUW 339 



moeten veronderstellen dat zij, na beproefd te hebben 
alleen den boekhandel voort te zetten, den moed opgaf. 
Haar spoor gaat verloren. 

Eene Lijzabeth Draex huwde, in iSyS, in St-Rom- 
boutskerk « M'' Peeter Taelman » — een schoolmeester, 
volgens de adressenlijst van 1574, die woonde op « De 
tichelrye gaende naer de balane brugge, totter mole 
strate ». Nevens zijn naam is in het huwelijksregister 
geschreven « obijt ». De nian stierf inderdaad nog in 
i5y5, den 25° Juli; het lijkenregister van St-Rombouts- 
kerk zegt : « M'' Peeter taelman aen de nieu brughe te 
sellebruers ». 

Was Lijzabeth Dracx wellicht een dochter van Peeter 
Draecx, — een doopkind van hare moei, en was school- 
meester Taelman een jongere ex-collega, een leerling 
van haar 00m Jan vanden Poêle? 

Jan Mynsheeren 

De boekbinder Jan Mynsheeren was 00k boekver- 
kooper : hij richtte met Draecx en zij ne andere collega's 
het bekende verzoekschrift tôt het magistraat. Eenmaal 
kocht hij boeken bij Christoffel Plantin ; zijn naam staat 
in het repertorium van het journaal van i5yi ; dit reper- 
torium verwijst naar de posten betreffende klanten die 
geen rekening in het grootboek hebben. Den 14" Juni 
1571 werd geleverd « A Jan. meynsheeren a Malines 
par Cornelis Richardt : i Quintiliamts 8°, i Ovidiiis 16°, 
I flores poetarum, i Val. Maximiis 8°, i Ladantiits, i Noii- 
veau Testament 16° en 2 Sallustius 16° », samenvoor 2 gulden 
14 stuivers, waarop dadelijk 44 stuivers werd afgekocht. 
Over de betaling der overige 10 is niets te vinden. 

Of Jan Mynsheeren in 1572-73 aan het stadsbestuur 
de c( statuten van mechelen » leverde, waarvan de stads- 
rekening, gewag maakt, is niet duidelijk, vermits de 



340 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

prijs van de boeken begrepen is in de som betaald aan 
hem « ende ander boeckbinders » voor het binden en 
linieren van registers en het leveren van papier. 

1572-73, f- CL). — Betaelt lanne myns Heeren ende ander boeck- 
binders, van dat de selve tôt behoeve vander stadt ende haerliede 
gecommitteerde gebonden hebben diversche Registers, scryftboeken, 
Rekenin. te Linierene metter Leveringe vanden pampier zoo cleyn als 
groot formaet, statuten van mechelen ende andersins als blyckende 
by ordonn, beloopende tsamen xvij £ xvij s. 

De bibliotheek der Hoogeschool te Leuven bezit drie 
boekjes op welker titelblad het adres van Jan Mynsheeren 
staat : 

C Esn dénote conteniplacie / îj op den L. Pjalm / || Miserere mei 
Deiis. I! [Houtsnede : Koning David op de harpe spelend voor den 
Heer.] Tôt Loven. \\ By Reynier Velpiiis ge/iuoren \\ Boeckprinter. \] 
An. ijji. Il Men vintfe te coope tôt Mechelen om- \\ trent Stadt hu\s / Bij 
lan Mijns hee- \\ ren / gefworen Boeckvercooper. \\ 

12 ongenummerde bladen 8°, gemerkt Aij-Bij, goth. 
letter. De geestelijke goedkeuring dagteekent van den 
2" November i55o. 

Dat merci) des \\ gheejhlijcken Iciiens. \\ Hier toc is comen / van feuen 
Peerlen der deuch- \\ denj àc. Met meer ander e pimctenj || Ghemaect door 
den Eenvaerdioben Pater \\ Broeder Thomas Hanierken. Il [Houtsnede : 
Christus aan het kruis.] Tôt Loiicn !| Bij Ruigeert Velpius ghefworen \\ 
Librier in Ingelhorch \\ Met Gratie enàt Priuilegie. ISJJ. Men vint defe 
boexkens oock te coope bij \\ lan Mijns heeren, gefworen Boec- || vercooper 
ontrent tjladthuys !| Tôt Mechelen. \\ 

16 ongenummerde bladen 8^, gemerkt Aij-Diij, goth. 
letter. Op het verso van het titelblad, eene groote gothieke 
houtsnede : de nederdaling van den H. Geest over de 
apostelen. Op de laatste bladzijde, o. m. : « Censura 
Christophori van Crikebeke S. Theologiœ Licentiati, 
Pastoris Ecclesise divi lohannis civitatis Mechliniensis » ; 
ten slotte, eene gothieke houtsnede : de Geeseling. 



IN DE 16' EEUW 341 



Dcn Reghel \\ der longhers \\ Ende is eenfalich onderwijs ende funda- 
Ij ment des Kerjfen gheloôfs j Seer profijte- \\ lijck gheleert ende gbelefen / 
voôr aile !l leecke ongeleerde menfchen en- ji de befonder voôr aile l! lon- 
ghers. Il Ghemaécl doôr M. la/par Kerf- | avent / Priéfter. \\ Eccleftaft. 
6. Il Kint van iiwer ioncheyt ontfangt leeringhe, \\ ende tôt dat grijs haér 
Juldy luijsheit vinden. \\ Die Thiénjh editie. |i Tôt Loven. 11 By Rutgerum 
Velpium in Ingelborch \\ Int laer ans Heeren ij'J}. \\ Met Privilégie. \\ 
Men vindt defe hoecxkens ooc te coope tôt Mechelen, || bij lan mijns 
Heeren ghejvvorcn Boeckvercooper op 1; S. Rombouts Kerckhof. i| 

20 ongenummerde bladen 8°, gemerkt Aij-Cij ; goth. 
en rom. letter. H et boekje bevat Corte spcllinghe. Sesse 
A. B. C, verder gebeden en onderricht in de christelijke 
. leering, en eindelijk eene lijst cijfers. 

Op de laatste bladzijde, dit voor ons belangwekkend 
bericht : 

Schoone verclaringhen opden Pater nojler. Aue Maria. Credo, vij. 
Sacranienten. x. gheboden Gods : Ilcni van die gheboden der H. Kercke, 
van die vij dootfonden, met dié contrarie deuchden. vij. gauen des 
heylichs gheejfs, viér luterjle, met andere dinghen, hier int cort ghejlelt, 
hebdy in onse boecken : Dat fiindaïuent des gheloofs, ende, Van die vij. 
dootfonden, nu onlanx ghedruct. 

Wij mogen hieruit wel afleiden dat een Fimdament des 
gheloofs en een Van die vij. dootsonden, gedrukt bij Rutgeei t 
Velpius c. 1573, insgelijks het adres van Jan Mynsheeren 
dragen. 

De drie hier beschreven boekjes zouden, wegens hun 
geringen omvang, zeker niet bewaard zijn gebleven — en 
vooral niet bewaard in zulken voortreffelijken staat als 
ze zijn — waren ze niet blijkbaar zôô gekocht, zôô inge- 
naaid geweest, met nog drie andere, in een stevig stuk 
perkament door den eigenaar, Claude V^erre3^dt, van 
Mechelen. Aan de binnenzijde, dwars over den rug van 
den omslag, leest men in groote kapitalen : GLAVDE. 
VERRY :| DT [eenige uitgewischte letters] |1 [nog vier 
bijnagansch verdwenen letters] i565 ; en lager, in loopend 



342 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

schrift : Claudino Verrcydt M cchliniensis ; 00k bovenaan de 
eerste bladzijde van het boek schreef die man zijn naam. 
De zes werkjes, aile bij R. Velpius gedrukt, werden 
zonder twijfel omstreeks denzelfden tijd, wellicht inéens 
(de frischheid der exemplaren, waarvan de bladranden 
gaaf zijn, toont het aan) bij Jan Mynsheeren gekocht. 
Wegens die omstandigheid is het niet zonder belang, hier 
00k de drie andere drukjes te vermelden, waarvan het 
eerste trouwens een werkje van Jasper Kersavent is : 

Colvmne \\ der zuaerheyt / || Verclarende dut Neghenfie Ariikel des || 
Chrijîen gheloofs, van die warachtighe \\ Catholijcke gbemeyne en fien- 
lijke Chrifien || Kercke (die een Coliunne en vafiicheyt der || waerheyt is) 
waer, ende by wie^ify is : ende || by wat teeckenen fy ghekent ende onder- j] 
fcheyden wort wt aile feclen en kettenjen, || daer die Chnjlen Kercke |l 
niet en is, |I VVt die Heylighe fcrifturen, ende vvt || die Boecken der 
beiligher Leeraerts || ver^adert, ende tfamen ghe/felt. \\ Door M. h/par 
Kerjauent priefterl || [Fleuron] || Tôt Loven, || Bij Rutgbeert Velpius, 
ghefworen Lihrier || In Inghelborch. \\ Met des Conincks Priuilegie, || van 
4. iaren. ijSy. \\ 

40 genummerde bladen 8°. De geestelijke goedkeuring 
(bl. 40"; get. : Cunerus Pétri de Brouwershaven) is 
gedateerd van den 18" September i567; het privilège 
(bl. 40^) werd verleend den 23" September i5dy. 

Bij dit ailes is gebonden Den Spiegel der Liefhebbers deser 
werelt... ghemaect door den... Leeraer Dionysitim Rijckel, 
Carthuser (24 bladen), en Litanie Der H. Roomscher Kercke 
(8 bladen), beide zonder jaartal. 

In het « Quohier van den x" penninck » van 1678, 
is Jan Mynsheeren tweemaal ingeschreven. Hij bezat 
een huis in de Koestraat, dat ledig stond, en woonde in 
een ander eigendom van hem, palende aan het stad- 
huis : 

1578. St-Romboutsparochie. — f. xL (onder : « dander zyde van- 
der coestrate beginnende van aende brugghe [« trecktanghbrugh »J 



IN DE l6' EEUW 343 



op de slincke zijde »). — Jan mynsheeren proprietaris van synen 
huyse ledich geesf' tsj''^ op [niet ingevuld]. 

Uit eene nota gekribbeld op den rand blijkt dat 
« destimatie... uit voorgen quohier [dit van 1374?] niet 
gevonden is... « 

Verder treft men aan onder de bewoners van « de 
huysen staende rondtoem Tstadthuyse : » 

Jan minsheere proprietaris van synen huyse geesf^ tsj" op xx gul- 
den. Ontfaen den x" penn. ij £. 

In iSSg woonde een verwante van Jan Mynsheeren in 
een der « huysen vander Groote Merckt metten teerlinck 
rontsome vanden Beyaert alhier », wellicht in hetzelfde 
huis : 

f. vii)'°. « Peeter myns heeren huert tôt xxx gui. v"" den x" en xx'^, 

iiij £ X s. 

Er is aanleiding cm te veronderstellen dat Jan en 
Peeter beide zoons waren van Frans Meynsheeren, den 
voortreffelijken « cleystekker », lees beeldhouwer, wiens 
loopbaan van i535 tôt i565 door Emm. Neeffs wordt 
gevolgd (i), en zij van hun begoeden vader de huizen 
erfden die zij in i5y8 bewoonden. Peeter Mynsheeren, 
dien Neeffs niet kent, is insgelijks beeldhouwer; in het 
Quohier van iSyS staat hij bij de bewoners van « de 
zyde beginnende van aende bagijnestraete Streckende 
tôt Aende hondtsbrugghe » : 

« Peeter mynsheeren cleysteeckere proprietaris van synen huyse 
geesV' ts''^ op xij gui, Ontfaen den x^ pen. xx iiij s. » 

Wij zegden reeds (2) dat Jan Mynsheeren « boecbinder 
aent kerchooff » overleed den i5" Mei 1079. De boek- 
handel werd nochtans voortgezet door zijne weduwe. 



(i) Histoire de la Peinture et de la Sculpture à Malines. 
(2) Mechelsche BoekUnders, blz. 279. 



344 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

Lincken M3msheeren, die in 1 58 1-82 (i) niet alleen 
registers bond voor de stad, maar oolc betaald werd voor 
<( eenige leveringhe van boecken aende ministers ende 
dienaers vanden kercken gelevert », dus — we zijn in den 
Geuzentijd — aan de protestantsche predikanten. 

Vincent Mûris 

Wij kennen Vincent Mûris als boekbinder in 1 569-70; 
hij zal wel 00k dan boekhandelaar geweest zijn. Met 
Plantin deed hij zaken van den 12" Mei 1570 tôt aan 
zijn dood in November-December 1578 : in 1570 kocht 
hij boeken voor 27 gulden; in 1571 voor 28 g. i s.; in 
1572 voor 17 g. i5 s.; in i573 voor 3g g. 18 s.; in 1574 
voor 3i g. 16 1/2 s.; in i575 voor 39 g. 7 s.; in 1576 voor 
47 g. i3 s.; in 1577 voor 58 g. i s.; in, 1578 voor 21 g. 
3 s.; zijne weduwe kocht er in i58o nog voor 12 g. 3 1/2 s. 

Een groote verscheidenheid was er echter niet in den 
voorraad dien hij in den Gulden Passer dpdeed; benevens 
brevieren, getijden en gebedenboeken, soms een missaal, 
eenige Latijnsche klassieken en wat Vlaamsche volks- 
literatuur, die we bij andere boekverkoopers reeds ont- 
moetten, koopt Mûris bij Plantin 12 Index [librorumj 
prohibitorum, 2 Dictionariiim germanicolatimim, 4 Consilie 
[van] M échelon, de Emblemata Alciati en de Emblemata 
Jimii, 12 Responces a Swartemberg, 5o placartz de la paix, 
35 listes des moyens en een groot aantal schoolboeken van 
Despauterius, Hunaeus en Costerus. Van Mûris kreeg 
Plantin in '71 een Corpus canonicum, in i573 een Virgil 
f" fig. basilia, in 1574 2 plutarchi vita f" gebonden. 

Mûris dreef 00k handel in perkament. Zijne betrek- 
kingen met Plantin begonnen toen hij in 1570 dezen 

(i) Zie blz. 279. 



IN DE l6' EEUW 345 



laatste 102 pond perkament leverde voor 22 gulden ig 
stuivers, welke waarde hij voor de helft in geld, voor de 
andere helft in boeken ontving. In iSyi verkoopt Mûris 
aan Plantin 47 pond aan 6 st. en 33 aan 5 st.; in i573 
een boek perkament van 10 pond, voor 2 gulden 5 stuivers 
met een stuk lijnwaad van 5o ellen aan 7 stuivers de elle 
— wat zou laten vermoeden dat Mûris er 00k een lijn- 
waadwinkel op nahield. 

Den 12" November 1578 komt Mûris zelf te Antwerpen 
nog betalen en neemt eene partij boeken en almanakken 
mêe; den 3o" December daaropvolgende worden alma- 
nakken en cartabellen aan de weduwe besteld. Herhaal- 
delijk gaat zij in 1579 bij Plantin te winkel en neemt 
er hoofdzakelijk schoolboeken; den 18" Mei i58o levert 
zij 75 pond perkament. Het is mogelijk dat zij nog 
een tijd verder, met haren zoon Aert Meuris, den 
boekbinder (i582) (i), winkel en werkplaats hebbe open- 
gehouden. 

In 1574 woonde « Vincent Meuris, boeckvercooper », 
in de Kathelijnestraat aan « Dandere zijde [de linker- 
zijde, in de hier aangeduide richtingj beginnende vande 
Stalen brugge tôt aen St-Rombouts kerck hoff », en wel 
in zijn eigen huis, volgens het « Quohier van den x" ende 
XX" penninck » van 1578 : 

Vander zijde vandei kathelijne straeten beginnende aende Honts- 
brugghe ter slincker zijden Tôt aen S' rombouts kerckhoff :.. 
Vincent morees proprietaris van synen huyse geestimeert tsj" op 
xiiij £. Ontiaen den x" penn. xxviij s. 

Jan Franchoys 

Over Jan Franchoys, een der boekverkoopers ge- 
noemd in het vertoogschrift Draecx, heb ik niets 



(i) Zie Mechelsche Boekbinders. 

23 



346 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

anders aangetroffen dan de vermelding van zijn begra- 
fenis (i) : 

St-Janskerk, 1572. — Jan franchoys penultima augusti iiij Tb. 

Hij was vast nog niet als boekhandelaar gevestigd in 
i55g : in het tiende-penningboek van dat jaar is hij niet 
opgeschreven. 

Bernaert vanden Putte 

Bernaert vanden Putte is vermeld in de lijst der druk- 
kers en boekhandelaars met wie Plantin in betrekking 
was, opgenomen in de folio-uitgave van Max Rooses' 
Christophe Plantin; hij staat daar bij de Mechelsche boek- 
verkoopers. Vôôr de verschijning van Rooses' werk was 
Bernaert vanden Putte slechts bekend als houtgraveerder 
.en landkaartenmaker, en dan nog bitter weinig : àe Cata- 
logue de la Collection Ter Bruggen. Eaux-fortes et Gravures 
de maîtres anversois et des peintres et graveurs qui ont été 
membres de la Gilde de Saint-Luc. Propriété de la Vtllc 
d'Anvers, i^j^-iSyS, weet ervan dat hij is « cartier et 
graveur, né en i528, reçu dans la confrérie de St-Luc, 
en 154g, mort le 25 juillet i58o » en volgens een bijhoo- 
rige nota beteekent dit dat de man te Antwerpen over- 
leed. De biografische aanteekeningen — naar het schijnt 
geleverd door Frederik Verachter, den vroegeren archi- 
varis derstad Antwerpen, — zijn gevolgd van deze bemer- 
king : « Les œuvres de ce maître n'étant signées que 
d'une lettre et d'autres ne l'étant pas du tout, sont restées 
généralement inconnues ». De verzameling Ter Bruggen, 
thans in het Muséum Plantin-Moretus, bevat een plaatje 



(i) Bij Delafaille bekend, die den 28° Augustus opgeeft. 



IN DE 



l6* EEUW 347 



dat aan Bernaert vanden Putte wordt toegeschreven ; het 
is een houtsnede voorstellende de vermakelijkheden in- 
gericht op de Schelde vôôr Antwerpen, toen in 1564 de 
stroom was toegevrozen (i). Beneden rechts is het stuk 
met een naar links gewende P gemerkt. Het is uit een 
boekblad geknipt ; dezelfde houtsnede komt inderdaad 
voor op blz, 443 van Die Nienwe Chronijcke van Brabandt 
of tvervolch vandc onde Midtsgaders Vlaenderen Hollandt en 
Zeelant (Antwerpen, Jan MoUijns, i565) waar, boven de 
gravuur, staat : 

Des Vvinters Coiithext, die vindt ghy hier in befchreuen, 
En vvat hy in dees Nederlanden heeft bedreiien. 

De enkele andere houtsneden, die het boek versieren, 
hebben geen giaveursmerk. 

Volgens de Liggeren der Antwerpsche Sint-Lucasgilde 
werd Bernaert vanden Putte, figuersnijder, in i54g als 
vrijmeester aangenomen; in i5by leert Hans Heyns bij 
hem, in i558 Teunne van Leêst, in 1567 een Baptista 
en in i56g een Gilliame. Tôt dit laatste jaar toe heeft 
hij dus Antwerpen niet verlaten. Eene dubbelzinnigheid 
in het getuigschrift, door Plantin in i5y5 afgeleverd aan 
den graveerder en plaatdrukker Antoon van Leest, zou 
laten gelooven dat Vanden Putte ook te Parijs gearbeid 
heeft : 

Le 23 Novembre 1575. Antoine Van Leest tailleur et imprimeur de 
figures aage denviron trente ans ma exhibe lettres testimoniales de sa 
bonne vie catholique en datte du 17 de ce présent mois soussignées 
Sébastian Baers et semblables expédiées soubs le scel de messieurs de 
ceste ville dAnuers en datte du 10 du mois soussignées Martini. Et 
interrogue sur le faict de tailler et imprimer figures a respondu auoir 
aprins et exerce led(it) art chez Bernard Vand(en) Putte a Paris et 



(i) Eene kopersnede naar dit plaatje, met weglating van het mark, staat 
buiten tekst in het Belgisch Muséum van 184 1, blz. 40, waar het behoort bij 
een artikel van Darings (K. L. Torfs) over strenge winters te Antwerpen. 



348 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 



depuis en ceste ville dAnuers Et de faict y est trouue fort expert par- 
quoy voulant exercer led(it) art d'imprimer figures avec leurs expli- 
cations en bref et quelques autres telles menutes sur u ig coste d'une 
feuille ie lu}' ay ordo(n)ne de s'adresser a la Cour et densuiure les 
ordonnances de sa maieste faictes et a faire (i). 

De zinsnede waarin Van Leest verklaart zijne kunst 
te hebben geleerd en uitgeoefend bij Vanden Putte, te 
Parijs en sindsdien te Antwerpen kan 00k zoo worden 
verstaan, dat « bij Vanden Putte », « te Parijs » en « te 
Antwerpen » drie afzonderlijk perioden in Van Leest 's 
loopbaan afteekenen ; wat ervan zij,we vindenslechtséene 
gaping van belang in de inlichtigen die het Plantijnsch 
archief over Vanden Putte leveren van i558 tôt i5y5, 
namelijk tusschen den 29" April i56i en den 24" Mei i565; 
dat is voor een goed deel tijdens de afwezigheid van 
Plantin ; binst dien tijd kan Vanden Patte met Van Leest 
te Parijs verbleven hebben. 

In de rekeningen van Petrus Draecx bij Plantin zagen 
wij den graveerder, soms « bernart le paintre » of « ber- 
nard tailleur des figures » genoemd, als tusschenpersoon 
voor bestellingen optreden in i558 en '5g, in i565 en '66. 
Twee landkaarten gesneden door Vanden Putte zijn ons 
daaruit bekend : eene Francia (22 Dec. iSôy) en eene 
Gallia (i568) — misschien dezelfde. 

Vanden Putte zelf kocht den i" Januari i558 bij 
Plantin 12 Almanachs plats; in i56i levert deze hem 
I Eiiropa Vopellii en gekleurde en ongekleurde Eiiropa 
mercatoris; hij noemt hem « taylleur des cartes ». In i566 
begint echter een tamelijk drukke handel in landkaarten, 
die in 1374, wanneer de graveerder reeds een paar jaren 
boekverkooper te Mechelen is, gestaakt wordt. Plantin 
levert hem exemplaren van de kaart van Europa ver- 
vaardigd door Mercator; Vanden Putte schildert kaarten 



(i) Archief van het Muséum Planlin-Moretus. Certificats d'imprimeurs, f, 17*°. 



IN DE l6' EEUW 34g 



en levert er in hout- en in kopersnede die gemaakt zijn 
door Ortelius, Vopelius, de Jode en Mercator. 

Vast onder den invloed van zijn vriend Peeter Draecx 
toog Vanden Putte in 1572 naar Mechelen en opende er 
een hoekwinkel. Den 2" Januari i5y3 wordt voor « Ber- 
nard vanden Putte tailleur des figures et libraire a 
Malines » eene nieuwe rekening in Plantin's grootboek 
geopend : zijne vrouw « estant présente en anvers » kocht 
2 Leven der Maechden, eenige ingebonden Horac, 2 Théâtre, 
2 Dùirnale, en 12 Cartabellcn. Den 16" October kwam 
Bernaert zelf halen 14 Diurnale van verschillende soort, 
2 brevieren, 2 getijden en 6 schoolboeken van Despau- 
terius benevens 2 Leven der Maechden. Den i5" Januari 
1574 kreeg zijne vrouw mêe 6 Diurnale, 3 Horae, 3 Théâtre 
du monde en 4 Décréta Synodi M echiiniensis . Plantin 
betaalde Vanden Putte voor slot van rekening den 
17" Januari i5y5. 

De belangrijkheid van den handel onzer boekver- 
koopers is voorzeker niet nauwkeurig af te meten naar 
het cijfer der zaken die zij deden met Plantin; maar het 
zal wel niet verre nevens de waarheid zijn te beweren 
dat Vanden Putte 's boekwinkel niet erg draaide : hij 
zou immers, had hij veel boeken noodig gehad, ze besteld 
hebben bij den Antwerpschen aartsdrukker, van wien hij 
altoos geld te trekken had voor levering van kaarten. 

In November 1574 woonde in Sint-Romboutswijk, 
« beginnende aen de Groot brugge op de zijde van de 
Moor comende lancx Den Steenwech tôt op den hoeck 
van der baggyne strate by St-Rombouts kerckhoff » : 
« Bernaert in 't Gulden vlies boeckvercooper ». Het 
Gulden Vlies is het huis n' 14 van den Steenweg (i); het 
draagt nog dien naam. 



(i) Volgens A. Reydams, die de benaming opgeeft als bestaande in 1647; 
het huis is reeds bekend in de impostenboeken van 1578 en iSgg. 



35o BOEKHANDELAARS TE MËCHELEN 

Emm. Neeffs (i) zegt dat « Bernard van den Putte, 
graveur sur bois à Malines, tailla les planches des armoi- 
ries du pape et de la ville, dessinées et peintes par 
Chrétien de Bruyne à l'occasion du jubilé. A ce sujet on 
lit dans les comptes communaux, ï5y5-y6 .... » 

Dan volgt een post die niet in de rekening van 1575-76, 
doch in diegene van het volgende jaar staat en die geheel 
uit zijn verband gerukt is. Vanden Putte sneed, naar de 
teekening van Pieter vander Borcht, de wapenen van 
den paus, van den koning, van kardinaal Granvelle en 
van de stad : 

1576-77, f. CLxvij. — Peeter vander borcht voor daffteeckenen 
vanden wapenen vanden paus Cc^ Ma' ende den Cardinael granuelle 
mette wapene deser stede per ordonnan. xxx s, 

Bernaert van den putte figuer Steker dat hy ter ordonnan. van myn 
Heeren vander weth dese bouengescreuen wapenen gegraveert heeft 
per ordonn. iiij £. 

In 1578 woonde Vanden Putte niet meer te Mechelen; 
in het impostenboek van dat jaar vindt men onder de 
bewoners der huizen « beginnende van opde grootbrugghe 
streckende Lancx dye zijde tôt aan bagynestraete » : 

(f. xj) Jan Roobosch huert syn huys tvlies vande wedu^ te temsche 
voor xxx £ tsj". 

Jan van Campenhout 

Bij den dood van Peeter Draecx was er nog een enkel 
boekverkooper te Mechelen, namelijk Hans (van) Cam- 
penhout, die in i585-86 als stadtsboekbinder optreedt (2). 

Jacob Heyndricx, onze eerste drukker, was in i582 
gestorven. Het is nog niet zeker dat hij te Mechelen een 



(i) Histoire de la Peinture et de la Sculpture à Malines, t. I, p. 5o2. 
(2) Zie Mechelsche Boekbinders. 



IN DE l6^ EEUW 35l 



boekwinkel hield, al is dit waarschijnlijk : hij is dezelfde 
als de Jaques Heynricx, boeckvercooper, die in iSyy 
als vrijmeester in de Antwerpsche St-Lucasgilde werd 
aangenomen, — dezelfde als de Antwerpsche drukker 
van dien naam, van wien uitgaven verschenen in i5yg- 
i58i bekend zijn (i); zijne rekening bij Plantin, begon- 
nen den 4" Februari iSyg, loopt slechts tôt den 16" Juni 
i58i ; tijdens de eenige maanden, die hij nog te Mechelen 
doorbracht, dreef hij dus geen handel meer met Plantin ; 
anderzijds zou zijn rekwest (2) aan het Mechelsche magis- 
traat, waarin hij klaagt, van de 1200 door hem gedrukte 
Kinder leere geen zes verkocht te hebben, laten gelooven 
dat hij wel boeken per stuk aan den man bracht en dus 
een winkel had. 

Van Gielis van Craenenbroeck, onzen tweeden drukker, 
van wien we niets meer vernemen na 1 583-84 (3), weten 
wij evenmin of hij boeken te koop stelde. 

Lincken Mynsheeren heeft het waarschijnlijk niet lang 
na 1481-82 uitgehouden. 

Bij het einde van i585 was Hans Campenhout als 
boekhandelaar gevestigd : den 16" November van dat 



(i) En die, naar ik reeds kon vaststellen, meer dan een naamloos pamflet 
drukte. Over den ijverig voor zijn protestantsche overtuiging en voor de 
Staatsche politiek werkenden Jacob Heyndrickx hoop ik, in het volgend 
Bulletin meer te kunnen mededeelen. 

(2) Inventaire des Archives, t. VI, p. i66, n° i6. — Overgedrukt bij Delafaille, 
blz. 42. 

(3) Delafaille (blz. 47) zegt : « Na de overgaaf van Mechelen, van 19 Juli 
i585, aan de Spanjaarden, wordt er van Gielis van Cranenbroeck geen 
spoor meer gevonden »; hij kan echter de aanwezigheid van den drukker te 
Mechelen slechts bewijzen tôt in i582-83. In de stadsrekening van i583-84 
vind ik nog eene betaling ten bâte van G. v. G. aangeteekend : 

f. 86vo. — Betaelt Gielis Craenenbroeck voer tdrucken van secker placcaeten ten behoev van- 
der weth byden selven gedaen per ordinan. quitan. iiij £'• 

Wij mogen dus hopen dat niet alleen eens de hand worde gelegd op 
eenig exemplaar van het plakkaat « op stuck... vander haestige siekte » van 
i582 of i583, maar 00k op andere drukken door van Craenenbroeck aan het 
Mechelsch magistraat geleverd in i58i-i583 en misschien 1584. 



353 BOEKHANDELAARS TE MECHELEN 

jaar gaat hij voor de eerste maal te winkel bij Plantin. 
Aan het Mechelsch gemeentebestuur leverde hij de alma- 
nakken voor iSSy : 

Stadsrekening 1586-87, f. Cxxix. — Betaelt hans campenhout 
boeckbinder voor dbinnen ende Leueringhe vanden parquemente 
van vier registers voorden greffier van Ophem, mitsgaders eenen 
registre voorde Tresorye ende voor dalmanacke te nieuwsjaersmisse 
naer coustume beloopt tsam^n per ordonnan. iij £ iiij s. 

Jaarlijks komen posten van dien aard ten bâte van 
Hans Campenhout in de stadsrekeningen voor, tôt 
1642-43. 

Van i585 tôt 1626 dreef « Jan van Campenhout, 
Libraire à Malines », een drukken handel met Plantin, 
met Jan en met Balthasar Moretus. In i586 koopt hij in 
den Gulden Passer voor 3 g. i s., maar het volgende jaar 
stijgt het cijfer tôt 36 g. i s., verdubbelt, verdrievoudigt 
spoedig in de volgende jaren ; van 1601 tôt 1607, van 
1617 tôt 1621, werden die betrekkingen gestaakt, maar 
tusschen die perioden waren ze tamelijk regelmatig; in 
162 1 bestelde Van Campenhout slechts eenmaal boeken; 
nog tweemaal in 1624 en voor het laatst den 3o" April 
1626. Benevens den gewonen voorraad geringe boekjes 
en schoolboeken, die ook de winkels zijner collega's van 
vroeger vulden, had Van Campenhout missalen en 
brevieren, plaatwerken, woordenboeken, geschiedkun- 
dige werken te koop. Hij leverde aan Plantin wel eens 
perkament (een boek van 7 1/2 pond in i586) en bezorgde 
hem in i587 voor 21 gulden Grieksche boeken, die 
buiten den handel begonnen te geraken, drukken van 
Estienne, van de Alde's, andere die te Bazel verschenen 
waren. 

Jan van Campenhout woonde vêle jaren in een der 
huizen die aan het stadhuis païen. In de « Rekeninghe 
vanden twintichsten penninck j) van iSgg, treft men hem 



IN DE l6' EEUW 353 



aan in de lijst der burgers wonende aan « het Stadthuys 
metten huysen daer rontsomme » : 

f. 45"°. — Jan van campenhout huert een huys vande kerckmrs S* 
Rumoldi tsiaers xxij gulden comt xxij s. 

Volgens het « Cohier vanden xx° penninck » van 1643 
woont nog zijn zoon Franchoys van Campenhout, de 
boekbinder, in een der « kapittelhuysen » rond het stad- 
huis. De vader zal dan wel altijd daar zijn winkel en zijn 
werkplaats gehad hebben. 



Prosper Verheyden. 





MÉLANGES 



Almanachs Malinois 




Quelques notes recueillies au cours de nos lec- 
tures pourront servir à compléter l'étude très 
documentée de feu notre confrère Zech- 
DuBiEz, parue dans le XII'"' Bulletin (1902) de 
notre Cercle. Pour cette raison, nous avons cru utile de 
les réunir ici. 

Le bulletin du « Cercle Historique et Archéologique » 
de Courtrai, 1904-1905, 2' année, contient une étude 
intéressante à plus d'un point de vue, très consciencieu- 
sement faite par M. G. Caullet, d'une série de i55 
almanachs-placards, que l'auteur a eu la rare fortune de 
découvrir dans les archives de la ville de Courtrai. 

Parmi ceux-ci, il en est deux sur lesquels nous voulons 
attirer particulièrement l'attention des Malinois ; l'un 
est l'œuvre, ignorée jusqu'ici, d'un de nos concitoyens, 
docteur en médecine, et l'autre celle d'un mathématicien 
d'origine inconnue, que nous croyons toutefois être 
Malinois, ce que du reste nous allons essayer de prouver. 
Le plus ancien de ces deux almanachs est celui du 
Médecin Camille Van Castre, qui de son temps occupa, 



356 MÉLANGES 



avec notre illustre Z)o(^Oi?«5, l'honorable fonction de médecin 
juré de la ville de Malines (i). L'almanach date de 1576, 
et voici en quels termes M. Caullet, le signale : 

Almanack ende Prognosticatie van dm Jare ons Hcercn 
Jesu Christi M. D. LXXVL jl 

In-folio piano, 6 colonnes longitudinales, plus une 7"'% 
plus large; caractères gothiques, lettres rouges et noires. 

La 7'"' colonne contient : Ghecalcideert door D. Camillus // 
van Castre / Doctoor ende gheswoo- jf ren Medecyn der stadt 
van II Mechelen. jj (filet); Die Déclarât ie van de- jj sen Al- 
manach. 7 M. D. LXA^ F/. // renfermant les instructions 
usuelles. 

En-dessous, le long des 7 colonnes : Gheprint Thant- 
werpen, mde Canierstraet, in den Svverten Arent, by my 
Henrick vander Loe. Met Gratie ende Priuilegie. Onderteeckent 
H. Hendriek Diinghen, S. T. D. // 

A côté de la rareté de l'exemplaire, cet almanach a 
encore la particularité d'être le seul connu de l'imprimeur 
Henri van der Loe. 

Un autre almanach de la série publiée par M. G. Caul- 
let, est l'œuvre d'un J. B. Auxstruyes s'intitulant 
mathématicien, sans toutefois indiquer le lieu de son 
origine ou de sa résidence. 

L'almanach date de 1614 et est décrit en ces termes : 

Almanach Pour l'An M. DC. XI III. Diligemment calculé 
par M . lean Baptiste Austrncij . 

In-folio piano, 7 colonnes longitudinales ; caractères 
romains, impression rouge et noire. Chaque mois est 
accompagné d'une vignette allégorique, gravée sur bois 
(H. o"023, L. o"'o52). 

La 7'"' colonne contient : Canon ou Déclaration de // 
cestuy nostrc Almanach 1614 / De la Nauigation des Bruxel- 



(i) Cfr. notre travail : Aperçu historique sur la Médecine et les Médecins à 
Malines, 1900. 



mi 



•X2, 

pec 



SîJ 



-ocrgi; uir le zoo inj 

Bicrvîicr. yjj 

Bîanclfcnbcrch 

HauredeBruxel. 

Calais 

Dora'reclit 

Dunckcrcicô 

Denrcmondc 

Efcluzc 

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Maiiju^ vt! 
Midciborcli u/ 
Nei^fe ijz 

Of fende \)jz' 
Roftcrdam juj 
iTcnifcIic vu 

w.'llcbrocc Viîz 
[Zicrick'zcç-vujr, 
/Gouwe V 



Auec les glictîts de Bruxelles, & d'Anucrs. 







Par ^' R ^^A>î^ BA PTÎST^^ 
Aullruci},MathemTtiCîem' ' * 



autre. îJcmrvlîîi, 



Planche XXVIII 



ALMANACHS MALINOIS 357 

/^5./ (cette rubrique est accompagnée de la vignette d'un 
vaisseau à voiles); Temps pour se marier. ,• Les Quatre 
temps de l'an que on doit jeûner, y ; Les signes des sept Plan- 
ètes. // ; Les Aspects des Planètes, ^; Les douze signes 
célestes. ./ ; Pour la commodité des Voyageurs. / 

Vient ensuite une gravure sur bois (H. 0^042, L. o"'o52) 
représentant l'astrologue Austruyes dans sa chambre 

d'étude; au mur est suspendu son écu (de fascé de... 

chargé de 3 hures de sanglier). Sous la vignette : Par 
M. Jean Baptiste / Austrucij, Mathématicien. // 

Au bas de la pièce, la souscription : A Anuers, chez 
Abraham Verhoeuen, sur la Lombaerde Veste, au Soleil d'Or. 
1614. Auec Grâce et Prcuilege. L'vn signé T. De Berty, 
L'autre /. Fourdin. 

Le nom de Auxstruyes éveilla notre attention, parce 
qu'au xvi^ siècle, un membre du Grand Conseil, établi 
en notre ville, portait ce même nom. Celui-ci, du prénom 
de Jean, était conseiller ordinaire et maître des requêtes 
au Grand Conseil, et habitait la maison sise rue des 
Vaches (aujourd'hui rue Frédéric de Merode), n° 52), occu- 
pée après lui par le Docteur André Canton, aujourd'hui 
par M. Cracco (i). 

Nous avons cherché à compléter ces données, afin 
d'identifier l'auteur de l'almanach et à établir sa descen- 
dance du conseiller du Grand Conseil. 

D'après ce que nous avons pu trouver, il y a tout lieu 
de le croire. 

Le portrait que nous avons l'avantage de reproduire 
ici, grâce à l'obligeance de M. G. CauUet, auquel nous 
nous faisons un devoir d'adresser nos remercîments, nous 
fournit une première présomption. (Planche n° XXVIII). 
Ce portrait porte, comme la description le signale plus 
haut, un écu de. . . fascé de. . . chargé de 3 hures de sanglier. 



(i) Cfr. Aperçu historique de la médecine, etc., article Docteur Canton. 



358 MÉLANGES 

Or, ce même écusson se retrouve sur deux aquarelles 
faisant partie de la collection de nos archives communales, 
exécutées par Van den Eynde, d'après des originaux peints 
sur toile, et reproduisant des séances du Grand Conseil. 
La note explicative qui se trouve sous les dessins attribue 
l'écusson aux têtes de sanglier à Jean Auxstruyes, conseil- 
ler, assistant comme tel à ces séances. 

M. L. Stkoobant, notre ancien président, dans sa 
publication sur les Magistrats du Grand Conseil (i), 
décrit le blason du chevalier Jean Auxstruyes en ces 
termes : D'or à lafasce de gueules, accompagnée de trois (2,1) 
hures et cols de sangliers de sable défendues d'argent. 

Il correspond donc en tout à celui figurant sur le 
cliché. Cela nous permet déjà de conclure que le Con- 
seiller et le Mathématicien appartiennent à la même 
famille ; il s'agit encore de rechercher si l'auteur de 
l'almanach est Malinois. 

Nous pouvons établir tout d'abord que le Conseiller 
Auxstruyes a fait souche à Malines, par la liste des 
promotions dans la faculté des arts à l'université de 
Louvain, de l'année 1540, dans laquelle figure, à la 23'""" 
place, Charles Auxstruyes, de Malines (2). 

Enfin, nous avons trouvé un argument qui nous paraît 
plus décisif encore. Les registres paroissiaux, conservés 
à l'hôtel de ville, nous renseignent les naissances de deux 
enfants, nés de Jean-Baptiste Auxstruyes (Austruce, Aii- 
struys), et de Marie de Paepe (Spapens, Spaeps); le 
premier de ces enfants est baptisé dans la paroisse St- 
Rombaut, à la date du 7 juillet i588; l'autre, baptisé le 
25 janvier 1598 dans la paroisse de N.-D. au delà de la 



(i) L. Stroobant, Les Magistrats du Grand Conseil de Malines. Anvers, igoS. 
Impr. Vve De Backer. 

(2) E. Reuseks, Promotions à la faculté des arts de l'université de Louvain. 1869, 
impr. Ch. Peeters. 



ALMANACHS MALINOIS SSq 

Dyle, est né des mêmes parents, habitant alors la rue 
Montagne-aux-corbeaux. 

A côté de la présomption fournie par la similitude 
des écussons, nous avons la preuve que les Auxstruyes 
ont fait souche à Malines et qu'un membre de cette 
famille, du prénom de Jean-Baptiste, vivait à Malines 
vers l'époque de la publication des almanachs. 

Le doute ne nous paraît donc plus possible, et nous 
croyons ne pas faire erreur en considérant le Mathéma- 
ticien Jean-Baptiste Auxstruyes comme Malinois. 

Une dernière preuve serait à chercher dans l'alliance 
de la famille Auxstruyes avec celle du médecin 
Franco , dont le mathématicien , en tête d'autres 
almanachs, dont nous parlons ci-dessous, se dit être 
le neveu. 

A la vente de la bibliothèque de feu le chev. Gust. 
van Havre, qui eut lieu à Amsterdam, du ii-i5 déc. 
igoS, deux almanachs de ce même Auxstruyes ont été 
acquis par la bibliothèque communale d'Anvers. 

L'un d'eux date de 1616 et a été décrit, avec de nom- 
breux détails, par M. Emm. de Bom, dans la revue 
« Tydschrift voor Boek- en Biblioteekwezen », igoS, n°4, 
dont nous extrayons les renseignements suivants : 

«Almanach / ou lournal.pourl'AnBi-/ sextildenostre 
Seigneur. M. DC. XVL Par M. lean Baptiste Aux- 
struies. // Gentil homme, et Nepueu du deffunct /' M. Iean 
Franco. ;> (gravure sur bois : l'écu de l'auteur : trois 
têtes de sanglier ; à gauche de l'écu l'inscription : Aude et 
auge, à droite : Aut strues, aut rues [sic]). 

» A Anuers, chez Abraham Verhoeuen, sur / la Lom- 
baerde Veste, au Soleil d'Or. 1616 ^ (filet) / Auec Grâce 
et Preuilege. ./ in-i6. 32 pp. Caractères romains, rouges 
et noirs. » 

A la page 2 et 3, une petite carte géographique : 
Afbeeldinge van de gheheele weirelt. 



360 MÉLANGES 



A la page 4 : Canon ou Déclaration de / Cestuy nostrc 
Alnianach 1616. .{/ 

A la page 7, sous le titre : Pour la Comvwdité des 
Voyageurs, l'indication des marées pour des localités des 
Pays-Bas et du Nord de la France. 

Ensuite le calendrier avec une gravure sur bois, très 
grossière, au-dessus de chaque mois. 

Suit à cette première partie : 

Prognostication . pour l' An Bissextil de nostrc Seigneur ^ 
M. DC. XVI. ' Calculée par M . Jean Baptiste Auxstruies, / 
Gentilhomme, et Cousin du dejfunct / M. Je/'.n Franco. (La 
gravure sur bois portant les armoiries de l'auteur) 'A Anuers, 
Chez Abraham Verhoeucn, sur la Lombaerde Veste au Soleil 
d'Or. 16 16. (filet) Auec Grâce et Preuilege. ,■ in-i6°, 
32 pp. caractères romains. 

A la page 3 : Prologue ou discours au bening Lecteur. 

A la page 3o : Vidit fi approbauit, Egbertus Spitholdius, 
Cano- Il nicus à Plebanus, Ant- // uerpiensis. // Auec Grâce et 
Preuilege. 

A la page suivante : 
Previlege. 

Il a pieu a Leurs Altezes Serenissimes . de perm.ettre à 
Octroyer a Abraham Verhoeucn depouuoir Ixy seul Impri- / 
mer vendre ci distribuer l'A Imanach / à Prognostication pour 
l'An de nostrc Scig?tcur 16 16. faicte par M. JEAN , BAP- 
TISTE Auxstruies, Gentil- homme et Cousin de feu M. lan 
Franco // Docteur, permettent et consentent / audict Verhoeucn 
d'Imprimer â ven- dre le A Imanach à tel lieu à place con- .-■/ 
uenable comme appert par les lettres / d'Octroye donnez a 
Bruxelle le dernier / de luillet 161 S. .^ 
Soiibz signez 

. A. I. Cools. 
L'autre seignez 

I. FOURDIN. 

Après la Prognostication suit : 



ALMANACHS MALINOIS 36l 

Histoires ./ Plus mémorables tant an- ^ ciennes qfiije 
nonuelles, contenant choses adiiemies de l'An iSoo iusqiies 
à la II présente Année M.DC.XVI. // (Gravure sur 
bois). 

A Aniiers, Chez Abraham Verhoeven sur la // Lombaerde 
Veste au Soleil d'Or 1616. 

In-i6, 64 pp., caractères romains. 

Cette chronique contient de curieuses gravures sur 
bois, parmi lesquelles La Nouuelle Rivière que l'on fait en 
Flandre, L'infante d'Espagne abbatant le Papegay des Arba- 
létriers de Bruxclle, La bataille entre les Hollandais et les 
Espagnols aux Indes Orientales à l'isle de S. Hélène, 1 3 Juin 
16 13, A la page 62 l'approbation de Egbertus Spitholdius, 
Canonicus â Plebanus Antuerpiensis. 

Le second de ces almanachs d'Auxstruyes, acquis 
par la bibliothèque communale d'Anvers à la vente 
van Havre, est catalogué comme suit : 

Almanach, voor het jaer ons Heeren 16 18, door J. B. 
Auxstruies, edelman, ende cosyn van M. Jan Franco, 
T'hantwerpen by Abraham Verhoeven, op de Lombaerde 
veste in de Guide Sonne, 1618. Mappe-monde gravée sur 
bois. 

3 tom., I vol. couverture de velin, in-i6. 

Composé de trois parties : Almanach, Prognosticatie, 
Cort verhael van aile de gedc^tcwerdichste saken, iSoo- 
1618. 

Terminons ces notes sur les almanachs publiés par 
des Malinois, par la reproduction de la feuille de titre du 
plus rare et du plus intéressant de ceux-ci. Cet intérêt 
lui est donné par le nom de l'auteur, qui n'est autre que 
notre illustre concitoyen, le médecin Rembert Dodoens, 
le grand savant, qui ne dédaigna pas de s'occuper de 
pareille publication, preuve de l'importance attachée 
aux almanachs du xvi^ et du xvii^ siècle. 

24 



362 



MELANGES 



Cet exemplaire rarissime, qui faisait partie de la 
collection de feu le Chevalier Gust. van Havre, a été 
présenté aux enchères à la vente susdite. 



^ioguofticatie baiiôctt ^ arc oiia lijertn Te 

:®.ftembett i^oîJomai^octoojmDec 
jd^eôenuc bec ftadt ban 0^Hi)ç^^n^ 







La ville de Malines, grâce à l'aimable intervention 
de M. l'échevin Le Blus (nous nous plaisons à lui 
rendre cet hommage), a fait toutes les diligences pour 
entrer en possession de ce document; malheureusement, 
la bibliothèque communale de la ville d'Anvers, en 
faisant l'acquisition en bloc de la collection d'almanachs 
mise en vente, a rendu vain l'espoir de nos bibliophiles, 
de voir cet opuscule compléter la belle série que pos- 
sèdent nos archives des œuvres de notre illustre con- 
citoyen. 



ÀLMANACHS MaLINOIS 303 

Malinois à TAncienne Université de Louvain 

Nous avons groupé ici quelques noms de Malinois 
ayant fréquenté les cours de l'ancienne Université ou 
ayant occupé quelques fonctions dans l'enseignement et 
l'administration de celle-ci. 

Sous le titre de Malinois, sont compris aussi quelques 
personnages qui, quoique n'étant pas nés à Malines, y 
ont toutefois joué un rôle ou occupé quelque situation 
en vue. Au nombre de ceux-ci, nous en avons relevé 
quelques-uns parmi les membres du clergé et de la 
magistrature ; d'autres parmi ceux ayant exercé quelque 
profession libérale, tels que médecins, avocats, etc.; nous 
disons quelques-uns, car cette liste est loin d'être com- 
plète ; il ne nous semblait pas de toute utilité de con- 
signer les noms de tous les membres du clergé, chanoines 
et autres, ni de tous les membres du Grand Conseil, nous 
les avons donc inscrits au hasard des recherches. Afin 
de compléter ces catégories, on peut avantageusement 
consulter, pour ce qui concerne le clergé, l'ouvrage de 
J. Baeten, Verzameling van Naaînrollen betrekkelijk de 
Kerkelijke geschiedenis van het Aartsbisdom van Mechclen, 
3 tom., et pour ce qui concerne la magistrature, l'ouvrage 
de M. L. Stroobant : Les rnagistrats du Grand Conseil de 
Malines. Anvers, 1903, impr. V^ De Backer. 

Pour les noms qui figurent dans la liste publiée, nous 
avons consulté les ouvrages suivants, auxquels nous ren- 
voyons après chaque nom, par un numéro entre paren- 
thèses, indiquant la source par le chiffre d'ordre placé 
ici devant la mention de l'ouvrage. 

1. E. Reusens. Promotions de la facidté des arts de 
l'Université de Louvain (1428-1568). Louvain, imprim. 
Ch. Peeters, 1869. 

2. Chan. E. Reusens. Matricide de l'Université de 
Louvain, I, 1426-1453. Bruxelles, libr. Kiessling, 1903. 



304 MÉLANGES 

3. Chan. E. Reusens. Actes ou Procès-verbaux des séances 
tenues par le conseil de l'Université de Louvain, T. I, 1432- 
1443. Bruxelles, libr. Kiessling, igo3. 

4. Valère André. Fasti academici studii gcnerahs Lova- 
niensis. Lov. 16S0, impr. Hieron3^mus Nempaeum. 

5. Comptes communaux de la ville de Malines. 

6. Reusens. Documents relatifs à l'histoire de l'Université 
de Louvain, (dans les Analectes pour servir à l'histoire 
ecclésiastique de la Belgique). 

7. Manuscrit (attribué à Bax) aux archives de l'Arche- 
vêché, intitulé : M echlinienses viri scientia vel arte aligna 
prœclari. — Promoti in artibus, etc. 

La publication de cette liste, en donnant une idée de 
l'intensité de la vie intellectuelle en notre ville, a pour 
but de faciliter les recherches et d'indiquer aux bio- 
graphes quelques sources en appelant leur attention sur 
certains détails de la vie de nos concitoyens déjà connus 
et des autres, émigrés ailleurs, dont le nom a échappé 
jusqu'ici à leurs investigations. 

L'indication des sources ne dispensera toutefois pas le 
biographe de recourir aux ouvrages cités, ceux-ci renfer- 
mant souvent plus de détails que ceux consignés après 
chaque nom, et dont nous avons dû limiter la descrip- 
tion, pour ne pas allonger cette liste déjà très longue. 
Elle ne saurait être complète d'ailleurs, attendu que 
les publications relatives à l'ancienne Université pré- 
sentent encore de trop grandes lacunes; nous cro3"ons 
utile, cependant, de la publier actuellement, présumant 
l'époque où un travail complet sera possible encore très 
éloignée; quelqu'autre chercheur rendra service alors en 
essayant de parfaire le travail commencé. 

Pour faciliter les recherches, nous avons classé les 
noms par ordre alphabétique, et pour faire apparaître 
l'époque en évidence, la date la plus ancienne a été 
imprimée en caractères gras. 



ALMANACHS MALINOIS 365 

Adam, Joannes, Mechliniensis, 
promu 159"^ dans la faculté des arts à Louvain en i55o (i). 

Aelt (de), Johannes, de Mechlinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1436 (2). 

Aken (van), Petrus, 
promu 48"^^ dans la faculté des arts en 1714 (7). 

Andriessens, Joannes-Albertus, 
promu .32"' dans la faculté des arts à Louvain en 1668 (7). 

Anon, Johannes, 
voy. Johannes de Mechilinia. 

Asscha (ab), Ludovicus, 
promu i^^ dans la faculté des arts à Louvain en 1583 (7). 

Auxstruyes, Carolus, 
voy. Danxstruyes. 

Aijou, Joannes-Franciscus, 
promu 72™^ dans la faculté des arts en 1728, entré dans l'ordre des 
Oratoriens en i725 (7). 

Backer (de), Michael, 
promu 33""= dans la faculté des arts en 1782, curé à Woluwe- 
St-Lambert, mort en 1779 (7). 

Bacx, Joannes-Baptista, 
promu S""^ dans la faculté des arts à Louvain en 1668, né en i65o 
chanoine à Tongerloo, président du Collège St-Norbert à Rome, 
mort en 1726, notice biographique dans (7). 

Bacx, Rumoldus, 
promu 18"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1667, né vers i648, 
d'abord vicaire à St-Gery à Bruxelles, ensuite curé à Willebroeck, 
chanoine à Anvers en 1679, notice biographique dans (7). 

Baecx, Adrianus, Mechliniensis, 
né en 1574, chanoine et chantre à l'église St-Pierre à Louvain, et 
président du Collège des Trois Langues^ ensuite doyen et chanoine 
de l'église St-Pierre à Aerschot, professeur et recteur à l'université 
(4; 6, chap. 37). 

Il fut l'objet de différentes gratifications de l'autorité communale 
MaUnoise. En 1607, à l'occasion de sa licence en droit, il reçut 25 florins, 
un autre don lui fut octroyé en 1616 lorsqu'il fut proclamé Docteur en 
droit civil et canon. Qualifié de Docteur, doyen d'Aerschot et président 



366 MÉLANGES 

du Collège des Trois Langues, il fut en 1625 l'objet d'une nouvelle 
distinction flatteuse de la part de sa ville natale (5), notice dans (7). 

Baerle, Philippus, Mechliniensis, 
promu 115™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1565 (i). 

Baesrode, Hubertus, Mechliniensis, 
promu 14^ dans la faculté des arts à Louvain en 1539 (i). 

Baesrode, Joannes, Mechliniensis, 
Professeur au Collège du Porc à Louvain, vers iSSg (6, ch. 33). 
Licencié en droit civil et canon, avocat, fondateur de bourses (6, ch. 
33 fondateurs). 

La ville de Malines octroyé en 1539, à l'occasion de la pro- 
motion de son citoyen Van Baesrode, que les comptes communaux 
désignent sous le nom de Jean (5). 

Baesrode, Joannes, Mechliniensis, 
promu 37°'= dans la faculté des arts à Louvain en i567 (i). 

Un Malinois, portant le même nom, bienfaiteur du Collège 
Standonck à Louvain, est signalé en 1546 (4). 

En 1606, le magistrat de Malines honore d'une gratification 
l'échevin Gaspard Van Baesrode, à l'occasion de la i"- messe de son 
fils (5). 

Barnabe, Adrianus, 
promu III* dans la faculté des arts en 1689 (7). 

Baten, Petrus, MechHniensis, 
promu 107™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1555 (i). 

Bautier, Hieronymus, 
promu 58"^^ dans la faculté des arts en 1716 (7). 

Beelaerts, Arnoldus-Alexander, 
promu 9™^ dans la faculté des arts en i774, licencié en droit en 1777 (7). 

Beelaerts, Joannes, 
promu 22'"'= dans la faculté des arts en 1679 (7). 

Beelaerts, Petrus, 
promu 58"^ dans la faculté des arts en i676 (7). 

Beken (van der), Engelbertus, Mechliniensis, 
promu 75'"' dans la faculté des arts à Louvain en 1562 (i), 

Beken, Rumoldus, Mechliniensis, 
promu 4"*= dans la faculté des arts en i5i7 (i). 



ALMANACHS MALINOIS 307 

Belser, Rumoldus, Mechliniensis, medicinas doctor, 
promu 2™* dans la faculté des arts à Louvain en i5ii (i) et docteur en 
médecine en 1537 (4) [*J. 

Benequendorff, Egidius-Martinus, 
promu 23"= dans la faculté des arts en 1756, procureur à la cour 
féodale de Malines (7). 

Bergaigne, Petrus, Mechliniensis, 
promu 19™'= dans la faculté des arts à Louvain en 1553 (i). 

Beringen (van), Alexander, Mechliniensis, 
promu 82™= dans la faculté des arts à Louvain en 1567 (i). 

Berinks, Gregorius, 
promu i3i'"« dans la faculté des arts en 1672 (7). 

Bernartius, Joannes, Machliniensis, 
Célèbre écrivain et doyen du Collège des Bacheliers à Louvain (4). 

Jean Bernaerts reçoit du magistrat de Malines, en l5g3, une 
gratification à l'occasion de la licence de son fîls (5). 

Bernartius, Ludovicus, 
promu iii'"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1621 (7). 

Bernarts, Gerardus, Mechliniensis, 
promu 139"'* dans la facuhé des arts à Louvain en l56l (i). 

Bernix, Georgius, Mechliniensis, 
promu i33'"« dans la faculté des arts à Louvain en i562 (i). 

Berthouz (de), Lambertus, Mechliniensis, 
promu 30"' dans la faculté des arts à Louvain en i545 (i). 

Bertomville, Mathias, 
promu 4™= dans la faculté des arts en 1707, vicaire à St-Pierre de 
Louvain, curé et doyen à Alost en 1723, mort en 1746, âgé de 61 
ans (7). 

Bertrand, Hieronymus, 
promu 32"^ dans la faculté des arts en 1697 (7). 

Bessemers, Michaël, Mechliniensis, 
premier dans la faculté des arts à Louvain en 1706. Bachelier en 
théologie et licencié en droit civil et canon. Professeur à la pédagogie 
du Faucon, abandonna sa chaire pour se réfugier en Hollande, devint 
curé à Gouda en 1749, où il mourut en 175 1, âgé de 65 ans. Ecrivain, 



[*] Cfr. D"" G. Van Doorslaer, Aperçu hisior. sur la médecine et les médecins 
à Malines, 1900. 



368 MÉLANGES 



(6, chap. 35). La ville de Malines le fêta en 1706, par l'octroi d'un 
plateau en argent (5), notice dans (7). 

Beyr (de), Joannes-Baptista, 
promu 2'' dans la faculté des arts en 1696, curé à Elversele (7). 

Binkom (van), Joannes-Henricus, 
promu 17'"= dans la faculté des arts en i728 (7). 

Biscopts, Ludovicus, Mechliniensis, 
promu 23""^ dans la faculté des arts à Louvain en 1541 (i). 

Blancart, Michaël, 
promu 77" dans la faculté des arts en i7o2 (7). 

Blauwe, Symon, de Mechilinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en i429. Il passa sa déterminance 
le 15 mai 1430, partit ensuite pour l'université de Cologne, où en 143 1 
il est désigné « Symon de Mechlinia, Cam. dioc. ad artes; solvit » (2). 

Blinckx, Joannes, 
promu 28™= dans la faculté des arts en l7o7 (7). 

Blix, Guilielmus, 
promu 3"^^ dans la faculté des arts en i7ii, licencié en théologie, 
professeur au Séminaire de Malines, plus tard curé à Liesele (7). 

Blondeau, Augustinus, 
promu 53™'= dans la faculté des arts en 1694 (7). 

Blondeeu, Antonius, 
promu 217™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1621 (7). 

Blondel, Petrus-Fianciscus, 
promu 9""= dans la faculté des arts à Louvain en 1649, membre du 
Grand Conseil, mort en 1694 (7). 

Blyckaerts, Henricus-Franciscus-Josephus, 
promu 31'"^ dans la faculté des arts en i74o, pratiqua la médecine à 
Malines (7) [*J. 

Blyckaerts, Jacobus-Antonius, 
promu 41""' dans la faculté des arts en 1743, licencié en droit, avocat, 
greffier de la cour féodale, mort en 1775 (7). 

Bocxsteins, Michael, 
promu 88"^^ dans la faculté des arts en 1700 (7). 

Boels, Adolphus, Mechliniensis, 
promu 51"'* dans la faculté des arts à Louvain en i545 (i). 



[*] Cfr. D'' G. Van Doorslaer, Aperçu hist. sur la médecine. 



ALMANACHS MALINOIS SÔQ 

(Boem), Rumoldus, de Mechilinia, Cam. dioc. 
immatriculé à l'université deLouvain en i432. Il passa son baccalauréat 
le 3 février 1434 ^^ ^^^ promu yj'"^ dans la faculté des arts en 1435. 

Dans les « acta universitatis », il est désigné au 22 et 30 septembre 
1432 « Rumoldus Boem » (i ; 2). 

Bogaert, Jacobus, Mechliniensis, 
promu 12""^ dans la faculté des arts à Louvain en 1538 (i). 

Bogaerts, Joannes-Cornelius, 
promu 107"^= dans la faculté des arts en i78i (7). 

Boisoet, Adrianus, Mechliniensis, 
promu iS""*^ dans la faculté des arts à Louvain en 1642 (i). 

Bol, Nicolaus, 
promu 92^ dans la faculté des arts en 1676 (7). 

Bonus, 

Le curé de la paroisse S'* Catherine, du nom de Bonus, reçoit, en 
l529, une gratification de la Ville à l'occasion de son doctorat (5). 

Borcht (van der), Philippus, 
promu 95™= dans la faculté des arts en l676 (7). 

Borre (van den), Sébastien, 

bienfaiteur du Collège de Standonck où du Porc à Louvain, 
chanoine Zellarien à l'église St-Rombaut à Malines, mort en 
novembre i579 (4; 6, ch. 33). 

Bosche (van den), Adrianus, 
promu 212™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1621 (7). 

Bosselaer, Paulus, 
promu 34™' dans la faculté des arts en i728, licencié en droit en 1733 (7). 

Bouchante (van), Guilielmus, 
promu 22™'' dans la faculté des arts en 1757 (7). 

Boyenhals, Wilhelmus, Mechliniensis, 
promu 189"^ dans la faculté des arts à Louvain en i554 (i). 

Boysoet, Christianus, Mechliniensis, 
promu 28™= dans la faculté des arts à Louvain en i584 (i). 

Braeckmans, Egidius, 
promu 2^ dans la faculté des arts en 1691 (7). 

Brande (van den), Jacobus, 
promu 96™* dans la faculté des arts en 1776 (7). 



370 MÉLANGES 



Brandt (vanden), Joannes-Franciscus, 
promu 8™^ dans la faculté des arts en 1775, curé à Vilvorde, mort en 
1810, notice dans (7). 

Brants, Guilielmus, 
promu 98"'^ dans la faculté des arts en i692 (7). 

Brickeny, 

l'Administration communale Malinoise octroie, en I570, une somme 
pour couvrir les frais des festivités organisées à l'occasion de la 
licence du fils de Maître Pierre Brickeny (5). 

Broeck (van den), Joannes, Machliniensis, 
très connu sous le nom de Paludanus. Professeur à Louvain, écrivain, 
occupa diverses cures, entr'autres à St- Pierre à Malines, né en 1566, 
mort en i j^o (4). Proclamé 17"'= dans la faculté des arts en 1587. Le 
magistrat l'honora en iéo2, par un présent d'une aime de vin alors 
qu'étant curé de St-Pierre à Malines il venait de passer son Doctorat 
(5; 6, chap. ^5), notice dans (7) [*]. 

Broeck (vanden), Joannes-Baptista, 
promu 44">^ dans la faculté des arts en 1698 (7). 

Broeck (van den), Joannes-Baptista, 
promu 39'"^ dans la faculté des arts en 1751 (7). 

Broeck (vanden), Martinus, 
promu 64™* dans la faculté des arts en i7i5 (7). 

Broeck (van den), Walterus, 
promu ai"*^ dans la faculté des arts en 1697 (7). 

Broers, Christophorus, 
promu 10"'^ dans la faculté des arts en 1734 (7). 

Brouwer (de), Josephus-Rumoldus-Xaverius, 
promu dans la faculté des arts en 1791 (7). 

Brower (de), Joannes-Franciscus, 
promu 117"'= dans la faculté des arts en i753 (7). 

Bruen, Petrus, de Mechilinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en i43o. Il passa sa déterminance 
le 6 nov. 1431 (2). 



[*] Cfr. Baten, Naamrollen van lut aartshisdom van Mechelen, t. II et III. 



ALMANACHS MALINOIS Sjl 



Bruitsma, Denis, 
fils de Renier, Docteur en médecine, reçut de la ville de Malines une 
gratification à l'occasion de sa licence en 1637 (5) [*]. 

Bruneus, Rumoldus, Mechliniensis, 
promu 167™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1553 (i). 

Bruyne (de), Ghislenus, Mechliniensis, 
promu 112™^ dans la faculté des arts à Louvain en i565 (i). 

Burlet, Gerardus, 
promu 96™'= dans la faculté des arts en 1755 (7). 

Buscom (van), Henricus-Josephus, 
promu 62"' dans la faculté des arts en i735 (7). 

Busconius, Wilhelmus, Mechliniensis, 
promu 148°^ dans la facuhé des arts à Louvain en i547 (i). 

Buscum (van), Petrus, 
promu 4°"^ dans la faculté des arts à Louvain en i64o, licencié en 
théologie, curé de St-Donat à Bruges en 165 1, mort en 1689 (7). 

Busleiden, Hieronymus, 
fondateur du Collège des Trois Langues à Louvain, membre du 
Grand Conseil à Malines (4; 6, chap. 37). 

Busscho (de), Michaël, rector altaris misse animarum in Mechi- 
linia, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1426 (2). 

Busscho (de), Walterus, de Mechilinia, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1446 (2). 

Buydens, Gerardus- Josephus, 
promu I2"« dans la faculté des arts en 1786, licencié en droit, mort en 
1791 (7). 

Buydens, Jacobus-Carolus, 
promu 90"^^ dans la faculté des arts en 1735 (7). 

Buydens, Joannes-Antonius, 
promu 6™^ dans la faculté des arts en 1780, licencié en théologie en 
1791, chanoine à Bruges (7). 

Buydens, Petrus, 
promu 54"' dans la faculté des arts en 1704 (7). 

Calottens, Antonius, 
promu 90™« dans la faculté des arts en 1718 (7). 



[*] Cfr. D"" G. Van Doorslaer, Aperçu historique sur la médecine. 



372 MÉLANGES 

Capestens, Rumoldus, Mechliniensis, 
promu 1 12"^'= dans la faculté des arts à Louvain en 1540 (i). 

Carels, Ambrosius, Mechliniensi<^, 
promu 24^^ dans la faculté des arts à Louvain en 1563 (i). 

En 1570, la ville de Malines fête la licence de maître Ambroise 
Caroli (5). 

Carolus, Andréas, Mechliniensis, 
promu 48'°= dans la faculté des arts à Louvain en 1550 (i). 

Carteau, Guilielmus-Josephus, 
promu 28™^ dans la faculté des arts en 1718 (7). 

Cartiau, Franciscus-Josephus, 
promu 52'"'= dans la faculté des arts en 1724 (7). 

Castel (van), Jacobus, 
promu 99"'^ dans la faculté des arts en 1704 (7). 

Caster (van), Petrus-Bartholomeus, 
promu 31"'* dans la faculté des arts en 1741, Pléban à Tirlemont en 
1772 (7). 

Cauthals, Barthoîomeus, 
promu 55"^' dans la faculté des arts en 1681 (7). 

Cauthals, Joannes-Franciscus, 
promu 63™= dans la faculté des arts en 1741 (7). 

Centurio, Franciscus, Mechliniensis, 
promu 44""= dans la faculté des arts à Louvain en 1528 (i). 

Chabotteau, Philippus-Henricus, 
promu 93'"^ dans la faculté des arts en 1729 (7). 

Chedeville, Josephus-Michael, 
promu 8"'^ dans la faculté des arts en 1791 (7). 

Cheronius, Nicolaus, Mechliniensis, 
promu 89™'' dans la faculté des arts à Louvain en 1546 (i). 

Christophori, Arnoldus, 
voy. Stofîels. 

Christein (de), Carolus, 
promu 1 3'"^ dans la faculté des arts en 1683 (7). 

Christynen (van), 

la ville de Malines offrit une gratification au fils de maître Paul van 



ALMANACHS MALINOIS SyB 

Christynen, à l'occasion de sa première messe, célébrée à Afflighem, 
le 24septembrel612(5), et lefêtalors de sa licence au 8 janvier 1618(5). 

Christynen (van), Joannes-Baptista, 
promu 2"' dans la faculté des arts à Louvain en 1605, licencié en droit, 
Secrétaire du Grand Conseil (7). 

Christynen (van), François, 
fils du pensionnaire de la ville de Malines; il fit sa licence, que 
l'administration fêta au 11 janvier 1649 (5). 

Ciser, Matthc-eus, Mechliniensis, 
promu 12 ^"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1560 (i). 

Claes, Joannes-Baptista, 
promu 118™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1666 (7). 

Claesens, Egidius-Josephus, 
promu dans la faculté des arts en 1791 (7). 

Clerck (de), Arnoldus-Adrianus, 
promu 64™' dans la faculté des arts en 1730 (7). 

Clerck (de), Georgius-Josephus, 
promu 32™'' dans la faculté des arts en 1724 (7). 

Clerck (de), Guilielmus, 
promu 56"^^ dans la faculté des arts en 1684 (7). 

Clerck (de), Ludovicus, 
promu 63""^ dans la faculté des arts en 1680 (7). 

Clerck (de), Rumoldus, 
promu 61"''^ dans la faculté des arts en 1695 (;). 

Clercq (de), Joannes, 
promu 1 1 3™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1671 (7). 

Cleymans, Franciscus, 
promu iS'"^ dans la faculté des arts en 1701 (7). 

Cleynaerts, Andréas, 
promu 33"^^ dans la faculté des arts en 1705 (7). 

Cleynaerts, Cornélius, 
promu 7"^* dans la faculté des arts en 1698, curé à Heyst-op-Jen- 
Bergh, mort en 171 3, âgé de 35 ans (7). 

Cochoven (de), Victor, presbiter, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1439. Il obtint le diplôme de 



374 MÉLANGÉS 

docteur en médecine et vint, en 1449, à Malines, comme recteur du 
couvent de Béthanie (2) [*]. 

Cock (de), Emmanuel-Maria, 
promu 9™'' dans la faculté des arts en 1760, licencié en droit en 1763^ 
pensionnaire de la ville de Bruxelles (7). 

Cocq (de), Egidius, 
promu 14'"^ dans la faculté des arts en 1741, licencié en droit, membre 
du Grand Conseil, mort en 1787 (7). 

Cocq (de), Joannes-Franciscus, 
promu 87'"" dans la faculté des arts en 1737 (7). 

Colfs, Ludovicus, 
promu 60"* dans la faculté des arts en 1729 (7). 

Collier, Jacobus, 
promu 55™'^ dans la faculté des arts en 1748, chanoine à N.-D. au delà 
de la Dyle, mort en 1794 (7). 

Coninck (de), Antonius, 
promu 52™= dans la faculté des arts à Louvain en 1670 (7). 

Coorens, Joannes-Albertus, 
promu 15™^ dans la faculté des arts en 1728, professeur au collège de 
Gheel, mort en 1784 (7). 

Cordes (de), Antonius, 
promu 102™'' dans la faculté des arts à Louvain en 1621 (7), 

Cordes (de), Balthazar, 
promu 11™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1577 (7). 

Corenssens,. Antonius, 
promu 7"-^ dans la faculté des arts à Louvain en I62I (7). 

Coriache, Amatus-Ignatius, 
promu 20'"^ dans la faculté des arts en 1676, licencié en droit, 
chanoine et conseiller au Grand Conseil, mort en 17^1, âgé de 74 ans 

(7). 

Coster (de), 
voy. Custos. 

Coturier, Adrianus. 
promu 118™'' dans la faculté des arts en 1672, curé à Santhoven, mort 
en 1700 (7). 



[*] Cfr. H. CoRDEMANS, Histoire de l'Art Typographique à Malines, dans le 
6mo Bulletin du C. Arch. de Malines, iSgS. 



alManachs malinois 375 

Couplet, Florentius, 
promu 12'"^ dans la faculté des arts en 1689, licencié en théologie, 
curé à Keerbergen en 1695, à Puers en 17C0, de Ste-Catherine à 
Malines, en 1707, mort en 1722 (7). 

Courtois, Joannes-Cornelius, 
promu 92™^ dans la faculté des arts en 1742, curé à Crainhem en 
1757, chanoine à Lierre en 1767, mort en 1788 (7). 

Coutlant, Antonius, Mechliniensis, 
promu 15"'' dans la faculté des arts à Louvain en 1543 (i). 

Crabbe, Antonius, Mechliniensis, 
promu I" dans la faculté des arts à Louvain en 1483 (i), recteur 
trimestriel, chanoine et professeur de théologie à Louvain en 1506, 
mort en 1534, le 30 août, enterré à St- Antoine (4; 6, ch. 33), notice 
dans (7). 

Crieckenbeke (de), Christophorus, 
voy. Krieckenbeke. 

Croes, Joannes, 
promu 131™^ dans la faculté des arts en 1690 (7), 

Cruys (van de), Sebastianus, Perensis, 
né en 1673, i^"" dans la faculté des arts à Louvain en 1691, professeur 
de philosophie, plus tard chanoine à l'égHse St-Rombaut à Malines, où 
il mourut en 1732 (6, ch. 32). 

Cuiper, Johannes, de MechUnia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1437 (2). 

Cupers, Joannes, Mechliniensis, 
promu 1 30™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1554 (i). 

Custos, Franciscus, Mechliniensis, 
promu 14'^'' dans la faculté des arts à Louvain en 1551 (i). François 
De Coster reçut en don, du magistrat de Malines, une aime de vin, à 
l'occasion de son doctorat en 1560 (5). 

Cuyper, Jacobus, Mechliniensis, 
promu 85"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1566 (i). 

Cuyper (de), Martin, 
reçoit, en 1534, une gratification de l'administration communale, à 
l'occasion de sa promotion au doctorat en théologie (5), notice 
dans (7). 

Cuyper (de), Rumoldus, 
promu 44™' dans la faculté des arts en 1723 (7). 



376 MÉLANGES 



Dankaert, Jacobus, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1431. 

J. D. de Mechlinia passa son baccalauréat des arts^ au 5 mars 
1433 (2). 

Danxstruyes, Carolus, Mechliniensis, 
promu 23™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1540 (i). 

(Nous croyons l'orthographe fautive, il faut lired'Auxtruyes, nom 
que portait un membre du Grand Conseil, et dont celui-ci est proba- 
bablement un descendant). 

Dauwens, Petrus-Amoldus, 
promu 17"'^ dans la faculté des arts en 1745, curé à Boulaer, mort en 

1793 (7)- 

Decker (de), Leodegarius-Carolus, Montensis Hanno, 
promu 3™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1664. Professeur de 
philosophie. Plus tard chanoine à l'église St-Rombaut à Malines, où 
il mourut eu 1723 (6, ch. 32). 

Dénies, Carolus, 
promu 102™* dans la faculté des arts en 1726, chanoine à Malines en 

1755 (7)- 

Dierickx, Jacobus, 
promu 27"'^ dans la faculté des arts en 1698 (7). 

Diest (van), Augustus-Jacobus-Hyacinthus, 
promu dans la faculté des arts en 1790, licencié en droit en 1793 (7). 

Diest (van), Augustinus-Josephus, 
promu 4™'^ dans la faculté des arts en 1762, licencié en droit, mort en 
1818 (7). 

Dieven (van), Petrus, Lovaniensis, 
promu 82"'^ dans la facuhé des arts à Louvain en 1552, Historiographe, 
mort à Malines en 1581 (i). 

Divitus (de Rycke), 

voy. Rycke (de). 

Donck, Martinus, vulgo Duncanus, Noviomagus, 
né en 1506. Licencié en théologie, régent de la maison Standonck, 
d'abord à Malines, à Louvain ensuite. Promu 2"'^ dans la faculté des 
arts à Louvain en 15 31 (i; 6, ch. 36). 

Doorne (van), Henricus-Josephus, 
promu 27™^ dans la faculté des arts en 1718 (7). 



ÀLMANACHS MALINOIS 377 

Dorpe (van den), Joannes, xMachliniensis, 
Doyen da Collège des Bacheliers à Louvain au xvi^ s. (4, p. 210). 

Dossche, Joannes-Rumoldus, 
promu ji""' dans la faculté des arts en 1784, curé de l'hôpital à 
Malines, mort en 1820 (7). 

Doublet, Arnoldus, Mechliniensis, 
promu 9^"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1537 (i). 

Douglas, Joannes-Franciscus, 
promu 92"' dans la faculté des arts en 1680, Ucencié en droit, doyen 
de l'église collégiale à Hoogstraeten, mort en 1690, âgé de 34 ans (7). 

Douglas, Joannes-Josephus, 
promu 25"* dans la faculté des arts en 1793 (7). 

Douglas, Petrus, 
promu 46™'' dans la faculté des arts en 1696 (7). 

Dreycher (de), Jacobus, Major, 
promu 5"'*= dans la faculté des arts à Louvain en 1447 (i; 7). 

Dreycher (de), Joannes, filius Danckardi, 
promu 4"*= dans la faculté des arts à Louvain en 1447 (i; 7). 

Dreyscher (de), Jacobus, Minor, 
promu 26™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1447 (i; 7). 

Driescher, Gisbertus, 
promu 7"'= dans la faculté des arts à Louvain en 1443 (i; 7). 

Driessche (vanden), Guilielmus, 
promu 52™^ dans la faculté des arts en 1695 (7). 

Druez, Cornélius- Josephus, 
promu 86™^ dans la faculté des arts en 1732 (7). 

Dryver (de), Joannes, 
promu 41"'= dans la faculté des arts en 1676, mort à Malines en 
1689 (7). 

Dryver, Rumoldus, 
promu iS'"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1668 (7). 

Dryver (de), Rumoldus, 
promu 77"^ dans la faculté des arts en 1687 (7). 

Dyck (van), Joannes-Judocus, Mechliniensis, 
promu 10™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1741, sous-régent 
à la pédagogie du Lis en 1749, curé du Béguinage à Malines en 1757, 
mort en 1788 (6, ch. 34), notice dans (7). 

25 



SyS MÉLANGES 



Dyckens, Gaspar, 
promu 74'"'-' dans la faculté des arts à Louvain en 1675 (7), 

Egidii, Johannes, de Mechilinia, studens in jure canonico, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1428 (2). 

Elias, Petrus, 
promu 1 3""' dans la faculté des arts en 1696 (7). 

Elsen (van), Michaël, 
promu 52'"^ dans la faculté des arts en 1675 (7), 

Elseneers, Joannes-Baptista, 
promu 21'"'-' dans la faculté des arts en 1675 (7). 

Elskens, Martinus, vel Eyskens, Mechliniensis, 
promu 25"'' dans la faculté des arts à Louvain en 1535 (i). 

Elsrack (van), Joannes, 
promu 78™'^ dans la faculté des arts en 1690 (7). 

Engels, Franciscus-Gerardus, 
promu 73"''= dans la faculté des arts en 1731, chapelain de l'église 
St-Rombaut (7). 

Ernsten, Henricus, 
promu 78'"^ dans la faculté des arts en 1771 (7). 

Ertborn (van), Alphonsus-Dominicus, 
promu 8"^'= dans la faculté des arts en 1684, licencié en théologie, curé 
de Brusseghem et de Ossele, ensuite pléban de la cathédrale d'Anvers, 
mort en 1737 (7). 

Ertborren (van), Joannes-Marinus, 
promu 35'"'= dans la faculté des arts en 1680 (7). 

Espen (van), Joannes, 
promu 48""* dans la faculté des arts en 1714 (7). 

Esquens, 

la licence du fils du Seigneur Esquens, greffier au Grand Conseil, fut 
fêtée par la ville de MaHnes en 1609 (5). 

Everardi, Nicolaus, 
admis au conseil de l'université en 1491. Plus tard président du Grand 
Conseil à Malines (4). 

Everardi, Petrus, 
fils de Nicolas, président du Grand Conseil, docteur en droit, doyen 
au Collège des Bacheliers à Louvain (4). 



ÀLMANACHS MALINOIS Sjg 

Exspole (de), Rogerus, de Mechilinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1428. Il passa son bacca- 
lauréat le 5 février 143 1 et fut promu 26"'= dans la faculté des arts en 

1432 (2), fut admis comme legois à la faculté des arts le 4 juillet 

1433 (i;6, T. 30, p. 253). 
Eyck (van), Joannes, 

promu 118"^ dans la faculté des arts en 1676 (7). 

Eynde (van den), Joannes, 
voy. Fine (a). 

Eynde (vanden), Joannes-Baptista, 
promu 19™^ dans la faculté des arts en 1769, curé à SteenhufFel (7). 

Eynde (van den), Joannes-Cornelius, 
promu 81™^ dans la faculté des arts en 1757, curé à Eerdegem, Boucle, 
Scheldewindicke et Winchelen, mort en 1813, âgé de 75 ans (7). 

Eynde (van den), Nicolaus, 
promu 86™^ dans la faculté des arts en 1678 (7). 

Eynde (van den), Petrus-Josephus, 
promu 55'"^ dans la faculté des arts en 1753 (7). 

Eynde (vanden), Thomas, 
promu 18™^ dans la faculté des arts en 1763 (7). 

Eynden (van den), Joannes, 
promu 70""^ dans la faculté des arts en 1679 (7). 

Faber (Smed), Joannes, Mechliniensis, 
promu 90™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1543 (i). 

Faber (Smed), Remigius, Mechliniensis, 
promu 128""' dans la faculté des arts à Louvain en 1561 (i). 

Fabri, Marcus, alias de Mechilinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1448 (2). 

Feus, Johannes, de Mechilinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1440 (2). 

Fine (a) [Van den Eynde], Bartholomœus, Mechliniensis, 
promu 76"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1538 (i). 

Fine (a) [Van den Eynde], Joannes, Mechliniensis, 
promu 4"^^ dans la faculté des arts à Louvain en 1580. Régent de la 
pédagogie du Lis en 1591. Curé du Béguinage à Malines en 1594, 
chanoine à l'église St-Rombaut en 1597, mort à Malines en 1633 âgé 
de 72 ans (6 ch. 34), notice dans (7). 



380 MÉLANGES 



Fine (a) [Vanden EyndeJ, Joannes, Mechliniensis, 
promu 14"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1564 (i). La ville de 
Malines fête en 1575, la licence de maître Jean Vanden Eynde (5). 

Fox, Joannes-Franciscus, 
promu 86™= dans la faculté des arts en 1729 (7). 

François, Eoidius, 
promu 26""-' dans la faculté des arts en 1738 (7). 

Fruytiers, Jacobus, 
promu 65""= dans la faculté des arts en 1730, entré dans l'ordre des 
Oratoriens en 1727 (7). 

Fumai (de), Robertus, Machliniensis, 
bienfaiteur du collège du Pape à Louvain, ainsi que son épouse, Anne 
de Quesno}', native de Bruxelles, et veuve en i"^ noces de Théodore 
Baerens. 1634 (4). 

Gaillard, Franciscus-Henricus, 
promu 59'"'' dans la faculté des arts en 1724 (7). 

Qalattanie, Martinus, 
promu 122'"'' dans la faculté des arts en 1752 (7). 

Qantoey, Joannes, Mechliniensis, 
promu 100'"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1558 (i), 

Geerts, Jacobus, 
promu 60™= dans la faculté des arts à Louvain en 1670 (7). 

Qeffen (van), 'acobus, 
propui dans la faculté des arts en 1696 (7). 

Gemin, Petrus-Josephus, 
promu ii5'"= dans la faculté des arts en 1769 (7). 

Gestel (de), Henricus, Leod. dioc, 
il passa son baccalauréat à Louvain le 5 février 1431 et fut promu 29'"= 
dans la faculté des arts à Louvain en 1432. Doyen du chapitre de 
St-Rombaut à Malines en 1464, mort en I4;6 [*] (i; 2; 6, chap. 32 et 
T. 30, p. 254). 

Gestel (van), Carolus, 
promu 61""^ dans la faculté des arts en 1677 (7). 

Ghel, Franciscus, Mechliniensis, 
promu 71'"'' dans la faculté des arts à Louvain en 1542 (i). 



[*] Cfr. J. Baeten, Naamrollen van het Aartshisdom van Mechekv, T. I, 
p. 2o5. 



ALMANACHS MALINOIS 38l 

Gisbert, Petrus, Mechliniensis, 
promu 148"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1552 (i). 

Gisels, Jacobus, de Mechilinia Cam. dioc, 
immatriculé à l'université d^ Louvain en 1431, Il fit sa déterminance 
au 4 novembre 1433 (2). 

Glirius, Thomas, Mechliniensis, 
promu 138""^ dans la faculté des arts à Louvain en 1557 (i), 

Goetgebuer, Joannes-Franciscus, 
promu 30""^ dans la faculté des arts en 1732, curé à Langdorp et en 
1747 à Meldert (7). 

Gommaers, Cornélius, 
promu 86"'^ dans la faculté des arts en 1749 (7). 

Gooris, Bartholomeus, 
promu 80™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1670 (7). 

Gottendeys, Joannes, Mechliniensis, 
promu 151°''= dans la facuhé des arts à Louvain en 1562 (i). 

Goubau, Eugenius-Josephus, 
promu 4"^^ dans la faculté des arts en 1780, Hcencié en droit en 

1785 (7)- 

Goubau, Emmanuel, 
promu 17'"' dans la faculté des arts en 1779, licencié en droit en 

1785 (7). 

Goubau, Praen. D. Franciscus-Melchior, 
promu 14'"^ dans la facuhé des arts en 1773, licencié en droit (7). 

Govaerts, Joannes, 
promu 49"^ dans la faculté des arts en 1726 (7). 

Grave (van ou de), Corneille, 
fut fêté par la ville de Malines en 1609 (5), célébra sa première messe 
en 1612 (5). 

Qravels, Joannes, Mechliniensis, 
promu 132°"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1557 (i). 

Qravins, Cornélius, 
promu I" dans la faculté des arts à Louvain en 1609, fut auparavant 
chantre à l'église métropolitaine de Malines (7). 

Grève (de), Laurentius, Mechliniensis, 
promu II'"* dans la faculté des arts à Louvain en 1568 (i). 



382 MÉLANGES 



Grondoni, Nicolaus, 
promu dans la faculté des arts en 1707, bachelier en droit canon, curé 
à Lierde-St-Martin, à Ste-Gudule à Bruxelles (7). 

Haecht (van), Joannes-Baptista, 
promu 44'"'^ dans la faculté des arts en 1706 (7). 

Haeften (van), Joannes, Machliniensis, 
doyen du Collège des bacheliers à Louvain (4), mort 1610? 

Haert, Otho, Noviomagensis, 
promu i^""^ dans la faculté des arts à Louvain en 1567 (i), Juriscon- 
sulte et conseiller au Grand Conseil à Malines. 

Hagaerts, Joannes-Petrus, 
promu loé""' dans la faculté des arts en 1728, chanoine de l'église 
N-D. au delà de la Dyle, en 1765, mort en 1768 (7). 

Hamme (van), Egidius-Cornelius, 
promu 50""' dans la faculté des arts en 1729 (7). 

Hansbeke (de), Wilhelmus, de Mechilinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1429 (2). 

Hanswyck (van), Joannes, 
promu 5™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1595 (7). 

Haren, Joannes, Mechliniensis, 
promu 28""^ dans la faculté des arts à Louvain en 1541 (i). 

Harlinghen (van), Henricus, 
promu 55'"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1621 (7). 

Hauchin, Joannes, Mechliniensis, 
promu 4"* dans la faculté des arts en i520 (i). 

Heest (van), Adrianus, 
promu 2"^ dans la faculté des arts à Louvain en iSyS (7). 

Heffen, Frater Gerardus, Mechliniensis, 
promu 81"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1528 (i). 

Hefïene, Gabriel, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en i439. Il fit sa déterminance 
le 22 novembre 1441, et fut promu 43™^ dans la faculté des arts 
l'année 1/43. « Gabrief de Heften de Mechlinia » (i, 2). 

Heffene, Georgius, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1439, en même temps que 
Gabriel Heffene (2). 

Hemelryck, Johannes, de MechiUnia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en i446 (2). 



ALMANACHS MALINOIS 3^^ 



Hendrickx, Bartholomeus, 
promu 27'^« dans la faculté des arts en 1716 (7). 

Hendrickx, Bartholomteus, Mechliniensis, 
fils de Pierre et de Anne De Vaer, promu 17™^ dans la faculté des arts 
à Louvain en 1694, licencié en droit, ensuite secrétaire de l'univer- 
sité, mort en 17^0 (6, T. 27) notice dans (7). 

Hennin, Joannes-Baptista, 
promu 143°"^ dans la faculté des arts en i675 (7). 

Hentenius, Joannes, Mechliniensis, 
Professeur de théologie au Collège des Dominicains à Louvain, mort 
en i567 (6, ch. 50). 

Herberti, Stephanus, Mechliniensis, 
promu 12™' dans la faculté des arts à Louvain en l566 (i). 

Herenbaut, Michael, Mechliniensis, 
Professeur à l'université de Louvain en 1569 (4), président du Collège 
St-Donat à Louvain en 1557, mort en 1578 (6, ch. 3). 

La ville de Malines célébra en 1549 la promotion du fils de 
Jacques Herenbaut (5) et, en 1565, elle fêta le doctorat de Michel (5), 
notice dans (7). 

Herregauts, Antonius, 
promu 27™^ dans la faculté des arts en 1672 (7). 

Herregouts, Jacobus, Mechliniensis. 
Docteur et professeur en médecine, recteur en 1687 (6, ch. 27), notice 
dans (7) [*J. 

Hertinckx, Jacobus, 
promu 105"'= dans la faculté des arts en i767, chanoine à St-Rombaut, 
mort en 1826, âgé de 80 ans (7). 

Heyden (van der), 

Voy. Merica (de). 

Heyst (van), Arnoldus, Mechliniensis, 
promu 95™= dans la faculté des arts à Louvain en 1561 (i). 

Hillema, Gaspar-Franciscus, Mechliniensis, 
fils de Chrétien, promu à Louvain dans la faculté des arts en 1729, 
bachelier en théologie, curé de St-Pierre à Louvain, président du 
Collège de Van Dale en 1742, mort en 1762 (6, ch. 11), notice dans (7). 



[*] Cfr. D' G. Van Doorslaer, Aperçu Msf. sur la médecine. 



384 MÉLANGES 

Holdersom (van), Martinus, 
promu 98"''' dans les faculté des arts en i733 (7). 

Homberghen (van), Arnoldus, 
promu 26"' dans la faculté des arts en i7i2, curé à Woluwe-St-Etienne 
pendant 4 ans, puis curé en 1725 des SS. Pierre et Paul à Malines, 
mort en 1766 (7). 

Homberghen (van), Joannes, 
promu 16'"'' dans la faculté des arts en 1712 (7). 

Houtert, Joannes, Mechliniensis, 
promu 70'"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1551 (i). 

Houvorst (van), Josephus, 
promu 75"'"' dans la faculté des arts en i723 (7). 

Hove (van), Joannes-Antonius, 
promu 34"''^ dans la faculté des arts en 1711 (7). 

Hove (van den), Pctrus, Mechliniensis, 
promu 59'"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1561 (i). 

Hovius, alias Vanden Hove, Mathias, Mechliniensis, 
promu 46"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1561, professeur au 
Collège du Porc, archevêque de Malines, mort en 1630 (i ; 4; 6, ch. 33), 
note biographique dans (7). 

Houwaerts, Joannes, Mechliniensis, 
promu 71'"'- dans la faculté des arts à Louvain en 1562 (i). 

Houwer (de), Josephus-Nicolaus, 
promu 60""^ dans la faculté des arts en 1772 (7). 

Houwers, Wilhelmus, Mechliniensis, 
promu j'""" dans la faculté des arts à Louvain en l520, professeur au 
Collège du Faucon. — Episcopus Sareptanus in partihiis infidcliuni, 
suftraganeus episcopi Tornacensis (i; 6, chap. 35), mort vers 1560(7). 

Hoij (vanden), Walterus, 
promu 36"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1669 (7). 

Hoijen (vander), Joannes-Jacobus, 
promu So""' dans la faculté des arts en 1675 (7). 

Huberti, Joannes-Baptista, 
promu 43'"<= dans la faculté des arts en i7o2 (7). 

Hugo, Rumoldus, 
promu 23""-" dans la faculté des arts en 1678 (7). 

Hullet, Petrus, 
promu 100"'" dans la faculté des arts en 1691 (7). 



ALMANACHS MALINOIS 385 



Hulsout (de), Magister Johannes, alias de Machlinia, magister 
in artibus, 

immatriculé à l'université de Louvain en 1428 (i). Inscrit au- 
paravant à l'université de Cologne en i423. « Johannes Hulschoet de 
Mechiinia», y passa des examens en 1424, 1426 et 1427, quittaLouvain 
et retourna à Cologne, où il devint professeur de Théologie en 1440. 
Y fut recteur et vice-chancelier, chanoine de S*^-Cécile et curé de 
l'église S'^^-Colombe, Il mourut en 1475 (2). Il fut fréquemment 
l'objet de présents honorifiques du magistrat de Malines [*J. 

Hunnaeus, Augustinus, vulgo Huens, Mechhniensis, 
promu I3™« dans la faculté des arts à Louvain en 1540 (i). Président 
du collège de S^'-Anne. Professeur de Philosophie et de Théologie, 
mort en 1578 (4; 6, chap. 19 et 32). La ville de Mahnes l'honora en 
1550, à l'occasion de sa licence (5), notice dans (7), 

Huybrechts, Paulus-Josephus, 
promu 24"'^ dans la faculté des arts en 17B5, né en i764, chanoine 
prémontré à Averbode, vicaire à Tessenderloo (7). 

liuysmans, Bernardus, MechUniensis, 
promu 93'"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1547 (i). 

Huysmans, Jacobus, 
promu 128™^ dans la faculté des arts en l720, depuis cette année, 
curé de l'église St-Laurent à Anvers (7). 

Jacobs, Joannes-Cornehus, 
promu 162™^ dans la faculté des arts en l777, licencié en médecine 

(7) ri. 

Jaeckx, Petrus, 
promu 2** dans la faculté des arts à Louvain en iSgi, licencié en 
théologie et pléban à l'église St-Rombaut à Malines, mort en 1611, 
êgé de 43 ans (7). 

Jaecx, Joannes, Machhniensis, 
promu 56"^ dans la faculté des arts à Louvain en i536 (i), bienfaiteur 
du collège de Standonck ou du Porc à Louvain, chanoine Zellarien à 
l'église St-Rombaut à Malines. i59o (J. 



[*J Cfr. V. Hermans, Catalogue de la Bibliothèque Malinoise. Chap. II, 
Auteurs. 

[**] Cfr. notre travail : Aperçu historiqtte sur la Médecine et les Médecins à 
Malines, 1900. 



386 MÉLANGES 



Jamar, Joannes-Josephus-Leonardus, 
promu 107'"^' dans la faculté des arts en i73l (7). 

Jansens, Christophorus, 
promu i"]"-" dans la faculté des arts en lôJg (7). 

Janssens, Cornélius, 
promu 80"'^ dans la faculté des arts en l684 (7). 

Joannis, Nicolaus, Mechliniensis, 
promu 164™'' dans la faculté des arts à Louvain en i566 (i). 

Johannes, de Mechilinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en i434. Il fit sa déterminance 
dans la faculté des arts le 19 novembre 1435 : « Johannes Anon, alias 
de Mechlinia », son baccalauréat le 14 mars 1436, sa licence l'année 
1438, et fut classé le 54"'*= (2). 

Johannes, de Mechlinia, 
religieux de l'ordre des Prêcheurs du couvent d'Anvers, il fut 
immatriculé à l'université de Louvain en l447, et reçu dans le conseil 
de l'université le 29 mai 145 1, créé docteur en Théologie en 1455. 
Mort en 1458 (2; 4; 6, t. 30, p. 152), notice dans (7). 

Johannes, Frater de Mechilinia, 
de l'ordre des Augustins de Louvain, immatriculé à l'université de 
Louvain en 1447 (2). 

Jolijt, Rumoldus, 
promu GG""^" dans la faculté des arts en 1676 (7). 

Jongh (de), Joannes-Franciscus, 
promu dans la faculté des arts en 1763 (7). 

Jongh (de), Petrus-Josephus, 
promu iii"''^ dans la faculté des arts en 1731 (7). 

Joostens, Joannes-Antonius, MechHniensis, 
né en 1703, fut nommé administrateur du collège de la Haute-Colline 
à Louvain, en 1733, après avoir pris à Louvain le grade de licencié 
en théologie en 1729, mort à Louvain en 1753 (6; ch. 30), notice 
dans (7). 

Kegel, Engelbertus, 
promu éo™'' dans la faculté des arts en 1704 (7). 

Keldermans, Gaspar-Franciscus, 
promu 100"'" dans la faculté des arts en 1739 (7). 

Kerckhoven (van der), Egidius, 
promu 115"^^ dans la facuhé des arts en 1689 (7). 



ALMANACHS MALINOIS 887 



Keremans, Joannes-Cornelius, 
promu 56™= dans la faculté des arts en 1775 (7). 

Keulemans, Carolus-Joannes, 
promu 25™^ dans la faculté des arts en 1721, entré dans l'ordre des 
Oratoriens en 1718, mort en 1738 (7). 

Keynoets, Hubertus, Mechliniensis, 
promu 51"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1548 (i). 

Keyoyt, Mathasus, Mechliniensis, 
promu 36'"^ dans la faculté des arts à Louvain en i528 (i). 

Kiel (van), Guilelmus, 
promu 34'"* dans la faculté des arts en i674 (7). 

Kiel (van), Rumoldus, Mechliniensis, 
né en i685, de Jean et de Claire Van Loven, promu 28"" dans la 
faculté des arts à Louvain en 1704, curé à Melsbroeck. Plus tard. 
Président du collège de Malines et Recteur de l'université en 1727 à 
Louvain, mort à Malines en 1739 [6, ch. 29), notice dans (7). 

Kindermans, Franciscus-Josephus, Mechliniensis, 
proclamé 5"' dans la promotion de l782. Professeur à la pédagogie du 
Porc à Louvain, mort à Louvain en 1808, âgé de 45 ans (6, ch. 33), 
notice dans (7). 

Krieckenbeke (à), Christophorus, Hannutensis, 
licencié en théologie, curé à l'église St-Jean, à Malines, pendant 
27 ans; bienfaiteur du Collège du Faucon de d'Arnold Trot à Louvain, 
mort de la peste en iSyS (4; 6, chap. 41) [*]. 

Ladersous (de), Joannes-Franciscus, Mechliniensis, 
proclamé 5"'^ dans la promotion de 1682. Bachelier en théologie, prési- 
dent du collège de Malines à Louvain en 1705, professeur de la 
pédagogie du Porc, mort en 1720 à Louvain (6, ch. 23, 27 et 37) notice 
dans (7). 

Laen (van der), 
la licence du fils de Nicolas van der Laen fut fêtée en mars 1611, par 
la ville de Malines (5). 

Laen (van der), Alexandre, 
la ville de Malines fêta le 22 septembre 1609, sa licence (5). 

Laen (van der), Thierry, 
la ville de Malines fêta le 12 février 1607 sa licence passée à Lou- 
vain (5). 



[*] Cfr. Bakten, NaamrolUn. 



388 MÉLANGES 



Laer (van), Joannes-Guilielmus-Hiachintus, 
promu 12 1"''^ dans la faculté des arts en l75i (7). 

Lanceloots, Henri, 
de l'ordre des Augustins, fut fêté, le 23 octobre 1617, par la ville de 
Malines, à l'occasion de sa promotion au Doctorat (5;). Régent d'études 
à Louvain en 161 7 et promu docteur en théologie au 24 octobre de 
la même année (6, chap. 52), notice dans (7). 

Landeloos (de), Petrus, 
promu 24™^ dans la faculté des arts en 1756 (7). 

Langendonck (van), Michael, 
promu 49™= dans la faculté des arts à Louvain en 1668 (7). 

Lansloots. 
La ville de Malines fêta la licence du fîls de Pierre Lansloots, le 11 
octobre 1603 (5). 

Lanckvelt (van), Nicolaus, Angiensis, 
Bachelier en théologie en 1630, bienfaiteur du Collège de Standonck 
à Louvain. Il mourut comme président du Séminaire Archiépiscopal 
à Malines, le 25 janvier 1639 (4). 

Lannoy (de), Martinus, Mechliniensis, 
entré au Collège des Oratoriens à Louvain en 1630, fut nommé 
plus tard économe du Collège (6, ch. 58), notice dans (7). 

Lapostoel, Antonius, Mechliniensis, 
promu 139""= dans la faculté des arts à Louvain en 1563 (1). 

Lapostoel, X..., 

un fils de maitre Lapostoel reçoit une gratification de la ville de 
Malines à l'occasion de sa licence en 1523 (5). 

L'apostole. ^Egidius, Décret. Doctor, 
fut reçu dans le Conseil de l'université de Louvain en 1482, mort 
en 1503 (4). 

L'apostole, Petrus, 
Docteur en droit civil et canon., natif de Tournai, nommé professeur 
à l'université de Louvain en 1492. Fut pourvu de l'état de maître aux 
requêtes ordinaires et conseiller au Grand Conseil en 1503. Il résigna 
sa charge l'an 1528 en faveur de son fils Jéiôme, lequtl étant mort 
l'année suivante, il reprit sa charge en 1529. Il mourut à Malines, le 
20 avril 1532 (4). 

Lardinois, Carolus, 
promu jS™'^ dans la faculté des arts en 1719, curé pendant 40 ans à 
Schrieck, mort en 1770, âge de 75 ans (7). 



ALMANACHS MALINOIS SSq 



Lardinoij, Frandscus, 
promu 93™'= dans la faculté des arts en 1725 (7). 

Lathem (van), 
la licence du fils de Jean Van Lathem, fut fêtée par la ville de 
Malices en 1612 (5). 

Lattre (de), Balthazar-Josephus, 
promu 9™^ dans la faculté des arts en 1715 (7). 

Laurevyssens, Gaspar, 
promu iig*"^ dans la faculté des arts en 1721 (7), 

Laureys, Franciscus, 
promu 148"'*= dans la faculté des arts en 1718 (7). 

Le Begge, Philippus-Franciscus de Paula, 
promu 45"^ dans la faculté des arts en 1768 (7). 

Le Cerf, Petrus, 
promu 100°"^ dans la faculté des arts en 1769, vicaire à Willebroeck, 
en 1789 curé à Steenhuysen, mort en 1808, âgé de 59 ans (7). 

Leirebels, Arnoldus-Petrus, 
promu W)""^ dans la faculté des arts en 1758 (7). 

Lemmens, Joannes, 
promu 104™* dans la faculté des arts en 1691 (7). 

Lems, Joannes, 
promu 83™'' dans la faculté des arts à Louvain en 1621 (7). 

Leodio (de), (Van Leeuvv^ ?) Matheus, de Mechlinia, 
voy. Matheus. 

Le Page, Franciscus, 
promu 30"^^ dans la faculté des arts en 1712 (7). 

Le Plat, Judocus, 
promu 7'°^ dans la faculté des arts en 1752, docteur en droit, en 1766, 
professeur, notice dans (7). 

Le Plat, Matthias, 
promu I4>= dans la faculté des arts en 1675 (7). 

Le Plat, Philippus, 
promu 63™^ dans la faculté des arts en 1676 (7). 

L'Escrinier, Larabertus-Laurentius, 
promu 117'^^ dans la faculté des arts en 1754 (7). 

Leunis, Egidius-Guilielmus, 
promu 125"^ dans la faculté des arts en 1756 (7). 



SgO MÉLANGES 

Lier (van), Judocus-Rumoldus, 
promu 5"'^ dans la faculté des arts en 1744, curé à Waelhem en 1757, 
mort en 1763 (7). 

Liere (van), Gommaire, 
reçoit en 1534 une gratification de l'administration communale, à 
l'occasion de sa promotion au doctorat en théologie (5). 

Linden (vander), Joannes, 
promu 36"'^ dans la faculté des arts en 1676 (7). 

Linden (vander), Judocus, 
promu 33™'' dans la faculté des arts à Louvain en 1669 (7). 

Linden (van der), Petrus, 
promu 65""= dans la faculté des arts en 1770 (7). 

Lints, Andréas, 
promu 149™' dans la faculté des arts en 1718 (7), 

Lints, Philippus, 
promu 66''''' dans la faculté des arts en 1705 (7). 

Lobu, Jacobus, 
promu 142'"' dans la faculté des arts en 1671 (7). 

Loeck (van), Antonius, Mechliniensis, 
promu 84""^ dans la faculté des arts à Louvain en 1549 (i). 

Loppe, Henricus-Josephus, 
promu 31'"= dans la faculté des arts en 1762 (7), 

Loriera, Cornélius, 
promu 118'"'' dans la faculté des arts à Louvain en 1621 (7). 

Lupus, Petrus, 
Voy. Wolffs. 

Luytens, Henricus, Mechliniensis, 
promu io"'= dans la facuhé des arts à Louvain en 1542 (7). 

Lyra (A.), Christophorus, Mechliniensis, 
Bachelier en théologie, curé à Linden et à Londerzeel, mort en 1612 
(6,ch. I). 

Maelen (vanden), Joannes-Antonius, 
promu 44"^'' dans la faculté des arts en 1677 (7). 

Maes, Joannes-Franciscus, 
promu 53"= dans la faculté des arts en 1739 (7). 

Maes, Ludovicus-Guilielmus, 
promu 22""-" dans la faculté des arts en 1777, bachelier en théologie, 
licencié en droit (7). 



ALMANACHS MALINOIS SQI 

Major, Carolus, Mechliniensis, 
étudiant en droit au Collège de Craendonck à Louvain à la fin du 
xviii= siècle (6, ch. 13). 

Maie (vander), Joannes-Antonius, 
promu 62""^ dans la faculté des arts en 1720, curé à Putte depuis 1735, 
mort en 1770 (7). 

Maie (van den), Rumoldus, Mechliniensis, 
lecteur de théologie au couvent des Franciscains à Louvain, de i7o9 
à 1720, écrivain (6, chap. 51). 

Man (de), Joannes-Antonius, 
promu 73™= dans la faculté des arts en 1736, curé à Neerpelt en 
1748 (7). 

Mannaerts, Petrus, Mechliniensis, 
bachelier en théologie,' recteur du collège du Porc à Louvain. Doyen 
à Louvain en 1636 (4). Plus tard chanoine à l'église de St-Rombaut à 
Malines. Mort en 1664 (6. ch. 33). 

Marmelion, Petrus, 
promu 84""^ dans la faculté des arts en 1684, vicaire à Buggenhout, 
chanoine à l'église N.-D. au delà de la Dyle en 1720, mort en 1740, 
âgé de 75 ans (7). 

Maschu, Cornélius, 
promu 43™^ daus la faculté des arts en 1785 (7). 

Masquelier, Arnoldus, Mechliniensis, 
promu 75'"* dans la faculté des arts à Louvain en 1552 (i). 

Marthis, Johannes, aHas de Mechlinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1436. Joh. Merthys fit sa 
déterminance des arts le 20 janvier 1436, son baccalauréat en mars 
1438, et fut promu le 2"'^ dans la faculté des arts en 1439 (i; 2). 

Matheus, de Mechilinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1427. Matheus de Leodio de 
Mechlinia (van Leeuw), passa son baccalauréat des arts le 2 février 
E429 (2). 

Mathys, Guilielmus, 
promu 67™= dans la faculté des arts à Louvain en 1621, curé du 
béguinage à Aerschot, doyen du chapitre en 1635 (7). 

Matthys, Johannes, de Mechlinia, 
immatriculé à l'université de Louvain en i436 (2). 



392 MÉLANGES 

Mechelen (van), Eduardus, 
promu dans la faculté des arts en i754, licencié en droit canon, 
chanoine à Anvers (7). 

Meerbeeck (van), Joannes-Franciscus, 
promu 41™^ dans la faculté des arts en i787, licencié en médecine en 

I790(7)[*]- 

Meeren (vander), Gaspar-Laurentius, 
promu 13""= dans la faculté des arts en i735 (7). 

Melaert, Jacobus-Antonius, 
promu 62""" dans la faculté des arts en 1743, curé à Eindenhoven en 
1760 (7). 

Merbius, Joannes, Mechliniensis, 
promu 94'"'-' dans la faculté des arts à Louvain en 1559 (i). 

Merica (de), Joannes vel Egidius, 
appelé aussi Vander Heyden, de l'ordre des Carmélites, docteur en 
théologie en i476, prieur du couvent à Anvers, mort en 1505, notice 
dans (7). 

Merica (de), Joannes, Mechliniensis, 
promu 102™^ dans la faculté des arts à Louvain en i542 (i). 

Mersman, Antonius, Mechliniensis, 
promu 47""^ dans la faculté des arts à Louvain en 1554 (i). 

Mertens, Cornélius, Mechliniensis, 
promu 56'"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1560 (i). 

Meur (de), Guilielmus-Josephus, 
promu 81'"^ dans la faculté des arts en 1717 (7). 

Meys, Mathias, 
promu 67™^ dans la faculté des arts en 1722 (7). 

Milaenen (van), Horatius, Mechliniensis, 
promu 3"'^ à Louvain en 1682, ensuite professeur de philosophie au 
Collège du Porc, plus tard pensionnaire de la ville de Malines, où il 
mourut en 1709, âgé de 46 ans (6, ch. 33), notice dans (7). 

Moens, Joannes, Mechliniensis, 
promu 109"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1643 (1). Bachelier 
en théologie, chanoine de Ste-Walburge à Furnes et président du 



[*] Cfr. D'' G. Van Doorslaer, Aperçu historique sur la médecine et les 
médecins à Malines. 



MALINOIS A LOUVAIN 3g3 

Collège de la Westphalie à Louvain, de 1597 jusqu'à sa mort vers 
1599 (^5 ch. 17), notice dans (7). 

Moens, Judocus, Mechliniensis, 
promu 59™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1840 (i). 

Moens, Rumoldus, Mechliniensis, 
promu 22™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1642 (i). 

Moerissens, Petrus-Franciscus, 
promu 32""= dans la faculté des arts en i672 (7). 

Mol (de), Antonius, 
promu 6'"'= dans la faculté des arts à Louvain en I57l, licencié en 
théologie, doyen de l'église St-Rombaut, mort en 1635, âgé de 80 
ans (7). 

Moleners, Petrus, Mechliuiensis, 
promu 19"''= dans la faculté des arts à Louvain en i55i (i). 

Moleners, Wilhelmus, Mechliniensis, 
promu 140"'^ dans la faculté des arts à Louvain en l56l (1). 

Mommaerts, Adrianus, 
proiîiu 71"°^ dans la faculté des arts en 1674 (7). 

Moor (de), Jacobus, Mechliniensis, 
promu docteur en médecine à Louvain en 1530 (4), notice dans (7) [*]. 

Moortgat, Livinus, 
promu 71"^^ dans la faculté des arts en 1733 (7). 

Munck (de), Franciscus-Ignatius-Rumoldus, 
promu 104"'= dans la faculté des arts en i720 (7). 

Munck (de), Jacobus- Josephus, 
promu : 10"'= dans la faculté des arts en 1761, historien (7). 

Munck (de), Michaël-Antonius, 
promu 110""^ dans la faculté des arts en i7oi (7). 

Naghelmaker, Laurentius-Jacobi, ex Bergeyk, 
promu 1" dans la faculté des arts à Louvain en i563. Ensuite professeur 
de théologie à Louvain, plus tardchanoineàMalines(i; 4;6, ch. 33)[**]. 

Neck (van), Joannes, 
promu 24"^^ dans la faculté des arts en i684, curé à Amsterdam en 

1733 (y)- 



[*] Cfr. D'' G. Van Doorslaer, Aperçu histor. sur la médecine et les médecins 
à Malines, 1900. 

[**] Cfr. Baeten, Naamrollen van het Aartsbisdom van MecheUn. 

26 



394 MÉLAKGES 



Neefs, Mechliniensis, 
prieur du couvent des Carmes chaussés à Bruxelles et x\nvers, après 
avoir enseigné la théologie au collège des Carmes chaussés à Louvain, 
de i7o3 à 1706 (6, chap. 53). 

Neefs, Joannes-Baptist:!, 
promu 63™^ dans la faculté des arts en i756, curé à Lierde en 1768, 
mort en 1786 (7). 

Neesen, Alberius, 
promu 77""^ dans la faculté des arts à Louvain en l67i (7). 

Nelis (de), Corntlius, Mechliniensis, 
né en 1736, fut reçu solenntllement par la ville de Maline?, en 1755, 
lorsqu'il fut proclamé premier à l'université de Louvain (5), président 
du Collège de Malines à Louvain (6, ch. 29), notice dans (7) [*]. 

Nelis, Dominicus-Josephus-Hyacinthus, 
ne en 1738, promu 9"^^ dans la faculté des arts en 175-I, docteur en 
droit en 1766, professeur à l'Institut Royal, mort en 1775, notice 
dans (7). 

Nidius, Petrus, Mechliniensis, 
promu 135'"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1554 (i). 

Niemans, Egidius, Mechliniensis, 
promu 2 j"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1540 (i). 

Nieuwenhuyss (vanden), Henricus-Dominicus, 
promu 5 5"'^ dans la faculté des arts en 1745 (7). 

Nieuwenhuysen (van), Joannes-Michael, 
promu 76'"^ dans la faculté des arts en 1778, licencié en médecine en 

1784 (7) ri- 

Noels, Jacobus, 
promu 71'"= dans la faculté des arts en 1675, bachelier en théologie, 
chapelain à St-Gommaire à Lierre, mort en 1706 (7). 

Noels, Pctru":, 
promu 16'"'' dans la faculté des arts à Louvain en 1667 (7). 

Nottaerts, WaUerus, Mechliniensis, 
promu 150"'= dans la faculté des arts à Louvain en 1565 (i). 



[*] Cfr. son testament, source 5, t, 19, p. 362. 

[**] Cfr. D'' G. Vax Doorslaer, Aperçu historique sur la médecine et les 
médecins à Malines, 1900. 



MALINOIS A LOUVAIN SqS 



Obins, Petrus, Mechliniensis, 
promu 149"'^ dans la faculté des arts à Louvain en i563 (1). 

Oersel, Judocus, Mechliniensis, 
promu ^3"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1586 (i). 

Oliveri, Paulus, de Mechlinia, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1449 (2). 

Oliviers, Joannes-Baptista, 
promu 86"'"= dans la faculté des arts en 1728 (7). 

Omelen, Joannes, Mechliniensis, 
promu 98™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1535 (i). 

Ophemius, Joannes-Baptista, Mechliniensis, 
promu 132"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1556 (i). 

Oppem (van), Mathias, 
promu 82™'^ dans la faculté des arts en 1692 (7), 

Orsel, Erasmus, Mechliniensis, 
promu 97""- dans la faculté des arts à Louvain en 1564 (i); le 3 mai 
1575, la ville de Malines tête la licence de maître Erasme van Ors- 
sele (5). 

Osselet, Joannes Baptista-Franciscus, 
promu 3™^ dans la faculté des arts en 1774, licencié en droit en 
1777 (7). 

Oudenarde (van), Petrus-Franciscus, 
promu 10"'^ dans la faculté des arts en 1733, licencié en théologie en 
1740, curé à Hallaer, mort en 1763 (7). 

Paepen, Joannes-Marcellus, 
promu 51'"'' dans la faculté des arts en 1705 (7), 

Paeffenroey, Ludovicus, Mechliniensis, 
promu 149"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1547 (i). 

Paffenrode (a), Joannes-Balduinus, 
promu i^"" dans la faculté des arts à Louvain en 1611, plus tard jésuite, 
mort à Courtrai en 1637 (7). 

Paffenroy, Joannes, Mechliniensis, 
promu 3"°^ dans la faculté des arts à Louvain en i568 (i). En 1572 
(20 mai), la ville de Malines fêta là licence du fils de Jean Van 
Paffenrode (5). Plus tard secrétaire de la ville de Malines, où il mourut 
en 1621. 

Paludanus, 
voy. Van den Broeck. 



3g6 MÉLANGES 



Pansius, Joannes-Franciscus, 
promu 26™*" dans la faculté des arts à Louvain en 1668 (7). 

Pansius, Joannes-Petrus, 
promu dans la faculté des arts en 1694 (7). 

Papagaey, Jacobus, Mechliniensis, 
promu 69"'= dans la faculté des arts à Louvain en 1547 (i). 

Paridaens, Henricus, Machliniensis, 
promu premier dans la faculté des arts en 1607. Docteur en 1626. Ensuite 
professeur de philosophie dans la pédagogie du Porc, et, en 1630, 
professeur de théologie, mort en 1635 (4), président du Collège de 
Hollande à Louvain (6, ch. t. 2 et 33). La ville de Malines lui fit des 
présents lorsqu'il fut premier en 1607, en 1616 lors de sa licence et, en 
1626, lors de son doctorat (5), notice dans (7). 

Pauli, Franciscus, Mechliniensis, 
promu 100""-' dans la faculté des arts à Louvain en 1528 (i). 

Pauli, Johannes, de Mechilinia. Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1452 (2). 

Paumeti, Johannes, canonicu'^, Mechiliniensis, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1445 (2). 

Peckius, Petrus, Ziricnsus, 
docteur en droit en 1553. Professeur en 1555, membre du Grand 
Conseil de Malines en 15H6, où il mourut en 1589 (4). 

Peeters, Andreas-Josephus, Mechliniensis, 
Avocat fiscal de l'université de Louvain; licencié en droit civil et 
canon, en 1717, mort en 1768 (6, t. 27), notice dans (7). 

Peeters, Joannes-Baptista, 
promu 71"* dans la faculté des arts en 1730 (7), 

Peeters, Joannes- Daniel, 
promu 16™= dans la faculté des arts en 1709 (7). 

Peeters, Judocus, 
promu 91™' dans la faculté des arts en 1730 (7). 

Peeters, Judocus-Josephus, 
promu 103"'' dans la faculté des arts en 1739 (7). 

Peeters, Petrus, 
promu 10"'^ dans la faculté des arts en 1701, curé du Béguinage à 
Malines depuis 1722 jusqu'à sa mort en 1756 (7). 

Peeters, Petrus, 
promu 71™' dans la faculté des arts en 1740 (7). 



MALINOIS A LOUVAIN igj 



Pens, Joannes, 
promu 38™*^ dans la faculté des arts en 1728 (7). 

Perart, Gerardus, 
promu I lyiû^ dans la faculté des arts en 1689 (7). 

Perez, Guilielmus-Franciscus, 
promu I9™« dans la faculté des arts en 1690 (7). 

Pitemen (de), Theodorus-Ignatius, 
promu 68°!^ dans la faculté des arts en 1705 (7). 

Pétri, Wilhelmus, Mechliniensis, 
promu 64"!^ Jans la faculté des arts en 1537 (i). 

Picard, Guilielmus, 
promu 44"^^ dans la faculté des arts en 1744 (7). 

Piera, Guilielmus, 
promu 29'"*^ dans la faculté des arts à Louvain en 1666 (7). 

Pierets, Petrus-Andreas, 
promu SI""® dans la faculté des arts en 1776, pratiqua la médecine à 
Malines (7) [*]. 

Platea (de), Johannes, (Vanderstraeten), de Mechilinia, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1428 (2). Inscrit à Cologne 
en 1423 : « Johannes de Plateau de Machlinia, Cam. dioc. leges », en 
1425, on lit : « Clericus bacallarius in jure canonico et in eodem 
studium suum continuans » (2). 

Poels, Henricus, 
promu 69"^® dans la faculté des arts en 1709 (7). 

Poels Rumoldus, 
promu ^i"^^ dans la faculté des arts en 1694 (7). 

Poerters, Johannes, de Mala Mechlinia, Leod. dioc. 
immatriculé à l'université de Louvain en 1440. Il fit sa déterminance 
le 2 décembre 1440, et fut promu 12"^® dans la faculté des arts en 
1442 (2). Jean de Poirtere, originaire de Quaedmechelen, acquit son 
droit de bourgeoisie à Malines, en 1452 et y pratiqua ensuite la 
médecine [**]. 



[*] Cfr. D'' G. Van Doorslaer, Aperçu historique sur la médecine et les 
médecins à Malines. 

[**] Cfr. D"' G. Van Doorslaer, Aperçu historique sur la médecine et les 
médecins à Malines. 



3g8 MÉLANGES 



Polfvliet, Joannes-Albertus, vel Antonius, 
promu 14™'= dans la faculté des arts en 1780, mort à Malines en 
1829 (7). 

Porta (a) [vander Poorten], Joannes, Mechliniensis, 
promu i6"'"' dans la faculté des arts à Louvain en 1565 (i). 

Potis, Egidius, Mechliniensis. 
promu i^j"' dans la faculté des arts à Louvain en i558 (i). 

Potter (de), Joannes, 
promu 99™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1670 (7). 

Pottuck, Franciscus-Ludovicus, 
promu 42"^" dans la faculté des arts en 1785, né en 1764, chanoine à 
Averbode, mort en 1798 (7). 

Poullet, Egidius-Josephus-Emmanuel, 
promu 2™^ dans la faculté des arts en 1783, licencié en droit en 1786, 
avocat à Malines, mort en 1790 (7). 

Poullet, Ivo-Josephus, 
promu i6"= dans la faculté des arts en 1780, licencié en droit en 

1784 (7)- 

Pouppé, Prœn. D. Joannes-Ludovicus, 
promu 24™^ dans la faculté des arts en 1769, licencié en droit en 

1773 (?)■ 

Pré (du), Jacobus, 
promu 58""= dans la faculté des arts en i7i7 (7). 

Pré (du), Jacobus, 
promu 90™*-" dans la faculté des arts en i722 (7). 

Prince (de), Andréas, 
promu 13™^ dans la faculté des arts en 1690 (7). 

Prys (de), Joannes, Mechliniensis, 
promu 114""= dans la faculté des arts à Louvain en 1565 (i). 

Puessin, Adrianus, Furnensis, 
promu 2'' dans la faculté des arts à Louvain en 1549 (i). Docteur et 
professeur en droit, ensuite membre du Grand Conseil à Malines, où 
il mourut en 1601 (i). 

Puffelinc, Heinricus, doctor in medicinis, Traj. dioc, 
aussi appelé Henricus de Gorichem, immatriculé à l'université de 
Louvain en 1433. Il s'inscrit en 1422 à l'université de Cologne, où il 
devint bachelier des arts le 24 mars 1423, le 19 aviil 1425, il fut 
licencié, et le 25 suivant, docteur. En 1433, il pratiqua la médecine 



MÂLINOIS A LOUVAIN SqQ 

à Malines, et sollicita la faveur d'être inscrit à l'université de Louvain, 
ce qui lui fut accordé en la même année (2; 4). 

Putmans, Johannes, de Mechilinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1430 (2). 

Quertenmont (de), Josephus-Joannes-Maria, 
promu 24"'= dans la faculté des arts en 1783, licencié en droit en 
1786 (7). 

Raedt (de), Franciscus-Ferdinandus, 
promu 80"^ dans la faculté des arts en 1717 (7). 

Raeytnaeckers, Joannes, 
promu 3™^ dans la faculté des arts à Louvain en i578 (7). 

Raps, Jacobus, 
promu 119™= dans la faculté des arts en 1683 (7). 

Redel, Augustinus-Casimiris, 
promu 68'"^ dans la faculté des arts en i676 (7). 

Rees (de), Rumoldus-Ludovicus, 
promu 75™= dans la faculté des arts en 1737 (7). 

Reymarius, Rumoldus, Mechliniensis, 
promu 35"^' dans la faculté des arts à Louvain en 1589 (i), licencié en 
théologie et chanoine de St-Rombaut, à Malines. Bienfaiteur du 
collège de théologie à Louvain (4; 6, ch. i). En 155:5, le magistrat de 
MaUnes fit un présent à Lambert Reymaers, à l'occasion de la licence 
de son fils (5). 

Richterich, Josephus-Augustinus, 
promu 86™'^ dans la faculté des arts en i756, échevin de Malines en 
1782 (7). 

Riddere (de), Jacobus, Mechliniensi?, 
promu i^'' dans la faculté des arts à Louvain en 1621, écrivain. Prit 
l'habit de St-François, professeur à l'université, mort en 1675, à l'âge 
de 73 ans (6, chap. 51), notice dans (7). 

Robiens, Georgius vel Gregorius, Mechliniensis, 
promu 94""^ dans la faculté des arts à Louvain en 1568 (i). 

Robyns, Rumoldus, Mechliniensis, 
promu 1 3"^ dans la faculté des arts à Louvain en i565 (i). 

Roelants, Martinus, Mechliniensis, 
promu 23"'= dans la faculté des arts à Louvain en 1587 (i). 



400 MÉLANGES 

Roesters, Laurentius, de Mechilinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1435 (2). 

Roose, vel Rosa, Ballioianus, 
promu 9'""^ dans la faculté des arts à Louvain en i56i (i), fut plus tard 
conseiller au Grand Conseil à Malines, où il mourut en 1610. 

Rooskens, Gisbert, 
l'administration communale organise, en i539, des fêtes, à l'occasion 
de son doctorat en médecine (5) [''J. 

Rota (de), Paulus, 
promu !"■ dans la faculté des arts à Louvain en i437 (i), chanoine 
de l'église Ste-Gudule à Bruxelles en 1460, trésorier de l'église 
cathédrale de Cambrai et chanoine de St-Rombaut à Malines. 

Rouchout, Petrus, 
promu 124"'' dans la faculté des arts en l683 (7). 

Roulet, Rumoldus, 
promu 1 30"'^^ dans la faculté des arts en 1770 (7), 

Roully (de), Thomas-Dominicus, 
promu 106'"= dans la faculté des arts en 1725 (7). 

Roussel, Everardus, Mechliniensis, 
promu 55"'" dans la faculté des arts à Louvain en 1535 (i). 

Roxas, Henricus, 
promu 38™^ dans la faculté des arts en i7io (7). 

Roxas, Vincentius, 
promu 55"'' dans la faculté des arts en i7o8 (7). 

Rumoldus, Adolphus, Mechliniensis, 
promu 38'"'^ dans la faculté des arts à Louvain en l54i (i). 

Ruysche, Joannes, Machliniensis, 
recteur semestriel à l'université de Louvain en I455. Docteur en 
théologie de l'université de Heidelberg, immatriculé en i453. Profes- 
seur de théologie à l'université de Louvain en cette même année 
(4; 6), notice dans (7). 

Ryckaert, Petrus, 
promu 2'' dans la faculté des arts en l772 (7). 



[*] Cfr. D'' G. Van Doorslaer, Aperçu historique sur la médecine et les 
médecins à Malines. 



MALINOIS A LOUVAIN 4OI 

Ryckaerts, Joannes-Franciscus, 
promu 107"'^ dans la faculté des arts en 1719 (7). 

Rycke (de), Judocus, de Mechlinia, 
Carmélite, reçu au conseil de l'université de Louvain en i47o, docteur 
en théologie en 1473 (7). 

Ryckenroy, Melchior, Machliniensis, 
proclamé 15"^ dans la promotion des arts en i549. Licencié en 
théologie, président du collège Busleyden, recteur trimestriel, plus 
tard curé à Groot-Sundert [Breda] (i; 4; 6, ch. 37). En 1361, la ville 
offrit en présent à Melchior van Ryckenrod, 20 florins, à l'occasion 
de sa licence (5), notice dans (7). 

Ryckmans, Theodorus, vel Judocus- Josephus, 
promu 6o™« dans la faculté des arts en i768, vicaire à Hoolaert, curé à 
Roosbeeck (7). 

Rye (van), Thomas, Brugensis, 
promu 31"^ dans la faculté des arts à Louvain en i552 (i). Docteur en 
médecine à Malines [*]. 

Rykaerts, Petrus, Mechliniensis, 
promu 146"'= dans la faculté des arts à Louvain en 1566 (i). Plus tard 
profseseur de médecine à Louvain [**]. 

Rymenam (van), Rumoldus-Jacobus, 
promu 2"^ dans la faculté des arts en 1760 (7), reçu solennellement en 
cette année par la ville de Malines (5), licencié en théologie en 1767, 
mort en 1799, note dans (7). 

Rymenans, Carolus, 
promu dans la faculté des arts en 1797 (7). 

Rynck, Arnoldus, Mechliniensis, 
promu 119"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1550 (i). 

Salice (de), Magister Godefridus, Cam. dioc, 
la forme flamande de son nom est Fan der Wilghen, immatriculé à 
l'université de Louvain en 1427 (2). Il professa la médecine à l'univer- 
sité de Louvain, du 8 sept. 1427 au 8 mars 1428, et pratiqua son art à 
Malines depuis 1428 (6, T. 30, p. 194) [***]. 



[*] Cfr, D"" G, Van Doorslaer, Aperçu historique sur la médecine et les 
médecins à Malines. 

[**] Cfr. D' G. Van Doorslaer, Aperçu kist. sur la médecine. 

[***] Cfr. Dr G. Van Doorslaer, Aferçu historique sur la Médecine et les 
Médecins à Malines, 1900. 



402 MELANGES 



Sanguessa, François, 
de l'ordre des frères mineurs, né à Malines, fut l'objet d'un présent de 
la ville de Malines à l'occasion de sa nomination comme évêque de 
Ulica, coadjuteur et successeur de l'évêque de Ruremonde, le 5 mars 
1721 (5). Il fut probablement le fils du docteur Sanguessa, pratiquant 
la médecine à Malines en 1590 

Sar (de), Lambertus, 
promu 106"'" dans la faculté des arts en 1704 (7). 

Sarens, Guilielmus, Mechliniensis, 
fils de Georges et d'EIisabetli Verbrugghen, bachelier en théologie, 
curé de Berthen en 1638. Régent de la pédagogie du Porc en 1655. 
Recteur en 1665, mort en 1670. Fondateur de bourses (^, ch. 3^), 
notice dans (7). 

Sar^o (de), Conradus, 
docteur en droit, bienfaiteur du Collège de théologie à Louvain (4), 
conseiller de l'archiduc Philippe et chanoine de l'église St-Rombaut 
à Malines. Mort à Louvain en l5oi (6, ch. i) [*]. 

Scaetbroeck, Joannes-Baptista, 
promu 79™^ dans la faculté des arts en i674 (7) 

Scamelaert, Michaël, Mechliniensis, 
promu 121"'^ dans la faculté des arts à Louvain en i568 (i). 

Schaebroeck, Ignatius-Josephus, 
promu 116"''' dans la faculté des arts en 1718 (7). 

SchefFelmeyer, Egidius-Joannes, 
promu 41™'= dans la faculté des arts en 1757, curé à Willebroeck 
en 1769, mort en 1782 (7). 

Scheppers, Franciscus, Mechliniensis, 
né en l7o9, de Pierre et de Mechtilde van Rietbeeck, promu 21""= 
dans la faculté des arts à Louvain en 1728. Président du collège de 
Malines à Louvain. Mort en 1757 (6, ch. 29 et T. 27), notice dans (7). 

Scheppers, Joannes-Baptista, Mechliniensis, 
promu second à Louvain en 1024, licencié en théologie et professeur 
de philosophie au collège du Porc de 1632 à 1653. Mort en 1667 
(6, ch. 33), notice dans (7). 



[*] Cfr. J. B.-\ETEN, Naamrollen van het Aartshisdom van Mechele», T. I, 
p. 2o5. 



MALINOIS A LOUVAIN 4o3 

Scheppers, Joannes-Baptista, 
promu 21"^ dans la faculté des arts en i787 (7). 

Scheppers, Joannes-Franciscus, 
promu 21"'^ dans la faculté des arts en i728, licencié en droit et en 
théologie, doyen de St-Pierre, président du collège de Malines à 
Louvain, mort en 1757 (7). 

Schonaerts, Gerardus, Mechliniensis, 
promu 5 4™^ dans la faculté des arts à Louvain en l562 (i). 

Schore (a), Ludovicus, Lovaniensis, 
doyen du collège des Bacheliers à Louvain, chanoine à l'église 
St-Rombaut à Malines (4). 

Schuren (van der), Rumoldus-Ignatius, 
promu 56™^ dans la faculté des arts en 1674 (7). 

Schuijre (van der), Antonius, 
promu 69™'= dans la faculté des arts à Louvain en i669 (7). 

Scoenjans, Guillaume, de Malines, 
immatriculé à Louvain vers l435, et promu licencié es arts en 1438, 
n° 18, fut admis comme lecteur de la faculté des arts le 26 mai 1447 
(6, T. 30, p. 264). 

Scriens, Antonius, Mechliniensis, 
promu 47"^ dans la facuhé des arts à Louvain en 1542 ([). 

Seghers, Joannes-Baptista, 
promu 54"^ dans la faculté des arts en l725 (7). 

Seresia, Reinerius, 
promu 26"'' dans la faculté des arts en 1761, curé à Vossegem en 1775, 
à Bonheyden en 1794, mort en 1808 (7). 

Servranckx, Augustinus-Rumoldus, 
promu 59""^ dans la facuhé des arts en 1768, né en l748, curé à 
Rymenam en 1782, mort en 1825 (7). 

Servrancx, vd \ Servrancx, Salomon, Mechliniensis, 
promu 3'"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1650. Professeur de 
philosophie à la pédagogie du Château en 1655. Ensuite Hcencié en 
théologie et curé de Hamme, près Termonde (6, ch. 32) notice dans (7). 

Servrancx, Salomon, 
promu 33"^ dans la faculté des arts en 1678 (7). 

Sinaij (van), Adrianus, 
promu 34"^^ dans la faculté des arts en i683, confesseur à l'église 



404 MÉLANGES 

Ste-Catlierine à Bruxelles, ensuite, chanoine à l'église N.-D. au delà 
de la Dyle, mort en 17^3, âgé de 69 ans (7). 

Siré, Petrus, 
promu 49™= dans la faculté des arts en 1721, curé à Appels (7). 

Slabbeeck (van), Antonius, 
promu 17"^= dans la faculté des arts en l7o7 (7). 

Slabbeeck, Joannes-Carolus, 
promu 29"''" dans la faculté des arts en 1727 (7). 

Sloots, Titelmannus, 
promu 71"'= dans la faculté des arts en 1704 (7). 

Sluys (van der), Joanne?, 
promu 4'"' dans la faculté des arts à Louvain en 1600, président du 
Séminaire à Malines, mort en 1654 (7). 

Sluysa (de), Simon Dodonis, alias, Torn. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en i45i (2), médecin de Charles 
le Téméraire, plus tard maître du palais de Maximilien d'Autriche en 
1474. Né à Rotterdam, fut professeur et recteur à Louvain. Il fut 
chanoine à l'église St-Rombaut à Malines, où il mourut en 1499 
(6, ch. 1) f*J. 

Smaes, Walterus, 
promu io8"'<= dans la faculté des arts en 1714 (7). 

Smedts, Petrus, 
promu 27"'^ dans la faculté des arts en 1688 (7). 

Smet (de), 
voy. Faber. 

Smets, Antonius, 
promu 11™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1594, fils de Jean et 
de Marie Ysewyns, licencié en théologie. Curé de N.-D. au delà de la 
Dyle à Malines, de là curé à St-Bavon à Gand, mort en 1636 (7). 

Smets, Matheus, 
promu 82""= dans la faculté des arts en 1782, curé à Everbergh, mort 
en 1818 (7). 

Snellinck, Josephus, Mcchliniensis, 
promu 98'"'= dans la faculté des arts à Louvain en 1543 (i). 

Snijers, Joannes-Baptista, 
promu 135'"^ dans la faculté des arts en 1672 (7). 



[*] Cfr. Bakten, NaamrolUtt van Itet Aarishisdom van Mechelen. 



MALINOIS A LOUVAIN 405 

Snyers, Jacobus, Mechliniensis, 
entré au collège des Oratoriens à Louvain en 1660, en devint plus tard 
le président. Mort en 1681 (6. ch. 58), notice dans (7). 

Soraers, Joannes, 
promu 79™= dans la faculté des arts à Louvain en 1621, vicaire à 
l'église N.-D. au delà de la Dyle à Malines, mort en 1630 (7). 

Sotwey, Christophorus, 
promu 110"= dans la faculté des arts en 1689 (7). 

Stalins, Franciscus-Josephus, 
promu 54"^ dans la faculté des arts en 1775 (7). 

5tandonck, Joannes, Machliniensis, 
fondateur du collège de ce nom à Louvain (4). Né à Malines en 1443 
(6, ch. 36), notice dans (7). 

Steemans, Joannes-Baptista, 
promu 81'"^ dans la faculté des arts en 1718 (7). 

Steenhuys (de), Joannes-Augustinus, Machliniensis, 
bienfaiteur du collège des bacheliers à Louvain (4). La ville de Malines 
fit un présent au conseiller Van Steenhuys, à l'occasion de la licence 
de son fils en 1615 (5). 

Steenmans, Arnoldus-Hiacynthus, 
promu 86"* dans la faculté des arts en 1761, curé à Rhode-Ste-Agathe 
en 1775 (7). 

Steenwinckele (van), Joannes, 
promu 28™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1667 (7). 

Steinemolen, Johannes, Cam. dioc, 
immatriculé à Louvain en 1430 (2). Il passa sa déterminance le 
20 novembre 1430 : « Joh. Steinemolen al. de Mechlinia », son 
baccalauréat en mars 1432, et fut promu le 28™* dans la faculté des 
arts en 1433 (i; 2). 

Sterlin, Joannes-Baptista, 
promu 81"*= dans la faculté des arts en 1758 (7). 

Steukers, Carolus, 
promu 91°^ dans la faculté des arts en 1684 (7). 

Stoffels, Arnoldus, MechUniensis, 
Hcencié en théologie, président du collège de Houterlé à Louvain en 
1637. Curé de l'église St-Pierre à Thourout, et en 16) 2, chanoine à 
St-Pierre de Louvain, dont il devint curé en 1665 (6, ch. 7), notice 
dans (7). 



406 MÉLANGES 



Stoffels, Joannes, 
promu 4)"" Jans la faculté des arts en 1694 (7). 

Straeten (van der), de Platea, Johannes, de Mechlinia, 
voy. Platea. 

Sturmius, Joannes, Machliniensis, 
docteur en médecine et professeur de mathématiques, recteur 
trimestriel. Né en 1559. Premier en philosophie à Louvain et admis 
au conseil de la faculté de médecine à Louvain en 1591 (4; 6, ch. 34), 
notice dans (7) [*]. 

Stijlarts, Joannes, 
promu :o9"'' dans la faculté des arts en 1681 (7). 

Sucquet, Magister Johannes, Parisiensis diocesis, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1430 (2). Il pratiqua la 
médecine à Malines (6, T. XXX, p. 196) [*'J. 

Sucquet, 

la ville de Malines ofîrit 50 florins, à Antoine Sucquet, au 8 octobre 
1601, à l'occasion de la licence de son fils (5). 

Sucquet, 

un fils du Seigneur Sucquet passa sa licence le 14 octobre 1609. Ce 
qui fut Tobjet d'une gratification de la ville de Malines (5). 

Suetens, Dominicus-Martinus, 
promu 93'"'^ dans la faculté des arts en 1747 (7). 

Suetens, Joannes-Petrus, 
promu 87'"'' dans la faculté des arts en 1744 (7), 

Sullerius, Henricus, Mechliniensis, 
promu 113™'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1540 (i). 

Tassis (de), Rogerus, Mechliniensis, 
fils de J.-B , docteur en droit civil et canon, chancelier de l'université 
de Louvain, doyen de la cathédrale à Anvers, mort en 1593, âgé de 

80 ans (6, T. 27), notice dans (7). 

Taveniers, Joannes- Antonius-Josephus, 
promu I2"''-" dans la faculté des arts en 1792, licencié en droit (7). 



[*] Cfr. D'' G. Vax Doorslaer, Aperçu historique sur la médecine, et les 
médecins à Malines. 

[**] Cfr. D'' G. Van Doorslaer, Aperçu hist. sur la médecine et les médecins à 
Malines. 1900, L. & A. Godenne. 



MALINOIS A LOUVAIN 407 

Taijs, Stephanns^ 
promu 121™^ dans la faculté des arts en 1675 (7), 

Tefelen, Nicolaus, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1430 (2). Il passa son bacca- 
lauréat des arts le 5 mars 1433 : « Nicolaus de Teflen alias de 
Mechlinia ». Dans un document de 1463, il s'intitule « clerium 
cameracensis diocesis, publicum apostolica et imperiali auctoritatibus 
notarium » (i; 2), 

Teys, Cornelius-Augustinus, 
promu 92"^= dans la faculté des arts en 1711 (7). 

Thermenfens, Joannes-Franciscus, 
promu 75"^ dans la faculté des arts en 1676 (7). 

Thomas, Joannes-Jacobus, 
promu 5™^ dans la faculté des arts en 1773, né en 1753, note dans (7). 

Thurenhout (van), Rumoldus, 
promu 67™^ dans la faculté des arts en 1760, né en 1740, chanoine à 
Tongerloo en 1763, vicaire à Duffel, Diest, Westerloo, Vissenaken, 
mort en 1796 (7). 

Thys, Gregorius, 
promu 89"^^ dans la faculté des arts en 1779 (7). 

Thys, Josephus-Cornelius, 
promu 4"^'^ dans la faculté des arts en 1745, né en 1726, licencié en 
droit en 1749, pensionnaire de la ville de Malines, mort en 1774 (7). 

Tiège (de), Judocus, 
promu 85""^ dans la faculté des arts en 1751, curé à Schelrode, mort en 
1804, âgé de 73 ans (7). 

Tilman, Laurentius, Mechliniensis, 
promu 23""^ dans la faculté des arts à Louvain en 1551 (i). 

Tinctoris, Symon, Torn. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1427 (i). Simon Tinctoris 
de Mechlinia fut promu le 7"^ dans la faculté des arts en 1429. Il fut 
proclamé « Magister artium » le 17 mars 1429 (i). 

Tollenaers, Andréas, 
promu 70"= dans la faculté des arts en 1702 (7). 

Tollenaers, Joannes-Josephus, 
promu 66""^ dans la faculté des arts en 1718 (7). 

Tollenaers, Petrus, 
promu 47™^ dans la faculté des arts en 1715 (7). 



408 MÉLANGES 



Tollenaers, Rumoldus-Joannes, 
promu 56""= dans la faculté des arts en 1740, bachelier en théologie, 
chanoine à N.-D. au delà de la Dyle en 1764, mort en 1767 (7). 

Toi] (du), Joannes-Alphonsus, 
promu 19'"^ dans la faculté des arts en 1744, licencié en médecine en 
1737(6)11. 

Trabukier, Georgius, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1434 (2). Il s'inscrit en 1435 
à l'université de Cologne, où il désigne « Georgius Trabekier de 
Mechelinia ». Il fit sa déterminance à Cologne le 5 juin 1436, « sub 
magistro, johanne de Mechilinia ». 

Trabukier, ma^ister Johannes, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1434 (2) et antérieurement à 
Cologne en 1430 : « Joh. Trabekyr de Mechlinia ». Il y passa sa 
déterminance en 143 1, sous « niag. Johanne de Mechilinia ». 11 
fut admis au conseil de la faculté des arts à Louvain, le 7 janvier 
1435, sous la dénomination « Johannes de Mechlinia, promotus 
Coloniix; » (2). 

Trabukier, Thomas, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1433 (2). Il partit pour l'uni- 
versité de Cologne, où il fut inscrit dans la faculté des arts en 1435; 
il y passa sa déterminance le 5 juin 1436, sous « mag. Johanne de 
Mechilinia ». 

Trot, Arnoldus, Machliniensis, 
fondateur du collège de ce nom à Louvain, mort en 1500 (4). Natif de 
Malines, d'abord bedeau de la faculté de théologie, devint plus tard 
chapelain de St-Pierre et curé de Neerlinter (6, chap. 41), notice 
dans (7). 

Tsammele, Judocus, de Mechilinia, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1441 (2). Il fit sa détermi- 
nance le 22 nov. 1441. 

t' Sestigh, Hieronymus, 
promu ii""^ dans la faculté des arts à Louvain en 1592 (7). 

't Sestich (van), Joannes, Machliniensis, fil. Antonii, 
docteur et professeur en droit à Louvain en 1621, recteur (4). Promu 



[*] Cfr. D"" G. Van Doorslaer, Aperçu histor. sur la médecine et les médecins 
à Malines, 1900. 



MALINOIS A LOUVAIN 4O9 

I" dans la faculté des arts à Louvain en 1573. Fut président du collège 
St-Donat et fonda le collège de la tamille van 't Sestich à Louvain. Il 
est mort en 1634, âgé de 61 ans (6, ch. 3 et 4S), notice dans (7). 

Tummen, Guilielmus-Josephus, 
promu 55™"^ dans la faculté des arts en 1761 (7). 

Turnhout (van), Jacobus, 
promu 68™* dans la faculté des arts en 1711 (7). 

Uselaer, Johannes, Mechiliniensis, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1426 (2). 

Vaickenaer (de), Rumoldus, 
promu 199"* dans la faculté des arts à Louvain en 1621 (7). 

Varennius, Joannes, Mechliniensis, 
promu 69"^* dans la faculté des arts à Louvain en 1538 (i). 

Varennius, Rumoldus, Mechliniensis, 
promu 79™* dans la faculté des arts à Louvain en 1541 (i). 

Vasseur, Rumoldus, 
promu 66""^ dans la faculté des arts en 1685 (7). 

Vekemans, Dionysius-Franciscus, 
promu 44"^ dans la faculté des arts en 1709 (7). 

Veken (vander), Adrianus, 
promu 72""* dans la faculté des arts en 1726 (7). 

Velde (vande), Joannes-Franciscus, 
promu :S5'"= dans la faculté des arts en 1709, né en 1689, chanoine de 
Tongerloo, curé à Zoerle en 1748, mort en 1755 (7). 

Velthem (van), Paulus, 
promu 102""^ dans la faculté des arts en 1701 (7). 

Velthom (van), Rumoldus, 
promu 116'°* dans la faculté des arts en 1691 (7). 

Velthum (van), Joannes-Franciscus, 
promu 72'°= dans la faculté des arts en 1728 (7). 

Ven, Theodoricus, Mechliniensis, 
promu 151"= dans la faculté des arts à Louvain en 1561 (r), 

Ven (van de), Augustinus, 
promu 22"^* dans la faculté des arts en 1709 (7). 

27 



4Î0 MELANGES 



Venne (van den), Franciscus, Machliniensis, 
bienfaiteur du collège des bacheliers à Louvain (4). La ville de 
Malines fêta, en 1649 et en 1653, la licence du fils du secrétaire 
Van de Venne. 

Verbeecken, joannes, 
promu 46™' dans la faculté des arts en 1718 (7). 

Verberch, Carolus, Mechliniensis, 
promu 86'"= dans la faculté des arts à Louvain en 1555 (i). 

Verberght, Joannes-Franciscus, Mechliniensis, 
promu 4""' dans la faculté des arts à Louvain en 1750. Professeur 
à la pédagogie du Porc en 1754, mort à Malines en 1767 (6, ch. 33), 
notice dans (7). 

Verelst, Michael, 
promu 74™"= dans la faculté des arts en 1678 (7). 

Vergheest, Rumoldus, Mechliniensis, 
promu 22""" dans la faculté des arts à Louvain en 1545 (i). Licencié en 
droit, doyen du chapitre de l'église St-Rombaut à Malines. Mort en 
1584(1). 

Verhagen, Joannes-Theodorus, 
promu 126"'= dans la faculté des arts en 1758 (7). 

Verhaijt, Antonius, Mechliniensis, 
promu 151'"* dans la faculté des arts à Louvain en 1568 (i). 

Verhocht, Matthaeus-Henricus, 
promu 40""" dans la faculté des arts en 1793 (7). 

Verhoeven, Jacobus, 
promu I" dans la faculté des arts à Louvain en 1601, lecteur de 
théologie au Séminaire de Malines, mort en 1627 (7). 

Verhoeven, Joannes-Franciscus, 
promu 75"'= dans la faculté des arts en 1675 (7). 

Verhulst, Petrus, 
promu 66'°' dans la faculté des arts en 1793, curé à Perck (7). 

Verhuyck, Franciscus, 
promu 33"'= dans la faculté des arts en 1675 (7). 

Verhuyck, Joannes-Henricus-Josephus, 
promu 91"^ dans la faculté des arts en 1767, vicaire à Watermael et 
curé à Alsenberghe en 1785 (7). 



MALINOIS A LOUVAIN 4ÎI 



Verlinden, Guilielmus, 
promu 63'°' dans la faculté des arts en 1776 (7). 

Verlysen, Franciscus, Mechliniensis, 
promu 19™= dans la faculté des arts à Louvain en 1537 (i). 

Vermeulen, Antonius, 
promu s"" dans la faculté des arts à Louvain en 1635, licencié en 
théologie, curé de Ste-Gertrude à Louvain, chanoine à l'église 
St-Rombaut à Malines, mort en 1683, âgé de 67 ans (7). 

Vermeulen, Arnoldus, 
promu 2""= dans la faculté des arts à Louvain en 1666, licencié en 
théologie, curé à Steynockerzeel, ensuite au béguinage à Malines, 
mort en 17 14 (7). 

Vermeulen, Arnoldus, 
promu 4™' dans la faculté des arts en 1716, licencié en droit en 1720, 
avocat et membre du Grand Conseil, mort en 1730 (7). 

Vermeulen, Petrus, 
promu 118™* dans la faculté des arts en 1683, vicaire à Londerzeel, 
chanoine à l'église N.-D. au delà de la Dyle, mort en 1720, âgé de 
55 ans (7). 

Vermeulen, Petrus, 
promu 34™^ dans la faculté des arts en 1695 (7). 

Verpoorten, Joannes-Franciscus, 
promu 28"'* dans la faculté des arts en 1723 (7). 

Verrydt, Claudius, Machliniensis, 
né en 1558, fils de Pierre et de Marguerite Van Heyst, licencié en 
théologie. Doyen à Audenarde, président et bienfaiteur du collège des 
théologiens. Fondateur du collège de Malines à Louvain, qu'il dota 
de plusieurs bourses, mort en 1623 (4; 6, ch. i et 29), notice dans (7). 

Verspreck, Joannes-Baptista, 
promu 103™^ dans la faculté des arts en 1672 (7). 

Verstrepen, Joannes, Mechliniensis, 
promu 29'°« dans la faculté des arts à Louvain en 1548 (i). 

Verstrepen, Joannes, Machliniensis, 
bienfaiteur du collège des bacheliers à Louvain (4). 



412 MÉLANGES 

Vertenoel, Petrus-Josephus, 
promu 19"'"= dans la faculté des arts en 1752, pléban à Alost en 1763, 
mort en 1773 (7). 

Vervoort, 

voy. Voerda. 

Villeers (de), Franciscus, 
promu 83"'* dans la faculté des arts en 1673 (7). 

Villers (de), Nicolaus, 
promu 76""-" dans la faculté des arts en 1736 (7). 

VIecker, Joannes, 
promu 5/™' dans la faculté des arts en 1680 (7), 

VIecker, Josephus, 
promu 91""^ dans la faculté des arts en 1679 (7). 

Vleminckx, Joannes, 
promu 59"-^ dans la faculté des arts à Louvain en 1671 (7), 

Vliet (van der), Jacobus, 
promu 69""-" dans la faculté des arts en 1680 (7). 

Vliete (van de), François, 
promu r'' à Louvain, et fut fêté par la ville de Malines le 14 novembre 
1663 (5), notice dans (7). 

Voecht, Petrus, Mechliniensis, 
promu 166"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1566 (i). 

Voerda (de), alias van Voerden vel Vervoort, Nicasius, ex Heyst- 
op-den-Berg, 
promu i^'' dans la faculté des arts à Louvain en 1459 (i). 

Voersel, Bonaventura, Mechliniensis, 
promu 128™^ dans la faculté des arts à Louvain en 1550 (i). 

Vos (de), Henricus, Mechliniensis, 
promu 78'"= dans la faculté des arts à Louvain en 1568 (i). 

Vos (de), Joannes-Cornelius, 
promu I" dans la faculté des arts en 1770 (7). 

Vos (de), Joannes-Franciscus, 
promu 8™^ dans la faculté des arts en 1750, licencié en médecine, 
pratiqua à Ninove (7) [*]. 



[*] Cfr. D'' G. Van Dooeslaer, Aperçu historique sur la médecine et les 
médecins à Malines. 



MALINOIS A LOUVAIN 4l3 

Vranx, Petrus, Mechliniensis, 
promu 103"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1557 (i). 

Vré (de), Guilielmus-Antonius, 
promu gS'"^ dans la faculté des arts en 1766, en 1794 chanoine de 
N.-D. au delà de la Dyle (7). 

Vresius, Jacobus, 
promu 70™^ dans la faculté des arts en 1695 (7). 

Vriendts, Dominicus, 
promu 118""^ dans la faculté des arts en 1687 (7). 

Vrindt, Dominicus, 
promu 93"''' dans la faculté des arts en 1676 (7). 

Vyen, Petrus, Mechliniensis, 
promu 181"^ dans la faculté des arts à Louvain en 1566 (i). 

Wachtendonck (van), Jean, 
fils de Henri, fut fêté par la ville de Malines en 1616, à l'occasion de 
sa licence (5), notice dans (7). 

Waepenaert (de), Carolus-Josephus-Egidius, 
promu 36™= dans la faculté des arts en 1774, licencié en droit en 
1778, mort en 1830 (7). 

Waeyenborgh, Jacobus, 
promu 38™^ dans la faculté des arts en lySS, vicaire à Bierbeeck, curé 
de l'église St-Pierre à Malines en 1767, mort en 181 1 (7). 

Wambach, Egidius, 
promu 49™^ dans la faculté des arts en l676 (7). 

Wambeeck (van), Franciscus, 
promu 55™^ dans la faculté des arts en 1699 (7). 

Wasstel, Antonius, Mechliniensis, 
promu 51'"'' dans la faculté des arts à Louvain en 1554 (i). 

Werm, Hilarius, 
promu 102'°^ dans la faculté des arts en i7o8 (7). 

Werm (van), Hilarius-Mathias, 
promu 96"^ dans la faculté des arts en i699 (7). 

Wiele (van den), Bernardus-Augustinus, Mechliniensis, 
étudiant en droit au collège de Craendonck à Louvain, à la fin du 
xviir siècle (6, ch. 1 3), licencié en droit en l794 (7). 



414 MÉLANGES 

Wiele (vanden), Bemardus-Franciscus, 
promu ^6""" dans la faculté des arts en 1743 (7). 

Wiele (van de), Petrus, Mechliniensis, 
licencié en théologie. Professeur de philosophie à la pédagogie du 
Faucon en 1594. Chanoine de la cathédrale de Gand en 1597, et 
de l'église St-Rombaut à Malines en 1599. Devint successivement 
archidiacre en 1602, vicaire-général, vicaire capitulaire et procurateur 
de l'archevêque |. Boonen, mort en 164^ (6, chap. 35), notice 
cians(7)[*J. 

Wier (van), Joannes, 
promu 5™' dans la faculté des arts à Louvain en 1617 (7). 

Wilghen (van der), 
voy. Salice (de). 

Willemans, Guilielmus, Mechliniensis, 
entré au collège des Oratoriens à Louvain en 1660, en devint plus 
tard le président, mort à Ostende en 171b (6, ch. 58), notice dans (7). 

Willius, Henricus, Mechliniensis, 
promu i^o""* dans la faculté des arts à Louvain en 1549 (i). 

Wischaven, Dionysius, Machliniensis, 
reçu dans le conseil de l'université de Louvain en 1491, recteur et 
professeur à l'université. Mort en 15 31, et enterré à l'église St-Pierre 
à Louvain, où sa tombe reçut une épitaphe (4), notice dans (7). 

Wilte (de), Joannes-Carolus, 
promu 122'"' dans la faculté des arts en 1717 (7). 

Woordenberch, Joannes, 
promu II™' dans la faculté des arts en i7o3 (7). 

Worsel, Cornélius, Antverpiensis, 
promu 26"" dans la faculté des arts à Louvain en i566 (i), fut curé de 
l'église St-Jean à MaUnes, ensuite pléban à l'égUse Ste-Gudule à 
Bruxelles. 

Wolffs, vel Lupus, Petrus, goedsenhovius, agri Thenensis, 
prieur du couvent des Carmélites à Malines. Docteur en théologie 
en i569 (4). 



[*] Cfr. Baeten, NaamroUen van het Aartsbisdom van Mechelen. 



MALINOIS A LOUVAIN 4l5 

Wrys, Godefroid, 
curé de l'église Notre-Dame au delà de la Dyle, fut fêté par la ville de 
Malines, à l'occasion de sa licence, en février 1628 (5). 

Wyketo (de), Magister Rumoldus, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en 1441 (2), chantre à l'église 
St-Rombaut à Malines |*J. 

Wynandi, Petrus, de Mechilinia, 
immatriculé à l'université de Louvain en i44o (2), 

Wynants, Christianus, 
promu 10™^ dans la faculté des arts en i692, bachelier en théologie, 
supérieur des Oratoriens à Bruxelles, mort en 1720, notice dans (7). 

Wynckel, Jacobus, Cam. dioc, 
immatriculé à l'université de Louvain en i445 (2). « Johannes Winkel 
de Machlinia » determinavit 12 Januarii 1447. 

Ymbrechts, Martinus, Mechliniensis, 
promu 93™* dans la faculté des arts à Louvain en 1558 (i). 

Ysabel, Carolus, Mechliniensis, 
promu 8"'= dans la facuhé des arts à Louvain en 1537 (i). 

Zillevoorts, 

curé de la paroisse St-Rombaut, passa sa licence, que la ville de 
Malines fêta au 15 février 1612 (5). 

Zype (van der), Bemardus-Alexander, 
promu I" dans la faculté des arts à Louvain en 1637, licencié en 
droit, membre du Grand Conseil, mort en 1686 (7). 

Zype (van den), Franciscus, 
promu 5"'^ dans la faculté des arts à Louvain en 1599, né à Malines 
en 1580. Note biographique dans (7). 



D"" G. Van Doorslaer. 



f *] Cfr. Baeten, NaamroUen van het Aaytsbisdom van Mechelen. 



41 6 MÉLANGES 



Omstreken van Mechelen 

Leest is eene landelijke gemeente eene uur westwaarts 
Mechelen gelegen. 

Mijhe bezigheden riepen mij onlangs aldaar ten 
gemeentehuize, doch ik had tijd te veel en uit vrees van 
verveling begon ik de verschillende plans en kaarten er 
aanwezig te overzien. 

Een perkamenten boek trol mij ne aandacht, het draagt 
voor titel : « Generaele metinghe ende caertboeck der 
prochie van Leest, gemeten ten jaere 1723 door den 
gesworen landmeter Jan van Acoleyen ». 

Uit dit handschrift nam ik de volgende afschriften 
van eigendommen die eenige waarde in de plaatselijke 
geschiedenis hebben : 

1° Den heere Locquet ghrave van Hombeeck (bezit- 
tende) : Een huys of 't hofi" van den Broeck met wallen 
en dreven. 

2° D'erffgen. van den heer Grisper : Pachthoff met 
diversche stucken aen een, en de plaetse daer de thien 
schuer op staet. 

3° Den heere baron van Macqué : Pachthoff genoemd 
Rendelbeeck, met den vyver, walle, dam, wegh en dreeff. 

40 Den heer canoninck Blondeaii : hu}s en lioff, water, 
wallen en lant. 

5" Den heere van Reyneghem : Pachthoff, genoemt 
Stynenmolen, speelhuys met vyver, wallen en half 
beke. 

6" Den heere Rombaut de la Mot : Speelhuys, hoeve 
en vyver. 

7° Jouff. Mongandi : Lant en mot met d'water. 



OMSTREKEN VAN MECHELEN 4I7 

8° Antoin Fiereman : Huysstede, water, wallen ende 
motte. 

Wat er van dit ailes was geworden moesten de volgen- 
de plans aanduiden, te weten : 

« Plan géométrique de la commune de Leest, terminé 
en 181 o », het oorspronkelijk plan van het nog bestaande 
kadaster gemaakt in 1828 en deszelfs bijvoegsel welk de 
huidige ligging opgeeft. 

Deze opzoekingen bewezen dat : 

i^ Het Huis of Hof van den Broeck welk een voile 
leen der heerlijkheid Mechelen was, werd, in lySi, door 
Jan-Jozef Locquet, graaf van Hombeeck, aldus ver- 
heven (i), en in 1774, bij diens overlijden, door zijnen 
erfgenaam M. Van der Linden, baron van Hoogvorst 
aan wie het nog in 1810, onder den naam van « Ferme 
d'Hovorst V)^ behoorde. De famille Van der Linden 
d'Hoogvorst verkocht dit goed in 1868, aan den heer 
Frank Gillis-Kuinders, te Mechelen, die in 1873 de 
overblijvende bouwen van het vroeger kasteel afbrak en 
de vyvers dempte. Deze hoeve, tusschen de Senne en het 
dorp gelegen, is nog eigendom der famille Gilles. 

2° Het pachthof van Crisper, met de vroegere tiende 
schuur, welke nog eene groote hoeve is, behoorde in 1810 
aan de famille de Meester, nu de Meester-de Cousse- 
maker, te Antwerpen. 

3*^ Het kasteel van Rendelbeeck was reeds in 1723 
verdwenen, het omwatere beluik bestaat nog. Deze aan- 
zienlijke hofstede was in 1810 eigendom der famille 
d'Overschie de Neerrysche, nu de Bethune d'Overschie. 

4° Het lusthuis van dit goed was vôôr 1723 afge- 
broken. Deze hoeve behoorde in 1810 aan den heer 



(i) Les pleins fiefs de la ville et de la seigneurie de Malines. — Bulletin du Cercle 
Archéologique de Malines, tome XIV (1904), pp. 10 et i5. 



4l8 MÉLANGES 

Pieter De Mayer, te Brussel, en nu de Cannart 
d'Hamale. 

5*^ De oude eigendom « Stynenmolen », waaraan eene 
Mechelsche famille der 14' eeuw haren naam ontleend, 
was in i8io,onder den naam van c Château de Spangen » 
in bezit van baron Norbert van Spangen, te Brussel; 
zijne dochter huwde graaf Werner van Merode. Het 
kasteel is rond 1820 geheel afgebroken en de waters ge- 
vuld. Nu behoord ditgoed, door erfenis, sedert i885 aan 
de koninklijke famille van Italie, namentlijk aan de drij 
prinsen : Emmanuel-Filibert, Victor-Emmanuel en Lode- 
wijk-Amedee van Savoyen. 

6° Rombaut de la Mot heeft zijnen naam aan dit kasteel 
gelaten, welke in 18 10 onder den naam van « Château 
de Motte » is aangeduid, en toen behoorde aan M. Fr. 
Pansius, « magistrat de sûreté à Malines ». Merkelijk 
vergroot is dit schoon buitengoed, nu, door erfenis, in 
bezit van den heer majoor Coemans-Pansius. 

7° Het gebouw welk op de motte gestaan heeft, in 1723 
aan jufvrouw Mongandie behoorend, was toen al ver- 
dwenen. Deze motte, omringd van haren ouden gracht, 
bestaat nog, ligt nabij het kasteel van M. Coemans en is 
ook zijnen eigendom. 

8° Ailes wat hier eenigszins de plaatselijke geschiede- 
nis geldt is weg, het gebouw v6ôr 1723, de waters, wallen 
en motte zijn ook sedert lange jaren vereffend en door 
den landbouw ingenomen. De hoeve behoord nu de 
famille De Block, te Puers. 

Ad. Reydams. 



A PROPOS DU PLAN DE MALINES 4I9 



Note sur la reproduction 

du Plan de Malines et de ses environs 

dressé par Jacques de Deventer 

Cette reproduction en fac-similé d'une « minute » 
conservée à la Bibliothèque royale, a paru, accompa- 
gnée d'une notice historique sur Malines par Charles 
RuELENS, en juillet 1884, dans la première livraison 
de la publication intitulée : « Atlas des villes de la 
Belgique au XV T siècle. Cent plans du géographe Jacques 
de Deventer, exécutés sur les ordres de Charles-Quint et de 
Philippe II, reproduits eji fac-similé chromographique par 
l'Institut national de géographie à Bruxelles. » 

Dans l'échelle de la reproduction du plan de Malines, 
ainsi que dans celle du « plan explicatif » (qui ne donne 
que le trait de celui de Jacques de Deventer), il y a 
plusieurs erreurs qu'il faut corriger ainsi : 

Au lieu de « Pass 3 ped. », il faut « Pass 5 ped. »; 
de plus, il faut supprimer la première des subdivisions 
de l'échelle, car (pour représenter 5o pas) il ne doit y 
avoir que cinq subdivisions au lieu de six ; en outre, le 
trait tracé sous celui qui sépare l'avant-dernière subdi- 
vision de la dernière doit être supprimé. 



■y 1 r [ I 


1 


I 


1 


1 

m 


1 
200 


300 


400 



Pass 5 ped. 

Echelle rectifiée, d'après la minute de Jacques de Deventer, du plan de Malines reproduit 
en fac-similé chromographique, dans la première livraison (parue en juillet 1884) de l'Atlas 
des villes de la Belgique au XVl^ siècle. 

L'erreur principale vient de ce que le 5 n'est pas fort 
lisible sur la minute conservée à la Bibliothèque royale 



420 MELANGES 



de Belgique, avec un grand nombre d'autres minutes de 
plans du même topographe, minutes qui ne portent 
aucune échelle. Au moment où le fac-similé de la minute 
du plan de Malines a été publié par feu Charles Ruelens, 
c'est-à-dire en juillet 1884, on n'avait pas encore vu un 
nombre considérable de plans de Jacques de Deventer, 
c( mis au net », formant deux volumes conservés à la 
Bibliothèque royale de Madrid. Ce n'est qu'en 1888 que 
ces volumes furent prêtés à l'Institut national de géo- 
graphie à Bruxelles, et j'eus alors l'occasion de consta- 
ter que sur un certain nombre des plans contenus dans 
ces volumes, il y a des échelles de 5oo pas, graduées 
comme celle (de 400 pas) existant sur la minute du plan 
de Malines. La plupart sont muettes, d'autres portent les 
indications 100, 200, 3oo, 400, 5oo [pas]; et, au-dessus 
de celle du plan de Hal, divisée également en 100, 200, 
3oo, 400, 5oo [pas], il y a même : « Passus quinque 
pedum ». 

Je dois ajouter ici que, d'après des mesurages minu- 
tieux et des rapprochements que j'ai opérés à la fois sur 
quelques plans de Jacques de Deventer et sur d'excellents 
plans modernes, ceux du cadastre, entre autres, j'ai con- 
staté que le topographe du xvi" siècle a dressé les siens à 

— - — à très peu de chose près. Bien que j'aie pu en 
7,5oo ^ ^ 

conséquence déterminer, à quelques millimètres près, 

la valeur du pied et du pas de son échelle, je ne suis pas 

encore parvenu à identifier exactement ceux-ci avec des 

mesures connues. 



E. OUVERLEAUX. 



Paris, le 10 mars igo5. 



Bulletin Bibliographique 

des publications intéressant l'histoire de Matines 
parues aiL cours de l'année igoS 




A. — Sources 

tout Seigneur tout honneur. Le seigneur dans 
l'espèce, c'est l'importante Table chronologique 
des chartes et diplômes imprimés concernant l'his- 
toire de Belgique (i), dont le tome X a paru 
dans les derniers jours de 1904. 

Les membres du Cercle Archéologique connaissent 
tous cette belle publication de M. A.Wauters, laquelle, 
malgré quelques imperfections difficiles à éviter dans un 
travail de cette envergure, constitue un des principaux 
instruments de travail que nous possédions en Belgique. 
M. Wauters étant mort en i8g8, ce dixième volume, 
qui sera le dernier, a été continué par MM. St. Bormans 

et E. PONCELET. 

Les documents qui y sont renseignés appartiennent 



(i) Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de 
Matines, par Alphonse Wauters. Bruxelles, Kiessling, 1904 (Bibliothèque 
de la ville). 



422 • BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

aux années 1340 à i35o. Nous 3^ relevons douze chartes 
concernant les privilèges de la ville, un document scellé 
par un doyen de St-Rombaut, de l'année i33i, en faveur 
de l'ordre teutonique, un document concernant le métier 
des foulons, et enfin l'indication de documents intéres- 
sant la secte des Flagellants à Malines, notamment 
d'une lettre que les Flagellants de Malines prétendaient 
leur avoir été apportée par un ange. 

On sait que grâce à des réserves exspectatives et autres 
faveurs que le droit canon leur réservait, les papes, 
depuis la fin du xiv*" siècle et durant le xv^ siècle surtout, 
s'adjugeaient le droit de nommer des titulaires à une 
foule de bénéfices, tant à Rome que hors de l'Italie (i). 
Ces nominations constituaient une source de revenus pour 
la curie, en même temps qu'elles offraient au Souverain 
Pontife une occasion de reconnaître par de gros bénéfices 
les services rendus par les dignitaires et les employés de 
sa cour. Plusieurs des registres de la Caméra ou trésorerie 
apostolique, qui fournissent de précieuses indications 
concernant ces provisions romaines, sont conservés aux 
Archives de l'Etat à Rome. M. l'abbé Henry Dubrulle, 
dont nous signalions l'année passée l'intéressante publi- 
cation concernant les indulgences du grand jubilé de 
145 1 (2), a entrepris le dépouillement de ces registres 
pendant le pontificat de Martin V. Cette publication, qui 
a paru dans les Analcctcs pour servir à l'histoire ecclésiastique 



(i) Voyez sur les provisions romaines : Claessens, Des bénéfices ecclésiasti- 
ques dans l'ancienne Beli;ique, dsiusles Précis historiques, t. XXXV, pp. i6i et ss.; 
VAN HovE, Etude sur les Conflits de Juridiction dans le diocèse de Liège, à l'époque 
d'Erard de la Marck (i5o6-i538). Louvain, 19.0, 1, p, 46, et les ouvrages cités 
par l'auteur. 

(2) Henry Dubrulle, Documents pour servir à l'histoire des indulgences accor- 
dées à la ville de Malines au milieu du xv^ siècle. Paris, A. Picard, 1904, in-S" de 
38 pp. (Aux archives de la ville). — Cf. Bulletin du Cercle archéologiqtie, t. XIV, 
1904, pp. 3i3-3i8. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 423 

de la Belgique (i), remet au jour les noms d'un grand 
nombre de possesseurs de bénéfices dans nos provinces. 
Nous y relevons notamment ceux de nombreux chanoines 
et dignitaires du chapitre de Saint- Rombaut et d'autres 
bénéficiers de notre ville. Une bonne table permet, du 
reste, de retrouver sans difficulté les personnages qui 
nous intéressent. 

Du même auteur, nous avons encore un travail simi- 
laire pour les années 1459- 1464, paru à la fin de l'année 
1904 dans le Bulletin de la société d^ études de la province de 
Cambrai (2). Nous y relevons une bulle en faveur de 
Johannes de Platea, qui obtient deux bénéfices, l'un à 
l'autel Saint-Michel, dans l'église Notre-Dame, l'autre au 
chœur de l'église de l'hôpital Notre-Dame, ainsi que 
quatre autres bulles relatives à des canonicats de Saint- 
Rombaut, et une cinquième concernant le payement de 
1800 florins d'or du Rhin, argent provenant des indul- 
gences accordées à la Ville. 

A M. DuBRULLE aussi nous sommes redevables d'une 
excellente analyse du bullaire de Pie II (1458-1464), 
d'après les registres 469 à 627 de la série du Vatican et 
584^ à 599 de la série du Latran, aux archives vati- 
canes (3). Ce bullaire comprend toute une série d'actes, 
au nombre de vingt-neuf (4), relatifs aux indulgences 
accordées à notre ville, à un conflit entre le magistrat 



(i) Les bénéficiers des diocèses d'Arras, Cambrai, Thérouanne, Tournai, pendant le 
Pontiûcat de Martin V, d'après les documents conservés aux A rchives de l'Etat à Rome, 
dans les Anaîectes four servir à l'histoire ecclésiastique de la Belgique, t. XXXI, 
1905 (aux archives de l'Archevêché). 

(2) Cette étude a paru en tiré à part, sous le titre de : Documents tirés des 
Archives de l'Etat à Rome et concernant le diocèse de Cambrai. Lille, 1904, in-8° de 
43 pp. (aux archives de l'Archevêché). 

(3) Henry Dubrulle, Bidlaire de la province de Reims sous le pontificat de Pie II. 
Thèse de doctorat présentée à la faculté des lettres de l'Université de Lille. Lille, 1905, 
in-8° de 269 pp. (bibliothèque particulière). 

(4) Nous n'avons pu, cependant, retrouver dans le texte les documents 
cités à la table sous les n°^ 225, 433, 266. 



424 ËULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

et l'évêque de Cambrai vers le milieu du xv" siècle, 
à l'église Notre-Dame, dont il fait connaître l'un des 
grands bienfaiteurs (i), au prieuré d'Hanswyck, à- la 
Commanderie de Pitzembourg et au chapitre de Saint- 
Rombaut. 

En 1904, le gouvernement fonda l'école belge d'histoire 
à Rome, et en nomma premier directeur Dom Ursmer 
Berlière, de l'abbaye de Maredsous (2). La première 
publication de l'école est VInvcntaire analytique des Libri 
obligatiotmm et solutioniim, de la caméra apostolique, qui 
embrasse la période de 1296 à 1548. Au point de vue 
malinois, il y a peu de choses à glaner dans ce beau 
travail, seul, un document, reproduit en entier à la page 
217, mérite d'attirer l'attention. C'est une quittance 
donnée à Ricanus de Gorda, qui avait été envoyé aux 
Pays-Bas par le pape Jean XXII, pour y acheter du drap 
pour les personnes de la Cour auxquelles le Pape avait 
l'habitude d'offrir des habits. On y voit que Ricanus de 
Gorda s'acheta à Malines vingt pièces de drap. La quit- 
tance date du 19 juillet i335. 

Parmi les publications de sources qui peuvent fournir 
des détails biographiques de Malinois, je dois encore 
citer : La Congrégation des théologiens campinois de V ancienne 
Université de Louvain, par M. Joseph Wils, bibliothécaire 
de l'école des sciences sociales à l'Université de Louvain (3). 
Nous y rencontrons des notices sur Guillaume Maes, 
nommé au mois de mars i833, vicaire -général de 
Malines, qui mourut le 23 avril suivant, et sur Jean 



(i) Il s'agit de Jean de Pomelle, chanoine de Sainte-Marie de Courtrai. 

(2) Dom Ursmer Berlière, Inventaire analytique des Libri ohUgationum et solu- 
tionum des archives vaticanes. Rome, 1904 (à la bibliothèque de la ville). 

(3) Dans les Analectes foxir servir à Vhistoire ecclésiastique de la Belgique, 
t. XXXI, pp. 360-419 (à la bibliothèque du Cercle). 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 425 

Pecters, qui fut professeur au Séminaire, au milieu du 
XVIII'' siècle. 

Bien qu'il ne fut pas Malinois et que même de Pradt 
ne fut guère sympathique à la population de notre ville, 
il convient cependant de signaler les deux documents 
concernant cet archevêque nommé, que les Analedes 
pour servir à l'histoire ecclésiastique de la Belgique ont publiés 
cette année (i). On y verra que ce ne fut pas seulement 
la population qui chantait le refrain : 

Daer is te Mechelen een :(^aeck 
die 071S gaet doen groot vermaeck 
t' is eenen grooten waegen 
voor Heer de Pradt Ambassadeur 
zvant :(ijn vertreck staet voor de deur 
hij moet een reys gaen waegen (2), 

mais que le chapitre voyait avec un égal contentement 
le départ de cet agent, mal déguisé sous la dignité ecclé- 
siastique, du régime despotique de Napoléon. 

B. — Préhistoire 

Les membres du Cercle archéologique se rappellent 
les intéressantes découvertes faites au mois d'avril 1904, 
lors des travaux de dérivation de la Dyle. Le résultat 
des recherches faites à cette époque a été décrit, de main 
de maître, par M. le Baron A. de Loë, conservateur 
aux Musées Royaux des arts décoratifs et industriels, 
dans le Bulletin du Musée (3). Nous sommes heureux, à 



(i) J. Laenen, Deux documents concernant Dominique de Pradt, archevêque nommé 
de Matines (i8o8-i8i5), dans les Analectes, t. XXXI, 1906, pp. 32i et ss. (à la 
bibliothèque du Cercle). 

(2) Cf. Bulletin du Cercle, t. XIV, 1904, p. 89. 

(3) Butletin des Musées Royaux des arts décoratifs et industriels à Bruxelles. 
Biuxelles, Vromant, octobre 1904 (à là bibliothèque du Cercle). 

28 



426 BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

cause de l'importance de ces trouvailles, de pouvoir, du 
consentement de son auteur, reproduire cet article en 
l'accompagnant des illustrations qui figurèrent également 
dans le Bulletin. 

« Au mois d'avril dernier, les travaux de dérivation de 
la Dyle, que le Gouvernement tait exécuter à Malines, 
ont amené la découverte, à environ 5 mètres de profon- 
deur, en-dessous des prairies du Neckerspoel, d'importants 
vestiges d'habitations sur pilotis, antérieures à l'époque 
romaine. 

» On y pouvait voir cinq groupes de pieux bien distincts, 
quoiqu'assez rapprochés. Chaque groupe paraissait cor- 
respondre à une cabane. 

» Le premier groupe comptait 5 pilotis, mais il est pro- 
bable qu'il y en avait davantage, car la palafitte semblait 
S€ continuer sous le talus de l'excavation. Entre les pieux, 
distants l'un de l'autre de 2 mètres, étaient de longs bois 
(traverses) très nombreux, entrecroisés dans tous les sens 
et des branchages de chêne, de hêtre et de sapin, recon- 
naissables à leurs fruits : glands, faines et pommes de 
pin. C'étaient vraisemblablement les restes de l'ossature 
de l'aire en terre battue, sur laquelle s'élevait la hutte. 

» Le deuxième groupe, qu'une distance d'environ 
20 mètres séparait du premier, se composait de 5 pilotis 
et formait un rectangle mesurant 4"'5o de longueur sur 
3 mètres de largeur, dont le cinquième pieu occupait le 
milieu. Entre les pieux se voyaient des traverses et des 
branchages, comme précédemment, mais avec beaucoup de 
bois brûlé. 

» Le troisième groupe, de 4 pilotis, était distant du 
second d'environ i3 mètres. Il formait un carré parfait 
de 4 mètres de côté. Au centre se trouvaient un gros 
tronc d'arbre couché, ainsi que d'autres bois de moindres 
dimensions et des branchages. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



427 



» Le quatrième groupe, composé de 4 pilotis, se rencon- 
trait à environ 8 mètres du troisième. C'était un rectangle 
de 5 mètres de longueur sur 3 de large. Entre les pieux 
gisaient des bois entrecroisés, notamment des débris de 




FiG. I 



planches en sapin, mais très peu de branchages. 

» Enfin, le cinquième groupe, qui passait sous le talus 
opposé, ne présentait que trois pieux visibles, laissant 
entre eux un intervalle de 2 mètres. 

» La plupart des pieux étaient en chêne. Ils mesuraient 



428 BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

de o"\So à I mètre de tour. Certaines traverses avaient 
encore une longueur de 4 mètres. 

» Entre les pilotis et groupes de pilotis, ont été ren- 
contrés et recueillis, à la profondeur de 4'"5o à 5 mètres, 
de nombreux fragments de poterie ; des ossements d'ani- 
maux ; de véritables provisions de noisettes ; de très 
nombreux morceaux de bois carbonisé ; un bro3'eur et un 
fragment de meule en grès ; deux hachettes en bois de 
cerf (fig. I, n°' 6 et 8), et trois ustensiles de même sub- 
stance, dont la destination nous est inconnue; une balle 
de fronde (?) et une fusaiole (fig. i, n° 3) en terre cuite; 
un fragment de montant d'échelle en chêne avec deux 
trous d'échelon; un très grand clou, des mors de bride et 
une sorte de hameçon à pointe simple, en fer (fig. i, n° 5) ; 
quelques petits morceaux d'ambre brut ; une pirogue 
faite d'un tronc de chêne évidé ; enfin, d'assez nombreux 
ossements humains, qui permettront peut-être de carac- 
tériser le type ethnique de la population de cette station 
palustre. 

)5 La poterie est grossière et évidemment antéromaine, 
car elle est noirâtre, imparfaitement cuite et façonnée 
entièrement à la main, c'est-à-dire sans l'aide du tour. 

» Dix vases ont pu être reconstitués (fig, 2). Nous y 
retrouvons, sans grande peine, certaines formes des 
nécropoles Hallstatto-marniennes de la Campine. 

» Les ossements d'animaux étaient fort nombreux. 
M. Louis De Pauw, conservateur général des collections 
zoologiques de l'Université libre, qui a eu l'extrême obli- 
geance de nous en faire gracieusement la détermination 
et l'étude, y a reconnu : le chien (Canis familiarus), 4 
individus de taille différente; le cochon domestique 
(Sus scrofa domesticus), 5 individus au moins ; le cheval 

(Equîis ), 3 individus; le cerf (Cervus claphus), 3 

individus; la chèvre (Capra hircus), 3 individus; le 
bœuf (Bos sp.) représenté sûrement par 8 individus et 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 429 

un grand poisson du genre gade, qui paraît être la 
morue. 

» Bon nombre de ces ossements proviennent, sans 
aucun doute, des animaux dont se nourrissaient les 
anciens habitants des marais du Neckerspoel. Ceux-ci, 
toutefois, n'étaient pas de grands amateurs de moelle, 
car aucun os n'est brisé. 

» Le cheval de notre station est de petite taille et ses 
membres sont grêles. Il diffère donc totalement du cheval 
paléolithique (Eqiiiis caballus) qui était, comme on le 
sait, grand et massif. 

)) Le bœuf appartient aussi à une race particulièrement 
petite ; c'est peut-être le Bos brachyceros (Bos longifroiis) 
de l'époque néolithique. 

)) Il n'en est pas de inême du cochon qui, par sa taille, 
devait être très apparenté à ceux dont parle Strabon : 
« Les Gaulois, dit en effet cet auteur ancien, laissent 
vaguer en pleine liberté, même la nuit, ces animaux, qui 
sont d'une taille, d'une force et d'une légèreté à la course 
peu communes. Aussi leur rencontre est-elle aussi dan- 
gereuse que celle d'un loup. » (Strabo, I\^. 

)) Nous nous demandons quelle a pu être la destina- 
tion des deux ustensiles en bois de cerf (dont une porte 
des ornements incisés) que nous reproduisons ici. 

)) C'est d'abord le n° 2 de la figure i ; faut-il y voir, 
ainsi qu'on l'a proposé, une amulette phallique? Nous 
n'en savons rien et nous ne connaissons qu'un seul objet 
analogue trouvé dans une station lacustre de Suisse, à 
Concise, canton de Vaud. Frédéric Troyon, qui le repro- 
duit à la planche VII, fig. 6 de son ouvrage sur les habi- 
tations lacustres des temps anciens et modernes (i), le 
classe également parmi les objets indéterminés. 



(i) Mémoires et documents, publiés par la Société d'histoire de la Suisse romande, 
t. XVII, 1860. 



430 BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

» C'est ensuite la pièce figurée sous le n° 7 que nous 
retrouvons en Bosnie (i) et en Basse-Autriche, où elle est 
désignée par le mot Beinhammcr (2), détermination qui 
nous parait peu satisfaisante. 

» A signaler aussi tout particulièrement, le n*^ i de la 
figure I. C'est un objet de forme plus ou moins ovoïde, en 
terre cuite, ayant subi l'action d'un feu très violent et qui, 
à notre avis, pourrait être une de ces balles incendiaires 
que l'on faisait rougir à blanc et qu'on lançait ensuite à 
la fronde sur l'édifice à incendier. 

» César (V^, 43) rapporte que les Nerviens tentèrent de 
prendre ainsi le camp de Cicéron : Septimo oppugnationis 
die, maxinio coorto vento, ferventes fiisili ex argilla glandes 
fimdis et fervefactajacula in casas, quœ more Gallico stramen- 
tis erant tectœ, jacere cœperunt. 

» Les mors, fort simples, sans branches ni bossettes, 
du type appelé mors de filet ou de bridon, sont au nombre 
de quatre. L'embouchure est formée d'une tige brisée, 
c'est-à-dire composée de deux parties articulées au milieu. 
Elle est pourvue, à chacune de ses extrémités, d'un grand 
anneau mobile (fig. i, n'^ 4). 

» Nous connaissons des mors tout à fait semblables, 
trouvés en Suisse, au champ de bataille de la Tief encan, 
près de Berne [époque de la Tène] (3), et en Bavière. 
M. Julius Naue date ces derniers de sa troisième période 
de Hallstatt [de 400 à 3oo environ avant J.-C.J (4). 



(i) Glasnik zemaljshog Mazeja u Bosni i Hercegovim, urednik Kosia Hormann 
XVI, 1904, 2. Tabla LVI, 4. 

(2) M. HoERNES, Die alteste Bromezeit in Nieder'osterreich. (Aus dem Jahrbuch 
der K. K. Zentral-Kommission fur Kunst- und Historische Denkmale, 
Band], 1903, Hippersdorf, fig. 6). 

(3) Frédéric Troyon, Habitations lacustres des temps anciens et modernes. 
(Mémoires et documents publiés par la Société d'tiistoire de la Suisse 
romande, t. XVII, 1860, pi. XVII, fig. 34.) 

(4) L'époque de Hallstatt en Bavière, etc , fig. VIII, n" 73 {in Revue archéo- 
logique, année 1895). 



Planche XXIX 





^^ç-r 







riç. 2 




Fig. 3 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE ^3l 

En France, c'est le type usuel des attelages gau- 
lois. 

» La pièce capitale est, certes, la pirogue, faite comme 
celles des sauvages modernes, d'un tronc de chêne cvidé. 
La proue est taillée en pointe et légèrement relevée, 
tandis que la poupe est coupée carrément (fig. 3). Le 
travail a été exécuté à l'aide d'excellents outils en métal, 
dont on constate partout les traces bien nettes. Elle 
mesure très exactement 8"'40 de longueur et i mètre à sa 
partie la plus large, mais ses dimensions primitives 
devaient être plus grandes, car il y a à tenir compte du 
retrait du bois qui a du être assez considérable. 

» Sa découverte a été faite vers 5 mètres de profondeur, 
dans le voisinage immédiat du premier groupe de pieux. 

» Nous n'insisterons pas sur les difficultés sans nombre 
que nous avons eues, d'abord pour ramener dans nos 
locaux cette intéressante épave, ensuite pour la conserver 
et la reconstituer, mais nous tenons cependant à dire ici 
qu'il nous a fallu toute la patience et toute l'habileté de 
notre préparateur Bauwin pour mener à bien l'entre- 
prise. 

» Le musée de l'Académie royale d'Irlande — le pays 
des crannogs — possède une remarquable collection de 
ces barques primitives (i) et on en a aussi rencontré assez 
fréquemment en Angleterre, en Ecosse, en Suisse, en 
Italie et en France. 

)i La Belgique n'ayant encore fourni — à part le bateau 
de Bruges dont le type et l'âge sont tout autres — 
aucune découverte de ce genre, la pirogue du Neckerspoel 
constitue donc, pour notre pays, un spécimen unique. 

» Les ossements humains consistent en un crâne 
féminin et en un crâne masculin d'adultes, en un sque- 



(i) MuNRO, Notes on Craunogs or Lake Dwellin^s in Argyllshire. ('Proc. Soc. 
Ant. of Scotland, Marcb, 1893, pp. 479 et suivantes.) 



432 BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

lette complet d'un enfant d'une dizaine d'années à peine et 
en divers os longs appartenant à plusieurs sujets adultes. 

» Il serait téméraire, à défaut d'objets caractéristiques 
en nombre suffisant, de vouloir préciser l'âge de la station 
palustre du Neckerspoel, dont on n'a mis au jour qu'une 
partie seulement. Aussi nous bornerons-nous à dire 
qu'elle est antérieure à la domination romaine et que 
l'usage du fer y était connu. 

» Une cause violente paraît en avoir amené la com- 
plète destruction, mais plus tard, le point fut réoccupé, 
d'abord à l'époque romaine, puis au moyen âge. 

» Nous avons recueilli, en effet, au même endroit, mais 
plus haut, vers 2"'5o de la surface du sol, des débris 
romains (morceaux de tegiilœ et fragments d'amphore); 
et plus haut encore, à environ i'"8o à 2 mètres seulement 
du niveau actuel des prairies, des ossements d'animaux 
(sanglier, cochon domestique, bœuf et cheval), des débris 
de vases en terre noire ou grise, à belles pincées, apparte- 
nant aux xiv% xv^ et xvi^ siècles, un fer à cheval, des 
fusaioles (?) en poterie, des monnaies diverses : Philippe- 
le-Beau (1478-1506), Charles II (1665-1700), Marie-Thé- 
rèse (1717-1780), Léopold II (1790-1792), et des jetons 
vulgaires, de petites cruches en grès, etc. 

» Il y a donc là trois niveaux bien déterminés — pro- 
tohistoriqiie, romain et moyen âge — nettement séparés par 
des couches épaisses d'alluvions d'inondation. 

» Enfin, le nom même de Neckerspoel que porte le lieu 
des découvertes, ne laisse pas, non plus, de présenter de 
l'intérêt, car on y retrouve un souvenir de la mythologie 
germanique (i). 



(i) Tacite {Hisi., IV), Procope {Bell., Goth., II, 25) et Grégoire de Tours 
(Hist. Frafic, II, lo) nous rapportent, en effet, que les Germains avaient 
coutume d'adresser leurs vœux aux fontaines et aux lacs, de même qu'aux 
rivières, aux arbres et aux rochers. 

Les Nixen, Nekkers ou Nikkers, dit Sciiayes (I, 269), étaient les esprits qui 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 433 



C. — Travaux historiques 

Dans le Bulletin bibliographique de l'année passée, 
nous avons signalé la publication, à Malines même, d'une 
revue flamande consacrée à l'histoire et à l'archéologie 
locale, à la folklore, aux arts et à toutes les manifestations 
de la vie intellectuelle de notre cité. Nous ne pouvons 
relever ici tous les articles qui ont paru au cours de 
l'année igo5. Contentons-nous d'en signaler quelques- 
uns qui, plus que les autres, nous semblent mériter 
d'arrêter l'attention des membres du Cercle archéolo- 
gique. Prosper Verheyden, Otize doode kunstambachten, 
sur les dmanderies mali noises ; — Max Rooses, H et altaar 
der Sint-Jans-kerk te Mechelen; — P. D. Herstellingen van 
ce de7i onde Beyaerd »; — Prosper Verheyden, Het 
gezangboek van Magaretha van Oostenrijk, où l'auteur rejette 
l'hypothèse développée par M. Hermans, concernant l'attri- 
bution des miniatures du livre de chant à Albert Diirer; 
— Emm. van Fraechem, Onze Beiaard; — O. Tack, 
Rombout Keldermans en het Gentsche Stadhiiis ; — F., Twee 



animaient les eaux. On se les figurait de grandeur et de forme humaine, 
beaux de corps, mais ayant des dents vertes, des 3-eux d'une dimension 
extraordinaire, et le sang froid. Ils éprouvaient toutes les passions humaines 
et recherchaient la société des hommes. Les Nixes iévûinms étaient meilleurs 
que ceux du sexe masculin; un modèle d'amabilité, de beauté physique et 
morale. Il arrivait souvent qu'ils s'éprenaient d'un jeune homme et l'atti- 
raient dans leurs palais tapissés de coraux et de coquillages, et y menaient 
avec lui une existence heureuse qui ne cessait que si l'amant les mal- 
traitait. Ils venaient aussi, au clair de la lune, danser avec les paj^sannes 
sous le tilleul, ou filer avec elles dans leurs chaumières. Il en est resté en 
Belgique des traces dans les dénominations de plusieurs localités, telles 
que le quartier de la ville de Malines, appelé Neckerspoel (marais des 
Nekkers); dans une rue de Bruxelles, la rue de Terre-Neuve, qui portait 
jadis le nom de Neckerstraet; la Nekersbeek, ruisseau près de Gand ; la 
tour de Nekker, à Bruges ; la rue Nekkerstraet au village de Zegescappel, 
près de Dunkerque, etc. 



434 BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

îiithangborden : In St. Jan kop af, In den Boer à la mode; — 
W. VAN Caster, Nog iets over îiithangborden. Cet article 
reproduit, en leur entier, d'après les souvenirs de l'auteur, 
les deux curieuses inscriptions dont on a pu voir des 
parties, pendant quelques jours, à la maison de la rue des 
Vaches, actuellement la rue Frédéric de Mérode, en face 
de la rue des Porcs. 

Les voici, telles que les donne M. le chanoine 
VAN Caster : 

lut taer m. c Ul c om al bet ôcmo\> en qcMI ben 
i]\ a^beeten ben mo^al. 

Het scynd wonder en t is niet raer 

vier pooten aen eenen oeyvaer 

Ook scynd het wonder t aenhoren 

en t is klaer t aenmerken 

Twé horé. . . (te zien op den kop van een verken) ; 



* *■ 



Deoiidste bewoners van Neckerspoele; — W. van Caster, 
De onde krane van Mechelen; — Max Rooses, De Altaar- 
tafel der Vischverkoopers; — H. Baccaert, Een oiid gebruik 
uit het Mechelsch strafrecht (il s'agit du baiser de paix, du 
mondzoen) ; — F., Vondel en de Mechelsche Aartsbisschop 
Boonen; — D' G. Van Doorslaer, Onze klokgieters; — 
W.-L. Goovaerts, Mechelsche kant ; — Max Rooses, Het 
laatste avondmaal en de kroning van Stc Catharina van PP. 
Riibens, twee verdwenen Mechelsche altaarstukken. Ces ta- 
bleaux ornèrent jadis l'autel du St-Sacrement à l'église 
St-Rombaut, et l'autel de Ste-Barbe dans l'église des 
Augustins, le premier tableau fut enlevé par les Français, 
le second vendu par les religieux eux-mêmes, en lyôS; 
— Prosper Verheyden, Boekverkoopers te Mechelen in 
de xvi^ eeuw, bonne contribution sur un sujet absolument 
neuf. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 435 

M. G. BiGwooD, dans une étude sur les mesures à blé 
des anciens Pays-Bas, donne l'évaluation faite du setier 
deMalines en uperkens de Bruxelles, en 1572, en vue des 
impositions décrétées par le duc d'Albe. Le setier valait 
alors 2,688 uperkens et se subdivisait en 2 halsters, ou 
4 viertels, ou 16 mokens, ou 64 quaerten ou loopen. Le 
même auteur évalue l'uperken de Malines à 0,34,325 
litres, la pinte à o,6865 litres, le pot à i litre 3, 730 et 
viertelde blé à 86 litres 499, le viertel d'avoine à loi litres, 
602, le sac à 259 litres et demi (i). 

A signaler aussi le beau livre de M. G. Kurth, 
professeur à l'Université de Liège, sur Notger de Liège (2). 
L'auteur y retrace les travaux accomplis par Notger, 
dans la principauté, et, pp. i8i-i83, ce qu'il fit en 
faveur de Malines. Ces pages ne nous apprennent, il est 
vrai, rien de plus que ce que nous savions déjà par J.-B. 
David et van den Branden de Reeth, dont M. Kurth 
partage les idées sur l'enceinte notgérienne (3), mais on 
aime à retrouver sur ces questions la manière de voir 
d'un maître de la critique historique contemporaine et 
du chef de l'école belge d'histoire. 

Sous le titre de Les évêqiies auxiliaires de Cambrai et de 
Tournai (4), le R. P. Dom Ursmer Berlière, O. S. B., a 
fait paraître en un volume séparé, les études qu'il avait 
consacrées à ces dignitaires ecclésiastiques dans la Revue 



(:) G. BiGWOOD, Notes sur les mesures à blé dans les anciens Pays-Bas. Contribu- 
tion à la métrologie belgiqite, dans les Annales de la Société d'Archéologie de Bru- 
xelles, t. XIX, 1905, pp. 5 et ss. (bibliothèque populaire). 

(2) GoDFRoiD Kurth, Notger de Liège et la civilisation au x' siècle. Paris, igoS 
(aux archives de la ville). 

(3) D'après David et Kurth, l'enceinte notgérienne n'aurait protégé que 
le cœur de la ville. 

(4)0. Ursmer Berlière, O.S.B.,LesévéquesauxiliairesdeCambraiet de Tournai. 
Bruges et Lille, Desclée-De Brouvi^er, igo5 (aux archives de rArchevéché). 



436 BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

bénédictine. Nous y relevons des notices de grand 
intérêt sur Jean Ysewyn, évêque de Tripoli (1400-1408), 
administrateur apostolique du diocèse de Cambrai, puis 
auxiliaire de Liège, malinois de naissance, et jadis curé 
de St- Pierre à Malines. Cette notice, cependant, malgré 
son importance, demanderait à être complétée. Nous ne 
pouvons y songer dans le Bulleii?i bibliographique, et nous 
nous permettons de renvoyer nos lecteurs à l'étude que 
nous comptons consacrer à Jean Ysewyn dans le prochain 
Bulletin du Cercle. 

Dans l'étude du P. Berlière, nous trouvons des détails 
sur Jacques de Arhweiier, évêque de Croa et auxiliaire 
de Cambrai (i352-i37o), enterré au Couvent des Carmes 
à Malines; sur Henri de Tolnis, évêque de Rose et auxi- 
liaire de Cambrai et de Liège (1400-1426), et carme du 
couvent de notre ville; sur Gilles van der Heyden, 
évêque de Beirut et auxiliaire de Cambrai (i494-i5o5), 
lui aussi carme de Malines; sur Martin de Cuyper ou 
Cuperus, évêque de Chalcédoine et auxiliaire de Cam- 
brai (1541-1572), carme et prieur du Carmel de Malines, 
lui encore. A cette dernière notice on pourrait ajouter 
que Cuperus fut le directeur spirituel des Sœurs Noires 
d'Anvers (i), comme les autres prieurs du Carmel de 
Malines l'avaient été depuis 1462 jusqu'à la fin du xvi^ 
siècle. Dans le même travail, nous voyons qu'à diverses 
reprises, du xv' au xv!*" siècle, des sacres épiscopaux 
eurent lieu à l'église Saint-Rombaut. Ce détail peut 
offrir son importance : différents indices, en effet, sem- 
blent montrer que, même avant l'érection de l'archevêché 
de Malines, cette ville était déjà un centre d'administra- 
tion religieuse (2). 



(i) Cf. J. Laenen, Geschiedktmdige aanteekeningen over de instelling in hei Mooster 
der zwartzusters te Antwerpen. Anvers, Kennes, 1902, p. 19 et p. 91. 

(2) Cf. J. Laenen, Notes sur V organisation ecclésiastique du Brahant. Anvers, 
V" De Backer, 1904, p. 79. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 487 

M. Paul Kalkoff, dans son étude sur les origines de 
la contreréforme dans les Pays-Bas, fournit quelques 
renseignements sur le minorité Angélus de Malines et le 
moine Augustin Jean de Malines, prieur d'Enkhuizen (i). 

L'empereur Joseph II, dans sa manie de voir partout 
des abus et de vouloir partout réformer en détruisant 
souvent, porta, au mois de mars 1783, un édit supprimant 
un grand nombre de couvents réputés inutiles dans les 
Pays-Bas. A Malines, comme ailleurs, plusieurs com- 
munautés furent dissoutes, notamment les Carmélites 
déchaussées, les Urbanistes, les pauvres claires, les reli- 
gieuses de Siekelieden, de Muysen, de Béthanie, de 
Thabor et de Leliëndael, ainsi que les religieux d'Hans- 
wyck. L'historique de la suppression des couvents en 
général a été faite par l'auteur de ce Bulletin biblio- 
graphique (2). Je me permettrai de signaler comme 
intéressant plas particulièrement Malines, les pages 38-39 
et 53-54 qui concernent la suppression du couvent de 
Leliëndael. 

L'histoire artistique de Malines a fait l'objet d'un 
article de M. Alphonse deWitte, dans le Bulletin ciel' Aca- 
démie royale d' Archéologie de Belgique, où l'auteur révèle 
l'existence jadis d'un tableau de Gillis Smeyers le vieux 
dans l'église de Heffen, représentant saint Amand prê- 
chant la foi (3), — et de la description d'une curieuse 



(i) Paul Kalkoff, Die Anfange der Gegenreformation in den Nederlanden. Halle, 
1903, I, 53, II, 20, II, 94 (bibliothèque particulière). 

(2) J. Laenen, Etude sur la suppression des Couvents par l'Empereur Joseph II 
dans Us Pays-Bas autrichiens et plus spécialement dans le Brabant (1783-1794), 
extrait des Annales de l'Académie Royale d' Archéologie, t. LVII, 1905 (à la biblio- 
thèque du Cercle). 

(3) Alphonse De Witte, Un tableau inconnu de Gillis Smeyers, le vieux, de 
Malines, dans le Bulletin de l'Académie, 1905, pp. 186 et ss. (à la bibliothèque 
du Cercle). 



438 BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 

cloche de Wechelderzande. Cette cloche, qui date de 
l'année i526, est l'œuvre du fondeur malinois Simon 
Waghevens, et offre par son ornementation et ses inscrip- 
tions un spécimen fort intéressant de notre ancien art 
campanaire (i). Une gravure bien réussie accompagne 
cette inscription. 

Cette même cloche a été décrite aussi dans le fasci- 
cule iSy des Graf- en Gedenkschriften der Provincie Ant- 
werpen (2). 

On sait, du reste, que notre confrère, M. Fernand 
DoNNET, s'est fait une spécialité dans les études campa- 
naires. Signalons encore de lui une note sur trois cloches 
flamandes au Limousin (3), où il rectifie des inscriptions 
données par l'abbé A. Lecler, dans un travail sur les 
cloches du Limousin (4). Les trois cloches sont dues à la 
célèbre maison des van den Gheyn. 



Qu'on me permette, avant de clore ce rapide exposé 
des publications concernant la ville de Malines, parues 
en igo5, de regretter une décision de l'Administration 
Communale, qui changea le nom de rue des Vaches en 
celui de rue Frédéric de Merode. Cette décision peut 
paraître d'autant plus regrettable, que jamais de Merode 
n'eut la moindre accointance avec la rue qui porte 
aujourd'hui son nom, tandis que par là s'évanouit encore 



(i) Fernand Donnet, Les cloches de Wechelderzande, dans Taxandria, igoS, 
pp. 159-164 (à la bibliothèque du Cercle). 

(2) Graf- en Gedenkschriften der Provincie Anhverpen, i5y° livraison. Anvers, 
1905 (aux archives de la ville). 

(3) Fern. Donnet, Trois cloches flamandes au Limousin, dans le Bulletin de 
r Académie royale d'Archéologie de Belgique, igo5, pp. 80 et ss. (à la Bibliothèque 
du Cercle). 

(4) A. Lecler, Etude sur les cloches de l'ancien diocèse de Limoges. Limoges, 
1902, in-8°. 



BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE 



439 



une fois un souvenir d'un âge lointain. Ce n'est pas sans 
une certaine mélancolie que l'on voit un enfant, d'un 
coup de pierre, briser quelque délicate sculpture d'un 
antique monument. Ce n'est pas sans regret non plus 
qu'on voit une administration, soucieuse pour le reste 
de nous conserver les façades. qui font un des titres de 
gloire de la cité, rayer d'un trait de plume un des noms 
de rues les plus pittoresques et les plus évocateurs du 
passé. 



J. L. 




ADDENDA 



MEMBRES DU CERCLE ARCHÉOLOGIQUE DE MALINES 



Membres titulaires reçus en 1905 

Messieurs, 

Ryckmans, Alphonse, Avocat, rue Rosier, Anvers (7 avril igo5). 
ScHAAPDRYVERS, Avocat, place Ragheno, 25, Malines (26 mai igoS) 
Philippen, Abbé, Vicaire à Hombeek (17 novembre igoS). 



Sociétés, Commissions & Tuhlications avec lesquelles le Cercle 
fait l'échange de ses bulletins. 



BELGIQUE 



Alost. — Annales du Cercle Archéologique de la Ville et de l'ancien Pays d'Alost. 

M. J. RoGiERS, Curé de l'Hôpital d'Alost, Secrétaire. 
Anvers. — La Presse Universelle, organe officiel du Cercle Presso-Phila- 
télique d'Anvers et des Principaux Pressophilçs de Belgique. 
M. J.-B. Vervliet, rédacteur en chef. 
Brecht. — Oudheid en Kunst, Tijdschrift van den Geschied- en Oudheid- 
kundigen Kring van Brecht en omstreken. 
M. Frans Wouters, Gemeenteplaats, Brecht. 

2g 



44^ ADDENDA 



Hasselt. — VAiicien Pays de Looz. 

Dr Ba.mps, rue du Président, 36, Ixelles. 
Leodiunt. — Chronique mensuelle de la Société d'Art et d'Histoire du Diocèse 
de Liège. 

M. l'Abbé BouRGUET, Professeur d'histoire et de droit canonique au 
Séminaire de Liège, Secrétaire de Rédaction. 
ISIons. — Société des Sciences, des Arts et des Lettres du Hainaut. 

M. Léon LossEAU, Avocat, Bibliothécaire, 37, rue de Niniy, Mons. 
Turnhotit. — Annales de la Société d'Histoire et d'Archéologie de la Campine. 

M. Jules DiERCxsENs, Secrétaire, 18, rue Léopold, Turnhout. 

FRANCE 

Saint-Malo. — Société Historique et Archéologique de l'arrondissement de Saint- 
Malo. 
M. Etienne Dupont, Juge, rue St-Philiope, 7, Saint-Malo. 
Farts. — Société Nationale des Antiquaires de France. 

PAYS-BAS 

's Graveiihage. — Maandblad van het Genealogischhcraldiek Genootschap « De 
Nederlandsche Leeuw ». 
W. Baron Snouckaert van Schaucurg, Bibliothecaris, 96, Jan van 
Nassaustraat, te 's Gravenhage. 
Taxandria. — Tijdschrift voor N oordbràbantsche geschiedenis. 
M. A.-C.-A. ScTEN, Kapelaan, Sas van Gent. 




Table des Matières 



Liste des Membres 

Sociétés, Commissions et Putlications avec lesquelles le Cercle 

échange ses bulletins 

H. CoNiNCKX. — Rapport sur la situation et les travaux du Cercle 

Archéologique à la fin de l'année 1904 .... 
J. Laenen. — Les Lombards à Malines (1295-1457) . 
D'^ G. Van Doorslaer. — Episodes de la vie médicale d'antan 
Chanoine Kempexeer. — Les aliénations de Malines au xiv^ siècle 

Etude sur la situation politique de la Seigneurie (i3oo-i357) 
G. VAN Caster. — L'Hôtel de ville de Malines ; son histoire et sa 

restauration 

H. CoNiNCKX. — Mechelsche levensbeschrijvingen ... 
Ph. Van Boxmeer. — La restauration de l'Hôtel de ville de Malines 
Prosper Verheyden. — Boekbanden met blinddruk uit de iS^ en de 

i6<^ eeuw, in de stadsbibliotheek en archieven te Mechelen 
Id. — Mechelsche boekbinders in de 14^, iS*^ en i6<^ eeuw 
Id. — Boekhandelaars te Mechelen in de 16^ eeuw. 
Mélanges. 

D"^ G. Van Doorslaer. — Almanachs Malinois . 

Id. — Malinois à l'ancienne Université de Louvain . 

Ad. Reydams. — Omstreken van Mechelen. 

E. OuvERLEAUx. — Note sur la reproduction du plan de Malines 
et de ses environs, dressé par Jacques de Deventer . 

J. Laenen. — Bulletin bibliographique 

Addenda .- 



i3 

23 

49 



io5 
137 
217 

247 
265 
289 

355 
363 
416 

419 
421 
441 



444 TABLE DES MATIERES 



^able ^e6 plancbcô 



Pages 

Planche I. — Hôtel de ville de Malines. Façade principale, 

formée de cinq bâtiments. — Etat actuel (igoS) . . . 104-105 
Planche II. — Hôtel de ville de Malines. Façade latérale S.-E., 

vers la Grand' Place. — Etat actuel (igoS) .... 106-107 
Planche III. — Hôtel de ville de Malines d'après une vieille 

peinture de i5oo environ (tableau n^ 21 de la légende de 

S. Rumold), conservée à l'église métropolitaine . . . 114-115 
Planche IV. — Hôtel de ville de Malines. Pignon S.-E., vers la 

Grand' Place, d'après une peinture de 1660, conservée à 

l'église des SS. Pierre et Paul 114-115 

Planche V. — Hôtel de ville de Malines. Appareil intérieur du 

premier bâtiment 116-117 

Planche VI. — Hôtel de ville de Malines. Corbeau suppoitant 

le degré inférieur du pignon principal. — Modillons des 

murs latéraux du premier bâtiment 118-119 

Planche VIL — Hôtel de ville de Malines. Façade latérale 

N.-O. Façade principale du cinquième bâtiment . . . 120-121 
Planche VIII. — Ancienne maison échevinale, bâtie en 1374, 

cédée â l'usage du Grand Conseil en 1474 .... 122-123 
Planche IX. — Hôtel de ville de Malines (2'" étage). Salle du 

Cercle Archéologique i32-i33 

Planche X. — Jan-Bap'ist Rijmenans 166-167 

Planche XI. — Jaak-Jan De Raedt 176-177 

Planche XI [. — Lodewijk Royer 182-183 

Planche XIII. — Ence onthaald door Dido (bas-relie'f; . . 192-193 

Planche XIV. — Jan-Frans Plu3'S 212-213 

Planche XV. — Relevé de la façade jnincipale de l'Hôtel de 

ville 216-217 

Planche XVI. — Relevé des façades de l'Hôtel de ville vers la 

Cathédrale et vers la Grand' Place 218-219 

Plnnche XVII. — Murs du vestibule de rilôtel de ville (vues 

prises au moment où ils étaient décrépis) .... 220-221 



TABLE DES MATIÈRES 446 



Planche XVIII. — Pignon de l'Hôtel de ville vers la Grand' 

Place, d'après une peinture de 1660 224-225 

Planche XIX. — Projet de restauration de l'Hôtel de ville 

(façade principale) 23o-23i 

Planche XX. — Projet de restauration de l'Hôtel de ville 

'façades vers la Cathédrale et vers la Grand' Place . . 232-233 
Planche XXI. — Ancienne Maison Echevinale .... 234-235 
Planche XXII. — Façade principale de l'Hôtel de ville (état 

actuel, 1905) 236-237 

Planche XXIII. — L'Hôtel de ville. Façade vers la Métropole 238-239 
Planche XXIV, — Hôtel de ville. Façade vers la Grand' Place. 240-241 
Planche XXV. — Paneel geprent op den omslag van het 
Register der Gilde van den Ouden Voetboog te Mechelen 

(1433-1564) 25o-25l 

Planche XXVI. — Den duytschen souter, paneel geprent Tant- 

werpen, in i5o4 258-259 

Planche XXVII. — Band van Claus van Dormale , . . 284-285 
Planche XXVIII. — Jean-Baptiste Austrucij, Mathématicien . 356-357 
Planche XXIX. — Fragments de poterie, pirogue, mis à dé- 
couvert dans les prairies du Neckerspoel, en avril 1904, lors 
des travaux de. dérivation de la Dyle 430-431 



Diônette6 intercalées ban6 le teyte 



Modillons des murs latéraux du premier bâtiment de l'Hôtel de 
ville 



221 



Hôtel de ville de Malines, croquis à la plume d'après un tableau de 

i5oo environ (Légende de S. Rombaut), à la Cathédrale . . 225 

Titre d'almanach de i558 . . 362 

Echelle rectifiée du plan de Malines, d'après la minute de Jacques 

de Deventer 41g 

Ossements d'animaux, noisettes, balle de fronde (?) et fusaiole en 
terre cuite, mors de bride, etc., découverts dans les prairies du 
J\'eckerspoci, en avril 1904, lors des travaux de dérivation de 
la Dyle 427 



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