(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Biodiversity Heritage Library | Children's Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Bulletin officiel du gouvernement général de l'Algérie"

This is a digital copy of a book that was preserved for générations on library shelves before it was carefully scanned by Google as part of a project 
to make the world's books discoverable online. 

It has survived long enough for the copyright to expire and the book to enter the public domain. A public domain book is one that was never subject 
to copyright or whose légal copyright term has expired. Whether a book is in the public domain may vary country to country. Public domain books 
are our gateways to the past, representing a wealth of history, culture and knowledge that 's often difficult to discover. 

Marks, notations and other marginalia présent in the original volume will appear in this file - a reminder of this book' s long journey from the 
publisher to a library and finally to y ou. 

Usage guidelines 

Google is proud to partner with libraries to digitize public domain materials and make them widely accessible. Public domain books belong to the 
public and we are merely their custodians. Nevertheless, this work is expensive, so in order to keep providing this resource, we hâve taken steps to 
prevent abuse by commercial parties, including placing technical restrictions on automated querying. 

We also ask that y ou: 

+ Make non-commercial use of the files We designed Google Book Search for use by individuals, and we request that you use thèse files for 
Personal, non-commercial purposes. 

+ Refrain from automated querying Do not send automated queries of any sort to Google's System: If you are conducting research on machine 
translation, optical character récognition or other areas where access to a large amount of text is helpful, please contact us. We encourage the 
use of public domain materials for thèse purposes and may be able to help. 

+ Maintain attribution The Google "watermark" you see on each file is essential for informing people about this project and helping them find 
additional materials through Google Book Search. Please do not remove it. 

+ Keep it légal Whatever your use, remember that you are responsible for ensuring that what you are doing is légal. Do not assume that just 
because we believe a book is in the public domain for users in the United States, that the work is also in the public domain for users in other 
countries. Whether a book is still in copyright varies from country to country, and we can't offer guidance on whether any spécifie use of 
any spécifie book is allowed. Please do not assume that a book's appearance in Google Book Search means it can be used in any manner 
any where in the world. Copyright infringement liability can be quite severe. 

About Google Book Search 

Google's mission is to organize the world's information and to make it universally accessible and useful. Google Book Search helps readers 
discover the world's books while helping authors and publishers reach new audiences. You can search through the full text of this book on the web 



at |http : //books . google . corn/ 



HL IIDL Q 



m 




k^aç/L 



/l 



j*Ài 



v^f-w 



••^^/ 






^^^: 



V ^ 



J»l 



V 



« 



!• 










^1-* 



-i .J^ 



IP ^ 



.^ t#»-^ «i^J 



;^^ 



ni 



BULLETIN OFFiaEL 



BU 



GOllVERNËIMENT GMML 



DE L'ALGÉRIE 



âLGBR. — IHPRIHBRIB ET PIPBTBRIB BOOTBR. 



BULLETIN OFFICIEL 



DU 



GOIVERINEIHENT «MBAL 



y^ya x^'/tLtuckiÊsxuoa 



TROISIÈME ANNÉE 
X803 



ALGER 
IMPRIMERIE TYPOGRAPHIQUE BOUYER 



BULLETIN OFFICIEL 



ou 



GOIVERNEIHGNT GÉNÉRAL 



DE rALGÉRIE 



1L6BR. — IHPRIHBRIB ET PIPBTERIB BOffTBR. 



BULLETIN OFFICIEL 



DU 



GOIVËRNGIMENT GHBAL 



x^ya ju'/tLKjCk^yeuae: 



TROISIÈME ANNÉE 
X803 



ALGER 

IMPRIMERIE TYPOGRAPHIQUE BOUYER 

1803 



OCT 2 1925 



TABLE CHRONOLOGIQUE 

DES LOIS, DÉCRETS ET ARRÊTÉS 



CONTENUS 



dam ie tome J"* du Bulletin officiel du Gouvernement général 
de V Algérie 

(iuvnnÊaE: isea) 



!é9 



DATES 

des lois, 
décrois 

et 
arrêtés. 



TITRES 

LOISf O^RBTS ET ABRÂTis. 



1862. 
17 déc. 



1863. 
6 janv c 



7 
8 



Décision impériale qui autorise la 
Gouverneur Général à décérhei' 
des médailles d'honneur, pour 
actes de dévouement 

Arrêté portant ncimination d*oiB- 
ciers dans le corps de la milice 
de Gonstantine 

Décret qui autorise le sieur Antola 
à établir son domicile en France, 
pour y jouir des droits civils — 

Décret qui rattache, pour ordre, à 
la section IV du budget de la pro- 
vince d'Alger pour l'exercice 1862, 
une somme de 5,200 fr. applica* 
ble au jardin d'acclimatation — 

Décret portant promulgation en Al- 
gérie du décret impérial du 29 
octobre 1862, réglant l'exécution 
des articles 24 et 25 de la loi du 
2 juillet 1862, relatifs aux tim- 
bres-mobiles 

Décret du 29 octobre 1862, relatif 
aux timbres mobiles dont l'em- 
ploi est autorisé par les articles 
24 et 25 de la loi du 2 juillet 1862 

(annexe) 

Décret portant création du village 
des Trembles (province d'Oran). | 



"a 



81 



78 



81 



75 



75 



75 
75 



88 
29 
90 



il 



120 

74 

122 

10 

11 

12 
13 



— II — 



DATES 

des lois, 
décrets 

et 
arrêtés. 



1863 

8 janv. 

8 



8 
8 



9 

9 et 10 
12 

12 

14 



14 



14 



14 



TITRES 

> LOIS, DÉCKBTS BT AHRÊTés. 



Décret portant création du village 
de Sidi-Khaled (province d*Oran). 

Arrêté qui réduit de quatre à trois 
le nombre des adouls de la 33* 
circonscription judiciaire de la 
province d'Oran 

Arrêté portant révocation d'un cadhi 
et d'un bach-adel dans la pro- 
vince d'Oran 

Arrêté portant nomination d'un ca- 
dhi et d'un bach-adel dans la pro- 
vince d'Oran, et d'un bach-adel 
dans celle de Gonstantine 

Arrêté qui autorise M. Dutruge à 
exécuter des recherches de mi- 
nes de cuivre et autres métaux 
au lieu dit Djendeli, province de 
Gonstantine 

Arrêté portant nomination d'élèves 
boursiers indigène» à l'école 
préparatoire de médecine et de 
pharmacie d'Alger 

Décisions portant nominations dans 
le personnel du service des contri- 
butions diverses de l'Algérie 

Arrêté qui nomme le sieur de Pres- 
les directeur privilégié des théâ- 
tres de Gonstantine, de Bône et 
de Philippeville 

Arrêté portant nomination d'offi- 
ciers dans les corps de milice 
des départements d'Alger et d'O- 
ran 

Arrêté portant expropriation, pour 
cause d'utilité publique, d'un im- 
meuble nécessaire pour l'ouver- 
ture des rues du Théâtre et Xi- 
ménès, à Tlemcen 

Arrêté portant création d'une nou- 
velle circonscription judiciaire de 
cadhi dans l'arrondissement de 
Mostaganem... 

Arrêté portant nomination de H. 
Delay en qualité de membre de 
la Ghambre consultative d'agri- 
culturede la province de Gonstan- 
tine 

Arrêté qui approuve une délibéra- 





il 

h 


PAOCS. 


75 


7 


14 


81 


91 


123 


81 


91 


123 


81 


91 


123 


78 


30 


75 


78 


31 


75 


78 


32 


75 


78 


33 


76 


78 


34 


76 


75 


8 


15 


75 


9 


16 


78 


35 


77 



— m — 



DATES 
de* lois. 



el 
angles. 



1863. 



I5janY. 



16 



16 



17 



17 



17 



19 



30 



21 



21 



TITRES 

LOIS, D^OBBTB BT ARR^Té». 



tien du Conseil municipal de 
Gonstantine, concernant les re- 
mises attribuées au receveur mu- 
nicipal de cette ville 

Arrête qui rapporte Tarrété minis- 
tériel du 24 février 1858, sauf en 
ce qui touche Texpropriation 
d'une parcelle de terrain appar- 
tenant au sieur Néry 

Arrdlé portant dissolution, i)ourétre 
immédiatement réorganisée, d(^ 
la section des sapeurs-pompiers 
de l'Agba 

Circulaire relative à Tapplication du 
décret organique du 27 octobre 
1858,en ce qui concerne les usint's 
sur les cours d'eaux non navi- 
gables ni flottables en Algérie . . . 

Décret portant promulgation en 
Algérie de la loi du 6 juillet 1860. 
qui autorise la Société du Crédit 
foncier de France à prêter aux 
départements, aux communes ei 
aux associations syndicales 

Loi du 6 juillet 1860, qui autorise 
la Société du Crédit foncier de 
France à prêter aux déparle- 
ments, aux communes et aux as- 
sociations syndicales (annexe). . 

Arrêté portant fixation des droits 
de courtage maritime et de tra- 
duction pour le port d'Alger — 

Arrêté portant nomination d'offi- 
ciers dans le corps de la milice 
de Bône 

Arrêté portant nomination de M. 
Walter, conducteur auxiliaire des 
Ponts-et-Chaussées, dans le dé- 
partement d'Oran 

Arrêté qui autorise le sieur Guide 
à établir un dépôt d'huîtres, de 
praires et de langoustes dans le 
port d'Alger 

Arrêté portant nomination de deux 
capitaines dans la milice d'O- 
ran 

Arrêté qui autorise une permuta- 
tion entre deux bach-adels de la 



il 

^3 



78 



77 



75 



75 



74 



74 



74 



78 



78 



78 



78 



il 



36 



13 



10 



11 



37 



38 



39 



40 



77 



51 



17 



18 



78 



78 



78 



78 



— w — 



DATBS 

des lois, 

'^Aéorets 

et 

arrôtés. 



1863 
24janv. 



24 



26 



•26 



26 



27 



27 



TITRES 

k LOIS, DéGIWTa ET ARBÊT^. 



30 



31 



31 



4 févr. 



Il 
II 



province de GonslanUiie 

Décret qui autorise la commune 
d'Alger à coniracter, prè& du 
Crédit foncier de France, un 
emprunt de deux millions 

Décret qui réduit la première z6ne 
des servitudes de la place de 
Blida...: 

Arrêté portant oominatioa d un ca- 
dhi, d*un bach-adel et d'un adel, 
dans le département d'Oran 

Arrêté portant nomination de M. 
Haas, sous-lieutenant dans la mir 
lice de Guelma 

Arrêté portant nomination d*offi 
ciers dans le cofps de la milice 
d'Oran 

Arrêté portant nomination d'offi- 
ciers dans le corps de la milice 
deSéiif 

Arrêté portant révocatiaa et nomi- 
nation d'un capitaine rapporteur 
de la milice de Mascara 

Arrêté portant nomination d'offi- 
ciers dans le corps de la milice 
de Koléa 

Arrêté qui fixe le nombre d-es no- 
' tables commerçants pour l'élec- 
tion des membres de la Chambre 
de commerce de Philippe ville. . . 

Arrêté portant nomination é'^n 
bach-adel et d'un adel dans la 
circonscription de Ténès 

Décret portant concession au sieur 
El Hadj ben Akkas ben Achour, 
de 240 hectares de terre dans la 
province de Conatantine 

Décret qui approuve la liquidation 
de la pension civile de M. Brul 
liot 

Décret portant nomination de M. 
lacquin, adjoint au maire de la 
commune de Sétif 

Arrêté portant nomination d'un 

lieutenant des sapeurs-pompiers 

de l'Agha (commune d'Alger) . . . 

Arrêté portant fixation du cadre 

normal et classification des oon- 



81 



74 



77 



78 



78 



78 



78 



78 



79 



79 



79 



77 



95 



81 



79 



91 



14 
41 
42 
43 
44 
49 
52 

54 

l^ 

309 

92 

5P 



1^ 

5 

52 

79 

79 

79 

80 

80 

92 

92 
92 

53 
418 
123 

93 



TU — 



1863 
5 mars 



dâtbs 

dterats 

et 
«fiélés. 



7 

10 

11 

11 

13 

14 

14 
17 
17 
18 

18 
18 



TITRES 

DBS LOIS, DECRETS BT ABRÈTÉis. 



Arrôté portant nomination des mem- 
bres de Tenquôte ouverte sous la 
présidence de M. de Forcade la 
Roquette, sénateur, sur la marine 
marchande, en Algérie 

Arrêté portant expropriation de 
quatre parcelles de terrains né- 
cessaires pour l'établissement du 
marché aux bestiaux de Blida.. . 

Arrêté portaAt nomination d'offi- 
ciers dans le corps de la milice 
de Guelma 

Arrêté portant nomination d'un 
bacb-adel et d'un adei dans la 
province d'Alger 

Décret portant nomination de pré- 
sidents de sociétés de secours 
mutuels, à Alger et à Médéah. . . 

Décisionimpériale qui érige en lieu- 
tenances de gendarmerie les ré- 
sidences de Guelma et de Sétrf. . 

Arrêté qui accorde remise entière 
de l'impôt achoor pour 1862 aux 
indigènes du district civil de Ma- 
rengo , 

Décret qui autorise les sieurs Vuil- 
lard et Gabalda à établir à Blida 
un magasin général et une salle 
de ventes publiques en gros 

Déeret portant liquidation d'une 
pension civile au profit du sieur 
Tourraix 

Décision portant nomination de re- 
ceveurs de l'enregistrement et des 
domaines à Alger et à Aumale.. . 

Arrêté portant nomination d'un ou- 
kii dans la 3* circonscription ju- 
diciaire de la province d'Alger.. 

Arrêté portant expropriation d'un 
immeuble bâti, situé à l'Agha, et 
nécessaire pour l'établissement 
de la gare du chemin de fer 
d'Algera Blida 

Arrêté portant expropriation d'une 
maison nécessaire à l'établisse- 
ment du palais de justice à Cons- 
tantine 

Arrêté porunt révocation et nomi- 



II 



78 
80 
80 
80 
80 

78 

79 
93 
81 
81 

78 
78 



78 24 



S5 
78 
82 
79 
80 



46 

268 

94 

96 

27 



111 
112 
111 
Ul 

71 



378 
124 
126 

72 
73 



VIII 



DATBS 




. 


~i — ' 




TITRES 


Ss 






Aw loia. 
décreU 




^1 


•Si 


PAQIS. 


et 




pflQ 


M 




mM». 








1863. 


nation d'un cadbi dans la province 
d'Oran, et nomination d'un bach- 










adel dans celle d'Aller 


81 


96 


125 


30 mars 


Décision ministérielle portant no- 
mination d'agents du service de 
FEnregisirementet des Domaines 










en Algérie 


81 


95 


124 


21 


Décret ponant promulgation en Al- 
gérie des dispositions des lois de 
finances du 26 juillet 1860 et 2 


















juillet 1862, relatives à l'impôt 










des patentes 


80 


71 


98 


21 


Décret qui déclasse un ouvrage dé- 










taché de la place de Gonstantine. 


80 


72 


100 


21 


Décret portant concession à Mada- 
me veuve Crell de 470 hectares 
de chênes-liége dans là forêt de 








25 


Bou-Merdès 


81 


93 


124 


Arrêté portant révocation et nomi- 




nation d'un sous-lieutenant de 










sapeurs-pompiers de la milice de 








27' 


Souk-Ahras 


81 


97 


125 


Arrêté qui augmente l'indemnité de 




déplacement allouée aux conduc- 










teurs des Ponts-et-€haussée8 en 








28 


Algérie.: 


79 


47 


83 


Décret qui institue la commune d'Ei- 
Ouricia, département de Gonstan- 










28 


tine 


80 


73 


101 


Décret qui institue la commune du 




Khroubs, département de Gons- 








28 


tantine . . . • 


80 


74 


103 


Décret qui modifie la circonscrip- 




tion de la commune de Sétif, dé- 










partement de Gonstantine 


80 


75 


105 


28 


Arrêté portant nomination de trois 
adels dans le département de 








ao 


Gonstantine 


81 


98 


125 


Arrêté portant nomination démem- 
bres de la Ghambre de commerce 












de PhiliDoeville 


81 


99 


126 


1" avril 


Décret qui approuve la liquidation 
d'une pension civile au profit de 








6 


M. Hermitte 


95 


310 


418 


Arrêté portant nomination de deux 




adels dans la province de Gons- 








6 


tantine 


81 


100 


126 


Arrêté portant suspension d'un 



DATES 

des lois, 
décrète 

et 
trrdiAs 



1863. 
9 fév. 

9 
11 

12 
14 

17 

17 

17 

17 

17 

18 

18 

24 
24 



TITRES 

DES LOIS, DiEcRETS BT ARRAt^S. 






il 



seillers de préfecture de TAIgé- 
rie 

Décision portant nomination d'un 
vérificateur de l'Enregistrement 
et des Domaines dans la provin- 
ce de Gonstantine... 

Arrêté portant promotions de con- 
seillers de préfecture 

Arrêté qui nomme M. Langevin 
chef de section à la Direction 
générale des Services civils 

Arrêté qui nomme un cadbi dans la 
province de Gonstantine 

Décret portant révocation du sieur 
Puchot, adioint ,au maire de la 
commune de Mondovi 

Arrêté portant fixation des aligne- 
ments et des nivellements du vil- 
lage des Trembles 

Arrêté portant fixation des aligne- 
ments et des nivellements du vil- 
lage de Sidi-Khaled 

Arrêté portant nomination de trois 
bach-adels et de quatre adels 
dans la province de Gonstan- 
tine 

Arrêté qui nomme M. Delprat con- 
ducteur auxiliaire des Ponts-et- 
Ghaussées dans le département 
d'Alger 

Arrêté qui nomme M. Lefebvre 
inspecteur central des établisse- 
ments pénitentiaires civils de 
TAlfférie * 

Arrête portant nomination des mem- 
bres de la Ghambre de commerce 
de Gonstantine 

Arrêté qui fixe le nombre des no- 
tables commerçants pour Félec- 
tion des membres de la Ghambre 
de commerce de Bône 

Arrêté portant règlement relatif à 
l'Exposition générale de l'agri- 
culture et des diverses industries 
agricoles, en Algérie, pour Tan- 
née 1863 

Arrêté portant fixation des droits 
d'abattage à percevoir sur la 



77 



79 
79 



79 
79 



81 



77 



77 



79 



79 



79 



79 



79 



76 



16 

67 
58 

59 
60 

92 

17 

18 

61 

62 

63 
64 

65 



57 

93 
93 

93 
93 

123 

58 

59 

94 

94 

94 
95 

95 



— \I — 



DàTES 




■~ 


"^^^ 


■■^ 




TITRES 


S** 


S'a 




d98 lois, 
décrète 




II 


la 


CAO**! 


et 
arrèlés. 


DM LOIS, DECRETS KT ARRÊt£s. 


H 




1863 


viande de boucherie à l'abattoir 








' de Boghar 


77 


19 


60 


24fév. 


Arrêté qui accorde des primes de 
1'* et 2* classe pour la connais- 










sance de la langue arabe. 


79 


66 


95 


25 


Arrêté portant crôaiion d'un corps 
de milice à TOued-Seguon (pro- 










vince de Gonstantine). . . ; 


77 


20 


61 


25 


Arrêté portant création d'une école 








26 


arabe française à Laghouat (pro- 
vince d*Alg»ir) 


77 


21 


62 


Arrêié portmt nomination d'un 




bach-adel dans la province de 








25 


Gonstanline 


79 


68 


96 


Arrêté portant nomination d'un ca- 




pitaine et d'un lieutenant dans le 










corps de milice de l'Ouod-Se- 










guen 


79 


69 


96 


25 


Arrêté portant nominationd'un bàch- 










adel dans la. province d'Oran... 


81 


91 


123 


27 


Arrêté qui proroge pour deux ans 
l'autorisât on accordée à MM. 
Chevalier etCarrié, pour l'exécu- 
tion de recherches de mines de 










fer à Soumah, division d'Alger. . 


79 


67 


96 


27 


Arrêté qui nomme M.Poncetconduc- 
leur auxiliaire des Ponts-et-Chaus- 










séesdans le déparlement d*Oran. 


79 


70 


96 


28 


Décret portant concession à M"* 
veuve Rigodit d'un lot de chênes- 
liége dans les massifs des forêts 


. 






? mars 


de Collo 


81 


93 


124 


Arrêté portant révocation et nomi- 




nation d'adels dans la province 










d'Alger 


80 


81 


m 


2 


Arrêté portant révocation d'un ca- 
dhi, et nomination d'un cadhi, 
d'un bach-adel, d'un adel dans la 
province d'Oran , et d'un adel 










dans celle de Gonstantine 


80 


81 


112 


4 


Arrêté portant expropriation de ter- 

. rains nécessaires à l'ouverture 

des rues de la nouvelle ville à 








4 


Bône 


77 


22 


63 


Arrêté portant expropriation de di- 
vers terrains nécessaires à l'ou- 












verture des rues de la nouvelle 










ville, àBône 


78 


23 


66 



— IX — 



DATI8 

des lois, 
décrète 

et 
arrdlée. 



1863. 
1 avril, 



8 



10 



10 



11 



13 



13 



13 



13 



13 



TITRES 
vm LOIS, DicABTft fer AtiiiTét. 



b&ch-adel dans la province de 
Gonstantine 

Arrêté qui étend le ressort du cohh 
missariateentral de police d'Aller 
et crée un emploi de commissaïkiî 
de police à Rouba 

Arrêté qui délègue les attributions 
du Directeur général des Servi- 
ces civils, en mission, au Secré 
taire général de cette adminis- 
tration , 

Arrêté qui commissionne M. Bon- 
nel,^ conducteur embrigadé des 
Ponts-et-Chaussées, dans le dé- 
parlement d'Oran 

Arrêté portant révocation d'un cadhi 
et de deux âdels, et nomination 
d'un cadhi, d'un bach-adel et de 
trois adels dans la province 
d'Oran 

Arrêté portant nomination d'un 
sous-lieutenant dans le corps de 
milice d'Aumale 

Arrêté qui fixe le tarif de con- 
version en argent de Timpôt tek- 
kat, pour l'exercice 1863 

Arrêté portant nomination d'un sous- 
lieutenant de sapeurs-pompiers 
dans la milice de Nemours 

Décision portant nomination d'un 
receveur de l'Enregistrement et 
des Domaines dans la province 
de Gonstantine 

Arrêté qui institue une écele arabe- 
française à Djelfa, province d'Al- 
ger 

Arrêté portant expropriation défini- 
tive d'une parcelle de terrain ï 
Mustapba-Supérieur, pour recti- 
fier la route d'Alger à Lagbouat. 

Arrêté partant suspension d'un 
cadhi dans la province de Gons- 
tantine 

Arrêté portant nomination d'un 
adel dans la province dé Gons- 
tantine 

Arrêté qui nomme M. Gherflls cour- 
tier maritime etett niareliAndisesl 



riÉlâi^ifl 






81 



79 



79 



81 



3l 






100 



48 



49 



M)l 



136 



85 



87 



m 



81 


100 


126 


81 


102 


127 


79 


60 


88 


81 


102 


127 


ffi) 


112 


140 


81 


88 


114 


81 


84 


115 


81 


100 


127 


«1 


100 


127 



— X — 



DÂTBS 

des lois, 
décrets 

et 
arrôtés. 



1863 
13 avril 



U 
14 
14 
14 
15 
16 



17 

17 
20 

30 
20 



TITRES 
DB8 LOIS, DécniTS ET àRRÊTés. 



à Alger 

Arrêté qui fixe le nombre des nota- 
bles commerçants pour l'élection 
des membres du tribunal de com- 
merce d'Oran 

Arrêté qui nomme M. Boyer com- 
missaire de police à Kouba, dé- 
partement d'Alger 

Arrêté qui nomme M. Lenoir mé- 
decin-pharmacien interne à la 
maison centrale de Lambessa.. 

Arrêté qui réduit à la moitié la 
section de sapeurs-pompiers à 
Bou-Sâada 

Arrêté portant nomination d'un 
sous-lieutenant dans la milice de 
Guelma ; 

Décret portant fixation du budget 
de la commune d'Oran , pour 
l'exercice 1863 

Décret rendant applicable à l'Algé- 
rie le décret du 30 décembre 
1862, sur la publicité des audien- 
ces des Conseils de préfecture en 
matière contentieuse 

Rapport du Ministre de l'Intérieur 
à l'Empereur (annexe) 

Décret du 30 décembre 1862 (an- 
nexe) 

Arrêté qui fixe les conditions et le 
mode d'examen pour le grade de 
commis principal dans les bu- 
reaux de l'administration provin- 
ciale 

Arrêté portant nomination d'un 
bach-adel dans la province 
d'Alger 

Arrêté déclarant d'utilité publique 
l'expropriation d'un terrain pour 
le percement de la rue Montpen- 
sier, à Alger 

Arrêté portant expropriation défini- 
tive de divers immeubles pour 
rétablissement d'une deuxième 
cour du quartier de cavalerie, à 
Blida 

Décision ministérielle qui nomme 
M. Bonin inspecteur des Gontri- 



Si 



81 

81 
81 
82 
82 
82 
82 

97 
97 
97 

79 
81 

81 
81 



^1 


PAOCS. 


103 


138 


104 


138 






,105 


138 


109 


140 


110 


140 


110 


140 


111 


140 


350 


446 


» 


447 


> 


450 


51 


89 


100 


127 


85 


116 


86 


117 



— XI — 



DATES 

des lois, 
décrets 

et 
arrélés. 



1863 
20 avril 

22 

22 
22 

25 

25 

25 

25 
27 



TITR£S 

I LOIS, DÉCRETS ET AEE&Tis. 



2 mai 
2 



butions diverses dans la provin- 
ce d'Oran 

Arrêté qui nomme M. Godin con- 
ducteur embrigadé des Ponts-et- 
Gbaussées dans le département 
d'Oran 

Décret portant sanction et promul- 
gaXïon du sénatus-consuite rela- 
tif à la constitution de la pro- 
priété en Algérie, dans les terri- 
toires occupés par les Arabes . . . 

Sénatus-consulte relatif à la cons- 
titution de la propriété en Algé- 
rie, dans les territoires occupés 
par les Arabes 

Arrêté ponant organisation du jury 
de l'Exposition générale agricole 
de Consiantine, en 1863 

Décision ministérielle portant no- 
mination d'un receveur de l'En- 
registrement et des Domaines à 
Aïn-Temouchent 

Décret portant fixation du crédit 
d'inscription des pensions civiles 
pour l'année 1863 

Arrêté portant nomination de mem- 
bres de la Gbambre de commerce 
de Bône 

Décret qui nomme M. Abelous pré- 
sident de la Société de secours 
mutuels à Guelma 

Décret portant nomination d'un 
huissier à Saint-Gloud 

Arrêté portant nomination d'offi- 
ciers dans Je corps de milice 
de Mouzaïaville 

Décision qui modifie la délimitation 
des deux sous-arrondissements 
minéralogiques de Bône et de 
Batna 

Arrêté portant nomination d'offi- 
ciers dans le corps de milice 
de Dely-Ibrahim 

Décret portant concession gratuite 
de deux boutiques domaniales à 
la commune d'Alger 

Décret portant concession gratuite 
d'immeubles domaniaux à la com- 






82 



82 



80 



80 



82 

82 

82 
87 

82 

82 
82 



si 

g ce 



113 
114 

76 

106 

• 77 

112 

l&f 

116 

116 
171 

117 

118 
119 
130 



.140 
141 

106 

130 
109 

140 

136 

141 

141 
268 

141 

142 
142 
150 



— XW — 



1863. 
2 mai. 



mune d'Orléans villa 

Bécrel qui autorise le Gouverneur 
Général à concéder les sources 
d'eaux minérales de Hammam-- 
Melouane, près de Rovigo 

Arrêté qui autorise M. Gués à exé- 
cuter des recherches de mines 
de fer et de cuivre dans les sub- 
divisions de Tlemcen et d'Oran. 

Arrêté portant révocation et nomi- 
nation d'un cadbi dans la pro- 
vince d'Oran ^ 

Arrêté qui crée un arrondissement 
d'ingénieur du service des Ponts- 
et-Cfiaussées à Batna 

Décision ministérielle qui rappeUe 
en France H. de Kocne de Teil- 
loy, receveur dé l'Enregistre- 
ment et des Domaines à Alger . . 

Arrêté portant nomination d'offi- 
ciers dans la milice de Guelma, 
d'EUArrouch et de Pentbièvre. . 

Arrêté portant - nomination d'un 
sous-lieutenant dans la milice de 
Koléah 

Décision ministérielle portant pro- 
motion de M. Dormoy, ingénieur 
des Ponts-et-Chaussees à Mosta- 
ganem, i la deuxième classe de 
son grade 

Arrêté ministériel portant promo- 
tion de M. Aucour, ingénieur en 
chef des Ponts-et-Ghaussées k 
Oran, à to r* classe de son 
grade 

Arrêté ministériel portant promo- 
tion a la 2" claase de son grade de 
M. Gay, ingénieur, chareé de 
l'arrondissement de PhiUpp^e- 
ville 

Décision ministérielle qui rappeUe 
en France M. Guérin , receveur 
de l'Enregistrement et des Do- 
maines a El-Arroucb 

Arrêté portant nomination d'uQ 
sous<*iieutenant de cavalerie dans 
la milice de Blida 

Arrêté qui ç^^mûsâîQaA^ <t. Qaui 



83 


^1 


Mom. 


130 


\S0 


88 


195 


274 


82 


120 


143 


82 


m 


143 


82 


122 


143 


82 


183 


143 


82 


124 


144 


83 


131 


151 


83 


132 


152 


83 


132 


152 


83 


132 


152 


82 


123 


143 


, 83 


lai 


151 



— xm — 



DATES 
des lois, 



et 

arrâcés. 



11 
11 

13 
13 



13 



13 



TITRES 



U63 [ rie, conducteur embrigadé des 
Poois*et-Cbaussées , pour laîre 
fonctions d'ingénieur de rurron- 

dissement de Sélif 

9 mai [Arrêté impérial qui nomme ingé- 
nieurs en chel de 2* classe au 
corps impérial des Ponts-ei* 
Chaossée^, deux ingénieurs or-* 
dinaires employés en Algérie... 

9 Décret portant révocation de M 
Humbert, adjoint au maire de U 
commune de Chercbell 

9 iLoi partant dérogation au para- 
graphe l*' de l'arUcle 429 et à 
Particle431 du Code d'instruction 
criminelle»- en ce qui e%>ncerne le 
ressort de la Cour impériale 

d'Alger 

Arrêté qui autorise M. de Cès-Cau- 

Senne (Alfred), concessionotaUe 
e forêts, à cultiver 81 beciares 
pour 103 besoins de son exploi- 
tation 

Arrêté qui révjoquo un cadbi dans la 
province de Constantine 

Décision portant nomination de re- 
ceveurs de l'Enregistrement et 
des Domaines à Sidi-bel-Abbès et 
à Saint-Denis-du-Sig 

Arrêté portant nomination d'un 
lieutenant-rapporteur de la mili- 
ce, à Masbcara 

Décret qui rend exécutoires en Al« 
gérie deux décrets relatifs au 
timbre en matière de procé- 
dure 

Décret du 30 juillet 1862 (annexe).. 

Décret du 8 décembre 1862 (ANifBXs) 

Décret portant concession k MM. 
Labaille, Leeoq et Berthon, des 

I mines de cuivre d'Aïn-^Barbar. , . 

Extrait de la loi de finances portant 
fixation du budget général des 
dépenses et des receltes ordinai- 
res do l'exercice 1864 

Etats A et B (amnsxks) 

Extrait de la loi de finances sur le 

i bM<Uiet exK^ordinaire d^l'Q^çr? 



Il 



MOff. 



83 

93 

83 
83 

82 



122 

132 
133 



t 



8à 

85 



87 



100 
100 



134 
135 

123 
131 



14E| 

» 



390 



143 

152 
152 

aBO 

152 

153 

144 
151 



175 
176 
176 



514 
515 



— XIV — 



DATES 

des lois, 
dôcreis 

et 
arrêtés 



1863. 
15 mai. 



16 
18 



19 

19 
22 
23 
23 



24 
25 



TITR£S 

DIS LOIS, DISCRETS ET ÀRRÈTiis. 



cice 1864.. 

Etat B (annixe) 

Arrêté qui institue une école ara- 
be-française à Aïn-Beïda, pro- 
vince de Gonstantine 

Arrêté qui institue à Berrouaghïa 
un adjoint civil du commandant 
de la place de Médéa 

Arrêté portant expropriation défi- 
nitive d'immeubles compris dan» 
le parcours de la rue projetée 
entre les rues Palmyre et Bosa, 
à Alger 

Décision ministérielle portant pro- 
motion de deux receveurs de 
l'Enregistrement et des Domai- 
nes, à Oran et à Relizane 

Décision qui nomme M. Bouet du 
•Portai receveur sans gestion de 
l'Enregistrement à Oran 

Arrêté portant révocation et nomi- 
nation d'un cadhi et d'un bach- 
adel dans la province d'Oran... 

Arrêté qui réorganise le personnel 
des gardiens des prisons civiles 
de l'Algérie 

Arrêté portant révocation de M. 
Buisson, inspecteur de la maison 
centrale de Lambèse 

Décret portant règlement d'admi- 
nistration publique pour Texé- 
cution du sénatus-consulte du 22 
avril 1863, relatif à la constitu- 
tion de la propriété en Algérie, 
dans les territoires occupés par 
les Arabes. (Texte français et 
arabe.) 

Loi qui modifie le mode de per- 
ception du droit de tonnage im- 
posé aux navires étrangers dans 
les ports de l'Algérie 

Décret qui approuve deux liqui- 
dations de pension civile 

Décision gui autorise M. le général 
Morris à correspondre par le té- 
légraphe avec les commandants 
des différents corps de cavalerie 
en Algérie 






100 
100 



83 



81 



S» 

9 CD 



391 

» 

125 
87 



PAGI8. 



82 


108 


83 


136 


83 


136 


83 


135 


83 


126 


83 


137 


86 


152 


90 


216 


81 


89 


83 


138 , 



516 
516 



146 
119 

137 

154 
154 
153 
147 
154 



186 

306 

122 

154 



— XV — 



BATES 

des lois, 

déoreu 

et 

arrèlés. 



1863. 
26 mai. 

28 



29 



29 



30 
30 



30 



30 



30 



30 



TITRES 

DIS LOIS, DECRETS BT ARRÊTAS. 



l"juin. 



Arrêté portant nomination d'oifir 
ciers dans le corps de milice 
d'Alger 

Arrêté portant nomination de trois 
cadhis,d'un bach-adel etd'unadel 
dans la province d*Alger 

Arrêté qui distrait de la forêt do- 
maniale de llokta-Kerra, une par- 
celle de terrain pour être affec- 
tée 8 la colonisation 

Arrêté portant nomination d'un 
sous-lieulenant de sapeurs-pom- 
piers de la milice, à Arzew 

Arrêté qui fixe le nombre des nota- 
bles commerçants pour Téleciion 
des jnembres de la Chambre de 
commerce d'Oran 

Arrêté qui fixe le nombre des nota- 
bles commerçants pour Téleciion 
des membres de la Chambre de 
commerce d'Alger 

Arrêté qui nomme un adel dans le 
départemen t d'Alger 

Décret qui nomme M. Léonard 
président de la Société de se 
cours mutuels des médecins d'Al- 
ger 

Décret portant homologation de 
plans de délimitation des zones 
de servitudes de divers postes et 
places de guerre 

Décret portant homologation de 
plans de délimitation des zones 
de servitudes et polygones do di- 
vers postes et places de guerre. 

Décret portant concession de terres 
domaniales à Si Bou Rennan ben 
Azzedin, dans le cercle de Cons- 
tantine 

Décret portant confirmation et pro- 
rogation de la concession faite à 
MM. Lpcoq et Bertbon de Texploi- 
tation de deux lots de chênes- 
Wége dans la forêt de TEdough. . 

Décision qui nomme M. Farrades- 
che-Laveissière receveur sans 
gestion de TEnregistrement à 
Alger I 






83 
83 

83 
83 

83 



83 



85 



85 



S» 

es 



131 
135 

127 
131 

139 

140 
135 

141 

146 

147 

200 

306 
136 



151 
153 

148 
151 

154 

155 
153 

155 

178 

179 

291 



154 



^ XVï — 



DATES 

__i loto, 
décrets 

et 
arrêtés. 



1863 
" juin. 



11 



II 



TITRES 

Dit LOIS, DicAfett BT ARRAtAs. 



11 



Décision qui nomme M. Lachabelle 
directeur de l*école arabe-fran- 
çatae d'Aïn-Beïda, département 
de Constautine 

Arrêté portant expropriation défi- 
nitive d'un magasin situé dans la 
rue de l'Aigle, pour le prolonge- 
ment de la rue de la Flèche, è 
Alger 

Arrêté qui soumet au régime fores- 
tier les bois de Fraylia, du Djebel* 
Doui et des Abid, département 
d'Alger 

Arrêté portant nomination d'officiers 
dans le corps de milice de Tlem- 
cen 

Circulaire au sujet de la dénomi- 
nation impropre de tufxos donnée 
aux tirailleurs indigènes 

Arrêté qui oblige les habitants in- 
digènes de l'oasis de Bouçaada à 
payer, à l'avenir, l'impôt de la 
lezma... 

Arrêté portant expropriation défini* 
tive d'un immeuble sis i Tlem- 
cen, pour l'ouverture de la rue 
de la Silcak 

Arrêté portant révocation d'un cadhi 
dans la province d'Alger 

Arrêté fixant la composition de la 
Chambre syndicale des courtiers 
d'Alger pour l'année 1862-63. . . . 

Décret portant révocation d'un dé- 
fenseur près le tribunal civil d'O- 
ran 

Décret qui appelle trois nouveaux 
membres au Conseil consultatif 
du Gouvernement général de 
l'Algérie 

Instructions fi;énérales pour l'exé- 
cution du senatus-consulte du 23 
avi>il 1863 et du règlement d'ad- 
ministration publique du 33 mai 
suivant, relatifs à la constitution 
de la propriété en AIfférie, dans 
les territoires occupes par les 
Arabes 

arrêté qui aemme un cbef de ba^ 



s| ! si 



83 



85 
87 
83 

83 

83 

87 

87 
87 



I 



86 



142 

143 

148 
178 
128 

129 

143 
181 

186 

172 

149 



156 

156 

180 
269 
149 

149 

156 
270 

270 

268 

181 



153 



1^4 



— ma — 



Dates 

defl lois, 
déereu 

et 
arrêtés. 



1863 
II juin 



TITRES 
nu LOIS, Didm BT amuMm, 



11 



11 



12 



12 



12 



13 



13 



15 



taillon commandant ia miliee de 
Tlemceo 

Loi qui approuve une convention 
passée entre le Ministre de la 
Guerre et la Compagnie des che- 
mins de fer de Paris à Lyon et à 
la Méditerranée (chemins de fer 
algériens) 

Décret impérial qui approuve la 
convention passée le 1*' mai 1863, 
entre le Ministre de la Guerre et 
la Compagnie des chemins de fer 
de Paris à Lyon et à la Méditer- 
ranée, pour Tezécution des che- 
mins de fer algériens 

Convention du !*' mai 1863 (an- 
HIXB) 

Cahier des charges annexé à la 
convention du 1*' mai 1863 (àv- 
hem) 

Décret portant nomination de deux 
conseillers de préfecture en Al- 
gérie 

Arrêté relatif au prolongement du 
chemin de fer particulier des mi- 
nes des Karézas 

Cahier des charges du chemin de 
fer des mines de Mokta-el-Hadid 
à la mer (annexe) 

Arrôié du Ministre de Tlnstruction 
puhiique et des Cultes, portant 
dissolution du consistoire Israé- 
lite d'Alger 

Arrêté qui nomme M. Chaudot con- 
ducteur embrigadé des Ponts-et- 
Chaussées dans le département 
d'Oran 

Arrêté portant désignation des sous- 
ordonnateurs des ordonnateurs 
secondaires du Gouverneur Gé^ 
néral 

Arrêté qui institue, au village d'Aïn- 
el-Arbâ, un adjoint spécial du 
commissaire eivii d'Ain-Temou* 
chent 

Arrêté porunt nomination d'un ca* 
dhi et d'un adel dans la province 
de GonstandAe 



Il 



87 



92 



92 



g; 

r8 



179 



264 



265 



PA018. 



269 



338 



101 


397 


84 


144 


84 


> 


87 


154 


87 


187 


85 


150 


S5 


161 


101 


414 



339 

340 

344 
537 
158 
159 

235 

271 

182 

183 
542 



— xnii — 



DATIS 

dM lofi, 
décrets 

el 
arrêtés. 



1863 
18 juin. 

18 



18 
18 



19 



19 



â2 



24 



25 



TITBES 
PIS LOIS, DécaSTB BT AVMÈTÛ». 



29 



Arrêté qui nomme un soas-lieufe^ 
nant de sapeurs-pompiera dans 
la milice de Rivoli 

Décret portant révocation du gref- 
fier de la justice de paix de Sétif, 
et nomination de greffiers des 
Justices de paix de Sétif et de 
Jemmapes 

Décret qui approuve la liquidation 
de trois pensions civiles 

Décret qui approuve la liquidation 
d'une pension civile en faveur de 
M. Mertz 

Décision ministérielle portant pro- 
morion de cinq vérificateurs de 
l'Enregistrement et des Domai- 
nes, en Algérie. 

Arrêté portant concession des sour- 
ces d'eaux minérales de Hammam 
Melouane à II. le docteur Feuillet. 

Cahier des charges relatif à la con- 
cession de l'exploitation des sour- 
ces d'eaux minérales de Hammam 
Melouane (annbxb) 

Arrêté portant révocation d'un cadbi 
dans la province de Constantine. 

Arrêté portant nomination d'unadel 
dans la province d'Alger 

Décision qui nomme M. Lanet 
conservateur des hypothèques à 
Oran 

Arrêté qui proroge pour deux ans 
l'autorisation accordée à M. Ba- 
cri pour Texéeution de recher- 
ches de mines de cuivre à Bled- 
el-Hammam 

Arrêté portant fixation des primes 
à allouer à la production coton- 
nière pour la campagne 1863- 
1864 

Décret portant convocation du Con- 
seil supérieur du gouvernement 
et des Conseils généraux de l'Al- 
gérie pour la session de 1863 — 

Décret portant révocation et nomi- 
nation d'un commissaire-priseur 
à Philippeville 

Décret portant nomination d'huis- 






"=3 



87 

87 
95 

9B 

87 
88 



87 
87 



87 

87 

87 
87 



II 



180 

185 
311 

361 

188 
196 

a 

182 
183 



PAGES. 



87 189 



176 

155 

156 
173 



270 

270 
418 

495 

271 
275 

276 
270 
270 

271 

269 
236 

237 

268 



— XIX 



DATES 

des lois. 
décrets 

et 
arrdiés. 



1863 
9 juin. 



29 
29 



29 
29 

29 

2 juillet 

2 

4 

6 

7 



TITRES 
»IS I.0I8, DBCBKTS BT ARSATlfia. 




siers à Bône, Sétif et Mondovi. 

Arrêté qui autorise MM. Jaoicot et 
eonsorts à exécuter des recher- 
ches de minejs de . fer à Bou- 
R*beïa 

Arrêté qui suspend de ses fooc- 
tiens, pour deux mois, uncadhide 
la province d'Alger 

Décret portant nomination de juges 
au tribunal de commerce d Oran. 

Décret portant nomination d'un 
juge suppléant rétribué au tribu- 
nal civil de Consiantine 

Décret portant nomination de ju- 
ges de parx à Jemmâpes et à 
Douera, et d'un suppléant du juge 
depaixà Guelma 

Décret portant nomination de sup- 

f»léants de justice de paix à Mi- 
iana et i.Koléa 

Décret portant nomination du grei- 
fler de la justice de paix de 
Douera 

Décret portant nomination d'inter- 
prètes judiciaires à Gonstantine, 
Blida, Mascara, Boufarik et Ko- 
léa 

Décret qui accorde un secours an- 
nuel de 628 fr. aux orphelins Pé* 
quereau 

Arrêté portant nomination de capi- 
taines dans la milice de Tlemcen 
et de Nemours 

Arrêté portant nomination d'un 
sous-lieutenant dans la milice de 
Fort-Napoléon 

Arrêté qui fixe le contingent des 
budgets provinciaux dans les dé- 
penses du collège impérial arabe- 
français, pour l'exercice 1864. . . 

Arrêté portant nomination de deux 
commissaires de police dans le 
déparlement de Gonstantine 

Girculaire pour l'exécution du sé- 
natus-consuliedu 22 avril, du rè- 
glement d'administration publi- 
que du 23 mai, et des instructions 
générales du 11 mai 1863. ...... 



87 

87 

87 
87 

87 

87 
87 
87 



94 
101 
101 

101 
101 

87 





V&OM. 


174 


268 


177 


269 


184 


270 


190 


271 


191 


271 


192 


272 


193 


272 


194 


272 


197 


287 


292 


402 


408 


540 


409 


540 

• 


398 


537 


399 


537 


164 


.250 



XX — 



DATES 




'^'" 


II 


^^ 




TITRES 


si 




des lois, 
décrets 




II 


VASM. 


et 


Hta I.0I8, DBGKBTS «T AnKÊTis. 


gCB 


M 




trrôtés. 




"5 




1863 


Circulaire au sujet de la publication 
des décrets désignant les terri- 








7 juillet 










toires à soumettre à rapplication 








7 


du sénalus consulte 


87 


166 


261 


Instruction relative au concours du 




service de la Topographie aux 










mesures d'exécution du sénatus* 










consulte et du règlement d'admi- 










nistration publique sur la pro- 








7 


priété arabe 


87 


167 


262 


Arrêté portant nomination d'offi- 




ciers dans le corps de la milice 










de Sétif 


88 


198 


288 


. 7 


Arrêté portant nomination d'offi- 
ciers dans le corps de la milice 
















8 


de Cberchell 


88 


199 


288 


Arrêté qui nomme M. Crompach 




conducteur des Ponts-et-Chaus- 










sées, dans le département d'O- 








9 


rsn 


90 


225 


314 


Arrêté portant suppression des cor- 
porations des nègres et des Moza- 
Dites, à Gonsiantine 










9 


87 


157 


239 


Décisions au sujet des sous-com- 




missions à instituer, en exécution 










du règlement d'administration 










publique du 23 mai 1863. 

Décision portant fixation des in- 


87 


168 


264 


9 










demnités accordées aux mem- 










bres des commissions et sous- 








9 


commissions 


87 


169 


266 


Décret portant approbation d'un 
échange d'immeuble entre le Do- 












maine militaire et la Banque de 








10 


TAlgérie 


89 


201 


294 


Arrêté fixant le nombre de com- 




merçants notables pour l'élection 










des juges au Tribunal de com- 








10 


merce de Constantine 


87 


158 


340 


Instruction sur les registres et bul- 
letins à établir par les sous-com- 










10 


missions 


87 


170 


267 


Arrêté autorisant M. Gorvisier à 




exécuter des recherches de mines 










de cuivre au lieu dit Targouïn. . . 


89 


209 


303 


10 


Arrêté portant nomination d'un 
sous- lieutenant dans la milice 


















d'Aïn-Tédelès 


90 


222 


313 



— XXÏ — 



DAT18 
d«8 loto, 



et 
arrAlte 



1863 
lOjuil. 

11 



11 
13 

13 

13 
13 
14 

14 
14 

14 



TITRES 
OBB LOIS, Di^Cliro ET ARRtT<B. 



Arrêté qui fixe le nombre des no- 
tables commerçants pour l'élec- 
tion des membres du tribunal de 
commerce de Constantine 

Arrêté réglant les formes du vote 
pour la désignation des délégués 
aux Conseils généi^ux à la pro- 
chaine session du Conseil supé- 
rieur du Couvernement 

Arrêté qui détermine la composi- 
tion de la nouvelle Chambre syn- 
dicale des courtiers d'Oran, pour 
Tannée 1862-1863 

Arrêté qui proroge pour deux an- 
nées raotorisation accordée à 
M. de Nobelly d'exécuter des re- 
cherches de mines de plomb au 
Djebel-Kalâa 

Arrêté portant proro(;ation pour 
deux ans de Tautorisation accor- 
dée à MM. Lebrun Virloy, Gervais 
et Lacroix d'exécuter des recher- 
ches de mines de zinc à Hami- 
mat Arko, cercle d'Aïn-Beïda. . . 

Arrêté portant nomination d'un 
bach-adel et d'un adel dans la 
province d'Alger 

Arrêté qui nomme M. Rica courtier 
maritime et en marchandises, à 
la résidence de Nemours 

Arrêté pour l'abrogation de tous 
les arrêtés antérieurs, restrictifs 
de la liberté du commerce de la 
boulangerie en Algérie 

Arrêté pour l'abrogation des règle- 
ments rectrictifs du commerce de 
la boucherie en Algérie 

Circulaire pour l'exécution des ar- 
rêtés relatifs à la liberté du com- 
merce de la boulangerie et de la 
boucherie en Algérie 

Arrêté pour la formation des dje- 
mâas de tribu et de douar, et la 
désignation des délégués des tri- 
bus et des douars auprès des 
commissions et des sous-commis*- 
sions de délimitation et de répar- 
tition des terdtoires 



§1 

gflQ 

•o 



90 



87 



90 



^1 

11 



246 



159 



VÀAtB, 



90 
90 

87 



210 

211 
229 
240 

160 



87 I 161 



87 162 



319 

240 
317 

303 

303 
315 
318 

242 
243 

245 



87 



163 l 247 



XXII — 



DATES 




■^^ 


si 


^Ê^m 




TITRES 


S** 




dM lois, 
décrets 




ss 


n 


PAGES. 


et 


DE0 LOIS, DiCKETB ET AKEftlis. 


H 




arrêtés. 




^ 3 

•9 




1863 


Circulaire pour l'exécution de Tar- 








Ujuill. 


rôté relatif aux djemâas et aux 










délégués indigènes 


87 


165 


257 


14 


Girculaire'relative à la nécessité de 
tenir le service du Domaine im- 
médiatement informé de Fouver- 










ture de toute succession vacante. 


91 


255 


329 


16 


Arrêté qui proroge pour deux an- 
nées l'autorisation accordée à M. 
Scap.irone , d'exécuter des re- 
cherches de mines de plomb, de 
zinc et de mercure au Djebel-Sa- 










yefa. canton de Jemmapes 


89 


212 


304 


16 


Arrêté portant prorogation pour 
deux ans de l'autorisation accor- 
dée à M. Nielli, pour des gise- 
ments de plomb et de mercure , 
situés au Djebel Greyer (provin- 










ce de Constaotine) 


89 


213 


3(M 


16 


Arrêté qui autorise M. Estre à exé- 
cuter des recherches de mines de 
plomb, au lieu dit Taguelmount , 








17 


subdivision de Sétif 


89 


214 


304 


Arrôtéportant nomination d'un cadhi 




dans la province de Gonstantine. 


90 


230 


315 


17 


Arrêté portant nomination de mem- 
bres de la Ghambre de commerce 








20 


d'Oran 


90 


243 


318 


Arrêté qui commissîonne M. De- 




namiel en qualité d'élëve-ingé- 
nieur des Ponts-et-Ghaussees 


















pour être chargé des fonctions 


i 






d'ingénieur de l'arrondissement 
de Tiemcen 






20 


90 99fi 


314 


Arrêté qui autorise M. Monier, 








courtier maritime à Tenez, à ser- 










vir d'interprète pour la langue 










espagnole 


90 242 


318 


21 


Arrêté qui nomme un cadhi, un 
bach-adel et un adei dans la pro- 


1 

t 






vince d'AIffer 


90 231 


315 


21 


Arrêté portant nomination de mem- 
bres de la Chambre de commer- 








ce d'Alger 


90 244 


318 


22 


Arrêté portant nomination d'offi- 
ciers dans le corps de la milice 








22 


de Médéa 


90 


223 


313 


Arrêté portant nomination d'un 



— . xxm — 



B4TES 

des loU, 
décrets 

et 
arrèlés. 



1863 
-23jun. 
23 

23 

24 
25 
29 
29 
29 
30 

31 

31 . 

31 
31 



TITRES 

DIS LOIS, D^CmSTS ET ARRÊTAS. 



f professeur spécial d'arabe au col- 
ége impérial arajbe - français 
d'Alger 

Arrêté portant permutation entre 
deux cadhis de la province de 
Constantine 

Arrêté portant règlement définitif 
du compte administratif du bud- 
get delà ville d'Alger pour Texer- 
cice 1862 

Décision portant nomination des 
membres de la commission char- 
gée du Service administratif du 
pilotage à Alger 

Décret qui approuve la liquidation 
d'une pension civile en faveur 
de M. Texier 

Circulaire sur les mesures préven- 
tives à prendre contre les incen- 
dies de récoltes 

Arrêté portant révocation de deux 
cadhis et d'un adel dans la pro- 
vince d'Oran 

Arrêté portant nomination de ca- 
dhis, de bach-adel et d'adels dans 
la province d'Oran 

Arrêté portant nomination d'offi- 
ciers dans le corps de la milice 
de Douera 

Arrêté portant suppression de la 
92" circonscription judiciaire de 
la province de Constantine et 
réunion de la tribu des Beni-Sa- 
lah à la 98* circonscription 

Arrêté portant création d'une mai- 
rie au village de Saint-Arnaud , 
etd*une administration spéciale 
pour les Eulma (département de 
Constantine) 

Arrêté autorisant MM. Fabre frè- 
res à exécuter des recherches 
de mines de cuivre au lieu dit 
Scaleb, cercle de Sétif 

Décret portant renouvellement par- 
tiel des Conseils généraux de 
l'Algérie 

Décret portant nomination des 
membres des bureaux des Con- 



II 


H 


Mon. 


101 


400 


538 


90 


232 


316 


90 


345 


319 


90 


248 


320 


94 


293 


403 


89 


202 


294 


90 


233 


316 


90 


233 


316 


101 


410 


540 


89 


203 


297 


89 


204 


298 


89 


215 


304 


90 


217 


308 



â 



— x%nr 



DATES 




.d 


§1 


""^ 




TITRES 


Si 




des lois, 
décrets 




il 

"5 


«■S 


PAMIS. 


et 
arrêtés. 


DBS LOIS, DECRITS IT AERAt^. 


H 




1863. 


seils généraux de l'Algérie, pour 




la session de 1863 


90 


318 


309 


31juil. 


Arrêté qui autorise M. Bollard, 
courtier à Oran, et M. Rica, cour- 
tier à Nemours, à permuter de 








31 


r<^sidence 


90 


241 


318 


Arrêté portant expropriation défini- 




tive, pour cause d'utilité publique, 










de quatre parcelles de terrain 










poiir rétablissement du marché 








l*' aqût 


aux beslidux. à Blida 


101 


401 


538 


Arrêté qui élève d'un dixième en 




sus le tarif réglementaire des re- 










mises proportionnelles attribuées 










au receveur municipal de Blida.. 


89 


305 


300 


2 


Arrêté portant nomination d'un ca- 
dhi dans la province de Gonstan- 








4 


tine 


90 


384 


316 


Arrêté qui assujettit trois tribus 




kabyles de la subdivision de Del- 










lys à l'impôt de capitntion 


89 


306 


301 


4 


Arrêté pour la perception du hokor 
et de Tachour dans la province 








4 


de Gonstaniine, en 1863. 


90 


219 


311 


Arrêté portant fixation du tarif de 




conversion en argent de l'impôt 










achour dans les provinces d'Al- 










ger et d'Orao, pour 1863 


90 


230 


311 


5 


Arrêté portant règlement sur les 
transactions pour délits et con- 










traventions en matière forestière. 


89 


207 


301 


5 


Arrêté qui nomme M. Huarl vérifi- 
cateur adjoint auxiliaire des poids 
et mesures dans la province de 








6 


Constantine 


90 


349 


320 


Arrêté portant nomination d'un 




bach-adel dans la province de 








7 


Constantine , 


90 


236 


317 


Arrêté qui fixe le nombre des no- 




tables commerçante pour l'élec- 




• 






tion des membres du tribunal de 








6 


commerce d'Aller 


90 


247 


319 


Arrêté qui commissionne M. Conte, 




conducteur embrigadé, pour être 
attaché au service des Ponts-et- 
















Chaussées du département de 








8 


Constantine 


90 


217 


314 


Décision portant création d'un eiii- 



— Xlt — 




12 
12 

12 



12 



12 

12 
12 

id 



TITRES 
DU LOIS, DiclMtS IT àXÊâftéë* 



quième bUi^èaii de distribution 
auxiliaire de papiers tiiubrés, à 
Alger *... 

Giroulaire relative à des irrégulari- 
tés comtoises par les oadnis en 
matibre d'état civil 

Décision dul investit M. Sottfroque, 
comitiisiaire-priseur è Blida, du 
droit de pfaceder aujc expertises 
et aux Vêtîtes âes tnarchandises 
eb^âfées dans le magasiu géné- 
ral de cette ville ; . . « . . . . 

Arrêté portant nomination d'un 
bàch-adel dans II province d'Al- 
ger 

Décret poftant désignation des tri- 
bbs où il sera d*abord procédé à 
rexécution du Sénatus-consulte 
dù22avHI 1868 

llàppoft et décision impériale con- 
cernant U désignatioU des prési- 
dents des commissions appelées 
à procéder aux opérailoms de dé- 
limitation et de répartition du 
térf'itoii'e des tribus, en exécu- 
tion du sénàtus-codsnlte du 22 
avril 18fô ...,. 

Décret portant approbation des dé- 
nOminah'ans (te toute et place 
àialak(t[fùati(ïées à lii route d*Al- 

§èr à Tipaia et i la place du Sou- 
ad, et de Chaseeloup-Laubat, à 
la rampe nord du boulevard de 
rlmpératfice, à Alger. : 

Décret qui modifie les limites du 
district du commissariat civil et 
de la commune de Batna i. 

Décret qui 6omme II. Bastide ad- 
joint au dralre de la ville d'Al- 
ger......... 

Décision po/iaàt tfiofninatlon d'an 
contrôleur et de recevears des 
GocH^i bu lions diverses dans la 
province d'Alger. * . 

Arrêté qui ordonne Texpropriation, 

§oor csusé d'utilité publique, 
'une pàfeelli) de terrain Sise k 

Algè*.. I... ........... ...w.i -. 







l>iail. 


90 


350 


320 


94 


284 


391 


91 


26*^ 


834 


90 


236 


317 


91 


261 


323 


91 


252 


325 


93 


270 


381 


94 


£63 


S93 


94 


294 


402 


94 


S95 


403 


61 


S5à 


326 



— xxn — 



DATES 




m ° 


oS 


. 




TITRES 


8- 


il 




dM lots, 

décreU 

et 


DES LOIS, DiCRITS ET ARRÈTifl. 






PA0B8 


arrêtés. 




•o 


•S 




1863 


Arrôléqui ordonno Texpropriation, 




13 août 


pour cause d'utilité publique, de 
deux parcelles de terrain siiuées 








14 


à Alger 


91 


254 


328 


Arrêté portant nomination d'un ca- 




dhi, d'un bach-adel et de deux 










adouls dans la province de Gons- 








17 


tantine 


90 


237 


317 


Arrêté ponant nomination d'ofB- 




ciers dans le corps de la nailice 








18 


d'Oran 


90 


224 


314 


Arrêté qui commissionne M. An- 




toine, ingénieur ordinaire des 










Ponts -et- Chaussées, chargé de 










l'arrondissement de Bône 


90 


228 


315 


19 


Arrêté ponant nomination d'un adel 










dans la province d'Oran 


90 


238 


317 


19 


Arrêté qui concède à M. Jourdain 
le privilège de l'exploitation du 










théâtre d'Alger; 


91 


258 


334 


19 


Arrêté qui ordonne la remise im- 
médiate par l'autorité militaire à 
Tadministration civile, de la par- 
tie de lerriioire connue sous le 








20 


nom de Gherebet-Latra 


101 


403 


538 


Circulaire relative au contrôle à 




exercer sur la gestion des cura- 










teurs aux successions vacantes.. 


91 


256 


330 


21 


Arrêté portant institution d*un ad- 
joint spécial au village de Bou- 
guirat (subdivision de Mostaga- 








21 


n»»m) 


90 


221 


312 


Décision portant nomination de re- 




ceveurs des contributions diver- 








* 


ses dans la province de Constan- 








34 


tine 


94 


295 


403 


Arrêté qui autorise M. Fabei à exé- 




cuter des recherches de mines de 










cuivre au lieu dit Tarkoumat , 










subdivision de Sétif 


91 


259 


335 


24 


Arrêté portant promotion de M. De- 
ville commissaire de police à 








26 


Mascara 


91 


260 


335 


Arrêté portant révocation d'un bach- 




adel dans la province d'Alger. . 


91 


261 


335 


27 


Arrêté portantDominationdecadhis, 
de bauh-adels et d'adels dans la 










province d'Alger 


91 


262 


335 



XXTlï — 



DâTBS 

des lois, 
décrets 

et 
arréite. 



1863 
27 août. 



29 
39 



31 
31 

31 

1* sept. 
1 

1 



TITRES 
PIS 1.018, DiCRBTS BT ARIAtAs. 



Ânété qui nomme M. Saint-Jean 
membre de la chambre de com- 
merce d^Qran 

Arrêté ponant révocation et nomi- 
nation d'un cadbi dans la province 
d'Alger 

Décret portant qu*il sera procédé 
aux opérations de délimitation 
dans la tribu des Issers, départe- 
ment d*Alger 

Décret qui érige en succursales les 
églises de deux communes ou 
centrés de population de TAlgé- 
rie 

Décret qui agrandit le territoire et 
modifie les limites de l'arrondis- 
sèment de Guelma 

Décision portant institution de six 
commissionsadministratives pour 
Texécution du sénatus - consulte 
du 22 avril 1863 

J)écision portant institution de 
douze sous-commissions adjoin- 
tes aux commissions administra- 
tives pour l'exécution du séna- 
tus-consulte du 22 avril 1863 

Arrêté portant règlement définitif 
du compte administratif du bud- 
get de la commune de Constan- 
line pour rexercice 1^62 

Arrêté qui fixe les alignements et 
nivellemenis de la ville projetée 
de Tipaza «^ 

Arrêté portant nomination d*un 
sous-lieutenant dans la milice de 
Fleurus 

Arrêté qui autonse II. Bollard, 
courtier maritime et en marchan- 
dises à Nemours, à servir d'inter- 
prète pour les langues espagnole 
et italienne 

Arrêté portant règlement définitif 
du compte administratif du bud- 
get de la commune d'Oran pour 
rexercice 1862 

Circulaire relative aux avances à 
accorder aux membres des com- 
missions et sous-commissions ins- 



^1 



94 
91 

93 

93 
101 

92 

92 

93 
91 
94 

94 



es 



296 
263 

271 

275 
394 

266 

267 

276 
286 
297 

stoo 

277 



»A«B8. 



403 



386 
530 

372 

374 

386 
395 
403 

404 



DATIS 

des lois, 
dionu 


Tinuts 


si 
— 


1 


»A<W!». 


et 
arrêtés. 


•H MIS, D<«Hn «T tnM». 




1863 


tituées par le dtcrai dif 93 lioat 


S S«pt. 


1863. , 


96 


328 


426 


Arrêté portant nomination A'w 




sous- lieutenant 4aps U piUioe 








6 


d*Âumale , . . . . 


H 


m 


408 


Arrêté purtant nomination d'un 




adel dans la province de Conq- 








7 


tantine , • . , 


93 


281 


388 


Arrêté portant règlement déûnitif 




du compte administratif du bud-> 










get de la commune de Bône paiir 
rexercioe 1862 










93 


278 


387 


7 


Décision ministérielle qui supprin 
me la 2* brigade de gendarmerie 










à pied stationnée à Bougie 


aa 


m 


387 


7 


Décision ministérielle qui fixe I9 
circonscription de deux nouvelles 
lieutenances de gendarmejrie à 








7 


Guelma et à Sétif. . . , „ . . 


; 93 


280 


387 


Décret qui ouvre les bureaux de 




douane de Bou-Sâada et de Gé- 










ryville à Fimportation des pro- 
venances du Djerid, du Soux ^t 


















du Maroc, et à Texportation des 
produits métropolitains et algér 
















7 


riens , . 


H 


287 


396 


Décret qui rétablit le tarif des fers 




à rimportdtion en Algérie 


H 


288 


397 


9 


Arrêté portant nomination d'un cat 








9 


tine ^ ,. 


93 


m 


388 


Décision ministérielle partant no- 




mination du président et d'u^ 










membre du consi&toife israélilQ 








10 


de Constantine 


94 


301 


404 


Arrêté qui proroge poyr doux an- 




nées rautorisation précédem- 
ment accordée à M. Alby d'exé- 


















cuter des recherches de minée 










de plomb à Kaudek-Cbaou (cer- 










cle de Collo) 


95 


313 


418 


12 


Arrêté portant nomination de baeb- 
adels et dadels dans les provin- 




V*»fl 




12 


ces d'Alger et de Constantine. . . 
Arrêté portant nomination d'un ca- 


93 


283 


388 




pitaine dans la milice de l'Arha. 


U 


m 


404 


15 


Arrêté déclarant d'utilité pi^bli- 1 








que rexpropmUoA 4^ fttuaie 


l 








1863 

15 sept. 

17 
17 
18 

18 
19 



23 



se 

29 



TITRES 



pareelles de terrain néoef&aires 
pour Touverture d'un oaQ»l d'a- 
menée au moulin de MM . G091- 
pang et David frères (province. 
dOran) 

Arrêté qui nomme M, Leoourt con-* 
ducteur auxiliaire des Pcints-et-' 
Chaussées dans le déparlement 
de Gonstantine ,.,....,.... 

Arrêté portant division en deui^ oaï*' 
dats des tribus du Dabra de la 
subdivision d'Orléans ville, 

Arrêté portant suppression de Vem- 
pioi d'agha des Odtei-MoJ^biar 
(cercle de Boghar) 

Arrêté portant suppression de l'em- 
ploi de deuxième adel de la W 
circonscription judiciaire de la 
province d'Oran 

Arrêté portant nomination d'un 
bach-adei dans la province d'O- 
ran ^ 

Décision portant nomination d'un 
garde-mines à la résidence de 
Batna 

Arrêté qui fixe le tarif à exiger des 
particuliers pour les deuxièmes 
et ultérieures copies de plans an-^ 
nexés à des actes administratifs. 

Arrêté qui élève à la eiasse supé- 
rieure deux maitres-répéiiieufa 
au Collège impérial arabe^fran- 
çais , ,,.,,... 

Circulaire sur les tableaux meii<- 
suels destinés à laite onnnaitre 
sommairement la mar#be des tra- 
vaux des commissions et aeus- 
commissioBS 

Arrêté qui nomme M. Birobent ins- 
pecteur de la maison eeniri^lie de 
Larabessa 

Arrêté qui soumet au réffime fejesn 
tier deux massifs boisés eoniig^tui 
à la forêi «le Sidi-Sba . . ^ . . « « 

Arrêté qui modifie le seivice des 
passages sur les bâiimeftia de l'E- 
tat (service de la edie) et abroge 
l'arrêté du 20 déettoibre JUMA... 



il 




'Ml*. 


as 


915 


419 


05 


316 


419 


99 


272 


383 


93 


m 


384 


93 


274 


385 


95 


an 


420 


9& 


ai4 


♦19 


H 


289 


398 


931 


319 


420 


96 


m 


427 


96 


341 


442 


9A 


290 


399 


«Mk 


■.m 


,400 



— sw — 



DATES 

des lois, 
décrets 

et 
arrêtés. 



1863 
1" OCl. 



l-' 



7 
7 

7 
7 
7 



8 



TITRES 

PE9 LOIS, DECRETS ET ABBÈxis. 



Décret qui crée un emploi d'inspec- 
teur des établissements d'instruc- 
tion publique ouverts aux indi- 
gènes 

Décret portant révocation de M. 
Poujoutat, adjoint au maire de 
la commune du Fondouk 

Arrêté fixant la composition do la 
Chambre syndicale dns courtiers 
d*Oran pour l'année 1863-1864. . . 

Arrêté prononçant l'expropriation 
définitive d'une parcelle de ter- 
rain comprise dans les réserves 
militaires de la citadelle d'Aller. 

Arrêté qui rend applicables à TAl- 
gérie les dispositions arrêtées 
par le Ministre des Finances, le 
20 juillet 1863, pour l'exécution 
de l'article !•' du décret du 29 
octobre 1862, relatif aux timbres 
mobiles 

Dispositions arrêtées par M. le Mi- 
nistre des finances le 20 juillet 
1863(ÀNifExi) 

Arrêté portant nomination d'un 
professeur de 2* classe^u Collège 
impérial arabe-français d'Alger. 

Décret portant qu'il sera procédé 
aux opérations de délimitation 
dans la tribu des Kbachnas. dé- 
partement d'Alger 

Circulaire relative au registre à ou- 
vrir pour l'inscription des oppo- 
sitions aux revendications 

Décret portant nomination de mem- 
bres du Conseil général de la 
province d'Oran 

Décret qui rend exécutoires en Al- 
gérie les décrets des 30 mai et 29 
août 1863, sur les ventes publi- 
ques de marchandises en gros. 

Décret du 30 mni 1863 (annexe). . . . 

Tableau des marchandises qui peu- 
vent être vendues en gros aux 
enchères publiques (annexe) ... 

Décret du 39 aotlt 1863 (annexe).. . 

Circulaire pour rappeler à l'obser- 
vation des règlements en matière 



•a 



95 

101 

96 

96 



96 



OD 8 

s* 



PàSU. 



407 
342 

343 



407 
540 
443 

443 



321 



95 I 320 

i 

322 
325 

96 349 

98 352 



I » 



423 
423 
420 

4V5 
427 
444 



475 
476 



479 
484 



*— non — 



DATES 

d44 lois, 
décrois 

et 
arrètéfl. 



1863 
8 OCt. 



10 

12 
12 

12 

13 
14 



15 
15 



TITRES 



DU LOM, D^CHITB ET ARB&TJ&S. 



d'entreprise de travaux commu- 
naux 

Circulaire qui rappelle les dispo- 
sitions réglemenuires inienli- 
sant tonte stipiilaiion d'iniéré s 
au prufit d'un t^nlrepreneur dans 
les marchés passés pour le comp- 
te da l'Etat ou des communes.. 

Arrêté déclarant d'utilité publique 
1 expropraiion de trois parcelles 
de terrain nécessaires à l'établis- 
sement d'un temple protestant et 
d'un presbytère a Blida 

Arrêté qui impose une amende 
coll»*cnve de 1,20) fr. aux Arb- 
Retba, du territoire civil de Pbi- 
lippeville 

Arrêté déclarant d'utilité publique 
l'expropriatioa de 85 immeubles 
situés à Alger 

Arrêtf^ prononçant l'expropriation 
df^finitive, pour cause d'utilité 
publiquCt de deux parcelles de 
terrain nécessaires pour l'urga- 
nii^aiion des glacis de la place 
d'Armes, à Alger 

Arrôié portant expropriation déû- 
niiive, pour cause d'utilité pu- 
blique, d'une boutique reconnue 
nécessaire pour l'établissement 
d'un palais de justice à Cons- 
tantioe 

Décret qui nomme M. Rauel de 
MontJigny membre du Conseil 
général de la province d'Al- 
ger 

Circulaire d'après laquelle le der- 
nier dénombrement quinquen- 
nal de la population doit servir 
de base à la répartition des qua- 
tre cinquièmes de Foctroi de 
mer et à Tapplication du tarif des 
droits de licence 

Arrêté qui crée une école arabe- 
française à Takilount, subdivi- 
sion deSétif ^ 

Circulaire sur la libre transmission 
des biens melk en territoire mi- 



il 

95 


il 

p « 

es 

303 


MOM. 


408 


96 


339 


433 


96 


344 


443 


95 


304 


406 


95 


305 


410 


96 


345 


443 


96 


346 


443 


98 


359 


495 


95 


306 


414 


95 


307 


416 



xHif — 



mÊÊÊaÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊOÊÊ^sa^ÊtÊÊÊ^m 

TITRES 
DBS LOM, DécftCtS «ï AmRfttifl. 



DATEâ 

de» loU, 
décrets 

et 
arrôtéSi 



1863 
15 OCt. 



16 
17 
21 



21 



22 



29 

29 

2 nov. 



litaire 

Afrôté déclarant d'utilité publique 
rexpropriaiion d'une parcelle de 
terrain nécessaire n'»ur Tagfan- 
dissemem du cimetierô de Guyot^ 
ville 

Arrêté portant création d'un Corps 
de milice à BeiYouagbïa.difisiori 
d'Alger 

Arrêté portant tiomlnation de deux 
cadhis dans le département de 
Consiantine 

Afrôié ponant nomination d'un 
cadhi, de trois baeh-adels et 
et d'un adel dans la province de 
Constantine 

Arrêté ponant concession à MM 
Lavagne et Brunet. de l'exploi- 
tation dé 1,285 bectafes de chê 
nes-^2éens dans la forêt de TE- 
douffh 

Arrête portant nomination d'offi- 
ciers d»n^ le corps de la milice 
de Robertville 

Arrêté ponant nomination d'un 
bacb'-adel dans la province d'Al- 
ger 

Arrêté fixant la comrporsiiion de la 
Chambre syndicale des courtiers 
d'Alger, pour Tannée 1863 1864 . 

Circulaire qni rappelfe à Texécu- 
fion rfes règlements relatif;} h la 
mise en adjudication des travaux 
et fournitures publics 

Arrêté ponanf nomination d'ott- 
ciefS dibs le corps de la milice 
de la commune d'Oran 

Arrêté fixant les Attributions de 
rinspect<»ur des établisseiïieDis 
d'instructioti publique otrt ens aux 
indigènes 

Décret auirégtilarîse la c^oncft'ssioft 
d'exploil^tion accordée k M. Cail- 
le, de30bectafesdechênes-liége 
dans I» forêt de DjebeUËstaya.. 

Décret qui régularise la concession 
d'exploiiation accordée àr M. Por- 
tes fils, de 44d hef^kat^é dé efrô^ 



II 



96 

96 
95 
95 



S2 
^1 



96 
96 
98 

96 
98 

96 



826 

34';' 
306 
31d 

834 



348 



330 

m 

831 
374 



d40 

444 
417 
420 

440 

^5 

444 
441 
496 

434 
495 

437 

508 



— jxjxn — 



1 DATKS 




^ d 


s| 


^■" 


1 


TITRES 


8| 

-S= 




des loli, 






dèoreu 




as 


ts ^ 


FAGM. 


61 


BI8 LOIS, D^ABTS ET AUAtAs. 


iâ 


M 




an^téft. 




5 




1863 


nes-liége dans la forêt de Té- 




6 noY. 


feschoun 


99 


374 


506 


Circulaire sur la coDsiitution de la 




propriété individuelle dans les 










cantons forestiers 


96 


327 


431 


6 


Arrôié qui révoque un cadbi dans 










la province d'Aiffer 


96 


336 


441 


7 


Décret qui régularise la concession 
d'exploitation accordée à MM. Re- 


















boul et Bénéguet, de 997 hecta- 










res de cbônes-iiége dans les fo- 










rdts de Bou-Rouis et de Mou- 








9 


zaïa 


99 


374 


506 


Arrêté portant révocation d'un ca- 




dbi dans la province d*Alffer; 
d'un bach-adel et d'un adel dans 


















la province d'Oran 


96 


337 


441 


9 


Arrêté portant nomination d'un 
bacb-adel et d'un adel dans la 








10 


province d'Oran 


96 


338 


441 


Circulaire sur la revendication du 




sol forestier par le Domaine. .. . 


96 


338 


432 


12 


Arrêté qui fixe les alignements et 
les nivellements de la ville de 








12 


Collo 


99 


366 


499 


Arrêté qui élève à la 2* classe M. 




Bagard, commissaire de police à 








12 


Mostaganem 


99 


375 


506 


Arrêté qui nomme M. Gros conduc- 




teur auxiliaire des Ponts -et- 










Cbaussées dans le département 








13 


d'Oran 


99 
•96 


376 
332 


506 
439 


Arrêté portant suppression du caïdat 
de l'Ouarsenis (division d Alger). 


13 


Arrêté portant nomination de M.An- 
toine professeur de français à la 








14 


Médersa de Gonstantine 


96 


333 


440 


Arrêté portant nomination d'un 




bacb-adel dans la province de 








14 


Gonstantine 


96 


364 


496 


Arrêté qui fixe définitivement la 




contenance de la forêt de Gué- 










tarnia (province d'Oran) 

Arrêté portant révocation d'un bacb- 


99 


377 


S08 


16 










adel dans la province d'Oran 


96 


339 


441 


16 


Arrêté porunt nomination de bacb- 
adels et d'adels dans les provin- 
ces d'Oran et de Gonstantue. . .. 










96 


340 


442 



— xmT — 



DATES 

des lol8« 
décrets 

et 
arrêtés. 



1863 
16 aov. 



19 



19 
22 

» 
23 

24 

25 

$5 

26 



26 



TITRES 
DU LOIS, D^CBK» ST AlBÉléa. 



98 

97 
97 

97 
98 



100 
100 



Arrêté qui soumet au régime fores- 
tier des terrains domaniaux au- 
tour de la ville d'Oriéansville — 

Arrêté portant règlement pour la 
procédure devant les conseils de 
préfecture de TAIgérie statuant 
au contentieux 

Extrait de l'instruction du Ministre 
des Finances, du 10 mai 1849 
(annexe) , 

Circulaire du Ministre de i*Intérieur 
aux Préfets pour Texéciition du 
décret du 30 décembre 1862 (an- 
nexe) 

Arrêté portant nomination d'offi- 
ciers aans le corps de la milice 
deMédéa 

Extrait du décret impérial portant 
répartition, par chapitres, des 
crédits du budget ordinaire, sur 
ressources spéciales et extraordi- 
naires, de l'exiercice 1864 

Etats A, B, D 

Circulaire sur la revendication par 
le Domaine des immeubles do- 
maniaux 

Ordre de service relatif à la snp- 
pléanee de M. le Conseiller d'Etat 
Directeur général, en mission à 
Paris 

Circulaire à MM. les Préfets, au su- 
jet de l'entretien des chemins vi- 
cinaux de la banlieiie des villes. 

Arrêté portant nomination d'un adei 
dans la province d'Oran 

Arrêté qui fixe à trois années lai 
durée d'apprentissage dans les 
ouvroirs musulmans 

Arrêté prononçant l'expropriation 
définitive, pour cause d'utilité pu- 
blique, d'une parcelle de terre si- 
tuée au lieu éi\, Kharetta, cercle 
deSétiL 

Arrêté portant expropriation, pour 
cause d'utiUtié putlique, de divers 
immeubles nécessaires à i'ouvnr- 
ture des rues de France et Sau- 
zal, à Gonstanlina A 101 



il 
If 



98 

98 
09 

98 




353 



351 



365 



392 
392 



357 

354 

355 

361 

356 
378 



486 

451 
461 

469 
496 



517 
519 



489 



487 
510 

488 



508 



405 l 539 



— xar 



DATES 




■■^ 


§1 


■■" 




TITRES 


Ss 




d6& lolf , 




flsJS 




décrets 




j£ 


VMM. 


et 


V» LOIS, DÉCRITS BT ARUitis. 


"^1 




méléa. 




K a 




1863 


Arrdté portant nomination d'offi- 
ciers dans le corps de la milice 




26 DOT. 




i 




d'Alger 


101 


411 Ml 


28 


Décision ninistérielle qui nomme 
M. Goudere inspecteur des Con- 




1 




tributions directes dans la pro- 










vince d'Alger 


99 


379 


509 


3D 


Décret portant fixation des budgeU( 
des communes d'Alger, de Cons- 
taniine et de Bône, pour Tannée 








30 


1864 


9» 


380 


509 


Décret approuvant \sne délibération 




du Conseil général de la province 










d* Alger, qui apfK>rte des modifi- 
cations aux crédits inscrits à la 


















section III du budget provincial 








30 


de Fexerewe 1863 


101 


395 


532 


Arrêté portant nomination d'un 




sous-lieutenant dans la milice de 










Lagbouat 


101 


413 


541 


30 


Décret qui autorise la réunion des 
lots de cbén^s-liége n** 1, 2 et 3, 
des massifs boises de Collo, à 


















MU. Sarlin fils et Compagnie. .. . 


101 


421 


543 


4déc. 


Circulaire relative aux règles à sui- 
vre pour la régularisation des at- 
tributions tenitoriales antérieures 








5 


an sénatus-consnito 


96 


338 


490 


Décret qui nomme H. Artbaud pré^ 




sident de la Société de Secours 








7 


mutuels à Ténès 


99 


385 


511 


Arrêté qui fixe le taux des centimes 




additionnels aux impôts arabes, 










en territoire civil, pour Tannée 










1864 :. 


90 


367 


500 


9 


Arrêté portant nomination d'un ca- 
dbi, d'un bacb-adel et de deux 


















adels dans la province d'Alger, et 










d'un adel dans la province de 








9 


Gonstantine 


g» 


383 


510 


Arrêté portant nomination d'un 




lieutenant et d'un sous-lieute- 










nant dans la milice de Teniet- 


, 






11 


el-Hâad 


! ^ 


386 


611 


Arrêté portant Bominatron de M. 




FosHioiiae courtier en mvrcbao- 


i 








dises à Oran. ,.,. 


90 


368 


512 


H 


Arrêté panant aomioation de e»- 



— XXXTI 



(DATES 
deft lois, 
décrets 

et 
arrêtés. 



1863 
14 déc. 



15 



» 
16 



16 



16 



18 



18 



21 



21 



TITRES 

Dn LOIS, DéCBETS ET ÂBRiTis. 



dhis, de bach-adels etd'adel dans 
la province d'Alger 

Décret portant que les recettes et 
les dépenses provenant de la 
vente des produits du Jardin d'ac- 
climatation seront, à Tavenir, 
rattachées, pour ordre, au bud- 
get de la province d'Alger 

Arrêté portant sous-répartition, par 
ariicfes, du budget de l'Algérie 
pour 1864 

Tableaux A, B, C. (annexe) 

Arrélé portant expropriation, pour 
cause d'utilité publique, de deux 
parcelles de terrain nécessaires 
pour la rectification de la route 
de Stora à Biskra 

Arrêté portant expropriation, pour 
cause d'utilité publique, de di- 
vers immeubles pour l'outerture 
des rues Juba, du Lézard et Por- 
te-Neuve, et la rectification de la 
rue de Chartres à Al^er 

Arrêté portant nomination de deux 
bach-adels et d'un adel dans la 
province de Constantine 

Arrêté qui autorise l'établissement 
d'une ligne télégraphique spé- 
ciale entre la gare et les bureaux 
du chemin de fer à Alger 

Arrêté portant nomination d'un 
bach-adel et de trois adels dans 
la province de Constantine 

Arrête sur l'exercice des fonctions 
du ministère public près les con- 
seils de préfecture de l'Algérie 
et nominations 

Arrêté portant révocation de deux 
cadbis dans la.province de Cons- 
tantine ..•.•••.•• 

Arrêté portant nomination d'un 
sous-lieutenant dans la milice de 
Tlemcen 

Arrêté qui fixe la quotité des cen- 
times additionnels à percevoir, 
en territoire militaire, pour 1864. 

Arrêté poriantnomination d'un adel 

I dans la province d'Oran 



101 



100 
100 



99 

101 
101 

99 



l'es 



383 



396 



393 
a 



389 

406 
415 

368 
384 



9kGE». 



101 



101 



416 

387 

370 
417 



510 



536 



520 
522 



512 

539 
542 

500 
511 

502 

542 

512 

503 
542 



— XXXYII — 



DÀTXS 




■^™ 


M 


■"" 




TITRES 


8"3 




des lois, 
décrets 

et 
arrêtés. 


DBS LOIS, DECRETS ET AlEÈTis. 


"S 


PAaM. 


1863 


Arrêté portant promotioD à la pre- 


Udée. 


mière classe , de M. Deiaporte , 
chef de section à la direction gé- 








35 


nérale 


101 


432 


543 


Arrêté portant nomination d'un 




professeur et d'un répétiteur au 
collège impérial arabe-français 
d'Alger 








25 


101 


401 


538 


Décision qui approuve la nomina- 




tion d'un aspirant répétiteur au 
collège impérial arabe-français. 










ICI 


402 


538 


25 


Arrêté portant révocation d un adel 
dans la province de Gonstantine. 






1 




101 


418 


5421 


26 


Arrêté portant nomination d'un adel 










dans la province de Gonstantine. 
Arrêté qui proroge pour deux an- 
nées le permis d'exploitation ac- 
cordé à M. Barnau fils, pour les 
mines de plomb argentifère et de 
mercure de l'Oued-Noukhal 


101 


419 


543 


26 


























101 


433 


543 


28 


Arrêté portant nomination d'un 
bacb-adel dans la province d'Al- 










ger 


101 


430 


543 


30 


Arrêté qui réduit l'effectif de la 
compagnie d'infanterie et aug- 
mente celui de la section des sa- 
peurs-pompiers de la milice d'Ei- 


êVi, 






30 


Arrouch 


99 


371 


504 


Arrêté qui modifie la population de 




quelques centres et cdmmunes 
de la province de Gonstantine. .. 










99 


373 


504 


30 


Décision du Gouverneur Général 
qui accorde à l'indigène Moha- 
med el Amraouï une médaille 
d'argent, à titre de récompense 
et d'encouragement pour ses tra- 








30 


vaux de culture 


99 


373 


506 


Arrêté portant nomination d'un 




sous-lieutenant de sapeurs-pom- 










piers dans la milice d'El-Arrouch. 


101 


413 


541 






BULLETIN OFFICIEL 



DU 



GOUVERNEMENT GENERAL 



DE L'ALGÉRIE. 



1S68 



W 74. 



SOMMAIRE. 



I-. 



2 



Dates. 



17 janv.1863. 



24janv. 1863 



Ujanv.1863 



àjtkhjàt. 



Admlnislratlon (Kéii^rale.--r Crédit fon- 
cier. — Promulpaiion en Algérie de la 
loi de 6 juillet 1860. qui auiome la So- 
ciété du Cr^dii foncier de France à prê- 
ter aux départements, aux communes et 
aux associations syndicales. .(Décret) — 

— Loi du 6 juillet 1860. (Annexe). 

AdiiiinUfrniion rom iiuniil«*. — Autorisa- 
tion pour la commune d'Alger, de contr3C- 
ter près du Crédit foncier de Franco, un 
emprunt de deux millions 

f*oniiiii*rce et nnvi^niioii. — Fixation des 
droits de courtage maritime et de traduc 
tion pour le port d'Alger 



5 



— 2 — 

N* 1. — DÉCRET IMPÉRIAL portant promulgation en Algérie 
de la loi du $ juillet 4860^ qui autorise la société du Crédit 
foncier de France à prêter aux départements, aux communes 
et aux associations syndicales. 

DU 17 JANVIER 1863. 



NAPOLÉON, par la gr&ce de Dieu et laTolonté nationale, 
Empereur des Français, à tous présents et à Tenir, Salut. 

Yu le décret du 1 1 janvier 1 860, qui étend au territoire 
de rAigérie le privilège du Crédit foncier de France ; 

Sur le rapport de notre ministre secrétaire d'Etat au 
département de la guerre et d'après les propositions 
du Gouveroeur Général de TAlgérie, 

Avons décrété et décrétons ce qui suit : 

Art. l*^ — La loi du 6 juillet 1860, qui autorise la 
Société de crédit foncier de France à prêter aux départe- 
meots, aux communes et aux associations syndicales les 
sommes qu'ils auraient obtenu la faculté d'emprunter sera 
promulguée en Algérie et y recevra son application. 

Art. 2. — Notre ministre sçcrétaire d'Etat au, dépar- 
tement de la guerre et le Gouverneur Général de l'Algé- 
rie, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécu- 
tion du présent décret. 

Fait à Paris, le 17 janvier 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 

Par l'Empereur: 
Le Maréchal de France, 
Ministre secrétaire d^Etat au département de la guerre, 
Signej Ràndon. 



LOI qui autorise la Société du Crédit foncier de France à prêter 
aux départements, aux communes et aux associations syn^ 
dicales, les sommes qu'ils auraient obtenu lajaculté dem* 
prunier. 

BU 6 JUILLET 1862. 

NAPOLÉON, parla grâce de Dieu et la volonté nationale^ 
Empereur des Français, à tous présents et à venir, Salut. 

Avons sanctionné et sanctionnons, promulgué et pro- 
mulguons ce qui suit : 



— 3 — 

LOI. 

Extrait du proeès-verbal du Corps législatif. 



Le Corps législatif a adopté le projet de loi dont la tenear 

suit: 

Art. 1**. — La Société du Crédit foncier de France est autori- 
sée à prêter, dans les conditions ci-après, aux dépariements, 
aux communes et aux associations syndicales, les sommes qu'ils 
aoraient obtenu la faculté d'emprunter. 

A«T. 3. — Les prôts sont consentis, avec ou sans affectation 
hypothécaire, et remboursables, soit à long terme, par annuités, 
8oit à court terme, avec ou sans amortissement. 

A«T. 3. — Ils sont réalisables en numéraire. 

Art. 4. ^ La Commission allouée au Crédit foncier, pour frais 
d'administration, ne peut excéder quarante-cinq centimes pour 
cent francs par an. 

Art 5. — En représentation des prôts et jusqu'à concurrence 
de leur montant, le Crédit foncier est autorisé à créer et négocier 
des obligations, en se conformant aux règles établies au titre V 
de ses statuts. 

Ces obligations jouiront de tous les droits et privilèges atta- 
chés aux obligations foncières ou lettres de gages, par les lois 
et décrets concernant le Crédit foncier. 

Arb. 6. — Les créances provenant des prêts aux communes, 
aux départements et aux associations syndicales, sont affectées, 
par privilège, au payement des obligations créées en vertu de 
la présente loi. 

Les créances provenant des prêts hypothécaires demeurent 
affectées, par prrvilége, au payement des obligations créées en 
représentation de ces prêts. 

Abt. 7. — Le Crédit foncier pourra, avant la réalisation des 
prêts qui sont l'objet de la présente loi, émettre des titres 
provisoires pour une somme qui n'excédera pas cinq millions. 

Art. 8. — Le chiffre des actions émises par le Crédit foncier 
sera maintenu dans la proportion de un vingtième au moins 
des obligations ou titres en circulation. 

Art. 9.» En cas de remboursement par anticipation, Tindem- 
nité è payer par le débiteur est fixée à cinquante centimes par 
cent francs, soit demi pour cent du capital remboursé. 

Par dérogation i l'article 63 des statuts du Crédit foncier, cette 



.^: 



— 4 — 

règle 681 applicable à toutes les opérations faites par le Crédit 
foncier. 
Délibéré en séance publique, à Paris, le 11 juin 1860. 

Le Président, 
SigTié : Comte de Morkt. 
Les Secrétaires, 
Signés : Comte Louis db CAHBACfiRÈs, Comte Joàghih Murât. 



Extrait du procès-verbal du Sénat. 

Le Sénat ne s'oppose pas à la promulgation de la loi relative 
aux piAts à faire aux départements, aux communes et aux asso- 
ciations syndicales, par la Société du Crédit foncier de France. 

Délibéré et voté en séance, au palais du Sénat, le 22 juin 1860. 

Le Président^ 
Signé. Troplong. 
Les Secrétaires, 
Signés: A. Laitt, Comte de Gbossolles, Flaharbr^, 
Baron T. de Lacrossb. ' 
Vu et scellé du sceau du Sénat : 
Le Sénateur secrétaire, 
Signé : Baron T. de Lacrossb. 

Mandons et ordonnons que les présentes, revêtues du sceau 
de l'Etat, et insérées au Bulletin des lois, soient adressées aux 
cours, aux tribunaux et aux autorités administratives, pour qu'ils 
les inscrivent sur leurs registres, les observent et les fassent ob- 
server, et notre ministre secrétaire d'Etat au déparlement de 
la justice est chargé d'en surveiller la publication. 

Fait au palais de St-Cloud, le 6 juillet 1860. 

Signé : NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 
Le Ministre d'Etat 

Signé : Achillb'*Fould. 
Vu et scellé du grand sceau : 
Le Garde des sceaux. 
Ministre secrétaire d'Etat au département de la justice ^ 
Signé : Delaiiglb. 



N* 2. — D$CRKTpQTtm^ ai^OTii^ti&n^ p^ur la eammum 
d Alger de contracter un emprunt de deuj> millionfi de france 
(2,000.000 fr.). 

DU 24 JAHTiEii 1863. 



NAPOLEON, par la grâce de Dieu et la Tolonté natio- 
nale^ Empereur des Français, 

A tous présents et à Tenir, salât : 

Snr le rapport de notre Ministre Secrétaire d*Etat de 
la Guerre, et d*aprèsles propositions du Gouverneur Gé- 
néral de l'Algérie; 

Yu Tordoonance royale du 28 septembre 1847, sur 
l'organisation municipale en Algérie (art. 51). 
! Tu noire décret du 27 octobre 1858 sur Torganisation 
administrative de l'Algérie ; 

Yu notre décret du 30 avril 1861 , sur les attribu- 
tions du Conseil consultatif du Gouvernement général de 
l'Algérie ; 

YnTarrëté préfectoral du 22 décembre 1860, qui a au- 
torisé la commune d'Aller à contracter envers le Crédit 
foncier de France, un emprunt d'un million de francs, 
remboursable eu dix annuités ; 

Yu les délibérations du Conseil municipal de la ville 
d'Alger, en date des 3 juin et 2() st ptembre 1 862 ; 

Yu Tavisémis par le Conseil consultatif du Gouverne- 
ment général de l'Algérie, dans sa séance du 26 novem- 
bre 1862; 

Yu notre décret du 11 janvier 1860, qui étend au ter- 
ritoire de l'Algérie le privilège accordé au Crédit fonciei; 
de France par nos décrets des 30 mars et 10 décembr9> 
1852; 

Yu notre décret du 10 m^fs de la mê,me année qui pres- 
crit la promulgation en Algérie des lois et décrets rela- 
tifs à l'institution du Crédit foncier ; 

Yu notre décret du 1 7 janvier 1863, ordonnant la pro- 
mulgation en Algérie de la loi du 6 juillet 1860, qui au- 
torise la Société dafiiédît fouoier de France à prêter aux 



.^: 



— 6 — 

départements, aux commanes et aui associations syndi- 
cales ht somme qalls auraient obtenu la faculté d'em- 
prunter ; 

Notre Cîonseil d*£tat entendu , 

Avons décrété et décrétons ce qui suit : 

Art. r'. — Les délibérations sos visées du Conseil 
municipal de la ville d*Alger, en date des 3 juin et 26 
septembre 1862, sont approuvées. 

Art.2. — La commune d* Alger est autorisée à contracter 
auprès du Crédit foncier de France un emprunt de deux, 
millions de francs (2,000,000), au taux de sept pour cent 
d'intérêt par an, et remboursable sur ses ressources or- 
dinaires, en trente annuités, de chacune cent soixante 
mille trois cent cinquante-quatre francs, quarante-huit 
centimes (160,354 fr. 48 c). 

Cet emprunt prendra cours au 31 janvier 1863. 

Art. 3. — Dans cet emprunt de deux millions se con- 
fondra celui d*un million de francs que la commune d'Al- 
ger a été autorisée à contracter envers le Crédit foncier 
de France, par arrêté préfectoral, en date du 22 décem- 
bre 1860. 

Toutefois, ladite commune est autorisée à se faire rem- 
bourser par le Crédit foncier de France les sommes qu'elle 
aura versées avant le 3 1 janvier 1863, pour^ l'amortisse- 
ment du précédent emprunt de un million de francs, de 
telle sorte que le nouvel emprunt de deux millions de 
francs prenne effectivement cours, pour sa totalité, à par- 
tir de ladite époque du 31 janvier 1863. 

Art. 4 . — Notre Ministre Secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Al- 
gérie sout chargés, chacun en ce qui le concerne , de 
l'exécution du présent décret. 

Fait à Parts, le 24 janvier 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 
Par TEmpereur : 
Le Maréchal de France, 
Ministre Secrétaire d'État au département de la Guerre, 

Signé : Ràkdoh. 



— 7 — 

M* 3. — ARRÊTÉ portant fixation des droits de courtage mari- 
time et de traduction pour le port d'Alger, 

UV 17 JANVIER 1863. 



Au nom de TEmpereur, 

Le Maréchal de France, Goaterneur général de l'Al- 
gérie, 

Ta Tarticle 73 de Tordonnance royale du 26 sep* 
teoibre 1842; 

TuTarrété ministériel da 6 mai 1844, portant règle- 
ment sur Texercice de la profession de courtier en 
Algérie; 

Sur la proposition du préfet d* Alger, 

ARRÊTE : 

Art. 1*'. — La perception des droits de courtage pour 
la coudaite des navires à Alger aura lieu, à Ta venir, de 
la manière et dans les conditions suivantes : 

l** CATÉGORIE. — Grand cabotage. 

Navires à voiles ( A rentrée, 35 cenlimes par tonneau 
français, chargés en / de javge. 

tolaUléou en partie. | Â la sortie. 12 cent. 1/2 id. 

Navires à voiles ( A rentrée, 35 centimes par tonneau 
^étrangers, chargés en { de jauge, 

totalité ou en partie. ( A la sortie , 17 cent. 1/2 id. 

Ces droits seront applicables sans distinction de pro- 
venance et de destinatfon, jusqu'à la limite de 300 ton- 
neaux. Pour tout navire dépassant ce tonnage, le droit 
de conduite ne sera perçu qu'à raison de 10 centimes 
sur rexcédant de 300 tonneaux. 

2' CATÉGORIE. — Cabotage sur le littoral algérien. 

I Del à 25 tonneaux, droit fixe, 15!fr. 
pour rentrée et la sortie. 
Au-dessus de 25 tonneaux, droit fixe, 
20 fr.pour l'entrée et la sortie. 

Ces droits ne seront applicables qu'aux navires, dits 
balancelles, attachés aux ports de TAIgérie. Quant aux 
autres navires faisant accidentellement le cabotage du 



— 8 — 

littoral, il leur sera fait applieatltin des làiès du grand 
cabotage. 

3* GATÉGORIE. 

Cabotage entre Alger et les ports du littoral espagnol 
{îles Baléares coifiprises) : 

De 1 à 60 tonneaux, droit fixe de 25 fr., entrée et sortie. 

Au-dessus de 60 tonneaux, droits du grand cabotage. 
4* CATÉGORIE. — Paquebots à vapeur. 

Français, droit fixe: 40 fr. pour rentrée et la sortie. 

Etrangers, droit fixe: 50 fr. idem. 

Quels que soient le tonnage et la force des nayires, 
chargés ou sur lest, avec ou sans passagers. 

Vapeurs en relâche ou faisant escale dans les divers 
ports de FÂIgérie : la \\1 des droits ci- dessus 

Art. 2. — Les traductions de pièces faites par les cour- 
tiers interprètes, dans le cas de contestation prévu par 
Tart. 80 du Gode de commerce, seront taxées comme il 
se pratique en Franco, savoir : 

Pour une traite eudo>sée ou non 3 fr. 

id. ayec protêt et compte de retour 6 

Pour un connaissement ordinaire 4 

id. extraordinaire 6 

Actes judiciaires, la première puge 6 

Chacune des autres pages 4 

Art. 3. — Tous léglemenls antérieurs sur lesdroilsde 
courtage à Alger, pour la conduite des navires et la tra- 
duction des pièces écrites en langues étrangères, sont 
abrogés. 

Art. 4. — Le préfet du département d'Alger est chargé 
de l'exécution du présent arrêté qui sera inséré au Bul- 
letin Officiel des Actes du Gouvernement. 

Alger, le 14 janvier 1863. 

Le Gouverneur général, 
Maréchal Pblissibr, duc de Màlâkoff. 

CERTIFIÉ CONFORME : 

Alger, le 3 Février 1863. 
^¥^®^^^ Y\^\^^ Secrétaire général de la Diroction 
V^^^^^wÊh ImI générale des Sertices civils, 

SERVE. 



ALGER. — IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTEE. 




BULLETIN OFFICIEL 



DU 



«OUVERNËMË^T r.Ë\ÉRAL 



DE L'ALGÉRIE. 



N- 75. 



SOMMAIRE. 



!!• 



6 
7 

8 

9 

10 
11 



8janv.l863. 
8 jany, 1863. 

8 janv.1863. 
8 jaav, 1883. 
14ianv.l863. 

14 janv.1863. 

16janv.ia63. 
16 janv.1863. 



ANALTSI. 



Jardin d'aeelinatiilloii.— Une somme de 
5.200 fr, est rattachée, pour ordre, au bud 
get de la province d*Âlger pour l'exercice 
1863. (Décret. 

Timbre.^ Promulgation en Algérie du dé- 
cret du 29 octobre 1862, réglant Texé 
Gution des articles 24 et 25 de la loi du 2 
Juillet 1862. (Décret) 

-Décret du 29 octobre 1862. (annexe).. 

€'o;oiiiii«iloii. — Création du village des 
Trembles, division d'Oran. (Décret) — 

— Création du village de SidirKhaled, divi- 
sion d'Oran . (Décret) 

Voirie urbaine. — Expropriation» pourl 
cause d'utilité publique, d'un immeuble à 
Tlemcen. (Arrêté) 

Joatteemosulimine. --Création d'une non4 
velle circonscription judiciaire de Cadbi 
dans l'arrondissement de Mostaganem , 
division d'Oran . (Arrô é) 

ililieeiji. Dissolution, pour être immédiate- 
ment réorganisée, de la section des Sa- 
Seurs-Pompiers deVAgha. (Arrêté) 
neii el eours d'enu. — Application du 
décret organique du 27 octobre 1858, en 
ce qui concerne les usines sur les cours 
d'eau non navigables ni flottables en Algé- 
rie. (Cireu aire) 



ria 



10 



11 
12 

13 

14 



15 



16 



17 



18 



— 10 — 

N» 4. — DÉCRET qui rattache, pour ordre, à la section IV du 
budget de la praoinee d^Atjgerpour Vexerdce 486S, une eomme 
de 9,900 fr., applicable au Jardin d^AccHmataUon, 

DU 8 JAUTIER 1863. 



NAPOLEON, par la grâce de Diea et la Tolonté natio- 
nale^ Empereur des Français, 
À tons présents et à Tenir, saint : 

Va nos décrets des 27 octobre 1858 et 10 décembre 
1860 sur Torganisation administrative de TÂIgérie ; 

Vu notre décret du 17 novembre 1862 portant fixation 
du budget delà province d*Alger pour Tannée 1863 ; 

Vu Tarticle 47 de l'arrêté du Gouverneur Général de 
l'Algérie en date du 30 avril 1862, et portant règlement 
sur le personnel de la comptabilité du Jardin d'acclima- 
tation du Hamma ( Alger ) ; 

Sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d'Etat au 
département de la Guerre et d'après les propositions du 
Gouverneur Général de l'Algérie, 

Avons décrété et décrétons ce qui suit : 

Art. l•^ — Une somme de cinq mille deux cents francs 
(ri,200 fr.), montant des frais d'emballage des arbres^ 
plantes , graines et autres objets livrés par le Jardin 
d'acclimatation du Hamma (Alger), soit aux particuliers, 
soit aux services publics, est rattachée pour ordre, en r&* 
cette et en dépense, à la section IV du budget de la pro-^ 
vince d'Alger de l'exercice 1863, et y formera un compte 
spécial. 

Art. 2. ^— Par suite de la disposition contenue danfl 
l'article précédent, le budget provincial d'Alger, pour 
l'exercice 1863, est définitivement réglé comme suif; : 

En prévisions de recette, à la somme de trois millions 
sept mille neuf cent vingt-huit francs soixante -trois een^ 
times (3,007,928 fr. 63 c). • . 

•Art. 3. — Notre Ministre Secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Ai- 



— n — 

gérie sont chargés , chacao en ce qui le concerne, de 
Te^écotion du présent décret. 

Fait à Paris, le 8 janvier 1 863. 

Signé: NAPOLÉON. 
Par FEmpereur : 

Lé Maréchal de France, 
Ministre Secrétaire d^Etat au département de la Guerre, 
Signé: Raivdon. 



N' 5. — DÉCRET partant promulgation en Algérie du décret 
impérial du ^ octobre 4862, réglant Veopéeution des articles 
U et M5 de la loi du S juillet 4862, 

nu 8 JAi«Yi£R 1803. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dietl et la Tolonté na- 
tionale, Empereur des Français, 
A tous présents çt à venir, salut : 

YaTordonnance du 10 janvier 1843 qui a rendu appli- 
cables et exécutoires en Algérie les lois, décrets et ordon- 
nances qui régissent en France Timpôt et les droits du 
timbre ; 

Va la loi du 2 juillet 1862, portant fixation du budget 
général ordinaire des dépenses et des recettes de T exer- 
cice 1863 ; 

Yu noUre décret du 14 du même mois, rendant appli- 
cables à TÂlgérie les articles 17 à 27 de cette loi ; 

Yu notre décret du 29 octobre 1 862, réglant Texécu- 
tion des articles '24 et 25 de ladite loi ; ^ 

Snr le rapport de notre «Ministre secrétaire d*£tat au 
département de la Guerre et diaprés les propositions du 
Gonvemear Général de TAlgérie, 

Avons décrété. et décrétons ce qui suit : 

Art. !•'. — Notre décret du 29 octobre 1862 sus-visé, . 
réglant Téxécution des articles 24 et 25 de la loi. dn 
2 juillet 1862^ est rendu exécutoire en Algérie. A cet 



— 12 — 

effet, il j sera publié et promulgué à la suite du présent 
décret, qui sera inséré au Bulletin des Lais. 

j^j^x. 2. — Notre Ministre secrétaire d'Etat au départe-: 
ment de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Algérie 
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de Texécu- 
tion du présent décret. 

Fait à Paris, le 8 janvier 1863. 

Signé: NAPOLÉON. 

Par l'Empereur: 

Le Maréchal de France, Ministre secrétaire d^Etat 
au département de la Guerre, 
Signé : Ràndon. 

ANNEXE 
DÉCRET impérial relatif aux timbres mobiles dont Vemploi 
est autorisé parles articles U et SS de la loi du^'J juillet 4862. 

DU 29 OCTOBRE 1862. 

NAPOLÉON, par lit grâce de Dieu et la volonté nationale, 
Empereur des Français, à tous prôsejfits et à venir, Salut, 

Sur le rapport de notre ministre sacrétaire d'Etat au départe- 
ment des finances. 

Vu Fart. 17 de la loi du 17 Juillet 1862 qui a fixé la quotité des 
droits de timbre exigibles en ruison de ta dimension du papier; 

Vu les articles 24. 25 ^^t 26 de la môme loi. ainsi conçus : 

Art. 24. — L.3s receveurs de l'Enregistrement pourront sup- 
pléer à la formalité du visa, pour toute espèce de limbre de 
dimension, au moyen de l'apposition de timbres mobiles. 

ART. 25. — A partir du P' janvier 1863, le droit de timbre au- 
quel les warrants endossés séparément des récépissés sont 
soumis par lart. 13 de la loi du 28|mai 1858. sur les négocia- 
tions relatives aux marchandises déposées dans les magasins 
généraux, pourra être acquitté par Tapposition sur les effets de 
timbres mobiles que TAdministration de l'Enregistrement est au- 
torisée à vendre et à faire vendre. 

Are 26. — Un règlement d'administration publique détermi- 
nera la forme et les conditions d'emploi des timbres mobiles 
créés en exécution de la présente loi. 

Sont apphVabies à ces timbres les dispositions de l'article 21 
de la loi du 11 juin 1859; 

Vu les articles 19, 20 et 21 de la loi du 11 juin 1859 et notre 
décret du 18 janvier 1860 (1) ; * 

Notre Conseil d'Etat entendu ; 

Avons décrété et décrétons ce qui suit; 

Art. 1". — ' Il est établi, pour Texécuiion de Tariicle 24 de la 
loi du 2 juillet 1862, des timbres mobiles correspondants aux 
drois de limbre à percevoir à raison de ta dimension du papier, 
tejs qu'ils ont été fixés 'par Tarticle 17 de cette loi. 

Ces timbres seront conformes aux modèles annexésau présent 
décret; 



— 13 — 

Us seront apposés et annulés immédiatement au moyen d'une 
griffe, soit par les Receveurs de l'Enregistrement, soit par les 
ronctinnaires désignés à cet effet par notre ministre des finan- 
ces pour suppléer ces préposés. 

Art. 2. — L'Administration de l'Enregislreinent et des domai- 
nes fera déposer aux greffes des cours et tribunaux un spécimen 
des timbres mobiles établis par rariiele 1" ef-dessus. 

Il sera dressé, sans frais, procès-verbal de ce dépôt. 

ART. 3. — Provisoirement les timbres mobiles employés en 
vertu de notre décret du 18 janvier 1860 pour timbrer les effets 
venant soit de l'Etranger soit des Colonies où le timbre n'est pas 
établi, pourront en exécution de Tarticle 25 de la loi du 2 juillet 
18B^, être apposés sur les warrants endossés séparément des ré- 
cépissés. 

Le timbre mobile sera collé au dos du toarrani par le. pre- 
mier endofsseur, aui devra le placer au*dessus de l'endossement 
et l'annuler immédiatement en y inscrivant la date de l'apposi- 
tion et sa signature. 

Art. 4. — Notre ministre secrétaire d'Etat au département 
des finances est rhargé de l'exécution du présent décret, qui 
sera inséré au Bulletin des lois. 

Fait à Saint-Gloud, le 29 octobre 1862. 

Signé : NAPOLEON. 
Par l'Empereur: 
Le Ministre secrétaire cTEtat au département des finances. 
Signé : Achille Fould. 



ff* 0. — DÉCRET portant création du tillage des Trembles 
(division d'Oran), 

DU 8 JANVIER 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français, 

A tous présents et à venir, salut : 

Yurordonnance da 21 juillet 1845; 

Va Tavis du Conseil Consultatif du Gouvernement gé- 
néral ; 

Sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d*Etat de la 
Guerre, et d'après les propositions du Gouverneur Gé- 
néral de rAlgérie ; 

Avons décrété et décrétons ce qui suit : 

Aai:^ r'. — Il est créé; sur la rive droite de TOued- 
Mekerra, au nord de Sidi-bel-Abbès, au lieu dit les Trem- 
A2ê5 (division d*Oran), un centre de population européenne 
de loixante feux, qui gardera le nom de cette localité. 



— 14 — 

Art. 2. — Un territoire de 2,278 hect. 97 a. 40 c. 
(deux millo deux cent soixante-dix-huit hectares quatre- • 
vingt-dix-sept ares quarante centiares], y compris deux 
lots, pobr réserve commonale^dc deux cent quatre- vingt- 
huit hectares cinquante ares, est affecté à ce centre de 
population, conformément au plan ci-annexé. 

Art. 3. — Notre Ministre Secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Algérie 
sont chargés, chacun eu ce qui leconcerue, de Texécu^ion 
du présent décret. 
Fait à Paris, le 8 janvier 1863. 

Signé: NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 
Le Maréchal de France, 
Miniêtre Secrétaire d'Etat au département de la Guerre , 

Signé : Randon. 



N* 7. — DÉCRET portant création du village de Sidi-Rhaled 
(province d'Oran). 

DU 8 JANVIER 1863. 



. NAPOLÉON , par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français , 

A tous présents et à venir, salut : 

Vu Tordonnance du 21 juillet 1845 ; 
Yu ravis du Conseil Consultatif du Gouverneur Gé- 
néral; 

Sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d*Etat de 
la Guerre, d*après les propositions du Gouverneur Géné- 
ral de l'Algérie ; 

Avons décrété et décrétons ce qui suit : 

Art. !•'. — Il est créé sur la rive droite de TOued- 
Hekerra, an sud de Sidi-bel- Abbés, au lieu dit Sidi- 
Khaled (division d'Oran} , un centre de population euro- 



— 15 — 

• 

péenne de sl>ixaîite feux , qui gardera le nom de cette 
localité. 

ART. 2. — Un territoire de dix-^neuf cent quatre-vingt- 
treize hectares seize ares, y compris deux lots, pour 
résenre communale, de trois cent vingt-buit hectares 
cinquante-six ares quarante centiares, est affecté à ce 
centre de population, conformément au plan ci-annexé. 

Art. 3. — Notre Ministre Secrétaire d*Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de* TAl- 
gérie sont chargés, chacun en ce qui le concerne j de 
Texécution du présent décret. 

Faite Paris, le 8 janvier 1863. 

Signé: NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 

Le Maréchal de France, 
Ministre Secrétaire d'État au département de la Guwre, 
Signé : Randon. 



N* 8. — ARRÊTÉ partant expraprioHion, pour cause d'uHlité 
piUflique, dun immetible nécessaire pour l'ouverture des rues 
du théâtre et liménès, à Tlemcen. 

ou 14 JAUYIE^ 1863. 

AU noM DE l'empereur. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de FAl- 
gérie, 

Tu la loi du 16 juin 1851 sur la constitution de la 
propriété en Algérie ; f 

Jule titre IV de TordonnancSe du T' octobre 1844, 
qui règle les formalités à observer en matière d'expro- 
priation pour cause d'utilité publique ; 

Tt les décrets des 11 juin 1858 et 8 septembre 1859, 
modificatife de ladite ordonnance ; 

Yq le décret organique du 10 décembre 1860; 

Yole décret impérial du 30 avril 1861 sur les. attribu- 
tions du Conseil consultatif du Gouverneur Général de 
l'Algérie; 

Vu le plan des lieux ; 



- l« - 

Vu les publicatioAs faites à la Mairie de Tlemceo^ le 
30 août 1862, et dans le journal ÏEcho d'Orany dû même 
jour ; 

Vu le procès-Yerbal de.renquète de commodo et incam- 
modo, ouverte le l*' septembre 1862 et close le 10 du 
même mois ; 

Vu ravis du Préfet du département d'Oran, pris en 
Conseil de Préfecture le 27 septembre 1 862 ; 

Tu l'avis du Conseil consultatif ;, 

Sur le rapport du Directeur général des Services civils ; 

Attendu Turgence ; 

ARRÊTE r 

Art. ^^ -^ Est déclarée d*utilité publique Texpropria- 
tion d'une partie de Timmeuble portant le numéro 1178 
du plan de la ville , situé à Tlemcen , nécessaire à Tou- 
verture des rues du Théâtre et Ximénès, et dont sont 
propriétaires les sieurs Pédra et Hadji-Mohamed-bea-di* 
Klil-Ouled-bel-Hadjî. 

Art. V. — L'expropriation définitive de cette partie 
d'immeuble est prononcée. 

Art. 3, — La prise de possession aura lieu d'urgence. 

Art. 4. — Le Préfet du département d'Oran iest chaigé 
de l'exécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement, le 14 jaqvier 1863. 

Signé : &rPELISSlKR, duc de IfALAKOfFr* 



H* 9.-^ ARRÊTÉ portant création d'une nouvelle cireomcrip- 
Hon judiciaire de ccuihi, dans V arrondissement de losta- 
ganem (département d*Oran). 

BU 14 JANVIER 1863. 
AU JfOM DE l'empereur. 

1 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général d3 l'Ai- 
gérie , 

Vu l'article 5 du décret du 31 décembre 18&9, sur la 
Justice musulmane ; 



— 17 — 

Saf le rapport da Directeur général des SerTicêd civils, 
et d'après les propofiitions du Procureur géoéral ; 

- ARBÉTB : 

kwn. V. -* Il est créé dans le départemeDt d'Oran« arrorn 
dissemeot de Mosiaganem, une nouvelle circonscription judi- 
ciaire de cadbi tessorlissaut au tribunal de 1"* instance de 
Mosiaganem. 

Cette circonscription est formée par la scission en deux sièges 
de la circonscription actuelle ^portant le numéro 4. 

La nouvelle circonscription prendra îe n* 4 bis, et s'étendra 
sur les territoires des communes de Rivoii et d'Aboukir. sur les 
indigènes de la tribu des Drabib et sur ceux des fractions des 
tribus des Uabib-Cberagas, Roufirât, Oulad Maief etOulad Sidi 
Abdallah. 

L'ancienne oirconscription , conservant le n* 4, comprendra 
les territoires des communes de Moslaganem, Pelissier. Aïn- 
Tedeless, et les indigènes appartenant â la tribu des Hacbem- 
Daroog et aux fractions des tribus des Oulad bou Kamel. des 
Cheurfa el Hàmadia et des Chelafa. 

Art. 3. — M. le Procureur général près la Cour impériale 
d'âlger, est chargé de Texécuiion du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement (Alger), le 14 janvier 1863. 

Signé : Maréchal Pblissibe, duc de Malakoff, 



N* 10.— ARRÊTÉ portant distolutvm, pour être immédiatement 
réorganisée, de la section des sapeurs-pompiers de VAgha. 

DU 16 JANVIER 1868. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de 
TAlgérie, 

Yu le décret du 9 novembre 1859 sur Torganisation de 
la milice eu Algérie ; 

Yu la proposition de la Préfecture du département 
d'Alger ; 

Sur le rapport du Conseiller d*Etat, Directeur général 
des services civils, 



— 18 — 

Cofisidérant que, par suite de dissensions survenues 
dans son sein, la section des sapeurs^pompiers de l'Agha, 
commune d'Alger, a , le 9 novembre dernier, refusé d'o- 
béir à un service commandé ; 

areête: 

Art", l•^ — La section des sapeurs-pompiers deFAgha 
est dissoute pour être immédiatement réorganisée. 

Art. 2. — Le Préfet du départemeût d'Alger est chargé 
d*assurer Fexécution du présent arrêté. 

Fait à Alger, au palais du Gouvernement, le 16 jan- 
vier 1863. 

Signé: M*i Pblissibr, duc di Malâkopf. 



N* 11. — CIRCULAIRE relative à ^application du décret or- 
ganique du 37 oclobre -^858, en ce qui concerne les usinée sur 
les cours d^eau non nacigabUs ni flottables en Algérie, 



Alger, le 16 janvier 1863. 
Général, 
Monsieur le Préfet, 

Une lettre du Ministre de la Guerre au Gouverneur 
Général de r^lgérie, en date du 28 février 1855, a tracé 
les règles à suivre pour Vinstruction des demandes en 
autorisation d'usines sur les cours d'eau navigables ou 
non navigables en Algérie. 

Alors, ainsi que cela est rappelé dans cette lettre, le 
droit d'autoriser les établissements de cette nature ap- 
pturtenait exclusivement au Chef de l'Etat, en vertu des 
ordonnances, sur les concessions en Algérie, des 21 juillet 
1845 et !•' septembre 1847. 

Depuis, le décret organique du 27 octobre 1 858 vous 
ayant délégué ce droit pour les rivières non navigables ni 
flottables, il m'a paru nécessaire, en présence surtout de 
quelques doutes émis dans l'application de cette mesure, 
de vous adresser, sur ce sujet, diverses explications et 
recommandations, empruntées en grande partie à des cir- 
culaires émanées du département de l'Agriculture, du 
CSommerce et des Travaux publics. 

J'insisterai d'abord sur ce point, que le décret du 27 



f-' 



19 — 



octobre 1 858 n*a apporté aucun changement aux forma- 
lités qui doivent précéder les règlements relatifs an ré- 
gime des eaux, quelle que soit Tautorité de laquelle ils 
émanent, ces actes devant toujours conserver le même 
caractère réglementaire. Ainsi, il importe qne pour les 
affaires dont la solution vous est attribuée, comme pour 
celles qui doivent être décidées par décret, vous assuriez 
Texécution des prescriptions contenues dans la lettre mi- 
nistérielle du 28 février 1 855, en ce qui concerne la forme 
des demandes, Taccomplissement de la première et de la 
seconde enquête, la visita des lieux par MM. les ingé- 
nieurs etlarédaptiondesplans, nivellements et rapports. 
Ce n'est qu^après cette instruction régulière, et en vous 
conformant, d'ailleurs, au modèle n^ 5 annexé à la lettre 
précitée du 28 février 1855, que vous devrez statuer, 
dans les limites des attributions qui vous sont confé- 
rées par le décret organique de 1858 (art. XI, S 28 du 
tableau B). 

Ces attributions, classées dans le tableau B parmi les 
matières sur lesquelles vous êtes appelé à statuer en con- 

•1 l des affaires civiles^ l ^ j.,^ • »«i 

^^ \ de préfecture, I ^^^* ^^""'^^ ^"*'* ^" '^ '"'*' 

« Autorisation sur les cours d'eau non navigables ni 
» flottables de tous établissements, tels que moulin, 
>> usine, barrage, prise d'eau d'irrigation» patouillet, bo- 
» card, lavoir à mines. » 

11 y a évidemment ici une lacune. 

La rédaction du paragraphe 28 implique bien que les 
pouvoirs qui vous sont délégués s'étendent aux usines 
anciennes dont l'existence est à régulariser. 

Mais la modification des règlements d'eau existants 
n'est pas mentionnée à la suite de ce paragraphe, comme 
dans le § 4 du tableau D annexé au décret du 25 mars 
f852, qui a opéré en France la décentralisation adminis- 
trative. 

Or, cette omission ne peut être que le résultat d'une 
erreur : le décret de 1 858 ayant entendu appliquer à 
1* Algérie; ainsi que le dit son exposé de motifs, les dis^ 



- » — 

positions du décret de 1852, le règlement métropoli- 
tain doit incontestablement suppléer à ce quUl y a d*in- 
suffisant dans renonciation du tableau B ci-dessus men- 
tionné. 
Conséquemment, le soin vous est laissé de statuer, en 

— " I dé'pï^s*""' i ••' '»'« '» •»•"<»""- 

cernant les cours d'eâu non navigables ni flottables. 

Ainsi, vous aurez à prendre des décisions dans cette 
forme, sous toute réserve du contrôle ultérieur de l'ad- 
ministration centrale, non-seulement sur les affaires rela- 
tives au règlement d'usines nouvelles ou à la régularisa- 
tion d'établissements non encore autorisés, mais encore 
sur les demandes tendant à obtenir la révision de règle- 
ments existants, soit que ces règlements émanent de 
l'autorité préfectorale, en vertu du décret du 27 octobre 
1858, soit qu ils résultent d'actes du Pouvoir exécutif an- 
térieurs à ce décret. 

A cet égard, il a été reconnu par M. le Ministre des 
Travaux publics , conformément à FaVis du Conseil gé- 
néral des ponts et chaussées, que les règlements d'eau, 
qui touchent, en général, à des intérêts nombreux et 
complexes, ne doivent intervenir qu'après un examen 
complet, et qu'une fois rendus, ils ne doivent être modi- 
fiés qu'avec une extrême réserve. 

En conséquence, et pour prévenir la mobilité qui, en 
s'introduisant dans les arrêtés réglementaires, pourrait 
en affaiblir l'autorité, et inquiéter les intérêts auxquels 
se rattachent ces actes importants, il convient que, de 
même qu'en France, aucune demande en révision ne soit 
soumise aux enquêtes avant que l'administration supé- 
rieure, sur l'avis préalable de MM. les ingénieurs, ait été 
d'abord consultée. 

Les observations qui précèdent s'appliquent, k plus 
forte raison, aux cours d'eau navigables ou flottables, sur 
lesquels les règlements continuent à émaner de Sa Ma 
jesté en son Conseil d'Etat. 



— 21 — 

Pour les scieries ou pour les usines situées dans la 
zone forestière soumise à Texercice des douanes, vou» 
devrez prendre l'avis du Chef de service des forêts ou 
du Directeur des douanes, sans qu'il soit nécessaire de 
recourir à mon intervention. 

Mais il n'en est pas de même pour les établissements 
compris dans la zone des servitudes militaires autour des 
places de guerre. Dans ce cas, Tavis de la commission 
mixte des travaux publics étant indispensable, vous de- 
vrez me transmettre toutes les pièces du do«sier, en y 
joignant les procès- verbaux des conférences avec MM. les 
officiers du génie militaire, afin que je puisse en saisir la 
commission mixte. 

J'appelle particulièrement \otre attention sur les alié- 
nations de|terrains domaniaux, ainsi que sur les expro- 
priations de terrains pourl' établissement d'usines. 

Lorsqu'un demandeur en autorisation d'usine sollici- 
tera en même temps, pour la création de son établisse- 
ment, soit la concession ou la vente de terrains apparte • 
nant au Domaine de l'Etat, soit l'expropriation, en vertu 
de l'article 19 de la loi du 16 juin 1851, de terrains par- 
ticuliers dont les propriétaires refuseraient de traiter à 
Tamiable, vous ne perdrez pas de vue les formalités spé- 
ciales k remplir, selon les circonstances, d'après la lé- 
gislation sur la matière. 

Relativement aux terrains domaniaux, vous suivrez les 
règles prescrites par le décret du 25 juillet 1860. Par 
conséquent, avant d'autoriser une usine à s'établiï sur 
des terrains domaniaux dont Faliénation nécessite, soit 
un décret, soit une décision ministérielle, vous vous as- 
surerez préalablement des intentions de l'administration 
supérieure. 

Quant aux expropriations de terrains particuliers, ces 
mesures qui, aux termes de l'article 19 précité de la loi 
du 16 juin 1851, né peuvent avoir lieu qu'en faveur des 
moulins à blé et pour cause d'utilité publique, rentrant 
exclusivement dans le domaine du pouvoir ministériel, 
TOUS en référerez toujours à l'administration supérieure 



— 22 — 

à la décision de laquelle est nécessairement subordonnée, 
en pareil cas, Fautorisation de l'usine! Après examen de 
vos propositions, qui devront être appuyées d'éléments 
d'appréciation suffisants, je vous ferai connaître Vil y a 
lieu de poursuivre la déclaration d'utilité publique. 

^^°' 1 Monsieur le Préfet, ^ ^^^« ^^^ circonstances 
exceptionnelles où la difficulté de la question et la gra- 
vité des intérêts engagés dans . une affaire vous inspire- 
raient des doutes sur la décision à prendre, vous devrez, 
avant de formuler votre arrêté, consulter radministra- 
tion supérieure, en lui adressant toutes les pièces du dos- 
sier. Je m'empresserai, dans ce cas, de vous transmettre 
mon avis, qui ne fera, d'ailleurs, aucun obstacle à ce qu'il 
puisse y avoir ultérieurement recours de la part des 
parties intéressées. 

Le recours contre lesdécisions préfectorales peut s'exer- 
cer au moyen de requêtes adressées au Gouverneur Gé- 
néral de l'Algérie, soit directement, soit par votre inter- 
médiaire. Dans le premier cas, vous voudrez bien, sur la 
communication qui vous sera donnée de la réclamation 
dont j'torai été saisi, me transmettre toutes les pièces de 
l'instruction, en y joignant les avis de MM. les ingénieurs 
et vos observations personnelles sur la réclamation de^g 
intéressés. 

Lorsque le recours vous aura été adressé pour être 
transmis par vous à l'administration supérieure, il con- 
viendra, afin d'éviter un doublé renvoi, de le communi- 
quer immédiatement à MM. les ingénieurs et de m' adres- 
ser ensuite, ainsi que je l'ai dit ci -dessus, le dossier 
complet avec vôtre avis particulier. . 

Dans l'un et l'autre cas, dès que vous aurez été saisi 
d'une requête présentée au Gouverneur Général contre 
un arrêté préfectoral, vous voudrez bien surseoir à l'exé- 
cution de cet arrêté, à moins que quelque circonstance 
spéciale ou quelque motif d'urgence n'en exige l'exécu- 
tion immédiatement. 

Lorsque, par suite d'un recours formé devant lui, le 



— 23 ~ 

GouTerneur Général aura été appelée prendre «ne déci* 
sion sur une aflhire, toute demande tendant à obtenir la 
rëyision de cette décision devra nécessairement être sou- 
mise au GouTernèur Général loi-même. 

n sera procédé, dans les formes indiquées par linstruc- 
tien ministérielle du 28 février 1855, au recollement des 
ouvrages qui auront été définitivement autorisés ou pres- 
crits. *Voas prononcerez, après avoir pris Tavis de MM. les 
ingénieurs, et sauf recours des parties devant le Gouve^ 
neur Génial, sur toutes les difficultés que pourrait faire 
naître Tinexécution de quelques-unes des prescriptions 
de vos arrêtés ou des règlements intervenus avant le dé- 
cret du 27 octobre 1858, sur les matières dont la déci- 
sion vous est aujourd'hui déléguée. 

Le décret du 27 octobre 1858, en élargissant le cercle 

Î Général ) 

Monsieur le Préfet, r°"* *» '"^ 
posé de nouveaux devoirs. 

Je compte sur votre zèle éclairé pour assurer Texécu- 
tion ponctuelle des instructions émanées de Tadminis* 
tration supérieure, et pour conserver ainsi l'uniformité 
de règles et Tunité de Jurisprudence qu*il est si impor- 
tant de maintenir dans l'intérêt de la force et de Tauto- 
rite du Gouvernement. 

Vous ne perdrez pas de vue que le décret du 27 octo- 
bre 1858 doit avoir surtout pour résultat de satisfaire au 
besoin et aux vœux des populations en .accélérant la 
marche des affaires. Je vous recommande donc instam- 
ment d'abréger, autant que cela dépendra de vous, le dé- 
lai qu'entraîne leur instruction préliminaire, et de pren- 
dre ?os décisions le plus prpmptement possible. 

Pour me mettre à même de suivre la marche des af- 
faires dont il est question dans la présence circulaire, je 
vous prie de m'adresser une copie de vos arrêtés au fur 
et à mesure qu'ils auront été pris. 

n me reste à vous entretenir au sujet de dispositions 
parement transitoires. 

Le Gouvernement général s'occupe en ee moment de 



— 24 — 

faire opérer le classement des diters cours d'eau deTÀlgérU 

En attendant ce classement, il est indispensable, pour 
assurer l'exacte application du décret organique du 27 
octobre 1858, de procéder ainsi qnil est dit ci-après. 

Toute demande en autorisation d'usine sur un cours 
d^eau quelconque, régulièrement formée, devra être lob- 
jet d'un rapport spécial des ingénieurs faisant connaître 
la catégorie dans laquelle le cours d'eau semble devoir 
être rangé. 

Lorsqu*il s'agira d'une rivière navigable, les pièces de 
l'affaire me seront transmises à la suite d'une instruction 
complète, afin qne l'autorisation demandée soit accordée, 
s'il y a lieu, par décret impérial, conformément aux rè- 
glements. 

Si, au contraire, le cours d'eau ne parait pas naviga- 
ble, vous statuerez sur la demande, en vertu de l'article 
XI du décret du 27 octobre 1858. 

Dans le cas où le classement du cours d'eau donnerait 
lieu à des doutes, vous me soumettrez la question, afin 
que je la décide. 

Je vous recommande, \ ^^^^T^» « x* * ! de veiller 
' I Monsieur le Préfet, )^^ ^ 

à Texécution des instructions contenues dans la présente 

circulaire. 

Recevez, [ SonSr le Préfet, \ l'assurance de maçon- 
sidération très-distinguée. 

Le Gouverneur Général, 
Signé: M* Pblissibr, duc db Màlakofp. 



CBRTIPIÉ CONFORMB : 

Algerje 31 Janvier 1863. 
Le Secrétaire général de la Directior 
générale des Services civils, 

8ERPH. 




ALGER. — IMPBIMERIE BT PAPETERIE BOUTER. 



25 — 



BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOUVQRNËHENT GfilVËRAL 



DE L ALGÉRIE. 



18«S. 



N- 76. 



SOMMAIRE* 



IS 



24 fév. 1863. 



A^rieiillare. — Expositioivs GÉNfiRÀLBS.— 
Mesures relatives à Texposition générale 
de Tagriculture et des diverses Industries 
agricoles pour 1863. (Arrêté) :....;.,. 



26 



i 



— 26 — 

N* 12. — ARRÊTÉ portant règlement relatif à VExpçHtion 
générale de V Agriculture et des diverses industries agricoles 
pour Vannée 4863. 

DU 24 FÉVRIER 1863. 



.Au nom de l'Empereur, le Maréchal de France, Gou* 
Temeur Général de TAIgérie , 

Vu Tarrété organique du 30 août 1861, sur les Exposi- 
tions générales des produits de Vagriculture et des diver- 
ses industries agricoles de TAlgérie ; 

Sur le rapport de M. le Conseilla d'Etat, Directeur 
générai des Services civils , 

ARRÊTE : 

Article Premier. 

L'Exposition générale des produits de Tagriculture et 
des diverses industries agricoles, qui doit avoir lieu an- 
nuellement dans Tune des trois provinces de l'Algérie, se 
tiendra, cette année, à Gonstantine, du 26 septembre au 
4 octobre. 

Art. 2. 

Une prime d'honneur sera décernée, lors de cette Expo- 
sition, à l'agriculteur de la province de Consiantine^ dont 
l'exploitation, comparée aux autres domaines de la pro- 
vince, sera la mieux dirigée, et qui aura réalisé les amé- 
liorations les plus utiles et les plus propres à être offertes 
comme exemple. 

Des médailles d'or, d'argent et de bronze seront, en 
outre, mises à la disposition du Jury, pour être distri- 
buée» aux concurrents dont les domaines auront été visi- 
sités, pour des améliorations partielles déterminées, telles 
qu'un drainage bien entendu, des plantations, une irri- 
gation habilement tracée, un heureux aménagement des 
bâtiments ruraux, un ingénieux arrangement du fumier 
de la ferme, la bonne tenue et l'amélioration du bé- 
tail, etc., etc. 



— 27 — 
PREMIÈRE DIVISION- 

PBIME D'HONNEUR. 

Akt. 3. 

La prime d*honneur à décerner consistera en : 

Une somme de • 1 .000 fr. 

St une coape d'argent de 1 .000 

Art. 4. 

Des médaillles de bronze avec des primes de 100 fr. 
chacune pourront être distribuées entre les divers agents 
de Texploitation primée. 

Art. 5. 

Une somme de 500 francs et cinq médailles d'argent 
on de bronze sont également mises à la disposition du 
Jury, pour être distribuées entre les serviteurs européens 
et indigènes qui auraient utilement servi dans la même 
ferme depuis plus de diiL ans. 

DEUXIÈME DIVISION. 

Animaux reproducteurs. 

Art. 6. 

Les prix et les médailles sont répartis de la manière 
suivante entre les diverses classes, catégories et sections 
d'animaux exposés par les producteurs européens et in- 
digènes des trois provinces, et jugés dignes de les ob- 
tenir : 

1* CLASSE. — Espèce eluevallne. 

CATÉGORIE UNIQUE. — RACE INDIGÈNE. 

1- SBCTION. - JDMENTS POULINIÈRES SUITÉE8. 

nées depuis le l" septembre 1851. 

l*' prix : une médaille d'or et 500 fr. 



— 28 — 

2* prix : une médaille d*argeiit et 250 fr. 

y prix : une médaille de bronze et 100 

2- SECTION. - POBLAINS 

nés depuis le 1''' septembre 1860 et avant U 
V avril 1662. 

1" prix : une médaille d'argent et 200 fr. 

2* prix : une médaille de bronze et 1 50 

3^ prix : une médaille de bronze et 100 

3- SBCTioN. — POCLICHES 

nées chez V exposant depuis le 1*' septembre 1860 et 

avant le 1" avril 1862. 

• 

r'prix : une médaille d'argent et 200 fr. 

2' prix : une médaille de bronze et 1 50 

3* prix : une médaille de bronze et 100 

2°"' CLASSE. — Espèce mulassiére. 

1" SECTION. - BAUDETS REPRODUCTEDRS 

nés depuU le V septembre 1857 et avant le V^ octobre 

l%60j pouvant servir à produire des mulets de trait. 

1®' prix : une médaille d'argent et 200 fr. 

2' prix : une médaille de bronze et 100 

2^ SECTION. — ANESSES 
propres a faire des baudets pour la reproduction des mulets 
de irait ^ nées depuis le V^ septembre 1855 et avant le 
!•' octobre 1860. 

1^' prix : une médaille d'argent et 200 fr. 

2* prix : une médaille de bronze et 100 

V^* CLASSE. — Espéee bovine. 

r« CATÉGORIE. — RiCE INDIGÈNE. 

l-* SECTION. — TAUREAUX 

nés chez C exposant depuis le V^ septembre 1859 et avant le 

r'avnY 1862. 

1*' prix : une médaille d'argent et. ...... . 400 fr. 



— 29 — 

y prix : une médaille de bronze et 300 fr. 

3* prix : une médaille de bronze et 200 

2"' SECTION. — VACHES. 

!•' prix : une médaille d'argent et 200 fr. 

2' prix : une médaille de bronze et 100 

3* prix : une médaille de bronze et. • . . ^ . 50 

3- SECTION. - GÉNISSES. 

nées€hez V exposant depuis le V^ septembre 1860 et avant 

le l"at;HZI862. 

I*'prix : une médaille d'argent et. . . i . . . ^ 1 50 fr. 

2*^ prix : une médaille de bronze et 100 

3^ prix : une médaille de bronze et 40 

2- CATÉGORIE.- RACE DE TOUTE PROVENANCE. 

1- SECTION. - TADREAUX DE RACE LAITIÈRE 
nés depuis le 1" septembre 1859 et avant le V^ avril 1862. 

1 ^' prix : une médaille d'argent et 300 fr. 

V prix : une médaille de bronze et 200 

2- SECTION. - VACHES LAITIÈRES. 

l*'prix : une médaille d'argent et 200 fr. 

2* prix : une médaille de bronze et 100 

4'"" CLASSE. — Eftpéee o%lne. 

1" CATÉGORIE. - RACE MÉRINOS PUR. 

1~ SECTION. —• RÉLIERS. 

nés avant le 1*' avril 1862. 

f prix : une médaille d^argent et 200 fr. 

V prix : une médaille de bronze et 100 

Vr SECTION. - BREBIS PAR LOTS DE 40. 

r' prix : une médaille d'argent et 200 fr. 

2* prix : une médaille de bronze et 100 



— 30 - 

2* CiiTÉGORiE. — RACE INDIGÈNE. 

1" SECTION. - BÉLIERS INDIGÈNES. 

nés avant le 1" avril 1862. 

!•' prix : Uûe médaille d'argent et 200 fr. 

2* prix : Une médaille de bronze et 100 

2- SECTION. — BREBIS PAR LOTS DE 10 

1" prix : Une nédaille d'argent et 200 fr. 

2* prix : Une médaille de bronze et 100 

S»* CATÉGORIE. — MÉTIS CROISÉS. 

SECTION UNIQUE. — BREBIS PAR LOTS DE 40, 

nées chez l'exposant . 

[^ prix : Une médaille d'argent et 200 fr. 

2* prix : Une médaille de bronze et 100 

5°** CLASSE. — Raee porelne. 

\'' CATÉGORIE.— RiCES DIVERSES. 

!•' SECTION. — VERRATS, 
nés chez l'exposant. 

Prix unique : Une médaille d'argent et 100 ^r. 

S-" SECTION. — TRUIES SUITÉES. 

nées chez Vexposant. 

Prix unique : Une médaille d'argent et 100 fr. 

2»^ CATÉGORIE. — RACE ANGLAISE. 

l" SECTION. — VERRATS. 
Prix unique : Une médaille d'argent et 100 fr. 

2- SECTION. - TRUIES SUITÉES. 
Prix unique : Une médaille d'argent et 100 fr. 

7°"* CLASSE. — Animaux de basse^eoar. 

Une somme de 400 francs et huit médailles de bronze 



— 31 — 

sont mises à la disposition dn Jury pour être distribuées 
en prix aux meilleurs lots de volailles et autres animaux 
de basse-cour. 

Chacun des lots de coqs et poules comprendra, au 
moins^ un mAle et deux femelles. Pour les autres es- 
pèces, les lots seroDt composés d'un mâle et d'une 
femelle. 

. Art. 7. 

Les animaux de3 espèces cheyaline , asine , bovine, 
ovine, et porcine, non mentionnés comme devant être nés 
chez les exposants, devront être en leur possession et se 
trouver dans leurs étnbles, bergeries et porcheries, au 
moins depuis le P' juillet 1863. 

Art. 8. 

Un exposant ne pourra recevoir qu'un seul prix dans 
chaque section de chacune des catégories ; il pourra, 
toutefois, présenter autant d'animaux qu'il voudra dans 
chacune des sections. 

Article 9. 

Dans le cas où les animaux qui auront été jugés dignes 
des premiers et des seconds prix ne seront pas nés chez 
l'exposant, une médaille d'or, d'argent ou de bronze, 
suivant la nature du prix, pourra être décernée à l'éleveur 
chez lequel seront nés ces animaux. 

Article 10. 

Des mentions honorables, constatées par des certificats 
imprimés et signés par le Président du Jury, seront ac- 
cordées lorsque plusieurs animaux, appartenant au mê- 
me propriétaire et présentés ainsi qu'il est dit dans l'ar- 
ticle 8, mériteraient d'être primés, ou, lorsque le Jury, 
après avoir épuisé les récompenses prévues par l'arrêté, 
trouvera utile de signaler des reproducteurs à l'attention 
des éleveurs. 

Article 11. 

Les animaux primés à l'Exposition générale pourront 



— 32 — 

toajoars concourir nltérieurement dans un concours de la 
même natare; mais, danscetsas, ils ne pouixont recevoir 
qu'an prix d'un degré supérieur à celui qu'ils auront ob- 
tenu dans la même section. 

Si, dans le nouTeau concours, ils sont désignés pour le 
•prix qu'ils ont reçu précédemment, ils n'auront droit 
qu'au rappel de leur prix , constaté par un certificat dé- 
livré par le Jury, et malgré ce rappel, le prix, s'il est 
mérité par un autre concurrent , sera attribué à ce- 
lui-ci . 

Pour rendre possible l'exécution de ces prescriptions, 
les animaux primés à l'Exposition générale seront mar- 
qués. 

Article 12. 

Les taureaux reproducteurs, primés à l'Exposition gé- 
nérale, devront être livrés k la reproduction , pendant 
une période ultérieure d'au moins deux années et à un 
prix qui ne pourra excéder trois francs par saillie. S'ils 
sont veifdus à des tiers, la clause de conservation pendant 
les deux années qui suivront le concours et celle relative 
au prix de saillie devront être expressément imposées aux 
acheteurs . 

En cas d'inexécution de cette prescription de la part 
des propriétaires récompensés ou de celle des tiers dé- 
tenteurs, les uns ou les autres, selon le cas, seront ex- 
clus à l'avenir des concours de l'Etat, à moins qu'ils ne 
paissent prouver^ par un certificat de vétérinaire, léga- 
lisé par l'autorité compétente, des faits d'accidents ou de 
maladies graves qui auront nécessité une antre destina- 
tion donnée à l'animal primé. 

Article 13. 

Une somme de 400 fr. et des médailles de bronze se- 
ront mises à la disposition du Jury pour [être distribuées 
aux gens h gages qui lui seront signalés parles éleveurs, 
pour les soins intclligentà qu'ils auront donnés aux ani- 
maux primés. A mérite égal, le Jury devr.n prendre en 
considération la durée des services. 



— S3 — 
TROISIÈME DIVISION. 

Macliines et instraments agricoles- 

Article 14. 

Des prix consistant en médailles d'or, d*argent et de 
bronze, arec primes, seront attribués aux machines et 
instraments agricoles qui auront été reconnus les plus 
utiles par le Jury. 

Article 15. 

Les machines et instruments sont répartis en deux 
sections. La première comprendra tous ceux qui appar- 
tiennent à des exposants de l'Algérie, et dans la seconde 
Tiendront se placer et concourir entre eux les machines 
et instruments appartenant à des exposants étrangers . 

^Les machines fabriquées à l'étranger et exposées par 
'Timportateuren Algérie, seront primées au profit de ce 
dernier, dans le cas toutefois où le fabricant ne tiendrait 
pas exposer lui-même un modèle de la même machine. 
Alors l'objet du concours passerait delà première à la 
seconde section, et le prix, s'il y a lieu , serait décerné 
an fabricant qui serait en même temps importateur, à 
reiclusion de l'importateur simple. 

Dans le cas où une machine présentée par l'importateur 
serait Tobjet d'un prix ou d'une mention honorable, le 
nom de l'inventeur et celui du fabricant seront toujours 
désignés en même temps que celui du lauréat. 

Deux séries de prix correspondront aux deux sections. 

r*SECTI0K. 

Exposants de l'Algérie 

r- sous-siCTiON. - TRAVAUX VBXTÉRIEOR. 

1^ Meilleure machine à élever Veau. 

V^ prix : une médaille d'argent et 1 50 f. 

2* prix : une médaille de bronze et 100 



— S4 — 

2* Charrues. 

V* prix : ane médaille d'or et 200 

2* prix : une médaille d'argent et 100 

3* prix : une médaille de bronze et 50 

3* Charrues sous-sol. 

Prix unique : une médaille d'argent et 100 

4* Charrues vigneronnes. 

Prix unique : une médaille d'argent et 100 

5* Extirpât eurs. 

Prix unique : une médaille d'argent et 100 f. 

6° Herses. 

r'prîx: (herses fortes) , une lûédaille d'ar- 
gent et 100 f^ 

2* prix : (herses légères) , une médaille de 

bronze et &0 

V Rouleaux. 

Prix unique : une médaille d'argent et 100 

8** Semoirs. 
Prix unique : une médaille d'argent et 100 

9® Houes à cheval. 

Prix unique : une médaille d'argent et 100 

W Butteurs. 

Prix unique : une médaille de bronze et 100 

11* Machines à faucher les prairies naturelles ou artificielles. 

Prix unique : une médaille d'or et. . • 250 f. 

12® Râteaux à cheval. 

Prix unique : une médaille d'argent et 100 

13* Machines à moissonner. 
Prix unique : une médaille d'or et 300 



— 36 — 

14* Harnais propres aux usages agricoles. 
Prix unique : une médaille de bronze et 50 f. 

15^ Collection éC instruments à main pour les travaux 
extérieurs. 

Prix anique : une médaille de bronze et. . . • 5U 

16^ Pompes à purin. 
Prix unique : une médaille de bronze et 50 

17** Ruches. 
Prix unique : une médaille d'argent et 100 f. 

2- souMECTiON. — TRAVAUX DINTÉRKUR. 

1* Machines à fabriquer les tut/aux de drainage. 

Prix unique : une médaille d'argent et 100 f. 

' ' 2* Collection d* instruments pour le drainage. 

Prix unique : une médaille de bronze et 50 f. 

3® Loco'batteuses à vapeur. 

Prix unique : une médaille d*or et 300 f. 

4* Locomobiles à vapeur. 

Prix unique : une médaille d*or et 300 f. . 

5* machines à battre à manège. 

Prix unique : une médaille d*or et 300 f. 

6* Tarares. 

1^ prix : une médaille d'argent et 100 f. 

2* prix : une médaille de bronze et 50 

7** Cribles-irieurs. 

\^ prii : une médaille d'argent et 100 f. 

2* prix : une médaille de bronze et 50 

8* Machines à broyer et à teiller le lin. 

1*' prix : une médaille d'argent et 200 f. 

2* prix : une médaille de bronze et 100 



— 36 — 
9' Pressoirs. 

Prix aiiiqae : uae médaille d*argent et 100 f. 

10* Coupe-racines. 

Prix nniqae une médaille de bronze et 50 f: 

II** Hache-paille. 

Prix unique : une médaille de bronze et M) f . 

12** Barattes. 
Prix unique : une médaille de bronze et 50 f. 

13* Egrenoirs à mais. 
Prix unique : une médaille de bronze et 50 f. 

14^ Collection dUnstruments et meniLs ustensiles d'intérieur 
de ferme. 

Prix unique : une médaille de bronze et 50 f. 

15** Prix commun aux deux sous-sections : Au propriétaire 
qui exposera la meilleure et la plus riche collection d'ins- 
truments. 

Prix unique : une médaille d*or (grand module). 

2"* SECTION. 

Exposants hors l'Algérie. 

1- soDS-SBCTioN. - TRAVAUX D'EXTÉRIEUR. 

t^ meilleure machine à élever F eau, 

!•' prix : une médaille d'argent et 1 50 f. 

V prix : une médaille de bronze et 100 

2** Charrues. 

!•' prix : une médaille d'or et 200 f. 

2* prix : une médaille d'argent et 150 

3* prix : une médaille d'argent et 100 

4* prix : une médaille de bronze et 50 



— 37 - 

3* Charrues sous-sol. 

Prix unique : une médaille d*argent et 100 f. 

4^ Charruês vigneronnes. 

Prix unique : une médaille d'argent et 100 f. 

5® Extirpateurs. 

r' prix : une médaille d'argent et 100 f. 

2* prix : une médaille de bronze et 50 f. 

G° Herses. 

l^'prix: (herses fortes), une médaille d'ar- 
gent et 100 f. 

2* prix : (herses légères), une médaille de 

bronze et 50 

7* Rouleaux, 

!•' prix : une médaille d'argent et tOO f. 

2* prix : une médaille de bronze et 50 

8* Semoirs. 
Prix unique : une médaille d'argent et 100 f. 

9^ Houes à cheval. 
Prix unique : une médaille d'argent et 100 f. 

lO"" Butteurs. 

Prix unique : une médaille de bronze et 50 f. 

11^ Machines à faucher les prairies naturelles et artificielles. 

r* prix : une médaille d'or et 250 f. 

2* prit : une médaille d'argent et 1 50 

3* prix : une médaille de bronze et 100 

1 2^ Bateaux à cheval. 

Prix unique : une médaille d'argent et 100 f. 

1 3® Machines à moissonner. 
l*' prix : une médaille d'or et 300 f . 



— 38 — 

2* prix : une médaille d'argent et 1 50 

4* prix : une médaille de bronze et 100 

14* Harnais propres aux usages agricoles. 

Prix unique : une médaille de bronze et 50 f. 

1 5' Collection d'instruments à main pour les travaux 
agricoles . 

Prix unique : une médaille de bronze et 50 f. 

15® Pompes à purin. 

Prix unique : une médaille de bronze et 50 f. 

n^" Ruches. 
Prix unique : une médaille d*argent et 100 f. 

2- sous- SECTION. — TRAVAUX D'INTÉRIECR. 

1* Machines à fabriquer les tuyaux de drainage. 
Prix unique : une médaille d'argent et 100 f. 

2*^ Collection ^^instruments pour le drainage. 
Prix unique : une médaille de bronze et 50 f. 

y LocO'batteuses à vapeur, 

V prix : une médaille d'ort et 300 f . 

2* prix : une médaille d'argent et 150 

3^ prix : une médaille de bronze et 100 

4® Locomobiles à vapeur. 

!•' prix : une médaille d'or et 300 f. 

2'' prix : une médaille d'argent et 150 

3* prix : une médaille de bronze et 100 

5® Machines à battre à manège. 

r' prix : une médaille d'or et 3l)0 f. 

2* prix : une médaille d'argent et 1 50 

3* prix : une médaille de bronze et 100 



— 39 - 

6* Tarares. 

1*' prix : une médaille d^argent et 100 f. 

2* prix - uae médaille de bronze et 50 

7* Cri^ies- (rieur*. 

1" prix : Une médaille d^argent et 100 fr. 

2* prix : Une médaille de bronze et 50 

8" Machines à broyer et à teiller lé lin, 

\^ prix : Une médaille d'argent et 200 fr. 

2" prix : Une médaille de bronze et 100 

9* Pressoirs. 

Prix nniqne : Une médaille d'argent et 100 fr. 

10* Coupe-racines. 

Prix unique : Une médaille de bronze et 50 fr. 

11* Hache-paiUe. 
Prix unique : Une médaille de bronze et 50 fr. 

12* Barattes. 

Prix unique : Une médaille de bronze et 50 fr. 

IS* Egrenoirs à fnaïs. 
Prix unique : Une médaille de bronze et 50 fr» 

15* Collection d'instruments et inenus ustensiles d'intérieur 
de ferme. 

Prix unique : Une médaille de bronze et 50 fr. 

n est mis, en outre, à la disposition du Jurj une mé- 
daille d'or, quatre médailles d'argent et six médailles de 
bronze, pour les machines et instruments, à quelque sec- 
tion qu'ils se rattachent, non prévus par le présent pro- 
gramme, ou d'un usage local, et qui seront reconnus utiles 
à l'agriculture. 

Art. 16. 

Des mentions honorables, constatées par des certificats 
délîTrés au nom du Jury par le Président, peuvent être 



— 40 — 

accordées, lorsque le Jury, après avoir épuisé, pour les 
machines et instruments prévus, les récompenses indi- 
quées dans le présent arrêté , trouve utile de signaler 
certains objets exposés à l'attention des agriculteurs. 

Art. 17. 

Les machines et instruments récompensés à TExposi- 
tion générale pourront se représenter en Algérie dans un 
concours de même nature ; mais si aucune modification 
notable n'y a été apportée, ils ne pourront élre admis à 
obtenir qu*un prix d*un degré supérieur à celui qu'ils ont 
déjà mérité. 

Si, dans le nouveau concours, ils sont désignés pour le 
prix qu'ils avaient précédemment reçu, ils n'ont droit 
qu'au rappel de ce prix, constaté par un certificat déli- 
vré par le Jury. S*ils ne méritent qu'un prix inférieur, 
ils ne peuvent pas être mentionnés. 

Malgré ce rappel, le prix, s'il est mérité par un autre 
concurrent, sera attribué à celui-ci. 

QUATRIÈME DIVISION. 

Prodaits agricoles et matières utiles à l'agri- 

calture. 

Tels que : Céréales de toutes sortes, Pois, Fèves, Ha- 
ricots, Lentillcsj, Béchena (ou Sorgho kabyle), Pommes de 
terre. Patates, Lin, Chanvre, Coton, Soie, Graines de Lin, 
Colza, Tabacî:, Garance, Houblon, Opium, Miel et Cire, 
Cochenille, Fruits frais, Raisins secs. Figues sèches, Olives 
en saumure. Huile d'Olives comestible, Vins blancs et 
rouges, Alcools, Vinaigres, Liqueurs diverses, Essences, 
Tabacs à priser du pays, Tabacs à fumer sans mélaûges, 
Cigares prépares sans mélanges, Effilochage de plantes 
textiles du pays, Pâtes à papier, Papier fabriqué, Pom- 
mades aux essences du pays. Produits de Liège, Mino- 
teriei Farines, Semoules, Pâtes alimentaires, Plantes offi- 
cinales, Emplois des Marbres et Argiles, Bois du pays, etc. 



— 41 — 

Abt. 18. 

Cinq médailles d*or, quinze médailles d*argent et vingt- 
cinq médailles de bronze sont mises à la disposition du 
Jury, pour être attribuées aux produits agricoles et aux 
matières utiles à Tagriculture, admis aux concours et 
dont le mérite aura été signalé. 

Dispositions générales. 

Abt. 19. 

Les produits agricoles , machines et instruments ara- 
toires des trois provinces, expédiés par la voie de mer, 
seront transportés aux frais de TEtat, mais aux périls et 
risques de Texposant , depuis le port d*embarquement 
jusqu'à Stora. 

Lesdits produits agricoles et les machines et instru- 
ments agricoles de toute provenance seront, en outre, 
transportés de Stora à Ck)nstantine aux frais et par les 
soins de Tadministration de cette dernière ville, suirant 
décision de son Cionseil municipal en date du 1 1 janYier 
1863. La même faveur sera accordée pour le retour. 

Abt. 20. 

Les frais de transport des machines et instruments, de 
provenance étrangère à la colonie, sont supportés, sauf 
eu ce qui concerne le trajet de Stora à Gonstaqtine et 
retour, par les exposants, aux prix des tarifs réduits 
consentis par les compagnies de chemins de fer et de 
bateaux à vapeur, à la condition de justifier de Tadrois- 
sion au Concours, par la production de lettres d'avis en 
due forme. 

Abt. 21. 

Les Etablissements entretenus ou dont la création au- 
ra été subventionnée par r Etat, et qui se présenteraient 
au Concours dans Tune des quatre divisions, n'auront 
droit qa*à des mentions honorables, et, par suite, an 



— 42 — 

compte rendu public de» résultats qui auraient.fixé Tat* 
tention du Jury. 

Art. 22. 

Le Jury qui décernera la prime d'honneur, les prix et 
les médailles, sera nommé par le Gouverneur général. Il 
a pour président d'honneur le préfet du département 
dansiequel se tientle Concours. 

Une Commission, dont tous les membres font partie du 
Jury, est chargée de visiter et d'étudier, avant Tépoque 
fixée pour l'ouverture de l'Exposition, les exploitations 
qui concourent pour la prime d'honneur. Cette Commis- 
sion est présidée par le premier vice-président du Jury ; 
elle élit un rapporteur pris parmi ses membres, et celui-ci 
présente au Jury, qui statue souverainement, les propo- 
sitions de la Commission « 

Le Jury, en ce qui concerne l'Exposition, se divise en 
sections et sous-^ections. 

La première section, présidée par le premier vice- 
président du Jury, juge les animaux. Elle se divise en 
deux sous-sections : la première apprécie les animaux 
des espèces chevaline et mulassi^re, et la seconde ceux 
des espèces bovine, ovine, porcine et les animaux de 
basse-cour. 

La Seconde section est présidée par le second vice -pré- 
sident du Jury; elle juge les machines et instruments 
agricoles. 

Elle se sépare en deux sous-sections : la première sta- 
tue sur les machines et instruments d'extérieur, la se- 
conde sur ceux d'intérieur. 

La troisième section, présidée par le troisième vice- 
président du Jury, juge les produits agricoles. Elle n'a 
pas de solis-section . 

Chaque vice-président peut diriger, à son choix, les 
•opérations de l'une des sous- sections. 

Art. 23. 

Un arrêté du Gouverneur général déterminera ulté- 



— 43 — 

rienrement Tordre des opérations du Jury, les jours et 
les conditions d'entrée du public à l'Exposition. 

Art. 24, ' 

Le Jury, dans ses décisions, se conformera strictement 
aux règles édictées dans le présent arrêté ; il ne peut, 
sous aucun prétexte, opérer de virement de prix d'une 
catégorie dans une autre catégorie, ni d'une section dans 
une section, ni établir des prix ex œquo. 

Les jugements sont prononcés à la majorité des voix. 
En cas de partage, la voix du président est prépondé- 
rante. 

Art. 25. 

La police du concours 'appartient exclusivement au Sc- 
crét.ire général de la Direction générale des Services 
civils, premier Vice-Président du Jury et Commissaire 
général du Concours. Des Commissaires, nommés par le 
Gouverneur Général, lui sont adjoints pour recevoir, 
classer et surveiller les objets exposés, veiller à la bonne 
et prompte exécution des opérations du Jury. Le Com- 
missaire général statue seul en ce qui concerne l'entrée 
du public dans les différentes parties de l'Exposition. 

Aucune pcr.sonne étrangère au Jury ne peut être ad- 
mise dans Tenceinte du concours pendant le classement, 
ni pendant les opérations du Jury. 

Art. 26. 

Les concurrents à la prime d'honneur devront adresser, 
le 10 avril prochain, au plus tard, à la Direction générale 
des Services civils de l'Algérie, un mémoire indiquantes 
principales conditions de leur exploitation, conformé- 
ment au questionnaire dont un exemplaire sera mis à leur 
disposition, sur leur demande, tant dans les bureaux du 
Gouvernement Général que dans ceux de la Préf«cture 
de Conslantine, des Sous-Préfectures et Commissariats ci- 
vils de la Division, enfin, dans les bureaux des Subdi- 
Tisions et Cercles de la province. 

Les exposants devront adresser à M. le Gouverneur 



— 44 — 

Général de TÂlgérie, avant le l^ jnillet 1863, une décla- 
ration écrite, indiquant : 

1® Pour les animaux : le nom et la résidence du pro- 
priétaire, la catégorie et la section dans lesquelles ils doi- 
vent concourir, leur origine, leur race, leur âge, leur 
robe, la durée de possession, et en quel lieu ces animaux 
ont résidé pendant cette (Jurée. (Modèle A.) 

2** Pour les instruments : le nom et la résidence de l'ex- 
posant; la désignation, Tusage et le prix de vente; si l'ex- 
posant a importé, inventé, ou seulement perfectionné, ou 
enûn s'il a exécuté ou fait exécuter sur des données anté- 
rieurement connues, la machine ou l'instrument exposé; 
s'il y a lieu, le nom et la résidence de l'ouvrier exé- 
cutant. (Modèle B.) 

3** Pour les produits agricoles : le nom et la résidence 
de l'exposant, la nature, la provenance, la quantité et 
la valeur vénale du produit présenté. (Modèle C.) 

Des déclarations en blanc seront adressées à tous ceux 
qui en feront la demandesoit au Gouverneur Général, soit 
à l'un des Préfets d'Algérie. Il en sera aussi déposé dans 
toutes les Sous-Préfectures et Commissariats civils. 

Les exposants d'animaux sont responsables de leurs dé- 
clarations, et si, par le fait et volontairement, les animaux 
sont mal classés et reconnus tels par le Jury, ils devront 
être iftis hors de concours. 

Art. 27. 

Toute déclaration qui ne sera pas parvenue au Gouver- 
neur Général, le 1*' juillet au plus tard, et qui ne contien- 
dra pas, en caractères lisibles, les renseignements indi- 
qués ci-dessus, sera considérée comme nulle et non 
avenue. 

Abt. 28. 

Aucun animal ni aucun objet ne pourra être enlevé sans 
la permission préalable du Président du Jury. 

Les propriétaires d'animaux ou de machines et instru- 
ments primés, devront les laisser, s'il y a lieu, à la dis- 



' - 45 ~ 

position du Jury, au moins un jour après la clôture de 
l'Exposition. 

Art. 29. 

Toute personne qui aura fait une fausse déclaration, 
ou qui aura volontairement détruit ou altéré, fait détruire 
ou altérer les marques indiquées à Tarticle 1 1 , sera ex- 
clue des concours, par le Jury, pour un temps plus ou 
moins long. 

Art. 30. 

La coupe d'honneur et les médailles d'or ou d'argent 
seront remises aux exposants récompensés, en séance pu- 
blique, à moins, toutefois, que les déclarations et les 
renseignements fournis ne soient pas su£Bsants, auquel 
cas, Tajournement peut être prononcé par le Jury. 

Les primes en argent et les médailles de bronze se- 
ront distribuées les dimanche 4 et lundi 5 octobre, soit 
à la Préfecture, soit au bureau du Commissariat de TEx- 
position. 

Art. 31. 

Toute contravention relative aux dispositions du présent 
arrêté et toutes les réclamations seront jugées par le Jury. 

Art. 32. 

«Aussitôt après la proclamation de la prime d'honneur 
et des prix, le procès-Terbal des différentes opérations du 
concours sera adressé par le Président du Jury au Gou- 
Terneur Général. 

Art. 33. 

Il pourra être déterminé certains jours pendant lesquels 
l'entrée à 1 Exposition donnera lieu à la perception, au 
profit de la Commune, d'un droit qui ne pourra excéder 
un franc par personne. 

Fait à Alger, le 24 février 1863. 

H^ PELISSIEB, î>€G DE Maljlkoff. 



a 



f-l 

es 



^ 






3 


Ji 


S 


•5 





e 


u 






1 
se 













H 




-< 




tf 




-< 


,. 


h3 


'«• 2 


U 


•^ c 


*» 


il 


Q 




S 




«u 




.'^ 




«D 




^-::'a 




F-i 




<X> co 








S 3 




C 









•-- C 




=3 9 




« 




3 




ÎZ * 








« ÎTÎ 




— OJ 




-<x> — 




•- a 








0-3D 




^ U 




CPL« 








s». «2 




a 




.ËPs 




eo 




s> 









CO tx 




J ^ 




C^w^ 




l-> «^ 




*« 




TS 



2 fe « a. a» p 

-< , o !? o «e 

> 7-^ o 3 » 

« crS o a « 

o qcsn 0.0 



S I 



M 

H 
U 






2 


- 


'O 


^ 






§ 






ë-^ 


a . 




c 


c 







•o 











=3 


G 
'S 




€3 


^ 




CO 


«M 




a 



> 

ce 




«J 


« 




,,^ 




Td 








t3 


^ 


c 







c 








&4 


f^ 


S 





î& 


B 


a 


TT 








Qw 












•eoaessieu qi ep 
aiVa 



o 

o 



-m 



en 
« ® *- 






PC 0) -y- •-• 

•M « S tn u ,2 

g 1^ = = '^ 









î: 




fco 


9 




a 


1 


a 





^ 


» 


S 




-V 







■9 





"* 






PQ 
O 



a> 


^ 


Z 


1 


H 
















H 




? 


-aî 


-§ 


PU 
< 




S 


? 


j 
U 





•îU 


« 




*<»> 




Q 















t/5 


S 




G 


^ 







«= 








S 



w .2 o-s -ë 

O «- O 



b3 
U 



Ois 



0-5 






-«I 



3 C 



^ 


s: 


S C3 


oc 
d") 


9 







^t-na 


Wî 





c3 





3 


"■© 


pQ 


e^ 


'ut 






eu 



-CJ 


t. £ 






e 

















a> 


•-ë:g 


c5 


00 


-§ 





.c; 


.^^ 


X3 



«2 


^g 


d 




o2* 




*^ 


a — 


C 


§•«■3 


'w Si 


C3 




% S 




c Sa 




U 


2 «S 




Sa 




5^&l 


^v© 




^3 



■■g™" 


Sa 


" 






g 


f| 






"S s 










ni 


o-s; 




S"" 




H «g 


(V.'tf 




-W^ — 


•OTJ 




A'<8 


•0 Q> 




£^ 


IK 







1C fl 




o> 


Û. G 




'W 






6h 






p b 






1 






w 






>Ba 






g 






s 






s a 






tm 






PS 






M 






1 (^ . 






•H 






H 






K ik 






e â 






jç 






•^- 








Ô 




0. 


a 
> 






. 






a 




M 







S 

S •« 


u 




P 


1 




i 






a 






ec ^ 






L> 


•: 











g 




ÙD 


•- 




J fe 























ss 


c 














S 
2 




SI 







a 

i 












a 






« 




s ^ 






g « 


1 






^^^ 


fi 



© a 

73 

O B 

© O 

S I 






(^ 


âS 


© 


.''a 




c 60 


c 


oS 


-© g 


P4 


s 









'CS 






« 






c 




© 




fcO 


2 


C3 


S 


bo 


«il 


c 




© 


^ 


a 


S 



^.<-^. 



o -2 



© ^ 

© — 



I II 

> ^« 

*« *«> (S 

© -«^ 

'«> :ë3 

© ^ c 
C © og 

■-H»— ^ c J2 
«J *= O 

ce»— fc - 



^ s. 

■•g 



§• 






BJ-3 5.T3 e 

«5 O o "^ «>- 
ft C C6 « o 

o :i-^^-'cj 
g^ M à" ff 2. 

=3 ^ ft 3 



5, f3 



v^. «-. 



O 

-<; 
o 

3 



5* 



«a O 


NOMBRE. Il 


ss _ 






5S 






9 3 






CD -* 


o. 




' ^. 


S 




5' 

o 

et' 


1 


§ 


•-S 


Q. 


S 


s 


B 




(A 


F 




2. 












-^, 






C»x 






l-J ^__ 


















B9 






S 












(t> 




D 


(« 


OB 




, , 


1 


n 


o 




p0 




Q} 


-o 


•-» 


3 


H 


CD 





C/3 




2! 


2. 












3^* 






3 ^— 






O 


o. 




B 


m 




o 


ce 




3 


•3 


W' ! 


CA 


i 


>• 


rî 


E. 


H 


•—• 






C^ 


« 




o 






Vi ■— " 






t/: 


















V3 




H 


CD 

3 


1 

o 


W 1 
3 1 

a ' 

w 1 


cT 






3 






cr5 ■ 


o 




0^ 


2:'-* = 






o-n "^ 


.7) ; 


.-» 


c :?c= 


'O 1 




o-x^c^ !! 


ftî' 






•3 




•-1 


co 




CDn 






CA 






o 


•o 




3 


3 




o 


•l 




•-s 


i 




rT 


p. 




-y. 


•55* 





oî 


â3 

e 


3- 


»3 

3 




en 





















Xi 


*i 




es 


2 




C 






o 






o 






3 






Ci 


•Tj 




O 


90 






» 




Kli 






o< 




.^ 



k— CD 

!- 

© CO 

o s 

-■CD. 
•3ÎO 
CD^O 



s 2 

c ® 

o ^ 

^^ s? 

m CD 

CD - 

CA CD 

3 



^ 





&9 


» 


X 


n 


fi»' 


c^ 

► 




?3 




;> 




H 













z 


rs 


1 





a« 


3 
3 


s 


ff 


f^ 


3 
CD 






CL 
»C»> 

•3 

C3 



CD 

3 



— 48 — 




CBRTIFIÉ CONFOUB : 

Alger, le 21 Mars 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
général des Services civils, 

SEBPH. 



ALGEB. — lUPBIMEaiE ET PAPETERIE BOUTEE. 



— 49 ^ 



BULLETIN OFFICIEL 



DU 



GOl]VERNEHËNT GËNËR4L 



DE rALGÉBIE. 



1868 



N^ 77. 



SOMMAIRE. 



I- 

13 

14 
15 

16 
17 
18 
39 



15ianv.l863. 

24janv.l863. 
31 janv. 1863. 

9 févr. 1863. 
17févr.l863. 

24 fér. 1863. 



ExproprialloD. — L'arrêté du 24 février 
1858, sauf en ce qui touche l'expropria- 
tion d'une parcelle de terrain apparte- 
nantau sieur Nért, est rapporté. (Arrêté). 

Placefi de ^aerre. — Réduction de la 

Sremière zone des servitudes de la place 
e Blidah. (Décret.) 

Col«iilflatioB.~ Concession au sieur El- 
Hàdj-bsn-Akkas-bbn-Aghour , de 240 
hectares de terre à Bordj bou Haïn et 
Bordj-Hammam. (Décret.) 

AdmiolsIrAiioD p^énérale. — Fixation 
du cadre et classification des conseillers 
de préfecture de l'Algérie. (Arrêté.) — 

Voirie urbaine. — Fixation des aligne- 
ments et des nivellements du village 
des Tremblfis. (Arrêté.) 

— Fixation des alignements et nivelle 
ments du village de Sidi KhaXed, (Ar- 
rêté.) 

4diiilDlfiiratloD eoaonuttBaie. — Fixa- 
tion des droits d'abattage à percevoir 
sur la viaùde de boucherie à l'abattoir 
de Boghar. (Arrêté.) 



PAC, 

51 
52 

53 
57 
58 



60 



— Si — 



Il os 
20 
21 



25 fév. 1863. 
25 fév. 1863. 
4 mars 1863 



lllllces. — Gréalion d'un corps de mi 
lice à rOued-Seghen, province de Cons- 
tantine. (Arrêté.) 

Ecoles ambe^-fraiiçalscs. — Création 
d'une école arabe-française à Laghouat. 
Arrêté.) 

£xproprlAtioo.— Expropriation de ter- 
rains nécessaires à fouverture des rues 
de la nouvelle ville de Bône. (Arrêté.).. 



61 
62 
63 



— M ^ 

R* 13.— ARRÊTÉ qui rapporte ^arrêté miniitériel du %4 février 
^ssa, sauf m ce qui touche l'expropriation dune parteUe de 
ttrrain appartenant au ekur Nâry. 

• * 

DU 15 JAKTIER 1863. 



AV XOM DE L^EMPEREIJR. 

Le Maréchal de France, GouTcmeur Général de l'Al- 
gérie, 

Vu la loi du 16 juin 1851 sur la constitution de la pro- 
priété en Algérie ; 

Yn le titre lY de Tordonnance royale du 1*' octobre 
1844 ; 

Ya les décrets du 11 juin et 18 septembre 1858^ mo- 
dificatifs de ladite ordonnance ; 

Yu le décret organique du 10 décembre 1860 ; 

Yn le décret impérial du 30 avril 1861 sur les attribu- 
tions du Conseil consultatif du Gouyerneur Général de 
l'Algérie ; 

Yu Tarrèté ministériel du 24 février 1858, qui ordonne 
l'eicproprîation définitive et immédiate : 1* de quatre par- 
celles de terrain indiquées au plan cadastral sous les nu- 
méros 11, 12, 17 et 17 bis; 2^ d'une autre parcelle de 
terrain portant sur le même plan le n^ 18, appartenant 
au sieur Néry ; 

Yu les délibérations du Conseil municipal de Blidah, 
en date du 25 juin 1862 et du 20 septembre de la même 
année, dans lesquelles ce Conseil a émis le vœu de voir 
rapporter l'arrêté ministériel du 24 février 1858, en ce 
qui concerne les parcelles de terrain désignées ci-des- 
sus sous les n®* 11, 12, 17 et 17 bis; 

Yu le plan des lieux ; 

Yu Tavis du préfet d'Alger;. 

Notre Conseil consultatif entendu ; ' 

Sur la proposition du Directeur général des services 
civils de l'Algérie ; 



— 52 — 

arrête: 

Art. l*"*. — Est rapporté l'arrêté iflinistériel du 24 fé- 
vrier 1858, en ce qui touche Texpropriation des quatre 
parcelles de terrain portées au plan sus- visé, sous les 
n** 1 1 , 1 2, 1 7 et 1 7 bis, et appartenant aux sieurs Four- 
rier, Bughe et Buisson. 

Art. 2. — Sont maintenus les effets dudit arrêté, en 
ce qui concerne seulement Texpropriation immédiate et 
définitive de la parcelle désignée au plan sous le n® 1 8, 
et appartenant au sieur Néry. 

Art. 3 . — Le Préfet du département d'Alger est chargé 
d*assurerrexécution du présent arrêté. 

Fait à Alger, au palais du Gouvenodcment, le 1 5 jan- 
vier 1863. 

Signé :W^ Pelissiér^ duc db Maujloff. 



N* 14. — DÉCRET IMPÉRIAL qui réduit la première zdne 

des servitudes de la place de Blidah. 

DU 24 JANVIER 1863. 

NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté na- 
tionale, Empereur des Français, 

A tous présents et à venir, salut. 

Yules lois deslOjuUlet 1791, 17 juillet 1819 et 10 
juillet 1851, concernant les servitudes imposées à la 
propriété pour la défense de I^Etat; 

Vu notre décret réglementaire du 10. août 185S, 
rendu pour Texécution desdites lois ; 

Yu le décret du 29 avril 1857, portant classement 
des places de TAlgérie ; 

Considérant que les servitudes de la ^lace de Blidah 
peuvent être réduites sans qu'il en résulte d'inconvé- 
nient pour le service militaire ; 

Avons décrété et décrétons ce qui suit : 

Art. ^^— La première zone des servitudes de la 



— 53 — 

place de Blidah est réduite de denx cent cinquante 
mètres à cent cinquante mètres seulement. 

Art. 2. — Il est créé dans les parties les plas rappro- 
ehées de la place^ c*est-à-dire entre la limite de la pre- 
mière zone réduite et le terrain militaire de Fenceintei 
un polygone exceptionnel dans lequel les constructipus 
même en maçonnerie pourront être autorisées, pourvu 
que leur hauteur soit limitée à quatre mètres sous 
laitage. 

Xes limites de la première zone et du polygone excep- 
tionnel sont indiquées sur le plan annexé au présent 
décret. 

ÂHT. 3. — La redoute de Mimich, près Blidah, est 
déclassée. 

. Akt. 4. — Notre Ministre secrét^aire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de 
TAlgérie sont chargés de Texécation du présent décret 
qui sera inséré au Bulletin des Lois et au Bulletin offi- 
ciel du Gouvernement de l'Algérie. 

Fait à Paris, le 24 janvier 1 863. 

Signé : NAPOLÉON. 

Par l'Emperear : 
Le Maréchal de France, 
Ministre secrétaire d'Etat au département de la Guerre. 

Signé : Raudou. 



N* 15. — DÉCRET portant concession au sieur El-Hadj-ben- 
Akkas-ben-Achour de UO hectares de t&ire à Bordj-bou-Haïn 
et Bordj'Hammam, dans la tribu des Ferdjiouah (province de 
Constantine). 

DU 31 JAI7VIER 1863. 



NAPOLÉON , par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français , 



— 54 — 

A tous présents et a venir, salut. 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au 
département de la Guerre, et d'après les propositions du 
Gouverneur Général de l'Algérie; 

Vu la demande formée par le sieur El-Hadj-ben-Akkas^ 
ben-Achour^ caïd des Ferdjiouah , dans le but d'obtenir la 
concession de 240 hectares de terre à Bordj-bou-Hain et 
Bordj-Hammam , dans la tribu des Ferdjiouah (cercle de 
Constantine) ; 

Vu Tacte de notoriété délivré , le 8 mars 1862 , par le 
juge de paix du canton Est de Constantine, conformément 
au décret du 23 avril 1852, constatant les ressources 
pé^îuniaires du demandeur ; 

Vu le certificat de remise de Fimmeuble par le service 
des Domaines au service de la Colonisation, en date du 
7 septembre 1862; 

Vu le plan dudit immeuble ; 

Vu la lettre du Général commandant la subdivision de 
Constantine, en date du 27 mai 1862f, constatant que le 
sieur Bou-Akkas-ben-Achour occupe depuis longues an- 
nées l'immeuble précité et y a fait exécuter des travaux 
importants ; 

Vu l'avis du Conseil consultatif du Gouvernement de 
l'Algérie, en date du 31 octobre 1862 ; 

Vu. la loi du 16 juin 1851 sur la constitution de la 
propriété en Algérie ; 

Vu les ordonnances des 21 juillet 1.845, 4 juin et P' sep- 
tembre 1847, et le décret du 26 avril 1851 , relatifs aux 
concessions des terres en Algérie ; 

Vu Tarticle 27 du décret du 25 juillet 1860 sur l'alié- 
nation des terres domaniales en Algérie ; 

Notre Conseil d'Etat entendu , 

Avons décrété et décrétons ce qui suit : 

. Art. 1". — n est feit concession au sieur £l-Hadj-ben- 
Akkas-ben-Achour, caïd des Ferdjiouah, d'un terrain do- 
manial d'une contenance de deux cent quarante hectares 
(240 h.), situéàBordj-bou-Haïn et Bordj-Hammam, dans 



— 56 — 

la tribu des Ferdjioaah (oetde de GonstantiBe), tel qii*il 
est figuré an plan ci-annexé. 

Art. 2. — Le concessionnaire 8ei:Yira à l'Etat une rente 
annuelle et perpétuelle de un franc par hectare, soit deux 
cent quarante francs (240 fr.), payable par trimestre et 
d'avance à la caisse du receveur des Domaines à Gons- 
tantine. 

Cette rente sera rachetable, conformément aux dispo- 
sitions du titre m de l'ordonnance du T' octobre 1844. 

U sera tenu, en outre, des charges et impôts établis ou 
à établir sur la propriété en Algérie. 

Art. 3. — U devra construire sur le terrain ci-dessus 
désigné une maison d'habitation en maçonnerie à usage 
de ferme, avec dépendances, susceptible de loger le per- 
sonnel et le matériel nécessaires pour l'exploitation du 
sol concédé. 

Les constructions devront être achevées dans le délai 
d*an an , à partir du jour de la mise en possession. 

Art. 4. — Il devra entretenir en bon état de conser- 
vation les canaux de dessèchement et d'irrigation qui tra- 
versent ou traverseront sa propriété, et planter leurs bords 
d'arbres à son choix. 

n devra également curer et nettoyer les cours d'eau 
non navigables ni flottables qui traversent ou bordent la 
propriété concédée, conformément aux lois et règlements 
qui régissent la matière en France , sans préjudice des 
lois et règlements concernant l'Algérie. 

Art. 5. — Il est autorisé à faire usage des souraes et 
cours d'eau existants sur ledit terrain, conformément à la 
législation et aux règlements existants ou à intervenir sur 
le régime des eaux en Algérie. 

Art. 6. — H ne pourra user ou tirer parti des chutes 
d'eau existant sur les terrains concédés qu'autant qu'il 
en aura régulièrement obtenu l'autorisation. 

Art. 7. — Il sera tenu pendant dix ans d'abandonner 
à l'Etat, sans indemnité, les terrains nécessaires à l'ou- 
verture des routes , chemins , canaux et autr^es ouvrages 
d'utilité publique. 



— 56 — 

Les serrices des Ponts et chaussées et du Génie auront 
la faculté de ramasser ou d'extraire, dans toute retendue 
de la concession , les matériaux nécessaires à la construc*- 
tion ou à l'entretien de ces travaux , sans que le conces- 
sionnaire puisse prétendre à aucune indemnité , sauf à 
titre de dédommagement dans le cas où des dégâts auraient 
été causés à ses récoltes ou h ses constructions, soit par 
les fouilles, soit par le passage des Toitures. 

A l'expiration des dix années prévues au premier pa- 
ragraphe du présent article, les terrains qui seront occu- 
pés pour l'extraction des matériaux nécessaires aux tra- 
vaux dont il s'agit , pourront être payés au concession- 
naire comme s'ils eussent été pris pour l'emplacement de 
routesou autres ouvrages d'utilité publique, n n'y aura 
lieu à Mre entrer dans l'estimation la valeur des maté- 
riaux h extraire, que dans le cas où l'on s'emparerait d'une 
carrière déjà en exploitation. Alors lesdits matériaux se- 
raient évalués d'après leur prix courant, abstraction 
faite de l'existence et des besoins de la route pour la- 
quelle ils seraient pris , et des constructions auxquelles 
ils seraient destinés. 

L'Etat se réserve la propriété des objets d'art antiques 
et architecture, tels que mosaïques, bas-reliefs, statues, 
débris de statues, médailles, etc., qui peuvent exister sur 
la concession. 

Art. 8. — Toutes les règles établies par le décret du 
26 avril 1851 , qui ne sont pas contraires au décret du 25 
juillet 1860, sont applicables à la présente concession. 

Art. 9. — Notre Ministre secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Algérie 
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécu- 
tion du présent décret. 

Fait à Paris, le 31 janvier 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 
{MUT rEmpereur : 
Le Maréchal de France , Ministre secrétaire d'Etat 
a}« département de la Guerre , 

Signé : Bakdoix. 



— 67 — 



«• 16.— ARRÊTÉ portant fixation du cadre normal et classir 
fication des conseillers de préfecture de V Algérie, 

DU 9 FÉTfilXR 1863. 



▲U NOM DE L EMPEEEUB. 

Le Maréchal de France, GouTernenr Général de l'Al- 
gérie, 

Tu le décret impérial du 18 décembre 1862, sur la 
classification et les traitements des conseillers de préfec- 
ture de FAIgérie et la division de ces fonctionnaires en 
trois classes ; 

Sur la proposition du Conseiller d'Etat, directeur gé- 
néral des Services civils , 

ARRÊTE : 

Art. !•'. — Le cadre normal des conseillers de pré- 
fecture du Alg^e est fixé ainsi qu*il suit : 

Trois conseillers de 1" classe, à 5,000 f. . • 15,000 
Trois conseillers de 2* classe , à 4,500. • • • 13,500 
Quatre conseillers de 3* classe, à 4,000 .... 1 6,000 



Total des traitements 44,500 



Art. 2. — Les conseillers qui, antérieurement au 18 
décembre, jouissaient d'un traitement inférieur à 4,000 f., 
recevront ce traitement et seront titularisés de 3* classe à 
dater du l*' janvier 1863. 

Seront également titularisés de 3' classe, les conseil- 
lers jouissant d'un traitement de 4,000 fr. et qui n'auraient 
pas accompli au V" janvier 1863 les cinq années d'exer- 
cice exigées par le § III de Tart. P' du décret précité. 

Les conseillers de préfecture jouissant d'un traitement 
de 4,500fr., et ayant accompli cinq années d'exercice en 
jouissance de ce traitement, seront promus à la V* classe, 
ce qui n'aura lieu toutefois qu'en se renfermant dan$ lei 
limite réglementaire et par rang d'ancienneté, 



— 58 — 

Ceux qui n'aoront pas accompli cinq années de grade 
oa qui , en raison da maximum fixé par le décret , ne 
pourraient être promus, seront titularisés de 2* classe. 

Art. 3. — Le Conseiller d'Etat, directeur général des 
serrices civils, est chargé de Texécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement, à Alger, le 9 février 
18J3. 

Le Gouverneur Général^ 
Signé : M'* Pelissier, buc de Malàkoff. 



N* 17.— ARRÊTÉ portant fixation des alignements et des ni- 
tellements' du village des Trembles. 

DU 17 FÉvaiER 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie ; 

Vu lë décret du 10 décembre 1860, sur le gouver- 
nement et la haute administration de l'Algérie ; 

Vu Tarrèté ministériel du 27 janvier 184G, en ce qui 
concerne les plans d'alignement des villes et villages, 
de l'Algérie ; 

La décision ministérielle du 25 janvier 1849, sur la 
rédaction de ces plans ; 

Le décret impérial du 8 janvier dernier, portant créa- 
ticm d'un centre de population aux Trembles (division 
d'Oran) ; 

Sur la proposition du général commandant la divi- 
sion d'Oran. 

ARRÊTE : 

Art. 1®'. — Les alignements et les nivellements du 
village des Trembles (division d'Oran) sont et demeu* 
rent fixés conformément au plan ci-annexé. 



— 5»,— 

Âsx. 2. -^ Une expéditioa de ce plaa sera affichée 
dans un local désigné à cet effet po^r y rester à la 
disposition da public. 

Art. 3.— Le Général commandant la division d*Oran 
est chargé de Texécution du présent arrêté. 

Alger» le 17 février 1863. 

Signé : M** Pelissier, duc i>b Malakoff. 



N* 18. —ARRÊTÉ portant fixation des alignements et des nivel- 
lements du village de Sidi-Khaled. 

DU 17 FEVRIER 1863. 



AU ITOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France , Gouverneur Général de TAl- 
gérie, 

Vu le décret du 10 décembre 1860, sur le gouverne- 
ment et la haute administration de TAlgérie ; 

Vu Tairêté ministériel du 27 janvier 1846, en ce qui 
concerne les plans d'alignement des villes et villages de 
l'Algérie; 

La décision ministérielle du 25 janvier 1849 sur la ré- 
daction de ces plans : 

Le décret Impérial du 8 janvier 1863 portant création 
d'un centre de population de soixante jfèux h Sidi-Khaled 
(division d'Oran) ; 

|4 Sur la proposition du Général commandant la division 
d'Oran ; 

ARRÊTE : 

Art. 1". — Les alignements et les nivellements du 
Tillage de Sidi-Rhaled (division d'Oran) sont et demeu** 
rent fixés conformément au plan ci -annexé. 

Art. 2. — Une expédition de ce pliti^^sera affichéQ 



— 60 — 

dans un local désigné h cet effet , pour y rester à la dispo- 
sition du public. 

Art. 3. — Le Général commandant la division d'Oran 
est chargé de Texécution du présent arrêté. 

Alger, le 17 février 1863. 

Signé : M^ Peussier, duc de Malakoff. 



N* 19. -— ARRÊTÉ portant fixation des droits Rabattage à peree^ 
voir swr la viande de boucherie à l'abattoir de Bo|^har. 

DU 24 FÉVRIER 1863. 



AU ITOM DE l'empereur. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie , 

Vu le décret impérial du 7 août 1856, relatif à la tari- 
fication du droit d'abattage des bestiaux ; 

Vu le décret impérial du 27 octobre 1858, sur l'orga- 
nisation administrative de l'Algérie ; 

D'après la proposition du Général commandant la di- 
vision d'Alger; 

Sur le rapport du (Conseiller d'Etat, Directeur général 
des services civils ; 

ARRÊTE : 

Art. r'. — A partir du 10 mars 1863, des droits d'a- 
battage seront perçus sur la viande de boucherie à l'abat- 
toir de Boghar. 

Art. 2. — Les droits d'abattage perçus pour chaque 
tète de bétail , conformément au décret impérial du 7 
août 1856 sus- visé, sont fixés ainsi qu'il suit : 

Taureaux 8 fr. 00 c. 

Bœufs 6 00 

. Vaches âgées de moins de 9 ans. . . . 7 00 
Taches Agéles de plus de 9 ans 5 00 



— 6i — 

Veaux 2 00 

Béliers 1 50 

Moatons. • : 75 

Brebis Agées de moins de 6 ans/. . . 1 50 

Brebis âgées de plus de 6 ans 75 

Chèvres et boucs 1 50 

Agneaux et chevreaux 75 

Porcs 5 00 

Art. 3. — Le Général commandant la division d'Alger 
est chargé de Texécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement, le 24 février 1863. 
Signé : M^ Pelissibb , duc de Malakoff. 



N* SO. » ARRÊTÉ portant création d^un corps de milice à 
{'0u6d-Seguen fprojcince de Constantine). 

DU 25 FÉVRIER 1863. 



AU HOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de FAl- 
gérie ; 

Vu le décret impérial du 9 novembre 1859, sur Torga- 
nisation des milices en Algérie ; 

Yu la proposition du Préfet du département de Cons- 
tantine ; 

Sur le rapport du Conseiller d'Etat , Directeur général 
des services civils ; 

ARRÊTE : 

M' 

Art. I". — n est créé un corps de milice (compagnie 
d'infanterie ou de sapeurs-pompiers) à TOued-Seguen , 
arrondissement de Constantine , comprenant les Ouled- 
Arema et Bou-Ikni , ses annexes. 



— 62 — 

Aat. 2. — Le Préfet du département de Constantine 
est chargé d'assurer l'exécution du présent arrêté. 
Fait au palais du Gouvernement, le 25 février 1863. 
Le Gouverneur Général^ 
Signé : M^> Pelissier , Duc de MALjiKOFF. 



n* 31. ^ARRÊTÉ ponant création (Tune école arabe-française 
à Ldghouat (province (T Alger), 

DU 25 février 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France , Gouverneur Général de l'Al- 
gérie, 

ARRÊTE : 

Art. !•'. — Une école arabe-française est créée à 
Laghouat , subdivision de Hédéah. 

Art. 2. — Le personnel de cette école comprend : 

1^ Un instituteur français, recevant un traitement an- 
nuel de 1,500 francs; 

V Un surveillant arabe , recevant un traitement an- 
nuel de 360 francs. 

Art. 3. — Les traitements de l'instituteur et du sur- 
veillant, les frais d'acquisition du premier matériel, ceux 
qu'entraînera ultérieurement son entretien , seront sup- 
portés par le budget des centimes additionnels de la 
subdivision de Médéah. 

Art. 4. — Le Général commandant la division d'Alger 
est chargé de l'exécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement, le 25 février 1863. 

Signé : M^ Pelissier , Duc de Malakoff. 



— 63 - 

N* 22. — ARRÊTÉ portant expropriation d$ terrains nécessaires 
à Couverture des i^ues de la nouvelle ville à Bdne. 

DU 4 MABS 1863. 



AU IVOM DE L EMPEBETJR. 

Le Maréchal de France, Gcayerneur Général de F Al- 
gérie / 

Va le décret impérial du 10 décembre 1860 sur le 
gouTcrnement et la haute administration de TAlgérie ; 

Yu la loi du 16 juin 1851 (article 19) sur la constitu- 
tion de la propriété en Algérie ; 

Vu le titre lY de Fordonnance du 1" octobre 1844 et le 
décret impérial du 8 septembre 1859 ; 

Yu le décret impérial du 1 1 juin 1858, déterminant les 
formes à suivre lorsqu^il y aura lieu de procéder à Tex- 
propriation d'urgence ; 

Yu Tarrêté ministériel du 24 août 1859, qui fixe le 
plan général de la Tille de Bône ; 

Yu la décision du Préfet de Gonstantine en date du 
13 juin 1862, qui a apporté dans ce plan quelques mo- 
difications de détail que le Ministre avait autorisées 
d'avance ; 

Yu le plan des lieux ; 

Yu les publications fiaites à Bône et le procès-verbal 
d'enquête ; 

Yu l'avis du Conseil de préfecture en date du 28 
novembre 1862; 

Considérant qu'il n'y a pas lieu de s'arrêter à la récla- 
mation formulée par les héritiers Senadelli, attendu que 
les tribunaux en sont saisis ; 

Sur la proposition du Préfet de Gonstantine et l'avis 
conforme du Conseil consultatif en date du 9 janvier 1 863; 

ABkÊTE: 

Aht. l*'. — Est déclarée d'utilité publique l'expropria- 
tion des terrains situés dans la nouvelle ville de Bône , 
nécessaires à l'ouvertoe des rues, et sur lesquels l'admi- 



— 64 — 



nistratipn a fait exécoter des travaux d'utilité publique, 
lesdits terrains désignés au tableau suivant : 



MOUS 
des 

PROPRIÉTÀIEKS PRisUlfis 



NOMS 
des 

RUB8 IT PLACES. 



Senadelli . 



Rue de l'Écluse 

Rue de Boudjemah.. 
Rue du Caravansérail 

Rue Valicon 

Rue Lemercier 

|Pla'' du Caravansérail 

Rue de la Marine 

Rue Perrégaux 

Rue de Tébessa 



80PBRFICIES 

▲ EXPROPIUBR. 



partielles. I totales. 



m. 

504 

688 

441 

1.232 

1.850 

1.225 

1.062 

543 

30 



»>7 



RrondA \^^^ ^® Perrégaux ... 1 774 »j „ 
^^^^^^ JRuede Tébessa |l.472 ») ^ 

Ladavèze (Place Bugeaud | 580 »1 

Mesire |Place Bugeaud 1.049 a>| 1 

Plaee Bugeaud 1.958 50] 

Rue Eugénie 

Leroux etRicordeau. {Place Eugénie 

Rue Mesmer 

Place Eugénie. . . . 



675 62 



246 > 

580 
049 > 




.861 50| 
689 75( 1.689 75 



Toia! des surfaces à exproprier 17.001 



i 



Art. 2. — L'expropriation définitive de ces terrains 
est prononcée. 

Art. 3. — La prise de possession aura lieu d*urgence. 

Art. 4. — Le Préfet du département de Gonstantine 
est chargé de Texécution du présent arrêté. 

Alger, le 4 mars 1863. 

Signé : M^ Pelissier , Duc de Malakoff. 



CERTIFIÉ CONFORHB : 

Alger, le 15 avril 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services cifyils, 

SEBPH. 




ALGER. — IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 



— 65 — 



BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOUVERNEMENT 6ÉNÊML 

DE L'ALGÉRIE. 



18«8 



N' 78. 



SOMMAIRE. 



25 

27 



29 

451 



DAn». 



4 man 1863. 

5 m^rs 1863. 

6 mars 1863. 

13 mars 1863. 
18 mars 1863. 



Dates divers 



IPAO* 



fix|ivo|irlAtioa.-^ Expropriation de ter- 
rains nécessaires à rouverture des rues 
de la nouvelle ville de Bône. (Arrêté.). . 

Counerce el navigation.— Nomination 
des membres Je Tenquôte ouverte sous 
la présidence de M. de Forcade La Ro- 
quette, Sénateur, sur la marine mar- 
chande en A Igérie. (Arrêté.) 

Expropriation. — Expropriation de 4 

f harcelles de terrain nécessaire pour 
'établissement du marché aux bestiaux 

à Blidah. (Arrêté.) 

Impôts arabes. — Remise entière del'im- 

§ot achouT, pour 1862, aux indigènes du 
istrict civil de Harengo. (Arrêté.) 

Chemins de ier.-^ Expropriaiion,^ Ex- 
propriation d'un immeuble bâti, situé 
a FAgha, et nécessaire pour rétablisse- 
ment de la gare du chemin de fer d'Al- 
ger à Blidah. (Arrêté.) 

Expropriation. — Expropriation d'une 
maison nécessaire à rétablissement du 
palais de justice à Gonstantine. (Arrêté). 

HSHTIONS DIYXR8X8 



71 



72 



73 
74 
à 
80 



^ 66 ~ 

N^ 23. — ARRÊTÉ portant expropriation de dii>er$ terraim 
nécessaires à Vomerture des rues de la nounelU ville à Bône. 

DU 4 MABS 1863. 



AU ROM D£ L BMPEREIJR* 

Le Maréchal de France , Gouvemeor Général de TAl- 
gérie , 

Vu le décret impérial du 10 décembre 1860, sur le 
gouvernement et la haute administration de T Algérie ; 

Yu la loi du 16 juin 1851 (art. 19), sur la constitution 
de la propriété en Algérie ; 

Vu le titre IV de Fordonnance du l*' octobre 1844, ré- 
glant les formalités à observer en matière d'expropriation 
pour cause d'utilité publique ; 

Vu le décret impérial du 8 septembre 1 859 ; 

Vu Tarrété ministériel du 24 août 1859, qui fixe le 
plan général de la ville de Bône ; 

Vu la décision du Préfet de Gonstantine , en date du 
13 juin 1362, qui a apporté dans ce plan quelques mo- 
difications de détail que le Ministre avait autorisées 
d'avance ; 

Vu le plan des lieux ; 

Vu les publications faites à Bdne et le procès-verbal 
d'enquête ; 

Sor la proposition du Préfet de Gonstantine et l'avis 
conforme du Gonseil consultatif, en date du 9 janvier 1 863 ; 

ARRÊTE : 

Art. l*'. — Est déclarée d'utilité publique l'expro- 
priation des divers terrains nécessaires à l'ouverture des 
rues de la nouvelle ville de Bône et désignés au tableau 
suivant : 



— 67 — 



ROMS 

des 

PRoraniTÀiiiES PRisciiis. 



NOMS 
des 

RUES ST PLAGES. 



Senadelli . 



Rue 
Rue 
Rue 
|Rue 
Rue 
Rue 
Rue 
Rue 
Rue 

Lacombe jJ^J^ 

Rue 
Rue 

Clinac et CriDquant.{|^y| 

Rue 
Rue 
(Rue 
jRue 
'iRue 
IRue 

Lwoux et Ricordeaujl^y® 



Mestre 



Bonthoux. 



JRue 
'iRue 



de la Boudjimah. 

ValicoD 

Mesmer 

Bouscarin 

des Karésas 

de la Mecque . . . 

de l'Oasis 

de Jérusalem . . . 

Perrégaux 

de la Mecque . . . 

{Négrier 

Bouscarin 

des Karésas 

de la Mecque 

de l'Oasis 

de Jérusalem ... 

Négrier 

Bouscarin 

de la Mecque 

de Jérusalem — 

Négrier 

Mesmer 

Bouscarin 

de TÉdough 

Randon 



Marat 



\Rue Randon 

(Rue des Santons.. 

IRue Bouscarin . . . 
Rue de l'Édough . 
Rue Randon 
Rue des Santons.. 
Rue Charry ...... 

(Rue Bouscarin.. 

Badenco ÎRue Randon 

(Couis Napoléon. 
Rue Mesmer — 
Rue Perrégaux.. 
Rue Bouscarin.. 
Place Charry — 
Rue de l'Arcade . 
.Cours Napoléon. 

Bronde, V Savona (Rue Randon. . . . 
et Ricordean . (Rue des Santons . 



Seyman 



SUFERFICfES 
A BXPROPUpa. 



parUelles. totales. 



m. c. 

468 
1.680 
1.854 

400 

621 

693 

630 

351 



315 ») 
05 



148 501 
1.240 
468 
432 
648 
670 
306 
540 
99 






342 
105 
648 
160 
657 
260 
675 
68 
273 
549 
846 
1.440 
147 
927 
693 
170 



423 

^16 
537 
432 »j 

418 >) 
176 ») 
>S 



337 50) 



6.757 

463 50| 
3.764 

1.692 > 

753 
850 > 
518 » 

1.830 > 
1.016 

4.602 » 
.507 50 



Total des surfaces à exproprier 22.753 » 



— 68 — 

Art. 2. — Le Préfet du département de Constantine 
est chargé de rexécution du présent arrêté , qui sera 
publié dans la forme accoutumée. 

Alger, le 4 mars 1863. 

Le Gouverneur Général ^ 
Signé : M^ Pelissier , duc de Malakoff. 



N« 24. «. ARRÊTÉ portant nomination des membres de Venquêle 
omette sous la présidence de M. de Forcade La Roquette, Sé- 
nateur en mission, sur la marine marchande, en Algérie. 

DU 5 MARS 1863. 



AU KOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouyerneur Général de TAl- 
gérie , 

Vu la dépêche de S. Exe. M. le Ministre de TAgricul- 
ture, du Commerce et des Travaux publics , qui désigne 
M. de Forcade La Roquette, Sénateur, membre du Conseil 
supérieur du Commerce, pour procéder, en Algérie, aune 
enquête sur la marine marchande ; 

ARRÊTE : 

Art. r*". — nsera procédé, sous la présidence de M. de 
Forcade La Roquette « Sénateur en mission, à Tenquête 
sur le commerce et la navigation de l'Algérie, à partir de 
lundi 23 mars 1863. 

Art. 2. — Sont nommés membres du Conseil supérieur 
de Tenquête : 

M. Mercier -Lacombe, Conseiller d'Etat, Directeur 
général des Services civils ; 

M. Jusuf , Général de division, commandant la division 
d'Alger; 

H. de Yaulx , Président du Conseil général de la pro- 
vince d* Alger ; 



— 69 — 

M. Pierrey, Procureur général ; 

M. de Maisonneuve, Inspecteur général des Finances; 

M. Toustain du Manoir, membre rapporteur da Conseil 
consultatif de l'Algérie ; 

M. "Warot, Président du Tribunal de Commerce d*Alger ; 

M. Sarlande, Maire d'Alger; 

M. Duserech , Directeur des Douanes ; 

M. Solhaune , Président de la Chambre de Commerce 
d'Alger; 

M. de Yialar, Président de la Chambre consultative 
d'Agriculture d'Alger; 

M. Ben-Marabet, membre de la Chambre de Commerce; 

M. Salmon (Ange); membre de la Chambre de Commerce. 

Akt. 3. — M. de Cès-Caupenne , Chef de division à la 
Direction générale des Services civils , remplira auprès 
du Conseil supérieur les fonctions de Commissaire géné- 
ral et aura voix délibérative. 

M. le vicomte de Périgny remplira les fonctions de 
Secrétaire du Conseil supérieur. 

Et MM. Audric , secrétaire de la Chambre de Commerce, 
et CafiBn, commis principal des Contributions indirectes, 
détaché à la Direction générale des Services civils, celles 
de Secrétaires-adjoints. 

Fait an palais du Gouvernement, le 5 mars 1863. 
Signé: M** PfiLissiER, duc de Malakoff. 



jje 25. — ARRÊTÉ portant expropriation de quatre parcelles 
de terrain nécesàaires pour V établissement du marché aux 
bestiaux de Blidah. 

DU 6 MABS 1863. 



AU IfOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France , Gouverneur Général de l'Al- 
gérie , 



— 70 — 

Vu là loi du 16 juin 1851, sur la constitution de la ptxh 
priété en Algérie ; 

Vu le titre IV de l'ordonnance du 1*"* octobre 1844, qui 
règle les formalités à observer en matière d'expropriation 
pour cause d'utilité publique ; 

Vu le décret du 8 septembre 1859 , modificatif de la- 
dite ordonnance ; 

Vu le décret organique du 10 décembre 1860; 

Vu le décret impérial du 30 avril 1861 , sur les attri- 
butions du Conseil consultatif du Gouvernement général 
de l'Algérie ; 

Vu le plan des lieux ,- 

Vu les publications faites à Blidah et le procès^ verbal 
d'enquête ; 

Sur la proposition du Préfet d'Alger et l'avis conforme 
du Ck>nseiller d'Etat, Directeur général des Services civils; 

ARRÊTE : 

Art. 1*'. — Est déclarée d'utilité publique l'expro- 
priation de quatre parcelles de terrain , d'une superficie 
totale de 2 hectares 04 arcs 09 centiares, nécessaires a 
l'établissement du marché aux bestiaux de Blidah , por- 
tant les n" 125, 126, 128 et 129 du plan de la banlieue 
(section B) et signalées comme appartenant aux sieur Ny er 
et Fiol, à la demoiselle Marchand et au Domaine. 

Art. 2. — Le Préfet du département d'Alger est chargé 
de l'exécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement, le 6 mars 1863. 
Signé : M** Peussier , duc de Malàkoff, 



— 71 — 

R* 96. ^ àMMÉTÉ par Uqu$l remiês entière de Fimpôt achour 
€9l accordée, pour 48Si, aux mdigèTiôs du diitrici civil de 
Marengo. 

i>u 13 MAHS 1863. 



àc nom de l empereur. 

Le Maréchal de France, Goayerneiir Général de F Al- 
gérie, 

Vu Farrété ministériel du 19 février 1859, relatif à 
Tassiette des impôts arabes, art. 3, S ST; 

Ta notre circulaire du 29^ juillet 1862 , au paragraphe 
des remises ou modérations à titre gracieux ; 

Tu les propositions du Sous-Préfet de Blidah et du 
Conseiller d^Etat, IMrecteur général , Préfet d'Alger ; 

Yu le procès-Teri)al dressé par les Commissaires dé« 
légués à cet efiet ; 

Considérant que les indigènes du district de Marengo 
ont été doublement éprouvés dans leurs récoltes et dans 
leurs troupeaux, pendant le cours de Tannée 1 862, par des 
intempéries exceptionnelles et une épizbotie meurtrière; 

Sur le rapport du Conseiller d'Etat, Directeur général 
des Services civils ; 

arrête: 

Art. 1''. — U est accordé aux indigènes du district 
civil de Marengo, remise entière de Fimpôt achour y pour 
Tannée 1862. 

Art. 2. —Le Préfet du département d'Alger est chargé 
d'assurer Fexécution du présent arrêté. 

Fait à Alger, le 13 mars 1863. 

Pour le Gouverneur Général , en tournée , 
et par délégation : 

Le ConsdUer d'Etat, Directeur général des Services etVffo, 
Signé : G. Hercier-Lagomre. 



~72 — 

'Vm. -^ARRÊTÉ portafU expropriation d'tm immeuble.bâU, 
sUui à VAgha et néce^iavrepow Vétablitsement de la gare du 
chemin de fer ^ Alger à Blidah, 

DU 18 MARS '1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de. France , Gouveraeur Général de FAl- 
gérie, 

Vu le décret du 10 décembre 1860, sur le gouveme- 
ment et la haute administration de F Algérie ; 

Yu la loi du 16 juin 1 851 , sur la constitution de la pro- 
priété en Algérie, le titre IV de Tordonnance du 1*' oc- 
tobre 1844 et le décret du 8 septembre 1859 ; 

Vu le décret du 1 1 juin 1858 , déterminant les formes 
à suivre lorsqu'il y a lieu de procéder à Texpropriation 
d'urgence , pour cause d'utilité publique ; 

Vu le plan des lieux ; 

Vu les publications &ites à Alger, ainsi que le procès- 
yerbal de Tenquète ouverte conformément aux lois, or- 
donnances et décrets susvisés ,* 

Vu l'avis du Conseil de préfecture , en date du 7 fé- 
vrier 1863; 

Considérant que les observations présentées par le pro- 
priétaire sont à faire valoir devant le tribunal qui doit 
arbitrer l'indemnité ; 

Sur la proposition du Préfet du département d'Alger, 
et conformément à l'avis émis par le Conseil consultatif 
dans sa séance du 1 1 mars courant ; 

ARRÊTE : 

Art. r'. — Est déclarée d'utilité publique l'expropria- 
tion d'un immeuble bâti , situé à l'Agha , commune d'Al- 
ger, signalé comme appartenant au sieur Trémoux et né- 
cessaire à l'établissement de la gare du chemin de fer 
d'Alger à Blidah , dite gare extérieure d'Alger. 

Art. 2. — L'expropriation définitive de cet immeuble 
est prononcée. 



^78 ^ 



Aat. 3. — La prise de possession aura lieu d'urgenoe. 
Art. 4. — Le Préfet du département d*Alger est chargé 
de Texécution du présent arrêté. 

Alger, le 18 mars 1863. 

Signé : M^' Pelissieb , duc de Malakoft. 



W 28. — ARRÊTÉ portant expropriation éPune maison néces- 
saire à Vétablissement du palais de justice à Gonstanline. 

DU 18 MARS 1863, 



AU jrOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France , Gouverneur Général de FAI- 
gérie, 

Yu[le décret impérial du 10 décembre 1860, sur le 
gouyemement et la haute administration de TAlgérie ; 

Yu la loi du 1 6 juin 1 85 1 , sur la constitution de la pro- 
priété en Algérie ; le titre IV de Tordonnance du P'' oc- 
tobre 1844 y et le décret impérial du 11 juin 1858, déter- 
minant les formes à suivre lorsqu'il y aura lieu de procé- 
der à Texpropriation d'urgence ; 

Yu les publications faites à Constantine, ainsi que le 
procès-Yerbai d'enquête et l'avis du Conseil de préfecture ; 

Sur la proposition du Préfet de Constantine et Tavis 
conforme émis par le Conseil consultatif dans sa séance 
dn 11 mars 1863; 

Considérant qu'il n'y a pas lieu de s'arrêter aux obser- 
vations présentées au nom des propriétaires ; 

Yu l'urgence; 

arrête: 

Art. 1". — Est déclarée d'utilité publique l'expropria- 
tion d'une maison désignée au tableau suivant et qui doit 
être annexée au terrain destiné à la construction du palais 
de justice de Constantine. 



- 74 - 



lUTUU 

de 

9I.B. 


SITUiTIOH. 


CONTENANCE 

•pproximalive en 

mètres carrés. 


KOXS 

des 

»boipbi£taibes Fftismi^t. 


Maison. 


rue Pottîer 
impasse. 


183 mètres, y 

compris les 

mitoyennetés à 

acquérir. 


!• Mardochée Genasia ; 2* 
Kalfa Genasia ; ^ Nonna 
Nakache ; 4* Ichoua 
Guedj ; 5* M'saouda ko- 
nizerate; 6* David Guedj; 
7* Kalfa Âttali. 



Abt. 2. — L'expropriation définitive de cet immeuble 
est prononcée. 

Art. 3. — La prise de possession anra lieu d'urgence. 

Art. 4. — Le Préfet du département de Gonstantine 
est chargé de l'exécution du présent arrêté. 

Alger, le 18 mars 1863. 

Signé i W^ Pelissœr « duc dk Malakoff. 



N* S9. **- MiLiCBS. -^ Par arrêté de M. le Général de division, 
sous-gouverneur (le Gouverneur Général absent), en date du 6 
Janvier, les nominations suivantes ont eu lieu dans le corps de 
Milice dé la commune de Gonstantine : 

EATAIIiLON »'INFANTBRIB. 

Sttêmpagnie. — Capitaine : H. Esparseil (Joseph- Adrien), 
en remplacement de H. Joly de Brésilien, démissionnaire. 

4* compagnie. — Lieutenant : M. Cohen (Lazare), en rempla- 
cement de M. Ronné, démissionnaire. 

5* ct'mpa^nia.— Capitaine : M. Isnard (Jean-Baptiste), en rem- 
placement de M. Toye^ qui a quitté Gonstantine. 

Lieutenant en premier : M. Lesbros (Joseph), en remplace- 
ment de M. Luciani, démissionnaire. 

Sous-lieutenant : M. Berthier (Eugène), en remplacement de 
H. Soulage, qui a quitté la commune. 

6* compagnie. — Lieutenant en 1" : M. Orssand (Etipnne), 
en remplacement de M. Saucourt, démissionnaire. 

8* compagnie. — Lieutenant en T' : M. Beurcier (Joseph), en 
^remplacement de |l. Genesté, démissionnaire . 



— n — 

R* %.— Mines.— Pararrêlé de M. legénérâl de division, sous- 
gouverneur (le Gouverneur Général absent), en dAte du 9jan« 
vier 1863, M. Dutruge, François, instituteur à Baina, a été auto* 
risé, sous la réserve des droits des tiers : 

1* Â exécuter d^s recherches de mines de cuivre et autres 
métaux connexes dans un périmètre défini et limité par le plan 
annexé â l'arrôlé, et situé au lieu dit Djendelit subdivision de 
Batna, province de Gonstanline ; 

2* A disposer des minerais provenant de ses travaux derecoa* 
naissance. 

La durée de cette permission a été fixée à deux années. 



N* 31. — ËCOLE PRfiPÀlÀTOIRE DE MÉDECINE ET DE PHAEMÀCIV. 

-^ NêmindHon é^iUtes boursiers indigèms. ^ Par arrêté du 
général de division, sous-gouverneur (le Gouverneur Général 
absent), en date du 9 janvier 1863, sont nommés pour suivre les 
cours de l'École préparatoire de médecine et de pharmacie d'Al- 
ger, en qualité d'élèves provinciaux, à partir du 1*' janvier 1863, 
les jeunes indigènes musulmans ci-après dénommés et régu- 
lièrement pourvus du certificat d'aptitude prescrit par l'art. 8 du 
décret du 4 août 1857, savoir : 

Mohammed ben Abdallah ; 

Mohammed ben Hamoud ould sidi Amar ; 

Mohammed ben Braham el Halatôhi ; 

Ali ben Ahmed bou el Kabashi \ 

Hamdam ben Ahmed. 

Ces élèves, dont les familles résident à Alger, recevront une 
indemnité mensuelle équivalant au prix d'une demi-bourse, 
pendant toute la durée' de leurs études à l'école, et seront, en 
outre, défrayés des achats de livres ainsi que du prix des ins- 
criptions et examens, le tout aux frais du budget des centimes 
additionnels aux impôts arabes, pour le département d'Alger. 



N* 32. — Contributions diverses. — Nominations, — Par 
décisions de M. le Gouverneur Général, en date des 9 et 10 jan- 
vier 1863, les nominations ci-après ont eu lieu dans le ser- 
vice des contributions diverses de l'Algérie : 

Pr&cince d'Alger, 
MM. Feydeau, receveur particulier de 4* classe, est élevé à 
la 3* classe. 
Peylan, contrôleur de l'' classe, est nommé receveur par«« 
ticulier de 3* classe, et appelé k la recette de Blidah, 



— 76 -. 

MM. GoloDîeu, cooirôleur de 2* classe, nommé receveur particu- 
lier de 4* classe, est maintenu en cette qualité à la re- 
cette de Dellys. 
Pichot-Duclos, receveur à cheval, ^est nommé contrôleur 

de â* classe. 
Estaunié, surnuméraire, nommé commis de 9" classe, 
et désigné pour remplir les fonctions de receveur inté- 
limaire en remplacement de M. Touranjon, est maintenu 
à la direction d'Alger. 

Province d'Oran, 
MM. Pomaret, commis principal de 2* classe, a été élevé à la r* 
classe de son grade. . 
Galiier et Legouix, commis ordinaires de 2* classe, ont été 

élevés à la l"* classe. 
Bélanger et Gros, surnuméraires, ont été nommés com- 
mis de 3* classe. 



N* 33. — Théâtres. — Concession de privilège, — Par arrêté 
de S. Exe. le maréchal Gouverneur-Général, en date du 32 jan- 
vier 1863, le privilège de l'exploitation des théâtres de Constan- 
tine, de Bône et de Philippeville, a été renouvelé en faveur de 
M. de Presles, directeur actuel, pour trois années consécutives, 
du 1" juillet 1863 au 30 juin 1866 inclus. 

Le titulaire tiendra au complet, pendant toute la durée de son 
privilège, une troupe d'opéra-comique, de comédie et de vaude- 
ville. 



N* 34. — MiLiCBS. — iVominatorw. - Par trois arrêtés de S. 
Exe. M. le Maréchal Gouverneur Général, en date du 12 janvier, 
ont été nommés : 

1* Dans le corps de milice de la province d'Alger : 

!•' BÀTAILLOlf. 

3* cot?»pa^ie.— Sous-lieutenant : M. de Massot, Léon, en rem- 
placement de M. Bavastro, promu lieutenant. 

4* compofjnie, — Lieutenant: M. Piéguet. Jacques, en rempla- 
cement de id. Cayrol, promu capitaine. Sous-lieutenant : M. Bal- 
lard, Pierre, en remplacement de M. Piéguet. 

6* compagnie. — Sous-lieutenant: M. Corvési, Philippe, en 
remplacement de M Sorrel, promu lieutenant. 



— 77 — . 

2* BATAILLON. 

2* compagnie. -Capitaine : M. Rougemont, Philippe, en rem- 
placement de M. Martin, nommé adjoint. 

4* compagnie. — Lieutenant : M. Bavaslro , Adrien, en rem- 
placement de M. Rougemont. 

5' compagnie. — Lieutenant : M. Sorrel, Alexandre, en rem- 
placement de M. Linarix, réformé. 

3* BATAILLON. 

l" compagnie. — Lieutenant : M. Surirey de Saint-Rémy, 
Hyppolite, en remplacement de M. Rebière, décédé. 
2* compagnie. — Lieutenant : M. Béehet, Louis. 

Section de cayalbris. 

Lieutenant : M. Cachot, Charles-Léonard, en remplacement de 
M. Beuf, décédé. 

Sous-lieutenant : M. de Mongodîn, Eustache, en remplacement 
de M. Cachot. 

3* Commune de Harengo : 

Section db sAPECRs-POHPtËRS. 

Sous-lieu(enant: M. Raymond, Prime, en remplacement de M. 
Guyot, qui a quitté l£\ commune. 

9* Département d'Oran. — Commune de Rivoli : 

Conseil de discipline. 

Lieutenant-rapporteur : M. Graillât, Pierre, en remplacement 
de M. Cornu, qui a quitté la commune. 



N* 35. — CfiAMBRES consultatives d'Agriculture. — Par ar- 
rêté en date du 14 janvier 1863, S. Exe. le Maréchal Gouverneur 
Général a nommé membre de la Chambre consultative de la 
province de Constantine, pour les sessions 1862, 1863^ et 1864, 
M. Delay, propriétaire à Philippeville, en remplacement de M. 
Poupart, décédé. 



N* 36. — Receveurs municipaux. — Remises. — Par arrêté de 
S. Exe. le Gouverneur Général , en date du 14 janvier 1863, est 
approuvée une délibération du Conseil municipal de Constantine, 
portant qu'il y a lieu d^élever du vingtième au dixième en sus du 
tarif réglementaire le taux des remises proportionnelles attri- 
buées au receveur de cette commune, à partir du !•' janvier 1863. 



— 7«^ 

N* 37. — MiLiCBs. — Par. arriêté i» 17 janvier, S. Exe. le Ma- 
réchal Gouverneur Général a nommé aux emplois ci-après dési- 
gnés dans le bataillon de la m ilice de Bônc : 

4'* compagnie d'infanterie. 

Capitaine en 2* : M. Joubert, Jacques, lieutenant en 1*"; en 
remplaeement de M. Fournier, démissionnaire. 

Lieutenant en 2" : M. Toche, Catixte, sous-lieutenant en i\ en 
remplacement de M. Delcombe, démissionnaire. 

Sous-lieutenant en l*' : M. Rôssy , Barthélémy, en remplacement 
Afi M. Gourcier, décédé. 

Sous-lieutenant en ^ : M. Maffre, Harius, en remplacement 
de M. Toche, pronu lieatenant. 

^ compagnie. 
Lieutenant en 1*': H. Benêt, Marins, en vemplacement de M. 
Joubert, promu capitaine. 

4* compagnie. 
Capitaine enl": M. Raymond deMannoni, en remplacement 
de M. Ricordeau, démissionnaire. 

Peloton de Catdterie. 

Lieutenant-commandant : M. Badenco, Denis, souslieulenant, 
en remplacement de M. Dubourg, nommé chef de bataillon. 

Sous-lieutenant : M. Bonthoux, Etienne, en remplacement de 
M« Badenco, promu lieutenant. 



N* 38. — Service des Ponts et chaussées. — Par arrêté de 
S. Exe. le Gouverneur Général , du 19 janvier 1863, M. Waller 
(Joseph), conducteur auxiliaire de ce Service, est commissionné 
pour être employé dans le département d'Oran, en remplacement 
de M. Alix , conducteur, admis à faire valoir ses droits à la fe* 
traite. 



N* 39. — Pêche cotière. — Par arrêté de S. Exe. le Gouver- 
neur Général , du 20 janvier 1863^, le sieur Antoine Guide, mar- 
chand et armateur de bateaux de pêche, domicilié à Alger, est 
autorisé à établir un dépôt d'huîtres, de praires et de langoustes, 
dans le port d'Alger, à l'endroit indiqué au plan annexé audit 
arrêté. 



N*40.^Mtu€ss.— Par arrêté du 21 janvier, ont été nommés: 
Capitaine-rapporteur du 1" conseil de discipline permanent 



éê k aBise d*Ortii :«. W^lbled, Ernesf* en remplaMiioiil 4^ 
M. Ghoupot, nomm< adjoint au maire d'Oraa: 

GapîUttM Ml «oQséil de diseipline de la mteie milice : M. 
Dieiizalde, Vietor, e» remplaeemeal 4e M. Sausède, nommé 
)4«ede»^àfii4i]»elAbbèa. 



N* 41. — Jusnci Husnuf jun. — Par arrêté du Gouverneur 
Général, du 26 janvier 18S3, le sieur Taïeb-ben-Nesli, bach-adel 
de la 4' circgnseription aaueUe du département d'Oran, est nom- 
mé cadi de la circonscription judiciaire n' 4 bis , de nouvelle 
création. 

Sont nommés, powr la môme circonscription ; 

Le sieur El-Hadj-Abd-Â.llah-ben-Sadok, bach-adel; 

le aienr £1-Habib*bôl-Açbir, adel. ^ 



n* 4S. — MiucBS. *— Par arrêté du Gouverneur Général , du 
S6 janvier 1863, M. Haas (Charles) est nommé sous-lieutenant de 
la 2* compagnie du bataillon de milice deGuelma, en remplace- 
ment de M. Arnaud, démissionnaire. 



M* 43. — Par arrèlé du S6 janvier 1863, sont nommés aux ettr 
plois ci*après, dans le corps de la milice d'Oran , savoir : 

1" BATAILLON. 

Sapeurs pompiers.— Lieutenant : M. Bernauer (Joseph), sous- 
lieutenant à la même compagnie, en remplacement de M. Mary, 
décédé. —Sous-lieutenant: M. Borde (Pierre), sergent-fourrier 
à ladite compagnie , en remplacement de M. Bernauer, promu 
lieutenant. 

r eomp. cl'in/^(erie. —Sous-lieutenant : M. Fouque (Joseph), 
sergent*major à la 2* compagnie du 2" b ataillon , en remplace- 
ment de M. Martel, promu lieutenant. 

4* comp. — Lieutenant: H. Martel (Eugène), sous-lieutenant à 
la 2* compagnie du 1" bataillon , en remplacement de M. Marc « 
démissionnaire. 

5* comp. — Capitaine : M. Bouty, lieutenant à la 3* compagnio 
du 2* bataillon, en remplacement de M. Cheviron, parti sans es- 
prit de retour. 

2* BATAlLLOir. 

4* eomp» dfinftmtBrie. — Sous-lieutenast : M. Karonl^y (Mes- 



-^0 - 

saoud), milieien (r* comp., 2* bat.), en remplacement de M. Pas- 
teur, promu lieutenant. 

e* comp. — Lieutenant : M. Pasteur (Emile), sous-lieutenant à 
la 4* comp., en remplacement de M. Bouty, promu capitaine. 

Comp. dHnfanterie de la Sénia. — Sous-lieutenant : M. La- 
Verdun (Louis), caporal à la même compagnie, en remplace- 
ment de M. Lamorlette, décédé. 



N* 44. — Par arrêté du 26 janvier 1863, ont été nommés aux 
emplois ci-après, dans le corps de milice de la commune de Séllf, 
département de Constantine, savoir : 

Lieutenant rapporteur au jury de révision : M. Mercier (Antoi- 
ne), sergent^major, en remplacement de M. Bouilloud, parti sans 
esprit de retour. 

Lieutenant à la 2* comp. : M. Mossy (Aimé), sous-lieutenant, 
en remplacement de M. Ricou , démissionnaire. 

Lieutenant commandant le peloton de cavalerie : M Nératde 
Lesguisé (Alfred) , sous-lieutenant , en remplacement de M. La- 
porte , décé(té. 

Sous-lieutenant à lai** comp, : M. Boucon (Simon), sergent, en 
remplacement de M. Brégante, parti sans esprit de retour. 



N» 45. — Par arrêté du 27 janvier 1863, M. Renart (Charles), 
capitaine rapporteur près le jury de révision de la milice de 
Mascara, est révoqué de son emploi et remplacé par M. Labouré 
(Charles), conducteur faisant fonctions d'ingénieur chef du ser- 
vice des Ponts et chaussées à Mascara. 




CËHTIFIÉ COHFORMB : 

Alger, le 25 avril 1863. 
Le Secrétaire général de la DirecHon 
générale des Services dvils, 

SERPH. 



AliGER. 



IMPRIMERIE ET PAPETERIE ROUTER. 



— 81 — 



BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOUVERNËHeniT GËi\ÊML 



DE L* ALGÉRIE. 



18«S 



W 79. 



SOMMAIRE. 



46 



47 



48 



49 



50 



51 



52 

à 

70 



BATB8. 



14 mars 1863. 



27 mars 1863. 



7 avril 1863 



ARILTBB. 



vAo 



10 avril 1863. 



Dates divers 



Réçime c«iniiiercUI. — Magasins gé- 
néraux.— Décrit qui autorise les sieurs 
Vuillard ei Gabalda à établir à Blidah 
un magasin général et une salle de 
ventes publiques en gros 

SNririee dc« Ponls-et-rhansséeM. — Per- 
sonnel. — Arrêté qui augmente Tindem- 
nité de déplacement allouée aux eon 
ducteurs des Ponts-et-€haussées en Al- 
gérie 

Police. — Organisation, — Arrêté qui 
étend le ressort du commissariat central 
de police d'Alger et crée un emploi de 
commissaire de police k Kouba 

AëmiMistratlon npénérale. — Intérims, 
— Arrêté qui délègue les attributions 
du Directeur générai des Services civils, 
en mission, au Secrétaire général de 

cette administration 

nj^îm arabe*. — Conversion en argent. — 
Arrêté qui fixe le tarif de la conversion 
en argent de l'impôt Jïe^^t, pour 1863.. 

MmlMislratlaM firavlneiale. — Person- 
nel— Arrêté qui fixe les conditions et 
le mode d'examen pour le grade de 
commis principal dans les bureaux de 
Tadministration provinciale 

MlNTlOlVS BT IXTRAITS 



82 



83 



85 



87 



88 



92 

à 

96 



— 82 — 

N* 46.— DÉCRET qui atiiorise les sieurs Yuillard et Gabalda 
à établir à Blidah un magasin général et uns salle de 'cen-' 
tes publiques en gros. 

DU 44 MARS 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la rolonté nationale, 
Empereur des Français, 

A tous, présents et à venir, salut. 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et d'après les propositions du Gouverneur 
générnl de l'Algérie, 

Vu la demande formée le 1" octobre 1862 par les sieurs Vuil- 
lard et Gabalda, propriétaires à Blidah, à l'effet d'être au- 
torisés à établir à Blidah un magasin général et une salle de ven- 
tes publiques en gros ; 

Vu Tacte de constitution de ladite Société, passé devant M* 
Ellie, notaire à Blidah, le 9 septembre 1862 ; 

Vu l'avis de la Chambre de commerce d'Alger, en date dn 18 
novembre 1862 ; 

Vu Invis du Tribunal de commerça de Blidah, en date du 9 
octobre 1862 ; 

Vu la lettre du Préfet d'Alger, du 4 décembre 1862 ; 

Vu le plan des bâtiments qui doivent être construits, produit 
à l'appui de la demande ; 

Vu la loi du 28 mai 1858 sur les négociations concernant les 
marchandises déposées dans les mogasins généraux, et la loi du 
môme jour sur les ventes publiques de marchandises en gros ; 

Vu le décret du 12 mars 1859, rendu en exécution des deux 
lois précitées ; 

Vu le décret du 31 mars 1860, qui rend exécutoires en Algérie 
les lois et règlements précités ; 

Vu l'avis du Conseil consultatif du Gouvernement général de 
l'Algérie ; 

Notre Conseil d'Etat entendu, 
• Avons décrété et décrétons ce qui suit : 

Art. r*". — Les sieurs Yuillard et Gabalda sont auto- 
risés à établir à Blidah, dans les bâtiments qui seront 
construits suivant le plan susvisé et qui sera annexé au 
présent décret, un magasin général et une salle de ventes 
publiques en gros, conforuiément aux disposUious de la 
loi du 28 m«i 1858 et du décret du 12 mars 1859. 



Awr. 2« «- Ils devront affecter, à titre de eautioniie- 
ment et de garantie de Tentreprise, les bâtiments qui ser- 
viront de magasin général et de salle de ventes publi- 
ques. 

La valeur de ces bâtiments, réunie à celle des terrains 
sur lesquels ils seront construits, devra être d'an moins 
50,000 b. 

Il sera, en conséquence, pris hypothèque à la dili* 
gence du Préfet d'Alger, au profit tant de TEtat que 
de toutes personnes qui auraient à exercer une action 
en garantie contre les sieurs Yuillard et Gabalda sur 
lesdits terrains et bâtiments. 

Aucune autre hypothèque ne pourra être consentie et 
aucune autre inscription ne pourra être prise sur ledit 
inpimeuble. 

Art. 3. — La société Yuillard et Gabalda sera tenue 
d'adresser, tous les six mois, un extrait de son état de 
situation et un relevé statistique de ses opérations, au 
Préfet d'Alger, au Sous-Préfet de Blidah et à la Cham- 
bre de commerce d'Alger. 

Art. 4. — Notre Ministre secrétaire d'Etat au départe- 
ment de la Querre et le Gouverneur Général de FAlgé- 
rie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exé- 
cution du présent décret, qui sera inséré au Bulletin des 
Lois et au Bulletin officiel des Actes du Gouvernement gé- 
néral de l'Algérie. 

Fait à Paris, le 14 mars 1863. 

NAPOLÉON- 



N* 47. — ARRÊTÉ qui augmente Vindemnité de déplacement 
allouée aux conductetirs des Ponts et chaussées^ en Algérie. 

DU 27 MARS 1863. 



âU KOM DE L EMPEREUR. 



Le Maréchal de France, Gouverneur Général de rAl*^ 
gérie, 



84 



Vu les arrêtés miDistéricls des 18 décembre 1858, 
5 avril 1859 et 10 février 1860, portant règlement da 
tarif des traitements et accessoires de traitement du 
personnel des Ponts-et-Ghaussées employé en Algérie ; 

Considérant qu'il importe, dans l'intérêt des conduc- 
teurs, de leur accorder pour frais de déplacement une 
indemnité fixe mieux en rapport avec le prix actuel 
des choses nécessaires à la vie. 

Sur la proposition du conseiller d'Etat, Directeur gé- 
néral des Servicea civils , 

ABRÊTE : 

Art. !•'. — L'indemnité de déplacement allouée aux 
conducteurs des Ponts-et-Chaussées attachés au service 
de l'Algérie, sera portée de 500 à 600 francs, à partir 
du 1*^ avril 1863, 

Art. 2. — Les traitements et accessoires de traitement 
de ces agents se trouvent par suite définitivement fixés, 
à partir de cette même époque, conformément au tableau 
ci-après : 



GRADES. 


Traite- 
menis 

de 
France. 


Supplé- 
ment 
colonial 
d'un tiers 


Indemni- 
té de 

déplace- 
ment. 


TOTAL. 


/principaux 

Conducteurs |de 1* claMe . . 

{de 8' classe 


8.500 
9.800 
3.01)0 
1.800 
4 600 

1.400 


833 > 
733 33 
666 66 
0M * 
S83 33 

466 66 


600 
600 
600 
600 
600 

600 


3 033 » 
3.833 33 
3.366 66 
3.000 » 
8.733 33 

8.466 66 


embrigadés /de 8* classe 

\de ♦• classe • 


Conducteurs •auxiliaires 





Art. 3. — Les préfets de TAIgérie sont chargés de 
l'exécution du présent arrêté, qui sera inséré au Bulle - 
tin officiel du Gouvernement général de TAlgérie. 

Alger, le 27 mars 1863. 

Signé : HL^ Pelissibr, duc de Malakofp. 



-^ 85 — 

N* 48.— ARRÊTÉ qui étend le ressort du Commissaire wn- 
$ral d€ police d'Alger et crée un emploi de eemmissavre de 
police à JLouba. 

DU 7 AVRIL 1863. 



Le Maréchal de France, Gouverneur Général de FAl- 
gérie: 

Vu les arrêtés ministériels des 14 février 18.^0 et 29 
septembre 1852, sur les attributions et la juridiction 
du commissaire central de police d'Alger ; 

Considérant qu«, dans un intérêt d'ordre et de sû- 
reté, il 7 a lieu d'étendre son action directe au delà 
des localités suburbaines comprises dans la circonscrip- 
tion communale d'Alger, et de créer un arrondissement 
de police dans la partie du ressort du canton sud d'Al- 
ger, située entre le ruisseau et THarrach; 

Sur la proposition du Conseiller d^Etat, Directeur 
général des services civils , 

âbrêtb : 

Art. 1*. — Les communes de Kouba, de Birkadem et 
de fa Bassauta, canton sud d'Alger, sont comprises dans 
le ressort du commissariat central d'Alger. 

Art. 2. — Pour faciliter l'action du commissaire central 
dans cette partie de son ressort, il est créé à Eouba 
un commissariat de police^ qui comprendra dans sa 
circonscription, outre ladite commune de Kouba, celles 
de la Bassauta et de fiirkadem. 

Art. 3. — Le personnel de ce commissariat sera com- 
posé ainsi qull suit : 

Un commissaire de police nommé par Nous sur la 
proposition du Préfet; 

Un inspecteur; 

Deux agents français ; 

Deux agents indigènes. 

Ce personnel sera réparti ainsi qu'il suit : 



- 88- 

A Kouba, le commissaire et nn agent français. 

A la Raasaata, inspecteur et an agent indigène. 

A Hussein-Dey, un agent français. 

A la Maison-Carrée, un agent indigène. 

Le coaimissaire de police sera tenu d^avoir un che- 
Tal, et recevra à cet effet une indemnité d*entretien. 

Art. 4. — Les trois communes comprises dans la cir- 
conscription du nouTcau commissariat de police, con- 
tribueront aux dépenses dans les proportions suivantes : 

Kouba, pour quinze cents francs, ci 1.500 

La Bassauta, pour la même somme 1 . 500 

Birkadem, pour six cents francs 600 

Le reste d? h dépense sera supporté par le budget 
provincial, conformément à Tarticle 44, n® 13, du dé- 
cret du 27 octobre 1858. 

La part contributive des communes sera versée à la 
caisse provinciale, qui, par contre, pourvoira à Tacquit- 
tement de toutes les dépenises, sur mandats délivrés 
par le Préfet. 

AuT. 5. — Pour tout ce qui est du ressort de la po- 
lice générale, le commissaire de la circonscription de 
Kouba relève directement du commissaire central : il 
devra se conformer à ses injonctions el instructions, 
et lui adresser, chaque jour, un rapport sur tous les 
foits intéressant Tordre public, qui seront parvenus à 
sa connaissance. 

Art. 6.— Le Préfet d*Alger est chargé de Texécntion 
du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement, à Alger, le 7 avril 
1863. 

Signé : U** Pelissier, duc de Halakoff. 



^87 - 

N* 49. — ARRÊTÉ qui délègm le$ (UMlnUions du Directeur 
générai des Services civils, ,m mission, au Secrétaire gé- 
néral de cette administration. 

DU 7 AVRIL 1863. 



AU KOM DE L EMPEREUR. ' ' 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de TAI- 
gérie, 

Yu le décret impérial du 10 décembre 1860, relatif 
au gouvernement et à la haute administration de TAl- 
gérie; 

Vu l'article 2 du décret impérial du 26 décembre 1861, 
relatif à Torganisation de la Direction générale des Ser- 
vices civils en Algérie ; 

Yu le décret impérial du 4 octobre 1861, portant 
création de l'emploi de Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils ; 

Attendu la nécessité où se trouve le Conseiller d*£tat, 
Directeur général des Services civils, de se rendre en 
France pour assister à la discussion du budget général 
de 1864, en sa qualité de commissaire du Gouverne- 
ment ; 

ARRÊTE : 

Article uhique. — Les attributions du Directeur gé- 
néral des Services civils sont déléguées au Secrétaire 
général de cette administration. 

Cette délégation aura son effet à partir de ce jour. 

Fait au palais du Gouvernement, le 7 avril 1863. 

Signé : W^ Pelissier, duc de Malakoff. 



— 88 — 

N* 60.-* ARRÊTÉ qui fixe le tarif de la converHon en argmU 
de Vimpôt zekkat, pour Vexercice 486S. 

BU 10 AYBIL 1863. 



AU nOM DE L EBIPEBEUB. 

Le Maréchal de France, GoaTerneur Général de TAl- 
gérie ; 
Tu Tordonnance da 17 janvier 1845; 
Le Conseil consultatif entendu , 

ARRÊTE : 

Art. l***. — Le tarif de conyersion en argent de 
rimpAt s^kkatj applicable è Texercice 1863, est fixé de 
la manière suivante pour les trois proirinceSi et sans 
distinction des territoires civil ou militaire ; 

Savoir : 

Chameaux 4 fr. »*> c. par tète. 

Bœufs 3 »» — 

Moutons » 15 — 

Chèvres » 20 — 

Art. 2. — L*impôt zehkat sera perçu sur tous les 

bestiaux de la province de Constantine, sans distinction 

entre les terres arcA, melk ou azel. 
Art. 3. — Les Génértiux commandant les divisions et 

les Préfets de TAlgérie sont chargés de Texécution du 

présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement, le 10 avril 1863. 
Signé : M*^ Piussier, bug de Malakoff. 



— 89 ~ 

N* 51. — ARRÊTÉ qui fixe les eondilions et le mode dexamm 
pour le grade' de commis principal dans les bureaux de Vadr 
mmifiralton profcineiaie^ 

DU 17 AYBU. 1863. 



AU KOM DE L EMPEREUB. 

Le Maréchal de France, Goayerneur (rénéral de 
l'Algérie, 

Ta Tarticle 9 de notre arrêté du 16 ayril 1862, rar le 
personnel de Tadministration proyinciale, ainsi conçu • 

< ÂtT. 9. — Les commis ordinaires, pour passer au grade 
c de commis principal, subiront un examen de capacité de- 
€ vant une commission nommée à cet effet, dans chaque pré- 
€ fecture, 

< Le Gouverneur Général fixera, chaque année, le pro- 
c gramme des connaissances et des épreuves à exiger des can- 
« didats, ainsi que le mode et Tépoque des examens. 

« La commission dressera un état des candidats déclarés 
€ admissibles au grade de commis principaL Cet état, après 
« avoir été arrêté définitivement par le Gouverneur Général, 
< servira de base aux propositions du Préfet, lorsqu'il y aura 
€ lieu de faire des nominations. % 

Sur la proposition da Directeur général des Services 
civils, 

abrête: 

ÂBT. 1^. — L*examen des candidats au grade de 
commis principal dans les bureaux de Tadministration 
provinciale, aura lieu, dans chaque préfecture, du 25 
au 31 aiai prochain, derant une commission de trois 
membres, composée ainsi qu'il suit : ** 

. Le Secrétaire général de la préfecture, président; « 

Un conseiller de préfecture ; 

Un chef de bureau. 

Ces deux derniers seront désignés par le Préfet. 

Un employé du grade de sous-chef ou de commis prin- 
cipal, également désigné par le Préfet, remplira les 
fonctions de secrétaire. 



/ 



— 90 ~ 

Ea cas d'absence ou d'empêchement du Secrétaire gé- 
néral, il sera suppléé par le plus ancien des conseillers 
de préfecture. 

Art. 2. — La session d'examen ne pourra durer plus 
de deux jours. L'ouverture en sera fixée par arrêté 
du Préfet, pris vingt jours au moins à l'avance. 

Art. 3. — Sont admis à se présenter au concours i 

Les commis ordinaires de !'• classe des préfectures, 
des bureaux civils des généraux de division, des sous- 
préfectares ; 

Les adjoints des bureaux arabes départementaux et 
les secrétaires de commissariat civil, ayant rang de 
commis ordinaire de 1" classe. 

Les candidats devront se faire inscrire d'avance au 
Secrétariat général de la préfecture. 

La liste des inscriptions ne sera close que la veille 
du jour fixé pour l'ouverture de la session. 

Art. 4. — Les épreuves consisteront en deux compo- 
sitions écrites sur des matières d'administration algé- 
rienne, se rapportant à Tun des cinq paragraphes sui- 
vants : 

§ 1*'. Organisation politique, administrative et judi- 
ciaire; 

§ 2. Constitution et régime de la propriété; 

§ 3. Régime commercial et industriel ; 

§ 4' Régime financier et comptabilité publique ; 

§ 5. Administration des indigènes, tant en territoire 
militaire qu'en territoire civil. 

Art. 5. — La première composition portera sur un 
sujet de théorie administrative. 

Le candidat devra rédiger, séance tenante : 

Soit un exposé analytique de l'un des cinq paragraphes 
généraux indiqués dans l'article précédent ; 

Soit une dissertation de principe sur un sujet donné 
et se rattachant à l'un de ces mêmes paragraphes. 

La deuxième composition portera sur un sujet de 
pratique administrative. 

Le Candidat devra fournir, sur un sujet donné et se 



— îri - 

rattachant, comme le précédent, à Ton des cinq para- 
graphes da programme général : 

Soit un projet de décret ou d'arrêté, avec rapport ou 
exposé des motifs et lettre d'exécution ; 

Soit une instruction de Tautorité supérieure ayant 
pour objet de prescrire une mesure d'utilité générale 
ou d'ordre public, ou de rappeler h l'observation des 
lois et règlements en matière d'administration pure, ou 
en matière de comptabilité . 

Art. 6. — Les deux sujets à proposer seront arrêtés 
parla C!ommission d'examen, la veille du jour fixé pour 
l'ouverture du concours. 

Chaque sujet de composition sera, après son adop- 
tion, renfermé dans un pH cacheté et numéroté 1 et 2, 
qui ne sera ouvert, en présence des concurrents, qu'au 
moment même où devra commencer la composition sur le 
sujet donné. 

Le temps accordé pour chaque composition ne devra 
pas excéder trois heures. 

Les seuls ouvrages qu'il sera permis aux concurrents 
de consulter, sont les suivants : 

Le Bulletin o/fteiel des actes du Gouvernement de l'Al- 
gérie et de l'ancien ministère de TAlgérie et des Co- 
lonies; 

La Législation algérienne, de M. Ménerville ; 

Les Cf«g Code* de l'Empire français. * . .. 

Art. 8. — Les procès -verbaux des opérations des 
Commissions d*examen seront adressés par les Préfets au 
Gouverneur Général, accompagnés des compositions des 
candidats déclarés admissibles au grade de commis prin- 
cipal, et d'une notice signalétique sur chacuïi d'eux. 

Art. 9. — Les Préfets de l'Algérie sont chargés de 
l'exécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement, à Alger, le 17 
avril 1863. 

Signé : W^ Pelissier, duc de Mala&off. 



— M — 

N*5$. -* Milices. -^ Par arrêté du S7 janvier 1868, sont nom- 
més aux grades ci-après dans le- corps de milice de la commune 
de Koléali : 

Capitaine-rapporteur au jury de révision : M. Delmas (Victor), 
en remplacement de M. Gennequin, appelé au commandement 
des sapeurs-pompiers. 

Sous-lieutenant des sapeurs-pompiers : M. Gennequin (Jean- 
Adolphe), en remplacement de M. Franceschi , décédé. 

Sous-lieutenant à la r* comp. d'infanterie : M. Pillet (Claude), 
en remplacement de M. Détraux, nommé adjoint au maire de la 
commune de Koléah. 



N* 53. — Chambres de comhbbce. — Élections. — Par arrêté 
de M. le Gouverneur Général, en date du 29 janvier, le nom- 
"bre des notables commerçants appelés à concourir à l'élection 
des membres de la Cbambre de commerce de Pbilippeville a élé 
fixé à 25, savoir : 

Philippevillle 16 ) 

El Arrouch 2 

DJidjelli 2 

Jemmapes 1 



FIANÇAIS 



21 



tTRARGIRS 

ET > Pbilippeville 



IICDIGÈNES 



Total «5 



N* 54.— Tribunaux musulmans. — Perêonnel.-- Par arrêté 
de S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général, en date du 30 
janvier 1863, ont été nommés : 

Bach-9del de la 84* circonscription judiciaire (cercle de 
Ténès) : Si Mohammed ben Nouoa, actuellement adel de la 
même circonscription, en remplacement de Si Mohammed 
ben el Hadj Taïeb, révoqué. 

Adel de la même circoRScription ; Ahmed ben Abd el Kader 
bel Arbi, taleb, en remplacement de Si Mohammed ben Nouna, 
nommé bach-adel. 



N* 65. — Pensions civiles. ^ Liquidation. — Par décret im- 
périal du 31 janvier 1863, une pension civile de 807 fr. est con- 
cédée à M. BruUiot (Louis-Alphonse), ex-régisseur comptable 
des Ponts-et-Chaussées à Blidah, qui a été admis à faire valoir 
ses droits à la retraite, pour cause d'infirmités graves, résultant 
de l'exercice de ses fonctions et le mettant dans l'impossibilité 
de les continuer. 



, — 93 — 

N* 5e. — If IUGI8. -- Par arrêté du 6 février 1863, If. Buzotil 
(Antoine), mécanicien constructeur, est nommé lieutenant de la 
section des sapeurs-pompiers de TAgha , commune d'Alger. 



N* 57.— Sbbyicb de l'enregistkbiibnt it bis domaines.-* 
Pencfnnel.-^ Par décision de S. Eic. le Gouverneur Général, 
du 9 février 1863, M. Alloue, premier commis de la Direction 
des Domaines de Grenoble (Isère), a été nommé vérificateur 
de 9* classe dans la province de Gonstantine. (Emploi créé). 



N* 58. — GoifSEiLLBES DE PRÉFBCTUEB. — Par arrêté du Gou- 
verneur Général , du 9 février 1863 , 

Sont promus à la 1** classe, pour prendre rang à partir du 1* 
janvier 1863, MM. Walwein, doyen des conseillers de préfecture* 
du département d'Alger , et Pelissier, conseiller de préfecture i 
Alger; 

Sont titularisés conseillers de 2* classe, MM. Roland de Bussy 
(Jean-Tbéodore), conseiller de préfecture à Alger, pour prendre 
rang du V novembre 1858; Peyre (Bernard), conseillera la même 
préfecture, pour prendre rang du 1*' octobre 1858 ; 

Sont titularisés conseillers de 3* classe, MM. Hélot (Louis-Fran- 
çois), conseiller à la préfecture d'Oran , pour prendre rang du 
1" août 1860; Boê et Gunéo d'Ornano, conseillers à la mêmepré- 
fecturei Lamouroux, Toutain et Gadaud Lafaye, conseillers à la 
préfecturi» de Gonstaatine, pour prendre rang à partir duT' 
janvier 1863. 



N*58. — Adhiristrâtion certralb. — Nominations. — Par 
arrêté da Gouvemear Général , en date du 11 février 1863 , . 
M. Langevin , commis principal hors classe à la Direction géné- 
rale des Services civils, est nommé chef de section de 3* classe, 
en remplacement de M. Texier, admis à faire valoir ses droits à 
la retraite. 



N' 60. — TBiBDif AUX xusulmàns. — Par arrêté de S. Exe. le 
Gouverneur Général, en date du 12 février, le sieur Kaddour ben 
Turkia, actuellement assesseur près le tribunal de 1** instance 
d'Alger, a été nommé cadhi de la 9* circonscription judiciaire 
de la province de Gonstantine, à Bdne, en remplacement de 
SI Mohammed el Argtfech. 



— 94 — 

N* 61. — Par arrêté du 17 février 1963, soqt nommés, pour la 
province de Constantine : 

Bach-adel de la 25* circonscription judiciaire (annexe d'El- 
Milia): Ferath-ben-Si-el-Arbi, actuellement adel de ia 32* cir- 
conscription , ancien élève de la Médersa de Constantine, en 
remplacement de Mohamed -bel-Hadj-bel-Torcho , nommé cadi 
de la 16" circonscription ; 

Bach-adel de la 63* circonscription judiciaire (cercle deSétif) : 
Mzian-ben-Moussa , actuellement adel de la 53* circonscription, 
en remplacement de Si-Larbi-ben-Khaled , nommé cadi de la 
53* circonscription ; 

Bach-adel de la 68* circonscription (cercle de Bordj-bou-Are- 
ridj) : Chérif-ben-Salah, actuellement adel de la 73* circonscrip- 
• tion, en. remplacement de Mohamed-ben-Miloud , nommé cadi de 
la 75* circonscription ; 

. Adel de la 25* circonscription judiciaire (annexe d'El-Bfilia) : 
Ferath-ben-DouIa, ancien élève de la Medersa de Constantine , 
en remplacement de Mohamed-ben-Amar-ben-Nouri , nommé 
bach-adel de la 49' circonscription ; 

Adel do la 33* circonscription judiciaire (cercle de Tebessa) : 
Mohamed-ben-Maamar, ancien élève de la Medersa de Constan- 
tine, en remplacement de Ali-ben-Mohamed, nommé bach-adel 
de la 80* circonscription ; 

Adel de la 53' circonscription judiciaire (cercle de Sétif): . 
Mohamed-Saïd-ben-Ahmed , ancien élève de la Médersa de Cons- 
tantine, en remplacement de Abd-el-Ouahan-ben-Ahmed, nom- 
mé bach-adel do la 53' (bis) circonscription; 

Adel de la 68* circonscription judiciaire (cercle de Bordj- 
bou-Aréridj) : Abd-Errahman-ben-Abd-Allah , ancien élève de 
la Médersa de Constantine, en remplacement de Mohamed-Saïd, 
décédé. 



N* 62. — Ponts et chaussées. — Personnel — Par arrêté du 
Gouverneur Général, en date du 17 février 1863, M. Delpral (Jean- 
Auguste-Alexandre), conducteur auxiliaire des Ponts et chaus- 
sées, est commissionné pour être attaché en ladite qualité dans 
le département d'Alger. 



N" 63. — SERviCEDEspRisoNS.—Jw»pectîon.— Par arrêté de S. 
Exe. M. le Gouverneur Général, en date du 17 février, M. Lefebvre 
(Philibert), ancien commissaire central de police, a été nommé 
inspecteur central des établissements péniteniiaires civils de 



— 95 — 

PAlgéiie, en remplacement de M. Lespinasse, admis, sur sa de- 
mande, à faire valoir ses droiu à la retraite. 



N* 64.— Chambies de commerce.— iVominafion^.— Par arrêté de 
S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général, en date du 18 février, 
ont été nommés membres de la Chambre de commerce de 
Constantine : 
Pour six ans, en remplacement des membres sortants : 
MM. Scaparone. 
Barnoin. 
Charles. 
Pour deux ans, en remplacement d'un membre démission* 
naire, et d'un autre décédé : • 

MM. Bonifay. 

Âli ben Mohamed bel Amouchi. 



N'65, —Chambres DE COMMERCE.— J?/ec(iorw.— Par arrêté de S. 
Exe. le Gouverneur Général, en date du 18 février courant, le nom- 
bre des notables commerçants appelés à concourir à l'élection 
des membres de la Chambre de commerce de Bône a été fixé à 
27, savoir : 

/ Bône 

\ La Celle. 

' HlilUaimr 



Français / Millésimo... 

Hcliopolis.. 



19 
1 



Etrangers 

et 
Indigènes. 



Gueima. 

Bône 

Total. 






23 



27 



M* 66. — Primes pour la connaissance de la langue arabe. — 
Par arrêté du 24 février 1863, sont appelés à jouir des primes de 
l** et 2* classe pour la connaissance de la langue arabe, à partir 
du 1" janvier 1863 ; 

Dans le département d'Alger : 

Prime de 1" classe. M. Chastaing, commis auxiliaire adjoint 
au bureau arabe départemental à Dellys. —Prime de 2* classe, 
MM. deViaiar, surnuméraire à la préfecture; Callamand, greffier 
du* tribunal des Amins ; Ahmed-ben-Omar, amin des Kabyles. 

Dans le département d'Oran : 

Prime de 1" classe, M. Dandrade, commis de 3' classe, adjoint 
aa bureau arabe départemental de Tlemcen. -Prime de2* clâsseï 



- "^ 



^^^ 



— 96 — 

MM. Watbled , sous-chef hors cadre, et Daniel, surnuméraire à 
la préfecture. 

Dans le département de Gonstantine : 

Prime de 2* classe , MM. Faure , Gherbonneau , Delcombe , 
employés à la préfecture , et Veil , directeur de Técole arabe- 
française. 



N* 67. — Mines. — Recherches. — Par arrêté du Gouverneur 
Général , en date du 27 février 1863 , l'autorisation accordée à 
MM. Ghevalier et Gardé, par l'arrêté ministériel du 20 novembre 
1860, pour l'exécution de recherches de mines de fer dans les 
environ de Soumah , division d'Alger, est prorogée pour deux 
années. 



N* 68.— Tribunaux musllmans. — Par arrêté du 25 février, 
Si Kher ed Din. adel de la 117* circonscription judiciaire (ré- 
gion en dehors du Tell de la province de Gonstantine)» a été 
nommé bach-adel de la même circonscription, en remplace- 
ment de Si Ahmed ed Dib, démissionnaire. 



N* 69. — Milices. — Par arrêté du 25 février 1863, M. Mathis 
(Gimile), propriétaire , est nommé capitaine commandant, et M. 
Glaude (François) est nommé fieulenant dans le corps de milice 
créé à rOued-Seguen. 



N* 70. —Par arrêté du 27 février 1863, M. Poncet, conducteur 
auxiliaire des Ponts-et-Ghaus$ées, est commissionné pour servir 
en la même qualité dans le tlépartement d'Oran. 




certifié CaNPORME : 

Alger, le 27 avril 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SEBPH. 



ALGER. — IBIPRIMERIE ET PAPETE&IE BOUTER. 



— 97 — 

BULLETIN OFFICIEL 

va 

GOUVËRNEHENT GËNÊR4L 

DE rALGÉBIE. 



1S«8 



N^ 80. 



SOMMAIRE. 



71 



72 



73 



74 



75 



76 



77 



78 
à 

a4 



21 mars 1863. 



21 mars 1863. 



28 mars 1863. 



22aiTU1863. 



AHALTU. 



FAft 



€#Btrili«tiM des PatealM. — Décret 

2ui prescrit la promulgation en Aifférie 
e dispositions aes lois de finances du 26 
juillet 1860 et 2 juillet 1862, relatives aux 
patentes 

Places de guerre. -^Servitudes militaires 
~ Décret de déclassement de l'enceinte 
du Bardo à Gonstantire 

Adminlstratlen moiitel|iale. — Organi- 
sation.— bécvex qui institue la commuilè 
à'EIrOuricia, arrondissement de Sétif, 
département de Gonstantine 

— Décret qui institue la commune du 
Khroubs, arrondissement et département 
de Gonstantine 

— Décret qui modifie la circonscription de 
la commune de Sélif, département de 
Gonstantine 

BéglMM de la propriélé. — Décret por- 
tant sanction et promulgation du Sena- 
tus'Consulte du 13 avril, relatif à la cons- 
titution de la propriété en Algérie, dans 
les territoires occupés par les Arabes 

— SÉNATUS-COlISUtTB 

Bxpoeltlona acrlcoles. — Arrêté portant 
organisation du Jury de l'exposition gé- 
nérale agricole de Gonstantine, en 1853 



Dates divers 



MSRTIOlfS VI IXTlULITS. 



100 



101 



103 



105 



106 



109 

UO 

à 

112 



diBiftd&s^ttiiiilàl 



— 98 — 

N^ 71.— DÉCRET IMPÉBJAL prmrivant la promulgatUm m 
Algérie des dispositionê des lois de finances de i860 eUêSS, 
relatives à Timpôt des patentes. 

DU 21 MÂAS 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, 
Empereur des Français, 

A tous présents et à venir, salut. 

Vu Tordonnance du 31 janvier 1847, qui détermine et régu- 
larise Tasgiette de la contribution des patentes en Algérie ; 

Vu la loi de finances du 26 juillel; 1660 et celle du 2 juillet « 
1862; 

Sur le rapport de notre Ministre Secrétaire .d'Etat de la Guer- 
re, sur ravis de notre Ministre Secrétaire d'Etat des Finances, 
et d'après les propositions du Gouverneur Général de l'Algérie , 

AVONS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS GB QUI SUIT : 

Art. P'. — Sont promulgués en Algérie : 

1"* L*article 19 de la loi de finances da 26 juillet 
1860, ainsi conçu: 

« A t)artir de 1861, lé droit des associés dans leurs 
» sociétés sera réglé ainsi qu'il suit : 

» L^associé principal continuera à être assujetti à lato- 
}) talité du droit fixe afférent à la profession, conformé- 
» uieut k Tarticlc 16 de* la loi du 21 avril 1844. 

» Lé ménie droit sera divisé en autant de parties éga- 
» lesquHlyaura d'associés eu nom collectif, et une de 
» ces parte sera imposée à chaque associé secondaire. 

» Toutefois, cette part ne devra jamais, dans les cas 
» prévus par Tarticle 23 de la loi du 18 mai 1850, dé- 
» passer le vingti^e du droit fixe imposable au nom de 
» Fassocié principal. »> ' 

2'' Et Tarticle 3. de la loi de finances du 2 juillet 1862, 
portant : 

« Les dispositions du § 6 de l'article 1 3 de la loi du 
» 23 avril 1844 et de Tarticle 1 1 de la loi du 4 juin 1858, 
» relatives aux exemptions de patentes prononcées eu 
ïè faveur des ouvriers, seront désormais appliquées aux 



— 99 ~ 

3» oQvrierB ayant une enseigne <m une bontiqne, corn- 
» me à ceux qui n'en ont point, si d'ailleurs ces on- 
» yriers réunissent les autres conditions d*exemption 
» énoncées au paragraphe et aux articles précités. » 

Abt. 2. — Les articles 5 et 6 de Tordonnance du 31 
janvier 1847 sont rapportés et remplacés par la rédac- 
tienci^aprës : 

« Pour les professions dont le droit fixe Tarie en raison 
» de la population du lieu où elles sont exercées, les tarife 
» seront appliqués d'après la population qui aura été dé- 
» terminée par le dernier dénombrement quinquennal. 

» Néanmoins, lorsque ce dénombrement fera passer une 
» commune dans une catégorie supérieure à celle dont 
» elle faisait précédemment partie, l'augmentation de 
» droit fixe ne sera appliquée que pour moitié pendant 
» les cinq premières années. » 

Abt. 3. — Les dispositions contraires aux lois de fi- 
nances qui sont promulguées en Yertu du présent dé"* 
cret, sont et demeurent abrogées. 

AjftT. 4. — Notre Ministre Secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Algé- 
rie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de Texé- 
cation du présent décret. , . 

Fait à Paris, le 21 mars 1863. 

SiffHé : NAPOLÉON. 

far l'Empereur : 
Le Maréchal de" France, 
Mirmtre Seùrétaire d'Etat au département 
de la Guerre, 

Signé : Randon. 



— 100 — 

N'72.— DÉCRET IMPÉRIAL qui déclasse un ouvrage dé- 
taché de la place de Constantine. 

DU 21 MABS 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et ia volonté nationale, 
Empereur des Français, 

A tous présents et à venir, salui. 

Vu les lois des 10 juillet 1791, 17 juillet 1819 et 10 juillet 
1851, concernant les servitudes imposées à ia propriété pour 
la défense de TEtat; 

Vu notre décret réglementaire du 10 août 1853, rendu pour 
l'exécution desdites lois ; 

Vu le décret du 29 avril 1857, portant classement des places 
de l'Algérie ; 

Considérant que les servitudes du quartier de cavalerie du 
Bardo, ouvrage détacbé de la place de Constantine, peuvent 
ôtre supprimées sans qu'il en résulte d'inconvénients graves 
pour le service militaire, 

AVOIRS DÉGRÉTé ET DÉCRÉTOïiS CE QUI SUIT : 

Art. 1". — Le mur d'enceinte du quartier de cavale- 
rie du Bardo est déclassé. 

ÂAT. 2» ^r- Notre Ministre Secrétaire d'Etat au dépar* 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de TAl* 
gérie sont chargés de l'exécution du présent décret, qui 
sera inséré au SvUletin des lois et au Bulletin officiel du 
Goavernemeiit de T Algérie. 

Fait à Paris, le 21 mars 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 

Par l'Empereur : 
Le Maréchal de France, 
Ministre Secrétaire d*Etat de la Guerre, 

Signé : Randon. 



— 101 -, 

N* 73. — DÉCRET qui institue la commune d'El-Ouricia, arronr' 
diuement de Sitif, département de Constantine. 

DU 28 HARS 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Diea et la Tolonté natio- 
nale^ Empereur des Français, 

A tons présents et k venir, saint. 

Yu l'ordonnance royale du 28 septembre 1847 sur 
Forganisation municipale de l'Algérie ; 

Tu Tavis du Conseil consultatif du OouTemement gé- 
néral de l'Algérie ; 

Sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d'Etat au 
département de la Guerre, et d'après les propositions du 
Gouverneur Général de l'Algérie, 

ÀYOIÎS DÉCBÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. l***. — Est érigé en commune de plein exercice 
le centre d'EL - Ouricia , ayant pour annexe Makauan 
(arrondissement de Sétif, département de ConstantiDe). 

Les limites de la commune d'El--Ouricia~sont fixées 
ainsi qu'il suit, conformément au plan annexé au présent 
décret : 

Au nord, partant d'une borQc et par une ligne droite 
jusqu'à la rencontre da Chabet-Salah-Mérabuan; de te 
C3iabet au Chabet-ben-el-Keradi, remontant vers le sud 
audit Ghabet, et par une ligne droite jusqu'à la source 
Aîn-Kerma, par une autre ligne droite formant limite du 
territoire de Hahouan et par àes lignes brisées r^non- 
tant au nord et formant les limites ouest du village d'El- 
Ouricia et de l'Oued-Temar, à la rencontre des ruines 
romaines ; de ces ruines sur des rochers et de là à une 
aubépine ; de cette aubépine au Eoudiat-Ghouf-el-Ghas- 
sah ; de ce Eoudiat à l'Oued-Skeima ; de là, par une 
ligne formant angle jusqu'à une source ; de cette source^ 
en suivant la crête des montagnes, à la rencontre d'ATn- 
ben-^hennouf ; de ce dernier point, par une ligne droite, 
au Chabet-Deb ; 



— 102-. 

A Test, le Ghabet-Deb et Aln-6alat ; de cette source, 
en flDdyantle pied deja montagne jusqu'à Drab-Adjerout, 
rejoignant en Ugne droite une source et partant de là par 
des lignes, brisées jusqu*aux limites actuelles du village 
d'El-Ooricia ; de là bifurquant le chemin de Sétif pour 
arriver à celui de Goussimet à Aln-Bigada ; 

Au sud, rOued-Fermatou, limite nord du territoire de 
Sétiff et la Umite nord des villages de Fermatou et de 
Lanasser à Touest ; 

A Touest^ le chemin de Sétif à Bougie et la limite ouest 
du village de Mahouan jusqu*à la rencontre du Dar*Sidi- 
Hakfi et la crête du Djebel-Matrouna^ par des lignes bri-^ 
sées au Kerbet-Serfague et à TAIn-ben-Lazis ; de FAïn-ben- 
Lazis aux ruines romaines et à Taubépine point de départ. 

Abt. 2. — Le corps municipal delà commuAe d*El-Ou- 
rida sera composé ainsi qu'il suit : 

Un mair^ résidant à El-Ouricia ; 

Deux adjoints, dont un pour le chef-lieu et Fautre 
pour la section de Mahouan; 

Six conseillers municipaux, dont quatre Français ou 
naturalisés Français» un étranger et un indigène musul** 
man. 

Art. 3. — Il ne sera pourvu à Fétablissement du 
budget spécial de cette commune qu*à partir du I*' juillet 
1863. Les dépenses deFexercice 1862 et celles du 1^" se- 
mestre 1863 continueront à être ordonnancées et réglées 
conformément aux dispositions de Fart. 54 du décret 
du 27 octobre 1858. 

AaT. 4. — Notre Ministre secrétaire d*Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Oouverneur Général de FAI- 
gérie sont chargés^ chacun en ce, qui le concerne, de 
Fexécution du présent décret. 

Fait À Paris, le 28 mars 1863. 

« Signé : NAPOLÉON. 

Par i*Eroper«ur : 
Ia Maréchal de iPrancey 
Miniêtre Seeréiuire éTEtat de la Guerrt^ 
Signé : Bahdon. 



— 1«8 ~ 

N* 74. — DÉCRET qui institue la commune du Khroub6« (Mron-^ 
dissemmt et déptn'tement de CoMtantine. 

DU 28 MARS 1863. 



HAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Ëmperenr des Français, 

A tqnd présents et à venir, salut. 

Tu rordonnaneie royale du 28 septembre 1847 sur 
rorganisatièn municipale de PAlgérie ; 

VuVavis du eooseil consultatif du Gouvernement gé* 
néralde TAlgérie ; 

Yu le rapport de notre Ministre Secrétaire d*Btat au 
département de la Guerre et diaprés les propositions du 
Gouverneur Général de FAlgérie, 

AVONS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS G£ QUI SUIT l 

Art. 1", — Les cinq centres de population de la val- 
lée du Bou-Merzoug, créés par nos décrets du 6 août 
1859 et agrandis par le décret du 28 janvier 1860, sont 
réunis et érigés en une seule commune de plein exercice, 
sous le nom de commune du Khroubs. 

Cette commune a pour cheMieu le Khroubs avec son 
territoire, ceux de Lamblèche et de Madjiba^ et pour an- 
nexe le centre des Ouled-Rahmowif avec son territoire et 
celui de Guerfa. 

Art. 2. — Les limites de la circonscription communale 
du Khroubs sont fixées ainsi qu'il suit, conformément au 
plan annexé au présent décret : 

Au nord, en partant du chemin de Gonstantine aux 
Zemoul, le chemin de Djama-Torcha, les crêtes du Bled- 
ben-Djelloul jusqn^à Hadjar-Safia, le Kef-Merdjaja, les 
crêtes du Djebel-el-Ouache jusqu'à Aïn-Kerma; le Chabet- 
el-Djeman jusqu'à sa rencontre avec le chemin de Gons- 
tantine à Guelma; puis, de là, une ligne droite allant 
aboutir à une mare sur rOued-Aïn-Eerma ; de ce point, 



^ t«4 — 

une ligne brisée passant par ane raine romaine et abou* 
tissant an Djebel-bou-MelnL » 

 Test, la crête des montagnes dites Karamii du Fedj- 
Bon-Ghareb et de TOam-Settas^ Jâsqn*à la rencontre du 
chemin de Bône à Gonstantine; ledit chemin jasqu*à 
rOned-Mendjez ; le cours de ce ruisseau jusqu'à son em* 
bouchure dans rOued-Aîn-Batta ; ce dernier jusqu'au che- 
min du Khroubs aux Segnïa , ce chemin passant à Ain- 
Hadjar, Aïn-Skhrar, Bir-Boukas, Aïn-Manchoura, jusqu'à 
sa rencontre avec le diemiu des Zemoul à Ouralsa ; 

Au sudy le chemin des Zemoul à Ouralsa, jusqu'à la 
route de Gonstantine à Batna ; le Ghabet-Hamman-Sour 
jusqu'au chemin de Bou-Saada aux Ouled-Siameta ; ledit 
chemin jusqu'à la limite sud des lots 226, 227, 228 bis, 
et la limite sud de l'ancien Azel Eharandji; 

A l'ouest, les limites ouest de l'ancien Azel-Eharandji 
et Tignemeurt, jusqu'à l'intersection du chemin des Ze- 
moul à Gonstantine a^ec celui de Bir-£hala à £l-Oouari ; 
«e dernier chemin jusqu'à la limite de la commune de 
Gonstantine; 

A l'ouest-nord-ouest, la limite sud-est de la commune 
de Gonstantine , en partant de Test et du chemin des 
Zemoul jusqu'à la pointe nord-est de la commune fores- 
tière. 

Les limites de chacun des territoires réunis et grou- 
pés, 

l^Sous les noms de Khroubs, Lamblèche et Madjibâ; 

2* Sous le nom des Ouled-Bahmoun et de Guerfa , sont 
celles qui sont indiquées dans nos décrets du 6 août 1859/ 

Aht. 3. — Indépendamment du maire de la commune 
du Khroubs, le corps municipal se compose : 

De deux adjoints résidant Tun au chef-lieu, le Khroubs, 
l'autre à l'annexe des Ouled -Bahmoun; 

De huit conseillers municipaux , dont six Français, un 
étranger et un musulman. 

Art. 4. — n ne sera pourTu à l'établissement du bud- 
get spécial dans cette nouvelle commune qu'à partir da 
V juillet 1863. Les dépenses de l'exercice 1862 et celles 



da premier semestre 1863 cdnttDuenmt à être ordonnan- 
cées et réglées conformément aux dispositions de Tart. b4 
do décret du 27 octobre 1858. 

ÂBT. &> — Notre Ministre Secrétaire d*Etat an départe- 
ment de la Gnerre et le GouTerneur Général do TAlgérie 
sont chargés, chacnnen ceqni le concerne, de Texécn- 
tion du présent décret. 

Fait à Paris, le 28 mars 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 

Par Tempereur : 
Le Maréchal de France^ 
Ministre Secrétaire d'Etat au département de la Guerre , 

Signé : Bakdoic. 



iV* 75. - DÉCRET qui modifie la d/rcanscripHon de la com- 
mune de Sétif, département de Comtantine. 

on 28 MARS 1863. 



Napoléon, parla grâce de Dien et la volonté nationale, 
£mperenrdes Français, 

A toos présents et à Tenir, salot. 

Vu le décret du 17 juin 1854 , portant création de la 
commune de Sétif ; 

Yu Tavis du Ck)nseil consultatif du Gouvernement 
général de l'Algérie ; 

Sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d*Etat au 
département de la Guerre, et d'après les propositions du 
Gouverneur Général de TAIgérie , 

AVOKS BÉCRÉTâ ET DÉGR£X09fS CE QUI SUIT : 

Akt. !•'. — La circonscription de la commune de Sétif 
est déterminée par les limites ci-après et conformément 
âu plan ci-annexé : 

An nord, une ligne brisée formant les limites nord des 



— 106 — 

Tlllages de Lanasser et Fermatoa jasqu*à rOaed-bou* 
Sellam, qae Ton remonte jusqa*à la rencontre de la li- 
mite gnd-oaest de la ferme de Goussimet; la limite sud 
de la ferme précitée et le chemin de Djemila jusqu*à 
rOued-Bonchana ; 

A Test, rOned-Bonchana et TOued-Fidj-Yaya ; 

An sud , les limites sud des villages de Tinar, Aïn* 
Trich, Oaed*Malah, Meslonget delà ferme d*El-Harmelia; 

A l'ouest, les limites onest et nord de la ferme d'El- 
Harmtlia, des territoires d'El-Hachichia et Temellouka ; 
les limites ouest des yillages de Khalfounet Lanasser. 

Art. 2. — Notre Ministre Secrétaire d*Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le GouTerneur Général de TAlgérie 
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de Texécu- 
tion du présent décret. 

Fait à Paris, le 28 mars 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 
Par. TEmpereur : 
Le Maréchal de France^ 
Ministre Secrétaire d'Etat au département de la Guerre^ 

Signé :Raiydo]h. 



N* 76.— DÉCRET IMPÉRIAL portant sanction et promulgation 
du Sénatus-consulte relatif à la constitution de la pro- 
priété en Algérie dans les territoires occupés par les Arabes. 

DU 22 AVRIL 1863. 

NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, Em- 
pereur des Français, 
A tous présents et i venir, salut. 

AVONS SAIfCTIONlfÉ ET SINCTIONNONS, PHOKULQUÊ ET PROHUL- 

GUONS CE QUI SUIT : 

(Bitrait du procôs-verbal du Sénat) 

SÉNATUS-GONSULTE 

Relatif à la constitution de la propriété en Algérie, dans les 
^ territoires occupés par les Arabes. 

Abt. l*'.— Les tribus de l'Algérie sont déclarées pro- 





— 107 r- 

priétaires des territoires dont elles ont U joaissance 
permanente et traditionnelle, à quelque titre que ce soit. 

Tous actes, partages ou distractions de territoires 
interrenus entre l*£tat et les indigènes, relatÎTement 
à la propriété du sol, sont et demeurent confirmés. 

Art. 2. — Il sera procédé administratiyement et dans 
le plus bref délai : 

r A la délimitation des territoires des tribus; 

2^ A leur répartition entre les différents douars de 
chaque tribu du Tell et des autres pays de culture, 
avec réserve des terres qui devront conserver le carac- 
tère de biens communaux ; 

3"" A rétablissement de la propriété individuelle entre 
les membres de ces douars, partout où cette mesure 
sera reconnue possible et opportune. 

De» décrets impériaux fixeront Tordre et les délais 
dans lesquels cette propriété individuelle devra être 
constituée dans chaque douar. 

Aet. 3. — Un règlement d*administration publique 
déterminera : 

1^ Les formes de la délimitation des territoires des 
tribus ; 

2"^ Les formes et les conditions de leur répartition 
entre les douars et de Valiénation des biens appartenant 
aux douars ; 

S"* Les forces et les conditions sous lesquelles la 
propriété individaelle sera établie et le mode de déli* 
vrancedes titres. 

Aat. 4.— Les rentes, redevances et prestations dues 
à TEtat par les détenteurs des territoires des tribus con- 
tinuercmt à être perçues comme ptur le passé, jusqu*à ce 
qa'il en soit autrement ordonné par des décrets impé- 
riaux rendus en la forme des règlements d'administra- 
tion publique. 

Art. 5. — Sont réservés les droits de l'Etat à la pro- 
priété des biens du Beylik et ceux des propriétaires 
des biens melk. 

Sont également réservés le Domaine public tel qu'il 



— 108 — 

est défini par Tarticle 2 de la loi da 16 juin 1851, ainsi 
que le Domaine de TEtat, notamment en ce qui concerne 
les bois et forêts, confornfément à l'article 4, para* 
graphe 4, de la même loi. 

Art. 6. — Le second et le troisième paragraphes de 
Tarticle 14 de laloida 16 juin 1851, sur la constitn* 
tion de la propriété en Algérie, sont abrogés ; néanmoins, 
la propriété individuelle qui sera établie au profit des 
membres des douars ne pourra être aliénée que dn jour 
où elle aura été régulièrement constituée par la déli- 
yrance des titres. 

Art. 7. — Il n'est pas dérogé aux autres dispositions 
de la loi du 16 juin 1851, notamment à celles qui con- 
cernent Texpropriation pour cause d'utilité publique et 
le séquestre. 

Délibéré et voté en séance, au palais du Sénat, le 
13 avril 1863. 

Le président, Troplong ; les secrétaires, baron 
DE HBBCKBasN , BoNjBAïf , baron T. db 
Lacrossb. 

Vu et scellé du sceau du Sénat : 
lé Sénateur secrétaire. 

Baron T. bb Lacrossb. 

Mandons et ordonnons que les présentes, revêtues du sceau 
de TEtat et insérées au Bulletin des lois, soient adressées 
aux cours, aux tribunaux et aux autorités administratives, 
pour qu'ils les inscrivent sur leurs registres, les observent et 
les fassent observer, et notre Ministre de la Justice est chargé 
d'en surveiller la publication. 

Fait au palais des Tuileries, le 22 avril 186B. 

%»(^; NAPOLÉON. 

Par rEmpereur : 
Le Ministre d^Etai, 
Signé: i. Wauwski. 

Vu et scellé du grand sceau : 

Le garde des sceaux, 
Ministre de la Justice, 

Signé : Dbunglb. 



— 109 — 

H* 77.— ARRÊTÉ parta$U orgamsation du jury de VExpoHHan 
générale agricole de Conttantine, en 486S. 

BV 22 ATRIL 1863. 



AV NOM DB I. BMPBEEUB. 

Le Maréchal^de France, Gouverneur Général de FAIgérie, 

Vu Tarrèté organique du 30 août 1861, sur les Expositions 
générales des produits de l'agriculture et des diverses indus^ 
tries agricoles de TÂlgérie ; 

7u l'arrêté du 24 février 1863, qui dispose que FExposition gé- 
nérale agricole se tiendra cette année à Constantine, du ^ sep- 
tembre au 4 octobre, et en fixe l'organisation et le program- 
me; 

Vu les propositions présentées par le Préfet de Gonstantine, 
de concert avec le Général commandant la division ; 

Sur le rapport du Directeur général des Services. civils, . 

ABRête: 

Abt. l''.— Le jury de l'Exposition générale agricole de Gons- 
tantine, en 1863, est composé de la manière suivante, sous la 
présidence d'honneur du Préfet du département. 

PREMIÈRE SECTION. 
Animaux reprodaeiear« et autres. 

Président: M. Skrph, Secrétaire général de la Direction gé- 
nérale des Services civils, premier vice-président du jury. 

DEUX SOUS-SECTIONS. 

1" SOLS-SBCTION. — Races bovine, ovine, porcine et animaux 
de haese-cour. 

MM. Wàllet, président de la Chambre consultative d'agri- 
culture, maire de Philippeville ; 
BsiGfjsE, vétérinaire civil ; 
Lavaud, inspecteur de colonisation. 
2* sous-SBCTiON. — Races chevaline et mulassiire. 
MM. Ile chef d'escadron Florbt, directeur du dépôt de re- 
monte, à Gonstantine ; 
«> .Bbunaghb, propriétaire; 

ViABDOT, vétérinaire militaire. 



- ito - 

> SECTION. 
Mftehlnes et tHstramenki asrle#le0. 

Président : M. Alfred de Cis-GÀUPBincB, membre du ConBeil 
général, deuxième vice-président du jury. 

DEUX SOUS-SECTIONS. 

^1" SOUS-SECTION. — Instrumenté d^txtérifiwr de ferme. 
MM. Smok, président du Comice accole de Bône ; 

BosQUiLLON DB Frsscheyillb, propriétaire à Sétif ; 

Hertz, propriétaire à Constantine ; 

ViGuiBR, propriétaire à Guelma. 

â» socs-SECTiON. — Instrument» éfintérieur de ferme. 

MM. DE Vaucoux, membre du Conseil général, directeur des 
mines de Kef-Oum-Theboul; 
Staïnck, ingénieur des Ponts-et-Chaussées ; 
Olivier, président de la Société d'acclimatation, à Bône. 

3* SECTION. • 
Prodàtto agrieole« et mftClères utiles àl'ftgrlevltiire. 

Président : M. Barnoin, membre du Conseil général, prési- 
dent de la Chambre de commerce de Constantine, troisième 
vice-président du jury. 

Membres : MM. Brutas, propriétaire à Constantine ; 

Bosrbdon , inspecteur de colonisation ; 
Pantin, directeur de la Pépinière de Cons- 
tantine. 

Art. 2. — Sont nommés membres de la commission char- 
gée de visiter et d'étudier les exploitations qui concourront pour 
la prime d'honneur, sous la présidence du premier vice-prési- 
dent du jury : 

MM. Olivier, Brutas et Bosredon. 

Art. 3. — Le Préfet du département de Constantine et le Gé- 
néral commandant la division sont chargés de l'exécution 
du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvemementt à Alger, le 22 avril 1863. 

Le Gouverneur Général, absent : 
Le Général de division, Sous-Gouverneur. 
E. DE Martimpret. 



— 111 — 

N* 7B. — Miucis. — NaminaHons. ^ Par arrêté du Gou* 
vernéur Général, en date du 7 mars, les nominations suivantes 
ont eu lieu dans le corps de milice de la commune de Guelma, 
départemeni de Coostantine, savoir ; 

Capitaine : U. Bacot (Jean), Ueutênaot» en reaiplaeement de 
M. Génisson, démissionnaire. 

Lieutenant : M. Thouy (Louis), sous-lieotenant, en remplace- 
mentda M. Baeot, promu capitaine. 

Sous-lieutonant: M. Martel (Charles), sergent^major, en rem- 
placement de M. Thouy, promu lieutenant. 



N* 79. — SoGitTis BB SIC0UR8 iiuTDBLS. - Nominotions de 
présidefits. — Par décret du II mars, ont été nommés : 

1* Président de la Société de Prévoyance et de Secours mu- 
tuels fondée à Alger par les médecins du département : M. le doc- 
teur Bertherand, directeur de l'Ecole préparatoire de médecine 
et de pharmacie. 

3* Président de la Société de Secours mutuels établie à Mé- 
déab, sous la dénomination de Société du Nadar : M. Goret (Lu- 
cien-Frédéric), médecin militaire de 1** classe en retraite, en 
remplacement de M. Gbambige, démissionnaire. 



N* 80. — GsNBÂRMBaiB iMPBRiAtB. — Gwlma et Sétif. — Par 
déctsioQ impériale du 11 mars 1863, prise sur le rapport du Minis- 
tre de la Guerre, les résidences de Guelma et de Sétif ont été 
érigées en lieutenances de gendarmerie. 



N* 81.— Tribunaux musulmaks. — Personnel — Par quatre 
arrêtés de S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général, en date 
du 2 mars 1863, les mutations et nominations suivantes ont eu 
lieu. dans le personnel des circonscriptions judiciaires mu- 
sulmanes : 

P Bott Baker, adel do la 97* circon scription de la province 
d'Alger (région en dehors du Tell), a été révoqué de ses fonc- 
tions; 

2" Mohammed ben Abdallah, actuellement adel de la 102* 
circonscription judiciaire do la province d'Alger, a été nommé 
adel de la 97* circonscription, en remplacement de Bou Ba- 
ker, révoqué; 

Abdallah ben bon Baker, taleb, a été nommé adel de la 102* 



— 112 — 



circonscriptioD, en remplacement de Mohammed ben Abdallah, 
ci-dessus désigné ; 

3* Mohammed ben Mohammed el Rhaloui, cadhi de la 39* cir- 
conscription judiciaire de la province d'Oran (cercle de Mas- 
cara), a été révoqué de ses fonctions. 

4* Ont été nommés : 

Gadhi de la 39* circonscription de la province d'Oran, Kad- 
dour bel Hadj, actuellement bach-adel de la môme circons- 
cription, en remplacement de Mohammed ben Mohammed el 
Khaloui, révoqué; * 

Bach-adel de la 39* circonscription judiciaire, Bou Zian 
ben Ahmed ben Ghaban, actuellement adel de la môme cir- 
conscription, en remplacement de Raddour bel Hadj, nommé 
cadhi ; 

Adel de la 39* circonscription judiciaire, Saïd ben Ahmed, 
ancien élève de la medersa de Tlemcen, en remplacement de 
Bou Zian ben Ahmed ben Ghaban, nommé bach-adel; 

Adel de la 30* circonscription judiciaire de la province de 
Gonstantine (cercle d'Ain-Beïda), Saïd Ben Mohamed, ancien 
élève de la medersa de Gonstantine, en remplacement de Si 
£1 Gharbi ben Brahim, nonmié bach-adel de la 27' circonscrip- 
tion. 



N* 82. — Par arrôté de S. Exe. M. le Gouverneur Général, en 
date du 10 mars, 

Ont été nommés : 

Bach-adel de la 6« circonscription judiciaire de la province 
d'Alger, Si Mustapha ben el Hadj Mohamed, adel de la môme 
circonscription, en remplacement de Si Embarek ben Moha- 
med, nommé cadhi ; 

Adel de la môme circonscription, Ahmed ben Yahia, ancien 
cadhi des Hamza, en remplacement de Si Mustapha ben el Hadj 
Mohamed, nommé bach-adel. 



CBRTIPIÉ COlfFOftMl : 

Alger, le 8 mai 1863. 
le Secrétaire général de la DirecHon 
générale des Services civils^ 




SERPH. 



ALGER. 



IBIPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 



113 



BULLETIN OFFICIEL 



DU 



GOUVERNËHENT GËIVËRAL 



DE L'ALGÉRIE. 



18«S 



N' 81. 



SOMMA TRR. 



83 
84 

85 

86 

87 



à 

105 



DATBS. 



13 avril 1863. 



20 avril 1863. 



16 mai 1863. 



Dates divers. 



Efoleit arâb^ii-friiiteni^^ii. — Institution 
d'une école arabe-Trançaise à Djelfa, 
province d'Alger. (Arrêté.) 

TVnvaiix pabiifM.— Exprnprlatimt^. — 
Expropriation, pour cause d'utilité pu- 
blique, d'une parcelle de terrain, à Mus- 
tapha- Supérieur, pour rectifier la route 

. d Alger à Laglïoual. (Arrêté.) 

%oi(*i«* urbniiie. — Exprnpjialiniis.— Dé- 
claration d'utilité publique, par l'expro- 
priation, d'un terrain nécessaire pour le 
percement de la rue Montptnsier, à Al- 
ger. (Arrêt*'.) 

Travfiiix mllIliiIreM.— Expropriations. 
— Expropriation déûnitive d'immeubles 
nécessaires pour rétablissement d une 
deuxième coi«r au quartier de cavalerie 
de Blida. (Arrêté .) 

Ailiniiii«ilriilioii iuaiilrl|Mlle en Irrrî- 
iiftire mlliinire.^ Organisation. — Res- 
titution à Betrouaghia d'un adjoint ci- 
vil au commandant de place de Médéa. 
(Arrêté.) 

MBNnOlVS BT EXTRAITS 



PAO. 



114 



115 



116 



117 



119 

120 

à 

128 



M4 — 



N* 83. — ARRÊTÉ qui institue une école arabe-française à 
I^jelfa , protinœ d'Alger. 

DU 13 AYBIL 1863. 



AV HOBt BS L'EHFÉREUR. 

Le Maréchal de France , Gouverneur Général de TAl- 
gérie , 

ARRÊTE : 

Art. !•'. — Une école arabe -française est créée à 
Djelfa , subdivision de Médéa. 

Art. 2. — Le personnel de cette école comprend : 

V Un instituteur français^ recevant un traitement an- 
nuel de 1,500 francs ; 

2^ Un surveillant arabe ^ recevant un traitement an- 
nuel de 360 francs. 

Art. 3. — Les traitements de l'instituteur et du sur- 
veillant, les frais de location de Timmeuble dans lequel 
est installée rocole , la dépense occasionnée parTacqui- 
fiition du premier matériel et par son installation . seront 
supportés par le budget des centimes additionnels de la 
subdivision de Médéa. 

Art 4. — Le G»''néral de division commandant la di- 
vision d* Alger est chargé de l'exécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement (Alger), le 1 3 avril 1863. 
Signé : M** Pelissier , duc de Malaroff. 



— 115 — 

N* 84. — ARRÊTÉ portant expropriation définitive d'une par- 
celle de terrain à Mustapha-Supérieur, nécessaire pour recti- 
fier la route d'Alger à Laghouat. 

DU 13 AYBIL 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouyerneur Généra] de 
l'Algérie, 

Ya le décret impéri^^l du 10 décembre 1860, sur le 
gonTemement et la haute administration de l'Algérie ; 

Yu la loi du 16 juin 1851 , sur la constitution de la 
propriété en Algérie, le titre IV de Tordonnance du V^ 
octobre 1844 et le décret impérial du 8 septembre 1859 ; 

Yu le décret impérial du 11 juin 1858, déterminant 
les formes à suivre lorsqu'il y aura lieu de procéder à 
l'expropriation d'urgence ; 

Yu le plan des lieux ; 

Yu les publications faites à Alger et le procès- verbal 
d'enquête ; 

Yu la délibération du Conseil de préfecture d'Alger, 
en date du 5 mars 1863 ; 

Sur la proposition de M. le Préfet d'Alger et suivant 
Tavis conforme du Conseil consultatif, dans sa séance du 
8 avril courant; 

ARRÊTE : 

Art. !•'. — Est déclarée d'utilité publique l'expropria- 
tion d'une parcelle de terrain complantée en jardin, d'une 
superficie de 1 19 mètres environ , située sur le territoire 
de la commune d'Alger, à Mustapha-Supérieur, ladite 
parcelle désignée comme appartenant au sieur Gillet fils 
aîné, banquier à Paris, quai de fiéthune, 8, et nécessaire 
pour la rectification et l'amélioration de la route impé- 
riale d'Alger à Laghouat 

Art. 2. — L'expropriation définitive de cet immeuble 
est prononcée. 



iitfMitetflilAi^t « à '' • \*L.. ^..»^<..jM.*te. .,:3^.^_mm m\ m i III MM ■/**•■! 



— 1J6 — 

ÀBT. 3. — La prise de possession aura lieu d'urgence. 
Art, 4. — Le Préfet du département d'Alger est 
chargé de Fexécution du présent arrêté. 

Alger, le 13 avril 1863, 

Signé : H*^ Pblissier , duc de Màljlkoff. 



N* 85. -- ARRÊTÉ déclarant dutilUé publique l'expropriation 
dPun terrain nécessaire pour le percement de la rue Montpen- 
sier, à Alger, 

DU 20 AVRIL 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, GouTerneur Général de TAl- 
gérie ; 

Vu le décret impérial du 10 décembre 1860, sur le 
gouyernement et la haute administration de TAlgérie ; 

Yu la loi du 16 juin 1851 , sur la constitution de la pro- 
priété en Algérie, le titre IV de Tordonnance du I*' oc- 
tobre 1 844 et le décret impérial du 8 septembre 1 859 ; 

Vu le plan des lieux ; 

Vu les publications faites à Alger, ainsi que le procès- 
verbal de Tenquête ouverte conformément aux loi, or- 
donnance et décrets ci- dessus visés ; 

Vu Tavis du Conseil de préfecture, en date du 12 mars 
.1863; 

Sur la proposition du Préfet du département d'Alger et 
conformément à Tavis émis par le Conseil consultatif, 
dans sa séance du 8 avril courant, 

ARRÊTE : 

Art. 1". - Est déclarée d'utilité publique l'expropria- 
tion d'une parcelle de terrain de 341 mètres 16 centim. 
environ , sise sur le territoire de la commune d'Alger, 



— H? — 

Élisant partie d*ane propriété plas grande, Kignalée 
comme appartenant an sieur Paris, et nécessaire pour le 
percement de la rue Montpensier et sa jonction ayec la 
rampe Bovigo, 4* tournant. 

Art. 2. — Le Préfet du département d'Alger est 
chargé de Fexécntion du présent arrêté. 

Alger, le 20 avril 1863. 

Signé : H*^ Pelissier , duc de Màlàeoff. 



N*86. -- ARRÊTÉ portant expropriation définitive de dinen 
immeubles nécessaires pour t'élablissement dune deuxième 
eottr du quartier de cavalerie, à Blîda. 

DU 20 AYBIL 1863. 



▲U KOM de L empereur. 

Le Maréchal de France, GpnTerneur Général de TÀl- 
gérie: 

Vu le décret du 10 décembre 1860, sur le gouverne- 
ment et la haute administration de F Algérie; 

L'arrêté du Gouverneur Général , en date du 8 novem- 
bre 1862 , quia déclaré d*utilité publique Texpropriation 
des immeubles ci-après désignés : 

Le titre IV de l'ordonnance du I*' octobre 1844 ; 

La loi du 16 juin 1851 et le décret impérial du 8 sep- 
tembre 1859; 

Le plan des lieux : 

Les publications faites à Blida , ainsi que le procès- 
"verbal d^nquête et Tavis du Préfet en Conseil de pré- 
fecture ; 

Snr la proposition du Préfet d'Alger et l'avis conforme 
du Conseil consultatif , en date du 8 avril courant , 

ARRÊTS : 

Art. V. — Est prononcée l'expropriation définitive, 



- -*- 



~ J18-- 



poqr Clause d^utilité publique, de divers immeubles situés 
à*Blida et nécessaires à la formation d^une deuxième 
cour du quartier de cavalerie de cette ville , entre les 
bastions 8 et 9 , savoir : 



DÉSIGNATION DES IMMEUBLES. 



Terrain et petite maison, n*78 du plan, li- 
mités par un chemin et par les n** 75, 
79 et 80 



Partie de maison et jardin, n* 66 du plan, 
limitée par un chemin et par les n** 122 
et 123 



Terrain, n* 86 du phn, limité par un che- 
min et par les n- 81, 85, 87 et 90 



Vloitiéindivlse d'un terrain, n*68 du plan, 
eipréteniions indéterminées sur la par- 
celle Q"" 69, le tout limité par un che- 
min et par les n** 89, 90, avec orangers. 

Partie d'un jardin n* 88, limitée par un 
boulevard et par les n*' 68, 88 ei 90.. 



PROPRIÉTAIRES 

présumés. 






[]f\ jardin, n'121 du plan, limité par deux 
chemins et par les n** 122 et 125 



Lafond de Villiers. 

ÀbderrahmanSaoudi 
Inconnus. 

Succession Lacrouts 
D"' Marchand. 
Incoqnus. 



Art. 2. — Le Préfet du département d'Alger est 
chargé , en ce qui le concerne , de Texécution du pré- 
sent arrêté. - 

Alger, le 20 avril 1863. 

Signé : M** Pelissier, duc de Halakoff. 



ir en. -^ARBÊTÉ qui institue à Berrouaghin un ad^&hH eitil 
du commandant de ta place de Médéa. 

DU 16 MAI 1863. 



AU nOM DE L BMPERBUB. 

Le Maréchal de France, fiouyeraeur Général de TAl- 
gérie, 

Vu le décret da 27 octobre 1SS6 et le S 4 da tablma 
C, annexé audit décret ; 

Vu le décret du 10 novembre 1860» sur le gouverne- 
ment et la hiute administration de TAl^'érie ; 

Considérant que le village de Berrouagliia, situé à 32 
kilomètres de Médéa, snr k rooif impériale de Lagbouat» 
province d'Alger, et doot la création a été prononcée par 
no décret du 3 mars 1860, est envoie de peuplement et 
renferme déjà une population assez nombreuse pour né-, 
cessiter la présence permanente d*un délégué de Tau- 
torité ; 

D'après la proposition de N. le général commandant 
la division d'Alger et sur le rapport du Directeur géné- 
ral des services civils, 

ABHÊTE : 

Abt. l*', — Il est institué à Berroiiaghia un adjoint ci- 
vil du commandant de la place de Médéa, et qui sera 
chargé, en son lieu et place, et sous son autorité, d'exer- 
cer les fonctions d'officier de l'État civil, d'officier de 
police judiciaire, et de pourvoir aux besoins de la poli- 
ce locale. 

Conformément au § T' du tableau A annexé an décret 
du 27 octobre 1858, cet adjoint sera nommé pax le Gêné- 
ml commandant la division parmi les résidents français 
majeurs jouissant de leurs droits civils et civiques. 

Aht. 2. — Le Procureur général près la Cour impériale 
d*ilger et le Général commandant la division d*Alger, 



— 12Q — 

sont chargés, chacun en co qni le concerne, de Texécation . 
du présent arrêté. 

Fait an palais du Gouvejrnement à Alger, le 16 mai 
1863. 

Signé :W^ Pelissiéb^ duc de Malakofp. 



N* 88. — Médailles d'honnbui. — Par décision impériale du 
17 décembre 1862. le Maréchal Gouverneur Général de TÂlgérie 
a été autorisé à décerner, au nom de S. M. , les récompenses 
honoriûques suivantes aux individus ci-après dénommés, pour 
belles actions accomplies en Algérie , pendam l'année 1862 , 
savoir : 

PROVINCB D'ALGER. 

Médaille d'argent de y'* classe, 

Bughe (Pierre), capitaine des sapeurs -pompiers à Blida. — Il 
s'est fait remarquer par son courage et son énergie dans l'incen- 
die de la fourrière et celui de Técurie des tirailleurs, le 1*' avril 
1862. 

Gabalda (Adolphe), capitaine adjudant-major de la milice de 
Blida. — Il a dép'oyé an courage et une habileté remarquables 
en faisant, lors de l'incendie de la fourrière , le 24 mars 1862, le 
service de sapeur-pompier. 

Barbanceys, ex-collecteur du service des contributions di- 
verses au marché de Boghar, — • Il «'est signalé, le 34 septembre 
1860, en arrêtant, après une lutte pécilleiise, un Arabe coupable 
d'un triple assassinat, sur le marché de Boghar. Déjà , en 1859, 
il avait énergiquement concouru à la capture de 160 Arabes lors 
d'une révolte qui éclata sur ce marché. 

Médaille d'argent de $* classe. 

ÀscensiOy marchand épicier à Alger. — - Il a fait preuve d'un 
grand dévouement en retirant d'un puits de 30 mètres de profon- 
deur, un homme qui y était tombé pendant une nuit obscure. 
Il s'était déjà distingué dans d'autres occasions. 

Sempère (François), sapeur-pompier à Blida. — Il a déjà été 
l'objet de trois citations pour son courage dans plusieurs incen- 
dies, et s'est particulièrement distingué à celui de l'écurie des 
tirailleurs, où il a eu la main brûlée. 

Vervial (François), sapeur-pompier à Blida. — Il s'est signalé 



~ 121 — 

d«Ds plasieurs inceodies et particulièrement à Fincendie du 
théâtre, où il a été blessé, et à celui de la fourrière, où il a eu la 
figure et les mains brûlées. 

i9<nirpattd (Louis-Léon), ouvrier serrurier-forgeron à Orléans- 
ville. — Agé de 14 ans seulement, il a sauvé, au péril de sa vie, 
UD soldat qui se noyait dans le Chéliff. 

PROVIlfCB DE CONSTANTINB. 

Médaille d'or de /** classe, 

Ahmed ben Amar, cultivateur à Souk-Ahras.— Cet indigène a 
tué 40 lions et 19 panthères. Dans ses luttes avec ces animaux 
féroces, il a reçu 23 blessures. 

Médaille dor de t* ddsse, 

Tisseyre (Pierr^, préposé des douanes à La Galle. — Il s'est 
signalé par son courage en sauvant d'une mort certaine deux 
femmes attaquées par un soldat indigène, et en se rendant maî- 
tre de ce malfaiteur. 

Zammit (Paolo], passeur en chef au bac delà Seybouse. —Le 
24 avril 18tô, il s'est précipité dans les eaux de la Seybouse pour 
•D retirer deux indigènes qui allaient périr. Il s'était déjà dé- 
voué dans d'autres occasions. 

SaadibenAzouz, cheikh de la tribu des Beni-Addi.- Ce chef 
indigèuç s'est signalé à l'incendie de Djebel-Debagh, en donnant 
aux Arabes qu'il avait amenés l'exemple du courage. Son con- 
cours a beaucoup contribué à arrêter les ravages du feu. 

Neveur (Gélestin), à Héliopolis. —Quoique âgé seulement de 
15 ans, ce jeune homme, le 12 août 1862, n'a pas hésité à se jeter 
dans Iç torrent du Hammam-Berda pour secourir un Arabe qui 
se noyait et qui l'a entraîné au fond du gouffre, où ils auraient 
péri tous les deux sans le secours du sieur Erlacher (Jean). 

Erlacher (Jean), à Héiiopolis. — Il s'est signalé dans les mômes 
circonstances, en se précipitant dans le torrent du Hammam- 
Berda pour secourir l'Arabe .et le jeune Neveur, près de périr, 
qu'il parvint à sauver. Il esl âgé de 20 ans. 

Camilliêri (Joseph), négociant à Jemmapes. — Il s'est signalé 
dans divers ineendies, notamment en 1860, en sauvant des flam- 
mes un colon déjà asphyxié, et le 4 août 1862, par son courage . 
et son activité dans l'incendie qui eut lieu à Jemmapes. 

Graby (Louis), régisseur de l'exploitation forestière de la Safia. 
— Il n'a pas craint, dans l'incendie du 4 août 1862, de se préci- 
piter, au péril de sa vie, sur des madriers embrasés , et a dé- 
ployé, pendant toute la durée du feu , le plus grand courage. 

Bel'Kassem ben Salah/ù Souk-Ahras.- Cet indigène a tué, en 



— 1» — 

très'peu de tainps, 6 lions et S panthères. Il a été blessé ffrièTè* 
ment dans ses luttes avec ces animaux. 

Ali ben Derbel, à Souk-Âhras.— Cet indigène a tué jusqu'à ce 
jour 26 lions, et s'est en général distingué dans ses nombreuses 
chasses aux bétes fauves. 

PHOVINCE b'oràk. 
Médaille d'urgmt de 1^ classe. 

Z)u&oi« (Xavier), agent de police à Mascara. — Il a montré un 
courage et un dévouement remarquables en s'inrerposant dans 
une collision sanglante entre des soldats du 2" bataillon d*Afrique 
et du 2* tiraill»*urs algériens, où il a éié blessé très-grièvement. 

Médot (Joseph), gendarme à Tlemcf n. -— Il a exposé sa vie, le 
29 mars 1862, pour sauver des ouvriers marocains ensevelis sous 
les débris d'une maison écroulée àTiemcen. II s'étaii.déjà dé- 
voué, en 1856, dans un incendie, pour retirer une mère de fa- 
mille du milieu des flammes. 

Jfarjîn (Nicolas),' gendarmée TIemcen. — Il s'est distingué 
dans le môme sauvetage des ouvriers marocains ensevelis sous 
les débris de la maison écroulée à TIemcen. 

Hermann , charpentier à TIemcen.— Mêmes motifs que pour 
le précédent. 



N* 89. — Pfnsions civiles. -^-Liquidation, — Par décret impé- 
rial du 24 mai 1862, rendu en Conseil d*Etat, deux pensions de 
retraite, pour cause de suppression d'emploi, ont été concédées, 
avec jouissance dul** janvier 1862 : 

La première, de 2,051 fr. 00, à M. Bouny (Edouard-Wenceslas- 
Louis-Marie) , ex-sous-chef do bureau de 2* classe ; 

La seconde, de 1,285 fr. 00, à M. GHmaud (François), ex- 
commis principal de 3* classe à l'ancien ministère de l'Algérie et 
des Colonies. 



N* 90. — Etringehs. — Admission à domicile. — Par décret 
impérial du 7 janvier 1863 , le sieur Antola (Jean^Baptiste-Fran- 
çois), garde de santé de 2* classe, né le 8 décembre 1801 à Saint- 
Martin de Polanest (Italie), en résidence à Hers-el-Rebir (Algé- 
rie), est autorisé à établir son domicile en France, pour y jouir 
des droits civils tant qu'il' continuera d'y résider. 



- 19» - 

N* 91. —Tribunaux husuliuns.-* Or^/anwa^ûm.— Par arrêté 
de S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général de TAlgérie, en date 
du 8 janvier 1863, le nombre des adonis de la SS"* circonscription 
judiciaire de la province d'Oran est réduit de quatre à trois, y 
compris le bach-adel. 

— Nominations et mutations, — Par arrôté^du 8 janvier 1863, 
ont été révoqués de leurs fonctions : 

Si-el-Arbi-ben Abderrezag , cadhi de la d2* circonscription 
judiciaire dans la province d'Oran ; 

Si-Abdallab-ben-Akhal, bach-adel de la même circonscription. 

— Par arrêté «du môme jour, ont été nommés, 

Pour la province d'Oa^N ; 

Gadbi de la 32* circonscription judiciaire , Si-Rhemli«h*beA- 
Cbmina , ancien élève de la medersa de Tlemcen , en remplace* 
ment de Si-el-Arbi-ben-Abderrezag, révoqué. 

Baph-âdel dd la mémo circonscription, Si-el-Frih-ben-el-Frih, 
ancien élève de la medersa de Tlemcen, en remplacement de Si- 
Abdallah-ben-Akhal, devenu infirme. 

Pour la province de Constantinb : 
Bacb-adelde la 27* circonscription (cercle d*Aïn-Béida), Si-el- 
Gherbi-beu-Brahim, actuellement adel de la 80" circonscription, 
en remplacement de Si-Mohammed-Taïeb-ben-Madjoub, démis- 
sionnaire. 

— Par arrêté du 21 janvier 1863, le sieur El-Arbi-Largucch , 
bach-adel de la 12" circonscription judiciaire du département de 
Constantine, est autorisé à permuter aveô le sieur ENSadok- 
bel'Rassem , bach-adel de la 10". 

— Par arrêté du 25 février 1863 , le sieur Bouzian-ben-Mekki 
est nommé bach-adel de la 4* circonscription judiciaire du dé- 
partement d'Oran, en remplacement de Si-Taïeb-ben-Nesli» ap* 
pelé à d'autres fon ctions. 



N* 92. — Municipalités. — Nominations. — Par décret impé- 
rial du 4 février 1863, M. Jacquin (Eugène-flonoré), capitaine en 
retraite, propriétaire, est nommé adjoint au maire delà commune 
de Sétif, en.remplacement de M. Tronoy, décédé. 

— Par décret du.l4 février 1863, le sieur Puchot, adjoint au 
maire de la commune de Mondovi, département de Constantine, 
est révoqué de ses fonctions. 



— 124 — 

N* 93. — FoiÊTs. — ConeêsHùm. — Par décrets impé- 
riaux en date des 28 février et 21 mars 1863, rendus sur 
la proposition du maréchal Ministre de la Guerre, il a été 
fait concession, pour quatre-vingt-r^ix ans, de Texploitation 
de deux massifs de chènes-liége des forèis de rAlgérie, savoir : 

1* A M"* veuve Rigodit, née Maillard de Liscourl, du lot n* 9 
des furêis de Collo (province de Gonstantine], d'une superficie 
de 4,200 hectares environ ; 

2" A M"" veuve Grell, née Anaïs Garpentier, de la iforét de 
Bou-Merdès, située sur le territoire des Issers (province d'Alger), 
d'une superficie d'environ 470 hectares. 



N* 94.— Skbvicb de l'Enikoistibebut. -— Nominations. — 
Par décisions de S. Exe. le Gouverneur Générai, des 11 et 17 
mars 1863, ont été nommés : 

Receveur des amendes à Alger : M. Bert, receveur à Aumale ; 

Receveur àAumaie: M. Raoux, receveur sans gestion à 
Alger ; 

Receveur sans gestion à Alger : M. Belin, surnuméraire à 
Paris. 



N* 95.— Par décision de S. Exe. le Ministre des Finances, 
du 20 mars 1863, prise sur la proposition de S. Exe. le Gou- 
verneur Général, ont été élevés : 

Au grade de vérificateur de /'• classe, 
M. Humbert, vérificateur à Blida. 

Au grade de vérificateur de i* classe. 
M. Bouthegourd, vérificateur à Miliana. 

Au grade de 4" commis de 4* classe, 
MM. Sauret, 1*' commis à Oran, et André, 1*' commis à Alger. 

Au grade de 1" commis de s* classe, 
M. Bigrel, T' commis à Alger. 

Au grade de receveur de 4* cUisse. 
M. Gayrol, receveur des Domaines à Alger. 

Au grade de receveur de S* classe. 
MM. Villat, receveur-rédacteur à Alger; 
Gorniquet, receveur à Gherchel ; 
Gadilhe, receveur à Blida. 

Au grade de receveur de €* classe, 
MM. Benêt, rédacteur à la direction générale ; 



— 125 — 

MM. Noguier, receveur à Aïn-Beïda ; 
Gariet, receveur à Miliana ; 
Spire , receveur aans gestion à Oran. 



N* 96. — TRiBirNAUx indigènes. — Nominations. — Par arrêté 
des. Exe. le Maréchal Gouverneur Général de rAlgérie.en 
date du 17 mars 1863 : 

Le sieur Ali el Gros ben Ahmed a été nommé oukil près la 
Mahakma du cadhi de la 3* circonscription judiciaire de la pro- 
vince d'Alger, en remplacement du sieur Hamoud Oulid el 
Mobtaceb, décédé. 

—Par arrêtés en date du 18 mars: 

P Si Mohamed ben Mokhtar, cadhi de la 4B* circonscription ju- 
diciaire de la province d'Oran, a été révoqué de ses fonctions. 

2* Ont été nommés : 

Bach-adel de la 48* circonscription de la province d'Alger 
(cercle de Qoghar), Bel Hadj ben Yacoub, taleb, en remplace- 
ment de Mohamed ben Madani, décédé ; 

Cadhi de la 49* Circonscription de la province d'Oran (cercle 
de Mascara), Yahia ben Ali , ancien élève de la medersa de 
Tlemcen, en remplacement de Si Mohamed ben Mokhtar, révo- 
qué. 



N'97. — Milices.— Jlfufatiow». —Par arrêté du Gouvei:neur 
Général, du 25 mars 18S3, M. Bonnier (Jules-Oscar), sous- 
lieuienânt de la section de pompiers de la milice de Souk>Ahras 
(département de Constantine), est révoqué de son emploi et 
remplacé par M. Chicaneau (Jean-Ernest). 



N* 98. — Tribunaux iNDicfeNES. — Mutations et nomina- 
tions. — Par arrêtés du 28 mars 1863, sont Lommés : 

1* Mohamed ben-Lakdar-ben-Mrad, adel près la 9* circons- 
cription judiciaire du département de Constantine (arrondisse- 
ment de Bône, rive droite de la Seybouse), en remplacement de 
Abdallah ben Nouerdinn , décédé ; 

2* Mohammed ben Cheffl , adel de la 10" circonscription du 
même département (arrondissement de Bône, Mahakma de l'E- 
dough), en remplacement de Mohammed-ben-Lakdar, passé à la 
9* circonscription du même département ; 



— 126 — 

3' Brahim-Temiem , adel près la 13* circonscription , district 
de Souk-Ahras, en remplacement du sieur Othman-ben-àbd-el- 
Kader, démissionnaire. 



Vr 99. — Chambre de commbrcb. — Par arrêté du Gouver- 
neur Général, en date du 30 mars 1863, MM. Teissier, de Boisson 
et Scognamiglio sont nommés membres de la Chambre de com- 
merce de Philippeville pour six ans, en remplacemetit des 
membres sortants. 



N"" 100. ^ Tribuhaux iNDiGfiNES. -^ NommoHom et mutOr 
lions. —Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, e^ date 
du 6 avril, ont été nommés: 

Adcl de la 2v circonscription judiciaire (cercle de Cons- 
tantine], Mohamed ben Ouadfell, ancien élève de la medersa 
de Constantine, en remplacement de Ferhat ben el Àrbi, nommé 
bacb*adel de la 35* circonscription ; 

Adel de la 32* circonscripiion judiciaire (cercle de Tébessa)f 
El Ararî ben Abdallah, ancien élève de la medersa de Cons- 
tantine, en remplacement de Chergui ben bou Sâa, nommé 
bach-adel de la 128* circonscription. 

— Par un autre arrêté en date du môme jour, Si Salah ben 
Mohamed, bach-adel de la 25* circonscription judiciaire de 
la province de Constantine (cercle de S ouk-Ahras], est suspendu 
de ses fonctions pendant un mois. 

— Par arrêté du Gouverneur Général, en date du 8 avril 1863 : 
1* Ont -été révoqués de leurs fonctions : 

El Hadj Mustapha ben Taïeb, cadhi de la 29' circonscription 
judiciaire de la province d'Oran (cercle d'Ammi Moussa) ; 

El Hadj Habib bel Missoum, adel de la même circonscription ; 

Mohammed ben Sahraoui, adel de la même circonscription. 

2* Ont été nommés : 

Cadhi de la 29* circonscription judiciaire delà province d'Oran 
(cercle d'Ammi-Moussa), Ahmed ben el Bou Zidi, actuellement 
bach-adel de la môme circonscripiion, en remplacement de 
El Hadj Mustapha ben Taïeb, révoqué ; 

Bach-adel de la 29* circonscription judiciaire, El Habib ben 
el Acenoùci, taïeb, en remplacement de Ahmed ben el Bou Zidi 
nommé cadhi ; 



r 



— 12T — 

Adel de la même eirconseription, Abd el lialek, Ul«b, en 
rMnpiacement de £1 Hadj Habib ben Missoum, révoqué ; 

Adel de la môme circonscription , £1 Hadj Ahmed bea 
Haouar, actuellement adel do la 87* circonscription, en rempla- 
cernent de Mohammed ben Sabnoui, révoqué ; 

Adel^de la 87* circonscription, Ben Henni ben Ameur el Aîn, 
ancien élève de la medersa de Tlemcen, en remplacement de 
£1 Hadj Ahmed ben Haouar, passé à la 29* circonscription. 

— Par arrêté du 13 avril. Si Mohammed-Saïd, cadhi de la 36* 
circonscription judiciaire de la province de Gonstantine, cer- 
cle de Philippeville, a été suspendu de ses fonctions pendant 
un mois. 

Ses fonctions seront remplies dans Tintervalle par le bach-* 
adel de la circonscription. 

— Par arrêté du 13 avril, Khodja ben Ali, ancien élève 
de la medersa de Gonstantine, a été nommé adel de la 117* 
circonscription judiciaire de la province de Gonstantine, cercle 
de Biskra, région en dehors du Tell, en remplacement de Kheïr- 
Eddin, nommé bach-adel de la même circonscription. 

— Par arrêté en date du 17 avril 1863, £1 Hadj Aïssa ben 
Zian, ancien magistrat, a été nommé bach-adel de la 37* circons- 
cription de la province d'Alger, en remplacement de Mohammed 
ben Taïeb, décédé. 



N* 101. — Ponts- BT-CHAussÉBS. —Personrwî. —Par arrêté de 
S. Eic. le Maréchal Gouverneur Général, du 7 avril 1863, M. 
fonne^ (Glaude-Julien), conducteur embrigadé de 4* classd/est 
commlssionné po^r le service des Ponts-et-Ghaussées du dé- 
partement d'Oran. 



N* 102.— MiLiCBS— Nominations.— Par arrêté de S. Exe. le 
Maréchal Gouverneur Général de TAIgérie, du 9 avril 3^863, M. 
Boutigny (François), propriétaire, est nommé sous-lieutenant 
dans le corps de mi ice de la commune d'Aumale (section de 
Bir-Rabalou), en remplacement de M. Manaud, démissionnaire. 

Par un autre arrêté du 10 avril 1863, M. Mathiot (Gharles), 
ancien sous-ofUcier du génie, est nommé sous- lieutenant com- 
mandant la section de sapeurs-pompiers de Nemours, en rem- 
placement de M. Gapeille, décédé. 



— 128 — 

N* 103.— CoMMEECB.-- Courtiers maritimes. — Par arrêté de S. 
Exe. le Gouverneur Général, en date du 13 avril 1863, M. Cher- 
fils (Prosper-Antoine-Marius), est nommé courtier maritime et 
en marchandises à la résidence d'Alger, avec faculté d'inter- 
préter les langues italienne et anglaise. 



N* 104.— Tribunaux db commbrcb.— JS:i#ctia?M.— Par arrêté de 
S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général de l'Algérie, en date 
du 13 avril 1863, le nombre des commerçants notables appelés à 
concourir à Féleciion dos membres du tribunal de commerce 
d'Oran est fixé à 60, conformément à la liste annexée audit 
arrêté. 

Les notables commerçants du département d'Oran sont con- 
voqués, pour le 12 mai prochain, à l'effet de procéder à Télec- 
tion dont il s'agit. 



«•105. — Police municipale. — Personnel. — Par arrêté de 
S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général de TAIgérie, en date 
du 14 avril 1863, M. Boyer (Cdme-Jean), ancien capitaine de 
gendarmerie, est nommé commissaire de police de 4* classe, à 
la résidence de Kouba. 




CERTIFIÉ CONFORME : 

Alger, le 25 mai 1863. 
Lu Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SEBPH. 



ALGER. — IMPBIMEHIE £T PAPETERIE BOUTER. 



129 — 



BULLETIN OFFICIEL 



DU 



GOUVERi\EHE\T GÉ\ËML 



DE ^ALGÉRIE. 



ISOS 



W 8^. 



SOiMMAIRK. 



Il- 

106 

107 
106 



109 

à 

124 



22 avril 1863. 



18 mai 1863. 



Dates divers. 



Pmprl^lé Indigène. — Constitution de 
la propriété en Algérie dans les terri- 
toires occupés par les Arabes. {Sénatus- 
coHb'ulte.) 

ilu«i^«*l ^énéntl. — fermons cMles. — 
Fixation du crédit d'inscription des pen- 
sions civiles pour l'année 1863. (Décret.) 

%oirie urbaine. — Expropria lions. — 
Expropriation définitive, pour cause 
d'uliljt»^ publique, de parcelles d immeu 
blés comprises dans le parcours de la 
rue projetée entre les rues Palmyre et 
Bosa, à Alger. (Arrêté.) 



Mentions et extraits. 



130 
136 

137 

140 

a 

144 



_ 13© — 



W 106. — SÉNàTUS'CONSULTE relatif à la coristitutUm de la 
propriété en Algérie, dans les territoires occupés par les 
Arabes. 

13-22 AVRIL 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la voloDté natio- 
nale, Empereur des Français, à tous présents et à venir, 
salut. 

Avons sanctionné 6t sanctionnons, promulgué et pro- 
mulguons ce qui suit : 

Extrait du procès-verbal du Sénat. 

SÉNATUS-CONSULTE 

Relatif à la constitution de la propriété en Algérie 

Bmm les terrIloIre« oeeapé« par les Arahe«. 

* 

Art. l*^ — Les tribus de l'Algérie sont déclarées 
propriétaires des territoires dont elles ont la jouissance 
permanente et traditionnelle, à quelque titre que ce 
soit. 

Tous actes, partages ou distractions de territoires, in- 
tervenus entre TEtat et les indigèues, relativement à la 
propriété du sol, sont et demeurent confirmés. 

Art. 2. — Il sera procédé administrativemeut et dans 
le plus bref délai : 

r A la délimitation des territoires des tribus ; 

2^ A leur répartition entre les différents douars de 
chaque tribu du Tell et des autres pays de culture, avec 
réserve des terres qui devront conserver le caractère de 
biens communaux ; 

y A rétablissement de la propriété individuelle entre 
les membres de ces douars, partout où cette mesure 
sera reconnue possible et opportune. 

Des décrets impériaux fixeront Tordre et les délais 



— 131 — 

l^y&^^ ^dt Jil.'^ ÂjO^ o-v-5 ^J*^ ^ji. ^j^là tj* 

bUjî ïljjjjjlj t/'i ')^ v4>^' lO-?''^' Lu-^—t ji jijo L»l ■ 

JÎUI J»lj îJjjJI ^ -*)!j^yt ij^f^ ^ ^sltoLaJjldlj 

;Ht L^ pj?j ^ ^^'^ îi/^ ^V *i!jil/r ' 



-3k^- 



. - 1323- 

dans lesquels cette propriété indÎTiduelle devra être cons- 
tituée dans chaque douar. 

Art. 3.— Un règlement d^administration publique 
déterminera : 

1® Les formes de la délimitation des territoires des 
tribus ; 

2^ Les formes et les conditions de leur répartition en- 
tre les douars etde raliénationdes biens appartenant aux 
douars ; 

y Les formes et les conditions sous lesquelles la pro- 
priété individuelle sera établie et le mode de délivrance 
des titres. 

Art. 4. — Les rentes, redevances et prestations dues 
à TEtat par les détenteurs des territoires des tribus con- 
tinueront à être perçues comme par le passé, jusqn^à ce 
qu'il en soit autremc^nt ordonné par des décrets impé- 
riaux rendus eu la forme des règlements d'administration 
publique. 

Art. 5. — Sont réservés les droits de TEtat à la pro- 
priété des biens du Beylick et ceux des propriétaires des 
biens melk. 

Sont également réservés : le domaine public, tel qu'il 
est défini par l'article 2 de la loi du 16 juin 1851, ainsi 
que le domaine de l'Etat, notamment en ce qui concerne 
les bois et forêts, conformément à l'article 4, paragraphe 
4, de la môme loi. 

Art. 6. — Le second et le troisième paragraphe de 
Tarticle 14 de la loi du 16 juin 1851, sur la constitution 
de la propriété en Algérie, sont abrogés; néanmoins la 
propriété individuelle qui sera établie an profit des mem- 
bres des douars ne pourra être aliénée que du jour où 
elle aura été régulièrement constituée par la délivrance 
des titres. 

Art. 7. — Il n est pas dérogé aux autres dispositions 
de la loi du 16 juin 1851, notamment à celles qui concer- 
nent l'expropriation pour cause d'utilité publique et le 
séquestre. 



— 133 — 



^T"*-^ J^ j^ Mr^\ vJiJij W^ y^^ iw^Lr^lj jtjjJt 
^jjîj^^ [x3\j JLJI^ wi^l iftjtyj ^K^l ^ Jjo "^1 viJi3i 

L» Ji ij» (j^ SJjjJI ï^ji^ ijl^i'^ V— îLr* l/ dL^^ J"*"*^ 
^_^jl jLjj«J' ^ J^l L«/ '^jl ^j l*^i ^i'T jy"^^ (3"»* 

Jii jljjJI Jj>l JJ^ j^ J^l ÂJL^ J^'^' (Jy*" U-'» J*^ 

ij^lj J^l La/ U)b* aIT JD j ijyi, /ij ^^ J,l ç^f%\ 
«lJUU:)t >^^ jtjw«0l La^ i;/^^ >^!^ J>' ^j I».x«4t ^ya. 



- 19* ^ 

Délibéré et voté en séance, an palais dn Sénat, le 13 
avril 1863. 

Le Président, 
Signé: Troploug. 
Les Secrétaires, 
Signé : Baron de Hbeckeren, Bonjean , 
Baron T. de Lagrosse. 

Vu et scellé du sceau du Sénat : > 

Le Sénateur secrétaire, 
Signé : baron T. de Lagrosse. 

Mandons et ordonnons qne les présentes, revêtues 
da sceau de TEtat et insérées au Bulletin des Lois^ soient 
adressées aux cours, aux tribunaux «et aux autorités ad- 
ministratives, pour qu'ils les inscrivent sur leurs régis* 
très, les observent et les fassent observer, et notre Mi- 
nistre secrétaire d'Etat au département de la Justice est 
chargé d*en surveiller la publication. 

Fait au palais des Tuileries, le 22 avril 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 

Par PEmpereur : 

Le Ministre d'Etat, 
Signé : A. Walewski. 

Vu et scellé du grand sceau : 
Le Garde des sceaux. 
Ministre secrétaire d'Etat au département de la Justice, . 
Signé : Delangle. 



^ ^U)! J^! ^U^îy' ^/'^ ^j ^y^' t;::'^^' ,.^* 
sj:^'j^^\ \Aci "^J^^ n ^jji< «^A'' tj^liJI ^jLm 

>j£ JCJ» "41 «»^ L^Lol jjari "^^1}*»^' J*' rjri. *lîJ^' *^ 
« ^lUSi.^ ISl> «^ ^y^ li*M^ *y^^\ JjJu0 



— 136 — 

N» 107. — DÉCRET portant fixation du crédit d^inscriptUm des 
pensions civiles pour Vannée 486S, 



DU 25 AVBIL 1863. 

NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, 
Empereur des Français, 

A tous présents et à venir, salut : 

Suj* le rapport de notre Ministre Secrétaire d'État du dépar-i 
tement des Finances ; 

Vu l'article 20 de la loi du 9 juin 1853 sur les pensions civiles, 
et l'article 23 du règlement d'administration publique du 9 sep- 
tembre suivant; 

Vu le relevé des extinctions réalisées en 1862 silr les pen- 
sions inscrites s'élevant à la somme totale d'un million cinq 
cent cinquante-un mille cent quatre-vingt-deux francs qua- 
rante-cinq centimes (1,551,182 fr. 45 c.) ; 

Vu la loi du 6 juillet 1862, qui a ouvert à notre Ministre des 
Finances pour l'iuscriplion des pensions civiles en 1863, en 
sus du produit des extinctions, un crédit supplémentaire de 
cinq cent mille francs (500,000 fr.); 

La section des finances de notre Conseil d'Etat entendue, 

AVONS DÉCRÉTfi ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. 1*'. — Le crédit d'inscription des pensions ci- 
viles -ri^gies par la loi du 9 juin 1 853, est fixé pour Tan- 
née 1863 à la somme de deux millions cinquante-un mille 
francs (2,051,000 fr.). 

Art. 2. — Ce crédit est réparti entre les différent® 
ministères, ainsi qu'il suit : 

Ministère (Service du ministère. 54,000 J 
de la Guerre. (Service de l'Algérie... 10,000 P^'""" "" 

Art. 3. — Nos, ministres, etc. 

Fait au palais des Tuileries, le 25. avril 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 

Par lEmpefeur : 
. Le Ministre des Finances, 

Signé : Achille Fould. 



— 137 ~ 



ff 108. — ARRÊTÉ portant expropriation définitive d'immeti- 
btes comprifi dans le parcours de . la rue projetée entre Us 
rues Palmyre et Bosa, à Alger. 

DU 18 MAI 1863. 



AU NOM DB L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de FAIgérie, 

Vu le décret impérial du 10 décembre 1860, sur le gouverne- 
ment et la haute administration de TÀlgérie ; 

Vu la lui du 16 juin 1851, sur la constitution de la propriété 
en Algérie, le titre IV de l'ordonnance du 1* octobre 1844, et 
le décret impérial du 8 septembre 1859; 

Vu le décret impérial du 11 juin 1858, déterminant les formes 
à suivre lorsqu'il y aura lieu de procéder à Texpropriation 
d'urgence ; 

Vu le pl)an des lieux; 

Vu les publications faites à Alger et le procès-verbal d'en- 
quête ; 

Vu l'avis de M. le Préfet d'Alger, rendu en Conseil de préfec- 
ture, le 9 avril 1863; 

Vu l'avis du Conseil consultatif, en date du 6 mai courant, et 
sur la proposition du Préfet du département d'Alger; 

ARRÊTS : 

Abt. r*". — Est déclarée d^utilité publique Texpro- 
priation de diverses parcelles d'immeubles appartenant à 
des particuliers et comprises : V daus les lots B et G des 
terrains à abandonner au concessionnaire du boulevard 
de rimpératrice en compensation de ses travaux ; T dans 
le parcours de la rue projetée entre les rues Palmyre et 
Bosa, 



— 1 18 — 

SAVOIR : 

Parcelles comprises dans le lot B. 



NUMÉROS 

DU PLAR. 



IS1 (partie). 



1S9 (partie). 



(SI (partie).... 



PARCELLES. 



R. S. T. U. partie delà maison n» 69. 

v.X Y.Z. id 

Moitié des anciens passages 



A. partie de la maison n<> 69 

Partie des boutiques 44. 46, 53 et 55. . 
Partie des boutiques 63, 65, 71 et 73. . 

B partio de la maison n* 69 

V. A. X*. V. pariie.de la maison n° 69. 
Moitié des anciens passages 



I 

Partie des n»> 38, 40, 43. 44. 53, 51, 49 et 47. 

^Partie des n<» 41 , 43. 34 et 'il 

Moitié des anciens passages 



I as &t« (partie) 
l33(parUe).... 



Cour 

H'. £'. F'. G', partie des anciens n»> 15, 17 
et 19 



SUPERFICIES 



tieiles. 



totales. 



I 



5 40 
9 85 

10 30 

45 «a > 

11 60 
13 50 I 

S 40 I 

1 90 ' 
30 35 

15 70 
91 15 
H 15 

4 80 



70 



48 1 



Total. 



104 65 



48 



480 



70 



1716 40 



OBSBRYATIONS 



Désigné comme 
appartenant au 
sieur GImbert. 



Id. 



Id. 



Id. 



Id. 



Parcelles comprises dans le lot €. 



NUMEROS 
DU PLsn. 


SUPER- 
FICIES. 


135 (partie).... 


m • 

7 55 


137 (partie).... 


33 50 


139 (partie).... 


4 15 


139 6û (partie). 


33 15 


141 (partie).... 


78 30 


Total.... 


136 65 



OBSERVATIONS. 



Passage donnant accès à rétablissement Kolb, appartenant au sieur 

Cachot. 
PsssMge donnant accès à l'établissement Kolb, appartenant au sieur 

Fabre • . 

Petite pnrtiô dont les .étages supérieurs appartiennent à PÈiai, et la 

cour et le rez-de-chaussée au siour Fabre. 

Id. Id. Id. 

Occupé par l'établissement du sieur Kolb, appartenant au sieur 
Fabre. 



ParceUes tombant dans la nie projetée et longeant les deux lots II et V, 

Partie loDgeant le loi B. 



I» (partie]. 



13l(|)artie). 



NUMiROS 

DUPLIK. 



PARCELLES. 



Partie dea n»* U et 46. 



Id. 



71 et 73.. 



/Moitié despassagea. 
\ 



(Partie du n»3l 

.. Id. desn*«38, 40. 4S et U. 
Monté dea paasagea 



i» (partie).... 
i3lWi(parUe). 

l33(parUe).... 



Partie des n*' 98, 30 et 89. 



MoltiédunM3 

Partie du n* 20 

Moitié des n«* 8, 10, 12, 14, 46 et 48. 
Partie dea n»* 15, 47 et 49 



I. 



lu /««riioA S Partie des n»» 92, i4 et 2». . . . 
m (parue) . . . . j j j g ^ partie de maison . 



SUPERFICIES 



tiefleV ^^^^^ 



8 46 
4 80 

1 80 

9 40 
8 > 
70 

S5 70 

8 60 

4 95 

7 30 
19 95 
90 35 

94 SO ) 
6 80 s 



645 

18 10 

95 70 
960 

44 45 

30 » 



OBSSRyÂTlOlfB 



Ces immeubles 

sont désignée 

comme app9r- 

tenant au sieur 

Gimbert. 



Total. 



497 > 



Partie longeant le lot C. 



sniiÉROs 

DU PLAK. 


SUPER- 
FICIES. 


OBSERVATIONS. 


l»{parUe).... 
139 (partie}.... 
;4t{parUe).... 

TOTAI..... 


m • 

99 85 

83 65 
87 05 


Portion de passage donnant accès à l'établissement Kolb et baraque 

appartenant au sieur Cacliot. 
Portion de passage donnant accès à rétablissement Kolb et baraque 
, appartenaoi au sieur Fabre. 
Etablissement Kolb appartenant au sieur Fabre. 


493 55 



Art. 2. — L'expropriation définitive de ces immeubles est pro- 
noncée. 

ART. 3. — La prise , de possession aura lieu d'urgence. 

Art. 4. — Le Préfet du département d'Alger est chargé de 
Texécution du présent arrêté. 

Alger, le 18 mai 186.3. 

Signé : M'* Pelisster , duc de Malakoff. 



j 



— 140 — 

N* 109.— Maisons centràlks. — Lambessa, — Par arrêté de 
S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général de l'Algérie, en date du 
14 ayril 1863,11. Lenoir, médecin major de V classe, en re- 
traite, est nommé médecin pharmacien interne k la maison 
centrale de Lambessa. 



«• 110. —Milices.— OrgranMation.— Par arrêté de S. Exe. le 
Maréchal Gouverneur Général de l'Algérie, en date du 14 avril 
1863, la section de milice créée à Bousâada, par arrêté du 5 
aoûi 1860, est transformée en une demi-section de sapeurs-pom- 
piers. 

— Nominations. —Par arrêté de S. Exe. le Maréchal Gouver- 
neur Général de l'Algérie, en date du 14 avril 1863, M. Helmer 
(Jean-Baptiste), ancien militaire, est nommé sous-lieutenant à 
la 6* compagnie du bataillon de la milice de Guelma, en rem- 
placement de M. Maréchal, qui a quitté la localité. 



«•111. -Budgets communaux. — Par décret du 15 avril 1863. 
le budget de la commune d'Oran pour l'exercice 1863, est Gxé 
conformément au tableau annexé au présent décret, savoir : 

En recettes, à la somme de cinq cent quatre-vingV-trois mille 
huit cent cinquante francs (583 ,850 fr.); 

En dépenses, à la somme de cinq cent qt^atre-ving^-deux miUe 
huit cent quatre-'oinglr-dix francs (582,890 fr.) ; 

D*où résultera un excédant de recettes de neuf cent soixante 
francs (960 fr). 



N* 112.— Enregistrement et Domaines. — Personnel. — Par 
décision de S. Exe. le Gouverneur Général, du 11 avril 1863, 
M. Stepfianopoli, receveur de 7* classe à Cervone (Corse), passe 
dans la province de Constantine avec le grade de receveuc de 
6* classe. 

Par décision de M. le Ministre des finances, du 22 avril 1863, 
prise sur la proposition de S. Exe. le Gouverneur Générai, 
M. Dumaine, receveur a Aïn-Temouchent (province d*Oran), a 
été élevé à la 6* classe de son grade. 



N* 113. — Contributions diverses. — Personnel. — Par arrêté 
de S. Exe. le Ministre des Finances rendu, le 20 avril 1836, sur ta 



— 141 — 

proposition de S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général, 
M. Bonin, sous-inspeeleur des contributions diverses de la pro- 
vince d'Oran , a été élevé sur place au grade d'inspecteur de 
3* classe. 



W 114.— Service DES ponts-et-chàdssées. — Personnel.^ 
Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en date du 20 avril, 
M. Godin (Josepb-Dieudonné). conducteur embrigadé de 3* clas- 
se du service des Ponts-et-Cbaussées, est commissionné pour 
servir en la même qualité dans le département d'Oran. 



N* 115.— Chambres de commerce ^Renouvellement partiel-^ 
Par jBrrèté du 25 avril rendu par M. le Généra! de division, sous- 
gouverneur, en l'absence de S. E\c. le Gouverneur Gé- 
néral, et sur le vu du procès-verbal des élections de la Cham- 
bre de commerce de Bdne, du 30 mars 1863, ont été nommés : 

Membres de la Cbambre de commerce de Bône pour six ans, 
en remplacement des membres sériants : 
MM. Labaille. 

GlLLI. 

Le Marchant. 
Membres de ladite Cbambre, pour deux ans : 
MM. Fabre. 
Taïb. 



N* 116. — SocifiTfis DE secours mutuels. — Par décret en 
date du 25 avril 1863, M. Àbelous (Napoléon), dessinateur du 
service des Ponls-el-Cbaussées. lieutenant commandant de la 
section des sapeurs-pompiers de la milice de Guelma, a été nom- 
mé président de la Société de Secours mutuels formée par cette 
section et approuvée par arrêté préfectoral du 15 décembre 1862. 



N* 117.— Milices. -^ Nominations, — Par arrêté de S. Exe. le 
Gouverneur Général de l'Algérie, en date du 27 avril 1863 , sont 
nommés aux grades ci-après dans le corps de milice de la com- 
mune de Mouzaïamlle : 

Section d'infanterie d'El-Âffroun. 

Lieutenant. — M. Charpentier (Antoine) , sous-lieutenant, en 
remplacement de M. Loubignac , nommé adjoint. 



— 142 — 

Sofis-lieutenant — M. Niélous (Emile) , en remplacement de 
M. Charpentier. 

Sapeurs-pompiers (section de Mouzaïa ville). 
Sous-Ueutenant. — M. Fiollin (Juste-Pierre), en remplacement 
de M. Hazeau , qui a quitté la localité. 

Section de la Chiffa. 
Sous-lieutenant. — M. Dumont (Jean-Baptiste), en remplace- 
ment de M. Hitier, nommé adjoint. 

Section d'EI-Âlfroun. 
Saus-lieutenant, — M. André (\ntoine) , en remplacement de 
M. Macey, parti sans esprit de retour. 



N* 118. — Service des mv^s.—DéliinUation administratice. 
— Par décision du Gouverneur Général, en date du 28 avril 
1863, la délimitation des deux sous-arrondissements dont se com- 
pose l'arrondissement minéralogique de Gonstantine, qui com- 
prend la province entière, a été modifiée. 

Les deux sous-arrondissements continuent d'avoir leurs 
sièges, l'un à Bône, l'autre à Batna. Leurs limites actuelles sont 

indiquées, sur la carte au — ~ jointe à la décision précitée, 

par une ligne partant de l'Oued-el-Kebir, près de Mers-el-Zi- 
toun, suivant le Rummel, le Bou-Merzoug ell'Oued-Berda jus- 
qu'à la rencontre de la route de Gonstantine à Souk-Ahras par 
Ras-el-Mehaïris; celle route jusqu'aux limites de la subdivision 
de Bône, puis enfin, la limite sud de cette subdivision jusqu'à 
la limite de la province. 



N* 119.— Milices. — Nominations. — Par arrêté de S. Exe. le 
Gouverneur Général de l'Algérie, en date du 28 avril 1863, sont 
nommés aux grades ci-après dans le corps de milice de la com- 
mune de Dely-lbrahim, arrondissement d'Alger : 
Compagnie de Dely-Ibrahim. 

iteu<«ntnt.— M. Auge (Fulcran), en remplacement de M. Gour- 
ret, parti de la commune. 

Section des pompiers. 

Sous-lieutenatit. — M. . Delvigne (Louis), en remplacement 
M. Dussure, démissionnaire. 

Compagnie de Drariah. 

Lieutenant, — M. Morel (Jean), en remplacement de M. Mus- 
sault, qui a quitté la localité.- 

Sou^-lieutenant, — M. Meyer (Ignace), en remplacement de 
M. Morel , nommé lieutenant. 



- 143 -^ 

N* 120. — MiifBS. — Recherches. — Par arrêté de S. Exe. le 
Gouverneur Général de TÀlgérie, en date du 4 mai 1863, M. Guèe 
(Henri) est autorisé , sous toute réserve des droits des tiers , et 
pendant deux années, à exécuter des recherches de mines de 
fer et de cuivre au lieu dit SidirSafi , subdivisions de Tlemcen 
et d'Oran. 



N'121. — Tribunaux musulmans.— Personn^Z.— Par arrêtés de 
S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général, en date du 4 mai 1863, 

1* Si Fafa ben Harriga, cadhi de la 25' circonscription judi- 
ciaire de la province d'Oran (cercle de Zemmoura), a été révo- 
qué de ses fonctions ; 

2* Si el Moustapba ben Yamina, taleb, a été nommé cadhi 
de la 25* circonscription judiciaire de la province d'Oran (cer- 
cle de Zemmoura), en remplacement di Fafa ben Harriga, révo- 
qué. 



N* 122. — Ponts-bt-Ghaussées. — Organisation, — Par ar- 
rêté du Gouverneur Général, en date du 5 mai 1863, et sur le 
rapport de Tlnspeeteur général des travaux civils en Algérie, 
un arrondissement d'ingénieur du service dés Ponls-et-Chaus- 
sées a été créé à Batna, département de Constantine. 

—iVaminafiom.— Par arrêté du Gouverneur Général, en date 
du 8 mai 1863, sur la proposition du Préfet de Constantine ei 
sur l'avis conforme de l'Inspecteur général des travaux civils 
de l'Algérie, 

M. Hunric (Henri), conducteur embrigadé de 2* classe du ser- 
vice des Pônts-et-Chaussées, a été commissionné pour faire 
fonctions d'ingénieur de l'arrondissement de Sétif. 

Par arrêté du même jour, rendu sur la proposition du Di- 
recteur général des Services civils, 

M. Godin (Joseph-Dieudouné), conducteurdesPonts-et-Chaus- 
sées de 3* classe, a été commissionné pour faire fonctions 
d'ingénieur de l'arrondissement de Batna. 



f{* 123. — Enregistrement et Domaines. — Nominations et 
Jf «/a^ùmi,— Par décisions de M. le Ministre des finances, des 5 
et 7 mai 1863, prises sur la proposition de S. Exe. le Gouverneur 
dânéral : 

r M. de Roche de Teilloy, receveur des actes extra-judiciai- 



— 144 — 

res et des actes des cadhis à Alger, est élevé à la 3* classe de son 
grade et appelé au bureau de Phalsbourg (Meurtbe); 

2* M. Guérin , receveur à El-Arroucb , a été appelé au bureau 
d*£scurolles (Allier). 

— Par décisions de S. Exe. le Gouverneur Général, du 12 mai 
1863, M. Meunier, receveur à Saint-Denis du Sig, passe à Sidi- 
belAbbès, en remplacement de M. Monier, mis en disponibilité 
sur sa demande; • 

M. Spire, receveur sans gestion à Oran , est nommé titulaire à 
Saint-Denis du Sig. 



N* 124. — Milices.— Nominations. — Par arrêté de S. Exe. le 
Gouverneur Général, en date du 6 mai 1863, sont nommés aux 
emplois ci-après, dans le bataillon de milice des communes de 
Guelma^ d'EL-Arrouch, et de Penthièvre, savoir: 
Baiaillon de milice de Guelma. 

SouB'lieutPnant à la section de sapeurs-pompiers.— M. Cam- 
pagnol (Clémeni), sergent à la môme section, en remplacement 
'du sieur Estorge, démissionnaire. 

Sotis-lieutenant à la 4* comp. — M. Rittling (Martin), en rem- 
placement du sieur Martel, démissionnaire. . 
Milice d'El-Arroucb. 

Capitaine.-- M.Jacob (Félix), propriétaire, milicien, en rem- 
placement de M. Elopbe, parti sans esprit de retour. 

Lieutenant. — M. Laurent (Hippolyie), propriétaire, milicien, 
en remplacement de M. Doirin, décédé. 

Milice de Penibièvre. 

Lieutenantcommandant.'-'M.kndTé (Nicolas), sergent, en 
remplacement de M. Legros, démissionnaire. 




CERTIFIÉ (Conforme : 

Alger, le 25 mai 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SEBPH. 



ALGEH. — * IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 



— 145 — 



BULLETIN OFFICIEL 



DU 



60UVERNËUENT GËRIËML 

DE rALGËRIE. 



1868 



N' 83. 



SOMMA m R. 



H- 
125 
126 

127 

128 
129 



130 

à 

143 



DATU. 



15 mai 1863. 
29 mai 1863. 
29 mai 1863. 

3juiDl863. 



Dates divers. 



ANALTSI. 



EroIraiiriibefi-fraiiçAlfiefi. — Institution 
d'une école arabe- française à Aïn-Beida. 
province de Constantiiu). (Arrêté.) 

PHmiiia riv'IrN — PersonneL — Classi- 
fication des gardiens des prisons civiles 
de i Algérie. (Arrêté.) 

Ilo iiMiiie fcireiiiii-r. - Distraction d'une 
parcelle de terrain de la forêt de Mokta- 
Kerra, province d'Alger, pour être af- 
fectée à la colonisation. (Arrêté.) 

Tirniiteiirri ln«liji;éiii*M — Au sujet de la 
désignation impropre qui est faite des 
militaires de ce corps sous le nom de 
TuT'ts. (Circulaire.) , .. 

Iiii|tdiff «r bi*»i. - Lrznw, — Les habi- 
tants indigènes de l'oasis de Bouçaada 
seront assujettis, à l'avenir, à payer l'im- 
pôt de la Lezma. portant sur les pal 
mier> qu'ils possèdent. (Arrêté.) 

Mentions et extraits 



PAO. 

146 
147 

148 

149 



149 

150 

à 

lô6 



N* 125. — ARRÊTÉ qui institue une Ecole arabe-françàiee à 
AJLn-Beïda. 

DU 15 MAI 1863. 



AU IfOM DE L EMPEBEUR. 

Le Marécbal de France, GouTernear Général de TÂl- 
gérie, 

ARRÊTE : 

Art, 1". — Une école arabe-française est crééeà Aïa- 
ficïda, subdivision de Constantine. 

Art. 2. — Le personnel de cette école comprend : 

r Un instituteur français, recevant un traitenent 
i^nnuel de quinze cents francs ; 

2^ Un surveillant arabe, recevant un traitement annuel 
de trois cent soixante francs. 

Art. 3. — Les traitements de Tinstituteur et dp sur- 
veillant, les frais dentreti<*n de 1 immeuble dans lequel 
est installée reçoit*, la dépense nécessitée par Tacquisi- 
tion et Teiitretien du matériel, seront supporté^ par le 
bud{|^ot des centimes additionnels de la bubdivisioo de 
Con^tautine. 

Art. 4. — Le Général de di\i8ion, commandant la 
divir^ion de Coustantme, est chargé de l'ext^cutioa du 
présvnt arrêté. 

Fait au Palais du Gouvernement, à Alger, le 15 mai 
18(i3. 



Signé : H«* Peussier, duc de Malaeqff. 



— 147 — 

N* 1S6. -* ARRÊTÉ qui réorganise le personnel des gardiens 
des prisons citU&s de l'Algérie. 

DU 23 MAI 1863. 



AU KOM DE li EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouyerneur Général de TAI- 
gérie : 

Vu Varrêté du 15 mars 1862, portant règlement sur le per- 
sonnel du service des prisons civiles en Algérie ; 

Sur le rapport du ConseHler d'Ëtat, Directeur général des 
Servicjs civils : 

ARRÊTE : 

Art. !•'. — L^emploi de gar^Men ordinaire et de por- 
tier dans les maisons centrales, ainsi que dans les maisons 
d'arrêt et de justice de l'Algôrie, est divisé en trois 
classes, dont les traitements sont fixés ainsi qu'il suit, 
saToir : 

Gardieu ordinaire et portier de première classe, 900 fr. ; 

Gardien ordinaire et portier de deuxième classe, 850 fr.; 

Gardien ordinaire et portier de troisième classe, 800 f r. 

Art. 2. — Il ne pourra y avoir plus d un gardien or- 
dinaire ou portier de première classe dans les maisons 
d^arrèt et de justice. 

Le nombre des gardiens ordinaires de 1'* et de 2* 
classe ne pourra dépasser le cinquième de Teffectif total 
de ces agents dans chaque établissemeut, y compris les 
maisons centrales. 

Nul gardieu ordinaire ne pourra être promu à une 
classe supérieure qu'après trois ans au moins d'exercice 
dans la classe immédiatement inférieure. 

Art. 3. — Par suite des dispositions qui précëdeat, 
les augmentations de 25 fr. par période quinquennale, 
instituées par Tarticle 22 de Tarrêté ministériel du 28 
février 1851, cesseront d'être accordées. Ceux qui les' 
ont obtenues prendront r«ug dans la classe correa- 



— 148 — 

pondante anx émoluments dont ils jouissent, et conti- 
nueront à les recevoir jusqu'à leur promotion à une 
clasi^e supérieure. 

Art. 4. — Les préfets de l'Algérie sont chargés de 
l'exécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement) à Alger, le 23 mai 1 863. 
Signé : W Pelissier, duc de Malakoff. 



N^ 127. — ARRÊTÉ qui distrait de la forêt domaniale de Mokta- 
Kerra, une parcelle de terrain pour être affectée à la colo^ 
nisation. 

DU 29 MAI 186S. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de T Al- 
gérie : 

Vu l'arrêté du 26 août 1858, qui a soumis au régime forestier 
la forêt domaniale de Mokta-Kerra, cantonnement de Coiéah; 

Vu la proposition du chef du service forestier et le rapport 
du Préfet d'Alger ; 

Le Conseil consultatif entendu. 

ARRÊTE : 

Art. 1". — Il est distrait de la forêt domaniale de 
Mokta-Eerra une parcelle de terrain de 17 ares 94 cen- 
tiares, située sur le bord de la dite forêt et désignée 
au plan ci-joint. 

Art. 2. — Cette parcelle sera remise au Domaine pour 
être utilisée pour la colonisation. 



— 149 — 

Art. 3. — Le Préfet d* Alger est char{;é de Texécu- 
tion du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernemenf, à Alger, le 29 mai 
1863. 

Signé : M'* Pelissier , duc de Malakopp. 



If' 128. — CIRCULAIRE au sujet de la dénomination impropre 
de turcos qui est donnée aux tirailleurs indigènes, 

A MM. LES Généraux, Préfets et autres Autorités db 
l'Algérie. 

Alger, lo 3 juin 1863. 

M...., j'ai eu Toccasion de remarquer, dans des rnpporis 
émanés de fonctionnaires ou d*agents de l'aulorité, que )es mili- 
taires appartenant aux bataillons destiraillours indigènes étaient 
désignée sous le nom de turcos. Celle expression est impropre 
et doit être bannie de la langue oiBcielle. 

levons prie, M,..., de voul lir bien veiller, en ce qui vous 
concerne, à ce que, dans les communications relatives aux mili- 
taires dont il s'agit, ils ne soient jamais désignés que sous le 
nom qui leur est propre, c'est-à-dire sous celui de tirailleurs 
indigènes, conformément à l'ordonnance du 7 décembre 1841» 
qai a créé les bataillons de cette arme. 

Recevez, etc. 

Le Gouverneur Général de V Algérie, 
Signé : M** Pelissier, duc de Malakopp. 



W 129. — ARRÊTÉ qui oblige les habitants indigènes de 
l'ocuis de Bouçaada à payer, à Vavenir, IHmpôt de la lezma. 

DU 3 jum 1863. 



AU BOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Algé- 
rie, 



— 150 — 

Vu Fordonnance du 17 janvier 1845, sur l'assiette des impôts 
à peïrcevoir sur les indigèoes de rÀlgérie ; 

Sur la proposition ^u Général commandant la division de 
Gonstantine ; 

Notre Gonseil consultatif entendu ; 

ARRÊTE : 

Art. V. — Les habitants indigènes de Toasis de Bou- 
çaada (province de Gonstantine) acquitteront, àTavenir» 
Timpôt de la lezma, portant sur les palmiers qu*ils pos- 
sèdent. 

La redevance est fixée h 30 centimes par pied d^arbre 
en plein rapport. 

Art. 2. — L'assiette et la perception de cette contri- 
bution seront faites dans les formes prescrites pour les 
autres contributions arabes. 

Art. 3.— Le général commandant la division de Gons- 
tantine est chargé de l'exécution du présent arrêté. 

Fait à Alger, le 3 juin 1863. 

Signé : M^' PELissifiR, ouc de Malakoff. 



N* 130.— Domaine cohucnal. — Concessions gratuites. —Par 
décret du 2 mai 1863, rendu sur le rapport du Ministre de la 
Guerre, d'après les propositions du Gouverneur Général de l'Ai- 
gérie, il a été fait concession gratuite à la commune d'Alger, 
pour Tachèvement de la rue Napoléon» des deux boutiques 
domaniales portant les numéros 106 et 108 de la rue Porte-Neu- 
ve, et enclavées dans la maison particulière numéro 5 de la rue 
au Beurre, à Alger; lesdites deux boutiques figurant sous les 
articles 277 el 278 du sommier de consistance n'I des immeu- 
bles domaniaux. 

— Par décret du môme jour, il a été fait concession gra- 
tuite à la commune d'Orléansville, pour être affectés aux ci- 
metières catholique, Israélite et protestant, des terrains situés sur 
le territoire de cette localité, entre le Tsighaout et la route d'Ûr- 
léansviiie à &lostaganem, formant partie des numéros 429 et 434 
du plan cadastral, section A, présentant, d'après le plan an- 



— 151 — 

neié au décret, une étendue de 4 hectares 56 ares 67 centia- 
res, et figurant sous Tarticle 43 du sommier de consistance n* 2 
des immeubles domaniaux. 



W 131. — MiLiCBS. — Nominations. — Par arrêté de S. Exe. 
le Gouverneur Général de l'Algérie, en date du 6 mai 1863, M. 
Boyer (Jacques) est nommé sous-lieutenant de la compagnie de 
milice de Fouka, commune de Koléah, en remplacement de 
H. Tixier, démissionnaire. 

— Par un autre arrêté du 7 mai 1863, M. Faucher (Jules) est 
Qommé sous-lieutenant commandant le peloton de cavalerie de 
la milice de Blidç, en remplacementde M. Gentilhomme, démis- 
sioAnaire. 

— Par arrêté du 13 mai 1863 , M. Bazet (Julien) , négociant , 
sergent-fourrier dans la milice de Mastcara, est nommé lieute- 
nanl-rapporteur près le conseil de discipline de ladite milice, en 
remplacement du sieur Yvernel , qui a quitté la localité. 

— Par arrêté de S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général, du 
36 mai 1863, sont nommés aux grades ci-après dans le corps de 
milice d'Alger : 

1*' BATAILLOX. 

5* compagnie. — Lieutenant. M. Boulsson (Denis), négociant, 
en remplacement de M. Sartor, parti sans esprit de retour. 

2* BATAILLON. 

V* œmpagnie, — Sous-tieulenant, M.. Martine Balthazar, en 
remplacementde M. Dufau, réformé. 

2*eompa^nie. — Sous-lieutenani, M. Marain (Joseph), bijoutier, 
eo remplacement de M. Buuisson, promu lieutenant. 

Sous-lieutenant, M. Parnarier (tienri), caissier à la Banque, 
en remplacement de 11. Schmidtt. partisans esprit de retour. 

3* BATAILLON, 

2* compagnie, — Sous-lieutenant, M. Hardy, directeur du 
jardin d'acclimatation, en remplacement de M. Béchet, promu 
lieutenant. 

— Par arrêté du 29 mai 1863, M. Gouppé (Louis), négociant, est 
nommé sous-lieutenant commandant de la section de sapeurs- 
pompiers d*Arzeu, en remplacement du sieur Coulaud, qui a 
quitté la localité sans esprit de retour. 



^ 152 — 

K* Î32. — PowTg-uT-CHAussjftBS. — Personnel. — Par déci- 
sion en date du 6 mai 1863, S. Exe. M. le Ministre de rAgricuI- 
Cure, du Commerce et des Travaux publics, a promu à la 2* 
classe de son grade, M. Dormoy dlenri-Louis), ingénieur de 3* 
classe du service des Ponts-el-Chaussées à la résidence de Mos- 
taganem. 

— Par arrêté de S. Exe. M. le Ministre de FAgricullure, du 
Commerce et des Travaux publics, en date du' 6 mai 1863, 
M. Aucour (Eugène-Auguste), ingénieur en chef des Ponts-et- 
Chaussées d,e 2* classe dans le département d'Oran, a été pro- 
mu à la 1'* classe de son grade. 

— Par arrêté impérial du 9 mai 1863, ont été nommés au grade 
d'ingénieur en chef de 2* classe au corps impérial des Pon(s-et- 
Chaussées : . 

1* M. Ravier, ingénieurordinaire, faisant fonctions d'ingénieur 
en «hef de la circonscription de Bône ; 

2* M. Hardy, ingénieurordinaire, faisant fonctions d'ingénieur 
en chef du contrôle des chemins de fer algériens. 

—Par arrêté du 6 mai 1863, M. le Ministre de l'Agriculture, du 
Commerce et des Travaux publics a promu à la 2" classe de son 
grade M. Gay (Jean-Baptiste), ingénieur ordinaire de 3* classe, 
chargé de l'arrondissement de Philippeville. 



W 133. — MuKiciPALiTÉs. — Par décret impérial du 9 mai 1863. 
M. Humbert, adjoint au maire de la commune deCherchell, pour 
la section de Novi, département d'Alger, a été révoqué de ses 
fonctions. 



N» 134. — FoHfiTS. — Concessions. — Par arrêté de S. Exe. le 
Maréchal Gouverneur Général de l'Algérie, en date du 11 mai 1863, 
M. de Cès-Caupenne (Alfred), concessionnaire de la forêt de la 
Safia, sise dans l'arrondissement de Philippeville, est autorisé à 
cultiver, pour les besoins de son exploitation , pendant toute la 
durée de sa jouissance, en conformité de l'art. 42 du cahier des 
charges, les parcelles n" 1 et2, teintées en bistre sur le plan 
annexé audit arrêté et ^désignées sous les noms, l'une d'Ain- 
Safia , l'autre de Hachengeub, au quartier d'Aïn-Nechma, com- 
prenant ensemble une contenance de quatre-vingt-un hectares, 
distraction faite de la superficie des bois à régénérer, routes, 
ravins et ruisseaux. 



— 143 — 

N» 135. — Tribunaux musulmans. — Pemùnnel. — Par arrêté 
du 1) mai 1863, S. Exe. le Gouverneur Général a révoqué de ses 
/oDclions Si-Bel-Kassem-ben-Mouhoub, eadhi de la 63* circons- 
cription judiciaire delà province de Constanline; cercle de Sétif ). 

-* Par arrêtés de S. Exe. le Gouverneur Général, en date du 
22 mai : 
■ r Ont été révoqués de leurs fonctions : 

Si ben Yaniina ben Tabar, cadhi de la 57* circonscription judi- 
ciaire (cercle de SaiMa) de la province d'Oran. 

Si Abdallah ben Abd el Kader, bach-adel de la même circons- 
cription. 

9f Ont été nommés : 

Cadhi de la 57* circonscription judiciaire (cercle do Saïda) de 
la province d*Oran, Si Ali ben Saûr« ancien magistrat indigène, 
en remplacement de Si ben Yamina ben Tabar, révoqué; 

Bach-adel delà môme circonscription, Si Uobammed ben Ha- 
chemi, ancien élève de la médersa de Tlemcen, en remplacement 
de Si Abdallah ben Abd el Kader, révoqué. 

— Par arrêté de Son Exe. le Maréchal Gouverneur Général, 
en date du 28 mai, ont été nommés pour la province d'Alger : 

Gadbl de la 17* circonscription judiciaire (cercle d'Aumale), 
Sillessaoud el Hadj Mohammed, actuellement baoh-adel de la 
19* circonscription judiciaire, en remplacement de Si Moham- 
med ben Difalhb, appelé à une autre circonscription; 

Cadhi de la 19* circonscription judiciaire (cercle d'Aumale), Si 
Mohammed ben Di/ailah, HCiuellement cadhi de la 17* circons- 
cription^ judiciaire, en remplacement de Si Mohammed el Taz- 
routf, décédé ; 

Cadhi de la 20* circonscription judiciaire (cercle d'Aumale), S. 
Ahjned ben el Ghérif, élève de la medersa d'Alger, en remplace- 
ment de Si Embarek ben Mohamed, décédé; 

Bach-adel de la 19* circonscription judiciaire (cercle d'Auma- 
le], Si Mohammed ben Yahia, élève de la medersa d'Alger, 
en remplacement de Si Messaoud el Hadj Mohamed, nommé 
cadhi de la 17* circonscription judiciaire; 

Adel de la 31* circonscription judiciaire (cercle d'Aumale), Si 
Thaîeb ben Mohammed, taleb, en remplacement^ de Si Moham- 
med ben Youssef, décédé. 

— Par arrêté de S. Exc.le Maréchal Gouverneur Général de 
rilgérie^en datedu 30mai 1863, Mustapha ben H'mida Ghali- 
oundji est nommé adel de la 7* circonscription judiciaire du 
département d'Alger, en remplacement de Mustapha ben Kas- 
3ein, démissionnaire. 



— 154 — 

H* 136. '•— Servi» di l'Enregistrement et des Domaine». — 
Personnel, — Pdr décision de M. le Ministre des Fiiianees, du 
19 mai 1863, prise sur la proposition d« S. Exe. le Gouverneur 
Géfiéral : 

1*M. Dutîer, receyeur de l'Enregistrement des actes judiciai- 
res à Oran. a été élevé à la 4* classe ; 

â* M. Lebreton, receveur à Relizane, a été promu à la sixième 
classe. 

^ Par décisions du Gouverneur Général, des 19 mai et 1** juin 
1863, ont été nommés : 

1* Receveur sans gestion à Oran, M. Bouet du Portai, surnu- 
méraire à la Kocbelle (Charenie-lnf^ripure); 

2* Receveur sans gestion à Alger, M. Farradescbe-Laveissière, 
surnuméraire à Lille (Nord). 



N* 137. — Prisons civiles. — Personnel. — Par arrêté de 
S. Exe. le Maréchal, Gouverneur Général, du 93 mai 1863, le 
sieur Buisson, inspecteur de la Maison centrale de Lambèseï 
est révoqué de ses fonctions. 



N* 138. — Lignes télégraphiques. — Franchise de corres- 
pondanee. — Par décision de S. Exe. M. le Gouverneur Général 
en date du 25 mai 1863, M. le général de division Morris a été 
autorisé à correspondre par le télégraphe avec les commandants 
des dépôts de remonte à Blidah, Mostaganem et Gonstantine, 
ainsi qu'avec les commandants des différents corps de cavale- 
rie placés sous ses ordres en Algérie. 

Gette franchise sera exercée sous les conditions détermi- 
nées par l'arrêté de S. E. le Gouverneur Général du 16 février 
1861, inséré au Bulletin officiel du Gouvernement général, sous 
le n* 89. 



N* 139. — Ghàmrres de gommercbi — Elections, ^ Un arrêté 
du Gouverneur Général, du 29 mai 1863, c considérant que U 
circonscription de la Gh'ambre de commerce d'Oran embrasse 
1» ressort du tribunal do commerce d*Oran, ainsi que les ressorts 
des tribunaux de l'* instance de Mostaganem et de Tlemcen ; 

f Considérant, en outrer que les commerçants indigènes et 



— t55 — 

étrangers sont, aux termes de l'article 2 du décret du 5 mars 
'1855, appelés à concourir a^x élections des membres des Gham* 
bres de commerce, 
« Dispose : 
€ Le nombre des notables commerçants, appelés i concourir à 
rélection des membres de la cbambre de commerce d'Oran, est 
fixé à 85, savoir : 

Oran 50 

Mostaganem 6 

Mdscara 4 

Tlemcen 4 

Français { Sidi-bel^Abbës 4 > 75 

Arzeu 2 

Aïn-Tcmouchent 2 

Saini-Denis-du-Sig 2 

'Nemours l 

Etrangers Oran 6 

Indigènes Oran 5 

Total... "^ 



K* 140. — Chambres de cohhercb.-- Elections. ~ Par arrêté 
de S. Exe. le Gouverneur Général en date du 29 mai 1863, le 
nombre des notables commerçants appelés à concourir à ré- 
lection des membres de la Cbambre de commerce d'Alger a été 
fixé à 112, savoir : 

Alger 70 

Blida 5 

Douera 1 

Médéa 2 

Ililiana 2 

Français { Boufarik 1 

Cherchell 1 

Tenès 4 

Orléansville 2 

Dellys 2 

Aumale 2 

Etrangers Alger 10 

Indigènes Alger 10 

Total 112 



N* 141. — Sociétés de sccooas motobls. — Président.'— Par 
décret impérial du 30 mai dernier, M. Léonard, médecin prin- 
cipal eu cbef de Tbôpilal militaire du Dey, a été nommé prési- 



— 156 — 

dent de la Soeiétt^ de PréToyance et de Secours matoels fondée 
à Alger par les médecins du département, en remplacement d& 
M. Bertherand, démissionnaire. 



N* 142. — Ecoles àràbes-françaisss. — Nominations. — Par 
décision du 1*' juin 1863, Son Exe. le Maréchal de France, 
Gouverneur général de l'Algérie, a nommé directeur de l'école 
arabe-française d'Âïn-Beïda (subdivision de Constantine) M. 
Lâchapelle, professeur à l'institution Simand, à Alger. 

M. Lâchapelle jouira, à partir du jour deison entrée en fonc- 
tions, du traitement annuel de 1,500 fr . qui a été affecté à 
remploi de directeur de Técole arabe-française d'Aïn-Beïda. 



N* 143. — Expropriations. — Voirie, — Par arrêté de S. Exe. 
le Maréchal Gouverneur Général de l'Algérie, du 1*' juin 1863, a 
été déclarée d'utilité publique l'expropriation d'un magasin 
situé au rez-de-chaussée de la petite rue de l'Aigle, désigné 
comme appartenant au sieur Bordo, pharmacien, à Alger, et 
dont la suppression se trouve nécessitée par le prolongement 
de la rue de la Flèche. 

L'expropriation définitive de cet immeuble a, en même temps, 
été prononcée. La prise de possession aura lieu d'urgence. 

— Par un autre arrêté du 3 juin 1863, a été également décla- 
rée d'utilité publique l'expropriation d'un immeuble sis à Tlem- 
cen, nécessaire à l-ouverture de la rue de la Sikak, et qui ap- 
partient au nommé Mohammed-el-Kessy. 

L'expropriation définitive de cet immeuble est prononcée. 

La prise de possession aura lieu d'urgence. 




CERTIFIÉ CONFORME : 

Alger, le 15 juin 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services cicils, 

SERPH. 



ALGEa. — IMPEIMEEIE ET PAPETERIE BOUYEE. 



— 157 — 



BULLETIN OFFICIEL 



DU 



GOUYERXEIIEM GENERAL 



DE L'ALGÉBIE. 



IS6S 



N° 84. 





# 


SOMMAIRK. 




K- 


DATBS. 


A5ALTSI. 


rio. 


141 


12 juin 1863. 


< ht-minfi de ftr. —Arrêté relatif au pro- 
longement du chemin de fer particulier 
des Mines des Karézas. 


158 




Cahier des charges (Annexe) 


159 



— 158 — 

N» 144,-- ARRÊTÉ relatif au prolongement du chemin de fer 
parHcuHer des Mines des Karézas. 

DU 12 juiif 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de TAl- 
géne, 

Vu la demande de la Société civile des mines des Karézas en 
dale du 24 avril 1860, adressée au minisire de l'Algéria et des 
Colonies ; 

Vu la dépêche ministérielle en date du 28 août 1860 ; 

Vu Tarrêlé ministériel du 1" septembre 1859, autorisant le 
chemin de fer particulier entre la Seybouse et les plans auto- 
moteurs de la mine des Karézas; 

Vu Tavant-projet présenté par ladite Société pour relier son 
chemin de fer particulier antérieurement autorisé, aux mines 
de Mokta-el-Hadid d'une part, et à la mer, de l'autre; 

Vu le dossier de Tenquétp. ouverte sur cet avant-projet, et la 
délibération du Conseil de préfecture de Constantine, en date du 

7 mars 1861; ♦ 

Vil l'arrêté du Gouverneur Général du 17 mars 1861, portant 

déclaration d utilité publique et prononçant l'expropriation ; 

Vu les avis des ingénieurs des Ponts-et-Chaussées en date des 

8 juillet et 12 août 1861; 

Vu l'avis exprimé par le Préfet de Gonstantine, en date du 
7 décembre 1861; 

Vu le rapport de M. Tinspecteur général des travaux civils en 
Algérie, en date du 18 avril 1863 ; 

Vu l'avis du Conseil consultatif en date du 6 mai 1863; 

ARRÊTE : 

. Art. l*'.— La Société civile des mines des Karézas est 
autorisée à prolonger, à ses frais, risques et périls, d'une 
part, jusqu'aux mines de Mokta-el-Hadid, de l'autre jus- 
qu'à la mer, le chemin de fer qu'elle exploite entre la 
Seybouse et les mines des Karézas. 

Le cahier des charges aunexé au présent arrêté déter- 
mine les clauses : et conditions de cette autorisation. 

Art. 2.— Ce chemin de fer pourra être, quanta pré- 



~ 159 — 

sent, excIusiTemcnt affecté aux transports des mines de 
la Société. 

Toutefois, le Gouvernement se réserve la faculté d'exi- 
ger ultérieurement et dèsf que la nécessité en*sera recon- 
une, après enquête, rétablissement, soit d'Un service 
public de marchandises, soit d'un service de voyageurs, 
soit d* un service de voyageurs et de marchandises. 

Dans ce cas, les dispositions des titres iv et v du cahier 
des charges sus-visé recevront leur application. 

Art. 3. — Le Préfet de Constantine est chargé de 
l'exécution du présent arrêté. 

Alger, le 12 juin 1863. 

Lé Gouvemmr Général de V Algérie, 
M*^ Pelissier , DUC DE Malakoff. 



CAHIER DES CHARGES 

DU CHEMIN DE FER DES MINES U MOKTAEL-HADID A LA MER. 

(Annexe k l'arrêté du 12 juin 1863.) 



TITRE PREMIER. 
Traeé et ConatrueilOM*. 

Article premier. 

Le chemin de fer autorisé partira De la mine de Mokta-el-Ua- 
did, longera le lac Fetzara, pénétrera dans la plaine des Karé- 
zas parle col dit Fedj-Mabrek, et viendra aboutir à rétablisse* 
ment maritime de Bône, en un point qui sera ultérieurement 
déterminé par rAdmlaistration, la Compagnie entendue. 

Art. 2. 

Les travaux devront être terminés dans un délai d'un an, à 
partir de l'arrêté d'autorisation. 

Art. 3. 

Les projets de tous les travaux à exécuter seront dressés en 
douLle expédition et soumis à Fapprobation du Gouverneur Gé- 



— 160 — 

néral, qui prescrira, s'il y a lieu, d'y introduire telles modifica- 
tions que de droit ; Tune de ces expéditions sera remise à la 
Compagnie, avec le visa du Gouverneur, l'autre demeurera en- 
tre les mains de l'Administration. 

Art. 4. 

Le tracé et le profil du chemin de fer seront arrêtés sur la 
production par là Gcmipa^nie de projets d'ensemble comprenant, 
pour la ligne entière ou pour chaque section de ligne : 

1* Un plan général à l'échelle de 1/1000; 

â* Un profit en long à Téchelle de 1/500 pour les lo!/<?ueurs et 
1/1000 pour les hauteurs, dont les cotes seront rapportées au ni- 
veau moyen de la^mer, pris pour plan de comparaison ; au-des- 
sous de ce profil on indiquera, au moyen de trois lignes horizon- 
tales disposées à cet effet, savoir : 

— Les distances kilométriques du chemin de fer, comptées à 

partir, de son origine ; 

— La longueur et Tinclinaison de chaque pente ou rampe; 

— La longueur des parties droites et le développement des 

parties courbes du tracé, en faisant connaître le rayon 
correspondant à chacune de ces dernières; 

3* Un certain nombre de profils en travers, y compris le profil 
type de la voie ; 

4* Un mémoire dans lequel seront justifiées les dispositions 
essentielles du projet et un devis descriptif dans lequel seront 
reproduites, sous forme de tableaux, les indications relatives 
aux déclivités et aux courbes déjà données sur le prodl en long. 
La position des gares et stations projetées, celles des cours d'eau 
et des voies de communication traversées par le chemin de fer, 
et des passages soit à niveau, soit en dessus de la voie ferrée, 
devront être indiquées tant sur le plan que sur le profil en long; 
le tout sans préjudice des projets de détail qui devront être 
fournis pour chacun de ces ouvrages. 

Art. ô. 

Les terrains seront acquis, les ouvrages d'art et les terrasse- 
ments seront exécutés pour une voie, sauf rétablissement d'un 
certain nombre de gares d'évitement. 

Art. 6. 

La Compagnie établira, le long du chemin de fer, les fossés 
ou rigoles qui seront jugés nécessaires pour l'assèchement de la 
Toîe et pour l'écoulement des eaux. 

Les dimensions de ces fossés et rigoles seront déterminées par 
l'Administration, suivant les circonstances locales, sur les pro- 
positions de la Compagnie. . 



— 161 — 

AIT. 7. 

Les alignements seront raccordés entr'eux par des courbes 
dont le rayon ne pourra pas être infér'eur à 200 mètres. 

Le maximum de l'inclinaison des peates et rampes est fixé à 
cinq millimètres par mètre. 

Art. 8. 

Dans le cas, prévu à l'article 2 de Tarrété ci-joint, de rétablis- 
sement d'un service public de voyageurs ou de marchandises, 
le nombre, l'étendue et l'emplacement des gares d'évitement 
seront déterminés par TAdministration, la Compagnie enten- 
due. 

Le nombre des voies sera augmenté, s*il y a lieu, dans les 
gares et aux abords des gares, conformément aux décisions qui 
seront prises par l'Administration, la Compagnie entendue. 

Le nombre et remplacement des stations de voyageurs et des 
gares de marchandises seront également déterminés par TAd- 
minisiration, sur les propositions de la Compagnie, après uae 
enquête spéciale. 

Ait. 9. 

Les croisements à niveau seront tolérés à la rencontre des 
routes et des chemins vicinaux, ruraux ou particuliers. 

Art. 10. 

Dans les cas où des routes ou des chemins seraient traversés 
à leur niveau par le chemin de fer, les rails devront être posés 
sans aucune saillie ni dépression sur la surface de ces routes, 
et de telle sorte qu'il n'en résulte aucune gène pour la circula- 
tion des voitures. Le croisement à niveau du chemin de fer 
et des routes ne pourra s'effectuer sous un angle de moins de 
45 degrés. 

Chaque passage à niveau sera muni de barrières; il y sera, 
en outre, établi une maison de garde ou tout au moins un abri 
pour le gardien, toutes las fois que l'utilité on sera reconnue par 
TAdministration. La Compagnie devra soumettre a l'approbation 
de rAdministratlon les projets types de ces barrières. 

Art. 11. 

Dans les passages non à niveau, les dispositions à adopter 
seront réglées par l'Administration, la Compagnie entendue, et 
en tenant compte des circonstances locales. 

Art. 12. 

Lorsqu'il y aura lieu de modifier l'emplacement ou le profil 
des routes existantes, rinclinaison des pentes et rampes sur les 



— 162 — 

routes modifiées ne pourra excéder trois centimètres par mètre 
pour les routes provinciales, et cinq centimètres pour les che- 
mins vicinaux. L'Administration restera libre , toutefois , d'ap- 
précier les circonstances qui pourraient motiver une dérogation 
à cette clause, comme à celle qui est relative à. l'angle de croi- 
sement des passages à niveau. 

Art. 13. 

La Compagnie sera tenue de rétablir et d'assurer h ses frais 
l'écoulement tant des eaux dont le cours sera arrêté, suspendu 
ou modifié par ses travaux, 'que de celles qui s'amasseraient 
dans les fossés ou chambres d'emprunt Les emprunts de terre 
seront régulièrement faits pour éviter toute stagnation des eaux. 
Us seront, autant que possible, disposés de manière à former 
des canaux de dessèchement pour les parties basses des ter- 
rains qu'ils traversent; les pentes seront drigées vers les 
voies naturelles d'écoulement avec une inclinaison suffi- 
sante. 

Les dimensions des. viaducs à construire à la rencontre des 
rivières, des canaux et des cours d'eau quelconques, seront dé- 
terminées. par l'Administration suivant les circonstances locales 
et sur les propositions de la Compagnie. 

Art. 14. 

Le Gouvernement se réserve d'autoriser, avec les précautions 
convenables et la Compagnie entendue, les conduites d'eau, ca- 
naux d'irrigation, de dessèchement ou d'écoulement qui de- 
vraient traverser ou emprunter les terrains affectés au chemin 
de fer ou à ses dépendances. 

Art. 15. 

La Compagnie n'emploiera dans l'exécution des ouvrages 
que des matériaux de bonne qualité ; elle sera tenue de se con- 
formera toutes les règles de l'art, de manière à obtenir une 
construction parfaitement solide. Tous les aqueducs, ponceaux^ 
ponts et viaducs à construire à la rencontre des divers cours 
d'eau et des chemins publics ou particuliers, seront en maçon- 
nerie ou en fer, sauf les cas d'exception qui pourront être admis 
par l'Administration. 

Art. 16. 

Le chemin de fer sera clôturé sur 100 mètres au moins de 
chaque côté, aux abords des routes et chemins publics, l'Admi- 
nistration se réservant le droit de prescrire, ultérieurement l'é- 
tablissement de clôtures sur les points où l'intérêt public l'exi- 
gerait. 



— IG3 — 

Aet. 17. 

Tous les terrains nécessaires pour l'établissement du chemin 
de fer et de ses dépendances, pour la déviation des voies de ^ 
communication et des cours d'eau déplacés, et, en général, 
pourTexécution des travaux, quels qu'ils soient, auxquels cet 
établissement pourra donner lieu, seront achetés et payés par 
la Compagnie. Toutefois, l'Etat cède à la Compagnie la jouis- 
sance gratuite, pendant la durée de l'autorisation, des terrains 
nécessaires au chemin de fer et dont il dispose à quelque titre 
que ce soit. 

Les indemnités pour occupation temporaire ou pour détério- 
ration de terrains, et pour tous dommages quelconques résul- 
tant des travaux, seront également supportées et payées par la 
Compagnie. 

Art. 18. 

L'entreprise étant d'utilité publique, la Compagnie est investie, 
pour l'exécution des travaux dépendant de son entreprise, de 
tous les droits que les lois et règlements confèrent à l'Adminis- 
tration en matière de travaux publics, soit pour l'acquisition 
de terrains par voie d'expropriation, soit pour l'extraction, le 
transport et le dépôt des terres, matériaux, etc., et elle demeure 
en môme temps soumise à toutes les obligations qui dérivent 
pour l'Administration de ces lois et règlements. 

Art. 19. 

Dans le rayon de servitude des enceintes fortifiées, la Com- 
pagnie sera tenue, pour l'étude et l'exécution de ses projets, de 
se soumettre à l'accomplissement de toutes les formalités et de 
toutes les conditions exigées par les lois, décrets et règlements 
concernant les travaux mixtes. 

Art. 20. 

La Compagnie exécutera les travaux par des moyens et des 
agents à son choix', mais en restant soumise au contrôle et à la 
surveillance de l'Administration. Ce contrôle et cette surveil- 
lance auront pour objet d'empêcher la Compagnie de s'écarter 
des dispositions prescrites par le présent cahier des charges 
et de celles qui résulteront des projets approuvés. 

Art. 21. 

Après Tachèvement des travaux, il sera procédé à leur récep- 
tion par un ou plusieurs commissaires que l'Administration dé- 
signera. 

Sur le vu du procès-verbal constatant l'examen fait par la 



— 164 — 

commission, TAdministratioii autorisera, s'il y a lieu, la mise en 
service du chemin de fer. 

Art. 22. 

Dans un délai qui sera fixé par l'Administration, la Gompa* 
gnie fera faire à ses frais un bornage contradictoire et un plan 
cadastral du chemin de fer et de ses dépendances. 

Elle fera dresser également à ses frais et contradictoirement 
avec rAdmlnistration, un état descriptif des ouvrages d'art qui 
auront été exécutés. 

Une expédition dûment certifiée des procès-verbaux de bor- 
nage, du plan cadastral, de l'état descriptif, sera dressée aux 
frais de la Compagnie et déposée dans les archives du Gouver- 
nement général. 

Les terrains acquis par la Gompagnie postérieurement au 
bornage général, en vue de satisfaire aux besoins de l'exploi- 
tation, et qui par cela môme deviendraient partie intégrante du 
chemin de fer, donneront lieu, au fur et à mesure de leur ac- 
quisition, à des bornages supplémentaires et seront ajoutés sur 
le plan cadastral ; addition sera également faite sur l'atlas des 
ouvrages d'art exécutés postérieurement à sa rédaction. 

TITRE II. 

Art. 23. 

Le chemin de fer et toutes ses dépendances seront constam- 
ment entretenus en bon état, de manière que la circulation y 
soit toujours facile et sûre. 

Les frais d'entretien et ceux auxquels donneront lieu les ré- 
parations ordinaires et extraordinaires seront entièrement à la 
charge de la Compagnie. 

Art. 24. 

La Compj^gnie sera tenue d'établir à ses frais, partout où be- 
soin sera, des gardiens en nombre suffisant pour assurer la sé- 
curité du passage des trains sur la voie et celle de la /circula- 
tion ordinaire sur les points où le chemin de fer sera traversé à 
niveau par des routes ou chemins. 

Art. 25. 

Lfs machines locomotives seront convenablement construites; 
elles devront satisfaire à toutes les conditions prescrites ou à 
prescrire par l'Administration pour la mise en service de ce 
genre de machines. 



— i65 ~ 

Oans le cas prévu de rétablissemeni d'un service publie, les 
conditions auxquelles la Compagnie devra être soumise pour 
l'installation des voitures de voyageurs et des wagons destinés 
au transport des marchandises, seront déterminées par un ar* 
rèté du Gouverneur Général, la Compagnie entendue. 

La Compagnie sera tenue, pour la mise en service de ce ma- 
tériel, de se soumettre à tous les règlements sur la matière. 

Les machines locomotives, tenders, voitures, wagons de toute 
espèce, plates-formes, composant le matériel roulant, seront 
'constamment entretenus en bon état. 

Art. 26. 

La loi du 15 juillet 1845 et le règlement d'administration pu- 
blique du 15 novembre 1846 sont applicables au chemin de fer 
qui fait l'objet du présent cahier des charges. 

Des arrêtés du Gouverneur-Général, rendus après que la Com' 
pagnie aura été entendue, détermineront les mesures et les dis- 
positions particulières qui pourraient être nécessaires pour 
assurer la police et l'exploitation du chemin de fer, ainsi que 
la conservation des ouvrages qui en dépendent. 

Toutes les dépenses qu'entraînera. l'exécution de^ mesures 
prescrites en vertu de ces arrêtés seront à la charge de la Com- 
pagnie. 

La Compagnie sera tenue de soumettre à l'approbation de 
l'Administration les règlements relatifs au service et a l'exploi-* 
tâtion du chemin de fer. Les règlements dont il s'agit dans les 
deux paragraphes précédents seront obligatoires, non-seule- 
ment pour la Compagnie, mais encore pour toutes celles qu^ 
obtiendraient ultérieurement l'autorisation d'établir des lignes 
de chemin de fer, d'embranchement ou de prolongement, et en 
général pour toutes les personnes qui emprunteraient l'usage 
du ckemin de fer. 

Le Gouverneur Général déterminera, sur la proposition de la 
Compagnie, le minimum et le maximum de vitesse des convois 
de voyageurs et de marcbandises et des convois spéciaux des 
postes, ainsi que la durée du trajet. 

Art. 27. 

Pour tout ce qui concerne l'entretien et les réparations du 
chemin de fer et de ses dépendances, l'entretien du matériel et 
le service de l'exploiiation, la Compagnie sera soumise au con- 
trôle et à la surveillance de l'Administration. 



— 166 — 

TITRE III. 
Dmrée, raehut el déehéftnee de I>«tori«atlov. 

Art. 28. 

L'autorisation pour rétablissement du chemin de fer mention- 
née à Tarticle premier du présent Cahier des charges est va- 
labié pour une durée de 99 ans, à dater de l'époque fixée pour 
l'achèvement des travaux. 

Art. 29. 

A Texpiration de ce délai, et par le seul fait de celte expira, 
tion, le Gouvernement sera subrogé à tous les droits dé la Com- 
pagnie sur les chemins de fer et ses dépendances, et il entrera 
immédiatement en jouissance de tous ses produits. 

La Compagnie sera tenue de lui. remettre en bon état d'entre- 
tien le chemin de fer et tous les immeubles qui en dépendent, 
quelle qu'en soit l'origine, tels que les bâtiments des gares et sta- 
tions, les remises, ateliers et dépôts, les maisons de garde, etc. 
Il en sera de même de tous les objets immobiliers dépendant 
également dùdit chemin, tels que les barrières et clôtures, les 
voies, changements de voies, plaques tournantes, réservoirs 
d'eau, grues hydrauliques, machines fixes, etc. 

Dans les cinq dernières années qui précéderont le terme de 
J'autorisation, le Gouvernement aura le droit de saisir les re- 
venus du chemin de fer et de les employer à rétablir en bon 
état le chemin de fer et ses dépendances, si la Compagnie ne 
se mettait pas en mesure de satisfaire pleinement et entière- 
ment à cette obligation. 

En ce qui concerne les objets mobiliers, tels qiie le matériel 
roulant, les matériaux, combustibles et'approvisionnements de 
tout genre, le mobilier des stations, Toutillage des ateliers, des 
gares ou des quais d'embarquement, l'Etat sera tenu, si la Com- 
pagnie le requiert, de reprendre tous ces objets sur l'estimation 
qui en sera faite à dire d'experts ; et réciproquement, si l'Etat 
le requiert, la Compagnie sera tenue de les céder de la môme 
manière ; toutefois, l'Etat ne pourra être tenu de reprendre que 
les approvisionnements nécessaires à l'exploitation du chemin 
pendant six mois. 

Art. 30. 

A toute époque, après l'expiration des vingt premières années, 
le Gouvernement aura la faculté de racheter le chemin do fer. 

Poiir régler le prix fie rachat, on relèvera les produits nets 
annuels obtenus par la Compagnie pendant les sept années qui 



— 167 — 

auront précédé celle où le rachat sera effectué, an y ajoutant le 
produit des taxes qui auraient été perçues, d'après le tanf pour 
le transport des minerais et autres marchandises appartenant à 
la Compagnie; on en déduira les produits nets des deux plus 
faibles années et Ton établira le produit net et moyen des cinq 
autres années. Ce produit net formera le montant d'une annuité 
qui sera due et payée à la Compagnie pendant chacune des an- 
née^ restant à. courir sur la durée de l'autorisation. Dans aucun 
cas, le montant de 1 annuité ne sera inférieur au produit net 
de la dernière des sept années prises pour terme de comparaison. 
La Compagnie recevra, en outre, dans les trois mois qui sui- 
vront le rachat, les remboursements auxquels elle aurait droit 
à TexpiratioB de l'autorisation, ainsi qu'il est dit à l'article pré- 
cédent. 

Art. 31. 

.Si, après qu'il aura été jugé nécessaire d'établir un service 
publie, l'exploitation du chemin de f»^r vieqt à être interrompue 
en totalité ou en partie, l'Administration prendra immédiate- 
ment, aux frai» et risques de la Compagnie, les mesures néces- 
saires pour assurer provisoirement le service. Si, dans les trois 
mois de rorganisalioi» du service provisoire, la Compagnie n'a 
pas valablement justifié qu'elle est en état de reprendre et de 
continuer l'exploitation, et si elle ne l'a pas effectivement re- 
prise, la déchéance pourra être prononcée par le Gouverneur 
Général. Il sera, s'il y a lieu, pourvu à l'exécution des engage- 
ments contractés par la Compagnie au moyeu d'une adjudica- 
tion qud Xoù ouvrira sur une mise à prix des ouvrages exé- 
cutés. 

La nouvelle Compagnie sera soumise aux élauses du présent 
Gabier des charges, et la Compagnie évincée recevra d'elle lo 
prix que la nouvelle adjudication aura ûxé. 

Si l'adjudication ouverte n'amène aucun résultat, unedeuxième 
adjudication sera tentée sur les mômes basesaprèsun délai de trois 
mois. Si celle deuxième tentative reste é^^alement sans résultat, la 
Compagnie sera déffnitivement déchue de tous droits, et alors les 
ouvrages exécutés et les matériaux approvisionnés seront définitif 
veoient acquis à TEtat, qui sera libre de faire une nouvelle con- 
cession ou de prendre tel parti qu'il jugera convenable d'adopter 
dansTintérôt public. 

Art. 32. 

Les dispositions de l'article qui précède cesseraient d'être ap- 
plicables, et la déchéance ne serait pas encourue dans le cas où 
la Compagnie n'aurait pu remplir ses obligations par suite de 
circonstances de force majeure dûment constatées. 



— 168 — 

TITRE IV. 

Taxe* ei eomélilkmnm relatives ao iraM«perl de* voyageore et 
de« marehaBdltfe*. 

Art. 33. 
Dans le cas où la Compagnie établirait soit spontanément, soit 
par suite d'une injonction de l'Administration, un service de 
marchandises et de voyageurs, les conditions relatives aux 
transports à effectuer et les taxes à percevoir seraient celles qui 
sont stipulées et réglées danâ le Cahier des charges des chemins 
de fer algériens annexé à la convention du 7 juillet 1860, titre iv, 
articles 42 à 53, sauf les modifications qui pourraient être adop- 
tées par TAdminisiration, sur les propositions de la Compagnie. 

TITRE V. 

MlpalalloBfl relaUvetf I& divers services pabiles Impesés I& la 
f^ompagale, en cas d^orgaalsailea d^an service résnller de 
veya^ears. 

Art. 34. 

Les militaires et marins voyageant en corps, aussi bien que les 
militaires et marins voyageant isolément pour cause de service, 
envoyés encongélimiié ou en permission, ou rentrant dans leurs 
foyers après libération, ne seront assujettis, eux, leurs bagages 
et leurs chevaux, s'il y a lieu, qu*au quart de la taxe du tarif. - 

Si le Gouvernement avait besoin de diriger des troupes et un 
matériel militaire ou naval sur l'un des points desservis par le 
chemin do fer, la Compagnie serait tenue dans la limite de ses 
ressources, de mettre immédiatement à sa disposition, pour la 
moitié de h taxe du même tarif, ses moyens de transport. 

Art. 35. 

Les fonctionnaires ou agents chargés de Tinspectiou du con- 
trôle et de la surveillance du chemin de fer seront transportés 
gratuitement dans les voitures de la Compagnie. 

La môme faculté est accordée aux agents des contributions 
indirectes ou des douanes chargés de la surveillance des che- 
mins de fer, dans l'intérêt de la perception de l'impôt. 

Art. 36. 

Le serviae des lettres et dépêches sera fait comme il suit : 
1* A chacun des trains de voyageurs ou de marchandises 
circulant aux heures ordinaires de l'exploitation et qui seront 
désignés à cet effet par ^Administration des postes, la Compa- 



— 169 — 

gnie sera tenue de réserver gratuitement un espace fermé équi-* 
valent il un compartiment d'une voiture do deuxième classe, 
pour recevoir les letire^, les dépêches et les agents nécessaires 
au service des postes, le surplus de la voiture restant à la dis- 
position de la Compagnie. 

Lorsque la Compagnie voudra changer les heures de départ 
de ses convois ordinaires, elle sera tenue d'en avertir l'Âdmi- 
nisiration des postes quinze^ jours à l'avance. Les employés 
chargés de la surveillance du service, les agents préposés à 
réchange ou à l'entrepôt des dépêches auront accès dans les 
gares ou stations pour l'exécuiion de leur service, en se con- 
formant aux règlements de police intérieure de la Compagnie. 

Art. 37. 

Le Gouvernement se réserve la faculté de faire le long des 
voies toutes les constructions, de poser tous les appareils né- 
cessaires à rétablissement d'une ligne télégraphique, sans nuire 
au chemin de fer. 

La Compagnie sera tenue de faire garder par ses agents les 
fils et appareils des lignes électriques, de donner aux employés 
des lignes télégraphiques connaissance de tous les accidents 
qui pourraient survenir, et de leur en faire connaître les causes. 
En cas de rupture da fil télégraphique, les employés de la 
Compagnie auront à raccrocher provisoirement les bouts sé- 
parés, d'après les instructions qui leur seront données à cet 
effet. 

Dans des cas où des déplacements de fils, appareils ou po- 
teaux deviendraient nécessaires par suite de travaux exécutés 
sur le chemin, ces déplacements auraient lieu aux frais de la 
Compagnie, par les soins de l'Administration dès lignes télégra- 
phiques. 

La Compagnie pourra être autorisée et au besoin requise par 
le Gouverneur Général d'établir à ses frais les fils et appareils 
télégraphiques destinés à transmettre les signaux nécessaires 
pour la sûreté et la régularité de son exploitation. 

Elle pourra, avec l'autorisation du Gouverneur Général, se 
servir des poteaux de la ligne télégraphique de l'Etat, lorqu'une 
semblable ligne exiitera sur la voie. 

La Compagnie sera tenue de se soumettre à tous les règle- 
ments d'administration publique concernant l'établissement et 
l'emploi de ces appareils, ainsi que Torganisation, aux frais de 
la Compagnie, du contrôle de ce service par les agents de 
l'Etat. 



— 170 — 

TITRE Vï. 
Clause* diverses. 

Art. 38. 

Dans le cas où le Gouvernement ordonnerait ou autoriserait 
la construction de routes impériales, provinciales ou vicinales, 
de chemins de fer, de conduites d'eaux, de canaux navigables, 
de dessèchement ou d'irrigation, ou de tous autres ouvrages 
quelconques d'intérêt public nécessitant la traversée ou l'occu- 
pation partielle de la ligne, objet de la présente autorisation» la 
Compagnie ne pourra s'opposer à ces travaux ; mais toutes les ^^ 

dispositions nécessaires seront prises pour qu'il n'en résulte 'j 

aucun obstacle à la continuation ou au service du chemin de '-■' 

fer, ni aucuns frais pour la Compagnie. ^ 

Art. 39. 

Toute exécution ou autorisation ultérieure de route, de canal, 
de chemin de fer, de travaux de navigation dans la contrée où 
est situé le chemin de fer, ou dans tonte autre contrée voisine 
ou éloignée, ne pourra donner ouverture à aucune demande 
d'indemnité de la part de la Coitipagnie. 

Art. 40. 

Le Gouvernement se réserve expressément le droit d'accorder 
de nouvelles concessions de chemin de fer s'embranchant sur 
le chemin quifait l'objet du présentCahier des charges, ou qui 
seraient établis en prolongement du même chemin. 

La Compagnie ne pourra mettre au<'un obstacle à ces em- 
branchements, ni réclamer, à l'occasion de leur établissement, 
aucune indemnité quelconque, pourvu qu'il n'en résulte pour 
elle aucun'obsiacle à la circulation ni aucuns fnris particuliers. 

Les Compagnies de chemins de fer d'embranchement ou de 
prolongement auront la faculté, moyennant les tarifs ci-des>us 
déterminés et l'observation des règlements de pplice et de ser* , 
vic^s établis ou à établir, de faire circuler leurs voitures, wa- 
gons et machines sur le chemin de fer objet de la présente .[ 
convention, pour lequel cette faculté sera réciproque à l'égard , , 
desdits embranchements et prolongements. , 

Dans le cas où les diverses Compagnies ne pourraient s'en- 
tendre entre elles sur l'exercice de cette faculté, le Gouverne- 
m'ent statuerait sur les difficultés qui s'élèveraient entre elles à 
cet égard. 

Dans le cas où une Compagnie d'embranchement ou de pro- ' 

longement joignant la ligne- qui fait Tobjet du présent Cahier 
des charges, n'userait pas de la faculté de circuler sur cette % 



— 171 — 

ligne, comme aussi dans le cas où la Compagnie de cette der- 
nière ligne ne voudrait pas circuler sur les prolongements et 
embranchements, les Compagnies seraient tenues de s'arranger 
entre elles, de manière que le service des transports ne soit ja- 
mais interrompu aux points de jonction des diverses lignes. 
Celle des Compagnies qui se servira d'un matériel qui ne serait 
pas sa propriété payera une indemnité en rapport avecj'usage 
et la détérioration de ce matériel. Dans le cas où les Compa- 
gnies ne se mettraient pas d'accord sur la quotité de l'indem- 
nité ou sur les moyens d'assurer la continuation du service sur 
toute la ligne, le Gouvernement y pourvoirait d'office et pres- 
crirait toutes les mesures nécessaires. 

La Compagnie pourra être assujettie par les arrêtés qui seront 
ultérieurement rendus pour l'exploitation des chemins de fer de 
prolongement ou d'embranchement joignant celui qui est con- 
cédé, à accorder aux Compagnies de ces chemins une réduction 
de péage de 10 p. 0/0. 

Art. 41. 

L'Administration pourra, à toute époque, prescrire les modifi- 
cations qui seraient jugées utiles dans la soudure, le tracé ou l'é- 
tablissement delà voie des chemins de fer d'embranchement ou 
de prolongement, et les changements seront opérés aux frais de la 
Compagnie. L'Administration pourra môme, après avoir entendu 
les propriétaires, ordonner l'enlèvement temporaire des aiguil- 
les de soudure, dans le cas où les établissements embranchés 
viendraient à suspendre en tout ou en partie leurs transports. 

Art. 42. 

Dans le cas de l'établissement d'une contribution foncière en 
Aigrie, la cote de cette contribution pour le chemin de fer serait 
calculée en raison de la surface de terrain occupée par ce che- 
min et ses dépendances, comme pour les canaux, conformé- 
ment à la loi du 25 avril 1803. 

Dans le même cas, les bâtiments et magasins dépendant de 
l'exploitation du chemin de fer seront assimilés aux proprié- 
tés bâties de la localité. Toutes les contributions auxquelles ces 
édifices pourront être soumises seront, aussi bien que la con- 
tribution foncière, à la charge de la Compagnie. 

Art. 43. 

Les agents et gardes que la Compagnie établira, soit pour la 
perception des droits, soit pour la surveillance et la police du* 
chemin de fer et de ses dépendances, pourront être assermen- 
tés, et seront, dans ce cas, assimilés aux gardes champêtres. 

Art. 44. 

Les frais de visite, de surveiUai\ce et de réception des tra- 



— 172 — 

vaux et les frais de contrôle de rexploitation, s'il y a lieu, se- 
ront supportés par la Compagnie. 

Afin de pourvoir à ces frais, la Compagnie sera tenue de 
verser chaque année, à la caisse centrale du Trésor public, à 
Alger, une somme de 60 fr. pour chaque kilomètre de chemin 
de fer, soit en nombre rond 3,000 fr. 11 lui sera fait compte, à 
la fin.de chaque exercice, de la portion de cette somme qui 
n'aurait pas été épuisée. 

Ait. 45. 
La Compagnie devra faire élection de domicile à Bône. Dans 
le cas où elle ne l'aurait pas fait, toute notification ou signifi- 
cation à elle adressée sera valable lorsqu'elle sera faite au se- 
crétariat général de la préfecture de Constantine. 

Art. 46. 
Les contestations qui s'élèveraient entre la Compagnie et 
l'Administration au sujet de lexéculion et de l'interprétation 
des clauses du présent Cahier des charges seront jugées ad- 
ministralivement par le Conseil de préfecture du département 
de Constantine, sauf recours au Conseil d'Etat. 

Art. 47. 

Le présent Cahier des charges ne sera passible que du droit 
fixe de un franc. ^ 

Fait à Alger, le 12 juin 1863. 

Le Gouverneur Général, 
Signé : W^ P£LISSI£R, duc de Malakopp. 



Approuvé le présent cahier des charges. 
âlarseille, le 5 juin 1863. 

Le Représenlant de la Société dvile des mines des Karézas, 
Signé : i. Talabot. 




certifié conforme : 

Alger, le 18 juin 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services dvtU, 

SERPH. 



ALGER. — IMPRIMESIB ET PAPETERIE BOUTER. 



- 173 - 



BULLETL\ OFFICIEL 



DU 

GOUVERNEUENT GÉNÉRAL 



DE L'ALGÉBIE. 



18«S. 



N'' 85 



w- 


MTV. 


ARALIMC 


PAa. 


145 


13 mai 1863. 
30 mai 1863. 

2 juin 1863. 
11 juin 1863. 


Timhn.— Décret qui rend exécutoire en 
Algérie deux décrets relatifs au timbre 
en matière de Drocédure 


175 


146 


— Décret du 30 juillet 1862 (annexe) 

— Décret du 8 décembre 1862 (annexe). . . 
Servitudes nîlilalres. ^ Décrets qui 

homologuent les plans de délimitation 
des zones de servitudes : 
r de la batterie du Hamix, de la place 
Sétif* et du Doste de Sebdou 


176 

176 

178 


147 


2* des postes de Djelfa et de Guelma, 
de la place de Lalla Maghma et du 
poste de Sebdou 


179 


148 


Réi^lne forestier. — Arrêté qui soumet 
au régime forestier les bois des Fraylia, 
du Djebel Daui et des Abid, départe- 
ment d'Alfirer • 


180 


148 


Gottveroevient géaéral. — Décret qui 
appelle trois nouveaux membres au 
Conseil consultatif du Gouvernement gé- 
néral 


181 




• ' 





— 174 — 



If* 



150 



151 



13 juin 1863. 



Ordonnifeneeiiieiit des dépen^eii. — Ar- 
rêté qui désigne les sous-ordonnateurs 
des ordonnateurs secondaires du Gou- 
verneur Général. 

4dniiiii)«lralion* iiianiclpnle. — Adjoints 
spéciaux. — Arrêté qui in$:titue au vil- 
lage d'Aïn el Àrbâ un adjoint spécial 
du commissaire civil dUïn Temouchent. 



FÀ0. 



182 



183 



— 175 — 

N* 145.--DÉCRET qui rend exécutoires en Algérie deux décreU 
relatifs au timbre en matière de procédure, 

DU 13 MAI 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français, 
A tous présents et à Tenir, salut. 

Va Tordonnance dû 10 janvier 1843 ; 

Vu le décret du 31 mai 1856, qui déclare applicable àTAlgârie 
celui du 24 mai 1854. relatif aux émoluments des greffiers en 
matière civile et commerciale ; 

Vu notre décret du 30 juillet 1862, qui, en exécution de l'ar- 
ticle 20 de la loi de finances du 2 juillet 1862, détermine le 
nombre de lignes et de syllabes que devront contenir les copies 
des exploits, celles des significations d'avoués à avoués, et des 
significations de tous jugements, actes ou pièces; 

Vu notre décret du 8 décembre 1862, modifiant les alloca- 
tions accordées aux grefilers des Cours impériales, des tribunaux 
de première instance, des tribunaux de commerce et des justi- 
ces de paix, ainsi qu'aux huissiers, à titre de remboursement de 
papier timbré ; 

Sur le rapport de notre Garde-des-Sceaux, Ministre secré- 
taire d'Etat au département de la Justice, et d'après Tavis de no- 
tre Ministre secrétaire d'Etat au départemeut des Finances; 

AVOTÏS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. 1". — Nos décrets des 30 juillet et 8 décem- 
bre 1862 susvisé,s sont rendus exécutoires en Algérie. 
A cet effet, ils seront publiés et promulgués à la suite 
du présent décret. 

Art. 2. — ^ Notre Garde-dfs-Sceaux, Ministre secré- 
taire d'État au département de la Justice, notre Minis- 
tre secrétaire d'Etat au département des Finances, et le 
Gouverneur Général de l'Algérie, sont chargés, chacun 
en ce qui le concerne, de Texécution du présent décret, 
qui sera inséré au Bulletin des lois. 
Fait au palais des Tuileries, le 13 mai 1863. 

NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 
Le Garde-des-Seeaux^ Ministre secrétaire d'Etat au 
département de la Justice^ 

Delakgle. 



— 176 — 

-^ DÉCRET IMPÉRIAL qui, en iXéeution de Vartiele 90 db 
la loi des Finances du 2 juillei i86t, détermine le nom- 
bre de lignes et de syllabes que devront contejiir les copies 
des exploits, celles des significations d'avoués à avoués et des 
significations de tous ju>gemenls, actes ou pièces (da 30 juillet 
1862). 

Nota. — Voir le n» 65 du Bulletin officiel (aoaAe IM3), page 419, où ce dé-' 
ctti » déjà été publié, en eiécuUon du décret du 99 septembre 1869. 



DÉCRET concernant Us allocations aux greffiers des Cotirs 
impériales, des Tribunaux de première instance, des Trir- 
bunawp de commerce et de justices de paix, ainsi que des 
huissiers, à titre de remboursement de papier tiMtfré. 

DU 8 DÉCEMBRE 1862. 



NAPOLÉON, par la gr&ce de Dieu et la volonté na- 
tionale, Emperear des Français, 
A tous présents et à venir, salut. 

Sur le rapport de notre Garde-des-Sceaux, Ministre Secré- 
taire d*Ëlat au département de la Justice ; 
Notre Conseil d'Etat entendu, 

AVONS DÉCRÉTÉ BT PÉCRÉTOICS CE QUI SUn : 

*^ AUT. r'. — Il est alloué aui greffiers des tribunaux 
civils de première instance, comme remboursement du 
papier timbré : 

r Pour chaque arrêt ou jugement rendue la requête 
des parties, ceux de simple remise exceptés 1 00 

2^ Pour chaque acte porté sur un registre timbré 50 

y Pour chaque mention portée sur un registre 
timbré 20 

Art. 2. — Les dispositions de Tarticle précédent sont 
applicables aux greffiers des tribunaux spéciaux de com- 
merce et aux greffiers des tribunaux civils qui exercent 
la juridiction coaimerciiile; mais rallocatioa à titre de 
remboursement du timbre employé aux feuilles d'au- 
dience, est fixée pour chaque jugement, ceux de simple 
police exceptés, à soixante-cinq centimes. 



— 177 — 

Art. 3. — H est alloué anx grefSers de justice de paix, 
à titre de remboursement du papier timbré : * 

r Pour chaque jugement porté sur la feuille d'au- 
dience, ceux de remise exceptés 65 c. 

2^ Pour chaque jugement de remise 20 

3* Pour procès-verbal de conciliation inscrit 
sur un registre timbré 50 

4* Pour le procès-verbal sommaire constatant 
que les parties n'ont pu être conciliées 25 

Art. 4. — Les greffiers mentionnés au présent décret 
ne peuvent écrire, sur les minutes ou feuilles d'audience 
et sur les registres timbrés, plu? de trente lignes à la 
page et de vingt syllabes k la ligne sur une feuille au 
timbre de un franc ; de quarante lighes à la page et de 
vingt-cinq syllabes à la ligne, lorsque la feuille est au 
«timbre de un franc cinquante centimes, et plus de cin- 
quante lignes à la page et de trente syllabes à la ligne, 
lorsque la feuille est au timbre de deux francs. 

Toute contravention est constatée conformément à la 
loi du 13 brumaire an vu, et punie de l'amende pro- 
noncée par Tarticle 12 de la loi du 16 juin 1824, sans 
préjudice des droits de timbre à la charge des contreve- 
nants. 

Art. 5. — Il est alloué aux huissiers, comme, rem- 
boursement du papier timbré du registre tenu en exécu- 
tion de l'article 12 du Gode de Commerce . 

1* Pour protêt simple et intervention 35 c. 

y Pour protêt de perquisition 50 

Art. 6. — Notre Garde-des-Sceaux, Ministre Secré- 
taire d'Etat au département de la Justice, e^t chargé de 
Texécution du présent décret, qui sera inséré au Bulletin 
des lois. 

Fait au Palais des Taileries, le 8 décembre 1 862. 

NAPOLÉON. 

ParTEmpereuri 

Le Garde-des-SceaiiX, 
Mmistre Secrétaire (TÉtat au département de la Justice, 
Delanglb. 



— 178 — 



N' 146. — DÉCRET portant homologatùm de plans de délimir 
tation des zones de servitudes de divers postes et places de 
guerre. (Extrait.) 

DU 30 MAI 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la "volonté natio- 
nale, Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut. 

Vu les lois des 10 juillet 1791, 17 juillet 1819 et 10 juillet 1851, 
coDcerna'Dl les servitudes imposées à la propriété pour la dé- 
fense de l'Etat ; 

Vu notre décret d'admiDislration publique du 19 août 1853, 
relatif au classement des places de guerre .et des postes mili- 
taires el aux servitudes autour des fortifications en France 

Vu notre dècrel d'administration publique du 39 avril 1857, 
relatif aux mêmes objets en Algérie; 

Sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d'État au dépar- 
tement delà Guerre; 

▲voies DÉCRfiT£ ET DÉGRfiTONS CE QUI SUIT 1 

Art. r^. — Sont définitivement arrêtés et homologués 
les plans de délimitation et les procès- verbaux de bor- 
nage de la zoue des fortifications, annexés au présent dé- 
cret et visés et approiivés par notre Ministre de la 
Guerre . 

Ces plans et procès-verbaux concernent les places et 
postes ci -dessous désignés : 

La batterie du Hanûz, dépendance de la placé d'Al- 
ger (département d'Alger), la place de Sétif (département 
de * Constaniine), et le poste de Sebdou (département 
d'Orau). 

' Art. 2. — Notre Ministre Secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre est chargé de Texécution du présent 



— 179 — 

décret, qui sera inséré au Bulletin des lois et au Bulle- 
tin officiel du Gouvernement général de l'Algérie. 
Fait à Paris, le 30 mai 1863. 

NAPOLÉON. 

ParTEmpereur ; 

Le Maréchal de France, 
Ministre Secrétaire d'État au département de la Guerre, 

RA.IfDOIf. 



N* 147. — DÉCRET portant homologafion de plans de délimi- 
tfittion des zones de servitudes et polygones de divers postea et 
places de guerre. (Extrait). 

DU 30 MAI 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la yolonté na- 
tionale. Empereur des Français ; 
A tons présents et à venir, salut. 

Yu les lois des 10 juillet 1791, 17 juillet 1819 et 10 juillet 1851, 
concernant les servitudes imposées à la propriété pour la dé- 
fense de TEtat ; 

Tu notre décret d'administration publique du 10 août 1853, 
relatif au classement des places de guerre et des postes militai- 
res et aux servitudes autour des fortiûcations en France; 

Vu noure décret d*admlnistraiion publique du 29 avril 1857, 
relatif aux mêmes objets en Algérie ; 

Sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d*Éiat au départe- 
ment de la Guerre ; 

AVONS DÉGRÉTfi BT DÉCaÉTOIfS CB QUI SUIT : 

Art. 1". — Les plans de délimitation et les procès- 
Terbaux de bornage des zones de servitudes et des po- 
lygones, annexés an présent décret et visés et approuvés 
par notre Ministre de la Guerre, ainsi que les conditions 
particulières relatives à ces polygones, telles qu'elles 
sont relatées sur ces plans, sont définitivement arrêtés 
et bomologaés. 



i _ 180 — 



I 



Ces plans et procès-yerbaux concernent les places et 
postes ci-dessous désignés : 

La batterie dn //a97?fjE, dépendance de la place d'Alger, 
et le* poste de Djelfa (département d'Alger) ; le poste de 
Guelma et la place de Sétif (département de Constantine); 
la phce de Lalla Maghnia et le poi^ de Sebdou (dé- 
partement d'Oran). 

Art. 2. — Notre Ministre Secrétaire d'Etat an dépar- 
tement de la Guerre est chargé de l'exécution du pré- 
sent décret, qui sera inséré au Bulletin des lois et au 
Bulletin officiel du Gouvernement général de V Algérie,. 

Fait à Paris, le 30 mai 1863. 

NAPOLÉON. 

Par FEmpereur : 

Le Maréchal de France, 
Ministre Secrétaire d'État au département de la Guerre, 

Baiïdon. 



N* 148. — AREÊTÉ qui soumet au régime forestier les bois dé» 
Fraylia, du Djebel Doui et des Âbid^ département d'Alger. 

DU 2 JUiH 1863. 



AU NOM DE L EMPEBEUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie ; 

Vu le rapport du Préfet du département d'Alger, relatif à la 
soumission au régime forestier des trois massifs boisés connus 
sous les noms des Fraylia, du Djebel Doui et des Abid, situés dans 
rarrondissemenl de Milianab ; 

Le Conseil consultatif entendu ; 

AREÉTE : 

Art. P^ — Les bois des Fraylia^ du Djebel Doui et des 



— 181 — 

Abid^ d*aiie contenance, le premier, de 233 hectares 88 
ares. 90 centiares ; le second, de 525 hectares, et le 
trcttdème, de aïO hectares (contejoancetotile 1,067 hec- 
tares 88 ares 90 centiares), tels qulls sont annexés an 
présent arrêté, sont soamis an régime forestier. 

Â&T. 2. — Le Préfet dn département dTAlger est chargé 
de Texécntion du présent arrêté. 

Fait au Palais du GouTernement, à Alger^ le i join 
1863. 

Le Gow^emeur Général de V Algérie, 
W^ Peussiër, duc de Malakopf. 



N' 149. — DÉCRET qui appelle trois nouveaux membres au 
Conseil consultatif du Gouvernement général de TÀlgérie. 

DU 11 JUIN 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
ôale, Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut. 

Vu l'article 9 de notre décret du 10 décembre 1860, relatif 
au gouvernement et à la haute administration de rAlgérie, qui 
institue un Conseil consultatif du Gouvernement général ; 

Vu ravis de notre Garde-des-^Sceaux, Ministre de la Justice ; 

Vu les proposifions du Gouverneur Général de l'Algérie; 

Sur le rapport de nçtre Ministre Secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre , 

A\0]!VS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

• Art. 1". — Sont membres de droit du Conseil con- 
sultatif du Gouvernement général de TAlgérie : 

Le Général de division, chef d'état-major général, Sous- 
Gouvernenr ; 

Le Procureur général près la Cour impériale d'Alger ; 

Le chef du Bureau politîq-ue des affiiircs arabes. 

Art. 2. — Le Sous-Gouverneur préside le Gonsei^tolt^ 



— 182 — 

' tes les fois qaele Goayerneur Général n'assiste pas à 
la séance. 

En cas d'at^^ence ou d'empêchement du Sous-Gouver- 
neur, la présidence est dévolue au Directeur général des 
Services civils, vice-président. 

Art. 3. — Le Procureur général prend rang dans le 
Conseil après le Directeur général des Services civils* 

Le chef du Bureau politique prend rang après Tlns- 
pecteur général des Services financiers. 

Art. 4. — Notre Ministre Secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et Je Gouverneur Général de l'Al- 
gérie, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de 
Teiécution du présent décret. 

Fait à Fontaidebleau, le 11 juin 1863. 

NAPOLÉON. 

Par l'Empereur : 
Le Maréchal de France^ 
Ministre Secrétaire d'Etat au département de la Guerre^ 

Bandon. 



N' 150. -—ARRÊTÉ partant désignation des sous-ordonnateurs 
des ordonnateurs secondaires du Gowcemêur Général. 

DU 13 jum 1863. 



AU NOM DE l'empereur. 

Nous, maréchal de France, Gouverneur Général de 
l'Algérie, 

Vu l'ordonnance du 2 janvier 1846 ; 

Vu le décret du 27 octobre 1858; 

Vu le décret du 10 décembre 186(>, relatif au gouvernement 
et à la haute administration de l'Algérie; 

Vu notre arrêté du 31 décembre de la môme année, portant 
désiprnation des ordonnateurs, secondaires du <îouverneor Gé- 
nérai ; 



— 183. 



ABRÊTONS : 

AftT. I*"". — Les ordonnateurs secondaires institués 
par notre arrêté sasvisé , pour Tacquittement des dé- 
penses afférentes aux services dont ils sont respective- 
ment chargés, ont pour sous-ordonnateurs, dans la limite 
de • nos instructions , savoir : 

ILe secrétaire général de la préfecture 
d'Alger. 
Les sous-préfeto. 
Les cheN des régips financfèrea. 
Le chef du service des forêts. 
L'iiigéntt'ur en chef des Ponta««t- 
Chau»)ées 
ILes 9ous-préfets 
Les iDVénieurs en chef des Ponts-et* 
Ctiaiissées. 
Les intendants militaires j Les sous-intendants militaire** ou fai- - 

des divisions. i sant fonctions de sous-intendants. 

Lea direrieuM dM f rtlfi- \ L'offlciftr chargé de l'ordonnancement 
cai^^ns ef d'arSîleri? ?®^ dépenses du génie et de l'artlUerie 

canons ei a anmerie. j dans les provinces. 

Art. 2. — Ampliation du présent arrêté sera adres- 
sée à S. Eic. M. le Ministre des Finances. 
Fait à Alger, le 13 juin 1863. 

Le Gowoerheur Général deV Algérie, 

M^ PbLISSIER , DUC DE MiXAKOFF. 



N* 151. — ARRÊTÉ qui institue, au village d'Aïn el Arbâ, un 
adjoint spéeial du commissaire cwil d'Aïn Temouchent. 



DU 13 JUIN 1863. 



AU IVOM DE L EMPEREUR. 



Le Maréchri de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie, 

7u le décret du 10 décembre 1860, sur le gouvernement et 
la baute administration de TAlgérie; 

Considérant que le village d'Aïn el Arbâ, situé à 33 kilo- 
mëtres d'Aïn Temouchent, cheMieu de district, département 



— 184 — 

d'Oran, renferme une population assez nombreuse pour néces- 
siter la présence permanente d*un délégué de Tantorité ; 

D'après la proposition du Préfet du département, et sur le 
rapport du Conseiller d'État, Directeur général des Services 
civils ; 

ARRÊTE : 

Art. !•'. — Il est institué, au village d'Aïa el Arbà, 
un emploi d'adjoint spécial quî sera chargé, sous Tau- 
torité du commissaire civil d* Ain Temouchent, des fonc- 
tions d'officier de VEtat-civil, et de pourvoir aux besoins 
de la police locale. 

Art. 2. — Cet adjoint sera nommé par le Préfet et 
choisi parmi les résidents français de la localité jouissant 
de leurs droits civils el civiques. 

Art. 3. — Le Préfet du département d'Oran est char- 
gé d'assurer Texécution du présent arrêtée 

Fait au palais du Gouvernement^ à Alger, le 13 juin 
1863. 

Le Gouverneur Général de V Algérie^ 

M^ Pelissisr^ duc de Malakoff. 




CERTIFIÉ CONFORHX : 

Alger, le 27 juin 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Serr>ices emle, ' 

SEBPH. 



ALGER. 



JMPRIMEEIS ET PAPETEEIB BOUTER. 



— 185 



BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOUYERNËWT GÉNÉRAL 



DE L'ALGÉRIE. 



18«8. 



N« 86 

SOMMÂIBË. 



ANALT8B. 



•Aft. 



153 



23 mai 1863. 



Propriété arabe. — Règlement d'admî- 
Distraiion publique pour l'exécution du 
séDatus-consuIte du 22 avril 1863, relatif 
à la constitution de la propriété en Àl 
gérie, dans les territoires occupés par 
les Arabes 



186 



153 



11 juin 1863. 



— Instructions générales pourTexécution 
du sénatus-consulte du 22 avril 1863. 



— 186 — 



N* 15a. — DÉCRET portant règlement d'administration publi- 
que pou/r Vexécution du sénatus-consulte du Si avril 4S6S 
relatif à la constitution de la propriété en Algérie, dans les 
territoires occupés par les Arabes. 

DU 23 MAI 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut. 

' Sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d'État au dépar- 
tement de la Guerre ; 

Vu la loi du 16 juin 1851 sur la constitution de la propriété en 
Algérie ; 

Yule sénatus-consulte du 22 avril 1863, relatif à la cons- 
titution de la propriété en Algérie dans les territoires occupés 
par les Arabes, et spécialement l'article 3, ainsi conça : « Un 

> règlement d'administration publique déterminera : V les for- 
» mes de la délimitation des territoires des tribus; 2* les formes 

> et les conditions de leur répartition entre les douars et de 
» l'aliénation des biens appartenant aux douars ; 3" les formes 
» et les conditions sous lesquelles là propriété individuelle sera 

> établie et^e mode de délivrance des titres ; » 

Notre Conseil d'Etat entendu, 



— 187 



tî \ ... ^jJLi \Xjb 



^/* ^? lAOi 'lu. J^ ^ X\ Jl ^j^< 3j^^ c)-^l^l ^? 
^ j^LJ! >^jit j.>«-^ ^ ^^' (*^' hji}j=^^ '^^^ vi3il»^ 
c.>w£ r? l'^ir ^ Ji^' e/ ^^ ■^j'^ a3j»aJ1 ïixi^ S&Usa. 

^jLcij U Jj* A^ ^^jc^ ïJjjJ! ï^yu^ lol^i'^ j^/ c'-^*'^ j*^-^^ 

J^ jôj! JjJ^*^ J^l Lfi/ *^j! ^j U/i ^ï^ jy'^b 

/Jj^' ctH (jy J^ Lfj' fî-^' ^ ^' ^ ^^' cA-^ 
>1 jj^ ^^ J^! îwjfi^ j^m jy)l ^Jâ J.»x^ ^1 

jlx^! Lfti]} ^^1 JjJjD J,l !^j S>Jiiil j^^a» w.*«fli. ^ 
^I^L Lylj î;^^^ 1^ ^? ï»V-JI l^y ijy^ jl^*^ sSh 



— 189 — 



AYOKS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT: 

TITKE PREMIER. 

DISPOSITIOIVS PRÉLTMIIfAIRES. 

Art. 1 w»-Des décrets, rendas sur les propositions du Gou- 
verneur général de l'Algérie et sur le rapport du Ministre 
delà Guerre, désigneront successivement les tribus dans 
lesquelles il sera procédé aux opérations de délimitation 
et de répartition prescrites par Tarticle 2 du sénatus-con- 
suite du 22 avril 1863. 

Ces décrets seront insérés dans le Bulletin officiel du 
Gouvernement et dans le Mobacher. 

Ils seront, en outre, aflichés dans les chefs;lieux. de 
subdivision et de cercle, et publiés dans les marchés 
et dans les tribus intéressées. 

Cette publication sera constatée par des procès-verbaux 
de l'autorité locale et constituera, pour le service des 
domaines, en ce qui concerne les biens beyiick^ pour les 
propriétaires de biens melk^ pour les tribus et pour les 
douars, une mise en demeure de prendre toutes mesu- 
res conservatoires de leurs droits. 



Art. 2. — Les opérations de délimitation de tribus et de 
répartition de leurs territoires entre les douars seront 
effectuées, dans le plus bref délai, par des Commissions 
administratives, désignées par le Gouverneur Général 
et composées ainsi qu'il suit: 



— 189 



^^ v^l Upj^ ^\J^j>\j^^ i^ S^j JLr^ jy»l' 

5 iij^\ ^j ?jH ^^' (j^l/^^ /^ {j*^ vi/^' jy' 
^* ^j lAir i;- Jijfï ^ rr ^? ^j^t ^çr^^ j^uJi 

^Lkp?^t J* L^ 1*J L^t ^i^j JLjb^jJljLâ.^ ^^ît^^^ 

*^ ^i ^^ Aç^j jjJs:^^ jl^^ jL.^i) ^J^^^J JUJt 

^^tj'^lj ii^jcll ^ya. jlar^! 3^^1j ^ IjlJJlj ^Ul ^Jc 

^>:^ ^! L^bjt ^^ ^dl Jiî>.^bj JUL;L)I Jbi.1 suai 
U^IUSL»! jyli ji'joJl ^ l^^\j\ ç^j ^\j&^ '^-^' v;)^ 

vlDjJ ^^;J»Kll iljjJl p^ ^ XftUfiw ikw!^ O^j i^t s 



— 190 — 

Un général de brigade» ou un colonel ou un lieutenant- 
colonel, président; 

• Un sous-préfet, ou un conseiller de préfecture, ou un 
membre du Conseil général de la province, vice-président; 

Un officier de bureau arabe militaire, ou un agent 
de bureau arabe départemental; 

Un agent du service des domaines. 

 chaque Commission seront adjointes par le Gou- 
verneur Général une ou plusieurs Sous- Commissions 
chargées de procéder aux opérations préliminaires de dé- 
limitation et de répartition, et de préparer Tinstruction 
des contestations auxquelles ces opérations pourraient 
donner lieu. 

La Commission et les Sous-Commissions seront assis- 
tées d'interprètes et d'agents du service topographique. 

Art. 3. — Des indigènes désignés par les-tribns et par 
les douars, tes représenteront près des Commissions et des 
Sous-Commissions et seront admis à leur fournir les obser- 
vations et les renseignements qu'ils jugeraient convena- 
bles. 

TITRE II. 

DÉLIMITATlOn DES TERQITOIRES DES TRIBUS. 

ART.' 4. — Les Commissions procéderont immédiate- 
ment.sur les lieux, d'après les éléments fournis parles Sous- 
Commissions, à]la reconnaissance des limites du territoi- 
re de chaque tribu, en présence des représentants de la 
tribu et de ceux des tribus limitrophes. 

Elles indiqueront ces limites dans un mémoire descriptif, 
qui mentionnera toutes les observations des intéressés et 
auquel seront annexés les plans ou croquis visuels qui 



— 191 — 

y,,^^yy L^La?^! Oy^ ySj*^ AftUa. ibUa. J^ Jî/?" J^^-^' 

y^' ^Jl fA^' ^"^b' •^j'"^*^ ijd^ y^ ^ c)b^* ^ ïftUi^ 

^Ig w*«ij c^i jl-t^X; sJI^'il'^jJ! ^«^î^ lOJ-^J '-fc" 
>-^' •lA/*'' ^^"^j Ir*^ c;::::*^' ^^j ,.$>*^' v^L^I^UJl 

^^ ^„^ sifi^ io.r^, (^ l)J-^^ ^î;^^ ^^j v^b' ^j^ 



— 192 — 

seraient nécessaires pour Tintelligence des opérations e^ 
des contestations. 



Abt. 5.— Les Commissions statueront sur toutes les con- 
testations auxquellespourraient donner lieules opérations 
de la délimitation, sous la réserve des droits du domaine 
pour les biens beylick et des droits des particuliers pour 
les biens melk. 

Elles délibéreront à la majorité des voix. En cas de 
partage, la voix du président sera prépondérante. 

Leurs décisions seront soumises à Tapprobation du gé- 
néral commandant la division en territoire militaire, ou 
du préfet en territoire civil. 

ART. 6. — Les Commissions feront établir des bornes 
Sur les points où les limites ne seraient pas suffisam- 
ment indiquées sur le sol d'une manière durable. 

Le bornage sera constaté par un procès-verbal qui sera 
présenté à la signature des représentants indigènes. 

Art. 7. — Les Commissions résumeront Tenseinble 
de leurs travaux relatifs à chaque tribu dans un rapport 
auquel seront joints le mémoire descriptif des limites et 
ses annexes, les décisions rendues et le procès-verbal du 
bornage. 

Ce rapport sera adressé au général commandant la 
division ou au préfet, selon le territoire, et transmis par 
lui, avec son avis, au Gouverneur Général, qui consta- 
tera la régularité des opérations. 

La délimitation ne sera définitive que lorsqu'elle 
aura été sanctionnée par des décrets rendus sur les pro' 



— 193 — 

^^Ul ^^y^J ^i^.M' c-*»!;' c? i;;tï^j^' O-^ '^lî o^j^^I 
j!j LjjLx^l^l ^1^ ïxÀ» ïcUJt (•'^l? ïcUfs^ "^ 



JaÂ. ^Lfi^ tii^ à*-5 ^^J J'^J? sS^jyt y^****^ w^btS' ^5 



_ 194 — 

positions du Gouvernenr Général et sur le rapport da 
Ministre de la Guerre. 



TITRE IIL 

RÉPARTITION DES TERRITOIRES DES TRIBUS ENTRE 
LES DOUARS. 

Art. 8. — La délimitation du territoire de la tribu 
étant accomplie, les Commissions procéderont immé- 
diatement, dans le Tell et dans les autres pays de cul- 
ture, à la répartition du territoire de cette tribu entre 
les douars qui s'y trouvent compris et à la délimitation 
de chacun de ces douars. 

ÂKT. 9. — La Commission opérera la délimitation des 
douars de la tribu, dans les formes prescrites par les arti- 
cles 4, 5 et 6 du titre précédent, en présence des repré- 
sentants de la tribu et des douars intéressés. 

Usera fait réserve des terres de la tribu qui devront 
conserver le caractère de biens communaux, lesquels 
pourront rester provisoirement indivis entre les douars 
ou être attribués à l'un ou plusieurs d'entre eux, d'à- 
près les usages locaux et les déclarations des intéressés. 

Si l'un ou plusieurs des douars se trouvait avoir subi 
une distraction de son territoire au profit de la colonisa- 
tion ou d'un service public, il pourrait lui être attribué, 
sur les terres de la tribu, une part proportionnelle à la 
perte qu'il aurait éprouvée. 

Art. 10. — Dans les deux mois de la publication prescrite 
par l'article I" du présent décret, les propriétaires des 



— 195 — 

\Sjt ^ ^i[^\ v^Ul ^ ^^Ut Jw^ftitj ,j**'l^' J-^'j 



>w5' 



.>JoA»> 



y^\^ M»*^^^ UjjJ^ Jlio L^La. Je Lfc^Ujt J^ari La.LJI Jjljft 



— 196 — 

biens melk et le service des domaines, en ce qui concerne 
les biens beylick situés sur le territoire de la tribu ou des 
donars, devront, à peine de déchéance , former leur re- 
vendication devant le président de la Commission. 

Les revendications pourront être exercées, dans l'inté- 
rêt des absents ou des incapables, par le cheikdu douar. 

Il sera dressé un état des propriétés melk et beylick 
qui auront été revendiquées, indiquant leurs limites, 
leurs dénominations particulières, les noms des auteurs 
de la revendication et les faits invoqués à Tappui. A cet 
état seront annexés les plans ou croquis visuels qui seraient 
jugés nécessaires. 



Art. 11.— Les revendications seront immédiatement 
communiquées aux représentants des tribus et des douars 
intéressés, qui' devront, dans le délai d'un mois, à partir 
du jour de cette communication, sous peine de déchéance, 
faire opposition à celles des revendications qu'ils ne croi- 
raient pas fondées. 

Ce délai expiré sans opposition, les biens melk elles 
biens beylick seront acquis aux auteurs de la revendica- 
tion. 

En cas d'opposition, le revendiquant devra, à peine 
de nullité, former sa demande en justice dans le mois 
qui suivra la communication qui lui aura été faite de 
cette opposition. 



Art. 12. — Les contestations auxquelles donneraient 
lieu les revendications des biens melk et beylick seront, 



— 197 — 

J,l Jlt *5j fj^j^^ 'i^^^^ vAr^ vJ» v^- ^^ ftV^ 

^j^ji^^^i Uj L^ljjl tU^lj LjjjU-alj lj>:>jji^ A-M-jfJ viJlLLJI L^J^^ 
» Jblj ï^lJl ^^ j\ ^1 ^Ij Jo Uj^^l J5i.^ 

jycJl j^» ^!jl V^\j UU^ ^ fâU L^ ^jLli ob^'j Ji!U^ 



— 198 — 



« 



à la diligence des parties intéressées, portées devant la 
juridiclion compétente. 
. L'appel sera porté devant la Cour impériale d'Alger. 
Les instances introduites ne suspendront pas la marche 
des opérations des Commissions. 

Art. 13. — L'ensemble des travaux concernant la dé- 
limitation des douars et les revendications et reconnais- 
sances des biens melk et beylick sera résumé dans un rap- 
port auquel seront annexés les procès- verbaux, plans, 
copies de jugements et autres pièces relatives aux opéra- 
tions. 

Ce rapport sora adressé au général commandant la divi- 
sion ou au préfet, selon le territoire, et transmis par lui, 
avec sou avis, au Gouverneur Général qui constatera la 
régularité des opérations. 

Les opérations ne seront définitives que lorsqu'elles 
auront été sanctionnées par des décrets rendus sur la 
proposition du Gouverneur Général et sur le rapport du 
Ministre de la Guerre. 

Art. 14.— Une expédition de ces décrets sera, àla di- 
ligence de l'Administration, enregvstrée gratis et trans- 
crite sur un registre spécial au bureau des hypothèques 
du chef-lieu de la province. 

Art. 1 5. — Le service des contributions diverses éta- 
blira, d'après ces décrets et les décisions judiciaires 
intervenues, la matrice foncière du territoire fle cha- 
que douar, comprenant : 

V Les biens beylick; 

T Les biens melk; 

3® Les biens communaux ; 

4^ Les biens collectifs de culture. 



— 199 — 

jr/i Jb JiJbUi Jii.!^ L^ xlâ;UI J^^yb ^j^j 

^ M-lU^b iuûïarJ! ô&l^! AJ ^y^^j V'^»^? LâârU viJJi 

^;^yl^^^* ^^j,^ ^^Ç ^fU^t ^|y! jtji^ w»L:^ j' 
Ub;^ vilLU» Jii.! ^_^! ^j/jj ^jUJI ^^1 ^? .1^^ 
bu!;^ î^bJ! LoUb L^^l JîJ.^ U)b;^ L^CXsj iU:U! JbJ^^ 



— 200 — 



TITRE IV. 



ALIÉNATION DBS BIENS APPABTBNANT AUX DOIjABS. 



S !•*. — Biens cofnmunaux. 

Abt. 16. — Des djernàas instituées parle général com- 
mandant la division ou par le préfet, dans les douars 
dont le territoire aura été constitué ainsi qu'il est dit 
ci-dessus, auront qualité pour consentir raliénation par 
voie d'échange ou par Tente, au proGt d€ TEtat ou des 
particuliers, de tout ou partie de leurs biens commu- 
naux. Ces Yentes auront lieu de gré à gré ou aux en- 
chères publiques. 

Art. 17. — Les demandes d'échange seront adressées, 
par les djemàas; aux généraux ou aux préfets qui en au- 
toriseront, s'il 7 a lieu, l'instruction. 

Il sera fait estimation contradictoire des biens, par 
experts désignés par les parties intéressées. Un tiers-ex- 
' pert sera désigné par le cadhi. 

Les résultats de l'expertise seront constatés par un pro- 
cès-verbal affirmé par les experts. 

Le dossier de l'affaire , accompagné de la délibération 
de la djemàa, constatant le consentement des intéressés, 
d'un extrait de la matrice foncière et d'un plan des 
immeubles, sera renvoyé au général ou au préfet, qui sta- 
tuera sur l'utilité ou les conditions de réchange, et auto- 
risera, s'il y a lieu» à passer l'acte avec l'échangiste. 



— 201 



jlyJI ^^!,l ^ j«JI ^1 Ji)t jij ^, ^s^îr ^Ul ,^ 

vlJJï î^J ji^;'l ç^y^j viJDl; 1;^ bUj U^ Jo.tj J^j^:^ 

J^t^O! ^1 J U^J^^ iai^ AXar^ lO'^^J J'^^ w^-V? w5***^ 

^^, ijy^j lAnl^'^' ,,^!/^\5 jl)*^' ^j ïsUû^ ÏjjUl^ 



— 202 — 

Si la Talear de rechange est inférieure à 5,000 francs, 
le contrat sera approuvé par le Gouverneur Général. 

Tout échange â*une valeur supérieure sera soumis à 
notre approbation. 



Abt. 18. — Les aliénations par vente de gré à gré se- 
ront instruites et autorisées comme les échanges^ dans 
les formes établies par Tarticle précédent. 



ART. 19. — Les aliénations aux enchères seront soumi- 
ses aux formalités suivantes : 

Les demandes seront adressées aux généraux on aux 
préfets, qui autoriseront Finstruction, s'il y a lieu. 

Il sera fait une estimation de Timmeuble, pour la dé- 
termination de la mise à prix, par un expert désigné par 
Tautorité administrative du ressort. 

Le procès-verbal dVxpertise sera soumis à la délibéra- 
tion de la djemâa, qui donnera son avis sur les conditions 
de la vente et sur la mise à prix. 

Le cahier des charges de la vente, appuyé du procès- 
verbal d'expertise, de la délibération de la djemâa, d'un 
extrait de la matrice foncière et d'un plan de Timmeuble, 
sera soumis au général ou au préfet, qui décidera s'il y 
a lieu de procéder à la vente. 

La mise en vente sera précédée de publications qui in- 
diqueront le jour de la vente et le lieu où seront déposés 
le cahier des charges et le plan. 

Les adjudications auront lieu en présence des inté- 
ressés ou de leurs mandataires, et sous la présidence d'un 
délégué de l'Administration. 



— 203 — 

jijJI jL-aL-i j^ vlii|^ ^^^ lu^^ ^ Jit Lj; jojljUt 

o iJj «141 viiJi ^/y^=t ^âII oJI^ jtj J!/^ jyji^^ 

c)^ ^«^^ j' Jlr^' i' J^"^ ^? ji"*" ^'^ ^i-*r» ^^^ 
U)li î^ijiLj ^t 3j ^ ^jJt Aii ^j-wj jUjJI viJDi i^ 
Jo J>jbUI JpjyJiyi ^^;^^ ^iJt v^liJÎ! jl Iju!j îjj|^I aj 

^jJI ^Jiit î>j^l jy^ v^l^*:i? ^ji s^*^^ j'^'j /^' «i 
vlU5 ^ îarLo^ ^ ^ 5^..tos? jj^o itJ\ ^1 L»^L» jUjJ! ^\y^^ 
^ a-J) jl IjoL- i)jOJ) iJUJU JJ|^ ^ C^J f^^ ï^i'tos; j! 



— 204 — 

Les adjudications ne seront valables et exécutoires 
qu'après Tapprobation du Gouyerneur Général. 

Art. 20.— Le prix de vente sera versé, pour le compte 
du douar, dans la caisse du receveur des contributions 
diverses de la circonscription. 

Art. 21. —Les actes d'échange, de vente de gré à 
gré ou aux enchères, seront soumis à renregistrement et 
transcrits au bureau des hypothèques du chef-lieu de la 
province. 

Art. 22. — En cas d'expropriation , pour cause d'utilité 
publique, il sera procédé vis-à-vis des douars à l'exer- 
cice du droit et au règlement de l'indemnité, conformé- 
ment aux disposKions de la loi du 16 juin 1851. Le mon- 
tant de l'indemnité sera versé, pour le compte du douar, 
dans la caisse du receveur des contributions diverses de 
la circonscription. 



S 2. — Terrains de culture. 

Art. 23. — Les terrains de culture dont jouissent les 
membres des douars ne peuvent être aliénés tant que 
la propriété individuelle n'a pas été constituée conformé- 
ment aux dispositions du titre V du présent décret. 

Art. 24. — Après qu'il aura été statué sur les con- 
testations conformément à l'article 12, et que les biens 
revendiqués comme melk ou comme beylick auront été 



— 205 — 

« jtjjJt i.^ 3L».lJt sjllï ^Us^ 
;» jUjJI L^ x)I i)Ux)l îjxlij IjK)! 

^J^l ^^' C>-^^' s^? '^'^^ i^Jj/JU J^l l^Jx? jljjJt 

i^L^i jû;^;^ L^ya. jUh! ^? \\c\ iu- jl^ ^ n pJLj 

« LS'l^^-ap'U SL^aKsr^l ^'^'j^ u3? * 

j^ N| a^l j«J^! jVjjJJ ji\ îi\jJl; -L,^] ^^\fir ^\ 



— 206 — 

reconnus appartenir au douar, ces biens seront réunis, 
suivant leur nature, soit aui communaux, soit aux terres 
de culture destinées à être réparties individuellement. 
Dans le cas où la répartition individuelle serait consom- 
mée au moment de cette réunion, ces biens pourront don- 
ner lieu soit à des aliénations, soit à une répartition nou- 
yelle, conformément aux dispositions du titre Y suivant. 



TIT^E V. 

CONSTITUTION DE LÀ PROPRIÉTÉ INDIVIDUELLE 
ET DÉLIVRANCE DES TITRES. 

ART. 25.— Lorsqu'un décret impérial aura désigné les 
douars dans lesquels la propriété individuelle devra être 
constituée, il y sera procédé immédiatement parles Com- 
missions et Sous-Commissions administratives instituées 
en Tarticle 2 du présent décret. 

ART. 26.— Les Commissions prépareront, sur les lieux, 
d*après les éléments fournis par les Sous-Commissions 
et de concert avec les djem&as de chacun des douars, un 
projet d*allotissement du territoire à partager entre les 
familles ou les individus, en tenant compte autant que 
possible de la jouissance antérieure, des coutumes locales 
et de Tétat des populations. 

ART. 27. — Le projet d'allotissement mentionnera : 
l"* les noms des familles ou individus au profit desquels 
on propose d'attribuer la propriété ; 2^ la contenance 
et rindication des lots. 

Ce projet sera remis aux djem&as de chaque douar, 



— 207 — 

^\ 3>ui ïxftUb L^t ^-^^ij^b ïj/jat oijiiJt jlJi. 

^I^t jUdLj viiJSj j\j^}] J&l ^ ^LciiU iuUl ^'tolj'^Lj 

^ VL-^^ j'^' J' otjUJI diiï JJi^ Jli::it j.?î^ j'j^' 
jbj t^LfisJt v«^LJi ^ ijjfjJI J'jyJ' wM»ai y^ ^LJI 

^^ ^iU)l J-xaJI ^4'**«*f (^l.>i*y ^btUsJlj ^y iJj viJDi ,9 

gUj jl jljJI dili J,W ^^ Jii.'r ^^Uiij ^^y\Ji\ ! j* 

» ij4y^ *^.l^ î^Ji^JI (^y^ w'w»*^ Je 
J»' \J^ U^jy *-A:?J> j'-'^^'^ ^^**^ ^? J^' ÎJj^ (J^ji 



— 206 — 

dans lesquelles il restera déposé pendant un mois, et qui 
devront le communiquer aux intéressés et recueillir 
leurs observations. 

Il sera, en outre, déposé au cheMicu du cercle et publié 
dans les marchés. 

ÂHT. 28. — Les Commissions statueront sur les récla- 
mations auxquelles pourrait donner lieu le projet d*al* 
lotissement. 

Art. 29. — Lorsque les parties seront d'accord, ou 
après qu*il aura été statué sur les réclamations^ il sera 
fait, aux frais des parties intéressées, un bornage des 
lots. 

Les Commissions résumeront l'ensemble des opérations 
dans un rapport qui devra être présenté à la signature des 
djemâas des douars, et auquel seront annexés des plans ou 
croquis visuels et les décisions rendues. 

Ce rapport sera adressé au général commandant la divi- 
sion ou au préfet, et transmis par lui, avec son avis, an 
Gouverneur Général, qui constatera la régularité des 
opérations. 

La constitution de la propriété individuelle dans chaque 
douar ne sera définitive que lorsqu'elle aura été sanction- 
née par des décrets rendus sur la proposition du Gouver- 
neur Général et sur le rapport du Ministre de la Guerre, 



Art. 30. — Le service des contributions diverses éta- 
blira, d'après ces décrets, la matrice foncière indiquant le 
numéro de chaque propriété, sa situation, sa dénomination 
et le nom de son propriétaire. 



— 209 — 

IseL^ *^ (V wK ^ s-^ ^^ j^ ^ AftJJi ^c*:^' jl?*^' 
4k ^1^^ ^5 i^jà>^:û? (JJ-^J îLa.UI dUï 



^^l^ î;::^ J^ J^? ' c:/ w'L^'^ >L.i^ /«t*^ ^j*Xa. ^^* t^)'^ 

^t J slji^ ^? ïarUfi^ 4^ ^ U*?^ U*^JJ v^Lûl a O^lijfJ 

Jijj sJ^Jj JW J-^^>" V^ v3?'^" ^^^ >*' î^-^ ^? 

J^*; c;:^. v-^^' ^^' cJ^ CT ^J^/?^ ^- ^^*^ ^-^ 
pU.1^ l^ijUlj ^^"ir ^ty j^i^ Jiî^^ siJili V ^ 



— 210 — 

Art. 31 .— Des titres, établis d*après les indications de 
la matrice foncière et dans la forme déterminée par l'Ad- 
ministration, seront délivrés aux propriétaires. 

Ces titres seront soumis au droit fixe d'enregistrement 
et transcrits au bureau des hypothèques du cheMieu de la 
province. 

Art. 32. — Sont nuls tous actes d'aliénation consentis 
par des particuliers, portant sur des immeubles dont la 
propriété individuelle n'aurait pas été préalablement cons- 
tatée par la délivrance des titres. 

La nullité en sera poursuivie, soit par les parties inté- 
ressées, soit d'ofBce par l'Administration. 

Les notaires ou autres officiers ministériels qui auraient 
prêté leur ministère pour ces aliénations, suivant la gra. 
vite des cas, pourront être suspendus ou révoqués, sans 
préjudice, s'il y a lieu, de dommages et intérêts envers 
les parties. 



TITRE VI. 

DISPOSITIONS GÉNÉRALES. 

Art. 33. — Lesfrais de bornage des territoires des tribus 
et des douars , les frais de justice auxquels seraient con- 
damnés les tribus ou les douars par suite des contesta- 
tions prévues par l'article 12 du prései^t décret, seront 
à la charge des tribus ou des douars intéressés, et sup- 
portés par les contribuables de ces tribus ou de ces 
douars, au prorata du montant de leurs impôts. 



— 211 — 

b jL:slj SJjJt wUS' L^JLxj U:>^ift ^;uc; ^bi»^ vlit* ^ ^\ 
L^ r)>^ (^ î3j^i [^^ ijj^^j vJj^' ^*^' ^t:"* J^ 

a^ A-iUï i*i<S?*4Jj^ jlj ^^i?* ^-^^***gP? Jy^l^^' ^^ s}^^^ 

4b ^y3J) ^ jX^ ^ ijLô. ^ '^y*' ^:'^ ^^ ^^ 
viJDj^ U«?^ îjj^jJI ^Iî'^Ij (ji'^^ f^* ^^^j>î^' 

U*^ e;:*^' kij^*^ JUaft;! ^ 3*3!^! ^Ka.^ oLûaî .V«> /M^* 



— 212 — 

Le recouTrement en sera fait saiTant le mode cpii 
sera déterminé par Tautorité administrative. 

ART. 34. — L*Âdminislratiou réglera annuellement les 
conditions auxquelles les tribus sahariennes seront ad- 
mises à exercer, sur les territoires des douars, les an- 
ciens usages de dépaissance de leurs troupeaux. 

Art. 35. — L*Âdministration déterminera également les 
réserves qu'il y aurait lieu d'établir sur les communaux 
des douars avoisinant les voies de communication, soit 
pour le campement des convois indigènes, soit pour celai 
des troupes. • 

Art. 36. — Le présent décret sera traduit et publié 
en arabe. II sera inséré dans le Bulletin offieiel du gouver- 
nement général de r Algérie et dans le Mohacher. Il en sera 
de même pourtous les décrets qui seront rendus en exécu- 
tion des dispositions qui précèdent. 

Art. 37. — Notre Ministre Secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Algé- 
rie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exé- 
cution du présent décret. 

Fait à Paris, le 23 mai 1863. 

NAPOLÉON. 

Par TEmpereur : 
Le Maréchal de France, Ministre 
^ Secrétaire d'Etat au département 

de la Guerre, 

RANDON. 



— 213 — 

jj, Jl ^ ^^ »jU\ j>)l ^^ ^jj> .^y. ^/L j!y Ji* ^1 

iJJlj • 4ï*ayi' jyli' wljfik'i! IjjW y\j^ ^*C^J 10^^' ^'^ ij' 



1 



— 214 — 

N* 153. — INSTRUCTIONS GÉNÉRALES pour Vexécutitm du 
sénattU'ComulU du ii avril ^863 et du règlement d^adminU" 
tration publique du 23 mai suivant, relatifs à la cfmstituti<m 
de la propriété en Algérie, dan$ les territoires occupés par 
Us Arabes, 

DU 11 junf 1863. 



SÉNATUS-CONSULTE DU 22 AVRIL 1863. 

Le ^énatus-consulte du 22 avril 1863 inaugure un régime 
nouveau pour la propriété en Algérie dans les territoires oc* 
cupés par les indigènes. 

Sous Tempire de la loi de 1851, aucun droit de propriété ou 
de jouissance portant sur le territoire d'une tribu ne pouvait 
être aliéné au profit de personnes étrangères à la tribu. 
A l'Etat seul était réservée la faculté d'acquérir ces droits dans 
l'intérêt des services publics ou de la colonisation, et de les 
rendre, en tout ou en partie, susceptibles de libre trans* 
mtssion. 

Les droits de jouissance, dont la nature» n'était paç définie, 
étaient considérés comme des droits incomplets à l'a possession 
du sol, et l'on pensait qu'ils pouvaient autoriser le partage de la 
terre entre ses détenteurs et l'Etat. 

Le sénatus-consulte renferme les effets de la conquête dans 
les limites que le droit commun impose aux sociétés civilisées. 
Là où la propriété est régulièrement constituée, il la dote d'une 
liberté complète ; là, au contraire, où elle ne présente que des 
formes vagues, incompatibles avec le progrès agricole et oppo* 
sani des obstacles aux relations qui doivent n^iître du contact 
des Européens et des indigènes, il la constitue d'après des rè* 
gles basées sur une équitable appréciation des droits de chacun. 

C'est pour que ce caractère éminemment libéral du sénatus- 
consulte soit uniformément maintenu dans les mesures de dé- 
tail auxquelles donnera lieu son exécution, qu'il est important 
de déterminer le sens et la véritable portée de ses diverses 
dispositions. 

Aux termes de l'article 1", « les tribus de l'Algérie sont dé- 
« clarées propriétaires des territoires dont elles ont la jouissance 
« permanente et traditionnelle, à quelque titre que ce soit. » 
Cette déclaration de principe s applique à toutes les tribus de 
l'Algérie indistinctement, à celles du Sahara comme à celles du 
Tell : — néanmoins , ses effets pourront être différents, sui* 
vaut l'état de la propriété dans les tribus. 



— 215 — 

• 

Ainsi, dftos les tribus où la propriété a un caractère essen- 
tiellement melk, où les particuliers et les groupes de population 
ont le droit d'user sans restrictions de leurs biens fonciers, 
la délimitation et la répartition prescrites par le sénatus-consulte 
ne constitueront qu'une mesure administrative, qui aura pour 
résultat de déterminer exactement les circoi\scriptions, de dé- 
gager les biens communaux des biens individuels et de faciliter 
rétablissement d'une matrice foncière au moyen de laquelle on 
pourra suivre ultérieurement les mutations de la propriété. Les 
transactions immobilières entre particuliers sont dès à présent 
libres dans ces tribus, tandis que celles relatives aux biens 
communaux sont, assujéties aux formalités administratives, indi- 
quées par le titre iv du règlement d'administration publique du 
23 mai 1863. 

Dans les tribus de la province de Gonstantine qui sont établies 
sur des .territoires azel, le droit de propriété de TEtat est 
réservé en principe. Néanmoins, il est dans l'esprit du sénatus- 
consulte, de reconnaître aux populations de ces tribus, à défaut 
de compensations possibles sur d'autres territoires, des droits 
définitifs de propriété sur le sol qu'elles occupent. L'Empereur 
se réserve de statuer par décisions spéciales sur les proposi- 
tions qui devront lui être soumises pour.constituer au profit de 
ces tribus la propriété communale et la propriété individuelle. 
Suivaot ces décisions, il sera procédé aux opérations prescrites 
par le sénatus-consulte et par le règlement. 

Dans les tribus qui occupent des territoires provenant dusé^ 
questre, il conviendra de distinguer : 1* les territoires dont la jouis- 
stncea été laissée aux indigènes atteints par le séquestre, comme 
les Ouled Dbann, par exemple, dans la province de Gonstantine; 
2* ceux sur lesquels les populatfons ont été resserrées par suite 
de l'attribution d'une partie de ces territoires aux besoins de la 
colonisation, comme cela est arrivé dans la provinoe d'Oran 
pour les Hacbem et les Béni Amer; 3* ceux enfin qui ont été 
entièrement repris aux populations évincées. 

Dans le premier cas,, le sénatus-consulte a pour effet d'annu- 
ler le séquestre. — Dans le second, le séquestre n'est annulé que 
sur la partie occupée par les indigènes. Si cette partie du terri- 
toire suffit aux besoins de la population, il y sera procédé, sans 
revenir sur le passé, aux opérations de la délimitation et de la 
répartition; si, au contraire, elle est jugée insuffisante, elle sera 
complétée autant que possible au moyen de compensations. — 
Dans le troisième cas, le sénatus-consulte, tout en confirmant 
l'auribotion du territoire à la colonisation, sera interprété en 
ce sens que la tribu évincée devra recevoir, autant* que possi- 
ble, des compensations proportionnelles èi ses besoins constatés. 



— 216 — 



Il sera statué, au sujet de ces tribusrpar décisions spécia- 
les de TEmpereur. 

Dans les tribus qui occupent dos territoires autrefois mo^^jrm, 
comme dans celles qui sont établies sur des territoires arch ou 
sabega, le sénatus-consulte doit recevoir son application pleine 
et entière; ces tribus réunissent à titre égal les conditions de 
jouissance permanente et traditionnelle sur lesquelles est basée 
la déclaration de propriété. 

En6n, en ce qui concerne les tribus cantonnées, le sénatus- 
consulte a pour double conséquence, d'une part, dé confirmer 
les faits accomplis; d'autre part, d'arrêter les cantonnements 
ec cours d'exécution. Poursuivies simultanément sur divers 
points du territoire, les opérations du cantonnement étaient ar- 
rivées à différents degrés d'instruction ou d'exécution. Il y a 
lieu de poser en principe que les cantonne-nents sur lesquels 
le Conseil consultatif du Gouvernement général n'a pas été ap- 
pelé à- se prononcer, conformément à rariicle 1*\ % 3, du décret 
du 30 avril 1861, seront considérés comme non avenus, il en 
sera de même de ceux qui, bleu qu'ayant été soumis au Conseil 
consultatif,' n'ont pas été suivis d'effet avant la promulgation 
du sénatus-consulle. Pour les tribus qui, par suite des canton- 
nement^ effectués, n'ont reçn que des titres collectifs de pro- 
priété, le sénatus-consulte aura pour effet d'y faire cons- 
tituer la propriété individuelle, lorsque la mesure sera recon- 
nue possible et opportune. Dans les autres tribus où les can- 
tonnements entrepris seront considérés comme non avenus, 
toutes les opérations recevront leur exécution successive. 

Dans tous les cas, si des ventes, partages, concessions ou 
attributions diverses de territoires, au profit d'Européens ou 
d'indigènes, ont été consommées, soit sur des terres domania- 
les, soit sur des territoires compris dans des projets de canton- 
nement, soit même sur des territoires de tribus, ces actes, quoi- 
que non encore régularisés, devront être confirmés, pourvu, 
toutefois, qu'avant la promulgation du sénatus-consulle. les inté- 
ressés aient fait acte de possession et d'exploitation réelle. 
Il sera dressé pour chaque province, par les Géaérsux et par 
les Préfets, un état des prises de possession ainsi effectuées, 
et elles seront définitivement régularisées par un décret. 

Le sénatus-consulte ne touche en rien à l'assiette, actuelle des 
impôts de toute nature, mais il pose, art. 4, un principe nou* 
veau et considérable, qui entraîne l'abrogation de la disposi- 



n1 'cuOuijuJi^^ 5*vwaU*4 

f '10 N StLA '*L^>K^K^ Yâ^c • **û" ^® l'ordonnance du 17 janvier 1845, en vertu de laquelle 
^"^W ^* ^ !m«; — les impôts arabes sont établis par dcl arrêtés ministésiels. A 



, L * CuJL jTKt^ LT^JUs^^^^ 



l'avenir, Jorâqu'il y aura lieu d'opérer, soit dans l'assiette, soit 
dans la quotité des impôts, une modification quelconque, cette 






uAn 









VuJLLu.4|< 



— 217 ~ 

modiflcalion ne pourra être réalisée que {Mir un décret rendu en 
la forme d'un règlement d'adminisiration publique. Ces garan- 
ties nouvelles accordées par le séaatus-consulie aux popula- 
tions de TAlgérie, sont la conséquence de l'inauguration du 
droit commun en matière de propriété. 

Le sénatus-consulie établit, art. 6. que partout où la proprié- 
té est constituée, elle est librement transmissible, même au 
proût de personnes étrangères aux tribus. La liberté des trans- 
actions est donc« dès à présent» pleine et entière dans les tri- 
bus de celte catégorie ; elle est restreinte aux melk, et ne rece- 
vra son effet complet qu'au fur et à mesure des opérations à 
la suite desquelles la propriété communale et la propriété indi- 
viduelle seront définitivement constituées. Il convient de re- 
marquer, en outre, que lors de ces opérations, les possesseurs 
de melk, quels qu'ils soient, seront tenus d'en faire la décla- 
ration. 

L'esprit général du sénatus-consuUe étant ainsi compris, il 
reste à examiner et à expliquer les dispositions du règlement 
d'adminislratiou publique qui s'y rattache. 



mèslement d'administration pnbllciae du 99 mal i9«S. 



TITRE f. 

Un intérêt particulier exigelque le cbamp d'action ouvert par 
les décrets qui doivent désigner les tribus k délimiter, n'em- 
brasse au début, dans chacune des provinces, que des espaces 
restreints. L'Administration possède de nombreux et précieux 
documents sur l'état de la . propriété en Algérie ; mais il reste 
encore beaucoup à apprendre sur cette question, et l'expérience 
qui ressortira incontestablement des premières opérations four- 
nira des données précieuses pour les compléter. D'un autre 
côté, il importe aussi de faire l'épreuve des difficultés ou des 
facilités d'exécution qu'en, pourra rencontrer, du temps que 
pourront absorber les opérations et des dépenses qu'elles occa- 
sionneront. Par ces motifs, il ne sera formé à l'origine qu'une 
Commission par province, qui fonctionnera dans les deux terri- 
toires indistinctement. 

Les premières tribus à délimiter devront être choisies parmi 
les plus rapprochées de nos centres de colonisation et d'oc- 
cupation, et particulièrement en territoire civil. 



— 2Ï8 — 

La choix des Présidents des Gomoilssions devant avoir une 
grande importance, leur nomination sera soumise à l'approba- 
tion da l'Empereur. Les autres membres seront nommés par le 
Gouverneur Général et choisis parmi les' fonctionnaires et 
agents réunissant à la connaissance des affaires arabes, l'acti- 
vité, la vigueur, le dévoûment et le zèle nécessaires pour con- 
courir à celte œuvre considérable. 

Mais quel que soit le mérite des membres de ces Gomt- 
missions,,lls ne sauraient suffire à leur tâche et la poursuivre 
avec la rapidité que réclame Tintérôt de la colonie, s ils n'é- 
taient secondés par des auxiliaires, tirés des administrations 
locales, et qui, par leur connaissance approfondie des personnes 
et des choses de chaque localité, seront à môme de réunir si- 
multanément tous les éléments d'une instruction préliminaire. 
Tel est le motif de la disposition du règlement qui institue les 
sous-commissions. 

Le nombre d& ces Sous-Commissions, leur composition et le 
mode de nomination des membres, sont laissés à la latitude du 
Gouverneur Général. * 

. Il en est de môme de la désignation des délégifés indigènes 
qui devront assister les Sous Commissions dans leurs travaux 
préparatoires et représenter plus tard, auprès des commissions, 
les intérêts des tribus et des douars. Le nombre de ces délé- 
gués ne saurait être fixé à l'avance. 11 appartient à l'Adminis- 
tration de veiller à ce que la représentation de chaque tribu soit 
suffisante et efficace. Les chefs investis feront, dans tous les cas, 
partie de droit de cette représentation. 

Après la promulgation des décrets qui désigneront les tribus 
dans lesquelles il sera procédé aux opérations de délimitation et 
de répartition, les Commissions et les Sous-Commissions seront 
immédiatement instituées. Les représentants des tribus seront 
en môme temps désignés, et c'est seulement alors que seront 
établis les procès-verbaux qui doivent donner la date certaine 
à partir de laquelle courra le délai de revendication des biens 
beylick et des biens melk^ 

Ces procès-verbaux seront dressés sur le rapport des autorités 
locales, par les généraux commandant les divisions ou par les 
préfets, lorsqu'ils se seront assurés que les décrets ont reçu une 
publicité suffisante. 

Aux termes de l'article 10 du titre III, les revendications 
du service des domaines et des propriétaires de melk doivent 
être faites devant les Présidents des Commissions. On comprend 
combien il est utile que ces déclarati-ns soient rendues faciles 
aux intéressés. Si les tribus à délimiter ne formulent pas 
un tout compacte dans chaque province, ou si, pour des motifs 



— 21f — 

imprévus, les Présidents des Commissions ne pouvaient se tenir 
à portée des populations pour recevoir leurs déclarations, il se* 
rait nécessaire qu'ils se fissent suppléer par des membres des 
Commissions ou des Sous-Commissions. 

Quoi qu'il en soit, les déclarations seront inscrites successi- 
vement sur des états dont la formule sera préalablement fournie 
aux Présidents des Commissions. Il y aura. pour ces inscriptions 
un état spécial par tribu. Les Présidents des Commissions, ou 
leurs suppléants, donneront aux intéressés acte de leur décla- 
ration, et il en sera fait mention sur les états. 

Les revendications de biens beyliek et de biens melk seront 
accompagnées de tous les renseignements propres à faire con* 
naître la situation et l'étendue des terrains revendiqués, ainsi 
que les titres sur lesquels elles sont appuyées. Des feuilles im- 
primées, reproduisant le tracé des états destinés à Tinscriplion 
de ces revendications, seront délivrées gratuitement aux inté- 
ressés, afin de les astreindre à fournir uniformément les indica- 
tions exigées. 

L'article 2 du titre III prescrit que les revendications seront 
immédiatement communiquées aux représentants des tribus et . 
des douars intéressés, afin que ceux-ci puissent faire opposition 
dans le délai voulu, à celles qu'ils ne croiraient pas fondées. Ces 
communications seront faites par les soins des Présidents des 
Commissions ou par leurs suppléants, au moyen de la remise 
d'un extrait de l'état indiqué ci-dessus. 

Lorsqu'à la suite^ de ces communications, des oppositions se- 
ront formées par les représentants des tribus ou des douars, il 
en sera immédiatement donné avis aux Présidents des Commis- 
sions ou à leurs suppléants, et ceux-ci en feront mention sur 
l'état de la tribu, en regard de chaque revendication. 

Dans leur organisation actuelle, les tribus n'ont pas de re- 
présentation régulièrement autorisée à ester en justice 'et à 
défendre aux revendications. Le Gouverneur Général provoquera 
les mesures nécessaires pour faire donner à leurs représentants 
le mandat légal dont ils doivent être pourvus devant les tribu- 
naux. 

Ainsi, recevoir les déclarations du service des Domaines ou 
des propriétaires de melk, en donner avis aux repirésentants 
des tribus ou des douars, tel est le début des travaux des Pré- 
sidents des Commissions ou de leurs délégués pour cette partie 
de leurs attributions. 

Concurremment, les Sous-Commissions s'occuperont de réu- 
nir tous les documents de nature à éclairer les Commissions ; 

1* Sur les limites de la tribu ; 

3* Sur celles de chaque douar ; 



— 220 — 

3* Sur celles, dans chaque douar, des bleus communaux et 
des biens collectifs de culture ; 

4* Sur celles, dans chaque masse de biens communaux ou 
de biens collectifs de culture, des biens beylick et des biens melk 
revendiqués ; 

5* Sur les contestations qui pourraient s^élever à Toccasion dB 
ces limites. 

Dans cette enquête préparatoire, les Sous-Gommissions devront 
s'enquérir soigneusement des traditions, des coutumes sur les- 
quelles les populations appuient, à défaut de titres, leurs pré- 
tentions réciproques. Tout en mentionnant dans leurs rapports 
l'opinion qu'elles pourront se faire sur les droits de chscun, elles 
n'oublieront pas qu'elles doivent, avant tout, y consigner fidè- 
lement les observations des intéressés, et qu'elles oni pour mis- 
sion de préparer les opérations de délimitation et de répartitioUf 
et non de préjuger les décisions qu'auront à rendre les Com- 
missions. 

Les informations des Sous-Commissions seront appuyées, 
chaque fois que besoin sera, de croquis visuels faisant ressortir 
la situation des terrains contestés. Des officiers ou des agents 
du Service topographique seront chargés de ce travail graphique, 
qui devra toujours être fait sommairement et avec rapidité. 

TITRE II. 

Les travaux préliminaires des Sous-Commissions étant ache- 
vés, ils seront centralisés par le général commandant la divi- 
sion ou par le préfet, suivant le territoire, et envoyés au Prési- 
dent de la Commission. 

La Commission se réunira alors et procédera, en s'éclairant 
des travaux des Sous-Commissions, à la reconnaissance des limi- 
tes de la tribu. Elle se rendra à cet effet sur les lieux, avec 
les représentants de la tribu et ceux des tribus limitrophes, par- 
courra les limites point par point, vérifiera la description qui en 
a été faite par les Sous-Commlssions, et les éléments réunis pour 
éclairer les litiges. Elle s'appliquera à régler, séance tenante, 
ceux de ces litiges concernant les melk que les parties intéres- 
sées consentiraient à vider à l'amiable. 

La Commission est autorisée à statuer elle-même, sous l'ap- 
probation du général commandant la division ou du préfet, sur 
les litiges qui portent sur des terrains arch ou sabega. Cette 
attribution de juridiction lui a été confiée par l'article 5, parce 
que les contestations de cette nature reposent sur des faits histo- 
riques, établis le plus souvent par des traditions contradictoires, 



— 221 — 

qu'elle seule pouvait apprécier sainement sur les lieux, en se 
formant une opinion au contact môme des populations. C'est 
avee la plus grande circonspection qu'elle devra user du pou- 
voir dentelle est exceptionnellement investie, en ne négligeant 
rien pour que, dans les formes comme pour le fond, ses déci- 
sions soient accueillies par les tribus avec la confiance et le res- 
pect qu'elles montrent pour les arrôts de la magistrature fran- 
çaise. 

Si les terrains contestés ont un caractère meUc ou beylick, le 
litige devra être porté devant les tribunaux. Mais, quelles que 
soient les contestations auxquelles les opérations de délimita- 
tion pourront donner lieu, qu'elles aient été réglées à Tamlable, 
renvoyées aux tribunaux ou jugées souverainement par la Gom-* 
mission, celle-ci aura toujours à se prononcer d'une manière 
défioiiive sur le fait même de la délimitation qui, dans son en- 
semble, est une opération essentiellement administrative. 

Les décisions des Commissions sur les litiges élevés relative- 
ment à des terrains areh pouvant affecter l'intérêt politique ou 
administratif, il était naturel de les soumettre à l'approbation 
du général commandant la division ou du préfet ; mais ce re- 
cours ne saurait, dans aucun cas, arrêter la marche des opéra- 
tions. L'approbation ou Tinfirmation du général ^u du préfet 
sera jointe au rapport de la Commission, et c'est au Gouver- 
neur Général quMl appartiendra en dernier lieu de maintenir ou 
d'annuler les décisions: 

La reconnaissance contradictoire pourra faire renaître des li- 
tiges depuis longtemps pendants sur des terrains inoccupés, et ' 
que les indigènes désignent quelquefois par l'expression de Blad 
el baroud, parce qu'ils ont été souvent revendiqués par les ar- 
mes. Les tribus ne sauraient iitvoquer le bénéûce de l'article T' 
du sénatus-consutte, pour prétendre que la propriété de ces 
terrains leur est acquise, puisqu'elles ne peuvent faire preuve 
d'une jouissance permanente et traditionnelle. Dans ce cas, ios 
Commissions sont autorisées à prononcer Tattribuiion de ces 
terrains au domaine de l'Ëtat, sous la réserve de l'approbation 
mentionnée à l'article 5. 

Enfin, s'il s'agit d'une tribu frontière dont le territoire touche 
à celui de la régence de Tunis ou de l'empire du Maroc, la Com- 
mission se conformera aux délimitations consacrées par les trai- 
tés internationaux. En cas de doute dans l'interprétation de 
ces traités, et s'il s'élevait des difficultés, le président de la Com- 
mission devrait en référer au Gouverneur Général, qui pren- 
drait les ordres de l'Empereur. 

La délimitation de la tribu étant arrêtée, la Commission la fera 
repérer sur le terrain conformément aux indications du mémoire 



— 222 — 

descriptif, au moyen d'ua bornage qui sera aussitôt effeclué aux 
frais des tribus. 

Les travaux de la Commission seront ensuite résumés dans un 
rapport sommaire, qui sera transmis avec toutes les pièces de 
rinstruction, par le Président, au général commandant la division 
ou au préfet, et par ces derniers au Gouverneur Général, qui 
constatera la régularité des opérations. Le contrôle exercé par 
le Gouverneur Général sur les travaux des Commissions, impli- 
que nécessairement pour lui le droit d'annuler celles des opé- 
rations qui ne seraient pas reconnues régulières, et de prescrire 
les mesures nécessaires pour les faire rectifier ou recommencer. 



TITRE IIL 

La délimitation du territoire de la tribu étant accomplie, le 
rapport résumant les opérations et les pièces à Tappui étant 
adressés au Gouverneur Généra^ la Commission procédera sans 
désemparer à la répartition du territoire enUre les douars. 

Cette seconde phase de ses travaux comporte également le 
soin de s'approprier tout d'abord les informations préliminaires 
des Sous-Commisslons, après les avoir vérifiées, modifiées et 
complétées, s'il y a lieu. 

À part le cas particulier, dont il sera parlé, où un ou plusieurs 
douars de la tribu auraient subi une distraction de territoire au 
profit de la colonisation ou d'un service public, la répartition 
ne sera pas autre chose que la délimination des douars entre eux, 
après le règlement des litiges soulevés par leurs prétentions 
réciproques à la possession de certaines parcelles de biens 
communaux ou de biens collectifs de culture. Le règlement de 
cette nature de litiges sera donc pour la Commission le point de 
départ de ses opérations. 

. On a déjà fait remarquer combien il était délicat pour la Gooei- 
mission d'avoir à se pronoucer sur des questions de propriété 
dans les délimitations de tribu à tribu. La responsabilité morale* 
est encore plus sérieusement engagée dans Tusage qu'elle aura 
à faire de cette partie de ses attributions vis-à-vis des douars ; 
car son action portera alors sur des intérêts généraux auxquels 
se rattachent plus directement les intérêts privés. De même 
que les questions de propriété de particulier à particulier sont 
plus ardentes que celles de douar à douar, ces dernières 
passionnent plus d'habitude les indigènes que celles de tribu 
à tribu. Des influences religieuses ou politiques ont souvent 
modifié dans le passé le territoire des douars, et le souvenir des 
luttes et des regrets que ces empiétements ont engendrés ^est 



— 223 ~ 

encore Yjvace au cœur des populations. Il ne saurait entrer 
dans le rôle de ia Commission d'entreprendre la réparation des 
injustices qui auraient pu ôtre commises à une époque éloi- 
gnée. Sa mission se bornera, en général, à consacrer les faits 
accomplis dans la distribution du sol, et ce n*est qu'exceplion- 
nellement, en agissant avec la plus grande réserve, qu'elle devra 
modiâer des situations acquises. 

Cependant, si un ou plusieurs douars de la tribu avaient 
subi dos distractions de territoire, il ne serait pas juste de lais- 
ser peser sur les uns les conséquences de cette dépossession, 
alors que d'autres, dans là môme tribu, en seraient affranchis. 
La Commission constatera, dans ce cas , contradictoirement 
avec les représentants de la tribu, la contenance du terri- 
toire primitif, celle des prélèvements suppdrtés, et évaluera la 
part proportionnelle pour laquelle les douars demeurés intacts 
contribueront aux compensations territoriales à accorder aux 
douars dépossédés. Toutefois, ces compensations seront réali- 
sées, autant que possible, sans bouleverser les divisions ancien- 
nes de ia propriété. 

Les terres de tribu présentent deux caractères bien tranchés. 
Les unes, communes à la tribu tout entière, ou à un ou plusieurs 
douars, servent au pâturage des troupeaux. Les autres, propres 
à chaque douar, comprennent les terres de culture, non pas indi- 
vises en fait, non pas communes à toutes, non pas sujettes à la 
répartition annuelle et arbitraire des chefs, mais possédées en 
général, par parcelles bien définies, par les mêmes familles qui 
se les transinettent héréditairement. Cette distinction sera soi- 
gneusement observée par la Commission, ainsi qu'elle a été éta- 
blie dans le règlement d'administration publique, par les déno- 
^ninalions de biens communaux et de biens collectifs de cul- 
ture. 

Les litiges entre les douars une fois réglés, et les biens corn- 
fliUDaiix distingués des biens collectifs de culture, la Com- 
mission n'aura plus qu'à arrêter la délimitation de la circon- 
scription de cbaque douar, de manière à ce qu'elle comprenne 
les biens propres du douar ainsi que les mai^ faisant l'objet des 
revendications déférées aux tribunaux. Quant aux biens beyUck, 
aux biens communaux provisoirement indivis entre plusieurs 
douars, et aux melk non contestés, ils pourront être compris 
indifféremment dans tel ou tel douar, suivant les convenances 
administratives. 

Après l'expiration du délai accordé à la tribu et aux douars 
pour former opposition aux' revendications de biens beylick et 
de biens melk, les biens non contestés seront acquis aux au- 
teurs de la revendication. 11 sera dressé par le président de 



— 224 — 

la Commission un procès-verbal de cette attribution, et des ex- 
traits de ce procès-verbal seront remis aux intéressés. 

Enfin, au fur et à mesure que les tribunaux rendront leurs ar- 
rêts dans les affaires dont ils auront été saisis, les biens bey^ 
lick ou melk, pour lesquels les douars obtiendraient ^ain de 
cause, feront retour soit aux biens communaux, soit aux biens 
collectifs de culture. ' 



TITRE IV. 

Le sénatus-consulte prévoit le cas où, soit dans l'intérêt des 
populations indigènes, pour faciliter le libre essor de leur 
activité ou de leurs besoins, soit dans l'intérêt de la coloni- 
sation européenne pour la réalisation des entreprises que pour- 
raient former de grandes associations de capitaux , soit enfin 
dans l'intérêt de l'Etat lui-même, pour Texécution des travaux 
d'intérêt général, il conviendrait de traiter avec les douars de 
l'aliénation de la propriété collective. 

Le règlement d'administration publique détermine les for- 
mes de cette aliénation. 

Une fois investis do la propriété de leur territoire, il faut que 
les douars aient une représentation revêtue du caractère de 
personne civile^ apte à transiger et à stipuler au nom de la 
communauté. Delà la nécessité de donner l'institution officielle 
aux réunions de notables, qui, sous la dénomination de dje- 
mâa, représentent, suivant la coutume arabe, l'intérêt collectif 
des différents groupes. Cette institution, qui sera conférée par 
les généraux ou les préfets, suivant le territoire, donnera qua- 
lité aux djemâa pour remplir, dans rinstruction des dem.-mdes 
d'échange ou de vente des biens communaux, un rôle analogue à 
celui des conseils municipaux dans les communes constituées. 

Ultérieurement, le Gouverneur Général soumettra des pro- 
positions à l'Empereur pour créer dans les tribus une organi- 
sation municipale, adaptée à la situatioo de la société arabe et 
susceptible de se compléter, à mesure que le comporteront le 
progrès matériel et moral et les besoins des populations. 

Le règlement indique les formalités à remplir pour les alié- 
nations par voie d'éctiange ou par voie de vente aux enchères 
ou de gré à gré. Bien que ce dernier mode ne soit pas admis en 
France pour les biens. des communes, il pourra être autorisé par 
Tadminisiratidn pour les biens des douars, afin de faciliter et 
de simplifier les transactions dans certains cas. Les formalités 
édictées par les articles 17, 18 et 19 sont empruntées en général 
à la législation municipale et à celle qui régit en Algérie l'alié- 



- î» - 

nation des biens domanianx. L'Adroinistraiion est arm^e du pou- 
voir le plus Urge pour apprécier. les considi^raiions de toute na- 
ture qui pourraient justiQer les projHs d'alitoalion ou comman* 
der de les restreindre. Elle devra veiller à ce que les djemâa 
ne se laissent pas trop facilement entraîner à déshériter les gé- 
nérations futures, pour saiisfaire à l'intérêt du moment. 

Si les douars étdient organisés en communes, ils auraient 
leor budget particulier dont le germe est dans le butlget des cen- 
times additionnels à Timpôt arabe, et qui s'alimenierait de hi 
part contributive des populations in«iigènes dans la répartit! »n 
de Toctrui Je mer, des taxes locales et nécessairement du 
produit de rallénaiion des biens communaux. En attendant que 
celle insliiuiiun ail pu être réalisée, il Importait d^indiquer un 
moyen transitoire de garantir aux douars la localisation de leurs 
ressources. Le fèglement y a pourvu en |»rescrivantque le prix 
de raliénation des biens des douars sera ver>é pour leur compte, 
dans la caisse du Service des Contributinns diverses, qui en 
tiendra comptabilité spéciale, et l'Administratlun devra veiller 
à^e qu'il en soit fait régulièrement emploi dans l'intérêt exclu- 
sif du groupe qui aura consenti raliénation de sa propriété. 
Cette condition est essentielle pour justifier aux yeux des popu- 
lations indigènes la moralité des transactions de l'espèce : casera 
d'ailleurs une mesure politique et féconde que de créer ainsi la 
possibilité d'appliquer sur place, au profit de la communauté 
prise dans son eusemble, une ressource fournie par le patri- 
moine commun et qui sera souvent d'une grande utilité pour 
Tamélioration de la situation des douars. 

L'organisation de cette comptabilité particulière et le mode 
d'ordonnancement des dépenses devront faire l'objet de disposi- 
tions spéciales qui seront étudiées et proposées par le Gouver- 
neur Général. Le principe de ces dispoitions existe déjà d'ail- 
leurs dans Tarticle 54 du décret du 27 octobre 1858. 

La restriction apportée par l'article 23 du règlement au droit 
d'aliénation des douars découle de l'interprétation de l'article 3 
du sénatus-consulte cotûbinée avec crslle de l'article 6; elle 
s'applique spécialement aux terres de culture. La propriété de 
ces terres a été consacrée collectivement, il est vrai, au profit du 
douar; mais en réalité, les familles en usent à titre privatif, 
et si celles-ci étaient dépossédées par le douar, elles devraient 
être indemnisées, soit en argent, soit par des compensations 
en nature. Or, l'attribution d'une indemnité en argent aux déien. 
tenrs dépossédés préjugerait des droits qui ne peuvent être dé- 
terminés que par le partage, et, d'une autre cdté, une compen- 
sation en natufe troublerait l'assiette de la possession des ao, 
très occupants. Jamais d'ailleurs on n'obtiendrait le consente- 



- 228 — 

ment.de ces familles, et en fait comme en droit, le^ terrains dont 
il s'agit ne pourraient être aliénés que lorsqu'ils auront faitl'ob^ 
jet d'une répartition individuelle. 

TITRE V. 

Des décrets impériaux doivent désigner successivement les 
douars dans lesquels il sera procédé à la constitution de la pro- 
priété individuelle par des Commissions ou des sous-Commis- 
sions instituées conformément à l'article 2 du titre V\ Celte me* 
sure pourra suivre immédiatement les opérations de délimitation 
et de répartition, si elle est justifiée tout à la fois par les intérêts 
particuliers des indigènes et par les intérêts généraux de la 
colonie. 

La constitution de la propriété individuelle ne doit nécessaire, 
ment embrasser que les terres de culture, et consiste à y faire 
cesser l'indivision en déterminant les droits respectifs des familles 
qui les détiennent. Après l'opération, il n'exister^ plus dans^ie 
douar d'autre propriété collective que celle des biens commu- 
naux. 

Cette substitution de droits individuels incommutables au droit 
collectif du douar sur une partie de .son territoire, est une vé- 
ritable révolution à opérer dans l'état de la propriété chez les 
Arabes; c'est, ej^ fait, l'abrogation des dispositions obscures du 
droit musulman en ce qui concerne la terre arch ou sabega. 
De plus, elle touche aux intérêts les plus considérables de la 
population indigène, qui est esseniiellement agricole et qui es- 
time la possession foncière au-dessus de toutes les richesses. 
A ce double titre, elle mérite de fixer toute l'attention des 
Commissions et se recommande d'une manière toute spéciale 
à leur esprit de jusiic.e*et d'équlié 

Les bases d'après lesquelles doit s'opérer le fractionnement 
du droit collectif Ju douar n'ont pas été fixées d'une manière 
absolue par le règlement. L'article 26 se borne à énoncer que 
le partage aura lieu en tenant compte, autant que possible, 
des jouissances antérieures, des coutumes lucfiles, de l'étal des 
populations. Le sens de ces termes généraux doit être bien com- 
pris par les Commissions, afin que la latituile qui leur est lais- 
sée ne le^ entraîne pas au delà des intentions du législateur. 

On a déjà rappelé que les terres de culture ne sont pas l'ob- 
jet d'une répariilion annuelle abnn>1onnée à l'arbliraire des 
chefs; qu'elles sont, au contraire, détenues en grande partie 
parles mêmes famill«>s, qui se les transmettent héré<lilairenient, 
tant qu'elles se perpétuent sur les lieux et qu'elles ont les moyens 



— 227 — 

d'exploiter. Il convient d'ajouter que lorsqu'une famille «VtPînt on 
quitte le douar, ses terres font retour à ia communauté. 11 
en est de même des tefres qu'une famille laisse retomber en 
friche. Le dollar dispose alors des terres non occupées en fa- 
veur d'autres exploitants. 

La conséquence à tirer de cet élat de choses, c'est que 
toutes les familles ne sauraient prétendre au partage et qu'elles 
ne peuvent y être admises avec des droits égaux. Les indi- 
vidus qui ne sont pas originaires du douar ou qui n'y ont pas 
leur' domicile, ceux qui ne possèdent pas de ressources, pour- 
ront être exclus de la répartition ; tandis que les tiires les plus 
sérieux sur lesquels une famille puisse appuyer ses prétentions 
résultent de retendue et de ia durée de la jouissance dont elle 
est en possessijn. Les Commissions devront donc se proposer, 
en général, la consécration des droits de jouissance existants, 
bien plus que rétablissement d'une assiette nouvelle de la pro- 
priété. Elles ne devront créer des droits nouveaux qu'avec la 
plus grande réserve, en tenant compte cependant des consi- 
dérations particulières qui pourraient militer en faveur de cer- 
taines situations. 

Ainsi, par exemple, il existe dans lesdouafsdes familles con- 
sidérées, qui sont momentanément tombées dans le dénuement. 
Sous le régime précédent, ces familles pouvaient espérer ^e re- 
lever un jour et recouvrer des droits de jouissance sur le col- 
lectif. Il ne serait ni équitable ni politiquede leur enlever 
aujourd'hui cette perspective, en les excluant rigoureusement 
du partage. 

Des individus ou des familles prolétaires jusqu'alors, pouvaient 
espérer par leur travail et par leur économie s'élever au rang 
de fellah. Il serait également rigoureux de les priver du bé- 
néfice auquel leur qualité de membre du douar pouvait leur 
donner des droits. 

Les situations de cette nature constituent ce que le règle- 
ment a entendu dire par Vélat des populations. Il y a loin 
néanmoins da cette appréciation équitable des droits de chacun 
à Tapplicaiion d'une loi agraire qui troublerait profondément 
la société arabe, en détruisant les véritables bases sur lesquelles 
le sénatus-consulte a voulu fonder la propriété. 

La Commission aura souvent à constater l'existence dans les 
douars de certaines terres qui constituent, pour ainsi dire, 
Tapanage des chefs, et sur lesquelles ces derniers n'ont qu'un 
droit de jouissance transitoire et révocable comme leur com- 
mandement. Ces terres seront rattachées aux biens commu- 
naux lorsqu'il n'y aura pas lieu de les comprendre dans le 
territoire à partager. 



— 288 — 

Dan» ce^ ordre d'idées, les travauci: prélîBiîD^ires. donl ies 
Sous-Commissions auront à s^ocouper comportent u^e. pwibMq 
approfondie dabs chaq-ue douar sur Tétat des individus» sur l'état 
actuel delà possession, sur les droits qui en résultent pour les 
occupants Elles recbercherom les usages locaux, les tradi- 
tions, les faits historiques ou administratifs qui ont pu modifier 
la situation de chacun. En un mut, leurs investigations embras- 
seront la question de la propriété dans tous ses détallSi afin 
de sauvegarder tous les intérêts. 

A Taide de ces documents, les Commissions prépareront sur 
les lieux un projet d'allotjssement, dont le cadre pourra être 
calqué utilement sur les opérations analogues faites par la Com- 
mission des transactions et partages, qui a fonctionné dans la 
province d'Alger jusqu'à ces derniers temps. On devra respecter 
autant que possible les divisions anciennes du sol : elles sont 
connues des populations; elles portent des dénominations qui 
aident à faire reconnaître la situation des biens de chacun sans 
Qvoir recours à des plans. 

Ce projet d'allotissement, dressé avec le concours des djemâa 
des douars, sera communiqué aux intéressés par les soins 
même des Commissions, qui devront prendre toutes les me- 
sures nécessaires pour que les réclamations soient produites 
dans ledébi fixé. Un proeès-vcrbnl, dressé par le président de 
la Commission, donneaa date certaine à la communication, et 
une enquête sera aussitôt ouverte dans chaque douar pour re- 
cevoir les réclamations des intéressés. 

Le délai d'un mois expiré, l'enquête sera close, et la Commis- 
sion se réunira pour suituer définitivement sur le projet d'allo- 
tissemeiil. Le pouvoir dont elle est investie à cet égard est 
considérable, puisqu'il lui confère le droit de prononcpr sou- 
verainement entre particuliers sur des questions daUribution 
de propriété. Il a pnni nécessaire, dans l'intérêt même des 
familles, d'étendre jusqu'à ce degré la compétence des Commis- 
sions. Les droits de ces familb'S reposent sur la tradition, sur 
des appréciations de faits matériels et moraux qui ne peuvent 
être bien compris que sur les lieux et au moyen do relations 
directes avec les populations. Les tribunaux ordinaires n'eus- 
sent pas suffi à cette lâche. 

I^es contestations réglées, le projet d'allotissement modîûé 
s'il y a lieu, la Commission veillera à ce qu'il soit fidèlement 
repéré sur le terrain à l'aide d'un bornage qui sera exécuté aux 
frais des intéressés. 

L'ensemble des opérations donnera lieu aux formalités admi- 
nistratives prescrites par l'article 29, et la constatation de la 



propriëti fii4ivMiieUe ne sera déaDilîYe qo^ torsf u'elte aura 
été sanetionnëe par des déereta. 

L'AdmiDistration délivrera aai^ ayantHlroU des Uires poctant 
en arabe et en français le nom du propriétaire, le numéro de la 
matrice foncière de chaque propriété, sa situation et son éten« 
due. 

La délivrance de ces titres fera cesser de droit la restriction 
édictée par rarticle 8 du sénatus-consulte, en ce qui concerne 
la liberté des transactions immobilières. 



TITRE VI. 

L'article 33 porte que les frais de bornage et les frais de j u s- 
tice seront à la charge des tribus et des douars. Ces dépenses 
ne sauraient en effet concerner l'Etat, qui aura d*ai!leurs à 
pourvoir à toutes celles que pourront epiraîner les opérations 
des GommissioDS. Néanmoins, il y aura lieu d'examiner, 
après expérience faite des premières opérations, s'il ne con- 
viendrait pas de faire également supporter aux tribus une par- 
tie de ces dépenses. En attendant, il y sera pourvu au moyen 
des crédits disponibles du chapitre xii du Budget de l'Etat 
(Colonisation et Topographie). 

L'article 34 maintient eu principe Tobligation pour les tri- 
bus du Tell de recevoir à certaines époques de Tannée, sur 
leurs communaux, les troupeaux des Sahariens. De temps im- 
mémorial, des tribus du Sahara descendent dans le Tell pour y 
chercher Ips pâturages qui leur font défaut sur les hauts pla- 
teaux. Ces migrations périodiques n'ont pu créer aux nomades 
des litres absolus de jouissance, mais il convenait de ne pas 
troubler des usages anciens et de réserver l'avenir, tout en res- 
pectant les droits de propriéi*3 des tribus. Lps indemnités dues 
par les nomades seront réglé(>s par rAdmInisiration. 

Les réserves imposées aux tribus par l'article 35 sont justifiées 
bien plus par leur propre t.-itérêt que par celui de TEiat. Aussi 
devra- t-on lès établir, non-sculemeni sur le parcours des 
grandes voies de communication, mais aussi sur les chemins 
de moindre importance, fréquentés par les indigènes et aux 
points qui leur servent habituellement de gtte. 

Ces insiruRtIons, qui ont pour but de flxer les principes géné- 
raux d'après lesquels on doit procéder à la constitution de la 
propriété dans les territoires occupés par les Arabes, ne sau- 
raient prévoir toutes les difficultés et les circonstances acciden- 
telles qui pourront se présenter dans Texécuiion. Chaque fois 
qu'il y aiiraiieu è ioterprétation soit jà\i «éoatus-consuUe, soit 



— 230 - 

du règlement, le Gouverneur Général devra en référer à TEm- 
pereur. 

Le Gouverneur Général devra, en outre, rendre compte à TEm- 
pereur, par des rapports spéciaux, de. la marche successive des 
opérations. 



Paris, le 11 juin 1863. 



Le Maréchal de France, 

Ministre secrétaire d*Etat de la Guerre, 

C Randoic. 



Approuvé : 
NAPOLÉON. 




CBRTIFIÉ C0NF01IMR i 

Alger, le 30 juin 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SERPH. 



ÀLGEB. 



IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 



^ÊÈÊ^ÊÊÊÊÊii fil mfmÊâ^JÊÊÊÊÊ^Êà 



— 230 - 

du règlement, le Gouverneur Général devra en référer à rEm- 
pereur. 

Le Gouverneur Général devra, en outre, rendre compte à TEm- 
pereur, par des rapports spéciaux, de. la marche successive des 
opérations. 

Paris, le 11 juin 1863. 

Le Maréchal de France, 

Ministre secrétaire d'Etat de la Guerre, 

C* Randoic. 

Approuvé : 
NAPOLÉON. 




CBRTIFIÉ C0NF01IMR : 

Alger, le 30 juin 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Seroices civils^ 

SEBPH. 



ALGER. 



IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 



233 — 



BULLETIN OFFICIEL 



DU 



GOITËHIËNT mîML 



DE L'ALGÉRIE. 



1863. 



K^ 87 

SOMMAIRE. 



N*« DATES. 



154' 
155 
156 

157 
158 

159 



12 juin 1863. 
26 juin 1863. 
29 Juin 1863. 

9 juillet 1863. 

10 juillet 1883 

11 juillet 1863 



ANALYSE. 



4iiii»iiii«lrAlîoii ileii €V(li*fl. — Culte 
israéljie. — Arrô.é du minisiro de Tins- 
iruciiou publique et des Culies, poriani 
dissolulion du Consisluire «l'Alger 

^uiiiirc e»lonii èr4-. — Arrêté pnrlnn< 
tixaliDn des priiu s a allouer à la pru- 
duciion c Junnière pour les rampagnes 
186M864 

iflNi^iil-iriiiiiin iseiHTiiu*. — Décret por- 
tant convocaiiori du Conseil supérieur 
du Gouvernement et des Conseils géné- 
raux de l'Algérie, pour la session an 
nuelle de 186:3 

^ or|i«»rtiiiiiii«» iMi(f;;éii«'«. — Arrôié por- 
tant suppression des corporations des 
Nrgreael des Mozabiies, à tonstantine. 

T'iliiiiiitaiL «!«' r<«iiiiiie. i*f . — Arrêté 
tiXHUtle nombre des commerçants nota- 
bles appelés -1 concourir à Teleciion des 
juges du tribunal de commerce de 
Constaniine 

4'oiiM*ii« ;£èiiei'iMix. — Arrêté réglant 
les formes du voie pour la 'désiguution 



VAS 



235 



236 



237 



240 



— 234 - 



N" 



160 

161 

162 
163 



164 
165 

167 

168 
169 

170 

171 

à 

194 



DàTKS. 



14juilletl863 

;4JiMiIletl863 

14 juillet 1863 
14juilletl863 



7 juillet 1863 

14 juillet 1863 
7 juillet 1863. 

7 juillet 1863. 

9juilM18a3 

9 juillet 1863. 

10 juillet 1863 
Dates divers 



des délégués des Conseils généraux à la 

Srociiaine éleclion duGooseil supt'rieiT 
n Gouvernement 

Iloiilfiii^e -rir. — Arrêté pour I al»rog;i- 
tioii de tous les arrêtés antérieurs, ros- 
triclifs de la liberté du commeice de la 

boulangeiie en Algéiii* 

flourh«Ti«\ — Arrêté pour l'abrogation 
des rèjrlemrnts restrictifs du comm* rce 
de la bo> chérie en Algérie 

— Circulaire relative aux deux arrêtés ci- 
dessus 

t oiihilitilioii de lit priiprieié iir'*bf>. — 
Arrêté pour la formation des djeniâasde 
tribu et de douar, et ta . désî^^'iiati >n des 
délégués des triiius et des douars auprès 
des Commissions et des Sous-Commis 
sions de délimitation et de répartition 
des territoires 

— Circulaire pour l'exéi'Uliondu sénatus- 
consulte du '22 avril 1K63, du règlemei.t 
d administration publique du v3 mai et 
des instrui'tions générales du 11 juin 
1863 

— Ci/ çu(aira pour IVxccution de l'arrêté 
relatif aux djemâas et aux délégués in 
diffènes 

— Circulaire nu ^ujetde la publication des 
décrets désignant les territoirus à sou- 
mettre à l'application du sénatus cou 
sultȔ 

— Instruction relative au concours du ser- 
vice de la Topographie 

—Décision au sujei des Sous-Commissions 

— Fixatlnn des indemnités aux membres 
des Commissions et Sous Commissions 
Instruction surle-i Registres et Bulletins 
des Sous-Comoiissions 

Mentions st Extraits 



i40 

243 

245 



247 

250 
257 

261 

262 
264 



267 

268 

à 

272 



— 235 — 

« 

N* 154. — ARRÊTÉ du Ministre de l'Instruction p^ibliquê et 
des Cultes, portant dissolution du Consistoire israélite d'Ah 
ger. 

DU 12 JUIN 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Ministre secrtHaire d'Etat au département de Tins- 
traction pubUifue et des Cultes, 

Vu les propositions du Consistoire central des Israé- 
lites relativemeut à la réorganisation du Consistoire d'Al- 
ger; 

Vu l'article 23 de Tordonnance du 25 mai 1844 , 

ARRÊTE : 

Art. V. — Le Consistoire israélite d'xUger est dis- 
sous. 

Art. 2. — Les affaires de la circonscription consis- 
toriale seront provisoirement administrées par une com- 
mission composée de trois iaraélites indigènes et de deux 
Israélites européens. 

Art. 3. — Sont nommés membres de cette commis- 
sion : 

MM. Ne?sim Moatti, 
Joseph Abi Zimra, 
Salomon Tabet, 
Alphandéry, 
Khan, professeur au lycée d'Alger. 

Abt. 4. — Le Consistoire central des israéUtes et le 
Préfet d'Alger sont chargés, chacun en ce qui le con- 
cerne, de ] exécution du présent arrêté. 

Paris, le 12 juin 1863. 

ROULAND. 



— 236 — 



N* l^h. -"ARRÊTÉ portant fixation des primes à allouer à Ut 
production cotonnière pour tes campagnes i865'iS64, 

DU 2G JUIN 1863. 



àu nom de l empereur. 

Le Maréchal de France, Goaverocur Général de l'Al- 
gérie, 

Vu le décret du 25 avril 1860, sur )a culture du colon en Al- 
gérie ; 

Vu les arrê es du 30 juin 1860 et de^t 11 juillet 1861 et 
1862, fixnnl le rnoniant des primos à :illou>*r à la proiluciion 
cotonnière pour les campagnes 1860*1861, 1861-1862 et 1862- 
1863, 

ARR^.TE : 

Art. 1". — Le montant des primes à allouer à Tcx- 
porlalion des cotons en laine, récoltés en Algérie, est 
fixé, pour la campagne 1863-1804, conformément an 
tarif ci-après : 

r Première classe. — Cotons dits Géorgie longue soie, 
par kilogramme 2 f. 25 c. 

T Deuxième classe, — Cotons de toute autre 
espèce « 80 

Art. 2. — Donnent seuls droit a là prime les cotons 
égrenés, reconnus de qualité marcliaide, prop'-cs à être 
employés dans ks filatures, emballés et marqués suivant 
les usag<'S du commerce. 

Les déchets de coton, bien que de valeur marchande, 
ne sont point admis. 

Art. 3. — Tout producteur ou acquéreur de coton 
prétendant à hi piime, est tenu de disposer les balles en 
douane, du 1" novembre I8G3 au 31 mai 1864, dans l'un 
des ports d'Oran, Mostagm m, Alger, Pliilippcviîle ou 
Boue, et de joindre à sadécIaraLiob un certificat d origine, 
signé par le maire de la localité. 

Art. 4.— Au vu des certilicats d'origine, les balles dé- 



B ' "^ ■ — 237 ~ 

clarines sont onvertes ot soumises à rcxamcn d'une com- 
mission de trois membres nommt\s, en chiquclieu d*ex- 
portallon, par le Préf t du dùpartement. La réfaction des 
balles t si à la charge de l'exportateur. 

ART. 5. — Les vérincalioiis de la commission se font 
en même temps que celles du service des douanes et 
dans le même local. 

HAb't. g. — La commission constate le résultat de son 
examen par un certiKcat établissant, au nom de chaque 
déclarant, le nombre de balles donnant droit à la p'ime, 
la provenance, le poids brut, le poids net, le classement 
de chacune d'elles et le monta'it de la prime par balle. 

Le certifie tt, conforme au moJôle Cf)nvenudepa:s 1860, 
est dressé eu deux expéditions dont Tune est remise au 
déclarant. 

Aht. 7. — La prime fixée parla commission est ac- 
quittée en A'g'Tie, sur mandat du Préfet délivré dans 
L-s 10 jours qui suivent Texpcîdiliin d 'S cotons, au vu 
Ou certificat indiqué en fartiule précé Jen^, revêtu d'une 
attestation de la douane, constatant leur embarquement 
abord, le nom du navire, sa desliuatiou et le jour de la 
sortie du port. 

Art. 8. — Les Préfets de l'Algérie sont chargés de 
l'exécutiiHi du jirésent arrêté. 

Fait à Alger, le 2G juin I8G3. 

Le Gouverneur Général de l'Algérie, 

i Mal PCLISSIBR, DUC DE MaLAKOFF. 



1 

N* 156. — DÉCRET porlaiU convocation du Comeil supé- 
l rieur du GtuvememfifU et des Conseils généraux de t'Ai- 
gérie, pour ta session annuelle de 4S6S, 

*; DU 29 JUIN 1863. 

NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté natio^ 
nale, Empereur des Frauçuis, 



— 538 — 

A tous présents et à venir, salut. • 

Vu nos décrois des 27 ocrobre 1858. 10 décembre 1860 el 22 
mai 1861, sur le rég[imeadmiiii<iraiif de TAlgérie, 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d*Etat an dépar- 
tement de la Guerre, et d'après les proposiiions du Gouverneur 
Géuéral, 

AVONS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. I". — La session annuelle du Conseil supé- 
rieur du Gouvernement, pour 1863, sera ouverte le lundi 
5 octobre prochain, et close le lundi suivant, 12 du même 
mois. 

Art. 2. — La session ordinaire des Conseils géné- 
raux de l'Algérie, pour 1863, sera ouverte le lundi 19 
octobre prochain, et close le samedi 31 du même mois. 

Art. 3. — Les délégués des Conseils généraux, à dési- 
gner pour la prochaine session du Conseil supérieur, 
seront élus au scrutin de liste et à la majorité absolue 
des suffrages exprimés. 

Un arrêté du Gouverneur Général déterminera les for- 
mes du vote. 

Art. 4. — A l'avenir, indépendamment des deux 
délégués au Conseil supérieur, à élire par chaque Con- 
seil général, dans sa session ordinaire, il sera nommé, en 
la même forme, deux suppléants pour remplacer les délé- 
gués, en cas de vacance. 

I Art. 5. — Notre Ministre secrétaire d'État au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Algérie 
sont chargés, chacun pour ce qui le concerne, de l'exé- 
cution du présent décrtt, qui sera inséré au Bulletin des 
lois. 

Fait à Paris, le 29 juin 18G3. 

NAPOLÉON. 

Par l'Empereur : 
Le Maréchal de France, 
Ministre secrétaire d'État au département de la Guerre, 

Randon. 



^ 2i9 — 

N' 157. '^ ARRÊTÉ portant supprêtsion des Corporatùmi dei 
Nègres et des )1ozabites, à Constantine. 

DV 9 JUILLET 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, GouYerneur Général de TAl- 
gérie, 

Vu le décret du 3 septembre 18S0, sur Torganisation des cor- 
porations de Borranis et le règlement qui y fait suite ; 

L*arrôtédu Gouverneur Général de l'Algérie du 26 décembre 
de la même année, instituant les corporations de Berranis k 
Gunstantine ; 

Attendu que les corporations des Uozabitex et des Nègres 
de celle ville ne comportent plus un eiïectif sufûsant pour les 
faire maintenir en corporations distinctes ; 

Vu la proposition du Préfet du département de Constantine ; 

Sur le rapport du Conseiller d'Etat, Directeur général des Ser- 
vices civils, 

ARRÊTE : 

Art. l•^ — Les corporations spéciales de Nègres et 
de àfozabites de la ville de Constantine sont supprimées. 

Art. 2. — Les Mozabites appartenant à la population 
flottante de la ville de Constantine, seront rattachés à la 
corporation des Mzitis, et les Në?res à celle des Kabyles. 
Chacun de ces groupes formera une section, dont la sur- 
Tidllance et la police intérieure sera exercée par un 
Mokaddein qui fonctionnera sous la direction de Famin 
auquel il est rattaché. 

Art. 3. — Los chaouchs des corporations supprimées 
sont maintenus pour exercer sous les ordres de ces 
mêmes amins. 

Art. 1. — Le Préfet du département de Constantine 
est chargé de Texécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement (Alger), le 9 juillet 
1863, 

Le Gouverneur Général de l'Algérie, 
M^' Peltssikr, duc de Malakoff. 



f{* 15S. — ARRÊTÉ II vanl le nombre d^ commerçants notables 
appelés à cnncouHr à L élection des Juges du tribunal de com- 
met ce de Goostaiitine. 

DU 10 JUILLET 1863. 



AU liOM DE l'empereur. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de TA^gé- 
rie, 

Vu Tart- 2 do Tordonnance du 24 novembre 1847; 

Vu le décret du 28 décembre IS58; 

Sur la proposition de M. le Préfet du département de 
Gonslautine, 

arrête : 

Art. !•'. —Le nombre des commerçants notables ap- 
pelés à concourir à rélcclion des membres du tribunal de 
commerce de Gonstantiiie, est fixé à cinquante, coufor- 
mémpnt à la liste annexée au présent arrêté. 

Art. 2. — Le Prif t de Constantine est chargé de l'exé- 
cution du présent arrêté, qui sera inséré au Bulletin offi' 
ciel des Actes du Gouvernement général de VAlgcrie, 

Alger, le 10 juillet isns. 

Le Gouverneur Général de V Algérie, 
M*^ Pëlissier , duc de 3Ialakoff. 



N» 159. — ARRÊTÉ réglant Icjs formes du vi'e pour la désignor 
titm des délégués des Conseils généraux à la prochaine session 
du Conseil supérieur du Couve Ê-nement. 

DU 11 JUILLET 18G3. 



AU lïOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de TAl- 
gérie, 
Vu le décret impérial du 29 juin 1863, portant, article 3 : 



T^ 



— 2il — 

f L<»s (\é\ég\\és des Conseils ir<^n(^ranx à d^sîprner pour la pro- 
B ch«iii • ession du Consfil NiipérÎPi.r seroni élus au scrulin de 
» lisiH 61 à In ni»j'»rité abso'u^ des su(Tra;re:J exprimés. 

€ Un nrréié du Gauvernour Général déterminera les formes 
I du votp. » 

Consiilénint : l'Qu^ h session d(*s Conseih çr^néranx de l'Ai, 
g^rie pour 1863 n'^iura lieu qu'après cplle du Coîiseil sup<*rieur; 
2*<|u»^Ih p'us^rarid nombre d«s membres des Conseils généraux 
bftbiit'ni hors d!i chpf-lieu de la province, ei plusieurs même 
en Fnmre. el que, dès lors, il y a imp^ssibiliié de les réunir 
extr«ordiiiairem»*nt po ir le ch«Mx d s d» lé^m^s. 

Sur le r.'ippuri du Couseiller d'£tai, Directeur général des Ser- 
vices civils, 

ARRÊTE : 







Art. 1". — Le vote pour le choix des délégués des 
Conseils généraux de l'Algérie au Conseil supérieur du 
Gouvernement, pour la session de 1803, aura lieu par 
correspondance, sous un pli spécial et cacheté, conte- 
nant deux noms. 

A cet eff.l, a la réception du présent arrêté, le Pré- 
fet du département invitera chacun des membres du 
Conseil général de la province à lui envoyer son bulle- 
tin de vote par lettre missive. 

L'invitation du Préfet contiendra la liste de tous les 
membres du Conseil irénéral en exercice et rappellera 
les noms des deux délégués désignés dans la session de 
1862. 

Art. 2. — Le recensomonl des votes sera fait par le 
Préfet, en Conseil de préfecture et en présence des mem- 
bres du bureau de la session de IS62, du général ou de 
son délégué, et des conseillers h .bitanl le chef-lieu, les- 
quels seront convoqués à cet effet. 

Le résultat de l'opération sera constaté par un procès- 
verbal et rendu pnb'ic par la voie du Monitexxt de VAlgé" 
rie et des journaux politiques publiés au chef-lieu de 
chaque province. 

Art. 3 — Dans le cas où le premier scrutin ne produi- 
rait qu'un résultat incomplet, il sera procédé, daus les 






i •• 






>^.^ 






m 






~ 242 — 

mêmes formes, à ud nouveau scrutin, à vingt jours 
d'intervalle. 

L'invitation relative à cette seconde opération fera con^ 
naître le résultat du premier tour de scrutio. 

Art. 4 — Le premier recensement des votes aura 
lieu le 29 août procfiain. 

Si un second scrut n est nécessaire, le dépouillement 
enaurali(U le 10 septembre suiviint. 

Art. 5.— Les Préfits de l'Algérie sont chargés de Texé- 
cutioii du présent arrêté. 

F«it au palais du Gouvernement, à Alger, le 1 1 juil- 
let 18G3. 

Le Gouverneur Général de V Algérie^ 
M^^ Pelissier, duc de Malakoff. 



N* 160 — ARRÊTÉ pour V abrogation de tous les arrêtés anté- 
rieurs, restrictifs de la liberté du commerce de la boulangerie 
en Algérie, 

DU 14 JUii^tET 1863, 



AU KOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Ai-* 
gérie. 

Vu les arrêtés ministériels des 6 janvier 1845, 23 juin 1853, 
24 mars et 10 novembre 1854, relatifs à la régtemeniaiion âe la 
profession de boulanger en Algérie ; ensf^mble Tarrôté du Di-^ 
recteur de l'Iutérieur, ea date du 17 avril 1847, concernani le 
môHje objet; 

Vu le décret du 22 Juin 1863, portant modiûcatiun du régime 
de la boulangerie dans la métropole : 

Vu le décret du 10 décembre 1860, relatif au Gouvernement et 
à la haute administration de TAIgérie; 

Considérant que les dispt'Siiions restrictives ëdic'ées par Tar- 
rété susvisé du 6 janvier 1815 el partieileineni maintenues par 
les arrêtés postérieurs, sont inconciliables avec le principe de 
)a liberté commerciale, et qu'elles ont donqé lieu, dans la pra« 



_ 243 - 

tique à une foule de difficultés auxquelles il importe de mettre 
uo terme ; 

Consniérant que des doutes se sont élevés sur la question 
de savoir si certaiues* de ces dispositions sont encore en vi- 
gueur; 

Considérant, d'ailleurs, qu*aux termes de différenis arrôls des 
cours et tribunaux, plusii'urs de ces prescriptions ont été recon- 
nues entactiées d'illé}^»iité, et qu'il en est ainsi notamment do 
l'article 11 derarrèté mini>tériei du 6 janviiT 1845; 

Sur le rapport du Conseiilur d'Etat, Directeur général 
des Services civils, 

ABRÉXE : 

Art. 1". — Sontabrogs les arrêtés susvisés, rela- 
tifs à rexercîce de la profeîssion de boulanger en Algérie, 
et spécialement toutes les dispositions restrictives consa- 
crées par lesdils arrêtés. 

Art. 2. — Toutes les mesures de police relatives à Texer- 
cice de ladite industrie seront réglées par l'^s autorités 
municipales, en se conformant au droit commun. 

Art. 3. — Les Généraux commandant les divisions mi- 
litaires et les Préfets de l'Algérie, sont chargés de Texé- 
cution du présent arrêté, qui sera inséré au Bulletin offi- 
ciel des actes du Gouvernement et au Moniteur de r Al- 
gérie, 

Fait au palais du Gouvernement, Alger, à le 14 juillet 
1863. 

Le Gouverneur Général de L'Algérie, 
M** Pelissier, duc de Malakoff. 



N*161. ^'ARRÊTÉ pour V abrogation d^s règlements restrictifs 
du commerce de la boucherie en Algérie, 

DU 14 juillet 1863. 



AU rîOM DE L empereur. 

Le Maréchal de France, Qoiivçrncur Çénéral de yA^\-. 
gérie ; 



— 244 ~ 

Vu les arrêt(*s ministériels des 16 novembre 1846, 11 JuIPei 
1853 ei 18 septembre 1856, concernant la réglementation delà 
boucherie en Algérie; 

Vu le d<^cret du 10 décembre IRGO, relatif au gouvernement 
et à la hHUte administration de TAIgérie ; 

Considérant que les dspositions de Tanôté du 16 novembre 
1816. sont inconci.iables avec le principe de la liberté commer- 
ciale; 

Consîléranlque l'arrêté du 11 juillet 1853, tout on pronon- 
çafit l'abrogation partielle de ces dispositions, laisse néanmoins 
subsister, ilans ses prescriptions essentielles, la réglem»'nta- 
lion générale édictée par Tarrôié d.< 1846. notamment en spé- 
ciOani, dans S'»n artirle 5 que ses prescriptions continueront 
d'être applicables dans toutes les loctlitcs où une déclaration 
spéciale n'aura pas expressément supprimé le régime de la ré- 
glementation ; 

CouNidérant, d'ailleurs , que la plupart de ces prescriptions 
sont déjà tombées en désriétude, et qu'elles présentent, au 
point de vue de Tappiication , des difficultés de toute nature; 

Sur le rapport du Conseiller d'Etat, Directeur géné- 
ral des Services civils , 



ARRÊTE : 

Art. r'. — Sont abrogés les arrêtés susvist^s, relatifs j 
à Texereice de la boucherie en Aljxérie, et spéciubraent 
toutes les dispositions restrictives consacrées par Icbdits < 
arrêtés. ' 

Art. 2. — Est toutefois maintenue la défense faite aux \ 
bouclicfs d'abattre les bestiaux ailleurs que dans les 
abattoirs, ou, à défaut, dans les lieux désignés à cet efTet i 
par TAutoiilé, sons les peines édictées par l'art. 471, | 
n* 1 5 du code pénal. 

Art. 3. — Toutesles mesures de police relitives à Texer- î 
cice de la profession de boucher, de charcutier et de ' 
tripier, seront dé-ormais réglées par les autorités muni- 
cipales, en se conformant au droit commun. 

Art 4. — Les Généraux commandant les divisions mili- [ 
taires et les Préfets de l'Algérie, sont charj^és de l'exé- • 
cation du présent arrêté, qui sera inséré au Bulletin offi- 



3 



%^ 



— 245 — 

eiel des actes du Gouvcrnemcat et au Moniteur de /M/- 
gérie. 

Fait à Alger, le 14 juillet 1863, 

Le Gouverneur Général de l'Algérie, 
M** Pelissier, duc de SIala&off. 



li''m,--'ÇIRrULAinE pour Vexécution des arrêtés relalifi 
au commerce de Ui boulangerie et dj la baiicherie en Algérie. 

Alger, le 14 juillet 1863. 

Général, 
Monsieur le Préfet, 

J'ai riionneur de vous adresser ampliation de deux 
arrêlés, en date de ce jour, par lesquels j'ai prononcé l'a- 
brojÇution de tous les arrêtés antéri urs portant ré- 
glementation p^éuérale sur Texercice des professions de 
boulanger et de bouclier en Algérie. 

Vou^ connaissez le décret du 22 juin dernier, ainsi 
que le lumineux rapport d'après lequel TEmpereur a 
abrogé les divers rèjib'DitMUs restrictifs de la liberlé du 
commerco de la boulangerie dans la métropole. L'arrêté 
que j'ai pris sur cet objet s'inspirant des mêmes princi- 
pes, je u'ai pas besoin d'insister sur le caractère de celte 
mesure. 

L'abrogation des règlements g(^néraux concernant la 
boucherie se justifie par des considérations de même na- 
ture. 

En principe, le commerce de la boulangerie et celui 
de la boucherie sont désormais complètement libres en 
Algérie. 

L'exercice des professions de boulanger et de bou- 
cher n'est plus soumis qu'aux mesures de police qui sont 
du ressort dj l'autorité municipale. 

Les aiTétt s que les maires pourront prendre à ce sujet 
evroct être couformes au droit commun ; c*est-à-dire 



— 246 — 

qu'ils se renfermeront dans les limites assignées par la 
loi au pouvoir municipal. 

Ces mesures auront donc exclusv^ement pour objet : 

D'une part, d'assurer la sincérité du débit et la salu- 
brité des di-nrées vendues par les boulangers et les bou- 
chers, conformément à la loi des 16-24 août 1790 ; 

D'autre part, d'exercer la faculté qui est laissée aui 
* maires par Tarticle 30, lit. 1", de la loi des 19-22 juillet 
1791, de taxer le prix du pain et de la viande, d'a- 
près les mercuriales. 

Les arrêtés que les autorités municipales prendront à 
cet égard seront p'acés sous In sanction de Fart. 471, 
n® 15 du code péual, et ne pourront prescrire d'autre 
pénalité. 

Ils seront soumis à votre visa, afin que vous puis- 
siez vous assurer qu'ils ne contiennent aucune restriction 
incompatible avec le principe de liberté consacré par mes 
arrêtés de ce jour. 

En ce qui concerne la question de la taxe, il con- 
vient de laisser aux maires, sous leur responsabilité, le 
soin d'user du pouvoir discrétionnaire qu'ils tiennent de 
la loi. Généralement, la taxe officielle du pain et de 
la viande n'est qu'une concession faite au préjugé po- 
pulaire. Il est déjà bon nombre de localités de l'Algérie 
où on y a renoncé, et il serait conforme aux véiitables 
principes économiques que, partout, elle fat supprimée. 
Tortefois, la matière est délicate ; vous vous abstiendrez 
donc d'tXTcer à cet égard aucune pression sur les au- 
torités locales ; elles sont mieux placées que l'autorité 
supérieure pour apprécier l'opportunité du parti à pren- 
dre en pareil cas. 

i Général ) 

Monsieur le Préfet, Ic'estque.confor. 

mément aux vues de l'Empereur, les deux p^-ofessions 
dont il s'agit soient affranchies de toutes les entraves d'une 
réglementation minutieuse, inutile et contraire au principe 
de la liberté commerciale. Je compte sur vous pour veil- 



— 247 — 

1er, dans cet esprit, à lappUcation des deux arrêtés 
que j*ai rhonneur de vous notifier. 
Recevtz, etc. 

Le Maréchal de France, 
Gouverneur Général de l'Algérie, 

M'* Pelissier, duc de Malakofp. 



N* 163. — AÏÏRÊTÈ pour l-a formation dêft djemâas de êribu et 
de douar, et la déidy nation des délégués des tribus et des douars 
auprès des Commissions et des S^us-Commissions de délimi- 
tation et de lépartition des territoires. 

14 juillet 1863. 



i 



AV NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de i'Al- 
gériç, 

Vu le décret du 23 mai 1863, portaul règlement d'administra- 
tion publique pour l'exécution du sénatus-consulte du 22 avril, 
relatif à la constitution de la propriété en Algérie, dans les ter- 
ritoires occupés par les Arabes; 

Vu les instructions générales du 11 juin 1863, pourl'exécu- 
tion du sénatus-consulte et du décret précités, 

ARRÊTE : 

Art. 1*"".— Immédiatement après la promulgation des 
décrets désignant les tribus où il sera procédé aux opé- 
rations de délimitatiou et de répartition des territoires» 
prescrites par l'art. 2 du sénatus-consulte, et en exécu- 
tion de Tart. 16 du décret précité, il sera institué, dans 
chaque douar, par le général commandant la division ou 
par le préfet du département, suivant le territoire, une 
djemâa ou commission syndicale, ayant qualité pour 
représenter le doqar dans h'S divers cas spécifiés par les 
arlicles 10, 11 et 12 (titre Ilf), par le titre IV et par Tar-^ 
ticle 26 (titre V) du décret du 23 mai. 

Abt. 2. — Chaque djemâa de douar sera composée de 



i 



— 248 — 

trois à sept membres, conformément aux règles suivan- 
tes : 

Pour trente tentes ou gourbis et au-dessous, trois 
membres ; 

Pour plus de trente tentes ou gourbis, jusqu*à soixan- 
te, cinq membres ; 

Pour plus de soixante tentes ou gourbis, indéfiniment, 
sept membres. 

Art. 3.— Lorsque plusieurs groupes voisins et appar- 
tenant ù la môme tribu auront trop pea d'importance 
isolément pour avoir une djcmàa séparée, ils seront 
réunis pour former une seule djemàa. C'ile-ci sera com- 
posée de t( Ile sorte que chaque groupe y soit reprcseuté 
par un membre au moins. 

Art. 4. — Les membres des djemàas seront nom- 
més par le Général ou p ir le Prt fet, parmi les plus impo- 
sés de chaque d(»uar, âgés de vingt-cinq ans au moias, 
chefs de famille, non judiciairement interdits et n*avant 
subi aucune pûnc afllictive ou infamante devant quel- 
que juridiction que ce soit. 

L'arrêté portant nomination dos membres de chaque 
djeniâu désignera celui d'entre eux qui exercera la pré- 
sidence. 

Art. 5. — La djemda, une fois constituée, désignera 
celui de ses membres qui représentera le douar com- 
me délègue auprès des G mimissions et des Snus-Gommis- 
sions iustituées en exécution de fart. 2 du décret du 23 
mai. 

Art. 6. — Les djemàas de tribu actuellement existan- 
tes sont maintenues, et représenteront rintérôtde la tribu 
dans les divers cas déterminés par les art. 4 (t. II), 9, 10, 
11 et 12 (t. III) du décret précité. 

Il sera in tilné des djemàas dans les tribus qui en se- 
raient dépourvues, aux m( me*} fins que ci-dessus, dans 
les délais et formes déterminés par les art. 1 et 4 du 
présent. 

Le nombre des membres de (haque djemâa de tribu 
instituée en vertu du paragraphe précédent, sera propor- 



— 249 — 

tionné au nombre des douars dont elle se compose ; il ue 
pourra, toutefois, être inférieur à cinq ni supérieur à 
neuf, 7 compris le chef in vesti de la tribu (caïd ou cheikh), 
président de la djemâa. 

Art. 7. — Chaque djemâa de tribu désignera deux 
délégués pour la représenter près des Commissions et 
Sous- Commissions . 

Art. 8. — Les caïds ou cheikhs investis par Fauto- 
rité française, sont délégués de droit, concurrement 
avec ceux désignés conformément aux articles 5 et 7 du 
présent. 

Art. 9. — Pour les cas prévus par les articles 1 1 et 12 
du décret du 23 mai, les demandes en revendication 
de biens melk ou beylik seront immédiatement cbmmu- 
niquées aux djemâas des tribus ou des douars intéressés. 
Les djemâas se réuniront immédiatement à TelTet de dé- 
libérer, tant sur Topposition à faire aux revendications 
que sur les instances à soutenir, le cas échéant. 

Art. 10. — L*opposition de la djemâa, s'il y a lieu, 
sera formée dans le délai légal, à la diligence du président, 
qui aura également qualité pour ester en justice, au 
nom de la tribu ou du douar, défendeurs à la revendica- 
tion. 

Toutefois, la tribu ou le douar ne pourront plaider 
qu*en vertu d'une autorisation administrative. Cette au- 
torisation, suivant le territoire où seront situés les biens 
en litige, sera donnée par le général commandant la di- 
vision en conseil civil , ou par le préfet en conseil de 
préfecture. 

Il sera toujours statué d*orgence sur ces autorisa- 
tions. 

Art. 11. — Pour qu'une djemâa puisse délibérer, il 
suffira de la présence de la majorité des membres dont 
elle se compose. 

En c!as d*absence du président, il sera remplacé par le 
doyen des membres présents. 

En cas de partage des voix dans une délibération, la 
voix du président sera prépondérante. 



— 250 — 

Art. 12. — Les généraui commandant les divisions et 
les préfets des départements de l'Algérie, sont chargés de 
Texécution du présent arrêté. 

Fait au palais du gouvernement, à Alger, le 14 juillet 
1863. 

Le Gouverneur Général de V Algérie, 
M*' Pelissier , DUC DE Malakoff. 



N*164. •— (CIRCULAIRE pour Inexécution du sénalus-consulie 
du^ avril, du Règlemeni d'administration pv bloque du 9S 
mai et des Instructions Générales du H mai iS65. 

A MM. LBS Généraux et Préebts. 



Alger, Ie7juilletl863. 

Général , 
Monsieur le Préfet, 

L'instruction générale approuvée par S. M. l'Empe- 
reur le 11 juin dernier, pour Texécution du sénatus- 
consulte et du règlement d'administration publique, rela- 
tifs à la constitution de la propriété dans les territoires 
occupés par les Arabes, laisse à arrêter quelques détails 
qui sont essentiellement du domaine des instructions parti- 
culières. Je vous adresserai ultérieurement des circu- 
laires spéciales au sujet : 

V De la désignation à faire, par les tribus et lesdouars, 
d'indigènes chargés de les représenter devant les Com- 
missions et les Sous-Commissions (art. 3 du règlement 
d'administration publique] ; 

2® De la constitution des djemàas ayant qualité pour 
consentir l'aliénation de tout ou partie des communaux 
(art. 16), pour prendre part à la préparation des projeta 
d'allotissement pour la constitution de la propriété indivi- 
duelle dans les terres de culture attribuées aux douars 
(art. 26), et, an besoin, pour ester en justice et y dé- 
fendre aux revendications (instruction générale) ; 



— 251 — 

3* Du concours du Service topographique aux op(!Ta- 
tions des Commissions et Sous-Commissions (art. 2^4, 
6, 13 et 33); 

V Des formalités d'enregistrement et de transcription 
hypothécaire (art. 14 , 21 et 31) ; 

5° Des attributions nouvelles données au service des 
Contributions diverses, constitué agent de recette des 
douars vendeurs de tout ou partie de leur territoire com- 
muDal, et remplissant ainsi , vis-à-vis des ayant-droit sur 
les prix de vente, la mission réserv(^e jusqu'ici à la Caisse 
des dépôts et consignations (art. 20 et 22) ; 

6® Enfin , de l'établissement par ce même service des 
Contributions diverses, de la matrice foncière du terri- 
toire de chaque douar et de celle de la propriété indivi- 
duelle (art. 15 et 30). 

Mais je crois utile d'ajouter, dès aujourd'hui, quelques 
éclaircissements à l'instruction gén^'-rale du 1 1 juin, sur 
chacun des six points ci-après, afin que les dispositions 
prescrites soient comprises et appliquées partout d'une 
manière complètement uniforme. 

P Régularisation des attribuions territoriales consenties 
antérieurement au sénatus-consuUe^ au profit d'Euro^' 
péens ou d'indigènes. 

Le § 2 de l'article 1" du sénatus-consnlte, qui confirme 
tous actes, partages ou distractions de territoire inter- 
venus entre l'Etat et les indigènes, relativement à la pro- 
priété du sol , a été interprété par l'instruction générale 
avec la sollicitude la plus bienveillante pour tous les in- 
térêts. Il était juste, en effet, de prévoir les cas où des 
ventes, partages, concessions ou attributions diverses de 
territoires, au profit d'Européens ou d'indigènes, au- 
raient reçu, avant la promulgation du sénatus-consulie, 
un commencement d'exécution, bien que n'étant pas en- 
core définitivement régularisés. Tous ces actes seront con- 
firmés par décrets , impériaux, pourvu, toutefois, que 
les intéressés aient fait acte de possession et d'exploi- 
tation réelle antérieurement au sénatus-consulte. Vous 



— 252 — 

»"«^ ' î M^ntiel; le Préfet , ! * ^"''"^ ^^''^^'^' P*>"' *^'»*- 
que tribu distinctement» un état collectif de ces prises 
de possession, et à m'adresscr d'urgence ceux relatifs à 
tous les territoires qui, d'après vos propositions, devront 
êlre soumis les premiers aux opérations prescrites par 
le sénatus-consulte, afin que les incidents de Tespèce 
soient complètement apurés avant le commencement des 
travaux des Commissions. 

Ces états feront connaître le nom de ciiaque occupant, 
la situation et Fétendue de Fimmeuble, enfin, la nature 
et rimportance des travaux accomplis. 

2** Liberté des transactions privées à V égard des biens M£LK. 

L'instruction générale rappelle qu*en exécution de l'ar- 
ticle 6 du sénatus-consulte , les biens melk sont , dès à 
présent, librement transmissibles , en tout territoire, 
avant même que les formalités prescrites par les art. 13, 
14 et 15 du règlement d'administration publique aient 
été remplies. 

Cette disposition , qui répond aux plus vives aspira- 
tions des populations, sera accueillie partout avec grati* 
tude. 

Cependant, les parties contractantes, ainsi que les oflS- 
ciers ministériels , ne doivent pas oublier qu'elle ne s'ap- 
plique qu'aux propriétés possédées privativement dès 
aujourd hui, et que les biens communaux, de même que. 
les propriétés à constituer ultérieurement à titre privée 
sur le territoire des douars , ne peuvent être valable- 
ment aliénés que dans les conditions et après raccom- 
plissement des formalités indiquées par les titres IV et 
V du règlement. 

3° Territoires azels. 

Bien que les territoires azels doivent toujours être , 
en principe, dévolus à l'Etat, l'instruction générale dispo- 
se qu à défaut de compensations possibles sur d'autres 
points, on y constituera, au profit des populations indi- 



— 253 ~ 

gènes qni les occupent, des propriétés communales et 
individuelles. 

Cette mesure se justifie par de puissantes considéra- 
tions d'humanité et de bonne politique. Toutefois, son ca- 
ractère étant purement gracieux, il conviendra , pour 
ménager autant que possible les ressources territoriales 
de TEtat, de l'appliquer avec une sage circonspection, 
en apportant les plus grands soins à éviter toute exa- 
gération abusive. Je recommande expressément , à cet 
effet, que les propositions de l'espèce soient toujours 
combinées en^ue de donner satisfaction aux cultivateurs 
de profession, dans la proportion exacte de leurs besoins, 
et à l'exclusion des krammès ou autres prolétaire dé- 
pourvus d'instruments de travail. 

4* Territoires provenant du séquestre. 

L'instruction générale dispose , relativement aux ter- 
ritores provenant du séquestre: T que ceux dont la 
jouissance a été laissée aux indigènes atteints par le sé- 
questre, leur seront définitivement abandonnés en tota- 
lité; 2^ que, quant à ceux qui , au contraire, ont été pré- 
levés, en tout ou en partie, dans l'intérêt de la colonisa- 
tioUy les indigènes évincés recevront, autant que pos- 
sible ^ des compensations proportionnelles à leurs be- 
soins constatés. 

Afin de lever toute incertitude sur la possibilité maté- 
rielle d'application de la dernière de ces deux dispositions, 
il convient d expliquer que les compensations prescrites 
devront généralement être opérées , conformément aux 
règles tracées plus haut au sujet des Azels, par l'aban- 
don des territoires que les populations à dédommager 
occupent aujourd hui en fait. 

5® Compensations à attribuer aux douars ayant subi une 
distraction de territoire. 

Llnstrnction générale recommande aux commissions 
d*apporter la plus grande circonspection dans les dé- 
limitations de douar à douar; de se poser comme règle 



— 254 — 

habituelle de consacrer tous les faits accomplis dans la 
distribution du sol, et de ne modifier les situations acqui- 
ses qu'exceptionnellement, et alors seulement qu Q s a- 
gira de dédommager certains douars ayant subi des 
dépossessions dont les autres douars de la même tribu au- 
raient été aJOTranchis. 

Cette exception a été dictée par une pensée d'équité 
bien facile a comprendre. 

Cependant , il est A prévoir que sou application sus- 
citera souvent des réclamations de la part des douars ap- 
pelés à réparer le préjudice éprouvé par leurs voisins. 

Afin d'obvier à ces difficultés, ou tout au moins de les 
rendre plus rares , il conviendra que les compensations 
à accorder soient toujours prises sur les communaux , 
sauf le cas où , par suite du prélèvement trop considé- 
rable qu'il aurait subi, le territoire de culture du douar 
serait reconnu insuffisant pour les besoins de ses mem- 
bres. 

6** Revendication des propriétés Melk et Betlik. 

J'ai l'honneur de vous adresser ci-joint, en vous invitant 
aie faire imprimer à tel nombre d'exemplaires que vous 
le jugerez nécessaire, le modèle de la formule des états 
à fournir par les commissions et par les réclamants , par 
application de l'article 10 du règlement d'administration 
publique, en ce qui concerne les revendications de pro- 
priétés Melk ou Beyiik. Une complète uniformité étant 
désirable dans des documents de cette nature, je vous 
prie de n'apporter aucune modification à ce modèle, sans 
mon approbation préalable. 

Monsieur le Préfet , 



Je n'ai plus aujourd'hui, j génS, 1 ^^'^^ 

seul mot à ajouter à ce qui précède. L'Empereur dé- 
sire être appelé à staturr chaque fois que des difficultés 
et des circonstances accidentelles s'étant produites , il 
7 aura lieu à interprétation soit du sénatus-consulte, 
soit du règlement. Je compte sur votre expérience éclai- 
rée et sur votre dévouement aux intérêts du pays pour 



— 255 



me seconder, en tonte circonstance , dans rexécntiondes 
ordres de Sa Majesté. J accueillerai toujours avec empres- 
sement les communications que vous m'adresserez à cet 
effet, de môme que les observations que vous pourrez avoir 
à me soumettre au sujet de la présente circulaire et dd 
celles qui la suivront. 

Kecevez, etc. 

Le Gouverneur Général , 
M®^ Pelissier, duc de Malakopf. 



— Î5« — 



9^ 



SS M 






S 



i 
1 




DATE 

DU CERTIFICAT 

de 

revendication 

délivré 
à riutéressé. 




, ■ B « . 

i i!lK| 




NOM DE L'AUTEUR 
delà 

REySKDICATION. 




•< 




SITUATION 

BT LIMITM. 




9 
-M 

f S 8S 

S S - ri 

' 1 


' 



— 2i7 — 

If* 165. — CJBCULÀIRE pour rexécutUm de l'arrêté relatif aux 
djemâas et aux délégués indigènes. 

A MM. LES Généraux ht Prébbts. 

Alger, leUjuillel 1863. 

Général, 

Monsieur le Préfet, 

Aux termes de Tarticle 3 du décret du 23 mai, por>- 
tant règlement d*udministration publique pour Teiécu- 
tien du sênatus-consulte du 22 avril sur la constitution 
de la propriété foncière dans les tribus, « des indigènes 
« désignés par les tribus et par les douars, les repré- 
<c senteront près des commissions et des sous-commis- 
« sions, et seront admis à leur fournir les observations 
« et les reoseiîîuements qu'ils jugeront convenables. » 

A la délimitation du territoire de la tribu succédera 
immédiatement la répartition de ce territoire entre les 
douars, « en présence des représentants de la tribu et 
des douars intéressés. » — Art. 9. 

Les revendications des biens m^lk ou beylik^ faites 
dans les délais déterminés par Tarticle 10 du décret- 
règlement, doivent être « communiquées aux représen- 
• tants des tribus et des douars intéressés, » pour qu'ils 
puissent « &tire opposition à celles des rêve udi calions 
« qu'ils ne croiraient pas fondées. » — Art 11. 

Les tribus ou les douars, s'il y a lieu, et par For- 
gane de leurs représentants légaux, défendront en justice 
aux revendications. — Môme article. 

L*article 16 du même décret veut que des djemàas 
soient instituées, parles généraux et par les préfets, dans 
les douars dont le territoire aura été constitué, pour 
consentir, au besoin, Taliénation de tout ou partie de 
leurs biens communaui. 

Enfin^ ces mêmes djemûas, d'après Fart. 26, titre IV, 
concourront, avec les sous-commissions, à la préparation 
des projets d'allotissemcnt des terres de culture à par- 
^ger entre les familles du douar. 



— 258 — 

Afin de satisfaire à Tesprit de ces dispositions prises 
dans leur ensemble, et pour assurer, dès le début, la 
marche régulière et normale des diverses opérations 
rel tiv» s à la délimitation et à la répartition des terri- 
toires, j'ai reconnu qu'il était indispensable de con-lî- 
tuer préalablement à ces opérations la représent.ition 
légale des tribus et des douars, en instituant uniformé- 
ment les djemàas ou commissions syndicales des douars 
en même temps que celles des tribus. 

J'ai pris à cet elîet, en date de ce jour, un arrêté dont 
j'ai Thonneurde vous adresser une ampliaton. 

Il porte (art. 1") qu'immédiatement après la pro- 
mulgation des décrets (désignant les tribus où il sera 
procédé à la délimitation et à la répartition des terri- 
toires, il sera institué dans chaque douar une djemâa, ou 
commission syndicale, ayant qualité pour représenter 
le douar dans les divers cas spécifiés par les articles 10, 
11 et 12 (titre III), par le titre IV et par Tart. 26 
(titre V) du décret du 23 mai. 

La djemàa, une fois constituée conformément aux 
dispositions des articles 2 et 4 de l'arrêté, désignera un 
de ses membres pour représenter le douar auprès des 
commissions ou des sous-commissions instituées en exé- 
cution de Tarticle 2 du décret du 23 mai (art. à.) 

Les djemàas de tribu actuellement existantes sont 
maintenues ; il en sera institué dans celles qui en se- 
raient dépourvues. Ces djemàas auront , quant à la tri- 
bu, des attributions identiques à celles des djemàas 
de douar. Elles désigneront deux de leurs membres 
pour les représenter auprès des commissions- et sous- 
commissions , concurremment avec les délégués des 
douars et avec les chefs investis par l'autorité française 
et gui, aux termes de l'instruction générale du 1 1 juin, 
font, dans tous les cas, partie de cette représentatiou. 
(Art. 6, 7 et 8.) 

Aucune difficulté ne peut s'élever quant à la forma- 
tion des djemàas de tribu. La tribu représente une unité 
politique et territoriale tout à la fois, où il n'y aura, le 



-- 259 — 

pins souvent, qu'à maintenir Tordre de choses établi. 
Il n'en est pas de même du douar, section variable de 
la tribu, et dont le territoire est souvent indéterminé, 
puisque, dans un certain nombre de grandes tribus du 
Tell, plusieurs douars occupent souvent indivisément les 
terres de parcours et de culture ; mais chaque douar 
n'en forme pas moins dans la tribu un groupe distinct 
et séparé, dont l'importance se mesure au nombre de ses 
tentes. Ce groupe , en vue de rexéculion du sénatus- 
consulte, doit avoir sa représentation légale, abstraction 
faite de toute occupation de territoire. 

^'"''' i Mnnsieur le Préfet. (po«r l'exécution de mon 
arrêté, le dowar s'entend de toute agglomération, quel- 
que petite qu'elle soit, qui représ«*nte un intérêt distinct 
dans le groupe plus considérable de la tribu. C'est la 
communauté d'origine , de coutumes et d'intérêts qui 
forme Tunité du douar et qui éiablit son droit à une re- 
présentation spéciale, pour que ses intérêts soient sauve- 
gardés et défendus à rencontre de ceux des autres agglo- 
mérations de la même tribu. 

Toutefois, comme il arrivera souvent que le douar^ 
ainsi défini, n'offrira qu'uîi groupe d'une très faible im- 
portance, plusieurs de ces groupes rapprochés par le voi- 
sinage pourront être réunis administrativemeut, pour être 
représentés par une seule djemda. Dans ce cas , on pren- 
dra soin que chaque groupe particulier ait un représen- 
tant dans la djemàa. 

Dès la réception de mon arrêté, \ Général, ) 

il importera, | Monsieur le Préfet, i 

que vous vous procuriez, par l'intermédiaire des bu- 
reaux arabes . de votre circonscription administrative, 
la liste exacte des douars ou groupes distincts de famil- 
les, compris dans chaque tribu ; cette liste sera appuyée 
de détails statistiques quil vous sera d'autant plus facile 
d'obtenir, qu'ils existent en grande partie dans les tra- 
vaux de recensement relatifs à l'assiette des impôts 
arabes. 



— 260 -n. 

Vous recueillerez en même temps tous les renseigne- 
ments propres à \oas éclairer, tant sur les réunions à 
opénr en exécution des dispoî^itions de Tarticle 3, 
que sur le choix dfts personnes qui devront entrer dans 
la composition des djemâas. 

Comme le douar est, en quelque sorte, le pivot de la 
transformation quele sénatus-consulte doit apporter dans 
le régime de ]a propriété foncière dans les tribus, la 
djemâa du douar est appelée à jouer un rôle essentiel dans 
les diverses phases que doit traverser cette transfor- 
mation. Elle se fera représenter par un délégué tiré de 
son sein près des commissions et sous-commissions. Elle 
délibérera sur les revendications qui intéressent le douar; 
y formera, s'il y a lieu, opposition, et soutiendra, au besoin, 
cette opposition en justice, par l'organe de son président. 
Elle représentera le douar dans les opérations relatives 
à la répartition prescrite par l'article 9 du décret-ré j» le - 
ment. Elle se trouvera toute formée pour consentir 
les aliénations dont il est question au titre IV du même 
décret, et pour coopérer au partage des terres de cul- 
ture entre les familles. 

i Général ) 

C'est assez vous dire,., Monsieur le Préfet, i ««""^'«^ 

il importe que chaque djemâa soit composée des hommes 
les plus notablei^ et les plus considérés du douar, les plus 
dignes à la fois de la confiance de leurs coreligion- 
naires et de TAdministration. 

Dans le cas où quelques difficultés de détail Tiendraient 
à surgir dans Tappiication de mon arrêté, vous voudrez 
bien m'en rendre compte. Il y serait immédiatement 
pourvu par des dispositions spéciales et complémentaires- 

Je vous prie de m'accuser réception des présentes 
instructions. 

Recevez, etc. 

, le Gouverneur Général de l'Algérie, 

M*' Pelissier, dug bb Malakoff. 



-- 261 — 

N* 166. — CIRCULAIRE au svjet de la pubUeatûm des décrets 
désignant les territoires à soumettre à l'application du séna- 
tus- consulte . 

A MM. LES Généraux et Préfets. 

Ale:er, le 7 juillet 1863. 
Général , 
Monsieur le^Préfet , 

Le règlement d'administration publique du 23 mai der- 
nier, après avoir indiqué les divers modes de publication 
des décrets spéciaux qui désignent les territoires sur les- 
quels il devra être procédé aux opérations prescrites par 
Tàrticle 2 du sénatus-consulte du 22 avril 1863, dispose 
(art. I et 10) que cette publication sera constatée par des 
procès-verbaux de Tautorité locale, lesquels constitueront 
le point de départ du délai de deux mois accordé au Do- 
maine et aux particuliers pour la revendication des biens 
Beylik et des biens Melk. 

Deux observations essentielles sont à faire à ce sujet. 

Il est à remarquer d'abord que, dans T impossibilité 
évidente où se trouveront les Commissions et Sous-Com- 
missions d^entreprendre simultanément leurs travaux sur 
Tensemble des territoires que les décrets auront désignés, 
il n'y aurait que des inconvénients, sans aucune espèce 
d'avantage , à hâter partout à la fois la délivrance des 
procès- verbaux de publication dont je viens de parler. 
D'un autre côté, au lieu de créer toutes les facilités que 
l'instruction générale du il juin recommande d'accorder 
aux propriétaires de Melk^ on leur occasionnerait souvent 
de très- grands embarras, si Ton entendait les assujétir 
en toute circonstance à former leur revendication devant 
le Président de la Commission provinciale. 

Afin de tout concilier, je décide : 

r Que lorsqu'un décret aura désigné à la fois plusieurs 
territoires à soumettre aux opérations prescrites par le 
sénatus-consulte, la publication locale et la rédaction des 
procès- verbaux destinés à la constater, ne comprendront 
d'abord que l'un des territoires assignés à chacune des 



— 262 — 

Sous-Commissibns, et ne s'étendront que successivement 
aux autres, d'après Tordre de priorité qui aura été réglé 
pour l'exécution des travaux ; 

T Que les déclarations du Domaine et des propriétaires 
de Meik seront formées en vertu d'une délégation per- 
manente du Président de la Commission provinciale, de- 
vant les Présidents des Sous- Commissions, naturellement 
désignés pour les recevoir, par le double motif qu'ils se- 
ront toujours plus à proximité des populations, et que , 
d'ailleurs, c'est à eux qu'incombera le soin d'en faire le 
premier examen. 

Recevez , etc. 

Le Gouverneur Général , 
Signé : M** Pelissier , duc de Malakoff. 



N* l&l.— INSTRUCTION relative au concours du servirede la 
Topographie aux mesures d'exécution dusénatus-consutte et du 
règlement d'administration pubdque sur la propriété arabe. 

A MM. LES Généraux bt Peépets. 

Alger, le 7 juillet 1863. 

Général , 
Monsieur le Préfet , 

Une part de collaboration très-importante est attribuée 
au service de la Topographie dans les travaux de toute 
nature relatifs à l'exécution du sénatus-consu te et du rè- 
glement d'administration publique sur la propriété 

Ce service est appelé : 

1^ A designer un ou plusieurs géomètres à attacher 
comme auxiliaires à chacune des Commissions ou Sous- 
Commissions ; 

2'' Â fournir les plans généraux ou particuliers qui 
seront jugés nécessaires. 

Je recommande simplement, sur le premier point, que 
les géomètres attachés aux Commissions et Sous- Commis- 
sions soient toujours choisis parmi les agents les plus 



-^ 263 — 

ioteUigents et les plus actifs, afin que Tefficacité et la ra- 
pidité de leur concours se trouvent complètement garan- 
ties en toute circonstance. 

Mais je crois nécessaire d'entrer, au sujet du second 
point, dans quelques observations plus détaillées. 

La plupart des propositions formulées en exécution du 
règlement d'administration publique seraient, le plus 
souvent, inintelligibles pour les Commissions elles-mêmes, 
comme pour les autorités appelées à les contrôler, et il 
deviendrait d'ailleurs bien difficile d'en faire sur le ter- 
rain une application certaine et durable , et d'en tenir 
compte dans l'établissement de la matrice foncière, si 
elles n'étaient toujours rattachées à un plan géni rai. 

Il convient donc d'établir en principe que les rapports 
des Commissions seront ordinairement accompagnés d'un 
plan d'ensemble du territoire sur lequel elles auront 
opéré. 

Cette mesure d'ordre., éminemment utile, ne pourra 
ralentir, en aucun cas, la marche des travauit des Com- 
missions, pourvu qu'ainsi que je l'ai recommandé , on les 
applique d'abord aux territoires déjà levés, qui embras- 
sent une surface de plus de 4,300,000 hectares, et pourvu 
d'ailleurs qu'on consacre , dès à présent, les principaux 
efforts du service de la Topographie sur les points jugés 
S'jseeptibles d'être soumis, dans l'avenir le plus prochain, 
àTapplication du sénatus-consulte. 

Par cette double combinaison , on sera constamment à 
même de pourvoir à tous les besoins , en ayant toujours , 
préparét» à l'avance, une masse de [)lans supérieure aux 
possibilités d'exécution des opérations de reconnaissance 
et de déliuiitation. 

Mais s'il arrivait, dans quelques cas exceptionnels, qu'il 
y eût intérêt à hâter l'application des dispositions du 
sénatus-consulte sur un territoire non encore levé, on se 
bornerait, afin d'éviter toute perte de temps , à en faire 
dresser des croquis visuels par les soins des géomètres 
attachés aux Sous-Commissions. 

Il n'est pas sans intérêt, pour faciliter les recherches, 



— 264 -• 

que les plans ou croquis à produire par les Commissions 
soient toujours établis d'une manière complètement uni- 
forme. 

A cet effet, les règles suivantes seront ponctuellement 
observées en toute circonstance. 

On indiquera : 

1" Le périmètre des tribus par deux liserés contigus, 
Tun carmin clair de 8 millimètres de largeur, l'autre car- 
min foncé de 2 millimètres de largeur ; 

2** Le périmèt» e des douars par un liseré vermillon de 
3 millimètres de largeur ; 

3® Les biens communaux par une teinte plate vert pâle; 

4® Les biens collectifs de culture par une teinte jaune ; 

5® Les biens du Beylik non contestés par une teinte 
carmin clair; 

6® Les biens Melk non contestés par une teinte violette; 

T Quant aux biens contestés, ils seront laissés en blanc 
sur les plans ou croquis , jusqu'à la solution définitive 
des litiges. 

Recevez, etc. 

Le Gouverneur Général^ 
M** Pelissier , DUC DE Malarofp. 



N* 168 — DÉCISIONS au sujet des Sous-Commissions à insti- 
tuer, en exécution du règlement d'administration publique du 
$S mai 486S. 

A MM. LES Géi<ïéràux bt Préfets. 

Ale:er' le 9 juillet 1863. 

Général, 

Monsieur le Préfet , 
L'article 2 du règlement d'administration publique du 
23 mai dernier laisse au Gouverneur Général le soin de 
déterminer le nombre, la composition et le mode de no- 
mination des Sous-Commissions à adjoindre à chacune des 
trois Commissions provinciales chargées des opérations 
prescrites par le sénatus- consulte sur la propriété. 



— 265 — 

Eq exécation de cette disposition , j'ai pris, à la date du 
7 juillet courant, les décisions suivantes : 

V Nombre des Sous-Commissions. 

Il ne sera institué, quant à présent, que deux Sous-Com- 
missions dans chacune des trois provinces. Elles suffi- 
ront pour assurer les besoins actuels ♦ attendu qu'il est 
dans les intentions de Sa Maji'Sté FEmpereur de limiter 
les premières opérations à un nombre restreint de ter- 
ritoires. 

2* Composition des Sous-Commissions. 

J'ai pensé que, dans le triple byt de diminuer les dé- 
penses, ainsi que de faciliter le recrutement du person- 
nel et sa complète et constante coopération à l'ensemble 
des travaux à accomplir, il convenait de réduire à trois 
seulement le nombre des membres titulaires de chaque 
Sous- Commission , et j'en ai déterminé la composition 
ainsi qu il suit : 

l*^ Un officier supérieur ou un fonctionnaire adminis- 
tratif civil, président; 

2* En territoire militaire , un officier du bureau arabe 
militaire ; en territoire civil , un agent du bureau arabe 
départemental , ou autre agent civil ; 

3** Un agent des Domaines (vérificateur ou receveur). 

Les fonctions de secrétaire serontremplies p:?r les agents 
des Domaines attachés comme membres titulaires aux 
Sous Commissions, et il en sera de même pour les Com- 
missions provinciales. 

Enfin, il sera adjoint à chaque Sous-Commission, comme 
auxiliaires, sans voix délibérative, un géomètre et un in- 
terprète. 

3® Mode de nomination des membres des Sous-Commissions. 

Les membres titulaires des sous-commissions seront 
nommés par le Gouverneur Général, sur la proposition des 
Généraux divisionnaires et des Préfets. 

Quant aux auxiliaires, ils seront désignés , suivant le 



— 266 — 

territoire, par les Géaéraax âivisionnaires oa par les 
Préfets. 

Becevez, etc. 

Le Gouverneur Géné'-al 
M«^ Pelissier , DUC DE Malakoff. 



N' 169. — DÉCISION portant fixation df>n indemnités accor- 
dées aux membres des Commisaiœis et Sous-Commissions. 

A MM. LES GÉl^ÉRAUX ET PfiÉFETS. 

Alger, le 9 juillet 1863. 

Général , 
Monsieur le Préfet , 

J'ai rhonneur de tous informer que, par décision en 
date de ce jour, j'ai déterminé de la manière suivante la 
rétribution pécuniaire à accorder aux membres des Com- 
missions et Sous-C!ommissi(ins qui seront chargées de 
Texécution du sénatus-consulte du 22 ayril dernier; 
savoir : 

C0MMISSI0I«S PROVINCIALES. 

Présidents 20 fr. par Jour. 

Vice-présidents et membres titulaires. . 1 5 fr. id. 
Auxiliaires (géomètres et interprètes). . 10 fr. id. 

SOUS-COMMISSIONS. 

Présidents 1 5 fr. par jour. 

Membres titulaires 1 2 fr. id. 

Auxiliaires (géomètres et interprètes) . . 1 fr. id. 
La même décision stipule expressément : 
1* Que rindemnité sus-indiquée ne sera payée que 

pour chaque journée de déplacement effectif; 
2* Qu*elle sera exclusive de toute autre allocation, et 

notamment de la faculté de réclamer gratoitenient aux 



— 267 — 

populations indigènes les moyens de transport , la diffa 
ou Talpha; 

3* Enfin , que les denrées de toute nature qu'il pourra 
être indispensable, en certaines circonstances, de faire 
délivrer par les tribus , ne seront jamais fournies qu'à 
charge de remboursement d*après un tarif fixé, suivant 
le territoire , par le Général commandant la division ou 
par le Préfet. 



Recevez , etc. 



Lt Gouverneur Général ^ 
W^ Pelissier, duc de Malakoff. 



^* no.-- INSTRUCTION s^iT les R^gixtres et BuUelins à établir 
par les Sous- Commissions. 

A MM. LES Généraux et Préfets, 

Alger, le 10 juillet 1863. 

Général , 
Monsieur le Préfet y 

Âdditionnellement aux dispositions contenues dans la 
sixième partie de ma circulaire du 7 juillet courant, 
n® (164), au sujet des formes à suivre pour la renendica- 
tion des biens Metk ou Beylîh^ je décide que chaque Sous- 
Commission sera tenue d'ouvrir deux registres : le pre- 
mier, coté et paraphé parle Général divisionnaire ou le 
Préfet, selon le territoire, devant servir à inscrire, à leur 
date^ toutes les revendications ; le second destiné à rece- 
voir la traduction des pièces produites à Fappui de ces 
revendications. 

Je décide, en outre, dans le but de faciliter rétablisse- 
ment ultérieur de la matrice foncière, que le travail de 
chaque Commission se résumera par la rédaction de but- 
letins individuels qui présenteront le détail : 

r Des biens melk contestés par la tribu ; 



— 268 — 

2* Des biens melh non contestés ; 
3^ Des propriétés domaniales, forêt'; ou autres, contes- 
tées par la tribu ; 

4® Des propriétés domaniales non contestées ; 

5® Des propriétés collectives affctées à la culture; 

6** Des terres de parcours, dites communales, 

T • j ^ mr I (Général I 

Je vous prie de vous concerter avec M. le ppAf^f \ 

pour rimpression de ces bulletins et de ces registres , 
dont le premier devra être conforme au modèle d'état an- 
nexé à ma circulaire précitée du 7 juillet courant. 

Recevez, etc. 

Le Gouverneur Général , 
M«* Pelissier , DUC DE Malakoff. 



N* 171. — Offices ministériels. — Huissiers. — Par dé- 
cret impérial du 25 avril 1863, le sieur Bunout (Aphonse-Jean) 
a éié nommé huissier près la justice de paix de Saini-Cloud 
(Algérie), en remplacement du sieur Reymondet, révoqué. 

N* Y72-'Déf'*nseurs —Par décret du 6 juin 1863, le sieur Chade- 
bec, di fenseur près le tribunal de première instance d'Oran 
(Algérie), a été révoqué de ses fonctions. 

W 173. — Commissaires prîseurs.—Pav décret du 29 juin der- 
nier, le sieur Loviconi, commissaire-priseur à Pbilippeville, a 
été révoqua et remplacé parle sieirr Bellaton, greffier de la 
justice de paix de Douera. 

N* 174. — Huissiers. — Par décret du même jour, M. Dieuset, 
huissier près le tribunal de 1" instance de Séiif, a été nommé 
huissier près le tribunal de première instance de Bône, en rem- 
placement du sieur Mathieu, révoqué. 

Le sieur Cap lesiaing, huissier à Mondovi, succède au sieur 
Dieuset, à Sétif. 

Le sieur Chaumard , Pierre-Alphonse , succède au sieur 
Capdestain, à Mondovi. 



_ 2fî9 — 

N* 175. — Mines. — Concussions. — Par décret impérial du 
13 mai 1883» il a été faii cooces^iou à MM. Libaitle, Lecoq et 
Bertlion, des mines de cuivre, plomb, zinc et autres métaux con- 
nexes d'Àïn-Barbar, situées sur le territoire des Hamendas, ar- 
rundisseoient de Bône, département de Gonstaniine. 

N* 176. — Autorisations de recherches. ^Vn arrêté du Gou- 
verneur général, du 25 j'iin, a prorogé pour deux années, avec 
extension de périmètre, Tautorisaiion de recherches précédem- 
ment accordée à M. Bacri (Muïse-Cohon), pour des mines de cui- 
vre et autres métaux connexes, situées à Bled-el-Uammam, sub- 
division de Batna, province de Gonstaniine. 

N* 177. — Par arrêté de S. E. le Gouverneur général, du 29 
juin dernier, MM. Jnuicotet consorts ont été autorisés à exécu- 
ter des recherches de mines de fer à Bou-R'beïn, au nord du lac 
Fetzara, arrondissement de Bône. province de Constantine, et à 
disposer des minerais provenant de leurs travaux de recon- 
naissances. 

La durée de cette autorisation est de deux années. 



NM78. — MiLiCFs. — Nominations et mutatiorfs.-- Par arrêté 
d'» S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général, en date du 2 juin 
1863,ont été nommés aux emplois ci-après, dans le corps de milice 
de la commune de Tlemcen : 

y compagnie (section d'Hennaya). 
Capitaine : M. Grasset, milicien, en remplacement du sieur 
Derirand, démissionnaire. 

Section de sapeurs-pompiers. 
Lieutenant-commandant : M. Courrier (Ambroisc). sous-liou- 
lenant. en remplacement du sieur Beauséjour, démissionnaire. 
Sous-lieutenant: M. Litchcinstein (Paul), sergent, en rempla- 
cement de M. Courcier, promu lieutenant. 
3* compagnie. 
Sous-lieutenant : M. Âudibert, secrétaire du conseil de dis- 
cipline, en remplacement du sieur Naulleras, décédé. 
Cons'ilde discipline, 
Sous-Ii'îutenani secrétaire : M. Schweizer, milicien, en rempla- 
cement de M. Âudibert, promu dans le cadre d'une compagnie. 

N* 179.— Par arrêté de S. E. le Mnr'^chal Gouverneur Général, 
du 11 juin 1863, M. Safrane (Pierre), ancien capitaine de 
zouaves, chevalier de la Légion d honneur, est nommé chef de 
l)ataillon commandant la milice de Tlemcen, en remplacement 
de M. Guimbelot, parti sans esprit de retour. 



— 270 — 

N' 180.^Par arrêté de S E. le Maréchal Gouverneur (Général de 
TAlgérie, du 18 juin, M. Wtllems (Pierre), sortent, esi nommé 
sous*l)eu(enaot commandant la seclion de sapeur>-pompiers de 
La Siidia (commune de Rivoli), en remplacement de M. Gabis. 
démissionnaire. 



N* IW. — TRiBUNiux MUSULMANS. — Personti^l, *— Par ar- 
rêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en date du 3 juin 1863, 
Si Âli ben M'bareck, cadhi de la 95* circonscription judiciair* 
delà province d*Alger (région en dehors du Tellj, a été révoqué 
de ses fonctions. 

N*182 - Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en date 
du 22 juin 1863, Ahmed ben Si Lakhdar ben Si Barkats, cadhi de 
la 49* circonscription j udiciaire (cercle de Constantine), de la 
province de Constantine, a été révoqué de ses fonctions. 

N* 183— Par arrêté du même jour. Mohamed ben Kouider, taieb 
a été nommé adel de la 98* cire >nscription judiciaire (région en 
dehors du Tell) de la province d'Alger, en remplacement d'Ali 
ben Mustapha, nommé bach adel de la 99* circonscription. 

N* 184. — Par arrêté en date du 29 juin 1863, S. Exe le Ma- 
réchal de France, Gouverneur Général de l'Algérie, a sii^^pen- 
du de ses fonctions pour deux muis, le cadhi Si ben Koukha, de 
la 68* circonscription judiciaire de la province d'Alger. 

N* 185. — Offices ministériels. — Greffiers, — Par décret du 
18 juin, le sieur Massfm, grelFier de la jusiice de paix de Sétif, 
a été révoqué de ses fonctions, et remplacé par le sieur Bcrte, 
greffier de la justice de paix de J-^mmapes. 

Le même décret nomme le sieur Davauchelle, greffier de la 
justice de paix de Jemmapes (Province de Gonstantine). 



N*186. —Courtiers. — Chambres syndicales, — Par arrêté 
de S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général, du 5 juin 1863, 
la nouvelle chambre syndicale des courtiers d'Alger, pour 
l'année 1862-1863, a été composée ainsi qu'il suit : 

Syndic, MM. Chapuy, 

1" syndic adjoint, Gaubert. 

8* — Vernier. 

3* — Bavastro. 

4* — Barsanti. 

Trésorier, Bouron, 



— 271 — 

N* 187. — Pokts-bt-Chaussébs — PersonneL — Par arrélé 
dp S. Exe. le Maréchal G luvtrnpur Générai, en date du 12 juin 
1863, M. Chaiidel (io<f ph-Eiigënp). conducteur embrigadé de 3* 
classe du service des Ponts-ei-Chau^sées, mis à sa disposition 
par M. le Ministre de l'A^friculture, du Commerce et des Tra- 
vaux publics, a été commissionn^^ pour être employé en ladite 
qualité dans le département d Oran. 



N* 188. — Service de l'Enregistrement et des domaines. 
— Nominations. — Par déci.sion de M. le Ministre des finances 
du 19 juin 1863, prise sur la proposition de S. Exe. le Gouver- 
neur geiiéral ont été promus: 

Jltt grade de rérificaleur de r« classe : 
N. Lartigue, vérificateur à Mascara. 

Au grade de térificaUnT de 2* classe : 
MM. Bignaull, vérifiraieur à Cunstaniine; Poulie, vérificateur 

à Bdne; Detpbin, vérificateur à Mascara; Boulle, vérificateur à 
Orau. - 

N* 189. — Par décision de S. Exe. le Gouverneur général du 
24 juin 1863. coucert(^e avec M. le Ministre des finances, M. La- 
net, inspecteur à Alger, est nommé conservateur des hypothè- 
ques de 1** classe à Oran, en remplacement de M. Artbus, dé- 
cédé. 



N* 190. — Tribunal de commerce d'Oran. — Nominations, — 
Par décret impérial en date du S!9 juin, sont institués : 

Juges au tribunal de commerce d'Oran, MM. de Saint-Pierre 
etEmerat, réélus; M. Blanchard (Ferdinand), en remplace- 
ment de M. Sazie. 

Supfléant au môme siège. M. Théus (Auguste}, en rempla- 
cement de M. Schneider. 



NM91.— Cours bt tribunaux. -^Personnel. — Par décret 
impérial en date du 29 juin, a été nommé : 

Juge suppléant rétribué au tribunal de première instance de 
Gonstantine, M. Chieusse, juge de paix à Douera, en rem- 
placement de M. Leroux, nommé substitut du procureur Impé- 
rial. 



— 272 — 

N' 192. — Justices dk paix. — Nominations, — Par décret 
du i9 juin 1863, ont été nommés : 

higt^ de paix d6 JerniiiH^iOs (dép. do Constantine), M. Prat, 
suppléant rétribué du juge de paix de Guelma, en remplace- 
ment de M. Charbonnet, qui a été nommé ju^re de paix d'Oran. 

Juge de paix de Douera (dép. d'Alger), M. Pic (Marif-Anioine- 
AugU'iiin), licencié endruit/en remplacement de M. Clneussp; 
qui est nommé juge suppléant rétribué au tribunal de première 
Instance de Consianiine. 

Suppliant rétribué du juge de paix de Guelma (dép. de Cons- 
tantine), M. Viet (Ernesi), avocat, en remplacement do M Prat, 
qui est nommé juge de paix de Jemmapes. 

N* 193. — Par décret en date du même jour, ont été nommés 
aux fonctions de suppléant de justice de paix : 

M. Dt^nizot (Nicolas), à Milianab, en remplacement de H. Mar- 
tin, démissionnaire 

M. Favier (François), à Coléab, en remplacement de M. Schis- 
1er. démissionnaire. 

M. Moniader (François), à Goléah, en remplacement de M. 
Pommereau, démissionnaire 

N* 194.— Par un autre décret en date du môme jour, M Grand- 
jean (\laibias Nicolas), huissier à Alb^îriroff, a éié nommé gref- 
fier delà justice de paix de Douera (Algérie), en remplacement 
de M. Beliatun, qui a été nommé comuiissaire-priseur à Philip- 
peville. 




CERTIFIÉ CONFORME ; 

Alger, le 16 juillet 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SERPH. 



ALG£B. — 7MPI11MER1E £T PAP£T£RIfi B01IT££. 



— 273 — 



BULLETIN OFFICIEL 



DU 



GOUVËRNEYIENT GË\ÉRAL 



DE L'ALGÉRIE. 



I!<«i-Mi:j 



flSG3. 



N' 88. 



SOMMAIRE. 



K't dAtbs. 



195 



196 

197 

à 

199 



2 mai 1863. 

19 juin 1863. 
Dates divers. 



▲NALTBK. 



Kmix Iher nnl^M et ifiliièmlrj» — Décret 
qiit a 'lori^H le Gouverneur- Général a 
conc'^dcr les sonr es d*eanx min^ralos 
de Hnmiham^Mélouane, près Rovigo, 
province d'Alger 

— Arrêté de concession 

— Gainer des charges (annexe) 

Mentions et Extraits 



FA» 



5^4 

•276 

287 

ot 



— 274 — 

!!• 195. — DÉCRET qui ait tonifie le Goiwernenr Général à concé- 
der les sources d*eaux minérales de Hammam Mélauan*^, près 
Rovigo, protince d'Alget, 

DU 2 MAI 18G3. 



NAPOLÉON , par la prâcc de Dieu et la volonté na- 
tionale, Empereur des Français, 

A tous présents et à venir, Salut. 

Sur le rapport de notre Minsiire Scrétaire d'Etat au 
département de la Guerre, et d après Ks propositions da 
Gouverneur Général de l'Algérie; 

Vu la deman^le du sieur FouillPl , docf^ur en m^^fle^ine , de- 
meumnt à Aigir, »'n date du 21 juin 18 9 i-t du 5 décembre 1861, 
tendant à obtenir, pour la f ind.itiun d un étnb issemeni thermal, 
la conressioti dessoiirc*'Sd*enux minéraitsd'Uâminam-Méiuuaae 
situ- es prè.* de Rovigi». province d'Alg r ; 

Vu los rapports descommissi «ns 'oca es successivement insti- 
tuées, ceux des Ingéni urs des mines, les avis du Préf t d'Alger, 
de i'Acadf^mie impTia'e d*) médeci -e, de Tlnspecteur générai 
des ravaux civds en Algérie, et du Comité consultatif d'uygiène 
publique de la France; 

Vu !es p ans produits; 

Vu ravis du Co seii consu'tntif du Gouvernement général de 
rAlgérie, en «lale du 10 septembre 18.2; 

Vu tou.HS les pièces produites, 

Vu les ordonnances <te^ 21 j liilet 1845 et 1**^ septembre 1847, 
sur les concessions en Àigéri'* ; 

Vu la loi du 16 juin 185., sur la constitution de la propriété en 
Algérie ; 

Notre Conseil d*Etat entendu , 

ÀTOIfS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Article V. 

Le Gouverneur Général de TAlgt^rlje est autorisé à con- 
céder directement, au nom de TEtat, au sieur Feuillet 
(Jean-Jnde), doclenr en ra('»decine, demcur.int à Alj^cr, 
pour la fondation d'un él«bliss^*mcnt th rmal^ 1 exploi- 
tation des sources d'eaux minérales d'Hummam-Mélouane, 
situées dans la vallée de rHarracbi à 7 kilomëlres de Jfto- 



— 275 — 

Tigo (provioce d'Alger), et ce pour le temps et aux clnuses 
et conditions du cahkr des charges auneré au présent 
décret. 

Article 2. 

Notre Ministre Secr('taire d'Etat an département de la 
Guerre et le Gouverneur Général de I A'gérie sont char- 
gés, chacun en ce qui le concerne, de Tcxécution du pré- 
sent décret, qui sera inséré au Bulletin officiel du Gpa- 
Ternemcnt ginéral de l'Algérie. 

Fajit à Paris, le 2 mai 1863. 

NAPOLÉON. 

Par TEmpercur : 

Li Maréchal de Fiance^ Ministre Secrétaire d'Etat 
au département de la Guerre , 

Bajndok. 



!(• 196. -— AUUÈJÉ portant cnncemon dfs sourcpi d*paux mi^ 
nérales du liammam-Mélouane à Ait le D' Feuillet, 

DU 19 jmsi 1863. 



AV nOM DR l'SMPEBEUR. 

Le Maréchal de France , Gouverneur Général de 
l'Algérie, 

Vu le décret impérial, en date du 2 mai 1863. qui raulori&e à 
concéder directement, au nom de l'Etat, au >ieur Feuillet, l'ex- 
ploi ation des sources d'eaux minérales d'flammam-Mfiouane, 
province d'Alger; 

Vu ie Cdhier des charges et le plan annexés à ce décret, 



~ 276 — 

ARRÊTE : 

Art, i*'. — Il est fait concession au sieur Fenillct 
(Jean-Jude) , doclonr en rat'decine, demeurait à Alger, 
pour la fondation d*nnétabiiss.nient thermil, de Texploi- 
tationdessourciïsd'caux minérale^ d Hunmain-MélouanCi 
situées dans la va lée de I Harrach, a 7 kilomètres de Ro- 
vigo ^province d'Alg T},<'t ce pour le temps et aux clauses 
et couditioQS du cahier des charges annexé au décret sus- 
visé. 

Art. 2. — M. le Préfet d'Alger est ch ïrgé de Texécu- 
tion du présent arrêté, qui sera ins* ré au Bulletin officiel 
du Gouveruemcnt général de l'Algérie. 

Alger, le 19juio 1863. 

M^l PeLISSIER , DUC DE Malakoff. 



, RBUTIP 

A LA COMIESSION DE L'EXPLOITATION DES SOURCES D'EAUX MINÉRALES 

[ DE HAMMAM-MÉLOUAKE 

près d« Bovigo (provinee d^Alser). 

^Anuexe au décret du 9 mat I tS.) 



ARTICLS !•' 

te Gouverneur Général do l'Algérie, agissanlnu nom de l'Etal, 
fonrèdeotdonne à bail, pour !•* temps et aux conditions ci-:iprès 
déterminées, an sieur FtMiillet (Jean-Jude), docteur en mé Iccine 
domicilié à Alger, rexploitntion des sturces ihermnd'is d'CIam- 
mam-Mélouan, situées dans la \aUeede Tllarracb, à 7 kilomètres 
de Rovtgu (province d*Alger). 

ART. 2. 

Le concessionnaire est tenu d'affecter à l'exploitation de ces 
sources les 16 hectares 69 ares 80 centiares de terres compris 



- J77 — 

dans I(>p^nmMre M. N. 0. P. Q. R. S. M, tracé sur le plan an- 
nexé au prôsont cahier des ch^rg^s. 

L*ailmiiiistraii*»n rem^* ira nu concessionnaire, pour la durée 
du bai (font il ^*agil. coux dc^li s le raiiis •! ni l'Etat serait pro- 
priéiHire. Eli- lui prêtera son cotic>urset, au besoin, le substi- 
tuera datis ses droits et ob i<>:aiiLins pour l'acquisiiion de ceux 
qui n'.'ippnrii ndrnienl pas nu dcinaine de l'Et;it. 

Al expinitiitu de la conce?'sion tous ces terrains feront re- 
tour à i'E*at, »iiisi(]uo4;(Mix que le dév«*loi>p''m(M)i de l'établis- 
semont iher ««al y feaii ajouter dans la vallée de rilarrach. de- 
puis le coriflii nt de l'Ou d-.MeI'b, près des gorges dtf Ma- 
ghrouua, jusqu'à un kilomètre en amont dp marabout de Sldi- 
Solimao. 

AIT. 3. 

Le concessionnaire devra ex'^cuter, à ses frais ^t dans le délai 
de deux ans a dai* rd(!sa mise en possession des sources ther- 
m^iles, les travaux doui le dét>il sui : 

1* Dt>s tranctii^esà Cii-I ouvert, pour le caplage des (rois sources 
principahs dites: 

Soiircf de la piscine de Sidi Solimam: 

Source du milieu; 

Source de la piscine européenne, 
ainsi quelecaptaga de<« infiltrations secondiires quisourdent au 
pied de la montagne lâie Koudial-^I-Hamman; 

2* Un établ s&einent thermal proprement dit, adossé au eéteau 
de Hammam-Meloiiane. 

Cet (établissement comprendra : 

Trois piscines pouvant contenir six baigneurs chacune; 

Une salle de douches h trois robinets de 3 m. 50 c. environ de 
hauteur de chute; 

Dix baignoires; 

Un robinet intérieur pour Us personnes (autres que les indi- 
gènes) qui prendront Teau thermale à Tel «t do boisson; 

Un robinet extérieur, à Tusage exclusif des indigènes, pour 
prendre Teau thermale à Tétat de boisson. 

Toute la construction sera en maçonnerie de moellon brut 
avec mortier hydraulique dans les fi)ndaiionsetdaris'l6s parties 
en contact avec Teau, 1 1 en moMier de chaux grasse en éleva* 
tion. Les parois des piscines et des baignoires, les marches d'es- 
calier, les soubassements, les dallages, cordons et corniches, 
seront en ciment et de bo' ne qualité. 

Le tuynuiage sera en plomb ou en cuivre. 

3* La piscine du marabout de Sidi-Soliman sera conservée à 



— Î78 — 

FuMge exclusif des Indigènes musulmans et israélites ; elle sera 
réparée et entretenue en bon état par le concessionnaire. 

Art. 4. 

Le concessionnaire sera tenu, en outre, de construire à ses 
frais (y compris Tacquisilfon des terrains pour laquelle I Admi- 
nistration lui prêtera s in concours, et au besoin le substiiuera 
dans ses droits et obligation>) et dans le délai de deux ans sus- 
indiqué, une route carrossable, par laquelle on puisse se ren- 
dre, après la saison des pluies, de Rovigo à llammam-Me- 
louane. 

Il devra entretenir cette route en bon état de viabilité pen- 
dant la saison des bains, fixée ainsi qu*il sera dit ci-après. 

ART. 5. 

S'il est reconnu que Teau de Tllarrach. convenablement re- 
froidie, ne soit pas bonne à boire pendant la saison des bains, le 
concessionnaire devra faire le> travaux d'aménagement néces- 
saires pour donn<'r de IVau potable à proximité de rétablisse- 
ment, soit en creusant des puits sur la rive droite de l'Harrach, 
sous la surveillance du .'ervice des mines ; soit en établissant 
une borne-fontaine snr la rive gauche de cette rivière, avec un 
pont mobile en charpente donnant accès à cette fontaine pen- 
dant la saison des eaux. 

Art. 6. 

Les travaux énumérés dans les articles ci-dessus seront exé- 
cutés sur plans et devis dres.sés par le concessionnaire et ap- 
prouvés par le Gouverneur Général de 1 Algérie. 

Ces travaux seront faits sous la surveillance du service des 
mines, en ce qui concerne le captage des sources, et du service 
des ponts et-cbaussées, en ce qui concerne les routes et cons- 
tructions. 

Le concessionnaire en demeurera responsable suivant les rè- 
gles du drott commun. 

Lesmémvs règles seront appliquées à tout accroissement ap- 
porté dans la suite à rétablissement thermal. 

Art. 7. 

La présente concession aura une durée de quatre-vîngl-dix- 
neufans, à partir de la mise en possession qui sera constatée 
par procès-verbal. 

Art. 8. 
A l'expiration de la concession, les travaux et concessions ci- 



- 479 — 

dessuf indiqués, ainsi qne toutes les constructions d'hôtels, ac* 
croissemoiiis, améiiorations et embeitisscmcnts tie toute narure 
opérés par le c ncossluDuairt) peinidiil la durée de son bail sur 
les torrains d-pendant de réiablisscment dans les limiies tra- 
cées à rariic e -2, y compris les mactilMOs hyiiranliques et leurs 
accessoires. cal)iniîls del»ains, baign ires, tuyaux, c-»n(liiiis, ro- 
bitets, et. en général, toui ce i)ni aura le cnracière d'ijyimpuhle 
par desiinaUvn, demeureront la propriété de TEiat, sans aucune 
indemniié. 

Art. 9. 

Après racbëveroent et la réception des travaux indiqués aux 
ariiclesS. 4, et 5, il en sera dressé un état descrip:if aux frais 
du coucessiouuaire , en triplo expédition , avec pians à Tap- 
p:ji. 

L'un** d» ces expéditions sera adressée au Gouverneur Géné- 
ral d« TAlK'ériH; la sectuide sera d'p'iséo dans les arrhives do 
rA<iuiiui>iraiiuH préfecioraie ; la tioîdlèiue demeurera entre les 
mains du concessionnaire. 

Art. 10. 

Le concessionnaire devra entretenir et remettre, h la fin de 
sa joiiissancf\ en bon éiai de réparations lucaiivrs. rétablisse- 
ment et tous les travaux qui s'y raitachent; il sera tinni de faire 
toutes les réparations qui sont a la charge de Tusufruitier. 

Art. 11. 

Il sera tenu d'asonrer. à ses frais, contre l'incendie, tou« les 
bâtiments roniposani l'éiablissi ment, au fur et à mesure de leur 
construction, aiu»i que le matériel et le mobilier. 

Art. 12. 

A Texpiration de la concession, il sera dressé par des experts, 
contradictoirement nommés, un éiat debcripiif et estimatif du 
mobilier et du matériel, moins les obj'eis immeubles par d.<38li- 
Ddtion, qui garniront alors l'établissement. 

L Etal ou le coni*e5>ionuairH entrant pourront conserver les 
meubles meublants, à la charge tien rembourser la valeur vé- 
nale fixée par l'expertise. Le remboursement aura lieu dans le 
délai de trois mois après l'expiration de la concession. 

Le concessionnaire sortant aura, à conditiims égales, la préfé- 
rence sur tous autres demandeurs pour uu bail nouveau. 

Art. 13. 

Le conces<;ionnaire aura le droit de percevoir, au maximum, 
tes prix ci-après : 



— 280 — 

Pour la tente de l'eau: 

r Une bouteille d*un li re d'eau scntiée, verre 
compris » f. 50 c. 

£* Emp!iss2ige d'un litre pour la coiisouimHtion 
locale » 10 

Pour les bains et d> niches: 

!• Un bain de 1~ cbsse dans les baignoires.... » f. 75 c. 

£• Un bain de 2* classe d«ns Ips piscines » 40 

3* Doiîchf» simple dans les baijçnoires % 50 

4* Douche simple dans les baignoires, avec mas- 
sage » 75 

5* D'Urhe simple dans la 8aile commune » 40 

6* Douche simple dans la salle commun", avec 
massaire » 60 

Lorsque les douches seront prisf's avec un bain, ell^s aug- 
mf'nipront le prix de 25 cent. , si la douche est simple, et de 
50 cent, si elle est avec massage. 

Le prix du linge nVst P'is compris dan!% le tarif qui précède, 
et devra ôire payé suivant la quantité de linge réclamée, 

Il sera facultatif à *out baigneur de ne pas se servir du linge 
de rétablissement, ou d'exiger la fourniture du linge aux prix 
ci-a tirés : 

Une robe de chambre » f. 25 c. 

Un fond de bain » 20 ' 

Un peignoir » 15 

Une serviuite » 10 

Le baigneur pourra exiger que le linge soit chauffé. 

La durée du bain sera d'une heure, y compris le temps né* 
Gessaire pour la toilette; au delà d'une heure, le bain sera payé 
double. 

L'usage de Teau pour boisson sur place sera gratuk. 

L*eau ne pourra être transportée à domicile que pour la con- 
sommation loeale. 

Le concessionnaire sera libre d'accorder aux acheteurs de 
Teau expédiée telles remises qu'il jugera c mvenables. 

Le service des bains et douches ne pourra commencer avant 
quatre heures du matin, ni se prolonger au delà de neuf heures 
du soir. 

Aucune rétribution autre que celles ci-dessus fixées ne pourra 
éire exigée. 

Les prix à percevoir pour les bains et douches qui seraient 
ultérieurement établis pour être ailniinisirés sous des formes 
nouvelles, au moyen d'appareils spéciaux, çoront fixés de con* 
cert euiro i'Admiuidtralion et le concessionnaire. 



— 281 — 

Akt. 14. 

L'^s indiîrënps. musiilmins ou fsra^lit'^s. auront la jouissance 
exclusive île la pi^ciuo e^isi.'int aciUHJlcmenl «lans le marabout 
de Siili-Solim.'in. lU payr'runt une iéiritiuiii>n de cinq centimes 
p;ir b»in. au profit d i conces>iounaire des eaux, qui sera chargé 
dVnirHiPulr la propr»'tJ^ d^ la pi-cino ft de ses nbonls. 

Cu rèprlftrnent de rAdmluisfraiion dél^^rminera le ïi^u où les 
jndi^èues feront leurs sacrifices ordinaires» ainsi que i<^ lieu où 
ils jeileront les issues des animaux qu'ils aur.ml sacrifii^s. 

Un espace snlTi^ani sera réservr^ h\\\ iudijrftnes. à IVsl du ma- 
rabiuii, piuir qu'ils puissent camper avec lecrs bêles de somme, 
sans avoir à payer aucune rc^lribuiion ; tiujlefols, leurs bêles de 
somme re pourront ni vasruer librement, ni dépasser les limites 
assignées par l'Administraiion. 

Art. 15. 

Le concessionnaire mettra à la disposition de TAdministralion, 
sam indemnité, trente bains ou douches par jour pour le ser- 
vices des hôpil;»ux civils et militaires et pour les personnes si- 
gnalées couime indigentes, soli par TA Iministration, soit par les 
bure;aix de Bienfaisance d'Alger et «le fîlidah. Un cinquième 
des bains ou douches atiribués aux services militaires et civils 
pourra être exigé de r* classe. 

Chaque bain gratuit ou chaque douche gratuite de 1** classe 
dans les baignoires, donnera droit, sans rétribution, à une ser- 
vietie et à un peignoir. 

Chaque bain gratuit dans la piscine et chaque douche dans la 
salle commune donnera droit, sans rétribution, à un peignoir 
seulement. 

Pour chaque bain ou douche dont elle disposera en sus du 
nombre de 30 fixé pir 1»* § T' de cet article, rAlminisiraiion aura 
droit à un rabais de 50 0/0 sur le tarif ét^^bli par rarticlo 13. 

L*Eiat se réserve le droit de construire à ses frais, sur les 
terrains dépendant de la concession, une maison d'habitation 
pour les malades des hôpitaux civils et militaires qui seraient 
dirigés par TAdministratinn à Hammam-Melouaue. et d'ajouter 
ultérieurement à cette maisori dhabitation, pour les malades, 
telle construction qui serai tjugée convenable. 

L*Etat ne sera tenu, â cet égard., au paiement d'aucune indem- 
nité envers le concessionnaire. 

Eu attendant la construction. TAdministration se réserve la fa- 
culté de lugtr ses malades avec un rabais de 250/0. 



^ 382 ~ 

Art. W. 

L'établissement spra ouvert oblig;aioirement au public du 1" 
avril au !•' novembre. 

Toutefois, le concess'onnaire pourra interrompre les bains 
pendantles mois dn juillot et d août. 

Les bains ré^^ervés aux services publics seront distribués en 
deux saisons, l'une commençant le 15 avril et finissant le 33 
juin; l'autre commençant le 15 septembre et finissant le 31 oc- 
tobre. 

Art. 17. 

Le concessionnaire sera teau de se conformer aux avis et rè- 
glements existants ou à intervenir en ce qui concerne la conser- 
vation et Taménagement dos sources d'eaux minérales. 

Art. 18. 

Il devra aussi se conformer aux rèsfiements administratifs 
conceritant la police et le service do Tétablisseinent. 11 sera ap- 
pelé à présenter ses observations avant Tadopt on de ces replie- 
ments, ainsi que des modifications ultérieures qui y seraient ap- 
portées. 

Art. 19. 

Un médecin inspecteur sera nommé par TAdministratiou, 
lorsqu'elle I- jugera convenable II sera logé dans le bâtiment 
destiné aux malades des hôpitaux civils et militaires. Le con- 
cessionnaire devra facliterau médecin inspec eur l'accomplis- 
sement des obligations qui lui s(*ront Imposées par les lëgle- 
meiits, en tout ce<jui concerne la santé publi |uo. 

En attendant la consiruction du bâtimnnt dtj l'Administration, 
le concessionnaire devra fournir un logement gratuit au méie- 
ciri inspecteur lorsqu'il viendra aux sources pour remplir sa 
mission. 

Art. 20. 

L'Administration pourra instituer un commissaire auprès de 
rétablissement. Cet agent sera chargé de veiller au maintien du 
bon ordre, ainsi qu'à l'entière etloyle exécution dos clauses et 
conditions du présent cahier des charges. Le commissaire sera 
également logé <lans le bâtiment affecté aux malades des hôpi- 
taux civils et militaires. 

Le coHcedsionnaire sera tenu de donner aux agents du Gou- 
vernement toutes les facilités nécessaires pour l'accumpilsse* 
ment de leur mandat. 



— Î83 - 

ART. SI. 

Le concessionnaire devra déférer aux observations qui lui se- 
ront fciiies par les agents de l'Administration désignés c- dessus, 
suivant Ir-urs attribtit[«>ns. à r« ffe^ d'à surcr la conservatlnn et la 
salubriîé des eaux, d'empêcher touie altération dans leur tem- 
pérature, «le faire exécuter avtc exacliinde les prescripîions mé- 
dicales, d'entretenir dans un état ccmven ble et d'améliorer, 
lorsqu'il y aura lien* les appareils destinés à la distribution des 
eaux, selon les dififérenis usages auxquels elles seront appli- 
quées; de pourvoir à ce que le servie»., dans toutes ses bran- 
ches, notamment en ce qui concerne la composition des bams, 
les heures assignées aux malades, le chauffage du linge, la 
bonne tenue des cabinets dn bains, des piscines et des salles de 
douches, soit faîtavtc soin et ponctualité, et sans admettre au- 
cune préférence. 

Art. 22. 

L(^ gardien de la piscine réservée aux indigènes, les garçons 
de bains et autres agents attach^^js au service de distribution et 
â'app!icati(in des eaux, seront nommés par le conct s>ionnaire ; 
m:\u le mél^'cin inspecieur et le commissaire du Gouvernement 
po'.irront exiger le renvoi de ceux qui donneraient lieu à des 
plaiHtes graves de la pari des baigneurs. 

En cas de dissidenc*^ sur ce point entre les agents do l'Admi- 
Dï^itraifon et le concesiionnaire, il en sera référé à l'autorité pré- 
fectorale, qui statuera. 

Art. 23. 

Le concessionnaire devra pourvoir rétablissement d'un per- 
sonnel de service suffisant et d'un personnel médical à résidence 
Ùxe pour toute la saison des eaux. 

Les baigneurs seront libres, toutefois, d'appeler des médecins 
étrangers à rétdblissemeRt. 

Art. 24. 

Les eaux pour boissons seront puisées, mises en bouteilles, 
bouchées, scellées et expédiées par le concessionnaire sous sa 
garantie. 

Art. 25. 

Toute expédition d'eau minérale sera accompagnée d'une 
facture cerilHani le puisement à la source; cette facture sera 
délivrée par le concessionnaire. 



— 284 - 



AtT. V6. 

Les eaux ne pourront ôtre expédiées en fût qu*avec l'autori- 
sation dH rA'lmiiiLsirailon. 

Elles seruiit ilëliviëes dans Téiat où elles sortiront des sources 
et sans aucun niclaniie. 

Dans le cas uù.'pour le%exp<^ditions loinîain«»s. lem^^derin ins- 
pecteur rfconn.'iiiraii la nt^c^ssité d'iniruduire u«e certaine 
quaniiié de gaz cart)onîque« le conressionnain* ne pourra vendre 
l'eau ainsi préparée que sous la 8urv(^ili»nce d'un aj^enl >pëcial 
de rAdmiiiisiraiion. Un tarif pour ces euiix pariiculières «sera 
établi par i'Âdiuinidtraiion. 

Art. 27. 

Pendant la durée de la conces'sion, le concessionnaire sera 
tenu dVxécuter à ses frais tous les travaux additionnels recon- 
nus nécessaires pour le captage et la conservation des sources. 

Art. 28. 

Le cnnc»»ssionnaire pourra, en touf? circonstance, céder en 
totaliié ou en partie les droits résiiliaut de la préMMiie conces- 
sion, mais à la charj^s de faire agrt^er sescnssiounalros pnr TAd- 
minisiraiion. Ces coîidiiions ne concernent point les locations 
qui seraient consenties à des baigneurs. 

Art. 29. 

Le conces.^ionnaire supportera, à partir de la troisième an- 
née de son entrée en jouissance, les contributions de toute na- 
ture établies ouà établir en Algérie, qui ^itteindront l'établisse- 
ment thermal et ses dépendances, y compris les sources e^ 
terrains. 

Art. 30. 

Le concessionnaire sera tenu, à p^ine de tous dommages-in- 
térêts, de dénonecr à TAdministration' toutes entreprises ou 
usurpations et généralement tous les actes de nature à préju- 
dicieraux droits de TElat. 

Art. 31. 

Il est expressément défendu au concessionnaire de couper 
aucun arbre, de défricher ou de briser aucune partie des pentes 
de montagnes qui environnent la vallée d'Uammam-Melouane*. 



— 285 — 

AtT. 32. 

Faute pur le concessionnaire d*avoir entièremf^nt ex^eulé et 
terminé les» iravHux à sa charge ^^ahs les d<^lais flxés, ou rempli 
les diverses obli<;at ons qui lui sont imposées par le présent 
cahier des charges il encourra la dérhi^ance. 

Il sera pourvu à la continuation et à Tachèvempul des travaux, 
comme à IVxôcution des autres engagements contractés, au 
moyen d'une adjudiration qui sera ouverte sur les clauses du 
présent cahier dis charges et sur une mise à prix nprésentant 
ia valeur présumée des ouvrages déjà construits, des matériaux 
approvisionnés et des terrains. 

-Le cuncessionnaire é\incé recevra de l'adjudicaialre le mon- 
tant du prix de raijuilicâlion, mais le cautionnement deviendra 
la propriété dt* TEtat. 

Si Tadjudication ouverte n'amène aucun résultat, une seconde 
adjudiC'ttitin sera tentée, aprèâ un délai de deux mois et avec 
un rabais de 50 p. 0/0 sur la mise à prix de la premiëre adjudi- 
caiion. 

Si cette seconde tentative reste également sans résultat, le 
concessionnaire évincé sera définitivement déchu de tout droit, 
et TE al rentrera dans la libre disposition des sources et des 
terrains sans que ledit concessionnaire puisse réclarnel" aucune 
indemnité pour les trav^tux et amélionai ms exécutés, non plus 
que pour les terrains ou pour quelque autre cause que ce soit. 

Art. 33. 

En cas d'interruption partielle ou totale du service de réta- 
blissement en dehors des cas p'é^u^ par les rè$rleinents admi- 
nisiratir:» mentionnés à r^riicle 18. l'Admintstnitian prendra im- 
médiatement, aux frais et risques du concessiun*iaire, les me- 
sures néee>saires pour ass irer provis»dremeni le service. 

Si dans les trois mois de I organisation du service provisoire, 
le Concessionnaire ira pas valablement justifié des moyens de 
reprendre et d** continuer i'expiMitaiion, soit par lui-même, soit 
par un cessionnaire agréé, et s'il ne l'a pas eiïectivetnent re- 
prise, la déchéance pourra être prononcée par le Gouverneur 
Général de lAlgérie. qui fera procéder à fadjudicatioo confor- 
métnent aux dispositions de l'article précédent. 

Art. 34. 

Toute autre infraction aux clau«îes du cahier des charges ren- 
dra, s*il y a lieu, le coiiceSdiounaire pas&ible de dommages* 
intérAis. 



— 286 — 



Art. 35. 

Les dispositions des articips 32 et 33 ne spront point appli- 
cables dj^ns le cas où le relard, la cessa ion des travaux ou Vixt- 
terrupiion de l'exploi'ation pro\iendraieul de clrcoostances de 
force majeure, régulièrement constatées. 

Art. 36, 

.L'A^lministration se réserve le droit, à partir de la troisième 
année de la mise en possession, de mettre uliérieurement le 
concessionnaire en devoir de construire un éiablisseinenl défi- 
nitif pour utiliser les sources d'UamniHm-Vielutiane, et d'y consa- 
crer, y compris les dépenses de rétablissement provisoire, une 
somme de 800,000 francs. 

Ces dépenses seraient effectuées par dixième, d'anoée en 
année 

Les plan^ et devis de cet établissement seront arrêtés par i*Ad- 
mrnistration, sur la proposition du concessionnaire. 

Si re dernier n'obtempère pas à ladite mise en demeure dans 
le délai d'un an, ou sL après avttir pris l'enp:ag»ment de cons- 
truire l'étsiblissement meniioiméan présent article, il ne remplit 
pas cet e|i}(a(^eineni, il puurra lui être fait application des dis- 
positions de l'article 32. . 

La décii»lon du Gou\erneur Général de TAlgérie pronotiçant 
la déchéance, de\ra être arrêtée en Conseil ciuKuliatif, sur le 
rapport de l'cjutorité prefecKirale, le service des Mines et le coD- 
ee^sionnaire préalablement eu tendus. 

Art. 37. 

Un délai de six mois, à dater de la notification de l'acte de 
concession, est accordé au conces^sionnAire pour former e 
faire apréer par le Gouverneur Général de l'Algérie, la Compa- 
gnie qu'il se propose de constituer au capital d'un million de 
francs. 

Faute" par luiil'avoir rpmpli cette condition dan<« le délai pres- 
crit, la déchéance aura lieu de plein droit quinze jours après 
urie mise en di»m»»ure iufnictueuse. 

Préalablement à son entrée en jouissai^ce, le concessionnaire 
versera a la caisse des iépôts et ctinsiguations, à tiire de garan- 
tie d'exécution des travaux imposés par le prés«'nt cahier des 
charges, un cautionnement en numér<iire de dix mille francs. 
Cette somme lui sera remboursée après l'achèvement et la ré- 
ception des travatix prescrits par les articles 3, 4 et 5 ci-dessm, 



— 287 — 



AIT. 38. 

Le concessionnaire devra faire élection de domicile h Alger. 
Dans le cas de non éieclion de dumii'ile, loiite noiificaiion à lui 
adrt'ssëe sera viable luri^quelle aura été faite au parquet du 
procureur impérial, près le tribunal de première iustance à 
Alger. 

ART. 39. 

Toutes contestations entre TAdminisfration et le concession- 
naire, relaiivemeiit à l'inierprélfition ou à IVxc^cuiion du pré- 
sent cahinr des ch.irjjfes, soruni jugées par le Conseil de préfec- 
ture du déparlemeut d'Alger. 

Art. 40. 

Le présent cahier des charges ne sera passible qne du droit 
fixe d'uu frun^spour Tenregi^fireuient et la transcription. 



Vu pour être annexé au décret du 2 mai 1863. 

L$ Maréchal de France, MinUtr$ 
Secrétaire d^Eiat au département 
de la Guerre, 

RANDON. 

Enregistré à Alger, le vingl*quatre juillet 1863, fol. 23 r* c. 6, 
reçu uu franc. 

Signé : RxTMAUD. 



N* 197. — Interprètes. — Nominations, — Par décret du 
39 juin, ont été nunimés : 

Inierprèie- traducteur assermenté à Constantine, M. Durand 
(Aaron); 

Interprète judiciaire près le tribunal de première instance de 
Bliilati, SI. Gi*/lan,' 

Interprète judiciaire près la justice de paix de Mascara, M.. 
Tabet; 



— 288 — 

Interprète judiciaire près la justice de paix de BDufarik, M. 
Durand (lienjcimin); 

Interprète judiciaire près ia justice de paix de Colcah, M. 
Wuhrer. 



W <98. — Milices. — Nominations. — Par arrêté dft S. Exe. 
le Gouverneur Général, en date du 7 juillet, ont été nommés 
dans le bataillon de la milice de Séiif : 
3* compagnie. 

Sous-lieutenant : M. Panuel ^Auguste), sergent, en rempla- 
cement de M. Massy, passé lieutenant. 

Peloton de cavalerie. 

Sous-lieutenant : M Bruyèr<> (Adolphe), maréchal-des-Togis, 
en remplacement de M. Névat. nommé lieutenant, commandant 
le peloton. 



N* 199. — Par arrêté du même jour, ont été nommés dans 
le corps de milice de la commune de Cherchell : 

!'• compagnie. 

Capitaine commandant de la milice de la commune : M. Joly 
Marctietti, en remplacement de M. Léon, nommé adjoint au 
maire. 

Sous-lieutenant: M. Lnfilte (Oscar), en remplacement de If. 
Mayennat, rayé des contrôles. 

2" compagnie. 
Capitaine : Bf. Dahollier (Louis-Joseph), en remplacement du 
sieur Graecbon, parti sans esprit do retour 



CERTIFIE COXPORMB : 

Algrtr, Ie26juliell863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services cicils, 

S£IIPH. 




▲LGfia. — IMPJllM£iU£ fiT PAP£T£Ilifi fiOOT£A. 



— 289 — 



BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOVVERniENËNT 0êm 



DE L'ALGÉRIE. 



1868. 



N. 89 



SOMMAIRE. 



N- 



200 

201 

202 
203 

204 



ao mai 1863. 

9juillel 1863 

25juilietl863 
30juilletl863 

31juilletl863 



Terres domaniftles. — Concessions, — 
Décret portant concession de terres do- 
maniales à Si Bou Rennan benAzzedin, 
dans la province de Gonstantine 

Domaine mllilalre. — Échanges, — Dé* 
cret qui approuve un échange d'immeu- 
bles entre le domaine militaire et la 
Banque de l'Algérie 

Police roroie. — Circulaire sur les me 
sures à prendre pour prévenir les incen- 
dies de récolles •. 

Tribunaux niunulmans. — Circonscri'û' 
lions. — Arrôié portant suppression ae 
la 92* circonscription judiciaire de la 
province de Constantine, et nouvelle dé- 
limitation de la 98" circonscription 

Admlnislralion ninnlcipttle. — Orqa 
nisaiinn. — Arrêté portant création 
d'une mairie à Saini-Amaud, et d'une 
administration spéciale pour les Eulma, 
arrondissement de Sétif, département de 
Constantine 



291 

294 
294 

297 
296 



— 290 •- 



N«» 



205 



206 



207 



208 

à 

215 



DATES. 



1*' août 1863. 



4 août 1863. 



5 août 1863. 



Dates divers. 



Reoevrars tiiunU»ipaax. — Remises. — 
Arrêté qui élève d'un dix%ème en sus du 
tarif ré}?lementaire les remises allouées 
au receveur muDieip»l de Blidah 

Impdl» anibetf. — Capitation. — Arrê e 
qui assujettit trois tribus kabyles de la 
subdivision de Dellys à ÏImpôt de ca- 
pitation 

Réâriitie forestier. — Transactions. — 
Arrêté portant règlement sur les tran- 
sactions sur délits et coinraveniions en 
matière forestière 

Mentions bt Extraits 



300 



301 



301 
303 
ot 
304 



— 291 — 



N* 200. — DÉCRET IMPÉRIAL portant concession de terres 
domaniales à Si Bou Rennan ben Azzedin, dans le cercle de 
Constantine, 

DU 30 MAI 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Diea et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français , 

A tous présents et à venir, saint. 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d*Etat de la 
Guerre et d'après les propositions du Gouverneur Général 
de r Algérie ; 

Vu la demande formée par le sieur Si Bou Rennan ben Âzze- 
din, à l'elTei d'obtenir la concession d'un terrain de 150 hectares, 
situé à Ouldjet-ben-Rhelif, tribu dos Zouaghas, dans le cercle de 
Constautine; 

Vu l'acte de notoriété , constatant les facultés pécuniaires du 
demandeur, en date du 8 mars 1862 ; 

Vu le certificat, en date du 7 septembre 1862, duquelil résulte 
que l'immeubie ci-dessous désigné a été remis par l'administra- 
tion des Domaines au service de la Colonisation, le 3 du même 
mois ; 

Vu l'avis du Conseil consultatif du Gouvernement général de 
TAlgérie, en date du 31 octobre 1862 ; 

Vu la loi du 16 juin 1851 sur la constitution de la propriété en 
Algérie ; 

Vu les ordonnances des 21 juillet 1854, 4 juin efl*' septembre 
1847, et le décret du 26 avril ]851, relatifs aux concessions de 
terres en Algérie ; 

Vu l'article 27 du décret du 25 juillet 1860 sur l'aliénation des 
terres domaniales en Algérie ; 

Notre Conseil d'Etat entendu , 

AvOIfS DÉCRÉTÉ ET DKCRÉTOHS CE QUI SUIT : 

Art. P'. — Il est fait concession au sieur Si Bon 
Rennan ben Azzedin, sous la réserve des droits de ses co- 
héritiers dans la succession de son père , d'un terrain 
domanial d'une contenance de cent cinquante hectares 
(150 h.), situé à Ouldjet-ben-Rhelif, tribu des Zonaghas, 



— 292 — 

dans le cercle de Constanliae, tel qu'il est figuré au plan 
ci-annexé. 

Art. 2, — Le concessionnaire servira à FEtat une rente 
annuelle et perpétuelle de un franc (1 fr.) par hectare, 
soit cent cinquante francs (150 fr.), payables par trimes- 
tre et d'avance à la caisse du Receveur des Domaines de 
Gonstantine. 

Cette rente sera rachetable, conformément aux dispo- 
sitions du titre 2 de Fordonnance du I" octobre 1844. 

Il sera tenu , en outrr, des charges et impôts établis ou 
à établir sur la propriété en Algérie. 

Abt. 3. — Il devra construire sur le terrain ci-dessus 
désigné, une maison d'habitation en maçonnerie, à usage 
de ferme, avec dépendances, susceptible de loger le per- 
sonnel et le matériel nécessaires à l'exploitation du sol 
concédé. Ces constructions devront être achevées dans le 
délai d'un an à partir du jour de la mise en possession. 

Art. 4. — Il devra entretenir en bon état de conserva- 
tion les canaux de dessèchement et d'irrigation qui tra- 
versent la propriété, et planter leurs bords d'arbres à son 
choix. 

Il devra également curer ou nettoyer les cours d'eau 
non navigables, ni flottables, qui traversent ou bordent la 
propriété concédée, conformément aux lois et règlements 
qui régissent la matière en France, sans préjudice des lois 
et règlements concernant l'Algérie, 

Art. 5. — Il est autorisé à faire usage des sources et 
cours d'eau existant sur les terrains, conformément à la 
législation et aux règlements sur le régime des eaux en 
Algérie. 

Art. 6. — Il ne pourra user ou tirer parti des chûtes 
d'eau existant sur les terrains concédés qu'autant qu'il 
en aura régulièrement obtenu l'autorisation. 

Art. 7. — Il sera tenu , pendant dix ans, d'abandonner 
à l'Etat, sans indemnité, les terrains nécessaires à l'ouver- 
ture de routes, chemins, canaux et autres ouvrages d'uti- 
lité publique. 

Le service des Ponts-et- Chaussées aura la faculté de ra- 



— 293 — 

masser ou d'cxtrairo, dans toute retendue de la conces- 
sion , les matériaux nécessaires à la construction ou à Fen- 
tretien de ses travaux , sans que le concessionnaire puisse 
prétendre à aucune indemnité» sauf à titre de dédomma- 
gements, dans le cas où des dégâts auraient été causés à 
ses récoltes ou à ses constructions j soit par les fouilles , 
soit par le passage des voitures. 

A l'expiration des dix années prévues au S I" du pré- 
sent article, les terrains qui seraient occupés pour l'ex- 
traction des matériaux nécessaires aux travaux dont il 
s'agit, pourront être payés au concessionnaire comme 
s'ils eussent été pris pour la route même. Il n'y aura lieu 
à faire entrer dans Testimation la valeur des matériaux à 
extraire, que dans le cas où on s'emparerait d'une car- 
rière déjà en exploitation. Alors lesdits matériaux seraient 
évalués d'après le prix courant, abstraction faite de l'exis- 
tence et des besoins de la route pour laquelle ils seraient 
pris, et des constructions auxquelles ils seraient destinés. 

L'Etat se réserve la propriété des objets d'art antique 
ou d'architecture, tels que mosaïques, bas-reliefs, statues, 
débris de statues, médailles, etc., qui peuvent exister sur 
la concession. 

Art. 8. — Toutes les règles établies par le décret or- 
ganique du 26 avril 1851 sont applicables à la présente 
concession. 

Art. 9. — Notre Ministre secrétaire d'Etat au départe- 
ment de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Algérie 
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécu- 
tion du présent décret. 

Fait à Paris, le 30 mai 1863- 

NAPOLÉON. 

Par l'Empereur : 

Le Maréchal de France , 

Ministre secrétaire d'Etat au département de la Guerre^ 

Baiïdon. 



— 294 — 

N* 201. — DÉCRET IMPÉRIAL portant approbation d*im 
échanges d'immeubles entre le Domaine militaire et la Banque 
de l'Algérie. 

DU 9 JUILLET 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut,- 

Vu le décret du 25 juillet 1860, 

Sur lerapportde notre Ministre secréiaire d'Elat de la Guerre; 

AVONS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. 1". — Est approuvé l'acte établi à la date du 15 
avril 1863, pour constater l'échange de rimmcuble du 
domaine militaire situé à Alger, rue delà Marine, n'' 19, 
contre un autre immeuble situé dans la même ville, rue 
du .14 Juin, n""* 13, 15 et 17, et appartenant à la Banque 
de l'Algérie. 

Art. 2. — Notre Ministre secrétaire d'Etat et de la 
Guerre est chargé de Texécution du présent décret. 

Fait à Fontainebleau, le 2 juillet 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 

le maréchal de France, Ministre secrétaire 
d'Etat au département de la Guerre , 

Signé : Randon. 



N* 202. — CIRCULAIRE sur les mesures pré^entites à prendre 
contre les incendies de récoltes, 

A MM. LBS Généraux et Préfets. 

Alger, le 25 juillet 1863. 
Général, 
Monsieur le Préfet, 

A cette époque de l'année, les incendies de récoltes se 



— 295 — 

multiplient en Algérie d'une manière effrayante et sur- 
tout désastreuse pour les intérêts agricoles. Il est dé- 
plorable d'ayoir à dire que la malveillance n'est pas tou- 
jours étrangère à ces sinistres ; mais leur cause la plus 
fréquente est dans Fimprudencc des habitants de la cam- 
pagne et dans un oubli général des précautions les plus 
simples et que la prudence la plus vulgaire devrait ins- 
pirer. 

Les fumeurs ont particulièrement une très-grande 
part dans la responsabilité de ces désastres. Il faudra se 
faire une règle de leur interdire sévèrement Taccès des 
aires à dépiquer les grains, des meules de céréales ou de 
fourrages ; car Thabitude qu'ils ont contractée de jouer 
en quelque sorte avec le feu, les rend incapables de la 
moindre précaution. Tout chef d'atelier agricole devrait 
défendre à ses ouvriers, sous peine d'une forte retenue 
sur leur salaire, de fumer pendant leur travail et au 
milieu même des matières les plus inflammables, ainsi 
qu'on le voit généralement. 

Il faut se défier aussi de la funeste habitude qu'ont 
les enfants et les pâtres d'allumer du feu dans les champs, 
soit par pur amusement, soit pour chauffer leurs ali- 
ments. C'est un point qui appelle toute la vigilance des 
gardes-champêtres. 

Mais quelle que soit la cause des incendies dans les 
campagnes, le plus grand soin comme le premier devoir 
des autorités locales doit être de chercher à les prévenir 
autant qu'il peut dépendre de la prudence humaine. Il 
existe à cet égnrd d'anciens règlements qu'on a eu le 
grand tort de laisser tomber en désuétude, et qu'il con- 
viendrait de remettre en vigueur. Les Maires ont qua- 
lité pour cela, puisque « le soin de prévenir par des 
« précautions convenables les accidents et fléaux cala- 
« miteux » est un des objets que la loi confie à leur vi- 
gilance. (Loi des 16-24 août 1790.) 

Mais vous pouvez, j g^^"/T*;; j^ p^^^^^^ j y pour- 
voir vous-même au moyen d'un arrêté général, exécutoire 



y ="*-r<- 



— 29« — 

dans toute retendue de votre circonscription adminis* 
trative, et c'est ce que je tous engage à faire immédia- 
tement. 

La loi assure une sanction sévère à ces sortes de rè- 
glements. Ainsi, l'article 458 du Gode pénal prescrit d'in* 
fliger une amende de 50 à 600 francs à celui qui^ « par 
<( des feux allumés dans les champs, à moins de 100 mè- 
« très des meules^ tas de grains, pailles, foins et fourra- 
« ges, ou par des feux ou lumières portés ou laissés sans 
(( précautions suffisantes, ou par des pièces d'artifice 
(c allumées ou tirées par négligence ou imprudence, aura 
a causé un incendie. » 

Userait donc bien de rappeler à tant de gens qui ne 
semblent pas y songer, que Timprudence ou la négligence 
qui produisent des dommages à autrui, ou qui compro- 
mettent la sécurité publique, sont des faits punissables, et 
que ceux qui les commettent, indépendamment de la res- 
ponsabilité civile qui leur incombe, encourent les rigueurs 
de la loi pénale. 

Jesuisconyaiacu, j MonSr le Préfet, ! 'i"^ '• P"" 
blication du règlement dont je parle, aurait un grand ef- 
fet préventif et suffirait pour rappeler beaucoup de gens 
au sentiment de la prudence et du respect de la propriété 
d 'autrui. 

Il est une autre mesure préventive dont il est permis 
d'attendre des résultats plus efficaces encore, et dont 
l'expérience a prouvé les bons effets partout où elle a été 
appliquée. Elle consiste à établir, dans les communes et 
sections rurales, des rondes de nuit composées de mili- 
ciens ou d'hommes de bonne volonté, qui ne sauraient 
manquer en pareil cas ; ne s*agit-il pas du plus grand in- 
térêt de tous et de chacun ? 

Ces rondes faites avec soin, avec intelligence et surtout 
avec persévérance, seraient un grand frein pour la mal* 
veillance, qui se verrait toujours en danger d'être sur- 
prise en flagrant délit. En cas d'incendie, elles pour- 
raient immédiatement donner l'alerte et faire hûter l'ar- 



— 297 — 

riYée des secours ; elles contribueraient, en outre, par le 
seul fait do leur existence, à entretenir chez tous les habi- 
tants un esprit de vigilance et de précaution qui suffirait 
pour écarter bien des causes de sinistres. 

Ces rondes seraient indépendantes, bien entendu, de 
celles qui incombent à la gendarmerie et aux gardes- 
champétres ; mais en coordonnant ces divers services, on 
peut obtenir qu'ils s'appuient mutuellement et concou- 
rent au môme but, et c'est un point que je recommande à 
toute votre attention. 

Je .ousprie, j Monsieur le Préfet, î de m'accuser ré- 
ception des présentes instructions et de me tenir informé 
des mesures que vous aurez prises pour vous y confor- 
mer. 

Becevez, etc. 

Le Gouverneur Général, absent, 
Le Général de division^ Sous-Gouverneur, 

E. DE Martimprey. 



N' 203. — ARRÊTÉ pour la suppression de la 9V circons- 
cription judiciaire de la province de Constnntine, et la réunion 
de la tribu des Beni-Salah à la 98* circœiscription. 

DU 30 JUILLET 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de TAlgc- 
rie, absent; 
Le Général de division, Sous-Gouverneur. 

Vu le décret du 31 décembre 1859; 

Vu l'arrêté ministériel du 21 août 1860; 

Le Conseil consultatif du Gouvernement général entendu ; 

ARRÊTS : 

Art. !•'. — La 92® circonscription judiciaire de la pro- 
vince de Constantin© est et demeure supprimée. 



M&f- *m.-''^-'->ri^i'^'^rt.'^^-S-^' 



— 298 — 

Art. 2m — La tribu des Beni^Salah {cercle de Boite) 
est rattachée à la 98° circonscription judiciaire de la même 
province. 

Art. 3. — Le ressort de la 98* circonscription judi- 
ciaire est déterminé ainsi qu'il suit : 

Beni-Salah (cercle de Bône). 

Ouled-Messaoud \ 

Chiebna > cercle de La Calle. 

Ouled Nacer ) 

Art. 4. — Le Procureur général près la cour impériale 
d'Alger et le Général commandant la division de Goostan* 
tine sont chargés, chacun en ce qui le concerne, d'assa* 
rer Texécution du présent arrêté. 

Fait à Alger, le 30 juillet 1863. 

De MARTIMPREY. 



N° 201. —ARRÊTÉ portant création d'une mairie au village de 
Saial-Arnaud, et d'une administration spéciale pour les Eul" 
ma (arrondissement de Sétif, département de Conslantine). 

DU 31 JUILLET 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie , absent, 
Le Général de division, Sous-Gouverneur : 

Vu le décret du 10 novembre 1860, sur le gouvernement e^ 
la haute adminisiraiion do TÂlgérie; 

Vu les deux décrets du 8 août 1854 : le premier, perlant créa- 
tion des bureaux arabes départementaux, et le second, réglant 
le mode d'administration des indigènes en territoire civil ; 

Considérant que le village nouvellement créé aux Eulma (ar- 
rondissement de Sétif), sous le nom de Saint-Arnaud, à 28 ki- 
lomètres du chef-lieu administratif, compte déjà un nombre as- 
sez considérable d'habitants européens, pour nécessiter la pré- 
sence permanente d*un délégué de l'autorité; 

Considérant, d'autre part, que la population arabe des Eulma, 



— 299 — 

de Bardj^Uamra, et des autres portions du territoire annexé à 
rarrondissement de Séiif» par Je décret du 25 février 1860, est 
beaucoup trop éloignée du chef-iieu pour être directement ad- 
ministrée par le sous-préfet ; 
Vu la proposition du Préfet du département de Gonstaniine ^ 
Sur le rapport du Directeur-Général des Services civils , 

ARRhhE : 

Art. P^ — Il est institué une mairie au village de 
Saini-Arnaud^ pour tout ce qui est du domaine de Tad- 
ministratiou et de la police municipales, et pour la tenue 
des registres de Tétat-civil des Européens. 

Les fermes isolées comprises dans le périmètre de co- 
lonisation assigné au village, aussi bien que celles situées 
dans rétendue du territoire des Eulma et des territoires 
limitropheSj conformément à la délimitation de Tarron- 
dissement de Sétif, fixée par Tart. 1 1 du décret du 25 
février 1860, sont rattachées, quant aux constatations 
relatives à Tétat-civil des Européens, à la mairie de Saint- 
Arnaud. 

Art. 2. — La mairie de Saint-Arnaud et les popula- 
tions indigènes établies sur les territoires ci-dessus dé- 
signés, seront administrées, sous la surveillance et Tauto- 
rite du sous- préfet de Sétif, par un adjoint du bureau 
arabe départemental, qui sera désigné par le Préfet. 
Cet agent résidera au caravansérail des Eulma. 
Art. 3. — Le Préfet du département de Constantine 
est chargé de Texécution du présent arrêté. 

Fait à Alger, le 31 juillet 1863. 

E. DE Martimprey. 



— 300 — 

N* 205. — ARRÊTÉ portant éléioation d'un dixi<Mnc en sus du 
tarif réglementaire des remises proportionnelles attribuées 
au Receveur municipal de Dlidah. 

PU 1" AOUT 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France , Gouverneur Général de i*Al- 
gérie, absent; 

Le Général de division , Sous-Gouverneur , 

Vu le décret impérial du 20 janvier 1858, portant règlement 
sur les recettes municipales en Algérie, articles 7 et 9; 

Vu l'arrêté ministériel du 10 juiilet 1858 (art. 5), maintenant 
l'application du tarif réglementaire, établi par le décret susvisé, 
à l'égard des remises proportionnelles attribuées au Receveur de 
la commune de Blidali; 

Vu la délibération du Conseil municipal de Blidah, en date du 
29 mai 1853; 

D'après la proposition du Préfet du département d'Alger, et 
sur le rapport du Directeur général^des Services civils; 

ARRÊTE : 

Art. P^ — Est approuvée la délibération susviséc du 
Conseil municipal de Blidah, en date du 29 mai 1863, 
portant qu'il y a lieu d'élever d'un dixième en sus du 
tarif réglementaire le taux des remises proportionnelles 
attribuées au Receveur municipal de cette commune. 

Cette nouvelle taxation sera mise en vigueur à partir 
du 1" janvier 1864. 

Art. 2. — Le Préfet du département d'Alger est chargé 
de l'exécution du présent arrêté. 

Fait à Alger, le F" août 1863. 
Eo DE Martimprey. 



— 301 — 

N*206. —ARRÊTÉ qui assujettit trois tribus kabyles de la 
subdivision de Dellys à Timpôt de capitation. 

DU 4 AOUT 1863. 



AU NOxM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de TAl- 
gérie^ absent ; 

Le Général de division, Sous-Gouverneur, 

Vu rarlicle 10 du décret du 10 décembre 1860; 
Vu le décret du 30 avril 1861; 
Vu les arrêtés des 12 mai et 23 décembre 1862 ; 
Vu la proposition faite par M. le Général commandant la divi- 
sion d'Alger, le 20 mai 1863; 
Le Conseil consultatif entendu, 

ARRÊTE : 

Art. 1". — A partir de 1863, les trois tribus des Beni- 
Hidjer, Beni*Lekki et lUoula ou Malou, seront soumises 
à l'impôt de capitation établi pour les tribus kabyles de 
la subdivision de Delljs. 

Art. 2. — M. le Général commandant la division 
d'Alger est chargé de Texécution du présent arrêté. 

Alger, le 4 août 1863. 

E. DE Martimprey. 



N- 207. — ARRÊTÉ portant règleinent sur les transactions sur 
délits et contraventions en matière forestière. 

DU 5 AOUT 1863. 



AU WOM DE l'empereur. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie, absent ; 
Le Général de division, Sous-Gouverneur, 

Vu l'ordonnance du 2 février 1846; 



— 302 — 

Vu l'avis du Conseil consultatif du Gouvernement Générait 
ARRÊTE : 

Art. P^ —Les transactions, avant ou après jugement, 
sur délits et contraventions en matière forestière, sont 
préparées par les agents forestiers, chefs de cantonne- 
ment. 

Art. 2. — Les délinquants admis à transiger reçoi- 
vent de l'agent forestier un bulletin les autorisant à ver- 
ser la somme convenue à la caisse du receveur des Do- 
maines de la localité, qui s'en charge en recette provi- 
soire, au chapitre des opérations de trésorerie, et renvoie 
immédiatemetit à lagent forestier le bulletin d'autorisa- 
tion, après y avoir certifié l'exécution du versement. 
Cette pièce est adressée, sans retard, au chef du ser- 
vice forestier, avec son rapport et le procès- verbal. 

Art. 3. — Si le délinquant admis à transiger n'a pas 
opéré dans la huitaine le versement spécifié ci-dessus, le 
projet de transaction est annulé et il est donné suite soit 
au procès- verbal, soit au jugement intervenu. 

Art. 4. — Dans la huitaine de l'approbation du pro- 
jet de transaction, le chef du service forestier en donne 
avis au directeur de l'enregistrement et des domaines, qui 
fait régulariser la perception. 

Art. 5. — En cas de non-ratification de la transac- 
tion par l'autorité compétente, la somme encaissée est 
restituée au délinquant, à la diligence du chef du ser- 
vice forestier et sur l'ordre du directeur Je l'enregistre- 
ment et des domaines. 

Les frais d'enregistrement, de timbre et de justice ne 
donnent point lieu à restitution. 

Art. 6. — Il est rendu compte, tous les trois mois, 
au Gouverneur Général, par les Généraux commandant 
les divisions et par les Préfets, de la suite donnée à cha- 
cun des procès-verbaux de contravention rapportés dans 
les divers territoires. 

Art. 7. — Les Généraux commandant les divisions, les 
Préfets des départements et les chefs des services des 



— 303 — 

forêts et des domaines sont chargés, chacun en ce qui le 
concerne, de l'exécution du présent arrêté. 

Fait à Alger, le 5 août 1863. 

E. DE MAHTIMPBEY. 



N* 208. — Exploitations forestières. — Concessions, — 
Un décret, en date du 30 mai 1863, a conûrméet prorogé de 40 
à 90 ans, la concession faite par décisions ministérielles des 
31 août 1849 et 8 juillet 1857, à MM. Lecoq et Berihon, de l'ex- 
ploitation de deux lots de chônes-Iiége de la forêt de TEdough 
(arrondissement de Bône], d'une superficie totale sujette à 
redevance, sans garantie de contenance, de 6,654 hect. 93 ares. 



N« 209. — Mines. — Recherches. — Par arrêté de S. Exe. le 
Gouverneur Général, en date du 10 juillet 1863, M. Corvisier 
a été autorisé à exécuter des recherches de mines de cuivre et 
autres métaux connexes au lieu dli-Targouïn, cercle de Bougie, 
siihdivision de Sélif, province de Conslantine, et à disposer des 
minerais provenant de ses travaux de reconnaissances. 

La durée de cette autorisation ast de deux années. 



N* 210. — Par arrêté, en date du 13 juillet 1863 , S. Exe. 
le Gouverneur Général a prorogé pour deux années l'autorisa- 
tion précédemment accordée à M. de Nobelly, d'exécuter des 
recherches de mines de plomb et autres métaux connexes au 
Djebel Kalda, cercle de Philippeville, province de Constanline, 
et de disposer des minerais provenant de ses travaux de recon- 
naissances. 



N* 211. — Par un autre arrêté, aussi en date du 13 juillet 
1863, S. Exe. le Gouverneur Général a prorogé pour deux 
années, en faveur de MM. Lebrun Virley, Gervais (de Caen) 
et Lacroix, l'autorisation précédemment accordée à M. Lebrun 
Virley, d'exécuter des recherches de mines de zinc à Hamimate- 
Arko, territoire des Sellaoua, cercle d'Aïn-Beïda, province de 
Conslantine, et de disposer des minerais provenant de leurs 
travaux de reconnaissances. 



— 304 — 

W 212. — Par arrêté du 16 juillet 1863, M. le Général de 
division, Sous-douverneur, a prorogé pour deux années Taotori- 
sation précédemment accordée à M. Scaparone, d'exécuter des 
recherches de mines de plomb, de zinc et de mercure au 
Djebel-Sayefa, canton de Jemmapes, arrondissement de Philip- 
peville, province de Constantine, et de disposer des minerais 
provenant de ses travaux de reconnaissances. 



N' 213.^ Par arrêté du même jour, M. le Général de division, 
Sous^Gouverneur, a également prorogé pour deux années une 
autorisation semblable précédemment accordée à M. Nielli, pour 
des gisements de plomb et de mercure situés au Djebel-Greyer, 
dans la même contrée. 



N* 214. — Par un arrêté en date du 16 juillet 1863, M. le 
Général de division, Sous-Gouverneur, a autorisé M. Esire à exé- 
cuter des recherches de mines de plomb et autres métaux con- 
nexes, au lieu dU Tagaelmount, dans la montagne du Bou- 
Thaleb, subdivision de Sétif, province de Constantine, et à dis- 
poser des minerais provenant de ses travaux de reconnaissances. 



N* 215. — Par arrêté de M. le Général de division, Sous-Gou- 
verneur, en date du 31 juillet dernier, MM. Fabre frères ont été 
autorisés : 

TA exécuter des recherches de mines» de cuivre au lieu dit 
Scaleb, cercle de Sétif, province de Constantine ; 

2* A disposer des minerais provenant de leurs travaux de re- 
connaissances. 




CSaTlFlÉ CONFORME : 

Alger, le 10 août 1863. 
\Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SEKPH. 



ALGER. — IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUYEE. 



— 305 — 

BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOIJVERNËJIIENT OMRAL 

DE L'ALGÉRIE. 



fl8««. 



N*» 90 



SOMSUIfiE. 



n- DAtSS. 



216 

217 

âl8 
219 



281 



k 

251 



23 mai 1863. 

31juilleil863 

31juiUetl863 
4 août 1863 

4- août 1863 

12 août 1863 

Dates divers. 



ARALTSB. 



C^nmeroe et Navli^alioB. — Loi qui 

modifie le mode de perception du droit 
de tonnage sur les uavires étrangers, 
dans les ports de l'Algérie 

AdMinlstratioB provlneittle. — Con- 
seils généraux. — Décret portant renou- 
vellement partiel des Conseils généraux 

de r Algérie 

•Décret portant nomination des membres 
des bureaux des Conseils généraux de 
TAlgérie. pour la session de 1863 

Régine inaneier. — Impôts arabes.^ 
Arrêté pour la perception du Hokor et de 
VAchour dans la province de Cousin- 
line, en 1863 

— Arrêté portant fixation du tarif de con- 
version en argent de l'impôt À ekour, dans 
lesprovinces d'Alger et d'Oran, pour 

AdniBisVraiioB înBaîéipâîê. -1 Arrêté 
portant institution d'un Adjoint spécial 
au village de Bouguvrat (subdivision de 
Mostaganem) 

MsimoNs BT Extraits 



306 

308 
309 

311 

311 



312 

313 

à 

330 



— 30fi - 



N* 216. — LOI qui modifie le mode de perception du droU de 
tonnage imposé aux navires étrangers dans les ports de 
l'Algérie. 

DU 23 MAI 1863. 



NAPOLÉON , par la grâce de Dieu et la volonté na- 
tionale f Empereur des Français , 

 tous présents et à venir, salut ; 

Avons sanctionné et sanctionnons, promulgué et pro- 
mulguons ce qui suit : 

LOI. 

(Exlrait du procès-verbal du Corps législatif.) 

Le Corps législatif a approuvé le projet de loi (font la 
teneur suit : 

Abt. 1^*^. — Le droit de tonnage actuellement imposé 
aux navires étrangers dans les ports de FAlgéric sera 
perçu par tonneau d*affrétement sur les marchandises que 
ces navires débarqueront ou embarqueront. 

Art. 2. — Lp droit de tonnage sera également perçu 
proportionnellement au nombre de passagers débarqués 
ou embarqués, et fixé comme suit : r un tonneau par 
chaque passager embarqué ou débarqué, chaque enfant, 
quel que soit son âge , étant compté pour un passager ; 
2** deux tonneaux par cheval ; 3** trois tonneaux par voi- 
ture à deux roues, et quatre tonneaux par voiture à 
plus de deux roues. 

Les bagages des passagers, y compris les petites provi- 
sions de voyage qu'ils ont avec eux , ne seront pas com- 
pris dans Tévaluation des marchandises débarquées ou 
embarquées. 

Art. 3. — Le droit de tonnage perçu en vertu des ar- 
ticles 1 et 2 ci-dessuSy ne pourra, dans aucun cas, excéder 
la somme qui aurait été perçue d'après le tarif actuel. 



— 307 — 

Délibéré en séance publique, à Paris, le 7 mai IB63. 

Le Président , 

Duc de MoRNY. 

Les Secrétaires^ 
Comte Joachim Murât, de Saiht-Gerbiain , 
marquis de Talhouet^ comte Le Peletier 
d'Aunay. 



(Bstraii du procè»-verbal du Sénau) 

Le Sénat ne s'oppose pas à la promulgation de la loi ayant pour 
objet de modifier le mode de perception du droit de tonnage dans 
les ports de l'Algérie. 

Délibéré et voté en séance, au palais du Sénat, le 9 mai 1863. 

Le Président, 

Troplong. 

Les Secrétaires, 
A. Lb Roy db Saint-Arnaud , le général comte 
DB GoYON, baron T. db Lacrosse. 

Vu et scellé du sceau du Sénat ; 
Baron T. bb Lacrosse. 

Mandons et ordonnons que les présentes, revêtues du 
sceau de TEtat et insérées au Bulletin des lois , soient 
adressées aux Cours, aux Tribunaux et aux Autorités ad- 
ministratives, pour qu'ils les inscrivent sur leurs regis- 
tres, les observent et les fassent observer, et notre Mi- 
nistre secrétaire d*Ëtat au département de la Justice est 
chargé d'en surveiller l'exécution . 

NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 

Le Ministre d'Etat , 
A. Walewski. 
Vn et scellé du grand sceau : 
Le Garde des sceaux , Ministre secrétaire 
d'Etat au département de la Justice ^ 
Delaihgle. 



— 308 — 

N' 217. — DÉCRET IMPÉRIAL portant renouvellement partiel 
des Conseils généraux de V Algérie. 

DU 31 JUILLET 1863. 



Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, 
Empereur des Français ; 
A tous présents et à venir, salut. 

Vu notre décret du 27 octobre 1858, portant institution des 
Conseils généraux des provinces de TAlgérie, et disposant, ar- 
ticle 18 : 

« Les membres des Conseils généraux sont nommés pour 
« trois ans. Ils sont renouvelés par tiers tous les ans et peuvent 
< être renommés. » 

Considérant qu'il y a lieu de procéder au renouvellement des 
membres dont le mandat a pris fin avec la session de 1862 ; 

Sur les propositions du Gouverneur Général de l'Algérie et 
sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d'État de la Marine 
et des Colonies, chargé par intérim du déparlement de la Guerre, 

AVONS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. 1". — Sont nommés, pour trois ans, à partir de 
la session 1863 inclusivement : 
r Membres du Conseil général de la province d* Alger. 

MM. Borély La Sapie 

Journès 

Sarlande jeune } membres sortants; 

De Vaulx 

Bernis ; 

Yan Masseyk, propriétaire, maire de la Bassauta, 
en remplacement de M. Martin, démissionnaire; 

Arnould (Arthur), propriétaire à Birkadcm, en rem- 
placement de M. Caillebar; 

Berbrugger, colonel de la milice d'Alger, conserva- 
teur de la Bibliothèque et du Musée, en rempla- 
cement de M. Sarlande aîné. 

2** Membres du Consnl général de la province d'Or an. 

MM. Cauquil 
Dandrieu 

Lichtlin / membres sortants; 

fioubière 
Vessiot 



— 309 — 

MM. Garité, maire d'Oran, en remplacement de M. Garbé; 

Masquelier (Philippe- Auguste) propriétaire à Saint- 
Denis du Sig et négociant à Lille, en remplace- 
ment de M. Aïasquelier, du Havre; 

Abd-el-Kadcr ben Daoud, ex-apha des Douars, en 
remplacement de Si Mohamed ben Hadri. 

3** Membres du Conseil général de la province de Constanline. 

MM. Champroux 
Devoucoux 
Joannon 

LaTie (François) ] membres sortants. 
Lestiboudois 
Niocel 
Vital 

Art. 2. — Notre Ministre Secrétaire d'État au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de TAl- 
gérie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de 
Fexécution du présent décret qui sera inséré au BuHeiin 
des lois. 

Fait à Vichy, le 31 juillet 1863. 

NAPOLÉON. 

Par l'Empereur : 
Le Ministre de la Marine et des Colonies^ 
Chargé par intérim du département de la Guerre, 
CHASSELOUP-LAUBAT. 



N* 218. —DÉCRET IMPÉRIAL portant nomination des mem- 
ans des bureaux des Conseils généraux de V Algérie, pour 
la session de 486S. 

DU 31 JUILLET 1863. 



Napoléon, par la grâce de Dieu et la volonté nationale, 
Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut. 

Vu notre décret du 29 juin dernier, portant convocation des 
Conseils généraux des trois provinces de l'Algérie pour la ses- 
sion de 1863 ; 



- 310 — 

Sur les propositions du Gouverneur Général de rAlgérie, et 
sur le rapport de notre Ministre Secrétaire d'État de la Marine et 
des Colonies, chargé par intérim du département de la Guerre : 

AVONS DÉGAÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. V. — Soat nommés membres des bureaux des 
Conseils généraux de F Algérie, pour la session de 1863, 
savoir : 

PROVINCE D'ALGBR» 

Président: M. de Yaulx, premier président de la Cour 
impériale d'Alger. 

Vice-Président: M. Sarlande jeune, maire de la ville 
d'Alger. 

Secrétaires : M. Weyer, adjoint au maire d* Alger pour 
la section de Mustapha; — M. Bastide, avocat et pro- 
priétaire. 

PROVINCE d'ORAN. 

Président: M. Dupré de Saint-Maur, propriétaire. 
Vice -Président: M. Gauquil, médecin et propriétaire. 
Secrétaires: M. TaraYant; — M. Buis (Auguste\ pro- 
priétaire. 

PROVINCE DE CONSTANTINE. 

Président: M. Lestiboudois, conseiller d'État. 
Vice- Président: M. de Gourgas, propriétaire. 
Secrétaires: M. Joffre, avocat; — M. de Mareuil, pro- 
priétaire. 

Art, 2. — Notre Ministre Secrétaire d'État au dépar 
tcmcnt de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Al- 
gérie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de 
l'exécution du présent décret, qui sera inséré au Bulle- 
tin des Lois. 

Fait à Vichy, le 31 juillet 1863. 

NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 
Le Ministre de la Marine et des Colonies^ 
Chargé par intérim du département de la Guerre, 

CHASSELOUP-LAtJBAT. 



— 311 — 

N* 219. — ARRÊTÉ pour la pereepiion du Hokor eê de i'A- 
chour dans laprovinee de CcnHantine^ en 4865. 

DU 4 AOUT 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de TAl- 
gérie^ absent, 
Le Général de division, Sous-Gouverneur ; 

Vu l'art. 10 du décret du 10 décembre 1860 ; 

Vu le décret du 30 avril 1881 ; 

Vu les arrêtés ministériels des 19 février 1859 cl 16 janvier 
1860; 

Sur les propositions arrêtées par M. le Général commandant 
la division en conseil des affaires civiles^ et par M . le Préfet 
du département, en conseil de préfecture ; 

Le Conseil consultatif entendu ; 

ARRÊTE : 

Art. l". — Les impôts arabes Hokor et Achour conti- 
nueront à être perçus, en 1863, dans les territoires civils 
et militaires de la province de Constantine, en yertu des 
titres actuellement existants et d'après les mêmes tarifs. 

Art. 2. — Le Général commandant la division et le 
Préfet du département de Constantine sont chargés, 
chacun en ce qui le concerne, de Texécution du présent 
arrêté. 

Alger, le 4 août 1863. 

É). DE MARTIMPREY. 



N*» 220. — ARRÊTÉ portant fixation du tarif de contersion en 
argent de l'impôt Achour, dans les provinces d'Alger et d'O- 
ran, pour UÇS, 

DU 4 AOUT 1863. 



AU NOM DE l'EMPBREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de TAl 
gério, absent, 



— 312 — 

Le Géaéral de divisioui Soas-Gouveraear ; 

Va Fart. 10 dn décret du 10 décembre 1860; 

Tu le décret du 30 avril 1861 ; 

Vu les arrêtés ministériels des 19 février 1859, et 16 janvier 
1860; 

Sur les propositions arrêtées par Ull. les généraux comman- 
dant les divisions ea conseil des affaires civiles, et par MM. les 
Préfets en conseil de préfecture ; 

Le Conseil consultatif entendu ; 

ARRÊTE : 

Art. 1*' — Le tarif de conversion en argent de Fim- 
poiAeAaur^ poar Texercice 1863, est fixé ainsi qu*il suit, 
dans les provinces d'Alger et d*Oran, savoir : 

Alger Cran 

Par qnintal métrique de blé 22 25 

— d'orge 13 10 

Art. 2. — Le Conseiller d'Etat, directeur général des 
Services civils, chargé de l'administration du département 
d'Alger, les Généraux commandant les divisions d'Alger 
et d'Oran, et le Préfet du département d'Oran sont char- 
gés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du pré- 
sent arrêté. 

Fait à Alger, le 4 août 1863. . 

E. DE Martimprey. 



N* 221. — ARRÊTÉ portant institution d'un Adjoint spécial 
' au village de Bouguirat [subdivision de Mostaganem), 

DU 12 AOUT 1863. 

AU noM DE l'empereur. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Algé- 
riCi absent, 
Le Général de division, Sous-Gouyerneur, 

Vu l'article ^ de l'arrêté du président da Conseil, chef du 
pouvoir exécutif, en date du 16 décembre 1848, ainsi conçu : 



— 313 — 

« Tout ce qui ooncerne radministration du territoire militaire 
« est réglé par des arrêtés du Ministre de la guerre ; » 

Vu le décret impérial du 10 décembre 1860, sur le Gouverne- 
ment et la haute administration derAlgérie; 

Considérant que le village de Bouguirat, situé à 28 kilomètres 
de Mostaganem, province d'Oran, renferme une population assez 
nombreuse et a acquis un développement assez prononcé pour 
nécessiter la présence permanente d'un délégué de l'autorité; 

D'après la proposition du Général commandant la division, et 
sur le rapport du Conseiller d'Etat, directeur général des ser* 
vices civils ; 

ARRÊTE : 

Art. 1". — Il est institué au village de Bouguirat^ 
province d^Oran, un emploi d*adjoint spécial, qui sera 
chargé, sous Tautorité du commandant de place de Mos- 
taganem, des fonctions d'officier de Tétat-civil, d'ofiScier 
de police judiciaire, et de pourvoir aux besoins de la 
police locale. 

Art. 2. — Cet adjoint sera nommé par le général com- 
mandant la division et choisi parmi les résidents français 
de la localité jouissant de leurs droits civils et civiques. 

Art. 3. — Le général commandant la division d'Oran 
est chargé d*assurer Texécution du présent arrêté. 

Fait à Alger, le 21 août 1863. 

E. DE Hartimprey. 



N* 222. — Milices. — Nominaiions. -- Par arrêté du lO juiU 
. let, a été nommé dans la milice de la commune d'Aïn-Tédelès : 
Compagnie de la section dÀïn-Tédelès. 

Sous-lieutenant : M. Kamesak (Jacques), en remplacement 
de M. Gosmand, promu capitaine. 



N* 223. — Par arrêté du 22 juillet, ont été nommés aux gra- 
des ci-aprës dans la milice de la commune de Médéa : 
Compagnie de sapeurs-pompiers. 

Cajpîtaine : M. Dedieu (Jean), en remplacement de M. Renon, 
démissionnaire. 



— 3t4 — 

r* compagnie (Médëa). 
Lieulennnl : M. Daudé (losepb), en remplacemenl de M. Capry, 
promu capitaioe. 

Compagnie de Lodi. 
Capitaine . U. Capry (Marius) , en remplacement de M. Pou- 
quoteau, démissionnaire. 

Compagnie de Damiette. 
Lieutenant: M. Sady (Léopold), en remplacement de M. Pétré, 
parti sans esprit de retour. 

Sous-lieutenant : M. Jouvin (Félix), en remplacement de M. 
Sady, promu lieutenant. 

Peloton de cavalerie. 
Sous-lieutenant: M. Véry (A.ntoine-Napoléon), en remplace- 
menl de M. Guiilut, démissionnaire. 



N'22*4. — Par arrêté de M. le général de division, Sous- 
Gouverneur, en date du 17 août 1863, ont été nommés dans le 
corps de la milice de la commune d'Oran : 
/•' Bataillon. 

Capitaine-rapporteur près le conseil de discipline : M. Hei- 
naud (Joseph}, sous-lieutenant-secrétaire, en remplacement 
de M. Watbled, parti d'Oran ; 

Sous-lieulenant-rapporteur près ledit con.^eil : M. Bourgarel 
(Auguste), sergent de la 1** compagnie, en remplacement de M. 
Reinaud, promu. 



N* 225. — Punt8-et-Chau8sées. — Personnel. — Par arrélc 
de S. Exe. le Gouverneur Général, en date du 8 juillet, M. Crom- 
pacb, Théophile, conducteur des Ponis-et-Chaussées, a été com- 
niissionné pour servir en la môme qualité dans le département 
d'Oran. 



N* 226. — Par arrêté de II. le général de division Sous-Gou- 
verneur, en date du 20 juillet 1863, 11. Denamiel (Alfred- 
Gustave- Joseph), élève-ingénieur des Ponts-et-€haussées, hors 
de concours, a été commissionné en ladite qualité pour être 
chargé des fonctions d'ingénieur de l'arrondissement de Tlem- 
cen. 



N* 217. — Par arrêté de M. le Général de division Sous-Gou- 
verneur, du 8 août, II. Conte (Joseph-Maurice), conducteur 



— 315 — 

embrigadé de 4* classe, a élé commîssionné pour ôlre atta- 
ché au serviee des Ponts-el-Ghauasées du département de Gons- 
tantinc. 



N* 228. — Par arrêté de II. le général de division, Sous-Gou- 
verneur, en date du 18 août, M. Antoine (Jean-Baptiste-Ga- 
miile), ingénieur ordinaire de 2* classe du service des Ponts- 
et-Ghaussées, a été commis.sionné en ladite qualité pour être 
chargé de Tarrondissement de Bône, département de Gons- 
tantine, en remplacement de M. Jenner. 



N' 229. — Tribunaux indigènes. -— Nominations. — Par ar- 
rêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en date du 13 juillet 
1863, ont été nommés près de la mahakma de la 9"* circonscrip- 
tion judiciaire de la province d'Alger (territoire civil) ; 

Bach-adel : Le sieur Mohammed ben Salamalz, adel près de 
ladite mahakma, en remplacement du sieur Lahssen ben Ahmed, 
démissionnaire ; 

Adel : Le sieur Abd el Malek ben el lladj Brahim el Gohrini, 
talcb, en remplacement de Mohammed ben Salamatz, ci-dessus 
désigné. 



N* 230. — Par arrêté de M. le général de division, Sous-Gou- 
verneur, en date du 17 juillet 1863, a été nommé cadhi de la 49* 
circonscription judiciaire de la province de Gonstantine (cercle 
de Gonstantine], Si-Mustapha-ben-Hadj, actuellement bachadel 
de la 16* circonscription, en remplacement de Ahmed-ben-Si- 
Barkat, révoqué. 



N' 231. — Par arrêté de M. le général de division, Sous-Gou- 
verneur, en date du 21 juillet, ont été nommés : 

Province d'Alger {région en dehors du Tell). 

Gadhi de la ^5' circonscription judiciaire (cercle de Laghouat) : 
Si Ali ben Bachir, actuellement bach-adel de la 94* circonscrip- 
tion, en remplacement de Si Ali ben M'bareck, révoqué ; 

Bach-adel de la 94* circonscription (même cercle) : Si ben Be- 
ker ben Abderrabman» taleb, en remplacement de Si Ali ben 
Bachir, nommé cadhi ; 

Adel de la 97* circonscription (même cercle) : Si Mustapha' 
ben Mohammed, taleb, en remplacement do Si Mohammed ben 
Abdallah , démissionnairp. 



— 316 — 

N* 232. — Par arrêté de M. le général de divisîoD, Sous-Gou- 
verneur, en daie du 23 juillet : 

Ali ben Kara Alî, actuellement cadi de la 94* circonserlp- 
lion judiciaire de la province de Constantine (cercle de Souk- 
abras), passe en la même qualité à la 10^ circonscriplîon 
(arrondissement de Bône), par permutation avec Si Amar ben 
Seliman, qui le remplace au siège de la 94* circonscription. 



N* 233. — Par arrêté de M. le Général de division, Sous-Gou- 
verneur, en date du 29 juillet, ont été révoqués de leurs fonc- 
tions : 

Si Baghdad ben Denia^ cadi de la 16* circonscription judi- 
ciaire de la province d'Oran (cercle de Mostaganem) ; 

Si el Mabi ould Si Mustapba ben Ilaoua, cadi de la 17* cir- 
conscription de la même province (même cercle]; 

Si Djelali bel Hadj, adel de la 15' circonscription de la même 
province (même cercle). 

— Par arrêté du même jour, ont été nommés pour h province 
d'Oran : 

Cadi de la 16* circonscription judiciaire, Si Djelali ben el 
Hadj el Hahdi ben Abd el Ouabab, taleb, en remplacement de 
Baghdad ben Dénia, révoqué; 

Cadi de la 17' circonscription, Si el Hadj ben Snoussi, actuel- 
lement bach-adel de la même circonscription, en remplacement 
de Si Mabi ould si Mustapha ben Raoua , révoqué ; 

Bach-adel de la même circonscription. Si Ahmed ben Abdallah, 
ancien élève de la médersa de Tlemcen, en remplacement de 
SI el Hadj ben Snoussi, nommé cadi; 

Adel de la 15* circonscription, Ahmed ben Mahi, ancien élève 
de la médersa de Tlemcen, en remplacement de Si Djelali bel 
Hadj, révoqué ; 

Adel de la 57* circonscription (cercle de Saïda), Mustapha ben 
Ahmed, taleb, en remplacement d'El Hiioud ben Hadjiba, dé- 
missionnaire. 



N* 234. — Par arrêté de M. le Général de division, Sous-Gou- 
verneur, en date du 2 août : 

Si el Hadj Tahar ben Bachir, taleb, a été nommé cadi de la 
.43* circonscription judiciaire de la province de Constantine 
(cercle de Djidjelli), en remplacement de Si Mohammed ben 
/Bl Si Bacbiri décédé. 



— 317 — 

N* 235. — Par arrêté de M. le général de division, Sous-Gou- 
verneur, en daledu 6 août, Si Mohammed ben Mâamar, ac- 
tuellement adel de la 33' circonscription judiciaire de la province 
de Consiantine, a été nommé bach-adel de la 16' circonscription 
(cercle de Constaniine), en rem placement de Si Mustapha bel 
Hadj, nommé cadi. 



N* 236. — Par arrêté de M. le général de division, Sous-Gou- 
verneur, du 12 août, Si Mohamed ben Houra, taleb, a été 
nommé bach-adel du cadbi de la 13* circonscription judiciaire 
de la province d'Alger (arrondissement de Milianah), en rempla- 
cement du sieur Ahmed ben Sadek, démissionnaire. 



N* 237. — Par arrêté du 14 août, ont été nommés : 

Cadhi de la 5' circonscription judiciaire de la province de 
Constantine (district de Batna), le sieur Mohamed en Nyar, 
ancien assesseur du tribunal de Sétif, en remplacementde Si 
Bel Gassem ben el Cadhi. 

Bach-adel de la niême circonscription, Si Mohammed el Aïd 
ben Mohammed es Serir, en remplacement du sieur £1 Ma- 
dani ben el Hadouch» démissionnaire ; 

Adouls de la môme circonscription, les sieurs Ferhah ben 
ech Cherif et Amar ben Rabah, en remplacement des sieurs 
Ahmed ben Mohamed, démissionnaire, et Hamoud ben Am- 
mar, décédé. 



f)« 238. — Par arrêté de M. le Général de division Sous-Gou- 
verneur, en date du 19 août 1863, Si Mohamed ben Mezoura, ta- 
leb, a été nommé adel de la 70* circonscription judiciaire (cercle 
de Lalla-Maghnia) de la province d'Oran, en remplacement de 
Ali ben Yacoub, démissionnaire. 



N* 239.— CotJRTiBRS DE coujâii%CE .—Chambres sytidicalBs . — 
Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en date du 11 juillet 
1863, la nouvelle Chambre syndicale des courliers d'Oran, pour 
l'année 1862-1863, a été composée ainsi qu'il suit : 

Syndic, M. Roux. 

Syndic-adjoint, M. deLigonnier. 



— 318 — 

N* 240. — Nominations. — Par arrêté du 13 juillet 1863, le 
sieur Rica (Edouard) a été nommé courtier maritime et en mar- 
chandises à la résidence de Nemours, avec faculté d'interpréter 
les langues espagnole et italienne. 

Le cautionnement du titulaire a été fixé à 3,000 francs. 



N' 241.— Permutatiofis.'^ Par arrêté de M. le Général de di- 
vision, Sous-Gouverneur, en date du 31 juillet, M. Bollard, cour- 
tier maritime et en marchandises k Oran, et M. Rica, exer- 
çant le même office à Nemours, sont autorisés à permuter de ré- 
sidence. 



N* 242. — Courtiers maritimes. — Inlerprèles. — Par ar- 
rêté de M. le général de division, Sous-Gouverneur, le sieur Mo- 
nier (Gustave), courtier maritime et en marchandises à Ténès, a 
été admis à servir d'interprète pour la langue espagnole dans 
celte résidence. 



N* 243. — Chambres de Commerce. — Elections. — Par ar- 
rêté de M. le général de division, Sous-Gouverneur, en date du 
17 juillet 1863, 

1* Sont approuvées les élections des membros ci-après désignés 
de la Chambre de commerce d'Oran, savoir : 
Pour six ans : 
MM. Hamida, 
Giuliani , 
Sazie. 

Pour quatre ans : 
MM. Lévy, 
Rruguier. 
Est annulée l'élection du sieur Sarrat, attendu qu'aux termes 
de rarlicle 2 du décret du 5 mars 1855, il n'était pas éligible. 



N* 244. — Par arrêté de M. le général de division, Sous-Gou- 
verneur, en date du 21 juillet 1863, et sur le vu du procès-ver- 
bal des élections qui ont eu lieu le 11 du même mois, sont 
nommés membres de la Chambre de commerce d'Alger, en 
remplacement des membres sortants : 



— 319 - 

Pour êix ans . 
MM. Couput, ï 

Franqueville, \ au titre français. 
Em. Ferrand, ) 
Eug. Joly, au titre étranger. 
Ben Marabet, au titre indigène. 
Pour quatre ans ■ 
M. Desvignes, au titre français. 
Pour deux ans : 
M. Ange Salmon, au titre indigène. 



N* 245. — Administration communàlk. — ComptabiHté. — 
Par arrêté du 23 juillet 1863, M. le général de division, Sous- 
Gouverneur, a réglé définitivement: 

1* Le compte administratif des recettes et dépenses de la com- 
mune d'Alger pour 1863 ; 

2* Le budget supplémentaire de ladite commune pour l'exer- 
cice 1863. 

Le compte de 1862 a été arrêté : 
En recettes , à la somme de 1.841.689 23 

i En dépenses , à la somme de 1.691.032 20 

D'où résulte un excédant de recette, ou report 
de 1 50 . 657 03 

Le budget supplémentaire de 1863 s'établit ainsi qu'il suit . 

Receltes 353.254 39 

Dépenses 263.804 22 

D'où résulte un excédant de recettes, ou boni de 89.450 17 



N* 246.--TRiBnNÀUx de commerce. — Listes des Notables. — 
Pariirrêté en date du 10 juillet 1863, S. Exe. le Gouverneur Gé- 
néral a fixé le nombre des commerçants notables, appelés à con-^ 
courir à Télection des membres du tribunal de commerce de 
Constantine. à cinquante, conformément à la liste annexée audit 
arrêté. Quarante-sept sont résidants à Constantine, et trois à 
Batna. 



N* 247. — Par arrêté de M. le Général de division Sous- 
Gouverneur, en date du 7 août, le nombre des commerçants no- 
tables de ' la commune d'Alger, appelés à concourir à l'élec- 
tion des membres sortants du Tribunal de commerce, a été 



— 320 — 



fixé à soixante-dix, conformément à 
arrélé. 



la liste annexée audii 



N* 248. — Service du pilotage. — Commission adminis- 
tratite. — Paf décision de M. le Général de division, Sous-G ou- 
verneur, en date du 23 juillet 1863, MM. Saulière, Vidaillon 
et Méric, ont été nommés membres de la commission chargea 
du service administratif du Pilotage à Alger. 



N* 249. — Service des Poids et Mesures. — PersotmeL — 
Par arrêté de M. le général de division, Sous-Gouverneur, en 
date du 5 août 1863, M. Huart (Léon) a été nommé vérificateur- 
adjoint auxiliaire du Service des Poids et Mesures, pour être 
attaché en cette qualité à la province de Constantine, et pour 
prendre rang à dater du 1*' août 1863. 



N* 250. — Timbre. — Bureaux de distribution. — Par déci- 
sion de M. le Général de division, Sous-Gouverneur, du 8 août, 
un cinquième bureau de distribution auxiliaire de papiers 
timbrés a été créé à Alger, pour le quartier dlsly. 

Ce bureau ne pourra pas être installé plus loin que l'extré- 
mité de la rue Rovigo, du côté de la place Napoléon. 




CERTIFIÉ CONFORME : 

Alger, le 22 août 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SEBPH. 



▲LOBR. 



IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 



321 — 



BULLETIN OFFICIEL 



DU 



GOUVERNEMENT GÉNÉRAL 



DE L'ALGÉRIE. 



N^ 91 

SOMMAIRE. 



PA6. 



251112 août 1863 



252112 août 1863 



253 



13 août 1863 



25413 août 1863 



255 



14jiiiHetl863 



Constîtation de la propriété. — Déci^et 
portant désignation des tribus où il sera 
d'abord procédé à l'exécution du séna- 
tus-consuUe du 22 avril 1863 

— Tableau des tribus. (Jnnexedu décret.) 

— Rapport et décision impériale concer- 
nant la désignation des présidents des 
commissions appelées à procéder aux 
opérations de délimitation et de répar- 
tition du territoire des tribus, en exécu 
tion du sénatus-consulte du 22 avril 
1863 

Wolrlé arbalne.—r-ravo'tia;.— Arrêté qui 
ordonne Texpropriation, pour cause du 
tilité publique, d'une parcelle de terrain 
sise à Alger 

Travaux ailliUiirefi. — Arrêté qui or- 
donne l'expropriation, pour cause d'uti- 
lité publique, de deux parcelles de ter- 
rain situées à Alger 

SBeccasIons vacanlefi. — Curatelle. -^ 
Circulaire relative à la nécessité de tenir 

: le service du Domaine immédiatement 



323 
324 



325 



326 



328 



— 322 



N«» 



PAC 



informé de l'ouverture de toute succès-. 

j I sion vacante '329 

S56|90 août 1863 1— Circulaire relative au contrôle à exer-i 
cor sur la gestion des curateurs aux suc-, 

I cessions vacantes 1330 

257j ;334 

à {Dates divers. Mentions rt Extraits ' à 

263 336 



— 323 — 

N* 251. — DÉCRET IMPÉRIAL portant désignaliotides tribus 
où U sera d'abord procédé à Vexécution du sénatus-con- 
suite du 2t avril I86s. 

m 12 \ouT I8G3. 



NAPOLÉON, par la grtce de Dien et la voloiité na- 
tionale, Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut. 

Vu le sénatus-consulte du 23 avril 1863 et le règlement 
(l'administration publique du 22 mai 1863, relatifs à la consti- 
tution de la propriété en Algérie, dans les*territoires occupés 
par les Arabes ; 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre, et sur les propositions du Gouverneur 
Général de FAIgérie ; 

AVOIHS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. r'. — Il sera procédé, dans le plus bref délai, 
aux opérations prescrites par les paragraphes I et 2 de 
Fart. 2 du sénatus-consulte du 22 avril 1863, et par les 
titres 1 , 2 et 3 du règlement d'administration publique 
du 23 mai 1863, sur le territoire de chacune des tribus 
désignées au tableau ci-joint. 

Art. 2. — Notre Ministre secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de TAl- 
gérie sont chargés, chacun en ce qui le concerne , de 
Texécution du présent arrêté. 
Fait à Saint-Gloud, le 12 août 1863. 

NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 
Le Maréchal de France, Ministre secrétaire 
dEtat au département de la Guerre , 
Ràndon. 



TIBLSAU 



— 324 — 



TABLEAU 

Indiquant les tcrrilûircs des (ribus à soumettre aux dispositions du sénatus- 
consulte du Sa avril 1863 et du rèjçloment d'administration publique du S3 
mai 1863, sur la propriété en Algérie. 



TRIBUS. 



Mouzaïa 

Bou Halouan 

Beni-Tour 

Taolirga 

\meraoua 

llassen bea Ali 

Bou Ilalloii 

Heiimis 

Arib 

Oiiled bel liil 

Hachem Darough 

Ouled Dradeb 

Bordjia 

Abid Cheragus 

Ouled Zeïr 

Ouled Khalfat 

Haredj 

|Oulad Sliman (Marabouts) 
Oulad Sliman (Arabes). . . 

Ilacasraa 

Ilamyans 

Abd el Nour 

Amer Cheragas 

'Ouled-Alia 

Souahlias 

Zraouls 

Amer 

Fulma 

Ouled Si Ali TAramaël — 

ilaracta el MadJer 

Haracla Dierma 

El Tlet 



PROVINCES. 



Alger 

id 

id 

id 

id 

id 

id 

id 

id 

id 

Oran 

id 

id 

id 

id 

id 

id 

id 

id 

id , 

id 

Constantine. 
id. . . . 
id. ... 
id. ... 
id. ... 
id. . . . 
id. . . . 
id. ... 
id. ... 
id. ... 
id. ... 



CIRCONSCRIPTIONS 
ADMINISTRATIVES. 



Blidah. 
Milfcinah. 
Dellvs. 
id: 
id. 
Médéah. 
Ténès. 
Oriéansville. 
Aumale. 

id. 
Moslaganom. 
id. 
id. 
id. 
Oran. 
id. 

bel-Abbès. 
id.. 
id. 
id. 
id. 
CoDStAntine. 
id. 
id. 
id. 
id. 
Sëtif. 
id. 

Batna. 
id. 
id. 
id. 



Sidi- 



Vu pour être annexé au décret impérial du 1 2 août 

1863. 

Le Maréchal de France. 
Mininlrc secrétaire d'État au département de la Guerre. 

Bandoin. 



— 325 — 

N» 2b'2. — RAPPORT et DÉCISION IMPÉRIALE concernant la 
désignation des présidents des commissions appelées à pro- 
céder atix opérations d€ délimitation et de répartition du 
territoire des tribus, en exécution du sénatus- consulte du 
S^ avril 4865. 

\)V 12 AOUT 1863. 



Paris, le 12 aoùl 1863. 
Sire, 

Aux termes de Tarticle 2 du règlement d'administra- 
lion publique, rendu le 23 mai dernier pour Texéculion 
du sénatus-consulte du 22 avril précédent, les opérations 
de délimitation et de répartition du territoire des tribus 
sont effectuées par des commissions désignées par le Gou- 
verneur Général de l'Algérie, et dont la présidence est 
dévolue à un général de brigade, à un colonel ou à un 
lieutenant-colonel . 

Le choix des présidents devant avoir une grande 
importance, il a été prescrit par les instructions du 1 1 
juin dernier, desoumettre leur nomination à lapprobation 
de Votre Majesté. 

Le Gouverneur Général, se conformant à cette recom- 
mandation, vient de m'adresser ses propositions pour la 
désignation des présidents des deux commissions qui, 
d'après Tordre de Votre Majesté, doivent être formées 
dans chaque province pour opérer simultanément en ter- 
ritoire militaire et en territoire civil, savoir : 
Pour la province d'Alger : 
MM. De Neveu, colonel d'état- major, commandant la 
subdivision de Dellys ; 
Lallemand, colonel d'état-major, commandaut la 
subdivision d'Orléansville. 
Pour la province d'Oran : 
MM. Lapasset, colonel d'état-major, commandant la 
subdivision de Mostaganem; 
De Colomb, lieutenant colonel du 2c régiment 
de tirailleurs indigènes. 



^ 326 — 

^ Pour la province de Gonstantine : 

MM. Aogereau, colonel d'artillerie, commandant la 
subdivision de Sétif ; * 
Séroka, colonel du 66' de ligne, commandant 
la subdivision de Batna. 
Ces officiers supérieurs me paraissent réunir toutes 
les conditions voulues pour mener à bien Tœuvre con- 
sidérable qui est dévolue aux commissions ; je ne puis, 
en conséquence^ que prier Votre Majesté de vouloir bien, 
en approuvant le présent rapport, sanctionner lespropo- 
sitions dont ils sont Tobjet de la part du Gouverneur 
Général. 

Je suis, avec le plus profond respect, 
Sias, 
De Votre Majesté. 
Le très-obéissant, très-dévoué serviteur 
et très-fidèle sujet, 

Le Maréchal de France , 
Ministre secrétaire d*Etat au département de la Gtieirc, 

RANDON. 
Approuvé : 
NAPOLÉON. 



fi' ^ii. ^ ARRÊTÉ qui ordonne l'expropriation pour cause 
d'ntUiié publique, d*une parcelle de terrain sise à Alger. 

DU 13 AOUT 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de FAl- 
gérie, absent, 
Le Général de division, Sous-Gouverneur; 

Vu le décret impérial du 10. décembre 1860, sur le gouverne- 
ment et la haute administration de l'Algérie; 

Vu la loi du 16 juin 1851 sur la constitution de la propriété eu 
Algérie, et spécialement le titre IV sur l'expropriation pour 
cause d'utilité publique; 



— 327 — 

Vu ie titre IV de l'ordonnança royale du 1*' octobre 1844 et le 
décret impérial du 8 septembre 1859 ; 

Vu l'arrêté du Gouverneur Général, en date du 20 avril der- 
nier, qui déclare d'utilité publique l'expropriation d'une par- 
celle do terrain de 341 m. 16 c, sise sur le territoire de la 
commune d'Alger, et nécessaire pour le percement de la rue 
Monipensier et sa jonction avec la rampe Rovigo (4* tour- 
nant) ; 

Vu le plan des lieux; 

Vu le registre de l'enquête qui a été ouverte à la préfecture 
d'Alger, le 5 mai 1863, conformément aux dispositions de Tarti* 
de 27 de Tordonnance prémentionnée du l" octobre 1844 ; en- 
semble tontes les formalités réglementaires ; 

Vu l'avis du Préfet rendu en Conseil de préfecture, en juin 
1863; 

Sur la proposition du Préfet d'Alger, et conformément à l'a- 
vis émis par le Conseil consultatif dans sa séance du 5 août 
1863; 

ARRÊTE : 

Art. P'. — Est ordonnée, pour cause d* atilité pabli- 
que, rcxpropriation définitive et immédiate d*une par- 
celle de. terrain de 341 m. 16 c. environ, sise sur le ter- 
ritoire de la commune d* Alger, faisant partie d*une pro- 
priété plus grande, signalée comme appartenant au sieur 
Paris, et nécessaire pour le percement de la me Mont- 
pcnsier et sa jonction avec la rampe Bovigo (4* tour- 
nant). 

Art. 2. — Le Préfet d'Alger est chargé de Texéeution 
du présent arrêté, qui sera inséré dans le Bulletin officiel 
du Gouvernement général de TAlg érie. 

Alger Je 13 août 1863. 

E. M MAaTlMPlBf . 



— 328 — 



N* 354. -^ARRÊTÉ qui ordonne l'expropriation^ pour cause 
d'utilité publique, de deux parcelles de terrain situées à Al- 
ger. 

DU 13 AOUT 1863. 



AU JNOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Goaverneur Général de TAl- 
gérie^ absent, 
Le Général de division, Sous-Gouverneur; 

Vu le décret impériai du 10 décembre 1860 sur le gouverne- 
ment et la haute admfnistration de l'Algérie; 

Vu la loi du 16 juin 1851 sur la constitution de la propriété en 
Algérie, le titre IV de l'ordonnance du 1*' octobre 1844, et le dé- 
cret impérial du 8 septembre 1859; 

Vu le plan des lieux; 

Vu les publications faites à Alger, ainsi que le procès-verbal 
de Tenquôte ouverte conformément aux loi, ordonnance et dé- 
crets ci-dessus visés ; 

Vu l'avis du Préfet , rendu en Conseil de Préfecture , le 
14 juillet 1863; 

Sur la proposition du Préfet du département d Alger, et con- 
formément à l'avis émis par le Conseil consultatif, dans sa 
séance du 5 août courant : 

ARRÊTE : 

Art. 1". — Est déclarée d'utilité publique Texpro- 
priation de deux parcelles de terrain, d'une superficie 
totale de 5,060 mètres carrés, indiqués sous les lettres 
Â, B, G, D, E, 1\ G, H, aiî plan établi par M. le Chef du 
Génie d'Alger, à la date du 24 mars 186!^, situées sur le 
territoire de la commune d'Alger, hors la porte d'Isly, 
faisant partie d'une propriété signalée conrnie appartenant 
au sieur de Saint-Romain, propriétaire à Alger, et né- 
cessaires pour l'organisation définitive des glacis de la 
place d'armes du front 23-24 de la place d'Alger. 



— 329 — 

Akt. 2. — Le Préfet du départemeut d'Alger est 
chargé de Texécution du présent arrêté. 

Alger, le 13 août 1863, 

Ë. DE Hartimprev. 



N' 155.— CIRCULAIRE relative à la nécess iU de tenir le ser- 
vice du Domaine immédiatement informé de l'ouverture de 
toute succession vacante. 



A MM. Lvs G6N6RAUX ET Préfets de l'Algérie. 

Alger, le 14 juillet 1863. 

Géaéral , 
Monsieur le Préfet, 

Les agents du service du Domaine sont appelés, par 
Tordonnance organique du 26 décembre 1842, à contrô- 
ler la gestion des curateurs aux successions vacantes ; 
mais aucune disposition de Tordonnance n'ayant réglé 
le mode d'exercice de ce contrôle, Texpérience a fait 
reconnaître la nécessité de suppléer à cette lacune par 
des instructions spéciales. 

La première mesure à prendre est d'aviser à ce que 
les préposés du Domaine soient immédiatement informés 
de l'ouverture de toute succession vacante. 

L'article 7 de l'ordonnance enjoint à l'officier de l'état- 
civil qui reçoit la déclaration d'un décès, « de s'informer 
» immédiatement si les héritiers du défunt sont présents 
» ou connus. »» D'après l'article 8, « s'il résulte des in- 
» formations recueillies que les héritiers du décédé ne 
» sont ni présents ni connus, l'officier de l'état-civil eu 
» doit donner sur-le-champ avis au Procureur impérial 
» et au juge de paix du ressort, ainsi qu'au curateur en 
» exercice dans le territoire du lieu du décès. » 

J'ai décidé, d'accord avec M. le Procureur général, 
que le même avis serait adressé au receveur du Domaine 



— 330 — 

du ressort, afin que cet agent fut mis immédiatement en 
mesure d'exercer le contrôle qui Ini incombe sur k' ges- 
tion financière du curateur, aux termes de diverses dis- 
positions de Tordonnancc réglementaire et de Tarticle 3 
du décret impérial du 23 octobre 1856. 

Des instructions spéciales, également concertées avec 
M. le Procureur général, vont être adressées au service 
du Domaine dans le but d'établir, par son intervention 
plus fréquente, sur la gestion confiée aux curateurs, un 
contrôle plus effectif et plus efficace. Mais le point de 
départ est dans l'avis immédiat de Touverturc de chaque 
succession, émanant de Tofficier de Tétat- civil, par 
extension de ce qui est prescrit par l'article 8 de Tordon- 
nance de 1842. 

Vous voudrez bien veiller à ce que les Maires et offi- 
ciers de Fétat-civil de votre circonscription administra- 
tive se conforment strictement à cette prescription. 
ÎCrénéral ) 

Monsieur le Préfet, S l'««surance de ma 
considération très-distinguée. 

Le Gouverneur Général , 
M«^ Pelissier , DUC DE Malakoff. 



N' '2Ô6. •— CIRCULAIRE relalwe au contrôle à emrcer sur la 
gestion des curateurs aux successions vacantes. 

A MM. LES Généraux et Préfets de l'Algérie. 

Alger, le 20 août 1868. 
Général, 
Monsieur le Préfet, 

L'Administration a lieu de craindre que los prescrip-- 
tions du règlement général du 26 décembre 1842 sur 
les successions vacantes, ne soient pas toujours assez 
fidèlement observées. 

liOS préposés de l'Enregistrement et des Domaine^ sont 



~ 331 - 

appelés, il est vrai, par les articles 20, 21,25, 26 et 27 
dudit règlement et par le décret da 20 octobre 1856, à 
exercer sur la gestion des curateurs ua contrôle aussi 
précieux dans l'intérêt du Trésor que dans celui des tiers; 
mais Taction de ces fonctionnaires est fréquemment pa- 
ralyséeipar le délai qui s* écoule entre Touverture des 
successions et Tépoquu à laquelle il en est donné avis au 
Domaine; d'autre part, Texamen des opérations de cura- 
telle n a lieu, le plus souvent, qu'après leur achèvement, 
c*est-à-dire à un moment où il devient impossible d'as- 
surer eflicacementrexécution du règlement. 

Dans cet état de choses, il m'a paru indispensable d'a- 
dopter, de concert avec M. le Procureur général, les 
mesures suivantes : 

1® Les ofSciers de Tétat-civil, qui sont déjà tenus par 
l'article 8 de l'ordonnance du 26 décembre 1842, de don- 
ner avis au Procureur impérial, au juge de paix et au 
curateur, des déclarations concernant les personnes dont 
les héritiers ne sont ni présents, ni connus, devront 
fournir le même renseignement au receveur des Domai- 
nes de leur circonscription. (Une circulaire spéciale sur 
ce point vous a été adressée sous le timbre de la 1" di- . 
vision de la Direction générale (Etat-civil.) 

2'' Les magistrats du ministère public veilleront à ce 
qu'au cas prévu par l'article 12 de Tordonnance, le re- 
cevenr des Domaines soit, par les soins du curateur, mis 
en mesnre de surveiller les opérations spécifiées en l'ar- 
ticle 13. A cet effet, une ampliation du relevé sommaire 
exigé par l'article 14 sera envoyée à ce receveur par le 
curateur. 

3** Le même receveur devra être avisé parle curateur, 
et en temps opportun, des lieu, jour et heure de chaque 
vente aux enchères d'effets mobiliers, à laquelle il sera 
procédé conformément à l'article 1 5. 

4"^ La vérification à opérer au commencement de cha- 
que trimestre, conformément à l'article 25 du règlement, 
par le juge de paix ou le commissaire civil, du registre et 
du livre*journal des curateurs établis hors des villes où 



- 332 — 

siègent des tribunaux de l^'' instance, sera faite avec 
le concours du préposé des Domaines ; les procès-verbaox 
constatant ce double examen seront transmis simultané- 
ment au Procureur impérial; le receveur conservera ud 
double de son procès-verbal, tant pour justifier de son 
opération que pour réunir les éléments de Tavis^u'il est 
appelé à émettre lors de l'apurement annuel des comptes 
des curatelles (art. 4 du décret du 23 octobre 1856). 

Il ne faut pas oublier, qu'outre la vérification trimes- 
trielle, qui devra, du reste, être faite par Tagent des Do- 
maines seul, si le juge de paix ou commissaire civil né- 
glige ou refuse d'y procéder, cet agent a le droit, aux. 
termes du premier paragraphe de Tarticle 25, de se faire 
représenter les registre et livre-journal, toutes les fois 
qu'il le jugera convenable. 

Il aura soin, lors de chaque examen, d'inscrire sur ces 
documents un visa daté et signé. 

5'' Il sera procédé , dans les dix premiers jours de 
chaque trimestre, par un employé supérieur de l'Enre- 
gistrement et des Domaines, à l'examen des registres et 
livres des curateurs établis dans les villes où siège un 
tribunal de première instance. 

Les procès-verbaux de cette opération seront établis 
en deux expéditions : l'une sera transmise au parquet et 
l'autre déposée au bureau des Domaines. 

G° Tout curateur sera tenu de comprendre, dans l'avis 
qu'il doit adresser au Procureur impérial et au receveur, 
dès qu'une succession est rcclamée par les héritiers (art.27 
du règlement), les mentions propres à en assurer l'effi - 
cacité. Il y relatera notamment la situation de l'actif et 
du passif, les noms des prétendants droit, leur domicile 
et leur degré de parenté. Les pièces justificatives seront 
en même temps communiquées au service des Domaines, 
contradicteur légitime des réclamants. 

Je tiens essentiellement, \ SoSr le Préfet, 1 ^ ''^ 
que les dispositions ainsi arrêtées reçoivent leur entière 
application. 



— 333 — 

Il y aura lieu également de faire tenir la main à ce 
que les curateurs se conforment toujours à Tobligation 
impérativc qui leur est imposée par Tart. 813 du code 
Napoléon, les art. 20 et 2 i de Y ordonnance de 1 842, Tart. 2 
du décret du 23 octobre 1856, et la décision ministérielle 
du 7 juillet 1854 : 

r De verser imm édiatemeut dans la caisse du rece- 
veur des Domaines tout le numéraire trouvé dans les 
successions, et les deniers provenant du recouvrement 
des créances actives et de la vente des meubles ou im- 
meubles ; 

2" De n'acquitter aucune dette ou dépense des succes- 
sions, autres que les petites dettes privilégiées désignées 
par l'art. 2101 du code Napoléon. 

Il y aurait des inconvénients sérieux à permettre aux 
curateurs de conserver à leur disposition tout ou partie 
de l'actif d'une succession, sous le prétexte que des 
créances leur ont été signalées. Les employés des Do- 
maines ne devront donc, pour aucun motif, se dispenser 
de poursuivre le recouvrement des sommes provenant des 
successions, et de constater par des procès-verbaux les 
retards apportés dans les versements (art. 20 du règle- 
ment de 1842, art. 5 du décret du 23 octobre 18o6). 

C'est en vain que les curateurs objecteraient, comme 
ils l'ont fait parfois, que les deniers provenant de la 
vente aux enchères des meubles sont restés entre les 
mains des comraissaires-priseurs, puisque, d'après l'art. 
21 de l'arrêté ministériel du l"juin 1841, ces derniers 
doivent rendre leurs comptes dans la huitaine des 
ventes. 

Enfin, pour rendre entièrement complète la surveillance 
des Directeurs des Domaines et de l'Administration supé- 
rieure sur cette importante partie du service, je désire 
qu'il soit procédé, le plus tôt possible, à une révision 
attentive de la situation, au 1*^ juillet dernier, des som- 
miers des successions vacantes et en déshérence existant 
dans les bureaux des Domaines et dans la Direction. Des 
relevés généraux, conformes aux modèles ci-joints, me 



— 334 — 

seront adressas, le 1" novembre procliAiii, pourconslalor 
les résultats de cette révision. On abservera dansées re- 
levés, non pas Tordre alphabétique des bureaux, mais 
celui des noms des auteurs des successions; ils seront 
terminés par une récapitulation indiquant le nombre des 
successions pour chaque bureau. 

A partir du I" janvier 1864, des états, rédigés dans la 
même forme, me seront transmis dans les dix premiers 
jours de chaque semestre, et comprendront les succes- 
sions Yacautes et en déshérence ouvertes pendant le se- 
mestre précédent. 

Je vous prie, J Monsieur le Préfet. * de m'accuser ré- 
ception delà présente circulaire, qui sera insérée au Bul- 
leiin officiel du GouTernement général. 

Recevez, etc. 

Le Gouverneur Général absent, 
Le Généml de division^ Sous-Gouverneur ^ 

E. J)E Martimpdkil. 



N*257. — MAGASINS généraux. — Expertises et ventes. — 
Par décision de AI. le Général de division, Sous- Gouverneur, 
en date du 11 août 1863, M. Sourroque. commissaire-priseur 
à Blidali, a été investi du droit de procéder aux expertises et 
aux ventes des marchandises engagées dans le magasin gé- 
néral que MU. Vuillard et Gabalda ont été autorisés à ouvrir 
dans cette ville. 



N* 258. — Théâtres. — Concessions de privilège. — Par ar- 
rêté de M. le Général de division, Sous-Gouverneur, en date 
du 19 août 1863, et conformément à la délibération du Conseil 
municipal do la commune d'Alger, du 27 juillet dernier, Tex- 
ploitation privilégiée du Théâtre d'Alger a été concédée pour 
trois années, à partir du 20 septembre 1863, à M. Jourdain, 
ancien directeur des théâtres de Gand et de Nantes, sous les 
clauses et conditions établies au cahier des charges qu*il a* re- 
vêtu de son acceptation. 



— 335 - 

N*2o9. — Mines. — Recherches. - Par arrêté de M. le Gé- 
néral de division, Sous-Gouverneur, en date du 24 août, M. 
Fabet (Julien) a été autorisé a exécuter des recherches de mines 
de cuivre au Heu dit Tarkoumat, subdivision de Séiif, province 
de Qonstantine, et à disposer des minerai»^ provenant de ses 
travaux de reconnaissances. 

La durée de cette autorisation est fixée à deux années, à 
dater de la notification au permissionnaire de l'arrêté d'autori- 
sation. 



N* 260. — Commissaires de police. — Promotions. — Par 
arrêté de H. le Général de division; Sous-Gouverneur, en date 
du 24 août, M. Deville, commissaire de police à la résidence 
de Mascara, a été promu de la 4* à la S* classe. 



N* 261. — Tribunaux musllmans. — Mutations et nomina- 
tions. ^ Par arrêté de M. le Général de division, Sous-Gouver- 
neur, en date du 26 août 1863, Si Messaoud ben Mohammed, 
bach-adel de la 20' circonscription judiciaire de la province 
d'Alger (cercle d'.\nmale), a élé révoqué de ses fonctioRs. 



N* 262. — Par arrêté du 27 août, ont été nommés pour la 
province d'Alger : 

Cadhi de la 84* circonscripUon judiciaire (cercle de Ténès), 
Si Brahim ben Melzi. actuellement bach-adel de la 85* cir- 
conscription, en remplacement de Si Hamed ben Melzi. 

Cadhi de la 86' circonscription (même cercle), Si Ahmed 
ben Melzi, actuellement cadhi de la 84' circonscription, en 
remplacement de Si M'hamed ben Rahon, démissionnaire. 

Bach-adel de la 20" circonscription (cercle d'Aumale) , Si 
Taïeb ben Mohammed, actuellement adcl de la 31* circonscrip- 
tion, en remplacement de Messaoud ben Mohammed, révoqué. 

Bach-adel de la 84' circonscription (cercle de Ténès), Si 
Mohammed ben Màamar bou Khatem, actuellement bach-adel 
de la 66' circonscription judiciaire, en remplacement de Si 
.Vhmed ben Melzi, nommé cadhi. 

Bach-adel de la 86* circonscription, Si bou Zian ben Kaddour, 
actuellement adel de la même circonscription, en remplace- 
ment de Si Mohammed ben Mâatnar bou Khatem, qui passe à la 
84' circonscription. 



— 336 — 

Adel de la :]1* circonscriplion (cercle d'Aumaie), Bou Kari ben 
Ahmed, taleb. en remplacement de Si Taïeb ben Mohammed, 
nommé bach-adel. 

Adol de la 77' circonscription (cercle d'Orléansville), Djelali 
ben Abdallah, ancien élève de la lledersa d'Alger, en rempla- 
cement de Si Miloud bel Uadj Mustapha, décédé. 

Adel de la 86' circonscription, Si Maïza ben Tahar, ancien 
fonctionnaire de la justice musulmane, en remplacement de Si 
Bou Zian ben Kaddour, nommé bach-adel. 



K* 263. — Par arrêté du 29 août : 

1* Si Abdallah ben Mohammed, cadhi de la province d'Alger, 
9» circonscriplion (district de Cherchell), a été révoqué de ses 
fonctions. 

2* Si Mohammed ben Achour, ancien assesseur du tribunal 
de Blidah, a été nommé cadhi df la 9* circonscription judiciaire 
de la province d'Alger, en remplacement de Si Abdallah ben 
Mohammed, révoqué. 




CERTIFIÉ CONFORME : 

Alger, le 31 aoilt 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SERPH. 



ALGER. — IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 



~ 337 



BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOUVERNEMENT GÊNÉR4L 



DE L'ALGÉRIE. 



18«S. 



N' 92 

SOMMAIBE 



w 



264; 11 juin 1863 



AKÂLTBB. 



»▲•. 



265 



11 juin 1863 



266 



267 



31 août 1863. 



31 août 1863. 



Cheains 4e fer algérien*. — Loi 

qui approuva une convention passée 
entre le Ministre de la Guerre et la 
Compagnie des Chemins de fer de Pa- 
ris à Lyon et à la Méditerranée 

— Décret qui approuve la convention 
passée, le 1*' mai 1863, entre le Minis- 
tre de la Guerre et la Compagnie des 
Chemins de fer de Paris à Lyon et à 
la Méditerranée, pour Texécution des 
Chemins de fer algériens 

-—V* annexe. Convention du l*mai 1863. 

— 2" id. Cahier des charges annexé à 
la convention du 1*' mai 1863 

CaBNiitulioii de In propriété. — Insti- 
tution de six Commissions administra- 
tives pour Texécution du Sénatus-Con 
suite du 22 aviil 1863. (Extrait.) 

— Institution de douze Sous-Commissions 
adjointes aux Commissions administra- 
tives pour l'exécution du Sénatus-Con 
suite du 22 avril 1863. (Extrait.) 



338 



339 
340 

344 



372 



874 



— 338 — 

N* 864. — LOI gui approuve les arhelei 3, 4, 5, 6, 7 «< 9 d'une 
convention passée entre le Ministre de la Guerre et la Compa- 
gnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée 
(Chemins de fer algériens). 

DU 11 JUIN 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté na- 
tionale, Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut. 

AVONS SANCTIONNÉ ET SANCTIONNONS , PROMULGUÉ ET PROMUL- 
GUONS ce qui suit : 

LOI. 

Extrait du procèt-virbal du Corps législatif. 

Le Corps législatif a adopté le projet de loi dont la 
teneur suit : 

Article unique. — Sont approuvés les articles 3, 4, 5, 6, 7 et 
9 de la convention ci-annexée, passée le l*' mai 1863, entre le 
Ministre de la Guerre et la Compagnie des Chemins Je fer de 
Paris à Lyon et à la Méditerranée, lesdits articles relatifs aux 
engagements mis à la charge du Trésor par cette convention. 

Délibéré en séance publique, à Paris, le 6 mai 1863. 

Lt Président, 
signé : Duc db Morht. 
Les Secrétaires, 
Signé : Comte Joàchui McBàT , db SAmT-GERMAiN, comte Le Peletibr 
d'Aunàt, marquis de Tàlhoubt. 

Eœ trait du procès-verbal du Sénat. 

Le Sénat ne s'oppose pas à la promulgation de la loi qui ap- 
prouve les articles 3, 4, 5, 6, 7 et 9 d'une convention passée en- 
tre le Ministre de la Guerre et la Compagnie des Chemins de fer 
de Paris à Lyon et à la Méditerranée (Chemins de fer algériens). 

Délibéré et voté en séance . au palais du Sénat , le 8 mal 
1863. 

Le Président , 
Signé : Troplovg. 

Les Secrétaires, 
Signé : Baron de IIebckeren , A. Li: Roy de SainT'Arnaud, 
baron T. de Lackossb. 

Vu et scellé du sceau du Sénat : 

Le Sénateur Secrétaire , 
Signé : Baron T. de Lac rosse. 



— 339 — 

Mandons et ordonnons que les présentes , revêtues du sceau 
de l'Etat et insérées au Bulletin des lois, soient adressées aux 
cours , aux tribunaux et aux autorités administratives , pour 
qu'ils les inscrivent sur leurs registres , les observent et les fas- 
sent observer, et notre Ministre secrétaire d'Etat au départe- 
ment de la Justice est chargé d'en surveiller la publication. 

Fait au palais de Fontainebleau, le 11 juin 1863. 

Signé '.NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 
Lt Minittre d'Etat, 



Vu et scellô du grand sceau : 

Le Gardé dit taaWD , Mmitire 
secrétaire d'Etat au département de la Justice , 

Signé : Delaiygle. 



Signé : A. Waliwski. 



N* ^b. — DÉCRET IMPÉRIAL qui approuve la convention pas- 
sée le V* mai i86S, entre le Ministre de la Guerre et la Com- 
pagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerra- 
née, concernant V exécution des Chemins de fer algériens. 

DU 11 JUIN 1863. 

NAPOLÉON , par la grâce de Dieu et la Yolonté na- 
tionale , Empereur des Français , 
A tous présents et à Tenir, saint. 

Sur la proposition de notre Ministre de la Guerre ; 

Vu la loi du 8 avril 1857, relative à la création du réseau des 
chemins de for algériens, et notamment d'une ligne entre Alger 
et Oran, et d'une seconde ligne de la mer à Constantine ; 

Vu la loi du 20 juin 1860, et notre décret du 11 juillet de la 
môme année , approuvant la convention passée pour l'exécution 
des chemins de fer, T de la mer à Constantine ; 2" d'Alger à 
Blidah; 3" de Saint-Denis-du-âig à Oran ; 

Vu le sénatus- consulte du )lh décembre 1852, article 4 ; 

Vu la convention provisoire, passée le V mai 1863 , entre no- 
tre Ministre secrétaire d'Etat au département de la Guerre et la 
Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditer- 
ranée, ladite convention ayant notamment pour objet d'approu- 
ver le traité de cession conclu entre ladite Compagnie et la 
Compagnie des Chemins de fer algériens, et d'ajouter à la con- 
cession la ligne de Blidah à Saint-Denis-du-Sig ; 



— 340 — 

Vu le cahier des charges annexé à ladite convention ; 

Vu la loi en date de ce jour, qui ratifie les engagements mis à 
la charge du Trésor par ladite convention ; 

Vu le traité passé, le 31 mars 1863, entre les Compagnies des 
Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée et des Che- 
mins de fer algériens ; 

Vu les délibérations des assemblées générales des actionnai- 
res de chacune de ces deux Compagnies , en date des 16 et 18 
mai 1863, portant approbation du traité et de la convention sus- 
visés ; 

Notre Conseil d'Etat entendu, 

AYONS DÉGUÉTÉ BT DÉCRÉTONS CC QUi SUlt : 

Art. I'^ — La convention passée le 1'*" mai 1863 , en- 
tre notre Ministre de la Guerre et la Compagnie des 
Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée , 
concernant Texécution des chemins de fer algériens, est 
et demeure approuvée. 

Ladite convention restera annexée au présent décret. 

Art. 2. — Notre Ministre de la Guerre est chargé de 
Texécution du présent décret, lequel sera inséré au Bul- 
letin des lois. 

Signé : NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 

Le Maréchal de France , 
Minùin iecrétaire d'Etat au département de la Guerre , 

Signé: Ra5bo>'. 



CONTENTION. 

L'an mil huit cent soixante-trois et le premier mai, 

Entre le Ministre de la Guerre, agissant au nom de l'Etat, et 
sous la réserve de Tapprobaiion des présentes par décret de 
l'Empereur, et par la loi, en ce qui concerne les clauses finan- 
cières, 

D'une part ; 

Et la Société anonyme établie à Paris sous la dénomination de 
Compagnie de Paris à Lyon et à la Méditerranée, ladite Com- 
pagnie représentée par M. Sylvain Dumon, président du conseil 
d'administration, élisant domicile au siège de ladite société et 
agissant en i^ertu des pouvoirs qui lui ont été conférés par déli- 
bération du conseil d'admiaistration en date du 15 avril 1863, et 



— 341 — 

sous la réserve de Tapprobation par l'assemblée générale des 
actionnaires dans un délai de six mois au plus tard, 

D'autre part, 

Il a été dit et convenu ce qui suit : 

Article pbemibr. —Est et demeure approuvé le traité passé, 
le 31 mars 1863, entre la Compagnie du chemin de fer de 
Paris-Lyon-Méditerranée et la Compagnie des chemins de fer 
algériens. 

Une copie certifiée dudit traité restera annexée à la présente. 

Art. 2. — Le Ministre delà Guerre, au nomdeTEtal, concède 
à la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Médi- 
terranée, qui l'accepte, le chemin de fer de Blidah à Saint-Denis- 
du-Sig. 

En conséquence, les chemins de fer rétrocédés ou concédés à 
ladite Compagnie en vertu de la présente convention sont les 
suivants: 

1* De la mer à Constantine ; 

3* D'Alger à Oran, par Blidah et Saint-Denis-du-Sig, avec pro- 
longement jusqu'au port. 

La Compagnie s'engage à exécuter les chemins de fer ci-des- 
sus énoncés dans un délai de dix années, à partir du décret qui 
ratiâera la présente convention. 

Art. 3.— Le Ministre de la Guerre s'engage, au nom de l'Etat, 
à payer à la Compagnie, à titre de subvention, pour l'exécuiion 
des chemins de fer mentionnés à l'article qui précède, une 
somme de quatre-vingts millions, savoir : 

r De la mer à Constantine 16,500,000 fr. 

2° D'Alger à Oran , par Saint-Denis-du-Sig, 
avec prolongement jusqu'au port 63,500,000 

Les subventions de l'Etat seront versées en vingt payements 
semestriels égaux, échéant le 1" mai et le 1*' novembre de cha- 
que année, et dont le premier sera effectué le 1*' mai 1865. 

La Compagnie devra justifier, avant chaque payement, de 
remploi sur chacune des lignes auxquelles s'appliquent lesdites 
subventions, en achats de terrains ou en travaux et approvision- 
nements sur place, d'une somme double du montant du terme 
qu'elle aura a recevoir. Le dernier versement ne sera fait qu'après 
l'ouverture de chaque ligne. 

Le Gouvernement aura la faculté, à la date du 1** mai 1865 et 
avant le payement du premier terme, de convertir l'ensemble 
desdites subventions en quatre-vingt-douze annuités, représen- 
tant Tintérôt et l'amortissement desdites subventions, calculés 
au^taux de quatre et demi pour cent et payables en deux termes 
égaux, le 1*' mai et le 1*' novembre de chaque année, le premier 
de ces termes échéant le T' mai 1865. 



— 342 — 

Toutefois, si, au 1*' mai 1869 ou à une époque antérieure, le 
Gouvernement, après avoir opté pour le payement par annuités, 
croit devoir renoncer à ce mode de libération, la portion de la 
subvention restant due à la Compagnie sera soldée en termes 
égaux, payables le 1*' mai et le 1*' novembre de chaque année, 
et dont le dernier écherra le 1" novembre 1874. 

Pour établir le cbiiïre du capital restant à solder à titre de 
subvention, les annuités précédemment payées seront imputées 
sur le montant des termes auxquels la Compagnie aurait eu 
droit en vertu du paragraphe 3 du présent article, en tenant 
compte désintérêts à quatre et demi pour cent à partir de l'é- 
chéance de chaque terme. 

Le Gouvernement se réserve d'employer l'armée, sous la di- 
rection des officiers du Génie, à l'exécution des travaux de ter- 
rassement sur une ou plusieurs sections des chemins de fer 
énoncés à l'article précédent. Dans ce cas, la valeur des travaux 
exécutés sera réglée sur une série de prix arrêtée de concert 
entre le Gouverneur Général de l'Algérie et la Compagnie. Le 
montant en sera versé par cette dernière et distribué à qui de 
droit par les soins de l'autorité militaire. 

Art. 4. — Le Gouvernement s'engage en outre, au nom de 
TEtat, à garantir pendant soixante-quinze années, à partir du 
1*' janvier de Tannée qui suivra la mise en exploitation de l'en- 
seiQble des lignes énoncées ci-dessus, un intérêt de cinq pour 
cent, amortissement compris, du capital affecté au rachat et à la 
construction desdites lignes. 

Le capital garanti ne pourra, en aucun cas, excéder, pour 
l'ensemble de ces lignes, la somme totale de quatre-vingts 
millions. 

Jusqu'à l'époque où commencera l'application de la garantie 
d'intérêt stipulé par le présent article, l'intérêt et l'amortisse- 
ment des capitaux employés pour leur exécution seront payés 
au moyen des produits des sections de ces lignes qui seront 
mises en exploitation. En cas d'insuffisance, les intérêts seront 
portés au compte de premier établissement. 

Art. 5. — Les lignes rétrocédées ou concédées en vertu de 
la présente convention seront régies par le cahier des charges 
ci-an nexé. 

Toutefois, lorsque les produits nets de l'ensemble des diffé- 
rentes lignes concédées excéderont huit pour cent du capital 
dépensé, le Gouvernement aura le droit de réviser le tarif des 
taxes à percevoir ; cette révision ne pourra avoir lieu que tous 
les cinq ans, et les prix ne seront pas abaissés au-dessous *de 
ceux des tarifs stipulés pour les chemins de fer concédés en 
France à la Compagnie de Paris à Lyon et à la Méditerranée. 



— 343 — 

Lorsque les tarifs auront été réduits aux prix fixés par le ca- 
hier des charges de ces derniers chemins, si les produits de 
l'ensemble des lignes concédées excèdent huit pour cent du ca- 
pital dépensé, Texcédantsera partagé par moitié entre l'Etat et 
la Compagnie. 

ÂKT. 6. — A pariir du décret qui approuvera la présente con. 
vention jusqu'à Texpiration du délai fixé pour la construction 
des chemins ci-dessus énoncés, la Compagnie aura la faculté 
d'introduire en franchise de tous droits de douane, à charge de 
réexportation après l'achèvement des travaux, les wagons et 
autres machines, ainsi que tous objets d'outillage destinés à la 
construction desdits chemins de fer. 

Les mesures propres à garantir remploi exclusif à la construc- 
tion des chemins de fer désignés à Tarticle 2 ci-dessus des 
objets introduits en Algérie, en exécution du présent article, 
seront concertées entre le Ministre de la Guerre etle Ministre des 
Finances. 

Art. 7. <-« Lorsque TElal aura, à titre de garant, payé tout ou 
partie d'une annuité garantie, il en sera remboursé, avec les in* 
térôts à quatre pour cent par an, sur les produits nets des lignes 
auxquelles est accordée la garantie de l'Etat, dès que ces pro- 
duits nets dépasseront l'intérêt et l'amortissement garantis et 
dans quelque année que cet excédant se produise. 

A l'expiration de la concession ou dans le cas de l'application 
de la clause de rachat stipulée par l'article 37 du cahier des 
charges, si l'Etat est créancier de la Compagnie, le montant des 
créances sera compensé, jusqu'à due concurrence, avec la 
somme due à la Compagnie pour la reprise, s'il y a lieu, aux 
termes de l'article 36 dudit cahier des charges, du matériel tant 
de l'ancien que du nouveau réseau. 

Art. 8. — Un règlement d'administration publique détermi- 
nera, en ce qui concerne la garantie d'intérêt stipulée par l'ar- 
ticle 4 de la présente convention, les formes suivant lesquelles 
les concessionnaires seront tenus de justifier, vis-à-vis de l'Etat 
et sous le contrôle de l'Administration supérieure : 

r Des frais de construction ; 

2" Des frais annuels d'entretien et d'exploitation : 

3" Des recettes. 

Ne seront pas compris dans les frais annuels l'intérêt et l'a- 
mortissement des emprunts que les concessionnaires pourraient 
contracter pour l'achèvement des travaux, en cas d'insufiisance 
du capital garanti par l'Etat. 

Sera compris dans ces frais annuels le prélèvement à opérer 
pour la réserve, conformément à l'article 24 des statuts de la 
Compagnie. 



^ 344 — 

Le môme règlement d'administration publique déterminera les 
dispositions destinées à régler Texercice du droit de partage des 
bénéfices. 

Le compte de premier établissement des lignes énoncées k 
Varticle 2 ci-dessus sera arrêté provisoirement, tant pour l'ap- 
plication de la garantie que pour Texercice du droit de partage 
des bénéfices, avant le 1*' janvier qui suivra leur mise en 
exploitation, et arrêté définitivement cinq ans après ladite 
époque. 

En aucun cas, le capital garanti ne pourra excéder la somme 
déterminée à Tarticle 4 précité. 

Toutefois, après l'expiration de ce délai de cinq ans, la Com- 
pagnie pourra être autorisée, s'il y a lieu, par décrets délibérés 
en Conseil d'Etat, à ajouter auxdits comptes, pour l'exercice du 
droit de partage des bénéfices, les dépenses faites pour l'exé- 
cution de travaux qui seraient reconnus être de premier éta- 
blissement. 

Dans tous les cas, la Compagnie n'aura droit qu'au prélève- 
ment, ^ur les produits nets, des intérêts et de l'amortissement 
desdites dépenses. 

Art. 9. — Est et demeure abrogée la convention du 7 juillet 
1860 passée en vertu de la loi du 20 juin précédent, à l'exception 
de l'art. 4 de ladite convention. 

Art. 10. — La présente convention et le traité de cession 
approuvé par l'art. 1*' ci-dessus ne seront passibles que du droit 
fixe de 1 franc. 

Fait à Paris, les jour, mois et an que dessus. 

Signé, Maréchal Ràndok. 

Approuvé récriture : 
Stgtté, S. DuMOK. 



IL 

Cahier des charges annexé à la convention du 4" mai 186%. 

TITRE V. 

TRACÉ ET C0N8TRUCT101V. 

Art. 1". — Le chemin de fer de la mer à Constantine partira 
du port de Philippevilie, passera par ou près de Saint-Charles et 
Smendou, et aboutira à Constantine. 

Le chemin de fer d'Alger à Oran passera par ou près Blidah, 
Affreville (Milianah), Orléansville, Relizane, Saint-Denis-du-Sig, 
Sainte-Barbe. 



^ 845 — 

Il sera mis en communication avec les ports d*AIgcr et 
d'Oran. 

Art. 2. — Les travaux devront être achevés et les chemins 
mis en exploitation dans le délai de huit ans, à partir du décret 
de concession. 

Aht. 3. — Aucun travail ne pourra être entrepris, pour Téta- 
blissemeot des chemins de fer et leurs dépendances, qu'avec 
Tautorisation de TAdministration supérieure; à cet effet, Jes 
projets de tracé et communications importantes seront dressés en 
double expédition et soumis à Tapprobation du Ministre, qui 
prescrira, s'il y a lieu, d'y introduire telles modifications que 
de droit; Tune de ces expéditions sera remise à la Compagnie 
avec le visa du Ministre, l'autre demeurera entre les mains de 
l'Administration . 

Avant comme pendant l'exécution, la Compagnie aura la fa- 
culté de proposer aux projets approuvés les modifications qu'elle 
jugerait utiles ; mais ces modifications ne pourront ôtre exécu- 
tées que moyennant l'approbation de l'Administration supé- 
rieure. 

Art. 4. — La Compagnie pourra prendre copie de tous les 
plans, nivellements et devis qui pourraient avoir été anlérieure- 
meiu dressés aux frais de l'Etat. 

Art. 5. — Le tracé et le profli du chemin seront arrêtés sur la 
production de projets d'ensemble comprenant, pour la ligne en- 
tière ou pour chaque section de la ligne : 

1* Un plan général à l'échelle de un dix-millième ; 

3* Un profil en long à l'échelle de un cinq-millième pour les 
longueurs et de un millième pour les hauteurs, dont les cotes 
seront rapportées au niveau moyen de la mer, pris pour plan 
de comparaison ; au-dessous de ce profil on indiquera , au 
moyen de trois lignes horizontales disposées à cet effet, savoir : 

Les distances kilométriques du chemin de fer, comptées à 
partir de son origine ; 

La longueur et l'inclinaison de chaque ligne ou rampe; 

La longueur des parties droites et le développement des par- 
ties courbes du tracé, en faisant connaître le rayon correspon- 
dant à chacune de ces dernières. 

3' Un certain nombre de profils en travers, y compris le pro- 
fil type de la voie ; 

4* Un mémoire dans lequel seront justifiées toutes les disposi- 
tioils essentielles du projet, et un devis descriptif dans lequel 
seront reproduites, sous forme de tableaux, les indications rela- 
tives aux déclivités et aux courbes déjà données sur le profil en 
long. 

La position des gares et stations projetées, celle des cours 



-- 348 — 

d'eau et des voies de eommuDicalion traversées par le chemin de 
fer, des passages soit à niveau, soit en dessus, soit en dessous 
de la voie ferrée, devront être indiquées tant sur le plan que 
sur le profil en long; le tout sans préjudice des projets à 
fournir pour chacun de ces ouvrages. 

Art. 6. — Les terrains seront acquis ou concédés pour deux 
voies ; les terrassements, les souterrains et les ouvrages d'art 
seront exécutés pour une seule voie, sauf rétablissement d'un 
certain nombre de gares d'évitement. 

La Compagnie sera tenue d'ailleurs d'établir la deuxiëmevoie, 
soit sur la totalité du chemin, soit sur les parties qui lui seront 
désignées, lorsque l'insuffisance d'une seule voie, par suite du 
développement de la circulation, aura été constatée par l'Admi- 
nistration . 

Les terrains acquis ou concédés pour l'établissement de la 
seconde voie ne pourront recevoir une autre destination. 

Art. 7. — La largeur de la voie entre les bords intérieurs des 
rails devra être d'un mètre quarante-quatre centimètres (1" 44) à 
un mètre quarante-cinq centimètres (1" 45). Dans les parties à 
deux voies, la largeur de l'entre-voie, mesurée entre les bords 
extérieurs des rails, sera de deux mètres (2"). 

La largeur des accotements, c'est-à-dire des parties comprises 
de chaque côté entre le bord extérieur du rail et l'arête exté- 
rieure du ballast, sera d'un mètre (1*) au moins. 

On ménagera au pied de chaque talus du ballast une banquette 
de cinquante centimètres (0"5o) de largeur. 

La Compagnie établira le long du chemin de fer les fossés ou 
rigoles qui seront jugés nécessaires pour l'assèchement de la 
voie et pour l'écoulement des eaux. 

Les dimensions de ces fossés et rigoles seront déterminées 
par l'Administration, suivant les circonstances locales, sur les 
propositions de la Compagnie. 

Art. 8. — Les alignements seront raccordés entre eux par des 
courbes dont le rayon ne pourra, à moins d'une autorisation 
spéciale, être inférieur à deux cents mètres. 

Le maximum de l'inclinaison des pentes et rampes est fixé à 
vingt-cinq millimètres par mètre sur toute l'étendue des stations; 
le chemin sera de niveau ou présentera de faibles pentes dont 
le maximum ne pourra s'élever au-dessus de cinq millimètres 
par mètre. 

Une partie horizontale de cent mètres au moins devra être mér 
nagée entre deux fortes déclivités consécutives, lorsque ces dé- 
clivités se succéderont en sens contraire et de manière à verser 
leurs eaux au même point. 



~ 347 - 

Les déclivilés correspondant aux courbes de faible rayon de- 
vront ôtre réduites autant que faire se pourra. 

La Compagnie aura la faculté de proposer aux dispositions de 
cet article et à celles de l'article précédent, les modifications qui 
lui paraîtraient utiles ; mais ces modiflcalions ne pourront être 
exécutées que moyennant l'approbation préalable de l'Adminis- 
tration supérieure. 

ART. 9. — Le nombre, l'étendue et l'emplacement des gares 
d'évitement seront déterminés parTAdministration, la Compagnie 
entendue. 

Le nombre et l'emplacement des stations de voyageurs et des 
gares de marchandises seront également déterminés par l'Admi* 
nistration, sur les propositions de la Compagnie, après une 
enquête spéciale et avoir entendu la Compagnie. 

Art. 10. — Les croisements à niveau seront tolérés pour 
toutes les voies de communications publiques ou particu*- 
lières. 

Art. 11. — Lorsque le chemin de fer devra passer au-dessus 
d'une route ou d'un chemin vicinal , l'ouverture du viaduc 
sera ûxéo par l'Administration, en tenant compte des circons- 
tances locales ; mais cette ouverture ne pourra, dans aucun 
cas, être inférieure à sept mètres (7") pour une route, et à 
quatre mètres (4") pour un chemin vicinal. 

Pour les viaducs de forme cintrée, la hauteur au-dessus du 
fil d'eau le long des trottoirs ne pourra être inférieure à quatre 
mètres 30 centimètres (4" 30). Pour ceux qui seront formés de 
poutres horizontales, la hauteur ;$ous poutre au-dessus du som- 
met de la chaussée sera de quatre mètres trente centimètres 
(4" 30) au moins. 

La largeur entre les parapets sera au moins de huit mètres 
(8") pour les secdons à deux voies, et d'au moins quatre mè* 
très cinquante centimètres (4" 50) pour celles à une voie. 
La hauteur de ces parapets sera fixée par l'Administration, et 
ne pourra, dans aucun cas, ôtre inférieure à quatre-vingts cen- 
timètres (O^SO). 

Art. 12. — Lorsque le chemin de fer devra passer au-des- 
sous d'une route ou d'un chemin vicinal, la largeur entre les 
parapets du pont qui supportera la route ou le chemin sera fixée 
par l'Administration, en tenant compte des circonstances lo- 
cales; mais celte largeur ne pourra, dans aucun cas, être infé- 
rieure à sept mètres (7") pour une route et à quatre mètres 
(4 ■) pour un simple chemin vicinal. 

L'ouverture du pont entre les culées sera au moins de huit 
mètres (8 ■) pour les sections à deux voies, et d'au moins qua- 
tre mètres cinquante centimètres (4 "ôO) pour celles à une 



— ut — 

voie, el la distance verticale ménagée au-dessus des rails eilé* 
rieurs de chaque voie pour le passage des trains ne sera pas in- 
férieure à quatre mètres trenle ceniimèires (4'*30) au moins. 

ART. 13. — Dans le cas où des routes ou des chemins vici- 
naux, ruraux ou particuliers, seraient traversés à leur niveau 
par le chemin de fer, les rails devront être posés sans aucune 
saillie ni dépression sur la suiface de ces roules, el de telle sorte 
qu'il n'en résulte aucune gêne pour la circulation des voitures. 

Le croisement à niveau du chemin de fer et des routes ne 
pourra s'effectuer sous un angle de mains de quarante-cinq degrés. 

Les passages à niveau seront munis de barrières et de maisons 
de gardes, lorsque cette mesure sera reconnue indispensable 
par TÀiministration. 

Art. 14. — Lorsqu'il y aura lieu de modifier l'emplacement ou 
le profil des routes existantes, l'iaclinaison des pentes et rampes 
sur les routes modifiées ne pourra excéder cinq centimètres 
(0" 05) par mètre pour les roules, et six centimètres (0' 06) 
pour les chemins vicinaux. L'Administration restera libre, toute- 
fois, d'apprécier les circonstances qui pourraient motiver une 
dérogation à cette clause, comme à celle qui est relative à l'an- 
gle de croisement des passages à niveau. 

Art. 15. — La Compagnie sera tenue de rétablir et d'assurer 
à ses frais Técouleraent tant des eaux dont le cours serait arrêté, 
suspendu ou modifié par ses travaux, que do celles qui s'amas- 
seraient dans les fossés ou chambres d'emprunt. 

Les emprunts de terre seront régulièrement faits pour éviter 
toute stagnation des eaux. Ils seront, autant que possible, dispo- 
sés de manière à former des canaux de dessèchement pour les 
parties basses des terrains qu'ils traverseront; les pentes seront 
dirigées vers les ravins ou les voies naturelles d'écoulement 
avec une inclinaison suilisanle. 

Les viaducs à construire à la rencontre des rivières, des ca- 
naux et des cours d'eaux quelconques auront au moins huit mè- 
tres (8°) de largeur entre les parapets sur les sections à deux voies, 
et quatre mètres cinquante centimètres (4"* 50) sur celles à une 
voie. La hauteur de ces parapets sera fixée par l'Administration, 
et ne pourra être inférieure à quatre-vingts centimètres (0' 80). 

Cependant il pourra n'être pas établi de parapets pour tous 
les ouvrages où ces parapets présenteraient une longueur infé* 
rieure à quatre mètres (4"). 

La hauteur et le débouché du viaduc seront déterminés, dans 
chaque cas particulier, par l'Administration, suivant les circons- 
tances. 

Art. 16. — Les souterrains à établir pour le passage du che- 
min de fer, sur les sections à deux voies, auront au moins huit 



— 349 — 

mètres (8") de largeur entre les pieds-droits au niveau des 
rails, et six mètres (6") de hauteur sous clef au-dessus delà 
surface des rails. La largeur des souterrains, pour les sections 
à une voie, sera de quatre mètres cinquante ceniimètres ^4" 50) 
au moins; la hauteur sous clef au-dessus des rails sera au mi- 
nimum de cinq mètres (5"). La distance verticale entre l'intra- 
dos et le dessus des rails extérieurs de chaque voie ne 
sera pas inférieure à quatre mètres trente centimètres (4" 30). 
L'ouverture des puits d'aérage et de construction des souterrains 
sera entourée d'une margelle en maçonnerie de deux mètres 
(2*) de hauteur. Cette ouverture ne pourra être établie sur 
aucune voie publique. 

Art. 17, » A la rencontre des cours d'eau flottables ou navi- 
gables, la Compagnie sera tenue de prendre toutes les mesures 
et de payer tous les frais nécessaires pour que le service de la 
navigation ou du flottage n'éprouve ni interruption ni entrave 
pendant l'exécution des travaux. 

A la rencontre des routes et des autres chemins publics, il sera 
construit des chemins et ponts provisoires, par les soins et aux 
frais de la Compagnie, partout où cela sera jugé nécessaire pour 
que la circulation n'éprouve ni interruption ni gêne. 

Avant que les communications existantes puissent être inter- 
ceptées, une reconnaissance sera faite par les ingénieurs de la 
localité, à l'effet de constater si les ouvrages provisoires pré- 
sentent une solidité suffisante et s'ils peuvent assurer le service 
de la circulation. 

Un délai sera fixé par l'Administration pour l'exécution des 
travaux définitifs destinés à rétablir les communications inter- 
ceptées. 

Le Gouvernement se réserve d'autoriser, avec les précautions 
convenables, et la Compagnie entendue, les conduites d'eaux 
ou canaux de dessèchement ou d'écoulement qui devraient tra- 
verser ou emprunter les terrains affectés au chemin de fer ou à 
ses dépendances. 

Art. 18 — La Compagnie n'emploiera, dans l'exécution des 
ouvra^^es, que des matériaux de bonne qualité; elle sera tenue 
de se conformer à tontes les règles de l'art, de manière à obte- 
nir une construction parfaitement solide. 

Tous les aqueducs, ponceaux, ponts et viaducs à construire à 
la rencontre des divers cours d'eau et des chemins publics ou 
particuliers, seront en maçonnerie ou en fer, sauf les cas 
d'exception qui pourront être admis par l'Administration. 

Art. 19. — Les voies seront établies d'une manière solide et 
avec des matériaux d'une bonne qualité. Le poids des rails sera 
d'au moins trente-cinq kilogrammes par mètre courant. 



— 350 — 

Ait. 20. — Il sera établi des clôtures, haies ou fossés entre le 
chemin de fer et les propriétés riveraines dans les parties de la 
ligne où cette mesure serait reconnue indispensable. 

Art. 21. — Tous les terrains nécessaires pour l'élablisseoient 
du chemin de fer et de ses dépendances, pour la déviation des 
voies de communication et des cours d'eau déplacés, et, en gé* 
néral, pour l'exécution des travaux, quels qu'ils soient, auxquels 
cet établissement pourra donner lieu, seront achetés et payés par 
la Compagnie concessionnaire. 

Toutefois, dans les cas définis ci-après, l'Etat cède à la Corn- 
pagnib la jouissance gratuite, pendant la durée de la concession, 
des terrains nécessaires au chemin de fer : 

1* Là où l'Etat dispose des terres, à quelque titre que ce soit ; 

2* Là où les terres font partie de concessions accordées par le 
Gouvernement, avec réserve de prise de terrains nécessaires à un 
service public; néanmoins, ce droit ne s'étendrait pas aux cons- 
tructions actuellement existantes. 

Les indemnités pour occupation temporaire ou pour détériora- 
tion de terrains, pour chômage, modification ou destruction 
d'usines, et pour tous dommages quelconques résultant des tra- 
vaux, seront supportées et payées par la Compagnie. 

L'Etat fera jouir la Compagnie de tous les droits qu'il s'est ré- 
servés, lors des concessions d'eau, dans Tintérêt des services 
publics. 

Art. 22. — L'entreprise étant d'utilité publique, la Compagnie 
est investie, pour l'exécution des travaux dépendant de sa con- 
cession, de tous les droits que les lois, décrets et règlements 
confèrent à l'Administration en matière de travaux publics, soit 
pour l'acquisition des terrains par voie d'expropriation, soit pour 
l'extraction, le transport et le dépôt des terres, matériaux, etc., 
et elle demeure en même temps soumise à toutes les obligations 
qui dérivent, pour l'Administration, de ces lois et règlements. 

Art. 23. -« Dans les limites de la zone frontière et dans le 
rayon de servitude des enceintes fortifiées, la Compagnie sera 
tenue, pour l'étude et l'exécution de :>es projets, de se soumettre 
à l'accomplissement de toutes les formalités et de toutes les con- 
ditions exigées par les lois, décrets et règlements concernant 
les travaux mixtes. 

Art. 24. — Si la ligne du chemin de fer traverse un sol déjà 
concédé pour l'exploitation d'une mine, l'Administration déter- 
minera les mesures à prendre pour que l'établissement du che- 
min de fer ne nuise pas à l'exploitation de la mine, et récipro- 
quement pour que, le cas échéant, l'exploitation de la mine ne 
compromette pas l'existence du chemin de fer. 

Les travaux de consolidation à faire dans l'intérieur de la 



— 351 — 

mine à raison de la traversée du chemin de fer, et tous les dom- 
mages résultant de cette traversée pour les concessionnaires de 
la mine, seront à la charge de la Compagnie. 

Art. 35. — Si le chemin de fer doit s'étendre sur des terrains 
renfermant des carrières et les traverser souterraioement, il ne 
pourra être livré à la circulation avant que les excavations qui 
pourraient en compromettre la solidité aient été remblayées ou 
consolidées. L'Administration déterminera la nature et l'étendue 
des travaux qu'il conviendra d'entreprendre à cet effet, et qui 
seront d'ailleurs exécutés par les soins et aux frais de la Com- 
pagnie. 

Art. 26. — • Pour l'exécution des travaux, la Compagnie se 
soumettra aux décisions ministérielles concernant l'interdiction 
du travail les dimanches et jours fériés. 

Art. 27. — La Compagnie exécutera les travaux par des 
moyens et des agents à son choix, mais en restant soumise au 
contrôle et à la surveillance de l'Administration. 

Ce contrôle et cette surveillance auront pour objet d'empêcher 
la Compagnie de s'écarter des dispositions prescrites par le pré- 
sent cahier des charges et de celles qui résulteront des projets 
approuvés. 

Art. 28. — a mesure que les travaux seront terminés sur des 
parties de chemin de fer susceptibles d'être livrées utilement à 
la circulation, il sera procédé, sur la demande delà Compagnie, 
à la reconnaissance et, sïl y a lieu, à la réception provisoire de 
ces travaux par un ou plusieurs commissaires que l'Administra- 
tion désignera. 

Sur le vu du procès-verbal de celte reconnaissance, l'Adminis- 
tration autorisera, s*il y a lieu, la mise en exploitation des par- 
lies dont il s'agit ; après cette autorisation, la Compagnie pourra 
mettre lesdites parties en service et y percevoir les taxes ci- 
après déterminées. Toutefois, ces réceptions partielles ne de- 
viendront définitives que par la réception générale et définitive 
du chemin de fer. 

Art. 29. —-Après l'achèvement total des travaux et dans le 
délai qui sera fixé par l'Administration, la Compagnie fera faire 
à ses frais un bornage contradictoire et un plan cadastral du 
chemin de fer et de ses dépendances, fille fera dresser égale- 
ment à ses frais, et contradictoirement avec l'Administration, un , 
état descriptif de tous les ouvrages d'art qui auront été exécutés; 
ledit état accompagné d'un atlas contenant les dessins cotés de 
tous lesdits ouvrages. 

Une expédition dûment certifiée des procès-verbaux de bor- 
nage, du plan cadastral, de l'état descriptif et de l'atlas, sera 



— 352 — 

dressée aux frais de la Compagnie et déposée dans les archives 
du ministère. 

Les terrains acquis par la Compagnie postérieurement au bor- 
nage général, en vue de satisfaire aux besoins de l'exploitatioo, 
et qui, par cela même, deviendront partie intégrante du chemin 
de fer, donnèrent lieu, au furotà mesure de leur acquisition, à 
des bornages supplémentaires, et seront ajoutés sur le plan ca- 
dastral ; addition sera également faite sur l'atlas de tous les ou- 
vrages d'art exécutés postérieurement a sa rédaction. 

TITRE II. 

ENTRETIEN ET EXPLOITATION. 

Art. 30. —Le chemin de fer et toutes ses dépendances seront 
constamment entretenus en bon état, de manière que la circula* 
tion y soit toujours facile et sûre. 

Les frais d'entretien et ceux auxquels donneront lieu les répa- 
rations ordinaires et extraordinaires sont entièrement à la char- 
ge de la Compagnie. 

Si le chemin de fer, une fois achevé, n'est pas constamment 
entretenu en bon état, il y sera pourvu d'office à la diligence de 
l'Administration et aux frais de la Compagnie, sans préjudice, 
s'il y a lieu, de l'application des dispositions indiquées ci-après 
dans Tanicle 40. 

Le montant des avances faites sera recouvré au moyen de rô- 
les que le Préfet rendra exécutoires. 

Art. 31. — La Compagnie sera tenue d'établir à ses frais* 
mais seulement dans les parties de la ligne où cette mesure sera 
reconnue indispensable , des gardiens en nombre suffisant 
pour assurer la sécurité du passage des trains sur la voie et 
celle de la circulation ordinaire sur les points ou le chemin de 
fer sera traversé à niveau par des routes ou chemins. 

Art. 32. — Les machines locomotives seront construites sur 
les meilleurs modèles; elles devront consumer leur fumée et 
satisfaire d'ailleurs à toutes les conditions prescrites ou à 
prescrire par l'Administration pour la mise en service de ce 
genre de machines. 

Les voitures de voyageurs devront également ôtre faites d'a- 
près les meilleurs modèles et satisfaire à toutes les conditions 
réglées ou à régler pour les voitures servant au transport des 
• voyageurs sur les chemins de fer. Elles seront suspendues sur 
ressorts et garnies de banquettes. 

Il y en aura de trois classes au moins. 

Les voitures de première classe seront couvertes, garnies et 
fermées à glaces ; 



353 



Celles de deuxième classe seront couvertes, fermées à vitres et 
garnies de banquettes rembourrées; 

Celles de troisième classe seront couvertes, fermées ù vitrés et 
munies de banquettes à dossier. 

Ces glaces et vitres pourront s'ouvrir, et elles seront garnies de 
rideaux ou de stores. 

L'intérieur de chacun des compartiments de toute classe con- 
tiendra l'indication du nombre des places de ce comparti- 
ment. 

L'Administration pourra exiger qu'un compartiment de chaque 
classe soit réservé dans les trains de voyageurs aux femmes 
voyageant seules. 

Les voitures de voyageurs, les wagons destinés au transport 
des marchandises, des chaises de poste, des chevaux ou des 
bestiaux, les plates-formes, et, en général, toutes les parties 
du matériel roulant seront de bonne'et solide construction. 

La Compagnie sera tenue, pour la mise en service de ce ma- 
tériel, de se soumettre à tous les règlements sur la matière. 

Les machines locomotives, tenders, voitures, wagons de toute 
espèce, plates-formes composant le matériel roulant, seront cons- 
tamment entretenus en bon état. 

Ait. 33. — Des arrêtés ministériels , rendus après que la 
Compagnie aura été entendue, détermineront les mesures et les 
dispositions nécessaires pour assurer la police et l'exploitation 
du chemin de fer, ainsi que la conservation des ouvrages qui en 
dépendent. 

Toutes les dépenses qu'entraînera l'exécution des mesures 
prescrites en vertu de ces règlements seront à la charge de la 
Compagnie. 

La Compagnie sera tenue de soumettre à l'approbation de 
l^Administration les règlements relatifs à l'exploitation du che- 
min de fer. 

Les règlements dont il s'agit dans les deux paragraphes précé- 
dents seront obligatoires, non-seulement pour la Compagnie 
concessionnaire, mais encore pour toutes celles qui obtien- 
draient ultérieurement l'autorisation d'établir des lignes de che- 
min de fer d'embranchement ou de prolongement, et, en géné- 
ral, pour toutes les personnes qui emprunteraient l'usage du 
chemin de fer. 

Art. 34. — Pour tout ce qui concerne l'entretien et les ré- 
parations du chemin de fer et de ses dépendances, Tentretien du 
matériel et le service de l'exploitation, la Compagnie sera sou- 
mise au contrôle et à la surveillance de l'Administration. 

Outre la surveillance ordinaire , l'Administration déléguera, 
aussi souvent qu'elle le jugera utile, un ou plusieurs commis* 



354 



saires pourreconnaiire et constater létal du chemin de fer, de 
ses dépendances el du matériel. 

TITRE m. 

DURÉB. lACHAT ET DÉCHÉANCE DE LA CONCESSION. 

Art. 35. —La durée delà concession, pour les chemins dési- 
gnés à Tarticle 1*', sera de quatre-vingt-dix-neuf ans (99 ans). 
Elle commencera à courir le 1*' janvier 1860 et finira le 31 dé- 
cembre 1958. 

Art. 36. — a Tépoquc fixée pour l'expiration de la concession« 
et par le seul fait de cette expiraiion, la Gouvernement sera su- 
brogé à tous les droits de la Compagnie sur le chemin de fer et 
ses dépendances, et il entrera immédiatement en jouissance de 
tous ses produits. 

La Compagnie sera tenue àe lui remettre en bon état d'entre- 
tien le chemin de fer et tous les immeubles qui en dépendent, 
quelle qu'en soit l'origine, tels que les bâtiments des gares et 
stations , les remises , ateliers et dépôts, les mai.sons de gardes, 
etc. 11 en sera de même de tous les objets mobiliers dépendant 
également dudit chemin, tels que les barrières et clôtures, les 
voies, changements de voies, plaques tournantes, réservoirs 
ë'eau, grues hydrauliques, machines fixes, etc. 

Dans les cinq dernières années qui précéderont le terme do 
la concession, le Gouvernement aura le droit de saisir les reve- 
nus du chemin de fer et de les employer à rétablir en bon état 
le chemin de fer et ses dépendances, si la Compagnie ne se met- 
tait pas en mesure de satisfaire pleinement et entièrement à 
cette obligation. 

En ce qui concerne les objets mobiliers, tels que le matériel 
roulant, les matériaux, combustibles et approvisionnements de 
tout genre, le mobilier des stations, l'oulillage des ateliers ei 
des gares. TElat sera tenu, si la Compagnie le requiert, de re- 
prendre tous ces objets sur l'estimation qui en sera faite à dire 
d'experts, et réciproquement, si l'Etat le requiert, la Compagnie 
sera tenue de les céder de la même manière. 

Toutefois, l'Etat ne pourra être tenu Je reprendre que les ap- 
provisionnements nécessaires à l'exploitation du chemin pen- 
dant six mois. 

Art. 37. — a toute époque après Texpiration des quinze pre- 
mières années de la concession, le Gouvernement aura la faculté 
de racbeier la concession entière du chemin de fer. 

Pour régler le prix du rachat, on relèvera les produits nets 
annuels obtenus par la Compagnie pendant les sept années qui 
auront précédé celle où le rachat sera effecfué ; on en déduira 



— 355 — 

tes produits nets des deux plus faibles années, et Ton établira 
le produit net et moyen des cinq autres années. 

Ce produit net moyen formera le montant d'une annuité qui 
sera due et payée à la Compagnie pendant chacune des années 
restant à courir sur la dorée de la concession. 

Dans aucun cas, le montant de Tannuité ne sera inférieur au 
produit net de la dernière des sept années prises pour terme de 
comparaison. 

La Compagnie recevra en outre, dans les trois mois qui suivront 
le rachat, les remboursements auxquels elle aurait droit à l'ex- 
piration do la concession, selon Farticle 36 ci*dessus. 

Art. 38. — La Compagnie est dispensée de tout cautionne- 
ment à raison de la présente concession. 

Dans ce cas, la somme de deux millions qui aura été déposée, 
ainsi qu'il sera dit à Tarticle 68, à titre de cautionnement, de- 
viendra la propriété de l'Etat et restera acquise au Trésor pu- 
blic. 

ART. 39. — Faute par la Compagnie d'avoir terminé l'es tra- 
vaux dans le délai fixé par l'art. 2, faute aussi par elle d'avoir 
rempli les diverses obligations qui lui sont imposées par le 
présent cahier des charges, elle encourra la déchéance, et il 
sera pourvu tant à la continuation et à rachèvcment des travaux 
qu'à l'exécution des autres engagements contractés par la Com- 
pagnie, au moyen d'une adjudication que l'on ouvrira sur une 
mise à prix des ouvrages exécutés, dos matériaux approvision- 
nés et des parties du chemin de fer déjà livrées à l'exploitation. 

Les soumissions pourront être inférieures a la mise à prix. 

La nouvelle Compagnie sera soumise aux clauses du présent 
cabier des charges, et la Compagnie évincée recevra d'elle le 
prix que la nouvelle adjudication aura fixé. 

La partie du cautionnement qui n'aura pas encore été resti- 
tuée deviendra la propriété de l'Etat. 

Si l'adjudication ouverte n'amène aucun résultat, une seconde 
adjudication sera tentée sur les mêmes bases, après un délai de 
trois mois ; si cette seconde tentative reste également sans résul- 
tat, la Compagnie sera définitivement déchue de tous droits, 
et alors les ouvrages exécutés, les matériaux approvisionnés et 
les parties de chemin de fer déjà livrées à l'exploitation appar- 
tiendront à l'Etat. 

Art. 40. — Si l'exploitation du chemin de fer vient à être in- 
terrompue en totalité ou en partie, l'Administration prendra im- 
médiatement, aux frais et risques de la Compagnie, les mesures 
nécessaires pour assurer provisoirement le service. 

Si, dans les trois mois de Torganisation du service provisoire^ 
la Compagnie n'a pas valablement justifié qu'elle est en état de 



— 356 — 

reprendre et de continuer Texploiiation, et si elle ne l'a pas eN 
fectivement reprise, la déchéance pourra être prononcée par le 
Ministre. Cette déchéance prononcée, le chemin de fer et toutes 
ses dépendances seront rois en adjudication, et il sera procédé 
ainsi qu'il est dit en l'article précédent. 

Art. 41. — Les disposilions des trois articles qui précèdent 
cesseraient d'être applicables, et la déchéance ne serait pas en- 
courue dans le cas où le concessionnaire n^auraitpu remplir ses 
obligations par suitede circonstances de force majeure dûmeut 
constatées. 

TITRE IV. 

TAXES ET CONDITIONS RELATIVES AU TRANSPORT DES VOYAGEURS 
ET DBS MARCHANDISES. 



▲rt. 42. — Pourindemniser la Compagnie des travaux et dé- 
penses qu'elle s'engage à faire par le présent cahier des char- 
ges, et sous la condition expresse quelle en remplira exacte- 
ment toutes les obligations, le Gouvernement lui accorde Tauto- 
risation de percevoir, pendant toute la durée de la concession, 
les droits de péage et les prix de transport ci-après déterminés. 



TARIF. 

i« PAR TÊTE ET PAR KILOMÈTRE. 



Grande vitêfte. 

Voilures couverte», garnies et fermées 

i k glaces (1'« classe) 

1 Voitures couvertes, fermées à glaces 
VoTsseurs. / ei à banquettes rembourrées (i* 

(classe) . 
Voitures couvertes et fermées à vitres 
(3« Classe) 

;' Au-dessous de trois ans, les enfants ne 
l payent rien, à la condition d'éti e por- 
I tés sur les genoux des personnes qui 
} les accompagnent. 
Enfants.... < De trois à sept ans. ils payent demi- 
place et ont droit à une place dis- 
tincte; toutefois, dans un môme corn- 
parUment, deux enfants ne pourront 
occuper que la place d'un voyageur. 
Chiens transportés dans les trains de voyageurs. . 
(sans que la perception puisse être inférieure à 30 c . ) 

Petite vitesse. 

Bœufs, vaches, taureaux, chevaux, mulets, bétes de 

trait 

Veaux et porcs 

Moutons, brebis, agneaux, chèvres. ...... 

Lorsque les animaux ci-desbus dénommés seront, 
sur la demande des expéditeurs, transportés k la 
vitesse des trains de voyageurs, les prix seroni 
doublés. 





PRIX 




de 
péage 


trans- 
port. 


TOTAUX. 


fr. c. 


fr. c. 


fr. c. 


10 


000 


16 


008 


04 


19 


055 


0015 


006 


016 


0006 


0024 


007 
9035 
01 


003 
015 
01 


fO 
004 

ooi 



— 357 — 



%• PAR T05NB ST PAA KlLOMBIftE. 



Marchandises (ransporléei à grande vitesse. 

Huîtres. — Poissons frais. — Denrées. — Eicédanls 
de bagages et de marchandises de toute classe 
transportées à la vitesse des trains de voyageurs. 
Marchandiseê transporléeê à petite vitesse. 

V Classe. — Spiritueux. — Huiles. — Bois de menui 
sorte, de teinture et autres bois exotiques. — Pro- 
duits Chimiques non dénommés. — OEufs. —Viande 
fraîche. — Gibier. — Sucre. — Café. — Drogues. - 
Epicerie. — Tissus. — Denrées coloniales. — Ob- 
jets manufacturés. —Armes 

2« classe. — Ulés. —Grains. — Farines. — Légumes 
farineux. — Riz. maïs, châtaisnes et antres den- 
rées alimentaires non dénommées. — Chaux et plâ- 
tres. — Charbon de bois. — Bois à brûler, dit de 
corde. — Perches. — Chevrons. — Planches. — Ma- 
driers. — Bois de charpente. — Marbre eu bloc. — 
Albâtre. — Bitume. » Cotons. — Laines. — Vins.-- 
Vinaigres. -> Boissons. — Bières. — Levure sèche. 

— Coke. —Fers. —Cuivre. — Plomb et autres 
métaux ouvrés ou non. — Fontes moulées. . . 

3« classe. —Houille — Marne. — Cendres. — Fumiers 
et bngrais. — Pierres à chaux et à plâtre. - Pavés 
et matériaux pour la construction et la réparation 
de.« roules. — Pierres de taille et produits des car- 
rières. — Minerais de fer et autres. — Fonte brute. 

— Sel. — Moellons. — Meulières. — Cailloux. — 
Sable. — Argiles. — Briques. — Ardoises. . . . 




3* VOITURES ET MATERIEL ROULANT TRANSPORTES A 
GRANDE VITESSE. 

Par pièce et par kilomètre . 

Wagon ou chariot pouvanl porter do f rois à six tonnes. 

Wagon ou chariot pouvant porter plus de six tonoos. 

Locomotive pesant de douze à dix-huit tonnes (ne 
traînant pas de convoi) . . 

Locomotive pesant plus de dix- huit tonnes (ne Irai* 
oaot pas de convoi) 

Tender do sept à dix tonnes 

Tender de plusdedix tonnes 

Les machines locomotives seront considérées 
comme ne traînant pas deconvoi lorsque le convoi re- 
morqué, soit de voyageurs, soit de marchandises, ne 
comportera pas un péage au moins égal à celui qui 
serait perçu sur la locomotive avec son tender mar- 
chant sans rien traîner. 

Le prix à payer pour un wagon chargé ne pourra 
jamais être inférieur à celui qui serait dû pour un 
wagon marchant â vide. 

Voitures à deux ou quatre roues, à un fond et à une 
seule banquette dans l'intérieur 

Voitures à quatre roues, à deux fonds et à deux ban- 
quettes dans rint^rieur, omnibus, diligences, etc. . . 
Lorsque, sur la demande desexpéditeurs,lus trans- 
porta auront lieu à la vitesse des trains de voyageur:*, 
les prix ci -dessus seront doublés. 

Dans ce cas, deux personnes pourront, sans sup- 
plément de prix, voyager dans les voitures à une 
banquette, et trois dans les voitures k doux ban- 
queties« omnibus, diligences, etc.; les voyageurs ex- 
cédant ce nombre payeront If) prix des places dç 
deuxième classe 

Voitures de déménagement à deux ou quatre roues, 

â vide 

Ces voitures, lorsqu'elles seront chargées, payeront 



133 



IS 



08 



OU 

18 

2 70 

3 37 

1 35 
3 02 



92 

0S7 



18 



10S 



008 



06 



08 

12 

1 80 

2 25 

80 

1 35 



15 

21 



13 



24 



020 



13 



23 
30 

4 SO 

5 52 

2 25 

3 37 



37 
48 



30 



— 358 



de 
péage. 


PRIX 

trans- 
port. 


TOTAUX. 


fr. c. 
12 

84 
027 


ff. c. 
009 

42 
18 


fr. c. 
21 

826 

15 



en sus des prU ci-dessus, par tonne do charge- 
ment et par kilomètro 

4* SERVICE DES POMPES FUNÈBRES ET TRA>-SPORT DES 
CBRGUSIL9. 

Crânât rtfftsf. 

Uno voilure des pompes funèbres renfermant un ou 
plusieurs cercueils sera tran.«porlôe aux mèmoti 

Srix et conditions qu'une voilure à quatre roues, 
deux fonds et à deux banquettes 

Cbaque cercueil confié à l'Administration du chemin 
de fer sera transporté, dans un compartiment 
Uolé, au prix do 



Les prix déterminés ci-dessus peur les transports ne compren- 
nent pas l'impôt qui pourrait être établi. 

il est expressément entendu que les prix de transport ne seront 
dus à la Compagnie qu'autant qu'elle eiïectuerait elle-même ces 
transports à ses frais et par ses propres moyens ; dans le cas 
contraire, elle n'aura droit qu'aux prix fixés pour le péage. 

La perception aura lieu d*après lo nombre de kilomètres par- 
courus. Tout kilomètre entamé sera payé comme s'il avait éic 
parcouru en entier. 

Si la dislance parcourue est inférieure à six kilomètres, elle 
sera comptée pour six kilomètres. 

Le poids de la tonne est do mille kilogrammes. 

Les fractions de poids no seront comptées, tant pour la grande 
que pour la petite vitesse, que par centième de tonne ou par dix 
kilogrammes. 

Ainsi, tout poids compris entre zéro et dix kilogrammes paiera 
comme dix kilogrammes ; entre dix et vingt kilogrammes, 
comme vingt kilogrammes, etc. 

Toutefois, pour tes excédants de bagagos et marchandises à 
grande vitesse, les coupures seront établies, 1* de zéro à cfnq 
kilogrammes ; 2* au-dessus de cinq jusqu'à dix kilogrammes; 
3* au-dessus de dix kilogrammes, par fraction indivisible de dix 
kilogrammes. 

Quelle que soit la distance parcourue, le prix d'une expédition 
quelconque, soit en grande, soit en petite vitesse, ne pourra être 
moindre de quarante centimes. 

Dans le cas où le prix de Ibectolitre de blé s'élèverait, sur 
le marché régulateur de Marseille, à vingt francs ou au-dessus, 
le Gouvernement pourra exiger de la Compagnie que le tarif du 
transport des blés, grains, riz, maïs, farines et légumes fari- 



— 359 — 

neux. péage compris, ne puisse s'élever au maximum qu'à dix 
centimes par tonne et par kilomètre. 

Art. 43. —a moins d'une autorisation spéciale et révocable 
de TAdministration, tout train régulier de voyageurs devra con-* 
tenir des voitures de toutes classes en nombre suffisant pour 
toutes les personnes qui se présenteraient dans les bureaux du 
chemin de fer. 

Dans chaque train de voyageurs, la Compagnie aura la faculté 
de placer des voitures à compartiments spéciaux pour lesquels 
il sera établi des prix particuliers, que l'Administration fixera 
sur la proposition de la Compagnie ; mais le nombre des places 
adonner dans ces compartiments ne pourra dépasser le cin- 
quième du nombre total des places du train. 

Art. 44. ~ Tout voyageur dont le bagage ne pèsera pas plus 
de trente kilogrammes n'aura à payer, pour le port de ce bagage, 
aucun supplément du prix de sa place. 

Cette franchise ne s'appliquera pas aux enfants transportés 
gratuitement, et elle sera réduite à vingt kilogrammes pour les 
enfants transportés à moitié prix. 

Art. 45. —Les animaux, denrées, marchandises, effets et 
autres objets non désignés dans le tarif, seront rangés, pour 
les droits à percevoir, dans les classes avec lesquelles ils auront 
le plus d'analogie, sans que jamais, sauf les exceptions formulées 
aux articles 46 et 47 ci-après, aucune marchandise non dénom- 
mée puisse ôtre soumise à une taxe supérieure à celle de la pre' 
mière classe du tarif ci-dessus. 

Les assimilations de classes pourront être provisoirement ré- 
glées par la Compagnie; mais elles seront soumises immédia*- 
lementà l'Administration, qui prononcera définitivement. 

Art. 46. —Les droits de péage et les prix de transport dé- 
terminés au tarif ne sont poiut applicables à toute masse indi- 
visible pesant plus de trois mille kilogrammes (3,000 k.)« 

Néanmoins la Compagnie ne pourra se refuser à transporter 
les masses indivisibles pesant de trois mille à cinq mille kilo* 
grammes ; mais les droits de péage et les prix de transport se- 
ront augmentés de moitié. 

La Compagnie ne pourra être contrainte à transporter les 
masses pesant plus de cinq mille kilogrammes (5,000 k.). 

Si, nonobstant la disposition qui précède, ia Compagnie trans- 
porte des masses indivisibles pesant plus de cinq mille kilo- 
grammes, elle devra, pendant trois mois au moins, accorder 
les mômes facilités à tous ceux qui en feraient la demande. 

Dans ce cas, les prix de transport seront fixés par ï'AdmiQis- 
tratioo, sur la proposition de la Compagnie, 



-- 360 — 

' AiîT. 4T. — Les prix de transport déterminés au tarir ne sont 
point applicables : 

1' AUX denrées et objets qui ne sont pas nommément énoncés 
dans le tarif et qui ne pèseraient pas deux cents kilogrammes 
sous le volume d'un mètre cube; 

2* Aux matières inflammables ou explosibles, aux animaux et 
objets dangereux, pour lesquels des règlements de policée pres^ 
criraient des précautions spéciales ; 

3* Aux animaux dont la valeur déclarée excéderait cinq mille 
francs ; 

4* A Tor et à Targent, soit en lingots, soit monnayés ou tra< 
vailles, au plaqué d'or ou d'argent, au mercure et au platine, 
ainsi qu'aux bijoux, dentelles, pierres précieuses, objets d'art 
et autres valeurs ; 

5* Et, en général, à tous paquets, colis ou excédants de ba- 
gages pesant isolement quarante kilogrammes et au-dessous. 

Toutefois, les prix de transport déterminés au tarif sont ap- 
plicables à tous paquets ou colis, quoique embillés à part, s'ils 
font partie d'envois pesant ensemble plus de quarante kilogram- 
mes d'objets envoyés par une personne à une môme personne. 
11 en sera de mùme pour les excédants de bagages qui pèse- 
raient ensemble ou isoliment plus de quarante kilogrammes. 

Le bénéfice do la disposition énoncée dans lo paragraphe pré- 
cédent, en ce qui concerne les paquets et coli?, ne peut être 
invoqué par les entrepreneurs de messageries et de roulage ei 
autres intermédiaires de transport, à moins que les articles par 
eux envoyés ne soient réunis en un seul colis. 

Dans les cinq cns ci-dessus spéciQés, les prix de transport se- 
rontarrétés annuellement par rAdministralion, tant pour la grande 
que pour la petite vitesse, sur la proposition de la Compagnie. 

En ce qui concerne les paquets ou colis mentionnés au para- 
graphe 5 ci-dessus, les prix de transport devront êlre calcules 
de telle manière qu'en aucun cas un de ces paquets ou colis 
ne puisse payer un prix plus élevé qu'un article de môme nature 
pesant plus de quarante kilogrammes. 

Art. 48. — Dans le cas où la Compagnie jugerait convenable, 
soit pour lo parcours total, soit pour les parcours partiels do la 
voie.de fer, d'abaisser, avec ou sans conditions, au-dessous des 
limites déterminées par le tarif, les taxes qu'elle est autorisée 
à percevoir, les taxes abaissées no pourront être relevées qu'a- 
près un délai de trois mois au moins pour les voyageurs et 
pour les marchandises. 

Toute modification de tarif proposée par la Compagnie sera 
annoncée un mois d'avance par des afliches. 

La perception des tarifs modifiés ne pourra avoir lieu qu avec 



— 361 — 

rhomologalion do rAdministratlon supérieure, confarmément 
aux dispositions de Tordonnance du 15 novembre 1846. 

La perception des taxes devra se faire indistinctement et sans 
aucune faveur. 

Tout traité particulier qui aurait pour effet d*accorder à un 
ou plusieurs expéditeurs une réduction sur les tariifs approuvés 
demeure formellement interdit. 

Toutefois, cette disposition n'est pas applicable aux Irailés 
qui pourraient intervenir entre le Gouvernement et la Compa- 
gnie dans rintérôt des services publics, ni aux réductions ou 
remises qui seraient accordées par la Compagnie aux indi- 
gents. 

En cas d'abaisscmcul des tarifs, la réduction portera propor- 
tionnellement sur le péage et sur le transport. 

Art. 49.— La Compagnie sera tenue d'effectuer constamment 
avec soin, exactitude et célérité, et sans tour do faveur, le trans- 
port des voyageurs, bestiaux, denrées, marchandises et objets 
quelconques qui lui seront confiés. 

Les colis, bestiaux et objels quelconques seront inscrits à la 
gare d'où ils parlent et à la gare où ils arrivent, sur des régis- 
ilres spéciaux, au fur et à mesure de leur réception ; mention 
sera faite, sur les registrci: de la gare de départ, du prix total 
dû pour leur transport. 

Pour les marchandises ayant une môme desliuation, les expé- 
ditions auront lieu suivant l'ordre de leur inscription à la gare 
de départ. 

Toute expédition de marchandises sera constatée, si Texpédi- 
teur le demande, par une lettre de voiture, dont un exemplaire 
restera aux mains do la Compagnie et l'autre aux mains de Tex- 
péditeur. Dans le cas où l'expéditeur ne demanderait pas de 
lettre de voilure, la Compagnie sera tenue de lui délivrer un 
récépissé qui énoncera la nature et le poids du colis, le prix to- 
tal du transport et le délai dans lequel ce transport devra être 
effectué. 

Art. 50. — Les animaux, denrées , marchandises et objels 
quelconques seront expédiés et livrés de gare en gare, dans les 
délais résultant des conditions ci-aprës exprimées : 

1* Les animaux, denrées, marchandises et objets quelconques, 
à grande vitesse, seront expédiés par le premier train des voya- 
geurs comprenant des voitures de toutes classes et correspon- 
dant avec leur destination, pourvu qu*ils aient été présentés à 
1 enregistrement trois heures avant le départ de ce train. 

Ils seront mis à la disposition des destinataires, à la gare, dans 
le délai de deux heures après l'arrivée de ce même train. 

2* Les animaux, denrées, marchandises et objets quelconques 



— 362 — 

à pelitc vitesse, seront expédiés dans le jour qui suivra celui de 
la remise ; toutefois, l'Administration supérieure pourra étondi'o 
ce délai à deux Jours. 

Le maximum de durée du trajet sera fixé par l'Administration, 
sur la proposition de la Compagnie, sans que ce maximum puisse 
excéder vingt-quatre heures par fraction indivisible décent 
vingt-cinq l;ilomètres. 

Les colis seront mis à la disposition des destinataires dans le 
Jour qui suivra celui fixé pour leur arrivée en gare. 

Le délai total résultant des trois paragraphes ci-dessus sera 
seul obligatoire pour la Compagnie. 

Il pourra être établi un tarif réduit, approuvé par le Ministre, 
pour tout expéditeur qui acceptera des délais plus longs qu» 
ceux déterminés ci-dessus pour la petite vitesse. 

Pour le transport dos marchandises, il pourra être établi, 
sur la proposition de la Compagnie, un délai moyen entre ceux 
de la grande et de la petite vitesse. Le prix correspondant à ce 
délai sera un prix intermédiaire entre ceux de la grande et de 
la petite vitesse. 

L'Administration supérieure déterminera, par des règlements 
spéciaux, les heures d'ouverture et de fermeture des gares et 
.«^talions, tant en hiver qu'en été, ainsi que les dispositions rela- 
tives aux denrées apportées par les trains de nuit et destincos 
à l'approvisionnement des marchés des villes. 

Lorsque la marchandise devra passer d'une ligne sur une 
autre sans solution de continuité , les délais do livraison et d'ex- 
pédition au point de jonction seront fixés par rAdminislralion , 
sur la proposition de la Compagnie. 

Art. 51. ~ Les frais accessoires non mentionnés dans les ta- 
rifs, tels que ceux d'enregistrement, de chargement, de déchar- 
gement et de magasinage dans les gares et magasins du chemin 
de fer, seront fixés annuellement par rAdminislration , sur la 
proposition do la Compagnie. 

Art. 52. — La Compagnie sera tonuo de faire , dans un péri- 
mùlre et dans des délais qui seront déterminés par TAdminis- 
tration , soit par elle-môme , soit par un intermédiaire dentelle 
répondra , le factage et le camionnage, pour la remise au do- 
micile des destinataires de toutes marchandises qui lui sont 
conûées. 

Le factage et le camionnage ne seront obligatoires que pour 
les stations présentant une population agglomérée d'au moins 
cinq mille âmes. 

Les tarifs à percevoir seront fixés par l'Administration, sur la 
proposition de la Compagnie. Us seront applicables à tout le 
monde sans distinction. 



— 363 ~ 

Toutefois, les expéditeurs et destinataires resteront libres de 
faire eux-mêmes et à leurs frais le factage et le camionnage des 
marchandises. 

Art. ô3. — A moins d'une autorisation spéciale de TAdminis- 
trallon, il est interdit à la Compagnie, conformément à Tarticle 
M de la loi du 15 juillet 1845, de faire directement ou indirecte- 
ment avec des entreprises de transport de voyageurs ou de mar- 
chandises par terre ou par eau, sous quelque dcnominaiion ou 
forme que ce puisse être, des arrangements qui ne seraient pas 
consentis en faveur de toutes les entreprises desservant les mô- 
mes voies de communication. 

L'Administration, agissant en vertu do Tarlicle 33 ci-dessus , 
prescrira les mesures à prendre pour assurer la plus complète 
égalité entre les diverses entreprises de transport dans leurs 
rapport^ avec le chemin de fer, 

TITRE V. 

STIPULATIONS REUTIVES ▲ DIVERS SERVICES ri'RUCS. 

Art. 54. — Les militaires ou marins voyageant en corps, auisi 
bien que les militaires ou marins voyageant isolément pour cause 
de service , envoyés en congé limité ou en permission, ou ren- 
trant dans leurs foyers après libération, ne seront assujettis, 
eux, leurs chevaux et leurs bagages, qu'à la moitié de la taxe 
du tarif ûxé par le cahier des charges. 

Si le Gouvernement avait besoin de diriger des troupes et un 
matériel militaire ou naval sur l'un des points desservis par le 
chemin de fer, la Compagnie serait tenue de mettre immédiate- 
ment à sa disposition, pour la moitié de la taxe du môme tarif, 
tous ses moyens de traosport. 

Art. 55. — Les fonctionnaires ou agents chargés de l'inspec- 
tion, du contrôle et de la surveillance du chemin de fer seront 
transportés gratuitement dans les voitures de la Compagnie. 

La même faculté est accordée aux agents des contributions 
indirectes et des douanes chargés de la surveillance des chemins 
de fer dans l'intérôl de la perception de l'impôt. 

Art. 56. — - Le service des lettres et dépôches sera fait comme 
il suit sur chaque ligne : 

1* A chacun des trains de voyageurs et de marchandises cir- 
culant aux heures ordinaires de Texploilation, la Compagnie 
sera tenue de réserver gratuitement un compartiment spécial 
d'une voiture de deuxième classe pour recevoir les lettres , les 
dépôches et les agents nécessaires au service des postes, le sur* 
plus de la voilure restant à la disposition de la Compagnie. 



— 3«4 — 

Toutefois, si les besoins du service i'exigeaical, la Compagnie 
devrait livrer gratuitement un deuxième compartiment. 

2* Si le volume des dépêches ou la nature du service rend 
insuffisante la capacité de deux compartiments à deux banquet- 
tes, de sorte qu'il y ait lieu de substituer une voiture spéciale 
aux \iagons ordinaires, le transport de cette voilure sera égale- 
ment gratuit. 

Lorsque la Compagnie voudra changer les heures de départ 
de ses convois ordinaires, elle sera tenue d'en avertir l'Admi- 
nislration des postes quinze jours à l'avance. 

3* Le service de la poste pourra exiger, chaque jour, un ou^ 
plusieurs trains spéciaux, dont la marche sera réglée par M. le 
Gouverneur Général de l'Algérie, la Compagnie entendue. 

La rétribution à payer dans ce cas à la Compagnie pour cha- 
(fue train ne pourra excéder sorxantc-quinze centimes par kilo- 
mètre parcouru pour la première voiture, et vingt-cinq centimes 
pour chaque voiture en sus.de la première. 

4* La Compagnie pourra placer dans les convois spéciaux de 
la poste des voitures de toute classe, pour le transport, à son 
profit, des voyageurs et des marchandises. 

5' La Compagnie ne pourra être tenue d'établir des convois 
spéciaux ou de changer les heures de départ, la marche ou le 
stationnement de ses convois, qu'autant que l'Administration 
l'aura prévenue, par écrit, quinze jours à l'avance. 

6* Néanmoins, toutes les fois qu'en dehors des services régu- 
liers TAdministration requerra l'expédition d'un convoi extra- 
ordinaire soit de jour, soit de nuit, ceue expédition devra être 
faite immédiatement, sauf l'obscrvalion des règlements do 
police. Le prix sera ultérieurement réglé de gré à gré ou à dire 
d'experts avec TAdministration et la Compagnie. 

7* L'Administration des postes fera construire à ses frais les 
voitures qu'il pourra être nécessaire d'affecter spécialement au 
transport et à la manutention des dépèches. Elle réglera la 
forme et la dimension de ces voilures, sauf l'approbation par le 
Gouverneur Général de l'Algérie des disposition!» qui intéressent 
la régularité et la sécurité de la circulation. Elles seront mon- 
tées sur châssis et sur roues. Leur poids ne dépassera pas huit 
mille kilogrammes, chargement compris. L'Administration des 
postes fera entretenir à ses frais ses voitures: spéciales ; toute- 
fois, l'entretien des châssis et des ^oucs sera à la charge de la 
Compagnie. 

8" La Compagnie ne pourra réclamer aucune augmentation des 
prix ci-dessus indiqués lorsqu'il sera nécessaire d'employer des 
plates-formes au transport des malles-postes ou des voitures 
."spéciales en réparation. 



— 365 — 

9* La vitesse moyenne des convois spéciaux mis à la disposi. 
lion de TAdministration des postes ne pourra être inférieure à 
celle des trains les plus rapides de la Compagnie dans chaque 
section. 

lO* La Compagnie sera tenue de transporter gratuitement, par 
tous les convois de voyageurs, tout agent des postes chargé 
d*une mission ou d*uii service accidentel et porteur d'un ordre 
de service régulier, délivré conformément aux prescriptions 
d'un arrêté rendu par le Gouverneur Général de l'Algérie, la 
Compagnie entendue. Il sera accordé k l'agent des postes en 
mission une place de voiture de deuxième classe, ou de pre- 
mière classe, si le convoi ne comporie pas de voiture de deuxième 
classe. 

11* La Compagnie sera tenue de fournir à chacun des points 
extrêmes de la ligne, ainsi quaux principales stations intermé- 
diaires qui seront désignées par l'Administration des postes, un 
emplacement sur lequel l'Administration pourra faire construire 
des bureaux de poste ou d'entrepôt des dépêches, et des hangars 
pour le chargement et le déchargement des malles postes. Les 
dimensions de cet emplacement seront au maximum de soixanle- 
quatre mètres carrés. 

12* La valeur locative du terrain ainsi fourni parla Compagnie 
lui sera payée de gré à gré ou à dire d'experis. 

13* La position sera choisie de manière que les bâtiments qui 
y seront construits aux frais de l'État ne puissent entraver en 
rien le service de la Compagnie. 

14* L*Administralion se réserve le droit d'établir à ses frais, 
sans indemnité, mais aussi sans responsabilité pour la Compa- 
gnie, tous poteaux ou appareils nécessaires à l'échange dos 
dépêches sans arrêt de train, à la condition que ces appareils, 
par leur nature ou leur position, n'apportent pas d'entraves aux 
différents services de la ligne ou des stations. 

15* Les employés chargés de la surveillance du service, les 
agents^ préposés à l'échange ou à l'entrepôt des dépêches, au- 
ront accès dans les gares ou stations pour l'exécution de leur 
service, en se conformant aux règlements de police intérieure 
de la Compagnie. 

Art. 57. — La Compagnie sera tenue, à toute réquisition, de 
faire partir par convoi ordinaire les wagons ou voitures cellu- 
laires employés au transport des prévenus, accusés ou con- 
damnés. 

Les wagons et les voitiîres employés au service dont il s'agit 
seront construits aux frais de l'État ou des départements ; leurs 
formes et dimensions seront déterminées de concert par le 
Gouverneur Général de TAlgérie, la Compagnie entendue. 



366 



Les employés de rAdminislration, les gardiens, les gendar- 
mes et les prisonniers placés dans les wagons ou voitures cel- 
lulaires ne seront assujettis qu'à la moitié de la taxe applicable 
aux places de troisième classe, telle qu'elle est fixée par le pré- 
sent cahier des charges. 

Les gendarmes placés dans les mômes voitures ne payeront 
que le quart de la même taxe. 

Le transport des wagons et des voitures sera gratuit. 

Dans le cas où TAdministration voudrait, pour le transport 
des prisonniers, faire usage des voilures de la Compagnie, 
celle-ci sera tenue de mettre à sa disposition un ou plusieurs 
compartiments spéciaux de voitures de deuxième dusse à deux 
banquettes. Le prix de location en sera iï\é à raison de trente 
centimes (30*) par compartiment et par kilomètre. 

Les dispositions qui précèdent seront applicables au transport 
des jeunes délinquants recueillis par l'Administration pour être 
transférés dans les établissements d'éducation. 

Ait. 58. - Sur chaque ligne, le Gouvernement se réserve la 
faculté de faire le long des voies toutes les constructions, de 
poser tous les appareils nécessaires à rétablissement d'une ligne 
télégraphique, sans nuire au senice du chemin de fer. 

Sur la demande de l'Administration des lignes télégraphiques, 
il sera réservé, dans les gares des villes et des localités qui se- 
ront désignées uUérieurement, le terrain nécessaire à l'établis- 
sement des maisonneues destinées à recevoir le bureau télé- 
graphique et son matériel. 

La Compagnie concessionnaire sera tenue de faire garder par 
ses agents les fils et appareils des lignes électriques, de donner 
aux employés télégraphiques connaissance de tous les acci- 
dents qui pourraient survenir, et de leur en faire connaître les 
causes. En cas de rupture du fil télégraphique, les employés 
de la Compagnie auront à raccrocher provisoirement les bouts 
séparés, d'après les instructions qui leur seront données à cet 
effet. 

Les agents de la télégraphie voyageant pour le service de la 
ligne électrique auront le droit de circuler gratuitement dans 
les voitures du chemin de fer. 

En cas de rupture du fil télégraphique ou d'accidents graves, 
une locomotive sera mise immédiatement h la disposition de 
rinspecteur de la ligne télégraphique pour le transporter sur 
le lieu de l'accident avec les hommes et les matériaux néces- 
saires à la réparation. Ce transport sera gratuit, et il devra être 
effectué dans des conditions telles qu'il ne puisse entraver en 
rien la circulation publique. 

Dans le cas où des déplacements des fils, appareils ou poteaux 



— 367 — 

deviendraient nécessaires par suite de travaux cxéculés sur le 
chemin, ces déplacemoats auraient lieu aux frais de la Gompa- 
soie, par les soins de TAdministration des lignes télégraphiques. 

La Compagnie pourra être autorisée et au besoin requise, 
par le Gouverneur Général de l'Algérie, d'établir à ses frais les 
Als et appareils télégraphiques destinés à transmettre les si- 
gnaux nécessaires pour la sûreté et la régularité de son exploi- 
tation. 

Elle pourra, avec Tâutorisation de M. le Gouverneur Général 
de TAIgérie, se servir des poteaux de la ligne télégraphique de 
1 Etat, lorsqu'une semblable ligne existera le long de U voie. 

La Compagnie sera tenue de se soumettre à tous les règle- 
ments d'administration publique concernant rétablissement et 
remploi de ces appareils, ainsi que l'organisation, aux frais de 
la Compagnie, du contrôle de ce service par les agents de 
l'Etat. 

TITRE M. 

CLirSES DIVERSES. 

Art. 59. — Dans le cas où le Gouvernement ordonnerait ou 
autoriserait la construction de routes, de chemins de fer ou de 
canaux qui traverseraient la ligne, objet de la présente conces- 
sion, la Compagnie ne pourra s'opposer à ces travaux; mais 
toutes les dispositions nécessaires seront prises pour qu'il n'en 
résulte aucun obstacle à la construction ou au service du che- 
min de fer, ni aucuns frais pour la Compagnie. 

Art. 60. — Toute exécution ou autorisation ultérieure de 
route, de canal, de chemin de fer. de travaux de navigation 
dans la contrée où est situé le chemin de fer, objet de la pré- 
sente concession, ou dans toute autre contrée voisine ou éloi- 
gnée, ne pourra donner ouverture à aucune demande d'indem- 
nité de la part de la Compagnie. 

Art. 61. — Le Gouvernement se réserve expressément le droit 
d'accorder de nouvelles concessions de chemins defers'em- 
branchant sur les lignes concédées ou qui pourraient être éta- 
blis en prolongement desdites lignes. 

La Compagnie ne pourra mettre aucun obstacle à ces em- 
branchements, ni réclamer, à l'occasion de leur établissement, 
aucune indemnité quelconque, pourvu qu'il n'en résulte aucun 
obstacle à la circulation, ni aucuns frais particuliers pour la 
Compagnie. 

Les Compagnies concessionnaires de chemins de fer d'em- 
branchement ou de prolongement auronila faculté, moyeniiant 
les tarifs ci*dessus déterminés et l'observation des règlements 



— 368 — 

de police et de service établis ou à établir, de faire circuler 
leurs voitures, wagons et macbines sur les chemins de fer objet 
de la présente concession; pour lequel cette faculté sera réci- 
proque à l'égard desdils embranchements et prolongements. 

Dans le cas où les diverses Compagnies ne pourraient s'en- 
tendre entre elles, sur l'exercice de ceUe faculté, le Gouverne- 
ment statuerait sur les difficultés qui s'élèveraient entre elles à 
cet égard. 

Dans le cas où une Compagnie d'embranchement ou de pro- 
longement joignant la ligne qui fait l'objet de la présente con- 
cession n'userait pas de la faculté de circuler sur cette ligne, 
comme aussi dans le cas où la Compagnie concessionnaire de 
cette dernière ligne ne voudrait pas circuler sur les prolonge- 
ments et embranchements, les Compagnies seraient tenues de 
s'arranger entre elles, de maaière que b service de transport 
ne soit jamais interrompu aux points de jonction des diverses 
lignes. 

Celle des Compagnies qui se servira d'un matériel qui ne se- 
rait pas sa propriété payera une indemnité en rapport avec 
Tusage et la délérioraiion de ce matériel. 

Dans le cas où les Compagnies ne se mettraient pas d'accord 
sur la quotité de l'indemnité ou siir les moyens d'assurer la 
continuation du service sur toute la ligne, le Gouvernement y 
pourvoirait d'office et prescrirait toutes les mesures nécessai- 
res. 

La Compagnie pourra ôtre assujettie, par les décrets qui seront 
ultérieurement rendus pour l'exploitation des chemins de fer de 
prolongement ou d'embranchement joignant celui qui lui est 
concédé, à accorder aux Compagnies de cos chemins une ré- 
duction de péage ainsi calculée : 

r Si le prolongement ou rembranchement n'a pas plus de cent 
kilomètres, dix pour cent (10 p. 0/0) du prix perçu par la Com- 
pagnie ; 

2* Si le prolongement ou l'embranchement excède cent kilo- 
mètres, quinze pour cent (15 p. 0/0); 

3* Si lo prolongement ou l'embranchement excède deux cents 
kilomètres, vingt pour cent (20 p 0,'0); 

4* Si le prolongement ou l'embranchement excède trois cents 
kilomètres, vingt-cinq pour cent (25 p. 0/0). 

Art. 62. — La Compagnie sera tenue de s'entendre avec les 
villes, les communes et les propriétaires des mines, usines ou 
carrières qui, offrant de se soumettre aux conditions prescrites 
ci-après, demanderaient un nouvel embranchement; à défaut 
d'accord, le Gouvernement statuera sur la demande, la Compa* 
gnie entendue. 



— 369 — 

Les embranchements seront construits aux frais des villes, 
communes et propriétaires des mines et usines ou carrières, et 
de manière à ce qu'il ne résuiie de leur établissement aucune 
entrave à la circulation générale, aucune cause d'avarie pour le 
matériel, ni aucuns frais particuliers pour la Compagnie. 

Leur entretien devra être fait avec soin aux frais de leurs 
propriétaires et sous le contrôle de lA'dministration. La Compa- 
gnie aura le droit de faire surveiller par ses agents cet entre- 
tien, ainsi que remploi de son matériel sur les embranche- 
ments. 

L'Administration pourra, à toutes époques, prescrire les mo- 
difications qui seraient jugées utiles dans la soudure, le tracé ou 
rétablissement de la voie desdits embranchements, et les chan- 
gements seront opérés aux frais des propriétaires. 

L'Administration pourra même, après avoir entendu les pro- 
priétaires, ordonner l'enlèvement temporaire des aiguilles de 
soudure dans le cas où les établissements embranchés vien- 
draient à suspendre en tout ou en partie leurs transports. 

La Compagnie sera tenue d'envoyer ses lyagons sur tous les 
embranchements autorisés destinés à faire communiquer des 
établissements de mines ou d'usines avec la ligne principale du 
chemin de fer. 

La Compagnie amènera ses wagons à rentrée des embran- 
chements. 

Les expéditeurs ou destinataires feront conduire les wagons 
dans leurs établissements pour les charger ou décharger, et les 
ramèneront au point de jonction avec la ligne principale, le 
tout à leurs frais. 

Les wagons ne pourront, d'ailleurs, être employés qu'au trans- 
port d'objets et marchandises destinés à la ligne principale du 
chemin de fer. 

Le temps pendant lequel les wagons séjourneront sur les em- 
' branchements particuliers ne pourra excéder six heures, lors- 
que l'embranchement n'aura pas plus d'un kilomètre. Le temps 
sera augmenté d'une demi-heure par kilomètre en sus du pre- 
mier, non compris les heures de la nuit, depuis le coucher jus- 
qu'au lever du soleil. 

Dans le cas où les limites de temps seraient dépassées non- 
obstant l'avertissement spécial donné par la Compagnie, elle 
pourra exiger une indemnité égale à la valeur du droit de 
loyer des wagons pour chaque période de retard après l'avertis- 
sement. 

Les traitements des gardiens d'aiguilles et des barrières des 
embranchements autorisés par l'administration seront à la charge 
des propriétaires des embranchements. Ces gardiens seront 



— 370 — 

nommés et payés par la Gompagcie, et les frais qui en résulte- 
ront lui seront remboursés par lesdits propriétaires. 

En cas de difficulté, il sera statué par l'Administration, la Com- 
pagnie entendue. 

Les propriétaires d'embrancbemcLts seront responsables des 
avaries que le matériel pourrait éprouver pendant son parcours 
ou son séjour sur ces lignes. 

Dans le cas d'inexécution d'une ou de plusieurs des conditions 
énoncées ci-dessus, le Préfet pourra, sur la plainte de la Com- 
pagnie et après avoir entendu le propriétaire de l'embranché- 
roent, ordonner par un arrêté la suspension du service et faire 
supprimer la soudure, sauf recours à l'Administration supérieure 
et sans préjudice de tous dommages-intérôls que la Compagnie 
serait en droit de répéter pour la non-exécution de ces con- 
ditions. 

Pour indemniser la Compagnie de la fourniture et de l'envoi 
de son matériel sur les embranchements, elle est autorisée à 
percevoir un prix fixe de dix-huit centimes par tonne (Of. 18 c. ) 
pour le premier kilomètre, et, en outre, six centimes (0 f. 06 c.) 
par tonne et par kilomètre en sus du premier, lorsque la lon- 
gueur de Tembranchement excédera un kilomètre. 

Tout kilomètre entamé sera payé comme s'il avait été parcouru 
en entier. 

Le chargement et le déchargement sur les embranchements 
s'opéreront aux frais des expéditeurs ou destinataires, soit qu'ils 
les fassent eux-mômes, soit que la Compagnie du chemin de fer 
consente à les opérer. 

Dans ce dernier cas, ces frais seront l'objet d'un règlement 
arrêté par l'Administration supérieure, sur la proposition de la 
Compagnie. 

Tout wagon envoyé par la Compagnie sur un embranchement 
de\Ta être payé comme wagon complet, lors même qu'il ne se- 
rait pas complètement chargé. 

La surcharge, s'il y en a, sera payée au prix du tarif légal et 
au prorata du poids réel. La Compagnie sera en droit de refuser 
les chargements qui dépasseraient le maximum de trois mille 
cinq cents kilogrammes, déterminés en raison des dimensions 
actuelles des wagons. 

Le maximum sera révisé par l'Administration de manière à 
^tre toujours en rapport avec la capacité des wagons. 

Les wagons seront pesés à la station d'arrivée par les soins et 
aux frais de la Compagnie. 

Art. 63. — Dans le cas de l'établissement d'une contribution 
foncière en Algérie, la cote de cette contribution pour les che- 
mins de fer serait calculée en raison de la surface de terrain 



— 371 ~ 

occupée par ces chemins et leurs dépendances, comme pour les 
canaux, conformément à la loi du 25 avril 1803. 

Dans le môme cas, les bâtiments et magasins dépendant de 
Texploitation du chemin de fer seront assimilés aux propriétés 
bâties de la localité. Toutes les contributions auxquelles ces 
édifices pourront ôlre soumis seront, aussi bien que la contri- 
bution foncière, à la charge de la Compagnie. 

Ait. 64. — Les agents et gardes que la Compagnie établira, 
soit pour la perception des droits, soit pour la surveillance et la 
police des chemins de fer et de leurs dépendances, et qui seront 
agréés par l'Administration, auront qualité pour dresser procès- 
verbal sur les crimes, délits et contraventions concernant la 
conservation de la voie ferrée et de ses dépendances. 

Art. 65. ^ Un arrêté du Gouverneur Général de l'Algérie dé- 
signera, la Compagnie entendue, les emplois dont la moitié devra 
être réservée aux anciens militaires de l'armée de terre et de mer 
libérés du service. 

Art. 66. — - Il sera institué près de la Compagnie un ou plu- 
sieurs inspecteurs ou commissaires spécialement chargés de 
surveiller les opérations de la Compagnie, pour tout ce qui ne 
rentre pas dans les attributions des ingénieurs de l'Etat. 

Art. 67. — Les frais de visite, de surveillance et de réceplion 
des travaux, et les frais de contrôle de l'exploitation, sercntsup- 
portés par la Compagnie. Ces frais comprendront le traitement 
des inspecteurs ou commissaires dont il a été question dans Tar- 
ticle précédent. 

Afin de pourvoir à ces frais, la Compagnie sera tenue de ver- 
ser chaque année à la caisse centrale du Trésor public une 
somme de cent francs par chaque kilomètre de chemin de fer 
concédé. 

Dans lesdites sommes n'est pas comprise celle qui sera déter- 
minée, en exécution de Tarticle 58 ci-dessus, pour frais de con- 
trôle du service télégraphique de la Compagnie par les agents 
de l'État. 

Si la Compagnie ne verse pas les sommes ci-dessus réglées 
aux époques qui auront étéûxées, le Préfet rendra un rôle exécu- 
toire, et le montant en sera recouvré comme en matière de con- 
tributions publiques. 

Art. 68. — La Compagnie devra faire élection de domicile à 
Alger. 

Dans le cas où elle ne l'aurait pas fait, toute notification ou si- 
gnification à elle adressée sera valable lorsqu'elle sera faite au 
secrétariat général de la préfecture de la Seine ou au secrétariat 
général du département d'Alger. 

Art. 69. — Les contestations qui s'élèveraient entre la Com- 



— 372 — 

pagnie et l'Administration au sujet de l'exécution et de l'inter- 
prétation des clauses du présent cahier des charges seront jugées 
admlnistrativement par le Conseil de préfecture du département 
de la Seine, sauf recours au Conseil d'État. 

Art. 70. —Le présent cahier des charges et la convention 
du 1" mai 1863 ne seront passibles que du droit fixe de un 
franc. 

Arrêté à Paris, le 1*' mai 1863. 

Le Maréchal de France , 
RANDON. 

Soit promulgué en Algérie. 
Alger, le 31 août 1863. 

Le Gouverneur Général, absent, 
Le Général de divisiony Sous-Gouverneur y 
E. DE Martimprey. 



EXÉCUTION DU SÉNATUS-CONSULTE 

DU sa AVBIL 1863. 



N» 266. — COMMISSIONS ADMINISTRATIVES instituées par 
l'article $ du règlement d'administration publique pour 
l'exécution du Sénatus-Consulte du 32 avril i86S, relatif à la 
constitution de la propriété en Algérie^ dans les territoires 
occupés par les Arabes. 

S. Exe. le Gouverneur Général a, par décisions des 13 et 
28 juillet 1863, complété de la manière suivante ces commis- 
sions, aujourd'hui au nombre de six : 

PROVINCE D'ALGER. 

TERRITOIRE GIYIL. 

Président. — M. le colonel Lallemand, commandant 
la subdivision d'OrléansvilIe. 

Yice- président. — M. Tellier, sous-préfet de Médéah. 

AiETaires arabes. — M. Bastard, adjoint au bureau 
arabe départemental. 

Domaines. — M. Humbert, vérificateur des Do- 
maines. 



— 373 — 

TERRITOIRE MlLlTA^ftE. 

Président. — M. le colonel de Neveu, commandant la 
subdivision de Dellys. 

Vice-président. — M. Costallat, sous-préfet de Mi- 
lianah. 

Affaires arabes.— M. le capitaine Moriau, adjoint au 
bureau politique. 

Domaines. — M. Boby de la Chapelle, vérificateur 
des Domaines, 

PROVINCE D ORAN. 

TERRITOIRE CIVIL. 

Président. — M. le lieutenant-colonel de Colomb. 

Vice-président. — M, de Lagarde, conseiller de pré- 
fecture. 

Affaires arabes. — M. Hugonnct, chef du bureau 
arabe départemental. 

Domaines. — M. Lartigues, vérificateur des Domaines. 

TERRITOIRE MILITAIRE. 

Président. — M. le colonel Lapasset, commandant la 
subdivision de Mostaganem. 

Vice-président. — M. Olten, sous-préfet de Mosta- 
ganem. 

Affaires arabes. — M. le capitaine Gariod, adjoint à 
la direction divisionnaire des affaires arabes. 

Domaines. — M. Carayol, vérificateur des Domaines. 

PROVINCE DE CONSTANTINE. 

TERRrrOIRE CIVIL. 

Président. — M. le colonel Séroka, commandant la 
subdivision de Batna. 

Vice-président. -— M. Toutain, conseiller de préfec- 
ture. 

Affaires arabes. — M. Vignard, chef du bureau arabe 
départemental. 

Domaines. — M. Borelly, vérificateur des Domaines. 



\ 



— 374 



TERRITOIRE MILITAIRE. 



Président. — M. le colonel Augereau, commandant la 
subdivision de Sélif. 

Vice-président. —M. Darbonnens, conseiller de pré- 
fecture. 

Affaires arabes. — M. le capitaine Flatters, attaché 

) à la direction divisionnaire des affaires arabes. 

il 

\ Domaines. — M. Poulie, vérificateur des Domaines. 

Certifié conforme : 
Alger, le 31 août 1863, 

Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils^ 
SERPH. 



N* 267. — SOUS-COMMISSIONS adjointes aux Commissions 
administratives pour procéder aux opérations prélimi- 
naires de délimitation et de répartition, aux tei^mes de 
l'article S du règlement d'administration publique du S2 
mai i865. 



s. Exe. le Gouverneur Général a, par décisions des 13, 38 juillet et 28 
août 1863, constitué de la manière suivante les deux Sous-Commissions qui, 
pour le moment, sent adjointes, dans chaque province, à chacun des Com- 
missions administratives. 



PROVINCE D ALGER. 

TERHITOIHE CIVIL. 

Première sous-commission. 
Président.— M. Roquemaurel Saint-Gernin, chef de batailion. 
Affaires arabes. — M. Jeanningros, adjoint au bureau arabe 
départemental à Blidah. 
Domaines. — M. Piquet, vérificateur des Domaines. 

Deuxième sous-commission. 

Président. — M. Gaignard, conseilier civil de la division 
d'Alger. 

Affaires arabes.— M. Ghastain, adjoint au bureau arabe dépar- 
temental à Dellys. 

Domaines. — M. Boutbegourd, vérificateur des Domaines. 



— 375 — 

TBIIITOIRE HILITÀIM. 

Premih^e 90U9-cofnmimon. 

Président. — M. le commandant Poissonnier, commandant 
le cercle de Tizi-Ouzou. 

Affaires arabes. — M. le capitaine Le Bissonnais, chef du bu- 
reau arabe de Tizi-Ouzou. 

Domaines. — M. Derumaux, vérificateur des Domaines. 

Deuxième sous-eommission. 

Président. —M. le commandant Verdeil. 
Affaires arabes. ^ M. le capitaine Lenoble, chef du bureau 
arabe d'Âumale. 
Domaines. — M. Roubière, vérificateur des Domaines. 

PROVINCE D*ORAN. 

TERRITOIRE CFVIL. 

Première sottf-commissûm. 

Président. — M. Payen, commissaire civil du disiricl d'Aïn- 
Temoucher.t. 

Affaires arabes. — M. Perrin, adjoint au bureau arabe dépar* 
temental. 

Domaines. —M. Baptalliard, receveur des Domaines. 

Deuxième sous-commission. 

Président. — M. de Sonis, cbef d'escadron. 
Affaires arabes. — M. Gasselin, adjoint au bureau arabe 
départemental . 
Domaines. — M. Carrayol, vérificateur des Domaines. 

TERRITOIRE MILITAIRE. 

Première sou^-commission. 

Président. — M. le commandant Louis. 
Affaires arabes. >- M.lo capitaine Nicolas, cbef du bureau 
arabe de Sidi-bel-Abbès. 
Domaines. — M. Meunier, receveur des Domaines. 

Deuxième sous-commission. 

Président. ^ M. le commandant Koch. 
Affaires arabes. — M. Gabucbe, lieutenant adjoint au bureau 
arabe de Tlemcen. 
Domaines. — M. Perrioud, vérificateur des Domaines. 



— 376 — 
PROVINCE DE CONSTANTINE. 

TERRITOIRE CIVIL. 

Première sous-commission. 
Président.— M. Lamouroux, conseiller de Préfecture. 
Affaires arabes.-^ M. Dolly, adjoint au bureau arabe dépar- 
temental. 
Domaines» — M. Laurichesse, vérificateur des Domaines. 

Deuxième sous- commission. 

Président. — M. Mangoin, secrétaire général de la Préfec- 
ture. 

Affaires arabes. — M. Balliste, adjoint au bureau arabe 
départemental. 

Domaines. — M. Mérat, vérificateur des Domaines. 

TERRITOIRE MILITAIRE. 

Première sous-commission. 

Président, — M. le lieutenant-colonel Gandil, chef du bureau 
arabe divisionnaire. 

Affaires arabes. — M. le capitaine Goutelle, chef du bureau 
arabe de Constantine. 

Domaines. — M. Bignault, vérificateur des Domaines. 
Deuxième sous-commission. 

Président. — M. le lieutenant-colonel Leroux. 

Affaires arabes. — M. le capitaine Adaler , chef du bureau 
arabe de Batna. 

Domaines. — M. Wurmser, vérificateur des Domaines. 

Geitifié conforme : 
Alger, le 31 août 1863. 

Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils 
SERPH. 



CERTIFIÉ CONFORME : 

Alger, le 5 septembre 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SERPH. 



ALGER. — IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 




- 377 — 



BULLETIN OFFICIEL 



DU 



GOUVERNEMENT GÉNÉRAL 



DE L'ALGÉRIE. 



ises. 



N' 93 

SOMMAIRE 



N- 



268 



270 

271 

272 

273 
274 



275 

à 

283 



14 mars 1863 
9 mai 1863. 

12 août 1863. 

29 août 1863. 
17 sept. 1863. 

17 sept. 1863. 

18 sept. 1863. 

Dates divers. 



Pensions euiies. — DÉCRET portant liqui- 
dation d'une pension civile de 1,518 fr. 
en faveur du sieur Tourraix 

jaMUee erimineiio. — Loi portant déro- 
gation au g T' de l'art. 129 et à l'art. 431 
du code d instruction criminelle, en ce 
qui concerne le ressort de la Cour impé- 
riale d'Alger 

Voirie Communale. — DÉCRET portant ap- 
probation des dénominations de route et 
place Maiakoff données à la route d'Al- 
ger à Tipaza et à la place du Soudan, et 
de Chasseloup-Laubat, à la rampe nord 
du boulevard de l* Impératrice, à Alger. 

ConëUtntlon de la propriété. — DÉCRET 

portant qu'il sera procédé aux opéra- 
tions de délimitation dans la tribu des 
IsserSy département d'Alger 

Administration des Arabes. — ARRÊTÉ 

portant division en deux caïdats des tri- 
bus du Dahra, de la subdivision d'Or- 
léansville 

— Arrêté portant suppression de l'emploi 
d'agha des Ouled-Mokhtar (cercle de Bo- 
ghar) 

Justice civile. — Tribunaux musulmans. 
—Arrêté portant suppression de l'emploi 
de deuxième adel près la 14* circonscrip- 
tion judiciaire de la province d'Oran. . . 

Mentions et Extraits 



PAO 



378 



381 

382 

383 
384 



385 

386 

à 



~ 378 — 

N« 368. — DECRET IMPÉRIAL portant 1iquidatio7i d'une 
pension citile. 

DU 14 MARS 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté na- 
tipnale, Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut. 

Vu les arlicles 6, 8, 10, 11, 1-2 cl 18 ilo Ja loi du 9 jjiin 1853. 
sur les pensions civiles ; 
Vu la loi du 22 août 1790 ; 
Vu le décret du 2 février 1808 ; 
Vu l'avis de noire Ministre secrétaire d Etal des Finances, en 



O M 

Qg PS 

'S ê 



NOMS BT PRÉNOMS 
des 

PENSIONNAIRES. 



Tourraix 
(Charles-Joseph). 



DATES 
et Iteux de 
naissance. 



2 juillet 1810 

Paris 

(Seine). 



GRADES. 



Ex-commis 
comptable 
de 1 " classe 
dps Ponls-eV 
Chaussôes 
à Oran. 



NATURE 

et 
durée des 
services. 



Services 

civils 

38 ans 9 mois 

49 jours. 



Dates Quotité 
des lois, dô» du traf- 

creis el ■ tement i 
ordonnances! pris 

en vertu 1 pour ' 
desquels la base de 

pension laliqui- 
est accordée daUon. 



Loi du 9 juin, 
48S3. I 
Loi du 99 a Aotï 
août 4790. ! *•**' 
Décret |3.3(7 ro 
du 3 février 
4808. 



Art. 2. — Cette pension sera inscrite au Trésor pu- 
blic, avec jouissance du jour indiqué à chaque article 
du tableau qui précède. 

Art. 3. — Nos Ministres secrétaires d^Etat aux dépar- 
tements de la Guerre et des Finances sont chargés, cha- 
cun en ce qiii le concerne, de rcxécution du présent 
décret, qui sera inséré au Bulletin des Lois, 



— 379 — 

dale du 16 janvier 1863, portant qu'il a reconnu la légalité des 
liquidations comprises dans le présent décret et la possibilité 
d'en imputer le montant sur le crédit d'inscription ouvert au 
Ministère de la Guerre pour l'année 1862 (Algérie) ; 

La section des Finances de notre Conseil d'Etat au départe- 
ment de la Guerre entendue, en son avis du 18 février 1863 ; 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au départe- 
ment de la Guerre et d'après les propositions du Gouvernement 
général de l'Algérie ; 



AVONS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 



Art. P'. — La liquidation de pension civile conaprise 
pour une somme totale de qninze cent dix-huit francs 
aa tableau ci-après est approuvée . 



LIQUIDATIOÏV 



^*^.* des 

Sri;. «*^"»- 



Total. 



Limita- 
lion de 
la pen- 
sion au 
maxi- 
mum 
du 
grade. 



Quotité 
réversi- 
ble aux 
veuves 
et aux 
orphe- 

ii09. 



Fixa- 
tion 
dénni- ! 
tivo de I 

la 
pension ' 



Dates 

de 

jouis- 

sdQce. 



Domi- 
cile 
des pen- 
sion- 
naires. 



l.5fS 51 1.518 51 



1.S18 



^",>°- Paris 



I 



OBSERVATIONS. 



Liquidation nouvelle 
établie on exécution du 
décret rendu en Conseil 
d'Ëlat le ôO novembre 
1862, (lui rapporte le dé- 
cret du 30 octobre 4861, 
portant concession, sur 
les crédits de 1861, d'u- 
ne pension de 4,906 fr. 
en faveur du sieur Tour- 
raix. L'imputation nou- 
velle au titre des cré- 
dits de 1863 n'est donc 
que de 343 fr. 



Fait au palais des Tuileries, le 11 mars 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 
Le Ministre secrétaire d'Etat 
au département de la Guen^e, 
Signé : Rawdon. 
Le Ministre secrétaire d'Etat 
au département des Finances^ 
Signé : A. FouLD. 



— 380 — 

N*269. — LOI portant dérogation au paragraphe /•' de l'arti- 
cle 4*9 et à Varticle 431 du Code d'instruction cnminellef en 
ce qui concerne le ressort de la Cour impériale d'Alger. 

DU 9 MAI 1863. 



NAPOLÉON , par la grâce de Dieu et la volonté na- 
tionale , Empereur des Français , 

A tous présents et à venir, salut; 
* Avons sanctionné et sanctionnons , promulgué et pro* 
mulguons ce qui snit : 

LOI. 

Extrait du procès-verbal du Corps législatif. 

Le Corps législatif a adopté le projet de loi dont la 
teneur suit: 

Art. 1*'. — La Cour de Cassation, lorsqu'elle annulle un arrêt 
de la Chambre des mises en accusation de la Cour impériale 
d'Alger, prononce lo renvoi du procès devant une autre Chambre 
de ladite Cour. Cette Chambre procède, au nombre de cinq juges, 
comme Chambre d'accusation. Aucun des magistrats qui ont 
participé à Tarrôt annulé ne peut en faire partie. 

Elle est présidée par son président ordinaire ; les quatre au* 
très membres sont pris dans l'ordre du tableau de la Chambre, 
sauf empêchement régulier. 

Néanmoins, la Cour de Cassation peut, suivant les circonstan- 
ces, renvoyer TafTaire devant la Chambre des mises en accusa- 
tion d'une autre Cour impériale. 

Art. 2. — Dans le cas prévu par le paragraphe 1*' de l'arti- 
cle précédent, l'article 431 du Code d'instruction criminelle n'est 
pas applicable. 

Délibéré en séance publique, à Paris, le 28 avril 1863. 

Le Président t 
Signé : Duc de IIorky. 
Les Secrétaires, 
Signé : Comte Joachiu Murât , comto Le Pbletier d'Adkat, 
marquis deTalhouet. Vertîier. 

Extrait du procès-verbal du Sénat. 

Le Sénat ^e s'oppose pas à la promulgation de la loi porlani 
dérogation au paragraphe 1*' de l'article 429 et à l'article 431 du 
Code d'instruction criminelle, en ce qui concerne le ressort de 
la Cour impériale d'Alger. 



— 381 — 
Délibéré et voté en séance, nu palais du Sénat, le 5 mai 1863. 

It Frétidml , 
Signé : TnoFLOva. 
lu Secrftairet, 
SIgué : Baron de Hbeceeretv , A. Le Rot de Sm^T'Aenaud, 
baron T. db Lackosse. 

▼u et scellé du FCfAti du Sénat : 

Le Sénateur Secrétaire , 
Signé : Baron T. de Lackosse. 

Mandons et ordonnons que les présentes, revêtues du sceau 
de TEtal et insérées au RitlUt'm dcftlnix, soient adressées aux 
Cours, aux Tiibunaiix et aux Àuloriiés adminisir-ithcs , pour 
qu'ils les inscrivent sur leurs régis r's, les ohsorveni et les fas- 
sent observer, et notre Minisire secréiaire d'Elatau département 
delà Justice est chargé d'en surveiller la publication. 

Fait au palais des Tuileries, le 9 mai 1863. 

Signé : NArOLÊON. 
Par TEuipereur : 

Le Minitlre d'Etat, 

Signé : A. Walewbki. 

▼n et scprô da grand seau : 
Li Garât det tctavx , Minittre 
ê^erélaire d'Etat au départemetU de la Justice^ 
Stgué : Dblahglb. 



H* 270. — DÉCRET IMPÉRIAL parlant approbation ies déno- 
minations de roule et place Malakolî d'mnéet, à la route d'Alger 
à Tipaza età la place du Soudau, et de Chasseloup-Laubat, à 
la rampe nord du boulevard de l* Impératrice, à Alge-r. 

DU 12 AOOT 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté na- 
tionale, Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut; 

Vu l'ordonnance royale du lOjulllet 1816; 

Vu la délibération, en date du 10 juin 1863, par laquelle le 
Conseil municipal d'Alger dem mde que la route d'Alger à Ti- 
paza et la pl.ice du Soudan, à Alger, reçoivent la dénomination 
àe route et place Malakoff; 

Vu une seconde délibération du môme jour, dudit Conseil mu- 



— 382 — 

Dicipal, qui exprime le vœu que la rampe nord du bi^ulevard 
de rimpératrice reçoive la dénominatioa de rampe ChtuseUmfh' 
Laubat ; 

Sur le rapport de nclre Ministre secrétaire d'Etat au départe* 
ment de la Guerre et d'après la propositioa du Gouverneur Gé- 
néral de l'Algérie, 

AVONS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SDIT : 

Abt. r^. — Sont approuvées les deux délibérations 
susvisées du Conseil municipal d*Alger. 

Art. 2. — Notre Ministre secrétaire d*État au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de Ta!- 
gérie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de 
Texécution du présent décret. 

Fait à Saint-Clond, le 12 août 1863. 

Signé: NAPOLÉON. 

Par TEmpereur : 

Le Maréchal de France, 
Minittre secrétaire d'Etat au département de la Guerre, 

Bakdoh. 



N* 271. — DÉCRET 1 M PÉRI AL portant quHl sera procédé au» 
opérations de délimitJition dans la tribu des Issers, dépar- 
tement d Alger. 

DU 29 AOUT 1863. 



NAPOLÉON , par la grâce de Dieu et la volonté na- 
tionale , Empereur des Français , 
A tous présents et à venir, salut. 

Vu le sénalus consulte du 2i avril 1863, et le règlement d'ad- 
mioisiratiun publique du 23 mai 1863, relatifs à la constitution 
de la propriété en Algérie, dans les territoires occupés par les 
Arabes ; 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au dépar- 
tement dp la Guerre et sur les propositions du Gouverneur Géné- 
ral de l'Algérie, 



383 



Avons DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTOUS CE QUI SUIT : 

Abt. 1*'. — n sera procédé dans le plus bref délai 
aux opérations prescrites par les §S 1 et 2 de l'article 2 
du sénatus-consulte du 22 avril 1863, et par les^itres 1» 
2 et 3 du règlement d'administration publique du 23 mai 
1863, sur le territoire de la tribu des Issers, situé dans 
le département d'Alger. 

Art. 2. — Notre Ministre secrétaire d*Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Al- 
gérie sont chargés , chicun en ce qui le concerne, de 
Texécution du présent décret. 

Fait à Saint-Cloud, le 29 août 1863. 

NAPOLÉON. . 

Par l'Empereur : 
Le Maréchal de France^ 
Ministre secrétaire d'Etat au dép. de la Guerre y 
Rakdon. 



N* 272. — ARRÊTÉ portant divisim en deux caidats des tribus 
du Dahra de la subdivision d'OrléansviUe. 

DU 17 SEPTEMBRE 1863. 



AU nOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie, absent; 

Le Générai de division, Sous- Gouverneur ; 

Vu le décret du 30 avril 1861 ; 

Considérant que la réunion des tribus du Dahra, sous un seul 
commandement, n^offre plus aujourd'hui aucun avantage poli- 
tique, qu'elle est un obstacle à la bonne administration de ce 
pays; 

Sur la proposition du Gén<^ral commandant la division d'Alger ; 

Le Conseil consultatif entendu. 



— 384 — 

ARRÊTE : 

Art. ^^ — Les tribus du Dahra de la subdivision 
«4'OrléansvilIc seront partagées, pour radministration 
'Ct le commandemont, en deux fractions. 

Art. 2. — Ces fractions seront désignées sous les dé- 
nominations suivantes : 

Dahra, comprenant lesouled Yonnès et les Chearfa ; 

Ouled Abdallah. 

Art. 3. — Chacune d'elles sera placée sous les ordriçs 
d'un caïd investi par Tautorito française. 

Art. 4. — Le Général commandant la division d'Al- 
ger est chargé d'assurer l'exécution du présent arrêté. 

Fait à Alger, le 17 septembre 1863. 

E. DB Hàetihprbt. 



W273. — ARRÊTÉ portant suppression de Vemploi dagha 
des Ouled Mokhtar, (cercle de Boghar). 

DU 17 septembre 1863. 



AU NOM DR L EMPEREUR. 

Lé Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie, absent, 
Le Général de division, Sous-Gouverneur; 

Vu le décret du 30 avril 1861; 

Considérant que la réunion des tribus composant Taghilik 
des Ouled Mokhiar (cercle de Bogbar), n'offre plus aujourd'hui 
aucun avantage poliiique ; 

Sur la proposition du Général commandant la division d'Alger ; 

Le Gunseil consultatif entendu» 

ARRÊTE : 

Art. l*'. — L'emploi d'agha des Ouled Mokhtar est 
supprimé. 
Art. 2. — Les tribus composant cet aghalik relève- 



— 385 — 

ront immédiatement du Ck)mmandant supérieur du cercle 
de Boghar. 

Le Général commandant la division d'Alger est char- 
gé d'assurer l'éxecution du présent arrêté. 

Fait à Alger, le 17 septembre 1863. 

E. DE Martimprey. 



N* ^4.^ARRÊTÉ portant suppression de Vemploi de deuxième 
adel de la U* cireonseriptUm judiciaire de la province 
d*Oran, 

DU 18 SEPTEMBRE 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie, absent, 
Le Général de division, Sous-Gouverneur; 

Vu le décret du 31 décembre 1859 ; 

Vu l'arrêté ministériel du 20 août 1860; 

CoDsidéraot que retendue de la 14* circooscription judiciaire 
de la division d'Oran a été considérablement réduite par Tex- 
tension du territoire civil, et que la présence de deux adels, 
dans cette circonscription, a cessé d'ôtre nécessaire. 

ARRÊTE : 

Art, 1". — L'emploi de deuxième adel près la 14' 
circonscription judiciaire de la division d'Oran, est sup- 
primé. 

Le personnel de cette circonscription comprendra un 
cadhi^ un bach-adel et un adel. 

Art. 2. — Le Procureur général près la Cour impé- 
riale d* Alger et le Général commandant la division 
d*Oran sont chargés, chacun en ce qui le concerne, 
d'assurer l'exécution du présent arrêté. 

Fait à Alger, le 18 septembre 1863. 

E. DE Martimprey. 



— 386 — 

N* 275. — Cultes. — Création de succursales. — Par décret 
impérial, rendu sur la proposition du Ministre secrétaire d'Etal 
au département de la Justice et des Cultes, et signé à Saint- 
Cloud, le 29 août 1863, ont été érigées en succursales les églises 
des communes ou centres de population de TAlgérie ci-après 
désignées ; 

fROVINCE D'ALQEH. 

La Hégbaïa et Rouïba, arrondissement d'Alger, 

PROVINCB Dl CONSTANTINB. 

Enchir-Saïd et TOued-Toqu, arrondissement de Gueima. 



Comptabilité communale. — Comptes et budgets. 
N* 276, — Commum de CorwtoMtine.— Par arrêté de M. le gé- 
néral de division, Sous-Gouverneur, en date du 31 août 1863, 

1* Le compte administratif au Maire de la commune de Cens- 
tantine, pour 1862, a été arrêté : 

En recettes, à la somme de 702.590 03 

En dépenses, à la somme de 647.380 03 

D'où résulte un excédent de recettes • 

ou report de 55.210 00 

2* Le budget supplémentaire de la même commune, pour 
l'exercice 1863, a été fixé ainsi qu'il suit : 

En recettes, à la somme de 161 .910 96 

En dépenses, à la somme de 151.385 64 

D'où résulte un excédent de recettes 

de 10.525 32 



N* 277. — c'ommune d'Oran. — Par arrêté de M. le général 
de division, Sous-Gouverneur, en date du 2 septembre 1863, 

1* Le compte administratif du Maire de la commune d'Oran, 
pour l'exercice 1862, a été arrêté : 

En recettes, à la somme de 654. 122 82 

En dépenses, à la somme de 609.078 12 

D'où résulte un excédent de recettes 

ou report de 45.044 70 

8* Le budget supplémentaire de la même commune, pour 
l!exdrcice 1863, a été fixé ainsi qu'il suit : 

En recettes, à la somme de 158.050 51 

En dépenses, à la somme de 106.010 32 

D'où résulte un excédent de recel- 

tes de 25.040 1^ 



— 387 — 

N* 278. — Commune de Bône. — Par arrélé de M. le général 
de division, Sous-Gouverneur, en date du 7 septembre . 

1* Le compte administratif dix Maire de la commune de Bône, 
pour Texercice 1862, a été réglé définitivement : 

En recettes, à la somme de '. . 588.803 17 

En dépenses, à la somme de 504.279 20 

D*où résulte un excédent de recettes ou - 

report de 84.523 97 

2* Le budget supplémentaire de la môme commune, pour 
l'exercice 1863, a été fixé : 

En recettes, à la somme de 94.700 70 

En dépenses, à la somme de 91 .280 74 

Doii résulte un excédeîit de recettes de 3.419 96 



N' 279. — Gendarmerie impériale. — Légion d'Afrique. — 
Par décision de S. Exe. le Ministre de la Guerre, en date du 7 
septembre 1863, la 2* brigade de gendarmerie à pied station- 
née à Bougie (3* compagnie de la légion d'Afrique) a été sup- 
primée. 



N*280. —Par une autre décision ministérielle du môme jour, 
la circonscription des nouvelles lieutenances de gendarmerie 
(le Guelma et de Sëtif ( 3* compagnie) a été définitivement 
arrêtée ainsi qu'il suit : 



ARRONDIS- 
SEMENTS. 


DÉSIGNATION 

dfts 

brigades. 




BRIGADES 




tL CM 

'de 6 " 
hommes, 
s.-offlcl«îr 


EVAL 


A PIED DE 

maréchal 

des 

logis. 


5 HOMMES . 

brigadier. 


de 5 

hommes, 
brigadier. 


SéUf, 
1 lieutenant 

ou 
sous-lieut. 


<j,.,* ) à cheval.... 

S^"' là pied 

Bougie 


1 
» 

4 

s 


n 
» 

n 
\ 

1 
l 


a 
> 

1 


* 
4 

» 

M 

• 


Les £ulmas 

Guelma 


Guelmb, 
1 lieutenant 

ou 
sous-lieut. 


Medjez-Sfa : 

provisoirement 

Du\ivier, mixte... 

EnchIrSaïd. id.... 

Souk-Aliras 






a 


4 




" 8 





— 388 — 



N' 281. — Tribunaux musulmans. — Personnel. — Par arrôlé 
de M. le général de division, Sous-Gouverneur, en date du 6 
septembre 1863, le sieur Lakhdar ben el Hadj Abraed, élève de la 
medersa de Gonsiantine, a été nommé, adel de la 33* circons- 
cription judiciaire de la province de Gonstanline (cercle de 
Tebessa), en remplacement de Mobamed ben Maamar, nommé 
bacb-adel. 



N' 282. — Par arrôlé de M. le général de division, Sous-Gou- 
verneur, en date du 9 septembre 1863, Si Mohamed ben Yattou, 
actuellement cadhi de la 109*circonscription judiciaire de la pro- 
vince de Gonstantine (cercle de Biskra), a été nommé cadbi de 
la 125* circonscription de la môme province (cercle de Bou-Sâa- 
da), en remplacement de Si Mohamed el Afin, démissionnaire. 



N* 283. — Par arrôlé de M. le général de division, Sous-Gou- 
verneur, en date du 12 septembre 1863, ont été nommés : 

Dans la province d'Alger ; 

Adel de la 46* circonscription judiciaire (cercle de Boghar), 
Mohamed ben Yusef, taleb, en remplacement de Brahim ben 
Seghir, démissionnaire. 

Dans la province de Gonstantine : 

Bach-adel de la 55* circonscription judiciaire (cercle de Séttf), 
Mohamed Saïd ben Ahmed, actuellement adel de la 53' cireons- 
cripiion, en remplacement de Si Mohamed Saïd el Haoussin, 
nommé adel ; 

Bach-adel de la 63* circonscription judiciaire (cercle de Bordj 
bou Areridj), Abderrahman ben Abdallah, actuellement adel de 
la môme circonscription, en remplacement de Si Mohamed Ghe- 
rif ben Sidi Salah, démissionnaire; 

Adel de la 90* circonscription judiciaire (cercle de Batna), 
Si Brahim ben Ali, élève de la medersa de Gonstantine, en rem- 
placement de Si Aïed ben Si Ahmed, démissionnaire. 



CERTIFIÉ CONFORME : 

Alger, le 21 septembre 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SERPH. 




ALGER. ~ IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 



- 389 ~ 



BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOUVERNEMENT GÉNÉRAL 

DE L'ALGÉRIE. 



1S6S. 



N^ 94 

SOMMAIRE. 



»•• 



S84 

285 

286 
387 



288 
289 



8 août 1863. 

12 août 1863. 

l«'sepl. 1863. 
7 sept. 1863. 



7 sept. 1863. 
22 sept. 1863. 



il^dminlatratlon in<llj§^ène. — 

ÉTAT CIVIL. — Au î'Ujel d'irréçularilés 
commises par les cadnis en matière d'é- 
tat-civil iCiRCDLAIRB) 

Circonacriptionsadminiatra» 
tives. — MoJificatioQ des limites du 
district du commissariat civil et de la 
commune de B'Una (Décret). 

Voirie urbaine. — Fixation des ali* 
gnements et des nivellements de la ville 
projetée à Tipaza (arrêté) 

Douanes. — Ouverture des bureaux 
de douane de BouçaadaetdeGéryville, à 
l'importation des provenances du Djerid, 
du Souf et du Maroc, et à Texporiation 
des produits métropolitains et algériens 
(Dégrbt) 

— Rétablissement du tarif des fers à l'im- 
porta ii*D en Algérie (Décret) 

Service topo§^raplil€iue«— Fixa- 
tion du t»rif H exiger des particuliers 
Sour les deuxièmes et ultérieures copies 
e plans annexés a des actes adminis- 
tratifs (Arrêté) 



TAO. 

391 

393 
395 

396 
397 

398 



— 390 - 



N- 



290 



291 



292 

à 

901 



29sept. 18G3. 
29 sept. 1863. 

dates divers. 



Ré§^iiiie foreatier. — Soumission 
au régime forestier de deux massifs boi- 
sés conligus à la forêt de Sidi-Sba (Ar 
rêté) 

Passades* — Service de la côte. — 
Nouvelles dispositions pour les passager 
sur les bâtiments de l'État (service de la 
côte) et abrogation de Tarreié du 20 dé- 
cembre 1849 

Mentions et Extraits 



400 

402 

à 

404 



— î»l — 

N* 28Ï. — CIRCULAIRE relative à des irrégularités commises 
par les cadhis en matière détat-civil. 



Alger, le 8 août 1863. 
Mon cher Général, 

Mon attention a été appelée par un genre d*abus qui 
se reproduit fréquemment de la part des magistrats indi- 
gènes, en. matière d'état-civil. 

Dans un certain nombre de circonscriptions judiciaires, 
je pourrais dire dans presque toutes , une des prescrip- 
tions de la loi musulmane relative aux mariages n'est pas 
observée. 

Au lieu de procéder lui-même au mariage, toutes les 
fois qu'il n'en est pas empêché par un motif grave, et de 
faire dresser en sa présence l'acte constatant le fait et les 
conventions intervenues entre les parties et leurs fondés 
de pouvoirs, le cadhi délègue ses pouvoirs à l'un de ses 
adonis. Il se contente de faire enregistrer plus tard, sur 
le registre de lamahakma, l'acte établi par le bach-adel 
on l'adel ; souvent même cette formalité essentielle 
est omise. 

Les inconvénients qui peuvent résulter de cette ma- 
. nière de procéder sont évidents, et il n'est pas besoin d'en 
faire ici l'énumération. 

Je me bornerai à rappeler qu'en se déchargeant ainsi 
d'une partie de ses attributions , soit sur l'un , soit sur 
Fautre de ses auxiliaires, un cadhi expose des actes im- 
portants à être frappés plus tard d'invalidité. 

Il assume aussi une lourde responsabilité en apposant, 
de confiance, son cachet sur des pièces établies hors de 
sa présence, et dont il ne peut, par suite, vérifier l'au- 
thenticité. 

Le seul magistrat d'une mahakma est le cadhi. 

Ce n'est qu'en cas d'empêchement qu'il peut être sup- 
pléé par le bach-adel, qui, dans cette occasion, agit sous 
sa propre responsabilité , de la même manière , par 
exemple, que le suppléant d'un juge de paix. 



— 392 — 

Les jagements rendus et les actes établis en pareille 
circonstance par le bach-adel , doivent contenir la men- 
tion expresse de Tempêcheroent da cadbi. 

Quant à Tadei , en aucuac circonstance il n*a qualité 
pour rendre un jugement ou dresser un acte ; ses attri- 
butions se bornent à assister, ainsi que le bach-adel , le 
cadhi à titre de témoin légal et à remplir les fonctions de 
greffier. (Art. 11 du décret du 31 décembre 1859.) 

En s^immisçant dans celles du cadhi, lise place souts 
le coup deÉ peines édictées par la loi pénale, sans préju- 
dice des demandes en réparation qui peuvent être inten- 
tées contre lui. 

Il importe de mettre un terme à ces errements abusifs, 
qui ont pris leur origine dans l'état de trouble où se trou- 
vait le pays autrefois, mais qui n'ont plus aucune raison 
d'être tolérés aujourd'hui. 

Déjà j'ai sévi à l'occasion d'infraclions de ce genre 
qui m'ont été signalées, à cause des conséquences graves 
qui en sont résultées. 

Pour prévenir le retour de pareils faits, je vous invite 
à rappeler formellement aux cadhis et adouls de votre 
division les principes énoncés plus haut. 

Vous devrez leur faire connaître que toute infraction à 
ces principes serait, à l'avenir, sévèrement punie. 

Yeuillez porter cette circulaire à la connaissance des 
commandants des subdivisions placés sous vos ordres, et 
tenir la main à ce quo les dispositions qu'elle renferme 
soient strictement observées. 

J'invite pareillement M. le Procureur général à adres- 
ser des instructions analogues à ses substituts des trois 
provinces. 

Recevez, etc. 

E. DE Martimprey. 



— 393 — 

N*285. — - DÉCRET qui modifie Us limites du district du com- 
missariat ciml et de la commune de Batna. 

DU 12 AOUT 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la Tolonté na- 
tionale , Emperear des Français , 
A tous présents et à \enir, salut; 

Vu notre décret du 14 scpiembre 1859, portant délimitation du 
district de Batna ; 

Vu ravis du Conseil consultatif du Gouvernement général de 
FAIgérie ; 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au départe- 
ment de la Guerre , et d'après les propositions du Gouverneur 
Général de l'Algérie , 

ATOIVS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. l". — Les limites du district du commissariat 
civil et de la commune de Batna sont modifiées ainsi 
qu^il suit : 

Au nord: Une ligne partant de la pointe ouest du 
Koudiat Hamla à la pointe ouest du Djebel Tiza, en sui- 
Tant rOued Hamla jusqu*au Faïd Habila, qui rejoint la 
pointe ouest du Djebel bou Merzoug ; 

La ligne de crête du Djebel bou Merzoug Foum Islamen; 
la ligne de crête du Djebel Akbrer Hem jusqu*à son som- 
met, et en descendant vçrs Test par le Kef Tetrcnt jus- 
qu'au Chabet bou Illef , que Ton traverse pour atteindre 
la pointe ouest du Djebel Tar Erbit; 

La ligne de crête du Djebel Tar Erbit jusqu'à TOued 
Fesdis ; 

La crête du Djebel Fesdis jusqu'au Chabet bel Ehreize; 

La ligne de crête du Djebel bel Khreize jusqu'au Teniet 
bel Mzarara ; 

La ligne de crête du Djebel Tarlit jusqu'au Menkheb cl 
Mogha , h l'ouest d'Aïn el Esar ; 

De Menkbeb el Mogha, une ligne droite allant rejoindre 
Koudiat Mazoula M*ta Tonda ; 

La ligne de crête du Djebel Tonda, 



— 394 — 

A Test: Une ligne droite allant de la pointe sud du 
Djebel Tonda à la pointe nord du Djebel Mezouala ; 

Les crêtes du Djebel Mezouala et celles du DjebelTa- 
fraouet jusqu*à la hauteur duTeniet el Btetoura; le sommet 
du col dit Teniet el Betoura; on remonte le ruisseau Tis- 
frah jusqu'à sa source; on gagne le sommet du Djebel bon 
Arif (Ras el Forar) et on descend les crêtes vers louest 
jusqu'au Merfak Sfondar; de la pointe du Merfok Sfottàaç 
une ligne brisée passant par un genévrier, une raine 
romaine sur un mamelon et une suite de tertres jusqu'à 
rOued bon Eeda ; 

Un arrachement dans un mamelon situé sur la rive 
gauche de l'Oued bon Keda et sur le prolongement de h 
ligne des tertres précités ; 

Le mamelon sus-îndiqué, resserré entre les ruisseaux 
de Bon Keda et de £1 Assafeur, dominant leur confluent, 
un tertre au pied dadit mamelon ; 

Le chemin de Sfondar à Lambèse jusqu'à la rencontre 
de la route de Batna à Aïn el Assafeur, descendant cette 
route vers louest jusqu'à Aïn el Arneb, dont on remonte 
ensuite le cours jusqu'au point où il est traversé par un 
sentier conduisant d'Ain Assafeur à Lambèse, sentier qui 
fait limite jusqu'au Chcrf Tafrouïn (Senta Abdallah ben 
Brahim) ; 

Suivant sur une longueur d'environ cinq kilomètres 
l'arète rocheuse du Cherf Tafrouïn jusqu'au chemin qui 
conduit de Teniet Ograb dans le Djebel bon Arif à Ain 
Uerdjet el Barrania. 

Au sud : Le chemin de Teniet Ograb qu'on suitjusqu'au- 
dessus d'Aïn Markouna et qu'on continue jusqu'à la ren« 
contre du ravin Bou Khebouzen, que l'on remonte un ins- 
tant pour aller prendre le sentier conduisant à Aïn bou 
Benana. 

A l'ouest : D'Aïn bou Benana on gagne le sentier dit 
Trick el Meur, que l'on suit sur le versant nord du Djebel 
bou Adeloun pour passer à Aïn el Khrian , Aïn bou Kzel 
et aboutir à Aïn TekouUet , au haut du Chabet cl Ghoul ; 



— 3ft& — 

! iD'Aia TekouUet, le sentier coadaisaat d*£l Ghoul au 
sommet du Djebel Jeh Ali ; 

On descend ensuite au col DeLhIet b^n Alis , qui relie 
teDjebelJeh Ali au Koudiat Gucroaaoa, elVon suit la crête 
de ce koudiat jusqu^en face de Guotar el Houf ; on des- 
psnù alors le ravin de ce nom qui passe à rAmandier, 
d*oii une ligne droite traverse la plaine et . aboutit k la 
pointe du Koudiat Hamla , point de départ de Jla jiimite. 
Le tout conformément au plan annexé au présent 
décret. 

Art. 2. — Notre Ministre secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de FAI- 
gérie sont chargés » chacun en ce qui le concerne , de 
Texécution du présent décret. 

Fait h Saint-Cloud , le 12 août 1 863. 

NAPOLÉON. 
Par l'Empereur: 
Le Maréchal de France ^ 
Ministre secrétaire d'Etat au départ, de la Guerre^ 

BAiiDor(. 



N* 286. — ARRÊTÉ qui fixe les alignements et nivellements de 
la ville projetée à Tipaza. 

DU V SEPTEMBRE 1863. 



AU IfOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie^ absent, 

Le Général de division Sous-Gouverneur; 

Vu le décret impérial du 10 décembre 1860 sur le gouverae- 
ment et la haute administration de l'Algérie ; 

Vu Tarrété ministériel du 17 janvier 1846, en ce qui con- 
cerne les plans d'alignement des villes et villages de l'Algérie; 

Vu les paragraphes 2, 3, 4 et 5 du décret du 12 août 1851 par 
lequel il a été fait concession à M. Demoncby, du territoire de 
Tancienne ville romaine de Tipaza ; 



— 396 — 

Vu ravis émis par le Conseil consultatif dans sa séance dtil9 
août 1860 ; 
Sur la prdposilion de H. le Préfet d'Alger, 

ARRÊTE : 

Art. V^. — L« distribution, les alignements et les 
nivellements de la ville projetée à Tipaza sont etdemea** 
rent fixos conformément au plan ci-annexé. 

Art. 2. — Une expédition de ce plan sera affichée dans 
un local désigné à cet effet, pour y rester à la disposi- 
tion du public. 

Art. 3. — Le Préfet du département d'Alger est 
chargé de Texécution da présent arrêté. 

Alger, le r»* septembre 1863. 

£. DB Martimpret, 



H* 2Sn.'" DÉCRET qui omrelss bureaux de douane de Bou- 
çaada et de Géry ville, à limportation des provenances du Dje- 
rid, duSoufetdu Maroc, et à t'exportation des produits 
7nétropolitains et algériens, 

DU 7 SEPTEMBRE 1863. 



napoléon; par la grâce de Dieu et la volonté na- 
tionale, Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut. 

Vu rordonnance du 16 décembre 1843 et la loi du 11 Janvier 
1851, sur le régime des douanes en Algérie ; 

Vu les décrets des II août 1853, 7 septembre 1856, 25 juin 
1860 et 8 janvier 1862; 

Sur le rapport de nos Ministres secrétaires d'Etat de la Guerre 
et de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux publics; 
sur l'avis de notre Ministre secrétaire d'Etat des Finances, 
et d'après la proposition du Gouverneur Général de l'Algérie, 

* AVOHS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. ^^ — Les bureaux de douane de Bouçaada et 
de Géryville (Algérie) sont ouverts à l'importation des 
provenances du Djerid, duSouf et du Naroc, et àrexpor- 



— 307 — 

fation deâ produits métropolitains et algériens, sous les 
conditions déterminées par les décrets sos-viséSy des 1 1 
août 1853 et 7 septembre 1856. 

Art. 2. — Nos Ministres secrétaires d'Etat de la Guer- 
re, de l'Agriculture, du Commerce et des Travaux pu- 
blies, et des Finances, et le Gouverneur Général de TAl- 
gérie, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de 
Teiécution du présent décret. 

Fait à Saint-Gloud, le 7 septembre 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 

Par TEmpereur : 
Le Ministre secrétaire cP Etat au département 
de V Agriculture, du Commerce et des Tra- 
vaux publics , 

Signé : Armand Behig. 

Le Maréchal de France, Ministre secrétaire d'Etat au 
département de la Guerre, 

Signé : Rardor. 



W 288. — DÉCRET qui rétaiblit le tarif des fers à Vimporta" 
tion en Algérie. 

pu 7 SEPTEMBRE 1863. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté na- 
tionale, Empereur des Français, 
A tous présents et h Tenir, salut. 

Sur le rapport de nos Ministres secrétaires d'Etat de la Guerre, 
de rAgriculture, du Commerce et des Travaux publics ; 

Vu les articles 4 et 5 de la loi du 11 janvier 1851 ; 

Vu Tarticle 2 de notre décret du 11 février 1860 ; 

Vu les articles 17 et 18 du traité de commerce conclu le 23 
janvier 1860 avec l'Angleterre; 

Vu l'article 35 du traité de commerce canclu le 1"* mai 1861 
avec la Belgique ; 

▲TONS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CB QUI SUIT : 

Art. l**. — Le tarif des fers h l'importation en Algérie 
est rétabli ainsi qu'il suit ; 



— 398 — 

Fers en barres plates, carrées ou rondes, y compris 
les rails, pour chemios de fer, 6 fr. les JQQ kilos (déciipes 
compris). 

Art. 2. — Nos Ministres secrétaires d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre, an département de l'Agriculture^ 
du Commerce et des Travaux publics* et au département 
des Finances, sont chargés, chacun en ce qui le concerne^ 
de l'exécution du présent décret. 

Fait à Saint-Cloud, le 7 septembre 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 

Par l'Empereur : 

Le Ministre de VAgricuUure, 
du Commerce et des Travaux publics^ 
Signé : Aemaitd Bbhig. 

Par l'Empereur: 

le Maréchal de France, Ministre secrétaire 
d'Etat au département de la Guerre, 

Signé : Bahdoiï. 



N* 289. — ARRÊTÉ qui fixe le tarifa exiger des particuliers 
pour les deuxièmes et ultérieures copies de plans annexés à 
des actes administratifs. 

PU 22 SEPTEMBRE 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie, absent, 
Le Général de division, Sous- Gouverneur; 

Yu rarrôlé du 26 novembre 186I, portant règlement général 
sur le service de la topographie en Algérie ; 

Yu l'ordonnance du 21 juillet 1846, relative à la délimitation 
de la propriété en Algérie ; 

Yu le décret impérial du 27 octobre 1858, sur Torganisation 
administrative de FAlgério, art. 48, n' 10; 

Sur le rapport du Conseiller d'Ëiat, Directeur général des 
Services civils, 



— 399 — 

ABRÊTE : 

Art. !•'. — Le tarif des prix à exiger des particuliers, 
pour les deuxièmes et ultérieures copies de plans an- 
nexés à des actes administratifs, et qui ne rentrent pas 
dans la catégorie des plans pour Icsqnels une rétribu* 
tion spéciale est indiquée aux articles 40 et 41 du règle* 
ment général du 26 norembro 1861, sur le service de 
la topographie, est fixé conformément aux règles sui- 
Tantes : 

Toute copie de plan pouvant contenir dans une éten* 
due de un décimètre carré , sera payée un franc. 

Chaque décimètre carré d'ewcédant ou portion de déci- 
mètre carré^ sera payé au même prix d'un franc, 

Aat. 2. — La partie utile de chaque plan sera seule 
comptée, déduction faite des prolongements, amorces, 
arrachements, qui pourraient.s y trouver indiqués. 

Art* 3. ~ Le coût de chaque plan, qui sera établi par 
le service topographique, devra être certifié sur le plan 
même par Tlnspecteur de ce service. 

Art. 4. — Le produit des taxes perçues pour les 
copies de plan dont il s'agit, étant un produit provincial, 
sera versé, à ce titre, dans la caisse de» agents des Do* 
maines. 

Fait à Alger, le 22 septembre 1863. 

E. DE Martimprey. 



N* 290. — ÀRBÊTÉ qui soumet au régime forestier deux 
massifs boisés contigus à la forêt de Sidi-Sba. 

DU 29 septembre 1863. 



AU KOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de TAl» 
gérie ; 

Vu la proposition du Préfet du déparlement d'Algor, relativo 
à la soumission au régime forestier de deux massifs d'une 



— 400 — 

contenance ensemble de 335 hoclares 52 ares 45 centiares, coq- 
tigusà la forêt de Sidi-Sba, banlieue de Milianah; 
Le Conseil eonsuitalif du Gouvernement général entendu, 

ARRÊTE : 

Art. l'^ — Les deax massifs boisés» ci-dessns indi- 
qués, tels qu'ils sont figurés au plan ci-joiot, sont soumis 
au régime forestier pour être a^nexés à la forêt de Sidi- 
Sba, dont la conten^tnce totale sera ainsi portée à 700 hec- 
tares 68 ares 9') centiares. 

Art. 2. — Le Préfet d'Alger est chargé de rexécution 
du présent arrêté. 

Fait à Alger, le 29 septembre 1863. 

M*^ Pelissier , DUC DE Malai^off. 



N* 291. — ARRÊTÉ qui modifie le service des passages ^ur les 
bâtiments de VEtat (service de la côte) et abroge f arrêté du 
20 décembre 1S^9. 

ou 29 SEPTEMBRE 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Ai* 
gérie ; 

Vu l'arrêté en date du 20 décembre 1849, sur le service des 
embarquements pour les passagers civils; 

Considérant que les dispositions de cet arrêté n'ont plus de 
raison d'ôlre, en ce qui concerne les embarquements pour 
France, depuis le traité passé avec la Compagnie des Messa- 
geries impériales, et qu'en ce qui concerne les passages ac- 
cordas d'un port algérien à un autre, elles ont cessé d'être en 
rapport avec l'organisation et le développement des services 
civils, 

ARRÊTE : 

Art. r**. — Les Préfets continueront à centraliser 
tous les détails du service des embarquements des passa- 
gers civils à bord des b&timents de TEtat, faisant le ser- 
YÎce de la correspondance sur le littoral algérien, en 



— 401 — 

vertu des pouvoirs qui leur sont délégués, tant par le 
Gouverneur Général, pour les services administratifs 
ressortissant à Tadministration centrale de rÂlgérie, que 
par les divers Ministres compélents, pour les services 
de la Ju<^tice, des Cultes , de Tlnstruction publique, de 
rinspection des finances, de la Trésorerie, des Douanes 
et des Tabacs. 

Art. 2. — a cet effet, il sera ouvert dans les bureaux 
des Préfectures d'Alger et d'Oran, dans les sous-pré- 
fectures de Bône, Philippeville et Mostaganem, et dans 
les commissariats civils ou mairies de Dellys, Bougie , 
Djidjellif Gherchell, Tenès, Arzeu et Nemours, un re- 
gistre sur lequel seront inscrites toutes les demandes 
d'embarquement au fur et à mesure qu'elles seront 
formées, soit directement par les parties intéressées 
munies de pièces régulières, soit par Tintermédiaire des 
chefs d'administration compétents. 

Art. 3. — L'autorité civile disposera, dans chaque 
port et pour ch?ique départ, de la moitié des places de 
l'* et de 2* classe sur tous les bâtiments ; du dixième des 
places de rationnaires sur les frégates, et du cinquième 
de ces dernières sur les bâtiments d'une capacité 
moindre. 

Art. 4. — Vingt-quatre heures au moins avant le dé- 
part de chaque bâtiment à vapeur, le fonctionnaire ci- 
vil et le fonctionnaire militaire chargés des passages, 
se concertèrent sur le nombre des places de chaque 
classe dont ils auront disposé, afin que l'un des services 
puisse profiter, s*il y a lieu, de tout ou partie de celles 
qae Fautre n'ntilisrraitpas. 

Art. 5. — Les listes d'embarquement devront être 
dressées séparémimt pour chaque administration centrale, 
comptable de la dépense, et transmises à l'autorité ma- 
ritime â4 heures au plus tard avant le départ du courrier. 

Art. 6. — Pour ce qui concerne les colis, les ordres 
d'embarquement devrent être adressés, à Alger, à l'état- 
major général, et dans les autres ports à l'autorité ma- 
ritime, 48 heures avant chaque départ. 



— 402 — 

Art. 7. — Les passagers civils qui ne figurent pas 
dans les nomenclatures annexées à l'arrêté ministériel 
du 4 juin 1 860 ou à tous autres arrêtés ultérieurs des mi- 
nistres compétents, en ce qui concerne les services admi- 
. nistratifs ne ressortissant pas au Gouvernement gépéral, 
ne pourront obtenir que des passages de 4®, 3® ou 2* 
classe, et, dans ce dernier cas, sans vivres. Le Gouver- 
neur Général se réserve personnellement le droit d'au- 
toriser des exceptions à cette règle. 

Art. 8. — L'arrêté du 20 décembre 1849 est abrogé. 

Art. 9. — Les Préfets des trois départements sont 
chargés, chacun en ce qui le concerne, de rexécntioil 
du présent arrêté. ' 

Fait à Alger, le 29 septembre 1863. 

M*^ PeliSjSier , DUC DE Malaroff. 



N* 292. — Sbcours annuel. — Par décret impérial du 29 
juin 1863, inséré un Bulletin des lois, n" 961, pap:e 21 {paf[tie 
supplémentaire), et par application de la loi du 22 août 1790, 
du décret du 13 septembre 1806 jet de la loi du 9 juin 1853, 
un secours annuel de six cent vingt-huit francs (628 fr. ) est 
accordé aux orphelins Péquereau (Gusiave-Victor-Adoiphe et 
Loiiis-Félix-Augustin), fils d'un ancien employé- colonial du 
service des Contributions diverses, en Algérie. 



N« 293. — Pbnsions civiles. — Par décret impérial du U 
juillet 1863, inséré au Bulletin des lois^ n° 968, page 238 
{partie supplémentaire), cl par application de la loi du 22 août 
1790, du décret du 2 février 1808 et de la loi du 9 juin 1853, 
une pension civile de deux mille six cent soixante-cinq francs 
(2,665 fr.) est accordée à M. Tcxicr (Louis-Félix), ex-chef de 
section à la Direction générale dos Scr\icos civils à Alger/ 



N" 294. — Maires et Adjoints. — Par décret Impérial d« 19 
août 1863, M. Bastide (Edouard), membre et secrétaire un 
Conseil fçonéral du déparlement d'Al^^er, est nommé adjoint 
au Maire de la commune d'Alj,^er pour la section urbaine, en 
remplacement de M. Martin, démi.ssionHaire. 



— 403 — 

N* 295. — Contributions diverses. — Nominations et muta" 
tions, — Par décisions de M. le Gouverneur Général, en dale 
des 12 Cl 21 août dernier, les mulalions suivantes ont eu lieu 
dans le personnel des contributions diverses en Algérie. 

Protince d Alger. 

M. Tavera, commis principal de l** classe, receveur à Au- 
male, est nommé contrôleur (faisant fonctions) à Balna, pro- 
\înco de Constantine, emploi créé. 

If. Moncelon, receveur à Rouïba, est nommé receveur à Au- 
malo. 

M. Oslerlag, receveur à Lagliouat. est appelé au bureau do 
Rouiba. 

M. Vrignaud , receveur sans gestion à Blidah, est nommé 
titulaire du bureau de Laghouat. 

M. Boyer, commis colonial, est nommé receveur sans gestion 
à Blidah. 

Protince de Constantine. 

M. Valluaud, receveur à Biskra, est nommé receveur au 
Khroubs, arrondissement de Gonsianiine , emploi créé. 

M. Carde, receveur sans gestion, est nommé receveur titu- 
laire au bureau de Biskra. 

H. Luciani, commis de 3* classe, est nommé receveur sans 
gestion. 



N' 296. — Chambres db Commerce. — Nominations. — Par 
arrêté de M. le général de division, Sous-Gouverneur, en date 
du 27 août dernier, M. Samt-Jean a été nommé membre de 
la Chambre de commerce d'Oran , pour quatre ans, en rempla- 
cement de H. Sarrat, dont Téleciion a été annulée par arrêté 
du 17 juillet précédent. 



N* 297. — Milices. — Nominations. — Par arrêté de M. le 
général de division, Sous-Gouverneur, en date du 1" septem- 
bre 1863, M. Ursch (Jacques) a été nommé sous-lieutenant dans la 
milice de la commune de Fleurus, département d'Oran, en 
remplacement de M. Dayre, nommé sous-lieutenant rapporteur 
au Conseil de discipline de ladite milice. 



N* 298. — Par arrêté de M. le général de division. Sous-Gou- 
verneur, en date du 5 septembre, H. Lancelot (Alphonse) a été 



— 404 — 

nommé sous-lieutenant dans le corps de milice de la commune 
d'Àumale, en remplacement du sieur Chevalier, décédé. 



N* 299. — Par arrêté de M. le général de division, Sous-Gou- 
verneur, en date du 13 septembre 1863, M. de Croze (Joseph- 
Alphonse) a été nommé capitaine de la compagnie de milice de 
la commune de l'Arba, en remplacement de H. Lëgo, parti de 
la commune sans esprit de retour. 



N* 300. — Courtiers maritimes. — Par arrêté du !•' sep- 
tembre 1863, de H. le général de division , Sous-Gouverneur, 
le sieur Bollard, courtier maritime et en marchandises à Ne- 
mours, a été admis à servir d'interprète pour les langues espa- 
gnole et italienne dans cette résidence. 



N' 301. — COLTE ISRAÉLITE. — Conmtoire*. — Par arrêté de 
M. le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice et des Cultes, 
en date du 9 septembre 1863, on: été nommés : 

Président du Consistoire Israélite de Constantine, M. Stora 
(Israël) ; 

Membre du même Consistoire, M. Temime (Jacob). 




CERTIFIÉ CONFORME : 

Alger, le 10 octobre 1863. 

Le Secrétaire général de la Direction 

générale des Services civils^ 

SERPH. 



ALGER. — JMPaiMEHIE ET PAPETERIE BOUTEE. 



- 405 — 



BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOIYERNEIIIËNT GÊNÉR4L 

DE L'ALGÉRIE. 



ises. 



N' 95 



SOMMAIRE. 



K»» 



302 

303 

304 
305 

306 



1" ocl. 1863. 

8 oct. 1863. 

10 ocl. 1863. 
12 oct. 1863. 

14 oct. 1863. 



307 15 oct. 1863 



ANALYSE. 



Inetruction publique* —Établis 
'S£MEi<(Ts OUVERTS AUX INDIGÈNES.— Créa- 
tion d'un emploi d'Inspecteur de ces éta- 
blissements et nominations (Décret) — 

ComptabiUlé eonununale. — 
Rappel à robsprvation des règlements 
en matière d'entreprise de travaux 
communaux (Circulaire) 

Ineendies.— Imposition d'une amende 
collective aux Arb-Retba du territoire 
civil de Philippeville (Arrêté) 

Voirie urbaine* — Expropriation. 
L'expropriation de 85 immeubles situés 
à Alger est déclarée d'utilité publique 
(Arrêté) 

Contributions diverses. — Le 
dernier dénombrement quinquennal de 
la population doit servir de base à la ré- 
partition des 4/5*' de l'octroi de mer et à 
l'application du tarif des droits de li- 
cence (Circulaire) 

Instruction publl<iue. — Écoles 
arabes-françaises. — Création d'une 
école arabe-française à Takitount, sub 



407 



408 



410 



414 



— 406 — 



H- 



306 



ao9 

à 

320 



16 oct. 1868. 



dates divers. 



PAO 



416 



division de Sétif (Abrété) 

Mllic^ee. — Création d'un corps de mi- 
lice à Berrouaghia, division d'Alger 

(Arrêté) 417 

418 

llBifTioKs BT Extraits à 

i42() 



— 407 — 

N* 302. — DÉCRET IMPÉRIAL qui crée un emploi d Inspecteur 
des établissements d'instruction publique ouverts aux indi- 
gènes. 

DU 1*' OCTOBRE 186S. 



NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté na- 
tionale, Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut. 

Vu notre décret du 10 décembre 1860, relatif au gou- 
vernement et à la haute administration de TAlgérie ; 

Vu notre décret du 14 mars 1857, portant création à Alger 
d'un collège impérial arabe-français ; 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre, d'après les propositions du Gouverneur 
Général de l'Algérie, 

AVOHS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Aet. r'. — Il est créé en Algérie un emploi d'ins- 
pecteur des établissements d'instruction publique ou- 
verts aux indigènes. 

Art. 2. — Des arrêtés du Gouverneur Général de l'Al- 
gérie fixeront les attributions de Tinspecteur et les épo- 
ques des inspections. 

Art. 3. — M. Perron (Nicolas), directeur du collège 
impérial arabe-français d'Alger, est nommé à remploi 
d'inspecteur créé par l'art. T' du présent décret. 

Art. 4. — M. Cherbonneau (Auguste), professeur à la 
chaire publique d'arabe à Gonstantine, est nommé di- 
recteur du collège impérial arabe-français d'Alger. 

Art. 5. — Notre Ministre secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Al- 
gérie sont chargés , chacun en ce qui le concerne, 
de l'exécution du présent décret. 

Fait à Biarritz, le 1" octobre 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 

Par l'Empereur : 

Le Maréchal de France^ Ministre secrétaire 
d'Etat au département de la Guerre, 

Signé : Baudon. 



408 — 



N* 303. — CIRCULAIRE pour rappeler à Vobservation de^rè^ 
glemenU en matière d'entreprise de travaux communaux. 



A MESSIEURS LES PREFETS DES DÉPARTEMENTS. 

Alger, le 8 octobre 1863. 

Monsieur le Préfet, mon attention a récemment été 
appelée , par M. le premier Président de la Conr des 
Comptes , sur des dérogations aux règles de h compta- 
bilité publique commises , il y a quelques années , par 
Tune des municipalités du département de Gonstantine. 

Au nombre de ces dérogations figure une stipulation 
dUntéréts consentie par la commune au profit d'un entre- 
preneur de travaux communaux , pour le rémunérer d*a- 
Tances de fonds faites à Toccasion de son entreprise. 
Cette stipulation d'intérêts est formellement contraire aux 
régies posées par Tordonnance royale du 31 mai 1838 
(art. 41), et rappelées depuis par le décret impérial du 
31 mai 1862 (art. 12). 

Cette dernière disposition est ainsi conçue : 

« Art. 12. — Aucune stipulation d'intérêts ou de corn- 
« mission de banque ne peut être consentie au profit 
« d'un entrepreneur» fournisseur ou régisseur^ en raison 
« d'emprunts temporaires ou d'ayances de fonds pour 
« l'exécution et le paiement des services publics. » 

En effet, une pareille stipulation n'est autre chose , en 
réalité, qu'un emprunt déguisé, et, à ce titre, elle est en 
contradiction flagrante avec les principes édictés par la 
loi du 18 juillet 1837 (art. 41), et rappelés par le décret 
impérial du 31 mai 186? (art. 500); principes rendus ap- 
plicables à l'administration et à la comptabilité commu- 
nales en Algérie, tant par l'ordonnance du 28 septembre 
1847 (art. 51), que par le décret impérial du 20 janvier 
1858 (art. 11). 

Je vous invite ; en conséquence i Monsieur le Préfet , à 
exercer la plus active surveillance sur les marchés cou- 



— 409 — 

clos par les municipalités de Totre département , et à 
prendre particulièrement soin d'éliminer de ces marchés 
toutes stipulations d'intérêts ou de commissions de banque 
interdites par les dispositions que je viens de rappeler. 
Recevez, etc. 

Le Gouverneur Général , 
Maeechal Pelissier, duc de Malakoff. 



N* 304. — ARRÊTÉ qui impose une amende collectwe été 4JtùO 
francs aux Ârb-Retba élu territoire civil été Philippeville, 

DU 10 OCTOBRE 1863. 
AU NOM DE l'empereur. 

Le Maréchal de FranoCi Gouverneur Général de TAl- 
gérie ; 

Vu la circulaire du Gouverneur Général, en dateidu 2 jan* 
vier 1844 ; 

Vu la circulaire ministérielle du 8 mai 1859 ; 

Considérant qu'il est suffisamment établi que les Arb-Retba 
ont, par malveillance, incendié sur leur territoire les récoltes 
de deux indigènes étrangers qui y avaient loué des terres; 

Attendu que le délai assigné aux gens de cette fraction 
pour déclarer ou livrer (es coupables, est expiré sans avoir 
amené de résultat; 

Vu la proposition du Préfet de Constantine ; 

Sur le rapport du Conseiller d'État, Directeur général des 
Services civils ; 

ARRÊTE : 

Art. 1". ~ Une amende collective de 1,200 fr. est 
imposée aux Arb-Betba, du territoire civil de Philippe- 
ville, à raison de 120 fr. par charrue cultivée en 1863, 
d'après Fétat ci-annexé. 

Art. 2. — Le montant de cette amende sera versé 
au Trésor public, pour être ensuite payé à titre d'in- 
demnité aux nommés Brahim bel Hadj Mohammed et 
Ali ben Ahmed, afin de les indemniser des pertes qu'ils 
ont subies personnellement sur le territoire des Arb^ 
Jletba. 



— 410 — 

Aax. 3. — Le Préfet du département de Constantine 
est chargé de Texécution du présent arrêté, qui sera 
inséré au Moniteur de l'Algérie et au Mobacher. 

Fait au palais du Gouvernement, à Alger, le 10 octo- 
bre 1863. 

SP* PeLISSIER , DUC DE MaLAKOFF. 



N*305. — iilî/?J?rJ? déclarant d'utilité publiqne VexpropriaHon 
de 85 immeubles siiu^ à Alger. 

DU 12 OCTOBRE 1863. 



AU IVOM DE L EMPEREUR. 



Le Maréchal de France , Gouverneur Général de 
rAlgérie , 

Vu le décret impérial du 10 décembre 1860, sur le gouverne- 
ment et la haute administration de l'Algérie ; 

Vu rdrdonnance du 1" octobre 1844 et la loi du 16 juin 1851, 
sur la constitution de la propriété en Algérie ; 

Vu le décret du 8-29 septembre 1859, modifiant les articles 26, 
27, 38 et 51 de l'ordonnance du P' octobre 1844; 

Vu le décret do 26 août liB59 , sur les rues d'Alger ; 

Vu le décret impérial du 24 janvier 1863, autorisant la corn* 
mune d'Alger à contracter un emprunt auprès du Crédit foncier 
pour l'ouverture ou Tamélioraiion de voies publiques; 

Vu la délibération , en date du 8 avril 1863 , par laquelle le 
Conseil municipal de la commune d'Alger a autorisé le Maire à 
poursuivre l'expropriation , pour cause d'utilité publique , des 
immeubles nécessaires : 

V Au percement de la rue Randon , à partir de TescaUer du 
Théâtre jusqu'à la place de la Synagogue ou Randon ; 

2* A l'établissement de ladite place Randon; 

3* A l'élargissement de la rue des Consuls , entre la rue des 
Numides et la rue Bélisaire (partie voûtée) ; 

Ensemble l'état indicatif des immeubles à exproprier; 

Vu le plan des lieux ; 



-411- 

Va ravis administratif du 31 mai 1863 et les publications 16* 
gales concernant l'expropriation ; 

Vu le procès-verbal d'enquête et les délibérations y relatives 
du Conseil municipal , en date du 6 juillet et du 17 août 1863; 

Vu l'avis du Préfet, rendu en Conseil de préfecture , le 8 sep- 
tembre 18S3; 

Sur la proposition du Préfet d'Alger et l'avis conforme du 
Conseil consultatif, émis dans sa séance du 26 septembre 1863; 

ABBÊTE : 

Art, V. — Est déclarée d*atilité publique Texpro- 
priation des 85 immeubles , situés à Alger, ci*après dési- 
gnés et reconnus nécessaires : 

r Pour le percement de la rue Ban don, à partir de 
Tescalier du Théâtre jusqu*à la place de la Synagogue 
ou Bandon ; 

2° Pour rétablissement de ladite place Bandon ; 

3"" Pour l'élargissement de la rue des Consuls , entre 
la rue des I>(umides et la rue Bélisaire. 



SITUATION DES IMMEUBLES. 



BsaasB^essBaBssqseï 

NOMS 

{PE8 paopiuiTAnms 

présumés. 



8 

9 
10 

II 

la 

13 

U 

15 
16 
47 
18 

19 
M 



NATURE 



mUEUBLES. 



ROMS DBS BUIS. . 



N« 

A!ICIKV8. 



N« 
ICOUTIAUX. 



Rue Rancloii. 



Terrain. 

Maison. 

Maison (douera). 

Maison» 

Id. 
Terrain. 
Maison. 

Id. 
Id. 

Id. 
Id. 

Id. 
Id. 
Id. 

Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 



Impasse^di Lekal 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Id. 
Rue Médée. 

Id. 
Id. 
Id. 
Id. 

Id. 
Id. 
Id. 

Id. 
Id. 
Imp. des Caravanes 
Rue de Nemours 
Id. 
Id. 



18 


41 


SS 


43 


S4 


4S 


28 90 06 


49 


96 


17 


SI 83 


91 


97 


46 . 


99 101 


18 


103 


90 


105 


99 


107 109 III 


SI 


113 




74 76 


17 


78 


15 


80 82 


19 


84 86 88 


91 


90 93 


93 


lOi 104 


40 


61 63 65 


96 


67 69 


98 


71 


80 



Domaine. 

Eouquier et Bœuf, 

Id. 

Id. 

Inconnu. 

Joseph Coben. 

Tussef Boucbara et Aa- 

roo ben Simoun. 

Eliâou Tabet. 

Masse. 
Gali Lelouche. 
Napoléon Scala. 

Joseph ben Hamon. 

DoreUhan. 

Jacques Levl Brabam et 

Joseph ben Hamou. 

Jean Pats. 

Aynous. 

Id. 

Dame veuve Régnier. 

Brabam Passuia. 

Ancelin. 



412 — 





NATURE 
dea 


SiTOàTION DES IMMEUBLES. ! 


mm 

DES pnopjuÉiàimEs 






^ 


1 






N"» 


N-' 




.^ 


HrlftUBLFS. 


«0M3 VES BDES. 






présumés. 


ai 






APfCIENS. 


NouvEJtm;. 


» 


Blatsûii. 


Kue do Nemours 


64 


31 


I. 
MoDgellastmandatiîrï^'- 


i-^a 


Id. 


Id. 


ea 71 ' 


33 


Jotfoph Motfti 


2a 


Maison (douera). 


Id. 


6« 7a 


21 


4ii iiaied Efldj Omûi. 


34 


Maison. 


aup Pompée (flngle 












delar-Purte^Nouve) 


a4 


1 


ht\mc vouvt? Bourgeoii^ 


9S 


Id. 


Hue P«împeo, 


e B 


:t 


£^Uaou OiiELliJ. 


^ 


Id. 


Id. 


fU 12 14 


5 


Fl4*ritieps SmIihuod fi^r- 

hoai (Lapisae ^t Hoi^c 

Narboni, ses £tJsj 


27 


fil. 


M. 


15 


7 


Uouos, 


m 


Id, 


m. 


fl 


Cl 


Pul rd 


ïa 


Id. ! 


Id. 


Sti 


u 


Lanftllùre. ! 


»o 


Id. 


Ici. 


30 ai 


u 


Btmdi Slimaiï. ,, 


31 


Id. 


Id. 


3Ô 


*7 


Ca«ileJt)OU. ' 


3i 


U. 


Id 


15 17 19 


i\ ^ 


Veuvo Uilalre.-Duljur. 


33 


Id. 


Rue Pompée et 3* 




16 r. Pompée 








impasse Napoléon. 


81 


6 cl 5 imp. 






* 






Napoléon. 


Cassard.— Prêtre. 


34 


Id. 


Rue Pompée 


S3 85 


18 


Ben Coula. 


35 


Id. 


Rue de Nemours et 












rue Pompée. 


68 17 


19 


Inconnu.— Israélite. 


36 


Id. 


Rue Porlo-Neuvo. 


181 183 185 












187 189 191 


30 


nériliersd-«vFaudon 
Rouquier et Bœuf (man^ 


37 


Id. 


Id. 


193 19S 


Zi 












dauires). 


38 


Id. 


3* Imp . de la Porte- 


818 814 rue 










Neuve ou Cyrus. 


Porte-Neuv" 


8 


Bernard. ! 


39 


Id. 


Id. 


810 id. 


4 


Héritiers Hamini Ham-i 
dan Debar 


40 


Id. 


Id. 


808 id. 


G 


Id. 


41 


Id, 


Id. 


S06 id. 


8 


Brsbam ben Abmed. 


4S 


Id. 


Id. 


196 198 id. 


1 


Domaine. 


43 


Id. 


Rue Porte-Neuve. 


194 


17 


Id 


44 


Id. 


Rue de la Girafe. 


9 


8 


Mustapha Semmar(man- 
dataire). 


45 


Id. 


Id. 


Il 13 15 


10 


Hamidou ben Omnr. 


46 


Id. 


Rue des Oranges. 


918 r. Porte- 
Neuve. 


l 


Robinot-BeriFand (mae- 
dataire}. 




Place Rando 


n. 




47 


Four, rez-de-chaus- 










sée seulement (en 












partie sous la mai- 












son rueCaton, n*l. 


Rue de la Girafe. 


8 


1 


Eusseni bent Taya. 


45 


Magasin sous iH mai- 
son rue Caion, n* 1 
et petit lerraiD en 












avant. 


Id. 


4 


3 


Ouled Chicha. 


49 


liaison mauresque. 


Id. 


6 8 10 


5 


Vargues. 


,50 


Id. 


Id. 


18 M 


7 


Mouni bent Mekaîssi. 


*54 


V Id. 


Jd. 


15 18 


9 


Id. 


53 


Id. 


Id. 


80 sa 


II 


Abrabam, Jacob Cbicbe. 


53 


Maison mauresque, 
arrangée à la fran- 












çaise. 


Id. 


SI 26 


13 


Damian Hurtado. 


54 


Maison fniDçaiso. 


Rue Bénachère. 


3j 87 39 41 


20 


Dufour et Masson. 


55 


Maison mauresque, 
arrangée à la fran- 




1 et 3.ei Bé- 
nachère, 31 








çaise 


Rue de la Girafe. 


et 33. 


9 


Mme Hilaire. 


56 


Maison mauresque. 


Id. 


5 


4 


lacob Cohen Soial. 


57 


Id. 


Rue Caton. 


7 


9 


Soumab, veu\e de Sa- 
lomon Seror. 


58 


Id. 


Id. 


9 


4 


Mimouo Faveur Tlmait. 


59 


Id. 


Id. 


11 13 


6 


Guyon. 



-4i3-* 



F 


NATURE 


SITUATION DE8 IMMEUBLES. 


NOMS 




des 






-^ 


DBS PROPRiéTÀiBBS 






N«» 


N»« 






IMMBOBLCB. 


50110 DES RUES. 






présumés. 


;2 






AirCIEKS. 


NOUVEAUX. 




60 


Maison dont le rez- 
de-chaussée est oc- 
cupé par un ma^a^ 
8in rue de la Girafe, 
3, et le four rue de 












la Girafe, n» 1 


Rue Galon. 


s 


1 


Domaine. 


61 


Maison mauresque 


Rue St Ylncent-de- 










avecvoûtesvlarue. 


Paul. 


31 33 33 


33 


Hunout. 


63 


Maison mauresque 
en ruines et en par- 
tie démolie. 


Impasse Oraly. 


i 3 


24 


Rouquior et Bœuf (man- 
dataires). 


63 


Maison mauresque. 


Id. 


10 12 


4 


Beu DenouD. 


64 


Terrain. 


Impasse Benga. 


3« imp. Ora- 






65 


Terrain (ancienne 
mosquée). 


, Rue gtaouéli. 


ly, 4 6 8 

13 


9 
3 


Commune. 
Domaine. 


66 


Terrain. 


Id. 


8 7, Imp. 












Benga, n*l. 


4 


Id. 


67 


Maison. 


Rue du Lézard. 


91 


15 


Id. 


68 
69 
70 


Maison mauresque. 

Maison. 

Boutique. 


Rue Bénachère. 
Id. 
Rue Sl-Vinceul- de- 
Paul. 


a 
44 


16 
18 

n 


Joseph Moumoun. 
Marpoii. 
Dessus au Domaine (Do- 
maine). 


71 


Id. 


Id. 


46 


« 


Id.AoultchabentSbaar. 


73 

73 


Id. 


Id. 


48 


» 


Id. Mustapha benBaldr. 


Id. 


Id. 


80 


p 


Id. Israélites. 


74 


Terrain ( boutique 
démolie). 


Rue Staouéli. 


3 




Domaine. 


75 


Boutique. 


Rue St-Vlncenl-de- 
Paul, sous la maison 
domaniale, rue du 












Lézard. IS. 


» 


» 


Id. 


76 


Id. Id. 


* 


» 


Id. 


lÊHar^leMBement de 


la rue 


dee.O 


E>iMiile. 


77 


Maison mauresque. 


Rue des Consuls. 


* 


15 


Brontet (Rouquier 
mandataire). 












78 


Id. 


Id. 


» 


17 


Azoulav. 
Salomon Stora. 


79 


Id. 


Id. 


a 


19 


80 


Maison mauresque 
arec voûte sur la 
rue au rez-de-chaus- 
sée, servitude de 
passage de la mal- 












son n» 33. 


Id. 


» 


31 


' Dame Carentône. 


81 

83 


Maison mauresque. 
Id. 


Id. 
Id. 


» 


37 
33 


Compagnie de Jésus. 
Id. 


83 


Maison mauresque 
avec voûte sur la 
rueau rez do-chaus- 
sée, servitude de 
passage de la mai- 










84 


son n° 18. 
Maison mauresque. 


Id. 
Id. 




90 

24 


Ca.samajour. 
Autan (Roussel man- 
dataire). 


85 


Id. vendue par le 










Domaine, avec obli- 












galion d'abandon- 
ner le terrain né- 
cessaire à la voie 












publique. 


Id. 


9 


36 


Inconnu. 



— 414 — 

Art. 2. — Le Préfet d*Àlger est chargé de Vexécatioii 
du présent arrêté. 

Alger, le 12 octobre 1863. 

Pour le GouTerneur Général et par so^ ordre : 

Le Conseiller d'Etat , 
Directeur général des Services civils^ 

MERGIEa-IiAGOMBE. 



Le décret impérial du 21 mars 



N' 306. — CIRCULAIRE. — Le dernier dénombrement quin- 
quennal de la population doU servir de base à la répartition 
des 4IS** de Voctroi de mer, et à l'application du tarif des droits 
de licence, 

Alger, le 14 octobre 1863. 

Général , 

Monsieur le Préfet , 
1863 , qui a rapporté les articles 5 et 6 de Tordonnance 
royale du 31 janvier 1847, a prescrit d*appliquer les ta- 
rifs de la contribution des patentes diaprés les chiffres 
de population déterminés par le dernier dénombrement 
quinquennal. 

Depuis lors, des doutes se sont élevés sur la question 
de savoir si le même principe devait être observé en ce 
qui concerne Tapplication du tarif des droits de licence 
et la répartition, entre les communes et les localités non 
érigées en communes, des quatre cinquièmes du produit 
net de Toctroi de mer qui leur sont attribués. 

Ces doutes ne sont nullement fondés. Déjà Tarrété mi- 
nistériel du 11 novembre 1854 avait disposé (art. 1, S 2) 
que Ton appliquerait « à la répartition de Toctroi de mer 
« entre les communes les derniers tableaux de population 
<t arrêtés pour servir de base à l'assiette de la contribution 
M des patentes et des droits de licence. » Il résultait donc 
de cette disposition , par voie de conséquence , que le 
dernier dénombrement quinquennal , indiqué par le dé- 
cret précité du 2i mars 1863| comme devaut servir de 



— 415 — 

base à Fassiette de la contribution des patentes, devait 
également servir à Tapplication du tarif des droits de 
licence et à la répartition, entre les communes et les loca* 
lités non érigées en communes , des quatre cinquièmes 
du produit net de Toctroi de mer qui leur sont attribués. 
Mais, une considération dominante devait suiBre à ré- 
soudre la question. En exécution d'un décret impérial du 
27 mars 1861 , le dénombrement quinquennal de la popu- 
lation civile de VÂlgérie a été dressé par les autorités 
administratives dans le cours de ladite année , et mon 
arrêté du 15 février 1862 a prescrit de considérer ce dé- 
nombrement comme seul authentique pendant cinq ans, 
à partir du 1" janvier 1862. Dès lors il devenait évident 
que les tableaux de population annexés à mon arrêté pré- 
cité et dûment promulgués, étaient les seuls documents 
officiels pouvant servir de base dans toutes les opérations 
administratives reposant sur les chiffres de population , 
et offraient aux- répartiteurs du produit net de Foctroi de 
mer, comme aux agents chargés d'appliquer les tarifs des 
droits de patente ou de licence, toutes les garanties 
désirables d'exactitude. 

_, . ^ . Monsieur le Préfet, ) ** i *• 

J ajouterai, ^^^ a i 1 9^® ^®^*^ solution 

de la question est non-seulement conforme aux notions 
de la légalité, mais encore essentiellement favorable aux 
intérêts bien entendus du Trésor public, des communes 
et des contribuables. En effet, il était important d'obte- 
nir, pour l'assiette de la contribution des patentes et des 
droits de licence, de même que pour la répartition du 
produit net de l'octroi de mer, une base présentant toute 
la certitude et toute la fixité possibles. L'Etat, les com- 
munes et les contribuables étaient également intéressés 
à ce que leurs revenus et leurs charges pussent être inva- 
riablement fixés pendant une période d'années. Cette sta- 
bilité était surtout précieuse pour les communes qui ne 
peuvent contracter d'emprunt que dans la proportion do 
leurs revenus disponibles. Enfin, la suppression des passe- 
ports avait rendu presque impossible de suivre le mou- 



— 416 — 

Tement de la population dans ehaqoe localité , et cette 
difficulté pratique menait accroître encore les inconTé- 
nients signalés. 

A tous ces points de Yue, le dénombrement quioquen* 
nal offre des avantages réels, puisqu'il permet d*é¥iter, 
pour Favenir, les écarts regrettables qui ont été, jusqu'à 
présent, la conséqueuce des états annuels de population, 
et qu'il procure aux intér6ts généraux , comme aux inté- 
rêts particuliers, des éléments certains de préyision, soit 
pour les reyenus sur lesquels ils doivent compter, soit 
pour les charges qu'ils doivent supporter. 

. - Général, ) . . 

Je ne puis donc, Monsieur le Préfet, \ V^^^^^^Vneràe 

vouloir bien veiller à ce que les prescriptions de la pré- 
sente circulaire soient rigoureusement observées dans 
toute rétendue de votre ressort administratif. 

-, Général , ) „ , 

Kecevez,-- \ r% x^ .. !1 assurance de ma con- 

' Monsieur le Préfet, ) 

sidération très-distinguée. 

Le Gouverneur Général^ 
M** Pelissier, duc de Halakoff. 



N* 307. — ARRÊTÉ qui crée une école arabe-française à Taki- 
touDt, gubditision de Sétif, 

pu 15 OCTOBRE 1863. 



AU IfOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie, 

ARRÊTE. 

ART. V. — Une école arabe-française est créée à Ta* 
]iitount, subdivision de Sétif. 
Art. 3. -^ Cette école sera dirigée par un instituteur 



— 417 — 

I 

indigène, recevant nn traitement annuel de douze cents 
francSf 

Art. 3. — Le traitement de Vinstitutenr, les frais de 
location de Timmenble dans leqael est installée Técole, 
et Tentretien annuel du matériel seront supportés par le 
budget des centimes additionnels de la subdivision de 
Sétif. 

ÂBT. 4. —Le Général de division commandant la divi- 
sion de Gonstantine est chargé de Texécution du présent 
arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement, à Alger , le 1 5 oc- 
tobre 1863. 

M^^Pblissier, duc de Malakoff. 



N* 308. — ARRÊTÉ portant création dun corps de milice à 
Berrouaghïa, division d'Alger. 

nu 16 OCTOBRE 1863. 



AU liOM DE h EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de TAl- 
gérie ; 

Vu le décret impérial du 9 novembre 1859 ; 

Vu la proposition de M. le Général commandant la division 
d'Alger; 

Sur le rapport du Conseiller d'Etat, Directeur général des 
Services civils ; 

ARRÊTE : 

Art. r'. — 11 est créé un corps de milice formant 
une subdivision de compagnie d'infanterie, à Berroua- 
ghïa, subdivision de Médéah, division d'Alger. 

Cette section sera composée de douze miliciens, d'un 
sergent et de deux caporaux. 

Art. 2. — Le Général commandant la division d*Al- 



— 418 — 

ger est chargé d*assurcr Texécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement, à Alger, le 16 oc- 
tobre 1863. 

M** Pelissier , DUC DE Malakoff. 



N* 309. — Pensions civiles. — Par décret impérial du 31 
janvier 1863, une pension civile de huit cent sept francs (807 f.) 
a été accordée à M. Brulliot (Louis-Alphonse), ex-régisseur 
comptable des Ponts-et-Ghaussées à Blidah, avec jouissance du 
16 mai 1862. 



N* 310. — Par décret impérial du 1*' avril 1863, une pension 
civile de trois cent soixaiile-dix-sept francs (377 fr.) a été ac- 
cordée à M. Hermilte (Vincent-Joseph), patron de canot du 
port de commerce de Mostaganem, jouissance du 17 mai 1862. 



N* 311. — Par décret impérial du 18 juin 1863, les trois li- 
quidations de pensions civiles concernant les individus dé- 
signés ci-après sont approuvées : 

DeWourg (Géraud), ex-commis à l'Exposition permanente des 
produits de l'Algérie à Paris, pension de 749 fr., à dater du 
P' mai 1863 ; 

Sidot (Joseph), ex-commis principal à la Direction générale 
des Services civils à Alger, pension de 1,650 fr., à dater ^ du 
1" février 1863. 

Veuve Pons-Derramond (Euphrosine-Antoinettc-.Françoise), 
le mari ex^commis colonial des Contributions diverses à Alger, 
pension de 180 fr., a partir du 17 août 1861. 



N* 312. — CtJLTB CATHOLIQUE. — Par décret impérial du 29 
août 1863, rendu sur la proposition de S. Ëxc. M. le Ministre 
de la Justice et des Cultes, les églises des communes ou centres 
de population de la Réghaïa et Rouïba, dans la province d'Al- 
ger, et d'Enchir-Saïd et Oued-Touta, dans la province de 
Constantine, ont été érigées en succursales. 



N* 313.— Mines.— Recherches» — Par arrêté du 10 septembre 
1863, M. le Général de division, Sous-Gouverneur, a prorogé pour 
deux années l'autorisation précédemment accordée à M. Alby 



— 419 — 

(Philippe), d'exécuter des recherches de mines'de plomb et au- 
tres métaux connexes à Kaudek-Ghaou , cercle de GoUo (pro- 
vince de Gonstantine). 



N* 314. — Personnel — Par décision de M. le Général de 
division, Sous-Gouverneur, du 19 septembre 1863, M. Guèze, 
garde-mines de 5* classe» a été nommé à la résidence de Batna, 
en remplacement de M. Picard, rentré en France. 



N' 315. — Expropriations. — Par arrêté de M. le Gouver- 
neur Général de rAlgérie, en date du 15 septembre 1863, a été 
déclarée d'utilité publique l'expropriation de quatre parcelles 
de terrain reconnues nécessaires pour Touverture du canal 
d'amenée du moulin à blé que MM. Compang frères et David 
frères ont demandé l'autorisation d'établir sur l'Hillil, en amont 
du barrage servant aux irrigations du village de ce nom (pro- 
vince d'Oran) ; lesdites parcelles désignées, conformément au 
plan dressé parle service des Ponts-et-Ghaussées, le ^ mai 1863, 
ainsi qu'il suit, savoir : 



DÉSIGNATION 

DBS IMHBUBLBS. 


CONTENANCE 
des parcelles 

▲ BXPROPRIBR. 


NOMS 

DBS PBOFRliTlIRBS, 


Terrain dépendant du 
territoire de la tribu 
des Garboussas 

N*21 du plan cadastral. 

N* 20 du plan cadastral. 

Terrain compns dans le 
territoire des Akermas 
Garabas 


80 mètres 
2.112 - 

2.438 - 
2.191 - 


Inconnu. 

Fanlt de Puyparlier . 

représenté par M. 

Golombey. 
Dardelin (Ernest). 

Ben Âmara, caïd des 
Akermas-Garabas. 





N* 316. — Ponts*st-Ghacsséb8. — Personnel — Par arrêté de 
U. le Gouverneur Général de TAlgérie, du 15 septembre 1863 , 
M. Lecourt ( Gharles-Tranquille ), conducteur auxiliaire des 
Ponts-et-Ghaussées , est commissionné pour servir .en cette 
qualité dans le département de Gonstantine. 



— 420 — 

N^ 317. — Tribunaux indigènes. — Nominations. — Par 
arrêté du Général da division, Sous-Gouverneur, en date du 
18 septembre 1863, Si Mahmed ben Sadok, taleb, est nommé 
bach-adel de la 16* circonscription judiciaire ;de la province 
d'Oran (cercle de Moslaganem), en remplacement de Si Sadok 
ben Abdallah, décédé. 



N* 318. — Par arrêté de S. Exe. M. le Gouverneur Général de 
TAlgérie, du 17 octobre 1863, sont nommés aux fonctions de 
cadhi : 

1* Près de la 8' circonscription judiciaire du déparlement de 
Constantine, le sieur Moussa ben Ali, bach-adel actuel, en rem- 
placement de Sid el Hadj Amar ben Aïssa, décédé; 

2* Près la 14" circonscription du môme département, le sieur 
Ahmed Khouider ben Abd-el-Kader, en remplacement de Sid 
Ahmed ben Ali, taleb, démissionnaire. 



N** 319. — Collège impérial àràbe*frànçais. — Personnel. 
— Par arrêté de M. le Général de division, Sous-Gouverneur, 
en date du 23 septembre 1863, MM. Bonvoisin et Thiot, maîtres 
répétiteurs au Collège impérial arabe-français, ont été promus 
de la 4* à la 3* classe. 



N^320. — Par arrêté de S. Exe. M. le Maréchal, Gouverneur 
Général de rAlgérie, en date du 7 octobre 1863, M. Neyraud 
(Emile), professeur au Collège de Bôno, a été nommé professeur 
de 2* classe au Collège impérial arabe-français, pour occuper 
l'emploi de professeur du cours supérieur de français. 




certifié conforke : 
Alger, le 31 octobre 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SERPH. 



ALOEll. — IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 



— 421 — 



BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOIiVERNËlNENT GËNÊRJIL 

DE L'ALGÉRIE. 



18«S. 



N° 96 







SOMMAIBE. 




»•• 


DATES. 


AlfALTSB. 


rA«- 


321 


5 oct. 1863. 

7oct. 1863. 

2 sept. 1863. 

25 sept. 1863. 

7 oct. 1863. 


Timbre. — Application à rAlgérie des 
disposiiions arrêtées par M. le Hinistre 
des Finances. Ie20juilieil863. pour l'exé- 
cution de l'article 1" du décret du 29 
octobre 1862, relatif aux timbres-mobi- 
les (ARRÊTÉ) 


423 




Texte de cc:* disnositions 


424 


322 


€:k>natttuUoii de la propriété. 

— Les opérations de délimitaiion seront 
entreprises sur le territoire de la tribu 
des Khachnas, département d'Alger (Dé- 

cbbt) 


425 


323 


— Avances à accorder aux membres des 
commissions et sous -commissions ins- 
tituées par le décret réglementaire du 
23 mai 1863 (Circulaire) 


426 


324 


— Tableaux mensuels destinés à faire con- 
naître sommairement la marche des 
commissions et sous-commissions (Cir- 
culaire) 


427 


32Ô 


— Registre à ouvrir pour l'inscription d^s 
oppositions aux revendicatious (Cir- 
culaire) 


4?7 


1 


Modèle de soumission 


429 









— 422 



K»» 



326115 oci. 1863 
327,6 nov. 1863. 



—Sur la libre transmission des biens m^^A 
en territoire militaire (Circulaire) 430 

— Sur la constitution de la prupriéîé indi- 
viduelle dans les cantons forestiers (Cir- 
culaire) 431 



328 1 10 nov. 1863.; — Sur la revendication du sol forestier 
;j29t 8 ocl. 1863 



par le Domaine (Circulaire) |433 

'C:k>iiiptal)ilité publique. — Rap-| 
I pel des dispositions réglementaires inter-' 
disant toute stipulation d'intérêts au pro- 
fit d'un entrepreneur dans les marches 
passés pour le compte Je l'État ou des 

communes (Circulaire) i433 

.~- Rappel à l'exécution des règlementSj 
I relatifs à la mise en adjudication des 
! travaux et fournitures publics (Circu- 

! lairb) 434 

2 nov. 1863. J[n»tmiction publique.— Étarus-; 

SEMENTS OUVERTS AUX INDIGÈNES. — FÎXa- 

' î tion des attributions de l'Inspecteur de; 

I I ces établissements (Arrêté) i437 

332;i3 nov. 1863. |i%.dminieitration indigène. — ; 

Suppression du caïdat de l'OuarsenisJ 

I division d'Alger (Arrêté) |439 

1440 

dates divers. IMkntions et Extraits a 

444 



330 29 oct. 1863. 



:m 



333 
à 

319 



— 4Î3 — 

W321. — ARRÊTÉ qui rend applicable à l'Algérie les disposi- 
tions arrêtées par le Ministre des Finances » le iO juillet 486S, 
pour l'exécution de l'art, ^" du décret du 29 octobre 48€2, re- 
latif aux timbres mobiles. 

DU 5 OCTOBRE 1863. 



Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie , 

Vu rarlicle 24 de la loi du ^juillet 1862; 
Vu le décret du 14 du même mois ; 
Vu l'arlicle 1*' du décret du 29 octobre 1862; 
Vu le décret du 8 janvier 1863 ; 

ARRÊTE : 

Art. l". ^ Sont applicables à l'Algérie les dispositions 
arrêtées par M. le Ministre des Finances , le 20 juillet 
1863, pour Texécution de Tart. 1*' susvisé du décret du 
29 octobre 1862. 

Art. 2. — a cet effet, le texte de ces dispositions ré- 
glementaires sera inséré au Bulletin officiel du Gouver- 
nement général , à la suite du présent arrêté. 

Art. 3. — Le Conseiller d'Etat, Directeur général des 
Services civils , les Généraux commandant les divisions 
et les Préfets de l'Algérie sont chargés, chacun en ce qui 
le concerne, de l'exécution du présent arrêté. 

Alger, le 5 octobre 1863. 

M^' Pelissier , BUG DE Malakoff. 



DISPOSITIONS arrêtées par M, le Ministre des Finances, le SO 
juillet 1865 j pour Vexécution de l'art. V^ du décret du t9 oc- 
tobre 4862, 

Art. 1". — Sont autorisés, conformément à l'art, l*' du décret 
du 29 octobre 1862, à apposer des timbres mobiles sur les quit- 
tances et récépissés qu'ils délivrent , et sur les acquits et quit- 
tances qui leur sont donnés en leur qualité : 

!• Les Payeurs du Trésor; 

2" Les Receveurs des Contributions diverses ; 

2r Les Receveurs municipaux ; 



— 424 — 

4* Les Receveurs des établissements de bienfaisance; 
5* Ceux des asiles d'aliénés et des dépôts de mendicité; 

6* Les Secrétaires agents comptables d'établissements d'ensei- 
gnement supérieur. 

L'application des timbres mobiles sur tous actes ou écrits au- 
tres que ceux désignés ci-dessus , est expressément interdite à 
ces fonctionnaires. 

Pourront aussi apposer le timbre mobile de dimension sur les 
lettres de voiture etconoaissemonts,en exécution de l'arrêté du 
24 décembre 1862 , les Receveurs des Douanes établis dans les 
lieux où il n*y a pas de bureau d'enregistrement. 

Art. 2. - Les griffes dont les Receveurs de l'Enregistrement, 
des Domaines et du Timbre , et les fonctionnaires indiqués au 
précédent article feront usage pour annuler les timbres mobiles 
de dimension quMls auront apposés, conformément à l'art. l"du 
décret du 29 octobre 1862, seront conformes aux modèles ci* 
joints. 

Elles seront appliquées à l'encre grasse et de manière qu'une 
partie de leur empreinte soit imprimée sur la feuille de papier 
de chaque côté du timbre mobile. 

Art. 3.— Les Directeurs des postes pourront apposer les tim- 
bres mobiles établis par l'art. 24 de la loi du 2 juillet 1862 sur les 
acquits et -quittances relatifs aux dépenses de leur administra- 
tion et sur les mandats dits d'articles d'argent. Us annuleront 
ces timbres au moyen des grilles en usage pour l'oblitération 
des timbres-poste, et en faisant porter Tempreinte partie sur la 
feuille de papier timbré et partie sur le timbre mobile. 

Art. 4. — Les fonctionnaires ci-dessus désignés prendront 
dans les bureaux de l'Enregistrement les timbres mobiles qui 
leur seront nécessaires ; ils en paieront le prix comptant et les 
comprendront comme numéraire dans leur situation de caisse. 

Art. 5. — Les infractions aux dispositions de l'art. 1" du dé- 
cret du 29 octobre 1862, et à celles du présent arrêté, pourront 
donner lieu , indépendamment des amendes et de la responsa- 
bilité édictées en cas de contravention, à l'application des peines 
disciplinaires autorisées par les lois et règlements, 

ART. 6. —Les frais d'achat et d'entretien des griffes et des 
(impons, ceux de fourniture de l'encre grasse, et toutes autres 
dépenses relatives à l'oblitération des timbres mobiles sont à 
la charge des Receveurs de l'Enregistrement, des Domaines et 
du Timbre, et des fonctionnaires autorisés à les suppléer. 

Paris, le 20 juillet 1863. 

Le MinUire des Finances, 
Signé : Achille Fould. 



— 425 — 

N* 322. — DÉCRET portant qu'il sera procédé aux opérations 
de délimitation dans la Pribu des Khachnas, (département 
d'Alger). 



DU 7 OCTOBRE 1863. 

NAPOLÉON, par la grâce de Diea et la Tolonté 
nationale, Empereur des Français, 
À tous présents et à venir, salut; 

Vu le sénatus-consuhe du 22 avril 1863 et le règlement 
d'administration publique du 23 mai 1863, relatifs à la coDStitu- 
tion de la propriété en Algérie dans les territoires occupés par 
les Arabes ; 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au dépar^ 
tement de la Guerre et sur les propositions du Gouveroeur 
Général de l'Algérie, 

AYONS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTOlïS CE QDI SUIT : 

Art.1". — Il sera procédé, dans le pins bref délai, aux 
opérations prescrites par les paragraphes 1 et 2 de Tar^^ 
ticle 2 du sénatus-consuite du 22 avril 1863, et par 
les titres 1 , 2 et 3 du règlement d'administration publi- 
que du 23 mai 1863, sur le territoire de la tribu des 
Ehachnas de la montagne, situé dans le département 
d*Alger et tel qu*il a été délimité en exécution du décret 
du 16 août 1859. 

Art. 2. — Notre Ministre secrétaire d'Etat au dé- 
partement de la Guerre et le Gouverneur Général de 
rAlgérie sont chargés, chacun en ce qui le concerne, 
de Texécution du présent décret. 

Fait à Paris, le 7 octobre 1863. 

NAPOLÉON. 
Par TEmpereur: 
Le Maréchal de France, Ministre secrétaire 
d'Etat au départ, de la Guerre, 

Raicdon. 



— 426 — 

N' 323. — CIRCULAIRE relative aux avances à accorder aux 
membres des commissions et sous- commissions instituées par 
le décret réglementaire du S8 mai i86S. 

Alger, le 2 septembre 1863. 
Général , 
Monsieur le Préfet , 

J ai en Thonneur de vous faire connaître, par dépêche 
du 27 août dernier, que je désire que les commissions et 
sous-commissions chargées de Fexécution du sénatus- 
consulte du 23 avril dernier, commencent leurs opérations 
dès les premiers jours de septembre courant. 

AOn qu'aucun obstacle ne s'oppose à ce que la plus 
grande activité soit apportée dans les travaux qui seront 
à exécuter sur le terrain, je décide qu'à titre exception- 
nel , une avance calculée à raison de trente journées > 
d'après le tarif des indemnités allouées par décision du 
9 juillet dernier, n* 4185, sera payée à chacun des 
présidents, vice-présidents, membres et agents auxiliai- 
res des commissions administratives et des sous-commis- 
sions, au moment de leur premier déplacement. 

Ces avances, comme les indemnités ultérieurement ac- 
quises après service fait, seront réglées d'après les états 
nominatifs dressés par les présidents des commissions 
administratives et arrêtés par vous (Général , en ce qui 
concerne le territoire .militaire. Préfet, territoire civil). 

Pour les Généraux, 

Un crédit de 40,000 francs ayant été ouvert à MM. les 
Préfets sur le chapitre XII, article T' (Dépense de can- 
tonnement) du budget de 1863, je vous prie, Général, 
d'adresser les états nominatifs dont il s'agit à ce haut 
fonctionnaire , chargé de pourvoir à leur ordonna» ce- 
rnent. 

Pour les Préfets. 

La dépense sera imputée sur le crédit de 40,000 fr. 
qui vous a été ouvert f sur le chapitre XII, article I" 
(Dépense de cantonnement) du budget de 1863. J'invite 



— 427 - 

MM. les Généraux commandant les divisions à vous 
adresser, afin de pourvoir à leur ordonnancement , les 
états nominatifs pour indemnité qu'ils auront à arrêter 
quant à la commission administrative et anx' sons-com- 
missions chargées d'opérer en territoire militaire. 

Recevez , etc. 

Le Gouverneur Général , 
M^' Pelissier , DUC DE Malakoff. 



N** 324. — CIRCULAIRE sur les tablea^ix 'mensuels destinés à 
faire connaître sommairement la marche des travaux des 
commissions et sous-commissions. 

Alger, le 25 septembre 1863. 

Général , 
Monsieur le Préfet , 

J'ai rhonneurde vous prier de m'adresser, le 25 de 
chaque mois, à dater du 25 octobre prochain, un tableau 
d'ensemble, conforme au modèle ci-joint, faisant connaî- 
tre sommairement les travaux effectués dans le mois par 
les commissions et sous-commissions chargées de préparer 
sous votre direction , l'application du sénatus-consultc 
du 22 avril dernier. 

fiecevez; etc. 

Le Gouverneur Général , 
M^^ Pelissier, duc de Malakoff. 



N* 325.— CIRCULAIRE relative au registre à out>Tir pour Vins- 
criptiofi des oppositions aux revendications. 

Alger, lo 7 octobre 1863. 

Général , 

Monsieur le Préfet , 
J'ai eu l'honneur de vous faire connaître, par dépêche 



— 428 — 

du 10 juillet dernier^ n^ 4203, que j'avais décidé que 
chaque sous-com mission serait tenue d*aToir deux regis- 
tres, le premier coté et paraphé par le Général division- 
naire ou par le Préfet, suivant le territoire, devant ser- 
vir à inscrire, à leur date , toutes les revendications; le 
second destiné à recevoir la traduction des pièces pro- 
duites à l'appui de leurs revendications. 

Le premier de ces registres me parait devoir être com- 
plété par un autre, mentionnant , à leur date aussi, les 
oppositions faites aux revendications. 

L'article 1 1 du règlement d'administration publique 
du 23 mai dernier, prescrit, en effet , la communication 
immédiate des revendications aux représentants des tri» 
bus et douars intéressés, qui devront, sous peine de dé- 
chéance, faire opposition dans le délai de deux mois , à 
partir du jour de cette communication. 11 importe donc 
que Taccomplissement de cette mesure conservatrice soit 
constaté d'une manière formelle et que les commissions, 
puissent avoir constamment sous les yeux l'ensemble des 
oppositions introduites. 

Je vous adresse, en conséquence, ci -joint, le modèle 
du nouveau registre à ouvrir pour l'insoription de ces 
oppositions. 

Recevez, etc. 

Le Gouverneur Général, 

M*' Pelissier, duc de Mâlakoff. 



— 429 — 



C9 

« 



i 

» 

I 
I 



I 



I 
i 

l 
I 



S 



K 
f;. 



§1 

s 

H 



SITUATION 
DH TRAYAUX 

de la commission 
administrative. 




i iïili 




lll 

•01 




ÉTENDUE 

approximative 

du territoire 

en cours 

de dMImitatioo. 




i ni 

1 i 




NOMS DES TRIIUS 
admises 

A LA DiLDOTATlOH. 





^IgliHI, 



430 — 



N^ 326. — CIRCULAIRE sur la libre transmission des biens 
melk en territoire militaire. 



Alger, le 15 octobre 1863. 



Général, 
Monsieur le Préfet, 



Des doutes paraissent s*être élevés sur la question 
de savoir si les transactions immobilières entre Euro- 
péens et indigènes, propriétaires de melk en territoire 
militaire, sont dès à présent légales. 

Ce poiut avait déjà été fixé par ma circulaire du 7 
juillet dernier, n*' 4147; mais je crois devoir entrer 
dans quelques explications, afin de détruire toutes les 
incertitudes. 

L'article 6 du sénatus-consulte du 22 avril dernier, 
qui abroge les paragraphes 2 et 3 de Tarticle 14 de 
la loi du 16 juin 1851, et les termes des instructions gé- 
nérales du 11 juin dernier, au sujet do cette disposi- 
tion , établissent la légalité de ces transactions. En 
conséquence, partout où la propriété est melk, elle est 
dès à présent librement transmissible, sauf aux déten- 
teurs, quels qu'ils soient, à en faire la déclaration lors 
des opérations de la commission consultative et des 
sous-commissions. Par suite^ et sauf les questions d'en- 
registrement et de transcription qui sont encore à l'é- 
tude, l'affectation hypothécaire du melk est également 
libre. 

Il convient toutefois de veiller à ce que la qualité de 
melk ne soit pas attribuée, en vue d'une transmission 
ou d'une affectation hypothécaire, à des immeubles de la 
catégorie de ceux dont il est fait mention dans ma cir- 
culaire du 7 juillet dernier, n** 4147, relative aux pri- 
ses de possession d'immeubles à régulariser par décret 
impérial. 



- 43t - 

J'ai FhonDeur de vous prier, (Général, Monsieur le 
Préfet), de donner des iastructions dans ce sens. 
Recevez, etc. 

Le Gouverneur Général^ 
W^ Pelissier, duc de Malâkoff. 



N* 327. — CIRCULAIRE sur la constitution de la propriété in- 
dividuelle dans les cantons forestiers. 



Alger, le 6 novembre 1863, 
Général, 
Monsieur le Préfet, 

Les intentions de S. M. T Empereur sont de hâter la 
constitution de la propriété individuelle, aux termes du 
sénatus-consulte du 22 avril dernier, dans les zones où 
les intérêts des indigènes sont en contact avec ceux des 
Européens, et, particulièrement, dans Tintérieur ou le 
voisinage des cantons forestiers qu'il importe de garantir 
contre les chances d'incendie en les plaçant sons la sur- 
veillance de l'intérêt privé des indigènes eux-mêmes. 

J'ai l'honneur de vous prier, en conséquence, de me 
désigner d'urgence les tribus qui se trouvent dans ce cas 
sur les territoires que vous administrez, en indiquant 
distinctement celles qui auraient déjà été l'objet d'un 
décret impérial pour la délimitation de leur territoire 
et sa répartition entre leurs douars, et celles à l'égard 
desquelles ces opérations n'ont pas encore été prescrites. 
Je provoquerai, pour les premières, le décret prescrit par 
l'article 25 du règlement d'administration publique du 
23 mai dernier, et, pour les secondes, un autre décret or- 
donnant, en même temps, la délimitation du territoire, la 
répartition entre les douars et la constitution de la pro* 
priété individuelle de ces douars. 

Recevez, etc. 

Le Gouverneur Général^ 
M^^ Pelissier, duc de Malakoff. 



^ 432 — 

N* 326. •*- CUtCULÀlRE $wr la tevendicaifion du sol foruêioT 
par le domaine. 



Alger, le 10 novembre 1863. 

Général , 
Monsieur le Préfet , 

Ma circulaire du 6 novembre courant» n* 7108, vous 
a fait connaître que les intentions de S. M. TEmpereur 
sont de hâter Tapplication du sénatas-consulte du 22 ayril 
dernier , jusques et y compris la constitution de la pro- 
priété individuelle, dans Tintérieur et dans le voisinage 
des cantons forestiers. Je crois devoir, à cette occasion, 
appeler votre attention particulière sur les revendica- 
tions qui, aux termes de Tarticle 10 du règlement 
d*administration publique du 23 mai dernier, doivent 
être eurcées au nom de TEtat à Tégard du sol forestier 
de même qu'à Tégard de tous les biens beylick. 

Une distinction est à observer dans la forme de ces 
revendications, suivant qu'elles ont pour objet des forêts, 
bois OQ massifs , déjà reconnus et soumis à la surveil- 
lance du service forestier, ou des immeubles de cette 
nature dont TEtat n'aurait pas encore pris possession 
effective. 

Dans le premier cas, il y a lieu de procéder par ap- 
plicatiOB du paragraphe 2 de Tarticle 1^' du sénatus-oen- 
suite, afin que les tribus soient immédiatement éclairées 
su? Tinutilité des oppositions qu'elles élèveraient à ren- 
contre des droits définitivement attribués à l'Etat. Dans 
le second cas, il sufSt d'invoquer l'article 5 du sénakus- 
consoite* 

Quant aux droits d*usage régulièrement acquis avant 
la promulgation de la loi du 16 juin 1851 sur la pro- 
priété en Algérie, et dont réserve est faite par l'article 
4, paragraphe 4 de cette loi, je décide que les sous- 
commisaioiia et commissions de délimitation seront sab- 
sUtoéci^ m aneienaei^ «onmiseions forestières pour en 



— 438 — 

proposer le règlement partout où l'antorlté snpèrieare 
n*aarait pas déjà statué d*une manière définitive. Là où 
Tautorité sapérieare aura statué, elles se borneront à 
mentionner les décisions prises, lorsqu'il s'agira de lo- 
calités où des travaux, bien que non encore homolo- 
gués, auront été préparés par les commissions fores- 
tières ; ces travaux seront mis sous leurs yeux et ser- 
viront de base à leurs propositions. 

Je décide, en outre, que pour Texécution des ins- 
tructions qui précèdent, M. le chef du service des forêts 
fera connaître à M. le chef du service des domaines les 
revendications à exercer, et qu'un agent des forêts sera 
détaché, avec voix consultative, auprès de chacune des 
commissions et sous-commissions qui auront à opérer 
sur le sol forestier. 

Veuillez (Général, M. le Préfet), m'accuser réception 
de la présente circulaire, et la notifier à MM. les chefs 
des services des domaines et des forêts, ainsi qu'à la 
commission de délimitation instituée pour le territoire 
que vous administrez. 

Recevez, etc. 

Le Gouverneur Général de t Algérie, 

Vt PlXISSIER, DUC DE MaL^KOFF. 



N* 329. — CIRCULAIRE qui rappelle le» disposiHone régletwn- 
taires interdisant toute stipulation d'intérêts au profit d'un 
entrepreneur dans les marchés passés pour le compte de VEtat 
ou des communes. 

Alger, le 8 octobre 1863. 

Monsieur le Préfet , mon attention a été récemment 
appelée par H. le premier Président de la Cour des 
Comptes sur des dérogations aux règles de la compta])ilité 
publique , commises , il y a quelques années , par Tune 
des nmnicipalités du département de Gonstantine. 

Au nombre de «es dérogations figure une stipulation 
d'intérétSr consentie par la commuoe, an pmfiit d'oil eq- 



— 434 - 

trepreneur de travaux municipaux , pour le rémunérer 
d'avances de fonds faites à Toccasion de son entreprise. 
Cette stipulation d'intérêts est formellement contraire 
aux règles posées par Tordonnance royale du 3 1 mai 1 S38 
(art. 41) et rappelées depuis par le décret impérial du 
31 mai 1862 (art. 12). 

Cette dernière disposition est ainsi conçue : 

<( Art. 12. — Aucune stipulation d'intérêts ou de com- 
(( missions de banque ne peut être consentie au profit 
(c d'un entrepreneur, fournisseur ou régisseur, en rai- 
« son d'emprunts temporaires ou d'avances de fonds 
« pourl'exécution et le paiement des services publics. » 

£n effet, une pareille stipulation n*est autre chose 
qu'un emprunt , et , à ce titre, elle est en contradiction 
avec les principes édictés par la loi du 18 juillet 1837 
(art. 41) et rappelés par le décret impérial du 31 mai 
1S62 (art. 500), principes rendus applicables à Tadmi- 
nistration et à la comptabilité communales, en Algérie, 
tant par l'ordonnance du 28 septembre 1847 (art, 51) 
que par le décret impérial du 20 janvier 1858 (art. 1 1). 

Je vous invite, en conséquence, Monsieur le Préfet, h 
exercer la plus active surveillance sur les marchés con- 
clus par les municipalités de votre département , et à 
prendre particulièrement soin d'éliminer de ces marchés 
toutes stipulations d'intérêts ou de commissions de ban- 
que interdites par les dispositions que je viens de rap- 
peler. 

Recevez, etc. 

Le Gouverneur Général y 
M^ Pelissier, duc de Malakoff. 



N' 330. — CIRCULAIRE qui rappelle à l'exécution des règle- 
ments relatifs à la mise en adjudication des travaux et four- 
nitures publics, 

Alger, le 29 octobre 1863. 
Monsieur le Préfet, mon attention a récemment été 



— 435 ~ 

appelée par M. le premier Président de la Cour des 
Comptes sur une dérogation aux règles de la comptabi- 
lité publique, commise, il y a quelques années, par Fane 
des municipalités de TAlgérie, et consistant dans un 
traité de gré à gré conclu avec un entrepreneur, pour 
Texécution de travaux communaux , sans qu'aucun mo- 
tif exceptionnel autorisât Tadministration municipale à 
s'abstenir de donner ces travaux à l'entreprise , avec 
concurrence de publicité , c'est-à-dire de les mettre en 
adjudication publique. 

Il importe de prévenir le renouvellement d'irrégula- 
rites aussi regrettables. Le systèmf^ des adjudications 
est à la fois une garantie pour la bonne gestion des 
services publics et pour les administrateurs eux-mêmes 
aux yeux de leurs administrés. A ce double titre, il doit 
donc être exclusivement pratiqué pour tous les genres 
de travaux ou de fournitures, conformément aux près* 
criptions de l'ordonnance royale du 14 novembre 1837, 
sauf les cas exceptionnels bien constatés, prévus par la 
même ordonnance et spécifiés dans l'article 1022 de 
rinstruction générale du 20 juin 1859, ainsi conçu : 

« Art. 1022. — Les administrations locales peuvent 
(c faire exécuter, sur les crédits ouverts à leur budget, 
(( et sans autorisation préalable, les travaux de répara- 
(( tions ordinaires et de simple entretien dont la dépense 
« n'excède pas 300 francs. 

« Il peut être traité de gré à gré, sauf approbation par 
« le Préfet, pour les autres travaux et fournitures dont 
« la valeur n'excède pas 3,000 francs. 

« Il peut également, et sous la même condition , être 
<c traité de gré à gré, à quelque somme que s'élèvent les 
(( travaux et fournitures : 

(( r Pour les objets dont la fabrication est exclusi- 
« vement attribuée à des porteurs de brevets d'invei^- 
<c tion ou d'importation ; 

« 2"^ Pour les objets qui n'ont qu'un possesseur unique ; 

« 3"* Pour les ouvrages et les objets d'art et de préci- 



— 436 — 

« sion dont Texécation he peut être confiée qu'à d^& 
« artistes éprouvés ; 

« 4^ Pour les exploitations, fabrications et fournitures 
« qui ne seraient faites qu'à titre d'essai ; 

« 5® Pour les matières et denrées qui , à raison de 
« leur nature particulière et de la spécialité de remploi 
« auquel elles sont destinées , doivent être achetées et 
« choisies sur les lieux de production , ou livrées , sans 
« intermédiaire, par les producteurs eux-mêmes ; 

« 6^ Pour les fournitures ou travaux qui n'auraient 
« été Tobjet d'aucune offre aux adjudications ou à l'é- 
« gard desquels il n'aurait été proposé que des prix in- 
« acceptables, sans toutefois que l'administration puisse 
« jamais dépasser le maximum arrêté conformément à 
« l'article 1 025 ci-après ; 

« 7' Pour les fournitures et travaux qui , dans les cas 
« imprévus et d'une urgence absolue et dûment consta- 
« tée, ue pourraient pas subir les délais de i'adjudica- 
•c tion sans qu'il en résulte un préjudice réel pour la 
« commune. » 

Je vous invite, en conséquence, Monsieur le Préfet, à 
exercer la plus active surveillance sur les marchés con- 
clus parles municipalités de votre département et à tenir 
la main à ce que ces marchés soient soumis à l'adjudi- 
cation, avec concurrence et publicité, toutes les fois qu'ils 
ne rentreront pas dans Tune des exceptions que je viens 
de rappeler. 



Recevez, etc. 



Le Gouverneur Général^ 
M>^ Pelissier , DUC DE Malajiloff. 



— 437 — 

N« 891. — ARRÊTÉ fissoM Us aiiriJtmiims de Vlnspeeteur des 
itablissements d'instruction publique ouverts aux indigènes. 

DU 2 1H0VEMBRB 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouyerneiir Général de TÂl- 
gérie, 

Vu le décret du 10 décembre 1860, relatif au gouvernement 
général et à la haute administration de l'Algérie; 

Vu le décret du !•' octobre 1863, portant création d'un emploi 
d'inspecteur des établissements d'instruction publique ouverts 
'aux indigènes; 

ARRÊTE : 

TITRE !•'. 

ATTRIBUTIONS DE L'INSPECTEUR. 

Art. !•'. — Tous les établissements d'instruction 
publique ouverts aux indigènes, en Algérie, sont soumis 
à des inspections périodiques. 

Art. 2. — Dans toutes les écoles qu'il visitera, 
l'Inspecteur portera son attention : 1^ sur l'état maté- 
riel et la tenue générale de rétablissement ; 2"* sur le 
caractère moral de l'école ; 3* sur renseignement et les 
méthodes. 

Il assistera aux leçons et interrogera les élèves. 

Art. 3. — Il examinera spécialement quels livres sont 
en usage ou manquent dans les diverses écoles. Il pro- 
posera l'adoption des ouvrages qui lui paraîtraient cou- 
Tenir aux écoles des divers degrés. 

Art. 4 . — a la fin de chaque trimestre , il adres- 
sera au Gouverneur Général un rapport sur la situation 
et les besoins des écoles soumises à son inspection 11 
dressera, en outre, au mois de janvier, la statistique 
annuelle de ces écoles sur des cadres conformes au mo*- 
dèle n' 4. 



— 438 — 
TITRE II. 

DES TOURNÉES d'iNSPECTION. 

Abt. 5. — Llnspecteiir dressera, dans les derniers 
jours de chaque trimestre, le tableau des écoles qui de- 
vront être de sa part Tobjet d*une inspection dans le 
courant du trimestre suivant. Ce tableau , comprenant 
un projet d itinéraire , devra être établi conformément 
au modèle n** 1 , et sera soumis au Gouverneur Géné- 
ral qui le renverra à Tlnspecteur avec les modifications 
qui lui auront paru convenables. 

Art. 6. — L'Inspecteur se rendra , au moins une fois 
par an , dans les chefs-lieux de division et de subdivision 
et visitera les médersas , écoles arabes-françaises, écoles 
arabes et zaouïas de ces chefs-lieux. 

Art. 7. — Les écoles établies dans les autres centres 
de population et dans les postes et cercles des tribus, se- 
ront inspectées au moins une fois tous les trois ans. 

Art. 8. — Après la visite de chaque école , un bulletin 
dinspection , conforme au modèle n® 2, sera établi et 
immédiatement adressé au Gouverneur Général. 

L'Inspecteur consignera les observations ou recomman- 
dations qu'il a faites verbalement à l'instituteur sur un 
registre qui sera déposé à l'école pour être représenté 
aux chefs ou autorités qui ont sur l'école un droit de sur- 
veillance. 

TITRE III. 

FRAIS DE TOURNÉES. 

Art. 9. — Il est alloué à l'Inspecteur des frais de tour- 
nées en raison du nombre de journées d'inspection hors 
d'Alger et des distances parcourues. 

Art. 10. — A cet effet, un crédit annuel de 3,000 
francs sera inscrit au budget des centimes additionnels 
des tribus de l'Algérie. 

Art. 11. — Les frais de tournées sont décomptés à rai- 
son de 10 francs par jour d'absence et de 1 5 centimes par 
Xilomètrei? parcourus. 



— 439 — 

Art. 12. — L'Inspecteur établira l'état des frais de 
tournées, conformément au modèle n®3. 

Cet état sera adressé par lui au Sous-Intendant chargé 
de l'administration des centimes additionnels, avec un 
double de l'état n" 1 . 

L'Intendant, après avoir vérifié la conformité de ces 
deux états, ordonnancera le montant des frais acquis à 
rinspecteor, en se renfermant dans la limite du crédit 
inscrit au budget. 

Art. 13. — La somme qui restera disponible sur les 
fonds inscrits au budget pour frais de tournées , ser- 
vira à allouer des gratifications à ceux des instituteurs 
qui se seront fait remarquer par leur zèle. 

Fait au palais du Gouvernement général. 
Alger, le 2 novembre 1863. 

M«*Pelissier, duc de Malakoff. 



N* 332. -* ARRÊTÉ portant suppression du caïdat de i'Ouar- 
senis {diioision d'Alger). 

DU 13 NOVEMBRE 1863. 



AU »0M DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie ; 
Vu le décret du 30 avril 1861 ; 

Considérant que la réunion des tribus composant le caïdat 
de rouarsenis n'ollroplus aujourd'hui aucun intérêt politique: 

Sur la proposition du Général commandaut la âivi)$îoQ 
d'Alger, 

Le Conseil consultatif entendu, 

ARRÊTE : 

Art. 1*'. — Le caïdat de TOuarsenis est et demeure 
supprimé. 
Art. 2.— Les tribus qui composaient ee cnîdut soi^t 



— 440 — 

réparties en trois groupes^ qui forment ehacan on 
nouTean caïdat. 

Art. 3. — La composition de chacun de ces caïdats 
est indiquée dans le tableau suivant : 

Noms des caïdats. Tribus. 



Caïdat des Oaled Ghalîa. . Ouled Ghalia. 
Caïdat de Tamelahah.. 



Louata. 
Taaiba. 
Ghribs. 



I 

Abt. 4. — Le Général commandant la division d* Alger i 
est chargé d'assurer Texécution du présent arrêté. 
Fait au palais du GouYernement. I 

Alger, le 13 novembre 1863. 

M** Pelissier, duc de Halakoff. 



N* 333. — Ecoles indigènes. — Pcr^anneî.— Par arrêté de S. 
Exe. le Gouverneur Général, en date da 13 novembre 1863, M. 
Antoine, directeur de TÉcole arabe-française de Constantine, a 
été nommé professeur de français à la Medersa de Constantine, 
en remplacement de M. Ctierbonneau, appelé à la direction du 
collège impérial arabe-français d'Alger. 



N* 334. — Tribunaux musulmans. — Nominations et Muta- 
tions. — Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en date 
du 21 octobre 1863, ont été nommés pour la province de Cons- 
tantine : 

Cadhi de la 23* circonscription judiciaire (cercle de Cons- 
tantine), Ferath ben si el Arbi, actuellement bach-adel de la 
25* circonscription, en remplacement de Si Amar ben Hamadi, 
démissionnaire. 

Bach-adel de la 20* circonscription judiciaire (cercle de 
Constantine), Si el Iladj Madani ben Khodja, actuellement adel 
de la 19* circonscription, en remplacement de Ahmed ben 
el Hadj Massali, démissionnaire. 

Bach-adel de la 23* circonscription judiciaire (cercle de 
Constantine), Si el Mekki ben el Hadj, actuellement adel de la 
16* circonscription, en remplacement de Ahmed ben Amadi, 
démissionnaire. 



— 441 — 

Bach^adel de h 98* circonscription judiciaire (cercle de La 
Galle) , Si Mohamed ben Sliman, actaellement adel de la 
même circonscription, en remplacement de Si Ghérif ben 
Messaoud, démissionnaire. 

Âdel de la 98* circonscription judiciaire (cercle de La Galle), 
Si el Hadj ben Youssef. taleb, en remplacement de Si Moha- 
med ben Sliman, nommé bach-adel de la môme circonscrip- 
tion. 



N* 335. — Par arrêté du 23 octobre 1863, a été nommé pour la 
province d'Alger : 

Bach-adel de la 31* circonscription judiciaire (cercle d'Âu~ 
maie). Mohammed ben el Hadj Amar, ancien fonctionnaire de 
la justice musulmane, en remplacement de Si Mohammed ben 
Abdallah el Faci, décédé. 



N* 336.— Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en date 
du 6 novembre 1863, Si Messaoud ben ei Hadj bou RahU, cadhi de 
la 40* circonscription judiciaire de la province d'Alger (cercle 
de Médéa), a été révoqué de ses fonctions. 



N* 337. — Par arrêté de S. Exe. M. le Gouverneur Général, en 
date du 9 novembre 1863, ont été révoqués de leurs fonctions : 

Si Ali ben Yahia, ca«1hi de la 21* circonscription judiciaire de 
la province d'Alger (cercle d'Aumale). 

Si Mohamed ben Delboum, bach-adel de la 62* circonscrip- 
tion judiciaire de la province d'Oran (cercle de Tlemcen). 

Si Mohamed ben Guendour, adel de la même circonscription. 



N* 338.— Par arrêté du même jour, ont été nommés pour la 
province d'Oran : 

Bach-adel de la 62" circonscription judiciaire (cercle de Tlem- 
cen), Mohamed ben Herzoug, ancien élève de la Medersa de 
Tlemcen, en remplacement de Si Mohamed ben Delhoum, ré- 
voqué. 

Adel de la même circonscription, El Bedrani ben Ali, ancien 
élève de la Medersa de Tlemcen, en remplacement de Moha- 
med ben Guendour, révoqué. 



N* 339. -* Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en 
date du 16 t^ovembre 1863, 
Si Mustapha ben Abdallah, bach-adel de la 33* circonscrlp- 



— 442 — 
i\m judiciaire de la province d'Oran, a été révoqué de ses fooc- 



lions. 



N" 340. — Par arrêté du même jour 16 novembre 1863, ont 
été nommés *. 

Pour la piovinee d'Or an, 

Bach-adel de la 35* circonscription judiciaire (annexe de Zem- 
mourab). Si ben Rhf'dda bel Ilacbemi, actuellement adel de la 
même circonscription, en remplacement de Si cl Habib ben 
Naïch, démissionnaire. 

Bacb-adel de la 33' circonscription judiciaire (cercle de Sidi- 
B6l-4bbës), Si Âbmed bel Bacbir, actuellement bacb-adel de la 
34' circonscriplion, en remplacement de Si Muslapba ben Abd- 
allah, révoqué. 

Bacb-adel de la 34* circonscription judiciaire (cercle de Sidi- 
Bel-Âbbès), Si Mohammed ben Amar, actuellement adel de la 
même circonscription, en remplacement de Si Ahmed bel Ba- 
cbir, nommé bacb-adel de la 33* circonscription. 

Adel de la 25* circonscription judiciaire (annexe de Zem- 
mourah), Si Abdel Kader ben Brabim, ancien élève de la Me- 
dersa de Tlemcen, en remplacement de Si ben Khedda bel Tla- 
chemi, nommé bach-adel de la môme circonscription. 

Adel de la 34* circonscription judiciaire (cercle de Sidi-bel- 
Abbès), Si ben Ahmouda ould Biila, taleb, en remplacement de 
Si Mohammed ben Amar, nommé bacb-adel de la même cir- 
conscription. 

Pour la province de Constantine, 

Bach-adel de la 25* circonscription judiciaire (annexe â*El- 
Milia), Si Ferath ben Doula, actuellement adel de la même 
circonscription, en remplacement de Si Ferath ben Si el Arbi, 
nommé cadhi de la 23* circonscription. 

Adel de la 16* circonscription judiciaire (cercle de Gons- 
tanline), Si el Hachemi ben Atallah, ancien élève de la Me- 
dersa de Gonstantine, en remplacement de Si el Mekki bel 
Uadj, nommé bach-adel de la 23* circonscription. 

Adel de la 49* circonscription judiciaire (cercle de Gonstan- 
tine), Si Mohammed bel Rheir ben Mohammed, ancien élève de 
la Medersa de Gonstantine, en remplacement de Si el Hadj Ma- 
dani ben Khodra, nommé bach-adel de la 20* circonscription. 



N* 341. — Service des Prisons. ^Maisons centrales. — Par 
arrêté de S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général, en date du 
28 septembre 1863, M. Birobenf, employé à la préfecture de 



— 443 — 

GonstaRtiae, a été nommé iospecUur de la maison centrale de 
Lambessa, en remplacement de M. Bâche, décédé. 



W 342. — Courtiers. — Chambres syndicales. — Par arrêté 
de S. Exe. le Gouverneur Général, en date du 2 octobre 1863, la 
Chambre syndicale des courtiers d*Oran, pour l'année 1863- 
1864, est composée ainsi qu'il suit : 

Syndic, M. de Ligonier. 

Syndic-adjoint, M. Ricca. 

Trésorier, M. Andrieux. 



N" 343. — Expropriations. — Par arrêté de S. Exe. le Ma- 
réchal Gouverneur Général de l'Algérie, en date du 2 octobre 
1863, est prononcée l'expropriation définitive d'une parcelle 
(le terrain désignée dans l'arrôté du 15 février 1861, et com- 
prise dans les réser\es militaires de la citadelle dWlger. 



W 344. — Par arrêté du Gouverneur Général, en date du 9 
octobre 1863, a été déclarée d'utilité publique rexproprialion 
de la parcelle de terrain portant le n" 68 du plan de la ville de 
Blldah. située rue du Rempart, et d'une superficie de 124 mè- 
tres, ainsi que des deux emplacements domaniaux portant les 
n'* 99 et 1649 du môme plan, d'une étendue ensemble de 308 
mètres 52 centimètres, reconnus tous trois nécessaires à l'éta- 
blissement d'un temple prolestant et d'un presbytère à Blidah. 



N* 345. — Par arrêté du 12 octobre 1863, a été prononcée l'ex- 
propriation définitive, pour cause d'utilité publique, de deux 
parcelles de terrain d'une superficie totale de 5,060 mètres car- 
rés, indiquées sous les lettres A. B. G. etD. E. F. G. H. au plan 
établi par M. le Ghef du Génie d'Alger, à la date du 24 mars 
]863, situées sur le territoire de la commune d'Alger, hors la 
porte d'isly, faisant partie d'une propriété signalée comme ap- 
partenant au sieur ;.de Saint-Romain, propriétaire à Alger, et 
nécessaires pour Torganisation définitive des glacis de la place 
d'armes du front 23-24 de la place d'Alger. 



N* 346. — Par arrêté du 12 octobre 1863, a été prononcée, pour 
e^iuse d'utilité publique, l'expropriation définitive d'une bouti- 
que d'une contenance de 10 mètres 50 centimètres, appartenant 
aux sieurs Kalfa et Ilaiem Guedj frères, reconnue nécessaire 



— 444 — 

pour rétablissement d'un Palais de Justice à Gonstantine. 
prise de possession aura lieu d'urgence. 



La 



N* 347. — Par arrêté du 15 octobre 1863. a été déclarée d'u- 
tilité publique, l'expropriation de la parcelle de terrain d'une 
contenance de 18 ares (1.800 mètres carrés) formant partie du 
lot n" 2 du plan de lotissement du village de Guyotville et lon- 
geant le cbemin vicinal de grande communication n* 3, d'Al- 
ger à Tipaza. reconnue nécessaire pour l'agrandissement du ci- 
metière actuel dudit village. 



N* 348.— Milices. — Nominations, — Par arrêté du Gouver- 
neur Général, du 22 octobre 1863. ont été nommés dans le corps 
de milice de la commune de Robertville : 

Lieutenant-rapporteur près le Conseil de discipline : M. Mu- 
rienne (François), propriétaire, milicien , en remplacement du 
sieur Martin , démissionnaire. 

Sous-lieutenant: M. Jacquemin (Jean-Baptiste), cultivateur, 
milicien , en remplacement de M. Cochet , parti sans esprit de 
retour. 



N* 349. — Conseils GtjitKkvx,- Nominations. — Par décret 
impérial du 7 octobre 1863. ont été nommés membres du Con-* 
seil général de la province d'Oran : 

Pour deux ans , M. Lefébure . avocat à la Cour impériale de 
Paris, propriétaire à Saint-Denis-du-Sig et à Perrégaux, en rem- 
placement de M. Dupuy. démissionnaire. 

Pour trois ans. M de Jupeaux (Victor), propriétaire à Valmy, 
membre de la Chambre consultative d'agriculture d'Oran , en 
remplacement de M. Litchlin . également démissionnaire. 



CBRTIFifi CONFORME : 

Alger, le 21 novembre 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 




SERPH. 



ALGER. — IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUYER. 



445 — 



BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOIVEBNEMT GHRAL 

DE L'ALGÉRIE. 



186S. 



N' 97 



SOMMAIRE. 



w 



ahàltsb. 



350 



16 avril 1863. 



361 



19 nov. 1863. 



/Ldinlnistration âépaptemen- 
tAle. — Conseils de préfecture. — 
Décret qui rend applicable à l'Algérie 
le décret du 30 décembre 1862, sur la 
publicité des audiences des Conseils de 
préfecture, en matière contentieuse. . 

— Rapport du Ministre de l'Intérieur (in- 
nexe) 

— Décret du 30 décembre 1862 (Annexe). 

— Arrêté portant règlement pour la pro- 
cédure devant les Conseils de préfecture 
de TAlgérie 

— Extrait de TInstruction du Ministre 
des Finances du 10 mai 1819 (Annexe). 

— Circulaire du Ministre de l'Intérieur 
aux Préfets pour l'exécution du décret 
du 30 décembre 1862 (Annexe) 



446 

447 
450 



451 
461 



— 446 — 

N» aeo. — BiCRET impérial rendant a fplicabU A f Algérie U 
décret du SO décembre 4862, sur la publicité des audiences 
des Conseils de préfecture en matière contentieuse. 



DU 16 ATRIL 1863. 

NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français , 
A tous présenta et à venir» salut : 

Sur le rapport de notre Uinistre secrétaire d'Etat au déparle- 
ment de la Guerre et d'après les propositions du Gouverneur 
Général de l'Algérie ; 

Vu notre décret du 30 décembre 1862 ; 

Vu notre décret du 27 octobre 1858 , sur l'organisation admi- 
nistrative de l'Algérie ; 

Avons DÉCRÉTÉ ET DÉGRÉTOITS CE QUI SUIT : 

Art. r'. — Notre décret susvisé du 30 décembre 1862 
portant qu'à Tavenir les audiences des Conseils de pré- 
fecture statuant sur les affaires contentieuses seront pu- 
bliques , est rendu exéenfoîre en Algérie et y sera pro- 
mulgué à cet effet. 

Toutefois, l'art. 4 dudit décret sera , pour TAlgérié, 
ren^placé par la disposition suivante : 

Bn cas dMqsuffisancQ du nombre des membres néces- 
saire» pour délibérer, il j sera pourva conformément au 
paragraphe î de Tarticle V de notre décret du 27 octo- 
bre 1858. 

Art. 2: — Notre Ministre secrétaire d*Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Goi^verneiir Général de TAl- 
gérie SQ^1; chargés, chacun en ce qtii le concerne, de 
Feiécution du présent décret* 

Fait à Paris, le 16 arri! J863. 

Sigii^ : NAPOLÉON. 
Par TEmper eur : 
Le Maréchal de France , 
Ministre secrétaire d'Etat au département 
de la Guerre, 

Signé : Baudon. 



— 447 — 
RAPPORT À VEMPEREUR. (Annexe.) 

Faris, 30 décembre IMi. 

Sire, 

L*Empereur Napoléoa P' disait» dans une discassion 
an Conseil d'Etat : « Il y a un grand yice dans le juge- 
ment des affaires contentieuses, c'est qu'elles sont jugées 
sans entendre les parties. » 

L'ordonnance du 2 février 1831 a modifié la procédure 
suivie devant le Conseil d'Etat, mais elle n'a pas été ren- 
due applicable aux Conseils de préfecture. 

Ces Conseils statuent chaque année sur plus de 200,000 
affaires qui concernent notamment les travaux publics » 
la grande voirie, les chemins vicinaux, les contributions, 
les élections, les cours d'eau, les mines, les établissements 
insalubres et la comptabilité communale. Sur ces matiè- 
res, ils forment le premier degré de la juridiction admi- 
nistrative ; mais les justiciables regrettent de ne pas trou- 
ver auprès d'eux toutes les garanties que leur assurent an 
Conseil d'Etat, depuis 30 ans, la création d'un commis- 
si^ire du Gouvernement , la présence des parties et la 
publicité des audiences. 

Le moment me parait venu , Sire , de mettre un terme 
à cette situation exceptionnelle, qui n'est en rapport ni 
avec les principes qui président à notre organisation ju- 
diciaire, ni avec les idées et les exigences de notre temps. 

J'apprécie l'importance des services rendus par les 
Conseils de préfecture, la haute impartialité de leurs ju« 
gement3, le savoir et le zèle des magistrats qui s'honorent 
d'y prolonger leur carrière ; mais il eat impossible de 
méconnaître l'avantage des débats publics et contradic- 
toires. La justice aime à s*appuyer sur Topinion, et son 
autorité gagne à se trouver en contact direct avec les ci- 
toyens dont elle règle les intérêts et termine les diffé- 
rends. 

J'ai l'honneur de soumettre à Votre Majesté les propo' 
sitions suivantes : 

A l'avenir, les séances des Conseils de préfecture, sta- 



/ 



— 448 — 

tuant sur les affaires contentieuses, seraient publiques ; 
les parties seraient admises à y présenter leurs obserya- 
tions, en personne ou par mandataires. Cette innovation, 
consacrée déjà par la pratique dans trois départements, 
promet d*atteindre le but essentiel en pareille matière, 
c'est-à-dire de rendre, à peu de frais, bonne et prompte 
justice. 

La publicité des audiences serait une mesure défec- 
tueuse si , en donnant satisfaction aux parties, elle laissait 
l'Administration désarmée devant elle. Il importe que , 
dans chaque affaire, une voix autorisée puisse sVlever 
dans rintérèt de la loi et revendiquer les droits de TEtat; 
il est donc nécessaire de créer auprès des Conseils de pré- 
fecture un ministère public. Le Commissaire du Gouver- 
nement prendrait des conclusions dans toute question 
contentieuse , et yeillerait à Fexacte observation des lois 
et des règles de la jurisprudence. Son interyention con- 
tribuerait, sans aucun doute , à réduire le nombre des in- 
firmations, et, par suite, il est permis de Tespérer , celui 
des recours devant la juridiction supérieure. 

Cette création ni'entralnerait aucune charge nouvelle 
pour le budget. Les fonctions de Commissaire du Gou- 
vernement seraient confiées au Secrétaire général de cha- 
que préfecture. C'est le moyen le plus simple de consti- 
tuer, sans accroissement de dépense, un ministère public 
asseï haut placé pour inspirer confiance aux justiciables 
et assez expérimenté pour faire prévaloir un corps de 
doctrines. 

L'application de cette mesure dans les départements 
qui ne comptent que trois Conseillers n'aurait pas Tin- 
convénient d'en réduire le nombre au-dessous du chiffre 
nécessaire pour délibérer, puisque le Préfet , aux termes 
de l'arrêté du 19 fructidor an 9 , fait partie du Conseil, 
et qu'à son défaut un suppléant prendrait sa place. J'at- 
tache, d'ailleurs, une véritable importance à la présence 
des Préfets dans le sein des Conseils de préfecture : ils en 
ont la présidence , et c'est pour eux un impérieux devoir 
de remplir toutes les obligations qu'elle leur impose. On 



j 



— 449 — 

n'a donc pas k craindre qne le nombre des jnges soit in- 
suffisant ; réduit à trois dans quelques Conseils, il sera 
encore égal à celui des magistrats de Tordre judiciaire 
dans la plupart des circonscriptions, et ni Timportance, 
ni la multiplicité des affaires n'exigent qu'on Taugmeute 
au delà des limites fixées pour les tribunaux ordi- 
naires. 

Enfin, pour compléter cette organisation , un greffe 
serait établi près de chaque Conseil de préfecture ; tous 
les dossiers y seraient déposés , les communications né- 
cessaires 7 seraient faites aux intéressés, et un registre 
spécial permettrait de suivre le mouvement des affaires. 
Le greffier serait désigné par le Préfet, et choisi parmi les 
employés de la préfecture. 

Quant aux formes relatives à Tintroduction des ins- 
tances, à l'instruction et à la direction des affaires , elles 
ont été établies, soit par des actes législatifs , soit par la 
jurispradence du Conseil d'Etat. Elles réunissent toutes 
les conditions d'une procédure à la fois simple, sommaire 
et peu dispendieuse. Je ne verrais que des inconvénients 
à changer un ensemble de règles éprouvées par un long 
usage et qui répond partout aux besoins et aux vœux des 
justiciables. 

Telles sont, Sire, les principales dispositions du décret 
soumis à Votre Majesté. Si elle daigne les agréer, la ju- 
ridiction des Conseils de préfecture n'aura plus rien à 
envier à celle du Conseil d'Etat; les affaires contentieuses 
seront entourées, en première instance comme en appel, 
des formes protectrices de la même procédure. Sans 
doute, la publicité provoque le contrôle, mais l'Adininis- 
tration française ne redoute pas cette épreuve, et je vais 
au devant de ses désirs en proposant à Votre Majesté de 
décréter la publicité des audiences et le droit pour les 
parties d'être entendues avant d'être jugées. 

Cette sage et utile réforme sera accueillie avec faveur 
par les populations, auxquelles elle montrera une fois de 
plus le profond respect de l'Empereur pour les grands 



— 4S(» — 

principes qui sont le fondement de notre droit publie et 
la base de la Gonstitation de l'Empire. 

Je suis avec le plus profond respect, etc. 

Le Ministre de l'Intérieur y 
F. DE Persignt. 



DÉCRET portant que les audiencesdes Conseils de préfecture, nia- 
tuant sur les affaires contentieuses, seront publiques, (Annexe.} 

DU 30 DÉCEMBRE 1862. 



NAPOLÉONj, par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français , 
A. tous présents et avenir, salut. 

Sur le rapport de notre Ministre de l'Intérieur; 
Vu la loi du 28 pluviôse an VIII ; 
Vu Tarrôté du 19 fructidor an IX; 
Vu le décret du 16 Juin 1808, 

AVOKS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. V. — A Tavenir, les audiences des Conseils de 
préfecture, statuant sur les affaires contentieuses, seront 
publiques. 

Art. 2. — Après le rapport qui sera fait sur chaque 
affaire par une commission, les perties pourront présenter 
leurs observations , soit en personne , soit par manda- 
taire. 

La décision motivée sera prononcée en audience, après 
délibéré hors la présence des parties. 

Art. 3. — Le Secrétaire général de la préfecture rem- 
plira les fonctions de Commissaire du Gouvernement, 
n donnera ses conclusions duns les affaires contentieuses. 

Les Auditeurs au Conseil d'Etat attachés à une préfec- 



i^br. - - i 



i 4 f 



— 451 - 

tare poarroiit y être chargés tles fotictiotis du minigtère 
public. 

Art. 4. — Eu cas dlnsafiSsaDce du nombre des mem- 
bres nécessaires pour délibérer, il y sera pouryu confor- 
mément à Tarrété du 19 fructidor àu IX et au décret du 
16 juin 1808. 

Art. 5. — II y aura auprès de chaque Conseil un se- 
crétaire-greffier, nommé par le Préfet et choisi parmi les 
employés de la préfecture. 

Art. 6. — Les comptes des receveurs des communes 
et des établissements de bienfaisance ne seront pas jugés 
en séance publique. 

Art. 7. — Notre Ministre de Tlntérieur est chargé de 
Texécution du présent décret. 

Fait au palais des Tuileries, le 30 décembre 1862. 

NAPOLÉON. 
Par TEmpereur : 

Le Ministre de Vlntériew^ 

Signé : F. 0£ PjffiftlGKY^ 



19* 351.— ARRÊTÉ portant règlement pour ta procédure devant 
ke Conseils de Préfecture êe l'Algérie statuant au contenHeuw. 

DU 19 HOVEMBan 1863. 



AU IfOM DE IifiMPKHEUR. 

Nous, Maréchal ée France, Gouverneur Général de 
r Algérie; 

Vu le décret impérial du 27 octobre 1858, sur l'or(rafiiaation 
aâtainisirative de rAtgérie, et celui du 10 déoeliibre 1860< sur 
le Gouvernement générai et la haute administration de rAlgérie; 

Vu les décrets impériaux des 30 décembre 1862 et 16 avril 
1863, sur la publicité des audiences des Conseils de préfecture 
Statuant ail contentieux ; 

Sur la proposition du Conseiller d'Etat, Directeur général des 
Services civils, 



— 452 — 

krom AUtTÉ n AUÈvinis es qvi soit : 
TITRE PREMIER. 

DBfUmrAHGBS. 

Art. 1**. — Les instaoces devant les Conseils de préfeclure 
seront introduites et soiyies dans les formes déterminées parles 
lots et règlements sur chaque matière. 

Pour les matières qui n'auront pas été l'objel de disposi- 
tions spéciales, la procédure sera réglée par les dispositions 

suivantes. 

• 

S 1". ^Dela Requête. 

Ait. 2. — Quiconque voudra introduire une instance devant 
le Conseil de préfecture, le fera par une requête adressée an 
Préfet par lettre affranchie, ou déposée au greffe du Conseil. 

La requête devra être formulée sur papier timhré, sauf les 
cas où le timbre n'est pas obligatoire. 

Ait. 3. — La requête contiendra : 

1* Les nom, prénoms, profession et demeure du requérant; 

3* L'élection, autant que possible, d'un domicile au chef-lieu 
du département, lorsque le requérant n'y aura pas son domicile 
réel; 

3* L'exposé des faits et des moyens ; 

4* Les conclusions. 

Art. 4. — a la requête seront jointes les pièces à Tappui, 
accompagnées d'un bordereau. 

Si la requête est présentée au nom d'une commune ou d'un 
établissement public, la délibération qui autorise l'instance de- 
vra être au nombre des pièces jointes. 

Si des tiers doivent être appelés à défendre dans l'instance, 
des doubles de la requête sur papier libre, en nombre suffisant, 
devront être joints à Toriginal. 

Art. 5. — Lorsqu'une requête ne satisfera pas aux condi- 
tions ci-dessus déterminées, la partie sera officieusement invitée 
à la rectifier ou compléter, si elle le juge convenable. 

La requête n'en prendra pas moins date du jour de son arri- 
vée à la préfecture ou du dépôt au greffe, et il sera passé outre, 
avec ou sans rectification. 

Art. 6. — - Dans les affaires engagées entre l'Etat ou le dépar- 
tement et des tiers, si Tinstance est poursuivie par l'Adminis- 
tration, la demande ne pourra être introduite qu'en vertu d'un 
arrêté ou d'une décision de renvoi du Préfet, qui sera déposé 
au greffe avec les rapports ou mémoires et les conclusions des 
chefs de service compétents, accompagnés des pièces à l'appui, 
s'il y a lieu, 



— 453 — 

ÂET. 7. -* Si l'instance est introduite par des tiers, le dépAt 
qui sera fait au greffe, soit de leur requête, soit de toute autre 
production, vaudra notification au Préfet. 

Les défenses de l'Administration seront produites dans la 
même forme que ses demandes. 

S 2. — ComtUtUion de Mandataire. 

Art. 8. — Lorsque la partie voudra user de la faculté, qui loi 
est donnée par l'article 2 du décret du 30 décembre 1863, de 
se faire représenter par un mandataire, celui-ci devra être 
constitué par procuration notariée, ou par procuration sous 
seing-privé, dûment légalisée et enregistrée, qui accompagnera 
la requête, ou devra être déposée au greffe avant l'audience, 
pour êlre jointe au dossier. 

Les avocats et défenseurs sont dispensés de toute justification 
de mandat écrit; ils' seront considérés comme régulièrement 
constitués par leur signature apposée au bas de la requête, ou 
par la simple déclaration de la partie présente à l'audience. 

Le choix par la partie d'un officier ministériel pour son man- 
dataire ad lUem, emporte de plein droit élection de domicile 
en son étude. 

S 3. Du Greffe. 

Art. 9. — Toute requête introdiictive d'instance sera enregis- 
trée au greffe du Conseil de préfecture, sur un registre tenu à 
cet effet par le secrétaire-greffier. 

Ce registre, paraphé par première et dernière par le Préfet, 
président du Conseil, sera divisé en colonnes et contiendra les 
mentions suivantes : 

1" Numéro d'ordre de l'affaire; 

2* Date de la réception du dossier au greffe, avec mention 
de la date de la réception à la préfecture, lorsque la requête 
n'aura pas été directement déposée au greffe; 

3* Noms des parties intéressées et de leurs mandataires, 
s'il y a lieu ; 

4* Sommaire de l'affaire ; 

5* Nom du conseiller rapporteur ; 

6" Date de la remise du dossier au rapporteur; 

T Actes successifs de l'instruction, avec leurs dates; 

8* Date de la communication du dossier au commissaire du 
gouvernement; 

9* Date et analyse sommaire de la décision ; 

lO" Date de la délivrance des amptiations et de leur remise, 
soit au secrétariat général de la préfecture, soit aux parties ; 

11' Colonne en blanc, devant servir à prendre note des oppo- 
sitions, des pourvois et des décisions confirmatives du Conseil 
d'Etat. 



— 454 — 

j;i pourra être ouvert des registres analogues et spéciatix : 

r Pour les réclamations en matière de contributions, de pres- 
tations pour chemins vicinaux et autres taxes ou redevances 
assimilées aux contribuiions publiques ; 

2* Pour les contraventions en matière de grande voirie et de 
police du roulage. 

^^T. 10. — Le secrétaire-greffter donnera récépissé deioute 
requête et dej? pièces y jointes, après avoir vérifié l'exactitude 
du bo,rdereau de ces pièces. 

Le récépissé mentionnera la date de la réception à la pré- 
fecture, dans le cas spéciûé au n' 2 de l'article précédent. 

Lorsque la requête aura été reçue par la voie de 1^ postç, 
le récépissé sera adressé par la même voie à la pai'tie, à son 
^ofjiioile ré^el ou au domicile élu. 

TITRE II. 

DB L'iNSTRUCTIOU. 

S 1*'. Actes préparatoires. 

Aet. 11. — Dans les trois jours de la réception à la prélec- 
ture ou du dépôt au greiïç, Iç Préfet, président du Conseil, sur 
le .vu'de \^ requête introductive d'instance, rend une ordQnçance 
de s(nt communiquât quji est notifiée aux parties adverses au 
pied des doubles joints à l'original de la requête. 

L'ordoj^nançe fixe le délai dans lequel devra être déposée la 
requête ep défense. Ce délai courra du joujr de la notification 
de l'ordonnance à personne ou à domicile. 

La requête en défense sera produite en la même forme et 
accompagnée des mêmes justifications que la requête intro- 
ductive d'instance. 

Art. 12. ^^ Le secrétaire-grefller présente au Préfet, deux 
fois par semaine, et plus souvent, s'il est nécessaire, l'état des 
affaires enregistrées au greffe. 

Sur le vu de cet état, le Préfet design^ les rapporteurs. 

Les dossiers sont immédiatement remis ^ cbaque rapporteur 
désigné. 

Art. 13. — - L'instruction a lieu par écrit, spus la direction du 
conseiller-rapporteur. 

Celui-ci, par délégation du Préfet, prescrit les avertissements, 
demandes, significations ou réclamations de pièces à fairp aux 
parties, et fi^e les délais d'accomplissement de cps actes 
préparatoires. 

Les prorogations de délais pe pourront être accordéQS que 
par le Préfet, sur l'avis du conseiller-rapporteur. 

Art. 14. — Il est donné communication aux parties de tm\^ 



- 456r- 

les pièces j^rodultes cmUfe elles, et dont on vbur faire usage 
d)in8 Tinstance. 

L^ ooœmunicalious de droit pendant lé coûts de Tinstrui;- 
tion, ou celles autorisées par le Préfet ou par le ra);>porteur 
délégué, sodt'faites au greffe sans déplacement. 

S 2. Fonnè des notifications. 

Art. 15. —Lés notifications ou significations entre particu- 
liers ou personnes morales, ont lieu par ministère d'huissier, 
en la forme ordinaire. (Jurisprudence du Conseil d*État.) 

Les notifications ou significations faites à la requête de l'Ad- 
ministration, soit à des particuliers, soit à des perionnes 'mo- 
rales, ont lieu dans la forme administrative. 

Âu pied de l'acte notifié, mention est faite et signée par le 
fonctionnaire ou agent notificatenr, du jour de la notification et 
de la personne qui Ta reçue. 

Cette notification est, en outre, constatée par un procès-yer- 
bal, que la partie, ou son représentant, est invitée à signer. Le 
procès-verbal est renvoyé dans les vingt-quatre heures parla 
voie hiérarchique. 

Art. 16. — Hors le cas déterminé par le S 1* dô rarlicle 
précédent, le ministère d'huissier n'est pas nécessaire : lorsque 
les parties y auront eu recours pour saisir le Conseil dî pré- 
fecture de requêtes en demande ou en défense, de productions 
ou de conclQslons complémentaires, elles en supporteront les 
frais, qui ne seront pas compris dans les dépens à liquider. 
S 3. Décisions préparatoires ou interlocutoires. 

Art. 17. — En tout état de cause et avant le jugement, le 
Conseil de préfecture, pour éclairer sa religion, peut ordon- 
ner, soit d'office, soit à la demande du rapporteur, du commis- 
saire du Gouvernement ou des parties, toutes mesures d'ins- 
truction préalables ou complémentaires, telles que: apport 
de pièces, levées de plans, vérifications de lieux, enquête, ex- 
pertise, etc. 

Art. 18. — Toute décision préparatoire ou interlocutoire or- 
donnant la comparution des parties devant le Conseil ou devant 
le rapporteur, ou une visite des lieux, soit par le CoDseil entier, 
soit par l'un de ses membres à ce commis, indiquera le jour et 
l'heure, ainsi que l'objet de la comparution ou de la visite des 
lieux. 

Celle qui ordonnera une enquête, une expertise ou une pro- 
duction de pièces, fixera le délai dans lequel cette enquête, celte 
expertise ou cette production de pièces devra être opérée. Elle 
nommera le commissaire enquêteur ou les experts et indiquera 
les points sur lesquels portera l'enquête ou l'expertise. 



— 456 -- 

ÂET. 19. — Il ne sera pas admis plus d'une requête en de- 
mande ou en défense. Toutefois, le Conseil de préfecture, 
s'il le juge nécessaire et à la demande du rapporteur, pourra 
inviter les parties à présenter des explications écrites ou des 
conclusions complémentaires sur certains points du débat. 

§ 4. Du Rapport. 

Art. 30. — Le rapport sera rédigé par écrit et signé parle 
conseiller-rapporteur. 

Néanmoins, à raison de la nature sommaire de l'affaire ou 
par des motifs d'urgence, le Préfet pourra autoriser le rappor- 
teur à ne faire qu'un rapport oral à l'audience. 

Dans tous les cas, le rapporteur dena libeller par écrit : 

1' Les questions à résoudre ; 

2* Son avis en forme de décision motivée. 

ART. 21. — Le rapport, s'il est écrit, le« qnestions à résou- 
dre et le projet de décision motivée, seront déposés au greffe 
par le conseiller-rapporteur. 

11 sera fait immédiatement, au greffe, une copie des ques- 
tions à résoudre, et le dossier de l'affaire, y compris le rapport, 
sera communiqué sans délai au commissaire du Gouverne- 
ment. 

Les parties ou leurs mandataires pourront prendre com- 
munication sans déplacement des questions à résoudre. Elles 
ne sont jamais admises à prendre connaissance du projet de 
décision. 

% S. —De la Formation du rôle. 

ART. 22. — Sur le vu des affaires en état et sur la proposi^ 
tion du commissaire du Gouvernement, le Préfet, président du 
Conseil, règle, chaque semaine, le rôle d'audience pour la 
semaine suivante ou pour les semaines ultérieures, en tenant 
compte du rang d'ancienneté. 

Toutefois, les affaires ayant un caractère d'urgence, ou qui 
sont soumises à des conditions de délai, prennent toujours la 
tête du rôle de chaque audience. 

ART. 23.— Le rôle sera placardé, tant dans l'intérieur du greffe 
qu'à la porte d'entrée de la salle d'audience, huit jours au 
moins avant la séance. 

Un avis ofBcieux sera, en outre, adressé par le secrétaire-gref- 
fier, et par la poste, aux parties ou à leurs mandataires^ pour 
les informer de l'audience à laquelle leurs causes seront ap- 



— 457 — 
TITRE ni. 

DBS JkUDIBNCIS, DBS DÉBATS BT DU JU6BMB1IT. 

8 1" D^ Audiences, 

Art. 34.— Les Conseils de préfecture tiendront une audience 
publique par semaine. 

Le jour et Theure de cette audience seront fixés par un ar- 
rêté du Préfet. 

Lorsque le jour fixé sera férié, l'audience sera, de droite 
renvoyée au lendemain. 

Sauf les cas urgents, les audiences publiques seront suspen- 
dues pendant les sessions des Conseils généraux. 

Le Préfet pourra indiquer des audiences extraordinaires, 
lorsque la nature, le nombre ou l'urgence des affaires Texi- 
geront. 

Le Conseil aura la môme faculté, lorsqu'une affaire dont les 
débats sont commencés comportera plusieurs séances. 

Art. 25.— Les membres du Conseil de préfecture assistent 
aux audiences publiques en costume. Il en est de môme des 
avocats et défenseurs, appelés comme conseils ou mandataires 
des parties. 

Art. 26. — Sont applicables aux audiences publiques des 
Conseils de préfecture, les articles 88 et suivants du Code de 
procédure civile, relatifs à la police des audiences des tribunaux. 

On huissier de la préfecture sera chargé, sous Tautorité du 
président, d'assurer l'ordre et la police de l'audience. 

S 2. — Des Débats. 

Art. 27.^ Les affaires serontappeléesparle secrétaire-greffier 
dans Tordre du rôle. 

Ai^ès la lecture du rapport ou l'exposé oral du conseiller* 
rapporteur, les parties ou leurs mandataires sont admis à présen- 
ter de vive voix des observations à l'appui de leurs conclusions 
écrites. 

Le commissaire du Gouvernement est ensuite entendu et donne 
ses conclusions. 

Art. 28. —L'instruction écrite formant la base de la procé- 
dure administrative, toutes les fois que les parties ou leurs 
mandataires auront, dans leurs observations orales, modifié 
les conclusions des mémoires produits, elles seront tenues de 
libeller ces modifications dans de nouvelles conclusions écri- 
tes et signées. 

Le Conseil décidera s'il sera passé outre à la continuation de 
l'affaire, ou si elle sera renvoyée pour un complément d'instruc- 
tion. 

Art. 29. — Le demandeur n'est pas tenu de se présenter à 



-- 458 — 

raudience en personne ou par mandataire. S1I ne répond pas à 
l'uppel de la cause, le mémoire contenant ses moyens et conclu- 
sions sera lu en entier par le rapporteur. 

Il en est do même à l'égard du défendeur qui, mis en demeure 
conformément à Tarticle 11, aura produit en temps opportun 
sa défense écrite. Mais s'il n'a pas fait cette production, il 
sera considéré comme faisant défaut, alors même qu'il se 
présenterait à l'audience en personne ou par mandataire, et lé 
Conseil prononcera sur les pièces du dossier. 

Toutefois, le Conseil pourra, si les causes qui ont empêché la 
partie de produire sa défense écrite sont trouvées légitimes, lui 
accorder le renvoi de la cause pour effectuer cette production. 

S 3. Du Jugement. 

Art. 30.— Les débats étant terminés, l'affaire est mise en déli- 
béré, hors de la présence des parties. 

La décision est prise à la majorité des voix ; en cas de par- 
tage, la voix du président est prépondérante. 

La décision est prononcée après le délibéré, à la même au- 
dience ou au commencement de l'audience suivante. 

Art. 31. — Chaque décision contiendra : 

Les noms, prénoms, professions et demeures des parties ; 

Les noms de leurs mandataires ; 

Le résumé de leurs conclusions et le visa des pièces princi- 
pales ; 

Le visa de la loi ou du règlement dont il sera fait application. 
— Si l'arrêté prononce une condamnation pénale, il reproduira 
dans |e visa, le texte de la loi qui sert de base à la condirm- 
nation; 

Les noms du conseiller-rapporteur, du commissaire du Gou- 
vernement et des membres du Conseil qui auront siégé ; 

Les motifs et le dispositif de l'arrêté ; ^ 

Enfin, la liquidation des dépens, quand elle pourra êti^e 
faite immédiatement. 

Art. 32. — L'état des frais dont la liquidation n'aura pas été- 
comprise dans la décision définitive, sera délivré par le secré- 
taire-greffier, taxé par le conseiller-rapporteur et rendu exécu- 
toire par le Préfet, président du Conseil. 

Tous frais susceptibles d'être admis en taxe, le seront d'aprèi 
le tarif en vigueur pour les tribunaux civils. 

Art. 33. — Les décisions des Conseils de préfecture sont 
rendues au nom de l'Empereur. Les expéditions ou ampliations 
porteront en tête le même intitulé que les lois et décrets, et se-' 
ront terminées par la forme exécutoire du mandement aux offi-^ 
ciers de justice. 



^ 459 -^ 

Ce.s ampUatioDS ou expéditions seront délivrées sur papier 
timbré, lorsqu'il y aura lieu de les noiifier par ministère d'Luis- 
sier ou d'en procurer Texécutiou par voie de contrainte. 

Elles seront signées par le secrétaire-greffier et certifiées par 
le secrétaire général de la préfecture, ou par un conseiller de 
préfecture délégué à cet effet. 

ART. 34. — Le secrétaire-greffier transmettra ampliation des 
décisions rendues, dans le plus bref délai, au secrétariat gé- 
néral de la préfecture. 

Ce délai ne pourra excéder trois jours s'il s'agit d'une décision 
préparatoire ou interlocutoire, ni huit jours s'il s'agir d'un 
jugement définitif. 

AIT. 35. — Les parties ou leurs mandataires peuvent pren- 
dre connaissance au greffe des décisions rendues. 

Elles ont un délai de trois jours pour faire acte d'acquiesce- 
ment. Cet acte sera immédiatement dressé par le secrétaire- 
greffier, et dispensera de toute notification. 

Art. 36. -^ La notification sera faite conformément aux pres- 
criptions de l'art. 15 du présent arrêté. 

Elle ne pourra être faite qu'à l'expiration des trois jours ac- 
cordés pour l'acquiescement, à moins d'urgence constatée dans 
la décision. 

TITRE IV. 

DU RECOURS CONTRE LES JUGEMENTS. 

S !"• — De VOppoHtion. 

Art. 37. — La partie contre laquelle le défaut a été prononcé 
peut relever le défaut, nonobstant toute signification et jusqu'à 
etécution. {JûrUprudmce du Conseil d'État.) 

L'affaire qui revient par suite d'opposition suit la môme 
marche que la demande introductive d'instance, et vient à son* 
nouveau rang. 

L'arrêté qui statuera sur opposition sera définitif. 

Art. 38. — L'opposition d'une partie défaillante à une dé- 
cision rendue contradlctoirement avec une autre partie ayant 
le même intérêt, ne sera pas recevable. [Décret du 22 juillet 
4806, art. S4 ,) 

S 2. --Delà Tierce-opposiUon. 
.Art. 39. — Les Conseils de préfecture doivent admettre la 
tierce-opposition à leurs arrêtés définitifs, pour les cas déter<- 
minés par rarticlé 474 du Code de procédure civile, et tant que 
la décision ne sera point passée en force de chose jugée. [Juris- 
prudence du Conseil d'État.) 



— 460 — 

La tierce-oppositioD sera introduite d'après les lorme3 éla-* 
l>lies au titre 1" du présent arrêté. 

S 3. — Du Pourvoi. 

Art. 40. — L'appel est ouvert contre les arrêtés définitifs 
des Conseils de préfecture par voie de requête au Goaseil 
4'£tat, à moins qu'il n'en soit autrement ordonné. 

Art. 41. — L'appel devra être interjeté dans les délais dé- 
terminés par Tarticle 443 du Code de procédure et dans les for- 
mes prescrites par le décret du 22 juillet 1806. 

Art. 42. — Le pourvoi n'est pas suspensif, à moins qu'il n'en 
soit autrement ordonné. {Décret du »S juillet 4806.) 

TITRE V. 

PROCÉDURES DIVERSES. 

S !*'■ — Des Réclamations en matière de contributions et taxes. 

Art. 43. — Pour les réclamations en matière d'impôts ou 
4e taxes assimilées aux contributions publiques , l'instruc- 
tion, le jugement et la notification des décisions ont lieu 
<ïonformément aux dispositions de l'arrêté ministériel du 10 
mai 1849, publiées à la suite du présent. 

Toutefois, dès que les demandes sont régulières, les dossiers 
sont déposés au greffe pour l'instruction, sous la direction du 
conseiller-rapporteur. 

Art. 44. — Il est dressé un rôle spécial pour le jugement 
<des réclamations de Tespèce. Des audiences spéciales leur 
sont consacrées autant que possible. 

Toutes lés fois qa'il y a contradiction de la part de Tadmi- 
nistration des contributions, les parties, demanderesses soat.. 
€omme en matière ordinaire, avisées huit jours à l'avanoe de 
l'audience fixée pour le jugement. 

§ 2. — Des Contraventions en matière de grande voirie, etc. 

Art. 45. — En matière de contraventions, le Conseil de pré- 
fecture est valablement saisi par le dépôt au greffe des pro- 
cès-verbaux accompagnés d'une décision de renvoi signée du 
Préfet, avec ou sans autre production, suivant les cas. 

Art. 46. — Si le procès-verbal n'a pas été notifié au contre- 
venant, le Préfet en ordonne sans délai la notiûcation. 

Dans tous les cas, le contrevenant sera invité à fournir» s'il le 
juge 8 propos, une requête en défense dans un délai de huitaine- 

Le préfet désignera en môme temps le rapporteur. 

Le prévenu pourra constituer un mandataire dans la forme 
indiquée en l'art. ,8. 

Art. 47. —Lorsqu'il n'y aura pas eu production de requête 



— 46t — 

en défense dans le délai assigné, il n'y aura pas lieu à pronon- 
cer défaut contre le prévenu, s'il se pfésenie à Taudience. 

Akt. 48. — Le contrevenant sera informé par l'avis officieux 
mentionné en l'art. 23, de l'audience à laquelle devra être appelée 
son affaire, et il sera admis à présenter oralement sa défense. 

S'il ne comparait pas, ou si aucun mandataire ne se présente 
pour lui, le contrevenant est jugé par défaut, sauf son droit d'op- 
position. 

Art. 49. — Les Préfets de l'Algérie sent chargés de l'exécu- 
tion du présent arrêté, qui sera inséré au Bulletin officiel du 
Gouvernement général et affiché dans toutes les conununes et 
localités de la colonie . 

Fait au palais du Gouvernement, à Alger, le 19 novembre 
1863. 

M'^ Pelissier, duc de Malàkoff. 
Pour ampliation : 

Le Secrétaire général de la Direction générale 
des Services civils, 
Serph. 



MINISTÈRE DES PIIfA.NCE9. 



Instruction du lO mai 19^0. (Extrait.) 



DROIT DB RÉCLAMATION. 

Art. 1*'. — Tout contribuable qui se croit mal imposé a le 
droit de former une demande en décharge ou réduction de sa 
contribution. (Lois de» 2 messidor an VII , art. 4; 3 nivôse an 
VII, art. 50; 21 avril 1832. art. 28 ; 25 avril 1844, art. 22.) 

Art. 8.— Les réclamations individuelles doivent être rédigées 
sur papier timbré, sauf le cas où elles ont pour objet une cote 
moindre de 30 francs. 

On entend par cote, non le montant total de Tarticle au rôle, 
mais seulement le montant de la contribution sur laquelle porte 
la réclamation. (Lois des 13 brumaire an VII, art. 12, et 21 avril 
1832. art. 28.) 

Art. 10. — Les réclamations sont adressées au Préfet lors- 
qu'elles ont pour objet des contributions imposées dans les com- 
munes de l'arrondissement du chef-lieu, et au Sous- Préfet lors- 
qu'elles concernent des contributions imposées dans les commu- 
nes des autres arrondissements. (Arrôté du 4 floréal an VIIl,) 



— 4«5 — 



DÉLAIS DANS LESQUELS LES EÉGLAMATI0N8 DOIVENT fiTRB 
PRjgSBNTfiBS. 

Amt. U. -^ Les demahdes en déeharge ou réducUdû eveit mtf^ 
tation de cote doivent être présentées dans les liroiè mois de I^r' 
publication des rôles» sôit primitifs, s6it Supplémentaires. (Lois 
des 2 messidor an VII, art. 5 et 7; 2i avril 1832, an. 28;4aèfûr 
1844, art. 8. Arrôt du Conseil d'£tat du 19 mars 1845.} 

Lorsque, par suite de changement de résidence, un contri- 
buable se trouve imposé par double emploi, le délai pour'réôla- 
Hier ne court que du jour où le contribuable a eu officiellement 
connaissance de sa double cotisation. 

ART. 12. — Les demandes en transfert de patente doivent ôtre 
présenlées dans les trois mois qui suivent la cession de l'établis* 
sèment. (Loi du 25 avril 1844, art. 22 et 23.) 

Art. 13. — Les demandes en réduction de patente, par suite de 
décès ou de faillite, doivent ôtre présentées dans les trois mois 
à partir du décès ou de la date du jugement déclarant l'ouver- 
ture de la faillite. (Circulaire du 26 juillet 1845, n* 91. Arrêt du 
Conseil d'Etat du 6 décembre 1848.) 

Art, 14.— Les demandes en dégrèvement, pour cause de des- 
truction ou démolition totale ou partielle de bâtiments, doivent 
être présentées dans les trois mois qui suivent Tachèvement de 
la démolition. (Lois des 21 avril 1832, art. 28; 17 août 1835, art. 2; 
4 août 1844, art. 8; 18 juillet 1845.) 

Art. 18. — Le jour de la publication du rôle et celui de Té- 
cbéance ne sont pas compris dans les trois mois fixés par la loi 
pour la présentation des demandes en décharge ou réduction. 
(Arrêt du Conseil d'Etat du 9 juillet 1846. Circulaire du 30 sep- 
tembre 1846, n* 134.) 

Il en est de même du premier et du dernier jour des délais 
accordés dans les autres cas de réclamation. 

FORMES DBS RÉCLAMATIONS. 

Art: 19. — Il doit être présenté une p^^tition particulière pour 
chacune des contributions sur lesquelles portent les réclamations- 
(Instruciion du 30 septembre 1831.) 

Les réclamations doivent être individuelles, sauf le cas .dé 
pertes où le Maire réclame pour les habitants. (Arrêté du 24 flo- 
réal an VIII, art. 26.) 

Leâ demandes collectives ne peuvent être admises qu'autant 
que ceux qui les forment sont, pour indivis ou autres causes, 
cdlectivem^nt inscrits dans uo même article de rôle.' (Arrêt du: 
3avriMâai;) 



- 40» -- 

Art. 20.— Kul n'est admis à réclamer pour autrui, s'il ne jus- 
tifle qu'il a qualité pour le faire ; ainsi, à moins âe pouvoir spé- 
cial , les fermiers el les locataires ne sont pas recevables à se 
pourvoir pour les propriétaires, ni les propriétaires pour les co- 
lons, ni les pères pour leurs enfants majeurs et réciproquoment. 
(Arrêt du ConseU d'Etat du 31 juillet 1833. Circulaires des 31 jan- 
vier 1844, n* 23 ; 8 octobre 1844, n* 36.) 

Ait. 21. — Toute demande en décharge ou réduction doit être 
accompagnée : 

1* De la quittance des termes échus ; 

2" De l'avertissement ou d'un extrait 4u rdle. (Loi du'2 jnessir 
dor an VII, art. 17 et 18. Arrêt du 24 floréal an Vill. Circulaire 
du 22 décembre 1826. Loi du 21 avril 1632, a£t. 28.) 



tfiClPTION i;r |U(«B«I8T|IS«WT D^^ |LÉ<XAtfATIj09f . 

Art. 23. — Les demandes de toute nature , revêtues des 
formalités prescrites, sont enregistrées dans les bureaux de la 
préfecture et des sous-préfectures , à la date de leur réception. 
(Arrêt ministériel du 25 octobre 1832, art. 1*'.) 

Cette date est inscrite sur chaque demande avec le numéro de 
renregistremeni; elle doit être très-exactement constatée, at- 
tendu qu'elle sert à établir le cas de déchéance et à fixer l'épo- 
que à partir de laquelle le réclamant pourrait différer le paie- 
ment de l'impôt, en vertu des dispositions de l'art. 28 de la loi du 
21 avril 1882. 

ART. 24. — Les demandes non rédigées sur papier timbré, 
lorsque le timbre est dû, ou qui ne seraient pas accompagnées 
des pièces exigées, devront être renvoyées aux réclamants avant 
l'enregistrement pour être régularisées. (Loi du 2 messidor an 
VIII, art. 19.) 

Art. 25. — Les demandes reçues à la préfecture sont trans- 
mises sans délai au Directeur des contributions directes ; celles 
reçues dans les sous-préfectures sont immédiatement envoyées 
au Préfet, qui les adresse également au Directeur. 

RXAHBHBT BNRE6ISTRBMBNT BBS R«CLAMÀTI01f9 PAR LB DlRBCTBim. 

ART. 26. — Le Directeur examine les réclamations à mesure 
qu'il les reçoit. 

Art. 27. —Les demandes en décharge ou réduction qui au- 
raient été présentées après l'expiration du délai fixé sont, avant 
toute instruction sur le fond , renvoyées au Préfet avec un rapr 
port motivé, du Directeur sur les faits relatifs à la déchéance. 
Ces demandes sont ensuite soumises au Conseil de préfeoiure» 



— 464 — 

à qui il appartient de décider si la déchéance a été ou non en- 
courue. (Circulaire du 5 juin 1841.) 

La disposition qui précède s'applique aux états de cotesindû- 
ment imposées. 

Un Conseil de préfecture ne peut relever de la déchéance « 
mais il peut et doit vérifier et déclarer si la déchéance a été oo 
n'a pas été encourue. Les demandes en décharge ou réduction 
présentées même hors déhiis doivent donc lui être soumises com- 
me celles présentées dans les délais. Il n'appartient pas au Préfet 
d*opposer la déchéance au réclamant. (Arrêté du Conseil d'Etat 
des 7 février et 20 décembre 1848.) 

Art. 29. -— Dans le cas où les demandes irrégulières ou in- 
complètes ont été transmises à la direction, le Directeur les ren- 
voie au Préfet, afin qu'il mette les parties en demeure de les 
régulariser. (Loi du 2 messidor an Vil, art. 9.) 



INSTEUCTION DES RÉCLAMATIONS. 

Art. 36. - Le contrôleur prend Tavis das répartiteurs sur 
toutes les demandes en décharge et réduction relatives aux 
contributions foncière, personnelle, mobilière et des portes et 
fenêtres ; sur les demandes en dégrèvement de contribution fon- 
cière pour cause de vacances dans les villes de 30,000 âmes et 
au-dessus, où ces dégrèvements donnent lieu à réimposition ; sur 
les demandes en exemption temporaire d'impôt ; enfin , sur les 
états de cotes indûment imposées et de cotes irrécouvrables. 
(Arrêté du 24 floréal an YllI, art. 4. Loi du 21 avril 1832, art. S8.) 

Il prend l'avis du Maire seul sur les demandes en décharge ou 
réduction relatives à la contribution des paternes ; il constate avec 
ce magistrat les faits qui ont donné lieu à des demandes indi- 
viduelles en remise ou modération pour toutes les natures de 
contributions. (Loi du 25 avril 1844, art. 22. Arrêté du 24 floréal 
an VIII, art. 25.) 

Les demandes collectives pour pertes sont vérifiées avec des 
commissaires, conformément à l'art. 25 de l'arrêté du 24 floréal 
an VIll, et suivant la marche indiquée ci-après. (Art. 45 à 49.) 

Art. 40. — L'avis des répartiteurs ou celui du Maire doit être 
donné dans un délai de dix jours. (Loi du 2 messidor an YII, 
art. 20.) 

Cet avis doit être motivé. (Loi du 2 messidor an VII , art. 21.) 

Art. 52. — Le Directeur fait son rapport sur les demandes en 
décharge ou réduction relatives aux contributions foncière, 



— 465 ^ 

peraminellev'inoMtiàr^ et des. pertes et fenêtres, dès 4um k te- 
connu la régularité de rinstructfon. (Loidu21avTîll882,4rt.S9.) 
: Il commuiiiqae au .Sous-Préfet les dossiers des réclamations 
relatives à la contribution des patentes et ceux des demandes en 
remise eu modération pour toutes lesconuibutions ; il ne rédige 
ses rapports qu'après avoir reçu Tavis de ce fonctionnaire. 
(Circulaire du â6 Juillet Idiô, o* 91.) 
. Art. 53. — Le rapport du Directeur doit contenir le résumé 
de toute Tinstruction et la discussion des faits; les conclusions 
doivent être basées sur les lois, les règlements on la jurispru* 
dence applicables à l'espèce. 

ART. 54. — Si le Directeur conclut à l'admission pure et simple 
de la demande, il adresse immédiatement son rapport à la pré- 
fecture. (Lois des 26 mars 1831. art. 28. et 21 avril 1832, art. 29.) 

ART. 55. — Si, au contraire, le Directeur conclut au rejet de 
la demande, ou s'il propose de ne Tadmettre qu'en partie , il 
transmet le dossier à la sous-préfecture, et invite le réclamant 
à en prendre communication et à faire connaître, dans dix jours, 
s'il veut fournir de nouvelles observations ou recourir à la vé- 
rification par voie d'experts. La lettre d'avis du Directeur au 
réclamami énonce explicitement les motifs des conclusions prises 
ser la réclamation. (Loi du 21 avril 1832, art. 29.) 

Ces formalités ne concernent que les demandes individuelles 
en décharge ou rédiuotion; elles ne s^appliqueot pas aux deman* 
des en remise ou modération, ni aux états des percepteurs. 

ART. 56. — Le dépôt à la sous-préfecture et l'avis de ce dépôt 
au réclamant doivent être renouvelés, lorsque, dans la suite de 
l'instruction, il est produit contre la demande de nouveaux 
moyens sur lesquels le pétitionnaire n'a pas été mis en demeure 
de s'expliquer. (Circulaire du 27 janvier 18i4, n* 22.) 

Art. 57. — Les avis du dépôt des dossiers sont transmis au 
Maire, pour èlre notifiés aux réclamants : le Maire renvoie au 
Directeur un bordereau nominatif constatant la notification. 
(Circulaire du 4 mai 1844, n*35.) 

Art. 58.— Toute décision rendue contrairement à la demande, 
sans que la formalité du dépôt ait été accomplie ou sans que le 
réclamant ait été inforlné de ce dépôt en temps utile, peut être 
attaquée pour cause de nullité. (Circulaire du 27 janvier 1844, 
»• 22.) 

Art. 59. — Le dossier reste déposé à la sous*préfecture pen- 
dant 15 jours, à partir de la date de l'envoi fait par le Directeur. 
Ce délai expiré, le dossier cet renvoyé au Directeur avec les 
observations du réclamant, s'il en a fait. (Instruction du 30 sep- 
tena)re 1831.) 

Art. 00. — Si le. réclamant nia ;pas fourni d'observations , e^ 



qvi doit ôtre attesté par le Seus^PréfèC, le Directeur adnssetus* 
sitôt les pièces à la préfecture. Dans le cas contraire, le Diree* 
teur rédige an second rapport, après avoir, au besoin, pris l'avis 
du contrôleur* 

EXPERTISE DEMANDÉE PAR LES RÉCLAMANTS. 

Art. 61. — Si l'expertise est demùndée, le Directeur renvoie 
toutes les pièces au contrôleur, pour qu*ll soit procédé à cette 
opération. (Circulaire du 6 septembre 1845, u* 99.) 

ART. 62. — - L'expertise peut être réclamée pour toutes les na- 
tures de contributions, et même pour le droit fixe de patente. 

ART. 63. — Dès que le contrôleur a reçu le dossier de l'affaire 
pour laquelle rexperiise est demandée , il s'assure que le récla- 
mant a désigné des experts, et il invite le Sous-Préfet à nommer 
celui qui doit représenter l'Administration. 

Art. 65. — L'expertise a lieu aux jour et heure indiqués. (Loi 
du 3 messidor an VII, art. 26, 33 et 107.) 

Si le Maire ou les répartiteurs, le réclamant ou son fondé de 
pouvoirs ne se présentent pas, 11 est fait mention dans le procès^ 
verbal de leur convocation et de leur absence, et il est passé 
outre. 

Art. 67. — Dans aucun cas, les experts ne peuvent se dispen- 
ser d'aller sur les lieux et de visiter les objets soumis à leur 
appréciation, (Arrêt du Conseil d'Etat du 18 octobre 1833.) 

Art. 69. — 11 ne peut être nommé de tiers expert. (Circulaire 
du 3 juillet 1845, n' 90.) 

Art. 70. — Le contrôleur joint son avis motivé au procès- verbal 
de l'expertise ; il n*est pas tenu de se ranger à l'avis des experts, 
ou de l'un d'entre .eux. 

Art. 71. — Dès que le Directeur a reçu le dossier et le procès- 
verbal de l'expertise, il fait son rapport et le transmet immédia- 
tement à la préfecture. (Arrêté du 24 floréal an VIII , art. 28.) 

Art. 73. — Les demandes en décharge et réduction doivent, 
à moins de circonstances indépendantes du fait des agents des 
contributions directes, être instruites et jugées dans les trois 
mpis de leur présentation. 

d£cision sur les réclamations. 

Art. 74. — Le Conseil de préfecture statue sur les demandes 
Individuelles en décharge, réduction et mutation de cote, aônsi 



— 467 — 

que stirlés états de côtM tndAmentimposëes. (Loi an SSplûviôse 
an VIII. art. 4.) 

Art. 76. — Lorsqu'une réclamation contient en même temps 
une demande en décharge ou réduction et une demande en re- 
mise ou modération, l'instruction est scindée, afin que le Conseil 
de préfecture et le Préfet puissent prononcer chacun selon sa 
compétence. (Arrêt du Conseil d'EUt, 18 octobre 1832.) 

Aet. 77. — Si le réclamant a demandé la vérification par voie 
d'experts, le Conseil de préfecture ne peut valablement statuer 
qu'après qu'il a été procédé à l'expertise , à moins que , par le 
fait du réclamant, cette opération n'ait pu être effectuée. (Arrêts 
du Conseil d'Ëtat du 3 janvier 1834, 18 mars 1842 et 18 mars 1843.) 

Art. 78. — Le Conseil de préfecture n'est pas lié par les avis 
donnés dans l'instruction, ni par les estimations de Texperiise; 
il n'est pas non plus obligé de rejeter les réclamations pareela 
seul que les réclamants n'auraient pas jugé h propos de recourir 
à l'expertise ou de fournir de nouvelles observations ; il adopte 
la base de cotisation qui lui paraît la plus juste. 11 doit , dans 
tous les cas, exprimer les motifs par lesquels il s'est déterminé. 
(Arrêis du Conseil d*Etat, 19 décembre 1884 et 12 avril 1844.) 

Art. 79. — Si le Conseil de préfecture ne se trouve pas sufll- 
samment éclairé par l'instruction, il peut ordonner une contre- 
vérification, en indiquant les points à éclaircir. (Instruction du 
24 prairial an YlII. Loi du 26 mars 1831, art. 29. Instruction du 
30 septembre 1831.) 

La contre-vérification est faite par l'Inspecteur, ou, à son dé- 
faut, par un contrôleur autre que celui qui a procédé à la pre- 
mière instruction; elle a lieu en présence du réclamant ou de 
son fondé de pouvoirs, et, suivant le cas, en présence du Maire 
ou des répartiteurs. 

L'agent chargé de la contre-vérification dresse un procès-ver- 
bal dans lequel il mentionne les observations du réclamant et 
celles du Maire ou des répartiteurs. Le Directeur fait un nouveau 
rapport. 

Abt. 80. — Le Conseil de préfecture ne peut, à peine de nuliité« 
faire procéder à une contre-vérification en dehors de l'action 
des agents des contributions directes. (Arrêt du Conseil d'Etatdu 
24 juin ]846. Circulaire du 28 septembre 1846, n* 132.) 

Art. 81.— Lorsque la réclamation a pour objet une propriété 
imposée sous un autre nom que celui du véritable propriétaire, 
le Conseil de préfecture prononce sur la mutation de cote. 
(Arrêté du ^ floréal an Yill, art. 2.) 

Dans lés tfutreà cas, le conseil de préfecture ne statué que sur 



— 468 — 

le fait du dégrèvement: l'imputation appartient à Fautorité ad- 
ministrative. (Circulaire du 17 mai 1836.) 

SXfiCUTION DBS DÉCISIONS. 

Art. 84. — Aussitôt que le Conseil de préfecture ou le Préfet 
a statué, les dossiers, accompagnés des décisions rendues, sont 
envoyés au Directeur, qui prépare les ordonnancés de dégrève- 
ment à soumettre à la signature du Préfet (Circulaire du 15 sep- 
tembre 1828.) 

Art. 87. — Les frais d'expertise sont supportés par le récla- 
mant, lorsque la demande a éré rejetée; i)s sont acquittés entre 
les mains du percepteur, en vertu de Tordonnance du Préfet. 
(Arrêté du 24 floréal an VIII , art. 18 et 20. Instruction du 90 
septembre 1831.) 

Art. 88. — Lorsque la demande a été reconnue fondée en tout 
ou en partie, les frais d'expertise sont supportés par la commune, 
s'il s'agit des contributions foncière et personnelte-mobillère; 
dans ce cas, ils sont réimposés comme charge locale. Ils sont 
imputés sur le fonds de non -valeurs, lorsqu'il s'agit des autres 
contributions. (Arrêté du 24 floréal an VIII , art. 18 et 19. Ins- 
truction du 30 septembre 1831.) 

AVIS DBS DÉCISIONS AUX PARTIES INTfiRESSfiBS. 

Art. 89. — Le Directeur rédige des lettres d'avis pour faire 
connaître aux réclamants les décisions rendues sur leurs récla* 
malions , et , lorsqu'il y a lieu , l'envoi des ordonnances de dé- 
grèvement aux percepteurs. (Circulaire des 16 septembre 1825 , 
23 avril 1829 et 18 septembre iai5.) 

Des lettres semblables sont rédigées pour les contribuables 
qui , sans avoir réclamé directement, ont obtenu des dégrève- 
ments sur la demande des Maires ou sur celle des percepteurs. 
(Circulaire du 18 septembre 1845.) 

Des avis sont également donnés aux percepteurs pour leur 
faire connaître : 1* les taxes ou portions de taxe portées sur leurs 
états qui n'auraient pas été admises en décharge ou passées en 
pon-valeur: 2* les taxes maintenues sur demandes individuelles 
en décharge ou réduction. (Circulaire du 16 septembre 18:^.) 

Art. 90. — Les lettres d'avis adressées aux contribuables , 
dont les demandes en décharge ou réduction ont été rejetées en 
tout ou en partie, doivent énoncer explicitement les motifs de la 
décision , et indiquer le droit qu'ont ces contribuables de se 
pourvoir en Conseil d'Etat. (Loi du 2 messidor an VU, art. 28. 
Circulaires des 16 septembre 1825 et 16 décembre 1841.) 



— 469 — 

P0U1Y0I8. 

Ait. 95. — Le contribuable qui veut se pourvoir au Conseil 
d'Etat doit exercer son recours dans les trois mois de la notifi- 
cation de la décision. (Décret du 22 juillet 1806, art. 11. Ârrét 
du Conseil d*Etat du 30 mars 1844.) 

Art. 96. — La requête doit être formée sur papier timbré; 
elle doit être accompagnée d'une expédition de la décision at- 
taquée. (Loi du 21 avril 1832, art. 30.) 

Art. 97. — Les recours contre les décisions du Conseil de 
préfecture peuvent être transmis sans frais au Président du 
Conseil d'Etat par l'intermédiaire du Préfet. (Loi du 21 avril 1832, 
an. 30.) 

Le Préfet y joint ses observations. 

Art. 98. — Nul ne peut se pourvoir dans Tintérét d'autrui s'il 
ne justifie qu'il a qualité pour le faire. (Arrêt du Conseil d'Etat 
du 6 juin 1844. Circulaire du 8 octobre 1844, n* 56.) 

Art. 99. — Les Maires ne peuvent se pourvoir dans l'intérêt 
de leur commune que lorsqu'ils y ont été autorisés par le Con- 
seil municipal. (Arrêt du 9 mai 1838.) 

Art. 100. — Les percepteurs sont admis à se pourvoir contre 
les décisions des Conseils de préfecture sur les états de cotes 
indûment imposées, et leurs requêtes sont introduites comme 
celles des contribuables. (Arrêt du 15 août 1839.) 



Pour extrait otrtiaé eonforme : 
Le Secrétaire général de la Direction générale 
des Services clfiUs en Algérie, 
Sbrpb. 

Vu pour être annexé à notre arrêté du 19 novembre 1863. 
Le Gouverneur Général de V Algérie, 
M^ Pelissiek, duc de Malakoff. 



CIBCULAIRE du Ministre de l'Intérieur aux Préfets, pour 
l'exécution du décret du SO décembre 186». (Annexe.) 

Paris, le 17 Janvier 1868. 

Monsieur le Préfet, le décret du 30 décembre dernier, -qui 
étend aux Conseils de préfecture la forme depuis longtemps 
consacrée, en matière contentieuse , devant la baute Juridiction 
du Conseil d'Etat, ne change rien aux règles suivies antérieure- 



— é7% — 

ment quant à Tintroduction desittslaoces. à l'instruction et à la 
décision des affaires. 

Assurer aux parties les avantages d'un débat public et contra* 
dictoire et suivre, autant qu'il est possible, le mode de procédure 
tracé par les règlements antérieurs du Conseil d'Etat (ordonnan- 
ces du 2 février 1831, —et du 30 janvier 1832), tel est le sens, 
le but et la portée des nouvelles dispositions que l'Empereur 
vient d'approuver. 

Le règlement intérieur du Conseil d'Etat (.30 janvier 1832) 
s'occupe d'abord de l'établissement d'un rôle pour chaque séance 
publique (art. 17). Un rôle analogue doit être tenu pour les au- 
diences des Conseils de préfecture. 

C'est à vous qu'il appartient , Monsieur le Préfet, d'ordonner 
l'inscription sur ce rôle des affaires à soumettre au Conseil , 
suivant le caractère d'urgence qu'elles vous paraîtraient présen- 
ter ; c'est vous qui dirigerez les rapporteurs. 

Les obligations de présence et de costume , mentionnées en 
l'article 18, sont de droit commun. 

Après le rapport fait par un Conseiller, les parties peuvent pré- 
senter leurs observations, soit en personne, soit par mandataire. 

Les articles 88 et suivants du Code de procédure civile sont 
applicables à la tenue des séances des Conseils de préfecture. 

L'institution d'un ministère public est la conséquence néces- 
saire de la publicité donnée aux audiences. La mission de pren- 
dre des conclusions et de veiller à la stricte observation des 
lois et des règles de la jurisprudence est confiée au Secrétaire 
général de la préfecture, qui en remplit les fonctions. Les au- 
diteurs au Conseil d'Etat , attachés aux préfectures, pourront, 
avec mon auiorisaiion, être chargés du ministère public. 

Pour maintenir la célérité dans l'expédition des affaires et ne 
pas altérer le caractère de la juridiction administrative, les 
conclusions du Commissaire du Gouvernement doivent être pré- 
sentées, ainsi que les observations des parties, sous une forme 
sommaire. Quant à Tinstruction des affaires, elle est essentiel- 
lement écrite devant les Conseils de préfecture, comme devant le 
Conseil d'Etat. 

L'établissement d'un greffe ou secrétariat spécial auprès des 
Conseils de préfecture était indispensable. 

L'article 5 du décret y pourvoit en disposant qu'un secrétaire- 
greffier sera nommé par le Préfet, et choisi parmi les employés 
de ses bureaux; e'est la généralisation d'une mesure qui existe 
déjà dans plusieurs départements. 

Le greffier devra tenir un registre dans lequel seront inscrites 
toutes les affaires au moment où elles seront présentées au 
greffe. 






— 47J — 

Ce registre contiendra le numéro d'ordre, la date delà remise 
au greffe, le nom des parties, le sommaire de l'affaire, les aver- 
tissements, communications, opposilions, et la date des déci- 
sions ou arrêtés. Il mentionnera la remise des dossiers au rap- 
porteur et le récépissé des pièces communiquées ou remises aux 
parties. 

Le greffier sera chargé, en outre, de tenir le registre des ar- 
rêtés du Conseil de préfecture. 

Je ne crois pas avoir besoin, Monsieur le Préfet, d'entrer dans 
plus de détails; je me borne à vous signaler, quant à présent, les 
points principaux sur lesquels votre attention devait être par- 
ticulièrement appelée. 

Vous aurez soin, dès la réception de cette circulaire, de pré- 
parer un arrêté prescrivant les mesures nécessaires pour l'exé- 
cution du décret. 

Il importe que ce travail me parvienne dans le plus bref délai. 

Je désire recevoir chaque année, avant le T' février, un état 
conforme au tableau ci-joint, des affaires contentieuses portées 
devant le Conseil de préfecture de votre département. 

Ce tableau indiquera , par nature d'affaires , le nombre: 

r De chacune d'elles ; 

2* De celles qui auront été jugées par défaut; 

3* De celles qui auront été jugées, les parties entendues en 
personne ou par mandataire ; 

4* De celles qui restent à juger. 

J'attache , vous le comprendrez , Monsieur le Préfet ^ le plus 
sérieux intérêt à Texécution du décret du 30 décembre. 

Je serai heureux, en mettant chaque année sous les yeux de 
TEmpereur le compte-rendu de la justice administrative , de si- 
gnaler à Sa Majesté, d'une manière spéciale, les litres nouveaux 
que les fonctionnaires administratifs auront su acquérir à sa con- 
fiance dans la sphère d'action que le décret leur attribue. 

Recevez , etc. 

Le Ministre de Vlntérieur, 
Pour le Ministre et par autorisation : 

Le Conseiller dJEtat , Directeur général , 
Signé. Thuillisr. 



— 472 — 




GBlTIFlfi GONFOUIB : 

Alger, le 32 novembre 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services cityils, 

SEBPH. 



▲LGEB. — IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTEE. 



— 473 — 

BULLETIN OFFICIEL 

DU 

CiOl]YERNENENT GÉNÉRAL 

DE L'ALGERIE. 



ises. 



N^ 98 



SOMMAIRE. 



«•• 



352 



353 

354 

355 
356 



7 oct. 1863. 



6 nov. 1863. 
H nov. 1863. 

25 nov. 1863. 

26 nov. 1863. 



âhaltsb. 



Ventes pul>llq[ue«. — Màichan 
DISKS EN GROS. — Les décrets des 30 mai 
et 29 auûtl863, sur les ventes publiques 
de marchandises en gros, sont rendus 
exécutoires en Algérie (décret) 

—Décret du 30 mai 1863 lAnnexe) 

—Tableau des marchandises qui peuvent 
ôtre vendues en gros aux enchères publi- 
ques (Annexe du décret du30 mai 1863) 

—Décret du 29 août 1863 {Annexe) 

Régime forestier. — Soumission 
au régime forestier de terrains doma- 
niaux autour de la ville d'Orléansville 
(arrêté) 

A^dmlnistratloii eénérale. — 
Ordre relatif à la supple<ince du Conseil- 
ler-d'Etat, Directeur général, en mis- 
sion 

diemlns vicinaux. — Au sujet de 
l'entretien des chemins vicinaux de la 
banlieue des villes (circulaire) 

Ouvroirs mnunlman». — La du 



475 
476 



479 
4fi4 



486 



487 



— 474 — 



N»» 



357 



358 



359 

à 

365 



26nov.l863. 



idée. 1863. 



Dales divers. 



AHÂLT8B. 



rée de l'apprentissage dans ces établis- 
sements esi fixée à trois années (arrêts). 
Ck>iistitutJoii de ta propriété. 

— BlÉCUTtOlV DD S£NaTUS-CONSULT£. — 

Au sujet de la revendication par le Do- 
maine des immeubles domaniaux (cir- 
culàirb) 

—Règles à suivre pour la régularisation 
des attributions territoriales antérieures 
au séoatus-consulte (circulàirb) 

—Etat des attributiolis à régulariser — 

Mentions et Extraits 



PAC. 



488 



489 



4dO 

494 

495 

à 

496 



— 475 — 

N* 352. — DÉCRET qui rend exécutoires en Algérie les décrets 
des SO mai et i9 août 486S, sur les ventes ptibliques de mar- 
chandises en gros. 

DU 7 OCTOBIB 1863. 



NAPOLÉON , par la grAoe de Diea et la Tolonté natio- 
nale , Empereur des Français , 
A tous présents et à Tenir, salot. 

Vu notre décret du 30 mai 1863, qui modifie : IMe tableau an- 
nexé à ia loi du 28 mai 185S, sur les ventes publiques de mar- 
chandises en gros ; 2* le décret du 12 mars 1859, portant règle- 
ment d'administration publique pour Texécution de ladite loi ; 

Vu notre décret du 29 août 1863, qui applique les dispositions 
du règlement du 12 mars 1859, complété par le décret du 30 mai 
1863, aux ventes prévues par la loi du 23 mai 1863, modificative 
du titre VI du livre l*' du Code de Commerce ; 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au départe- 
ment de la Guerre, d'après les propositions du Gouvorneur 
Général de l'Algérie; 

AYOïrS DÉGfiÉTÉ ET DECRÉTOlfS CE QUI SUIT : 

Abt. !•'. — Les décrets des 30 mai et 29 août 1863 
sns-yisés sont rendus exécutoires en Algérie. A cet effet, 
ils seront publiés et promulgués à la suite du présent 
décret. 

Abt. 2. — Notre Ministre secrétaire d'Etat an dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Al- 
gérie sont chargés , chacun en ce qui le concerne , de 
l'exécution du présent décret. 

Fait à Paris, le 7 octobre 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 
Par l'Emp^eur : 

Le Maréchal de France ^ 
Ministre secrétaire d'Etat au département 
de la Guerre y 

Signé : Baiydou. 



— 476 — 

DÉCRET IMPÉRIAL qui modifie: 4"" le tableau annexé à la loi 
du fts mai ^858, sur les ventes publiques de marchandises en 
gros; r le décret du f2 mars 4859, portant règlement d'admi- 
nistration publique pour V exécution de ladite loi. 

DU 30 MAI 18G3. 



NAPOLEON, p^r la grâce de Diea et la volonté 
nationale, Empereur des Français, 
A tous présents et à venir, salut; 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au départe- 
ment de rAgriculture, du Commerce et des Travaux publics; 

Vu la loi du 28 mai 1858, sur les ventes publiques dem^rcban- 
dises en gros, et notamment l'art 1" de cette loi, ainsi conçu : 

« La vente volontaire aux enchères en gros des marchandises 
comprises au tableau annexé à la présente loi peut avoir lieu 
par le ministère de courtiers, sans autorisation du tribunal de 
Commerce. 

« Ce tableau peut être modifié, soit d'une manière générale, 
soit pour une ou plusieurs villes , par un décret rendu sous la 
forme des règlements d'administration publique et après avis 
des Chambres de Commerce ; » 

Vu le tableau de marchandises annexé à la loi précitée ; 

Vu les avis des Chambres de Commerce de TEmpire, sur les 
modifications et additions à apporter audit tableau ; 

Vu notre décret du 12 mars 1859, portant règlement d'ad- 
ministration publique pour l'exécution de la loi précitée du 28 
mai 1858; 

Vu notre décret du 8 mai 1861, portant que les navires, agrès 
et apparaux et les sucres raffinés sont compris au tableau des 
marchandises qui peuvent être vendues en gros aux enchères pu- 
pliques. conformément à la loi du 28 mai 1858, dans tout l'Empire; 

Vu notre décret de la môme, date portant que les marchan- 
dises y désignées sout comprises au tableau de celles qui peuvent 
être vendues en gros aux enchères publiques, conformément à 
la loi du 28 mai 1858, dans la ville du Havre ; 

Vu notre décret du 29 juin 1861, qui ajouie un paragraphe à 
Farlicle 25 du règlement d'administration publique précité du 
12 mars 1859 ; 

Notre Conseil d'Etat entendu ; 

AVONS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT : 

Art. 1*'. — Peuvent être vendues en gros, aux enchè- 



— 477 — 

res publiques, conformément à la loi du 28 mai 1858 , 
dans tout T Empire : T les marchandises de toute proYe- 
nancp portées au tableau annexé au présent décret, lequel 
remplacera le tableau annexé à ladite loi ; 2^ toutes les 
marchandises exotiques quelconques destinées à la réex- 
portation. 

Art. 2. — Les articles 20, 21, 23 et 25 du règlement 
d'administration publique du 12 mars 1859 sont mo- 
difiés ainsi qu'il suit : 

tt Art. 20. — Il sera procédé aux Tentes publiques, 
à la Bourse ou dans les salles autorisées, conformément 
au présent décret ; toutefois , le courtier est autorisé à 
Tendre sur place, dans le cas où la marchandise ne peut 
être .déplacée sans préjudice pour le Tendeur, et où, 
en même temps, la vente ne peut être couTenablement 
faite que sur le vu de la marchandise. 

« Le courtier peut également Tendre sur place , s'il 
n'existe pas de Bourse ni de salle de vente autorisée dans 
la commune où la marchandise est déposée. 

« Art. 21 . — Le lieu, le jour, les heures et les condi- 
tions de la Tente, la nature et la quantité de la marchan- 
dise , doiTcnt être , trois jours an moins à TaTance , 
publiés au moyen d'une annonce dans Tun des journaux 
désignés pour les annonces judiciaires de la localité, et, 
en outre, au moyen d^aifiches apposées h la Bourse, ainsi 
qu'à la porte du local où il doit être procédé à la Tente 
et du magasin où les marchandises sont déposées. 

« Deux jours au moins aTant la Tente, le public doit 
être admis à examiner et Térifier les marchandises^ et 
toutes facilités doivent lui être données à cet égard. 

« Toutefois, le Président du tribunal de Commerce du 
lieu de la Tente peut, sur requête motiTée, accorder dis- 
pense de l'exposition préalable prescrite par le paragra- 
phe précédent , lorsqu'il s'agit de marchandises qui , à 
cause de leur nature ou de leur état d'aTarie , ne pour- 
raient pas y être soumises sans incouTénients. Mais, en 
tout cas , des mesures doÎTent être prises ponr que le 



public psiise examiner les mardmiiâiMe avant qu'il scrI 
procédé k la vente. 

c( Art. 23. — Le Catalogne énonce les marques, nn- 
méros, nature et quantités de chaque lot de marduin* 
dises , les magasins où elles sont déposées, les jours et 
les heures où elles peuvent être examinées, et le Ken, les 
jours et les heures où elles seront vendues. 

« Sont mentionnées également les époques de livraison, 
les conditions de paiement , les tares , avaries, et toutes 
les autres indications et conditions qui seroutla base et 
la règle du contrat entre les vendeurs et les acheteurs. 

(( La formation préalable de lots distincts n*est pas obli- 
gatoire pour les marchandises en grenier ou en chantier. 
Si elle n*a pas lieu, le catalogue doit meutionner la cause 
qui empêche d*j procéder et la manière dont s'opérera la 
livraison. La même mention doit être reproduite dans le 
procès-verbal de la vente. 

<c Art. 25. — Les lots ne peuvent être , d'après l'éva- 
luation approximative et selon le cours moyen des mar- 
chandises, au-dessous de cinq cents francs. 

(c Ce minimum peut être élevé ou abaissé dans chaque 
localité, pour certaines classes de marchandises , par ar- 
rêté du Ministre de l'Agriculture , du Commerce et des 
Travaux publics, rendu après avis de la Chambre de Com- 
merce ou delà Chambre consultative des Arts et Manufoc- 
tures. 

« En cas d'avaries, les marchandises peuvent être ven- 
dnes par lots' d'une valeur inférieure au minimum fixé 
pour chacune d'elles, mais après autorisation donnée sur 
requête par le Président du tribunal de Commerce du lieu 
de la vente. Le magistrat peut toujours, s'il le juge né- 
cessaire, faire constater l'avarie par un expert qu'il 
désigne. 

« Le minimum de la valeur des lots est fixé à 100 fr. 
pour les ventes après protêt de warrant de marchandises 
de toutes espèces. » 

Art. 3. — ' Sont abrogés les décrets sus- visés des 8 mai 



— 47» — 

et 29 juin 1 861 , dont les ilisp^sitions soift remplftcéeë par 
celles da présent décrets 

Art. «4. — Notre Ministre secrétaire d'Etat aq dépar- 
tement de TAgricuitare» da Commerce et des .Tr^YMY. 
publics, est chargé de rcxécntion da présent décret, qai 
sera publié partout où besoîn sera, de la manière. «idir 
quée par Tordonnance royale da 18 janvier 1817, et exé- 
cutoire dans les localités où il aara été ainsi publié > k 
partir du jour de cette publication. 

Fait au palais des Tnilerie^i le 30 mai 1 863. 

NAPOLÉON. 

Par TEmp^reur: 
Le Ministre seerétaire d'Etat au département 
de l'Agriculture^ du Commerce et de» 
Travaux publics , 

Signé : S. Bovqer. 



DES ■ARCHâlilNSIS ffOI KUYERT tTRE VENDUIS ER 8R0S AUX ERCHtm rWIOlKI 
(Aaneie 4o «éerei du 80 mai IM8). 



Abaca. 

Absintlie en balles. 
Acide arsénieux. 
Acide benzoïque. 
Acide borique. 
Acide citrique. 
Acide hydrochlorique. 
Acide hydrochloro-nilrique. 
Acide niirique. 
Acide oléique, oxalique. 
Acide phosphorique. 
Acide stéarique en masse. 
Acide stéarique ouvré. 
Acide sulfurique. 
Acide tartrique. 
Agates brutes. 
Agates ouvrées. 
Agaric. 

A^rès et apparaux de navires. 
Ail. 

Albâtre. 

Alcalis, cendres végétales. 
Alcool et spirinieux 4e loute e 
pèce. 



Alizari. 

Aloès. 

Alpiste. 

Alquifoux. 

Alun. 

Amadou. 

Amandes. 

Ambre. 

Ambrette. 

Amidon. 

Amomes. 

Ammoniaque. 

Amurca. 

Ancbois. 

Ancres. 

Anis. 

Anisette. 

Antimoine. 

Arachides. 

Ardoises. 

Argent non ouvr$. 

Argile. 

Aristoloche. 

Arrow-root. . 



— 480 — 



Àrséniate de potasse. 

Arsenic. 

Asphalte. 

Aipic. 

Assa-fœtida. 

Avelanède. 

Avoine. 

Azur. 

Bablah. 

Badiane, 

Baies de genièvre. 

Baies de laurier. 

Bambous. 

Bariile ou soude. 

Basane. 

Bastin brut. 

Baume. 

Benjoin. 

Bestiaux et autres anim. vivants 

Betteraves. 

Beurre. 

Bière. 

Biscuits. 

Bismuth. 

Bitume. 

Blanc Je baleine et de cachalot. 

Blanc d'Espagne. 

Blanc de zinc. 

Blé. 

Bleu de Prusse. 

Bœuf salé. 

Bois à brûler. 

Bois de construction de toute 
sorte. 

Bois d'ébénisterie. 

Bois de teinture. 

Bois enéclisses. 

Bois feuillard. 

Bois odorant. 

Borax. 

Bouchons de liège. 

Bourre ou poils d'animaux. 

Bourre de soie en balles. 

Boyaux frais et salés. 

Brai gras ou sec. 

Briques de toute espèce. 

Bronze non ouvré. 

Brou de noix. 

Cabillaud. 

Câbles et grelins. 

Cacao. 

Cachemires de l'Inde. 

Cacbou en masse. 

Cadmium brut. 

Café. 

Camphre. 

Canefice ou casse. 



Cannelle. 

Cantharides. 

Caoutchouc non ouvré. 

Câpres en baril. 

Carbonates. 

Cardamome. 

Caret. 

Carreaux. 

Cascarille. 

Carmin. 

Carihame (fleur de). 

Cassave. 

Cassia. 

Cfiuris 

Cendres et regrets d'orfèvre. 

Cendres bleues ou vertes. 

Céruse. 

Champignons. 

Chanvre. 

Chapeaux de fibres de palmier. 

Chapeaux de paille, d'écorce et 

de sparte. 
Charbon de bois et de chêne- 

vottes. 
Charbon cardières. 
Châtaignes. 
Chaux. 
Chenevis. 
Cheveux non ouvrés. 

Chiendent en balles. 

Chiffons en balles. 

Chromate deplomb etdepotasse. 

Cidre. 

Ciment. 

Cinabre. 

Cire non ouvrée. 

Civette. 

Citrons. 

Coaltar. 

Cobalt. 

Cochenille. 

Cocos. 

Coke. 

Colle de poisson. 

Colle-forte. 

Coloquinte. 

Colza. 

Confitures. 

Conserves alimentaires. 

Coquillages. 

Corail. 

Coriandre. 

Cornes de bœufs et de buiOes. 

Cornes de cerf. 

Coton. 

Couleurs non dénommées. 

Couperose. 



I • ■!■ 1 



riHÉâMÉM 



— 481 — 



Craie. 

Crôme de tartre. ^ 

Crins non ourrés. 

Cristal de roche. 

Cubëbe. 

Cuirs bruts ou apprêtés. 

Cuivre non oufré. 

Cumin. 

Curcuma. 

Dattes. 

Dé^as de peaux. 

Dents d'éléphant, d'hippopotame 

Derle. 

Dibidivi. 

Drilles. 

Eaux minérales. 

Eaux-de-vie. Voir alcool et spi- 
ritueux de toute espèce. 

Ecailles d'ablette. 

Ecailles de tortue. 

Echalas. 

Ecorces à tan. 

Ecorces autres de toute sorte. 

Edredon. 

Ellébore (racine d'). 

Emeri. 

Embarcations et canots. 

Encens. 

Engrais de toute sorte. 

Eponges. 

Esprit de vin. Voir alcool , etc. 

Essence de parfumerie. 

Essence de térébenthine. 

Essence de houille. 

Etain non ouvré. 

Etoupe de cordages. 

Euphorbe. 

Extrait de sumac liquide. 

Fanons de baleine. 

Farine. 

Fèces d'huile. 

Fécule de pomme de terre. 

Fenouil. 

Fer non ouvré, fer en massiaux 
ou en barres. 

Feuilles de laurier. 

Feuilles médicinales. 

Feuilles tinctoriales non dénom- 
mées. 

Feutre à doublage. 

Fèves. 

Féveroles. 

Figues. 

Filasse. 

Filets de poche. 

Fleurs de cannelle. 

Fleurs de lavande. 



Fleurs médicinales. 

Fleurs de tilleul et de tamarin. 

Fleur de soufre. 

Foin. 

Follicules. 

Fonte brute. 

Fromages. 

Froment. 

Fruits frais ou secs , confits ou 
tapés de toute espèce. 

Galanga. 

Galbanum. 

Galipot. 

Galle (noix de). 

Gambierde l'Inde. 

Garance. 

Garancine. 

Garou (racine de). 

Gaude. 

Gélatine. 

Génestrole ou genêt des tein- 
turiers. 

Genièvre (graine de) . 

Gentiane. 

Gingembre. 

Ginseng. 

Girofle (clous de). 

Girofle (griffes de). 

Gomme ammoniaque. 

Gomme d*Ârabie. 

Gomme copal. 

Gomme élastique. 

Gomme gutte. 

Gomme laque. 

Gomme de sandaraque. 

Goudron. 

Gousses tinctoriales. 

Grabeau de séné et de cochenille 

Graines de toute espèce. 

Grainettes. 

Grains. 

Grains de verre ou rassade. 

Grains durs à tailler. 

Graisse de toute espèce. 

Graphite. 

Grapins. 

Groisil. 

Gruau. 

Guano. 

Guède. 

Gutta-percha. 

Harengs salés et saurs. 

Haricots secs. 

Herbes médicinales vertes ou 
sèches. 

Houblon. 

'Houille. 



— 4«2 



Huile de toutd la^pè^. 
Indigo. 

Iode, iodure de potassium. 
Ipécacuanba. 
Iris. 
Itztle. 
Ivoire. 
Jais. 
Jalapç. 
Jambon. 
Jarosse. 

Jaune de chrome. 
Jaune de Naples. 
Joncs. 
Jujubes. 
Jus de citron. 
Jus de réglisse. 
Jute. 
Kaolin. 
Kermès. 
Lac-dye. 

Laines en suint ou lavées. 
Langues de bœi;f. 
Langues et nove's de moques. 
Laque plate. 
Lard. 
Latanier. 
Lattes. 
Laudanum. 

Lauriers pour cannée. 
Légumes secs ou conllts. 
Lentilles. 

Levure de bière ou levain. 
Licbens de toute espèce. 
Lie d'huUç ou de vin. 
Liège. 
Lin. 

Liqueur?. 
LUnàrge. 
Lycopodium. 
Macaroni. 
Macis. 
Magnésie. 
Mais. 

Manganèse. 
Maniguettes. 
Manioc (farine de). 
Manne. 

Maquereaux salés. 
Marbre brut. 
Marc d'huile. 
Marc de raisin, 
Marne. 
Marrons. 
Mastic en larmes. 
Matériaux propres à la coji^f pue- 
tioQ non dénommés. 



Mâture. 

Maurelle. 

Mêlasse. 

Mercure. 

Merrains. 

Métaux bruts non dénommée. 

Métaux précieux. 

Meules. 

Miel. 

Mil (graine de) . 

Mine de plomb. 

Minerai. 

Minium. 

Mitraille. 

Momie. 

Morfil. 

Morue Qt autres poissons salés. 

Mousse. 

Moutarde. 

Musc. 

Muscade. 

Myrobolans. 

Myrrhe . 

Nacre. 

Natron. 

Nattes. 

Navires et autres bâtimenta. 

Nerfs de bœuf et d'aut. anîj&aiix. 

Nerprun. 

Nickel métallique non ouvré. 

Niiralede potasse et de soude. 

Noir de fumée. 

Noir animal et résidu de raffiner. 

Noix et noisettes. 

Noix vomiques. 

Noyaux cassés. 

Objets de collection hors de 

commerce. 
Ocre. 
Œufs. 

Oignons de toute sorte. 
Olives. 
Onglons. 
Opium. 
Or. 

Oranges. 
Orangettes. 
Orcanette. 

Oreillons et rognures de peaux. 
Orge. 
Orpiment. 
Orseille. 
Orties de Chine. 
Os et sabots de bétail. 
Osier en botte. 
Outremer. 
Oxalate, acide d# potasse. 



ril^fe 



«Mi 



«■ 



à 



— 4«r 



Paille. 

Parchemin. 

Pastel (feuilles et tiges de) . 

Pastel (pâte de). 

Pâtes d'Italie. 

Pavés. 

Peaux brutes fraîches ou sèches. 

Pelleteries fines. 

Pelures de cacao. 

Perches. 

Perlasse. 

Perles fines de toute pôehe. 

Phorroium tenax. 

Pierres servant aux arts et met. 

Pierres précieuses bfuies. 

Piment. 

Pisiaches. 

Pite. 

Planches de sapin. 

Plantes alcalines. 

Plants d'arbres. 

Plâtre. 

Plomb non ouvré. 

Plombagine. 

Plumes d'oie. 

Plumes à lit, de parure et autres. 

Poils d'animaux. 

Poires sèches ou vertes. 

Pois. 

Poissons salés. Voir morues. 

Poivre. 

Poix. 

Pommes de terre. 

Pommes vertes et sèches. 

Porc salé. 

Potasse. 

Potin. 

Poudre de marbre. 

Poudrette sèche. 

Poutres et poutrelles. 

Pouzzolane. 

Produits chimiques non dénom. 

Produits tinctoriaux non dénom. 

Prunes vertes et sèches. 

Prussiate de potasse cristallisé. 

Quercitron. 

Queues de girofld. 

Quinquina (écorce de). 

Racines médîeinales et autres. 

Raisins verts et secs de toute esp. 

Rassades. 

Ratafia. 

Redoul en feuilles. 

Résidu de raffinerie. Voin^ noir 

animal. 
Résine. 
Rhubarbe. 



Rhum. 

Riz. 

Rocou. 

Rognures de papier. 

Rogues de morue. 

Roseaux. 

Rotins. 

Sable. 

Safran. 

Safranum. 

Sagou. 

Saindoux. 

Salep. 

Salpêtre. 

Salsepareille. 

Sandaraque. 

Sang-dragon. 

Sanguine. 

Sarcocolle. 

Sardines. 

Sarrasin. 

Sanmans confits. 

Savons 

Scammonée. 

Scille. 

Seigle. 

Sel. 

Sel ammoniacal. 

Sel de GoJbalt. 

Sel médicinal de Rreutznach. 

Soie écrueoq grège. 

Soies d'animanx. 

Solives. 

Son: 

Soude. 

Soufre. 

Spiritueux. Voir alcool. 

Squrne. 

Stéarine. 

Stil de grun. 

Stockfigb. 

Storax. 

Suc de réglîstee. 

Succin.. 

Sucre brut et raffiné. 

Suif. 

Sulfate de baryte. 

Sulfate de cuivre. 

Sulfate de fer, 

Sulfate de magnésie. 

Sulfate de potasse. 

Sulfate de soude. 

Sulfate de zinc. 

Sulfures d'arsenic et de mercure. 

Sumac. 

Tabacs en feuilles et eh côtes. 

Tâfla. 



— 484 



Talc. 

Tamarins confits. 

Tan. 

Tapioca. 

Tarirales divers. 

Tartre. 

Térébenthine. 

Terre d'Ombre ou de Sienne. 

Terre de pipe et à poterie. 

Terres pyriteuses dites cendres 

noires. 
Thé. 
Thons. 

Tiges de millet pour balais. 
Tourbes ou mottes è brûler. 
Tournesol. 



Tourteaux de graine. 

Tripoli. 

Truffes. 

Tuiles. 

Turbith. 

Vanille. 

Verdet ou vert-de-gris. 

Vermillon. 

Vernis. 

Vesces. 

Vessies de poissons et autres. 

Vétiver. 

Viandes fumées et salées. 

Vif-argent. 

Vins de toute sorte. 

Zinc non ouvré. 



Vu pour être annexé au décret impérial en date du 
30 mai 1863, enregistré sous le n** 414. 

Le Ministre de VÀgricuUure, du Commerce 
et des Tranaux publics, 

Signé : E. Rouher. 



DÉCRET IMPÉRIAL qui applique les dispositions du règlement 
duiS mars 4859 , complété par le décret du 5o mai 4865, aux 
ventes prévues par la loi du SS mai 486S, modificative du ti- 
tre VI du livre V du Code de Commerce, 

DU 29 AOUT 1863. 



MAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale , Empereur des Français ,' 
A tous présents et à venir, salut. 

Sur la proposition de notre Ministre de TAgriculture , du 
Commerce et des Travaux publics; 

Vu la loi du 23 |mai 1863 , qui modifie le titre VI du livre 1*' 
du Gode de Commerce, dont le nouvel article 93, relatif au gage 
commercial, porte à l'avant-dernier paragraphe : 

<c Les dispositions des articles 2 à 7 inclusivement de la loi 
du 28 mai 1858, sur les ventes publiques, sont applicables aux 
ventes prévues par le paragraphe précédent; » 

Vu le paragraphe l*' de l'article 7 de la loi du 28 mai 1858, 
précitée, ledit paragraphe ainsi conçu : 

« Un règlement d'administration publique prescrira les me- 
sures nécessaires à l'exécution de la présente loi ; a 



— 485 — 

Vu notre décret du 12 mars 1859 , portant règlement d'admi- 
nistration publique pour l'exécution de la loi précitée du 38 
mai 1858 ; 

Vu notre décret du 30 mai 1863, qui modifie divers articles 
du précédent; 

Notre Conseil d'Etat entendu , 

AYOIÏS DÉGRÉXÉ ET DÉCRÉTONS CE QUI SUIT:. 

Art. !•'. — Les dispositions des articles 3, 6 et 20 à 27 
inclosivement du règlement d*admini$tration publique 
da 12 mars 1859, modifié par le décret du 30 mai 1863, 
sont applicables aux ventes prévues par la loi du 23 mai 
1863, sauf les additions et modifications ci-après. 

Art. 2. — Lorsque, en exécution du paragraphe 2 du 
nouvel article 93 du Code de Commerce, le Président du 
tribunal de Commerce aura désigné pour la vente une 
autre classe d'officiers publics que les courtiers, il en sera 
fait mention dans les annonces, affiches et catalogues 
prescrits par les articles 21 et 22 du décret du 12 mars 
1859. 

Art. 3. — Le minimum de la valeur des lots est fixé à 
100 francs pour les ventes des marchandises de toute 
espèce faites dans les cas prévus par la loi du 23 mai 1 863 . 

Art. 4. — Notre Ministre de l'Agriculture, du Com- 
merce et des Travaux publics, est chargé de Texécutioni 
du présent décret, qui sera publié partout où besoin sera, 
de la manière indiquée par Fordonnance royale du 18 
janvier 18 17^ et exécutoire dans les localités où il aura 
été publié, à partir du jour de cette publication. 

Fait au palais de Saint-Oond , le 29 août 1863. 

NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 

Le Ministre de VAgriculture y du Commerce 
et des Travaux publics , 

Signé : Armand Béhig. 



— 486 — 

N«353. — ARRÊTÉ' qui toumt au régime forestier des terrains 
domaniaux autour de la mile d'OrléansvUle: 

D0 16 liOYEMBHB 1863i 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de :trance, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie; 

Yu le rapport du Préfet du département d'Alger, relatif à la 
soumission ati régime forestier de terrains domanlaHx situés 
autour de la ville d'Orléansville ; 

Le Conseil consultatif entendu ; 

ARRÊTE : 

Art. !•'. — Les terrains domaniaux situés autour de la 
Tille d'Orléansyille, d'une contenance ensemble de cent 
8oixante-dix-neufhectaresàoixante«six ares (179 h. 66a.), 
tels qulls sont figurés au plan annexé au présent arrêté, 
sont soumis au régime forestier, sous le nom de Bois de 
la pépinière forestière. 

Art. 2. — Le Préfet du département d'Alger est 
chargé de Texécution du présent arrêté. 

Alger,, le 16noYembre 1863. 

U^^ PUiaSIEl y rI>UG DE MaZiAKQPF. 



N^ dU.-^RDRE DE SERVICE relatif à la suppléance deM. U 
Conseiller d'Etat Directeur Général, en mission à Paris, 

DU 24 NOYESffiRS 1863. 

M. Mercier-Lacombe, Conseiller d*Etat, Directeur gé- 
uéral des Services civils, 6*embarque aujourd'hui 24 no-- 
vembre, pour se rendre à Paris où il €st appelé à pren* 
dre part à la discussia& préparatoire du budget de TAl* 
gérie au sein'du Conseil d'Etat. 

Pendant son absence, il sera suppléé, comme Direc- 
teur général, par M. Serph, secrétaire général de la 
Direction générale des Services civils ; 



-- 487 ^ 

Et comme Préfet du département d* Alger, par U. 
Brosselard, secrétaire de la Préfecture. 

Fait au palais du GouYernemeDt, à Alger, le 24 noTem- 
bre 1863. 

Le Gouverneur Général, 

M^^ PBLISStBR, DUC DE MaLAKOFP. 



N* 856. — CIReulÀlRE A MM, Us Préfets, msfujet de terOretim 
des ofi«fiHt» ^einaux d$ la banHeue des villes. 



Alger, le 25 novembre 3863. 

Monsieur le Préfet t j'^ eu pinceurs fois occasion de 
remarquer que les administrations municipales des villes 
ont une tendance à concentrer les ressources communales 
sur les améliorations urbaines , au détriment de Tentre- 
tien des chemins vicinaux. 

G*est là une tendance f&cheuse et que vous devez vous 
eSbrcer de combattre. Les intérêts des populations rurales 
ne méritent pas moins d'attention que ceux des habitants 
des villes^ car leurs besoins sont aussi grands ; elles con- 
tribuent, pour la même part, aux revenus des communes, 
et elles ont le droit, par conséquent, de trouver une égale 
sollicitude chez les fonctionnaires municipaux. 

Hais les intérêts ruraux ne se recommandent pas seu- 
lement par leur légitimité ; ils sont, de plus, étroitement 
liés aux intérêts urbains. D*une bonne viabilité vicinale 
dépend, en efTet, rapprovisionnement facile des villes et, 
par suite, le bon marché des denrées et la multiplicité 
des transactions commerciales qui nAissent de Tabon- 
dance des produits naturels. Les municipalités qui né^ 
gligeot Tentretien des chemins vicinaux méconnai^^sent 
donc un principe essentiel de Téconomie politique et des 
vrais intérêts de leurs administrés. 

Je vous prie, en conséquence, monsieur le Préfet , de 
vouloir bien porter votre attention la plus sérieuse sur 
cette partie des services municipaux , et de rappeler à 



— 488 — 

Tobservation de la règle d'équité et de prévoyance que je 
viens de rappeler, celles des municipalités de votre dé- 
partement qui tendraient à s'en écarter. 
Recevez, etc. 

Le Gouvermur Général ^ 
W^ Pelissieri duc de Malakoff. 



N' 356. — ARRÊTÉ qui fixe à trois années la durée d'appren- 
tissage dans les ouvroirs musulmans, 

DU 26 lïOVEMBRE 1863. 



AU «^M DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie , 

Vu notre arrêté du 10 octobre 1861, sur les ouvroirs musul- 
mans ; 

Considérant que Texpérience a fait reconnaître qu'un appren- 
tissage de deux années était insuffisant pour mettre les jeunes 
filles placées dans les ouvroirs musulmans en état de travailler 
seules et de gagner leur vie comme ouvrières ; 

Sur le rapport du Conseiller d'Etat Directeur général des Ser- 
vices civils et d'après la proposition du Préfet d'Alger; 

ARRÊTE : 

Art. !•'. — La durée de l'apprentissage dans les ou- 
vroirs musulmans , fixée à deux ans par l'article 7 de 
l'arrêté ci-dessus mentionné, est portée à trois années. 

Sont d'ailleurs maintenues toutes les autres dispositions 
dudit arrêté. 

Art. 2. — Le Préfet d'Alger est chargé de l'exécution 
du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouvernement , à Alger, le 26 no- 
vembre 1863. 



M^ Pelissier, duc de Malakoff. 



— 489 — 

N* 367. — CIRCULAIRE sur la r&cendieation par le Domaine 
des immeubles domaniaux, 

Alger, le 33 novembre 1863. 

M^onS le Préfet, \ «"^ <^irculaire du 10 novembre 
courant tous a tracé la marche à suivre pour l'apppli- 
cationaux bois et forêts^ du sénatus- consulte sur la pro- 
priété. 

Une règle analogue est à observer, en ce qui con- 
cerne les autres immeubles domaniaux de toute nature et 
de toute origine. 

Ces immeubles^ ainsi que je Ta! prescrit pour les bois 
et forêts , doivent être divisés en deux catégories dis- 
tinctes comprenant : la première, ceux dont TEtat a pris 
possession eflfective et qu'il détient actuellement par lui- 
même ou par ses ayant-droit) tels que services publics, 
civils ou militaires, service de la colonisation, locataires, 
fermiers, etc. 

La seconde, ceux dont TEtat n'a pas encore pris pos- 
session effective, et qu'il ne détient ni par lui-même ni 
par aucun ayant-droit. 

Les immeubles de la 1" catégorie seront considérés 
comme définitivement acquis à l'Etat par application 
du § 2 de l'article 1^'du sénatns-consulte, que le domaine 
aura seul à invoquer à l'appui de sa possession , lors- 
que les opérations des commissions de délimitation se 
porteront sur les territoires dont ils dépendent ; et, en 
attendant, l'Etat sera entièrement libre d'en disposer à 
son gré, sauf la réserve des engagements préexistants qui 
tous doivent d'abord être réalisés. 

Quant aux immeubles de la 2* catégorie, l'Etat ne pour- 
ra les revendiquer que par application de l'article 5 du 
sénatus-consulte, et jusque-là il s'abstiendra à leur égard 
de tout acte de propriétaire, afin de ne pas léser les droits 
possibles de ses contradicteurs éventuels. 

Cette solution,"entièrement conforme à l'esprit du sé- 
natus-consulte, aussi bien que de ses divers commentai- 



— 490 — 

res oflBciels, met un terme à des incertitades qoi avaient 
rinconvéDieDt grave d>ntrayer le progrès colonial en 
arrêtant trop sensiblement le mouvement des aliénations 
domaniales. 

Vous pourrez désormais, j Scieur le Préfet, i^^P^^^" 
dre tous les projets à Tétude, et me soumettre vos vues 
définitives sur le meilleur emploi à faire, dans Tlotérét 
de la colonisation, des biens domaniaux qui se trouvent 
en ce moment entre les mains de TEtat, mais en ayant 
soin toutefois d*en réserver une partie pour les com- 
pensations éventuelles qu*il y aurait lieu d'attribuer ulté- 
rieurement aux indigènes par application des dispositions 
contenues dans Tinstruction générale du 1 ] juin dernier. 

Je TousioTite, j ^^^^^ ,^ ^^^^^^^ \ à m'accuser 

réception de la présente circulaire, et à la notifier à M. 
le chef du service des domaines, ainsi qu'à la commission 
de délimitation instituée pour le territoire soumis à votre 
administration. 

Becevezi etc. 

Le Gouverneur Général , 
M^ Pelissier, duc de Malakoff. 



N* 358. — CIRCULAIRE relative aux règles à suivre pour la 
régularisation des attributions territoriales antérieures au 
sénatu^'Consulte, 

A MM. Las GtNtRAUX DIVISIOHNAnBS BT PâÉFITS DBS BÉPAl- 

TBMBNTS. 

Alger, le 4 décembre 186& 

Général, 
Monsieur le Préfet, 

Les états qui m'ont été adressés jusqu'à ce jour, 
en exécution du S V^ de ma circulaire du 7 juillet der- 
nier, pour la régularisation des attributions territo- 
riales eiectaées eu ffoix d'KûropéeM ou 4*iiidi9èM3 



"^1 .^ A^ 



- 491 - 

antérieurenient au sénatos-conaulte da 22 ayril 1863, 
mais non encore régularisées, contiennent nn grand 
nombre de propositions qui n'étaient pas de nature à y 
devoir trouver place, et qui me démontrent que la pen* 
sée de ma circulaire précitée et des instructions géné- 
rales du 1 1 juin dernier (page 48 du recueil) a*a pas 
été bien comprise. 

Ainsi, dans plusieurs de ces états, on propose d'ap* 
prouver des prises de possession consommées soil au 
profit du domaine, soit au profit de divers services pu- 
blics civils on militaires, lesquelles ayant été rendues 
définitives par les dispositions du § 2 de Farticle pre- 
mier du sénatus-consulte, n^ont plus besoin d^étre ho- 
mologuées. Dans d*autres, on demande la sanction d*un 
nouveau décret pour des territoires de villages déjà cons- 
titués en vertu de décrets spéciaux. Dans d* autres en- 
core on présente pour être sanctionnées des conces- 
sions, ventes aux enchères publiques ou de gré à gré, 
et transactions définitivement approuvées au profit de 
particuliers, dans les formes légales, et qui, dès lors, 
ne nécessitent plus aucune espèce de régularisation. 
Enfin, on parait avoir considéré la mesure à prendre, 
comme pouvant être une occasion d*accorder, en dehors 
de tout engagement antérieur à la promulgation du 
décret du 25 juillet 1 860, des concessions d'une étendue 
supérieure au maximum fixé par Farticle 23 dudit décret. 

Afin de rectifier ces erreurs d'interprétation, je crois 
nécessaire, (Général, Ifonsieur le Préfet), de préciser le 
sens des instructions générales du 1 1 juin dernier et 
de ma circulaire du 7 juillet suivant. 

Je ferai remarquer, en premier lieu, qii*ainsi que je 
l'ai déjft dit plus haut, ces instructions ne s'appliquent 
en aucune manière aux prises de possession que le 
Domaine a effectuées antérieurement an sénatus-consnlte, 
soit à son profit, soit an profit des divers services publics, 
on de la colonisation. Je me borne à me référer à cet 
égard à ma circulaire du 23 novembre dernier, en vous 
pri«nt seulement de reeommander à M» Je Directeur des 



— 492 — 

domaines de ne jamais omettre de signaler V intégralité des 
immeubles que TEtat détient par lui-même ou par ses 
ayant-droit, ou qu'il a rerais au service de la colonisation, 
au fur et à mesure que les commissions de délimitation 
auront à opérer sur les territoires dont ils dépendent. 

J'ajouterai, en second lieu, que les dispositions spé- 
ciales édictées par les instructions des 1 1 juin et? juillet 
derniers, ne s'appliquent pas davantage à la régularisation 
des attributions privées promises à des Européens ou 
à des indigènes sur une partie quelconque du territoire 
actuellement détenu par le domaine, tel qu'il a été défini 
par ma circulaire précitée du 23 novembre dernier. 

Il convient sans doute, ainsi que je lai souvent fait 
connaître, d'accomplir religieusement les engagements qui 
ont été contractés à cet égard ; et j'insiste de nouveau pour 
que vous me mettiez à môme de les réaliser tous dans 
le plus bref délai possible. Mais ce sont des affaires or- 
dinaires qui doivent être instruites d'après la législation 
ordinaire. 

Le mode exceptionnel de régularisation tracé par les 
deux instructions sus-indiquées n'a eu en vue que de 
pourvoir à une situation tout à fait exceptionnelle, à 
savoir celle dans laquelle se trouvent divers Européens 
ou indigènes installés, avec l'assentiment de l'auto- 
rité, sur un territoire, domanial ou non, dont, au préa- 
lable, le domaine n'aurait pas pris possession effective. 

Mais une distinction est à faire dans la poursuite du 
but ainsi circonscrit. Les attributions à régulariser peu- 
vent avoir eu pour point de départ : 

PUne promesse d'échange ou de transaction ; 

2® Une promesse de concession. 

Dans le premier cas, qui implique beaucoup moins 
l'idée d'une faveur que celle d'une convenance admini- 
strative, l'attribution est susceptible d'être régularisée 
quelle que soit l'étendue de l'immeuble, à la seule con- 
dition qu'il y ait eu de la part de l'attributaire prise de 
possession. 

Dans le second cas, au contraire, l'attribution ne peut 



fc* -^ >^* 



.«^..^^L^afiSSi 



— 493 — 

être régularisée que lorsque la prise de possession a été 
suivie d'une exploitation réelle ; et s'il n'est pas parfai- 
tement établi que la promesse de concession soit anté- 
rieure à la promulgation du décret du 25 juillet 1860, 
la contenance à attribuer définitivement doit être limitée 
au maximum de 30 hectares fixé par Tart. 23 de ce décret. 

Tels sont, (Général, Monsieur le Préfet), les principes 
applicables à la matière. 

Je vous invite à faire établir, en conséquence, et à 
m'adresser dans le plus bref délai possible, en rempla- 
cement de teux que vous m'aviez transmis et que je vous 
renvoie ci-joints, de nouveaux états de propositions de 
régularisations conformes an modèle ci-annexé, d'abord 
pour les territoires soumis en ce moment à l'applica- 
tion du sénatus-consulte, et ensuite pour les autres 
territoires à délimiter ultérieurement. 

A l'avenir, ces états devront toujours précéder ou tout 
au moins accompagner les propositions que vous aurez 
à me faire en vue d'appliquer le sénatus-consulte à des 
territoires nouveaux, afin que, selon que je l'ai recom- 
mandé par ma circulaire du 7 juillet dernier, tous les 
incidents de l'espèce puissent être complètement apurés 
avant le commencement des travaux des commissions. 
Mais, en ce qui coucerne les territoires déjà désignés 
pour recevoir Tapplication du sénatus-consulte, je vous 
autorise exceptionnellement, à raison de Vurgencej à 
remettre une copie de vos propositions de régularisation 
à la Commission de délimitation, en même temps que 
vous me les adresserez à moi-même, avec invitation d'en 
tenir compte dans ses opérations, sans attendre la déci- 
sion à iutervenir. 

Je vous prie, (Général, Monsieur le Préfet),, de m'ac- 
cuscr réception de la présente circulaire et de la noti- 
fier à M. le chef du service des Domaines, ainsi qu'à 
M. le Président de la Commission de délimitation. 



Recevez, etc. 



Le Gouverneur Général^ 
M^^ Pëlissiër, duc de Malakoff. 



irfikÉ 



I 



— 4Ô4 — 





NUMÉROS 
d'ordre 




>* 

i 




DÉSIGNA' 
nature 




|^3 

1 î! 
Mis 




«MEUBLE 
contenance 




DATE 
de la prise de 

POSSESSION 




TRAVAUX 

d'exploitation 

BPFECTUis 




MOTIF 

de 

L'ATTRIBUTION 




i 

1 



;3 

H 
O 



2 



? 



3 

S 



— 495 — 

N* 359. — CoHSBtLs QÉNfiRAux. — NomiMHùm. — Par décret 
en date du 13 octobre 1863, M Raûel de Montagny, défenseur 
et maire de Blidah , a été nommé membre du Conseil, général 
de la province d'Alger, en remplacement de M. Âupied, démis- 
sionnaire. 



N* 360. — Milices. ^ Par arrêté du Gouverneur Général , du 
29 octobre 1863, les nooinations suivantes ont été faites dans le 
corps de milice de la province d'Oran, savoir: 

Compagnie d'infanterie de Mers-el-Kébir. 

Lieutenant : M. D'Hugues (Victor), propriétaire, sous-lieute- 
nant, en remplacement de M. Gastaing, démissionnaire. 

Sous-lieutenant : M. Roux (Gbarles), courtier maritime, mili- 
cien, en remplacement de U. D'Hugues, promu lieutenant 
Compagnie d'infanterie d'Alnrel-Turk. 

Capitaine : M Bailly (Nicolas), propriétaire, milicien, en rem- 
placement de M. Duret, parti sans esprit de retour. 

Lieutenant: M. Archée (Léon), propriétaire, milicien, en rem- 
placement de M. Leloup, démissionnaire. 

Sous-lieutenant : M. Longhi (Louis), propriétaire, milicien, en 
remplacement de M. Froment, parti sans esprit de retour. 



N*361. — PsNsioiYS CIVILES. — Par décret du 18 juin 1863, 
une pension de 1,014 fr. a été accordée à M. Meru (Auguste), 
ex-commis à la sous^préfacture de Tlemcen, pour 55 ans 6 mois 
et 11 jours de services civils, jouissance du 29 novembre 1862. 



N» 362.--^ Seevice ^oiestibe. — Concessions. — Par arrêté du 
21 octobre 1863, a été affermée, pour dix-huit années, à partir 
du 1*' juillet 1865, à MM. Lavagne et Brunet, marchands de bois, 
Texploitatlon des chénes-zéens existant dans la 3* série de la 
forêt de rfidough (arrondissement de Bône, province de Gons- 
tantine), contenant, sans garantie de contenance, une superficie 
de 1,285 hectares 87 ares, distraction faite des terres de culture 
occupées par les indigènes, et de 570 hectares 34 ares de chêneS' 
liège, faisant partie de la concession Berthon, Lecoq et Gie, 
telle qu'elle est délimitée au plan. annexé au présent arrêté. 

Ladite exploitation aura lieu conformément aux clauses et 
conditions du cahier des charges générales adopté pour les ex- 
ploitations de chênes-zéens et du cahier des clauses spéciales 
également annexé au présent arrêté. 



— 496 — 

N* 363. — Courtiers. -- Chambres syndicales. — Par arrêté 
de S. Exe. le Gouverneur Général, du 23 octobre 1863, la Cham- 
bre syndicale des courtiers d'Alger, pour raimée 1863-1864 , 
est composée ainsi qu'il suit : 

Syndic MM. Chapuy. 

1*' syndic adjoint . . . Bavastro. 

2" id Bru. 

3* id Barsanti. 

4* id Hagelsteen Jeune. 

Trésorier Bouron. 



N* 364. — Tribunaux musulmans. — Par arrêté de S. Exe. le 
Gouverneur Général, du 14 novembre 1863, le sieur El Mekki bea 
Salah, actuellement adel de la 14* circonscription judiciaire du 
département de Constantine, est élevé sur place aux fonctions de 
bach-adel, en remplacement du sieur Ahmed el Rouider bea 
Abd el Kader, nommé cadhi. 



N" 365. — Milices. — Par arrêté de M. le Maréchal , Gouver- 
neur Général de l'Algérie, en date du 19 novembre 1863, ont été 
nommés dans le corps do milice de la commune de Médéah : 

Capitaine de la ]'* compagnie, commandant le corps de milice 
delà commune: M. RioufTe de Torrenc (Alfred), lieutenant de la 
2* compagnie, en remplacement de M. Joubert, qui est mis à la 
tête de la compagnie de Damiette ; 

Capitaine de la compagnie de Damiette: M. Joubert (Charles^, 
capitaine de la V* compagnie ; 

Lieutenant de la 2* compagnie': M. Pizon (Edouard-Jean-Bap- 
tiste), en remplacement de M. Riouffe de Torrenc. 




CBRTIPI< CONFORME : 

Alger, le 15 décembre 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SEBPH. 



ALGER. — IMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 




— 497 — 

BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOUVERNEIHËNT GÉNÉRAL 

DE L'ALGÉRIE. 



flSHS. 



N^ 99 



SOMMAIRE. 



«•• 



367 



368 



12 nov. 1863. 



7 déc. 1863. 



18 déc. 1863. 



21 dée. 1863 



370 



371 



23 dëc. 1863. 



30 déc. 1863. 



»▲«. 



Voirie urbaine. ~ Fixation des 

filans et alignements de la ville de Col* 
(arrêté) 490 

Impôts curabes.-— Fixation du taux 
des centimes additionnels aux impôts 
arabes, en territoire civil, pour Tannée 
1864 (arrêté) 500 

WAgnem télé§^raplii<pies« -~ crB' 
MIN DE FBR. — AutoTisatlon d'établir une 
ligne télégraphique spéciale entre la 
gare et les bureaux de la Compagnie 
du chemin de fer, i Alger (arrêté).... 500 

Conseils de prérecture« -* Sur 
l'exercice des lonctions du ministère 

Fublic près les conseils de préfecture de 
Algérie (arrêté) 502 

Impôts arabes* — Fixation de la 
quotité des centimes additionnels à per- 
cevoir avec les impôts arabes, en terri- 
toire militaire, pour 1864 (arrêté) 503 

Milices.— Rédijction de reffectii de la 
compagnie d'infanterie et augmentation 



— 498 — 



N" 



372 30 déc. 1863. 



373 30 déc. 1863. 



374 

à 

389 



Dales divers. 



de celui de la seciion des sapeurs-pom- 
piers de la milice d'El-Ârrouch ^aiihêt£) 

Population. — recensement quin- 
quennal — Modification du chiffre de la 
population de quelques centres et com- 
munes de la province de Conslantine 
(arrêté) 

^^niriciiltiure* — médaille d'encou- 
ragement. — Il est accordé à l'indigène 
Mohammed el Amraouï, une médaille 
d'argent, à litre de récompense et d'en- 
couragement pour ses travauxde culture 

(DÉCISION DU GOUVERNEUR GÉNÉRAL). . . 



Mentions et Extraits. 



504 



504 



506 

506 

à 

512 



— 4M — 

If* 366. — ARRÊTÉ qui fixé les aliffnemmts et les nivellements 
de la ville de Collo. 



DU 12 NOTEMBBE 1863. 



AU lïOM DE L EMPBRBUn. 

Le Maréchal de France , Gouverneur Général de 
r Algérie , 

Vu le décret impérial du 10 déceœbre 1860, sur le gouver- 
nement et la haute administration de l'Algérie, 

Va Tarrôté ministériel du 27 janvier 1846, en ce qui concerne 
les plans d'alignement des villes et villages de FAIgérie ; • 

La décision ministérielle du 25 janvier 1849, sur la rédaction 
de ces plans ; 

Vu la proposition de M. le Général commandant la division de 
Gonstantine, et l'avis émis par le Gon^eil consultatif, dans sa 
séance du 28 octobre dernier ; 

ARRÊTE : 

Art. 1". — Les alignements et les myellements de la 
yille de GoUo (division de Gonstantine) sont et demeu- 
rent fixés conformément au plan ci-annexé. 

Art. 2. — Une expédition de ee plan sera affichée 
dans un local désigné à cet effet, pour j rester à la dis- 
position du public. 

Art. 3. — Le Général commandant la division de 
Gonstantine est chargé de Texécution du présent arrêté. 

Alger, le 12 novembre 1863. 

M^ PBLISSIBR , DUC DE MALAKOrF. 



— 500 — 

N* 907. — ARRÊTÉ qui fixe le taux des tenHmes^uidUiùnneU 
aux impôts arabes pour l'année 4864. 

DU 7 DÉCEMBRE 1863. 



AU KOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France , GoaTerneur Général de 
r Algérie, 

Vu les articles 1 et 5 de Tordonnance du 17 janvier 1845, 
concernant les recettes et les dépenses de l'Algérie ; 

Vu les arrêtés ministériels des 30 juillet 1855, 26 février 1858 
et 25 juillet 1860, sur les centimes additionnels aux impôls 
arabes : 

ARRÊTE : 

Art. r'. — Le taux des centimes additionnels à ajou- 
ter an principal des impôts arabes, pour dépenses d'u- 
tilité communale spiéciale aux tribus résidant dans les 
localités du territoire 'civil non érigées en communes, 
est maintenu à dix-huit centimes (0,18 c.) par fr{inc, 
pour Tannée 1 864 . 

Art. 2. — Les Préfets de l'Algérie sont chargés, chacun 
en ce qui le concerne, de Texécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouyernement, le 7 décembre 1863. 

M^ PELISSIER , DUC DE MALAKOFF. 



N* 368. — ARRÊTÉ qui auUrrise l'établissement d'une ligne té- 
légraphique spéciale entre la gare et les bureaux du chemn 
de fer à Alger, 

DU 18 DÉCEMBRE 1863. 



AU IIOM DE L*EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouyerneur Général de F Al- 
gérie, 

Vu la loi du 29 noyembre 1850 et le décret du 27 décembre 
1851; 



_ 501 — 

Vu la demande formée au nom de la Compagnie des che- 
mins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (section de 
TAlgérie) ; 

Vu les avis favorables de M. llnspecteur chef du service télé- 
graphique de TAlgérie et de M. le Préfet du département d'Al- 
ger; 

Sur le rapport du Conseiller d'Etat Directeur général des 
Services civils de l'Algérie ; 

ABRÊTE : 

Art. l". — La Compagnie des chemins de fer de Pa- 
ris à Ljon et à la Méditerranée est autorisée à établir 
une ligne télégraphique entre la gare d'Alger, à FÂghai 
et le siège des bureaux administratifs de la section de 
l'Algérie, place Napoléon, à Alger, maison Limozin. 

Abt. 2. — Cette communication sera établie aux 
frais de ladite Compagnie, et au moyen d'appareils dont 
le modèle sera soumis ao contrôle de l'administration des 
lignes télégraphiques. 

Art. 3. — Le vocabulaire à employer sur la Toie en 
question sera également soumis à l'acceptation du ser- 
vice télégraphique. 

Art. 4. — n ne pourra être échangé par cette ligne 
que des transmissions ayant trait au service de l'exploi- 
tation des chemins de fer algériens. 

Art. 5. — Les dépêches transmises seront trans- 
crites, tant au départ qu'à l'arriTée, sur un registre 
spécial où elles receyront un numéro d'ordre. 

Art. 6. — L'Inspecteur des lignes télégraphiques au- 
ra le droit de visiter, quand il le jugera convenable , 
les deux postes établis , et de contrôler l'échange des 
communications entre les personnes qui manœuvreront 
les appareils. 

Art. 7. — L'administration se réserve le droit de sns«- 
pendre momentanément ou de retirer l'exercice de la 
faculté accordée par le présent arrêté, dans le cas où il 
serait reconnu qu'elle donne lieu à des abus. 

Art. 8. — Le Préfet du département d'Alger et l'Liis- 
pecteur chef du service télégrapliique dfi l'Algérie sont 



— 502 — 

chargés, chacun en ce qni le concerne, d'assurer Texé- 
cution du présent arrêté. 

Fait à Alger y le 18 décembre 1863. 

M^^ Pelissier , DUC DE Malakoff. 



N' 360. — ARRÊTÉ sur l'exercice des fonctions du ministère 
public près les Conseils de Préfecture de V Algérie. 

DU 21 DÉCEMBRE 1863. 



AU ÏÏOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de TÂl- 
gérie , 

Vu le décret du 30 décembre 1862, sur la publicité des au- 
diences des Conseils de préfecture statuant en matière con- 
tentieuse ; 

Ensemble le décret du 16 avril 1863, qui rend le précédent 
applicable en Algérie ; 

Considérant que les parties de l'administration active délé- 
guées, dans Tintérêt du service, aux Secrétaires généraux des 
préfectures de l'Algérie, exigent un temps et des soins qui ne 
permettent pas à ces fonctionnaires de se livrer, avec toute Tas- 
siduité qu'ils exigent, aux travaux du ministère public à eux 
dévolus par le décret sus-visé du 30 décembre 1862; 

Vu les observations et propositions des Préfets d'Alger, d'O- 
ran et de Constantine ; 

Sur le rapport du Directeur général des Services civils, 

ARRÊTE : 

Art. V^. — Dans chaque département, un des mem- 
bres du Conseil de préfecture, par nous désigné à cet 
effet, remplira près dudit Conseil les fonctions du mi- 
nistère public , comme substitut du Commissaire du gou- 
vernement^ pour toutes les affaires où le Secrétaire géné- 
ral de la préfecture ne pourra occnj^er lui-même et 
présenter des conclusions. 

Art. 2. — Sont chargés des fonctions de substitut du 
Commissaire du gouvernement : 



— 503 — 

Près le Conseil de préfecture du département d'Alger, 

— M. Pejre , conseiller ; 

Près le Conseil de préfecture du département d*Oran , 

— H. Hélot, conseiller; 

Près le Conseil de préfecture du département de 
Constantine, — M. Darbonnens, conseiller. 

Art. 3. — MM. les Préfets des départements d'Alger, 
d'Oran et de Constantine sont chargés, chacun pour ce 
qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté. 

Fait au palais du Gouyernement , à Alger, le 21 dé- 
cembre 1863. 

M*' Pelissikb, duc de Mal^loff. 



N* 370. — ARRÊTÉ qui fixe la quotité des centimes addition' 
nels à percevoir y en territoire mUilaire, pour 4864. 

DU 23 DECEMBRE 1863. 



AU NOM DE L EMPEREUR. 

Le Maréchal de France, Gouverneur Général de l'Al- 
gérie, 

Vu les articles 1 et 5 de l'ordonnance du 17 janvier 1845, 
concernant les receltes et les dépenses de l'Algérie ; 

Vu les arrêtés ministériels des 30 juillet 1858 et 26 février 
1858, sur les centimes additionnels à rimpôt arabe ; 

ARRÊTE : 

Art. 1".— La quotité des centimes additionnels à per- 
cevoir en territoire militaire avec les impôts zekkat, 
achour, hokor, lezma , et Timpôt de capitation établi en 
Kabylie, est fixée à raison de dix-huit centimes (0,18 c.) 
par franc, pour l'exercice 1864. 

Art. 2. — Les Généraux commandant les divisions mi- 
litaires sont chargés de Texécution du prédent arrêté. 

Fait à Alger, le 23 décembre 1863. 

Le Gouverneur Général^ 
W^ Pelissier, duc de Malakoff. 



- m - 

N* 371. — ARRÊTÉ qui réduit l'effectif de la compagnie d^in- 
fanterie et augmente celui de la section des sapeurs-pompiers 
de la milice d'EIrArrouch. 

DU 30 DÉCEMBRE 1863. 



AU KOM DE L'EMPBREUR. 

Le Maréchal de France, Gouyerneur Général de TÂl- 
gérie, 

Vu le décret impérial du 9 novembre 1859, sur rorganisation 
des milices en Algérie ; 

Vu la proposition du Préfet du département de Constantine; 

Sur le rapport du Directeur général des Services civils ; 

ARRÊTE : 

Art. I*'. — L'effectif de la compagnie d'infanterie de 
la commune d'EI-Arrouch est réduit de 90 à 80 hommes. 

Art. 2. — L'effectif de la section de sapeurs-pompiers 
de ladite commune est porté de 15 hommes à 25; elle 
sera commandée par nn sous-lieutenant. 

Art. 3. — Le Préfet du département de Constantine 
est chargé d'assurer l'exécution du présent arrêté. 

Fait au palais dn Gonvernement, le 30 décembre 1863. 
' H^i Pelissier, duc de Malakoff. 



N* 372. — - ARRÊTÉ qui modifie la population de quelques 
centres et communes de la province de Constantine. 

DU 30 dégemrre 1863. 

AU NOM DE l'empereur. 

Le Maréchal de France, Gonvernenr Général de l'Al- 
gérie; 

Vu l'arrôté du 15 février 1862, portant fixation de la popu- 
lation de l'Algérie en 1861 ; 

Vu le décret du 21 mars 1863; 

Vu la circulaire du 14 octobre 1863; 

Considérant que les chiffres portés à Tarrété précité du 15 
février 1862, sont devenus inexacts en ce qui concerne certains 
centres et communes du département de Constantine, par suite 
de modifications apportées à leur circonscription, postérieure- 
ment au recensement quinquennal de 1861 ; 

Sur le rapport du Directeur général des Services civils, 



— 505 — 



AIl&ÉTB : 

Art. I *'. — Est modifié, conforméineiit k Tétat ci-annexé, 
le tableau de la population de TAlgérie, joint à Tarrété 
du 15 février 1862, en ce qui concerne les centres et 
communes de : Aïn-Sfia, Fermatou, Khalfoun, £l«Hassi, 
Lanasser, Âïn-Trik, Mesloug, JUalah, Bouhira, El-Ou- 
ricia, Duzerville, La Galle et Souk-Ahras, dans le dépar- 
tement de GoDstantine. 

A^T. 2.— Le Préfet de Constantine est chargé de Tezé- 
cution du présent arrêté. 

Fait au. palais du Gouvernement, le 30 décembre 1863. 
M Pelissibb, duc de Malakoff. 



I 



COMMUNES 

et 

LOCALITES 



Aïn Amat 

Aïn Trick 

Boubira 

El-Hassi 

Malha 

El'Ouricia 

Khalfoun 

Lanasser 

Fermatoa 

Mesloug 

Aïû-Sûa 

PopulaUoD indlgènoDon 
comprise dans le périmè- 
tre des commaneB de l'ar* 
\rondia8ement 



^. La Galle 

zlDuzerville 

^ / Population indigène non 
comprise dans le périmè- 
tre des communes de l'ar- 
roadlstement 



ISouk-Abras 

Population indigène non 
\comprise dans le périmé- 
Jtre des communes de Tar- 
f rondissement 




2.084 



3.840 



Vu pour être annexé à notre, arrêté du 30 décembre 1868. 

Le Gouyerneur Général de TAlgérie, 

H^ PBiaSSIKB, DUC PK MALAKOFf* 



— 506 — 

N* 373. -— DÉCISION du Gowoemêur Général qui accorde 
à l'indigène Mohammed el Àmraouï une médaille d'argent à 
titre de récompense et d'encouragement pour ses travaux de 
culture. 



Alger , le 30 décembre 1863. 

Monsieur le Maréchal , 

Dans son dernier rapport semestriel , M. le Secrétaire 
da commissariat civil de La Calle, faisant fonctions d'ins- 
pecteur de colonisation dans ce district , a signalé, d'une 
manière toute particulière , les travaux exécutés par le 
sieur Mohammed el Amraouï , qui, rompant avec les cou- 
tumes arabes, cultive exclusivement d'après les métho- 
des européennes, avec l'aide de trois familles indigènes 
formant un personnel de quatorze individus , sa pro- 
priété deBou-Mercheu. 

Voici, d'après le rapport rédigé sur les lieux par 
M. Adrien Moncaup, la nature des travaux qui ont été 
exécutés par Mohammed el Amraouï : 

CoTistrvctions. 

Maison d'habitation en bonne maçonnerie, couverte en 
tuiles, contenant quatre pièces au rez-de-chaussée et une 
pièce au premier étage , estimée 8,000 fr. 

Hangar en maçonnerie, couvert en tuiles, 
renfermant une écurie et une étable spécia- 
lement destinée au cheptel, — 13 mètres de 
côté 3,700 

Animattx d'exploitation et cheptel, 

2 chevaux et 1 mulet, estimés. . . . ^ 560 

4 bœufs de labour, d"* 400 

Cheptel, d*^ 2,000 

Matériel agricole, 

2 charrettes et 1 tombereau 750 

1 charrue française 120 

1 herse forte 1 20 

Instruments aratoires divers 400 

r 

Total 16,050 fr. 



— 507 — 

Plantations, 

i ,000 pieds d'arbresfruitiers d'essences diverses, 4,000 
pieds de vignes. 

Sur les 27 hectares qui forment sa propriété , Moham- 
med el Amraouï a aménagé 8 hectares en prairies. 11 en 
laisse habituellement 7 en pâturage , et il consacre les 1 2 
hectares restant à la culture maraîchère et à celle de 
l'orge. 

Dans la partie aménagée en prairie , laquelle, dans le 
principe, était marécageuse et située en contre-bas du 
reste de la propriété , Mohammed el Amraouï a trans- 
porté, au moyen de ses attelages, de très-grandes quan- 
tités de terres ; il a assaini cette portion en creusant des 
fossés de dessèchement, et il a donné de l'écoulement 
aux eauxpar des saignées qui la jettent au loin. Grâce à 
ces travaux , ce terrain , autrefois marécageux et impro- 
ductif , est devenu une magnifique prairie donnant en 
abondance du fourrage d'une excellente qualité. 

Le jardin potager, d'une surface de plus de deux hecta- 
res , est signalé comme le mieux entretenu et le plus 
abondamment pourvu en produits maraîchers de toute 
la localité. 11 approvisionne en partie le marché de La 
Galle. Enfin , les arbres fruitiers, parfaitement soignés 
et très-intelligemment greffés, donnent des fruits savou- 
reux et fort beaux. 

D'après cet exposé d'une situation aussi prospère et 
aussi digne d'être offerte en exemple, j'ai l'honneur, Mou- 
sieur le Maréchal, de proposer à Votre Excellence de 
vouloir bien accorder au sieur Mohammed el Amraouï , à 
titre de récompense et d'encouragement pour ses tra- 
vaux , une médaille d'argent , du module de celles frap- 
pées à l'occasion des expositions générales agricoles de 
l'Algérie. 

Le Conseiller d'Etat^ Directeur général des Services civils^ 

G. Mercier-Lagombe. 
Approuvé : 
Le Gouverneur Général , 
W^ Pelissier, duc de Malabloff. 



^ 508- 

N* 974. ^ Forêts de ghênes-uége. — ConcesiUms. — - Par dé- 
crets, en date des 4 et 7 novembre 1863 , sont régularisées les 
concessions d'exploitations de massifs de chônes-liége ci-aprës : 

r A M. Caille (Joseph), parcelle de 30 hectares 7^2 ares dans la - 
forêt de Djebel-Estaya, district de Philippeville (province de 
Gonstantine) ; 

2" A M. Portes fils, 445 hectares 66 ares 87 centiares dans fa 
forêt de Tëfeschoun, commune de Goléab (département d'Alg^er); 

3* A MM. Reboul et Bénéguet, les massifs de cbônes-liége des 
forêts de Bou-Rouis et de Mouzaïa (province d'Alger) , d'une 
contenance totale de 997 hectares 48 ares. 



No 375. — Pouce «nificiPALE. — PersonneL — Par arrêté de 
S. Exe. le Gouverneur Général , du 12 novembre 1863 , M. Ha- 
gard (Alphonse), commissaire de police de 3* classe à la rési- 
dence de Mostaganem, déparlement d'Oran, est promu à la 2* 
classe de son emploi, pour prendre rang à dater du l*' novembre 
1863. 



N* 376. — PoNTs-BT-GHAnssÉES.— PerêonneL — • Par arrêté do 
S. Exe. le Gouverneur Général, du 12 novembre 1863, M. Gros 
(Achille), conducteur auxiliaire des Ponts-et-Ghaussées, est com- 
missionné pour servir, en ladite qualité , dans le département 
d'Oran , en remplacement de M. Darré , admis à faire valoir ses 
droits à la retraite. 



N« 377. _ RÉaiME FORESTIER. --^ Délimitations . — Par arrêté 
en date du 14 novembre 1863, S. Exe. M. le Maréchal Gouver- 
neur Général deTAlgérie, a fixé définitivement à 6,137 hectares 
la contenance de la forêt de Guetarnia , subdivision de Sidi-bel- 
Abbès, province d'Oran, indûment portée à 10,681 hectares dans 
l'arrêté de soumission au régime forestier du 26 août 1858. 



N* 378.— Service des Ponts-bt-Ghàussées.— Expropriation. 
— Par arrêté de S. Exe. 1» Gouverneur Général, du 26 novem- 
bre 1863, est déclarée d'utilité publique et prononcée Texpro- 
priation définitive d'une parcelle de terre d'une contenance de 
45 ares 46 centiarea, sjtiiiie au lieu dit Rharetta, cercle de Sétif, 
annexe de Takitount, sur la route de Sétif à Bougie, près de U 



— 509 — 

fontaine d'Âîn-Tababor, à 200 mètres environ eft amont du Gha- 
bet-el Àkra, pour y construire un bâtiment destiné au logement 
des agents du service des Ponts-et-Chaussées cbargés delà sur- 
veillance des travaux de ladite route, et qui sera, ensuite, affecté 
à une maison de cantonnier. 



N^ 379. — Contributions diverses. — Personnel. — Par dé- 
cision de M. le Ministre des Finances, en date du 28 novembre 
186?, rendu sur la proposition de S. Exe. le Gouverneur 
Général, M. Gouderc, contrôleur principal, a été nommé inspec- 
teur de 3* classe des contributions directes (province d'Alger) , 
en remplacement de if. Locbo, rappelé en France. 



N* 380. — Budgets communaux. — Par décrets en date du 30 
novembre 1863, les budgets des communes d'Alger, de Gonstan- 
tlne et de Bône, pour l'année 1864, ont été fixés, savoir : 

Commune d'Alger. 

RecetUê.-^Vn million trois cent dix-buit mille cent dix francs 
(1^18,110 fr.). 

Dépenses. — Un million deux cent vingt-neuf mille sept cent 
soixante-neuf francs cinquante centimes (1,229,769 fr. 50 c). 

D'où résultera un excédant de recettes de quatre-vingt-buil 
mille trois cent quarante francs cinquante centimes (88,340 fir. 
50 c.). , , 

Commune de Constantine. 

Recettes. — Sept cent vingt-cinq mille cinq cent cinqnante 
francs (725,550 fr.). 

Dépenses: — Six cent quatre mille soixante-dix-huit francs 
(604,078 fr.). 

D'où résultera un excédant de recettes de cent vingt et un mille 
quatre cent soixante-douze francs (121,472 fr.). 
Commune de Bine. 

Recettes. — Trois cent cinquante-sept mille quatre cent qua- 
rante-quatre francs (357,444 fr.). 

Dépenses. — Trois cent quarante-neuf mille cinq cents francs 
(349,500 fr.). 

B'où résultera un excédant de recettes de sept mille neuf cent 
quarante-quatrB francs (7,944 fr.) . 



— 510 — 

N'381. —Tribunaux musulmans. —Nominations et Muta-- 
tiens, — Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur GéiiéraU-en date 
du 25 oovembre 1863, le sieur Fellouah ben el Fersi, ancien 
élève de la médersa de Tlemcen, a été nommé adel de la 18* 
circonscription judiciaire de la province d'Oran (cercle de 
Mostaganem), en remplacement de Si Mohammed ben Abd 
AUab, décédé. 



N* 383. — Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en 
date du 14 décembre 1863, ont été nommés, pour la province 
d*Alger (cercle d'Aumale) : 

Gadhi de la 21* circonscription judiciaire, Si el Hadj Moham- 
med ben Mohammed, actuellement bach-adel de la 24* circons- 
cription, en remplacement de Si Ali ben Tahia, révoqué; 

Gadhi de la 28* circonscription judiciaire , Si Ahmed ben 
Abderrahman, taleb, en remplacement de Si Ahmed ben Koui- 
der, décédé; 

Bach-adel de la 17* circonscription judiciaire, Si Moham- 
med ben Yahia el Misseraoui, actuellement bach-adel de la 19* 



N* 382. — Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en 
date du 9 décembre 1863, ont été nommés : 
Pour la province d Alger. 

Cadhi de la 40* circonscription judiciaire (cercle de Mêdéa), ' 

Si Mohammed ben Touami, actuellement bach-adel de la 36* I 

circonscription, en remplacement de Si Messaoud bel Hadji 
Bou-Rhala, révoqué ; • | 

Bach-adel de la 3* circonscription judiciaire (cercle de Mé- 
déa), Si Abdelkader ben Ahmed, actuellement adel de la même 
circonscription, en remplacement de Si Mohammed ben Touami, 
nommé cadhi ; 

Adel de la 36* circonscription judiciaire, Si Mohammed ben 
Moumen, actuellement adel de la 39* circonscription, en rempla- 
cement de Si Abdelkader ben Ahmed, nommé bach-adel; 

Adel de la 39* circonscription judiciaire (cercle de Médéa], 
Si ben Aïssa ben Ahmed, ancien fonctionnaire de la justice 
musulmane, en remplacement de Si Mohammed ben Moumen, 
qui passe à la 36* circonscription. 

Pour la proHnce de Constantine. 

Adel de la 25* circonscription judiciaire (annexe d*El-Miliah), 
Si Ali ben Mohammed, ancien élève de la médersa de Gonstan- 
tine, en remplacement de Si Ferath ben Doula, nommé bach- 
adel de la même circonscription. 



— 511 — 

circonscription, en remplacement de Si el Mahfoud ben Âti, dé- 
cédé. 

Bach-adel de la Id* circonscription judiciaire, Si Mohammed 
ben Mohammed , actuellement adel de la 17* oirconscription, 
en remplacement de Si Mohammed ben Yahia Misseraoui, qui 
passe à la 17* circonscription ; 

Adel de la 17* circonscription judiciaire , Messaoud ben 
M'IIamed , taleb, en remplacement de Si Mohammed ben 
Mohammed, nommé bach-adel de la 19* circonscription. 



N* 384. — Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en 
date du 18 décembre 1863, ont été nommés, pour la province 
de Constantine : 

Bach-adel de la 68* circonscriplion judiciaire (cercle de 
Bordj-bou-Arreridj), Si Amar ben Lakhdar, actuellement adel 
de la 53* (bis) circonscription, ancien élève de la médersa de 
Constantine, en remplacement de Si Abderrahman ben Abdal- 
lah, décédé; 

Adel de la 53* circonscription judiciaire (cercle de Sétif) , 
Salah ben Nesbah, ancien élève de la médersa de Constan- 
tine, en remplacement de Si Mohammed Saïd-ben Ahmed, 
nommé bach-adel ; 

Adel de la 68* circonscriplion judiciaire (cercle de Bordj- 
bou-Arréridj) , Smati ben Mohammed, ancien élève de la mé- 
dersa de Constantine, en remplacement de Si Abderrahman 
ben Abdallah, nommé bach-adel: 

Adel de la 73* circonscriplion judiciaire (cercle de Bordj- 
bou-Arréridj), Hassein ben Telki, ancien élève de la médersa de 
Constantine, en remplacement de Si Gherif ben Salah, démis- 
sionnaire. 



N* 386. ■•- Sociétés de sbcours mutuels. — Présidents,-— Par 
décret impérial, en date du 5 décembre 1863. M. Arthaud (Pierre- 
André), membre du Conseil municipal de Ténès, a été nommé 
président de la Société de secours mutuels établie dans cette 
ville, en remplacement de M. Richard, décédé. 



N'386.~MiLiCBs.— iVomination*.— Par arrêté du Gouverneur 
Général, du 9 décembre 1863, M. Margot (Louis), sous-lieutenant 
dans le corps de milice de Teniet-el-Hâad, et M. Orlhet (Victor), 
négociant, sergent-fourrier, ont été nommés, le premier, lieu- 



i 



— 512 — 

tenant, en remplacement de M. Huck, démissionnaire, etlese^ 
cond, sous-lieutenant, en remplacement de M. Margot, proma. 



N* 387.— Par arrêté du 22 décembre 1863, M. Colombier 
(Jean), sergent-major, a été nommé sous-iieutenant à la r* com- 
pagnie du bataillon de la milice do Tlemoen , en remplacement 
de M. Aymé, démissionnaire. 



N* 388. — Courtiers en marchandises. — Nominations, — 
Par arrêté de S. Exe. le Maréchal Gouverneur Général, en date 
du 11 décembre 1863, le sieur Foulhouze (Auguste) a été nom- 
mé courtier en marchandises à la résidence d'Oran. — Le cau- 
tionnement à verser au trésor par le titulaire a été fixé à trois 
mille francs (3,000 £r.). 



N* 389.— Travaux publics. — Expropriation,-^ Par arrêté du 
Gotiverneur Général, du 16 décembre 1863, Texpropriation de 
deux parcelles de terrain, d'une contenance de 2 ares 75 centiares 
présumées appartenir aux sieurs Hadj Amou bel Hadj Bahir et 
Jacob ben Guenoun Assoun ben Choucha , propriétaires à Cons- 
tantine, et qui sont nécessaires pour la rectification de la route 
de Stora à Biskra, a été déclarée d'utilité publique. 




certifié conforme : 

Alger, le 31 décembre 1863. 
Le SBcrélaire général de la Direction 
générale des Services civUs, 

SERPH. 



AtnER. 



îttl^RlMEHlE ET PAPETERIE ROUTEE. 



— 513 — 

BULLETIN OFFICIEL 

OU 

GOUVËMEIMËNT GÊNÊR4L 

DE L'ALGËRIE. 



ises. 



NMOO 



SOMMAIRE. 



390 13 mai 1863. 



391 



13 mai 1863 



Budl^ets. — Extrait de la loi de finan- 
ces portant fixation du budget général 
des dépenses etdes recettes ordinaires de 
rexercice 1864 

Etats A et B (anubxb) 



•— Extrait de la loi de finances sur le bud 

get extraordinaire de Texercice 1864.. . 

Etat B (ahiïkxb) 



392^22 nov. 1863. 



393 15 déc. 1863. 



— Extrait du décret impérial portant ré 
partition, par chapitres, des crédits du 
budget ordinaire sur ressources spéciales 
et extraordinaires de Texercice 1864. . 

Etats A, B et D (annexe) 



514 
515 



516 

516 



517 
519 



— Sous-répartition, par articles, du bud- 
get de rÂlgériepour 1864. (arrêté)... 

ibleau A (annbxbj, budget ordinaire 

B, budget sur ressources spéciales 



Ta 



520 

522 

526 

— B, budget extraordinaire |527 



— 514 — 



N' 390. — EXTRAIT de la loi de finançât portant fixation du 
budget général des dépenses et des recettes ordinaires de l'exer- 
cice 4ê64. 

DU 13 MAI 1863. 

NAPOLÉON, par la grâce de Dieu et la Tolonté 
nationale, Empereur des Français, 
À tons présents et à venir, saint; 

Ayons sanctionné et sanctionnons, promnlgné et pro- 
mulguons ce qui suit : 

LOI. 

Le Corps législatif a adopté le projet de loi dont la te- 
neur suit : 

TITRE I". 

BUDGET ORDINAIRE. 

$ V\ — Crédits accordés. 

Art. !•'. — Des crédits sont ouverts aux Ministres 
jusqu'à concurrence de un milliard sept cent soixante- 
quinze millions cent quarante -quatre mille un francs 
(1,775,144,001 fir.) pour les dépenses générales du bud- 
get ordinaire de l'exercice 1864, conformément à Tétat A 
ci-annexé. 



TITRE II. 

BUDGET DES DÉPENSES SUR RESSOURCES SPÉCIALES. 

Art. 1 5. — Les crédits affectés aux dépenses départe- 
mentales et spéciales qui se règlent d'après le montant des 
recettes des mêmes services , sont fixés provisoirement , 
pour l'exercice 1 864, à la somme de deux cent vingt et un 
millions neuf cent trente-quatre mille cent vingt-trois 



— 515 — 

francs (221,934,123 fr.), conformément à Tétat général 
6 ci-annexé. 



Fait au palais des Toileries, le 13 mai 1863. 

Signé : NAPOLÉON. 

Par TEmpereur : 

Le Ministre d'Etat , 

Signé : Walewski. 

Vu et scellé dn grand sceau : 
Le Garde des sceaux , Ministre secrétaire dCEtat 
au département de la Justice , 
Signé : Delakgle. 
État A. — Budget ordinaire par section. 



SERVICES. 



NATURE DES DÉPENSES. 



GouverDe 
ment 
gënéral de 
l'Algérie, 



i** section. — Administration centrale. 
— Dépenses secrètes. . . 

Administration générale. 

Services de la justice, de 
rinstruction publique et 
des cultes. — Services 
financiers. — Services 
maritimes 

Golonisatioa. —Travaux 
publics 



' section, 
section. 



section. 



Total pour le Gouvernement général de V Algérie, 



MONTANT 
des crédKf 

▲GGORDiB 



fr. 

745.500 
3.645.065 



3.777.230 
6.038.318 



14.206.013 



État G. 


— Tableau des dépenses sur ressources spéciales. 


SERVICES. 


NATURE DES DÉPENSES. 


MONTANT 

des crédits 
▲ceoRois. 




fr. 
37.520 


[l** section — Exposition permanente 

CoiivfiTnft-i (2* partie). des produits de FAlgé- 

mAn? ) "e à Paris. ... 19.000 

iriSnSrftirtpi^' section — Frais de contrôle 

ffiérie i(^ P«r»i«)- etdesurveillan- 
1 Algérie, r *- ce des chemins 1 

l de fer concédés 18.520 



Pour extraits conformes : 
Le Secrétaire général de la Direction générale des Services civils, 

SERPH. 



— 516 — 

N* 391. — EXTRAIT de la loi de finances sur le budget extraor- 
dinaire de Vexercice 4864. 

DU 13 MAI 1863. 

NAPOLÉON, par la grâce de Diea et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français, 

A tous présents et à venir, salut : 

Avons sanctionné et sanctionnons , promulgué et pro- 
mulguons ce qui suit : 

LOI. 

Le Corps législatif a adopté le projet de loi dont la 
teneur suit : 

Art. 2. — Il est ouvert aux Ministres pour les dé- 
penses du budget extraordinaire de Fexercice 1 864 , un 
crédit total de cent huit millions quinze mille francs 
(108,015,000 fr.), conformément à Télat B ci-annexé. 



Fait au palais des Tuileries, le 13 mai 1863. 

NAPOLÉON. 
Par l'Empereur: 
Le Ministre d'Etat j 
A. Walewski. 
Vu et scellé du grand sceau : 

Le Garde des sceaux , 

Ministre de la Justice^ 

làigné : Dëlangle. 

Etat Wi,— Etat général, par Ministères et sections, des crédits ac- 
cordés pour tes dépenses du budget extraordinaire de l'exerc\ce 
4864. 



MINISTÈRES 



DÉSIGI<fÀTI0N DBS SECTIONS. 



MONTANT 

DES CKiotTS AGGOaDiS 



par 

section. 



Gouverne- 
ment 
général de 
l'Algérie. 



4» seclion (3* parlie). 
vaux publics 



Tra- 



5.200.000 



5.200.000 



Pour extrait conforme : 

le Secrétaire général de la Direction générale des Services ùiinls, 

SERPH. 



— 517 — 

N* 392. — EXTRAIT du décret impérial parlant répartitiofi, 
par chapitres^ des crédits du budget ordinaire, sur ressources 
spéciales et extraordinaires, de Vexercice 1864, 

DU 22 NOVEMBRE 1863. 



NAPOLÉON , par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français, 

A tous présents et à venir, salut : 
♦, , , , , •••»• • .■....,•.,,, 

Avons décrété et décrétons ce qui suit : 

S l•^ — Budget ordinaire. 



Art. I". — 



Les crédits du budget ordinaire ouverts à nos Minis- 
tres par Farticle V^ de la loi du 13 mai 1863, pour les 
dépenses de Texercice 1864, et qui montaient à un mil- 
liard sept cent soixante et quinze millions cent quarante- 
quatre mille un francs sont fixés à la somme de un mil- 
liard sept cent soixante et seize millions cent quatre- 
vingt-quatre mille un francs (1,776,184,001 fr.). 

Art. 2. — La somme précitée de un milliard sept cent 
soixante el seize millions cent quatre-vingt-quatre mille 
un francs (1,776,184,001 fr.) est répartie, par chapitres, 
conformément à Tétat A ci- annexé. 

S 2. — Budget des dépenses sur ressources spéciales. 

Art. 3. — Les crédits affectés aux dépenses sur res- 
sources spéciales et montant, pour Texercice 1864, d'a- 
près Tarticle 15 de la loi du 13 mai 1863, à deux cent 
vingt et un millions neuf cent trente-quatre mille cent 
vingt-trois francs (221,934,123 fr.), sont répartis, par 
chapitres, conformément à l'état B ci-annexé 

§ 4. — Budget extraordinaire. 
j^i^if. 5. — Sur les crédits ouverts à nos Ministres par 



— 518 — 

Tarticle 2 de la loi da 13 mai 1863, pour dépenses ex- 
traordinaires deTexercice 1864, une somme de un mil- 
lion cinq cent mille francs (1,500,000 fr,) est retranchée 
au budget du Gouvernement général de l'Algérie (4* sec- 
tion, 3* partie] et demeure définitivement annulée. 

Art, 6. — Par suite de cette annulation et du transport 
au budget ordinaire, prononcé parTarticle l^** ci- dessus^ 
d'une somme de un million quarante mille francs 
(1,040,000 fr.), les crédits du budget extraordinaire, qui 
montaient à cent huit mi]lions quinze mille francs 
(108,015,000 fr.), sont fixés à cent cinq millions quatre 
cent soixante- quinze mille francs (105,475,000 fr.) et ré- 
partis, par chapitres, conformément à Tétat D ci-annexé. 

Fait au palais de Gompiègne, le 22 novembre 1863. 
Signé : NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 

Le Ministre secrétaire d'Etat au département 
des Finances , 

Achille Fould. 



ÉTAT A 



— 519 — 
État A. — Budget général, par chapUres, des dépenses de Vexercice 4864. 



SECTIONS. 



MINISTÈRES ET SERVICES. 



MONTANT 

DU GHÉDITS ACGOBBlâs 

par cba pitre, par section. 



1" SECTION. 

Aâmlnistration 

centrale. 

Dépenses secrètes 



2* SSGTION 

Administration 
générale. * 

3* SECTION. 

Service de la Jus- 
tice, de l'iDstruc-1 
tion publiq. et des] 
cuHes. Services 0-/ 
nanciers. Services| 
maritimes. 

4' SECTION. 

Colonisation. Tra- 
vaux publics 



7 

8 

9 

10 

11 

12 
13 



GOUVERKBUEIfT GBNBRAL DB L'ALciaiB. 

Administrai**" centrale (personnel). 

Administration centrale (matériel). 

Publications , expositions , mis- 
sions, établissements scientifi- 
ques, secours et récompenses.. 

Dépenses secrètes 

Administration générale. 

Commandement et administration 
des populations arabes 

Justice musulmane 

Instruction publique musulmane. 

Culte musulman 

Services financiers 

Services maritimes et surveillance 
de la pêche 

Colonisation et topographie 

Travaux publics *. 



511 .700\ 
92.000 



61.8(i0l 
80.000/ 

2.760.565| 

884.50oi 

64.000\ 

106.000] 

68.500( 

3.056.930/ 

481. 80o) 

2.733.050) 

3.305.168 



Total pour le Gouvernement général de V Algérie, 



745.500 



3.645.065 



3.777.230 



6.038.218 



14.206.013 



Etat^m— Budget général, par chapitres, des dépenses sur ressources spéciales 

pour l'exercice i864. 



DÉPENSES. 



SECTIONS. 



MINISTÈRES ET SERVICES. 



MONTANT 
des crédits 

AGGORDis. 



l** section (2* partie) 
4* section (2* partie) 



GOUVBRlfBllENT GilfiaAL DB L'ALoiaiE. 

Exposition permanente des produits de 
rAlgérie, à Paris 19.000 

Contrôle et surveillance des che- 
mins de fer concédés 18.520 



37.520 



- 520 — 

État D.— État général, par chapitres, des crédits accordés pour les dépenses 

extraordinaires de Vexercice 4864. 



SECTIONS. 



MINISTÈRES ET SERVICES. 



MONTANT 

DES GRÉDITS ALLOUÉS. 

par chapitre, par seclton. 



IV* section 
(3' partie). 

Colonisation. 
Travaux 
publics. 



GOUVERNEMENT GÛniRJLh DE L'ALCéaiB 

Dessèchements et irrigations 

Routes et ponts, aqueducs, canaux, 

fontaines et grande voirie 

Ports, phares, fanaux 

Bâtiments civils. 



320.000 



1.100.000 8.7OO.00(a 
1.700.0001 
580.000 



Pour extraits conformes, 
Le Secrétaire générât de la Direction générale des Services civils, 

SERPH. 



N*393. — ARRÊTÉ portant sous-répartition, par articles, du 
budget de l'Algérie pour 4864. 

DU 15 DECEMBRE 1863. 



Le Maréchal de France , Goavernenr Général de l'Al- 
gérie, 

Vu les lois de finances du 13 mai 1863, portant fixation des 
budgets ordinaires, sur ressources spéciales et extraordinaires, 
4e Texercice 1864; 

Vu le décret du 22 novembre 1863, qui, en conformité des ar- 

le £l2 du sénatus-consutte du 25 décembre 1852 et l*' du se- 
uatus-consulle du 31 décembre 1861, a réparti , par chapitres, 
pour chaque Ministère , les crédits généraux accordés par les 
lois précitées ; 

Vu l'article 14 du décret du 10 décembre 1860, relatif au gou- 
vernement et à la haute administration de l'Algérie ; 

Vu les délibérations du Conseil supérieur du Gouvernement , 
en date du 9 octobre 1863 ; 



^ 521 — 

ARRÊTE : 

S I''. — Budget ordinaire. 

Art. V^. — Le crédit de quatorze millions deux cent 
six mille treize francs (14,206,013 fr.), ouvert par l'ar- 
ticle 1^' de la loi du 13 mai 1863 au budget ordinaire du 
GouYemement général de TAlgérie, pour l'exercice 1864, 
est subdivisé dans les divers articles de chacun des cha- 
pitres dudit budget, conformément au tableau À ci- 
annexé. 

S 2. — Budget des dépenses sur ressources spéciales. 

Art. 2. — Le crédit de trente-sept mille cinq cent 
vingt francs (37,520 fr.) ouvert par l'article 15 de la loi 
précitée du 13 mai 1863, au budget des dépenses sur 
ressources spéciales du Gouvernement général de l'Al- 
gérie, pour l'exercice 1864 , est sous-réparti dans les 
divers articles de chacun des chapitres dudit budget^ 
conformément au tableau B ci-annexé. 

§. 3. — Budget extraordinaire. 

Art. 3. — Le crédit de trois millions sept cent mille 
francs (3,700,000 fr.) ouvert par l'article 2 de la loi sus- 
visée du 13 mai 1863, pour les dépenses du budget ex- 
traordinaire du Gouvernement général de l'Algérie, pen- 
dant l'exercice 1 864 , est sous-réparti dans les divers 
articles de chacun des chapitres dudit budget , confor- 
mément au tableau G ci-annexé. 

Faità Alger^ le 15 décembre 1863. 

Le Gouverneur Général^ 
JH^^ Pelissier, duc de Hala&off. 



— 522 — 



ANNEXES DE L'aBBÉTÉ DU 15 DÉCEMBRE 1863. 



BUDGET DU 60UTEB1IEHENT GÉNÉRAL DE L'ALGÉRIE 

pour Vexercice 4864, 



Sous-râpartlUon par articles, dans les divers chapitres des budgets * ordinaires sur ressources 
spéciales et extraordinaires, des crédits ouverts par les lois de flnanoes du 18 mal IW, 
peur les dépenses du Gouvernement général de TAlgérie, pendant l'exercice I9ii. 



TâBLEâU a. — Budgei ordinaire. 



a 

s ?: 



3 
3 

4 
5 



3 

4 



DESIGNATION DES 8EBYIGES. 



l-* SECTION. 
ADMINISTRATION CENTRALE. - DÉPENSES SECRÈTES. 

CHAPITRE I*'. 
AdmlnliilrallOB eenirale. ^ Pertormel. 

TrfliiAmAni an ^ Gouvemeur Général 150.000 
Traiiemenl du ^ directeur Général.. 60.000 

Appointements des chefs et commis 

Gages des gens de service 

Conseil consultatif de TÂlfférie 

Service de l'Algérie détaché au Ministère de la 
Guerre 



CRÉDITS 

▲LLOCib. 



Total du chapitre I*'. 



CHAPITRE II. 
AdmUUetrailon eentrmle. — Matériel. 

Fournitures générales 

Frais d'impressions 

Loyers et entretien des bâtiments 

Service de l'Algérie détaché au Ministère de la 
' Guerre 

Total du chapitre II 



210.000 

233.200 
11.500 
32.000 

25.000 



611.700 



41.000 
30.000 
19.000 

2.000 



92.000 



TOTAL 

PAR 8ICT10X 



— 52S — 



S 



1 

2 
3 
4 
5 



iiifie. 



DÉSIGNATION DK8 SERVICES. «. 



GHAPITEI III. 

PnMIeatlons. Expo«ltfOB«, EteMlMemente 
•eleiitlll4«e«9 HlmiloiM, Seeoar* eiKée«iiipeB»ea 

Publications 

Expositions 

Etablissements scientiûqiMS 

Missions, expioralions et voyages 

Secours et recompenses 



1 
2 

3 

4 



Diiqie. 



Uilfu. 



Total du chapitre III. 



CHAPITRE lY. 

Dépenses secrètes 



2* SECTION. 
ADMINISTRATION GÉNÉRALE. 

CHAPITRE V. 
AdaUnlstraUon s^nérale. 



Administration provinciale. 

Prisons 

Service télégraphique 

Service sanitaire 



Total du chapitre F. 



CHAPITRE VI. 

Commandement et administration des popula- 
tions arabes 



3* SECTION. 

SERVICES DE U JUSTICE, DE L'INSTRUCTION PUBLI 

QUE ET DES CULTES. - SERVICES FINANCIERS. - 

SERVICES MARITIMES. 

CHAPITRE Vil. 

Justice musulmane 



CRÉDITS 

ALLOUAS. 



À MFOETBR. 



TOTAL 
PIB SICTIOXf, 



18.000 

5.000 

14.800 

so.ooa 

4.000 



61.800 



80.000 



1.047.300 

631.265 

990.000 

92.000 



2.760.565 



884.500 



64.000 



745.500 



8.645.065 



4.390.565 



— 524 — 



a 


DÉSIGNATIOIÏ DES SERVICBS 


CRÉDITS 


/ TOTAL 


S 


• 


ALLOUÉE . 


PAm SBCTIjfl 




HBPORT.... 
CHAPITRE VIII. 




4.390.565 


Uiiqae. 


Instrucliou Dubliaue musulmano 


106.OOC 


) 


CHAFITRB IX. 








Usiqie. 


Gult6 musulman 


68.500 


) 


CHAPITRE X. 










9ervlee« Unanclers . 






i 

5 

6 


Enregistrement et domaines 


776.100 
697.800 
720.000 
529 430 

291.200 
42.400 




Gontr'butions diverses 




( 


Forêts , 




Postes 


) 


Poudres à feu 




Poids et mesures 




Total du chapitre X 


3.056.930 




CHAPITRE XI. 










9ervlee« marlliiiies et «arvelIlMiee de la 
pêehe. 








1 
2 


Surveillance des ports militaires et des ports 
de commerce 


372.300 
109.500 


1 


Surveillance de la pêche du corail et de la 
pêche côtière 


3.777.230 




Total du chapitre XI 

4- SECTION. 




481.800 










COLONISATION. - TRAVAUX PUBLICS. 










CHAPITRE XII. 








ColonUailon et Tepographle. 






1 
2 
3 
4 


Golonisalion 


923.300 
700.000 
831.750 
278.000 




Travaux de colonisation 






Service topographique 




Transport des passagers civils 




Total du chapitre XII 




2.733;050 






A REPORTER 




8.167.795 





5Î5 — 



1 
2 



llDiqie. 
Uiiiqae. 

uiqic. 



DÉSIONATION DBS SEBYICES. 



RBPOET. 



CHAPITRE XIII. 



Personnel 

Travaux d'entretien et de forage. 



Total du chapitre XIII 

CHAPITRE XIV. 

Dépenses des exercices clos 



CHAPITRE XV. 



Dépenses des exercices périmés , non frap- 
pes de déchéance 



CHAPITRE XVi. 



Rappel des dépenses payables sur revues an- 
térieures à 1864 et non passibles de déchéance. 

Total général du budget ordinaire. . . . 



CRÉDITS 

ÀLUOU^S. 



1.039.033 
3.266.135 



3.305.168 



Mémoire. 



Mémoire. 



Mémoire. 



TOTAL 
PAR SBQTIOlf , 



8.167.795 



6.038.318 



14.206.013 



Arrêté le présent état de sous-répartition à la somme de quatorze 
millions deux cent six mille treize francs. 



Alger, le 15 décembre lê€5. 



Le Gouverneur Général, 
M«i PELISSIBB, DUC de Malakoff. 



— 526 — 

TABLEAU B. — Budget des dipmset sur ressources spéciales. 



. 1 



Dilqie. 



Diiqoe. 



\>ÉSIONATIO]!l DES SBRYICES 



l** SECTION (^ partie), 

CHAPITRE I. 

Exposition permaneDte des produits de TAIgé- 
ne, à Paris 



4« SECTION [r partie). 

GHAPITAK II. 

Contrôle et surveillance des chemins de fer 
concédés 



CRÉDITS 

ALLOUAS. 



19.000 



18.520 



Total généraldubudget des dépenses sur ressources spéciales 



TOTAL 



PAR SBCTIOX 



19.000 



18.520 



37.53C 



Arrêté le présent état de soas -répartition à la somme de trente 
sept mille cinq cent vingt francs. 



Alger, le 4 S décembre 436S. 



Le Gouverneur Général, 
M»» PELISSIEB, DUC DE Malakoff. 



— 527 — 
TABLEAU C. — Budget extraordinaire. 



à 




ch|dits 


TOTAL 


^ < 


DÉSIGNATION DES SBRYIGES. 




\ 




kUMoia 


PAi swnonJ 




4« SECTION (5« ^ariif). 








CHAPITRE I. 






Uniqoe. 


Dessèchements et irrigations 


390.000 


320.000 




CHAPITRE II. 








Roatefl et ponto, A^nedaes^Canaoz, Fontaines 
•t grande Voirie. 






1 
2 
3 


Routes impériales 


970.000 
61.000 
69.000 


1.110.000 


Pont d^Âlcantara 


Aqueducs, canaux, fontaines etgn^ande voirie. 




CHAPITRE III. 








Porta, Pharea et Panaoz. 






1 
2 
3 


Port d'AIcrer 


600.000 

1.050.000 

50.000 


1.700.000 


Poris secondaires 


Phares et fanaux 


CHAPITRE IV. 


DniqM. 


Bâtiments civils 


580.000 


580.000 


Total général du budget dt$ dépetues extra( 


yrdinaires. 


3.700.000 



Arrêté le présent état de sous-répartition à la somme de trois mil- 
lions sept cent mille francs. 

Alger, le 45 décembre 486S. 

Le Gouverneur Général, . 

M*ï PELTSSIER, duc de Malakopf. 



— 52» — 




CBETIFifi CONFOEHB : 

Alger, le 31 décembre 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SEBPH. 



ALGER. 



FMPRIMERIE ET PAPETERIE BOUTER. 



— 5i9 — 



BULLETIN OFFICIEL 

DU 

GOUVERNEMENT 0ËNËR4L 

DE L'ALGËRIE. 



ises. 



NMOi 

SOMMAIRE. 



K" 



3d4 



305 



387 



DÀ». 



29 août 1863. 



30 DOt. 1863. 



14 d<c. 1863. 



Dales divers. 



▲1IAI.T8I. 



Circonacriptlona administra- 
tives. — Agrandissement du territoire 
et modification des limites de l'arron- 
dissemenl de Guelma (dAgret) 

Bndiçeta provinciaii:^* — Travaux 
pu6^fc«.— Àpi>robation d'une délibération 
du Conseil général de la province d'Al- 
ger qui modifie les crédits inscrits à la 
section Ilidu budget provincial de l'exer 
cice 1863 (Décret) 

— Jardin d'aeclimatation, — Les receltes 
et les dépenses provenant de la vente 
des produits du Jardin d'acclimatation 
seront, àTavenir, rattachées, pour ordre, 
au budget de la province d'Alger (ofi 
ceet) 

Mentions et Extraits 



rA«. 



530 



532 



536 
637 

543 



I 



— 530 — 

N* 394. — DÉCRET qui agrandU le territoire et modifie le$ 
limites de V arrondissement de Guelma. 

DU 29 AOUT 1863. 



NAPOLÉON , par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français , 

A tous présents et à venir, salut : 

Vu le décret du 35 février 1860, fixant les limites du départe- 
ment de Gonstantine, et notamment Tarticlee, réglant les limites 
de Tarrondissement de Guelma ; 

Vu l'avis du Conseil consultatif du Gouvernement général; 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Ëtat au départe- 
ment de la Guerre, et d'après les propositions du Gouverneur 
Général de TAlgérie; 

AVOIÏS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTOIfS CE QUI SUIT : 

Art. 1". — Le territoire de colonisation dit de TOued- 
Halia, d'une contenance de 362 hectares 54 ares 45 cen- 
tiares, est annexé à Tarrondissement de Guelma , dépar- 
tement de Cionstantine. 

Art. 2. — Les limites de Tarrondissement de Guelma 
fixées par Tarticle 6 de notre décret du 25 février 1 860 
sbs-visé sont, en conséquence, modifiées ainsi qu'il suit : 

Au nord et à Vest^ en partant du Djebel-Thaïa , par 
rOued-Monger : 

La limite sud du territoire du village de Eesentina- 
el-Kedima ; 

La crête des montagnes de Kef-Sidi-Ali-Larieneuf, de 
Djebel- Manchoura, de Djebel-Fedjoudj, le Djebel-el- 
Aouara , le Djebel-Mezara , le Djebel-Demen-Abdallah , 
Aïn-Derdar, sur la rive droite de la Seybouse, leDjebel- 
Morcadzenne, Eaf-Nechunah, Oued-S*fa , Oued-el-Hon- 
chia, le Djebel-Hachache, la crête des montagnes du 



i 



— 531 — 

Djebel-Mahabouba et du Djebel-Srir, TOaed-Sedra jns- . 
qn'à l*Oued-Medjerda. 

Austid et à F ouest: 

L'Oued-Medjerda , en remontant jusqu^à la limite ouest 
du territoire de Souk-Ahras, le Djebel-Meriès, Aïn-Ker- 
ma, Djebel-Fequirina , Oued-Ghanena, Oued-el-Miiah , 
la Seybouse jusqu*à rOuedrHalia dont on remonte le 
cours depuis son confluent jusqu'au Ghabet-el-Arneb ; le 
Ghabet-el-Arneb jusqu'à sa rencontre ayec un sentier 
arabe; ce sentier jusqu'à son embranchement avec le 
chemin de Guelma , au-dessous et au nord d'un rocher 
et d'un buisson d'oliviers; ledit chemin jusqu'à sa ren- 
contre avec le ravin dit Ghabet-er-Rihan que Ton re- 
monte jusqu'à son confluent avec la Seybouse; la Sey- 
bouse jusqu'à la limite est du village de Petit , TOued- 
Bousara , le Djebel-Mahouna , l'Oued-Gherf , TOued-bou- 
Deb, le Djebel- Ansal; Djebel-bou-Gheibra, Djebel- Saada, 
Djebel-Aïn-Tersen et le Djebel-Tbaïa, point de départ. 

Art. 3. — Notre Ministre secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Al- 
gérie sont chargés , chacun en ce qui le concerne , de 
l'exécution du présent décret. 

Faità Saint-GIoud, le 29 août 1863. 

NAPOLÉON. 

Par UEmpereur : 

Le Maréchal de France y Ministre secrétaire d'Etat 
au département de la Guerre^ 

Rabdou. 



— 53a — 

N* 395. -- DÉCRET apfnrowoant wu délibérûUM du* ComM 
général de la province (TAlger qui apporte des modifications 
aux crédits inscrits à la section III du budget provincial de 
Vexercice 4865, 

DU 30 SrOYEMBRB 1863. 



NAPOLÉON, pê9 la grâce de Diea et ler relonté mr- 
tionale^ Empereur des Français, 
A tous préseutB et àf Teuir, safoC : 

Vu nos décrets des 37 octobre 1858 et 10 décembre 1860 sur 
Torganisation administrative de l'Algérie ; 

Vu notre décret du 17 novembre 1862 , portant règlement du 
budget provincial d'Alger pour Texeroice 1863 ; 

Vu les délibérations du Conseil général delà province d'Alger, 
en date du 26 octobre 1863, relatives à une nouvelle répartition 
des crédits alloués et à l'inscription de nouveaux crédits à la 
section III dudit budget; 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au départe- 
ment de la Guerre et d'après les propositions du Gouverneur 
Générai de l'Algérie ; 

ATOIVS DÉCRÉTÉ ET DÉCRÉTOITS CE QUI SUIT : 

Art. 1*'. — Est approuvée la délibération du 26 octo- 
bre 1863, par laquelle le Conseil général de la province 
d* Alger a voté, jusqu*à cencurrence de trente- neuf mille 
cinq cents francs (39,500 fr.), et suivant les détails du 
tableau A ci-annexé, des modifications aux crédits ins- 
crits à la section III du budget provincial d* Alger de 
Texercice 1863. 

Art. 2. — Est également approuvée la délibération du 
même jour, par laquelle la même assemblée a autorisé 
l'inscription à la section précitée de nouvelles dépenses 
détaillées dans le tableau Bci-annexé, montant ensemble 
à quarante-huit mille cinquante francs (48,050 fr.), et 
auxquelles il sera fait face au moyen d'un prélèvement 
de pareille somme sur le fonds commun des budgets 
provinciaux de Texercice 1863. 



— 63S — 

Abt. 3. — Notre Minière secrétaire d*Etat aa dépar- 
tement de la Guerre et le GouYerneur Général de l'Al- 
gérie sont chargés de Texécution du présent décret. 

Fait à Gompiègne, le 30 novembre 1863. 

NAPOLÉON. 

Par TEmperenr: 

Le Maréchal de France^ Ministre secrétaire à" Etat 
au département de la Guerre , 

Baudoh. 



TABLBAU 



— 534 — 



O 



• ! 

• â 

si 

II' 
si! 

$ s, I 

1*1 
o * "8 

a€i 

P^ 

D I 

i: 

a s 

II 





I 



S 



S 



S 









« u g cr« Oi 
9 is S 5 B en «o 



C'a 
sa 

H 

P ^ B 



SMOIXVXId 



H , 

S* 



9 . 



i 

8^ 



£ô 



S 



•^s 



fl(N 



'a 



SNOlXVXId 



l(N 



8 

•s 



8 



o t* 



o lO 



fiu 

•g 

M 

Q 

o 

I 






«9 

.2 

o 



Oteo 



*2 ô 






t« «s 



es 



co 



Si 

o 



N© 
^ 







O 

cd 



Il -2 

c| i 

o o a 

'S u *« 

o '*' lU 



■" a 
<» o 



H 

H 



£ .sg 



5 a 






-VJVd 

1!dBq3 



r-l CD rH 



— 535 



a 
•o 



Al 
9Z 



S. 

t 

es 



II 



8 a! 
ft|i 



1^ ^ 

fil 

^ Cl 



a 

■ 

1 



1 

Cfi 
SQ 

O 



'saiiainott 
SMOlXYXId 



o-Sg 



»D, 

"* ••I s a 9 



« C 4)1 

iill 
11=1 



5«g 

<a S * 



i§il 



3^55, 



iijll 



^S 









ss 





S 


i 


<0 




gî 



s 






^ 



ranaouT 
SMOIITXM 



^ 



S! 



M 

i 
■g 



o 



/saqdejS 






eu—' 



m 

a 
•2 

s» 

•o 

©'©' 

=53 

> 



•2 2 

(-1 os 



eo<N . 

a% : 

a B a 

'^ c«,0 

.2 ® s 

^3.2 
sis. 



w > ® 53 
•S •- © ® 






H 

P 

(S 

O 
H 



S30 es O 

^ O « 2 

il =-2 

eo o 5 ** 

,Q c» o ^ 

»^ Vu? »i^ ** 

ce 



Oi 



^ J.Jl!deqD. 



•noipes 



— 536 — 

N* 896. — DÉCRET portant que leê reeMes ai Us dipeasei pro- 
venant de la vente det produite du Jardin d^acclimatatian 

* seront, à Vaeenir, rattachées, pour ordre, au budget delapro- 
vince d^ Alger, 

DU 14 DÉCEMBRE 1863. 



NAPOLÉON , par la grâce de Dieu et la volonté natio- 
nale, Empereur des Français , 

A tous présents et à venir, salut : 

Sur le rapport de notre Ministre secrétaire d'Etat au départe- 
ment de la Guerre et sur la proposition du Gouverneur Général 
de TAlgérie ; 

▲VOIVS DÉCRÉTÉ ET DÉGRÉTOHS CE QUI SUIT: 

Art. !•'. — Les recettes et les dépenses afférentes à 
remballage des végétaux et autres produits du Jardin 
d*acclimatation du Hamma , livrés à Tindustrie privée , 
continueront, en 1864 et les années suivantes, à être 
rattachées, paur ordre, au budget de la province d* Alger, 
où elles formeront un compte spécial. 

Art. 2. — Toutes les mesures de détail à prendre , 
tant pour Tinscription de ces deux articles d*ordre au 
budget provincial de chaque année , que pour assurer 
le remboursement au Trésor de l'excédant des recouvre- 
ments sur le montant des paiements effectués, seront ar- 
rêtées par le Gouverneur Général de l'Algérie. 

Art. 3. — Notre Ministre secrétaire d'Etat au dépar- 
tement de la Guerre et le Gouverneur Général de l'Al- 
gérie sont chargés , chacun en ce qui le concerne , de 
l'exécution du présent décret. 
Fait à Paris, le 14 décembre 1863. 

NAPOLÉON. 
Par l'Empereur : 
Le Maréchal de France^ Ministre secrétaire d'Etat 
au département de la Guerre^ 
Bandoh. 



— 5»7 — 

N* 887.^ÀiHiiin8TKiTioif G«iftiuLs.« P&rêùrmel, — rPar dé- 
cret impérial du 11 juin 1863, M. de Lagarde (Charles), inspec- 
teur de colonisation , est nommé conseiller de préfecture k 
Oran, en remplacement de M. Boé, nommé commissaire civil ; 

M. Darbonnens (Jules-Louis), conseiller civil attaché à la di- 
vision de Gonstantine, est nommé conseiller de préfecture à 
Constantine, en remplacement de M. Gadaud-Lafaye, décédé. 



N* 3d8. — Budgets proyincuux. — CoUégê impérial arabe- 
firançais.-- Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, du 4 
juillet 1863, le contingent des budgets provinciaux dans les dé- 
penses du Collège impérial arabe-français, à Alger, est fixé, 
pour l'exercice 1864, à la somme de dix-huit mille francs (18,000 
fr.), représentant l'entretien de 

8 bourses entières 6,400 fr. 

10 trois quarts de bourses 6,000 

14 demi-bourses 5,600 

32 bourses ou fractions de bourse 18,000 fr. 



ALGER. 



Oràn.. 



10 



Le contingent est réparti entre les trois provinces au prorata 
de la population indigène de chacune d'elles, ainsi qu'il suit: 
3 bourses entières — 2,400 j 

3 trois quarts bourses. 1,800 |5,800 fr. 

4 demi-bourses . 1,600 ) 

2 bourses entières. . . . 1,600 

2 trois quarts bourses. 1,200 

3 demi-bourses 1,200 

I 3 bourses entières.... 2.400 

5 trois quarts bourses 3,000 
7 demi-bourses 2,800 



GONSTAHTtlIB.. 15 



4,000 fr. 



8,200 fr. 



Somme égale 18,000 fr. 



Cette dépense sera inscrite à la section UI, chap. Y, art. 7 des 
budgets provinciaux de 1864, pour le contingent afférent à cha- 
que budget, où elle formera un article spécial, sous la rubrique 
de EnireUen de bourtes et fractions de bouir$$ê au CoUége %m- 
périal arabe-françaie. 



N* 399 .— Police municipale. ^-Commù^airM.— Par arrêté du 
Gouverneur Générai, du 6 juillet 1863, M. Jacquot (Jean-Fran- 
çois)» commissaire de police de 2* classe, à la résidence du Kou- 
dial'Aty, prte CooistantUie. a^té now&éi ea la jnépie qualité, 



— 538 — 

Ua résidence de Bône, en remplacement de M. Devaux, licencié 
pour cause d'infirmités ; il a été remplacé à la résidence du 
Roudiat-Aty, par M. Creuly (René-Âuguste), commissaire de po- 
lice de 2* classe à Batna. 



N'400.— GoLLiGB iMPfiRiÀL ÀEABB-FEANÇAis.-^Pfr^onntfl.— Par 
arrêté du Gouverneur Générai, du 22 juillet 1863, M. Houdas, 
professeur de 3* classe au Collège impérial arabe-français, est 
nommé professeur de 2* classe pour occuper remploi de profes- 
seur spécial d'arabe. 



N* 401. — Par arrêté de S. Exe. le Maréchal Gouverneur Gé- 
néral de l'Algérie, en date du 25 décembre 1863, ont été nom- 
més t 

Professeur de troisième classe au Collège impérial arabe- 
français, II. Thiol (Jean-Baptiste), maître répétiteur au même 
Collège ; 

Répétiteur de quatrième classe, au même Collège, M. Boudin 
(Camille-Âlexandre-Etienne), aspirant-répétiteur. 



N* 402. — Par décision du même jour, S. Exe. le Gouver- 
neur Général a approuvé la nomination faite par M. le Directeur 
du Collège impérial arabe-français, de M. Quémy (Edmond), as- 
pirant-répétiteur au Lycée impérial d'Alger, au même emploi au 
Collège arabe-français, avec un traitement annuel de 900 francs. 



N* 403.~Rbhisb db tberitoirb.— Par arrêté du Gouverneur 
Général, du 19 août 1863, est ordonnée la remise immédiate 
par l'autorité militaire à l'administration civile, de la partie du 
territoire connue sous le nom de Cherebet-Latra, de la tribu 
des Soumata, comprise entre la limite nord des terres du vil- 
lage de Bou-Medfa, annexe de la commune de Vesoul-Benian, 
et rOued-Djer; partie de territoire formant les six parcelles 
n* 838 à 843 inclusivement du plan cadastral et comportant une 
contenance de 25 hectares 50 ares, le tout conformément au 
plan annexé. 



N* 404.— ExPEOPRiÀTioif.— Par arrêté du Gouverneur Général, 
du 31 juillet 1863, est ordonnée l'expropriation définitive des 
quatre parcelles de terrain désignées dans rarrê\|é du 6 mars 



— 539 — 

1863, déclarant Tutilité publique, nécessaires à rétablissement 
du marché aux bestiaux de Blida, et signalées comme ap- 
partenant aux sieurs Nyer et Fiol, à la demoiselle Marchand 
et au Domaine. 



N* 405. — YoiRiB URBAIN B. — Expropriations,'^ Par arrêté de 
S. Exe. le Gouverneur Général, du 26 novembre 1863. est décla- 
rée d'utilité publique Texpropriaiion de divers immeubles né- 
cessaires à l'ouverture des rues de France et Sauzai, à Gonstan- 
tine, tels qu'ils sont désignés ci-après, savoir : ' 





NATURE 




CraUMiM 




N-. 


dei 
imiEO- 

BLBS. 


SITUATION. 


n ailNi 
ttnb. 


NOM DES 

PROPRIÉTAIRES PRÉTENDUS. 


30 


liaison 


Rue de France. 


m • j 

20 ie Réchet. 


20 bis. 


id. 


id. 


53 80 Ben Zehri. 


32 


id. 


id. 


26 75,Chérif ben Zehri. 


» 


id. 


id. 


117 20 


Chaume et Jolly de Brésillon. 


13 


id. 


id. 


67 08 


id. id. 


11 


id. 


id. 


77 > 


Narboni. 


3 


id. 


id. 


107 55 


Gbaioum ben Semra. 


4 


id. 


id. 


19 76 


Âzoulay Nessimi. 


1 


id. 


id. 


6 30 


Ahmed ben Oudina. 


9 


id. 


id. 


135 10 Thomas et Berlhier. 


9 


id. 


id, 


S8 84 id. id. 


2 


id. 


id. 


34 02 id. id. 


66 


id. 


id. 


10 78 Housse, 


136 


id. 


id. 


3 90 Liaou Sebbah. 


18 


id. 


id. 


57 15 


Chaloum Attali. 1 


20 


id. 


id. 


6 79 


Jacob Attali. 1 


22 


id. 


id. 


1 20'Âhmed ben Abdallah. 1 


26 


id. 


id. 


49 26 Moïse Fhall. 1 


> 


id. 


Rue Sauzai. 


108 30'Narboni. | 


» 


id. 


id. 


38 16 


Robida. 


» 


id. 


id. 


45 * 


Luc. 


9 


id. 


id. 
Total 


12 87 


Ismael Mubenphti. 


1.086 97 









N* 406. — VoiBiB URBAINB. — Expropriations. — Par arrêté 
de S. Exe. le Gouverneur Général, du 16 décembre 1863, Fex- 
proprlation des immeubles désignés ci-après a été reconnue 
d'utilité publique, pour l'ouverture des rues Juba, du Lézard 
et Porte-Neuve, et la rectification de la rue de Chartres, savoir: 



540 -p 



N" 


NATDIB 


SITUATION DBS IMIIBnBLES 


IfOMS 


d'ordre 


des 
Immonblei 




N-. 


dM 


nous DBS nncs 


1 


HaisoD 


Impasse Jenné 


2 


Fourrière. 


2 


id. 


id. 


4 


Delord. 


3 


id. 


id. 


6 


Gérard. 


4 


id. 


Rue du Lézard 


1 




5 
6 

7 


id. 
id. 
id. 


id. 
Rue de Chartres 
Rue Porte-Neuve 


i 


Jdîs Isaac Lévy, 
Bram et autres. 


8 


id. 


Rue de Chartres 


5 


Oualid. 






Rue Porte-Neuve 


8 


9 


id. 


Rue de Chartres 


7 


Tabet. 


10 


id. 


Rue Porte-Neuve 


10 


Michel Kakia. 


11 


id.. 


id. 
Impasse de Chartres 


12 
13 


Napoléon Scalt. 


12 


id. 


id. 


9 


Ben Simoun. 


18 


id. 


id. 


11 


id. 



N* 407.— MnviciPALiTÉg. —ParaonneL —Par décret impérial 
du 1*' octobre 1863, M. Poujouiat, adjoint au maire de la com- 
mune du Fondouck, département et arrondissement d'Alger, a 
été révoqué de ses fonctions. 



N* 406.— MiuGBS. — Par arrêté du Gouverneur Général, du 
2 juillet 1863, If. Lodoyer (Alfred) est nommé rapporteur au 
Conseil de discipline de la milice de Tlemcen, en remplace- 
ment de M. Pierron. partisans esprit de retour. 

M. Hamon (Pierre-François) est nommé capitaine comman- 
dant de la milice de Nemours, en remplacement de M. Lustrou, 
parti sans esprit de retour. 



N* 400. — Par arrêté du 2 Juillet 1863, M. GiTelli (Dominique), 
entrepreneur, est nommé sous-lieutenant dans le corps de mi- 
lice de Fort-Napoléon, en remplacement de M. Angles, parti 
sans esprit de retour. 



N<> 410.— Par arrêté du Gouverneur Général, du 29 juillet 
1863, les nominations suivantes ont été faites dans le corps 
d^ Diilice de la commune de Douera ; 



— 54t — 

Cùmpagnie âè Douera. 
Lieutenant, M. Dejour (Jean-Louis), sous-lieotenant, en rem- 
placement de M. Àntonelli, décédé; 
Sous-lieutenant, M. Mourette (Xean), en remplacement de ■. 

Dejour, promu. 

Compagnie de Ëiahelma. 

Lieutenant, M. Guiboud (Jean-Baptiste), en remplacemem de^ 
M. Jose'lle, parli sans esprit de retour. 

Compagnie de Cresda et de Bàba-Eoesen. 

Lieutenant, M. Combalot (Frédéric-Louis), en remplacement 
de M. Damble, démissionnaire; 

Sous-lieutenant, M. Nicolas (Jean-Louis), en remplacement de 
M. Rouchy, démissionnaire; 

M. Combalot, lieutenant, est désigné pour remplir les fonc- 
tions de rapporteur près le jury de révision, et M. Rocher, ser- 
gent-major, celles de secrétaire près le même jury. 



N* 411. — Par arrêté de S. Eic. le Gouverneur Général» du 
26 novembre 1863, ont été nommés dans le corps de milice de 
la commune d'Alger : 

Sous-lieutenant au 1*' bataillon , 2* compagnie, M. Garantène 
(Jean-Baptiste), en remplacement de M. Solhaune, démission- 
naire ; 

Sous-lieutenant au B* bataillon» 1** compagnie, M. Paysant 
(Louis-Âlfred), en remplacement de M. Béchet, précédemment 
nommé lieutenant ; 

Capitaine au même bataillon, 5^ compagnie, M.Hardy (Auguste- 
Louis) , directeur du jardin d'acclimatation, en remplacement de 
M. Franceschi , démissionnaire. 

Sous-lieutenant , H . Chapert (Hippolyte) , en remplacement 
de H. Hardy. 



N* 412.— Par un autre arrêté du 30 novembre 1863, M. Fenouillet 
(Jean-François), préposé des lits militaires, a été nommé sous- 
lieutenant dans la compagnie de milice de Laghouat , en rem- 
placement de II. Boissy, parti sans esprit de retour. 



N* 413. — Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en 
date du 30 décembre 1863, M. Barbier (Louis), sergent-major, 
a été nommé sous-lieutenant commandant de la section de 
sapeurs-pompiers de la milice d'El-Arrouch, arrondissement 
de Phillppeville, département de Gonstantine. 



— 542 — 

N* 414. — Teibunaux musulmans. — Nominations et muta-- 
Pions. — Par arrêté du Gouverneur Général, du 15 juin 1863, 
sont nommés, pour la province de Gonstantine : 

Gadbi de la 53* circonscription judiciaire (cercle deSétif), Mo- 
hamed Saïd ou el Haoussin, ancien élève de la médersa de 
Gonstantine, en remplacement de Bel Kassem ben Mouhoub, 
révoqué ; 

Adel delà 53* bis circonscription judiciaire (cercle de'sétif)» 
Amar ben Lakbdar, ancien élève de la médersa de Gonstantine, 
en remplacement d'Abderrahman ben Abdallah, maintenu en la 
même qualité à la 68* circonscription judiciaire. 



N*415. — Par arrêté du Gouverneur Général, en date du 
16 décembre 1863, ont été nommés, dans le département de 
Gonstantine : 

Bach-adel de la 10* circonscription judiciaire (arrondissement 
de Bône), Si Mohammed ben Salab, adel de la même circons- 
cription, en remplacement d'El Arbi Larguech; 

Bach-adel delà 12* circonscription judiciaire (arrondissement 
de Guelma), Si el Arbi Larguech, actuellement bach-adel de la 
10* circonscription, en remplacement de Si Sadok ben bel Kas- 
sem ; 

Adel de la 10* circonscription. Si Sadok ben bel Kassem, en 
remplacement de Si Mohammed ben Salah. 



N* 416. — Par arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, en 
date du 21 décembre 1863, ont été révoqués de leurs fonctions : 

Si Ahmed ben Rebah, cadhidela 63* circonscription judiciaire 
de la province de Gonstantine (cercle de Sétif) ; 

Si Tahar ben Nouri, cadhi de la 71* circonscription judiciaire 
de la même province (cercle de fiordj bou Aréridj). 



N* 417. — Par arrêté du 24 décembre, a été nommé adel de 
la 3* circonscription judiciaire de la province d*Oran (district 
de Saint-Denis du Sig), le sieur Ahmed ben Si Saïd. 



N* 438. —Par arrêté du 25 décembre, a été révoqué de ses 
fonctions : 

Si Atallah ben Sebboua, adel de la 126* circonscription ju- 
diciaire de la province de Gonsuntine (cercle de Bousâada, 
région en dehors du Tell). 



— 543 — 

N* 4i9.— Par arrêté du 26décembre, a été nommé adel d« la 
126* circonscription judiciaire de la province de Gonstantine, 
Si Taïeb ben Si Mohamed, ancien élève de la médersa de 
Gonstantine, en remplacement de Si Àtallah ben Sebboua, 
révoqué. 



N* 420. — Par un autre arrêté du 28 décembre 1863» Si Ah- 
med ben el Uosseïn el Bosri, ancien membre du medjlës de 
Médéa, a été nommé baeh-adel de la 40' circonscription judi- 
ciaire (cercle de If édéa), en remplacement de Si el Arbi ben el 
Haoussin, démissionnaire. 



N* 421. — Gbssioni forbstièrb». — Massifs de Collo. — Par 
décret en date du 30 novembre 1863, est autorisée la réunion des 
lots de chênes-liége portant les numéros 1 , 2 et 3 des massifs 
l)oisés de Gollo (province de Gonstantine), concédés, par décrets 
des 14 juillet et 11 août 1862, à MM. Jubinal el Kunemann , à 
M. Sarlin fils, et à MM. Suchet, duc d'Albuféra, duc de Galliéra 
et Compagnie. 



NM22. — Adhinistràtion centrale. — Personnel, — Par 
arrêté de S. Exe. le Gouverneur Général, du 24 décembre 1863, 
M. Delaporte (Honorât), chef de section de 2* classe, attaché à 
la r* division de la Direction générale des Services civils; est 
promu à la 1'* classe de son grade, à partir du 1** janvier 1864. 



N* 423. — Service des mines. — Permis (Texploration. 
— Par arrêté du 26 décembre 1863, S. Exe. le Gouverneur 
Général a prorogé pour deux années, en faveur de 
M. Barneau fils, le permis d'exploration précédemment accordé 
pour les mines de plomb argentifère et de mercure de TOued- 
Noukhal, commune de Jemmapes, arrondissement de Philip-- 
peviUe, département de Gonstantine. 



— S44 — 




CIlTIFit CONFOIMI : 

Alger, le 31 décembre 1863. 
Le Secrétaire général de la Direction 
générale des Services civils, 

SEBPH. 



▲LABR. — JUPRIMBRIB IT PAPITEaiB BOUTBâ. 



TABLE ANALYTIQUE 

DBS' 

MATIÈRES CONTENUES DANS CE VOLUME 



EXPLICATION BIS ABRtYUTlOKS 

Â, ArrètA. ^ 0, Gfreulaire. — D Déeret — Dec. 0. 6. Décision du Oonverneur 
Oéoéral. — D4c. i. Décnion Impériale. - Dec M. DèclsioD mlBistérieUe. — 
i. M. Inalruciioo minïBlériello. * L, Loi. — R, Rapport. — s, 0, Séaatuf- 
oonaolte. 



Adjoints kvx VÀimvs. — Voir : Maires et AâjùinU. 

ADJOINTS CIVILS DBS COMMANDANTS DB PLACE. — Voif : Admini»- 

tratUm municipale. 

Administration centrale. Nomination de If. Langevin en qua- 
lité de chef de seciion de 3* classe à la Direction générale des 
Services civils, p. 93 A. ^ Promotion à la 1** classe de M. De- 
laporte, chef de section de 2* classe à la Direction giinérale, 
p. 543. A. 

Administration départementale et provinciale. Fixation d#s 
comlitions et du mode d*examen pour le grade de commis 
prin ipal dans les bureaux de l'Administration provinciale, 
p. 89 A. 

Administration oÉNtRALE. Promulgation en Algérie de la loi du - 
6 juillet 1860, qui autorise la Société du Crédit foncier de 
France à prêter aux départements, aux communes et aux as- 
sociations syndicales, p. 2: D — Loi du 6 juillet 1860, qui 
autorise la Société du Crédit foncier de France à prêter aux 
départements, aux communes et aux associations syndicales, 

S. 2. — Délégation des attributions du Directeur g<^néral 
es Services civils en mission, au Secrétaire général de 
la Direction générale, p. 87. A. —Convocation du Conseil su- 
périeur du auuvernement et des Conseils généraux de l'Al- 
gérie, pour la session de 1863, p. 237. D — Ordre relatif a la 
suppléance de M. le Conseiller dEtat, Directeur général, en 
mission à Paris, p. 486. J)èc. G. G. 

Administration indioènf. Division en deux eaîdats des tribus 
du Dabra de la subdivision d'Orléansville, p. 383. A. — Sup- 
pression de remploi d'agha des Oaled4lokbiar, cercla de 



- 546 — 

Bûghsr, p. 384. À. — Circulaire au sujet d'irrégularités com- 
mises par les cadhis, en matière a'é»at civil, p 391. — 
Suppression du caïdat de l'Ouarsenis, division d'Alger, p. 
439. A. 

Administration municipale. La commune d'Alger est autorisée 
à contracier, près du Crédit foncier de France, un ^emprunt 
de deux millions, p. 5. D. — FiXHlion des droits d'ab^ittage à 
perc<*voir sur la viande de boucherie à labaitoir de Boghar, 
p. 60. A. — Création de la commune d'EI*Ouricia, départe- 
ment de Constantine. p. 101. D. — Création de la commune 
du Cbroubs, département de Constanline, p. 103. D. Mo- 
dification de la circonscription de la commune de Sélif , dépar- 
tement de Constantine. p 105 D. — Institution, à Berrou»gbîa. 
d*uu a'ijoint civil du commandant de place de Médéab, p. 119. 
A. — Instiiulion, au village d'Aïn-el-Arbâ, d'un adjoint spé- 
cial du commissaire civil d'Aïn-Tf^mouchent, p. 183. A — 
Création d'une mairie au village de Saint Arnaud, et d*une 
admiiii.^tration spéciale pour les Eulmas, p. 298. A. Institu- 
tion d'un adjoint spécial au village de Bouguirat, subdivision 
de Mostaganem, p. 312. A. 

Agriculturr. Règlement relatif à l'Exposition générale de Ta- 
griculture et des diverses industries agricoles, en Algérie, 
pour 1863, p. 26. A. — Organisation dn jury de TExposiiion 
générale agricole à ConstaïKine en 1863, p. 109. A. — Mé- 
daille d'argent accordée à Tindigène Mohammed el Amra- 
ouï, à titre de récompense et d'encouragement pour ses 
travaux de culture, p. 506. A. 

Amendes collectives imposées aux tribus. — Voir : Incendies, 



B. 



Banque de L'ALotRiE. — Voir Domaine militaire. 

Boucherie. Abrogation des règlements restrictifs du commerce 
de la boucherie en Algérie, p. 243. A. — Circulaire pour 
l'exécution des arrêtés relatifs au commerce de la boulange- 
rie et de la boucherie en Algérie, p. 245. 

Boulangerie. Abrogation de tous les arrêtés antérieurs res- 
triciif de la liberté du commerce de la boulangerie en Al- 
gérie, p. 242. A. 

Budgets et comptes. — BudgH général. Extrait de la loi de 
finances portant fixation du buogot général des dépenses et 
des recettes ordinaires de l'exercice 1864, p. 514. — Etats A et 
B. p. 515. Annfixe.—EMVBiidela loi «le finances sur le budget 
extraordinaire de l'exercice 1^64, p. 516. — Etat B, p. 516 iin- 
nexe. — Extrait du décret impérial portant répariiiion. par 
chapitres, des crédils du bu Igei ordinaire, sur ressources 
spéciales et extraordinaires, de l'exercice 1864, p 517. — 
Etals A, B, D, p. 519. Annexe. —Sous-répartition, par articles, 
du budget général de l'Algérie pour 1864, p. 520. A. — Ta- 
bleaux A, B, C, p. 522. A. Annexes. 



— 547 — 

- Budgets provinciaux. — Une somme de 5,200 fr. applicable 
au Jardin d'acclimatation est rattachée, pour or^re, au 
biidRei de la province d'Al^pr, pour l'exercice 1863, p. 
10. D. — Approbation d'une d -litéralion du Conseil général 
de la province d'Aller, qui modifie les crédits inscrits à la 
seciiO't III du budget provincial de l'exercice 1863, p. 532. 
D. ^ Lt'S receltes et les dépenses provenant de la vente des 
produits du Jardin d'acclimaiaiion seront à l'avenir, ratta- 
chées, pour ordre, au bu iget de la province d'Alger, p. 536. 
D. — Fixation du contingent des budgets provinciaux dans 
les dépenses du collège impérial arabe-français, pour l'exer- 
cice 1864. p. 537. A. 

-Budgets communaux. Fixation du budget delà commune 
d'Oran, pour l'exercice 1863, p. 140. — Fixation des budgets 
des communes d'Alger, de Constatine et de fiône pour 
l'année 1864, p. 508. D. 

-Compte» communaux. Règlement définitif du compte admi- 
nistratif du budg^'t de la ville d*Aiger, pour l'exercice 1862, 
g. 819 A. — Réglemenl définitif du compte administratif du 
udget de la commune de Constmline, pour l'exercice 1862, 
g. 3h6. A. — Rëglemeniâdéfiniiif du compt*^ administrâiir du 
udget de la couimune dOran, pour l'ext^rcice 1862, p. 386. 
A. — Rèj{lement •tédnilif du compte adminislraiif «lu budget 
de la commune de Bône, pour l'exercice 1862, p. 387. A. 



c. 



GBifTivs DB POPULATION. Création du village des Trembles, pro- 
vince d Oran, p. 13. D. — Création du village de Sidi-Rbaled 
province d'Oran. p. 14. D. 

Ghambrbs gonsultativbs b'agbigultubb. Nomination de M. De- 
lay comme membre de la Chambre consultative d'agriculture 
de la province de Constantine, p. 77. 4. 

Ghambbbs db cohmbbcb. Fixation du nombre des notables com- 
merçants pour l'élection des membres de la Cbambre de 
commerce de Phihppeville, p. 92. A. — Nomination des mem- 
bres de la Cbambre de commerce de Consiantine, p. 95. A.— 
Fixation du nombre des notables commerçants pour l'éleo- 
tion des membres de la Cbambre de commerce de Bône, 
p. 95. A. — Nomination de trois membres de la Cbambre de 
commerce de Philippeville, p. 126. A.— Nomination de mem- 
bres de U Chambre de commerce de Bône. p. 141. A.— Fixa- 
tion du nombre des notables commerçants pour l'élection 
des membre de la Chambre de commerce d'Oran, p. 154. A. 
— Fixation du nombre des notables commerçants pour l'élec- 
tion des membres de la Chambre de commerce d'Alger, 
p. 155. A. —Nomination de membres de la Chambre de com- 
merce d'Alger, p. 318. A. — Nomination de membres de la 
Chambra de commerce d'Oran, p. 318. A. — Nomination de 



— 548 — 

M. Saint-Jean, membre de la Chambre de commerce d'Oran, 
p. 403. A. 

Ghivbrbs STHDiCALBS. — Voîr : Courtiers. 

Chemins de fer. Prolongement du chemin de fer particulier des 
mines des Kar(^zas, p. 158. A. — Cahier des charges du che- 
min, de fer des mines de Mokta-el-Hadii] à la mer, p. 159. 
Annexé. — Loi qui approuve une convention passée entre le 
Minisire de la Guerre et la Compagnie di^s chemins de fer 
de Paris à Lyon et à la Méditerrannée, p. 338. — Approbation 
de la convention passée le 1*' mai 1863 enre le Minisire de 
la Guerre et la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon 
et à la Méditerranée, pour Texécuiion des chemins de fer 
algéri-ins p. 339 D. — Convention du 1*' mai 1863, p. 340. 
/•* annexe. — Cahier des charges annexé à la «îonvention du 
1* mai 1863, p. 344. S» annexe. — Voir Télégraphie, 

Chemins vicinaux. Circulaire au suj^t de l'entretien des che- 
mins vicinaux de la banlieue des villes, p. 487. 

Circonscriptions administratives. Modification des iimiies du 
di>trict «lu commissariat civil et de h commune de Batna, 

Îi. 393. D. — Agrandissement du terriioire et ruodification des 
imites de Tarrondissement de Gueima, p. 530. D. 

Collège impérial arabe-français. Promotion de deux maîtres 
répétiteurs au collège impérial arabe-friinQais, p, 420. A. — 
Nominalion de M. Neyraud, professeur de â" classe, p. 430. 
A. — Nomination d'un professeur spécial d'arabe, p. 538. A. 
— Nomination d'un professeur et dun rép«liteur, p. 538 A — 
Nominalion d'un aspirant répétiteur, p. 538, Dec G. G. — 
Voir ; Budgets provinciaux. 

Colonisation. — Voir : Centres de population. 

Commerce et navigation. Fixation des droits de courtage mari- 
time et de iradnction pour le port d Alger, p. 7. A. — Nomi- 
nation des membres de l'enquéie onverte sous la présidence 
de M. de Forcade la Roifuetie, sénateur, sur la marine mar- 
chande en AUé'ie. p 68. A. — Loi qui modifie le mode de 
Serception du droit de tonnage imposé aux navires étrangers 
ans les ports de l'Algérie, p. 306. {Extrait). — Nomination 
des membres de la commission chargée du service adminis- 
tratif du pilotage à Alger, p. 320. Dec. G. G. 

CoMnissAiRES DE POLICE. Nomination d'un commissaire de po- 
lice à Kouba, p. 128. A ^ Promotion de M. Deville, commis- 
saire de police à Mascara, p. 335. A. —Promotion de M. Ba- 
gard, commissAîre de police à Mostaganem, p. 508. A. — No- 
mination de deux commissaires de police dans le département 
de Constantine, p. 537. A. 

GoMMissAiRES-PRisEiTRs. — Offices ministériels. 

Comptabilité générale. Désignation des sous-ordonnateurs des 
ordonnateurs secondaires du Gouverneur Général, p. 182. A. 
— Rappel des dispositions réglementaire interdissant toute 
stipulation d'intérêts au pnfli d'un entrepreneur dans les 
marchés passés pour le compte de TEtat ou des commu- 
nes, p. 433. C. — Rappel à l'exécution des règlements 



— M9 — 

relatifs à la mise ea adjudication des travaux et fournitures 
pul^lics. p, 434. G. 

GoMPTÂBiLiTfi COMMUNALE. Rappel à l'observation des règle- 
ments en maiiere d'entreprise de travaux communaux, p« iÔS. 

Comptes àdmiicistràtifs. -^ Voir : Budgei» H comptes. 

Concessions. -- Voir : Terres domaniales. 

Concessions forestières. Voir : Forêts. 

Conseil consultatif. — Voir : Gouvernement général. 

CoMSBiLS ciNÉRAux. Formes du vote pour la désignation des dé- 
légués des Conseils généraux à la prochaine session du Con - 
seil supérieur du Gouvernement, p. 240. A. — N<»mination des 
membres des bureaux d^s Conseils généraux de l'Algérie, pour, 
la session de 1863 , p. 309. D — Renouvellement partiel des 
Conseils généraux de l'Algérie, p. 308. I). — Nominations de 
membres du Conseil général de la province d'Oran, p 444. D. 
— Nomination de M. Rauel de Montagnv comme membre du 
Conseil général de la province d'Alger, p. 495. D. 

Conseillers de FRfiFBCUTRE. Fixation du cadre et classifica- 
tion des Conseillers de préfecture de TAIgérie, p. 57. A.— 
Promotions de Conseillers de préfecture, p. 93. A. ^Nomi- 
nation de deux Conseillers de préfecture en Algérie, p. 537. 
D. 

Conseils de préfecture. Application à l'Algérie du décrer du «SO 
décembre 1862, sur la publicité des audiences des Conseils de 
préfecture en matière contentieuse , p. 446 D. — Rapport du 
Minisire de l'Intérieur à l'Empereur, p. 447. Annex''. — Dé- 
cret du 30 décembre 1862. p. 450. Annexe. — Règlement pour 
la procédure devant les Conseils de préfecture de l'Algériesta- 
tuant au contentieux, p. 451. A. ^ Extrait de l'instruction du 
Ministre des Finances, du 10 mai 1849, p. 461.Annfxe. —Cir- 
culaire du Ministre de l'Intérieur aux Préfets pour l'exécution 
du décret du 30 décembre 1862, p. 469. Annexe. — Dési- 
gnation des membres exerçant les fonctions du Ministère 
public près les Conseils de préfecture en Algérie, p. 502. 
A. 

Constitution de la propriété. Sanction et promulgation du sé- 
natus-consulte relatif à la constitution de la propriété en Al- 
gérie dans les territoires occupés parles arabes, p. 106. D. — 
S<^naMs-consulte , p. 130. *- Règlement d'administration pu- 
blique pour l'exécution du Séiiatus-consulte, p. 186. D. — 
Instructions générales pour l'exécution du sénatus-consulte 
el du règlement d'administration publique, p. 214. I. M. — 
Formation des djemâ»s de tribu et de douar, et désignation 
des délégués des tribus et des do'iars auprès des commissions 
et des sous-commissions de délimitation et de répartition des 
territoires, p. 247. A. — Circulaire pour l'exécution du séna- 
tus-consulie, du règlement d'administration publique et des 
instructions générales, p. 250. — Circulaire pour l'exécution 
de Tarrôté relatif aux djemâas et aux délégués indigènes, 
p. 257. — Circulaire au sujet de la publication des décrets 
désignant les territoires à soumettre à l'application dusénatus- 



— 550 — 

consulte^p. 361.-— Instruction relative au concours du service 
de la iopogr»phie aux mesures d'exécution du sénatus-consulte» 
p.262.^Règ1es sur la composition des sous-commissions à ins- 
tituer en exécution du règlement d'administration publique, 
p. 264. Dec. G G. — Fixation des indemnités accordées aux 
membres des commissions et sous-commissions, p. 266. Dec. 
G. G. — Instruction sur les registres et bulletins à étabtirpar 
les sous-commissions, p. 26'7. — Désignation des tribus où 
il sera d*abord procédé a l'exécution du sénatus-consulte, p. 
323. D. — Désignation des présidents des commissions appe- 
lées à procéder aux opérations de délimitation et de réparti- 
tion du territoire des tribus , p. 325. R. et Dec. I. — Institu- 
tion de six commissions administratives pour l'exécution du 
sénatus-consulte, p 372. Dec. G. G. —Institution de douze 
sous— commissions, p. 374. Dec. G. G. — Les opérations de 
délimitation seront entreprises dans la tribu des Issers, dé- 
partement d'Alger , p. 382. D. — Les opérations de délimita- 
tion seront entreprises sur le territoire de la tribu des Krach- 
nas, département d'Alger, p. 425. D. — Avances à accorder 
aux m'ambres dès commissions et sous-commissions» p. 426. 
G. — Tableaux mensuels destinés à faire connaître sommai- 
Yement la marche des travaux des commissions et sous-com- 
miss ons, p. 427. C. - Registre à ouvrir pour linscription des 
oppositions aux revendications, p 4:27 C. — Transmission li- 
bre des biens Melk en territoire militaire, p. 430. C. —Cons- 
titution de la propriété individuelle dans les cantons fores- 
tiers , p. 431. G. — Revendication du sol forestier par le Do- 
maine, p, 432. C. — Sur la revendication par le Domaine des 
immeubles domaniaux, p. 489. G.— Règles à suivre pour la ré- 
gularisation des attributions territoriales antérieures au sé- 
natus-consulte, p. 490. G. 
Contributions bivbrsbs. Nomination à divers emplois dans le 
service des contributions diverses de FAIgérie. p. 75. D^'c. G. 
G. — Nomination d'un inspecteur des contributions di- 
verses dans la province dOran, p. 140. Dec. M,— Nomination 
d'un contrôleur et de receveurs des contributions diverses 
dans la province d'Alger p. 403. Dec. G. G. — Nomination de 
receveurs des contributions diverser dans la province de 
Constaniine, p. 403. Dec. G. G. — Le dernier dénombrement 

Suinquenn^l de la population doit servir de base à la réparti- 
on des 4/5*' de l'octroi de mer et à Tapplication du tarif des 
droits de licence, p. 414. G. — Nomination de II. Coudere 
comme inspecteur des contributions diverses dans la province 
d'Alger, p. 509. Dec. M. — Promulgation en Algérie des dis- 
position des lois de finances de 1^ et 1862, relatives aux 
patentes, p. 98. *D. 

Corporations indigènis. Suppression des corporations des Nè- 
gres et des Mozabites à Constaniine, p. 239. A. 

Cotons algériens. Fixation «tes primes à a 'louer à la produc- 
tion cotonuière pour la campagne 18631864, p. 236. A. 

Cours d^bau. Application du décret organique du 27 octobre 
1858, en ce qui concerne les usines sur les cours d'eau non 
navigables m flottables en Algérie, p. 18. C. 

Cours et tribunaux. Nomination d'un juge suppléan) rétribué 
au tribunal civil de Constantine, p.27i. D. 



— 551 — 

GooRTiiis. Nomination de M. GherCls courtier maritime et en 
marcbandises à Âlgf^r, p. 128. A. — Composition de la nou- 
velle chambre syndicale des courtiers d*Alger pour l'année 
1862-1863, p. 270. A. — Composition de la nouvelle chambre 
syndicale des courtiers d'Oran. p. 317. A. — Nomination de 
M. Rica courtier maritime et en marchandises è Nemours, p. 
818. A. — M. Bollard, courtier à Oran, et H Rica, courtier à 
Nemours, sont autorisés à permuter de résidence, p. 318. A. 
— M. Monnier, courtier mariu'me à Tenez, est autorisé à 
servir d'interprète pour la langue espagnole, p. 318. A. ~ M. 
Boilard, courtier maritime et en marchandises à Nemours, 
est admis à servir d'interprète pour les langues espagnole et 
italienne, p. 404. A. — Composiiion de la chambre syndicale 
des courtiers d'Oran pour Tannée 1863-1864, m. 443. A.— Com- 
posiiion de la chambre syndicale des courtiers d*Alger pour 
1 annj^e 1863-1864, p. 496. A. — Nomination de M. Foulhouse 
courtier en marchandises à la résidence d*Oran, p. 512. A. 

GRtÀTioM DB COMMUNBS. ^ Voir : Administration municipale. 

CiÉDiT.FONciER.— Voir : Administration générale et municipale. 

Culte Catholique. Erection en succursale des églises de 
dpux communes ou centres de population de TAlgérie, p. 
386. D. 

Culte Israélite. Dissolution du consistoire Israélite d'Alger, 

S. 285. A. If. — Nomination d'un président et d'un membre 
u consistoire Israélite de Constantine, p. 404. D. M. 



D. 



DÉFEN8EUE8. — Voir : OffUes ministériels. 

Domaine communal. Concession gratuite d'immeubles doma- 
maniaux ù la commune d'Orléansville, p. 150. D.—Concesslon 
gratuite de deux boutiques domaniales à la commune d'Alger, 
p. 150. D. 

Domaine miutaiee. Approbation d'un échange d'immeubles 
entre le Domaine militaire et la Banque de l'Algérie, p. 
2^. D. 

Douanes. Ouverture des bureaux de douane de Bouséadaetde 
de (;éryville, à l'importation des provenances de Djerid. du 
Souf et du Maroc, et à l'exportation des produits métropoli- 
tains et algériens, p. 396. D. — Bét»blissement du tarif des 
fers à l'importation en Algérie, p. 397. D. 

Droit de licence. — Voir : Contributions diverses. 

Droits d*abattaoe- — Voir : Administration municipale. 

Droit de tonnage. —Voir : Commerce et navigation. 



« 66S - 



Eaux MiifÉRiLSs. M. le Gouverneur Général est auloriséà con- 
céder If s sources d*eaux minérales de Hammam-Mélouane, 
{»rès Rovigo, p. 274. D. — Concession à M. le docteur Feuil- 
et des sources d*eaux mi.iérales de Hammam-M^louane, près 
Rovigo, p. 275. A. — Cabif^r des charges relalif à la conces- 
sion de rexploitaiion des sources d'eaux minérales de Ham- 
mam-Mélonai.e. p. 27 . Annexes, 

EcoLBs ARABB8-FRAMÇA18B8. Création d*une école arabe-frao- 
çaise à Lagbouat. p. 62. A. — Institution d'une école* ara»»e- 
française à DJeifa, province d'Alger, p. 114. A. — Institution 
d'une érole arab^^-française à Aïn-Beïda. p. 146. A. — No- 
mination de M. Liichapelie «lirect^ur de l'école arabe-frao- 
çaise d'Aïn-Beîda, p 156. Dec. G. G* — Création d*urre éooift 
arabe-française à Takitount, si»htJivi8iou de Sélif, p. 416. A. 

EcoLBS INDIGÈNES. Nomination d'un professeur de français à la 
medersa de Constantine, p. 440. A. 

ECOLB PRfiPARATOIRB DB VÊDBCINR BT DB PHABHACTB. Nomina- 
tion d'élèves boursiers. indigènes à cette école, p 75. A. 

Enbbgistrbhbnt ft Domainbs. Nomination d'un vérificateur de 
rEnregisirenionl ei des Domaines dans la province «te Cons- 
tantine, p. 93. Dec. G* G ~ Nomination de receveurs à Alger 
et à Aumale. p. 124. Dec. M. — Nomination de divers agents 
dans le service de FEoregistrement et iles Domaines en 
Algérie, p. 124. Dec. M. — Nomination d'un receveur dans 
la province de Constantine. p. 140. Dec. G. G. — Nomination 
d'un receveur à Aïn-Temoucheni, p. 140. Dec. M. — Nomi- 
nation de receveurs a Sidi-bel-Abbès et à Saint-Denis du Sig. 
p. 144. Dec. G. G. — Nomination de receveurs à Oran et à 
Relizane, p. 154. Dec. M. ^ Nomination de receveurs à AI* 
ffer et à Oran, p. 154. Dec. G G. — Promotion de cinq véri- 
noateurs, p. 271. Dec. M. ^ Nomination de M. Lanet conser- 
vateur des hypothèques à Oran, p. 271. Dec. G. G. — Ranpel 
en France de M Roche de TeiUoy, receveur k Alger» f. 143. 
Dec. M. — Rappel en France de M. Guérin, receveur à El- 
Arrouche, p. 143. Dec. M. 

Etranobrs. m. Antola est autorisé à établir son domioile en 
France, pour y jouir des droits civils, p. 122. D. 

Expositions «(NtRAus. — Voir : Agriculture, 

ExPBOPBiATioNS. L'arrêté do 24 février ld58 est rapporté, sauf en 
ce qui touche l'expropriation d'une parcelle de terrain appar- 
tenant au sieur Néry, p. 51. A.— Expropriation pour cause 
d'utilité publique d'un Immeuble à TIemcen, p. 15. A. — Ex- 

Eropriation de terrains nécessaires à l'ouverture des rues de 
\ nouvelle ville, à Bdne. p 63. A. -^ Expropriation de ter- 
rains nécessaires à l'ouverture des rues de la voovplte ville, 
à Bône, p. 63. A. — Expra)|>riation de terrains nécessaires à 



— S6S — 

l'ouverture des rues de la nouvelle ville, à Bône, p. 66. A. — 
EipropriatioQ de qu'itrè parcelles de t'^rrains nécessaires 
pour rétablissement du marché auxbpstiaux i Blidab, p. 69. 
Â. ^Expropriation d'un immeuble bâti situé à l'Âgba et 
nécessaire pour l'établissement de la gare du chemin de fer 
d'Alger à Blidab, p. 72 A.— Expropriation d'une maison né- 
cessaire à l'établissement du palais de jusiice i Constantine 
p. 73. A. — Expropriation pour cause d'utilité publique 
d'une parcelle de terrain à Ajusta pha-Supérieur pour recti- 
fier la roule d'Aller à Latthouat, p. 115. A. — Expropriation 
pour c^u:e d'uiilité publique d'un terrain pour le percement 
delà rue MontpHnsier. à Alger, p. il6 A. ~ Exproprlaion 
définitive de divers immeubles pour l'établissement d'une 
deuxième cour au qiurtier de cavalerie de Blidab, p 117. A. 

— Expropriation définitive de parcelles d'immeubles com- 
prises dans le parcours de la rue projetée entre l^'S rues 
Palmyre et Bosa, à Alger, p. 137. A. ^ Expropriation défi- 
nitive d'un magasin situé dans la rue de l'Aigle, pour le 
prolongement de la rue de la Flèche, à Alg^r, p. 156. A. — 
Expropriation définiiive pour cause d'utilité publique d'un 
immeuble sis à TIemcen, p. lb/3. A. ^ Expropriation pour 
cause d'utiiiié publique d'une parcelle de terrain sise à 
à Al^^r,' p. 326. A. — Expropriation pour cause d'utilité 
publique de deux parcelles de terrain situées à Alger, p. 
328. A. — Expropriation pour cause d'utiliié publique de 
quatre-vingt-cinq immeubles situés à Alger, p. 410. A. — 
Expropriation pour cause d'utilité puhlique de quatre par- 
celles de terrain nécessaires pour l'ouverture d'un canal 
d'amenée au moulin à blé de HM. Compang et David frères, 
f, 419. A. — Expropriation définitive d'une parcelle de ter- 
rain comprise dans les réserves militaires de la citadelle 
d'Alger, p. 443. A. -^ Expropriation pour cause ^d'utilité pu- 
plique de trois parcelles de terrain nécessaires à l'établisse- 
ment d'un temple ^ote<;tant et d'un presbytère àBlidih, 

g. 443. A. — Expropriation déQnisive pour cause d'utilité pu- 
liqu^ ée deux parcelles de terrain nécessaires pour l'orga- 
nisation des glacis de la place d'armes, à Aker, p. 443. A. ^ 
Expropriation définitive pour cause d'utiiitô publiqua d'une 
bouti<]ue reconnue nécessaire pour rétablissement d'un palais 
de jusiice à Constantine, p. 443. A. — Expropriation pour 
cause d'utilité publique d'une parcelle de terrain nécessaire 
pour l'agrandissement du cimetière de Guyotville, p. 44b A. 

— Expropriation définitive pour cause d'utilité publique d'une 
parcelle de terre située au lieu dit Kharetta (cercle de Sétif), 

S. 508. A. — Expropriation pour cause d'utilité publique de 
eux parcelles de terrain pour la rectM^catîon de 1» roule de 
Stora à Biskra, p. 512. A. — Expropriation définitive pour 
cause d'uiîliié publique de quatre parcelles de terrain pour 
l'établissement du marché aux bestiaux à Blidah, p. 538. A.^ 
Expropriation pour cause d'utilité publique de divers immeu- 
bles nécessaires à l'ouverture des rues de France et Sau/ai, à 
Gonstantine, p. 539, A. — Expropriation pour cause d'utilité 

Sublique de divers immeubles pour l'ouveriure des rues Jut», 
u Lézard et Porte-Neuve, et la rectfficatioi^ de la ro^ 4e 
Chartres, à Alger, p. 539. A> 



— 554 — 



F. 



FoKtTs. — Régime forestier. Soumission au régime forestier des 
bois des Fraylia, du Djebet-Doui et des Abid, département 
d'ÂlKer, p. 180. A. — De deux massifs boisés contigus à la 
forôtde Sidi-Sba, p. 399. Â. — De terrains domaniaux au- 
tour de la ville d'Orléansyille, p. 486. A. — La contenance 
de la forêt de Guétirnia est fixée définitivement à 6,137 hec- 
tares p, 508. A. — Distribution d'une parcelle de terrain de 
la foret de Mokta-Kerra, pour être affectée à la calonisation 
p. 148. A. — Règlement sur les transactions pour délits et 
contraventions en matière forestière, p. 310. A. 

— >> Concessions. Concession à M"* veuve Rigodit, de 4.20> hectares 
de cbênes-liége dans \e< massifs de Gollo. p. 124. D. — A 
Madame veuve Crell, de 470 hectares de chénes-liége dans la 
forêt de Bou-Merdès, p. 124 D.— M. de Cès-Ganpenne (Alfred) 
est autorisée cultiver, pour les besoins de son exploitation, une 
étendue de 81 hectares, p. 152. A — Concession à MM. 
Lecoq et B^rthon, pour 90 années, de Texploitation de deux 
lots de chênes-liége de la forêt de l'Edough (arrondi.^isement 
de Bêne), p. 303. A. — A MM. Lavagne et Brunet, de rexpioi* 
tation de 1,285 hectares de chênes-zéens dans la forêt de 
l'Edough, p. 495. A. — Régularisation de la concession d'ex- 

Sloitation accordée à M. Caille, de 30 hectares de chênes-liéffe 
ans la forêt de Djebel-Estaya, p. 508. D. — Régularisation de 
la concession d'exploitation accordée à M. Portes fils, de 445 
hectares de chênes-liége dans la forêt de Téfeschoun, p. 508. 
D. — Régularisation de la concussion d'exploitation accordée 
à MM. Reboul et Bénéguet, de 997 hectares de chêoes-liége 
dans les forêts de Bou-Rouis et de Mouzaïa, p. 506. D. — 
Concession des lois réunis de chênes-liége numéros 1, 2 et 8 
dAS massifs boisés de Collo, à MM. Sarlin fils et Compagnie, 
p. 543. D. 



G. 



GiNDiRHBRiB iHP<iiALB. Les résidcnces de Guelma et de Sétif 
sont érigées en lieutenance de Gendarmerie, p. 111. Dec. 1.» 
Suppression de la 2* brigade de gendarmerie s pied station- 
née à Bougie, p. 387. Dec. M.— Fixation de la circonscription 
4e deux nouvelles lieutenances de gendarmerie à Guelma et 
à Sétif, p. 387. Dec. M. 

GouYBRNBMBNT GtNÉBAL. Nominatiou dc trois nouveaux mem- 
bres au Conseil consultatif du Gouvernement général de l'Ai- 
gérie, p. 181. D. 

GiBFinis. -^ Voir : Offices ministériels. 



— 555 — 



HuissiBis. ^ Voir : O/tices ministériels. 



I. 

Impôts arabes. Remise entière de l'impôt achour pour 1862 est 
accordée aux indigènes du district civil de Marenn^o, p. 71. 
A. — Fixniion du larif <le la convArsion en arg»^n4 de l'impôt 
zekkat, pour i'sxercice 1863, p. 88. A. — Les habitants indi* 

§ènes de l'oasis de Bouçaâda sont assujettis à payer l'impôt 
e la lezmi, p. 149. A. —Trois tribus kabyles da la subdi- 
vision dé Dellys sont assujettis à l'impôt de capiiation, p. 301. 
A. — Percep:ion du hokor et de l'acbour dans la province 
de Coristantine en 1863, p. 311. A. -- Fixation du tarif de 
conversion en arg^^nt de t'impôt achour dans les provinces 
d'Alger et d'Oran pour 1863, p. 311. A. — Fixation du taux 
des centimes additionnels aux impôts arabes, en territoire 
civil, pour Tannée 1864, p. 500. A. - Fixation de la quotité 
des centimes additionnels à percevoir, en territoire militaire, 
pour 1864, p. 503. A. 

iNCBNDiKs. Imposition d'une amende collective aux Arb-Retba 
du territoire civil de Phiiippeville, p. 409. A. — Voir : Police 
rurale, 

iNSTRucTioif PUBLIQUE. Création d'un emploi d'inspecteur des 
établissemPDis d'instruction publique pour les indigènes et 
nomination à cet emploi, p. 407. D. — Fixation des attribu- 
tions de l'inspecteur de ces établissements, p. 437. A. 

iRTBipifeTEs. Nomination d'interprètes judiciaires à Gonstan- 
Une, Blida, Mascara, Boufarik et Koléa, p. 287. A. 



J. 



Justice criminelle. Loi portant dérogation au paragraphe 1** 
de l'article 429 et à rariicle 431 du Gode d'instruction crimi- 
nelle, en ce qui concerne le ressort de la Gour impériale 
d'Alger, p. 380. 

Justice de paix. Nomination de juges de paix à Jemmapes et 



- 65e^ 

à Douera, et d'un suppléant de justice de paix, i Guelma, 
p. 272. D. ^ Nomination de suppléants des justices de paix 
de Milianah et de Colëa, p. 272. D. — Nomination du greffier 
de la justice de paix de Douera, p. 272. D. 

Justice musulmane. — Organisation. Création d'une nouvelle 
circonscription judiciaire de cadhi dans l'arrondissement 
de MostM^anem, p. 16. A. — Le nombre des adouls de la 33* 
circonscription judiciaire de la province d'Oran est réduit 
de quatre a trois, p. 123. A.— Suppression de la 92" circons- 
cripiion judiciaire de la province de Constantine. et réunion 
de la trïDu des Beni-Saiah à la 98* circonscription, p. 297. A. 

— Suppression de remploi de deuxième adel de la 14* cir- 
conscription judiciaire de la province d'Oran, p. 385. A. 

— Personnel, Nomination d'un cadhi, d'un bache-adel et 
d'un adel dans la province d'Oran, p. 79. A. — D'un bach- 
adel et d'un adel dans la circonscription de Tenez, p, 92. A. 

— D'un cadhi dans la province de Constantine, p. 93. A — 
De trois bach-adels et de quatre adels dans la province de Cons- 
tantine, p. "94. A. —D'un bach-adel dans la province de Cons- 
tantine, p. 96. A. — Révocation et nomination d'adels dans la 
province d'Alger, p. 111. A.— Révocation d'un cadhi et nomi- 
nation d'un cadhi. d'un bach-adel, d'un adel dans la province 
d'Oran, et d'un adel dans celle de Constantine, p. 112. A. — 
Nomination d'un bach-adel et d*un adel dans la province 
d'Alger, p. 112." A. — Révocation d'un cadhi et d'un bach- 
adel dans la province d Oran. p. 123. A. — Nomination d'un 
cadhi et d'un oach-adel dans la province d'Oran, et d'un bach- 
adel dans celle de Constantine, p. 123. A. — Permutation 
entre deux bach-adels de la province de Constantine, p. 123. 
A..— Nomination d'un bach-adel dans la province d'Oran, 
p. 123. A. -- Nomination d'un oukil dans la 3' circonscrip- 
tion de la province d'Alger, p. 1:25. A. -- Révocation et no- 
mination d'un cadhi dans la province d'Oran, et nomination 
d'un bach-adel dans celle d Alger, p. 125. A. — Nomina- 
tion de trois adels dans le département de Constantine, p. 

125. — De deux adels dans la province de Constantine, p. 

126. A. — Suspension d'un bach-adel dans là province de 
Constantine, p. 126. A. ^Révocation de deux adels. et no- 
mination d'un cadhi, d'un bach-adel et de trois adels dans la 
province d'Oran, p. 126. A. —Suspension d'un cadhi dans 
fa province de Constantine, p. 127. A. — Nomination d'un 
adel dans la province de Constantine, p. 127. A. — 
D'un bach-adel dans la province d'Alger, p. 127. A. — 
Révoceiion et nomination d'un cadhi dans la piovince d'Oran, 
p. 143, A. — Révocation d'unS cadhi dans la province de 
Constantine, p. 153. A. ^ Révocation et nomination d'un 
cadhi et d'un bach-adel dans la province d'Oran, p. 153: A. 

— Nomination de trois cadhi. d'un bach-adel et d'un adei 
dans la province d'Alger, p. 153. A. — D'un adel dans le 
département d'Alger, p. 153. A. — Révocation d'un cadhi 
dans la province d'Alger, p. 270. A. ^ D'un cadhi dans 
la province de Constantine, p. 270. A. — Nomination d'un 
adel dans la province d'Alger, p. 270. A. — Suspension 
pour deux mois, d'un cadhi de la province d'Alger, p. 270. 
A. — Nomination d'un bach-adel et d'un adel dans la pro- 
vince d'Alger, p. 315. A. — D'un cadhi dans la province de 



— 557 — 

GonstftDtine, p. 315. Â. — D'un cadbi, d'un baeh-adel et 
d'un adel dans la province d'Âiger, p. 315. A. ^ Permutation 
entre deux oadhis de la province de Gonâtantine, p. 316. A. 

— Révocation de deux cadbis et d'un adel dans la province 
d'Oran, p. 316. A.— -Nomination de cadhis, de bach-adel et d'à- 
dels dans la province d*Oran, p. 316. A. — D un cadbi dans la 
province de Gonsiantine, p. 316. A.— D'un bacb-adel dans la 
province de Gonstantine, p. 317. A.- D'un bacb-adbpl dans la 
province d'Alger, p. 317. A. — D'nn cadhi, d'ui\ bach-adel et 
de deux adels dans la province de Gonsiantine, p.x317. A. — 
D'un adel dans la province d'Or^in, p. 317. A. -- Révocation 
d'un bacb-adel dans la province d'Aller, p 335. A.-* Nomina- 
tion de cadhis, de bacb-adels el d'adel&dans la province d'Al- 
ger, p. 3J5. A —Révocation ef nomination d'un cadbi dan» la 
province d'Alger, p. 336. A. — Nomination de bach-adels et 
d'adels dans les provinct^s d'Alger et de Coustantine, p. 3S8. 
A. — D'un cadhi dans la province de Gonstantine, p. 388. 
A. •— D'un adel dans la province de Gonstaniine, p. sS8, A. 

— D'un bach-adel dans Id province d'Oran,'p 420. A. — 
De deux cadhis dans le département de Gonstaniine, p. 420. 
A. — D'un cadhi, de trois bacb-adels et d'un adel dans la 
province de Gonstaniine, p. 440. A. — D'un bach-adel 
dans la province d'Alger, p. 441. A. — Révocation d'un 
cadbi dans la province d'Alger, p. 441. A. — Révocation 
d'un cadbi dans la province d Alger, d'un bach-adel et d'un 
adel dans la province d'Oran, p. 441. A. — Nomination d'un 
bach-adel et d'un adel dans la province d'Oran, p. 441. A. — 
Révocation d'un bacb-adel dans la province d Oran. p. 441. 
A. — Nomination de bach-adeis et d'adels dans les provinces 
d'Oran et de Gonstaniine, p. 442. A. — D'un nacb-adel 
dans la province de Gonstantine, p. 496. A.^— D'un adel 
dans la province d'Oran, p. 510. A. — D'un cadbi, d'un 
bach-adel et de deux adels dans la province d'Alger, et d'un 
adel dans la province de Gonstantin^e, p. 510. A. — De ca- 
dhis, de bacb-adels et d'adel dans la province d'Alger, p. 
510. A. — D'un bach-adel et de trois adeU dans'Ia province 
de Gonstantine, p. 511. A. — D'un cadhi et d'un adel 
dans lal)rovince de Gonstantine, p 542. A. — De deux 
bach-adeis et d'un adel dans la province de Gonstaniine, 
p. 542. A, — Révocation de deux cadhi dans la province 
de Gonstantine, p. 542. A. — Nominaiion d'un adel dans la 
province d'Oran, p. 542. A. — Révocaiion d'un adel dans la 

Srovince de Gonstantine, p. 542. A. — Nominaiiaii d'un adel 
ans la province de Gonstantine, p. 543. A. — Nomination 
d'un bach-adel dans la province d'Alger, p. 543. A, 



M. 



MAGàsms otNftBÀUX. MH. Yuillard et Gabalda sont autorisés 
à établir à BUdab un magasin général et une salle de ventes 



— 558 — 

publiques en gros , p. 82. A. — II. Sourroque, commissAire- 
priseur à Blida, est investi du droit de procéder aux expertises 
ei aux ventes des marchandises engagées dans le mag^asio 
génf^ral de cette ville, p. 334. liée. G. G. 

Maiiss et adjoints. Nominalion d'un adjoint au maire de la 
commune de Sé^if, p. 123. D. — Revocation du sieur Puchot, 
adjoint au maire de la commune de Mondovi. p. 123. D. — 
Révocation de M. Humbert, adjoint au maire d^^ la commune 
de Cherchell, p. 152. D.— Nomination de M. Bas'lde, adjoint 
au maire de la ville d'Alger, pour la section urbaine , p. 403. 
D. — Révocation de M. Poujoulat, adjoint au maire de la 
commune de Fondouk, p. 540. D. 

Maisons gbntralbs. Nomination d*un médecin pharmacien in- 
terne à la maison centrale de Lambessa, p 140. A 

Médaillb d'honnbdr. Médailles d'honneur accordées pour ac- 
tes de dévouement, p. 120. Dec. 1. 

MiLiCBS. — Organisation, Dissolution pour être immédiatement 
réorganisée, de la section des sapeurs-pompiers de rx^rha , 
p. 17. A. — Création d'un corps de milice à rOued-Se^uen 
(province de Constautine], p. 61. — Réduction à la moitié de