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D8 LA 



SOClM HISTORIQUE ET LinfiRAIRE 



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VOURWAI^ 



BULLETINS 

DB U 

SOCrtT* HISTORIQUE ET LITTERAIRE 



TODRRil. 

IMI II. 



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MAU> KT LEVASSEUS, IMPftlHBCRS DE LA SOeiftTti. 



BULLETINS 



ftB LA 



SOCIM HISTORIOUS ET UITgRAIRE 



DE TOURNAI. 



^mxianata 



STANCE DU JEUDI i*' OGTOBRE 1863. 

M. F. Dc B<» rfHe, Prdskhm. 
M. Jules Wacquez, secretaire. 

II est doaue Ucture du proc^s-iFerbal de la seance du 
mois de septembre. Ge proems- verbal est adopts. 



OUTlAttES OFFKRTS. 



V De la patt des societes savantes : 

— Bulletin des commissions royales d'art et d^ar- 
chiologie, deuii^me aiinee, -— Mars, airril et mai 18ft8, 

— Bulletin historique des antiquaires de la Morimie, 
Mil^ et 40^ livraisons* — 1 1" annee. 

-- JBt9M mfricote, indnttridh, UMraire et artilh 

BULLETIN T. X, 1 . 



— 6 — 

iique de tarrondissememi de Valmusimm», 
annee^ I. XYI% n* 6. — Jvilki Y86»;^^ i. - . 

~ Revue caiholijue, sepli^nrt'M^ annCei9n,^8« 

— Bulletin dee commissions rdyates d^ati it d^orctiio- 
logioj deuiitaie MMiee. --rllaxs^^imt €|f vm ISC^n x 

2* De la pari de Vaiiteuir r ^ ^ 

— PoSnfe tar fireoUow de Idsitiiue 4quesire de Fern- 
pereur Ifkkpoliohl** ^ Cherboutg, par M. N.Ddalonde. 



•^ : . A> 



.") .'T I J . 



J .^ 



II est pttMS^dM drtiA 'ser«tin poor l'«kciiioa de M. Gos- 
tave ViftMeheUdbW^t' qoviMbaf mme iMnitee litdaire. 



' [ • • :: .'' 



Le litre d^i^inbre eorre8|iondaitl «8l aeeorde ii M* II. 
Delalonde^ itispeeleor dea doiumea k OieriWiorg. 



' ^ f 



Sihr preposition deM.le vieaire-igeniral Voiain, ileal 
decide qu'une notice bio^aphique sar M. Vabbe Carton, 
de Bruges, membreborrespondanl r^cemmenl deeede, 
sera' insor6e <}ahs' les' bttUetina. • 

• ' • « .'b Jl/ .■ . |. . ^ 

M« le^iiricaiffengeneraJi Voiaineonupunique^jweicbarte 
de I'evdque falter de Mar?is, dalee de mars 1249, qui 
selrouve transerite aa folio 180 d'lin regisdre de rentes 
de I'eglise Sainl*Sauveur W Bruges, dont Tecriture est du 
milieu du quatorzidme si^ele. 

Gelte charte qui se rattaebe & la noliee aur Walter de 
Marris, publiee dans le premier volunae dea Hemoires de 



— 7 — 

k Sodete, etait retire i«etiinae k M. le Tieaire^gteeral 
Deseamps, aotear d% eette notite. 

C?flBl k M. le duDoine Andries qu'on doit la d^o- 
Terte el Fentoi de ee doeament, qai a poar ebjei Teree- 
tioji de la paroiBse de Slalhille et sa dotation. 

Depairanaiu Jabbeka. — ErecHo nova paroehim de 

Slalhille et ejus doioHo. 

Waltems, Dei gralk Tomaeensis episcopos, aniTersia 
presenles lilteras inspeeluria salutem in Domino. Nove- 
ritis quod earn in parochia de Jabbeka, ad Nostrum spec- 
tanle patronalum^ propter urgent em neeessitatem el 
populi midtilndinem, qui temporibus nostris eseretit 
supra modum in dicta parochia, et ab ipsa ecclesia est 
remotos, infra limites ejusdem, in loco qui dicitur Sta- 
Ihille, aoctorilate nostra, quedam ecclesia de novo sit 
eonstructa, et annuente Domino per Nos eonsecrata, ae 
etiam sacerdos proprius in ipsa ecclesia inslitutus, qui 
populo inibi commoranti divina celebrat, ac ecclesiastica 
sacramenta amministrat, Nos volentes sacerdotes pare- 
ehiales de Jabbeka per instaurationem diets uot» paro- 
ehifls non amplius quam justum est acgravari et potius 
relevari, cnravimus ipsam noyellam ecclesiam dotare 
sieut decet, ut habeat sacerdos dicti loci undi ?ivat, 
eum dignum sit ot qui ser?it altari yivat de eodem, undo 
personatum sive jus illud quod Nobis competebat et suc- 
cessoribus nostris in oblationibus, visitationibus, appor- 
talu, et aliis obventionibos ad manum ipsorum prove* 
nientibus, de consensu virorum venerabiliom, Decani 
el Capituli Tomaeensis, concessimus ipsis presbyteris de 
Jabbeka et Stalhille in perpetuum possidendum ab eis- 
deiD, pro duodecim libris flandrensibus legalium, lercia 
parteinfesto omnium sanctorum, lercia in purificatione 



— 8 — 

bmim Yu^tiis et reUqaa term hi SynodoTbL..^.., 
seilieet dominiea qua emiatiir Mimriom^dim Dmmimi, 
Ifobif el wceessoribosnostris ab wdeni penolfm^ mi* 
nualin* I« cojas tei finniuteni et robor aeeiioB el rig* 
nom eonseosoesiii dieti Decaniw el Capitniam sigUan 
suQin ana eum sigillo nostro presenlibn^ lilteris appea- 
derunt. Datam anno Domini millfyliQp ducenteamo 
qnadragesimo nono. Mense Martio. 



8£ANGE DU /EUdI 5 NOVEMBRE 1865. 

M. F. Du Bus atne, President. 

M. EdxDond Du Bus lait fouctions de secretaire. 

II est donneleelnre da proc^ verbal de la se 
mois d'oetobre* Ge precte-verbal est adopte. 



ouviAais oFmrs. 

l** De la part des socieles savautes : 

— M4m!inf:e8 de U^ sociiti impdriale dee scifinces, de 
I't^iculturef^Hdes arts de Lille, annee 1862„ IP serie. 
— 9* volume^ 

— r BuUetm de Pacadimie royale^ dee sciences^ dee 
leftmeet dee beausc-arts de Belgique, W^ annee^ 2« ae- 
rie, tome II, n^ 2^ 

— . Mitnoiree de PaoadSmie de Stamslae. ^^ Boeu^ 
mentepour ser^ir d la deeoription scientifique de la Lor- 
ra6ae» 



' 






— 9 — 

— Mimoir0$d0 taemUmie de SUmbUu. Nancy, 186S. 

-^ AnmaleedBla iOoUii twiiem des arUtUs UdgetA, 
tome premier. — 196i. 

— Eavue agrieoh, mdugirieUe, lUtiraire et artis^ 
Hque de h $oeiM impMale d* agriculture^ sciences et 
arU de farrandissemeni de Valenciennes^ qoinzi^me 
anuee, t. XVP, n? 8. — AoAl 4868. 

— Bulletin de tinstiiut arcMologique Mgecis, t. YI. 

— Revue catholique^ septi^me serie, annee 1861, 9* 
livraison. — Seplembre 1868. 

It!* De la part de I'aulear : 

Une ekmte de tabb&^ d'SpinlieUj par Albert Toiliez. 

Le titre de membre eorrespondant est accorde k M. le 
chanoiae Aodriea, ancien membra du Gongr^ Presi- 
dent de la soeiete d'emulaiion h Bruges. 



II est eonslate (|ue chacjue membre titulaire qui est 
nomme^ n'a: droit k reccToir graluitemeut que les publi- 
cations qui paraissent posleriearement k sa nomination. 



M, le Yicaire-general Voisin presente une copie au trait, 
d'une peinlure murale k fresque, qui se Irouve k la calhe- 
drale de Tournai, au-dcssus de Taulet de la S'** Vierge 
dans le transept, du c6le du midi et qui represente une 
Jerusalem celeste. Ce tableau, qui dale du \it^ si^cle, est 
recouvert d'une peinture k I'eucauslique. 

M. le comte de Nedonehel fait connatire le degr^ 



- !• - 




. '/r 



d'd\alicdDiaii|t'ila(i»sim)l cpim li'^tilvi^f isifr Mddndcim- 
nations k mort par le oiagUtrat de^'^liP^tfo'de'TbAt^tti. 
Comme il v a des lacunes dans les registrea ou soni in- 
sdflf^&I^^^eri'tekcesj if|aiVt^^^^ aux co(iiptes ojd spnt 

r^s^i^hee^ les (iepeWes relaiiv^s aux eteciilions . ce qui 




inlcr6L 

» ^' " «r '.y n '.?■ 'n •lu'TO'/'T Auil 'iCt* on »; ..'^ -ijU'. • 

, In. le yicaj re-general Voisin fait eiisuite une commu- 
hicalion relative k la fabricatian ofi la tapisserie k 
Tourn^i. 

LE yiuS .AlJCm* niGlEMEire. OPNCERNANT lA 
CORPORATION DES H\UT£ - LISSIERS DE LA 
VtLlE DE TOPRWA Y. 

> 

Depais la commu^w^tioa <pii a et^ faite ^ la Socield 
d/ttlie notiiocjdiir lescta^iteeries^dela cathedrale deTour- 
nai et sur la corporatiotit A^B 'haute^lissiefs de cette Tilte^ 
If. Vdlnden^roucka trduVe'la teite d'iih r^glement date 
4q.i^97, qiv ^?,^?^t j9j50fl^^.JpKsq^'9a a fail Tinventaire 
des archives du metier en 1624^ inventaire dont nous 
afoas^donii^ des exti^ils. T!0'd6c«inieiit est le plusah- 
cieii qu^ liotas 'po'ss^dions sur la baute-lisse deTournai, 
et irnou^a|)aru^nieril,er d'^^tre publie. 11 renferrne d'in- 
teressajpt,^ piirlici^l^riies ^ur la vente et sur la fabrica- 
tion des lapis et des velours. On y voil qu'li cette epoque 
cette inddslrid ^lait dAJii aneienne et florissante dans 
noire cite, qu'on tenait k fairc reconnaitre facilement 






- ibi - 




4e 
1 

, til III 111 ••iJGjq 0^^?3 ;a "''M r. »^1DM1 <^^l JI- i ;ni' . 

de, marg. fcU^^^ jjii" ^^l xjjn el ^.jjjglipes^ Je^^yenrcdi cii- 
suivant. ^ . , 

Premiers qu'il ne soil nuls revendeur ne re?enderesse 
qui^ dores en aidant, puisl vendre ne ne vengeviese sar- 




Tournayr^enle pTd^^» w^ ^ w. ...» 

Item qu'il ne soil mil ouvrier & le marche][^) ne 
de haoteliche qai , ckMP6»" mt avant , oeyreche ne 
fache ouvrer fors de loiaux esloffes , ^^^^ assavoir de 

• . fj.ri'r/.; -^rf 70IT/.' '■>] ' " 

(1) On oppose ici le metier d marche ^ celui de baute-lisse. Le 
premier est' 16 iA^iri^<^nfirtfWs«»ftfei'M«. ^''^'"'^ f^ ^laj H 

(%) Treiyni^ Ge iriot»iiftias^tpoite4aQS^^»oiivgloanit«A H^^ii 
pent-^re p9ctico1ier 2» la TUIfr^erflTpDfp^^U • • :(.^ r* : 'o ^t • 

(3) flitain. Par eitotfi, selpp Roquefort^ on enlend « les ply^yfin^ 
^toupes ou Glasses de chaovre, de sole ou de laine cord^e el ^tpndue 
en longueur pout faire I'^toffk ^ iiei'hia d^estain sont fails de \rpm 
fine laine. ^' * • "■ ^ni •*'l^-* n* i -i ^ ..i, 6)\\Jr.\» ijb 

aa^^pwij»Q,sy U,!e i mj% ,«r^PTf/fe WA^^M^'^M^ ^fMb 
gaeor pour faire I'dloffe e^ qui sonl uavers^ par la irame. » Ce sf rajt 
done la chatne de 1 Wtf^; C^le kl^rlfficaaoh ek"df(fii^u)^'^' faire 
c^freque le mot eftoM^cfstinlyiei-^ opposHion iiVet celni dts tray 
nte 6eiiirt poor frai»t#,ilr«in^. 

(4) NoMretf nott»^tiM$^r4f^$^ttret signifieMjieJon. Roquefort, sup- 
plWent, « de noire p^ys« «| el il cile un passage du ban de la Dra- 



— 12 — 

e6wars(l) ad ee eommis el ordonnisd; et que aueuns ne 
puist mettre en oevre es dis ouvrages faire el estoffer 
filles estontures (2), ianuises (3), gratuises (4), nefloscon 
poil de vaque ne autre faulse estoffe. sur C sous et les 
lois de le jusliche et Fouvrage estre acquis au droit dea 
explois de le justice de le ^ille. 

Item et ne puissent aussi li dit ouvrier faire aucun ou- 
▼rage ou il ait semure (b) quel ne soil fait de deux estains 
nostres en le veuwe des dis eswars sur le ditto paine. 

Item que les dis ouvrages de hauteliche et de broque 
qui seront bien fais el de tels estoffes que dit est, seront 
scelie de tel seel dont on scelle les couvertoirs et que li 
re^ars aienl pour cascune pi^che scellee cinq deniers, 
s'il y a une douzaine de toies de coussins et en deseure, 
el autrement nen aronl riens. 

Item qui! ne soit nul ouvriers des mestiers dessusdis 
^ui, dores en avant, puist ouvrer ne faire ouvrer diceux 
mestiers les nuys noire Dame, des aposleles et des same- 
dis depuis le resson sonne; ne aussi ne puissent ouvrer 
de nuy t k le candeille pour hosier les fraudes qui y pueent 
queir el pour donner reverence aux sains et aux saintes 
sur XX sous et les lois de le justice. 

perie de Dooai da iA" sidcle, oU il est parl6 des dtoffesdites brunettes 
de UUne nottret par opposition aux brunettes de laine englesque. 

H^eart, dans son diction oai re Rouchl-franQais donne ans6i le mot 
nostret qu'il traduit par <x de notre pays, indigene. » 

L'arlicle de I'ordonnance aurait done pour but de faire employer 
pour la trame com me pour la chaine de la tapisserie^ de la laine et 
du chanvre du pays. 

(1) EswarSf Rewan, inspecteurs. 

(2) Estontures, toison,Iainesdemouton. 

(3) LanuiseSf d^chets de lafne. 

(4) Gratuises, bourne, manvaise lafne, 

(5) Semure, Ge mot n'a ^t^ trouv^ nulle part. 



— It — 

Item que nuU ue nuUe dudit mestier de sargerie ne 
paist, dores en avant, ayoir que deux aprealia en se mai- 
son, li quel soient tenus de siervir trois ans et nient 
moins, ainri que anchiennement a este accoustume. El 
aussi, que 6s ouyrages dudit mealier, aucuns ne pnist 
mettre poil de yaque, ne mesler avee autre estoffe sur G 
sons et les draps ars ou confisques, lequel que mieux 
plaira as juges. 

Item que il ne soit aucuns qui puist yendre ne fisiire 
vendre au marquiet ne ailleurs, ne mener bors de le Tille 
aucuns couvertoirs, sarges, toies (1) ou autres ouvrages^ 
se il ne sent seelles du seel ad ee ordonne sur G sous et 
les lois de le justice. 

Item que les eswars commis audit mestier de sargerie 
seront tonus de mesurer le largheiche et le longheiche 
d'icelle sargerie, tantost qu'elle est queue (2) de loslille^ 
pour oster toutes les fraudes qui y poent estre, et aussi 
que aucuns dudit mestier ne ploiechent (8) aucnn ou- 
trage tant que les dis rewars laient tou et scelle sur G 
sous et les lois de le justice. 

Item etpource que, k le fois,plusieurs desdis ouvrages 
de sargerie et de hauteliche sont trop cters et tropwis (4), 
par faulte desloffe, ordene est que en cascun outrage 
les dis ou vriers, selon les pitches, seront tonus de y mettre 
estoffe telle qu'il appartenra, et en le veue des eswars ad 
ce commis sur le ditto paine, se faulte y atoit. 

Item que les dis ouvriers et ouvri^res qui sentremet- 
tront des dis mestiers seront tenus de faire boin et loial 



(1) Toies, tales, tissus en forme de sac. 

(2) Est queue, est lomb^e, est retire da metier. 

(3) PUneehent, plient. 

(4) Wis, wit, vide, d^barrass^. Ici tftchci peu serr^, peu £toff6. 

BULLETIN. T. X. ^ 



— u - 

ott'VMige Imn fritel^iflii ottf «^ -eii le Teae des db eswars, 
el ^Iralte y avek^ le maklre ^fni le dk outrage feroU «l 
fereii £iire,«eroit pour tnai owfrar eondedAfme k mi ben 
do colli aou8 ei ds lois de le jmtiee. 

Item que il me eoit nub ae nolle marchaiiS) narehande, 
ODTriersneMilre de lediiteviUe q«i, dereseii avant, pttssl 
aocatof ne fiiire aeafler, iie »^oif en se maisoa neaiHeavS) 
en le ditte ^ille, quelconques draps velus q«i aient eele 
&it kors dieelle viUoi que premiers el ai^nt tente cewre, 
lea rewars k ^ee eemmis no les aient veuK «t adyiaes, a8a<^ 
Toir oe tl serent Taiilable po«r yendreen le dite irille et 
eil^ei oa eas ifue IrenTeea aeroni nraittaUea^ qae lea dia 
rewars y mellent un seel de chire (1) qm n'ait paint le 
warqtie de la ville, nais tout different dieeHe et aon aem- 
UaUe k lenaeigne 4ea draps Teluaiuta en Touroai; et 
ae f asUables nestoient tronvex, lea draps aeront eopez de 
Imag en loneq, oomme on fait a eeai &ia eai leditle yille 
k Touraai, et eondempne ea loia de le joaliee. 

liem que 4o«a draps Tokis que on fera k Tea rnay k >troia 
anssuellea (2) aoient faia aour Coiia de Itn vetora et & wingt 



(I) Chire , (Are. 

(9) JmsmMM, oMoqple <m easoUa. IntaXnUut, inmUttmy taaufra- 
Iar«, iDvolvere, enirelopper* 

Les ensooplea sent des cjlindres sur lesqaels se roalent la chaloe 
d'ane ^toffe qu'on tisse el I'^toflfe elle-m6me quand elle est faite. 
Dans le patois da eanton de Celles les ensoaples s'appellent encore 
an$tru€fiU9% 

On troave dans le dictionnaire Roucbi-fran^als de H^cart : 

« Ansruelt, ensouple, terme de manufacture. Ge sent les rouleaux, 
I'on le devant du metier k tlsser et sur lequel se roule la toile k mesure 
qn'on la tisse; le second au txMU, sur leqael est le fil. » Pour faire le 
velours il faut au moins trois ensoaples. La £ibricaiiea daa floors 
^ait ^terv^ aux Haaie-llssiers. 



— 15 — 

porlees, •tqaeea eaMineporlteaittifiglqMtrelleui (1), 
et que les deui aoisueUeA que on cwfip^ dq deseare aient 
eascune dix portees de double fil qui valent iringt om- 
ple8(l), et soil tout iaitdeboiii 8Uel loyal ol jurehanl tel 
qui li drapier aecalent, el qw to laaehuto (t) loil ftiito de 
boin fillet de lin, Sana autre mealure, sur cent sous et lea 
lois de le justice, el le drap A estre 9oppe de long ea long. 

Item que les velua que on fait en ^ingl qoatre port6ea 
eoient faitea de laine sour lin et k quatre follays (4), dont 
lea troiasoient de lin et le quart soil de laine, le quelle on 
eoppe tenant douie port^ de fil double, qui salient 
vingi qsatfe omplea, el ainai eal il do oonattiaM de le 
fiiire. Et ee soil fait de telle eatofifo quo dh est, ear lette 
piiMqm desaoa mh dii« 

La seanee est lev^e. 



(1) jranM9, flif. Oa dU aa pHols /fir poor /iH 
9i aaifrfittt.lfcitt>gaawB*lteseiaii-a»>>aftaytiaftos6aaioaao 
Ts et de I'l dans noire manascrK pmk rasiaa^ler k aa a» 

(3) Hanehure trame. Le mot de lanehur$ est en<^re osit^ daas le 
patois. 

(4) FaHayn Ge sMli qm aoas n'sroaa troa«6 dans aaeaa dictlott- 
naire, paratt avoir la signification de poti, employ^ pir les libflesals 
de Teloors. II y a du felonrs k quatre. k troiaf ^ deax poils. Selon la 
qoantil^ de fits qii!on met aux deax chatnes, on change le nombre 
des chatnettes de fits rooges, Jaanes on autres qui se mettent aux li- 
si^res. On y met, pour la plus belle esp^ de vekMir^, quatre cbiit- 
nettes de chaque c6(6| et Ton dit velours k quatre ppils. Trois cbat- 
nettes marquem la seconde sorte, et la font nommer veloors it trois 
poils. Apr^s le velours ^ deux peili, il y a le ralouie ^ poll el demi. 
(Test UQ diaUauttf qui ^ deox cbatqeUas daas une lUitoe et ope seule 
daps Tautre (1). 

II s'ensuivrait» d notre explication est bonne, que le dernier article 
de notre r^^lement, eli il est question d$i vehu d gtiafre follaytj 
concernerait les velours de premise quality. 



lOUfserneraii i«a veiuurs uo pfvuioru ijuaui 
(I) nvcn, SpMtadf /• la Mtwo, torn* Vil, page st9. 



— 16 — 



STANCE DU JEUDI 5 DtiCEMBRE 1805. 



H. F. Do Bus alae, Prisidenin 
• J. Wacqubz, »ecritaire. 



La lecture du dernier proc^s-yerbal est remise k la 
prochaine seance. 

OUVRAGES OFFBRTS. 

— Bulletin du comiU flamand de France, t. Ill, n<* 4. 
— Juillet et aoiit 1868. 

— Revue numismaiique beige J i^nenejXAjqxMLiri^jne 
lirraison. 

— Revue agricole, indugtrielle, UMraire et artisti" 
que de la socUti impSriale d' agriculture , sciences et 
arts de tarrondissement de Valenciennes^ IB* annee^ 
I. XVP, n» 10. — Octobre 1 865. 

De la part de Tauteur : 

— Lesplus anciens jetons du magistrat deBruxelles, 
par R. Ghalon. 

— Une monnaie d'ttanholtj par R. Ghalon. 

II est precede, conformement au r^glement, aurenou- 
Tellement du bureau qui reste compose comme suit : 

M. F. Du Bus atne, president, 

M« le yicaire-general Dbscampj, vice-prdsid^t* 

H. le comte 6. DbNadonchel, bibliotMcairearchiviste. 

M. le yicaire-general VoisiN; trisorier. 

M. Jules Wacqubz , secretaire . 



— 17 — 

Le titre de membre honoraire est donue k H. Loitoui- 
▼iLLBy curj de Harquaia et ft H. Loisiad, eare d'EHignies- 
S'*-Aiine. 



Plusiears membreaentreliennenl Tassemblee de divers 
objets auxquels elle pourrait donner ses soins. Entre les 
publications utiles qu'on pourrait entreprendre , on 
signale, eomme devant 6tre accueilli avecbeaucoupd'in- 
ter6t^ le relevelgeneral de toutes les epilaphes qui se trou- 
Taient ou qui se trouvent dans les eglises de Touruai. Les 
elements de ee travail sent dejft reunis dans plusieurs 
manuscrits, dont il ne reste qu'ft faire le depouillement. 

On parle aussi des trouvailles faites dans le terrain des 
fortifications que Ton est occupe k demolir. M. Edmond 
Da Bus vent bien se charger de se mettre en rapport k 
ee sujet avec H. Louis Da Mortier. 



M. le vieaire-g6neral Yoisin fait ensuite la lecture 
d'ane notice sur an ancien hospice de Tournai. 



Notice snr rhospice des avengles de Tournai et snr 
son principal fondatenr Laurent de HoUande. 

II y avait autrefois k Tournai un hospice destine h 
recevoir treize pauvres aveugles. La rue ou il etait situe 
en a conserve le nom, et on voit encore, au-dessus de la 
porte d'entree, une table de marbre blanc encastr^e avec 
son encadrement dans le mur exterieur , porlant celte 
belle inscription, qui probablemenl nc remontepas au- 
delk da si^de passe : 



— 18 — 

D. 0. H. 

G(HnrEROS FUNDATORES 

NULLOS OSTENTO QUU 

HDMILES QUIA PLURES 

QUORUM NOMmA 
TABELLA NON GAPERET 

GOELUM REGEPIT 

YIS ET ILLIS INSERI 

YESTEM PRAEBE 

PANEM FRANGE 

PAUPERIBUS 

LUnmiBUS CAPTIS. 

Dieu infiniment bon, infiniment grand. 
Je ne fait pas eonnallre avee ostentation les autras foa- 
dateurs, parce qu'ils sont humbles et nombreox ; 
Leurs noma ne pourraient trouter place iei; 
Mais ils sont inserils dans le ciel. 
Desirez-Tous que TOtre nomy soit inseritavec les leurs ? 
Donnea des vdtements et du painaux pauvres aTengles. 

Gette inscription rempla^a sans doute eelle dont parle 
GocsiN, et dans laquelle, sans en donner le teste, il 
prouve qu'il j avait une fiiusse date (1). 

Quels sont les fondateurs dont on nous foit ici un mys- 
Idre? Nous ne connaissons le nom que d'un seal, le pre- 
mier et le principal d'entr'eux, Laurbnt db HoLumn (S), 

(«) IV, ptg. 151. 

(i) On ne trouve rien snr le lieu de naissance de U«re«c de Hoi* 
laode. Son nom indiqae assez le pays dont sa famille ^lait originaire; 
mala il est probable qu'elle 6tait flx^ d^ijii depnis un certain temps 
^ proximity de Toarnai, si on en juge par la situation des biens que 
poss^dail le chapelain. II dota ses fondations de biens sito^ li Dot- 
tignles, Leers, SalntrLeger, Ramegnies, tipain, BMharies. 



- 1» - 

quimoarat le 31 juin 1SS8. 11 ne nooa a point laisad 
d'ecriU ; il n'a eu, dans la societe, que la posilion bien 
modesle de chapelain perpeiuel de la cathedrale ; sea 
eoatemporains ne nou§onl iransmuaucune circonstanee 
de aa vie ; nous ne satrons par consequent pas s'il brilla 
par son intelligence, par aa acienee, par aon esprit, mais 
nouspouvous le juger par ses CDUYres, et elles suffisent 
biea pour nous conYaincre que ee pieux pr6tre etail ua 
homfne tr^dislingue par ies qualiles de aon coDur , et 
qu'il etait doue d'un tact, qui Ini faiaait employer aree 
beancoup de discernemenl , Ies biens dout il disposait 
avec une grande geuerusite. 

Las ouvriers reudua par Tige incapables de IraraiUer, 
lea pauvres &DMBes au momenLi souToal bien triste pour 
eUea, oi eUea derieaneut OM^res, lea pauvres aveuglos , 
Ies i^auyres eeeliers coanus sous le nom de primetiers, 
qai tkonent one si belle place dans I'tiistoire de la mai« 
trise-dek eatbedrate, furent Tobjet de aa aolliattude el 
gratifies de ses liberalitte. 

La ibadation qu'il fit k la catbddrale etait administr6e 
par le Doyen, le penitencier, le theologal et rh6lelier* 
II mrait iastitue, en 1847, une cbapcUenie avec mease 
qaotidienne el obligation par le chapelain d'assister k 
totts lea offices du choaur* Le titulaire etait soumis k des 
rdglas particuliires qui attestent la sage prevoyance du 
ibndatettr, k une epoque ou il y avait un peu de relftcbe- 
ment. Son esprit de cbarite se rev^e dans Ies ceremo- 
nies qu'il ordonne pour son anniversaire. II determine 
una somme anuuelle, qui derait servir k acheter des tu- 
aiqueaeldes chaussures aux petits dercs, attaches au 
ehesur de Tegliae, leaquela devaient assister k la messe de 
req^riem de son ^t, atac une cbandelle, dans laqaelle 
selom •eat-il dit, qu'il se praliquait k Velbii de Waller 



— 20 — 

Doumet, on fixait une pidce de monnaie pour Toffrande. 

II n'est parlenulle part da lestamenl de Laurbnt db Hol- 
LiNDB, pour la raison , sans doute, qu'il realisa Iui-m6me 
de son vivant tout le bien qu'il Toulait faire. Aprds avoir 
eree en 1S47 une chapellenie, il fit, le 12 janyier 1S6], 
une fondation charitable dont nous ne savons que ce que 
nous en apprend Cousin, d'aprto le cartulaire ou registre 
des rentes de I'echevinage de Tournai, que Thistorien 
avait YU. cSire Laurent dbHolulnob, dil-il, chapelain de 
Feglise nostre Dame de Tour nay, esnieude pilie enters 
les pauvres charliers et pauvres femmes gisantes d'en- 
fant demecrans en Tournay, par charite pour I'hon- 
neur de Dieu et pour le salut de son ame et de ses p^re 
et mj&re, a donne herilablement au Mayeur des esehevins 
de Tournay ores, et aunom et pour les pauvres chartriers 
et pauvres femmes gisantes d'enfant, qui seront par cha- 
que paroisse en Tournay, de^a et delk I'Escault, quarante 
livres tournois de rente sur plusieurs heritages ; item 
quinze livres tournois et aulres biens. » 

\oilk bien Toeuvre des Dames de la HATBRNnnft, prati- 
quee en notre ville au quatorzidme sidcle, avee des reve- 
nus donnes par un membre du clerge de notre cathe- 
drale. Ge qui nous prouve que la charite chretienne 
a laisse peu de chose k inventor, et qu'il y aurait une 
etude bien utile k faire en recherchant les moyens inge- 
nious qu*elle a employes, dans les si^cles de foi, pour 
soulager la misere des pauvres. 

Laurbnt DB HoLLANDE fonda, en 1351, la Kaison des 
aveugles. Quoique Cousin necousacre que quelques lignes 
k cet interessant etablissement, il dit assex clairement 
eependant qu'il avait eu entre les mains le manuscrit des 
archives de la ville que nous a communique M. I'archi- 
viste Yandenbrouck, et dans lequel se trouve le curieux 



J 



— tl — 

r^lement eompoee par le fondateur, dont noos donne- 
rons le texte ci-apr^. 

On Toit par la leeture de ee r^glement que le regime 
de la maison, en procuraut les ayantages de la vie com- 
mane, laissait aux individus la faciliie de Tivreen par- 
lieolier avec on, ou m6me peut-^lre plasieurs membres 
de lear fomille. Le mot de helde employe pour designer 
lea conatrnctions dan3 lesquelles cet hospice devait ^tre 
6tabli, donne bien I'idee de ce qu'il etait. On eniendail 
par heUe k Toum&i one agregation de pelites maisons, 
qui ne formaient qu'un bloc. 

Lea principaux articles du rdglement out pour ob- 
jet la salobrite, Tordre et les see ours mutuels. On n'y re- 
eerait que des personnes saines qui avaient perdu la 
Tue, ou qui TaTaient tellement affaiblie, qu'elles ne pou- 
vaieiit plus pourvoir & leur subsislance. Toute querelle, 
toot maovais propos, toute sortie apr6s la retraite son- 
nee, etaient punis d*amende, de m^me que tout trouble 
cause pendant la pri^re qui se faisait en commun. Les 
detoumements d'argent ou d'objets au prejudice de la 
maison et les injures faites au receyeur etaient des fautes 
plus graves. On etait condamnc, dans le premier cas, k 
one amende du quadruple de ce qui avail ete soustraif , 
et dans le second k payer douze deniers. 

Les aveogles ne pouvaient pas sortir seuls. Geux qui 
n'avaient pas de guide, pouvaient requerir I'aide de ce- 
lui d'entre leurs compagnons d'infortune qui voyait le 
moins mal. En caa de refus, le recalcitrant etait taxe k 
six deniers d'amende. On encourait double amende pour 
le m^me refus aux grandes fetes de Tannfe. 

La dotation de I'hospice est appeI6e pitance ou fabri" 
que. On ne comprend pas bien si elle etait administree 
par le receveur des amendes, commis par rechevinage, 

BULLETIN T. X. ^ 



— M — 

ou par celui qui pereevait les dix sous toarnois d'entrte. 
Art. I et XX. 

Nul ne pouvait sortir sans houce. Ge root orthographic 
house signifierait bottines, guetres, bottes, mais il est 
evidemment ecrit pour housse^ housia, que Ducange in- 
terpr^le par tunica talarts, habit long. C'elait done une 
longue blouse, costume simple et modes te qui faisait fa* 
cilement reconnattre ceux qui le portaient aux personnes 
charilables disposees & leur iaire du bien. 

Hoverlant, dans la deuxi^me partie du volume 92** de 
son histoire de Tournai, page 895, dit que Ladbbnt db 
HoLLAMDB avait donne neuf cents livres de rentes k Fhos- 
pice des aveugles ; mais il n'en fournit aucune preuve. 
II ajoute qu'il a vu les comptes de cette fondation pour 
les annees 1 765 et 1 773, et que les distributions annuelles, 
faites a tons les pourvus, ne s'elevaient qu'& quatre-vingt- 
quinze livres. Ge qui est loin de«confirmer sa premiere 
assertion. 

. La Haison des aveugles ne subit aucun changement k 
la fin du si^cle passe. Ses h6tes continu^rent k y vivre 
selon leurs anciens usages. Bien des personnes encore se 
rappellent que Ton conduisait les pourvus pris des 
portes des eglises oii ils recevaient assis les aumdnes 
qu'on leur faisait. L'hospice possedait une petite cha- 
pelle ou Ton a celebre la sainte messe jusque vers 1828, 
epoque de la vente des b&timents par la Gommission ad- 
ministrative des hospices de Tournay. lis furent achetes 
par un nomme Petit et ils servent depuis lors d'habita- 
tion k un grand nombre de families pauvres, sans pres- 
qu'avoir subi de changement. 



RtlGLEMENT DB LA MAISON DBS AVEUGLES. 

Sacent tout que eomme k le reverense de Diu et de le 
benoite \iergene Harie et de tous lea sains el sainles de 
paradis, Sires Leurens de Holande, cappelaius perpe- 
tueuls el eglise notre Dame k Tournay, ait acquis et fait 
edifier unehelde de maisoiis a pluisieurs manages seant 
en le rue Tue-pois (I) pour k oes (2) et ou nom les povres , 
aveules mendiants de le Cyte de Tournay quiconques 
le sont ou seront jusques au nombre de XIII bourgois ou 
manans dicely ville, assavoir est que k fin que, en ycely 
dite maison, li dit aveule puissent ^tre en pais et trans- 
curite (8) Tun avoec Tautre , et vivre en boine union et 
obeissance, li dis sires Leurens par le gre^ consenlement 
et acort des trois concitores (4) de la ditto Cyte a, en le 
ditte maison devise constitue fait et ordene les orden- 
nances et modifications qui sensuivent, lesquels dittos 
ordenances doivent estre escriples et mises en le dilte 
maison, en liu si publique , que cescune des personnes 
qui residentes y sont ou seront les puissent savoir , afin 
que bien et deuemeiit les sacent et puissent tenir. 

I. Premiers que cescuns des ayeules, qui receus sera 
en le ditte maison, pour avoir se residence en ycelle, y 
paieche (K) k se entree dix sous tournois, pour convertir 
en aucune pitance des dis aveules. Et aussi que en 



(1) jRiM Tu$ paiit c'est la me des Aveugles actuelle . 
(i) Oe$ (0$i)t profit, avanuge. 

(3) Trameurtl^. NediraU-oapasqu'onavoultt^rireen an mot 

tranquiUm et i6eurU6t 

(4) Coneitarei, eotuiitoiret. U y en a? ait trois k cette ^poqoe : 
les pr6v6uet jurte, les mayear et 4cbevins, et les eswardeurs. 

(5) Ypai9eh$, y paie. 



— w — 

ayQwe(l)de8 refextions el sustentatioiiB dieely maison, 
il paiece cioq sous parisis par an, la moitietadies (2) k le 
S. Remy et I'autre moitiet k Pasqoes. n 

II. Item que k cescune he que aueuus aveules sera 
reeeus, k avoir se residence en le ditto maison, que pre- 
miers il face serment que par faute do clarlene puist mais 
se chavance wagnier boyement(d). 

III. Item que en ycelle maison no puist estre ne face 
residence personne aucune qui soil ou fuist entekies (4) 
de aucune deshonneste maladie ne do renommee in 
deuwe (5) excumenyes ne excumenye ; et se aucuns tela 
en y ayoit, en temps present ou fulur, que il en fussent 
priye, non obstant quelconquescose que donnet ou payet 
eussent au pourfit de le ditle maison. 

ly. Item que k cescunes fie (6) que aucune des per- 
sonnes qui residens sera en ycelle ditte maison, mouye- 
roit aucun debat ou disention k sea^ompagnons ou autre 
personne aucune, que pour cescune fie il fuist tenus de 
payer et paiast six deniers parisis. 

V. Item que cescune fie que aucuns desdis ayeules de 
leurs femmes ou des personnes qui manans (7) seront en 
le ditle maison, jurront yilainement ou parleront disso- 
luement, que il fuist enkeus en six deniers lournois da- 
mende. 



(i) En ayuwe de$ r4fextUms etsusteniations, pour venir en aide 
aux d^peoses de r^fecUoos et d'enlreUeD,etc. 

(2) Adies, sans doute pour adesj ada^ incontioeDi* 

(3) Ne puitt maii se ehevanee wanner, ne puisse pas gagner sa 
SQbsistance. Chevence^ h^itage, bieD, possession, wogfier, gagner. 

(4) Entekies, entach^e. 

(5) /ndeuioa, indue, mauvaise. 

(6) Fie, fois. 

(7) 4f ananj, demeurant. 



— 15 — 

yi. Item que li dit aveule ne puuaent ne aueuns dioas 
tenir ne avoir en yeelie pourciel, poulais ne kien (1). El 
quiconquea aueun en y aroil, que pour cescune journee 
qui li aroit puis (2) que aucune defience aen aroil esle 
&ile, il fuisl eiikeus en six deniers lournois damende ; 
ezeeple que un seul kien poissent avoir en commun. El 
que oescuns dea dis av^nlea puist el par grasse, ail le re- 
quest 9 aTor deux poalaia en cave (8) sans plus. 

Vn. Item que quieonques iiBiuroil (4) dc eslre as ori- 
sons^ qui en commun soul accoustumees de faire cesenn 
jour en le ditto maison, que pour cescune faute ou ab- 
sence il finsl enkeas en deux deniers parisis, sil ne roous- 
Iroil Sonne (S) ou excuaalion compelenl ou ydone (6) en 
le Teuvre (7) des autres aveules qui present aroient esle 
as dittos orisons. 

yill. Item que quieonques feroit aucune deshonnes- 
le on ineonienient an puch (8) pertinent k le ditto 
maison, que pour cescune fiefiiist enkeus, au pourfit di« 
celie, en lamendc de six deniers tournois. 

IX. Item qnequiconques sans license isteroit (9) dicely 
maison, puis le darraine (10) cloque sonnee, quit fuist 
aussi enkeus en lamende de six deniers .tournois. 

X. Item que ou cas que aueuns des dessus nommea 



(1) PaureUl, poulaii ne kient, pourceauy poalet ni chiea. 

(2) PuiSf depuis. 

(3) Cave poor cage. 

(4) Faurotf,feraU difaat, maaquerait, eoadilionael da verbeAsIlotr. 

(5) Sanme, eicase. 

(6) Ydone, idainet tdouMtf, qui est propre i qaelqae ofaose. 

(7) Veuice, vue. Ici, en prince. 
(B) Pueh, puiu. 

(9) Isteroit p sortirait. conditioftnel da verbe tf lir. 

(10) Darraine, deroi^re. 



— M — 

fourcelerait (1) aaeuns biens qui donne faisseut a le 
pitance ou £ibrique de le ditlemaison, que pour le valeur 
de cescun dennier fourcelet il le fui&t tenus de amender 
jusques k le valeur de qualre dcniers tournois« 

XL llem que se aucuns disci t ou Casoit aucune vilenie 
ou iujure, k celuy qui commis sera a recevoir les amendea 
diltes ou aucune dicelies pour cause dicely commissi ou 
ou office , quil fuisl eii keus en XII deniers tournois, 

XII. Item que se aucun en yavail (que ja naviegue) (2) 
qui euist parjure ou parjurast se Iby, quil fuist cnkeus en 
cinq sous tournois. 

XIII. Item quiconques seroit par sou meffait prives 
de le ditto maison, que li autre resident en ycelle ne luy 
facent ne port^cent , de done eu avant, socyele aucune. 

Xiy. Item que nus des aveules ne puist aler par le 
ville sans compagnon se ce nest par grasse (8). 

XV. Item quese aucuns des aweules voet, as boines 
nuis, (4) aler par le ville pour aucunes necessites^ quil 
puist prendre tel compagnon qui! luy plaira, et que qui- 
conques le refuseroit^ il seroit pour cescune fois k douze 
deniers. 

XVI. Item que uuls ne face desordenance (5) aucune 
as orisons (6) sour le paine de six deniers. 

(1) FoureeUr, foureheUr, forceller, aligner I'h^riiage qui doit 
ceos, k I'insu de celui ^ qui il est dd, sans en charger l'aoqu^reur» et 
par extensioD, frauder, d^iouroer, cacher ea fraade. 

(2) Queja naviegne, que cela n'arrive pas. 

(3) Par grasse^ avec une permission particuli^re. 

(4) Boines nuts, Oo se sert encore dans le people de I'expressfon 
bonnes nuttf , pour sigoifier les grandes ffties, mais tout particoli^re-* 
ment la Noel et I'^piphanie. 

(3) Desordenance, action ou parole incouvenante , de nature ^ 
rroubler I'ordre. 
(6) Orisons, pendant la pri^re commune* 



— »7 — 

XVII. Ilem que nus ne puisl avoir estragne (1) 
mesnie (2) se neat pour cauae de maladie, 80ur le paine de 
douze deiiiers pour cescun jour quil y seroit onltre (S) 
le deffense. 

XVIIL Ilem que ae aucuns aveules est seus (4) et sana 
ayuwe, que li plus clers veans des aveules le maine et 
qui! ne le puist refuser sour le paine de six diniers. 

XIX. Que tout aveule soient tenu de viestir houces, k 
aler aval (5) la ville, sour le paine de six deniers pour 
cescune journee quil en defauroient (6). 

XX. Item que toutes les amendes dittes soient con- 
verties ou pourfil de le dilte maison. El pour ycellea 
amendes rechevoir il yara une personne commie par les 
eskievins de Tournay exceptc la recepte des dix sous de 
entree qui eonverty seront en pilance cum dessus est 
dit. 

Lan J SSI le premier jour de septembre. 



La seance est levee. 



(1) Estragne, extraneuif Stranger. 

(2) Metnie, mesgnie, famille, loutes les person nes d'ane inline 
maison. 

(3) Outre la deffense, apr^s que la defense aurait ^t^ faite. 

(4) Seui ei »an$ ayuwefWuX et sans aide. 

(3) Avdlf en descendant. La maison 6tant silu^e dans le qaarlier 
le plus baut de la vilte, les pourvus devaient loujoors descendre 
poor se rendre ailleurs. 

(6) iHfauroient, seraient en d^faot. ' 



SEANCE DD JEUDI 14 JANVIER 1864. 



v. F. Do Bus atne, PrendetU. 
M. Jules Waequez, secretaire. 



Le proeis-Terbal des seances de novembre et de de< 
cembre est approuire apr^ lecture. 



OUYMIGKS 0FFERT8. 

De la part des societes savantes : 

— Bulletin de Facad^mie royale des sciences, des 
lettres et des beaux^arts de Belgique, M* annee, V se- 
rie, tome 16, n'^ II. 

— Bulletin du camitS flamand de France^ tome III, 
n* 5. — Septembre et octobre 186S« 

— ^Bevue catholique ^ ann^ 1868. Novembre et 
deeembre. 

— Messager des sciences historiques ou archives des 
arts et de la btbUographie de Belgique ^ annee 1868, 
8* livraison. 

— Bulletin de la sociiti des antiquaires de Picardie, 
ann^e 1868, n'' 8. 

— Bevue agricole, industrielle^ littiraire et artisti- 
que de farrondissement de Valenciennes^ XY* annee, 
t. XVI-, n* 11. — Noyembre 1868. 

— Bulletin du bibliophile beige, tome XIX" (2" s^rie^ 
tome X), 6« cahier. 



— M — 

— Bulletin de la tocUU liSgeaise de liMraiure 
taallonne, 5"* et 6* annees, deux Yolumes in-8* de 88 et 
132 pp. 

De la part de H. le ministre de la justice : 

— ProceS'Verbaux des stances de la commission 
ray ale pour la publicaiion des anciennes lois et ordon^ 
nances de la Belgique, cinquiime volume, IP cahier* 

' De la part de Fauteur : 

— Mon hiritage litUraire legui d ma famille et d 
mes amis. — Essai de tablettes liigeoises , par Alb. 
d'Otreppe de Bouvelto, 41" IWraison. 

— Promenades en Belgique renouveUes par le sou- 
venir dans des causeries de salon; par le m^rne. — 42* 
livraison. 



M. le Ticair&-general Yoisin donne lecture d'une lettre 
qu'il a recue du R. P. Pruvost, k la suite de laquelle se 
trouve*rindicaliondequatre traductions, faileset publiees 
par Nicolas De Leuze d Fraxinis. G'est une nouvelle 
decouverte du savant religieux qui complete la lisle des 
outrages de N. De Leuze. Voici la note cotnmuniquee : 

Extrait d'un ancien catalogue ay ant pour titre : Jndi- 
cuius aliquot librorum quos excudit Joannes Bogardus 
typographus DuacisubbiblOs aureiSj quorum quiclem 
copiam suppeditabai, anno MDC VIII. Menseseptemr^ 
bri. (BtbL de la ville de Louvain.) 

l** lardinet(l) de I'Aine, public premierement par le 



(1) BorMutanima, etc. Voir Rullelins, vol. yil» p. 339. 

BULLETIN T. X. 4 



— so — 

eommandement d'Otlo Trusches, Cardinal, traduiet en 
Francois par Nieolas de Leoze. 8. 

t^ Instruction pour mediter, avec un traicle de devo- 
tion, et autres pieux exercices, de Pierre d' Alcantara, 
avec un traicte des tvoia voeux de Religion^ par lerosme 
de Ferraria, translate parNiccdas de Leuze. 18. 

8® La Peregrination Spiritaelle vers la terre saincte et 
Cite deHierusalem,translateeparNicola8de Leuze. 8. (1). 

4* 'Hiresor de devotion^ contenaht plusieurs oraisons 
detotes^el exercicesspirituels, pour dire en I'Egltse pen- 
dant I'office divin, traduiet par Nicolas de Leuze. 8. 



H. le comte de Nedonchel fait 4 Tassemblee la com* 
munication suivante : 



ApefQu snr les fortifications da la villa de Tonmai et 
projet de midaiUe an sujet du dimantilement da 
catte place. 

L'histoire d'une cite ne serestreint pas aux evenements 
dont elle a ete le thelltre , et quelle que soit Timportance 
des faits qm so sent passes dans son enceinte, la partie 
toute materielle formant Tensemble de ses eonstnictions, 
trouve anssi sa place dans ses annales ; celles-Gi nesont 
completes qu'en roentionnant les ehangements smnr enus 
dans ses Edifices, ses moDuments et surtout dans ses fer* 
tifications, temoins de ses vicissitudes sociales. 



(!) Gette tradaction avail M prdc^demmeDt liDprim^ h AnYcrsen 
1576 et I Paris par Michel Sonnius en 1577. V. Battetios, loe. dt. 



— II — 

Toofl let auleurs qai ae tont oeeap^ da la irillB de 
Tounuii, rapporUmt avee quelques details ce qu'eUe offr« 
de plus inleressant , disentent aar lea ^poquea oik ella 
comment k ^tre oonnae, et oik ses aceroissementa svca«s*- 
sifis lui donn^rent une importanee telle, qu'elle prit rang 
parmi les Yillea de U contree. 11$ nous dUent que vera 
Fan 920 Tournai fui entoure d'une muraille q«i defen- 
dtt aes difierenta quartiera centre ka exenrBioni agrea* 
•ifea des peupladea ennemies. 

Les historiens nous apprennenl encore qa'en 1S77, on 
comment k etafalir une nouvelle enceinte de fortifica- 
tions, pour renfenner tonle la partie de la Tille situde aur 
la rive droile de TEaeaut, qui jusqu'alora avait iie aoua dea 
juridictions dlEKrenles. Cost ce parapet, garni d'uue 
forte maf onnerie toute en pierrea, qui forme le rempart 
encore exislant de nos jours. 

Une troisi^me epoque vit modifier considerablement 
les defenses de Tournai ; ce fut quand Louia XIV, maltre 
de la vilte, chargea le martebal de Yauban de reparer 
aes fortifications, en les mettant an niveau des progr^ de 
la science stratdgique ; celui-ci etablit cette premiere cir- 
convallation composee de bastions et d'ouvrages avances, 
qui la rendirent une des plus fortes places de la fron- 
ti^re. Neanmoins la ville fut prise par lea allies aprte le 
memorable siege de 1709. Les ouvrages k cornesetles 
baationa, qui avaient ete dans plusieura endroila fort eo- 
tames par les tranchees et les mines des assiegeanta, 
reatdrent longtemps dans cet 6lat. II paralt que ees der* 
ni&res fortificationa , auxquelles on travaillait encore 
peu avant le siege de 1745, n'elaieiit paa completement 
retablies k cette epoque. Sous Louis XV, on demolit une 
partie des bastions. 

Nous ignorons si, plus tard, quelques travaux y fureut 



— 82 — 

enlrepris jusqa'aax annees 1774 el 1775 ^ mais alors les 
magistrals firenl, k deux reprises suceessives, des remon- 
trances au gouTerxiement, qui iaissait k la charge de la 
Tille Tentretien de ses defenses, el ils se plaignirenl des 
depenses que les habitants ai^aient k supporter de ce chef, 
altendu que les murailles se trouvaient dans un ^rand 
delabrement. Nous ne voyons pas que ces plaintes, qui 
all^renl jusqu'^ Bruxelles, y aienl ^te ecoutees, ni qu'on 
ail fait quelque droit k ces reclamations reiterees. L'on 
continua au contraire k negliger surtout les ouvrages 
avanees, ajoutes par Yauban. La citadelle seule semble 
avoir ete enlretenue en assez bon elat ; et en 1782 le 
demant^lemenl continua pendant quatre annees conse-* 
cu lives. 

En 1792, lorsque le general Fran^ais Dumouriezvinl 
camper k Haulde,le ducde Saxe-Cobourg, qui comman- 
dait Tavant-garde autrichienne et dont le quartier-gene- 
ral etait kTournai, apr^s avoir vainement tente une at- 
taque sur Lille, ne jugea pas prudent, vu le peu de silrete 
qu'il trouvait dans la ville, de rester k Tournai. II evacua 
done la place le 7 novembre, D'apres son rapport, il 
n'aurait pu y soutenir un si^ge k cause du mau.vais etat 
des murs de defenses. Deja alors Tournai ne pouvail plus 
^tre misau premier rang des places de guerre. 

Sous la domination hollandaise, le Roi Guillaume de 
Nassau fit disparailre ce qui restait des fortifications 
6tablies par Yauban ; Tenceinte continue avec ses 
tours resla ; chaque porte fut garnie de bastion ; ce qui 
pouvail seulement empdcher une surprise, mais n'etail 
plussuffisanl pour soutenir les atlaques d'un siege. La 
citadelle^ que les Anglais avaient commence k relablir, 
fut completemenl reedifiee sur un nouveau plan. Elle 
est restee sur le m^me emplacement , le plus favorable 



— s« ~ 

pour dominer la ville el scs approches dii c6te du Sud- 
£st. 

Enfin, un autre 4ge a succcde a tant de slides qu'a- 
vaieat braves les remparls de iiotre antique Cite. D'apr^s 
une decision du gouvernement, on vient de commencer 
la complete demolition de ces murailles, temoins de tant 
d'evenements divers, et de touted les parties formant le 
syst^me des diCTerentes defenses de la ville. 

lAj comme dans ses autres monuments, Tournai pou* 
vait jusqu'ici offrir k Farcheologue des antiquites inte- 
ressanles et curieuses, selon les diverses epoquesque 
cette vieille cite avait traversees. Son origine se perd 
dans des temps recules, et Ton ne peut^ sans un regret 
bien legitime, voir disparattre pen k peu ce qui attestait 
son antiquite et ses glorieuses vicissitudes. L'histoire 
reste, mais ces preuves vivantes de sa noblesse et de sa 
bravoure vont disparaitre ^ tout jamais ! 

Oui, malgre les avantages qui resulteront pour les ha- 
bitants de ce nouvel ordre de choses, nous ne pouvons 
ne pas regretter, pour Tournai, celte couronne de murs, 
que la poussi^re du temps recouvrait et qu'ornait si 
naturellement cette multitude de tours, sentinelles pro- 
tectrices, sous Tegide desquelles ses enfants dormirent 
tranquilles pendant tant de si^cles ! Ces remparts ou se 
portaient nos p^res pour defendre au prix de leur sang 
leur noble bauni^re ! 

S'il n'etait pas possible de conserver toute Tenceinte, 
garnie de ces tours antiques, qui forme, en approchant 
de la ville, un si pittoresque aspect, nous desirous vive- 
ment, et ce vodu est pi^rlage par un grand nombre de 
Tournaisiens^ que Ton garde au moins quelques-uns de 
ces interessants monuments auxquels s'altacheut tant et 
dc si precieux souvenirs. 



- 84 — 

II nous a semble qu'une eiade des travaux a faire au 
moment actuel pourrait concilier Tulile et le beau, et 
eviterait pour Tavenir des regrets, lorsqu'ils seraient ir- 
reparables; maintenir certaines parties des murailles 
avec les tours des portes d'entree^ qui rappelleraient les 
anciennes limitea de reneeinte, tout en lui laissant la 
liberie de s'etendre, conserverait k Taspect de la iville, 
ce charme quene pourront jamais offrir les titles moder- 
nes^ quels que soient Felegance et le luxe de leurs rues 
et de leurs monuments. 

Si toutefois nous exprimons quelques regrets poor les 
fortifications qui jadis formaient une partie imporlante 
de la cite , nous sommes loin de vouloir, par des irues 
retrecies, que notre viiie reste stationnaire et reg^te dans 
8on circuit trop etroit pour I'accroissement de ses habi- 
tants et de ses industries. Au milieu du mouvement 
general qui tend partout k embellir et agrandir les cites 
riches et commer^antes , nous sommes des premiers k 
sahier T^re nouvelle qui s'ouvre devant nous, et qui don- 
nera a Tournai un developpement bien desirable.' Les 
fortifications ne sont plus pour les villes que des cbaines; 
le temps est arrive ou elles veulent s'en affranchir. En 
secouant ce joug incommode, tout nous promet un sur- 
crott de Tie ; nous ne faisons d'ailleurs que suivre la voie 
tracee devant nous par les grands centres de population 
de la Belgique et des pays etrangers. 

C'est done egalement a ce second point de vue que 
nous sommes venus vous entretenir d'un projet k sou- 
mettre a notre administration communale, toujours si 
bien disposee pour tout ce qui peut ^tre utile et faire 
honneur a notre ^ille. II consisterait a consacrer par un 
petit monument melallique Tevenement, si considerable 
pour une cite, de voir abattre les remparts et les murs 



— w — 

qui pendant 600 ans lui servirent d^, circunvallalion el 
de defenses ; nous presentons noire idee realisee sur le 
papier afin qu'elle soit ensuile sonmise k I'apprecialion 
du eonseil communal. 

Specimen du projet de la midaille. 

Avers : Effigie de Tournai. Plan de la ville k Tepoque 
od ses fortifications, construiles par Vauban, ainsi que 
8H citadelle faisaient Tadmiratiun de toute TEurope, se- 
lonles auteurs de ee temps. Pourlegende, il y auraituue 
simple inscription qui rappellerail lesdifferentes epoques 
des principales circonscriptions. 

TORNAGUn MURI8 CINCTDM. AW MO. - 1577. 
— 1668. 

Revers : L'autre e(yt6 de la medaille representerait la 
Title de Tournai, vue du odte de la portede Valenciennes, 
oflfirant aux regards ses clochers, ses monuments^ etc. 
BcB promenades ont remplace les remparts, les fosste et 
let fortifications, etc. 

De ce c6le de la pi^ce, on lirait t 
TORNACUH GATEKIS LIBERATDH AH* 1864. 



La seance eft leTce. 



— 86 ^ 



i « 



SEANCE DU JEUDI 4 F^VRIER 1864. 



M. le vicaire-general Voisin occupe le fauleuil. 
M. Jules Wacquez, secretaire. 

Le procds-verbal de la derni^re seance est lu et ap- 
prouire. 



UUVBAGES OFFERTS. 

De la part des societes savantes : 

— Revue catholique , huiti^me serie, annee 1 864« 

— Bulletin de tacadSmie royale des sciences , des 
lettres et des beaux arts de Belgique,^^" sainee, 2** serie, 
tome 16. 

— Bulletin des commissions royales d'art et d^ar- 
cheologiOj deuxi^me annee. — Juin , juillet, aoftt, sep- 
tembre, octobre^ novembre et decembre 1863. 

(Voir p. 462 une notice sur I'ancienne bourse de 
Tournai (aujourd'hui la Graud'garde)^ par M. B. G. Du 
Mortier). 

<i Ao point de voe de I'art et des soaventrs hisloriques, dit M. Da 
» Mortier « la bourse de Tournai est d'une importance capitale puis- 
» que depuis I'lncendie de celle d'Anvers , elle est I'uuique Edifice 
j> de ce genre restant en Belgique pour t^molgner la puissance de 
» Tibdustrieet des pouvoirs civils ^ I'^poque communale. 

» Son style offre un Int^r^t d'autant plus grand, qu'il appartient k 
» la transition de I'^poque oglvale k celle' de la renaissance et qu'on 
» salt combien sent rares et pr^cieux les monuments appartenant k 
» cette transition. 

» Ck>mme style» elle est un des monuments les plus curieux du 



— »7 — 

» commenceoieot da XVII* sitele. Elle forme un toot complet et tout 
» ses profilssont comme s'ils avaient M tails d'hier. Sa destraction 
» serait un acte de vandalismeqai d^honorerait le pays toat entier. • 



H. le eomte Db NtoOHcaBL met sous les yeux de ses 
coUegues divers objets antiques qui ont ete troayes dans 
les terrassements da pare. II en fera le dessin et la 
description pour 6tre inserts dans les bulletins. 



M. le vieaire-general Yoisin entretient Fassemblfe du 
commencement de la chrouique de i'abbaye de Rolduc 
dont il a entrepris la traduction. II continuera ce 
travail qui sera aussi insere dans le volume courant des 
Bulletins. 



La seance est levee. 



BULLETIN. T. X. 



flSAMB DU iEDDI 5 MARS 1864. 

H. F. Du Bus aiii6, President. 
IL inlet WaoqMz, secreiaitm. 

le proe^yerbal de la seance de fevrier est communi- 
que par le secretaire k Fassemblee qui en approuve la 

redaction. 

1 

Dd h part des soei^tes satantes : 

— Annales de la socUU cTSmulaiion pour Fitude de 
I'histoire et des antiquMs de la Flandre. — Tome XII , 
2"8erie, n^l. 

— Proces de Frangois Anneessensj doyen du corps des 
metiers de Bruxellesj publication n® 18 de la societe de 
rhistoire de Belgique. 

— Revue catkoliquej 8* serie, anuee 1864| ^^ livrai- 
8on. Feyrier 1864. 

— Annales de Vacadimie ifarcMologie de Belgique. 
Tome i^ingtidme, 4« livraison. 

— Revue de la numismatique belge^ h'^ serie, tome II, 
premiere livraison. 

— Bulletin de tacademie royale des sciences , des 
Mires et des beaux-arts de Belgique j 88* annee , 
S^serie, tome 17. 

— Compte-rendu des sSances de la commission royale 
d^histoire de ladite acadimie^ V^ serie, tome cinqui^me, 
II* bulletin. 



— Bifvue ugricoh, nukatrielh, UMrmire •t ariu- 
tique de la $ociitd impMal0 d^agrieuUure, ideno^B 9i 
aria de farromdisiomeni de Vahn c im me e. Tome XYI, 
l$*anuee. 

II est donne lecture k rassemblee de deux tettres , 
Tune de M. LougueTille , cure de Marquain , Taulre de 
ffl.l4oiseau,cured*£IIigQies-Sle-Aniie, qui remercient la 
societe de les avoir admis parmi ses membres bonoraires. 



H* WACQtBX communique k Tassemblee divers ex- 
traits des comptes des Hassards de la ville d'Ath qui lui 
ont ete adresses par H* Em. Fonrdin, bibliothecaire- 
archiviste de ceCte yilie. L'un de ces extraits relatib au 
siege deTournay en IMS est intitul6 : Vemperewr Ma- 
ximiKen ei Farchiduc Charles d Taumay et d Atk ; 
I'aulre : Charles-QuitU passe peir Aih pour aller tenir 
d Toumaile chapUre de la Toison^Or (\m\). 

Dn membre fait observer qu'il existe une relation 
complete du siege de 1818 et des details cireonstanel^ 
sur ee qui fait I'objet de la communication de M . Four- 
din dans lo manuscrit de Nicolas Dofief et Ton estime 
qu'il y a lieu de comparer ces documents pour appr6« 
eier quel parti on peut tirer des extrails tir^s du registre 
de la Hassardrie d'Ath. 



M . le vicaire-general YoislK donne lecture d'une note 
qui Ini a etc remise par H. l(0uia Du Pre. Bile eontient 
quelques delails compl^mentaires sur I'hospice des a? eu« 
gtesdont s'est pricedemment occupe M. Voisin, M. Du 
Pre a obtenu ses renseignemcnls du fils d'lin anoien 



— -^0 — 

pourvu de cello fondalion, Pierre-Anloiue Perehe, de 
Saint-Omer^ homme sage el pieux qui jouissail de toule 
la coiLJBance du chapilre el que les aulres pourvus moins 
capables el moins inlelligenls consideraienl comme leur 
chef. 

Une pidce carree , la plus grande de la fondation , 
doat les murs elaienl pauvremenl recouverts d'images 
de saints el oii on avail eleve un autel de tout aussi 
mince apparence, avail ete Iransformee en chapelle. Une 
messe basse servie par ledil Perehe qui y remplissail les 
fonclions de sacristain y etait dite tous les dimanches k 
7 heures et demie par un ancien dominicain^ le P. Ma- 
sure, et, dans la m^me journee^ Perehe se rendail dans 
les maisons les plus \oisines el specialemenl dans cellos 
dont il voyail les personues k la chapelle pour y collector 
sou par sou de quoi payer I'honoraire de la messe qui 
6lail d'un franc. On y payail aussi les chaises. Quelques 
personnes ^ mais en petit nombre , en avaienl une par- 
ticuliere dans une pidce attenante qui servail de sacris- 
tie. Le jour de la fi^te de St.-Leger , il y avail grand'- 
messe et v^pres en I'honneur du saint Patron. 

Les femmes d'aveugles , une petite chaise k la main 
eonduisaient chaque matin leur mari par le bras aux 
portails des eglises et ils y restaient pendant tout le temps 
des messes el offices. Co temps fini^ eiles venaientles 
reprendre, sauf k les reconduire en cas d*offices du 
soir, etc. 

Voici en quels termes ils s!adressaient aux* passants 
dont ils cherchaient h exciter la pilie : 

« Ayez memoire el compassion d'un pauvre ayeugle 
> 8*il vous plait. Je prierai le Seigneur qu'U vous con- 
» serve la vue et vous preserve de tout malheur. Ainsi 
» soit-iL > 



— 41 — 

Lorsqu'on s'occupa de la repression de la mendicite, 
on leur defendit de stationner aux portails des eglises et 
il leur fut accorde en compensation un secours mensuel 
de 10 francs. 

En 1826, la maison des aveuglesfut yendae par Fad- 
ministration des hospices. 

Au moyen des inter^ts de la somme de cent mille 
francs legues aux pauyres de Tournai par M. le baron 
de Gazier , le bureau de bienfaisance a cree au profit des 
ayeugles ou demi-aveugles, laisses aujourd'hui dans leur 
famille, einquanle bourses, les unes de 90 francs , les 
autres de 2B ou SO francs. 



II est donn6 communication k I'assemblee du pro- 
gramme d'unconcours pour Tannee 1864 par laGilde de 
saint Thomas et de saint Luc, dont M. le vicaire-general 
Voisin est president, et M. W.-H. James Weale, secre- 
taire. L'objet de ce concours est un projet d'eglise de 
village pour une paroisse d'une population de mille 
habitants pouvant contenir k I'aise 600 places, non 
compris les allees necessaires pour le service. EUe doit 
6tre cruciforme , en style ogival primaire. Le devis ne 
doit pas depasser la somme de 6^,000 francs. 

JV. B. On suppose un emplacement sur un terrain 
sablonneux, nivele et enti^rement libre, d'une nature 
favorable k la solidite des fondations. 

La constraction se fera en J)riques; loutefois Tartiste 
pourra iaire usage de pierre de taille pour les seuils des 
portes et des fenfires, pour les meneaux^ les chapiteaux^ 
bases, clefs de voiites^ nervures et consoles. La charpente 
sera en bois de ch^ne, les couvertures des toitures en 
ardoises, la vilrerie en plomb monice sur vergeltes el 
traverses en fer. 



— 4J — 

L'eglise sera disposee de £afon k recevoir Irois autels 
au moins et cinq au plus. Lc chceur sera separe de la nef 
par uii jube ou ccr^n surmonte d'un crucifisi et des sta- 
tues de la sainte Yierge et de saint Jeau. Les orgues 
devront ^ire placees aupr^s du chceur, mais noasur le 
jube. 

Le prix du concours consistant en 800 francs sera 
paye immedialement apr^s la publication de la decision 
du jury qui aura lieu ^ la reunion annuelle de la Gild^t 
laquelle sera lenue ^ Lou vain le 36 septembre 1864. 



M. le vicaire-general Voisiif fait ensuite la communi- 
calion suiyante : 

Notice sur une fresque dicouverte dans I'dglise 

de Braine-le-Comte. 

Monsieur I'architecte Bruyenne , charge de la restau- 
raliou del'egUse de Braine-le-Gomle, y trouva , au com-* 
tnencement deoetle annee^ d'aneiennes peintures ma- 
rales, dans unendroit peu accessible et pri^e delumi^e. 
Je fus invite par mon collogue a aller les visiter et nous 
venons vous rendre compte de cette deeouverte. 

Disons d'abord un mot de I'eglise de Braine-le-Gomte. 
Get edifice a subi une metamorphose complete, et son 
aspect actuel ne laisse pas deviner quelle a ele sa forme 
primitive. G'est maintenant une construction ogrvale h. 
trois nefs , separees par des colonnes en pierres, soute- 
naut des voi^les k nervures. Pr^ du choeur , qui est du 
m^me style, une clef de voMe, portant le miResime do 
1557 , a fait croire jusqu'ici que lout Vedifice ne rera«n- 
lait pas au-del^ de cette epoque. 



— 48 — 

Si, au lieu de m caateftler de viailer I'inlerieor, ou se 
Iransporle dans le comble, on reconnait avec surprise 
qne la partie inferteure a ete eutidremeni refaite. L'an- 
eienne eharpente romane est encore intacte , et les cin- 
tres formes sous les faux entrails, entre les chevrons, 
semblent encore attendre le retablissement du lambris 
qui recouvrait autrefois la grande nef. La disposition 
decefte vieille eharpente indique parfaitement toutes les 
parties de Taneienne eglise. Cetait one croii latine , 
doDl les bras el le cheyet 6taient beaucoup moins eleves 
que la nef. Quelques modiilons rooians , tr^i-bien con- 
serves k Texterieur , ach^vent de d^montrer que tout 
r^difice primitif 6tait construit dans ce style. 

Lorsque la population , devenue plus nombreuse, a 
rendu necessaire ragrandissement de cette eglise , ou a 
remplac^ les mnvs de la nef par des eolonnes^ et on y a 
ajonte des bas-c6te8 et un nouveau cbceur. 
- II est & remarquer qn'en ex^utant ces travaox de re- 
ttaniement, le style ogival s'est trouve anx prises avec 
son ancien rival, le style roman. Mais I'ogive n'est plus 
au seixi^me si^cle ce qu'elle etait au treiii^me, alors que 
partoui on lui donnaii la preference, parce qu'elle se 
prMait niieux anx magnificences de Tart cbr6tien ; ici 
'tXk'He pose timidement sous des ares en plem cintre. Le 
roman est venge, son ennemie est humili^e. 

H y a dn reste beaucoup d'autres exemples qui pron- 
vettt qn'en Belgique les edifices romans avaient nne ele- 
vation plus grande qne celles des constructions ^givales 
dii quinzi^me et dn seiziime sidcles. Les nntilations 
qu'ont subies les eglises Saint- Vincent de Soignies , de 
St.-Brice et de Sl.-Quentin k Tournai en sonl des 
preuves. 



— 44 — 

Emplacement des peintures. 

Cest , gr^ce aux proporlions rapetissees du style ogi- 
val , que nous devons la conservation des peintures mu- 
rales qui nous occupent. Dans I'ancienne eglise, la nef 
elant tr^s-elevee et le xhoeur beaucoup plus bas ^ una 
surface de mur assez grande, sous le lambris en plein 
cintre , faisait face k la porte principale. G'est cette mu- 
raille qui est ornee d'une peinture qu'on voit encore 
sous le comble. Un caique exact en a ete pris en y appli- 
quant une feuille de verre et il a ensuite ete reduit par un 
bon dessinateur (1). 

A quelle date pent remonter la decoration de ce mur? 

II y a, pour repondre k cette question, trois sortes de 
considerations k faire : l"" fixer la date respective de la 
construction des parties romanes et ogivales de I'eglise ; 
^'^ constater I'etat materiel de vetuste de la peinture ; 
S^'juger, par I'iconographie etpar les formes adoptees 
par le peintre, de Tepoque k laquelle ce travail appar- 
tient. 

I. 

On sait que Teglise de Braine-le-Gomte est devenue la 
propriete de Bauduin IV^ dit I'edificateur, en 1158, par 
suite de la cession que lui en ont f aite les Dames chanoi- 
nesses de Sainte-Waudru k Mens, et c'est probablement 
vers ce temps que le comte la fit, sinon reconstruire, 
au moins compl^tement restaurer. G'est I'epoque que 
Ton designe sous ,le npm de transition , parce qu'on 



(i) C'est H. Bulot, commis-dessinateur de M. I'architecte Bruyenne, 
qui, apr^ un travail opinifttre de plusieurs jours> est parvenu ^ rele- 
ver cette grande fresque. 



/» 



\ 



— 45 — 

J employait , en lea mariant ensemble dans le mtaie 
edifiee, le plein cintre et Togive ; en m^me temps toale* 
fois que Ton continaait^ surtout dans les localites pea 
inportantes, k eonslruiredes eglisesdans le style roman. 

Vinchant^rannalisteduHainaut^ rapportequ'en 1424, 
lorsqae les Braban^ons prirent Braine-le--Gomte sar les 
Anglais , les vainqueurs boutiirent le feu en plusieurs 
Ueux et maisont, que la ville fui toute arse , tUsolde, et 
tSgUie ewUhremeiU brtiUe* Pour eette demi^re eireons- 
tanee , il a ete mal inform^ ; ear la ebarpente aetuelle eat 
evidemment anterieure k ee siege. II suffit de jeter les 
yeui sur le dessin ei-joint de M. Bruyenne pour s'en 
con^ainere. 

Gette ebarpente se eompose aujourd'bui de trente- 
sept eouplea de cberrons portant fenne , eomposee cba- 
cune : de deui ebevrons D , d'un entrait retrousse F , de 
deuijambes droitesHi assemblees et cheTillees k leur 
base dans I'entrait , et k leur sommet dans le cbevron ; 
de deuxjambettesG, et de deux liens asseliersE; ees 
deux derni^res pi^es eintrees, clouies aux cbevrons, et 
destinees k reeeyoir les bardeaux formanl la To6te qui 
recouvrait la nef. 

L'assiette de ees ebevrons est form^ de deux sablidres 
A , et d'un blochel B, dans lequel sont assembles le cbe- 
TTon et la jambette. 

Chaque chevron est entre deux chaulatles. II n'y a 
dans eette ebarpente qu*un seul poin^on , fixe sur I'en- 
trait , et soutenant la pointe de deux chevrons. 

La disposition de ce comble n'est pas le seul indice de 
son anciennete ; il faut aussi remarquer la leg^rete de 
toQtes les parties dont il se eompose. Les chevrons et 
I'entrait retronss^ n'ont , en moyenne , que dix-sept k 
dix-huit centimetres d'^arrissage. Les jambettes et les 

BULLBTIR T. X. 6 



asseliers ont dix oentim^tres aur dix-sepi ; les jambes 
droites quinie mt quinze centimdtrea; lea blocheU dix- 
buit sur dix-huit et les sablieres dix-huit aar vingl cen- 
timetres. *-- Point de ferrures , de pannes » de falte, ni de 
poinfons (it n'y en a qu'un) ; ajoutei-y le syst^me d'as- 
aembiage et vous aurez. les prineipaux caraei^res d'une 
cbarpente da XII* aidde. Tout porte done k croire que 
eelle-oi est primitife. 
Te«aleaou?ragea da moy^n-ftge portent leeaebet de 

liar epoque et il eat sans exemple qu'on ait^ dans lUMt 
loealit^ qaelconque , fait une eharpente an XV* aidde 
eonime on Taurail faite ao XIP sitele^ 

Les neb actuelles sont da XYI* si^le. On y troare Inen 
qoelques motifs d'arcbiteetare auxqaelaon poarrait assi- 
gner one date un pea plus ancienne , mais le millesime 
de 1 557, marque sur une drf de voAite iris*4-vis da choaur, 
ne laisse aucun doute sur TAge de catte partie de I'egliseL 
Le chceur est du m^me temps et a sa cbarpente partico- 
li^re , dont nous donnoos auasi le dessin y £ut par H. 
Bruyenne* 

Nous ne pou\ons tirer de cos premieres refiexioaa 
qu'une consequence bien yague : c'est que noa peinlarea 
murales pourraient avoir ete bites de la fin du XII* 
siide au commencement du XVI* si^le. Iloua serons 
plus heureux en poursuivant nos recherebea^ 

II. 

L'etat dea peintures atteste one grande vetuste. Ellea 
sent k peine Hsibles et il faut une grande attention poar 
saisir te con tour des figures. Les cooleors^ k Pexception 
du bleu , out pris une teinte rougefttre, qui est aussi eelte 
du food. 

Elles ont eie appliquees k la detrempe sur le plMrage, 



— *7 — 

el, abrileei eomme alles Tonl M et eomme ellei le 8oni 
eiieore,8aB8 jamais afoir i\6 reooofertes de badigeon- 
nage , elles n'ont pu ae d£t6riorer d'aue manitee ri eom- 
ptete qa*aprte pluaiean aidelos d'exislenee. Elled ont 
cartaineoieat i\i exeeulees longtemps ayanl k eonstrue- 
tion de9 nefs et dst Yoiites. Mais nous sommes encore iei 
rediiits ft des conjectures, et tout ce que nous voyons ne 
nous apprend rien de prteis. 

U nous resle k dketire les peintures et k d^lertniner 
lenr ftge par leur earacltoe et les partieularites de leur 
execution. 

noire fresque oeeupe toute la largeor de la nef primi- 
tive* Elle represente la grande seine du Jugement der- 
nier , qui s'offrait autrefois k la vne des fiddes dans un 
grand nombre de nos eglises, sinon sculpl^e sur la pierre 
an<>de8sns d'un porehe, ou ^lincelante dans un vitral, au 
moins peinte sur une muraille interieure. Mais lorsque 
les grands relables, les aotels k proportions dem<§8urees 
eurent rendu inutiies les decorations murales du sane- 
tuairO) celles-ei farent bi^nt6t proserites ailletirs; el 
Tignoble badigeon , regnant en maitre dans nos tem- 
ples^enfit disparallre 1^ peintures sons des couches, 
sontent r^iter6es , de couleuf s plus ou moins boueuses. 

L'oouvrede destruction a ete compile, tx la conserva- 
tion de quelques rares peintores qui nous restent , est 
dtte k des circonstanees tout k M\ exceptionnelles. 

La fresque de Braine merite d'autant plus d'etre iiu- 
tfi6e, que son important sojet a exercd plus sodvent )c 
pinceau des artistes les plus distingues , et qu'etle est 
peut dtre le seul specimen, en notre pays, du Jugement 
dernier represente par ce precede. 



— 48 — 

Au milieu est le souverain juge : h cbacQii de ses e6le8 
un groupe d'assesseurs. Pius bas,di droite, les auges voiit 
recevoir les elus ; k gauche, les demons attendent leurs 
viclimes. Une epee posee horizontalement en Fair d'un 
c6te, et de Fautre une branche de lis, posee de la m^me 
mani^re,indiquenl le sort reserve aux pecheurs et aux 
justes. 

Gomme la muraille a ete percee pour ouvrir un pas- 
sage au-dessus du eboBur, et de plus , diminuee dans le 
milieu k I'endroit de la plus grande elevation de la voClte 
de la nef, le tableau n'est plus complet. 

Son ensemble rappelle celui deRogier Van der Wey* 
den de I'bdpital de Beaune , et celui de Memling de 
Notre-Dame de Dantzick, de m6me que celui de Pierre 
Pourbus conserve au musee de I'aeademie de Bruges. 
Tous ont Tepee et la branche de lis. 

Ge rapprochement est dej^ un indice que notre 
peinture murale doit ^tre de la fin du quinziime sid- 
cle. 

Les figures n'ont rien de bysantin. Les formes arron- 
dies sent celles employees par nos peintres flamands. U 
y a dejk une recherche du nu, qu'ignorait Part chretien 
du moyen-dge. 

Nous pourrions aussi faire remarquer les plis aigus des 
£toffe8,la forme de Tepee et de la clef de Saint-Pierrci 
les corps d'anges qui se perdent dans le vide, et d'autres 
particularites ; mais il suffit de signaler le nimbe du 
Sauveur et celui de la sainte Yierge, pour demontrer que 
la date de cette csuvre doit ^tre celle de 1500 environ. 
Le nimbe du Sauveur , tout k fait rayonnant^ sans m^me 
affecter la forme crucif^re, n'a ete employe qu'au sei- 
zi^me si^cle ; et les premiers exemples qu'on connait du 
nimbe en perspective, qui a ete donn6 ici k la sainte 



\ 



— 49 — 

Viei^, 86 trouTent au Valiean dans la dispute da Saint- 
Saerement, qne Raphadl peignit rets 1508 (1). 

L'aatear de cette fresque eonnaissait , du reste, trds- 
bien les traditions de Fart pour ex^eoter son travail. A 
e6te du Sauf eur sent represeutes les ap6tres (9), parmi 
lesquekou distingue saint Pierre et saint Paul. La sainte 
Yierge d'un c6te et saint Jean-Baptiste de Tautre y sent 
dans Tattitude de la pri^re. Dans le milieu du tableau 
deraient 6tre des ares, figurant les trdnes, Tun des neuf 
chcBurs des anges, servant de siege k Jesus-Christ dans 
sa gloire^ et plus bas , la boute du monde sur laquolle 
reposaient ses pieds. Au-dessous, on voyait sans doute 
saint Michel pesant les Ames ; et il est probable que le 
groupe de quatre tdtes nimbees , qui est k droite, a d6j& 
subi cette terrible ^preuve. 

II est regrettable que ee tableau soit dans un si triste 
itat, et snrtout qu'il soit si incomplet ; mais c'est encore 
une bonne for tune de I'aToir trouv^ tel qu'il est. On doit 
savoir gre k H. Tarchitecte Bruyenne , de Taroir deeoo- 
Tcrt, et d'en avoir soup{onn6 1'importance , et surtout , 
de s'6tre donne tant de peine pour en faire relever tons 
les details. 



1a seance est levee. 



(!) Voir Didron, icooograpbie de Oieu, pp. 12, 81, 82, 85. 
(3) II n'y a que eioq figures 4erri^re saint Jean-BapUste , mais on 
ne peal pas douier qa'il n'y en ait eu sii. La sixi^me est effac6e. 



— w — 



S£ANGB DU JKUDl 7 AYRIL 1864. 



M. F. Du Bus aln6, 

M. i. WacquBi iecritabre. 



Le secretaire donne lecture do proe^TCrbal de h 
seance da mois de mars ; la redaction en eat adoptfo. 



oovEAan ovFBaTs. 

De la part des aoeiites savantes : 

— Bulletin de la socUU des antiquairu de PkardUj 
annee 186S, n"* 4. 

— Bevue agricole, industrielle^ lUUrtdre et arti$ti- 
que de tarrondisaement de Valenciennes, XVI'' annee, 
t. XVII% n- 1 et »• Janvier et Fevrier 1864. 

— Bulletin du cemiti fUtmand de France ^ t. IK, n* 6. 
Novembre et Decembre 1868. 

— Travaux de 1862 d 1868 de la socUti acadSmique 
des sciences, arts, belles-lettres^ agriculture et kuiustrie 
de Samt-Quentin, troisidme serie, tome IV*. 

— Messager des sciences historiques ou archives des 
arts et de la MkUograpMe de Belgique, annee 1868^ 
4* iivraison. 

Bevue catholiquej haitiime serie, ann6e 1864, 8' li- 
yraison. — Mars 1864. 

— Bulletin de Vinstitut archdolegique lUgeeis, tome 
VI, deuti^me livraison. 



- 51 — 

De la part de Taateur : 

— Notice biographique ei littiraire sur il.-JT. Ear- 
dum, secritaire perpituel de Vancienne acacUmie €t Ar- 
ras j par H. A. Laroche, membre correspondanl. 

SI. le \icaire-general Voisiif eutretient Fasseinbl^e de 
la RoYue archeologique c Le Beffroi, • de Bruges, donl 
le fascicule de Janvier, fevrier et mars contient une elude 
remarquable sur les drames liturgiques du Gar^me. Oa 
y prouve que I'usage du velum templi a et6 general, et 
on rapporte k ce sujet beaucoup de particularity sur les 
pratiques suivies dans les eglises de differeuts pays. 

Llionorable membre a donne des renseignements sur 
ce qui se faisait & la Cathedrale de Tournay k M. Weale^ 
I'auteur de ce travail, qui en a tire bon parli« Apr^s avoir 
dit qu'a Solre-Dame de Rouen, le velum templi elait 
retire k i'fivangile et depuis le Sanctus jusqu'aprte I'Ele- 
Yation du Calice, M. Weale ajoute : 

u A la Cathedrale de Tournay, on fedsait de m^me, 
ainsi que le prouvele passage suivant extrait d'un manus- 
crit duXVsi6cle(l): 

De velo. Item, in rubrica loquente de velo retrabendo, 
ponatur quod in omnibus missis ferialibus usque ad fe- 
riamquartam post Ramos Palmarum, dum dicitur : Sanc^ 
tu8^ retrahetur usque post elevationem sacramenti et 
etiaiOy dum fieut vesperae et vigili® ac miasa r^iaCeipe- 
rici (t) et similiter in OHinibus vigiliis et diebus festivis 



(!) Ge iBaniiscrit ne porie pas de date, maia sob ecritura est M^ 
damaeat da XV* sidde. On voit par la dlalion qai en est Mte q«'il 
eipliqua, ampUfiaoa corrigeua autre mamncrit da tttee ganra plus 
complttt, qui malheqreoaemeai a'existe plus, 

(3) Od c61^rait ti la GathMraJe de Toarnai, chaqoe aaate, i'oMt 



— S2 — 

fit dominieis et quoties dicentur magnse oommendatio- 
nes usque ad finem communionis miss® mortuorum; et 
dum regetur solummodo chorus ad requiem, k fine com- 
mendationum usqu6 ad finem misase^ ut scilicet dictum 
est, dictum velum retrahetur(l). 

Le mattre-autel de la Galhedrale de Tournai avait pour 
contre-retable une table en cuivre support^e par neuf 
colonnes du m^me metal. A Texterieur, par consequent 
derri^re Taulel, ^tait un rideau mobile. De chaque c6te 
de I'aulel, il y avail trois colonnes, aussi en cuivre, sou- 
tenant chacune un ange porlant les instruments de la 
Passion, u Entre deux des colonnes, » disent les notes 
ecrites vers 1740 par le cbanoine Wauquier, u roulent de 
grands rideaux de soye de la couleur propre k Toffice. 
Ge qui borne la vue par derri^re, quand on le veut, le 
long des moindres colonnes de dessus Tautel, est un ri- 
deau aussi de soye, permanent ; tellement que cet autel, 
qui est vraiment un autel isole, ouvert et k plein jour, est 
voild de trois c6tes, lorsqu'on le souhaite, n'y ayant que 
le devant qui ne Test jamais qu'au seul temps de Gardme, 
et de bien loin, savoir par le rideau de toile de lin qu'on 

anniversaire de Chilp^ric d'ane maniire fort solennellele 28 mars. 
CSousui, 1. 1, p. 330» doDoe le texte du Martyrologe du r4feetoire re- 
latif k la mort et aox liMralit^ de ce prince. 

(1) Du voile. Item dans la robriqoe prescrivaut de replier le voile, 
il faut ajoQter qu'k toutes les meases de la f6rie jasqu'ao mercredi 
aprte le dimaoche des Rameaax , ao Saneiutt on retire le voile jus- 
qu'aprte I'^l^vation. On le retire aussi aux vdpres, aux vigileset k la 
mease du roi GhilpbeiCi et semblablement k toutes les viglles, les 
Joors de fttes et les dimanches; et toutes les fois qu'on chantera les 
grandes commeDdaces Jusqu'k la fin de la communion de la messe des 
morts; mats lorsqu'il n'y aura direction da cbceur qu'k Bequkm^ ce 
sera de la fin des commendacesiila findelamesse que le voile, comme 
lla^tidittserareplld. 



~ 81 — 

mel a eel eflfet enlre le ehooar el sou sanelaaire. » L' usage 
du velum a persevere a la Galhedrale de Tournay jusqu'ii 
la fin du si^cle dernier (1). 



Le m^rae membre fail ensuile la leclure du pelil Iravail 
suivant : 

LES PRIX D'AUJOURD'HUI ET LES PRIX 

D'AUTREFOIS. 



L'emulalion a toujours ete regardee comme un puis- 
sant moyen de porter lesjeunes gens & Velude^ el c'est 
pourquoi des p.rix sonl decernes, k la fin de chaque an- 
nee scolaire, dans les etablissements d'instruction. Mais 
k cet egard, Jes usages actuels sonl fort difierents de ceux 
du si^cle passe. Les livres qu'on donne maintenant en 
prix, nombreux et souvent assez coiileux, ne disenl rien 
des qualites de ceux qui les re^oivenl ; tandis qu'ancien- 
nement chaque professeur faisait ressortir le merile de 
son primus, en lui donnanl des eloges^ exprimes en vers 
sou\ent fort elegants. 

Une recompense, quelquefois tres*niodeste, acquerait, 
par la, une valeur morale bien superieure k toute autre. 

Ges reflexions m'ont ele suggerees par la lecture de 
quelques vers que j'ai trouves traces sur deux volumes 

(I) Get usage existe encore dans le diocese de Munsler. Le voile 
qa'ou suspend, pendant le Cardme, li la voftte de I'^glise et qui sd- 
pare la nef da cboeur, est blanc. II est orn6 de broderies qui repr^ 
sentent, le plus souvent les Cinq Piaies du Sanveur ou les instru- 
ments de la Passion. Ge rideau produit une impression profonde sur 
I'esprit des fiddles. A Freybourg en Brisgau, on voit encore dans la 
Cath^drale le velum repli^ suspendu it la votlte ^ I'entr^e du choeur. 

BULLETIN T. X. 7 



— 54 — 

deeern^s en prit, ii rnniTersite de Douai, k deux el^ves 
de notre ancien college Saini-Paul. Ge genre de liltent- 
tare a cesse d'exister ; on n'en trouTe plus de trace dans 
aueun recucil de poesie , et il m'a paru qu'on pourrait 
lui conserver un petit souvenir dans nos bulletins. 

Sur le premier feuillet de garde d'un exemplaire in-l2 
de la geographic du Fire Buflier, on lit ce qui suil : 

E logica ad physicam in collegio regio 

Primus : 

Dominicus Franciscus Josephus Farfait ex Velaines. 

Quattuor iDvictos cinxit jam laorea fratres; 
Tihne ergo qaintus discedes victus ab hoste t 
Absit ; Don irinci sed semper Encore coDais 
Perfeciis proprium, placuii qoSis cura laboram. 
Hfc igiiur carmen, modulans htc flatus avenae, 
Crescit enim laurus quam nexus quinque decorant, 

( Parfait (a). 
Professores / „ . 

I SpirOQX. 

Datum Dnaci, IQ aug. 17CS. 

Ges cinq fr^res, qui obtinrenl successivement le pre- 
mier prix de logique k runiversite de Douay, avaient 
tous fait Icurs humanil^s au college du chapitre de Tour- 
nay, et qualre d'entr'eax parcoururent une canridre fort 
bonorabla. Cest ce que nous apprend une epitaphe pla- 
ces au chosur de Feglise de Velaines dont Toiei le texte : 
« A la pieuse memoire de matlre Aimable-Josepb, profes- 
seur royal de langue hebra'ique et de philosophic en 
I'universite de Douay, chanoine de St-Ame, en la m^mc 
Tille, decede^Leuze le 22 novembre 1807, ^ge de 78 ans. 

Ernest-Francois, successivement curedeHontroQul-au- 



(a) Ge Parfait ^tait le frdre atn6 du laur^at. 



Boit, d*Ogj el doyan de hamimsy oaarl k (^, le 8 no- 
vembre 1786 , Age de S5 am. 

Adrien-Franfob-Joeeph ^ lieeneM ea Iktelefpe^ aoe- 
ceBrivenieiit core d'Estinnet-aQ-Mont, d'Ogy et de Yekft- 
ne0, oil il est deeede le SO mart 1817, kgi de 76 ana. 

Domiaiqae-Fraafoia-Jeaeph, baelielier oa tbeolegie, 
eare de Pipaix pendant 14 ans^ mort k YelauMa, le 11 
Janvier 18U| &ge de 76 ans; teas ^atre fiU d'Adrien 
Gillea Parfiiit et do Marie-LDuiae Peaquereau, fermiers 
da Boa audit Yelainea. » 

Le chanoine de Saint-Ame faiigra en AUemagne pen* 
dan I la retelutien firanfaise* II avait fait une telaliou 
eurieufle de ses pir^rinalbnsi asais sea manuaerit lui 
tnl derobe. 

Le prii qu'ebtint en logiqiie eelui qui moorut euri 
d'Ogy, porle la preuve qa'en applandiasattl aui sueete 
des ei^ves on savaii aussi profiler de cetle occasion pour 
lear donner de bonnes lecons. Les vers suivants se trou- 
vent sur un exemplaire in-^"" de Touvrage de Mabillon 
intitule : Prosfationes acUs saneiorum orefihb stmcii 
Benedicti : 

Perfeclom omne potest, Parfait, perfectios esse : 
Grammalici fantar conveniuDtque sophi; 
Ut perfectior e?adas» haec verba tenelo : 
Nngas resciode , corrige dariliem. 

Professoribas 
RR. DD. C Decocq, rel. 
vid. et Delestaille. 
Datum Doaci ,''18 aag. 1749. 

La le^on produisit sans douteson efifet, puisque Tel^ve, 
tout a la fois occupe de ehoses Irop peu serieuses et d'un 
earactdre trop raide, sut se rendre digne d'etre mis k la 
tdte d'un d£eanat de ehreliente. 

Ajoutons , puisque I'occasion s'en presente , que le 



— 86 — 

Tillage de Velaines ^it nattre aussi le dernier doyen du 
chapitre de Soignies, Jean-Baptiste Lecancelier, qui ap- 
partenait k la famille des cinq fr^res dont nous venons 
de parler. Avant d'oblenir son canonical, il avail et6 
choisi par le cardinal de Frankemberg pour ^tre le pre- 
cepteur du prince de Staremberg, auquel il enseigna la 
philosophic et le droit, apr^s lui avoir fait achever ses 
humanites. II s'acquilta de cette charge de la mani^re la 
plus distinguee^ et le prince conserva toujours pour lui 
la plus haute estime. M. Lccancelier mourut a Soignies, 
le 26 jttin 1884,^ I'^e de 81 ans. 

Enfin, un sixi^me personnage de cette m^rae famille, 
oncle de Lecancelier, Heiiri-Fran^ois- Joseph Parfait, fut 
le dernier doyen de chretiente deSaint-Brice, elant cure 
de Gelles. II fut maintenu dans cette cure en 1802, et 
nomme doyen du canton de Gelles. II mourut kge de 68 
ans, le 7 Janvier 1807. 



La seance est levee. 



— 57 — 



STANCE DU JEUDl 12 MAI ISei. 



M. F. Dutfos atne, PrSstdent. 
M. J. Wacqobz, secretaire. 



Le proc&s-verbal de la derni^re seance est adople apr^ 
lecture. 



OUYRAGBS OFFERTS. 

De la part des societes sa^anles : 

— Bulletin de facaddmte royale des sciences , des 
lettreset des beaux-arts de Belgique^ S8* annee^S* serie, 
tomel7,n"»2, 8 el 4. 

— Annuaire de ladite acaddmie , 1864, trenti^me 
annee. 

— Campte-rendu des stances de la commission royale 
d'histoire, troisi^me serie^ tome sixieme, P' bulletin. 

— Bulletin de la socUti des antiquaires de Picardie, 
annee 1864, nM*'. 

— Rapporteur le concours de 1868, m^me sociele. 

— Bulletin du Bibliophile beige j tome XX'', 1*^ el 
2* cahiers. 

— Revue agricole, industrielle , littiraire etartisti- 
que de la sociiti impiriale d^ agriculture , sciences et 
arts de Varrondissenient de Valenciennes , seizidme an- 
nee, t. XVII% n^%. — Mars 1864. 



— M — 

« 

— Chronique de Jean ties PreU die d'Ouiremeuse 
publiee par A. Borgnet, sous les auspiees de la commis- 
sion royale dliistoire de raeademie. 

De la part de Tauteur : 

— Les neuf Preux, graoure sur bote du commence- 
ment du qutnzteme Steele. — Fragmenta de fhdtel de 
ville de Metz , notice par M. le comle H. Van der 
Straeten Ponthox, membre de Tacademie de Metz. 

— Eommage d la sociite drcheologique de Namur. 
Essai de tablettes liegcoises par Alb. d'Otreppe de Bou- 
vette. 

— Charte de Philippe-le-Bon , due de Bourgogne , 
r appelant et confirmant les droits^ priviUges, franchi- 
ses et liber Us des bourgeois et habitants de la ville d'Ath 
(^4 Janvier 1458), communique ^ la conunisfioa royale 
d'histoire de I'academie par M. Em. Fourdin^ archiniste 
de la ville d'Ath. 

De la part de M. te Ministre de k jostioe : 

Proces-verbaux des sciences de la commission royale 
des aneienaes his et orfhmnamces de la Belgique, cin- 
qui^me volume, IIP cahier. 



Monsieur le vicaire-general Voism expose qu'au moyen 
des documents dont il est possesseurj il se propose de 
(aire une histoire abregee de Tabbaye du Saulgois. Uas- 
semblee accueille avec plaisir celte bonne nouvelle. 



Le mtaM membre eommunique k VstwemhlMet noltee 
suivante, extraite des eonfierenees diecesaines, sur I'elat 



du dioe^ae de TfNirnai, depute la mort de Philippe d'Ar- 
bois jasqa'A la fin dn XIY* sidcle : 

La fin da qualoniime sjtele fut fatale ao dioc^ de 
Toamay, par les dissenlions religieuses et politiqaes 
doiit il fut agile, et par les maux de tout genre qui en 
resuh^rent, sous le point de yne moral el religici|i. 

1* Les dissentions reltgieuses. 

Ge fut 4 celte epoque qu'eclata dans I'^liae ce fameux 
ichismei connu sous le nom de grand sckisme d'Occi- 
denif dont les debats devaient 6lre si longs et si deplo- 
rabies , el qui souleta . parliculi^rement dans le diocese 
deTonrnai, de grands troubles et des pers^utions. Les 
nations cathotiques (1 ) se scind^rent en deux partis qu'on 
designa sons les noms &Vrbandsies et de CUmentims. 
Les uns reeonnaissatent pour pape Drbain Vlquisiegeait 
a B.OHie , et les antres Robert de €kn^e qui a^ait pris le 
nom de Clement VII el siegeait a Atigiion. Gette dissen- 
tion se produisit parmi le clerge et les habitants du dio- 
c^ de Toumai (2). Yoici ce qui y donna lieu : 



(I) lies cardinaax fraocais, s^^tant r^unls )i Foadi avee quelques 
avtresde leurs eoll^ues, avaienl^lu pape !« cardinal Robert de 
Geneve en opposilion avec le pape Urbain VI , pr^tendant que la pre- 
mise dectioo a'aTait poinl M libre. Ge pr^lat, qui pril le noai de 
Clement VIL ne ae croyaiit poiot libre eo Italie, se reiira k Avignoo, 
et bieol6l la politique firangaise sut gagiier^ li rob^ieDce de son pape, 
Naples, la Savoie, Gastille et TArragon, la Navarre , I'ticosse et la 
Lorraine. Le reste de la chr^llent^ adb^ra, saos baiter, au pape qae 
rtiglise Roniaine regarda toujoars comoie l^ttlme. La Belgfqae svi^ 
teat se distiDgoa par aoa attaehemeot ^ Urbain. {AUag, Hist, anir., 
I« p<6r., 2« p., g 3090 

(3) Le diocese embrassait, k cette epoque i nne ?aste ^tendue de 
pays. II 8*^tendait le long de la rive gauche de I'Escaut, qui le s^pa- 



— 60 — 

A la mort de I'ev^ue Philippe (fArbais (1S78), le 
pape Urbain \1 avail ddsigne pour lui succeder Pileon 
de Prato (1) , archevdque de Ravennes ; mais celte noaii« 
nation ne re^ut point d'effel. De son c6te le chapitre de 
Tournai avait choisi Pierre cfAuxi pour le remplacer. 
II etait Bourguignon de uaissance , docteur en droit et 
chanoinedu chapitre de Not re-Dame de Tournai. Mais 
comme il s'etait prononce , d6s les premiers jours de son 
elevation , en faveur de Clement VII , les Flamands refu- 
s^rent de le reconnaitre pour leur eveque, parce qu'il 
n'^tait point en communion avec le pape legitime, qu'ils 
ne reconnaissaient que dans celui qui etait regarde 
comme tel par TEglise Romaine. lis ne prirent toutefois 
cette resolution qu'apr^s de longues et mikres delibera- 
tions^ Ge ful k cette occasion qu'un grand nombre de 
dignitaires ecclesiasti(|ues se reunirent en synode(1879) 
a Gand , pour examiner les pretentions des deux pa pes 
rivaux , et ils decid^rent que Ton consulterait Tuniversite 



rait des dioceses de Cambrai et d'Utrecht , depuis la petite ville de 
Mortagne jusqu'k la mer. 11 comprenait piusieurs villas riches et 
puissaotes et un grand nombre de paroisses rurales. II 6tait divis^ en 
trois arcbidiacon^s et siibdivls^ en douze d^canals et cinq cent et 
quinze paroisses . 

(i) La carri^re de ce pr^lat ne fat gufere honorable; cr66 d'abord 
cardinal par Urbain , il d^fendit cbaadement son Election dans ses 
^rits et pr^ du roi des Romains Venceslas. II Tabandonna ensoite, 
brtda pubiiquement son chapeau cardinalice k Pavie,et se retira 
pr^s deCl^ment, quilecr^a de nouveau cardinal et lui donna le com- 
mandement d'une arm^e, avec laquelle il fit piusieurs conqudtes sur 
lesUrbanistes. II renon(;aensuiie au schisme, remit les conqu^tes 
qa'il avait faites au pape Boniface IX, qui le fit cardinal pour la trol- 
si^me fois; ce qui Ta fait.surnommer le Cardinal attx trois chapeaux. 
{Moreri, Diet. hist, s^ Pileon). 



— 61 — 

deBologne ; Ton s'adresseii eettefin ft un ceUbre docteur 
de cette unWersile, nomme Jean de Lignano. La reponse, 
eompletement favorable ft Urbaiu VI , fut accueillie avec 
joie dans toule la Flaodre. Les communes flamandes 
6taient d'aalant plus attachees au venerable souvenir de 
la Gil^ des Apdtres, qu'elles avaient longlemps gemi sur 
les attentats de Philippe-le-Bel conlre Boniface YIII et 
sor i'exil des pa pes ft Avignon. Elles se prononc^rent 
unanimement en favour du pape de Rome, Urbain VI, 
centre le cardinal Robert de Geni^ve eleve au poniificat 
par Tinfiuence fran^aise. Aussi, lorsque celui-ci leur 
envoya le cardinal Gui de Malesicco en qualile de legal, 
elies lui refus^rentl'acc^sde leurs frontieres. De son c6le, 
le comte deFlahdres^ malgre son atlachement ft la France, 
fut entratne dans eelte manifestation religieuse (1). 

EvSques Urbantstes. — Lc clerge des Fland res. avec 
Tautorisation dTrbain VI, 6lut pour ev6que (1881) un 
savant docteur, nomme Jean van West, doyen du cha- 
pitredeTournay, qui prit i'administration ecciesiaslique 
desFlandres; mais on ignore si ee fut en qnalite d'evSque 
titulaire ou de simple administraleur ; on sait seulement 
qu'il exerga les fonctionB ponlificales dans la partie du 
dioc^seodsetrouvaientGand, Bruges, Ardenbourg, etc. 
11 fut envoye en Angleterre, dit Meyer (2), avec d'autres 
deputes flamauds, par Philippe d'Artevelde^ pour y me- 
nager uue alliance des communes avec le* roi Edouard 
centre la France. II mourut vers Tan 1S84 et fut enterr^ 
revdtu de ses insignes dans Teglise de Roosen-Bergh, 
pr^s de Waesmunster, abbaye des religieuses de S.- 



(1) Ker%>^t Hist, de Flandres, T. 5, p. 442. 
(9) JT^rvyn, ibid. p. 505. 

BULLETIN T. X. 



— 6« — 

Victor (1). II futremplace comme ev6que Urbanisle par 
Martin iran den Watere (2). On ne connatt rien de pre- 
cis sur radministration de ce dernier. On trouve parmi 
les prelals qui ^ssisl^rent par procureurs au Concile de 
Pise (1409) uu ev^que de Tournai du nom de Martin; 
il est probable quece futcet ev^ue flamand. — Miraeus, 
dans son outrage Dtplom. Belg* (S), menlionne deux 
autres ev^ques comme ayanl rempli des fonctions ponti- 
ficates dans les Flandres, de 1888 k 1892^ Tun en qua- 
lite d'administrateur , et Tautre de suffragant. Le pre- 
mier, Guiliaume de Normannis , cv^ue d'Ancdne, 
tresorier d'Drbain VI et administrateur de Teglise de 
Tournai, fil, en 1388, la \isite de la relique du Saint- 
Sang a Bruges, a\ec plusieurs autres prelats. L'autre, 
Jacques...., e^que de Sarepta, suffragant (4) de I'ev^ue 
de Tournai, siegea en 1892 avec I'ev^ue dTlrecht et 
plusieurs autres prelats dans une cause ecclesiastique. 

Ev4ques Clementins. — Pierre d'Aussay. L'adminis- 
tration des ev6ques Glementins ne fut gu^re heureuse. 
£lu par le chapilre et confirme par Clement , Pierre 
d'Aussay fil son entree a Tournai le 8 Janvier 1879. Mais 
les Flamands refus^rent de le reconnattre, en sorte que 
son evdche fut resserre dans des limites tr^s-reduites* II 



(1) L'^v^que Jean de West avait fond^ une chapellenie deshaates 
formes k !a cliapelle du S. S^pulcre de I'^lise de Nolre-Dame de 
Tournai. 

(2) E$rf>ynf Hist, de Flandres,p, 506. 

(3) Miraus, Oipl. Bel., i. 2, p. 1029, 1032. 

(4) C'est k dater de cetie epoque qu'on trouve, dans rhistoire det 
^v^ues de Tournai, des ^v^ques inpartibut d^sign^s sous le titre de 
suffragan Is. G'^taient des religieux revdtus du caract^re Episcopal, 
qui se rendaient en diff(§renis lieuz, k It demands des 4v6ques, pour 
y exereer des fonctions pontifical es. 



d'j eut que la ville el lebailliage de Tournai, dependants 
alora de la France, qui se soumirent k son obeissance. 
Malgre les d-marches qu'il lit pr^ des Gantois pour lea 
i^ttirer k son parti et les reconcilier avec leur prince , 
Louis de Hale, il ne put r^ussir k les detacher d'Urbain 
yi. Yoyant qu'il ne pou^ait rien obtenir par les soUici- 
tations, il eut recours aux moyens de rigueur. S'assoeiant 
aupouYoir einl (1), ils^vit eontre les adherents d'Drbain 
y I sans aucun management ; et, comme s'ils eussent et6 
des schismatiques publiquement denonces, il en vint 
jusqu'k faire exhumer des cimeti^res catholiques les corps 
des fiddles morts dans la communion de ce pape. Ges 
mesures Yexatoires ne firent qu'aigrir les esprits, et pro- 
Toqu^rent des represailles desastreuses de la part des 
Flamands^qui saccag^rent son ch&teau d*HeIchin et y 
mirent le feu. 

Ce pr61at consacra I'eglise du convent des Ghartreux 
au monl de S'-Andre^ pr^ de Tournai, fond6 par son 
predecesseur, et assists, ayec plusieurs autres prelats, 
aux funerailles du comte de Flandres, qui se firent k 
lille en \%BA. Abreute de chagrins et d'amertumes, il 
abandonna enfin le dioctee oil son autoritc elait uuver- 
tement meprisee, et se relira k Paris, ou il mourut {1S88) 
delaisse et pille par ses propres domestiques, et fut en* 
terre dans Teglise des frdres Mineurs. 



(!) c Le comte dA S. Pol eut one commissioa de corriger les Urbi- 
» Distes, dont la vflle de Toornay estoit moalt reaoinm^e. Si en fut 
» trouvd plusieurs; et \k ob its estoient trouvds (fust en i'eglise de 
• N.-D., on aillenrs)* ils estoient prls et mis en prison, et rangonn^ 
» moult avant du leur, et amassa bien le dit comte en brefs Jours au 
» rooins de celle commisifoa 7,000 francs. » (Cousin, Hitt. dt TouT' 
fioy, 4^ Hv., eliap. 29.) 



— 64 - 

Lou4$ de la Trdmomlle^ qui lui suce^da, deseendflit 
d'une illustre famiUe fran^se. Momme par le ebapitre 
de Tournai et eonfirme par le pape d'Avignon, il fat 
mis en possession de toua les revenus de I'ev^che, m^me 
de ceux de la Flandre, par Philippe-le-Hardi , due de 
BourgQgne, dont il etait le conseiller. Ge prince, de« 
venu comle de Flandre, du chef de sa femme, etait un 
ardent partisan du pape d'Avignon, et voulailquesea 
sujets le fussent aussi. Mais les Flaoiands, forlement 
attaches i Urbain YI qu'ila tenaient pour seul pape le- 
gitime, ne virent dans ce nouvel ev^que qu'un nouveau 
prelat schismatique qu'on leur imposait. II s'ensuivit 
une guerre de religion qui attira sur le dioc^e les plus 
grands malheurs. Ce prelat assista(iS9-4)9 avec les ev^ 
ques fran^ais, k un concile national qui se tint 4 Paris 
pour mettre fin au schisme qui desolait la chretiente. II 
renouvela les statuls synodaux de son predecessear, 
Philippe d'Arbois. Pendant la terrible peste qui affligea 
la \ille de Tournai et ses environs (1899), il inslitua 
des pri^res et des processions pour eloigner ce fleau qui 
exer^a^ dans cette ^ille, les plus grands ravages. Le 
nombre des ecclesiastiques qui y suecombdrent fut tel 
qu'on dtit, apr^s la cessation de I'epidemie, faire venir 
de diocdses etrangers des prStres pour remplir les cures 
et les benefices restes vacauts par la mort de leurs titu-> 
laires (a). L'ev^ue Louis se relira aussi k Paris, comme 
I'avait fait son predecesseur. II y mourut en 1410^ et 
fut enterre dans I'eglise des Dominicains. On celebrait 



(a) Cette peste cessa en 1400, mais elle recommend vers 1410, et 
«e fat alors qo'il ; eut une si grande mortality dans le clerg^ q«'oi» 
oe savaii plus trouver de sujets pour dessar?if les h^a^fices. (Goofm, 
tome IV, p. 190.) 



A 



\ 



— M — 

cbaqiie annee son aimiyersftire k la Gaihedrale, poor 
iequel il avait fait une fondalioo assez considerable. 

3* Les dissentions poliliques, 

Ges dissenlions, jointes aux disseniions religieuseSy 
attirdrent sur le diocese de Tournai des niaux inealcu- 
labies dans I'ordre moral et religieux (1). 

Un profond dissentiment politiqoe scparait le eomte 
de Flandre, Lotiis de Male, de son peu[rie. Ge prince 
leger el dissipateur (^) avail porte atteinte, k diverses re* 
prises, aux liberies el franchises des communes flaman- 
des. Partool on n'enlendait que plaintes et recrimina- 
tions. Un meconlentement sourd et mena^ant grondail 
parmi le peuple ; un aele odieux de trahison le fit eda- 



(t) a Ortumest hoc anno 1379 bellum Flandricum, septem sono- 
» rum : quod lameo beriuro dici non debet, sed discordia civilis, se- 
» dilio domestica, gentis insaoia, pestis reipublics, et numinis flagel- 
» lum propter nimiam morom corroptionem iratl. Incredibilis erat 
n )paf)itas et abosus vestium...., joramenta, perjuria, blaspbemise, 
» adulteria» Jargia, odia, simaltates, risae, csedesi rapinae, furta, la- 
» trocinia...., pauperum oppressio...., comessaliones, ebrietas, etc.; 
» laliaque alia t^m multipHcia ubique locorom regnabant, ut k nemine 
9 salts valeanl enarrari. Ex hoc licet cognoscas Gandavensium gras- 
» sationem, qood decern eirciler mensium tempore intra eorum op- 
» pidum et territoriom inventa sint qnadraginta supra mille etatnplHis 
» homicidia. per lupanaria...., tabernas potatorias locaqoe alia hu- 
o jusniodi, atrociter facta. Ad hxc sacerdotium, unde bona emana- 
» rent ezempla, suis viiiis laborabat. » 

(2) c( Nobiles probique pauci numero, reliqui aotem fastoosi, vani» 
» soperbi, prodigi, rapacesj'mmites, venerei, scortationibusetadiil- 
» teriis principis exemplo dedili ; prima enimmalornm occasio ipsom 
» (proh dolor 1) comitem babuit autborem. 

» Qnamqulim subindd fames, bellum, pestilentia, incendia, maris- 
» qqe dilavia irrucrent, parva tamea morlalium resipisceaila erat. a 

(Meyer, Annal. Flanrf,, lib. 13, sub anno 1379.) 

■ \ 



— 66 — 

let. Olivier de Haulerive et quelques autres chevaliers, 
•e croyant autorises par les usages des vindictes privees ft 
considerer les Ganlois comme leurs ennemis, s'empar^- 
rent de quarante barques qui naviguaieutsur la Lys et ne 
permirent aux baleliers de renlrer ft Gand qu'apr^s leur 
avoir fait crever les yeux et couper les mains. Get affreux 
spectacle revolta tousles esprits. Lesconiinuncsindignees 
se soulev^rent centre leur prince, qui, desesperant de 
les reduire, se jeta entre les bras de la France qui vint 
ft son secours. Telle fut Torigine de cette guerre impie 
qui ensanglanla les plaines de la Flandre pendant sept 
annees, et qui, precedee par la depravation des moeurs 
et les desordres de toute esp^cc, amena ft sa suite la per<*> 
secutioureligieuse. Nous n'entreprendrons pas de tracer 
le tableau de ces evenements ; il nous suffira d'en faire 
counaitre Tissue. Les Flamands, apr^ une alternative 
de succ^ et de revers, furent enfin vaincus ft Roos- 
beke, ou ils laiss^rent sur le champ de bataille 25,000 
morts. 

Toutes les villes de la Flandre se hftt^rent de sesou- 
mett re. Gand seule ferma ses portes aux Fran^ais. Gelles-lft 
eurent bient6t lieu de s'en repenlir ; on les traita cruelle- 
roent. Celles m^me qui etaient restees neutres, comme 
Tournai (1], furent ran^onnees sans pitie, sous pretexte 
qu'elles ne croyaient pas ft la legitimite du pape d' Avi- 
gnon. Ainsi les querelles de la religion vinrent s*ajouter 
au levain des discordes civiles. 



(t) L.a viile de Tourbai, malgr^ sa fid^lit^ k la Prance , fat rangon- 
D^e comme les villes de Flandre, et conirainte k payer la somme 
6aorme de cent mille francs. On n'avail point de rebellion k lui re- 
procher, mais on all^gua qu'elle avail eu anssi le tort de ne pas croire 
^ la l^itimit^ du pape d'Avignon. 



— e7 — 

La ville dc Gand n'en devint que plus obalinee a 
refuser lout accommodement. Le VJ Janvier 1S8S, un de 
ses plus hardis capilaiues, Fraiifois Ackermau, chassa 
les Fran^ais d'Ardenbourg et y arbora la baimi^re du 
pape Vrbain. II savail combien toules les populations 
flamandes elaienlattachees k Teglise de Rome el querien 
ne leur avail paru plus avilissant, dans les ¥olonles de 
Charles YI, que I'obeissance au siege d*Avignon qu'il 
avail imposee k loutes les villes soumises. 

La guerre centre les Francis devinl une croisade 
religieuse; ellel'elailen Flandre par une conviction forte 
chez le peuple; elle le ful en Angleterre par inler^l 
politique. On avail publie k Londres la bolle du pape de 
Rome qui ordonnait de prendre les armes pour comballre 
les Glementins ; Urbain YI y rappelait que des bandes 
de Bretons et de Gascons avaienl envahi les domaines 
pontificaux, et ajoutait qu'aprds avoir vainement essaye 
de ramener ses adversaires par la persuasion, il se trou- 
Tail reduit k opposer la force k la force. Tels etaient les 
motifs qui I'engageaient k charger I'evdque de Norwich 
de diriger une expedition qui devait jouir de tous les 
privileges accordes aux guerres de la Terre-Sainte ; en 
consequence de ce\le delegation, Tev^ue de Norwich, 
Henri Spencer, avait adresse, Ie9fevrier 1S82, k tous 
les vicaires et chapelains d' Angleterre, des leltres par 
lesquelles il les exhortait k enrdler leurs paroissiens ; d^ 
ce moment il deposa lui-m6me la mitre pour ceindre 
I'epee. Nous ne suivrons pas le belliqueux prelat dans 
son expedition de Flandre. Tous ses efforts et ceux 
des Ganlois echou^rent devaut les murs dTpres. 

Peu de jours apr^s, Francois Ackerman reparailTechec 
d'Ypres en s'emparant d'Audenaerde ; une tr^ve ne 
tarda point k se conclure. Tous les inter^ts du comte s'y" 



— 68 -- 

IrouTaient saerifics ; il en mourat de chagrin (1884). Par 
ceite mort^Philippe-le-Hardi, due deBourgogneel epoux 
de Marguerite, fille unique de Louis de Male, devenait 
faeritier des Fiandres. II parvint k conciure un traite de 
paix arec les Gantois le 18 decembre 1385, el mil ainai 
fin k une guerre qui avail coule la vie k plus de deux 
cent miile hommes. 

Philippe etait un CleiQenlin zele. 11 ne tarda point k 
troubler les conseiences de ses 9ujets par ses vexations 
religieuses. Cependant, en traitanl avec les Gantois, il 
leur avail accorde de rester altaches k la conlmunion 
d'Urbain, u comme vray vicaire en terre de Notre- 
Seigneur Jesus^Christ ; » c'etait la premiere chose que la 
Flandre avail reclamee. Elle elail convaincue que, hors 
du giron de Teglise Romaine, il n'y avail qu'un ^chisme 
dangereux qui devait perpelner vis-a-vis dcs princes 
temporels Fasservissement du pontifical supreme; et 
lorsque tous les obstacles qui protegeaienl la Flandre 
eurenl disparu, la perseverance dans Tobedience reli- 
gieuse resta deboul comme une barri^re qui separail 
les vainqueurs el les vaincus (1). 

Dej^ nous avons parle d'un synode tenu k Gand vers 
le commencement du schisme. Ses acte^ onl ete perdus ; 
il n'en reste mdme point de traces dans les historiens 
qui ont expose les trisles dechirements du schisme, 
<t profond puils d'enfer, logisde Ca'in el de Judas; » 
et ce n'est qu'en reunissanl quelques monuments 6pars 
des diseordes religieuses du moyen-ftge que Ton parvient 
k 6voquer les souvenirs d'un debal qui, au quatorzi^me 
si^cle, preoccupail si vivement tous les esprits. Eu 1387, 






(I) Kervyn, Hist. deFl., t. IV. 



— S9 — 

ies Ganlois excommuniefl par les evAques franfaia airaienC 
charge Jean vaa deu Bosscbe d'aller eonsalter lea 
elercs de Liege ; il paratt qu'en 1S90, egalemeni menaeea 
dans I'eiercice de leur foi reiigie^se par un prince elran* 
ger et Ies legats du pape d' Avignon, ils relBoururent da 
uouveau d I'hahilele dea theoiogiena de k grande Cite 
episcopale des bords de ]a Meuae, qui, pour Ies penplof 
des Pays-Bad, elail la Rome du Nord. 

La reponse des chauoines de S. Lambert^ adressee au 
due de Bourgogne , ne se fit point aUendre (!}. Eile eUil 



(1) « Au trds-illustre doc deBoargogoe, comte de Flandres, le Clis* 
» pilre de Li^ge. Afio que vous coDuaissiez clairemenl noire opinion 
» sur Ies cboses qui nous ont 6i€ ^crites, nous vous prions de ▼oa- 
» loir bien croire que ce u'est pas par I^g6rei6 ni par esprit de ptrtf 
» que nous nous sommes soumis a 1 'obedience du pape CTrbain VI, 
9 mais cooform^ment au Uinoignage des anciens cardinauz» qui po» 
» s^dalent le pouvoir d'^lire un pape el non celui de le deposer. Que 
» voire magnanimity daigne se garder des conseils perfides Ue ceuz 
9 qui, 6lanl Ies auteurs du scbisme, onl livr^ le monde li de si fu- 
9 nestes divisions; car ce sonl euz qui, de leur propre auioril^, ont 
9 refusd d'ol>6lr ii U^bain VI. de sainie mtooire, lorsqu'il ^tait d^jii 
9 invest! du pontifical supreme; k la fois accnsateurs, t^moias at 
9 jttgesy ils ont dementi leur propre conduile et condamnd tour k 
9 tour Ies deux partis, puisqu'ils ont reconnu el rejetd successive- 
9 ment ie m6me pape; ce sont ceux-U, illustre prince^ qui 6ni v^ri- 
9 tablement lail nattre le scblsme, en foul ant aux pieds toutes Ies 
9 r^les du droit etde la Justice. Daigoez remarquer que, si leurma- 
9 nl^re de proo&der est lidte, aucun 6v6que, aucun prince ne pent 
j» joutr tranquiUement de aes bonneurs, puisqu'il serait per||M8^ 
9 leurs sujets de lesaNrt^ier pour seigneurs et de renoncer, de leur 
9 propre aulorit^, k lous Ies liens de I'ob^issance. Vil-on jamais un 
9 appel plus manifeste ^ la rebellion ? et combien ne devons-nous 
9 point nous altrisier de ce que ce aoient ces maoies hommes fifU 
9 troaventdesifi|issaiHsprotee|9ursl 9 

aUUBTlN T. x« 



— 70 — 

enli^remeiil favorable aux droits du pape Urbain ; mail 
Philippe resla sonrd k ces representations (1). 

Gelle tr^ye religieuse dura k peine quelques mois. Le 
due de Bourgogne, resolu de soulejiir k tout prix, par 
la corruption comme par la violence , les pretentions de 
Robert ide Gen^^e (Cleaienl VII) , defendit a tous ses 
flujets, sous les peinbs les plus sev^res , d'obeir au pupe 
de Rome. D^s ce jour, une desolation profonde se repan- 
dit dans loute la Flandre; les eglises des villages se fer- 
m^renl; le peuple, inquiet et furieux , eClt egorge au 
pied de Tautel le pr^tre qui se fut rendu coupable 
d'apostasie; k peine quelque clerc Glementin osait-il 
celebrer les divins offices .dans la cbapelle des chateaux, 
proteges par une double enceinte de fosses el de creneaux. 
A Bruges, Jean de Waes , cure de S*** Walburge, monta 
en chaire pour declarer que le Seigneur raaudirait tous 
ceuxqui reconnaitraient le pape d'Avignon^et il quitla 
aussit6t apr^s la Flandre. L'abbe de Baudeloo, Gerard 
Van der Zupe, lesuivit; et Ton vit, k leur exemple, un 
grand nombre de religieux et de bourgeois se relirer k 
Liege et a Cologne. 

Cependanl Philippc4e-Hardi,irriiede cette resistance, 
mullipliail ses menaces et ses rigueurs pqur reloulTer ; 
et rhisloire a conserve le nom de Pierre de Routers, Tun 
des magistrats de Bruges et Tun dts plus riches bour- 
geois de cette ville, qui fut decapite k Lille ,parce qu'on 
le croyail favorable aux Urbanistes ; Jean Van dcr Capelle 
fut, sous le m^me prelexte, prive de la dignile de sou- 
verain bailli de Flandre. Ce fut aussi au milieu de ces 
persecutions que succomba la derni^re viclime de Tin- 



(I) Mervyn, Hist, de Flandre, t. IV,!!?. IS, p. 79. 



- 71 - • 

gratitude de Philippa-le-Hardi) h ee cheTftlier de Flan- 
1 dre qui s'appelail Jean deHeyle, aage homnae el trai- 
ls table ^ qui avail rendu grand' peine i la paix de 
» Tournay ; » charge, de cbaines comme enncmi des 
Glemenlins^ il expia par une fin cruelle une medialion 
genereuse ; mais sa morl m^me repandil une derniere 
aureole sur sa verlu. « Pour ledil temps, dil un chro- 
» niqueur anonyme du qualorzi^me si^cle, tenoil ledit 
» ducq de Bourgogne prisonnier un chevalier de Flan- 
» dres, nomme Jehan.d'EUe^ donl pardessus csl faicle 
» mencion , lequel chevalier moru en ladile prison ^ 
» si comme on disoit comme marlir, pour cause de ce 
» que il fut bien deux mois que oncques ne meiigea, el 
» esloil tous jours en oraisons en ladile prison > 

Le due de Bourgogne n'ignorail pas combien le peuple 
murmurait de voir loutes les ceremonies religieuses sus* 
pendues, comme s'il avail ele frappe de quelque sen- 
fence d*aiialh^me ; il jugea utile d'appeler d'autres pr^- 
tres dans les eglises abandonnees, en inauguranl avec 
pompe Tav^nemenl du clerge Clemenlin ; el bienl6l 
apres, ilse rcndit lui-m^me a Bruges, accompagnede 
I'ev^que de Tournai, Louis de la Tremouille. Les sup- 
piices avaienl cesse , el des jours plusheureux semblaienl 
natlre pour la Flandre ; car Tev^que de Tournai sacra 
abbe du monasldre des Augustins de FEeckhoul le 
pieux Luberl Hauscill, el le due de Bourgogne choisit 
pour doyen de Sainl-Donal son aumdnier, jeune doc- 
leur de Tuniversile de Paris , qui s'appelail Jean de 
Gerson.Neanmoins, le peuple persislail dans ses sen- 
timents. Lorsque aux f^les de la Pentec6te Tev^ue de 
Tournai ordonna de nouveaux clercs dans Teglise de 
Sainl-Sauveur » loutes les nefs resl^renl vides ; et peu de 
jours apr^s, le prelal Clemenlin s'elant rendu k TEclut ' 



- 7i - 

p^ttr y •ecom^ir b mtoe a^te do soil mhitetfee, iiii 
Tiolent ineendie eeUta dans la paroisae de Notre-Dame 
oh eette ^c^ranoide derail avoir lieu ; ee qoi parut aut 
habilanU an remarquable signe de la colore du eiel. 

La eit6 de Gaud osait seale resister oaYertement aux 
ordres de Phiiippe-le-Hardi. Deft qu'ils avaienl ele pro- 
ekmes, une emeule y aTait eclale , el il avail ikllu poar 
la ealmer reeourir k Tintervention defl pr^lres urba** 
nistea et k I'^ioquenee de matlre Jean Dewilde. Le dnc 
de Bourgogne avail reconna qii^^ pou^ imposet le pape 
d'Avignon aux Ganlois, il fallail recoikiniencer la guerre ; 
il recula , el Gand , depuis longtemps la melropole de 
la liberie polilique^ devinl, par une nouvelle Iransfor- 
malion de sa puissance, celle de I'unile religieuse; on y 
aceourail de loules parls , non plus pour y saluer le 
reioaert de la Flandre , mais pour y prior sans train te et 
sans enlraves aux pieds d'un aulel. Jadis asile des defbn- 
seuTs de la patrie proserils el menaces , elle appelait 
mainlenant k elle toules les ftmes it la foi brftlanle et 
vive; et Ton vit, aux fi§les de Pdques 1894, la popu- 
ialion de Bruges , abandonnant presque toot entiere 
ses foyers , se pressor dans ses ^glises pour y assisler 
k la celebration des sacres mysl^res (1). 

Le due de Bourgogne , toujours xele partisan du 
pontife d' Avignon , crut peut-^lre se rehabiliter dans 
Testime des Beiges, en se meltanl a la t^ie d'une nou- 
velle croisade pour aller combatlre les Turcs infidMes. 
Hais le ciel ne b^nit point une entreprise que ne die- 
taient pas des motifs asset purs. Nous ne dirons rien de 
eette malheureuse expedition , dont nos faistoriens ont 



(4) Jr«rv^, l0€. cH. 



--- 7» — 

raconle longtiMnent k funeste isiue^ Lr conte deNeirert, 
ton fits, etait rette lu pouYoir des infid^les. IniSftpable 
d9 payer sa ran^on.^ le due Philippe cut reeours aux 
bonnes villes de Flandre, qui eonlribu^renl gen^reuse- 
menl k la solder. Mais ce prince ingrat ne discontinua 
point ses odicuses persecutions. U alia mdnie jusqu'li 
defendre k, tous ses sujets de se rendre k Rome au jubil^ 
de 4 400 que Boniface IX Ycnait de publier. La peste 
qui sur^int cetle annee ne fut aux yeux du peuple qu'ua 
cb&limcnt de cette nouvelle perseculion. 

Philippe survecut peu a la delivrance de son fils. 
Etant tombe malade k Bruxelles, et sentant que tout 
espoir humain elait perdu y il se fit transporter k Hal (1) 
pour y implorer le retablissemenl de ss^ sanle k I'autel 
de Notre-Dame. Le ciel n'exau^a point ses pri^res ; il y 
mourut le 27 avril 1404. 

Gf. Hbtbros, Ann. Fland. — Buzelinus, Ann. Gallon 
¥L — KcmTYM PB Lbttbnhoyb, Eutoire de Flandres* 



(t) Ge prince persdcatear, apr^ avoir accabid ses peoples d'imp^lt 
Acrasante el ignominleux, moarut charge de defies ^normes et lelle* 
nent pauvre, qu'on ne troova pas m^nie dans son ir^sor de quoi snf- 
fire aux fraii de ses obsiques. — Ce ne fut point pr^cis^ment pa( 
motif de pi^l4 qu'on le transporta mourant k N.-D. de Hal, ce fat 
plul6t, d*aprte YiAchent (iltm. du Hainaut, i. lY, ann. 1404), or par 
Induction desaftimme qo'il sefit transporter en Ifti^re deBraxelies 
» Si Bal,vi11edn Hajnaut, aflnde jooirdu b^n^fice des femmesvefves, 
» qui ont pouvoir aa pays de Haynaot de renoncer ii meubles et I 
» dettes, sans estre recherchdes des cr^diteors, en Jettant leor cinc- 
» tore et clefs sar la s^oltare de leurs marys, et mojennant qu'elles 
• fassent terment de B'a?oirr^erf6oo appr^hendd qaelqaes meubles 
> de tears maris defuncts. » 
(Cxdee. & Wald., Baxot., Gossil., Lens.* Thud.; Bindi., Iibod.» 

Ath.i Font. -Ep ., Soaeg., Angfen.) 



- 74 — 

— Jean CoufiN , Hi$i, de Tournay. — Ms. GrsoifiBNti, 
Eist, Episc, Tom. — Spbelman, Saints et grands hommes 
du catholicisme en Belgique. — (3astillon, Sacra Belgii 
chronoL — Riissios, Belgica christ, — Gallia chriS" 
tian», etc, 

H. le President donne leelure d'une leltre qui a ete 
adressee k la sociele par H. H. Yandenbroeck, archivisle 
de la ville, pour lui transmellre le document suivant de 
la part de M. E. Fourdin, archivisle de la ?ille d*Alb. 



Document pour servir a rhistoire de la chfttellenie 
de Leuze et du bailliage de Gondd. 

1490. 

Ordonnance ou exploit de comparution pour subornation et 

refus de (aire le guet. 

A lous ceui qui ces pr^sentes letlres veront ou oronti Perceval de 
Dreux , escuyer, seigneur du Blancfoss^ et de Cornialles, cbaslelain 
de Leuze el bailly el gouverneur des ville , chasteau el appertenances 
et appendances de Condet, souffisammenl comis de ir^s bault el puisr 
Sam prince mon ir^s redouble seign'* inonseign' le due de Nemours i 
comte de la Marcbe el prodiacq de Caslres el de Beaufort, vlscomte 
de Carlal, de Mural el Suint-Fleurenlin, seigu' desd. Leuse el Ck>ndet 
el de Montagu en Combraille, el per de Francbe , salol. 

Savoir fay que , le mardy, syxeisme jour du mois de novembrei I'an 
roil quallre cens soixanle-dys, environ noef heures et demie. k 
I'avanl-disner, en la ville et scignourie dudit Coodet , si come on 
chasteau d'icelle ville, et en la presence et ou lesnioing de pluisleurs 
h^mes de fief h jcelluy mondii seign' des bornaiges mouvans de sa 
dicle lerre , justice el Seignourie de Leuse et de Condel, qui} pour ce, 
esp^Cialroent y furent appends , lant que loyporte; ceist assavoir 
Gollart de Fontaines, Simon Gallel, Sohier Hopeillon et Jehan 



— 75 ^ 

Bernint; ossi an la pi^senee de Sandrart Wilbaut, laeqacmait 
Baaduin et CoHart Lengles. lous troii demoraos en la vllle de Viea* 
GondetylesquelZyOU nomdemondilscignsse tenoieol \i endroii pri* 
sonniers , el je diclis et remonstray coinent aur ce que noioir cbose 
et sceue soil que de loule ancbiennel^ et de si toiug temps que m6- 
more n'esioit du conlraire , meysines par determination et ordon- 
nance faicte par nonseig' le capiuiiie gdn^ral et grant baitly de 
Haynnau , ou nom de mon Ir^a redouble seign' et prince , monseign' 
le due de Bourgongne et de Brabant , comle de Haynnau et de HoU 
lande , que tous les manans des tiiles dudit Viea-Condet, ensemble 
de Hergnies , come appendances desdis chasteau et vilie de Condet 
apperlenans ^ mondit tr^s redoubt^ seign' monseign' le due de 
Nemours, fuissent subgSs et euissent h coustume de faire gbuet de 
jour et de nuit. oudit cbasteati de Condet en temps de ghuerre . ou 
quant requis en esloient, cbascune en cantiie. pour la pr^servacion 
ct garde du pays et comtet de Haynnau. Se estoit-il v^riid que lesdis 
Sandrart Wilbaut, Jaquemart Bauduiu et Collart Lengles avoient 
naghuerres esle refiisans el d^fallans de venir oudil chasteau de Con- 
del faire ledii glutei que, par cuinundi'ment expr^s de mon dil seign' 
le capiiaiue g^ii^ral el grant baiily de Haynnau, je y ay pr^senlement 
mis sus el orduue faire de nuit ; non obsiaut que souffisament il en 
ayent esle requis et segnefyes, come de tout temps a esl6 de ce us^; 
meismes se estoient jceulx Sandrart Wilbaul, Jaquemart Bauduin et 
Colarl Lengles ordon^s el advanchi^s de avoir voiu supliorner et 
s^duire lous lesdls manans de Vies-Condel ^ point faire ledil gbuet ; 
mais lesdis manans ne sy estoienl voiu consenlir , ains faisoient jour- 
nelmenl led. gbuet, sans quelque reiU8 ^ leur canlil6 , coine ceuz 
dudil Hergnies , qui ossi en fuisoicnl le devoir. Lequel cbose ainai 
par lesdis prisonniers comise, esloii el est ungcas de tr^s maulvais 
exemple el grnndemenl d^sob^y, desroghui^ el empris allenconlre , 
tanl de I'ordonnance el comandemenl de moudil seign' le cap"* gm 
et grand baiily de Haynnau sur ce fail, ou nom de mondit tr^s 
redoubt^ seign' monseign' le due de Bourgongne, come de labaulleor, 
justice el seigneurie de mondit seign' de Nemours , qui point ne fai- 
soitne faitalolererne seuffrir , el n'en devoienl demourer impugnys. 
Pour coy et considdr^, olTrant a prouver , se meslier est , je, ledit* 
baiily et gouverneur desdicles villes, cbasleau et apperlenances de 
Condet, Vies-Condei et Hergnies , proposay et dicbs que lesdis San- 
drart Wilbaut, Jaquemart Bauduin ct Colart Lengles, et cbascun 
d'enlx, pour par eulx eatre ainsi conduit, en avoir deffailly k faire 



— 76 — 

ledit ghaet , oadit cfaasteau de Condei » el foln s^doire tes aaltrei 
manans dudit Vies-Gondet k le point falre, efltoient fonrrais, atains et 
enkeos par devers mondit tr^s redouble seign' de Nemours et sa hatil* 
teur, Justice et seignourie desdictes villes, cbasteau et apperienances 
de Condetet Vies-Gofidet, eo admende voioDiaire de corps, et d'avoir 
en cent mars, en cent litres, en soisante livres, en quarante livres, 
en tingt Itvres, ou en telles admendes, fourfaititres oa loix qae dit 
seroit par loy. Et adcelly fin et que ensy en fuisi et soit fait, dit et 
jogiet, ou si avant et en le manl^re que ly discretion desdis homes 
veroit qu'il appertenra , je come bailly et gooverneur, si que dessus, 
«d cause de mondit office , ei ou nom de justice, ay fay plainte alien- 
eentre desdis SandrartWilbaut, Jaquemart Bauduin et Gollart Lengles, 
6t chascun d'eulx , ou lesmoing desdis homes de fief. 

Cbes remonstrances el plainte ainsi par moy faictes, je scemon^ay 
conjuray ledit Jeban Bernint , borne de fief que, sur ma dicte plainte, 
il dezist droit et feyst bon jugemeni I6al et ce que h faire en avoit. 

Lequel Jeban Bernint, conseilli^ de ses pers, les aultres homes da 
flef devantdiS) dist par loy et par jugemeot que, par ung sergant de 
mondit tr^s redouble seign^ le due de Nemours, <le sa dicte vitle et 
seignourie de Vies-Condet , la dicte plainte fulst segnefy6 auxdis 
Sandrart Wilbaut , Jaquemart Bauduin et Gollart Lengles, et k chas- 
cun d'eulx » affin que il acomplezissent ou que il venissent ou 
envoiassent soufflsament dire raison pour coy , aux prochains plaix 
que se tenront ou lieu de mondit seign% en sa dicte seignourie et 
appertenances de Condet et de Vies-Condet, et que audit segnefiement 
faire leur fuist, par ledit sergant, dit et d^clar^ le lieu et le jour III 
oh jceulx plaix se tenront, pour coy lesdls prisonniers euissent con- 
seil empr^s eulx, se lors avoir en ifoiloient. 

Duquel jngement Tensuirent paislblement ses pers, les aultres 
homes de fief devant dis. Che jugement ainsi faict et en le acomplis- 
sanl, je den7may et requierquay , pour ledit segnefyement faire, 
Jehan d'Artois, sergant de mondit trte redoubt^ seign' monseigiF le 
due de Nemours, de sa dicte viile , justice et seignourie de Vies* 
Condet , et si rassis les plaix pour ceste cause li tenir audit chasteao 
de Condet , k le quinzaine enssuivant , vingtysme Jour dudlt mois de 
novembre. 

Et sur ce,eoJeelltty syxefsme jour d adit mois de novembre, que 
la dicte plainte fu faicte,eten le presence de tous les devant dis 
liiomes de fief, ledit Jehan d'Artois, sergant , si que dit est, segneiyt 
aox^is Sondrtrd Wilbaut , Jaequemart Baaduin et Gollart Lengles, 



/ 



- — 77 — 

cfaascun par loy , et ^ sa fyt (!) la dicie plainte telle et en lemanifere 
que faitte Tavoil, si que dit est dessus» aussi il leur d^clara le jage- 
ment sui a denow^, et avoec que les plaix pour ces^ cause estoient 
rasis ^ lenir an dit cbasleau de Condet, k la quinzaine enssuivant, 
vingtysme jour dudltmois de novembroy affio quejcellej>1aioteil 
acomplezissenti ou que il venisseut ou envoiassent souflSsament dire 
raisoo pour quoy , ad celly jour de plaiz^ et se avoir volloient borne 
de cooseil empriseulz, que jl leeussent, car iesd. homes ainsi le 
avoieut jugiet et ordobd, et ^ tant je me d^partis et ossi fizeut lesdis 
homes. 

En lesmoing dcsquelz choses dessus dictes, ainsi avoir esti faictes 
que dit est, je, ledit bailly et gouverneur de& dictes villes, chasteau et 
appertenances de Condet et de Yies-Gondet, ay ces pr^sentes let ires 
seell^s de mon seel. Et sy prie et requiers auz devantdis hoimbs de 
fief quy preens ont est^ et esp^cialment appell^s, come homes de fief 
^ mondit tr^s redoubt6 seigo' monseigr le due de Nemoursi k tout ce 
ainsy faire que dit est, que aussy y voeillent meclre et appendre 
leurs seaulx avoec le mien , en approbation de v^rit^. 

Et nous lesdis Gollart de Fontaines, Simon Gallet et Sohier Hopeil- 
Ion et Jehan Bernint , pour ce que nous advons est^ pr^sens et ezp^- 
cialement appell^s, come homes de fief ^ n'* ir^s redoubt^ seign' 
monseign' le due de Nemours , de ses dictes terres et seignouries de 
Leuse et de Condet, Ik oh les choses devant dictes et cbascune d'elles 
ont est6 faictes etpass^es bien el aloy, par lemani^re que dit est, chil 
de nous qui seaulx advons, et & la pry^re et requesle de n'* tr6s hon- 
norable seign' le bailly et gouverneur des dicles villes, casieau et 
appertenances de Condet et Vies-Gondei, devant nom& . advons aussy 
mis et appendu nos seaulx k ces dicles pr^entes lettres avoec le 
sien » en certification de plus grant v^rii^. 

Che fut fait ou lieuy an, jour et heure dessus premiers escript. 

Original sur parchemin , auquel ne reste 
plus appendu qu'un seul sceau en cire verte. 



(1) Hot dooteax, illUible. 

BULLETIN T. X. 10 



— 78 — 

H. YoisiN donne leeture de la notice suivante aur le 
ch4teaii deFlorival. 



L£ CHATEAU DE FLORIVAL. 



11 y avail autrefois , dans les environs de Tournai , 
un cMteau qui portait un nom bien poetique : il s'ap- 
pelait Flortvaly el plus anciennement Fleurival : le ch&- 
leau du Yal des fleurs, ou du Yallon fleuri. Ou elait eel 
agreable manoir? G'est une question que j'ai faile bien 
des fois et k laquelie on ne m'a jamais donne de reponse 
satisfaisanle. J'avais d'aulanl plus lieu de m'en etonner 
que Falbum, annexe a Fouvrage manuscrit de Sanderus, 
intitule : Rerum Tornacmsium ltbri(l)^ donne le plan 
de Florival, et que, dans une des relations du siege de 
Tournai de 1745 que nous avons publiees^ il est dit qu'un 
personnage de la suite de Louis XV , M. d'Argenton , 
y fut loge. > , 

Je decouvris le premier indice de la situation de 
Florival dans un petit volume ecrit vers 1728, et conte* 
nant une description du diocese de Tournai. On y dit 
k la page 49 , k I'article Ramegnies : « Les maisons 
remarquables sent le chateau de Chin et sa seigueurie, 
qui est la principale du lieu, etc. Florival grand cMleau 
autrefois beau, mainlenant neglige par I'absence des 
seigneurs qui sent les Louviguies. » 



[X) N» GLXXXIV du catalogue de la Bibliotb^que de la ?ille de 
Tournai. 






— 79 — 

line fois sur la voie, aide de HH. les cures de Rame- 
gnies.et de Froyennes^ la lumidre se fit. 

Situation. 

D*apr^s uae ancienne carte prov^nant de I'abbaye de 
Saint-Martin, dont une partie est reproduite ssr la 
planche ci-jointe, le cMteau de Florival confinail k 
la paroisse de Froyennes. Son terriloire etail borne k 
Fouest par la rue d'AUain (1), au uord par la seigneurie 
de Chin, k Test par le chemin qui roenail pr^s du]chlileau 
de Belleriye, au midi par le marais dit du Seoir ; et il 
6lait vis-a-i^is du manoir du caseau situe sur Froyennes^ 
qui n'en 6tait separe que de cent cinquante metres 
eniriron. Les deux chemins qui entouraient Florival, 
existent encore aujourd'bui, et detcrminent d'une ma- 
ni^re bien precise sa situation. G'est maintenant Tex- 
tremile, du cdte du midi, du pare de M. le baron de 
Cbin, pr^s de la ferme Bourgois appartenant k H. de 
Germiny. 

II ne resle plus rien de Florival. Ge nom in^nie est 
maintenant ignore; Teroplacement a pris celui de i?e/- 
Itn. Vn vieillard seul dit avoir entendu parler de Flori- 
val, et avoir vu dans sa jeunesse les restes d'uh pont-levis. 

Origine ; description, 

Le plan de Florival rappelle celui de nos plus anciens 
ch&tcaux, comme ceux de Wasmes-Briffmul, de la SoH- 



(1) La rue d'AUain commeace ^ la Chauss^ de Tournai ^ Coartrai, 
^ dix-buit metres environ du Pont-^-Chio, et looge aujourd'bui les 
mnrs du jardin potager et la facade aiasi que les bales du cb^teau de 
Cbln. 



- 80 — 

lude a Rumillies, de la Roi^re k Neehin, de Merlin k 
JoUain, de Vaulx, etc. ; il esl flaiique de tours aux 
quatre coins^ et il parail avoir forme uii carre parfait. 
Le corps de logis, situe centre Tune d'elies, etait accoste 
d'une cinqui^me tour, et se trouvait ainsi pourvu de 
deux moyens de defense. 

On y entrait par un pent k deux arches separees 
par un pont-levis. 

Toutes les fen^tres, k Texception d'une seule, et^ent 
praliquees dans la partie superieure de Tedifice^ et en- 
core peul-^tre celles qui sont figurees sur le plan, ne 
sont-elles pas primilives. 

De larges fosses entouraient le manoir qui, malgre les 
belles plantations dont on I'avait environne du temps 
de Sanderus, a bien plus encore Taspect d'une place de 
guerre que d'un lieu de plaisance. Florival etait cer- 
tainement Tun des six vingts chliteaux du Tournaisis, 
dont parle la Chronique de Philippe Mousk^s; on n'y 
cultivait pas de fleurs a cette epoque et il portait sans 
doute alors le nom de JUotle de Judas qu'on Ini connais- 
sait encore au commencement du XYII" si^cle, comme 
ayant precede k celui de Florival. 

Les possesseurs de Florival, 

Un manuscrit appartenant k H. le baron de Chin, 
cole H., et contenant des notes lr(^s-curieuses sur les 
fiefs relevant de cette seigneurie, nous fournit des ren- 
seignements qui remontent a la fin du XYI" si^cle. 

Le fief de Florival, contenant quatre k cinq bonniers, 
auparavant appele, comme nous Tavons dit^ la Motte 
de Judas, a eprouve bien des vicissitudes et a eu beau- 
coup de proprietaires. II fut vendu, le 10 deccmbre 1588, 
par les heritiers de demoiselle Jenne Localin^ veuve 



^ «a 



-ai- 
de Jean Debachy , au capitaine Malthieu de Gorvini , 
Italien, commandant du chlileau de Tournai. 

Florival avait appartenu plus ancicnuemenl k Jac- 
ques Robert, qui le tenait, sans doute, de Florent de 
IHontmorenci, seigneur de Montigny et gouYerneur de 
Tournai sous Philippe II. D'apr^s Poctrain, De Mon- 
tigny aurait reb&ti Florival ea 1566, dale qui se voyait 
en fer sur la facade du corps de logis. II ajoute qu'il 
y ayait une autre date, celle de 1590, sur Tancrage 
exterieur d'une aile de bdliment qui aurait ele con- 
slruite par un seigneur de la maison de Landas. Mais 
en ce qui concerne ce second fait, noire hislorien a ete 
induit en erreur. G'est Gorvini qui, possesseur de Flo- 
rival en 1590, en augmenla les constructions, 

Quoique, dans le manuscrit de la seigneurie de Ghin, 
il soit fait mention de travaux fort importauts qu'a 
fait executer ce seigneur italien a son cMteau , il n'en 
conserva pas cependant tres-longtemps la propriete. II 
lerevendit, le 8 decembre 1598, a Georges de Beaulin- 
court, natif de Belhune^ sieur de Bellenville ou^Belle- 
ville, Hernonual, etc., et k Hel^ne de Mens, son epouse. 
L'acte se fit par un decret portant cette date. 

Le chateau passa ensuite k Lamoral de Landas, sieur 
de Heules, Louvignies, Rosnes, elc. ; puis k son fils 
Ernest de Landas, en 1625, qui se disait seigneur de 
Heule, Florival , Ramcgnies. On trouve aussi le nom de 
messire Jean-Gharles de Landas, comte Louvignies. Le 
fief de Florival avait ete erige en seigneurie vicomtiere 
en faveur de Lamoral de Landas le iSavril 1605. 

Ilyeut^ en 1747, entrele seigneur deGhinet les dames 
de Sucre de Saint-Maur, au sujet de Florival, un procds 
qui finit par une transaction par laquelle une des par- 
ties s'obligeait de payer k I'autre une somme de sept 
mille huil cents livres. 



— 82 — 

En 1755, Florival appartenait k une demoiselle de 
Sucre de Sainl-Maur, qui paya, pour droit de relief, au 
seigneur de Chin , soixante sols louisiens, faisant trois 
liyres dix sols« 

Si Tauteurdu manuscrity qui a dej^ et6 cite, n'etait pas 
dans I'erreur, en disant quef lorixral, qui elait inhabite 
vers 1723, appartenait alors aux Louvignies, nousde- 
vrions croire que la famille de Sucre ^tait alliee k celle 
de Louviguies. 

Au reste, il est certain que les de Sucre ont possede 
Florival. Jean-Bapliste de Sucre de Belain, capitaine de 
cavalerie el comlede Bailleul enElandre, qui fut inhume 
le 7 decembre 1704, se disait seigneur de Lisque, Here- 
mieque,Doulieu,Racrodes, Saint-JHaur et de Florival (1). 

On trouye dans les anciens registres paroissiaux de 
Ramegnies les actes de bapl^me et de dec^s suivants (2) : 



(1) Septimft decembris 1704, inhumatus fuit dominus Joannes Bap- 

tista de Sucre de Belain, capilaneus, equitum comes de Bailleul 

ID Flandri^, dominus de Lisque, Heremieque, Doulieu, Racrodes, 
Saint-Maur et de Florival. 

(2) Octobris 1681 , in supplendis caeremoniis , bapUzala Maria 
Alexandrina de Sucre, (ilia nobiiis domini de Sucre, de Beleio, et 
dominae Marise Magdalenae Fauconnier. Susceptores fudre nobiiis 
Joannes Philippus de Sucre Dorsinval et domina Maria Petra de Sucre 
et Data fuit 31'' Octobris 1678. 

19 Januarii 1683, baplizatus Philibertus Alexander de Sucre, filins 
nobiiis domini Joannis Baplisise de Sucre, etc. Susceperunt Philippus 
Henricus de Sucre et domicella Maria Magdalena de Sucre. 

Sexik Novembris 1684 obiit Alexander de Sucre, parvulus filius no- 
biiis domini Joannfs Baptists de Sucre et dominse Mariae Gatharinae 
Fauconnier. 

Vigesimft secund& Junii 1689 obiit Anna Joanna de Sucre Tornaci, 
et inhumata fuit in ecclesift de Ramegnies. 

Vigesim& septim& Januarii 1692 obiit Maria Tberesia de SacrCi 
filia nobiiis viri de Sucre de Belain. 



— 8S — 

Octobre 1681, ceremonies du bapl^me suppleees pour 
Marie Alexandrine de Sucre, fiUe de noble messire de 
Sucre de Belein^ et de dame Hlarie^Madelaine Faucon- 
nier. L'enfanl, qui etait ne le dl octobre 1678, fut tenu 
sur les fonds par messire Jean Philippe de Sucre Dor- 
sin'val el par dame Marie Perrelle de Sucre. 

19 Janvier 1683, bapl6me de Philiberl Alexandre de 
Sucre, fils de Jean-Baplisle. 

6 novembre 1684, dec^s d' Alexandre de Sucre^ fils 
de Jean-Baptiste. 

t^ Janvier 1689, dec^s de Jeanne de Sucre, decedee k 
Tournai et inhumee k Ramegnies. 

27 Janvier 1692, dec^s de Marie-Ther^se de Sucre, 
fille de messire de Sucre de Belam, 

Y aurail-il eu k Ramegnies, trds-anciennement, un 
chllteau du nom de Belain? ou les de Sucre de Belain 
auraienl-ils donne leur nom k Florival en acqueranl ou 
en herilant celte propriete ? celte derni^re supposition 
meparatt plus probable. 

II est digne de remarque que I'extremite du pare de 
M. le baron de Chin porte encore aujourd'hui le nom de 
Belain ; qu'il y avail en eel endroit des resles d'une 
grande habitation et que des caves y existaienl encore 
en 1780. Un vieillard de qualre-vingl-deux ans, demeu- 
rant pr^s de la, dit u'avoir jamais entendu prononcer le 
nom de Florival. Mais un fermier instruit et fort dge^ 
dont nous avons deja parle, dit avoir vu dans sa jeunesse 
les resles d'un pont-levis a cent metres du lieu AiX Belain^ 
dans la direction du chateau de Chin et avoir oui appe- 
ler cet endroit Florival. 

Comme le registre des reliefs de la seigneurie de Chin 
nous donne les limites de la terre de Florival et que ces 
limites comprennent le lieu dit maintenant Belin, on ne 



— 84 — 

peut inferer de ces temoignages que rexislence d'un 
second corps de logis qui, lorsque le cbSlteau tombait en 
ruines, aurait ete habile par la famille de Sucre de Be- 
lain. 



\a seance est levee. 



S£aNCB W ffUOI 9 IIBIf t8M. 



M. J. Waoquii, $9criiaire. 



Le proc^-Terbal de la demi^re a^nce est lu et ap- 
proave. 



OUTRAOKS OFFBRTS. 

De la part des societ^s savanles : 

— Annales de la socUtd d'SmulaHon pour Niude de 
VkUMre et des anUquUSe de la FUmdre^ tome XII , 
V serio , n"* i. 

— Revne catkottque , huitteme sirie, ann^ 1864,, 
' V et l}* liTraisons. AttiI et mai 1864. 

— Revue agricole , indusirielle , litidrcnre et artis- 
Ujue de la eociete impiriale d agriculture^ sciences et 
arts de Farrondissement de Valenciennes , seiii^me an- 
n6e , t, Xyn, n^ 4. AvrH 1864. 

— Bulletin historique de la secUti des antiqumres 
de la Morinie, doim4iiie anneej 47^ et 48* livraisow. 

-^ PutiUeatums de la. soeiM peur la reoherohe etla 
fmeefrvaikn des momsments Mstoriques dans le grand 
d^k4 de JUuamiboiurg^ annee 1862, t. XVIU. 

— Annuaire de la socUti libre d'dmulation de LUge 
fmm tannie 1864. 

BULLETIN T. X. 11 



— 86 — 



De la part de Tauteur : 

-* Description des caries de la province (tAnvers et 
ties plans ch la viilej ^T Vl^ A. Dejardin, capitainedu 
genie , membre correspondant. 

— Les Chansonniers forains Moreau et SimoniSj par 
H. Ulysse Gapitaine. 

— « Charles Duvipier^ par A. Le Roy. 

— Curiositis numismatiques , monnaies rares ou 
r, par R. Ghalon, 



M. le comte de NtDONCBBL montre un instrument en 
fer qu'il a trouve chei un revendeur et qui a servi k frap- 
per les jetonseclie?inaux de la ville de Toumai. 



M. Yoisiif entretient ses collogues d'une biographie 
de M. Tabbe Carton^ publiee par M. I'abbe F. Van de 
Putte dans les Annates de la socUU d* Emulation pour 
Vitude de thistdre et des antiquMs de la Flandre , 
tome XII , 2* serie , n"* 2. 

— M. I'abbe Charles-Louis Carton, que la sociele his- 
torique et litteraire de Tournai a eu Thonneur de comp- 
ter parmi ses membres correspondants, est decede k 
Bruges, le 19 septembre 186S. II etait cbanoine bono- 
raire de la cathedrale de Bruges et de la metropole de 
Paris, president de lasociete d'Emulation de Bruges, 
directeur-fondateur de Tinstitut des sourds-muets et 
a?eugles k Bruges , officier de TOrdre de Leopold, mem- 
bre de TAeademie royale et d'un grand nombre de 
8oei6tes sayantes. 

La religion et Fhumanite souffrante , dit M. Tabbe 



— 87 — 

Van de Patle , le riehe at le paof r« , les leltres et let 
arts out perdu eu loi uu proteeteur , un pire , un bien« 
faitenr. » 

Re k Pitthem (Flaudre-oeeidenUle) le S jain 180S, it 
se sentit dibs I'Age le plus tendre une irreaislible sympa- 
thie pour les malheureux et il embrassa F^tat eeelMaa- 
tiqae poor mienx lea aeeonrir. L'inatruetion dea aourda- 
muets attira tool sp^eiaiemenl son att^tion et deyint 
Fobjet de toutesses reeherehes , de toutes ses etudes, dans 
la modeste vicairie d*Ardoye qa'il oceupa pendant plo- 
dears annees-; il eommenfa ses experienees sor cinq 
enfants a£Elig^ de eette double infirmil^. II qaitia Ardoye 
le premier joillet ISSBetyint risider h Bruges oii il fat 
adjoint k M. I'abbe De Foere, directeur des Dames an-^ 
glaises , membre de la Ghambre des Representants. II 
s'occupa d^ lors aetiyement deFoeuTre de son choix et 
parrint, avee le eoneours da goavemement et de qoel- 
ques personnes charitables, & fonder k Bruges rinstitnt 
des sourds-muets et des aveugles qui fut ouyert pour les 
deux sexes en 1880. 

Pour approfondir ses connaissanceSj pourserendre 
de plus en plus apte k instruire ses proteg6Sj il fit un 
voyage k Paris, en Angleterre et eu Ecosse ; il eonsulta 
les professeurs les plus savants, recueillit une foule de 
documenis utiles, ne s'^pargna aueune fatigue, ne reeula 
devant aueune besogne. En 184S, le nombre de ses ddves 
etait dejk de 82. 

Un vaste et remarquable memoire sur les syiUmet 
prqposJs pour Nducatian intellectuelle et morale des 
sourds-^nuets fut presente par lui k TAcadimie royale 
de Belgique et couronn^ par' elle en 1 844 , aux applau- 
dissements de tous. 

M. Fabbe Carton ne se borna pas k instruire les mal- 



— 88 — 

hiMireiu auxquek il a t«ai m vit ; il voolut, paur dtre de 
plus en plus utile k ses fiemblableS) faim profiler iM 
autres du fruit de ses recherches , de ses longues el p^ 
vibles etudes. On le vit doaner d'iAt^ressaiiteift confe- 
rences, tion-seul6ment aux eeel^siasliqiies , miiis aux 
personnes du monde, aux societes aatantes qui se dts* 
putirent sa presence. Notre ville fot li pretntere du pays 
qui eut I'honneur de le receyoir ; c'est devant U clef g6 
et IcB el^es en th^ologie du diocese de Tournai qu*il 
eoikinienfa ses conferences. 

Laperte de cet homme de ecMir^ dont le ndtn £tait 
oonnu et b^ni^ tton^ieulement dahs ttoire pays^ fnaisipalP- 
tout ei partieulidrement dans le monde Uttifaisant et 
dans le monde savant, a ete un deuil pour t^humalul(§ 
foute enti^re. 

Ld nombre des ooTrages qu'il a laisses et pa^mi !es<* 
qoels il &ut citer un m^moire ayanlpour titre i B4 Fln^ 
truetton dea sourds^^fnueti mite A la p&ft4e des mstUu- 
teurs primtdree et des parents , couronnd k t^aris eh 
188B, est considerable. En yoici la listo : 

OUVRAGES SUR LES SOURDS-HUETS £t LES 

AVEUGLES. 

1. Le SodrdHuaet a r/lYeagls. louraal p^ilodfqiie, i»tibti6 eomiiie 

il est dit dans I'latrodnction, pour le soaiftgediei^ d'oae 
dasse nombreuse d'iDfortuD^s , abandonnte encore k eux« 
mdmes et isol^ au milieu de la soci^c^ pendant les ann^es 
les plus pr^cieuses de leur enfance. CSiez Yande^asteele- 
WMronck k Bruges, 1837-40, in-8s tome I, VlII-29i 
pages; tome II, iy*'^4 pages $ tome Ili> 9(r ^ages , av^ 
gravares et alphabets en relief. 

2. Les ^tablissements pour les aveugles en Angleterre. Rapport ) 

Monsieur le Ministre de rint^rieur et des affaires 6trang^s« 
Bruges, Vandecasteele-Werbrouck, 1836, in-S* de lU pages. 
Ge rapport ftit pi^li^ daM le Soord-mn^ et !'A?eugle. 



— 89 — 

Si Deox i6aiM6 Soirdel^aimt^. tradaetion de riUlten par I'abM 
ۥ Carton. Broges, cbdfe Vabcleeaateele-WerbrODek; 1838 , 
iii-8« de 53 m^* ^^ onvrage, qui tie fat Jamais tela daoa 16 
eonmerea et doM las eiemplairea aont rarea , contieot las 
viea de Roaa Zsinaai et de Marie-Th^tee Ferrari, sourdes- 
meetces. 

At Aanealre de I'Imtitai de^ settrds-meets et des a?ei]g1es 66 
Bruges. Ghei Vaadeeaataele^Werbrooek, h Brogea, 9 Yolames 
iD-8* » aanto 18i0 el 4t. 11 eiiste sne f* Mltioti do prender 
foliime. 

9k Abb* en I'aveiigle sourde-lnQette de I'Inatitut dea soordtf-maets 
de Bruges. Brngel ^ ebea Taodecasieele-Werbroeck, i838i 
i»-8* de 78 pagesi 

Gelte vie* omde dd pertreit d'Anna Tlmtaieniiaiis, pamt 
dana le Seurd^maet et I'ATMigle et fat iirte I part. 

6. Une deuzi^me ^dltioe de cette vie, consid^rablemeDt aegoientte, 

parat i en 1843 , k Gand , Annoot-Braeckman » 03 pages, g^and 
iB-8*, avec portrait. 

7. Diaaertation ser to premier inventeer de i'art d'inatroire les 

soards-mneta i par Ddo Simoo^ADieinede Santander San Jaan, 
poblite par l'abb4 Carton* Bragesi ebea Vandeeeateeie«-Wer-* 
broHCk » 1841 ^ de 39 pliges in**8*. 

8« Mteaire en r^ponse k la qaeation saivanle : « Faire liii exp084 
raisonn4 des systtaes qni ont 4t4 proposes poiir I'^docation 
intellectoelle et morale des seord8«>i&aets$ 4tablir an paraliftle 
entre ies ptincipalea Institotions oufertes k 6es infortanfo 
dana lea dill(&reBts pays, fen ^xpeaant les dirers objets de I'en- 
aeignemeat» lea moyena d'iostruction employes, le degr^ d'ex- 
teesion dottn4 k TappUcation de ces moyens dans cbaque 
iostitotlon, et, enfin, determiner, d*aprds an examen compar4 
de ees moyens d'enseignement, ceux aoxquels on doit accor- 
der la pr4Mrence. » H^moire eoorOnn4 par TAeadtoie royale 
de Belgiqtie. Broxelles, 1845, obex Hayez, de 1^9 plages in-4^ 
Ina4r4 dane le lome XIX des M^moires eouronn^* 

8t £tat aetne) dea soards-maets. 16 pages in-8*i ehez Vandecasteele- 
Werbrouek^ k Bruges, 

Note k roccasion de la proposition de M. Dellafaillei (ihrton- 
t4e k la CSiarobre des Repr4sentants, dans sa s^noe du 13 f4- 
vrierl836. 

10. Sor une ind^Iicatesse liit^raire, ou lettres de M. le cbanoine Car- 



— 90 — 

ton k M. Alexandre Rodenbach, 15 et 4 pages. Bruges, Vande- 
casteele-Werbrouck, 4858, in-8«. 

i L L'instruction des sourds-muets mise k la port^e des instkatenrs 
primaires et des parents. M^moire qai a remportd la m^dailie 
d'or au concours de la Soci^t^ centrale des seurds-maets, I 
Paris, en 4855. Bruzelles, Goemaere,1856,in-43,lX-252 pages. 

It. De Tabandon dans leqael v^gdte le soardnnaet avant son admis- 
sion dans les Institutions sp^ciales. Eztrail da compte-renda 
daCongr^s de bienfaisance deLondres. 1862, in-8*de 4 pages. 

15. Pbilosopbie de Tenseignement maternel consid6r6 comme type 
de I'instruction du jeune sourd-muet. Brnges, Vandecasteele- 
Werbronck, 4862 , in-8* de Vni-185 pages. 

44. Lettre k Monseignenr Dopanloop sor I'emploi da langage gram- 
matical et syntaziqne de signes dans Tenseignement da soard- 
muet. Bruges, Vandecasteele-Werbroack, 1865, in-8* de 55 
pages. 

15. Congr^s catbolique de Halines, 1865. Sar ratillt4 et la n4cessit4 

de commencer I'instruction da petit sourd-muet dans le sein 
de la famille el dans I'^cole ordinaire de la commnne. Bruges, 
Vandecasteele-Werbroack, in-8* de 7 pages. 

16. Gat^cbisme k Tusage des sourds-maets, in-4* oblong de 425 pa- 

ges. Get ouvrage poslhnme de M • Carton sort des presses li- 
tbographiques de I'lnstitut de Bruges; il est orn6 de beaacoop 
de gra?ares. 

17. Le rotoe oavrage en flamand, m6me format, etc. 

18. Aux Jf drsf. Lettres sur rinstroction de lenrs enfants sonrds- 

mu^ts, par H"* Happesley Tackfleld, traduites de Tanglais par 
Tabb^G. Carton. Bruges, Vandecasteele-Werbroack, 1859. 

Ges lettres sont une r^ponse kla question que lacbarit^chr^- 
tienne s'est faite si souvent : Que doivent faire les parents 
pour leurs enfants sourds-muets a?ant leur entrde dans les in- 
stituts particuliers? Que peuvent-ils faire pour ces infortan^s 
s'ils ne leur oblieonent pas Tentr^e de ces 4tablissements? 
19* Une oeuvre postbume de M. Carton verra bientdt le Jour : c'est 
ia Vied$ J4$utf enflamand et en frangais, divis^een 110 
chapitres et orn^e d'un m6me nombre de gravures, format 
Cbarpentier. 



— 91 — 

Ouwagu histori^[u$t, 

i. Notice biographiqae sur le P. Ferdinand Verbiest, raiMionnaire 
en Chine , avec portrait et fac-simile d'^critnre. Ins^r6 dans 
les Annates de la soci^td d'£maiation de Bruges, Tome I, 
85—156 pp. 

On iM ^ part de cet ou?rage parut chez Vandecasteele- 
WerbroQClLy k Bruges, en 1850, in-8* de 75 pp. 

Gette Notice, revae et cbang6e par I'antear, parnt, en 1844, 
dans I'Albam biographiqae de Ghabannes. II en iiit tlr4 des Im- 
part sons le titre de : BiographleduR. P. Ferdinand Verbiest, 
missionnaire en Chine, par Tabb^ G. Gafton. Bruzellei, 1844, 
54 pp. in-4*, avec portrait du P. Verbiest, sar acier. par Etre- 
rard, et ane vignette sur acier, par A. Numan. 

2. Jean Brandon , sa chronique, etc. Ins^r^ dans le tome I de la 

Soci4t6 d'fimulation. 

3. Rapport sur les fouiiles faites sous la tour de I'^lise de Damme, 

pour retrouver le tombeau de Jacques Van Maerlandt. Ibid, 
pp. 273-286. 

4. Discours prononc4 k la stance g^n^rale de la soci4td d'toula- 

tion, le 16 septembre 1859 , 5 pages in-B^". 
8. Les fiangailles et les noces. Notes par M . Carton , dans le 2"* 
volume des Annales, pp. 559-567. 

6. Discours prononc^ k la stance g^n^rale de la Soci4t4 , le 28 sep- 

tembre 1840, 9 pages. 

7. Notice sur Blankenberghe. Bruges , Vandecasteele-Werbrouck^ 

in-8" de 86 pages, avec carte de Tancienne Plandre et un des* 
sin du sceau de la ville. 

Gette notice parut d'abord dans les Annales de la Soci^t^ , 
t. Ill, pp. 53^114. 

8. Un episode de rhistolrel de notre ville. T. ill des Annales, pp. 

229-256. 

9. Rapport sur les travaux de la Soci6i4 d*£malation,ltt k la stance 

g^n^rale, le 25 septembre 1841. 6 pages. 
10. L'Imitation de J^sus-Cbrist, compos^e, k Bruges, par un doyen de 
Saint-Donat. Bruges, Vandecasteele-Werbrouck, 1842,25 pp. 
ln-8*, avec line gravure. 

Gette courte Dissertation figura dans les Annales de la So- 
ci4t4, t. IV, pp. 157-60. La m^me ann^e parut k Caen un ou- 
vrage de J .-S- Smith, intitule : Collectanea Gersoniana, ou re- 



- w - 

eueil d' Eludes, de reeh^roht^ §k4fi eMrespondaDces litt^raires 
ayant trait au probl&roe bibliographique de I'origine de I'lmi- 
tatioB de J^us-Chrtst, in-8«. On^yme Le R<^ publia aussi en 
4842> Corneille et fi^er^on dans 1 'Imitation de J^sus-Christ, 
in-8^, oouronn^ par I'Acad^mie fran^aise. La question d'attri- 
buer I'Imitation auchancelierGerson ^tail,on le voit, revenue 
h i'ordre da Jour, M. Carton y 6tait engage ; Le Roy continua 
la discussioii dans sa brochure : Gerson auteur de I'Imitation 
de J^suSfGbrlst, monument k Lyon. Paris, 18i5. Monseigneur 
lialoa» ^vdque de Bruges, alors professeur de th^Iogie et bi- 
blioth6caire ^ I'Universitd catholfque de Louvaln, se mit dans 
I'ar^ne de cette diseussion et. dans ses savantes Recherehes 
hUtariques et critiques nir (a v6riiahle auteur dt^ livre de 
V Imitation de J4su9^hr%8t, Louvain, 1848» in-8* de 247 pp., 
et Tournay, 1858, in-8« de 423 pp., 11 renversa tout I'^chafau- 
dage de Thomassy, de Le Roy, de G.-Ch. Vert, de Gr^ory et 
d'autresi qui avaienl ddfeiidu Gerson, pour rendre ^ Thomas- 
^*Kempi8 1'honneur qu'on voulait lui enle?er. 

M. Carton, dans une oourte revue qu*il fait du savant ou- 
vrage dudocteur Malou, dans les Anncdes de laSoeieU d'Emu' 
lation, ann^e 1848 , pp. <154*-198, se soumet k I'opinion de 
son adversaii« ; it dil : ftla conviction est formde : apr^s avoir 
lu le travail de M. Malou, daus mon opinion : Causa finita est* 

il. Revues critiques d'ouvrages d'histoire, ann^e 1842, pp. 167- 
179,521-324,409-414. 

12. Notes biograpbiques sur Pierre Dewit|e (Pedro Clandido), peintre 

et sculpteur brugeois. Bruges, VandeQf^leelerWerbrouck, 
1843 , pp. 16, avec gravure. Publi^ d^n^ le^ 4nnalest tome V. 

13. Le Theuerdank , poeme all^gorique. Bruges, Vapdecasteele- 

Werbrouck , i8^, pp. 10. Vqlr AtmoUede la Soei6U d^Emu^ 
lation, tome V, pp, 167-174. 

14. Biographie de G)iarles-lf^Bon , comte de Flandre. Bmgesi 1847, 

27 pp. in-8». 
1((. Notice sur Erembald , cb&telain de Bruges. Ibid., 1847, 10 ppk 
in-8». 

16. Le Pr6v6t Bertulf. — Exirait d'une 4lttde in^dita sw I'dpoqae de 

GbarlQS-Ierl^B, Bruges , 18^ 19. pp- tn«S^ 

17. DeCbar^s-le-Qs|pQi9»comt^def!laii^e«i84S{,iar8% Bpp.Cri- 

tiqi|j& de I'oiivrage du docte^r Wftge^er* 



— M — 

48. Vie cle Gharlet-le-Bon , dinerlation do D^ Wegener, tradoUe du 
danois par uo BolUuidiate et pnblite par If . G. Gartoo. Broges, 
VaAdecasteele-WerbrondK , in-4* de 192 pages, avec graYores 
sar bois. 

li^. Moiice BUT la balaiile d*4zpoele (Roysaelede), eetre Tarmte de 
Tbierri d'Alsace et eelle de Galllaume de Normandie. Brog^, 
1844, iD-8* de 20 pages , avec plae. 

Ces six deroiers oain4ros formeot eee esptee d'ensemble 
sor uiie ^poqee de llitsloire de Flandre , le r^ne de Charles- 
le-BoD t que M. GarlOD a approfoodi k son poiot de voe. 11 a 
M public beanconp d'oavragessor ce comle et sor sod r^oe» 
qui out ^t4 d^gods dans an catalogue special sur la matldre 
par le eomte P. Yanderstraten Pontboz. Noos croyons oUle d'y 
renYoyer lelectenr. 

90. Gonfr^ie de N.-D.-de-rArfare-Seo \ Bruges. Bruges, 1844, 11 pp. 
in-8". Eztrait des Iniialas, avec graTure reprtentant lejoyan 
on m^daille de la CDofr^rie. 

21 • Diseoors prononc4 % la s^nce g4n^rale de la Soci4t6 d'timalation, 
le 1*' septembre 1845, 6 pp. in-8*. 

22. Rapport sqr lea fouilles faltes \ Harlebeke, aYOC pltees justifica- 
tives. Bruges, 1843, iD-8* de 53 pp. Ge rapport est sign6 
G. Garten et P. Van de Pntte, et enricbi de plnsieurs plans et 
▼nes de Taneienne 6glise d'Harlebeke. 

25. Notice sur nn tombeau trouvi k Harlebeke, le 3 aoftt 1845, en 
collaboration de M. Van de Patte, 16 pp. in-8*. 

24. M. Garten flt rtimprimer, en 1844, anx fraisde la Sool4t6 d'Smv- 
lation, trois petits oa?rages, devenas si rares qo'on en trou- 
TSit k peine on on denx ezenplaires. Voici lenr litre : 

a. Be heerlicke incooiste van omen ghenadlghen landvorst, 
myn heere Prangoys van Frankrik, des Gonlngs eenlch broo- 
der, Hertoch van Brabant, Gelder, Anjoa, Alen^on, etc. 
Grave van Vlaenderen, Hollandt, Zeelandt, etc., In sjm 
Termaerde stad van Bmgge, den xxvij dack Inly, anno 
M.D.LXmi. 

Gedrukt te Brogge by my Theoias Moerman in de £uld- 
stanutrate, by St-SaWators kerckte, aea de Fonteyne. 
M. D. LXXXIJ. 28 pp. in*8«. 

6. Vray discours de ce qoi est adveno en la ville de Bruges, 
an mois de Juillet 4582, conteaant les moyens desqneis le Roy 
Pbilippe d'Bspalgne s'est vonla noavellement servir poor faire 

BUtLETlIf T. X. 12 



— 94 — 

assassiner, oa tuer par poison, Monseigneur le due de Bra* 
bant, Gueldres, Anjoo, Alen^on, etc. Gonte de Flandres, Hoi- 
laiide, Zelande, etc., etattemter le mesme en la persoone de 
Monsieur le Prince d'Orange. 

Imprimd en I'an M. D. LXXXII. Bruges, 1844, 14 pp. in-S». 

c. Histoire veritable des cboses les plus signal^es et m^mo- 
rables qui se sont pass6es en la ville de Bruges et presque par 
toute la Flaudre , soubs le gouverneDsenl de tr^s illustre 
Prince Charles De Croy, Prince de Ghimay , etc., oil bien am- 
plement sont contenues les causes et les moyens par lesquels, 
soubs la conduile et aulhorile dudit seigneur Prince, les villes 
de Bruges et de Dam , ensemble le territoire et pays du Franc, 
se sont r^concili^s avec leor prince et seigneur nalurel. 

Traici6 tr^s utile pour descouvrir les pratiques et sinislres 
vexations de ceux qui, sonbs pr^texte de deteance , empes- 
chent au-jourd'huy la paix et le repos des Pays-Bas. Anno 
1S88. Bruges, 1844, in-8o de 62 pp. 

25. Le Perron de Li^ge sor la place d^ la Bourse k Bruges, 1467. Bru- 

ges, 1844, 8 pp. in-8* avec la gravure du Perron. Dans le tome 
VI, pp. 281-282 des Annates de la Soci^t^ d'fimulation, avec 
plan et gravures. 

26. Mceurs de nos aieux. Deux fascicules in-8<> , 24 pp. 

27. Statuette trouv^e a Gasterl6. Bruges, 1845, in-8<' de 20 pp. avec 

deux gravures. Ins^r6 dans le tome Vil, pp. 241-260 des An- 
nales dela Soci6t^. 

28. Le Garillon de Bruges, in-8% pp. 239-240 du t. VII des Annales, 

avec ane vue des Hallos de Bruges. 

29. Jean Breydel. Brnges, 1847, 22 pp. in-8*. Extrait du tome IX des 

Annales de la Soci^t^ d'fimulation. 

30. Revue critique du premier volume de I'Histoire de Flandre par 

M. Kervyn de Lettenhove. Annales, tome IX, pp. 135-152. 
31i Les troisfr^res Van Eyck.— Jean Hemling.— Notes snr ces artis- 
tes. Bruges, 1848, 100 pp. in-8sorn6de trois gravures, repr6- 
sentant des oeuvres de Van Eyck. 

32. Notes sur des artistes de la Flandre. Bruges, 1845, 36 pp. in-8*. 

33, .Inventaire des objets d'arts et d'antiquit^ des ^glises paroissiales 

de Bruges , dressd par la commission provinciate, avec gravu- 
res. Bruges, chez Vandecasteele-Werbrouck , 1848,260 pp. 
iD-8«. M. Garton , meinbre de la comniission cbarg^e de la 
redaction de cet inventaire , y contribua pour sa part ; il y 



— w -. 

ajoDla des notes; et les belles graviires qoi oroent ce volome, 
fareDt eitoittes k I'IdsiUuI des tourds-mueis par les soins de 
llubile directear. 

34. Ealomioears et calligraphesde la FlsDdre. Bruges, 1849, InS; 

47 pp. 

35. M. Carton fit rtimpiimer en 1848, ^ Bniges» cbes Vandeeasleele- 

Werbroock, nne brocbare in-8* de 12 pages, plus le tltrey qoi 
porte : JTorfe uytUggkinghe eeniger godwruehtiger ^mooonfen 
van de borghers van Iper, namenilyek van 't smyUn der 
eoltwt, door A§rt Jiierax^ horgher van Iper. 

Tot Iper : Gedmekt bj de wedawe van Jaeqnes De Rave In 
de Zaid*-straete in S. Aogostyn. 1714. 

36. Histoire des ffttes de notre province. Procession d'Ypres, a^ec 

deax gravnres, 10 pages in-8*. Brages, 1848. 

37. Notice sor Adrlen Willaert, pr^c^dte et soivie de qoelqaes d^ 

talis snr les masieiens de la Flandre-occidentale. Brages, 
1849, in-8*, 51 pp. 

38. A Monsieur King, k propos de ses deux lettres snr le plan de la 

Madeleine k Bmges. Brages, 1849,in-8*, 34 pp. 

39. Golard Mansion et les Imprlmears brageois du xr* sitele. Broges, 

1847,in-8* de 39 pp., et dans les Annates de la Soci^t^, t. IX, 
pp. 339-572, avec gravure el fac-simlle d'aoe qaitlance de 
Mansion. 

40. Revne crUiqoe da tome IV de mtstoire deFlandre, par M. Ker- 

▼yn de Lettenhove. Annates, t. X, pp. 399-412. 

41. Essai sar Tbistoire da Saint-Sang, depuis les premiers sidles da 

cbrislianisme. Brages, 1850, de rimprimerle de Vandecasteele- 
Werbroock, in-8« et iD-4« de 116 pp. Get ouvrage, qni a aassi 
M public dans les Annates de la Soci6t6, est 66dii aux ^t^ 
ques de Belgiqae, r^anis k Bruges pour les solennit^s du ja- 
bil6 s^culaire du Saint-Sang, le 16 Mai 1850. 

42. Album descriptif des ffttes ct certoonies religleuses h I'occasion 

du Jobild de 700 ans du Saint-Sang h Brages , pr^c6d6 de 
rabr^g6 d'nn essai sur I'histoire du Saint-Sang , depots les pre- 
miers slides de I'^glise Jusqu'k nos joars, par I'abbiS G. Garton, 
contenant 50 plancbes, avec rexplicalion en regard. Bruges, 
Daveluy, 4850. Tr^s-grand in-S* de 78 pages. 
45. Brugge, Marlastad, door P. Andries. Bragge, G. Be Moor, 1850. 
Nouvelte Edition public par M. Garton , avec une gravare, 
sortie des presses de son Instilut eirepr^seoiant Notre-Dame- 
du-Bourg k Bruges, in- 12, 34 pp. 



— 96 — 

44. Notre-Dtme de Camtrai, 7 pp. in-8*. AnnalM, t. XII. 

45. Notes 8ur I'oavrage do comte De La Borde , intilQl^ : L6s Dacs 

de.Boargogne. Bruges , 1849. in-S"*, et Annates, pp. ^85-286. 

46. Notice sur la carte gtographique et Mraldique do Ffanc de bra-- 

ges, ouvrage de Pierre Poarbas. Broges, 1852, avec la carte 
grav^e par J. Petit. 36 pp. iD-8*>. 

47. Revue critique de I'inventaire des chartes et documents de la 

ville d^Ypres, par I.-L.-A. Diegericlt. Annates, tome XIII, pp. 
577-380. 

48. Revue critique de la table analytiqne des mati^res de mistoire 

de Flandre, par M. Kervyn de Letteribove , 1856. Annates, tome 
XIV, pp. 236-238^ 

49. Fragments d'une blstoire de ta r^forme dans la Flandre-occiden- 

tale au XVI* slide. BrUgel, Vandecasteele-Werbroack, 1860, 
in-8*^ de xxii et 68 pp. 

50. Anatogie des iangues flamande, allemande et anglaise, par M. le 

cbanoine Carton. Extrait de La Belgiquey Novembre 1859, In- 
8% 27 pp. 

Gette analyse critique fut 6crite k Toccasion du H^moire 
conronnd deM. Delfortrie. dontM. Carton publia Tabrdg^ sons 
le titre de : 

51. Analogies des Iangues flamande, allemande et anglaise, od 6tude 

compar6e de ces idi6mes. Gand, Van Doosselaere, in-12 de 
372 pages. 

52. A propos d'une question acadtoique. Annates, t. XIV, pp. 11. 

II est trait6 dans ces pages de la question propos6e par TAcH- 
dtoie deBruxelles, pour le concours de 1857 > danft lequel 
M. Delfortrie obtint la m6daille d'or. 
55. A propos d'un ouvrage de Nicolas Dubois, cbanoine de Bruges. 
Bruges, 1860, 40 pp. 

54. Notice sur M.I.-J.^De Meyer, docteuren mddecine et enchirurgie, 

president de la commission medicate de la FlaDdire«*ocbiden- 
lale. Bruges, Vandecasteele-Werbrouck, 1801, in-8^, 42 pp. 

55. Biograpbie des bommes remarqiiables Oe la Flandre^oceidentalei 

4 volumes in-8^ Bruges, Vandecasteele-Werbrouck, 1843- 
1849. M. Carton prit une large part 9i cette publication ;les 
articles sign^ C^ C. sent de lui. Le 4« volnnie sign6 C. et V. 
est d(^ k MM. Carton et Van de Putte. 

56. H6tel-de-ville de Bruges. Restauratlon de la facade. Rapports 

falM par M. VOM Carton, ao nom d^ la commissioii spdclale, 



- 97 - 

au sojei du choix des statues li placer daas tcs oicbes de la 
lagade de rh6tel-de-?ille. Bruges, Da?eluj, lo-S* de 44 pp. 

57. Vita Rev. adoo. ac venerabllis viri Johannis Bartholoroaei Van Roo, 
eecleaiae caibedralis Iprensis canonici gradual! et archipres- 
bjteri. Brugis, Vandccasteele->n^erbrouck, 1860, in- 18, 64 pp. 

98* Jennyn. Chronologlum eisacris litteris desumptum ad nobillssi- 
mum domluum D. Robertum De Ilaynin, ecclesiae caibedralis 
Brugensis caoonicum. Brugis, 1861, in-8*, 11 pp. 

99. De I'acilon du gouvernement sur les flandres. Bruges, 1847, io- 
8«, 30 pp. 

60. De Torigine de la cbaritd publlque. — Quelques remarques sur 

les coDf6rences de M. Oris. Bruges, Vandecasteele-Werbroock, 
1855,iD-8% 53 pp. 

61. De r^tat ancieu de la meodicil^ dans la province de la Flandre- 

oecideniale. Braxelles, Bayez, 1850,ln-4» de 30 pages. Ex- 
trait dtt BolletiD de la commission centrale de slatistiqae, 
tome IV. 

62. Essal sur les premiers ap6tres du diocese de Bruges. Bruxelles. 

J.-B. De Monier, in-8*, 23 pages. Extralt de La Belgique. 

63. M. Carton fut cbargd par TAcaddmie de Bruxelles de faire plu- 

sieurs rapports, dont volci les litres : 

a. Rapport sur deux Hemoiresenvoy6s au concours de 1857, 
en r^ponse k la question : Gonstatcr les analogies que pr^sen- 
tent les Ungues flamande, allemande et anglaise, malgr6 les 
modlAcalions qu'elles ont subles, et r^tablir la sfgnificationi 
des mots tomb^ en d6su6tude dans Tun de ces idi6mes par 
celle qu'ils ont eonserv^e dans un autre. » Ge rapport est Im- 
prim^ dans les Bulletins de TAcad^mie, 2« s^riie, t. II. N"* 5. 

5. Rapport de H. Tabb^ Carton sur un H6moiredem4tapby- 
sique de MM. Gruyer et Tissot. Bulletins, t. XV, R** 12. 

e. Nonfelles consid^ations sur le libre arbitre, par M. Tis- 
sot, professeur de pbilosopbie k la faculty des lettresde Dijon. 
Rapport de M. Carton. Bulletins, t. XVI, N* 1. 

d. Rapport de M. Carton snr un Manuserif d$ Vdbhaye det 
Dttn$a, Notice de M. Kervyn de L6itenhove, correspondant de 
I'Acad^mie. Bulletins, t. XVII, N* 10. 

0. Rapport deM. Tabb^ Carton sur trois M^moires envbyis 
en r6ponse b la cinquiftme question de la classe des lettres, 
aittSi cdncue : B^poier Ui eauWs du paupiritme dans Us 
Flandres st indiquer Ui fnoyMs d'y rem6diet. Bulletins, 
t, XVII, N« 5. 



— 98 — 

f. Rapport de M. Carton sur un ll^tnoire envoys aa con- 
cours de 1851 , en r^ponse ^ la question suivante : 

QuelUs ont ^I4,jusqu'd I'avinement de Charlet-Q^int , 
les relationg politiques et commerciaUs des Beiges avee 
VAngleterre? Bulletins, t. XVIl, N« S. 

g. Prix quinquennal d'tilstolre. Rapport sur une proposition 
du jury, (Commissaires MM. Borgnet, Grandgagnage et I'abb4 
Carton). Bulletins, tomeXVIlI, N* 9* 

h. Rapport de M. I'abb^ Carton sur trois M^moires envoy^ 
au concours de 1852, en i^ponse ^ la question suivante : 
Quelle est, dans V organisation de I assistance daeeorderaux 
classes souffrantes de la societe, la part Ugitime de la charit6 
priv^e et de la bienfaisance publique f Bulletins, tome XIX, 
N»5. 

i. Projet dun concours pour I'histoire de la ville d' Ypres^ 
soumisAl'examen de VAcad^mie. Rapport imprim^ dans la 
2« s6rie,t. IX, N»2, de TAcad^mie. 

k, ttudes sur le VIII' siicle, m^moire de M. Keryyn de 
Lcltenhove. Rapport de M. Carton, iraprim6 dans les Bulletins, 
t. XX. N» 5. 

64. fiublissement des Karls saxons en Flandre. Bruges , 1848, chex 

Vandecasteele-Werbrouck, in-8' de U pp. 

65. Appel en faveur des 6coles gardiennes et discours d'inslallalion 

de la commission. Bruges, 1844, in-8». 

66. La triomphanle entr6e de Charles V ^ Bruges, in-4« avec 32 figu- 

res. Bruges, Vandecasteele-Werbrouck, 1850. 

R^impression pour la Soci^id d'l^mulalion d'un ouvrage pu- 
blic par Remy Du Puys , ^ Paris, 1515, chez Gilles de Gour- 
mont. 

67. Oratioin laudem urbis Brugensis, auclore G. Cassandro. Gandavi, 

Annoot-Braeckmao, 1847, in-4% avec preface de M. Carton, 
30 pp. 

68. Excidium Morini oppidi quondam bellicosissimi, carmine elegiaco, 

auctore Balduino Sylvio flandro. Ypris, excudebat Judocus 
Destresius. Bruges, 1847, in-4<' de 27 pages. R^impression d'un 
ouvrage tr^s-rare. 

69. Elegiae Jacobi Papae hyprensis. Bruges, 1847, in-4' de 24 pages. 

Gette r^impression d'un petit livre ^dit^ par Josse Destr^e, en 
1553, et appartenant^ Hgr Malou, est due ^ M. Carton. 

70. 11 publia, en 1842, in-4% chez Vandecasteele-Werbrouck, a Bru- 



— 99 — 

ges, ia Biographic de Jacques de Meyere, k laquelle il ajouta : 
Opera poetica Jacob! Meyeri, XXVl-42 pp. in-4*. 

71. Reram flandricarum lomi X, aactore Jacobo Heyero balliolanOy 

avec la biographic de Meyere et sea Opera poetica. Bruges, 
Chez Vandecasteele-Werbrouck, i842, iii-4* de 145 pp. 

72. Lettres k M. I'abbd Carton sur les genealogies des comtes de 

Plandres , consider^es comme source de notre bi&toire, par 
M, Betbmann, publi^es, avec preface par M, Carton, chez Van- 
decasleele-Werbrouck, k Bruges, en 1849. In-4*, 45 pp. 

73. Memoires de Jean de Dadizeele , sonverain-bailli de Plandre, etc* 

Bruges, Vandecasteele-Werbrouck , 1850. in-4*, 198 pp., 
avec preface. 

74. Chronique de I'abbaye de Ter Doest, par F. V. et C. G. Bruges, 

1845, iii-4« de 82 pages. 

75. Cbronicon abbatlae Warnestoniensis, etc., cura et studio duorum 

dioec. Brug. sacerdotum, Bruges, 1851 , in-4<>, 38 pp. 

76. Historiaepiscopatusiprensis, etc., collecta cura et studio dnorum 

dicec. Brag, sacerdotum. Bruges, 1852, in-4*'. 180 pp. 

77. Cbronicon monasterii Eversbamensis, etc., collecta cura et studio 

duorum dioec. Brug. sacerdotum. Bruges, 1852, in-4*, 79 pp. 

78. Cbronicon Vormeselense, par F. V. et G. C. Bruges, 1847, in-4* 

63 pp., suivi du Cartularium Formoselense. 

79. Cbronicon et cartularium abbaliae sancti Nicolai Furnensisel 

cbronicon Betbaniae sen domus S. Joseph Fornensis. Ediderunt 
F. V. et G. C. Bruges, 1849, ln-4%XVlII-268-i2 pages. 

80. Chronique et Cartulaire de I'abbaye de 's Hemelsdaele, publics 

par C. G. et F. Y. Bruges, 1858, in-4% 64 pp. 

Ges sept derni^res publications virent le jour par les soins 
de MM. Carton et Van de Putte. 

81. Furor bellicns, etc. Bruges, 1860, in-4% 40 pp. Cette publication 

est la reproduction d'un petit ouvrage imprim^ en 1659 chez 
Nicolas Breygel, ^ Bruges, par les soins ^u Norbertin A. Des- 
trompes. II contient deux poemes de Richard Francke, intitu- 
les : Descriptio sacrilegii duorum militum, et Descrlptio obsi- 
dionis urbis Furnanae. 

82. Statuls, discoors et publications de la Society des Bibliophiles 

campagnards, trois brochures in-8*>. Gand, Annoot-Braeckmao, 
1841-42, in-8% 4-18 et 14 pp. 



— 100 — 
Ouwaget puhlUipour la soeii^ de» hibliophiUt fiamands. 

l.Oadflaemscbff liederen der XIV* en XV* eeuwen. Gem, Annoot- 

Braeckman, 1840, iD-8* de Vlll«540-3i l>ages. 
2. Het boecl^ van al 'tgene daller geschiedt in binnen Bragghe 

sicbtent jaer Ull, iA februarii, lot liOl. Gent, 4859, iR-8* 

de 111-468 pages. 
5. Lamentatie van Zegber Van Male. Gent, 1859, in-8% lV-l30pp. 
4. U avail ^il^ )i sa mort qaelqoes feuilles de i Nederlandacfae bia- 

torie van Augustin Van Hermelgbem, 1575-1585. in-8% 

Gient, 1864. 

H. le vicaire-general Youin fait ensuite la lecture du 
travail qui suit : 

NOTICE SUR L'ABBAYE DU SiULCHOIR. 



La fin du si^cle dernier a amoncele bien des mines , 
mis fin k bien des traditions , fail perdre bien des docu- 
meats utiles k I'histoire. Nous avions aui portes de notre 
\ille un etablissement six fois s^culaire , occupant une 
etendue d'environ quinze hectares , compose de tr^ 
vastes constructions , renfermant de belles sources d'eau 
minerale qui alimentent les canaux et les etangs de nom- 
breux ch&teaux (1), une abbaye cistercienne, Tabbaye 



(1) II y a deux fontaines. L'une s*appelail IkFontaim de Madame 
et rantre la Fontaine de Monsieur. Le docteur Planghov a fait on 
m6moire sur les eaux mindrales da Saulcboir, qui a M publi6 dans 
le Journal de Midecine, dit Hoverlani, dans les num^ros de septem- 
bre et d'octobre 1780, vol. 54, pp. 255-268 et 338-368. Hoybrlant, 
V. 62, pp. 166 el suiv. 

Le cbanoine d'EvBRLANGs bb Vitrt a aussi fait un m^moire sur 



— 101 — 

da Saulchoir (1) pour Tappeler par son nom, dans 
laquelle onl veeu lant do personnes dislinguees par leur 
naissance et par leurs vertus. Qu'en reste-t-il? Que vous 
en dira-t-ou j si tous interrogez les habitants du village 
ou elle etait situee? Presque rien , el dans peu tout sera 
oublie. Le savant ouvrage de Sainte-Marthe , la Gallia 
Christiana^ nous donne bien une petite notice sur cette 
abbaye , quelques chartes et le nom des abbesses jusqu'au 
commencement du dix-huitidme si^cle ; mais qui va 
compulser maintenant ces in-folio latins ? Et puis , dans 
ces grands outrages , bien precieux sans doute , il est 
difficile qu'il ne se glisse pas d'erreurs dans les rensei- 
gnements donnes par des correspondants, quelquefois 
mal informes ou peu soigneux. 

Nous avons eu la bonne fortune de trouver plnsieurs 
documents importants sur le Saulchoir ; nous avons pa 
nous mettre en rapport avec des personnes qui ont vu 
le monast^re debout, qui ont vecu avec les derniers 
membres de cette maison^ qui nous ont appris des par* 
ticularites qui demeureraient ignorees, si on nc se h§tait 
d'en prendre acte , et nous avons cru devoir nous occo- 



les eaox da Saolcboir, qui a M imprim^ dans les M^moires de I'Aca- 
dtoie de Bruxelles. 

Le prince de Parme, pendant son s^jour k Tournai , soaffrant de la 
gravelloi fit usage de ces eaux et s'en trouva tr^s>bien. Gactran » 

TOl. ni , p. 1027. HOYBRLANT, tORI. 68, p. 226. 

La Fontaine Madame a maintenant un bassin tr&s-^l^gant, qu'a 
fait arranger M. le colonel Tummers. Elle donne environ quatre litres 
d'eau par seconde. L'autre source a ^t^ fort n6glig6e. Elle s'^coule 
dans une mare, mais elle sera aussl bientdt enlour^e de ma^onnerie. 

(1) G'est la traduction du mot latin loUcettim, lieu plants de san- 
ies. En ^rivant SauUhoir, nous adoptons I'orthograpbe du sceau de 
Tabbaye. 

BULLETIN T. X. 13 



per d'un petit travail pour preserver de I'oubli des 
noms et des choses qui meritent de vivre dans la me- 
moire de ceux qui nous suivront. 

Nous donnerons en entier, k I'exception des douze 
premiers jours de Janvier^ le martyrologe de I'abbaye 
depuis sa fondalion jusqu'^ sa suppression (1). Nous y 
ajouterons le plan des b&timenls que nous demons k 
I'obligeance de M. le colonel Tummers. — Qu'il re^oiye 
Texpression de nos sinc^res remerctmenls. — Enfin, nous 
ferons preceder le tout de la traduction de Tarliele que 
la Gallia Christiana consacre au Saulchoir, en y corri- 
geant les inexacliludes, et en compietant la liste chro- 
nologique des abbesses. 

Sainte-Marlhe donne le texte de quatre actes relatiis 
a la fondalion du Saulchoir. Le premier est du doyen du 
ehapitre de Tournai, N. (Nicolas Buchaus) qui, au nom 
des religieuses, re^oit, dans le cloilre de la cathedrale, 
la donation du manoir avec ses dependances (curtis cum 
appenditiis) y ou doit ^tre etablie Tabbaye. Gelte dona- 
tion est faite par Jean Alelack (^) k Tintervention d'Evrard 
Do le Yigne, de qui dependait le fief dont on disposait. 
Actum anno Domini 128S mense Octobri. 

Le second acte est une buUe du pape Gregoire IX con- 
firmant la fondalion de Notre-Bame Du Sart k Barba^ 
rinsart. II faut lire Barbarnisart (3) ; ce mot est ainsi 
plusieurs fois tr^s-lisiblcment orlhographie dans le 



(IJ Le premier feuillet a ^it coop4. 

(2) A te Tack, ii la lache, en latin ad labem, Le dictlonnaire des 
abbayes de I'abb^ Migne, sur une fausse indication de la Gallia chrii- 
ttana, le nomme Jean dit Hala, 

(5) Une note lenue en 1785 concernant le steur Damien Mercier,^ 
mattre de labour ^ Barbarnisart, proave que ce mot a toc^'ours M 
£crU de la mdme mani^re. 



— lOS — 

marlyrologe. G'esl aelaellenieut la ferine de Barbisart 
situee k Obigies, mais trto-rapprochee de Kain. Hiraeus 
donne cetle bulle et la pidce precedente, torn. Ill, pp. 
896 et 897. 

La Iroisi^me pidce est un acle de rabb6 de Clteaux 
aulorisant la fondation faite par Jean Aletack [dictiad 
labem) k Barbarnisart. La nouvelle communaule sera 
fille de cellc de Braelle, et des religieuses de Braille 
formeronl le premier noyau de Tabbaye de Notre-Dame 
du Sart. L'abbc se reserve le droit de visile et la charge 
d'&mes. Donne^ Fan 1288, le leudemain de rExaltation 
de laSainle Croix, pendant la tenue du chapitre general. 

Braelle est une abbaye de Bemardiues siluee dans le 
dioc^e d'Arras et fondee, en 1196^ par Adde, dame de 
Harnes(l). 

La quatridme charle est donnee par Pierre, prevdt, 
Roger, doyen, et le chapilre de Cambray. lis autorisent 
la translation de Notre-Dame du Sart du lieu oik elle 
avait ete fondeeen un autre pr^s de Tournai, nomme 
Saulchoir, sans prejudice cependant des engagements 
qui avaient ete autrefois pris par les religieuses envers 
certains membres du chapilre de Cambray. 



(1) Braille ou La Brayelle-Iez-Aunay, *—l?rae2la,—Jnefum onAs^ 
nayum, abbaye de Clteaux non loin de Luns. La fondalrice Ada ou 
Oda de Barnes, de Harnis, ^tait sans doule parente de Micbel De 
Barnes, seigneur d'Antoing , qui Tivait vers cetle dpoque. Cette fon- 
dation se fit avec I'assentiment de Bugues, abbe de S. Pierre de Gand. 
L'abbaye de Braille ne subsista en ce lieu qu'un peu plus d'un demi- 
si^cle. Elle fut ruin^e, et les religieuses se transporl^rent ailleurs, 
juxtdL grangiam suam de Markesiet dit la Gallia ehriitiana, dans la 
paroisse de Bouvignies. 

V. Diciionn. des abbayes de Migne, pp. 130 et 131. — Miraens, 1. 1^ 
p. S57. 



— 104 — 

Actum dominicd die qud caniaiur Ocvu, anno Domini 
1288. 

Sainte-Marlhe fail suiyre ces quatre chartes d'une 
note qui se troave a la fin du martyrologe et dont voici 
la traduction avee le teite latin bien orthographie (1) : 

<t Cost li Incarnations dou commencement delabbei 
de Barbernisart et dou Sauchois, I'an 12SS. 

n Uan da Yerbe incarne 1238 ful fonde le monast^re 
du Sart en un lieu nomme Barbarnisart des biens de 
Jean dit Alelak, bourgeois de Tournai et d'Agn^s son 
epouse, lesquels pour former dans les bonnes moBurs k 
la vie religieuse selon la r^gle de saint Benott et la dis- 
cipline de Ctteaux, les personnes qui k TaTenir voudront 
se consacrer k Dieu , choisirent trei^ie religieuses an mo- 
nastdre de Bra'ille et les amen^rent le jour de la Gircon- 
cision de Notre-Seigneur au predit lieu Barbarnisart. 
Lesdits Jean et Agnds disposant d'une parlie des biens 
que Dieu leur avait deparlis, donn^rent k perpetuite ao 
nouveau monasl^re en terres , maison el rentes la "valeur 



(1) Anno Verb! incarnati M" CG** trices'* tertio fundatom est monas- 
teriamdeSarto apud locum qui dicitur Barbarnisart , de bonis domini 
Joannisdicti ad labem, civisTornacensis,et Agnetis, uxoris ejnsdero, 
qui ad informandas subsequentes personas secundum regulam sancti 
Benedictiin bonis moribus etordinis Cisterciensis discipiina, elege- 
runt tredecim moniales in monasierio de Brailia et adduxerunt eas in 
praediclo loco Barbarnisart in die Circumcisionis Domini ; et largili sunt 
praedicti Joannes et Agnes prsefato monasterio noviter creato de bonis 
sibi a Deo collalis in terris, roanso et reddiiibus ad valorem annuum 
ducentas libras turonensium et eo amplius perpetuo possidendas abs- 
que ulia baeredum suorum calumnia nee contradictione. 

Idem conventus babitavit in prsediclo loco, videlicet Barbarnisart, 
quinque annis et dimidio parum plus vel minus poslea translatus est 
in die Nalivilatis beatae Mariae Virginis In loco dicto Saulchoir, anno 
Domini 1238 et dimidio, dedicaturqne ecclesia nomine de Sarto. 



— 105 — 

de plus de deux eenls livres lournois dc rerenu sans 
que leurs heritiers puisscnt critiquer ces liberaliles ou 
s'y opposer. » 

La eommunaule demeura en ee lieu , c*est-^-dire k 
Barbarnisart, environ cinq ans ct demi , apr^s quoi elle 
fut transferee le jour de la Nativile de la sainle Vierge 
Marie Tan de Nolre-Seigneur 1288 en un autre lieu 
appele Saulcboir et I'eglise y ful consacree sous le voca- 
ble de Notre-Dame du Sari. 

Si Ton admet qu'Eyrard Radou n'a fait que reslaurer 
le monasldre de Ghiteau-rAbbaye pr^s de Morlagne , la 
famille Aletack serait la seule k Tournai qui aurait fonde 
une abbaye. Elle dc^ait done occuper un rang tr^- 
dislingue. Mais comment se fait-il que son nom ne figure 
pas parmi les signatures des lellres dc non-prejudice 
donnees au chapitre do Tournai et k I'abbayc de Saint- 
Nicolas-des-Pres en 11 98 par Ics pre^ols, jures, escbevins 
et eswardeurs [electores] a Toccasion de subsides accor- 
dcs pour payer quatre mille marcs d'argent au comte 
de Flandre^ pour assurer la tranquillilc de la ville et 
faire respecter sa nculralile (i)? Comme c'est k celte 



(1) Les soixante-qualorze signatures qae porta ceue charte sont 
carieuses k ^tudier. Les ooms sont tir^s du lieu d'babitation , ou 
d'origine, d'un vdtement particulier, d'une profession, d'une quality, 
d'un d^faut, de la langue parl^e, d'une fooclion autrefois exercee, elc. 
Envoici quelques-uns : Lelbert de Saint-Pierre, Evrard de I'Alre, 
Wicart.de Waudriponi, Jean de Cond6 , G6rard Capiel (chapeau) , 
Gonlier le Fevrc, Bauduin Fevre, Guillaume Cordewan (cordonnier) 
Thierri le Cam5i6r (brasseur), Gauiier le fondcur , Arnould Lefort, 
Walter le Roux, Goumar le Blanc, Pierre Folvisage, Henri Pancede- 
hoc (pause de bouc) , Letberl Straho (borgne). Guillaume le Sauvage, 
Gamier lcFol,Gu6rard Piel-de-Li6vre, Gossuin le F lamand, Gos^ 
suin le Clerc, Gossuin reschovin, etc. 



— 108 — 

epoque que' les families ont commence k prendre un 
nom ^ il est probable que les Aletack n'en ayaient pas 
encore en 1198. Unmembre de celte famille peut Irds- 
bien avoir fait alors parlie de la magistrature et avoir 
signe ces charles de son nom de bapl^me seulement^ ou 
en y ajoulant une designation qui lui etait personnelle (1). 
On peut done regarder Jean, dont Tepouse est designee 
par le seul nom d'Agn^s, comme celui qui aura donned 
sa lignee ie nom d! Aletack. 

II n'y a pas moins dc quatorze personnes de celte fa- 
mille qui Ggurent sur le martyrologe de Tabbaye; ce qui 
porle k croire que le fondateur a^Voulu s'y procurer un 
lieu honorable de sepulture. Delossy, dans son Recueil 
d'epilaphes, nous a conserve Tinscriplion du tombeau de 
Jean Aletack au Saulchoir : c Chy gist Jehan Alitack 
de cuy biens cesle maison est fondee. Priez pour s'ame. » 

Si aux quatorze noms du martyrologe du Saulchoir 
nous en ajoutons qnalrc qui se trouvenl dans celui de la 
cathedrale, nous aurons dix-huit membres de la famille 
Aletack qui ont vecu dans le XlIP et le XIV" si^cle. 
€olombe, fille du fondaleur, fut religieuse au Saulchoir. 
Catherine Aletack fut abbesse et Jonet Aletack, reli- 
gieuse ; Gossuin fut chanoine de la cathedrale et y fonda 
son anniversaire. On celcbrait en outre a la cathedrale 
les anniversaires le 14 Janvier de Aelendis, epouse 
d'Hcnri Aletack, le 9 aout, d'Henri Aletack, le 18 mai, 



(I) Dans la cbartc de St-Nicolas figure parmi les signataires on 
Henri Tacet, Le nom est ecrit avec un k dans la charte du chapiue : 
Taket, La mfime difiT^rence d'orlhograpbe se fail remarquer pour 
Oossuin Lecebroce; ce dernier mot devienl avec des k Lekebroke. On 
en doll conclure qu'a la fin du XIl' si^cle, le c et lek s'employaient 
quelquefois indilTeremmeni el se pronon^aieut de la m6me mani^re. 



— 107 — 



d'Yvelle Alelack, le 7 fevrier, de Jean Aletack, epoux 
d'Yvelle et, le 4octobre, d'un autre Henri Aletack (1). 



(1) Lafamille Aletack a laiss^ son nom k laraeoiielle a?ait son 
habitation. La rue Dame Odilb s'appelait autrefois )a rue Dame Odilb 
Aletack. Elle est ainsi nomm^e cJans un chasserean de rentes du 
Cellier de la cath^drale fait par J^han Pelerin en 1384. 

Parmi les actes inventories aux archives de la ville de Tournai, se 
trouve le testament d'Agn^s, fllle d'Renri , en date de 1314. Ce do- 
cument eonfirme bien ce que nous disons de la position sociale des 
Aletack. Agn^s» en possession d'une fortune considerable, en dispose 
avec une grande elevation de sentiments et avec beaucoup de g^n^- 
rositd. Voici an eitrait de ce testament : 

Testcment Angniei Aletack ki fu femme Alart De leMotte, 

£1 Don dou P^re, dou Fii et dou Saint- Bspir. Amen. Sacent tout 
que jou Angnies De le Motte, fille jadis segneur Henri Aletacke» et 
femn«e Alart De le Motte, etc., fach et ordonne men testament et me 
devise en le fourme et en le mani^re ki sensuit : Premi^rementi je 

Yoel En apri^s je donne pour Dieu et en aumonne pour lame de 

mi et de Alart, men baron, et pour les ames de me p^re et de me 
m^re, etc. Cest asavoir k deux p^lerins pour aller outre mer k chevat 
u k piet, quarante livres de tournois sil avient ke ale se face devens 
les V ans apri&s men dechies, et selle ne se faisoit devens les V ans, 
je voel que mi testaroenteur doinsent les XL liv.devent noum^es pour 
Dieu as povres des veskies de Touroay et de Cambray la u 11 sanlera 
boin k mes testa menteurs, etc. 

Lan de grasse M CCG et XIII en mi fevrier. 

Void Vindication de quelques autres actes concernant la famille 
AUtaek, qui sont con8erv4s aux archives de la ville : 

1230, el mois de Septembre. 

Accord entre Gberous li Gomblers et Jehan k le Take et 
Evrart De le Vingne, au sujet d'une redevance de trols fran- 
cars de cervoise. 
1232,. el mois d'Aoust. 

Venle par Waules k le Take Si Dame Odilien et h ses hoirs 
qu'elle a de segneur Henri k le Take, de tout ce qui lui est 



— 108 — 

La chronologie des abbesses de la Gallia chrtstiana 
jusqu'au milieu du XV" si^le n'est appuyee sur aucun 
document et semble avoir ete faite en copiant le marly- 
rologe en suivant I'ordre des mois, k Texception de la 
premiere abbesse inserite comme telle au 22 oclobre. 
De la deuxieme & la dix-septi^me, les deces sont dans 
Tordre suivant : 7, 22 et 24 Janvier ; 3 et 5 fevrier ; 7 et 
24 mars ; 5 avril ; 8 et 30 mai; S et 12 juin ; 20 juiliet ; 
11 aoiit; 3 oclobre et 7 novembre. II serait bien ex- 
traordinaire que seize abbesses fussent decedees dans 
un pareil ordre. 

Nous avons decouvert un document qui prouve evi- 
demment que Tordre chronologique n'a pas ele suivi par 
Sainte-IKarthe. G'est une charte de Tabbesse Gilles, qu'il 



6cha da seg' Henri, son p^re. ^ (Cest de eette damCf' tris- 
prohahlement, quela rue Dame-Odille tient sofi nom,J 

i354| el mois de Ghieskerec. 

Vente par maistre Gose k leTake, li fius le segneur Jehan k 
le Take (d^funt) et Jakemes ses fr^res, k Pierre de Waudri- 
pont, de leur maison sur la roe qui va vers la porte de Canfaing 
et sor la rue qui va vers la maison segneur Henri ^ le Take. 

1256, el mois de Feverec. 

Yeole par Henris li fius segneur Wanton \k le Take h Paien 
Le Ture, d'une rente h^rili^re de XX' de Tornois. 

1260, Chirographe oU Ton voit Evrart ^ le Take comme ^cbevin de 
St'Brice. 

1260, Autre chirographe dans lequel on voit Liepos ^ le Take figa- 
rer comme autre homme, 

1274, Tornai . • . Sacent » C . que Dame Marote, fille 
dame Odie a le Take, Demisielle Annies li suer Dame Marotin 
devant ditte, Jakemes de leYigne, barons de leur seroeur,ont 

virerpit k Dame Odie k le Take, lor m^rci tei 

partle et tel droit que chescune de ces sereurs et Jakesmes, 
mismes leurs serourges, avoient et wardoient en iiij Ilvres 
d'artisiens, etc. 



— 109 — 

place la huilidme, et qui vivait en 1*265. En voici le 
commencement el la fin : 

De redditu qwm dehtnt moniales de Saleeto. 

JoQ Gilies par la grasse de Diea abbesse del Saacolt dales Tornay 
et H coavens de eel misme 11a fa sons li savoir ft tous chious ki ces 
letlres yeront et oront ke nos otrions et donons k recevoir poor nos, 
as pitances de saint Nicolay despr^s deles Tornay vingt sols de Paris 
ke DOS avons de rente perp^tuelment ft le Triporie ft Tornay sour le 
maison Wattier Sarrasin ke 11 sires Gosses A le Tacke canones de 
Tournay, ki fa fius le segneur Henry nos dona poor Dia et en aa« 
mosne, lesquels vingt sols de Paris, les pitances de saint Nicolay 
devantdit nous rendent cescan an yr^taulment en Tornay ft deux ter- 
niines dksolsde Paris ft le Gandeler et dix sols ft le saint Jehan saivant 
apri^s, etc., etc. 

Si leur avons nos ces pr^sentes letres donees sayelldes de nos 
sayel. Ce fa fait el an del Incarnation notre Seigneur J^su Christ mil 
deux cens et solxante cinq el mois de Janvier (1). 

Comment admetlre que de 1288 k 1265 il y eut eu 
huit abbesses an Saulchoir, tandis qu'on n'en compte en 
tout, jusqu'^ la fin du si^cle passe, que 84? La lisle sui- 
vante ne doit done Sire adoptee qu'avec la reserve que 
nous avons faite : 

I. Mathilde. 
IL Jeanne I, 7 Janvier. 
in. Catberine I de Bruges , 22 Janvier. 
ly. Isabiau I Destrat, 24 Janvier. 
V. AgnSs I^ 8 fevrier. 
VI. Marguerite I Dupont, 5 fevrier. 
VII. Catherine II de Rozidre , 7 mars. 
YIII. Gilies, 24 mars. 
IX. Agnds II, 5 avril. 



(I) Cart, de S. M6dard, foK 160 recto et r. 

BULLETIN T. X. 14 



— 110 — 

X. Harie Faoke (1). 
XI. Agnte III, 80 mai. 
XII. Agn^ lY de Leuxe (2). 
XIII. Sara, 12 juin. 
XIY. Agn^ y Deslainkierke (8). 
XY. Galherine III AleUke, 11 aoftt. 
XYt. Michelle, 8 oclobre. 
XYIL laabeau de Douay, 7 novembre. 
XYIII* DoQlce Poullelier. Eile fut inhum^ an Ghapitre 
aTec cette 6pitaphe : Chi gist venerable reli- 
gieuse dame DouIcePouIletier,en son temps 
abbesse de I'eglise et abbaye de Saulchoir 

lez-Tournay, laquelle est le 14* 

jour du mois de Janvier Van degr&oe 1464. 
Priez Dieu pour son &me. 
XIX. Agn^ YI de Gorde. Elle fut enlerree au clollre 
avec celte epilaphe : Ghy gist noble demoi- 
selle dame Agn^ de Gorde, en son temps 
abbesse de I'eglise de ceans, laquelle trepassa 
Tan 1497, le 10« jour (4) d'avril apr6s Pas- 
ques. Priez Dieu pour sou ftme. 
XX. Marguerite II de Gorde. Au marlyrologe le 26 

juin. 
XXL Quinte de Bruges. Ellemourutle 2 juin 1575. 
Sa sepulture etait au Ghapitre ou on lisait 
cette epitaphe : Gy gist venerable dame ma- 
dame Quinte de Bruges, abbesse de ceans» 



(1) La Gallia £crit erron^ment Faalze. Le h da marlyrologe res- 
semble un peu ^ nne I el un z, 

(2) La Gallia 6crit de Lens. Cest une erreur. 

tS) La Pallia ilonne Destan^ierke. G'esi encore une erreur. 
(4) Au martyrologe le 9 avril. 



— Ill — 

iaqoelle ayant deeore celte maison de plu- 
sieura beaux edifices, depois roines par les 
aectaires, lea a en partie fait reedifier; et, 
apr^s atoir r^gi ce liea en paix, non sans 
grand travaili Tespaee de 42 ans, est dece- 
dee )e 2 juin 1575, Tan de sa profession 58, 
kgee de 68 ans. Priez Dieq pour son toe (1). 
XXIL Anne de Yaudriponl f 17 septembre 1608. 
Yoici son epitaphe qui elait au Chapitre : 
Sous celte lame reposent les cendres de ve- 
nerable dame madame Anne de Vaudripont^ 
laquelle ayant abbatiallement regi !e monas- 
ihre le cours de 18 ans, et par Tincommo- 
dile de son ftge decrefHle, rerais .... 
de sa charge, surviva apr^s sa resignation 10 
ans^ jusqu*ji I'annee 4 de Tinslauralion de ce 
dit monasli&re, faite par venerable dame ma- 
dame Magdelaine du Buisson prcsenlement 
abbesse ; Tannee de sa proCes^on 66, excm- 
plaire de religion etvertu, nonagenaire, ju- 
bilaire, couronnee et comblee de jours, passa 
de cette vie a reternelle vie le 17 seplembre 
1608. 
XXIII. Haddaine du Buisson. Ge fut elle qui recon- 
struisit Teglise et qui reslaura le monasl^re 
en 1594. L'abbaye avait ete presque rasee par 
les seclaires en 1 566. A I'qglise se irouvait 
I'epitaphe suivante de cette abbesse : Icy gist 
le corps de reverende dame madaoie tf agde- 



(1) SoQs cette abbesse, en 159^, Edinond de is Croii, G^^rsl de 
rOrdre de Ctteaux, fit la irisitc da Saulchoir. Eotre autres choses, il 
fic une reduction de Tobituaire* Note d la fin du martyrologe. 



— 112 — 

laine du Buisson^ abbesse de ceaiis, laquelle 
ayant regi le mouasl^re religieusement le 
cours de 85 ans, rebalit celte eglise et res- 
taura la maison, lesquelles ont ete ruinees 
par Ics guerres^ passa de ce mortel sejour le 
11 dejuilletran 1628, etc. 
XXIV. Jeanne II de Goupigni statua, en 1632, que 
chaque annee on celebrerait un anniversaire 
solennel pour tous les bienfaiteurs de Fab- 
baye (i). Eile fit conslruire un refuge aTour- 
nay et donna divers ornements k I'eglisc (2). 
Elle mourut le SI mai 1658. Yoici son epi- 
laphe : Gy gist noble el verlueuse dame ma- 
dame Jehanne de Coupigny, laquelle a este, 
par la gr^ce de Dieu, abbesse de ceans, et 
louablement gouverne le monaslere I'espace 
de 30 i^ns, el fait baslir le refuge de Tournay 
. et en son temps amorli, laquelle trepassa le 
81 mai 1658, dgee de 80 ans. Requiescal in 
pace. 

Jenne Malel de Coupigny fit son jubile de cinquanle 
ans de profession en 1645, elant alors abbesse depuis 17 
ans. A cetle occasion, un religieux Auguslin, nomme 



(1) On lit ce qui suit ^ la fin du marly rologe : En I'an {&5% la r6- 
\^rende dame madame Jenne de Coupigny, abbesse de ce monastdre, 
ayant consid^rd les grands biens qu'avons re^eu de notre premier 
fondaleur sire Jean k le Tacque et demoiselle Agn^s, sa femme, at or- 
donn^ qu'un service, qui se cbanle en may, serat faicl solemnelle- 
ment comrae les quatre grands services de I'Ordre et on meltrat 
qaatre chandelles sur la pierre et sera le service desdicts premiers 
fondateurs. 

(2) Lerepesoire du S^ Sacrementi les douze Ap6tres, desreii- 
quaires d'argent, etc. 



SDCIETE HISTDWgUE ET LITTERAIRE E£ TOURNAI. 



ABBESSE Dir SAUtCHOIR. 



-^ lis — 

Jacques de la Porle^ dticouveiit dclaBassee, lui dedia 
un ouvrage intitule : Le glaive de douleur qui transperca 
I'dme de la tres-sdinte Vierge Marie. Dans Tcpilre de- 
dicatoirc, ecrile avec Temphase accoutumee k cetle 
epoque, il applique a Tabbesse les paroles de Salomon 
faisant Teloge de la femmc forte : Bissus et purpura in- 
dumentum ejus; son v^lement cstdefin linetdepourpre. 
II dil que la pour pre est la couleur porlee par les rois et 
par les nobles^ parce qu'ils doivent verser leur sang pour 
le bien public, et que le lin est le \6lement des prdlres. 
II prend de \k occasion de diviser tout ce qu'il a h rap- 
porter k la louange des Halet de Coupigny. 11 enum^re 
d'abord avec complaisance tous les personnages de cetle 
famille qui se sent distingucs par leurs exploits k la guerre, 
par les postes bonorables qu'ils ont occupcs, et par les 
alliances qu'ils ont failes. Puis, dans la seconde partic 
desonepttre, il demontre que la famille de lajubilaire 
n'a pas ete moins illustree par le lin que par la pourpre, 
et il donne les noms de tous les Coupigny, hommes et 
femmes, qui ont eu des dignilcs^ des charges ou des 
benefices dans Teglise, ou qui sent entres en religion. 
II met en t^le Reuier Malet, cv^que de Lecloure; puis 
\iennent Anloine de Coupigny, abbe de Honl-Sainl- 
£loi;Jean de Coupigny^ oncle de Tabbesse, et Jean de 
Coupigny^ s' de Crevecodur, son fr^re, tous deux chanoi- 
nes de Tournay.— Agn^s Malet, abbesse au monast^re de 
Marquette, morte en 1461 ; Agnds etPhilippotle Malet re- 
ligieuses au monasl^re de Beaumont k Valenciennes; Ca- 
therine Malet, chartreuse ^Gosnay; Philippotle de Torcq 
dit Herpin, et Catherine de Coupigny, Tune tante el 
I'autre soeur de Tabbesse, qui furent toutes deux abbesses 
de Flines. Au m^me raonastdre, Anne et C£\tberine, ses 
tanles, et sa soeur Isabeau, religieuses. Une autre soeur 
Anne de Coupigny; aux Annonciadcs dcBcihunc, etc. 



— lU — 

<c Entree! par-dessus toules celles-1^, dit lebon reli- 
gieux, vous paraissex eomme la iune au milieu des 
estoilles dans I'obscurite de eetle nuict. » II eiplique 
ensuite les raisons qui Font determine k dedier son Hvre 
k I'abbesse et il fiuit en faisant Teloge personnel de 
celle-ci.«( Voz filles, je dis lesvenerables dames dc vdstre 
maison, s'esjouyssent en ce jour, et tous donneront de 
Tapplaudissement a tousjours, de voir qu'ayez acqnitt6 
vostre monasl^re de grosses debtes, cy devant eontractees 
pour la restauralion de vostre eglise; que leur a\ez basty 
k grand frais un trds beau refuge k Tournay; qu'avex 
embellie et enrichie vostre eglise de plusieurs ornemens 
et reliquaires; qu'avez si louablement administre la 
charge de Frieure I'espace de vingt ans, et depuis celle 
de Prelature dix-sept-ans; et que les avez gouverne 
avec tant de douceur et de prudence^ a\ec une si belle 
couduite et gracicuse condescendance, leur laissant un 
exemple de plusieurs rares verlus et eminentes perfec- 
tions, qui ont paru en tous dez. vostre tendre jeunesse; 
je prieray Dieu de tout mon affection de vous prolonger 
la vie, et vous combler de ses divines benedictions, et 
qu'enfin ayant fait ce que porle votre devise : mourir 
POUR viVRE, vous parvoniez heureusement k la gloire qui 
vous attend , el que I^ se verifie le pronostique que 
portez en Fanagramme de vostre nom : dame jeabtne db 
coupignt; vous soyez a toujours janne compaigne de dieu. 

Ge sont les voeux , 
Madame , 

de vostre tr^s-humble 
Servileur F. Jacques 
De La Forte. 

Du couvent de S. Auguslin k la Bassee Tan 1645. 



— 115 - 

Gette demise mourir pour vivre^ nous fait faire une 
decouverte. Sur un tableau place dans la carolle de la 
calbedrale du c6te du nord, represenlanl une abbesse & 
genoux, on lit ces m6mes mots : mourii pour viveb, sous 
un ecu donl on a point enti^remenl le champ en bleu 
pour le rendro meconnaissable. En examinant cet ecu 
de prds, il est £acile de rcconnaitre que c'esl celui des 
Goupigny qui portent d'azur k un ecu superpose d'or, 
ou plutdt d'or orle d'azur. Ge portrait qui n'est pas sans 
merite est done celui de Jeanne de Coupigny. C'est un 
volet de triptyque sur lequel est representee F Annoncia- 
tiou. L'abbesse est entre Tange el la sainte Vierge. L'autre 
volet, appendu prfts de 1ft, a pour sujet TAdoration des 
Hages. La calbedrale ne poss^de pas le panneau prin- 
cipal. Ces tableaux sont d'un bon maitre de I'ecole de 
Rubens. 

XXV. Harie I Doucbe. Elle fut enterree au choeur. 

Nous ne connaissons d'elle que ce que nous 
en dit son epitaphe : Icy repose le corps de 
la r^verende dame madame Harie Douche^ 
laquelle ayanllouablement regi ce monast^re 
en qualite de coadjulrice Tespace de neuf 
mois, et d'abbesse quatorxe mois, deceda le 
10 d'aoust Tan 1659, elc. 

XXVI. Harie II Le Garlier. Elle fut aussi inhumee an 

cboQur et elle y avail cette cpitapbe : Icy re* 
pose le corps de la venerable dame madame 
Harie Le Garlier, abbesse de ceans, laquelle 
ayant gouveme cette maison avec fruit Tes- 
pace de 18 ans, deceda le 24 octobre 167S, 
dgie de 44 ans, etc. 
XXVII* Anne Charlotte de Goupigny. Ge fut de son 



— 116 — 

temps que Louis, due de Bourgogne^ plus 
tard dauphin de France, campa k Rain et 
demeura au /S'attfc/«o«r(l)--1708» — Ceprince 
admira la piele des religieuses ; il les prit sous 
sa protection et ecrivit en leur favour au 
magislrat de Tournai (2). La sepulture de 
Charlotte de Coupigny etait au choour avec 



(1) Le due de Boargogne ^tant an Saulchoir Scrivit h F^nelon le 20 
septembre 1708 une lettre k la fio de laquelle il deroande Sisonancien 
pr^cepleur s'il peot conliouer ^ prendre son logement k I'abbaye. 
Nous donnerons le texle de cette leltre. L'archevdque r^pondit au 
prince, de Gambrai le24 septembre, fori longuement, en lui faisant 
connatlre tout ce qu'on r^pandait dans le noonde centre lui, et il Onit 
ainsi sa lettre : « Vous ne deirez avoir aucune peine de vous loger 
dans la maison da Saulsoir; vous n'a vez rien que de sage et de r^l^ 
aupr^s de votrepersonne; c'est une n^cessil^^ laquelle on estaccou- 
tum^ pendant les campemenis des armies. On est fort ^difi^ du bon 
ordre et de la police que tous faites garder. Jamais rien ne vous sera 
plus d6vou6, Monseigneur, avec un plus grand z^le et un plus profond 
respect, que je le serai jusqu'au dernier soupir de ma vie. sLe due de 
Bourgogne adressa k F^nelon, du camp du Saulsoir le Soctobre 1708, 
une seconde lettre dans laquelle il donne des explications au sojet de 
sept reproches que lui avait faits lepieux archev6que le 24 septembre 
pr^c^dent. 

(2) La Gallia Christiana, ainsi que le Diciionnaire des abbayes de 
Tabb^ Migne donnent le texte de cette lettre. La voici : 

« Messieurs du magistrat de Tournay, je vous ^cris cette lettre 
pour vous faire connatlre que la vertu et la r^gularil^ des religieuses 
de I'abbaye du Saulcboir m'engagent ^ leur accorder ma protection. 
Le s^jour que je fais dans leur monast^re m'a donn^ lieu d'apprendre 
qu'elles sent pauvres. Vous 6ies ^ port^e de les aider et de les secou- 
rir dans leurs besoins , par des plaisirs que vous pourrez leur faire. 

o Soyez siirs que j'aurai agr^ables tons les services que vous leur 
rendrez ; je ne doute point que vous ne vous y porliez volontiers par 
les preuves que j'ai de voire z&leet de voire ailachcment pour moi. 
Jc suis, camp da SaQlcboir, le 13 octobre 1708, Voire bon ami| Louis.o 



— in — 

eette epittphe : Sepulture de noble et ver^ 
tueose abbesse madame Anne Charlotte de 
Codpigny qoi^ par one rare eondaite de aa- 
gesae et de yerto, au milieu dea troobleade 
denx terriblea goerrea, a eonaerv^ la tran- 
quillity, la discipline et la paix dans ce mo- 
nast^re, qu'elle a gouvemi atec applaudiaae- 
ment Tespace de S7 ana, ^tant decedie le SO 
aeptembre 1711, ftgee de 8S ans. Requieacal 
in pace (1). 
XXV IIL Rose Constance de Coupigny, nitee de Char- 
lotte. EUe etait prieure quand elle fut elue. 
abbesse, en 17S0, aprte une vacance de huit 
ans environ. Elle fut benie par Tev^que de 
Tournai an mois de juillet de eette annee. 

lei la GalUa Christiana ne parait pas s'accorder ayee 
le martyrologe de Tabbaye. On trouTO annote au 28 Jan- 
vier le dec^ d'une dbbeaae du nom de Rose de Lalis qui 
ne fut en function que yingt*huit mois et qui mournt en 
173S, &gee de 58 ans^ et professe de 42. 

Aprte elle , le martyrologe nous donne an 10 mai , 
Emmanuel > Waymel , comme trente et unitoie abbease, 
decedte en 1729, 4 TAge de 67 ans. 

Si Rose Constance de Coupigny n'est pasj'abbesse de- 
signte au martyrologe sous les noms de Rose de Lalis, la 
premiere serait morte bien pen de temps apris sa con- 
secration. Puis, si Emmanuel Waymel est bien la trente 
et unitee abbesse , il faut encore en placer une entre 
elle et Rose de Lalis* 



(I) Hoferlant dit que eette abbesse. qo'il appelle Caroline nte 
marqnita da Gooplgnj, moanit an odeur de saintet^ en i7tl. Tom. 
8S, p. iOS. 

BULLETIN T. X. ^^ 



-. 118 — 

NottS regardotis eomoid probftUe qu'fl y a ici des 
erreiirs. On nt peu( paet sirpposer qa'il y aurait eu une 
abbessie ttklte R6se de laMs et £ttinianad Waymel dont 
le niarlyrologe me feftf it pas tteiition. Gette derni^re est 
done la iringl-neuTi^me et noil la treiite et unidme 
abbcsse. 

Claire Barohdeau lai tmecidk ett 1729 6t mourat en 
1768, k Tftgede 64 ans, 1e 9 mai. 

Apr^ elle > Robertine Philippes fdt abbesse pendant 
trente deux aus , de 1738 k 1785. 

noud arons reeoeilli qudques tenseignenienid diif hi 
derniife abbesse qui s'appelalt Am^ie Hetrier(1),na- 
tlte d'An^erdsul. Tobtes les pieces qai feslent d'elle et 
totit ce qaW ^n entend rappof tet , donnent une idee 
tr^s-atantageose de sa terla et de ses eapaciles. Elle fut 
instaliee par I'abbe de Gambroni Yoioi le procds^terbal 
qui fut dresse de eelle eeremonie i 

« Entertu de la denomination de Sa Majeste Teibpe- 
reur et roy Joseph II, de Datae Amelie Herrier, en qualite 
d'abbesse du Saulchoir lez-^Tournay, Hous nous sommes 
rendus k ladite abbaye pour prooeder k TinstaUalion de 
ladile abbesse selon la formule suivante^ sat oir : 

c Le quatre de. novembre mil sept cent quatre*Tingt- 
httit^ apri^s le son de la cloche 5 je me sois reudu aecotti- 
pagn^du secretaire et de deui feodaux^l'un d'eux notaire 
royal , au chapiire, od apris avoir chanle le Veni Creator f 
j^ai ensnite fait lire publiquement les palentes de Sa 
Majeste k la communaute qui etait assemblee ^ et aprds 
avoir fait les trois publications au portAil de I'^glise | 



(1) La darniire abbesss 6taU Am^ie Harrier § dit Ho^eiflaati trto* 
vertoaose et boaae religieuse. Tom* iO| p. i36« 



n>jant t^'ouT^ niipiinp pppofliti^Q^ ref u U eoii«Q^tem«(4 
tant de la fikti de mada^e T^l^bease que de la coinqMi* 
i^aute poor prendrio posseaaion de ladji^ djgni^e^ 1MH19 
aToas installe daw ifi chapilre )adUe abJ^e«8e4iui, ^ffri^ 
avoir fail les aermens ordinajrea , la comnfiuQautiayaat 
prj^le obeissa^ce , et lea c^remoiues uaiiiea ieV>n lee 
canons, noas avons conduit k Teglise ladiie ffhV^^ 
dans aa forme, le 7> Jfetm fut cj^fiM 9^0^ lea lamaQns 
prcKS^^itos par le ritvel^ et jQA9uite &t insiudttee dans Je 
(j^artier aj]^iial, m presence de ioul^e la eomMmos^kk 
et ilea souaslgn.^. t^ foi de nwi noua avons signe ie ffi^ 
seat be^ogne I^ea y)ur^ moia et am f ue 4]^u8 et appeae I0 
peel dfi lam^jspn. 

s Fr« Skrent Pepifi| «iib64e(CaHii>ron. 

« iF. Alexandre, aecreUare. 
« i.-A.-i. TkiMry, Dreiaaart^feod. 

i«>t.«lieod. 
a Antoiiiie-Jesepfa fialiier, 
iemoiii. » 

Get aate est rev6tu du seef# j^ rftbhaye, ieqml f ^ de 
forme ovale, borde d'ua chapelet de paries, h ipne vierge 
pouronnee^ tenajajfc de Ji^ main df ^ifle ^ ;scep|lce, et ,syii^ 
le bras gauche VEnfant Jesus .aaAS v^temeAt^ aifjec le 9ml 
Saulchotr en bas; le {out epicure de deux lp;;aAC^e8 
d'olivier (1). 

Toute la vie de la Dame Amelie Blerrier ne fujt ii|u'ttn 
long mar lyre J car Joseph JI^ de triste ^^mmre^ ^r^ii 
prelud^^ par ses mesures tr^cassi^res «) desppti<ittea, A 
TiBuvre de 4eslroption4esTeyoluti0iui|^irea jDra|figajs.|(p9 

()) NCOS dODQons le dessla de ce seeau ainsi que celui de deux m^- 
M^es, ^a( Fooe, la ^«s grande, eet eo plonofb et faulre en euivre . 



content de s'^lre arroge le droit de nomination des ab- 
besy des abbesses et des dignilaires ecclesiasliques, I'em- 
perear philosophe ran^onnait les maisons religieuses ; el, 
eequ'il y avail deplus odieux^ il youlait rendre complices 
de ses spoliations eeux-m^mes qu'il depouillait, en les 
for^anl de signer des engagements qui repugnaient k 
leur eonseience. 

L'abbaye du Saulchoir, devenue vacante en 1785, ne 
fat pounrue d'une abbesse que trois aus aprds. Pendant 
la vacance, les scelles elaient apposes k l'abbaye el le 
ponToir civil nommait ordinairement des administra- 
teurs pour le temporel. Apris la mort de dame Claire 
Durondeau, le 5 mai 1758, le lendemain 6 mai^ il fut fait 
un inventaire el une apposition de scelles aux crosses, 
croix, meubles, effets, etc., du quartier abbatial, par les 
grandbailli, lieutenant-general, conseillers et gens tenant 
le couseil provincial du bailliage de Tournay el Tour- 
naisis, etc. Le trois decembre suivant, la nouvelle ab- 
besse, dame Robertine Pbilippes, s'adressa k ces m^mes 
autorites pour oblenir Tenregistrement de sa nomination 
et la levee des scelles. On fit droit k cetle requite, mais 
madame I'abbesse eut k payer pour droits, salaires et 
pidces, leSl Janvier 1754, la somme assez ronde de cent 
soixante florins deux patars. 

Joseph II profitait de la nomination des abbes et des 
abbesses pour leur imposer I'obligation de payer des 
pensions k des personnes qui leur seraient designees, et 
les commissions n'elaient dclivrees que lorsque les enga- 
gements elaient bien pris par les nouveaux dignilaires.^ 
La dame Amelie Herrier avail ete taxee k une rente de 
mille florins par an en 1788 ; mais les faibles ressources 
de Tabbaye ne lui permeltanl pas de supporter eelte 
lourde charge, elle obtinl de pouvoir ne payer que 



— HI — 

quatre eents florins, moyennani prendre un nouvel en- 
gagement. 

None aTons ee seeond aete^ el sa teneur fail voir quelle 
presaion un despote exer^ait alors sur lea eommunaules 
de femmes aossi bien que sur les membres du elerge. 
L'abbeese promit el a'obtigea de pajer annueUement, en 
pensions viag^res, une somme de qualre eents florinsi 
avec I'arrerage du premier Janvier de Tannee 1792 aux 
personnes deiiommeea par sa Majeste et assignee sur le 
temporel de Tabbaye ; promeltanl au surplus que, sans la 
permission du gouvernement general, elle ne ferait ni 
paiements anticipes, ni racbals desdites pensions, et 
qu'elle ne reeeyrail aucune saisiequipourrait y 6lre faile, 
k peine d'en payer le double. 

La g6ne de I'abbaye etail si grande qu'on avail dCl louer 
le refuge, silue rue des Gapucins k Tournay. II etail oc- 
eupe en 1796 par la veuve Dubois, mattresse de poste, 
qui en rendail cinq cenlquarante livres Tan. 

On voil aussi qu'lt la fin du si^cle dernier, pour creer, 
sans doule, des ressources k Fabbaye, on y recevail des 
dames en pension. On y a re^u, en 1784, une demoiselle 
Bodse ; en 1793, une demoiselle Espital ; en 178K, une 
demoiselle Lesaffre ; en 1789^ une demoiselle Ternois^ et, 
en 1794, une demoiselle de Forceville. Madame d'Inval, 
abbesse du Paraelet^ k Amiens, y enlra eomme pension- 
uaire, k raison de trois cent einquanle livres de France 
paran, le 16 Janvier 1791. EUe fuyail I'eebafaud , mais 
ses pers^culeurs devaient, bienl6l apr^s , lui faire aban- 
donner la retraite si paisible qu'elle s'etail choisie au 
Saulchoir. En 1797 (1), la revolution expulsail de leurs 



(1) Les biens de TablMiye avaient 6^^ M mis en sequesire le 7 fo^ 
Trier 1793. 



eoaYente homines et femmes dan^ noire pays , at T^iIh 
besse du Saulchoir allait demander Thospitalite dana une 
ferine situee pr6s de I'abbaye habitee^ alors pomme 4a- 
jourd'hui, par la famille Dupont £lle fut refoe ai^si 
que plusieurs de ses compagnes avec tous les regards 
ga'on doit au malheur et k la irertu. On l&cha d'adoucir 
ia Iriste position de la petite cooimunaute par le plus 
Isordial aecueil. On I'entoura de soins empresses et on 
disposa le mieux qu'on put une chambre pour U cele- 
bration de la sainte messe. 

G'est Ik que Tabbesse atteixdit Foceasion de louer ua^ 
maison dans laquelle elle se retira avec un certain Aom- 
bre de religieuses. Gette maison etait lx^rapprocbee4e 
Tabbaye, et elle eul la doulejur d'^e lemoin de toutef 
les profanations qui s'y commirenl. 

Un malheur arriva pendant la demolition de Teglise ; 
un homme y fut lue. L'acquereur n'y trouva point de 
tresor ; car il mourut malbeureux k Paris sans avoir pa 
payer le prix de I'abbaye. Elle Cut revendue en lEOS. 

Quant &reglise,,nousnecoi;inaissonsTienm desonstylej 
ni de son ameuUemeojL On voit, par uae quittance de* 
livree par un agent du sequestre , que les armoires de la 
sacristie et deux staUes ont ete vendues boil louisd'or. Ges 
objets deyaieat avoir un certain merite pour ^tre payes 
un tel prix, dans un moment o<i Too s'atiepdait k v;o|jr 
former les eglises, —7 join 1797.— Un missel cislercien, 
garni .en argent^ av^it ete confie k un neligieux poiur 
le remettre aux dames ea cas de retablissement de I'ab- 
baye. Oe ne saii ce que ce volume est devenu. II y avait 
une cloche, jiommee Isabelle^ fondue pnobablement 
sous I'une des deux abbesses de ce nom, Isabiau Destrat 
ou Isabiau de Douay , dont une partie du toetal fut ven- 
due, en 1789, au fondeur Barbieux. 



— lis — 

L^egHse de Kain possMe encore deux ornemenls saeer- 
dotaoi provenant da Saulchoir : Tun en brocard k fond 
d'argent orne de dessina exiculea en soie de diverses 
eouleurs, ct I'autre de damaa blanc enrichi de fines bro- 
deries d'or. 

Les principales reliquea que Ton consertait k Fabbaye 
da Saalcboir ont^l£ donn^espar les dernidres religieuses 
au couTent des Carmelites de Toamai qui les poss^dent 
encore. Lk so trouTe le corps entier de saint Marian 
rapporte de Rome par le chanoine Pierre Zuallart, qui 
Toblint du cardinal Uartius PinettuSi \icaire-general 
d'Innocent X. Les lettres d^aalhenticile^ que Ton a en- 
core, sent signees du yice-gerant et de son secretaire. Le 
sceaa qai etait en cire rouge est perdu. Eiles sent du 10 
mars 1647. Francois Villain de Gand^ev^ue deTournay, 
reconuut ces reliques par lettres du 28 juillet 1648. 

II y a de plus un gros ossement de S' Faustin reconnu 
authentique par Gilbert de Ghoiseau, le 23 juiilet 168S, 
et divers ossements de saint Mauron, donnes, d'abord 
le 80 septembre 1608^ par Alette (Aleidis), superieure 
du convent des Auguslines d'Holtiweiler, en presence 
de I'abbe de Gampenj k Pierre Pollius, doyen de Kure- 
monde, puis, par celui-ci k Jean de Etlen, haut fonction- 
liaire dans le Brabant. 11 y avait, d'aprte I'ecrit sigue par 
Pierre Pollius, une vieille inscription sur le plus grand 
ossement ainsi con^ue : Item einen arm van den heilig 
Moron. Ilem un bras de saint Moron, Elle n'existe plus. 

On venerait autrefois au Saulchoir les reliques de 
sainte Alexandrine. Dne note k la fin du marlyrologe 
porte que, Tan 1626, la reverende abbesse dame Made- 
laine du Buisson ordonna que, tous lea ans, le leudemain 
de la fdte des onie mille Vierges, on chanterait la messe, 
en rhonneur de madame sainte Alexandrine, eomme la 
messe de sainte Catherine. 



— 124 — 

II est dil dans ime autre note qu'eii I'an 1617 et 16M 
la magistral de la ville de Toarnai demanda k la mtaio 
abbesse de faire porter le corps de sainte Alexandrine 
dans des processions qui se firent alors autour de la ^ille 
k Toccasion d'une epidemic. D'autres chisses des lieux 
circonvoisins y furenl aussi portees ; et, en 1626, toutes 
ces reliques furent eiposees neuf jours dans la cathedrale 
de Tournai. 

On ignore ce que sont dcvenues les reliques de sainte 
Alexandrine. 

MARTTROLOGE DE L'ABBATE m SAULGHOIR(I). 

JANVIER 

18 Obiit dame Douche PouixEmsR, qui fut abbesse de 

Checns (U64) 
18 Obiit dame Jehenne Poulletier^ religieuse de Cheens, 

qui fut chantre. 
i 6 Obiit Damp Nicolle Courtoyes. 

Philippe Evrard, kge de 54 ans (1785). 
47 Obiil dame Jehanne Flaugnie, religieuse de Cheens. 
Sire Anthoine Beaufourme. 

Obiit soBur Ghretienne le Bceuf , converse, kgee de 46 
ans (1794). 
18 Hathias Drouffe^ age de 86 ans. decede le 18 Janvier 

1781. 
49 Obiit Helinde le Enfennee. 
20 Obiit Anne Verdier (1647). 



(1) On a era pouvoir retrancher le calendrier romain, les lettres 
domioicales, les nombres d'or,rent6te des mois et inline les jours oti 
it n'y a aucun d^c^s annoi6. « 



— »8 — 

25 Obiitdame Kathbrink 9b Beugbsi ABBBSstde Gheens. 
Obiit fr^re Jehan Leroux (1566). 

Obiit dame Mario le Febvre, religieuse de Gheens. 
Obiil dame Madeline Deffernurg, religieuse. 
24 Obiit dame Isabud Dbsteat, jadis abbbssb de Gheens. 
Obiit dame Agn^s de Lattre (1646). 
Obiit dame Monieq Desprets^ (1788), ftg6e de 7S ans, 
professe de 67^ jubilaire de 8. 

26 Jean-Baptiste Corbisier, &ge de 88 ans, deced6 le 26 

Janvier i 778. 

27 Obiit D. Jeanne Micbeau, dgcedeiOO ans (1688.) 
Obiit D. Catherine Donot,ftgee de 82 ans, professe de 

68, morte chez M™' de Watripont nee de Lindonck 
(1800). 
Obit de Madame RosB db Lalis, abbbssb de Gheens Tes- 
pace de 28 mois, professe de 42 ans, ftgee de 58 
(1728). 

28 Obiit Katherine Redoise. 

Obiit dame Marie Selline^ prieuse de Gheens. 

Obiit Reverendus D. D. Joannes Foucard, abbi de 
Losj qui a donne k noire monast^re six cents flo- 
rins , une yerridre et autres biens. 

29 Obiit dame Jehenne Muizie^ jadis sotis-prieuse^ 
Obiit mestre Jehan, jadis archidiacre de Tournay. 
Obiit dame Catherine de Surmont (1658). 

80 Obiit dame Catherine le Febvre, prieuse de Cheens 

(1610). 
ScBur Beatrice Plicbon, converse. 

81 Obiit Jonet du Gasteler. 

Item, obiit maistre Simon de Fumes. 
Soeur Marie Madelaine Waquet, &g^e de 80 ans^ pro- 
fesse de 60, jubilaire de 1 1 (1754). 

BULLETIN T, X. ^ 16 



* 



— 126 — 

1 Mademoiselle Philippe, la mdre de madamerabbesse, 

5geede78ans(1768). 

Obitt Joheniie dejatrisarl. 

Obiit Laurence Scrippe, femniede Jacques Gaslillon, 
laquelle a donne k la maison cinq cent seiiante six 
livres, k charge d'une messe par an (1). 

2 Obiit Jehenne Campion. 

Obiit dame Simon lUichiellej j^diBprieuse. 

Obiit dame Marie Pajenne. 

Obit de dame Caroline Mairesse, &gee de 86 ans, pro- 
fesse de 66 , morle 4 la maison de campagne de 
jgine de Walriponl nee Lindonck (1800). 

Dame Charlolle Delforge, 5gee de 38 ans. 

Obiit dame Scolaslique Blauet, dgee de ^S ans (1694). 

Obiit dame Jeanne Renard (1641). 

3 Obiit Agn^s dit Payenne. 

Obiil dame Agn^s, jadis Abbbsse de Gheens. 
Scour Elisabeth Dupuis, dgee de 50 ans, professe de 
24(1781). 

4 Obiit dame Anlhoinetle Dennetier, religieuse fami- 

li^re de Cheens, anno 1^48« 
dbiit soQur Benoisl Chamat^ converse, dgee de 88 ans 
(1694). 
IS Obiit dame MiGBrnE Dupont^ quifut ABBBsssde Cheens. 
Obiit Agnds. 

Obiit scBur Anne Anas , converse, agee de 7S ans 
(1684). 
6 Obiit maistre NicolledeTuIin. 
Obiit Josse de Cordez. 

(1) Un aoBiversaire poor les fondateors comme celai da mois. 



— 157 — 

6 Obiil dame Barbe le Roy, Agee de 89 ans (1*724), pro- 

fesse de 72^ laquelle a fait quelques dons k IVglise. 
Obiit Jacq Philippe Poligny, porlier, inhume dans te 
jardin du cloitre dit preau (1740]. 

7 Obiit dame Jehenne de Vendinze , religicuse de 

Checiis, qui fut chantre. 
Obiit Philippe Malghem, &gee de 84 ans (1700), le- 
quel a donne quelques biens k la maison pour 
' avoir part aux pri^res. 

8 Obiit dameMalhilde de Douaye^ religieuse. 

9 Obiit madamede Gouvrienne, laquelle doit avoir une 

messe par an. 
Obiit Marie de Piesnes. 

10 Obiit dame Florence Waymel^ligee de 76 ans, jubi^ 

laire de 4, le 10 de fevrier 1742. 

11 Obiit Jakemon Douprel et Dame Jehenne Mouton. 
Obiit demisiel Jehane Pourette. 

Agn^s Le Bon, laquelle a donne & la maison un 
bras d'argent et une chaisne d'argent dor6 a 
Notre-Dame et autres choses. 
Obiit Hekne Grousez, 4gee de 67 ans, professe de 49. 
43 Obiit dame Anne Potvin (1670). 
14 Obiit Mathille de Baraslre. 

Obiit dame Tiabiau Degiebcrchie , religieuse de 
Gheens , anno 1 547. 

16 Obiit dame Jaquelines de Le Doulzc, religieuse. 

17 Obiit deHostcs. 

Obiit dame Marie Dave , religieuse. 
Obiil signeur Evrard Aletake et safetne. 

18 Le 18, 1714, obit de mademoiselle Glaire Gaillet, 

laquelle a donne du bien k la maison k charge de 
2 obits solonnels par an : un pour ellc , Tautrc 
pour son petit- fils \ a ordonne a la communautc 






— 1S8 — 

unc demi pinte de vin , une porlion , un pain 

blanc de palars. 
18 Obiit soBur Antoinette Desbouvries (1787). 
10 Obiit dame Jehanne Michielh^ jadis saus-prieuse. 

20 Obiit Harie de Loiaucourt et ses deux seurs. 

21 Obiit Jacques Dere. Item^ Alexandrine de Bertout 

(1743). 

22 Obiit Katherine de Hodion. 

23 Obiit Elizabelhe Ledoulx. 
Obiit dame Beatrix de Ledouhe. 

28 Obiit dampFranchoisParacbe, confesscurdeCheens. 

24 Obiit dame Katherine de Loiaucourt , religieuse de 

Cheens. 
Obiit dame Marie de LatrimouIIe, religieuse. 
Obiit dame Eleonore Goppin , igde de 48 ans, pro- 

fessede 20 (171:2). 

25 Obiit dame Magrite des Rosier , religieuse. 

Obiit dame Jehenne Decere, prieuse de Cheens 
(1445). 

26 Obiit dame Marie Bannin, chantre de Cheens (1575). 
Obiit Marguerite Malgem , fiUe adoptee de ceans , 

dgeede66an8(l725). 
Obiit dame Benoite Duval, dgee de 76 ans^ professe 
de 48 (1735). 

27 Obiit seur Perone Conners de Cheens. 

Obiit maistre Michiel Famuke et Maroye sa femme. 
Obiit dame GiUes Meurise. 

28 Dame Marie Courchelle. 



MiBS. 



1 Obiit Jehan dit Catine el sa femme. 
Obiit scBur Marie de Nart, converse de Cheens (1629) 



— 139 — 

2 Obiil maislre Nicolle de Gastoe, chanoine de Leuze. 
Obiit dame Marie de Roisin, religieuse de Cheens 
(161S). 

8 Obiit dame Jehaniie Danstin. 

A Obiil Mesir Gilles de Haude et sa femme. Lesdis ont 
unemcsse par an. 
Obiit dame Franchoise Frumault, religieuse. 
Obiit dame Andrieu Yancke, religieuse des Ghartreux. 
5 Obiit Ode a le lacke. Item, obiit Robert Robe. 
Obiit damp Daniel Baillet , religieulx. 
SoBur Marguerite MoreL 
7 Obiil Marie a Brebis. 
Obiit dame Marie Basine, religieuse. 
Obiit dame KATHERiNEdeRosifenB(l), en son lempsiB- 

BBssB de Cheens. 
SoQur Bernard Malghem,§gee de 52 ans, professe de 
24 (i 790). 

9 Dame Marie Demain, laquelle a donne le Ghrisl d'ar- 

gent de Tautel Nolre-Dame. 

10 Obiit AUarl de Gourlray , yalez. el bienfaiteur de 

Cheens (1683). 

11 Obiit fr^re Jehau Pclerin, conver de Cheens. 

12 Obiit Gillcl au Poch. 

Obiil Jehan Painmoullies el sa femme, 
Obiit dame Alberline de Nave, laquelle a donne pour 
ravancemenl du grand autellroiscenlsfiorins, §gee 
de 45 ans, professe de 29 (1711}. 
18 Obiil Calerine Baryban (1802), religieuse de Cheens. 
15 Obiit Aeldis de Temploeve. 

Obiil mesire Barlholone, vicaire de Tournay. 
Jean Polier, &ge de 56 ans (1775). 

(1) Rosl^rie? 



— 130 — 

16 Obiit Jehaiine CoUemdre. 

17 Obiit Huge Dnsanleho. 

18 Loais Francois Deeostre , §ge de SI ans (178S). 

Dom Igiiace Lc Boucq, abbede S^ Martin de Toornay, 
^ge de 67 ans, professe de 47, abbe de 8 (1791). 

20 Jehanne Houlon. 

Obiit seure Jebanne Buisignes, famili^re de Gheens. 
Obiit dame Catherine Hay masure, religieuse et chantre 

laqaelle at donne S. Anne et plosieurs ornemens 

senrans^ la d* sainle (1688). 

21 Obiit Ide Dujardin. 

Obiit dame Kalherine , religiease de Gheens. 
28 Obiit dame Gatherine Bargibant. 

Obiit le sieur Pollet et demoiselle Dumoulin, lesquels 
ont donne cinquanle florins et le petit ciboire d'ar- 
gent. 

Obiit H^^'' Antoinette Lievou , laquelle a loge gra- 
tuilcmenl dans sa maison de campagne k la Tombe 
D. R. Penincq, 0. Yi'* Locquet et D. Ghr. Dumont, 
depuis le29 avril 1797 jusqu'^ cejourde son 
dec6s (1800j. 

24 Obiit dame Gilles, abbessb de Gheens. 

Obiit Mesire Gerard , doyen de I'eglise Nolre-Dame 
en Tournay. 

25 Obiit sire Jehan Sauvage, chanoisne de Tournay. 
2C Obiit Mesire Nicolle, confesseur de Gheens. 

Obiit dame Bernardo De La Haye, §gee de 50 aus, 
professe de 84(1722). 
27 Obiit dame Katherine de le Crois ^ prt'euse de 
Gheens. 
Obiil seur Alienor de Preys , converse. 
Obiilsoror Kalherina Grabe^ converse dc ^Yalbra... 
Obiil dame Jacqueline lc Febvre (1688). 



— 1»1 — 

28 Obiit Magrit du Ghaslelet. 

Obiit Maislre Jean Le clercq, eonseilier de la ville de 
Tournay , el mademoiselle Marie de Baehy sa femroe. 

29 Obiit Yatieu Del Yingne. 

80 Obiit Maria de Atlrebate (d'Arras). 
Obiit JUarie^ prieusede Gheens. 

81 Obiit dame Marie Breuneau (1657). 

Obiil dame Anne Gille , qui a donne la grande 
bague d'argent k Notre-Dame et lea escreingneries 
aa cuer des prestres et autres dons. 

ATBIL. 

8 Obiit dame Perone. 

Obiit dame Jehanne de HaluyenSy prieuse. 
4 Obiit dame Kalherine Wiarde. 
K Obiit dame Agn^s, abbbssb de Gbeens. 

8 Obiit Ailidis de Ouignies. 

Obiit mesire Nicoile^ ^icaire de Notre-Dame en Tour- 
nay. 

9 Obiit dame AgnIes de Gobdbs, abbbssb en son temps 

(U97). 

10 Obiit dame Marie Garuoie, religieuse. 

11 Obiit seure Jebanne de Montegny, converse. 

12 Obiit Jchan Barbut et sa femme. 

Obiit dame Perone Deffertacq^ sous-prieuseei apr^ 
prieuse J ftgee de 80 ans (1589). 
18 Obiit so8urJenneDelescau( 1651). 

Dame Emmanuel le Yaillanl Duthil, &gee de 78 ans, 

professe de 55^ jubilaire de 6 (1782). 
Obiil Willaume des Maux. 
Obiil dame Od^ge, religieuse de Gheens. 
16 Dame Jenne Stien (1664). 

DameGlaire Yallex, ligee de62 ans, prof.de 89 (1770). 



— 132 — 

16 Dame Agnds Lefeb^re, kgee de 75 ans (1791). 

17 Obiit dame Beatrix Fauke, religiease. 
Obiit le dcmisiell^ Degant. 

Dame Catherine Cany prieuse , ftgee de 73 ans 
(167^). ''' 

18 Obiit Mesire Yinsant Dare. 

20 Obiit dame Jaqaeline de Lallre^ 4gee de tS9 an9(1597). 

21 Obiit J^hanne Dumortier. 

22 Obiit A^ldis Doyzi, religieuse ct chanire. 
Obiit Agn^s Debara. 

28 Obiit Maximilienne Barbe de jBlondel^ laquelle a 
donne- 1500 florins, argent de Lille^ qui fait icy 
1020, ik charge d'an obit pcHr an et une messe en- 
suite pour feu M. Ghitenghien I'espace de 25 ans, 
mortle 23 d'avril 1733, et donne au^x religieuses 
une demy pinte de \in. 
Dame Franchoise Deflinne (1065). 
Obiit Maximillienne Barbe de Blondel. 

24 Obiit Dame Mathille Bonne-Encontrey souprieuse. 
Obiit noble Dame Madame Madeleine de Coupigny, 

laquelle at donne 36 livres de rente, comprins dix 
huit livres pour la recreation des religieuses, k 
charge d'un& mease solemnelle avec les commen- 
daces par an, agee de 80 ans. 

25 Obiit dame Marie de Waudripont, anno 1604. 
D. Bernard Benard (1744). 

27 Obiit Agn6s dame de Hodion. 

Obiit dame Jehanne Ghapielle, religieuse. 

28 Obiit dame Marie Wetin. 

Obit de soBur Caroline Deside , converse, &gee de 29 

ans (1710). 
Obiit dame Dominique Bourgogne, ^gee de 24 ans, 

professe de 5 , morte le 28 avril 1724. 



— 188 — 

29 Obiit sodur Jacqueline Poulet , laquelle at donne k 

Notre-Dame la robe rouge el jaune et le sceptre 

el une croix d'argent dore (1649). 
80 Obiit Marie de Wautriponl. 

Obiil dame Ide Lebieke , religieuse et chantre. 
Obiit Agnes de Tpre^ soupprieuse de Gheens. 
Obit de D. Eliiabelh du Wex, Agee de 47 ans, qui a 

'donne chasuble et tunique Colombia et aultres or- 

nemens d'eglise (1688}. 
D. Felicite Le Saffre, agee de 26 ans, professe d'an an 

(1788). 

MAI. 

1 Obiit dame Marie de Puigniel, religieuse de Gheens. 

2 Obiit M aistrc Jacques Biecdanet, archidiacre. 
8 Obiit Saulvs PainmouUies et Magrit sa femme. 

4 Obiit dame Marie Blanchefille. 

5 Obiit Madame De Gant. 

Obiit dame Galherine de Goupigny (1646). 
Madame Claike Durondeau, SS^* abbbsk de Gheens, Agee 
de 64 ans, decedee le 6 mai 1777. 

6 Obiit mesire Jehan Degameug. 

D. Philippine Villette prieure^ dgee de 80 ans, pro- 
fesse de 61, jubilaire de 12, morte ^ la Tombe k la 
maison de M"*' veuve de Watlripont nee de Un- 
donck(1798). 

7 Obiit dame Ratherine Marissikde (1S44). 

Obiit D. Marie Chufart^ prieure^ Agee de 69 ans, 
professe de 58 (1786). 

8 Obiit dame Marie Faukb, en son temps abbessb de 

Gheens. 
M. Marie Glaude de Brisson, tue a I'attaque de Tour- 
nay (1748). 

BULLETIIV T. X. 17 



9 Obnt dftme AgaHke Panvaihr^ prieusse. 
W (HsHi Mesire Jbhiit a LeTakb, ponditbuii de la maison 

de Cheens. Ledil doibl OToir one messe pat an 

pour luy et ses amis. 
Obiil dame Kalheruie de Cfiimay, religieuse. 

11 Obirt Damps Patit, abbe de S'-Vaulx. 

Obit de dame Joseph LoutWez, proctiratricey ftgee 
de §8 aiis, professe de 45 (1772/. ^ 

12 Obiil dame Marie Barbeu , sous-prteusse, 
Mrirt danrre Julienne Paly (1701). 

14 Obiil dame Anne Dugardin, religieuse de c^ans, la- 
quelle al ele premi^remenl religieuse 5 ans k labay 
des Pres-Nonains k Touruay ; elle a esle icy pro- 
fesse seize mois (f 624). 

IB Obiil Iffaislre Hicolle Buciaus. 

16 Obiil dame Marie Blankarde. 

D. Charles Bernard f confesseur de ceans ^ decide le 
16demay niSK 

17 Obiil dame Marie Lefebvre , reTigieuse de Gbjeens 

(1696). 
Auguslin Joseph Tsbecque, dge de 26 ans (t781][. 

18 Obiil Agnes dame de Bfesodel. 

Obiit dame Jenne de Hale (1647), laqueTle at donne 
kdrapd'aulelde satin blanc brodc el la couronne 
imperiale d^afgenl dore de Noslre Bame el du pelit 
Jesus (1647). 

19 Obiil dame Marie Deher,prieusede Cheens. 
Obiil dame Susanne Hamuche, prieuse de Cheens 

(1646). 
Obiit Emanobl Watmbl, St^ABBEssE de ceans, ftgee de 

67 ans, a donne a I'cglise 40 livres de^ros (1729). 
12' Obiit JiBhan^ fils de Benry a Lb Takk. 
2S Obiit dame Fukeldis, religieuse et chantre deCheeos. 



— iS5 — 

^ Obiit dame MarU de Camfaing^ prieuue. 
Dame Eisabelh Du Toie. 
Obiit SebMljauus GapjpArt, €9f^essarzu$ ktijus domus 

i\m). 

LeSOmai 1798^ esl decedee dameScolasliqiiel^cqae 
k rb6pilal 4<^ la Pla«ic|tie a Tourtiuy, apr^s aveir 
, A\&, ocvirou 1^S muis et demi 4 ceiui de Nolre-Dame 
audll Tournay, dgee de 59 aiis^ profetfso de 87. 
^ f^I^itdameAgti^s de S^-Slarlin. 

Obiil dame Hichielle Martin, ftgee de 48 ana (1688). 
Obiit dame Claire Raou, ^gec de 40 aiis (1702). 
2G Friiii^uis Baiiffe, &ge de 80 aiu (1782). 
S7 Obiil D. Theodore de b Beeque (1786). 

28 Obiil dame Alis de Laegnies, religieuse. 

29 Obiil Mesire Guye comptde Sl-Paul dii de CimUlbm 

el doibt avoir uiie mease en cooYenl pour luy et 
ac8 parens. 

80 Obiil dame Alya de YilUer , fiUe du ae^ew Pan- 

thoin. 
Obiit dame AfiMfts, aiBBSsi de Cbcena« 
Obiil sasur Michelle Pare (1688). 

81 Obit Agn^s Dupuis. 

Obiil Nona Johanna Riviere (1478.) 

Obiit madame Jrnne db CoonaNv, AanKSBp de Gbeana , 
laquelle at faiet bastir le refuge h Tournay el at faict 
I)oser k Teglise le reposiloire el lea douftc A|>6lref et 
at donne encor plusieura oraemena el reliqnairea 
d'ar|;eal(i688). 



lUIll. 



1 Obiit Agnel dit de Ic Hole. 
Obiit aceur Lulgarde dn Mortier | eonirerae , Agte di 
73 ana, profeaae de 82 (1716), 



— iS6 — 

2 Obiit dame Agnte de Dienart el dame Jehanne da 
Mortier , religieuses de Gheens. 
Obiit Walzan de S*-Pierre el Marie sa femme. 
Obiit dame Quinte de Bruges, abbesse de Gheans 
(1874). 
S Obiit dame Madeleine Balicque (1670). 
Dame Isabel Waymel jub. de 5 ans , agee de 76 
(1746). 

5 Marguerite Desboavries , donate , decedee le 5 de 

juin 1765. 
Obiit Agm&s , femme k sire Jehan a Lb Take, fondateue 

de Gheens et doibtladitavoyr une messe par an(i). 
Obiit dame AgnIss de Leuze, en son temps abbesse de 

Gheens. 

6 Obiit Agnet dit Gopp^te. 

7 Obiit Mesire Ernou Le Musies^ capelain de Notre- 

Dame en Tournay. 
Obiit dame Marie AmougieSy prieusse de Gheens. 

8 Obiit dame Marie Rabau (1686). 

Obit de madame Robertine Philippe/ 3S* abbesse de 
Geans^ agee de 65 ans, professe de 48 et de dignite 
abbatiaUe32(1785). 

9 Obit de demoiselle Marguerite de Lalle, laquelle at 

donne G litres pour le biiiment de notre eglise 
pour avoir part aux pri^res (1617). 

10 Obiit Jehan Danthoin. 
Obiit Frdre Jehan , conyerre. 

11 Obiit dame Agn^ de Buic, religieuse et cAan^r^ de 

Gheens, 

12 Obiit dame Saea , abbesse de Gheens. 



(1) Nolez qa'il y a3 obits par an pour cette d^cbarge. 



— ill — 

12 Obiit Haislre Jacqoes du Gasteler. 

Obiit dame Fran ^oise Douchet (1679), agee de 79 ana. 

18 Obiit dame Anne de Beaucamp, prieure, agee de 68 

ans, professede41 (1721), 
14 Obiit Jehan Desmoulicns. 

16 Obiit Agn^ de Houpelines. 

17 Obiit dame Alexandrine Requilart (1684), agee de 

40 ans. 
Obiit Symon de Latlre et sa femme Luquelte Mali^re, 
doibvent ai^oir une messe par an pour eux , leurs 
enfants, parens et amys, lesquels ont donne deux 
eens florins k la roaison (1640). 

19 Obiit dame Marie Dobizies. 

Obiit Mesire Pierre de Wadripont. 

20 Obiit seure Magrite Boury, converse de Cheens Tan 

1558. 

21 Obiit Jacqoes de Lagnies. 

Obiit dame Marie ^Gaultier , religieuse de Cheans 
(1612). 

22 Obiit dame Agnes Delevigne (1701). 

23 Obit Mesire Gielle de S'-Martin. 

24 Obiit Beatrix Glaisons« 

Obiit dame Amclie Herrier, derni^re abbesse da 
Saulchoir (1806). 

25 Obiit Mesire Gossuyns, chevalier. 

26 Obiit dame Magrite de Corde, abbesse de Cheens. 

28 Obiil Maislre Jehan Boullars, chanoine de Tournay. 
Ignace Bouquet, decedele 28 juiu 1757. 

29 Gille Maillars. 

SO Obiit dame Agnes de Bruge, religieuse de Cheens. 



— ii8 — 

JVILIR. 

1 Obiit maistre Henry, areliidiacre de Hotre^Btflde tm 

Touniay. 

2 Obiil Tbiry dc Phalcmpin. 

5 Obiil George Lccrocq. 

4 Obiil Beatrix MenricotirU 

6 Obiil Jehaii dil Lanigies. 

9 Obiil Jebaii dex Limoiis. Vt\e roesse par on. 
Obiil damA Marie PainmoiiHies, religieuse. 

1 1 Obiil dame HagdeUifieToiiroiit, religjeuse deCheens. 
Obiil dame Magdeli'ke Do Bdisson, abbessk de CheeiiS| 

laqiielle a fail baslire Teglise el re}>arer lo moius- 
t6re, leqiiel esloil toiil riilne (I62B); 
Monsieur Robert Scorion at doiine Irois cent cm- 
quaiile florins pour la grossn closcke k charge d'une 
messe solemnelle par an. 

12 Obiit Huge de Corberie el sa (emme. 

Obiit dame Claude de Godbry (lb68), religieusode 

Cbcens. ■"_ 

Obiil SQQur AntonncUe Messeant (16S4). 
14 Obiil Magriledu Casliau. • 

Obiil dame Mario dtiClundelef, r^ngieuso de Cheens. 

16 Obiil dame Marie Bassec^ religieuse db Cheens. 

17 Obiit dame Uagriie Descoiine (oii^ ^^scouve), reli- 

gicuse de Cfacetis. • r^jU/Tv! 

18 Obiil dame Jonet k lb TAcn'yir^^^BuM de Cbeens. 

19 Obiil dame Hagrile leBjuytoi»ii,|Migieuftede Cheens. 
Obiildame Hagrile Goberl, religieuse. 

Obiil dame Jenne de lAttre, religieuse (IdSO). 
SoBur Bernarde Puche, agee de 58 ans (1750). 

20 Obiil dame AaMtcs Dbstainkieekb^ abbbssb de Cheens. 

21 Obiit dame Agnds des Alleux, religieuse dc Cheens. 



~ ttl — 

91 Obiit dam& Agnds le Clereq , qui dornift nn ^rand 

chandelier d'»rgenl ^ IVgtise, el le drap de salin 

bUtt k TsHileMiotrQ-Damo (1670). 
22 Obiit dame du Casleier, religieuse de Cheens. 

Obiit miideniioi^elte Jae<|iielitte de Coirpi^r^ faquene 

a domic les oriiemens de \elour noir et auUres 

bieiisftregtiaK?(l6B0). 
SB Obiil Pkilippe de* Hans (de Nans on pIntAt dc Vans). 
' 2fS Obiit seetir Annte Dnben , converse de Chcans 1627, 

laqiielle a donne la cbape de damas ronge. 

26 OMt darac Magrite Watisony, reKgterrse de Cbcens. 
Michcl-Norberl de Verdeghans tud d Patiaque de 

27 Obiil Dampt Guillaume, eonressenr deCheeiTff. 
Obiit Le Jeune^ pasteiir de aainl Jacqin^s, leqnel a 

donne 80 livres par an pouruii obit pour lui et ses 
parents. 

28 Obiil dame Agn^s Dumorlier, religieuse. 

29 Obiil dame Julienne Sa^rtMie^k) religieuse. 
Itemt ttarte de Thimogies.- 

30 Obiil dame Jehane de Lile, religieuse. 

Obiil dame Roberliiiic Praj e, agee de 84 ans, professe 

de 18(1711). 
Si Obiil da nie Agn^s-Defleki^re, religieuse. 
Obiil Guillaume Leficrons. 
Monmur Tabbe FkiHppe, ag£ de 54 atrs, deeede le 

81 juiilet 1777. 

AOOT. 

P OKfl senr Tde, cotiverse. 

Obiil dame Jehanne de le Toureti^^ prieuse'. 
% Obiil: GuiUatHBe Hignons. 

Obiit dame Jebanne ChoD| religieuse de Ckeens, ftgte 
de78aDS(U45). 



— 140 — 

Z Obiit soeur Louise Rogidre. 
Obiil dame Alexandrine Gaide, Tan 1661. 

4 Dame Lulgarde Duponl^ Agee de SO ans, professe 

d'uiian(1767). 

5 Obiit Domp Michel CarpeniieT^confesseur deCheans 

(1628). 
Obiit M"* Arnould Gasiillon, en son temps pasteur de 
S^ Jacques en Tournay , lequel at donne k la maison 
six ceus florins k charge d'une messe solemnellepar 
an avec les commendasses. 

6 Obiit D. Emmanuel de la Haye, confesseur de Cheans 

(1684). 

Obiit D. Scolastique Lagache , prieure, &gee de 61 
ans, professe de 48 (1747). 

Obiil dame Anne Offremant^ dgee de 71 ans, pro- 
fesse de 52 (1778). 

8 Obiit demisielle Wilmande dit Gapiau. 

9 Obiit Hsnry a Le Tacke. 

Obiit soour Marie Pare, converse (1630). 

10 Obiil dame JenneBecq, rel]gieuscdeccans(1680). 
Obiit dame Antonnelte Bary (16B7). 

Obiit madame Marie Douch£,abbesse deCheens(1659)* 

11 Obiit Marie Tricarde. 

Obiit dame Kathebine a Letakb, abbesse de Cheens. 

Dame Fran^oise Hedebau. 

SoBur Catherine Roseau, &gee de 50 ans, professe de 

27 (1788) (1). 
18 Obiit dame Marie De Molembaye, religieuse. 

Obiit dame Catherine Beghin, laquelle at donne le 

drap de velour rouge k la chapelle S^"-Aleixan- 

drine (1669). 

(1) En marge. 



— 141 — 

It tear Rose Daqaeime, ig6e de 66 ans, profease de 
49 (1768). 

14 Obiit signenr George Hicbaut el llarie ftmri aa 

femme. lis doiTent atoif nne mease par an poar 
eox et leara parents. lis ont doiin6 k la maison 
troia livrea de gros lous les ans. 

15 Obiit Jehan dil Welios. 

Obiit fr^re Adrien Levesqoe^ religieux ehartrem. 

Obiit seeur Marie Blaaet, conterse. 
Obiit D. Constance de le Yigne, Ag6e de 88 ans (1704). 

16 Obiit dame Lutgarde Harissal^ jubilaire, igie de 71 

ma, professe de 55, laqaelle a doun6 la devantare de 
8** Alexandrine de brocart k grandes fleurs (17S9). 
19 Obiit JaeqaesTtffines. 

Obiit dame Gecille de Sucis, religieuse de Cbeens. 
Obiit dame Jenne Sau vage, religieuse de Cbeens( 1 656). 
SI Obiit Philippiart Wiarl. 
SS Obiit dame Jehanne do Aottaria, i^ligieose. 

Pierre F. Joseph Delaipier, kgi de 15 ana (1784). 
98 Obiit scsor Cakhirinne Waymel^ conterse^ ftg^e de 
61 ans (1698). 

94 Obiit damp Jan de Landas^ oon/aafwr de Cbeens. 

95 Obiit dame Marie LeloiUier^ religieuse de Cheena. 
Dame Magrite Matons^ religieoae do Cbeens. 
Dame/eionit^ A Lb tasb, religieuse de Cbeens. 
Obit de dame Elisabeth Jaqoerie (1671). 

96 Obiit dame Marie Wetine, f eligieose. 
Obiit daaae Bernarde Delaporte (1701). 

Obiit dame Alberiqae Duiral^ ftgoa de 48 ams, pro- 
fesse de 95 (1719). 

97 Ofaiit dame Cfarrre do 6nigniei| reiigioBae« 

Obiit scsur Jenne Sauvilers, converse de Cheens 
(l6e»)L 

BULLBTllf T. X. 18 



— 1« — 

27 Obiit dame Chapello, religieuse de Cheena (1615). 
Obiitdom Jean Bernard Blanqoart, cofifesseur de 

Chaini (16&1). 

28 Obiit Mons. Noel Lebon e t Hagdelaine Tear t aa femme, 

lesquels ont donne k toujours k la maison 24 livrea 
et aultres biens k diarge d'une messe solemnelle 
par an. 
to Obiit mesire Nicolle, iricaire de Tournay. 

Obiit dame Katherine FrumauU^ $ou8'prieuse,ei 

Obiit dame Catherine Godbry, souprieuse (1617]. 
Zl Obiit dame Jacqueleme CasHlUm^ soubprieuse, la- 
quelle at doone la couronne d*argent dorede 
Notre-Dame et du petit Jesus (1648)» 

SBPTBMBRB. 

1 Obiit seare Sara dil de Poches, eonyerse. 
Obiit dame Edme de Sisoyns, religieuse. 

2 Obiit damel!IIarieGliisaire(i616)yreligieusedeGhean8. 

Elle a doone k Notre-Dame la robe de velour et 
piusieurs aultres biens k la maison. 
M. Jean Nicolas Buisine, mort en 1791. 
8 Obiit Magrite de Gorde et Kalherine de Gorde. 
Obiit dame Alexandrine Dubosquel, dgee de 48 ans^ 
professe de 28 (1713), laquelle a donne Tautel de 
Notre-Dame-des-Anges. 
4 Obiit fr^re Ansiau^ convers. 

Obiit dame Alis Le Hignolle^ religieuse de Cheens. 
8 Obiit dame Jehanne de Honslruel, religieuse. 
Obiit Jean Francois Drouffe, maitre de labour k Bia- 
BAaiNSAKr, ftgi de 76 ans, decede le 5 septembre 
1776. 
6 Obiit damp Michiel Gamin, qui fut confesseur. 



— 148 — 

7 Obiit dame Sara des Liees, religiease. 

Obiit soDur Sophie Meunier, Agee de ans^ protease 
de , morte k IHasnuy-S^^Pierre ehei sea parents 
en 1799. 

8 Obiit dame Anne Milot. 

Daime Anne Fauvier, ftgee de 81 ans (1681). 

9 Obiit Heloyde, esp6eier. 

Dame Jehenne De Boars, chantrede Gheans (1578). 
10 Obiit dame Magrite Tayous, religieuse. 
Obiit dame Harie Dujardin. 
Obiit dame Harie d'Asonneville (1641). 
li Obiit sear Marie de Lile^ converse. 
12 Obit de sire Guillaume de Bruges, bourgeois de Tour- 
nay, et en son temps prouvost de ladite irille, le- 
quel nous a donne, pour la decoration du grand 
autel de Cheens, le drap de rouge velour. 
Seur Jenne Base. 

Marie Fran^oise YanneTiiie Banai, ftgee de 61 ans 
(1768). 
li Obiit dame Marie Osterman^ soubprieuse (1622). 
Obiit soBur Jeanne Blauet, converse, ftgee de 70 ans 
(4698). 
15 Obiit Jacques de Tiun (?), chevalier. 

Obiit dame Anne JoneveUe, religieuse de Cheens an- 
no i548. 
46 Obiit dame Marie Preudfemme, prieuse. 

ScDur Marie-Joseph Blondel, ftgee de 70 ans, professe 
de 47 (1788). 
17 Obiit dame Marie dit Len&n. 

Obiit dame Marie Lesesne, religieuse. 

Obiit dame Annb db WAin>aiPONT, abbbssb de Gheans 

(1608). 
(ftiit dame Roberline Sablon, ftgee de 80 ans (f 686)« 



17 Obiil dame lUlbmne de Gorberyet religieose. 
19 Obiit medre GuiUaumede Qeremoat. 
Obiit Marie de AuloCf religieose. 
Obiit dame Perotme VeUnne, prieusse (1446). 
SO Obiit Rogier de Pesche. 

Obiit Ifoosieur Houard, cbanoine de Nolre-Dame en 
Toarnay ; il a donne deux ceats florins et doit a^oir 
line messe par an ei la Lampe aliamee devant saint 
Jean-Baptisle. 
Obiit Madame Anne GBiatOTTB dk Coqpmuit, abbissb de 
ceans Tespaee de S7 ana, professe de 66, Agee de 
8S ; elle a donne les orgues et une paire de grands 
chandeliers d'argenl^ et est morteen 1711. 
3i Obiit seure Agnte. 

Obiit dame Marie Bramme, prieure, &gee de 7K ans 

(169»). 
Monsieur Amoule Francois-Joseph Payen^ &ge de 41 
ans, decede leSl deseptembrel759« 
Sa Obiit ThiryeDez-Saulx. 
S8 Obiit dame Marie defalempin, seligieuse. 
S4 Obitt Marie GastaingqOj religieuae. 
28 Obiit Fran^oise Libert , &gee de 48 ans (17S4). 
Obiit sosur Marie Bernard y Agee de 7SL ans (17S6).. 
Same Thirdse De Le Deul, prieure 3) ans, igU de 
85, professe de 64, jubilaire de 18 (1779). 
26 Obiit noble demoisdle Dominique du Bosquet^ dame 
de Peruirek, 4gee de 48 ans (1734) ; elle a donne 
k chacone une pinte de \iu, 2 pains de pattar et 
un demi poulel^ 4 charge d'unobii solemnet 

28 Obiit dame Marie Des {"aus*. 

29 Obiit sosur Glare Herfen(1626}. 
Obiit Dame Catherine Maquelin (1626). 

SftObUtAUsDesCfttees. 



— 44» — 

to Dame Albertine Thomas, ftgee do 66 ana, profesae cb 
« (1784). 



1 Obiit Margaerite de Donyie. 
Obiit Jacqnes Robe. 

Le 8 octobre 1688, Jacques de le Tigne a legate h la 
maison du Saolchoir six cents florins en capital 
qui ont ete mis en rente sur la ville de Tournay , k 
charge d*un obit par an pour luy et sa femme Harie 
Bernard , ayec distribution d'une pinte de irin k 
chaque religieuse et un pain blanc de patar. 

2 Obiit Jehanne, dame de Viler. 

Obiit Fr6re Gerard , conyers de Gheens. 
Obiit Dame Perone de Haluyn. 
Obiit Dame Jenne Lermigat (16 IS). 

3 Obiit Dame MicnnL, abbbssb de Gheens. 
ObiiiJi^meJIiagdelmeWibautj sousprieuse (1686). 
Obiit Dame Aldegonde Roty , boursi^re, Agee de 82 

ans, professe de 80, decedee en 1718. 
Dame Rosalie Largillierj prieure^ Agee de 78 ans , 
professe de 88 (i 789). 

4 Obiit dampt Arnoul Carpentier^ en son temps coor- 

fe»wur de Gheens. 
8 Obiit seur Jehanne qui fut converse k sa mort. 
6 Obiit dame Elisabeth Bruyelle, religieuse. 
Obiit Katkerine k Lb tacke. 

Obiit dampt Denis Depreis, en son temps procureur 
de Gheens ; el pour avoir de nos pri^res nous a 
donne la graude'couppe k porter le Sainct Sacre- 
ment et les aournements de damas noir. 
Obiit mademoiselle Jacqueline Don^e; une messe 
solemnelle par an. 



— 146 — 

7 Obiit mademoiselle Jacqueline Douchez, vefte de feu 

monsieur Jacques Lefebvrer 

8 Obiit monseigneur Jakemon Gouchait et dame Marie 

sa femme. 

10 Dame Cecile Eduin, chantre^ procuratrice et orga- 

niste^ dgee de S9 ans, professe de 19 (1745). 

11 Obiit dan. Jacques Vinchent, confesseur. 
Jacques Renaux, decede le 11 oclobre 1758. 
Teodor Delay, decede le 11 octobre 1762. 

12 Obiit Hathieu de Hodyon. ^ 
Obiit dame Alis Descleps, religieuse. 
Obiit Fr^re Henry, convers de Gheens. 
Obiit dame Peronne Dipre, religieuse. 

IS Obiit Magrite de Bruge, religieuse. 

Obiit dame Jehanne de Mourcourte. 

Obiit soBur Jenne Castillon, laquelle a donne un plat 
et deux pots d'argent pour seryir k la messe ; item 
un ornement de cramoisis au grand aulel ; item 
plusieurs aultres biens a la maison (1651). 

14 Obiit dame Malhile MouUe, religieuse. 
Obiit dame Magrite, religieuse de Gheens. 
Obiit seur Anne de Bocq, converse. 

15 Obiit don Jehan Rohart, confesseur de Gheens. 

16 Obiit dame Godlombb, fille du fondateor de Gheens et 

religieuse. 
Obiit Villamme, apothicaire de la ville de Lile. 

17 Obiit dan Robert dit de le Haye, confesseur. 

Obiit dame Angelique Duee, agee de 50 ans (i709). 

18 Monsieur Jacques Lefebvre, lequel a donne k la 
* maison 30 livres de rente, k charge d'une messe 

solennelle, avec les commendasses. Item a donne 
une table d'autel d'eglise. 

19 Obiit mesire Goussignies de Le Muelz.. 



— U7 - 

SI Obiit dame Gedren Doignie. 

n Obiit dame Matbillb, PRBMiinB abbusb de Gheena. 

32 Obiit dame AnasUfe Da Mortier, religieuae. 

Obiit seur Jehanne Duree, conterse de Gheena. 
SS Obiit maiatre Pierre Gassach. 
34 Obit da p^re madame Dapont Raoal. 
ScBar Agnda Haroa. 

Obit de madame Maeix ls GiEUxa , ABisasK de ee lieu 
(1678). 
SB Obiit Ide Letuielliez. 

Obiit damp Aothoine Flangne, confesseur. 
S7 Obiit dame Marguerite du Quesnoy^ en son temps 
prieure, Ilg6e de 04 ans ; elle avait demeure en ce 
monast^re 80 ans, (1615). 
SO Obiit Hagrite le Montelriyidre. 
SO Obiit dame Marie et dame Jehanne de le Croix, reli- 
gieuses de Cheens. . 
Soear Claire Corbisier^ ftgee de 7S ans^ professe de 
48 (1785). 
81 Obiit dame Magdeleine Gaide (1667). 

IfOVEMBRB. 

i Obiit mesireNicol de Marcienne. 
S Obiit maistre Jacques Duree. ^ 

S Obiit dame Jehanne de Leuze, religieuse. 
4 Obiit dame Marie de Douaye, religieuse. 

Obiit Edilia ad Labbm (Edile a lb Tack). 

Obiit noble demoiselle Isabelle Deberghes, bienfai- 
trice, le 4 noyembre 1788^ ^gee de 7S ans. 

Obiit dame Sare de Crucb. 

Obiit dame Julienne Derre, soubchantre (169S). 

Obit soeur Peronne Koosselle (1604). 

Obiit dame Joseph Raou, ftgee de 56 ans, professe de 
40(171S). 



— 148 — 

7 Obiit dame Izabuu db Douatb, abbessb. 

Obit de Georges da Grand Breueq, eauehe de la mai- 
son^ Age de 41S ans^ lequet a fait quelques dons k la 
maison pour avoir part aux prices (1709). 

8 Obiit soear JenneLefer, converse (1617). 

9 Obiit dame Elisabeth Heinart, laqaelle a donne k 

I'eglise un drap de satin colombin et un pavilion 
de mesme conleur an Saint-Sacrement (1691). 
to Obiit seure Agathe, convers de Cheens. 

Obiit sireJehan David, abbe de Saint-Nicolas (1447). 

11 Obiit dame BenoisteSablon,&geede 49 ans(1688}, qni 

a donne le grand Christ d'argent, et omementvert. 
Obiit dom Antoine de Richemont , chapelain de 
Gheens (1688). 

12 Obiit Alis de Viller. 

18 Obiit seur Marie converse de Cheens. 

Obiit dame Ther^se Gouvin, &gee de 64 ans, professe 

de 40(1714). . 
Dame Humbeline Busine, dgee de 48 aus , professe 
de 21 (1788). 
18 Obiil sire Jacques Lechien. en son temps abbe de 
Saint-NicoUas et apr^s de Saint-Martin ; iiii livres 
pour son obit (1446). 
ScBur Antoinette Gober. 

16 Dame Be^koit De F^riaui de Manlde, dgee de 81 ans, 

professe de 84 (1788). 
Obiit D. Madiel^ne Vandale, laquelle a denne k I'autel 
de S^ Bernard an drap desatm blane (1663). 

17 Obiit de dame lolente Delcourt, qui donna une lampe 

d'argent et un bras d^argent dor6, et aultres orne- 
menls d^^gKse (I67S). 

18 Obiit dame Augustine de R»ve^ kgee de 4t am, pro- 

fesse de SO, laquette a dcnme 800 flerios pour 



— 149 — 

TaTaneement du grand attial et eeluy deS. Bernard 
tout entier, un eoUier de perles au 8. Sacrement, 
et aussy quaire antiphonaires pour le choeur 
(170!). 

18 Obiit dame Humbeline Goutin, ftg6e de 70 ans, pro- 

feaae d6 47 (1713), laquelle a donn6 8. Joseph, un 
missel garni de Telour, avec les fermans d'argent, 
et plusieurs aotres ebosea k I'^glise. 

19 Obiit Marie Piercuiside, et Jehan Dumortier. 

30 Obiit dame Marie Do Lile, religieose de Cheens. 

31 Obiit meaire Jehan Wmcens. 

35 Obiit dame Jehenne Grinarde (i K88), laquelle a donne 
pour la decoration de notre iglise ung reliquaire 
d'argent, et plusieiira aultres biens qu'elle a laisses 
en la maison. 

26 Obiit dame Catherine de Guybreeye. 

Obiit dame Jacqueline de le Ghaneie dit Moiisore 
(1595). ' 

37 Obiit dame Katherine dit Flamenge , religieuse. 

38 Obiit damp Jean Cerieul confesseur^ de Cheens, 

(1613). 
Obiit dame Augustine le Draud, kgie de 40 ans, pro- 
fesse de 38 (1735) ; elle a donne un tour d'argent 
k S. Joseph (une couronne et 3 mandelettes) (1). 

39 Obiit dame Isabiau de Haymelewes, religieuse. 
Scour Angelique Rogier, agee de 79 ans, professe de 

54^ decedee k Nomain en 1803. 
80 Obiit dame AddrienneDo6e, kgke de 74 ans jubilaire 
de 9 (1737). 
Scour Marie Desprets, morte'^ Orcq kgee de 63 ans, 
professe de 37 (1800). 



(i) Reste d'ane inscription cffac^e. 

BULLETIN T. X. 19 



— 4H0 — 

S Obiit dame Agn^s de Yillier, religieuse. 
Obiit dame Marie Argent, religieuse de Glieeiis ( 1 S68) . 

4 Obiit l^YRABD A LiTACKB. 

5 Obiit dame Harie d'Aadeoarde, religiease de Gheens 

(1611). 
Obiit dame Geeile Desmaiiers, religieuse deceans 
(1722}yageede24ans. 

6 Obiit maistre NieoUe Depreys et sa femme, qui out 

donn6 k noire eglise I'eneensoir d'argent, et plu- 
sieurs aultres biens k la maison. 

7 Obiit dame Katherine Lescripvent, religieuse. 

8 Obiit soeur Jacqueline Lepec (1686). 

Dame Leopold Becquet, morte k la Tombe ftgee de 
72 ans, professe de 44 (1800). 

9 Obiit la mdremadameDiipontRaoul; 

10 Obiit maistre Henry, dit Fainient. 

11 Obit deH' Jacques Caillet, petit fils de M"'<' Caillet; 

il doit avoir un obit solemnel par an ; il a donne 
pour la recreation de la communaut6 une demi- 
pinte de Tin, une portion, un pin blanc. 

14 Obiit Goussuin a Lbtagkb.] 
Obiit Goussuin Dumortier. 

18 Obiit S' Bernarda Dewames, converse,* igee de 66 
ans, professe de 39(1714). 

16 Obiit Marie Pilate. 

Obiit D. Ignace Delecaille, ftgee de S6 ans, professe 

de'so (1748). 
Dame Alexandrine Duponi, sous^prteurcj ftgee de 71 

ans, professe de SI (1802). 

17 Obiit De Jenne de Chevre, boursiire de Gheans, ftgee 

de 80 ans, laquelle (1690) a donne la chappe de 
satin blanc fleuragee. 



— IBI — 

18 Obiitdan Jacque$% ctmf^nwr de Cheens. 

Obiit dame Catherine Hiroai6| ftgie de 61 ana, pro- 

fease de 81 • 
ScDar Emmaniiel Paehe, ftg6e de 67 ana, proCene 

de 47 (177S). 

19 Obiit dame Jehanne Delaigniea, religieofle. 

20 Obiit Lotart Da Ryn. 

Obiit BCBur Harie Honeheau (1018). 

53 Sear Fran^oiae Gosfielle, eoiiTerse. 

Obiit dam Jan Yiat^ religieax dea Chartreux. 
Scoar Barbe De Li^ge^ religiease de Flines, igee de 
86 ana (1794). 
S8 Obiit dame Marie dit Lerana (Le Raaa?), religiease. 

54 Obiit maiatre Boni&ee. 

36 Obiit sa»ur Hargaerite Empia, ftgte de 96 aaa (1704). 

37 Obiit dame Harie Daadenarde. 

38 Obiit dame Florenee de Goapigny (1686), 4gte de 

88 ana, qui a doun^ ane fierte d'argent. 

39 D. Robertine Penineq , morte k la Tombe le SO 

ditto, Agee de 68 ana, profease de 44 (1800). 

50 Obiit S. Harie Domain (16S7), laquelle at donne XL 

liy. 9 sola aa monastdre de Cheens. 

51 Obiit Harie de Warenghien. 

Obiit dame Hagrite Daras, religieaae. 

Obiit dame Jenne Joseph (1873.) 

Obiit dame Heleine Debary , religiease de Cheens 

(1614.) 
Harie Jeanne Coulelier, dgee de 68 ans, d^c^dee le 

SI de dteembre 1788. 



— 15B — 

Plan de FAbbaye du Saulchoir, 

Les premiers bitiments k Vexterieur itaimt €omlruits 
hut un pbA ^rro1ldi ; ce qui dotinait k I'entree de la 
grande eourabbatiale la forme gracieuie d'Uulieimcycle. 
On avail, m eiiirani 4.ga)ibbe^.la qnartier des prdtres> k 
droile celui des etrangers, et,.en fact, le' quiiiliieT de 
Fabbesse. Au-dessus &ait le tnonlisldre pnopnsmeiii dit, 
au milieu duquel il y at «ii un gvandpr^ eatouri^ d'une 
galerie. A droile; ^taital k ciiiaiue, le refevtmre, id cha- 
piUr^D, ie notioiat , le laboratoire^ its damea et eelui des 
soBurs. Les anciennes occupaient Tail^ oppos6e au quar- 
tier deTabbesse, et elles avaiekit, comme eelle^^ei) on 
jardin particulier. Au-dessuSyitgauehe, ^ait Knftrmerte. 
. Lfi^liflie eUit ptaeee Ji gauehe du preau. ISle se divi* 
sail en Irois parties :At saiictuaife, le ehooordes dames 
et la partie Itdsseo auk seouliers. Le tombeau dii fOYidateur 
occupait le.i||iiiea du iihoDur. II ^it r^ouv^rt d'une 
lame de maiiire plate aur laqueUe on avftit grave la figure 
d'un periKMeiklage v^tu d'habils longs. Nous avettis donne 
I'insefiption qui s'y troutait. 

Pr^s de 1^ etait un autre tombeau ^r lequel on voyait 
la represenlaiiou d'un homme arme et tielit de sa femme 
avec leurs armoiries. Le premier ecu elail k trois lions 
rampauls surmontes d'un lambel et le second a un che- 
vron acooste de trois eeailles : deux en ehef et une en 
pointe. II y avait ceite inscription : chy gii^ noble 
homme sire Englibiers de Moriel destraimbruges, che* 
valier, ki trepassa I'an 1392 le 18 jour de fnars. 

Chi gist noble Dame Marie Duchaslel, feme de sire 
Englibert de Moriel, qui trepassa Tan 1872 le 5 jour de 
mars. Priei pour sarme. 

11 est fait mention au marlyrologe des autels de la 



-VN r 



— 158 — 

sai^te Vierge, de Ni»ire-Danie-de8-An|[€S| do Minle Ale- 
xandrine et do' saint Bernard ; iky ayait de plus una 
chapelle dedide k saint Idesbald, dans laquelle se irou- 
vaient deux monuments fun^res* Sur Tun, portant 
I'ecu de Maulde, k la bande freltee, on lisait : Chy gist 
Gille deMaulde^ qui trespassa en Tan ISO^^, el mois de 
f(6vrier. Priez Died pour same. Sur le secood, aux m^mes 
armes de Maulde , on ne pouvait plus lire que ces mots : 
Gillonde Maulde 

Enfin, dans la nef, on voyait la representation d'un 
personnage taillee en bosse, et celle d'une abbesse avec 
un ecu k la bande chargee de trois ecailies atec celte in- 
scription : « Saige et scrres de Bfiraumont sire fut 

de Damerie aussi.... qui mourut lejour Saint Remye en 
Tan 1310. Dieu en ayt lame. » (1) 

A toutes les vastes constructions dont nous avons parle, 
il faut ajouter encore une basse-cour formant un grand 
carre de b^timents , ou rien n'a-vait ete oublie pour les 
besoins d'une exploitation agricole assez considerable ^ 
qui etaitdirigee par une dame, une sceur et un maitre 
de labour. II suffira du reste, pour se former une juste 
idee du monast^re , de jeler les yeux sur les plans dont 
nous donnons ci-apr^ I'explication , en re produisant 
les legendes qui les accompagnent. 



(1) RecQeil d'^piuphes ms, de pe Lo«sy. 



— 15jI — 

PLAN GiMEAL DB L*iBBATB DC SACLCHOIR KUMAROTI; GOMlfE 

IL SUIT BT RMLVlflNfi BN NOIR. 

QUARTIBR ABBATUL. 

1 Salle. 

2 Antichambre, 

S Ghambre k coacher avec alcdve. 

4 Garde-robe. — Nota qu'aa-dessus il y a un entre-sol 

pour le logement de la soour. 

5 Grand escalier. 

6 Porte d'entree et vestibule. 

7 Salle de reception. 

8 Place k manger. 

9 Grande cour abbatiale. 

• » 

QUARTIER DBS PR^LBS. 

10 Salle. 

11 Chambre k coucher. 

12 Cabinet et garde-robe. 
18 Escalier et vestibule. 

14 Galerie. ' 

15 Deux chambres pour servir d'infirmerie. 

Soit b^tit. 

Parloir pour ser\ir de quartier abbatial en atten- 
dant la construction du grand bitiment. 

16 Salles d'h6tes. 

17 Antichambre. 

18 Ghambre k coucher avec alcdve. 

19 Garde-robe. — Nota qu'au-dessus de la garde-robe, 

il doitse trouver unentre-ool pour le logement dc 
la sosur. 

20 Escalier dudit entre-sol. 

21 Escalier et vestibule. 



— 188 — 

22 Galerie qui condait au grand cloitre. 
2S Parloirs. 

24 Refectoire dcs domestiques et cuisine. 

25 Ghambre k coucher pour les filles de basse-cour jus- 

qu'apr^ la construction de la nouvelle cense avec 
une laiterie au-dessous. 

26 Remises. 

27 Gomptoir. 

28 Latrine. 

RKZ-DE-GHAUSSfiB DU GBAND CLOItIB. 

29 Sommellerie. 

80 Guisine avec four marque A et la descenle de cave 

marquee B. 

81 Depense. 

82 Desservoir. 
88 Relaverie. 
84 Refectoire. 
88 Ghapilre. 

86 Noviciat. 

87 Laboratoire des dames. 

88 Laboratoire des sosurs. 

89 Escalier du grand cloitre. 

QUARTnCR'DES JMCXEHVES. 

40 Ghambre avec alc6ve ou cabinet. 

41 Garde-robe. 

42 Escalier da dortoir qui communique au-dessus de 

Tinfirmerie. 

43 Gloitre. 

44 Jardin du grand cloitre (i). 



(1) On y faisait des inhamations. Jacques Philippe Potigny, portier 
de la maisoD, y eat sa S^paltare en 1740. (Martyrologe, 6 fSvrier.) 



— 1B6 — 

45 Galerie qui condoisail k I'eglise. 

46 Gimcli^re des dames. 

47 Galerie qui conduit a I'infirmerie. 

IMriBHSBIB. 

48 Cuisine. 

49 Cabinet k coucher.pour la sosur, ^ 

50 Place a manger pour les convalescentes. 

51 Ghambre des malades. 

52 Ghambre de U dame infirmidre. 
5S Cour de I'infirmerie. 

54 Escalier derobe* 

]fiGLISB. 

55 Sancliiaire. 

56 Sacristie. 

57 Choeur des dames. 

58 Pelites chapelles. 

59 Eglisedesseculiers. 

60 Choeur des pr^tres. 
6t Latrine. 

62 Cour ou cimeti^re des domestiquos 
6d Ghapelle abbatiale. 

64 Jardin des aneiennes. 

65 Grand jardin. 

66 Jardin abbatial. ^ 

CENSE. 

67 Porte d'entree ayec pigeonnier au-dessus. 

68 Grande cour. • 

69 Trotloir qui doit fitre pave en gres. i 

70 Cuisine. 



— 157 — 

71 Relayerie. 

72 Depense. 

78 Ghambre des filles de basse-cour. 
74 Esealier et vestibule. 
7B Ghambre pour la soBur. 

76 Ghambre du maitre de labour. — Nota que, sous les 

numeros 72, 7K et 76, il doit se trouver une caye 
pour la laiterie. 

77 Etable des yaches. 

78 Drachoir. 

70 Magasin pour la paiture pour le journalier. 

80 Esealier du grenier au four. 

81 Ecurie des chevaux. 

82 Ghambre des domestiques de basse-cour. — Nota 

qu'au-dessous de ladite ehambre il se troufe une 
eiterne au purin. 
88 Magasin pour paille, foin et ayoine pour le journalier 
et les harnais. 

84 Esealier du grenier au four. 

85 Pompe k Tusage des ceuries et cuisine. 

86 Latrines. 

87 Remises pour les chariots et uslensiles de labour. 

88 Granges. 

89 Ecuries des cheyaux etrangers. 

00 Etables des cochons et, au-dessus, des pouliers. 

01 Une allee qui separe les porchik. — Nota que, sous 

les numeros 00 et 01^ il se trouye une cilerne au 
purin. 

02 Hdpital des yaches malades. 
08 H6pital des cheyaux malades. 

04 Ghambre k coucher pour un domestique. 

05 Uagasin au foin^ paille pour le journalier. 

06 Esealier du grenier au four. 

aULLITIN T. X. 20 



— 158 — 

97 Remises. 

98 Ghambre de la dame de basse-cour. 

99 Ou^erture pour irider les citernes au parin* 

BXPUCATION DU PREMIER fiTAGE AU-DESSUS DU QUARTIER ARBATIAL 
(qui, SUR us plan original, est ENLUMINft EN ROUGBj. 

1 Escalier et vestibule. 

2 Ghambre d'etraugers avec alc6ve. 

3 Garde-robe. 

4 Ghambre d'dtrangers. 

5 Cabinet k coucher. 

6 Cabinet pour les domestiques. 

Au'dessus des parhirs et du quartier des prSires, 

7 Ghambre d'etrangers ayec alcdve. 
B Cabinet k coucher. 

9 Cabinet pour les domestiques. 

10 Garde-robe. 

11 Escalier et vestibule. 

i2 Galerie. — Notaqu'apr^s la construction du quartier 
abbatial, Tun de ces quartiers pourra servir pour 
des grandes pensionnaires. 

Au-dessus des cUntres^ 

\% Doftoir des dames. 

14 Galerie du quartier abbatial. 

15 Galerie qui pent servir de biblioth^ue. 
i6 Ghambrcs des dames et des scours. 

17 Ghambres des anciennes. 

18 Grand escalier. 

19 Chambres obscures pour le linge sale. 



— 1K9 — 

20 Esealier. 

31 Galeric qui conduit au-dessus des infirmeries.. 

22 Chambre au-dessus des infirmeries. 

23 Pharmacie. 

24 Esealier. 

25 Galerie qui conduit au jube. 

26 Latrine. 



DU DUG DE BOURGOGNE A F^NI^LON . 



Au camp du Saulsoir, 20 seplembre 1708. 

I'ai regu, depuis quel que temps, deux de vos leltres, mon cher 
Arcbev^que ; vous comprenez ais^meot que je n'ai pastrop eu le temps 
de repondre plus l6t Ik la premiere ; et| pour la seconde, elle ue m'a 
eL6 rendue qu'hier. II o'a point M question de parler sur mon retour; 
mais vous pouvez 6tre persuade que je suis el que j'ai loujours ^t^ 
dans les m^mes sentiments que vous sur ce chapitre , ct qn'h moins 
d'un ordre superieur et r^it^r^, je compte, qnoi qu'il arrive^ de finir 
la campagne, et d'etre ^ lat6te de I'arm^e tant qu'eile sera asserabl^e. 
J'en viens ^ la seconde. U est vrai que j'ai essuy^ une ^reuve depuis 
quinze jours; et je me trouve blen loin de I'avoir re^ue comme je le 
devals, me laissant emporter aux prosp6rit^s et abalire dans les ad- 
versit^s , et me laissant aussi ailer k un serrement de coBur et aux 
noirceurs caus^es par les contradictions, et les peines de I'incertitude 
ct de la crainte de faire quelque cbose mal ^ propos dans une affaire 
d'une consequence aussi extreme pour TEtat. Je me trouvais avec 
i'ordre duRoi r^il^r^ d'attaquer les ennemfs, M. de Venddme pres- 
sant de le faire, et, de Tautre cdt^, le mar^cbal de Berwick et tous les 
anclens offlciers , avec la plus grande partie de rarm^c, disant qu'il 
^lail impossible d'y r^usslr , et que I'arm^e s'y perdrait. Le Roi me 
r^it^ra son ordre apr&s une premiere representation, ^ laquellc je me 
crus oblige. M, Chamillard arriva le soir et me conOrma la m^me chose. 



_ 160 — 

Je voyais les fanestes suites de la perte d'ane baUiU0» sanspouvoir 
presque esp^rer de la gagner, et qae le mienz qni pouvalt nous arri- 
▼er 6tait de nous retirer apr^ une attaque infructueuse. Voil& I'^iat 
oU j'ai^t6 pendant hnit on neuf jours, jusqu'k ce qu'enfin le Roi, in- 
forni6 de VMaX des choses, n'ait plus ordonn6 Tattaqne, et m'ait remis 
^ prendre mon parti. Sur ce que toos dites de mon indecision, il est 
vrai qneje me le reprocbe k moi-radme , et que, quelquefois paresse 
ou negligence, d'aulres, mauvaise honte ou respect humain, ou timi- 
dity, m'emptebent de prendre des partis, et de trancher net dans des 
cboses importantes. Vousvoyezquejevous parle avec sincerite,et 
Je demande tous les jours k Dieu de me donner, avec la sagesse et la 
prudence, la force et le courage pour ez^cuter ce que je croirai de 
mon devoir. Je n'avais point cette puissance decisive quand je suis 
enlr6 en campagne, et le Roi m'avait dit, que quand les avis seraient 
diff(§rents, de me rendre k celul de H. de Venddme, lorsquMI persis- 
terait. Je la demandai aprfts Taffaire d'Audenarde ; elle me fut ac- 
cord^e, et peut-^lre ne m'en suis pas servi autant que je le devais. 
Pour toutes les louanges que vous me donnez , si elles ne venaient 
d'un homme comme vous, je les prendrais pour des flatteries ; car en 
v6rite, je ne les m^rite gu^re, et te monde se trompe dans ce qu'il 
pense sur mon snjet. Hals il faut, avec la gr&ce de Dieu, m^riter ce 
que Ton en croit , du moins en approcber. Vous savez moii amitii 
pour vous; elle ne finira qu'avec ma vie. Je me sers de cette occasion 
pour vous demander si vous ne eroyez pas qu*il soit absoloment mat 
de loger dans une abbaye de filles ; c'est le cas ob je me trouve. Les 
rellgleuses sent pourtant s^par^es, mais j'occupe one partle de leurs 
logements; et,s'il6tait nicessaire, je quitterai la maison quoique Ton 
en p(A dire. Dites-mol, je vous en prie, votre sentiment, d*autant 
plus que je suis pr^sentement dans votre dioctee. 



La seanee est leyee. 



— 161 — 



SAANCE DU JEUDl'7 JUILLEI* 4864. 

M. le Tieaire-general Vomin occape le fauleuil. 
M. i. Waoqobz, secritoire. 



Le proc^s-irerbal de la precedenlc seance est adopte 
aprds lecture. 

OUVBAGBS OFFERTS. 

De la part des societes savaiiles : 

— Retue numiimaiiqus beige. — 4** seric , tome II, 
deuxi^me livraison atec Ics pi. YIII k XIV. 

— Bulletin de la sociite scientifique et litiSraire du 
Ltmbourg, tome YI, P' fascicule. 

— Journal historique et Uttiraire, tome XXXP, 
livrais. 8. 

— Revue agricolej industrielle, iitt4raire et artistic 
que de la societi impirtale d' agriculture , sciences et 
arts de tarrandissement de Valenciennes j seiii^me aii- 
nee, t. XVII% n- 8. Hai 1884. 

— Messager des sciences historiques ou archives des 
arts et de la bibliographie de Belgique* Annee 1864, 
V^ livraison. 

Gette livraison contient le portrait et la notice biographlque de 
M. Ferdinand Lecouvet, professeor 2i Tath^nee royal d'Anvers, n^ ^ 
HoUain le 14 d^cembre 1827 , mort k Anvers le 10 fgvrier 1864. 

M. Lecouvet qui 6tail Tun des r^dacteurs du Messager des sciences 
historiqueSf a laissS les ouvrages suivants : 

I'' yoiice historique sur la commune de UoUain en TournesiSt 



— 162 — 

autrefois propriiU de I'abhayede Saint-Pierre de Gand, m 8<»,85 p. 
avec une carte. Insdr^e dans le Messager 4853, p. 4i6-448| et 1854, 
p. 58-107. 

S"" Notice sur la pierre Brunehault, in«8", 25 p. avec ane planche. 
iDs^r^e dans le Messager 1853, p. 217-237. 

Z" Liproseries de Tournay et du Tournaisis, in-8'>,28 p. a?ec aue 
planche grav^e par T. Onghena. Notice ins^r^e dans le Messager 
1855, p. 5-32. 

A'' Instruction publique autnoy en' dge, 5 fascicules in-8". L'ab- 
baye de Saint-Pierre ^ Gand et Tuniversitd de Paris, 11 p. — Odoii 
d'Orl^ans el I'abbaye de Saint-Martin ^ Toornai, 32 p. — L'ecolatre- 
rie k Tournai, 31 p. — Les enfants de choeor, les mattres de musfque 
de la cath^drale et la f6te dcs Innocents 2i Tournai, 32 p. — College 
des bons enfants ^ Tournaf. Projel d'^tablissement d'une universile 
dans ceile ville. Ecoles dominicales. College des Hibernois, 34 p. 
Travail public dans le Messager 1855, pages 171-179, 274-303, 
435-459; 1856, p. 147-176, et 1857, p. 63-94. 

3<> Rectification h propos des t^moins d'une charle de 1153 : Veri 
Jurat! d Tournai. ln-8<>, 6 p. Messager, ann^e 1855, p. 218-223. 

6» Guibert de Tournay, — Messager, annee 183.6, p. 117-120. 

7<* Notice historique sur Howar dries, son eglise et la famille du 
Chastel de la Howardries, iD-S*", 144 p. avec 3 pi. lilh. — Messager 
1857. p. 152-205 , 338-372 et 446-482. 

8» Thomas Guarin, tournaisien , imprimeur d Bdle au X VI* 
sidcle, in-8», 19 p. — Messager 1838, p. 204-220. 

9'* Hannonia poetica ou les pontes latins du Hainaut, Tournai, 
H. Casterman, 1859, in-8% 224 p. 

10° Les petils poHes latins du Hainaut, in-8<' de 42 pages. Suite 
de I'ouvrage precedent conlenant vingt biographies. 

Il^' Les Sorcidres de Hollain, in-S**, 10 p. Publie dans les Annates 
du cercle archeologique de Mons, 1860, p. 127-136. 

12« Tournai litt4raire ou recherches sur la vie et les travaux 
d'ecrivains appartenant, par leur naissance ou leur s^jour, d Van- 
cienne province de Tournay-Tournaisis, Gand, L. Hebbelynck, 
1861, in-8'', 1«' vol. de VI-348 pages, et lir6 h 100 exemplaires. — Ce 
1" volume contient la biographic de Claude d'Ausque, Louis Fr.-J. 
de la Barre, Jean Boucher, Pierre et Michel Brisseau, Pierre du Chas- 
tel, Jean d'Enneti^res, Laurent Landmeter, Louis dcs Masure, Jean 
Rosier el Prosper Slellaert. Le 2** volume qui est sous presse com- 
prendracelles d'Andr^ et Jean Calulle, Michel d'Esne, Guillaume cl 
Joseph-Alex. Le VaiUant et Jcan-Baptiste-Luc Planchon. 



•"' 



— 163 — 

13^ Essai tur la condition soeiale des lepreux au moyen-dgct 
principalement en Belgique et dans Us pays limitrophes, — Messa- 
ger 1861, p. 418-443, et 1863, p. 16-34 et 206-246. 

14* Avhert Le Mire on MirtBust sa vie et ses csuvres. Hss. 

— Revue catholique ^ 8'' scrie, annee 1864, ^^ livrai- 
son. Juin 1864. 

— Bulletin du comite flamand de France j tome III, 
n"" 8. Mars et avril 1864. 

— Annales de la socieid archeologique de Namur^ 
tome huili^me, ^^ livraison. 

— Bulletin de tacaddmie royale dcs sciences , des 
lettres et des beaux-arts de la Belgique^ 38' annee« 
2« serie^ tome 17, n''» 5 el 6. 

— Annuaire de la sociiti lUgeoise de litterature 
toallonne. Annee 1864, 2* annee. 

— Mimoires de la sociiti impMale d* agriculture , 
sciences et arts de Douai, deuxi^me serie, tome YI, 
1859-1861. 

— Mimoires de la sociiti Dunkerquoise pour V encou- 
ragement des sciences, des lettres et des arts. 1861- 
1862, 8« volume. 

— Mdmoires de I'acadimie d' Arras , tomes XXXIV et 
XXXV, 

De la part de I'autcur : 

— Les manuscrits et miniatures de la bibliotheque 
de Laon^ par H. I'abbe J. Gorblet. 

— Notice sur la seigneurie de Dilsen^ par Jules Pely . 

C0RRB8P0NDANCE. 

Le Gercle archeologique du pays de Wacs demande 
un echange de publications, — Adopte. 



— 164 — 

H. le Tieaire-gencralVoisiN donne lecture d'ane notice 
8ur les anciennes peintares murales de la cathedrale de 
Tournai, de la chapelle episcopate et de Feglise de Saint- 
Quentin. 

Gette notice qui doit ^tre publiee dans le Bulletin des 
commissions d'art et d'archeologie sera reproduite , ft 
raison de Tinter^t qu'elle presente poor notre ville, dans 
les Bulletins de la Societe. 



Un membre revient sur la decou^erle faite par H. le 
vicaire-general Yoisin du portrait de Jeanne de Goupigny 
representee en costume d'abbesse du Saulchoir sur un 
des tableaux dela cathedrale, et il propose de publier ce 
portrait, pour le joindre k la notice qui a ete faite sur 
cette abbaye. Gette proposition est adoptee. 



La seance est le^ee. 



c-^trs<>9§>''7^^ 



— 165 — 



NOTICE 

StJR LES ANQENNES PEINTURES UURALES 



DB LA GATHMdRALB DB TOURNAI. 



Quoiqa'il reste encore bien des travaux a execuler 
pour aehever la restauration de nos monnmenls reli- 
gieux, eependant il en est un bon nombre dont la 
reparation est assez avanc^e pour permetlre de s'occu- 
per de leur decoration interieure. On ne peat pas se le 
dissimuler , la t&che qui reste k faire est plus difficile ct 
beaucoup plus ardue que celle qui s'acb^ve; car , enfin, 
pour restaurer on 6difice^ son architecture parle aux 
yeux et il n'y a , Ic plus souvent , qu'^ lui rendre les par- 
lies qui lui manquent. Mais , en fait de decoration , il 
li'en est pas de mdme: tout a disparu de nos temples; 
autels, menbles, peintures, tout ti 6te modemisi ou 
ditruit. 

On est maintenant g6neralement conTaincu que toutes 
nos eglises ont M anciennemeni ornees de peintures 
murales ; mais quel en a ei6 le genre ? D'apr^s quels pre- 
cedes, d'apr^^ quelles rdgles onl-clles ilecxecutdes? Faul- 
ilhniter serTilement ce <!|ui a ete fait? Quelles modifica- 
tfons conviendrait-il d'admettre ? Autant de questions 
dont la solution certaine se fera probablement encore 
Imigtemps attendre. IE. Yiolet-Leduc , qui est peut-^tre 
un des savants qui ont ete k m^me de feire le plus de 

BULLETIN T. X. 21 



— 166 — 

recherehes k ce sujet , avance assez ingenoment qu'on ne 
sail plus avec precision en quoi consiste Tharmonie des 
couleurs; connaissance qui elait famili^re aux artistes 
du moyen-age. De la les essais, les tAlonnements , les 
changements que Ton volt faire en France dans les prin- 
cipaux monuments. G'est ainsi que la coUegiale de Saint- 
Denis, decoree par Debret et par Lassus^ est repeinte en 
ce moment par Yiolet-Leduc. G'est aussi ce qu'on fait k 
Notre-Dame de Paris. 

Dansl'enlretempSy le moyen le plus efficace pour h^ter 
la solution des questions qui se rattachent k la peinture 
marale^ c'est de bien etudier ce qui nous en reste dans 
nos principaux edifices. G'est cello consideration qui 
nous a porle k entreprendre de faire Thistorique des 
differents genres de peinture dont il demeure des traces 
k la cathedrale de Toumai. Nous parcourrons successi- 
yement les epoques romanes , de transition et de style 
ogival primaire. Nous indiquerons ce qui a ete fait pos- 
terieurement , et nous nous efforcerons de determiner 
les caractdres principaux des decorations de ces diffe- 
Irents liges. 

Pour nous rendre plus intelligible, disons ici que nous 
suypposons que la partie romane de la cathedrale de 
Tburnai a ele achevee vers 1070, que le transept, au 
moins la parlie superieure, se terminait un si^cle envi- 
ron aprds, et que le cbceur a ele commence en 1248. 

Les peintures qui nous paraissent ^tre les plusan- 
cienndb sont les liseres rouge-vermillon qui encadrent 
les motifs r6mans de I'edifice et qui ont ele reproduits 
dans le bas de la tour Pontoise y oti etaient autrefois la 
tresorerie des reliques et un autel , qu'on disait dedie k 
tons les Saints. Ges lignes , extrSmement simples , font 
jressorlir I'arcbiteclure, mais elles semblent exclure touto 



— 167 — 

autre peinture (1). Peut-6tre pourrait-on y raltacher la 
decoration y encore exislante , de Tare qui termine la 
grande nef et dont nous donnons le dessin. 

Les losanges retrouvees sur Tare doubleau du transept 
du c6te du midi , et dont les couleurs ont ete ravivees , 
appartlennent eYidemment au m^me genre de peinture. 
G'est un appareil roman. Les hexagones qui ornent Tare 
du c6le oppose sont nou?eaux. G'est un autre appareil 
Toman que Ton a peint piar essai et pour ne pas laisser* 
cet arc doubleau recouvert d*une simple couche de 
ciment. 

U est bien regrettable que les chapileaux de la grande 
nef aient ete peints plusieurs fois et qu'il soit impossi- 
ble de retrouver des teintes certaines de leur decoration 
primitive. Nous ' regardons cependant comme probable 
qu'elle etait semblable & celle des chapiteaux des colon- 
nettes de la haute galerie du transept. Ces chapiteaux 
sont peints k fresque d'une manidre fort originate. Les 
couleurs sont fortement accusees. Le noir, legris,lebleu, 
le rouge et le jaune, de differentes nuances, y sont di- 
versement employes. Trois ou quatre couleurs associees 
avec beaucoup d'harmonie decorent le chapiteau et le 
fOit des colonnes. Ainsi^ dans le transept du c6te du 
nord^ ^ la galerie du rezrde-chaussee, il y avait un cha- 
piteau ayant le filet du tailloir brun-rouge, le conge noir, 
la partie plate du larmier grise, deux Yolutes, Tune 
brun-rouge et Fautre blene d'outre-mer, toutes deux 
bordees d'un filet gris (2). Un chapiteau de grosse co- 

(!) Le fond des marailles aTait kxk blanchi \ la cbaux avaat la pein- 
tore des liser^ ; on a retrouv^ partoot ce blanc lorsqa'on a gratt6 
les inurs. 

(2) Ge chapiteau est celui d'aoe colonne engagde supportant un 
arc-doobleaa dans la galerie du rez-de-chauss6e, \ la premiere tra^ 
v^e de raocieone chapelle de la Transfiguration. 



— 168 — 

lonne du cdte oppose etait peint, mais beaueoup plus 
delicalement, ds^ns le9 m^es tons, aYee les feuilles 
borddes (1). 

On remarque que toujours deux couleurs sont mi^s 
systemaliquement en opposition, de mani^re k ee que. 
des motifs qui se rep^tent au mime endroit soient de 
couleurs differentes* Get agencement, qui a ele.adopte 
pour les tons de couleur, doit certaineiuent ^tre re- 
garde comme le caracldre d'une epoque^ .Prenowr^en. 
pour exemple le singulier cbapileau qui se trpuTe Tis- 
^-Yis de I'autel de la Sainte-Vierge, centre le clocber 
paroissial. Sur un fond noir , deux monstiies ressem- 
blant k des sangliers^ dresses Tun devant Tautre et oie- 
cupant chaque.face, se retournent en am^re et mor-. 
dent des t^tes^d'homme placees aux angles. L'un de qes, 
animaux co&rie en jaune, attaque une t6te peinte fifin 
rouge et If s m6mes couleurs sont repetees sur les m^meSi 
motifs del siutre cdte, en sens oppose. 



£POQUB PJB TRANSnjON. 

Mous platens ici deux tableaux k Yresques decouverts 
au-dessus des grands autels lateraux du transept. Gelui 
du c6t6 du nord representant sainte Marguerite a ete 
remarque lorsqu'on a enleve le badigeon au commence- 
ment des traViaux de restauration de la cathedrale, et il 
a ete public par H. le Maistre d'Anstaing dans le Bulle^ 
tin du comiti historique des arts et monuments ^ attache 
au minist^re de I'instruclion publique en France. 



■p^PMBMiWa^MBa^B^MiBf^^HMa^i^ 



(1) Ge curieux chapiteau est une heureuse exception. Qaoiqu'au 
z-cie-chauss^e et h rext^rienr de la galeriep il ayait conserve ^ 



rez 

decoration da Xlt si^cle 



— 169 — 

Gomme il est assez important de bien fixer i'ftge de 
celle peiuture^ noos enlferons iei dans quelques details. 

Uauiel lateral a gauche du eboour etail aucienneM 
ment dedi6 k saint Jean TeTangeliste et ii a change plu- 
sieurs fois de nom, k Toecasion des travaux et des em- 
bellissements qu'on y a Mi execuler k diverses epoques. 
Le chanoiae Waacqaier, dans ses notes sur la cathe- 
dralc de Toumai, dit que cet autel s'est appele de Sainte- 
Marguerite apr^ que la comtesse de Flandres de ce nom 
y eut iait peindre sa patronue. Plus tard, Henri VIII 
y fit eonstruire un immense retaUe ogival compose de 
cinq niches avec auiant de dais, dans lesquelles 11 fit 
placer les statues de saint Georges, de saint Jacques, de 
saint Jean I'evangeliste et de sainte Marguerite. Wauc- 
quier, qui ecrivait d'apr^ ses souvenirs, ne marque pas 
quelle etait la cinqui^me. II y avait en outre d'autres pe- 
tites niches avec des statuettes. 

. En 1740, on abattit ce magnifique retable pour y pla- 
cer Tautel en marbre qui le remplace aujourd'hui. « On 
decouvrit alors, dit le bon chanoine, sur la muraille 
une sainte y depeinte qui pouvait 6tre sainte Marguerite; 
comme on Ta decouvert le 20 juillet, jour de sa f&te , j'ai 
dit, en la voyant moi-m^me, qu'elle nous etait apparue 
ce jour, apr^ avoir ete cachee si longtemps. Peut-dtre 
reparattra-t-elle de nouveau k la suite des temps lors- 
qu'on fera tomber le blanc dont on Ta chargee. » Gette 
prediction, comme nous I'avons vu, s'est verifiee. 

Quelle est la comtesse Marguerite qui a fait orner cet 
auiel? Si on consulte I'obitier de la calhedrale, on pourra 
croire que c'est Marguerite de Constantinople, mais, en 
considerant bien le caracl^re des peinlures, on se con- 
vaincra que c'est Marguerite d'Alsace. La premiere suc- 
ceda a sa soeur Jeanne en 1244, et mourut, agee de qua- 



— 170 — 

tre-^ingts ans^ en 1280. La seeonde suceeda k son frere 
Philippe et mourut le 15 novembre 1194. La familie de 
Xhierry d'Akace eut beaucoup de rapports avec le cha- 
pitre de Tournai. On celebrait k la cathedrale, chaqae 
annee, le premier de juin, I'obit anniversaire de Phi- 
lippe, fils de Thierry, le six mars eeloi de Mathilde, se- 
eonde femme du comie Philippe, le cinq de decembre 
celui de la comtesse Jeanne^ dite de Constantinople ; 
enfin le neuf defevrier celui de Marguerite (1), comtesse 
de Flandre. Comme le marlyrologe du refeetoire dit posU 
tivement que cette comtesse est decedee le de fevrier, 
ce qu'aucun historien ne nous apprend, il est clair^ 
que I'obit fixe k ce jour elait celui de Marguerite de Cons- 
tantinople qui, outre la fondation qu'elle avail creee , 
avait de plus donne k I'eglise deux chapes en or ornees 
de figures de leopard. 

Yoici les raisoDs qui nous font croire que les peiutures 
de Tautel, que nous appellerons de Sainte-Harguerite , 
sent du XIP si^de : P Les lettres du mot Margareta sent 
bien de cette epoque ; on ne faisait plus usage de ces ca- 
ract^res dans le milieu du XIIP sidcle ; 2<* il en est de 
mdme de la peinture a fresque ; elle avait ete remplacee 
par la peinture k I'encaustique ; 8** les tons ternes , mais 
pleins d'harmoniedes fresques, ont cesse d'etre employes 



(1) c QoiDto Idas februarii.... ipso die obiit Margareta Flandrie 
» comitissa qae pro remedio anime sue, ecclesie contulit sexagiota 
i> libras parisienses, que posite fuerunt io emptione Demoris domini 
» Alardi de Rave militis, siti jnxtk Bonrgbieley ad falorem qualuor 
tt UbrarumparisieDsiuiD,dequibus participantes refectorio percipient 
» sex denarios parisieases ia vigiiiis et tolidem in missa si inierfue- 
» rint; capeliani vero, etc. Preterea huic ecclesie contulit duas 
» cappas dcauratas cum leiopardis, pro remedio anime Sue. » 



— 171 — 

lorsque Tusage des vilraux est devenu g^n^ral ; A"" enfin 
au XIII* si^de les sojets legendaires n*6laient plus repre- 
sentes sur lea tilurs, mais dans les "vitraux. 

Le sujet qui nous reste , en haul de I'aulel de Sainle- 
Marguerite apparlieni k la legende de la sainle ; legende 
apoeryphe , il est vrai, mais que representaient les pein- 
tres du moyen-ftge. Yoici le eommeucement de la ^ie de 
sainte Marguerite dans la legende doree : « Sainle-Mar- 
guerite naquit k Antioche ; elle etait fiUe de Theodose, 
prdtre desgentils. Elle fut mise ennourrice, etquandelle 
eut i'4ge deraisoD, elle fut baptisee. Un jour, qu'elle avail 
alteint sa quinzidme annee, el qu'elle gardail les brebis 
de sa iiourrice^ le gouverneur Olibrius , passant par I^, 
la vit el il fut frappe de sa beaule; el il consul pour elle 
une grande passion, el il dit k ses esclaves : u AUez, el 
amenex cetle fille, afin que , si elle est libre j'en fasse mon 
epouse, el| si elle est esclave , je la prenne pour concu- 
bine. » 

On Toil done sur noire tableau Olibrius k cbetal don- 
luinl des ordres k deux sbires armes , I'un d'un sabre el 
I'autre d'une pique , el leur indiquant la proie qu'il veot 
leuT faire enleter, la sainte qui, assise , file en g^rdanl 
ses moutons (1). 



(1) La IdgeDde de sainte Margaerite a M pr^sent^e au peaple» au 
moyen-9ige, soostoutes les formes, en prose, ea Ters, en latin macaro- 
niqae, sar le th^tre> etc. Elle faisait le sajet d'one pi^ce qo'on jooalt 
au commencement da XVI* si^cle , dans laqnelle figuraient quarante- 
qnatre personnages. Gette pi&ce fut imprimde k Paris vers 1520. Brunet 
(Manuel dulibrairey tome VI, p. 618) mentionne plusieurs MItioDS 
d'une ?ie de Sainte-Marguerite en ?ers, imprim^e k Paris ou k Lyon, 
1 la fin du XV« siftole ou au commencement du XVI*. 

N'est-ce pas pour a?oir rendu ridicule sur la sc^ne le gouYerneur 
Olibrius, que son nom est devenu synonjme de p^ant. 



— 172 — 

Nous donnons ici le dessin d'one auire peintare qui 
se Irottve du edteoppose au-dessus de Vaolel de la Sainte- 
Vierge. Celte fresque n'a ete retrouvee que depuis pen 
de lendps* £Ue atait ele reeouverte d'niie conche de cou- 
leur k reaeaustique pour y figarer des armoiTies. Le 
dessin colorie en rouge est une parlie de la peintare 
superposee. 

La fresque repr^sente la Jerusaiem ceieslei telle qu'on 
la voyait, assez ordinairement, au-dessus de la sctoe du 
jugement dernier. Nous en a^ons un exemple k rext6- 
rieur du porche lateral de la calfaedrale du edt6 du midi. 
II en existe nn aulre k la parlie superieore du tympan 
du grand portail de la cathedrale d* Amiens. Nous anions 
ddnc ancienneraenl un tr^s-grand tableau eoutrant 
toute la surface de la muraille, que Ton pQuvait aperce- 
vmr au-dessus du eiborium de Tancien antel , otft Ton 
avail point les differenles sctoes qui se rattacheut au 
jugement dernier. La dernidre qui nous resle est bien de 
nature k fiaire regrelter la disparilion des autres. 

Quoique la mani^re de representer les personnages 
soil bien differenle d'un c6t6 et de I'autre, nos deux fres- 
ques sont cependant de la m6me epoque. Elles ont toutes 
les deux le fond azur et, pour encadrement, une suite de 
petites perles blanches reliees par un filet de m^me cou- 
leur. Les leltres cael, deuxi^me syllabe de Uicael et celles 
du mot Gabriel sont les m^mes que celles du mot Mar- 
«AftBTA. Mais les deux anges, au lieu d'habifs elroits, sont 
Y^tns de riches t uniques aux larges manches , avec bor- 
dure. Un large collier , d'od pend un scapulaire qui 
descend au-dessus de la ceinture^ recouvre leurs epaules. 
lis tiennenl d'une main la hampe d'une banni^re et de 
Tautre chacun un disque^ le soleil et la lune, lis ont ddr- 
ridrc eux une multitude d'anges dont la tSte, comme la 



- IW- 



Imr^ eil mioiirde d*im nfanbe arfotidi. In tmitu «0nl 
det fraagei qui sopiKMrteiit k tilfo BHitite ^ dont on tdit 
ki«r6naitt^, lesloiirt et let Milece; Id ««lNttiai^1 Mte 
peinliire de prte, on d<to»fMqtt»l0i«ftiloyis detfigiH 
rai OBl iti affennis par vn iraU «iolr ati pineted> d'on^ 
grande indaeiaion. A Aaaiafls^ dana la l^iisaletii oiSIesM 
reftiaenXie aa-deMua da grand portaii, des anges por- 
tent atissi le Ml^il et la hine. On dhtlngue fort bien le 
eoidil h gauahe et la lone k droite. 

On demandera peut-4tre si, en plaint ^es deux asires 
dans la Jerusalem celeste, on ne s'est pas mis en contra* 
diclion avee FApocalypse^ oik il est dit au chapitre SI 4 
f. SI et SS : ft Je ne yis point de temple dans eetle ville 
paree que le Seigneur Dieu tout-puissant et TAgneau en 
est le temple, et eette ville n'a point besoind'fttre eclair^e 
par le soleit ou par la lune, paree qua e'est la lumidre ou 
la gloire de Dieu mftme qui I'6claire| et que f Agaeau en 
est la fampe. » 

On pent faire la m^me demande au siyet da la repr^ 
senialion dti crucifix, les i^Yangilisted nous apprennent 
que, de la sixi6me k la neuiudme heure^ il re^a sur la 
tetre une obscurity complitei et cependant les artistes 
dil moyen-tge ne manquaient jamais de placer le soleil 
et la lune au-dessus des bras de la croix. tJne m^me re* 
ponse doit $tre faite k ces deux demandes : c'est que, 
d*nn eOte comme de Tautre, il est evident qu^on ne plsH 
(ait aux yeux da spectateur les deux luminaires , du jour 
et de la Auit , que pour lui rappeler leur abseifi^e. 

11 setaic impossible de donner une description exacte 
de toiiles les anciennes peintures dc Fepoque de transi- 
tion de notre cathedrale. Pour les bien cohnaitre, it faut 
wir lea dessiaa de rribonr qui ena eteferme. Lea einq 
premieres planches ci-jointes en omt ^le exlf aites. 

BULLBTUI T» X. SS 



— 174 — 

Qooique toules ees peintures aisni ete reler^ dam ie 
tra^iaept, nous eroyens.cepQadant'pottyoir emettreropi* 
nioa que^ jutqa'^ la eonilffiietioii dv ehiMr, les colonaes 
engagees vdela graad^ nef out «ie recduvertes de sloe et 
peintesy ainai qoe lea chapileattX) en des* tons qui a'bar* 
moniaaientatee ies colonnetk^ eetogonea pofiea. 

. cBAPin.i,.K iriscofAix sm iAmT-Ynuanr. 

Avant d'etudier Ies peintares du XIII^ sidcle, nous de- 
vous <Ure quelques mots de celles qui ont ete trouvees 
dans la chapelle de Saint-Vincent. Deux choses dunnent 
k ce petit monument une importance exceptionnelle : il 
a une date certaiue et toute I'elcgance que comportait 
son epoque. Ge fut I'evdque Elienne qui Ic fit construire 
en 1198 ou trds-peu de temps avant. Ce prelat, qui oc- 
cupa le siege de i'ev^clie de Tournaide 1192k ISOS, 
d'abord abbe de Saint-Eyerte k Orleans,:ipuis de Sainte- 
Genevidye k Paris, avait tenu sur les fonts de baptSme 
le fils du roi Philippe-Auguste. Aussi distingue par son 
esprit et par ses connaissances que par sa haute position, 
il nous a laisse un volume dc lettres, parmi lesquelles il 
en est deux qui sent relatives k son oratoire ; ce sont des 
invitations qu'il adresse k Tevdque de Terouanne et k 
Fabbe Jean, son successeur k Sainte-Grenevi^ve, pour 
venir assister k sa consecration. II se complatt, dans ces 
deux epitres, k relever le merite du petit temple qui 
se distingue^ dit-il, aussi bien par les materiaux qui ont 
ete employes que par Velegante ordonnance de son ar- 
chitecture : non minus gloriosam materid qtuxmgrcMh 
samformd (!)• 



(1) Uttre 516, ^diUon deMigoe. 



— 17K — 

II en parld k peu pria dans les mAmes^ termes dans 
une chMe de 1198 par laqmlle il fbnde, en eette mdme 
ehapelle, une mcMe qoolidienne : jvoii({oratorio]n saneti 
Vineenlii) maliii UbarHna et 9xpen$i$ graiiosh adtfieo' 
vimua. De plii^i il nous apprend qu'elle eUit om6e de 
Titraux points. II annonce k I'abbe Jean qu'il yerra dans 
les fenfires les figures de saint Everle el de sainte 66ne- 
vidTo , el| pour piqoer plus viToment sa euriositi, il ter- 
mine sa leltre par ees ioaots : vale^ vent et vide. 

En voilli plus qu'il n'en faut pour donner de I'interdt 
h notre petit edifiee qui tient une place bien marquee 
dans rhistoire de, notre architecture locale. Aussi lors- 
qu'on en entreprit la restauralion, apporta-t-on le plus 
grand soin k recbercher les peintures primitives dout on 
I'avait decore. On eut la bonne fortune d'en retrouver 
des traces et assez nombreuses pour se former une idee 
de I'ensemble de son ornementalion. Au lieu d'y yoir 
briller Tor sur Tazur, on n'y dccouvrit que des tons de 
couleur peu varies et sans eclat. Point de bleu ni de vert, 
point de vermilion, ]>as la moindre parcelle d*or. — te 
jaune , le rouge-brun , le noir et le blanc ont et^ les 
seules ressources de la palette de Tarlisle qui fut charge 
de ce travail. La nervure qui repose sur un chapiteau 
place contre la muraille du c6le de la calhedrale ilait 
peinte comme il suit : filet superieur blanc, 'gorge rouge, 
boudin jaune, creux noir enlre deuxfilelsblancs, le reste 
jaune. 

Les nervures qui se reunissent h la clef de voClite 
avaient les mSmes teintes ; el les couleurs elaient transpo- 
s^es sur les nervures opposees de mani^re que le motif, 
qui elait jauoe d'un c6le , devenail rouge de Tautre. 

Les clefs de voftte ctaient peiutes en rouge el les cha- 
piteaux etaieut noirs. 



Sill? 1^ mu9«a)eBt dufft)^ 4« r^«e]|i6( tt «Mi»6 dw 

fp^et qui .i9 tenoiiw^t % In to<^l9» Cm fintiseji Mmi 

iQuaa^^rs wrr ondk ^ la. haul en «n9e de panior i «t 
s€par«i^ left ms deft «air^ piar deft eqNicoB blMos. 

li^ YQaies ^taient p^atei en Uane av#o dea Uiuili 
Twges sim^lftnl del jpioki^ dc^ pierret. d9 grand appa? eU. 

II est ^fideni que. ae genre de peiature ne ponmil 
a'iianooniser qu'aTea: d^ Yerriivaft oil U Uano domioait. 
II n'y avait probablemeal qua. dew figures tepree^al^ 
dan9 les fenfttres^ une.de .eb^qoe eOte ; ^^ en examinant 
allenlivemeni le teite de la teitre d'EUenne k Ver^e 
de Terouannej on trouvera que c'est bien ee que dik le 
prelat do, Tojuruai k son ami : ffeletct^ilHer o$curr^ 
tSH ei aim Ucum mtuenUbus pari, decora et ^ancta 
mnmhUdne coniendentes m singulis fsf^e&iri^ viirsis 
tlvsrUiiS St Genoteva (1). 

On sail que lea ^Hraux ineolores, ernes, de beaux det- 
ains, ^laienl employes dans le XII" siiele. L'abb6 Txim, 
dans son inleressanle histoire de la peinture sur Terre 
en LimouBin (2), en deerit un qui a appartenu ^ Fabbaye 
de Bon-Lieu (Greuse) et dont rexeeulion rempnie k 1 141. 

(!) Cousin tradtiit alnsl ce passage : a Vous voires votontfers, voiis 
et ceax qni regarderont avec tous, en cbasque Yerriire ds fenetres 
8. Sverte et,S** GeoefiefVe peinls tons deux avee pareHle grsoe et 
salacle taalation, » Hi$toir$ da TourwUf t. IV. 

GonuQe cbacune des deux fenfires de la cbapelle a trois bates, a'il 
n'y avail, decbaque c6t6, qu*une figure, celfe-ci a da dtre nicessai- 
remettt plac^ dans la comparliment du milieu et leS deux antres ou- 
Teiteres n'ent pu avoir que des titraux ineoleres. 

(3) I rol, tn 8% 1847, page If. 



-^ 117 — 

Gtt niml a 4t4 pMH phumM Mt* GV«l le toj«i Ai la 
WMfuitai^ planehe do rhitloire do la pmolsve sur terre 
do Lery et Guproniiierk 

On d^mandera peiiMlra fMnrquoi F^^od SUenne , 
qni MOnaiiBait leg titrani qao Soger avail fiiit placet 
van 1140 dam ri§glise abbatiala de Saint-Denis, n'a pas 
30ani la prtfirenea k ce nouvean ei splendide genre de 
diaaratioD. Ifooi en troaTons la raison dans son gotht 
luao aomia pour rantufoitA,, Plnsienra de aes tettres ont 
pwr atijai dea plaiales eontre les innofations. C'est ainsi 
qal^ aa rtferie eonlre lea ckapitraa oik l*on abandennait 
la Tie aammane. Ailleurs, il s'^Idre ayee feree eontre les 
aaorellea meihodes qui s'introduisaient dans Tenseigne- 
ment de la iheologie. Peul-6tre aussi doit^on ajouler qn'il 
widait deaarer ka mars de sa diapalle de peinlores mu- 
rales d'aprte las r^les snivies jusques-U , et qn'il pr^- 
Yoyait detoir Aire biealAt generalement abandonuees. 

Tastiilwn ailBCija. 

On a'aecorde^ generalement, k regarder Tepoqae ro- 
mana comme aelteou la peinlure morale atteignil sa plus 
haute perfection) par rharmonie des eouleurs. Cette 
arcbiteclure se prMait d'ailleurs admirablement bien k 
ee genre de decoration^ en offrant aux artistes de vastes 
aurfaees pour exercer leur talent; mais lorsqu'on eleva 
eea edifices aeriens, depourvus de murailles proprement 
ditesi ne presentant partoul que des bales separees par 
des tromeaux souienus par des contre-forts exlerieurs ; 
lorsqu'on eul Cut scintiller dans les fendtres de brillants 
vitrauxi la peinture murale sobit des modifications radi- 
eales. c Au XUl* sidcle, dit Violet-Leduc, cette harmonie 
(des CQttleurs employees au XIP) paraissant trop pftle en 



— 178 — 

r^rd des Titraux 6olori^/quidontienl des tons d*ane 
intensitd prodigieuse, on dut renoneer h la peinlure k 
fresque, afin de poufoir employer les oxydes de.plorab^ 
les ^erts de eoivre el mtaie des laques. lyailleurs, I'ar- 
chileclure adoptee no pennettant pas les endnits, il fiillail 
bien trouTer un precede de peintare qoi faeilit&t I'apposi- 
iiou directement sur la pierre. En effet^ dirers proeMes 
furent employes. Les plus commons sent: la peintnre k 
Tcsuf, sorle de delrempe legdre et soiide ; la peintare k la 
colic de peau on A la colle d'os, ^galement tr^dorable 
lorsqu'eile n'est passoumiseli rhumiditi. La pins. soiide 
est la peinlure k la r6siue dans un aleool ; mais ee prece- 
de, assez ditpendieoz, n'etait employe que poor des 
travaux delicals. » 

Le chcsur de la calhedrale fut, immediatement aprte 
sa conslrucliony ome de vitraux. De nombreux frag- 
ments, des dais, des t^tes, des mains de la mosalque, etc., 
out ete retrouves et ont servi de modules &K. Gapronnier, 
qui en a tire un excellent parti poor la confection des 
nouvelles verri^res. D'un autre cAte, lorsqo'on a enleve 
le badigeonnage, on a mis k deeouTert, en certains en- 
droits, I'ancienne peinture donl lous les elements ont cte 
recueillis avee soin. G'est M. Pollet-Lefebvre, professeor 
a TAcademie de Toornai , qui a ete cbarg6 de ce travail 
et qui Fa trds-bien execute. On a acquis la preuve que 
eette parlie de Tidifice avait re^u tout ce que Tart de sa 
belle epoque pouvait lui donner de beaulc et de ])erfec- 
lion. On a vu aussi^ par les restes de couleurs trouves 
sur les cfaapiteanx de la grande nef et du transept, que 
le genre de peinture adopte pour le chcour fut en m6me 
temps employ^ pour rornementation de tout le bas de 
Teglise. 

li regnait au X1U« si^lc une entente parfaite entrc 



— 17» — 

les arehikeoles el l«s decoraleurs , el cem-ci n'ataieni 
pour but, dans leur tra'vail, que de faire reisorlir la le- 
g^rele, Telegance, la beauts de toules lea parties d'un 
edifice. Unia par la ai6me foi, aninieB du aiteie desir de 
glorifier Dieu, de le faire eoanaiiraet aimer^ lea mis el les 
aulrea mellaienl.eneomnuin el leurs talents el leurs efforts 
pour construire el embeUir des teioples dignes dels Ma* 
jeste divine. 

On.peut se faire iiiie idee de ee /|ii'el«il la ealbedrale 
de Toiurnai lout enli^rei ea iroy ani la ahapeUe de Notre* 
Dameflamande^repeinle mai»teiiaiil eomnse elle Tetail k 
celte epoque. On n'a feiit qu'; reproduire ee qu'on j avail 
Irouve, en suppleant aux donaees qui manquaienl par 
ce qu'on a retrouie ailleurs. Ge petit sanoluaire, qui 
lei:minele chcsur, eUit deeor^ ateeiioe sompluosile loute 
parliculi^e el Tor y etail etale aTeo.profuston* Hoos n'en- 
Irerons pas dans le detail deseriplifde ces peinluaes ; elles 
soni mainlenani assez eonnues, Heus ferons aeuletnent 
reoiarquer les differenis degree de riehesse employ^ pour 
la deeoralion des diverses parlies du lenipb el ce que 
Tart decoralif offre de parliculier dans noire ealhedrale. 

A quelques pas de la chapelle absidale, la peialure 
subil un changemenl sensible el elle se modifie encore k 
parlir des piortes lalerales du chcsur. Dans la chapelle , 
deux causes y onl fail deployer un grand luxe de deco- 
ration : racial des vilraux doni elle est environnee, et le 
culte qu'on y rend k la sainte Vierge. L'or seul poovail 
repondre aux Ions puissants des verres colories, el son 
emploi semblail i^tre exige.pour satisfaire les pieux sen* 
timents des fiddles qui venaient y venerer la palronne de 
Tegtise. Tous les details sent Ir^s-soignes el chaque motif 
de peinlurci surloul sur les nervures des votltes, esl re- 
champi par un trail noir, qui Iranebe sur les coukurs, 



— ISO - 

•a let rtfMrant Dans lee earollee, en s'61oignant <fe h 
ehapello, telle pr^eaution ce»e d'etre prise et Tor eal 
employ^ at ee line eerlaine pareimoiiie. II est reraplMe 
anx elefr de fodHes par le blea d'oatre-nier (i) el sar les 
ebapileaux par le jaane oa par le yert. On toil, sur lea 
feaiUes, le rerl Tehaess6 de traits d'or, el le jattne de 
traits rouges. 

En dessoos des portes lat^rates, toate traee d'or dis-* 
paralt. Le>8aneloaife) do resle, n'offfail que des tons 
d'one grande setiirile. Sar les iaiseeanx de eolomies le 
rouge 6lait mis en opposition avee le noir, at ee eette dif^ 
f6rence euoere qae^ vers I'autel, le rooge itailTermiHoA 
et ters la porta prineipale rouge-bronh 

Mais il 7 atait one chapdie da c6t6 da midi dont dn 
igneire le toeaUe primitif^ qui a serti iongtemp de ves* 
tiaire et qu'on a nommee sans reisen de 8aint<'Eleotliei^| 
dont la partie infierieute ^tatt d6eor6e eomnie la ehapeUe 
de Nolr^Dame flamande* Les aneiennes peintures y 
etaient bieneonsenrtoet dies ont^ti fort utiles pour 
en reprodttire ailleors avee fidditi tous ks ddtaibi 

Dana les espaees libres entre ie haul des areatares, aii 
anges, yftlUBde laniques yertes semees de flears delis 
d'or^ ayaBt one parlie des ailes et le nimbe aossi ea er^ 
tienneokl des banderoUeasor lesqudles sent leeinserip* 
tioQS soifantes : 



(I) Ob ne peot pu croire que le bleo azor qa'on retrouTe ea si 
grsade qaiiiUt^ daat les sacieDoes peintures murales, tail da tM* 
uble blea d'oaire-mer. La LapU-^iuuli a M rare daas teas let 
temps, et il faat sapposer que les anciens avaieat un proc6dd poor 
fabrfquer cette ooolear avec une autre substance. Ge proe6d6 aura 
M perdu. On a beureusement fait une d^couverte pour r^parer cette 
peKe. 



— 181 — 



Traditar immerite 
YincUur victima vilsB 
Sic moritur vita 
Sic mora supentur a >it9i 

Morte triomphaid 

Surgit caro glorificata. 



II est iivr^ sans I'avoir m^riid 

On lie la viciime de vie 

Ainsi meart la vie 

C'est ainsi que la mort est vain- 
cue par la vie 

Apr^ le trioinphe remporte sar 
la mort 

La chair ressuscite glorlfi^e. 



Gelte chapelle, e^idemment deslinee h rappeler le sou- 
venir desmyst^res qa'on cel^bre dans la Semaine-Sainle, 
n'aurait-elle pas servi de sancluaire pour le saint sacre- 
ment le Jeudi-Saint ? 

La chose paraitra assez probable si on considdre que la 
decoration du lieu ou se trouvent les inscriptions elait 
parfaite et du genre le plus riche ; cc qui est tout k fait 
conforme k I'esprit de Teglise. Gavantus^ dans son com- 
mcntaire sur lesRubriques du missel, partielV, tit, VIII, 
fait observer qu'& Rome, a la chapelle pontificale^ lout se 
fait encette circonstanceavecbeaucoupde magnificence. 

Les inscriptions de la chapelle, qu'on ferait bien d'ap- 
peler de la Passion, oiit donne I'idee d'en placer sur les 
banderoUes qu'on a fait tenir aux quinze an^es qu'on a 
repeints dans la chapelle de Notre-Dame ffamande. On y 
a retrace les principaux points de I'enseignement de. 
I'^glise relatifs h la sainte Yierge. 

Pr^destin^e d^ I'^ternit^, 
Vous 6tes sans tache, 
Lis enlre les Opines. 
J'annonce la joie au mondc. 
Je vous salae, pleine de grftces, 
Le Seigneur est avec vous. 
Feconde par i'op6ration du 

Salot-Esprit, 
Vierge M^re de Dieu, 
Vous avcz donnd la vie au monde. 

2S 



Abxternoordinata, 
Macula non est in te, 
Lilium inter spinas. 
Gaudium annuntlo mundo. 
Ave, gratia plena, 
Dominus tecum. 
Foecunda Sancto Spiritu, 

Dei genitrix Virgo, 
Yitam dedisti mundo. 

BULLETIN T. X. 



Ditas diligentes te. 

Fdiz eceli porta, 
Haereses iiit(»rei9&sU spb. 

Exaliau es sap#r ^los. 

Mala nostra peHe, 
Bovacttaetaposce. 



— 189 — 

Vous enricbissez ceu qui vous 

aiment. 
Heareose porte da Ciel, 
Seule ^ous afOftantoti les h^ 

r^aiei. 
Vous files ^levde aihdosstts <ie» 

cleox. 
Ghassez nos maux, 
Demandez pour nous lous les 

Mbbs. 

Les neiTures de la ehapelle de la Passion ainsi que 
cellesdela ehapelle Saint-ioais, conslruile vers 1298 
par I'ev^ue Jean de Wasonne, n'ont point paru avoir ele 
peintesala cire. Les liseresde diff6renles couleurs qui 
les decorent y ont ete traces avec un liquide qui n'a laisse 
aueune trace de substance grasse. Ges peintures, dans les 
deux chapeltes, ont 6te ravivees dans leurs tons primi- 
ti&^ avee un enduit dont la force adherente est produite 
par une combinaison de firomage et de chaux. Ges cou-* 
leurs, plaoees depuis environ vingt ans^ n'ont encore 
Sttbi aueune alteration. 

La peinture du XIIP si^cle du transept et de la nef est 
tr^-eiirieuse Ik etudier, lii, moins de lumi^re, point de. 
vitraux points, probablement, et des formes architecto- 
niques qui ont pour principal caract^re la force et la soli- 
dite. Ajoutez k cela que, lorsqu'on fit{parlager au reste de 
r^glifie le genre de decoration duchoeur, il existait encore 
des restes de peinture du XP et du XII' sidles, qu'oQ nc; 
fit point disparaitre et a\ec lesquels il fallait h^rmpni^Qr 
les nouvelles couleurs qu'on allait employer^ Le £ak de. 
la conservation des anciennes peintures polychromes est 
patent : on voit encore aujourd'hui les traces des liser^ 
qui encadraient les cintres et nousavons explique lemode 
de coloration des chapileaux el des colonnes des galeries 



— ISS — 

8ttpermire8> auiqtoels on n'a ^ms tovehi6 au XIII* 8ii:«..u 
Comoie au ebcBur, la d^eoration da Mmept el de la 
nef a ete plus riehe en oertains endroita qu'en d'aatHM. 
G'eal ainsi qu'oa a deri qnel^ea thapiteaux pnte des au^ 
tela latiraux, et que d'autrea Font et6 dans la nef & (sansto 
des aiatnes de saints fixdes eontre le flkt des eolennea. On 
a relere an chapileaa p^ de I'aalel de la Sainte>-Viet^e 
ainai peint s Ski aaperiear du tailloir et filet inftriellt 
taille en ehaufrein dores^ eongd nbir ayant en bas tin 
large filet dore, tambour rooge^ feoillea vertes^ bordtes 
d'on large fflet dore^ ae terminant de ehaque e6ti§ en 
folate, astragale dore et fftt de la eolonne roage (1). 

Ao transept, le gris, le blane, le robge et le noir Ibnt 
tona les frais de la d^oration des gros fakteaui de ner- 
▼dres et on mukiplie les lisortSs ^ m^rne sur It^s surfieices 
plates, poor donner k rarehitecture ane apparenee de 
l^^reti qui la rende moins disparate ayeik edie du 

Pour la net ^ des Irestiges de peintare n\)lit i\i retft^te- 
tiB qb'en baa. On salt que la partie aupdrle^re a iXA^n- 
ti^r^ment ehangee ters le inilieu da ai^e derni^t^. Le 
laiabris plat en boia a He (Atstdj et en y a sobstitii^ une 
▼oftte dana le style de I'dpoque de Louis XV. La fausse 
galerie qii'oii Toit maintenant avait ete mabqudfe ; elle il'a 
ete temise h jour et restaur^ que depuis peu par la eotti'- 
fenimon des trataui de la cath^drale* 

Nouis arons k signaler une partieularite fort idiportante 
dans la mani^re de peindre les toAtes au XIIP si^de k 
Tournai. Gontrairement k ce qui s'est fait en France, oli 



ii) Ge cfaapitesQ est celuf de !a grosse colofine engag^e, au milieu 
da faisceaa ^ gaacbe de I'autel de la Sainle-Vierge. II supporie une 
nervuro. 



— 184 — 

Yon a adoplc assei genehilement le bleu d'azur airec un. 
semis d'eloiies d'or, ici les voules ont ele laissees blan- 
ches, avec un irlple lisere rouge, . blane, noir, de sept 
a huit centimetres chacuu, qui leur sert d'encadre- 
ment (1). 

On a execute peu de peintures murales dans la cathe- 
drale. de Tournai apr^ le XIII* si^cle. U en reste, au 
moins, peu de vestiges, et ce qu'on en a decouvert n'offre 
pas grand interSt. Nous avons dej^ dit que la fresque 
representant la Jerusalem celeste avait ete recouverte 
d'une peinture rouge h Tencaustique , ou Ton n'a reprd- 
sente que des ecussons. Un specimen en est donne au 
bas du dessin de la fresque* 

Les murailles de eldture du choeur ont dik 6tre peintes 
k Viuterieur. La corniche en pierre porte encore des 
traces de dorure et de couleur rouge ; et comme, ancien- 
nement, les tapisseries n'etaient placees qu'aux jours de 
fi§tes, on avait sans doute applique sur la muraille une 
peinture en harmonic avec celle de la corniche. 

II y avait dans la caroUe du c6(e du midi, au-dessus 
deschapellcs laterales, des t^les joufflues d'anges peintes 
entre les extrados des arcatures, avec cette inscription, 
en caractires assez modernes : Mementoie prcBposiUh- 
rumvestrorum^ etc. Cette decoration pourrait bien avoir 
ete faite lorsqu'on a erige, derriire le chceur, le tombeau 
de Maximilian Villain de Gand, devenu aujourd'hui 
le mausolee emblematique des evdques de Tournai. 

Pour ne rien omeltre, quoiqu'il n'y ait pas de pein- 
ture murale proprement dite, nousdirons, en terminant, 
quelques mots du monument fun^bre de Jean dc la 



(1} Ghaque couleur occupe une largeur de sept ^ huit centimetres. 



— 185 — 

Wastine , loot k la fois sculpts et peint. II date de <418. 
G'est une pierre carr£e d'une assez grande dimension, 
dont on a form^ on tableau. On y Toit le Sauveur k 
genoax dans le jardin des OKviers, pr^ d-an rocher 
d'oii sort unefontaine. En haul, des anges ailes, etft droile 
le P^re etemel avec une conronne fermee, b^nissant de 
la main droile el tenant la boule du monde de la main 
gauche. An-dessus du roeher le ealiee. Une banderolle, 
commen^ant prte de labouche du Sauveur, portc ces 
mois: Pater J si fieri potest, trqnseatdme calix iste. 
Hors du jardin, ferme par des osiers entrelaees autour 
de pieux , le def unt est repr^nte k gauche, k genoux 
derridre le Sauveur , et lui disant, comme on le lit sor 
une banderolle : Quipotes^oro rei^ Christe, memento 
mei. Vous demandez, 6 Jesus, k votre P^re celeste que ce 
ealiee s'eloigne de yoos , si la chose est possible. Mais 
moi, je vous demande ce que tous pouvez cerlainement 
m'aecorder : souvenez-vous de moi qui suis un pauvre 
pecheur. 

Comme toujours le saint patron du personnage est 
derridre lui ; ici c'est saint 4|Kin-Baptisle. 

Yoici maintenant les couleurs de ce tableau sculpte 
dans la pierre. Uor y domine el il est associe principale- 
ment au vert el au rouge. Toules les robes des personna- 
ges sont en or avec de fines arabesques, k Texception du 
chanoine qui est rev^tu de son costume d'hiver, cousis- 
tant eu une grande robe rouge avec collet droit. Son 
aumusse, qu'ilporte sur le bras gauche, imiteles cou* 
leurs naturelles de celte esp^ce de fourrure. Le rocher et 
rinterieur du jardin sont verts. Pour la coloration des 
anges^le vert fence, dans les creux, est mis en opposi- 
tion avec Tor sur les parlies saillanles. Enfin I'encadre- 
mcnt gothique presenle cinq tons : ce sont^ k commen- 



— ise — 

oer du e6t6 «xi6rieiiir, le niHr, le roage<gorge)> Vot (bdu- 
dia), le rouge (goi^e) et Tor (filet). 

L'epitapho cbI a«8Bi originate qae la eomporitioA da 
sugel represent^ ; la Toiei ; c'est un jeu de tnots 3 

Dum hrevis est hora, eum Ckriito fUbUis ora. 
Qua retieenf otai etlutii neici^t of a. 
Qmdfk9fris,quid$i$fquiidiriip9rmeh$n$n6s0ii 
/lO. d» WcuHum ttratim TioLnin<1) ruML^ 
Anno miUmo € quaUr Vter qmoqu§Urf». 

€ Le temps est eoort : ]Mrofite£«-en pour prii^r et pleii- 
rer avee le Christ. Les abords de la celeste patrie ne rd- 
certont pas teat dent les bouches se sont taes. Ce que 
TOos aTez iii^ te que tous ^tes^ ce qae votts serez, tocu| 
rapprenez de moi Jean de la Wasline qui suis eontth^ 
dans la tombe, renTerse par la mort, Tan mil quatre 
«ent et dii*httit. » 

Hens donnens iin dessin de eette eutieuse pierr^ 
sipulerale. 



l^EINTDRES MtJRALES DD iVP SINGLE 

]>B L^tolSB SAINT-QUENTIN } A TOUINII. 

De la eathMrale de toornai k NgHse paroissiale Saint- 
Quentin, la transition est toute naturelle. La m^re et la 
fille ont plus d'un trdit de ressepiblance dans leur archi- 
tecture. EUes ont^ en outre, 6prouT6 presque les m^mes 
changements et subi les m6mes vicissitudes. 



(1) Ce mot est iacomplet. Les irois derniftras leures nu se voicnt 
encore trte-bien. La pretni^e paratt £tre an v, la seconde est sdre- 
iiient an i, et il faiu supplier denx on trofs ieures. Kons avonsrisqiii 
le mot vkknte. 



— in — 

Uj9k eAiiroa qofttona aiis ,. on ti^u? a sous le badi-' 
geoiuMge de la ehapeHe du Samt-Saerement, plaoee der- 
fi^re le maltre^ntei, des paiatiirea qui parareni a?oir 
assex de m^rile powr 6iie eonsenf^ef . La fabrique es 
deoida la restauraticNi el one somme de phis de mille 
franea fat employee pour fnire reparaitre Faneienne 
deeoration. Gette cbapelle date tout au plus du quator* 
uitoe st^de, selon qu'poen pent juger par lea nerTures 
et par les compartiments de la Toftte. 

Aii-dessus des deux fenMres lat^rales, on a represente 
deux eiboirei^ un de ehague eOte , d*oii s'echappent k 
droite et ft gauehe , comme d'une souree jaillissante , de 
nombveusea bosties qui tombent en pluie. G'est en quoi 
eonsisle la peinture des murs, dont le fond est &un 
rouge terne^ tirant faiblement sur le brun. lis sont cou* 
v^tft d'ua semis abondant de rends blancs , de diffe- 
centes dimenrioBS , narques d'une croix noir&tre. Lea 
a3M>ires spnUenuaehaeun par une main qui semble tra- 
verser la muraille. 

La Yoftte est divisee en quatre compartiments d'inegale 
grandeur. A I'entvee , deux anges vdtus de tuniques jau- 
nes iienaenl ensemble un caliee, au-dessus duquel 
s'eldve une bostie. Deux autres anges points dans le eom« 
paetimenl du Amd et TAtus d^ la mSme manidre agitent 
des eneensoirs. 

A droite et k gaucbe les espaces sont plus grands ; on 
y a repreaenti^ lea quatre Eyangelisles atec leurs attri- 
biila; et, sur upe banderoUe, partant de la bouebe de 
efaaoun , on lit un texte qui justifie le culte que les anges 
rendent au Saint-8aei!ement. On fait dire k saint Luc : 
Hoc est carpus meumquodpro vobis tradeiur. 1 Gor. , 
XI, XXIIII ; — k saint Marc : Accepts calice gratias 
agens dedtt eis. HarCi XIV, XXIII;^ji saint Jean : Caro 



— 188 — 

mea vere eU cibui et sanguis mens vere est potus. icdiVLj 
VI, LVI ; — ^ saint Matlhieu : Accepii panem^ benedixit 
ac fregU.VlMh.j XXYI, XXVI. Les figures, assez bien 
dessiaees da resle^ n'ont rien de gothique : les contours 
sont arrondis et les plis des draperies ne sont ni raides 
ni anguleux. On a adople pour le ydlement de chaque 
personnage une couleur particuli^re d'un ton p41e, qui 
se detacbe sur un fond marron, plus fence en certains 
endroits qu'en d'aulres. 

Les nervures et les consoles sur lesquelles elles repo- 
sent ont, pour unique ornement, de Tor applique sur 
les parties saillantes des moulures. 

II n'y a d'exception que pour la clef de Toiite, ou I'on 
a place un ecu, celui sans doute du bieufaiteur inconnu 
quia fail decorer cette chapelle. 

. Get ecu a ele ou mal fait ou mal repeint ; on y a ap- 
plique couleur sur couleur. U est maintenant dc sinople 
au chevron de gueu^es, et au chef d'azur charge de trois 
etoiles d'or. II est tenu par un ange. 
. Deux banderoUes elaient peintes, comme appendues, 
h Tentrce de la chapelle. Une seule, celle du cdte droit, 
etait encorelisihle.Pluit Jesus manna admanducandum;. 
panem.coBli dedit eis. 

. Ilyavaitaussi d&ce memecdt^ la figure de David 
jouant de la harpe, qu'on n'a pas refaite. 

L'aspect de ces peintures potirrait les faire regarder 
comme. etant du commencement 'duXVIPsidcle; mais 
la forme tr^-anguleuse des lettres gothiques et les nom- 
breuses abreviations qu'on y remarque portent k croire 
que cette decoration est du si^de precedent. 



— 189 — 



STANCE DU JECJDI i kOVT 1864. 

M. le Tieaire-general Yoism ocenpe le faaieuiL 
M. J. Wacqubz, secretaire. 



Le proc^-yerbal de la reunion da mois de juillet est 
adople apr6i lecture. 



0UVRA6ES OFFBRTS. 

De la part de M. le ministre de la justice : 

— Le quatrUme volume des anciennes lots et ordon^ 
nances de la Belgique cctUenant lee ordonnances de la 
prmcipauU de Siavelot» 

De la part de Fauleur : 

— VAnctenne abbaye de Saint Feuillten^ par Th. 
Lejeune, membre correspondant : 

De la part de la SocidtS de tEistaire de Belgique : 

— Bistoire des troubles advenus d Valenciennes d 
cause des l^rSsies {IW^-IHIQ), tir4e de plusieurs icrits 
en 169Qy par Pierre-Joseph Leboucq, publiee avee notice 
et annotation par A.-P»-L. de Robaulx de Lannoy. 



GORBBSPOMDANCta. 



MM. les Bourgmestre et Echevins de la ville font con- 
nailre k la Societe qu'un subside dc 400 francs lui a ete 

BULLETIN T. X. 24 



— iW — 



alioue par arr^le royal du 6 juillet dernier pour Taider 
k continuer ses trayaux» 



M. le \icaire-general Yoisnv donne lectare d'une 
iiolice sur le drame liturgique de Saint-Hichel k Heuin. 



DRAME LITURGIQUE DE SAINT-MICHEL A MENIH. 

Depuis un cerlain temps, beaucoup de recherches ont 
cle faites sur les drames liturgiques du moyen-^ge, et 
nous arriverons bienldt non-seuleinent k sayoir quel's en 
etaient les sujets, mais encore & pouyoir comparer la 
mani^re de les represenler dans les diyerses localiles ou 
ils 6taient en usage, Lorsque le sentiment religieux elait 
yif , on ne se contentait pas d'entendre exposer les faits 
rapportes dan& les saintes Eeritures et dans les iegendes 
des saints^ on youlait yoir ^ et , en quelque sorte , pal- 
per ce que I'enseignement ordinaire ne faisait par- 
yenir qu'a Touie et ne confiait qu'k la memoire. Mais 
comme ou Fa bien des fois constate , la disposition des 
esprils ne demeura pas toujours la mSme, et ce qui, 
dans les temps anciens, seryait d'aliment k la piete, de- 
yint dans la suite une cause de desordre. 

Ges reflexions trouyent leur application dans ce qui 
s^st passe il y a precisement un si^cle a Menin, k I'occa- 
sion du drame liturgique de Saint-Michel , qu'on youlait 
y retablir centre la yolonte du clerge. Yoici la plainte 
que le cure Van den Eynden adressa k I'ey^chc en cette 
circonstance, et qui fit Tobjet des deliberations du yica- 
riat de Tournai. 



— 191 — 
24 juillet 1764 (1). 

A Messeigneurs 

Messeiyneurs les Ticairet-Giniraux du diocite 

de 



< Remontre tr^humblemen t MelchiorVan denEynden, 
cure de Uenin, qu'^ la file de S. Jean-Baptiste, dedicaee 
de ladile ville, on fait comme aiUeursune PROCES- 
SION solennelle ayec le Venerable ^ dans laqnelle ao 
trouTent tous les corps de metiers et confreries de deyo- 
tion , royales et autres^ laquelle procession se (ait de la 
mani^re suivante : — Primes , le clerge en habits do 
ceremonie a^ec le baldaquin et les confreries de devotion 
avec leurs flambeaux sortent de Feglise jusque sur la 
place, ou est dresse un autel sur lequel repose le Venera- 
ble , et au c6te dudit autel , d'un cdte sont assis le clerge 
et de Tautre le magistrat ; ensuite passent deyant ledil 
autel et Venerable tous lesdits corps de metiers et con- 
freries , tambours battans avec leurs etendars 'portes It 
cheval, et les confr6ries royaux avec leurs officiers, dra- 
peaux deployes ; et les officiers porteurs des drapeaux et 
Etendars, tant a cheval qu'k pied, et tambours ront du- 
rant la susdite procession arec leurs chapeaux sur la t^te, 
excepte quails font une petite reverence passant devant 
ledit autel et Venerable , et ceux allant a pied jouent de 



(1 ) Cetle date est celie de la stance da vicarial ou Ton s'est occupd 
de celte affaire. La plainte doit avoir €i^ faite au commencement de 
juillet ; car la lettre en latin du 19 ne fait qu'y stouter des renseigne- 
ments que les yicaires-g^ndraux avaicL* dAm»nd^e 



— 192 — 

leurs drapeaux d^ployes devant le Venerable un espaee 
de terns, pendant lequel terns tons les spectateurs font 
plus d'attention aux joueurs de drapeaox qu'au Venera- 
ble. Tout ce que dessus a ete d'anciennete, mais la pre- 
sente annee une confrerie nouvellement erigee sousle 
nom de St-Michel a pris Fassurance, par permission da 
magislrat, sans aucune connaissance du Remontrant^ de 
venir en corps, ay ant devant eux un homme habille en 
diable, avec un petit ange tenant ledit monstre par der* 
ri6re. Le Remontrant, etantassisau cdte dudit autei et 
Toiant approeher ledit monstre vers le Venerable sans en 
rien savoir, a ele si frappe et si indigne de cette irreve- 
rence, qu'il s'est leve de sa chaise et I'a fait sortir de la 
procession, et ensuite, apr^ avoir donne la Benedic- 
tion^ la procession etant en marche, ledit magistrat, au 
lieu de seconder la defense du Remontrant, qui avait pour 
objet d'eviter le scandale et I'irreverence dudit monstre, 
a ordonne jusqu'^ trois fois, par leur messager, audit 
monstre de rentrer dans la m^me procession devant 
ladite confrerie de St-Hichel ; ce qui a ete fait ; et comme 
on divulgue publiquement que le m^me monstre et 
autres representations se feront I'annee procbaine, mal- 
gre la defense du Remontrant , c'est ce qui oblige le 
suppliant d'avoir son recours vers vos seigneuries, afin 
qu'il leur plaise de vouloir y pourvoir et ordonner au 
suppliant de quelle mani^re il doit se regler, si cela ar- 
rive, pour eviter tout scandale et inconvenient devant 
le Venerable. Ce faisant, etc. 

A ete ordonne sur la susdite requite qu'elle fut com- 
muniquee & MM. du Magistrat de Menin. 

Pour plus grande explication de ce que dessus , voir 
la lettre ci-jointe du cure dudit Menin. 9 



— 19t — 
En void la traduction : 

Mesiieurs le$ Vicaires-Cr^neraux, 

On m'a fait connaitre que tous dcsiriez reeeyoir de 
nouirelles explications, ansnjet d'une nou\eaule inde- 
eente, introduiteicii la procession solennelle de la Saint 
Jean-Baptisle. Pour satisfaire & voire desir, j'ai I'houneur 
de yous ecrire pour vous signaler plusieuHs choses qui 
ne sont pas exprimees dans la requite qui vous a ete 
adressee. 

Ladite confrerie a ete erigee de la seule autorile du 
magistrat Fan passe, et I'exercice auquel s'adonneut les 
confreres est Ic jeu de balle. 

Le travestissement de celui qui representait le diable 
etait Traiment horrible. Son v^lement elait noir et cou- 
Trait tout son corps. Aux extremites des mains ctaieut 
des griffes et le monslre avait des pieds de cheval. De 
chaque cdte pendaient deux ailes de dragon ; el, quand il 
etendait les bras, les ailes figuraient un dragon volant. 
La tdte elait celle d'un monslre avec des cornes, ayant 
une gueule gamie de dents de sanglier, et d'ou sorlait 
une langue qui pendait jusque sur la poitrine. II mar- 
chait comme un ours dresse sur ses pattes. Quant a ses 
gestes, en ma presence il n'a rien fait, mais dans le cours 
dela procession il elendail de temps en temps ses ailes. 
On dit cependant que si on ne I'avait pas chasse du cor- 
tege, il se serait prosterne en terre quand il serail arrive 
devant le trds-Saint-Sacrement, et qu'alors le petit ange 
se serait jete sur le dragon^ pour representor le combat 
et la vicloire de sainl Michel. Jugex, Messieurs, quelle 
irreverence aurait cause parmi Vassislance un pareil spec- 
tacle^ donne preciscment en presence du Venerable. Et 
notons bien que celui qui representait le diable n'etait 



— IW — 

pas un enfant comme Tange; mais e'etait un homme fait. 
J'esp6re que ces explicationS| joinles h celles que contient 
la requete suffiront pour que vous vous fassiez une idee 
bien claire de loute celte affaire, 

Vous ne me ferez, Messieurs, aucune peine en commu- 
niquant ma plainle au magistral de Menin. J'espdre que 
voire attention se portera serieusement sur toules ces 
choses, pour empdcher les scandales et les abus mal- 
heureusement maintenant si frequents. 

P* S, On m'a rapporte que cetle confrerie avail loue 
pour neuf ans les v^lements et tout ce qui sertau diable. 
Cast une preuve qu'elle a Finlention de renouveler cette 
scene tous les ans k la procession (1). 



(i) Ampllssimi DD. Vicarii generales. 

Significatum mihi fuit amplissimas dominationes vestras desiderare 
uUeriorem explicatiooem circa novilatera ac indecentiam in solemni 
supplicalione festoS. Joannis Baplislae hiccommissam. Huic cam juslo 
desiderio at salisfaciam , babeo honorem scribendi ad ampl'"<>' D"** et 
nolandi sequentia quae in iibello supplici nou exprimuotur : 

Dicta confraternitas est erecta sol& aacioritate magistratt^ anno 
elapso, quorum exercilium est lusus piiae. 

Forma seu Testis istius diaboli erat ver& monstruosa ; erat Testis 
nigra quae tegebat totum corpus ; ad eztremitates manaum erant 
ungues, et pedes erant pedes equi. Ab ulroque latere pendebant 
quasi alae draconis; et quando exlendebat brachia , expandebantor 
islae alae et formabant figuram draconis Toiantis. Caput autem erat 
caput monslri cum cornibus, magnum os paiulum cum dentibus 
ad iustar apri, undd pendebat magna lingua usque ad pectus. Incessus 
simills incessui ursi erect! . Quantum ad geslus, in me& praesenliili 
nihil fecit, sed in Ti& snpplicalionis de tempore ad tempus expande- 
bat suas alas. Dicitur tamen quod si non fuisset ejeclus ex supplica- 
lione, quando venisset ante altare ubi exponebatur SS. Sacramentumi 
tunc cecidisset pronus in terram et quod tunc iile parvus angelus 



— 495 — 

Quelle ful la decision du vicarial? La reclamation du 
cure fut-elle aecueillie? £mpdcha-t-oa la coofrerie de 
Saint-Hicbel de represenler la Ticloire de^ Tarchange 
qu'elle avail choisi pour patron? Nous n'avons pu le de- 
couvrir* On n'a conserve k Menin aucuu souvenir de 
celle confrerie. Deux personnes notablesde celte ville, 
dont Tune de qualre-vingUonze ans ei I'aulre de quatr&- 
vingl-deui, inlerrogees k ce sujet, ont declare n'en avoir 
jamais oui parler. U est done probable que les vicaires- 
generaux, aprdsla plainte qui leur avail eleadressee^ se 
seront opposes aurelablissemenldudramelilurgiquede 
Sainl-Uichel. 



stetisset super ipsom ad representandam bellum et victoriam SancU 
Hichaelis cam dracone. iudicent Amp"^ D"* qaalem irrevereDtiam 
hoc caus&sset in spectatoribos casu quo accidisset, alteolo quod fuis- 
set hoc factum precis^ auie Venerabile. Et notandum est quod ille 
representaos diabolum non erat puer, uli augelus , scd homo. Haec, 
at spero, sufficient cum lis quae exposita sunt in libello supplici ad 
efformandam certam et determinatam super h&c re ideam. 

De caetero, Ampl** D°', ne vel mininum mihi molestum erit, si die- 
tus libellus supplex communlcetur Magistratui noslro. Spero fore ut 
Ampl"' D"' faciant attentionem super bis rebus ad impedienda scan- 
dalaetabusushodiedum, proh dolor! nimis frequentia. Subscriber 
omni ¥eneralione et respectu, 



Amplissimi Domini, 
Menenis, 19 julii 1764. 



Humillimus famulus vester, 
M. Van den Eynden, 
Pastor Menenis. 



P. 5. Belatum mihi fuit illam 
Gonfraternitatem conduzisse Tes- 
tes et caetera istins diaboU pro 
oovem annis ; signum qubd inten- 
dant singulis annis illud repre- 
senure in suppUcationc. 



— 196 — 

U y avail aa m^me temps k Henin une societe de 
rlieloriciens qui portait le nom de confrerie de la Sainie- 
Croix. Elle faisait chaque annee le Jeudi-Saint une 
procession comme il s'en fait encore mainienant dans 
quelques villes d'Espagne et dltaUe : des groupes j 
represenlaient les diverses sctoes de la Passion du Sau- 
\ear. Cette confrerie fitunef(§tejabilaire de centans, 
le 80 juin 1748, qui fot annoncee par une affiehe en lan- 
gue flamande^ qui nous est restee el dont yoici la tra- 
duclion (1) : 

AimOllCB DB LA SOLBEQIKLLB 

PROCESSION JUBILAIRE-Sl^CULAIRE 

du JeudpSaint, qui reprisente la Passion et la Mort 
de Notre-Seigneur JdsuS'Christ; ce qui sera repri^ 
setUi d Menin^ le 80 Juin 1748, par les Rhdtoriciensy 
confreres de la S^^Croix de ladiie ville. 

BIPRfiSENTATIONS. 

L'annonciation de Marie. 

Le char joyeux de la Naissance de Jesus-Christ, avec 
I'Adoralion des Rois. 



(1) BBKBNT'-HAEC'KIIIGHB 

DER SOLEMNEELE HONDERD JAERIGHE PROGESSIJB 
van den gewoonelyken vtitien Donderdag die verthoont ket Lyden 
ende Doodt one Heeren Jetu ChrisH, het weleke tot Meenen xal 
gerepresenteert worden op den 30 Juny 1743, door de reden 
ryeke Gvlde Brooders van het B. Cruys der selve stadt. 

RBPRBSBNTATIBN. 

De boodtschap van Maria. 

Den blyden waghenvaadeglboorieJesu Ghristi, metd' aenbiddioge 
der coningen. 



— 197 — 

La circoneision de Jesus-Christ. 
La fuite de Jesus-Christ eu Egypte. 
Jesus parmi les docteurs. 
L'Entree de notre Sauveur dans Jerusalem.' 
Le char de la etoe de Jesus-Christ. 
La triste separation de Jesus-Christ et de sa ch^re Mdre» 
Jesus*Christ au jardin des Oliviers. 
Lamentations de St-Pierre dans le rocher. 
Jesus-Christ renyoye en blane k Hetode. 
H^rode ayec sa cour k cheval. 
Jesus-Christ flagelle dans la salle de Pilate. 
Le couronnement de Jesus-Christ. 
L'Ecce Homo. 

Jesus-Christ charge de la croix. 
Pilate avec les anciens et des gardes k chevaU 
Le char du crucifiement du Christ sur le mont du 
Calyaire. 



De besnydenisse Jesn-Christi. 

Den Ylaght Ghristi naer Egypteo. 

Jesus onder de doctooren . 

Den iDtrede ods saligmaeker binnen J^rasalem. 

Den wagen van het teste avontmael Jesu-Ghristi. 

Het droevigh scheyden Gbristi van zyne Ueve Moeder. 

Christas in 't hof van Olyveten. 

Beweeninge van S, Petras in de steenrotse. 

Cbristus verzonden van Herodes in H wiue. 

Herodes met zyn hof te peerde. 

Cbristns gbegeesselt in de zaele van Pilalus. 

De crooninge Jesa-Ghristi. 

Den Ecce Homo. 

Christus ghelaeden met het Grays. 

PilatQS met zyn ouderlingen en garden te peerde. 

Den waeghen der crayssinge Ghristi op den berg van Galv^rien. 

BULLETIN T. X. 25 



— 198 — 

Notre-Dame des sept douleurs. 

Le tombeau glorieux de Jesus-Ghrist, 

La descente du Christ aux enfers. 

Eu outre encore divers passages de la Passion de 
Jesus-Christ qui seront represenles dans leur ordre« 

Suit le triomphe pour Fexaltation de cetle procession 
jubiiaire. 

Le char de triomphe representant le couronnement de 
Marie. 

Le char de triomphe de la decouverle de la S** Croix. 

Le roi et Tarmee des Persans h cheval emportant la S^" 
Croix de Jerusalem. 

Le mauvais riche dans son siege se rejouit avec les 
demons de I'enl^vement de la S^" Croix. 

L'empereur Heraclius avec son armee rapportant la 
S*® Croix k Jerusalem. 

Le char de triomphe du r^gne de la sainte Eglise avec 
ses cardinaux. 



Onze lieve vrouwe ia de zeven Ween. 

Het glorieus graf Jesu-Christi. 

De nederdaelinge Ghristi ter hellen. 

Bovendien noch Teelderhande passagien die hier vooren op zyn 
order van de Passie Jesu-Ghristi zat verthoont worden. 

Hier volgbt de triamphe tot het verheffen dezer Jabil^e-Processie. 

Den triamphanten hemel-waeghen verthoonende de croonioghe 
van Maria. 

Den triumphanten waeghen van de vindingbe van het H. Grujs. 

Den koninck ende leger der Persiaenen te peerde wegh-voerende 
het H. Grays U]^t Jerusalem. 

Den rycken vreck, in zyn gestoelte met de duyveleo, verblyden 
hun over 't wegh-voeren van 'I H. Grays. 

Den keyzer Heraclius met zyn leger wederbrengende het H. Grays 
naer Jerusalem. 

Den triumphanten v^aegen vande regeeringe der H. Kercke met 
zyn cardinaelen. 



— 199 - 

Le char de triomphe representant la ifille et terge dc 
Jlenin. (i) 

Le char detriompho representant la reinede Hongrie, 
arec see courtisans qui suit en t. 

En outre on fera et repr^sentera le grand g6ant. 

II sera en m^me temps represents publiquement sur 
la Grand'Place, le S4juin 1748, el les jours suivanls, 
par lesdits confreres, lemartyre de S. Jean-Baptiste ayee 
la fin miserable du roi impie HSrode. » (2) 

La procession du Jeudi-Saint s'est maintenue tr6s- 
longtemps k Menin. Elle u'a ele supprimee que vers Tan- 
nee 1780. 



La seance est levee. 



Den triamphanten waegen representereDde de stadt ende roede 
fan Meenea. 

Den triiimphanteo waeghen representerende de koningioDe Tan 
Hoogarien, met baere ho?eliDgheD , die hier naer Tolgen. 

BovendieD zai gemaeckt ende ?ertbooDt worden den grooten reus. 

Als mede zal verthoont worden publyckelyck op de Marckt den 24 
Jcmj 1745, en de aaerrolgende daeghen door de zelve Galde-Broeders 
de martelle van den B. Joannes BaptUta, met den rampsaligen 
ondergancky van den goddeloozen coninck Herodes. 

(i) Yerge de JHenin, territoire sur lequel s'^tendait la jurisdiclion 
da magistrat de Menln. 

(2) G'est 9i I'obligeance de M. Castelaio, aacien notaire i!i Menin , 
que nous defons la communication de cette afficbe et sa tradaction. 



— 100 — 



STANCE DU JEUDI !•' SEPTEMBRE 1864. 

M. le ticaire-general Vomdi occupe le iaaleail* 
H. Jules Wacquezy secretaire. 



Le secretaire donne lecture du procis-yerbal de la 
derntere reunion ; la redaction en est appronvee. 



OUVRAGBS OFFEETS. 

De la part des societes savantes : 

Annates de la socUti (Tdmulaiion pour Pitude de 
Vhistoire et des antiquMs de la Flandre^ tome XII, 
!• serie, n**' 8 et 4. 

— Memaires de la sociiti des antiquaires de Ptcar- 
die, deuxi^me serie, tome IX* 

— Revue agricoley industrielle, liUirtnre et artisti- 
quedela socUti imperiale cf agriculture , sciences et 
arts de tarrondissement de Valenciennes, tome XVII, 
seizi^me annee. 

— Revue catholique, huiti^me serie, annee 1864, 
T et 9Miyraisons. — Juillet et aotit 1864. 

— Bulletin du bibliophile beige, tome XX, S" cabier. 

— Bulletin du comitiflamand de Trance, tome III; 
n«9. — Maieljuinl864. 

— Bulletin de tacadSmie royale dies sciences, des 
lettres et des beaux-arts de Belgique, SS** annee, S*" sr- 
rie, tome 18. 



— aoi — 

— Campte-rendu des sciences de la Commission 
royale d'histoire de ladite acadimie , troisidme serie, 
tome YI, IP bulletin. 

— Statuts de t acadimie d^archiologie de Belgique, 
fondie le 4 octobre 1842. 

— Bulletin des sciences du Cercle archiologique de 
ifoiM^ i86S-1864. 

De la part de Tauteur : 

— Recherches sur divers lieux du pays des Silva- 
nectes. — Etudes sur les anciens chemins de cetie conn 
tree^gauloisromains, gauloisromanisis et mirovingiens^ 
par M. Peigne-Delacoarl, membre correspondant. 



C0AEB8P0MDANGB* 



M. le gouverneur donne avis k la Sociele que par 
arr^le du 6 aoiHt la deputation permanente lui a accorde 
un subside de 200 francs pour Taider k couvrir les frais 
de ses publications. 



H. Jules Wacqcbz communique k Tassemblde les pie- 
ces de vers suivantes dont il est I'auteur : 



LOIN DU PAYS. 



Qa'il fat triste pour moi ce joar qui Tit mes larmes, 
Ce jour qui d^sormais fera saiguer mon coeur, 
Qui me fit d^laisser un pays plein de charmes , 
Des pareots, des amis, ma joie et mon bonbeur. 



S^joor de ma jeoDesse, 
Objet de ma tendresse, 
Ahl receyez mes pleura! 
' Loin de vous, de I'orage 
Pourrai-jo avec courage 
Affronter les f areors ? 

Sea), je m'^tais assis aopr&s de ma fendtre ; 
Mod ceil dans I'avenir plongeait avec effroi ; 
Les ombres de la nait commen^ient k paratlre* 
Qaaod I'olseau voyageor se montra de?ant moi. 

neareux oiseaa qai ¥ole» 

feoate ma parole, 

Griais-Je en sonplrant. 

Un seal instant, degr&cet 

Pais tu fendras Tespace 

Plus joyeuz et content. 

To vas revoir les lienx si cbers li mon enfance, 
Et sor ces trisles bords, h^las ! je dois rester ! 
Dans les champs paternels j'ai laiss^ Tesp^rance. 
Si ta la tronves, viens, viens me la rapporter t 

Va, d'ane alle rapide 

En ton ?ol intr^pide, 

Brave I'effort des vents ; 

HIrondelle ch^rie, 

Ya revoir ma patrie, 

Revoir mes bons parents. 

Gette suave fleur que tout le monde adore, 
Qui r^pand sur nos jours le parfum le plus doux, 
Je ne puis la trouver en ces lieux que j'abhorre. 
Pnis-je, mon beau pays, la troni er loin de vous ? 

Ah ! riante esp^rance, 

Bonheur de mon enfance, 

Devais-tu me quitter? 

Trop heureuse hirondelle. 

Pars, mon oiseau fiddle, 

Viensmela rapporter. 



— SOS — 

Tela ^latent les accenu qa'eihalaii ma irtoMsse. 
A C68 mou je me tas el priaia Diea toat hu, 
CoDfiant k ses soint ma fragile jeonease, 
H^las! I'oiseaa parti t, mats ii ne revint pai. 

Maid bieDt6t, 6 palrie, 

Tod image ch4rie 

Apparut devant moi.' 

Oai, quelques mois encore 

Et je pars d^s I'aarore 

Pour ^oler pr^s de toi. 



SUR Xm BERCEAU D^TRUIT PAR LA TEMPilTE. 



Hier encor, charmanl berceau, 
Je m*asseyais soas ton ombrage 
Et 1^, j'^coatais !e ramage 
I>es JoUs chantres da coteau. 

Si le brillant astre du monde 
Venait par sa \ive chaleur 
Dess^cher et la terre et I'onde, 
Ton ombre bravait son ardeur. 

Sous ta yerdare bien aim^e , 
Caress^ da plus doux espolr^ 
J*aspirais la brise embaum^e 
Que nous apportait chaque soir. 

Dans une aimable reverie 
Lk» je pensais 2i mes parents ; 
L^> je pensais k ma patrie, 
Auz amis de mes jeunes ans. 

Fortune volage et mobile 1 
Vains soupirs, regrets superflus ! 
Gharmant berceau, mon doux asile, 
Je te cherche et ne te ¥ois plus. 



— 204 — 

Un souffle a d6trail mes beaox r^ves! 
Tout, b^las ! ainsi doit fioir. 
En vain ici-bas tu t'^l^ves; 
Pauvre mortel, il faut mourir. 



pr4s du berceau dtn enfant. 



Bel et candide enfant, fleur fratcbement ^close, 
Le monde n'est pour loi qu'un champ d^licieux 
Oil sans oris de douleur la main cueille la rose, 
OU de riants objets charment loujours lesyeux. 

Le front pur de soucis, sans remords et sans crainte, 
Ob! que j'aime ^ te voir tenter les premiers pas! 
Ton Sime sans detour ignore encor la feinle 
Ta m&re avec bonbeur te presse dans ses bras. 

Garde longtemps, mon fils, ton tr§sor d'innocence 
Et tu seras toojours docile, beureux et beau; 
Toujours k tes c6t6s sourira I'esp^rance 
Et les anges de fleurs couvriront ton berceau. 



LA PRitRE DU MATIN. 



La nuit s*efface et tout s'^veille, 
Le coq chante son vieux refrain, 
Des bruits confus frappent I'oreille : 
L'aurore a fait place au matin. 

La clocbe qui dans I'air s'agite, 
R4pand son tintement joyeux, 
Et la pri^re du Invite 
S'^l^ve vers le Roi des cieux. 



— 206 — 

Le vieux pr6tre entre dans I'dglise 
Le calice d'or it la main ; 
U incline sa t6te grise 
Et revdt Tornement divin. 



Le cierge doucement s'allame, 
La flamme monte vers le ciel 
Et I'encens agit6 qui fame 
D'un voile saint couvre Taatel. 

Vile, mortel, \ la pridrel 
Marche en priant vers le saint lieu ; 
Entre dans Thumble sanctuaire, 
Va rendre tQn bommage k Dieu t 

Le saint sacrifice commence ; 
Le myst^re va s'accomplir. 
Arri^re, profanes, silence ! 
Sor Taotel an Diea va venir 1 



\a% anges, voil^ de lears ailes, 
Se prosternent en I'adorant ; 
Et dans les spheres ^ternelles 
delate an saint fr^missemeot. 



Priez, vierges \ I'&me pure I 
Vers le ciel levez vos regards I 
Tout doit prior dans la nature : 
Priez, enfant, priez, vieillards ! 



BULLETIN T. X. 26 



— 20« — 



LA KBIT DE NOEL. 



Dors, bel enfant, sar le sein maiernel ; 
Dors, bel enfant, c*est la nait de Noel t 

Tout est muet et tout repose ; 
Ferme tes jolls petits yeux 
Et soaris au rdve joyeux 
Qui sur toi voUige et se pose I 

Dors, bel enfant, sur le sein maternel ; 
Dorsy bel enfant, c'est la nuit de Noel! 

Le bon J^sus prte de ta couche 
Avec tendresse va venir 
Poser un joyeux souvenir 
Avec un Raiser sur ta bouche. 

Dors, bel enfant, sur le sein maternel ; 
Dors, bel enfant, c'est la nuit de Noel I 

Les traits Hants de ton visage, 
Tes blonds cheveux, tou front si pur 
Et tes yeux doux comme I'azur 
Sont un reflet de son image. 

Dors, bel enfant, sur le sein maternel ; 
Dors, bel enfant, c'est la nuit de Noel I 

J^sus te ch^rit comme un fr^re ; 
Avec amour il ?ient vers toi; 
De I'univers il est le roi ; 
Le Dieu tout-puissant est son p^re. 

Dors, bel enfant, sur le sein maternel ; 
Dors, bel enfant, c'est la nuit de Noel t 



— 107 — 

Ta Jeooe m6re radiense 
D6 sea braa a fait ton berceau : 
Ob I qae ton r^Yoil sera beau 1 
Qne ton ftme sera Jo jeoae ! 

Dors, bel enfant, sor le sein maternel ; 
Dors, bel enfant, c'est la nnit de Noel. 



NOEL. 



Yiens, mon enfant, tiens aaprte de la crtebe, 
Oh dort Jdsos ton dooz Saavenr ; 

II n'a poor lit qu'an pea de paiUe stehe : 
Viensi mon flls» loi donner ton corar I 

Gontemple-le dans cette panvre Stables 

Ob respire la paavret^ I 
Vols dans ses yenx, snr son ilront adorable^ 

Qaelle divine majesty I 

Dans le malbenr pour noos il vonlnt nalire ; 

II est petit , mon ange , comme tol. 
Des eieoz, pbartant, da monde il est le malire , 

Et tout s'incline sons sa loi. 

An eiel; vois-ta cette ^toile brillantey 

Qui rayonne an sein de la nnit ? 
Vers Betbldem , sa marcbe est triomphante ; 

Le pastear 6tonn6 la salt. 

Abandonnant dans la plaine fertile 

Et sa boalette et son tronpeaa, 
Gald6 par elle , il ivole vers la vllle, 

Aa pled du celeste berceaa. 



— ao8 — 

Un doux parfum qui remplit Tair, s'exhale 
Dtt calice embaum^ des flears , 

Et Ton entend d'ane hymne triomphale 
Runner les accents yainqueurs. 

Des pnrs esprits, l*^clatante phalange , 

Pr&s du tr6ne de I'^ternel, 
Da nouveaa n6 c^l^bre la loaange 

Dans un cantiqne solenneU 

Oh! qn'il est beau cet enfant de la gloire I 
Ge sauveur descendu des cieuz t 

Son front est pur et blanc comme Tivoire ; 
L'azor est moins doux que ses yeuz/ 

Aime-le bien, mon fils » offre ton toe 

A Taimable petit J^sus; 
Et qu'un rayon de la celeste flamme 

Y faisse germer les vertus! 

Adresse-lui ta petite pri^re 

Et demande-lui son amour 
Pauvre et souffrant, il est venu sur terre : 

Enfant, Noel est un 'beau jour 1 



ESPOIR ! 



Enfant, dis-moi pourquoi ta voiz plaintive 
N'a-t-elle plus que de tristes accents ? 
L'eflfroi glac6 dans ton toe craintive 
Par des sanglots a remplac^ les chants. 
Tu crains, dis-tu, les autans, les orages ; 
Comme les fleurs tes plaisirs sont fan^s. 
— Le soleil brille ^ travers les nuages ; 
NoDy nos beaux jours ne sont pas terminus. 



— 209 — 

Oh 1 je le sais» sur la terre inqui&te 
Des oris d'alarme ont jet6 la frayear; 
De ses flancs noirs I'implacable temp^te 
A fait sortir la hideuse terreur. 
Ferme les yeax sur ces tiistes presages : 
G'est dans les plears que les plalsirs sont n^. 

— Le soleil brille k travers les nuages ; 
Nod, DOS beaax jours ne soot pas terminus. 

Le Midi souffire et I'Orients'embrase; 
Dans les cit^ roule un fleove de sang; 
Dn meurtrier la main impure ^crase 
Sur des debris et la m^re et Tenfant. 
Mais Dieu jamais n'abandonna les sages; 
Le d^sespoir n'appartient qu'aux damnds. 

— Le soleil brille a tracers les nuages; 
Non, nos beaux jours ne sont pas terminus. 

Sur un rocher qui domine le monde 
Brille la croix notre noble ^tendard 1 
Du vil serpent toujours la tdte immonde 
Se brisera centre ce saint'empart. 
Pour ex pier leurs impuissanls outrages, 
Nos ennemis tomberont constern^s* 
» Le soleil brille k travers les nuages; 
Non, nos beaux jours nesont pas termini. 

Ah I retiensdoncy enfant, retiens tes larmes 
Et dans ton coeur laisse germer Tespoir ! 
Ferme Toreille au bruit sanglant des armes I 
Dieu nous sourit : Tavenir n'est point noir. 
Par notre main apr^s ces temps d*orage, 
Des 6pis d'or seront eucor glands. 

— Le soleil brille ^ travers les nuages; 
Non, nos beaux jours nesont pas terminus. 



— MO — 
PAUVRE MOUSSE ! 



La p&le clart6 de la lane 
Sar les flote argent^ brillait ; 
En chantant sor la grandehune, 
Un moosse d6so\6 plearaU* 
H^last quelle doulenr amtee 
Panvre enfant, d^chirait ton ccenr 1 
Qae de regrets pour ta chamnitee t 
Le pays, c'^uit le bonheur I 

Orphelin sans paia» sans asile 
II fallut qnitter ton ciel blen ! 
Tu partis poor te rendre utile, 
Sonmis li la YOiz da bon Dlea* 
En donnant 3i ta Tieille mdre 
L'espoir d'an avenir meillear, 
Ta qoittas ton bumble cbaumiftre 
Tn perdis plalstr et bonbeor. 

Le navire fit long Toyage ; 
La temp^te sar lui gronda ; 
Le mousse sauva I'^aipage ; 
Le bon Dieu le r^compensa. 
Et vers sa Bretagne si cbtee 
U revint Tall^gresse au coenr. 
Pour embrasser sa bonne m^re^ 
Pour trouver plaisif et bonbeur ! 

Haistandis que dans la vallte 
Tout joyeux il h&tait ses pas> 
La cloche prenait sa vol^e 
Pour sonner an fun^re glas. 
II n'alla pas k sa chaumi&re 1 
Sur le sol, bris6 de donleur 
Aupr^ du cercueil de sa mhte 
II perdit espoir et bonheur ! 



— an — 



PRES DUN COBVEHT. 



EUe est Ui, pour jamais 1 1^, dans ce mooasiire ! 
Gomme dans le Uea saint la lampe solitaire, 
Son &me qne Dien fit ne httle que pour Dieu I 
De ce monde elle a craint les plaisirs si fanestes. 
Poor poiser an torrent des d^lices celestes, 
A la terre elle a dit adieu ! 

Et poortant II ses yeaz tout paraissait sourire, 
De ses charmes vainqueurs tout subissait I'empire. 
La grice de ses traits, les tr^rs de son coeur 
Avaient su captiver Ttoe la plus rebelle. 
La voir, c'^tait I'aimer I de tout souffrir pour elle 
On se serai t fait un bonheur. 

Jeune Yierge, elle a fai nos Tolupi^ impures, 
Les sentiers oti le vice aux chastes creatures, 
Sons le parfum des fleurs pr^ente son venin. 
Dans cet humble couvent, sous la bure et le voile^ 
Loin du monde orgueilleuz, humble et mystique 6toile» 
Dtt ciel elle a pris le cheoiin. 

Ahl ne la plaignez pas I plaignez plut6t son p^re ; 
G'6tait son seul amour, son seul bien sur la terre, 
Espoir de ses vieux jours, il n'avait qu'un enfant. 
Le del lui demandait un cruel sacrifice, 
Et ses livres ont bu le douloureux calico ; 
11 a donn6 plus que son sang. 

Les rides du chagrin sillonnent son front bldme ; 
Son &me est d^chir^e 1 ohmon Dieu 1 comme il I'aime I 
Sur le clottre, voyez comme il fixe les yeux ! 
11 pleure... rien ne pent ^aler sa souffrance; 
11 ne lui reste plus qu'une seule esp^rance, 
Gelle de la rejoindre aux cieux. 



— 212 — 



Communication de M. le Comte De NedoncheL 



Objets trouvis dans lenclos de Vancienne abbaye 
de Saint-Martin d Toumai, en 1861 et 1862. 

On a fait, depuis deux ou trois ans, des changements 
assez notables dans le Pare de la i^ille de Tournai, eta- 
bli, comme on le salt, sur Femplacement des dependan- 
ceset desjardins de Fan tique abbaye de Sain t-Hartin. 
Le jardin bolanique a ete supprime^ et les trayaux de 
terrassement qui furent effectues amen^rent la decou- 
verte de plusieurs objets de peu de valeur intrins^ue, 
sans doute^ mais qui nous ont paru meriter d'etre decrits 
et d'etre conserves dans notre Musee d'antiquites locales. 
Geux que nous sommes parvenus a relirer des mains des 
ouvriers, en bien petit nombre, ne sont peut-^tre pas 
les plus interessants qu'on ait trouves , mais ils ont au 
moins le m^rite de Fanciennete, el e'en est toujours un 
pour Farcheologue. Nous engageons les personnes qui 
seraient en possession de trouvailles du m^me genre, 
faites au m^me lieu, & imiter notre exemple, en les fai- 
sant connattre. 

Yoici les objets que nous avons : 

P line clef ancienne tr^s-leg^re quoiqu'en fer et d'as- 
sez grande dimension. Elle mesure dix-sept centimetres. 
EUe a etc autrefois doree, comme on le voit par For reste 
sur quelques parties, tt elle a ete trouvee dans une citerne 
qui existait jadis k gauche du choeur de Feglise. Gelte 
clef est foree sur une longueur de 12 centimetres. C'etait 
pcul-etre la clef d'honneur de Fabbaye de Saint-Martin 
qui devait elre presentee a chaquc nouvel abbe lors de 



— 21« — 

son installation ou au souverain qoand ii acceplait son 
logement dans ce bel etablisse ment. Elle est excessive- 
ment legate vu son appfurenoe, Elle a pa 6tre tr ayaillee 
du XYI- au XVIP si^cle. 

2<» Deux autres clefs d'une moindre dimension, d'une 
longaear de huit k dix centimetres. 

Ges deox clefs d'une facture antique sont bien plus an- 
ciennes et d'un style beaucoup plus elegant que la pre- 
miere ; et Tune d'elles surtout annonce un talent d'artiste 
chez celui qui I'a travaillee. Elle est de la meilleure 
epoque de la renaissance et merite une place dans le 
fflusee de la ville. 

t"" Une plaque ronde en fer dore avec un anneau pour 
la suspendre. Elle a environ six centimetres de diametre. 
Au centre se voit grave un grand (A) gothique surmonte 
d'une couronne ducale, k trois fleurons. La lettre est 
enlrelacee d'une banderole-legende, se terminant par 
unfeuillage d'Acantbe^ sur lequel se lit, en lettres gotbi- 
ques : FOR BIEN. Ge doit etre un cri beraldique ; nous 
avons .cbercbe k qui I'attribuer, et| sans affirmer que 
nous ayons reussi, nous avons cependant decouvert que 
Amauri, comte deMonfort IP ou IlPdu nom^ avait pris 
une devise qui se rapprocbe de celle de notre plaque. 
Gette devise^ selon Du Plessis, elait EORT ET BIEN. La let- 
tre A, initiate de son nom, pourrait egalement lui conve- 
nir. Gela nous reporterait au XIY'' siede.Quoi qu'il en soit^ 
nous avons cbercbe, k quel usage a pu servir le morceau 
de fer qui nous occupe et nous croyons que cette ron- 
delle add&ire partie d'un accoutrement equestre; ce de- 
vait etre unornement pendant sur le poitrail du coursier. 

V Une autre plaque egalement en fer, mais fort oxi* 
de, a la forme d'un ecusson; les armes qui sont en 
relief nous presentent un crequier a I'antique. 
Bull. t. x. "^ i7 



— 414 - 

L'on 8&il que la celttire maison de Grequy a^vait des 
armes parlantes : Ua cr^uier de guetiles sur champ d'or. 
Gelle famille ne tut pas elrangidre k notre pays. Charles 
de Grequy, doyen de la calh^drale de Toumaien 1801; 
fut depute vers Henri VIII avec les envoy^s des autorites 
ciyiles de la ville et ceux dn chapilre. 

Yoyex, tome YI des Bulletins de le Societe historique 
p. 94, I'epitaphe de dame Alls de Grequy, qui ayait 
epouse Guy, seigneur de Nedonchel, au XIV* si^ele. 

Nous n'avons pu preeiser I'usage de cet ecusson ar- 
moirie qui a ete enli^rement dore ; il est applique- sur 
une plaque qui a sept centimetres quatre millimetres 
de longueur, sur une largeur de einq centimetres cinq 
millimetres. Treis trous, deux dans le haut et un dans le 
bas, prouyeni qu'olle ayait ete riyee et qu'elle seryait 
d'ornement. 

V** Deux petites rosettes en cuiyre dore ayee un annean 
adherent qui deyait seryir k les suspendre. Sur Tune des 
deux se yoit un ecusson de forme antique et presentant 
unlion dresse, d'argent sur un fond de gueules, ayee un 
lambel d'azur sur le tout; les eouleurs sent en email. Ge 
sent les armes de la famille d'Antoing. Le lambel indique 
quQ Teeu eiait eelui d'un membre d'une branche cadette 
de eette aneienne et noble famille du Tournesis, qui se 
fondit dans celle de Helun. 

La seconde petite rosette n'a rien de caracterise. 
Tottles deux ont ete trouyees au memo endroit. 

6"* Un anneau fort epais et curieux. Des lettres initiates, 
separees par des lions aurepos, tournes yers la gauche, 
nous laissent ignorer leur signification et rendent I'in^ 
eeription une yeritable enigme. 6ny yoit d'abord trois 
points yaries et formant une espece de figure de fantaisie 
qui precede lea lellres , d'un gothique tres-aneien , 



L. M. «i B.| aepurees anaai cbaeane {lar un lioil, L'an- 
neau est en argent et les letlres ainsi que lea lions sont 
en email blea« II n'y a ancdu csaraelire qui puiiie (aire 
aupposer que ce bijou ait appartenu k ua abbe on li ua 
religiepi dfi fabbaye do 8^ Martin* 



STANCE BU JEUDI 6 OGTOBRE 1864. 



M. F. Dv Bus atn^, PrMdem, 
M. Jules WiGQun, swrStaire. 



Lecture est donnee par ce dernier du proe^-verbal de^ 
la prec^dente seance , donl la redaction est approuvee. .. 



OUVBAGBS <NnrBETS. 

Do la part des socieles sa^antes : 

Revue agricolcy indiutrielle et artisHqtie de la eo^ 
ciiti (fagricuUurey sciences et arts de Varrondissement 
de Valenciennes^ seizitoe annee , t. XYIIP, N"".!. — 
Juillel 1864. 

— BuUetin ie la soeiiti des antiquaires de Picardie. 
Annee 1^64. — N» 2. 

— Bulletin histonque de la socUte des antiquaires 
de la Morinie. — {%'' ann^. 



— 516 — 

— Revue numumatique beige. — A« s^rie, lome JI, 
troisi^me livraison. 

— Revue catholique^ huitidme serie, annee 1864| 9* 
livraison. — Septembre 1864. 

— Bulletin du bibliophile belge^ tome XX^ 4^ caliier. 
De la part de I'auteur. 

les dessins de J. Natalisj par M. Jules Corblet. (Ex- 
trait de la Revue de I'art Chretien). 



Le secretaire donne lecture du document suivant ex- 
trait des archives de la ville d'Ath (Registry n"* 1215, 
page 127), qui lui a ele communique par H. Emile Four- 
din, archiviste de ladite ville. 



ARCHIVES DE LA VILLE D'ATH. 

DSHbSration du Conseil de ville ^ en date du IX octobre 

1581. 

PRISE DB TOUBNAI. 

Suyvant lettres de monseigneur le prince de Parme 
et de Plaisance, lieutenant gouvemeuret capitaine gene- 
ral des pays de par dec^, aussi de H, le comte Lalaing, 
grand bailly de Haynnau et de Monsieur Richardot, 
conseiller du conseil prive du roy, adfin de vouloir as- 
sister Sa Hajeste de quelque notable sdme de deniers et 
munitions , pour le bien et soulagement du pays , et 
adfin de reprendre et expugner la ville de Tournay re- 
belle k Dieu el k Sa Majeste, estant le campe k cest 
effect arrive devant ladicle ville. 



— an - 

Messieara du Ciohsdl sur ee assemblez, et obslant que 
la yiile fuisl des plus povre et sans moyens , toutesfois 
pour demonstrer tousiours raffeclion qu'ilz portent au 
senrice de Dieu et du Roy, en special pour ung si grant 
bien que la reprinse de Tournay , estant si nuisible k 
eeste ^ille et ayant faict tant d'oultraiges et pillories aux 
environs, d'airis d'accorder et furnir prestement un don 
gratuit k Sa Majesle, la sdme de deux mil florins, deux 
mil livres de pouldre et cent balles de demy canon* Au- 
quel conseil furent presents Monsieur de Merlymont, gou- 
vemeur et ehastelain d'Ath ; Jean Lescbevin, mayeur ; 
Jean Domont, Jean Buisset, Loys Frarin, Jean Procu- 
reur , David do Ghillenghien et Julieu Saureu , escbe- 
Tins ; Martin de le Ciourt , Gilles de Mesvin , Jean de 
Grantmont, Jacques Darras, Jacques de Grantmont, 
Jean Wallet , Guillaume Louchier , Pb^"* Tospeau , 
Jacques Leclercq^ Quirrin de la Yilleuse, Pierre Wallet, 
Jean du Gastillon , Jean Saureu et Tbiery Marokin , du 
Conseil de la yille. 

Gonforme k I'original, Registre n* 1216^ 
page 127. 

Le Gonservaleur, 
Em. Fourdin. 
Atb,lea7Aoiitl864. 

II est fait une autre communication par M. le vicaire- 
general Yoisin relative k Fabbaye cistercienne du Saul- 
cboir. 

SuppUment d la notice $ur tabbaye du Saulchoir. 

U y a, aux archives de FElal & Bruxelles, un assez bon 
nombre de documents qui concernent les elections et 



— ai8 — 

lo8 nominMions d'abbesses da Saukhoir pendant line 
periode d'enyiron eent et cinquante ans. La pluparl de 
ces pidces sonl authenliques^ et elles eonliennent des 
particularites que nous regreltona de ne pas avoir ccm* 
nues, en faisant une notiee sur ee monast^e. Pour conn 
pleter ee traTail, nous donnerons iei quelques notes te>* 
nues en compuisant les dossiers qui nous ont ete 
eommuniquees. 

EtectioHS. 

Elles se £aiisaient aree une eertaine solennite. Deax 
personnes, I'une appar tenant au clerge et I'autre k la 
magistraiure, etaient deputees par Fautorite souyeraine, 
pour recueillir lea suffrages des religieuses vocales. 
Gelles-ci faisaient connaitre verbalement les noma de 
leors consoours qu'elles choisissaient pour premiere, 
seconde et troisidme candidates, motivaient leurs voles, 
dont on en tenait acte, et elles le signaienl. 

En 1729, vingt religieuses prirent part k Teleclion. 
Ge furent : 

Monique Desprez, de lille, prieure, kgee de 64 ans. 

Ludgarde Harissal, de Marquain, dgee de 70 ans. 

Adrienne Duee, de Tournai (faubourg St-Martin), tre- 
sori^re, kgee de 64 ans. 

Marie GhuSar^, de Seclin, sous-prieure, maitresse des 
novices^ ftgee de 60 ans. 

HeUne Grousee^ de Lille, agee de 63 ans. 

Florence Waymel, de Tournai, boursi6re, maitresse 
des soBurs converses,^ agee de 62 ans. 

Benoite Duval, d'Avenay en Champagne, dispensi^re, 
kgee de 60 ans. 

Isabelle Waymel, de Tournai, Hgee de 86 ans. 



— 919 — 

Theodore Delebecq, de Tournai, porli^re, kgee de 49 
ans. 

Scolastiqao Lagache, de Gatnphain, ehanlre, &gee de 
43 ans. 

Fran^oise Libert, d'Halloin, tieree-prieure, kgee de 
42 ans. 

Claire Duroiideau , de Marchienne , infirmidre, 4gce 
de 89 ans. 

Therdse Deledeul^ de Lilie, &gee de S4 ans. 

Alexandrine De Bertoul , d'Arras^ dgee de 82 ans. 

Gecile Eduin , de Gourtrai ^ dgee de 22 ans. 

Anne Offremanl , de Binche , dgee de 22 ans. 

Joseplie LoDQlliez , de Lille , &gee de 29 ans. 

Emmanuel Levaillant, de Bavay, &gee de 29 ans. 

Ignace Lescaille, de Lille , Hgee de 17 ans. 

Et Bemarde Benart, de Tournai , dgee de 20 ans. 

Leconfesseur de la maison qui etait Dom Henri Lan- 
glez, religieux de Cambron , et le bailly de I'abbaye ,' 
Gabriel Portois , furent consult^s sur le choix de I'ab- 
besse et opin^reni tous les deux pour I'infirmidre , Claire 
Durondeau , qui fut nommee. 

En 1753, pour Teleclion de Roberline Philippe, il n'y 
eut que seize dames qui vol^rent ; en voici les noms : 

Ther^se De le Deuelle , de Lille , prieure , Agee de 
58 ans. 

Anne Offremant, de Binche , 4gee de 46 ans. 

Josephe LoeuUet , de Lille , tresori^re, §gee de 44 ans. 

Emmanuel Levaillant , de Bavay , sous-prieure. 

Claire Yallez^ de C^teau-Cambresis , kgee de 45 ans. 

Caroline Mairesse , De Le Folie-lez-Landrecy, mai- 
tresse d'b6tel , Agee de 88 ans. 

Rosalie Larguillier, de C&teau-Cambresis; igee de 86 
ans. 



Roberline Philippe , de Toarnai , infirmi^rey Agee de 

82 ans. 

Alberline Thomas , de Cionde, ligee de 84 ans. 

Catherine Donot, de ¥lorenne^ organisle. 

Philippine Yilleltey de Qteau-Gambresis, ftgee de 84 
ans. 

Agn^ Lefebyre^ de Toumai , &gee de 85 ans. 

Isabelle Meurice^ de lillc , dgee de 80 ans. 

Bernardine Bosquillon, de Valenciennes^ l^gee de 2i 
ans. 

Benoite Farineau , de Troisyilles en Cambresis , &gee 
de 18 ans. 

Et Alexandrine Doponl, de Gaurain-Ramecroix, dgee 
de 21 ans. 

En 1785, lorsqu'cn elut Amelie Herrier^ il n'y avail 
aussi que seize religieases , dent neuf surTiyantes des 
Yocales de 1 758 et sept nouvelles professes. Les premieres 
etaient : 

Rosalie Larguillier, prieure. 

Caroline Hairesse^ mattresse d'h6tel. 

Catherine Donot. 

Philippine Yilletle. 

Agn^s Lefebyre* 

Isabelle Meurice, boursi^re. 

Bernardine Bosquillon, sous-prieure. 

Benoite Fariaux (Farineau), portiere. 

Et Alexandrine Dupont, cbantre. 

Les sept autres etaient : 

Leopoldine Becquet, de Mens, tresori^re^ dgee de 56 
ans. 

Robertine Pennincq , de Toumai , infirmi^re , Agee 
de 48 ans. 

Yictoire Locquet^ dlwy Liainace Fran^aisf mattresse 
des novices, &gee de 48 ans. 



— Ml — 

Scolaslique Isbeeque, de Toamai, &gee de 48 ans. 
Amelie Herrier, d'AnseroDul, igie de 41 ans. 
Alexis Marescal , de Mens , ftgee de SI ans. 
Et Therdse Dumoat , de Ghastrez , Agee de 80 ans. 



Commissaires qui ont ite (UUguis depuis 16S7 pour 
presider aux Elections d^ abbesses au Saulchoir. 

1637. 

Maximilien Villain de Gand, ev^ae de Tournai, et le 
lieutenant du bailliage de Tournai. 

L'abbe de Loos, et Vander Beken, conseiller an eon- 
seil prive. 

1720. 
Dom Steenhaut , abb6 de Cambroni et Vandergracht, 
s bailli de Tournai. 

1723. 

Les mdmes. 

172». 

Les mdmes. 

1753. 

Dom Desclaives d'Hust , abbe de Cambron, et Pycke- 
Idegbem , eonseiller d'etat et au conseil prive. 

1785. 

Guillaume Florentine prince de Salm-Salm , evfique de 
Tournai, et Kulberg , conseiller d'etat. 

Dans cette liste ne figure pas Velection d'Anne de 
Goupigny , nommee par le roi de France le 2 Janvier 
1674^ et qui fut remplacee par ROSE DE GALIS , native 
de Fumes. 



» 



BULLETIN T. X. ^^ 



- an - 

Sinanoen dt tabiaye ; Etat des bdtiments. 

Aussildt apr^a son eleetion ohaque abbess^ devaitfaire 
un rapport dea biQUS dQ Tabbaye et rendre un compte 
sonu^aire. 

L'eaclQS comprenant Veglisei le monasL^re, k bas$e*> 
cour , le moulin k eau , la brasserie , la forge ^ k jardin, 
le Terger, les elangs , les parlies boisees, les pres et les 
terres labourables, conlenait environ dix-sept bonniers 
Irois quarliers. 

L'abbaye possedait en oulre^ lant en bois qu'en terres 
laboorables et prairies, environ deux cent soixante-cinq 
hQamers do terra. Uais ces bi^ns, admiuistres par Tab- 
besae, ne sufi&saiei\t pas pour subvenir aux frais de la 
maison. Lorsque le^duc de Bourgogne y prit son loge- 
ment en 1709, il trou^a la commiinaute pauvre ^lit ne 
se conlenta pas de la recommander comme telle k> la 
bienveillance du magistral de Tournai; il fit quelque 
cbose de plus* Nous voyons dans un clat des dettes qui 
existaient en 17S9| dresse par la boursi^re Florence 
Waymel, que ce prince avifit accordeaux religieuses une 
pension de 200 florins. Malgre ce secours il y avait 4 
eette epoque, une dette de 6603 fl, 7 sous 6 deniers. La 
porition etait demeuree la mhuxt en 1761. Les deltes s'e- 
leyaient alors k 10,653 liyres ou florins 14 sous S deniers, 
et les commissaires Dom Des^laives d'Hust et Pycke-Ide- 
^b^nii dans lear rapport au ^ouvernemwt, font le ta- 
bleau le plus desolant de Tetat du monastdre. ^ Tout, 
disent-iU , annoaee la pauyrete dans la maison, qui 
present^ d'abord I'aspect le plus triste , et qui a plotdl 
Tair d'une prison que d'un couvent, Les dortoirs 9ont 
si delabres que les religieuses n'y sont point en stirete. 
La plupart des autres b&timents sont en tr^-mauvais 



^ ttl ^ 

etat, et lea cloltres ne sd itotttiettneiit que par des 6(an- 
{ons , qu'on a ele oblige d'y mettre , pour emp^eher que 
ceux qui y passent no soient pais un jour ou I'aulre ecrasds 
par leur chQie ; do 0orie qu'ila menaeent une fin pro- 
chaine et que ce monaslftre M trouyd oblfgis k une di- 
pause indispensabte k Iftqttelle il M saurait fournif^ non 
plus qu'au paiement de MS dettes. » 0'apr^ les com- 
missairesy cet elat de cboses ayait priticipalemMit pour 
cause la mauvaise mani^re d*adtnitiislrer !e tempore! ... 
Ges renseignemeiits portent it etoire que le plan de^- 
reconstruction de toute I'abbaye que nous pub!iona n^a 
jamais ele execute. Gar trente«quatre ans apr^s, en 1*287,, 
les revenus de Tabbaye eouvraient li peine les depens^s.. 
Dans la lifclaration faite k Joseph tl(l), on poriete^ 
reeeites de la maison k 9^409 florins tl nth 7 1/2 deniers 
et lea douses k 9S88 florins II sols 10 deniers. II n'y 
avail done qu'un boni eventuel d'entiron SO florins. 
Gomnseni aurait«on pu , atee ces feibles tessources, rein- 
bourser d'abord les deltes eiistantes en 115t et payer 
ensuite les d6penses qu'auriiit oecasionnies la recon- 
8tro<Ktion totale da monast^re. B'un autre e6t6 , o\\ ne 
pouvait yendre une partie des biens ; c'eilt ele priver les 
religienses de leurs moyens d'existence. Les plans que 
Ton avail fait faire n'etaient done que des projels que les 
eireonstances n'ont jamais permis de realiser. 

ifoimiii< 

Nous avons une nouvelle preuve de la pauvrete du 
Saulehoir dans riuTentaire du mobilier ei des objetl 
d'avt trouves ATeglise par lea commiisaires repubKeains, 
torsqu'ib rinront s'en emparer. Vdici eel inVentaire i 



■■•^.4i^«aMMMMi*M^M*«MfM»ri*.«MM»i^WMH*«U.d*iMM*iBv«***IHH» 



(I) Dans eette d^elaralioa ta sitaalion da r$fug9 4 Tournai sst iacti-* 
qa^ rue d'Obignies, n* 119. 



— M4 — 

1 Un calice avec le pied en caivre. 

3 Un ciboire en cuivre dore. 

S Qaatre grands chandeliers en caivre. 

4 Deux bras encuirre senrant^ Tautel. 

5 Dn cul de lampe en euiyre. 

6 Une croix de procession en cuivre. 

7 Sept chandeliers en cuivre. 

8 Un plat en cuivre. 

9 Deux benitiers en cuivre. . 

10 Six lanternes ou ecouses en cuivre. 

il Trois lanternes en fer blanc. 

It Un encensoir en cuivre. 

18 Un petit jeu d'orgues (1) et trois cloches, 

14 Quatorze chasubles, six tuniques, quatre chapes tant 

en sole et fil qu'en velours, garnies de faux or, et 

quelques autres objets en linge, servant au culte, 

de peu de valeur. 
IB Cinq tableaux representantla Nalivite de Jesus-Christ 

et autres sujets , de peu de valeur. 
Nous donnons ici la gravure du tableau de la- cathe- 
drale representant I'abbesse Jeanne de Coupigny (2). 

La stance est levee. 



(1) Les orgues avaient M donndes par I'abbesse A.nne-Ghar1oUe De 
Gonpigny. II y avail aussi k I'^gHse une verri^re qu'avait donn^e Jean 
Foacart , abb^ de Loos ; mais les r^publicains n'y attach^rent proba- 
blemeot pas assez de prix pour eu faire mentioo dans leur inventaire. 

(2) L'ouvrage qui a fait d^couvrir que ce portrait est bien celui de 
Jeanne de Goupiont a M imprim^ ches Baltazar Bellfere, au Compos 
<rOr,kDouai) en 1645. L'^pltre d^dicatoire de ce volume a 6i6 r^im- 
prim^, 11 y a pea d'ano^es, avec ce litre : Epistre d^dicatoire da 
glaive de douleur qui iranspercea Tame de la ir^ft-saincte Viergo 
Marie; livre d6di6 par Fr^re Jacques de la Porte, religieux de I'ordre 
saint Augustiu , k noble Dame Jenne Malel de Goupigny^ abbesse da 
Saalcboir en MDCXXXXY. 



— 915 



■HE 



StiiNGE DU JEUDI 3 NOVEMBRB 1864. 

B. F. Du Bos alne , PrSndent, 
H. Jules Wacqobz, secretaire. 

Le proc^-yerbal de la derni^re seance est adopte 
apr^ lecture. 



OUYRAGBS OFPBBTS. 

De la part des socieles savantes : 

— Mimoires de tacacUmie de Stanislas de Nancy, 
186t. 

— Bulletin de V academic royale den sciences , des 
lettres et des beaux-arts de Belgique, 8S* annee, 2"* se- 
rie, tome 18, n*" 8. 

— Mdmoires de facadSmie d' Arras j^ tome XXXVI. 

— Revue catholique, 8* serie, annee 1864, lO"* livrai- 
son. ^ Octobre 1864. 

— Bulletins des commissions royales dari et d^ar- 
cMologie^t* annee. — Janvier, feTrier, mars, avril , 
mai , juin et joillet 1864. 

De la part de I'auteur : 

Notice sur I* origin e et la formation des villages du 
nord de la France^ par H. Taillard, membre correspon- 
dant ds la Societe. 

M. le Ticaire-general Yoism produit une photographie 
des pbjets d'antiquite decouverts k Frasnes-lez-Buissenal^ 



dont il a ele parle dans une preeedenle seance, aiasi que 
le catalogue desobjets d'art religieux exposes, pendant le 
mois de septenbre dernier, k rh6tet de M. le eomte de 
Liedekerke, ^Halines. 11 est decide quedes extraits 
de ce catalogue relalife au diocese de Toufnai Seront in- 
seres dans les Bulletins de la Societe. 



L'assemblee s'oecupe de divers manuscrits qui pour- 
raient Stre publies dans les volumes des M6moires. On 
cite comme tels une description de Fancien diocese de 
Tournai par decanat , une histoire de I'abbaye de St- 
Martin ecrite en langue latine, en 2 volumes, un regis- 
tre de notes tenues par un religieux de cette abbaye et 
plusieurs autres documents y relatifs. 

H. le vicaire-general Yoisin enlretient ensuite l'as- 
semblee d'un vilrail qui vient d'etre place dans la partie 
de la cathedrale, affectee a la paroisse Notre-Dame. 

Messieurs, 

Je viens yous entretenir d'un nouveau vitraii fort 
remarquable qu'on a place recemment dans la chapelle 
de Notre-Dame ft la calh6drale de Tournai , et essayer 
de vous en faire la description. On regrettail que, dans 
cette annexe du grand Edifice, on n'efiit encore rien feit 
pour rendre aux fen^tres les meneaux dont il ne reste 
que des parties mutilees et pour la restauration des ver- 
ridres. Cette fois fe travail est commence, et nous espe- 
rons qu'on le continuera. G'est k la liberalite de MM. G. 
et L. Du Pre, que nous devons cette heureuse initiative. 
Amateara eckir^Ei des beauX4irt6 , profond6ment p6ne- 
tres do sentiment religieux, il leur appartenait bien de 



— M7 — 

dol€r leur \i\U xialale tout k la fois d'ime oouvre arti^U-* 
que hors lignc et d'un monument religieux qui rappel- 
lera k lours oonciloyens le dogme recemment proclame 
de rimmaculee-Gonception. 

L'emplaccmenl choisi convient parfaitement pour 
placer ce sujel. La cbapelle, on le sail, est dediee k la 
sainte Vierge et la fen^tre oii il est represente est au- 
dessus de la petite chapelle de Motre-Dame de Loretle. 

L'habile peinlre-verrier,H. Capronnier, a su parfaite- 
ment proportiouner lous les details de sa verdure k la 
disUnce d'ou elle doil ^tre vue. L'ensemble offre une 
harmonio tranquille de couleurs , qui se delachent lea 
unes des autres sans confusion et qui permetlent au 
apectateur de ^oir de suite ct sans etude tous les contours 
dtt dessin et la ricbesse de Torncmentation. 

Pour decrire ce vitrail nous ne pouvons faire rien de 
mieux que de rappeler ici ce que Vartiste ecrivait le 
22 Janvier 1862 en envoyant le carton. « Le style de Tor- 
nementation el la couleur , disait-il, seront suivis avec 
exactitude d'apr^s les anciens vitraux (1); mais quant 
aux figures, sans oublier le style du vitrail, elles seront 
Texpression de mon sentiment propre, ainsi que de ma 
waii^re d« dessiner. » 

« J'ai t&ehe de placer la sainte Vierge de faf on k ce 
qu'elle domine le yitrail du premier coup-d'oeil. Au 



(i) Gorame U exists dans la cbapelle paroissiale de nombreaz frag^ 
mesks de vitraaz du XVi" sitele qu'on pourra facilement completer 
et restaurer , on avail recommand^ ^ M. Capronnier de se rapprocher 
dans son travail, autant que posaibte, des decors* de i'architecture et 
des tons de couleurs desanciennes verri^res.On volt, mats on verra 
besnconp mieux encore plustard, lorsqoe les anciens vilraux seront 
restaur^, qn'il y a parfantement r^ussi. 



— M8 — 

centre J ia sainte Yierge dans la gloire; att-dessus^ le eiei ; 
au'dessous^ la terre. 

J'ai etudie la mani^re de representer rimmacalee- 
Gonception d'apr^s S. *E. le cardinal-archeT^que de 
Halines (1), Mgr Malou, ev^que de Bruges (2), la gra- 
Yure de Grosse et la critiqae d'Alberdingk-Thijm. i 

Au centre J la sainte Vierge, 

tt Nimbee, couronnee, les yeuxbaisses, les mains croi- 
sees sur la poitrine, les pieds chausses^ une gloire etoilee 
I'entoure ; ses pieds reposent sur la terre ; le serpent en- 
lagant le monde et tenant la pomme fatale dans la gueule, 
va ^tre ecrase par le pied de Marie. Le croissant est 
place aux pieds de la sainte Yierge, en arri^re, parce 
qu'il est materiellement impossible de faire poser la figure 
tout k la fois sur la terre, sur la lune et sur le serpent. 
La gloire est completee par des groupes de seraphins. » 



(1) Courts disserlatiOD sar la mani&re de repr^nter par la pein- 
tare le mysl^re de rimniacuI^e-GoDceplion de la trfes-sainte Yierge 
Marie, par S. Em. le cardinal Sterckx, archev^que de Malines.Mali- 
Des, E.-F. Van Velsen, 185S, in-16 de 21 pp. nee gravure. 

M. SciTZy jeane peintre de talent, de I'^cole d'OvBRBBBK a fait an 
tableau ^ Rome pour interpreter les id6es et les conclusions de cette 
brochure. Ge tableau, qu'on s'accorde k regardercomme fort bienfait, 
a 6i6 reproduit en Belgique par la lithographic de M. Tuerlinckz et 
la gravure de M. Wulleman. 

(2) Iconographie de rimmacal^e-Gonception de la tr^sainte 
Yierge Marie, ou de la meilleure mani^re de representer ce mystire, 
par Mgr J.-B. Malou, ev6que de Bruges. Bruxelles, Goemaere, 1856, 
vol. ln*8»deVni-U9pp. 

Une icone falte d'apr^s I'oavrage de Mgr. Malou a M dessinde et 
publi^e par M. Gross^. 

M. Alberdingk-Thijm, qui piiblie k Amsterdam la Dietsehe loa- 
rande, a fait dans le Bulletin frangais qui est annexe k cette revue, 
une critique de cette icone. 



— JJ9 — 
Au'desst4s, le Ciel. 

« Diott le P^re dans fta Hloire^ au nimbe cnMif^rt, benit 
la saiate Vierga. Jo n*adioeU pas k represeBtaiioa de 
Dieu lo P6re ea ooslnme modenae de pape ; eek ne ne 
aemble pas conTenaUe* La benedietioa de Dieo 8'ei&- 
prime par le Saint-Eap?it« J'ai era done eontenablo de 
repreaenter le SainUi&sprit descendant Tera la Yierge« » 

Au'4$$itm$f la T^rrt. 

« Bcttx angae sent places awr les marehea d''«in h^uk* A 
leurapieda brikie Veneena exprnnaml leapritoes deia 
terra cemme a'eienoiiit Tera la aainte Yierge. Les angea 
aont plae^s en mtermediairea. 8iii¥«nt la mdme penaie 
lea aainta petrona sa groopent reie Tautal* i 

Voilb le projet ; toiU tomment a £te f rae^ le earten. 

Qa'on jf^e mdntenant ai rcaQ^re rtelis^e y repond. 

Nona ne balanfons pas 4 dire que le talent de M. Ga- 
pronnier qui a'est dej4 tant de fois ret^le pat des trsTanx 
de la plus haute importanee et du plus grand m^rite) t^ 
rien produit de plus beau qua le vitrail de rimmaeolee- 
Coneeption de Tournai. 

Ihintenant qoe le peintre noaa a initiea k aes iddea , 
tAchona de eomplAer la description du tableau, en none 
arr^tant un pen ploa 4 eonaid^rer lea details* 

En haut, le P^re etemel, assissur des nuages, est antra 
deux anges ^(tus de longues robes et agitant des encen- 
soirs. Les tons de couleur de ces trois figures sont calmes. 
Le blanc 9 le vert et le violet apparaissent sur un fond 
bleu. 

La triple aureole de la sainte Yierge eat formie k I'ev- 

BULUETDI T. X. tt 



— 410 — 

leriear de nuages , pois de seraphins et ensuile k Tin- 
terieur d'etoiles. 

H.Didroa,dans son IconograpbiedeDieu(l), page 100^ 
^it que, sauf les exceptions qu41 rapporte et dont il 
donne les raisons, c I'aureole est un attribut qui carac- 
terise aasei specialement la divinil6. Elle est^ en eifet, 
Fexpression figaree de la puissance supreme, de Tener- 
gie pottssee au plus haul point. G*est done k Dieu surlout 
qu-elle detait se donner, a Dieu quia, en propre et en 
lui-m^me , la toute-puissance , tandis que les creatures^ 
dansquelque rang qu'elles soient, ne la tiennent que 
de lui , comme la Inne n'a de lumiere que par le soleil. 
dependant la Yierge Marie, qui est la premiere des 
pares creatures humaines , et qui s'aTance immidiate- 
ment apr6s Dieu , Marie superieure aux saints . et.aux 
anges par les foncticms qu'elle a remplies et par les 
honneurs qu'on lui a rendus, « de^ait 6tre assei souvent 
entouree de la gloire. » M. Didron . fait ces reflexions 
.avant.de donner le dessin d'une miniature du X* siicle, 
d'un mauuscrit Liber precum de la biblioth^ue royale 
de Paris, representant Marie immaculee dansuneaur6ole 
dont le champ est seme d'etoiles. 

Cost en s'autorisanl de Texemple de eette antique 
icone que M. Gapronnier s'est cru permis de placer des 
etoiles dans Tinterieur de la gloire de la sainte Yierge, et 
4le les. supprimer autour de la t6te , qu'il s'est born6 It or- 
ner d'un nimbe et d'une couronne, pour ne pas trop 
charger cetle par tie de son dessin. 



(1) IcoDOgraphie chr^tienne » histoire de Dieu, par M. Didron de la 
biblioih^qae royale, secretaire da comit^ historiqae des arts et mo- 
Bomenu. Paris, 18439 in-4» de 600 pp. avec 430 graTures. Get oo- 
vrage fait partie des inttruetiimi 4a conut^ historiqae des arU el 
moaaments de FraDce« 



- M! — 

On regrellera peaMtre celte disposition, parce qu'^on 
applique, assez ordinairement^licesDJet le premier ver- 
aet do ehapitre XII de I'Apocalypse, od il est dit quit 
parut on grand prodige dans le ciel. « G'itait une femme 
ret^toe du soleil, qui aTait la lune sous ses pieds et une 
oouronne de douze etoiles sur la t^te. » Mais eelte femme 
est dans le sens proprela figure de l'6glise, foulant aux 
pieds la lone, symbole dos choses terrestres, et ayant au- 
tour d'elle Jes douze Apdtres signifi^ par les dooze 
6toiles. 

D'ailleors personne n*a suiyi ee texte k la lettre. Tou- 
jours le serpent et le globe terrestre font jMirtie da 
tableau. 

La robe de la sainte Yierge, kmanches eiroites , est re- 
eouY^te d'un manteau bleu, fourre de tiolet. La t^te de 
la figure, d'une expression admirable, est dclair^e par 
les rayons d'une gloire entourant une colombe, qu'un 
nimbe crueifi^re fait reconnaitre pour la troisi^me des 
personnes diyines. Ges m6mes rayons en jaillissant vers 
le haut sur les nuages qui environnent \e P^re eternel, 
relient les trois sujets eutre eux. 
* Dessous, les deux anges debout, v^tus Tun d'une tuni- 
que blanehe et Tautre d'une robe violette, tiennent un 
pbylael^re sur lequel on lit : sine labe concyfta^ arapro 
nobis. On a donne, de plus, k I'ange de droite, une bran- 
ehe de lis^ embldme de la poret^. 

A gauche^ sont les patrons des deux donateurs. 

Saint Louis en grand costume royal, la t^te couronn6e, 
un seeptre k la main droite, tient de la main gauche une 
ep6e nue, qui rappelle ses efxpeditious loinlaines enlre- 
prises pour refouler I'ennemi do nom chrelien. II est 
T^tu d'une robe blanche, d'une tunique violelle et d*un 
manteau aux couleurs de France, fourre de fair, et il 
est chaus86 de brodequins Ueus aux broderies d'or. 



— as4 - 

OBJETS DART RELIGIEUX, APPARTENAHT AB 
D10C&SE DE TOURNAI, QUI ONT ETE EXPOS^ 
A M ALINES, EN SEPTEMBRE 4864. 

L'exposition des objets d'art religieux, qui vieiat d'avoir 
lieu k Malines, apr^s a^oir rencontr6 un peu d'opposi* 
tion ou plut6t un peu d'indifference, a fini par prendre 
un accroissement tel, qu'elle est devenue un veritable 
^Tenement. Ne revendiquons cependanl pas le merite d'en 
avoir eu , en Belgique , la premiere idee. Ge sent les 
Anglais qui ont eu les premiers la pensee de faire une 
grande exposition arlistique , lorsque, il y a deux ans , 
lis ont reuni au musee Kinsinglon loules les raretes de 
leur pays^ et qu'ils ont offert aux elrangers, accourus de 
toule pari, le spectacle le plus curieux et le plus inlcres- 
sant qui se soit jamais tu. lA, c'est le gouvernement qui 
s'est charge d'organiser cette exposition, dans le but de 
favoriser le travail national, en mettant sous les yeux des 
artistes de bons moddes k imiter, 

Le Gongr^ catholique de Malines s'est propose une fin 
beaucoup plus noble. II a eu en vue principalement la 
splendour du culte, k laquelle contribuent tons les objets 
qui servent dans nos eglises aux c^r6monies religieuses, 
k la celebration de la sainte messe et a I'administration 
des sacrements. II est vrai qu'on arrive indirectement 
au m^me but ; car en instruisant les membres du clerge 
et les administrateurs des fabriques, on donne des guides 
aiix artistes qui doivent ^tre employes pour la confection 
des diverses parties dont sc compose Ic mooilier de nos 
temples. 

Pour rendre les effets de l'exposition plus durables, 
on a dresse un catalogue, soigneusement redige^ qui in- 



— 418 — 

dique non-seulement les formes et les qualites remar- 
quables de chaqoe objet, mais le lieu ou il esl consenre, 
afin qu'au besoin on puisse aller le re^oir et Tetudier. 

Comme le dioc^e de Tournai a fourni un conliDgent 
assei considerable au Husee de Malines, il nous a para 
utile de donner la lisle particuli^re des objets dont il Ta 
enrichi, en completant quelques descriptions trop som- 
maires du catalogue general, et en indiqoant les pa- 
roisses qui poss^dent des meubles precieux qui auraient 
dfii y figurer, mais qui n'y ont pas ete envoyes. 

Pour que notre travail puisse ^tre plus facilement 
eonsulte par ceux qui, se trouyant dans nne locality, 
desirent voir toutes les raretes qui s'y trouvent, nous 
avons reuni ensemble tous les extraits du catalogue ge- 
neral qui concement la m^me paroisse on le mdme 
canton. 

VILLE D£ TOURNAI. 
CaiMdrale. — Ev6chi. 



41 Diptyque en ivoire , adapte depuis longtemps k la 
courerture d'un manuscrit de date assez recente , 
appele dans un inventaire de Fan 1661 Liber Evan* 
geliorumpro rogaUonibuSj et ou se trouve le com- 
mencement des quatre ^vangiles qu'on cbante en- 
core chaque annee aux quatre stations que fait, dans 
son long parcours^ la grande procession de Tournai. 

1'' feuillet. Trois sujets y sent representes : P au bas, 

. le Christ en croix ; il est imberbe^ a la t^le entouree 

d'un nimbe crucifdre et les pieds sans suppedaneum 

attaches separement & la croix bordee de perles, dont 

la parlie inferieure est embottee dans une sorte de 



OBJETS DART RELIGIEUX, APP ^i«;;^'"«^«7 
DlOCiSE DE TOCRNAL OUI O '''***' ^^^^^^ ^"^ '*' 

A MALINES, EN SEPTEBP- ^.^f T™ n^t^^^ 
' ,/^it^8 deux petits dis- 

ffl{6Tietxre est reniplie de 
L'exposition des objets r' j'deM personnages en baste, 
lieu k MalineS; apr^ a^ ./jel la lane (lvna) qai s'appr6> 
tion ou plut6t un per /^a an mojen d'une draperie qai 
un accroissement * /^^<H»rps; lesoleil ala t6le entouree 
evenement. Nere^ /^s que celle do la lune est surfflontee 
avoir eu , en Vj/'fi, A droile de la croix , un homme , 
Anglais qui r //^Hse (sca eclhsia) et drap^ d'on large 
grande exr j^ ^^ueille le Saint Sang dans un ealiw. 
ils ont rr Jl^/ane fcmme figurant Jerusalem (mBAtsuB) 
leur pr y/jjfd'un pareil manteau, mais atec un capa- 
toulr /^piuB pointu, etend les bras d'une manidre 
sa^ rgxptime Pincredulile et le dedain. Derriftre 

^ Ccati de ees peraonnages s'eldve un petit edifice 

^ {oiture en pierres ; celui derri^r^TEglise presenle 
iiiie facade qui se termine en pignon surmonte 
d'une fleur de lis ; la porte , formee par deux colon- 
nes av^c ehapiteaux sormontes de iourds tailloirs 
qui soutiennent une arcade cinlree, est enti^rement 
uuverte ; au-dessus de cette arcade se trouvent 
quatre petitea fendtres ; A Tint^rieur on en voit 
eneore trois autres. S^* Ao-dessus dela croix, dans 
un rond dont la bordure est ornee de feuilles k 
boute recouTbes, deux anges ailes et nimb^, vdtus 
d'une aube, d'une tunique ei d'un manteau j sou- 
tiennent un disque oti se trouve I'Agneau de Dieu 
k nimbe crueifere , les qualre pieds posia Pierre ; le 
creux du diaque porte trois pelites croix et la le- 
gende Aanus bi; la bordure est ornee de zigzags in- 



'rrompus ^ el la par un pli arrondi. S*" Au haul , 
s on diaque ovale , k bordare ornee de losanges 
oerlea, se troave le Christ aasis sur un trOne 
de forme ronde , les pieds poses sur un esca- 
du k jour. Rev^lu d'une robe et d'un manleau 
qui flotte derridre le trOne, 11 Idve la main droite 
enli^rement ouverle^ et tient de la gauche un livre 
onverl oik Von lit ees mots : salvs mitmdi. Le nimbe , 
crueif^re et rayonnant, est aecoste de Valpha et de 
VamSga, A chaque eOte du disque se trouve un ange 
nimbe , t u k mi-figure , et v^tu d'une aube et d'un 
manteau , et aux angles , dans des ronds hordes de 
zigzags, les quatre animaux evangelistiques, nimbes 
et ailes , et tenant chacun un livre ferme; tous ont 
la tdte toumee Tera le Redempteur. Tout autour du 
feuillet rdgne une bordure en feuillage. 
V feuillet. Au milieu, dans un rond k bordure ornee de 
feuil les k bouts recourbes, Saint Nicaise (soi migasiys 
BPMp) debout, rev^tu d'une aube et d'une chasuble. U 
a la tdte nimbee, tient & la main gauche un livre ferme, 
et Une la droite pour benir k la mani^re Latino. A 
sa droite, son diaere, Saint Florent^ et & sa gauche, 
son lecteur. Saint Jocond, deboutet inclines vers 
lui. Ua sent revfttus de la dalmalique et portent le 
manipule, I'un sur la main droite, I'aulre sur la 
gauche, entre le pouce et I'index. Tous trois ont 
one large tonsure. Le haut et le has du feuillet sont 
ornes de feuillagea largement traites, k fond decou- 
pe, d'un travail soigne ; le tout est entour^ d'une 
bordure de feuilles* Le premier feuillet date proba- 
blement du XP si^cle , mais nous eroyons que le 
deuxitoo remonte au VIII*> ou au commencement 
du IX*" si^cle. Les deux feuillels ont des dimen- 

BULLBTHI T. X. 80 



— M8 — 

sions ideniiques : H. 0,954 ; L. 0|10. Les pelils coins 
de la reliure, en cuivre, vers 15()0^ sont fort beaux. 

Ces deoz ivoires ont M publics dans le qnatritoe volume des Bal- 
letios de la Soci6t6 bisloriqae de Tournai avec une notice, pp. 287 
^ 314. 

387 Galice en argent dore et cisele : pied k six lobes por- 

tant chacun une t^le d'ange ; sur le devant le Christ 

en croix et un ecusson de gneules seme de coitrek , 

k la bande d'axur chargee de trois aiglelles epioyees 

d'or, le vol abaisse ; le nooud et la fausse^coupe sont 

ornes de tdtes d'anges ciseUes en rdief, qui se deta- 

chent sur un fond en email bleu. H. 0^228. 

Les arnies que porte ce caliee sont celles dn donateur Pierre Got- 
trel d^c^d6 le 28 mai i545» plus que jubilaire. 

447 Ostensoir en cuivre dore; pied k huit lobes, tige 

hexagone dont la base est omee de iBeurs et de qua- 

tre feuilles en gravnre ; nosud repousse et cisele ayee 

des tdtes d'anges. La monstrance en forme de cylin- 

dre s'el^ye d'une base cylindrique enlre deux con- 

treforts en retraite garnis de niches abritant des 

statuettes de la Sainte Yierge et de Saint Jean, qui 

soutiennent le dais surmonte d'unc pyramide ar- 

•doisee , qui se termine en crucifix iBeuronne. Vers 

IttOO. H. 0,68. D. pied, 0,212. 

La panie sup^rieure de cet ostensoire n'est pas en cuivre, mais en 
argent. 

469 Ostensoir en argent dor6, repousse et cisele, prne 

de pierreries. Le soleil est surmonte d'une couronne 

sontenue par des anges. Sur le pied se trouve eetle 

inscription : apertbnant av religiev be la vnAsiON a 

Mons 169S. H. 1,00. 

Get ostensoir a ^td restaare k Paris et on y a ajout6 de nouvelles 
pierreries. K Toppos^ de Tinscription on voik le buste de S. Francis 
de Sales. 



— 2S9 — 

484 Croix Bearonnee a double trayerse, en bois recou- 
tert de plaques d'argent en partie dore; la faee or- 
nee de feuillage el de fruits ciseles k jour enlremdes 
de pierreries ; k Tinterseclion inferieure se trouve 
enefa&ss^e une petite fiole eontenant de I'huile. Le 
revers est orne de rineeaux graves et de huit me- 
daillons en argent nielle qui representent, k Tinter- 
section superienre, I'Agneau de Dieu ; au haut de la 
croixy k I'intersection inferieure et aux extremit^s 
de la traverse superieure, les animaux evangelisti- 
ques ; aux extremites de rinterseclion inferieure, la 
Sainle Tierge et Saint Jean, el enfin au has un ange 
tenant le soleil et la lune eh main. Vers 1220. H. 
0,266. L. traverse inferieure, 0,146 ; traverse sup{- 
rieure, 0,119, A cAte se trouve une petite croix k 
donble^rayerse en bois reeouverte de plaques d'ar- 
gent dore. H. 6,105. L. traverse inferieure, 0,052; 
traverse superieure, 0,0S1. Les deux|sont encadrees 
dans un triptyque en bois point. 

C'est par erreur qae dans le catalogae on attribue eetle croix ^ 
r^gliseSaint Pierre et Saint Paal de Cbimai. 

485 Croix a double traverse en argent dore , cisele et 
orne de pierreries ; la base de la croix est enlouree 
de trois statuettes d'anges portant des instruments 

' de la Passion ; le pied rond est soutenu par trois 
anges agenouilles. XYP si^cle. H. 0,85. L. traverse 
inferieure, 0,148 ; traverse superieure , 0,122; p. 
pied, 0,124. 

Cleite croix vient de I'abbaye de Saint-Amand. Elle contenait une 
parcelle de la vraie croix apport^e ^ I'abbaye par un cbevalier crois6. 

492 Croix d*autel composee de morceaux de cristal de 
roche montes en argent en partie dore ; les bras se 



— J40 — 

terniinent en flaurs de lis , la (ige est hexagone , le 
pied un hexagone evase ; le nosad est tra^aille en 
spirale. Vers U80. H. 0,867. L. traverse , 0,21. 
Pied, 0|18 8ur0,115. 

M. Uagre, or Ane de Tonrnai, Mi ea oe moment one eioix sor ce 
modtte poor la chapelle castrale de M. Adolplie Da Maisail. 

610 Masse de bedeau. La bampe en boie, entouree an 
haat de petites plaques gravees portant ks armoi- 
ries et les patrons de Tournai, et surmontee d'une 
statuette de la Sainte Vierge abrit6e dans un edieule 
k six jours eintres^ termini par une eouronne que 
domine une eroix posee sur un globe. X VIII^ sii^Ie. 
H. l,Slk 

611 Hasse en argent de la confrerie des Damoiseaux de 

Tournai. La hampe cylindrique est couronn^ par 

un pommeau ome de eiselures. XVOP sidele. H. 

0,67. 

Rien n'indique que oette masse ait apparteno ^ la conMrle des 
Damoiseaux. 

6U Custode en argent d'un eierge miraeuleux ayant 
apparteuu k la confrerie des Damoiseaux de Tournai. 
Get objet destine k contenir un eierge conique en 
rappelle la forme* II est divise en cinq parties par 
des cercles ouyrages^ et orne de 58 ecussons emailles 
dont quelques-ons sent perdus. Le tout est surmont^ 
d'une tourelle cr6uelee dont la pyramide fixee& 
chs^rnidre paratt avoir servi d'eteignoir. Les portes 
de cette tourelle sent ornees de fieurs de lis ; une 
seule est primitive , celle-ci est omee k I'interieur 
d'une Ggure d'ange debout tenant un eierge k la 
main. 

Les trois sections inferieures , qui portent chacune 
une petite tourelle (la marque des orfdvres de Tour- 



nai) , et la tourelle datent du XIV* si6clo ; lea deui 
aeetiona eyKildriques furent probablament ajoulees 
etk 1896, date qui ae trouve gravee au bas de la cus- 
tode. H. 1 ,09. 

GdUe torche a M publl^d avec one notice de M. Barib^temy Du 
Mortier dans les Baltethis de I'Acad^mie de Belgfqne. Elle paralt 
avoir M faite poor contenir one chandelle faite avec nne partie da 
cierge niraeoleaz d'Arrasr. Voir Balletins de la Soci^ld, torn. IV, 
page 17 — et torn. VIII, page 226. 



SKI Mairaserit ear parehemin, petit in-folio de 199 feuil- 
lets.On lit en t6te I'inventaire des objeta que posse- 
dait la confrerie des notaires de Toumai k qui ce 
livre a appartenu , inventaire public par M. le cba- 
aorne Yoiain {Bulleihu de la SocUU historique et 
HMrmre de Toumai, tome VI). Le manuscrit ren- 
fenne la mease rotive de la Sainte Vierge, les offices 
deSainfe Catherine, de Saint Nicolas^ de NoSl, de 
I'Epiphanie, de Saint Vincent, de la Farification, 
de TAnnonciation, de Pftques, de Pentec6te, du 
Saint-Sacrement, de I'Asaomption, de la Nalivite de 
la Sainte Yierge, de la Toussaint, la messe des 
morts, treize sequences dela Sainte Yierge, etc., etc. 
L'office de Sainte Barbe, IS feuillets, ont et6 ajoutes 
en t^te du volume qui, sans cela, commen^ait, 
comme beaucoup de graduels de cette epoque, par 
la messe Salve Sancta Parens. Yers 1268, ayec 
ajoutes du XW si^cle. H. 0,268. 1. 0,178. 

682 Hanuscril sur parehemin , in-folio de 40 feuillets, 
renfermant des messes et un grand nombre de se- 
quences, d'anliennes, etc. , parmi lesquelles se trouve 
la plus ancienne messe h trois voix qui soil counue *, 
elle date de la fin du XlIP sidcle. La partie supe- 
rieure e^l appelee Triplum^ la parlie inlermediairc, 



— 242 — 

MoteiWy el la partie infierieure, Tenor. On irouve 
dans les Bulletins de la SocUti hisiorique et liite- 
raire de Tournaij tome VIII , une description d£- 
taillee de ce precieui manuscrit, k laquelle est jointe 
une traduction de la messe en notation moderne, 
par M, de Coussemaker , XIIP et XIV" sidles. H. 
0,S5.L.238. 

674 Tapisserie d' Arras, portant la date de 1402, decrite 
^ et publiee par M. le chanoine Voisin, vicaire-general 
de Tournai. G'est un des specimens les plus anoiens 
et les plus precieux qui nous restent de cette magni- 
fique industrie artistique. On y remarque Saint Piat 
pr^cbant la foi aux Tournaisiens, qui se convertis- 
sent h sa voix. Cette partie de la tapisserie a ele re- 
produite en chromo-lithographie dans le tome IX 
des Bulletins de la Society historique et litteraire de 
Tournai. Les autres sujetssont : la vocation de Saint- 
Piat, I'arriyee de Saint-Piat a Tournai , la destruc- 
tion de fidole des Tournaisiens ; en un mot , c'est 
rhistoire de la conversion de Tournai k la foi chre- 
tiennc. La partie de tapisserie ici exposee est un 
fragment de cette belle histoire; ilsuffit pour faire 
estimer k sa haute valeur ce brillant temoin de nos 
l^ges de foi. La description trds-compl^te des tapis- 
series de Tournai a ete donnee par M. le chanoine 
Voisin dans le volume cite plushaut. Cette tapisse- 
rie n'est plus dans un bon etat de conservation , 
mais elle offre I'avantage inestimable de donner une 
date certaine , un lieu de provenance egalement 
certain, et de fournir un type de fabrication sur le- 
quel on peut s'appuyer pour des etudes comparees. 
Fabrique d* Arras j 1402. 

700 Grand antipendium en etoffe de drap d'argent sur 



lequel oil a applique des figures brodees et decou- 
p^. G'est Tarbre de Jesse avee ses branches et ses 
fleurs de sole et d'or en retief. Au bas du tableau^ 
Jesse est coucbe , rev^lu d'habils magnifiques ; sa 
figure est pleine de majeste. De son sein s'el^ve une 
branche f^eonde qui se ramifie h droite et k gaucbe, 
portant comme fleurs vivantes les ane^tres duSau- 
▼eur. Parmi les rois qui se voient ainsi au sommet 
de chacun des rameaux de I'arbre gen^alogique, on 
distingue David avee sa barpe. Tous d'ailleurs ont 
des attitudes diverses et animees. Au milieude I'ar- 
bre mysterieuX| la fleur des fleurs, la Sainte Vierge 
porte I'Enfant Jesus. — Ce travail de broderie repro. 
dult, au XYIP si^le, dans un bon style, quoique 
toutes les regies de I'iconographie n'y soient pas 
observeesyun sujet fort souvent traite au moyen^ge, 
et qui n'est autre chose d'ailleurs que I'histoire et 
la genealogie de Notre-Seigneur Jesus-Christ. 
705 Chasuble de Saint Thomas de Cantorbery, arche- 
v^ue et martyr. Cette chasuble est remarquable k 
deux titres : l*" elle rappelle le souvenir d'un des 
heros de la Foi, et I'honneur que re^ut par lui la 
Belgique aussi bien que le nord de la France, lors 
de son sejour dans ces contr^es. C'est^ en effet, en 
passant k Tournai qu'il se servit de cette chasuble 
dans I'abbaye de Saint-Medard. Toujours depuis 
lors ce v^tement a ele conserve avee une pieuse 
veneration, et si la calhedrale de Tournai le possdde 
aujourd'hui, elle le doit au dernier religieux de 
Saint-Medard, H. Parent, qui en, fit don k I'^vS- 
che, et deccda le 16 mai 1838. On trouve I'histoire 
de cette chasuble dans Cousin, dans Ch. Guely, re- 
ligieux de Saint-Medard, et dans le travail special 



public par M. le vieaire^aeral Voistii. a» Elle 
donne Tidee exacle, le modde, aussi bien que le 
sens symbolique de la chasuble, tel qu'oa Va expli- 
que plus haul. L'etoffe dont elle est faite est croisee 
et lancee. La couleur rappelie la pourpre de Tarente, 
. purpura Tarentma; les orfrois sunt de largeur ine- 
gale; ceux de haut en bas ont huit eentim^tres, 
ceux qui passent sur les ^paules en ont seulement 
six. La grande pretexta est ornee d'hexagones dans 
lesquels on voit diverses combinaisons de meandres 
grees^ vestes gammaduB ou de gamma. Dans les or- 
frois qui passent sarTepauleatfrea listaomatacum 
flosculis et bestiolis. Tons ees orfrois ont ete executes 
dans le cel^bre hdtel de Tirax k Palermo. La petite 
bordure en has qui garnit tout le tour, se compose 
de diff(6rents motifs de meandres ou de formes de 
gamma. La couleur de pourpre de ce T^tementoffre 
une ressemblance frappante avec celle du manteau 
conserve k Vienne dans le Tresor imperial ; ce man- 
teau est d'ailleurs de la m^me epoque. XIP si^cle. 
H. 1^50. Girconfereuce^ 4,96. 
712 Chasuble en Telours de G^nes, cramoisi et or,& 
larges dessius. La croix et la colonne offrent les 
figures de cinq ap6tres et de quatre proph^tes d'un 
dessin remarquable. Plusieurs de ees figures sent 
mulil6es et placees en des positions difii^rentes de 
celles qu'elles occupaient primitivement. Dans un 
mauTais elat de conservation. Vers 1500.L. orfrois, 

1^ Dalmatique en velours rouge. Les orfrois, dans un 
bon elat de conservation, offrent les figures du Sau- 
veur et de dix-neuf Saints et Saintcs. XVIP sidcle. 
L. orfrois, 0,14. 



— U6 — 

La caihddrale possMe I'aotre dalmatiqne et la chasuble ; mais on 
n'a expose qu'ane seale pi&ce, parce qa'elle suflSsait poor joger dn 
m^ite des dessins et de la broderie. 

774 Chape en brocarl d'or avec inserliona de velours 
rouge \ les orf rois el le chaperon d'une riche broderie 
en relief, or sur fond d'or. L'etoffe du fond de celte 
chape^ d'une largeur tout k fait grandiose , parait 
^Ire de la 2" moitie du XYI* siecle ; les orfrois sont 
du XVn\ L. orfrois, 0,245. 

Gelte belle cbape vient de I'abbayiB de Saint Martin deTonrnai. 
Elle est ^ I'nsage da chanoine qui, k la grande procession, porte la 
reliqne de la vraie croix. 

800 Dentelle pour rochet, point de Malines. 

806 Dentelle pour rochet^ point de Halines sur fond tra- 
vaille au point de Paris. 

814 Quignon des damoiseaux de Toumai , en argent 
cisele, representant la ville de Toumai, sous la forme 
d'une femme assise au milieu d'un ch&leau-fort ar- 
rose par I'Escaitt, tenant deux ecussons^ I'un aux 
armes de I'empire, surmoute d'une couronne, et 
I'autre k celles de la Tilie de Toumai. H. 0,155. 

Seminaire de Tournai, 

643 Bible manuscrite en deux colonnes, ecrile par Gode- 
ran,moinede I'abbayo de Lobbes. Getle bible a 
servi k la correction du teste de la Yulgale au Gou- 
cile de Trenle. C'est le premier volume ; il ne com- 
prend que I'Ancien Testament : Taulre volume a 
longtemps apparlenu k un brocanleur de Mons , qui 
Ta vendu a vil prix k un elranger. Chaque Ifile de 
Kvre est ornee d'une miniature qui en resume le 
sujet; ces miniatures , au nombre de vingt-huit, sont 

BULLETIN T. X. 31 



— 24« — 

d'ttQ grand taraettre. On peut remarqoet sarlout 

les sepl mddaillons qui onl rapport aux sii jours de 

la creation et au repos de Dieu, notamment la main 

divine entooreedesneuf efaosurs dcsanges« le tout 

fermant la premiere ieltre du teite sacre, et aussi une 

representation Ires-remarquablc duT6lramorphe en 

idle des propheties d'Ez^chiel. Outre les miniatures, 

il y a dix lettres d'un bean style. 

La reliure de ce beau volume, ouvrage du tommence- 

meai da XVP ^siMe, est ^ussi k remanimr. Les 

Mins, ora^ de feuillage et d'un feusson de... k !a 

croix de... chargee de cinq coquilles dc..., et les 

clous proiealeurs, en lurme da tdles kumajaes en* 

loorees de feuilbf^e, aoat d'oa beMi travail* H. 

0,522. L. 0,85. 

Le «oloplMMi df ca auMuseitt, canuneiKMit par les nets : Sufcipe, 
JSanste Petre, etc., a ^i& pihliiS dans le previer volome des Balleiios 
de la Soci^t^ hislorique de Toomai. page 270. On y trouvera aussi une 
eurieuse vignelte repr^senlant le T^lramorpbe. . 

Eglise de Satnt-Srice. 

2^1 Tombe plate en laitou, portant les effigies d'un 
bourgeois et de sa femme, de dear gardens et de 
quatre filles, agenouiiles k cdte d'une representation 
da la Trds-Sainte Trinitje «t acoompagnes de leurs 
patrons. Saint Jean^Bapii^ et Sainle Catherine. 
Dans les angles superieurs so trouvent deux ecus- 
sons armories \ la partie inferiearo de la ]^que est 
occupee par une inscription comniiemoraat les fon- 
datious elablies par Jehans de Dourjs dU du Mo- 
ntage et demiselle Caikerine de Barhbeoqu^ se 
femme. Getto i^aque retient quelquos restants de 
mastic. E^ole Toumomenne, I4;>8, H. 0,78. L. 
0,57. 



- 1*7 - 

478 Chrismatoire eu argent , ayanl la forme d'un coffrel 
oblong sotttettu par qaatre en&nfs ; les cdtes sont 
ornes de t^les d'anges ciselees^ d'uu medallion grave 
repr^sentont Saint Briee^ de fieurs et de feuillages. 
Le coavercle en forme de toiture k deux pignons 
avec six lucarnes^ est orne d'arabesques et surmont6 
d'an crelage flettronnd da miHen duquels*eldve une 
croix. 1606. H. 0,176, Pied^ 0,14 sur 0,09. 

9tS Fibolenmtaitteom^edNin boste d'empereur, trou- 
Yee dans le tombean de CMlp^rie, k Tournai, II est 
probable qae ee soit uue decoration donn6e par les 
Romains& Chilperic, k tilre de recompense. 

EgUte SaffU-Jacques. 

S90 Calice et paltoe en argent dore ; pied k six lobes, 
porlant en ciselure le Christ en croix, des t6tQa d'aa- 
ges^ des fruits et des arabesques ; sur te rebord de la 
pal^ne> FAgoeau de Dieu en gravure. H« 0,264. 

Carmelites de Tournai. 



M9 Kdiqoaive^^sleRsotr en forme de evlindre en eristal 
doroeheli einq faces , doni deux ornees d'und serie 
de baies trilobses grav^ea^Xe cyKndre esl entonre 
k obaque extr^niili d'^me bande defiligrane en ar- 
gent dore seme de pterreries y et terming par un 
pignon perc6 d'une fen^tre rondeentouree de pier- 
reriesl Le efKndfe cal soatenu par une lige hexa- 
gone k noBud cisele garni de boulons en losange 
e«iiiiHes, qui iiX^iei d'ua pied bexagOBO evase. II 
reale lea diMix preni6reft Icttres d'une inscription : 
DA. HWV si^Ate. B. a,as». U %\Un Pied^ 0,148 
wt 0,106. 



— 248 — 

Dames de SainUAndri. 

18 Le Christ en croix, mort; i voire. Ecole Flttmande^ 
XVIP si^cle. H. 0,44. 

Religieuses Vrsulines, 

6B Statuette en ivoire de Saint Michel terrassant le de- 
mon, monlee sur un socle en ivoire et bois d'ebtoe. 
Ecole Flamande^ XVIP sidcle. H. 0,24. 

M, PeeterS'Wilbaux de Tournau 

107 Susie en buis de Saint Augustin. Provient de Tab- 

baye d'Hasnon. XVIP si^cle. H. 0,18. 
212 Statuette^ en bois de tilleul , de Saint Joseph eon- 

duisant I'Enfant Jesus, sur un piedestal orne d'en- 

roulements et de feuillages. N.-A.-J^ Lecreux, 

H. 055. 

790 Nappe d'aulel en toile de lin ; on a dessine, k I'aide 
dii tissu mdme, divers scenes allegoriques faisant 
allusion k la Virginite et a la Maternite de la Sainte 
Vierge , la chasse k la licorne, avec des inscriptions. 
XVP si^cle. Un dessin de cette belle nappe Fac- 
compagne. 

HI. Louis Du Mortier. 

791 Nappe d'autel en toile de lin. Dans le tissu m6me on 
a figure un Jesse, avec Tinscription bien connue : 
Radix Jesse floruit^ etc. Un dessin de cette belle 
nappe raccorapagnc. II appartient k H. Pebtebs- 
Whlbaux, de Tournai. 



M. Louis Chuffart, 

792 Nappe d'autcl en toile de lin. Dans le tissu sent 
repr6senles plusieurs fails de rhistoire d' Abraham, 
notamment Tange parlant k Abraham el le sacrifice 
d'Isaac. XVI' si^cle. 

M. Ponceau, vicaire-generaL 

798 Nappe d'aulel en toile dc lin. On y a represenle, 
dans le tissu mSme^ une chasse myslique figurant 
rincarnation de Nolre-Seigneur Jesus-Christ. 

if. Voistftj vicaire-gdneraL 

1059 Galice fait sur le module dil Galiee de Troyes* 

Ge calice n'est pas une imitation servile de celoi qui a ^t6 troav6 
dans un tombeau a Troyes et qui a ^l6 publie plusieurs fois. La coupe 
en est un peu moins ^vas^e et on Ta enrichi d'6maux qui font un tr^s- 
bel effet. U a M fait cbez Tbi6ry a Paris. 

M. Descamps, vtcaire-gineral, 
1879 Un reliquaire en filigrane d'argent. 



OBJETS D'ART RELIGIEUX DE LA VILLE DE TOUR- 
HAI QUI N'ONT PAS ETE EXPOSES A MALINES. 

1 L'objet le plus ancien que possede la cathedrale est 
le reliquaire de la vraie croix, qui doit daler de I'dpo- 
que meroTingienne. II a la forme d'une croix un 
peu pattee. Sa longueur est de quatorze cenlim^lres 
et demi el sa largeur de onie et demi. Le bras su- 



perieur est large dQ quatre ceulimitres et la parlie 
inferieure du pied a un demi centimetre de plus k 
cause de son prolongement. 

Ge reliquaire^ tr^s-grossidrement travaille , est en or 
massif. Autour de la precieuse relique, qui occupe 
le centre de la croix, convergent, sur chaque bras , 
trois rangees de cabochons de differcntes couleurs. 
Les bras de la croii sont bordes, des deux cdtes, par 
des perles. 

Sur les cdtes des bras r^nent deux liguea en filigr*- 
ne, au milieu desquelles £est une rangee de cabo- 
chons rouges et verts. 

A I'envers de la croix^ au centre, est un email cloi- 
sonne du XIIP si^cle , ayant dans cbaeune des cloi- 
sons, au nombre de quatre, une petite feuille de 
trifle d'argent. 

Le reliquaire s'ouvre en deux ; et on voit k Tint^rieur 
qu'il y avail autrefois d'autres reliques que eelle qiH 
se trouve maintenant k Fexterieur. 
S Lamagnifique chllsse de S^l^leuth^re, ouvrage ad- 
mirable d'orfevrerie de 1247. On peut voir sa des- 
cription faite par M. le vieaire-general Descamps , 
dans le premier volume des Memoires de la Soeiete 
historique de.Tournai, pag. 190 et suiv. 

3 La fierte de Notre-Dame qui contenait primitive- 
mcnt cent et ncuf marcs d'argent et six mares d'or, 
OBttvre de maitre Nicolas db YiiaDCN^ achevee en 
1205. Elle est decrite dans le sixiime volume des 
Bulletins de la mdme Soeiete^ pag. 109 et soiv. 

4 La fierte des Damoiseaux , en argent massif ^ de 
157K Longueur 0,825. Largeur' 0,415, sanscom- 
prendre la saillie do la cornicbe. IjEauteur 0^715. 
Voir Bull., t. VI, pag. 101 et suiv. 



— 2«1 — I 

5 Uo calioe «i argeoi, portaat la date de J 760 el un | 
^cu eearleley nu premier €t au qvatrMaie de gueules 

«u fioleil rayoananl (Le YaiUanljelau deuii^me el au 

ir(»ai^n9e d'or k deus liona adosses «« queues enla- 

eees de gueules, armes «t lampasaet d'azur . 
Pied k six compartimenls dont trois graads eonTexes 

et trois plus peiits «reux , lesquels se protongenl le 

long de la iige et deiersakient Je partage des feuilles 

qui terminenl la Cuisse coupe* H. 0,S5» Belle forme 

et eonunode. 
Le pht «l lea burettes en«rgeat, dont on se aert pour 

ia messe couventuelle du chosnr, sent aux oitoes 

armes. Le tout a probablement ele donne par le 

ebanoine Fran^is-J^ndre Le Vaillant, re^u ie 17 

nOTembre 1761 el deeede ie 16 septembre 1774. 

6 Une pixide en argent servant , le Jeudi-Saint , 4 me- 
langer le baumeayee} I'huile d'oiire , lorsqu'on benit 
les saintes huiles, II y a un ecu en losange parti, k 
dextre coup6, au premier d'argent k une rose et au 
deuxi^me d'aiurii trots etoiles d'argent 3 et 1 ; — k 
aeneslre, d'argent a un demi aigle epieye. Les mots 
M. (Here) Jolie-Ignaee font croire que ces armoiries 
sent celles d'uue abbesse. 

7 Deux batons de chantre en argent, termines par une 
ioassolette &a forme d'ampbore, d'oil sort sue fiamme. 
Us portent tous les deux eette inscription : £x dono 
pairisj matris et filii Coulon ; et un eeu d'auir k un 
chevron d'argent accosle, en chef, de deux etoiles et, 
en pointe, d'une cloche de m^me. Ges Mlons doi- 
veul avoir appartenu k I'ancienne paroisse de Saint^ 
Pierre, 

8 Deux chandeliers d'acolytes en argent. Pied, tige et 
noeuds ronds. Forme gracieuse. Sur le dessus du 



— a52 — 



pied on lit : Ex dono AntonU et Marias JoatmcB 
Descamps. G'est on don que le frtre et la sceor 
avaient fait a I'aucienne eglise Sainl-JPierre. Hau- 
teur 48 centimetres. I^argeur du pied, 18 eentim. 
9 La croix en argent doit a^oir appartenu a la mdme 
paroisse. 

10 Canons d'autel en cuiTre dore, rev^tus^d'omements 
en argent consislant en guirlandes de flenrs, epis, 
branches de vigne ayec raisins , feuilles de pal- 
mier, etc. Le canon du milieu de Taulcl a deux car- 
touches dans lesquels sont finement ciseles^ sur 
argeut; un crucifix avec Saint Jean et la Sainle 
Yierge, et la Gene. Les deux autres canons portent 
les animaux evangelistiques : sur I'un on Yoit le 
bceuf et le lion avec I'Agneau divin, et sur TaHtre 
I'aigle et Phomme avec les pains de proposition. Le 
tout est du style rococo de Louis XV, et les trois ca- 
dres portent les armes parlantes de I'abbe de Sainl- 
Hartin Palte, d'or k la patte de grifibn. 

11 Un ornement de velours noir avec grosses broderies 
en bosse d'or et d'argent. G'est un don du chanoine 
Stecnhuys, dont il porte I'ecu sur chaque pi^ce, 
d'argent k un chevron de gueules, accosle d'un an- 
nelet de m^me, en pointe. 

Sur les chaperons des chapes, qui sont au nombre 
de quatre, sont brodees, en soie et or, les quatre re- 
surrections de Nolre-Seigneur Jesus-Christ, de La- 
Tare, du fils de la veuve de Nairn, et de la fiUe de 
Jair. XVII" si^cle. 

12 Une chasuble, une dalmalique, une tunique el trois 
chapes de lames d'argenl richemenl brodees d'or et 
de soie. G'est un don fait par rarchidiacre Pierre 
Goltrel, mort en 1545. C'clail anciennement 1 e troi- 
si^me ornement du Ghapilrc. 



Une chape de Teloun tissi avee fil d'or, qu'on eroit 
erronement avoir ete portfe par Charles V en 
15*1 , au ebapitre de la Toison-d'Or qni a ete 
tenu en la cathedrale de Toumai. Lea orfrois sent 
brodeade aeiuea reprisentantla paaaion duSauveur^ 
et aar le chaperon ae troate la demitoe cftne; ces 
firoderiea portent la date de 1575. 

14 Un ornement complet avec aepi chapea, en moire 
blanehe antique, orn6e de riches broderies d'or« 
C'elait le plus bel ornement de I'abbaye de Yicogne, 
dont H. Delvigne, decede chanoine de la cathe- 
drale, avait ete religieux. 

1 5 Christ avec les statuettes de la sainte Yierge et de 
saint Jean , en ivoire, plac6 au fond du vestiaire. Les 
draperies * assez tourmentees des deux statuettes 
aceusent la main d'un artiste different de celui qui 
a fait le Christ. Hauteur 46 centimetres. Figure de la 
sainte Yierge 0,n — de saint Jean 0,84. 

16 Cn autre christ en ivoire, qui etait autrefois dans la 
salle capitulaire. 

17 Un lutrin pliant en fer batlu^ d'un beau travail du 
X Y' sidcle, place au chmur. 

Dinanderies. 

tt Les dinanderies toumaisiennes , dit le savant 
redacteur du catalogue de I'exposition de Malines, 
- sent encore nombreuses. Le lutrin de Saint-Ni- 
colas, k Toumai , 1S88, est la plus ancienne pro- 
duction de cette ecole que nous connaissons; celui 
de Saint-Piat, dans la m^me ville, date de Fannee 
1408. Les fonts baptismaux de Hal, fondus par 
Guillaume le Fevre en 1446, ks lulrins-aigles de 
Bulletin t. x. 82 



plasieore ^glises k Tournai, Leuze et Avelghem, 
CBUTres da mdme fofideiir , se distinguent par la 
beaote de leors moslures. 11 est ii r^elter que les 
fiibriques de ces eglises n*aient pas toutu permettre 
le d^plneemeot de ees objeis, 
Les lutrins-a^tes sonttr^^nciens. II y eii arait un k 
I'abbaye de Lobbes ail X"* 'si^ele, A la cath^drale de 
Tonrnai e^^ait- dd^ant Taigle , ante aquilam, que 
se chantaieni eerlains models* Vnb rubrique du 
XV* si^cle porte qu'aux Y6pf es ^piscopales, le^ aco- 
lytes devateiil obanter 4e Benedicamus Domiho de- 
vant le lalrin, h moins que \t chahtre des ecoles 
n'eftt prepare un motet pour le fkire chanter de- 
yant I'aiglo au lieu du Behedtcfamui Bamino. Get 
aigle a ete remplac^ par le lutrin actuel, tr^-pro- 
bableinent lorsque le goiit du marbre, qn'a pfopage 
la renaissance^ a prtevalu. 

18 II reste encore^ k la cathedrale, dix grands cbande- 
liers en cuivre, dont la tige a cinq noeuds, entre les- 
quels sont des annelets. Deux ont 1 ,46 de hauteur , 
deax 1^48, deux autres, 1 ,58 ; les qiiatre autres s6nt 
dedifferentes dimensions, 4,49, 1,^3, 4,55 et 1,62, 
Ges differences prpuvent que la calhedrale en a 
poss^de autrefois un beaucoup plus grand nombre. 

Paroisse de Notre'Dame. 

19 Aigle-lutrin du XV" si^cle. On a eu la singuliere 
idee de lui taire porter un chandelier sur la t^te. 
La parlie inferieure du pied est terminee par une 
peiile galerie a jour, formee par des quatre-feuilles. 

20 Gurieuse epitaphe gravee sur une lame de cuiTre, 
du commencement du XVI** si^cte, de maitre Jean 



Naaion. I) y est fait mention d'une Ibndatlon poor 
I'eptrelien do lominaire d'on grand oandelabre, 
qui se trootait alors dans la efaapetle paroiasiale de 
Notre-Dame. Une aotre disposition porle qo'il deirra 
6lro paye « qiiatre livres Flandre, par an, pour 
rentretemept de la chandeille ao-4evant du prin- 
cipal portaildeja paroisse. » 
Cette epitaphe avail des toI^, oooverls sans nol 
dijwte de peintores , qu'on no poss^de pios, Hao- 
teur|0,;S5) largeur 0,&9. 

SI Statuette, en argent, de Saint^Nieolas, haote de 
0,46S, sur laquelle on lit cette inscription : D. 
{(tonne) en Fan 1688 P. [par) Jolent Br assart vefoe 
defw hm* home Jacques Du WauU, yipflnt igli- 
seur de la paroisse N.-D. et Nicolas Du Wault. 
Requiescantinpace. * 

2^ Statuette, en argent, de Sainte.Barbe, de0,39cen- 
tiipi^tres de hauteur; c'est^ comme la precedente, 
prqbablement une ceuvre tournaisienne. 

33 Gallons d'autel en cuiyre dore, irev^tus d'orne^ients 
en argent d'un beau tra?aiK Le capon du milieu 
de Tautel est surmonte de deux ecus. : I'un de Tab- 
baye de Saint-Martin, d'or ^ uti Saint Martin v^tu 
d'argent, botle d'azur^ au cbeval d'argent, et coupant, 
de son epee, un manteau de gueules k un pauvre 
demandant raum6ne. Le second ecu est celui d'un 
des derniers abbes, d'argent, li un^croixanqreede 
gueules^ chargee au centre d'une etoile ^ huit 
rayons. > 

24 Une superbe chasuble couverte de broderies en or 
ei soie, de^pli^p deJlicates. Daps un medaillon place 
au centre de la croix est represente le couronne- 
ment de la Sainte Yierge. Le F^re eternel est v^u 



en Fapti. Le Mijel de la broderie dafoik de caliee 
est I'Annonmtkm. Celle ehaMUe a ele trd»-lrien 
reiHuree par M^* Dentt, de BnueDes. — XVU« 
sitele. . 
SIS GhaauUe «¥ee medaiUoiift hUtories brodes en or et 
8oie« -^ BeffHM, en hf», L'Annmieiation ; aa-dessos 
la Vuilatioa^ 'an . eeiHfe. de b ereis, la NatWite. 
L'En&fit Ae$9ft 0tl vtaee . aar one pierre earree et 
protege par le feoillage d'an atbre Tigettreax, Un 
ange plane an-dessas de la setae. Sur le devant de 
la ehaanble,. lea sii^ets rwresentes sont I'Adoralion 
dee mages et la Fuite en Egypte. XYl* sitele. 

• 

Chapelle du fnbourg SaiHt-Marim. 

S6 Caliee en eoivre dore. Pied divise en six lobes, sur- 
ebacon 4esqf els est uc^ medeillon represenunt un 
SDJet de la Passion : La pri^re au jardin des Oliyiers, 
la flageUation^ k porkment da la eroix, le erueifie- 
ment, la mise au lon^beau et la resurrection. Nosud 
eme de six anges portant les instruments de la pas- 
sion, et eorrespondant aax divisions du pied. Ou- 
Trage repouss6 et eisel6 de la fin du XVI* sitele. 

Sffli$e de Sak^qumtm. 

27 AagMutrin portant la date du 16 feyrier 16S8. 
L'aigle repose sur un globe et tient sous ses serres 
un animal au^L ailes de dbaufe-souris. Le support qui 
est fort ^gant^ est orn6 de godrons. 

M Deux grands ebandeliers en laiton ressemblant k 
eeux de la eathedrale. L'un a un m^tre soixante-sept 
centimetres d'^eyation, etlf'autreun m^re soiiante- 



— M7 — 

dii eentim^tres. Ge dernier a ffutrefois servi de lu- 
Irin. G'68l probableiiieiit un ehandelier pascal. 

M Deux ehandeliers d'acolytes en cuivre. Monlanta 
ornes de qoatre noBods entre lesqaels la tige porte 
las traeea d'one 16g6re torsade. Pied rend ayant en 
baa line eiaelore. XV** sMcIe. Hauteur, 0,4S. 

SO Ghriatnatoire en argent de la forme d'un petit edi- 
fice. Toil k qnatre pans, maQonne; Ics pans sipares 
par des crates. 

EgUse de Scdni-Piat. 

81 Triple coaronne de lumi^re pediculee en fer ballu, 
haute d'un m^tre 90 eentimitres. 

S2 Deux autres couronnes de luioi^res pediculees en 
fer ioTf/k. 

Ces trois objets on I el6 signal^s par Jl. Gailhabaud 
en 1847. 

S8 Un aigle-latrin en cuivre reposant sur trois pieds, 
figurant des Idles de monslres. II porle Finscription 
soivante :' Gnillaumes de Granmes et Jehans li 
douls als (alias) HelKn dondrent ceste aigle en Fan 
M CCCC ei III. 

%\ Qnatre grands eandelabres en cuivre ; deux d'un 
mdlre 00 eentimdlres, et deux d'un mdlre SIS centi- 
metres de hauteur. XY** sidcle. 

S8 Appareil complet en argent servant ft omer le mat- 
tre^ntel pour rexposition du Saint-Sacrement, con- 
sistant : V* en un socle auqnel sont attachees quatre 
branches k cierges ; 1"* en une grande couronne qui 
se place au-dessus du Saint-Sacrement en forme de 
dais et qui est soutenue par deux anges ; V* en deux 
statues de cherubius qu'on pose sur I'autel. Ges ar- 



— J88 — 

genteries yieaneni de Fabbaye de Sainl-Si^ola^ dite 
de Saint-Marc. 

S6 tJu oslensoir en argent, style renaissance, dont |e 
tube en verre a ete remplace par un solei). U y a de 
chaque c6te uue petite statue entre des eolomietles; 
deux autres statuettes sent pqsees sor les enlable- 
menls et une cinqui^me figure est au sommet sous 
un petit ddme surmonte d'une croix. 

37 Trois calices, beaux moddes^ du XYIPsidcie* 

S8 Une clochette k jour en argent de dix-neof centi- 
metres de hauteur et de dix-sept centimetres de lar- 
geur en bas. Une inscription fait connaltre que c'est 
un don fait en 1752 par la s€sur Fran^oise La Haiae 
et par son neveu Jean-Baptiste Declipelle. 

89 Un plat d'offrande^ en argent, bossele. 

40 Une croix de procession du XY" siede, qui a ele 
plusieurs fois fort maladroitement restauree. 

41 Deux belles lanternesde procession, en argent^ pro- 
Tenant de la fabrique de Lefebyre-Gaters. 

42 Une croix en yermeil contenant les reliques indi- 
quees par les inscriptions suiyantes : Du bois de la 
vraie croix. — Du sipulcre de Notre-Da^e. — De 
Vhuile de sainte Catherine.-^ Des onzefniUevier' 
ges. '- De la couronne de Notre^eigneur. — Des 
OS de saint Andrieu. — Des os de saint Franchois. 
Fin du XVI" si^cle. Ce reliquaire a probablement 
appartenu a la paroisse de Sainte-Gatherine, qui a 
ele supprimee yers 1670. 

Eglise Saint-Bricem 

48 Chandelier pascal, en cuiyre, servant aciuelle- 
ment de lutrin pour les chanlres au milieu du choour. 



— 289 — 

«— Da XV* siMe comme ceux de la calh^drale. 
lEbuteor I^ISO. 

44 Deux chandeliers d'^levalion en cuivre , ayant un 
mdtre 00 centimetres de hauteur et portant la date 
de 1641. 

45 Galiceen argent. Piedk six lobes ornes detMes 
d'anges airec doable bordure ciselee , tige ronde ; 
noBud avec trois tdtes d'anges ; m^me ornement sur 
la fausse conpe. H. 0,2425. Fin du XYP si^cle, 

46 Galice semblable, k la seule difference que les tStes 
d'anges ne sont pas reproduites sur la fausse coupe. 
H. 0,24, 

47 Reliquaire en forme de petite monstrance , en ar- 
gent ; pinsd rond avec bordcisel6 ; tige ronde ; ncoud 
rohd avec trois tdies d'anges. La relique est placee 
dans un cadre ome de pierreries et accosle de deux 
consoles reBYorseea. 

Le tout est surmont6 d'une crbix posee sur un socle. 
H. d,i6. 

48 Un autre reliquaire du m6me genre. Findu XVP 
sidble. • 

49 Deux reliquaires en argent^ en forme de bras et ter- 
mines par une main benissant. lis sont ornes de 
cabochons et Tun des deux porte cette inscription : 
Ob iuimemoriam et sororis CeciKco defunctce, hoc 
donum Deo et Sanctis suis offerebat J). J.-B. Dele^ 
grange, \l^ aprilis 1658. II y a de plus un ecu d'ar- 
gent, it une croix ^cartelee de sinople ;et d'argent, 
cantonnee au premier et an quatri^me de deux pal- 
mes en croix, et au deuxi^me et au troisi^me, de 
trois flammes de gueules. Devise : Infletu solatium. 

50 Statuette d'un ev^que, en cuiyre dore , placee sur un 
pi^destal et presentant a venerer des reiiques pla- 



— aeo — 

cees dans un petit eadre, quHl tient des deux mains. 

51 Croix d'autel en cristal avee omement et pied en 
argent. 

52 Ornement brodeconsistant en quatre pidees, chape, 
chasuble , tunique et dalmatiquei qu'on restaure en 
ce moment« L'etoffe du fond est omee d'une brode- 
rie en or , formant des arabesques, agencees de ma- 
ui^re k soutenir une couronne au-dessus d'une 
pomme de pin. Sur les orfrois des sojets histories 
sent brodes en or et soie. Nous allons les decrire. 

Chape. 

G'est la pi^e qui a les plus riches broderies. Elles re- 
presentent des scenes au nombre de sept. — Cha- 
peron — Sur un fond de paysage bleuAtre , on Toit 
une croixrenversee sur laquelle on attache le prince 
des apdtres, la t£te en bas. Trois medaillons recou- 
vrent chacun des deux orfrois. D'un c6te 1 Jesus 
marche sur Teau yetn une barque; 2 il donne 
les clefs k saint Pierre ; et 8 on tire^ de la gueule 
d'un poisson^ la pi^ce de monnaie qui doit servir 
k payer rinip6t exige du Sauveur. De I'autre, 1 
guerison du paraly tique k la porte du temple ; 2 
guerison de sainte Petronillet belle-fiUe de saint 
Pierre, et 8 un publicain , portant une bourse en 
mains, demande au Sauveur , accompagne de saint 
Pierre, le paiement de I'impdt. 

Chasuble. 

Au milieu de la croix, la p^che miraeuleuse. — Au- 
dessus^ le P^re eternel. Au-dessous, le Sauveur 
donne les clefs k saint Pierre. Plus bas, guerison de 
la belle-fille de saint Pierre. — Sur les bras de la 
croix^ d'un c6te on voit un abbe, tenant d'une main 
sa crosse en dedans, et de I'autre, un livre sur le- 



— 161 — 

quel est pose un ealiee. *— Sur Tautre bras de la 
aroix, sainl Anloine le capuehon sur la Idle, avec 
tes attribuls ordinaires : le livre^ la clochetle et le 
cochon. 

Sur ie decant de la chasuble sont trois figures de 
saints superposees : 1 saint Pierre tenant une clef ; 
2 saint Jean tenant un caKoe-; le S^"" niidailloii 
etait detache au niomMit de ia Tisite. 

Les mMaiUens de la timiqne et de la dalmatique 
n'ont qu'uneseule figure. On Toit sur les orfrois de 
la tuuiqne, les saints et saintes suivants: saint 
Pierre, tenant une clef, le Sauteur sans nitabe 
tenant la boule.du men de, sainte Marie-Magdelaine^ 
une mar lyre eouronn^e tenant une palme , saint 
Jean-Baptiste, un ap6tre tenant un bdton, proba- 
blement saint Jacques le Mineur, une sainte eou- 
ronnee tenant un marleau^oune autre sainte aussi 
couromiee et tenant un livre. 

Epauli^res. Un pape b6nissant, saint Andre, un 
saint la t6te eouverte d'une barette rondo, v^lu d'un 
manteau fourre d'hermine et tenant une branche 
d'olivier, saint Amand tenant d'uiie main sa crosse 
et de Tautre supporlanl une eglise. 

Dalmatique. 

Sur les orfrois^ saint Pierre tenant une clef, le Sau- 
veur sans nimbe avec la boule du monde, sainte 
Catherine, une sainte eouronnee portant une bran- 
che d'olivier, saint Jean benissant un calice, un 
saint en cardinal, une croix patriarcale k la main, 
une sainte marlyre eouronnee porlant une palme ; 
ee sujet est repete quatre fois^ mais la quatri^me fois 
la sainte est sans couronne ; un saint abbe b^nis- 

BULLBTIN T. X. 38 



sani , iin Mint feligieul UlMnk tin to^uitlage pris 
d'nn ptiite , siiinte C^lhdi^intf hyet one ep6e et un 
Kvre , une «ainte prk^nt les n&liins j6tntes. 

Epaulidres. Saint Jean binissant un calice^ sainl Bar- 
lli6lemi tenant bn oouteau , sftinteH6U^netouronnee 
tenant vttte ttoix, un saint touronnd tenant une 
pytide avec couti^rele. 

On peut jugef pair eette tontte idekcription que ces 
broderies, quoique tr^^aoigneusement ex^cutees, 
apparUennent k one 6poque de dteadencfe , seus 
le rappurl de ricoaographie ehrettehne. On ne 
donne plusaufiattyeur le nimfae erucifdre) ai carac- 
teristique ; parfoia m&me on ne lai en donne pas 
du tout. On k'epresente encore lea ap6trea ayee lea 
pieda nua ; mais on ne donne k aaint Pierre qu'une 
aeule clef. Plusieors figures de saints n'ont aucun 
atlribut particulier. Le peintre jMiratt m6me avoir 
&it defaut au broddlur ; car celui-ei s'esl tu oblige 
de reproduire plusienrs fois les m^mes so jeta. 

On frouve sur Fomement les dales de IMS et de 
1684 et deux eeus portant irois roses; oe sent les 
armes de Dom Anioine De Roore qui, de prieur, 
de^nt abbe de Saiut'llartin le !l Janvier 16St, et 
qui mourut k I'Age de 78 ans, le SO d^Cembre 1655. 
II portait d'argent h troia roses tigees et feuillees, 
9etl» 

Pmrvi9§e 4e Stdni J^m-Bof^i^k 

y 
BS Aigle4alrin en euitre. Le pied ae temnne par uno 

coupe crenel^« Haulear^ l^k%. 

84 Retk|«a»re-iaonatranoe ayant appartenu k k con- 

frerie de sliint iean-^pliste et portant la date de 



/ 



- »9S - 

16)4. Tube en verro enlre dens dooU^a eopsolm, 
surmonle de la slatae da Mini. Pied roiu) ; nooad 
eisele. ^. 0,t6. 

tfS HpUqiuire en urgent , de Minle Reinelde* Pied, 
tig9 ei nwid ronda* Tube en Torre enire deux eon- 
soles, sttvmoiite d'une 6eaiUe el d'an bouquet. 

ttS Croix de prooesfiw ep argent, de k fin da XVn* 
simple. Sor le revere des bras de»bi eroix^ on lit ees 
meta : J^am IfnHeugf, pio^tm^r^ ^ Gennam lamy, 

57 Quatre chandeliers d'autelen argent da XVHI* aid- 
fde d'un mdtre de haateur* 

EgUse cb Samte-Marh-MagdelaiM* 

$8 Opuble eoaronne de lomidre pediealee en fer baltu. 
Hauteur^ 1^7(. 

KQ Porie-paix en argent et en naere de perle. L'image 
dt| Saavear tenant sa eroix, et asaia dans I'atlitude 
d'on Christ an roseao, sculptee en bas-relief sor 
nacre de perle, est placee dans une petite niche, 
dont I'ogive en accolade, avee erocbeU et fleurons, 
repoae sur deux colonnettes. Sar les cdles sont des 
eontreforls aveo clochetons et le toot est applique 
contre one plaque d'argent decoopfe ^ jour , pour 
figurer une petite galerie , et terminee par des erd- 
naux* Hauteur, 0,085, 

60 Calice en veroieil* Pied h six lobes avee ifites d'anges; 
tige ronde \ neoud auasi ome de Ules d'anges, mais 
au nombre de trois seulemaut ; sur la fausse coupe 
six medaiUons : le Sauveur , la sainte Vierge et les 
quatre et angelistes. r- Travail de pea de merile. — 
XVIP siede. H. 0,M. 



61 Reliquaire en argent en forme de petite monstrance; 
tube de verre place entre deux colounettes^ coiitre 
lesquelles sent appliquees des consoles renversdes. 
Sous le pied , les Testes d'une inscription {Reliq. 
Matkurin) kidiquent qu'autrefois^ cette monstrance 
eontenait des reliques de saint Mathurin. H. 0,28. 

62 Une croix en argent, haute de trenle-huit centi- 
metres, porte au rovers cette inscription gravee : 
Hujus sacratisrimi ligni litieras authenticoB ab 
episcopo approbtxtOB' hie inclusce fuerunt anno 
1752. 

63 Deux burettes^ en argent, surmontees Tune du saint 
Norn de Jesus et I'autre du saint Item de Marie. 
H.0,11. 

64 Un plat, en argent, dont le bord est encore dore, 
sur lequel k Vint^rieur sent trois ronds. Dans celui 
du milieu on voit le saint Norn de Jesus sur un fond 
d'email bleu. Dans les deux autres, on lit d'un cdle : 
Mgr. Robertas Devoa DD. [Dona dedtt) 1626 , et 
de I'autre, sent les armes du donaleur, de...., k une 
bande cbargee de trois lions rampants. Longueur^ 
O.Sl.Largeur, 0,2S. 

68 Une lanteme en cuivre, d'une belle forme, servant 
pour accompagner le Saint-Sacrement la nuit. 
XVI^siJcle. H.0,41. 

66 Trois guipures d'aubes, de differentes hauteurs, -r- 
Trois garnitures d'aubes, point d'Alen^n. Quatre 
autres garnitures anciennes. 

67 Chasuble dont les orfrois sent enrichis de belles bro- 
dories en or et soie. II y a six medaillons et tons les 
sujets sent relati£s k la sainte Vierge. Ge sont les 
epousailles, la visitation , I'adoration des mages, la 
fuile en Egypte et le couronnemenl; ce dernier me- 



— 265 — 

daillonenlro deux anges Y^tas, tr68*bien dessines. 
Commencement du XVIP sidcle. 

Eglise fie Saini-Jacques, 

68 Aigle-latrin qa'an bedeau maladroit a bronx^ pour 
eyiter la peine de le nettoyer* 11 repose sur Irois 
lions. La parlie principale de la lige qui est carree, 
est cantonuee sur ses sur&ces plates d'une colon- 
nette engagee et elle supporte une coupe crenelec 
dans laquelle est posee la boule qui sort de perchoir 
k Taigle. Loiseau de proie tient sous ses serres un 
petit animal aplali sur le ventre, la t6te en bas. Le 
pied porte Tinscription suivanle qui est devenue 
fort difficile k lire : Lan de grasce m cccc et xi dona 
ce$t atgle d tiglise S. Jacques en Toumay Jehen- 
ne muletie vaisve de Jehan Parent. 

6& Huit beaux calicos dont un seul a ele expose k ffla- 
lines. Le plus ancien, comme le plus remarquable, 
est du XVI** sidcle. Le nom du donateur, qui etait 
grave sous le pied est presqu'use. On ne voit plus 
que cesmots : Georgi ... ror/taceit....Haut. 0,285. 
Pied a huit lobes arrondis ; bordure ciselte ; bas de 
la tige et nmud oclogone^ coupe petite et evasee. La 
pattoe porte au milieu une main divine, benissant k 
la mani^re latino^ avec nimbe crucifere ; la croix 
fleuronnee. 

70 Ghrismatoire en argent, en forme de petite ch&sse 
supportee par quatre sphinx. G'est un petit edifice 
fort gracienx, entoure d'une galerie fleurdelisee^qui 
se continue le long des ardtiers et dii faite. Sur le 
devant du couvercle sont graves deux bourdons et 
des ecailles, el sur le bas deux noms ct deux ecus: 



— seer — 

eeui sans doute des dfmatears. Le premier ecu est 
d'argenl k uae fasce de sinople ehargee au centre 
d'une etoile et accostee de deux hacheltes, une en 
chef et Tautre en pointe. Au^derauf : Jacques Fail! j. 
— Le second ecu, en losange, est de pourpre k six 
colics d'argent. Au-dessus Louise Harehies. Hau- 
teur, O^U, — Largeur, 0,lS, sur 0^56. 

11 Deux reliquaires, en argent, en forme de bras, 
termines par une main qui benit et ornes de cabo- 
^bons, eontenant des reUques de sainte ApoUine et 
des onze miile Tierges; I'un porte le nom de Philip^ 
paie ifaiitftim avec Ja date de 16S7 et Tautre Tecu 
d'un y ilain de Gand ev^ue^ avec la devise : vigi- 
late et crate* Si ces deux reliquaires ont ele faits 
ensemble, ces armes et eette deyiae seraient celles 
de Maximilien Yilain de Gand. H. 0,K0. 

7S Bras d'argent de mftme forme que lea deux prece- 
dents, mais haut de trente-six eentim^tres seule- 
ment. Ce roliquaire de sainte Apolline porte une 
inscription qui fait connaltre son donateur: donnd 
par M. Maitre Lion Du Sauchdt, ehc^lamr et or- 
ganut de f^glise cathSdrah de Toumay, MJuillet 
1666. A Tenvers se trouve la figure de saint Leon, 
pape, patron du chape1ain« 

7S Une lanteme en cuivre bien travaillee dont on se 
sert pour Tadministration des malades la nuit. 

74 Plusieurs guipures anciennes trto-remarquables. 



Eglise de Saint- JYicoIas. 

75 Aigie-lutrin en cuivre, le plus ancien de Tournai. 
Une inscription nous apprend qu'il dale de 1888 : 



— a67 — 

Van da grtme M CCC IIIl^ et lit sans nul cens 
paUer fu cus (1) Aigle pfrais ^t id en c^sie iglise 
atr0s. GUseur fu Daniaus ei Vel(dn» b&n mareant 
tU Hire et de laine. 

Le pied repose sor trois lions. On serail tenle de 
eroire que la tige^ en forme de balusire et terminee 
par une^osp^e de chapiteaa, eomme eelle de Faigle 
de Saint-Piat^ est plus reeente qae le resle. 
L'animal que I'aigte t^iait 80«is sies serres a disparu ; 
on Toit eependani encore deux parties d'ailes de 
ehattT&«ouri8. Hauteur, l,tt7. 
16 Trois grands chandeliers en ttuin^, dii m^me genre 
que eeux de la eathedrale. Deux ont un m^tre soi- 
xante-trois centimetres de hauteur^ et le troisi^me 
un metre Boixante-six centimetres. 

77 Lutrin eu for forge, pliant^ dn X.Y* siecle» 

78 Ostensoir en style de la renaissance, dbnt le tube 
en Terre a et6 remplaee par nn soleil. Dne inscrip- 
tion trahil son origine : DemonstranHd F. S, Cla- 
riasis ffoochtr iegataA So. ComeUd Declere 1640. 

Pied & six lobes arroudis, sur lequelBont six medail- 
kms repousses et cisel^, repr6ientant des saints de 
Fordre de saint Francois, enlre lesquels>on distin- 
gue saint Francois d'Assise, sainte Claire, saint 
Antoine de Padoue, un pape et un roi« Les cdtes 
sent formes par deux petits dais superposes soule- 
nus par des cariatides; dans les deux premiers on 
a place les statuettes de saint Pierre et de saint Paul 
et dans ks deux autres ceUes de saint Jean et de 



Mta 



(I) Cuius, eudatuSf frapp6> monna^^. CudiSf eudiutf coin mon^ 
taire. — Da Cange. 



— 268 — 

saint Jean-Baptiste. Aa-dessas eneore Tesperance 
et la religion. — Dans le milieu la sainle Vierge, 
surmontee du P^re eternel. — Pais poor couronne- 
ment an pelican et une croix. Les c6tes sont en 
outre ornes de consoles renversees. 

79 Chrismatoire , en argent, en forme de petite ch&sse. 
Toit imbrique avec cr6te. Inscription : Me fieri 
curavit Joannes Quinet 1626. H. 0>10. L. id. 

80 Croix de procession en cui^re du XIII* si^le, fort 
mutilee pour a^oir 6te plusieurs fois mal restauree. 

81 Croix de procession^ en argent, bien ciselee. A Fex- 
tremite des bras, on a represente d'nn c6le les ani- 
maux eyangelistiques, et de I'autre les e^angelisles 
k la mani^re modeme. 

82 Quatre chandeliers d'autel^ en argent, d'un m^tre 
de hauteur. Forme moderue , mais elegante. 

8S Entre les autres pieces d'argenterie^ on pent encore 

signaler une nayette en forme d'ecaille portant la 

date de 1742. 
84 Le coffre-fort, danslequel sontconseri«es les airgen- 

teries, a une serrure d'un travail trds«remarquable. 

La ville de Tournai ne possede rien en ce genre de 

plus curieux. 

SUITE DU CATALOGUE. 



ARRONDISSEMIENT DE TOURKAI. — CANTON d'aNTOING. 



EffUse de Saint-Pierre d Antoing, 

2S8 Chandelier k pied rond et tige annelee. Le bassin^ 
crenele el muni d'une pointe^ est perce de deux 
rangeesde croix et de petites fenfires ; les creux, 



orncs de qualrefeuilles en flaillie. A mi-hattteor, ae 
trouve uu leelrin travailU ft jour atec I'Agneaa de 
Dieu aa mitieii ; la potnle de la tige qui le sontient, 
repose dans la gueule d'uu dragon. Lm quatre bran- 
ches qui entoaraieni le bassin, onl dispam. Ecole 
Tournakimne, ^ers 14S0. H« 1^74. Diamdtre de la 
base, 0^40; dabassio, 0,S0. 
S44 Chandelier d%KTaiian k pied rond tft lige eylin- 
driqne annelee; le bassin est perdo ; sur la deuxi^me 
moolare du pied se troUTO : f Che leHaptM fist 
WiUautM le Feure fondeur iTaumay. H. aetaelle, 
1,S7, D.pied^O,»e. 

Eg Use SabUSmaw, d JoUam- Merlin. 

850 Branche k eivrge en fer batto, k fixer au mur de- 
yant une statue de la sainte Yierge ; le godet hexa- 
gonal est orn^ d'ane galerie formte de petits quatre- 
feuilles et de fleurons. Dans la partie horizontale se 
trouYO d6coup6e^ en caractdres gothiques, rin^rip- 
tion i'VB MARIA. Gette inscription est bordee en haut 
d'un crMage crenele, qui s'appuie sur un 6coin(on 
elegamment ajoure, soutenu par un ar^ concave 
garni d'ornements trilobes. L. 0,88^ XY'siicle. 

89S Calico en cuivre dore ; pied k six lobes. H. 0,225. 
La pat^ne, <mi^e an centre d'une croix fldNPonnie 
aeeompegnee des cinq Plaies^ est plus ancienne 
qnelecalioe; elle parfi^l remonter ft la devxi^me 
moili^ du XY* si^cle« 

La coape de ce calice est en argent. 

CAHTON DS GSLLBS. 

Eglise Saint-Pierre, d JUdurcourt. 
507 Croix de procesrion en bois reeouvert de plaqves 

BUILBTIN T. X. 84 



— 270 — 

d'argenl en partie dore^ ome de rinceaux el de fleurs; 
les embl^mes eTangelistiques se trouvenl ciseles dans 
-des medallions en forme de quatrefeuilles qui pre- 
4;6dent les exlremites fleurdelisees de la croix : des- 
«oas I'image da Christ il y a un petit habitacle pour 
des reliques. Le refers est orne de quatre cabochons 
et d'une plaque en email translueide ome d'un 
ecusson armorie, d'argent a trois lions de sinople 
armes et couronnes de gueules. Le noeud est orne 
dehuit boutonsen forme de losanges qui portent 
des roses en gravure. XV"" sidcle. Croix : H. 0,73. 
L. 0,475. Le Christ : H. 0,126. L. 0,122. 

CAinrON DE TEMPLVUVB. 

Eglise Saint-Vaast^ & Evregnies. 

4SS Ciboire en argent dore ; le pied a six lobes et la 
fausse coupe sent ornes de ciselures representant 
douze sctoes de la Passion ; )e noeud et le couverele, 
deux tStes d'anges et d'arabesques. XVIP si^cle ; la 
croix, moderne. H. 0,438. D. Pied, 0,177; coupe, 
0,11. 

Eglise Saint-Amand, d Nichin. 

471 Ostensoir «n argent dore , repousse et cisele ; la 
monstrance -en cylindre, soutenue par quatre colon*- 
nes torses et deux anges adorateurs ; le tout sur- 
monte d'une couronne. XYIIP sidcle. H. 0,60. 

CANTON DE LEUZB. 

Eglise Saint-Vaast, d Gaurain. 
3S0 Chandelier k trois branches munies de bassins et 



— J71 — 

de poiiiles; pied rond, tigesannelees. Les brandies 
lalerales sent reliees k la tige centrale par deux 
rampants omes de erochets et perces de quatre- 
feuilies. Immedialement dessous rembranchemenl 
se trouve le leclrin pour VExuUet^ Iravaille k jour 
avec TAgneau de Dieu inscrit dans un cercle. H. 
2,00. Diamdlre de la base, 0,80 ; du bassin central, 
0,22 \ des bassins lateraux, 0,17, 

Eglise Notre-Dame, d Chapelle^Waitines* 

ZAl Conronne de lumi^re pediculee en fer forge et de- 
coupe, porlant des traces fort inleressanles de la 
polychromie ancienne qui la decorait. Les trois 
pieds sur lesqnels portent la tige principale sent 
relies enlre eux par un cercle de fer qui donne k 
la partie superieure une base solide. Celte tige a la 
forme d'une colonnette hexagonale ayant une base^ 
puis, vers le milieu^ un anneau ou nceud moulure, 
et au sommet une sorte de chapiteau sur lequel s'ap- 
puie la partie tournante. Six bras en arcs donl les 
lobes se terminent en fleurs de lis, conliennent eux- 
mdmes un trilobe ajoure ; ils porlent la couronne 
sur laquelle se trouve le commencement de la Salu- 
tation angelique : Aue Maria gratia plena bene-- 
dicta tu in mulieribus et benedictus. Un gtfdet pour 
des cierges occupe le milieu de cbacune des six faces 
de la couronne; de chaque angle s'el^ve une 
pointe destinee k porter un cierge; ces parties sent 
reliees entre elles par une degante galerie flcurdc- 
lisee ; une seconde galerie plus petite est reliee k la 
premiere par des quarts d'arcs^ concaves ornes 
d'une CT^le fleuronnee. L'ensemble se termine par 



une pointe dastinee aui ciergcB les plus granda. 
H. 2,05. D. eerde de la base, 0,76; dela gakrie 
infcrieure hexagonale, 0^79 ; de la galerie aupe- 
rieure, 0,20. 

GAHtOH BK rtlOWaLZ. 

EgUie ff^tre-Dame fk BonrSeoours. 

405 Caliee en argent dor£, repousse et eisele avec figure 
de sainlSi ete. H. 0,Si6. 

Ge Qillce Ml provenlr d'OD convsai Prsntibeibi. Tons les sojeis 
ciselte ont rapport h des saints de cet ordre. 

Eglut de Tous les SabiU, A BkOm. 

48S Ciboire en caWre repousse, pied rond ; le eouver- 
de est perdu. XVP si^de. D. pied, 0,1 43} eoupe, 
O.ISK 

Eglite Saint4iiry, A Roucourt. 

457 Oslensoir en argent en partie dor6, repooss^ et ci- 
sde atee des t^tes d'anges ; la monslratice, en ey- 
lindre, est snrmont^e d'un dais soutenu par des 
eolounes eannele^s. Dans la toureHe qui s'^Idve au- 
desstts dtt dais, se trouve une statuette du Christ 
tenant le globe 4 la main gauche et benissant ; le 
tout est coufonne par le Christ en croix, entrela 
sainte Yierge et saint Jean. Vers 1625 ; le soleil 
moderne. H* 0,652. D. pied, 0,205. 

Eglise Saini-Queniin d Piruioelz. 

542 Busle en argent de Saint-Quentin , eslamp^ et re- 
pousse. Sor le detant de la dalmatique , un reli- 



quaire^mMaillon en criatal^ Les epaules du saint 
8onl pereees de deui fers de lance. XVIIP sitele. 
H. 0,M. 

cjlhtoii mt vaAWis. 

Egttse Sain^NicoUUf d JBacquegnie^* 

489 Crbix d'antel fieordelisee en boit reeoutert de pla- 
qoes de enWre dor6 ; la face omee de feoillage 
ci8d6 ii joar et entrem^U de piei'reTies , parmi 
leaquelles se trouteni des reliques encfaftss^ dans 
huit habitaeles. Le revers offre en grayure une fi- 
gure do Christy assis, et les animaux evang^listiques; 
les espaces intermediaires sont orn& de rinceaux 
etd'un diaprage de qoatrefeuilles. La crpix mobile 
t'embolte dans one tige carree^ ^ ncoud oblong, qui 
s'd^e d'lm pied oblong orn6 de hnit dragons. Le 
pied, qui repose sur trois lions et unepatted'oiseau, 
esl decoup6 i jour par unerangeedequatrefeuilles, 
an traters descpielles on peut toir les reliques qui y 
aoat enchAssees ; le creuz au-dessus est orne de pier- 
voriea. XI V" si^cle. H. 0,BS7. L. trayers, 0,S05. 
Pied, 0,S0 ear 0^05. 

CARTON Dft LKSSniKS. 

EgUae Samt-MarHm, d Demw^Acren* 

S48 Ciouronne pediculee hexagonale pour trenle et un 
eierges; rinscriplion, egalement decoupee k jour, 
se compose des miots euivants qui etaient autrefois 
dores : Aue Maria gratia plena Dommus tecum 



- 27i — 

virgo serena. Les trois pieds posent direetement 
sur le sol. H. 2,00. D. de la galerie inferieure, 0,71; 
de la galerie superieure, 0,50. 

481 Giboire en argent en pariie dore, orne de ciselares^ 
le pied k huit lobes avec bordare de feuillage a 
jour ; la tige s'elive da miliea d'une tourelle percee 
par des quatrefeuilles, entouree d'une balustrade 
fleuronnee k jour, garnie de pinacles aux angles ; 
le noBud k hiiit lobes est trayaille k jour ; la fausse 
coupe et le couyercle, repousses et ciseles, sent er- 
nes de dragons, de dauphins et d'arabesques ; ce 
dernier est entoure d'un cr^tage fleuronne et sur- 
monte d'une couronne fleurdelisee, dominee par 
une croix decoupee. XVP si^clc. H. 0,46. D. pied, 
0,161; coupe, 0,118. 

566 Reliquaire-ostensoir en forme d'un cylindre , en 
cristal de roche monie en argent dore , pied oblong 
a six lobes ; la tige hexagone s'el^ve du milieu d'un 
edifice crenele travaille k jour ; le noeud orne de 
trois losanges portant des t^tes de lions ciselees, de 
feuillages et de fenestrages ajoures. Du sommet de 
la tige s'elance deux bras en forme de section d'arcs 
trilobes qui souliennent le cylindre. A chaque ex- 
tremite du cylindre se trouve un pigiion k fond 
diapre de quatrefeuilles, sur lequel se detache deux 
statuettes de la sainte Yierge et de saint Christophe 
posees sur des consoles. Au-dessus du cylindre on 
Toit de chaque cdte une niche surmontee de dais 
abritant des statuettes de saint Jean-Baptiste et de 
sainte Catherine accompagnees de deux ecussons 
qui portent degueules k la fasce d'or au chef^ivre 
de m^me. XV" sidcle. H. 0,27. Pied , 0^189 sur 
0,098. 



— 278 — 

57S Reliqaaire-ostensoir en argent en partie dor6. Pied 
oblong k six c6tes evases ; tige heiagone ; nosud ci- 
sele k jour muni de boutons en forme de losanges 
ornes de quatrefeuilles avec des tdtes superposees. 
Le cylindre, pose Yerlicalement et soulenu par 
qualre bras, est termine par deux murs creneles 
flanques de tourelles entre lesquelles sont gravees 
la Sainte Face et une image de la Madoue ; ces deux 
murs sont relies entre eux par un pignon k crochets 
orne d'une figure de saint Georges en gravure et 
surmonte d'un crucifix. 16S7. H. 0,S5. Pied^ 0^1S2 
sur 0,092. 



ARRONDISSEHENT D£ TOVRNAI. 

0BJBT8 QUI n'oNT PAS ttt EXPOSE. 

Esplechin. 

1 Un lutrin-aigle en cuivre, dont on ignore la prove- 
nance. Le travail et les dispositions de cette pidce 
de dinanderie ont le cachet toumaisien. II n'y a 
pas d'inscriplion. 

Ath. — Eglise Samt-Julien. 

2 Double couronne de lumi^re en fer forge, pedicu- 
lee. Tige hexagone, annelee. De chacun des six an- 
gles part un support pme d'une fleur de lis. Les 
deux couronnes, de forme hexagonale^ k huit cen- 
timetres de distance Tune de I'autre, peuvent rece- 
voir douie cierges. XYI* si^cle. 

S Couronne dc lumi^re pediculee en fer^ faite k Timi- 



— »76 — 

tation de celle qui prdedde, large de SO eentim^tresi 
On i»eai y placer seize eierges. Les aapports ne sent 
qu'aa nombre de qnatre^ et a« centre de la cou- 
roiine, rextremite de la lige est disposee poar y 
mettre un dix^septi^me eierge. 

4 Petit ostensoir atee tube pour abriler les saintes es- 
p^ceS) qui se placent entre deux anges <pii 8eiid)leiit 
les supporter. XVP si^le. 

5 Omement ea vekmrs rouge convert de medaillons 
brodes ea me et laine, reprcsentaai les myst^res 
de Notrd-Seigueur J^us^Christ. XVI* sitele. Cet or- 
nement est en mauvais etat. 

JUourcouxt. 

6 Porte-paix en argent. Sous uae arisade ogivale en 
accolade, omee de crochets et d'un antefixe^ est un 
crucifix txkite deux staiuetles, de saint lean et de la 
sainte Vierge, en haut relief, posees sur des conso- 
les^ et tenant chacniie un Uvre. Un contrefort ayec 
une relraite dans le milieu et surmonte d'un cloche- 
tou, est applique de chaque cdte sur une partie 
plate bordee d'une ligne de petites pedes. Les deux 
cdtes et le dessous sont termines par un ornement 
en spirale. La partie superieure est reconvene par 
un petit toit imbriqne, surmonte d'une cr^te fleu- 
ronnee. Au bas, sur la bordure^ est attache un ecu 
d'argent k trots lions rampanis, de sinople, deiix et 
on. Cesamoiries dbivent ^tre celles de la famille 
deLannoy. H. 0,11. L.0^08». Fin dik XV** sitele. 

7 Porte-paix en argent repousse. Un moreeaa d'Agnus 
Dei et des reliques de saint Paul, des martyrs de 
Thdbes et des onie nriHe vierges sont plae^ dans 
le vicfe d'une eroix patlee et echancree, fix^ sous 



— m — 

une glace dans on rond ome d'une petite torsade. 
La partie soperienre se lermine en rond et, dans 
I'espaee manage au-dessus^des reliqoes, se trouve un 
icn d'argent, an chevron d'azur, accoste de trois 
6toiles, deux en chef et une en pointe. XVII'' si^cle. 
H. 0,086. L. 0,062. 

EgUte Samt-QuefUin, d Wodecq. 

8 Appareil en hr totgi senrant, dans lea funerailles, 
k supporter le eercneil et it placer tout ce qui I'en- 
toure^ la crdx et les cierges« Ouvrage peu remar- 
quaUe, mais eurieux« parce que les objets de cetie 
esp^ce sent deyenos tr^rares. II n'y en ayait au- 
can k I'exposition de Maiines. XV* ou XYP sitele. 

EgUse Sam^MarUn, d Frames'lez-Buiss^nal, 

9 Deux croix triomphales, Tune dont on ignore la 
provenance, placee dans un calvaire, et Tautre 
dans Teglise. Celle-ci est maintenant appliquee cen- 
tre un mur ; mais on pent esp6rer qu'elle sera re- 
mise h Fendroit oil on la voyait anciennement. Ges 
deux croix sent omees de sculptures en forme de 
cr6te et portent k leurs extremiles les animaux evan- 
gdistiques. 

10 Croix de procession, enbois, revalue de feuillesd'ar- 
gent, siir lesquelles sent des ornements repousses 
et ciseles ; aux quatre bouls, les animaux ^vangelis- 
tiques ; le Christ a le nimbe crudf^re. En mauvais 
etat. XYP si^cle. 

11 Vnb^nitier de sacristie en bronze, plat d'un c6te 
et conyexe de I'autre^ ayant un manche en forme 
de serpent. Hauteur, 0,10. XV" si^cle. 

BULLBTIN T. X. S5 



Eglise Saint- Michel , d. Saint-Sauveur . 

1 2 Ostensoir en style dc la renaissance. Pied^ tige el 
■noeud ronds ; le noeud orne de trois t^tes d'anges. 

Pivot, sous le tube , pour soulenir la sainle hostie, 
forme par deux t^tes d'anges laissant un vide 
enlre elles. De diaqoe ^e^ie , sons una arcade^ enlre 
deux colonnes , un ange tenant des instruments de 
la Passion. Au-dessus , dans le milieu^ petit d6me 
reposant sur quatre colonnettes, abritant une sta- 
tuette de la sainte Yierge. Au sommet, le crucifix. 
Haul., 0^67. Largeur, 0,31. Commencement du 
XVII' si^cle. 

■ 

Eglise Sai$U^Pierre, d iMstrrn^. 

13 Aigle-lcrtrin en laiton. Pied rond reposant sur un 
socle de marbre ; tige f onde annelee, avec noeud 
'en fi)nn<» de poire renversee, enloure de quatre 
fenilles d'ticatitfae. Le bassin^ dans leque'l se trouve 
le globe qui sert de percboir k I'aigle^ est marque 
des leltres : P D L P M F. A la parlie interieure du 
lectrier sont deux animaux affrontes, les queues en- 
lacees. Le globe porte le millesime de 1647. Hau- 
teur, 1,^8 avec le socle. 

1 4 Ostensoir en argent dore. Pied rond a base ajoaree, 
om6 )8iii-dessu8 de t^es d'anges et de fruits ; tige 
nmde ; noeud principal entoure de feuilles et de 
fruits^ avec cartouches, enlre deux renflemeuts 
plats et deux annelets granules, A la parlie supe- 
rieufe stfdt t^uatre colonnes torses. Get ostensoir 
ofTre un singulier melange du profane el du sacre ; 



— lift — 

de9 siftoet, dot figures d'anges el des statues dc 
sainis y sont enUem^iets. Oa j remarqueles sla- 
UiaUes de ssjat Pierre at de saku Paul, et an som- 
jBiei, scMia 119 peiit Iwiple brme par six coloanelles 
torses^ ta jBgnre dela sauite Yierge. H. 0,87. 
16 Galiee ea vermeil {Skours-JfoireM). Pkd 4 six lobes 
k double etage, orneS| k la partie. superieore, cha- 
cun d'une t^te d'anga ; mtoe omement au nooud et 
k la faosse coupe. H. 0,155. U porle la date de 
Itttt. 

16 ReUquaiye^asleiisoir. Pied et tige en cuiyre dore et 
le reste en argent. Tube en verre place entre des 
oonteeibrls atee elochetons. Au sommet, sous un 
petit dais, est la statuette de saint Antoine, ermile. 
H. 0,40. 

17 Reliqoaive ca argent. Pied a six lobes, tige hexa- 
gone se divisanl^ au-dessus du nceud, en deux bran- 
ches pour soBlenir uu cylindre horizontal aux ex- 
tremites duquel sent deux niches gothiqnes occu- 
pees par lea statuettes de saint Pierre et de saint 
Paul. Geaniehea sont reliees entre elles par un foil 
k deux versants imbriqu^, ayant chacun trois fe- 
ndtres. Au miKeu et dominant tout, la statuette de 
la sainle Yierge. H. 0,ai . 

18 R^qoaireen argent dn mdme genre que le prece- 
dent. Les deax niches^ au bout dn cyKndre, ont 
perdu leurs statuettes. La loit est orne d'une er6le, 
au milieu de laquelle a'eldve une tour hexagonale 
a?ee elocheton. H. 0,29. 

10 Triple couronne de lumiere p^dieulee cu fer forge, 
avee ornements consislant en fteurs dc lis et uue 
insert ption en lettres gothiques tiree de VAvs Iff aria ^ 
mais qui senible avoir ete mutilee.H. 1^80. 



— 280 — 

20 Lustre en eume pour neuf eierges. Les branches 
sout omees de feuUles. Le cul-deJampe est termine 
par un animal tenant dans la goeole un anneau; et 
a la partie snp^rienre est an ange fi^ehissant le ge- 
nou gauche, Des parties manqnent. H. 0^78 ; cul- 
de-lanipe,0,18 ; I'ange, 0,18 ; chaqaebranche, O^SO. 

EgUse SadnUMarUn^ d Ogy. 

21 Oslensoir^ en argent dore, en style de la renaissance. 
Les diYisions da pied sent altematiTement pointaes 
et arrondies. Le dessus est orne de petites stataeltes 
et de dessins nombreax repousses et finement cise- 
les. 

La partie principale est formee par qoatre earia- 

tides soutenant une esp^ce de dais ovale dont le 

dessus sert de base k ua petit ddme sarmonte d'un 

crucifix; la croix ornee de petits crochets. Sur le 

pied on lit le mot : Saulveigne. 

32 Croix de procession tr^remarquable, du XIP sift- 

ele^ en boisi recouverle d'argent et de cuivre dore, 

de 0,52 de hauteur sur 0,858 de largeur. Les extre- 

mites elargies et carrees meaurent 0,10 sur 0^075 

environ. Le Christ, en cuivre dore, la t^te ceinte 

d'une couronne crenelee, les reins reconyerts d'une 

draperie descendant jusqu'au genou droit et jus- 

qu'au milieu de la jambe gauche. 

. La surface de la croix, de 0,065 de largeur, est di- 

visee en trois. Le milieu, de 0,04 environ, est re- 

couvert d'une plaque d'argent repouss^e el ciselee 

en imbrications ; les deux cdtes, de 0,018 environ, 

sont recouvidTls en cuivre avec une ciselure repre- 

sentant, sur le montant et sur le bras gauche, un 



— Ml — 

rmeeta a? ec das faiilles trilobees do XIII* si^Ie, 
el, sur le bras droit, des feuilles semblables, mais 
plus maigres, alternant avec des feuilles de trifle, 
tonles posees eomme des postes. Le revers est erne 
de la m^me mani^re. 

Sur les cdtes^ la ]^Iaque d'argent est'repoussee et ei- 
selee en natte avec bordure de fines perles. 
Les extremites carrees de la croix sent garnies de- 
irant et derri^re de plaques de cui?re ciselees, dans 
lesquelles on a menage, de ehaque c6le, une ouver- 
ture, oyale sur le devant et ronde sur le derri^re, 
fermeft par des cristaux, sous lesquels 11 y arait des 
reliques.Xlelles de la\raie croix se trouyent encore 
dans la petite niche du haul. Ges reliquaires sent 
environnte de trois cercles, celui du milieu plus 
large et granule. Les coins sont remplis d'arabes* 
ques, de rinceaux, avee des feuilles du XII* et du 
XIII* sitele. 

SgHse SoM-Pierre, d Leuze. 

9S L'eglise possMe deux aigles-lutrins en laiton, pro- 
venant de I'ancien Ghapitre. Le plus grand^ seul, 
est demeure au choDur ; Tautre est rel^gue k la cha- 
pelle des fonts-baplismaux k Pentree de Teglise. Le 
premier porte sur le pied cette inscription : f Oraie 
pro Jokanne de Montengni quondam canonico pie 
memorie hufus ecclesie qui obiii anno Domini 
M CCCC XLIX- XV- octobris. 

34 Le petit aigle est de la mdme epoque que le grand. 
L'animal tenu sous les serres de I'oiseau est, d'uu 
cdte comme de I'autre^ une esp^ce de chauve- 
souris. Ge second lutrin est aussi un monument 



fiinAbrf^ iii«is snw dtte : jj: Oraii^pnkP^itFo^de.Her' 
mwrilh pia memarie. 

Eglme Sam^Marim, A MtnUrwut-oft^MeA. 

Sj^ OstNMoir en enttte dori> d'lia style toal k fait 
paiea. Pied k kuift dtfisions, dont quaire mgaes et 
qualre k bout aplatt, «vne de t^tct d'anges, aur le 
da^ani de la atatue duSanTenr taaaiiseite, sor kder- 
ri^e de la alatae da k samte Vierge et sor lea cdtes 
de deux eorbeiUes de fruits. Bens affveusea sirtoes 
aont appliquees eentre k ncavd et feoleiireitt de 
leura. aika. On toil en ouire anr la tige des paoapres 
deingne, das fruila^ des gemeanua et des t^tes 
d'anges. Ud eerele do rubia et d'eoaefaudea envi- 
ronne le aekil aw imika daquel ae place le Saint- 
Saeremenl ; et^ sur ka efttes , son! deox grands che- 
rubins. Au-dessus, sur des nuages, des anges sou- 
tiennent une coaroune qui est elle-m^me surmontee 
d'un p^liean. An sonieet ert nne eroix fleurdelisee. 
XYIP si^ck. H. 0,77. L. 0,84. Son poids est de 
cinq kilogrammes. 

Eglise Notre-Oameij i HarcUes* 

Sft Groix tfiomphale baule de trois mMres sur deux 
moires ot demi de Urgeor. Le bois^ krge de 0,20, 
estorne sur le decant d^un dkprage sculpte imi- 
tant la dentelle, et ^ sur ks o6ies, de fleurs reliees 
par dea feuiUes. Aux exlremiles, les animaax ^van- 
gelifliques, entre deux bordures ondukes ; puis des 
fleurs de lis. Le Christ de grandeur naturelk est 
tr^bien pfoperlienne et d'une expression remar- 
quable. 



GttUe mtOKLj qoi '681 aecwMe: des fltatttes 4e la sainte 
Vierga el de'siMil JMi^ ii peHf iMtse tm Kmeentoure 
d'ocnemeails bitatm* 

a? Croix lAe ninelMre ^ fiir Ibrg6. fje miltea eflt btcupe 
par ua <|uatrefeailIo dont les lobes «e'(ernHnent par 
une ogive en accolade ; et k chaque extremi(6, qualre 
feuiUes denlees renvermos ferment tme edpdce de 
jbonle* Hauteur^ 1 ^Vtt ^ largeur^ 1 ,tO. 

K Pierre tMSolpfcee Tepreiemant une M^er dolorosa. 
La 8feiinle Vierge adbssee >co<itre une croix , sons an 
dtisj a iur 4es genoai le corps inanme de son fils. 
A flce pieds«ii vott unecoorotine d'^ines, des os, 
HA ^tkae, eto« Seax femmes agenoiiillees derant un 
prie4Mea, one deehaqne o6te, ent tra-dessus d'elles, 
leom araooicies qo'on ne Baforait ptusMasonner. La 
bordure de 4se moftnment fan^bre est ornee de 
poissons. Le dais eat soutenu par deux ai^s^ et on 
y lit la £b d'«ne insertplion qui doit dtre Mater 
Dei Jesu ChrisH. HMilenr, 1,00; largenr^ 0,70 ; 
epai8aeDr,^0,17; 



SUWB m CATALOGUE. 
AiHONDmamiv m nous. ^ cAirreii ime sinms-wMrDRU. 

Ejflito SainP^Wauiiru. 

45^ Oslen^ir en argent dor^ et ciscl6 avec des t6tes 

t d'anges et des arabesques; le pied k qualre lobes 

omes tie qualre spbynx ; la monstrance , eu cylin- 

dre, est entouree de colonnes cannelees, qui sou- 

tiennent ie dais forme par des tourdles superposeea 



— M4 — ^ 

soulenoes ehaeane par cpiatro eobimeltes. A e6te de 
lamonstranee se trouTentlesslatiietUefl des doeteurs 
de TEglise , et dans lea tourellea eallea de la sainte 
Vierge et de saint Pterre. Le tool eat domine par 
un cracifix. Vers t6S0. H. 0,74. Pied, 0,24 sar 
0,10. 

^8 Keliqaaire^oslensoir en argent dore, Dn milieu d'un 
pied rond, riehemeni omi de filigvanes et seme de 
pierres fines, s^elAve une eolonne anndee omee de 
bandes horixontales eiselees et niellees, alternant, 
et eonronntes par un beau ehapitean k fenillage et 
fruits. Att-dessus est un double quatrefeuiUe, dont 
quatre lobes sont ornes de filigranes et les quatre 
autres de niellures toqtes d'un dessin different. La 
partie superieure a ete remplaeee, yers 1600, par 
une petite fltehe pyramidale k jour, surmontee d'une 
croix, et oOi se trouve la relique de saint Vincent, 
avec cette legende en majuscules niellees : ds s. vm- 
GBNTio. Au-dessous du pied se trouve grave en ea- 
ract^res du XVII* si^cle : ykg mm m um lonnrvmB 
Ds ST TmcBiT MAan DB ST WAYiAaT. XIU* si^clo. H. 
0,tt.D. pied, 0, lis. 

8SS Reliquaire-ostensoir dore en partie, du XIV* si^ 
cle. A chaque extremite d'un pied oblong dont les 
angles sont 6yas6s, se trouve un ange debout. Ges 
anges soutiennent d'une main un eylindre renfer* 
mant une relique de saint Eloi, de brachio SancH 
EUgUBptBcopi Nonoviensis , et de Tautre un petit 
edicule k quatre faces, deux grandes et deux petites, 
surmontees de pignons k crochets et dont les eon- 
tre-forts aux angles se terminent par des pinacles, 
tandis que le tout est domine par un petit crucifix 
qui s'eldve du milieu de la toiture. Les deux Ceices 



— MS — 

principales de redicolo smil pereees d'une ouver- 
ture ronde ^ travers iaqnelle ou voit nne relique de 
9aint Laurent : De ouibus SancHLaurentiifnarty- 
rii. Le piedeslal sur lequel est place le cylindre est 
orne de I'ecusson armorie (de gueules, & une croix 
d'argenl accompagnee d*un chaperon de meme au 
premier) du donateur^ qui eat represenle & genoux 
«ur ie dcTant du pied ^ia^-k-vis da sainle Waudru^ 
laquelle iient un liTre de la main droite. L'embl6me 
place dans la main gauche est perdu. Sur lebord 
du pied se Iroure gra^e : MaiUre Pierre Cramette 
eecrdiaire du raj/ ckanome de JVaion de cette dglise, 
H. 0,84. Pied, 0,167 Mir 0,097. 

GiVrOll DB •AINTBrtUSABRH, 

JBglue Sainte-Elieabeth. 

9B0 Calico ea argent dore ; pied k huit lobes, portant 
en gravure ; I'' le Christ en croix entre la sainte 
Yierge el saint Jean ; T aainl J^an^-Baptiste ; S^ un 
saint eySque ; -i* saint tfartin ; i^"^ un ecuiaon por- 
tant, fasce de six pieces de vair et d'argant* au chef 
d'argent charge d'un aigle da ^ ^ aecompagne d'une 
croix d'arohovdque et timbre d'un cbapeau de car- 
dinal; 0<* saini Louis ; T"" saint Serrais et d"* saint 
Michel. La tige est graree, Lb nceud el la fausse 
^upe riebemeol eiaeles k jour, eeite demise a^ac 
du feuillage et les emUdmes do la Passion. Vers 
1«50. H* 0,aS. D. ined, 0,169; eoupe, 0,113. 

S98 Caliee en argent dor^ et cisde, le pied k hint lobes 
ornedequatremedaillona : l*le Christen eroix entre 
la sainte Viorge et taint Jean 9 A* la sainte Vierge 

BvLLETlIf T. X. S6 



— M6 — 



tenant TEnCBint Jesus sor le bras ; t« saint Nieolas ; 
A* saint Charles Borromee en pri^re ; nosnd ii jour; 
fausse eoope ornee de trois pierreries et de medail- 
lons ciseles : V la Nativite ; 2<» la Ctoe; S<» I'Agonie 
an Jardin. H. 0,M. 

G'est par erreor qae ce calice est atlribu^ h la paroisse de Sainte- 
Aisabelh. II provient de T^Iise Saint-Nicolas en HaTr6. Les medall- 
ions de 3aint Nicolas et de saint Charles, qui sont sor le pied, font 
croire qae le donateor de ce calice avait poor patron saint Charles et 
qoe le don a M fait k I'^lise de Saint-Nlcolas. 

477 Ghrismaloire en argent, ayant la forme d'un coffret 
oblong soutena par qaatre Uons et orne d'arabes- 
ques gravees ; le eouverele k qaatre versants est sur- 
monle d'une stalaetle de sainte Elisabeth de Hon- 
grie, placee sous un dais soulenu par deux contreforts 
qui se terminent en pinacles ; le sommet du dais 
est couronne par un petit crucifix. 15B9. H. 0,22. 
Pied, 0,12 sur 0,07. 

872 Reliquaire-oslensoir en argent. Le pied est ^ six lo- 
bes ; la tige hexagone est ornee de six boutons por- 
tant des quatrefeoilles; le eylindre, pose verlicale* 
ment^ est surmonte d'un ddme soulenu par deux 
contreforts massifs, en retraite, et couronne par iine 
tourelle k fl^che hexagone abrilant un calice et qui 
se termine par un fleuron, autrefois servant de base 
k un crucifix qui est perdu. Vers 1900. H. 0,40. 
Pied, 0,162 sur 0,128. 

884 Reliquaire-ostensoir en argent cisd£; les reliques 
sont ench&ssees dans un cylindre pose verticale- 
ment au sommet de la tige. Les plaques aux extre- 
mites sont ornees des busies de Nolre-Seigneur et 
de la sainte Yierge en gravure. Sur le pied on lit : 
;:riiis ma ADawuis m hakal. 1628. H. 0,267. 



— M7 — 

CANTON DB BODSSU, \ 

Egliie SainP^eorgeM, d Hensies. 

479 Ghrinnatoire en argent, en forme de trois tourelles 
cylindriqoes crenelees, k toiture conique, surmon- 
1^8 de croix ; le toot orni de grayures. Sar le pied, 
de forme oblongue, on trouve grave : mbhbnto mby 
1631, et sur le dessous une figure de saint Georges a 
cheral. H. 0,165. Pied, 0,16 sar 0,086. 

Eglise Saint-JUartin, d Satnt-Ghislain. 

340 Chandelier k pied rond pose sor une base hexa^one 
eu pierre de Bas^cles ; tige annelee; bassin erenele 
perce de deux rang^es de croix et de petites ouver- 
tures en forme de fendlres, et muni d'une pointe sur 
laquelle, hors du temps pascal, se fixe un piedeslal 
soulenant une statuette de sainte Catherine. A laftige 
est fixe un lectrin, travaille k jour, avec I'Agneau 
de Dieu inscrit dans un cercle ; la gorge immediate- 
ment au-dessous du bassin etait ornee autrefois de 
trois branches, perdues depuis longtemps. Sur la 
bordure du lectrin se trouve cette legende : f Che$t 
lestapliel et Umage ensy quit est donna cheens cb- 
miselle Marie Follete vefue de feu Jehan Geruais 
en Ian M. $uj\ xlupriez por leurs dmes; et sur le 
pied : f Che lestapliel fist Willaume le Feure fon^ 
deur de laitton d Tournay.IL. base en pierre, 0,46; 
chandelier, 1,4S; statuette, 0,48; totale, 2,41. D. 
pied, 0,S4. 

840 Couronne pediculee ayant un seul etage de cierges 
poses sur un cercle de 0,87 de diam^tre, soutenu. 
par trois bras ou demi-trilobes. H. 1,74. 



— 288 — 

518 Gh&sse composee de debris proyenant de deux fier- 
tes beaucoup plus grandes. Eile est ornee de vingt- 
neuf plaques d'emaos opaques champtevis de I'ecole 
Rhenane, dont six du XIP si^cle et vingt-trois du 
eommencement do XIII*. Les »x grandes plaques, 
bardees d'un lisere bleu eX biane, presenkent des fi- 
gures symboliques de vertus qui se detachent snr un 
food de cuivre rouge dure. La face ek les mains des 
figures ainsi que les Kvres qu'elles tiennent en mains 
sout en m^tal, les lignes du dessin emaiUees;les 
nimbes et les draperies en email, les lignes du des* 
sin en metal. L'ancienne fierte d'oti protiennent 
ces debris, doit avoir ele ornee de dix figures, dont 
la quatri^me , la sepli^me , la huiti^me et la neu- 
yfiime manquent. Celles qtii restent sent : 1* la Foi, 
tenant un livre outer! sur lequel se trouve le pre- 
mier preeeple du Decal6gae : dokints dkvs tvys 
rays yiiys ssr ; 2'' I'Esperance, avec la legende : mon 
AsdyuBS NOKKK DKi TVi IN VJMVU ; 8* It Patienco : non 
oGcmBs ; 4* la Charity : sasbata mba cftsroimn ; 6*" la 
Chastete : mon MflcHABimis ; et 8* la Temperance : non 
GONcynscBS im yboximi rvi« Les eonleurs employees 
sont le bleu, trois nuatiees, le y^rt, deux nuances, 
le rouge, dent noMoes, le jadne et le blanc. Les 
yingMrois peliles plaques sont orn^s de erotx et 
de feuilkge d'un^ gfandcf tariele de dessin. Outre 
cdles-'oi^ il y a seize plaques en euivre cisel6 et dore 
do XIII* si^le^ dont dix sont oiti^es de petits bas- 
rins ronds qui donnent de jolis reflets de lumiire ; 
Its iderres placees dans quelques^uns de ces bassins 
ainsi que la petite plinthe du bas sont modernes. 
Les pignons et of stages ont fail partie d'une ch&sse 
beaucoup plus grande* H. 0,1L L. 0,89 sur 0,12S. 



Les six grandma plaques^ dont quatre ont ete mala- 
droitement couples pour tes faire entrer dans la 
place qu'elles occupeut, ont 0,08 sur ,058. Reslau- 
ree par HI. Liagre, orfevre k Tournai^ sous la direc- 
tion de M. le chanoine Yoisin. 

Cette chS^sse a M publi^e dans les BtdUtint de la soci^t^ bistori- 
qae de Tournai. 

canton SB CBlkVREf. 

Eglis0 Saint-Martin, d CMevres. 

248 Lutrin-pelican ; pied hexagone soutenu par trois 
lions ; du milieu s'el^ve un fut cylindrique orne 
d'anneaux ; Tanneau inferieur richement bossel^. 
Le sommei du fCit, crenele^ feroa9 un banin ; de son 
centre s'eldve un globe tournant sur un pivot et 
8or lequel so iroiive un pSieani se dechirant la poi* 
trine el soutehant de ses.ailea deployees Tar^lodes- 
Imee^ retenir r^ntiphonaire. Sorlatige setreuve 
k ttiarque da fondeur ei la date de 14^4, et sur le 
pied cette legende : Pukre BrmgmMis vilte quern 
Ceruia gignii Hanonie dicius DnoeUer recte Jo- 
hannw'me dwUi oh Crisium duiw snercaiar hanes^ 
hts mille qu€^er ffenti$ tftbua anna consociatis . 
l^ole Brogeoiae. H. 1 ,24. L. de chaque e6t^ du pied, 
0,26. Distance entr e les lions, O^SSr 

217 Baesin rond, ea euivre repouse^ et eslampe. Au 
centre, Adam et Ete sons I'arbre de la science du 
bien et du mal. Au-deasus du mur, k droile, une 
banderole qui porte <»d€an defis. La bordnre potte : 
9n9i#/»/W repelee einq fois. Vers 1490. D. 0,899. 



— 590 — 

Eglise Notre-Dome, d Tongres. 

602 Couronne en or massif composee d'omemenls fleu- 
ronnes et surmontee d'eloiles. A rinterieur on lit : 

MTMIFICBimi ILL""' ET MJ^ DD. «. Ifl«n AlCH. BT DUQS 

GAMKRAC. 1646. Une plaque fixee k la coaronne porte 
un ecu: parti au l"" dc... au lion couronne, au 
V de... & I'etoile k six rais de... au chef charge de 
Sfers de moulin; au chef de... k I'aigle epioyee. 
L'ecu somme d'une couronne fieuronnee, de la croix 
' et du chapeau archiepiscopal. H. 0,145. D. base , 
0,095 ; couronnement, 0,19. 

CAMTON DU mOBOLX. 

EglUe Samt-NicolaSj au Rosutr. 

450 Ostensoir en argent dore ; pied k six lobes entoure 
d'une platebande ajouree portant la legende : Qybh 
mcvirr hokines bssb fiuvk hokimis PKravs ty bs Gbistvs 
nuYs Dbi yivi. 1542. La tige est entouree k sa base de 
six feu^tres, k quatre jours, snrmontees de pignons 
k crochets qui relient les contreforts aux angles, 
lesquels sonl surmontcs de pinacles. Le ncsud ajou- 
re avec fenestrage est muni de six boutons en forme 
de losanges ornes de quatrefeuilles en email noir sur 
fond d'or. La monstrance^ en forme de cylindre, 
s'eldre d'une base hexagone oblongue ornee de pier- 
reries disposees dans un creux entre deux crdtages 
fieuronn^s, ciseles a jour. Des deux extremitis de 
cette base s'eldvent quatre contreforts orn6s de sta- 
tuettes, soutenant un dais arrondi, entoure de six 
frontons ajoures au haul duquel est placee une figure 



— SSI — 

assise da Pire Eternel, soas un baldaquin k jour 
soutenu par quatre eolonnetles torses annelees, re- 
liees enlre elles par des bras, en forme de demi*arc8| 
qui supporlent uh globe domine par un Christ en 
eroix ; on iroil suspendue k ce globe une colombe en 
diamants entouree de rayons. A cbaque c6le de la 
monstrance sont placees sur des piedestaux cylin- 
driques les statuettes de saint Pierre et de saint 
Paul. — 1643. — Le cylindre a ete remplace par 
un soleil moderne. H. 0,7S8. Pied, 0,S78 sur 0,232.. 

On a resiita^ h cet ostensoir son aneien eylindre, en enlevanc lie 
soleil moderne. Une restaoration complete a M soigneusenent exd- 
eal^e par M. Uagre de Toornai. 

CANTON DB SOIQNIBS. 

Eglise Saint- Vinceni, d Soignies. 

SS5 Bassin rond, en cuivre repouss6 et estampe. Au 
centre deux lions soutenant un ecusson charge d'un 
coBur. Le rebord trds-large est orne d'etoiles, de 
fleurs et de coeurs. Vers 1600. D. 0,5iS5. Ge bassin 
a toujours servi pour le Mandatum^ le Jeudi-Saint. 

SS9 Aigui^re en cuivre, ornee de gravures, employee 
avec le bassin n** 335 pour le Mandaium, le Jeudi- 
Saint. XVIP si^cle. H. 0,18. 

429 Giboire en cuivre dore, pied k six lobes^ noeud avee 
des boutons,en forme de losanges, ornes de quatre- 
feuilles en gravure ; coupe fort evasee ; couvercle 
perdu. Vers 1500. D. pied, 0,155 ; coupe 0,14. 

464 Ostensoir en euiyre dore, incruste de corail. Tra- 
vail Napolitain ; premiere moilie du XYIP sidcle. 
H.0,61. 



Get osteosoir, Utt^raJemenl eoavert. te morceanx d^corailen- 
ch&ss^s dans le iii6(al, a M ith^\Aeu resUiir^ itar M. U»gre« orf^vre 
h Tdaroai. 

JMS Reliquaire-osteoMoir en argeat, pied oetogone eva- 
ae ; ncaud orne de buit quatrefeuUles ; lige oetogone 
souteaaul im T im garni de deai eloelieUes suspen- 
diies aux eatremiles dc la triwerae el sonnonte 
d'une sUtoelle de sainA Antoine. La face est mnnie 
de quatre habilaeles pour des reliques. XV* allele. 
H. 0,1^; Pied, 0,1» sur 0,11ti. 

£97 Keliquaire-ostenaoir en argent en partie dore* Le 
pied eat k quatre lobea; la lige cylindtique est munie 
d'un nooud en crislal. Les reKqoes sent enchissees 
dans un edicule crtoele, k quatre faces^ dont deux 
garuies de crialal^ SM*nMnie d'ane pyramide k cru- 
chels, dont le fleuron soulient un crucifix qui do- 
mine letovt. Xy** allele. H. 0*927* Pied, 0,118 sur 
0,091. 

S69 Reliquaire-ostensoir en argent en partie dor6. Le 
pied a la forme d'un faexagone 6vase ; la tige, mu« 
nie d'un nceud k six boutons omes de quatrefeuilles 
eiseles, soutient un cylindre pos6 horixontalement, 
iermine par deux pignons k erocheis qu'un cr^tage 
fleuronne>etie k une tourelle hexagone^ k deux eta- 
ges, flurmontee d'uhe fl^che qui s'^l^ve au milieu. 
XV si^cle. H. 0,80. D. pied, 0,1S. 

^79 Retiquaireostensoir en argent; pied k six lobes; 
tfge bexagone, munie d'un noBud, soutenant un 
eylindre pose Terticalement entre deux conlreforts 
qui BQUtiennent un dais pyramidal surmonte d'un 
crucifix dore. XV* siicle. H. 0,284. Pied, 0,122 sur 
0,088. 

604 Crosse abbatiale. La bampe en bois recouTeft de 



hwilUmias d'a^ettt; le.MMd en eometueleet 
dore, iiioriif ke de qiMire placpies en argent oraees 
dofeuillage sue fond jadis nielle. La dooiUe esl ornee 
d'iine bande portant la legpnde \ bbiovw iangtb 
mkm nuiiiif ^ nieUte ontre deos bandes omejBs de 
pMrrerieset defiUgrase. La toluteren euifre^dore, 
Offneede feaillage, ae tennina pav an Aniit- cjnloure 
de feuilkay Xm« aitela. H. 2^06, 



AR&ONOISS£H£BT BE KONS. 

Bglbe Scdn^MarHn, d ChUvrei. 

I Phare de luou^re ea feit focge^ reposant sor trois 
pieda arquea^reliea k leur baae par un eercie. Tige 
hesagone^ avee baae^ au-dessus du pied^ annelet et 
chapileau, aar lequel eat poaee la partiQ auperieure 
qui eat mobile. Six aiipporta, formea chacun de deux 
areaaeunia pai une fleor de lia, aoutiennentuue 
courjoune bexagMuile), doni cheque faa^ a Q,U. On 
peut y placer iiiugt-iMuf ciergea : ciaq an milieu et 
iringi^uatre aur la eeurcmna* VL.ljU. 

Eglise SSaAa-Ghiklain d S^rguefmes, 

% Croix iriomphale fixee sur ui^ aoole long de 1 ,50. 
Ce aocle, aeulpt^ pote xepaeaentea un aol boule- 
verae paraeme de cr&nea et d'Q8a.emenka^ porte k 
ehacone de aea ealaemitea une atalue : d'en cdte 
eelle de la aainte Vierge^ de I'^Ue eelle de^ aaint 
Jednt La crOix^ de 3^^ eUiViron de bauleui:, eat or- 
n6e de qulhtrie medaillooA rond^ o^acmi aculpt^s lea 
animaux evangeliatiquea^ et elie est lerminee par 

BVLLETIN T. X. 87 



— J94 — 

des flearsde lis doQl le p6lal9 da milimii aa boot 
des deux bras, est marque d'une eroix« 

Le detant de la eroiz, large de 0,1S, est eonyexe 
ei Gomme deehiquete. IJoe gorge menagee de eha- 
que eAte eit onito de boulons ; eft ron Toit en outre, 
en saillie, une suite de feuilles de lierre formant une 
espice de er6te. Le Christ, haut de 1,10| a le nimbe 
crueifdre. C'est une csarte de sculpture qui n'est 
pas sans mirite. 

Eglis^ de Ifoire^Jfame, d Lombite. 

% Croix triomphale suspendue dans la nourelle eglisel 
'Bm^l^fh^ lifTt. Voiei la deseription qui nous en 
est donnte par one personne trds-eompetente et k 
qui nous eq^rimoBsici toute notre reconnaissance : 
« Cette'croix, plaeee autrefois centre un mur, 
n'a^ait des omements que d*un seul c6te. Depuis 
peu, on a allonge le montanti et les anciens ome- 
ments ont ete reputes du c6t6 qui n'etait pas tu. EUe 
est bord^e de crochets formes de feuilles frisees, et 
les quatre extremites sent terminees par des bou- 
quets ou panaches, dent les parties principales res- 
semblent plut6t aux feuOles enroul^es en Tolute, 
qu'on trouYC dans Vornementation du XYIIP sidcle, 
qu'li celles employees dans le style ogival. Les pan- 
neaux etroits et en enfoucement, qui existent sur 
les quatre bras, sent ornes d'entrelaes de Tepoque 
flamboyante. » 

L'imperfection des crochets et le m61ange des 
feuilles et des omements semblent indiquer le com- 
mencement du XYI^ sidcle pour la date de cette 
eroix. Elle est suspendue au moyen de deux barres 
de fer, sur lesquelles sent plac^, de distance en 



diatanee, dm globes viee moidures. Elle est d^r6e 
d'lme {Mintore pdlyelirome, or, Mea et raoge. 



sorrs DC catalogue. 

. GAMTOH Vm CBMmnOU -^ ABlONDIiilllBfT DS QEUALBIOI. 

4t7 Giboite en argent en parde dori, repou886 et eisele ; 

le eonyerele suirmonte d*tme eonrbtine. H. 0,88. D. 

pied, 0,196; eotlpeyO^nS. 
804 Voile de benediction portant ks images de ia sainte 

Yierge, aainle Catherine, saintQ Dnald et sainte 

Barbe* Le travail est on point d'AIenf on. 

GAMTOlf OB imCBB. 

EgUiB Saim-Uritner, 4 Bincke. 

84S Reliquaire en forme de bras, en argent orne de qua- 
torze plaques niellees, de filigranes et de cristaux en 
cabochons. Quelques-unes des niellures offrent des 
ornemenls, d'autres des chasses mystiques, des 
lions, des dragons ei des monstres d'un dessin ener- 
gique. La base est en coiyre rouge grave et dore. 
XU* sidcle. Ge reliquaire provient du Iresor de I'ab- 
baye de Lobbes. H, 0,68. 

844 Reliquaire en forme de bras, en cuivre dore et en 
argent, orni de pierreries et d'emaox champleves et 
cloisonnes; la masse est enfoncee au ciselet, mais 
les dessins sent formes par de petites cloisons con- 
toiitrnees. XIII' si^de. Sur la base se trouve grave : 
t PS CAvrrB s. thomb. de beachio s. dtomish. db s. 

ADB1AN0 MABTIBB, GV AUIS V. DB BBACHIO S* UCOBI. DB 



anuua «• «A«is.iwc*ftiujf 0.'0tMi;Oiiy'tt'iijoule 

Ge reliquaire provieat du tresor de Tabbaje de 
Lobbes. H, 0,6?. , ^ 
586 Le Christ en eroix eiitre W saihte Vierge el saint 
Jiift« U^fitmk sm^Mmie de hdimjfiatrmiieM, paries 
fines, emeraudesj rubis et saphirs. La figure du 
Christ, celled de la sainte Viergeet de saint Jean et 
le mpnt CnUjair^ .«pqI m^i^^menX r^BOfur^rti ^e- 
m^ijK La base ovale, est egalement .groi^e de pierre- 
ries comprises entre deux tora4i4^ 4^^^ Vj9Me est 
^maillee. Au-dessous u^e plate4)aiule ajoxgrec 4^ 
(}U4trefeuilles. Ce joyau Xut dQnne par Kargpierile 
dTork, veuve de Charles le Temeraire, au cbtpilre 
de Binche. Vers 1460; le petit reliquaire est beau- 
coup moins and«D«H»^,ltS, Pied, 0,07S sur 0,060. 

CAMTOff DV CHiilll. 

BffUse Sirifdi-Pi^re-et-Paul, d ChinuH. 

sot, 504 llosaique byuatine repre^enUmt le Christ, icxc, 
vu h mi-corps, tenant de la inajiu gauche un livre et 
bcAiteant de la mani^re grecque^ EL0,128. L. 0,101 . 
Cadre d'argent estA04>e et dore en partie« XV* si^ 
cfe. H. Q9915, i, 0^106. Bolie en urgent posant sur 
quatre lions debout qui soutifflmemt des coQtreforls 
surmpntes de pinacles^ relies enire eux par U9e ff^ 
lerie decoupee ^ jour* La psrlie auperieure est onite 
d'un ecu ecartele w 1 et 4 d'argent k trois faces de 
gueules, qui eat de Croj, au S et 8 d'argent k trois 
doloires de gueules, le« deux du chef adoa^j^eS) qui 
est de Renty ; surtput ecarlele au 1 et 4 d'or k neuf 
losanges posees par trois, et au 2 el 9 d'or au lion de 



. « .* .. .^ 



:-:te HTSTrmi'^UE ft littepjvire ee tcurnai. 










VM 




M O S AI QUE B YS ANTI N E 

c'lppdi'tericint a Vev)lise de Chimay 



A..^.. A— 



sable. L'.taNB*eitibi«wM»Mlliar 4&k Toison d'or. 
Sor le fyi^i SQ Iffowe une bande ornee da la legeude 
que Yoici en ttajdseol^ nf elites : 

EftfoW Gansn hekbt qvah CAftmsv^ 

^ AirrS BANG HAGNI ITlCTAH 

DKDIT nr YIGNYS 1H0RI8 MlNQITB CrOY 

lmAto 9tXTV8 Papa Philifpo« 

la mosalque fut donnee par le pape Sixte IV k 
Philippe de Croy, deuii^me comte de Ghimai^ am- 
bassadeur des dues de Bourgogaej Philippe et Char- 
les, passant par Rome pour se^rendre ^ ia cour de 
Ferdinand d'Aragon, roi de ]!Iaplef, Tau U75. Phi- 
lippe de Croy en fit don par sou testament du f 
septembre 1476, avec le coffret decrit ci-dessus, ^ la 
tresorerie du cbapitre de Chimai. Ce xoffret est 
ferm6 de deux cleCs, dontVune etait destinee au tre- 
sorfer et rautre au doyen. 

Une mosalque semblable se troute dans f eglise 
de Borcette, pr^s d'Aix-la-Ghapelle, une autre au 
ifiusi§eda LouTte It Paris, et une troisitoe a Florence. 

Bam un liYret imprimis K Doaai, en iOSi, il est fait mention de la 
nosalqae de Chfnai en ces termes : Habet Aesaurarla ecclesiae Ct- 
manc9niii miagiiMiii anam samma aatiqaitate commendabitem 
Christ! Domini mosaic^ sen masivft artCy nt vocant, compositam, mu- 
nf tatim concisis et in unum corpus coadunatis diversis partibus fn 
fanaam sioiiem HU missae, at fartur, flb AgaroregiEdessenontm. 
Hanc SizliisIVPomifex dano dadit Pbillppo de Croy comiti cima- 
censiy legato misso k duce Burgundiae ad Ferdinandum Aragoniam 
regem Neapolitanuu : anno iA75. 

Nous donuons le dessin de cette mosaique. 



&0 SaM-Nicolat, d Sars-i 

SS7 BaauB rond| en eoiTre repoune el estampe; fe re- 

bord est ome de fleors el d'oiseaiu becquetant des 

grappes de raisin. XYII' ndcle. D. 0|S1. 
SAO ChanffiBvelle en euif re ; pied bepugone. XVP AMe. 

H. 0,44. 
Ml Bteitier portaiif de forme otale, en eoiTre repousse 

el estampe, nnini de deux Iftles d'anges soutenanl 

des mneacix. H. 0,S1« 
4M Ostensoir en eorrre dor6 el en argenl ; la mons- 

iranee, en soTeil, surmonlee d'one eoaronne. Au- 
• desBOns dn pied on lil i D.StephanuiPicquet Prior 

deBeigne 160S. H. 0,465. 

Get ostensoir provient da prienrS de Hsifpe, oommoae de Jamet, 
q«ii d^peodsit de I'sbbaje de Ldbbes. 

M. Goudter, cwr4 de Sars-la-Bimsiere. 

919 Annoati en argenl en partic dori, garni d'ttne aigue 
marine Ir^foucee entoaree de brillanls ; le jonc 
IraTaille^jour. 

920 Anneaa en argenl^ en parlie .dore, garni de pier- 
reries. 

921 Anneau en argenl dore garni d'un lopaze. Ges Irois 
anneaux protiennenl de Tabbaye de Lobbes. 

OBJETS D'ART DE L'ARRONDISSEHENt DE CHAR- 
LEROI QUI irOKT PAS tit EXPOSES. 

Sdminaire de Bonne-EBpirance. 

1 Calico golhiqoe en argent. Pied rond- Tige hexa- 
gone, donl les aretes s'aplanissenl sur le pied, ornec 



d'ane pelila igihm 4 m Imier ol d'an gros nooad fi- 
nement tiaeU aa milieu ; Suisse coupe Irte-petile. 
H. 0)SS; largeur du pied, 0,U7; largear de la 
eoopei 0,10« 



PAEOISSK PB OILLJ. 



EgUie Je fanotmiM abbayei de 

2 Reliquaire du saint GIoU| haiil de O^O^Ked gathi- 
que, en argeut« La partie superieure eaamiid mi un 
cercle en itoire, de 0,40 do c&reoaC^f;Qi^^«p|f)iqu6 
eonire un aulre cercle en axgen^t.iip fiontOiiuBdt la 
lunelte, en or est artistemeni cisel&« cJLa . retinue est 
placeedans un autre rond, mobilei q^jpi^adapte 
dans le reliquaire-monstrance* 

Sur le cercle en iToire, de fines et tr^s-delieates 
sculptures represenient des personnages occupes It 
lire, des instruments de supplices, des palmes, etc. 
Gelle relique, et sans doute le reliquaire, yie^nent 
de Cologne. C'est un don que fit en 1 S35 Hans Virsely 
doyen du cbapilre de cette ville, k sa smur Dame 
Oda^ abbesse de Soleilmont. 

t Reliquaire consistant en un coffret, foirme d'une 
seule ecaille de grand prix, tout garni d'ornements 
en argent. II repose sur quatre pieds, aussi en ar- 
gent. Sa longueur est de 0,24, sa bauleur de 0,17 et 
sa largeur de 0,10. La partie superieure, qui s'ou- 
Yre, est otale. 

Ge coffret, qui contient plusieurs precieuses reli- 
ques, est un cadeau fait, en 1617, par les arcbiducs 
Albert et Isabelle, qui avaient desire a^oir une 
partie du saint Clou de Soleilmont, et que leur pro- 
cura I'ef 6que de Namur, Jean Dauvin. U fit, chei 



luiy la diyision de la relique le K aeptembte 1617 et 
il en coiislala rauthenticite* 

Dames VrsuUnes de Toutnai. 

4 Qaatre chandeliers en argent de 0,64 de hauteur. 
Sur le pied qui est trtangriaire, de la forme mo- 
dcrne des chandelierid'egUse^saot troia cartouches, 
dans I'un desquels, sur chaque chandelier, sent 
dfem ecus. Geloi <fe dextre est eeartele, an premier 
elau qnatritaie de gneules, k ttne antruehe d'argent, 
pot tant en son bee un fer k cfaeTal de m^me, perc6 
d0 sablcr; 6t an denxitoe el au ttoisi6me, d'or & la 
croix paHee d^azor. Ce sont les armes des Cordouan^ 
mm Tordre des qnarCiers pourraic bien ayoit ete 
interverti. [L* autre eeu^ k senestre, est partr d'azur 
el d'argeut, eC cbarg6 de tvois roses, deux en chef et 
vfie en pevnte. 

Ges deux £ans scnirf fimbrgs ensemble d'uncasque, 
tare en tiers, avec une licome pour cimfer. Ge^qua- 
ire chandeliers furent donnes k la eommuftaute par 
Jacques Gordouan et par la dame Harie-Jeanne 
d'Auby, k Foccasion de Tentree de kor fiHe en reli- 
gion, sous le nem de mdre de sainte Felieite, en 
17W. 

Jacques Gordouan, conseiller au parfementde 
Flsndre, mourut k Toumai, en 1701. 



— SOI — 



STANCE DU JEUUI 1» D^CBMBRE 1864. 



M. F. Du Bus aine, Pritideni. 
H. Jales Wacquki, secretaire. 



li est donne lecture du proees-Terbal de la seance de 
noTembre dont la redaction est approuvee. 



OVVRiGBS 0FFBRT6, 

De la part des societes savantes : 

Bulletin de tacadSmie roymle des sciences, des lettres 
et des beaux-arts de Belgique, 8«« annee, V serie, 1. 18. 

— Bulletin de la societi des antiquaires dePicardie. 
Aunee 1864, n*S. 

— Bevue agrtcole, industrielle, littdraire et artisti- 
que de la sociiU impMale d* agriculture, sciences et 
arts de Varrcndissement de Valenciennes , seizi^me an- 
nee, t. XVIII, n- 2 et 8. — Aoftt 1864. 

— Bulletin du cotniti flamand de France, lome III, 
n« 10. Juilletetaoiit 1864. 

— Bulletin ^f^hibliophile beige, tome XX, 5* cahier. 

— Annales &i^ 90ci4ti arcMclogique de JVamur, 
tome YUI, 2« iivraison. 

BULLBTIIV T. X. S8 



«.i' 



Delft ptrt de I'^ulMir : 

— Culi0 et iconograpkie de S. JeafirBapii$i€ dans 
le diocise d' Amiens, par M. Jdles Gorblet. 

— Promenades et causeries. — Essai de tableties 
lUgeaises, par M. Alb. d'Olreppe de Bouvelle. 

— Comment peut-on fonder un musie 9 par le m^me. 
De la pari de H. le gouf vi|mi» du Hasnaiit : 

— Bapport de la diputation permanente, sestion de 
1864, — Anoeies. 

— Tableausp archiologiques, par M. Yinceat, archi- 
leele pro?ineiaL 

• » 

M. le lieaire-general Youui rappelle 4 raasemblee 
^a'ane demande d'eehange de publkalioaa a eli faile k 
la Soeieie par lea redacleurs des Analectes pour servir d 
Vhistoire ecclesiastique de la Belgique^ et qu'aucane 
deeiaioa n'a enoore ete prise jiiaqir'ici aor ^te denaiide, 
qui lui parall meriier d'etre aecoeiUie. Ijea qoalre faa- 
eiealea de ee reeueil qui ont paru rannee dernidrei el 
qoi fimoent an f ol. de 218 pagi^ii renfermenl dea doeu^ 
meota) en aaaex gr^nd nombre, qui coneemenl I'aneien 
4ioe^ de Tournai. £a ¥<>iei la liate cbronolbgique : 

1 108, 18 at ril. -«- Le pape Pascal II eonfirme dana aes 
{MMaeaaions Tabbaye de Sainl-Hartin, k Toumai. Carl. 
deVabbasfo* 

1111. — Odon, e¥^ue de Cambrai, donne Ji Tabbaye 
deSaiut-ltartin, li Toorhai, lea eglisea dePapegnies el 
d'Ofliehes. Ibidem. 

1288, U dec^tnbr^. — La dame de Beterbn >(Waea) 
deelare li'l%veq«e de' TonriAi qtfelle' ne prfifeend paa 
ayoir droit aux dimes ndTal<» deXleldretht^ o^s qvABlle 



— aoi — 



1q0 reliendjcail vdonliei^ pour en eouMecer Jeftrevcniifl k 
la HtUse d'line oouv^lle igUie, dool U aQcciiMilese Jail 
sentir. C^ri. tU l*Acikk4 fU Tomnm^imx A^ckSou de 

1257, U avril.— Transaction enlreTcYdque deTour- 
nai el Ip Chapilre de S^-Donatien ^ Brugeis. Ccir4[. n^lSlli 
fol. SB, ihidnm. 

1969, 27 avril. — Erection da deeanat deSeclin et 
uomiiiaiioft dii.^eiiuf r 4fyfl«i. Corl. </e Tmtmai^ ibid. 

I^ premier doyen fat Jacques de Ja Hi»lle^ cure de 
Chemy» 

1S77, SQ janvier« — Les babitanls de Verrebroek le- 
moigfieii^ Leur rcconnnsaance k I'ev^ue de Tournai 
pqar lea faf ears spirilaellea dont il les a combies. 

I MO, lOnoYcmbre. — Balleda pape Mariin V, par 
laquelle ii defend de laneer rinlerdit aur les e^Iiaes ^u 
eimetidres dela villede Tournai, sans rauftodsalion ei- 
preea^ da Saint-Siege. , » 

U63, 8 jttiIlet.-Le pape Pia II eooie k Tardiidiaere, 
au tresorier el k Tofficial de Gambrai Feiamen d'nne de- 
inande adre89ee an Saini-^Siege par Guiitaame Vilaslre, 
ev^ue de Toamai^ afin d'oblenir de son i^rgi le paie- 
ment do droit appele tynodaUcum en eathedratkmmi 

156S, 1** aofti. — Pie II inforfiieks^tdquesdeClani- 
brai et de Terooanne et le deceit de KcTerada prit ilegc 
quHl viant d'aecorder k Gaillaame Filastre, jev^ne do 
Tournai, pour lea visiles pastorales do son dbc^iei Qri^ 
gmaL Archives de tEtaL 

ltl7t, SO fivrier. ^ DeoMinfaremenl derarchidiaeone 
de Tournai el erection de celui de la Flandre» (7ari.> n** 
B8. /btfibsm. 

Par suite de rereelioades nouveaux eviehesf en IKAS, 
le dioe^e de Tournai jieeonscrTa. plus qQ'anr>seiU air- 



ehidt.ieonei eeloi de Toomai. Ceax de Bruges et de 
Gand furenl delacbes dc Tournai pour former deux nou- 
Tcaux dioedaes. L'arebidiacre de Tomrnai elendait sa ju- 
ridiclion sur les deeanato de Tournai, Lille, Seelin, Hel- 
chin et Gourlrai. 

'L'ev^ue Gilbert d'Oignies enleva deux deeanats k 
Farehidiacone de Tournai pour en former le nouvel ar- 
cbidiacone de Flandre. 

1618, 15 juin. — Lelires et documents telatifs k la pre- 
scnlalion de candidats pour les ev^cb^s vacants d'Tpres, 
de Namur et de Tournai, en 161S et en 1614. 

1648. — Rapport adresse au Souverain Ponttfe, Inno- 
cent X, par Francois Yilain de Gand, cv^ue de Tour- 
nai, sur Tetat de son dioctoe. Archives de Pivicki de 
Tournai^ n* 187. Arch, de VEtat. 

De tous ces documents, le plus important est, sans nul 
doute, le dernier, qui etait, jusqu'ici, demeure inedit. 
H. le Ticaire-general en a signale un autre da mSme 
genre qui se trouve k la bibliotbique de Ulle (\) k 
H. Reusens, Tun des direeleurs des Analectes et profes- 
seur d'arcbeologie k Tunifersit^ de Lourain, e'est le rap- 
port sur le diocise de Tournai adresse en 1678 au pape 
Innoeent XI par Tev^ue Gilbert de Cboyseul. Ce rap- 
port est d'autant plus curieux qu'en le terminant, le pr6- 
lat essaie de juslifier la conduite qu'il a tenue dans 
Taffaire du petit li?re qui a &it tant de bruit, intitule : 
Avis saluiaires de la sainte Vierge Marie A see divdts 
indiscreis. 

La proposition d'ecbange est adoptie par Tassemblee. 



(1) Catalogue de M. Le Glay, th^ologie n« IIG. 



— 808 — 

M. le vicaire-general Yoisin fait ensuile la commuin- 
catton suivante : 

La cathedrale de Tournai possedait anciennemenl 
tant de cboses precieuses, qu'elle semble avoir lass^ ceux 
que rimpiele et la rapacile y avaient amcnes dans les 
inaavais jours pour la depouiller. Le choeur fut ferme le 
7 d^eembre 1797, puis deyasl^ el m^rne depave. II do- 
meura en cet etai jusqu'apr^ la publication du concor- 
dat, el on ne le rendit liVexercice du culte qu'en 1804; 
cependant, dea objets d'assez grande valeur y ctaient 
demeures intacts. Nous en a?ons Irouire la lisle, avec 
leur estimation faite k la demande du gouvernenienl. La 
•voici : 

t Liste des objets d'art, appartenanl h Tancienne ca- 
thedrale de Tournai, qui n'ont pas ele ^endus lors du 
Tandalisme revolulionnafire, el qui onl ete retrouv^s dans 
ladite cathedrale aa nitablissemenl du culte public. 

l*" Le jube el tous ses omements. 

2** Qualre figures , en niarbre blane , hautes (te 7 
pieds, representanl S^ Piat, S^ Eleuthire, la Religion el 
sainte Agn^s, estimees eent louis la pi^e, aujourd'hui 
plaeees aux porles laterales du choaur. 

i*" Qualre genies, en marbre blane, perlanl ebacun 
un ecussoD, places aujourd'hui sor les pilastres dea deux 
porles laterales du chcbur, eslinies 50 louis. 

4" Huil genies, en niarbre blane, plac6s au«-de8sus des 
statles du choeur, eslimes 80 louis. 

5"* Trois genies, en marbre blane, places au jube en 
dedans du choeur, eatimes 40 louis. 

6® line vierge, en marbre blane, placee a la chapellc 
derriere le chcBur, estimee 50 louis. 

7*" Deux genies, en marbre blane, places derriere Te 
grand autel, eslimes 100 louis. 



— M6 — 

8* yoe deteenle de eroii el aoalrc genics, en tparbro 
bknc, places en la chapelle de Monseigueur, iralant 200 
louis. 

9*" Dn Salvaior, en albHtre, place k la ehapelle d& 
M. DuTif ier, eslime 10 locals. 

On n'a pas mis les prix dans Vacle en? oje k la pre- 
feelure de Mons. » 



M. Ic comte de Nedonchel annonce que son Ira^ail sur 
la peine de morl k Tournai esl termine, el it donne lec- 
ture de riutroduetion. Ce tratail formera le prochain 
volume des Htmoires de fa sociele. 



La seance esl levee. 



S£4NCE DU JEUDl li JANVIER 1865. 

% 

M. F. Du Bus atne, Prdsithni^ 
n. Jules Wagqusi, $9criiaire. 



Le proc^s-Ycrbal de la deroi^re seance, donl il est 
donne Icclure par le secretaire, esl adoplc pat I'as- 
semblee. 



— «07 — 

oDTiiAG^ oprmts. 

De la pari des socieles sa^antes : 

— Meisager des sciences hisioriques cu archives des 
oris et de la bibliographie de Belgique, annee 18G4, 
8' livraison. 

— Buileiin de facadSmie royale des sciences, des let- 
ires et des beaux-aris de Belgique, S8* annee^ 2* s^rie, 
tome Id. 

— Retue agricolSf isidnstr telle, liiidruire et ariistir 
qUe delasodM imp4riale ttagricnliurej sciences ei 
arts de Farrondissemeni de falenetesmes, sehitoe an- 
nee, t. XYIII, n"* 4. Octobre 18M. 

-^ IMue cathoKque, huilidme 86rie, annee 1864, ll"" 
et IS* livtaisons. 

— Journal historique et litter aire, t. XXXt, liv. 9. 

— Bulletin du comit4 flamand de France, tome III^ 
n* 1 K Septembre et' octobre 1 864. 

— Mimoires de lasdciM impiridte <f agriculture, de 
sciences ei d^aft, sdant' i Ifpudi^ deuli^md serie, tome 
VII, 186M8M. 

— Revue de la numismatique beige, 4* serie, t. II. 



Noud trouvons h la page 441 de ce recueil la notice 
suivante, publiee par U. le CQmle 6. de Nedonchel, 
membre titulaire de la sociele. 



— S08 — 



GOURONHE DOR DE GHiRLES-QDIHT. 

SEIGNEUR D£ TODRNAI. 



Le tome V de la deuxi^me serie de eette Revue con- 
tient uu article sur la monnaie de Tournai, depuis 1498 
jusqu'a Tan 1578. Plusieurs nouveaux documents et des 
specimen de pieces sont venus confirmer Topinion et 
les appreciations de notre honorable collegue, M. Ch. 
Cocheteux, auteur de celte communication. 

J'ai pu, en efFet, completer k pea pris la serie des 
monnaies frappees k Tournai pendant la courte domina- 
tion du roi Francois I*' sur celle seigneurie. EUes seront 
decrites dans la notice sur I'histoire monetaire de Tour- 
nai dont je m'occupe actuellement. Une seule piece de 
Charles-Quint a el6 retrouvee et m'a ete vendue par 
M. Kleber, de Paris ; elle m'a paru assez interessante 
pour que je la fasse connaitre ici, car elle pruuye de nou- 
veau que, pendant le long rdgne de ce souverain, Tate- 
lier monetaire a parfois fonctionne dans Tournai. Nean- 
moins les documents qui pourraient nous donner des 
renseignements precis k ce sujet nous font toujours de- 
fa ut. La rarete de ces pieces nous porte k croire que 
Fatelier tournaisien n'a emis qu'un petit nombre de 
monnaies k I'effigie de ce souverain, dans cette partie du 
XVI' si^cle. Nous n'avons pu jusqu'ici decouvrir de ce 
fait un motif plausible, mais enfin, la pidce en question 
paratt Stre la seconde seulement que Ton ait retrouvee. 
La premiere, citee par H. Cocheleux, est suCBsamment 
eonnue; elle porte la date de 1S5S; celle que je decris 
aujourd^hui est une semblable couronne, mais d'unc date 
anlcrieure, 11S41. 



— S09 — 

Av. t CARO : D : G : RO : IMP : HISP : REX : 
DVX : BVRG : D : T : Eeusson k cinq quarliers, sa- 
voir : Aalriche, Bourgogne aux Irois fleurs de lis, Bour- 
gogne aneiea, ei Brabant avee T^cu au lion de Flandres 
brocbanl sur le tout. 

Jbv. M DAHIHI : YIRTVTE : COTRA : H0STE8 : 
TTOS : 1541. Croix bordee, au ecsur form6 d'une rosace 
k qiialre feuilles, les branebes terminees par des fleurs 
de lis ; la eroix cantonn^e de deux aigles bicephales et de 
deux tours donjonnees. Or. D. O^OM. 6r. S,S9. 

H. le capilaine GocheleuX| tout en designant pour 
Tournai la couronne d'or qu'il d6crivait eji 1859, ne dis- 
simule pas qu'on deyrait lire k la fin de la legende : 
DOH. TOR. La nouvelle in^ee, presque ideiitique avec 
la sienne^ porle pour designation locale D. T«, letlres 
initiales que nous vojons sur d'autres pieces frappees k 
Tournai^ sous Philippe II et ses successeurs, et indi- 
quant, sans aucune incertitude^ cette ville pour le lieu 
de sa fabrication. EUe a, en outre, comme la premiire^ 
une petite tour, seconde marque monetaire de Tatelier 
tournaisien. Gette pi^ce que je poss^de est destinee k la 
collection numismatique de la ville de Tournai. 

€*' DE NfiDOKCHXL. 

M. lo comte de Nedonchel montre k ses colUgues une 
maille de I'ev^que Lambert. D'un e6t^ ae trouye un 
buste d'eydque entoure du mot luibhit, et de Tautre une 
croix, dans les contours de laquelle on voit les lettres 
S T et rinscription suivante : mokbta E. Cette petite 
monnaie date 4u XII* siicle. 

M. le vicaire-g^neral Yoisin fait ensuite une petite 
communication relative k la ch&sse des Damoiseaux. 

BULLBTIN T. X. S9 



— SIO — 
GOHMENT U CHASSE DES DAHOISEAUX 

novs A tri conserv^e en is78. 

De kien trisles souvenirs sonl attaehes k eelte aiinee 
1578. La Belgique ctait parlagee enlre einq annees, en 
J eomprenant eella des malconlents. On ne sa^ail plus 
oik etail rautorit^ lef^Ume. Toornai obeiaiail aux Etata- 
Generaui de Bruxelles : mais quelle aatorite represen- 
laient ces Etals, deelaranlle 7 d^mbre 1677 Don Juan 
eonpable de rebellioni et taineus par ee prinee k Ciem- 
bloux le Si jantier suivant, appelant Tarebidue Matlbias 
el deelarant, peu apr^, qu'ils ne feront rien sans le eon- 
senlement de la reine d'Angleterre ; aeeeptant les ser- 
Tiees dtt due palalin Casimiry arrivant avee des soldats 
allemands payes par TAngleterre, et deeemant au due 
d'Alenfon le tilre de defensenr de la liberl6 Belgique, 
apres que les intrigues de sa soDur, reine de Eranee, lui 
eurent lacilile I'enlree des Pajs-Bas; et tout ecla, tandis 
que lie prinee d'Orange ^lait re^ u en triompbe k Gand 
(19 deeembre 1677), que Bruges etail au pouvoir de 
&.;boTe (26 mars 1678), qu'on y brtllail des religieuz, et 
que Monligny eommandait ses malconlenls. Aussi le 
elerge de Tournai| eomme nous a^ons dejk eu oeeasion 
de le dire, elait-il divisi sur la question de sa^oir k qui 
il lallait obeir. Ilarrita m6me un jour an ehapilre (6 mars 
1678) qu'un ebanoine do nom de Corbry aeeusa ses eon- 
(rires, avee bumeur, d'^lre trallres au Roi, k la reli- 
gion et k la patrie. II dut iaire des exeoses deux jours 
aprte. 

Dans nne pareille situation les depenses publiques de- 
-vaienl ^tre enormes et la perception des impAls fort dif- 
fieil^. Kien d'ilonnaut done si la eaisse puUique elait 
vide. 



— Sll — 

Les £UU imi^nirent un moyen singalier poar h 
remplir* lit s'adress^rent a tous les elabliMeioenU reli- 
gieux el leur demanddrent leurs joyaax, ehiasesi reliquai- 
res d'or et d'argent d priier, G'est ee qae nona Toybnfl 
par plutieura aetes capitulairea, cntre leaquela le plus 
eurieux eat celui ou il est question des Damofseaux. 

Une premiere demande fut faite au ehapitre, le der* 
nier jour de fevrier 1878, pour avoir tous les joyaui. 
On s'en exeuse le S et le tf mars. Mais la mdme demande 
fut renonvelee au nom de rarehidue Matthias le 5 juillet, 
et^ le U du m^me mois, d'une manidre plus pressante, 
par le sieur Tolvenare, eeuyer, seigneur de Cueme. II 
exigeaii qu'on donnAt, enprii, tous les vases, tous les 
meubles en or et en argent, omnia vasm fi mpBlheHlni 
aurea et argeniea, 

Gomme tout le monde savait que les Damoiseaux 
s'etaient fait faire, depuis peu d'annees, une eh&toe en 
argent massif d'un grand prix, elle avait attire tout par- 
tieulierement I'attention de notre nouvel H6liodore. Elle 
etait I'objet de sa convoitise et les Damoiseaux ne savaient 
plus que faire pour resister ii ses exigences. A boot de 
moyens, ils prirent la resolution de eon&er leur fierte au 
chapitre* . 

A cet effety le vendredi 18 juillet I8789 pendant que les 
chanoines assembles deliberaient sur la eonduite k tenir 
k I'egard du sieur Tolvenare, cinlq Damoiseaux disputes 
par la confrerie se presentirenl a la salle capitulaire. 
Cetaient lea sieurs Hornu, Desmards, Gobaut, Cialonne et 
Uebart. 

lis expos^rent qu'enmyes par leurs confreres, ci- 
tojens notables de la yiite, ils venaient demander au 
ehapitre dte prendre la fierle d'argent qu^ls avaient fait 
faire^ apr^s le sac des eglises en 11S66, sous sa garde et 



— 8ia — 

preleelion, comme les autres cbli98<}8 el joyAui de VBglise; 
que lear demande merilail d'autant plus d'etre prise ea 
consideration qu'ils avaienl eonsacre celte fierle k Dieu 
et it la bienheureuse Vierge Harii^, qu'ils I'aYaient don- 
nee & ll^lise et qu'ils venaient encore reiterer ▼erbalc'- 
ment eelle offrande ; qu'ils priaient en Conseqaence )e 
chapitre de leur dire ce qu'ils avaienl k repondre au de- 
pute des Etats, qui voulait avoir leur chl^sse, el qu'ils sui- 
vraienl en cette circonslance la ligne de conduite qu'on 
voudrait bien leur tracer. 

Le cbapitre, continue I'acle capilulaire, loualeur piete, 
leur zMe, leur atlachemenl it la religion, accepta leur don 
et remit au lundi suivant la resolution ii prendre ao sujet 
de cette affaire j mais il leur promil d'avoir la m6me sol- 
licitude et d'employer les monies moyens pour la conser- 
vation de la fierte des Damoiseaux, que pour celle de tous 
les autres objets precieuz que possedait TEglise, pourvu 
qu'ils fussent pr^tsii venir en aide au chapitre; ce qu'ils 
promirent de leur c6te (1). 

Le lundi suivant SI juillet on fit la lecture du projet 
de la reponse qui serait fieiite au sieur Tolvenare de 
Guerne pour refuser de satisfaire k sa demande. Ge projet 



(I) Veneris, IS'' Jalii (1578) : 

« Comparenlibus Dooiinis Horoo, Desmares, Gobaut, Calonne et 
Li^bart, depuialis et missis (at aiebant) ex parte reliquoram Do« 
miceliorum sea noubiliom civiam hojas civiutis et petenUbus fere^ 
irum argenteum qaod coofiei josserunt post devastationem eeolesia- 
rum aani LXVf in protectione Dominoriim suscipi proot alia feretra 
et jocalia hajos ecclesise, maxime cum illud Deo, Bealissimae Yirgini 
Maris ac huic ecclesis dedicarint» dederfntqoe, ac sponte nee non 
kernel et iterum Terbaliier dominis illad se dare declarant et proindfe 
quid el quomodo sibi ad commissarium staioum dictum fcretrum pe- 



— 81S ^ 

ful adople el i'on pril d6 plus la resolttlion d'eerire di- 
rectemeut k Tarchidue Uallhiaa pour a'dicuser du refna 
qu'on faisait de depouiller TEgliae. LUUrtu excusaiorias 
d traditione dkiorumjocaltum. 

L'expedient imagine par lea Damoiseaui fut effieace. 
lis conserYdreut leur ch&sse et nous la posscdona encore. 

La seance est levee. 



STANCE DU JEUDI 9 FfiVRIER 18C5. 

M. le yieaire-general Voism, President, 
M. J. Wagqdr, iecritaire. 

Le proces-Ycrbal de la derni^re seance, dont il est 
donne lecture par le secretaire, est adopte par Tassemblee. 

OOVRAGES OFFBRTS. 

De h part des socieles sayantes : 

— Revue catholique, huili^me serie, annee 1865, 
V livraison. — Janvier 1865. 



tentem evocatis respODdendum sit, capitatum coosulentlbus, cujos 
determinaiionem hftc fn re omoino sequi statuergnt. 

Domini pium eorum zeiom ac bonam ia relSgioDem catholicam vo- 
lunlaiem laudaDtes, donumqae eorum liberate acceplaDtes, ob id qaod 
ejas oegotii solulioDem in diem lanae proximam distulerunt ad diciam 
diem responsionem praetolandam censueruot, promittentes parem 
de dicio domicetloram ferelro per eos (ut prsemiltilur) ecclesis dedi- 
cato, datcque, ae de reliquis dictae ecclesiae Jocalibus sollicitudinem 
et curam m babiluros, modo muiaam in hoc eorum curam dominis im- 
pendere aim parati. Quod vicissim se praeslituros promiseront. 



— tu — 

— lUvue agricole, mSksMelU^ UMrmire el arUsii- 
qm0 d§ la mogUU impirMe ^agriculiurB, tctencef ei 
arii d$ tarramdiMtemmU d$ Vmlenciennes, ■eizi^me an- 
nee, t. XVIII, n« 5. — Notembre 1864. 

— Bulleim du bibtiaphitk Mge, publie par F. Heuss- 
ner, tome XX, 6* eahier. — Jailvier 1805. 

— Bullelm de FimlUul amhiologique Uege&is, tome 
VI, troifliime lifraison. 

De la part de Taateur : 

Nolke sur le colUge desjisuiies anglais d Liig^, par 
A. Dejardin, eapitaine do genie, membre eorrespondant. 

— Le Mueie tfapoUan A Amiens, par J, Gorblet. 



GOaaBSVOMDAllGI. 

M. F. V« Goethak, bibliothecaite, biograpbe et gen^- 
logiste k Bruxellea, demande Techange des publications 
avee les siennes dont il donne la lisle. 

L'assemblee accepte ayec empressement la proposi^ 
tion de M. Goelhals. Le secretaire est charg6 de Fen in- 
former. 



M. le comte G. De NtooMCHBL donne lecture d'une 
notice sur quelques Jetons tournaisiens, qui sera inseree 
dans les Bulletins. 



M. le vicairc-g^neral Voisin fait voir k l'assemblee plu- 
sieurs dessins d'objets d'art anciens appartenant k des 
eglises du diocese de Tournai ; <ies dessins representent 
1^ les croix triompbales qui se trourent dans les eglises 
d'ErquenneS) de Lombise et d'Harcbies ; V les details 



I -s 



— S15 — 

d'une croii de proeession du XII* si^cle, appartenant k 
Tegliae d'Ogj ; t* le phare pedieul^ de lami^re, en fer 
forge, de Tegliae de ChidTres ; 4"* une pierre tumulaire 
trds-curiease de I'^gliae d'Harchies, et 5* uue aiicieune 
croix, en fer forge, placee dans le cimetidre de celte 
paroisse. 

Le mftnie membre fail connaitre la reponse qui a ele 
donnee k one question, proposee dans les conferences du 
clerge du diocise de Toumai, au sojel des abbayes de 
femmes qui ont el6 fondees dans les differenles localiles 
du dioc6se actuel^ depuis le huili^me si^cle jusqu'li la fin 
du dix-huiliime. Gelle reponse, dont il fait la lecture, 
eomprend treiie petites notices sur les abbayes sui* 
mantes : 

1* L'abbaye de Bersilies, de Tordre de Saint-Augustan. 

V L'abbaye de Riveroelle, pr6s de Bonne-Espiranee, 
de I'ordre des Premonlr^s. 

Ces deux abbayes^ ainsi que celle de Flobeeq^, ont cesse 
d'exister depuii longtemps. 

S" Uabbaye de Ghislengbien, de Tordre de Saint-Be- 
noit, dedi^e ft la saint e Yierge. 

4* Uabbaye d'£piiilieu ft Mons, de Tordre de Gtteauxi 

K« L'abbaye de Soleilmont ft Gilly, de I'ordre de Gl- 
teaux. 

6* L'abbaje de TOIive ft Horlaniveh, de I'ordre de Gt- 
teaux. 

7* L'abbaje de Holre-Dame-dcs-Prcs-Porcins ou de 
Notre-Dame-du-Bon-Conseil, ft Tournai, de I'ordre de 
Sainl'Auguslin. 



— 816 — 

8* L'abbaye du Refuge-de*Notre-D«aie & Alh, de I'or- 
dre de Glteaui (1). 

9* Uabbayedu Sauchoil oaNolre-Dame-de-Sartii Kain, 
pr6s deTournai, de Tordre deCiteaux. 

10* L'abbaye de Belhleem ou Belian k UesYin, pres 
de Mons, de I'ordre de Saint-Auguslin, el de la Goiigre- 
galiou de Saint- Victor k Paris. 

ll** L'abbaye de la Tbure, pr^ de Solre-aar-Sambre, 
de Tordre de Sainl-Augostin. 

12*" L'abbaye des Benedictines-de-la Paii k Mens. 

IS® Les communautes des pauvres religieuses de 
Sainte-Claire etant gouveruees par une Superieure qui 
porte le tilre A'Abbesse, on joint k ces abbayes les mo- 
nast^res des Clairisses de Hons et de Tournai. 

L'assemblee decide que ces notices seront inseries 
dans les Bulletins. 

L ABBATB DB BEBSniBS DB l'oBDBB DB SA11CT-AU6U8TIN. 

(Ancien diocese de Gambrai) (2). 

Cette abbaye fut fbndee vers le milieu du huitiime si^ 
cle par saint Aldebert, comte d'Ostrevent^etsainteReine, 
son epouse, au village de Bersilies, canton de Merbes-le- 
Chftteau, non loin de Teglise paroissiale^ dans un lieu 
qui porte le nom Saint-Rainfroie^ fille atn^e des pieux 
fondateurs. Les religieuses de ce monastdre etaienl des 
ehanoinesses r^guli^res de Tordre de Saiut-Augustin ; 



{1} II est parl6 de l'abbaye de Flobecq daas la notice de l'abbaye 
do Refage-de-Notre-Oame k Atb. 

(9) Voyez Brasseur, Origines omnium totiui ffannonuB OBno^ 
Uorum* 



— 5il — 
m^igp quelque temgs aprfe 9$, ibqL4ftfioxi> co. mpna»l£rc^ ful 

premiirq abbme, 

fie bitaheureax Odto, fondliteardbl'lJiibayo cte Bonne- 
liperMiee, fit eonatvuire en M40 , rar un fonds de terre 
qai Itii afait'6l6r donni' par Gaulfaier d^ Efttiiines , el 
A^ldfep d& Hathy , un monaat^re da relSgieiisea de Tordre 
deaPfeBaonti)i6». Getle terra itait aiiaee aapria de Bonnes 
lipdraneedlina on lieu appele RheroelU. 

L» bienhedreux Odon pla^a k lia t^e de oedenouveHe 
eomigaunaut^, une noble TiergenommeOda, fille^de Wi- 
bertetde Th^e^line, plus distinffu^ ]^r sen heroi'que 
yerlu qae par son ^elatante beaut6^ qui ^ pour eonsenrer 
le lr^soppr4§Gieux de k yirginite el ne pas entrer danslea 
liens du mariagOj avail ea le ^n6reux courage de ae 
mutiler le visage. On ignore quand ce monast^e, qui 
toiti une dependanoe de BonnoiBsperanee, bA sup- 
primejil en restaii encore quelqucs vestiges lorsque £n- 
|;elberMlaglte^ 61lf abbe en 1011| terivitsachrenique. 

ViJ^ i*!QHpap w, &^^^T-^Bls^<w^ (Awoien dio^^ do Cwt 

Ida, vemedeGuy^ aeigneor deC;hi6vrte, une aiilrtf 
dumo appelte egalement Idaet mtee de Nicolas, iv^ue 

(1) Voyei la chrooiqua de Bonpe-Esp^rance. 
(8) Vo|pi GalUa ^kfUtiana^ Gazet, ttisioire eccl^atisqoe des 
PajarBaif BraiaeoN 

BULLSTm T4 X. 40 



— S18 — 

de Cambr^y, jeldrenl en 1126 les fondeineals de Tab- 
baye de Ghislenghien, de I'ordre de Sainl-BenoiU Ces 
deux ferventes chretiennes^ renon^ant a fous les avan- 
iages du si^ele, embrasserenl les rigueurs de la pauvrele 
monaslique dans ce noavel institat qui porta d'abord le 
jiom de Fal des Vierges^ Gomme elles etaient k la I6te 
d'une opolente fortune^ elles doterent richement eeite 
uouvelle abbaye. Plusieurs fiUes nobles suivirent lear 
eiemple et cmbrassdrenl la vie religieusevPour les for- 
mer ^ la discipline reguliere, les fondalrices firent ?enir 
quelques religieuses de Fabbaye d'Estrun pres d' Arras. 

Lietart, ev^ae de Gambray^ elera. ce monastire aa 
rang d'abbaye, Taffranchit de tout droit d'ayouerie, de 
loute prestation par ses lettres de I'annee 1182. Eugene 
UI^ en 1148^ confirma les privileges, les possessions de 
ce monastere. L'abbesse elait nommee par le Souyerain. 

L'eglise de cette abbaye avait une statue de la sainte 
yierge, c^lebre par plusieurs prodiges qui s'etaient ope- 
res au commencement du XV* siecle. On croit pieuse- 
ment que Teglise fut prdservee des fiammes par la pui&- 
sante protection de la ^inte Yierge ; car cet edifice sacre 
re&ta intact, tandis qu'un violent incendiQ devorail les 
maisons voisines. Cette eglise possedait aussi un grand 
nombre de reliqucs precieuses; on les porlait cbaqtte 
annee ii la procession de Ghi^vres, k laquellc les religieu- 
ses etaient tenuesd'assister. Henri de Berghes, ev6que de 
Gambray, les exempta de.celte obligation, et etablit dans 
Tabbaye, le dimanehe dans I'oetave de la Nativite de In 
sainte Yierge, une procession qui altirait une affluence 
extraordinaire de fiddles. 

L'abbesse Galherine d'Enghien fit venir quelques reli- 
gieuses du monastere, de Beaupre, pr^s deGrammontet 
introduisit la reforme k Ghisiengfaien en 1480. 



— S19 — 

Les religieuses eurent beaueoiip k souffrir du fleau de 
la guerre ; enl649,apr6s la prise ^e Conde, elles durent 
96 refugier k Alh. £n 1667, etles se retirerent dans la 
mime \Ule et y.sejournirent pendaat .mn. an*. Jean;de 
Kassaa luraIe,couveiUaii pillage en 1679, main Ie9 rer 
ligieuses ayaienl empdrte leu r. statue i)[ur^ci^l^pse; ^ Alh 
pu elles Avaient.cherche un asile. ,£llas quiUece^legale? 
ment leur.monasl&re en 1684, lorsqae les Fraiii^aU fr^pr 
p^rpnt.tous les; villages de .fortes; cgntributions de guerr.^ 
et^ en 1690, lorsquei Guillaume de Nassau, roi d^Angler 
terre, vinl camper k Ghislenghien* » 

Lors de la revolution de la fin du djxrhuitienke si<^ele, 
la paisible retraile de Ghislenghicn ne fut pas epargji^c:^ 
en 1796, les republicains enler^r^nt I'abbesse dame^De 
Cloosler, accablee d'annees et d'in^firmites, et la eondui^- 
fiirent k Mons, ensuite k AvesneSy ou elle gemit dans.mie 
dure captivile. Getle respectable superieure avails po^r 
compagne de sa detention, une jeune religieuse nop''- 
mee Roiue Vavanneman. Apr6s quelques mois d'empri- 
sonnement, ellea furent rendues, k la liberie et re^ourr 
n^rent avec joie k leur ch6re abbaye^ mais, ennS^T, 
tautes les religieuses furent dispersees et Fabbaye fut 
supprimee. Quelques religieuses^ sous ^a direction de 
Reine Vavanneman, se reunirent k Lessinnes ; en 181 69 
elles achetirent le couvent de Benedictines de Hanne- 
ghem k Grammont, le rendirent aux anciennes religieur 
ses, et demand^rent, comme une faveur, de faire par- 
tie de la communaute, en echangeant le nooi de Dame 
centre celui de Soeur. Reine Vavanneman, derni^re re- 
ligieuse survivante, est morte a Grammont le 28 mars 
1852. L'eglise de Tabbayeet le cloUre ont dtc demolis.;. 
il ne resie plus que quelques batimenls. 



4. ABBAYB p'iPIKLIEy A tONS , DB L ORDRB Dfi GITBAQXj(lSlQ)* 

. (Ancien dioed^e. ile C^Wi^j). ^ 

B^Hlrix de Lmus fbttdtt^, left 'ni6. ^m ikiAufl A6r6 sttt tek 
iiord^ &i In Hame^ Hilfli^ le In '{ifot't^ du )Pktt )l Votid, 
dams an lieu rem^ cl'iSfpineft ^^sjpt^fohi^^foctii) 'd\>ti eet 
infltiM niDtttfdliqttd flrit iiottt ttbm. y <arvWit dAtid e6 lilStt 
tin pctii «rttiilage. lifondatti^ee, npfk*^ tf^t empidjr6 ¥6 
mmtuit'de cMi tieliie'ddtii'edfle i»ci<fte pieas'e, sb'Cdti&i- 
m <eiitii&remeti!t m SeS^gneiit A spirit le tbile dntisr (icite 
communaute naissant^* 

Les princvpaifx bierilaiteArt d^ tt mortiatst^ fatisiit 
Jekniiey cotttesse de Hnpdra A de Haiuaut, qui teisfl il^ 
"gAtdbe tomato k iseexm^ fondaMeie ^ cet iiistitdt VdU'- 
Igieux ; fienrf, tliAlelaift deHoii^ tEffseignetit d'HaVT6, qol 
dMiML-eniai? sieplbenfiiefrs dietehr^] Tbbmias deSatole; 
Wauiier, seignacit'd^l^tts, tpii fitdbnite tfeiite flrp^nti 

Ge moBa!^!^ mMBi %at r^« ^ Giteaax; il fat Aeri 
-au Tang d'abbaye en ISSS , eft Reuitmrge to tat la pth- 
nAire abbesse. die Tdigmne, iromtaarto Lacie, mitilk 
par nx^toS^om de 'sa rettu A^Sttt tDtsre mx laombte de's 
Bienlreareui. Jatqoelin'e tl^et, qaatof^eme abb^^e, 
monlra un cde ardelit pout faire v&gaet ta disciptind 
Ttegolferc; elle iniroduisit ta r&forme dnns l'abba]fe con- 
fiee k ses soms. £)i'liS7ft, aprdd la prise de ttdns pat 
Louis de Nassau^ les religieuses durent abandonner leur 
monast^re qui futlivre atrt flatfifnes; elles se retir^rent 
dans la ville de Moti'S dxi elles test^rent dit-sept anS« 
Vais f'abbesse Jacqueline Coiirsin, ayant teconstruit le 
cbilre et un oratoire, reiabKt le monast^^re dans sa pre- 
miere spleudeur; les religieuses y Teioorn^rent en 115d5. 
L'abbesse Anne de Lannoy mil la derni^re main aa reta- 



bliBMnent ^ l%btai)« •!» ttfeMMH^kiM Petite eit 
leei. Mm tnr Uiople M vofiMrmtt atee iie!d)pieet I^ t^ 
liquet d4s«hite ftiir^illdtf, <^HI)»ei0 paf );dus1ea^ jytbdt* 
ges. II s'y etait elabU bh J^lerina^ fort iFr^^tieAtiB. 

€ctte abbafa Alt dciMoUe eft 1«7B par 1^ 6fdtts da 
due de YiHa-'Biertiiote, gbatefnemr^gifterCil d6 k fihU 
giqbej fil crai(|;iiait'<fM left «ntiettiife tl6 tfaissMt ii'6liibtilr 
dana lea lAlinanU du iMcmasttfra el tte s^en aervisiseat 
pmir approehlsf |>laf 4aileiii«iil dea rempatis dtt lH 
villb. iea ttiigiease» vinrefft i^^iabltr daita le retugb 
qu'ellaailvaientlaii c^iMtmire en 1416 et qoia^ ireuTatt 
dana I'eiteeinte de la ville de Xons^ En UMi ifH plu^ 
aoIanmUemcni la pftinttte pierre d'lifi naiiteliti ftMsutt 
ei d'une notivcHe eglisei Ge tiMtiasUre Aft aiip>prfnf6^eH 
1706; la derniire abbesio fot GatheriM Barte. L'^gliM 
flit demolie; ttneigraddte pwih daaiMrtreab&liMafitaaiib- 
aiAtnt tncbre, «t aant ewplojlBa i di^^ers aeff lees ptt* 
Uiea. 

8. ABBAVa DE SOLEILMONT A QILLV, DE l'oRDAE DB CITEAUX^ 

(Ancien diocise et comte de Namur). 

Le. nom d« *ce momaslire tfeDt^ ditMM) d'iina mtftk^ 
tagne voiiim^, avr foqaelle lea kabkanta, avAnt Hfttro* 
dulBlioti dii ehriatianisme dans noire pays, ataient efig£ 
una idole au soleiU 0& ne peul detennifier ate^ iBerlituda 
ripoqva de la fondation de aelle maisoa religieuse : la 
pire de Marne, Eistoire de Namur, les auteurs de la 
Gallia Christiana , sont d'ayis que cette abbaye fut eri- 
gee sous les auspices de Henri I'Aveugle, comte de Na- 
mut, qui regna dc 11 40 & 1 196. Feller, Dictionnaire gio- 
graphiquey Gaillot, Eistoire civile et ecclis. de Ifamur, 
font remonter cetle fondation d'un siicle et la placent 
en 1088. Mais ce dernier auteur detrait lui^mftaae ma 



— 8M — 

« 

assertioiii puiaqa'il affirme ea in^me temps que ce mo- 
nast^re fut erige sous le rdgne do Henri rAveiigile, corate 
do Namur, et sous le poali0cat de Gregoire YUIy qui 
monta sur le trdae Pontifical en 1187. 

II est eertain que cetle maisoQ religieuse fut agregee 
k I'ordre des Citeaux en 1287 (l)f et placee sous la haute 
direction de Tabbaye d'Aulne, comme il conste d'un 
reglement authentique insere dans un carlulaire de ce 
dernier monaslire« Gregoire IX, en 1288, approuva eel 
arrangement, et les religieuses qui vinrenthabiterSoleil- 
qiont, furent tiroes de I'abbaye de Flines pris de Doiiai. 
Bauduin (le Gourtenaj, comte de Namur (1287-1268)^ 
augmenta^ par ses pieuses liberalitcs les ressources de 
eette eommunaute; il ratifia la donation faite par sa 
mere, eoiptesse do Flandre et de Hainant. 

L'abbaye de Soleilmont jouissail d'une telle reputation 
de fervour et de r^gularite, que plusieurs religieuses fu- 
rent demandees pour regir d'autres eommunaute de 
I'ordre de Citeaux en qualile d'abbesses. Cependant, 
comme il est dans la nature des choses humaines 
d'eprouver cerlaines Ticissitudes, le relichement s'in- 
troduisit dans ce monastere sur la fin du quatorxidme 
Slide 'y les bAtiments tombaient en ruine faute d'entre- 
tien, les biens mal administres ne produisaient qu un 
mince revenu, les liens de la discipline religieuse etaient 
egalement relliehes. Le comte de Namur appcla I'atten- 



(!) Voyez (raZIta Christiana,' iom. lit, De|Marpe, Histoire de Na- 
mur, Gaillot, Hisloire civile et eccles., Bouilld, Histoire de Li^ge, 
Gramaye, etc. 

Selon GaillM» la peste avait enlev6 loutes les religieuses Benedic- 
tines qui I'habitaient, 



— 8SS — 

lion du sop^rieur-general de Fordro de Citcaut sur le 
triste ^tat da monasl^re ; le Gbapitrc general, tenn en 
141S, ehargea lea abbes de Glairvaux, Charleslieu, Yillers 
et d'Alne de "visiter ce monaslere et de reformer les 
abus(l). IHtarie d^Avet, religieuse remplie de I'esprit de 
Dieu, nominee abbesse en 1414, opera cettc reforme. 
Marie de Senseille qui [lui succeda, la consolida ; cetle 
abbesse mourut en 1488. 

Je troave^ dit Gaillot, dans les Archives de cette mat- 
son, que, I'annee 1482, Tabbesse Calberine de Rasfledt et 
toutes les religieoses furent enlevees par la peste, et que 
le monastero resla inbabite pendant vingt et un ans. Eli- 
sabeth de Lannoy vint en 1302 avec quatre religieuses 
du monastere de Mans, diocese de Malines, et prit pos- 
session du monastere inhabite. Cependanl, d'apr^s Gra- 
maye, cite par les auteurs de la Gallia Christiana, ce fut 
avant la reforme introduite en 1414, que cetle epidemic 
sevit si cruellement dans cette communaute, et le comte 
deNamur profita de cette triste circonstance pourfaire 
introduire la reforme dans ce monastere. 

Quoi qu'il en soil, Elisabeth de Lannoy de Molem* 
baix, nommee abbesse, gouTerna sagement cette raaison, 
et mourut le 12 aoCit 1525. Jeanne de Traiegnies, de la 
noble famille de ce nom, regit ce monastere pendant 
vingt ans ; elle reconstruisit le cloitre^ les dortoirs des 
religieuses. Agnes deSaultour qui la remplaga, fitbitir 
le quartier des etrangers et celui du direcleur ; elle de- 
cdda le 18 avril 1566. 

Ce monastere poss^de une partie d'un des clous avec 



(1) Lesactesde ce Ghapiire general sont rapport^s parMirseus, 
torn. UI; pag. 174. 



1^11^1% notrci difin 9i^«ve«v ffH fMtb^k r««bredB la 
^roiz.. Q'apre^ les af ebi?^ de «9Ue wui^oa, oelie yak 
eieufo r^Uqv^ avait ^t^ 4on9^ par f^mp^r^ttt Benii i 
Theodore, comte de Rocb^fort el aeiguenr do WaleourL 
Q^luirci Vecha^ngea, at^c uanoi|upe SUbw K^Afi^ epntse 
p)i]l9ieujr9 reliqufea que Qe d^raiet avail rapportees de la 
P^lestiiMt. Ce clou y^ yf ajlpj b lijpd en bi poa^easioa d'lm 
chanoine de Cologne, qai le dqnQn k s^ supiir TeUgiense 
K ^UAv^ojK^i Y^r« Ta^a^e ISSiK (1)- I^ arabidoM Albert 
et J^b^Ue demandi^e^ au^: religiea^os uae pajeeUe de 
f pt|e Tejoerable reliqi^e } e)^ fu^ detaobfe par ]l>' Jmh 
Pftpvin^ ^:v6que dB. Kami^^, et jfQj^ 4Uic pieua aoay&f 
r^A3 de la Belgiqi^ par VaM>e di^ ^din^t ea 1617^ 
ipu^ Vad^iipi^iratipi^ de Df^d^lpiap BuUeaii* 

Q y <^ ^aleiB^aJt d(^i9^9 V4gUi99 de I'abbaiye deSoleit^ 
moBl i^ie ipi^ge ipiTacnIeose do la sai^le Vi^rge, 90118 le 
litre. 49 NplrerOAUiQ de B/we, qui est trib^iiilique ; eHe 
e$t ep4Sore aujpurd'bui Tobjet de la veneration des fidi&les. 
9py8 Tadini^isiralj^n de Tabbesse JaeqaelineGolnei, en 
1028, les habitants de Ch&telet, cruellemeat eprouves 
pfir la, peste, d^n^find^reni inslai^menl k L'al^besse de 
SoleilBBK>nl ]§, pprmissioOi de porter eelte. image, miraeur 
Jpu^ an milieu d'euz. Le transport eut lien avec h pompe 
^ pliua in^pps^nl^t ^ 1^3. splennelle, au milieu dfua 
lOMUf^p cpnopurft dP peuple* Plnsieurs fois pette image 
IKppeiipp :Gut pop:tep pvoeipsaioQaeUement dpns les ru^ de 
cettp ville* afljigee, et Hajri^ regardant ses fidilee ser*- 
viteurs d'un coil de pitie^ le fleau cessa^da sevir* Le M 
f¥rJLl.l6i9, VwfV^de 1^ sainte Yierge fut teportee dans 
son sanctuaire, accompagnee du elerge de la ville^ des 



(1) Yoyez ci-dessus, pag. 299| ce qui a 616 dit 4^ c^lle rpPqaei 



— sas — 

RecolleU du eouyeni de Saint-Francois, des magistrals, 
de plusieurs eompagnies de mousquetaires et arquebu- 
siers et d'ane foule innambrable de fidMes. Les habi- 
tants, pour temoigner leur reconnaissance k la Mdre de 
Dieu, lui offrirent une lampe d'argeni avec I'lnscription 
suivante qui rappelait la date de Tevinement : sUb 
IntaCta GhrIsiI GxiflTalGIs pbkGIbUs LIbebatUb Gasto- 
LatUM. Messiro Pierre de Traux, bailly de Gh&telet, fit 
don d'un orgoe k I'eglise de Soleilmont, comme marque 
de sa gratitude parliculiire. L'an 16S6^ 4e fleau reparut ; 
les habitants de Gh&telet mirent de nouveau leur con- 
fiance dans Notre*Dame de Rome et transportdrent son 
image au milieu d'eux ; leur attente ne fut pas de^ue^ et 
Marie les d^livra du fleau deslructeur. Jacqueline Golnez 
mourut en 1689, et toule la ville de Ghilelet assisla k ses 
obsdques. 

Sous I'administration de H*"* Anne-Etienne qui mou- 
rut en 1649, la guerre allumee enlre la France et PEspa- 
gne fit eprou¥er de grandes partes k I'abbaye. Gependant 
M""*. Marie de Burlen qui lui succeda put agrandir le mo- 
nast^re. Gelte abbesse avail deux nieces, scours jumelles^ 
avantagees de tous les dons de la nature , de tous les 
avantages de la fortune ; mais elles prefer^rent la vie 
obscure de religieuse a une existence brillanle dans le 
monde. Elles furent reunies dans un m^me tombeau 
que Ton voit encore aujourd'hui. M""**. Joseph Stainier 
gouverna avec sagesse et bumilite la communaute pen- 
dant vingt ans ; elle embellit I'eglise. M'"''. Joseph Berger 
qui mourut en 1763 fit placer les belles sialics du cboeur. 

Depuisia reforme de 1414, il y a eu \ingt abbesses, la 
derni^re fut M*^**. Scholastique Dayvier qui mourut en 
4805; la derni^re religieuse de I'ancienne communaute, 
M"""". Galherine Bertinchamp , deceda 6n 1851, Gelle ab- 

BuLLBTIlf T. X. 41 



— 5>» — 

haye vers la fin di& site^ dormer ^ii| le soft cUs aulfet 
maisons raligieusea 9 eUe tuX vendue k i'eneaii pour wk 
paquet d'amgnata , el lea religieuaes fureBl diasaeea cte 
oe piem asile. EUea reaiteenl ^q^oe teaapaau chftieau 
de Farcieimea qu'an pieux la&qoe avail mia khnr diapiH 
aition. EuauUe elks lou^reut une paf tie dea bHiaaettla 
de ieor ancien mona^l^r^ eiegliaey eOi Uml le saofailiar 
f vail ele eenserve. EUes vteoreot daiia im profbnd din 
n^^e&t^a'iiDposanlles plus penibtes privationa poor 
pourvoir k i'ealrelien de TegUae ei dea bftlimei^a dans 
Vespieraiice que la Provideace retaUirail leajr cwaamur 
naute. Lear eapoir ne fut pas de^u ; ellea aehel^reiit^ ea 
18S9, le monaskire el I'e^e k M* Honere, de Mena. 
Depaia la revoliilion frao^iae la dialintclion enlre lea 
^mes etlea scsoni a 6\i abolie, el la auperieorea cease de 
jHirler le litre d'abbesse. Les religieuses onl elabli va 
penaioiuial el uu external el ne peavest pluaaoivcela 
T^gle de. Giieaux daua leule sa rigueur. 

6. ABBATE DE l'OLITE A MORLAlfWELZ, DE l'orDRE DE CITEAUX. 

(Ancien diocese de Cambrai, 12i8 ou 1219.) (1). 

Au commencement du treizi^me sidcle, un sainl ermitey 
nomme Jean Guillaurae, originaire du Brabant^ jela les 
fondemenla de I'abbaye de I'Olive au village de fflorlan- 
vrelz, aupr^s du pare du chateau de Mariemont, dans un 
lieu appele le Champ du potter. Au moyen des liberali* 
tes de.la Dame de Morlanwelz., nommee Berlbe, (|ui etail 
veuve d'Euslache du Rmulx, il b&iit d'abord une eglise, 
el ayant ele eleve au sacerdoce, il la desservit pendant 



(1*) Voyes Vioobaot, innoies du Hamautf Brassottr, ^aUiacArtt- 
iMma, GaEet. 



— *»7 — 

plMieufff aimto. Ce plMii toliteire erat faire ehose 
agfteUe k Him J an CDiulruisanl un moBastdre ; il bMt 
doae toe OMiaoii el y i^a^a quetques religieoses tirees 
do momsl^e deFimteiielle. Mak eomnie Teinplademeiit 
he kar eonTenait paa, afvds un aejoar aSBei eoorf , eli«i 
realrftrent k lanialBOs-indre. 

Jean Giiillamiie, aana se d^oorager, fit d'aetites de- 
ne rehes aopfte d'antres ^eimnunaQt^ menaslitiQes, et 
•bliiit Mpl religieoees do monasldre* de Houstier-snr'» 
Sambre qai prirent Thabit de I'ordre de Giteauxv el s*ag- 
gr^g^rent k to e^dlMre lAstHttt iDonastiqae; Tabbaye eiait 
AUUe k la saiiite Yierge. 

• Jean de BAbane, ^r^ue de Cambraii approova la 
foiidatiim de ee monatt^re, el le pape Innoeent lY, par 
ime bolle de Taonee 1S34, le prit soussa proteetion, et 
confirma les deaaiiens de divers blens qoi formaieni la 
delation de eelte maison religieaae. 

La tradition rapporte que Gilles, sire de Traiegnies, 
etant parti pour eombattre les infiddles, fut fail prison- 
nier par les Sarrasins. II reeopera la liberie par le moyen 
de Gratienne, fiOe dn Saltan qui s'enfiiit avec lui. CeUe 
prineesse ayant embrasse le ehristianisme, Gilles I'epoosa 
dans rinlioieeon^ietion que Marie, son spouse legilimei 
^tait morte depuis aasez longtemps. Quel fat son itonne- 
metit de la retrouter pleine de vie et de sante! Oh dit 
que toos trois renonedrent an monde de eommun aceord 
poor embrasser la rie religieuse. Gilles entra k Fabbaye 
de Cambron, Marie et Gratienne au monaatire de TOlive. 

En 1440 , sous radminislration de Tabbesse Ide de 
Yisety le bienheureux Jean Eostacbe , abbe du Jardinet , 
pr^ de Walcourt, fut depute par le superieur general 
de I'ordre de Giteaux pour inlroduire la reforme dans ce 
monastire. LorsquHl etait en route pour remplir sa pieuse 



I 



— MB — 

mission , des gentikhommes mal intenlionnes employfr- 
rent tour 4 tour les menaces el les prices pour le detour- 
ner de son dessein. Ne pouTant ebranler sa Constance, 
ik n'eurent pas honte de soudoyer un miserable sicaire 
pour attenler aux jours du courageux abbe* Mais le vil 
assassin , sur le point de consommer sen crime , ful saisi 
d'un tremblement nerveux , se jeta aux pieds du bien- 
beureux Eustacbe el fit I'aveu de ses iniquites avec un 
grand repentir. L'abbe du Jardinet accomplit alors sa 
mission. 

Le monast^re de TOiive partagea le schtI du palais de 
Mariemont et de celui de Binche; il fut liyre aux flammes 
par les troupes de Henry II , roi de France, en. 1664. 
Catherine De Lannoy , de la noble famille de ce nom , 
troisidme abbesse depois la reforme, reslaura le monas- 
tere; et I'eglise , relevee de ses ruines, fut consacree, en 
1864, par Tev^qae suffragant de Gambrai« Ge monasldre 
fut encore enli^rement devasle paries gueuxen iS68. 
L'abbesse De Lannoy parirint encore a reparer ce desas- 
tre. Sur la fin du seiii^me si^cle , sous Tadministration 
d'Antoinette Dougnies, soeur de Guiberl (1), ev^ue de 
Tournai , les guerres continuelles forcerent les religieu- 
ses k quitter leur monast^re el k chercher un refuge k 
Binche; I'abbesse y mourut en 1583. 

Gette abbaye fut supprimee et "vendueen 1796; ilne 
reste plus aujourd*hui qu'une par tie du cloilre, la porle 
d*entree, et le corps de logis de la ferme. La dernidre 
abbesse, elue en 1786, s'sppelaitNatalie^Vandernoot. 



(i) Ge pr61at fut uo des bieofaiteurs da moDasl^re de TOlive. 



— SS9 — 

7. ABBAYE DE NOTRE-DAME-DU-BON-€ONSEIL OU DBS PRES- 
PORCINS A TOVRNAI, DE l'oRDRE DE SAINT-AUGUSTIN (4230) (1 J. 

Une communaule de religicuses de I'ordre de SainU 
Augustin, selon Finslitul du raouasldre de Premy el de 
I'abbaye de Saint- Victor k Paris, s'etail elablie k Haspre, 
diocise de Cambrai, et ce couvent avait pris le nom de 
Notre-Damc-du-Bon-GonseiK Uinsalubrile et rincom- 
modite du lieu ou elles ayaienl d'abord etabli leur de- 
meure, engag^rent Godefroid, e\^ue de Gombrai, leur 
bienfaiteur, k leur accorder la permission de s^elablir 
ailleurs, m^ine hors des limiles de son diocdse. 

L'iliustre Walter de Marvis, ev^que de Tonrnai, leur 
eeda, en IdSOi un couvent qu'il avait fait construire dans 
les Pr6s Porcins pr^s de Tournai, sur la rive gaucbe de 
TEscaut. Pour ne pas laisser son ocuvre imparfaite, le 
Tertueux prelat dota convcnablement cet institut nais- 
sant. La premiere abbesse s'appelait Elide d'Aux^re, 
comme Tatteste sbn epitaphe (2). 

Getle abbaye eut beaucoup k souffrir du fleau de la 
guerre; les rcligieuses durent abandonner leur roonas- 
16re k I'approche des arniees anglaise etflamande, qui, 
sous le commandemeut du roi Edouard III et de Ya^ 
Arlevelde, vinrent meltre le siege devant Tournai. 
Apr^s la retraile des ennemis, les rcligieuses purent ren- 
trer dans leur clottre qui etait resle intact, gvkce a cette 
circonstance que le cel^bre Ruwart^ gantois, y avait ela- 
bli son quar tier-general. 



(1) Voyez Cousin, Gallia Christiana, 

(2) Obiit Venerabilis iElidis quae congregationis hujus cum aliisso* 
ciabus suis pritnum posuil fundameutum. 



— 8<0 — 

Le 10 septembre 181S, les habitants de Tournai a p- 
prirent que Henry YIII, roi d'Angleterre, marchait sar 
leur ville; pour emp^cher Tenneini de s'etablir dans les 
bAtiments de Tabbaye, on y mit le fea aprds avoir enleve 
le mobilier (i). Aprte la prise de la villoi les religieuses 
renlrirent dans leur monast^e, parvinrent k en restau- 
rer une partie k I'aide des liberality du roi d*AngIeterre 
et des seigneurs de sa eour. 

Vers le milieu du quinzidme siiele, Pabbesse Harie 
Bourgies introduisit la reforme dans eette eommunant^. 

Le 25 dteembre 1K66, les gueux mirent le feu a cette 
abbaye et la reduisirent en cendres; les religieuses du« 
rent chereher k Tournai un refuge pour y sejonmer pro- 
visoirement. EUes resolurent d'abandonner les debris de 
leur monastdre et de s'etablir dans Teneeinte de la ville. 
Elles acbeldreht an terrain prds des remparts au FIog-4- 
Brebis et y eonslruisirent un monaslire. Bonne De lan- 
noy, elue abbesse en 1887, (it bfttir le dortoir. Margue- 
rite de BoufiBiers, qui lui sueeeda, fit Mifier les autres 
b&timents et Clever une ^glise que Michel Desne, ev^ue 
de Tournai, consaera en I'honneur de Notre-Dame-du- 
Bon-Gouseilen 161S, Marie Leclereq, due en 1618, fit 
construire le chapitre et mit la demiire main k la reedi* 
fication de ee monast^re; en outre, «lle fit r^gner la dis- 
eipline regulidre et retablit la cloture perp^tuelle. 

L'abbaye eut beaucoup k souffrir lors du si6ge de 1769; 
les bombes des asdegeants y mirent le feu. Cette abbaye 
fut 8upprim6e sur la fin du dii-buitiime sitele, I'eglise et 
les b4liments furent demolis. 



(1) Selon qaelqaes auteors, ce fot rarmte anglaise qui inceadia 
ceue abbaye. 



- tsi — 

8. ABBAYB DO REFTOB^DB-HOTRB-DAHB VntS D'aTH , DB 

l'ordbb DB ciTEAUX. (Aocien diocise de Gambrai 
(i9«) («). 

Jeanne, comlesso de Hainaut, transfera, en 12S!8, 
prds d'Audenarde, une communaute religieuso, donl Iq 
monasl^re, situe pr^s de Flobecq, s'appelail ie Val des 
Viergef. Deux ana s'etaient & peine 6couIes, que la eom- 
tease lea elablit dans le prieure de Branligny, silue au 
faubourg d'Alh sur les bords de la Dendre. Ce prieure qui 
suiTait la r^gle de Saint-Benolt, depcndail de Tabbaye 
de Liessies. La comlesse obtint le eonsenlement des ev6- 
quea de Gambrai et de Tournai, de Tabbe et du dbapilre 
de Liessies, et du chapilre general de I'ordre de Citeaux, 
comme on le Toit par les leltres de la comlesse Jeanne 
del'anuee 1234. (Mirseus,Z7i]p/(?iii. Belg., t.I, peg« 201.) 
Ces leltres furent eonfiroiees en 1258 par la comtesse 
Marguerite, sosur de Jeanne de Constantinople. Getle 
communaute religieuse, qui etait de Tordro de Giteaax, 
par^int en peu de temps k une grande prosperite ma* 
terielle et spirituelle. 

Marie Agnis fut la premi&re abbesse etsedislingua par 
rhdroisme de sa verlu; la reforme fut iolroduite dans 
cette communaute au commencement du seizi^me siicle 
(1805), sous Tabbesse Antoinette Declercq. Ge monaslire 
avait une superbe eglise, qui se dislioguait surtout par 
la richesse de son ornementation. U y avail dans ce tem- 
ple une statue miraculeuse de la sainte Yierge. 

Les troupes du prince d'Orange pillirenten 1578 ce 
monastire, mirent le feu au cloUre el & Teglise* Les reli- 



(I) Voyez Brasseur, Gallia chritttana , Histoire d'Ath. 



gieuscs s'enfttifenl dans lear refuge qui -etait pres de 
I'eglise de Sainl-Jolien k Alh, oil elles reslerent long- 
temps. Lorsque la Belgique fat purgee de ces bandes de 
Huguenots qui ravageaient et pillaient les monasleres, 
Fabbesse Marguerite de Haulport retablit I'abbaye, rebA- 
tit Teglise^ que Robert d'Ostelart, abbe de Cambron, con- 
sacra par delegation de M^' Louis de Berlaymont, ar- 
chc\^que de Cambrai. 

Bn 1667, Louis XIV s'etant etnpare de la \ille d'Ath, 
Tagrandit et la fortifia d'aprSs les plans du celebre Yau- 
bati.Le beau monastere du Refuge-de-Notre-Dame fut de- 
moli k cette occasion. Les religieuses se retirerent dans 
un groupe de maisons qu'elles approprierent provisoire- 
ment. On leur b&tit un nouveau couvent dans Tinterieur 
de la ville, mais lors du siege de la irille en 1715, sous 
Ix)uis XV, le monastere fut ecrase sous une gvUe de 
bombes. Les religieuses se retirerent dans leurs families 
pendant qu'on reparait le desastre cause par I'artillerie. 

Gelle abbaye, supprimee en 1796, fut vendue a Ten- 
can avec le mobilier ; elle occupait le quartier compris 
en grande partie dans la station du chemin de fer^ la 
rue du spectacle; on en voit epcore quelques vestiges. 
La derni^re abbesse fut Benoite Scops, de Villers-Saint- 
Amand. 

9. ABBAYE DE NOTRE-DAME-DE-SART OU DU SAULCHOIR, A KAIN 
PRl^S DE TOURNAI, DE l'ORDRE DE CITEAUX. (Ancicn dlo- 

c^se de Cambrai.) 

La notice sur le Saulcboir n'est qu'un abrege de eelle 
qui a ete faite par M. le "vicaire-geueral Voisin et qui se 
trouve dans ce volume. 



— sss — 

to. ABBA YE DE BIJLIAN OU BETHLl^EM A HESVIN PRj&S DE MOIVS,' 
DE l'ORDRB DE SAINT-AUGUSTIN, DE LA CONGRl^GATION DO 

M0NA8T1&RE DE SAINT-VICTOR A PARIS. (Ancien diocese 
de Cambrai.) (i). 

En 4244 , messire Waulier Harduin , chanoine de 
Saiute-Waudru , pour expier les illusions d'une jeunesse 
passee dalis les vaniles el les plaisirs du monde^ edifia 
une eglise et un monast^re qu'il appela de Beibleem , en 
memoire de la Naissance de Jesus-Christ au sein de la 
pauvrete. II fit donation k cet inslilut religieux de seize 
bonniers de terre et de deux cents livres de rente. Ge 
monast^re etait situe k Mesvin , pr^s de Mons ; les reli- 
gieuses furent tirees du cel^bre monasl^re de Saint- 
Yiclor k Paris, de I'ordre de Saint-Augustin. 

Thomas , comte du Hainaut , donna un bonnier de 
terre, comme il conste par la charte suivante, dont nous 
rapporlons un extrait, parce qu'il sert k indiquer la 
date de la foudatioii de cette abbaye : u Thomas, comes 
» Flandriae et Hannoniae, et Joanna, comitissa FlandrisQ 
)i et Hannoniffi;^ ejus uxor, omnibus praesentes litteras 
» Tisuris , salutem in Domino... •. Noveritis nos liberali- 
» terconcessise... Waltero Harduini unum bonnarium 
» terrse... situm... apudMesvinum ad opus fun dandi 
n noyam Abbatiamordinisprimitiensis... uthaecdona* 
1 tio inyiolabililer observetur, praesentes litteras sigillis 
9 nostris muniyimus, an. 1244. » 

Ge couvent ne fut d'abord qu'un prieure. La premiere 
sui^erieuro fut Elisabeth qui augmenta considerablement 



(1) Voyez GaUia ehrUtiana, Brassenr; Viochant, Annalsa du 
Hainaut. 

BULLETm T. X. 



les rerenos assei exigus de celte commnnauie. On eroil 
qu'eiie etait soBur au fondatear. On ne-sait pas a^ec cer* 
titude quand ee monastire fut eleve au rang d'abbaye, 
ni ie nom de la premiere dbbesse. Yinchant el Brasseur 
se fondant tons deux sur Pobiluaire de cette abbaye, in- 
diluent, le premier, .Hoiidiarde, religieiise dislingiiee 
par reminence de sa irertu, le second^ Eve de Roisihy 
due Viiichant he fait pas ih^me figurer dans son catalogue 
des i^Heiires et des abbesses de ee niohasti^re. LesFran- 
caid^i^duslaconduite diiroiHeiiryll, apres avoir inceii- 
6ii le palais bi la title de Bihcb'e, le chateau de Harie- 
idckoiit^ ral)baye de FOMve, I'iEibbayb de Saint-Feiiiilen, le 
chftleau dii RoquIx, litr^reiit iencore aiix flammes I'abbaye 
de Beliah le 28 j'uillet 1S54. L'i§glise fut recoiislruite et 
achevee ei| 1^6S. Mariih Cruppre. ev6que de Chalet- 
ddine, sufrraganl de itfdximilien ae BeirgheJ, premier 
drcHev^que de Gambrai, en consacra le maitre-aiiiel. Phi- 
lippine de iCroIiin, qui gbiivernk jpehdaiil Ai ans cfette 
<ibmmuiiaul§ avec uii zete ardent et eclaire, augineiita 
fibhsiderdbiemeht 1^ revehus aii mbyeii aes aiiiiidiies 
4u'eiie bbtitit de ses parents. Elle mourul le 17 inai 1624. 
Le 14 jiiin 1629, trari^dis Yander fiurgb, arcHdv(§que de 
Cambtai, i*6dduteia les dtaiuts de detle Sbbdye. 
I'abbaye i £iit phke i uild tnaison db cel&t>dgiib ^n 

\ . . > 

li. ABBAYE DE LA THCRE A SOLI^E-fiUR-SAHBRfe | DJ^DI^S A LA? 

SAINTB viEftGl^) xfR l'ordre w saint-augustin. (Aucieu 
diocese de Gambrai.) (1 ). 

Cette communaute resta pendant douze ans k Harpent- 
shr-Sambre ; apres ce laps de temps, en 1286, l^icolas 

(1) Voyez Brasseari QaUia Christiana. 



... ggK 1 

— WWW 

paslife k §olre-8ur-S»ffl)bre, wf l^ Fivp» dp I9 TbuiiO, 
d'oii cetle maison religieuse a pris son nom. L^f ffl9(}i7 
ieur^i^r^l don 4p dij Jjoftnicff de JsP^e >»bfl»r^te, de 
yipgl arpenls 4e Ijqis, 4'une chppe|Ip erigfie (}aM I'eglise 
paroissiale de Soire, de la dime de yiHef4n$iTfi?Sicole|. 
4p droit de pjftf fee ef do p»F^.Wi coiqi^e Qfi k ypU dans 
)e« IpilfM djB Guy, pyfe<j»i9 /Jle Qiipbr^i, .4gip/9s 4a jour d^ 
^nt ^af lhje}ei»7 f)e l>finee |?i4- J^f iwx fiU dps fons* 
flaleurf j|jo;ilerpi^ quelqups |3iens pux fon4aiiQt)f 4e Ipun^ 
pieux parents. Les religlgHspp qui i|wiyai<?»t |a r/igip 4p 
Saint-Augustin, furent tirees du monastdre de Premy, 
pr6s de Gambrai. L'ane d'elles, dame Agnis, fut la pre- 
miere jabj^^e; ellp mouri^t pie^seme^t pn I9'76« Jeanne 
(le Bariben^off, fille des fondft^eurs^ lui ^qciced^ pt pUe fut 
reoop^cee a §a mort p^r Marie 4e ViUp. (^a ipcqnde filte 
dps fof^da^euf 8| aia decis de pette 4pmij^^P9 f gii misp & It 
(£te 4e {fi comipanavie en 1^07. 

La dj^cip}ifte reg^li0rp n'etaul plj^js exaAtpppni obser* 
yie, |l«' de Cjppy, Mtmp de Capl^rWi &J YWir, w 1807, 
^i^elqiigs ^el^gi/B^sps du mona^t^rp 4p ffmj Pt inlro-* 
duisit k Vajbjbayp de la Tburp Ji^ r^oripe ^p ^s^nkJfi^r ; 
jlagidplpii^e Pfreyot, ppe dp9^e)igieuses jrpauet 4e ^'ab^ 
})aye dp Pr/6my, fut niisp 1^ Ija ^Ste de la pomn^unaute de 
IdL ITbure. £fcitee9 pajr I'eiiLeinple 4fi JBeMe i4ejU9P 9upe* 
ripjQf e, toutes lesTefigieuse^ embra^sirPOt la f efof me a>efi 
fervour, pd pr%t, ^pirf^At Je«r {.emoigner ^a baute satis- 
factipn , ll^ur permit 4p $P l^ev/^tir d'upe aube pendan| 
)P9 (^ce9 et Icur 4pQP# ujie wsme 4e pen^ livres pour 
en faire Tacquisition. 

IC^mipe }p phKRpK 4p Ti^^iM Ptait Uup ibrpit , Cl^erine 
dp Us^} ^^W s^eiEVp, P9 1&.&9, PttfiQuragie par M?5 



A 



— SI6 — 

Loais de Berlaymont, areheyftque de Cambrai, son 
nevea, le fit reconstruire aur une plus Taste echelle. M^' 
Franfois Petrat^ saffragant de Gambrai, Gonsacra Fautel 

Cette abbaye,soas radminislration de Jeanne de Ha- 
mal, obtmt en 1646 du pape Innocent X le corps de 
sainte Locille. 

Des 1791 les religieoses, dont le monastdre 6tait plac6 
^ Fextrteie fronti^re , pour ecbapper aux attaques des 
bandes repoblicaines, se refugi^rent k Thuin. L'abbaye 
fat delroite en 1796. U ne reste plus que les Mliments 
de la ferme et les murs de I'enclos* 

42. ABBATE DES B^N^DICTIITES DE LA PAIX A MOITS. 

, L'inslitut ou congregation de Notre-Dame-de-Ia-Paix 
fat fonde par Florence de Warquigneal ; elle fut d'abord 
ehanoinesse regali^e k Mootier-sar-Sambre , ensuile 
religieuse & l'abbaye de flines ; elle sortit de ce monas- 
tire et alia avec qaatre compagnes fonder en 1604, un 
monasl^re pris de Doaai ou elle fit observer la rdgle de 
Saint-Benott dans touLe sa rigueur primitiye. Elle fonda 
successivement des monast^res de son institute Arras, 
Grammont, Bethune, Namur et Liege. De grands trou- 
bles, des mouTements s^dilieux ayant eclate dans cette 
demiire ville en 16S7, les religieuses de TTotre-Dame- 
de-la-Paix se drsperserent dans difierentes localites de 
la Belgique ; Natalie Gordine^ leur abbesse, vint avec 
quelques religieuses s'etablir k Mons ; elles se plac^rent 
provisoirement dans une maison' que leur ceda Theo- 
doric d'OfiBgnieSy seigneur de Gallenelle, conseiller an 
Clonseil souyerain du Hainaut. 

Lorsque les troubles furent apais6s k Liege, la eommu- 
naute de Notre-Dame-de-la-Paix se recoustitua; et Tab- 



— 8»7 — 

besse y retourna^ laissant trois religieuscs k Hons sous 
la praiection des abbes de son ordre. Elles achel^renl au 
Catimpr6 en 1641 , le vieux refuge de Hautmont ; mais 
leur etablissemeht rencontra uneirive opposilion, surtout 
de la part du Gonseil d'Etat. Gependant, grftce a I'in- 
fluencedes abbes de Hasnon, Hautmont, Liessies, Maroil- 
les, grdce k la protection des magistrals de la ville, elles 
obtinrent leur admission definiii?e, et les vicaires-gene- 
raux de Gambrai auloris^rent I'erection de cette abbaye. 

Ge monastdre parvint bienl6t k un haut degre de 
prosperite, sous la sage adminislralion de Marianne de 
Marotte d'Aeos, elue abbesse en 1646. Un grand nombre 
de jeunes irierges demand^rent avec un pieux cmpresse- 
ment I'babit reiigieux dans cette communaute. 

Vers Fan 16*^6^ on jeta les fondements de leur eglise 
qui fut acbevee en 1680, et consacree par M^' De Brias, 
archev^ue de Gambrai. 

Le9 juin 1696, cette communaute re^ut d'ltalie, par 
les soins du baron de Delnero, donl la lanle Angelique 
Dumont avait ete abbesse de ce monastere, le corps de 
sainte Mercurie^. L'illustre Fenelon ^isila ces reliques et 
lesdeclara authenliques. 

En 1794, ce monasl^re ayait pour abbesse Marie 
Gabrielle Bernard de Roeulx et pour prieure Marie 
Lambertine Huigens, de Mens. II y avait dix-sept autres 
religieuses, deux novices, sept scours converses. 

15. MONASTilRE DES CLAIRISSES A MONS (1). 

Ghassces en 159S de la ville de Delft en Hollande par 
les fSeinatiques disciples de Galvin, soixante religieuses de 



(0 VoyezBrasseurrDe Boossu, HUtoire de Mont, 



JSii^te-Ckirc cherebdrent tin rofiige en Splg^qi^^ •! imr 
i^reui Taiaemeal de s'elablir 4 Auyers et k Kalinai. 
Daos cette detresse elles troavteenl une ^ee et puissaoU 
proteclrice dans Uadame de Pamdei epouae du preai- 

' denl (Ju Conaeil prive de Briixellea^ qui entrepritdQ lea 
reuqir et de lea elablir dana la \iUe de Mona. knet 

' I'autori^ation du noble chapitre deSainte-W^udrp, ellea 
furent d'abord placeea dans le eouTent dea Pauvrea 
Sosurs du Begi^ioage ou ellea aejournirent 4^ 1B80 k 
1586. 

Sur lea pressantea instaneea du yen. Jaeques de Laor 
gaigne, leur direeteuri M^' de Berlaymput^ archeydque 
de Gambraii lea mit en possession du couvent de Sainter 
Croix ou il ne reslait plus qu'un seul religieuK que Ton 
4ota convenablemenl. GeUe concession fut ratifiee par 
Sixle y en 1687 et par le roi d'£spagne par un decret 
du dix-huit scplembre de la m^me annee. Us accordi* 
rent en outre auz Glairisses les biens annexes au couYent 
^ Sainte-Groix. 

. Gomme les biliments de ce monastire tonibaient de 
Kretusle, on les reconslruisit oi 1712 aux frais de qmelqiaea 
personnes pieuses et charitables. Ge eouirent fut supr 
prime par Joseph II. 

14. HONASTERE DES GLAIRISSES A TOUIUfAI. 

Une jeune personne, aussi dislinguee par I'eclat de sa 
^ "vertu qne par la noblesse de sa naissance, W^^ Marie 
Claire de Stfinle-Aldegonde, con^ut le pieuxprojet d'ela- 
blir un couvent de rcligieuses de Sainte-Glaire k Toumai* 
Elle avait quitle la cour des archiducs Albert et Isabelle 
pour embrasser la vie religieuse dans le couvent des 
^auvres Glairisses de Gand. Desireuse de progj^er 



i4ii$titMt ti$li|;ieill a6hi McflhMait pmie^ alic ttrmi au 
comte de Ycrtain, son parent, goiiteHieitr de Tournai; 
afin qa'il engage4t ies magistrals k donner leur consen- 
temetit k retablissemeni d'un monast^re de Clairisses k 
Toiimai. Gellte aatorisalion fot eh effet aceordee en moi 

- Le provincial de VoMrfe se rendit & Qand an eiMivent 
de Sainle-Glaire et designa cinq religieuses pour former 
le noyau de la nouvelle cummunaule. II nomma, pour 
abbesse, soour Fran{oiseVanderhaegen,et^ pour vicaire, 
soBur Marie Slraetman, qui toutes deux parvinrent k un 
haut degre de saintele. Des voitures de la cour trans- 
portirent ces religieuses de Gand k Tournai. Le comte 
de Yertain, accompagne de toute la noblesse, alia Ies 
recevoir k la porte de la ville, et Ies escorta jusqu'ii la 
maison qu'elles devaient occuper provisoirement sur la 
paroisse de Saint-Jacques. 

En 1680, elles achetdrent aupris de I'eglise de Saint- 
Fiat le refuge de I'abbaye de Marchienne et la translation 
de la communaute se fit processiouneliement ayecia 
plus grande pompe. 

Cos religieuses qui etaient de la reforme de Sainte^ 
Colette, menaient la "vie la plus pauvre et la plus austere. 
La premiire abbesse,Ia mireVanderhaegen, mourut en 
odeur de saintete le 19 juin 1657 ; on rapporte que son 
corps resla longtemps incorruptible. Gette sainte reli- 
gieuse avait puissamment contribue & la fondation et k la 
dotation de la maison de Tournai. Marie Fran^oise de 
Meulenaere qui prit le Toile dans ce monast^re, lui fit 
une donation importante. 

Leur vertu ne put trouver grace aux yeux d'un soure- 
rain noTateur. Joseph II supprima cette communaute en 
1782^ comme ne rendaut aucun service k la societe. Le 



— 840 — 

monast^re fut yendu a Tenean en 1786 et fat ooeape par 
une fabrique de tapis, 

£i pluribus circulis aed prieserliin ex eirealis B. M. 
V. — S. Brixii. — Angien. — Bellocul. — Cervien, 

— Athen. — GossiL — Lentien. — Lessin. — Elkz. 

— Rhod. — Tempi. — S. WaUetrudU, etc. 



ff-sex5g;sj^.^ 



TABLEAU m lOBRES 

SOa£T£ HISTORIQUE ET UTT£RA1R£ 

DE TOURNAI. 



Hessiean : 

DC BUS atnci president. 

DESGAMPSy Tice-president. 

D£ MDONGHEL, bibliolhecaire-archiviste. 

YOISm, tresorier. 

WAGQUEZy Jules^ secretaire. . 



KEemlires tltalafres 

PAR OEDSB D'AMOENNlSnEB. 

Messieurs : 

i. Du fics ala6 (Franfois), pr&ident du tribunal 
2. Du Bus (Edmond)^ avocat. 
5p Du MoRTiBR (Xotiis), ^chevin. 

4. Descamps, doyen du Chapitre. 

5. VoisiNy vicaire-gdndraL I 'a 

6. Delecobuillerie, chanoine. \ (S 

7. Pebters-Wilbaux, propridtaire. / 

8. GERARD, cur^'de la paroisse de Saint-Quentin. 

9. De N]£donchel (le comte Georges)^ propri^taire. 

BULLBTUI T. X. 48 



CO 



— «*» — 

10. Baumnn (/acHm), ifdiitoele. 

II: Wacqoez {/«&»), SToeaL 

42. Do MoATiiE {Btuihffemjf)^ doetenr en draC. 

i5. Castbuum (Himrj), imprimeur. 

14. Yah db Kebchotb (Gtcstooe), doeleor en 



Messieiin: 

1 . Di BusscHEB (^ilfit.), secrAaire de la Society des beaux- 
arts et de liit^ratare, etc., k Gand. 

S. De Lebidabt db Thuhaidb (le chevalier Alpkonse^Ferdt- 

nand)f magistral hoDOraire de !■* classe, etc., 
k Liege. 

^» PiHCHiRT {Alexandre-'/osephjj chef de section aax archi- 

yes g^n^rales da royaame, etc., k Brazelles. 

4. Db Saikt-Genois (le baron Jules), professeur et biblio- 

thdcaire a I'uniTersitd, etc., k Gand. 

5. Lacroix {Augustin-Fran^s), archi?iste de I'Etat et de 

la Tille, etc., k Hons. 

6. Chalon {Renier]j president de la Socidtd nomismali- 

que, etc., k Brnxelles. 

7. Van de Putte (Ferdinand), chanoioe, etc., k Pope- 

ringhe. 

S, VANDEaHEBSGH {PoUdore-Charkt), cooseryatear des ar- 
chives de la province de la Flandre orien- 
tate, k Gand. 

^. BoRGNET {Jules) , conservateur des archives de la 

ville , etc. , k Namor. 

10. Gachard { Louis ' Prosper), archivistc gen^l da 

reyaume, etc., k Bruxelles. 



— t4S — 

tl. Rbnard (Artino), gdndral d'dtat-majori aide*de-camp< 

da Roi, k Bruxelles. . 

i2. DiEOERiGK {l9idore'Lueien'Anto%ne)f professeur k Tathf- 

D^ royal d'Anvers, vice-president de TAca- 
d^mie d'archdologie de cette ville. 

13, Db Rah {Pierre-Fran^oiS'Xavier)^ recteur magnifique it 

lUniversit^ ratbolique, etc., k Louyain. 

14. Van Hassblt (Andri-ffenri-Constant)^ litterateur, etc., 

k Bruxelles. 
IB. Clbssb {Antoine)y litterateur, k Hoos. 

16. Graxdgagnagb (/.-C.-/,), prdsideot k la Cour d'ap- 

pel, etc., k Liege. 

17. JvsTE{Thiodore)j directeur du Husee d'antiquites, lit- 

terateur, etc., k Bruxelles. 

18. QmNET (BenoU), litterateur, k Mods. 

19. Gapitainb [Ulysse)^ secretaire-geoeral de la Societe 

libre d'emulation, etc., k Liege. 

20. Petit db Rosen {Jules), archeologue, etc., au cMteaii 

de Griine, pris de Marche (Luxembourg). 
2t. Voikm {Matthieu^Lambert)^ archiviste de TEtat, etc., 

k Liege. 
22. Paulet {Li<m)f litterateur, etc., rue du Tr6ne, 48, k 

Bruxelles. 
S3. Van Aghtbr (Victor), litterateur, etc., a Bruxelles. 

24. Sbrrurb (Con«(an(-PAt7tppe), professeur, etc., k Gaud. 

25. CocHETEUX (CAarles), capitaine du geoie, k Gand. , 

26. JoLLT [Jlldouard)^ archeologue, etc., k Renaix. 

27. Layallby [idouard)^ professeur k TAcademie des 

beaux-arts, etc., a Liege. 

28. Ls Roy (Alphome)^ professeur a rUniYersite, etc., a 

Liege. 

29. Keryyn DE Volkabrsbekb (Pfti/tppe), lUterateujp, eto.,. 

a Gaud. 



so* GmuMMM (0t(fto«e), colond, ehef da persoond aa 

minisl&re de la gnerre, ^-f ^ Brazdles. 

31* DiTiLUBS (X^ofioU), coiuerf ttcar-adjoint des aiddyes 

de Vtut^ etc., k Mom. 

S2« LuBUiiB (rA^opUb), institateor commiuial et g&mni- 

tre, 1^ Estinnes-au-Val. 

33. DuARDiii {Adolphe)f capitaine da g^nie| ancien mem- 

bre titolaire, k Li^e. 

34. ToiLiBZ {Albert)^ iogdoieor, k Mods. 

35. Hachbz {FiUx)^ ayoeat, k Broxelles. 

36* WiMLOHONT {Charle$)f inspecteor de renregistrementi 

ea retraite, aneiea membre titalaire, k 
^ Bruxelles. 

37. Db Roism (le baroa FwiiwknS^^ Yice-pr&ident de la 

Commission royale des moaamentSi k 
Bruzelles. 

38. DimoaTiBB (Ftctor)| capitaiae en retraite, k Brazelles* 
39* VaifOBifPBBaEBobB (il/pftoiM6), mioistre de rint^rieur, 

president de la Soci^ti bistoriqnei archdolo- 

gique et litt^raire dTpres et de Tanciense 

Weftt-Flandres, 
40« BoBDT, ▼ice-pr&ident de la mime socidt<* 
41. Ardries (le chaDoioe), ancien membre da CoogreSi 

president de la Soci6t6 d'&nuktio n , ]i Brnges. 



Messieurs : 

1. CastbL| membre de plasieors Academies nationales et 
^trangires, k Saint-Ld {Manche). 

S* GoKAHT (CA.)) de la Socidtides scienceS| etc., k Saint- 
Qoentin (Aisne). 



i 



3. D'HiteGOURT (le eomte Aehmet)^ oudre de Lonchei (Pat* 

d6-Calak)| etc. 

4. Taillur (Eugdne)j conseiller k la Gour d'appel, etc., h 

Douai(Nord). 

5. WuBBRT (Alcibiade)^ pr&ident de la Soci(Sti d'dmula- 

tioD, etc., k Cambrai (Nord)t 

6. HEUfAHT {Alexandre)^ de la Soci^tj des antiquaires de 

la Horloie, k Saint-Omer (Pas-de-Calais). 

7. Paris (Pau/tn), membre de Tiostitut conservateur des 

manuscriU de la Bibliothique nationale^ etc. , 
k Paris. 

8. Brunbel {Henri) j homme dcrlettres, de la eommissioii 

historique du d^partement da nord, k Lille. 

9. DbGauiiont (i.),correspondantderin8titatdeFrance9 

de la 80(Aii6 ponr la conseryatioii des monu- 
ments, etc., k Caen (CaWados). 

10. Bdltbau (I'abb^ if arcel-Zosep A) ,[cur6 k Wambaix, pris 

de Cambrai. 

11. Rock (le docteur 2>ame{)i chanoine, arch^ologue, etc., 

k Brook-Green, Hamersmith. 
iS* Garhibr (C&.-/.), conservateur de bibliothiqne, secrd- 

taire perpdtuel des antiquaires de Picardie, 

k Amiens ^Somme). 
13. GiGAULT DE LA Bedolli&rb (EmUe) J homme de let- 

treS| etc., k Paris. 
i4. Castellanos de Lazada {BasiluhSebastian) , directeur 

de I'acaddmie espagnole d'archdologie, etc, 

k Madrid. 

15. CoRBLET (I'abbd Jules)^ de la socidtd des antiquaires de 

France et de la Picardie, etc., k Amiens* 

16. JuBiNAL (Ackille) , membre du corps l^gislatif, secre- 

taire general de Tinstitut historique de 
France, etc., k Paris. 



— 846 — 

il. Larochb {Antoine}^ ancien magistrate membre de I'aea- 

iimie d'Arras , k Duisans , pris d'Arras 
(Pas-de-Calais). 

48. Namub {A.)y professeur k Tath^n^ , conservateur'- 

secr^taire de la society arcbiologiqae da 
Grand-Dacb< de Luxembourg. 

i9. Chauihivc db €rizannes (le baron Jean)\ matlre des 

requites bonoraire au coDseil d'etat, mem- 
bre de FiDstitut de France , etc, , ii Castel- 
Sarrasin (Tarn-et^Garonne). 

20. De Gagrt, curd k Ennemain-lez-Peronne (Somme). 

21. Db Gobrtz, de Tuniyersitd impdriale de Moscou et de 

Saint-Pdtersbourg, etc. , k Saint-Pdtersbonrg. 

22. Db Pontaumont (Emile) , inspecteur de la marine , 

cbevalier de la Ldgion d'bonneur , etc., tr6- 
sorier-archiTiste de la socidtd academique k 
Gberbourg. ' 

23. Dfi LA Chapblle {idouard) , avocat docteur is-lettres , 

regent de logique et secretaire de la societd 
acaddmique, etc., k Cherbourg. 

24. PbignjS Dblacourt, archdologue, k Ourscamp. 

25. Db Lk Landb, inspecteur des douanes, k Cherbourg. 

26. Paelle {diaries) , bibliotbdcaire arcbiviste de la ville 

de Lille. 

27. Geryoson [Jules) f secretaire de la socidtd dunkerquoise. 



— «w — 

i 

HBMBRBS HONORAIRBS« 

1 • Honseigneur Labis, dv£qae de Tournai. 

Messieurs : 

> 2. Troyb, gouverDeur, i Mons. 

3. Sacqublbu {Fran^)f senateur, li Tournai. 

4. De Rassb, bourgmestre de Tournai. 

5. Db Lannoy (le g^n^ral) , k Bruxelles. 

6. Goblbt d'Alyiblla (ie g^ndral), k Bruxelles. 

7. Db Joignt (baron), i Tournai. 

8. VisART (comte), ii Bury. 

9. Gabion, notaire, k Saint-Ghislain. 
iO. Broubz, notaire^ k Wasmes. 

11. Db LA Croix {Arthur) j k Mont-Saint- Aubert. 

i2. Gromb^ {Francois) j propri^taire, k Tournai. 

13. Maillibt {Prosper) f major, k Tournai. 

14. BossABRT, prfeideot du s^minaire, k Tournai. 
15» De lb Hayb-Vbrdure, propri^taire, k Tournai. 
d6. Lepers, curd, i Ollignies. 

17. Duquesnoy {Louis) j juge, k Tournai. 

48. Du Pr^, juge-de-paix, k Tournai. 

i9. VoisiN, curd, k Jollain-Merlin. 

20. BossuT, curd de Guignies. 

21. Ghuffart {Louis), propridtaire, k Tournai. 

22. Dubois , curd de la Ville-Haute , k Fontaine-L'Evdque. 

23. Baudelet, curd, k Bonsecours. 

24. Rbspilleux , chanoine , curd-doyen de Notre-Dame , 

k Tournai. 
^8. De Basse (it^nd), juge au tribunal civil de Tournai. 
26. Loiseaux (le chanoine), curd d'Ellignies-S^'-Anne. 
^7. LoNGUBYiLLE, curd4le Marquain. 



— S48 — 

SOCIiiT^ ATBC LBSQDELLBS IL T ▲ tfCHAHGB DB PUBLICATION. 

S I"' En Belgique. 

i. Anvers. — Acadtoied'aiehMogiedeBelgiqoe. 

2. Arhn. — Sodiii poar la oonservatioa des 

moDumento bistoriques et des 

cBarres d'art dans la proTince de 

Luxembourg. 
5. Bruges. — SockSte d'&nnlation pour T^lude de 

lliistoire el des autiquitds de la 

Piandre. 

4. Bruxelles. — Academie royale des sda^ces , dc^ 

letlres et des beaux-arts de Bel- 
gique/ . . . 

5. > — Acad&DDie royale de m^decioe. 

6. » — Soeii^CJ de numismatique. 

7. > -* Soei^t^ pour la publieation de m^ 

moires relatifs ^ Tbistoire de Bel- 
gique. 

8. » -^ Commissions royales d'art el d'ah-s 

cb^ologie* 

9. Gand. — Soci^t^ royale des beaux-arts et de 

littdrature. 
iO« LUge. — 86cidt6 libre d'&nulatioD* 

ii* n - -— * Institut archdologique. 

i2. N — Soci^td lidgeoise de M^rature wal* 

lonne. 
i3. £ottt»m« — Soei6t6 litt^raire de TuniTersit^ ca- 

tbolique. 
14. Mons. — Socidtd des sciences, des letlres et 

des arts du Hainaut. 
^ 5. » — Cercle arch^ologique de Hons« 



— 549 — 



16. NamuT. 

17. T(mgre$. 

18. Ypf$9. 



— Socidt6 arcbdologique^ 

— Soci^ti scienlifiqoe et littdraire du 

Limbourg. 

— Soci^t6 histonqoe, arch^ologique 

et littdraire de la ville dTpres. 



i. AmienB. 

2. Arrca^ 

3. Bayeuxl 

4. Beawms. 



5. Camhrai* 
6* Cherbourg. 

7. Dtnm. 

8. Dunkerque. 

9. Lilk. 

40. » 

il. £tixetii6ouf|j)f. 



43. MouUm. 
45. Nancy. ^ 

44. 5aint«0mer. 



BULLETIN T. X. 



S IL A PJ^tranger. 



Soci^t6 des antiquaires de Picardie« 
Soci6t6 des sciences, lettres et arts 
oa Acaddmie d'Arras. 
Soci^t^ acad^mique. 
Soci^td acad^mique d'arch6ologie , 
sciences etarts du d^partement de 
roise. 
Socidt6 d^^mulation, 
Soci6t6 acad^mique. 
Society d'agriculture, sciences et 
arts* 

Socidtd Dunkerqooise. 
'. Socidt^ des sciences , agrieulture, 

lettres et arts. 
• Gomitd flamand de France. 
" Soci6t6 pour la recherche et la con- 
servation des monuments histori- 
ques dans le grand -duch6 de 
Luxembourg. 
Soci6t6 d'^mulation de I'Allier. 
Soci^t^ des sciences, lettres et arts. 
Soci^td des antiquaires dc la Mo- 
rinie. 



15. Saint-Quentm. 

16. Vakneienneu. i 



— 81K> — 

SoeiAj d'agrienlture , sciencfs et 
arts de IVonroDdissemeot de.,..«. 



JOUENAUX OU BBCUBILS r^EfODlQUES GONTIB LBSQUELS 
LA SOClM tfCBAHGB SES PUBLICATKNIS* 

De Belgique* 



Bruxelles. 


i. Bibliophile Beige. 


n 


2. Jou^Dal de rimprimerie et de la 




librairie. 


• 


3. Aoaleotes pour servir k Thistoire e^- 




' cUsiastique de la Belgiqae. 


Gand. 


4. Hessager d^ sciences historiquea de 




Belgiqae. 


Liige. 


S. Journal histprique et liU^rair^ 


louvain. 


6. Reyue catholique. 




Be FHranger. 


Paris. 


1. Annalea archMogiques. 


» 


3. Revue des beaux-arts. 




3. Archives historiques et lit t^raires da 



nard de la France et du midi de la 
Belgique, par M. Art. Dinaux. 



— 551 — 



LA SOGIlSTtf ENTOlEi Ell OUTRB, SES PUBLICATIOlf^ r 



A BruxeUesi 



A Mons. 
A Toumai» 



— Au Roi. 

— Au ministre de FiDtdrieiir. 

— Id. de la justice. 

— Au Conseil provincial du Haiaaut. 

— A la Bibiiolhique publiqiie de 

Tournai. 



TABLE ALPHAB£TIQUE DES HATI£RES. 



oMoyM d« /'«mmet> sitades dans res limites da diocto aciael' de 
Tournai (notice sor les anciennes), 315. 

066096 de5^FetttU«n aoRoealx (notice sur !')» parTh. Lejeane, i89« 

Agrkn (objets d'art religienx aux), 273. 

A IB Tagk (Jean), fondatenr de I'abbaje da Saolchoir, iO?, 

Andleetts poor senrir ^ Thistoire eccl^siastiqae de Belgique, do- 
caments concernant le dioctee de Tournai 1 502, 

Andr6 k Toarnay (Clirist en i voire chez les dames de S'), 248. 

Andriis (M. le chanoine), nomm6 membre correspondant, 9. 

Amiquitis trouv^s an pare de Tonrnai , 57 , 2t2. 

AntiquUis troav^s k Frasnes-lez-Baissenal, 225. 

A11TOIN6 (objets d'art religienx ^), 268. 

Amrms (cartes et plans d'), par A. Dejardln, 86. 

art religieux (objets d') exposes ^ Malines en 1864, 254. 

Ath (compte des massards d') relatif au si^e de Tonmai en 1315, 
et ^ on chapitre de la Toison d'or en 1515, 59 et 216. 

Ath (franchises d') confirmdes par Philippe le Bon, 58. 

Ath (objets d'art rellgieux k l'6glise de St-Jnlien k), 275. 

Ath (notice sor Tabbaye de N.-D. do Refuge pr^ d'), 551 . 

avcugies (hospice des) k Toornai, 17, 25, 59. 

Auxi (Pierre d*), 6vdqoe cl^mentin de Toorqai, 60. 

Bblgiqub (promenades en), par d'Otreppe de Bouvette, 29, 36. 

BiLiAN A Mbsyin (notice sur I'abbaye de], 555. 

BirUdietinei de la Paix k Mens (notice sur I'abbaye des], 336. 

Bbbsillibs (notice sor I'abbaye de), 516. 

BibU manoscrite do s^minaire de Toornai, 243. 

BiNCBB (objets d'art religieox k), 295. 

Blaton (ciboire do XYI" si^lc k], 272. 

BoRSBcouBS (calice de), 272 » 



— S64 — 

Boumao€Ns (le doe de) s^journe h Tabbaje da Saalchoir ea 1708; 
116, iSO. 

Bourse deToornai (ooUce svr raiiei€ttQe)| mrB.^. D« li«rli«r, 36. 

BBAiiHMtfe*(}oiRi ifresqae k I'i^glfse de), 42. 

jrri«0 ("St; ii Toarnai (objets d*an religieux ^I'^lisede), 246, 258. 

Brunehault (DOtice sur la pierre] k Hollain, 162. 

Bruzbllbs (les plas aociens jetena 4u magistral de), notice par 
M. caialoDy 16, 

Ciarmtflito^ de Toomai (reliqaalre-ostensoir cbez lea), 247. 

Carton (ootice sar le cbanoine), 86. 

Caib4drale de Toumai (ofajeta d'art religieux k 14 ^ii^ 1^* 

eAaiMonnieri foraina Moreau et Simonis (lea), aoiiccpar Uk Capi"* 
taioe, 86. 

Chapbllb-a-Wattines (coaroane de lumi^res p^coi(to ^, 271. 

Charlbroi (objets d'art religieux k]f 295. 

GBifcTRBs( objets d*aH religiew 4, 289, 293^ 3iS. 

Gboiai (ipoaalqne byaaotiRe do XV* aiMe k)^ 296« 

Ghuvfart (nappe d'autel appartenant k 1|* Loiiia), 248. 

dariises (notice sur les niOBastteee dei) 4 Monei K? ;< It Tona^ 
338. 

Clementins et Urhanistes k Touruai (^f6qae$)^ 61. 

Gond6 (vieux) (ordonnance de i'an 14T0 oencemaac le), 74. 

GoDPiGNT (fastes de la famille Malet de), 115. 

CkiupieNT (portrait de Jeanne de) k la cath^drale de Teurnai, 11^ 
164. 

Dame (olijets d*art religieox k Ti^gllse Notre-) k tonmai, ^(4. 

Damoiseattm de Tonniai (obksse des) conserT^e en 1578; notice 
par M. Vofsin, 310. 

Dblalanob, N., k (Aerboorg, nomm^ membre correspondant^ 6. 

Db Lbuzb (lines tradofts par Nicolas), 29. 

Bbscahps, vic.-g^n. k Toarnai (rellqaaire en filigrane d'aifentde 
MO, 219. 

DiLSBM (notice sar !a sefgneorle de), par Ial6s P^y, 163. 

iHfiandertei tonrnaisiennes, 253. 

Drame liturgiqae k Menin en 1764, 191. 

Du MoRTiBR (nappe d'aoCiftl appartenant k M, Louis)^ Z^IB: 

DuviTiER (notice sar Charles), par A. Leroy, 86. , 

tglite de village (concours pour un pt«}et d')> 4ti : > -r v 



titmuiir (ane clurt« di» l*aMiy« d*) 1i lioBS, par M. ToiUlez, 9; 
notice sar cette abbaye, 320. 
tfiiaphes dei ^Itees de Tburnai, VI. 
Erqubnnbs (croix triomphale ^], 293, 514. 
BSPUWHM (tatrin-aigv en cuivre k), 275. 
trtcut de Toarnai (objels d'art religieux k l'), 233. 
fitrntGHiBS (oiboire du XYII« si^le I), 270. 

Flandeb (troables en) sous Louis de MalCi 63. 

VhonrfAt (Boticft nir le eUteaa de), par H. le vieaire-g^n&al 
Voisin, 78' 

Fort^toaftofM do Tobrnai, noUce par M. lis comie de N^donebel, 
30. 

Fra8nbs-lbz-Bqissbnal (olijets d'art religieux It), 377. 

Gaubaim (cbandelier ^ trois braoebes de), 279. 

Ghislbngbibn (notice&ur I'abbaye de)» 317. 

GoBTHALs (M.), bibliotb^caire k Braxellea : ^cbaage de publfca- 
tions, 314. 

Gfwurs do XY* sl^e : Le s neuf Preux, 38. 

GuARiK (Tbomas), touroaisieD, imprimeur k BMe ao XVI* eiicfe, 
162. 

GuiBBET de Teornaiy 162. 

Hacqubgribs (croix d'autel flenrdelis^e da XIV" siicle k), 273' 
Hainavt (rapport de la deputation permanentedu)de I'ann^e 1864y 
302. 
Hannonia poettca, 162. 

nAKcmBs(aniiqBil^ religieuses ^), 282, 3U, 313. 
Harpviri secretaire de raBfiienne aoademie d'Arru (notice snr), 

31. 

haut9listiers de Tonrnai (ancien riglement des), 11., 
Hbhbiiss (cbri&maloireaBticriie k), 287. 

hiitoire ecciesiasiique de Belgiqne (analectes pour servir b T), do- 
cuments concernaot le diocese de Tonmaii 303. 
HoLLAiN (notice bistodque sur), 161. 
HoLLAiN (les sorci^res de), 162. 
BoTARDRite (noUco bisiociqae snr), 162. 

iABBp:B (St^bille s^par^ de la paroisse de) en 1240, 7. 
Jaeques (St) k Toarnai (objets d'art rellgieax k I'eglise de) 263. 



— 9m — 

•Jean-Boptiita (St) ^ Tourn^ (olijets d'art religieaz )i Valise 4t), 



Jkan-Baftistb (calte et icooograpbie de S*) dans le diocese 
d* Amiens, par Gorblet, 302* 
jetom da magistral de Braxelles <les plas anciens), notice par Qia- 

lOD, 16. 
jeions toarnaisiens, netice, par H* le comte de N^donchel, 314. 
Jollauv-Mbrlin (objets d'art religieoz ii), 269. 

Laov (mniiscilta el miniatares de la bibUolhftq«e de), par Clorblet, 
165. 

Laurbht urn HoLLiADB fonde I'bospice des Aveagles ^ Tonrna! , 
17. 

Lbgancbubb, dernier dc^en da cbapltre de Soignies, 96. 

Lbcocybt (Ottvrages publics par Ferdinand), n6 k Hollain^ 161. 

Upreux (les) an moyen-lige^ 165. 

JUproseries de Toarnai et da Toamaisis, 163. 

Lessinbs (objets d'art religieoz ^), 278. 

Lbczb (objets d*art religieoz I), 281. 

LiiGB (collie des J^soites anglais h), notice par Dejardin, 314. 

ti4g$oise8 (tablettes), par d'Otreppe de Boovette, 29, 58, 302. 

LoiSBAuz (M.), cor6 I Ellignies-S'"-Anne, nomm6 membre bono- 
raire, 17, 39. 

LoHBisB (crolz triompbale do XVI* sitele h), 294, 314. 

LoNGUEtuLB (fil.), car6 k Marqaain, nomm6 membre bonoraire, 
17, 39. 

Louis DB Halb, comte de Flandre, 65. 

Hagdelbine & Toarnai (objets d'art religieoz k I'^glise dels), 263. 

Malinbs (ezpositlon d'objets d'art religieaz k) en 1864, 225. 

Martin (St) k Toarnai (calice da XVI* si&cle k la chapelle da fau- 
boarg),256. 

Midaille commemorative du d^mani&lement de Toarnai, 35. 

Hbnin (drame litorgique k) en 1764, 191. 

MiRJEus (note sor), par Lecouvet, 163. 

monnaiB d'Anbolt (one), par Ghalon, 16. 

Monnaiei rares ou iniidites, par le mtoe, 86. 

Monnaie : Gooronne d'or de Cbarles-Qaint, notice par M. le comte 
de N6donchel, 308. 

Monmie : Maille de l'e?6que Lambert, de Toarnai, par le mdme, 
309. 



-- 8S7 — ' 

Horn (objets dart religieui k I'^Use S'*-Waudru-h)» 2S5; — k S'*- 

Elisabelb, 283« 

MoNTROBUL-Au*Bois (osteosoir (;n style palen k), 282. 

mort (condamoations h) par le maj^islrat de Tournai, 10. 

mort (travail sur la peine de), k Toarnai, par M. le comte dc Ne- 

doDchel, 306. 

MouRCooRT (objets d'art religieux k), 269i 276. 

moyen-dge (iostructioo publique au), 162. 

musee (comineot on pent faire un), par d'Otreppe de Bouvetle, 302. 

Mu$i9 Napoleon & Amiens, par Corblet, 3U. 

Napoleon I«'(po&nie sur I'^reciioQ d'nne statue de), k Cherbourg, 6. 
- NiDONCHEL (comte de), communications, 9, 30, 37, 86, 212,308, 
398,314. 

NtcBiN (osteosoir du XVIIl* si^cle k], 270. 

Nicolas (SO, k Tournai (objets d'art reiigieux k I't^glise do), 266. ' 

2Yd(r0-i>ame de Tournai (objets d'art reiigieux k T^glise de), 23i. 

Ogt (objets d'art reiigieux k), 280, 313. 

Olive (notice sur Tabbaye de 1'), k Morlanweli, 326. 

Parpait (la famille), de Velaines, par M. Voisin, vic.-gdo., 34. 

Prbtbrs-Wilbaux (objets d'art reiigieux k H.), 2i8. 

PeinltM-05 mnrales, k Tournai, 9» i6i, 163; — k Braine-lo •Comte, 
42. 

P6RUWBLZ (buste de S^-Quentin, k), 272. 

PetXe de Tournai^ en 1400 et 1410, 64. 

Philippb-lb-Hardi, comte de Ftandre, 68. 

Piat (51), k Tournai (objets d'art reiigieux k ^*^lise de), 237. 

Po4sie$t par M. Jules Wacqiiez, 201. 

PONCBAU, vic.-g^n. (nappe d'autel k M.), 249. 

PriS'PoTcins k Tournai (notice 3ur I'abbaye des), 329. 

preux (les neuf), gravure du XV*' si(;clc. 

Prix decern^s autrefois dans les colleges, par M. Voisin, vicaire- 
gSn^ral, 33. 

Procession alldgorlque k Me&in en 1764, 191. 

Quentin (50, k Tournai (objets d'art reiigieux k I'^glise de), 257. 
RiTBROBLLB (noticc sof I'abhayc de), 317. 

BriLCTISif T. X. 4li 



^iW — 

E(»i:l3( (o&Unsoir du XVL* si^e, ao). 390'' 
RoLDCC (cbroniqae de TablMye de), 37. 
UpccorRT (ostonsoir du XVl!'aiM«».k)t SIS' 

Sauit-Gbislair (objels d'art religleax I), 287. 

SARS-LA-BousitoB (ohjots d'art relfgieux k)» 296. 

Saulefioir (bistoire de t'abbaye du), I Kaia, par II. VoUio, i;]C.*fl[te.» 
:>, 58, 100,217.332. 

schisme d'Occideot (diocese de Tournal pendant le grandJi 99. 

s4minair9 de Tournal (bible maDuscrile du), 245. 

SiLYANBCTBS (recbefcbes sur le pays des), par P^ignd |KMai;Q9rt, 
201. 

SoiGNiBS (objels d trt religieux 1), 291. 

SoUilmont, k Gillj (relfqiialres au couvent de), 399. 

Solailmont, i Giliy (notice sur I'abbaye de), 321. 

Stalhillb s^pard de Jabbeke, en 1249, 7. 

Subiidis aceord^ ii la Soei^t^ hislorique de Touroai, 189, 201. 

Tapisseri$ tottrnaisienQe* riglement de Pan 1397, 10. 

Thure, h Solre-suh-Saoibre (notice sur I'abbaye do la), 33i. 

Tony$i^Notr^Dam$ (couronne d'or nwiiisif, ^), 200. 

TouRNAi (d^mamfrleioent de), m^aille, 35, 

TocRNAi (objets d'art religieux k), 235, 24<^; — reirouv^s ^ ft Ca- 
tb6drale en 1804, 305. 

ToDRNAi litlerairei par Lecauvet, 1B2. 

TouRNAi (c^tat du diocdse de) kla fin du XI Y« li^ele, 59; — en 
ii>78, 304. 

Tr6mqi7II.lb (LoJiis de la), 6f^ue cltoentin de Teurnai, 64, 71. 

Vrbaniiiei et Cl^mentins (^?6(]ttes). Ii Tournai, 01. 
Urtulines de Touroai (objeLs dart religieux aux)^ 2^, ^, 

VALsnctBNirRS (troul)les h) causes par If s berries en 1502- 7i^, 189; 
Vandbkbrgbotb (Gustavo) I nommd membre titulaire, 6. 
VUlages du nord de la Prance : origine et formatioo, par M. Tail- 
lard, 225. 
Vitrail placd I la Cathedra le. paroisse Notre* Dame, 220. 
Voile fill c»r(^me k la Catbcdriilc.de Tpurnai, 54. 



- 330 — 

I 

VoisiN, vic.-gi^Q., corotnunications. G, 9, 10i 17, 29, ot, 39, 41, 43» 
51. 53. 58, 78, 80. 100, 164. 190. 217, 236. 302. 305, 300, 314. 
VoisiN. vic.-g^Ddral (calice iinltd du caiicc de Truycs, h M.]* 249. 

Wagquez (JiiIps), pofisies, 201. 

Walter db Martis (charie de}, dv6qiie de Tournni dc I'an 12(9. 7. 

WoDECQ (nppareil fiin^raire du XV* siecic, ^)i 277. ' 



Fl.^ ni I.A FABLE.